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COURONNEItENT OU APPENDICE A LA VRAIE n,ELIGlON ClfRÉTIENNE DANS LEQUEL IL S'AGIT Des quatre Églises
COURONNEItENT OU APPENDICE A LA VRAIE n,ELIGlON ClfRÉTIENNE DANS LEQUEL IL S'AGIT Des quatre Églises

COURONNEItENT OU APPENDICE

A LA VRAIE

n,ELIGlON ClfRÉTIENNE

COURONNEItENT OU APPENDICE A LA VRAIE n,ELIGlON ClfRÉTIENNE DANS LEQUEL IL S'AGIT Des quatre Églises SUI'

DANS LEQUEL IL S'AGIT

Des quatre Églises SUI' cclte Terre depuis la Création du Monde; de leurs Périodes, et de leur Consomnwtion, Puis, de la Nouvelle I~glise qui doit succéder il ces qualre b;glises, el sera \-éritablement Chrétienne et la Courollnc des précédclltes, De l'Avénement du Seigneur il celte b;glise, et de son Divin Auspice en clic pour l'Éternité :

Et cnfin du Mystère de la Rédemption

Pa," BlPlMANrTEL SWEDE1VBOBG

Serviteur du Seigneur Jésus-Christ

(Ouvrage posthume)

TRADUIT

DU

LATIN PAR J.-F.-E.

LE BOYS DES GUAYS

Sur l'cdition de Londres (1780)

DEUXIt:~IE ~DITION REvUE ET CORRIG~:E PftT L. Roy! DU Guj,YS ct A. Ui.RLK

SAINT-AMAND (CHER)

A la librairie de NOUYELLE JÉRUSÂLEJr, cbe. PORTE, libraire

PARIS

M. MINOT, rue de Sèvres, 96 E. ,JUNG·TREUTTEL, libraire, rue de Lille, 19

LONDRES

SWEDENBORG SOCIETY, 36, Bloomsbury Street, O.tord Street

NEW-YORK

PUBLISHING HOUSE, of lhe Gen-Convention, of THE Na,. Jnu"LlIlI, No 20, Coopor Union

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O.tord Street NEW-YORK PUBLISHING HOUSE, of lhe Gen-Convention, of THE Na,. Jnu"LlIlI, No 20, Coopor Union

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COURONNEMENT OU APPENDICE

A LA "HAIE

RELIGION CIIRÉTIENNE

OU APPENDICE A LA "HAIE RELIGION CIIRÉTIENNE DANS LEQUEL IL S'AGIT Des quatre Eglises sur cette

DANS LEQUEL IL S'AGIT

Des quatre Eglises sur cette Terre depuis la Création du Monde; de leurs Périodes, et de leur Consommation. Puis, dc la Nouvelle f:glise qui doit succéder il ces quatre Élllises, et sera véritablement Chrétiennc et la Courollne ùcs précédclltes. De l'Avénemenl du Seigneur il celle .b;glise, el de son Divin Auspice en elle pour l'Éternité:

Et enfin ùu Mystère de la Rédemption

Pa." ElPllPI

t.NVEIJ

SWEDBjVBOBG

Serviteur du Seigneur Hsus·Christ

(Ouvrage posthume)

Saint-Amand (Cher). -

Imprimerie de DESTEN~ \'.

TRADUIT

DU

LATIN

PAil J.-F.-E.

LE BOYS DES GUAYS

Sur l'ëdilion de Londres (1780)

~DITION REVUE ET

DEUXIÈME

CORRIGÉE

Far t. Roy! DU GUA.YS ct A. HJ.RLil

SAINT-AMAND (CHER)

A la librairie de LA NOUVELLB JéRUSALlBr,cbe1.l'ORTE, libraire

PARIS

M. MINOT, roc de Sèvres, 96 E. JUNG· TREUTTEL, libraire, rue de Lille, t9

LONDRES

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NEW-YORK

PUBLISHING HOUSE, of lbe Gen·Con,enlion, of TBE N." J"U~UI!I, No 20, Cooper Union

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1865

O.ford Street NEW-YORK PUBLISHING HOUSE, of lbe Gen·Con,enlion, of TBE N." J"U~UI!I, No 20, Cooper Union
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.,.­ COURONNEMENT OU APPENDICE A LA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE Ces Trois Sujets, à savoir, la

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COURONNEMENT OU APPENDICE

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.,.­ COURONNEMENT OU APPENDICE A LA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE Ces Trois Sujets, à savoir, la CONSOM~IATION

LA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE

Ces Trois Sujets, à savoir, la CONSOM~IATION DU SIÈCLE, l'A­ VÉNEMENT DU SEIGNEUR, et la NOUVELLE ÉGLISE, onl été traités dans le dernier Chapitre. de l'Ouvrage ayant pour titre LA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE; si la continuation en est donnée dans ce qui suit, c'est parce que jusqu'à présent personne n'a connu ce

que c'est que la Consommation du siècle, ni pourquoi un second Avénement du Seigneur, ni qu'une Nouvelle Église doit veuil' i et cependant il s'agit de ces trois Sujets dans la Parole, tant Pro­ phétique qu'Apostolique, et pleinement dans l'Apocalypse. Qu'il s'agisse de ces trois Sujets dans la Parole Prophétique de l'Ancien Testament, c'est ce qui devint évIdent pour moi lorsqu'il Ille fut donné de développer celle Parole pal' le sens spirituel; qu'il en

soit de même dans la

qui est appelée Apocalypse, et aussi dans la Parole Évangélique et Apostolique, on le verra par ce qui suit. De là il résulte que sans la connaissance de la Consommation du siècle, du second Avénement du Seigneur, et de la Nouvelle Église, la Parole est comme fermée; et il n'y a pour l'ouvrir nulle autre chose que les connaissances, lesquelles sont comme des Clés qui ouvrent la porte et introduisent. Quand cela a lieu pour la Parole, les Tré­ sors qui jusqu'alors y étaient cachés comme dans le fond de la mer se présentent il la vue; car au fond de la Parole il n'y a que des Trésors. Dans cet Appendice ou Continuation, je procéderai, comme dans l'Ouvrage même, pal' des soullnuires placés en urant, qui devront être confirmés pal' l'Écriture et illustrés pal' la raison.

L

confirmés pal' l'Écriture et illustrés pal' la raison. L partie Prophétique du Nouveau Testamen t, 1.
confirmés pal' l'Écriture et illustrés pal' la raison. L partie Prophétique du Nouveau Testamen t, 1.
confirmés pal' l'Écriture et illustrés pal' la raison. L partie Prophétique du Nouveau Testamen t, 1.
confirmés pal' l'Écriture et illustrés pal' la raison. L partie Prophétique du Nouveau Testamen t, 1.

partie Prophétique du Nouveau Testamen t,

confirmés pal' l'Écriture et illustrés pal' la raison. L partie Prophétique du Nouveau Testamen t, 1.
confirmés pal' l'Écriture et illustrés pal' la raison. L partie Prophétique du Nouveau Testamen t, 1.
APPENDICE 2 y 2. r~EmIE PREMIER1 Il Y Cl (ill quatre Églises sur cette Terre
APPENDICE
2
y
2.
r~EmIE PREMIER1
Il Y Cl (ill quatre Églises sur cette Terre depuis le jour de sa
Création. La Première, qui doit ~tre appelée Adamique; la
Seconde, Noachique; la 7'I'oisième,
Israélite; et lCl Qua­
trième, Chrétienne.
(=9
2, Qu'il ait existé qnatre Églises sur celle Tene depuis.la Créa­
lion du Monde, on le voil clairement dans Daniel; d'abord, par la
Statue que Nébuchadnessar vit en songe, et ensuite par les qua­
tre Dêtes qui montaient de la Mer. Au sujet de LA STATUE DE NÉ­
BUCUADNESSAR, on lit ces paroles: (1 Danid dit: Toi, Roi, voyant
tu {us, et voici, une Statue gl'ande, et son apparence excel­
lente, se tenait vis-à-vis de toi, et son aspect (était) formida­
ble : de cette Statue la T~te était d'Or bon; sa Poitrine et ses
Bras, d'Argent; son Ventre et ses Cuisses, d'Airain; ses Jam­
bes, de Fel'; ses Pieds, en partie de Fel' et en partie d'Argile.
Voyant tlI {us, jusqu'à ce que fut détachée une Piel'1'e, non par
des mains, et elle frappa la Statue sur ses pieds, qui (étaient)
de fer et d'argile, et les brisa; alors furent brisés ensemble le
{el', l'argile, l'airain, l'm'gent et l'O1', et ils devinrent comme
la 7,aille-de l'aire en été, en sorte que les emporta le vent, et
aucun lieu ne fut trouvé pour eux: mais la Pierre qui frappa
la Statlte devint un Rocher umnd, et remplit toute la Terre.
Dans ces juurs, le Dieu des Cieux fel'a surgil' un Royaume,
qui dans les siècles ne Sel'a point renversé, et ce Royaume à
un autl'e peuple ne sem pas laissé; il bl'isera et consumera
tous ces Royaumes, mais lui subsistera dans les siècles. Il - II.
31 à 35, M, - Que ce Songe ail signifié, non pas quatre Royau­
mes SUI' celte. Terre, mais quatre Églises devant sc succéder l'une
il l'aulre, cela est évident pal' les considérations suivantes: 1° Que
sur celle 'l'cITe il n'a poinl existé de lels Hoyau mes l'un après l'an­
tre. 2° Que la Divine Parole, dans son sein, lraile, non pas des
Royaumes du ~londe, mais des Églises qui constituent dans les
Terrcs le Royaume de Dieu, 3" Puis, en ce qu'il est dit que le Dicu
des Cieux fera surgir un noyaume qui dans les siècles ne sera
Cieux fera surgir un noyaume qui dans les siècles ne sera N ° 2 . A
Cieux fera surgir un noyaume qui dans les siècles ne sera N ° 2 . A
Cieux fera surgir un noyaume qui dans les siècles ne sera N ° 2 . A
Cieux fera surgir un noyaume qui dans les siècles ne sera N ° 2 . A
Cieux fera surgir un noyaume qui dans les siècles ne sera N ° 2 . A
Cieux fera surgir un noyaume qui dans les siècles ne sera N ° 2 . A

N° 2. A LA VnAIE nELIGION CIlRÉTIENNE,

3

poîntrenversé, et que la Pierre détachée, non pal' des mains, de­ vint 110 Rocher grand qui rempliltoute la Terre. Et comme le Seigneur, notre Sauveur Jésus-Christ, dans la Parole de l'un et de l'autre Testamcnt, est appelé la Pierre et le Rocher, il esl évi­ dent que son Royaume est entendu par la dernière partie de ce passage. 5" En oulre, dans un très-grand nombre de passages de la Parole, l'état de l'Église est décrit pal' l'Or, l'Argeut, l'Airain et le Fer; son élat spirituel quant au bien de l'amour par 1'01', son état spirituel quant au l'rai de la sagesse par l'Argent, son état naturel quant au bien de la charité par l'Airain, et son état naturel quant au vrai la foi pal' le Fel', ce qui a été confirmé d'après la Parole; voi1' dans l'ApOCALYPSE Rivhit:, N° 913; et ailleurs. C'est même pour cela que, dans les Premiers Ages, les SUgea, qui con·naissaient les significations des ~iétaux, comparè­ rent Il ces quatre ~Iétaux les Siècles, qui depuis le l'remie:' jus­ qu'au Demier devaient se succéder, et appelèrent le Premier le Siècle d'or, le Second le Siècle d'argent, le Troisième le Siècle d'airain, et le Quatl'Îème le Siècle de fer; et ainsi ils les décrivi­ rent selon les Biens et les Vrllis : et comme les Biens et les Vrais réels ne proviennent que du Dieu du Ciel, ils les clécl'Îl'irent selon les Ëtats de l'Église ehez eux, car c'est d'après et selon ces États que les États civils des I\oyaumes, quant ilia Justice et au Juge­ ment, ont l'existence, la vigueur et la vie. Que dans la Parole de l'un et de l'autre Testarnentle Seigneur, notre Sauveur JÉsus­ CIlRIST, soit appelé la Pierre et le Rocher, cela est él'ident par les passages qui vont suivre; qu'il soit appelé la l'ImRE, on le voit

par ceux-ci: «( Ainsi a dit Adonaï Jéhovilt: Voici, Moi, je vais {onder en Sion une Piel'1'e, Pierre d'épreuve, d'Angle de prix, de fondation fondée; celui qui aum cru nes'arnJtera pas. Alol'S je poserai le jugement pour règle, ct la justice pow' aplomb. Il

Ésaïe, XXVIII. 16, 17. - li Jéhovah visitem son troupeau;

li LA PU:RRE

qu'ont rejetée les Architectes est devenue tête d'Angle. Il­ l's. CXVIII. 22. - li N'avez-vous jamais lu dans les Ecri­ tures : La Pierre qu'ont l'l'jetée ceux qui Mtissent, celle-là

42. Marc, XI!. 10,11.

Luc, XX. 17,18. Ésaïe, VIII. 13, 1ft, 15. - (1 Vous vous {tes

- est devenue tète d'Angle. Il - ~·Iallh. XXI.
-
est devenue tète d'Angle. Il - ~·Iallh. XXI.

de Lui la PIERRE ANGULAIRE. Il- Zachar. X. 3,4. -

A LA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE. 5 4 APPENDICE N· 2. approchés vers le Seigneur, l,A
A LA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE. 5 4 APPENDICE N· 2. approchés vers le Seigneur, l,A
A LA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE.
A LA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE.

5

A LA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE. 5 4 APPENDICE N· 2. approchés vers le Seigneur, l,A PIERRE

4

APPENDICE

N· 2.

approchés vers le Seigneur, l,A PIERRE VIVE, l'ejetée à la vérité par les hommes, mais choisie pal' Dieu; vous aussi vous­ mêmes, comme des pie1Tes vives, vous étes bâtis en maison spirituelle; c'est pOlu'quoi il est dit dans l'Éc1'illtre : Je place en Sion la PIERRE ANGUI.AIRE, Choix 1)1'ecieux, et celui qui Ct'oit en Elle ne sera 1Joint confondu. » - 1 PielTe, Il. 4,5,6.- (1 Vous avez eté bâtis sur le (ondement des Apôtl'es et des Prophètes, dont la PIERRE ANGULAIRE est Jésus-Christ, par qui tout l'Edi­ (tee bien cimenté s'élève en Temple saint dans le Seir;neUl', par lequel vous ensemble vous avez été bâtis en Habitacle de Dieu.

en esp1'it. )) - Éphés. II. 20, 21, 22. - (' JÉSUS-CHRIST EST I.A PIERRE
en esp1'it. )) -
Éphés. II.
20, 21,
22. -
(' JÉSUS-CHRIST EST I.A
PIERRE rejetée pal' eeux qui bâtissaient, laquelle est devenue
Ute d'angle, et il n'y a aucun salut dans un autre. II - Act.
IV.
B, 12. -
Que le Seigneur soit appelé le nOCIIER, on Je voi!
par les passages suivants de la Parole: " Quand gms (ut devenu
JeschUl'un, il regimba, et il abandonna le Dieu qui l'avait (ait,
et il méprisa LE nOCHER de son salut. )) - Deutér. XXXII. 15,
18,30. - (1 J.e Dieu d'Ismi}l a dit, LE ROCHER d'Ismël m'a
parlé. )) - II Samuel, XXIIf. 3. - « Que soient en bon plaisir
les paroles de ma bOUChe, Jéhovah, MON nOCHER ET nroN llÉ­
DEMPTEUR! )) - Ps. xrx. 15. - (1 Ils ne se sont point souvenus
que Dieu était leur Rocher et leul' Rédempteur. )) - l's.
LXXVII. 35,62. - (' Ils buvaient toas la boisson spi1'ituelle,
car ils buvaient du Rocher spi1'ituel; le Rocher était le Christ.))
- 1 Cor. X. 4. Exod. XYU. <,.-D'après ces passages, il est bien
évident que pal' la Piel'fe, qui frappa la Slalue et devint un gl'and
nocher l'emplissant toule la Terre et dont le Royaume durera
dans les siècles des siècles, est entendu notre Seigneur Jésus­
Christ.
3. Ces mêmes quatre Églis(ls SUI' celle Terre ont été décrites
par les qualre Bêles qui montaient de la Mer, dans Daniel; il en
est parlé dans ces lermes : " La Première, comme un Lion,
mais des ailes d'aigle elle avait; voyant je (us jusqu'à ce que
(UI'ent al'1'aclu!es ses ailes, et qu'elle se (ut soulevée de terre,
et, que sw' ses pieds, comme un homme, elle se {ut dressée, et
qu'un cœw' d'homme lui (ut donné. Ensuite voici, une autre
Béte, une Seconde, semblable li un Ours, et SUl' un côté elle se
Seconde, semblable li un Ours, et SUl' un côté elle se N° 3. dl'essa; il Y
Seconde, semblable li un Ours, et SUl' un côté elle se N° 3. dl'essa; il Y

N° 3.

dl'essa; il Y avait trois côtes dans sa bouche tntl'e S!?S dents; en outl'e, on llli disait ainsi: Lève-toi, mange beaucoup de chail'. AprèS cela, voyant je {us; et voici, une Autt'e, comme un Lé01J(lj'd, laquelle avait qUtl[n! ailes, telles que celles des

oiseaux, SUI' son dos; et quatl'e Tétes il la Bt!te : et domina­ tion lui {ut donnée. Après cela, voyant je {us en visions de nuit; et voici, une Quall'ième Dt!te ter1'Ïble ct (ormidable, et robuste il l'extl't!me, ayant des dents cle fer, grandes, qui man­

gea

/ërente de toutes les Bêtes qui avaient élé avant elle, et elle avait

dix

cornes. Voyant je {us jusqu'à ce que des 'l'r{mes (urent

et bl'oya, et le reste avec ses pieds {oula; or, elle était di{­

renversés, ct que l'Ancien des joul's s'assit; ct le jugement s'é­ tablit, et des liVl'es {Il1'ent ouverts: ct voici, avec les nuées du Ciel, comme un Fils de l'Iwmme qai venait: et il lui (ut donné domination, et gloil'e et lloyazmte, ct tous les peuples, nations

et langues Le servil'ont; sa domination, domination du Siè­ cle, laquelle llC passent point; et son Royaume, (l1oyaume)

qui ne pé1'Ïl'a point. Il - VIT. 3,6, 5, fi, 7, 9, 10, 13, 14 el suiv.

-

Que ces qualre tglises aienl été pareillement enlendues et décriLes pal' ces Bêles, cela esl éviden 1 par chaque particularité de celle descriplion, qui sera, dans la suiLe, développée dans son ordre, et principalemenl par les derniers Versels, où il est dil qu'après ces quatre Bêtes doil venir un Fils de l'homme, auquel il sera donné une domination el.un royaume qui ne pas­ seronl point et ne périront point, Fils de l'homme qui a aussi été entendu pal' la T'iel'l'e de\'cnue un grand Rocher qui remplit

toule la

Terre, COlllllle on le \oil ci-dessus, N° 2, fin. Que les

élals de l'Église soienl décriLs dans la Parole par des Bêtes, de même que pal' des Métaux, cela esl évident pal' un grand nombre

de passages, dont je rapporlerai seulement ici quelques-uns i ce

sont ceux-ci: (( Une pluie de bienveillances tu {el'as dégoutter;

ton

héritage en souffrance lU le raR'ermiras; TA B~TE, 'l'ON AS­

SEiIIBLÉE, y lzabiteront.)l - T's. LXVIII. 10, B. - "A Moi tout ANIMAL DE LA FOR KT, LA Btn: SUI' les montagnes pal' milliers;

FOR KT, LA Btn: SUI' les montagnes pal' milliers; je connais tout OISEAU DES MONTAGNES, LES
FOR KT, LA Btn: SUI' les montagnes pal' milliers; je connais tout OISEAU DES MONTAGNES, LES
FOR KT, LA Btn: SUI' les montagnes pal' milliers; je connais tout OISEAU DES MONTAGNES, LES
FOR KT, LA Btn: SUI' les montagnes pal' milliers; je connais tout OISEAU DES MONTAGNES, LES

je connais tout OISEAU DES MONTAGNES, LES B~TES DE ~lE5 CHAMPS

(sont) avec Moi. Il -

dans le Liban, élevéè était devenue sa Ilaut(Ur; dans ses

(( Aschur (élaiL) un Cèdre

Ps. L. 10, 11. -

1*.

- dans le Liban, élevéè était devenue sa Ilaut(Ur; dans ses (( Aschur (élaiL) un Cèdre
1> APPENDICE N° 3. N° 3. A LA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE. branches avaient {ailleurs nids
1>
APPENDICE
N° 3.
N° 3. A LA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE.
branches avaient {ailleurs nids tous les OISEAUX DES CIEUX, et
sous ses bl'anches avaient engendl'é toutes les BtTES DU CHAMP,
et dans son ombre avaient habité toutes les NATIONS GRANDES. Il
- Ézéch.
XXXI. 2.à 6, 13.
Daniel, IV. 7 à 13. -
II Je traite1'ai
pOUl' eux alliance en ce jou1'-là avec la BiTE DU CHAMP et avec
l'OISEAU DES CIEUX, et je lIfe fiu.ncerai li toi à etel'nité. li ­
Hosée, JI. 18, 1l>. - Il Rejouis-toi, et sois dans l'allégresse;
ne cmignez point, B~TES DE MES CHAMPS, cm' herbeuses sont
devenues les demeu1'es du désert. Il - Joêl, II. ~t, 22, 23. ­
(1 Toi, Fils de l'homme, dis à tout OISEAU D'AILE, et à toute
DtTF. DU CHAMP : Assemblez-vous pour mon sacrifice SUl' les
montagnes d'Ismël; ainsi je donne1'ai ma gloire parmi les Na­
-
tions. Il -
Ézéch. XXXIX.
17 il 2t. - Il L'ennemi a outragé
Jilhovah; ne donne point à la BtTE l'âme de la TOURTERELLE.lI
Ps. LXXIV. 18,19. - Il Jéhovah rassEmble les expulses d'Is­
de la CRÉATURE DE DIEU. Il - Apoe. III. ilt; - là,
raël; toute B~TE DE MES CHAMPS, venez. Il -
Ésaïe, LVI. 8, 9.­
(1 L'esprit, poussant Jésus, le fit allel' dans le désert; et il était
avec
les 13~TES, et les Anges Le servaient. Il -
Marc,
1. 12, 13;
- il élait, non avec des Bêles, mais avec des diahles, con Ire les·
quels il comballit et qu'il subjugua. 11 y a encore mille autres
passages, qui onl été l'apportés en partie dans l'ApOCALYPSE Ut:­
VÉLiE, N" 567. De plus, il esl bien connu que le Seigneur Lui­
Même, dans la Parole, est appelé Agneau, el aussi Lion; que le
sainl-Esprit a été représenté comme une Colombe; que les Ché­
rubins, pur qui esl signifiée la Parole dans le sens Iilléral, appa­
J'urent comme qualre Dètes, dans Ézéchiel et dans l'Apocalypse;
@
que l'homme de l'Église, qui reconnall le Seigneur comme son
Dieu et son Pasteur, est appelé Brebis, et qu'au contraire celui
qui ne Le reconnait pas esl appelé Bouc et aussi Dragon, et que
l'assemblée du dragon est aussi, de même que dans Daniel, dé­
crite dans l'Apocalypse pal' une DiJte montant de la mel', sem­
blable à un Leopard, ayant des 7Jieds comme ceux d'un Ow's,
et une bouche comme celle d'un Lion, - XlII. 1, 2. - Ces ma­
5.
nières de s'exprimer lirent leur origine du ~Jonde spirituel, oil
toutes les affections el pal' suite toules les pensées des Anges et
des Esprits se présentent à dislance d'eux comme des Bêles, qui
apparaissent aussi dans une forme absolument semblable à celle
aussi dans une forme absolument semblable à celle 7 des Bêles du Monde naturel, les affeclions
aussi dans une forme absolument semblable à celle 7 des Bêles du Monde naturel, les affeclions
aussi dans une forme absolument semblable à celle 7 des Bêles du Monde naturel, les affeclions
aussi dans une forme absolument semblable à celle 7 des Bêles du Monde naturel, les affeclions

7

des Bêles du Monde naturel, les affeclions de l'amour du bien comme des Bêtes d9uces et d'un usage bon, et les affeclions de l'amOlli' du mal comme des Bêtes sauvages et d'un usage mauvais:

de là vient que les Bêtes sonl si souvent nommées dans la Parole, el que par elles dans le sens spirituel sont signifiées les affeclions, les inclinations, les pel'ceptions et les pensées. D'après cela, on voil clairement ce qui est entendu pal' CRt:ATURE dans les passa­

ges suivants: (1 Jesus commanda aux Disciples d'aller par le Monde entiel', et de priJche1' l'Évangile à TOUTE CRÉATURE. II

Marc, XVI. 15. - I( Si quelqu'un est dans Christ, il est une NOUVELLE CRÉATURE; les choses vieilles sont passées, et toutes choses sont devenues nouvelles. Il - Il Cor. V. n. - (1 Voici ce que dit l'Amen, le Temoin fidèle et vt!1'itable, le commencement

par les Créa­

tures sont entendus ceux qui peuvent être créés de nouveau, c'est-à-dire, être régénérés, et ainsi devenir membres de l't:glise du Seigneur.

