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n°6

http://www.electronique-magazine.com
L’ELECTRONIQUE PAR LA PRATIQUE n°6

Radio :
ROSmètre à
lignes imprimées

Vidéo :
Utilisation d’un
moniteur LCD
UE
!!! NIQ
N° 6 - NOVEMBRE 1999

ZÉ CT :
RO RO
DE ÉLE IS

Mesure :
IR D’ MO

Tracking
RT S E
PA UR QU

sur l’analyseur
À CO HA
E C

France 27 F – DOM 35 F
TR

EU 5,5 € – Canada 4,95 $C


VO
SOMMAIRE
Shop’ Actua ...................................................................................... 4 Comment bien utiliser un moniteur LCD couleur .................. 54
Toute l’actualité de l’électronique… On trouve maintenant de nombreux moniteurs LCD
couleur dans le commerce et, leur prix de vente
étant devenu abordable, ils sont de plus en plus
Informatique pour électroniciens (5) ........................................ 8 utilisés par les électroniciens dans diverses réali-
Tout au long des précédents articles, nous avons sations. Il arrive souvent qu’une fois le moniteur
appris à visiter les sites des plus grands construc- monté dans son boîtier, l’affichage se trouve inversé faisant penser, à
teurs. Or, un électronicien est souvent confronté qui ne sait pas le remettre dans le bon sens, qu’ils sont défectueux où
à la recherche de renseignements sur des com- qu’un problème existe sur le montage ou sur la caméra. Il n’en est rien,
posants, des normes ou des protocoles de com- nous allons voir pourquoi.
munication en ne possédant qu’une seule petite référence. Ne connais-
sant ni le fabricant, ni l’éditeur, il devient difficile de trouver ce que l’on
cherche. Les moteurs de recherche sont là pour palier à ce problème Comment bien utiliser le tracking
en proposant un support de recherche par mot-clé dans tout le réseau sur l’analyseur de spectre ............................................................ 63
Internet. Dans cette sixième partie, nous verrons donc les rouages de Dans les précédents numéros, nous avons large-
ces puissants outils afin que vous puissiez affiner vos recherches. ment illustré les fonctions pouvant être activées
grâce aux touches présentes sur la face avant de
l’analyseur de spectre.
Un monnayeur électronique à carte à puce .......................... 14 A présent, nous vous présenterons les modalités
Dans cet article, nous vous proposons un systè- d’utilisation du générateur de TRACKING, qui permet d’afficher la cour-
me de contrôle électronique pour la gestion d’uni- be de n’importe quel filtre HF, de contrôler sa largeur de bande et de
tés de temps, adapté aux distributeurs automa- connaître l’atténuation du signal en dB.
tiques de services payants. L’insertion, dans un
lecteur, d’une carte à puce dûment chargée en uni-
tés, actionne un relais qui reste activé tant que la carte dispose d’uni- Microcontrôleurs PIC
tés à consommer ou tant qu’elle n’est pas extraite du lecteur. Les appli- De la théorie aux applications - 5e partie - Le PIC 16F84 ................ 75
cations sont tellement nombreuses que nous laissons libre cours à votre Le mois dernier nous avons commencé à analy-
imagination ! ser la structure interne d’un microcontrôleur de
la famille PIC, et notamment du modèle TARO
dont nous avons décrit certaines ressources dis-
Un ROSmètre simple à lignes imprimées ................................ 26 ponibles comme la mémoire de données, le
Pour savoir si une antenne rayonne toute la puis- registre d’état STATUS et les différents signaux de RESET. Nous allons
sance débitée par l’émetteur, on a besoin d’un maintenant poursuivre la description de ce composant en analysant
instrument appelé ROSmètre. Cet appareil sert à en détail le fonctionnement des deux ports d’entrée/sortie (I/O) qui
mesurer le rapport entre la tension envoyée vers se trouvent à l’intérieur.
l’antenne et celle qui est renvoyée vers l’émetteur,
en raison d’une désadaptation d’impédance. Les ROSmètres existent
dans le commerce sous différentes formes et à différents prix. Nous Cours d’électronique en partant de zéro (6) ........................ 80
vous proposons, dans cet article, un montage simple, facilement réali- Pour transformer les vibrations sonores de tous
sable par le débutant et qui fait appel, pour la mesure, au multimètre les signaux basse fréquence compris entre 20 Hz
qui se trouve déjà dans chaque atelier de passionné. et 20 000 Hz et permettre ainsi à notre système
auditif de les entendre, il est nécessaire d’utiliser
des composants spécifiques appelés haut-parleurs
Une radiocommande codée 4 canaux ...................................... 34 ou casques. Il existe dans le commerce des haut-parleurs universels,
Dans cet article, nous allons décrire comment réa- capables de reproduire avec une bonne fidélité, la gamme entière des
liser une radiocommande codée fonctionnant sur fréquences audio allant de 20 Hz jusqu’à 20 000 Hz. Il existe également
la fréquence standard de 433,92 MHz. Nous illus- des haut-parleurs construits exclusivement pour la hi-fi, tous capables
trerons également la manière de réaliser un oscil- de reproduire une gamme limitée de fréquences, c’est-à-dire, seulement
lateur avec un résonateur SAW (résonateur à ondes les fréquences des notes Basses, Moyennes ou Aiguës.
de surface) et comment programmer les nouveaux codeurs et décodeurs, Pour que ces haut-parleurs hi-fi reçoivent la seule gamme de fréquences
que toutes les industries utilisent dans les radiocommandes codées de qu’ils sont capables de reproduire, ils doivent être reliés à l’amplifica-
leur production. teur à travers des filtres appelés cross-over. Ceux-ci sont composés
d’inductances et de capacités calculées en fonction de la valeur de
Un détecteur de micros espion l’impédance de la bobine mobile qui, comme nous l’avons dit, peut être
ou autres appareils émettant des radiofréquences .......................... 47 de 8 ou 4 ohms. Vous trouverez dans cette leçon toutes les formules
pour calculer les filtres cross-over ainsi que quelques exemples de cal-
Ce petit récepteur sensible et performant est cul pour des filtres à deux ou trois voies.
capable de capter des émissions radiofréquen- La fonction opposée à celle des haut-parleurs, c’est-à-dire celle qui per-
ce de faible puissance sur une vaste gamme com- met de transformer toutes les vibrations sonores en tension électrique,
prise entre quelques mégahertz et jusqu’à envi- s’opère grâce à un autre composant appelé microphone.
ron un gigahertz. Il s’avérera très utile pour
“assainir” les lieux suspectés d’être sous surveillance radio.
Les Petites Annonces .................................................................. 92
sera présent à L’index des annonceurs se trouve page .................................. 94
du 24 au 28 novembre 1999, à Paris expo, Porte de Versailles CE NUMÉRO A ÉTÉ ROUTÉ À NOS ABONNÉS LE 20 OCTOBRE 1999

Le bon d’abonnement se trouve page 62


NOUVEAUTÉS

Shop’ Actua
Dans cette rubrique, vous découvri-
rez, chaque mois, une sélection de
nouveautés. Toutes vos informations
sont les bienvenues.
Shop’ Actua
ELECTRONIQUE magazine
BP29
35890 LAILLÉ

GRAND PUBLIC GRAND PUBLIC


WebTouch One

chez AKG sans ordinateur


Le nouveau sys- aucune perte de qualité à attendre avec
tème surround de ce procédé. Le casque est relié au sys-
chez AKG porte le tème par une liaison HF (434 MHz pour
nom Hearo 999 le moment mais 864 MHz bientôt, dès
Audiosphère : il que cette fréquence aura été attribuée
conviendra à tous dans toute l’Europe, pour ces applica-
ceux qui aiment le tions). La portée est d’environ 50 m.
beau son, ama- Le casque, alimenté par batterie NiMh,
teurs de musique offre un son de qualité HiFi (20 000 à
ou dévoreurs de 24 000 Hz) pendant 5 heures. ◆
vidéo à effets spéciaux. Cette petite Alcatel annonce le WebTouch One,
boîte va mettre de l’ambiance dans un terminal permettant de faire de
votre salon! DVD, lasers, TV numériques l’Internet sans ordinateur. C’est le
utilisent la compression digitale Dolby. tout premier téléphone au monde
Chacune des 5 pistes est mémorisée autorisant l’accès à Internet et au
et reproduite séparément. Il n’y a Minitel en couleur. Il offre en outre,
une messagerie électronique, des
fonctions de téléphonie avancées et
GRAND PUBLIC un répertoire multimédia mémorisant
eMap, la 200 noms. Il se commande à partir
d’un écran tactile. Ses concepteurs
(Alcatel, et Thomson Multimédia) l’ont
voulu intuitif et simple à mettre en
œuvre. Le but est de permettre l’ac-
cès à Internet au plus grand nombre.
Ces terminaux, complets, devraient,
à terme, modifier considérablement
de Garmin l’avenir des télécommunications
domestiques et professionnelles, pas
Commercialisé ce large écran LCD. Sa base de données seulement en France et en Europe
mois-ci aux États- interne contient une car tographie puisque, d’ores et déjà, les Améri-
Unis, eMap sera pro- détaillée des pays concernés, avec cains sont demandeurs de ce type
chainement dispo- routes et autoroutes, et également de produit. L’appareil devrait com-
nible en Europe, des informations sur la restauration, mencer à être commercialisé en
n’en doutons pas. Il les hôtels, les ser vices. Toutes ces France lorsque vous lirez ces lignes.
s’agit d’une car te données sont téléchargées dans la Dans le packaging, vous trouverez
électronique utilisant mémoire 16 Mo d’eMap à par tir d’un une of fre d’accès à Internet ainsi
un récepteur GPS 12 CD-ROM. L’autonomie annoncée, sur qu’un bouquet de services. Le tout
canaux doté d’un piles, serait de 14 heures. ◆ sera proposé pour 3 390 FF. ◆

ELECTRONIQUE 4 magazine - n° 6
NOUVEAUTÉS

TECHNOLOGIE MESURE
Grundig

microminiature au CEA

Le département de Microélectronique unique en Europe, baptisé “CMOS


du Laboratoire d’électronique de tech- Ultime” s’appuyant sur une plate-
nologie et d’instrumentation (LETI) du forme technologique ouverte, mettant
CEA (Commissariat à l’Energie Ato- à la disposition de la communauté
mique) à Grenoble vient de mettre au scientifique française des équipe-
point un transistor de technologie MOS ments de type industriel pour la
d’une dimension de 20 nanomètres conception et la validation de nou-
(20 millionièmes de millimètres). C’est veaux composants électroniques à Grundig Instruments met sur le mar-
un véritable exploit quand on sait que l’échelle sub-micronique. ché un millivoltmètre HF de type ana-
les transistors actuellement dispo- logique destiné aux applications
nibles sur le marché mesurent 180 Si l’on devait faire un bref rappel his- devant couvrir une large bande de
nanomètres et que les annonces les torique, rappelons que le transistor est fréquences, en radio, télévision, télé-
plus récentes mentionnent des dimen- né en 1947 et qu’il avait, à l’époque, communications. Cet appareil per-
sions de l’ordre de 40 nanomètres. une taille de 8 mm de diamètre. met également de procéder à des
La demande, toujours plus importante mesures de puissance en utilisant
liée à une forte intégration, laisse pré- Depuis le début des années 70, les une résistance de charge connue.
voir un bel avenir à ce transistor. circuits intégrés sont conçus avec des Les caractéristiques de ce nouvel
puces supportant des millions de tran- appareil sont les suivantes :
Il a été réalisé dans une salle blanche sistors dont la taille est de 180 nano-
du LETI au sein d’un programme mètres… ◆ Bande couverte : 10 kHz à 1 GHz.
Précision typique : 5 % entre 100 kHz
et 1 GHz.
Indicateur HF jusqu’à 1,5 GHz.
COMPOSANTS Wattmètre HF avec charge 50 ohms.
Sorties analogiques X-Y pour traceur
Fijitsu : ou appareils de mesure externe.
SDRAM 64 MB Capteur HF et tête HF équipée d’un
connecteur N, livrés avec le RF 1000.
pour applications ◆

COMPOSANTS
Analog
Device
Fujitsu Microelectronics vient de pré- cès de 6 ns, supporte des fréquences
senter une nouvelle SDRAM 64 Mbits d'horloge jusqu'à 143 MHz et assure
destinée aux applications multimédia. le transfer t de données à grande
vitesse pour satisfaire les exigences
Le MB81F643242B est le premier com- des applications infographiques, de la
posant de sa catégorie à intégrer la TV numérique, de l'enregistrement DVD
technologie de test d'interconnexion et des télécommunications. digital
SITT (Static Component Interconnec-
tion Test Technology) offrant la possi- Fujitsu projette également d'introduire Un nouveau potentiomètre digital
bilité d'effectuer un test d'intercon- des SDRAM SCITT de 128 Mbits et de vient de voir le jour chez ADI. Avec 4
nexion après montage en quelques 256 Mbits, comprenant des dispositifs canaux programmables séparément,
millisecondes - contre plusieurs capables de fonctionner dans de larges 256 positions, il existe en 10 k, 50 k
secondes en utilisant des méthodes gammes de températures et avec des et 100 k avec une tolérance de 1 %.
traditionnelles - permettant d'écono- niveaux de bruit réduits. Il peut remplacer d’anciens poten-
miser ainsi plus de mille fois les coûts tiomètres analogiques. Son alimen-
de test et de fabrication. Fonctionnant sous 3,3 V, cette nouvelle tation peut se faire en +3 à +5 V ou
mémoire SDRAM présente des inter- en +/–2,7 V.
Organisée en 2 Mbits (4 banques de faces LVTTL sous 3,3 V. Elle est condi-
512 Kbits) x 32 bits, la nouvelle tionnée dans un boîtier TSOP II JEDEC Disponible en boîtier DIP 24 broches
SDRAM 64 Mbits offre un temps d'ac- de 86 broches. ◆ classique ou en SOL 24 (CMS). ◆

ELECTRONIQUE 5 magazine - n° 6
NOUVEAUTÉS

COMPOSANTS INFORMATIQUE
ATI-TV : la TV

sur un chip chez Micrel


Micrel annonce le MICRF004 “Qwik balayage. L’intérêt de ce dernier mode
Radio”, un récepteur VHF tenant sur un est de s’accommoder d’émetteurs dont
seul chip couvrant de 140 à 200 MHz, la fréquence n’est pas très stable (on
particulièrement destiné à des appli- évite ainsi l’emploi de circuit LC coû-
cations de télécommande par radio. La teux), permettant de retrouver aisément
portée typique annoncée est supérieure leur signal. En mode fixe, le transfert
à 200 m, avec une antenne fouet. Sa de données peut atteindre 10 kb/s
mise en œuvre, très simple, ne fait alors qu’il est limité à 2,5 kb/s en
appel à aucun circuit LC. mode balayage. La consommation est
très faible, 240 microampères à Si vous ne savez pas quoi demander
Ce récepteur offre deux modes de fonc- 150 MHz. Il s’inter face avec une au Père Noël, cette rubrique devrait
tionnement : fréquence fixe ou logique CMOS. ◆ vous donner des idées ! ATI-TV, par
exemple, est une carte qui transfor-
mera votre PC en récepteur TV “intel-
DOCUMENTATION ligent”, permettant des captures
d’écran et de séquences d’images
animées ou immobiles. ATI-TV
appor te aussi le Web TV sur votre
PC. La carte permet de visualiser, en
les scannant, plusieurs canaux TV
en quelques secondes. Vous pouvez
programmer la réception de vos émis-
sions préférées : vous ne manque-
chez Farnell rez plus le début !
ATI-TV requiert un PC Pentium, sous
Farnell annonce une série de CD-ROM mettant de profiter des dernières nou- W95 ou W98, disposant d’au moins
unique en son genre. Sur ces disques veautés pour vos développements. un port ISA libre (la carte y prélève
se trouvent les fiches techniques des son alimentation). Le logiciel d’ex-
semi-conducteurs du catalogue élec- Disponible au prix de 20 FF HT, la ploitation est fourni sur CD-ROM.
tronique Farnell. Avec ces CD-ROM, il pochette de deux CD-ROM donne accès ATI-TV est disponible pour les stan-
n’est plus nécessaire d'avoir des éta- aux datasheets de près de 14000 réfé- dards NTSC, PAL B/G, PAL I et
gères entières remplies de databooks rences de semi-conducteurs de 80 SECAM.
pour trouver la fiche technique d’un grands fabricants. La carte est équipée de connecteurs
composant. Cette base de données est Tél : 04 74 68 99 99 audio-vidéo composite, S-vidéo, coax
réactualisée tous les six mois, per- Fax : 04 74 68 99 90 ◆ TV et câble. ◆

INFORMATIQUE
Lexibook : un compatible PC
Pour cette fin d’année, Lexibook - horloge avec heure locale et fuseaux
lance une nouvelle gamme d’organi- horaires ;
zers compatibles PC, dont une ver- - réveil ;
sion spéciale AN 2000 en série limi- - calendrier, alarme, avec affichage des
tée, baptisée le « Millénium » aux rendez-vous ;
finitions argentées. Il vous permet- - calculette 12 chiffres ;
tra d’effectuer le compte à rebours - gestionnaire de budget sur 3 comptes;
sur les quelques jours qui nous sépa- - interface sur PC sous W98 et NT.
rent de l’an 2000. Les fonctions Ces organizers existent en 32, 64, 128
offertes sont les suivantes : et 256 K. Ils sont disponibles dans
toutes les grandes surfaces ainsi que
- réper toire téléphonique en 3 sur les catalogues de vente par cor-
rubriques ; respondance. ◆
- agenda, mémo, anniversaire ;

ELECTRONIQUE 6 magazine - n° 6
NOUVEAUTÉS

INFORMATIQUE LOGICIELS

CyberMouse : AtSpec :
lecteur de

sous Windows

CyberMouse est un
lecteur de car tes à
puces qui se connecte
sur un PC (via un port
USB ou la RS232).

Destiné aux dévelop-


peurs de produits
basés sur les car tes Transformez votre PC en analyseur de spectre BF sous
à puces… ou aux Windows, c’est possible avec AtSpec un logiciel dispo-
curieux qui désire- nible en téléchargement sur Internet dans sa version libre-
raient lire le contenu essai (il existe trois versions : shareware, lite et pro). Tour-
de ces cartes, Cyber- nant sous W95, W98 ou NT, il pourra également être utilisé
Mouse est à découvrir sur W3.x à condition d’installer les extensions 32 bits.
sur le site Internet : Pour pouvoir l’utiliser, il faut disposer d’une car te son
http://www.cybermouse.de/ compatible Sound Blaster et 16 Mo de RAM.
où vous pourrez également télécharger drivers et logiciels A découvrir sur :
d’exploitation. ◆ http://www.trump.net.au/~paavo/ ◆

ELECTRONIQUE 7 magazine - n° 6
I N F O R M AT I Q U E

Informatique pour
Informatique
électr
lectroniciens
oniciens
6ème partie
par tie :
Les moteurs de recher
recherche
che

Tout au long des précédents articles, nous avons appris à visiter les sites des plus grands
constructeurs. Or, un électronicien est souvent confronté à la recherche de renseignements
sur des composants, des normes ou des protocoles de communication en ne possédant
qu’une seule petite référence. Ne connaissant ni le fabricant, ni l’éditeur, il devient difficile
de trouver ce que l’on cherche. Les moteurs de recherche sont là pour palier à ce problème
en proposant un support de recherche par mot-clé dans tout le réseau Internet. Dans cette
sixième partie, nous verrons donc les rouages de ces puissants outils afin que vous puissiez
affiner vos recherches.

e toute évidence vous avez déjà utilisé, ou du Ces fichiers, stockés sur un serveur, permettent d’indiquer
moins entendu parlé, des moteurs de recherche à votre navigateur (lors d’une visite) ce qu’il doit faire afin
sur Internet. Toutefois, nous commencerons par que vous puissiez visualiser le site sur votre écran. Chacun
un petit rappel sur leurs principes de fonction- de ces fichiers « html » possède un en-tête identifiant la page.
nement permettant ainsi à l’internaute confirmé On y trouve notamment le titre ainsi qu’une liste de mots-
de rafraîchir ses connaissances et au débutant de mieux clés représentatifs du contenu. Généralement, les moteurs
les utiliser. Par la suite, nous ferons le point sur ces outils de recherche se basent sur ces informations pour réperto-
de recherche et sur leurs évolutions. rier les pages web dans leurs bases de données. Certains
moteurs comptent le nombre d’apparition d’un même mot
dans tout le fichier « html » pour en déduire sa classification.
Comment ça fonctionne ? Ainsi, lorsque l’on pose une question à un moteur, ce dernier
va fouiller sa base de données où sont répertoriés les ren-
Un site web se compose d’une multitude de fichiers « html » seignements d’en-têtes, afin d’en ressortir toutes les pages
qui correspondent aux différentes pages qui le composent. « pertinentes ». La pertinence d’une page est généralement

ELECTRONIQUE 8 magazine - n° 6
I N F O R M AT I Q U E

fonction du nombre de mots-clés trou- ced Search » généralement). Tout téristiques » ou « réseau » ou « RTC ».
vés dans un même fichier. Plus la base d’abord, je vous conseille vivement de Les résultats seront toutefois affichés
de donnée d’un moteur sera importante, lire la rubrique d’aide du moteur. Vous par nombre de mots-clés trouvés :
plus vous aurez une chance de trouver y trouverez toutes les options de pages comportant les trois mots, pages
votre information. recherche que vous avez à votre dis- comportant deux mots sur trois, etc.
position. Toutefois on retrouve des La recherche par opérateur logique per-
options communes à tous ces moteurs. met de spécifier le poids de chaque
Comment effectuer mot-clé. On trouve généralement les
une recherche ? La question toute bête opérateurs logiques classiques comme
Les moteurs permettent de poser direc- le AND, OR, NOT, etc.
Maintenant que vous savez comment tement une question de recherche en
fonctionne un moteur de recherche, l’inscrivant dans le champ entre guille- Il est possible de reformuler notre ques-
voyons comment l’on s’en sert. mets. Par exemple : «où puis-je trouver tion sur le réseau RTC de la façon sui-
des circuits intégrés motorola?». Autant vante : « (caractéristiques AND réseau
Un moteur de recherche se présente vous dire que les résultats sont très AND RTC) OR (ligne AND télépho-
sous la forme d’un site comme les médiocres. nique) ». A par tir de l’opérateur NOT
autres : il est donc accessible par une vous pouvez interdire la recherche sur
adresse que vous entrez dans le champ La phrase simple des pages contenant certain mots (ou
d’adresse de votre navigateur (le Un peu plus efficace, on peut écrire groupe logique de mots) : « (caracté-
tableau 2 vous donne les adresses des directement une phrase contenant les ristiques AND réseau AND RTC) OR
moteurs les plus connus). Une fois mots-clés : « caractéristiques transis- (ligne AND téléphonique NOT numéris)».
connecté à cette adresse, la page de tor BC547 » (les guillemets sont impor-
présentation s’affiche et un champ per- tants). Les sites compor tant cette Les mots-clés spéciaux
met de saisir le ou les mots représen- phrase seront affichés. Une autre option permet de focaliser
tatifs de l’information cherchée. Après la recherche des mots-clés dans une
validation par le bouton « search » ou Les majuscules et les minuscules partie bien précise des pages :
« go ! », situé à proximité du champ, le Les moteurs différen-
moteur affiche la première page des cient les mots écrits en Syntaxe à saisir
résultats classés selon leurs per ti- minuscules ou en Mots-clés
spéciaux Description dans le champ
nences. Un simple clic sur une des majuscules. Lorsqu’un du moteur
pages proposées vous amène directe- mot-clé est saisi en URL Recherche les mots-clés URL : mots-clés
ment à cette adresse. Si la page sélec- minuscules, générale- uniquement dans
tionnée ne vous apparaît pas pertinente ment, le moteur cher- l’adresse des pages.
pour votre recherche vous pouvez, en chera les pages conte- TITLE Recherche les mots-clés TITLE : mots-clés
activant le bouton «retour» de votre navi- nant le mot aussi bien uniquement dans le titre
gateur, revenir à la page des résultats en majuscules qu’en des pages.
et explorer une autre page. Dans le cas minuscules. Si un mot- TEXT Recherche les mots-clés TEXT : mots-clés
où toutes les réponses de la première clé contient une ou plu- dans tout le texte des
pages.
page présentée ne vous conviendraient sieurs lettres majus-
IMAGE Recherche les pages IMAGE : mots-clés
pas, une barre horizontale, située en cules, le moteur cher-
comportants des images
bas de cette page, permet de se dépla- chera uniquement le portant le nom des mots-
cer dans une autre page de résultats. mot avec cette casse. clés.
Je vous conseille donc LINK Recherche les pages qui LINK : mots-clés
Ce type de recherche est l’utilisation d’écrire vos mots-clés contiennent un lien
la plus répandue mais sans nul doute en minuscules. comportant les mots-clés.
la moins ef ficace. En ef fectuant
quelques recherches, on s’aperçoit vite Inclure ou Tableau 1 : Mots-clés spéciaux pouvant être
utilisés pendant une recherche.
que les résultats obtenus ne sont pas exclure un mot-clé
à la hauteur de nos espérances ! En Il est possible de for-
effet, il arrive souvent, par exemple, cer le moteur à trouver
que le moteur suggère une liste impres- des pages contenant un mot-clé. Pour Le choix de la langue
sionnante de pages appar tenant au cela, ce dernier doit être précédé d’un Avec certains moteurs, il est possible
même site (car toutes ces pages pré- signe +. Pour exclure un mot-clé, il faut de préciser la langue des pages recher-
sentent la même en-tête !). Cette situa- le faire précéder d’un signe –. Par chées. Ainsi, à partir d’un moteur amé-
tion se révèle problématique lorsque exemple : caractéristiques réseau ricain, il vous est possible de sortir des
l’on doit accéder aux autres pages four- +RTC –numéris donnera toutes les pages françaises en tapant des mots-
nies par le moteur, pour enfin trouver pages contenant forcement le mot RTC clés français (essayez sur AltaVista, ça
des pages provenant d’un autre site. et sans contenir le mot numeris. marche bien).

De tout cela, les concepteurs de moteur Les opérateurs logiques


de recherche en ont bien conscience. Lorsque vous saisissez vos mots-clés Les moteurs connus.
Alors, si l’on veut être leader sur la dans le champ sans aucune indication Lesquels choisir ?
scène des moteurs, il faut aider l’in- supplémentaire, le moteur interprète
ternaute dans sa démarche. C’est pour les blancs comme des « OU » logiques. Chaque moteur a sa propre personnalité,
cela qu’il est généralement proposé, Par exemple, les mots-clés suivants son originalité. On peut recenser plusieurs
en plus de la recherche « simple », une caractéristiques réseau RTC seront centaines de milliers de moteurs diffé-
recherche poussée incluant des options interprétés par le moteur comme une rents à travers Internet ! Lequel choisir ?
pour affiner votre recherche (« Advan- recherche portant sur les mots « carac- Il n’y a pas vraiment de règle précise pour

ELECTRONIQUE 9 magazine - n° 6
I N F O R M AT I Q U E

cela. Par expérience, il vaut mieux utili- Voilà, YAHOO! France ou Nomade. Mais tampon qui leur permet de mémoriser
ser toujours les mêmes moteurs afin de ne nous décourageons pas, même si un une requête ainsi que les réponses.
se familiariser avec leurs techniques de moteur s’affiche en langue anglaise, Ainsi, lorsque vous lancez une requête
recherche. Nous avons recensé dans le son utilisation reste relativement simple : pour la première fois, le moteur sera
tableau 2 les moteurs de recherche les remplir un champ avec des mots-clés, relativement long à répondre. Par
plus connus en y notant cer taines de appuyer sur le bouton « search » ou contre, si juste après vous modifier
leurs caractéristiques afin que vous puis- « go ! ». Le jargon anglais utilisé reste légèrement vos mots-clés, la réponse
siez choisir celui qui vous convient le plus. basique. Essayez! Tout se passera bien. sera beaucoup plus rapide. C’est pour
cela, encore une fois, qu’il vaut mieux
Le langage Le moteur AltaVista propose un tra- utiliser un seul moteur pour effectuer
La mondialisation d’Internet a une consé- ducteur intégré capable de vous tra- une recherche. Aller au fond des retran-
quence directe sur l’utilisateur : le lan- duire la page web que vous avez sélec- chements de la base de données d’un
gage. Sur le net, on parle toutes les tionnée dans les résultats (utilisation moteur vaut mieux que de rechercher
langues. On notera tout de même une du bouton Translat situé à la fin de avec les mêmes mots-clés sur diffé-
forte tendance pour l’anglais! Il convient chaque réponse). Voilà propose un petit rents moteurs. Une technique d’opti-
donc de choisir un moteur en fonction traducteur de mots pour des petits misation est d’ouvrir plusieurs pages
de ses propres capacités linguistiques. trous de mémoire passagers. de votre navigateur et de lancer simul-
Si nous nous intéressons aux moteurs tanément la même recherche sur plu-
parlants français, on peut remarquer La rapidité des réponses sieurs moteurs à la fois (pour Netscape
que certains proposent une étendue de Un facteur important pour la recherche utilisez l’option Fichier puis Nouveau
recherche locale (mais per formante), sur Internet est la rapidité du moteur puis Fenêtre Navigator et sur Internet
d’autres continentale ou mondiale. Si (rien n’est plus pénible que d’attendre Explorer Fichier puis Nouveau puis
vous cherchez un renseignement éma- devant un écran avec un sablier qui Fenêtre). Encore un petit conseil pour
nant de notre beau pays, n’hésitez pas tourne). Pour accélérer les réponses, la rapidité des réponses : ne pas trop
à utiliser des moteurs français comme les moteurs possèdent une mémoire mettre de mots-clés dans sa requête.

ZONE CHOIX
TRADUCTEUR
MOTEUR ADRESSE LANGUE GEOGRAPHIQUE DE LA LANGUE REMARQUES
INTEGRE
DE RECHERCHE POUR LES PAGES
AltaVista http://www.altavista.com/ Anglaise Mondiale Oui Oui Le moteur de recherche
le plus utilisé.
Yahoo France http://www.yahoo.fr/ Française Française Non Non Le plus vieux des
moteurs est très efficace
pour une recherche
thématique.
Lycos http://www.lycos.com/ Française Francophone / Oui (dans la Non De bonnes explications
monde recherche pour la recherche
avancée) avancée.
Hotbot http://www.hotbot.com/ Anglaise Mondiale avec Oui Non Plutôt américain. Les
possibilité d’un options de recherche
choix de régions avancée sont
américaine complètes.
Infoseek http://infoseek.go.com/ Anglaise Mondiale Non Oui On appréciera le
traducteur intégré.
Voila http://www.voila.fr Française Mondiale et Oui (dans la Non Le moteur de recherche
européenne recherche de France Télécom ! Un
avancée) des plus utilisés en
France.
Voila http://www.voila.com Anglaise Mondiale et Oui (dans la Traducteur de Le moteur de recherche
européenne recherche mots de France Télécom en
avancée) anglais !
Nomade http://www.nomade.fr/ Française Mondiale et Non Non A la découverte du Net
européenne mais francophone.
surtout
française
Web Crawler http://www.webcrawler.com/ Anglaise Mondiale Non Non Une interface utilisateur
simple et sobre.
100 Hot Web http://www.100hot.com/ Anglaise Mondiale Non Non Utilise plusieurs
moteurs en parallèle.
Francite http://francite.com/ Francaise Francophone Non Non Le Net francophone.
Lokace http://www.lokace.com/ Française Francophone / Non Non Les options sont un peu
monde limitées.
Ecila http://www.ecila.fr/ Française Francophone Non Non Recherche approfondie.
Eureka http://www.eureka-fr.com/ Française Mondiale Canada ou France Non Tout le Net
C’est trouvé francophone.
Excite http://fr.excite.com/ Française Francophone / Oui, surtout les Non Encore un moteur
monde pays d’Europe francophone.
Tableau 2 : Principaux moteurs de recherche.

ELECTRONIQUE 10 magazine - n° 6
I N F O R M AT I Q U E

Domaine et rubrique de recherche


Il est possible, quelquefois, de préci-
ser dans quel domaine la recherche
doit être effectuée. Le choix peut por-
ter sur une région géographique mais
aussi sur un secteur d’activité. Mode
oblige, on trouvera sur tout des
domaines comme les fichiers MP3, les
vidéos ou les images.

Il est aussi possible de préciser une


rubrique de recherche parmi une liste
que le moteur vous propose. On y trouve
généralement des secteurs divers
comme le sport, les loisirs ou l’actua-
lité (on notera malheureusement l’ab-
sence du secteur de l’électronique !).

Il existe encore bien d’autres astuces,


propres à chaque moteur, pour affiner
La page d’accueil de BigHub. On peut choisir jusqu’à sept moteurs
sa recherche. Ne pouvant pas tout pas- recherchant en parallèle.
ser en revue, il vous reste à découvrir
ce que toutes ces machines proposent
pour vous aider. essayer le moteur Direct Hit à part d’avoir une vue globale sur le type
l’adresse http://www.directhit.com/. de réponse que propose chaque moteur
interrogé. En localisant le moteur qui
L’évolution des moteurs fournit les pages qui vous semblent les
Les métamoteurs plus appropriées à votre recherche,
Même si les bases de données des D’autres types de moteurs permettent vous pourrez toujours vous connecter
moteurs sont de plus en plus grosses, d’effectuer une recherche sur plusieurs à ce dernier pour affiner la recherche.
le principe de recherche reste limité. moteurs simultanément. Cette tech-
Ce n’est qu’une recherche de mots nique ressemble à l’utilisation de plu- La visite du site BigHub accessible à
dans des fichiers, les résultats restent sieurs fenêtres du navigateur (vu plus l’adresse http://thebighub.com/ vous
médiocres et souvent répétitifs. Face haut) mais a l’avantage d’être auto- montrera la puissance d’une recherche
à cette constatation, de nouveaux types matique et rapide. La recherche en x 7!
de moteurs voient le jour. parallèle sur plusieurs moteurs permet,
à partir d’une seule saisie des mots- Programme pour
clés, d’une part de multiplier les résul- des recherches « multimoteur »
L’apprentissage du moteur tats pertinents (traditionnellement pre- Basé sur le principe précédent, cet outil
par le comportement de l’internaute mière page des résultats) et d’autre est un programme résidant dans votre
Travaillant en étroite collaboration avec
les moteurs traditionnels, ces nouveaux
outils utilisent l’aspect comportemen-
tal de l’internaute durant une recherche
pour effectuer leurs classements. En
étudiant, pour une série de mots-clés
donnée, la fréquence de visites des
pages proposées par les moteurs tra-
ditionnels ainsi que le temps passé sur
chacune d’elles avant de revenir aux
résultats, ces nouveaux moteurs effec-
tuent un classement « mots-clés /
pages visitées / temps ». Par exemple,
lorsqu’un internaute ne revient pas
d’une page proposée par un moteur,
ils considèrent que cette page est très
pertinente pour les mots-clés saisis.
Lorsque vous lancez votre demande,
le moteur vous proposera les pages
les plus fréquentées par des inter-
nautes ayant saisi les mêmes mots-
clés que vous. Cette technique fort judi-
cieuse possède toutefois un inconvé-
nient : elle pénalise for tement les
pages récentes.

