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http://www.electronique-magazine.com
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MARS 2000
JANVIER 2000
L’ELECTRONIQUE PAR LA PRATIQUE

Domotique :
Ouvre-portail
piloté par GSM

Auto :
Chargeur 6-12-24
à thyristors

Vidéo :
N° 10 - MARS 2000

Répartiteur pro
6 voies
France 27 F – DOM 35 F
EU 5,5 € – Canada 4,95 $C
SOMMAIRE
Shop’ Actua ...................................................................................... 4 Amélioration du Transistor pin-out checker .......................... 57
Toute l’actualité de l’électronique… Voici une petite amélioration du circuit de déter-
mination des broches E-B-C d’un transistor que
Informatique pour électroniciens (10) .................................... 8 nous avons publié dans ELM n° 7, page 24 et sui-
vantes.
Conception et réalisation d'un prototype (3)
Un des avantages de la simulation de montage
électronique est la possibilité de vérifier les cal-
culs effectués lors de la conception du schéma Un ROSmètre à tores de ferrite de 1 à 170 MHz ................ 58
structurel ainsi que d’ajuster les valeurs de cer- Le ROSmètre simple à lignes imprimées que nous
tains composants afin d’obtenir le résultat recherché, sans utiliser son vous avons proposé dans la revue numéro 6, page
fer à souder. Dans la conception et la réalisation d’un prototype, cette 26 et suivantes, a le défaut de son avantage : il
étape facultative réduit considérablement le temps de mise au point et est peu sensible aux fréquences se trouvant en
évite des “erratum” de dernière minute. Cette troisième partie sera donc dessous de 30 MHz mais, par contre, il peut effec-
entièrement dédiée à la simulation de certaines fonctions composant tuer des mesures jusqu'à 300 MHz. Pour mesurer les ondes station-
notre séquenceur vidéo (voir article précédent). Nous expliquerons les naires sur une gamme de fréquences comprise entre 1 et 170 MHz, il
principales règles de création d’une simulation à travers le logiciel mon- faut utiliser un ROSmètre à tores de ferrite. C'est de cet appareil que
dialement connu : PSPICE. nous vous proposons la description dans cet article.

Présentation du numéro d'appelant sur PC .......................... 13 Un répartiteur professionnel vidéo-composite 6 voies ...... 64
Le service de Présentation du Numéro, ou service Cette réalisation sera idéale pour piloter plusieurs
Class, est disponible auprès de France Télécom moniteurs avec un seul signal vidéo-composite.
depuis l'apparition de Numéris et depuis 2 ans Elle est adaptée pour la vidéo-distribution dans une
environ sur les lignes analogiques. Dans notre appli- salle de conférence mais également dans plusieurs
cation, c'est le PC qui est chargé de l'affichage du pièces d’un même local. Les excellentes presta-
numéro de l'appelant. Ce service téléphonique commence à avoir un tions du driver Elantec garantissent une liaison fiable et pratiquement
certain impact sur nos habitudes et permet de réaliser quelques appli- exempte de perturbations sur une distance de l’ordre de 50 mètres.
cations intéressantes dans le domaine de la sécurité et de l'automati-
sation. Microcontrôleurs PIC
De la théorie aux applications, 8ème partie (1/2) .......................... 77
Une commande de portail pilotée par GSM ........................ 22 Dans la précédente partie du cours, nous avons
Avec ce montage, nous ouvrons le portail électrique analysé en détail le jeu d’instructions des micro-
de la maison en utilisant un téléphone portable contrôleurs PIC. Une fois la syntaxe de chaque ins-
type GSM. Utilisable sur n’importe quelle installa- truction comprise, il faut étudier “l’assembleur”,
tion, il permet de faire au moins jeu égal avec les c’est-à-dire le programme en mesure de transfor-
différents modèles de télécommandes qui nous mer le listing d’instructions écrites en assembleur en un listing d’ins-
remplissent les poches. La commande d’activation ne consomme aucu- tructions en langage machine. Pour exécuter cette transformation, il faut
ne unité téléphonique. La sécurité de fonctionnement est excellente utiliser un logiciel spécifique qui, pour les microcontrôleurs PIC, s’appel-
grâce au système d’identification de la personne qui appelle. le MPASM. Ce logiciel fait partie d’un plus grand système appelé MPLAB.

Une alarme avec transmission à distance 433,9 MHz ...... 28 Cours d’électronique en partant de zéro (10) ...................... 82
Cette alarme permet de relier le capteur à la sirè- Dans cette leçon, nous vous expliquerons com-
ne, par voie radio, en utilisant un module émetteur ment les ondes radioélectriques se propagent dans
calé sur la fréquence de 433,9 MHz. Cette alarme l’espace. Certaines gammes de fréquences, telles
à système d'alerte déporté, trouvera son utilité que les ondes moyennes, les ondes courtes et les
dans la surveillance d'un local éloigné de 50 à 60 ondes très courtes, ne parviennent pas à atteindre
mètres de l'habitation ou du bureau ou dans la surveillance d'un véhi- de longues distances pendant le jour, mais, la nuit, réfléchies vers la
cule comme une caravane ou un camping-car au parking. terre par les couches ionisées de l’atmosphère, elles parviennent à
atteindre des distances se chiffrant en milliers de kilomètres.
Un fréquencemètre analogique ............................................ 38 D’autres gammes de fréquences, comme les VHF et UHF, traversent
les couches ionisées et ne sont ni absorbées ni réfléchies. C’est pour
ou comment convertir une fréquence en tension et inversement
Cet article a pour but la réalisation d’un fréquen- cette raison que ces gammes sont choisies pour communiquer avec les
cemètre analogique simple et économique. Pour navettes spatiales et également pour recevoir sur terre tous les signaux
ce faire, nous utiliserons un circuit intégré conver- transmis par les satellites géostationnaires.
tisseur fréquence/tension qui permettra de lire, Nous compléterons la leçon en vous expliquant ce qu’est l’AM, ou modu-
sur un simple multimètre, une fréquence allant de lation d’amplitude, ainsi que la FM, ou modulation de fréquence.
quelques hertz jusqu’à 100 kHz. Vous apprendrez que “modulation” signifie appliquer un signal audio
basse fréquence (BF) sur un signal porteur haute fréquence (HF) et que
Un chargeur de batteries automatique à thyristors ............ 49 cette opération permet de “transporter” un son à une distance consi-
dérable et à une vitesse de 300 000 km par seconde.
Ce chargeur à thyristors vous permettra de rechar-
ger des batteries au plomb de 6, 12 ou 24 volts.
Son courant de charge est réglable de 0,1 ampè- Les Petites Annonces .................................................................... 92
re jusqu’à un maximum de 5 ampères. Il est doté
d’un circuit de détection permettant l’arrêt auto-
L’index des annonceurs se trouve page .................................. 94
matique de la charge lorsque la tension nominale a été atteinte. CE NUMÉRO A ÉTÉ ROUTÉ À NOS ABONNÉS LE 21 FÉVRIER 2000

Le bon d’abonnement se trouve page 76


NOUVEAUTÉS

Shop’ Actua
Dans cette rubrique, vous découvri-
rez, chaque mois, une sélection de
nouveautés. Toutes vos informations
sont les bienvenues.
Shop’ Actua
ELECTRONIQUE magazine
BP29
35890 LAILLÉ

KITS COMPOSANTS

intelligent

VELLEMAN
Le kit K8012 permet de réaliser un
LCD TFT
chargeur de batterie aux caractéris-
tiques suivantes : Vous êtes à la recherche d’un écran
- Convenant à des accumulateurs au LCD, TFT ou d’un moniteur? Que votre
plomb ouver ts et fermés de 6 V et perle rare soit à intégrer ou déjà en
12 V ; boîtier, Comelec pourra vous la four-
- Courant de charge 0,3 ou 1 A ; nir. Parmi les nombreux modèles dis-
- Cycles de charge et d'entretien - Protection contre l'inversion de ponibles, on citera :
entièrement automatiques ; polarité.
- Témoins de statut pour la charge, la Un kit qui ne présente pas de difficulté Le MTV40 (à
charge de maintien et la fin du cycle majeure dans sa réalisation… intégrer). TFT
de charge ; www.velleman.be ◆ à matrice ac-
tive couleur.
Système
GRAND PUBLIC PAL. Dimen-
sion de l’af fichage : 4’’ (10 cm).
OLYMPUS 89622 pixels. Résolution : 383 (l) x
234 (L). Configuration pixels : RVB
Delta. Rétro-éclairage : CCFT. Signal
vidéo d’entrée : 1 Vpp/75 Ω. Ali-
mentation : 12 V/7 W.
La vidéo en égoïste Le FT123/COF
LCD TFT à ma-
Vous rêviez de regarder n’importe quel vous offrant toute liber té de mouve- trice active cou-
type de vidéo sans que personne ment dans votre maison. La liaison leur haute réso-
d’autre ne puisse en profiter en même sur 2,4 GHz (4 canaux disponibles) lution de 6,4’’
temps ? C’est maintenant possible, a une por tée de 100 m environ… Le (16 cm) pour
grâce aux lunettes “Eye-Trek” fabri- boîtier récepteur assure alors les une vision par-
quées par OLYMPUS ! Avec “Eye-Trek”, réglages de luminosité et de volume faite de l’image.
c’est comme si vous disposiez d’un sonore. La légèreté des lunettes Version “Super Slim”, épaisseur
écran de 52’’ (1,30 m) et que vous le (85 g) limite la fatigue. Avec le DVD 16 mm. Système PAL. 224640 pixels.
regardiez à 2 m de distance. Sauf que portable, vous pouvez aussi regarder Résolution : 960 (l) x 234 (L). Confi-
les lunettes sont sur votre nez et que votre film préféré pendant un dépla- guration pixels : RVB Delta. Rétro-éclai-
le son stéréo arrive directement dans cement en train, en autocar, en rage : CCFT. Signal vidéo d’entrée :
vos oreilles par des écouteurs. Mieux ! avion… Avec “Eye-Trek”, OLYMPUS 1 Vpp/75 Ω. Alimentation : 12 V/8 W.
Grâce à une option, “Eye-Trek” peut introduit une nouvelle liber té : celle La durée de vie de ces moniteurs est
être relié par radio à la source vidéo de regarder des images vidéo où que garantie pour 10 000 heures
(téléviseur, magnétoscope, DVD, etc.) l’on soit. ◆ www.comelec.fr ◆

ELECTRONIQUE 4 magazine - n° 10
NOUVEAUTÉS

GRAND PUBLIC CAO ELECTRONIQUE

Un DVD

Mis au point par le Laboratoire d’élec-


tronique de technologie et d’instru-
en français
mentation (LETI) du CEA et MPO Media/ La version professionnelle du système
Hi-SPACE, cette nouvelle génération de de CAO électronique PROTEUS V4.8
DVD réenregistrables à volonté risque est désormais disponible en français
de signer l’arrêt de mor t de la tradi- (menus, boîtes de dialogues, aide en
tionnelle cassette que l’on glissait dans ligne et manuels).
le magnétoscope! Avec la qualité numé- MULTIPOWER, distributeur de PRO-
rique (image haute définition en MPEG- TEUS, a francisé les trois modules :
2 haut-débit), il n’y a plus aucune alté- * ISIS pour la saisie de schéma.
ration de l’image et la capacité de 8,5 transparente, on peut lire la seconde * ARES pour le placement/routage.
Go permet une entière compatibilité au travers ! De ce fait, il n’est pas * LISA pour la simulation PROSPICE
avec les lecteurs de DVD actuels. Ce nécessaire de retourner le disque pour analogique, numérique et mixte.
nouveau support offre plus de 3 heures accéder à “la seconde face”. Cette démarche fait suite au succès
d’enregistrement (sur une seule face) Dans un premier temps, MPO/Hi- de ce logiciel auprès de l'éducation et
avec une usure inexistante, d’où une SPACE, engagé à fond dans cette des professionnels qui l'utilisent quo-
longévité de conser vation des docu- course à la capacité, s’apprête à tidiennement pour leurs projets en
ments inégalée. mettre sur le marché, courant 2000, électronique.
Techniquement, deux couches sont les premiers DVD réenregistrables de Visitez notre site pour compléter votre
superposées : la première étant semi- 4,7 Go. ◆ information : www.multipower-fr.com ◆