4. Qu'i! y ait eu sur celle Tel'l'e quatre Églises. Une avant le Déluge, qui peul être appelée l'ADAmQuE; une Autre après le Déluge, qui peul être appelée la NOACHIQUE; après celle-ci, une Troisième, qui l'UtI'IsRAt:LITE; et une Quatrième, qui existe au­ jourd'hui el est appelée CURiTIENNE, c'est ce qui sera démonll'é dans les Articles suivanls, où il sera fait une Exposition de cha­ cune en parliculier.

Chaque Eglise a eu quatre États successifs ou Périodes, qui sont entendus dans la Pm'o!e 7Jar le Matin, le JOUI', le Sail' et la Nuit.

Qu'il y ail eu quatre Élats successifs ou Périodes de chacune

des qualre Églises ci-dessus nommées, c'est ce qui sera illustré dans les Articles suivants, où il sera lrailé de chaque ]::glise dans

son ordre : elles sont décriles par ces vicissitudes du temps, parce que tout homme qui nalt dans l'Église, ou en qui commence l'Église, vien! d'abord dans sa lumièl'e, telle qu'elle est au point

l'Église, ou en qui commence l'Église, vien! d'abord dans sa lumièl'e, telle qu'elle est au point
N° 5. A LA VRAn: RELIGION CHRÉTIENNE. 9 APPENDICE N° 5. 8 TIN. Il -
N° 5. A LA VRAn: RELIGION CHRÉTIENNE. 9 APPENDICE N° 5. 8 TIN. Il -
N° 5. A LA VRAn: RELIGION CHRÉTIENNE. 9 APPENDICE N° 5. 8 TIN. Il -
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N° 5.
A LA VRAn: RELIGION CHRÉTIENNE.
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APPENDICE
N° 5.
8
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li
Séi7'~
Sentinelle!
du jour et le i\latin ; ensuite
il
s·av~n.::e
dans son JonI',
et
celui
qu'y a-t-il
gard de la
ci
l'égal'd de
la
NUIT?
Sentinelle! qu'y a-t-il
à
l'é­
qui aime les \'l'ais va jusqu'à midi;
si
~Iors
il
s'~rrête
en chemin,
NU!'f?
La
sentinelle a dit :
Le
MATIN
est venu,
et
et n'entre point dans la chaleur
du printemps etdlJ l'eté,
son jour
allssi la
NUIT.
Il
-
Ésare, XXI.
H,
12. -
L'a fin
est venue SUl'
li
comme la
lumière
baisse vers le soir, et enfin devient ténéhreux
toi,
habitant de la tel'I'e,
le temps est venu,
le JOUl' est proche;
au temps de la nuit; et
alors sou intelligence dans les choses spi­
voici le
JOUR,
voici,
il
est venu; il
a
7J{/1'U,
le
MATIN. ,) -
f:zéch.
rituelles de l'f:glise devient une Inmière froide, comme la lumière
VII.
5, 6, 7,
10. -
(Ill
Y
aura
un
JOII1',
lequel est connu
de
des jours tians
la
saison de
l'hiver, quand il voit, il ei>t vrai,
les
JtJhovah,
ce ne
sel'a
ni
un
JOUR
ni
une
NUIT,
paI'ce que vers
arbres placés près de sa maison
ou dans ses jardins,
mais dépouil­
le
temps
du
SOIR
il
Y
aura
LUMIÈRE.
Il
-
Zach.
XIV.
7.
­
lés de feuilles et privés de fruits,
ainsi COlllme des troncs nus: en
Vel'S le temps du
SOIR,
voici,
la tel'I'ew'; avant le
MATIN,
elle
li
elTel,
l'homme
de
l'Église s'avance du malin vers le jour, afin que
n'est plus.» -
ÉsaIe,
XVII.
14. -
Au
SOIR
durel'ont de nuit
II
par la lumière de la raison
il
soit rél'ormé
et régénéré,
ce qui se
les plew's;
mais
au
MATIN,
le chant.»
-
l's. XXX.
6. -
Jus­
li
fait uniquement pal' une vie conforme aux préceptes du SeigneUl'
qu'att
SOIR,
au
MATIN,
deux mille ll'ois cents,
alors sem justi­
clans la I:'arole;
si
cela n'a pas lieu,
sa lumière
devierit
ténèbres,
(ié le saint;
la vision du
SOIR
et du
MATIN
est
la vérité.
1)
­
et les ténl\bres devienoent
une épaisse obscurité, c'est-à-dire
que
Daniel,
VIII. 14.
26.
-
Jéhovah au
MATIN
produil'a son juge­
II
les vrais de la lumièl'e chez lui sont changés en faux,
et les faux
ment
ci
la
lumière,
il ne manquera 7Joint.
» ­
Séph.
Ill.
5.
­
en
maux
qui
n~
sont
pas
apparents.
Il
en
est
autrement
de
du
li
Ainsi a dit Jéhovah: Si vaine VOlIS l'endez mon alliance
l'homme
qui
se
laisse
l'égé'nérer;
il
n'est
point surpris pal' la
JOUR
et mon alliance de la
NUIT,
en sorte qu'il n'y ait plus
JOUR
Nuit,
cal'
il
marche en Dieu, ct par suite conlinuellemeQ.t
dans un
et
NUIT
en leur temps,
vaine aussi deviendm mon alliance
avec
jour, dans lequel aussi il entre
pleinement après la mort,
quand
David,
mon serviteUl·.
» -
Jérém. XXXlII.
20, 21,25. -
Jésus
li
il
est associé avec les
Anges dans le Ciel;
cela est entendu dans
dit:
Il
me faut opéré'1' les œuvres de Dieu tandis qu'il est
JOUR,
l'Apocalypse
pal' ces
paroles sul' la Nouvelle .1érusalem,
qui est
viencll'a ttne
NUI
T,
en laquelle personne ne poun'a opél'eT.
» ­
la Nou\'elle
Église
véritablement
Chrétienne:
(l Celle
Ville
n'a
Jean,
IX.
4. -
En cette
NUIT-là,
ils seront deux sur un mt!me
li
7Joint
besoin
dlt
Soleil ni de
la Lune pour luiJ'e
en
die,
CUI'
lil;
l'lm
sel'a p1'Ïs,
et l'autre sera laissé . •1
Luc,
XV
Il.
34;
-
la
gloire
de
Dieu
l'a
éclail'ée,
ct
sa
lampe,
l'Agneau;
et
les
-
là,
il
s'agil de la consommalioo du siècle et de
l'av~nement
du
nations
qui sont sauvéc's
dans
sa
lumiere
marcheront, et
DE
Seigneur.
D'après
cela,
on
peul voir
ce
qui est entendu par DE
NUIT
IL
N'Y
AURA
POINT
l,A.
XXI. 23,
2~,
25,
Amos,
VHI.
Il
-
TE~IPS
PLUS IL N'Y AURA,- Apoc. X.
6,-
c'est-à-dire que dans l'É­
9. Que
_
les
états successifs de
l'l~glise
soient entendus
dans la
glise
il
n'y aUl'ail plus
ni
Malin,
ni
Jour,
ni SOil',
mais
la
Nuit;
Parole par le lI1ATIN,
le JOUR,
le
SOIR et
la
NUIT,
on le
voit pal'
puis
aussi
ce qui
est entl'ndu par UN
TEMPS,
DES
TElIPS
LA
};T
ces passages:
II Veillez,
vous
Cal'
ne savez quand le seigneUl'
MOITIÉ
D'UN TEMPS, -
Apoc.
xn.
1.4.
Daniel,
XII.
9; -
comme
de
la
maison
viendra,
si
ce se7'a
le
SOIR,
Olt
cl,
MINUIT,
ou
encore ce qui est entendu
pal' LA PLÉNITUDE DU
'flllJPS, -
i~ph.
au
CUANT
DU
COQ,
ou
MATIN.
Il
CIlC
- 1\1
arc ,
XIII,
35.
~lallh.
J.
1.0,
H,
1.3.
Gal.
IV.
4.
XXV. i3; -
Iii,
il
s'agit de
la consommation
du
siècle,
et alors
de l'avénemenlllu seigneur.
II Le Dieu d'lsraël
dit,
le
Rochel'
(1
d' fsmël m'a pal'Ié;
Il
esl cOlllllle la
LumÈRE
ou
i\JATIN,
d'un
MATIN
sans nuages.
Il
-
II Sam.
XXlll.
3,
il, -
li Moi je suis la
Racine et la Race de David,
l'Étoile b1'Ïllante et du
1IIATIN.Il­
Apoc.
XXII. 16. -
li Dieu
la seCOl/1'1'a quand paraitl'a le
l\IA­
b1'Ïllante et du 1IIATIN.Il­ Apoc. XXII. 16. - li Dieu la seCOl/1'1'a quand paraitl'a le l\IA­
b1'Ïllante et du 1IIATIN.Il­ Apoc. XXII. 16. - li Dieu la seCOl/1'1'a quand paraitl'a le l\IA­

1.0

6.

11

GHRiTIE.~Nt:.

l'homme après la morl, l'homme y habite et est chaque jour char­

ses f)'uits i c'esl cet

« Il sel'a comme

David en ces termes:

qui donne son

{1'Uit

1. 3

- Ps.

(cuille ne tombe point.

j

Il

el qui,

est autrement de l'homme né dans l'f:glise,

lu­

et s'être avancé dans la première

s'arrête

nalionnel,

peut être

cet homme est ou

ne don­

profusion, mais

dont

Jardin,

du

ct

toul jeté

le

tronc scié ou fendu,

et

rationnel

homme

de cel

d'hiver, pen­

devient comme la lumière des jours vel's le solstice

d'al.Jord,

et

jaunissent

en­

peut aussi

Rationnel

commencement

au

qui

blés

sont

lersi Ades

des

pal'

dévastée

est

son Rationnel est simple­

du monde par

ment nalurel, en ce qu'il lire ses idées uniquement

perceptions pro­

ct les

n'y a in­

el comme de celle manière

il

parle alors

s'il

son I\alionnel,

les

pal'

entendue

n'est

perroquet ou d'Une oie; car sa voix

purement naturelle,

et

intérieuremeut spirituelle,

seule respiration du corps, ct non d'aucune

naturel ne devient

Tel est l'homme qui de

après ètre

si,

spirituel,

fruits, c'est-A-dire, s'il

qui

sont

changements

d'I~tat,

ct Nuit, sc disent de n:glise, c'est

parce

une Eglise

['homme

est

de n:glise, c'est parce une Eglise ['homme est APP~;NDICE 7. ~O A LA nUIt: RELIGION @
de n:glise, c'est parce une Eglise ['homme est APP~;NDICE 7. ~O A LA nUIt: RELIGION @
APP~;NDICE 7. ~O A LA nUIt: RELIGION @ mé pal' son aspect et pal' l'usage
APP~;NDICE
7.
~O
A LA
nUIt:
RELIGION
@
mé pal' son aspect et pal' l'usage qu'il
fail
de
homme qui est décrit dans
Dans chaque Église,
il
y
a eu consécutivement quatl'e change­
ments d'État, dont le Premiel'
un AJ'!Jl'e lJlanté
(ut l'apparition
du Seignew'
Slll'
des
courants d'eaux,
Je/wvih et la Rédemption,
en son tl'mps,
et dont
et alol's son Matin ou son Level' :
la
et aussi Apoc.
XXII. f,
2.
le
Second, son Instruction,
ct alors son
sa PI'ogres­
JOUI'
Ott
l'lIais
il
en
sion:
le Troisième,
son Déclin,
et
alol',~
son Soir ou sa Vas­
après aroir passé son Matin
tation
: le Quatl'ième,
sa Fin,
ct alors
sa
Nuit
ou
sa
Con­
sommation.
mièl'e
du
JOUI'
pa,:
laquelle
il
est
devenu
alors
et
ne
produit
point
de
fruit;
comme
un
Arbre
ayant
des
feuilles
en
G. Qu'il
y ait eu
dans
chaque
Église
quatre
états successifs,
sont entendus, dans la Parole,
le JOUR,
le SOIR
llant
point
de
fruits,
arbre
qui
est arraché
qui
pal' le
MAnN,
ct la NUIT, cela vient d'être
montré dans l'MUcle précédent:
les branches sont coupées,
le
que
par morceaux
dans
le
feu:
la Lumière
chacune des quatre
I~glises
ci-dessus
nommées ait subi ces
états,
c'est cc qui
sera pleinement confirmé dans
ce
qui
suit, lorsqu'il
sera traité de chacune de ces Eglises
dant lesquels
les feuilles
des
arl.Jres
dans
son ordre,
et
alors on
verra que l'apparition du Seigne ni' Jéhol'ih
et la Rédemption fu­
suite
tombenl,
et
enfin
pourrissent:
son
j que l'Instruction fut son JOUR ou sa progl'ession
être
comparé
à un
arDre
dont
les
feuilles
J'ent son
MATIN
dans la lnmière;
que son
Déclin
rut son
SOIR ou
sa vastation; et
du
printemps sont consnmées
pal'
les
que sa Fin fut sa NUIT
ou sa consommation:
dans la Parole, tant
étou/Tés
par des
épines, ct
à l'herbe
qui
sauterelles;
la raison
de cela, c'est que
dans ses
llistoriques
que
dans
ses
Prophétiques,
il
est
partout
question de ces quatre
changemenl~
d'étal.
tout homme a été créé pal' Dieu consiste
les sens,
ct non du Ciel
7. L'ordre dans lequel
pal'
les
a/Tections
venant de ces alTections;
en
ce qu'après l'Enfance il devienne
homme;
cal',
lorsqu'il nalt,
il
est
seulement
1I11e
Image
Externe
ou
une
Forme
Externe de
térieurement allcun
spirituel
dans
l'homme,
et alors
moins
homme que
la
bête
nouvel/ement
née
de quelque
spirituel de
l'~:glise,
sa voix
n'estl.Jête;
mais
autant il
est intérieurement perfectionné pal' la
Anges qne comme la voix d'un
sagesse et pal'
l'Amoul'
dans celle Forllle quant
à son
est
purement
animale
parce qu'elle
est
~Iental
ou
à son Esprit,
autant
il
derient homme.
L'homme est
comme
un
non
humaine
parce
qu'elle
n'est
pas
Arl.Jre qui
d'al.Jord d'une semence croit en tige,
et qui en s'élevant
cal' elle proflue de
la
pousse des branches et par ces branches
et se rerêt
respiration de l'esprit.
llll
feuillage,
continuellement de feuilles;
et,
paryenu
pas
et
nul homme ne
derient
il
maturité, ce qui a lieu
spirituel i
dans son âge moyen,
donne des fleurs
et produit des fruits,
dans
devenu
Rnlionnel,
il
ne
produit
pas
des
chacun desquels
ne se pénètre pas de
la charité pal' la vie.
il
dépose des semences qui,
mises
dans
la
terre
comme dans un
utérus, croissent en
Arl.Jres semblables, et ainsi
8. Si
dans
la
Parole
les
quatre
en Jardin:
ct si vous voule7.le croire,
ce même
appelés \lalill, Jour,
Jardin reste chez
~oil'
que l't:glise consiste cn hommes,
el que
croire, ce même appelés \lalill, Jour, Jardin reste chez ~oil' que l't:glise consiste cn hommes, el
croire, ce même appelés \lalill, Jour, Jardin reste chez ~oil' que l't:glise consiste cn hommes, el
12 APPENDICE N° 8. dans le particulier, et qu'une nssemblée de ces hommes est ce
12
APPENDICE
N° 8.
dans le particulier, et qu'une nssemblée de ces hommes est ce
qu'on appelle l'~:glise. Dans celle assemblée ou Église, ceux qui
vivent selon l'ordl'e décrit ci-dessus, N° 7, sont des arbres de vie,
lesquels sont aussi des arbres d'un usage bon; el ceux qui ne l'i­
vent pas selon cet ordre sont des arbres de la science du bien et
du mal, lesquels sont aussi des arbres d'un usage mauvais; c'est
de ceux-ci que se disent le Soir ct la Nuit, ou, ce qui est la même
chose, la Vastation et la Consommation, et non des autres. Mais
ceci sera mis en évidence devant la raison dans ce qui suit. Il est
à propos de donnel' au commencem~nt de ce Volume quelques
préliminaires, puisqu'il faut des connaissances préalables, al'ant
qu'on puisse savoir que par le MATIN il est enteudu la naissance
de l'Église, et que celle naissance est précédée de la Hédelllp­
tion; par le JOUII, la pl'Ogression de la Nouvelle !~glise dans ln
lumière, et son intelligence; par le SOIR, le déclin de celle l~glise
par l'abandon du bien et du vrai, ce qui est appelé Vastation; et
par la NOlT, sa Fin et sa destruction, ce qui est appelé Consom­
mation : et ainsi du reste.
9. 11 ya Fin de l'Église ou Consommation du siècle, quand il
ne reste aucun Vrai réel ni par suite nucun Bien réel, ou aucun
Bien ni par suite aucun Vrai; mais qU'à leur place règne le faux
et par suite le mal, ou le mal et par suite le faux; et alors il ya
Plénitude dans l'Église, les homUlt's de l'Église étaut comme ceux
qui marche.t pendant la Nuit; cOlllme ils ne l'oient rien qui se .
monll'e dans la lumière du soleil, ils ont des doutes sur tO\lles les
choses qui sont de l'Église, et en général sur Dieu, sur le Ciel et
l'Enfer, el sur la vie après ln mort. Or, ceux qui se confirment
dans la négative, et ccux qui ('estent incertains entre le doute et
l'affirmative, deviennent des hommes qui fuient la lumièl'll, ct
s'ils sont prêtres, ils acquièrent pour eux-mêmes SUl' ces sujels
une lumière fantastique, telle qu'est celle des hiboux., des chais
et des rats pendant les ténèbres de la lumière diurne; celle lu­
mière chez eux, comme chez ces animaux, est excitée par les ac­
til'Îtés des convoitises
est excitée par les ac­ til'Îtés des convoitises N".10. 10. stauration A LA vllAn: RELIGION
est excitée par les ac­ til'Îtés des convoitises N".10. 10. stauration A LA vllAn: RELIGION
est excitée par les ac­ til'Îtés des convoitises N".10. 10. stauration A LA vllAn: RELIGION
N".10. 10. stauration
N".10.
10.
stauration

A LA vllAn: RELIGION CHRÉTIENNE.

13

10. stauration A LA vllAn: RELIGION CHRÉTIENNE. 1 3 & Après la Consommation ou la Fin.

&

10. stauration A LA vllAn: RELIGION CHRÉTIENNE. 1 3 & Après la Consommation ou la Fin.

Après la Consommation ou la Fin. d'une Église, le SeigneUl' Jéhovih apparait et fait le jugement sur les !tommes de la 'P"écédente Église, ct sépm'e les bons d'avec les méchants; il élève les bons Vel'S Lui dans le Ciel, et il éloigne de Lui les méchants dans l'Enfer.