Afin de découvrir ce nouveau type de Progression d’une recherche par le logiciel Copernic.
recherche, vous pourrez toujours

ELECTRONIQUE 11 magazine - n° 6
I N F O R M AT I Q U E

ordinateur. On notera un avantage consi- nous promet un avenir plus


dérable : on évite les fastidieuses encourageant. Sans
attentes de chargement des pages web. moteur, Internet n’aurait
De plus, il vous est possible de confi- pas sa raison d’être.
gurer votre recherche sans être connecté
(cela coûte quand même moins cher). Le mois prochain nous ver-
rons ce que nos
Le programme Copernic, maintenant recherches peuvent nous
connu, permet une recherche sur une apporter dans notre quête
dizaine de moteurs (selon la version) d’informations pour élec-
et intègre des fonctions intéressantes tronicien. Nous traiterons
de classement des résultats. De plus, notamment de tout ce qui
il est disponible en version française concerne l’accès aux logiciels gratuits tor (téléchargeable à l’adresse
et il est téléchargeable gratuitement téléchargeables pour électroniciens. http://www.lidan.com). Cet utilitaire
pour essai à l’adresse vous assure un téléchargement rapide
http://www.copernic.com/. (gain en rapidité annoncé par le fabri-
Sites à visiter cant : 300 % !) et permet sur tout de
Des moteurs reprendre le téléchargement lorsqu’une
pour rechercher des moteurs Moteur de recherche pour drivers coupure du réseau apparaît. Profitez-
Si avec tout ça, vous n’arrivez toujours La mise à jour des drivers de votre ordi- en, il est gratuit !
pas à obtenir des résultats concluants, nateur peut considérablement l’amé-
vous pouvez toujours consulter des liorer. Le site alterego propose une PC et PLL
moteurs de recherche de moteurs recherche de driver informatique à par- Saviez-vous que les horloges de nos
comme Enfin à l’adresse tir du nom du fabricant. fameux PC sont pilotées par PLL ? Vous
http://www.enfin.com. http://www.alterego.fr/ trouverez toutes les informations
concernant cette technique sur les sites
Au terme de cet article, nous pouvons Download Accelerator. de fabricants de ces PLL pour PC.
nous apercevoir que, même si Internet Vos téléchargements sécurisés… http://www.icst.com
nous apparaît comme une toile obs- Maintenant que vous vous êtes fami- http://www.icworks.com
cure et gigantesque, la technique de liarisé avec les téléchargements longs http://www.cypress.com
recherche d’information y est largement et souvent interrompus, vous pouvez
développée. L’évolution des moteurs toujours essayer Download Accelera- ◆ M. A.

ELECTRONIQUE 12 magazine - n° 6
CARTES

Un monnayeur
électr
lectronique
onique
à car
carte
te à puce
Dans cet article, nous vous proposons un système de contrôle électronique pour
la gestion d’unités de temps, adapté aux distributeurs automatiques de services
payants. L’insertion, dans un lecteur, d’une carte à puce dûment chargée en
unités, actionne un relais qui reste activé tant que la carte dispose d’unités à
consommer ou tant qu’elle n’est pas extraite du lecteur. Les applications sont
tellement nombreuses que nous laissons libre cours à votre imagination !

oici un appareil très utile Le système est destiné à l’auto-


pour tous ceux qui ont la matisation d’appareils destinés au
charge de la gestion de public et il est très pratique car il évite
distributeurs automa- d’avoir recours aux pièces de monnaie
tiques de ser vices ou aux traditionnels jetons. Cela permet
dont le fonctionnement doit être aux clients d’accéder aux différents ser-
limité dans le temps. Cela vices un cer tain nombre de fois, ou pour
peut être des appareils à un temps donné, simplement en acquérant
bronzer, des téléphones, des crédits (unités de temps). Lorsque le cré-
des ordinateurs, des jeux dit est épuisé, il suffit de faire recharger la
vidéo, des aspirateurs pour sta- carte.
tions services, etc.
Précisons que, par rapport à d’autres monnayeurs
analogues où les unités sont décomptées, les cartes
Comment ça marche ? à puce utilisées dans ce monnayeur sont, en plus, éga-
lement rechargeable d’un certain nombre d’unités (0 à
Il s’agit d’un système de contrôle pour de petites machines 255). La différence est dans le fait que, dans cette applica-
automatiques, basé sur des cartes à puce rechargeables. tion, une unité de temps n’est pas débitée simplement à l’in-
Le relais de sortie n’est pas activé durant une période déter- troduction et à l’extraction de la carte dans le lecteur, mais
minée, comme dans certains systèmes, mais à l’introduc- après l’introduction dans le lecteur, le microcontrôleur pro-
tion d’une carte dans l’appareil. Il reste ensuite dans cet cède au comptage du temps passé, débitant une unité à
état, tant que la carte n’est pas extraite ou, du moins, jus- chaque intervalle de temps programmé pour cela. En pra-
qu’à l’épuisement du crédit d’unités disponibles. En effet, tique, si le dispositif est préparé (nous verrons comment par
le crédit est automatiquement débité d’une unité de temps la suite) pour disposer d’unités d’une durée de 5 secondes,
(déterminée en phase de programmation entre 5 et 255 si la carte reste introduite une minute, celle-ci perd 12 uni-
secondes). tés (60 : 5 = 12), pour 2 minutes cela fait 24 unités, etc.

ELECTRONIQUE 14 magazine - n° 6
CARTES

est débité à chaque unité de temps Code (code programmable de sécu-


utilisée jusqu’à l’extraction de la carte rité). Mais pas seulement, car après
du lecteur. Lorsque le crédit est ce formatage, il est prévu une autre
épuisé, le circuit signale à l’utilisateur opération de chargement des unités
qu’il faut procéder à une recharge, ce de crédit. Il faut noter que l’initialisa-
qui revient à devoir acquérir de nou- tion est effectuée une seule fois ; par
velles unités. contre la recharge est ef fectuée
chaque fois que cela est nécessaire
(chaque fois que la totalité du crédit
Préparation de la carte est épuisée). Avant la préparation des
futures cartes, il faut introduire dans
Ce que vous venez de lire est la syn- le lecteur puis extraire une troisième
thèse du fonctionnement du système carte d’initialisation, la Master Temps
décrit dans ces pages. Nous avons dit (les deux premières sont la Master
que le système fonctionne en lecteur PSC et la Master Crédit), qui commu-
de cartes et procède également à l’écri- nique au microcontrôleur la durée à
En résumé, à chaque introduction de ture des données d’utilisation lorsque attribuer pour chaque unité de crédit,
la car te dans le lecteur, le système les unités sont débitées. Il faut préci- autrement dit, la durée pour laquelle
débite une unité et active le relais pour ser que, pour être utilisée, une carte une unité doit être débitée.
la durée de l’unité de temps imposée. doit être initialisée. En d’autres termes,
Passé ce délai, le système peut afin d’obtenir une car te compatible Il faut se rappeler que, pour le sys-
désactiver le relais si la car te a été avec notre système de prépaiement tème, toutes les car tes ne sont pas
extraite ou si le nombre d’unités dis- électronique, il faut que cette carte soit identiques et qu’il faut obligatoirement
ponibles est arrivé à zéro. Le système configurée avec les informations appro- utiliser celles de 2 kbit basées sur le
peut également laisser le relais actif priées. SLE4442 de Siemens. Ces cartes doi-
(pour l’unité de temps imposée) et vent être préconfigurées pour la pro-
débiter d’une unité le crédit de la La première de toutes ces informa- cédure d’initialisation caractérisée par
carte. En pratique, le crédit de la carte tions, est le Programmable Security un PSC (code programmable de

Figure 1 : Schéma électrique du circuit principal du monnayeur.

ELECTRONIQUE 15 magazine - n° 6
CARTES

sécurité) égal à FF FF FF en hexadé- que nous avons mis au point exécute résultat, si les deux codes sont dif-
cimal. Ne tentez pas d’utiliser d’autres l’opération d’initialisation en suppo- férents, à la troisième tentative de
car tes compatibles mais compor tant sant que le PSC est FF FF FF. L’utili- comparaison, de les rendre inutili-
un PSC différent, car le programme sation d’autres car tes aurait pour sables.

La carte à puce de 2 kbit Siemens

Il s’agit d’une carte à puce ISO7816 contraire, l’accès est refusé et le


basée sur le composant SLE4442 de compteur d’erreur décrémenté de 1.
Siemens, une mémoire intelligente Après trois échecs de comparaison
de 2 048 bit (2 kbit) accessible par du code de sécurité, le compteur d’er-
l’introduction et la comparaison d’un reur est égal à zéro et il n’est plus
code de sécurité. Son schéma synop- possible de changer l’état de l’EE-
tique est donné en figure 8. PROM qui ne peut plus être que lue.
Pour cette raison, à chaque opération
La mémoire est une EEPROM même cès qui requiert la comparaison du PSC,
si une partie de celle-ci fonctionne à réel décomposé il convient de remettre à zéro le comp-
la manière d’une PROM permettant et exprimé, comme d’habi- teur d’erreur, donc à remettre au 1
d’enregistrer des données, lesquelles, tude, en groupe de chiffres hexadéci- logique, par l’intermédiaire d’une com-
après avoir brûlé un fusible de pro- maux du type AA AA AA ou FF FF FF. La mande appropriée, les trois bits qui
tection, ne pourront plus être modi- séquence d’accès à l’écriture et à l’ef- le représentent.
fiées. facement de l’EEPROM consiste à intro-
duire le PSC et à effectuer la compa- Notez que pour toutes les sections
Elle dispose d’un espace mémoire raison avec celui résident dans la carte de la puce, effacer un bit signifie le
égal à 256 kbit sur lesquels une à puce. Si la comparaison est positive, mettre au 1 logique, à l’inverse,
grande par tie est disponible pour les opérations de lecture/écriture peu- écrire un bit revient à le mettre à
mémoriser des informations à utili- vent être ef fectuées. Dans le cas zéro. Il faut obser ver que, dans le
ser. Dans notre cas, pour le cas du compteur d’erreur,
nombre d’unités, il y a éga- 40 hex 0 à 255 Nombre d'unités disponibles les trois bits qui le com-
lement de petits espaces 50 hex 0A Reconnaissance cartes Master posent ne permettent pas
mémoire réservés à la pro- 51 hex 0A Master PSC 8 possibilités (2 à la der-
tection (voir le tableau 1). nière) mais seulement
52 hex 0A Reconnaissance carte Master Crédit
trois, étant donné que cha-
53 hex 3 à 255 Nombre d’unités de crédit Master C. cun d’eux est positionné
La première partie de l’EE-
PROM, de l’octet d’adresse 54 hex 0A Reconnaissance carte Master Temps au niveau bas à chaque
0 à 31, constitue la mémoire 55 hex 5 à 255 Durée unités de crédit (sec) Master T. comparaison du PSC.
permanente, laquelle, après L’opération de passage de
Tableau 1 : Affectation des zones mémoire.
avoir configuré le bit de pro- 0 à 1 d’un bit est appelée
tection approprié peut être remise à zéro (erase).
VCC C1 C5 GND pin symbole fonction pin symbole fonction
destinée uniquement à la
C1 VCC alimentation C5 GND masse
lecture. Les données écrites RST C2 C6 N.C.
C2 RST reset C6 N.C. non connecté
En ce qui concerne la
dans cette zone pourront CLK C3 C7 I/O C3 CLK entrée horloge C7 I/O ligne données méthode utilisée pour l’ac-
êtres uniquement lues, mais N.C. C4 C8 N.C. C4 N.C. non connecté C8 N.C. non connecté cès à la mémoire, elle uti-
ni modifiées, ni ef facées lise seulement deux fils
(fonction PROM). La zone Tableau 2 : Brochage des 8 entrées/sorties de la puce plus un pour l’horloge
SLE4442 de Siemens. (input, C3). Le premier
mémoire initiale (octet 0) est
uniquement réservée à l’écri- constitue la ligne des don-
ture du code fabricant. nées (I/O, contact C7) bidi-
rectionnel utilisée pour
A par tir de la zone 32, la recevoir et envoyer les
mémoire est utilisable sans informations sous forme
aucun problème, ni limita- série avec un niveau com-
tion. Par contre, pour pou- patible TTL. L’envoi des
voir écrire, il convient d’in- commandes et des don-
troduire et de comparer le nées d’entrée/sortie (I/O)
code programmable de sécu- inter vient toujours durant
rité (PSC) contenu dans une le front descendant du
zone supplémentaire de la signal d’horloge. Il existe
mémoire EEPROM appelée également un canal de
mémoire de sécurité. Cette remise à zéro (input C2) qui
dernière est composée de est géré par le dispositif de
quatre zones qui contiennent communication externe
l’état du compteur d’erreur avec lequel est interfacée
(bit 0 à 2) et le code d’ac- Figure 8 : Schéma synoptique de la puce SLE4442. la puce (voir le tableau 2).

ELECTRONIQUE 16 magazine - n° 6
CARTES

troduction d’une car te apparemment


Les relations entre identique, prévue pour être utilisée par
le microcontrôleur un système analogue mais ayant un
et les cartes PSC différent. Elle contiendrait donc
des données de crédit dans sa
Le cœur du système est évidemment mémoire. Pour éliminer ce risque, en
le microcontrôleur PIC16F84 ou écrivant en premier lieu la déduction
PIC16C84 qui s’occupe de la gestion d’une unité, nous sommes certains de
du dialogue avec les car tes ISO7816 l’encaissement et, surtout, que la carte
introduites dans le lecteur, en lecture est effectivement adaptée à notre sys-
et en écriture. Le logiciel permet, en tème. Si nous n’utilisions pas cette
outre, 4 modes opératoires qui sont chronologie, la comparaison du code
validés suivant le type de carte intro- de sécurité programmable de la “mau-
duite dans le lecteur et qui sont : vaise carte” donnerait une issue néga-
tive et, après les trois tentatives fati-
1 - Utilisation normale diques, elle deviendrait inutilisable.
2 - Initialisation
3 - Chargement des unités En somme, avant utilisation, il faut que
4 - Paramétrage de la durée d’une unité la car te ait été adaptée à notre sys-
tème, donc formatée. Il faut introduire
Le mode “utilisation normale” le crédit disponible pour le service asso-
Le mode “utilisation normale” est celui cié au prépaiement. Le formatage (ini-
où le circuit fonctionne comme un pré- tialisation) permet de mettre à zéro les
paiement électronique à unités de données de la carte en substituant le
temps : l’introduction de la carte, préa- PSC original avec celui prélevé direc-
lablement initialisée et chargée, active tement dans la mémoire de programme la carte lue est bien celle de l’utilisa-
le relais de sortie, qui reste activé tant du microcontrôleur. teur (initialisée ou non). Le microcon-
que la carte reste dans le lecteur ou trôleur démarre alors la procédure nor-
jusqu’à ce qu’elle soit complètement En plus du microcontrôleur PIC16F84 male de lecture des unités restantes,
déchargée. Dans ce dernier cas, le buz- programmé, il faut également se pro- fait la comparaison du PSC et com-
zer émet deux bips consécutifs. curer le lot de car tes nécessaires à mence à décrémenter lesdites unités.
toutes les procédures : la Master PSC Par ailleurs, une note acoustique est
Pour garantir la sécurité du système, pour l’initialisation, la Master Crédit générée par le buzzer et le relais est
le PIC16F84 réduit d’une unité le cré- pour le rechargement des unités et la activé.
dit disponible et seulement après que Master Temps qui, à la différence des
le crédit ait été diminué (signifiant que deux premières, charge dans l’EEPROM La carte Master PSC
l’opération d’écriture dans la carte s’est du microcontrôleur la durée des unités. Si, par contre, la lecture de la zone 50
correctement effectuée) le relais est donne 0A (valeur des cartes Master),
activé. Ce contrôle a été prévu car, de Le mode “initialisation” le microcontrôleur procède à la lecture
par sa nature, la carte de 2 kbit peut Voyons à présent la phase qui concerne et teste l’adresse 51 hexadécimal, s’il
toujours être lue, mais pour l’écrire, il la préparation de la carte à puce à l’uti- trouve également 0A, la carte présente
faut comparer le PSC. lisation avec le système. Etant donné dans le lecteur est la Master PSC. Le
que le PSC est adapté à celui du micro- microcontrôleur commence alors la par-
Vous serez étonnés du sens de ce pro- contrôleur elle est immédiatement tie du programme qui procède à l’ini-
pos, nous allons donc l’expliquer. Si reconnue à chaque application sui- tialisation, ce qui peut être résumé par
nous ne procédions pas à l’écriture en vante. Sachez que la carte reste vide, ceci : la LED rouge LD1 est allumée,
mémoire de la diminution du crédit, le tout au moins pour le moment. Notez une impulsion sort de la broche 11 et
système pourrait être activé par l’in- que le fonctionnement normal est polarise le transistor T1 activant le buz-
obtenu en alimentant simplement le zer qui émet une brève note. Dès à pré-
circuit sans rien faire d’autre. Le mode sent, et tant que la carte Master PSC
initialisation est activé en introduisant n’est pas extraite et réintroduite, toutes
dans le lecteur une carte appelée Mas- les cartes introduites dans le lecteur
ter PSC, qui est caractérisée par la pré- seront soumises à l’initialisation.
sence de la donnée 0A (hexadécimal)
aux adresses mémoire 50 et 51 (hexa- A chaque nouvelle insertion, le micro-
décimal). Pour éclaircir les choses, contrôleur procède à la comparaison
sachez que chaque fois que le du code de sécurité programmable
PIC16F84 détecte l’introduction d’une (PSC) avec celui installé par défaut sur
carte dans le lecteur (il utilise pour cela la carte. Rappelez-vous qu’il attend FF
la ligne RB1, relative au contact 2), il FF FF et que, si la carte n’a pas cette
va chercher les données dans les valeur de PSC, après trois tentatives,
zones situées aux adresses 50, 51, elle est rendue inutilisable. Ensuite, le
52 et 54 hexadécimal et essaie les microcontrôleur écrit le nouveau PSC
quatre modes possibles de fonction- dans la mémoire EEPROM de la carte.
Vue sur le microcontrôleur et sur le nement en fonction de celui qu’il Cette opération est confirmée par un
relais du circuit principal du trouve : si dans la zone 50 hexadéci- son émis par le buzzer. Il faut se rap-
monnayeur. mal il ne trouve pas 0A, il ignore la lec- peler que chaque PIC16F84 a un code
ture des autres zones 51, 52 et 54 car personnalisé, différent des autres.

ELECTRONIQUE 17 magazine - n° 6
CARTES

L’organigramme du programme
La gestion du monnayeur, utilise un ces unités de temps dans la mémoire Après la mise en service et l’initialisa-
microcontrôleur PIC16F84 dans lequel du microcontrôleur ainsi que l’utilisa- tion des entrées/sorties (I/O) le pro-
est chargé un programme principal en tion normale du système. Trois cartes gramme teste la présence d’une carte
mesure de commander trois sous-pro- spéciales sont indispensables à ces à puce, grâce au contact de détection
grammes. Le but est de permettre le opérations : la Master PSC, la Master du lecteur, qui porte, au niveau logique
déroulement des procédures d’initia- Crédit et la Master Temps. 0, la broche 7 (RB1) dès que l’inser-
lisation et de charge ou de recharge tion d’une carte est confirmée.
en unités de temps des cartes utili- Voyons comment fonctionne le micro-
sateur, l’introduction de la valeur de contrôleur. A ce moment, une lecture de la zone
50 hexadécimal de la puce de la carte
est effectuée afin de voir si la valeur
Le programme principal assure la gestion de 0A, qui identifie une carte Master, est
l’ensemble du système. Il commande les présente. Si cette valeur est absente,
sous-programmes nécessaires à l’initialisation
et à la charge ou à la recharge des cartes le programme comprend qu’il est en
Initialisation des E/S utilisateur, la lecture et l’enregistrement de présence d’une car te utilisateur ou
Clignotement LED rouge la valeur des unités de temps, la lecture des autre et la première chose qu’il effec-
cartes utilisateur valides, l’affichage des tue est la comparaison de son PSC
données de programmation ou des unités de (code programmable de sécurité) avec
NON temps encore disponibles sur les cartes celui présent dans le microcontrôleur.
Carte insérée ? utilisateur, la LED de signalisation, le buzzer
OUI et le relais de sortie.
Si les deux PSC correspondent, la lec-
Carte Master
OUI
Master PSC ?
OUI
Appel PSC
ture des unités disponibles est réali-
sée. A ce moment, si au moins une
NON NON
unité est disponible, la valeur d’une
OUI unité est retranchée, sinon, le pro-
Compare PSC Master Crédit ? Appel CREDIT
gramme retourne au début, à la
NON
recherche de la présence d’une carte.

Lecture crédits Appel TEMPS Si des unités sont disponibles, il y a


deux situations possibles :

Crédit = 0 ?
NON

Décrémente crédits
Ecrit nombre de crédits
Allume LED rouge
Emission bip long
Visualise PSC
NON
Ecriture correcte ? Emission 1 bip

OUI
Carte insérée ?
OUI NON
Affiche crédits Carte insérée ?
NON

NON
Carte insérée ?
OUI
Crédit = 0 ? Emission 2 bips OUI
NON OUI
Carte Master PSC ?

Emission 1 bip NON

Compare PSC avec "FFFFFF"


Ecrit nouveau PSC
Active relais pour
une durée déterminée

Eteint LED rouge


Carte insérée ? Emission bip long
NON Eteint visualisation

OUI Les routines d’initialisation et de recharge sont


Carte insérée ? activées par l’intermédiaire de deux cartes à puce OUI
Carte insérée ?
NON
spéciales que nous avons appelées Master PSC
et Master Crédit. Le temps à associer aux unités NON

Désactive relais est communiqué au microcontrôleur par


l’intermédiaire d’une carte spéciale que nous avons Retour
appelée Master Temps.

ELECTRONIQUE 18 magazine - n° 6
CARTES

- S’il n’y a qu’une seule unité dispo- L’initialisation commence si, après l’in- plusieurs cartes à puce à l’aide de la
nible sur la carte utilisateur, la sous- sertion de la carte dans le lecteur, le carte Master Crédit.
traction de l’unité de dépar t de cette système trouve la valeur 0A dans la zone
dernière ramène la valeur à zéro, le mémoire située en 50 hexadécimal et Partant du programme principal, une
buzzer émet trois bips consécutifs en qui correspond à la question “Carte Mas- fois la présence d’une carte détectée,
cadence rapide. ter ?”. Si la réponse est “oui” la zone l’adresse 50 hexadécimal et testée
- Si, après soustraction d’une unité, il 51 hexadécimal est à son tour testée. par le microcontrôleur pour chercher
reste encore des unités disponibles, Si la même valeur 0A est trouvée, cela la valeur 0A. Si cette valeur est trou-
le buzzer émet un seul bip. signifie que nous avons à faire à une vée, le programme comprend qu’il
carte Master PSC. Dans ce cas, la pro- s’agit d’une carte Master. Ensuite, il
Dans chaque cas, lors du passage cédure d’initialisation est activée. teste l’adresse 51 hexadécimal. Il ne
dans le lecteur et de la soustraction doit rien y trouver. Par contre, à
d’unités disponibles en mémoire, s’il Lorsque l’on rentre dans cette procédure, l’adresse 52 hexadécimal, s’il trouve
se passe quelque chose d’anormal à la LED rouge de programmation est allu- encore 0A, cela lui indique que c’est
la vérification, le buzzer émet un bip mée et le buzzer émet un bip long, puis une carte Master Crédit qui est intro-
cycliquement, jusqu’à ce que la car te, attend l’extraction de la carte et l’intro- duite dans le lecteur. La procédure de
considérée comme invalide, soit duction d’une nouvelle carte avec un PSC recharge démarre alors par l’illumi-
extraite du lecteur. Si, par contre, tout égal à FF FF FF. Si la carte Master PSC nation de la LED rouge de program-
se passe bien, le relais est activé jus- est à nouveau introduite dans le lecteur, mation et l’émission d’un long bip par
qu’à l’épuisement de la totalité des uni- l’opération est prématurément terminée. le buzzer. Dans la mémoire de la carte
tés ou l’extraction de la carte. La LED rouge s’éteint et le buzzer émet à puce (adresse 53 hexadécimal), le
encore une note acoustique longue. Le programme lit le nombre d’unités à
Tout ce que nous venons d’évoquer sous-programme renvoie au programme recharger. Cette valeur est placée en
concerne le mode de fonctionnement principal pour la lecture de la présence RAM dans le microcontrôleur, puis le
normal, mais voyons ce qui se passe d’une nouvelle carte. programme attend l’extraction de la
en mode programmation. carte Master Crédit et l’introduction
Si au lieu de cela, une carte vierge était d’une carte utilisateur déjà initialisée
Ce dernier mode est subdivisé en trois introduite dans le lecteur, le micro- pour la charger ou la recharger.
routines : une pour l’initialisation, l’autre contrôleur procède à la comparaison
pour la recharge des cartes utilisateur du code de sécurité avec celui enre- La comparaison du PSC est effectuée
et la dernière pour la configuration de gistré par défaut sur cette dernière (FF pour pouvoir ensuite écrire sur la carte
la durée de chaque unité de crédit. FF FF). Ensuite, le microcontrôleur écrit utilisateur si le résultat est positif (PSC
dans l’EEPROM de la carte à puce le de la carte = PSC du microcontrôleur).
code de sécurité qu’il détient en Le résultat est positif et le circuit trans-
mémoire, de manière à l’initialiser. Ceci fère dans la zone 40 hexadécimal les
fait, il attend l’extraction et l’insertion données relatives au nombre d’uni-
d’une nouvelle carte à initialiser. tés, en effectuant la recharge.
Allume LED rouge
Emission bip long Comme nous l’avons déjà dit, la pro- A ce moment, l’opération est terminée,
Visualise crédits cédure se termine dès que la car te le système attend l’extraction de la carte
Master PSC est à nouveau introduite et l’introduction d’une nouvelle carte.
dans le lecteur.
OUI
Carte insérée ?
Dès la réintroduction de la carte Mas-
Voyons enfin la phase de charge ou de ter Crédit, le microcontrôleur sort de
NON recharge en unités de temps d’une ou la phase de recharge, fait émettre un
bip long au buzzer, éteint la LED rouge
NON
Carte insérée ? et retourne au programme principal.
OUI
A l’introduction de la car te Master
OUI
Carte Master Crédit ? Temps (0A à l’adresse 54 hexadéci-
Allume LED rouge
mal) dans le lecteur, le microcontrô-
NON
Emission bip long leur effectue un appel de la routine
Compare PSC Lecture du temps gérant le temps. En premier, la LED
Ecrit crédits Visualise temps rouge s’allume, puis le buzzer émet
Ecrit temps en EEPROM
un bip long, le microcontrôleur lit la
durée de l’unité de temps introduite
Eteint LED rouge OUI
en fabrication dans la puce de la carte
Carte insérée ? Master Temps, l’af fiche en format
Emission bip long
Eteint visualisation NON décimal sur l’afficheur (5 à 255) et la
sauvegarde dans sa propre mémoire
Eteint LED rouge EEPROM. Le microcontrôleur teste à
OUI Emission bip long
Carte insérée ? nouveau la présence de la carte et,
Eteint visualisation
NON
dès que celle-ci est extraite, il éteint
la LED rouge, fait émettre un nouveau
signal acoustique au buzzer, efface
Retour Retour
l’afficheur et retourne au programme
principal.

ELECTRONIQUE 19 magazine - n° 6
CARTES

Si nous extrayons la car te et si nous


en introduisons une nouvelle, le sys- Liste
tème reprend le processus d’initialisa- des composants
tion et ce, tant que la carte Master PSC
n’est pas réintroduite dans le lecteur de l’unité de base
pour lui indiquer qu’il doit terminer la
procédure. Si c’est le cas, la broche 6
passe au niveau haut, la LED rouge R1 : 4,7 kΩ
s’éteint et, simultanément, le buzzer R2 : 10 kΩ
émet une note pour confirmer l’aban-
R3 : 2,2 kΩ
don de la procédure d’initialisation.
R4 : 1 kΩ
Le mode “chargement des unités” R5 : 10 kΩ
La carte Master Crédit R6 : 10 kΩ
La phase d’initialisation terminée, le R7 : 10 kΩ
microcontrôleur retourne au pro-
gramme principal et attend l’intro- R8 : 10 kΩ
duction d’une car te. Logiquement, R9 : 1 kΩ
après le formatage (préparation) des R10 : 10 kΩ
cartes, il convient de procéder au char- R11 : 1 kΩ
gement des unités, procédure qui s’ef-
fectue en introduisant d’abord dans R12 : 1 kΩ
le lecteur la carte Master Crédit. Cette R13 : 1 kΩ
dernière est reconnue car, en plus R14 : 10 kΩ
d’avoir la valeur 0A dans la zone R15 : 10 kΩ
mémoire 50 hexadécimal (symbole de
C1 : 220 µF 25 V chimique
l’élément Master), elle a aussi cette
même valeur à l’adresse 52 hexadé- C2 : 470 µF 16 V chimique
cimal. C3 : 220 µF 16 V chimique
C4 : 100 nF multicouche
Le PIC16F84, reconnaissant la Master
C5 : 22 pF céramique
Crédit, active la partie du programme Figure 2 : Schéma d’implantation des
relative à l’allumage de la LED rouge composants du circuit principal du C6 : 22 pF céramique
LD1 et active le buzzer. Puis, il lit l’état monnayeur. C7 : 100 nF multicouche
de la zone mémoire située à l’adresse D1 : Diode 1N4007
53 hexadécimal, car c’est dans cette D2 : Diode 1N4007
zone que se trouve le nombre d’unités
qui doivent être chargées. LD1 : LED rouge 5 mm
LD2 : LED verte 5 mm
Note : Le nombre d’unités est fixe pour U1 : Régulateur 7805
chaque carte Master Crédit. Ce nombre U2 : PIC16F84-04 (MF288)
d’unités sera enregistré par votre four-
T1 : Transistor NPN
nisseur au moment de la préparation
de votre commande. Vous devez donc BC547B
spécifier le nombre d’unités que vous T2 : Transistor NPN
désirez voir charger sur chaque carte, BC547B
en choisissant entre 3 et 255.
T3 : Transistor mosfet
Après extraction de la car te Master BS250
Crédit, il est possible d’insérer les Q1 : Quartz 4 MHz
cartes précédemment formatées (PSC RL1 : Relais 12 V 1 RT
= PSC du microcontrôleur) pour effec- DS1 : Dip switch 2 circuits
tuer leur chargement (ou recharge-
ment) en unités de crédit. Les données BZ : Buzzer 12 V
concernant les unités de crédit, pré- avec oscillateur
levées de la zone 53 hexadécimal de
la Master Crédit, sont gardées en RAM Divers :
du PIC16F84 et sont écrites dans l’EE-
PROM de la carte mais à l’adresse 40 - Bornier 2 emplacements (x 2)
hexadécimal. Si l’opération se passe - Connecteur 10 broches
bien, le circuit confirme en émettant - Support ci 18 broches
une note acoustique par l’intermédiaire - Circuit imprimé réf. S288
du buzzer (1 carte = 1 bip). Il faut alors
extraire la car te et en insérer une
autre. Sauf indication contraire, toutes
Figure 3 : Circuit imprimé du circuit principal les résistances sont des 1/4 W
Pour terminer la procédure, il faut à du monnayeur, côté pistes, à l’échelle 1. 5 %)
nouveau insérer la car te Master

ELECTRONIQUE 20 magazine - n° 6
CARTES

Temps. Cette valeur sera enregistrée qu’il n’est pas en présence d’une carte
par votre fournisseur au moment de la Master. Il lit donc l’adresse 40 hexa-
préparation de votre commande. Vous décimal, vérifie la présence des unités,
devez donc spécifier la valeur que vous il en soustrait une en comparant le PSC
désirez voir charger sur chaque carte, et active le relais RL1.
en choisissant entre 5 et 255.
Allons-y pour le détail
Avec quelques précisions vous com-
Petit récapitulatif prendrez mieux ce qui se passe exac-
tement dans le système.
On peut résumer brièvement, pour ceux
que les descriptions techniques rebu- Le relais reste activé, non pas durant
tent, en disant que, pour faire fonc- deux, trois secondes ou plus, mais jus-
tionner le monnayeur, il est nécessaire qu’à ce que la carte utilisateur soit reti-
de disposer, outre un nombre quel- rée du lecteur, ou jusqu’à épuisement
conque de car tes utilisateur, de 3 des unités disponibles. Ce qui corres-
cartes préprogrammées destinées aux pond, en temps, à la durée d’une unité
opérations de formatage desdites multiplié par le nombre d’unités intro-
cartes utilisateur et à leur chargement duites dans la puce de la carte utili-
ou rechargement : sateur lors de la procédure de forma-
tage.
- la car te Master PSC, destinée à
enclencher le processus de program- Par exemple, une carte neuve de 200
Crédit. C’est cette action qui déter- mation des cartes utilisateur, unités de 10 secondes sera épuisée
mine la sor tie de la sous-routine de - la carte Master Crédit, destinée à fixer en 2 000 secondes (23 minutes et 20
recharge et le retour au programme le nombre d’unités de crédit qui sera secondes).
principal. Le buzzer émet un nouveau inscrit sur les cartes utilisateur,
bip et la LED s’éteint. Le chargement - la car te Master Temps, destinée à Au moment de l’inser tion de la car te
des unités achevé, le système peut donner une valeur de durée à chaque utilisateur, une routine force l’allu-
travailler avec les car tes ainsi prépa- unité de crédit inscrite sur les cartes mage de la LED rouge, commande
rées. utilisateur. Cette valeur sera écrite dans l’émission d’un bip et commande au
la mémoire du microcontrôleur. circuit d’affichage d’afficher le crédit
Le mode “paramétrage disponible (nombre d’unités). Ensuite,
de la durée d’une unité” Ces 3 car tes pourront être prépro- cette routine compte les secondes de
La carte Master Temps grammées par votre fournisseur à la première unité et, à la fin de chaque
Toutefois, il manque encore un para- votre demande et selon vos critères. unité, répète les mêmes opérations
mètre : le temps alloué à chaque Bien entendu, vous pouvez comman- (LED + bip + af fichage) et ainsi de
unité de crédit. Celui-ci se charge der autant de Master Crédit et de Mas- suite à chaque fois que passe une
dans l’EEPROM du microcontrôleur ter Temps que vous désirez avec unité. Si la carte à puce utilisateur est
par l’intermédiaire d’une procédure toutes les valeurs qui vous convien- chargée avec des unités de 5
qui consiste à insérer la troisième nent, pourvu qu’elles soient comprises secondes, cela se reproduit toutes les
car te dans le lecteur, la Master entre 3 et 255 pour la Master Crédit 5 secondes ; de 10, toutes les 10
Temps. Cette car te contient l’infor- et entre 5 et 255 pour la Master secondes, etc.
mation nécessaire à cette program- Temps.
mation. Après l’avoir introduite dans Les contacts du relais peuvent être uti-
le lecteur, le microcontrôleur détecte lisés pour commander un système élec-
sa présence et va chercher la donnée Le fonctionnement trique ou un moteur, mais pas une ser-
0A dans la zone mémoire 54 hexa- du monnayeur rure électrique, étant donné que le
décimal. Si cette valeur est trouvée, relais peut rester activé durant un
il procède à l’acquisition du nombre Voyons ce qu’il advient en mode de temps qui peut être assez long.
correspondant à la valeur en fonctionnement normal, c’est-à-dire en
secondes de chaque unité de temps situation réelle, lorsque le système doit Utilisez la sortie “utilisation” comme
(5 à 255) et le transfère dans sa gérer l’automatisme concerné. un banal interrupteur, en veillant tou-
propre mémoire, puis attend que l’uti- tefois à ne pas dépasser 10 ampères
lisateur retire la car te pour terminer Petite synthèse du fonctionnement sous 250 volts avec le modèle de relais
la procédure. Lorsque l’on introduit une carte utili- utilisé sur la platine. Bien entendu, le
sateur, le microcontrôleur cherche mais relais de la carte peut commander un
Note : La valeur de l’unité de temps ne trouve pas la donnée 0A dans la relais de puissance.
est fixe pour chaque car te Master zone 50 hexadécimal. Il déduit alors
Interface vers
le lecteur et protocole
de communication
Le protocole de communication utilise
les lignes RB2, RB4 et RB6 (broches
8, 10 et 12 du microcontrôleur). Ces
lignes gèrent respectivement les

ELECTRONIQUE 21 magazine - n° 6
CARTES

Figure 5 : Circuit imprimé de l’unité d’affichage,


Figure 4 : Schéma d’implantation de l’unité d’affichage.
côté pistes, à l’échelle 1.

canaux I/O (entrée/sor tie) des don- des résistances R13, R12 et R9) direc- Le circuit d’affichage
nées, l’horloge et la remise à zéro tement la prise lecteur marquée
(reset) et sont connectées (au travers Memory Card sur le schéma. Dans ce projet nous utilisons le bus
marqué OUT, composé des sorties A et
L’horloge présente sur la broche B, qui utilisent les lignes RA0 et RA1
Liste des composants 10 un signal généré en interne pour communiquer avec le système d’af-
par le PIC16F84 avec un tempo- fichage destiné à indiquer le nombre
du circuit d’affichage risateur programmable utilisé pour d’unités disponibles mis à jour à chaque
R1 : 47 kΩ trimmer le déclenchement des opérations instant. Le bus comporte en fait quatre
montage horizontal read/write (lecture/écriture). La lignes, deux lignes pour les données (A
R2 : 4,7 kΩ broche 12 est utilisée comme sor- et B) et deux pour l’alimentation 5 volts
R3 : 4,7 kΩ tie et génère les impulsions de (+ et –) du circuit d’affichage.
C1 : 100 nF céramique reset (remise à zéro) à la
C2 : 100 nF céramique demande du programme. La Les lignes A et B réalisent une liaison
U1 : Circuit intégré MM5450 broche 8 est initialisée comme série synchrone pour laquelle une ligne
DIS1 : Afficheur 7 segments entrée/sor tie (I/O) à collecteur est réservée à la transmission des don-
DIS2 : Afficheur 7 segments ouver t et dispose d’une résis- nées du microcontrôleur au circuit de
DIS3 : Afficheur 7 segments tance pull-up (R10) pour fixer un décodage (U1) de l’afficheur à trois
niveau “1”. digits, l’autre sert pour la transmission
Divers : du signal d’horloge qui cadence la com-
- Support 40 broches Nous avons écrit le programme de munication avec le monnayeur.
- Câble plat 4 conducteurs gestion de façon à ce qu’il recon-
- Circuit imprimé réf. S275 naisse la condition logique du
contact N/F (Normalement Fermé)
Sauf indication contraire, toutes les résis- de détection de la présence d’une
tances sont des 1/4 W, 5 % carte dans le lecteur. Au repos,
les points 1 et 2 sont fermés et il
y a pratiquement un court-circuit
entre le +5 volts et la broche 7
(ligne RB1 du microcontrôleur). La
présence d’une car te ouvre le
contact et la broche 7 passe au
niveau bas, grâce à la résistance
R3, indiquant au microcontrôleur
qu’il doit démarrer les opérations.
Lorsque cela se produit, la ligne
RB7 (broche 13) passe au niveau
bas et le transistor de puissance
T3 (IRF9520, IRF9530 ou simi-
laire) devient conducteur et ache-
mine le +5 volts sur le contact 1
du lecteur, relié au point d’ali-
mentation de la logique interne de
la carte à puce.