SHF COMPOSANTS
Où trouver

2,4 GHz
Destinés à la transmission vidéo (par récepteur présentés ci-après sont inté-
exemple, pour retransmettre dans une ressants par leur excellent rapport qua-
habitation, l’image d’un magnétoscope lité/prix. Prêts à l’emploi, ils n’atten- détachées
sur un téléviseur éloigné), voire la trans- dent que du 12 V pour fonctionner ! LEXTRONIC vient d’ouvrir un nouveau
mission de données, l’émetteur et le Leur stabilité de fréquence est assu- service permettant de s’approvision-
rée grâce au contrôle par PLL géré par ner en pièces détachées pour le
PIC. Notons que l’on peut également dépannage d’appareils audio, Hi-Fi,
se procurer les modules SHF (boîtiers vidéo, satellites y compris les télé-
blindés) sans l’électronique qui les commandes. Ainsi, si vous recherchez
entoure. la petite courroie qui vient de casser
www.infracom-fr.com ◆ dans le magnétoscope du salon, ou
la THT qui a rendu l’âme sur le télé-
viseur, mais aussi le simple bouton
TECHNOLOGIE cassé, le condensateur chimique
pile à combustible miniature (en fait, “explosé”, vous ne retiendrez qu’une
MOTOROLA une cellule à énergie) pourrait produire adresse. Toutes les grandes marques
10 fois plus d’énergie que les batte- de fabricants de matériels sont repré-
ries rechargeables. Un exemple : on sentées par LEXTRONIC. Clairement
saurait ainsi alimenter un téléphone expliquée sur leur site Internet, la pro-
portable pendant un mois, sans qu’il cédure à suivre pour se procurer une
soit nécessaire de le recharger… Le pièce détachée est fort simple. Un
combustible générateur de puissance coup de téléphone (ou un e-mail) décri-
En mélangeant du méthanol à l’air est du méthanol liquide, stocké dans vant la référence de l’appareil en
ambiant, on sait produire de l’électri- un petit réser voir d’à peine 6,5 cm2 panne et celle du composant incri-
cité. Partant de ce principe, les cher- pour une épaisseur inférieure à miné et jusqu’à trois jours de patience
cheurs de Motorola Labs travaillent sur 2,5 mm. Reste maintenant à maîtri- pour avoir la confirmation que la pièce
un nouveau générateur d’énergie minia- ser la réduction des coûts par rapport pourra vous être livrée et en connaître
turisé qui pourrait bien remplacer un à ceux des traditionnelles batteries. le prix.
jour nos traditionnelles batteries. Cette www.motorola.fr ◆ www.lextronic.fr ◆

ELECTRONIQUE 5 magazine - n° 10
NOUVEAUTÉS

GRAND PUBLIC PROGRAMMATION


rope entière, peuvent être téléchargées
GSM + GPS dans ESC ! Le récepteur GPS est un
traditionnel 12 canaux offrant un affi-
chage numérique et graphique des don-
nées (emplacement, vitesse, cap, etc.).
Le BENEFON ESC ! intègre une inter-
face NMEA.
La partie téléphone est bibande (900
et 1 800 MHz) avec un
Cette mystérieuse égalité qualifie réper toire, un calen-
le nouveau produit de BENEFON. drier, une horloge avec
ESC ! est, à la fois, un téléphone alarme. Un modem 68HC11 - MICRELEC
GSM et un GPS, le mariage réussi intégré (14,4 kbps)
de deux outils dont on ne saura permet la transmission
plus se passer dans les années de fax et de données.
à venir. ESC ! a un grand écran Cette petite mer veille
malgré sa toute petite taille (129 sera disponible dans
x 49 x 23 mm) et son poids plume le courant du premier
(150 g). Il est à la fois étanche aux écla- semestre. Avec un peu de chance,
boussures et résistant aux chocs, ce vous pourrez l’acheter avant de partir
qui ravira les baroudeurs ! De nom- en vacances !
breuses cartes géographiques, de l’Eu- www.benefon.com ◆

SECURITE
MICRELEC propose une carte électro-
nique et un CD-ROM de formation au
DOMOS 68HC11, accompagnés d’un manuel
imprimé. DevMic, c’est le nom du cours,
Computer est prévu pour tout PC au moins aussi
performant qu’un 486, tournant sous
Spécialisée dans la domotique, DOMOS - Visualisation des alarmes Windows 95, 98 ou NT4. La machine
Computer propose une “centrale - Sortie (sirène intérieure/extérieure) devra disposer de deux ports série, l’un
d’alarme” composée de deux modules. - Alimentation 12 V d’eux étant utilisé pour le dialogue avec
Ces modules, entièrement paramé- - Mise en et hors service par clavier la carte de développement. La carte
trables par PC, fonctionnent même ordi- - Entièrement paramétrable par micro- “HC11m” supporte 5 types de micro-
nateur éteint. ordinateur contrôleurs. Elle permet de développer
Les caractéristiques techniques de ces - Fonctionne PC éteint un programme en assembleur 6811
modules, telles qu’on peut les obtenir Module transmetteur téléphonique puis de le télécharger, de le mettre au
sur le site internet de la société, sont - Compatible avec le module centrale point et de l’exécuter. Une alimentation
les suivantes : d'alarme 12 V / 100 mA et un cordon série sont
Module centrale d’alarme - Synthèse vocale (matricule pro- fournis avec la carte.
- Quatre boucles de surveillance dont grammable) Le logiciel existe en version d’évalua-
une auto-protection - Deux numéros d'appel tion ou en version débridée, pour les
- Sécurité positive - Classe II utilisateurs enregistrés au moyen d’une
- Visualisation des défauts de boucles http://www.domoscomputer.com/ ◆ disquette “licence”. Toutes les com-
mandes sont accessibles à partir d’un
éditeur de texte, par l’intermédiaire d’un
OUTILLAGE menu déroulant, de menus contextuels
système exclusif de maintien et d’outils en mode simulation ou en
Des machines du typon et du circuit réel. Outre la version “assembleur”, il
imprimé photo-sensible, en existe une autre permettant de déve-
permettant de traiter ce lopper en langages C et Pascal.
dernier sans qu’il soit La documentation jointe, près de 100
nécessaire de faire le vide. pages, est bien faite et aborde diffé-
L’absence de couvercle limite le rents aspects de la programmation.
danger lié aux UV. Existent en modèles
SELECTRONIC simple face et double face. Notez que
Pour être complet, signalons que la
société MICRELEC distribue de nom-
Chez SELECTRONIC, on peut trouver le modèle simple face permet toute- breux produits à vocation pédagogique,
toute une gamme de machines à inso- fois d’insoler un circuit double face en la plupar t diffusés auprès d’établis-
ler, capables de satisfaire un large deux passes… Le premier modèle, sements scolaires et de formation, ce
public, du bricoleur isolé à l’établisse- doté de 4 tubes UV, accepte des typons qui constitue un gage de qualité et de
ment scolaire. Efficaces et simples à de 255 x 215 mm et coûte 1 350 FF. savoir-faire dans ce domaine.
utiliser, ces insoleuses disposent d’un www.selectronic.fr ◆ www.micrelec.fr ◆

ELECTRONIQUE 6 magazine - n° 10
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Conception et réalisation
d'un prototype
3ème partie : La simulation

Figure 1 : Simulation d’un filtre à partir du logiciel PSPICE.

Un des avantages de la simulation de montage électronique est la possibilité


de vérifier les calculs effectués lors de la conception du schéma structurel
ainsi que d’ajuster les valeurs de certains composants afin d’obtenir le résultat
recherché, sans utiliser son fer à souder. Dans la conception et la réalisation
d’un prototype, cette étape facultative réduit considérablement le temps de
mise au point et évite des “erratum” de dernière minute. Cette troisième partie
sera donc entièrement dédiée à la simulation de certaines fonctions composant
notre séquenceur vidéo (voir article précédent). Nous expliquerons les
principales règles de création d’une simulation à travers le logiciel mondialement
connu : PSPICE.

orsque l’on veut vérifier l’exactitude d’un schéma Mais commençons, dans un premier temps, par présenter
structurel, il convient de le simuler (dans la mesure le logiciel PSPICE et notamment son installation.
du possible). L’expérience montre qu’il est inutile
de le simuler entièrement. Il est préférable de
sélectionner des sous-ensembles critiques (ou Installation de PSPICE
douteux). Bien souvent, le concepteur choisira des sections
analogiques (filtre, amplificateur, transistor, etc.) ou logiques Deux versions d’évaluations sont disponibles gratuitement
(combinaisons de portes AND, NOR etc.). Les parties numé- sur Internet. La première est une version DOS (env. 2 Mo
riques seront validées lors du développement des pro- pour la version 6.1) et la seconde fonctionne sous Windows
grammes des composants programmés. 95 et plus (env. 13 Mo pour la version 7.1). Ce dernier étant
largement répandu, nous téléchargerons la version 7.1 à
En ce qui concerne notre étude, nous simulerons le filtre passe- partir du site :
bande à structure de Rauch (figure 1) établi le mois dernier. http://corn.eng.buffalo.edu/ece202/pspice.html.

ELECTRONIQUE 8 magazine - n° 10
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On peut noter que de nombreux sites Il n’en faut pas beaucoup plus pour grille sans revenir à la fenêtre des com-
proposent ce téléchargement. dessiner notre schéma. En effet, après posants. A chaque nouveau composant
la sélection d’un composant dans la placé, son nom est automatiquement
Une fois le fichier 71dlabe.exe sauvé liste, le bouton Place permet d’insérer incrémenté d’une unité. Le nom est
sur votre disque dur, suivez les ins- ce dernier sur la grille de travail (le rac- bien sûr modifiable par un simple clic
tructions de l’assistant d’installation courci clavier CTRL+R vous permet d’ef- de souris sur celui déjà inscrit. Ne vous
lorsque vous exécuterez ce fichier. fectuer une rotation du composant). préoccupez pas des valeurs des com-
Dans un premier temps, disposons les posants, cette tache sera faite après
La figure 2 montre tous les modules différents éléments sans les connec- la saisie entière du schéma. Les ampli-
composant ce logiciel. Pour mener à ter entre eux. Pour les résistances, ficateurs opérationnels seront repré-
bien notre tâche, nous aurons besoin nous prendrons le modèle “R” situé sentés par un LM324 (bibliothèque
uniquement d’ou- Eval). Les deux sources d’alimentations
vrir le module continues (+5 V et –5 V) seront dessi-
Schematics. En nées à partir des modèles VSRC (biblio-
ef fet, dédié à la thèque Source), généralement dans un
saisie des sché- coin isolé de la feuille.
mas, il permet
aussi d’accéder Il nous reste à placer le générateur de
automatiquement tension sinusoïdale (qui va délivrer le
aux modules de signal d’entrée de notre filtre) ainsi que
simulation. Vous la masse de notre système. Pour cela,
pourrez accéder à choisissons pour la source de tension
ces modules par le modèle VSIN (bibliothèque Source) et
le raccourci du Figure 2 : Modules composant le logiciel. pour la masse le symbole GND_ANALOG
menu démarrer (bibliothèque Port). La figure 4 montre
(en bas à gauche comment doit se présenter le dessin
du bureau) puis Programme sous le après avoir placé les composants.
nom Microsim Eval 7.1.
Maintenant, nous devons relier tous les
éléments entre eux de façon à créer la
La saisie du schéma structure finale. L’emploi de la com-
mande Wire dans le menu DRAW per-
Les simulateurs fonctionnent à partir de met de créer les liaisons. La barre d’es-
modèles (représentations mathéma- pace active ou désactive la commande.
tiques des composants) présents dans Les sources de tensions continues
des bibliothèques. La version d’évalua- seront reliées aux amplificateurs opé-
tion 7.1 présente une bibliothèque rationnels par des liaisons “virtuelles”.
réduite mais suffisante pour mener à En effet, pour ne pas trop surcharger
bien notre simulation. Pour y accéder, le dessin, on peut relier deux points
vous devez ouvrir le module Schematics sans dessiner de liaison entre les deux.
puis sélectionner le menu Draw et enfin Figure 3 : Une recherche est Une des méthodes consiste à insérer
activer l’option Get new par t. La nou- disponible… le symbole OFFPAGE (bibliothèque PORT)
velle fenêtre indique alors la liste com- aux extrémités à interconnecter.
plète des composants disponibles. Une
recherche par référence ou par des- dans la bibliothèque Analog. Après avoir Il est aussi possible de nommer une liai-
cription est accessible dans la partie sélectionné le composant et appuyé son comme par exemple Vin et Vout pour
supérieure de la fenêtre (figure 3). sur le bouton Place, vous pouvez pla- l’entrée et la sortie du filtre. Il suffit pour
cer toutes les cela de cliquer deux fois sur la liaison et
résistances sur la d’entrer le nouveau nom dans le champ.

Figure 4 : Première étape : le placement des composants. Figure 5 : Seconde étape : l’interconnexion.

