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n°8

http://www.electronique-magazine.com
L’ELECTRONIQUE PAR LA PRATIQUE n°8

JANVIER 2000
2000

Sécurité :
Clef électronique
à clavier

Mesure :
Inductancemètre
simple
UE
!!! NIQ
ZÉ C T :
RO RO

Vidéo :
DE ÉLE IS
N°8 - JANVIER 2000

IR D’ MO

Fondu pour
RT S E
PA UR QU

magnétoscope
À CO HA
E C

France 27 F – DOM 35 F
TR

EU 5,5 € – Canada 4,95 $C


VO
SOMMAIRE
Editorial .............................................................................................. 4 Un générateur DTMF à microcontrôleur .................................. 49
Ce nouveau circuit est conçu pour la génération
Shop’ Actua ...................................................................................... 5 des 16 tonalités standards DTMF. Très compact
Toute l’actualité de l’électronique… et de réalisation simple, il utilise un PIC16C84 à
la place du classique UM95087. Le microcontrô-
Informatique pour électroniciens (8) ........................................ 8 leur permet de lire le clavier matricé et de produi-
Depuis le début de cette série d’articles, nous nous re un signal modulé grâce à l’utilisation d’une routine appropriée.
sommes principalement intéressés à ce qu’Inter-
net pouvait apporter à l’électronicien. Nous allons Comment réaliser un inductancemètre simple .................... 62
maintenant commencer une nouvelle série d’articles En réalisant ce montage, vous pourrez mesurer
visant à exploiter les ressources que nous avons n’importe quelle inductance, en partant d’une valeur
pu y découvrir en apprenant à réaliser un prototype et en utilisant des minimale de 10 microhenrys jusqu’à une valeur
outils informatiques téléchargés sur le web. Pour ce faire, nous utilise- maximale de 10 millihenrys. Pour connaître ces
rons une idée de réalisation que nous transformerons progressivement valeurs, il suffit de relier sur les douilles de sortie
en appareil fini. Cette première partie traitera l’étape initiale d’un pro- de cet instrument un multimètre, analogique ou digital, réglé sur l’échel-
jet : la définition de l’objet technique. le 100 microampères.

Un microphone de scène sans fil sur 433 MHz .................... 12 La mémorisation de la courbe d'un filtre HF .......................... 71
Ce microphone radio utilise, à la place des tradi- Avec l’Analyseur de Spectre décrit dans les pre-
tionnels quartz, des résonateurs à ondes de sur- miers numéros d’ELECTRONIQUE et Loisirs maga-
face (SAW). Tout comme son récepteur, il fonc- zine, il est possible de mémoriser 4 courbes dif-
tionne dans la bande des 433 MHz et peut être férentes de filtres. En rappelant ces courbes, on
utilisé comme microphone de scène sans fil ou pourra leur superposer les courbes d’autres filtres
pour la réception de confort d’un téléviseur ou d’une chaîne HI-FI. Bien et, ainsi, être à même de vérifier les différences existant entre les unes
entendu, il trouvera également son utilité dans de nombreuses autres et les autres.
applications.
Microcontrôleurs PIC
Un scanner de réception audio/vidéo De la théorie aux applications - 7e partie (1/2) .............................. 78
pour satellites TV (2/2) .............................................................. 22 Dans les précédents numéros, nous avons étudié
Voici la fin de la description du scanner de récep- la structure hardware des microcontrôleurs PIC, en
tion audio/vidéo. Vous trouverez dans cette par- faisant tout particulièrement référence au modèle
tie tous les éléments nécessaires à sa réalisation. PIC 16F84 qui présente, une mémoire de pro-
Bien entendu, ce récepteur satellite, accompagné gramme de type EEPROM Flash. Nous allons
d’une parabole portable, peut également servir de aujourd’hui analyser en détail les instructions dont nous disposons pour
téléviseur d’appoint pour la maison de vacances, le camping, le cara- écrire un programme en assembleur pour les PIC. Nous examinerons,
vaning ou le mobile-home ! à travers un exemple pratique, quels sont les pas nécessaires à la rédac-
tion d’un programme, et verrons de quelle façon le microcontrôleur se
Un système de fondu pour cassettes vidéo .......................... 32 comporte face aux diverses instructions.
Pratiquement tout le monde dispose aujourd’hui
d’un ou plusieurs magnétoscopes. Celui qui s’inté- Cours d’électronique en partant de zéro (8) ........................ 81
resse à l’électronique est toujours à la recherche Le transformateur est un composant employé dans
d’un circuit lui permettant d’améliorer, dans la pratiquement tous les appareils électroniques. Il
mesure du possible, la qualité des images. Il sert à augmenter ou à réduire la valeur de n’impor-
cherche également à les enrichir en copiant certaines séquences à par- te quelle tension alternative.
tir d’autres cassettes vidéo. Le montage que nous vous proposons dans Grâce au transformateur, il est possible d’élever
cet article est un système de fondu permettant de faire un enchaîne- la tension alternative du secteur 220 volts ou bien de la réduire. En fait,
ment doux entre un sujet et un autre. un transformateur permet de transformer n’importe quelle tension alter-
native en n’importe quelle autre tension également alternative.
Digicode, une clef électronique à clavier .......................... 40 A travers cette leçon, vous apprendrez comment déterminer la puissance
Sûre et fiable, cette clef électronique à clavier trou- en watts d’un transformateur ainsi que le courant en ampères pouvant
vera ses applications dans la commande de sys- être prélevée sur ses enroulements secondaires, courant qui dépend,
tèmes d’alarme, de portes à ouverture électrique, entre autres, du diamètre du fil de cuivre utilisé.
de portails motorisés, etc. Le code (à 6 chiffres), La plupart des appareils électroniques étant alimentés par une tension
se compose sur un petit clavier matricé. Le reste, continue, nous vous apprendrons à transformer une tension alternative
est confié à un nouveau microcontrôleur Microchip qui, à lui tout seul, en tension continue en utilisant des diodes au silicium ou des ponts
gère toutes les fonctions et assure la commande d’un relais en sortie. redresseurs. Nous verrons également la raison pour laquelle il est néces-
saire de toujours monter un condensateur électrolytique de capacité éle-
Un régulateur de charge universel ............................................ 45 vée sur la sortie de la tension alternative redressée.
Conçu à l’origine pour réguler la tension et le cou-
rant de sortie des panneaux solaires, ce régula- Les Petites Annonces .................................................................. 92
teur de charge peut être employé partout où il est
nécessaire de stabiliser une tension fournie par L’index des annonceurs se trouve page .................................. 94
une alimentation continue et d’en limiter le cou-
rant débité à une charge ou à une batterie. CE NUMÉRO A ÉTÉ ROUTÉ À NOS ABONNÉS LE 21 DÉCEMBRE 1999

Le bon d’abonnement se trouve page 60


EDITO
L’entrée dans l’an 2000 vaut bien un petit édito ! Comme est de proposer des montages intéressants et réalisables
tout le monde en parle, joignons-nous au concert de par tous. Pour parvenir à ce résultat “plug and play” nous
congratulations pour vous souhaiter une bonne et heu- éliminons pour vous les principales sources d’erreurs et
reuse année, un bon nouveau siècle, et un bon prochain de pannes qui pourraient entraîner un échec (comme le
millénaire ! circuit imprimé double face, toujours à trous métallisés,
Avec tout ça, vous êtes blindés pour le restant de vos et l’éventuel programme).
jours ! Présenter, dans la revue, un circuit imprimé double face
En cette période de fêtes, il y a, parmi les bonnes nou- à trous métallisés nous paraît inutile pour au moins trois
velles, de très bonnes nouvelles. Quelque peu bousculés raisons :
par un certain confrère auprès des annonceurs, nous - Très peu de lecteurs disposent du matériel nécessaire
avons demandé aux Nouvelles Messageries de la Presse pour réaliser ce type de circuit imprimé. Si d’aucuns y
Parisienne (les fameuses NMPP), qui distribuent votre parvenaient et si beau soit le circuit, y monter les com-
magazine jusque chez le marchand de journaux, un son- posants resterait encore un problème à surmonter (pas
dage afin de confirmer ce que nous supposions être notre de sérigraphie, “via” à souder, qualité des pistes, etc.).
position sur le marché et de pouvoir le clamer haut et - Financièrement, compte tenu du matériel à mettre en
fort, documents à l’appui. Eh bien, c’est pratiquement œuvre, il est préférable d’acheter ce type de circuits tout
du merveilleux : au numéro 5, donc au mois d’octobre, fait et sérigraphié, d’autant qu’ils sont disponibles chez
(il y a toujours une certaine inertie due au temps de certains de nos annonceurs, à des prix très compétitifs.
remontée de l’information sur les ventes) nous nous éten- - Pour finir, la surface utilisée dans la revue pour pré-
dions, parmi les 4 plus importants titres de la presse senter des circuits qu’une toute petite minorité pourrait
électronique, sur 38 % des parts de lectorat ! 38 %, ce réaliser, le serait au détriment d’autres articles.
n’est pas rien d’autant que dans ce chiffre, il y a plus de Il en est de même pour les composants programmés. Ils
25 % de nouveaux lecteurs ! sont très nombreux et très variés : PIC divers, PLD, micro-
En clair, cela signifie que nous avons bien pris un peu de contrôleurs Thomson, Motorola, etc. Nous ne publions
lectorat à nos confrères mais que, surtout, nous avons les programmes que rarement car, d’une part, peu de lec-
élargi, grâce à vous, le marché d’un bon quart ! teurs possèdent l’outil “ad hoc” pour les exploiter et,
Oui, il faut bien le constater, l’électronique de loisir inté- d’autre part, là encore, la surface utilisée pour une publi-
resse beaucoup de monde, beaucoup plus que certains cation lisible, grèverait d’autant l’espace réservé aux
fâcheux voudraient le faire croire. autres articles.
Alors, à vous, lecteurs, notre force vive, merci ! Cette philosophie, n’est aucunement commerciale ni des-
Comme vous avez pu le voir dans les annonces de la tinée à faire gagner de l’argent à tel ou tel revendeur
revue, nous étions présents sur le salon EDUCATEC. Nous (qui d’ailleurs aurait beaucoup de mal à y parvenir en
avons eu le plaisir d’y rencontrer de nombreux profes- vendant des PIC et des circuits imprimés à quelques
seurs qui nous ont confirmé l’intérêt du cours d’électro- dizaines de francs), mais elle a pour but d’assurer ce
nique en partant de zéro et du cours sur les PIC. Entrer potentiel de succès proche des 100 %, raison majeure
dans l’Education Nationale ne peut être que bénéfique de l’intérêt que vous portez à revue. La réussite dont
au monde de l’électronique en général. C’est en effet nous sommes crédités est la preuve que cette philoso-
dans cette institution que se trouve le vivier des élec- phie est très bien ressentie par la très grande majorité
troniciens du futur. de nos lecteurs.
Dans la ligne des efforts, le site est réouvert. Il est loin Il me reste à vous parler de nos annonceurs. Faire
d’être aussi complet que nous aimerions, mais le site confiance à une jeune revue et y placer tout ou partie de
est d’abord un “service plus” offert au lecteur. Nous son budget de publicité est un risque important, même
ferons tout ce qu’il faut, au fil des mois, pour “coller” à s’il est mesuré ! En achetant de l’espace publicitaire, nos
votre demande et l’améliorer au fur et à mesure pour qu’il annonceurs participent au développement de la revue,
devienne vraiment votre site. développement dont vous bénéficiez ! Faites leur égale-
Ceci m’amène à parler de la philosophie de la revue. ment confiance en leur donnant la préférence de vos
Electronique et Loisirs magazine a choisi d’être en per- achats.
manence à l’écoute du lecteur, d’être sa “bouée” s’il ren- Abordons cette année 2000 avec joie. Nos cartons sont
contre un problème et de l’aider, grâce à la Hot Line, pleins de projets tous plus intéressants les uns que les
entre autres, à réussir le ou les montages qu’il entre- autres et prêts à être publiés. Surveillez les rayons de
prend. votre marchand de journaux ou, si vous craignez de man-
Justement, afin d’assurer un potentiel de succès proche quer un numéro, abonnez-vous !
des 100 % à nos lecteurs désireux de réaliser tel ou tel
montage, nous publions exclusivement des articles pro- Toute l’équipe d’Electronique et Loisirs magazine se joint
venant d’auteurs appartenant à des bureaux d’études, à moi pour vous présenter nos vœux de santé et de bon-
seule garantie d’une parfaite reproductibilité des circuits heur.
présentés.
Ces circuits sont ensuite testés en laboratoire par des Electroniquement vôtre,
ingénieurs afin que ces derniers soient en mesure de
vous répondre sur la Hot Line. James PIERRAT, Directeur de publication
Outre la formation, un des principaux objectifs de la revue elecwebmas@aol.com
NOUVEAUTÉS

Shop’ Actua
Dans cette rubrique, vous découvri-
rez, chaque mois, une sélection de
nouveautés. Toutes vos informations
sont les bienvenues.
Shop’ Actua
ELECTRONIQUE magazine
BP29
35890 LAILLÉ

INFORMATIQUE INFORMATIQUE

OLITEC
YAMAHA

Yamaha vient de mettre sur le marché gravure et de la lecture des données.


un graveur de CD-R/RW multifonctions, Les graveurs Yamaha intègrent la fonc-
à hautes performances, garantissant tion OPC (Optical Power Control) qui
une grande fiabilité en même temps permet de reconnaître automatique-
qu’une totale compatibilité avec les lec- ment le média et d’adapter le laser sui-
teurs de CD, ainsi qu’un enregistrement vant ses caractéristiques, garantissant
audio de qualité. Le CRW8424S VK l’intégrité maximale des données. Il se
Ultra SCSI-3 est basé sur l’écriture en positionne ainsi comme étant le gra-
8x (1,2 Mo/s) en CD-R, 4x (0,6 Mo/s) veur multifonctions le plus complet et Olitec sort une nouveauté unique au
en CD-RW et 24x en lecture CD-ROM le plus polyvalent du marché. monde ! Le WaveMemory V90/K56 est
(soit 3,2 Mo/s). Il est commercialisé Le kit contient un graveur CRW8424S le premier modem Internet sans fil! Pro-
dans un pack contenant les logiciels à installer en interne (Ultra SCSI-3), posé au prix de 1990 F TTC, il permet
Easy CD Creator standard, Direct CD, les logiciels Adaptec Easy CD Creator une utilisation en toute liberté, partout
Take Two. La technologie PPLS (Pure standard, Direct CD, Take Two, 1 CD- dans la maison (ou au bureau), jusqu’à
Phase Laser System) est intégrée direc- RW Yamaha cer tifié 4x, 1 CD-R 50 m de la prise téléphonique. Grâce
tement dans le bloc optique du graveur. YAMAHA 8x, nappe SCSI, visserie, cor- à la liaison radio, il n’y a plus besoin
La technologie triple faisceau améliore don audio, mode d’emploi et guide logi- de câble contraignant entre l’ordinateur
le suivi de piste et réduit par la même ciel en français. et le modem. La technologie DECT
occasion le “track jumping” lors de la www.yamaha.com ◆ garantit à la fois qualité de transmis-
sion, performance et confidentialité. La
fonction “multimobiles” permet d’utili-
GRAND PUBLIC ser plusieurs modems, disposés dans
vous ne connaissiez différentes pièces, avec une seule et
même pas ! Incol- même base. La recherche du meilleur
lable sur l’ortho- canal disponible entre la base et le
graphe, Dicolettres mobile évite toute interférence avec un
servira d’arbitre à autre modem. Un dispositif de codage
vos parties les plus de la ligne, à plusieurs milliers de com-
Qu’allez vous faire de vos mouvementées. De binaisons, assure une protection maxi-
étrennes ? Si vous n’avez pas plus, il tient à jour male. Même lorsque l’ordinateur est
d’idée, en voici une : Dicolettres les scores des jeux, éteint, Base WaveMemory accomplit
créé par Lexibook. Spécialisé dans chez LEXIBOOK joueur par joueur, et sa tâche de véritable fax-répondeur et
les jeux de lettres, Dicolettres résoudra dispose d’une fonction “minuteur” vous pouvez recevoir et stocker fax, e-
pour vous toutes les énigmes, de la plus décomptant précisément le temps mails, messages. De plus, le modem
simple à la plus compliquée au Scrabble, imparti à chacun. Dicolettres, votre pro- est interrogeable à distance. Faisant
Boggle, Mot le Plus Long, Letmaster… chain partenaire (ou arbitre) dans les aussi office de minitel couleur, il est
Sa base de données contient 128000 jeux de lettres, est disponible dans les livré avec une offre Internet (Wanadoo),
mots. Elle remplace avantageusement le magasins spécialisés et les grandes sur- Netscape Pro et un jeu “Monaco Grand
plus gros des dictionnaires et vous faces au prix de 249 FF. Prix” en version complète.
apprendra probablement des mots que www.lexibook.com ◆ www.olitec.com ◆

ELECTRONIQUE 5 magazine - n° 8
NOUVEAUTÉS

GRAND PUBLIC INFORMATIQUE

Clavier

Comment entrer et éditer du texte sans vegardée grâce à une pile au lithium AKG
ordinateur ? Avec un clavier AlphaSmart de longue durée. De ce fait, aucune
2000 par exemple ! per te de donnée n’est à craindre,
même lorsque les piles AA sont usées.
C’est une solution économique pour AlphaSmar t 2000 fonctionne avec
les établissements scolaires qui ne toutes les applications couramment
veulent pas multiplier le nombre d’or- utilisées telles que Claris Works, Micro-
dinateurs, ou les par ticuliers qui ne soft Word, Works, etc.
souhaitent pas acheter une seconde
machine. Grâce à une forme spécialement étu-
diée, plusieurs claviers AlphaSmart
AlphaSmart 2000 permet la saisie et peuvent être empilés sans risque, faci-
l’édition de texte puis son transfert vers litant rangement et transport. Le K105 UHF est un mini émetteur
un PC ou un Macintosh, à l’aide d’un délivrant un maximum de puissance
cordon spécifique, grâce à une procé- Il existe de nombreux accessoires dont pour l’utilisation d’un casque Hi-Fi.
dure très simple. Aucune installation une housse de rangement. Le prix
de logiciel n’est à prévoir (sauf si l’on public est voisin de 2000 FF (réduc- Des basses percutantes aux fré-
veut effectuer le transfert inverse). De tion à prévoir pour les établissements quences élevées cristallines, toute la
plus, l’appareil a une mémoire de scolaires). gamme (18 à 20000 Hz) retransmise
128000 caractères (environ 64 pages www.alphasmart.com ◆ avec un maximum d’ef ficacité par
de texte) par tagée en 8 zones per- l’émetteur est reproduite avec fidé-
mettant l’introduction d’autant de lité par le casque. Ce dernier, confor-
fichiers différents. Ainsi, 8 élèves pour- table, dispose d’un serre-tête ajus-
ront utiliser, à tour de rôle et sans inter- table.
férer, le même clavier.
Sur le côté gauche se trouve l’inter-
La visualisation se fait sur un LCD de rupteur marche-arrêt et la LED indi-
4 lignes de 40 caractères. Alimenté par quant l’état de fonctionnement, les
3 piles alcalines AA, l’AlphaSmar t a contrôles de volume et d’accord en
une autonomie de 120 à 300 heures. fréquence étant situés sur le côté
Sa mémoire est automatiquement sau- droit. La finition métallique est du plus
bel effet.

GRAND PUBLIC Côté émetteur, le boîtier plat ne laisse


pas dépasser l’antenne, cette der-
nière étant intégrée. Trois canaux sont
sélectionnables par l’utilisateur.

C’est dans l’émetteur, alimenté par


un bloc secteur, que l’on rechargera
la batterie qui alimente le casque. La
PIONEER portée de l’ensemble est d’une cen-
taine de mètres.
suscite ce nouveau type www.akg-acoustics.com ◆
de suppor t. Le DVR-
S201, c’est son nom,
est évidemment compa-
tible avec les lecteurs de Les disques vierges seront proposés
DVD-ROM et les DVD pour une trentaine de dollars US (envi-
Vidéo. ron 200 FF actuels) mais ces prix bais-
L’inter face est du type seront sans aucun doute avec la fabri-
SCSI-2, le chargement se cation en masse…
fait par tiroir. On pourra
y stocker jusqu’à 6 Disponible au Japon, on devrait le voir
heures d’enregistrement arriver en Europe au printemps mais il
Pioneer vient de sortir le tout premier (capacité 3,95 ou 4,7 Go par face) faudra prévoir un peu d’attente car la
graveur de DVD (DVD-R et DVD-RW) en une ou plusieurs fois (Disc-at- demande semble importante !
pour répondre à l’engouement que Once ou Incremental recording). www.pioneerusa.com ◆

ELECTRONIQUE 6 magazine - n° 8
NOUVEAUTÉS

GRAND PUBLIC LOGICIELS

AKAI avec FITEC

Akaï propose une Equipés de conver-


gamme de lecteurs de tisseurs digitaux ana-
DVD de la nouvelle logiques de la der-
génération. C’est la nière génération, ces
série DV-P4000 déclinée sous les réfé- lecteurs of frent une image d’une
rences suivantes : impressionnante qualité et d’une
DV-P4100C avec changeur 3 disques ; remarquable résolution. Le proces-
DV-P4100CK avec changeur 3 disques seur vidéo est sur 10 bits, à 27 MHz ;
et fonction Karaoke ; le processeur audio travaille sur 24
DV-P4500 avec décodeur Dolby Digi- bits, à 96 MHz offrant une dynamique
tal ; exceptionnelle et un son proche de
DV-P4500K avec décodeur Dolby Digi- celui du master.
tal et fonction Karaoke ; Les modèles européens disposent
DV-P4000 ; d’une sortie RGB. Le Groupe FITEC propose plusieurs logi-
DV-P4000K avec fonction Karaoke. www.akai.com ◆ ciels d’enseignement assisté par ordi-
nateur (EAO) diffusés sur CD-ROM
(pour PC). De nombreux thèmes sont
COMPOSANTS abordés, parmi lesquels on citera :
Logique combinatoire et séquentielle,
Convertisseurs Analogique/Numérique,
Amplificateurs opérationnels.
Microprocesseur et mémoires, Micro-
CADDOCK processeurs, microcontrôleurs et cir-
cuits complexes, Electronique de puis-
sance, Technique de transmission de
TO-247, que l’on peut monter sur dis- données via les réseaux téléphoniques,
sipateur : il s’agit du modèle MP9100. Conception et simulation de schémas
Le maintien de la température du boî- en électrotechnique, etc. La liste com-
tier à 25°C permet la dissipation plète est disponible sur le site Inter-
d’une puissance maximale de 100 W. net dont l’adresse est indiquée ci-
L’élément résistif est isolé de la sur- après. Chaque cours est divisé en
face de montage (tension d’isolement plusieurs modules. Ainsi, pour les
1500 V AC). La série proposée com- amplis opérationnels, 5 modules sont
Caddock Electronics annonce la mise prend les valeurs standards entre proposés : Découverte de l’ampli-op,
sur le marché de résistances de puis- 0.05 et 100 ohms, avec une tolé- fonctions linéaires analogiques
sance non-inductives (c’est très impor- rance de 1 %. simples, fonctions linéaires analo-
tant si vous travaillez en HF), en boîtier www.caddock.com/ ◆ giques complexes, fonctions non
linéaires, applications industrielles
simples. Ces cours permettent l’ac-
quisition et le perfectionnement des
KITS connaissances ainsi qu’une auto-éva-
luation avec correction instantanée des
réponses. Ils se composent de pages
écrans contenant des animations gra-
phiques et des questions interactives
VELLEMAN ainsi que de nombreux exercices d’en-
traînement. Les dernières normes euro-
péennes, en matière de symboles, sont
Le MK115 est un kit sonomètre de respectées. Une fonction dictionnaire
poche permettant une évaluation du permet d’obtenir instantanément la
niveau sonore, indiqué par 5 LED définition des termes techniques. Les
rouges. Facile à monter, peu encom- niveaux scolaires concernés sont les
brant, il dispose d’une sensibilité classes de 1ère et terminale scienti-
réglable. Le MK115 est doté de son fiques et techniques, BEP Electronique,
propre microphone. L’alimentation Bac Pro EIE, Génie Electronique et Elec-
s’effectue par une pile (non fournie) trotechnique. Des démos sont dispo-
de 3V, type CR2032. nibles en téléchargement sur le site :
www.velleman.be ◆ www.fitec.fr/ ◆

ELECTRONIQUE 7 magazine - n° 8
EN
pa O UE
I N F O R M AT I Q U E

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Conception et réalisation
d'un prototype
1ère partie :
Le cahier des charges

Figure 1 : Fonction principale du prototype.

Depuis le début de cette série d’articles, nous nous sommes principalement intéressés à ce
qu’Internet pouvait apporter à l’électronicien. Nous allons maintenant commencer une
nouvelle série d’articles visant à exploiter les ressources que nous avons pu y découvrir.
Nous allons notamment apprendre à réaliser un prototype en utilisant des outils informatiques
(voir article précédent) téléchargés sur le web. Pour ce faire, nous utiliserons une idée de
réalisation que nous transformerons progressivement en appareil fini. Cette première partie
traitera l’étape initiale d’un projet : la définition de l’objet technique.

ui n’a jamais rêvé de réaliser de A à Z sa propre L’idée de base, qui servira de trame de fond, a été choisie
idée de montage électronique ? Souvent mal en fonction de l’intérêt croissant pour le domaine de la vidéo
organisé ou bloqué par le manque d’outils de et de la télésurveillance. Il s’agit d’un séquenceur audio/vidéo
travail, l’électronicien amateur se décourage vite 4 voies, que nous appellerons dès à présent “SEQ4”.
et abandonne le projet. Dans cette nouvelle série
d’ar ticles, nous allons décrire les différentes étapes de Représentée en figure 2, une des premières applications
conception d’un prototype afin d’offrir à chacun la possibi- est une utilisation en manuel pilotée par un ordinateur.
lité de faire sa propre réalisation. L’opérateur peut sélectionner la source vidéo à commuter.
De plus, si l’ordinateur possède une car te d’acquisition
De plus, nous utiliserons l’informatique comme outil de tra- vidéo, l’opérateur pourra visualiser et entendre directement
vail. L’utilisation de freeware et de shareware permettra, à la source choisie sur l’ordinateur. Les caméras peuvent être
moindre coût, de bénéficier d’une aide précieuse dans cette directement reliées par câbles ou bien par voie hertzienne
réalisation. à l’aide d’émetteurs-récepteurs vidéo.

ELECTRONIQUE 8 magazine - n° 8
I N F O R M AT I Q U E

La figure 3 présente le second mode


de fonctionnement : l’utilisation en auto-
matique. Dans ce mode, SEQ4 est com-
plètement autonome et commute une
après l’autre les voies selon un temps
préprogrammé. Ce mode et ce temps
de séquencement se programment par
l’ordinateur. La mémorisation des para-
mètres permet de garder la configura-
tion même après une coupure secteur.
Dans les deux cas, on peut relier la sor-
tie du SEQ4 sur un émetteur TV tra- Figure 2 : Exemples d’utilisation du séquenceur en mode manuel.
vaillant en VHF afin d’éliminer les fils
superflus. Une utilisation “sans fil” est
possible si l’on insère un émetteur-
récepteur vidéo sur les caméras.

La flexibilité de branchement permet-


tra à chacun d’entre-vous d’imaginer
une application adaptée à votre besoin.

Mais, assez épilogué, entrons dans le


vif du sujet en commençant par la pre-
mière étape de toute réalisation élec-
tronique : le cahier des charges.

LE CAHIER Figure 3 : Exemples d’utilisation en mode automatique.


DES CHARGES
Souvent négligée (mais étape initiale Pour cette initiation, nous utiliserons Description générale
incontournable), la définition du cahier le plan minimum suivant :
des charges minimise les erreurs de “Le séquenceur SEQ4 permet de com-
conception et permet de “cadrer” pré- - Description générale muter l’une de ses quatre voies d’en-
cisément l’étendue de l’objet tech- - Spécifications fonctionnelles trée audio/vidéo vers la voie de sor-
nique final. Ce document peut revêtir - Spécifications techniques tie audio/vidéo. Pouvant fonctionner
plusieurs formes selon les habitudes - Spécifications esthétiques en automatique (sélection consécu-
du concepteur. - Définition du coût. tive des voies selon un inter valle de
temps prédéfini) ou en manuel (sélec-
tion de la voie à commuter à par tir
d’un ordinateur), SEQ4 s’introduit
dans un système de télésur veillance
multicaméra”.

La description générale a pour but de


définir le domaine d’application de l’ob-
jet ainsi que sa fonction à par tir de
quelques phrases simples.

Spécifications
fonctionnelles
Après cette description sommaire, les
spécifications fonctionnelles énoncent
toutes les fonctions du système. La
rigueur impose une décomposition en
deux grands groupes : les fonctions
principales et les fonctions secon-
daires. Associée à des schémas appe-
lés “Schémas fonctionnels” cette ana-
lyse permet aussi de définir les entrées
et les sorties de notre système.

Fonction principale
Figure 4 : Schéma fonctionnel Le schéma fonctionnel por té sur la
où sont représentées les fonctions secondaires. figure 1 représente la fonction princi-
pale.

ELECTRONIQUE 9 magazine - n° 8
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Fonction principale : commuter l’une siner un organigramme pour apporter de lisation de boîtier étanche. Les indica-
des quatre voies vers la voie de sortie, plus amples informations sur le fonc- tions lumineuses (appareil sous tension
chaque voie étant composée d’un tionnement du système. La figure 5 et la sélection de la voie) ainsi que de
signal audio et d’un signal vidéo. montre l’organigramme général de SEQ4. toutes les connexions d’entrées/sorties
(hormis la liaison vers l’ordinateur) seront
Fonctions secondaires portées sur l’avant du boîtier. L’arrière
La figure 4 présente le schéma fonc- Spécifications comprendra l’entrée du câble secteur
tionnel incorporant les fonctions secon- techniques ainsi que le connecteur pour la liaison
daires. vers le PC.
Dans cette par tie, le concepteur
Fonction secondaire 1 : appor te toutes les caractéristiques
Filtrage de la source audio pour une techniques de l’appareil. Définition du coût
amélioration de la qualité sonore.
Fonction secondaire 2 : Alimentation : secteur 230 V / 50 Hz Ce critère définit la faisabilité financière
Télégestion du système par un ordina- par cordon secteur. du projet ainsi que la qualité finale du
teur. Mise en fonctionnement du système produit. Pour notre application d’ama-
- En manuel : sélection de la voie à par interrupteur bipolaire ON/OFF. teur nous nous fixerons arbitrairement
commuter. Protection par fusible et écrêteur. un budget maximum 400 F (nous évi-
- En automatique : paramétrage du Classe de sécurité : I (terre obligatoire). terons les connecteurs plaqués or et
temps de séquencement. Entrées audio : ±1 volt max. par fiche les supports tulipes !).
Fonction secondaire 3 : RCA.
Mémorisation des paramètres de fonc- Entrée vidéo : vidéo composite 1 volt Voilà notre machine tout à fait
tionnement en mémoire non volatile / 75 ohms par fiche RCA. “ cadrée” ! Il ne reste maintenant plus
pour une utilisation ultérieure. Sor tie audio : ±1 Volt - filtrage entre qu’à réfléchir pour trouver la meilleure
Fonction secondaire 4 : 300 Hz et 3 kHz - connexion par fiche solution technique à ce cahier des
Bloc d’alimentation pour le fonction- RCA. charges. Mais avant cela, revenons à
nement général de la carte. Sortie vidéo : vidéo composite 1 volt / nos outils informatiques et intéressons-
- Entrées : 4 entrées audio / 4 entrées 75 ohms par fiche RCA. nous au logiciel qui a permis de réali-
vidéo / 1 entrée alimentation Liaison ordinateur : Protocole liaison ser tous les schémas présentés dans
- Sor ties : 1 sor tie audio / 1 sor tie série 9 600 bps par RS232. cette première partie.
vidéo / 4 indications lumineuses de la Indications lumineuses : Led rouges
voie utilisée. pour mise en ser vice. Quatre LED
- Liaison bilatérale : 1 connexion vers vertes pour indication de la voie active. LE LOGICIEL
un ordinateur. Mémorisation : mémorisation du mode “SMART DRAW”
de fonctionnement, du temps de
Quelquefois et sur tout dans les sys- séquencement et de la voie en cours. Téléchargeable à l’adresse http://
tèmes à microcontrôleur, on peut des- Température de fonctionnement : –10° www.smartdraw.com/freecopy.htm cet
à 50 °C. utilitaire graphique de 1,8 Mo possède
toutes les fonctions pour réaliser des
schémas blocs, organigrammes, illus-
Spécifications trations techniques, plans mécaniques,
esthétiques etc. Son installation reste très simple :
après le téléchargement, l’installation
Comme dans tout projet, consiste à exécuter le fichier chargé sur
les connaissances du le disque dur. Dès le lancement du pro-
milieu d’utilisation et du gramme, Smar t Draw demande le
devenir de l’appareil res- domaine d’application du nouveau gra-
tent fondamentales. En phique et configure automatiquement
effet, la réalisation ne les librairies en fonction du choix. Son
pourra aboutir si l’on utilisation intuitive permet, après
ignore les conditions d’uti- quelques minutes de maniement, de
lisations comme, par dessiner un graphique correct.
exemple, la température
ambiante, le degré d’hu- Nous avons particulièrement aimé les
midité, la sécurité requise, quelques points suivants :
le lieu d’installation, etc.
Toutes ces considérations - Gestion automatique de la taille du
détermineront “l’habillage” texte dans un cadre : Lorsque vous
de l’appareil. Dans notre créez un rectangle, le logiciel vous per-
cas, il conviendra d’utili- met d’y inscrire du texte en activant
ser un boîtier en plastique l’onglet “A” dans la barre d’outils. En
(on apporte la tension sec- plus du choix de positionnement du
teur sur la car te !) avec texte à l’intérieur du cadre, la taille des
une sérigraphie indiquant caractères peut être ajustée selon les
les diverses entrées/sor- dimensions fixes du cadre. Il est aussi
Figure 5 : Organigramme de fonctionnement ties et les caractéristiques possible d’imposer la taille des carac-
du séquenceur. de l’appareil. Une utilisa- tères et de demander un redimen-
tion en intérieur évite l’uti- sionnement automatique du cadre.