Que vers la fin de chaque Église le Seigneur Jéhovih appa­

raisse pour faire le jugement sur ceux qui ont vécu depuis l'in­

de l'Église jusqu'à sa consommation, c'est ce qui sera

confirmé dans les Articles suivants, où il sera en particuliel' traité

de chaqne Église. Chaque homme, il est vrai, est jugé après la mort; mais à la fin d'une Église, tous sont rassemblés, et il est fait SUl' eux un Jugement commun; et cela, afin qu'ils soient con­ joints dans uu Ordre céleste, ce qui a lieu pal' l'ordination des fi­ dèles, dans un Noul'eau Ciel, et des infidèles dans un Nouvel En­ fer sous ce Ciel; il sera traité de cette Ordination dans l'Article suivant. 1.1. Le Jugement, qui est pOUl' chaque Église le Jugement der­ niel', se fait, non dans le Monde naturel, mais dans le &Ionde spi­ rituel, dans lequel tous sont recueillis après la mort; et ils sont recueillis dans les Cieux distinctement selon la Religion, ainsi se­ lon la foi et l'amour. Si le Jugement se fait dans le Monde spiri­ tuel, c'est parce que chaque homme après la mort est homme, non pas homme matériel, comme auparavant, mais homme sub­ stantiel : le Mental ou l'Esprit de chaque homme est un homme subslantiel; le corps qu'il a porté dans le Monde est seulement une enveloppe, et comme des dépouilles qu'il a déposées et dont son esprit s'est dégagé. Mainlenant, puisque le Mental ou l'Esprit de l'homme a pensé dans le Corps matériel, et qu'alors il a pensé ou d'après la neligion ou non d'aprèS la neligion, et pour Dieu ou contre Dieu, d'après les vrais de la foi ou d'après les faux de la foi, qu'il a nimé le prochain ou ['a haï, et que le corps ma­ tériel a seulement été obéissance, il s'ensuit que le l\'Iental, qui est un homme subslantiel el est appelé Esprit, subit un juge­

obéissance, il s'ensuit que le l\'Iental, qui est un homme subslantiel el est appelé Esprit, subit

2.

obéissance, il s'ensuit que le l\'Iental, qui est un homme subslantiel el est appelé Esprit, subit
obéissance, il s'ensuit que le l\'Iental, qui est un homme subslantiel el est appelé Esprit, subit
14 APPENDICE N° H. ment et est récompensé ou puni selon ce qu'il a pensé
14 APPENDICE N° H. ment et est récompensé ou puni selon ce qu'il a pensé
14
APPENDICE
N° H.
ment et est récompensé ou puni selon ce qu'il a pensé et fait
pendant sa vie. D'après cela, on peut voir clairement que le Ju­
gement, qui est pour chaque Église le Jugement dernier, se fait
dans le Monde spirituel, mais non dans le Monde naturel.
12. Le Jugement qui se fait sur tous ceux d'une Église passée,
se fait alln que, tant en général qu'en parliculier, les bons soient
séparés des méchants, et que les bons soient élevés au Ciel et les
méchants précipilésdans l'Enfer; si cela n'est pas fail, quand une
Église a été consommée, c'est-à-dire, quand elle n'est plus ni dans
les vrais ni dans les
biens, personne
ne peut y être sauvé; si
per­
sonne ne peut être sauvé, c'est parce qu'on ne peut être régé­
néré, et que chacun est régénéré par les vrais de la foi et les biens
de l'amour: à cetle raison se joint celle-ci, que depuis le temps de
la vastalion de l'Église jusqu'à sa consommation, l'Enfer s'accroit
en s'élevant, au point qu'i! couvre en dessous tout le Ciel Angé­
lique, par lequel les vrais et les bieus qui régénèrent descenden t
du seigneur vers les hommes de la Terre; et ce Ciel étant ainsi
couvert, aucun vrai de la pensée provenant de la foi, ni aucun
bien de la volonté provenant de la charité, ne peut pénétrer que
par des fentes, et même ce qui pénètre est perverti, soit dans le
chemin avant de parvenir à l'homme, soil par l'homme lui-même
quand il est en lui, c'est-à-dire que le vrai est ou rejeté ou falsi·
lié, et que le bien est ou enrayé ou adultéré; en un mot, l'Église
à sa fin est comme obsédée par des satans; sout appelés satans
ceux qui se délectent des faux et trouvent le\lr plaisir dans
les maux. Afin douc que la Damnation totale, qui est alors sur la
tête de chacun et qui menace, soit ôtée, il est nécessaire que l'En­
fer, qui s'est élevé et s'est, comme il a été dit, accru jusqu'au
Ciel, soit déplacé, et non-seulement abaissé, mais encore dis­
persé et subjugué,
et
qu'alors les bons soien t séparés d'avec les
méchants, c'est-à-dire, les vivants d'avec les morts. Cette sépa­
ration, et en même temps l'élévation des bons dans le Ciel ou
dans la terre des vivants, et l'expulsion des méchants dans l'En­
fer ou dans la terre des morts, c'est ce qui est appelé le Juge­
ment. Qu'un tel Jugement ail déjà été fail en l'année 1757 sur
les ~ommes de l'Église Chréliellne d'aujourd'hui, c'est ce qui a
é.té divulgué et décrit dans un Traité spécial publié à Londres
en 1758.
dans un Traité spécial publié à Londres en 1758. N° 13. A LA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE.
dans un Traité spécial publié à Londres en 1758. N° 13. A LA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE.

N° 13. A LA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE. 1.5

13. Qui ne voit la nécessité que les méchants soient séparés des bons, de peur que ceux-ci ne soien t infectés de la contagion mortelle du mal et ne périssent? Car le mal, étant gravé dès l'en­ fantement dans la nature humaine, et engendré de plus en plus dans les enfants par les parents à mesure que l'Église avance vers la consommation, ressemble à celte maladie pernicieuse, qu'on nomme Cancer, qui se répand alentour, et fait graduellement mourir les parties saines et vives. Quel est le Laboureur ou le Jar­ dinier qui, voyant croltre des ronr.es, des orties, des épines et des chardons, ne les arrache, avant de semer et de herser les blés et les plantes alimentaires? Quel est le Fermier qui, voyant l'herbe et le gramen consumés par les vers ou les sauterelles, ne creuse un fossé et ne sépare la partie verte du champ d'avec celle qui a été broutée, et ne '"eille ainsi à la conservation de ses blés en vert et ùe ses prés? Quel est Je Berger qui, voyant les bêtes féroces se multiplier autour des pâturages de ses brebis, n'assemble les bergers voisins et les domestiques, afin de tuer ou d'éloigner ces bêtes féroces avec des pieux ou des dards? Quel est le Roi qui, voyant les Villes de son Royaume autour de sa Capitale prises par les ennemis, et les propriétés des sujets possédées par eux, ne rassemble des troupes et ne chasse les ennemis, et ne rende aux siens les biens qui leur avaient été enlevés, en y ajoutant les dé­ pouilles des ennemis à titre de consolation?

(j)

dé­ pouilles des ennemis à titre de consolation? (j) Apl'ès cela, le Seigneul' Jé/lOvih fonde un
dé­ pouilles des ennemis à titre de consolation? (j) Apl'ès cela, le Seigneul' Jé/lOvih fonde un
dé­ pouilles des ennemis à titre de consolation? (j) Apl'ès cela, le Seigneul' Jé/lOvih fonde un

Apl'ès cela, le Seigneul' Jé/lOvih fonde un Nouveau Ciel avec les bons qui ont été élevés vel'S Lui, et un Nouvel Enfer avec les méchants qui ont été éloignés de Lui; et il introduit l'Or­ dl'e dans l'un et l'autre, afin qu'ils soient à étel'nité sous son auspice et sous son obéissance.

étel'nité sous son auspice et sous son obéissance. Moi je cl'ée LXV. 1.7;­ des CIEUX NOUVEAUX

Moi je cl'ée LXV. 1.7;­

des CIEUX NOUVEAUX et une Tt:RRE NOUVELLE. Il -

ailleurs, dans le Même: cc De ?Mme que les CIEUX NOUVEAUX et

la TERRE NOUVELLE, que je vais {aire, se maintù:ndront (le­

Dans l'Apocalypse: Il Je vis un CIEL

vant Moi. 11- LXVI. 22. -

1.4. On lit dans Ésaie : Il Jéhovah dit: Voici,

1.6 APPENDICE XXI. 1 - N°lh. la pl'e­ NOUVEAU et une TERRE NOUVELLE j le

1.6

APPENDICE

XXI.

1

-

N°lh.

la pl'e­

NOUVEAU et une TERRE NOUVELLE j le premiel' Ciel et

mière Ten'e avaient pas,~é. li -

Ciel et mière Ten'e avaient pas,~é. li - Et dans Pierre: « NOliS attendons, selon sa

Et dans Pierre:

« NOliS attendons, selon sa pl'omesse, de NOUVMUX CIEUX et

lesquels la Justice /tabitf?1'a. Il ­

une NOUVELLE TERRE, dans

Il (.:plt. Ill. 13. - Jusqu'à présent il n'est venu daus l'esprit de

per'sonne autre chose, sinon que dans ces passages par le Ciel est entendu le Ciel visible, c'est-à-dire, tout Je Firmament avec le Soleil, la Lune, les Astres, et que pal' la 'l'cne est entendue la Terre habitable ou le Globe, et qu'ils périront au jour du Juge­ ment dernier, lorsque cependant là pal' le Cie! est entendu le Ciel Angélique, et par la Terre, l'I~glise : que partout, dans la Pa­ role prophétique, par la Terre il soit entendu l'J::glise, c'est ce qui a été montré dans l'ApOCALYPSE HtVÉLÉE, N° 285. Si jusqu'à pré­ sent par les Cieux nouveaux et la Terre nouvelle on a entendu le Ciel visible et la Terre habitable, c'est parce que jusqu'à pré­ sent on n'a rien su du Monde spirituel, ni par conséquent rien su du Ciel Angelique, ni rien du Sens prophétique qui, dans son sein, ne porte et ne l'enferme que des spiritut'ls, t'tle spirituel de la Terre est l'Église: les Anges aussi, parce qu'ils sont spirituels, ne voient pas la moindre chose de la Tene quand ils abaissent leurs regards SUI' elle, ils voient seulement l'(~glise chez les hommes.

elle, ils voient seulement l'(~glise chez les hommes. 1.5. ~ Si le Seigneur Jéhovih, quand il
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voient seulement l'(~glise chez les hommes. 1.5. ~ Si le Seigneur Jéhovih, quand il fonde un
voient seulement l'(~glise chez les hommes. 1.5. ~ Si le Seigneur Jéhovih, quand il fonde un

Si le Seigneur Jéhovih, quand il fonde un Ciel Nouveau et

une Église Nouvelle, introduit l'Ordre, afin qu'ils soient à éter­ nité sous son auspice et suus son obéissance, c'est parce que le Ciel Angélique et l'Église dans les terres font ensemble un seul Corps, dont le Seigneur Jéhovih, qui est le Seigneur notre Sau­ veur, est l'Ame et la Vie: tout le Ciel Angélique uni avec l'Église apparail aussi devant le Seigneur comme un seul (Iomme; or, l'homme est sous l'auspice et sous l'obéissance de son Ame. Ainsi tout le Ciel uni avec l'Église est sous l'auspice et sons l'obéissance du Stligneur; car le Seigneur est en eux et ils sont dans le Sei­ gneur, - Jean, XIV. 20. XV. li, 5. XVII. 23,26; - ainsi tous y sonl dans tous. Mais l'Ordre que le Seigneur inlroduit dans l'En­ fer, c'est que iiI tous soient diamétralement opposés à lous dans le Ciel: de là il est évidenl que le Seigneul' gouvernant le Ciel gouverne aussi l'Enfer,. et qu'il gouverne l'Enfer pal' le Ciel.

et qu'il gouverne l'Enfer pal' le Ciel. N° 1.6. A LA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE. 16. De
et qu'il gouverne l'Enfer pal' le Ciel. N° 1.6. A LA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE. 16. De
N° 1.6. A LA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE.
N° 1.6. A LA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE.

16. De plus, il y a une Ordination très-parfaite de tous dans les Cieux et de tous dans les Enfers: en effet, chaque Ciel qui est fondé par le Seigneur après la Consommation de chaque Église, est formé de trois parties; il yale Suprême, le Moyen et l'Infime. Dans le Ciel Suprême sonl élevés ceux qui sont dans l'Amour en­ vers le Seigneur, et par suite dans la Sagesse; dans le Ciel Moyen, ceux qni sont dans l'amolli' spirituel à l'égard du prochain, et par suite dans l'Intelligence; dans le Ciel Infime, ceux qui sonl dans l'amour spirituel-naturel à l'égard du prochain, amour qui est appelé Charité, et par suite dans la foi des vérités concernant Dieu, et dans la Vie selon les préceptes du Décalogue. Ces trois Cieux font trois Étendues, l'une au-dessus de l'autre, et commu­ niquent entre eux au moyen du Divin Influx procédant du Seigneur par le Soleil du Monde Spirituel. Au fond, au-dessous des Cieux, il y a aussi trois (.:lendues dans lesquelles les Enfers sont distingués; entre eux pareillement existe une communication par un Influx procédanL du Seigneur à travers les Cieux. Par ces communica­ tions il se fait une Conjonction étroite et indissoluble de tous dans les Cieux et de lous dans les Enfers; mais dans les Enfers il y a Conjonction de toutes les cupidités de l'Amour du mal, tandis que dans les Cieux il y a Conjonction de toutes les affections de l'Amour du bien; d'après celle Conjonction, le Ciel est comme un seul Seigneur assis sur un Trône entouré de guirlandes de pierres précieuses de toule espèce, et l'Enfer comme un seul Dia­ ble assis sur un Siége entortillé de vipères, de dipsades et de vers venimeux. D'après celle Ordination introduite dans le Ciel et dans

sont l'un et l'au Ire à éternilé sous l'aus­

sont l'un et l'au Ire à éternilé sous l'aus­ l'Enfer, il s'ensuit qu'ils pice et sous

l'Enfer, il s'ensuit qu'ils

pice et sous l'obéissance du Seigneur.

17.

Il est bien connu que pOUl' qu'il existe quelque chose de

bien connu que pOUl' qu'il existe quelque chose de parfait, il faut qu'il y ail un

parfait, il faut qu'il y ail un TRINE ou trois choses dans un ordre convenable, l'une sous l'autre, et communication entre elles, et que ce TRINE fasse un, non autremenL qu'une Colonne, au-dessus de laquelle est le Chapiteau, sous le Chapiteau le fût prolongé, et sous celui-ci le piédeslal. L'Homme est un tel Trine, sa Tète est le suprême, son Corps esl le moyen, ses Pieds et les Plantes de ses Pieds sont l'infime. Tout l\oyaume en cela imite l'Homme; là, sera le Roi comme Tête, les Magistrals et les Officiers comme

2 * •

'.

en cela imite l'Homme; là, sera le Roi comme Tête, les Magistrals et les Officiers comme

1.7

en cela imite l'Homme; là, sera le Roi comme Tête, les Magistrals et les Officiers comme
en cela imite l'Homme; là, sera le Roi comme Tête, les Magistrals et les Officiers comme
APPENDICE N° 1.7 N° 1.8. De cc une 1.8. 1.9. 1 . 8 A LA
APPENDICE N° 1.7 N° 1.8. De cc une 1.8. 1.9. 1 . 8 A LA

APPENDICE

APPENDICE N° 1.7 N° 1.8. De cc une 1.8. 1.9. 1 . 8 A LA VRAIE
APPENDICE N° 1.7 N° 1.8. De cc une 1.8. 1.9. 1 . 8 A LA VRAIE
N° 1.7 N° 1.8. De cc une 1.8.
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1.8.
APPENDICE N° 1.7 N° 1.8. De cc une 1.8. 1.9. 1 . 8 A LA VRAIE
1.9.
1.9.

1.8

A LA VRAIE RELIGION cnRÉTIENNE.

1.9

Corps, et les Villageois avec les Serviteurs comme Pieds et Plantes des pieds: pareillement dans l'Église, le Pré\atmitré, les prêtres­ curés, et sous eux les simples prêtres. Le Monde lui-même ne subsiste pas non plus sans trois choses qui se suivent en ordre, à savoir, le Malin, le Midi et le Soir; comme aussi chaque année, le Pl'intemps, l'Été et l'Automne, le Printemps pour que les se­ mences soient mises en teITe, l'Été pour qu'elles poussent, et l'Automne pour qu'elles donnent des fruits. Mais la Nuit et l'Hi­ ver ne contribuent point à la stabilité du Monde. Maintellant, puisque toute chose parfaite doit être Trine, pour qu'en elle il y ait une unité cohérente, voilà pourquoi l'un et l'autre Monde, tant le Spirituel que le Naturel, consiste en trois At­ mosphères ou Éléments, et subsiste par ces trois Atmosphères, dont la Première entoure le plus près le Soleil et est appelée Aure, la seconde est au-dessous et est appelée }:ther, et la Troi­ sième est sous les deux premières et est appelée Air; ces trois At­ mosphères dans le Monde Naturel sont natlll'elles, en elles-mêmes passives, parce qu'elles procèdent d'un Soleil qui est pur feu; mais les trois Atmosphères correspondantes dans le Moude Spiri­ tuel sont spirituelles, en elles-mêmes actives, parce qu'elles pro­ cèdent d'un Soleil qui est pur Amoul'; les Anges des Cieux ha­ bitent dans les régions de ces trois Atmosphères; les Anges du Ciel suprême, dans l'Aure Célesle qui entoure le plus près Je So­

Anges du Ciel moyen, dans \'I~thel' spi­

leil, où est le Seigneur; les

@

\'I~thel' spi­ leil, où est le Seigneur; les @ Nouveau Ciel le Seigneur UllOvih fa il

Nouveau Ciel le Seigneur UllOvih fa il dé1'ive1' el produit

Ciel le Seigneur UllOvih fa il dé1'ive1' el produit une Nou~elle Église dans les lares, ce
Ciel le Seigneur UllOvih fa il dé1'ive1' el produit une Nou~elle Église dans les lares, ce

une Nou~elle Église dans les lares, ce qui est effeclué pal'

sa bouche ou de sa

Révélation de V é1'ités procédant de Parole, et par Inspiration.

On lit que Jean vil la Ville Sainte, Jél'usalem Nouvelle

descendant de Dieu, du Ciel, parée comme une Fiancée ornée

pour son Mad, - Apoc. XXI. 2; - par la Ville Sainte, Jé­ rusalem Nouvelle, est entendue la doctrine de la Nouvelle Église, ainsi l'Église quant li la doctrine; et pal' celle Jérusalem des­ cendaut de Dieu, du Nouveau Ciel, il est entendu que la vraie doctrine de l'Église n'est pas descendue d'autre part; que la

doctrine en soit descendue, c'est parce que l'Église est Église d'après la doctrine et selon la doctrine; sans elle, l'Église n'est pas plus Église que l'homme n'est homme sans les membres, sans les viSCères et sans les ol'ganes, ou par la seule enveloppe cutanée qui figure seulement sa forme externe; pas plus qu'une Maison n'est Maison sans avoir en dedans des chambres il cou­ cher, des salles à manger et des meubles, ou seulement pal' les

murs et le toit.

Que Jérusalem signifie l'Église quant à la doctrine, on le voit

prouvé d'après la Parole dans l'Ouvrage lui-même, LA VRAIF. RE­ LIGION CHRÉl'IENNE, N° 782. D'après cela, il est bien évident que c'est du Ciel Angélique que le Seigneur fait dériver et produit l'f:glise dans les te1'l'es.

Je l'apporterai des Paradoxes, qui cependant ne sont pas des

paradoxes dans le Ciel; ce sont les suivants: 1. Le Monde naturel n'a pu exister que d'après le Monde spirituel, ni pal' conséquent subsister, puisque la Subsistance est une perpétuelle Existence. II. Il ne peut pas y avoir Église chez l'homme, il moins que son Interne ne soit Spirlluel et que son Externe ne soit Naturel; il n'y a pas d'Église purement Spirituelle, ni d'Église purement Natu­ relle. m. Conséquemment, aucune Église, ni rien de l'Église, ne peut être excité chez l'homme, il moins qu'il n'y ait un Ciel An­

li en est de même de l'Église sans la doctrine.

An­ li en est de même de l'Église sans la doctrine. rituel, au-dessous des premiers; etles
An­ li en est de même de l'Église sans la doctrine. rituel, au-dessous des premiers; etles
An­ li en est de même de l'Église sans la doctrine. rituel, au-dessous des premiers; etles
An­ li en est de même de l'Église sans la doctrine. rituel, au-dessous des premiers; etles
An­ li en est de même de l'Église sans la doctrine. rituel, au-dessous des premiers; etles

rituel, au-dessous des premiers; etles Anges ùu Ciel infime, dans l'Air spirituel-naturel, au-dessous des Anges des deux autres Cieux. Ainsi ont été consolidés tous les Cieux, depuis le premiel' jusqu'à ce dernier, qui aujourd'hui est fondé par le Seigneur. D'après ce qui vient d'être dit, on peut remurquer pourquoi dans la Parole par Trois il est signifié le Complet; VOi1' l'APoCA­ (

I.YPSE RtVÉLÉE, N°' 505, 875.

20 APPENDICE N° 19. gélique, au travers duquel tout spirituel est dérivé ct descend du
20
APPENDICE
N° 19.
gélique, au travers duquel tout spirituel est dérivé ct descend du
Seigneur. IV. Puis donc que le Spirituel et le Naturel font ainsi
un, il s'ensuit que l'un ne peut exister ni subsister s~ns l'autre,
le Ciel Angélique sans l'Église chez l'homme, ni l'Eglise chez
l'homme sans le Ciel Angélique: car si le Spirituel n'influe et ne
se termine dans le Naturel, et n'y repose, il est comme l'antérieur
sans le postél'ieul', ainsi comme la cause efficiente sans l'effet, et
comme l'actif sans le passif, ce qui serait comme un oiseau volant
perpétuellement dans l'ail' sans jamais se reposer SUI' la terre :
c'est aussi comme serait un Melltal humain pensant et voulant
perpétuellement sans aucun organe du sens et dn mouvement
dans le corps, pour y descendre, et pour prod uire les idées de sa
pensée, et mettre en œuvre les elforts de sa volonté. V. Ces choses
sont rapportées, afin qu'on perçoive ou qu'on sache qne de même
qn'il ne peut pas y avoir un Monde naturel sans un Monde spiri­
tuel, ni récipl'oquement un Monde spirituel sans un Monde natu­
rel, de même il ne peut y avoir une Église dans les terres, à moins
qu'il n'y ail un Ciel Angélique, par lequel elle existe et subsiste,
ni réciproquement un Ciel Angélique, à moins qu'il D'Y ait une
Église dans les tenes. Vl, Les Anges savent cela, aussi se lamen­
tent-ils amèrement quand l'Église dans les terres est désolée pal'
les faux et consumée par les maux, et comparent-ils alors l'état
de leur vie à une somnolence;
cal' alors le Ciel est pour eux
comme un siége sans soutien, et comme un Corps privé de ses
pieds; mais quand l'Église dans les terres a été restaurée par le
Seigneur, ils comparent l'état de leur vie Il une Veille.
20. Que le Seigneur pal' le Nouveau Ciel fasse dériver et pro­
duise une Nouvelle Église dans les tenes par une Révélation de
vérités procédant de sa bouche ou de sa Parole, et par Inspiration,
c'est ce qui sera démontré, lorsqu'il sera Traité des quatre Églises
dans leur ordre, surtout quand il sera traité de l'Église Israélite
et de l'Église Chrétienne d'aujourd'hui. II faut qu'on sache que,
quand l'Enfer s'est accru et a franchi le grand Espace ou Gouffre
fixé entre lui et le
Ciel, - Luc, XVI. 26, - et a haussé son dos
jusqu'aux confins des Cieux où sont les Anges, ce qui est arrivé
dans l'intervalle entre la Vastation et la Consommation de l'Église,
aucune Doctrine de l'Église n'a pu être transmise du Seigneur par
de l'Église n'a pu être transmise du Seigneur par N° 20. A LA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE.
de l'Église n'a pu être transmise du Seigneur par N° 20. A LA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE.

N° 20.

A LA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE.

21

le Ciel aux hommes de la terl'(~; et cela, parce qu'alors l'homme est au milieu des Salans, et que les Satans avec leurs faux entou­ l'ent sa tête d'un voile, et inspirent les plaisirs du mal et pal' suite les charmes du faux, qui obscurcissent toule lumière du Ciel, et interceptent tout agrément et lout charme du vrai. Tant que cet f:tat dure, aur.une Doctrine du vrai et du bien ne peut être répan­ due du Ciel dans l'homme parce qu'elle est falsifiée. Mais depuis que ce voile formé cie faux entrelacés, ou celle euveloppe de la Tête pal' les Satans, a été enlevé pal' le Seigneur', ce qui fut effectué par le Jugement dernier', dunt il a été parlé ci-dessus dans l'Article IV, l'homme est porté, pal' un esprit plus libre et plus spontané, il secouer les faux et il recevoir les vrais: chez ceux qui s'accommodent et se laissent conduire par le Seigneur, est ensuite dél'ivée et introduile la Doctrine <.lu Nouveau Ciel, il savoir, la Doctrine du vrai et du bien, comllle la rosée du matin qui tombe clu Ciel sur la terre, et qui oUlTe les follicules des gramintles et en édulcore le suc végélal; et c'est comme la Manne qui tombait le matin, et qui était il la vue cOlllme de la graine blanche de coriandre, ct au goùt cornille un gâteau pétri avec dll miel, - Exod. Xvr. 3:1; - c'est aussi comme nne pluie en temps convenable, qui ravive les terres défrichées, et y excite la ger­ mination; c'est encore comllle le parfnm qui s'exlwle des champs, des jardins cl des plaines fleuries, et que la poitrine attire pal' une prompte et agréable aspiration. Mais cependant le Seigneur ne force personne, et ne pousse qui que ce soit malgré lui, ainsi que l'on conduit une bêle de SOHlllle avec un fouet; n:ais celui qui est de bonue volonté, il l'allire, et ensuite il le conduit continuelle­ ment en toute apparence COlllllle si cet homme faisaillebien el Cl'oyait le vrai par lui-même, quand cppendant c'esl d'apl'ès le Seigneur, qui opère en lui tout bien réel de la vic et tout vrai réel de la foi.