ELECTRONIQUE 9 magazine - n° 10
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A ce stade, il ne nous reste plus qu’à la simulation. Dans un premier temps Simulation de la
saisir la valeur de chaque composant. nous devons choisir quelles grandeurs fonction de transfert
Pour cela, un clic sur la valeur déjà ins- nous voulons obser ver et dans quel
crite près du composant permet d’ou- domaine (fréquentiel ou temporel). Pour Comme nous venons de le voir, nous
vrir une fenêtre demandant la nouvelle l’étude d’un filtre, il convient d’étudier devons placer un marqueur Vdb en sor-
valeur. Les unités s’expriment simple- sa fonction de transfert (gain et phase tie du filtre afin que le simulateur
ment : k pour kilo, m pour milli, p pour en fonction de la fréquence du signal puisse l’afficher. Puis nous utiliserons
pico, M pour méga, etc. Les sources d’entrée) ainsi que son comportement l’analyse “AC Sweep”. Cette dernière
de tensions continues doivent être ini- en transitoire (pour valider la forme des génère un balayage en fréquence de la
tialisées à leur valeur théorique (+5V signaux). Pour ce faire, nous devons source d’entrée de façon à évaluer le
et –5V dans notre cas) en cliquant placer des “marqueurs” sur le schéma gain et la phase de sor tie. Le para-
directement sur la source. La source afin d’indiquer au simulateur les gran- métrage de ce mode s’effectue en cli-
alternative d’entrée doit être initialisée deurs à af ficher. Plusieurs types de quant sur le bouton AC Sweep de la
de façon à générer 1 volt à une fré- marqueurs sont disponibles : fenêtre setup (voir figure 7). Nous choi-
quence de 1 kHz, soit les paramètres sirons un balayage de type Octave par-
suivants (il est inutile de modifier les - Tension tant de 10 Hz et allant jusqu’à 100 kHz
autres champs pour le moment) : - Courant (ces paramètres pourront être ajustés
- Gain en tension ultérieurement pour l’obser vation de
- AC = 1 - Gain en courant zones plus étroites).
(Amplitude pour l’étude fréquentielle). - Différentiel de tension
- VOFF = 0 - Etc. Voilà ! Il ne nous reste plus qu’à lan-
- VAMP = 1 cer la simulation : dans le menu Ana-
(Amplitude pour l’étude transitoire). Dans notre cas, nous utiliserons les lysis activez l’option Simulate (ou direc-
- FREQ = 1000 marqueurs : tement le raccourci clavier F11). Le

Figure 6 : Schéma définitif. Figure 8 : Gain en fonction de la fréquence.

Les paramètres - Vdb pour l’étude du gain (accessible reste du processus s’effectue auto-
de simulation dans le menu Markers puis Mark matiquement (dans le cas où votre
Advanced). schéma ne compor te pas d’erreur !)
Maintenant que nous avons notre - Vphase pour l’étude de la phase. jusqu’à l’apparition de la fenêtre des
schéma définitif, nous allons préparer - V pour l’étude en transitoire des graphiques qui présente alors le résul-
tensions d’entrées et de sorties. tat. Si vous avez respecté toutes les
étapes précédentes vous devez obte-
Tous ces marqueurs sont accessibles nir la courbe représentée en figure 8.
dans le menu Markers de la fenêtre Nous pouvons remarquer que cette
principale. dernière respecte le cahier des
charges initial.
Pour finir la configuration, nous devons
indiquer au simulateur quel type d’ana- Cette représentation est réalisée par
lyse il doit effectuer. La fenêtre acces- le module Probe qui est un véritable
sible dans le menu Analysis puis Setup “traceur” de courbe per fectionné. A
présente tous les types de simulations partir de la courbe initiale, vous pou-
possibles. vez créer un zoom sur n’importe quelle
partie, utilisez des curseurs pour mesu-
Figure 7 : Un type d’analyse s’active
en cochant la case correspondante. Pour activer un type, vous devez cocher rer des valeurs (gain, fréquence, bande
Le paramétrage est accessible en la case correspondante. Le paramé- passante, etc.) ainsi qu’ajouter des
cliquant sur le bouton. trage de l’analyse s’effectue en cliquant commentaires. Ce module permet
sur le bouton. aussi de visualiser les grandeurs élec-

ELECTRONIQUE 10 magazine - n° 10
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triques de n’importe quel point du schéma et même d’ef- - Step Ceiling : 0,01 ms (un point sera calculé toutes les
fectuer des opérations mathématiques entre toutes ces 0,01 ms).
grandeurs et dessiner le résultat !
Après l’action sur la touche F11, le module Probe nous four-
Pour simuler la phase, nous devons cette fois enlever le nit le résultat. On s’aperçoit que le signal en sortie de l’am-
marqueur Vdb pour insérer le marqueur Vphase (toujours plificateur inverseur est saturé. En effet, le signal d’entrée
en sortie). Le paramétrage AC Sweep reste le même. Il vous étant de 1 Vcrête et le gain de l’amplificateur de 10, on
suffit donc de faire F11 pour voir le résultat. obtient une amplitude théorique de 10 Vcrête ! Or les ampli-
ficateurs opérationnels sont alimentés en +/- 5 volts. Nous
venons de nous rendre compte d’une anomalie qui nous
avait échappée lors de la conception du filtre. La solution
consistera à augmenter les tensions d’alimentations à +/–
12 volts (nous aurions pu aussi recalculer le filtre avec un
gain moins important). La figure 10 nous montre le résul-
tat avec cette alimentation.

Pour conclure
Nous venons d’apprendre les bases d’une simulation au
travers du logiciel PSPICE. Ce programme possède bien
d’autres possibilités que nous vous laisserons le plaisir de
découvrir et d’approfondir.

Le mois prochain nous continuerons la réalisation de notre


prototype en développant l’étape suivante : la saisie du
schéma structurel définitif en vue de réaliser le dessin du
Figure 9 : Phase en fonction de la fréquence.
circuit imprimé. Cette double tache sera confiée au logiciel
de CAO “EAGLE”. La version démo disponible gratuitement
sur Internet suffira à réaliser notre typon.
Simulation temporelle
◆ M. A.
Maintenant que vous commencez à comprendre les rouages
de ce logiciel, l’étude temporelle ne devrait pas vous poser
de problème. Premièrement, supprimer les marqueurs pré-
sents sur le schéma et les remplacer par Mark Voltage/Level
(deux pour l’entrée et la sortie du premier amplificateur et
un pour la sortie de l’ensemble). Désactivez l’analyse AC
Sweep pour activer l’analyse Transient. Le paramétrage
consiste à définir les paramètres temporels. Dans notre
cas nous prendrons les valeurs suivantes :

- Print Step : 0,01 ms (un point sera af fiché toutes les


0,01 ms).
- Final Time : 5 ms (la simulation se terminera au bout de
5 ms).

Figure 10 : Formes des signaux avec les amplificateurs


opérationnels alimentés en +/- 12 volts.

ELECTRONIQUE 11 magazine - n° 10
TÉLÉPHONE

Un système
de présentation
du numéro d'appelant
sur PC
Le service de Présentation du Numéro, ou service Class, est disponible auprès de
France Télécom depuis l’apparition de Numéris et depuis 2 ans environ sur les lignes
analogiques. Dans notre application, c’est le PC qui est chargé de l’affichage du
numéro de l’appelant. Ce service téléphonique commence à avoir un certain impact
sur nos habitudes et permet de réaliser quelques applications intéressantes dans le
domaine de la sécurité et de l’automatisation. Dans ce premier article, nous décrivons,
de façon approfondie, les protocoles utilisés et nous présentons le projet d’un appareil
permettant l’identification du numéro d’appelant, équipé d’une sortie série.

e ser vice Cette pratique


de “Présenta- est même
tion du numéro” de péremptoire
France Télécom permet à dans la plupart des sociétés commerciales disposant de
qui reçoit un appel téléphonique téléphones “intelligents”, capables de faire apparaître sur
de connaître le numéro de téléphone de celui qui est en un écran les informations complètes sur la personne qui
train d’appeler. appelle.

Cette nouvelle fonction, en apparence sans grande impor- En pratique, un ordinateur relié au système d’identification
tance, a eu, dans les pays où elle est disponible depuis téléphonique recherche, dans une base de données, toutes
longtemps, un succès inattendu, tant auprès des particu- les informations disponibles relatives à l’appelant et les
liers qu’auprès des administrations et des entreprises com- visualise à l’écran.
merciales.
Dans l’hypothèse basse, l’ordinateur affichera les données
Désormais, dans beaucoup de maisons européennes et concernant uniquement le nom et l’adresse mais si la per-
américaines, on ne répond plus si le numéro (ou le nom, sonne qui appelle a eu, ou a encore, des relations avec la
dans certains systèmes évolués) de celui qui appelle ne société, toutes les informations la concernant pourront alors
s’affiche pas sur l’écran du téléphone. s’afficher.

ELECTRONIQUE 13 magazine - n° 10
TÉLÉPHONE

Prenons quelques exemples. que vous voulez néanmoins


pouvoir l’interdire avant de
Si vous appelez votre téléphoner à cer tains cor-
banque, votre état civil com- respondants, il vous suffit
plet, toutes les informations de taper le code “3651”
relatives à votre compte cou- avant le numéro à appeler.
rant et même certaines infor-
mations confidentielles pour- Voyons à présent comment
ront apparaître à l’écran de fonctionne ce procédé.
l’employé qui vous répond.

Si vous appelez la conces- Principe de


sion dans laquelle vous avez fonctionnement
acheté votre voiture, avant
même qu’il ne décroche le Comme toujours, dans ce
combiné, l’employé peut voir domaine comme dans les
apparaître sur son écran tout autres, il existe différents
l’historique de votre véhicule, standards qui varient légè-
la date d’achat, les révisions rement les uns par rapport
et les réparations déjà effec- aux autres, aussi bien au
tuées, etc. niveau des composants phy-
siques spécifiques que des
Même les appels d’urgence logiciels. Fort heureusement
faits à la police ou aux pompiers suivront Toutes les lignes RNIS(1) sont habili- les différences sont minimes et les cir-
une procédure différente de la procédure tées à l’envoi et à la reconnaissance cuits intégrés disponibles sur le mar-
actuelle : le standardiste, en effet, ne de l’ID, pratiquement depuis la mise ché sont capables de fonctionner avec
vous demandera plus votre nom et d’où en service de ce réseau. Depuis 2 ans tous ces standards.
vous appelez, puisque toutes ces infor- environ, les lignes analogiques (les
mations s’afficheront automatiquement anciennes lignes, si vous préférez), Comme on le voit sur la figure 1a, les
sur l’écran de l’ordinateur sur la base de sont également en mesure de bénéfi- données, avec toutes les informations
l’ID (IDentifiant) reçu. cier de ce service. qui nous intéressent, sont envoyées
par le central téléphonique à l’appareil
En somme, une approche du téléphone La présentation du numéro de l’appe- de l’utilisateur recevant l’appel, entre
bien différente de celle à laquelle nous lant dépend de l’abonnement que vous la première et la seconde sonnerie.
sommes habitués. Mais ce n’est pas avez souscrit. En effet, selon votre type Ces données sont transmises une
tout. La possibilité de connaître le d’abonnement ce service est soit inclus seule fois, c’est pourquoi elles doivent
numéro de l’appelant permet de mettre soit payant. Dans le second cas, la être décodées à coup sûr.
en place de nouvelles fonctions dans somme à acquitter est modeste : 10 F
les systèmes de contrôle, rendre plus TTC par mois. Si ce service n’est pas Avant la véritable information, un train
sûres cer taines pratiques et réaliser inclus dans votre abonnement, il faut d’impulsions spécial est envoyé, per-
des commandes à distance très origi- en faire la demande auprès de France mettant d’activer la section de “Tone
nales et innovantes. Un secteur, donc, Télécom (en téléphonant au 1014, Alert” des circuits de décodage. En uti-
en pleine expansion et qui ne pouvait appel gratuit). L’activation se fait en lisant cette technique (ou bien un “Ding-
pas ne pas susciter notre intérêt. quelques jours au plus, sans aucune Detector” (détecteur de sonnerie)), on
intervention sur l’installation télépho- peut maintenir les circuits de décodage
Dans ce premier article, consacré à ce nique de la maison. en position “Power-Down” (faible ali-
sujet, nous décrivons le fonctionnement mentation), de façon à limiter la
de cette technique, les protocoles uti- Pour voir s’afficher le numéro des cor- consommation au repos à quelques
lisés ainsi que les circuits intégrés dis- respondants, il faut, soit disposer d’un microampères. Le système de “Tone
ponibles sur le marché pour réaliser téléphone intelligent prévu pour ce faire, Alert Detection” réactive le circuit qui
des appareils capables d’identifier le soit relier l’appareil que nous allons peut alors se préparer à reconnaître
numéro de l’appelant. Comme toujours, vous proposer en série sur la ligne les données entrantes. Toutefois, avant
nous vous proposons, après la théo- téléphonique. ces dernières, un autre train d’impul-
rie, le montage d’un dispositif identi- sions est encore envoyé pour per-
fiant le numéro de l’appelant à relier à L’envoi de votre ID, mettre au circuit de réception
n’importe quel PC. L’information néces- à votre corres- de se synchroniser cor-
saire à l’affichage sur l’écran du PC est pondant, est rectement.
envoyée sur une sortie série. automatique
et il est
Mais, procédons par ordre et com- activé par
mençons, avant tout, par voir comment défaut,
fonctionne ce service France Télécom. quel que soit le
téléphone que vous
(1)- RNIS = Réseau Numérique à Intégration
de Services.
utilisez. Vous pouvez inter-
- On rencontrera également le terme anglais dire, de façon permanente, l’en-
ISDN qui signifie Integrated Ser vices voi de votre ID en en faisant la
Digital Network. demande écrite à France Télécom. Si
- “Numéris” est le nom commercial du RNIS. vous désirez garder ce ser vice mais