ELECTRONIQUE 22 magazine - n° 6
CARTES

Figure 6 : Schéma d’implantation des composants Figure 7 : Circuit imprimé du lecteur de carte à puce,
du lecteur de carte à puce. côté pistes, à l’échelle 1.

Il n’y a pas grand-chose à dire de l’in- La lecture correcte est obtenue en posi-
terface d’affichage, dans la mesure où tionnant l’afficheur de manière à ce que Liste des composants
elle est bâtie autour d’un circuit inté- le driver MM5450 soit situé en haut, du lecteur
gré C-MOS de National Semiconductor, étant donné que le digit de droite est
le MM5450N, spécialement conçu pour le moins significatif. Le digit central - Lecteur/enregistreur AMPHENOL
le contrôle d’afficheurs à LED à anode indique les dizaines, et celui de gauche - Connecteur 10 broches
commune. les centaines. Chaque fois qu’une carte - Câble plat 10 conducteurs
à charger est introduite dans le lecteur, - Circuit imprimé réf. S237
Les données qui déterminent l’état le buzzer émet deux bips de suite mais
logique (0 = LED allumée ; 1 = LED rien ne change dans l’affichage des uni-
éteinte) arrivent en série sur la ligne A. tés. L’affichage reste verrouillé sur le
Ensuite, elles sont traitées par U1 et nombre d’unités à charger. Au terme
conservées jusqu’à la prochaine récep- des opérations de recharge, il faut réin-
tion. Un petit potentiomètre ajustable troduire la carte Master Crédit et on ter-
sert à régler la luminosité de l’afficheur. mine ainsi la phase de recharge. Le buz-
zer retentit pour confirmer cette
Cela dit, il est possible d’expliquer com- opération et l’afficheur s’éteint.
ment fonctionne l’afficheur en fonction
des diverses opérations réalisées par Si l’on insère la carte Master Temps
le monnayeur et nous le faisons en dans le lecteur, l’afficheur indique la
disant avant tout qu’il ser t durant la durée (exprimée en secondes) de
recharge des unités et, naturellement, chaque unité de temps. Cette durée
chaque fois qu’un utilisateur introduit est ensuite copiée dans l’EEPROM du
une carte dans le lecteur pour accéder microcontrôleur du monnayeur. Lors-
au service qu’il commande. qu’on retire cette car te, l’af ficheur ficatif. Le buzzer reste muet, le relais
s’éteint et tout est prêt pour l’utilisa- reste au repos et l’afficheur est évi-
Dans le premier cas, et après la mise tion normale du système. demment éteint.
en route du circuit de base (le mon-
nayeur), les trois afficheurs sont éteints Quand un utilisateur introduit une carte Par contre, lorsqu’une car te dans
car aucune donnée n’arrive sur la ligne dans le lecteur, l’afficheur indique le laquelle il reste une seule unité dis-
de données A. Tout demeure au repos nombre d’unités restant disponible. ponible, est introduite dans le lecteur,
durant l’éventuelle initialisation de la Ainsi, si l’utilisateur dispose d’une carte l’af ficheur indique 000 et le buzzer
carte (avec la Master PSC) car un affi- de 10 unités, l’afficheur indique 009 ; émet deux bips pour indiquer qu’il faut
chage n’est d’aucune utilité. si nous avons une carte de 100 uni- procéder à une recharge.
tés, il apparaît 099 et ainsi de suite.
Durant la procédure de rechargement A chaque introduction, le buzzer du Après l’introduction d’une car te, le
des unités, par contre, il est nécessaire monnayeur émet un bip et l’afficheur comptage du temps démarre et après
d’avoir certaines indications. Dès que s’éteint dès que la carte est extraite, la soustraction de la première unité,
la Master Crédit est introduite pour la car cela indique que l’utilisateur s’est au terme de chaque fraction de temps
première fois, donc au début de la pro- déjà éloigné du distributeur automa- l’af ficheur soustrait une unité, indi-
cédure, la LED rouge s’allume et le buz- tique et qu’il n’est donc plus néces- quant ainsi combien il reste d’unités
zer émet un bip, alors l’afficheur indique saire de maintenir l’information. à dépenser. Lorsque toutes les unités
le nombre d’unités qui seront ensuite de temps disponibles sont épuisées,
chargées dans chaque carte déjà for- Il faut noter que si une carte ne conte- l’af ficheur passe à zéro, le relais
matée et qui seront introduites dans le nant plus d’unités est introduite dans revient au repos et le buzzer émet deux
lecteur jusqu’à la fin des opérations. le lecteur, il ne se passe rien de signi- bips consécutifs.

ELECTRONIQUE 23 magazine - n° 6
CARTES

L’alimentation
Pour ce qui concerne l’alimentation du
monnayeur, elle est de 12 à 15 volts.
La carte de base est protégée contre
les inversions de polarité par la diode
D1. Le 12 volts est directement utilisé
pour alimenter le relais RL1. Tout le
reste du montage est alimenté en +5
volts, obtenus grâce au régulateur U1
(7805). La LED ver te indique que la
carte est alimentée.

Réalisation pratique
Pour construire ce monnayeur élec-
tronique à carte à puce, il faut réali-
ser les trois circuits imprimés repré- Photo du monnayeur prêt à fonctionner. Le circuit principal est entouré, à droite,
sentés à l’échelle 1/1 dans les par le lecteur de carte à puce et, à gauche, par le circuit d’affichage. Notre
figures 3, 5 et 7. monnayeur dispose d’un afficheur trois digits à LED afin d’afficher diverses
informations chaque fois qu’un utilisateur introduit une carte à puce dans le
lecteur pour accéder au service concerné. En outre, en phase d’initialisation,
Les lecteurs qui sont équipés pour la l’afficheur visualise le message PSC. Durant la recharge des cartes utilisateur,
gravure des circuits imprimés pour- l’afficheur permet de visualiser les unités que la carte Master Crédit autorise
ront les réaliser eux-mêmes. Pour cela, à transférer dans chaque carte utilisateur introduite dans le lecteur. Enfin,
photocopiez les différents tracés sur l’introduction de la carte Master Temps fait apparaître le nombre indiquant la
du calque ou sur une feuille d’acétate durée (exprimée en secondes) de chaque unité de temps.
translucide afin d’obtenir les films
(typons) nécessaires à l’insolation aux
rayons ultra-violets. Durant l’opération Le lecteur de car te est un modèle Pour conclure
de photocopie, placez une feuille entiè- “Amphenol” manuel avec un contact
rement noire au dos de la page à pho- de détection de présence carte, de type A présent, le montage est prêt. N’ou-
tocopier. Ainsi, vous éviterez l’ef fet N/F (normalement fermé) et qui s’ouvre bliez pas les vérifications habituelles :
de transparence. Gravez les circuits, en présence d’une carte. Il est relié à ponts de soudure, soudure oubliée, etc.
après révélation, avec du perchlorure la carte principale par un câble plat à Pour l’utiliser, il suffit de l’alimenter par
de fer en utilisant un récipient en 10 conducteurs muni d’une prise à une tension de 12 à 15 volts, pouvant
matière plastique ou en verre. La gra- chaque extrémité. Nous vous fournir 250 milliampères. Après cette
vure achevée, rincez soigneusement, conseillons de vous reporter à ELEC- mise sous tension, la LED verte (LD2)
séchez et percez les dif férents cir- TRONIQUE magazine numéro 4, doit s’allumer et le buzzer doit émettre
cuits. Toutes ces opérations termi- page 34 et suivantes pour avoir plus deux notes acoustiques en séquence
nées, vous disposez des circuits impri- de détails sur ce lecteur/enregistreur rapide. Rappelez-vous que, pour faire
més prêts à être équipés de leurs de carte à puce. fonctionner le monnayeur, il faut, au
composants. préalable, disposer du jeu de 3 cartes
En ce qui concerne la car te d’af fi- de programmation : la Master PSC, la
Pour ceux que la chimie rebute, un kit chage, repor tez-vous au plan d’im- Master Crédit et la Master Temps et
est disponible. Les circuits imprimés plantation des composants. Les trois d’un certain nombre de cartes vierges
du kit étant gravés et percés, ceux qui af ficheurs à anode commune ont 2 de 2 kbit dont le code de sécurité pro-
préfèrent cette solution peuvent pas- fois 5 broches disposées en ligne. grammable est égal à FF FF FF. Avec
ser directement au montage des com- Ils peuvent également être montés tout cela nous vous souhaitons une
posants. sur des suppor ts. Vous pouvez utili- bonne utilisation de votre système.
ser, pour cela, deux morceaux de bar-
Il faut commencer par placer les com- rette tulipe sécable au pas de
posants les plus bas, les résistances 2,54 mm. Après avoir terminé cette Où trouver
et les diodes. Poursuivez par le mon- opération, insérer le circuit intégré les composants
tage des suppor ts de circuits inté- MM5450 dans son suppor t en pre-
grés, les condensateurs, en faisant nant garde à son orientation, son Le dessin du circuit imprimé ainsi que
attention aux modèles polarisés (élec- repère détrompeur est par faitement la liste des composants étant fournis,
trolytiques) dont la patte la plus repéré sur le plan d’implantation des vous ne devriez pas avoir de difficulté
longue indique le côté positif. Monter composants. Il faut maintenant relier à vous approvisionner auprès des
les deux transistors et le mosfet en la platine principale à celle de l’affi- annonceurs de la revue ou de votre
les orientant comme cela est repré- cheur par quatre fils (ne pas dépas- fournisseur habituel.
senté sur le plan d’implantation des ser un mètre) et les souder aux
composants (en particulier T3 qui doit points marqués +, –, A et B de la pla- Le microcontrôleur préprogrammé, les
avoir le côté métallique de son boî- tine af ficheurs avec les points mar- circuits imprimés sérigraphiés, les
tier tourné vers le dip-switch). Pour- qués de façon identique sur la carte car tes utilisateur, les car tes de pro-
suivre le montage par le buzzer qui principale. Un morceau de fils en grammation ainsi qu’un kit complet
est un modèle avec oscillateur nappe est vivement recommandé sont également disponibles. Voir publi-
interne. pour éviter toute erreur. cités dans la revue. ◆ C. V.

ELECTRONIQUE 24 magazine - n° 6
MESURE

Un ROSmè
ROSmètrtre
e simple
à lignes imprimé
imprimées

Pour savoir si une antenne rayonne toute la puissance débitée par l’émetteur, on a besoin
d’un instrument appelé ROSmètre. Cet appareil sert à mesurer le rapport entre la tension
envoyée vers l’antenne et celle qui est renvoyée vers l’émetteur, en raison d’une
désadaptation d’impédance. Les ROSmètres existent dans le commerce sous différentes
formes et à différents prix. Nous vous proposons, dans cet article, un montage simple,
facilement réalisable par le débutant et qui fait appel, pour la mesure, au multimètre qui
se trouve déjà dans chaque atelier de passionné.

es ROSmètres, également appelés TOSmètres Si, pour une raison quelconque, l’impédance de l’antenne
ou SWRmeter en anglais, sont des instruments est différente de celle du câble coaxial, une désadaptation
permettant de mesurer le Rapport d’Ondes Sta- d’impédance se produit.
tionnaires (ou Taux d’Ondes Stationnaires). Ils
sont indispensables aux professionnels, aux Par conséquent, l’antenne ne parvenant pas à rayonner
radioamateurs, aux cibistes, et à tous ceux qui installent toute la puissance générée par l’émetteur, la par tie non
des antennes d’émission. rayonnée est alors renvoyée vers la source sous forme
d’ondes réfléchies.

Allez, directement dans le vif du sujet ! En observant l’instrument de mesure monté dans les ROS-
mètres du commerce (voir figure 4), vous remarquerez que
Les ROSmètres permettent de savoir s’il existe une désa- le début de l’échelle ne coïncide jamais avec le nombre 0,
daptation d’impédance entre l’antenne et la ligne de trans- mais toujours avec le nombre 1 car, lorsque l’impédance
mission qui est généralement un câble coaxial de 50 - 52 de l’antenne se révèle parfaitement identique à l’impédance
ohms. du câble coaxial, le rapport est égal à 1.

ELECTRONIQUE 26 magazine - n° 6
MESURE

Dans le cas, par exemple, d’un câble


coaxial de 52 ohms alimentant une
antenne ayant également une impédance
de 52 ohms, le rapport est égal à :

52 : 52 = 1

Si l’antenne présente une impédance


de 80 ohms, le rapport sera de :

80 : 52 = 1,53

Tandis que si elle présente une impé-


dance de 20 ohms, ce rappor t sera Figure 1 : Le ROSmètre qui vous est proposé, comme n’importe quel autre, doit
de : toujours être branché entre la sortie de l’émetteur et le câble coaxial qui
transporte le signal à l’antenne rayonnante. Pour lire la valeur des ondes directes
et des ondes réfléchies, vous pouvez utiliser un multimètre réglé sur l’échelle
52 : 20 = 2,6 100 µA.
Note : la valeur d’impédance la plus
grande est toujours divisée par la plus
ONDES JAF1
petite. RÉFLÉCHIES
DS1
Une fois la valeur de ce rapport connue, C1 C2
ENTRÉE R1 SORTIE
on peut alors calculer le facteur de
perte de l’antenne, c’est-à-dire quelle
valeur de la puissance qu’elle reçoit
ONDES
est renvoyée à l’émetteur. R2 DIRECTES
DS2

JAF2
REF S1 FWD
Pour calculer ce facteur de per te, on 0
1
2 3 4
5

peut utiliser la formule suivante : C3 C4


R3
Perte = [(rapport - 1)] : [(rapport + 1)]2 CALIBRATION

Note : le 2 présent à la fin de la for- FWD = forward = ondes directes REF = reflected = ondes réfléchies

mule indique que le résultat obtenu doit


être élevé au carré. Figure 2 : Schéma électrique du ROSmètre à lignes imprimées. Les diodes
Schottky 1N5711 peuvent aussi être remplacées par des équivalents BAR10
Voici quelques exemples, afin de vous ou bien HP5082.
familiariser avec le calcul du facteur de
perte :

Si l’on considère, pour commencer, le


rapport 80 : 52 = 1,53, on doit effec-
C1 C2
tuer cette première opération :
ENTRÉE JAF1 R1 SORTIE
DS1
(1,53 - 1) : (1,53 + 1) = 0,209

puis, on élève le résultat obtenu au C3 JAF2


DS2

carré : R2
C4

0,209 x 0,209 = 0,0436


SOUDURE SOUDURE

En admettant que l’émetteur débite une


puissance de 50 watts (avec le rapport
d’ondes stationnaires égal à 1,53 de S1

notre exemple), l’antenne renverra vers


R3
l’émetteur une puissance égale à :

50 x 0,0436 = 2,18 watts VERS


ONDES ONDES CONTROLEUR
RÉFLÉCHIES DIRECTES UNIVERSEL
(REF) (FWD) SENSIBILITÉ
Donc, ne seront donc plus rayonnés
50 watts, mais seulement :
Figure 3a : Schéma d’implantation du ROSmètre. Une fois tous les composants
montés sur le circuit imprimé, placez celui-ci à l’intérieur du boîtier métallique.
50 – 2,18 = 47,82 watts
Vous devez souder sur la piste centrale les sorties des fiches coaxiales d’entrée
et de sortie. Comme vous pouvez le voir sur ce dessin et sur la photo de la
Si l’on considère le rapport de 52 : 20 figure 6, la masse du circuit doit être soudée en plusieurs endroits directement
= 2,5, on obtiendra, en faisant la pre- sur le boîtier métallique.
mière opération :

ELECTRONIQUE 27 magazine - n° 6
MESURE

Liste des composants


du ROSmètre
LX.1394

R1 : 100 Ω
R2 : 100 Ω
R3 : 47 kΩ pot. linéaire
C1 : 10 nF céram.
C2 : 10 nF céram.
C3 : 10 nF céram.
C4 : 10 nF céram.
JAF1 : Self 10 µH
JAF2 : Self 10 µH
DS1 : Diode Schottky 1N5711
DS2 : Diode Schottky 1N5711
S1 : Inverseur
Figure 3b et 3c : Dessin du circuit imprimé double face LX.1394 à l’échelle 1. Si vous réalisez vous-même ce circuit, n’oubliez
pas de souder des queues de résistances ou de condensateurs dans chaque trou et de chaque côté des plans de masse.
N’oubliez pas non plus de souder les pattes des condensateurs C2 et C3 de chaque côté des pistes de façon à assurer la
liaison électrique entre les fils venant de S1 et les pistes supérieures.

(2,5 – 1) : (2,5 + 1) = 0,428 Si le rappor t d’ondes stationnaires On admet couramment qu’un taux
reste d’une valeur allant de 1,4 à 1,5, maximum d’ondes stationnaire de 3
et on obtiendra, en élevant ce résul- nous pouvons parfaitement l’accepter, reste encore acceptable. Au delà,
tat au carré : car l’antenne rayonne environ 96 % de outre le fait que l’antenne ne rayonne
la puissance qu’elle reçoit. plus qu’une par tie de la puissance,
0,428 x 0,428 = 0,183 l’étage final de l’émetteur risque fort
Si le rappor t d’ondes stationnaires de souf frir, sur tout s’il est à tran-
Donc, si l’émetteur débite une puis- atteint une valeur de 2, l’antenne ne sistors. Si rien ne peut être fait pour
sance de 50 watts, avec ce rappor t rayonne plus que 88,9 % de la puis- réduire le taux d’ondes stationnaires,
d’ondes stationnaires de 2,5, l’antenne sance totale qu’elle reçoit, alors que la boîte de couplage s’impose alors.
renverra vers l’émetteur : si elle atteint une valeur de 4,0, l’an- La boîte de couplage ne réduit ni les
tenne rayonne seulement 64 % de la per tes de rayonnement ni le taux
50 x 0,183 = 9,15 watts puissance totale qu’elle reçoit. Donc, d’ondes stationnaires mais permet
toujours avec un émetteur débitant 50 à l’émetteur de “voir” un ROS faible
Seront alors rayonnés, non plus 50 watts, l’antenne ne rayonnera plus que et, ainsi, de fonctionner dans de
watts, mais seulement : 32 watts : bonnes conditions. Mais ceci est un
autre débat qui nous éloigne de notre
50 – 9,15 = 40,85 watts (50 x 64) : 100 = 32 watts sujet !

2,3 3,0 4,0 5,7


1,8
1,5 SW
40 60 R
1,2 80
1 20

0
10

100 µA
0

Figure 4 : Dans tous les ROSmètres que l’on trouve dans Figure 5 : Etant donné que dans ce ROSmètre nous
le commerce, l’échelle de l’instrument de mesure se utilisons un multimètre sur l’échelle 100 µA, nous
présente comme sur cette figure, c’est-à-dire en indiquons, avec ce dessin, la valeur du ROS
commençant non pas par 0 mais toujours par 1. correspondante.

ELECTRONIQUE 28 magazine - n° 6
MESURE

Un tableau Comme vous pouvez le voir sur


bien pratique le schéma électrique de la
TABLEAU 1 figure 2, le signal HF, appliqué
Vous trouverez, dans la première sur l’entrée, rejoint directement
colonne du tableau 1, le rapport rapport coefficient puissance la sortie à travers une piste de
des ondes stationnaires, dans ROS-SWR de perte rayonnée
cuivre du circuit imprimé double
la seconde colonne, le facteur face.
de perte et dans la dernière le 1,0 0,000 100 %
pourcentage de la puissance 1,1 0,002 99,8 % Cette piste présente une impé-
rayonné par l’antenne. 1,2 0,008 99,2 % dance de 50 - 52 ohms, et
1,3 0,017 98,3 % s’adapte donc par faitement à
En connaissant le rapport d’ondes 1,4 0,030 97,0 % celles des câbles coaxiaux de
stationnaires, relevé par le ROS- 1,5 0,040 96,0 % même impédance.
mètre, on peut connaître la valeur 1,6 0,053 94,7 %
de l’impédance de l’antenne. 1,7 0,067 93,3 % Parallèlement à cette piste cen-
1,8 0,082 91,8 % trale, se trouvent deux autres
Par exemple. Si, en reliant une 1,9 0,096 90,4 % pistes. La première, ser vant à
antenne à un câble coaxial de 52 2,0 0,111 88,9 % prélever le signal de l’onde
ohms, le ROSmètre nous indique 2,1 0,126 87,4 % directe, c’est-à-dire celle que
une valeur de 1,5, l’impédance 2,2 0,140 86,0 %
l’émetteur envoie vers l’antenne
de l’antenne peut être de : et la seconde, servant à préle-
2,3 0,155 84,5 %
ver l’onde réfléchie, c’est-à-dire
2,4 0,169 83,1 %
52 x 1,5 = 78 ohms celle que l’antenne renvoie vers
2,5 0,184 81,6 %
l’émetteur quand elle ne réussit
2,6 0,197 80,3 %
ou bien alors de : pas à la rayonner.
2,7 0,211 78,9 %
52 : 1,5 = 34 ohms 2,8 0,224 77,6 % On prélève l’onde directe de la
2,9 0,237 76,3 % piste reliant la diode DS2 à la
Si le ROSmètre indique une 3,0 0,250 75,0 % douille banane de sortie, tandis
valeur plus grande, c’est-à-dire 3,1 0,260 74,0 % que l’on prélève l’onde réfléchie
2,0, l’impédance de l’antenne 3,2 0,270 73,0 % de la piste reliant la diode DS1
peut être de : 3,3 0,286 71,4 % à la douille banane d’entrée.
3,4 0,298 70,2 %
52 x 2,0 = 104 ohms 3,5 0,309 69,1 % Etant donné que le circuit de
3,6 0,319 68,1 % mesure de l’onde directe est
ou bien de : 3,7 0,330 67,0 % exactement identique au circuit
3,8 0,340 66,0 % de mesure de l’onde réfléchie,
52 : 2,0 = 26 ohms 3,9 0,350 65,0 % il est également possible de
4,0 0,360 64,0 % relier le signal de l’émetteur à
En fait, on obtient la même 4,1 0,370 63,0 % la prise de sortie, et de prélever
valeur d’ondes stationnaires 4,2 0,380 62,0 % le signal à envoyer à l’antenne
lorsque l’impédance de l’an- 4,3 0,390 61,0 % à la prise d’entrée. Ceci peut
tenne est plus grande que celle 4,4 0,397 60,3 % être intéressant en fonction de
du câble coaxial, que lorsqu’elle 4,5 0,405 59,5 % l’emplacement qui sera affecté
est plus petite. 4,6 0,414 58,6 % au ROSmètre dans une station.
4,7 0,422 57,8 %
Mais si on inverse entrée et sor-
Néanmoins, l’expérience aide à tie par rapport au schéma, il ne
4,8 0,430 57,0 %
savoir dans quel sens lire la faudra pas omettre de croiser
4,9 0,437 56,3 %
valeur obtenue. Une antenne de les fils de sortie de S1 !
5,0 0,445 55,5 %
type dipôle (doublet, beam, etc.)
5,1 0,452 54,8 % Les tensions redressées par les
a une impédance, au centre,
située entre 50 et 75 ohms. Une 5,2 0,459 54,1 % deux diodes DS1 et DS2 sont
antenne de type verticale a une 5,3 0,466 53,4 % prélevées par l’une des diodes
impédance située entre 30 et 5,4 0,473 52,7 % grâce à l’inverseur S1, et sont
50 ohms. Bien entendu, une 5,5 0,479 52,1 % appliquées sur le potentiomètre
erreur d’estimation est toujours 5,6 0,486 51,4 % R3, servant à régler l’aiguille de
possible. Seul l’impédancemètre 5,7 0,492 50,8 % l’instrument à fond d’échelle,
d’antenne pourra donner la 5,8 0,498 50,2 % quand l’inverseur S1 est posi-
valeur exacte (voir Electronique 5,9 0,504 49,6 % tionné sur l’onde directe (FWD).
magazine numéro 3, page 38 et
suivantes). Ce ROSmètre est conçu pour tra-
vailler à des fréquences comprises
Pour d’évidentes raisons d’économie, entre 20 et 300 MHz. Il peut être uti-
Un ROSmètre simple nous n’avons pas prévu de galvanomètre lisé sur des fréquences un peu plus
(appareil de mesure) dans ce ROSmètre. basses ou un peu plus hautes mais la
Le ROSmètre le plus simple, pouvant Pour effectuer la mesure nous utilise- précision en souffrira. Néanmoins, si
être réalisé par un amateur, est le ROS- rons n’impor te quel multimètre com- un “à peu près” est suffisant, il satis-
mètre à lignes imprimées. muté sur 100 µA à fond d’échelle. fera à tous les besoins de l’amateur.

ELECTRONIQUE 29 magazine - n° 6
MESURE

Réalisation pratique Nous vous conseillons de commencer deux résistances de 100 ohms, R1 et
par les deux diodes, DS1 et DS2, en R2.
Réalisez le circuit imprimé ou montez dirigeant la par tie de leur corps
sur le circuit imprimé LX.1394 fourni baguée de noir, vers les deux selfs de Après avoir monté ces composants,
dans le kit, les quelques composants choc JAF1 et JAF2. Soudez ensuite, à poursuivez le montage en insérant les
représentés sur la figure 3. l’autre extrémité de ces pistes, les deux selfs JAF1 et JAF2 ainsi que les
quatre condensateurs céramiques C1,
C2, C3 et C4.

Prenez ensuite le boîtier métallique et


fixez-y les douilles bananes d’entrée et
de sor tie, en serrant fermement les
écrous côté intérieur.

Sur le côté de ce boîtier métallique,


fixez les douilles de sortie pour le mul-
timètre (voir figure 7), le potentiomètre
R3 et l’inverseur S1.

Puis, insérez le circuit imprimé LX.1394


à l’intérieur du boîtier et soudez les sor-
ties des prises “Entrée” et “Sortie” sur
les extrémités de la piste centrale (voir
figure 3).

Figure 6 : Photo du ROSmètre à lignes imprimées, vu du côté composants. Le Soudez ensuite, en différents endroits,
périmètre du circuit imprimé sera soudé directement sur le métal du boîtier, des la piste de masse entourant le péri-
deux côtés. mètre imprimé au boîtier en métal (voir
figure 3).

Si vous réalisez vous-même le circuit


imprimé, reliez la masse supérieure à
la masse inférieure en soudant de
chaque côté du circuit imprimé double
face, dans chaque trou, des queues
de résistance ou de condensateur.
N’oubliez pas que C2 et C3 doivent
également être soudés de chaque côté
du circuit afin d’assurer la liaison avec
plots placés côté plan de masse et
destinés à recevoir les fils venant de
S1.

A l’aide de morceaux de fil gainé, reliez


les plots, au-dessus desquels sont sou-
dés les condensateurs C2 et C3, aux
deux broches de l’inverseur S1. Reliez
la masse du circuit imprimé au poten-
Figure 7 : Le même ROSmètre vu du côté opposé. Remarquez les deux fils reliant tiomètre R3 et faites les quelques
le circuit imprimé à l’inverseur S1. Le boîtier sera fermé avec les deux couvercles autres câblages en vous reportant à la
prévus dans le kit de montage. figure 3.

2,3 3,0 4,0 2,3 3,0 4,0


1,8 5,7 1,8 5,7
1,5 SW 1,5 SW
40 60 R 40 60 R
1,2 80 1,2 80
1 20 CALIBRATION 1 20 CALIBRATION
0 ONDES 0
100 µA 100 µA
10

10

FWD FWD
0

DIRECTES
NE PAS
ONDES RETOUCHER
REF REF
RÉFLÉCHIES

Figure 8 : Après avoir connecté le ROSmètre à la sortie Figure 9 : Après avoir positionné l’aiguille à fond d’échelle
de l’émetteur (voir figure 1), vous devez basculer l’inverseur (voir figure 8), basculez S1 sur la position “ondes
S1 sur la position “ondes directes” (FWD), puis tourner réfléchies” (REF). Si l’antenne est parfaitement adaptée,
le bouton du potentiomètre R3 jusqu’à ce que l’aiguille vous verrez l’aiguille de l’instrument se positionner en
se positionne à fond d’échelle. début d’échelle.

ELECTRONIQUE 30 magazine - n° 6
MESURE

Aucun composant ne nécessitant de (µA onde directe + µA onde réfléchie) :


réglage, vous pouvez dès lors fermer (µA onde directe – µA onde réfléchie)
le boîtier avec ses deux couvercles. = rapport d’ondes stationnaires

Voici un exemple pour vous permettre


Comment de vous familiariser avec cette formule.
bien utiliser
le ROSmètre ? Après avoir placé l’inverseur S1 sur la RONDELLE
ISOLANTE
position “ondes directes”, réglez l’ai-
Après avoir connecté le ROSmètre à guille du multimètre sur 100 µA.
la sor tie de l’émetteur et au câble
coaxial (voir figure 1), suivez ces indi- Basculez ensuite S1 sur la position Figure 10 : Avant de fixer les
douilles bananes de sortie pour le
cations : “ondes réfléchies”. multimètre, vous devez retirer la
rondelle isolante en plastique et
1 - Placez l’inverseur S1 sur la position Si, par exemple, l’aiguille revient sur l’insérer au dos de la face avant afin
“ONDE DIRECTE” (FWD) 15 µA, effectuez cette simple opéra- d’assurer l’isolation.
tion (transposable pour n’importe quelle
2 - Connectez la sortie du ROSmètre à valeur) :
un multimètre sur le calibre 100 µA. Avec ce rapport d’ondes stationnaires,
(1 000 + 15) : (100 – 15) = 1,35 la valeur d’impédance de l’antenne
3 - Allumez l’émetteur, passez en émis- pourra être de :
sion à faible puissance puis tournez le Avec ce rapport d’ondes stationnaires,
bouton du potentiomètre R3 jusqu’à ce la valeur d’impédance de l’antenne sera 52 x 1,28 = 66,5 ohms
que l’aiguille bascule à fond d’échelle de :
(voir figure 8). mais aussi de :
52 x 1,35 = 70,2 ohms
Positionnez ensuite l’inverseur S1 sur 52 : 1,28 = 40,6 ohms
“ONDE REFLECHIE” (REF), sans retou- mais également de :
cher le bouton du potentiomètre R3 Maintenant que vous savez comment
(voir figure 9). 52 : 1,35 = 38,5 ohms calculer le rappor t d’ondes station-
naires, vous saurez que le multimètre
Si l’impédance de l’antenne est la A présent, supposons qu’en tournant peut également être réglé sur une
même que celle du câble coaxial, l’ai- le potentiomètre R3 nous n’arrivions valeur de fond d’échelle différente, par
guille du multimètre viendra se placer pas à régler l’aiguille à fond d’échelle exemple de 200 ou 300 µA. Il suffit de
en début d’échelle. car la puissance fournie par notre émet- placer les bonnes valeurs dans la for-
teur est insuffisante (et il est impos- mule pour obtenir le bon résultat.
Dans le cas contraire, cela signifie que sible de l’augmenter).
l’impédance de l’antenne n’a pas la Il est très important d’adapter parfai-
même valeur que celle du câble coaxial Si en position “ondes directes” l’ai- tement l’impédance de l’antenne à
et on peut donc conclure qu’il y a une guille du multimètre indique 80 µA et celle du câble coaxial, non seulement
désadaptation d’impédance ne per- en position “ondes réfléchies”, 10 µA, pour être en mesure de dissiper toute
mettant pas de rayonner toute la puis- vous devez intégrer ces deux nouvelles la puissance que l’émetteur est capable
sance débitée. valeurs dans la formule : de fournir, mais également pour réduire
les pertes infligées au signal à rece-
Grâce au tableau 1, vous pouvez éva- (80 + 10) : (80 – 10) = 1,28 voir.
luer la valeur du facteur de per te ainsi
que le rendement de votre antenne.

Le ROSmètre étant relié à un multi-


mètre commuté sur 100 µA, l’échelle
commencera à 0 µA pour finir, à fond
d’échelle, à 100 µA.

Pour savoir à quel rapport d’ondes sta-


tionnaires correspond un courant de 5,
10, 15 ou 20 µA, nous vous conseillons
d’utiliser le tableau 2.

Quand utiliser
le multimètre ?
Comme il existe une différence entre Figure 11 : Si le multimètre est réglé à l’échelle 100 µA, après avoir positionné
l’inverseur S1 sur “ondes directes” et tourné le potentiomètre R3 de façon à
les graduations du contrôleur univer-
faire basculer l’aiguille à fond d’échelle, commutez l’inverseur S1 sur “ondes
sel et celles des ROSmètres du com- réfléchies”. Vous pourrez ainsi lire la valeur, en microampère, de l’onde réfléchie
merce (qui sont en lecture directe), et connaître, à l’aide du tableau 2, le rapport des ondes stationnaires ainsi que
nous vous proposons d’utiliser cette le rendement de l’antenne.
formule :

ELECTRONIQUE 31 magazine - n° 6
MESURE

TABLEAU 2

échelle rapport rendement


100 µA SWR antenne
0,0 1,00 100 %
2,5 1,05 99,9 %
5,0 1,10 99,8 %
7,0 1,15 99,5 %
10,0 1,22 99,0 %
12,0 1,27 98,6 %
15,0 1,35 97,8 %
18,0 1,44 96,7 %
20,0 1,50 96,0 %
22,0 1,56 95,1 %
25,0 1,67 93,7 %
28,0 1,78 92,1 %
30,0 1,86 91,0 %
32,0 1,94 89,8 %
35,0 2,07 87,8 %
38,0 2,23 85,5 %
40,0 2,33 84,0 %
42,0 2,45 82,3 %
45,0 2,64 79,7 %
50,0 3,00 75,0 %
55,0 3,45 69,7 %
60,0 4,00 64,0 %
70,0 5,67 51,0 %

En effet, si l’antenne capte un signal de 1,5 microvolt et


que le rapport de désadaptation est égal à 4, le signal reçu
par le récepteur aura une amplitude inférieure à 64 %, c’est-
à-dire :

(1,5 x 64) : 100 = 0,96 microvolt

Cette valeur étant inférieure à 1 microvolt, elle ne sera pas


détectée par un récepteur un peu “mou”. Vous voyez, main-
tenant, tout l’intérêt d’une parfaite adaptation d’impédance
entre antenne et coaxial. En émission, il est toujours pos-
sible de compenser les pertes induites par une désadap-
tation d’impédance en augmentant la puissance. Il n’en est
pas de même en réception. L’adjonction d’un préamplifi-
cateur HF ne résout pas tout car il induit une augmentation
du bruit. Une parfaite adaptation de l’antenne à la ligne de
transmission est garante de bons résultats, tant en émis-
sion qu’en réception.