22 APPENDICE N° 21. @ 1:ensemble de celle OEuV1'e Divine esl appelé la Rédemption, sans
22
APPENDICE
N° 21.
@
1:ensemble de celle OEuV1'e Divine esl appelé la Rédemption,
sans laquelle aucun homme ne peuL élre sauvé, parce que
sens elle aucun homme ne peul èll'e 7'égénéré.
21. Que la Rédemption faite pal' le Seigneur, quand il était
dans le Monde, ail été la subjugation des Enfers, l'Ordination des
Cieux, et par elles la prépal'ation à une Nouvelle Église spiri­
tuelle, on le voil dans l'Ouvrage LA VRAIE RELIGION CHn~TIENNE,
NU' 1.15, :1.1.6, :1.1.7, et aussi I.'iU' 118 à i33, Mais comme ceci est
nouveau, et a été caché pendant des siècles comme un Navire
naufragé avec sa précieuse cargaison au fond de la l\'ler, et que
cependant la Doctrine de la Rédemption est comme le Trésor de
toutes les richesses spirituelles ou de tous les dogmes de la Nou­
velle Église, il sera, en conséquence, traité du MYST~nE DE LA RÉ·
DEMPTION dans le dernier Lemme de ce Volume, dans lequel les
propositions suivantes seront développées et mises en lumière.
l!J Être délivl'é des ennemis, c'est ce qui, dans la Parole, est ap­
pelé Rédemption.@ En conséquenct', la Rédemption, c'est être
délivré des maux et des faux qui, parce qu'ils viennent de l'En­
fer, sont les ennemis spirituels, cal' ils tuent les Ames comme les
ennemis naturels tuent les COI'pS.@: De là il devient évident que
la Première chose de la Rédemption opérée par le SeigneUl' a été
la Séparation des méchants d'avec les bons, l'élévation de ctlux-ci
vers Lui dans le Ciel, et l'éloignement de Lui de ceux-là dans l'En­
fer; car ainsi les bons ont été délivrés des méchants: celle pre­
mière chose de la Rédemption est le Jugement dernier, dont il a
été question ci-dessus, N°' iO à i3,@ La Seconde chose de la Ré·
demption a été la Coordination de tous dans les Cieux, et la Sub­
ordination de tous dans l'Enfer, opérations par lesquelles les bons
ont été encore plus dislinctement séparés et délivrés des mé­
chants, et cela est le Nouveau Ciel et te Nouvel Enfel', dont il a
été question ci-dessus, N°' i4 à i7.fY] La Troisième chose de la
Ilédemption a été la Révélation des Vérités d'après le Nouveau
Ciel, et par suite suscilalion et instauralion de la Nouvelle Église
par suite suscilalion et instauralion de la Nouvelle Église N° 21. A LA VRAIE RELIGION CHR~TIENNE.
N° 21. A LA VRAIE RELIGION CHR~TIENNE.
N° 21. A LA VRAIE RELIGION CHR~TIENNE.

23

dans les Terres, opérations par lesquelles les bons ont été davan­ tage séparés et délivrés des méchants, et enfin entièrement sépa­ rés el délivrés; il a aussi été question ci-dessus de cette Troisième chose, NU' i 3 à 20.{Vï: La Cause finale de la Rédemption a été la pos­ sibilité, à savoir, que le Seigneur, par la Divine Puissance ou la Toute-Puissance, pourrait régénérer l'homme, el ainsi le sauver, car si l'homme n'est pas régénéré, il ne peut pas êlre sauvé,-Jean, III. 3. -lYill La Régénération de l'homme, étant la séparation et la délivrance de ('homme d'avec les maux et les faux, est une Rédemption particulière q§;rOCède du Seigneul', el existe d'après la Rédemption commune. VIIL Chez ceux qui sont Régénérés, les maux sont d'abord séparés d'avec les biens, et ceci esl semblable au Jugement; ensuite les biens sont réunis en un el disposés en forme céleste, el ceci est semblable au Nouveau Ciel; enfin par là est implantée et produite une Nouvelle Église, dont l'Interne est le Ciel, et dont l'Externe provient de l'Interne; ainsi l'Interne et l'Externe ensemble chez l'homme sont ce qui est appelé Église. œ Tous onl été rachelés, en lanl que tous ceux qui rejettent les faux de la précédente Église, et reçoivent les vrais de la Nouvelle Église, peuvent être Régénérés; mais néanmoins les Régénérés sont à proprement parler les Rachetés.1x1 Le but de la Rédemp­ lion, et la Palme des Rachetés est la Paix' Spirituelle.@ La Ré­ demption a aussi été faite par le SeigneUl', parce qu'aujourd'hui c'est son second Avénement selon la prédiction; et comme j'en ai été témoin oculaire, j'ai acquis la certitude de la vérité des Ar­ canes qui précèdent. Mais ce sont seulement là des sommaires, qui seront développés en particulier, et mis tant spirituellemenl que naturellement en lumière à la fin de ce Volume, lorsqu'il sera traité du MYST~nE DE LA RÉDEMPTION. 22. Outre cela, il sera dans la suite prouvé, en son Article, que la Passion de la Cl'oix du Seigneur a été, non pas la Rédemp­ tion, mais le Moyen de l'intime Union avec le Divin du Père, d'où il était sorti et dans lequel il retourna. Dans l'Ouvrage, LA VRAIE RELIGION CHRÉ'fIENNE, N°' i32, 1.33, dont ce Volume est l'Appen­ dice, j'ai commencé à démontrer que la croyance que la Passion de la Croix a été la Rédemption même est une Erreur fondamen­ tale de ('Église Chrétienne d'aujourd'hui, et que cette erreur,

Rédemption même est une Erreur fondamen­ tale de ('Église Chrétienne d'aujourd'hui, et que cette erreur,
APPENDICE NU 22. Jean, VI. 3t, 32,49, 50, 51.,58. - :Et de plus, ces GE~:-Î
APPENDICE NU 22. Jean, VI. 3t, 32,49, 50, 51.,58. - :Et de plus, ces GE~:-Î
APPENDICE
NU 22.
Jean, VI. 3t,
32,49, 50, 51.,58. -
:Et de plus, ces
GE~:-Î
« Afin qu'on voie,
d'Israël l'a CRÉÉ, Il -

N° 23. A LA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE.

25

24

par Adam. Que par Adam, et pal' tout ce qui est dit de lui et de sa postérité dans les premiers Chapitres de la Genèse, soient dé­ crits les états successifs de la Très-Ancienne Église, à savoir, son Lever ou le Matin, sa progression dans la lumière ou le Jour, son déclin ou le Soir, sa fin ou la Nuit, et après la nuit le Jugement der­ nier sur ceux de cette Église, !lt après ce jugement la formation d'un Nouveau Ciel Angélique avec les fidèles et d'un Nouvel En­ fer avec les Infidèles, suivant la série des progressions exposée dans le Lemme précédent, c'est ce qui a été exactement expliqué, développé et démontré dans les ARCANES CÉLESTES SUR LA GENÈSE ET L'EXODE, Ouvrage de huit années de ,'eilles, et publié à Lon­ dres; comme cet Ouvrage est maintenant dans le Monde, il u'est besoin que d'en récapituler les points généraux qui vont être pré­ sentés dans ce Volume SUI' celte Tres-Ancienne Église. !\fais pour préliminaires, il sera rapporté quelques passages de la Parole, afiu qu'il soit hors de doute que Créer signifie ici produire de nouveau et former, et à proprement parler Régénérer, ce qui fait que la Nouvelle Création, par laquelle tout le Ciel existe, consiste et sub­ siste au moyen d'Anges, et toute l'Église au moyen d'hommes, est appelée Régénération. Que créer ait cette signification, c'est cequi devient bien évident par ces passages dans la Parole: Il CRÉE

bien évident par ces passages dans la Parole: Il CRÉE avec l'erreur sur les Trois Personnes

avec l'erreur sur les Trois Personnes Divines de toute éternité, a tellement perverti toute l'Église, qu'il ne reste pas en el1e la moindre chose de spirituel. Cela sera aussi démontré plus ample­ ment dans la suite; ces deux Faussetés ou Impostures ont été,

par comparaison, comme des Papillons accouplés qui volent dans un jardin, et pondent des œufs de vers, lesquels étant éclos y con­ sument entièrement les feuilles des arbres. Elles ont aussi été comme les cailles qui furent envoyees de la mer sur le camp des Israélites, et qui, tandis qu'ils les mangeaient, furent cause qu'il y eut une grande plaie SUI' le peuple; et cela, parce qu'ils avaient eu du dégoût et du mépris pour la Manne du Ciel, par laquelle, dans le sens suprême, le Seigneur est entendu, - Nomb. XI. 5,

6,32 à 35.

deux Erreurs ont été comme deux goultes de noir de fumée ou d'encre de cordonnier versées dans un vin généreux et agitées dans le verre, d'où il résulte que la limpidité, l'odeur agréable et la saveur du vin sont entièrement changées en une couleur noire,

une odeur désagréable et un goût détestable.

un cœur pur en moi, ô Dieu! et un esprit ferme renouvelle au milieu de moi. Il - Ps. LI. :12. - « Tu ouvres ta main, elles sont ras,fasiées de biens; tu envoies ton esprit, ELLES SONT CRÉÉES. ') ~ Ps. CIV. 28, 30. - « Le peuple qui sem CRÉÉ louera

Ps. CIV. 28, 30. - « Le peuple qui sem CRÉÉ louera De l'Églisc! Adamique ou
Ps. CIV. 28, 30. - « Le peuple qui sem CRÉÉ louera De l'Églisc! Adamique ou

De l'Églisc! Adamique ou Très-Ancienne Église de cette Terre.

Jah. Il - Ps. CIl. :19. - (1 Ainsi a dit Jéhovah, ton CRÉATEUR, Jacob! ton FORMATEUR, Israël! Quiconque a été appelé de mon Nom, pOUl' ma gloire je l'ai Créé. Il - Ésaïe, XLIII. :1,7. ­

gloire je l'ai Créé. Il - Ésaïe, XLIII. :1,7. ­ 23. Jusqu'ici, le Monde a cru

23. Jusqu'ici, le Monde a cru que pal' la Création du Ciel et de la Terre dans le premier Chapitre de la Genèse est entendue la Création de l'Univers selon la lettre, et que pal' Adam est entendu le premier homme de celle Terre; et le Monde n'a pas pu croire autrement, puisque le sens spirituel et interne de la Parole n'avait pas jusqu'à présent été dévoilé; ainsi, il n'a pas pu croire que par créer le Ciel et la 'J'ene il soit entendu faire un choix parmi ceux qui sont décédés dans le Monde, et en fonder un Ciel Angélique, et par là faire dérÏl'er et produire une Église dans les terres, comme ci-dessus, NU' :18 à 20; nique pal' les noms de Personnes, de Na­ tions, de Pays et de Villes, il soit entendu des choses qui appar­ tiennent au Ciel et en même temps à l'Église, ainsi pareillement

qu'on sache, que l'on considére et que l'on

Ésaïe, XLr. :19,20. -

comprenne que la main de Jéhovah a fait ceci, et que le Saint

« Au jour où tu as

été CRÉÉ, ces c/wses ont été préparées; tu étais parfait dans tes chemins au jour où tu as été CRÉÉ jusqu'à ce que fut trouvée

Ézéch. xxvm. :13, :15; - ces paroles

ont été diles du Roi de Tyr. "Jéhovah qui CrrÉE les cieux, qui

la TJel'!'enite en toi. Il -

élend la len'e, qui donne une âmc! au peuplC! sw' elle. Il- Ésaïe,

XLII. 5. XLV. :12, :18. -

(1 Voici, Moi, JE CRÉE UN CIEL NOUVEAU

3.

une âmc! au peuplC! sw' elle. Il- Ésaïe, XLII. 5. XLV. :12, :18. - (1 Voici,
une âmc! au peuplC! sw' elle. Il- Ésaïe, XLII. 5. XLV. :12, :18. - (1 Voici,
une âmc! au peuplC! sw' elle. Il- Ésaïe, XLII. 5. XLV. :12, :18. - (1 Voici,
26 APPENDICE N° 23. ET UNE TERRE NOUVELLE; soyez dans l'allégl'esse à eternilé, li cause
26
APPENDICE
N° 23.
ET UNE TERRE NOUVELLE; soyez dans l'allégl'esse à eternilé,
li cause de ce que je vais CRÉER: Voici, je vais CRÉER JC­
,'usalem Joie. Il - Ésaie, LXVI. 17, 1.8. - Il De mème que les
CIEUX NOUVEAUX ET LA TERRE NOUVELLE, QUE JE VAIS FAIRE, se
maintiend"ont devant Moi. 1) - Ésaïe, LXVI. 22. - Je vis un
CIEL NOUVEAU et une TERRE NOUVELLE, le pl'emier Ciel et la pre­
mière Tel're avaient passé. Il - Apoc. XXI. 1. - Il Nous atten­
dons, selon sa p,'omesse, de NOUVEAUX CIEUX et une NOUVELLE
25,(1' ~ie"
TERRE, dans lesquels la Justice habitera. Il -
Il Pierre, Ill. 1.3.
D'après ces passages, on voil maintenant avec évidence ce qui
-
est entendu spirituellement dans le Premier Verset de la Genèse
par ces pal'olts : Il Au COmlENCEMENT, DIEU CRÉA LE CIEL ET LA
TERRE i et la terre était vide et vague;
Il il est dit que la Terre
était vide et vague, ce qui signifie qu'il n'y avait plus chez les
habitants aucun bien de la vie ni aucun vrai de la doctrine; que
le Vide et le Vague signifient la privation de ces deux Essentiels
de l'Église, c'cst ce qui sera confirmé par mille passages de la Pa­
role dans le LEMME IV de ce Volume, concernant l'Église Israé­
lite; pour le moment, ces passages dans Jérémie serviront en
quelque sorte d'illustration: Il J'ai vu la Ten'e, et voici, VIDE
et VAGUE; et vers les Cieux,
et ils n'ont point leur Lumièl'e.
Ainsi a dit Jéhovah: TOUTE LA TERRE SERA UNE DÉVASTATIO,,";
c'est pOUl'quoi dans le Deuil Sel'a la Tm're, et noirs seront les
Cieux en /laut. Il - IV. 23, 27, 28.
2[1. Il va être parlé de cette Église, comme des aulres, dans
cet ordre :[[.1 De son Lever ou
Matin, qui est son Premier État.
-
-

@?De sa Progression dans la lumière ou Jour, qui est son Se­ cond État, @.' De son Déclin ou Soir, qui est son Troisième État, et est appelé vastation.L!Y! De sa Fin ou Nuit, qui est son Qua trième l~:at, et est appelée Consommation. [f.l De la Sépara­ tion des Méchants d'avec les Bons, laquelle est le .lugement Der­ nier sur tous ceux qui ont été de celle Église, /Vi: De l'Elévation vers Dieu des Bons, dont est formé un NOuvea\'iéiel, et de l'Éloi­ gnement de Dieu des Méchants, dont est formé un Nouvel Enfer. Que les quatre Églises de cette Terre, dont il a été parlé ci-des­ sus, aient subi ces Changements d'État, c'est ce qui sera démon­

tré dans la suite; et enfin il sera démontré que l'~:glise vraiment

et enfin il sera démontré que l'~:glise vraiment N ° 2 l J . A LA

N° 2lJ. A LA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE.

27N ° 2 l J . A LA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE. Chrétienne, qui succède aujourd'hui à

Chrétienne, qui succède aujourd'hui à ces quatre Églises, ne su­ bira point de Consommation.

Étqt de cette n'ès-Ancienne Église, ou

son l,evel' et son Matin, est décrit dans le Premier Chapitre de la Genèse pal' ces paroles: Il Dieu dit : Faisons l'homme à no­ tre Image, selon notre nessemblance; et Dieu créa l'homme à son

Image, à l'Image de Dieu il le cl'éa: mâle. et femelle Hies créa. Il

de Dieu il le cl'éa: mâle. et femelle Hies créa. Il Vers. 26, 27.- Puis aussi

Vers. 26, 27.- Puis aussi par ces paroles dans le Second Cha­

pitre: Il Jéhovah Dieu forma l'homme, poussière di l'Humus, et il

souffla dans ses narines une respiration de vies, et fut fait l'homme en Ame vivante. Il - Vers. 7. - Si son Lever ou Matin est décrit en ce que l'homme fut fait ou créé à l'Image de Dieu, c'est parce que tout homme, dès qu'il nall ct tant qu'il est petit enfant, est intérieurement l'Image de Dieu, car en lui a été mise la fa­ culté de recevoir et de s'appliquer les choses qui procèdent de Dieu: et comme extérieurement aussi il a été formé poussière de l'humus, et que par suite il a une inclination à lécher celle pous­

c'est pour cela que

s'il l'este homme Externe Ou Naturel, et ne devient pas e:l même temps homme Interne ou Spirituel, il détruit l'image de Dieu, et revêt l'image du Serpent qui séduisit Adam. Mais, au contraire, l'homme qui s'efforce et travaille ardemment à devenir l'Image de Dieu, dompte chez lui l'homme Externe, et devient intérieu­ remen t spirituel dans le naturel, par conséqnent spirituel-natu­

sière, comme Ic Serpent, - Gen. m. 1.lJ, -

sière, comme Ic Serpent, - Gen. m. 1.lJ, - rel; et cela est fait par une

rel; et cela est fait par une nouvelle Création, qui est la Hégéné­ ration pal' le Seigneul', Cet homme est l'image de Dieu, parce qu'il vcut vivre et croit qu'il vit par Dieu et non par lui-même j nu contraire, l'homme est l'image du Serpent, lorsqu'il veut vivre et croit qu'il vit pal' lui-même et non par Dieu. Qu'est-ce que

il veut être et

c'est que l'homme, sinon 'l'image de Dieu, quand

croit qu'il est dans le Seigneur et que le Seigneur est en lui1­ Jean, VI. 56. XIV. 20. XV. lJ, 5, 7. XVII. 26; - et qu'il ne peut rien faire par soi-même, - Jean, Ill. 27. XV. 5. - Qu'est-ce que c'est que l'homme, sinon l'image de Oieu, quand par une

28 APPENDICE NU 25. noU\'elle naissance il devient fils de Dieu 1- Jean, I. 12,
28
APPENDICE
NU 25.
noU\'elle naissance il devient fils de Dieu 1- Jean, I. 12, 13; ­
qui ne sait que l'image du père est dans le fils1 Si le Levet' ou le
I\lalin de celte Église est dëcrit en ce que Jéhovah Dieu souffia
dans les narines de l'homme une fiespiralion de vies, et qu'ainsi
l'homme fuIrait en Ame \ivante, c'esl parce que par Vies au plu­
riel il est enlendu l'Amour el la Sagesse, qui tous deux sont
essentiellement Dieu; car autant l'homme reçoit et s'applique ces
deux Essenliels de la vie, qui procèdent continuellement de Dieu
ct influent continuellement dans les âmes des hommes, autant il
devient âme vivante; car la Vie est la même chose que l'Amour
et la Sagesse. De là, il est évident que le Le\'er ou le Malin de la
vie des hommes de la Très-Ancienne Église, qui pris ensemble
sont représentés par Adam, est décrit par ces deux oracles de la
vie.
26. La ressemblance de Dieu, selon laquelle l'homme a été
fail, consisle en ce qu'il peut vivre, c'est-Il-dire, vouloir, aimel' et
avoir intention, comme aussi penser, réfléchir et choisir, en toute
apparence, comme par lui-même, par conséquent en ce qu'il peut
recevoir de Dieu les choses qui appartiennent à l'Amour et celles
qui appartiennent à la Sagesse, et les reproduire en ressemblance
comme Dieu par lui-même; car Dieu dit : (1 Voici, l'homme a été
comme l'lin de NOliS, sachant le bien et le mal,)l -Gen. III. 22 ;
- car sans la faculLé de recevoir et de reproduire les choses qui
en lui procèdent de Dieu, en toute apparence comme par lui­
mêm(', l'homme ne serail pas plus une Ame vivante que ne l'est
au fond d'un fleuve dans son écaille une hultre qui ne peut nulle­
menl se mouvoir de sa place: il ne serait pas plus l'image de
Dieu qu'une slatue articulée, qu'on fait mouvoil' avec une mani­
velle et parler avec un souffiet: bien plus, le Mental même de
l'homme, qui est la même chose que son esprit, serait en actua­
lité du ven l, de l'air ou de l'éther, selon \'idée de l'Église d'au­
jourd'hui sur l'esprit: car sans la faculLé de recevoir et de repro­
duire les choses influant de Dieu absolument COlOme par lui­
même, il n'y aurail aucune chose qui lui fût sienne et propre, si
ce n'est quelque chose d'imperceptible, qui est semblable au pro­
pre d'une slatue inanimée. Mais on peut voir de plus grands dé­
tails sur l'Image.etla llessemblance de Dieu chez l'homme dans
l'Image.etla llessemblance de Dieu chez l'homme dans N° 26. A LA VRAIE RELIGION CHRtTlENNE. ,29 un
l'Image.etla llessemblance de Dieu chez l'homme dans N° 26. A LA VRAIE RELIGION CHRtTlENNE. ,29 un
l'Image.etla llessemblance de Dieu chez l'homme dans N° 26. A LA VRAIE RELIGION CHRtTlENNE. ,29 un
l'Image.etla llessemblance de Dieu chez l'homme dans N° 26. A LA VRAIE RELIGION CHRtTlENNE. ,29 un
N° 26. A LA VRAIE RELIGION CHRtTlENNE.
N° 26.
A LA VRAIE RELIGION CHRtTlENNE.
l'homme dans N° 26. A LA VRAIE RELIGION CHRtTlENNE. ,29 un MÉMORABLE de l'Ouvrage précédent, dont
l'homme dans N° 26. A LA VRAIE RELIGION CHRtTlENNE. ,29 un MÉMORABLE de l'Ouvrage précédent, dont

,29

un MÉMORABLE de l'Ouvrage précédent, dont celui-ci est l'Ap­ pendice, N" lI8.