ELECTRONIQUE 14 magazine - n° 10
TÉLÉPHONE

Le Protocole
Le protocole (voir figure 2) prévoit l’en-
voi d’une séquence de données bien
précise. La première donnée, identi-
fiant le type de message, est toujours
un 80 (en hexadécimal) : ce chif fre
identifie un message multiformat. La
donnée suivante indique le nombre
de caractères composant la chaîne,
c’est-à-dire le nombre de caractères
qui seront encore envoyés à partir de
ce moment-là, du central au télé-
phone. En général, lorsque le numéro
de l’appelant est disponible, cette
donnée correspond à 16 ou 17 hexa-
décimal (la chaîne est donc compo-
sée de 22 ou 23 caractères). Tout de
Figure 1a : Données d’ID transmises par le central téléphonique.
suite après, on trouve deux chiffres
(d’ordinaire 01 ou 08) qui indiquent
la présence, dans la séquence
envoyée, de l’information concernant
la date et l’heure (01) ainsi que le
nombre de caractères qui composent
cette information (08). Les informa-
tions étant toujours présentes et com-
posées du même nombre de chiffres,
ces deux caractères sont toujours les
mêmes. Puis vient la véritable infor-
mation avec ses huit chif fres indi-
quant le mois, le jour, l’heure et les
minutes. On trouve ensuite deux
caractères qui indiquent, dans l’ordre,
la présence ou l’absence du numéro
de téléphone (02 = numéro dispo-
nible, 04 = numéro non disponible)
ainsi que les chiffres qui composent
ce même numéro. Rappelons que l’in-
dication est toujours en hexadécimale.
Si le numéro n’est pas disponible, on
trouve 01, c’est-à-dire l’indication qu’il
n’y a à sa place qu’un seul caractère,
correspondant au nombre hexadéci-
mal 70 (112 en décimal), qui, comme
par hasard, est utilisé dans le tableau
ASCII pour indiquer la lettre “P”
Figure 1b : Fenêtre dans laquelle sont visualisées (privé). La dernière donnée de la
les données brutes “capturées” par un circuit d’identification de l’ID. chaîne est la “checksum” (somme de
contrôle) qui permet au circuit de l’ID
de vérifier si les données sont arri-
Les véritables données modulent en quence porteuse qui, en fonction des vées correctement.
FSK (Frequency-Shift Keying) une fré- cas, répond au standard Bell 202 ou
CCITT V.23. La transmission s’effec- Pour mieux comprendre ce protocole,
tue toujours à la vitesse de 1 200 obser vons la fenêtre de la figure 1b,
bauds avec un format “N,8,1”, mais la dans laquelle sont visualisées les don-
fréquence porteuse varie : dans le stan- nées brutes “capturées” par un circuit
dard Bell 202, elle est de 1 200 et d’identification de l’ID. Les trois appels
2 200 Hz (correspondant respective- proviennent respectivement d’un télé-
ment aux niveaux logiques 1 et 0), tan- phone portable (0612338711), d’un
dis que dans le standard CCITT V.23, téléphone fixe (0299425273) et d’un
elle est de 1 300 et 2 100 Hz. autre appareil, également fixe, dont la
fonction ID a été désactivée par l’utili-
Dans notre pays, tout comme dans les sateur.
autres pays d’Europe, on utilise le stan-
dard CCITT, tandis que le système Bell Dans le premier cas, on visualise ces
est employé exclusivement aux États- caractères : [80] [16] [01] [08]
Unis et dans quelques autres pays hors 01041615 [02] [0A] 0612338711 [{].
communauté. Cela signifie ceci :

ELECTRONIQUE 15 magazine - n° 10
TÉLÉPHONE

80 = multiformat ;
16 = 22 caractères suivants ;
01 = indication chronologique
présente ;
08 = indication mois/jour/ heure/
minutes composée de 8 chiffres;
01041615 = janvier, le 4, à 16:15 ;
02 = numéro de téléphone présent ;
0A = numéro de téléphone
composé de 10 chiffres ;
0612338711 = numéro de téléphone
de l’appelant ;
{= checksum.

Dans le second exemple, rien ne


change si ce n’est l’heure et le numéro
de téléphone.

Dans le troisième cas, c’est un peu tout


qui change, mais la différence la plus
significative est l’apparition du caractère
“P” avant la “checksum”. On trouve éga-
lement les caractères 01 et 08 qui pré-
Figure 2 : Le protocole prévoit l’envoi
cèdent l’information chronologique, tou- d’une séquence de données dont le format est donné ici.
jours composée des huit mêmes chiffres.

En espérant avoir été suffisamment clairs,


nous passons à présent à la description
détaillée des composants physiques.

Figure 3 : Brochage du circuit


intégré Mitel MT8843. Figure 4 : Schéma synoptique du circuit intégré Mitel MT8843.

Le fonctionnement
Pour décoder l’information contenant
l’ID de l’appelant, il est possible d’uti-
liser un circuit intégré spécifique ou plu-
sieurs circuits intégrés ordinaires. Dans
tous les cas, le signal alternatif pré-
sent sur la ligne téléphonique entre la
première et la seconde sonnerie, doit
être envoyé à un filtre à bande pas-
sante de bonne qualité (on pourrait uti-
liser, par exemple, un filtre quadruple
opérationnel de type LM324) et placé
à la suite d’un démodulateur FSK (un
simple XR2211 fera très bien l’affaire).
Ce dernier, d’ailleurs, pourrait égale-
ment détecter le “Tone Alert”.
Figure 5 : Schéma d’application constructeur du Mitel MT8843 (sans
En ce qui nous concerne, nous avons transformateur d’isolement). Dans les systèmes plus complexes, il est préférable
choisi un circuit intégré spécifique pro- d’utiliser un transformateur de couplage de façon à isoler la ligne téléphonique
duit par Mitel, société spécialisée dans des appareils du système.
les microcircuits utilisés en téléphonie.

ELECTRONIQUE 16 magazine - n° 10
TÉLÉPHONE

FSK, un “Tone Alert Detector” ainsi que


différents circuits auxiliaires.

Le circuit intégré peut fonctionner aussi


bien en mode synchrone qu’en mode
asynchrone. Il travaille en 5 volts et peut
opérer avec les deux standards (Bell ou
CCITT), en modifiant simplement les
valeurs de quelques résistances. Pour
pouvoir exploiter toutes les fonctions de
ce microcircuit, il est nécessaire d’utili-
ser un microcontrôleur externe, comme
on le voit sur le schéma d’application
constructeur de la figure 5. Il est toute-
fois possible, en renonçant à certaines
fonctions secondaires et en utilisant le
microcircuit en mode asynchrone, de
prélever directement les données de la
broche 17 à laquelle on peut relier une
ligne série à 1 200 bauds. Nous rappe-
lons que le signal présent sur une telle
broche est au niveau logique TTL.
Grâce à l’emploi du circuit intégré Mitel MT8843,
notre décodeur ID est particulièrement simple.
Le mode de fonctionnement (synchrone
ou asynchrone) dépend de la broche 9,
Parmi les différents circuits intégrés pro- ce choix nous a été dicté par des rai- tandis que la broche 14 s’occupe du
posés pour cette application, nous avons sons commerciales : le MT8843 est en contrôle du “Power-Down” (basse
choisi le MT8843 en version “dual-in- effet le modèle le plus couramment dif- consommation). Dans ces conditions,
line”. Son brochage est donné en figure fusé. Comme on le voit sur le schéma le circuit consomme à peine 0,5
3 et son schéma synoptique en figure synoptique, ce microcircuit contient un microampère et toutes les lignes d’en-
4. Plus que pour des raisons techniques, filtre passe-bande, un démodulateur trée et de sor tie sont désactivées à

Figure 6 : Schéma électrique du système de présentation du numéro d’appelant sur PC.

ELECTRONIQUE 17 magazine - n° 10
TÉLÉPHONE

l’exception des entrées de “trigger”. On Le gain de l’étage d’entrée et sa pola-


indique, dans le schéma d’application risation dépendent des valeurs des
constructeur, comment réaliser le cir- résistances R5, R6 et R7. Nous avons
cuit du “Ring-Detector” qui est généra- relié à la masse, outre les broches d’ali-
lement utilisé pour le “réveil” du micro- mentation (12 et 13), la broche 9 pour
circuit. L’oscillateur interne utilise un sélectionner le mode de fonctionne-
quartz économique de 3,58 MHz, relié ment “0” (sor tie asynchrone) et la
entre les broches 10 et 11. broche 14, pour éviter que le disposi-
tif n’entre en “Power Down”. On a relié
Il est préférable d’isoler la boucle de la broche d’alimentation 24 au positif
couplage téléphonique grâce à un trans- ainsi que la broche d’activation du
formateur de ligne de rapport 1:1. On démodulateur FSK (broche 15). Le
évite ainsi que l’une des deux extrémi- réseau chargé de détecter le “Tone
tés de la ligne téléphonique ne soit reliée Alert” dépend des broches 22 et 23.
à la terre par l’intermédiaire de la masse Dans notre cas, les lignes de contrôle
du circuit d’alimentation ou du PC. faisant partie de cet étage ne sont pas
utilisées.

Le circuit électrique Le quartz de 3,58 MHz, enfin, est relié


entre les broches 10 et 11. Le signal
Comme on le voit sur le schéma de la
figure 6, notre décodeur à sortie série
utilise, outre le circuit intégré Mitel (U1),
quelques autres composants parmi les-
quels un convertisseur TTL/RS232 (U3,
un simple MAX232) et un microcon-
trôleur préprogrammé (U4). Ce dernier
opère la vérification des données qui
arrivent ainsi que leur conversion en
caractères plus facilement lisibles.

Mais procédons par ordre.

Le dispositif peut être alimenté avec


une tension continue comprise entre 8
et 15 volts. Un petit transformateur,
capable de débiter une tension de 12
volts avec un courant d’une centaine
de milliampères, est plus que suffisant.
La tension continue est ensuite filtrée
par C1 et rendue parfaitement stable
par le circuit intégré régulateur U2
(7805), fournissant en sortie les 5 volts
nécessaires à l’alimentation de tous
les étages.

L’entrée de notre dispositif est repré-


sentée par le transformateur de ligne
TF1 et par le condensateur C4. Cet
étage n’est pas capable de “fermer”
la ligne, étant donné que le conden-
sateur C4 se charge du découplage en
courant continu. Tous les signaux de
basse fréquence (y compris le train
d’impulsions qui nous intéresse) sont
tout simplement transférés aux bornes
du secondaire et, de là, à l’entrée du
circuit intégré MT8843, plus précisé-
ment aux broches 1 et 2 de ce circuit.

Le réseau formé par les résistances


R1, R2, R3 et R4 et par les diodes D2,
D3, D4 et D5, a pour rôle de limiter
l’amplitude du signal d’entrée à ±0,7
volt en “coupant” de façon radicale le
signal d’appel (ring), qui, comme on le
sait, atteint facilement une amplitude Figure 7 : Diagramme du programme implanté dans le microcontrôleur.
de ±40 volts.

ELECTRONIQUE 18 magazine - n° 10
TÉLÉPHONE

de sor tie asynchrone est dis- sor tie l’indication “SYSTEM STAR-
ponible sur la broche 17. TUP”.