Le ROSmètre ne mesure les ondes stationnaires que s’il est


connecté à la sortie d’un émetteur. Si vous ne disposez que
d’un récepteur et que vous voulez néanmoins connaître l’état
de votre adaptation d’impédance, vous devez utiliser un pont
résistif tel que l’impédancemètre d’antenne LX.1393.

Où trouver les composants


Le dessin du circuit imprimé ainsi que la liste des compo-
sants étant fournis, vous pouvez vous approvisionner auprès
des annonceurs de la revue ou de votre fournisseur habi-
tuel. Pour ceux qui préfèrent le “tout prêt” un kit (LX.1394)
est également disponible. Voir publicités dans la revue.

◆ N. E.

ELECTRONIQUE 32 magazine - n° 6
RADIOCOMMANDE

Une radiocommande
codé
cod ée à 4 canaux
Dans cet article, nous allons décrire comment réaliser
une radiocommande codée fonctionnant sur la
fréquence standard de 433,92 MHz. Nous illustrerons
également la manière de réaliser un oscillateur avec
un résonateur SAW (résonateur à ondes de surface) et
comment programmer les nouveaux codeurs et
décodeurs, que toutes les industries utilisent dans les
radiocommandes codées de leur production.

l y a encore une dizaine résonateur à ondes de sur-


d’années, pour réali- face) qui génère une fré-
ser une radiocom- quence de 433,92 MHz.
mande codée, on
utilisait un codeur Avant de passer à la descrip-
MC145026 dans la par tie tion du schéma électrique, nous
émission et un décodeur voulons expliquer comment fonc-
MC145027 dans la par tie tionne le codeur utilisé dans l’émet-
réception. teur et le décodeur utilisé dans le récep-
teur.
Même si ces deux circuits intégrés ont une clef d’accès
dotée de 243 combinaisons, de nombreux fabricants les
considèrent déjà comme obsolètes, car il est arrivé que des Le codeur référencé HT 6014
personnes étrangères soient parvenues à ouvrir à distance
la porte d’un garage ou à activer et désactiver un système Le codeur utilisé dans l’étage émetteur, sert à activer ou à
d’alarme. désactiver 4 relais dans l’étage récepteur. Comme cela est
mis en évidence dans le schéma synoptique reproduit sur
En remplacement de ces circuits intégrés, il a été mis sur la figure 2. A l’intérieur de ce codeur sont représentés 8
le marché une série de codeurs et décodeurs technique- blocs distincts. Si nous connectons une résistance de 820
ment plus évolués en mesure d’obtenir 6 561 combinai- kilohms aux broches 15 et 16 de l’étage oscillateur, on
sons. Mais, même s’il est facile de se procurer ces circuits obtient une fréquence de 3 800 hertz, nécessaire pour pilo-
intégrés sans problème, il manque des schémas fiables qui ter tous les étages du codeur. L’étage appelé codeur sert
en rendent l’utilisation possible. pour obtenir un signal codé et aussi pour sélectionner, entre
les 4 canaux disponibles, le canal auquel il faut envoyer
Pour aider tous ceux qui construisent des radiocommandes, notre signal.
nous présentons le schéma d’un émetteur et d’un récep-
teur à 4 canaux qui utilisent cette nouvelle série de circuits Les broches 1 à 8 servent pour coder notre clef, par contre
intégrés référencés HT 6014 et HT 6015. Pour obtenir un les broches 10 à 13 servent pour sélectionner les 4 canaux.
oscillateur aux normes, nous avons utilisé dans l’étage Le signal codé est précédé de 7 bits et terminé par 4 bits.
d’émission un résonateur SAW (Surface Acoustics Wave = Dans les 7 premiers bits, se trouvent les données de

ELECTRONIQUE 34 magazine - n° 6
RADIOCOMMANDE

synchronisation et dans les 4 autres,


qui suivent le signal codé, se trouvent 15 16 18
les 4 bits qui sélectionnent les 4 OSC 1 OSC 2 Vcc
canaux (voir figure 3).
OUT
DATA SEL.
OSCILLATOR DIVIDER
+ BUFFER
17 A0 1 18 Vcc
Pour coder notre clef, il est possible A1 2 17 OUT
A2 3 16 OSC 2
de relier, suivant notre désir, des A3 4 15 OSC 1
A0
broches à la masse, au positif ou bien 1 A4 5 14 LED
A5 6 13 D11
de les laisser en l’air (reliées nulle 2 ÷ 12 SYNC. A6 7 12 D10
3 + DECOD.
par t). Les broches reliées au positif A7 8 11 D9
4 GND 9 10 D8
permettent de générer deux impulsions 5
ENCODER
étroites (voir figure 4). 6
LED LED HT 6014
7 DETECTOR 14
CONTROL
Les broches laissées en l’air per- 8 A7
D8 D10 GND
mettent de générer une impulsion
étroite et une impulsion large (voir 10 11 12 13 9
figure 5).
Figure 2 : Schéma synoptique du codeur HT 6014
Les broches reliées à la masse, per- qui permet de coder la clef d’accès.
mettent de générer deux impulsions
larges (voir figure 6).
boutons poussoirs, la diode LED DL1 si dans l’émetteur nous utilisons une
Ainsi, si nous relions : s’allume pour indiquer que l’émetteur fréquence de 3 800 her tz, dans le
fonctionne. récepteur nous devons utiliser une fré-
les broches 1-2-3 à la masse, quence de :
les broches 4-5-6 au positif,
les broches 7-8 laissées en l’air,
Le décodeur 3 800 x 33 = 125 400 hertz
référencé
nous obtenons un signal codé composé HT 6034 Si nous relions aux broches 15 et 16
de 6 impulsions larges, suivies de 6 de l’émetteur une résistance de 68
impulsions étroites et de 2 impulsions Comme cela est visible sur le schéma kilohms (voir R2), nous obtenons la fré-
étroites et larges comme vous pouvez synoptique de la figure 7, à l’intérieur quence requise.
le voir sur la figure 9. Si l’on actionne du décodeur nous trouvons 11
les boutons poussoirs P1, P2, P3 et étages. Le signal codé envoyé à l’émetteur,
P4 nous obtenons des impulsions rentre sur la broche 14 et, si son déco-
larges sur les quatre canaux présents L’étage oscillateur de ce décodeur, doit deur reconnaît la clef d’accès, la broche
à droite (voir figures 10 à 13). Chaque osciller sur une fréquence environ 33 de sortie 17 passe au niveau logique
fois que nous appuyons un des quatre fois supérieure à celle du codeur, donc, 1 : automatiquement une diode LED

SYNCHRONISATION 8 BITS DE LA CLÉ D'ACCÈS 4 BITS DES CANAUX


P1 P2 P3 P4

1 2 3 4 5 6 7 8 1 2 3 4

Figure 3 : Dans les 7 premiers bits du signal généré par le codeur HT 6014 il y a les données de synchronisation, à la suite
nous avons les 8 bits de la clef d’accès et les 4 bits des canaux qui permettent d’activer ou désactiver quatre relais en
appuyant les boutons poussoirs P1, P2, P3 ou P4.

S1 S1 S1
0 PIN 1 à 8 0 PIN 1 à 8 0 PIN 1 à 8

Figure 6 : Les broches du codeur qui


Figure 4 : Les broches du codeur Figure 5 : Les broches du codeur qui
sont reliées à la masse par
reliées au positif par l’intermédiaire ne sont reliées ni au positif, ni au
l’intermédiaire du dip-switch S1,
du dip-switch S1 permettent de négatif, permettent de générer une
permettent de générer deux
générer deux impulsions étroites. impulsion étroite et une large.
impulsions larges.

ELECTRONIQUE 35 magazine - n° 6
RADIOCOMMANDE

15 16 18
OSC 1 OSC 2 Vcc D11
13
SHIFT 12
OSCILLATOR DIVIDER REGISTER LATCH
11 A0 1 18 Vcc
A1 2 17 VT
10
D8 A2 3 16 OSC 2
A3 4 15 OSC 1
A4 5 14 D in
Din DATA A5 6 13 D11
CONTROL
14 BUFFER
DETECTOR
COMPAR.
LOGIC A6 7 12 D10
A7 8 11 D9
GND 9 10 D8

VT HT 6034
SYNC. DECODER BUFFER 17

A0 A7 GND

1 2 3 4 5 6 7 8 9

Figure 7 : Schéma synoptique du décodeur HT 6034 utilisé dans le récepteur. Ce décodeur permet d’activer les relais,
uniquement si la clef imposée aux broches 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7 et 8 par l’intermédiaire du dip-switch S1 est identique à celle
de l’émetteur.

s’allume pour indiquer que la clef du 13, qui reste dans cette condition broches 1 à 8 du codeur utilisé dans
signal reçu est correcte. même après que le poussoir ait été l’émetteur.
relâché.
Si sur l’émetteur aucun bouton pous- Ainsi, si pour l’émetteur vous avez
soir n’est appuyé, sur les autres Il faut souligner le fait qu’après l’ap- choisi la combinaison suivante :
broches de sor tie 10, 11, 12 et 13 pui sur un des boutons poussoirs, si
nous avons un niveau logique 1, qui nous appuyons sur un autre, le niveau les broches 1-2-3 à la masse,
se transforme en niveau logique 0 logique 0 présent sur la sortie du pre- les broches 4-5-6 au positif,
dès qu’un des quatre boutons est mier, se transforme de nouveau en les broches 7-8 laissées en l’air,
appuyé. niveau 1. Par exemple, si l’on appuie
sur le bouton P2 de manière à avoir la même combinaison doit être utilisée
Si l’on appuie le bouton P1 nous obte- un niveau logique 0 sur la sor tie 11 pour le décodeur.
nons un niveau logique 0 sur la broche de IC3, puis que l’on appuie mainte-
10, qui reste dans cette condition nant sur un autre bouton (peu importe Dans le cas contraire, le signal qui
même après que le poussoir ait été lequel des trois autres), cette sor tie arrive sur la broche 14 est considéré
relâché. repasse au niveau logique 1. comme une fausse clef et donc
aucun des quatre relais ne sera
Si l’on appuie le bouton P2 nous obte- Même si bon nombre de nos lecteurs activé.
nons un niveau logique 0 sur la broche le savent, nous répétons encore une
11, qui reste dans cette condition fois que par broche au niveau logique
même après que le poussoir ait été 0, nous entendons que cette broche Schéma
relâché. se trouve reliée à la masse. A l’opposé, électrique de l’émetteur
pour un niveau logique 1, nous enten-
Si l’on appuie le bouton P3 nous obte- dons que sur cette broche, soit pré- Après avoir décrit les fonctions du
nons un niveau logique 0 sur la broche sente la tension positive d’alimenta- codeur, nous pouvons passer à la
12, qui reste dans cette condition tion. figure 14, laquelle représente le
même après que le poussoir ait été schéma électrique complet de l’émet-
relâché. Les broches 1 à 8, reliées à l’étage teur.
décodeur, ser vent à définir la clef de
Si l’on appuie le bouton P4 nous obte- reconnaissance, elle doit être par fai- Commençons par la description du rec-
nons un niveau logique 0 sur la broche tement identique à celle définie sur les tangle pointillé marqué S1. Comme
nous pouvons le voir sur le schéma pra-
tique de la figure 15, il s’agit d’un petit
dip-switch qui permet de définir la com-
1
binaison de notre clef.
E
A K
2
Lorsque nous appuyons un des quatre
B C DIODE boutons P1, P2, P3 ou P4, la diode LED
LED A K s’allume pour indiquer que le circuit
BFR 96 3 est en émission. Simultanément, de la
SAW
broche 17 de IC1 sor tent les impul-
sions positives codées, qui vont pola-
Figure 8 : Brochages des transistors et du résonateur SAW. La patte la plus riser la base du transistor TR1.
longue du transistor BFR96 est le collecteur, pour la diode LED, la patte la plus
longue est l’anode. Ce transistor est un oscillateur HF piloté
par le résonateur à ondes de surface

ELECTRONIQUE 36 magazine - n° 6
RADIOCOMMANDE

SYNCHRONISATION 8 BITS DE LA CLÉ D'ACCÈS 4 BITS DES CANAUX


P1 P2 P3 P4

1 2 3 4 5 6 7 8 1 2 3 4

Figure 9 : Ceci est la clef que vous obtenez en reliant sur le codeur de l’émetteur, les broches 1, 2 et 3 à la masse, les
broches 4, 5 et 6 au positif de l’alimentation et en laissant en l’air les broches 7 et 8.

SYNCHRO. CLÉ CANAUX


P1 P4

1 2 3 4 5 6 7 8 1 2 3 4

Figure 10 : En appuyant le bouton poussoir P1, les deux impulsions étroite/large de ce poussoir deviennent deux
impulsions larges et dans cette condition le relais 1 seulement est activé.

SYNCHRO. CLÉ CANAUX


P2 P4

1 2 3 4 5 6 7 8 1 2 3 4

Figure 11 : En appuyant le bouton poussoir P2, les deux impulsions étroite/large de ce poussoir deviennent deux
impulsions larges et dans cette condition le relais 2 seulement est activé.

SYNCHRO. CLÉ CANAUX


P3 P4

1 2 3 4 5 6 7 8 1 2 3 4

Figure 12 : En appuyant le bouton poussoir P3, les deux impulsions étroite/large de ce poussoir deviennent deux
impulsions larges et dans cette condition le relais 3 seulement est activé.

SYNCHRO. CLÉ CANAUX


P4

1 2 3 4 5 6 7 8 1 2 3 4

Figure 13 : En appuyant le bouton poussoir P4, les deux impulsions étroite/large de ce poussoir deviennent deux
impulsions larges et dans cette condition le relais 4 est seulement est activé.

ELECTRONIQUE 37 magazine - n° 6
RADIOCOMMANDE

SAW XF1, réglé sur la fréquence de Considérant la dimension réduite de la Dans cet émetteur, il n’y a pas d’in-
433,92 MHz. boucle en U et la puissance dérisoire terrupteur de mise en service, car tant
générée par l’étage oscillateur, on ne qu’aucun bouton n’est appuyé, il n’y a
La self L1, en forme de U, reliée au col- peut prétendre atteindre une por tée pas de consommation.
lecteur, en plus de servir à exciter le très importante, en fait, on atteint envi-
filtre SAW sert également d’antenne. ron 20 mètres.
Schéma
électrique du récepteur
S1 La figure 19 reproduit le schéma élec-
trique du récepteur complet avec son
0 DL1 R5
alimentation secteur. Pour recevoir la
C1 C2 12 volts
1 16
1 R1 fréquence de 433,92 MHz, nous avons
utilisé un module déjà monté et réglé
2 2
14
L1 fabriqué en CMS (composants à mon-
3 3
15 tage de surface) (voir IC1).
R2
4 4 TR1 Le signal codé capté par ce module
16
C C6
5 IC1 R3 B sor t amplifié de la broche 14 et,
5 17
comme cela est représenté sur la
6 6 13
E
figure 19, il est appliqué sur la broche
7 12 d’entrée 14 du décodeur référencé IC3.
7 C3 C4
11
8 8 10 R4 C5 Les broches 1 à 8 de ce décodeur sont
9 P1 P2 P3 P4 reliées au petit dip-switch S1, et per-
mettent d’obtenir la combinaison de la
FC1
clef en fonction de la manière suivant
laquelle sont commutés les interrup-
teurs : à la masse, au positif ou bien
Figure 14 : Schéma électrique de l’étage émetteur. en l’air comme nous l’avons déjà dit
plus avant.

Comme nous l’avons également déjà


indiqué, les interrupteurs de S1 reliés
à ce décodeur, doivent impérativement
êtres positionnés à l’identique de ceux
des broches 1 à 8 du codeur utilisé
dans l’émetteur. Si une dif férence
existe, le récepteur ne peut pas fonc-
tionner.

Liste des composants


du LX.1409

R1 : 2,2 kΩ 1/8 W
R2 : 820 kΩ 1/8 W
R3 : 10 kΩ 1/8 W
R4 : 68 Ω 1/8 W
R5 : 22 Ω 1/8 W
C1 : 100 nF polyester
C2 : 1 nF céramique
C3 : 1 nF céramique
C4 : 2,7 pF céramique
C5 : 10 pF céramique
C6 : 5,6 pF céramique
Figure 15 : Photo de l’étage émetteur et plan d’implantation des composants. L1 : Bobine strip-line
Le pôle positif de la pile de 12 volts est orienté vers la languette de gauche. En DL1 : Diode LED
bas, le dip-switch S1 vu de dessus et de dessous. Les interrupteurs sont FC1 : Réson. SAW 433,92 MHz
positionnés vers le haut pour relier les broches au positif, vers le bas pour les
relier à la masse, ou bien au centre pour les laisser en l’air. TR1 : Transistor NPN BFR90
IC1 : Intégré HT 6014
S1 : dip-switch 8 circuits 3 pos.
P1 : Poussoir
8 7 6 5 4 3 2 1
0 P2 : Poussoir
1 2 3 4 5 6 7 8 P3 : Poussoir
P4 : Poussoir

ELECTRONIQUE 38 magazine - n° 6
RADIOCOMMANDE

Figure 16 : Après avoir inséré le Figure 17 : Le couvercle du boîtier Figure 18 : Photo du petit émetteur
circuit à l’intérieur du boîtier, il faut est divisé en deux parties afin de poche. Chaque fois que vous
installer les petits capuchons ovales d’accéder de façon commode à la appuyez un poussoir, la petite LED
sur les axes mobiles des quatre pile pour la changer lorsqu’elle est située en haut à droite du boîtier
boutons poussoirs. déchargée. s’allume.

Quand nous appuyons sur un des quatre à celle imposée sur le dip-switch du entrant sur la broche 13 de l’inverseur
boutons P1, P2, P3 ou P4 de l’émetteur récepteur, sur la broche 17 de IC3, nous IC4/A, fait sor tir sur la broche 12 un
et si la clef du signal capté est identique obtenons un niveau logique 1, lequel, niveau logique 0. En conséquence, la

T1 S2

ANTENNE

U E SECTEUR
RS1
IC2 220 V
1 12 15
3 M
2
IC1 14 C1 C2 C3 C4 C5 C6
7 11

C7 DL1 CONN. 1
A C8

R1 B 9
S1
J1 C 7
12
0 IC4-A DS2 6
5
1 14 18
DS1 IC4-B DL2
1 13
1 2
IC4-C 14
4 R4
17
2 2 2
14 IC5-A 3
R3 R8
3
3 3
15 2
DL3
R2 1 5 6 R5
4 4 16 5
IC5-B
4 IC4-D R9
5 IC3 4
5 13 DL4
6 9 8 R6
6 6 12 9
IC5-C
10 IC4-E R10
7 7
8
11 DL5
8 11 10 R7
8 8 10 12
IC5-D
9 11 7 IC4-F R11
10
13 7 1
3

Figure 19 : Schéma électrique de l’étage récepteur. Le connecteur situé sur la droite sert pour relier le circuit
de la figure 30 qui utilise deux relais ou le circuit de la figure 32 qui utilise quatre relais.

ELECTRONIQUE 39 magazine - n° 6
RADIOCOMMANDE

C6 :
1 000 µF. chimique
Liste des composants C7 :
100 nF polyester
du LX.1410 C8 :
100 nF polyester
DS1 :
Diode 1N4148
R1 : 330 Ω DS2 :
Diode 1N4148
R2 : 68 kΩ RS1 :
Pont redresseur
1 2 3 7 11 12 13 14 15 R3 : 10 kΩ 100 V, 1 A
R4 : 330 Ω DL1-DL5 : Diodes LED
R5 : 330 Ω IC1 : Module CMS KM01.01
R6 : 330 Ω IC2 : Régulateur 78L05
R7 : 330 Ω IC3 : Intégré HT 6034
R8 : 1 kΩ IC4 : C-MOS 4069
R9 : 1 kΩ IC5 : C-MOS 4001
R10 : 1 kΩ T1 : Transform. 5 W
R11 : 1 kΩ (T005.02) sec. 10 V 0,5 A
C1 : 100 nF polyester J1 : Cavalier
C2 : 10 µF chimique S1 : dip-switch 8 circuits
Figure 20 : Photo et brochage du C3 : 47 µF chimique 3 pos.
module CMS IC1 utilisé dans cet C4 : 100 nF polyester S2 : Inter.
étage de réception. C5 : 100 nF polyester CONN. 1 : Connecteur 10 pôles

LED DL1 s’allume pour confirmer que Nous savons déjà que les broches de nons un niveau logique 0 sur la broche
la clef du signal reçu est identique à sortie 10, 11, 12 et 13 du décodeur de sortie 12 de IC3.
celle du dip-switch du récepteur. se trouvent toutes au niveau logique 1 Si nous appuyons sur P4, nous obte-
et passent au niveau logique 0 uni- nons un niveau logique 0 sur la broche
Le niveau logique 1 présent sur la quement lorsque nous appuyons sur de sortie 13 de IC3.
broche de sortie 17 du décodeur réfé- les boutons poussoir P1, P2, P3 ou P4
rencé IC3, passe à travers la diode DS1 de l’émetteur et restent dans cet état Pour comprendre ce qu’il advient lorsque,
et atteint la broche d’entrée 1 de l’in- même lorsque les boutons sont relâ- sur l’ensemble des broches d’entrée des
verseur IC4/B. En conséquence, sur chés. por tes NOR, est présent un niveau
sa broche de sortie 2, nous obtenons logique 0 ou bien un niveau logique 1, il
un niveau logique 0 qui sera appliqué Si nous appuyons sur P1, nous obte- est utile d’observer leur table de vérité :
sur une des deux broches d’entrée des nons un niveau logique 0 sur la broche
quatre portes NOR référencées IC5/A, de sortie 10 de IC3. Entrée Sortie
IC5/B, IC5/C et IC5/D. Les broches Si nous appuyons sur P2, nous obte- 0-0 1
opposées de ces por tes NOR, sont nons un niveau logique 0 sur la broche 1-0 0
reliées aux broches de sortie 10, 11, de sortie 11 de IC3. 0-1 0
12 et 13 du décodeur IC3. Si nous appuyons sur P3, nous obte- 1-1 0

A A
J1 B POUSSOIR APPUYÉ J1 B POUSSOIR APPUYÉ
C RELAIS C RELAIS
DS2 EXCITÉ DS2 EXCITÉ
IC4-B IC5-A IC4-B IC5-A
DS1 DS1
1 0 1 0
1 R8 1 R8

R3 R3
0 0

A A
J1 B POUSSOIR RELACHÉ J1 B POUSSOIR RELACHÉ
C RELAIS C RELAIS
DS2 AU REPOS DS2 EXCITÉ
IC4-B IC5-A IC4-B IC5-A
DS1 DS1
0 1 1 0
0 R8 1 R8

R3 R3
0 0

Figure 21 : Si, dans l’étage récepteur, le cavalier est inséré


Figure 22 : Si, dans l’étage récepteur, le cavalier est inséré
entre B et A du connecteur J1, vous obtenez cette
sur les broches B et C du connecteur J1, vous obtenez
condition. Lorsque vous appuyez sur un bouton poussoir
cette condition. Lorsque vous appuyez sur le bouton
qui agit sur l’un des quatre relais, le relais correspondant
poussoir qui agit sur l’un des quatre relais, il est activé
est activé et, lorsque vous relâchez le bouton pressoir, il
et reste dans cet état, même si le bouton poussoir est
se désactive. Automatiquement, sur la face avant du
relâché. Pour le désactiver, il faut appuyer sur un autre
coffret, la diode LED correspondant au relais activé
bouton poussoir.
s’allume.

ELECTRONIQUE 40 magazine - n° 6
RADIOCOMMANDE

Sur la broche de sor tie d’une por te IC4/D, IC4/E et IC4/F. Ces inverseurs et 0 pour les transférer sur la platine
NOR, nous avons un niveau logique 1, sont utilisés pour allumer la diode LED LX.1411 équipée de deux relais.
uniquement lorsque sur ces deux reliée à leur sortie, lorsque la broche
entrées est présent un niveau logique de sor tie de la por te NOR passe au Sur la figure 30 est reproduit le
0 ; par contre, avec n’impor te quelle niveau logique 1. En fait, si nous appli- schéma électrique complet du circuit
autre combinaison, il y a toujours un quons un niveau logique 1 sur l’entrée LX.1411. Le relais n° 1 peut être
niveau logique 0 en sortie. d’un inverseur, sur sa sor tie nous activé en appuyant sur le bouton pous-
aurons un niveau logique 0. En consé- soir P3 de l’émetteur et désactivé en
Si nous appuyons sur P1, nous obte- quence, la cathode de la LED étant appuyant sur P4. Le relais n° 2 peut
nons un niveau logique 1, autrement reliée à la masse la LED, s’allumera. être activé en appuyant sur le bouton
dit une tension positive sur la sor tie poussoir P1 et être désactivé par un
de la porte NOR référencée IC5/D. Le cavalier J1, présent sur ce circuit, per- appui sur P2.
met d’obtenir deux conditions différentes.
Si nous appuyons sur P2, nous obte- La tension d’alimentation de ce mon-
nons un niveau logique 1, autrement Le cavalier est disposé entre B et A tage est prélevée sur la carte du récep-
dit une tension positive sur la sor tie (voir figure 21). Lorsque nous appuyons teur par l’intermédiaire du câble plat
de la porte NOR référencée IC5/C. le bouton poussoir, le relais relié à la relié à cet étage.
sortie de la porte NOR concernée est
Si nous appuyons sur P3, nous obte- activé et, lorsque nous le relâchons, il
nons un niveau logique 1, autrement se désactive. Etage LX.1412
dit une tension positive sur la sor tie pour 4 relais
de la porte NOR référencée IC5/B. Le cavalier est disposé entre B et C
(voir figure 22). Lorsque nous appuyons Du connecteur CONN. 1 du récepteur,
Si nous appuyons sur P4, nous obte- sur le bouton poussoir, le relais relié nous prélevons les niveaux logiques
nons un niveau logique 1, autrement sur la sortie de la porte NOR concer- 1 et 0 pour les transférer sur la pla-
dit une tension positive sur la sor tie née est activé, mais, lorsque nous relâ- tine LX.1412 équipée de quatre
de la porte NOR référencée IC5/A. chons le bouton, le relais demeure relais.
dans cet état et se désactive unique-
Les tensions positives présentes sur ment si nous appuyons sur un autre Sur la figure 32 est reproduit le schéma
les sor ties de ces por tes NOR, sont bouton. électrique complet du circuit LX.1412.
appliquées sur le connecteur CONN. 1, Les relais peuvent êtres activés en
relié par un câble plat aux deux platines appuyant sur les poussoirs P1, P2, P3
externes équipées de relais. L’obser- Etage LX.1411 et P4 de l’émetteur.
vation du schéma électrique de la pour 2 relais
figure 19 permet de noter que sur les Comme vous pouvez le voir sur la
sorties de ces portes NOR, sont reliés Du connecteur CONN. 1 du récepteur, figure 21, si le cavalier J1 du récepteur
des inverseurs référencés IC4/C, nous prélevons les niveaux logiques 1 est disposé en B-A, le relais sélectionné

Figure 24 : Sur cette photo, vous pouvez voir le circuit


Figure 23 : Sur cette photo, vous pouvez voir le circuit
LX.1412 de la figure 32 qui se différencie du circuit
imprimé LX.1411 de la figure 30 déjà fixé sur le fond du
LX.1411 par l’utilisation de quatre relais. Les contacts A,
coffret au moyen de quatre entretoises auto-adhésives en
B et C sont reliés aux borniers à trois plots situés près de
plastique. Le câble en nappe, inclus dans le kit, sert à
chaque relais. Si le relais est désactivé les contacts B et
relier cette carte à deux relais au connecteur du circuit
A sont fermés, si le relais est activé les contacts B et C
imprimé du récepteur.
sont fermés (voir figure 32).

ELECTRONIQUE 41 magazine - n° 6
RADIOCOMMANDE

A présent il sera très simple


de monter les quatre boutons
poussoirs. La position de
VERS LA PRISE RELAIS
DU CIRCUIT LX.1411
SECTEUR
leurs pattes dissymétriques
220 V permet uniquement le mon-
tage dans un seul sens.

ANTENNE Sur la partie inférieure du cir-


cuit imprimé, vous pouvez
souder les deux languettes
en laiton nécessaires pour le
maintien de la pile de 12
IC1
T1
volts (voir figure 15). En der-
C1

C2
( mod. T005.02 ) nier montez la LED DL1, en
C3
CONN. 1 C4
C6 orientant la patte la plus
R2 R11
R10
courte vers le transistor TR1.
C7 IC3 IC5 IC2 RS1
R9
C8 R8 C5 Le montage terminé, insérez
DS1 R7 le circuit HT 6014 dans son
IC4 R6
0 A
B R5
suppor t en prenant soin de
1 2 3 4 5 6 7 8
J1
C
R4 diriger le repère détrompeur
S1
DS2 R3
en U vers le condensateur
R1
C1. La platine de l’émetteur
CAVALIER
est installée dans son coffret
avec les capuchons des
quatre boutons poussoirs.
Avant de fermer le boîtier, il
faut déterminer la clef de
A A A A A
S2
codage en positionnant les
K K K K K
petits interrupteurs du dip-
switch S1. Les broches du
DL1 DL2 DL3 DL4 DL5 codeur que vous voulez relier
à la masse auront leurs inter-
rupteurs positionnés vers le
signe « – », celles que vous
Figure 25 : Plan d’implantation des composants du récepteur. Nous vous rappelons que voulez relier au positif, auront
tous les interrupteurs du dip-switch S1 doivent êtres disposés de la même façon que ceux les interrupteurs vers le signe
du dip-switch S1 situé dans l’émetteur. « + » et celles que vous vou-
lez laisser en l’air auront les
interrupteurs positionnés au
reste activé pendant toute la durée de collecteur et est orientée vers DL1. centre. De la même façon que vous
l’appui sur le bouton poussoir et se Les trois pattes de ce transistor doi- avez disposé les mini-interrupteurs du
désactive dès qu’il est relâché. vent êtres raccourcies, sinon elles codeur sur l’émetteur, vous devrez posi-
pourraient entrer en contact avec les tionner ceux du récepteur de manière
Si le cavalier J1 du récepteur est posi- pistes adjacentes. Etant donné identique. C’est cette combinaison qui
tionné en B-C (voir figure 22), le relais qu’après avoir raccourci les pattes du constitue votre clef d’accès.
sélectionné est activé dès que nous transistor, il ne sera plus possible de
appuyons sur le bouton poussoir et reste distinguer la patte la plus longue (col-
activé jusqu’à ce qu’un autre des trois lecteur) nous vous conseillons de la Réalisation pratique
boutons soit appuyé. Pour cette platine, repérer avec un trait de feutre indé- du récepteur LX.1410
la tension d’alimentation est également lébile.
véhiculée par le câble en nappe. Les dimensions du circuit imprimé du
Après avoir soudé le transistor, vous récepteur sont notablement supérieures
pouvez monter le suppor t pour le cir- à celles de l’émetteur, étant donné que
Réalisation pratique cuit intégré et le dip-switch S1, qui n’a sur ce dernier est également incluse
de l’émetteur LX.1409 qu’un seul sens de montage. Montez l’alimentation secteur à relier directe-
ensuite le résonateur SAW en l’insé- ment sur le 220 volts. Le schéma d’im-
Pour réaliser cet émetteur, nous avons rant bien à fond sur le circuit imprimé plantation, reproduit à la figure 25, sera
choisi un petit coffret en plastique, que et, après avoir soudé ses trois pattes, très utile pour voir où fixer tous les com-
tous les constructeurs utilisent pour coupez la longueur excédente à l’aide posants requis.
leurs radiocommandes. Comme vous d’une pince coupante.
pourrez le constater son montage ne Avant de commencer le montage, vous
présente aucune difficulté. A présent montez toutes les résistances devez prendre le circuit imprimé et le
de 1/8 de watt. Poursuivez le montage fixer provisoirement, le côté de la séri-
Le premier composant que nous vous en insérant les condensateurs céra- graphie tourné vers la partie interne du
conseillons de monter sur le circuit miques en les appuyant le plus près couvercle du coffret (voir figure 36).
imprimé est le transistor TR1, sa possible du circuit imprimé, ensuite Vous devez repérer, avec une pointe à
patte la plus longue correspond au soudez le condensateur polyester C1. tracer, la position pour percer le trou

ELECTRONIQUE 42 magazine - n° 6
RADIOCOMMANDE

d’un diamètre de 6 millimètres néces-


saire au passage de l’antenne téles-
copique. Après avoir terminé cette opé-
ration, ôtez le circuit imprimé du
couvercle et commencez le montage
de tous les composants.

Nous vous conseillons de monter les


trois suppor ts des circuits intégrés,
puis le dip-switch S1 et le connecteur
du câble en nappe en orientant vers le
haut le côté sur lequel se trouve l’en-
coche (voir figure 25). Après ces com-
posants, vous pouvez monter les résis-
tances, la diode DS1, la bague de son
corps dirigée vers le bas et la diode
DS2, sa bague tournée vers la droite.

