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http://www.electronique-magazine.com
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FÉVRIER
JANVIER 2000
2000
L’ELECTRONIQUE PAR LA PRATIQUE

Mesure :
Sonde logique
TTL et CMOS

Vidéo :
Vidéosurveillance
télécommandée

Application :
N°9 - FÉVRIER 2000

Circuit pour
moteurs pas à pas
France 27 F – DOM 35 F
EU 5,5 € – Canada 4,95 $C
SOMMAIRE
Shop’ Actua ...................................................................................... 4 Un circuit de commande pour les moteurs pas à pas ........ 58
Toute l’actualité de l’électronique… Les moteurs pas à pas, également connus sous
le nom de “stepping motor”, peuvent tourner et
Informatique pour électroniciens (9) ........................................ 8 s’arrêter avec une précision de l’ordre du centiè-
Conception et réalisation d'un prototype (2) me de millimètre. Cette très grande précision et
Le mois dernier nous avons établi le cahier des leur fiabilité les prédestinent à être utilisés dans
charges de notre prototype baptisé “SEQ4” en de nombreux appareils électroniques comme, par exemple, les lecteurs
l’illustrant des différents schémas fonctionnels le de disquettes pour la recherche des pistes, les imprimantes et les tra-
définissant. Nous allons aujourd’hui décrire l’étape ceurs pour le déplacement du chariot, les photocopieuses pour l’agran-
suivante qui est la transformation des fonctions en schéma structurel dissement, ainsi que dans différents robots industriels.
(schéma électronique). C’est donc dans cette partie qu’il faudra faire
travailler ses neurones afin de réaliser une structure minimale, simple
La mémorisation de la courbe d'un filtre HF .......................... 70
Voici la fin de l’article commencé dans le précé-
et qui fonctionne.
dent numéro. A la dernière page, vous trouverez
un glossaire qui vous permettra de vous remémo-
Une vidéosurveillance télécommandée .................................. 13 rer rapidement une fonction.
Ce mini émetteur audio/vidéo en VHF, peut être
activé et désactivé au moyen d’une radiocommande
codée sur 433 MHz. Il est adapté aux contrôles
Microcontrôleurs PIC
vidéo dans des locaux divers, mais également à
la surveillance à distance d’une habitation, d’une
De la théorie aux applications, 7ème partie (2/2) .......................... 75
Le mois dernier, nous avons vu les premières ins-
chambre d’enfants, etc. La transmission peut être facilement reçue sur
tructions destinées à faire tourner notre module
un téléviseur quelconque.
d’essai à LED. Nous continuons par la routine CALL
et nous passons ensuite au jeu d’instruction des
Un récepteur de télécommande rolling code 4 canaux .... 20 PIC.
Voici un récepteur de télécommande quatre canaux
à code aléatoire à auto-apprentissage, dont les
sorties se font sur quatre relais. Les 4 commandes
Cours d’électronique en partant de zéro (9) ........................ 80
Dans cette leçon, nous énumérons toutes les for-
étant disponibles sur le même émetteur de type ohm = volt : a mules de la Loi d'Ohm, très utiles pour résoudre
porte-clés, dont la portée peut atteindre 100
mètres, on peut imaginer le champ d’application d’un tel appareil. Ouver- ohm = (volt : les problèmes qui se présentent tous les jours à
ture du portail de la propriété, désactivation de l’alarme, ouverture de ohm = (milliv l'électronicien.
Même si nombre d'entre-vous connaissent l'exis-
la porte du garage, déverrouillage de la porte d’entrée… par exemple !
tence de cette loi, rares sont ceux qui savent l'appliquer correctement
car dans les textes on ne trouve en général que la formule de base, sans
Une alarme qui vous protège quand vous êtes chez vous 29 son indispensable cortège d'exemples pratiques. C'est pour cette rai-
Nous lisons quotidiennement dans les journaux, son que les débutants se trouvent souvent en difficulté, surtout si les
qu’un certain nombre de cambriolages ont lieu valeurs qu'ils ont à prendre en compte sont des multiples ou sous-mul-
alors que les occupants sont pourtant présents tiples de volts, d'ampères ou de watts.
dans leur maison. Nous avons donc pensé qu’il Les tableaux préparés pour cette leçon indiquent les formules de la Loi
serait utile de publier une nouvelle alarme pouvant d'Ohm avec multiples et sous-multiples. En outre, vous trouverez beau-
être mise en service même lorsque les habitants sont sur place. Ce sys- coup d'exemples qui vous aideront à comprendre comment faire pour
tème les avertira immédiatement si une personne mal intentionnée tente résoudre différents problèmes.
d’entrer par une porte ou par une fenêtre. Après la Loi d'Ohm, suivra un chapitre consacré à la réactance, grâce
auquel vous découvrirez qu'une capacité et une inductance, lorsqu'elles
Une sonde logique TTL et CMOS ........................................ 38 sont traversées par une tension alternative, se comportent comme des
Lors du salon Educatec, nous avons pu vérifier que résistances dont la valeur ohmique varie en fonction de la fréquence.
de nombreux professeurs de lycées techniques Vous aurez, là aussi, de nombreux exemples qui vous permettront de
conseillaient à leurs étudiants de lire notre revue, comprendre où et comment exploiter cette caractéristique pour en tirer
en raison des projets innovants que nous propo- des avantages pratiques.
sons chaque mois, bien sûr, mais également parce
que nous sommes particulièrement à l’écoute du milieu de l’Education.
Ces mêmes professeurs, nous ont demandé d’étudier une sonde simple, Les Petites Annonces .................................................................... 92
en mesure de reconnaître les niveaux logiques 1 et 0 des circuits inté-
grés TTL et CMOS. Voilà de quoi les satisfaire.
L’index des annonceurs se trouve page .................................. 94
Un générateur de décharges HT pour clôture électrique .. 52
Cette réalisation peut apparaître comme déplacée
dans une revue telle qu’Electronique et Loisirs
HOT LINE TECHNIQUE
Vous rencontrez un problème lors d’une réalisation ? Vous ne trouvez
magazine. Pourtant, il n’en est rien. De nombreux pas un composant pour un des montages décrits dans la revue ?
lecteurs nous ont sollicité pour un tel montage et UN TECHNICIEN EST À VOTRE ÉCOUTE
les essais “in situ” ont prouvé l’intérêt d’un tel le matin de 9 heures à 12 heures : les lundi, mercredi et vendredi
sur la HOT LINE TECHNIQUE d’ELECTRONIQUE magazine au :
montage. Ce générateur de décharges haute tension trouvera son appli-
cation dans divers domaines : le maintien dans un enclos d’animaux, 04 42 82 30 30
l’interdiction de pénétration d’une zone par des prédateurs, la dissua-
sion contre le vol dans les caves, etc. CE NUMÉRO A ÉTÉ ROUTÉ À NOS ABONNÉS LE 20 JANVIER 2000

Le bon d’abonnement se trouve page 50


NOUVEAUTÉS

Shop’ Actua
Dans cette rubrique, vous découvri-
rez, chaque mois, une sélection de
nouveautés. Toutes vos informations
sont les bienvenues.
Shop’ Actua
ELECTRONIQUE magazine
BP29
35890 LAILLÉ

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culièrement dédiés à la cuisine alors déclinés en matières translucides ou férences entre 100 kHz et 30 MHz et
que les 36 cm sont facilement trans- opaques, luisantes ou soyeuses, garantit une protection permanente
por tables dans toutes les pièces de blanche, ambre ou verte. Ces TV mul- envers les parasites radioélectriques.
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la cuisine) est étanche à l’eau et aux et d’une installation automatique des contre les sur tensions, les micro-
graisses. Une poignée intégrée per- chaînes. Fonctions OSD et télétexte. décharges, et présente une réponse
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teur. La télécommande, elle, est ergo- Avec THOMSON, le téléviseur devient foudre. Testé jusqu’à 8500 V, Protec-
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Poids : 145 g
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mettre sur le marché deux nouvelles Gamme : 10,7 à caractéristiques identiques à
têtes, destinées à équiper vos para- 12,75 GHz l’exception de :
boles de réception TV par satellite. Il Gain : 33 dB +/- 2 dB Gain : 24 dB +/- 2 dB
s’agit d’un modèle simple et d’un Facteur de bruit : 0,8 dB Facteur de bruit : 1,1 dB
modèle double. Le modèle simple Connecteur : une sortie SMA Connecteur : deux sorties SMA
présente les caractéristiques sui- Alimentation : 12-24 V 40 mA www.smw.se ◆

ELECTRONIQUE 4 magazine - n° 9
NOUVEAUTÉS

GRAND PUBLIC GRAND PUBLIC

Johanson AKG Acoustics

Parmi les différentes sortes de modu-


lateurs UHF disponibles sur le marché, sans fil
permettant de renvoyer une image pro-
venant d’une source vidéo vers un télé-
WLS 8060 MAX
viseur, on notera ce modèle, produit mables avec un jeu de commutateurs Si vous recher-
par Johanson, équipé d’un synthétiseur miniatures. L’un de ces commutateurs chez un dispo-
à PLL, garantissant une excellente sta- met en œuvre une mire de réglage. sitif de haut-
bilité de la fréquence. Compatible avec L’appareil dispose de deux prises parleur « Public
les systèmes PAL, SECAM et NTSC, sa SCART (Péritel). Disponible chez les Address », per-
fréquence et la norme sont program- revendeurs TV SAT. ◆ mettant de
sonoriser une
salle et garan-
tissant à la fois
GRAND PUBLIC l’autonomie du
micro mobile et
du HP, cet ensemble WLS 8060 MAX,
proposé par AKG Acoustics, devrait
vous satisfaire. Alimenté par des bat-
AGFA teries intégrées, garantissant 14
heures d’utilisation, ils sont faciles à
transpor ter et livrer avec un sac de
La photo électronique vous intéresse ? optionnels. L’image, sur 1 million de rangement. La transmission se fait
Voici le nouvel appareil photo CL30 pixels (1152 x 864), est traitée par le en UHF. L’amplificateur offre une puis-
Clik! d’Agfa, compatible USB, utilisant procédé PhotoGenie d’Agfa, pour être sance de sortie maximale de 60 W et
pour le stockage des images un disque étendue à 1,5 millions de pixels (1440 il est possible d’en relier plusieurs
Iomega Clik! offrant 40 Mo de capa- x 1080). Le CL30 dispose d’un flash entre eux. Un mélangeur permet
cité, permettant l’enregistrement de intégré, d’un retardateur (10 d’ajuster les niveaux des différentes
60 à 360 images, suivant la résolu- secondes) et d’un zoom digital x2. entrées : micro HF, micro fil, musique.
tion retenue (5 modes différents). L’ap- Son utilisation est facilitée par la pré- Le canal HF peut être sélectionné
pareil, équipé d’un LCD couleur de sence d’un unique bouton de com- parmi 14 disponibles, afin d’éliminer
1,8’’, commutable afin d’économiser mande. Livré avec logiciel PC (Win- tout risque d’inter férences. Deux
l’énergie, est alimenté par 4 piles alca- dows 98), inter face utilisateur prises RCA permettent la connexion
lines de type AA (ou adaptateur sec- multilingue. Lancé fin décembre, cet d’un autre ensemble WLS 8060 MAX.
teur). Parmi les atouts de cet appareil appareil photo numérique ne devrait Diverses LED confirment l’état de
photo, on retiendra la possibilité d’ef- pas tarder à arriver sur les étagères fonctionnement de l’ensemble.
fectuer une mise au point manuelle et de vos fournisseurs. Le micro est soit un micro à main,
celle d’installer des objectifs et filtres www.agfahome.com ◆ soit un dispositif à accrocher à la cein-
ture, ou à porter dans le dos. Le WLS
8060 pèse 12 kg et mesure 49 x 25
COMPOSANTS x 21 cm. Il est fourni avec un manuel
utilisateur détaillé.
www.akg-acoustics.com ◆
STMICROELECTRONICS

COMPOSANTS

Grâce à l’optimisation de
la technologie STripFET,
de puissance,
permettant d’atteindre basse tension
des fréquences toujours
plus élevées, de nou- semi-conducteurs
veaux composants voient le jour. Parmi courants plus élevés, conduisant à Des ventes records de semi-conduc-
les applications typiques, on notera la rechercher un rendement toujours teurs ont été atteintes, au niveau mon-
demande en convertisseurs DC-DC, tels supérieur. Des solutions sont désor- dial, au mois d’octobre, avec le chiffre
ceux utilisés dans les ordinateurs por- mais offertes avec les STB70NF03L exceptionnel de 13,4 milliards de dol-
tables, avec des tensions toujours plus ou STB36NF03L. lars, selon le SIA (association de l’in-
basses pour les processeurs, mais des www.st.com ◆ dustrie des semi-conducteurs). ◆

ELECTRONIQUE 5 magazine - n° 9
NOUVEAUTÉS

COMPOSANTS KITS
VELLEMAN
DIGIMOK

JAVAMOK
C’est en janvier que tions de branche-
devait commencer la ments).
commercialisation par La par ticularité de
DIGIMOK de ce produit JAVAMOK est qu’il est
unique. JAVAMOK est programmable en
un processeur virtuel, BASIC et en C (com-
compact et puissant, pilateurs disponibles).
développé en France, Il est possible de télé-
intégré à un microcontrôleur RISC de charger un programme à exécuter
type AT90S2313 fabriqué par ATMEL. alors qu’un autre programme est en
La taille des programmes exécutés sur cours d’exécution. Une version PRO
le processeur virtuel, dans cette pre- permettra d’exécuter deux types de
mière version, atteint 64 K. programmes sur un même circuit (un Vous cherchez un kit qui soit simple
Ces derniers sont stockés dans une à la vitesse de l’horloge, l’autre sur à monter et distrayant ? Pourquoi ne
EEPROM externe, qui peut en même le processeur virtuel). pas choisir cette nouveauté chez Vel-
temps contenir les données. Le pro- Caractéristiques détaillées disponibles leman, un « Jeu de Mémoire » dont le
cesseur vir tuel exécute 15000 ins- sur : but est de reproduire une séquence
tructions par seconde (hors instruc- www.digimok.com ◆ qui est générée aléatoirement par l’ap-
pareil. Quatre niveaux de jeu sont pré-
vus. La vitesse augmente graduelle-
ment. Equipé de 4 LED, 4 boutons
COMPOSANTS poussoirs et un buzzer.
www.velleman.be ◆

AUREL INFORMATIQUE
Des PC
filtre RC, placé sur la ligne d’alimen-
tation, évite les inter férences dues
aux circuits « bruyants ». Sor tie en
Compatible avec les produits de la signal carré, fréquence max 3 kHz. La
gamme Microchip HCSxxx, ce récep- sor tie est au niveau logique bas
teur est ultra-miniaturisé. Il est centré quand il n’y a pas de signal présent
sur la fréquence de 433.92 MHz. Muni à l’entrée. Alimentation en 5 V, chez HP
d’un détecteur AM, sa sensibilité, consommation maxi 3 mA. Faible
mesurée avec un signal tout ou rien, rayonnement par l’antenne (<-60 Hewlett-Packard annonce sa décision
est de –100 dBm (2 µV) au centre de dBm). Dimensions 38,1 x 12,3 x 5,5 d’équiper les PC des gammes « Pavi-
la bande de fréquences. La bande pas- mm. Connexions au pas de 2,54 mm. lion », « Vectra » et « Kayak » de pro-
sante à –3 dB est de +/-2 MHz. Un www.aurel.it ◆ cesseurs Intel Pentium III à 800 MHz.
A titre d’exemple, une machine « Pavi-
lion 8500 », équipée d’un tel pro-
cesseur (ou d’un processeur Intel !),
MESURE avec 128 Mo de SDRAM, 13 Go de
disque dur, un CD-ROM x40, un
modem V.90 56k, une carte vidéo 16
FLUKE Mo, carte son et haut-parleurs devrait
être proposée (aux USA) à moins de
Pour des 2000 $, ce qui laisse à penser que,
mesures sur chez nous, de telles machines débar-
le terrain, placent au sommet de la gamme de queront autour de 20000 F. ◆
l’oscilloscope ce type d’instruments. Ils disposent
portatif, bien de deux entrées et une bande pas-
protégé, com- sante de 60, 100 ou 200 MHz. En de 24 formes d’ondes. Curseur, zoom,
pact, doté mode ScopeRecord, on peut enregis- horloge temps réel. Pack batterie NiMH
d’un écran peu fragile s’impose. C’est trer jusqu’à 27500 points de mesure. rechargeable. Appareils certifiés 1000
le cas de la série ScopeMeter 190 de Capture automatique et réaffichage V CAT II et 600 V CAT III.
Fluke que leurs hautes performances de 100 écrans. Mesure automatique www.hammondelec.com ◆

ELECTRONIQUE 6 magazine - n° 9
EN
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I N F O R M AT I Q U E

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Conception et réalisation
d'un prototype
2ème partie :
Le schéma structurel

Figure 1 : Schéma structurel de la fonction principale.

Le mois dernier nous avons établi le cahier des charges de notre prototype baptisé “SEQ4”
en l’illustrant des différents schémas fonctionnels le définissant. Nous allons aujourd’hui
décrire l’étape suivante qui est la transformation des fonctions en schéma structurel (schéma
électronique). C’est donc dans cette partie qu’il faudra faire travailler ses neurones afin de
réaliser une structure minimale, simple et qui fonctionne.

a transformation du schéma fonctionnel en schéma La commutation des voies


structurel est une tâche complexe dans le sens
où beaucoup de choix s’offrent au concepteur. Comment commuter une des quatre sources audio/vidéo
Tout le travail réside dans le bon choix. D’une part, d’entrées sur la voie de sortie ? Après quelques secondes
il faudra faire appel à toutes ses connaissances de réflexion, les réponses se font connaître :
électroniques et, d’autre part, faire attention de ne pas sor-
tir du cadre fixé par le cahier des charges (voir article pré- 1 - Utiliser un multiplexeur intégré analogique “quatre
cédent). voies vers une” ayant une bande passante de 3 kHz
minimum pour les voies audio.
L’étude fonctionnelle préliminaire donne les différents blocs Utiliser un multiplexeur intégré analogique “quatre
à concevoir. Nous commencerons donc tout naturellement voies vers une” ayant une bande passante de 6 MHz
par la fonction principale (ne jamais commencer par l’ali- minimum pour les voies vidéos.
mentation !). 2 - Utiliser quatre relais “2 RT” (deux voies séparées).

ELECTRONIQUE 8 magazine - n° 9
I N F O R M AT I Q U E

La première solution se révélant la plus de ce magazine, notre choix se portera Filtrage


compliquée à mettre en œuvre (en rai- donc sur ce composant. Vous pourrez de la source audio
son des adaptations d’impédances et télécharger toutes ses caractéristiques
des pertes en lignes), nous retiendrons à l’adresse suivante : Le filtrage audio de notre prototype doit
la seconde qui reste dans un domaine http://www.microchip.com/. permettre une élimination des fré-
connu. Dans ce choix, pas de calcul quences indésirables afin d’apporter
d’impédance d’entrée et de sortie, pas La figure 2 présente la structure qui une amélioration de la qualité sonore.
de per te en ligne (ou si peu) et un entoure le microcontrôleur : elle lui per- Les spécifications techniques (voir
temps de commutation tout à fait met d’assurer son fonctionnement ar ticle précédent) imposent les fré-
adapté à notre application. interne et les différentes fonctions à quences de coupure suivantes : 300 Hz
réaliser. On notera la présence du cir- et 3 kHz.
La figure 1 présente la structure rete- cuit intégré “Max232” qui réalise à lui
nue pour cette fonction. L’emploi de tout seul la conversion des niveaux Trois grandes familles de filtres existent :
transistors en commutation reste la logiques en niveaux compatibles
façon la plus universelle de comman- RS232. Le téléchargement de ses - les filtres passifs (réalisés unique-
der des relais (et la moins chère !). caractéristiques peut se faire à partir ment avec des résistances, conden-
de l’adresse : http://www.maxim- sateurs et selfs),
Maintenant, passons aux fonctions ic.com. Ce composant pourra être uti- - les filtres actifs (avec amplificateur
secondaires. lisé sans modération pour toutes appli- opérationnel),
cations demandant une conversion - les filtres numériques (par micro-
niveau logique / RS232. contrôleur).
Indication lumineuse
de la voie commutée
Selon notre cahier des charges, nous
devons indiquer la voie commutée à
l’aide de l’éclairage d’une LED. Là
aussi, nous pourrions concevoir une
structure à transistors pour la com-
mande de chaque LED, soit au total
huit transistors pilotés par huit signaux
logiques. Une astuce simple permet
d’utiliser les transistors de commande
des relais pour piloter les LED. Ceci
nous ramène à quatre transistors pilo-
tés par quatre signaux logiques (c’est
mieux !).

Gestion des voies,


communication
avec l’ordinateur
et mémorisation
des paramètres
Toutes ces fonctions ont été regrou-
pées en un paragraphe car elles seront
réalisées par un seul composant : un Figure 2 : Schéma fonctionnel de la partie microcontrôleur.
microcontrôleur.

De nouveau, le concepteur se trouve


face à un choix impressionnant de solu-
tions (PIC, 68HCXX, ST62, SX, 80XX,
etc.). Le nôtre se portera sur la famille
Microchip avec leur produit phare : Le
PIC. En ef fet, d’un coût très raison-
nable, ce microcontrôleur permet, à
partir d’une mise en œuvre simple (très
peu de composants externes), de gérer
des entrées/sor ties logiques, de
mémoriser des paramètres en mémoire
EEPROM ainsi que de gérer une liaison
série asynchrone.

Comme vous êtes de plus en plus nom-


breux à nous demander des applica- Figure 3 : Filtre à structure de Rauch.
tions du PIC16F84, décrit dans le cours

ELECTRONIQUE 9 magazine - n° 9
I N F O R M AT I Q U E

Nous éliminerons la troisième solution Les dif férents schémas structurels Nous prendrons la valeur standard de
qui, somme toute, est de loin la plus composant notre SEQ4 suffisent à défi- 4,7 kΩ. Les différentes résistances
complexe à mettre en œuvre. La solu- nir les tensions à générer : limitant le courant à 15 mA dans les
tion passive est aussi à rejeter en rai- LED seront calculées simplement par
son des pertes en ligne dont nous nous - Bloc commutateur : +12 Vdc pour la loi d’Ohm :
passerons bien (cette famille de filtre relais et LED.
n’apporte aucune énergie). La solution - Bloc microcontrôleur : +5 Vdc. 12 – 1,2
RLED = = 720 Ω
“active” reste la plus adéquate à notre - Bloc filtrage : +/–5 Vdc. 0,015
application : en plus du filtrage, la struc-
ture assure une bufférisation du signal Soit trois régulateurs et deux ponts de en négligeant Vcesat.
(pour le reste de son parcours). Main- diodes. Nous pouvons réduire cette
tenant la famille de filtre choisie, il reste structure en supprimant le régulateur Soit une valeur normalisée de 680 Ω.
à trouver la structure du filtre capable +12 Vdc (les relais et les LED n’ont pas
de réaliser la fonction voulue. De nou- besoin d’une alimentation parfaitement En ce qui concerne le filtre passe-
veau, le choix est relativement impor- stable). De plus, un pont de diodes suf- bande, les calculs seront effectués à
tant. Nous pourrons toujours nous réfé- fit à créer deux tensions symétriques partir des trois formules de bases de
rer aux schémas et formules publiés en adoptant une masse à point milieu. la structure de Rauch :
dans le “Mémotech électronique”, dans Soit au total, comme le montre la figure
les documentations constructeurs des 4, deux régulateurs et un pont de diode. Les données du filtre sont les suivantes :
amplificateurs opérationnels, au tra-
vers de logiciel tels que “Filter Wiz pro” Maintenant, notre structure entière- f0 = 1 kHz ;
(téléchargeable à l’adresse : ment définie, il nous reste à quantifier bande passante = 2,7 kHz ;
http://www.schematica.com/Fil_Xfer/Tr chaque composant. Gf0 = 0,1 ; C1 = C2 = C = 2,2 nF.
ansfer.htm) ou encore sur le net à
l’adresse suivante : http://perso.wana- 1 1
R11 = x
doo.fr/moulesj/mesure/(c’est français, Les calculs C Gf0 x ∆w
profitons-en !).
Commençons par calculer les dif fé- Avec Gf0 : amplification à la fréquence
Pour notre prototype, nous retiendrons rentes résistances entourant les tran- centrale (0,1 dans notre cas)
la structure de “Rauch” de type passe- sistors de commutation des relais. Les et ∆w : bande passante exprimée en
bande comme nous le montre la figure transistors seront de type BC547, radians par seconde (16 956 rd/s dans
3. On remarquera que le réglage de la choisi en raison de sa popularité. Pour notre cas).
fréquence centrale est indépendant du cela, considérons les transistors satu-
réglage de la bande-passante. Le pre- rés (Vce = 0). Le courant Ic traversant 1 ∆w
R12 = x
mier amplificateur permet de remonter le collecteur devra être de : C 2 x W0 – Gf0 x ∆w2
2

le gain du filtre. L’amplificateur opéra-


tionnel retenu sera un TLO82 bien - 20 à 50 mA pour des relais standards, W0 : pulsation centrale exprimée en
connu et très répandu. - 15 mA pour la LED. rd/s (6280 rd/s dans notre cas).

Soit un total de 65 mA dans le pire des 1 2


L’ultime étape : R13 = R14 = x
cas. En considérant un beta minimum C ∆w
l’alimentation de 100, le courant de base IB devra être
au moins égal à 0,65 mA. Nous ramè- Soit, après calcul, les valeurs sui-
La conception de l’alimentation est une nerons ce courant à 1 mA pour plus de vantes : R11 = 270 kΩ ; R12 = 150 kΩ ;
étape délicate car elle englobe des spé- sécurité (les sor ties du PIC peuvent R13 = R14 = 56 kΩ.
cifications de puissance à fournir, mais assumer ce courant : 20 mA max.).
aussi de sécurité. La structure retenue Nous rappellerons brièvement que la
pour notre séquenceur sera une ali- La résistance de base sera donc cal- relation entre la fréquence et la pul-
mentation traditionnelle (transformateur, culée comme suit : sation est :
redresseur et filtrage) incorporant des
éléments de protection, de sécurité ainsi Rb =
5 – 0,7
= 4,3 kΩ w=2xπxf
que d’un témoin d’appareil sous tension. 0,001
Les caractéristiques du
filtre ont été détermi-
nées en dessinant sur
un papier “semi-log” la
courbe désirée (fré-
quence de coupure
basse et haute puis
détermination de f0). Le
calcul du premier ampli-
ficateur inverseur se fera
à par tir d’une amplifi-
cation de 10 (pour rame-
ner l’amplification de
l’ensemble à 1). La for-
Figure 4 : Schéma structurel de l’alimentation. mule de l’amplificateur
inverseur donne :

ELECTRONIQUE 10 magazine - n° 9
I N F O R M AT I Q U E

R10 “Winschem” (voir figure 5) est le logi-


La vérification
G= – = – 10
R9 ciel qui a permis de dessiner tous les à partir d’un logiciel
schémas de cet article, le second est de simulation
On pendra R10 = 100 kΩ et R9 = 10 kΩ. le simulateur “Pspice”. C’est ce der-
nier qui nous permettra de vérifier cer- Avant de dessiner la structure défini-
Le bloc à microcontrôleur ne deman- taines parties de notre séquenceur. tive, le concepteur peut vérifier certains
dant pas de calcul (ouf !), nous finirons éléments de son schéma à partir de
par le dimensionnement de l’alimen- logiciel de simulation. C’est ce que
tation. Winschem nous allons maintenant apprendre à
faire avec l’aide d’un logiciel de réfé-
Le calcul de la consommation doit être Conçu et commercialisé par la société rence dans ce domaine : Pspice. Simu-
effectué de la tension la plus petite française MICRELEC située en Seine lateur internationalement connu, une
vers la plus grande. et Marne, ce programme se révèle intui- multitude de sites proposent son télé-
tif et très simple d’utilisation (enfin un chargement en version DOS (environ
- Consommation du +5 V : logiciel de CAO qui parle le français, ça 2 Mo pour la version 6.1) ou Windows
PIC16F84 = 2 mA ; fait plaisir !). Vous pouvez télécharger (environ 13 Mo pour la version 7.1).
- courant de base d’un transistor la version d’évaluation à l’adresse Nous avons téléchargé cette merveille
de commutation = 1 mA ; http:www.micrelec.fr (2,2 Mo) pour vous à partir du site : http://corn.eng.buf-
- Max232 = 15 mA (en charge) ; en persuader. falo.edu/ece202/pspice.html.
- 1/2 TLO82 = 2,5 mA.
Winschem pos-
Soit un total de 20,5 mA : nous choi- sède évidemment
sirons donc un modèle 78L05 (100 mA toutes les fonc-
max. dans un boîtier TO92). tions nécessaires
à la saisie de
- Consommation du –5 V : schéma mais
1/2 TLO82 = 2,5 mA (à vide). aussi une biblio-
thèque impres-
Là aussi, nous choisirons un 79L05. sionnante de
symboles (com-
- Consommation du +12 V : posants) : 650
1 LED = 15 mA ; symboles diffé-
- 1 relais = 50 mA ; rents avec la pos-
- consommation du régulateur sibilité d’en poser
+5 V = 20,5 mA. plus d’un million
sur un seul
Soit un total de 85,5 mA pour l’enrou- schéma ! Bien Figure 6 : “Pspice” : logiciel de simulation.
lement positif. entendu, vous
pouvez, à volonté,
Le transformateur devra donc pouvoir modifier un symbole ou créer votre Ce simulateur se compose de plusieurs
fournir 88 mA (consommation du +12 V propre bibliothèque. On notera aussi modules possédant chacun une fonc-
et du –5 V) sous 9 Veff (ce qui donne une gestion “multi-feuille” pour la sai- tion bien précise. Voici les trois princi-
environ +12 V après le pont de diodes). sie de schéma volumineux. Un maxi- paux modules dont nous aurons besoin
Ceci impose un transformateur pouvant mum de huit feuilles peut être utilisé pour faire notre simulation :
délivrer 0,8 VA. Par sécurité, on choi- pour un seul schéma. De plus, l’édition
sira un transformateur moulé, à deux de la nomenclature vous permettra de - Module “Schématic” : permet de des-
enroulements pouvant fournir 1,6 VA. calculer le coût de votre machine. En siner le circuit à simuler. Plusieurs
effet, Winschem permet d’affecter un bibliothèques de composants viennent
Maintenant que nous avons fini tous prix d’achat à chaque symbole. se greffer à cette application de façon
les calculs, reposons-nous un peu en à choisir les composants dont nous
découvrant deux logiciels d’aide à la Vous trouverez aussi des fonctions plus avons besoin.
conception électronique. Le premier classiques comme :
- Module “Pspice” : c’est le simulateur !
- “Copier/Coller” dans une autre appli-
cation (“word” par exemple). - Module “Probe” : permet de visuali-
- Menu Option pour la configuration ser les résultats de la simulation.
générale du logiciel (couleur, etc.).
- Les barres d’outils modulaires. Le reste des modules permet de
- Un pas d’accrochage, des symboles créer ses propres signaux, des cir-
sur la grille, variable. cuits imprimés ou encore des com-
- Un zoom correctement géré. posants !
- Vérification électrique du schéma.
- Création de modèle de documents. Le mois prochain, nous consacrerons
toutes les lignes de cette rubrique à la
Les schémas sont directement expor- description de la simulation de notre
Figure 5 : “Winschem” logiciel tables vers “Wintypon” qui est son petit filtre à structure de Rauch.
d’aide à la conception électronique. frère mais pour le dessin des circuits
imprimés. ◆ M. A.

ELECTRONIQUE 11 magazine - n° 9
VIDÉO

Une vidéosurveillance
d'ambiance VHF
télécommandée en UHF

Ce mini émetteur audio/vidéo en VHF, peut être activé et désactivé au moyen


d’une radiocommande codée sur 433 MHz. Il est adapté aux contrôles vidéo
dans des locaux divers, mais également à la surveillance à distance d’une
habitation, d’une chambre d’enfants, etc. La transmission peut être facilement
reçue sur un téléviseur quelconque.

our assurer la sur- lement dans l’en-


veillance d’une enceinte fer- droit surveillé.
mée, nous savons tous qu’il est
suffisant d’y placer un mini-émetteur C’est pour satisfaire ce
radio afin de pouvoir écouter les conver- besoin de savoir de
sations ou les bruits qui en émanent. façon sûre que nous avons
étudié et réalisé le mini-émetteur
Il existe, pour ce faire, une myriade de dispositifs, plus ou audio/vidéo décrit dans ces pages.
moins miniaturisés, basés sur différentes technologies.
Il s’agit d’un dispositif assimilable à un
Toutefois, à ces systèmes utilisés avec succès par des pro- petit émetteur de télévision, que l’on peut
fessionnels, ou même par des amateurs, il manque quelque installer en tous lieux, au besoin camouflé. C’est l’appareil
chose qu’aujourd’hui nous pouvons ajouter, sans trop de idéal pour de nombreuses applications, que ce soit dans
complications, grâce à la technologie moderne : la vidéo. des locaux industriels (par exemple, à un endroit dangereux
ou sensible), ou dans des locaux domestiques (comme une
En fait, si dans de nombreux cas, écouter est plus que suf- chambre d’enfant), etc.
fisant, nous ne pouvons pas nier que voir ce qui se passe,
même si c’est par l’intermédiaire d’une caméra, est déci- Le montage a été prévu pour fonctionner avec une alimen-
dément mieux que d’entendre seulement. Voir, c’est aussi tation secteur. L’émetteur devra donc être placé près d’une
avoir immédiatement une certitude sur ce qui se passe réel- prise 220 volts.