En pratique, on trouve sur cette La transmission en série s’effectue avec


ligne, à chaque appel, la le même format, mais à une vitesse de
séquence d’informations 9600 bauds. A ce stade, le programme
décrite précédemment. Ces commence à analyser les données
données sont transférées à la reçues à la recherche des caractères
vitesse de 1 200 bauds (avec 01 et 08. Le programme effectue l’ana-
format “N,8,1”) au microcon- lyse du reste de la chaîne seulement
trôleur U4, lequel se charge s’il a reçu ces caractères en séquence,
d’en analyser le contenu. en “capturant” alors les données concer-
Comme on peut le voir sur l’or- nant la date, l’heure et le numéro de
ganigramme du programme ins- téléphone. Ces informations sont
tallé dans le PIC12C672, à l’al- envoyées à la sor tie et visualisées
lumage, et après avoir initialisé comme le montre l’écran de la figure 8.
de façon opportune les portes, Figure 8 : Le microcontrôleur est chargé de la Si la chaîne ne contient pas le numéro
le microcontrôleur allume et vérification des données reçues. Il élimine donc de téléphone, soit parce que le cen-
les caractères de contrôle inutiles et affiche les
éteint deux fois les diodes LED messages figurants dans cette fenêtre. tral de celui qui appelle n’est pas
et envoie à la por te série de encore activé pour ce ser vice, soit

Liste des composants


du FT296
R1, R2 = 470 kΩ
R3, R4 = 33 kΩ
R5 = 470 kΩ
R6 = 68 kΩ
R7 = 56 kΩ
R8 = 100 Ω
R9, R10 = 470 kΩ
R11, R12 = 470 Ω
C1, C2 = 470 µF 16 V
électrolytique
C3 = 100 nF polyester
C4 = 4,7 µF 63 V non pol.
C5 = 100 nF 63 V non pol.
C6 = 100 nF 63 V non pol.
C7 = 1 µF 100 V
électrolytique
C8 = 1 µF 100 V
électrolytique
Figure 9 : Schéma d’implantation des composants C9 = 1 µF 100 V
du système de présentation du numéro d’appelant sur PC. électrolytique
C10 = 1 µF 100 V
électrolytique
C11, C12 = 22 nF polyester
D1 à D5 = Diode 1N4007
D6 = Diode 1N4148
LD1 = LED verte 5 mm
LD2 = LED rouge 5 mm
Q1 = Quartz 3,58 MHz
TF = Transfo. rapp. 1/1
U1 = Intégré Mitel MT8843
U2 = Régulateur 7805
U3 = Intégré MAX232
U4 = µcontrôleur
PIC12C672/P (MF296)
Divers :
1 Support 2 x 12 broches large
1 Support 2 x 8 broches
1 Support 2 x 4 broches
1 Prise alimentation pour ci
1 Connecteur DB25 femelle pour ci
1 Bornier deux pôles
Figure 10 : Dessin à l’échelle 1 du circuit imprimé. 1 Circuit imprimé réf. S296

ELECTRONIQUE 19 magazine - n° 10
TÉLÉPHONE

parce le service d’ID a été supprimé, Réalisation pratique et que l’impédance (pas la résistance !)
soit parce que l’envoi de l’ID a été des deux enroulements doit être de
désactivé manuellement par le 3651, Disons, pour commencer, que la réali- 600 ohms. Ce genre de transformateur
on voit apparaître à l’écran le message sation de ce décodeur d’ID ne présente est presque exclusivement utilisé dans
“UNAVAILABLE NUMBER” (numéro indis- aucune difficulté car il ne contient ni des applications de type téléphonique
ponible). L’indication fournie par les circuits critiques, ni étages à calibrer : et c’est la raison pour laquelle, si votre
deux diodes LED est évidente : la diode en somme, l’emploi d’un circuit inté- fournisseur de composants électro-
ver te clignote une fois si la chaîne gré spécifique rend tout beaucoup plus niques habituel n’en a pas, vous pour-
reçue contient l’ID de l’appelant, tan- simple et rapide. rez toujours vous adresser à un maga-
dis que dans le cas contraire, c’est la sin de pièces détachées pour la
diode rouge qui clignote. Tous les composants trouvent leur téléphonie.
place sur le circuit imprimé simple face
La sortie série du microcontrôleur est mis au point par nos soins. Le support, Avant le montage des trois circuits inté-
reliée au connecteur de sor tie à 25 mesurant 110 x 80 millimètres, doit grés, installez leurs supports en les
broches, grâce au circuit intégré U3 être réalisé grâce à la méthode de pho- orientant convenablement, comme indi-
(MAX232) qui sert à convertir le niveau togravure, en utilisant le dessin publié qué sur le dessin. Pour la connexion
logique de TTL (0/5 volts) au niveau en dimensions réelles en figure 10. au PC, nous avons utilisé un connec-
RS232 (+/– 12 volts). La tension néga- Réalisez une photocopie de cette séri- teur “femelle” à 25 broches pour cir-
tive –12 volts et la tension positive +12 graphie sur papier normal ou, mieux cuit imprimé. Après avoir soudé ce der-
volts sont générées par le même micro- encore, sur papier transparent et utili- nier composant, nous pouvons
circuit, par l’intermédiaire d’un éléva- sez-la pour imprimer le support. considérer que le montage est terminé.
teur de tension capacitif qui exploite les
condensateurs C7, C8, C9 et C10. Pour Développez et gravez la plaque jusqu’au Toutefois, il est bon de vérifier une der-
visualiser les données disponibles sur dépouillement complet du cuivre non nière fois le travail et particulièrement
le connecteur de sortie, il est possible protégé. Après avoir percé et nettoyé les soudures (pas de pont entre les
d’utiliser n’importe quel programme de la platine, vous obtiendrez un circuit pistes), avant de mettre l’appareil sous
communication, des plus simples aux imprimé parfaitement semblable à celui tension.
plus complexes : l’important étant de que nous avons utilisé pour monter
fixer la vitesse à 9 600 bauds et de notre prototype final. Le circuit doit être relié en parallèle à
sélectionner le format “N,8,1”. la ligne téléphonique grâce à une boucle
La phase suivante consiste à insérer de couplage normale, et alimenté avec
Il est bien évident que le simple affi- et à souder les différents composants. un petit transformateur capable de four-
chage du numéro de l’appelant n’a que Vérifiez attentivement, à l’aide du plan nir les 12 volts nécessaires.
peu d’intérêt. Si l’ambition de cet article d’implantation donné en figure 9, la
se limitait à cela, il aurait mieux valu position exacte ainsi que l’orientation Pour la connexion au port de l’ordina-
utiliser un des dispositifs économiques de chacun des composants que vous teur (com1 ou com2), on utilise un
vendus dans le commerce ! En réalité, insérerez les uns après les autres. simple câble série avec connecteurs
ce projet est la première pierre posée Comme d’habitude, commencez le DB25. Commencez par lancer le pro-
avant la réalisation de systèmes plus montage avec les composants passifs gramme de communication, sélection-
complexes. Il fournit, en effet, au logi- et ceux de plus petite dimension. Pour- nez le por t utilisé, fixez la vitesse à
ciel de communication toutes les don- suivez avec les diodes, les condensa- 9 600 bauds et sélectionnez le proto-
nées nécessaires à l’élaboration de teurs électrolytiques et les diodes LED. cole “N,8,1”. Mettez l’appareil sous
montages beaucoup plus ambitieux. Pour finir, insérez et soudez le régula- tension, vérifiez que les diodes LED cli-
teur U2, le quartz et le transformateur gnotent deux fois et que le message
Occupons-nous à présent des aspects de ligne. A propos de ce dernier, nous “SYSTEM STARTUP” envoyé par le
concernant la réalisation pratique de rappelons que le rapport entre primaire microcontrôleur au PC, apparaît bien à
ce montage. et secondaire doit être unitaire (de 1:1) l’écran. Vous pouvez, dès lors, essayer
d’appeler le numéro de téléphone
auquel vous avez relié le circuit et véri-
fier que les données qui s’affichent cor-
respondent bien à la réalité, en contrô-
lant l’indication chronologique ainsi que
celle concernant le numéro de télé-
phone de l’appelant.

Coût de la réalisation
Tous les composants présents sur la
figure 9 avec le circuit imprimé percé
et sérigraphié ainsi que le cordon de
raccordement inter face/ordinateur
DB25/DB9 : env. 288 F. Le microcon-
trôleur préprogrammé MF296 seul :
env. 105 F. Le Mitel MT8843 seul : env.
61 F. Le circuit imprimé seul : env. 39 F.
Voir publicités dans la revue.
◆ A. S.

ELECTRONIQUE 20 magazine - n° 10
DOMOTIQUE

Une commande
de portail
pilotée par GSM

Avec ce montage, nous ouvrons le portail électrique de la maison en utilisant un


téléphone portable type GSM au lieu de la traditionnelle télécommande. Utilisable
sur n’importe quelle installation, il permet de faire au moins jeu égal avec les
différents modèles de télécommandes qui nous remplissent les poches. La
commande d’activation du relais ne consomme aucune unité téléphonique. La
sécurité de fonctionnement est excellente grâce au système de reconnaissance
par l’identification de la personne appelant. Bien entendu, il est tout à fait possible
d’extrapoler pour n’importe quelle commande comme celle de la porte du garage
commun en copropriété ou l’ouverture de la porte d’un hall, d’un local protégé
dont l’accès est réservé à certaines personnes, etc.

ans ELM L’idée qui est à la


numéro 7, base de ce sys-
page 30 et tème et de ses
suivantes, nous applications est très
vous proposions une simple. Désormais,
télécommande pilotée par portable nous possédons prati-
GSM. A la fin de l’ar ticle, nous vous quement tous un téléphone
annoncions la version professionnelle dans portable que nous utilisons
une nouvelle application. dans sa fonction normale,
c’est-à-dire pour téléphoner !
La version du montage que nous vous présentons dans Mais, pourquoi ne pas l’utiliser uti-
ces pages, permet une sécurité de fonctionnement abso- lement pour de nombreuses autres
lue. En effet, pour permettre l’activation de l’organe de sor- applications. Surtout si cette utilisa-
tie (relais), ce système vérifie que la personne qui appelle tion détournée ne coûte rien sur le for-
est effectivement habilitée à ouvrir le portail. Seules les fait, pas même la plus petite unité !
personnes qui connaissent le numéro à appeler et qui ont
enregistré leur propre numéro d’appel peuvent activer le Dans l’application dont il est question dans ces lignes, grâce
système. à notre téléphone portable, nous pouvons ouvrir le portail
électrique de la maison ou, de façon plus générale, nous
Mais procédons par ordre et voyons à quoi sert et comment pouvons activer un quelconque dispositif électrique ou élec-
fonctionne notre système. tronique.

ELECTRONIQUE 22 magazine - n° 10
DOMOTIQUE

Le montage utilise un module mation d’unités, ni sur le portable


GSM avec un abonnement pré- émetteur, ni sur le pilote GSM),
payé et un système de gestion à mais le dispositif active norma-
microcontrôleur pilotant également lement la centrale.
le relais de sortie. L’abonnement
peut être le moins cher des moins Un système de ce genre offre le
cher et encore moins si possible ! maximum de sécurité et permet
En effet, le circuit GSM de com- d’éliminer les différentes télé-
mande ne passe jamais en émis- commandes dont nous ne savons
sion. Donc, il ne consommera plus quoi faire.
jamais la moindre unité !
Le prix d’un tel système peut
Les contacts du relais de la carte paraître élevé pour une applica-
GSM, sont câblés en parallèle sur tion individuelle. Mais, au
les contacts du relais du récep- contraire, dans une application
teur radio utilisé dans la centrale collective nous pouvons réaliser
d’ouverture du portail. Cette cen- une économie considérable.
trale pilote les moteurs et les
divers temporisateurs. Prenons l’exemple d’un ensemble
de 50 à 100 appartements, pour
De ce fait, la greffe de notre système il suffit de placer la carte de pilotage les seules télécommandes, il faut pré-
sur celui d’origine n’entraîne aucune GSM en mode “auto-apprentissage”. voir une dépense de 20 000 à 30 000
modification. Le système d’origine conti- Pour cela, il faut mettre le petit cava- francs et au moins entre 3000 et 5000
nuera donc à fonctionner avec les télé- lier J1 sur A et effectuer un appel. Le francs par an pour remplacer les télé-
commandes traditionnelles également. numéro de la personne qui appelle est commandes perdues ou détériorées.
ainsi mémorisé dans la carte SIM du
L’ouverture du portail avec le téléphone module GSM. Bien entendu, il faut Notre système coûte décidément beau-
portable s’obtient simplement en effec- ensuite retirer le cavalier et, pour ne coup moins cher et a un coût annuel
tuant un appel au numéro du GSM de pas le perdre, l’enfiler sur une des équivalent au coût de la carte prépayée
commande placé dans la centrale. broches seulement. ou d’un abonnement à faible prix.

Avant tout, il est nécessaire de faire Durant la phase de fonctionnement nor- Le seul point négatif pourrait être celui
“apprendre” au système notre propre mal, le numéro qui appelle est com- de la couver ture par le réseau GSM
numéro de manière à éviter qu’une per- paré avec les numéros présents dans dans la zone d’utilisation car, évi-
sonne étrangère (ayant connaissance la mémoire et le portail n’est ouvert demment, s’il n’y a pas de couverture
du numéro d’appel du système de que si ce numéro est reconnu et donc par le réseau GSM, le système ne peut
contrôle) puisse ouvrir le portail. s’il a été préalablement mémorisé. pas fonctionner. Il suffit de jeter un
coup d’œil sur les car tes des dif fé-
Pour enregistrer notre propre numéro L’appel n’aura jamais de réponse (de rents fournisseurs de services GSM,
de téléphone dans la carte de pilotage, cette façon, il n’y a pas de consom- pour s’apercevoir que ces zones

Figure 1 : Schéma électrique de la commande de portail pilotée par GSM.