ELECTRONIQUE 10 magazine - n° 8
I N F O R M AT I Q U E

- Gestion de groupe et de couche : - Importation/Exportation de fichier


Lorsque vous dessinez, chaque élé- graphique : Smart Draw intègre des
ment ajouté (trait, rectangle, texte, etc.) conver tisseurs de fichiers gra-
est isolé et peut être sélectionné par phiques permettant d’ouvrir ou de
la souris. Lorsque le graphique devient sauver tout type standard : WMF,
important, il est nécessaire de “grou- PCX, BMP, TIF, GIF, JPG pour la ver-
per” plusieurs objets pour n’en former sion démo et en plus EPS, CGM,
qu’un. Ceci permet, en outre, de dépla- DXF, DWG, HGL, VSD, DRW, AI,
cer ou de redimensionner tout un CDR et PDF pour la version com-
ensemble du graphique. Pour cela, vous plète. Vous trouverez sûrement les
devez tout d’abord sélectionner avec formats qui vous intéressent.
la souris le premier élément à grouper,
puis en maintenant la touche “shift” Dans le pire des cas, vous pouvez
appuyée, sélectionner tous les autres toujours vous rabattre sur un copier/col- Pour les points négatifs, nous noterons
éléments à grouper. Pour finir, il faut ler à par tir d’une autre application. toutefois un manque de paramétrage
actionner la commande “Group” située Smart Draw convertit le presse-papiers de l’attraction des règles (il n’est pas
dans le menu “Arrange” (on remarquera en image WMF (Window Métafile) puis possible de désactiver la fonction !)
la commande “Ungroup” pour réaliser colle l’image sur le graphique. ainsi qu’une gestion des “zooms” peu
l’opération inverse). pratique.
- Librairies : Plusieurs librairies de
La gestion des “couches” est aussi un formes prédéfinies sont disponibles à Le mois prochain nous continuerons
élément important dès que le graphique par tir du menu “librairie”. Il est pos- cette réalisation en transformant ce
utilise plusieurs blocs imbriqués. En effet, sible d’en modifier leurs contenus ou cahier des charges en schéma élec-
grâce à cette option, on peut repousser de les personnaliser. Vous pourrez tronique (attention les neurones !),
un objet en arrière plan ou, au contraire, même trouver quelques ClipArt simples. plus connu sous le nom de “schéma
l’amener en premier plan. Ceci évite bien structurel”. Nous apprendrons aussi
souvent la “disparition” d’objet, caché - Extrémités des traits : Par ticulière- à simuler des fonctions de notre
tout simplement derrière un autre. Ces ment bien soigné, le tableau de ges- séquenceur à par tir d’un logiciel de
deux commandes sont accessibles dans tion des extrémités comporte un choix simulation téléchargé sur le web (bien
le menu “Arrange” puis “Bring to front” impor tant de formes dif férentes. sûr !).
et “Send to back” en ayant pris soin de Chaque forme peut être dessinée selon
sélectionner l’objet à déplacer. trois tailles différentes. ◆ M. A.

ELECTRONIQUE 11 magazine - n° 8
HI-FI

Un microphone
microphone
de scè
scène sans fil
sur 433 MHz

Ce microphone radio utilise, à la place des traditionnels quartz, des résonateurs à


ondes de surface (SAW). Tout comme son récepteur, il fonctionne dans la bande
des 433 MHz et peut être utilisé comme microphone de scène sans fil ou pour la
réception de confort d’un téléviseur ou d’une chaîne HI-FI. Bien entendu, il trouvera
également son utilité dans de nombreuses autres applications.

es petits modules subminiatures d’émetteur et Sur les figures 1 et 2, vous pouvez voir les dimensions réelles
de récepteur FM, utilisant des filtres SAW (réso- des deux modules ainsi que leurs caractéristiques techniques.
nateurs à ondes de surface), sont disponibles
dans le commerce mais leur documentation n’in- Nous allons, dans cet article, vous expliquer ce qu’il convient
dique pas si ce sont des modules HI-FI, ni quelles d’ajouter à ces modules, pour obtenir un excellent micro-
adaptations il faudrait faire pour obtenir une réponse linéaire phone-émetteur et son récepteur HI-FI.
entre 20 Hz et 20 kHz.

Par ailleurs, leur portée maximale, supposée atteindre 200 Schéma électrique de l’émetteur
ou 300 mètres, n’est jamais indiquée clairement. En fait
cette donnée est optimiste, car en réalité et dans des condi- Comme cela apparaît sur le schéma électrique de la
tions idéales, ils couvrent seulement 60 à 70 mètres. Cette figure 5, sur le module KM01.41 (voir IC3), nous avons
portée est plus que suffisante pour réaliser des microphones inséré, entre les broches 6 et 7, un filtre de préaccen-
radio pour des chanteurs, ou pour écouter sur un casque tuation, composé des résistances R14 et R15 et du
la sortie audio d’un téléviseur. condensateur C11, permettant d’obtenir un meilleur rap-
por t signal/bruit.
Ce microphone radio, peut également servir à des guides
touristiques pour permettre à tous les touristes d’un groupe, Pour éviter que l’émetteur ne demeure en émission per-
et en particulier aux plus éloignés, d’écouter les commen- manente, même en l’absence de sons ou de paroles, déchar-
taires et les explications de leur guide. geant ainsi rapidement la pile, nous l’avons muni d’un

ELECTRONIQUE 12 magazine - n° 8
HI-FI

squelch en utilisant deux circuits inté-


grés de type TS27M2 équivalents aux
TLC27M2 (voir IC1A/B et IC2A/B). Il
ne faut pas remplacer ces circuits inté-
grés par des TL082 sinon le montage
ne fonctionnera pas.

Commençons la description du cir-


cuit par la prise d’entrée du micro-
phone.
Figure 1 : Caractéristiques et Figure 2 : Caractéristiques et
photographie taille réelle du module photographie taille réelle du module
A cette entrée, vous pouvez connecter émetteur KM01.41. récepteur KM01.40.
un petit microphone préamplifié (micro
électret) et, pour l’alimenter, il est Dimensions = 40,6 x 26 mm Dimensions = 50,8 x 20 mm
nécessaire de positionner le petit cava- SAW d’émission = 433,8 MHz SAW de réception = 423,1 MHz
lier femelle sur le connecteur mâle J1 Largeur bande passante = 75 kHz Moyenne fréquence = 10,7 MHz
du côté marqué B-C. Bande audio = de 20 Hz à 25 kHz Bande audio = de 20 Hz à 25 kHz
Tension d’alimentation = de 11 à 13 environ
volts Tension d’alimentation = 3 volts
Si vous appliquez le signal BF prélevé Consommation en émission = Consommation en réception = 15 mA
sur la prise casque d’un téléviseur ou 15 mA Sensibilité = –100 dBm (environ 2
d’un amplificateur HI-FI sur cette entrée, Puissance fournie = + 10 dBm (10 microvolts)
le cavalier femelle sera positionné sur milliwatts) Impédance d’entrée HF = 50 ohms
le côté A-B de J1 afin d’éviter que la Impédance d’entrée = 10 000 ohms
Impédance de sortie HF = 50 ohms
tension positive de polarisation du
microphone, présente sur R2, n’at-
teigne la prise de la sortie TV ou celle
de l’amplificateur. seuse de l’amplificateur opérationnel de 10 kΩ, nous obtenons en pratique
IC1/B utilisé comme amplificateur un gain de :
Le trimmer R4, présent sur l’entrée, redresseur avec un gain d’environ 100.
ser t au réglage de la sensibilité du (1 000 : 10) + 1 = 101
microphone. Comme vous le savez déjà, le gain d’un
amplificateur opérationnel utilisant l’en- Ce gain élevé, permet d’obtenir en sor-
Le signal préamplifié, prélevé de la trée non-inverseuse d’un ampli opéra- tie une tension positive d’environ 12
broche de sor tie de IC1/A, est appli- tionnel se calcule avec la formule sui- volts. C’est cette tension qui sera trans-
qué sur la broche 4 du module émet- vante : mise à travers IC2/A et IC2/B et qui
teur IC3. ser vira à alimenter la broche 2 du
Gain = (R1 : R10) + 1 module émetteur IC3.
Le même signal BF, présent sur la sor-
tie de IC1/A, passe à travers le conden- Avec la résistance R1 valant 1 mégohm En fait, le module IC3, ne fonctionne
sateur C7 et rejoint la broche non-inver- (soit 1 000 kΩ) et la résistance R10 que lorsqu’une tension positive de 12

AMP 1 AMP 2
FM
x 20 x5
MODULATOR

1 2 3 4 5 6 7 9 13 15 16

+ 12 V

1 2 3 4 5 6 7 9 13 15 16

Figure 3 : Le petit émetteur doit être alimenté par Figure 4 : Schéma synoptique du module KM01.41 et
l’extérieur avec une tension de 12 volts, par contre, le indication de son brochage. Ne touchez pas le trimmer
coffret du récepteur dispose d’un compartiment pouvant placé sur le module, car vous déplaceriez la fréquence
contenir une pile de 9 volts miniature. d’émission.

ELECTRONIQUE 13 magazine - n° 8
HI-FI

ANTENNE

1 15

12 V C6 C8 C9 C12
IC3
R1 R5
4 16
R8 6 13
R4 IC1-B C11 9
2 2
C7 8 R14 5
1 5 1
C1 8 DS1 7 3
R2 3 7 3 2
4 R15
C3 IC1-A 6 R12
R3 C4 R9 IC2-A
J1 A
R11 R13
B
C R6
C2 R10 C10
5
7

ENTRÉE 6
4 R16
MICROPHONE
IC2-B
R7 C5 DL1

Figure 5 : Schéma électrique de l’étage émission que nous avons référencé LX.1388. Le petit cavalier J1 est positionné sur
B-C uniquement si vous utilisez un petit microphone électret visible sur la figure 7. Si vous utilisez un microphone classique,
il faut positionner J1 sur B-A.

Liste des composants volts par vient sur la


ALIMENTATION 12 V ENTRÉE
du LX.1388 broche 2. Dans le cas
DL1 MICROPHONE contraire, il n’émet pas et,
R1 = 22 kΩ de ce fait, ne consomme
R2 = 22 kΩ aucun courant.
K A
R3 = 4,7 kΩ
R4 = 1 MΩ trimmer Ainsi, dès que le micro-
R5 = 10 kΩ phone capte un quel-
R16 R6 = 8,2 kΩ conque signal BF, l’ampli-
R1 R7 = 1,8 kΩ ficateur opérationnel
C2
R2 C B A J1 R8 = 180 kΩ IC2/B permet la mise en
C1 R5 C3
R3 R9 = 68 kΩ marche de l’émetteur.
R6 R10 = 10 kΩ
R4
R11 = 1 MΩ Sur la sortie de l’amplifi-
R7
R12 = 10 kΩ cateur opérationnel
C12 C4
C5
R13 = 1 MΩ IC2/B, a également été
R12
R9 R14 = 22 kΩ câblée une LED (voir DL1)
R10 R11 C10
IC2 IC1 C6 R15 = 4,7 kΩ qui s’allume lorsque la
R13
DS1 R8
R16 = 1,2 kΩ tension de 12 volts est
C9 C11 C8 C7
C1 = 10 µF électrolytique présente.
R14 R15
C2 = 10 µF électrolytique
C3 = 22 nF polyester Pour alimenter ce micro-
C4 = 10 µF électrolytique phone radio, il est néces-
1 16 C5 = 10 µF électrolytique saire d’utiliser une tension
C6 = 15 pF céramique de 12 volts, qui peut être
C7 = 22 nF polyester obtenue en reliant en série
1 16
C8 = 100 nF polyester 8 piles de 1,5 volt (type
C9 = 100 nF polyester R6).
C10 = 22 µF électrolytique
IC3 C11 = 5,6 nF polyester Si vous pensez utiliser ce
C12 = 10 µF électrolytique microphone radio pour
DS1 = Diode 1N4150 écouter le son du télévi-
DL1 = Diode LED seur au casque, il sera
MODULE TX ANTENNE
IC1 = Intégré TS27M2CN alors plus avantageux
IC2 = Intégré TS27M2CN d’utiliser une petite ali-
IC3 = Module KM01.41 mentation secteur en
Figure 6 : Schéma d’implantation des mesure de fournir 12 volts
J1 = Cavalier
composants de l’étage émetteur. Les broches stabilisés (évidemment
du module KM01.41 sont insérées et soudées MICRO = Microphone préampl.
dans les trous présents en bas du circuit bien régulée et bien filtrée
Sauf spécification contraire, toutes les pour éviter les ronfle-
imprimé. résistances sont des 1/4 W à 5 %. ments).

ELECTRONIQUE 14 magazine - n° 8
HI-FI

Schéma Lorsque l’émetteur radio est actif, sur n’étant plus polarisée, la liaison collec-
électrique du récepteur la broche 18 nous avons une tension teur/émetteur est éliminée et le signal
positive. Ainsi, la base du transistor TR1 BF peut atteindre normalement la broche
Comme vous pouvez le voir sur le
schéma électrique de la figure 9, pour
réaliser ce récepteur, vous devez utili-
ser, outre le module KM01.40, un cir- MICROPHONE
cuit intégré amplificateur BF
TDA7052/B, un transistor PNP BC327 MASSE
ou BC328 et un régulateur intégré
78L05 nécessaire pour obtenir une ten-
CÂBLE BLINDÉ
sion de 3 volts à appliquer sur les
broches 1 et 19 du module récepteur.

Pour ceux qui objecteront que le régu-


lateur 78L05 stabilise la tension appli-
Figure 7 : Pour envoyer le signal microphonique sur l’entrée de l’émetteur,
quée sur son entrée à une valeur de 5 vous devrez utiliser une fiche mâle.
volts, nous répondons immédiatement
que sur la sortie de ce régulateur nous
avons une diode LED verte (DL1) qui
introduit une chute de tension de 2 volts,
RF AMP MIXER IF AMP 1 IF FILTER
c’est pour cette raison que le module
sera donc bien alimenté en 3 volts. 10,7 MHz
IF AMP 2

Il ne faut surtout pas remplacer cette


LOCAL BF AMP
diode LED de couleur verte par une LED 3 V. OSCILLATOR
de couleur rouge, car ces dernières n’in-
troduisent qu’une chute de tension de
1 2 3 7 10 11 DETECTOR 15 16 18 19 20
1,6 volt et, dans ce cas, le module serait
alimenté en 3,4 volts et non en 3 volts.
+3V
Le transistor TR1, relié à la broche 18
du module IC1, réalise la fonction de
MUTING (silence).

Lorsque l’émetteur est en pause, la


broche 18 de IC1 est reliée à la masse
à l’intérieur du module et, ainsi, la résis-
tance R3 polarise la base du transis-
1 2 3 7 10 11 15 16 18 19 20
tor TR1, qui est un PNP, ce qui le met
en conduction. Le collecteur transmet
le signal BF vers l’émetteur du tran- Figure 8 : Schéma synoptique du module récepteur KM01.40 et indication de
sistor l’empêchant ainsi d’atteindre la son brochage. Ne touchez pas au trimmer placé sur le module car vous pourriez
dérégler le module récepteur.
broche 2 de l’étage final IC2.

ANTENNE
SQUELCH DL1 S1
U IC3 E

R1 M 9V
19 1 C1 C2 C10 C11
3 15

IC1 TR1
E
R3 C9
B
20 18 R7
16 C8 SORTIE
R2 C3 C R8
B.F.
11
7
2 10 C5 C6
R4 1
2 8

VOLUME
IC2 CASQUE

C4 4 5
R5 3 6
R6 SORTIE
C7 CASQUE

Figure 9 : Schéma électrique de l’étage récepteur que nous avons référencé LX.1389. La prise de sortie BF doit être
utilisée pour relier un éventuel magnétophone ou un amplificateur de puissance externe.

ELECTRONIQUE 15 magazine - n° 8
HI-FI

Liste des composants


ANTENNE SORTIE
B.F.
SORTIE
CASQUE
DL1
du LX.1389
R1 = 10 kΩ pot. lin.
IC1 R2 = 10 kΩ
1 1 K A R3 = 10 kΩ
2 R4 = 4,7 kΩ
BOUTON
3
R5 = 100 kΩ
R6 = 1 MΩ pot. lin.
IC2 R6 + S1 VOLUME

C6
7 R5 R7 = 100 kΩ
C4 R8 = 1 kΩ
C1 = 10 µF électrolytique

C7
C5
10
11 R4
C9 C2 = 100 nF polyester
C8
C3 = 10 µF électrolytique
C11

IC3 R1 C4 = 4,7 nF polyester


15
16 R8 C10 C5 = 470 nF polyester
R2
SQUELCH C6 = 470 nF polyester
18 C3
19 R3 C7 = 100 nF polyester
20
C1 C8 = 10 µF électrolytique
20 C2
MODULE RX R7 TR1 9V C9 = 100 µF électrolytique
C10 = 10 µF électrolytique
C11 = 100 nF polyester
DL1 = Diode LED verte
PRISE PILE TR1 = Transistor PNP BC327
ou BC328
IC1 = Module KM01.40
IC2 = Intégré TDA7052B
IC3 = Régulateur MC78L05
S1 = Interrupteur sur R6

Figure 10 : Schéma d’implantation des composants de l’étage récepteur. Le Sauf spécification contraire, toutes
module KM01.40 est inséré dans le connecteur femelle préalablement soudé les résistances sont des 1/4 W
sur le côté gauche (voir figure 14). à 5 %.

2 de IC2. Ce circuit intégré gueur exacte de 16,5 centimètres


IC2 permet d’écouter au égale à 1/4 d’onde. Pour augmenter
casque le signal émis par légèrement la portée, il peut s’avérer
l’émetteur. Signalons toute- nécessaire d’utiliser un fil d’une lon-
fois que IC2 doit être obli- gueur de 3/4 d’onde, soit 49,5 centi-
gatoirement un TDA7052/B, mètres. Toutefois, pour certaines appli-
le suffixe “B” étant obliga- cations, cette longueur peut devenir
toire. Si vous le remplacez excessive.
par un TDA7052, le circuit
ne fonctionnera pas. Sur le récepteur, le fil d’antenne devra
avoir une longueur de 17 centimètres
Dans le récepteur, nous exactement, égale à 1/4 d’onde.
avons également prévu une
sortie supplémentaire, utile Mais, toujours dans le but d’augmenter
pour relier un magnéto- légèrement la portée du récepteur, il est
phone ou bien un amplifi- possible d’utiliser un fil d’une longueur
cateur de puissance de 3/4 d’onde, soit 51 centimètres.
externe.
Si vous utilisez des longueurs diffé-
Pour alimenter ce récep- rentes, la portée sera réduite car l’im-
teur, il faut utiliser une pédance de l’antenne ne sera plus
petite pile de 9 volts type adaptée sur la valeur de 50 ohms
6F22XC. requise par ces deux modules.

L’antenne Réalisation
Figure 11 : Voici comment se présente le
montage terminé de l’étage émetteur LX.1388. émettrice pratique de l’émetteur
Le trimmer disposé sur la droite du circuit et réceptrice
imprimé sert pour modifier et ajuster la Pour réaliser l’émetteur, il faut monter
sensibilité du microphone. La diode LED DL1,
peut, si vous le désirez, ne pas être montée sur
Sur l’émetteur, comme tous les composants visibles figure 6
le circuit. antenne, il faut utiliser un sur le circuit imprimé référencé LX1388.
morceau de fil d’une lon- Pour commencer, nous vous conseil-

ELECTRONIQUE 16 magazine - n° 8
HI-FI

Figure 13 : Après avoir soudé les broches du module


Figure 12 : Avant d’insérer le circuit imprimé à l’intérieur
KM01.41 sur le circuit imprimé, il faut le replier en “L”
du boîtier, il faut percer le petit panneau frontal pour
afin de pouvoir assurer la fermeture du couvercle du boîtier.
installer la prise d’alimentation, faire sortir la LED rouge
Le fil d’antenne est soudé sur le picot situé près du
et la prise pour le microphone.
condensateur C7 (voir figure 6).

lons d’insérer les deux supports pour En fait, pour que l’on puisse fermer le sentés figure 10 sur le circuit imprimé
les circuits intégrés IC1 et IC2 et après couvercle du petit boîtier en plastique, LX.1389.
en avoir soudé toutes les broches sur ce module devra être légèrement plié.
les pistes du circuit imprimé, de mon- Evidemment, si vous utilisez un boîtier Nous vous conseillons de commencer
ter toutes les résistances et le trimmer plus haut, vous pouvez le laisser dans le montage par la mise en place du sup-
R4. sa position verticale initiale. port pour le circuit intégré IC2. Après
avoir soudé toutes ses broches sur les
Après avoir terminé cette opération, Pour compléter le circuit, insérez la pistes du circuit imprimé, vous pouvez
insérez le petit connecteur J1 et pour- prise pour le microphone, qui n’est monter, sur la gauche, le connecteur
suivez le montage par la mise en place indispensable que dans le cas où vous femelle à 20 broches. Ce connecteur
des condensateurs en faisant atten- utilisez un microphone externe, ou est utilisé pour monter le module récep-
tion à la polarité des condensateurs bien, si vous désirez entrer un signal teur IC1.
électrolytiques. BF prélevé sur la prise casque d’un
téléviseur. Après avoir terminé cette opération,
Sur la gauche du support de IC1, pla- vous pouvez monter toutes les résis-
cez la diode DS1, en orientant son Pour le cas où vous utiliseriez un micro- tances et les condensateurs polyester.
repère de positionnement vers C10 phone préamplifié (micro électret) vous
comme cela est clairement indiqué sur pouvez agrandir le trou du panneau fron- Comme cela est indiqué sur le schéma
la figure 6. tal de manière à y faire entrer le corps d’implantation des composants, les
du microphone. trois condensateurs électrolytiques C1,
A ce point, vous pouvez insérer les cir- C2 et C3 doivent êtres montés hori-
cuits intégrés dans leur suppor t res- Bloquez ensuite le tout avec une goutte zontalement et non sans avoir correc-
pectif, en orientant leur repère détrom- de colle-contact ou autre et n’oubliez tement positionné leurs pattes qui sont
peur en forme de “U” vers le bas. pas de positionner le cavalier femelle polarisées.
du connecteur J1 sur la position B-C.
Vérifiez de bien avoir placé toutes les Poursuivez le montage par la mise en
broches en regard du suppor t car il Le curseur du trimmer R4, ne sera réglé place du transistor TR1, en orientant
arrive fréquemment que l’une d’elles qu’après avoir monté le récepteur, de la par tie plate de son boîtier vers la
se plie et ainsi n’établisse pas le façon à trouver la sensibilité désirée. gauche. Au-dessus de ce dernier, mon-
contact ou, pire, se rompe. tez le circuit intégré régulateur IC3 en
orientant la partie plate de son boîtier
Prenez ensuite le module émetteur IC3 Réalisation vers le condensateur électrolytique
et insérez-le dans les trous disposés pratique du récepteur C9.
en bas sur le circuit imprimé, sans tou-
tefois l’appuyer complètement contre Pour réaliser le récepteur, vous devez En haut à droite, montez la diode LED
le circuit imprimé. monter tous les composants repré- verte (DL1), en insérant la patte la plus

ELECTRONIQUE 17 magazine - n° 8
HI-FI

longue dans le trou de cez ensuite le potentiomètre qui règle


gauche indiqué “A” le squelch (R1).
(anode). Si la LED n’est
pas montée correctement, Sur l’axe de ces potentiomètres, il
non seulement elle ne s’al- convient de placer les deux boutons
lumera pas, mais le en forme de disques crantés.
module IC1 ne sera pas
alimenté. Procédez à la mise en place de IC2
dans son support, en prenant bien soin
Près de la diode DL1, ins- de respecter le sens de son repère en
tallez les deux prises de forme de “U” qui sera dirigé vers la
sor tie BF. Celle située à gauche.
droite vous ser vira pour
relier le casque et celle de Prenez ensuite le module récepteur,
gauche pour prélever un insérez-le dans le connecteur 20
signal à appliquer à un broches et pliez-le avec soin afin que
magnétophone ou bien à vous puissiez refermer le couvercle du
l’entrée d’un amplificateur boîtier sans difficultés.
de puissance. Cette der-
nière est bien pratique Comme vous pouvez le voir sur le
pour une utilisation du schéma pratique de câblage de la
microphone radio par des figure 10, les broches 1, 2 et 3 doi-
chanteurs ou des musi- vent êtres insérées dans la par tie
ciens. haute du connecteur et les broches
18-19-20 dans la par tie basse du
Figure 14 : Voici comment se présente l’étage
récepteur LX.1389 une fois terminé. Sur les deux En dernier, montez le connecteur.
axes des potentiomètres insérez les deux boutons potentiomètre de volume.
crantés. Sur la gauche du circuit imprimé sera Il est équipé d’un inter- Le boîtier en matière plastique étant
soudé le connecteur 20 broches femelles pour rupteur de mise en livré non usiné, vous devrez pratiquer
le montage du module de réception. marche (voir R6 + S1). Pla- trois petits trous circulaires à l’aide

Figure 16 : Les broches du module récepteur KM01.40


Figure 15 : Avant de mettre le circuit imprimé en place
sont insérées dans le connecteur femelle à 20 broches
dans le boîtier, vous devez percer et découper ce dernier
disposé sur le circuit imprimé. Ce module sera également
en vous inspirant de la figure 17 dans laquelle vous
replié en “L” avec les composants dirigés vers le haut,
trouverez toutes les dimensions des perçages et découpes.
comme cela peut se voir sur la photographie.

ELECTRONIQUE 18 magazine - n° 8
HI-FI

52 mm
39 mm

76 mm 20 mm 26 mm

47 mm 20 mm 16 mm

Ø 3 mm Ø 7 mm Ø 7 mm Ø 2 mm 9 mm

Figure 17 : Plan d’usinage du boîtier plastique. Pour les découpes utilisez une lime plate et fine.

d’un foret de diamètre approprié sur le petit côté qui devien- Où trouver les composants ?
dra ainsi la face avant. Pour ce faire, repor tez-vous aux
cotes données dans la figure 17. La liste des composants étant fournie, vous pouvez vous
approvisionner, de préférence, auprès de nos annonceurs.
Cette opération ne présente aucune difficulté étant donné Un kit complet est disponible.
la matière utilisée pour le boîtier.
Les circuits imprimés double face à trous métallisés, les
Sur le côté du boîtier, il faut faire apparaître les deux bou- modules KM01.40 et KM01.41 sont également disponibles
tons crantés des potentiomètres. Pour cela il faut pratiquer séparément. Voir publicités dans la revue.
deux découpes (voir figure 17) en se reportant aux cotes ◆ N. E.
indiquées sur le dessin. Pour ces découpes, il faut procé-
der de la façon suivante :

A l’aide d’une lame de scie à métaux, pratiquez quatre entailles


verticales sur le rebord du coffret aux dimensions indiquées.
Pliez à plusieurs reprises d’avant en arrière les deux par-
ties centrales et, après la rupture, finissez les découpes à
l’aide d’une petite lime fine.

+V 7 6 5

Vcc 1 8 SORTIE
ENTRÉE 2 7 n.c.
MASSE 3 6 MASSE
VOLUME 4 5 SORTIE

1 2 3 -V
TDA 7052 B
TS 27M2 CN

B M

E C E S

BC 327-BC 328 MC 78L05

M M

MICROPHONE

Figure 18 : Connexions des deux circuits intégrés


TS27M2/CN et TDA7052/B vus de dessus, du transistor
BC327 équivalent au BC328 et du régulateur MC78L05
vus de dessous.
Lorsque vous souderez le câble blindé sur les pattes du
microphone, rappelez-vous que la patte de masse est
celle qui se trouve en contact avec le corps métallique
du microphone.

ELECTRONIQUE 19 magazine - n° 8
SATELLITES

Voici la fin de la description du scanner de réception audio/vidéo.


Vous trouverez dans cette partie tous les éléments nécessaires
à sa réalisation. Bien entendu, ce récepteur satellite,
accompagné d’une parabole portable, peut également servir
de téléviseur d’appoint pour la maison de vacances, le camping,
le caravaning ou le mobile-home !

La partie alimentation La tension de la


batterie, que
Pour alimenter notre scanner, trois nous récupérons
tensions sont nécessaires : une de après le fusible
25 volts, une de 12 volts et une F1, est appliquée,
de 5 volts, que nous prélevons à travers le diviseur
du secondaire de l’étage ali- formé par R58 et
mentation composé de IC1, R59, sur la broche 19
MFT1 et T1. du microcontrôleur qui
l’utilise pour faire appa-
Cet étage, alimenté à l’aide raître sur l’afficheur LCD
d’une batterie de 12 volts, l’inscription « LOBATT »,
est une alimentation à lorsque la tension de la
découpage stabilisée en batterie descend sous le
tension, qui fonctionne sur une fréquence de 40 kHz. seuil des 9,5 volts. Cette alerte nous avise qu’il est temps
de penser à la recharge.
Par le fait que nous ayons utilisé une batterie étanche de
12 volts 3 ampères, sachant que le circuit complet Pour ceux qui voudraient se ser vir de ce scanner comme
consomme environ 1 ampère, nous aurons une autonomie d’un récepteur pour satellites TV, nous conseillons de le
d’environ 3 heures, ce qui est plus que suffisante pour ins- connecter à une petite alimentation stabilisée en mesure
taller dans le courant de journée 2 ou 3 paraboles ! de fournir 12 volts sous 2 ampères plutôt que d’utiliser la
batterie interne qu’il faudra recharger au bout de 3 ou 4
En série, sur le positif de l’alimentation, nous avons ins- heures.
tallé une simple protection composée du fusible F1 et le la
diode DS1. Ainsi, si par erreur nous inversons la polarité Quant aux installateurs qui veulent utiliser le scanner de
de la batterie, le fusible sautera. Nous n’avons pas placé nombreuses heures consécutives, nous leur suggérons de
la diode DS1 en série sur le positif de l’alimentation, pour recharger la batterie chaque soir pour ne pas se trouver, le
éviter la chute de tension d’environ 0,7 volt qu’elle provo- jour suivant, sur un toit et au beau milieu d’un réglage, avec
querait. une batterie déchargée !

ELECTRONIQUE 22 magazine - n° 8
SATELLITES

Figure 16 : Photo de la platine LX.1415 équipée de tous ses composants. Notez la surface de masse sur la zone centrale
du circuit imprimé. Pour relier cette platine à la platine afficheur, il faut utiliser le petit câble en nappe, fourni dans le kit,
équipé d’un connecteur à chacune de ses extrémités.

Figure 17 : Photo de la platine LX.1415/B vue du côté Figure 18 : Photo de la platine LX.1415/B vue du côté
où sont installés le circuit intégré IC9, le connecteur où sont fixés l’afficheur, les quatre boutons poussoirs
CONN.1 et les deux potentiomètres. et les trois inverseurs.

Le chargeur de batterie ne doit être teur noir et blanc. En choisissant cette Réalisation pratique
relié au scanner que lorsque celui-ci solution, vous pourrez réduire le coût
est éteint. de la réalisation de quelques centaines Pour réaliser ce scanner pour satellites
de francs, sachant que vous pourrez TV, il faut deux circuits imprimés double
Pour terminer, ajoutons que ce scan- toujours acquérir un moniteur couleur face à trous métallisés référencés
ner fonctionne également avec un moni- par la suite. LX.1415 et LX.1415/B. Ces circuits

ELECTRONIQUE 23 magazine - n° 8
SATELLITES

Figure 19 : Sur le fond du coffret, fixez la


platine LX.1415 et sur la face avant, la
platine de l’afficheur et du moniteur LCD
couleur. La batterie d’alimentation est fixée
sur le panneau arrière, en utilisant un cadre
métallique que vous trouverez dans le kit.