ELECTRONIQUE 13 magazine - n° 9
VIDÉO

Ce circuit se différencie d’autres émet-


teurs analogues par la présence d’un
système d’activation à distance par l’in-
termédiaire d’une radiocommande
codée.

L’émetteur de télévision est normale-


ment éteint jusqu’au moment où la per-
sonne qui veut sur veiller le mette en
service à l’aide d’un petit émetteur de
radiocommande de poche (télécom-
mande).

Cette solution permet de contrôler plu-


sieurs lieux pour peu, bien entendu,
que chaque lieu à sur veiller dispose
d’un émetteur. Néanmoins, les émet-
teurs utilisant le même canal vidéo, ils
ne pourront être activés qu’alternati-
vement. Pour ce faire, il suffit d’utili-
ser une radiocommande multicanaux
et de programmer chaque émetteur
vidéo de façon à être activé par un code
approprié.

Etude du schéma Figure 1 : Schéma électrique de la vidéosurveillance


La transmission du signal vidéo est
confiée au module hybride U5, le très Il peut ainsi être directement piloté par teur, le signal passe par le second
populaire Aurel TX-AV, que nous une petite caméra CCD ou CMOS étage pratiquement identique.
connaissons déjà, pour l’avoir utilisé comme celles que l’on trouve actuel-
dans un précédent projet. lement dans le commerce. De ce dernier étage, le signal sort avec
un niveau 10 fois supérieur et peut
Nous traitons ici d’un émetteur com- Pour simplifier les raccordements, nous ainsi piloter de façon adéquate la
plet audio/vidéo opérant sur la fré- avons prévu un bornier 3 points pour broche 2 du module hybride TX-AV, l’en-
quence de 224,5 MHz (canal 12 en fournir la tension de 12 volts néces- trée audio.
bande III) avec un étage HF de tout saire à l’alimentation de la caméra et
juste 2 milliwatts, capable toutefois l’entrée du signal vidéo. Notez que les deux amplificateurs opé-
d’être reçu par un quelconque télévi- rationnels fonctionnent en alimentation
seur dans un rayon de 50 à 100 Certes, il existe des caméras qui s’ali- simple, c’est pour cela qu’il a été
mètres. mentent en 5 volts. Il est alors conseillé nécessaire de polariser les broches
de disposer d’un second régulateur, iden- non inverseuses à la moitié du poten-
Ce module accepte directement un tique à U4, câblé de façon analogue, de tiel d’alimentation (5 : 2 = 2,5 volts)
signal vidéo composite de 1 volt sur manière à disposer de 5 volts stabilisés de façon à avoir 2,5 volts au repos sur
75 ohms suivant la norme CCIR ou PAL. indépendants de l’étage HF. Dans ce la sortie de chacun d’eux. Cela permet
cas, il ne faut surtout pas utiliser les d’avoir une bonne excursion du signal
points “+” et “–” du bornier caméra. sur les deux alternances.

Pour ce qui concerne l’audio, les voix Les deux étages sont isolés du courant
et les bruits sont captés par l’inter- continu par les condensateurs C13,
médiaire d’un petit microphone. Nous C12, C10 qui laissent passer la BF seu-
avons prévu un amplificateur de signal, lement en bloquant la composante
formé par les deux amplificateurs opé- continue.
rationnels U6a et U6b, dimensionné
de manière à garantir une sensibilité Le préamplificateur et le module hybride
très élevée et une fidélité que vous ne sont alimentés avec la tension de 5
pourrez qu’apprécier. volts stabilisée fournie par le régula-
teur U4, (7805). Ce dernier prend l’ali-
Aux bornes MIC, il faut appliquer une mentation sur la ligne principale à +12
capsule microphonique préamplifiée à volts en aval de la cathode de la diode
deux fils (le “+” est sur le point nodal de protection D1.
R13/C13) de sorte que le faible signal
généré, rejoigne l’entrée de U6a, monté Il faut noter que l’émetteur ne fonc-
comme amplificateur inverseur à gain tionne pas en permanence car, même
variable (par l’intermédiaire du trimmer s’il reçoit le +5 volts, sa ligne commune
R9, il est possible de le faire varier (masse) n’est pas constamment reliée
entre 1 et 230 fois). De cet amplifica- au négatif d’entrée.

ELECTRONIQUE 14 magazine - n° 9
VIDÉO

L’émetteur de radiocommande a été


étudié non pas pour prendre en
compte le niveau logique dû à l’acti-
vation, mais le front de relâchement.
Ainsi, tant que le bouton poussoir de
l’émetteur est appuyé, la sor tie du
UM86409 reste à zéro, à son relâ-
chement, le niveau passe au 1
logique. C’est vraiment à ce moment,
que la bascule U3 reçoit le signal
d’horloge (transition 0/1) et inverse
l’état des sor ties Q et Q barre.

Il faut noter que, de par l’effet du réseau


C2/R14, U3 est remis à zéro au
moment où le circuit est alimenté. Donc,
initialement, la bascule se retrouve avec
la broche 1 (Q) à l’état 0 et la broche
2 (Q barre) au niveau haut.

A la suite de la première impulsion, la


situation s’inverse, Q passe à l’état
haut, ce qui permet au transistor T3
de devenir conducteur. Le collecteur de
celui-ci passe pratiquement au poten-
tiel de la masse et polarise également
T2 (qui est un PNP).
d’ambiance VHF télécommandée en UHF.
Un niveau positif est ainsi transmis au
Cette fonction est confiée au transistor En pratique, le décodeur est activé seu- transistor mosfet, ce dernier est activé,
T1, qui passe en conduction (ON) en pré- lement si le signal reçu a été transmis devient donc passant, et ferme ainsi
sentant une résistance minimale (Rdson par un émetteur dont les dip-switchs le retour de l’alimentation de l’émet-
< 0,1 ohm) lorsqu’il est polarisé, sur sa sont disposés un à un comme ceux de teur vidéo.
porte, avec un niveau positif. notre circuit.
L’émetteur est ainsi mis en service et
Le mosfet est donc l’interrupteur sta- Par exemple, si dans l’émetteur les commence à transmettre les images
tique que le récepteur de radiocom- dix premiers dip-switchs sont fermés, captées par la caméra ainsi que les
mande utilise pour allumer ou éteindre les autres ouver ts, et que dans le sons captés par le microphone.
l’émetteur vidéo. récepteur nous avons tous les dip-
switchs de DS1 et DS2 ouver ts, Le tout reste en l’état jusqu’au
Voyons de quelle façon en nous réfé- chaque commande éventuelle sera moment où le bouton de l’émetteur de
rant à la partie gauche du schéma élec- inopérante. radiocommande est appuyé, puis relâ-
trique. ché une seconde fois. Alors, la sortie
Si au lieu de cela, nous avons tous les de U2 passe de nouveau au zéro
Un second module CMS Aurel NB-CE, dip-switchs de DS1 fermés et les deux logique donnant une nouvelle impul-
U1, accordé sur 433,92 MHz est uti- de DS2 ouver ts, lorsqu’un ordre est sion à la bascule. La broche 1 de U3
lisé comme récepteur haute fréquence. envoyé par l’émetteur, le décodeur U2 se positionne à l’état bas, T3 et T2
active sa sortie en émettant une impul- sont bloqués, ainsi que le transistor
Le signal radio capté par l’antenne est sion négative. mosfet, étant donné qu’il ne reçoit plus
amplifié et démodulé en amplitude. Il
est ensuite mis en forme de manière Caractéristiques techniques
à obtenir en sor tie un train d’impul-
sions, le plus possible identique à celui Section TV
envoyé par l’émetteur. Fréquence de transmission ........................................224,5 MHz +- 75 kHz
Puissance rayonnée (sur 75 Ω) ..........................................................2 mW
De la broche 14 (sortie du module), le Fréquence de la sous-porteuse audio ............................................5,5 MHz
signal est envoyé au circuit intégré Portée (réception sur TV standard) ....................................................100 m
UM86409 ou MM53200 utilisé comme Préaccentuation ................................................................................50 µs
décodeur (la broche 15 est au 0 Modulation vidéo en amplitude ....................PAL négative en bande de base
logique), son rôle est d’interpréter le Modulation audio en fréquence ..............................................∆ +/– 75 kHz
signal codé.
Section radiocommande
Sa broche 17, qui se trouve normale- Fréquence de réception ..........................................................433,92 MHz
ment au niveau haut, passe à zéro Sensibilité (avec antenne 50 Ω) ..................................................2 à 2,5 µV
lorsque sur la broche d’entrée (broche Portée avec TX standard 10 mW ......................................................100 m
16) arrive un code produit par un émet- Nombre de combinaisons ..................................................................4096
teur dont le codeur sur 12 bits est posi- Codeur..................................................................MM53200 ou UM86409
tionné de façon analogue à DS1 et DS2.

ELECTRONIQUE 15 magazine - n° 9
VIDÉO

antennes aux deux côtés opposés du


circuit imprimé.

La recommandation est de ne pas les


approcher durant l’utilisation, mais, au
contraire, de les orienter, si possible,
une d’un côté et l’autre dans la direc-
tion opposée.

En pratique
Pensons à présent à construire l’émet-
teur pour lequel a été prévu un circuit
imprimé que vous pouvez facilement
réaliser par la méthode photographique.

Ayez recours, pour ce faire, à une


Notre système est composé d’un dans les systèmes d’ouver ture de bonne photocopieuse et effectuez un
émetteur de télévision opérant sur le garage ou de portails ou dans les sys- tirage du tracé du circuit imprimé repré-
canal 12, qui peut être allumé et tèmes d’alarmes pour voitures. La senté à l’échelle 1/1 sur du calque ou
éteint à distance à l’aide d’un petit portée maximale de l’émetteur TV et sur un transparent.
émetteur de radiocommande codé du de la radiocommande est similaire :
même modèle que ceux employés environ 100 mètres. Après avoir gravé et percé le circuit
imprimé, vous pouvez procéder au mon-
tage de tous les composants. En vous
de polarisation. Le drain est isolé et de réception, sature l’étage haute fré- aidant du plan d’implantation donné en
la section TV est éteinte. quence (même si le premier travaille figure 2, commencez par les diodes,
en VHF et le deuxième en UHF) et en en respectant le sens de leur bague,
La portée de la commande à distance réduit considérablement la sensibilité. continuez par les résistances et les
est d’environ 50 à 100 mètres, en uti- condensateurs céramique et multi-
lisant un petit émetteur standard de Dans ces circonstances, le signal émis couche puis par les supports de cir-
10 milliwatts et nous pensons que cela par le petit émetteur de radiocom- cuits intégrés en veillant à l’orientation
est suffisant car c’est également la mande, ne peut être reçu par le récep- de leur encoche-détrompeur.
portée de l’émetteur audio/vidéo. teur qu’à une distance variant entre 2
et 10 mètres. Poursuivez par les dip-switchs puis par
Il est logique de commander le fonc- les condensateurs électrolytiques en
tionnement de l’appareil de l’endroit Evidemment, cela ne se produit pas si faisant sur tout attention à leur sens
où les images seront regardées, de l’émetteur TV est éteint, mais cette res- (la patte la plus longue au “+”).
façon à contrôler immédiatement si la triction n’est pas du tout acceptable.
réception est correcte. Montez les transistors en boîtier plas-
Pour éviter des problèmes de ce genre, tique en prenant garde de bien orien-
il est nécessaire d’utiliser des modules ter leur boîtier dans le sens indiqué sur
Quelques à bande étroite comme le récepteur le schéma d’implantation.
recommandations superhétérodyne faible coût référencé
STD-LC (accordé par un résonateur SAW Pour le mosfet, rappelez-vous que la
Avant de conclure et de passer à la par- à 433,92 MHz, conversion de fré- partie métallique doit être orientée vers
tie pratique, nous devons prendre en quence sur une FI de 500 kHz, sensi- R4, R15 et R16. Le régulateur est dis-
considération quelques éléments utiles bilité de 2 µV) ou bien le récepteur à posé de sorte que le côté écrit de son
pour vous permettre d’utiliser au mieux super-réaction blindé NB-CE (accord à boîtier soit dirigé vers la diode D1.
ce montage. 433,92 MHz, sensibilité 2,24 µV, sélec-
tivité meilleure que 300 kHz). C’est ce Montez enfin les deux petits modules
Le plus important, concerne la partie dernier que nous avons choisi. hybrides sans vous préoccuper de leur
réception de la radiocommande, qui uti- sens car ils ne peuvent pas être ins-
lise un module Aurel validé par des Néanmoins, tous les deux sont insen- tallés autrement dans les trous prévus
essais en laboratoire comme le seul sibles à l’émission en VHF à pour leur implantation sur le circuit
adapté à cet usage. 224,5 MHz due à l’oscillateur de imprimé.
l’émetteur audio/vidéo grâce à la bonne
En pratique, la proximité de l’émetteur sélectivité qui réduit la bande passante A propos du récepteur, nous vous
TV crée de multiples problèmes au d’entrée à quelques centaines de kHz. conseillons d’adopter le modèle NB-CE
module de réception de télécommande. à super réaction (moins coûteux), mais
Lors des essais, en utilisant les clas- Le second point concerne les antennes. rien n’interdit d’opter pour le modèle
siques modules Aurel RF290A, BC-NB Toujours pour éviter les retours HF et superhétérodyne STD-LC.
ou encore BC-NBK, nous avons constaté les interférences et faire cohabiter sur
qu’une fois le circuit activé, il était dif- le même circuit imprimé un émetteur Tous deux sont adaptés et le circuit
ficile de le désactiver à distance. En et un récepteur qui, à un cer tain imprimé est dessiné pour accueillir indif-
effet, la por teuse rayonnée par l’an- moment, doivent fonctionner en même féremment l’un ou l’autre, il suffit de
tenne d’émission, repasse dans celle temps, nous avons positionné les souder les broches disponibles.

ELECTRONIQUE 16 magazine - n° 9
VIDÉO

Liste des composants


FT299
R1 = 1,5 kΩ
R2 = 10 kΩ
R3 = 220 kΩ
R4 = 10 kΩ
R5 = 10 kΩ
R6 = 10 Ω
R7 = 10 kΩ
R8 = 2,2 kΩ
R9 = 470 kΩ trimmer
R10 = 4,7 kΩ
R11 = 47 kΩ
R12 = 4,7 kΩ
R13 = 4,7 kΩ
R14 = 22 kΩ
Figure 2 : Schéma d’implantation des composants. R15 = 22 kΩ
R16 = 10 kΩ
R17 = 2,2 kΩ
C1 = 100 µF 16 V électrolytique
C2 = 22 µF 25 V électrolytique
C3 = 100 pF céramique
C4 = 10 nF céramique
C5 = 10 nF céramique
C6 = 470 µF 16 V électrolytique
C7 = 100 µF 16 V électrolytique
C8 = 100 nF multicouche
C9 = 10 µF 63 V électrolytique
C10 = 100 nF multicouche
C11 = 100 nF multicouche
C12 = 100 nF multicouche
C13 = 10 pF céramique
C14 = 10 µF 63 V électrolytique
C15 = 10 µF 63 V électrolytique
C16 = 100 nF multicouche
C17 = 1000 pF céramique
D1 = Diode 1N4007
DZ1 = Diode zener 5,1V
T1 = Transistor mosfet BUZ11
T2 = Transistor PNP BC557
T3 = Transistor NPN BC547
U1 = Module Aurel 433 MHz
NB-CE
U2 = Intégré UM86409
U3 = Intégré 4013
U4 = Régulateur 7805
U5 = Module Aurel TX-AV
DS1 = Dip switch 10 inter
DS2 = Dip switch 2 inter
MIC = Microphone préamplifié
2 sorties
ANT1 = Antenne 433 MHz
Figure 3 : Dessin du circuit imprimé à l’échelle 1. ANT2 = Antenne 224 MHz

Pour relier l’alimentation, les liaisons il est possible d’utiliser des antennes Divers :
avec la caméra et le microphone élec- “faites maison” avec des morceaux de 1 support 2 x 9 broches
tret, utilisez des borniers à vis pour cir- fils rigides (personnellement, nous uti- 1 support 2 x 7 broches
cuit imprimé au pas de 5 mm. lisons du fil de cuivre émaillé utilisé 1 support 2 x 4 broches
pour bobiner les transformateurs). Le 2 borniers 2 contacts
Ne pas oublier l’unique liaison (strap) diamètre du fil peut être compris entre 1 bornier 3 contacts
qui se trouve entre C14 et C15 réalisé 0,8 et 1,2 mm. 1 circuit imprimé réf. S299
avec une chute de queue de résistance.
Pour celle d’émission, soudez sur la (Sauf indication contraire, toutes les
Vous pouvez à présent vous occuper pastille du circuit imprimé ANT2 (broche résistances sont des 1/4 W à 5 %)
des antennes. Pour cette application, 11 de U5), un morceau de fil rigide long

ELECTRONIQUE 17 magazine - n° 9
VIDÉO

Quel récepteur utiliser ?


Durant les essais en laboratoire, nous bande passante très étroite comme influençables, car une fois le récep-
avons constaté que, pour un fonc- celle des modèles STD-LC et NB-CE. Le teur allumé, la porteuse HF rayonnée
tionnement correct de la radiocom- premier est la version faible coût du par l’antenne de l’émetteur TV, rentre
mande, il était nécessaire d’utiliser prestigieux STD433, module superhé- dans le récepteur par l’antenne de
des récepteurs hybrides avec une térodyne à quartz, caractérisé par une réception (trop grande proximité) et
excellente sélectivité, une sensibilité sature les étages d’entrée, avec pour
optimale et une stabilité par faite. Le conséquence une très forte perte de
second, le NB-CE, est un récepteur à sensibilité. Le résultat est qu’une fois
super-réaction à bande étroite assurée que le dispositif est activé, il n’est
par un filtre SAW, très sensible et répon- plus possible de le désactiver sauf
dant aux normes CE ETS-300-220 rela- quant à s’en approcher entre 2 à 10
tives aux émissions parasites. Les mètres. Suivez donc nos recomman-
autres modèles, comme le simple dations et vous verrez que tout se
RF290A/433, se sont montrés trop passera bien.

Les caractéristiques optimales des deux modules sont indiquées ci-dessous.

STD-LC NB-CE

Fréquence de réception ....................433,92 MHz ..............433,92 MHz


Impédance d’antenne ..................................50 Ω..........................50 Ω
Sensibilité d’antenne....................................2 µV......................2,24 µV
Moyenne fréquence ................................500 kHz................................–
Bande passante ....................................100 kHz ....................300 kHz
Emission HF parasite (50 Ω) ................– 60 dBm ..................– 60 dBm
Consommation typique ............................3,5 mA ......................3,5 mA

de 35 centimètres. Par contre, pour la Il faut considérer qu’au repos, (émetteur tif. Pour terminer, il suffit de relier un
radiocommande, il suffit d’un morceau TV éteint) le tout consomme à peine une microphone électret au bornier
de fil de 18 centimètres soudé sur la dizaine de milliampères. Ainsi, en attente, concerné (le négatif, qui est l’élec-
pastille ANT1 (broche 3 du module vous pouvez compter sur une autonomie trode reliée au boîtier du microphone,
hybride U1). de 100 heures par A/h de capacité. va sur le plot marqué d’un symbole
de masse). Il ne reste plus qu’à relier
Pour ce qui concerne l’alimentation, L’émetteur activé, nous pouvons voir, la caméra sur le bornier prévu à cet
vous pouvez utiliser n’impor te quelle à distance, les images transmises pour effet.
alimentation secteur capable de four- une durée dépendant strictement de
nir 12 volts avec un courant de 100 l’alimentation utilisée. Nous vous proposons d’utiliser une
milliampères, plus la consommation petite caméra CCD, ou pour des appli-
de la caméra que vous comptez relier En pratique, sur batterie, en supposant cations particulières, une CMOS.
au +12 volts et au négatif (masse). que votre caméra consomme 100 mil-
liampères, nous pouvons dire que l’au- Tous ces modèles ont de toute façon
Naturellement, si vous le souhaitez, tonomie en fonctionnement normal trois fils : le positif qui sera relié sur le
vous pouvez opter pour un fonctionne- (émetteur allumé) est d’environ 5 bornier à trois plots marqué “+”, le
ment sur batterie et cela peut être utile heures pour chaque A/h. Faites vos négatif relié au plot marqué du sym-
dans le cas où il vous faut installer calculs en conséquence afin de choi- bole masse et le signal vidéo relié sur
momentanément la caméra dans des sir la batterie la mieux adaptée à votre le plot marqué IN.
lieux où il est difficile ou impossible usage.
d’utiliser le secteur 220 volts. Nous La seule chose importante est de s’as-
vous conseillons, dans ce cas, d’utili- Voyons maintenant les dernières surer que votre caméra fonctionne bien
ser une batterie de 12 volts 2 A/h. phases de la préparation du disposi- en 12 volts.

Disposez les 10 dip-switchs de Vue du pro-


DS1 de manière à ce qu’ils cor- totype final
respondent à ceux positionnés de la vidéo
dans la radiocommande. DS2 sur veillance
sélectionne les deux derniers d’ambiance
bits du codage, lesquels, nor- VHF télécom-
malement, dans les petites radio- mandée en
commandes, sont contrôlés par UHF. Sur le bornier “MIC”,
les boutons poussoirs. Dans le sera reliée une capsule micro-
cas d’une radiocommande monocanal, positionnez les phonique électret. Sur l’entrée
deux dip-switchs sur la position fermée. “IN” sera reliée une caméra noir et blanc ou couleur.

ELECTRONIQUE 18 magazine - n° 9
VIDÉO

Réglage
Pour pouvoir essayer l’émetteur audio/vidéo, il faut d’abord
l’alimenter (alimentation ou batterie 12 volts). Il faut éga-
lement disposer d’un petit émetteur UHF pour radiocom-
mande à 433,92 MHz avec un codeur MM53200 ou
UM86409, dont les dip-switchs ont été positionnés de façon
identique à ceux de DS1.

Attention, seuls les émetteurs de poche ont 10 dip-switchs,


car il est possible de positionner seulement les 10 premiers
bits, étant donné que les deux derniers sont gérés directe-
ment par les boutons poussoirs pour obtenir des dispositifs
à 1 canal, 2 canaux, ou 4 canaux. Donc, disposez les 10
dip-switchs comme ceux de DS1. Par contre, pour DS2,
essayez d’abord de laisser les deux dip-switchs fermés, cela
devrait être en accord avec le TX monocanal (CH1 = 0).

Allumez le téléviseur de surveillance et réglez-le sur le canal


12. De temps en temps, activez l’émetteur vidéo avec la
radiocommande en appuyant et en relâchant immédiate-
ment après, le bouton poussoir.

A un certain point, vous devriez voir à l’écran les images


transmises par la caméra et entendre dans le haut-parleur
les sons captés par le microphone (à ce propos, maintenez
le volume assez bas, car vous pourriez déclencher un désa-
gréable effet Larsen).

Si l’échelle de votre téléviseur est graduée en bande, sur


la bande III, la réception doit intervenir en correspondance
avec le canal H2, par contre pour les téléviseurs avec la
numérotation de 0 à 100, le bon canal est le 12. Si vous
ne recevez rien, essayez d’appuyer et de relâcher de nou-
veau le poussoir de la radiocommande.

Vérifiez également la disposition des dip-switchs de DS1 et les antennes à l’extérieur, si possible bien séparées l’une
de ceux de la radiocommande, puis essayez les quatre com- de l’autre pour limiter l’interférence de l’étage émetteur sur
binaisons de DS2, jusqu’au moment où vous trouverez celle l’étage récepteur.
qui active l’émetteur Audio/Vidéo et fasse apparaître à
l’écran les images de la caméra.
Coût de la réalisation
Lorsque vous serez par venu à capter le signal et à voir
convenablement la vidéo, réglez R9 de façon à avoir le son Le projet, tel qu’il apparaît en figure 2, avec tous les com-
le plus approprié, assez fort et clair sans arriver à la dis- posants, le circuit imprimé percé et sérigraphié, les bor-
torsion. Cherchez le bon compromis entre le réglage de R9 niers et les deux modules HF, revient à env. 439 F.
et le volume du téléviseur.
Un kit est disponible. Le circuit imprimé seul revient à
Tous ces essais terminés, pensez à installer le système env. 35 F. La télécommande n’est pas comprise. Pour cette
dans un coffret tel le “Teko Coffer 2” par exemple. Laissez application, vous pouvez utiliser une télécommande déjà
monté (env. 190 F). Voir publicité dans la revue.

◆ A. S.

Figure 4 : Schéma synoptique du système de


vidéosurveillance illustrant le fonctionnement de l’émetteur
après activation par la radiocommande. L’émetteur
transmet le signal vidéo et le signal audio sur le canal
12.

ELECTRONIQUE 19 magazine - n° 9
HI-TECH

Un récepteur
de télécommande
rolling code
à quatre canaux
Voici un récepteur de télécommande quatre canaux à code aléatoire à
auto-apprentissage, dont les sorties se font sur quatre relais
programmables en monostables ou bistables. La gestion et le décodage
sont confiés à un microcontrôleur PIC 16C558. Les 4 commandes étant
disponibles sur le même émetteur de type porte-clés, dont la portée peut
atteindre 100 mètres, on peut imaginer le champ d’application d’un tel
appareil. Ouverture du portail de la propriété, désactivation de l’alarme,
ouverture de la porte du garage, déverrouillage de la porte d’entrée…
par exemple !

ans cet férent. C’est pour


article vous cette raison que seul
trouverez la un décodeur pro-
description grammé de la même
d’un récep- manière peut le recon-
teur de télécommande à naître ou se synchroniser
quatre canaux, réalisé avec.
spécialement pour être
activé à distance par un Notre dispositif est une télé-
transmetteur (télécommande) commande à rolling code (code
basé sur l’intégré HCS200 de MICROCHIP, doté de aléatoire ou tournant) basé sur un encodeur de haute tech-
quatre entrées ou encore de quatre interrupteurs. Sans nologie qui, à chaque activation, génère une chaîne de 66
perdre une seconde, voyons de quoi il s’agit en jetant un bits dont 28 bits forment la partie fixe du code (soit un total
coup d’œil sur le schéma électrique. de 268 435 456 combinaisons), 32 bits composent la par-
tie aléatoire et les 6 derniers bits transmettent les infor-
Tout d’abord, le circuit utilise un microprocesseur qui dis- mations qui concernent l’état des touches.
pose de quatre lignes de sorties. Notons, ensuite, la pré-
sence d’un driver de ligne de type ULN2803 utilisé pour Nous pouvons considérer le code transmis comme étant un
interfacer le PIC U4 avec les bobines des relais. ensemble de trois groupes de données.

La règle d’encodage KEELOQ, propre au système HCS200 Le premier groupe est fixe, composé de 28 bits program-
de MICROCHIP, constitue le principe de la commande, ce mables par liaison série, depuis l’extérieur, grâce à une
qui permet de générer, à chaque transmission, un code dif- broche spéciale. Ces 28 bits garantissent à eux seuls un

ELECTRONIQUE 20 magazine - n° 9
HI-TECH

niveau élevé de sécurité en offrant plus Les 6 bits restants, qui composent la tant dans le bon fonctionnement du
de 268 millions de combinaisons pos- chaîne de données envoyée par le système, car c’est lui qui permet de
sibles. HCS200, indiquent l’état des touches. relier les deux dispositifs au cas où le
Nous pouvons donc affirmer avec cer- transmetteur aurait été activé plusieurs
Le second bloc, aléatoire (hopping titude que le système KEELOQ opère fois hors du champ du récepteur. Sans
code), est composé de 32 bits qui dif- vraiment sur une commande unique, système de sauvegarde, les deux élé-
fèrent à chaque transmission. En pra- ce qui veut dire qu’un transmetteur ments seraient asynchrones et la com-
tique, chaque fois que l’on envoie le donné ne peut activer que les récep- mande à distance ne pourrait plus être
signal, la combinaison change. Elle ne teurs qui ont enregistré le même code actionnée.
change pas au hasard, car sinon le de base et le même algorithme.
récepteur ne reconnaîtrait pas le code, Pour que tout fonctionne bien, il faut
mais selon un algorithme précis et Il est donc absolument impossible que que le décodeur connaisse la loi de
déterminé par le microprocesseur qui que ce soit, puisse déchiffrer l’al- variation des 32 bits ou bien qu’il
interne sur la base du code fixe, crypté gorithme et copier l’émetteur en inter- prenne à chaque fois connaissance des
par une clé mémorisée de 64 bits et ceptant et en enregistrant le signal. données que le codeur envoie à chaque
univoque ! transmission : ceci est assuré après
l’auto-apprentissage. Toutefois, si par
En fait, chaque série de circuits inté- La clé de codage hasard, le transmetteur est excité plus
grés fabriquée possède sa propre clé. (Encryption key) de seize fois sans que le récepteur
En pratique, le constructeur de la télé- puisse en capter le signal, la télécom-
commande, peut personnaliser, avec La clé de codage (clé cryptographique), mande n’est plus utilisable : il faut donc
son propre code, chaque lot de est générée par le HCS200 sur la base procéder à une resynchronisation
HCS200, de façon à ce que les diffé- du code de série (les 28 bits) et du manuelle ou automatique.
rentes télécommandes soient uniques. code de fabrication. Une telle clé est
Ce code de fabrication (“code usine”), inscrite dans la mémoire EEPROM Dans le premier cas, celui de l’auto-
définitivement inscrit dans chaque inté- interne de l’HCS200. Elle détermine apprentissage, on active la procédure
gré, est en mesure d’offrir deux com- l’algorithme de création des 32 bits de en appuyant sur le bouton P1 de la
binaisons, sur les soixante-quatre pos- la chaîne des données transmises. carte quatre canaux : la LED LD1 s’al-
sibles, de la clé cryptée. Ce principe lume. Puis on appuie sur un des bou-
garantit, par exemple, qu’un produc- L’EEPROM d’un encodeur MICROCHIP tons de la télécommande jusqu’à
teur d’antivols pour voiture ait des algo- emmagasine les valeurs du numéro de extinction de cette même LED.
rithmes totalement différents de ceux série (serial number) de la clé de cryp-
d’un producteur de portails électriques tage et l’état du compteur de synchro- Le second système, utilisé dans le
par exemple. nisation. Ce dernier joue un rôle impor- décodeur, consiste à effectuer deux

Figure 1 : Schéma électrique du récepteur rolling code 4 canaux.

ELECTRONIQUE 21 magazine - n° 9
HI-TECH

Données techniques
- Système de commande à distance par radio à codage
variable MICROCHIP KEELOQ, avec code fixe de 28 bits
et variable de 32 bits.
- Fréquence de travail de 433,92 MHz.
- Transmetteur (télécommande) de poche en forme de
porte-clés, à quartz de 50 mW / 50 Ω, 2 et 4 canaux.
- Récepteur avec radio HF hybride Aurel BC-NBK, décodeur
à microprocesseur et 4 sorties à relais (1 A, 250 volts)
fonctionnement monostable ou bistable.
- Auto-apprentissage des codes d’un maximum de 100
transmetteurs avec une procédure simple.
- Alimentation continue (12 à 24 Vcc) ou alternative (9 à
18 Vca), consommation de 250 mA.
- Possibilité de décoder des signaux provenant de télé-
commandes basées sur les MM53200 ou UM86409.

Figure 2 : Circuit interne du HCS200.

transmissions dans le champ de por- second, on relie le


tée en émettant vers l’unité réceptrice, câble de masse,
par deux fois consécutives, le signal constituée par la
de la télécommande, ceci sans avoir tresse du câble,
besoin d’agir sur la carte de réception. quand celui-ci est
Le protocole “KEELOQ” prévoit qu’après isolé.
deux réceptions consécutives par le Figure 3 : Schéma de la télécommande.
même codeur ayant servi à l’appren- L’étage d’entrée
tissage initial, le décodeur puisse se réception est un
synchroniser avec ce même codeur. module hybride Aurel BC-NBK syntonisé dispose de 12 volts, SW1 reste fermé
Bien évidemment, cette procédure ne (accordé) sur 433,92 MHz répondant et le courant saute R1, traverse l’anode
peut pas être réalisée avec un trans- aux normes CE ETS 300 220 relatives de la diode de protection D1 et se pré-
metteur quelconque, car l’accès au aux émissions parasites de l’antenne. sente au positif du condensateur élec-
code serait trop facile. trolytique C2. Ce dernier maintient une
La sortie de ce module est connectée bonne régulation de la tension et avec
La procédure d’auto-apprentissage per- directement à l’entrée du microcontrô- C3 et C4, filtre les interférences, évi-
met au décodeur de mémoriser le code leur préprogrammé PIC 16C558 (U4). tant ainsi qu’elles n’atteignent le régu-
de base et les 6 bits d’information fai- Le microcontrôleur est relié en série à lateur intégré U1. Le réseau habituel
sant partie de la chaîne des 66 bits (32 une EEPROM externe (U3), qui sert à R2/C8 amène, pour sa par t, les 12
tournants, 28 fixes et 6 d’information) enregistrer les données en phase volts aux bobines des relais.
de façon à reconnaître exclusivement d’auto-apprentissage. Une tension de
les télécommandes ayant les mêmes 12 ou 24 Vcc suffit pour assurer l’ali- Le régulateur 7805 (U1) assure l’ali-
paramètres. Cette procédure identifie mentation aux bornes +V et GND (res- mentation de la logique et de l’hybride
aussi l’algorithme de variation de la sec- pectivement positive et négative). Si on BC-NBK en 5 volts.
tion aléatoire du code. Nous verrons
plus loin comment cela fonctionne.