ELECTRONIQUE 23 magazine - n° 10
DOMOTIQUE

d’ombre sont extrêmement rares à La car te SIM, de type miniature, est Toujours à la mise en service, le micro-
l’heure actuelle. insérée à l’endroit prévu dans le contrôleur procède à la remise à zéro
module. Pour les connexions avec les de la sortie (broche 2) qui pilote le tran-
Le système mémorise les numéros de circuits externes, les connecteurs prin- sistor T1 et le relais.
téléphone dans la zone “phone book” cipaux sont au nombre de deux : un de
(répertoire) de la carte SIM utilisée. 40 broches situé sous le module et un Se sont là les fonctions les plus
de 15 broches situé sur la partie fron- banales du microcontrôleur.
Normalement les cartes SIM ont une tale.
capacité de 100 numéros et par fois En fait, comme nous le voyons sur le
même de 130 numéros, ce qui est plus Pour cette application, nous n’utilisons schéma électrique, la ligne série de
que suffisant dans la majorité des cas. que quelques lignes de contrôle, toutes sortie du module Falcom A2 (broches
situées sur le connecteur à 15 broches. 1 et 2) est connectée par l’intermé-
La sor tie du système est constituée diaire de l’adaptateur de niveau U4 aux
d’un relais avec des contacts capables Pour indication, nous nous sommes broches 4 et 5 du microcontrôleur.
de couper un courant de 10 ampères connectés aux broches 10, 11 et 12
et qui peut fonctionner en mode astable qui sont les broches reliées au positif Par l’intermédiaire de ces lignes sont
ou bistable. de l’alimentation (5 volts). Aux broches effectuées toutes les opérations sur
13, 14 et 15, toutes les trois reliées les signaux qui arrivent : la mémorisa-
à la masse. Les autres connexions se tion et l’effacement des numéros dans
Le schéma électrique font au niveau de la broche 3 (SOFT le “phone book” (réper toire), la com-
ON), de la broche 2 (RX DATA) et de la paraison entre l’identification de l’ap-
L’utilisation et le fonctionnement du broche 1 (TX DATA). pelant et les numéros mémorisés, etc.
système étant éclaircis, analysons
immédiatement le schéma électrique. A la mise sous tension, le module GSM Comme nous le voyons dans le tableau
ne passe pas en fonction tant qu’il ne de la figure 6, les signaux disponibles
Le cœur du dispositif est constitué par reçoit pas au moins durant 3 secondes sur le connecteur 15 points du module
le module GSM Falcom A2 désigné par un niveau haut sur sa broche 3 (SOFT A2 présentent un niveau EIA (±12
U2 sur le schéma. ON). En pratique, il faudrait un petit volts), par contre, les signaux du micro-
bouton poussoir comme celui utilisé contrôleur sont au niveau TTL (5 volts).
Pour ceux qui ne connaissent pas ce pour la fonction ON des téléphones
produit, rappelons qu’il s’agit d’un portables relié entre la broche 3 et la Il est donc nécessaire d’avoir recours
Modem GSM complet, homologué, en ligne positive. Dans notre cas, cette à un MAX232 pour adapter les niveaux.
mesure d’opérer aussi bien en phonie, fonction est assurée par le microcon- Pour obtenir une tension continue de
qu’en mode data/fax. trôleur U3, plus précisément par la sor- ±12 volts nécessaires au fonctionne-
tie correspondant à la broche 3. A la ment des étages de conversions, il uti-
Le dispositif est caractérisé par des mise sous tension, cette ligne présente lise des circuits élévateurs de tension
dimensions particulièrement réduites un niveau haut durant environ 5 de type capacitif qui sont constitués
et peut être intégré à l’intérieur de n’im- secondes pour ensuite revenir à zéro par les condensateurs C4 à C7. Ce
porte quel appareillage. volt. sont les uniques composants externes

Figure 6 : Ce tableau illustre les fonctions qui sont dévolues aux lignes d’entrées/sorties du connecteur frontal 15 broches.

La commande de por tail pilotée par seulement) et il est en mesure de se


GSM décrite dans cet article utilise un connecter aussi bien en phonie qu’en
module GSM Falcom A2 dont les mode data/fax.
dimensions sont par ticulièrement
réduites. Le module dispose de deux connec-
teurs pour les liaisons aux circuits
Malgré cela, le module comprend éga- externes, un de 15 broches et l’autre
lement le logement pour la carte SIM. de 40 broches. Dans notre applica-
Le module A2 fonctionne avec une ten- tion, nous avons utilisé les lignes dis-
sion d’alimentation de 5 volts (la ponibles sur le connecteur frontal à
consommation au repos est de 35 mA 15 broches exclusivement.

ELECTRONIQUE 24 magazine - n° 10
DOMOTIQUE

nécessaires au fonctionnement
correct du MAX232.

L’organigramme de fonctionne-
ment du programme principal
met en évidence les fonctions
du microcontrôleur U3.

Lorsqu’un appel arrive, sur la


ligne série est présente l’écri-
ture “ring”, le numéro de l’ap-
pelant et éventuellement le nom
de cette personne si celui-ci a
été mémorisé dans la carte SIM
du module Falcom A2.

Avant toute chose, le microcon-


trôleur lit le numéro de télé-
phone, pour ensuite interrompre
la connexion par une instruction
appropriée. En réalité la com-
munication n’est pas interrom-
pue car personne n’a répondu à Figure 2 : Schéma d’implantation des composants.
l’appel, simplement l’appel est
rejeté et le module Falcom A2
est remis à zéro.

A ce point, on peut vérifier trois


possibilités en fonction de l’état
du réseau RC connecté à la
broche 7. Le microcontrôleur
vérifie en permanence l’état de
cette broche et se comporte de
façon différente en fonction de
son état déterminé par la posi-
tion du petit cavalier :

- “A” fermé : effectue la mémo-


risation du numéro dans la carte
SIM.
- “A” ouvert et “B” fermé : effec-
tue l’ef facement du numéro
dans la carte SIM.
- Absence des cavaliers en “A”
et en “B” : fonctionnement nor-
mal.

Dans la première hypothèse (“A”


fermé), la broche 7 “voit” un
réseau composé de C8 et des
deux résistances R4 et R5 en
parallèle (le cavalier A est
fermé), il se prédispose alors à
la mémorisation dans la car te
SIM du numéro présent sur la
ligne série du GSM. Naturelle-
ment, avant d’ef fectuer la
mémorisation, le microcontrô-
leur vérifie que le numéro ne soit
pas déjà en mémoire dans le
réper toire de la car te SIM. La
phase d’écriture terminée, le
programme se prépare pour
recevoir l’appel suivant.

Dans le second cas (B fermé),


la broche 7 du microcontrôleur Figure 3 : Dessin du circuit imprimé à l’échelle 1.
“voit” seulement le condensa-

ELECTRONIQUE 25 magazine - n° 10
DOMOTIQUE

sin du cuivre représenté à l’échelle 1/1


Programme
dans les pages suivantes.
Principal

Après insolation au rayon ultra-violet,


Initialisation I/O
et du GSM
gravure au perchlorure de fer et perçage
des trous aux différents diamètres.

Mais procédons avec ordre et méthode.


Appel en entrée ?
NON La majeure partie de l’espace du circuit
OUI imprimé est occupée par le module GSM,
fixé par l’intermédiaire de trois vis.
Lecture du numéro
et déconnexion
Par l’intermédiaire du connecteur à 15
OUI NON
broches, seront effectuées les liaisons
Sous-programme
Fonctionnement normal ?
Recherche numéro
Numéro trouvé ?
dans les trous numérotés 1, 2, 3, 10,
NON OUI 11, 12, 13, 14 et 15. Faites très atten-
tion de ne pas intervertir les fils et évi-
NON
Fonctionnement en mode
programmation ?
Sous-programme
Recherche numéro
Sous-programme
gestion relais
tez les courts-circuits entre les broches
contiguës.
OUI

Sous-programme Numéro trouvé ?


NON Le montage des autres composants ne
Recherche numéro
OUI
présente aucune difficulté. Pour le mon-
OUI
Déjà présent Numéro trouvé ? Efface de la SIM
Liste des composants
NON
de la commande
Ajoute
de portail pilotée
dans la SIM
par GSM
R1 = 4,7 kΩ trimmer
Figure 4 : Organigramme du programme implémenté R2 = 10 kΩ
dans le microcontrôleur PIC12C672 (U3). R3 = 5,6 kΩ
R4 = 2,2 kΩ
R5 = 4,7 kΩ
teur C8, il se place donc en mode d’ef- chain appel qui le désactivera et ainsi
C1 = 470 µF 25 V
facement du numéro en cours. En fait de suite. Dans ce mode il est possible
électrolytique
dans ce cas, le numéro lu sur la ligne d’utiliser ce circuit pour des applica-
C2 = 100 nF multicouche
série est effacé du répertoire (s’il est tions différentes.
C3 = 470 µF 25 V
présent) de la carte SIM.
électrolytique
Evidemment, pour une utilisation en
C4 = 1 µF 63 V électrolytique
La troisième hypothèse (pas de cava- ouverture de portail, il est nécessaire
C5 = 1 µF 63 V électrolytique
lier ni en “A” ni en “B”) concerne le de tourner R1 vers C9 afin d’obtenir
C6 = 1 µF 63 V électrolytique
fonctionnement normal. Dans ce cas, une brève impulsion à chaque appel.
C7 = 1 µF 63 V électrolytique
la broche 7 “voit” un réseau RC com-
C8 = 100 nF pol. passo 5
posé de R5 et C8 et, en cas d’appel,
C9 = 100 nF pol. passo 5
il vérifie que le numéro présent sur la Montage et installation D1 = Diode 1N4007
ligne série soit effectivement mémo-
D2 = Diode 1N4007
risé dans la carte SIM. La description théorique étant termi-
T1 = Transistor BC547B
née, voyons à présent l’aspect pratique.
J1 “A” = Cavalier
Dans le cas contraire, le dispositif n’ef-
J1 “B” = Cavalier
fectue aucune opération sur la ligne de Pour le montage de notre télécontrôle,
U1 = Régulateur 7805
sortie et se replace de manière à rece- nous avons prévu l’emploi d’un circuit
U2 = Module GSM Falcom A2
voir un autre appel. Dans le cas où le imprimé sur lequel seront montés tous
U3 = µcontrôleur PIC12C672
numéro d’appel est mémorisé, la sor- les composants, y compris le module
(MF279)
tie est activée et le relais colle. GSM.
U4 = Intégré MAX232
RL1 = Relais 12 V 1 RT
Le type d’activation dépend de la posi- Le système GSM étant fourni tout
tion du curseur du trimmer R1. Dans monté et réglé, la seule chose que vous
Divers :
le cas où le curseur est complètement ayez à faire est de le mettre en place
1 Support 2 x 4 broches
tourné vers C9, nous avons un fonc- dans un coffret étanche (genre boîte
1 Support 2 x 8 broches
tionnement du type astable et le relais Legrand) d’où sortiront uniquement les
1 Bornier 2 pôles
reste activé durant environ 1 seconde. câbles pour l’alimentation, celui relié
2 Borniers 3 pôles
Tournant le curseur dans l’autre sens, à la centrale et le câble d’antenne avec
1 Connecteur 15 pôles
le temps augmente jusqu’à environ 20 son antenne qui peut être un modèle
1 Connecteur d’antenne
secondes. Avec le curseur complète- plat ou stylo.
1 Adaptateur d’antenne FME
ment tourné vers la position opposée,
1 Antenne GSM
le fonctionnement devient bistable, La réalisation du circuit imprimé se fera
1 Boîtier étanche
avec un appel le relais est activé et de façon traditionnelle, par photocopie
1 Circuit imprimé réf. S279
reste dans cette position, jusqu’au pro- sur calque ou sur transparent du des-

ELECTRONIQUE 26 magazine - n° 10
DOMOTIQUE

la mémoire de la car te SIM est com-


Sous-programme Sous-programme
plètement vide.
recherche numéro gestion du relais

Répétez l’appel après avoir installé le


Cherche numéro Lecture du trimmer cavalier J1 sur “A”. Dans ce cas éga-
dans la Sim
lement la sortie restera inerte, mais le
Valeur comprise NON Fonction bistable
numéro de votre téléphone por table
NON Retourne
Trouvé ?
faux
entre 0/230 ? Commute relais sera mémorisé dans la carte SIM.
OUI OUI