Vous pouvez à présent monter tous les Figure 26 : Photo de l’étage récepteur. Avant de monter les composants sur ce
condensateurs polyester et électrochi- circuit imprimé, il faut l’appuyer sur le couvercle du coffret afin de tracer le point
mique avec, pour ces derniers, une où sera percé le trou de passage de l’antenne (voir figure 36).
attention particulière à l’orientation de
leurs pattes, la plus longue indique le
côté positif. sur le plot marqué antenne et situé Réalisation pratique
près de IC1. de l’étage LX.1411
A proximité de la diode DS1, soudez le
petit connecteur mâle à trois broches Le montage terminé, le circuit imprimé Sur la figure 31 est reproduit le
J1 et près du transformateur T1 le régu- est fixé à l’intérieur du coffret à l’aide schéma pratique de l’étage référencé
lateur IC2 son côté plat orienté vers le de quatre vis (voir figures 23 et 24). LX.1411 qui utilise deux relais. Vous
condensateur C5. Le pont redresseur pouvez commencer le montage par le
RS1 a sa patte marquée + vers IC2. support du circuit intégré IC1, puis le
Après avoir monté les deux borniers à connecteur CONN. 1 en orientant son
VCC 13 12 11 10 9 8
vis, un pour le câble du 220 volts et ouver ture vers le suppor t du circuit
l’autre pour l’interrupteur S2, vous pou- intégré.
vez monter le transformateur d’ali-
mentation T1 et le module de réception Après cette opération, montez toutes
IC1. les résistances et toutes les diodes.
1 2 3 4 5 6 GND
Les diodes avec le corps en verre
Sur le panneau de la face avant du cof- 4001 référencées DS1, DS2, DS3 et DS4
fret, il faut uniquement monter l’inter- sont situées de part et d’autre du cir-
rupteur S2 et les cinq supports chro- cuit intégré IC1, leur bague noire,
més dans lesquels seront fixées les VCC 13 12 11 10 9 8 orientée vers le haut. Les diodes avec
diodes LED. Comme vous le savez déjà, _
le corps en plastique DS5 et DS6 sont
R
Q
la patte A des diodes LED est plus Q
S
D
CK
CK
longue que la patte K (voir figure 29). _
Q
R
Q
S
D

Vous pouvez à présent insérer les trois B M


circuits intégrés dans leur support res- 1 2 3 4 5 6 GND

pectif, leur repère détrompeur en U E C E U


dirigé vers la gauche. Il ne faut pas 4013
oublier que le récepteur est capable de BC 547 MC 78L05
capter les faibles signaux émis par +V 13 12 11 10 9 8
l’émetteur uniquement s’il est équipé Figure 28 : Brochages vus de
de son antenne. Comme antenne, vous dessous du transistor BC547 et du
ne devez pas utiliser un brin de fil rigide petit régulateur intégré MC78L05.
de longueur quelconque, mais un brin
qui soit de 3/4 d’onde de longueur. 1 2 3 4 5 6 GND

Ainsi, pour transmettre sur


433,92 MHz, sa longueur théorique 4069
sera de :
A K

21 600 : 433,92 = 49,78 centimètres Figure 27 : Brochages, vus de DIODE


dessus des circuits intégrés utilisés LED A K

Le brin télescopique inclus dans le dans le récepteur avec leur repère


kit mesure 47 centimètres, car c’est détrompeur en U orienté vers la
gauche. La broche 7 avec l’inscrip-
avec cette longueur que nous avons tion GND est reliée à la masse, la Figure 29 : La patte la plus longue
obtenu les meilleurs résultats. Cette broche 14 marquée Vcc est reliée des diodes LED est l’anode et la plus
antenne est fixée avec une vis direc- à la tension positive d’alimentation. courte la cathode.
tement sur la piste du circuit imprimé

ELECTRONIQUE 43 magazine - n° 6
RADIOCOMMANDE

A
RELAIS 1 C5
CONN. 1
C4 B
9 C1 DS5 C6
5 1
7 D Q C
IC1-A R5 C
6 3 14 B
CK Q TR1
5 C2
R S 12 13
E
D Q R6
4 6
DS1
DS3 IC1-B
2 10 A
CK Q
R S RELAIS 2 C7
C3
4 10 8 B
DS2
DS4
8 R7
DS6 C8
C
C
10 B
TR2
1 R1 R2 R3 R4
R8
E

Figure 30 : Schéma électrique du circuit LX.1411 qui utilise deux relais seulement. Le connecteur 1 visible sur la gauche
est relié au récepteur par l’intermédiaire d’un câble en nappe à 10 conducteurs livré dans le kit déjà confectionné.

placées l’une et l’autre à côté de sortie à trois plots. Lorsque le relais Réalisation pratique
chaque relais, leur bague blanche diri- est inactif, les deux contacts A et B sont de l’étage LX.1412
gée vers le bas (voir figure 31). fermés, lorsqu’il est actif se sont les
deux contacts B et C qui sont fermés. Sur la figure 33 est reproduit le
Poursuivez par le montage des conden- schéma pratique de l’étage référencé
sateurs polyester, puis le condensa- Après avoir inséré le circuit intégré dans LX.1412 qui utilise quatre relais. Com-
teur électrochimique C1, dont la patte son support en faisant attention à son mencez le montage par le connecteur
positive sera dirigée vers le bas. Mon- repère détrompeur en U, qui doit être CONN. 1, sa découpe doit être diri-
tez à gauche le transistor TR1, la par- dirigé vers le condensateur C1, il suf- gée vers les résistances. Montez éga-
tie plate de son boîtier vers le bas et, fit d’enfoncer le connecteur du câble lement ces dernières sur le circuit
à droite, le transistor TR2, la par tie en nappe dans CONN. 1 de ce circuit imprimé. Cette opération terminée,
plate de son boîtier vers le haut. imprimé et de le relier ainsi au connec- montez les diodes DS1 et DS2, leur
teur CONN. 1 du circuit imprimé bague blanche vers la gauche, et les
Pour compléter le montage, mettez en LX.1410 pour voir immédiatement le
place les deux relais et le bornier de montage fonctionner.
Liste des composants
du LX.1411
C B A SORTIE SORTIE A B C
RELAIS 1 RELAIS 2 R1 : 47 kΩ
R2 : 47 kΩ
R3 : 47 kΩ
R4 : 47 kΩ
C4
R5 : 5,6 kΩ
R5
C2
DS3 DS4
C3
R7 R6 : 39 kΩ
R6 R8 R7 : 5,6 kΩ
C6 IC1 TR2 C8 R8 : 39 kΩ
C1 : 220 µF chimique
RELAIS 1 RELAIS 2
TR1 DS6
C2 : 100 nF polyester
DS1 DS2
R4 R3
C3 : 100 nF polyester
R1 R2
C4 : 100 nF polyester
C5 C7 C5 : 47 nF pol. 400 V
DS5
C1 C6 : 47 nF pol. 400 V
CONN. 1 C7 : 47 nF pol. 400 V
C8 : 47 nF pol. 400 V
DS1-DS4 : Diodes 1N4148
DS5-DS6 : Diodes 1N4007
TR1 : Transistor NPN BC547
DU C.I. LX 1410
TR2 : Transistor NPN BC547
IC1 : C-MOS 4013
RELAIS 1 : relais 12 V
Figure 31 : Plan d’implantation des composants de la platine à deux relais.
Lorsque vous insérez le connecteur CONN. 1, orientez la découpe détrompeur RELAIS 2 : relais 12 V
vers IC1. CONN. 1 : Connecteurs 10 pôles

ELECTRONIQUE 44 magazine - n° 6
RADIOCOMMANDE

CONN. 1 A A A A
RELAIS 1 RELAIS 2 RELAIS 3 RELAIS 4
C1 C3 C5 C7
9 B B B B
7
DS1 C2 C4 C6 C8

6 C DS2 C DS3 C DS4 C

5
C C C C
R1 B
R3 B
R5 B
R7 B
2 TR1 TR2 TR3 TR4
E E E E
R2 R4 R6 R8
4
8
10
1
3 Figure 32 : Schéma électrique du circuit LX.1412 qui utilise quatre relais. Le connecteur 1 visible sur
la gauche est relié au récepteur par l’intermédiaire d’un câble en nappe à 10 conducteurs.

diodes DS3 et DS4, leur bague Dans ce circuit aussi, lorsque les relais més. Si vous reliez ce circuit imprimé
blanche vers la droite. Poursuivez le sont au repos, les contacts entre A et par l’intermédiaire du câble en nappe
montage par les condensateurs poly- B sont fermés, lorsqu’ils sont activés au circuit imprimé de la platine LX.1410,
ester et par les quatre transistors, la les contacts entre B et C sont alors fer- le montage fonctionnera immédiatement.
partie plate du boîtier des quatre tran-
sistors tournée vers la gauche (voir
figure 33). Insérez aussi les quatre
relais et les quatre borniers de sor- SORTIE A B C A B C SORTIE SORTIE C B A C B A SORTIE
RELAIS 1 RELAIS 2 RELAIS 3 RELAIS 4
tie à trois plots.

Liste des composants TR1 TR4


du LX.1412 R2 R1 R7 R8

C2 RELAIS 1 RELAIS 2 C4 C5 RELAIS 3 RELAIS 4 C8

R1 : 4,7 kΩ TR2 R4 R3 R5 R6
TR3
R2 : 39 kΩ
R3 : 4,7 kΩ C1 C3 C5 C7
R4 : 39 kΩ
R5 : 4,7 kΩ
R6 : 39 kΩ DS1 DS2 DS3 DS4

R7 : 4,7 kΩ CONN. 1
R8 : 39 kΩ
C1-C8 : 47 nF pol. 400 V
DS1-DS4 : Diodes 1N4007
TR1 : Transistor NPN BC547 DU C.I. LX 1410
TR2 : Transistor NPN BC547
TR3 : Transistor NPN BC547
TR4 : Transistor NPN BC547
RELAIS 1-4 : relais 12 V Figure 33 : Plan d’implantation des composants de la platine à quatre relais.
CONN. 1 : Connecteur 10 pôles Lorsque vous insérez le connecteur CONN. 1, orientez la découpe détrompeur
vers le haut, vers les résistances.

Figure 34 : Voici comment se présente la platine LX.1411 Figure 35 : Voici comment se présente la platine LX.1412
qui utilise 2 relais une fois le montage terminé. qui utilise 4 relais une fois le montage terminé.

ELECTRONIQUE 45 magazine - n° 6
RADIOCOMMANDE

vons affirmer qu’il est tout à fait possible à présent de réali-


ser cette application en utilisant ce codeur et ce décodeur.

En pratique, il faut éliminer de l’étage d’émission la par tie


radiofréquence, donc le transistor TR1 et le résonateur SAW
et puis relier le fil central (l’âme) du câble blindé à la broche
17 de IC1 et la tresse métallique (blindage) au négatif de l’ali-
mentation. Dans le récepteur, il faut éliminer uniquement le
module IC1 et relier le fil central du câble blindé à la broche
14 de IC3 et la tresse de blindage à la masse du circuit imprimé.

Où trouver
les composants
C’est délibérément que nous ne publions pas les circuits
imprimés de cette réalisation. En effet, ce sont tous des
circuits double face à trous métallisés. Notre expérience
Figure 36 : Avant de monter les composants sur le circuit a montré que la grande majorité de ce type de circuits
imprimé, il faut le positionner sur le couvercle du coffret, réalisés par l’amateur menait à l’échec du montage, à
afin de déterminer la position du trou à percer pour le son abandon et à la déception qui en découle. En outre,
passage de l’antenne télescopique. ces circuits, de fabrication professionnelle et sérigra-
phiés, sont toujours disponibles. Etant vendus à petit prix
par les annonceurs de la revue, ils reviennent moins cher
Conclusion au lecteur que s’il les réalisait lui-même ! Si vous êtes
contre cette solution, n’hésitez pas à nous le faire savoir.
La puissance rayonnée par cet émetteur est dérisoire, en
conséquence vous ne pouvez pas prétendre atteindre une dis- Les listes de composants étant fournies, vous ne devriez pas
tance de plusieurs centaines de mètres. Nous avons souvent avoir de difficulté à vous approvisionner. Les circuits impri-
reçu des demandes de lecteurs voulant activer et désactiver més double face à trous métallisés seulement ou un kit com-
2, 3 ou 4 relais à une distance de quelques centaines de plet avec boîtier (LX.1409, LX.1410, LX.1411 et LX.1412),
mètres par l’intermédiaire d’un unique câble blindé. Nous pou- sont également disponibles. Voir publicités dans la revue.
◆ N. E.

ELECTRONIQUE 46 magazine - n° 6
SÉCURITÉ

Un dé
détecteur
de micros
micros espion
ou autres
autres appareils
appareils
émettant des radiofré
radiofréquences

Ce petit récepteur sensible et performant est capable de capter des


émissions radiofréquence de faible puissance sur une vaste gamme
comprise entre quelques mégahertz et jusqu’à environ un gigahertz. Il
s’avérera très utile pour “assainir” les lieux suspectés d’être sous
surveillance radio.

ujourd’hui comme mis dans les mains de quelqu’un qui


hier, les curieux ne pourrait en faire un usage illégal en
manquent pas et les ne résistant pas à la tentation de
professionnels de l’es- s’immiscer dans les affaires d’au-
pionnage s’en donnent à trui.
cœur joie. La moindre information peut
devenir capitale dans la bataille (doit-on Heureusement, chaque avancée
dire la guerre ?) que se livrent chaque jour technologique, surtout si elle peut être
les industries de pointe, mais également les dangereuse pour votre entreprise ou pour
entreprises, fussent-elles des micro-entreprises. le secret de votre vie privée, fait naître une
Les espions forment une véritable armée qui, si “contre technologie” en mesure de vous protéger.
elle ne possède pas d’armes mor telles (au sens L’important est bien entendu de connaître et de savoir
humain mais certainement pas au sens industriel), dis- utiliser ces moyens de protection. L’espionnage et le contre-
pose, au moins, des instruments pour gâter la sérénité et espionnage…
la tranquillité des personnes, des familles, des entreprises
et de la communauté en général. Sans ces connaissances et si vous pensez être surveillé,
ou pour le moins “susceptible de l’être”, pour vous défendre
Si, dans un passé encore proche, les micros espion étaient des espions toujours plus nombreux et toujours plus aguer-
de fantastiques objets que l’on ne pouvait voir que dans ris, il ne vous reste que peu de possibilités. Vous pouvez,
les films de James Bond, aujourd’hui, ils sont à la portée chaque matin, en arrivant au bureau, et chaque soir, en ren-
technique et financière de tout un chacun. Si, par certains trant chez vous, inspecter partout, sous les tables, dans le
côtés, cette démocratisation de la technologie est une bonne téléphone ou la télévision, sous les tapis, dans les lampes…
chose, de l’autre cela peut devenir un important problème, Vous pouvez également rester silencieux, ou parler à voix
surtout si les “micros espion”, pour ne citer qu’eux, sont basse, ne pas téléphoner, ou murmurer seulement…

ELECTRONIQUE 47 magazine - n° 6
SÉCURITÉ

Si l’on exclut ces possibilités vraiment le prototype par un morceau de fil Toutefois il faut noter qu’en réalité C4
peu pratiques, il ne reste plus qu’à émaillé de 10/10 monté ver ticale- reçoit également le signal haute fré-
passer à la contre-attaque, en se dotant ment). Ces ondes se retrouvent sur le quence venant du premier étage, mais
d’un appareil capable de détecter la condensateur C10 qui les transmet à non détecté, donc compor tant des
présence de ces espions électroniques. la base du transistor T1. valeurs positives et négatives. Si ce
signal est bien filtré par le condensa-
Dans cet article, nous proposons un Les diodes D1 et D2 écrêtent les teur C3 (qui, avec R7, forme un filtre
détecteur de micros espion qui vous signaux en les maintenant à plus ou passe-bas), il aura un certain effet sur
montrera comment il est facile de se moins 0,6 volt afin d’éviter la satura- ce qui sort de la broche 8 de U1a.
défendre de l’espionnage indésirable. tion du transistor.
Le schéma de la figure 1 présente un En définitif, U1a est configuré comme
dispositif très simple, qui se réalise à Ce dernier amplifie le signal et procède un amplificateur différentiel et sert, non
peu de frais et dont la fabrication est à une détection en utilisant une seulement à augmenter le niveau de la
peu critique. Il est adapté à la détec- méthode qui consiste à un redresse- par tie détectée par D3 (environ 200
tion des émetteurs de faible puissance, ment simple alternance, par l’intermé- fois : les signaux captés par l’antenne
qui peuvent être dissimulés dans votre diaire d’une diode (D3). Dans ce cas, sont toujours de l’ordre de quelques
environnement et qui émettent sur des il s’agit d’une diode haute fréquence. dizaines ou centaines de microvolts),
fréquences comprises entre quelques mais aussi à augmenter l’efficacité de
mégahertz et pratiquement 1 gigahertz. Un simple filtre à résistance et conden- la détection à simple alternance.
Il s’agit, en fait, d’un récepteur large sateur (R/C), composé par R8 et C2,
bande dont nous allons immédiatement permet de récupérer le signal modu- Les condensateurs C3 et C5 assurent
analyser le schéma. lant, en fait, la basse fréquence por- une parfaite propreté de la tension du
tée par la radiofréquence captée par signal basse fréquence en éliminant
l’antenne. les résidus de haute fréquence.
Analyse du schéma
(figure 1) D1 et D2 sont choisies dans la gamme Le signal issu de la broche 8 de U1a
de produits capable de commuter une atteint l’entrée du troisième étage :
Commençons par diviser le schéma en fréquence de plusieurs centaines de l’oscillateur modulé. Celui-ci est consti-
sous-ensembles. mégaher tz. Si ce n’était pas le cas, tué par les trois amplificateurs opéra-
leur capacité parasite et leur vitesse tionnels restant disponibles dans le cir-
Le premier étage, celui relié à l’antenne de commutation seraient telles qu’elles cuit intégré U1 (le classique LM324)
réceptrice, est un amplificateur détec- conduiraient pratiquement en perma- et ser t, en substance, à produire un
teur. Le second est un amplificateur nence, affaiblissant la haute fréquence signal permettant de piloter le buzzer.
différentiel disposant d’un filtre. Le troi- et réduisant fortement la sensibilité de
sième étage est un oscillateur modulé l’appareil. Cet étage produit un signal modulé,
en fréquence. Le quatrième et dernier dont la tonalité change en fonction de
étage est composé d’un buzzer à tona- L’amplificateur opérationnel U1a (1/4 l’intensité du champ du signal reçu.
lité modulée. de LM324), qui reçoit la composante
détectée par la cathode de D3 à tra- Sans entrer dans les détails, disons
Le circuit d’entrée du récepteur capte vers R6, apporte un gain déterminé par qu’il s’agit d’un circuit comparateur
les ondes radio, par l’intermédiaire la cellule de contre-réaction négative dont le fonctionnement est basé sur la
d’une antenne fouet (matérialisée dans composée de R9 et R7. charge progressive et la décharge

Figure 1 : Schéma électrique du détecteur de micros espion.

ELECTRONIQUE 48 magazine - n° 6
SÉCURITÉ

nier passe de zéro au sur la base du transistor T3 qui l’am-


niveau haut, permettant plifie pour pouvoir piloter le transducteur
la saturation de T2, celui- piézo BZ auquel est confié le soin de
ci, étant conducteur, générer le signal acoustique.
décharge à la masse C7
à travers R12 et met la Observez la façon dont l’oscillateur est
broche 6 de U1b à la câblé. Il est facile de moduler la fré-
masse. quence de travail en faisant varier l’am-
plitude de la tension détectée, grâce
Sur le comparateur U1c, au câblage particulier de ses entrées.
la broche 2 reçoit la ten- En fait, U1b est configuré comme ampli-
sion de la broche 7 ficateur sommateur/intégrateur et la
repassée au niveau portion de signal basse fréquence sur
haut, ceci suf fit à le son entrée “–” (broche 5) appliquée
faire commuter et sa par de diviseur R11/R13 provoque le
sor tie passe à l’état déplacement du potentiel présent au
bas. Le transistor T2 est repos sur la broche 7. Ainsi, plus celui-
alors bloqué, le conden- ci est élevé, plus la fréquence d’oscil-
sateur C7 se charge len- lation est élevée (car il faut moins de
tement à travers R10 et temps pour atteindre le seuil de bas-
rapide de C7 et que l’on peut expliquer un nouveau cycle recommence. culement du comparateur U1c) et vice-
de la manière suivante. versa, plus il est bas (amplitude plus
Cela conduit à un phénomène périodique faible de la BF détectée) plus la fré-
La broche 6 de U1b reçoit une tension qui permet la production d’un signal rec- quence baisse (car il faut un intervalle
continue avec laquelle C7 est chargé, tangulaire sur la broche 12 de U1d. Ce plus long pour faire basculer U1c).
cela fait descendre progressivement la dernier, monté en simple étage tampon,
tension à la sortie (broche 7), faisant retransmet le signal de l’entrée sur sa Résumons. A un signal radio très for t,
commuter U1c. La broche 1 de ce der- sortie et à travers le condensateur C8 correspond une tonalité aiguë, qui

Liste des composants


R1 : 39 kΩ R16 : 100 kΩ C10 : 47 pF céramique
R2 : 100 kΩ R17 : 10 kΩ D1 : Diode 1N4148
R3 : 470 Ω R18 : 10 MΩ D2 : Diode 1N4148
R4 : 22 Ω R19 : 10 kΩ D3 : Diode BAT29
R5 : 4,7 kΩ R20 : 10 kΩ T1 : Transistor NPN BC547B
R6 : 1 kΩ R21 : 10 Ω T2 : Transistor NPN BC547B
R7 : 4,7 kΩ C1 : 100 nF multicouche T3 : Transistor NPN BFR90
R8 : 1,5 kΩ C2 : 100 nF multicouche U1 : Ampli op. LM324
R9 : 1 MΩ C3 : 10 nF polyester BZ : Buzzer sans oscillateur
R10 : 100 kΩ C4 : 10 nF polyester
R11 : 18 kΩ C5 : 10 nF polyester Divers :
R12 : 47 kΩ C6 : 100 nF multicouche - Support 14 broches
R13 : 47 kΩ C7 : 10 nF céramique - Bornier deux plots
R14 : 10 kΩ C8 : 2,2 µF 100 V chimique - Coupe de fil émaillé 10/10 (antenne)
R15 : 1 kΩ C9 : 220 µF 25 V chimique - Circuit imprimé réf. L028

Figure 2 : Schéma d’implantation des composants du Figure 3 : Circuit imprimé à l’échelle 1


détecteur de micros espion. du détecteur de micros espion.

ELECTRONIQUE 49 magazine - n° 6
SÉCURITÉ

devient de plus en plus grave au fur et


Notre détecteur de micros espion
à mesure que le signal radio diminue.
est, somme toute, très simple. Il
Normalement, au repos et en absence
se réalise à peu de frais et son
de signaux significatifs, le buzzer doit
montage, peu critique, est adapté
rester silencieux ou, à la limite, émettre
à la détection des émetteurs
un signal de tonalité très basse.
faibles (ou puissants, qui peut le
plus peut le moins !) situés dans
Le montage est alimenté par une pile
un périmètre de quelques dizaines
de 9 volts ou une petite alimentation
de mètres et opérant sur des fré-
de 9 à 12 volts. L’alimentation est
quences comprises entre
appliquée entre les points +V (positif)
quelques MHz et 1 GHz. Il s’agit
et –V (négatif ou masse).
en fait d’un récepteur large bande
à quatre étages. Le premier, celui
Abandonnons à présent la description
relié à l’antenne réceptrice, est un
du schéma pour passer à la réalisation
amplificateur détecteur, le second
pratique.
un amplificateur différentiel avec
un filtre, le troisième un oscilla-
teur modulé en fréquence et le der-
Réalisation pratique nier est composé d’un buzzer à
tonalité modulée produisant un
Réalisez le circuit imprimé par votre
son dont la tonalité change en
méthode habituelle, le dessin des
fonction de l’intensité du champ
pistes est représenté à l’échelle 1/1.
électromagnétique reçu.
Votre circuit imprimé en main, passez
au montage des composants en com-
mençant par les résistances et les Poursuivez par le montage des conden- simple pastille piézo, il est dépour vu
diodes, en respectant la polarité de sateurs, en respectant la polarité des d’oscillateur interne.
celles-ci (il faut se rappeler que la condensateurs électrolytiques dont la
cathode est repérée par une bague de patte positive est plus longue que la Il ne reste plus qu’à monter un bornier
couleur). négative. à 2 plots prévu pour recevoir les fils de
l’alimentation.
Montez ensuite le support pour le cir- Insérez les transistors dans le sens
cuit intégré LM324 à orienter suivant indiqué sur le schéma d’implantation Pour l’antenne, soudée à l’emplacement
le sens indiqué sur le schéma d’im- des composants, puis soudez le trans- marqué ANT, il suffit d’utiliser un morceau
plantation des composants. ducteur piézo BZ. Ce dernier est une de fil de cuivre rigide d’environ 20 cm.

Utilisation du détecteur de micros espion


Ce détecteur a été conçu pour per- le premier cas, évidemment, il ne capte Le même cas peut se produire pour
mettre à chacun de vérifier, dans sa aucun émetteur. Par contre, dans le d’éventuels appareils radio HF, VHF
maison, au bureau ou à proximité et second cas, c’est qu’il y a un signal ou UHF, lesquels, actionnés par quel-
même dans sa voiture, la présence radio à proximité. En se déplaçant dans qu’un à proximité, pourraient, en rai-
d’un ou plusieurs micros espion opé- toutes les directions, il est possible de son de la puissance rayonnée, occa-
rant via radio. Le principe de fonc- déterminer d’où provient ce signal, en sionner de fausses alarmes.
tionnement est simple et se base sur cherchant à se rapprocher du lieu où
la recherche d’émissions radio pro- l’on note une variation décisive de tona- Attention également si vous avez une
duites par des oscillateurs ou par des lité. installation d’alarme dotée de détec-
dispositifs similaires. Notre appareil teurs P.I.R. (capteurs infrarouges) dont
n’est autre qu’un récepteur non Clairement, de par sa nature, notre la transmission de détection s’effec-
accordé mais capable de détecter les détecteur de micros espion peut rece- tue par radio.
ondes électromagnétiques dans une voir toutes sor tes de transmissions.
bande de fréquence s’étalant de Pourtant, il faut savoir faire la distinc- En effet, ces derniers détectent en
quelques MHz à environ 1 GHz, avec tion entre les réceptions normales et permanence la présence de per-
une sensibilité suffisante pour inter- les réceptions suspectes. sonnes passant dans leur champ de
cepter des signaux de puissance sur veillance et transmettent leur
assez faible (quelques centaines de Si, par exemple, vous avez un télé- alarme à la centrale, produisant alors
milliwatts). L’utilisation est assez phone GSM allumé posé sur la table, un signal radio intermittent que notre
simple, même si elle requiert un mini- il est probable que la cause de la détec- récepteur captera sans difficulté.
mum de connaissance de la propa- tion soit sa connexion au réseau de
gation des ondes radio. votre fournisseur. En ef fet, un télé- Pour conclure, il faut donc chercher
phone portable allumé signale, à inter- tous les appareils qui pourraient
Une fois allumé le détecteur de micros valles réguliers, sa présence sur ce der- rayonner des champs électromagné-
espion, il suffit d’observer comment nier. Il suf fit de l’éloigner ou de tiques et les mettre hors tension le
se comporte le buzzer, en fait, s’il est l’éteindre et d’écouter à nouveau si une temps de la recherche d’émissions
silencieux ou s’il produit un son. Dans autre source est détectée. indésirables.

ELECTRONIQUE 50 magazine - n° 6
SÉCURITÉ

Insérez le LM324 dans son support en


faisant attention à son repère-détrom-
peur en U dirigé vers le buzzer.

Le montage est prêt pour l’utilisation.

Branchez une pile 9 volts sur le bor-


nier afin de procéder à quelques
essais. Il est recommandé d’installer
le montage dans un petit coffret en
plastique comportant un logement pour
la pile.

La mise au point
Si vous disposez d’un petit émetteur
qui fonctionne entre quelques dizaines
de MHz et 1 GHz, allumez-le. Si vous
approchez le détecteur de micros
espion de votre émetteur, vous consta-
terez que le buzzer émet une tonalité Notre prototype terminé. Il convient à présent
de fréquence de plus en plus aiguë, au de le pourvoir d’une alimentation 9 volts et d’une antenne.
fur et à mesure que vous vous rappro-
chez.
Toutefois, lorsqu’on s’approche de la Si vous optez pour l’antenne télesco-
L’essai peut également être réalisé source de l’émission radio, le buzzer pique, il faut la relier au circuit imprimé
avec un téléphone portable, en com- doit en signaler la présence de façon en utilisant un petit morceau de fil le
posant un numéro comme pour effec- significative. plus court possible.
tuer un appel, dans ce cas le buzzer
doit émettre une note discontinue, Si vous voulez obtenir de meilleures
modulée au r ythme des trains d’im- prestations, il faut personnaliser l’an- Où trouver
pulsions transmis par l’antenne. Natu- tenne en l’adaptant aux fréquences les les composants
rellement l’intensité de la variation de plus communément utilisées, comme,
tonalité sera proportionnelle à la dis- par exemple, utiliser une antenne téles- Le dessin du circuit imprimé ainsi que
tance du téléphone. copique de laquelle vous pourrez faire la liste des composants étant fournis,
varier la longueur afin d’optimiser la aucun composant spécial n’étant
De la façon dont le détecteur de micros réception. nécessaire, vous pouvez vous appro-
espion est conçu, il est en mesure de De toute façon, sachez que pour les visionner auprès des annonceurs de la
détecter, dans un périmètre de micros espion opérant en FM la lon- revue ou de votre fournisseur habituel.
quelques dizaines de mètres, la pré- gueur utile est de 75 cm, pour ceux
sence de micros espion ayant une puis- opérant en UHF à 400 MHz et plus, elle Le circuit imprimé seul ou un kit com-
sance de quelques centaines de milli- est réduite à environ 20, 25 cm. La plet sont également disponibles. Voir
watts. Néanmoins, tout dépend de même longueur convient pour des fré- publicités dans la revue.
l’antenne et de sa localisation. quences jusqu’à 1 GHz. ◆ S. R.

ELECTRONIQUE 51 magazine - n° 6
VIDÉO

Comment bien utiliser


un moniteur LCD
couleur

Figure 1 : Face avant du moniteur LCD.


Aucune commande de ce côté.

On trouve maintenant de nombreux moniteurs LCD couleur


dans le commerce et, leur prix de vente étant devenu
abordable, ils sont de plus en plus utilisés par les
électroniciens dans diverses réalisations. Il arrive souvent
qu’une fois le moniteur monté dans son boîtier, l’affichage
se trouve inversé faisant penser, à qui ne sait pas le remettre
dans le bon sens, qu’ils sont défectueux où qu’un problème
existe sur le montage ou sur la caméra. Il n’en est rien, nous
allons voir pourquoi.

otre “Hot Line”, a reçu plusieurs appels de lec- Le sujet de cet article est de vous montrer comment bien
teurs qui, après avoir fait l’acquisition d’un moni- utiliser un moniteur LCD couleur. Pour ce faire, il fallait bien
teur LCD et l’avoir relié à une caméra, se sont prendre un moniteur de référence. Nous avons choisi le
aperçus que l’affichage apparaissait à l’envers. MTV.40 dont vous trouverez les caractéristiques en fin d’ar-
Quelques lecteurs nous ont également dit avoir ticle et qui est disponible auprès de certains de nos annon-
demandé des explications auprès de leur revendeur, dont ceurs (voir publicités dans la revue).
certains ont prétendu que le défaut provenait de la caméra
miniature CCD et non du moniteur. Voyons maintenant le problème posé par la connexion d’un
moniteur LCD à une caméra miniature CCD noir et blanc ou
C’est pourquoi ils ont été très surpris d’apprendre qu’il suf- couleur.
fisait, pour remettre une image dans le sens de lecture, de
déplacer un petit commutateur situé sur un côté du moni- Comme vous pouvez le voir en figure 3, sur la face arrière
teur (voir figure 3). de ce moniteur, en bas, apparaît un petit connecteur d’où

ELECTRONIQUE 54 magazine - n° 6
VIDÉO

sor tent 4 câbles. Le rouge, en par-


tant du bas, est le positif d’alimen-
tation sur lequel est appliquée une
tension stabilisée de 12 volts. Au-des-
sus de lui, se trouve le négatif de l’ali-
mentation. Le troisième câble est
celui de la masse du signal vidéo et
le quatrième, celui du signal vidéo,
que l’on peut prélever sur n’impor te
quelle caméra. Le câble du négatif
d’alimentation et celui de la masse
du signal peuvent être reliés entre
eux.

On trouve, au-dessus de ce connec-


teur, 3 petits trimmers servant à régler
la luminosité, la couleur et le
contraste. Figure 2 : Quatre fils sortent de la face arrière de ces moniteurs LCD. Deux
servent pour l’alimentation et deux pour le signal vidéo (voir figure 3). Sur le
Ces 3 trimmers ont déjà été calibrés côté droit, se trouvent les trois trimmers servant à régler le contraste, la
luminosité et la couleur ainsi que l’inverseur servant à retourner l’affichage.
par le constructeur pour un réglage opti-
mal. C’est pourquoi, avant de les tour-
ner, il est préférable que vous marquiez
la position qu’ils occupent afin de la Pour faire parvenir le signal vidéo pré- moniteur LCD grâce à un câble blindé
retrouver facilement dans le cas où vos levé sur la caméra à l’entrée du moni- ou un câble coaxial RG174, toujours
propres réglages n’appor teraient teur LCD, utilisez un câble blindé, ou pour les mêmes raisons.
aucune amélioration par rappor t aux mieux encore, un câble coaxial RG174,
réglages usine. pour éviter de capter des parasites, Le moniteur LCD est toujours ali-
qui apparaîtraient ensuite sur le moni- menté par une tension stabilisée de
Encore au-dessus de ces trimmers, se teur. 12 volts, et la caméra couleur, tou-
trouve un petit commutateur servant à jours par une tension respectant scru-
inverser l’image. Si ce commutateur Le moniteur LCD est alimenté par une puleusement les données de sa fiche
est placé vers le haut, on obtient sur tension stabilisée de 12 volts. Pour la technique.
l’écran une image correcte, tandis que caméra, veillez à l’alimenter avec la
s’il est positionné vers le bas, l’image tension donnée dans ses caractéris-
et toutes les inscriptions apparaissent tiques techniques. Qualités et défauts
à l’envers, comme si on les regardait des moniteurs LCD
dans un miroir.
Caméra couleur Les moniteurs LCD présentent l’avan-
tage d’être très plats, étant donnée
Caméra noir et blanc Si vous possédez une caméra couleur, leur épaisseur d’environ 35 mm, et de
TV.35 vous pouvez la relier comme indi- consommer un courant dérisoire,
Si vous disposez d’une caméra noir qué sur la figure 5. variant normalement autour de 500 mil-
et blanc (ou une caméra couleur 3 liampères.
fils), vous pouvez la relier au moni- Le signal vidéo prélevé sur la caméra
teur comme indiqué sur la figure 4. est toujours appliqué à l’entrée du Sur ces moniteurs, déjà équipés d’une
interface avec entrée RVB, nous pou-
vons directement appliquer le signal
vidéo composite, prélevé sur la sortie
NORMAL
INVERSION
DE L'IMAGE
de n’importe quelle caméra.
INVERSE

CONTRASTE Tous ces moniteurs LCD présentent


un seul inconvénient : regardés laté-
COULEUR
ralement, le contraste et les couleurs
semblent légèrement modifiés. Etant
LUMINOSITÉ
SIGNAL VIDÉO donné que ces moniteurs sont
MASSE
construits pour être installés dans les
dispositifs de sur veillance ou d’inter-
POSITIF 12 V phones vidéo, par exemple, ce défaut
reste tolérable.

Conclusion
Figure 3 : Des quatre fils sortant du connecteur, le rouge en bas sert à entrer
la tension positive de 12 volts, tandis que celui d’en haut sert à l’entrée du
signal vidéo. Les deux, au centre, servent à la masse. Les trimmers du contraste, En connectant au moniteur LCD n’im-
de la luminosité et de la couleur sont déjà calibrés par le constructeur. L’inverseur, porte quelle caméra, vous pourrez réa-
tout en haut, sert uniquement à retourner l’image sur l’écran du moniteur. liser des interphones vidéo écono-
miques qui vous permettront de

ELECTRONIQUE 55 magazine - n° 6
VIDÉO

Figure 4 : Pour relier une caméra miniature noir et blanc à ces moniteurs LCD, nous vous conseillons d’utiliser ce schéma.
Si la caméra est placée à une distance supérieure à 1 mètre, il est conseillé d’utiliser un câble blindé, ou mieux encore, un
câble coaxial RG174. Le moniteur est alimenté par une tension de 12 volts et la caméra par une tension qui respectera
celle imposée par sa fiche technique. Il est évident que, quelle que soit sa tension d’alimentation, le négatif doit être relié
aux deux fils de masse du moniteur, comme indiqué sur le dessin.

Figure 5 : Pour relier n’importe quelle caméra miniature CCD couleur à 3 fils, vous pouvez également utiliser le schéma
donné en figure 4, tandis que si vous utilisez la caméra miniature TV.35, nous vous conseillons d’utiliser le schéma donné
dans cette figure. Le circuit électronique de cette caméra vous permet d’augmenter ou de réduire la luminosité par
l’intermédiaire des poussoirs reliés sur les câbles de sortie 2 et 3 de son connecteur. Alimentez toujours le moniteur avec
une tension de 12 volts et la caméra miniature TV.35 avec une tension de 5 volts seulement.

contrôler qui sonne à votre porte ou de


Caractéristiques techniques principales contrôler une zone située dans un angle
mort de votre maison ou de votre entre-
du moniteur prise. Si la câblerie est un problème,
vous pourrez également utiliser des
Dimensions du moniteur ................................125 x 83 x 35 mm
émetteurs et récepteurs vidéo sur
Dimensions de l’écran ............................................80 x 60 mm
2,4 GHz, tels que ceux vendus par cer-
Numéro pixel ..................................................................89 622
tains de nos annonceurs.
Entrée ..............................................................vidéo composite
Signal d’entrée..................................................1 V crête à crête
En ce qui nous concerne, nous prépa-
Tension d’alimentation ........................................................12 V
rons un projet de scanner vidéo pour
Consommation maximale ......................................0,55 Ampères
satellites télé équipé de ce moniteur
Durée minimum de vie..........................................10 000 heures
LCD couleur.
◆ N.E.