Le récepteur
à 4 canaux
Après avoir abordé les concepts du
code aléatoire, examinons le schéma
électrique pour voir comment est
construit et comment fonctionne le La télécommande que nous propo- et 6 transmettent les informations
récepteur proposé dans notre article. sons dans ces pages est de type à concernant l’état des touches. La
code aléatoire et elle est réalisée avec figure illustre la procédure utilisée par
Le système d’entrée des données se un composant spécifique de MICRO- le HCS200 pour générer la clé de
présente sous la forme d’une antenne CHIP, le HCS200. Ce circuit intégré cr yptage en par tant du code usine
séparée de l’étage de réception par les est un encodeur de haute technolo- (code individuel, inséré par le four-
condensateurs C6 et C7. gie qui génère, à chaque activation, nisseur) : une telle procédure se base
une chaîne de 66 bits dont 28 for- sur un algorithme de MICROCHIP
Sur le premier condensateur on rac- ment le code fixe, 32 sont aléatoires nommé KEELOQ.
corde le point “chaud” et, sur le

ELECTRONIQUE 22 magazine - n° 9
HI-TECH

Ces figures illustrent la façon dont est HCS200 permet de générer à chaque nue de façon interne sur la base d’un
conçu le train de données, que le pression sur une touche. Comme on byte de 64 bits appelé code usine. A
peut l’obser ver, la haute fiabilité de chaque activation, le HCS200 produit
notre système est garantie par la clé les 66 bits et les fait sor tir sur la
de 32 bits aléatoires mais aussi par broche 6. Il est important d’observer
un code en série de 28 bits, qui assu- que parmi les 32 bits variables, seuls
rerait à lui seul 268 435 456 combi- 16 d’entre eux, du 17ème au 32ème
naisons. Les 32 bits variables sont sont réellement aléatoires. Les bits
générés par l’algorithme “KEELOQ” de 1 à 16 constituent l’état du comp-
selon une clé (clé de cr yptage) obte- teur de synchronisme.

Figure 4 : Génération du train de données du HCS200.

Lorsque l’antenne capte un signal radio, mini-transmetteurs avec lesquels il doit acquisition du code fixe durant l’auto-
elle le transfère à l’entrée de U2, (circuit ensuite travailler dans le fonctionne- apprentissage, de générer la clé de
interne accordé et cadencé à la fré- ment normal. Puis il décode les signaux cryptage du transmetteur et de déchif-
quence d’environ 434 MHz) et relève et active ses propres sorties et donc
immédiatement le signal modulé. Si le les relais respectifs. Le PIC contient
signal reçu est modulé avec un code digi- une par tie logicielle (software) “sur
tal, la broche 14 restitue l’information mesure”, développée par MICROCHIP,
sous forme d’impulsions de niveau générant la clé de cryptage indispen-
logique TTL (0 ou 5 volts). Ces impul- sable à l’identification des transmet-
sions rejoignent directement la patte 6 teurs. Chaque transmetteur nécessite
du microcontrôleur MICROCHIP PIC l’introduction d’un code usine et d’un
16C558 (U4) qui est programmé pour code fixe programmable par l’utilisateur
assurer deux fonctions distinctes : (dans notre cas, les télécommandes
dénombrer ce qu’il reçoit et le déchiffrer. sont fournies déjà programmées).

En premier lieu, il se prépare à acqué- Dans le software fourni par MICROCHIP,


rir les informations qui concernent les on trouve l’algorithme qui permet, après

ELECTRONIQUE 23 magazine - n° 9
HI-TECH

Le module AUREL BC-NBK

Sorties du module 7 = Masse


11 = Masse
1 = +5 volts 13 = Point de test
2 = Masse 14 = Sortie
3 = Antenne 15 = +5 volts Vue sur la télécommande 4 canaux.

frer les parties variables (32 bits aléa- relais : RL1 pour le premier canal, RL2 non pas avec un, mais avec tous les
toires) des chaînes de données de 66 pour le second, RL3 pour le troisième numéros de série qu’il a assimilé en
bits. Cette synthèse demande aussi de et RL4 pour le quatrième, etc. auto-apprentissage, en les lisant un à
connaître le code usine, unique et égal un dans la EEPROM externe U3 et en
à celui des télécommandes en liaison En recevant une chaîne au format les chargeant dans sa RAM, jusqu’à
avec le décodeur. Notre récepteur HCS200, le décodeur extrait la partie trouver celui qui correspond. La LED
nécessite un code usine et, bien des 28 bits qui constitue le code fixe LD1, connectée sur la ligne des don-
entendu, il ne faut relier que des trans- de la transmission comprise dans le nées, met en évidence le passage des
metteurs ayant le même code usine code usine de 64 bits (préalablement impulsions TTL, et clignote faiblement,
provenant d’une même série. Dans programmé de façon identique à celui quand le récepteur est en train de rece-
notre cas, la télécommande et le récep- du récepteur). Avec la routine spéciale, voir un signal inconnu et intensément
teur ont évidemment un code usine il obtient la clé de cr yptage qui est s’il s’agit de celui d’un encodeur déjà
identique : les télécommandes se dis- égale en tout à celle du système qui a appris et valide. Si la comparaison de
tinguent les unes des autres par le produit la chaîne : il la mémorise dans la par tie fixe donne un résultat posi-
code fixe de 28 bits. l’EEPROM avec d’autres informations tif, on procède au déchiffrage des 32
qu’il utilisera désormais pour identifier bits cr yptés dont on extrait aussi la
Examinons donc le fonctionnement du les télécommandes. valeur du compteur de synchronisa-
récepteur dans ses deux phases, en tion. Le PIC charge, par l’EEPROM, la
par tant de celle indispensable : l’ap- Le dernier élément acquis en auto- clé de cryptage et l’utilise pour le déco-
prentissage des codes nécessaires à apprentissage est l’état du compteur dage.
synthétiser les algorithmes de déco- de synchronisation qui par t de 0 et
dage. Le code de chaque transmet- qui est mis à jour à chaque réception. Une fois terminé, il dispose de l’état du
teur que l’on doit utiliser pour com- Il ser t aussi à synchroniser la com- compteur de synchronisation. Lorsque
mander le circuit doit être mande en provenance d’une télé- la chaîne est valide, le software com-
préalablement auto-appris par le récep- commande qui, le plus souvent, a été pare les deux compteurs. Si la différence
teur. Il suffit de fournir une tension en activée “à vide” (moins de 16 fois… est inférieure à 16, il effectue une lec-
laissant le pont JP1 ouver t (fermé, il donc, ne vous éner vez pas sur les ture de l’état des derniers bits. Il iden-
rivalise, comme pour la version mono- poussoirs !). tifie donc la sortie à activer (broches 10,
canal, avec le codage de type 7, 8 ou 9). Si, au contraire, la différence
UM86409 ou MM53200 et il dispose Sa valeur doit être identique au trans- entre les deux valeurs excède 16, tout
le décodeur à reconnaître des télé- metteur, ou ne pas dif férer de plus se réinitialise et le récepteur s’arrête en
commandes de ce type), d’appuyer et de 16 unités, sinon, il faut synchro- attendant le second envoi par le même
de relâcher le bouton du reset P1. niser à nouveau l’ensemble avec la transmetteur.
méthode décrite plus haut.
A ce point, il faut activer une télécom- Lorsque la seconde transmission arrive,
mande en étant à faible distance du il analyse la valeur du compteur de syn-
récepteur, attendre que s’allume la LED Le fonctionnement chronisation contenue dans le bloc des
LD1 et que se déclenche le relais cor- normal 66 bits, et le copie dans l’EEPROM en
respondant au canal adéquat. le substituant au précédent. Dès à pré-
C’est celui dans lequel le récepteur sent, émetteur et récepteur sont syn-
Selon le logiciel du microcontrôleur, la opère après l’installation et l’appren- chronisés. Le PIC déchiffre les bits assi-
carte peut intégrer, si on répète la pro- tissage des codes. Dès l’arrivé d’une gnés au bouton appuyé sur le
cédure, jusqu’à 100 télécommandes chaîne de 66 bits, le microcontrôleur transmetteur et fait passer au 1 logique
dif férentes, basées sur le HCS200 exécute une première analyse pour en la sor tie correspondante pendant un
avec le même code usine. Chaque fois, vérifier le format. Si le type de trame moment qui dépend de la position de
les données acquises sont mémori- apparaît compatible au système, il DS1.
sées dans l’EEPROM externe (U3). extrait les 28 bits fixes et les compare
Notez que le micro a une mémoire com- avec ceux résidant dans la mémoire Si le fonctionnement monostable a été
prenant les positions des six derniers EEPROM. Ayant la possibilité d’ap- imposé, le relais correspondant est
bits des chaînes, donc assigne à prendre jusqu’à cent transmetteurs dif- excité pendant 5 secondes après le
chaque combinaison une sortie et un férents, il exécute cette comparaison, relâchement de la touche (de la télé-

ELECTRONIQUE 24 magazine - n° 9
HI-TECH

commande). En imposant
le mode bistable, une Liste des composants
première commande du RX433RR/4
force l’excitation et la sui-
vante entraîne le relâ- R1 = 10 Ω 3 W
chement. R2 = 47 Ω 1/2 W
R3 = 10 kΩ
Pour renforcer les niveaux R4 = 10 kΩ
logiques TTL, en les R5 = 10 kΩ
conver tissant en inten- R6 = 10 kΩ
sité suffisante pour ali- R7 = 10 kΩ
menter les bobines des R8 = 4,7 kΩ
relais, le circuit prévoit un R9 = 470 kΩ
driver de ligne intégré R10 = 2,2 MΩ
ULN2803 (U5). Le dis- R11 = 2,2 MΩ
positif est pour vu de 8 R12 = 1 kΩ
darlingtons (nous en uti- C1 = 10 nF céramique
liserons seulement C2 = 470 µF 35 V électrolytique
quatre) NPN dont les col- C3 = 100 nF multicouche
lecteurs sont reliés cha- C4 = 100 nF multicouche
cun exclusivement à une C5 = 220 µF 35 V électrolytique
broche de sortie. C6 = 10 nF céramique
C7 = 10 nF céramique
Avant de passer à la par- C8 = 100 µF 35 V électrolytique
Figure 5 : Plan d’implantation
tie pratique, nous décri- des composants du récepteur 4 canaux. C9 = 100 nF multicouche
rons les derniers détails D1 = Diode 1N4148
du circuit. D2 = Diode 1N4004
DS1 = Dip-switch 2 inter
Le transistor T1 garantit P1 = Poussoir min. pour ci
le reset quand on ali- LD1 = LED rouge 3 mm
mente le circuit (il donne U1 = Régulateur 7805
un niveau logique haut U2 = Module Aurel BC-NBK
sur l’entrée 4 tant que la U3 = Intégré 93LC76
tension d’alimentation ne U4 = PIC16C558 préprogrammé
dépasse pas les 4 volts U5 = Intégré ULN2803
environ) et donc une ini- RL1 = Relais mini 12 V 1 RT pour ci
tialisation correcte du RL2 = Relais mini 12 V 1 RT pour ci
software qui pourrait se RL3 = Relais mini 12 V 1 RT pour ci
bloquer. RL4 = Relais mini 12 V 1 RT pour ci
Q1 = Résonateur 4 MHz
Le quar tz Q1 ser t au SW1 = Dip-switch 1 inter
fonctionnement de l’os- JP1 = Cavalier
cillateur de l’horloge VAR = Varistor
interne du microcontrô- T1 = Tansistor PNP BC557B
leur. La touche P1 ser t
pour le reset du PIC et Divers :
pour la remise à zéro de 1 support 2 x 4 broches
l’EEPROM externe, mais 1 support 2 x 9 broches
aussi, permet d’activer Notre prototype terminé et monté sur le circuit 5 borniers 3 pôles
l’apprentissage d’un imprimé double face à trous métallisés, sérigra- 1 bornier 3 pôles
phié et verni. 1 circuit imprimé réf. H182.
nouveau code. Le cava-
lier JP1 permet (s’il est
en position fermée)
d’utiliser le récepteur avec les trans- Le circuit imprimé est un double face le côté marqué par un anneau peint sur
metteurs codés à base de MM53200 à trous métallisés. Comme nous le corps). Il faut ensuite placer le sup-
ou UM90409. Le varistor VAR, posé l’avons écrit de nombreuses fois, la port à 2 x 4 broches pour la mémoire
en parallèle à la ligne d’alimentation fabrication d’un tel circuit demande un 93LC76 et ceux 2 x 9 broches pour le
principale, ser t à bloquer d’éven- matériel spécialisé et beaucoup d’at- microcontrôleur PIC 16C558 et
tuelles sur tensions quand on monte tention. Le nombre d’échecs étant très l’ULN2803, en prenant soin d’orienter
le circuit sur des réseaux électriques important, le circuit est disponible, séri- l’encoche-détrompeur dans la direction
instables. graphié et verni. Il en est de même pour indiquée par le plan de câblage donné
les transmetteurs programmés avec le en figure 5.
code usine qui convient ainsi que pour
La réalisation le PIC préprogrammé. Passons aux condensateurs, en prê-
tant attention à la polarité des élec-
Voyons maintenant comment construire Le montage des composants s’effec- trolytiques et, ensuite, au transistor en
le récepteur à code aléatoire à quatre tue en commençant par les résistances le plaçant côté plat dirigé vers la diode
canaux. et les diodes au silicium (cathode est D2. Maintenant, montez les quatre

ELECTRONIQUE 25 magazine - n° 9
HI-TECH

Maintenant, il ne reste plus qu’à insé-


rer les intégrés dans les suppor ts
(attention aux encoches-détrompeur)
sachant que le microcontrôleur est déjà
préprogrammé.

Pour faire fonctionner ce montage, vous


devez vous procurer une alimentation
capable de fournir une tension continue
de 12 à 14 volts avec une intensité d’au
moins 250 mA. Si vous décidez d’ali-
menter en alternatif, il suffit de dispo-
ser d’un transformateur dont le secon-
daire est en mesure de fournir une
tension de 9 à 10 volts (SW1 fermé) ou
de 18 volts (SW1 ouver t) que vous
devez prendre soin de connecter aux
bornes “+Vcc (12-24V)” et “GND” du
Figure 6 : Position
bornier sans vous soucier de la pola-
des dip-switchs et rité. Dans ce cas, la diode D1 ser t à
état des relais. redresser la tension en entrée. En cou-
rant continu, veillez à la polarité. Rap-
Dans le récepteur, on trouve un dip- tionnement monostable et la condi- pelez-vous qu’en alimentant le montage
switch double (DS1) qui sert à impo- tion ON (fermé = 0 logique) celui bis- avec une tension comprise entre 9 et
ser le mode de fonctionnement des table. Dans le premier cas, les relais 12 V, le dip-switch SW1 doit rester
relais de sortie. Chaque microswitch restent excités environ 5 secondes. fermé alors qu’en 24 Vcc ou 18 Vca, il
se réfère à un couple de canaux, Dans le fonctionnement bistable, ils doit rester ouvert afin que la résistance
c’est-à-dire le 1 (pin 11 du micropro- s’excitent au premier signal et ne R1 puisse limiter l’intensité pour entraî-
cesseur) concerne RL1 et RL3 alors retombent qu’après une nouvelle acti- ner la chute de potentiel nécessaire.
que le 2 (pin 12) est pour RL2 et RL4. vation envoyée par la télécommande.
Pour tous les relais, la condition OFF Prenez en compte ces indications pour Une fois le récepteur allumé, il faut
(ouver t = 1 logique) force le fonc- la configuration correcte du récepteur. d’abord réinitialiser la mémoire
EEPROM, en appuyant sur P1 jusqu’à
relais miniatures, la touche P1 (nor- ments réservés sur le bornier avec un ce que la LED ne réagisse plus (il faut
malement ouver te) et le dip-switch câble coaxial en veillant à ce que la entre 12 et 15 secondes). Assurez-
simple DS1. tresse de masse aille à l’emplacement vous que le pont JP1 soit ouver t car,
marqué “GND”. Le conducteur interne dans le cas contraire, le récepteur
Pour le cavalier JP1, soudez deux (l’âme) doit, quant à lui, être connecté fonctionnerait comme décodeur de
broches de barrette sécable au pas à l’emplacement marqué “S”. Vous signaux sur la base du MM53200 /
de 2,54 mm dans lesquelles vous pouvez également souder tresse de UM86409.
introduirez (ou non) une chute de masse et âme directement sur les plots
queue de résistance pliée en “U”. imprimés correspondant à C7 et C6 Maintenant, la première chose à faire
Quant à la LED, elle doit être de 3 ou (sous le bornier). est l’auto-apprentissage des codes des
5 mm de diamètre et elle est insérée
avec son méplat (cathode), tourné vers
l’extérieur du circuit, regardant C2. Le La télécommande
régulateur intégré 7805 est positionné
de manière à ce que son côté métal- Notre transmetteur, réalisé avec des compo-
lique soit dirigé vers l’extérieur du cir- sants CMS, complète le codage KEELOQ de
cuit imprimé. MICROCHIP. Un tel codage est confié à l’in-
tégré HCS200 auquel sont connectées
Le module hybride est inséré dans les les quatre touches. La sor tie du
trous prévus pour le recevoir (il n’y a signal digital pilote directement un
pas de difficulté parce qu’il n’entre que étage oscillateur HF à transis-
dans un sens). Pour finir le montage, tor sur 433,92 MHz. Cet
insérez un bornier à 13 bornes (5 de étage travaille en “tout ou
2 et 1 de 3 bornes) au pas de 5 mm, rien”. En présence d’un
en correspondance avec les trous réser- 1 logique, il oscille et,
vés aux connexions des relais, à l’ali- en présence d’un 0
mentation et à l’antenne. logique, il cesse
d’osciller. Il s’agit
A propos, si vous réalisez cette der- d’un oscillateur SAW,
nière avec un morceau de fil de cuivre très stable et capable de
émaillé de 17 cm de long, vous pouvez couvrir, en liaison avec un
la fixer à la borne ANT. Si, au contraire, récepteur standard de type
vous utilisez une antenne fouet, une RF290 ou BC-NBK, un rayon d’envi-
ground-plane, ou toute autre antenne ron 100 m en terrain dégagé.
externe, connectez-la aux emplace-

ELECTRONIQUE 26 magazine - n° 9
HI-TECH

transmetteurs dont on désire se ser vir. Prenez une télé-


commande, appuyez et relâchez le bouton P1 de la carte
en vérifiant l’allumage de LD1. A partir de ce moment vous
avez 6 secondes pour envoyer un signal, avant que la diode
ne s’éteigne. Pour effectuer un nouvel apprentissage, Il faut
appuyer à nouveau sur P1. Pour mémoriser le code dans
l’EEPROM il faut presser la touche de la télécommande et
attendre que LD1 s’éteigne et que le relais correspondant
s’enclenche : RL1 pour la touche 1, RL2 pour la 2, etc. L’ap-
prentissage terminé, la carte peut mémoriser les codes de
cent transmetteurs différents (ayant un même code usine)
la télécommande est alors prête à être utilisée.

Coût de la réalisation
Le récepteur 4 canaux RX433RR/4 tel qu’en figure 5, com-
prenant tous les composants ainsi que le circuit imprimé
double face à trous métallisés, sérigraphié et verni : env.
331 F. La télécommande 4 canaux montée : env. 212 F, le
circuit imprimé seul : env. 75 F, le PIC préprogrammé seul :
env. 85 F. Voir publicités dans la revue.

◆ G. V.

ELECTRONIQUE 27 magazine - n° 9
SÉCURITÉ

Une alarme
qui vous protège
quand vous êtes chez vous

Nous lisons quotidiennement dans les journaux, qu’un certain nombre de cambriolages
ont lieu alors que les occupants sont pourtant présents dans leur maison. Nous avons
donc pensé qu’il serait utile de publier une nouvelle alarme pouvant être mise en service
même lorsque les habitants sont sur place. Ce système les avertira immédiatement si une
personne mal intentionnée tente d’entrer par une porte ou par une fenêtre.

es nombreux sondages réa- nence dans la crainte car, si par le


lisés périodiquement, res- passé les appartements n’étaient
sort une donnée très pré- dévalisés qu’en cas d’absence,
occupante. Il semblerait aujourd’hui les cambriolages sont
que les cambriolages également perpétrés pendant que
commis dans les appartements au nous sommes occupés à regarder
cours des derniers mois aient aug- la télévision ou bien lorsque nous
menté par rappor t à l’année pré- sommes couchés.
cédente.
Le phénomène a atteint un degré tel,
Il suffit de lire n’impor te quel quoti- que même ceux qui habitent au troi-
dien ou d’écouter les informations à la sième ou quatrième étage et qui aupa-
radio ou à la télévision pour apprendre que nous ravant ne craignaient pas grand-chose, ne se sentent
avons à faire à un phénomène de micro crimina- plus en sécurité aujourd’hui.
lité qui devient chaque jour plus important.
En effet, nous avons pu lire ou entendre que des cambrio-
Si nous considérons que les faits relatés par les médias leurs se sont introduits dans des appartements situés aux
sont les plus graves, il n’est pas dif ficile de se rendre étages supérieurs d’un immeuble par les fenêtres laissées
compte, qu’ils ne représentent que la partie visible de l’ice- ouvertes.
berg. Il est facile de déduire que le coefficient de probabi-
lité augmentant sans cesse, nous sommes de plus en plus Les victimes se demandent souvent comment les cam-
exposés à des agressions ou à des violences. brioleurs ont réussi à grimper jusqu’au troisième ou qua-
trième étage. Les constatations réalisées par les forces de
Nombre d’entre nous ne se sent plus en sécurité que der- l’ordre ont confirmé que dans de nombreux cas, les voleurs
rière les murs de sa maison, mais nous vivons en perma- ont grimpé le long de tuyaux fixés sur les murs à l’extérieur

ELECTRONIQUE 29 magazine - n° 9
SÉCURITÉ

des édifices et que, contrairement à


ce que l’on pourrait supposer, il n’est
pas nécessaire d’être un acrobate pour
accomplir de telles escalades, mais
qu’il est suffisant de se procurer des
sangles robustes.

Le motif pour lequel ces cambriolages


sont exécutés lorsque les propriétaires
sont dans les lieux est intuitif. En effet,
le voleur est persuadé qu’à ce moment-
là, même le système d’alarme le plus
sophistiqué se trouve désactivé.

Même si les antivols volumétriques ou


à radars sont réputés être les plus effi-
caces, en réalité il faut préciser qu’ils
ont tous été conçus pour protéger un
local dans lequel il ne se trouve aucune Figure 1 : Les détecteurs modifiés, comme cela est représenté sur la figure 8,
personne et de plus, comme nous le sont fixés au-dessus des portes ou des fenêtres pouvant servir d’accès à une
savons, ils ne sont pas infaillibles. personne mal intentionnée pour pénétrer dans les lieux.

Pour combler cette lacune et donner


une réponse aux demandes d’une Pour comprendre comment fonctionne
meilleure sécurité qui nous parviennent cette alarme, il faut considérer que les Entrée Sortie
constamment, nous avons étudié une deux points “A” et “B” sont maintenus broche 1 broche 2 broche 3
alarme qui puisse être laissée active en contact par un relais incorporé à l’in- 1 0 1
dans la maison, même en notre pré- térieur du capteur (voir figure 2). 1 1 0
sence. Le système sera en mesure de
détecter si un étranger tente d’entrer Lorsque le capteur détecte une pré-
abusivement par une por te ou une sence, ce relais se désactive ouvrant La broche d’entrée 1 de la porte Nand
fenêtre. ainsi les deux contacts (voir figure 3). IC2/A se trouve forcée au niveau
logique haut par la résistance R4, pen-
Passons au schéma électrique de la dant que la broche d’entrée 2 se trouve
Schéma électrique figure 4. Il apparaît, de toute évidence, forcée au niveau logique bas par la
que lorsque les deux contacts “A” et résistance R3.
Le schéma électrique reproduit figure “B” sont reliés, la diode DL1 s’allume
4 peut, à première vue, sembler com- et le condensateur C4 est relié à la Lorsque le capteur détecte la présence
plexe. Mais, en passant au schéma masse. d’une personne, ses deux contacts “A”
pratique de câblage, reproduit en figure et “B” s’ouvrent et le condensateur C4
18, nous nous rendons compte que Il est à noter que d’après la table de se charge à travers la diode LED DL1
pour réaliser cette alarme, il n’y a vérité d’une porte Nand, quand sur les et la résistance R2.
besoin que d’un seul circuit intégré deux entrées de IC2/A nous avons un
CMOS type 4093 qui contient 4 portes niveau logique 1 et 0, sur la broche de Instantanément, de la patte opposée
Nand, d’un transistor NPN et d’un sor tie 3 nous obtenons un niveau de C4, sort une impulsion positive de
simple régulateur de tension L7812. logique 1. niveau logique 1.

12 V 12 V
DL1 DL1
R4 R4
DS4 DS4
0 R2
DS4
1 1 1 R2
DS4
1 0
C4 C4
A A
3 3
2 2
7 7

B R3 C5 B R3 C5
DS5 IC2-A DS5 IC2-A

Figure 3 : Dès que le capteur détecte la présence d’une


Figure 2 : A l’intérieur du capteur se trouve un relais qui,
personne, les deux contacts “A” et “B” s’ouvrent et,
au repos, relie les deux contacts “A” et “B”. Comme sur
instantanément, le condensateur C4 envoie une impulsion
la broche 2 de la porte Nand IC2/A nous avons un niveau
positive à la broche 2 de IC2/A. En conséquence, sur la
logique 0 (voir R3 reliée à la masse), sur la broche de
broche de sortie 3, nous aurons une brève impulsion au
sortie 3 nous aurons un niveau logique 1.
niveau logique 0.

ELECTRONIQUE 30 magazine - n° 9
SÉCURITÉ

DS3
T1

S1-A
DS2 S1-B
E U
RS1 IC1
SECTEUR 220V
M. 12V
C1 C2 C3 R1
DS1
BATT.

DL1 C7 R6 C8 C9
DÉTECTEUR R4 R5 DL2
DS6 DS7 DS10
DS4
R2
1 14 IC2-B
C4 3 13 C RELAIS 1
A 11 R9 B

2
TR1
7 12 E
R7 R10 R11
A
R3 C5
DS5 IC2-A 9 R8
B 10 DS9
SIRÈNE
8 IC2-C
C6 DS8 C10
5

4
6
IC2-D

Figure 4 : Schéma électrique de l’alarme. Le détecteur utilisé, très sensible, est en mesure de “voir” la présence d’un être
humain à une distance de 10 mètres. Notre intention étant de pouvoir détecter une présence dans une surface d’un mètre
carré ou à peine plus, il est nécessaire de réduire la taille de la fenêtre de détection du capteur avec du ruban adhésif noir,
comme cela est représenté sur les figures 8 et 9. La batterie de 12 volts n’est nécessaire que si l’on craint une coupure
du réseau 220 V.

Les deux entrées de la porte Nand se Pour commuter de nouveau sa broche Parce que nous savons que lorsque la
trouvent alors au niveau 1, ce qui a de sortie 11 au niveau logique 0, il est broche 13 de la bascule repasse de
pour effet de produire une impulsion nécessaire de por ter uniquement la nouveau au niveau logique 1, sa broche
de niveau 0 sur sa sor tie broche 3. broche d’entrée 8 (RESET) au niveau 11 ne change plus d’état (voir table de
Cette impulsion rejoint la broche d’en- logique 0. vérité de la bascule), la sirène fonc-
trée 13 (voir figure 4) de la bascule tionnera à l’infini.
(Set-Reset) composée des deux portes Une fois que la sortie de la bascule se
Nand IC2/B et IC2/C. retrouve au niveau logique 0, même si Il est donc nécessaire de faire en sorte
la broche d’entrée 8 repasse au niveau de l’interrompre, passé un certain temps
A ce point, il est important de connaître logique 1, la sortie ne change plus d’état, que nous pouvons fixer nous-mêmes.
la table de vérité de la bascule Set- demeurant toujours au niveau logique 0.
Reset. Pour por ter au niveau logique 0 la
Comme vous pouvez facilement le broche de sortie 11, nous avons une
noter, la broche d’entrée 8 de cette seule possibilité, celle de faire parve-
broche 13 broche 8 broche 11 bascule est forcée au niveau logique nir sur la broche 8 un niveau logique 0.
1 1 0 1 par la résistance R5. Ainsi, étant
0 1 1 donné que sur la broche opposée 13 Pour obtenir cette condition, nous uti-
1 1 1 nous avons un niveau logique 1 fourni lisons un circuit composé de la porte
1 0 0 par la broche de sortie 3 de la porte Nand IC2/D, des résistances R7-R8 et
1 1 0 Nand IC2/A, sur la broche de sortie 11 du condensateur électrolytique C10.
de cette bascule nous retrouvons un
niveau logique 0. Lorsque la broche de sortie 11 de la
Si sur la broche 13 se présente une bascule commute au niveau logique 1,
brève impulsion de niveau logique 0, Quand sur la broche 13 de IC2/B par- la tension positive qui permet de pola-
la broche de sor tie commute immé- vient une impulsion rapide de niveau riser la base du transistor TR1, passe
diatement sur le niveau logique 1. logique 0 fournie par la por te Nand à travers les deux résistances R7 et
IC2/A, la bascule commute sa sortie R8 et charge, plus ou mois rapidement,
Dès que la sortie de la bascule com- 11 à un niveau logique 1. Cette ten- le condensateur C10.
mute à l’état logique 1, même si la sion positive rejoint alors la base du
broche d’entrée 13 retourne sur le transistor TR1, lequel passe en conduc- Lorsque la tension aux bornes de C10
niveau logique 1, sa sortie ne change tion et fait coller le relais relié sur son atteint environ 8 volts, tension qui pour
pas d’état, ainsi elle demeure au niveau collecteur. Dans cette condition la une porte CMOS alimentée en 12 volts
logique 1. sirène est activée. correspond à un niveau logique 1, sur

ELECTRONIQUE 31 magazine - n° 9
SÉCURITÉ

la sor tie de la por te Nand IC2/D,


câblée en inverseur, nous retrouvons
VCC 13 12 11 10 9 8
un niveau logique 0.
B
Dans cette condition, la diode DS8 E M S
dérive la tension positive présente sur E C
la broche 8 de la bascule vers la sortie
1 2 3 4 5 6 GND
BC 547
de IC2/D et, comme vous pouvez le
comprendre en consultant la table de 4093 L 7812
vérité, lorsque la broche 8 passe au
niveau logique 0, la broche de sortie 11
Figure 5 : Brochages du circuit intégré 4093 vu de dessus,
passe également au niveau logique 0. du BC547 vu de dessous et du L7812 vu de face.
La tension de polarisation de la base de
TR1 est alors coupée, le relais se désac-
tive et la sirène s’arrête de fonctionner. Pour alimenter cette alarme, il faut une du capteur est une lentille de Fresnel
tension de 12 volts fournie par le cir- qui en augmente la sensibilité.
En tournant d’une extrémité à l’autre cuit intégré IC1.
le curseur du trimmer R8, nous pou- En fait, cette lentille permet au détec-
vons maintenir le relais activé pendant Dans le schéma électrique, nous avons teur de capter les rayons infrarouges
une durée allant de 5 à 30 secondes également prévu l’utilisation d’une bat- émis par le corps humain, même à une
maximum. Pour augmenter le temps terie tampon de 12 volts 1,2 ampère, distance de dix mètres.
d’activation du relais, il suffit d’aug- pour le cas où nous voudrions utiliser
menter la valeur du condensateur C10 cette alarme lorsque nous sommes A l’intérieur de ce détecteur, il y a deux
à une valeur de 47 microfarads. absents de notre domicile. Si la ten- borniers, un à deux pôles et un à quatre
sion secteur venait à manquer, la bat- pôles (voir figure 6).
Dans le circuit, nous avons installé, à terie subviendrait à l’alimentation de
plusieurs endroits, des diodes au sili- l’alarme. Sur le bornier à deux pôles, seront
cium et nous allons à présent vous appliqués les 12 volts nécessaires pour
expliquer leur rôle. Note : L’alarme ne devient active que alimenter le circuit, en faisant atten-
30 secondes seulement après sa mise tion de ne pas inverser la polarité +/–.
Les diodes DS4 et DS5 servent à pro- sous tension : le temps nécessaire à
téger l’entrée de la porte Nand IC2/A la charge complète du condensateur Sur le bornier à quatre pôles, les deux
contre d’éventuelles surtensions. Les C5. pôles situés sur la droite sont reliés à
diodes DS6 et DS7 servent à déchar- un contact interne normalement fermé
ger rapidement les condensateurs C5 lorsque le détecteur ne relève aucune
et C6 chaque fois que l’alarme est Le détecteur infrarouge présence. Ce contact s’ouvre immé-
désactivée. La diode DS9 sert à déchar- diatement dès que le détecteur capte
ger rapidement le condensateur C10 Pour ce projet, nous avons utilisé un les radiations émises par un corps
lorsque le relais se désactive. détecteur spécial très sensible aux humain.
radiations infrarouges émises par le
Il faut signaler que les deux conden- corps humain. Les deux pôles présents sur la gauche
sateurs C5 et C6 ser vent à activer de ce bornier ne sont pas utilisés car
l’alarme avec le relais désactivé à Le couvercle en plastique transparent ils sont reliés à un minuscule poussoir
chaque mise sous tension. à facettes disposé sur la partie avant interne P1.