Retourne
A présent, ôtez le cavalier J1 de “A” et
Positionne le timer
vrai
Active le relais Retour effectuez un troisième appel. Comme
par enchantement le portail s’ouvrira.
Figure 5a : Sous-programme de Attente du timer
Désactive le relais
vérification de l’identification de Le circuit a en fait trouvé votre numéro
l’appelant. dans la carte SIM. Il a reconnu l’appel
Retour comme valide et a donc activé le relais
de sortie.
tage des circuits intégrés U3 et U4, uti-
Figure 5b : Sous-programme
lisez des supports en vérifiant bien le Pour autoriser d’autres personnes à
de gestion du relais.
sens exact de montage. utiliser l’ouverture du portail, il suffit
de répéter autant de fois que néces-
Le régulateur U1 ne nécessite pas de saires dans l’installation existante et saire la procédure précédente avec le
dissipateur de chaleur car, au repos, le reliez en parallèle les contacts du relais cavalier J1 sur “A”.
montage ne consomme qu’un peu plus du montage avec ceux du relais du
de 40 milliampères et le régulateur ne récepteur de la centrale. De cette façon, Pour retirer son droit d’utilisation à un
dissipe donc que 300 milliwatts. le système initial (télécommandes) est usager, il faut insérer le cavalier J1 sur
toujours opérationnel. “B” et effectuer un appel avec son télé-
Durant un appel, la consommation aug- phone et automatiquement, le numéro
mente d’environ 5 fois, mais seulement Reliez également une antenne adap- concerné sera effacé de la mémoire
pour quelques secondes et pour cela tée au module GSM. Dans ce cas, il de la carte SIM.
la puissance supérieure dissipée par est possible de recourir à une antenne
le régulateur est négligeable. stylo à monter à l’extérieur du coffret. Si, pour une raison quelconque, le télé-
phone n’est plus disponible, il faut reti-
Prêtez une attention par ticulière à En premier lieu, programmez dans votre rer la carte SIM du module Falcom A2
l’orientation des composants polarisés téléphone portable, dans une mémoire pour l’insérer dans un téléphone por-
et vérifiez, avant de souder, toutes les à accès direct, le numéro correspon- table en état de fonctionnement et effa-
valeurs des composants. dant au numéro d’appel du por tail. cer le numéro concerné directement
Ensuite positionnez le système pour un par l’intermédiaire du clavier.
Pour relier l’alimentation et la centrale, mode de fonctionnement normal (le
utilisez des borniers à vis au pas de 5 cavalier J1, ni sur “A”, ni sur “B”) avec Concluons avec une dernière possibi-
millimètres. une sortie astable (curseur du trimmer lité. Si un utilisateur de poste fixe n’a
complètement tourné vers C9). pas demandé à France Télécom la sup-
Pour pouvoir fonctionner correctement pression de l’affichage du numéro*,
et entrer en ligne, le module GSM doit Essayez de procéder à un appel. Si tout son numéro pourra être mémorisé dans
être équipé d’une carte SIM valide. Le fonctionne comme prévu, le système la car te SIM du Falcom A2. Voilà qui
type d’abonnement a peu d’impor- ne doit donner aucun signe de vie car ouvre des applications intéressantes !
tance, cela peut être un abonnement Par exemple : mémorisez le numéro de
gratuit à l’aide d’une carte prépayée. votre téléphone d’appartement dans
Notre système ne consomme aucune la SIM du Falcom A2 de façon à pou-
unité car il ne répond à aucun appel. voir ouvrir le portail en cas de néces-
sité en effectuant un appel avec le télé-
Avant d’insérer la carte SIM dans son phone fixe de la maison.
logement dans le module Falcom A2,
il faut désactiver la demande du code
PIN. Cette opération peut être effec- Coût de la réalisation
tuée avec n’importe quel téléphone por-
table (en montant la car te SIM desti- La commande de por tail pilotée par
née au Falcom à la place de celle déjà GSM telle que représentée sur le
en place dans le portable). schéma d’implantation des compo-
sants, plus l’antenne : env. 2 990,00 F
Après avoir inséré la carte SIM dans son Le Falcom A2 seul : env. 2 890,00 F
logement sur le module Falcom A2, met- Voir publicités dans la revue.
tez le tout dans le boîtier, comme indi-
qué plus haut, et placer ce boîtier à l’in- ◆ A. G.
térieur du coffret étanche dans lequel
se trouve la centrale de commande et * Pour plus de précisions, lire l’article “Un sys-
le récepteur du portail. Alimentez le cir- tème de présentation du numéro d’appelant sur
cuit en prélevant les 12 volts néces- PC” dans ce numéro.

ELECTRONIQUE 27 magazine - n° 10
SÉCURITÉ

Un système d'alarme
avec transmission
à distance
sur 433,9 MHz
Cette alarme permet de relier le capteur à la sirène, par
voie radio, en utilisant un module émetteur calé sur la
fréquence de 433,9 MHz. Cette alarme à système d’alerte
déporté, trouvera son utilité dans la surveillance d’un local
éloigné de 50 à 60 mètres de l’habitation ou du bureau ou
dans la surveillance d’un véhicule comme une caravane ou
un camping-car au parking.

ous avons déjà résolu le Tendre des fils qui par tent du
problème qui était de box pour rejoindre la maison,
se protéger des intrus n’est pas toujours possible ou
lorsque nous étions à pour le moins fort compliqué. Il
l’intérieur de notre ne reste donc qu’une seule solu-
habitation (ELM n° 9, page 29 tion, celle de relier le capteur à un
et suivantes), mais nous ne petit émetteur UHF chargé de
devons pas oublier les locaux transmettre le signal d’alarme à
éloignés, comme la cave, le gre- un récepteur installé à l’intérieur
nier ou le garage, qui pourraient de l’appartement.
être visités, même lorsque
nous sommes à la maison. Le projet que nous vous proposons est
constitué d’un capteur volumétrique relié
Il y a peu de temps de cela, nous avons lu, dans un quoti- à un mini-émetteur qui transmet sur 433,9 MHz et d’un récep-
dien local, qu’au cours d’une nuit, les serrures des box d’un teur qui permet d’activer la sirène lorsqu’un intrus pénètre
immeuble avaient été forcées et que les voitures qui y étaient dans votre box.
stationnées avaient été non seulement délestées de leur
autoradio, mais également de leurs roues. La portée maximale de ce petit émetteur se situe aux alen-
tours des 50 à 60 mètres. Toutefois nous vous rappelons
Dans un cas semblable, installer une alarme dans le box, que cette portée est conditionnée par la position de l’ap-
serait peu efficace, car nous n’avons pas forcément la fenêtre pareil et la qualité de l’antenne mais également fonction
de la chambre à coucher située au-dessus des locaux à sur- de la nature des matériaux que devra traverser le signal
veiller et, par conséquent, nous n’entendrions pas la sirène. pour rejoindre l’antenne de réception.

ELECTRONIQUE 28 magazine - n° 10
SÉCURITÉ

Figure 1 : Photographie du coffret ouvert contenant l’étage Figure 2 : Photographie du coffret ouvert contenant l’étage
émetteur. L’antenne est fixée sur le petit panneau en plas- récepteur. L’antenne est également fixée sur le petit pan-
tique du coffret. neau en plastique du coffret.

Concrètement, si le lieu à surveiller est également présent sur la broche de sor- Ce module émetteur en CMS déjà
réalisé entièrement en tôles, le rayon- tie 10 de IC1/B. monté et réglé (voir figure 5) porte la
nement aura beaucoup de mal à fran- référence KM01.02. Il fournit une puis-
chir cette barrière (cage de Faraday), Lorsque sur la broche d’entrée 13 par- sance de 10 milliwatts sur la fréquence
même si l’antenne est de très bonne vient une impulsion positive provenant de 433,9 MHz.
qualité. A l’inverse, si le lieu à surveiller du condensateur C1, immédiatement
est réalisé en bois, même une piètre la broche de sortie 10 de IC1/B com- Dès l’application de la tension d’ali-
antenne fera l’affaire. mute sur un niveau logique 1 et reste mentation de 12 volts sur la broche 2,
dans cette situation jusqu’à ce que le ce module commence à rayonner un
condensateur électrolytique C4, placé signal HF uniquement si un niveau
Schéma électrique entre la sortie de IC1/A et les entrées logique 1 est présent sur sa broche 4 et
de l’émetteur de IC1/B, se soit chargé à travers la cesse de rayonner lorsque cette même
résistance R3. broche passe au niveau logique 0.
Comme vous pouvez le voir sur la figure
4, pour réaliser ce petit émetteur sur R3 ayant une valeur de 330 kΩ et C4 Pour moduler le signal HF, il faut appli-
433,9 MHz peu de composants sont une valeur de 47 µF, la charge de C4 quer sur la broche 6 de IC3, un signal
nécessaires. Commençons la descrip- demande environ 5 secondes. Passé digital prélevé sur la broche 17 du cir-
tion par le capteur infrarouge qui, ce temps, la sortie de IC1/B repasse cuit intégré IC2.
comme nous l’avons déjà expliqué à au niveau logique 0.
propos d’une précédente alarme (ELM Ce circuit intégré que nous avons déjà
n° 9, page 29 et suivantes), détecte la Le niveau logique 1 présent sur la utilisé dans divers montages est un
présence d’une personne à 10 mètres broche 10 de IC1/B est appliqué sur codeur type HT6014 qui permet de
de distance. la broche 4 du module émetteur IC3. moduler le circuit IC3 avec un signal

Lorsque le capteur ne détecte aucune


présence d’être humain, sa broche A 15 16 18
relie à la masse la résistance R1 et, OSC 1 OSC 2 Vcc

par conséquent, la tension positive n’at- OSC. DIVIDER DATA SEL.


OUT
17
+ BUFFER
teint pas le condensateur C1. 8 7 6 5 4 3 2 1

A0
Dès que le capteur détecte la présence 1 A0 1 18 Vcc
2 ÷ 12 SYNC. A1 2 17 OUT
d’une personne, la broche A qui est 3 + DECOD. A2 3 16 OSC 2 S1 VUE DE DESSOUS
A3 4 15 OSC 1
reliée à un interrupteur interne, s’ouvre 4 ENCODER A4 5 14 LED
5 A5 6 13 D11
et le condensateur C1 envoie une brève 6
LED A6 7 12 D10
7 LED 0
impulsion sur la broche 13 de la porte 8
DETECTOR
CONTROL
14 A7
GND
8
9
11
10
D9
D8
A7 1 2 3 4 5 6 7 8
NOR IC1/A. D8 D10 GND
HT 6014
10 11 12 13 9 S1 VUE DE DESSUS
Comme les deux portes NOR IC1/A et
IC1/B sont câblées en configuration Figure 3 : A gauche, schéma synoptique et brochage vu de dessus du codeur
monostable, lorsqu’un niveau logique HT6014. A droite, le dip-switch S1 (vu de dessous et de dessus), nécessaire
0 est présent sur la broche d’entrée pour coder le signal HF rayonné par l’émetteur.
13 de IC1/A, un niveau logique 0 est

ELECTRONIQUE 29 magazine - n° 10
SÉCURITÉ

DL2
T1 R6
14 V ANTENNE

DS2
S2-A DS3 S2-B
E U
7 V RS1 IC4
SECTEUR 220 V
12 V
M.
C7 C8 C9
0 V BATT.

IC3
2 19
4 1 3 5 17 18 20 6
C2 C3 C5
CAPTEUR R1 R3

C1 IC1-A 14 IC1-B
A 13 C4 8 6
11 10 4
12

7 9 5
DS1 R2
R4 IC1-C

15 16 10 17
18
DL1
R5
IC2
9
14
1 2 3 4 5 6 7 8

C6 0 S1

1 2 3 4 5 6 7 8

Figure 4 : Schéma électrique de l’étage émetteur. Le capteur infrarouge visible sur la gauche est le même
que celui que nous avons utilisé dans la précédente alarme publiée dans ELM n° 9, page 29 et suivantes.

codé, que seul notre récepteur peut la radio commande codée LX.1409 quant sur les broches 15 et 16 une
reconnaître. (ELM n° 6, page 34 et suivantes), en résistance de 820 kΩ (voir R4). Pour
déplaçant les 8 leviers de l’inverseur rendre ce circuit intégré opérationnel,
En utilisant un signal codé, nous évi- S1 sur l’une des trois positions “+”, il faut appliquer un niveau logique 0 sur
tons que le récepteur puisse être excité “en l’air”, “–”, on obtient un code qui sa broche 10.
par des signaux parasites, ce qui nous peut être décodé uniquement par le
permet ainsi de nous prémunir contre récepteur dont les leviers de l’inverseur Quand la porte NOR IC1/B applique un
les fausses alarmes. S1 sont disposés dans le même ordre. niveau logique 1 sur la broche 4 du
module IC3 pour le faire émettre, la
Comme nous l’avons déjà expliqué pré- L’étage oscillateur, présent à l’intérieur deuxième porte NOR IC1/C, câblée en
cédemment lors de l’article concernant de ce circuit intégré, doit osciller à une inverseur, applique un niveau logique 0
fréquence de 3 800 her tz environ et sur la broche 10 de IC2. Ce dernier com-
VCC 13 12 11 10 9 8 cette condition est obtenue en appli- mence alors à moduler le 433,9 MHz
M

E S
15 16 18
1 2 3 4 5 6 GND MC 78L12 OSC 1 OSC 2 Vcc D11
13
SHIFT 12
OSC. DIVIDER LATCH
4001 REGISTER 11
10 8 7 6 5 4 3 2 1
D8

A0 1 18 Vcc
Din
DATA CONTROL A1 2 17 VT
14 BUFFER
DETECTOR
COMPAR.
LOGIC S1 VUE DE DESSOUS
A2 3 16 OSC 2
A3 4 15 OSC 1
A4 5 14 D in
A5 6 13 D11
VT A6 7 12 D10
SYNC. DECODER BUFFER 17 A7 8 11 D9 0
1 2 3 4 5 6 17 18 19 20 GND 9 10 D8 1 2 3 4 5 6 7 8
KM01.02 A0 A7 GND

1 2 3 4 5 6 7 8 9
HT 6034
S1 VUE DE DESSUS
Figure 5 : Connexions du 4001 vues
de dessus et du 78L12 vues de des-
sous. En bas, les connexions du Figure 6 : A gauche, schéma synoptique et brochage vu de dessus du circuit
module émetteur KM01.02 pour le intégré décodeur HT6034. A droite, le dip-switch S1 (vu de dessous et de
433,9 MHz. dessus), nécessaire pour décoder le signal HF rayonné par l’émetteur.