ELECTRONIQUE 56 magazine - n° 6
MESURE

Comment utiliser
le TRACKING sur
l'analyseur de spectre
spectre

Dans les précédents numéros, nous avons largement illustré les fonctions
pouvant être activées grâce aux touches présentes sur la face avant de
l’analyseur de spectre.
A présent, nous vous présenterons les modalités d’utilisation du générateur
de TRACKING, qui permet d’afficher la courbe de n’importe quel filtre
HF, de contrôler sa largeur de bande et de connaître l’atténuation du
signal en dB.

armi tous ceux ayant déjà fait l’acquisition de Après avoir allumé l’analyseur de spectre, vous verrez appa-
cet analyseur de spectre, beaucoup attendent raître sur l’écran un menu (voir figure 3) que vous devrez
avec impatience les explications, contenues
dans cet ar ticle, concernant l’utilisation de la
fonction TRACKING, pour contrôler les filtres CURSOR MARKER 1 MARKER 2 STORE TRK ON TRK OFF

L/C, les filtres céramiques, pour accorder les moyennes F2 FREQU. SPAN BW SWEEP PEAK

fréquences, etc.
0 1 2 3 4

Nous restons persuadés que pour vous apprendre à bien 5 6 7 8 9

utiliser le TRACKING, la solution la plus simple et la plus


F1
efficace est de vous donner des exemples pratiques. Vous TRACKING RUN/STOP LEVEL DBm/DBµV 5-10 dB

pourrez les reproduire avec les composants que vous avez Spectrum Analyzer + Tracking
sûrement dans un coin de votre atelier ou que vous pour-
rez acheter à prix dérisoire. ENCODER
ENTER CLEAR FILTER MAXHOLD

Filtres céramiques de 10,7 MHz


Figure 1 : Touches de commande présentes sur la face
avant de l’analyseur de spectre. Pour sélectionner les
Si vous disposez d’un filtre céramique de 10,7 MHz à trois différentes fonctions, appuyez sur les touches de fonction
broches, comme celui de la figure 2, et que vous voulez F1 ou F2 puis la touche numérique correspondant à
contrôler sa fréquence d’accord exacte et sa bande pas- l’indication.
sante, vous devez procéder ainsi :

ELECTRONIQUE 63 magazine - n° 6
MESURE

configurer de façon adéquate afin de


pouvoir effectuer la mesure du filtre de
10,7 MHz.

Positionnez le curseur sur la fonction


SPAN, vous permettant de régler
l’échelle des petits carrés de la grille,
et après avoir appuyé sur la touche
numérique 1, appuyez sur ENTER de
façon à faire apparaître sur cette ligne
la valeur totale de 1.0 MHz, soit
100 kHz par petit carré.

Le microprocesseur contenu dans l’ana-


lyseur modifiera automatiquement les Figure 2 : Pour voir la courbe de réponse d’un filtre céramique de 10,7 MHz, sur
l’écran de l’analyseur, vous devez relier en série une résistance de 270 ohms
valeurs de certaines autres fonctions aux broches gauche et droite et relier la broche centrale à la masse. Pour
du menu, en par ticulier la vitesse de actionner la fonction TRACKING, vous devez ensuite appuyer sur les touches
rafraîchissement de l’écran (SWP), la F2 et 3.
largeur de bande (RBW) et la fréquence
de coupure du filtre passe-bas (VF), en
les rendant compatibles avec les Poursuivez en appuyant sur les touches restera inchangée, tandis que celle d’en
mesures que vous voulez effectuer. Les F2 et 3 afin de régler la valeur de TRAC- bas passera à –55 dBm.
valeurs suivantes apparaîtront alors KING sur –70 dBm.
sur l’écran : En appuyant à nouveau sur les touches
Pour afficher à l’écran un signal avec F1 et 9, l’échelle subira une autre varia-
SWP passera automatiquement une amplitude adéquate, vous devez tion : vous obtiendrez –60 dBm en haut
sur 1 sec, positionner le curseur sur la ligne TRCK et –95 dBm en bas.
RBW passera automatiquement et ensuite appuyer sur la touche “+”
sur 10 kHz, jusqu’à ce que la valeur –40 dBm s’af- Après avoir réglé tous les paramètres,
VF passera automatiquement sur fiche. vous pouvez prendre votre filtre et relier,
10 kHz. sur les broches d’entrée et de sortie,
Pour modifier la sensibilité de l’échelle deux résistances de 270 ohms (voir
Vous devez maintenant déterminer la en dBm, appuyez sur les touches F1 et figure 2), car ces filtres sont normale-
valeur de la fréquence au centre de 7 de manière à positionner le curseur ment chargés avec 300 ohms.
l’écran. Pour cela, placez le curseur sur en haut de la colonne placée à gauche
la ligne CENTER et, toujours grâce au de l’écran. Ensuite, appuyez sur la Sans ces résistances, le filtre serait
clavier numérique, tapez 10.7, puis touche “–” jusqu’à régler l’échelle sur chargé avec 52 ohms seulement et,
appuyez sur ENTER. les valeurs de –20 à –90 dBm. dans ce cas, la courbe serait faus-
sée.
Nous vous rappelons que le curseur Pour changer le pas de l’échelle de
peut également être positionné sur 10 dB à 5 dB, appuyez sur les touches En reliant les résistances de 270 ohms,
cette fonction en appuyant sur les F1 et 9. Comme vous pourrez le remar- le filtre sera chargé avec (270 + 52)
touches F1 et 0. quer, la valeur en haut de la colonne 322 ohms.

Figure 3 : Avant d’effectuer n’importe quelle mesure, vous Figure 4 : Après avoir préparé le menu avec les données
devrez toujours préparer le menu de l’analyseur, en entrant indiquées ici, vous pourrez voir à l’écran la courbe de
la valeur de fréquence que vous voulez analyser ainsi qu’une réponse du filtre de 10,7 MHz. En activant les deux
valeur de SPAN appropriée. marqueurs, vous pourrez connaître sa bande passante.

ELECTRONIQUE 64 magazine - n° 6
MESURE

les marqueurs, c’est-à-dire, dans notre


cas, 0,240 MHz. Vous saurez alors que
la largeur de bande du filtre céramique
est de 240 kHz.

Pour déplacer le curseur du MARKER


1, vous devrez appuyer sur la touche
F2 puis sur la touche 0, ou bien
appuyer sur la touche rouge supérieure
du curseur (CURSOR) en croix.

Note : Pour effectuer ces mesures, il


est préférable d’utiliser des câbles
coaxiaux très cour ts pour éviter tout
Figure 5 : Pour voir la courbe de réponse d’un filtre céramique de 6,5 MHz sur phénomène de résonance qui pourrait
l’écran d’un analyseur, vous devez relier en série ses deux broches à une générer l’affichage d’autres courbes
résistance de 390 ohms, car ce filtre doit être chargé avec 450 ohms. En retirant que celle du filtre.
les 52 ohms de l’analyseur aux 450, on obtient une valeur de 398 ohms qui est
acceptable.
Filtres céramiques de
Quand vous verrez apparaître à l’écran positionnant sur le sommet central de 6,5 MHz pour l’audio
le tracé de la figure 4, vous pourrez la courbe, vous lirez la valeur maximale d’un téléviseur
alors effectuer d’autres mesures pour des dB. Si vous lisez sur la ligne du
connaître, par exemple, la valeur de la MARKER 1 : –64 10.700, déplacez le Pour afficher à l’écran la courbe de
fréquence centrale, l’atténuation du curseur vers la gauche de façon à lire réponse d’un filtre céramique de
signal et sa largeur de bande. 3 dB en moins par rapport à la valeur 6,5 MHz comme celui utilisé sur l’étage
maximale, c’est-à-dire –67, car toutes audio d’un téléviseur et représenté sur
Si, en raison de la tolérance, la courbe les mesures de la largeur de bande se la figure 5, vous devrez procéder de la
n’apparaît pas parfaitement centrée sur font avec une atténuation de –3 dB. même façon que pour le filtre précédent.
l’échelle, cela signifie que le filtre est Vous verrez alors apparaître sur cette
accordé sur 10,72 ou 10,68 MHz. Dépla- même ligne –67 10.580. Après avoir allumé l’analyseur de spectre,
cez alors le curseur sur la ligne CENTER vous devrez obligatoirement modifier les
et tapez 10.72 ou 10.68, puis appuyez A présent, appuyez sur la touche F2 paramètres du menu qui apparaît sur
sur la touche ENTER afin d’essayer de puis sur la touche 1 et, quand appa- l’écran pour l’adapter à ce filtre.
centrer la courbe. Par tâtonnements, raîtra le triangle du MARKER 2, posi-
vous parviendrez à centrer la courbe. tionnez-le sur la droite du sommet jus- Positionnez le curseur sur la ligne SPAN
qu’à lire –67 dB (voir figure 4). De cette et appuyez ensuite sur la touche 1 puis
Après avoir centré le filtre, activez les façon apparaîtra –67 10.820 sur la ENTER. Sur cette ligne apparaîtra
curseurs des deux marqueurs (MARKER). ligne du MARKER 2. 1.0 MHz de SPAN total, soit 100 kHz
par petit carré.
Appuyez sur la touche F2 puis sur la Vous pourrez alors lire sur la ligne M.
touche 0, et vous verrez apparaître à Delta, la différence de fréquence exis- Le microprocesseur contenu dans l’ana-
l’écran le triangle du MARKER 1. En le tant entre les deux points indiqués par lyseur modifiera automatiquement les

Figure 6 : Après avoir préparé le menu avec les données Figure 7 : Sur la figure 6, le SPAN est réglé sur 1,0 MHz
ici reportées sur le graphique, vous pourrez voir à l’écran (largeur totale de l’écran).
la courbe de réponse du filtre de 6,5 MHz. En utilisant les Si vous modifiez la valeur de SPAN et que vous la réglez
deux marqueurs, vous pourrez connaître sa bande sur 10.0 MHz, vous verrez seulement se resserrer la courbe
passante. de réponse.

ELECTRONIQUE 65 magazine - n° 6
MESURE

valeurs de certaines autres fonctions du la courbe, vous lirez la valeur maximale


menu, en les rendant compatibles avec des dB. Si vous lisez sur la ligne du
les mesures que vous voulez effectuer : MARKER 1 : –65 6.500, déplacez le
curseur vers la gauche de façon à lire
SWP passera automatiquement 3 dB en moins par rapport à la valeur
sur 1 sec, maximale et vous verrez alors apparaître
RBW passera automatiquement sur cette même ligne : –68 6.400.
Figure 8 : Si vous avez des filtres
sur 10 kHz,
plastiques ou métalliques HF de 25
VF passera automatiquement sur ou de 50 MHz, vous pourrez voir A présent, appuyez sur la touche F2
10 kHz. leurs courbes de réponse, ainsi que puis la touche 1 et, quand apparaîtra
les atténuations latérales, en les le triangle du MARKER 2, positionnez-
Vous devez maintenant placer le cur- reliant comme sur la figure 9. le sur la droite du sommet jusqu’à lire
seur sur la ligne CENTER et taper 6.5, 3 dB en moins par rapport à la valeur
puis appuyez sur ENTER. Nous vous maximale –65 dB. De cette façon appa-
rappelons que le curseur peut aussi Appuyez à nouveau sur les touches F1 raîtra, sur la ligne du MARKER 2 :
être positionné sur cette fonction en et 9 pour changer l’échelle en –60 dBm –68 6.600.
appuyant sur les touches F1 et 0. en haut et –95 dBm en bas.
Vous pourrez alors lire sur la ligne M.
Poursuivez en appuyant sur les touches A présent, prenez le filtre et reliez sur Delta, la différence de fréquence exis-
F2 et 3 afin d’activer la fonction TRAC- ses broches d’entrée et de sortie, deux tant entre les deux points indiqués par
KING à côté de laquelle s’affichera la résistances de 390 ohms (voir figure les marqueurs, c’est-à-dire, dans notre
valeur –70 dBm. 5), car ces filtres sont normalement cas 0,240 MHz. Vous saurez alors que
chargés avec 450 ohms. la largeur de bande du filtre céramique
Pour afficher à l’écran un signal avec une est de 240 kHz.
amplitude adéquate, vous devez posi- Sans ces résistances le filtre serait
tionner le curseur sur la ligne TRCK et chargé avec seulement 52 ohms, et Pour déplacer le curseur du MARKER
ensuite appuyer sur la touche “+” jus- dans ce cas-là, la courbe serait faussée. 1, vous devrez appuyer sur la touche
qu’à ce que la valeur –40 dBm s’affiche. F2 puis sur la touche 0, ou bien
En reliant les résistances de 390 ohms, appuyer sur la touche rouge supérieure
Pour modifier la sensibilité de l’échelle le filtre sera chargé avec (390 + 52) du curseur en croix.
en dBm, appuyez sur les touches F1 et 442 ohms.
7 de manière à positionner le curseur
en haut de la colonne placée à gauche Quand vous verrez apparaître à l’écran Filtre HF de 36,8 MHz
de l’écran. Ensuite appuyez sur la le tracé de la figure 6, vous pourrez
touche “–” jusqu’à régler l’échelle sur alors effectuer d’autres mesures pour Si vous disposez d’un filtre HF de
les valeurs de –20 à –90 dBm. connaître, par exemple, la valeur de la 36,8 MHz, de même type que celui
fréquence centrale, l’atténuation du représenté sur la figure 8, pour voir sa
Pour changer le pas de l’échelle de signal et sa largeur de bande. courbe de réponse, vous devrez pro-
10 dB à 5 dB, appuyez sur les touches céder ainsi :
F1 et 9. Comme vous pourrez le remar- Appuyez sur la touche F2 puis sur la
quer, la valeur en haut de la colonne touche 0, et vous verrez apparaître à Après avoir allumé l’analyseur de spectre,
restera inchangée, tandis que celle d’en l’écran le triangle du MARKER 1. En le vous devrez modifier le menu qui appa-
bas passera à –55 dBm. positionnant sur le sommet central de raît à l’écran pour l’adapter à ce filtre.

Figure 9 : Reliez le signal du TRACKING à l’entrée du filtre Figure 10 : Etant donné que le filtre qui nous intéresse a
et l’analyseur à sa sortie. Toutes les autres broches doivent une fréquence de 36,8 MHz, il faudra préparer le menu
être reliées à la masse. avec les données qui sont ici reportées. En positionnant
Avec ces filtres, il n’est pas nécessaire de relier une les deux marqueurs sur la courbe, vous pourrez lire sur la
résistance de charge aux broches. ligne M. Delta, la valeur en MHz de sa bande passante.

ELECTRONIQUE 66 magazine - n° 6
MESURE

Positionnez le curseur sur la ligne SPAN, du MARKER 1 : –67 36.800, dépla-


puis tapez 10 et appuyez sur ENTER. cez le curseur vers la gauche de façon
1
Vous verrez alors apparaître sur cette à lire 3 dB en moins par rappor t à la
2
ligne 10.0 MHz de SPAN total, soit 2 1 3 valeur maximale et vous verrez alors
1 MHz par petit carré. 3
apparaître sur cette même ligne :
–70 34.326.
Le microprocesseur modifiera auto-
matiquement les valeurs se trouvant Figure 11 : Si vous avez des filtres Appuyez sur la touche F2 puis la
même sur d’autres lignes du menu, métalliques HF de 300 ou de touche 1 et vous verrez apparaître le
afin de les rendre compatibles avec les 500 MHz, vous pourrez voir leurs triangle du MARKER 2. Positionnez-le
mesures que vous devrez effectuer : courbes de réponse en reliant deux sur la droite du sommet jusqu’à lire
selfs formées de 3 spires jointives
à leurs broches d’entrée et de
3 dB en moins par rapport à la valeur
SWP passera automatiquement sortie. maximale –67 dB. De cette façon appa-
sur 200 millisecondes raîtra, sur la ligne du MARKER 2 :
RBW passera automatiquement –70 38.751.
sur 100 kHz Pour changer l’échelle de 10 à 5 dB
VF passera automatiquement sur par petit carré, appuyez sur les touches Sur la ligne M. Delta, vous lirez
100 kHz F1 et 9. 4.425 MHz, ce qui correspond à une
largeur de bande de 4,42 MHz.
Vous devez maintenant placer le cur- En appuyant à nouveau sur les touches
seur sur la ligne CENTER et taper 36.8, F1 et 9, vous obtiendrez –60 dBm en Comme nous l’avons déjà vu, pour dépla-
puis appuyez sur ENTER. Nous vous haut et –95 dBm en bas. cer le curseur du MARKER 1, vous devrez
rappelons que le curseur peut aussi appuyer sur la touche F2 puis sur la
être positionné sur cette fonction en A présent, prenez le filtre de 36,8 MHz touche 0, ou bien appuyer sur la touche
appuyant sur les touches F1 et 0. et n’appliquez aucune résistance sur rouge supérieure du curseur en croix.
ses broches d’entrée et de sortie, car
Poursuivez en appuyant sur les touches ces filtres sont normalement chargés
F2 et 3 afin d’activer la fonction TRAC- avec 50 ohms (voir figure 9). Filtre HF de 433 MHz
KING à côté de laquelle s’affichera la
valeur –70 dBm. Vous verrez apparaître à l’écran le Si vous avez un filtre HF de 433 MHz,
tracé de la figure 10, grâce auquel de même type que celui de la figure
Pour afficher à l’écran un signal avec une vous pourrez alors effectuer d’autres 11, pour visualiser sa courbe, vous
amplitude adéquate, vous devez posi- mesures pour connaître, par exemple, devrez procéder ainsi :
tionner le curseur sur la ligne TRCK et la valeur de la fréquence centrale, l’at-
ensuite appuyer sur la touche “+” jus- ténuation du signal et sa largeur de Positionnez le curseur sur la ligne SPAN,
qu’à ce que la valeur –40 dBm s’affiche. bande. puis tapez 5 et appuyez sur ENTER.
Vous verrez alors apparaître sur cette
Appuyez sur les touches F1 et 7 de Appuyez sur la touche F2 puis la touche ligne 5.0 MHz de SPAN total, soit
manière à positionner le curseur en 0, et vous verrez apparaître à l’écran 500 kHz par petit carré.
haut de la colonne des dBm, placée à le triangle du MARKER 1 que vous posi-
gauche de l’écran, puis appuyez sur la tionnerez sur le sommet central de la Le microprocesseur modifiera auto-
touche “–” jusqu’à obtenir la valeur –0 courbe de façon à lire la valeur maxi- matiquement les valeurs se trouvant
en haut de l’échelle. male des dB. Si vous lisez sur la ligne sur d’autres lignes du menu, afin de

Figure 12 : Appliquez le signal du TRACKING sur l’entrée Figure 13 : Etant donné que le filtre qui nous intéresse a
du filtre et celui de l’analyseur sur sa sortie. Reliez la une fréquence de 433 MHz, il faudra préparer le menu
broche de masse du filtre HF (voir broche 3) aux deux avec les données ici reportées. En positionnant les deux
masses des petits câbles coaxiaux utilisés pour relier le marqueurs sur la courbe, vous pourrez lire sur la ligne M.
filtre. Delta, la valeur en MHz de sa bande passante.

ELECTRONIQUE 67 magazine - n° 6
MESURE

les rendre compatibles avec les


mesures que vous devrez effectuer :

SWP passera automatiquement


sur 200 millisecondes
RBW passera automatiquement
sur 100 kHz
VF passera automatiquement sur
100 kHz
Figure 14 : Si vous avez des pots MF d’une valeur inconnue, vous pourrez
En admettant que la fréquence exacte facilement vérifier leur fréquence d’accord et leur bande passante, en les reliant
de ce filtre soit de 433,9 MHz, dépla- à l’analyseur, comme clairement indiqué sur la figure 15.
cez le curseur sur la ligne CENTER et
tapez 433.9, puis, confirmez en
appuyant sur ENTER. Le curseur peut Etant donné que la valeur de TRCK est Appuyez sur F1 puis 9, afin de chan-
aussi être déplacé plus rapidement en égale à –40 et que celle indiquée par ger l’échelle de 10 à 5 dBm par petit
appuyant sur les touches F1 et 0. les deux marqueurs, positionnés sur carré.
les sommets de la courbe, est de –42,
Poursuivez en appuyant sur les touches vous savez ainsi que ce filtre atténue Appuyez à nouveau sur les touches
F2 et 3 afin d’activer la fonction TRAC- le signal appliqué sur son entrée de 42 F1 puis 9, et vous verrez alors appa-
KING à côté de laquelle s’affichera la – 40 = 2 dB. raître –60 dBm en haut et –95 dBm
valeur –70 dBm. en bas.

Pour afficher à l’écran un signal avec Moyennes fréquences Vous pouvez maintenant prendre le pot
une amplitude adéquate, vous devez de 10,7 MHz MF et appliquer le signal de sortie du
positionner le curseur sur la ligne TRCK TRACKING sur le secondaire (voir figure
et ensuite appuyer sur la touche “+” Si vous disposez d’un pot MF de 15).
jusqu’à ce que la valeur –40 dBm s’af- 10,7 MHz, vous pouvez contrôler sa
fiche. bande passante en procédant ainsi : Reliez en série un condensateur d’en-
viron 22 pF à la sortie du bobinage pri-
A présent, appuyez sur les touches F1 Positionnez le curseur sur la ligne SPAN, maire, puis envoyez le signal sur l’en-
et 7 de manière à positionner le cur- puis, après avoir appuyé sur 15, trée de l’analyseur.
seur en haut de la colonne des dBm, appuyez sur ENTER. Vous verrez alors
placée à gauche de l’écran, puis apparaître 15.0 MHz de SPAN total, Si vous voyez que la courbe n’est pas
appuyez sur la touche “–” jusqu’à obte- soit 1,5 MHz par petit carré. par faitement au centre de l’échelle,
nir la valeur –20 en haut de l’échelle tournez lentement le noyau magnétique
et –90 dBm en bas. Le microprocesseur modifiera auto- du pot MF jusqu’à ce qu’elle soit cen-
matiquement les valeurs se trouvant trée.
Après avoir réglé l’analyseur pour effec- sur d’autres lignes du menu, afin de
tuer les mesures, reliez en série aux les rendre compatibles avec les Après avoir centré la fréquence, vous
broches d’entrée et de sortie du filtre mesures que vous devrez effectuer : pourrez activer les curseurs de réfé-
HF 433 MHz, deux petites inductances rence des deux marqueurs.
formées de trois spires jointives de fil SWP passera automatiquement
émaillé de 0,5 mm (voir figure 12), bobi- sur 200 millisecondes
nées sur un diamètre de 4 mm. RBW passera automatiquement
sur 100 kHz
Vous verrez apparaître à l’écran le tracé VF passera automatiquement sur
de la figure 13 et, sur la gauche, une 100 kHz
autre courbe due à la résonance du
câble coaxial, que vous devrez ignorer. A présent, positionnez le curseur sur
la ligne CENTER, puis tapez 10.7 et
Si vous appuyez sur la touche F2 puis appuyez sur ENTER.
sur la touche 0, vous verrez apparaître
à l’écran le triangle du MARKER 1 que Poursuivez ensuite en appuyant sur les
vous positionnerez sur la gauche de la touches F2 puis 3, pour activer la fonc-
courbe à un niveau de –3 dB par rap- tion TRACKING à côté de laquelle s’af-
port au niveau maximal. fichera la valeur –70 dBm.

Ensuite, appuyez sur la touche F2 puis Une fois le curseur positionné sur la
sur la touche 1 et vous verrez appa- ligne TRCK, appuyez sur la touche “+”
raître le triangle du MARKER 2 que vous jusqu’à ce que la valeur –60 s’affiche.
positionnerez sur la droite à un niveau Figure 15 : Vous devrez relier la
de –3 dB par rapport au niveau maxi- Appuyez sur les touches F1 et 7 afin sortie du TRACKING sur le secon-
mal. de positionner le curseur en haut de la daire et prélever le signal à appliquer
colonne des dBm, puis appuyez sur la sur l’entrée de l’analyseur sur les
sorties du primaire de la self à
Sur la ligne M. Delta, vous lirez touche “–” jusqu’à faire apparaître la mesurer, au travers d’un conden-
0.912 MHz qui correspondent à une valeur –20 en haut et la valeur –90 en sateur céramique de 22 pF.
largeur de bande d’environ 910 kHz. bas.

ELECTRONIQUE 68 magazine - n° 6
MESURE

Figure 17 : Avec cet analyseur, vous pourrez contrôler et


calibrer tous les filtres actifs pour la bande TV. Rappelez-
vous que ces filtres doivent toujours être alimentés avec
une tension continue, pouvant varier entre 12 et 24 V.

On peut donc affir- sion continue de 12 ou 24 V car, sans


Figure 16 : Etant donné que le filtre qui nous intéresse a mer que cette MF a cette tension, les transistors qu’ils
une fréquence de 10,7 MHz, vous devrez préparer le menu une largeur de contiennent ne pourraient pas fonc-
avec les données ici reportées. En positionnant les deux bande d’environ tionner.
marqueurs sur la courbe, vous pourrez lire sur la ligne M. 1 MHz.
Delta, la valeur en MHz de sa bande passante.
Après avoir allumé l’analyseur de
spectre, positionnez le curseur sur la
Appuyez sur les touches F2 puis 0, et Filtres actifs passe- ligne SPAN et, après avoir tapé 30,
vous verrez apparaître à l’écran le tri- bande pour téléviseurs appuyez sur la touche ENTER pour
angle du MARKER 1 que vous posi- faire apparaître sur cette ligne une
tionnerez sur la gauche (voir figure 16), Avec cet analyseur, vous aurez la pos- valeur de 30.0 MHz de SPAN total,
à –3 dB du point maximal de la courbe. sibilité de régler également tous les soit 3 MHz par petit carré en hori-
filtres des canaux d’une carte télé qui, zontal.
Appuyez sur les touches F2 puis 1, et comme chacun sait, peuvent se déré-
vous verrez apparaître à l’écran le tri- gler avec le temps. Si vous avez un filtre Le microprocesseur modifiera auto-
angle de MARKER 2 que vous posi- actif pour le CANAL G qui doit laisser matiquement les valeurs se trouvant
tionnerez sur la droite, toujours à –3 dB passer toutes les fréquences com- sur d’autres lignes du menu pour les
du point maximal de la courbe. prises entre 200 et 207 MHz, vous rendre compatibles avec les mesures
appliquerez le signal du TRACKING sur que vous devrez effectuer :
Si vous regardez à présent les lignes son entrée et vous prélèverez sur sa
du MARKER et du M. Delta, vous pour- sortie, le signal filtré. A un petit câble SWP passera automatiquement
rez relever ces valeurs : coaxial, vous relierez cette sortie à l’en- sur 200 millisecondes
trée de l’analyseur (voir figure 18). RBW passera automatiquement
MARKER 1 –67 10.175 sur 100 kHz
MARKER 2 –67 11.225 Souvenez-vous que ces filtres doivent VF passera automatiquement sur
M. Delta 0 1.050 toujours être alimentés avec une ten- 100 kHz

Figure 19 : Etant donné que le filtre qui nous intéresse


Figure 18 : Après avoir relié le filtre actif à l’analyseur,
sert au “canal G” (CENTER 203.5 MHZ), vous devrez
vous pourrez régler les différents condensateurs jusqu’à
préparer le menu avec les données ici reportées. En
l’obtention d’une courbe comme celle de la figure 19. Vous
positionnant les marqueurs sur la courbe, vous pourrez
devrez amener la ligne de fréquence CENTER sur la
lire sur la ligne M. Delta, la valeur en MHz de la bande
fréquence de travail centrale du filtre.
passante.

ELECTRONIQUE 69 magazine - n° 6
MESURE

Vous devrez, à présent, positionner le sateurs de calibrage jusqu’à l’obten- L1 en microhenry = 7,95 : MHz
curseur sur la ligne CENTER et taper tion d’une courbe parfaite. C1 en picofarad = 6,360 : MHz
203.5 puis appuyer sur ENTER. Cette MHz = 318 : √ C1 pF x (L1 µH x 2)
valeur correspond, en fait, à la fré- Pour activer les curseurs des deux mar-
quence au centre de la bande car, en queurs, vous devrez appuyer sur la Supposons que vous vouliez réaliser
effet (200 + 207) : 2 = 203,5. touche F2 et 0 pour le MARKER 1, et un filtre passe-bas sur la fréquence
F2 et 1 pour le MARKER 2. de 29 MHz. Avec les formules ci-des-
Si vous remarquez que la courbe n’est sus, vous pouvez connaître la valeur
pas parfaitement au centre de l’écran, Positionnez les deux curseurs des mar- des inductances L1 et de la capacité
positionnez le curseur sur la ligne PEAK queurs à –3 dB par rapport à l’ampli- C1 :
SRC et appuyez sur ENTER. Vous verrez tude maximale du signal.
alors la courbe se placer parfaitement 7,95 : 29 = 0,274 microhenry
au centre et apparaître automatique- Vous pourrez lire sur la ligne M. Delta, 6,360 : 29 = 219,3 picofarads
ment 203.500 sur la ligne CENTER. la largeur de bande de ce filtre qui, dans
notre exemple, est égale à 7.0 MHz. Etant donné que ces valeurs ne sont
Poursuivez en appuyant sur F2 puis 3 pas standards, pour L1 vous pourrez
pour activer la fonction TRACKING. Vous Note : Comme on peut le voir sur la choisir une inductance de 0,27 micro-
verrez alors s’afficher, à côté de cette figure 19, ce filtre atteint une ampli- henry et pour C1, une capacité de 220
ligne, la valeur –70 dBm. tude maximale de –28 dBm et dépasse picofarads.
donc les –40 dBm générés par le TRAC-
Pour pouvoir avoir sur l’écran un signal KING. On en déduit qu’il y a, à l’inté- Ce filtre devrait commencer, d’après
d’amplitude adéquat, positionnez le rieur de ce filtre, un étage préamplifi- les calculs théoriques, à couper à par-
curseur sur la ligne TRCK, puis appuyez cateur. Comme vous le savez déjà, plus tir d’une fréquence de :
sur la touche “+” jusqu’à ce que s’af- la valeur négative des dBm décroît, plus
fiche –40. l’amplitude du signal augmente. 318 : √ 220 x (0,27 x 2) = 29,17 MHz

Appuyez sur F1 puis 7 pour que le cur- Par exemple, avec une charge de Si vous avez la possibilité de réaliser
seur se positionne en haut de la 50 ohms : ce filtre, vous pourrez le relier entre la
colonne des dBm, placée à gauche de sortie du TRACKING et l’entrée de l’ana-
l’écran, puis appuyez sur la touche “–” –40 dBm correspondent à 0,1 lyseur. Vous devez ainsi, ensuite, modi-
jusqu’à ce que s’affiche –20 en haut microwatt fier les valeurs du menu :
et –90 en bas. –28 dBm correspondent à 1,6
microwatt Positionnez le curseur sur la ligne SPAN
Quand vous verrez apparaître à l’écran et, après avoir tapé 60, appuyez sur
le graphique de la figure 19, vous pour- donc ce filtre gagne : ENTER pour voir apparaître sur cette
rez effectuer de nouvelles mesures, ligne 60.0 ce qui équivaut à une lar-
par exemple connaître la valeur de la 40 – 28 = 12 dB en puissance. geur de bande de 6 MHz par petit carré
fréquence centrale et sa largeur de en horizontal.
bande.
Filtres passe-bas Le microprocesseur modifiera auto-
Si la courbe n’est pas par faitement matiquement les valeurs se trouvant
centrée ou bien si elle ne possède pas Voici la formule qui vous permettra d’adap- sur d’autres lignes du menu pour les
une largeur de bande suffisante, vous ter le filtre passe-bas représenté sur la rendre compatibles avec les mesures
devrez tourner les curseurs des conden- figure 20, ayant une charge de 52 ohms : que vous devrez effectuer :

Figure 20 : L’analyseur de spectre vous permettra de voir Figure 21 : Quand cette courbe apparaît sur l’écran de
la fréquence de coupure de n’importe quel filtre passe- l’analyseur, positionnez le curseur du MARKER 1 au début
bas. Nous avons reporté dans le texte les formules à utiliser de la descente de la courbe et vous lirez alors sur sa ligne
pour calculer un filtre passe-bas. la fréquence de coupure du filtre.

ELECTRONIQUE 70 magazine - n° 6
MESURE

SWP passera automatiquement pour connaître la fréquence de coupure des inductances L1 et de la capacité
sur 200 millisecondes de ce filtre. C1 :
RBW passera automatiquement
sur 1 MHz Appuyez sur la touche F2 et 0 et vous 7,96 : 29 = 0,274 microhenry
VF passera automatiquement sur verrez apparaître à l’écran le triangle 1,590 : 29 = 54,8 picofarads
100 kHz du MARKER 1, que vous positionnerez
à proximité de la courbe descendante Etant donné que ces valeurs ne sont pas
Vous devrez à présent positionner le comme sur la figure 21. standards, pour L1 vous pourrez choisir
curseur sur la ligne CENTER et taper une inductance de 0,27 microhenry et
35 puis appuyer sur ENTER et sur la Vous pourrez lire, sur la ligne du MAR- pour C1, une capacité de 56 picofarads.
ligne vous verrez s’afficher 35.000. KER 1, la fréquence de coupure qui
pourra être de 29,250 MHz en raison Ce filtre devrait commencer, d’après
Poursuivez en appuyant sur F2 puis 3 de la tolérance des composants. les calculs théoriques, à couper à par-
pour activer la fonction TRACKING. Vous tir d’une fréquence de :
verrez alors s’afficher, à côté de cette En déplaçant le marqueur vers la droite,
ligne, la valeur –70 dBm. vous pourrez lire l’atténuation en dB 79,6 : √ 56 x (0,27 : 2) = 28,95 MHz
sur les fréquences les plus hautes.
Pour pouvoir avoir sur l’écran un signal Souvenez-vous que, pour connaître les Après avoir réalisé ce filtre, vous pou-
d’amplitude plus importante, position- dB d’atténuation, vous devrez toujours vez le relier à l’analyseur, puis vous
nez le curseur sur la ligne TRCK, puis prendre comme référence la valeur qui devrez modifier les valeurs du menu
appuyez sur la touche “+” jusqu’à ce apparaît sur la ligne TRCK. comme ci-dessous :
que s’affiche –60.
Etant donné que dans notre exemple, Positionnez le curseur sur la ligne SPAN
Appuyez sur F1 puis 7 pour que le cur- la ligne TRCK affiche –60 et qu’avec et, après avoir tapé 60, appuyez sur
seur se positionne en haut de la une fréquence de 29.250 la valeur du ENTER pour voir apparaître sur cette
colonne des dBm, placée à gauche de MARKER 1 est égale à –65, le signal ligne 60.0 ce qui équivaut à une lar-
l’écran, puis appuyez sur la touche “–” sera atténué de 65 – 60 = 5 dB. geur de bande de 6 MHz par petit carré
jusqu’à ce que s’affiche –20 en haut en horizontal.
et –90 en bas.
Filtres passe-haut Le microprocesseur modifiera auto-
Pour changer le pas de l’échelle de matiquement les valeurs se trouvant
10 dB à 5 dB, appuyez sur les touches Voici la formule qui vous permettra sur d’autres lignes du menu pour les
F1 et 9. Comme vous pourrez le remar- d’adapter le filtre passe-haut repré- rendre compatibles avec les mesures
quer, la valeur en haut de la colonne senté sur la figure 22, ayant une charge que vous devrez effectuer :
restera –20, tandis que celle d’en bas de 52 ohms :
passera à –55 dBm. SWP passera automatiquement
L1 en microhenry = 7,96 : MHz sur 200 millisecondes
En appuyant à nouveau sur les touches C1 en picofarad = 1,590 : MHz RBW passera automatiquement
F1 et 9, vous obtiendrez –60 dBm en MHz = 79,6 : √ C1 pF x (L1 µH : 2) sur 1 MHz
haut et –95 dBm en bas. VF passera automatiquement sur
Supposons que vous vouliez réaliser 100 kHz
Quand vous verrez apparaître à l’écran un filtre passe-haut sur la fréquence
le graphique de la figure 21, vous pour- de 29 MHz. Avec les formules ci-des- Vous devrez à présent positionner le
rez activer le curseur du MARKER 1 sus, vous pouvez connaître la valeur curseur sur la ligne CENTER et taper

Figure 22 : L’analyseur de spectre vous permettra de voir Figure 23 : Quand cette courbe apparaît à l’écran,
également la fréquence de coupe de n’importe quel filtre positionnez le curseur du MARKER 1 au début de la
passe-haut. Nous avons reporté dans le texte les formules descente de la courbe et vous lirez ainsi sur la ligne du
à utiliser pour calculer filtre passe-haut. MARKER 1 la fréquence de coupure du filtre.