27.@ Le Second État de cette n'ès-Ancienne Église, ou sa Pl'og1'cssion ~lïm~ië1'e et son JOllr, est décrit dans le Se­

cond Chapitre de la Genèse pal' ces paroles: (( Jéhovah Dieu plan­ ta un Jardin en Éden du côlé de l'Orient, et il y plaça l'Homme qu'il forma, pour le cultiver et pOUl' le garder. Et Jéhovah fil germer tout arbre désira1>le à la vue et bon pour nourriture; et l'Arbre de vies dans le milieu dn Jardin, et l'Arbre de la scienr.e du bien et du mal. Et un Fleuve sorlait d'Éden pour ar­ roser le Jardin, et de là il se divisait en quatre têtes (delleuves); dans le Premier, il y avait de l'Or et la Piene de SChoham. Et Jéhovah Dieu commanda à l'Homme, en disant: Mange de tout Arbre du Jardin; mais de l'Arbre de la scicnce du bien et du mal, n'en mange point. Il - Vers. 8 à 17.- Que la Progression de celte Église dans la lumière ou' le jonr soit déc l'ile en ce qu'A­ dam fut placé dans le Jardin d'é~den, c'est paree que le Jardin. si­ gnifie l'Église quant à ses vrais et à ses 1>iens. Que d'Éden sorltl un Fleuve llui se divisait en quatre fleuves, dans le premier des­ quels il y avait de 1'01' ct de la Pierre de schoham, cela signifie que dans celle Église il y avait la noctrine du bien et du vrai, car le fleuve signifie la Doc.trinc, l'Or le bien de la (loctl'ine, et la Pierre de Schoham le vrai. Que dans ce Jardin deux Arbres aient été placés, l'un de vie et l'autre de la science du 1>ien et du mal, c'esl parce que l' c\rbre de vie signifie le Seigneur, dans lequel et d'après lequel il ya la Vie de l'Amour céleste ct de la Sagesse, vic qui en elle-même eslla Vie éternelle; et que l'Arbre de la science du bien et du mal signifie ['homme, dans lequcl il y a la vic de l'amour infernal, ct par suite la folie dans les choses de l'Église, laquelle vie considérée en elle-même est la Mol'l éternellc. La permission de manger de tout Arbre du Jardin, à l'exception de l'Ar1>re de la science du bien et du mal, signifie le Libre Arbitre dans les choses spirituelles; en elfet, 10ules,Ies choses du Jardin signifiaient des choses spirituelles, cal' sans Je Li1>re Ar1>itrc dans

3*.

elfet, 10ules,Ies choses du Jardin signifiaient des choses spirituelles, cal' sans Je Li1>re Ar1>itrc dans 3*.
elfet, 10ules,Ies choses du Jardin signifiaient des choses spirituelles, cal' sans Je Li1>re Ar1>itrc dans 3*.
30 -
30
-
30 - APPENDICE ces choses l'homme ne peut en aucune manière avancer dans la lumière, c'est-à-dire,
30 - APPENDICE ces choses l'homme ne peut en aucune manière avancer dans la lumière, c'est-à-dire,

APPENDICE

ces choses l'homme ne peut en aucune manière avancer dans la lumière, c'est-à-dire, dans les vrais et les biens de l'Église, ni acquérir pOlir lui-même la Vie; en effet, s'il ne porle pas SUI' ce poinl son attention et son aclivité, il acquiert pour lui-même la Morl. Si le Jardin signifie l'Église quant à ses vrais et à ses biens, c'est d'après la Correspondance de l'A1'hre avec l'homme; car, de même que l'homme, j'Arbre est conçu d'une semence; il sort du sein de la lerre, c:omme l'homme du sein de sa mère; de même il croll en hauleur, et se répand en branches comme en membres; de même il se revêt de feuilles et se pare de Oeurs comme l'homme de vrais naturels et spiriluels; el de même aussi il produit des fruits, comme l'homme les biens de l'usage. De là vient que, dans la Parole, l'homme est si souvent comparé à un Arbre, et par suite l'Église à un Jardin, comme dans les passages

N° 27.

à un Jardin, comme dans les passages N° 27. suivants: cc Jéhovah transformera son dése'l't

suivants: cc Jéhovah transformera son dése'l't en ÉDEN, et sa

solitude en JARDIN DE Jt:HOVAH.11 - Ésaïe, LI. 3; - il s'agit de Sion, qui signifie l'Église dans laquelle Dieu est adoré conror­ mémenl à la Parole. (( Tu seras comme un JARDIN ARROSÉ, et

à la Parole. (( Tu seras comme un JARDIN ARROSÉ, et comme une SOURCE D'EAUX dont

comme une SOURCE D'EAUX dont les eauxnemanqueront poinl.ll

Ésale, LVIII. H. Jérém. XXXI. 12; -là aussi il s'agit de l'É­

glise. (( Toi, plein de sagesse et parfait en beauté, en ÉDEN, LE JARDIN DE DIEU, tu as été; toute pierre précieuse a été ta cou­

de sagesse et parfait en beauté, en ÉDEN, LE JARDIN DE DIEU, tu as été; toute

par la­

quelle esl signifiée l'Église quant aux connaissances du vrai et du

vcrtu,·e. Il - Ézéch. XXVIll. 12, 13; - il s'agit de Tyr,

bien. Il Combien sont bons les tabe1'1lacles, Jacob! tes habita­ cles, Israël! comme des vallées ils sont plantés, et comme des

JARDINS AUPRÈS D'UN FLEUVE•• - Nomb. XX.lV. 5, 6; - Israêl signifie l'Église spirituelle, et Jacob l'Église nalurelle dans la­ quelle il ya l'Église spirituelle. (( Aucun Arb"e dans le JARDIN DE

DIEU ne lui fut égal en beauté, et de lui étaient envieux tous

les Arb"es d'ÉDEN DANS LE JARDIN DE DIEU. Il - Ézéch. XXXI. 8, 9; - il s'agit de l'Égypte et d'Aschur, pal' lesquels esl signifiée l'Église quant aux connaissances el aux perceptions prises dans

un sens bon. (c A celui qui vaincra, je lui donnemi à manger

de l'ARDRE DE VIE, qui est dans le milieu du PARADIS DE DIEU. Il

De la correspondance du Jardin avec l'Église il

- Apoc.

résulte que partout da us les Cieux il apparalt des Jal'dins qui

II. 7. -

28. d'Éden,
28.
d'Éden,
il apparalt des Jal'dins qui II. 7. - 28. d'Éden, N° 27. 31 A LA VRAIE

N° 27.

des Jal'dins qui II. 7. - 28. d'Éden, N° 27. 31 A LA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE.

31

A LA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE.

porlent des feuilles, des fleurs et des fruits selon les élats de l'É­ glise chèz les Anges; et il m'a élé l'apporté que dans quelques Jardins on y voit des Arbres de vie dans le Milieu, et des Arbres de la science du bien et du mal aux Extrémités, en signe que les Anges onl le Libre Arbitre dans les choses spirituelles. Dans la Parole, l'Église est lrès-souvenl décrite par le Jardin, le Champ et la Bergerie; par le JARDIN d'après les Arbres, comme il vient d'être dit; par le CHAMP d'après son produit, dont l'homme se nourrit; pal' la Bergerie d'après les Brebis, par lesquelles sonten­ tendus ceux qui sont fidèles el uliles.

lesquelles sonten­ tendus ceux qui sont fidèles el uliles. Dans l'Ouvrage même, intitulé LA VRAIE RELIGION

Dans l'Ouvrage même, intitulé LA VRAIE RELIGION CHRi­

l'Arbr~ de Vie ct l'Arbre de la science du bien et du mal,

TIENNE, il a élé montré que les deux Arbres placés dans le Jardin

a élé montré que les deux Arbres placés dans le Jardin signifient que le Libl'e Arbitr'e

signifient que le Libl'e Arbitr'e a été donné à l'homme dans les

choses spirituelles, W' 466 à 469 j ici il sera ajoulé que sans ce Libre Arbitre, l'homme serail, non pas un homme, mais seu­ lement un type et un simulacre; car sa Pensée serait sans ré­ flexion, ainsi sans jugement, el de celte manière dans les choses divines qui apparliennent à l'Église elle ne serait pas plus mobile qu'une porte sans ouverlure ou fermée avec un verrou d'acier, el

le

jusle ou l'injuste qu'une pierre tumulaire sous laquelle gil un corps inanimé. Que la vie de l'homme après la morl, ell'immor­ talité de son Ame, proviennent du don de ce Libre Arbitre, et que ce soit là la ressemblance de Dieu, c'esl ce qui a été confirmé dans l'Ouvrage même, el aussi ci-dessus: bien plus, sans ce Li­ bre Arbitre, l'homme, c'est-à-dire, son Menlal, serait comme une i~ponge qui s'imbibe largement d'eau, mais ne peul s'en dégager; d'où il résulte qu'avec le Lemps elles lombent l'une el l'aulre, l'eau en pUlréfaclion el l'éponge en décomposition muqueuse:

sa volon lé serait sans détel'minalion, ainsi pas plus aclive pour

serait sans détel'minalion, ainsi pas plus aclive pour par conséquent, l'Église chez lui ne serait pas

par conséquent, l'Église chez lui ne serait pas l'Église, el ainsi le Temple, dans lequel esl célébré le culte de Dieu, serait comme est sous la racine d'un Arbre élevé la lanière de quelque bêle sau­ vage, qui s'agile SUI' le sommet de l'Arbre, à l'exception qu'elle peut y prendre quelque chose, et se l'appliquer pour un aulre usage que celui de coucher tranquillement sous l'Arbre. De plus, sans le Libre Arbitre dans les choses spirituelles, l'holllme, dans

coucher tranquillement sous l'Arbre. De plus, sans le Libre Arbitre dans les choses spirituelles, l'holllme, dans

N° 29.

A LA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE.

33

32

APPENDICE

28.

tout ce qui concerne en général et en particulier l'Église, serait plus aveugle qu'un oiseau de nuit dans la lumière du jour; mais il aurait une meilleure vue que cet oiseau dans les ténèbres de la nnit; car pour les vrais de la foi il baisserait les paupières sur ses yeux, et en rétrécirait la vue; mais pOUl'les faux de la foi il lève­ railles paupières, ouvrirait les yenx et en dilaterait la vne comme un Aigle. Le Libre Arbitre dans les choses spirituelles consiste en ce que l'homme Illm'che et parcourt la vie entre le Ciel et l'Enfer, et qu'en lui le Ciel opère par le haut et l'Enfer par le bas, et en ce qu'il a été donné il l'homme le choix de se tourner ou vers les choses d'en haut ou vers les choses d'en bas, par conséquent ou vers le Seignenr ou vers le diable.

29.@ Le Troisième État de celte Église, qui est son Dé­ clin ou son Sail', et est appelé Vastation, est décrit dans le Troisième Chapitre de la Genèse pal' ces paroles: (( Le Serpent était rusé plus qne toute bête sauvage du Champ que fit Jéhovah Dieu; et il dil il la Femme: Quoi 1Dieu a-t-il dit : Vous ne man­ gerez point de tout arbre du Jardin? Etla Femme dit au Ser­ pent: Du fruit de l'arbre du jardin nous mangerons; et dn l'l'nit de l'arbre qui est dans le Milieu du jarùin Dieu a dit: N'en Illangez point, et n'y touchez point, de peul' que vons n'en mouriez, Le Serpenl dit: Vous ne mourrez point; parce que Dieu sail qu'au jour que vous en mangerez, ouverls seront vos yenx, el vous serez comme Dieu, sachant le bien et le mal. Et la Femme vit que bon (était) l'Arbre il manger, et appétis­ sant, lui, aux yenx, et desirable pour donner intelligence; et

elle prit de son fruit, et en mangea; et elle en donna aussi à son

mari avec elle, et il en

mangea. Il - Vers. :1. il 6. - Que le Dé­

clin de la lumière dans l'Ombre du Soir, c'est-il-dire, la chute hors de la sagesse et de l'intégrité, ainsi l'élat de la Vaslalion de celle Église, soit dccril par ces paroles, c'est parce que l'homme a élé fait ressemblance de Dieu, par laquelle est signifiée l'ap­ parence en toute manière qu'i! pense pal' lui-même, comme Dieu,

les choses qui appartiennent il la sagesse et veut celles qui appar-

tiennent il l'amour, -

disait le Serpent, qu'en mangeant de cet Arbre il deviendrait comme Dieu, et par conséquent aussi Dieu, sachant le bien et le mal. Cet Arbre signifie l'homme naturel séparé de l'homme spiri­

et a cru il ce que

voi1' ci-dessus, N° 26, -

tuel, et lorsque cet homme a été abandonné à lui-même, il ne croit pas autrement. Il y a dans chaque homme un I\lental Natu­ rel et un Mental Spirituel, distincts entre eux comme deux Étages

d'une même Maison,

rieur est habité par le MaUre et la Maîtresse avec leurs en­ fants, et l'Étage infërieur pal' les serviteurs et les servantes avec les au Ires valets; le Mental spirituel chez l'homme est l'esté fermé depuis la naissance jusqu'au second âge de l'enfance; mais à partir de ce second âge, le ~tental spirituel est peu à peu ou­ ",1 vert: cal' par naissance il a été donné à chaque homme la faculté et ensuite la puissance de se préparer des escaliers, par lesquels il puisse monter, et s'entretenir avec le maltre et la malt l'esse, et ens uite descendre et mettre il exécution leurs ordres; celle puis­ sance lui a été donnée par la dot du Li bre Arbitre dans les choses spirituelles. Toutefois, personne Ile peul monter dans l'étage Sll­ périeur, par lequel est enlendu le Mental spirituel, il moins qu'il ne mange. des Arbres de Vie ùans le Jardin de Dieu; car en man­ geant de ces arbres l'homme est éclairé et renouvelé, et il en­ gendre la foi, et par la nutrition provenant des l'mils de ces ar­ bres il reçoit l'assurance que tout bien vient du Seigneur, qui est l'Arbre de Vie, et que de l'homme il ne vient pas le moindre bien, et que cependant par la demeure et la coopération résultant de ce que le Seigneur est en lui et lui dans le seigneur, il doit faire le bien par lui-même, mais être toujours dans la foi et l'assurance qu'il le fait, non par lui-même, mais par le seigneur; s'il en est autrement, l'homme fait une ressemblance de bien, dans laquelle il y a intérieuremenlle mal, parce qu'il yale mérite; et c'est là manger des Arbres de la science du bien et du mal, entre lesquels habite le Serpent dans l'affreuse persuasion qu'il est comme Dieu, ou qu'il n'y a point de Dieu, mais que c'est la Nature qui est ap­ pelée Dieu, et qu'il a été formé avec des éléments de celle Nature. En outre, ils mangent des Arbres de la science du bien et du mal CtlUX qui s'aiment eux-mêmes et aiment le monde par dessus tou­

qui s'aiment eux-mêmes et aiment le monde par dessus tou­ unis pal' des escaliers, dont l'Étage

unis pal' des escaliers, dont l'Étage supé­

qui s'aiment eux-mêmes et aiment le monde par dessus tou­ unis pal' des escaliers, dont l'Étage
qui s'aiment eux-mêmes et aiment le monde par dessus tou­ unis pal' des escaliers, dont l'Étage
qui s'aiment eux-mêmes et aiment le monde par dessus tou­ unis pal' des escaliers, dont l'Étage
qui s'aiment eux-mêmes et aiment le monde par dessus tou­ unis pal' des escaliers, dont l'Étage
N" 29, /' APPENDICE 3lt tes cllOses; mais ils mangent des Arbres de Vie ceux
N" 29, /' APPENDICE 3lt tes cllOses; mais ils mangent des Arbres de Vie ceux
N" 29, /'
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N" 29, /' APPENDICE 3lt tes cllOses; mais ils mangent des Arbres de Vie ceux qui
N" 29, /' APPENDICE 3lt tes cllOses; mais ils mangent des Arbres de Vie ceux qui
APPENDICE 3lt
APPENDICE
3lt

tes cllOses; mais ils mangent des Arbres de Vie ceux qui aiment Dieu par dessus toutes choses et le prochain comme eux-mêmes. Ils mangent aussi des Arbres de la science du bien et du mal ceux qui tirent de la propre intelligenr,e des règles pOUl' l'Église et les confirment ensuile par la Parole; mais, au contraire, ils mangent des Arbres de Vie ceux qui par la Parole se pourvoient de règles pom l'Église et les confirment ensuite par l'intelligence. De même, ils mangent des Arbres de la science du bien et du mal ceux qui enseignent les vérités d'après la Parole et vivent mal; mais ils mangent des Arbres de Vie ceux qui vivent bien et en­ seignent d'après la Parole. En général, ils mangent tous des Ar­ bres de la science du bien et du mal ceux qui nient la Divinité du Seigneur et la sainleté de la Parole, puisque le Seigneur est l'Ar­ bre de Vie, et est la Parole, d'après laquelle l'Eglise est le Jardin en f:den du côté de l'Orienl. 30. L'homme spirituel est un homme se tenant droit, qni par la tête regal'de le ciel au-dessus de lui et autour de lui, et fonle la terre avec la plante des pieds; au contraire, l'homme naturel séparé de l'homme spirituel est ou comme un homme combé, qui penche la tête et regarde continuellement la terre et la marclle de ses pieds, ou comme un homme renversé qui marche sur les paumes des mains, et qui lève les pieds vers le Ciel, et fail con­ sister le cuIte Il les remuer et Il les frapper l'un contre l'autre. t'homme spiriluel est comme un homme riche, qui possède un palais, où sont de vastes appartements, des chambres Il coucher, des salles Il mallger, dont les parois sont une continuité de fenê­ tres en verres de cristal, par lesquelles il voit les jardins, les champs, les tronpeaux de bœnfs et de brebis, qui lui appartien­ nent, dont la vue et l'usage le réjouit chaque jour. L'homme na­ turel séparé de l'homme spiriluel est aussi comme un homme ri­ che, qui possède un palais, où sont des chambres dont les parois sont une conLÎnuité de boiseries vermoulues, ce qui répand une lueur fantastique, dans laquelle les images du faste provenant de l'amour de soi et du monde apparaissent comme des statues d'or dans le milieu, et d'argent sur les côtés, devant lesquelles il flé­ chit les genoux comme un idolàtre. De plus, l'homme spiriluel en lui·même est en actualité comme une colombe quant Il la dou­

N"30.

ceur, comme un Aigle quant Il la l'ne du mental, comme un oiseau de paradis qui vole quant au progrès dans les spirituels, et comme un paon quant à l'embellissement de ces qualités pal' les Spil'i­ tuels; au contl'aire, l'homme natul'el séparé de l'homme spirituel est comme un épervier qui poursuit nne colombe, comme un dra­ gon qui dévore les yeux d'un aigle, comme un serpent qui vole à côté d'un oiseau de paradis, et comme un hibou près d'un paon. Ces comparaisons sont rapportées, afin qu'e.lIes soient comme des transparents, par lesquels le lecteur peut considérer de plus près quel est l'homme spirituel en lui-même, et l'homme naturel en lui-même. Mais il en est tout autrement, à savoir, quand l'homme spirituel par sa lumière spirituelle et sa chaleur spiri­ tuelle est intérieurement dans l'homme naturel; alors ils font tous dellx un. C'est absolument Comme l'elTolt dans le mouve­ ment, ct la volonté, qui est l'elTort vif, dans l'action; et comme l'appétit dans le goût, et la vue du mental dans la vue de l'œil; et plus évidemment, comme la perr,eplion de la chose dans la con­ naissance, et la pensée de la chose dans le langage.

A LA VllAIE RELIGlOl" CHRÉTIENNE.

35

dans le langage. A LA VllAIE RELIGlOl" CHRÉTIENNE. 35 était sa Fin ou sa Nuit, et

était sa Fin

ou sa Nuit, et est appelé Consommation, est décrit par ces

31,@ I,LQIlffl!'ième É~t de cette Église, qui

ces 31,@ I,LQIlffl!'ième É~t de cette Église, qui paroles aussi dans le Troisième Chapitre: (1 Jéhovah

paroles aussi dans le Troisième Chapitre: (1 Jéhovah Dieu cria à l'homme, et lui dit: Oû, toi, (es-tu)? Et il dit: Ta voix j'ai entendu dans le Jardiu, et j'ai craint. Alors Jéhovah dit:

N'as-tu pas mangé de l'Arbre dont je t'ai commandé de ne point manger1 Et l'homme dit: La Femme que tu m'as donnée avec moi m'a donné de l'Arbre, et j'en ai mangé. Et Jéhovah Dieu dit à la Femme: Pourquoi as-tu fait cela? Etla Femme dit:

Le Serpent m'a trompée, Ilt j'en ai mangé, Alors Jéhovah Dieu maudit le Serpent, et ensuite la Femme, et après elle l'Hom­ me. Après cela, JéllOvah Dieu renvoya l'Homme du Jardin d'l~drn ponr cultiver l'huIT,us, d'oil il avait été tiré. )1 - Vcrs. 9 Il 23. - D'après le sens liltéral ou his[ol'Îque de la description de la vie d'Adam, il est évident qu'il a élé maudit, parce que, ajoutant foi ail Serpent, il a cru qu'il deviendrait comme Dieu;

1

N" 33.

A LA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE.

37

36 APPENDICE N° 31. damnation de sa malédiction; car on lit dans les livres de
36
APPENDICE
N° 31.
damnation de sa malédiction; car on lit dans les livres de l'Ortho­
et comme l'homme naturel séparé de l'homme spirituel est de
cœur dans une telle foi, bien que de bouche il parle autrement,
c'est pour cela qu'après que de spirituel il fut devenu naturel, il
fut maudit; et il fUl maudit quant à son sensuel, à son volon­
taire et à son intellectuel; car son sensuel est signifié par le sel'­
pent, son volontaire par la femme, et son intellectuel par l'hom­
me. Ces trois ont été maudits, parce que l'un est la suite de l'au­
tre. Chaque mot et chaque signification des mots Ollt été déve­
veloppés dans les ARCANES CÉLESTES au moyen du sens spirituel
qui m'a été révélé par le Seigneur, et comme ces Arcanes ont été
publiés, on peut les consulter.
doxie des Chrétiens que, (( d'après ce péché Originel, au lieu
de l'image perdue il y a dans l'homme une intime, tl'ès-mau­
vaise, très-profonde J imperscrutable et inexprimable COI'I'UP"
tion de toute la nature et de toutes les fOl'ces, et qu'elle est la
l'acine de tous les maux actuels, Il - Form. de Concorde,
32. Après celle Malédiction, le quatrième État de celle Église,
qui fut son état de Nuit dans I('s spirituels et est appelé Consom­
mation, est décrit en ce que l'homme fut chassé du Jardin pour
culliver l'humus, d'où il avait été tiré, ce qui signifie qu'il fut
privé de l'innocence, de l'intégrité et de la sagesse, lIans les­
quelles il étail tant qu'il fut spirituel, et qu'en conséquence il fot
précipilé du Ciel, c'est-à-dire, désassocié d'avec les Anges, a!Jso­
lument comme on le lil au sujet du Dragon: Il Et précipité fllt
page 640, - et que Dieu le Père détourna de sa face cette dam­
nation universelle, et envoya dans le monde son Fils, qui la pren­
drait sur lui, el ainsi apaiserait le Père; outre plusieurs autres
dogmes qui, à la vue de tout homme, ne sont pas en rapport avec
Dien. Quel est l'homme qui d'après ces choses J entendues dans
le sens historique, ne puisse rationnellement conclure, pour me
servir de comparaisons, que ce serait comme si quelqu'un don­
nait à son Client un parterre émaillé des plus belles fleurs, et y
creusait un puits recouvert de planches qui toul'Dent en dedans
SUI' elles-mêmes au loucher de la main ou du pied, et plaçait au
milieu sur un étriel' une prostituée vêtue de pourpre et il'écàr­
late, ayant à la main une coupe d'or, coin me dans l'Apocalypse,
- XVII. 4, - pour attirer l'homme vel'S elle par des paroles in­
le Dragon grand, ce Sel'pent ancien, appelé Diable et Satan;
précipité il fut du Ciel, où il combattait contre Michaël et
ses Anges, en la terl'e; et ses Anges aveC lui furent pl'écipi­
tés. Il - Apoc.
XII. 9.
33. Quel est l'homme d'un esprit droil, qui ne puisse voir que,
par les choses qui sont rapportées d'Adam, il est entendu, non
pas quelques états d'un homme protoplaste, mais les états d'une
Église; par exemple, en ce que Dieu plaça dans le milieu du Jar­
din deux Arbres, l'un dont l'homme tirerailla Vie éternelle, l'au­
tre
dont il tirerait la Mort éternelle, et en ce qu'il fil celui-ci
(( bon à manger, appétissant aux yeux et désirable pOUl' donner
intelligence, Il - Chap. III,
6; - ainsi, comme pour fasciner
leurs âmes; puis, en ce qu'il introduisil le Serpent, et lui permit
sinuantes, et faire ainsi qu'il tombe dans le puits et se noie. Ce
serait encore comme si quelqu'un donnait à son ami un champ
d'une moisson luxUI'iante, et qu'au milieu il plaçât des piéges,
et y envoyât une sirène pour l'a Uirel' dans ce lieu par l'allrail
trompeur de ses chants et de sa voix douce, etle faire tom!Jer dans
un piége, d'où il ne puisse dégager son pied. Bien plus, pour me
servit' encore d'une comparaison, ce serait cOlllme si quelqu'un
introduisait un hôte distingué dans sa maison, où il y aurait deux
salles il manger, et dans chaque salle des tables, dont les Anges
occuperaient l'une, et les démons l'autre, SUI' lesquelles il y aurait
des coupes pleines d'un vin agréable, mais empoisonné, et des
plats l'emplis de mets assaisonnés d'herbes vénéneuses, et per­
mellrait aux démons d'y représenter les orgies de Bacchus ct des
fantasmagories de comédiens, ct d'inviter il !Joire ce vin et il man­
d'adresser des paroles trompeuses à la femme, en présence du
mari, qui, était l'image et la ressemblance de Dieu, et souffrit
qu'ils fussent enlacés par des flalleries et des subtilités i comme
aussi, pourquoi, puisqu'il prévoit, il n'a pas pourvu à ce que ni
eux, ni d'après eux tout le genre humain, ne tombassent dans la
ger ces mets. Mais, mon ami, les choses qui sont l'apportées Il'A­
dam, du Jardin de Dieu ct des deux Ar!Jres, se présentent sous
une face tout il l'ail différenle, quand elles sont comprises spiri­
tuellement, c'est-il-dire, quand elles sont d(·gagées de leurs en­
4.
quand elles sont comprises spiri­ tuellement, c'est-il-dire, quand elles sont d(·gagées de leurs en­ 4.
quand elles sont comprises spiri­ tuellement, c'est-il-dire, quand elles sont d(·gagées de leurs en­ 4.
quand elles sont comprises spiri­ tuellement, c'est-il-dire, quand elles sont d(·gagées de leurs en­ 4.
38 sis VI APPENDICE N° 33. 39 aussi sont-elles appelées Eaux vives. Dans le sens
38
38
sis VI
sis
VI

APPENDICE

N° 33.