Figure 20 : Le petit haut-parleur est fixé


sur le couvercle du coffret au moyen de
deux pièces métalliques échancrées pour
épouser le profil du haut-parleur.

sont, bien entendu disponibles. Consul- Ne rigolez pas, ça nous est arrivé ! Il Après les diodes, vous pouvez mettre
tez les publicités dans la revue. faut, d’ailleurs, faire ce contrôle chaque en place les transformateurs moyenne
fois qu’il faut souder un grand nombre fréquence. MF1 a un noyau de couleur
Sur le circuit le plus grand (LX.1415), de pattes, comme sur les supports de rose et MF2 a un noyau de couleur verte.
il faut monter tous les composants circuits intégrés ou les divers connec-
visibles sur la figure 15. Sur celui de teurs. Près de MF1, insérez le filtre céramique
dimensions inférieures (LX.1415/B), FC1.
l’afficheur, les quatre boutons pous- Vous pouvez maintenant insérer toutes
soirs, les trois inverseurs et les deux les résistances, en vérifiant attentive- Montez ensuite toutes les inductances
potentiomètres. ment le code des couleurs peint sur haute fréquence JAF sans oublier de
leur corps afin d’éviter de commettre contrôleur la valeur notée sur leur
une erreur. corps :
Montage - sur JAF1, de 47 microhenrys, est mar-
de la platine Après les résistances, insérez tous les qué le nombre 47,
LX.1415 condensateurs céramique et polyester. - sur JAF2, de 56 microhenrys, est mar-
qué le nombre 56,
Si vous commencez le montage par le Poursuivez le montage en mettant en - sur JAF5, de 2,2 microhenrys, est mar-
circuit imprimé LX.1415 (voir figure 15), place toutes les diodes avec un corps qué le nombre 2.2,
nous vous conseillons d’insérer en pre- en plastique. Comme vous pouvez le - sur JAF3, JAF4 et JAF6, de 10 micro-
mier lieu les 7 supports pour circuits voir sur la figure 15, la bague blanche henrys, est marquée le nombre 10,
intégrés ainsi que le connecteur de repère de la diode DS1 est dirigée - sur JAF7, de 22 microhenrys, est mar-
« CONN. 1 » en orientant vers le bord vers le haut, celle de la diode DS2, vers qué le nombre 22.
du circuit le côté compor tant la le bas et celle des diodes DS3 et DS4
découpe. vers la droite. Près du support de IC8 insérez, en posi-
tion horizontale, le quar tz de 8 MHz
Après avoir soudé toutes les broches La diode varicap DV1, située près de (XTAL) en le bloquant sur la piste de
sur les pistes, il est conseillé de pro- l’inductance JAF5, est positionnée de masse du circuit imprimé avec une
céder à un petit contrôle, car il arrive manière à ce que la bague de repère goutte de soudure mais sans sur-
parfois d’oublier de souder une broche. soit dirigée vers le condensateur C41. chauffer.

ELECTRONIQUE 24 magazine - n° 8
SATELLITES

NORMAL

NORMAL

MIRROIR
CONTRASTE
CONTRASTE
COULEUR
COULEUR

LUMINOSITÉ
LUMINOSITÉ
SIGNAL SIGNAL
GND GND

GND GND
+ 12 V + 12 V

Figure 21 : Les quatre fils qui sortent sur la droite du moniteur LCD, sont reliés aux quatre picots situés sur la platine
LX.1415, sous le condensateur C32 (voir figure 16), en veillant à ne pas les inverser. Les trimmers, situés au-dessus des
sorties du moniteur, servent à retoucher le contraste, la couleur et la luminosité.

Figure 22 : Photo du moniteur LCD et de la platine LX.1415/B déjà fixés sur la face avant.

Figure 23 : Pour fixer le moniteur LCD et la platine LX.1415/B, il faut utiliser des entretoises métalliques mâle-femelle
que vous trouverez dans le kit (voir dessin de la figure 24).

Près du condensateur électrolytique Les composants suivants, que nous des composants représenté figure 15
C52 et de la résistance R54, située vous conseillons de monter, sont les ainsi que sur la sérigraphie du circuit
près du tuner Sharp, soudez le picot FET et les autres transistors. Après imprimé. Souvenez-vous du truc pour
TP1, qui servira pour régler l’audio. avoir lu leur référence sur leur boîtier, souder les transistors bien droits sur
il faut les mettre en place dans le bon le circuit imprimé : soudez d’abord une
Des picots sont également à souder sens. Le boîtier de ces composants est patte, retournez le circuit et mettez bien
dans les trous d’où partent les câbles en forme de demi-lune, il faut toujours droit votre transistor, revenez au circuit
des potentiomètres, des prises audio- orienter le côté plat comme cela est imprimé et soudez les deux pattes res-
vidéo et du haut-parleur. indiqué sur le schéma d’implantation tantes.

ELECTRONIQUE 25 magazine - n° 8
SATELLITES

CIRCUIT LX 1415 B MONITEUR LCD


ÉCROU

GOUJON
ENTRETOISE FILETÉ FACE AVANT

Figure 24 : Sur la face avant sont fixés des goujons filetés qui servent à visser les entretoises métalliques. Sur la partie
mâle des entretoises, il faut insérer la platine LX.1415/B et le châssis du moniteur LCD. Le tout est maintenu en place par
de petits écrous.

Vous pouvez maintenant monter tous pas se placer correctement dans les R61 et les deux condensateurs C65-
les condensateurs électrolytiques, en trous du support. C66.
prenant soin de bien insérer la patte
la plus longue, correspondant au posi- Comme vous l’avez constaté, le mon- Les deux potentiomètres R56 et R39
tif, dans le trou marqué « + ». Dans le tage de cet appareil ne présente pas sont également montés sur ce circuit
schéma d’implantation des compo- de grandes difficultés, car même sur imprimé, mais avant de les fixer, il faut
sants, C20 n’apparaît pas car il se le circuit imprimé, vous disposez d’une raccourcir leur axe à 18 mm (voir
trouve derrière le tuner Sharp ; par sérigraphie complète de chaque com- figure 14).
contre, sur la sérigraphie du circuit posant avec la représentation de sa
imprimé, il est bien représenté. forme et l’identification dans la liste Le montage terminé, insérez le circuit
des composants. intégré IC9 dans son support, en orien-
A ce stade, il ne reste plus à monter tant le repère-détrompeur vers le
sur le circuit imprimé, que les trois bor- condensateur 66, non sans avoir véri-
niers et le porte-fusible.
Montage fié le parfait positionnement de toutes
de la platine ses broches sur le support.
Sur la gauche, installez le MOSFET LX.1415/B
MFT1 et le circuit intégré IC3, lesquels, Avant d’installer l’afficheur dans ses
comme vous pouvez le voir sur le Après avoir terminé le montage de la deux connecteurs, il faut vérifier sur
schéma d’implantation des compo- platine de base, prenez le second cir- quel côté est placé le repère détrom-
sants de la figure 15, sont fixés en cuit imprimé référencé LX.1415/B (voir peur, car si celui-ci est mal monté,
position horizontale sur un petit dissi- figures 13 et 14) et montez tous les aucun affichage n’apparaîtra.
pateur en aluminium anodisé noir. composants.
Ce repère détrompeur est matérialisé
A proximité du MOSFET MFT1, fixez le Pour commencer, nous vous conseil- par une petite protubérance sur le verre
transformateur d’alimentation T1 et, lons d’insérer le support pour le circuit ou bien par un signe < sur le cadre
en haut à droite, insérez le tuner Sharp intégré IC9 et le connecteur CONN.1, interne (voir figure 14).
et soudez toutes ses broches, y com- en orientant le côté où se trouve la
pris les deux broches de masse, sur découpe vers le haut, comme cela est
les pistes du circuit imprimé. visible sur la figure 13. Montage dans le coffret
Il faut à présent insérer les différents Insérez ensuite, sur le côté opposé, Les deux circuits imprimés sont fixés
circuits intégrés dans leur support res- les deux connecteurs femelles à à l’intérieur du coffret plastique (voir
pectif, en orientant leur repère-détrom- 20 broches, en barrette sécable, que figure 19). Fixez le circuit imprimé
peur vers la gauche, à l’exclusion de vous utiliserez comme suppor t pour LX.1415 sur le fond du coffret, à l’aide
IC8, dont le repère-détrompeur est l’afficheur LCD. de 4 vis.
dirigé vers le haut.
Prendre ensuite les trois inverseurs à Sur le couvercle du coffret, fixez le haut-
Avant d’enfoncer complètement les cir- levier S1, S2 et S3 et, après avoir parleur avec les deux petites plaques
cuits intégrés dans leur support, contrô- appuyé à fond leurs trois broches dans d’aluminium comme vous pouvez le voir
lez que toutes les broches se trouvent les trous du circuit imprimé, soudez- en figue 20.
en face de leur orifice respectif car si les sur les pistes.
une ou plusieurs de ces broches sont Sur la face avant, il faut visser les entre-
écar tées, elles pourraient se tordre Insérez ensuite les quatre boutons pous- toises métalliques fournies dans le kit
sous la pression ou, en tout cas, ne soirs P1, P2, P3 et P4, la résistance (voir figure 24).

ELECTRONIQUE 26 magazine - n° 8
SATELLITES

Figure 25 : Après avoir


fixé, sur la face avant, le
moniteur LCD couleur et
la platine LX.1415/B, il
faut connecter cette
dernière à la platine
LX.1415, en insérant,
dans les deux
connecteurs CONN.1, les
connecteurs femelles
sertis sur le câble en
nappe.

Sur ces entretoises, fixez le circuit enter dans la prise péritélévision de En déplaçant l’inverseur « FREQ » (S3)
imprimé de l’afficheur LX.1415/B et le votre téléviseur couleur (voir figure 4). sur « AUDIO », vous verrez apparaître
moniteur couleur LCD. sur l’afficheur, la fréquence de la por-
Toujours sur le panneau arrière, fixez teuse audio. Cette fréquence peut varier
Pour serrer les entretoises de 12 mm la prise pour le chargeur de batterie. de 6,10 à 8,88 MHz, en tournant le
de longueur, il faut utiliser une clé-tour- Avant de raccorder cette prise au bor- bouton du potentiomètre « FREQ.
nevis de la bonne dimension, que l’on nier du circuit imprimé vérifiez, après AUDIO» (R39) disposé sur la face avant.
trouve dans toutes les quincailleries. y avoir inséré une fiche mâle reliée au
chargeur, sur laquelle de ses deux Après avoir syntonisé un émetteur, si
Après avoir fixé le circuit imprimé bornes sort la tension positive. vous tournez lentement le bouton de
LX.1415/B sur le panneau, soudez les ce potentiomètre de façon à lire sur
câbles blindés aux bornes des poten- La liaison entre les circuits imprimés l’afficheur 6,50 MHz environ, vous pou-
tiomètres, en reliant la tresse de blin- LX.1415 et LX.1415/B est assurée par vez écouter l’audio.
dage aux bornes disposées en haut du le câble en nappe à 10 conducteurs,
potentiomètre comme indiqué sur la terminé à chaque extrémité par une Cer tainement que le son reçu, sera
figure 13. prise déjà sertie, reliant entre eux les faible ou distordu car les noyaux de
deux connecteurs CONN.1. MF1 et MF2 n’ont pas encore été
Sur les deux picots qui sortent près de réglés.
l’inverseur S1 (figure 13 en bas à Toutes les liaisons terminées et véri-
droite, au-dessus du potentiomètre fiées, fixez la batterie sur la face arrière Pour régler le noyau de MF1, il faut
R39), soudez le câble bifilaire dont l’ex- du coffret en utilisant le cadre métal- relier les pointes de touche d’un mul-
trémité est reliée au bornier situé sur lique fourni dans le kit. timètre, positionné en voltmètre sur
le côté droit du porte-fusible F1 (figu- l’échelle 10 volts en tension continue,
re 15 en haut à gauche). entre le picot TP1 (situé près de C52
Réglages et R54) et une masse. La pointe de
Après avoir glissé le panneau dans les touche à relier à la masse, peut éga-
guides du coffret, soudez les extrémi- Reliez ce scanner à une parabole déjà lement être appuyée sur le boîtier
tés des câbles blindés sur les picots convenablement orientée vers un satel- métallique du tuner, lui-même étant
situés à proximité de IC6 et IC7 (voir lite. Placez l’inverseur « FREQ » (S3) sur relié à la masse.
figure 15). la position « VIDEO ». En appuyant sur
les poussoirs P1 ou P2 marqués « FRE- Avec un tournevis d’alignement, tour-
Quand vous soudez les extrémités des QUENCY », vous vous syntoniserez suc- nez le noyau de MF1 jusqu’au moment
fils qui sor tent du moniteur couleur cessivement sur tous les émetteurs TV où vous lirez la tension maximale sur
LCD, rappelez-vous que le fil rouge (ali- transmis par ledit satellite. le voltmètre qui sera d’environ 3,5 à
mentation 12 volts) est soudé sur la 4 volts.
broche de gauche (voir figure 15) et Chaque fois que vous vous arrêterez
que le fil opposé, qui est celui du signal sur une émission, vous verrez, sur le Ensuite, tournez le noyau de MF2, jus-
vidéo, est soudé sur la broche de moniteur, apparaître les images trans- qu’au moment où vous recevrez un son
droite. mises. parfaitement clair et sans aucune dis-
torsion.
Sur le panneau arrière, sont fixées les Comme vous pourrez le noter, la valeur
deux prises de sorties audio-vidéo pour de la fréquence qui entre dans le tuner Si, après avoir ef fectué ces régla-
un éventuel moniteur externe ou pour Sharp apparaîtra sur l’afficheur. ges vous tournez lentement le poten-

ELECTRONIQUE 27 magazine - n° 8
SATELLITES

tiomètre « FREQ. AUDIO » sur les Pour rechercher la position d’un satel- moment où la parabole sera orienté
fréquences des autres por teuses, lite, il faut d’abord mémoriser la figure vers un satellite et qu’un émetteur sera
sur 7,02, 7,20 MHz ou bien sur de bruit du LNB en procédant de la reçu.
7,38, 7,56 MHz, vous entendrez le manière suivante :
même signal audio ou de la musi- 4 – Dès qu’un émetteur est reçu, le
que ou une langue différente par rap- 1 – Lorsque la parabole n’est encore scanner s’arrête automatiquement. Sur
por t à celle qui est transmise sur orientée vers aucun satellite, avant d’al- le moniteur couleur LCD une image
6,50 MHz. lumer le scanner, déplacez l’inverseur apparaît et l’afficheur indique la valeur
« SCAN » (S2) en position “ON”. de sa fréquence.
Après avoir constaté que tout fonc-
tionne convenablement, vous pouvez 2 – Allumez le scanner. Sur l’afficheur 5 – En appuyant de nouveau sur P1 et
fermer le coffret. vous verrez apparaître les signes “– –”, P2, le scanner s’arrêtera sur le second
lesquels, après quelques secondes, émetteur transmis par le satellite.
disparaîtront pour laisser place à la
Les derniers conseils valeur d’une fréquence. 6 – Quand apparaît une image sur le
moniteur, vous pourrez la syntoniser
Le scanner étant dans la plupart des 3 – Déplacez l’inverseur « FREQ. » (S3) plus finement en appuyant soit sur le
cas utilisé près de la parabole, il faut en position « VIDEO » et appuyez simul- bouton poussoir P1 soit sur P2.
se procurer un morceau de câble tanément sur les poussoirs P1 et P2.
coaxial d’une longueur d’environ deux Sur l’afficheur vous verrez que la fré- Comme nous l’avons déjà expliqué plus
mètres sur lequel vous installerez une quence partant d’un minimum d’envi- avant, pour rechercher un satellite, il
prise de type “F” à chaque extrémité. ron 870 MHz atteindra la valeur maxi- suffit de déplacer la parabole dans le
male de 1 985 MHz, puis repartira de sens horizontal ou ver tical jusqu’au
Ce câble ser vira à relier la sor tie du nouveau de 870 MHz. Cette scrutation moment où le scanner fera apparaître
LNB à l’entrée du tuner Sharp. de la bande se répétera jusqu’au une image sur le moniteur.

Figure 26 : Pour trouver un satellite, il suffit de déplacer la parabole dans le sens horizontal, puis dans le sens vertical,
jusqu’au moment où le scanner fera apparaître une image sur l’écran du moniteur. Si l’image est pleine de bruit, déplacez
la parabole de quelques millimètres dans le sens horizontal ou vertical jusqu’au moment où les images seront de qualité
parfaite.

Figure 27 : Si dans la recherche d’un satellite vous voulez que le scanner s’arrête automatiquement sur le premier émetteur
qu’il parvient à syntoniser, avant de l’allumer et avant d’avoir pointé la parabole vers un satellite, déplacez l’inverseur
« SCAN » (S2) sur « ON ». Mettez ensuite le scanner sous tension. Sur l’afficheur apparaîtront deux petites lignes “– –“ et,
après quelques secondes, la fréquence d’accord s’affichera. En appuyant simultanément sur P1 et P2, dès que le récepteur
capte un signal vidéo, vous verrez l’image sur le moniteur.

ELECTRONIQUE 28 magazine - n° 8
SATELLITES

Après avoir trouvé le satellite, pour posi- Le moniteur les couleurs ayant une meilleure défi-
tionner la parabole de façon parfaite, couleur LCD nition que sur un film ou sur du studio,
soit dans le sens horizontal, soit dans vous apprécierez mieux la réaction des
le sens vertical, il suffit de la déplacer Les moniteurs LCD n’ont pas la défi- réglages.
de quelques millimètres jusqu’à la dis- nition élevée des tubes cathodiques
parition complète, sur l’image, de tous traditionnels. Le petit inverseur à glissière, situé au-
les points générés par le bruit. C’est la raison pour laquelle une petite dessus de ces trimmers, doit être posi-
différence sera toujours remarquable, tionné vers le haut, car s’il était placé
spécialement dans la gamme des vers le bas vous verriez des images
Note rouges. inversées comme dans un miroir.
importante
Sur le moniteur LCD, vous avez trois Cet inverseur peut être utile unique-
Si vous déplacez l’inverseur « SCAN » petits trimmer situés latéralement. Ils ment dans le cas où vous voudriez pla-
(S2) en position « ON » lorsque la para- permettent de doser la couleur, la lumi- cer en face du moniteur un miroir posi-
bole est déjà dirigée vers un satellite nosité et le contraste (voir figure 21) tionné avec un angle de 45°.
et que vous allumez le scanner, vous que le constructeur a déjà réglés sur
verrez apparaître les signes “– –” sur les valeurs idéales. Nous vous conseillons de relire avec
l’afficheur. Après quelques secondes attention l’article « Comment bien uti-
la scrutation démarrera en faisant appa- Avant de retoucher ces trimmers, cher- liser un moniteur LCD couleur » paru
raître rapidement tous les émetteurs chez à vous syntoniser sur un émetteur dans le numéro 6 de la revue,
que vous pourrez capter. En pratiquant qui transmet des dessins animés car, pages 54 et suivantes.
ainsi, vous mémorisez, non pas la
figure de bruit du LNB, mais le signal
maximal de ces émetteurs. Lorsque
vous appuierez sur P1 et P2, le scan- 40 21
ner ne s’arrêtera sur aucun émetteur
Figure 28 : Disposition des
car vous aurez mémorisé un niveau de
broches de l’afficheur LCD utilisé
seuil égal à celui desdits émetteurs ! 1 2 3 4
dans le scanner.
LOBAT
Comme repère de
En effet, ce n’est que si vous allumez RIF. dp4 positionnement, sur le côté de
le scanner, lorsque la parabole n’est l’afficheur vous voyez un petit
dirigée vers aucun satellite, que vous dp1 dp2 dp3
bossage sur le verre (côté
mémoriserez le seuil du niveau de bruit gauche) ou bien un petit signe
“<” sur le cadre interne de
du LNB. Partant de là, tous les signaux l’afficheur (voir figure 14).
vidéo qui dépasseront ce niveau de 1 20
seuil seront en mesure d’arrêter le S 5018
scanner.

ELECTRONIQUE 29 magazine - n° 8
SATELLITES

+V 7 6 5 VCC 15 14 13 12 11 10 9

QD QC QB QA
R CK B
R U E
F-F CK R S
Q R
QA QB QC QD E C
GND 2 3 4 1 2 3 4 5 6 7 GND G D
BC 328
BC 547 J 310 LM 317
NE 555 74 HC 4520

GND 1 40 BIT 18
BIT 17 2 39 BIT 19 IF IN 1 16 N.C.
BIT 16 3 38 BIT 20 BYPASS 2 15 AGC OUT
BIT 15 4 37 BIT 21 PB0 1 28 PCO BYPASS 3 14 GND
BIT 14 5 36 BIT 22 GND 4 13 µA
PB1 2 27 PC1
BIT 13 6 35 BIT 23 MUTE IN 5 12 MUTE OUT G D S
Vpp 3 26 PC2
BIT 12 7 34 BIT 24 BF OUT 6 11 Vcc
BIT 11 8 33 BIT 25 PB2 4 25 PC3 AFC OUT 7 10 BIAS REF.
BIT 10 9 32 BIT 26 PB3 5 24 PC4 IF OUT 8 9 QUAD. IN
BIT 9 10 31 BIT 27 PB4 6 23 NMI
BIT 8 11 30 BIT 28
BIT 7 12 29 BIT 29
PB5 7 22 RESET TCA 3089 P 321
PB6 8 21 OSC. OUT.
BIT 6 13 28 BIT 30
BIT 5 14 27 BIT 31 PB7 9 20 OSC. INP.
BIT 4 15 26 BIT 32 PA0 10 19 PA7
BIT 3 16 25 DATA EN Vcc 11 18 PA6
BIT 2 17 24 BP IN COMPENSAZIONE 1 8 REG. RIPPLE Vcc 1 8 OUT
GND 12 17 PA5
BIT 1 18 23 BP OUT REG. GUADAGNO 2 7 REAZIONE IN 2 7 N.C.
PA1 13 16 PA4
OSC. 19 22 DATA IN 3 6 Vcc GND 3 6 GND
+ Vcc 20 21 CLOCK PA2 14 15 PA3 GND 4 5 OUT VOLUME 4 5 OUT

MM 5452 EP 1415 TBA 820M TDA 7052 B

Figure 30 : Les brochages des circuits intégrés utilisés dans ce projet, vus de dessus. Uniquement pour les transistors
BC328, BC547 et pour le FET J310 ces brochages sont vus de dessous. Pour ce qui concerne le régulateur LM317 et le
transistor P321 (équivalent au MMP3055) les brochages sont vus de face. Le brochage des deux circuits intégrés UC3843
et NE602 est reproduit sur la figure 11.

Voici la modif à apporter au scanner TV pour recevoir le


son sur les satellites TELECOM 2A et 2B :
- Insérer une capacité de 4,7 pF en parallèle sur la diode
varicap DV1. Ceci a pour conséquence de pouvoir régler
la fréquence d'accord de la sous-por teuse son de
5,75 MHz à 7,9 MHz (la sous-porteuse son de TELECOM
2A et 2B étant de 5,8 MHz).

La position des satellites


Donner la position des satellites serait un travail de titan,
bien inutile par ailleurs ! Nous vous recommandons de lire
notre confrère « TELE Satellite » qui offre chaque mois, dans
un cahier central, près d’une vingtaine de pages de tableaux
de tous les satellites que l’on peut capter en France.

Où trouver les composants


Vous pouvez acquérir les circuits imprimés double face à
trous métallisés (LX.1415 - LX.1415/B) et le microcontrô-
leur (EP.1415) séparément. Un kit complet LX.1421 est éga-
lement disponible. Voir publicités dans la revue.

◆ N. E.

ELECTRONIQUE 30 magazine - n° 8
VIDÉO

Un systè
système de fondu
pour cassettes vidé
vidéo
Pratiquement tout le monde dispose aujourd’hui d’un ou plusieurs
magnétoscopes. Celui qui s’intéresse à l’électronique est toujours
à la recherche d’un circuit lui permettant d’améliorer, dans la
mesure du possible, la qualité des images. Il cherche également
à les enrichir en copiant certaines séquences à partir d’autres
cassettes vidéo. Le montage que nous vous proposons dans cet
article est un système de fondu permettant de faire un
enchaînement doux entre un sujet et un autre.

ans notre Pour celui qui a cherché dans


numéro 3 le commerce un circuit
(page 30), capable d’effectuer des fondus
nous avions vidéo, la seule annonce du prix
déjà réalisé le l’aura rebuté ou décidé à le
montage du kit FT282 construire par ses propres
qui est un filtre électro- Figure 1 : Le fondu pour cassette vidéo prêt à fonctionner. moyens. Pour cela, il suffit d’utili-
nique pour magnéto- ser un simple potentiomètre en guise
scope. Nous avons donc pu constater que ce kit permettait d’atténuateur, puisque s’il peut atténuer un signal BF, il
de dupliquer pratiquement tous les types de cassettes vidéo. pourra également atténuer un signal vidéo.
A ce propos, bien que nous ne l’ayons pas précisé dans
l’article, ce filtre permet la duplication en système Secam
aussi bien qu’en Pal.

Si ce circuit permet d’effectuer des copies brutes de bonne


qualité en “nettoyant” le signal, il ne permet pas pour autant
de travailler “manuellement” sur l’enregistrement. Lors du
transfer t de diverses séquences isolées d’une cassette
vidéo vers une autre, le brusque changement d’image que
l’on voit lors de la substitution du signal est extrêmement
désagréable pour le téléspectateur.

Pour éviter cet inconvénient, la seule solution est de réali-


ser un fondu. Cette opération consiste à atténuer graduel-
lement l’amplitude du signal de la première image, depuis Figure 2 : Photo de la carte électronique. Comme vous
son maximum vers son minimum, puis d’insérer la seconde pouvez le voir, le potentiomètre à glissière est monté au
image en augmentant progressivement l’amplitude de son bas du circuit imprimé.
signal du minimum vers son maximum.

ELECTRONIQUE 32 magazine - n° 8
VIDÉO

Figure 3 : En agissant sur le potentiomètre vous pouvez réduire le contraste d’une image jusqu’à la rendre
complètement noire. Après quoi vous pouvez insérer une seconde image sur la bande.

Une fois réalisé ce type d’atténuateur, niveau de synchronisation, l’écran du sation ainsi que, bien sûr, l’amplitude
on se rendra pour tant compte que, téléviseur devient noir. Puis, petit à du burst couleur.
même quand on ef fectue une atté- petit, quand la tension augmente, il
nuation minimum, l’image du télévi- passe au gris pour devenir entièrement Pour obtenir ces conditions, il faut uti-
seur commence à flotter pour, finale- blanc lorsque la valeur maximum de 1 liser un circuit qui permette de sépa-
ment, se transformer en bandes volt est atteinte. rer :
croisées.
Par conséquent, lorsqu’on atténue un - la synchronisation verticale,
signal vidéo à l’aide d’un potentiomètre - la synchronisation composite
Un peu de théorie… seulement, on atténue aussi, automa- (verticale et horizontale),
tiquement, l’amplitude des signaux de - le burst,
En fait, tout le monde ne sait pas qu’un synchronisation. - l’image vidéo.
signal vidéo est composé des signaux
suivants : Lorsque l’amplitude de synchronisation Une fois que l’on a obtenu cette sépa-
passe sous 0,3 volt, et étant donné ration, nous pouvons alors récupérer
- Synchronisation que le téléviseur utilise ce signal pour le signal vidéo pour l’atténuer jusqu’à
(horizontale et verticale). positionner l’image vidéo sur l’écran, son niveau minimum, c’est-à-dire au
- Burst couleur à 4,43 MHz. ce dernier ne pourra plus faire appa- niveau du noir.
- Image vidéo. raître une image par faitement syn-
chronisée. Puis, avant de l’appliquer sur l’en-
Comme on peut le constater sur la trée du téléviseur, on doit insérer à
figure 4, le signal vidéo part d’un niveau Pour réduire le contraste de l’image nouveau le signal de synchronisa-
de 0,3 volt, qui est le niveau du noir, jusqu’à la rendre complètement noire, tion, tout en respectant son ampli-
pour atteindre une amplitude de 1 volt, il est donc nécessaire d’atténuer le tude ainsi que les temps exacts,
qui est le niveau du blanc. signal vidéo tout en laissant intacte sinon on obtiendrait une image asyn-
l’amplitude des signaux de synchroni- chrone.
Ce signal vidéo est précédé du signal
burst couleur ainsi que du signal de
synchronisation. Volt
NIVEAU
1
BLANC
0.9
Le signal de synchronisation par t du 0.8
niveau du noir, c’est-à-dire de 0,3 volt, 0.7
puis descend brusquement à 0 volt. Il 0.6
y reste pendant une durée de 4,7 0.5
BURST
microsecondes pour ensuite revenir à 0.4
NIVEAU
0,3 volt. 0.3
SIGNAL VIDEO NOIR
0.2
0.1 SYNCHRO
0,8 microseconde après, le signal du
0
burst est lancé (compris entre 0,2 volt
4.7 2.5 2.5 52 microsecondes
et un maximum de 0,4 volt) pendant 0.8
une durée de 2,5 microsecondes avant 10,5 microsecondes
de revenir à 0,3 volt. 2,5 microsecondes
64 microsecondes
après, la ligne vidéo est lancée.

La durée totale du signal est de 10,5 Figure 4 : Le signal vidéo descend brusquement de 0,3 volt à 0 volt pour y rester
microsecondes depuis le démarrage pendant une durée de 4,7 microsecondes (signal de synchronisation). 0,8
de la synchronisation jusqu’au lance- microseconde après, le signal de burst est lancé, puis 2,5 microsecondes plus
ment de la ligne vidéo. tard apparaît le signal de la ligne vidéo pour une durée de 52 microsecondes.
Pour faire varier le contraste d’une image, vous devez seulement modifier
l’amplitude du signal vidéo mais laisser intacte l’amplitude des signaux de
Quand la valeur de la tension de synchronisation et de burst.
l’image est de 0,3 volt par rapport au

ELECTRONIQUE 33 magazine - n° 8
VIDÉO

C2 C4 IC2-C 11 10 R8
C7
5 volts R10
12 TR3
E
R2
C
TR2 B
C
INPUT B
9 8 R9
TR1 R7
B
C OUT
VIDEO C1 E
2 DS1 6
IC2-D
E VIDEO
8 R4 R5 R12 R14
1
3
3 6
R1 5 R11 R13
4 7
R3 IC1-A IC2-B 5
C3 4

C5 R6 IC1-B C6
IC2-A
1 2
C8
13 R16

5 volts
C10

IC4-A IC4-B
8 1 5 R17
2 5 3 4
1 14
8 12
IC3 2 6 10 11
6 3 DL1
9 13
7
4 IC4-C IC4-D
C9
R15

Figure 5 : Schéma électrique du circuit permettant d’atténuer l’amplitude du signal vidéo sans pour autant modifier l’amplitude
des signaux de synchronisation et de burst. Ce circuit est alimenté par une tension stabilisée de 5 volts (voir figure 14).

Schéma électrique
IC2-C Quand on obser ve le schéma élec-
trique, en figure 5, on peut voir que
seuls 4 intégrés et 3 transistors sont
nécessaires pour réaliser ce circuit.

Commençons sa description par la


prise d’entrée sur laquelle sera appli-
qué le signal vidéo à atténuer.
IC2-D

Le signal qui passe au travers du conden-


sateur C1 rejoint l’entrée inverseuse du
Figure 6 : Quand on applique un signal vidéo sur l’entrée du circuit, l’interrupteur premier amplificateur opérationnel IC1/A
électronique IC2/C laisse passer uniquement les signaux de synchronisation utilisé comme dispositif d’alignement
et de burst. (clamp). Il sert à positionner le créneau,
ou niveau haut de la synchronisation, à
une valeur d’environ 3 volts. Ce même
signal appliqué sur l’entrée est envoyé,
IC2-C
au travers du condensateur C8, sur la
broche d’entrée 2 de IC3. Ce dernier est
un intégré de type LM1881 permettant
de séparer les signaux de synchronisa-
tion du signal vidéo.

- Le signal de synchronisation corres-


pondant au burst couleur est disponible
IC2-D sur la broche de sortie 5.
- Le signal de synchronisation com-
posite est disponible sur la broche de
Figure 7 : Le second interrupteur électronique IC2/D laisse passer seulement sor tie 1.
le signal vidéo que vous aurez préalablement atténué mais aussi dépourvu de - Le signal de synchronisation ver ti-
tout signal de synchronisation et de burst. cal est disponible sur la broche de
sor tie 3.

ELECTRONIQUE 34 magazine - n° 8
VIDÉO

Ces signaux sont tous de type TTL, ce


qui signifie qu’ils démarrent de 0 volt
pour atteindre un maximum de 5 volts. IC2-C
Ces signaux servent à diriger, en parfaite
synchronisation et dans les temps expri-
més en microsecondes, les quatre inter-
rupteurs électroniques que nous avons
nommés IC2/A, IC2/B, IC2/C, IC2/D.

Ces interrupteurs électroniques se fer- IC2-D


ment, laissant ainsi passer le signal de
la broche d’entrée vers la broche de sor-
tie lorsqu’une tension positive, ou niveau
logique 1, se présente sur leurs broches Figure 8 : Une fois la ligne vidéo terminée, l’interrupteur IC2/C permet de
réinsérer les signaux de synchronisation et de burst sans aucune modification
d’entrée de contrôle 13, 5, 12 et 6. En
d’amplitude (voir figure 4).
revanche, ils s’ouvrent lorsque leurs
broches de contrôle sont mises à la
masse, c’est-à-dire au niveau logique 0. Ainsi, en tournant le potentiomètre Les Nand IC4/A – IC4/B – IC4/C auto-
relié sur la sor tie de IC1/B, on peut risent la fermeture de l’interrupteur
Lorsqu’un signal vidéo est appliqué sur atténuer l’image jusqu’au niveau mini- IC2/C jusqu’à l’arrivée des signaux de
la prise d’entrée, l’interrupteur IC2/C mum du noir. De ce fait l’écran du télé- synchronisation et de burst sur le signal
se ferme aussitôt, alors que l’interrup- viseur devient très sombre, sans tou- vidéo. Lorsque ceux-ci auront terminé
teur IC2/D s’ouvre dans le même tefois perdre les signaux de leur cycle, ces mêmes Nand déclen-
temps. Par conséquent, seuls les synchronisation. Tous les temps d’ou- cheront l’ouverture de IC2/C.
signaux de synchronisation et de burst verture et de fermeture des interrup-
atteignent la base de TR2 (voir figure 6). teurs électroniques sont rigoureuse- La quatrième Nand IC4/D est connec-
ment respectés. tée en por te inverse sur la sor tie de
10,5 microsecondes
après, l’interrupteur
5 volts
IC2/C s’ouvre, alors
que dans le même
temps, l’interrupteur
IC2/D se ferme auto-
matiquement. Seul le
signal vidéo atteint alors
R16 TR2 R11 R10 TR3 R13 R14
C1 R2 C2 C7
la base du transistor C4 R8 R9

TR2 (voir figure 7). IC1 M.