ELECTRONIQUE 71 magazine - n° 6
MESURE

28.95 puis appuyer sur ENTER et sur pourra être de 29,100 MHz en raison RBW passera automatiquement
la ligne vous verrez s’afficher 28.950. de la tolérance des composants. sur 1 MHz
VF restera sur OFF.
Poursuivez en appuyant sur F2 puis 3 En déplaçant le marqueur vers la gauche
pour activer la fonction TRACKING. Vous vous pourrez lire l’atténuation en dB sur Vous devrez à présent positionner le
verrez alors s’afficher à côté de cette les fréquences les plus basses. Sou- curseur sur la ligne CENTER et taper
ligne la valeur –70 dBm. venez-vous que, pour connaître les dB 490 puis appuyer sur ENTER et sur la
d’atténuation, vous devrez toujours ligne vous verrez s’afficher 490.000.
Pour pouvoir avoir sur l’écran un signal prendre comme référence la valeur qui
d’amplitude plus importante, position- apparaît sur la ligne TRCK. Poursuivez en appuyant sur F2 puis 3
nez le curseur sur la ligne TRCK, puis pour activer la fonction TRACKING. Vous
appuyez sur la touche “+” jusqu’à ce Etant donné que, dans notre exemple, verrez alors s’afficher, à côté de cette
que s’affiche –60. Appuyez sur F1 puis la ligne TRCK affiche –60 et qu’avec ligne, la valeur –70 dBm.
7 pour que le curseur se positionne en une fréquence de 29,100 la valeur du
haut de la colonne des dBm, placée à MARKER 1 est égale à –64, le signal Pour pouvoir avoir sur l’écran un signal
gauche de l’écran, puis appuyez sur la sera atténué de 64 – 60 = 4 dB. d’amplitude plus importante, position-
touche “–” jusqu’à ce que s’affiche –20 nez le curseur sur la ligne TRCK, puis
en haut et –90 en bas. appuyez sur la touche “+” jusqu’à ce
Fréquence d’accord que s’affiche –60.
Pour changer le pas de l’échelle de d’une self
10 dB à 5 dB, appuyez sur les touches Appuyez sur F1 puis 7 pour que le cur-
F1 et 9. Comme vous pourrez le remar- En supposant que nous ayons une self seur se positionne en haut de la
quer, la valeur en haut de la colonne ou une MF dont nous ignorons la fré- colonne des dBm, placée à gauche de
restera à –20, tandis que celle d’en quence d’accord. l’écran, puis appuyez sur la touche “–”
bas passera à –55 dBm. jusqu’à ce que s’affiche –20 en haut
Pour pouvoir la connaître, vous devrez et –90 en bas.
En appuyant à nouveau sur les touches ainsi modifier les valeurs de notre
F1 et 9, vous obtiendrez –60 dBm en menu : Pour changer le pas de l’échelle de
haut et –95 dBm en bas. 10 dB à 5 dB, appuyez sur les touches
Positionnez le curseur sur la ligne SPAN F1 et 9. Comme vous pourrez le remar-
Quand vous verrez apparaître à l’écran et après avoir numéroté 100, appuyez quer, la valeur en haut de la colonne
le graphique de la figure 23, vous pour- sur ENTER pour voir apparaître sur cette restera –20, tandis que celle d’en bas
rez connaître la fréquence de coupure ligne 1000. Cela signifie que l’écran de passera à –55 dBm.
de ce filtre en activant le curseur du l’analyseur aura un SPAN total de
MARKER 1. 1 000 MHz, soit 100 MHz par petit carré. En appuyant à nouveau sur les touches
F1 et 9, vous obtiendrez –60 dBm en
Appuyer sur les touches F2 et 0 et vous Le microprocesseur modifiera auto- haut et –95 dBm en bas.
verrez apparaître à l’écran le triangle matiquement les valeurs se trouvant
du MARKER 1, que vous positionnerez sur d’autres lignes du menu pour les A présent, prenez la self et, pour
à proximité de la courbe comme sur la rendre compatibles avec les mesures connaître sa fréquence d’accord, reliez
figure 23. que vous devrez effectuer : le signal du TRACKING aux bornes du
secondaire si la self en dispose. Si la
Vous pourrez lire sur la ligne du MAR- SWP passera automatiquement self que vous désirez mesurer ne dis-
KER 1, la fréquence de coupure qui sur 0,5 seconde pose pas de secondaire, vous devez

Figure 24 : Si vous ignorez sur quelle fréquence s’accorde


une self que vous avez réalisée, vous pourrez, grâce à
l’analyseur, la connaître immédiatement. Pour cela, il faut
bobiner un secondaire sur l’enroulement déjà existant,
c’est-à-dire 2 ou 3 spires, que vous relierez à la sortie du Figure 25 : Etant donné que la fréquence d’accord de cette
TRACKING. Vous prélèverez le signal à appliquer sur l’entrée bobine est inconnue, il est préférable de commencer avec
de l’analyseur aux extrémités de la self, à travers un un SPAN de 1.000. La fréquence d’accord est toujours la
condensateur céramique de 22 picofarads. courbe la plus “étroite” placée complètement à gauche.

ELECTRONIQUE 72 magazine - n° 6
MESURE

en créer un en bobinant 2 ou 3 spires de fil gainé de type


téléphone sur son corps (voir figure 24). Prélevez aux bornes
de la self elle-même le signal qui sera relié à l’entrée de
l’analyseur au travers un petit condensateur céramique de
18 ou 22 pF.

Une fois la bobine reliée à l’analyseur, vous verrez appa-


raître à l’écran le graphique de la figure 25.

Etant donné que vous retrouverez une infinité de signaux


qui pourraient vous désorienter, sachez que le signal qui
vous intéresse est le premier sur le côté gauche, tandis que
les autres, tous sur la droite, sont des fréquences de réso-
nance du câble coaxial provoquées par une désadaptation
d’impédance.

Appuyez maintenant sur les touches F2 et 0 pour faire appa-


raître à l’écran le triangle du MARKER 1, que vous posi-
tionnerez sur le pic du signal placé à gauche de l’écran, Figure 26 : Après avoir déterminé avec le MARKER 1 (voir
puis vous lirez la fréquence sur cette ligne. Dans notre figure 25), la fréquence du pic, vous pourrez transcrire
exemple, la valeur 40.000 s’affiche pour indiquer que cette cette valeur sur la ligne CENTER puis régler le SPAN sur
bobine s’accorde sur environ 40 MHz. 30.0, et faire ainsi apparaître la courbe de la self.

Maintenant que vous connaissez avec suffisamment de pré- Si vous voulez connaître la largeur de bande de cette bobine,
cision la fréquence d’accord, positionnez le curseur sur la vous devez activer les deux marqueurs et positionner les
ligne SPAN, tapez 30 et appuyez sur ENTER. Vous verrez deux triangles sur les deux côtés supérieurs de la courbe
alors apparaître sur cette ligne 30.0, ce qui signifie que (voir figure 26). Vous pourrez lire sur les lignes des deux
l’écran de l’analyseur aura un SPAN total de 30 MHz, soit marqueurs les fréquences d’accord minimale et maximale
3 MHz par carré. et, sur la ligne M. Delta, la largeur de bande qui, dans notre
exemple, est égale à 3,825 MHz.
Le microprocesseur modifiera automatiquement les valeurs
se trouvant sur d’autres lignes du menu pour les rendre
compatibles avec les mesures que vous devrez effectuer : Conclusion
SWP passera automatiquement sur 200 millise- Si vous avez lu cet article du début à la fin sans avoir simul-
condes tanément réalisé en grandeur réelle les expériences décrites,
RBW passera automatiquement sur 100 kHz vous penserez qu’utiliser un analyseur de spectre est très
VF restera sur OFF. compliqué. Rien n’est plus faux ! Nous pouvons même vous
assurer qu’après quelques essais vous connaîtrez toutes
Vous devrez, à présent, positionner le curseur sur la ligne les commandes permettant n’importe quel type de mesure.
CENTER et taper 40 puis appuyer sur ENTER et sur la ligne
vous verrez s’afficher 40.000. Comme en toute chose, la pratique reste le seul moyen d’ob-
tenir des résultats qui resteront gravés dans la mémoire.
Si vous remarquez que la courbe n’est pas par faitement C’est pourquoi nous vous conseillons de ne pas vous conten-
au centre de l’écran, positionnez le curseur sur la ligne ter de lire, mais d’utiliser tout de suite l’analyseur en essayant
PEAK SRC et appuyez sur ENTER. Vous verrez alors la d’effectuer les mesures avec les composants que vous avez
courbe se placer par faitement au centre (voir figure 26) déjà certainement chez vous. Vous découvrirez très vite et
et apparaître automatiquement 36.000 sur la ligne CEN- avec une grande facilité qu’utiliser un analyseur de spectre
TER, pour nous indiquer que cette bobine s’accorde sur n’est pas aussi compliqué que vous l’imaginiez.
36 MHz. N. E. ◆

ELECTRONIQUE 73 magazine - n° 6
TECHNOLOGIE

Microcontr
Micr ocontrô
ôleurs
PIC
5ème partie
par tie

Le mois dernier nous avons commencé à analyser la structure interne


d’un microcontrôleur de la famille PIC, et notamment du modèle
TARO dont nous avons décrit certaines ressources disponibles comme
la mémoire de données, le registre d’état STATUS et les différents
signaux de RESET. Nous allons maintenant poursuivre la description
de ce composant en analysant en détail le fonctionnement des deux
ports d’entrée/sortie (I/O) qui se trouvent à l’intérieur.

e PIC 16F84 La zone des registres


est caractérisé spéciaux est une zone
par 13 lignes d’en- particulière de la mémoire
trées/sor ties qui du microcontrôleur où cer-
lui permettent de taines positions ou
communiquer avec le monde exté- registres ont des fonctions
rieur. par ticulières comme, par
exemple, celle de configurer
Ces lignes sont organisées en deux les ports du microcontrôleur,
ports : d’initialiser et de gérer le
“timer” (horloge) intégré, etc.
- le port A dispose de cinq lignes, auxquelles
font référence les sigles RA0, RA1, RA2, RA3 Supposons maintenant que vous vou-
et RA4 ; liez configurer le port A de telle sorte
- le port B comprend, quant à lui, huit lignes que l’on dis- que les lignes RA0 et RA1 soient des entrées alors que les
tingue grâce aux sigles RB0 à RB7. autres lignes du port seront des sorties. Pour ce faire, vous
devrez charger, dans le registre TRISA, l’octet 00000011.
Chacune de ces lignes, qu’elle appartienne au port A ou au En positionnant ainsi les deux bits de poids faible à “1”,
port B, peut être configurée comme entrée ou comme sor- vous configurerez les bits correspondants du port A, c’est-
tie, indépendamment des autres. Pour sélectionner le mode à-dire RA0 et RA1 en entrées, alors que les “0” configure-
de fonctionnement d’une ligne I/O, il faut agir sur les ront les bits restants en sorties.
registres TRISA et TRISB. En mettant un bit à 1, la patte
correspondante sera configurée comme entrée, alors qu’avec Le code à écrire sera le suivant :
un 0 elle sera configurée comme sortie.
Port_a equ 5 ;Port A = registre 5h
En ce qui concerne les positionnements de mémoire rela- Port_b equ 6 ;Port B = registre 6h
tifs aux lignes I/O, il convient de rappeler que le port A cor- Tris_a equ 85 ;Tris A = registre 85h
respond au registre à l’adresse 5h de la zone des registres Tris_b equ 86 ;Tris B = registre 86h
spéciaux, le port B au registre à l’adresse 6h, alors que les CLRF Port_a ;mise à zéro du registre Port_a
deux registres d’initialisation, TRISA et TRISB, correspon- MOVLW b’00000011’ ;Bit de configuration
dent respectivement aux registres dont les adresses sont MOVWF Tris_a ;Charge dans Tris_a l’octet
85h et 86h. ;de configuration

ELECTRONIQUE 75 magazine - n° 6
TECHNOLOGIE

Les quatre premières lignes de pro-


gramme ne sont pas des instructions Type
du microcontrôleur mais des direc- Nom Bit0 de buffer Fonction
tives qui donnent aux étiquettes
Port_a, Port_b, etc. leurs valeurs res- RA0 bit 0 TTL entrée/sortie
pectives. Nous en reparlerons RA1 bit 1 TTL entrée/sortie
lorsque nous aborderons l’assem- RA2 bit 2 TTL entrée/sortie
bleur. RA3 bit 3 TTL entrée/sortie
RA4 bit 4 ST entrée/sortie
L’instruction CLRF sert à mettre à zéro Trigger de Schmitt entrée clock*
(clear) tous les bits du registre Port_a.
L’instruction MOVLW permet de char- * Entrée/sortie mais également entrée pour clock externe TMR0. La sor tie
ger, dans le registre W (registre de tra- est de type à collecteur ouvert.
vail utilisé par le microcontrôleur dans Tableau 1 : Résumé des fonctions de la porte A.
les opérations mathématiques), le bit
00000011. La lettre b, positionnée
devant le chiffre, informe l’assembleur L’instruction BSF permet donc de L’instruction BTFSC vous permet de
que celui-ci est exprimé sous forme mettre à 1 la valeur d’un bit d’un tester la valeur logique du bit D1 du
binaire. La dernière instruction du lis- registre. Dans notre cas, elle met à 1 registre Port_a. Si ce bit est à 1, l’ins-
ting, MOVWF, ser t à transférer le le bit D2 du registre Por t A. Si, au truction suivante est alors exécutée et
contenu du registre W dans le registre contraire, vous voulez donner à cette elle permettra de continuer le pro-
Tris_a. même sortie une valeur logique basse, gramme à partir de la position “Saut”.
vous devrez alors utiliser l’instruction : Si, au contraire, le bit est à 0, cette
Par conséquent, pour communiquer instruction n’est pas exécutée et le pro-
avec le monde extérieur à travers les BCF Port_a,2 gramme continue avec l’instruction sui-
lignes I/O, il vous suffira de procéder vante.
comme nous allons l’expliquer. qui por te alors à zéro le bit D2 du
registre Port A. Les ports
Pour obtenir un niveau logique 0 ou 1
sur une patte de sortie, vous écrirez Supposons maintenant que vous vou- du microcontrôleur
ce niveau dans le bit correspondant du liez lire l’état logique présent sur une
registre du port intéressé. Par exemple, patte configurée en entrée, vous devrez Ces deux ports contiennent une bas-
pour porter à un niveau logique haut la alors lire d’abord le contenu du registre cule flip-flop en entrée, alors que leurs
sortie RA2, il suffira de mettre un 1 sur qui représente le port, puis aller tes- sorties sont constituées d’un latch et
le bit D2 du registre 5 que nous avons ter le bit qui vous intéresse. Par d’un driver.
défini Port A lors de l’initialisation vue exemple, pour acquérir l’état d’un bit
précédemment. et exécuter une partie du programme Lorsqu’une patte est configurée en
(dans le cas où ce bit se trouverait au sor tie, la bascule d’entrée corres-
L’instruction qui permet de réaliser niveau logique 1), vous pouvez écrire : pondante est désactivée, alors que
cette fonction est la suivante : lorsque l’on initialise une ligne en
BTFSC Port_a,1 entrée, on désactive le driver de sor-
BSF Port_a,2 GOTO Saut tie, en le mettant en état de haute
impédance.

Data
bus
Nous vous recommandons de faire
D Q
Data
bus
attention lorsque vous utiliserez la
VDD D Q
WR
Port WR
patte RA4 car sa sor tie n’est pas du
CK Q
P Port
CK Q
RA4 pin
type push-pull (comme pour les autres
N
Data Latch
Data Latch pattes), mais du type collecteur
N I/O pin
D Q
ouvert. Ce qui veut dire que pour avoir
D Q VSS
WR
en sor tie un niveau logique compa-
WR VSS
TRIS
CK Q
TRIS
CK Q tible TTL ou CMOS, il vous faudra pré-
Schmitt
TRIS Latch Trigger voir une résistance de pull-up. Une
TRIS Latch Input
TTL
Input
buffer autre particularité de la patte RA4 est
buffer
qu’elle peut être utilisée comme
RD TRIS
RD TRIS entrée d’horloge pour “alimenter” le
D Q timer TMR0 intégré dans le PIC
Q D
CK
16F84.
RD PORT
CK
En ce qui concerne le Por t B, il est
TMR0 clock input
RD PORT constitué de huit lignes que vous pou-
vez configurer indépendamment en
entrée ou en sortie à travers l’initiali-
Figure 1 : Cette illustration représente le schéma synoptique des lignes d’entrées sation du registre TRISB. Les quatre
RA0 - RA3 (figure 1a) et RA4 (figue 1b) du port A. Les portes RA0 - RA3 sont
protégées par des diodes situées entre Vdd et Vss, tandis que RA4 est protégée bits RB4 à RB7 peuvent aussi être uti-
uniquement par une diode à Vss. Comme RA4 est utilisée pour l’entrée “clock” lisés comme sources d’interruption.
externe, elle présente un buffer interne de type “trigger”. Dans ce cas, un changement d’état
sur une de ces pattes peut interrompre

ELECTRONIQUE 76 magazine - n° 6
TECHNOLOGIE

bit est mis à 0, le prescaler est relié


Type au TMR0, s’il est mis à 1, il sera relié
Nom Bit0 de buffer Fonction au watchdog. Le rapport de division du
prescaler est déterminé à travers trois
RB0/INT bit 0 TTL entrée/sortie ou entrée d’interruption bits, nommés PS0, PS1 et PS2 du
externe sur les fronts (avec pull-up) registre OPTION, suivant le tableau 3.
RB1 bit 1 TTL entrée/sortie (avec pull-up) Rappelez-vous qu’il n’est pas possible
RB2 bit 2 TTL entrée/sortie (avec pull-up) de lire ni d’écrire la valeur du presca-
RB3 bit 3 TTL entrée/sortie (avec pull-up) ler (c’est-à-dire du comptage qu’il est
RB4 bit 4 TTL entrée/sortie (avec interruption) (avec pull-up) en train d’effectuer) et que ce registre
RB5 bit 5 TTL entrée/sortie (avec interruption) (avec pull-up) est remis à 0 à chaque fois que vous
RB6 bit 6 TTL/ST entrée/sortie (avec interruption) (avec pull-up) effectuez une opération d’écriture dans
RB7 bit 7 TTL/ST entrée/sortie (avec interruption) (avec pull-up) le registre TMR0.
Tableau 2 : Résumé des fonctions de la porte B.
L’interruption
temporairement le programme pour sur le front positif ou sur le négatif, il générée par le TMR0
exécuter dif férentes opérations. La faut agir sur le bit D4, toujours dans le
ligne RB0 peut également donner ori- registre OPTION, bit que l’on appelle Le timer TMR0 est donc un compteur
gine, en présence d’un front montant également T0SE. Si ce bit est mis à 0, qui incrémente sa propre valeur. Il est
ou descendant, à une interruption exté- l’incrémentation est effectuée sur le piloté par l’horloge, qui commande éga-
rieure. front positif, et vice versa, s’il est à 1, lement le microcontrôleur, ou par des
l’incrémentation est opérée sur le front fronts montant ou descendant présents
Les interruptions sont activées et négatif. sur l’entrée RA4.
désactivées à travers un registre spé-
cial dénommé INITCON, que nous ana- Le timer peut être lu et modifié à tout Le timer est très souvent utilisé pour
lyserons en détail plus tard. moment. Il est en ef fet situé à générer des intervalles de temps pré-
l’adresse 1 parmi les registres d’utili- cis, en jouant justement sur la fré-
Enfin, nous vous rappelons que les sation spéciale. quence de l’horloge et sur le rapport
deux lignes RB6 et RB7 sont utilisées de division introduit par le prescaler.
en phase de programmation du dispo- Pour utiliser le timer de cette façon,
sitif. C’est, en effet, à travers ces deux Le prescaler nous vous conseillons de travailler avec
lignes que se produit le transfer t, en le signal que le timer génère lui-même
forme série, de l’ensemble des don- Le prescaler est un dispositif qui sert quand la valeur du registre TMR0 passe
nées que le microcontrôleur insère à diviser la fréquence qui va piloter le de FFh à 00h.
dans sa mémoire programme. véritable compteur et permet donc
d’obtenir des intervalles de temps rela- En fait, quand le timer arrive à la fin de
tivement longs. son comptage, c’est-à-dire à FFh, dans
Le Timer l’incrémentation suivante, le registre
Le prescaler peut être connecté, aussi TMR0 est mis à 00h et le bit D2 du
Le timer (l’horloge) intégré dans le bien au timer TM0, qu’au watchdog registre INITCON, nommé T0IF, est mis
PIC16F84 (dénommé TMR0), est consti- (circuit de surveillance). Pour relier le à 1. Ceci détermine également une
tué d’un prescaler (prédiviseur) de 8 prescaler à l’un ou à l’autre, il vous demande d’interruption au microcon-
bits et du timer lui-même, caractérisé suffira d’agir sur le bit D3 du registre trôleur, qui ira exécuter une routine don-
également par 8 bits. Le timer peut OPTION, que l’on nomme PSA. Si ce née en réponse à un tel événement.
fonctionner en deux modes distincts,
qui sont déterminés par la valeur du VDD
bit D5 dans le registre OPTION, bit que RBPU
weak
P pull-up
VDD
RBPU
l’on appelle T0CS. Data bus
Data Latch weak
P pull-up
D Q Data Latch
Data bus
I/O pin D Q
WR Port
CK
WR Port I/O pin
TRIS Latch CK
Etudions ces deux modes D Q
TTL
Input D Q
WR TRIS TTL
CK buffer
Mode TIMER : WR TRIS
CK
Input
buffer
On le sélectionne en mettant à 0 le bit
RD TRIS
T0CS. Dans ce type de fonctionnement, Latch
RD TRIS
Q D Latch
le timer est alimenté par son horloge Q D
RD Port
interne dont la fréquence est égale à Set RBIF
EN
RD Port
EN
celle de l’horloge du microcontrôleur
From other
divisée par 4. RB7:RB4 pins Q D
RB0/INT
EN RD Port

Mode COUNTER : RD Port

On le sélectionne en mettant à 1 le bit


T0CS. Dans ce mode, le timer incré- Figure 2 : Cette illustration représente le schéma synoptique des lignes d’entrées
RB4 - RB7 (figure 1a) et RB0 - RB3 (figure 1b) du port B. Toutes les portes
mente son propre comptage à chaque présentent un pull-up interne sélectionnable par software à travers “RBPU” (bit
front (de montée ou de descente) pré- 0 du registre “OPTION”). Les portes RB4 - RB7 peuvent être aussi utilisées
sent sur la patte RA4. Pour déterminer comme source d’interruption, déclenchable sur front externe.
si cette incrémentation doit se produire

ELECTRONIQUE 77 magazine - n° 6
TECHNOLOGIE

opérations en réponse à cette


Data Bus
demande.
Fosc/4 0 PSout 8
1 A la fin de ces opérations, ou plus
Sync with
internal TMR0 exactement à la fin du sous-pro-
1
RA4/T0CKI Programmable clocks gramme d’interruption, il est néces-
0 PSout
pin Prescaler
T0SE (2 cycle delay) saire de faire revenir le microcontrô-
3 Set T0IF
interrupt
leur à l’exécution abandonnée à cause
PS2, PS1, PS0 PSA
T0CS
on overflow de l’interruption. Pour permettre cela,
avant de sauter à la position 0004h,
Schéma synoptique du timer TMRO. la valeur du Program Counter, c’est-à-
dire du registre qui mémorise
Supposons, par exemple, que vous Les interruptions l’adresse du positionnement de
vouliez allumer ou éteindre une LED Une interruption est un événement qui mémoire de l’instruction qui est en
à inter valles réguliers. Vous devrez détermine l’abandon de l’instruction cours d’exécution, est sauvegardée
charger le prescaler de façon à obte- que le microcontrôleur est en train dans une zone par ticulière de la
nir l’inter valle de clignotement d’exécuter pour aller entreprendre une mémoire nommée “Stack”. Au terme
demandé et faire en sor te qu’à routine dénommée routine d’inter- de la routine qui “répond” à la
chaque fois qu’une interruption est ruption. En fait, chaque fois qu’une demande d’interruption, on récupère
générée par la fin du comptage effec- demande d’interruption est générée dans le Stack, avec l’instruction RET-
tué par le timer, la routine qui répond par une des quatre sources possibles, FIE, la valeur du Program Counter et
à cette interruption aille inverser l’état le microcontrôleur abandonne tempo- l’on rétablit le flux normal d’exécution
logique présent sur la patte à laquelle rairement le programme qu’il était en du programme.
la LED est reliée. train d’exécuter et saute à une posi-
tion définie au préalable à l’adresse Le PIC 16F84 a quatre dif férentes
Nous allons voir maintenant, grâce à 0004h de la mémoire programme. De “sources” susceptibles de déterminer
l’analyse détaillée de toutes les autres plus, il est possible de lire l’état du une interruption :
sources possibles d’interruption, com- registre INITCON afin de déterminer
ment le microcontrôleur répond aux quelle a été l’origine de l’interruption - interruption externe sur la patte
demandes d’interruption. et d’exécuter en conséquence des RB0 ;
- interruption générée par le timer
PS2 PS1 PS0 Division de fréquence TMR0 ;
- interruption générée par un change-
0 0 0 2 ment de valeur logique sur une des
0 0 1 4 pattes RB4 à RB7 ;
0 1 0 8 - interruption générée par un signal
0 1 1 16 d’écriture de la mémoire EEPROM.
1 0 0 32
1 0 1 64 Analyse
1 1 0 128 des sources d’interruption
1 1 1 256 En ce qui concerne l’interruption géné-
rée par la patte RB0, elle est causée
Tableau 3 : Détermination du rapport de division du prescaler. par une transition de l’entrée RB0
d’un état logique à un autre. Il est
possible de faire agir cette interrup-
tion soit sur un front montant (pas-
CLKOUT (= Fosc/4) Data Bus sage de 0 à 1), soit sur un front des-
0 cendant (passage de 1 à 0). L’un ou
8
M 1 l’autre de ces modes est sélectionné
RA4/T0CKI U M SYNC
pin
1 X U 2 TMR0
à travers le bit D6 du registre OPTION.
0 X Cycles Si se bit est mis à 1, l’interruption
T0SE est générée par un front montant, s’il
T0CS
PSA Set T0IF est mis à 0, l’interruption se produit
interrupt
on overflow en correspondance avec un front des-
cendant.
0
M 8 bit Prescaler
U L’interruption du timer TMR0 est géné-
WDT X 8 rée, comme nous l’avons déjà vu,
1
timer
lorsque l’opération de fin de comptage
8 - to 1MUX PS2:PS0
PSA
effectuée par le compteur du timer se
produit.
WDT enable bit 0 1
MUX PSA L’interruption générée par les entrées
RB4 à RB7 se produit lorsque l’on
WDT relève, sur au moins une de ces
time-out
pattes, un changement d’état par rap-
Schéma synoptique du prescaler. por t à la dernière opération de lec-
ture du por t qui a été effectuée. Si

ELECTRONIQUE 78 magazine - n° 6
TECHNOLOGIE

l’une des pattes RB4 à RB7 est configurée en sortie plu- D7 GIE ; Autorise toutes les interruptions
tôt qu’en entrée, automatiquement, elle ne peut plus ;1 autorise les interruptions autorisées sur D3,
générer d’interruption. L’interruption des pattes RB4 à
RB7 permet également de “réveiller” le microcontrôleur D4, D5 et D6.
lorsqu’il se trouve dans le mode de fonctionnement ;0 désactive toutes les interruptions
“basse consommation”, que l’on obtient grâce à l’ins-
truction “Sleep” (sommeil). On utilise habituellement ce Nous vous conseillons la plus grande attention, lorsque
mode de fonctionnement dans des applications qui n’exi- vous travaillez avec les interruptions, afin d’éviter des com-
gent l’exécution d’opérations que lorsque se produit un portements imprévus par le programme. Par exemple, lors-
événement extérieur par ticulier, comme par exemple qu’une demande d’interruption se produit, le bit GIE, bit
lorsque l’on tape sur une touche du clavier. Dans ce cas, d’activation globale des interruptions, est tout de suite mis
il est intéressant de laisser le microcontrôleur en mode à 0 par le hardware du microcontrôleur, dans le but de désac-
Sleep de façon permanente, car cela réduit de façon tiver d’éventuelles interruptions successives et donc d’évi-
impor tante sa consommation de courant, et de lier son ter que se produisent des interruptions “à l’intérieur” d’autres
réveil à une demande d’interruption générée par les ports interruptions. N’oubliez cependant pas, au terme de la rou-
de I/O. tine qui répond à une interruption, de réactiver, via software,
les sources d’interruption qui vous intéressent.
Dans le PIC 16F84, il existe un registre qui permet de contrô-
ler la gestion des interruptions : le registre INITCON. Les Rappelez-vous également que lorsque l’une des sources
bits D0, D1 et D2 de ce registre permettent de constater possibles effectue une demande d’interruption, le bit cor-
si une des quatre sources d’interruption, dont nous avons respondant du registre INITCON est mis à 1. Il vous faut
parlé, a été activée. Les bits D3 à D6 permettent d’activer donc remettre ce bit à 0 une fois la routine de service de
ou de désactiver les différentes interruptions. Le bit D7 sert l’interruption terminée, afin d’éviter un cycle continu de
à activer ou désactiver toutes les sources d’interruption en demande d’interruption.
même temps. ◆ R. N.

Le registre INITCOM en détail


Les bits de flag : Les bits D0 à D2 indiquent par leur état
si une source a généré une demande d’interruption. En tes-
tant ces bits, il est possible d’identifier ensuite l’origine de
l’interruption. N’oubliez pas que les bits sont mis à 1, même
si la source correspondante d’interruption a été désacti-
vée.

D0 RBIF ;Changement d’état sur RB4-RB7


;1 indique qu’un changement a eu lieu
;0 indique qu’il n’y a pas eu de changement.

D1 INTF ;Interruption externe sur RB0


;1 si une interruption sur RB0 et arrivée
;0 s’il n’y a pas d’interruption

D2 T0IF ;Interruption générée par le timer TRM0.


;1 si le temps est terminé
;0 si le temps n’est pas terminé.

Les bits D3 à D6 permettent d’activer ou de désactiver indi-


viduellement chacune des quatre origines d’interruption
possibles. Le bit D7 permet de désactiver globalement
toutes les interruptions, ou d’activer celles qui sont acti-
vées individuellement par les bits D3 à D6.

D3 RBIE ;Autorisation de l’interruption RBIF


;1 autorise les interruptions de RB4 à RB7
;0 désactive les interruptions

D4 INTE ;Autorisation de l’interruption INTF


;1 autorise les interruptions de RB0
;0 désactive les interruptions

D5 T0IE ;Autorisation de l’interruption T0IF


;1 autorise les interruptions générées par le timer
;0 désactive les interruptions

D6 EEIE ; Autorisation de l’interruption de fin d’écriture.


;1 autorise les interruptions générées en fin
;d’écriture de l’EEPROM 0 désactive les
;interruptions

ELECTRONIQUE 79 magazine - n° 6
LE COURS

6

N
ÇO

Apprendr
Appr endre
e
LE

l’é
’électr
lectronique
onique
en partant
par tant de zé
zéro
Haut-parleurs Pour transformer les vibrations sonores de tous les signaux basse
fréquence compris entre 20 Hz et 20 000 Hz et permettre ainsi à
Le haut-parleur est un composant élec- notre système auditif de les entendre, il est nécessaire d’utiliser des
tromécanique, utilisé pour transformer composants spécifiques appelés haut-parleurs ou casques.
les tensions alternatives, comprises
entre 20 000 et 20 000 Hz en vibra- L’enroulement d’excitation, appelé bobine mobile, présent à l’intérieur
tions acoustiques qui, en se répandant des haut-parleurs, a une valeur d’impédance généralement de 8 ou
dans l’air, seront ensuite captées par de 4 ohms, tandis que celui présent dans les casques a une valeur
nos oreilles. Ces tensions alternatives d’impédance qui peut être égale, toujours généralement à 32, 300
pourront être prélevées à la sortie d’un ou 600 ohms.
amplificateur ou d’un radiorécepteur
par exemple. Il existe dans le commerce des haut-parleurs universels, capables de
reproduire avec une bonne fidélité, la gamme entière des fréquences
Comme vous pouvez le remarquer en audio allant de 20 Hz jusqu’à 20 000 Hz.
obser vant la coupe de la figure 174, Il existe également des haut-parleurs construits exclusivement pour
un haut-parleur est composé d’une la hi-fi, tous capables de reproduire une gamme limitée de fréquences,
membrane en forme d’entonnoir, au c’est-à-dire, seulement les fréquences des notes Basses, Moyennes
centre et à l’arrière de laquelle est mon- ou Aiguës.
tée une bobine composée d’un certain
nombre de spires. Pour que ces haut-parleurs hi-fi reçoivent la seule gamme de fré-
quences qu’ils sont capables de reproduire, ils doivent être reliés à
Cette bobine est libre de bouger à l’in- l’amplificateur à travers des filtres appelés cross-over. Ceux-ci sont
térieur d’un noyau magnétisé. Lors- composés d’inductances et de capacités calculées en fonction de la
valeur de l’impédance de la bobine mobile qui, comme nous l’avons
dit, peut être de 8 ou 4 ohms. Vous trouverez dans cette leçon toutes
les formules pour calculer les filtres cross-over ainsi que quelques
exemples de calcul pour des filtres à deux ou trois voies.

La fonction opposée à celle des haut-parleurs, c’est-à-dire celle qui


permet de transformer toutes les vibrations sonores en tension élec-
trique, s’opère grâce à un autre composant appelé microphone.

qu’elle est polarisée par une tension opposée, par exemple Nord-Sud, la
de polarité identique à celle de l’aimant, membrane est attirée vers l’intérieur.
par exemple Nord-Nord, la membrane
est repoussée vers l’extérieur. Au Sachant qu’un signal basse fréquence
contraire, si elle reçoit une polarisation est composé de demi-onde positives

100 Hz ONDE SONORE 100 Hz 300 Hz ONDE SONORE 300 Hz

Figure 174 : Une bobine mobile est


placée dans un aimant au centre et à
l’arrière du cône d’un haut-parleur. En
appliquant une tension alternative à Figure 175 : Si on applique à cette bobine une tension alternative de 100 Hz ou
cette bobine, on obtient une oscillation de 300 Hz, la membrane du haut-parleur vibrera à la même fréquence, en produisant
du cône de même fréquence. une onde sonore qui se répandra dans l’air.

ELECTRONIQUE 80 magazine - n° 6
LE COURS

et de demi-onde négatives, lorsque la


bobine reçoit ce signal, la membrane
commence à osciller avec la même fré-
quence que la tension qui l’a excitée
et produit une onde sonore.

Contrairement à ce que l’on pourrait


croire, le mouvement d’oscillation de
la membrane ne provoque aucun dépla-
cement d’air, comme le feraient les
hélices d’un ventilateur, mais il génère
une compression et une décompres-
sion des molécules d’air qui, en vibrant,
provoquent un son (voir figure 175).