39

aussi sont-elles appelées Eaux vives. Dans le sens opposé, les faux sont signifiés par les eaux, mais par les eaux impures, telles que sont celles des marais, des citernes, qui ont une mauvaise odeur, de l'urine et des cloaques, en général par toutes celles qui sont nuisibles et léthifères; par conséquent aussi par les eaux dont l'i­ nondation fait périr l'homme, ainsi par le déluge Noachique. Que les faux en masse soient décrits par les inondations, on peut le voir pal' les passages suivants :' Il Jéhovah fem monter sur eux les

A LA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE.

N°3h.

eaux du Fleuve (d'Euphrate), fortes et grosses; il passera par Jehudah; il INONDERAet t1'aversem, jusqu'au cou il atteindra. 1)

Ésaïe, VIII. 7, 8; - les eaux du fleuve d'Euphrate signifient les

raisonnements d'après les faux, parce que l'Assyrie, où coulail ce fleuve, signifie le Raisonnement. (1 L'esprit de Jéhovah est comme

un Fleuve qui INONDE, jusqu'au cou il divisera, pour crible?' les nations au C1'ible de vanité. l' - ÉsaIe, xxx. 28, 30; - ici,

le neuve qui inonde signifie pareillement le raisonnement d'après

inonde signifie pareillement le raisonnement d'après les faux. Il Voici des Eaux montant du Septent1'Ïon,

les faux. Il Voici des Eaux montant du Septent1'Ïon, qui devien­ dront comme un FLEUVE INONDANT; et il INONDERA la terre et

sa plénitude. l' - Jérém. XLVII. 2; - ceci est dit des Philistins, par lesquels sont entendus ceux qui ne sont pas dans la charité, ni par conséquent dans les vrais. Leurs faux sont signifiés par les eaux montant du Septentrion, et la dévastation de l'Église est si­ gnifiée par le fleuve inondant qui inondera la terre et sa pléni­ tude; la terre est l'Église, el la plénitude signifie toutes les choses

de l'f:glise. Il Dis à ceux qui l'enduisent de c/wses vaines: Il y aura une PLUIE D'INONDATION, et des piel"TeS de grele tombe­

l'enduit de choses

vaines est la confirmation du faux, et les pierres de grêle sont les

faux. Il Par une INONDATION qui passe, il fera consommation de son lieu; et les ténèbl'es pOUl'suivront ses ennemis. 1'- Nahum,

I. 8; -l'inondation qui consumera signifie la falsification du vrai, et les ténèbres signifient les vrais eux-mêmes dans IanuiL " Vous

avez dit : Nous avons traité alliance avec la mort, et avec l'En­ fer nous avons fait la vision; quand le FLtAU DE L'INONDATION passera, il ne viendm point sur nous; nous avons mis confiance dans le MENSONGE, ct dans la FAUSSETÉ nous nous sommes ca­

ici, "inondation est évidemment

veloppes par le sens spirituel; alors on voit que par Adam, comme type, est entendue l'Église Très-Ancienne, et que pal' les diverses circonstances de sa vie sont décrits les états successifs de celle Église; car une Église, dans le commencement, est comme un llOmme créé de nouveau, qui possède un mental naturel et un mental spirituel, mais qui dans la suite de spirituel devient natu­

rel, et enfin sensuel, ne croyant rien que ce que les sens du corps enseignent; et cet homme apparalt dans le Ciel comme assis sur une bête, qui relourne sa tête en arrière, et de ses dents serre, déchire et met en pièces l'homme assis sur elle; tandis que l'homme vraiment spirituel apparall dans le Ciel aussi comme as­

rênes douces, et aussi par de simples signes.

- sur une bête, mais sur une bête domptée, qu'il dirige avec des de la
-
sur une bête, mais sur une bête domptée, qu'il dirige avec des
de la Genèse par ces paroles: " Quand Jéhovah vit que la ma­
ront
sur
vous. Il -
aux yeux de Jéhovah, )' - Vers. 5 à 8. - Mais le Juge­
chés. 1) -
ÉsaIe, XXVIII. 15; -

lice de l'homme était multipliée dans le Monde, et que toute l'imagination des pensées de son cœur n'était que mal chaque jour, Jéhovah sc repentit de ce qu'il avait fait l'homme sur la terre; c'est pourquoi Jéhovah dit: Je détruirai de dessus les

faces de la terre l'homme que j'ai créé. Seulement NoaclJ troU\'a

grâce

Ulent dernier sur eux est décrit par le déluge: s'il est décrit par le déluge, c'est parce que dans la Parole les eaux signifient les vrais, et dans le sens opposé les faux; les vrais sont signifiés par les eaux de fontaine, le's eaux de fleuve, les eaux de pluie, et par les eaux des ablutions autrefois et du baptême llujol1l'd'hui; celle correspondance vient de ce que les vrais purifient l'(unc de

'homme de ses impuretés, comme les eaux nelloient son corps,

Ézéch. XIII. 11,13; -

34.@ ILCi1J4uième ÉtEt de celle Église fut la sépamtion des bons d'avec les méchants, laquelle a été le Jugement demier SUl' tOltS ceux qui ont été de cette Église. Cet état

est décrit par le déluge, dans lequel périrent tous les méchants qui restaient; et par Noach et ses fils, par lesquels sont en­ tendus tous les bons qui furent sauvés. La fin de la Très-An­ cienne Église représentée par Adam est décrite dans le Chapitre

les bons qui furent sauvés. La fin de la Très-An­ cienne Église représentée par Adam est
40 AP.PENDJ:CE N° 34. , ponl' la destruction par les faux, car ils ont dit
40
AP.PENDJ:CE
N° 34.
, ponl' la destruction par les faux, car ils ont dit qu'ils ont mis con­
fiance dans le Mensonge, et qn.'ils se;sqRt cachés dans la Fausseté.
, « Ap"ès soixante-deux semaines, le Messie se1'a 1'etranché,
mais non point pour soi; ensuite te peu pte d'un p1'Ïnce qui
viendm détruira ta Vitte et te Sanctuaire, en sorte que sa {in
(aura lieu) avec INONDATrON jusqu'aux désotations. Il - Daniel,
IX. 26; - ceci est dit de l'Église Chrétienne qui devait venir, et
, dans laquelle le cnlte du Seigneur devait être détruit, ce qui est
entendu par « le Messie sera retrancbé, mais non pour soi; II par
le sa fin aura lieu avec Inondation jusqu'aux désolations, Il il est
entendu qu'elle devait péril' par les falsifications; la désolation est
la falsification: de là vient qu'après que le seigneur eut parlé de
l'abomination de la désolation, pl'édite par Daniet te Prophète,
et de la consommation du siècle par elle, il dit que son Avéne­
ment aura lieu comme au jour que ,te DÉLUGE vint et tes em­
porta tous, Il -1\'lallh. XXIV, 15, 39. - Que pal' la submersion
de Pharaon et des Égyptiens <;Ians la mer de Suph,- Exoct. XIV
,
- il soit entendu dans le sens spirituel la destruction pal' les
Jaux, c'est ce qui a été démontré dans les ARCANES CÉLESTES,
dans l'explication sur ce Chapitre XIV.
35. Puisque les tglises dans le Monde Chrétien, tant celles du
Catholicisme-Romain, que celles qui s'en sont séparées, et qui
sont appelées du nom de leurs chefs, Luther, Mélanchton et Cal­
vin, font dériver d'Adam et de sa prévarication tout péché, il con­
vient d'ajouter ici quelque chose SUI' les Origines d'ou viennent
par héritage les péchés; cal' il y a autant d'origines des péchés
qu'il y a de pères et de mères dans le Monde,
Que ce soil d'eux
que. dérivent les inclinations, les dispositions et même les pen­
chants aux maux, c'est ce qui est mis complètement en lumière
pal' les témoignages de l'expérience, et aussi par l'assentiment de
la raison. Qui ne sail, d'après des preuves recueillies par des ex­
périences, qu'il y a par les parents une commune ressemblance
de caractères et ensuite de mœurs et de visages dans les enfants,
et les enfants des enfants, jnsqu'à une certaine postérité? Qui ne
peut déduire de là que les péchés originels proviennent des .pa­
rents? Une notion innée (adnata) chez chacun, quand il consi­
dère les visages et les mœurs de frères et d'alliés dans les familles,
et les mœurs de frères et d'alliés dans les familles, N ° 3 5 . A
et les mœurs de frères et d'alliés dans les familles, N ° 3 5 . A
et les mœurs de frères et d'alliés dans les familles, N ° 3 5 . A
et les mœurs de frères et d'alliés dans les familles, N ° 3 5 . A

N° 35.

A LA VRAIE RELIGION CBRtTIENNE.

41

lui fait connallre et reconnaître cela; quelle raison y a-t-il donc de tirer d'Adam et
lui fait connallre et reconnaître cela; quelle raison y a-t-il donc
de tirer d'Adam et de sa semence l'origine de tous les maux?
N'y a-t-il pas une égale raison de la tirer des parents? N'est-ce
pas également leur semence qui propage? Tirer de la semence
senle d'Adam les séductions d'après lesquelles et selon lesquelles
existent les formes spiriluelles de.s mentais de tous les hommes
dans l'univers, ce serait la même chose que de faire venir d'un
seul œuf les oiseaux de tout plumage, d'une seule semence les
bêtes de toute nature, et d'une seule racine les arbres de toute
espèce de fruits. N'y a-t-il pas une variété infinie d'hommes, l'un
comme une brebis et l'autre comme un loup; l'un comme un
chevreau, l'autre comme une panthère; l'un comme devant un
char une douce haquenée, l'autre comme un onagre indompté;
l'un comme un veau qui folâtre, l'autre comme un tigre qui dé­
vOI'e, et ainsi du l'este? D'ou chacun tire-t-i1 cela, si ce n'est de
son père et de sa mère? Pourquoi serait-ce d'Adam, pal' qui ce­
Noach, qui marc/ta avec Dieu,- Gen. VI. 9, -
et que Dicu bé­
nit,- IX. 1,- et par qui, étant l'esté seul avec ses trois enfants,
toutc la Terl"C fue pal'tagée? - IX. i 9.- Les (maux) héréditai­
res des générations provenues d'Adam n'auraient-ils pas ainsi été
extirpés, comme submergés par le déluge? Mais, mon ami, je dé­
couvrirai la vraie source des péchés: Tout mal est conçu du dia­
ble comme père, et nall d'une foi athée comme mère; et, vice
versâ, tout bien est conçu du Seigneur comme Père, et nall de la
Foi salvifique en Lui comme Mère; les générations de
tous les biens
dans leurs variations infinies chez le.s hommes ne viennent que
du mal'iage du Seigneur et de l'Église; et, au contraire, les géné­
rations de tous les maux dans leurs variations chez eux ne vien­
nent que du mariage du diable avec la Congrégation profane. Qui
ne sait ou ne peut savoir qne l'homme doit être l'égénéré par le
4*.

pendant est décrite dans un type représentatif la première Église de ce globe, comme il a été montré jusqu'ici? cela ne serail-il pas comme faire venil' d'une seule souche cachée au fond de la terre tous les arbustes d'aspect et d'usage différents, et d'une seule ­ herbe tons les légumes de quelque utilité? Ne serail-ce pas aussi comme du nuage épais des âges et des annales tirer la lumière, et d'un jonc inextricable dévider le fil? Pourquoi pas plutôt de

42 API'EIllDICE ~' 35. Seigneur, c'est-li-dire, être cl'éé de nou~eau, et qu'autan~ cela se
42
API'EIllDICE
~' 35.
Seigneur, c'est-li-dire, être cl'éé de nou~eau, et qu'autan~ cela se
fail, aulant il est dans les biens, d'où il résulte qu'autant l'homme
ne veut pas être enge.ndré de nouve~u ou elre créé de nouveau,
autant il Ure et relient les maux greffés par ses parents? C'est là
ee qui esl caché au fond du premier Précepte du Décalogue:
cc Moi, le Dieu jaloux, visitant l'iniquité des pères sur lts (ils,
sur la troisième ct sur la quatrième génémtion de ceux qui Me
haïssent, mais faisant misél'icolyle en mille (générations) il
ceux qui M'aiment et font mes p1ié~eptes. 1) - Exod. xx. 5, 6:
Deutér. V. 9, 10.
36. @ J;!
§Ë.il~t
de Cttte Église fut, après le Juge­
ment Demier, l'Élévation vel'S Dieu des fidèles, dont a été for­
tné un Nouveau Ciel, et l'Éloignement de Dieu des infidèles,
dont a été formé un Nouvel Enfer. Dans les préliminaires ci-des­
sus, N":10 à :13, et W':14 à 17, il a été exposé qu'après la Con­
sommation le Jugement Demier fUl fait SUI' ceux qui avaienl été
de chacune des quatre f:glises ci-dessus nommées, et qu'aprè~
le Jugement il avait élé formé avec eux un Nouveau Ciel et un
Nouvel Enfer, et qu'ainsi dans celle Terre il y a eu QUATRE JUGE­
MENTS SUI' ses habitanls, et qu'avec eux il a été formé QUATRE
CIEUX el QUATRE ENFERS; et i\m'a été donné de savoir que tant
ces Cieux que ces Enfers ont été entièrement s~parés enlre eux,
au point que nul ne peul du sien passer dans celui d'un autre.
Tous ces Cieux onl été décrits dans le Traité sur l'AIIOUR CONJUr
GAL; et comme l'ol'igine spirituelle de l'Amour vraiment Conju­
gal ne vient pas d'ai1leu~s que du Mariage du 5eigneur et d,e l'É­
glise, el vient ainsi de l'Amoul' du Seigneur à l'égard de l'Église lit
de l'Église envers le Seigneur, ce qui a élé monlré dans ce Traité,
N" :11.6 à :131, et comme les Très-Anciens ont été dans l'un et
,l'ault'e de ces illUours, tant qu'ils ont retenu en eux l'image de
Dieu, je peux en conséquence tl'anscril'e de ce Traité les passages
Iluivants sur ce Giel, dônt l'accès me fut alors accordé; les voici:
37. cc Un jour que je médilais sur l'ArnoUl' Conjugal, mon
l)m~lltal fuI saisi du désir de savoir quel avait été cet AmOlil'
saisi du désir de savoir quel avait été cet AmOlil' N° 3'1. A LA VRAIE R;ELIGI01'j"
saisi du désir de savoir quel avait été cet AmOlil' N° 3'1. A LA VRAIE R;ELIGI01'j"
saisi du désir de savoir quel avait été cet AmOlil' N° 3'1. A LA VRAIE R;ELIGI01'j"
saisi du désir de savoir quel avait été cet AmOlil' N° 3'1. A LA VRAIE R;ELIGI01'j"
saisi du désir de savoir quel avait été cet AmOlil' N° 3'1. A LA VRAIE R;ELIGI01'j"
N° 3'1. A LA VRAIE R;ELIGI01'j" CHRIlTIENNE. A3 Il chez ceux qui ont vécu dans
N° 3'1. A LA VRAIE R;ELIGI01'j" CHRIlTIENNE. A3
Il chez ceux qui ont vécu dans le SIÈr.LE D'OR, et quel il avait été
1) ensuite chez ceux qui ont vécu dans les siècles suivants appelés
1) siècles d'ARGENT, d'AIRAIN et de FER: et comme je savais que
Il tous ceux qui ont bien vécu dans ces siècles sont dans'le.s Cieux,
Il je priai le Seigneur pour qu'il me CClt permis de m'entretenir
Il el de m'instruire avec eux: et voici, un Ange se présenta à moi,
et me dit: Je suis envoyé par le Seigneur pour te servir d~
1) guide el de co.mpagnon de voyage; et d'abord, je te conduirai
Il el t'accompagnerai chez ceux qui ont vécu dans le Premier Age
Il ou Premier Siècle, qui est appelé Siècle d'Or. Le Siècle d'Or,
)1 est le même que le Siècle 'de la Très-Ancienne tglise, lequel est
1) entendu par la TeTE D'OR PUR sur la statue vue par Nébuchad­
nessar en songe, - Dan. II. 32, - dont il a été parlé ci-dessus.
1) L'Ange dit: Le chemin qui conduit vers eux est escarpé; il
Il pusse pal' une forèt épaisse que personne ne peut traverser sans
Il le secours ù'un guide donné par le 5eigneUl'. J'étais en esprit,
1)
1)
Il et je me préparai au voyage, et nous tournâmes le visage vers
Il l'Orient; et, en avançant, je vis une Montagne donlla Hauteur
1) allait au-delà de la région des nuées. Nous traversâmes un grand
désert, et nous parvlnmes à une Forêt formée de différentes ea­
Il
pèces d'arbres, dont l'épaisseur produisait une grande obscu­
Il
Il rilé; c'était la Forêt dont l'Ange avait parlé, mais elle était cou­
)) pée pal' plusieurs sentiers étroits; et l'Ange me dit que c'étaient
Il autant de labyrinthes d'erreurs, el que si le voyageur n'a les
Il yeux ouverls par le Seigneur, et s:il ne voit des Oliviers en lou­
)) l'és de hl'anches de vigne, et ne porte ses pas d'Olivier en Oli­
Il vier, il va se jeter dans des Tartares qui sont aux environs sur
Il les côtés: celle Forêt est ainsi disposée dans le but de défendre
celle Forêt est ainsi disposée dans le but de défendre le passage, car nulle aulre Nation

le passage, car nulle aulre Nation que celle du Premier Age 1)1 n'habile sur celle Montagne. Lorsque nous fùmes entrés dans ,1) la t~orèt, nos yeux furent ouverts, et nous vlmes çà et là des Il Oliviers enlourés de ceps d'où pendaient des grappes de raisin 1) d'une couleur d'azUI', et les Oliviers par leur disposition 1'01'­ Il maienl des courbes continues de l'onds, aussi flmes-nous des 1) détours et des délours en suivant leur direction; et enfin nous 1) vîmes un Bocage formé de Cèdres élevés, et sur leurs rameaux Il quelques Aigles. A cette vue, l'Ange da: Maintenant nous

li
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formé de Cèdres élevés, et sur leurs rameaux Il quelques Aigles. A cette vue, l'Ange da:
formé de Cèdres élevés, et sur leurs rameaux Il quelques Aigles. A cette vue, l'Ange da:
44 APPENDICE N° 37. Il ') Il Il Il Il Il Il Il Il II

44

APPENDICE

N° 37.