R12
DS1 IC2
Lorsque le signal de TR1 R17
R4 R5 R15 C10
A
l’image est achevé, l’in- R6
C9 IC3
C3
terrupteur IC2/D C6 C5
R3
s’ouvre, alors que, bien K
IC4
entendu, l’interrupteur C8
IC2/C se ferme pour
M.
R7
laisser passer à nou- R1
veau les signaux de 6041.XL
synchronisation et de
burst.

Par conséquent, la base


A
du transistor TR2 reçoit
tous les signaux de syn- K

chronisation avec l’am-


plitude requise, suivis
du signal vidéo dont
INPUT DL1 OUT
l’amplitude aura été
VIDEO VIDEO
auparavant réglée par le
potentiomètre R7 relié
à la broche de sortie de
IC1/B (broche 7).

Dans ce circuit, l’élé-


ment IC1/B est utilisé
comme détecteur de pic
afin que la tension de
référence pour le niveau Figure 9 : Plan d’implantation des composants. Cette platine sera fixée sur la façade de
du noir soit maintenue à l’appareil au moyen de deux entretoises métalliques.
un niveau stable.

ELECTRONIQUE 35 magazine - n° 8
VIDÉO

VCC 13 12 11 10 9 8 VCC 13 12 11 10 9 8 +V 7 6 5

B SINC. COMP. OUT. 1 8 Vcc


VIDEO COMP. INP. 2 7 ODD/EVEN
E C SINC. VERT. OUT. 3 6 R SET
GND 4 5 BURST OUT.

1 2 3 4 5 6 1 2 3 -V BC 557
1 2 3 4 5 6 GND GND
LM 1881
BC 547
4011 4066 TL 082

Figure 10 : Vue de dessus du brochage des intégrés, avec leur repère-détrompeur en U tourné vers la gauche.
Dans le cas des deux transistors BC557 et BC547 seulement, les connexions sont vues de dessous.

Liste des composants IC4/C. Il est évident que lorsqu’il y a Lorsque le magnétoscope est débranché,
un niveau logique 1 sur l’interrupteur on trouve sur la prise de sortie un signal
LX.1406 IC2/C, on trouvera un niveau logique 0 qui tourne aux alentours des 2 volts. Ce
R1 = 75 Ω sur l’interrupteur IC2/D et inversement. signal descend à 1 volt crête à crête
R2 = 22 kΩ quand on raccorde le magnétoscope.
R3 = 22 kΩ Le bloc final, composé des deux tran-
R4 = 1 kΩ sistors TR2 et TR3, permet d’ampli- Ne pensez pas qu’en court-circuitant ou
R5 = 100 Ω fier le signal vidéo afin d’obtenir une en éliminant la résistance R14 de 75
R6 = 10 MΩ tension 1 volt de crête à crête néces- ohms, branchée en série sur la prise de
R7 = 1 kΩ pot. linéaire saire pour la connexion sur l’entrée sortie, vous amélioreriez l’efficacité du
R8 = 2,2 kΩ d’un magnétoscope ou d’un télévi- système. En fait, vous obtiendriez l’ef-
R9 = 2,2 kΩ seur. fet inverse avec le risque de mettre hors
R10 = 2,2 kΩ
R11 = 220 Ω
R12 = 220 Ω
R13 = 220 Ω
R14 = 75 Ω
R15 = 820 kΩ
R16 = 4,7 kΩ
R17 = 220 Ω
C1 = 1 µF polyester
C2 = 100 nF polyester
C3 = 1 µF électrolytique
C4 = 22 µF électrolytique
C5 = 1 µF polyester
C6 = 1 µF polyester
C7 = 100 nF polyester
C8 = 100 nF polyester
C9 = 100 nF polyester
C10 = 100 nF polyester
DS1 = Diode 1N4148
DL1 = Diode LED
IC1 = Intégré TL082
IC2 = C-Mos 4066
IC3 = Intégré LM1881
IC4 = C-Mos 4011
TR1 = Transistor NPN BC547
TR2 = Transistor NPN BC547
TR3 = Transistor PNP BC557
Sauf spécification contraire, toutes les
résistances sont des 1/4 W à 5 %.
Figure 11 : A l’intérieur de l’appareil, un emplacement est réservé pour
Composants LX.1335 insérer le bloc d’alimentation LX.1335 qui est reproduit sur la figure 14.

C1 = 1 000 µF électrolytique
C2 = 100 nF polyester
C3 = 100 nF polyester
C4 = 470 µF électrolytique
RS1 = Pont redresseur
100 V 1 A
IC1 = Intégré µA7805 Figure 12 : Pour mélanger deux images, il faut disposer de deux magnétoscopes.
T1 = Transform. 5 W (T005.01) Dans le premier, vous devez insérer la cassette à partir de laquelle vous voulez
sec. 8 V 0,5 A prélever différentes images. Dans le second, vous mettrez la cassette sur laquelle
S1 = Interrupteur vous désirez recopier ces images au moyen du procédé de fondu.

ELECTRONIQUE 36 magazine - n° 8
VIDÉO

d’usage les transistors TR2 et TR3 si


d’aventure la prise de sortie était court-
circuitée dans le même temps. Cette
résistance permet d’éviter un tel risque.
Le circuit, quant à lui, est alimenté avec
une tension stabilisée de 5 volts et, à
ce propos, nous vous conseillons d’uti-
liser le kit LX.1335 dont vous trouverez
le schéma de principe ainsi que le plan Figure 13 : On peut également prélever des images depuis la sortie vidéo d’un
d’implantation en figure 14. caméscope, pour les travailler et les transférer dans le magnétoscope. Grâce à
la caméra, il est également possible de repiquer des titres à partir d’un dessin
et de les insérer dans votre montage par fondu.
Réalisation pratique
Vous devez monter tous T1
les composants visibles
sur la figure 9 sur le cir- 8V
0,5 A
S1
cuit imprimé LX.1406. E S
Commencez par insérer SECTEUR
RS1 IC1
les suppor ts pour les 220 V M
intégrés en soudant C1 C2 C3 C4 5V
leurs broches sur les E MS
pistes cuivre du circuit µA 7805
imprimé. Une fois cette
opération terminée,
SECTEUR
montez toutes les résis- 220 volts

tances, après avoir


contrôlé leur valeur
ohmique d’après leurs
couleurs sérigraphiées.

La diode DS1, dont le


corps est entouré d’une
bague noire, doit être T1
( T005.01 )
tournée vers le conden- IC1
sateur électrolytique
C3. Continuez le mon- C1
C3
tage en insérant tous C4

les condensateurs poly- C2


ester, puis les chi- XL RS1

miques dont la polarité


+/– de leurs pattes
doit être respectée.

Vous pouvez à présent


monter les trois transis-
tors. Prenez les deux
NPN BC547 et insérez S1
leurs pattes dans les
trous TR1 et TR2 en SORTIE
5V
veillant à ce que la par-
tie plate de leur corps
soit tournée vers la
gauche. Puis, c’est au
tour du transistor PNP
BC557 dont les pattes
seront insérées dans les
trous TR3, mais en tour-
nant la partie plate de
son corps vers la droite.

Après les transistors,


soudez le potentio-
mètre à glissière R7
sur le circuit imprimé,
insérer les intégrés
dans leurs suppor ts Figure 14 : Schéma électrique, plan d’implantation et circuit imprimé à l’échelle 1.
respectifs en prenant

ELECTRONIQUE 37 magazine - n° 8
VIDÉO

soin de tourner leur repère-détrompeur en U vers le haut,


comme cela est indiqué sur la figure 9.

Pour terminer le montage, prenez la face avant de l’appa-


reil et fixez-y les deux prises RCA pour l’entrée et la sor tie
du signal vidéo, l’interrupteur de mise en marche qui com-
mande l’alimentation ainsi que le cabochon chromé à l’in-
térieur duquel vous placerez la LED DL1. Le circuit imprimé
LX.1406 sera fixé sur la face avant au moyen de deux entre-
toises métalliques de 18 mm. Les deux prises RCA ainsi
que les deux pattes de la LED seront reliées au circuit
imprimé en suivant le plan d’implantation figure 9. Fixez la
platine d’alimentation LX.1335 sur le fond de l’appareil en
utilisant quatre entretoises plastiques auto-adhésives.

Une fois le câblage terminé, vous pouvez refermer l’ap-


pareil. Le circuit est prêt à fonctionner.

Comment utiliser
le fondu pour cassettes vidéo ?
Pour mélanger deux images il faut, bien entendu, disposer
de deux magnétoscopes. Dans le premier, vous mettrez la
cassette à partir de laquelle vous voulez prélever les images,
et dans le second vous insérerez la cassette sur laquelle
vous désirez enregistrer lesdites images (voir figure 12).

Si vous désirez copier une image depuis la cassette A et


une autre depuis la cassette B, vous devez mettre la cas-
sette A dans le magnétoscope 1, puis appuyer sur le bou-
ton “lecture” et ensuite sur le bouton “enregistrement” du
magnétoscope 2. Ensuite, faites glisser le potentiomètre
R7 du minimum vers le maximum. Pour superposer une
seconde image sur la première, mettez le potentiomètre
R7 au minimum puis éteignez les deux magnétoscopes.

Insérez la cassette B dans le magnétoscope 1 à partir


duquel vous voulez prélever la seconde image, puis appuyez
sur le bouton “lecture”. Appuyez ensuite sur le bouton
“enregistrement” du magnétoscope 2 et faites glisser len-
tement le potentiomètre R7 du minimum vers le maximum.
Grâce à ce principe de fondu, vous pouvez également pré-
lever le signal vidéo à partir d’un caméscope (voir figure 13)
pour le travailler et le transférer pour votre montage dans
le magnétoscope.

Ce circuit vous sera également très utile quand, après


avoir effectué plusieurs prises de vue au caméscope, vous
décidez de toutes les regrouper sur une seule cassette,
en les classant par ordre chronologique ou encore en fonc-
tion des sujets filmés. De plus, et sans devoir dépenser
des sommes folles pour l’acquisition d’une table de mixage
vidéo, vous pourrez aussi filmer des dessins reproduisant
des titres, des dates, etc. afin de les intégrer dans votre
cassette. Vous pourrez donc faire succéder différents films
sans aucune interruption ou pause intempestive.

Où trouver les composants ?


La liste des composants étant fournie, vous pouvez vous
approvisionner, de préférence, auprès de nos annonceurs.
Un kit complet est disponible. Le circuit imprimé double
faces à trous métallisés est également disponible sépa-
rément. Voir publicités dans la revue.
◆ N. E.

ELECTRONIQUE 38 magazine - n° 8
SÉCURITÉ

Digicode
Une clef électr
lectronique
onique
à clavier
Sûre et fiable, cette clef électronique à clavier trouvera ses
applications dans la commande de systèmes d’alarme, de portes
à ouverture électrique, de portails motorisés, etc. Le code (à 6
chiffres), se compose sur un petit clavier matricé. Le reste, est
confié à un nouveau microcontrôleur Microchip qui, à lui tout
seul, gère toutes les fonctions et assure la commande d’un
relais en sortie.

’accès à votre cas, à la mémorisation du


bureau ou à code.
votre maison
est, bien Entre autres particularités
entendu, limité de ce circuit, signalons l’os-
à quelques personnes cillateur interne à 4 MHz pro-
dûment autorisées. Il en est grammable, qui évite le
de même pour l’activation ou la désacti- quartz externe et son réseau
vation des alarmes qui protègent ces lieux. En général, de compensation.
des clefs sont remises à ces personnes. Les clefs, toute-
fois, ont de nombreux inconvénients. Elles se perdent, s’ou- Cela dit, passons immédiate-
blient, peuvent être reproduites par n’importe qui… Rem- ment au circuit proposé dans ces pages, en nous reportant
placer une serrure à clef par une serrure électronique à au schéma électrique de la figure 1.
clavier est solution efficace et sûre. C’est la raison d’être
du système que nous vous proposons dans ces pages. Vous noterez une structure simple, où le composant prin-
cipal n’est autre que le microcontrôleur U1.
Ce projet peut s’avérer utile pour de nombreuses applications.
Nous traitons en fait d’un système somme toute assez tradi- Ce dernier doit gérer et donc lire le clavier matricé afin de
tionnel. Pourtant, la nouveauté est dans la simplicité du cir- détecter la fermeture des différentes touches qui le com-
cuit, (un seul circuit intégré) et dans la réalisation mécanique posent puis, suivant la saisie, procéder aux actions appro-
résolue avec un clavier à touches souples, petit et fiable. priées. En outre, il s’occupe de la procédure d’apprentis-
sage du code de la clef, que vous pouvez introduire par
L’unique circuit intégré utilisé est le nouveau microcontrô- l’intermédiaire de la fermeture de l’interrupteur S1 tout en
leur de Microchip PIC12CE674*, un petit boîtier de huit appuyant la touche 5 durant les deux secondes qui suivent
broches contenant un CPU RISC (Reduced Instruction Set la mise en service de la platine.
CPU) avec une architecture 8 bits, 2 kbits de mémoire de
programme (pour des instructions sur 14 bits !) 128 K x 8 * Vous trouverez la notice technique complète du PIC12CE674 en
bits de RAM et 16 octets d’EEPROM destinés, dans notre format .pdf sur le site electronique-magazine.com

ELECTRONIQUE 40 magazine - n° 8
SÉCURITÉ

En détail, les choses se passent de la il convient d’ouvrir S1 (broche 4 de U1 lement. Ce programme est celui où le
façon suivante : au niveau logique 1), d’éteindre et de microcontrôleur attend simplement que
rallumer le dispositif. soit composé le bon code d’accès. A
la suite de quoi, le relais de sortie est
Le programme Si S1 est ouver t, le programme se activé durant environ deux secondes.
place dans une boucle d’attente de 2
Dès l’application de la tension d’ali- secondes (allumage fixe de la LED
mentation entre les points + et –Val, rouge) durant laquelle il est possible Le schéma électrique
le microcontrôleur effectue une remise de rentrer dans la phase de program-
à zéro et commence à exécuter le pro- mation d’un nouveau code simplement Dans le détail, notez que si le code à
gramme mémorisé après avoir initia- en appuyant sur la touche 5. 6 chiffres composé dans son ordre
lisé les I/O (entrées/sor ties). Les exact est identique à celui mémorisé,
broches 2, 7, 6, 4 sont des entrées, En procédant ainsi, la routine de mémo- le microcontrôleur fait passer sa broche
les broches 3 et 5 sont des sorties. risation est activée (clignotement rapide 5 au niveau haut pendant 2 secondes.
En premier lieu, le microcontrôleur teste de LD1), le microcontrôleur attend que Ce niveau haut polarise la base du tran-
le niveau logique sur la broche 4, qui soient composés sur le clavier les 6 sistor T1, ce dernier passe en satura-
est équivalent à la situation de S1. chiffres formant le nouveau code puis tion et alimente la bobine du petit relais
envoie 2 impulsions de niveau haut sur RL1. Les contacts de celui-ci sont dis-
la broche 3. Ces deux impulsions ont ponibles sur le bornier afin de permettre
Rôle de S1 pour effet de faire clignoter autant de de relier les appareils de votre choix
à la mise sous tension fois la LED LD1 indiquant ainsi à l’uti- (serrure électrique, alarme, machine,
lisateur que le nouveau code est bien ordinateur, etc.). Il faut se rappeler que
Si S1 est fermé, le programme exécute mémorisé. le pouvoir de coupure de ce relais est
la routine d’effacement de la mémoire de 1 ampère sous 250 volts. Si la puis-
EEPROM. Celle-ci élimine le code pré- Si, durant les deux premières sance à commuter était plus impor-
cédent et le remplace par défaut par secondes, la touche 5 n’a pas été acti- tante, il faudra utiliser ce relais pour
le code 1, 2, 3, 4, 5, 6. Pour le valider, vée, le programme se déroule norma- commander un relais de puissance.

Le microcontrôleur PIC12C674
Ce nouveau composant Microchip est le circuit lui même. Les lignes SCL et pouvant êtres insérées par logiciel.
extrêmement intéressant car, à la dif- SDA sont respectivement GP7 et GP6. GP3 peut servir en programmation de
férence du fameux PIC12C508, il dis- Notez que les lignes I/O GP0, GP1 et remise à zéro (MCRL au zéro logique)
pose en interne de 16 octets de GP3 peuvent avoir des résistances de ou de Vpp (tension de programmation)
mémoire de données EEPROM. pull-up (mise au niveau haut) interne, au niveau haut.

Issus d’une nouvelle famille de PIC,


celui que nous avons utilisé est un
des nouveau-nés de Microchip, réa-
lisé suivant une architecture RISC à
8 bits (le jeu d’instructions se com-
pose de 35 instructions). Il est pourvu
d’un générateur interne d’horloge fonc-
tionnant jusqu’à 10 MHz, d’un comp-
teur/timer à 8 bits utilisable comme
diviseur de fréquence jusqu’à 1/64,
d’un conver tisseur A/D (analo-
gique/numérique), lui aussi à 8 bits,
avec la possibilité d’être relié à une
des lignes d’entrées sorties.
La mémoire de programme est une
Flash-EPROM de 2 048 mots de 14
bits (au lieu des 8 habituels) pour pou-
voir contenir des programmes écrits
en PicBasic. Il y a ensuite 128 bytes
(le bytes est un mot de “n” bits, 14
dans ce cas) de RAM et 16 octets
d’EEPROM. Figure 4 : Schéma synoptique interne du PIC12C674.
Le registre des I/O (entrées/sorties)
compte 6 lignes externes, qui sont :
GP0 (broche 7), GP1 (6), GP2 (5), GP3
(4), GP4 (3) et GP5 (2) en plus de
deux autres internes dépourvues de
connexions avec l’extérieur. Ces der-
nières servent pour le dialogue entre
le CPU et l’EEPROM qui a la particu-
larité d’être un bus I2C réalisé dans Figure 5 : Brochage du PIC12C674.

ELECTRONIQUE 41 magazine - n° 8
SÉCURITÉ

Figure 1 : Schéma électrique de la clef électronique.

Le clavier : 3 entrées de lignes et colonnes. En pratique les respectivement reliées à la masse par
pour gérer 9 touches claviers 9 touches disposent au moins l’intermédiaire du condensateur C1 et
de 6 fils (3 pour les lignes, 3 pour les des résistances R1, R2 et R3. En pro-
Il est intéressant de noter le mode par- colonnes) or, nous avons utilisé seule- cédant de la sorte, la lecture n’est pas
ticulier de lecture du clavier utilisé dans ment 3 broches du microcontrôleur U1. effectuée par une scrutation, mais par
cette application. Principalement parce le relevé de la durée de l’impulsion attri-
que les microcontrôleurs de la série Comme vous pouvez le voir sur le buée à chaque colonne.
PIC16CE67x ne disposent pas de suf- schéma de principe, seules les lignes
fisamment d’entrées sorties pour adop- R1, R2, et R3 du clavier sont reliées à En fait le condensateur C1, initialement
ter la classique méthode de scrutation U1. Les trois autres (C1, C2 et C3) sont chargé, fait en sorte que si une touche

Pour gérer cette clef à clavier, nous utilisons un seul microcontrôleur


MF305 programmé de façon à lire les touches, vérifier ou mémoriser les chiffres
introduits, activer les signalisations et commander un relais. L’organi-
- Effacement de la gramme permet de comprendre le fonctionnement du programme.
OUI mémoire EEPROM
S1 fermé
- Mémorisation
NON du code par défaut En pratique, à la mise en ser vice et après l’initialisation des entrées
sorties, c’est l’état de la broche 4 qui est vérifié, pour voir si l’inter-
rupteur S1 est fermé ou ouvert.
LED allumée
Dans le premier cas, la mémoire EEPROM de 16 octets est effacée et
OUI
- Clignotement le code par défaut 1, 2, 3, 4, 5, 6 est mis en place.
Touche 5 appuyée ? LED rapide
- Attente des
NON 6 chiffres du code Ensuite, c’est la touche 5 qui est vérifiée. Si elle a été appuyée, le pro-
gramme appelle une sous-routine d’apprentissage et de mémorisation,
- Clignotement avec laquelle l’utilisateur peut introduire son propre code à 6 chiffres.
LED 2 fois
LED éteinte - Mémorisation
code EEPROM Dans le cas contraire, le système entre dans le mode de fonctionne-
ment normal, il attend en boucle que soit appuyée une des touches 1
à 9.
Code correct ?
Il faut noter que le programme teste une seule fois l’interrupteur S1 et
peut entrer en apprentissage/mémorisation du code seulement 2
Activation du relais secondes après la mise en ser vice. En fait la boucle du programme
pendant 2 secondes regarde seulement la comparaison des codes.

Ainsi, si vous voulez reprogrammer le code, il faut éteindre l’appareil


Figure 6 : Organigramme du programme. et le rallumer.

ELECTRONIQUE 42 magazine - n° 8
SÉCURITÉ

est pressée, une impulsion de sistor T1 et le régulateur U2


niveau bas soit produite sur la (78L05), en les orientant
ligne concernée (par exemple comme cela est indiqué sur le
pour 1, 2, 3, sur la première, plan d’implantation des com-
pour 4, 5, 6 sur la seconde et 7, posants. Le côté arrondi de U2
8, 9 sur la dernière). vers C2, le côté arrondi de T1
vers R7. Montez le relais minia-
Les valeurs des résistances R2, ture RL1 (type ITT-MZ 12 v ou
R3 et R4 sont très différentes, équivalent) et les borniers per-
les constantes de temps attri- mettant d’alimenter le circuit et
buées à chaque colonne sont de le relier à l’appareil à com-
donc différentes également et mander. Pour terminer, il faut
par là même facilement recon- Figure 2 : Schéma d’implantation monter deux rangées de 5
naissables par le logiciel. de la clef électronique. picots mâles au pas de
2,54 mm à l’emplacement du
Ainsi, si une impulsion est reçue circuit marqué “clavier”. Cette
sur la première ligne, le micro- double rangée de picots ser t à
contrôleur peut savoir si elle vient insérer le connecteur du clavier
de l’intersection de la première matricé. Dans ces picots, il a
colonne (touche 1), de la été prévu également la liaison
seconde colonne (touche 2) ou à la petite LED incluse dans le
de la troisième colonne (touche clavier.
3). Le même raisonnement s’ap-
plique pour les deux autres Dans tous les cas, il faut utiliser
lignes. un clavier à trois lignes et trois
colonnes. Si vous utilisez un cla-
L’ensemble du circuit fonctionne vier différent de celui que nous
avec une tension continue com- vous proposons, pour ne pas
prise entre 10 et 15 volts à appli- vous tromper dans les
quer aux contacts Val. connexions, identifiez au préa-
lable les différents contacts en
La diode D1 protège le montage vous aidant de la documentation
contre les éventuelles inversions fournie par le vendeur ou en repé-
de polarité. Le régulateur U2 per- rant les dif férents contacts à
met d’obtenir la tension de 5 l’aide d’un ohmmètre.
volts par faitement stabilisée
nécessaire au microcontrôleur. Lorsque tous les composants
sont soudés, vous pouvez insé-
Figure 3 : Dessin du circuit imprimé à l’échelle 1.
rer le microcontrôleur programmé
Réalisation pratique dans sont suppor t en faisant
Liste des composants attention à son orientation.
Après la description du schéma R1 = 560 Ω
électrique, passons à la construc- R2 = 2,2 kΩ Maintenant, la clef est prête à
tion de la clef à clavier. R3 = 1,5 kΩ l’emploi, tout au moins pour un
R4 = 100 Ω premier essai.
La première chose à faire est de R5 = 47 kΩ
préparer le circuit imprimé. Il suf- R6 = 4,7 kΩ Alimentez la platine avec une ali-
fit pour cela de photocopier sur R7 = 47 kΩ mentation capable de délivrer 10
une feuille de calque ou de mylar C1 = 100nF multicouche à 15 volts sous 70 à 80 mil-
transparent le tracé du circuit C2 = 220 µF 25 V électrolytique liampères en appliquant le posi-
imprimé représenté à l’échelle 1 C3 = 100nF multicouche tif sur + Val et le négatif sur –
dans la revue. Insolez aux ultra- C4 = 220 µF 25 V électrolytique (masse).
violets, révélez et gravez la U1 = PIC12CE674 programmé (MF305)
plaque au perchlorure de fer. U2 = Régulateur 78L05 Dès la mise sous tension, la LED
D1 = Diode 1N4007 rouge s’allume et s’éteint après
Après gravure, percez la plaque à D2 = Diode 1N4007 2 secondes.
l’aide d’un foret de 0,8 mm, agran- S1 = Inter pour ci
dissez les trous à 1 mm pour les T1 = Transistor NPN BC547B La première opération qu’il
composants plus impor tants RL1 = Relais miniature 12 V (voir texte) convient d’ef fectuer, est de
(relais, borniers, diodes D1, D2). débrancher l’alimentation, et de
Divers : fermer l’interrupteur S1.
Le montage des composants 1 Clavier 9 touches (TST09) Sauf spécifica- Remettre sous tension, afin d’ef-
peut commencer. Insérez tout 1 Support 2 x 4 broches tion contraire, facer la mémoire EEPROM et
d’abord les résistances, les 2 Barette sécable 9 broches toutes les résis- avoir accès au code mémorisé
diodes au silicium et le suppor t 1 Bornier 3 sorties tances sont par défaut.
pour le circuit intégré. Orientez 1 Bornier 2 sorties des 1/4 W à
le repère-détrompeur du sup- 1 Circuit imprimé (S305) 5 %. La LED rouge s’allume et si
por t vers S1. Installez le tran- ensuite aucune opération n’est

ELECTRONIQUE 43 magazine - n° 8
SÉCURITÉ

effectuée durant 2 secondes, la clef


Notre serrure électronique est réalisée sur est opérationnelle. Pour vérifier sont
un petit circuit imprimé de 6,5 x 4 centi- fonctionnement, il suffit de composer
mètres. Le clavier à touches souples est le code par défaut chargé par le pro-
relié à la platine par un câble en nappe gramme dans l’EEPROM. Composez
imprimé sur mylar. donc le code 1, 2, 3, 4, 5, 6. Vous
devez voir la LED rouge s’allumer et
Le clavier est du type matricé avec trois entendre le relais se coller, puis se
lignes et trois colonnes. Il mesure 4 x 5 décoller après 2 secondes.
centimètres, il est étanche et les touches
présentent un effet tactile. Essayez de remplacer le code par
défaut avec un code de votre choix en
Après avoir terminé le montage, vous pou- procédant comme nous l’avons expli-
vez installer le système à l’endroit qui vous qué précédemment dans le paragraphe
paraîtra le plus adapté à votre usage. “Rôle de S1”.
La fixation du clavier ne présente pas de
difficultés particulières, celui-ci étant auto- Où trouver
collant, il suffit de retirer la pellicule de pro- les composants
tection et de le coller sur le suppor t sou-
haité (coffret ou directement sur l’appareil Dessin du circuit imprimé, liste des
à commander). composants et organigramme étant
fournis, vous pouvez vous approvi-
sionner, de préférence, auprès de nos
annonceurs. Un kit complet (FT305) est
disponible. Le microcontrôleur prépro-
grammé (MF305), le circuit imprimé
(S305), le clavier (TST09) sont égale-
ment disponibles séparément. Voir
publicités dans la revue.

◆ A. G.

ELECTRONIQUE 44 magazine - n° 8
LABO

Régulateur de charge
charge
universel
Conçu à l’origine pour réguler la tension et le courant de sortie des
panneaux solaires, ce régulateur de charge peut être employé partout
où il est nécessaire de stabiliser une tension fournie par une
alimentation continue et d’en limiter le courant débité à une charge
ou à une batterie.

arce qu’ils cap- systèmes d’alarmes, de petits


tent l’énergie du ordinateurs por tables, des
soleil, les pho- instruments de mesures,
tons, sans altérer etc.
la composition chi-
mique et physique de l’environ- Un panneau, composé
nement où ils se trouvent, les de simples bandes de
panneaux solaires constituent, silicium, est suffisant
aujourd’hui, la méthode la plus pour fournir une cer-
écologique pour générer de l’élec- taine quantité d’énergie,
tricité. Ils sont plus écologiques prête à être emmagasinée, le cas
encore que les centrales hydroélec- échéant, dans des accumulateurs de capa-
triques qui, bien qu’elles ne polluent cité appropriée, pour la restituer par la suite à la
pas, ne constituent pas des sources demande, à la tombée de la nuit, par exemple. Dans le
d’énergie tout à fait naturelles. La dévia- désert, en rase campagne ou à bord d’un voilier, l’énergie
tion des cours d’eau et la création des bas- lumineuse diurne est toujours présente et l’exploiter ne
sins de rétention artificiels nécessaires à leur fonctionne- coûte (presque) rien.
ment entraînent des changements environnementaux plus
ou moins dommageables. L’utilisation des panneaux solaires, commode et écono-
mique, pose quand même certains problèmes, heureuse-
ment peu importants, mais qui doivent être abordés cor-
Le solaire, pourquoi rectement. Avant tout, la tension qu’ils produisent varie
et pour quoi faire ? sensiblement selon la variation de l’intensité lumineuse du
soleil.
De par leur structure et grâce à leur simplicité intrinsèque,
les panneaux solaires sont tout indiqués pour générer du Si, avec ces panneaux, on alimente un dispositif électro-
courant électrique sur des sites où on ne peut disposer des nique qui demande une tension stabilisée, ou tout du moins
220 volts du réseau traditionnel. Bien entendu, tout est une comportant peu de variations, il est nécessaire d’interca-
question de surface exposée ! Si l’on reste dans des dimen- ler un régulateur capable de maintenir, en sortie, un poten-
sions raisonnables, il sera possible de faire fonctionner des tiel insensible aux variations de l’entrée. C’est ce que fait
émetteurs de moyenne puissance, des appareils radio, des le circuit dont nous allons parler dans cet article.

ELECTRONIQUE 45 magazine - n° 8
LABO

décennies ! Il est utilisé dans tous les


Données principales cas où on a besoin d’un stabilisateur
linéaire et précis.
Tension d’entrée ………………4,5 à 40 Vcc
Tension de sortie ………………1,4 à 37 Vcc Notre dispositif permet d’ajuster fine-
Intensité de sortie (max.) …………500 mA ment la différence de potentiel en sor-
Seuil d’intensité (protection) …10 à 500 mA tie, ceci pour des valeurs comprises
entre 1,25 et 37 volts environ, avec un
Les réglages s’effectuent par l’intermédiaire maximum de 40 volts.
de deux trimmers présents sur le circuit et
à l’aide d’un simple multimètre. Ce circuit intégré, produit par National
Veillez au refroidissement de U1 car le radia- Semiconductor (mais également par
teur utilisé doit être dimensionné pour une Motorola, ST, etc.), est en fait un régu-
tension d’entrée maximale de 20 Vcc. lateur de tension continu positif, facile
Le régulateur de charge dans son boîtier. à mettre en œuvre à l’aide de la for-
mule mathématique fournie par le
constructeur.
Pourquoi universel ? tion en sortie pour des valeurs de 1,4
à 37 volts, ceci pour une intensité com- Extérieurement, il se présente dans un
Il s’agit d’un stabilisateur réglable, prise entre 10 et 500 mA. En entrée, boîtier plastique ou métallique TO220
autant en tension qu’en intensité. Par on peut appliquer de 5 à 40 V, toujours comme celui des transistors de puis-
conséquent, il est universel et adapté en courant continu, bien entendu. sances.
non seulement pour interfacer les pan-
neaux solaires mais également à une Ce système peut être utilisé pour de Ses trois broches sont IN, OUT et ADJ :
grande variété d’autres systèmes. petites batteries, mais aussi comme
régulateur de tension pour alimenter - IN (entrée) reçoit la tension d’entrée,
Par exemple, ce dispositif peut impo- de petits appareils tels que camé- - OUT (sortie) fournit la tension stabili-
ser une limite en courant, très utile pour scopes CCD, récepteurs radio, enre- sée choisie en fonction du potentiel
la charge à courant constant des bat- gistreurs, appareils utilisés dans les appliqué sur la troisième,
teries au plomb. voitures et, bien sûr, pour des pan- - ADJ (réglage) est polarisée de façon
neaux solaires de petites dimensions. à fixer la tension de sortie.
En fait, à tension constante, une carac-
téristique des accumulateurs est jus- Dans notre montage, ce régulateur tra-
tement d’absorber de forts courants Rapide vaille dans une configuration typique,
lorsque la batterie est déchargée et coup d’œil au schéma avec une référence déterminée par R1,
d’avoir un courant d’absorption de plus R6 et par la résistance dynamique
en plus faible au fur et à mesure que Pour ce qui concerne la structure du générée par le transistor T1. Ce der-
la batterie se charge. Si bien que, dans circuit, plutôt qu’un long discours, nier, sert également de limiteur de cou-
la majeure partie des cas, on limite l’in- mieux vaut se référer au schéma donné rant puisqu’il intervient sur l’entrée ADJ
tensité grâce à une résistance montée en figure 1. en la mettant immédiatement à la
en série. La meilleure méthode pour masse lorsqu’il apparaît une surcon-
charger correctement une batterie est Décrivons-le tout de suite. sommation.
sans aucun doute celle qui consiste à
réguler son courant et, pour ce faire, il Les composants utilisés sont peu nom- Pour comprendre le fonctionnement du
faut agir sur la tension du chargeur. breux, étant donné que tout se base régulateur, il faut avant tout considé-
sur le célèbre régulateur intégré rer le concept de base qui lie la ten-
Notre dispositif stabilisateur est très LM317T (en version TO220) vendu sion de sortie (Vo) à la tension interne
simple et permet d’assurer la régula- dans le commerce depuis quelques (Vref) et aux autres paramètres décrits
ci dessous :

Vo = Vref x (1 + R2/R1)
+ (Iadj x R2)

Vref est une constante de 1,25 volt


interne propre au LM317 et constitue
le potentiel de référence, Iadj est le
courant qui circule sur la broche ADJ,
alors que les résistances R1 et R2 sont
respectivement situées entre OUT et
ADJ et entre ADJ et la masse d’entrée.
Dans cette formule, R2 représente,
pour notre application, l’ensemble R6,
T1, R2, R3, R5, R4. Le calcul donne un
résultat en volts si Vref est en volts,
Iadj en ampères et R1 et R2 en ohms.