VERS LX.1423
P1 A

B A

Figure 6 : Après avoir enlevé le couvercle du détecteur Figure 7 : Si vous enlevez la lentille de Fresnel, au centre
infrarouge, vous devez connecter les deux borniers comme du circuit imprimé, vous pouvez observer un petit capteur
cela est indiqué sur la figure. Les trois fils “–”, “A” et “+” très sensible uniquement au rayonnement infrarouge émis
seront reliés au bornier de l’alarme (voir figure 18). par un être humain.

ELECTRONIQUE 32 magazine - n° 9
SÉCURITÉ

Figure 9 : Avant de fermer le détecteur, il faut passer les


Figure 8 : Pour restreindre le rayon d’action des détecteurs
trois fils “–”, “A” et “+”, visibles sur la figure 6, à travers
à quelques mètres carrés, il faut réduire la fenêtre de la
le trou de passage situé entre les deux borniers. Utilisez
lentille de Fresnel en la couvrant partiellement avec du
trois fils de couleur différente pour pouvoir les identifier
ruban adhésif noir utilisé en électricité.
facilement.

Toujours à l’intérieur du capteur, nous Comme vous pouvez le voir sur la ser qu’un seul pour assurer la sur-
avons une diode LED que nous figure 16, les deux fils d’alimentation veillance de la fenêtre ou porte-fenêtre
voyons s’allumer de l’extérieur positif et négatif sont reliés au bornier la plus exposée qui peut ainsi rester
chaque fois que le détecteur relève à deux pôles situés sur la gauche en ouver te et installer des capteurs
la présence d’un corps humain en faisant attention de ne pas inverser la magnétiques sur la porte d’entrée et
mouvement. polarité. sur les autres fenêtres qui, bien
entendu, devront être fermées.
Si, dans votre installation, vous utili- Sur le premier détecteur, le fil “B” est
sez un seul détecteur posé au-dessus relié par un cour t morceau de fil au Ces capteurs magnétiques sont com-
de la porte d’entrée ou de la fenêtre négatif de l’alimentation, par contre, le posés de deux blocs en forme de paral-
donnant accès au balcon, vous devrez fil “A” sera relié au fil “A” du second lélépipèdes (voir figure 10). Dans un de
le relier à l’alarme avec trois fils seu- détecteur et le fil “B” au fil “B” du troi- ceux-ci, il y a un contact qui se ferme
lement (voir figure 6). sième détecteur. uniquement lorsque le deuxième paral-
lélépipède contenant un aimant est
Le fil indiqué “–” doit être relié sur le Le fil “A” de ce dernier détecteur, sera placé à proximité (voir figures 11 et 12).
côté droit du bornier à deux pôles et le relié au bornier à trois pôles disponibles
fil indiqué “+” sur la gauche du bornier. sur le circuit imprimé de l’alarme (voir Sachant que lorsque l’aimant est éloi-
figure 18). gné, le contact s’ouvre, vous pouvez
Le fil “A” sera relié sur la gauche du placer cet aimant sur la por te ou sur
bornier à quatre pôles, le fil “B” sur le Il faut mentionner que les fils “A” et la fenêtre (voir figure 14).
fil négatif des 12 volts. “B” peuvent êtres intervertis sans que
cela porte préjudice au matériel, car ils
Si dans votre installation, vous voulez sont simplement reliés aux contacts Réalisation pratique
utiliser un plus grand nombre de détec- d’un interrupteur interne au détecteur.
teurs, pour en placer un au-dessus de Le circuit imprimé nécessaire au mon-
la porte et d’autres sur les fenêtres, il Comme ces détecteurs infrarouges sont tage de cette alarme porte la référence
faut utiliser quatre fils. assez coûteux, vous pouvez n’en utili- LX.1423.

AIMANT

AIMANT

Figure 10 : A l’entrée de l’alarme, Figure 12 : En éloignant l’aimant du


vous pouvez aussi relier des Figure 11 : En approchant l’aimant corps du microswitch, instanta-
capteurs magnétiques, composés du corps du microswitch, ses deux nément les deux contacts internes
d’un microswitch et d’un aimant. contacts sont fermés. s’ouvrent.

ELECTRONIQUE 33 magazine - n° 9
SÉCURITÉ

Figure 13 : Si vous voulez utiliser un nombre important de microswitchs, vous devez les relier en série
et connecter les deux fils terminaux aux bornes “–” et “A” du bornier de la centrale d’alarme (voir figure 18 en bas).

Vous pouvez commencer le montage en Poursuivez le montage par la mise en en orientant le côté plat de son boîtier
insérant le support du circuit intégré IC2. place du pont redresseur RS1, de tous vers le relais et, près du condensateur
les condensateurs électrolytiques en électrolytique C1, montez le circuit inté-
Après ce composant, vous pouvez respectant leur polarité. Près de la gré régulateur IC1, en fixant son boî-
mettre en place toutes les diodes en diode DS10, insérez le transistor TR1, tier sur un petit dissipateur thermique
boîtier plastique en orientant la bague
de repérage comme cela est indiqué
sur le plan d’implantation des compo- Liste des composants LX.1423
sants de la figure 18.
R1 = 2,2 kΩ DS2 = Diode 1N4007
Placez également les autres diodes, R2 = 1 kΩ DS3 = Diode 1N4007
dont le boîtier est en verre, en faisant R3 = 47 kΩ DS4 = Diode 1N4148
également attention à leur sens de R4 = 470 kΩ DS5 = Diode 1N4148
montage. R5 = 470 kΩ DS6 = Diode 1N4148
R6 = 1 kΩ DS7 = Diode 1N4148
Cette opération terminée, vous pouvez R7 = 100 kΩ DS8 = Diode 1N4148
insérer toutes les résistances, le trim- R8 = 1 MΩ trimmer DS9 = Diode 1N4148
mer R8 et tous les condensateurs poly- R9 = 8,2 kΩ DS10 = Diode 1N4007
ester. R10 = 1 kΩ DL1 = Diode LED
R11 = 47 kΩ DL2 = Diode LED
C1 = 1 000 µF électrolytique TR1 = Transistor NPN BC547
C2 = 470 µF électrolytique RS1 = Pont redresseur 100 V / 1 A
C3 = 100 nF polyester S1 = Double interrupteur
C4 = 10 nF polyester IC1 = Régulateur L7812
C5 = 100 µF électrolytique IC2 = Intégré CMOS 4093
C6 = 100 nF polyester Détecteur = Infrarouge mod. SE2.05
C7 = 100 nF polyester Sirène = Piézoélectrique mod.
C8 = 470 µF électrolytique AP01.115
C9 = 220 µF électrolytique Relais 1 = Relais 12 V 1 RT
C10 = 22 µF électrolytique T1 = Transformateur sec. 15 V
DS1 = Diode 1N4148 / 0,8 A (T013.01)

VERS LX.1423
P1 A

AIMANT

B A
Figure 14 : Les capteurs
magnétiques peuvent être installés
sur toutes les fenêtres et sur la
porte d’entrée principale. Lorsque
vous voudrez sortir ou entrer dans
la maison, il faut penser à couper
l’alimentation de l’alarme par Figure 15 : Schéma électrique à utiliser pour connecter
l’intermédiaire de l’interrupteur S1. un capteur magnétique et un détecteur infrarouge.

ELECTRONIQUE 34 magazine - n° 9
SÉCURITÉ

comme vous pouvez le voir sur les pho- Sur le couvercle de ce boîtier, vous pou- Sur les panneaux en aluminium du boî-
tographies. vez fixer la sirène piézoélectrique et les tier, pratiquez un trou pour fixer le
deux cabochons métalliques pour les double inverseur S1 et deux autres
LED de contrôle. trous pour faire passer le fil du secteur
Fixation dans le boîtier 220 volts et ceux qui doivent être reliés
A la mise sous tension du système, les aux détecteurs.
Le circuit imprimé est fixé à l’intérieur deux LED s’allument et seule la LED
du boîtier plastique à l’aide de quatre DL1 s’éteint lorsque la sirène est active. Le couvercle en plastique du boîtier doit
vis (voir figure 22). Certains pourraient nous faire remar- également être percé pour fixer les
quer que nous deux LED et la sirène.
aurions pu faire
l’économie de la
VERS LX.1423
LED DL1 car, en Fixation des détecteurs
P1 A pratique, per-
sonne ne la regar- En raison de la sensibilité élevée de
dera jamais, le ces détecteurs, capables, comme nous
son de la sirène l’avons déjà dit, de capter les radia-
nous avertissant tions émises par un corps humain à
lorsque l’alarme une distance de 10 mètres, il serait
est activée. impensable de les mettre en fonction-
nement, sur une porte ou une fenêtre,
En fait, cette LED lorsque nous sommes présents à la
sera très utile lors maison. Quels que soient nos mouve-
de la première ments, nous déclencherions l’alarme.
B A
installation d’un Alors, comment faire ?
nombre important
de détecteurs Pour réduire leur champ d’action, il suf-
infrarouges ou fit de couvrir partiellement la lentille de
magnétiques. En Fresnel avec des morceaux de ruban
effet, elle vous adhésif noir (voir figures 8 et 9), de
P1 permettra d’ef- manière à réduire sa visibilité.
fectuer tous les
essais néces- En fixant le détecteur au-dessus de la
saires en décon- por te d’entrée ou au-dessus d’une
nectant la sirène fenêtre et en orientant sa lentille vers
afin de ne pas le bas, nous créerons une zone de pro-
faire de vacarme tection qui aura une largeur d’un demi-
inutile. mètre environ.

B A

P1

B A

Figure 16 : Pour relier en série plusieurs détecteurs, vous


pouvez utiliser ce schéma électrique. Notez la façon de Figure 17 : Photographie d’un de nos prototypes utilisé
connecter les fils “A” et “B” aux divers détecteurs. Les pour la mise au point. Ce circuit imprimé double face à
trois fils “–”, “A” et “+” sont connectés au bornier de trous métallisés n’a pas encore de sérigraphie des
l’alarme visible en bas au centre (voir figure 18). composants.

ELECTRONIQUE 35 magazine - n° 9
SÉCURITÉ

Ainsi, nous pourrons tranquillement solution qui correspond le mieux à vos Aux deux vis de gauche avec les signes
nous déplacer dans la pièce, pour peu exigences. “+” et “–”, il faut relier deux fils que
que nous ne nous approchions pas de vous fixerez sur le bornier disposé près
cette barrière invisible qui commence du relais de l’alarme, sans intervertir
à 50 centimètres de la cloison. La sirène piézoélectrique la polarité.

En élargissant ou en réduisant la Même si les dimensions de cette sirène Les autres trois contacts à vis marqués
fenêtre de capture du détecteur, avec sont réduites, elle est en mesure de géné- “1”, “2” et “3”, peuvent êtres utilisés
du ruban adhésif, il est possible de rer un signal sonore de 115 décibels. pour générer trois sons d’alarme dif-
modifier la sur face de détection de férents.
cette barrière de protection. A ce pro- Après ouverture du couvercle arrière
pos, nous vous invitons à procéder à de cette sirène, vous trouverez cinq En laissant ces trois contacts libres
quelques essais afin de déterminer la contacts à vis (voir figure 19). (voir figure 19), vous obtiendrez un son

S1

RS1

SECTEUR
220 V

T1
mod. T0 13.01 C1
202-60XL

DS2

DS1 IC1

RELAIS1 R1

C9 DS3
DS10

C2
TR1 R9 R11
C3
R4 R5 R7
C7 IC2 C6

R8
C5 DS8
DS6 DS7 R10
DS4 C4
C10 DS9 C8
R3
A K A K
DS5 R2 R6

A A
K K
A
VERS LA DL1 VERS LE DL2 BATT. 12V
SIRÈNE DÉTECTEUR

Figure 18 : Schéma d’implantation des composants de l’alarme. Les deux fils qui sortent du bornier visible en bas à gauche,
sont connectés au bornier de la sirène (voir figure 19) en respectant la polarité +/–. Pour ceux qui voudraient ajouter une
batterie de 12 volts petit modèle, il faut la relier aux deux fils qui sortent du bornier à quatre pôles visibles sur la droite,
en respectant également la polarité +/–. Au bornier à trois pôles, situé en bas, seront reliés les trois fils “–”, “A” et “+”
des capteurs infrarouges (voir figure 15 et 16). Si vous utilisez des capteurs magnétiques (voir figure 13), rappelez-vous
de ne relier leurs fils de sortie qu’aux pôles “–” et “A”, en laissant le pôle “+” inutilisé.

ELECTRONIQUE 36 magazine - n° 9
SÉCURITÉ

1 2 3 1 2 3 1 2 3

Figure 19 : Après avoir enlevé le Figure 20 : Si vous voulez obtenir un son Figure 21 : Si vous voulez obtenir une
couvercle arrière de la sirène, vous intermittent, vous devrez relier par un tonalité double, vous devrez relier
verrez à l’intérieur 5 bornes à vis. petit morceau de fil, les bornes “1” et entre-elles les deux bornes “1” et “3”.
Aux deux bornes de gauche, reliez “2”. Pour écouter ce son, il suffit de Après avoir écouté les trois sons
les fils “+” et “–” issus du bornier relier les deux bornes “+” et “–” à une possibles, vous pourrez choisir celui
à deux pôles (voir figure 18). Si vous alimentation 12 volts 0,5 ampère. qui vous convient le mieux.
laissez libres les autres bornes, la
sirène émettra un son continu.
figure 21), vous obtiendrez une tona- appliquant une tension de 12 volts sur
lité double. les contacts “+” et “–”.
continu. En reliant le contact “1” au
contact “2” (voir figure 20), vous obtien- Avant d’installer définitivement la Une fois que vous aurez installé cette
drez un son intermittent. En reliant le sirène, vous pourrez tester lequel des alarme dans votre habitation, vous
contact “1” avec le contact “3” (voir trois sons vous souhaitez adopter, en pourrez regarder tranquillement la télé-
vision en laissant les fenêtres ouvertes
ou bien aller dormir l’esprit tranquille
car, si quelqu’un tentait d’entrer, la
sirène vous avertirait immédiatement
et il y a de fortes chances pour que l’in-
trus prenne la fuite. Néanmoins, res-
tez extrêmement prudent. Un voleur
surpris peut devenir très dangereux et
aucun bien, si précieux soit-il n’est plus
précieux qu’une vie.

Coût de la réalisation
Tous les composants visibles en figure
18 nécessaires pour réaliser l’alarme
LX.1423, incluant le circuit imprimé
double face à trous métallisés et le
transformateur d’alimentation : env.
168 F. Capteur infrarouge : env. 245 F.
Figure 22 : La platine terminée sera fixée à l’intérieur du coffret plastique à l’aide Capteur magnétique : env. 45 F.
de quatre vis. Vous pourrez relier la sirène piézoélectrique sur le couvercle du Sirène : env. 60 F. Coffret plastique :
coffret comme vous pouvez le voir sur la photographie du début d’article mais env. 39 F. Batterie 12 V / 1,2 A : env.
ce n’est pas une obligation. Placez la centrale d’alarme de façon à pouvoir 145 F. Le circuit imprimé seul : env.
actionner facilement l’interrupteur de mise en service, chaque fois que vous
devrez entrer ou sortir de votre maison. Si elle est difficilement accessible, pensez
25 F. Voir publicités dans la revue.
à utiliser une prise commandée ou un système de télécommande quelconque.
◆ N. E.

ELECTRONIQUE 37 magazine - n° 9
MESURE

Une sonde logique


TTL et CMOS
Lors du salon Educatec, nous avons pu vérifier que de nombreux professeurs
de lycées techniques conseillaient à leurs étudiants de lire notre revue, en
raison des projets innovants que nous proposons chaque mois, bien sûr, mais
également parce que nous sommes particulièrement à l’écoute du milieu de
l’Education. Ces mêmes professeurs, nous ont demandé d’étudier une sonde
simple, en mesure de reconnaître les niveaux logiques 1 et 0 des circuits
intégrés TTL et CMOS. Voilà de quoi les satisfaire.

orsque, Par exemple, dans le


dans la cas des circuits intégrés
descrip- logiques TTL qui sont alimentés avec une
tion d’un tension de 5 volts, leurs broches d’entrée reconnais-
schéma électrique, nous lisons que la broche de sent :
sortie d’un circuit intégré passe au niveau logique 1 ou bien
au niveau logique 0, nous savons que ces deux niveaux ser- - Comme niveau logique 1, une tension supérieure à 2 volts.
vent en pratique à indiquer : - Comme niveau logique 0, une tension inférieure à 0,8 volt.

Niveau 1 = tension positive Si nous passons aux circuits intégrés logiques CMOS, qui peu-
Niveau 0 = tension nulle vent être alimentés avec des tensions comprises entre 5 et
15 volts maximum, leurs broches d’entrée reconnaissent :
La tension positive que nous relevons en présence d’un
niveau logique 1, est toujours celle de l’alimentation. - Comme niveau logique 1, une tension supérieure à 70 %
de la tension d’alimentation.
Néanmoins, si nous contrôlons un circuit intégré TTL ali- - Comme niveau logique 0, une tension inférieure à 30 %
menté avec une tension de 5 volts, ce niveau logique 1 cor- de la tension d’alimentation.
respond à une tension de 5 volts ; par contre si nous contrô-
lons un circuit intégré CMOS alimenté avec une tension de Ainsi, si nous alimentons un circuit intégré CMOS avec une
12 volts, ce niveau logique 1 correspond à une tension de tension de 5 volts, celui-ci reconnaît comme niveau logique
12 volts. 1, une tension supérieure à :

A propos du niveau logique 0, nous devons préciser que la 5 x 0,70 = 3,5 volts
tension nulle ne signifie pas broche ouverte, mais broche
reliée à la masse. Et comme niveau logique 0, une tension inférieure à :

Une autre particularité dont il faut tenir compte, est que les 5 x 0,3 = 1,5 volt
niveaux logiques que nous pouvons appliquer sur les broches
d’entrée d’un circuit intégré, peuvent êtres différents des Si nous alimentons le même circuit CMOS avec une tension
niveaux logiques 1 ou 0 que nous prélevons des broches de 12 volts, celui-ci reconnaît comme niveau logique 1, une
de sortie. tension supérieure à :

ELECTRONIQUE 38 magazine - n° 9
MESURE

12 x 0,7 = 8,4 volts niveau logique 1, par contre si elle est geant d’état très rapidement, nous ne
inférieure à 30 % de la tension d’ali- pouvons pas faire allumer ni la LED du
Et comme niveau logique 0, une ten- mentation, nous sommes en présence niveau 1, ni celle du niveau 0. Pour
sion inférieure à : d’un niveau logique 0. déterminer si ces circuits intégrés fonc-
tionnent normalement, nous avons
12 x 0,3 = 3,6 volts Si nous contrôlions les niveaux logiques intégré dans cette sonde la diode LED
d’un circuit intégré diviseur ou comp- DL3, qui s’allume uniquement en pré-
Dans le cas des circuits intégrés TTL, teur, qui changent rapidement de l’état sence de niveaux logiques qui chan-
les broches d’entrée reconnaissent un 1 à l’état 0, nous ne parviendrons que gent d’état rapidement.
niveau logique 1 lorsque la tension difficilement à lire la valeur de cette ten-
dépasse 2 volts et un niveau logique sion avec un multimètre, car l’aiguille La quatrième diode LED, nommée DL4,
0 lorsque la tension descend au-des- de celui-ci indiquera la valeur moyenne présente dans cette sonde, ne s’allume
sous de 0,8 volt seulement. Pour les qui ne correspond ni au niveau logique que si, dans le circuit que vous testez,
circuits intégrés CMOS, ces deux 1, ni au niveau logique 0. se trouve un niveau anormal, qui ne
niveaux varient en fonction de la ten- rentre pas dans les deux valeurs
sion d’alimentation. Pour tester les niveaux logiques d’un requises de 1 et de 0, que ce soit pour
circuit intégré numérique, il faut néces- les circuits intégrés TTL ou pour les cir-
Pour déterminer quelles sont les sairement utiliser une sonde logique cuits intégrés CMOS.
valeurs des niveaux logiques d’un cir- comme celle que nous vous propo-
cuit intégré CMOS, il est donc indis- sons. Elle permet d’allumer une diode Comme vous pouvez le noter, cette
pensable de savoir, avant tout, avec LED lorsque nous sommes en pré- diode LED s’allume également lorsque
quelle tension il est alimenté. Ceci fait, sence d’un niveau logique 1 et une la pointe de touche de la sonde n’est
nous pourrons mesurer avec un multi- seconde diode LED lorsque nous pas reliée au circuit intégré à tester.
mètre la tension présente sur ses sommes en présence d’un niveau
broches d’entrée. logique 0.
Schéma électrique
Si celle-ci est supérieure à 70 % de la Comme nous l’avons déjà dit, en tes-
tension d’alimentation, nous savons tant les broches d’un diviseur ou d’un Comme cela apparaît sur la figure 1,
que nous sommes en présence d’un compteur, leurs niveaux logiques chan- pour réaliser cette sonde digitale, nous

DS7
S1

TTL C/MOS C1
DS3 C2 C3
R5 R10
R4 IC1 DS4
2 8 E
7 B
TR1
3 R8
1 C
R2 DS1 R6
4 DL1 DL4
R11
R16
R14
C
R1 C B
B
E
DS2
DS5 E TR4
R3
IC2 R12 TR3 DS8
2 8 DS6 R15
E
7 B R17
TR2
3 R9
1 C DS9
4 R13 DL2
R7

C4
DS10
C7
R18 R21
8 4
2 6 DL3

R19 7 C6

IC3
C
R20 B
3 TR5
E
DS11
1 5
R22
C5 DS12

Figure 1 : Schéma électrique de la sonde en mesure de reconnaître


les deux niveaux logiques 1 et 0 des circuits intégrés TTL ou CMOS.

ELECTRONIQUE 39 magazine - n° 9
MESURE

avons utilisé trois circuits intégrés, cinq Si vous testez un circuit intégré TTL ali- Si vous testez un montage qui utilise
transistors et quatre diodes LED. menté en 5 volts, sur la jonction de ces des circuits intégrés CMOS, la sonde
résistances, seront présentes les pourra être alimentée avec une ten-
Avant de poursuivre, notez que la ten- valeurs de tensions suivantes : sion variable comprise entre 5 et 15
sion pour alimenter cette sonde est volts.
directement prélevée du montage que 2 volts environ sur la jonction R5
vous souhaitez tester. Cette précaution et R6 Pour tester des circuits intégrés CMOS,
est indispensable car, si dans ce mon- 0,8 volt environ sur la jonction R6 il est nécessaire de fermer l’interrup-
tage des circuits intégrés CMOS sont et R7 teur S1 qui permet d’appliquer en paral-
utilisés, la sonde doit prendre comme lèle à la résistance R5 de 68 kilohms,
référence la tension utilisée pour l’ali- Lorsque vous appliquez la pointe de la la résistance R4 de 22 kilohms.
mentation pour pouvoir reconnaître les sonde sur la broche d’un circuit inté-
niveaux logiques 1 et 0. gré TTL, si la tension est inférieure à Cette valeur mise en parallèle permet
0,8 volt, la broche de sor tie d’IC2 d’obtenir une valeur d’environ 16,6
En appliquant la pointe de la sonde sur passe au niveau logique 0, tandis que kilohms, qui nous servira pour appliquer,
les broches du circuit intégré à tester, la sortie d’IC1 passe au niveau logique sur la broche non inverseuse d’IC1, une
la tension relevée rejoint la broche inver- 1 (voir figure 2). tension égale à environ 70 % de celle
seuse “ – “ de l’amplificateur opéra- d’alimentation et sur la broche inver-
tionnel IC1 et la broche non inverseuse Lorsque vous appliquez la pointe de la seuse d’IC2, une tension égale à envi-
“ + “ de l’amplificateur opérationnel IC2. sonde sur la broche d’un circuit inté- ron 30 % de la tension d’alimentation.
gré TTL, si la tension est supérieure à
Pour déterminer un quelconque niveau 2 volts, la broche de sortie d’IC2 passe En admettant que le circuit intégré
logique anormal ne rentrant ni dans la au niveau logique 1, tandis que la sor- CMOS que vous voulez tester soit ali-
valeur 1 ni dans la valeur 0, une ten- tie d’IC1 passe au niveau logique 0 menté avec une tension de 12 volts,
sion égale au 1/3 de la tension d’ali- (voir figure 3). vous obtenez :
mentation est appliquée, à travers les
résistances R2 et R3, sur la pointe de Le transistor PNP relié à l’amplificateur 8,7 volts environ sur la jonction
la sonde. opérationnel dont la sor tie passe au de R5 et R6
niveau logique 0, devient conducteur 3,5 volts environ sur la jonction
Dans ce circuit, l’amplificateur opéra- et entraîne l’éclairement de la diode de R6 et R7
tionnel IC1 est utilisé pour reconnaître LED placée sur son collecteur.
le niveau logique 1 et l’amplificateur Si vous appliquez la pointe de la sonde
opérationnel IC2 pour reconnaître le Si vous appliquez la pointe de la sonde sur la broche d’un circuit intégré CMOS
niveau logique 0. à une broche sur laquelle n’est pré- dont la tension est inférieure à 3,5
sent ni un niveau 1, ni un niveau 0, les volts, la broche de sortie d’IC2 passe
Comme vous pouvez le noter, la broche deux sorties des deux amplificateurs au niveau logique 0, par contre la
non inverseuse d’IC1 est polarisée avec opérationnels demeurent au niveau broche de sortie d’IC1 passe au niveau
la tension présente à la jonction des logique 1, ainsi les deux diodes LED, logique 1 (voir figure 4).
résistances R5 et R6, tandis que la DL1 et DL2 restent éteintes, par
broche inverseuse d’IC2 est polarisée contre, la diode LED DL4 s’allume pour Si vous appliquez la pointe de la sonde
avec la tension présente sur la jonc- indiquer qu’il existe une condition anor- sur la broche d’un circuit intégré CMOS
tion des résistances R6 et R7. male. dont la tension est supérieure à 8,7

S1 S1
5 volts 5 volts

R5 R5
R4 2V R4 2V
1 TR1 R10
0 TR1 R10
R2 E R2 E
B B

C DL1 C
DL1
NIVEAU 0 R6 NIVEAU 1 R6
TTL IC1 R11
TTL IC1 R11
R1 R1

1,7 V IC2 TR2 1,7 V IC2 TR2


R12 R12
E E
B B
R3 R3
DL2 DL2
C C

R7 0 R13 R7 1 R13
0,8 V 0,8 V

Figure 2 : Si nous appliquons la pointe de la sonde sur une Figure 3 : Si nous appliquons la pointe de la sonde sur une
broche d’un circuit intégré TTL qui se trouve au niveau broche d’un circuit intégré TTL qui se trouve au niveau
logique 0, nous verrons immédiatement s’allumer la diode logique 1, nous verrons immédiatement s’allumer la diode
LED marquée DL2. LED marquée DL1.

ELECTRONIQUE 40 magazine - n° 9
MESURE

volts, la broche de sortie d’IC2 passe grés TTL) à une tension de 5 à 15 volts Les derniers composants à monter, sont
au niveau logique 1, par contre la (lorsque vous testez des circuits inté- les transistors. Contrôlez attentivement
broche de sortie d’IC1 passe au niveau grés CMOS). la référence marquée sur leur boîtier.
logique 0 (voir figure 5).
Placez donc les transistors marqués
Nous savons déjà que le transistor PNP Réalisation pratique BC327 (ou leurs équivalents BC328)
(voir TR1-TR2) relié à la sortie de l’am- dans les trous indiqués TR1 et TR2
plificateur opérationnel dont la sor tie Sur le circuit imprimé double face à sans raccourcir leurs pattes et en orien-
passe au niveau logique 0, devient trous métallisés LX.1426 fourni dans tant le côté plat de leur boîtier comme
conducteur et fait allumer la diode LED le kit ou séparément, les composants cela est visible sur la figure 6.
placée sur son collecteur. seront montés en les plaçant comme
cela est indiqué sur le schéma pratique Placez aussi les transistors marqués
Pour allumer la diode LED DL3, lorsque de câblage visible à la figure 6. BC547 dans les trous marqués TR3,
la fréquence de commutation des TR4 et TR5, sans raccourcir leurs
niveaux logiques 1 et 0 sont si rapides Même si le montage ne présente pas pattes et toujours en orientant le côté
que l’on ne peut pas allumer DL1-DL2, de difficultés, nous vous conseillons plat de leur boîtier comme cela est illus-
nous avons recours au circuit intégré de commencer par l’inser tion des tré sur la figure 6.
IC3 et au transistor TR5. trois suppor ts pour les circuits inté-
grés et de souder la totalité de leurs Le montage terminé, vous pouvez insé-
Comme cela peut se voir sur le schéma broches sur les pistes du circuit rer chaque circuit intégré dans son sup-
électrique, le signal présent sur la imprimé. port, en orientant le repère-détrompeur
pointe de la sonde rejoint le conden- en forme de “U” comme cela est indi-
sateur C4, qui l’applique sur la broche Après cette opération, vous pourrez qué sur la figure 6.
2 d’IC3, un classique NE7555 utilisé insérer les trois diodes en boîtier plas-
en monostable. tique DS1, DS2 et DS7 en orientant
leur repère de positionnement comme Montage dans le coffret
La fréquence qui entre sur la broche 2, cela est représenté sur la figure 6.
commute la broche de sor tie 3 au Tous les composants externes au cir-
niveau logique 1 et cette tension posi- Montez maintenant toutes les diodes cuit imprimé : les diodes LED, l’inter-
tive, rejoint la base du transistor TR5, dont le boîtier est en verre en orientant rupteur S1 et la prise pour la pointe de
le rend conducteur, ce qui permet d’al- leur repère de positionnement comme touche sont fixés sur les deux pan-
lumer la LED DL3 placée sur son col- cela est également représenté sur la neaux du coffret.
lecteur. figure 6.
Sur le panneau frontal, fixez l’inter-
Les diodes au silicium que vous trou- Poursuivez le montage en insérant toutes rupteur S1 et les collerettes chromées
vez placées sur chaque base des tran- les résistances, puis les condensateurs. pour supporter les diodes LED.
sistors TR1, TR2, TR4 et TR5 servent A ce propos, nous vous rappelons que
à maintenir stable la luminosité des pour les condensateurs électrolytiques Insérez les diodes LED de couleur rouge,
LED en cas de variation de la tension il faut impérativement respecter la pola- dans les collerettes marquées DL1 et
d’alimentation. En effet, cette tension rité de leurs pattes (patte longue au +) DL2, celle de couleur jaune dans la col-
d’alimentation peut varier de 5 volts sous peine de les faire chauffer et même lerette marquée DL4 et celle de couleur
(lorsque vous testez des circuits inté- parfois, exploser. verte dans la collerette marquée DL3.

S1 S1
12 volts 12 volts

R5 R5
R4 8,7 V R4 8,7 V
1 TR1 0 TR1
R10 R10
R2 E R2 E
B B

C C DL1
DL1
NIVEAU 0 R6 NIVEAU 1 R6
C/MOS IC1 R11 C/MOS IC1 R11
R1 R1

4,2 V IC2 TR2 R12


4,2 V IC2 TR2 R12
E E
B B
R3 R3
DL2 C DL2
C

R7 0 R13 R7 1 R13
3,5 V 3,5 V

Figure 4 : Si nous appliquons la pointe de la sonde sur une Figure 5 : Si nous appliquons la pointe de la sonde sur une
broche d’un circuit intégré CMOS qui se trouve au niveau broche d’un circuit intégré CMOS qui se trouve au niveau
logique 0, nous verrons immédiatement s’allumer la diode logique 1, nous verrons immédiatement s’allumer la diode
LED marquée DL2. LED marquée DL1.

ELECTRONIQUE 41 magazine - n° 9
MESURE

+V 7 6 5

1 2 3 -V

LM 311

A K
R13
R1
DS6 +V 7 6 5
DS2 C2
DS7
R7 TR2 C3 R19
R3 IC2 DS5 DS8 DS9 DS10
F-F

R18 Q R
C7
C1
TR3
R9 R12 R15 GND 2 3 4
R10 R14 R22 R20
R8 IC3
IC1 7555
TR4
DS3 C5

R6 R21
R2 C4 C6
R5 DS4 TR1 R17 R16 TR5
DS1 R4 R11 DS11
K DS12
A K A K A A K

DIODE
A K
LED

S1 A A A A
B
K K K K

E C
BC 547
DL1 DL4 DL2 DL3 BC 327
C/MOS TTL

Figure 6 : Schéma pratique de montage de la sonde logique et brochages des circuits intégrés
vus de dessus et des transistors NPN type BC547 et PNP type BC327 vus de dessous.