En effet, comme chacun sait, le com-


biné du téléphone appuyé sur l’oreille
n’émet aucun déplacement d’air mais
seulement des vibrations qui excitent
les molécules d’air, perçues comme un
son par notre oreille. Les haut-parleurs de dimensions légè- et pouvant atteindre 10 000 ou
rement plus grandes, utilisés dans les 12 000 Hz maximum. Ces haut-parleurs
Pour constater le déplacement de la téléviseurs, les radios normales ou les réussissant à reproduire, avec une
membrane d’un haut-parleur lorsqu’on magnétophones, sont capables de débi- bonne fidélité, toutes les fréquences
applique une tension aux pôles de la ter des puissances comprises entre 5 (basses, médiums et aiguës), sont
bobine, reliez une pile de 4,5 volts aux et 10 watts et leur bobine mobile généralement utilisés pour les récep-
deux broches présentes sur la face accepte des signaux ayant une ampli- teurs, les téléviseurs, les magnéto-
arrière du haut-parleur. tude maximale d’environ 8 volts. phones, etc.

Si vous reliez cette pile aux broches du Les haut-parleurs utilisés avec les Woofer - On appelle ainsi les haut-
haut-parleur en respectant sa polarité amplificateurs hi-fi débitent des puis- parleurs pour vus d’un cône de
(voir figure 176), la membrane se dépla- sances allant jusqu’à 50 ou 80 watts grandes dimensions et qui peuvent
cera vers l’extérieur. Si vous invertis- et leur bobine mobile accepte des vibrer avec plus de facilité sur les fré-
sez la polarité de la pile (voir figure 177), signaux ayant une amplitude maximale quences des notes les plus basses.
vous pourrez remarquer que la mem- de 25 volts. En effet, les Woofer reproduisent fidè-
brane se déplace vers l’intérieur. lement toutes les fréquences acous-
Les haut-parleurs utilisés avec les tiques basses, en par tant de 25 ou
Plus le diamètre du haut-parleur est amplificateurs pour discothèque et 30 Hz, jusqu’à un maximum de 2 500
important, plus l’oscillation de sa mem- orchestre, sont capables de débiter ou 3 000 Hz. Les Woofers ne par ve-
brane est grande. des puissances comprises entre 500 nant pas à reproduire les fréquences
et 1 000 watts et leur bobine mobile moyennes et aiguës, sont assemblés
On trouve dans le commerce beaucoup accepte des signaux ayant une ampli- sur les enceintes hi-fi avec deux autres
de types de haut-parleurs, avec des tude maximale pouvant atteindre les types de haut-parleurs appelés
cônes ronds ou elliptiques et de diffé- 90 volts. médium et tweeter.
rents diamètres.
Selon leurs dimensions et leurs puis- Médium - Ce sont des haut-parleurs
Les haut-parleurs de petit diamètre, sances, les haut-parleurs sont réper- qui ont un cône de dimensions très infé-
capables de débiter des puissances toriés en quatre catégories : rieures à celles du Woofer, c’est pour-
comprises entre 1 et 2 watts, sont quoi ils peuvent vibrer avec plus de faci-
généralement utilisés dans les radios Universels - On appelle ainsi tous les lité sur les fréquences acoustiques
portables car leur bobine mobile n’ac- haut-parleurs capables de reproduire moyennes, en par tant de 300 ou
cepte pas de signaux supérieurs à envi- une large gamme de fréquences acous- 500 Hz, jusqu’à atteindre un maximum
ron 3 volts. tiques allant de 70 ou 80 Hz minimum de 10 000 ou 12 000 Hz.

4,5 V 4,5 V

Figure 176 : Si vous voulez voir comment la membrane d’un Figure 177 : Si vous inversez la polarité de la pile, vous
haut-parleur se déplace, procurez-vous une pile de 4,5 volts remarquerez que la membrane se déplace vers l’intérieur. Si
et reliez-la à ses broches. Si vous respectez bien leurs vous appliquez un signal de BF sur la bobine, le cône
polarités, le cône se déplacera vers l’extérieur. commencera à vibrer en créant des ondes sonores.

ELECTRONIQUE 81 magazine - n° 6
LE COURS

cet amplificateur, l’étage amplificateur


final devra débiter un courant de :

√ 20 : 4 = 2,23 ampères

On peut relier un haut-parleur de 8


ohms à la sor tie d’un amplificateur
de 20 watts prévu pour un haut-par-
leur de 4 ohms, mais on obtiendra
alors une puissance réduite de moi-
tié.

Pour vérifier l’exactitude de notre affir-


mation, calculons la tension maximale
débitée par cet amplificateur de 20
watts avec une charge de 4 ohms, en
utilisant la formule suivante :

Figure 178 : A l’intérieur des enceintes acoustiques des amplificateurs hi-fi sont volt = √ watt x ohm
installés deux ou trois haut-parleurs de différents diamètres. Celui dont le diamètre
est le plus important est appelé “woofer”. Il est utilisé pour reproduire les notes L’amplificateur débite donc une tension
basses. Celui dont le diamètre est intermédiaire est appelé “médium”. Il est utilisé de :
pour reproduire les notes moyennes, tandis que celui dont le diamètre est le plus
petit est appelé “tweeter” et sert à reproduire les notes aiguës. √ 20 x 4 = 8,94 volts

Tweeter - Ces haut-parleurs ont un prévue obligerait l’étage amplificateur Si nous appliquons cette valeur de ten-
cône très rigide et des dimensions très final à débiter un courant plus impor- sion à un haut-parleur de 8 ohms, nous
réduites, c’est pourquoi ils peuvent tant qui pourrait l’endommager. En obtiendrons une puissance que nous
vibrer avec plus de facilité sur les fré- effet, pour un amplificateur de 20 watts pourrons calculer en utilisant la formule
quences aiguës, en partant de 1 500 prévu pour un haut-parleur de 8 ohms, suivante :
ou 2 000 Hz, jusqu’à un maximum de l’étage amplificateur devra débiter un
20 000 ou 25 000 Hz. courant facilement calculable grâce à watt = (volt x volt) : ohm
cette formule :
Toutes les bobines mobiles de ces Nous obtiendrons alors une puissance
haut-parleurs ont une impédance carac- ampère = √ watt : ohm de seulement :
téristique de 8 ou 4 ohms, toujours indi-
quée sur le corps du haut-parleur. Ce transistor débitera donc un courant (8,94 x 8,94) : 8 = 9,99 watts
maximal de :
Si la sortie d’un amplificateur ou d’une On ne peut pas mesurer la valeur d’im-
radio nécessite un haut-parleur ayant √ 20 : 8 = 1,58 ampère pédance de la bobine d’un haut-parleur
une impédance de 8 ohms, nous ne avec un multimètre réglé sur la posi-
pourrons pas lui en relier un de 4 ohms Si on connecte un haut-parleur d’une tion “ohm”, car on ne mesurerait que
car une impédance inférieure à celle impédance de 4 ohms sur la sortie de la résistance ohmique du fil utilisé pour

FILTRE
TWEETER AIGUS TWEETER

FILTRE
MÉDIUM MÉDIUMS
MÉDIUM

FILTRE
WOOFER BASSES
WOOFER

Figure 179 : Si on relie en parallèle et directement trois haut-


parleurs, on obtient une valeur d’impédance inférieure à celle Figure 180 : En reliant, sur les trois haut-parleurs, un filtre
de la sortie de l’amplificateur. Dans ces conditions, on risque cross-over, nous pouvons diriger sur chacun d’entre eux la
d’endommager ce dernier et de “griller” le haut-parleur gamme de fréquence qu’il est capable de reproduire et nous
tweeter car il reçoit des fréquences qu’il n’est pas capable permettrons, en outre, à l’amplificateur de trouver
de reproduire. l’impédance exacte de chaque haut-parleur.

ELECTRONIQUE 82 magazine - n° 6
LE COURS

FORMULES pour CROSS OVER à 2 VOIES


C1 C2
L1 (millihenry) = (79,60 x ohm) : Hz TWEETER
L2 (millihenry) = (255 x ohm) : Hz
L3 (millihenry) = 0,625 x valeur de L2 ENTRÉE L1
C1 (microfarad) = 99 500 : (ohm x Hz)
C2 (microfarad) = 1,6 x valeur de C1
C3 (microfarad) = 3,2 x valeur de C1
C3

L2 L3

WOOFER

Figure 181 : Schéma électrique d’un filtre cross-over, 2 voies à 18 dB


par octave et les formules utilisées pour calculer les valeurs des
inductances et des capacités. Vous devrez remplacer “ohm” par
l’impédance des haut-parleurs, c’est-à-dire 4 ou 8 ohms et “Hz” par
la valeur de la fréquence de séparation qui est égale à 2 000 Hz.

la construction de la bobine et non son toute la gamme du spectre acoustique Dans une enceinte acoustique n’ayant
impédance. avec un filtre appelé cross-over, com- que deux haut-parleurs, c’est-à-dire un
posé d’inductances et de capacités, woofer et un médium, le filtre cross-
Pour mesurer la valeur d’une impé- permettant d’envoyer aux deux ou trois over est calculé de façon à envoyer
dance, il faut un instrument appelé haut-parleurs les fréquences qu’ils sont toutes les fréquences comprises entre
impédancemètre. capables de reproduire uniquement. 25 et 2 000 Hz vers le woofer, et toutes
les fréquences supérieures à 2 000 Hz,
On peut comparer le filtre cross-over à vers le médium.
Filtres cross-over un dispositif routier ser vant à dévier
les camions (les fréquences basses) Même si on trouve dans le commerce
Lorsque les trois haut-parleurs, woo- dans une direction, dans une autre, les des cross-over prêts à être installés dans
fer, médium et tweeter se trouvent ras- voitures (les moyennes fréquences) et une enceinte acoustique, ces filtres peu-
semblés à l’intérieur d’un caisson dans une autre encore, les deux-roues vent être facilement réalisés. Il suffit
acoustique (enceinte), on ne peut pas (les fréquences aiguës). pour cela de se procurer les inductances
les relier en parallèle comme sur la et les capacités nécessaires.
figure 179, car chacun d’eux recevrait Pour les basses fréquences, le filtre
des fréquences qu’ils ne seraient pas cross-over est un passe-bas qui sert à Nous repor tons sur la figure 181 le
capables de reproduire par faitement dévier vers le haut-parleur woofer toute schéma d’un filtre à 2 voies et les for-
et, mis à part le fait qu’on obtiendrait la bande de fréquences comprises mules permettant de calculer les
des sons distordus, on risquerait de entre 25 et 500 Hz, en bloquant toutes valeurs des inductances en millihenry
les endommager. les fréquences supérieures. et celles des capacités en microfarads.

En effet, la membrane du woofer ne Pour les moyennes fréquences, le filtre Exemple : Calculez les valeurs des
réussissant pas à osciller sur les fré- cross-over est un passe-bande servant inductances et des capacités à utiliser
quences moyennes et sur les aiguës, à dévier vers le haut-parleur médium pour un filtre cross-over à 2 voies (voir
elle nous fournirait des sons de mau- toute la bande de fréquences com- figure 181), en disposant de haut-par-
vaise qualité. La membrane du médium prises entre 500 et 4 000 Hz, en blo- leurs d’une impédance de 8 ohms.
ne risquerait rien, si ce n’est de nous quant toutes les fréquences inférieures
fournir un son incomplet dû à son inca- et supérieures. Solution : En utilisant les formules du
pacité d’osciller sur les basses fré- tableau, on obtiendra :
quences. La membrane du tweeter, de Pour les fréquences aiguës, le filtre
dimensions beaucoup plus réduites, cross-over est un passe-haut ser vant L1 = (79,60 x 8) : 2 000
risquerait d’être mise hors service par à dévier vers le haut-parleur tweeter = 0,3184 millihenry
les fréquences moyennes et les toute la bande des fréquences supé-
basses. rieures à 4 000 Hz, en bloquant toutes L2 = (255 x 8) : 2 000
les fréquences inférieures. On utilise = 1,02 millihenry
Pour éviter d’endommager les haut-par- en général le tweeter pour les fré-
leurs et pour obtenir une reproduction quences comprises entre 4 000 et L3 = 0,625 x 1,02
hi-fi fidèle, il est nécessaire de diviser 25 000 Hz. = 0,6375 millihenry

ELECTRONIQUE 83 magazine - n° 6
LE COURS

Signalons toutefois qu’une différence


sur la valeur demandée de 3 % en plus
ou en moins, ne modifiera en rien les
caractéristiques du filtre, et que par
conséquent :

- pour L1, on pourra utiliser une impé-


dance d’une valeur comprise entre 0,3
et 0,33 millihenry ;

- pour L2, on pourra utiliser une impé-


dance d’une valeur comprise entre 0,99
et 1 millihenry ;

- pour L3, on pourra utiliser une impé-


dance d’une valeur comprise entre 0,60
et 0,65 millihenry ;

- pour C1, on pourra utiliser une capa- Figure 183 : Photo d’une enceinte
cité d’une valeur comprise entre 5,9 et dans laquelle sont installés deux haut-
6,5 microfarads ; parleurs, un tweeter et un woofer.

Figure 182 : On obtient les - pour C2, on pourra utiliser une capa- figure 184), en disposant de haut-par-
inductances à utiliser pour les filtres cité comprise entre 9,6 et 10,2 micro- leurs d’une impédance de 8 ohms.
cross-over en bobinant sur un support
en plastique, un certain nombre de farads ;
spires de fils de cuivre émaillé d’un Solution : En utilisant les formules du
diamètre suffisant pour qu’elles ne - pour C3, on pourra utiliser une capa- tableau, on obtiendra :
chauffent pas. Plus vous enroulerez de cité comprise entre 19,3 et 20,5 micro-
spires sur le support, plus la valeur en farads. L1 = (159 x 8) : 4 000
millihenry de la bobine augmentera. = 0,318 millihenry
Nous repor tons sur la figure 184, le
C1 = 99 500 : (8 x 2 000) schéma d’un filtre à 3 voies et les for- L2 = (159 x 8) : 500
= 6,218 microfarads mules permettant de calculer les = 2,54 millihenrys
valeurs des inductances en millihenry
C2 = 1,6 x 6,218 et celles des capacités en microfarads. L3 = 1,6 x 0,318
= 9,948 microfarads = 0,5 millihenry
Exemple : Calculez les valeurs des
C3 = 3,2 x 6,218 inductances et des capacités à utiliser L4 = 1,6 x 2,54
= 19,897 microfarads pour un filtre cross-over à 3 voies (voir = 4 millihenrys

ENTRÉE

C1
TWEETER

FORMULES pour CROSS OVER à 3 VOIES


L1
L1 (millihenry) = (159 x ohm) : 4 000
L2 (millihenry) = (159 x ohm) : 500
L3 (millihenry) = 1,6 x valeur de L1
L4 (millihenry) = 1,6 x valeur de L2 C2 L3
MEDIUM
C1 (microfarad) = 99 500 : (ohm x 4 000)
C2 (microfarad) = 99 500 : (ohm x 500)
C3 (microfarad) = 1,6 x valeur de C1 L2 C3

C4 (microfarad) = 1,6 x valeur de C2

L4
WOOFER

Figure 184 : Schéma électrique d’un filtre cross-over, 3 voies à C4


12 dB par octave et les formules utilisées pour calculer les
valeurs des inductances et des capacités. Vous devrez remplacer
“ohm” par l’impédance des haut-parleurs, c’est-à-dire 4 ou 8
ohms.

ELECTRONIQUE 84 magazine - n° 6
LE COURS

C1 = 99 500 : (8 x 4 000) ayant des valeurs de capacité aussi La puissance maximale pouvant être
= 3,10 microfarads élevées, vous devrez en relier deux ou appliquée sur un casque s’élève à envi-
` plusieurs en parallèle, de façon à obte- ron 0,2 watt, c’est pourquoi on ne
C2 = 99 500 : (8 x 500) nir la valeur demandée (reportez-vous pourra donc jamais le relier directe-
= 24,8 microfarads à la leçon numéro 3 pour les groupe- ment à la sortie des amplificateurs de
ments de condensateurs). puissance auxquels sont habituelle-
C3 = 1,6 x 3,10 ment connectés les haut-parleurs. On
= 4,96 microfarads Pour les inductances, vous devrez uti- trouve sur tous les amplificateurs une
liser des bobines entourées de fil de prise spécialement conçue pour pou-
C4 = 1,6 x 24,8 cuivre d’un diamètre d’au moins 1 mm, voir relier n’impor te quel type de
= 39,68 microfarads pour pouvoir laisser passer le courant casque.
nécessaire sans surchauffe.
Il nous sera également possible d’uti- Il existe des casques hi-fi capables de
liser avec ces composants des induc- Note : Les inductances à utiliser pour reproduire toute la gamme acoustique,
tances et des capacités ayant une dif- les filtres cross-over sont toujours bobi- en par tant d’un minimum de 25 ou
férence sur la valeur demandée de 3 % nées sur des supports dépourvus de 30 Hz pour arriver à un maximum de
en plus ou en moins. noyau en fer (voir figure 182). 18 000 ou 20 000 Hz, et d’autres,
beaucoup plus économiques, capables
En ce qui concerne les capacités, nous de reproduire une gamme acoustique
vous conseillons de toujours utiliser Casques et auriculaires plus réduite, allant normalement de 40
des condensateurs polyester car les ou 50 Hz pour arriver à un maximum
condensateurs électrolytiques sont non Les casques ne sont rien d’autre que de 10 000 à 12 000 Hz.
seulement polarisés mais ils ont des de minuscules haut-parleurs s’appli-
tolérances pouvant atteindre 40 %. quant sur les oreilles pour écouter de On trouve également dans le commerce
façon individuelle le son d’une radio, de minuscules auriculaires piézo-élec-
Etant donné que vous trouverez diffi- d’un magnétophone ou d’un amplifi- triques et magnétiques, qui s’introdui-
cilement des condensateurs polyester cateur sans déranger l’entourage. sent directement dans l’oreille.

Figure 185 : Les casques sont de minuscules haut-parleurs qui se mettent sur les oreilles pour écouter individuellement de
la musique. Les casques ont, généralement, une impédance de 32 ou bien de 600 ohms.

ELECTRONIQUE 85 magazine - n° 6
LE COURS

Figure 186 : Un microphone fait l’inverse de ce que fait un haut-parleur, c’est-à-dire qu’il capte les vibrations acoustiques et
les convertit en une tension alternative de fréquence égale à celle des notes acoustiques captées. Etant donné que la valeur
de la tension alternative fournie sur la sortie d’un microphone est toujours très faible, il faut nécessairement la préamplifier.
La sortie du microphone est toujours reliée à l’entrée du préamplificateur par un câble blindé pour éviter de capter des signaux
parasites ou des bruits dus au courant.

Microphones sur la fréquence de 440 Hz, cette onde


sonore fera vibrer la membrane du
Les microphones (voir figure 187), sont microphone sur cette même fréquence
des composants capables de capter et on pourra alors prélever sur sa sor-
toutes les vibrations sonores produites tie, une tension alternative d’une fré-
par un bruit, une voix ou un instrument quence de 440 Hz.
musical et de les convertir en une ten-
sion électrique qui devra ensuite être Si on fait vibrer la corde d’un violon
amplifiée de façon appropriée. capable d’émettre une note acoustique
En fait, ils font exactement le contraire de 2 630 Hz, cette onde sonore fera
d’un haut-parleur qui, lui, convertit en vibrer la membrane du microphone sur
vibrations sonores les tensions alter- cette même fréquence et on pourra Figure 188 : Dans les microphones dits
natives fournies par un amplificateur. alors prélever sur sa sortie une tension à charbon, la membrane, en vibrant,
alternative d’une fréquence de appuie sur les grains de charbon en
modifiant ainsi sa propre résistance
Tous les microphones, comme tous les 2 630 Hz.
interne.
haut-parleurs, sont pourvus d’une mem-
brane qui, frappée par un son, vibre en Les microphones le plus souvent utili-
produisant ainsi une tension alterna- sés sont :
tive de quelques millivolts dont la fré-
quence est par faitement identique à - A charbon – Ils sont ainsi appelés
celle de la source sonore. car leur membrane repose sur des
grains de charbon, conducteurs d’élec-
Si on fait vibrer la corde d’une guitare tricité (voir figure 188). Quand la mem-
capable d’émettre une note acoustique brane commence à vibrer, elle comprime

Figure 189 : Les microphones dits


magnétiques sont de petits haut-
parleurs. Leur membrane génère, en
vibrant, une faible tension alternative.

Figure 190 : Dans les microphones dits


piézo-électriques, la membrane
Figure 187 : Différents types de microphones employés par les orchestres et par comprime un petit cristal de quartz et
les chanteurs. Les plus utilisés sont ceux de type électromagnétique et piézo- cette pression est convertie en
électrique. tension.

ELECTRONIQUE 86 magazine - n° 6
LE COURS

Figure 191 : Sur cette photo nous vous présentons les minuscules capsules piézo-électriques, équipées d’un étage
préamplificateur qui est alimenté à travers leurs broches.

plus ou moins ces grains de charbon, figure 190). Lorsque la membrane com- que son cône vibre très vite sans pro-
modifiant ainsi sa résistance ohmique mence à vibrer, elle comprime plus ou voquer aucun mouvement d’air.
et par conséquent, le courant qui passe moins ce cristal et, grâce au phéno-
dans les grains de charbon. Ces micro- mène de la piézo-électricité, on obtient Cette vibration fait à son tour vibrer
phones sont encore aujourd’hui utilisés à sa sortie une tension alternative de automatiquement les molécules d’air
en téléphonie et dans certains appa- plusieurs millivolts. Un microphone provoquant ainsi des ondes sonores
reils militaires. piézo-électrique fonctionne de la même qui, en atteignant notre oreille, font
façon que le pick-up d’un tourne-disque. vibrer la petite membrane placée à l’in-
- Electromagnétiques – Ils sont ainsi Dans ces pick-up, le cristal piézo-élec- térieur.
appelés car sur leur membrane est trique est compressé et décompressé
entourée une bobine qui bouge au-des- mécaniquement par l’aiguille qui défile Le nerf acoustique relié à cette mem-
sus d’un aimant, de la même façon que sur les sillons du disque. brane les transforme en impulsions
sur un quelconque haut-parleur (voir électriques et les envoie au cer veau.
figure 189). Quand cette membrane On peut donc comparer notre oreille à
commence à vibrer, une faible tension
Fréquences un microphone qui transforme tous les
se crée aux bornes de la bobine qu’il acoustiques sons qu’il réussit à capter en une ten-
faut ensuite amplifier de façon appro- et notes musicales sion électrique.
priée. Même un simple haut-parleur
peut être utilisé comme un microphone. Tous les êtres humains perçoivent le Pour essayer d’expliquer comment sont
En effet, si on parle devant son cône son émis par la voix d’un chanteur, par générées ces ondes sonores, qui bien
de papier, celui-ci vibrera et on pourra un instrument musical ou bien par un qu’elles se répandent dans l’air, ne
alors prélever sur ses bornes, une ten- haut-parleur grâce à l’oreille, mais, vous créent aucun courant électrique, nous
sion alternative de quelques millivolts. êtes vous déjà demandé comment ces pouvons comparer ce phénomène à
sons se répandent dans l’air ? celui du caillou que l’on jette dans un
- Piézo-électriques – Ils sont ainsi étang.
appelés car leur membrane s’appuie Si vous observez un haut-parleur pen-
sur un cristal piézo-électrique (voir dant l’émission d’un son, vous verrez On voit se former des vaguelettes
concentriques à l’endroit où tombe le
caillou (voir figure 192). Ces vague-
lettes se propagent vers l’extérieur à
une certaine vitesse, sans provoquer
de courants.

En ef fet, si on pose un bouchon de


liège sur la sur face de l’étang, on le
verra seulement se soulever et s’abais-
ser, mais pas se déplacer du centre
vers l’extérieur.

Si les vibrations émises par le cône


d’un haut-parleur sont comprises entre
16 et 100 Hz (de 16 à 100 oscillations
par seconde), on entendra un son
d’une tonalité très basse ; si au
contraire elles sont comprises entre
5 000 et 10 000 Hz (de 5 000 à 10 000

ELECTRONIQUE 87 magazine - n° 6
LE COURS

NOTE Fonda- 1re 2e 3e 4e 5e 6e 7e 8e


FRANCE USA mentale octave octave octave octave octave octave octave octave
DO C 32,69 65,38 130,76 261,52 523,04 1 046,08 2 092,16 4 184,32 8 368,64
DO# C# 34,62 69,24 138,48 276,92 553,84 1 107,68 2 215,36 4 430,72 8 861,44
RÉ D 36,68 73,36 146,72 293,44 586,88 1173,76 2 347,52 4 695,04 9 390,08
RÉ# D# 38,84 77,68 155,36 310,72 621,44 1 242,88 2 485,76 4 971,52 9 943,04
MI E 41,20 82,40 164,80 329,60 659,20 1 318,40 2 636,80 5 273,60 10 547,20
FA F 43,64 87,28 174,56 349,12 698,24 1 396,48 2 792,96 5 585,92 11 171,84
FA# F# 46,21 92,42 184,84 369,68 739,36 1 478,72 2 957,44 5 914,88 11 829,76
SOL G 48,98 97,96 97,96 391,84 783,68 1 567,36 3 134,72 6 269,44 12 538,88
SOL# G# 51,87 103,74 207,48 414,96 829,92 1 659,84 3 319,68 6 639,36 13 278,72
LA A 55,00 110,00 220,00 440,00 880,00 1 760,00 3 520,00 7 040,00 14 080,00
LA# A# 58,24 116,48 232,96 465,92 931,84 1 863,68 3 727,36 7 454,72 14 909,44
SI B 61,73 123,46 246,92 493,84 987,68 1 975,36 3 950,72 7 901,44 15 802,88

Tableau 15 : Nous reportons sur ce tableau toutes les fréquences fondamentales des notes musicales et leurs octaves
supérieures. Comme vous pouvez le remarquer, chaque octave supérieure a une fréquence double par rapport à l’octave
inférieure. Si on prend la fréquence fondamentale de la note “LA”, qui est de 55 Hz, on remarquera que pour chaque octave,
sa fréquence double : 110 - 220 - 440 - 880 Hz, etc.

oscillations par seconde), on entendra Ce phénomène est utilisé pour accorder vitesse de la lumière qui atteint
un son d’une tonalité très aiguë. sur la même fréquence les cordes de 300 000 kilomètres par seconde !
deux guitares différentes, de deux pia-
Si on frappe deux barres métalliques nos ou de deux harpes, etc. Pour accor- Cette dif férence de vitesse se
dont la longueur est différente, elles der les instruments musicaux, on utilise remarque facilement lors des tempêtes.
vibreront en produisant des sons dif- un morceau de fer en forme de U appelé En effet, nous voyons immédiatement
férents car proportionnels à leur lon- diapason et qui émet, lorsqu’il vibre, la lumière de l’éclair de la foudre, mais
gueur. une “fréquence échantillon” de 440 Hz le son du tonnerre ne parvient à notre
correspondant à la note “LA” de la troi- oreille qu’après plusieurs secondes.
Si on prend deux barres métalliques sième octave (voir le tableau 15).
dont la longueur est identique et qu’on La vitesse à laquelle se propage le son
les place l’une à côté de l’autre, le son Si on place un second diapason, dépend du conducteur, comme vous
généré par le fait d’en faire vibrer une accordé sur la même fréquence, près pouvez le remarquer :
fera aussitôt vibrer l’autre car, cette de celui qui est déjà en vibration, il com-
seconde barre étant de même longueur mencera à vibrer lui aussi, excité par air 340 mètres par seconde
que la première, résonnera. les ondes sonores générées par le pre- eau 1 480 mètres par seconde
mier (voir figure 193). terre 3 000 mètres par seconde
acier 5 050 mètres par seconde
La vitesse à laquelle les ondes acous-
tiques se propagent dans l’air est de Pour calculer, en mètres, la longueur
340 mètres par seconde, par consé- d’onde d’un son qui se répand dans
quent, beaucoup plus lente que la l’air à une température de 20 degrés

Figure 192 : Pour comprendre


comment une onde sonore se forme,
essayez de jeter un caillou dans un
étang. Vous verrez se former des
cercles (ondes) concentriques qui se
propageront du centre vers l’extérieur,
sans créer de courants mais seulement
des ondulations. En effet, si l’on pose
sur l’étang un bouchon de liège, on le
verra seulement descendre et
remonter, sans jamais se déplacer
vraiment. Les ondes sonores font
osciller les molécules d’air sans remuer
l’air, au contraire des hélices d’un Figure 193 : En faisant vibrer un diapason avec un petit marteau, il émettra des
ventilateur qui génèrent du vent mais ondes sonores qui parviendront à faire vibrer un autre diapason, pourvu qu’il soit
pas de son. proche et accordé sur la même fréquence.

ELECTRONIQUE 88 magazine - n° 6
LE COURS

centigrade, on peut utiliser cette for- Un son aigu ayant une fréquence de acoustiques qui partent normalement
mule : 6 000 Hz, a une longueur d’onde dans d’un minimum de 20 Hz pour arriver
l’air égale à : à un maximum de 17 000, voire
mètres = 340 : hertz 20 000 Hz.
340 : 6 000 = 0,0566 mètre,
Un son bas ayant une fréquence de 100 Hz c’est-à-dire 5,66 centimètres. Cette limite maximum dépend beau-
a une longueur d’onde dans l’air égale à : coup de l’âge. Une personne très jeune
L’oreille humaine réussit à percevoir réussit à entendre toute la gamme jus-
340 : 100 = 3,4 mètres une large gamme de fréquences qu’à 20 000 Hz, et même au-delà.

1re 2e 3e 4e 5e 6e
fondamentale
octave octave octave octave octave octave
Percussions

Cymbales
Xylophone
Tambour
Timbale
Claviers

Piano
Orgue

Octavin
Trompette
Cuivres

Trombone
Tuba
Saxophone

Flûte
Hautbois
Bois

Clarinette
Contrebasson

Violon
Cordes

Violoncelle
Contrebasse

Soprano
Mezzo-soprano
Voies humaines

Alto
Ténor
Baryton
Basse
Voie féminine
Voie masculine
27,50
30,86
32,69
36,68
41,20
43,64
48,98
55,00
61,73
65,38
73,36
82,40
87,28
97,96

1 046,08
1 173,76
1 318,40
1 396,48
1 567,36
1 760,00
1 975,36
2 092,16
2 347,52
2 636,80
2 792,96
3 134,72
3 520,00
3 950,72
110,00
123,46
130,76
146,72
164,80
174,56
195,92
220,00
246,92
261,52
293,44
329,60
349,12
391,84
440,00
493,84
523,04
586,88
659,20
698,24
783,68
880,00
987,68
SOL

SOL

SOL

SOL

SOL

SOL

SOL
DO

DO

DO

DO

DO

DO

DO
MI

MI

MI

MI

MI

MI

MI
LA

RE

LA

RE

LA

RE

LA

RE

LA

RE

LA

RE

LA

RE

LA
FA

FA

FA

FA

FA

FA

FA
SI

SI

SI

SI

SI

SI

SI

SI

Figure 194 : Nous avons reporté sur ce tableau, toutes les fréquences minimales et maximales pouvant être générées par les
différents instruments musicaux et les voix humaines. Dans la fréquence fondamentale sont incluses les fréquences des notes
basses et, dans la 6e octave, les fréquences des notes des aiguës.

ELECTRONIQUE 89 magazine - n° 6
LE COURS

Vous trouverez, dans le tableau de la


figure 194, les fréquences minimales
et maximales divisées par octaves pou-
vant être générées par les différents
instruments musicaux et les voix
humaines.

Ultrasons
On appelle ultrasons tous les sons
ayant une fréquence supérieure à celle
pouvant normalement être perçue par
l’être humain, c’est-à-dire tous les sons
supérieurs à environ 25 000 Hz.

Beaucoup d’animaux réussissent à


entendre ces fréquences que nous
CHIEN 80 000 Hz
n’entendons pas.

A titre d’exemple, les chats perçoivent


des fréquences allant jusqu’à environ
40 000 her tz, les chiens jusqu’à

UTRASONS
80 000 hertz et les chauves-souris jus- CHAT 40 000 Hz
Après 30 ans, une personne ne peut qu’à environ 120 000 hertz.
plus percevoir les fréquences supé-
rieures à 15 000 ou 16 000 Hz, et Signalons, sans pour autant rentrer
après 40 ans, elle ne réussit plus à dans les détails, que l’on trouve dans
percevoir toutes les fréquences supé- le commerce des capsules émettrices
rieures à 10 000 ou 12 000 Hz. et réceptrices capables d’émettre et HOMME 20 000 Hz

de capter ces fréquences ultraso-


Dans les pays de langue latine, et donc niques.
par conséquent en France, on appelle

SONS AUDIBLES
les 7 notes musicales : Etant donné que ces fréquences ultra-
soniques ont quasiment les mêmes 10 000 Hz
DO - RÉ - MI - FA - SOL - LA - SI propriétés que celles des rayons lumi-
neux, elles peuvent être concentrées
Dans le tableau 15, nous avons dans des faisceaux bien définis. Si elles
1 000 Hz
reporté la fréquence fondamentale de rencontrent un obstacle, elles sont
20 Hz
chaque note et, dans les colonnes qui immédiatement réfléchies, comme cela
suivent, les octaves supérieures. arrive à n’importe quel rayon lumineux
Comme vous pouvez le remarquer, la rencontrant un miroir. Figure 195 : Tous les sons de
fréquence de chaque octave supé- fréquence supérieure à 20 000 Hz, qui
rieure correspond à un redoublement C’est pour cette caractéristique ne sont pas audibles par un être
de la fréquence de l’octave inférieure, qu’elles sont utilisées dans des anti- humain, rentrent dans la gamme des
et donc, il suffit pour la connaître de vols et des échosondeurs qui, comme fréquences “ultrasoniques”. Les
multiplier la fréquence fondamentale vous le savez cer tainement, ser vent ultrasons sont utilisés dans le domaine
médical pour effectuer des
par : en navigation pour mesurer les pro- échographies ainsi que pour soigner
fondeurs marines et pour localiser les des rhumatismes, sciatiques, etc.
2 - 4 - 8 - 16 - 32 - 64 - 128 - 256 obstacles, comme par exemple des
rochers, des sous-marins ennemis
Par exemple, la fréquence fondamen- ainsi que pour repérer des bancs de repérer d’éventuels défauts internes
tale de la note “LA” est de 55 Hz, la poissons. L’échosondeur envoie une et pour émulsionner des liquides, des
fréquence du “LA” de la 1re octave est impulsion d’ultrasons dans une direc- crèmes et des vernis. Ils sont égale-
de 55 x 2 = 110 Hz, la fréquence du tion précise et, pour connaître la dis- ment utilisés dans le domaine médical
“LA” de la 2e octave est de 55 x 4 = tance d’un obstacle, on évalue le pour les échographies ou pour les thé-
220 Hz, la fréquence du “LA” de la 3e temps mis par cette impulsion pour rapies ultrasoniques. En fait, les ultra-
octave, également appelée “octave cen- revenir à sa source. sons génèrent de la chaleur en traver-
trale”, est de 55 x 8 = 440 Hz et ainsi sant les tissus visqueux et sont donc
de suite. Il est facile d’évaluer la distance de très efficaces pour traiter des arthrites
l’obstacle, sachant que la vitesse de rhumatismales, des névrites, des scia-
La fréquence de DO# - RÉ# - FA# - transmission des ultrasons dans l’eau tiques, etc.
SOL# - LA# a une valeur intermédiaire est d’environ 1 480 mètres par
entre la note inférieure et la note seconde. Pour conclure, nous pouvons affirmer
supérieure. que les ultrasons sont des sons parti-
Les ultrasons sont également utilisés culiers qui, bien utilisés, peuvent aussi
Note : le symbole graphique # s’appelle dans le domaine industriel pour contrô- servir à guérir.
“dièse”. ler les matériaux métalliques afin de ◆ G. M.

ELECTRONIQUE 90 magazine - n° 6