Figure 1. Pour donner un exemple, si nous pre-


nons deux résistances égales à

ELECTRONIQUE 46 magazine - n° 8
LABO

10 kilohms, nous voyons que le com-


posant fournit : Liste
des composants
Vo = 1,25 V x (1 + 10 kΩ/10 kΩ)
+ (100 mA x 10 kΩ) R1 = 270 Ω
= 1,25 V x (1 + 1) + 1 V R2 = 100 Ω
= 2,5 V + 1 V = 3,5 V R3 = 330 Ω
R4 = 1Ω
De ce rapide calcul, nous pouvons faire R5 = 500 Ω
deux observations : avant tout, la sor- trimmer multitour
tie dépend étroitement du rapport entre R6 = 10 kΩ
la résistance ADJ/masse et celle trimmer multitour
OUT/ADJ, ce qui signifie que plus cette C1 = 470 µF 35V
dernière est grande plus la tension de électrolytique
sortie Vo va tendre vers Vref + (Iadj x C2 = 470 µF 35V
R2). électrolytique
Figure 2. C3 = 100 nF
La valeur de R2 influe, au contraire, multicouche
beaucoup plus sur l’intensité circulant D1 = Diode 1N4007
sur la broche ADJ. D2 = Diode 1N4007
U1 = LM317T
Son action sur la tension de sortie est T1 = Transistor NPN
plus prépondérante que celle de R1. BC547B

Le transistor T1 Divers :
2 Borniers 2 pôles
T1 fonctionne en résistance variable et 1 Radiateur pour TO220
interrupteur. Il va permettre, d’une part, 1 Circuit imprimé
en fonction du réglage de R6, d’agir sur réf. S276
le courant Iadj afin de stabiliser la ten-
sion de sortie malgré les variations de
charge et, d’autre part, en cas de court- Sauf spécification contraire,
circuit sur la sortie, de réduire la dif- toutes les résistances sont
férence de potentiel jusqu’à un mini- des 1/4 W à 5 %.
mum de 1,5 V.

La résistance R6
Comme nous venons de l’expliquer, R6
sert à la stabilisation et au réglage de
la tension de sortie.

La résistance R5
Celle-ci ser t à réguler le courant de
charge. A l’aide de R5 vous pourrez
maintenir un courant de charge jusqu’à
500 mA au maximum.

Si, par exemple, vous réglez R5 pour Figure 3.


avoir un courant de charge de 300 mA,
le réseau T1, R2, R3, R5 et R4 com-
pensera la tension Vadj/masse pour
maintenir ce courant même si la charge
varie.

Réalisation
pratique
Maintenant que nous avons commenté
le schéma électrique, passons à la des- Voici un panneau solaire de 12 volts, 2 watts adapté pour être contrôlé par
cription de la construction du régula- notre régulateur puisque l’intensité maximale de sortie du module ne dépasse
teur. La première chose à faire, est de pas les 500 mA.
réaliser le circuit imprimé en se ser-

ELECTRONIQUE 47 magazine - n° 8
LABO

Dès à présent votre appareil est prêt


à fonctionner. Pour l’essayer, vous pou-
vez l’alimenter à l’aide d’une batterie
de 12 volts ou avec la sortie d’une ali-
mentation non stabilisée en lui injec-
tant un maximum de 40 Vcc.

Evidemment, la polarité est positive sur


le +Vin et négative sur la masse (-Vin).
En cas d’inversion de polarité, la diode
D1 protège le circuit.

Prenez ensuite un voltmètre positionné


en continu sur 40 volts pleine échelle
et connectez-en la pointe de touche du
positif au + Vout et celle du négatif au
–Vout. Lisez la valeur et essayez de
tourner le curseur du trimmer R6 avec
un petit tournevis plat. La tension doit
varier et s’arrêter à 15 volts si vous ali-
mentez la carte en 18 volts. La tension
de sortie fera toujours 3 volts de moins
Simple schéma de connexion pour utiliser le dispositif comme régulateur de que celle appliquée à l’entrée.
charge pour des équipements solaires. Réglez R5 et R6 de façon à obtenir
la tension et l’intensité désirées. Pour l’emploi du régulateur, rappelez-
vous toujours que quel que soit le Vout
Figure 4 : Application du régulateur dans la charge d’une batterie par que vous voulez obtenir, la tension d’en-
panneau solaire. trée doit la dépasser d’au moins trois
volts. Pour régler le courant, vous devez
insérer, en série sur la sortie, un ampè-
remètre sur le calibre 1 A, puis, ceci
fait, en agissant sur le trimmer R5,
notez que l’on peut régler facilement
la valeur du cour t-circuit entre 10 et
500 mA.

Si vous devez charger une batterie en


limitant l’intensité à 0,2 A par exemple,
réglez le curseur R5 jusqu’à ce que
vous lisiez 200 mA. Vous serez ainsi
certain qu’un tel seuil ne sera jamais
dépassé. Evidemment, il est néces-
Voici comment utiliser notre régulateur comme un stabilisateur de tension saire de calibrer R6 de façon à avoir
précis et fiable. Il convient de fixer la sortie dans un intervalle compris entre en sortie du circuit une tension légè-
1,4 et 37 volts. L’intensité peut être limitée à une valeur comprise entre 10 rement supérieure (15 % en plus suf-
et 500 mA. La tension d’entrée continue (au moins 3 volts au-dessus de fisent…) à la tension nominale de l’ac-
celle désirée en sortie) provient d’une alimentation quelconque et la «charge» cumulateur. Si ce dernier est de 6 volts
est un système qui peut être un appareil radio portable, un instrument de imposez environ 7 volts, s’il est de
mesure, etc. Le trimmer R6 régule la tension et R5, l’intensité. 12 volts, donnez-lui en un peu moins
de 14 volts, etc.
Figure 5 : Application du régulateur comme stabilisateur de tension.
Naturellement le réglage de R6 est tou-
jours fait à vide c’est-à-dire avec la sor-
vant du dessin représenté à l’échelle 1 Insérez ensuite le transistor T1 qui tie déconnectée.
en figure 3. Pour cela il faut faire une doit être positionné comme sur le
photocopie de bonne qualité sur mylar schéma d’implantation des compo-
ou sur papier calque afin d’obtenir le sants. Où trouver
film nécessaire à la photogravure. les composants ?
Le régulateur LM317T doit être monté
Une fois le circuit imprimé gravé et couché en prenant soin d’en appuyer La liste des composants étant fournie,
percé, insérez et soudez les résis- la partie métallique sur un petit dissi- vous pouvez vous approvisionner, de
tances ainsi que les deux diodes en pateur de chaleur en aluminium profilé préférence, auprès de nos annonceurs.
respectant le dessin donné dans le plan en forme «U». Un kit complet (FT276) est disponible.
de câblage. Le circuit imprimé (S276) est égale-
Pour terminer, insérez et soudez les ment disponible séparément. Voir publi-
Puis c’est au tour des deux trimmers deux borniers bipolaires au pas de cités dans la revue.
et des condensateurs dont il faut bien 5 mm sur les emplacements marqués
respecter la polarité. «OUT» et «IN». ◆ A.B.

ELECTRONIQUE 48 magazine - n° 8
TÉLÉPHONE

Générateur DTMF
à micr
microcontr
ocontrô
ôleur
Ce nouveau circuit est conçu pour la génération des 16 tonalités
standards DTMF. Très compact et de réalisation simple, il utilise
un PIC16C84 à la place du classique UM95087. Le
microcontrôleur permet de lire le clavier matricé et de produire
un signal modulé grâce à l’utilisation d’une routine appropriée.

ême si aujour- Vous voyez immédiatement sa simplicité


d’hui pratique- car il emploie uniquement le micro-
ment tous les télé- contrôleur déjà cité, un
phones fixes, tous amplificateur opérationnel
les téléphones et le classique régula-
cellulaires (GSM) disposent teur intégré à trois
de la composition des broches.
numéros en multifré-
quence, avoir à por tée La tache confiée à U1
de main un petit clavier (PIC16C84), est celle de gérer le
DTMF peut être utile pour fonctionnement du dispositif. Il s’occupe en effet de scru-
ceux qui sont équipés d’un standard électronique avec plu- ter les lignes et les colonnes du clavier afin de détecter la
sieurs combinés sans fil (comme le Siemens Gigaset par pression d’une touche et de générer le signal DTMF cor-
exemple), qui ont à tester des appareils téléphoniques de respondant. Celui-ci, disponible sur la broche 1 de U1, est
modèles variés ou qui ont à commander des serrures, des mis en forme par le filtre passe-bas d’ordre 2 qui le rend
répondeurs, etc. quasiment sinusoïdal.

Comme vous pouvez le constater à la vue du schéma élec- Bien que théoriquement cela paraisse très simple, nous
trique, le générateur de paires de fréquences (c’est ce qui avons dû réaliser un programme complexe. Pour l’occasion
caractérise les signaux DTMF) n’est pas le très commun il a été écrit en Basic et ensuite chargé dans le microcon-
UM95087 ou UM95089, mais bien un microcontrôleur Micro- trôleur grâce au compilateur basic “PIC Basic Compiler”.
chip programmé pour gérer un clavier classique à matrice Vous trouverez ce programme dans ces pages ainsi que sur
de 4 lignes et 4 colonnes et générer en conséquence les le site electronique-magazine.com.
tonalités DTMF adéquates.
C’est l’instruction DTMFOUT qui nous intéresse particuliè-
Le circuit est très simple, compact et facilement réalisable rement car c’est sur cette instruction, que la routine de
par tout un chacun. Couplé à un décodeur DTMF, il permet génération des tonalités DTMF est basée.
de construire un excellent appareil de laboratoire.
Voyons d’abord le fonctionnement externe en commençant
par expliquer ce qui se passe à la mise en route du système.
Le schéma électrique
Le PIC16C84 paramètre ses I/O (entrées/sorties) en dis-
Commençons donc par l’analyse du schéma électrique repré- posant ses broches 6, 7, 8 et 9 comme entrées (lignes) et
senté dans ces pages. ses broches 10, 11, 12 et 13 comme sorties (colonnes).

ELECTRONIQUE 49 magazine - n° 8
TÉLÉPHONE

Figure 1 : Schéma électrique du générateur DTMF à microcontrôleur.

La broche 1, quant à elle, est la sortie En somme, quelle que soit la touche DTMFOUT. Comme vous pouvez le voir
du signal analogique. concernée, le programme active la rou- dans le listing du programme, les para-
tine de génération des tonalités DTMF, mètres qui suivent la fonction DTMFOUT
Pour effectuer la scrutation du clavier en forçant l’émission de celle relative sont tous identiques, à l’exception de
et lire la fermeture éventuelle d’une au choix de l’utilisateur. celui concernant la tonalité spécifique
touche, le programme du microcontrô- à chaque touche. Ainsi, si nous
leur active les colonnes séquentielle- Cette procédure est réalisée par la com- appuyons sur la touche 5, le paramètre
ment, une seule à la fois, en mettant mande Basic DTMFOUT, avec laquelle Tone est 5, avec l’astérisque (*), le
au niveau bas les broches 13 le PIC16C84 est en mesure de géné- paramètre Tone est 10, etc.
(colonne 1), 12 (colonne 2), 11 rer les 16 tonalités du standard multi-
(colonne 3) et 10 (colonne 4), lesquelles fréquence.
sont normalement au niveau haut. Le filtre R/C
Cette instruction contient les para-
Simultanément et en synchronisme mètres suivants : Pour ce qui concerne l’aspect matériel
avec cette scrutation, il contrôle ce qui (hardware), le microcontrôleur est en
se passe sur les broches 9, 8, 7 et 6, - Broche de sortie, durée, intervalle de mesure de synthétiser assez bien les
cherchant la présence d’un éventuel temps avant répétition et numéro de tonalités en produisant à chaque fois
niveau bas. la touche de 0 à 15 (0=0, 1=1 ... une paire de signaux sinusoïdaux
15=D) reconstitués, obtenus en modulant de
Si un niveau bas est trouvé, cela signi- manière appropriée la largeur des
fie qu’une touche a été appuyée. Pour Ainsi, à chaque détection de touche, impulsions compatibles TTL émises par
savoir quelle est la touche en question, le programme fait appel à la commande la broche 1.
le microcontrôleur vérifie sur quelle
ligne est arrivée la séquence d’activa-
tion des colonnes. Ainsi, si par exemple Pour piloter directement des trans-
il a relevé un zéro logique sur la broche formateurs de ligne à 300 ou 600
8 (ligne 2) pendant que la colonne 1 ohms, ou un petit haut-parleur de
(broches 12, RB6…) est au niveau bas, 16 à 32 ohms, il suffit de connec-
il s’agit évidemment de la touche 5 ter un transistor comme le montre
puisqu’elle se trouve à l’intersection le schéma.
entre la colonne 2 et la ligne 2 (broche
8 du microcontrôleur). La résistance d’émetteur peut être
choisie entre 1 et 1,5 kilohm.
Si la concordance des contacts se fait
entre les broches 13 et 6, la touche Avec le trimmer du circuit, vous
activée est l’astérisque (*) pour la pouvez régler à votre convenance
le niveau BF de la nouvelle sortie. Figure 4 : Schéma de l’amplificateur
touche 9, il s’agit de la ligne 3 et de la de sortie.
colonne 3, etc.

ELECTRONIQUE 50 magazine - n° 8
TÉLÉPHONE

Figure 2 : Plan d’implantation des Figure 3 : Dessin du circuit imprimé


composants. à l’échelle 1.

En série avec cette broche, programmée perturbe le filtre. C’est pour cette rai- filtre ne pourrait fournir sans altérer la
en sortie, il est nécessaire d’intercaler son que nous avons utilisé l’amplifi- qualité de son signal de sortie.
un filtre passe bas R/C du second ordre. cateur opérationnel U2, un CA3140 uti-
Son rôle est d’arrondir et de niveler le lisé simplement comme suiveur. Le condensateur C8 et la résistance
signal afin de le rendre compréhensible série R4 transfèrent les tonalités DTMF
à la quasi totalité des dispositifs stan- aux bornes du trimmer R5 avec lequel
dard DTMF présents sur le marché. L’amplificateur nous pouvons régler le niveau à la sor-
opérationnel U2 tie (OUT) de la platine.
Rappelez-vous cependant que sur ce
type de filtre la résistance de charge Son entrée haute impédance (broche De par sa conception, le dispositif est
joue un rôle prépondérant sur les carac- 3) permet d’isoler le filtre du reste du destiné à piloter des circuits à haute
téristiques de celui-ci. Plus la résis- montage et sa sortie (broche 6) garan- impédance (Z > 1 kilohm) et non un
tance de charge est grande, moins elle tit le courant nécessaire que le double haut-parleur traditionnel de 8 à 32 ohms

Comment générer les double tonalités


Le programme du microcontrôleur a été écrit en Basic, de se référant au tableau standard simplifié reproduit ci-des-
manière à pouvoir utiliser une commande appropriée en sous, nous avons :
mesure de générer des tonalités DTMF (sous forme d’im-
pulsions bien calibrées). Nul besoin d’écrire 0=0; 1=1; 2=2; 3=3
de complexes routines de synthèse des 4=4; 5=5; 6=6; 7=7;
différents signaux. Nous parlons de l’ins- 8=8; 9=9; 10= *; 11=#;
truction DTMFOUT, disponible parmi 12=A; 13=B; 14=C; 15=D
d’autres dans le PICBasic Compiler. La syn-
taxe en est la suivante : En pratique une commande de genre :

DTMFOUT Pin, {Onms, Offms,} [Tone DTMFOUT PORTB.1, 300, 60, [11]
{,Tone…}]
produit sur la broche 1 une tonalité cor-
A la place de “Pin”, il faut spécifier la respondant au signe dièse (#), durant 0,3
broche parmi les I/O de laquelle on désire seconde, forçant un intervalle de 60 mil-
faire sortir le signal (dans notre cas, c’est lisecondes avant une éventuelle répéti-
la 1, RA2). “Onms” et “Of fms” sont les tion.
temps en millisecondes, voulus pour la durée de chacune
des tonalités et l’intervalle minimal entre l’une et l’autre. Comme l’instruction DTMFOUT utilise l’instruction FREQ
Notez que si aucune valeur n’est sélectionnée, le compi- OUT pour générer les tonalités (autre instruction du PIC-
lateur, par défaut, impose une durée de 200 millisecondes Basic compiler) et que cette dernière fait produire au
pour le premier et de 50 millisecondes pour le deuxième microcontrôleur une série d’impulsions modulées en lar-
(durées acceptées par tous les appareils téléphoniques geur, il convient de filtrer, de façon adéquate, la sortie de
standards). manière à donner au signal une enveloppe quasi sinu-
soïdale et donc similaire à celle des véritables généra-
Quant au paramètre “Tone”, à la place de celui mis entre teurs DTMF.
crochets, il faut insérer un numéro entre 0 et 15 (les tona-
lités DTMF sont au nombre de 16) correspondant au Cette précaution permet de rendre le signal compatible
numéro que l’on veut faire reproduire au PIC16C84. En à tous les appareils standards.

ELECTRONIQUE 51 magazine - n° 8
TÉLÉPHONE

Liste des composants


R1 = 4,7 kΩ C6 = 22 pF céramique Sauf spécification contraire, toutes
R2 = 4,7 kΩ C7 = 22 pF céramique les résistances sont des 1/4 W à
R3 = 4,7 kΩ C8 = 100 nF 5 %.
R4 = 1 kΩ multicouche
R5 = 100 kΩ trimmer M.H. D1 = Diode 1N4007 Divers :
C1 = 220 µF 35 V électrolytique U1 = µC PIC16C84-04 2 Borniers 2 pôles
C2 = 100 nF multicouche programmé (MF295) 1 Support CI 2 x 9 broches
C3 = 220 µF 35 V électrolytique U2 = Intégré CA3140 1 Support CI 2 x 4 broches
C4 = 100 nF polyester U3 = Régulateur 7805 1 Clavier matriciel à 16 touches
C5 = 100 nF polyester Q1 = Quartz 4 MHz 1 Circuit imprimé réf. L033

aux bornes duquel l’amplitude serait Ceci n’est pas un problème car, dans la gent très peu la sortie OUT. Mais, tou-
insuffisante pour obtenir une écoute plupart des applications, il faut injecter tefois, si vous aviez besoin d’un peu plus
décente. les tonalités à des appareils qui char- de signal, vous pouvez recourir à une

Listing du programme du générateur DTMF à microcontrôleur


‘***************************** HIGH COL4 ENDIF
‘* File: DTMFGEN.BAS Data:
5/4/99 ‘PROGRAMME PRINCIPAL HIGH COL2
‘* GENERATEUR DE TONS DTMF
‘* de Ghezzi Alberto. MAIN: ‘...POUR LA COLONNE 3
‘*****************************
‘MISE A L’ETAT BAS COLONNE 1 LOW COL3
‘CONTRÖLE CHAQUE LIGNE;
DEFINE OSC 4 ‘SI LA LIGNE EST A 0 ON EMET IF RIGA1=0 THEN
‘LE SON DTMF CORRESPONDANT A DTMFOUT DTMF,200,0,[3]
‘DEFINITIONS DES VARIABLES ‘LA TOUCHE DETECTEE ENDIF
‘LIGNES ET COLONNES POUR
‘CLAVIER MATRICIEL LOW COL1 IF RIGA2=0 THEN
DTMFOUT DTMF,200,0,[6]
SYMBOL RIGA1=PORTB.3 IF RIGA1=0 THEN ENDIF
SYMBOL RIGA2=PORTB.2 DTMFOUT DTMF,200,0,[1]
SYMBOL RIGA3=PORTB.1 ENDIF IF RIGA3=0 THEN
SYMBOL RIGA4=PORTB.0 DTMFOUT DTMF,200,0,[9]
IF RIGA2=0 THEN ENDIF
SYMBOL COL1=PORTB.7 DTMFOUT DTMF,200,0,[4]
SYMBOL COL2=PORTB.6 ENDIF IF RIGA4=0 THEN
SYMBOL COL3=PORTB.5 DTMFOUT DTMF,200,0,[11]
SYMBOL COL4=PORTB.4 IF RIGA3=0 THEN ENDIF
DTMFOUT DTMF,200,0,[7]
‘SORTIE DTMF ENDIF HIGH COL3

SYMBOL DTMF=PORTA.2 IF RIGA4=0 THEN ‘... POUR LA COLONNE 4


DTMFOUT DTMF,200,0,[10]
‘ACTIVATION DES PULL-UP ENDIF LOW COL4
‘DU PORTB
‘REMISE A L’ETAT HAUT IF RIGA1=0 THEN
POKE $81,0 ‘DE LA COLONNE 1 DTMFOUT DTMF,200,0,[12]
ENDIF
‘DEFINITION DES BITS HIGH COL1
‘D’ ENTREE ET SORTIE IF RIGA2=0 THEN
‘ON RECOMMENCE LA PROCEDURE DTMFOUT DTMF,200,0,[13]
INPUT RIGA1 ‘ POUR LA COLONNE 2 ENDIF
INPUT RIGA2
INPUT RIGA3 LOW COL2 IF RIGA3=0 THEN
INPUT RIGA4 DTMFOUT DTMF,200,0,[14]
IF RIGA1=0 THEN ENDIF
OUTPUT COL1 DTMFOUT DTMF,200,0,[2]
OUTPUT COL2 ENDIF IF RIGA4=0 THEN
OUTPUT COL3 DTMFOUT DTMF,200,0,[15]
OUTPUT COL4 IF RIGA2=0 THEN ENDIF
DTMFOUT DTMF,200,0,[5]
OUTPUT DTMF ENDIF HIGH COL4

‘MISE A L’ETAT HAUT IF RIGA3=0 THEN ‘ON RECOMMENCE LA SCRUTATION


‘DES COLONNES DTMFOUT DTMF,200,0,[8] ‘DU DEBUT (COL1)
ENDIF
HIGH COL1 GOTO MAIN
HIGH COL2 IF RIGA4=0 THEN
HIGH COL3 DTMFOUT DTMF,200,0,[0]

ELECTRONIQUE 52 magazine - n° 8
TÉLÉPHONE

petite modification qui consiste à la mise Commencez le montage par la mise en décodeur de tonalités DTMF. Pour l’uti-
en place d’un transistor NPN (un BC547, place des résistances, de la diode D1 lisation, vous ne devriez pas rencon-
par exemple) avec la base sur le curseur en faisant attention à son positionne- trer de problèmes. Après avoir appli-
du trimmer de réglage de niveau (R5) et ment, la bague de repérage indiquent qué l’alimentation, il suffit d’appuyer
le collecteur à la sortie de régulateur inté- la cathode doit être dirigée vers l’angle une des touches du clavier pour obte-
gré U3 (voir la figure 4). du circuit imprimé. nir immédiatement un ton correspon-
dant.
Montez ensuite les supports des deux
L’alimentation circuits intégrés U1 et U2, en les posi- Si vous testez l’appareil avec une clef
tionnant comme cela est indiqué sur DTMF, il convient de taper le code exact.
Le montage s’alimente en appliquant le schéma pratique de câblage. Si vous utilisez un décodeur de tonali-
une tension continue de 9 à 15 volts tés DTMF à afficheur, le chiffre tapé sur
entre les bornes marquées –V et +V Installez le trimmer R5, les condensa- le clavier doit être visible sur l’afficheur.
du bornier. teurs en prenant garde à la bonne orien-
tation des deux électrolytiques, le Si tout se passe bien, vous êtes prêts
A partir de là, la tension est filtrée par quartz et le régulateur en boîtier TO220, pour toutes les applications, de la télé-
l’intermédiaire du condensateur C1, qui sera soudé avec sa par tie métal- commande à l’activation de charges à
rejoint le régulateur U3 (7805) qui res- lique vers l’extérieur du circuit imprimé. distance.
titue sur sa sortie une tension stabili-
sée de 5 volts. Pour la connexion OUT et pour l’ali- Il faut toutefois régler le trimmer R5 afin
mentation, soudez deux borniers à deux d’obtenir un niveau suffisant, pour lequel
Ces 5 volts sont nécessaires au fonc- plots, pour circuit imprimé au pas de toutes les tonalités sont reconnues,
tionnement du microcontrôleur. Le 5 millimètres. même à travers la ligne téléphonique.
signal d’horloge est fabriqué par l’os-
cillateur interne couplé au quar tz de Pour ce qui concerne le clavier, l’idéal Le raccordement à la ligne téléphonique,
4 MHz. La valeur du quartz, n’est pas est de le relier avec un morceau de peut être effectué par l’intermédiaire
choisie au hasard. Elle découle des câble en nappe de 8 fils. Après les avoir de deux condensateurs de 100 nano-
notes d’applications du manuel “PIC- dénudés, il suffit de les souder aux farads, l’un connecté entre la masse et
Basic Compiler” présentes dans la pastilles marquées C1, C2, C3, C4, un fil de la paire téléphonique et l’autre,
rubrique concernant la génération des R1, R2, R3 et R4. entre le curseur de R5 et l’autre fil de
signaux DTMF. la paire téléphonique, sans aucun risque
Faites de même pour l’autre côté du de saturation des étages d’entrée des
câble en nappe après avoir identifié les dispositifs utilisés.
Réalisation pratique contacts des lignes et des colonnes à
l’aide de la documentation du clavier. Après l’avoir terminé, vous pouvez ins-
Dans cet article, vous trouverez le tracé taller le générateur DTMF dans un cof-
côté cuivre du circuit imprimé à l’échelle Après avoir réalisé toutes les soudures, fret, dans lequel vous prendrez soin de
1/1 (figure 3), qui vous sera utile pour vous pouvez insérer chaque circuit inté- percer un trou en regard du trimmer R5
préparer la gravure. gré dans son support en faisant atten- afin de permettre sont réglage.
tion au sens de montage. Le repère-
Utilisez la méthode habituelle de pho- détrompeur du PIC16C84 est dirigé Un coffret compor tant un petit com-
tocopie sur calque ou sur mylar trans- vers le condensateur C3 et le CA3140 partiment permettant de loger une pile
lucide, insolation aux tubes ultraviolets, doit avoir son repère-détrompeur dirigé de 9 volts est souhaitable et très pra-
révélation et gravure au perchlorure de vers C8. tique à l’usage, compte tenu de la
fer. Après gravure de la plaque, il ne faible consommation du montage, envi-
reste plus qu’à la percer afin qu’elle Procédez à un contrôle minutieux de tout ron 10 mA.
soit prête à recevoir les composants. votre travail avant de passer aux essais.
Naturellement, vous pouvez alimenter
Il suffit de fixer au bor- le circuit avec un bloc secteur délivrant
nier marqué Val, les deux de 3 à 12 volts. Il suffit de respecter
fils d’un connecteur uti- la polarité, même si l’entrée est pro-
lisé pour les petites piles tégée par la diode D1.
de 9 volts, dont le fil
rouge est le positif à
relier au “+” et le fil noir,
le négatif, à relier au “–”.
Où trouver
les composants ?
Réglages La liste des composants étant fournie,
et essais vous pouvez vous approvisionner, de
préférence, auprès de nos annonceurs.
Placez une pile neuve et Un kit complet est disponible. Le cir-
le système est prêt à cuit imprimé (L033) et le microcontrô-
l’emploi. Si vous voulez leur préprogrammé (MF295) sont éga-
l’essayer immédiate- lement disponibles séparément. Voir
ment, il vous suffit de le publicités dans la revue.
Le prototype une fois le montage terminé. relier à l’entrée BF d’une
clef DTMF ou bien à un ◆ A. G.

ELECTRONIQUE 53 magazine - n° 8
MESURE

Comment réréaliser
un inductancemè
inductancemètrtre
e
simple
En réalisant ce montage, vous pourrez mesurer n’importe quelle inductance,
en partant d’une valeur minimale de 10 microhenrys jusqu’à une valeur
maximale de 10 millihenrys. Pour connaître ces valeurs, il suffit de relier
sur les douilles de sortie de cet instrument un multimètre, analogique ou
digital, réglé sur l’échelle 100 microampères.

Figure 1 : Sur la position 1 (100 microhenrys), vous pourrez mesurer n’importe


quelle inductance, en partant d’un minimum de 10 microhenrys jusqu’à un maxi-
mum de 100 microhenrys. Sur la position 2 (1 millihenry), vous pourrez mesu-
rer n’importe quelle inductance allant d’un minimum de 0,1 millihenry, jusqu’à
un maximum de 1 millihenry. Enfin, sur la position 3 (10 millihenrys), vous pour-
rez mesurer n’importe quelle inductance allant d’un minimum de 1 millihenry,
jusqu’à un maximum de 10 millihenrys.

onsieur de La Palisse aurait dit “Plus on dis- C’est dans le but de répondre à l’attente des débutants,
pose d’instruments de mesure sur son plan de qui ne peuvent pas toujours se permettre d’acquérir des
travail et plus nombreuses sont les mesures instruments de mesure coûteux, que nous vous proposons
que l’on peut effectuer”. Bien entendu, pour cet inductancemètre économique.
que cette lapalissade puisse devenir réalité, il
faut que les appareils de mesure restent d’un coût sup- Sachant qu’en appliquant une tension à une inductance
por table. C’est le cas du montage que nous vous propo- quelconque, le courant absorbé atteint son maximum en un
sons dans ces lignes. Sa réalisation est très économique temps proportionnel à la valeur de l’inductance, nous nous
car nous utilisons un multimètre pour assurer la partie affi- sommes ser vis de cette caractéristique pour réaliser cet
chage de la mesure. inductancemètre simple.

ELECTRONIQUE 62 magazine - n° 8
MESURE

En effet, pour mesurer la valeur d’une il faudra au moins 300 nanose- Si l’inductance a une valeur élevée en
self en microhenr y ou en millihenr y, condes. microhenry ou en millihenry, il lui fau-
on applique sur ses broches une ten- dra plus de temps pour pouvoir
sion de forme carrée avec une fré- Par conséquent, sur la résistance R5, atteindre le seuil de 3 volts.
quence déterminée, puis on mesure reliée en série à cette inductance (LX),
le courant qui circule pendant la phase nous retrouverons une tension qui Le front montant du signal carré qui
de charge. atteindra sa valeur maximale en 30 arrive sur la broche R du Flip-Flop IC3/B,
nanosecondes, si la valeur de l’induc- fournira en sor tie de la broche Q un
Nous obtenons de ce courant une ten- tance est de 10 microhenrys, et en 300 signal carré plus large (voir figure 3).
sion qui nous ser vira pour alimenter nanosecondes, si elle est de 100
les por tes Nand IC1/C et IC1/D et, microhenrys. C’est pourquoi la largeur positive du
ensuite, nous relions la sor tie de la signal carrée sor tant de la broche Q
dernière por te Nand sur la broche R Etant donné que la broche 1 du Nand est strictement propor tionnelle à la
d’un Flip-Flop de type D. IC1/C est reliée sur la résistance R5, valeur de l’inductance reliée en série
lorsque la tension qui l’alimente attein- à la résistance R5.
Avant d’analyser le schéma électrique, dra une valeur d’environ 3 volts, il com-
analysons l’étage concernant les Nand mutera le niveau logique de sa sortie Comme vous pouvez le remarquer, on
IC1/B, IC1/C et IC1/D, représenté sur de 1 à 0. applique sur les entrées CK du Flip-Flop
la figure 4. IC3/A et IC3/B :
Le Nand IC1/D, qui suit le Nand IC1/C,
En appliquant un signal carré sur les est utilisé comme inverseur. Quand on - une fréquence de 1 MHz, si l’induc-
deux entrées du Nand IC1/B, on trouve sur son entrée un niveau logique tance à mesurer ne dépasse pas 100
retrouvera ce même signal sur sa 0, on retrouve sur sa sortie un niveau microhenrys,
broche de sor tie 8, reliée en série logique 1 et vice-versa. Ce signal est - une fréquence de 100 kHz, si l’in-
avec une inductance (LX) de valeur ensuite appliqué sur la broche R du ductance à mesurer ne dépasse pas
inconnue. Cela signifie que le courant Flip-Flop IC3/B. 1 millihenry,
circulant à l’intérieur de cette induc- - une fréquence de 10 kHz, si l’induc-
tance atteindra sa valeur de satura- Si l’inductance a une faible valeur en tance à mesurer ne dépasse pas 10
tion dans un temps proportionnel à la microhenr y ou en millihenr y (et cela millihenrys.
valeur de l’inductance (voir les figures dépend de l’échelle que nous avons
2 et 3). choisie grâce au commutateur S1/A), Par contre, on applique sur la broche
il lui faudra moins de temps pour pou- R du Flip-Flop IC3/B le signal carré pré-
Pour vous citer un exemple, si nous voir atteindre le seuil de 3 volts. Dans levé sur la broche de sortie 6 du Nand
introduisons dans notre circuit une ce cas, le front montant du signal IC1/D.
inductance de 10 microhenr ys, il fau- carré qui arrive sur la broche R du Flip-
dra 30 nanosecondes pour atteindre Flop IC3/B fournira en sor tie de la Avant de poursuivre, il est bon que vous
la valeur de saturation, tandis qu’avec broche Q un signal carré très étroit sachiez à quoi correspondent les mar-
une inductance de 100 microhenr ys, (voir figure 2). quages sur le Flip-Flop :

5V 5V

3V 3V

0V 0V
CK CK

R R

Q Q

Figure 2 : En appliquant un signal carré sur la broche CK


du Flip-Flop IC3/B, sa sortie Q passera au niveau logique Figure 3 : Si l’inductance reliée sur la sortie du Nand IC1/B
1. Si l’inductance reliée sur la sortie du Nand IC1/B pos- possède une valeur élevée en µH ou en mH, il faudra un
sède une faible valeur en µH ou en mH, on retrouvera, temps plus important pour obtenir la tension de 3 volts
après un temps très court, une tension de 3 volts aux aux bornes de la résistance R5.
bornes de la résistance R5. Cette tension portera à satu- Donc, le Nand IC1/C se saturera avec du retard et pro-
ration le Nand IC1/C qui enverra un niveau logique 1 sur duira en sortie de la broche Q un signal carré plus large
la broche R du Flip-Flop IC3/B, ce qui fera basculer la que le précédent.
broche Q au niveau logique 0.