Il ') Il Il Il Il Il Il Il Il II Il Il ) )
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sommes dans la Monlagne, non loin de son Sommet. Et nous Il conlilluâmes de marcher; et voici, après le Bocage une Plaine Il d'une étendue circulaire, où paissaient des Agneaux et de jeu­ Il nes Brebis, qui étaient les Formes représentatives de l'état d'in­ Il nocence et de paix des Habitants de la Montagne. Nous traver­ Il sàmes cette Plaine; et voici, des Tabernacles et des Taberna­

cette Plaine; et voici, des Tabernacles et des Taberna­ cles, au nombre de plusieurs milliers, s'offrirent
cette Plaine; et voici, des Tabernacles et des Taberna­ cles, au nombre de plusieurs milliers, s'offrirent
cette Plaine; et voici, des Tabernacles et des Taberna­ cles, au nombre de plusieurs milliers, s'offrirent

cles, au nombre de plusieurs milliers, s'offrirent à nos regards,

Il en avant et sur les côtés, autant que la vue pouvait s'étendre;

et l'Ange dil : Maintenant nous sommes dans le CAMP; là est

l'AR}ft:E DU SEIGNEUR JÉHOVlR; c'est ainsi qu'ils se nomment,

eux et leurs habitations. Lorsqu'ils étaient dans le Monde, ces )1 Très-Anciens habitaient daus des Tabernacles; c'est pour

habitaient daus des Tabernacles; c'est pour cela aussi qu'ils y habitent maintenant; mais

cela aussi qu'ils y habitent maintenant; mais poursuivons no­ Il Ire chemin vers le Midi, où sont les plus sages d'entre eux, afin

vers le Midi, où sont les plus sages d'entre eux, afin de rencontrer quelqu'un avec qui
vers le Midi, où sont les plus sages d'entre eux, afin de rencontrer quelqu'un avec qui

de rencontrer quelqu'un avec qui nous nous entretiendrons. En

marchant, je vis au loin trois pelits garçons et trois petites filles, Il qui étaient assis à la porte de leur Tabernacle; mais les uns et l' les autres, quand nous nous fûmes approchés, furent vus Il comme Hommes et Femmes d'une stature moyenne; et l'Ange

Hommes et Femmes d'une stature moyenne; et l'Ange dit: Tous les Habitants de celle Montagne apparaissent

dit: Tous les Habitants de celle Montagne apparaissent de loin

comme des Enfants, parce qu'ils sont dans un état d'Innocence,

et que l'Enfance est l'apparence de l'Innocence. Dès que ces Il Hommes nous virent, ils accoururent et dirent: D'où êtes~vous,

virent, ils accoururent et dirent: D'où êtes~vous, et comment êtes-vons venus ici? Vos faces ne sont

et comment êtes-vons venus ici? Vos faces ne sont pas des Il faces de notre Montagne. l\lais 1'Ange répondit, et raconta

comment l'entrée par la Forêt nous avait été permise, et pour­

quoi nous étions venus. Après avoir entendu cette explication, Il l'un des trois Hommes nous invila à entrer dans son Taberna­ Il cie, et il nous y introduisit: l'Homme était vêtu d'un manteau 1) de cOl1leur d'hyacinthe et d'une tunique de laine blanche, et

d'hyacinthe et d'une tunique de laine blanche, et son Épouse était vêtue d'une robe de pourpre,

son Épouse était vêtue d'une robe de pourpre, et par-dessous

)) une tunique de fin lin, brodée à l'aiguille, lui couvrait la poi­ l' trine: et comme il y avait dans ma pensée le désir de con­

natlre les Mariages des TrèS-Anciens, je regardais alternative­

ment le Mari et l'Épouse; et j'aperçus, pour ainsi dil'c, l'unité

Il de leurs âmes sur leurs faces, et je dis: Vous deux, vous êtes

Il un. Et l'homme répondit: NOliS sommes un; sa vie est en moi,

répondit: NOliS sommes un; sa vie est en moi, N° 37. A LA VRAIE ·(lELlGION CHRÉTIENNE.
répondit: NOliS sommes un; sa vie est en moi, N° 37. A LA VRAIE ·(lELlGION CHRÉTIENNE.
répondit: NOliS sommes un; sa vie est en moi, N° 37. A LA VRAIE ·(lELlGION CHRÉTIENNE.
répondit: NOliS sommes un; sa vie est en moi, N° 37. A LA VRAIE ·(lELlGION CHRÉTIENNE.
N° 37. A LA VRAIE ·(lELlGION CHRÉTIENNE. 45 1) et la mienne est en elle;
N° 37. A LA VRAIE ·(lELlGION CHRÉTIENNE.
45
1) et la mienne est en elle; nous sommes deux Corps, mais un.e
1) seule Ame; l'union entre nous est comme celle qui existe dans
Il la Poitrine entre les deux tentes qu'on !Iomme le Cœur et le
Poumon; elle est le parenchyme de mon cœur, et moi je suis
Il
son Poumon; mais comme ,pal' le Cœur nous entendons ici l'A­
Il
mour, et par le Poumon la Sagesse (et cela, à cause de la Cor­
li
Il respondance), elle est l'Amour de ma sagesse, et moi je suis
)) la sagesse de son Amour. C'est de là que l'unilé de nos âmes
se montre SUI' nos faces, ainsi que tu l'as dit; c'est pour cela
Il
qu'ici il nous est aussi impossible de regardel'l'épouse d'un au­
Il
)' tre avec un désir libidineux, qu'il est impossible, des Ténèbres
)) du Tartare, de regarder la Lumière de notre Ciel. Et l'Ange me
Il dit : Tu comprends maintenant que le langage des Anges de ce
Ciel est le Langage de la Sagesse, cal' ils parlent d'après les
Il
causes. Après cela, je vis une grande Lumière sur la colline,
Il
dans la partie du milieu entre les Tabernacles; et je m'infor­
Il
mai d'où venait celle Lumière. Il dit: C'est du Sanctuaire du
Il
Il Tabernacle de notre Cu Ile. Et je demandai s'il était permis d'ap­
)) procher; et il dit: Cela est permis. Et je m'approchai, et je vis
Il un Tabernacle, tout à fail semblable, en dehors et en dedans,
)' à la description du Tabernacle qui fut construit dans le désert
Il pour les fils d'Israêl, et dont la form.e avail été montrée à Moïse
Il sur la Montagne de Sinaï, - Exod. XXV. 40. XXVI. 30; - et
Il je demandai ce qu'il y avait dans l'intérieur de ce Sanctuaire,
Il qui produisait une si grande Lumière. E.t il répondit: C'est une
Table, s,ur laquelle il y a cette inscription: ALLIUCE ENTRE LE
1)
Il SEIGNEUR JÉHOVIR ET LE CIEL; il n'en dit pas davantage. Et
Il alors je les interrogeai SUI' le SEIGNEUR JÉBOVIH, qu'ils adorent,
• et je dis: N'est-ce pas Dieu le Père Créateur de l'Univers? Et ils
)) répondil'ent: C'est Luî; mais nous par le Seigneur Jéhovih nous
Il entendons Jéhovah dans son'Humain, cal' nous ne pouvons con­
) sidérer Jéhovah dans sa Divinité Intime que par son Humain, et
)) alors ils expliquèrent ce qu'ils ont entendu et ce qu'ils entendent
)1 encore aujourd'hui par la SEMENCE DE LA FEMME QUI ÉCRASERA
Il LA TtTE DU SERPENT, - Gen. III. 15; - c'est à savoir, que
Il le Seigneur Jéhovih viendl'a dans le Monde pour Racheter et
Jéhovih viendl'a dans le Monde pour Racheter et Il Sauver tous ceux qui ont cru et

Il Sauver tous ceux qui ont cru et croiront en Lui. Après avoir

66 APPENDICE N° 37 Il prononcé ces mots, le Mari courut à son Tabernacle, et
66 APPENDICE N° 37 Il prononcé ces mots, le Mari courut à son Tabernacle, et
66
APPENDICE
N° 37
Il prononcé ces mots, le Mari courut à son Tabernacle, et il re­
Il vint avec une Grenade qui contenait en abondance des graines
Il d'Or; et il me la donna; et je l'emportai; c'était pour moi un
Il signe que nous avions été avec ceux qui ont vécu dans le Siè­
Il cie d'Or. Il - N° 75. - SUI' les Cieux des autres Églises après
la Très-Ancienne, voir, dans ce m~me Traité de L'AMOUR CON­
JUGAL, ce qni en est dit, dans leur ordre, N°' 76 à 82.
38. L'Enfer de ceux qui ont été de la Très-Ancienne Église est
très-atroce en comparaison de lous les autres Enfers; il se com­
pose de ceux qui, dans le !l'londe, ont cru qu'ils étaient comme
Dieu, selon les paroles trompeuses du serpent,- Gen. III. 5;
- et plus profondément dans cet Enfer sont ceux qui se sont per~

suadés qu'ils étaient absolument des dieux, d'après la fantaisie que Dieu avait transfusé sa Divinité dans les hommes, et qu'ainsi il n'était plus Dieu dans l'univers. D'après cette affreuse persua­ sion, il s'exhale de cet Enfer une puanteur pernicieuse, qui in­ fecte le voisinage d'un poison si funeste, que, quand quelqu'un approche, il est aussitôt saisi d'un délire si frénétique, que bien­ tôt après avoir poussé des sanglots il lui semble être à l'agonie; j'ai vu quelqu'un, qui s'était approché, tomber comme mort; mais, transporté de là, il revint il la vie: cet Enfer est situé dans le milieu de la Plage méridionale, et entouré de retranchements, sur lesquels se tiennent des sentinelles, qui crient d'une voix de stentor: N'approchez pas plus près. J'ai appris pal' des Anges qui sont dans le Ciel au-dessus de cet Enfer, que les démons y apparaissent colnme des Couleuvres entortillées en spirales inex­ tricables, ce qui provient de leurs basses fourberies et de leurs enchantements, par lesquels ils ont attiré les simples à l'opinion qu'ils sont des dieux, et qu'excepté eux il n'y a point de Dieu. L'Antiquité, qui cachait tout sous des fables, les désignait pal' les Géants qui assaillirent le Camp des dieux, ct que Jupiter pal' ses foudres chassa et précipita sous la Montagne de l'Etna, qui vomit le feu, et elle les nommait Cyclopes; elle notnmait aussi leurs En­ fers le l'artal'e, leurs Étangs l'Achéron, leurs A\)lmes le Styx, et ceux qui y étaient les Hydres de Lerne, et ainsi du resle.

ceux qui y étaient les Hydres de Lerne, et ainsi du resle. N° 39. A LA
ceux qui y étaient les Hydres de Lerne, et ainsi du resle. N° 39. A LA
ceux qui y étaient les Hydres de Lerne, et ainsi du resle. N° 39. A LA
ceux qui y étaient les Hydres de Lerne, et ainsi du resle. N° 39. A LA

39.

A LA VRAn: RELIGION CHRETIENNE.

47

[LEloUl E III. 1 De l'Ëglise Noachique ou Ancienne Église de cette 7'erre. 39. Comme
[LEloUl E III. 1
De l'Ëglise Noachique ou Ancienne Église de cette 7'erre.
39. Comme toute Eglise est triple, Intime ou céleste, Moyenne
ou spirituelle, et Externe ou naturelle, c'est pour cela que Noach
eut trois Fils, et que SChem signifie l'Église intime ou céleste,
Japhet l'Église moyenne ou spirituelle, et Cham l'Église externe
ou naturelle; mais chez qui est la première Église et chez qni la
seconde ou la troisième, et quelles son t ces Églises en elles­
m~mes et entre elles, il est inulile ici de le décrire, car c'est aux
trois Cieux, le supr~me, le moyen et l'infime, que correspondent
ces trois degrés de l'Église. Outre cela, cette Église Noachique
ou Ancienne a été dispersée par toute l'Asie, surtout dans la Sy­
rie, la l\o\ésopotamie, l'Assyrie, la Chaldée, la l'elTe de Canaan et
les tenes voisines, la Phi listée, l'Égypte, Tyr, Sidon, NinÏl'e, et
aussi dans l'Arabie etl'f.:thiopie, et pal'le laps du lemps dans la
Grande-Tartarie, ct de là en descendant jusqu'au Pont-EtlXin, et
du Pont-Euxin dans tous les districts de l'Afl'Ïque. Que les Na­
tions par toute la Terre aient eu un Culte provenant d'une Reli­
gion quelconque, cela est connu; et qu'il n'y ait de Heligion que
par quelque RÉVÉLATION, et pal' la propagation de celle lIévéla.
lion de Nation à Nalion, c'est ce qu'on voit dans l'Ouvrage précé­
dent, LA VRAIE RELIGION CHRi'fIENNE, N°' 273 à 276;
il Y a aussi
été prouvé qu'avant la Parole Israélite il y a eu nne Parole qui
s'est perdue par le temps, mais qui cependant a été conservée,
d'après la Divine Providence du ~eigneur, dans la Grande l'arta­
rie, el constitue jusqu'à ce jour le Culte Divin des habilanls de
cette conlrée. Voir SUI' ce sujet dans le m~me Ouvrage, N" 2611,
265, 266, et N° 279.
6(\. Qui peut nier que l'Univers ait été créé pour le Genre Hu­
main, afin qu'il en fût formé un Ciel Angéliquè, où Dieu habile­
l'ait dans le Domaine de sa Gloire? Y a-t-il pour celle fin une
cause moyenne promotrice et effectrice antre que lû Religion? Et
la lIeligion est-elle autre chose que l'aclion de Marcher ûvcc
Dieu? La Religion est comme une Semence produisant des désirs
est-elle autre chose que l'aclion de Marcher ûvcc Dieu? La Religion est comme une Semence produisant
est-elle autre chose que l'aclion de Marcher ûvcc Dieu? La Religion est comme une Semence produisant
est-elle autre chose que l'aclion de Marcher ûvcc Dieu? La Religion est comme une Semence produisant
N° lIl. A LA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE. 49 lI8 APPENDICE N° lIO. justes el vrais,
N° lIl. A LA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE.
49
lI8
APPENDICE
N° lIO.
justes el vrais, et de là des jugemenls el des acles dans les choses
Spirituelles, et par celles-ci dans les choses Morales, et par les
unes et les autres dans les choses Civiles. Afin donc que l'on sa­
che quel est l'homme qui a de la Religion, et quel est celui qui
n'a point de Religion, je dirai: L'homme qui a de la Religion esl,
dans les CHOSES SPIRITOELLES, comme le Phénix, qui nOll1'1'i1 de
60n sang ses petits; mais l'homme qui n'a poinl de Heligion esl,
dans ces choses, comme le Vautour qui, dans le manque de nour·
riture, dévore sa lignée. L'homme qui a de la lIeligion est, dans
les CHOSES MORALES, comme un Tourlereau avec sa Tourterelle
dans un Nid sur leurs œufs ou sur leurs pelils; maIs l'homme qui
n'a poinl de Religion esl, dans ces choses, comme un Milan ou
un Épervier dans un trou vers un Colombier, L'homme qui a de
la Religion est, dans les CHOSES POLITIQOES, comme un Cygne
qui vole avec une grappe de raisin dans le bec; mais l'homme qui
n'a point de lIeligion eSI, dans ces choses, comme un Basilic avec
une herbe empoisonnée dans la gueule. L'homme qui a de la Re­
ligion esl, dans les CHOSES JUDICIAIREES, comme un Tribun qui
monle un cheval de bonne l'ace; mais l'homme qui 1)'a poinl de
neligion esl, dans ces choses, comme dans le déserl de l'Arabie,
un Serpent qui se mord la queue, el qui en se roulanl se jelle sur
un cheval pour enlacer le Cavalier. L'homme qui a de la lteligion
est, dans toutes les autres CHOSES CIVILES, comme un Prince,
fils de Roi, qui donne des preuves de charité et prononce avec
élégance la vérité j mais l'homme qui n'a point de neligion est,
dans ces choses civiles, comme Cerbèl'e, le chien à lrois tMes, à
l'entrée du Palais de Pluton, faisant tomber de sa triple gueule
une écume empoisonnée.
lI1. Quant aux états successifs de celle Église, qui sont le Le­
ver ou le !\'Iatin, la Progression dans la lumièl'e, ou le Jour, la
Vastation ou le Soir, el la Consommation ou la Nuil, je n'en pour­
suivrai pas la descriplion, ainsi qu'il a élé fnil précédemment,pour
les élals de la Très-Ancienne Église, puisque les étals de cette
Ancienne Église ne peuvenl pas êlre pareillement recueillis de
notre Parole, cnr il y est seulement fail en somme mention, dans
une ou deux pages, des descendants que Noach eut de ses lrois
fils; et de pins, celle Église fut dispersée dans plusieurs 1I0yau­
mes, et éprouva des variations dans chacun de ces royaumes, et
par suite elle subit el parcourul de diverses manières'Ies élats
précités. Que LE PREMIER Er LE SECOND ÉTAT DE CET'TE ÉGLISÉ
dans les Hégions autoul' du Jourdain el aux environs de l'Egypte
aient été comme le Jardin de Jéhovah, on le l'oit d'après ces pa­
roles: Il La Plaine du Jourdain était comme le Jardin de Jého­
vah, comme ICt Ten'e d'($gypte en venant à Zour. Il - Gen.
XIII. 10. -
Qu'il en ail été de même de Tyr, on le voil
par ces
paroles: Il 1'oi, P1'Ïnce de 1'YI', plein de sagesse et pal 'fait lm
beauté, dans le jardin de Dieu tu as été, toute pierre pré­
cieuse etait ta couvel'ture; pm'fait tu étais dans tes voies,
au jouI' où tu fus créé, jusqu'à ce que f(Jt tl'ouvée la 11':1'­
versité en toi.
i~zér.h. XXVIII. 12 à
15. -
Qu'Aschur ail
Il
-
été comme un Cèdre dans le Liban, on le voil par ces 'Passages:
Il Voici, Aschur, Cèdl'e dans le Liban, beau de branchage,
élevé de hauteur; dans ses branches avaient fait leurs nids
tous les oiseaux des cieux, el sous ses branches avaient en­
gendl'é toutes les bêtes du champ, et dans son ombl'e avaient
habité toutes les nations gl'andes : aucun Arbre dans le Jar­
din de Dieu ne lui fut pal'eil en beauté; et cle lui étaient
envieux tous les M'bl'es d'Éden qui sont dans le Jardin de
Dieu. " - Ézéch. XXXI. 3 à 9. - Que la Sagesse ail élé flo­
rissante dans l'Arabie, on le voil par le voyage de ln Reine de
SChéba vel's Salomon, - 1 Rois, X. 1 à 1.4, - et par les trois Sa­
ges qui vinrent vers Jésus nouvellement né, précédés d'une étoi­
'le, - Matlh. II. 1 à 12. - LE TROISIÈME ET LE QUATRlbu: ÉTAT
DE CETTE ÉGLISE, qui furenl ses élats de Vastation el de Con­
sommation, sont décrits dans Ir. Parole çà et I~ dans
les Histori­
ques, et çà et là dans les Prophétiques; la Consommation des Na­
tions à l'entour du Jourdain ou de la Tene de Canann est décrite
par la destrnction de Sodome, de Gomorrhe, d'Adma el de Zé­
boim, - Gen. XIX j - la Consommation de l'Église des Nations
en deçà du Jourdain ou dans la Tel'I'e de Canaan, par leur expul­
sion et par l'extermination de quelques-unes d'elles, dans Josué,
et dans le Livre des Juges; la Consommation de celle Église en
tgypte, par la submersion de Pharaon ,ct des Égyptiens dans la
Mer de Suph,- Exod, XIV; - el ninsi du resle.
5.
en tgypte, par la submersion de Pharaon ,ct des Égyptiens dans la Mer de Suph,- Exod,
en tgypte, par la submersion de Pharaon ,ct des Égyptiens dans la Mer de Suph,- Exod,
en tgypte, par la submersion de Pharaon ,ct des Égyptiens dans la Mer de Suph,- Exod,
50 APPENDICE N° 42. 42. Il est certain que celle Église Ancienne a été une
50
APPENDICE
N° 42.
42. Il est certain que celle Église Ancienne a été une Église
est certain que celle Église Ancienne a été une Église N ° 4 3 . A

N° 43. A LA VRAIE nELIGION CHRETIENNE.

51

Représentative, qui figurait dans des types et des signes visibles et naturels les choses invisibles
Représentative, qui figurait dans des types et des signes visibles
et naturels les choses invisibles et spirituelles de l'Église qui de­
vait enfin venir, quand Jéhovah I,ui-Même se manifesterait dans
une forme Naturelle-Humaine, et par celle forme se donnerait
une entrée vers les hommes, et donnerait aux hommes une en­
trée vers Lui, et ainsi Se dépouillerait des types, et fonderait une
Église avec des préceptes qui, par le chemin le plus court, con­
duiraient au Ciel, Habitacle de sa Divinité, tous ceux qui croient
en I,ui comme Homme, et font ses commandements. Mais comme
les hommes de celle Ancienne Église, qui étaille type de l'Église
à venir, changèrent les Correspondances représentatives en choses
Magiques et Idolâtres, et ainsi en choses Infernales, Jéhovah sus­
cita J'Église Israélite, pour y restaurer les types primitifs qui
étaient célestes; les Tabernacles, les Fêtes, les sacrifices, les Sa­
cerdoces, les Vêtements d'Aharon et de ses Fils, les Onctions, et
de plus les Statuts qui ont été publiés en longue série pal' Moise,
toutes ces choses étaient de tels types.
43. Je dirai en peu de mots comment l'f:glise Représentative
l'ut changée chez eux en une Église Idolâtre: Toutes les choses
spiritnelles, qui appartiennent au Ciel et à l'Église, se présen­
taient devant eux sous des formes visibles et tangibles, comme il
vient d'être dil; ces formes avaient été prises des sujets des trois
Règnes de la Nature, le Règue Animal, le Végétal et le ~linéral,
par lesquels étaient représentées les choses analogues qni appar­
tiennent au Hoyaume Céleste; ils avaient placé ces Formes typi­
ques dans leurs Sanctuaires, dans les lieux les plus retirés de
leurs Maisons, dans les places publiques et dans les rues, et les
avaient disposées en ordre selon les significations; mais l'Age
Suivant, après que la science des Correspondances eut été obli­
térée, et que pal' suite la connaissance de la signification de ces
formes eut été perdue, commença il considérer et à reconnallre
ces objets comme autant de choses Divines et Sainte~, et alors les
hommes fléchissaient les genoux devant les nns, couvraient les
autres de baisers, et il yen avait aussi qu'ils ornaient et déco­
raient de colliers, de l'êtements parfumés et de bandelelles, ab­
solument comme font les petits enfants pour leurs poupées, et les

Papistes pour leurs statues; bien plus, ils firent des uns des Pé­ nates, des autres des demi-dieux tutélaires, et de quelques au­ tres des Pythons; quant à ceux d'une forme très-petite, ils por­ taientles uns dans leurs mains, ils l'échauffaient les autres dans leur sein, ils les caressaient et leur adressaient il l'oreille leurs pétitions, et ainsi du reste; ils changèrent ainsi les Types célestes en types infel'llauy., et les choses Divines du Ciel et de l'Église en Idoles. C'est parce qu'ils avaient transfiguré et défiguré les Cé­ lestes, qu'il fut suscité chez les fils d'Israêl une nouvelle Église Ileprésentative, dans laquelle des Représentations réelles, ainsi qu'il a été dit ci-dessus, furent instituées, et à laquelle il fut in­ terdit d'instaurer le Cu He Divin par d'autres représentations, comme on le voit clairement pal' ces paroles, dans le Premier

Ciel et
Ciel et
clairement pal' ces paroles, dans le Premier Ciel et Précepte du Décalogue: Il Tu ne le

Précepte du Décalogue: Il Tu ne le (el'as point d'Image taillée, ni aucune Ressemblance de ce qui est dans les Cieux en haut, ni de ce qui est en la Terre en bas, ni de ce qui est dans les Eaux sous la telTe; tu ne te prostel'neras point devant clics, et tu 11e les sel'viras point. » - Exod. XX. 4, 5, Deutér. V. 8,9.