Avec deux morceaux à travers les fils rouge et noir pour l’ali-
de fil, reliez leurs mentation. A l’extrémité de ces deux fils,
deux broches A et K soudez les deux pinces crocodile, qui
aux pistes du circuit serviront pour prélever la tension d’ali-
imprimé en faisant mentation nécessaire pour la sonde
attention de ne pas directement sur le montage à tester.
inverser la polarité si
vous voulez les voir Le montage terminé, le coffret fermé,
s’allumer. Comme vous pouvez immédiatement passer
vous pouvez le voir aux réglages.
sur la figure 6, la
patte A se reconnaît
immédiatement car Mise au point
elle est plus longue de la sonde
que la patte K.
Si vous avez un circuit numérique à véri-
Sur le panneau fier, reliez la pince crocodile noire à la
arrière, vous pouvez masse de son circuit imprimé et la
fixer la prise pour la pince crocodile rouge à la tension posi-
pointe de touche, tive d’alimentation.
Figure 7 : Photographie du circuit, une fois le montage
terminé. Le circuit imprimé disponible dans le kit ou puis, insérez dans le
séparément comporte une sérigraphie, qui ne figure pas trou situé à gauche, Si, par inadvertance, vous inversiez les
encore sur cet exemplaire destiné à la mise au point. le passe-fil caout- deux fils, cela n’aurait aucune consé-
chouc et faites passer quence, ni pour la sonde, ni pour le

ELECTRONIQUE 42 magazine - n° 9
MESURE

Liste des composants LX.1426


R1 = 1 kΩ R22 = 47 Ω DL2 = Diode LED rouge
R2 = 220 kΩ C1 = 100 nF polyester DL3 = Diode LED verte
R3 = 120 kΩ C2 = 100 nF polyester DL4 = Diode LED orange
R4 = 22 kΩ C3 = 100 µF électrolytique TR1-TR2 = Transistor PNP BC327
R5 = 68 kΩ C4 = 100 pF céramique TR3-TR5 = Transistor NPN BC547
R6 = 27 kΩ C5 = 47 nF polyester IC1 = Intégré LM311
R7 = 18 kΩ C6 = 2,2 µF électrolytique IC2 = Intégré LM311
R8 = 2,2 kΩ C7 = 100 nF polyester IC3 = Intégré 7555
R9 = 2,2 kΩ DS1 = Diode 1N4007 S1 = Interrupteur
R10 = 47 Ω DS2 = Diode 1N4007
R11 = 4,7 kΩ DS3 = Diode 1N4148
R12 = 47 Ω DS4 = Diode 1N4148 Divers :
R13 = 4,7 kΩ DS5 = Diode 1N4148
R14 = 10 kΩ DS6 = Diode 1N4148 3 supports ci 2 x 4 broches
R15 = 10 kΩ DS7 = Diode 1N4007 1 prise banane femelle châssis
R16 = 2,2 kΩ DS8 = Diode 1N4148 1 pointe de touche avec fil et fiche
R17 = 47 Ω DS9 = Diode 1N4148 banane
R18 = 220 kΩ DS10 = Diode 1N4148 1 pince croco noire avec fil
R19 = 220 kΩ DS11 = Diode 1N4148 1 pince croco rouge avec fil
R20 = 2,2 kΩ DS12 = Diode 1N4148 1 coffret sérigraphié
R21 = 470 kΩ DL1 = Diode LED rouge 1 circuit imprimé réf. LX.1426

RONDELLE
ISOLANTE

Figure 8 : Avant de mettre en place la prise banane pour


la pointe de touche sur le panneau arrière, séparez de
son corps, la rondelle isolante et placez-la à l’intérieur
(voir dessin). Si la fiche banane de la pointe de touche
nage un peu dans sa prise, écartez délicatement les deux
parties métalliques à l’aide d’un tournevis.

montage en test car la ligne positive d’alimentation est pro-


tégée par une diode placée en série (voir DS7).

Dès que la sonde est alimentée, vous voyez s’allumer la diode


LED jaune, qui indique que, sur la pointe de touche, il n’y a
aucun niveau logique ni à 1 ni à 0.
Figure 9 : Le circuit imprimé est fixé à l’aide de trois vis
à l’intérieur du coffret plastique. Ce dernier est fourni
Si vous mettez la pointe de touche de la sonde en contact complet avec le panneau avant percé et sérigraphié.
avec la masse, la LED jaune s’éteint et la LED rouge située
à droite s’allume pour indiquer que nous avons, sur l’en-
trée, un niveau logique 0. En reliant la pointe de touche à la masse, vous verrez s’éteindre
la LED jaune, et s’allumer la LED rouge du niveau logique 0.
Si vous mettez la pointe de touche de la sonde en contact
avec le positif de l’alimentation, la LED jaune s’éteint et la En reliant la pointe de touche au plus de l’alimentation, vous
LED rouge, située à gauche, s’allume pour indiquer que verrez également s’éteindre la LED jaune et s’allumer la LED
nous avons sur l’entrée un niveau logique 1. rouge du niveau logique 1.

Lorsque vous déplacez la pointe de touche d’un niveau


logique 1 à un niveau logique 0 ou vice-versa, vous verrez Coût de la réalisation
également s’allumer, durant quelques secondes, la diode
LED verte DL3, car ce circuit détecte également les fronts Tous les composants nécessaires pour réaliser la sonde
montants et descendants des deux niveaux logiques. logique LX.1426 (visibles figure 6) incluant également le cir-
cuit imprimé double face à trous métallisés, la pointe de
Dans le cas ou vous n’auriez pas à votre disposition un cir- touche, les supports de LED, les pinces crocodile et le cof-
cuit digital à tester, vous pourrez toujours vérifier si votre fret sérigraphié : env. 159 F. Le circuit imprimé seul : env.
montage fonctionne, en appliquant sur les deux fils d’ali- 26 F. Voir publicités dans la revue.
mentation une tension comprise entre 5 et 12 volts. ◆ N. E.

ELECTRONIQUE 43 magazine - n° 9
SÉCURITÉ

Un générateur
de décharges haute tension
pour clôture électrique

Cette réalisation peut apparaître comme déplacée dans une revue telle
qu’Electronique et Loisirs magazine. Pourtant, il n’en est rien. De nombreux
lecteurs nous ont sollicité pour un tel montage et les essais “in situ” ont
prouvé l’intérêt d’un tel montage. Ce générateur de décharges haute tension
trouvera son application dans divers domaines : le maintien dans un enclos
d’animaux, l’interdiction de pénétration d’une zone par des prédateurs, la
dissuasion contre le vol dans les caves, etc.

ien entendu, des systèmes pour clôture électrique rateur ne sont absolument pas dangereuses, ni pour
existent dans le commerce mais leur prix est élevé l’homme, ni pour les animaux. A titre d’exemple, ces
(de 700 F environ pour les moins chers à plus de décharges produisent les mêmes effets que les statiques
2 000 F pour les plus sophistiqués, batterie non que l’on ressent souvent en descendant de voiture. Bien
comprise) mais le but du passionné d’électronique que très désagréables, elles ne sont nullement dange-
est tout de même de fabriquer lui-même tout ce qui est à reuses.
sa portée.
Une fois ce point bien précisé, passons à quelques-unes
Les décharges électriques générées par ce circuit sont abso- des nombreuses applications de ce générateur de
lument inoffensives. Si vous touchez les fils avec la main, décharges électriques, sachant que c’est quand même
vous ne ressentirez qu’une secousse électrique, au demeu- dans l’agriculture et la zootechnie qu’il sera le plus fré-
rant désagréable, mais sans danger pour votre santé. quemment utilisé.
Sachant que les animaux sont particulièrement sensibles
à ces secousses, il suffira de relier la sortie de la bobine Si vous gérez un élevage de chevaux, de bovins ou de tous
haute tension à une clôture pour les tenir à distance. autres animaux corpulents ayant tendance à vouloir s’échap-
per de l’enclos dans lequel ils sont retenus, détériorant au
Afin de vous rassurer définitivement, répétons encore une passage les cultures environnantes, il suffira alors de tendre
fois que les décharges électriques produites par ce géné- tout autour des fils de cuivre, de fer galvanisé, ou, plus

ELECTRONIQUE 52 magazine - n° 9
SÉCURITÉ

simplement, de la cordelette spéciale, fensives. En revanche, si votre enclos pour un prix dérisoire. La marque n’a
prévue pour les clôtures électriques et se trouve à l’intérieur d’une propriété évidemment aucune importance !
tressée avec un ou plusieurs conduc- privée, ces panneaux ne sont pas
teurs (il existe également de la tresse nécessaires. Retournons maintenant à la descrip-
de différentes largeurs), et de relier tion du fonctionnement du circuit. Le
l’ensemble à la sor tie de la bobine Ce circuit peut également être utilisé transistor TR1, relié au bobinage pri-
haute tension (voir figures 4, 5 et 6). pour éviter que les pigeons ne se maire du transformateur T1, constitue
Vous constaterez alors que les ani- posent sur le rebord de votre fenêtre, l’étage oscillateur et génère une fré-
maux se tiendront à distance respec- ce qui est appréciable quand on sait quence de 30-40 kHz. A partir du bobi-
table. les dégâts que sont capables de faire nage secondaire de ce transformateur,
ces volatiles. nous obtenons une tension de 250
Avec ce système, vous atteindrez deux volts environ à très faible courant qui
objectifs : d’une part, vos animaux ne Avec ce système nous répondons éga- sera redressé par la diode DS3, puis
s’échapperont plus de l’enclos, et lement à l’attente de quelques fidèles lissée par le condensateur électroly-
d’autre part, vous empêcherez toute lecteurs qui souhaitaient pouvoir réali- tique C4.
intrusion d’animaux prédateurs au sein ser un “générateur de secousses” à
de votre élevage. brancher sur la poignée de por te de Après être passée par la résistance
leurs caves afin de ne plus voir dispa- bobinée R6, la tension est appliquée
Les éleveurs qui ont testé cette réali- raître leurs précieuses bouteilles. Voilà sur la borne (+) ou marquée 15 de la
sation n’ont plus eu à se plaindre des qui est fait ! bobine.
prédateurs qui entraient la nuit dans
les clapiers à lapins ou dans les pou- La borne opposée qui porte le signe
laillers, faisant ainsi de véritables Schéma électrique (–) ou marquée 1, est reliée à l’anode
ravages. du thyristor SCR1. Sa cathode, (notée
Comme vous pouvez le voir sur le K) est reliée à la masse alors que sa
Ce système peut également protéger schéma électrique donné en figure 1, gâchette (notée G) va à la diode diac.
une zone donnée d’animaux détruisant pour réaliser ce circuit nous n’avons
les cultures. C’est le cas dans les besoin que d’un seul transistor, un thy- Quand la tension atteint environ 30
régions où l’on trouve des bandes de ristor, une diode diac, un transforma- volts sur le condensateur électrolytique
sangliers qui endommagent les cultures teur élévateur, et une bobine haute ten- C5, la diode diac entre en conduction,
en prenant d’assaut les champs de sion telle que celle utilisée dans une ce qui excite la gâchette du thyristor
pommes de terre dont ils sont très voiture pour déclencher l’étincelle sur SCR1. Ce dernier, entre à son tour en
friands. Un grand producteur a pu les bougies du moteur. conduction, court-circuitant la borne (–)
résoudre ce problème une fois pour de la bobine auto à la masse. Ainsi, la
toutes. En effet, après l’installation de De tous ces composants, le seul que tension emmagasinée dans le conden-
ce système ses cultures n’ont plus été vous ne trouverez pas dans le kit sera sateur électrolytique C4, se décharge
dévastées. la bobine haute tension, car si nous dans le primaire de la bobine auto, ce
l’achetions pour vous la revendre, vous qui génère une décharge électrique sur
Si votre enclos se trouve proche d’une la payeriez plus cher que si vous l’ache- sa sortie. Comme nous l’avons indiqué
voie de passage, nous vous tiez directement chez votre électricien au début de l’article, il ne reste plus
conseillons d’y installer quelques petits automobile habituel ! qu’à y relier les fils d’un enclos.
panneaux indiquant “Attention, clôture
électrique” pour éviter que les pas- En raison de l’utilisation que vous allez Ce circuit ne génère pas une décharge
sants ne touchent les fils, même si en faire, vous pouvez également ache- électrique continue mais impulsionnelle
l’on sait que les “décharges” sont inof- ter cette bobine dans une casse auto au rythme d’une par seconde.

BOBINE
AUTO
DS1
T1 DS3
400 V R6 SORTIE
HAUTE
C1 C2 C4 TENSION
10 à 15 V

R1
R4
SCR1 A
C
B

E G
R2 R3 K
TR1
DS2 C3 C5 R5 DIAC

FIL DE TERRE

Figure 1 : Schéma électrique du circuit générateur de décharges électriques à haute tension. Comme nous l’avons précisé
dans l’article, ces décharges électriques ne sont pas dangereuses, mais sont seulement désagréables pour l’homme comme
pour les animaux. La bobine auto, visible sur la droite, est une bobine traditionnelle à haute tension, utilisée pour faire jaillir
une étincelle sur les bougies d’un moteur de voiture (voir schéma d’implantation figure 2).

ELECTRONIQUE 53 magazine - n° 9
SÉCURITÉ

SORTIE
HAUTE
10 à 15 V TENSION

15 1

POINT

DS3
C1 R6
C2
T1 BOBINE

.
DS1 R4
mod.TM1298 R5 AUTO
DIAC
31 XL C5 T

TR1
R1
DS2 R2
C4

C3 R3 SCR1

FIL DE TERRE

Figure 2a : Schéma d’implantation du générateur de décharges électriques. Ce circuit peut être alimenté par une batterie
de 12 volts ou bien par une alimentation stabilisée, reliée au réseau 220 volts, capable de fournir une tension continue de
12 volts sous 0,5 ampère.

L’oscillateur peut être alimenté par fournit en sor tie une tension de 12 Réalisation pratique
une tension continue comprise entre volts continus et délivre au minimum
10 et 15 volts. A la campagne, on 0,5 ampère. Après avoir réalisé ou acquis le circuit
pourra utiliser la batterie d’une voi- imprimé LX.1398 qui est un simple
ture pour son alimentation. Sachant Cer tains pourraient penser pouvoir face, commencez à monter tous les
que sa consommation est d’environ modifier notre schéma électrique en composants en suivant le schéma d’im-
0,4 ampère, la batterie (60 A/h) res- remplaçant le circuit oscillant composé plantation de la figure 2.
tera chargée environ 150 heures. Si du transistor TR1 et du transformateur
le circuit ne fonctionne que de nuit, il T1 par un transformateur ayant un pri- Insérez en premier les diodes DS1-DS2
suffira alors de mettre la batterie en maire de 220 volts et un secondaire en orientant leur cathode (bague
charge seulement tous les 15 jours de 250 volts. blanche) vers le transformateur. Conti-
environ. nuez avec la diode haute tension DS3
Nous le déconseillons vivement car, en insérant celle-ci de manière à ce
Pour anticiper votre demande, nous lors de la fermeture du thyristor SCR1, que son marquage (bagues rouge et
précisons tout de suite qu’il est pos- on obtiendrait une surtension élevée noire) soit dirigé vers la résistance
sible d’alimenter le circuit à partir du sur le secondaire du transformateur, bobinée R6. Sur le schéma de
réseau 220 volts, dès l’instant où l’on qui, se ramenant sur le primaire, le met- câblage, ce marquage est symbolisé
utilise une alimentation stabilisée qui trait immédiatement hors d’usage. par un point rouge. Si cette diode

KAG ECB
SCR BD 137

Figure 2b : Brochage du thyristor


SCR1 et du transistor TR1. Figure 2c : Dessin du circuit imprimé à l’échelle 1.

ELECTRONIQUE 54 magazine - n° 9
SÉCURITÉ

Liste des composants


LX.1398
R1 = 47 kΩ
R2 = 1,2 kΩ
R3 = 10 Ω
R4 = 1 MΩ
R5 = 120 kΩ
R6 = 56 Ω 3 W bobinée
C1 = 100 nF polyester
C2 = 470 µF électrolytique
C3 = 10 nF polyester
C4 = 22 µF électrolytique 450 V
C5 = 10 µF électrolytique
DS1 = Diode 1N4007
DS2 = Diode 1N4007 Figure 3 : Le circuit une fois monté. Sur le transistor TR1,
sur la gauche du circuit imprimé, on peut voir un petit radiateur.
DS3 = Diode BY509
DIAC = Diac DD40
TR1 = Transistor NPN BD137
SCR1 = Thyristor SCR 800 V 12 A ristor SCR1 en tournant sa face métal- Dès que l’appareil sera sous tension,
T1 = Transformateur lique vers le condensateur électroly- vous verrez une étincelle jaillir chaque
réf. TM.1298 tique C4. seconde, ce qui confirme bien que le
circuit fonctionne correctement.
Sauf spécification contraire, toutes En ce qui concerne le montage du tran-
les résistances sont des 1/4 W à sistor TR1 qui est fixé sur un petit radia-
teur en forme de U, vous devrez pen- Comment
5 %.
ser à tourner sa face métallique vers l’installer
ce même petit radiateur.
Pour électrifier un enclos, vous devez
venait à être montée à l’envers, les Enfin, montez le transformateur T1, et planter dans le sol un piquet en métal
électrolytiques C4-C5 seraient endom- quand vous aurez fini de souder ses duquel vous relierez un fil jusqu’au
magés. bornes sur le circuit imprimé, le sys- point central du bornier (fil noté “T”).
tème sera prêt à fonctionner.
Poursuivez le montage en insérant éga- Après avoir relié tous les poteaux de
lement la diode diac dans n’importe l’enclos par un fils conducteur (fil de
quel sens puisqu’elle n’a pas de pola- Essai cuivre, fil de fer galvanisé, cordelette
rité. conductrice, tresse conductrice, etc.),
Vous devez tout d’abord relier le fil (+) vous brancherez ce dernier sur la sor-
Viennent ensuite les résistances, du bornier sur le (+) de la bobine, et tie de la bobine haute tension.
les condensateurs polyester et les le fil (–) du bornier sur le (–) de la
électrolytiques pour lesquels il faut bobine. Si les poteaux sont en bois, il ne sera
en revanche bien respecter la pola- pas nécessaire d’isoler les fils.
rité. Le fil noté “T”, c’est-à-dire celui qui
vient du point central du bornier, doit En revanche, s’ils sont en fer, vous
Insérez maintenant les borniers à 2 et être raccordé à la terre. Mais, pour cet devrez isoler les fils de la partie métal-
à 3 plots pour l’alimentation et le rac- essai, nous vous conseillons de l’ap- lique des poteaux avec des isolateurs
cordement à la bobine auto. Après avoir procher à environ 1 cm de la sortie de en céramique ou en plastique. (voir
terminé cette opération, soudez le thy- la bobine haute tension. figures 4 et 5).

POTEAU MÉTALLIQUE ISOLATEUR


PIQUET EN BOIS

HT
HT TERRE
TERRE

PIQUET DE TERRE
PIQUET DE TERRE

Figure 5 : Si les poteaux de votre enclos sont en fer, vous


devrez les isoler du fil avec des isolateurs en céramique.
Figure 4 : Si les poteaux de votre enclos sont en bois, Il faut également enfermer la bobine pour voiture à
vous pourrez fixer deux ou trois fils sans utiliser d’isolateur. l’intérieur d’un boîtier plastique que vous fixerez près des
Le fil indiqué HT est relié à la borne centrale de la bobine poteaux de l’enclos. A cet usage, vous pourrez acheter
de voiture (voir figure 2). un boîtier pour batterie de camping-car par exemple.

ELECTRONIQUE 55 magazine - n° 9
SÉCURITÉ

TERRE HT

Figure 6 : Pour protéger l’appui d’une fenêtre contre les salissures des pigeons,
il suffit de tendre, sur une planche de bois, une série de fils de cuivre distant
les uns des autres de 3 à 4 centimètres.
Figure 7 : Bien entendu, vous pouvez
brancher la haute tension sur la
poignée d’une porte mais nous
Pour rendre cette protection encore Pour protéger un appui de fenêtre des conseillons aux lecteurs qui nous
plus efficace, vous pourrez enterrer à pigeons, vous pouvez utiliser une petite ont posé la question de tendre
une profondeur d’environ 10 centi- table en bois sur laquelle vous fixerez plutôt une série de fils de cuivre
directement sur les bouteilles qu’il
mètres un fil galvanisé que vous relie- des clous pour tendre les fils qui souhaite protéger dans sa cave !
rez à la borne de terre par un autre fil. devront être distants de 3 à 4 cm (voir Sinon, attention à l’arroseur arrosé !
figure 6).
Il est conseillé d’enfermer le circuit
générateur d’électricité, y compris la Coût de la réalisation 130 F. Le circuit imprimé seul : env.
bobine, dans un boîtier en plastique 19 F. Voir publicités dans la revue.
étanche. Vous pouvez vous procurer ce Tous les composants nécessaires pour
boîtier chez n’importe quel revendeur réaliser le générateur de décharges HT * Vous pouvez acheter une bobine HT
de matériel électrique. Ce boîtier pourra pour clôture électrique LX.1398 dans une casse auto pour quelques
être fixé sur un poteau en faisant sor- (visibles figure 2), à l’exception de la dizaines de francs.
tir les deux fils qui vont aux bornes de bobine HT* mais incluant également
la batterie 12 volts. le circuit imprimé sérigraphié : env. ◆ N. E.

ELECTRONIQUE 56 magazine - n° 9
APPLICATION

Un circuit
pour le pilotage
des moteurs pas à pas

Les moteurs pas-à-pas, également connus sous le nom de “stepping motor”, peuvent
tourner et s’arrêter avec une précision de l’ordre du centième de millimètre. Cette
très grande précision et leur fiabilité les prédestinent à être utilisés dans de nombreux
appareils électroniques comme, par exemple, les lecteurs de disquettes pour la
recherche des pistes, les imprimantes et les traceurs pour le déplacement du chariot,
les photocopieuses pour l’agrandissement, ainsi que dans différents robots industriels.

es moteurs pas-à-pas peuvent être alimentés Si on prend un moteur dont la tension d’alimentation est de
avec n’importe quelle tension, c’est-à-dire 9, 12, 12 volts, prévu pour absorber un courant maximum de 0,3
15, 18, 24 ou 28 volts, pourvu que le circuit de ampère et que l’on mesure la valeur ohmique de ses enrou-
pilotage dispose d’un circuit limitant le courant lements, on pourra relever une résistance d’environ 2,5 ohms.
qui devra parcourir leurs enroulements. Si ce moteur est alimenté avec une tension de 12 volts sans
limitation de courant, selon la loi d’Ohm bien connue :
Sans ce contrôle, des courants très élevés parcourront les-
dits enroulements, allant en augmentant en même temps ampère = volt : ohm
que la valeur de la tension d’alimentation. Dans ce cas,
non seulement le circuit intégré pilote sera très vite hors donc, dans les enroulements passeront au moins :
d’usage mais, simultanément, les enroulements du moteur
“grilleront”. 12 : 2,5 = 4,8 ampères

ELECTRONIQUE 58 magazine - n° 9
APPLICATION

Si, ensuite, on l’alimente avec une ten- Si on ouvrait ces moteurs, on y trou- Pour mieux vous faire comprendre com-
sion de 24 volts, le courant augmen- verait, comme dans une simple dynamo ment on procède pour faire tourner
tera ainsi : de bicyclette, un aimant à plusieurs l’axe d’un pas, analysons un moteur
pôles relié à l’axe du rotor (voir figure théorique muni de 4 bobines excita-
24 : 2,5 = 9,6 ampères 2) et un cer tain nombre de bobines trices seulement (voir figure 7), exci-
excitatrices placées sur la paroi du tées par un seul aimant.
Pour éviter que le circuit intégré de pilo- moteur (voir figure 1).
tage ou les enroulements du moteur Si on applique une tension sur les deux
(ou les deux !) ne soient endommagés, bobines A-A, l’aimant sera attiré vers
il suffit de limiter le courant autour de ces deux bobines, et on obtiendra alors
0,3 ampère, toujours pour une tension la rotation d’un pas (voir figure 8-A).
de 12 volts, ou de limiter le courant à Si on retire la tension des deux bobines
une valeur inférieure, pour une tension A-A pour l’appliquer sur les bobines B-
de 24 volts. B, l’aimant sera attiré vers ces deux
bobines et on obtiendra alors la rota-
tion d’un autre pas (voir figure 8-B).
Les types Si on applique la tension sur les bobines
de moteurs pas-à-pas A-A, mais avec une polarité inversée,
l’aimant sera alors attiré vers ces deux
Les moteurs pas-à-pas peuvent être de bobines et on obtiendra alors un autre
type bipolaire ou unipolaire. pas de rotation (voir figure 8-C).

Les moteurs bipolaires s’appellent ainsi Pour obtenir encore un autre pas de
car, pour faire tourner l’axe, il faut inver- Figure 1 : En ouvrant un moteur pas- rotation, on devra appliquer une ten-
ser la polarité de l’alimentation de leurs à-pas, nous pouvons voir à l’intérieur sion de polarité inversée sur les
bobines, selon une séquence bien pré- les bobines d’excitation qui servent bobines B-B (voir figure 8-D).
à faire tourner le rotor illustré dans
cise (voir figure 8). la figure 2.
Donc, pour faire effectuer un tour com-
Ces moteurs se reconnaissent aisé- plet à l’axe du moteur, on devra appli-
ment aux 4 fils qui sortent de leur corps quer de façon séquentielle une tension
(voir figure 4). sur les bobines A-A, puis sur les
bobines B-B, puis à nouveau, mais avec
Les moteurs unipolaires s’appellent une polarité inversée, sur les bobines
ainsi car, ayant un double enroulement, A-A et sur les bobines B-B.
il n’est pas nécessaire d’inverser la
polarité d’alimentation. Plus le nombre d’aimants présents sur
le rotor et de bobines présentes dans
Ces moteurs se reconnaissent aux 5 le stator sera impor tant, plus grand
ou 6 fils sor tant de leurs corps (voir sera le nombre de pas nécessaires
les figures 5 et 6). pour faire effectuer un tour complet à
l’axe du moteur.
Les moteurs bipolaires sont plus cou-
rants car, à puissance égale, ils sont Il existe des moteurs exécutant un tour
de plus petites dimensions que les uni- Figure 2 : Sur l’axe moteur est fixé complet avec 20 pas, d’autres avec 48
polaires. un cylindre pourvu de deux rangs de pas et d’autres encore, avec 100 ou
dents magnétiques qui se posi- 200 pas.
tionneront face aux bobines.
C’est pour cette raison que l’on pré-
fère utiliser les bipolaires lorsque l’on On peut parfois trouver une étiquette
rencontre des problèmes d’espace sur le corps du moteur, sur laquelle
dans un appareil. figure un nombre, par exemple 1,8°,
7,5°, 15°, etc. indiquant le nombre de
Le premier problème auquel est degrés effectués par le pivot du moteur
confronté l’électronicien, c’est le pilo- à chaque pas.
tage d’un moteur pas-à-pas. Ayant entre
les mains des moteurs munis de 4 fils, Dans le tableau 1, vous pouvez trou-
voire de 5 ou 6, beaucoup ignorent ver le nombre de pas nécessaires pour
comment les relier et avec quelle ten- obtenir un tour complet en fonction de
sion les alimenter. ces degrés.

Dans la majorité des cas, on trouve sur Valeur Nombre de pas


le corps des moteurs des chif fres d’un pas pour un tour
incompréhensibles mais rarement,
sinon jamais, la valeur de la tension 18° 20
Figure 3 : 4 fils sortent toujours des 15° 24
de travail ni celle du courant maximum corps des moteurs pas-à-pas
admissible car, comme nous avons bipolaires, tandis que 5 ou 6 fils 9,0° 40
déjà eu l’occasion de le souligner, ce sortent des moteurs unipolaires (voir 7,5° 48
courant varie en même temps que la les figures 4, 5 et 6). 3,6° 100
tension d’alimentation. 1,8° 200

ELECTRONIQUE 59 magazine - n° 9
APPLICATION

A A B B AA BB AA BB

Figure 6 : Dans les moteurs


Figure 5 : Quand 6 fils sortent d’un
Figure 4 : 4 fils sortent des moteurs unipolaires, desquels sortent 5 fils,
moteur bipolaire, cela veut dire que
bipolaires car les couples de bobines les bobines A et B sont reliées entre-
les couples de bobines ont une prise
n’ont pas de prise centrale. elles, directement à l’intérieur, par
centrale.
une seule prise centrale.

Connaissant le nombre de degrés par- Pour obtenir un autre demi pas, il suf- traux lorsqu’il s’agit des moteurs à 6
courus par l’axe à chaque pas, on peut fit de retirer la tension présente sur les fils.
calculer combien de pas sont néces- bobines B-B (voir figure 9-D).
saires pour que l’axe du moteur effec- Si vous avez un moteur à 4 fils, prenez
tue un tour complet en utilisant cette Il ne faut surtout pas que toutes ces un multimètre commuté sur l’échelle
formule : séquences et inversions de polarité sur “ohm”, puis recherchez les deux fils
les bobines A-A et B-B vous inquiètent qui donnent une valeur ohmique quel-
Totalité des pas = car ce travail est dévolu au circuit de conque. (voir figure 10).
360 : degrés de chaque pas puissance que nous allons décrire et
qui s’en chargera de façon automa- Ces deux fils appartiennent à un couple
Connaissant le nombre total de pas tique. de bobines, les deux autres apparte-
nécessaires pour obtenir un tour com- nant à l’autre couple.
plet de l’axe moteur, on peut connaître
la valeur de la rotation d’un pas en L’énigme des fils Il n’est pas nécessaire de savoir quel
degrés, en utilisant cette formule : couple de fils appartient aux bobines
Bien qu’à l’intérieur de ces moteurs A-A ou B-B, ni même le début et la fin
Degrés par pas = se trouvent plusieurs bobines excita- de ces bobines, parce que, une fois
360 : nombre total de pas trices, celles-ci sont toutes reliées en les fils reliés au circuit de puissance,
série ou en parallèle et possèdent si l’on remarque que le pivot tourne
Tout le monde ne sait pas que les donc toujours 4 ou 5-6 fils sortant de dans le sens contraire des aiguilles
moteurs pas-à-pas peuvent également leur corps. d’une montre, il suffira, pour le faire
tourner d’un demi pas, si on applique tourner dans le bon sens, d’interver-
sur les bobines A-A et B-B une tension Comme nous l’avons déjà écrit plus tir les deux fils A-A et les deux fils B-
en respectant la séquence représen- haut, les moteurs les plus répandus B.
tée sur la figure 9. sont ceux à 4 fils, appelés bipolaires.
Dans notre circuit, nous avons inséré
Pour vous faire comprendre comment Les moteurs à 5 ou à 6 fils, appelés un interrupteur qui ser t à inverser le
il est possible de faire tourner l’axe unipolaires, sont munis d’un double
d’un demi pas, regardons tout d’abord enroulement avec prise centrale (voir
la figure 9-A. les figures 5 et 6), toujours relié au A
positif d’alimentation, tandis que les
Si on applique une tension sur les deux fils A-A et B-B sont reliés à la
bobines A-A et simultanément sur les masse, en respectant une séquence
bobines B-B, l’aimant se positionnera précise et indispensable à la rota-
au centre des deux bobines A-B, et on tion. B B
obtiendra ainsi un demi pas (voir figure
9-A). Les moteurs unipolaires, munis de 6
fils peuvent également être utilisés
Si on retire la tension des bobines A-A comme des bipolaires, à condition de
seulement, l’aimant sera attiré vers les ne pas utiliser la prise centrale. Il n’en
deux bobines B-B, et on obtiendra alors est pas de même pour les moteurs uni-
une rotation d’un autre demi pas (voir polaires, munis de 5 fils, en raison des A
figure 9-B). deux fils qui sont reliés entre eux à l’in-
térieur. Figure 7 : Pour vous expliquer
Si on applique à nouveau une tension, comment faire tourner d’un pas le
cette fois avec une polarité inversée, Les couleurs des 4 ou 6 fils varient rotor de ces moteurs, prenons
sur les bobines A-A, l’aimant se posi- d’un constructeur à l’autre et donc le comme exemple un moteur
théorique pourvu de 4 bobines
tionnera au centre des bobines B-A, et premier problème à résoudre est de d’excitation seulement et d’un seul
on obtiendra donc un autre demi pas repérer les deux fils des bobines A-A aimant (voir figure 8).
de rotation (voir figure 9-C). et des bobines B-B et, les deux cen-

ELECTRONIQUE 60 magazine - n° 9
APPLICATION

A A

B B B B

N
S
A A

S
B N B B S B
A A
S A B N C D
A A

Figure 8 : Voici les séquences et la polarité d’alimentation à appliquer sur les bobines A-A et B-B, pour faire tourner l’axe
moteur avec une progression d’un pas à la fois. Le circuit intégré utilisé pour piloter ces moteurs se charge du respect de
ces séquences et de la polarité.