ELECTRONIQUE 63 magazine - n° 8
MESURE

D signifie Data Si le front montant du signal carré qui Schéma électrique


CK signifie Clock (horloge) atteint la broche R a un retard plus
R signifie Reset important par rapport au front montant Après avoir vu comment on parvient à
S signifie Set du signal carré qui atteint la broche CK, envoyer sur la broche R un signal carré,
on prélèvera sur la broche de sortie Q décalée par rapport à celui atteignant
Etant donné que la broche D du Flip- un signal carré qui restera au niveau la broche CK, on peut passer à la des-
Flop IC3/B est reliée au positif de l’ali- logique 1 pendant un temps plus long cription complète du schéma électrique
mentation, dès que le front montant (voir figure 3). représenté sur la figure 4.
de l’onde carrée prélevée du Flip-Flop
IC3/A atteint la broche CK, la broche Pour convertir les impulsions de taille Pour obtenir une cer taine précision
de sortie Q du Flip-Flop IC3/B bascule variable, provenant de la sor tie Q dans la lecture, nous avons besoin
instantanément au niveau logique 1. d’IC3/B, en une tension continue, il d’une fréquence très stable, comme
suffit de placer, sur cette sortie, un cir- celle produite par un oscillateur au
Si on applique un signal carré sur la cuit d’intégration, composé d’une résis- quartz.
broche d’entrée R, son front montant tance et d’un condensateur (voir R6 et
fera commuter la sortie Q au niveau C6 sur la figure 4). En montant un quartz de 2 MHz dans
logique 0 et restera ainsi jusqu’à ce la base du transistor TR1, nous retrou-
que le front montant du signal carré Si ces impulsions sont très étroites, vons sur son collecteur une onde pra-
suivant atteigne la broche CK. on lira sur le multimètre une faible ten- tiquement sinusoïdale, que le Nand
sion, mais plus ces impulsions s’élar- IC1/A convertit en un signal par faite-
Si le front montant du signal carré qui giront, plus la valeur de la tension aug- ment carré.
atteint la broche R est légèrement en mentera.
retard par rapport au front montant du Ce signal carré de 2 MHz est appliqué
signal carré qui atteint la broche CK, Donc, en lisant la valeur de cette ten- sur la position 1 du commutateur rota-
on prélèvera sur la broche de sortie Q sion, on pourra facilement connaître la tif S1/A et sur la broche d’entrée 2
un signal carré qui restera au niveau valeur en microhenry ou en millihenry du circuit intégré IC2, un CD4518,
logique 1, pendant un temps très réduit de l’inductance placée sur les douilles contenant deux étages diviseurs par
(voir figure 2). d’entrée de l’instrument. 10.

S2
U E
IC4
C3 C4 M
R3 R11
16
1 C8 C9 PILE 9 V
C7 C10 DL1
7
IC1-A
14 IC2 15
R1 R2 TR1 12 9
XTAL C 11
2 8
B
13 6 10 14
7
E
C1 C2
2 1 mH 2 1 mH

1 3 1 3
100 µH C 10 mH 100 µH C 10 mH
S1-A S1-B

C5 R10
R9
MULTIMÈTRE
9 13 5 14 1 R6 R7
D Q D Q R8 DS3

IC3-A IC3-B DS1


11 12 3 2
CK Q CK Q
R S S 7 R C6
10 8 9 10 6 4
R4 DS2

IC1-B
POWE OH
8 POWER
R M

OFF ON
1000 750 200
V HI LO
V20 200 20
2 2
200m

LX TEST 2 4 µA
200m

20M
200µ

2M 2m

3 6 200K
20m
10A
A

20K 200m
Ω 2K
2
2
1 5 200Hi 200µ 2m 20m
200m
10 A
10A
R5 A
IC1-C IC1-D V-A-Ω

COM

Figure 4 : Schéma électrique de l’inductancemètre.

ELECTRONIQUE 64 magazine - n° 8
MESURE

VCC 13 12 11 10 9 8 VCC 13 12 11 10 9 8 VCC 15 14 13 12 11 10 9

QD QC QB QA
S
_
Q
R
R CK
M B
Q D
CK
CK
_ Q D
S CK R
Q
R
QA QB QC QD
E U E C
1 2 3 4 5 6 GND 1 2 3 4 5 6 GND 1 2 3 4 5 6 7 GND
MC 78L05 BC 547
74 HC 132 4013 4518

Figure 4a : Connexions, vues du dessus, des trois circuits intégrés.


Note : la broche 2 du Flip-Flop IC3/B (4013) n’est pas utilisée.
Connexions, vues du dessous, du régulateur 78L05 et du transistor BC547.

Sur broches 6 et 10, on récupère, divi- Quand on tourne le commutateur S1/A Les diodes DS1 et DS2, placées en
sée par 10, la fréquence appliquée sur sur la position 2 (200 kHz), on parallèle avec le condensateur C6, évi-
l’entrée, c’est-à-dire : retrouve sur les deux broches de sor- tent d’envoyer violemment l’aiguille à
tie Q du flip-flop IC3/A, une fréquence fond d’échelle, sur un multimètre ana-
2 : 10 = 0,2 MHz de : logique, pendant le calibrage du trim-
équivalent à 200 kHz mer R7.
200 : 2 = 100 kHz
Tandis que sur la broche de sortie 14, Comme nous vous l’expliquerons par
on récupère, divisée par 100, la fré- Quand on tourne le commutateur S1/A la suite, les trimmers R7 et R8 devront
quence appliquée sur l’entrée, c’est-à- sur la position 3 (20 kHz), on retrouve être réglés une seule fois pour la lec-
dire : sur les deux broches de sor tie Q du ture sur le multimètre. Le trimmer R8
flip-flop IC3/A, une fréquence de : sera calibré pour faire dévier l’aiguille
2 : 100 = 0,02 MHz de l’instrument sur 0 lorsque nous choi-
équivalent à 20 kHz 20 : 2 = 10 kHz sirons l’échelle 100 microhenrys.

Ces deux fréquences sont appliquées Nous rappelons que le signal carré pro- Pour alimenter ce circuit, il faut dispo-
sur les positions 2 et 3 du commuta- venant de la broche 12 de IC3/A a une ser d’une tension stabilisée de 5 volts.
teur S1/A. polarité inversée par rappor t à celle Comme il ne consomme qu’un courant
provenant de la broche 13. dérisoire (environ 20 mA), nous l’avons
- La position 1 du commutateur S1/A alimenté avec une pile de 9 volts et
est utilisée pour mesurer les induc- Le signal carré qui provient de la broche nous avons stabilisé cette tension sur
tances dont la valeur ne dépasse pas 13 atteint l’entrée du Nand IC1/B, qui la valeur de 5 volts grâce au circuit inté-
100 microhenrys. fournit un courant plus que suffisant gré IC4.
pour alimenter l’inductance reliée sur
- La position 2 du commutateur S1/A sa broche de sortie.
est utilisée pour mesurer les induc- Réalisation pratique
tances dont la valeur ne dépasse pas Comme la résistance R5 est reliée en de l’inductancemètre
1 millihenry. série avec cette inductance, on retrouve
à ses bornes une tension qui, partant Montez tous les composants néces-
- La position 3 du commutateur S1/A de 0 volt, augmente rapidement jus- saires sur le circuit imprimé LX.1422,
est utilisée pour mesurer les induc- qu’à atteindre la valeur d’alimentation. en les disposant comme indiqué sur la
tances dont la valeur ne dépasse pas figure 5.
10 millihenrys. En pratique, cette tension n’atteint
jamais la valeur de 5 volts, car la résis- Pour commencer, nous vous
Etant donné que pour la mesure on a tance R5 provoque une petite chute de conseillons de monter les trois sup-
besoin de disposer d’un signal carré tension. ports pour les circuits intégrés IC1, IC2
ayant un coef ficient d’utilisation de et IC3. Après avoir soudé toutes les
50 % (cela signifie que le temps durant Lorsque la tension sur les broches de broches sur les pistes en cuivre du cir-
lequel le signal reste au niveau logique la résistance R5 atteint environ 3 volts, cuit imprimé, insérez les résistances
1 doit être par faitement identique au la sor tie du Nand IC1/C passe au et les deux trimmers et, afin d’éviter
temps durant lequel il reste au niveau niveau logique 0 et le Nand IC1/D toute erreur, retenez que sur le corps
logique 0), on utilise le Flip-Flop IC3/A inverse ce niveau logique, de façon à du trimmer R8 se trouve le numéro 202
qui permet également de diviser par 2 ce que la broche R du Flip-Flop IC3/B, (2 000 ohms), tandis que sur le corps
la fréquence appliquée sur la broche soit au niveau logique 1. du trimmer R7, vous trouverez indiqué
d’entrée CK. 103 (10 000 ohms).
Nous avons déjà signalé le fait que pour
Quand on tourne le commutateur S1/A transformer le signal carré provenant Poursuivez le montage en insérant les
sur la position 1, on retrouve sur les de la broche 1 de IC3/B en une ten- trois diodes en dirigeant la bague
deux broches de sortie Q du Flip-Flop sion qui soit proportionnelle à sa lar- noire de DS1 vers la résistance R9
IC3/A, une fréquence de : geur, on utilise le circuit d’intégration et les bagues noires des diodes DS2
composé de la résistance R6 et du et DS3 vers le condensateur C6 (voir
2 : 2 = 1 MHz condensateur C6. figure 5).

ELECTRONIQUE 65 magazine - n° 8
MESURE

PRISE-PILE VERS MULTIMÈTRE

S2
DL1

R11
+ -
9 V.
A K

IC4
C9 C8 2241 XL
C10 C7

R10
R9
DS3
R8

IC2
R7 DS1 DS2

C4
C2
S1 Figure 6 : Sur cette photo, vous pouvez voir comment se
C6
R2
R3
présente le circuit une fois le montage des composants
R1 R6 terminé.
C1 R4
TR1
XTAL IC1 C5 IC3
C3

R5 S1 S2
13 mm DL1

24 mm

K A

CIRCUIT IMPRIMÉ

Figure 7 : Avant de mettre en place le commutateur S1


sur le circuit imprimé, vous devez couper son axe à une
Figure 5 : Plan d’implantation des composants. Les broches longueur de 13 mm. Lorsque vous insérez la diode LED,
du commutateur S1 et de l’interrupteur S2 doivent être vous devez la maintenir à une distance de 24 mm du cir-
directement insérées dans les trous prévus sur le circuit cuit imprimé, en dirigeant sa patte la plus longue vers l’in-
imprimé (voir figure 7). terrupteur S2.

Cette opération terminée, insérez tous le quartz XTAL qui devra être monté en circuit imprimé pour pouvoir faire sor-
les condensateurs céramiques et poly- position horizontale, comme sur la tir sa tête de la face avant de l’induc-
esters, puis les deux électrolytiques figure 5. tancemètre. Quand vous insérez cette
C7 et C10, en dirigeant leur broche diode LED, souvenez-vous que la patte
positive vers le bas. Insérez, sur le circuit imprimé égale- la plus longue (A) doit être dirigée vers
ment, l’interrupteur S2 et le commu- l’interrupteur S2 comme indiqué sur la
A présent, vous pouvez également insé- tateur rotatif S1, mais avant de souder figure 7.
rer le petit circuit intégré stabilisateur ce dernier, vous devrez réduire la lon-
78L05 dans les trois trous marqués gueur de son axe à environ 13 mm (voir Installez les supports des trois circuits
IC4, en dirigeant le côté plat de son figure 7). intégrés en dirigeant leurs encoches-
corps vers la diode LED DL1. détrompeurs en U comme indiqué sur
Pour compléter le montage, soudez les le plan d’implantation.
Le transistor BC547 doit être inséré fils de la prise-pile et des douilles
dans les trois trous marqués TR1, en bananes, puis la diode LED DL1, en la Ensuite, prenez le boîtier plastique et
dirigeant le côté plat de son corps vers maintenant à 24 mm de la surface du placez le panneau d’aluminium, déjà

ELECTRONIQUE 66 magazine - n° 8
MESURE

préperçé et sérigraphié, sur son cou- Le calibrage - Reliez sur les douilles de sortie votre
vercle. Au travers du panneau d’alu- multimètre (analogique ou digital), réglé
minium, vous devez tracer les Une fois le montage terminé, il ne vous sur l’échelle 100 microampères cou-
contours des sept trous, à l’aide d’un reste plus qu’à calibrer une seule fois rant continu.
crayon papier, pour les repor ter sur les deux trimmers R7 et R8.
le couvercle plastique, le couvercle - Placez S1/A sur la position 1 (100
de ce boîtier n’étant pas lui-même Le premier trimmer à calibrer est microhenrys), puis court-circuitez les
préperçé. Il faudra donc vous procu- R8. Pour ce faire, procédez ainsi : deux douilles sur lesquelles vous pla-
rer un foret de 7 mm pour faire le trou
de passage de l’axe du commutateur
S1, un foret de 5,5 mm pour faire les
trous pour les douilles et pour l’in-
terrupteur S2 et un foret de 3 mm
pour faire sor tir la tête de la diode
LED.

Le panneau d’aluminium sera maintenu


sur le couvercle du boîtier grâce aux
écrous des douilles bananes.

Avant de mettre en place les douilles


sur la face avant, vous devrez retirer la
bague plastique, que vous enfilerez du
côté intérieur du couvercle avec les
écrous de fixation (voir figure 8).

Liste des composants


R1 = 1 kΩ
R2 = 47 kΩ
R3 = 330 Ω
R4 = 10 kΩ
R5 = 1 kΩ Figure 8 : Le circuit imprimé sera fixé sur la partie du boîtier pourvue de l’em-
placement pour la pile de 9 volts. Vous fixerez, sur l’autre partie, la face avant
R6 = 1 kΩ en aluminium, déjà prépercée et sérigraphiée. Comme le boîtier plastique n’est
R7 = 10 kΩ trimmer pas prépercé lui-même, vous pourrez prendre comme référence les trous pré-
R8 = 2 kΩ trimmer sents sur le panneau en aluminium. Pour isoler les douilles du panneau métal-
R9 = 2,2 kΩ lique, avant de les mettre en place, vous devrez retirer de leur corps la bague
R10 = 22 kΩ plastique que vous placerez ensuite côté intérieur du boîtier.
R11 = 820 Ω
C1 = 47 pF céramique
C2 = 47 pF céramique
C3 = 100 nF polyester
C4 = 100 nF polyester
C5 = 100 nF polyester
C6 = 100 nF polyester
C7 = 22 µF électrolytique
LX

C8 = 100 nF polyester
C9 = 100 nF polyester
C10 = 47 µF électrolytique
XTAL = Quartz 2 MHz
DS1 = Diode 1N4148
DS2 = Diode 1N4148 NUOVA
DS3 = Diode 1N4148
DL1 = Diode LED
TR1 = Transistor NPN BC547
IC1 = Intégré TTL 74HC132
IC2 = Intégré C/Mos 4518
IC3 = Intégré C/Mos 4013
IC4 = Régulateur 78L05
RONDELLE
S1 = Commutateur rotatif PLASTIQUE
2 C, 3 P
S2 = Interrupteur

Sauf spécification contraire, toutes


les résistances sont des 1/4 W à
5 %.

ELECTRONIQUE 67 magazine - n° 8
MESURE

ceriez normalement l’inductance à mesurer avec un mor- 50 : 10 = 5 millihenrys


ceau de fil de cuivre le plus court possible. Finalement, tour-
nez le trimmer R8 jusqu’à ce que l’aiguille du multimètre tandis que si l’aiguille s’arrête sur 20 microampères, la
se positionne en début d’échelle, c’est-à-dire sur 0. Ce valeur de l’inductance sera de :
réglage éliminera toutes les éventuelles inductances para-
sites dues au câblage. 20 : 10 = 2 millihenrys

Ce calibrage n’est nécessaire que sur la position 1 (100 Si vous utilisez un multimètre digital, vous pouvez lire la
microhenrys). En effet, sur les deux positions supérieures valeur de l’inductance en cours de mesure directement sur
il est inutile car nous ne trouverons jamais une inductance son afficheur et avec une plus grande précision qu’avec un
parasite de 1 ou 2 microhenrys. multimètre analogique.

Pour calibrer le trimmer R7, procédez ainsi : Si vous mesurez des inductances dont la valeur est portée
sur le corps, vous vous rendrez compte que ces compo-
- A l’aide de votre multimètre, toujours relié sur les douilles sants ont une tolérance d’environ 10 %.
de sortie, réglez S1/A sur la position 1 (100 microhenrys).

- Prenez l’inductance de référence (100 microhenrys), incluse Où trouver les composants


dans le kit ou procurez-vous une inductance de cette valeur
dont vous êtes sûr. Reliez-la sur les douilles d’entrée. La liste des composants étant fournie, vous pouvez vous
Ensuite, calibrez le trimmer R7 jusqu’à faire dévier l’aiguille approvisionner, de préférence, auprès de nos annonceurs.
du multimètre sur 100 microampères. Le circuit imprimé double face à trous métallisés est dis-
ponible séparément. Un kit complet (LX.1422) est égale-
Après avoir calibré ce second trimmer, l’instrument est prêt ment disponible. Voir publicités dans la revue.
à l’utilisation.
◆ N. E.
Comment utiliser
votre inductancemètre ?
Reliez l’inductance dont vous voulez connaître la valeur sur
les douilles d’entrée. Démarrez toujours depuis la position
3 correspondant à 10 millihenrys.

Si l’aiguille dévie au-delà du fond d’échelle du calibre 100


microampères, cela signifie que l’inductance en examen a
une valeur supérieure à 10 millihenrys et donc que vous ne
pourrez pas la mesurer avec cet appareil.

Si vous remarquez que l’aiguille dévie vers 5 microampères,


vous pouvez sélectionner la position 2 ou 1, pour obtenir
une mesure beaucoup plus précise.

En admettant que, sur la position 1, l’aiguille du multimètre


s’arrête sur 50 microampères, vous saurez déjà que la
valeur de l’inductance est de 50 microhenrys, tandis que
si elle s’arrête sur 10 microampères, la valeur de l’induc-
tance sera de 10 microhenrys.

Si vous tournez le commutateur S1 sur la position 2, vous


devrez diviser par 100 les microampères lus par l’instrument
car, avec cette échelle, on peut lire jusqu’à un maximum de
1 millihenry. Donc, si l’aiguille de l’instrument s’arrête sur
50 microampères, la valeur de l’inductance sera de :

50 : 100 = 0,5 millihenry

Tandis que si l’aiguille s’arrête sur 10 microampères, la


valeur de l’inductance sera de :

10 : 100 = 0,1 millihenry

Si vous tournez le commutateur S1 sur la position 3, vous


devrez diviser par 10 les microampères lus sur le multi-
mètre, car avec cette échelle on peut lire jusqu’à un maxi-
mum de 10 millihenry. Donc, si l’aiguille de l’instrument
s’arrête sur 50 microampères, la valeur de l’inductance
sera de :

ELECTRONIQUE 68 magazine - n° 8
MESURE

La mé
mémorisation
de la courbe
d'un filtre
filtre HF

Avec l’Analyseur de Spectre décrit dans les premiers numéros


d’ELECTRONIQUE et Loisirs magazine, il est possible de mémoriser 4
courbes différentes de filtres. En rappelant ces courbes, on pourra leur
superposer les courbes d’autres filtres et, ainsi, être à même de vérifier
les différences existant entre les unes et les autres. Dans cet article,
nous avons pour objectif de vous apprendre comment mémoriser des
courbes de référence et comment les utiliser.

l arrive souvent aux installateurs d’antennes TV En ayant à sa disposition un instrument permettant de


de se retrouver avec un coupleur dont les filtres mémoriser 4 courbes différentes, celui qui travaille en
sont complètement déréglés. Comme la calibra- haute fréquence et qui réalise des filtres passe-bande,
tion d’un tel coupleur est pratiquement impos- passe-haut et passe-bas pour émetteurs et récepteurs,
sible sans un analyseur de spectre, la seule solu- pourra, non seulement, voir comment varie la courbe selon
tion restante est le remplacement pur et simple. la capacité des condensateurs ou la valeur des induc-
tances, mais il pourra également connaître les valeurs
Au contraire, si l’on dispose d’un analyseur de spectre d’atténuation en dB.
capable de mémoriser la courbe d’un filtre correctement
réglé, il est toujours possible de la rappeler pour lui super-
poser celle du filtre déréglé. On peut ainsi visualiser sur Comment visualiser une courbe
l’écran de l’analyseur deux courbes différentes, ce qui per-
mettra de régler les différents filtres, jusqu’à obtenir une Supposons que vous ayez un filtre passe-bande dont vous
courbe identique à celle de référence. ignorez à la fois la fréquence centrale et sa largeur. Pour
visualiser sa courbe, et ensuite la mémoriser, vous devez
Lors de l’acquisition de nouveaux filtres, toujours grâce à procéder comme suit.
l’analyseur de spectre, il sera également possible de contrô-
ler, par rapport aux données mémorisées d’un filtre témoin, Si le filtre est de type passif, il suf fit de relier sur son
s’ils sont trop étroits au point de ne pas laisser passer le entrée le signal prélevé sur la prise BNC TRACKING et de
signal du télétexte, ou bien s’ils atténuent de façon exagé- relier ensuite sa sor tie sur la prise BNC INPUT (voir
rée le signal appliqué sur leur entrée. figure 2).

ELECTRONIQUE 71 magazine - n° 8
MESURE

Si le filtre est de type actif, il faut, en


plus, l’alimenter avec une tension
CURSOR MARKER 1 MARKER 2 STORE TRK ON TRK OFF
externe (voir figure 3), car sans cela,
F2 FREQU. SPAN BW SWEEP PEAK
vous ne verrez aucune courbe.

Etant donné que vous ignorez la fré-


0 1 2 3 4
quence de travail du filtre, vous devez,
pour la trouver, effectuer ces opéra- 5 6 7 8 9
tions très simples.
F1
Une fois l’analyseur allumé, réglez-le TRACKING RUN/STOP LEVEL DBm/DBµV 5-10 dB

de façon à faire apparaître ces don-


Spectrum Analyzer + Tracking
nées :

SPAN = 1000.0
RBW = 1 M ENCODER
ENTER CLEAR FILTER MAXHOLD

SWP = .5 Sec.

Activez ensuite le “tracking”, en


appuyant sur les touches F1, 5 et Figure 1 : Touches de commande présentes sur la face avant. Pour sélectionner
ENTER, puis la touche “+” jusqu’à faire les différentes fonctions indiquées sur le panneau, appuyez sur la touche fonction
apparaître “– 30” sur la ligne TRCK. F1 ou F2, puis sur la touche numérique désirée.

Le tracé d’un signal, comme celui repré-


senté sur la figure 4 pourrait très bien Pour élargir ce tracé, appuyez sur les large, il faudra augmenter la valeur de
s’afficher à l’écran. touches F1, 1 puis tapez “10” sur la la ligne SPAN.
ligne SPAN puis ENTER.
Pour en connaître la fréquence de tra- Toutefois, avant de l’augmenter, il est
vail, vous devez activer le Marker 1, en Vous verrez alors automatiquement préférable que vous alliez sur la ligne
appuyant sur les touches F2 et 0, puis s’afficher “100 kHz” sur la ligne RBW PEAK src et que vous appuyez sur
la touche ENTER avant de positionner et “200 ms” sur la ligne SWP ENTER de façon à déplacer la courbe
le curseur du Marker 1 sur le sommet (Sweep). au centre de l’écran.
du pic de façon à pouvoir lire la fré-
quence sur la ligne Marker 1. Pour établir la fréquence lue dans Ensuite, appuyez sur les touches F1
l’exemple de la figure 4, appuyez sur et 1 afin de reporter le curseur sur la
Dans le cas de l’exemple reproduit sur les touches F1 et 0 pour accéder à la ligne SPAN, tapez 20 et appuyez sur
la figure 4, vous lirez 205 000 kHz équi- ligne CENTER, puis tapez le nombre ENTER.
valents à 205 MHz. 205 et pour finir, ENTER.
Si vous désirez ultérieurement res-
Une fois la fréquence connue, désac- Une fois toutes ces opérations effec- serrer la courbe, il suffit de tourner le
tivez le Marker 1 en appuyant sur les tuées, vous verrez s’afficher la courbe bouton de l’encodeur jusqu’à ce que
touches F2, 0 puis ENTER. de la figure 5 et, puisqu’elle est trop la courbe apparaisse entièrement à

Figure 2 : Si le filtre à contrôler est de type passif, c’est-


à-dire dépourvu d’étages amplificateurs, vous pouvez le Figure 3 : Si le filtre à contrôler est de type actif, vous
relier directement entre la sortie TRACKING et l’entrée devez appliquer sur la ligne d’alimentation la tension
INPUT. positive qui servira à alimenter les transistors internes.

ELECTRONIQUE 72 magazine - n° 8
MESURE

Figure 5 : Si vous démarrez avec une


Figure 4 : Pour visualiser une fréquence, Figure 6 : Quand la courbe s’affiche
valeur de SPAN de 10 MHz et que la
démarrez toujours avec une valeur de entièrement à l’écran, vous devez
courbe apparaît trop large, choisissez
SPAN de 1 000 MHz, puis placez le mesurer la fréquence centrale, en
une valeur de SPAN de 20 MHz pour la
Marker 1 sur le tracé du signal. utilisant le Marker 1.
réduire.

l’écran, comme sur la figure 6. Posi- et la fréquence du point de position- des marqueurs, est de 31 – 30 =
tionnez le curseur du Marker 1 sur le nement du marqueur 2. 1 dB.
sommet de la courbe, et, en admet-
tant que vous lisiez 202 000 sur la Sur la dernière ligne en bas, c’est-à- Pour connaître avec précision l’atté-
ligne CENTER, appuyez sur les dire le M Delta, vous lirez la largeur de nuation d’un signal de –3 dB, vous
touches F1 et 0 puis tapez 202 000 bande et l’écart en dB entre les deux devez placer le curseur du Marker 1 sur
sur la ligne CENTER et appuyez sur points de positionnement des mar- le sommet de la courbe (voir figure 8),
ENTER de façon à déplacer la courbe queurs : de façon à ce que la fréquence centrale
à nouveau au centre de l’écran (voir soit de :
figure 6). Marker 1 = –31 dB 201 053 kHz
Marker 2 = –31 dB 203 815 kHz Marker 1 = –28 dB 202 434 kHz
Pour voir la largeur de bande de ce M Delta = –0 dB 2 762 kHz
filtre, vous devez également activer le Vous devez donc déplacer le Marker 2
Marker 2 en appuyant sur F2 et 1, puis Si vous calculez la différence entre la jusqu’à obtenir une valeur de M Delta
ENTER et déplacer les deux curseurs fréquence du Marker 2 et celle du Mar- = –3 dB (voir figure 8) et vous lirez sur
sur les deux côtés de la courbe (voir ker 1, vous obtiendrez exactement les trois lignes de gauche :
figure 7). 2 762 kHz, égal à 2,762 MHz.
Marker 1 = –28 dB 202 434 kHz
Sur la ligne Marker 1, vous lirez En regardant les données indiquées Marker 2 = –31 dB 203 815 kHz
alors la valeur en dB de l’atténua- sur la figure 7, vous pourriez penser M Delta = –3 dB 1 381 kHz
tion ou du gain, ainsi que la fré- que le filtre en examen réduit le signal
quence du point de positionnement de –31 dB, mais il n’en est rien, car Pour connaître la largeur de bande
du marqueur 1. l’analyseur prend comme référence passante totale, il suf fit de posi-
les –30 dBm du TRCK (tracking) et tionner le curseur du Marker 1 sur la
Sur la ligne Marker 2, vous lirez la donc l’atténuation réelle présente sur gauche de la courbe, jusqu’à obtenir
valeur en dB de l’atténuation ou du gain les deux points de positionnement une valeur de M Delta = -0 dB et vous

Figure 7 : En positionnant sur les deux Figure 8 : Pour savoir si il y a bien, entre Figure 9 : En déplaçant les deux
côtés de la courbe les Marker 1 et 2, les deux marqueurs, une différence de marqueurs à –10 dB par rapport au
vous pouvez connaître l’atténuation en –3 dB, positionnez le Marker 1 sur le centre, vous pouvez voir la nouvelle
dB du filtre et sa largeur de bande. sommet de la courbe (lire le texte). largeur de bande sur M Delta.

ELECTRONIQUE 73 magazine - n° 8
MESURE

Figure 11 : Quand ce menu apparaîtra, Figure 12 : En phase de mémorisation


Figure 10 : Pour mémoriser la courbe
allez sur la ligne STORE 1, placée sous vous verrez apparaître en haut à droite
qui s’affiche à l’écran, placez le curseur
“FIGURE”, puis appuyez sur la touche “STORE” ainsi qu’une valeur, qui se
sur MEM, puis appuyez sur ENTER.
ENTER. changera ensuite en “STORED”.

verrez à nouveau apparaître à En haut à droite, vous verrez apparaître de façon faire apparaître STORE 2, puis
l’écran : un numéro qui, en partant de 0, comp- appuyez sur ENTER.
tera jusqu’à une valeur indéfinie. Une
Marker 1 = –31 dB 201 053 kHz fois la mémorisation terminée, vous Sur la droite de l’écran, vous verrez
Marker 2 = –31 dB 203 815 kHz verrez apparaître le mot “STORED” apparaître à nouveau un numéro qui,
M Delta = –0 dB 2 762 kHz (mémorisé). en partant de 0, comptera jusqu’à une
valeur indéfinie et lorsque la courbe
En général, pour définir la largeur de Pour mémoriser une courbe, il faut sera complètement mémorisée, vous
bande, on prend comme référence les en moyenne 10 secondes (voir verrez apparaître le mot “STORED”.
deux points placés à –3 dB (voir figure 12).
figure 7). On a donc, dans notre Pour retourner au premier menu, il suf-
exemple, une largeur de bande de A la fin du comptage, la courbe sera fit d’aller sur la ligne MAIN et d’appuyer
2 762 kHz. mémorisée avec tous ses para- sur ENTER.
mètres : le SPAN, le RBW, le SWP et
Pour connaître la largeur de bande à le CENTER (fréquence centrale).
–10 dB, il faut répéter les mêmes opé- Comment rappeler
rations que celles décrites précé- Quand vous éteindrez l’analyseur, toutes une courbe mémorisée
demment. Donc, sachant que l’extré- ces données mémorisées, c’est-à-dire
mité supérieure de la courbe est à les paramètres et la courbe, ne seront Pour af ficher à l’écran une courbe
–28 dB (voir figure 8), vous devez posi- pas effacées et vous pourrez donc les mémorisée, il suffit de sélectionner à
tionner les deux curseurs sur –38 dB rappeler, même après plusieurs l’aide des touches du CURSOR la ligne
et vous verrez alors apparaître à années ! MEM et appuyer sur ENTER, puis sélec-
l’écran ces nouvelles données (voir tionner la ligne RECALL 1 et appuyer à
figure 9) : Dans la mémoire du STORE, se trou- nouveau sur ENTER. Vous verrez alors
vant à gauche, on peut mémoriser 4 apparaître la courbe mémorisée sur
Marker 1 = –38 dB 198 085 kHz courbes différentes. STORE 1 (voir figure 13).
Marker 2 = –38 dB 205 900 kHz
M Delta = –0 dB 7 095 kHz Pour rappeler la courbe mémorisée sur
Comment mémoriser STORE 2, STORE 3 ou STORE 4, quand
Ce filtre aura donc une bande passante une seconde courbe vous vous trouvez sur la ligne RECALL
de 7000 kHz, équivalant à 7 MHz, mais 1, appuyez sur la touche “+” afin de
avec une atténuation de –10 dB. Pour mémoriser une seconde courbe, faire apparaître RECALL 2, RECALL 3
vous devez procéder comme suit. ou RECALL 4, après quoi vous pouvez
appuyer sur la touche ENTER.
Comment mémoriser Placez le curseur sur la ligne MAIN et
une courbe appuyez sur la touche ENTER de façon Le tracé de la courbe mémorisée appa-
à revenir au menu principal. Après avoir raît à l’écran avec une faible lumino-
Appuyez sur les touches du CURSOR visualisé à l’écran la seconde courbe, sité pour vous permettre de la distin-
en croix pour vous positionner sur la positionnez-vous grâce, aux touches guer du tracé que vous lui
ligne MEM (voir figure 10), puis sur la en croix du CURSOR, sur la ligne MEM, superposerez.
touche ENTER pour voir apparaître à puis appuyez sur ENTER : vous verrez
l’écran le menu de la figure 11. alors apparaître le menu de la Après avoir appuyé sur ENTER, le mot
figure 11. “RECALL 1” se change en “CLEAR” (voir
Toujours en utilisant les touches du figure 14), le curseur se place auto-
CURSOR, sélectionnez la ligne STORE Toujours en utilisant les touches en matiquement sur la ligne MAIN et donc
1, placée sous la ligne “FIGURE” et croix du CURSOR, allez sur la ligne en appuyant sur ENTER, vous retour-
appuyez sur ENTER. STORE 1 et appuyez sur la touche “+” nerez au menu principal.