44. Il a été dit qu'avec les peuples de chaque Église, il a été formé il la fin de celle ~:glise un Nouveau Ciel et un Nouvel En­ fer; et comme dans le Lemme pl'écédent j'ai donné quelques dé­ tails sur le Ciel et l'Enfer formés de ceux qui avaient été de la

Très-Ancienne Église, je vais aussi en présen ter SUI' le

l'Enfer formés de ceux de l'Ancienne Église; en effet, l'Accès m'en a été donné, puisqu'il m'a été accordé de parcourir et de visiter le l\'Ionde spirituel, afin que l'homme de la Nouvelle Église

spirituel, afin que l'homme de la Nouvelle Église vraiment Chrétienne ne soit point dans les Ténèbres

vraiment Chrétienne ne soit point dans les Ténèbres sur le Ciel ct l'Enfer, ni sur le sort qui l'atlend après la mort, selon les Ac­ tes de sa vie. Ces détails se trouvent aussi dans le Traité de L'A­ MOUR CONJUGAL, N° 76. Il Du CIEL FORMÉ DE CEUX DE .:ANCIENNE ÉGLISE: Le même Il Ange vint à moi, et dit : Tu veux qlle je t'accompagne chez les » peuples qui ont vécu dans L'AGE OU SIt:CLE D'ARGENT, afin que II nOlis les entendions parler des mœul's et ùe la vie de leur Il temps; et il ajouta qu'on ne peut pénétrer chez eux que sous

• les auspices du ~eigneur. J'étais en

esprit et je suivis mon

1)' guide; et d'abord ,nous arrivrlmes à une Colline sur les Ii­

J'étais en esprit et je suivis mon 1)' guide; et d'abord ,nous arrivrlmes à une Colline
52 APPENDICE N° M. Il mites de l'Orient et du Midi; et tandis que nous
52
APPENDICE
N° M.
Il mites de l'Orient et du Midi; et tandis que nous étions sur son
1; penchant, il me montra une grande étendne de telTe; et nous
Il vtmes au loin une Éminence comme pleine de montagnes, en­
1 t.r~ lliquél1e et la col1ine où nous nous trouvions était une
II vallée, et apl'ès el1e une Plaine, et à partir de cette plaine
II I,lne Pente qui s'élevaitlentemenL Nous descendlmes de la Col­
;1 Iioe pour traverser la Vallée, et nons l'imps sur les côtés, çà et
JI là, des sculptUl'es en bois et en pierre qui représentaient des
Il figures d'hommes, et de diverses espèces de bêtes, d'oiseaux et
Il de poissons; et je demandai à l'Ange: Que voyons-nous là?
Sont-ce des idoles? et il répondit: Point du tout; ce sont des
Il
configurations représen talives de diverses Vertus morales et de
Il
II diverses Vérités spirituelles; la SCience des Conespondances a
Il existé chez les peuples de cet âge; et comme toute bête, tout
Il oiseau, tout poisson, correspond à quelque qualité, il en ré­
Il sulle que chacune de ces sculptures représente et signifie
)) quelque spécialité de vel'tu ou de vérité, et que plusieurs eo­
Il semble représentent et signifient la vertu ellc-même ou la vé­
;1' rité el1e-mème dans quelque formé commune étendue; ce sont
)) ces représentations qui, en Égypte, ont été appelées I:Iiéro­
)) glyphes. Nous traversâmes la Vallée, et quand nous fûmes en­
trés dans la Plaine, voici, nous vlmes des Chevaux et des Chars;
Il
des Chevaux diversement caparaçonnés et bridés, et des Chars
Il
II de· différentes formes, figurant les uns des Aigles, les autres des
)) Licornes, d'au tres des Baleines, et à la suite encore quelques
)) Chariots, et des i~curies tout autour sur les côtés. MaiS lorsque
)) nous approcMmes, Chevaux et Chars disparurent, et à leur
Il place nous viOles des Hommes, par couples, qui se promenaient,
Il s'entretenaient et raisonnaient; et l'Ange me dit: Ces formes
Il de Chevaux, de Chars et d'Écuries qu'on voit de loin sont les
)) apparences de l'intelligence rationnelle des hommes de cet âge?
car d'après la correspondance le Cheval signifie l'Entendement
Il
du vrai, le Char la doctrine du vrai, et les Écuries les lieux
Il
d'instruction; tu sais que dans ce Mondé tout apparall selon his
Il
correspondances. Mais nous passâmes outre, et nous montâmes
Il
la pente, et enfin nous vlmes une Ville dans laquelle nous en~
Il
!
"
trâmes; et en parcourant les rues et les places, nous en exa-
Il
et en parcourant les rues et les places, nous en exa- Il N" 44. A LA
et en parcourant les rues et les places, nous en exa- Il N" 44. A LA
et en parcourant les rues et les places, nous en exa- Il N" 44. A LA
N" 44. A LA VRAIE RELIGION CHRt:TIENNE. 53 II minâmes les maisons: dans le milieu
N" 44.
A LA VRAIE RELIGION CHRt:TIENNE.
53
II minâmes les maisons: dans le milieu de la ville il y avait des
II Palais construits en marbre; au devant étaient des Degrés d'al­
Il bàtre; et, de chaque côté, des degrés des Colonnes de Jaspe;
Il nous vlmes aussi des Temples construits en Pienes précieuses
Il de couleur de Saphir et de Lazuli. Et l'Ange me dit: Leurs Mai­
Il sons sont de Pierres, parce que les Pierres signifient les Vérités
Il naturelles, et les Pierres précieuses les Vérités spirituelles; et
Il tous ceux qui vécQrent dans l'Age d'Argent avaient Pintelligence
Il par les vérités spirituelles, et de là par les vérités naturelles;
l'Argent a aussi une semblable signification. En visitant la Ville,
Il
nous vimes çà et là des personnes réunies parcouples; et comme
Il
c'étaient des maris et des épouses, nous attendions d'être invi­
Il
tésdans quelque endroit, et tandis que nous avions cette pensée,
Il
deux d'entre eux nous appelèrent dans une maison, et nOlis en­
Il
trâmes; et l' Ange, parlant pOUl' moi, leur exposa le motif de no­
Il
tre arrivée dans le Ciel: C'est, dit·i1, le désir d'être instruit des
Il
Il mœurs chez les Anciens, dont VOliS failes partie. Et ils répon­
D dirent: Nous avons appartenu aux peuples de l'Asie, et l'étude
de notre âge a été l'étude des Vérités, par lesquelles nous avons
Il
acquis l'Intelligence; cette étude avait été celle de notre Ame
Il
et de notre mental; mais l'étude des sens de nos corps avait
Il
consisté dans les I\eprésentations des vérités sous des formes
II
naturelllls, et la Science des Correspondances conjoignit les
Il
sensuels de nos corps avec les perceptions de nos mentais,
Il
ainsi les natUl-els et les corporels avec les spirituels et les céles­
Il
tes, et nOlis procura la communication avec les Anges du Ciel.
Il
Il Après avoir entendu ces choses, l'Ange les pria de nous donner
Il quelques détails SUI' leurs Mariages; et le Mad dit : il y a cor­
respondance entre le Mal'iage spÎl'iluel, qui est celui du bien et
Il
du vrai, et le Mariage naturel, qlli est celui d'un mari avec une
Il
seule épouse; et comme nous nOlis sommes appliqués à l'étude
Il
des Correspondances, nous avons vu que l'Église, avec ses vrais
Il
et ses biens, ne peut jamais existel' que chez ceux qui vivent
II
dans l'Amour vraiment conjugal; car le ~Iariage du bien et du
Il
vrai est l'f:glise chez l'homme; aussi nous tous, qui sommes
Il

)1

ici, nous disons que le Mari ~st le

qui sommes Il )1 ici, nous disons que le Mari ~st le Vrai, et que ri~pouse

Vrai, et que ri~pouse est le

II Bien de ce vrai, et que le Bien ne peut aimer d'autre" l'ai que

5*.

) d , 54 APPENDICE N° 4/J. N° 46. A LA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE. 55
) d , 54 APPENDICE N° 4/J. N° 46. A LA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE. 55
)
d
,
54
APPENDICE
N° 4/J.
N° 46.
A LA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE.
55
" le sien, ni le Vrai rendre amour polir amour à d'autre Bien qu'au
l) sien j s'il en était autrement, le Mariage interne ou spirituel qUi
,i fait l'Église serait détruit, et deviendrait un Mariage seulement
li
externe ou naturel, auquel correspond l'Idolâtrie et non l'Église.
De l'Église Israélite et Juive.
Après qu'il eut ainsi parlé, nous flÎmes introduits dans la pièce
p qui précède la chambre à r.oucher; il Yavait sur les murs plu:':'
)) sieurs dessins faits avec art, et de peLites images qui semblaient
)) avoir été fondues en Argenl; el je demandai ce que signilhlient
)) ces choses. Ils dirent: Ce sont des peintures et des formes te~
l)
46.
Pour que nous
scruLions el exposions distinclemen t les
Élats de celle Église, il esl imporlant que nous les examinions
dans cet ordre :1I-' Le Premier tlal de cette Église a
élé \' Appa­
présenlatives de plusieurs qualiLéli, attributs et plaisirs spiri~
l)
tuels, comme élaie~t aussi les Chérubins et les Palmes sur les
Il
murailles du Temple de Jérusalem. Après cela, il apparut de
l'ilion du Seigneur Jéhovih, la Vocation el la ConfédéraLion, et
alors son Lever ou le MaLin.fij! Le Second État de cette Église il
été l'Instruction, et à la fin llintrée dans la Terre de Canaan, et
alors sa PI:ogression dans la lumière ou le Jour.fill~ Le Troisième
Il
Il loin un Char tralné par de jeunes Chevaux blancs; à cette vue.
)) l'Ange dit: Ce Char est pour nous un signe que nous devons
Il nous reLirer. Alors, comme nous desceIidions les degrés, notre
'1 Rôle nous dOIlna une Grappe de Raisins blancs adhérente à de~
Il feuilles du cep; et voici, les feuilles dans nos mains devinrent
)) d'Argent; et nous leS emportàmes comme un signe que nous
)) nous éLions entretenus avec les Peuples du Siècle d'Argent. Il
45. ( DE L'ENFER FORMÉ DE CEUX DE L'ANCIENNE ÉGLISE: Les
)) Enfers des hommes de l'Église Noar.hique ou Ancienne consis­
l) tent, quant à la plus grande partie, en Magiciens, qui onl çà et
Il là dans le désert des hunes et des lieux de l'éunion; ils s'y ren­
Il dent, ayant à la main des Bâtons, qui sont de diverses formes~
Il el donl quelques-uns onl été trempés dans des sucs nécroman­
[0
tiques" par lesquels comme aulrefois ils exercent leurs artifices,
Il
qui consistenl en Abus de Correspondances, en Fantaisies, en
Il
Ir
.
j
Confiances persuasives, par lesquelles exisla la Foi miraculeuse
Il
el furent fails les miracles autrefois; puis en Exorcismes, en
)) Enchanlements, en Charmes, en Maléfices, el en plusieurs a~~
)) tresDémonophonies, par lesquelles ils présentent comme réelles
I.e Premier État de cette Église a été l'Appa1'Ïtion du Seignew'
, -7liÎovih, la Vocation et la Confédémtion, et alors son Leve/'
ou le'Matin.
II
l
,
"
47. Que le Seigneur Jéhovih ait apparu dans le commencement
des apparences illusoires; le plus grand plaisir de leur cœur est
Il
de rendre des Oracles el des Présages, et de faire les Pylhons;
Il
Il
c'est surtoul d'après eux qu'il y eut des Enthousiasmes dans le
»Monde ChréLien. Il
de chacune des quatre Églises de celle Terre, c'esl ce que la Pa­
role nous enseigne: cela vienl de ce que Dieu esl toql dans loules
les choses de l'Église et de sa neligion; or, la fieconnaissance de
Dieu èst dans l'Église comme esl dans le Corps l'Ame qui en vivi­
fie tant les intérieurs que les exlérieurs, et comme est dans la
semehce le Prolifique qui va intimement dans tout suc, tiré de la
le Prolifique qui va intimement dans tout suc, tiré de la Élal de cette Église a

Élal de cette Église a été la DéviaLion du vrai CulLe Représentalif en Ull CulL~ Idolàlre, ,et alors sa Vaslation ou le SoÏ\·. ~ Le Quatrième Ét~t de celte Église a été la Profanation des Saintetés, et alors sa Consommation ou la Nuit. [f) Avant et après cet état a été faile la Promesse de l'Avénement du Seigneur Jéhovih dans le Monde, et alors la promesse d'une Nouvelle Église dans laquelle la Justice elle Jugement doivent régner. W! Le Cinquième Élat ­ de celle Église a été la séparation des bons d'avec les méchanls, el alors le Jugement sur ceux qui avaient élé de celle Église, mais cela dans le Monde spirituel.l!i!) Quelques détails sur le Ciel et l'Enfer formés avec cetle Nation.

56 APPENDICE N° 47. N° 48. A LA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE. 57 terre par la
56
APPENDICE
N° 47.
N° 48. A LA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE. 57
terre par la racine, depuis le premier germe jusqu'au fruit et
dans le fl'uit, et dispose la Végétation pour qu'elle procède dans
son ordre. C'est pourquoi, sans la Reconnaissance de Dieu,
l'homme de l'Église est à la vue des Anges aussi brute qu'une
bête de la forêt, ou qu'un oiseau de nuit, ou qu'un monstre ma­
rin j bien plus, sans la Reconnaissance de Dieu, l'homme est
r.omme un Arbre dont les branches ont été retranchées e,tle tronc
coupé en morceaux, et le tout mis en un monce,au destiné nu
feu, car le Seigneur dil : cc Sans Moi t'OUS ne 1Jouvez (aire den;
si quelqu'un ne demeure pas en Moi, il est jeté clehors comme
le sm'ment, et il sèche, et on le 1'amasse, et dans le feu on
le jette, et il est brûlé, Il - Jean, XV, 5,6. - L'homme, sans la
Reconnaissance de Dieu intérieurement quant à ses Rationnels,
est comme les décombres d'une ville incendiée, et aussi comme
un Aliment qui, après que la partie nutritive en a été exlraite par
la digestion, se tourne en excrément: et ainsi du reste,
48. Mais il est impossible que l'homme puisse reconnaltre
Dieu et quelque chose de Dieu, à moins que Dieu ne se soil ma­
nifesté dans une forme humaine Personnelle; en efTet, la Nature
du Monde enveloppe l'homme, et il ne voit, ne sent el ne respire
que ce qui en vient et touche les organes de son corps, d'oit son
Mental conçoit et reçoit un Rationnel, qui est élendu au milieu
du sein de la nature comme l'embryon dans l'ulél'US, et ne voit
l'ien avanl qu'il en sorte el reçoive la vue; comment donc
l'homme dans cel état peul-il de1quelque manière voir à travers
la Nature, elrer.onnallre quelqueichose qui est au-dessus d'elle,
tel qu'esltoul Divin, tout CélE'sle el tout Spirituel, et par suite
toute Heligiosité, ch05es qui en elles-mêmes sont au-dessus des
Naturels? Il ya donc nécessité absolue que Dieu se manifeste et
se fasse ainsi reconnaltre, et qu'après avoir été reconnu il inspire
l'homme de son souille Divin, el que pal' ce souille reçu dans le
r,œur il le conduise el l'attire enfin à Soi dans le Ciel, ce qui ne
Jleut être fait que par des Instructions. Est-ce qu'un Empereur ou
un Hoi ne se fera pas d'abord reconnaltre et couronner, avant de
commencer à gouverner? Et même avant d'être couronné, d'être
pourvu et revêlu des insignes de sa domination et d'êlre oint, n'u­
nira-I-il pas le peuple à lui pal' des conventions jurées de part et
d'auIJ'e, après quoi le Peuple appartient au Roi elleftoi appartient
au Peuple? Est-ce qu'un Fiancé ne se fera pas d'abord voir, avant
de proposer les fiançailles et ensuite les noces? Est-ce qu'un Père
ne se placera pas devant son petit Enfant, ne j'embl'assera pas, ne
lui donnera pas des baisers, avant que le pelit Enfant puisse dire
Papa? etc. j à plus forte raison donc le Seigneur Jéhovih, qui est
le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs,- Apoc. XVII. 14;
- le Fiancé el le Il'Iari de l'Église, - Apoe. XXI. 9; - el par
suite le Père de tous les enfan ts de l'Église. Pal' le Seigneur Jého­
vih, nous entendons le Seigneur notre Sauveur et notre Rédemp­
teur; c'est Lui qui, dans Daniel et dans les Prophètes, est partout
appelé le Seigneur Jéhovih.
li 9,
La
Proposition ci-dessus esl, que le l'I'emier État chez les
fils d'Israêl a été l'Apparition du Seigneur Jéhovih, la Vocation
et la Confédération; et d'après la Parole nous apprenons que ces
trois choses ont eu lieu, premièrement devant Abram, seconde­
ment devant Moise, et troisièmement devant tout le Peuple:
L'ApPARITION DU SEIGNEUR JÉHOVIH DEVANT ABRUI esl décrite
ainsi dans la Genèse: l< Jéhovah apparut à Abraham dans les
CMnaies de Mam7'é, tt lui était assis à la Porte de sa tente,. et
il leva ses yeux et il vit, et voici, trois Hommes se tenaient p1'ès
de lui,. et dès qu'il les vit, il COU1'Ut au-devant d'eux, de la
pOI'te de la tente, et il s'inclina vers la ten'e,. et il dit: ADO­
NAÏ, si j'ai tr'ouv,é grâce à tes Y,eux, je te prie, ne passe point
oUfre d'auprès (le ton se1'vitelr!'. ') - XVIII. 1., 2,3 et suiv, ­
C'élait le Seigneur notre Sauveur qui apparut dans sa Divine Tri­
nité que les t1'ois Anges représentaient, car le Seigneur a dit:
Il Abmham a désir'é ar'demment de voir mon JOUI', et il l'a vu,
et il s'est 7'éjoui,. en vt!1'Ïté, en vé1'Ïté je vous dis: Avant qu'A­
braham (ût, Moi, Je Suis. ll- Jean, VIII. 56, 58,- Dans le Sei­
gneur est la Divine Trinité, et il a élé représenté Divine Unité dans
la Divine Trinité pal' les Irois Hommes qui aussi ont été appelés
'Anges, - Chap. XIX. L - Mais dans sa Divine Unité il a été ap­
pelé Adonaï, - XVIII. 3. XIX. 1.8, - el allssi très-souvent Jého­
vah, - XVIII, 1.3, fli, i7, 1.9, 20, 22, 26, 33. - L'ApPARI'rION
DU SEIGNEUR JÉHOVIH DEVANT MoiSE est ainsi décrite dans l'Exo­
~e : l< Un Ange de Jéhovah appar'1tt Ct Moïse sur la Montagne,
DEVANT MoiSE est ainsi décrite dans l'Exo­ ~e : l< Un Ange de Jéhovah appar'1tt Ct
DEVANT MoiSE est ainsi décrite dans l'Exo­ ~e : l< Un Ange de Jéhovah appar'1tt Ct
DEVANT MoiSE est ainsi décrite dans l'Exo­ ~e : l< Un Ange de Jéhovah appar'1tt Ct
58 APPENDICE - Jos, V. 13, 14. 49 (Ids). 50.
58
APPENDICE
- Jos,
V. 13, 14.
49 (Ids).
50.
58 APPENDICE - Jos, V. 13, 14. 49 (Ids). 50. N° 49. N°5i. A LA VRAIl:
58 APPENDICE - Jos, V. 13, 14. 49 (Ids). 50. N° 49. N°5i. A LA VRAIl:
N° 49. N°5i. A LA VRAIl: RELIGION CHRÉTIENN!;. 59 @ Le Second État de cette
N° 49.
N°5i.
A LA VRAIl: RELIGION CHRÉTIENN!;.
59
@
Le Second État de cette Église a étc l'lnstl'uction, ct li la fin
i'Entrée dans la TelTC de Canaan, ct alol's sa P1"Ogl'ession
dans la lumière ou le Jour.
1. 3
51. Il a élé monlré ci-dessus que non-seulemenl l'Église An­
cienne ou Noachique avail élé Représenlalive, mais aussi l'(~glise
Israélile quanl à loul son Cu Ile ; cela eullieu par la Providence Di­
vine, parce que Jéhovah n'avail pas encore revêtu l'Humain Natu­
rel, qu'il pril sur Lui par l'Incarna lion dans le Sein de Marie, ainsi
selon l'Ordre élabli par la Créalion, el qu'a vanl cela il ne pouvail
pas êlre conjoinl à l'homme quanl aux inlérieurs de son esprit,
ni par conséquenl y manifesler à la perception ses Divins, qui sont
les Célesles el les Spiriluels, el ainsi des choses élevées au-des­
sus de la pénélration des sens du corps; cela élail alors aussi im­
possible que de faire voler un Oiseau dans l'Élher', el nager un
Poisson dans l'Ail'; cal' si Jéhovah enlrait chez l'homme aulre­
menl que pal' son Humain, ce serait pour ainsi dire meUre une
branche d'ârbre avec les feuilles el les fmils au milieu du foyer
d'un miroir ardenl, ou hien du vif argenl sur un Tison brûlanl
dans une Fournaise, lesquels seraienl aussilôl dissipés; Jéhovah
esl, en efTel, comme un Feu ardenl pal' le Zèle de son Divin
Amour, el s'il enlrail chez l'homme sans l'Humain, il le dissipe­
rait dans ce feu, comme il vienl d'êlre indiqué; aussi a-l-i1 dil à
Moise, quand celui-ci voulul voir de ses yeux la gloire de Jého­
vah, que nul homme
ne pouvail le l'oir
el l'ivre : mais il en ful
aulremenl dès qu'il eul pris sur Lui l'Humain Nalurel, el qu'après
l'avoir glorifié il l'eul uni à son Divin, el eul ainsi conjoinl en Soi
le Divin Céleste, le Divin Spirituel el le Divin Nalur('l en un; il
pul alors pal' là se conjoindre 11 l'homme dans le Nalurel, même
dans son sensuel, el en même temps se conjoindre Il son espl'it ou
11 son men lai dans son Rationnel, el ainsi illuslrer sa lueur Natu­
relle pal' la lumière Célesle. Qu'unc telle conjonclion ail élé l'aile
après l'avénemenl de Jéhovah ùans le ~Ionde, on le l'oil arec él'i­
denee d'après les paroles du Seigneur Lui-Même: «( En cc jour­
les paroles du Seigneur Lui-Même: «( En cc jour­ au CllOreb, dans une flamme de feu

au CllOreb, dans une flamme de feu du milieu du buisson. Et Moïse dit: Que je me détourne donc, et je ven'ai cette grande vision-ci, pourquoi n'est point brûlé le buisson. Et Jéhovah vit qu'il se détoU1'nait pOUl' voir; ct Dieu l'appela du milieu du buisson, et il dit: Moïse! Moïse! Et ensuite Moïse dit à Dieu:

Quel est ton Nom? Dieu dit: JE SUIS QUI (esl) JE SUIS; ainsi tu dims aux fils d'Israël: JE SUIS m'a envoyé vers vous. Il - III.

2,3,4,14,15 et suiv. - L'ApPARITION DU SEIGNEUR JÉHOVIH DEVANT TOUT LE PEUPLE esl aussi décrite dans l'Exode, de celle

manière: Il Jéhovah dit à Moïse: Dis aux {ils d'Israël qu'il~ soient prêts pour le troisième jow', parce que le troisième JOUl' Jéhovah descendra aux yeux de tout le Peuple SUl' la Monta­ gne de Sinaï. Et il arriva qu'au troisième jour il y eut des voix et des éelail's, et une nuée épaiss,e SUl' la Montagne, et une voix de clairon tl'ès-fol·te, et tout le peuple qui etait dans le camp tremblait. Toute la Montagne de Sinaï fumait, pm'ceque Jéhovah y était descendu clans le feu, et 7Jromulguait devant

le peuple la Loi. Il - XIX. 9 à 24, cl XX. 1. à 1.5. - Le Seigneur ApPARUT aussi à Josué comme Prince de l'Armée de Jéhovah, el Josué lomba devanl Lui la face en lene el L'appela son AdonaI.

LA VOCATION DES FILS D'ISRAEL A l,A TERRE DE CA­

IUAN, PAR CONSÉQUEN'r AL'ÉGLISE, AAUSSI ÉTÉ FAITE TROIS FOIS, ('une à Abram, pour que de la lene de ses pèl'es il allâl en Ca­ naan, el de plus il eul promesse que sa semence hériterail cetle 1'erre,- Gen. XII. 17. - LA VOCATION A AUSSI ÉTÉ FAITE PAR

MoïSE, - Exod. ur. 16, 17; - el ensuile pal' Josué, - Jos. el suiv., el