A A A
A
B B B B B B

S
B B
N

A B C D
N
S

N
S

A A A
A

Figure 9 : Voici les séquences et la polarité de la tension à appliquer sur les bobines A-A et B-B, pour faire tourner l’axe
moteur avec une progression d’un demi pas à la fois. Pour obtenir cette progression, il suffit d’appliquer un niveau logique
1 sur la broche 19 du circuit intégré IC2.

sens de rotation sans avoir à modifier l’emplacement des


fils des bobines.

Si vous avez un moteur à 6 fils, prenez votre multimètre


commuté sur l’échelle “ohm” et recherchez les trois fils qui
donnent une valeur ohmique quelconque, (voir figure 11).

Ces trois fils appartiennent à un couple de bobines, et les


trois autres, à l’autre couple.

Vous devez à présent découvrir lequel de ces trois fils est


le central. Si vous trouvez, en mesurant deux fils, une résis-
tance d’environ 10 ohms et en en mesurant deux autres,
une résistance ohmique de 20 ohms, il est évident que la
valeur équivalente à la moitié de l’autre est celle du fil cen-
tral (voir figure 11).

Si vous voulez utiliser ce moteur comme un bipolaire, vous


devrez relier les deux fils ayant la résistance maximale au
circuit de pilotage et ne pas utiliser le fil central.

Pour ces moteurs non plus, il n’est pas nécessaire de


connaître le début et la fin des bobines A-A et B-B. En effet,
si après les avoir reliés sur le circuit pilote vous remarquez
que l’axe tourne dans le sens contraire des aiguilles d’une
montre, il vous suffira de commuter l’interrupteur inséré
dans notre circuit.

ELECTRONIQUE 61 magazine - n° 9
APPLICATION

Description du schéma
Le schéma électrique représenté sur
la figure 17, et qui utilise les deux cir-
cuits intégrés IC2 et IC3, est le circuit
de puissance qui sert à faire sortir des
bornes A-A et B-B les combinaisons
nécessaires pour faire tourner n’im-
porte quel type de moteur pas-à-pas.

Le schéma électrique représenté sur


la figure 15, et qui utilise le circuit inté-
gré NE555 (voir IC1), sert à envoyer au
circuit intégré IC2 les impulsions d’hor-
loge (clock) pour faire tourner le moteur
à différentes vitesses.

Nous commençons la description de


leur fonctionnement avec le schéma
de la figure 17, où le premier circuit
intégré que l’on trouve est un L297,
nommé IC2 et construit par SGS-Thom-
Figure 10 : Si on ignore quels sont, dans un moteur bipolaire, les couples de fils son.
reliés aux bobines A-A ou B-B, il suffit de prendre un multimètre réglé sur “ohm”
et de trouver les deux fils donnant une quelconque valeur ohmique. Ce circuit intégré, grâce à une logique
interne (voir figure 12), présente sur
ses sor ties 4, 5, 6, 7, 8 et 9 toutes
les combinaisons nécessaires pour pilo-
ter les couples de bobines A-A et B-B.

Ces sorties contrôlent le pilotage et le


sens de rotation du moteur pas-à-pas,
tandis que les broches 14 et 13 sont
utilisées pour contrôler le courant maxi-
mal pouvant être absorbé par les enrou-
lements du moteur.

Le trimmer R2, relié à la broche 15 de


IC2, ser t à faire varier le courant de
pilotage du moteur d’un minimum de
1 milliampère à un maximum de 2
ampères. C’est grâce à cette possibi-
lité que vous pourrez y relier n’importe
quel type de moteur pas-à-pas, du plus
petit au plus gros.

Les autres entrées se trouvant sur ce


circuit intégré ont les fonctions sui-
vantes :

Broche 10 “Enable” = En appliquant


une tension de 5 volts sur cette broche,
cela confère au circuit intégré IC3 l’ap-
titude à piloter le moteur.

Broche 17 “Direction” = Si on place


cette broche au niveau logique 0, le
moteur tourne dans le sens contraire
des aiguilles d’une montre. Si, au
contraire, on le place au niveau logique
1, c’est-à-dire qu’on le relie à la ten-
sion positive des 5 volts, le moteur
Figure 11 : Si on ignore quels sont, dans un moteur unipolaire, les couples de tourne dans le sens des aiguilles d’une
fils reliés aux bobines A-A ou B-B et leurs fils centraux, il suffit de prendre un montre.
multimètre et de mesurer leur résistance ohmique. Les deux fils présentant la
résistance maximale sont les fils reliés aux extrémités A-A ou B-B et celui
présentant une valeur ohmique réduite de moitié est, parmi ces trois fils, le fil Donc, même si vous vous trompez en
central. reliant les fils des bobines A-A et B-B
et si vous les inversez, vous n’aurez

ELECTRONIQUE 62 magazine - n° 9
APPLICATION

12 11
+5 V +5 V

16 OSCIL. 1
S S
Q Q
20 R R

10
17 D 4
Q 5
TRANSLATOR

CK
OUTPUT 6
LOGIC 7
19 8
9
18
3 C
B

15
Masse

2 14 13

Figure 12 : Schéma synoptique du circuit intégré IC2


(L287) utilisé dans notre montage pour piloter les moteurs Figure 13a : Photo de la platine de puissance LX.1420
pas-à-pas. utilisée pour piloter les moteurs pas-à-pas.

pas de problèmes car, vous pourrez Si le courant absorbé par les bobines
toujours inverser le sens de rotation, dépasse la valeur que nous avons
grâce à cette broche. imposée grâce au trimmer R2, le cir-
cuit intégré IC2 limite immédiatement
Broche 19 “Half-Full” = Si cette broche le courant de sortie de IC3, pour évi-
est placée au niveau logique 0, l’axe ter que celui-ci puisse être endommagé,
moteur tourne avec des pas entiers, protégeant ainsi également les enrou-
tandis que si elle est placée au niveau lements du moteur.
logique 1, l’axe moteur tourne avec des
demis pas. En effet, “Full” en anglais Les diodes schottky, de DS2 à DS9,
signifie “entier” et “Half” signifie “demi”. que l’on trouve reliées aux sorties A-A
et B-B, tant sur le positif que sur la
Broche 18 “Clock” = Sur cette broche, masse, ser vent à protéger le circuit
on applique une onde carrée dont la intégré de surtensions dangereuses,
fréquence détermine la vitesse de rota- toujours présentes pendant les phases
tion de l’axe moteur. de commutation.

Le second circuit intégré, IC3, est un Les broches 11 et 12 de IC2 et la Figure 13b : Photo de la platine
L298/N, également construit par SGS- broche 9 de IC3 sont alimentées avec LX.1419 que nous utilisons pour
Thomson. C’est en fait le véritable “dri- une tension stabilisée de 5 volts, tan- piloter le circuit de puissance
dis que sur la broche 4 de IC3, on LX.1420.
ver” du moteur, car il reçoit du circuit
intégré IC2 toutes les séquences applique une tension continue non sta-
logiques pour piloter les 8 transistors bilisée, qui ser vira à alimenter les gré, changer la vitesse de rotation de
de puissance placés à l’intérieur de bobines du moteur. l’axe moteur.
son boîtier (voir figure 14). Ces tran-
sistors ont la charge de l’alimentation La description du circuit de pilotage Chaque fois que l’on appuiera sur le bou-
des fils de sortie A-A et B-B des bobines étant terminée, nous pouvons à pré- ton P1, le moteur commencera à tourner.
du moteur. sent nous intéresser au schéma de la
figure 15 concernant le circuit intégré Sur ce schéma, l’interrupteur S1 sert
Ce circuit intégré, capable d’alimenter IC1, un simple NE555. à fixer le choix de l’avance moteur soit
les moteurs bipolaires, peut débiter un en demi pas, soit en pas entier. L’in-
courant maximal de 2 ampères sur sa Ce circuit intégré est utilisé comme terrupteur S2 sert à inverser le sens
sortie. multivibrateur astable, nous permet- de rotation de l’axe moteur.
tant de faire varier, grâce à l’intermé-
Les résistances R9, R10 et R11, R12 diaire du potentiomètre R3, la fré- Le circuit intégré NE555 est alimenté
de 1 ohm, reliées aux broches 1 et 15, quence des impulsions de l’horloge avec une tension stabilisée de 5 volts,
servent à contrôler le courant qui par- sor tant de la broche 3. En d’autres que nous prélevons directement du
court les bobines du moteur. termes, on peut, avec ce circuit inté- connecteur CONN.1.

ELECTRONIQUE 63 magazine - n° 9
APPLICATION

A SORTIES A B SORTIES B
5 V. V. MOTEUR

9 2 3 4 13 14

Vref

C C C C
B B B B

E E E E

5 C C C C 12
A B B B B B
E E E E 2 4 6 8 10 12 14

7 10 1 3 5 7 9 11 13
A B
Masse

6 1 8 15 11

Figure 14 : Schéma synoptique du circuit intégré de puissance IC3 (L298/N) qui sert à alimenter les couples de bobines
A-A et B-B. Etant donné que les moteurs de puissance peuvent aussi absorber plus d’un ampère, ce circuit intégré sera fixé
sur un radiateur de refroidissement pour pouvoir rapidement dissiper la chaleur générée par son corps.

Ce dernier circuit vous sera très utile


pour connaître le comportement d’un
R1
moteur pas-à-pas, en appliquant sur
C1 S1 S2 P1 les broches 2, 3, 4 et 5 du connecteur
CONN. 1 CONN.1 un niveau logique 1, ou bien
R2
7 4 8 +V
un niveau logique 0.
ENABLE
1
DIRECTION
2
R3
IC1 HALF/FULL
3
6 CLOCK
4 +V 7 6 5
VITESSE 3
GND
5
2
1 5 6

C2 F-F

C3 Q R

GND 2 3 4

NE 555
Figure 15 : Schéma électrique du circuit que nous utilisons pour piloter le circuit
intégré IC2, employé dans le circuit représenté en figure 17. Pour faire tourner
l’axe du moteur, il suffit d’appuyer sur le bouton P1. Pour faire varier la vitesse Figure 16 : Connexions du circuit
de rotation, il faut tourner le potentiomètre logarithmique R3. L’interrupteur S1 intégré NE555, vues du dessous et
fera tourner le moteur avec une progression de 1 ou de 1/2 pas, tandis que avec l’encoche-détrompeur en U
l’interrupteur S2 sert à inverser le sens de rotation. dirigée vers la gauche.

5V
C4 C5
R1 R4 12 à 30 V
TP1
R3 DS1 C6 C7
11 12 9 4
20 4 5
R2 15 6 7 DS2 DS3 DS4 DS5
16 7 10
CONN. 1 C3 A
C1 C2 9 12 2

1
+ V. IC2 IC3 3
ENABLE A
2 DIRECTION
10 5 6
3 HALF/FULL
17 8 11 B
13
4 CLOCK
19 14 1
5 GND
18
2
13 15
8
14
B
6
R5 R6 R7 R8 MOTEUR
R9 R12 DS6 DS7 DS8 DS9
R10 R11

Figure 17 : Schéma électrique de l’étage de puissance capable de piloter n’importe quel type de moteur pas-à-pas. Le
trimmer R2 sert à fixer le courant maximal qui sera appliqué sur les bobines en fonction de la tension d’alimentation.
Note : les fils A-A et B-B pourront être reliés sur n’importe laquelle des deux sorties.

ELECTRONIQUE 64 magazine - n° 9
APPLICATION

Réalisation pratique Une fois cette opération accomplie, Ils serviront au raccordement des ten-
insérez toutes les diodes en dirigeant sions d’alimentation et à relier les 4
Pour le montage, nous vous conseillons la bague se trouvant sur leur corps fils du moteur.
de commencer par le circuit de puis- comme indiqué sur la figure 18.
sance LX.1420. Pour finir, insérez le circuit intégré IC3
Poursuivez le montage en soudant les après l’avoir fixé sur son radiateur de
Sur ce circuit imprimé, insérez tout condensateurs polyester, puis les refroidissement, nécessaire pour dis-
d’abord le suppor t du circuit intégré deux électrolytiques en respectant la siper la chaleur générée par son corps
IC2 et, après avoir soudé toutes les polarité +/– de leurs pattes. Insérez pendant le fonctionnement.
broches, vous pouvez mettre en place les borniers aux emplacements pré-
les quelques résistances nécessaires vus à cet effet, comme le montre la Une fois le montage terminé, insérez
ainsi que le trimmer R2. figure 18. le circuit intégré IC2 dans son support,

Figure 18 : Plan d’implantation des deux circuits LX.1420 et LX.1419.


Pour relier ces deux circuits, nous utilisons une nappe à 6 fils équipée de deux connecteurs femelles (CONN.1).
Note : si vous trouvez sur un moteur une étiquette avec des valeurs de tension et de courant, vous ne devrez jamais les
prendre en considération, car dans beaucoup de moteurs la valeur de tension inscrite correspond à la valeur minimale de
travail et dans d’autres, elle correspond à la maximale. Il en va de même concernant les valeurs de courant. Vous pourrez
alimenter, grâce à notre circuit, n’importe quel moteur à 12 volts en tournant le trimmer R2 de façon à limiter la valeur du
courant sur les enroulements.

ELECTRONIQUE 65 magazine - n° 9
APPLICATION

sant une tension de 12, 24 et 30 volts connaissant la valeur de tension pré-


Liste des composants pour un courant maximum de 2 sente sur TP1, devront utiliser cette
LX.1419 ampères. formule :

R1 = 1,5 kΩ ampère = volt sur TP1 : ohm


R2 = 1 kΩ Comment utiliser
R3 = 470 kΩ pot. log. ce circuit de pilotage La valeur “ohm” est celle des résis-
C1 = 100 nF polyester tances appliquées sur les broches 1
C2 = 220 nF polyester Après avoir relié entre eux les deux cir- et 15 de IC3. Etant donné que dans ce
C3 = 1 nF polyester cuits imprimés grâce à la nappe pour- circuit nous avons utilisé des résis-
IC1 = Intégré NE555 vue de 6 fils (CONN.1), vous devez tances de 1 ohm reliées en parallèle
P1 = Poussoir appliquer une tension stabilisée de 5 (R9-R10 et R11-R12), cette valeur est
S1 = Interrupteur volts sur le bornier placé en haut, en égale à 0,5 ohm.
S2 = Interrupteur essayant de ne pas inverser la pola-
rité “+/–”, et une tension non stabili- En admettant donc qu’on lise une
Sauf spécification contraire, toutes sée comprise entre 12 et 24 volts sur valeur de tension de 0,45 volt sur TP1,
les résistances sont des 1/4 W à le bornier placé en bas, à côté du le moteur pourra absorber un courant
5 %. condensateur électrolytique C7, bien maximal de :
sûr, en respectant toujours la polarité
“+/–”. 0,45 : 0,5 = 0,9 ampère
Liste des composants Après avoir repéré les fils A-A et B-B Nous signalons que le circuit intégré
LX.1420 des bobines, reliez-les sur les deux bor- IC2 compare la tension appliquée sur
niers placés en bas et sur les côtés du la broche 15 (voir TP1) avec celle pré-
R1 = 8,2 kΩ
circuit imprimé LX.1420. sente sur les broches 14 et 13. Si
R2 = 2,2 kΩ trimmer
celle-ci devait dépasser la valeur maxi-
R3 = 10 kΩ
Si vous avez un moteur unipolaire male imposée, il piloterait le circuit
R4 = 22 kΩ
pour vu de 6 fils, reliez sur les deux intégré IC3 pour éviter que ce dernier
R5 = 10 kΩ
borniers les deux broches possédant ou les enroulements du moteur ne
R6 = 10 kΩ
la résistance maximale (voir figure 11) soient endommagés, en limitant le cou-
R7 = 10 kΩ
et gardez leurs fils centraux débran- rant.
R8 = 10 kΩ
chés.
R9 = 1 Ω 1/2 W
Si vous ne connaissez pas le courant
R10 = 1 Ω 1/2 W
Après avoir alimenté le circuit avec la maximal pouvant être consommé par
R11 = 1 Ω 1/2 W
tension stabilisée de 5 volts, si vous le moteur, tournez le curseur du trim-
R12 = 1 Ω 1/2 W
connaissez déjà le courant maximum mer R2 de façon à obtenir une tension
C1 = 100 nF polyester
devant être absorbé par le moteur, de 0,1 volt sur TP1 avant de l’alimen-
C2 = 100 nF polyester
reliez un multimètre entre TP1 et la ter.
C3 = 3,3 nF polyester
masse, puis tournez le trimmer R2 jus-
C4 = 100 nF polyester
qu’à lire la tension correspondante que Après avoir alimenté le moteur avec
C5 = 100 µF électrolytique
nous avons donné dans le tableau 2. une tension comprise entre 12 et 24
C6 = 100 nF polyester
volts, appuyez sur le bou-
C7 = 470 µF électrolytique
ton P1. Si vous remar-
DS1 = Diode 1N4148 Consommation Tension
quez que l’axe moteur ne
DS2-DS9 = Diodes Schottky moteur sur TP1 bouge pas, tournez len-
GI852
0,1 A 0,05 volt tement le curseur du
IC2 = Intégré L297
0,2 A 0,10 volt trimmer R2 jusqu’à trou-
IC3 = Intégré L298/N
0,4 A 0,20 volt ver la position sur
Sauf spécification contraire, toutes 0,5 A 0,25 volt laquelle il commence à
0,6 A 0,30 volt tourner avec une certaine
les résistances sont des 1/4 W à
0,8 A 0,40 volt force.
5 %.
1,0 A 0,50 volt
1,1 A 0,55 volt Pour connaître la valeur
1,2 A 0,60 volt du courant maximal du
en dirigeant son encoche-détrompeur 1,3 A 0,65 volt courant parcourant les
en U vers la diode DS1. bobines, il suf fit alors
1,4 A 0,70 volt
d’obtenir la valeur de la
1,5 A 0,75 volt
A présent, prenez le circuit imprimé tension présente sur
1,6 A 0,80 volt
LX.1419 et insérez sur celui-ci les TP1.
1,8 A 0,90 volt
quelques composants, toujours visibles
sur la figure 18.
Si votre moteur consomme un courant Les derniers conseils
Le montage terminé, vous devrez seu- maximal de 1 ampère, vous devrez tour-
lement vous procurer une petite ali- ner R2 jusqu’à obtenir sur TP1 une ten- Pour alimenter n’importe quel type de
mentation stabilisée fournissant une sion de 0,5 volt. moteur, il est toujours préférable de
tension de 5 volts sous 0,5 ampère commencer avec une tension de 12
maximum, et une deuxième alimen- Ceux qui souhaitent savoir comment volts, puis de tourner lentement le trim-
tation, même non stabilisée, fournis- calculer la valeur du courant en mer R2 jusqu’à ce que l’on remarque

ELECTRONIQUE 66 magazine - n° 9
APPLICATION

qu’en appuyant sur le bouton P1 l’axe


moteur commence à tourner. Si l’axe
n’a pas de force, il faut augmenter le CLOCK
courant en agissant toujours sur le trim-
mer R2. PIN 4

Ne vous inquiétez pas si le moteur


PIN 6
chauffe légèrement, car cela est tout
à fait normal.
PIN 7
Si en réglant le trimmer R2 on obtient
un courant d’alimentation trop élevé, PIN 9
il peut arriver qu’en changeant la
vitesse à travers le potentiomètre R3, PIN 5
on trouve une position sur laquelle
l’axe moteur, au lieu de tourner, com- PIN 8
mence à vibrer sans bouger ni en avant
ni en arrière. Si vous constatez un tel
phénomène, vous devez réduire légè- Figure 19 : Niveaux logiques provenant des broches de sortie 4, 6, 7, 9, 5 et
rement le courant à travers le trimmer 8 du circuit intégré IC2 pour faire tourner l’axe moteur d’un pas.
R2.

Une fois qu’ils auront appris à piloter


le circuit intégré IC2, les plus expéri-
mentés d’entre vous pourront éliminer CLOCK
le circuit LX.1419 qui utilise le circuit
intégré NE555 et relier le connecteur PIN 4
CONN.1 sur la sortie parallèle d’un ordi-
nateur qui gérera les différents niveaux PIN 6
logiques nécessaires.
PIN 7
Si vous voulez faire tourner le moteur
de 5 pas dans le sens des aiguilles
d’une montre, puis le faire tourner de PIN 9
10 pas dans le sens contraire et encore
de 8 pas dans le sens des aiguilles PIN 5
d’une montre, vous devrez réaliser un
PIN 8

Figure 20 : Niveaux logiques provenant des broches de sortie 4, 6, 7, 9, 5 et


8 du circuit intégré IC2 pour faire tourner l’axe moteur d’un demi pas.

programme permettant d’envoyer un Coût de la réalisation


niveau logique 1 ou 0 sur les broches
“Clock”, “Enable” et “Direction”, pen- Tous les composants nécessaires pour
dant le temps nécessaire. réaliser le circuit de pilotage de IC2
LX.1419 (visibles figure 15), incluant
Dorénavant, quand vous verrez un robot le circuit imprimé sérigraphié : env.
industriel, que vous considérez encore 72 F. Le circuit imprimé seul : env. 11 F.
comme une vraie machine de science- Tous les composants nécessaires pour
fiction de par la précision et la com- réaliser le circuit de pilotage des
plexité des mouvements qu’il réussit moteurs pas à pas LX.1420 (visibles
à effectuer, vous saurez qu’il est com- figure 17), incluant le circuit imprimé
posé d’une infinité de moteurs pas-à- double face à trous métallisés séri-
pas commandés par un microproces- graphié et un petit moteur pas à pas
seur. Ce dernier en gère le pilotage à bipolaire : env. 252 F. Le circuit imprimé
l’aide d’un programme exclusivement seul : env. 52 F. Voir publicités dans la
conçu pour la réalisation de ces mou- revue.
vements. ◆ N. E.

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ELECTRONIQUE 67 magazine - n° 9
MESURE

La mémorisation
de la courbe
d'un filtre HF
(suite et fin)

Voici la fin de l’article commencé dans le précédent numéro. A la dernière


page, vous trouverez un glossaire qui vous permettra de vous remémorer
rapidement une fonction.

Comment éliminer les harmoniques viendrez à atténuer toutes les harmoniques de 18 dB. Si
vous en montez deux en série (voir figure 30), vous les atté-
Sur la sortie d'un étage oscillateur, et de tous les étages nuerez de 36 dB.
amplificateurs de puissance d'un émetteur, outre à la fré-
quence fondamentale, on trouve de nombreuses fréquences Pour connaître la fréquence sur laquelle vous devez calcu-
harmoniques qu'il est préférable d'atténuer car, une fois ler ce filtre passe-bas, multipliez la fréquence fondamen-
qu'elles rejoignent l'antenne, elles rayonnent une grande tale par 1,5. Donc, si la fréquence de travail est de 100 MHz,
quantité de fréquences parasites. vous devez calculer la fréquence de coupure sur :

En admettant que vous ayez réalisé un émetteur accordé 100 x 1,5 = 150 MHz
sur 100 MHz, vous trouverez aussi des signaux HF sur 200,
300, 400 et 500 MHz (voir figure 24). Si vous parvenez à Si la fréquence de travail est de 27 MHz, vous devez cal-
atténuer toutes ces harmoniques avant qu'elles ne rejoi- culer la fréquence de coupure sur :
gnent l'antenne, la fréquence fondamentale sera la seule
à être rayonnée et les transistors débiteront la même puis- 27 x 1,5 = 40,5 MHz
sance mais consommeront moins de courant.
Si la fréquence de travail est de 145 MHz, vous devez cal-
Pour atténuer toutes ces harmoniques, il faut utiliser un culer la fréquence de coupure sur :
filtre passe-bas composé d'une inductance et de deux
condensateurs (voir figure 23). Avec ce filtre, vous par- 145 x 1,5 = 217,5 MHz

ELECTRONIQUE 70 magazine - n° 9
MESURE

Comment calculer
le filtre passe-bas 18 dB par OCTAVE Figure 23 : Si vous voulez éliminer
toutes les fréquences harmoniques
L1
Pour calculer un filtre passe-bas, vous sur les sorties d'un émetteur, vous
pouvez utiliser ces formules : devez relier un filtre passe-bas entre
la sortie et le câble coaxial
C1 C1 d'antenne. Vous trouverez dans
L1 microhenry = 15,9 : MHz l'article les formules servant à
C1 picofarad = 3 180 : MHz calculer la valeur de L1 et des
Fréquence de coupure = condensateurs C1.
318 : √[L1 x (C1 + C1)]

En admettant que vous vouliez calcu-


ler un filtre passe-bas pour une fré- pratique en raison de la tolérance des raître à l'écran la fréquence fonda-
quence de 100 MHz, commencez par composants et des capacités parasites mentale ainsi que toutes les harmo-
calculer la fréquence de coupure : du circuit, la solution la plus adéquate niques générées (voir figure 24).
est toujours de contrôler l'amplitude
100 x 1,5 = 150 MHz des signaux HF à l'aide de l'analyseur Si la fréquence fondamentale des
de spectre. 100 MHz devait dépasser le bord supé-
calculez ensuite la valeur de l'impé- rieur de l'écran, il faudra réduire la sen-
dance à utiliser : Important : ne reliez jamais la sortie sibilité. Pour ce faire, appuyez sur les
de l'émetteur à l'entrée de l'analyseur touches F1 et 7 de façon à aller sur la
15,9 : 150 = 0,1 microhenry car vous détruiriez son étage d'entrée. ligne 0 dBm, puis sur la touche "–" jus-
Comme nous l'avons déjà indiqué dans qu'à faire apparaître le chif fre 20 :
puis calculez la valeur des condensa- le tableau des caractéristiques tech- ainsi, vous verrez que le tracé de la
teurs : niques de l'analyseur, paru dans le fréquence fondamentale s'affichera à
numéro 2 de notre revue, celui-ci n'ac- nouveau entièrement à l'écran (voir
3 180 : 150 = 21,2 picofarads cepte que des puissances inférieures figure 25).
à 0,2 watt.
Pour connaître la fréquence sur laquelle A présent, vous devez réduire la valeur
ce filtre commence à atténuer de 18 dB, Pour faire vos mesures, il vous fau- de SPAN en appuyant sur les touches
vous pouvez effectuer cette opération : dra monter une petite antenne sur la F1 et 1, puis en tapant 400 et en
prise INPUT de l'analyseur (voir appuyant sur ENTER.
318 : √[0,1 x (21,2 + 21,2)] = figure 31).
154 MHz La valeur du Sweep (SWP) changera
Par exemple, si l'on considère une fré- automatiquement de .5 Sec. à 200 ms
Même en utilisant des condensateurs quence de 100 MHz, pour voir toutes (200 millisecondes).
ayant une valeur standard de 22 pF, les harmoniques vous devrez effectuer
vous obtiendrez une fréquence de cou- les opérations suivantes. Puisque la fréquence du signal fonda-
pure de 151 MHz. mental est de 100 MHz, vous devez
Appuyez sur les touches F1 et 1 pour appuyer sur les touches F1 et 0 de
aller sur la ligne SPAN, tapez 1 000 et façon à vous positionner sur la ligne
Comment contrôler appuyez sur ENTER : "1 M" apparaî- CENTER pour ensuite taper 200 et enfin
les harmoniques tra alors automatiquement sur la ligne appuyer sur ENTER.
avec l'analyseur RBW, c'est-à-dire 1 MHz, et sur la ligne
SWP apparaîtra ".5 Sec.", c'est-à-dire Nous avons choisi une fréquence cen-
Puisque le calcul théorique ne corres- 0,5 seconde. Une fois toutes ces opé- trale de 200 MHz pour obtenir la fré-
pond jamais à ce que l'on obtient en rations effectuées, vous verrez appa- quence fondamentale sur la gauche et

Figure 26 : Pour mieux voir la fréquence


Figure 24 : Pour visualiser les Figure 25 : Si vous remarquez que la
fondamentale ainsi que ses harmoni-
harmoniques générées par un émetteur, fréquence fondamentale sort de l'écran,
ques, il est préférable de réduire le
il est nécessaire de toujours démarrer vous devez réduire la sensibilité de 0 à
CENTER (fréquence centrale) à environ
avec une valeur de SPAN de 1 000. 20 dB.
200 000 kHz.

ELECTRONIQUE 71 magazine - n° 9
MESURE

Figure 27 : En positionnant les curseurs


Figure 28 : Si vous voulez obtenir des Figure 29 : En reliant le filtre de la figure
des marqueurs sur les sommets des
mesures plus précises, vous pouvez 23 sur la sortie de l'émetteur, vous
deux signaux, vous pouvez lire
régler le CENTER sur environ verrez l'amplitude de toutes les
l'atténuation en dB entre les deux
150 000 kHz. harmoniques se réduire de 18 dB.
fréquences.

la première harmonique à atténuer, au la fréquence harmonique de 200 MHz En comparant les données reportées
centre (voir figure 26). (voir figure 28). sur la figure 28, où il apparaît sur le
Marker 2 :
Activez maintenant le Marker 1 en Chaque fois que vous modifierez la
appuyant sur les touches F2 et 0, puis valeur de SPAN ou de la fréquence cen- Marker 2 = –4 dB 200 000 kHz
sur la touche ENTER et ensuite, à trale, vous devrez toujours reposition- à celles de la figure 29, où il apparaît
l'aide du bouton de l'encodeur, posi- ner les deux curseurs des marqueurs sur le Marker 2 :
tionnez le petit triangle sur le som- sur les deux tracés.
met de la fréquence fondamentale. Marker 2 = –22 dB 200 000 kHz
Activez alors le Marker 2 en appuyant Si vous reliez à présent sur la sor tie
sur les touches F2 et 1, puis ENTER de cet émetteur un filtre passe-bas soustrayons –4 dB à –22 dB, et obte-
et à l'aide du bouton de l'encodeur, qui atténue de 18 dB, vous verrez nons ainsi –18 dB.
positionnez le petit triangle sur la pre- apparaître ces données (voir
mière harmonique des 200 MHz (voir figure 29) :
figure 27). Comment mémoriser
Marker 1 = 11 dB 100 000 kHz les différents SETUP
Comme vous le remarquerez, ces trois Marker 2 = –22 dB 200 000 kHz
données apparaîtront à l'écran : M Delta = –33 dB 100 000 kHz Notre analyseur de spectre est capable
de mémoriser en plus des 4 différentes
Marker 1 = 11 dB 100 000 kHz En voyant ces chiffres, on pourrait pen- courbes, plusieurs SETUP, de façon à
Marker 2 = –4 dB 201 000 kHz ser que l'analyseur a affiché des don- pouvoir les rappeler au besoin.
M Delta = –15 dB 101 000 kHz nées erronées, alors que bien souvent
c'est nous qui commettons des erreurs En effet, il pourrait être utile de pou-
La ligne M Delta nous indique que la en remplaçant un chiffre positif par un voir afficher ce SETUP à l'écran (voir
distance entre le Marker 1 et le Mar- chiffre négatif. figure 32) :
ker 2 est égale à environ 101 000 kHz,
soit 101 MHz, et que l'amplitude de C'est, par exemple, le cas du thermo- SPAN 50.0
la fréquence fondamentale est de mètre : si la colonne de mercure passe CENTER 150.000
+11 dB tandis que celle de l'harmo- de +11 degrés à –5 degrés, la diffé- RBW 100 K
nique est d'environ –4 dB. Dans cet rence entre les deux extrêmes ne sera SWP 200 ms
exemple, l'atténuation totale sera pas de 6 degrés mais de 16 degrés. dBm 20
donc de –15 dB.

Nous vous signalons qu'avec une valeur 18 dB par OCTAVE 18 dB par OCTAVE
de SPAN de 400 MHz, les valeurs des L1 L1
fréquences qui apparaissent sur les 36 dB par
deux marqueurs sont très approxima- OCTAVE
tives et qu'il ne faudra donc pas vous C1 C1 C1 C1
étonner si, au lieu de lire 100000, vous
lisez 101.000 ou 99.000.

Pour obtenir une plus grande préci-


sion, vous devez réduire la valeur de
Figure 30 : Pour atténuer encore plus toutes les fréquences harmoniques, il
SPAN de 400 à 200 MHz, puis choi- suffit de relier en série deux filtres de 18 dB : de cette façon, on obtient une
sir une fréquence centrale de atténuation totale de 36 dB qui réduit de 18 dB supplémentaires la fréquence
150 MHz pour pouvoir afficher aussi harmonique de 200 000 kHz de la figure 29.
bien la fréquence fondamentale que

ELECTRONIQUE 72 magazine - n° 9
MESURE

Figure 31 : Pour visualiser le signal rayonné par un émetteur, ne le reliez jamais sur l'entrée de l'analyseur pour ne pas
endommager son étage d'entrée. Pour capter ce signal, il suffit de monter une petite antenne sur l'entrée de l'analyseur.

Figure 32 : Si vous voulez mémoriser


Figure 33 : Une fois les données Figure 34 : Pour rappeler ce SETUP, il
des données de SETUP, pour ensuite
entrées, allez sur la ligne STORE 1, suffit de positionner le curseur sur
les rappeler lorsque vous en aurez
placée sous "SETUP", puis appuyez sur RECALL 1, placé à gauche, puis
besoin, vous devez d'abord les entrer
la touche ENTER. d'appuyer sur ENTER.
dans le menu.