ELECTRONIQUE 74 magazine - n° 8
MESURE

Figure 15 : Si vous positionnez le


Figure 13 : Pour rappeler la courbe Figure 14 : Le curseur se placera
curseur sur la ligne CLEAR et que vous
mémorisée, il suffit de positionner le automatiquement sur la ligne MAIN et
appuyez sur ENTER, vous ferez
curseur sur la ligne RECALL 1, puis le mot “CLEAR” viendra à remplacer
apparaître à l’écran la courbe
d’appuyer sur ENTER. “RECALL 1”.
mémorisée.

Comment effectuer vous le remarquerez, sera moins lumi- figure 19 sur STORE 2, effectuez les
un calibrage avec une neuse (voir figure 13) par rappor t à opérations suivantes.
courbe de référence celle du filtre que vous voulez calibrer.
Appuyez sur les touches du CURSOR
En admettant que vous deviez rappe- A présent, tournez les compensateurs pour aller sur la ligne MEM, puis sur
ler la courbe de la figure 9, déjà mémo- de calibrage placés dans le nouveau ENTER : vous verrez alors apparaître à
risée sur STORE 1, parce qu’elle vous filtre jusqu’à superposer les deux l’écran les paramètres de la figure 11.
ser t pour calibrer un filtre ayant les courbes (voir figure 16 et 17).
mêmes caractéristiques, vous devez Toujours en utilisant les touches du CUR-
procéder comme suit. Quand la courbe du nouveau filtre appa- SOR, allez sur la ligne STORE 1 et
raîtra parfaitement superposée à celle appuyez sur la touche “+” de façon à
Quand vous vous trouvez dans le de référence (voir figure 18), le filtre faire apparaître “STORE 2” (voir
menu de la figure 4, reliez le filtre à sera calibré. figure 19), puis sur la touche ENTER.
calibrer entre la sor tie TRACKING et Quand “STORED” apparaît sur la droite
l’entrée INPUT comme sur les Pour retourner au menu principal, il suf- (voir figure 20), la courbe est mémorisée
figures 2 et 3. fit d’aller sur la ligne MAIN et d’appuyer avec tous ses paramètres sur STORE 2.
sur ENTER.
Allez ensuite sur la ligne MEM et Une fois la courbe mémorisée, pour
appuyez sur la touche ENTER de façon pouvoir la rappeler, appuyez sur les
à faire apparaître le second menu, puis Une nouvelle courbe touches du CURSOR pour vous posi-
en utilisant les touches en croix du sur STORE 2 tionner sur la ligne RECALL 1 et
CURSOR, allez sur la ligne RECALL 1 appuyez sur la touche “+” afin de faire
et appuyez sur ENTER. Si vous ne voulez pas ef facer la apparaître RECALL 2. A présent, en
courbe présente sur STORE 1 (voir appuyant sur la touche ENTER, vous
Apparaîtra alors à l’écran, la courbe figure 10), et que vous voulez au verrez apparaître le tracé que vous avez
mémorisée sur STORE 1 qui, comme contraire mémoriser celle de la mémorisé (voir figure 21).

Figure 16 : La courbe d’un nouveau filtre Figure 17 : En tournant les Figure 18 : Quand les courbes se
à calibrer peut être superposée à une condensateurs du filtre (voir figure 2 superposeront, le second filtre sera
courbe mémorisée déjà rappelée à et 3), essayez de faire coïncider cette calibré avec les mêmes caractéristiques
l’écran (lire l’article). courbe avec celle mémorisée. que celles du filtre de référence.

ELECTRONIQUE 75 magazine - n° 8
MESURE

Figure 19 : Pour mémoriser une seconde Figure 20 : En appuyant sur la touche Figure 21 : Pour rappeler cette nouvelle
courbe, allez sur STORE 1 puis appuyez ENTER une fois la courbe mémorisée, courbe, il faut aller sur RECALL 1 et
sur la touche “+” de façon à faire vous verrez s’afficher sur la ligne en appuyer sur la touche “+” de façon à
apparaître STORE 2. haut à droite, le mot “STORED”. faire apparaître RECALL 2.

Comment effacer En haut à droite, vous verrez appa-


une courbe mémorisée raître un numéro qui, en partant de
0, comptera jusqu’à une valeur indé-
Pour retirer de l’écran une courbe finie et lorsque la mémorisation sera
mémorisée, il suffit de porter le cur- terminée, le mot “STORE” apparaîtra.
seur sur la ligne MEM, puis d’appuyer Grâce à cette opération, vous aurez
sur ENTER : apparaîtra alors le menu remplacé la première courbe par la
de la figure 14. En positionnant le cur- nouvelle (voir figure 22).
seur sur la ligne CLEAR et en
appuyant sur ENTER, la courbe dis- ◆ Suite et fin le mois prochain
paraîtra de l’écran (voir figure 15),
mais vous ne l’aurez pas effacée de
la mémoire et donc vous pourrez tou- Pour vos achats,
jours la rappeler en cas de besoin.
Figure 22 : Pour effacer la courbe
choisissez
Si vous voulez remplacer cette courbe mémorisée en STORE 1 et la remplacer
par celle de la figure 10, vous devez
de préférence
par une nouvelle, vous devrez avant
tout la faire apparaître à l’écran. En positionner le curseur sur STORE 1 et nos annonceurs.
appuyer sur ENTER (lire le texte).
appuyant sur les touches en croix du C’est auprès d’eux
CURSOR, vous devez vous position-
ner sur la ligne MEM (voir figure 10),
que vous trouverez
puis appuyer sur ENTER et vous verrez des mêmes touches, positionnez-vous les meilleurs tarifs et
alors apparaître à l’écran le second
menu de la figure 11. Toujours à l’aide
sur la ligne STORE 1, placée sous la
ligne “FIGURE”, et appuyez sur ENTER.
les meilleurs services.

ELECTRONIQUE 76 magazine - n° 8
TECHNOLOGIE

Microcontr
Micr ocontrô
ôleurs
PIC
7ème partie
par tie (1/2)

Dans les précédents numéros, nous avons étudié la structure


hardware des microcontrôleurs PIC, en faisant tout particulièrement
référence au modèle PIC 16F84 qui présente, parmi ses nombreuses
caractéristiques, une mémoire de programme de type EEPROM
Flash. Nous allons aujourd’hui analyser en détail les instructions
dont nous disposons pour écrire un programme en assembleur pour
les PIC. Nous examinerons, à travers un simple exemple pratique,
quels sont les pas nécessaires pour la rédaction d’un programme,
et verrons de quelle façon le microcontrôleur se comporte face aux
diverses instructions. Cette partie étant très longue, elle sera publiée
sur 2 numéros.

omme nous - des commentaires,


l’avons déjà c’est-à-dire des indica-
dit dans les par- tions qui ne sont pas
ties précédentes exécutées par le micro-
de ce cours, le lan- contrôleur mais qui aident
gage qui est normalement uti- la personne qui lit le pro-
lisé pour les microcontrôleurs est gramme à en interpréter le
l’assembleur. sens.

Rappelons que tous les dispositifs Afin de mieux comprendre ce


digitaux interprètent et travaillent en que l’on vient d’exposer, nous
utilisant un langage particulier qui est défini vous proposons de prendre en consi-
par le standard binaire. Ce dernier reconnaît dération un programme simple (voir
seulement deux états : “1”, c’est-à-dire pré- tableau 1) qui nous permet d’allumer
sence de tension, et “0”, absence de ten- deux LED alternativement. Les deux
sion. Si vous deviez écrire un programme au moyen de ce LED sont reliées aux deux lignes RBO
type de langage, nous vous laissons imaginer les difficul- et RB1 du PIC 16F84, lignes qui par tent des pattes 6 et 7.
tés que vous rencontreriez pour le rédiger et l’interpréter. Un schéma possible de cette application est donné dans
C’est pour venir à votre secours qu’une interface a été ima- la figure 1.
ginée. Cette interface est le langage assembleur, qui vous
simplifiera énormément le travail de programmation. Voyons maintenant le listing complet du programme en
mesure de réaliser cette fonction. Pour l’instant nous nous
Un programme écrit en assembleur, (variant selon le type limiterons à en comprendre le fonctionnement dans ses
de microcontrôleur), est composé d’une série de phrases, grandes lignes, puis nous verrons en détail chaque ins-
appelées “statement” (déclarations) qui peuvent chacune truction. Quoi qu’il en soit, ce listing est un programme com-
représenter une série d’informations : plet et opérationnel, vous pouvez donc vous essayer à la
réalisation de ce dispositif.
- des “labels” (étiquettes),
- un code opératoire (souvent appelé aussi mnémonique) qui Nous rappelons à ceux qui disposent déjà d’un program-
représente en fait les instructions que le PIC doit exécuter, mateur pour PIC 16F84, qu’au moment de la program-
- des opérandes, c’est-à-dire les éléments (registres, posi- mation des paramètres, le microcontrôleur doit être confi-
tions de mémoire) sur lesquels les instructions doivent guré avec l’oscillateur RC et le “watchdog” (WDT)
aller agir, désactivé.

ELECTRONIQUE 78 magazine - n° 8
TECHNOLOGIE

;************************************************************ MAIN MOVLW B’00000001’ ;Led A allumé


;***** FILE : LEDBLINK.XXX - DATE 22.11.99 ***** MOVWF PORT_B ;Led B éteint
;***** EXEMPLE POUR COURS PIC ***** CALL DELAY ;Routine de retard
;************************************************************ MOVLW B’00000010’ ;Led B allumé
MOVWF PORT_B ;Led A éteint
PORT_B EQU 06 ;Port B = registre 06h CALL DELAY
TMR0 EQU 01 ;Registre du timer = 01h GOTO MAIN
COUNT_1 EQU 0C ;Compteur
COUNT_2 EQU 0D ;Compteur
PIC84 EQU 0000 ;Vecteur de reset pour PIC 84 ;***** Routine de retard *****************************

;***** Initialisation ***************************** DELAY DECFSZ COUNT_1,1 ;Décrémente count_1


GOTO DELAY ;Si ce n’est pas 0
ORG PIC84 ;aller à delay
GOTO INIT MOVLW 050
MOVWF COUNT_1 ;Recharge count_1
ORG 0005H DECFSZ COUNT_2,1 ;Décrémente count_2
INIT MOVLW 00 ;Mets en W le nombre 0 GOTO DELAY ;Si ce n’est pas 0
TRIS PORT_B ;Port B configuré en sortie ;aller à delay
MOVLW 050 ;Mets en W le nombre 50h MOVLW 050
MOVWF COUNT_1 ;Mets W en Count_1 MOVWF COUNT_1 ;Recharge count_1
MOVLW 050 MOVLW 050
MOVWF COUNT_2 MOVWF COUNT_2 ;Recharge count_2

;***** Programme principal***************************** RETURN ;Reviens au programme principal

Tableau 1 : Listing complet du programme.

d’en écrire directement la valeur à l’in- les étiquettes doivent toujours être
Le programme : térieur du programme présente deux écrites en partant de la première ligne.
commentaires avantages essentiels :
instruction Les commentaires constituent une par-
par instruction - il sera beaucoup plus facile d’écrire tie impor tante du programme. Pour
un programme, dans la mesure où il ajouter des commentaires, il vous suf-
On insère généralement, au début de est plus simple d’utiliser un “label” fira de mettre un point-virgule avant le
chaque listing, une présentation des- qui rappelle la signification d’une cer- commentaire lui-même. Le compilateur
criptive contenant certaines informa- taine constante, plutôt que sa valeur ignorera alors automatiquement tout
tions telles que le nom du fichier, la numérique. ce qui est écrit après le point-virgule.
date de réalisation, une description Même s’ils ne servent pas directement
sommaire du contenu, l’auteur, etc. - il sera plus facile et plus rapide d’ef- au programme, les commentaires sont
fectuer des modifications au pro- cependant d’une extrême importance
Les “labels” sont des mots qui sont gramme. Dans notre cas, par exemple, pour la compréhension même de ce
utilisés comme des “renvois” dans le les deux “labels” COUNT_1 et dernier. Il est de règle d’insérer fré-
programme ou bien des constantes COUNT_2 déterminent par leur valeur quemment des commentaires, par
qui seront remplacées par le compi- la fréquence à laquelle s’allument et exemple pour les constantes utilisées
lateur dans la production du code s’éteignent alternativement les deux dans le programme, pour les routines,
machine. Généralement, la première LED. etc.
partie d’un programme écrit en assem-
bler contient différents “labels” qui Si vous devez modifier cette fréquence, Après la première partie concernant la
ser viront pour simplifier l’écriture du il suffit d’aller modifier leur valeur asso- déclaration des constantes, on trouve
programme même. Dans notre cas, ciée par la EQU, et toutes les valeurs le véritable programme, qui commence
les cinq premières lignes associent qui leur sont associées à l’intérieur du au label INIT. La première instruction
aux “labels” PORT_B, TMRO, programme seront automatiquement que vous rencontrez est ORG 0005h.
COUNT_1, COUNT_2 et PIC84, les changées. Si l’on n’avait pas utilisé Celle-ci, comme la EQU que nous avons
valeurs 06, 01, 0C, 0D et 0000, qui de tels “labels”, il aurait fallu changer déjà vue, n’est pas une instruction du
sont bien évidemment exprimées en différentes lignes du programme afin PIC, mais une directive de l’assem-
hexadécimal. Le mot EQU n’est pas d’obtenir le même résultat. bleur. En fait, elle “dit” à l’assembleur
une instruction du PIC mais une direc- que la par tie du programme qui suit
tive du compilateur, qui dit justement Les autres “labels” présents dans le devra être compilée en mémoire à par-
d’associer à un “label” une cer taine programme sont : INIT, MAIN et DELAY. tir de la position hexadécimale 0005h.
valeur. Pour générer le code final en Vous trouverez une autre directive ORG
langage machine, quand le programme Si vous parcourez le programme, vous au début du programme. Celle-ci fait
est rédigé en assembleur, le compi- découvrirez dif férentes instructions insérer l’instruction GOTO INIT, c’est-
lateur, à chaque fois qu’il rencontrera du type GOTO INIT, GOTO MAIN, CALL à-dire allez à l’étiquette INIT, qui repré-
par exemple le mot PORT_B, le rem- DELAY, etc. Ces instructions ser vent sente le début du programme, à
placera par sa valeur effective, c’est- à faire avancer le programme jusqu’au l’adresse 0000. En effet, lorsque le
à-dire O6. “label” associé. Ainsi, lorsque vous PIC est mis sous tension ou lorsqu’il
arriverez à GOTO MAIN, le programme sort d’une situation de reset, le “pro-
Dans la pratique, le fait de déclarer ira exécuter les instructions à par tir gram counter” part de la première posi-
des constantes de cette façon au lieu du “label” MAIN. Rappelez-vous que tion mémoire, qui, dans le 16F84, est

ELECTRONIQUE 79 magazine - n° 8
TECHNOLOGIE

représentée par la position à l’adresse devant le nombre informe l’assembleur


0000. Il est donc nécessaire d’insérer que le nombre que l’on est en train
à cette position un renvoi au début véri- d’écrire est exprimé en notation binaire. PRG
table du programme. On fait par fois Il est également possible d’utiliser des
référence à ce renvoi en parlant de vec- nombres en base décimale ou octale,
teur de reset du microcontrôleur. du moment que vous utilisez les lettres Configure PortB
D ou O devant le nombre mis entre en sortie
Après la ORG, le programme véritable guillemets.
commence, avec différentes instruc- Initialise Count_1
tions. Presque toutes ces instructions et Count_2
sont constituées de deux parties : l’ins- Fonctionnement
truction véritable, qui dit au micro- du programme
contrôleur le type d’opération à exé- Allume LED A
cuter et les opérandes, c’est-à-dire ce Avant de nous plonger dans la des- et éteint LED B
sur quoi l’instruction doit aller agir. cription détaillée de toutes les ins-
Considérons par exemple la première tructions que le PIC 84 est en mesure Appelle
instruction : d’exécuter, nous allons essayer de la Routine Delay
comprendre comment fonctionne notre
MOVLW 00 ;Mets en W le nombre 0 programme destiné à allumer et à
Allume LED B
éteindre alternativement deux LED. et éteint LED A
Cette instruction sert à transférer une Normalement, avant d’écrire la
donnée dans le registre W, qui est, séquence d’instructions qui compose
nous le rappelons, un registre de tra- un programme, on décrit le programme Appelle
vail par ticulier utilisé par beaucoup la routine Delay
que le microcontrôleur devra exécuter
d’instructions. Il faut bien sûr spécifier à travers un organigramme, pour expri-
la donnée qui doit être mise dans ce mer le type d’opérations que le micro-
registre, dans notre cas 00, ce dont contrôleur devra exécuter. Dans notre Figure 2 : Organigramme du
s’occupe l’opérande. Le résultat de cas, l’organigramme pourrait être celui programme de pilotage du module
cette instruction est donc d’avoir chargé de la figure 2. d’essai à LED.
le nombre 00 dans le registre W.
Comme vous le voyez, le microcontrô-
Vous trouverez une autre instruction du leur, après avoir exécuté une première
même type quelques lignes plus loin : partie dite d’initialisation, dans laquelle Routine
il configurera le port B comme port de Tempo.
MOVLW B’00000001’ sortie (c’est à lui que sont reliées les
LED), effectue indéfiniment une boucle
Décrémente Cont_1
Elle sert à nouveau à charger une don- dans lequel il allume et éteint alterna-
née dans le registre W, mais cette fois- tivement les deux LED : le programme
ci, la donnée est inscrite en nombre pourrait sembler fini ainsi. Si cepen- NON
binaire. En effet, si rien n’est spécifié, Count_1 = 0
dant nous faisions tourner ce pro-
comme dans le cas de la “MOVLW 00”, gramme, nous nous apercevrions qu’en OUI
on comprend que la donnée soit expri- réalité les deux LED ne s’allument pas
mée en hexadécimal (qui est le mode Recharge Count_1
alternativement, mais nous les verrions
standard d’écriture, et qui peut de toute toutes les deux toujours allumées. Ceci
façon être reformulé différemment). Si, s’explique parce que nous n’avons pas
pour des raisons pratiques, vous dési- tenu compte de la vitesse avec laquelle Décrémente Count_2
rez écrire un nombre dans une base un microcontrôleur effectue ces opé-
autre que l’hexadécimale, il vous fau- rations. Sans entrer maintenant dans NON
dra utiliser une notation du type de celle un calcul précis que nous étudierons Count_2 = 0
que nous venons de voir. Le B placé plus tard, on peut cependant déjà ima- OUI
giner que si l’on alterne
Recharge
l’allumage et l’extinction Count_1 et Count_2
des milliers de fois par
seconde, le résultat sera
Reviens au
que l’on verra les LED tou- programme principal
jours allumées. C’est jus-
tement pour éviter cela
qu’il est nécessaire d’in- Figure 3 : Organigramme du sous-
troduire quelque chose qui programme de temporisation
(DELAY).
ralentisse le cycle d’exé-
cution du programme.
C’est à cela que ser t la fois que cela est nécessaire. Dans
routine que nous avons notre programme, cette routine est rap-
appelé DELAY, c’est-à-dire pelée à chaque fois qu’une LED est
temporisation (figure 3). allumée ou éteinte. Pour appeler cette
Une routine est une partie routine, on utilise l’instruction CALL.
Figure 1 : Schéma du module d’essai à LED. de programme qui peut
être rappelée à chaque A suivre… ◆ R. N.

ELECTRONIQUE 80 magazine - n° 8
LE COURS

8

N
ÇO

Apprendre
LE

l’électronique
en partant de zéro
Transformateurs Le transformateur est un composant employé dans pratiquement
de tension pour tous les appareils électroniques. Il sert à augmenter ou à réduire la
valeur de n’importe quelle tension alternative. Il peut être monté
alimentation directement sur le circuit imprimé, sur le châssis ou dans le boîtier
mais il peut également être externe.
Grâce à la dernière expérience que
nous vous avons proposée à travers Grâce au transformateur, il est possible d’élever la tension alterna-
les pages consacrées aux électro- tive du secteur 220 volts à des valeurs de 400, 500 ou 1 000 volts,
aimants (voir leçon n° 7), nous avons par exemple, ou bien de la réduire à des valeurs de 5, 12, 18, 25
vu qu’il est possible de transférer par ou 50 volts, toujours par exemple. En fait, un transformateur per-
induction une tension alternative d’une met de transformer n’importe quelle tension alternative en n’importe
bobine à une autre, dès lors qu’elles quelle autre tension également alternative.
contiennent un noyau en fer.
Bien que ceux qui réalisent eux-mêmes les transformateurs soient
Cette propriété est utilisée en électro- peu nombreux, et bien qu’il soit possible d’en trouver ayant toutes
nique pour réaliser les transformateurs les valeurs de tension nécessaires dans le commerce, nous avons
de tension pour alimentation. malgré tout souhaité consacrer une leçon à ces composants car,
avant de les utiliser, il est indispensable de bien les connaître.
On appelle l’enroulement sur lequel A travers cette leçon, vous apprendrez comment déterminer la puis-
est appliquée la tension à transfor- sance en watts d’un transformateur ainsi que le courant en ampères
mer le “primaire” et l’enroulement pouvant être prélevée sur ses enroulements secondaires, courant
duquel la tension transformée est pré- qui dépend, entre autres, du diamètre du fil de cuivre utilisé.
levée, le “secondaire” (voir figure
224). La plupart des appareils électroniques étant alimentés par une ten-
sion continue, nous vous apprendrons à transformer une tension
La tension alternative pouvant être pré- alternative en tension continue en utilisant des diodes au silicium ou
levée de l’enroulement secondaire est des ponts redresseurs. Nous verrons également la raison pour laquelle
propor tionnelle au nombre de spires il est nécessaire de toujours monter un condensateur électrolytique
bobinées. de capacité élevée sur la sortie de la tension alternative redressée.

NOYAU Il en découle que, si on enroule 100


spires sur l’enroulement primaire et
PRIMAIRE SECONDAIRE que l’on a le même nombre de spires
sur l’enroulement secondaire, on
devrait, théoriquement, trouver sur
le secondaire une tension identique
à la tension appliquée sur le pri-
maire.

Donc, en appliquant une tension alter-


native de 10 volts sur l’enroulement
primaire, on devrait, en théorie, trou-
ver 10 volts sur l’enroulement secon-
daire (voir figure 225).
Figure 224 : Un transformateur est toujours composé d’un enroulement “primaire”,
sur lequel on applique la tension inductive et d’un enroulement “secondaire”, Si l’enroulement du secondaire com-
duquel on prélève la tension induite. La tension alternative que nous prélevons sur porte le double de spires du primaire,
l’enroulement secondaire est toujours proportionnelle au nombre de spires bobinées. c’est-à-dire 200, on devrait alors y trou-
Les transformateurs sont toujours représentés, dans les schémas électriques, ver une tension double, c’est-à-dire 20
comme sur la figure 225. volts (voir figure 226).

ELECTRONIQUE 81 magazine - n° 8
LE COURS

Si l’enroulement du secondaire ne com-


porte que la moitié des spires du pri-
maire, c’est-à-dire 50, on devrait alors
n’y trouver que la moitié de la tension,
c’est-à-dire 5 volts (voir figure 227).

En variant le rapport des spires entre


l’enroulement primaire et le secondaire,
on obtiendra de l’enroulement secon-
daire du transformateur, n’impor te
quelle valeur de tension.

Si on applique sur un enroulement pri-


maire composé de 1 100 spires, une
tension de secteur 220 volts, on obtien-
dra un rapport spires/volts égal à :
le nombre de spires par volt de l’en- Résultat que l’on peut arrondir à 185
1 100 : 220 = 5 spires par volt roulement secondaire doit être multi- ou bien à 186, car une demie spire ne
plié par 1,06. Donc, pour obtenir une détermine une différence, en plus ou
C’est pourquoi, si on voulait obtenir sur tension de 12 volts, on ne devrait plus en moins, que de 0,1 volt.
l’enroulement secondaire une tension enrouler 60 spires, mais :
de 12 volts, on devrait, en théorie, bobi- Remarque : En mesurant la tension
ner : 5 x 12 x 1,06 = 63,6 spires d’un secondaire à vide, c’est-à-dire
sans le relier à un circuit absorbant du
5 x 12 = 60 spires Résultat que l’on peut facilement arron- courant électrique, on trouvera une ten-
dir à 64 spires car cette 0,4 spire nous sion légèrement supérieure à ce que
Si, au contraire, on voulait obtenir sur donnera 12,07 volts au lieu de 12,00 l’on a calculé. Dès que l’on reliera cet
le secondaire une tension de 35 volts, volts (voir figure 228), c’est-à-dire une enroulement à un circuit absorbant du
on devrait, en théorie, bobiner : différence dérisoire. courant, la tension tombera à la valeur
nécessaire.
5 x 35 = 175 spires De même que pour obtenir une tension
de 35 volts, on ne devra plus enrouler Les transformateurs sont généralement
Dans la pratique, pour compenser les 175 spires, mais : utilisés pour abaisser la tension du sec-
pertes de transfert intervenues entre teur 220 volts à des valeurs de 9, 12,
l’enroulement primaire et le secondaire, 5 x 35 x 1,06 = 185,5 spires 18, 24 ou 35 volts de façon à pouvoir

100 SPIRES 100 SPIRES 100 SPIRES 200 SPIRES


NOYAU NOYAU

10 V 20 V
20 30 20 30
40 10 40
10
50 50
0 0

VOLT VOLT
10 V 10 V

Figure 225 : Si l’on applique une tension alternative de 10 Figure 226 : Si nous bobinons un secondaire de 200 spires
volts sur un transformateur dont le primaire se compose de sur le même transformateur, nous devrions, en théorie, obtenir
100 spires, sur son secondaire, également composé de 100 une tension double, c’est-à-dire de 20 volts alternatifs. En
spires, on prélèvera une tension de 10 volts, car le nombre pratique, nous obtiendrons une tension légèrement inférieure
de spires est identique. en raison des pertes de transfert.

100 SPIRES 50 SPIRES 1 100 SPIRES 64 SPIRES


NOYAU NOYAU

5V 12 V
20 30 20 30
40 10 40
10
50 50
0 0

VOLT VOLT
10 V 220 V

Figure 227 : Si nous bobinons un secondaire de 50 spires,


toujours sur le même transformateur, nous devrions, en théorie,
obtenir une tension réduite de moitié, c’est-à-dire de 5 volts Figure 228 : Si l’on applique une tension alternative de 220
alternatifs. En effet, sur le primaire de 100 spires nous volts sur un transformateur dont le primaire se compose de
appliquons 10 volts et sur le secondaire, qui n’en possède 1 100 spires, sur son secondaire, composé de 64 spires, on
que la moitié, nous prélevons 5 volts (aux pertes près). prélèvera une tension alternative de 12 volts.

ELECTRONIQUE 82 magazine - n° 8
LE COURS

PRIMAIRE SECONDAIRE

64 SPIRES 1 100 SPIRES


NOYAU 12 volts 1,5 ampère
207 V
200 300

0
100
400
50
0
220 V 20 volts 2 ampères
VOLT
12 V

50 volts 0,5 ampère

Figure 230 : Plusieurs secondaires capables de débiter des


Figure 229 : Si l’on applique une tension alternative de 12 tensions et des courants différents peuvent être présents à
volts sur le secondaire de 12 volts du transformateur de la l’intérieur d’un même transformateur. En additionnant les
figure 228, on obtiendra, sur le primaire, une tension de 207 puissances en watts fournies par chaque secondaire, on
volts. obtient la puissance totale du transformateur.

alimenter des transistors, des circuits - le ou les secondaires sont formés de Il est possible de déterminer, en fonc-
intégrés, des relais, des écrans, etc. peu de spires de gros fil et donc ont tion du courant et de la tension que l’on
une faible résistance ohmique. peut obtenir sur ses secondaires, la puis-
Un transformateur peut parfois être uti- sance en watts d’un transformateur.
lisé pour obtenir le résultat inverse,
c’est-à-dire fournir au secondaire une Dimensions Si l’on a un transformateur équipé de
tension supérieure à celle appliquée et puissance deux secondaires, l’un capable de four-
sur le primaire. Bien sur, dans ce cas nir 12 volts sous 1,3 ampère et l’autre
aussi, il faut tenir compte des pertes Les dimensions des transformateurs 18 volts sous 0,5 ampère, pour
de tension de transfert. varient selon leur puissance. connaître sa puissance, il suffit de mul-
tiplier la tension par le courant donc
Imaginons, par exemple, que l’on A caractéristiques de tensions primaire les volts par les ampères (V x A = W) :
veuille utiliser à l’envers, un transfor- et secondaire équivalentes, les trans-
mateur normalement pourvu d’un pri- formateurs de petites dimensions ne 12 x 1,3 = 15,6 watts
maire adapté à une tension secteur de peuvent évidemment fournir que de 18 x 0,5 = 9 watts
220 volts et capable de fournir une ten- petites puissances. Plus leur taille
sion de 12 volts sur son secondaire. augmente, plus la puissance aug- puis d’additionner la puissance débi-
En théorie, si on applique une tension mente. tée par les deux enroulements :
alternative de 12 volts sur le secon-
daire, on devrait alors obtenir 220 volts
sur l’enroulement primaire (voir figure
229).

En pratique, ce n’est pas possible en


raison des pertes de transfert, la ten-
sion que l’on prélèvera sera donc seu-
lement d’environ :

220 : 1,06 = 207 volts

Un transformateur peut aussi dispo-


ser de plusieurs secondaires capables Figure 231 : Le type de tôle au silicium Figure 232 : Les tôles en C, que l’on
de fournir des tensions dif férentes le plus utilisé est celui qui se compose trouve déjà façonnées et compactées
de façon à pouvoir satisfaire toutes d’un E et d’un I (EI). Ces lamelles sont comme montré sur la figure, nous
les exigences d’un montage. On peut placées à l’intérieur du support sur permettent d’obtenir des rendements
lequel sont bobinés les enroulements qui peuvent atteindre 88 %.
donc trouver dans le commerce des primaire et secondaire(s). Pour obtenir Quand on introduit ces blocs dans le
transformateurs équipés d’un primaire un bon rendement, on monte les tôles support, il faut toujours diriger leurs
220 volts et de plusieurs secondaires de façon alternée, c’est-à-dire E – I, points colorés les uns face aux autres,
capables de fournir respectivement puis I – E, etc. En plaçant tous les E parce que leurs surfaces sont meulées
12, 20, 50 volts, etc. (voir figure d’un même côté et tous les I du côté en couple afin de réduire au minimum
230). opposé, on réduit le rendement du l’entrefer.
transformateur.
Les enroulements primaire et secon-
daire(s) d’un transformateur “abais-
seur” de tension se reconnaissent faci-
lement :

- l’enroulement primaire est formé de


beaucoup de spires de fil fin et de ce
fait a une meilleure résistance
ohmique,

ELECTRONIQUE 83 magazine - n° 8
LE COURS

15,6 + 9 = 24,6 watts au total Pour connaître la section du noyau, qui


correspond généralement au passage
FORMULE DE BASE
Si l’on a un transformateur qui débite qui lui est réservé au centre des bobi-
les mêmes tensions que le précédent, 2
nages, on mesure la largeur que l’on
( Sec. x 0,95 x Weber )
mais un courant supérieur, par exemple watts = multiplie par la hauteur (voir figure 233).
12 volts sous 3,5 ampères et 18 volts 140 Nous signalons que la longueur du
sous 1,5 ampère, en multipliant les noyau n’a aucune incidence sur la puis-
volts par les ampères, on obtiendra : sance du transformateur.

12 x 3,5 = 42 watts Exemple : Imaginons que nous dispo-


18 x 1,5 = 27 watts sions d’un transformateur dont le noyau
a les dimensions suivantes :
en additionnant les puissances des
deux enroulements, on obtiendra une L = 22 millimètres, H = 38 millimètres.
puissance en watts de :
Maintenant, à l’aide de ces paramètres,
42 + 27 = 69 watts au total supposons que l’on veuille connaître
Formule dans laquelle : sa puissance en watt, en ignorant les
Si l’on a un enroulement calculé pour - Sec. est la section en millimètres caractéristiques des tôles utilisées.
débiter un maximum de 3,5 ampères, carrés (mm2) du noyau formé par
on pourra également prélever des ten- l’empilage des lamelles de tôle en fer, Solution : Comme première opération,
sions de courant inférieures, par - 0,95 est le coef ficient utilisé calculons la section du noyau en mul-
exemple 0,1, 0,5, 2 ou 3 ampères, pour connaître la section nette (Sn) tipliant L x H :
mais on ne pourra jamais dépasser les du noyau,
3,5 ampères, car autrement le trans- - Weber est la perméabilité en 22 x 38 = 836 mm2
formateur surchauffera et par consé- Weber que l’on peut lire dans le
quent, s’endommagera. tableau 16, Etant donné que nous voulons utiliser
- 140 est un nombre fixe. la formule simplifiée, nous élevons à
la puissance deux le résultat obtenu :
Le noyau Comme il est rare de connaître la valeur
d’un transformateur en Weber des lamelles de fer utilisées, 836 x 836 = 698 896
on pourra utiliser la formule simplifiée
Le noyau d’un transformateur n’est donnée dans le tableau B : A présent, divisons ce chiffre par la
jamais constitué d’un bloc de fer com- valeur fixe 13 500 :
pact ou d’un boulon, comme celui que
nous vous avons fait installer dans les FORMULE SIMPLIFIÉE 698 896 : 13 500 = 51,77 watts
électroaimants de la leçon numéro 7,
car lorsqu’un noyau compact est sou- Sec. x Sec. Pour terminer, multiplions ce résultat
watts = x 0,83
mis à un champ magnétique alternatif, 13 500 en watts par le coefficient de rende-
il surchauffe sous l’effet des courants ment 0,83 et nous obtenons ainsi :
parasites qui se déplacent à l’intérieur.
51,77 x 0,83 = 42,96 watts réels
Pour neutraliser ces courants, qui rédui-
sent de façon considérable le rende- Ne connaissant pas les caractéristiques
ment du transformateur, le noyau s’ob- exactes des tôles, nous devons consi-
tient en superposant de fines lamelles dérer que la puissance en watts pour-
de fer et de silicium, séparées des deux rait être égale à :
côtés par un oxyde, de façon à parfai-
tement les isoler les unes des autres. 51,77 x 0,80 = 41,4 watts
Ces lamelles sont généralement appe-
lées “tôles” (voir figure 231). lorsqu’il s’agit de tôles standards, ou
Formule dans laquelle : égale à :
- Sec. est section en millimètres
La puissance carrés (mm2) du noyau des tôles, 51,77 x 0,86 = 44,5 watts
réelle en watts - 13 500 est un nombre fixe,
- 0,83 est le rendement moyen s’il s’agit de tôles de type à grains orien-
La puissance réelle en watts d’un trans- en % entre une tôle de qualité moyenne tés, tandis que, si le transformateur a
formateur ne se calcule pas en addi- et une de tôle de qualité supérieure. des tôles de type C (voir figure 232), la
tionnant les watts débités par chaque puissance s’élèverait à plus de :
secondaire, mais en calculant les
dimensions du noyau qui se trouve à Tableau 16 51,77 x 0,88 = 45,5 watts
l’intérieur du support sur lequel se trou-
vent les enroulements (voir les Type de lamelle rendement (%) Weber
figures 233 et 234). Silicium de type standard 0,80 1,10
Silicium de qualité moyenne 0,82 1,15
Pour calculer la puissance réelle, on Silicium de qualité supérieure 0,84 1,20
utilise généralement la formule donnée Silicium en grains orientés 0,86 1,25
dans le tableau A : Silicium avec noyau en C 0,88 1,30

ELECTRONIQUE 84 magazine - n° 8
LE COURS

L
L
Figure 234 : La section du noyau se calcule également en
Figure 233 : Pour connaître la puissance en watt d’un mesurant la “fenêtre” du support. En connaissant la surface
transformateur, nous devons calculer la section du noyau en en millimètres carrés, nous pouvons calculer la puissance
multipliant sa hauteur H de par sa largeur L. du transformateur.

Donc, un transformateur ayant un noyau nue en multipliant la section totale du Donc, comme première opération, cal-
de 836 millimètres carrés, n’aura jamais noyau par 0,95. culons la section, c’est-à-dire la sur-
une puissance inférieure à 41 watts. face du noyau :
La valeur Hz indique la fréquence de
S’il était constitué de tôles en C, sa travail qui, pour tous les transforma- 22 x 40 = 880 mm2
puissance pourrait atteindre une valeur teurs reliés à la tension secteur 220
comprise entre 45 et 46 watts. volts, est toujours égale à 50 Hz. Ensuite, élevons-la à la puissance
deux :
Les valeurs en Weber peuvent varier
Spires entre 1,1 et 1,3, comme vous pouvez 880 x 880 = 774 400
par volt du primaire le voir dans le tableau 16.
Après l’avoir divisée par 13 500, mul-
Le nombre de spires par volt de l’en- Lorsqu’on ignore les caractéristiques tiplions-la par le coefficient de rende-
roulement primaire est propor tionnel des tôles constituant le noyau, il est ment 0,83 :
à la puissance en watt de son noyau. possible d’utiliser la valeur de 1,15 qui
correspond au type de lamelles le plus (774 400 : 13 500) x 0,83
La formule à utiliser, qui nous permet fréquemment utilisé. = 47,6 watts
de connaître ce nombre de spires par
volt à bobiner sur le primaire, est indi- Exemple : Nous avons un transforma- Pour connaître le nombre de spires par
quée sur le tableau C. teur ayant L = 22 mm et H = 40 mm. volt à enrouler sur le circuit primaire,
utilisons la formule suivante :

spires par volt = 10 000 :


FORMULE DE BASE pour le calcul du nombre de SPIRES par VOLT (0,0444 x Hz x Sn x Weber)

Commençons par calculer la section


10 000
SPIRES x V = nette (Sn) en multipliant la sur face
( 0,0444 x Hz x Sn x Weber ) totale du noyau, égale à 880 milli-
mètres carrés, par le coefficient 0,95 :

880 x 0,95 = 836 mm2

Pour calculer le nombre de spires par volt,


nous utilisons la formule indiquée pré-
cédemment et, puisque nous ignorons
les caractéristiques des lamelles, nous
Dans cette formule : Nous voulons connaître sa puissance en utilisons la valeur de Weber de 1,15 :
- 0,0444 est une valeur fixe, watts, le nombre de spires à bobiner sur
- Hz est la fréquence de travail le primaire pour pouvoir le relier sur la 0,0444 x 50 x 836 x 1,15 = 2134
(50 hertz), tension secteur 220 volts et le nombre
- Sn est la sur face nette du de spires à bobiner sur le secondaire, Maintenant, divisons 10 000 par ce
noyau en millimètres carrés, afin d’obtenir une tension de 18 volts. nombre :
- Weber est la valeur extraite du
tableau 16 en fonction de la qualité Solution : Pour connaître la puissance 10 000 : 2 134
des tôles. en watts, utilisons la formule simplifiée : = 4,686 spires par volt.

La valeur Sn (section nette ou réelle) Puissance (watts) = Donc, pour réaliser un enroulement pri-
indiquée dans cette formule, est obte- [(section x section) : 13 500] x 0,83 maire capable d’accepter les 220 volts

ELECTRONIQUE 85 magazine - n° 8
LE COURS

secteur, nous devrons bobiner le watts, nous voudrons connaître le Si la tôle était de type à grains orientés
nombre de spires suivant : nombre d’ampères disponibles sur le plutôt que de type moyen, comme nous
secondaire débitant 18 volts. l’avions supposé, nous aurions bobiné
4,686 x 220 = 1 030 spires 82 spires en plus, ce qui aurait évité au
Solution : Pour connaître ce paramètre, transformateur de chauffer, même après
Puisque les transformateurs sont nous devons tout simplement diviser plusieurs heures de fonctionnement.
presque toujours utilisés pour abais- la puissance par la tension donc les
ser la tension secteur 220 volts 50 Hz, watts par les volts : Nous vous signalons que la tempéra-
pour le calcul du nombre de spires par ture d’un transformateur est considé-
volt, on pourra utiliser les formules 47,6 : 18 = 2,6 ampères rée comme normale lorsqu’elle reste
données dans le tableau D. comprise entre 40 et 50 degrés après
1 heure de fonctionnement.

FORMULE SIMPLIFIEE pour le calcul du nombre de SPIRES par VOLT Diamètre du fil
TYPE DE TÔLES FORMULE pour les enroulements
Silicium de type standard ........... Spires / volt = 4 100 : Sn
Silicium de qualité moyenne ..... Spires / volt = 3 910 : Sn Le diamètre du fil à utiliser pour l’en-
Silicium de qualité supérieure .. Spires / volt = 3 750 : Sn roulement primaire à relier à la tension
Silicium à grains orientés .......... Spires / volt = 3 600 : Sn secteur 220 volts, doit être calculé en
Silicium avec noyau en C ........... Spires / volt = 3 470 : Sn fonction de la puissance en watts du
noyau.

En connaissant la puissance en watts,


nous devons avant tout calculer le cou-
rant maximal en ampères qui doit tra-
verser le fil, en utilisant la formule sui-
vante :
Note : la valeur Sn s’obtient en multi- … Et avec des tôles
pliant la section totale du noyau par de meilleure qualité ? ampères = watts : 220 volts
0,95.
Dans les exemples que nous vous Ensuite, nous pouvons calculer le dia-
A présent, nous voulons vérifier la for- avons montrés jusqu’ici, nous avons mètre du fil de cuivre en millimètres
mule donnée dans le tableau D concer- supposé que les tôles, ayant une sec- avec la formule :
nant les tôles de type : tion nette de 836 millimètres carrés,
avaient une qualité moyenne. mm = 0,72 x √ampères
- Silicium qualité moyenne donc Spires
/ volt = 3 910 : Sn Que ce passerait-il alors si ces lamelles Note : Si le support n’offre pas suffi-
étaient d’une qualité standard ou à samment de place pour pouvoir enrou-
On obtient environ le même nombre de grains orientés ? ler toutes les spires, vous pouvez rem-
spires : placer la valeur fixe 0,72 par 0,68 ou
En faisant référence aux formules sim- 0,65.
3 910 : 836 plifiées, nous pouvons calculer les
= 4,677 spires par volt spires par volt pour chaque type de Exemple : Nous avons deux transfor-
tôles : mateurs, l’un de 30 watts et l’autre de
4,66 x 220 = 1 028 spires
Type standard = 4 100 : 836 = 4,904 spires / volt
Vous devez considérer qu’une diffé- Type moyen = 3 910 : 836 = 4,677 spires / volt
rence d’une spire sur un total de Type super = 3 750 : 836 = 4,485 spires / volt
1 000 spires représente une valeur Type grains = 3 600 : 836 = 4,306 spires / volt
dérisoire. Noyau en C = 3 470 : 836 = 4,150 spires / volt

Pour connaître le nombre de spires Donc, pour 220 volts, nous aurons ces 100 watts, et nous voulons connaître
que nous devrons bobiner sur le secon- différences : le diamètre du fil à utiliser pour l’en-
daire afin d’obtenir une tension de 18 roulement primaire des 220 volts.
volts, nous devons effectuer cette opé- 4,904 x 220 = 1 078 spires totales
ration : 4,677 x 220 = 1 029 spires totales Solution : Pour connaître le diamètre du
4,485 x 220 = 986 spires totales fil pour le transformateur de 30 watts,
4,677 x 18 x 1,06 = 89,2 spires 4,306 x 220 = 947 spires totales nous calculons la valeur maximale en
4,150 x 220 = 913 spires totales ampères que le primaire doit absorber
Nous arrondissons ce nombre à 89. pour débiter cette puissance : 30 : 220
Si la tôle était de type standard plutôt = 0,136 ampère. Ensuite, nous pou-
Comme nous l’avons déjà expliqué, la que de type moyen, comme nous vons calculer le diamètre du fil :
valeur 1,06 ser t à compenser les l’avions supposé, nous aurions bobiné
pertes de transfert. 49 spires en moins et cela aurait 0,72 x √0,136 = 0,26 millimètre
entraîné l’inconvénient d’une augmen-
Exemple : En sachant que notre trans- tation de la température du noyau au- Pour connaître le fil devant être utilisé
formateur a une puissance de 47,6 delà de la valeur normale. pour l’enroulement du transformateur

ELECTRONIQUE 86 magazine - n° 8
LE COURS

Lorsque deux enroulements sont reliés


en parallèle, il est absolument néces-
saire qu’ils débitent la même tension
car, dans le cas contraire, l’enroule-
ment qui débite la tension la plus
grande se déchargerait sur l’enroule-
ment débitant une tension inférieure,
endommageant ainsi le transforma-
teur.

Quand deux enroulements sont reliés


en série, il est important de vérifier que
les deux tensions soient de même
phase. Dans le cas contraire, les ten-
sions s’annuleront au lieu de s’addi-
tionner et on obtiendra 0 volt en sortie
(voir figure 236).

En pratique, on obtient le même résul-


de 100 watts, calculons rapidement la watts : volts = ampères tat qu’en reliant en série deux piles
valeur maximale en ampères que le pri- sans respecter les polarités positives
maire doit absorber pour débiter cette 100 : 12 = 8,33 ampères et négatives des deux bornes (voir
puissance : leçon 1, figure 40).
En connaissant le courant en ampères,
100 : 220 = 0,454 ampère nous pouvons calculer le diamètre du Pour mettre en phase deux enroule-
fil à utiliser, grâce à la formule précé- ments reliés en série, le plus simple
Ensuite, calculons le diamètre du fil : demment indiquée : est de mesurer à l’aide d’un voltmètre
la tension présente sur les deux fils
0,72 x √0,454 = 0,48 millimètre 0,72 x √2,5 = 1,1 mm opposés. Si aucune tension est mesu-
pour les 30 watts rée, cela veut dire qu’il suffira d’inver-
Comme vous l’aurez remarqué, plus la ser les fils de l’un des deux enroule-
puissance en watts augmente, plus le 0,72 x √8,33 = 2 mm ments.
diamètre du fil utilisé est important. pour les 100 watts
Comme pour les piles, nous pouvons
De même, le diamètre du fil utilisé pour aussi relier en série deux tensions dif-
l’enroulement secondaire doit être cal- Secondaires férentes, par exemple 12 volts et 18
culé en fonction du courant en ampères en série ou en parallèle volts, en obtenant en sor tie une ten-
que l’on désire obtenir. sion égale à leur somme, soit, dans
Il est possible de relier en série deux notre cas :
Si nous avons un transformateur de 30 secondaires d’un transformateur afin
watts et que sur celui-ci nous voulons d’en augmenter la tension, ou de les 12 + 18 = 30 volts
bobiner un secondaire capable de four- relier en parallèle pour en augmenter
nir une tension de 12 volts, nous pou- le courant. En reliant en série deux enroulements
vons connaître le courant maximum de 12 volts 1 ampère, nous obtien-
pouvant être prélevé sur ce secondaire En reliant en série deux enroulements drons une tension de 24 volts 1
grâce à la formule : débitant 12 volts 1 ampère (voir ampère.
figure 235), nous pourrons obtenir 12
watts : volts = ampères + 12 = 24 volts sous 1 ampère sur les En reliant en série deux enroulements,
deux extrémités. l’un de 12 volts 1 ampère et l’autre de
30 : 12 = 2,5 ampères 12 volts 0,5 ampère, nous obtiendrons
Si les deux enroulements 12 volts 1 en sortie une tension de 24 volts mais
Si nous utilisons un transformateur de ampère étaient reliés en parallèle, on nous disposerons d’un courant maxi-
100 watts, nous pourrons prélever un obtiendrait une tension de 12 volts 2 mum qui ne pourra pas dépasser le
courant maximum de : ampères. courant le plus faible, soit 0,5 ampère.

12 V 12 V
0 V.
220 V 24 V 220 V

12 V 12 V

Figure 236 : Si l’on ne respecte pas les “phases” des deux


Figure 235 : En reliant en série deux enroulements débitant enroulements, on obtient 0 volt en sortie. Pour les remettre
12 volts, on obtient en sortie une tension égale à la somme en phase, il suffit d’inverser les extrémités d’un seul
des deux enroulements, c’est-à-dire 24 volts. enroulement.

ELECTRONIQUE 87 magazine - n° 8
LE COURS

Comment
rendre continue SECTEUR
220 volts DEMI-ALTERNANCE POSITIVE
une tension alternative
A K
La tension alternative prélevée sur le
secondaire d’un transformateur ne
pourra jamais être utilisée pour ali-
menter les transistors ou les circuits A K

intégrés d’un appareil électronique, car


ces composants demandent une ten-
sion continue semblable à celle four- Figure 237 : Si on relie, sur l’enroulement secondaire d’un transformateur, une
nie par une pile. diode de redressement en disposant sa cathode vers la sortie, on prélèvera sur
cette cathode les demi-alternances positives seulement tandis que sur l’extrémité
Pour rendre continue une tension alter- opposée de l’enroulement, on prélèvera les demi-alternances négatives seulement.
Cette tension redressée ne peut pas être utilisée directement pour alimenter les
native, il est nécessaire d’utiliser des circuits électroniques car elle est pulsée. Pour la rendre continue, on devra la
diodes de redressement. stabiliser à l’aide d’un condensateur électrolytique.

Une diode
pour redresser SECTEUR
une demi-alternance 220 volts

Une diode reliée en série avec un K A

enroulement secondaire, comme mon-


tré sur la figure 237 (remarquez la
bague blanche placée sur une seule DEMI-ALTERNANCE NÉGATIVE
extrémité du corps), laisse passer seu- K A

lement les demi-alternances positives


de la tension alternative.
Figure 238 : Si on relie sur l’enroulement secondaire d’un transformateur
Si nous dirigeons la bague blanche vers d’alimentation une diode de redressement en disposant son anode vers la sortie,
on prélèvera sur cette anode les demi-alternances négatives seulement tandis que
le secondaire du transformateur, la
sur l’extrémité opposée de l’enroulement, on prélèvera les demi-alternances positives
diode laisse passer les seules demi- seulement. Pour rendre une tension pulsée parfaitement continue, on devra relier
alternances négatives de la tension un condensateur électrolytique sur la sortie (voir figure 242).
alternative (voir figure 238).

La tension redressée que nous préle-


vons sur la sortie de ces diodes n’est DS1 DS2 DS1 DS2 DS1 DS2 DS1
DS1
pas par faitement continue mais pul-
sée, c’est-à-dire que la demi-alternance A
12 V 12 V
positive bascule d’une valeur minimale 220 volts
de 0 volt à une valeur maximale de 12 12 V
volts pour redescendre encore sur 0 B
volt. DS2

Dans l’intervalle de temps occupé par


la demi-alternance négative, la tension Figure 239 : En utilisant un transformateur avec prise centrale et deux diodes de
en sortie restera égale à 0 volt. redressement, la demi-alternance positive présente sur le point A, est redressée
par la diode DS1 tandis que lorsqu’elle est présente sur le point B, elle est redressée
Cette tension pulsée ne peut pas être par la diode DS2.
utilisée telle quelle car, pendant le
temps où la tension alternative bas- également le condensateur électroly- stable mais une tension ondulée (voir
cule sur la demi-alternance négative, tique. figure 242).
l’alimentation de l’appareil est inter-
rompue. Lorsqu’aucune tension ne sort de la Pour que le condensateur électroly-
diode en raison de la présence de la tique puisse fournir la tension exacte
Pour éliminer cet inconvénient, on demi-alternance négative sur sa sortie, demandée, même pendant la sor tie
place, sur la sor tie de la diode, un le condensateur électrolytique débite de la demi-alternance négative, on
condensateur électrolytique ayant une la tension qu’il avait accumulée et ali- redresse les deux demi-alternances
capacité relativement élevée, par mente ainsi les composants électro- en utilisant un transformateur avec
exemple 1 000 ou 2 000 microfarads niques du circuit. double enroulement et point milieu
(voir figure 242). (voir figure 239).
Durant le délai entre les deux demi-
Pendant que la demi-alternance posi- alternances positives le condensa- Si, sur les extrémités des enroule-
tive sort de la diode, elle alimente les teur électrolytique a une légère ments A et B d’un transformateur doté
transistors ou les intégrés présents décharge. De ce fait, on ne trouvera d’un secondaire de 12 + 12 volts, on
sur le circuit électronique mais charge pas, en sor tie, une tension continue relie deux diodes en dirigeant leurs

ELECTRONIQUE 88 magazine - n° 8
LE COURS

A A

DS1 DS2 DS1 DS2

220 volts 220 volts

DS3 DS4 DS3 DS4


12 V 12 V
B B

Figure 240 : Pour redresser les deux demi-alternances d’un Figure 241 : Lorsque la demi-alternance négative se trouve
enroulement dépourvu de prise centrale, on devra utiliser un sur A et la positive sur B, la tension sera redressée par les
pont redresseur. Lorsque la demi-alternance positive se trouve deux diodes DS1 et DS4. En redressant les deux demi-
sur A et la négative sur B, la tension sera redressée par les alternances, la tension que l’on obtiendra sera toujours pulsée
deux diodes DS2 et DS3. mais à 100 Hz et non plus à 50 Hz.

cathodes vers le positif, on y prélèvera fournit la tension d’alimentation à l’ap- à point milieu, nous par venons à
une tension continue de 12 volts beau- pareil. La demi-alternance négative redresser les deux demi-alternances
coup plus stable que celle obtenue en étant présente sur le point B, la diode (voir figure 239).
redressant une seule demi-alternance, DS2 reste inactive. Lorsque la demi-
car on a redressé les deux demi-alter- alternance négative est présente sur En redressant les deux demi-alter-
nances. le point A du transformateur, la diode nances, la fréquence de charge du
DS1 reste inactive et puisque la demi- condensateur électrolytique placé sur
Le circuit fonctionne de la façon sui- alternance positive est présente sur le la sortie ne sera plus de 50 Hz mais
vante : quand une demi-alternance posi- point opposé B, la diode DS2 alimente bien de 100 Hz.
tive est présente sur le point A du trans- l’appareil.
formateur, la demi-alternance négative En chargeant le condensateur élec-
est présente sur le point opposé B et En redressant les deux demi-alter- trolytique dans un laps de temps
vice-versa (voir figure 239). nances, nous éliminerons le délai de réduit de moitié (voir figure 242 et
la demi-alternance négative comme 243), il sera capable de restituer la
Lorsque la demi-alternance positive est c’est le cas sur la figure 237. En effet, tension accumulée sans jamais des-
présente sur le point A, la diode DS1 avec deux diodes et un transformateur cendre en dessous de la valeur
demandée. La tension que nous
obtiendrons en sortie sera donc beau-
TENSION FOURNIE PAR LE CONDENSATEUR ÉLECTROLYTIQUE coup plus stable.
DS1 15,9 V
Il est possible de redresser les deux
demi-alternances sans utiliser un trans-
220 volts 12 V C1 formateur à double enroulement de 12
+ 12 volts, mais en reliant en pont 4
diodes comme montré sur la
figure 240. Quand la demi-alternance
positive est présente sur le point A du
Figure 242 : En reliant un condensateur électrolytique de bonne valeur sur la sortie
transformateur et celle négative sur le
d’une diode de redressement, on parvient à rendre parfaitement “continue” n’importe point B :
quelle tension pulsée. En effet, pendant que la diode redresse les demi-alternances
positives, le condensateur électrolytique accumule cette tension positive pour la - la diode DS2 redresse la demi-
restituer lorsque la diode est inactive. La tension aux bornes du condensateur à alternance positive,
toujours une valeur supérieure à la tension alternative appliquée sur la diode.
- la diode DS3 redresse la demi-
alternance négative.
TENSION FOURNIE PAR LE CONDENSATEUR ÉLECTROLYTIQUE
Quand la demi-alternance négative est
12 V
14,9 V présente sur le point A du transforma-
220 volts RS1
teur et la positive sur le point B :
C1
- la diode DS1 redresse la demi-
alternance négative,

Figure 243 : En utilisant un “pont redresseur”, on obtient une tension redressée - la diode DS4 redresse la demi-
pulsée de 100 Hz et de cette façon, nous éliminons le délai occupé par les demi- alternance positive.
alternances négatives. Etant donné que le condensateur électrolytique relié au
pont doit restituer la tension accumulée pendant un délai inférieur par rapport à Ces 4 diodes se trouvent dans le com-
une tension pulsée redressée par une seule diode (voir figure 242), la tension merce déjà incluses dans un boîtier
continue sera beaucoup plus stable. plastique appelé “pont redresseur”,

ELECTRONIQUE 89 magazine - n° 8
LE COURS

TENSION FOURNIE PAR LE CONDENSATEUR ÉLECTROLYTIQUE


VOLTS
CRÊTES
VALEUR CRÊTE

VOLTS
EFFICACES

EFFICACE
VALEUR
Figure 244 : En mesurant une tension alternative à l’aide
d’un multimètre, on relève la seule valeur “efficace”, et non Figure 245 : Un condensateur électrolytique relié sur la sortie
la valeur “crête” de la demi-alternance. Une tension “efficace” d’une diode ou d’un pont redresseur se charge toujours sur
de 12 volts correspond à une tension “crête” de 12 x 1,41 la tension “crête” de la demi-alternance alternative. Cette
= 16,92 volts. tension accumulée est restituée par le condensateur pour
On peut comparer les volts “crête” à la hauteur maximale alimenter le circuit pendant que la demi-alternance positive
d’un cône de glace. Si on fait fondre ce cône dans un reste à 0 volt. Pour cette raison, la tension “continue” aux
récipient, on obtient une hauteur nettement inférieure, bornes du condensateur électrolytique reste toujours 1,41
équivalente, en pratique, aux volts “efficaces”. fois supérieure à la tension “efficace”.

doté de 4 broches (voir la photo d’illus- dépasse pas les 50 volts et sur sa rieure à la valeur de la tension ef fi-
tration et la figure 246). sor tie nous pouvons prélever un cou- cace.
rant maximum de 15 ampères mais
Les deux broches indiquées avec le pas plus. Pour mieux comprendre la différence
symbole “~” de la tension alternative, entre la tension crête et la tension effi-
doivent être reliées aux points A et B cace, donc les volts crêtes et les volts
du transformateur. Utile à savoir efficaces, nous pouvons considérer la
tension ef ficace comme la sur face
Sur la broche indiquée avec le symbole Une diode de redressement provoque totale d’une demi-alternance (voir
“+”, on prélève la tension positive, tan- une chute de tension d’environ 0,7 volt. figure 144).
dis que sur celle indiquée avec le sym-
bole “–”, on prélève la tension néga- C’est pourquoi, en appliquant sur son Le condensateur électrolytique ne se
tive. entrée une tension alternative de 12 charge pas sur la valeur de la ten-
volts, nous ne retrouverons sur sa sor- sion efficace mais sur la valeur crête
Si, par erreur, nous invertissons les 4 tie qu’une tension de : (voir figure 245) et, pour cette rai-
broches, sur la sortie du pont redres- son, on obtient une tension supé-
seur nous n’obtiendrons aucune ten- 12 – 0,7 = 11,3 volts rieure.
sion.
Un pont redresseur provoque une chute Pour calculer la valeur de la tension
Tous les ponts redresseurs sont de 1,4 volt parce qu’il inclut deux réelle présente aux bornes du conden-
construits pour accepter, sur leurs diodes, l’une redressant les demi-alter- sateur électrolytique, on devra d’abord
entrées, une valeur de tension alter- nances positives et l’autre les néga- savoir si l’on utilise une diode de
native déterminée et pour fournir, en tives. redressement ou un pont redresseur
sortie, un courant de valeur détermi- et ensuite, utiliser les deux formules
née. En appliquant donc sur l’entrée du pont suivantes :
une tension alternative de 12 volts,
Si nous disposons d’un pont redres- nous n’obtiendrons sur sa sor tie
seur de 100 volts 1 ampère, nous pou- qu’une tension de :
vons appliquer sur son entrée une Vcc = ( Vac - 0,7 ) x 1,41
valeur de tension alternative allant jus- 12 – 1,4 = 10,6 volts
qu’à 100 volts maximum et nous pour-
rons prélever sur sa sortie un courant Si l’on mesure la tension aux bornes
maximum de 1 ampère. du condensateur électrolytique relié
sur la tension redressée, nous serons
Sur l’entrée d’un pont redresseur de étonnés de remarquer que la tension
Formule pour une seule
100 volts nous pourrons appliquer des n’aura pas une valeur de 11,3 volts diode de redressement
tensions alternatives de 5, 10, 25, 50, ou de 10,6 volts mais qu’elle sera
70, 90 et 100 volts par exemple, mais de :
jamais de 110 volts et nous pourrons Dans laquelle :
prélever sur sa sortie des courants de 15,9 volts ou de 14,9 volts - Vcc est la tension en volts
0,1, 0,3, 0,8 et 1 ampère par exemple, courant continu aux bornes du
mais pas des courants supérieurs à 1 c’est-à-dire une valeur de tension supé- condensateur,
ampère. rieure à celle appliquée sur ses - Vac est la tension en volts
entrées. efficaces de la tension alternative,
Sur l’entrée d’un pont redresseur de - 0,7 est la chute de tension de
50 volts 15 ampères, nous pouvons La raison de cette augmentation de la la diode,
appliquer une tension alternative tension est que la tension alternative - 1,41 est une valeur fixe pour
quelconque, pour vu qu’elle ne atteint une pointe de 1,41 fois supé- obtenir les volts crête.

ELECTRONIQUE 90 magazine - n° 8
LE COURS

l’entrée moins la chute de tension dans électrolytique dans le cas où nous uti-
Vcc = ( Vac - 1,4 ) x 1,41 les diodes de redressement, multipliée lisions une seule diode de redresse-
par 1,41. ment ou un pont redresseur.

Si on utilise les schémas des figures Solution : Avec une seule diode de
237 et 239, on devra soustraire 0,7 redressement, nous devons utiliser un
volt, tandis qu’avec le schéma de la condensateur électrolytique ayant une
figure 243, utilisant le pont redresseur, capacité d’environ :
Formule pour un pont redresseur on devra soustraire 1,41 volt.
40 000 : (12 : 1,3)
= 4 333 microfarads
La capacité
du condensateur Etant donné que cette valeur n’est pas
Dans laquelle : électrolytique une valeur standard, nous utiliserons
- Vcc est la tension en volts une capacité d’une valeur supérieure,
courant continu aux bornes du La capacité minimale, en microfarad, du c’est-à-dire de 4 700 microfarads, ou
condensateur, condensateur électrolytique placé à la nous pourrons relier en parallèle deux
- Vac est la tension en volts suite d’une diode de redressement ou condensateurs de 2 200 microfarads.
efficaces de la tension alternative, un pont redresseur, ne doit jamais être
- 1,4 est la chute de tension choisie au hasard mais en fonction du Avec un pont redresseur, nous devons
dans le pont de diodes, courant maximum absorbé par l’appa- utiliser un condensateur électrolytique
- 1,41 est une valeur fixe pour reil, de façon à réduire au minimum le qui ait une capacité d’environ :
obtenir les volts crête. bruit parasite de la tension alternative.
20 000 : (12 : 1,3)
En redressant une tension alternative Si l’on redresse une tension alterna- = 2 166 microfarads
de 12 volts avec une seule diode de tive avec une seule diode de redres-
redressement, on obtiendra une tension sement (voir figure 242), on peut utili- Etant donné que cette valeur n’est pas
continue qui atteindra une valeur de : ser cette formule : une valeur standard, nous utiliserons
une capacité d’une valeur plus élevée,
(12 – 0,7) x 1,41 = 15,9 volts microfarads (µF) c’est-à-dire de 2 200 microfarads.
= 40 000 : (volts : ampères)
En redressant une tension alternative Nous vous déconseillons d’utiliser des
de 12 volts avec un pont redresseur, Si l’on redresse une tension alternative valeurs de capacité inférieures à celles
on obtiendra une tension continue qui avec un pont redresseur (voir figure 243), résultant de l’utilisation des formules
atteindra une valeur de : on peut utiliser cette autre formule : que nous vous avons données. En
effet, dans les appareils qui amplifient
(12 – 1,4) x 1,41 = 14,9 volts microfards (µF) les signaux audio, comme les amplifi-
= 20 000 : (volts : ampères) cateurs, les récepteurs, etc., vous
C’est pourquoi, indépendamment de retrouveriez un bruit de fond généré par
la tension alternative à redresser, nous Exemple : Nous avons réalisé une ali- les résidus mal filtrés de la tension
retrouverons sur les bornes du conden- mentation qui débite 12 volts sous 1,3 alternative.
sateur électrolytique une tension tou- ampère et nous voudrons connaître la
jours égale à la tension appliquée sur valeur de la capacité du condensateur ◆ G. M.

Figure 246 : Voici comment se présentent les diodes de redressement et les ponts redresseurs.
Les diodes de redressement et les ponts redresseurs sont conçus pour accepter sur leurs entrées des tensions pouvant aller
de quelques volts à plusieurs milliers de volts et pour pouvoir débiter des courants allant de quelques ampères à plusieurs
dizaines d’ampères.
Leur taille est généralement proportionnelle au courant qu’ils sont en mesure de débiter. Le voltage n’a qu’une faible influence
sur leur taille. De ce fait, il est impératif de connaître les caractéristiques d’une diode ou d’un pont redresseur avant de l’utiliser
dans une alimentation. Si le “surdimensionnement” est sans risque, le “sousdimensionnement” sera toujours catastrophique !

ELECTRONIQUE 91 magazine - n° 8