Remarque : quand vous allumerez en croix du CURSOR sur la ligne lisation de cet instrument est très com-
l'analyseur, le SETUP mémorisé sur MEM, puis appuyez sur ENTER. Tou- plexe.
STORE 1 (placé à gauche) apparaîtra jours en utilisant ces touches, allez
toujours à l'écran. Donc, pour faire sur la ligne STORE 1, puis appuyez Nous pouvons toutefois vous assurer
apparaître un autre SETUP, vous devez sur la touche "+" de façon à faire que lorsque vous aurez l'analyseur sur
rappeler les STORE 2, 3, 4, etc., pla- apparaître STORE 2 et enfin, appuyez le plan de travail de votre atelier, il vous
cés sur la gauche, à condition, bien sur ENTER. suffira d'effectuer ces opérations quel-
sûr, que vous les ayez précédemment quefois seulement pour ne plus avoir
mémorisés. Pour rappeler ces SETUP, il suffit de se besoin de lire les instructions !
positionner sur la ligne MEM, d'appuyer
Pour ce faire, appuyez sur les touches sur la touche ENTER, puis d'aller sur En fait, l'auteur de cet ar ticle se
en croix du CURSOR et positionnez-vous la ligne RECALL 1, placée à gauche de retrouve dans les mêmes conditions
sur la ligne MEM, puis sur ENTER et l'écran (voir figure 34) et, au lieu d'ap- qu'un instructeur d'auto-école qui devrait
vous verrez alors apparaître à l'écran puyer sur ENTER, appuyez sur la touche expliquer à un élève désireux d'obtenir
le menu de la figure 11. "+" de façon à faire apparaître RECALL le permis de conduire, comment effec-
2, RECALL 3 ou RECALL 4 et enfin sur tuer les premières opérations pour que
Toujours en utilisant les touches du ENTER. la voiture démarre sans pour autant être
CURSOR, allez sur la ligne STORE 1 pla- au volant de ladite voiture !
cée sur la gauche et appuyez sur
ENTER. Le mot "STORED" apparaîtra Conclusion Mais, comme vous le savez par expé-
immédiatement car la mémorisation rience, il suffit de passer à la pratique,
des données de ces paramètres est Vous ayant fourni dans les détails tous c'est-à-dire de s'asseoir au volant pour
très rapide (voir figure 33). les éléments nécessaires pour mémo- que tout devienne extrêmement simple
riser des courbes ou bien le SETUP, cer- et intuitif.
Si vous voulez mémoriser un nouveau tains d'entre-vous penseront peut être
SETUP, retournez à l'aide des touches encore, en lisant cet article, que l'uti- ◆ E. I.

ELECTRONIQUE 73 magazine - n° 9
MESURE

Glossaire
CENTER (fréquence centrale) –
Pour modifier la valeur de la fré- CURSOR MARKER 1 MARKER 2 STORE TRK ON TRK OFF

quence, appuyez sur les touches F1 F2 FREQU. SPAN BW SWEEP PEAK

et 0, puis numérotez la valeur de la


fréquence et appuyez sur ENTER.
0 1 2 3 4

CLEAR – Cette touche sert à effa- 5 6 7 8 9


cer des chif fres numérotés par
erreur. F1
TRACKING RUN/STOP LEVEL DBm/DBµV 5-10 dB

CURSOR – En appuyant sur les 4 Spectrum Analyzer + Tracking


touches en croix présentes sur le
clavier, vous pouvez déplacer le cur-
seur sur les différentes lignes du
ENCODER
menu. ENTER CLEAR FILTER MAXHOLD

Pour activer la fonction sélection-


née, il faut toujours appuyer sur la
touche ENTER. Marker 2 – Pour activer la fonction F1 et 2, puis sur "+" et "–".
du Marker 2, appuyez sur les touches Il est possible de sélectionner
dB par carré – Pour modifier la sen- F2 et 1, puis ENTER. Pour le désacti- 1 MHz, 100 kHz ou 10 kHz.
sibilité en vertical de 10 dB par carré ver, appuyez à nouveau sur ENTER.
à 5 dB par carré ou vice-versa, RUN – Pour immobiliser les tracés
appuyez sur les touches F1 et 9, M. Delta – Vous lirez sur cette ligne sur l'écran, appuyez sur les touches
puis sur les touches avec les sym- la différence en kHz entre le Marker 1 F1 et 6.
boles "+" et "–". et le Marker 2 ainsi que la différence
en dB ou en dBµV entre les deux points Sensibilité – Pour modifier la sen-
dBm – Pour passer de la lecture sur lesquels sont positionnés les deux sibilité en vertical des dBm ou des
dBm à dBµV ou vice-versa, appuyez marqueurs. dBµV, appuyez sur les touches F1
sur les touches F1 et 8. et 9, puis sur "+" et "–".
MEM – En positionnant le curseur sur
ENCODER – Le bouton de l'enco- cette ligne et en appuyant sur ENTER, SPAN – Pour changer la valeur de
deur sert à positionner les deux cur- on passe sur le menu de la figure 11 la ligne SPAN, appuyez sur les
seurs des marqueurs et à modifier et cette fonction se transforme auto- touches F1 et 1, puis sur "+" et "–"
les valeurs de SPAN et du CENTER, matiquement en MAIN. En appuyant à ou tournez le bouton de l'encodeur,
une fois positionnés sur les lignes nouveau sur ENTER, on retourne sur le ou bien encore, tapez directement
correspondantes. menu de la figure 10. sur le clavier la valeur SPAN qui vous
intéresse.
ENTER – Cette touche sert à acti- MAIN – En positionnant le curseur sur
ver la fonction sélectionnée ou à cette ligne et en appuyant sur ENTER, SWP – Pour changer la valeur de la
confirmer la valeur de la fréquence on passe sur le menu de la figure 10 ligne SWP, appuyez sur les touches
sur la ligne >********. et cette fonction se transforme auto- F1 et 3, puis sur "+" et "–". Les
matiquement en MEM. temps de Sweep sont : 50, 100 et
FILTER VF – Cette touche active 200 millisecondes et 0,5, 1, 2 et 5
un filtre qui réduit le bruit sur le tracé En appuyant à nouveau sur ENTER, on secondes.
apparaissant en bas, en horizontal. retourne sur le menu de la figure 11.
Ce filtre passe-bas peut être réglé Touches "+" et "–" – Ces deux
sur 100, 10, 1 et 0,1 MHz. MAXHOLD – Cette touche mémorise touches servent à augmenter ou à
le niveau maximum du signal et le cor- réduire les valeurs qui apparaissent
LEVEL – Pour modifier la sensibi- rige automatiquement lorsque cette sur les lignes CENTER, SPAN, RBW
lité indiquée par la colonne de valeur est dépassée. et SWP.
gauche des dBm, appuyez sur les
touches F1 et 7, puis sur "+" et "–". STORE (mémoriser) – Pour mémo- Clavier numérique – Il ser t à
Pour obtenir 5 dB par carré, appuyez riser une courbe, allez sur cette ligne entrer la valeur d'une fréquence sur
sur les touches F1 et 9 et pour obte- et appuyez sur F2 et 2 (lire le texte). la ligne >******** qui sera trans-
nir 2 dB par carré, tournez le bou- férée sur la ligne CENTER seulement
ton de l'encodeur. PEAK scr – Pour positionner le signal après avoir appuyé sur la touche
avec l'amplitude la plus grande au ENTER.
Marker 1 – Pour activer la fonction centre de l'écran, appuyez sur les
du Marker 1, appuyez sur les touches F1 et 4. Tracking – Pour activer le tracking,
touches F2 et 0, puis ENTER. Pour appuyez sur les touches F2 et 3.
le désactiver, appuyez à nouveau sur RBW – Pour changer la valeur de la Pour le désactiver, appuyez sur les
ENTER. ligne SPAN, appuyez sur les touches touches F2 et 4. ◆

ELECTRONIQUE 74 magazine - n° 9
TECHNOLOGIE

Microcontrôleurs
PIC
7ème partie (2/2)

Le mois dernier, nous avons vu les premières instructions destinées


à faire tourner notre module d’essai à LED. Nous continuons par la
routine CALL et nous passons ensuite au jeu d’instruction des PIC.

Voyons qu’il est donc possible


d’écrire dans un pro-
comment gramme assembleur. Ce
fonctionne jeu varie entre les micro-
la routine CALL contrôleurs de la série
16CXX (ou 16F84) et ceux
Lors de la phase d’initialisation, de la série 17CXX. Etant
une certaine valeur (dans notre cas donné que nous utilisons
50h) est chargée dans les mémoires comme exemple le PIC
COUNT_1 et COUNT_2. Après quoi, 16F84, nous ferons réfé-
lorsque la routine est sollicitée, le rence, pour l’instant, au jeu
microcontrôleur exécute une boucle dans de la série 16C (ou 16F), en laissant
lequel ces deux compteurs sont décrémentés de côté l’analyse détaillée de la série
à chaque cycle. C’est seulement lorsque ceux- 17C, qui n’est autre que l’élargisse-
ci seront mis à zéro que la routine s’arrêtera, ment des instructions de la série 16C
et que le programme, à travers l’instruction RETURN, revien- (ou 16F).
dra à son programme normal, là où il avait été interrompu.
Etant donné que les deux cycles relatifs à la décrémenta- Le jeu d’instructions du 16F84 est constitué de 35 ins-
tion de COUNT_1 et COUNT_2 sont “imbriqués” entre eux, tructions qui peuvent être regroupées ainsi : instructions
en fait le microcontrôleur doit exécuter un total de cycles littérales et de contrôle, instructions “byte (octet) orien-
égal au produit des deux : 50 hexadécimal étant égal au ted”, instructions “bit oriented”.
décimal 80, on obtient donc que le microcontrôleur exécute
un total de 6 400 boucles (80 x 80) avant de revenir au pro- Voyons maintenant en détail la signification de ces trois
gramme principal. Même si cela peut sembler un nombre groupes et les instructions qu’ils contiennent.
très grand, il convient de se rappeler que le microcontrôleur
est capable d’exécuter une instruction en un temps de l’ordre
de la microseconde. Instructions
littérales et de contrôle
Maintenant que nous avons vu dans ses grandes lignes
comment structurer un programme en assembleur, et com- Ce sont 13 instructions qui permettent d’exécuter des
ment le représenter à l’aide d’un organigramme, nous allons opérations en utilisant des constantes et des étiquettes,
analyser le jeu d’instructions des PIC. par exemple, pour charger une valeur numérique dans le
registre W.

Le jeu ADDLW k
d’instructions des PIC Cette instruction additionne le contenu du registre de tra-
vail W et k et met le résultat de l’opération en W. k peut
Le jeu d’instructions représente l’ensemble des instruc- être un nombre ou bien une étiquette. Elle est effectuée en
tions que le microcontrôleur est en mesure d’exécuter et un cycle machine. Mettons, par exemple, que l’on ait W qui

ELECTRONIQUE 75 magazine - n° 9
TECHNOLOGIE

contiennent le nombre 20. En exécu- A première vue, cette instruction pour- SLEEP
tant l’instruction “ADDLW 10”, on rait sembler similaire à l’instruction Met le processeur en mode SLEEP, en
obtiendra que le registre W contienne CALL, mais il y a une différence essen- fermant l’oscillateur et en bloquant
le nombre 30. Imaginons maintenant tielle : l’instruction CALL prévoit tou- ainsi le déroulement du programme.
que l’on ait écrit la directive suivante : jours, à travers l’instruction RETURN, Comme nous l’avons déjà vu, pour sor-
le retour au point où le programme a tir de cette situation, il faut un signal
COUNT EQU 05 été abandonné. Dans l’exemple de du “watchdog” ou une interruption
ADDLW COUNT notre programme, la routine DELAY ser- extérieure. Elle dure un cycle machine.
vait seulement à introduire un certain
Dans la première ligne, comme nous retard, mais une fois son but atteint, SUBLW k
l’avons vu, on associe à l’étiquette le programme devait continuer dans Cette instruction exécute la soustrac-
COUNT le nombre 05. Dans la son cycle d’alternance d’allumage et tion entre le registre W et k, et met le
deuxième ligne, le résultat obtenu sera d’extinction. Par contre, l’instruction résultat en W. Elle dure un cycle
que l’on trouvera en W la somme de GOTO prévoit un abandon complet machine.
la valeur que W avait précédemment sans retour. Elle est normalement uti-
et le nombre 05. lisée avec d’autres instructions pour XORLW k
effectuer ce que l’on appelle les sauts Cette instruction exécute une opéra-
ANDLW k conditionnels. En réalité, il faut par- tion de OU exclusif (EXOR) entre le
Cette instruction exécute une opéra- fois faire exécuter des opérations dif- registre W et k. Elle met le résultat en
tion de ET logique entre le contenu de férentes selon qu’un événement se W. Elle nécessite un cycle machine.
W et k, et met le résultat en W. Elle vérifie ou non. Toujours en nous réfé-
est effectuée en un cycle machine. rant à l’exemple précédent, dans la
routine DELAY on doit décrémenter des Instructions
CALL k registres pour obtenir le retard. Quand “byte oriented”
Cette instruction sert à aller exécuter cette décrémentation a complètement
une sous-routine et s’effectue en deux mis les registres à zéro, il faut donc Ce sont 18 instructions qui permet-
cycles machine. Si nous faisons réfé- revenir au programme. Il faut, par tent d’agir avec les octets des registres
rence à l’exemple du programme pour conséquent, faire suivre deux “che- “file” : ceux d’utilisation spéciale et
allumer les deux LED, on y trouve une mins” différents au programme selon ceux d’utilisation générale.
sous-routine qui commence à l’éti- que la décrémentation a produit ou
quette DELAY. Ainsi, quand l’instruc- non un résultat égal à zéro. ADDWF f,d
tion “CALL DELAY” est exécutée le Cette instruction permet d’additionner
microcontrôleur charge dans le “pro- IORLW k le contenu du registre W avec un
gram counter” (le compteur des posi- Cette instruction réalise une opération registre identifié par son adresse f. Le
tions de mémoire) l’adresse du “label” de OU logique entre le registre W et k résultat sera mis en W ou dans le
DELAY, faisant ainsi continuer le pro- et met, comme toujours, le résultat registre f, selon la valeur de d, qui peut
gramme à partir de l’étiquette DELAY. dans W. Il lui faut un cycle machine. être ou 1 ou 0. Si d vaut 0, le résultat
A la fin de chaque sous-routine, il est sera mis dans le registre W, s’il vaut
nécessaire d’introduire une instruction MOVLW k 1, il sera mis dans le registre f. Si d
RETURN pour faire revenir le pro- Cette instruction charge la valeur de est omis, la valeur que l’on utilisera
gramme au point où il avait été aban- k dans le registre W. La valeur précé- sera 1 et donc le registre utilisé
donné. dente de W est donc évidemment per- comme destination du résultat sera f
due. L’instruction est effectuée en un (un cycle machine). Mettons par
CLRWDT cycle machine. Ainsi, par exemple, exemple que l’on veuille ajouter au
Cette instruction, sert à mettre à zéro l’instruction “MOVLW 14” charge dans registre d’adresse 0C, qui est un des
le “watchdog”, de telle sorte qu’il ne le registre W le nombre 14. Le contenu registres d’utilisation générale, le
puisse pas effectuer un reset du micro- précédent de W est perdu. nombre 10 et mettre le résultat dans
contrôleur. Elle nécessite un cycle ce même registre. La séquence d’ins-
machine. RETFIE tructions à écrire sera :
Sert à effectuer le retour depuis une
GOTO k interruption. Il faut deux cycles MOVLW 10 ;cette instruction
Cette instruction, en deux cycles machine. Nous parlerons de cette ins- ;met le nombre 10
machine, ser t à faire avancer le pro- truction lorsque nous analyserons en ;dans le registre W
ADDWF 0C,1 ;cette instruction
gramme jusqu’à un point différent. Si, détail le mode de gestion via software ;additionne le contenu
par exemple, on écrit l’instruction sui- des interruptions. ;du registre d’adresse
vante : ;0C avec le registre W
RETLW k ;et met le résultat
...... Cette instruction ressemble beaucoup ;dans le registre
GOTO SALTO à RETURN, et sert donc à fermer une ;d’adresse 0C.
...... sous-routine et à revenir au programme
au point où il avait été abandonné. De ANDWF f,d
SALTO ......
...... plus, cette instruction charge la valeur Cette instruction exécute une opéra-
de k dans le registre W. Il faut deux tion de ET entre le registre W et le
cycles machine. registre d’adresse f. Comme ci-des-
Arrivée à l’instruction GOTO, l’adresse
de l’étiquette SALTO est chargée dans sus, si d vaut 1, le résultat est mis
le “program counter”, ce qui force le RETURN dans ce registre, si d vaut 0, le résul-
programme à continuer depuis ce Sert justement pour fermer une sous- tat est mis dans le registre W (un cycle
point. routine. Il faut deux cycles machine. machine).

ELECTRONIQUE 76 magazine - n° 9
TECHNOLOGIE

CLRF f DECF et DECFSZ, à la différence près valeur précédente de la “Carry” (nous


Cette instruction sert à mettre à zéro qu’au lieu d’être décrémenté, le vous rappelons que la “Carry” est un
le contenu du registre d’adresse f (un registre f est incrémenté d’une unité des bits du registre STATUS, qui est
cycle machine). (de un à deux cycles machine). mis à 1 lorsqu’il se produit un report).
La signification de d est la même que
CLRW IORWF f,d pour les autres instructions (un cycle
Cette instruction met à zéro le contenu XORWF f,d machine).
du registre W (un cycle machine) Les deux instructions IORWF et XORWF
effectuent respectivement l’opération Admettons, par exemple, que le
COMF f,d de OU logique entre le registre W et le registre COUNT contienne le nombre
L’instruction COMF ser t à ef fectuer registre d’adresse f (IORWF) et l’opé- 11100110 et que la “Carry” contienne
l’opération de complément, c’est-à-dire ration de OU exclusif entre les mêmes 0.
que les 0 sont remplacés par des 1 et opérandes (XORWF). Il faut deux cycles
vice-versa. Par exemple, le complément machine. Si nous suivons l’instruction “RLF
du nombre binaire 00101011 est COUNT”, le registre COUNT contien-
11010100. Bien sûr, cette opération MOVF f,d dra le nombre binaire 11001100,
est exécutée sur le registre d’adresse Cette instruction permet de déplacer ayant été tourné d’un bit à gauche, la
f, et le résultat sera mis dans ce le contenu du registre de valeur f sur “Carr y”, après l’instruction, contien-
registre ou dans le registre W selon la lui-même ou bien sur le registre W, dra 1 puisque le bit à l’extrême gauche
valeur de d, comme pour les instruc- selon la valeur de d. Même, si à pre- est mis dans la “Carr y”. Le bit à l’ex-
tions précédentes (un cycle machine). mière vue, la copie d’un “file” sur lui- trême droite contient, par contre, 0,
même peut sembler une opération c’est-à-dire la valeur que la “Carr y”
DECF f,d inutile, il faut rappeler que cette opé- avait avant l’exécution de l’instruction.
Cette instruction ser t à décrémenter ration va modifier le bit de zéro du L’instruction “RRF COUNT”, par tant
le contenu du registre d’adresse f (un registre d’état, qui peut donc être testé de la même situation que précédem-
cycle machine). pour vérifier le contenu du “file” (un ment, verra, par contre, le registre
cycle machine). COUNT contenir le nombre binaire
DECFSZ f,d 01110011, alors que la “Carr y” sera
Cette instruction exécute la même opé- MOVWF f mise à 0.
ration que la DEFC mais si l’opération Cette instruction ser t à transférer le
de décrémentation a donné pour résul- contenu du registre W dans le registre SUBWF f,d
tat 0, alors, l’instruction qui suit immé- d’adresse f (un cycle machine). Cette instruction exécute la soustrac-
diatement n’est pas exécutée (en effet, tion entre le registre W et le registre
SZ veut dire “Skip of Zero”, c’est-à- NOP d’adresse f, puis met le résultat en f
dire “éviter si le résultat est 0”). Cette Cette instruction n’exécute aucun type ou en W selon la valeur de d (un cycle
instruction est normalement utilisée d’opération. On l’utilise habituellement machine).
conjointement avec les instructions pour introduire des retards (un cycle
GOTO (de un à deux cycles machine). machine). SWAPF f,d
Reprenons le programme de l’exemple L’instruction SWAPF ser t à échanger
et voyons les premières instructions RLF f,d entre eux les quatre bits de poids fort
de la routine DELAY : RRF f,d avec les quatre bits de poids faible
Les deux instructions de “Rotate Left d’un registre d’adresse f (un cycle
DELAY DECFSZ COUNT_1,1 through Carry” (RLF) et “Rotate Right machine). Si, par exemple, le registre
GOTO DELAY through Carry” (RRF) exécutent la rota- COUNT contient le nombre binaire
tion des registres d’adresse f à gauche 01101010, en exécutant l’instruction
La première instruction DECFSZ (voir figure 4a) “SWAPF COUNT,1” nous obtiendrons
COUNT_1,1 décrémente le registre que le registre COUNT contienne le
d’adresse COUNT_1 qui avait été défini nombre binaire 10100110.
par un EQU comme registre d’adresse
0C. C registre f
Instructions
Si cette opération de décrémentation “bit oriented”
n’a pas porté à 0 le contenu du registre
Figure 4a : Rotation à gauche.
COUNT_1, l’instruction suivante sera Ce sont quatre instructions qui per-
exécutée normalement. Il s’agit de mettent d’aller modifier ou tester la
GOTO DELAY qui, comme nous l’avons ou à droite (voir figure 4b), valeur d’un bit d’un registre.
vu, reporte le programme à l’étiquette
DELAY. Cependant, quand COUNT_1 BCF f,b
atteint la valeur 0, l’instruction suivante Avec cette instruction vous pouvez
est sautée, et donc le programme peut C registre f mettre à zéro (Clear) un bit d’un
continuer à l’instruction qui suit immé- registre. L’adresse du registre se
diatement le GOTO DELAY, sortant ainsi trouve, comme d’habitude, en f, alors
de la boucle. que b, qui peut prendre une valeur
Figure 4b : Rotation à droite. entre 0 et 7, représente le bit à mettre
INCF f,d à zéro (un cycle machine). Admettons,
INCFSZ f,d en mettant le bit qui “sort” du registre par exemple, que le registre COUNT
Ces deux instructions se comportent dans la “Carry” et en plaçant, dans le contienne le nombre binaire
exactement comme les instructions bit resté pour ainsi dire “libre”, la 01110101.

ELECTRONIQUE 77 magazine - n° 9
TECHNOLOGIE

L’instruction “BCF COUNT,5” fera suit (BTFSC veut dire “Bit Test File, Skip OPTION qui, comme nous l’avons vu,
qu’après l’exécution le registre COUNT if Clear”, c’est-à-dire “tester le bit du est un registre spécial pour la confi-
vaudra 01010101, étant donné qu’elle registre et s’il est égal à 0, sauter l’ins- guration du timer et du prescaler (un
met à zéro le bit D5 qui représente le truction suivante”). cycle machine).
sixième bit en par tant de la droite,
c’est-à-dire le bit le moins significatif. L’instruction BTFSS fonctionne de la TRISf
même façon, sauf que l’instruction qui L’instruction TRIS sert à transférer le
BSF f,b suit immédiatement est sautée si la contenu du registre W dans un des
Cette instruction fonctionne exacte- valeur du bit est 1 (un ou deux cycles registres TRIS qui, nous vous le rap-
ment comme la précédente, mais au machine). pelons, sont des registres qui per-
lieu de mettre le bit à 0, elle le met à mettent de configurer les por ts du
1 (Set). Elle a besoin d’un cycle microcontrôleur en entrée ou sortie. f
machine. Avec la même valeur de Instructions spéciales ne peut prendre que les valeurs 5, 6
COUNT, c’est-à-dire 01110101, après ou 7, pour accéder aux trois registres
l’instruction “BSF COUNT,3”, le registre Outre les instructions que nous avons des por ts A, B et C dans le cas où
COUNT vaudra 01111101. vues jusqu’à présent, il existe deux ceux-ci sont tous les trois présents (un
instructions qui sont spécifiques à cer- cycle machine). Dans l’exemple de
BTFSC f,b tains PIC de la série 16. Si vous dési- notre programme, parmi les instruc-
BTFSS f,b rez écrire un programme qui soit com- tions d’initialisation, on trouvait ces
Ces deux instructions sont particuliè- patible avec d’éventuels autres deux instructions :
rement importantes, puisqu’elles per- microcontrôleurs de la famille, nous
mettent, après avoir testé la valeur vous conseillons de ne pas utiliser ces MOVLW 00 ;Mets en W le nombre 0
d’un bit, identifié par b, dans le registre instructions. Si, toutefois, vous écri- TRIS PORT_B ;Le port B est configuré
d’adresse f et en fonction de la valeur vez le code qui sera utilisé toujours et ;en sortie
de celui-ci, d’exécuter ou non l’ins- seulement sur un microcontrôleur spé-
truction suivante. cifique (par exemple le 16F84), vous Ces instructions sont utilisées pour ini-
pourrez utiliser normalement ces deux tialiser le port B du microcontrôleur en
En particulier, avec l’instruction BTFSC, instructions. Etudions-les. sortie (nous vous rappelons, en effet,
si la valeur du bit est 1, l’instruction sui- qu’un 0 dans le registre configure le
vante sera normalement exécutée alors OPTION bit correspondant du por t en sor tie
que s’il est à 0, l’instruction suivante Cette instruction ser t à transférer le alors qu’un 1 le configure en entrée).
sera sautée, pour exécuter celle qui la contenu du registre W dans le registre ◆ R. N.

ELECTRONIQUE 78 magazine - n° 9
LE COURS

9

N
ÇO

Apprendre
LE

l’électronique
en partant de zéro
Le physicien allemand Georg Simon
Ohm (1789-1854), Directeur de l'Ecole Dans cette leçon, nous énumérons toutes les formules de la Loi d'Ohm,
Polytechnique de Nuremberg, décou- très utiles pour résoudre les problèmes qui se présentent tous les
vrit, pendant ses travaux que : jours à l'électronicien.

"L'intensité d'un courant qui parcourt Même si nombre d'entre-vous connaissent l'existence de cette loi,
un circuit est directement proportion- rares sont ceux qui savent l'appliquer correctement car dans les textes
nelle à la force électromotrice et inver- on ne trouve en général que la formule de base, sans son indispen-
sement proportionnelle à la résistance sable cortège d'exemples pratiques. C'est pour cette raison que les
du conducteur." débutants se trouvent souvent en difficulté, surtout si les valeurs
qu'ils ont à prendre en compte sont des multiples ou sous-multiples
En d'autres termes, la Loi d'Ohm dit de volts, d'ampères ou de watts.
que : dans un conducteur, le courant Les tableaux préparés pour cette leçon indiquent les formules de la
augmente avec l'augmentation de la Loi d'Ohm avec multiples et sous-multiples. En outre, vous trouverez
tension et diminue avec l'augmenta- beaucoup d'exemples qui vous aideront à comprendre comment faire
tion de la valeur de la résistance du pour résoudre différents problèmes.
conducteur.
Après la Loi d'Ohm, suivra un chapitre consacré à la réactance, grâce
Les formules qui en découlent sont auquel vous découvrirez qu'une capacité et une inductance, lors-
donc indispensables pour résoudre de qu'elles sont traversées par une tension alternative, se comportent
nombreux problèmes dans le domaine comme des résistances dont la valeur ohmique varie en fonction de
de l'électronique. la fréquence.

En effet, une fois établis les rapports Vous aurez, là aussi, de nombreux exemples qui vous permettront
liant volt, ampère, ohm et watt, il suf- de comprendre où et comment exploiter cette caractéristique pour
fit de connaître seulement deux gran- en tirer des avantages pratiques.
deurs pour calculer l'inconnue.

Dans les tableaux de cette leçon, vous différents exemples de calcul qui vous blèmes que l'on rencontre dans le
trouverez toutes les formules ainsi que permettront de résoudre tous les pro- domaine pratique.

La Loi d'Ohm par l'exemple

volt volt = ampère x ohm


volt = milliampère x kilohm
volt = (milliampère x ohm) : 1 000

volt = watt x ohm


volt = (milliwatt x ohm) : 1 000
volt = milliwatt x kilohm

volt = watt : ampère


volt = (watt : milliampère) x 1 000
volt = milliwatt : milliampère

ELECTRONIQUE 80 magazine - n° 9
LE COURS

Figure 247 : Comment calculer la 20 V


tension se trouvant aux bornes 10
20 30
40

d'une résistance en connaissant


50
0

VOLT
le courant qui la traverse.
Solution : pour trouver cette valeur,
0,5 A il faut utiliser cette formule :
2 3 4
1
5

volt = ampère x ohm


0

Sachant que dans une résistance AMPÈRE


de 40 ohms passe un courant de RESISTANCE
0,5 ampère, on voudrait connaître 40 ohms On obtiendra donc une tension de :
la tension présente aux broches
de cette résistance. 40 x 0,5 = 20 volts

Figure 248 : Comment calculer la 0,6 A


chute de tension d'une résistance.
0
1
2 3
4
5
Donc, si la résistance de 3 ohms
AMPÈRE est parcourue par un courant de
3 ohms
Comment faire pour connaître la 0,6 ampère, on obtient :
chute de tension obtenue en reliant
en série une résistance de 3 ohms 3 x 0,6 = 1,8 volt
à une ampoule de 12 volts absor-
bant 0,6 ampère ? 0
10
20 30 40
50 L'ampoule, avec cette valeur de
VOLT résistance placée en série n'est
10,2 V
Solution : pour connaître la chute 12 volts plus alimentée avec 12 volts, mais
de tension, on utilise cette formule : avec une tension de seulement :

volt = ampère x ohm 12 – 1,8 = 10,2 volts

15,49 V ENCEINTE de 8 ohms


Figure 249 : Comment calculer la
tension efficace sur l'entrée d'une 0
10
20 30
40
50

enceinte acoustique. VOLT

Solution : pour connaître la valeur


de la tension efficace, on utilise
volt-AC
cette formule :

Comment faire pour connaître la volt = √ watt x ohm


tension ef ficace par venant aux
haut-parleurs lorsque l'on a un AMPLIFICATEUR 30 watts donc, dans le haut-parleur par-
amplificateur hi-fi d'une puissance viendront :
de 30 watts efficaces qui pilote
une enceinte de 8 ohms ? √ 30 x 8 = 15,49 volts efficaces

Figure 250 : Comment calculer la 10 mA


tension à appliquer à un milli- 4 6
8

ampèremètre.
2
10
0

mA
Solution : pour connaître la valeur
de cette tension, on utilise cette
formule :

Comment faire pour connaître la 1 500 volt = (mA x ohm) : 1 000


ohms
tension que l'on doit appliquer aux
bornes d'un milliampèremètre de En reliant en série sur l'instrument
10 mA, auquel on a relié en série de mesure une résistance de
une résistance de 1 500 ohms afin 1 500 ohms, l'aiguille ira à fond
de pouvoir le transformer en volt- Batterie d'échelle avec une tension de :
mètre, pour faire dévier son aiguille 15 V
à fond d'échelle ? (10 x 1 500) : 1 000 = 15 volts

ELECTRONIQUE 81 magazine - n° 9
LE COURS

Figure 251 : Comment calculer la


4,78 volts
tension présente dans un pont de
résistances. 470 ohms R1 0
10
20 30
40
50

VOLT
On pourra donc lire aux bornes de
15 volts
On relie une tension de 15 volts la résistance R2, une tension de
aux bornes de deux résistances : 4,78 volts.
220 ohms R2
R1 de 470 ohms et R2 de 220
ohms. La valeur de la tension présente
aux bornes des résistances R2 ou
Comment faire pour connaître la R1 peut également se calculer
tension présente aux bornes de grâce à cette formule simplifiée :
R2 ? ampère = volt : ohm
volt sur R2 = [volts alimentation :
Solution : pour connaître cette 15 : 690 = 0,02173 ampère (R1 + R2)] x R2
valeur, on doit tout d'abord faire la
somme des deux résistances : Nous pouvons alors enfin calculer la volt sur R1 = [volts alimentation :
chute de tension dans la résistance R2 (R1 + R2)] x R1
470 + 220 = 690 ohms de 220 ohms, grâce à la formule :
Les valeurs des résistances R1 et
Puis, calculer la valeur du courant volt = ampère x ohm R2 peuvent être insérées dans les
présent sur 690 ohms avec 15 volts, formules en ohms, kilohms ou
en utilisant la formule suivante : 0,02173 x 220 = 4,78 volts mégohms.

ampère ampère = volt : ohm


milliampère = volt : kilohm
milliampère = millivolt : ohm

ampère = watt : ohm


ampère = (watt : kilohm) : 1 000
milliampère = 1 000 x watt : ohm

ampère = watt : volt


ampère = (milliwatt : volt) : 1 000
milliampère = (watt : volt) x 1 000

Figure 252 : Comment faire pour connaître la valeur du Figure 253 : Comment 80 mA
courant absorbé par une résistance de 2,2 kilohms reliée calculer le courant
à une tension de 9 volts ? consommé par un relais
40 60
20 80
100

4 mA
0

en connais- mA Relais
0
2
4 6 8
10
sant la résis-
2 200 ohms mA. tance en ohms
de sa bobine. 12 volts

9 volts Comment faire pour connaître la valeur du courant absorbé


par un relais dont la bobine d'excitation a une résistance
ohmique de 150 ohms et que l'on alimente avec une ten-
sion de 12 volts ?
Solution : pour calculer la valeur du courant absorbé par
la résistance, on peut utiliser la formule suivante : Solution : pour calculer la consommation en ampères de
ce relais, on doit utiliser cette formule :
milliampère = volt : kilohm
ampère = volt : ohm 12 : 150 = 0,08 ampère
donc, cette résistance est parcourue par un courant de :
Le relais absorbe un courant de 0,08 ampère, ce qui cor-
9 : 2,2 = 4 milliampères respond à 80 milliampères.

ELECTRONIQUE 82 magazine - n° 9
LE COURS

Figure 254 : Comment calculer le 12 V 25 W


Solution : pour calculer la valeur du
courant consommé par une
ampoule, en connaissant sa 2,08 A courant absorbé par cette ampoule,
puissance en watts. 3
on utilise cette formule :
2 4
1
5
0

AMPÈRE
ampère = watt : volt

Comment faire pour savoir com- 25 : 12 = 2,08 ampères


bien d'ampères sont absorbés par 12 volts
une ampoule de 12 volts - 25 Cette ampoule absorbe donc 2,08
watts ? ampères.

Figure 255 : Comment calculer la 3 300 ohms 1/4 watt


valeur maximale du courant
pouvant parcourir une résistance. √ 0,25 : 3 300 = 0,0087
ampère
28,71 volts Pour savoir à combien de milliam-
8,7 mA pères cela correspond, il suffit de
Comment faire pour connaître la 0
2
4 6 8
10 multiplier les ampères par 1 000 :
valeur maximale du courant pou- mA

vant passer à travers une résis- 0,0087 x 1 000


tance de 3 300 ohms 1/4 de watt, = 8,7 milliampères
sans la griller ?
Si on voulait connaître la tension
Solution : pour calculer la valeur mais on doit avant tout savoir à quoi maximale pouvant être appliquée
maximale du courant que cette correspond 1/4 de watt : sur les broches de cette résis-
résistance peut suppor ter sans tance, il faudrait utiliser cette for-
être endommagée, on utilise cette 1 : 4 = 0,25 watt mule :
formule :
On peut à présent insérer 0,25 dans 0,0087 x 3 300
ampère = √ watt : ohm la formule : = 28,71 volts

Figure 256 : Comment calculer 1,93 A 8 ohms


l'intensité sur l'entrée d'une 1
2 3
4
Solution : pour connaître la valeur
enceinte acoustique.
5
0

AMPÈRE de ce courant, on peut utiliser cette


formule :

Comment faire pour connaître le ampère = √ watt : ohm


courant R.M.S. parvenant sur les
haut-parleurs d'une enceinte de 8 √ 30 : 8 = 1,93 ampère
ohms alimentée par un amplifica-
teur hi-fi de 30 watts R.M.S. ? AMPLI BF 30 watts Pour alimenter cette enceinte
acoustique, on doit utiliser un fil
(R.M.S. = Root Mean Square = conducteur capable de supporter
valeur efficace) un courant de 2 ampères.

COMPTEUR Solution : pour commencer, on


Figure 257 : Comment calculer la additionne les watts absorbés par
consommation sur le secteur 220
volts.
07893 le fer à repasser et par les deux
KWh
ampoules :

800 + 100 + 60
= 960 watts au total,
Comment faire pour connaître la
valeur du courant que nous préle- puis on calcule les ampères en uti-
vons de notre ligne 220 volts lors- lisant la formule :
qu'on branche un fer à repasser
de 800 watts plus une ampoule de ampère = watt : volt
100 watts et une autre de 60 FER AMPOULE AMPOULE
watts ? 800 watts 100 watts 60 watts 960 : 220 = 4,36 ampères

ELECTRONIQUE 83 magazine - n° 9
LE COURS

Figure 258 : Comment calculer la 180 : 1 000 = 0,18 ampère


capacité des piles rechargeables. 180 mA
on doit ensuite diviser 1,3 Ah par
200 300

CHARGE 0
100 400
50
0 0,18 ampère :
Comment faire pour savoir après 180 mA
mA

combien d'heures une pile de 12 1,3 : 0,18 = 7,22 heures


volts 1,3 Ah se décharge, si on
l'utilise pour alimenter un circuit Le nombre décimal 22 ne corres-
absorbant un courant d'une valeur pond pas aux minutes, mais aux
de 180 milliampères ? centièmes d'heure. Pour connaître
les minutes, on doit diviser 60
Solution : pour savoir en combien Batterie 12 V minutes par 100 puis multiplier le
d'heures se décharge cette pile, on 1,3 A/h résultat par 22 :
doit conver tir les 180 mA en
ampères, en les divisant par 1000 : (60 : 100) x 22 = 13 minutes

ohm ohm = volt : ampère


ohm = (volt : milliampère) x 1 000
ohm = (millivolt : ampère) : 1 000

ohm = watt : (ampère x ampère)


ohm = (mW : (ampère x ampère)) : 1 000
ohm = (watt : (mA x mA)) x 1 000 000

ohm = (volt x volt) : watt


ohm = ((volt x volt) : mW) x 1 000
ohm = ((mV x mV) : mW) : 1 000

0,12 A
Figure 259 : Comment calculer la 150 ohms 0,5 watt
valeur d'une résistance pour réduire
2 3 4
1
0 5

une tension. AMPÈRE

RELAIS 6 V
10
20 30
40
150 ohms 0,5 watt 10
20 30
40
50 50
0 0

VOLT VOLT
15 volts
Comment savoir quelle résistance relier
12 V 6V
en série à un relais de 6 volts pour pou-
voir abaisser la tension de 15 volts uti-
lisée pour l'alimenter sous 6 volts ?
connaissant le nombre d'ampères qui watt = volt x ampère
Solution : pour commencer, il faut cal- doivent s'écouler dans la bobine, on 9 x 0,12 = 1,08 watt
culer la valeur de tension à faire chu- peut calculer la valeur de la résistance
ter pour passer de 15 volts à 6 volts. pour obtenir une chute de 9 volts, en Etant donné que nous avons relié
utilisant la formule : deux résistances de 150 ohms en
15 – 6 = 9 volts, parallèle, elles devront pouvoir sup-
ohm = volt : ampère por ter chacune au moins la moitié
puis il faut mesurer la valeur ohmique 9 : 0,12 = 75 ohms de la puissance, comme nous le
de la bobine du relais et, en admet- démontre également cette for-
tant que le résultat obtenu est 50 Etant donné que 75 ohms ne corres- mule :
ohms, il faut calculer la valeur du cou- pondent pas à une valeur standard, on
rant absorbé, en utilisant la formule : peut relier en parallèle deux résistances watt = (volt x volt) : ohm
de 150 ohms, comme nous l'avons déjà (9 x 9) : 150 = 0,54 watt
ampère = volt : ohm vu dans la leçon numéro 2.
Deux résistances de 150 ohms
on saura ainsi qu'il absorbe : Pour connaître la puissance en watt d'une puissance de 0,5 watt, c’est-
que devra avoir cette résistance, on uti- à-dire de 1/2 watt, sont donc néces-
6 : 50 = 0,12 ampère, lise la formule suivante : saires.

ELECTRONIQUE 84 magazine - n° 9
LE COURS

Figure 260 : Comment calculer


la valeur de R2 dans un pont
pour connaître la tension à ses
bornes.
10 V
10 000 ohms R1 10
20 30
40
50
0

VOLT

30 Vcc
On veut réaliser un pont de résis- on obtiendra donc :
tances en mesure d'abaisser une R2
5 000 ohms VR2
tension de 30 volts à 10 volts seu- 10 000 : (30 – 10)] x 10
lement. Comment faire pour = 5 000 ohms
connaître la valeur de la résistance
de R2, sachant que celle de la résis- Etant donné que 5 000 ohms ne
tance R1 est de 10 000 ohms ? correspondent pas à une valeur
standard, on peut relier en paral-
Solution : pour calculer la valeur ohm R2 = lèle deux résistances de 10 000
ohmique de la résistance R2, on [R1 : (Vcc – volt sur R2)] ohms, et obtenir ainsi 5 000
peut utiliser cette formule : x volt sur R2 ohms.

Figure 261 : Comment calculer la


valeur d'une résistance, en 3V
connaissant la chute de tension à
ses bornes. connaître sa valeur ohmique
20 30
10 40
50
0

VOLT exacte ?

0,5 A Solution : pour connaître la valeur


Ayant relié en série une résistance 1
2 3
4
de la résistance reliée en série, on
5

d'une valeur inconnue à un circuit


0

peut utiliser la formule :


AMPÈRE
6 ohms
absorbant un courant de 0,5
ampère et étant donné que l'on ohm = volt : ampère
trouve sur ses bornes une tension
de 3 volts, comment faire pour 3 : 0,5 = 6 ohms

Figure 262 : Comment transformer


un milliampèremètre en voltmètre.

0,4 0,6 0,8 0,4 0,6 0,8


0,2 0,2
1 1
0 0

1 mA mA 1 mA mA
TRIMMER

10 000
50 volts 50 volts ohms

50 000 ohms 47 000 ohms

Solution : pour calculer la valeur de quer en série sera toujours infé-


cette résistance, on peut utiliser la for- rieure aux 50 000 ohms calculés.
mule suivante :
Pour amener l'aiguille à fond
Disposant d'un instrument de ohm = (volt : mA) x 1 000 d'échelle avec une tension de 50
mesure de 1 milliampère à fond volts, il est conseillé de choisir une
d'échelle, comment faire pour le (50 : 1) x 1 000 valeur standard inférieure à 50 000
transformer en un voltmètre per- = 50 000 ohms ohms, par exemple 47 000 ohms
mettant de lire une tension maxi- et, ensuite, de relier en série à
male de 50 volts à fond d'échelle Etant donné que dans ce calcul on ne cette résistance un trimmer de
10 000 ? Quelle résistance faut-il tient pas compte de la résistance 10 000 ohms qui ser vira au cali-
lui relier en série ? interne de l'instrument, la valeur à appli- brage du fond d'échelle.

ELECTRONIQUE 85 magazine - n° 9
LE COURS

watt watt = volt x ampère


watt = (volt x milliampère) : 1 000
watt = (millivolt x ampère) : 1 000

watt = (ampère x ampère) x ohm


watt = ((ampère x ampère) x kilohm ) : 1 000
watt = (mA x mA) x kilohm x 1 000

watt = (volt x volt) : ohm


watt = ((volt x volt) : kilohm) : 1 000
watt = ((mV x mV) : ohm) : 1 000 000

Figure 263 : Comment calculer la


2 3
1 4
5
0

puissance d'une résistance en AMPÈRES Solution : pour calculer la puis-


connaissant le courant qui la C sance en watts de cette résistance,
parcourt. B il faut utiliser cette formule :
2A
On veut relier une résistance de watt =
E
1,5 ohm sur l'émetteur d'un tran- (ampère x ampère) x ohm
sistor qui absorbe un courant de 2 1,5 ohm 6 watts
ampères. Comment faire pour On obtient donc :
connaître la puissance en watts de
cette résistance ? (2 x 2) x 1,5 = 6 watts

Figure 264 : Comment calculer la


puissance d'un amplificateur,
connaissant volts et ampères.

1,8 A
2 3

0
1 4
5
10,63 V
ALIMENTATION 30 V AMPÈRE
AMPLIFICATEUR EFFICACES

Ayant un amplificateur hi-fi alimenté tude ne pourra jamais dépasser la 10,63 x 1,8
avec une tension de 30 volts et valeur de la tension d'alimentation de = 19,13 watts maximaux
absorbant, à la puissance maximale, 30 volts, pour obtenir les volts efficaces,
un courant de 1,8 ampère, comment on doit diviser cette valeur par 2,82 : Ne connaissant pas le rendement
faire pour savoir combien de watts de notre amplificateur, il est pré-
sonores on peut en obtenir ? 30 : 2,82 = 10,63 volts efficaces férable de multiplier ces watts par
le coefficient de pondération 0,75.
Solution : étant donné que dans On peut donc multiplier les 10,63 volts Ainsi, la puissance maximale que
l'enceinte entre un signal de basse par les ampères, et ainsi obtenir les l'on obtiendra ne dépassera jamais
fréquence alternatif, dont l'ampli- watts sonores : les 14,34 watts effectifs.

Quand une inductance et un conden- à les traverser. Cette résistance n'a influencée par la fréquence, est appe-
sateur sont soumis à une tension pas une valeur ohmique fixe, on ne lée réactance et est indiquée par les
alternative, ils se comportent comme peut donc pas la mesurer avec un sigles :
une résistance et donc, plus leur multimètre ordinaire car sa valeur
valeur ohmique est importante, plus varie selon les variations de la fré- XL si la réactance est inductive
la tension rencontre des dif ficultés quence. Cette valeur ohmique, XC si la réactance est capacitive

ELECTRONIQUE 86 magazine - n° 9
LE COURS

Une inductance (voir les figures 265 - une impor tante valeur XL si la - une impor tante valeur XC si la
et 266) présente : fréquence est importante. fréquence est faible,
- une faible valeur XL si la fréquence Un condensateur (voir les figures 268 - une faible valeur XC si la fréquence
est faible, et 269) présente : est importante.

La réactance de la capacité et de l'inductance

L L

Figure 265 : En appliquant un signal alternatif basse Figure 266 : En appliquant un signal alternatif haute fréquence
fréquence sur l'entrée d'une inductance, on retrouvera, sur sur l'entrée d'une inductance, on retrouvera, sur sa sortie,
sa sortie, un signal de même amplitude car, pour ces un signal très atténué car, pour ces fréquences, l'inductance
fréquences, l'inductance présente une faible résistance XL. présente une résistance XL très importante.

FORMULES
valeur XL d'une INDUCTANCE
pour convertir
XL (ohm) = 6,28 x Hz x Henry
une valeur d’inductance :
XL (ohm) = 6,28 x KHz x milliHenry
XL (ohm) = 6,28 x MHz x microHenry L
XL (ohm) = 0,00628 x Hz x milliHenry
henry x 1 000 = millihenry
XL (ohm) = 0,00628 x KHz x microHenry
microhenry : 1 000 = millihenry

millihenry x 1 000 = microhenry


Figure 267 : Formules à utiliser pour calculer la valeur XL d'une inductance.

C C

Figure 268 : En appliquant un signal alternatif basse Figure 269 : En appliquant un signal alternatif haute fréquence
fréquence sur l'entrée d'un condensateur, on retrouvera, sur sur l'entrée d'un condensateur, on retrouvera, sur sa sortie,
sa sortie, un signal très atténué car, pour ces fréquences, un signal de même amplitude car, pour ces fréquences, la
la capacité présente une résistance XC très importante. capacité présente une faible résistance XC.

Calculer XL et XC
valeur XC d'un CONDENSATEUR
en fonction
de la fréquence
XC (ohm) = 159 000 : (Hz x microFarad)
XC (ohm) = 159 000 : (KHz x nanoFarad) Exemple : quelle est la valeur ohmique
XC (ohm) = 159 000 : (MHz x picoFarad)
C XL d'une inductance de 100 microhen-
XC (ohm) = 159 : (KHz x microFarad)
rys traversée par un signal basse fré-
XC (ohm) = 159 : (MHz x nanoFarad)
quence de 4 kHz, ou bien par un signal
haute fréquence de 20 mégahertz ?

Figure 270 : Formules à utiliser pour calculer la valeur XC d'un condensateur. Solution : pour calculer la valeur
ohmique XL, pour une fréquence de
4 kHz, on utilise la formule suivante :
FORMULES FORMULES
pour convertir une valeur de capacité : pour convertir une valeur de fréquence : XL ohm =
0,00628 x kHz x microhenry
hertz : 1 000 = kilohertz
picofarad : 1 000 = nanofarad hertz : 1 000 000 = mégahertz
picofarad : 1 000 000 = microfarad NON LES FORMULES NE SONT PAS FAUSSES !
kilohertz x 1 000 = hertz
nanofarad : 1 000 = microfarad En effet, si vous divisez 1000 Hz par
kilohertz : 1 000 = mégahertz
nanofarad x 1 000 = picofarad 1000, vous obtenez bien 1 kHz ! Ceci
mégahertz x 1 000 = kilohertz s’applique également pour les ohms,
microfarad x 1 000 = nanofarad mégahertz x 1 000 000 = hertz les henrys, les picofarads, etc.

ELECTRONIQUE 87 magazine - n° 9
LE COURS

On aura donc, pour une fréquence de 159 000 : (4 x 2,2) condensateur car il laissera passer
4 kHz, une valeur XL de : = 18 068 ohms toutes les fréquences audio, mais pas
les tensions continues présentes sur
0,00628 x 4 x 100 Donc, une capacité de 2,2 nanofarads la base ou sur le collecteur (voir les
= 2,51 ohms se compor te, pour une fréquence de figures 271 et 272).
4 kHz, comme s'il s'agissait d'une
Pour calculer la valeur ohmique XL, pour résistance de 18 068 ohms. Etant donné que nous savons que les
une fréquence de 20 mégahertz, on uti- fréquences audio sont des tensions
lise la formule : En présence d'une tension continue, alternatives pouvant aller d'un mini-
tous les condensateurs se comportent mum de 25 Hz (fréquences des notes
XL ohm = comme des isolateurs. graves), à un maximum de 20 000 Hz
6,28 x MHz x microhenry (fréquences des notes aiguës), pour
Pour calculer la valeur ohmique XC d'un éviter que ce condensateur n'affaiblisse
Donc, pour une fréquence de 20 MHz, condensateur de 2 200 picofarads pour considérablement le signal de BF, il
on aura une valeur XL de : une fréquence de 20 MHz, on utilise la faut choisir une valeur de capacité
formule : d'une faible valeur XC pour la plus
6,28 x 20 x 100 basse fréquence devant passer, c’est-
= 12 560 ohms XC ohm = à-dire les 25 Hz.
159 000 : (MHz x picofarad)
Comme vous pouvez le constater, pour En admettant que l'on utilise un
un signal basse fréquence de 4 kHz, Donc, pour une fréquence de 20 MHz, condensateur de 0,1 microfarad, il
la valeur ohmique de l'inductance de on obtient une valeur de : aura, pour la fréquence de 25 Hz, une
100 microhenr ys est de 2,51 ohms, valeur XC que nous pouvons calculer
tandis que si on applique sur cette 159 000 : (20 x 2 200) grâce à la formule :
même inductance un signal de haute = 3,61 ohms
fréquence de 20 mégaher tz, cette XC ohm =
valeur devient 12 560 ohms. Vous remarquerez que pour 4 kHz, on 159 000 : (Hz x microfarad)
obtient une valeur ohmique de 18 068
Exemple : calculer la valeur ohmique ohms, tandis que pour 20 MHz, on On obtiendra donc, pour la fréquence de
XC d'un condensateur de 2 200 pico- obtient seulement une valeur de 3,61 25 Hz (notes graves), une valeur XC de :
farads pour une fréquence de travail ohms.
de 4 kHz et de 20 mégahertz. 159 000 : (25 x 0,1)
Grâce à ces deux exemples, vous aurez = 63 600 ohms
Solution : pour calculer la valeur compris que les inductances présen-
ohmique XC d'un condensateur de tent une faible valeur XL pour les basses tandis que pour la fréquence des
2 200 picofarads, pour une fréquence fréquences et une valeur XL importante 20 000 Hz (notes aiguës), on obtien-
de 4 kHz, on utilise la formule sui- pour les fréquences élevées. dra une valeur XC de :
vante :
Les condensateurs, par contre, se com- 159 000 : (20 000 x 0,1)
XC ohm = portent de façon inverse, c’est-à-dire = 79,5 ohms
159 000 : (kHz x nanofarad) qu'ils présentent une importante valeur
XC pour les basses fréquences et une Comme vous pouvez le remarquer, les
Etant donné que dans cette formule la faible valeur XC pour les fréquences fréquences les plus basses considèrent
capacité doit être exprimée en nano- élevées. cette capacité de 0,1 microfarad comme
farads, on doit tout d'abord convertir s'il s'agissait d'une résistance de
les 2 200 picofarads en nanofarads en 63600 ohms, tandis que les fréquences
les divisant par 1 000 : Comment les plus hautes considèrent cette capa-
transférer un signal BF cité comme s'il s'agissait d'une résis-
2 200 : 1 000 tance de 79,5 ohms seulement.
= 2,2 nanofarads Pour transférer un signal BF d'une
source vers la base d'un transistor ou Il semble donc évident que les fré-
Une fois cette conversion effectuée, pour le transférer du collecteur d'un quences basses subiront une atté-
on peut insérer nos données dans la premier transistor vers la base d'un nuation plus impor tante que les fré-
formule pour obtenir : second, il est nécessaire d'utiliser un quences hautes.

1,5 V 6V
C 1,5 V C
B C B
B
E E

TR1 E
1,5 V TR2
TR1

Figure 271 : Si on ne place pas un condensateur entre la Figure 272 : Pour éviter que la tension présente sur le
base du transistor et le microphone, la tension présente sur collecteur du premier transistor ne se retrouve sur la base
la base sera court-circuitée vers la masse. du second, on doit insérer un condensateur.

ELECTRONIQUE 88 magazine - n° 9
LE COURS

25 Hz 25 Hz

0,1 mF 4,7 mF C
C
B B

E E
R1 R1
XC XC
63 600 ohms 1 353 ohms

Figure 273 : Si on place un condensateur de 0,1 microfarad Figure 274 : Si on remplace le condensateur de 0,1 microfarad
sur l'entrée d'un transistor, pour une fréquence de 25 Hz, il par un condensateur d'une capacité de 4,7 microfarads, il
présentera une valeur XC de 63 600 ohms. présentera une valeur XC de 1 353 ohms seulement.

Pour éviter que les fréquences les plus Si la valeur de la résistance R1 est de sentera, pour cette fréquence, une
basses ne subissent une atténuation 10 000 ohms, on peut alors choisir un faible réactance.
trop importante, il suffit de choisir une condensateur d'une valeur XC inférieure
valeur de capacité permettant d'ob- pour une fréquence de 25 Hz : En effet, si l'on calcule sa valeur XC
tenir, avec une fréquence de 25 Hz, pour une fréquence de 12 MHz, en uti-
une valeur XC d'au moins 10 fois infé- 10 000 : 10 lisant la formule :
rieure à la valeur de la résistance R1, = 1 000 ohms
reliée entre la base et la masse du XC ohm =
transistor. Pour connaître la valeur en microfarads 159 000 : (MHz x picofarad)
de la capacité à utiliser pour ce cou-
Si la valeur de la résistance R1 était plage, on peut encore utiliser cette On obtient seulement une valeur de :
de 47 000 ohms (voir figure 275), on même formule :
devrait alors choisir un condensateur 159 000 : (12 x 100)
d'une valeur XC inférieure pour une fré- microfarad = = 132,5 ohms
quence de 25 Hz : 159 000 : (25 x 1 000) = 6,3
On trouvera donc toujours dans les
47 000 : 10 = 4 700 ohms Etant donné que cette valeur n'est pas étages amplificateurs haute fréquence,
standard, on pourra utiliser une capa- des condensateurs de couplage avec
Pour connaître la valeur en microfa- cité supérieure, par exemple 10 micro- des capacités rarement supérieures à
rads de la capacité à utiliser pour ce farads. 100 picofarads.
couplage, on peut utiliser cette for-
mule :
Comment Comment
microfarad = transférer éliminer le signal HF
159 000 : (25 x 4 700) = 1,3 un signal HF d'un signal redressé
Etant donné que 1,3 microfarad n'est Pour transférer les signaux haute fré- Un signal haute fréquence modulé en
pas une valeur standard, on pourra uti- quence, qui commencent à environ AM et capté par un récepteur, a tou-
liser une capacité supérieure, par 0,5 MHz et atteignent jusqu'à jours le signal de basse fréquence
exemple 1,5 microfarad ou 2,2 micro- 1000 MHz, on peut utiliser des conden- superposé, à la fois sur les demi-ondes
farads. sateurs de faible capacité. positives et sur les demi-ondes néga-
tives (voir figure 277).
Si l'on remplaçait cette capacité par Si l'on veut transférer un signal de
un condensateur de 4,7 microfarads 12 MHz sur l'entrée d'un transistor Pour prélever la BF seulement de ce
(voir figure 274), on obtiendrait une amplificateur (voir figure 275), ayant signal modulé, on doit tout d'abord le
valeur XC de : une résistance de 47 000 reliée entre faire passer à travers une diode de
la base et la masse, on pourra tran- redressement afin d'obtenir sur sa sor-
159 000 : (25 x 4,7) quillement utiliser un condensateur de tie une seule demi-onde HF, avec la BF
= 1 353 ohms 100 picofarads car cette capacité pré- superposée (voir figure 278).

25 Hz 25 Hz

1,3 mF C
4,7 mF C
B B

E E
R1 R1
XC XC 10 000 ohms
47 000 ohms
4 700 ohms 1 000 ohms

Figure 275 : En fonction de la valeur ohmique de la résistance Figure 276 : Si la valeur de la résistance R1, reliée entre la base
R1, on devrait toujours choisir une capacité qui, à 25 Hz, et la masse, était de 10000 ohms, on devrait choisir une capacité
présenterait une valeur XC dix fois inférieure. qui présenterait une valeur XC inférieure à 1 000 ohms.

ELECTRONIQUE 89 magazine - n° 9
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des récepteurs AM complets, vous


remarquerez qu'après la diode de
redressement se trouve toujours ce
BF
condensateur relié à masse destiné
HF HF + BF à éliminer le signal de haute fré-
quence du signal redressé (voir figure
278).

Le signal basse fréquence, ne pouvant


Figure 277 : Dans tous les émetteurs modulés en AM (modulation d'amplitude), pas se décharger à masse en raison
le signal BF provenant d'un microphone, ou d'un magnétophone, se superpose au
de l'impor tance de la valeur XC du
signal haute fréquence. Ainsi, on retrouve sur les deux extrémités opposées du
signal HF, c’est-à-dire sur la supérieure et sur l'inférieure, un "double" signal BF. condensateur, pourra atteindre les
étages amplificateurs BF successifs
sans aucune atténuation.

Comment
HF + BF
ne pas atténuer
SIGNAL BF
REDRESSÉ
SIGNAL BF SEUL un signal HF
1 000 pF

Pour prélever du collecteur d'un tran-


sistor amplificateur haute fréquence
Figure 278 : En réception, pour séparer le signal BF du signal HF, on doit les faire (voir TR1) le signal HF maximal, il faut
passer à travers une "diode de redressement", de façon à éliminer les demi-ondes
positives ou négatives du signal HF. Après la diode, il faut placer un condensateur relier, en série, une impédance à la
qui, grâce à sa faible valeur XC, pourra décharger vers la masse le signal HF résistance.
redressé seulement en laissant intact le signal BF.
En effet, si le collecteur de TR1 était
alimenté par une résistance de 1 000
Pour éliminer la HF du signal afin de ne 159 000 : (0,0015 x 1 000) ohms et si le signal amplifié avait une
conser ver que le signal BF, il suffira = 106 000 ohms fréquence de 88 MHz, une partie du
d'appliquer, entre la sortie de la diode signal se déchargerait sur la tension
et la masse, un condensateur de faible Note : la formule veut que la valeur positive d'alimentation.
capacité, par exemple de 1 000 pF. de la fréquence soit exprimée en
MHz, donc, 0,0015 correspond aux L'impédance de 220 microhenrys reliée
En admettant que le signal HF soit de 1 500 Hz exprimés en MHz. En effet, en série à cette résistance (voir figure
2 MHz et que la fréquence du signal en le divisant par 1 000 000, on 281), offrira, avec sa valeur XL, une
BF soit de 1 500 Hz, on pourra calcu- obtient : valeur ohmique que l'on pourra calcu-
ler la valeur XC de cette capacité de ler en utilisant cette formule :
1 000 picofarads pour la fréquence de 1 500 : 1 000 000
2 MHz et pour la fréquence de = 0,0015 MHz XL ohm = 6,28 x MHz x microhenry
1 500 Hz, en utilisant la formule :
Le signal de HF de 12 MHz considérera 6,28 x 88 x 220 = 121 580 ohms
XC ohm = cette capacité de 1 000 pF comme s'il
159 000 : (MHz x picofarad) s'agissait d'une résistance de seule-
ment 79,5 ohms, et par conséquent Le réglage
Pour la fréquence des 2 MHz, ce se déchargera vers la masse pour être de la tonalité
condensateur présentera une valeur automatiquement éliminé.
XC de : Dans un étage BF, la réactance d'un
Le signal BF considérera cette capa- condensateur peut être exploitée pour
159 000 : (2 x 1 000) cité comme une résistance de 106 000 atténuer uniquement les notes des
= 79,5 ohms ohms, et ne réussira donc pas à se aigus, c’est-à-dire toutes les fréquences
décharger à masse (voir figure 279). supérieures à 10 000 Hz, en reliant à
Pour la fréquence des 1 500 Hz, ce masse un condensateur de 22 000 pF
condensateur présentera une valeur Dans les prochaines leçons, lorsque ou d'une valeur différente (voir figure
XC de : nous vous proposerons de réaliser 282).

HF + BF
HF BF

1 000 pF 79,5 ohms 106 000 ohms

Figure 279 : Quand le signal HF sortant de la diode de redressement rencontre une capacité de 1 000 picofarads reliée à
"masse", il considère le condensateur comme une résistance de 79,5 ohms et donc se décharge à masse, tandis que le signal
BF, le considérant comme une résistance de 106 000 ohms ne sera pas atténué.

ELECTRONIQUE 90 magazine - n° 9
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Pour comprendre comment un conden-


sateur peut atténuer seulement les fré-
quences des aigus de 12 000 Hz et
non pas celles des notes moyennes de
800 Hz, il suffit de calculer la valeur
1 000
1 000
ohms OUI
XC pour les deux fréquences citées, en ohms
utilisant la formule suivante : 121 580 220 µH
ohms

XC ohm = NON
159 000 (kHz x nanofarad) C C
B B

Etant donné que la formule veut que E E


la valeur de la fréquence soit expri- TR1 TR1
mée en kHz, on doit tout d'abord
conver tir en kHz les fréquences don-
nées en her tz, en les divisant par
1 000 : Figure 280 : Si une résistance de faible Figure 281 : Si on relie en série une
valeur ohmique (1000 ohms) est reliée impédance de 220 microhenrys à ces
800 Hz : 1 000 = 0,8 kHz au collecteur d'un transistor 1 000 ohms, le signal HF considérera
amplificateur, la haute fréquence se ce composant comme s'il s'agissait
déchargera sur la ligne positive d'une résistance de 121 580 ohms et
12 000 Hz : 1 000 = 12 kHz d'alimentation. ne parviendra pas à le traverser.

800 Hz

800 Hz

22 000 pF

22 000 pF 9 034 ohms


47 000 ohms

Figure 282 : Un condensateur d'une capacité adéquate relié à masse est capable d'atténuer les fréquences audio. Pour une
fréquence de 800 Hz, une capacité de 22 000 pF aura une valeur XC de 9 034 ohms. Si on relie en série un potentiomètre au
condensateur, il faudra ajouter la valeur XC du potentiomètre à celle du condensateur. Dans ce cas, les fréquences moyennes
et basses subiront une atténuation faible.

12 000 Hz

12 000 Hz

22 000 pF

22 000 pF 602 ohms


47 000 ohms

Figure 283 : Lorsqu'une fréquence élevée de 12 000 Hz parviendra sur ce condensateur, la valeur XC descendra vers les 602
ohms. Cette fréquence subira donc une atténuation plus importante par rapport à la fréquence des 800 Hz. En tournant le
curseur du potentiomètre, on parviendra à augmenter la valeur ohmique XC du condensateur, et on pourra donc doser à volonté
l'atténuation des fréquences aiguës uniquement.

Etant donné que la valeur de la capa- 159 000 : (12 x 22) de 12 kHz et de 9 034 ohms pour celle
cité doit être exprimée en nanofarad, = 602 ohms de 0,8 kHz, toutes les notes aiguës
on divise 22 000 picofarads par 1 000, seront davantage atténuées que les
obtenant ainsi : La fréquence de 0,8 kHz considérera notes graves.
donc ce condensateur comme une
22 000 : 1 000 = 22 nanofarads résistance de 9 034 ohms reliée à Dans les réglages de tonalité, le
masse, tandis que la fréquence de condensateur est toujours relié en
En introduisant les valeurs déjà conver- 12 kHz considérera ce condensateur série à un potentiomètre pour pouvoir
ties dans la formule précédente, on comme une résistance de 602 ohms régler la valeur de l'atténuation (voir
obtient : reliée à masse. figure 283).

159 000 : (0,8 x 22) Etant donné que la valeur XC est seu-
= 9 034 ohms lement de 602 ohms pour la fréquence ◆ G. M.

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