ELECTRONIQUE 30 magazine - n° 10
DL2
R7 T1
ANTENNE
14 V

DS2 S2-B

U E
IC4 RS1 7 V
SECTEUR 220 V
M.
C6 C7 C8 0 V
3 IC1
2 7 11 14 1 12 15
DS1 S2-A

12 V G F M
C1 C2 BUZZER

C3 BATT.
R1

15 16 14 18 IC3-A IC3-B
17 1
14
5 IC3-C
IC2 3 4 8 12
9 10 11

1 2 3 4 5 6 7 8 2 6
7 9 13 C5
R2 R3
C4
R5 R6 IC3-D

R4
S1 0
DL1
1 2 3 4 5 6 7 8

Figure 7 : Schéma électrique de l’étage récepteur. Comme sirène d’alarme,


nous avons utilisé un buzzer piézo-électrique capable de générer un son puissant.

avec un signal codé, sélectionné par Le signal capté par ce module, se la masse (niveau logique 0), le buzzer
l’intermédiaire du dip-switch S1 à 8 posi- retrouve déjà démodulé sur la broche demeure muet. Par contre lorsque cette
tions. 14 et comme cela est clairement repré- même broche est reliée au positif 12
senté sur la figure 7, il est appliqué sur volts (niveau logique 1), le buzzer com-
La diode LED, connectée entre les la broche 14 du décodeur IC2. mence à sonner.
broches 18 et 14 du circuit intégré IC2,
ne s’allume que lorsqu’un niveau Lorsque le décodeur HT6034 reconnaît Pour que le décodeur IC2 reconnaisse
logique 0 est présent sur sa broche les signaux codés que l’étage émetteur les signaux codés envoyés par l’étage
10. Ceci est très utile pour indiquer le envoie par l’intermédiaire du circuit inté- émetteur, il est nécessaire de posi-
bon fonctionnement de ce circuit inté- gré HT6014, sa broche de sor tie 17 tionner les leviers des dip-switchs de
gré. passe aussitôt à un niveau logique 1. façon identique sur les deux platines.
Ce signal rejoint la broche 1 de IC3/A On peut s’inspirer de la position des
Pour alimenter l’étage émetteur, il faut ce qui met en oscillation, à une fré- switchs de S1 sur les schémas d’im-
une tension de 12 volts stabilisés, four- quence très basse, les deux por tes plantation des composants des figures
nie par le circuit régulateur IC4. NAND IC3/A et IC3/B. 9 et 12 :

La diode DS3 n’est indispensable que Cette fréquence est utilisée pour
dans le cas où l’on désire appliquer piloter l’étage oscillateur composé VCC 13 12 11 10 9 8

en parallèle sur la tension d’alimen- des deux portes NAND IC3/C et A K


tation, une batterie tampon de 12 IC3/D, ainsi le buzzer (matériali- DIODE
volts, qui permettra d’alimenter sant la sirène), reliée à cet étage, LED A K
1 2 3 4 5 6 GND
l’alarme chaque fois que la tension émet un son modulé sur une fré-
du secteur 220 volts viendrait à man- quence d’environ 3 400 hertz. 4011
quer.
Vous nous avez souvent réclamé M
des schémas pratiques pour
Schéma électrique faire fonctionner de petits buz-
E U

du récepteur zers. Pour cet usage, vous pou- 1 2 3 7 11 12 13 14 15


MC 78L12
vez reprendre cet étage qui uti-
KM01.01
La figure 7 reproduit le schéma élec- lise quatre por tes NAND
trique du récepteur 433,9 MHz. Pour contenues à l’intérieur d’un cir-
Figure 8 : Connexions du 4011 vues de des-
recevoir cette fréquence, nous avons cuit intégré CMOS 4011. sus et du 78L12 vues de dessous. En bas,
utilisé un module récepteur en CMS, les connexions du module récepteur
déjà monté et réglé, dont la référence Lorsque la broche 1 de la porte KM01.01 pour le 433,9 MHz.
est KM01.01 (voir IC1). NAND IC3/A se trouve reliée à

ELECTRONIQUE 31 magazine - n° 10
SÉCURITÉ

- 1, 4 et 8 sur le positif, L’étage oscillateur, présent à l’intérieur La diode LED DL1, reliée à la sortie de
- 3 et 6 sur la masse, de ce circuit intégré, doit osciller à une la porte NAND IC3/B, clignote à chaque
- 2, 5 et 7 au centre donc positionnés fréquence 33 fois supérieure à celle de fois que le récepteur décode le signal
ni au positif ni à la masse. l’émetteur. Ainsi pour le faire osciller à : en provenance de l’émetteur.

Si les switchs des deux platines ne sont 3 800 x 33 = 125 400 hertz Pour alimenter cet étage récepteur, il
pas positionnés exactement de la faut recourir à une alimentation stabi-
même façon, le décodeur ne pourra pas il faut appliquer une résistance de 82 lisée de 12 volts, que nous prélevons
identifier le signal émis par l’émetteur. kΩ (voir R1) sur les broches 15 et 16. du circuit intégré régulateur IC4.

La diode DS1, reliée au positif de la


S2 VERS BATTERIE batterie de 12 volts, sert à alimenter
SECTEUR le récepteur en cas de disparition du
220 volts
secteur 220 volts.

S2-A S2-B
Réalisation pratique
12 V. de l’émetteur
Sur la figure 9, nous avons reproduit
le schéma d’implantation des compo-
sants de l’étage émetteur LX.1424.

Pour commencer, nous vous


conseillons de mettre en place les deux
suppor ts des circuits intégrés IC1 et
IC2, le dip-switch S1 et les deux ponts
en utilisant deux chutes de queue de
T1 résistance ou de condensateur.
mod. T003.01

K
Liste de composants
A
de l’émetteur
DS3
R6
R1 = 1 kΩ
R2 = 100 kΩ
R3 = 330 kΩ
IC4 R4 = 820 kΩ
DS2 R5 = 1,2 kΩ
RS1 C2
STRAP R1 R6 = 1 kΩ
C7 C1 = 4,7 nF polyester
C8 C2 = 47 µF électrolytique
C6 A C9
C3 = 100 nF polyester
C1
C4 = 47 µF électrolytique
0

K C3
1 2 3 4 5 6 7 8

R2 C5 = 100 nF polyester
DS1
C6 = 100 nF polyester
S1 IC2
A A IC1 C7 = 1 000 µF électrolytique
C4 C8 = 100 nF polyester
R5 R4
K K
C9 = 470 µF électrolytique
R3
DS1 = Diode 1N4148
STRAP DS2 = Diode 1N4007
20 1
DL2 DL1
C5
DS3 = Diode 1N4007
IC3 RS1 = Pont redresseur
100 V /1 A
20 1 DL1 = Diode LED
DL2 = Diode LED
IC3 A
IC1 = Intégré CMOS 4001
VERS CAPTEUR
IC2 = Intégré HT6014
IC3 = Module CMS KM01.02
IC4 = Régulateur MC78L12
S1 = Dip-switch 8 invers.
ANTENNE
à zéro central
S2A + S2B = Double inter.
Figure 9 : Schéma d’implantation des composants de l’étage émetteur LX.1424.
N’oubliez pas de placer sur le circuit imprimé le strap situé entre la diode DS2
T1 = Transfo. 3 W (T003.01)
et le condensateur électrolytique C9 et celui situé entre les circuits intégrés sec. 0-14-17 V /0,2 A
IC1 et IC3. Les trois fils visibles sur la gauche indiqués “–”, “A” et “+” sont CAPTEUR = SE2.05
reliés au bornier du capteur (voir figure 11). CI = Réf. LX.1424

ELECTRONIQUE 32 magazine - n° 10
SÉCURITÉ

Comme vous pouvez le voir sur Lorsque vous câblerez ces deux
la figure 9, un strap est relié LED, rappelez-vous que si vous
entre la diode DS2 et le conden- intervertissez leurs pattes A et K,
sateur électrolytique C9, l’autre, elles ne pourront pas s’allumer.
entre le circuit intégré IC1 et le
module référencé IC3. Sur le panneau supérieur en plas-
tique, fixez la petite antenne
Cette opération terminée, vous télescopique.
pouvez monter toutes les résis-
tances et les diodes au silicium.
Lorsque vous insérez la diode Réalisation pratique
plastique DS3, vous devez orien- du récepteur
ter sa bague vers le condensateur
C2. Pour ce qui concerne la diode Sur la figure 12, nous avons
DS2, il faut orienter sa bague vers représenté le schéma d’implan-
le circuit intégré IC4. La diode DS1 tation des composants de l’étage
dont le boîtier est en verre, sera récepteur LX.1425.
montée en orientant sa bague
vers le condensateur C4. Même dans le cas du récepteur,
nous vous conseillons de com-
Poursuivez en insérant tous les mencer le montage par l’inser-
condensateurs polyester, puis les tion des deux supports de circuit
électrolytiques en prenant soin intégrés IC2 et IC3 et du dip-
de respecter la polarité de leurs switch S1. Après avoir soudé
deux pattes. Sur la gauche du toutes les broches sur les pistes
condensateur électrolytique C7, du circuit imprimé, vous pouvez
insérez le pont redresseur RS1 installer également les résis-
et sur la droite le circuit intégré tances et les diodes au silicium.
régulateur IC4, en orientant vers
la diode DS2 la par tie plate de Les diodes ayant le boîtier en
son boîtier. Figure 10 : Vue de l’émetteur, une fois le mon- plastique DS1 et DS2 seront
tage terminé. Les leviers du dip-switch S1, sont montées de manière à ce que
positionnés de la même façon que ceux du récep-
Vous pouvez à présent monter le leur bague, indiquant la cathode,
teur.
transformateur d’alimentation T1 soit orientée comme cela est clai-
sur le circuit imprimé, ainsi que rement visible sur la figure 12.
les trois borniers. Le bornier à 3
pôles situé près du condensateur Poursuivez le montage en insé-
électrolytique C2, ser t pour VERS ÉMETTEUR rant tous les condensateurs poly-
connecter les fils “–”, “A” et “+” P1 A ester, puis les électrolytiques en
au capteur infrarouge. respectant la polarité +/– de
leurs pattes.
Dans le bornier à quatre pôles
situé à gauche au-dessus du Sur la gauche du condensateur
transformateur T1, il faut relier électrolytique C8, montez le pont
aux deux pôles de gauche les redresseur RS1 et sur la droite,
deux fils du secteur 220 volts et le circuit intégré stabilisateur IC4,
aux deux pôles de droite les fils en orientant la par tie plate de
à souder sur l’inverseur (côté son boîtier vers la droite.
S2/A).
B A Après avoir terminé toutes ces
Dans le bornier à quatre pôles opérations, vous pouvez instal-
situé à droite au-dessus du ler le transformateur d’alimenta-
transformateur T1, reliez aux tion T1 et, près de ce dernier, les
deux pôles de droite les fils qui deux borniers à quatre pôles.
iront à une éventuelle batterie
12 volts externe en faisant atten- Figure 11 : Après avoir ouvert le capteur infra- Dans le bornier à quatre pôles
tion de ne pas inverser la pola- rouge, il faut relier le fil B au bornier de gauche, de droite situé au-dessus du
où arrive le fil négatif de l’alimentation.
rité. Aux deux pôles adjacents, transformateur T1, reliez aux
placez les deux fils devant être deux pôles de gauche, les deux
reliés à l’inverseur côté S2/B fils d’alimentation du secteur 220
(voir figure 9). Une fois le montage terminé, fixez le volts et aux deux pôles de droite, les
circuit imprimé à l’intérieur du coffret fils à souder sur l’inverseur côté S2/B.
En bas, sur le circuit imprimé, insérez à l’aide de trois vis à tôles.
le module émetteur en CMS et, pour Dans le bornier à quatre pôles situé à
finir, installez les deux circuits intégrés Sur le couvercle du coffret en matière droite, connectez aux deux pôles de
dans leur support respectif, en orien- plastique, pratiquez deux trous afin de droite les fils qui iront à une éventuelle
tant leur repère-détrompeur en forme fixer les deux cabochons chromés des batterie de 12 volts externe, en faisant
de “U” vers le transformateur T1. LED. attention de ne pas inverser la polarité.

ELECTRONIQUE 33 magazine - n° 10
SÉCURITÉ

Aux deux pôles adjacents, connectez finir, installez les deux circuits intégrés Sur le panneau métallique situé en bas,
les deux fils qui seront soudés à l’in- dans leur support respectif, en orien- insérez le buzzer et le double inverseur
verseur S2/A (voir schéma d’implan- tant leur repère-détrompeur en forme S2. Sur le couvercle en plastique que
tation des composants). de “U” vers le transformateur T1. Une vous aurez auparavant percé de deux
fois le montage terminé, fixez le circuit trous, installez les deux cabochons
En bas, sur le circuit imprimé, insérez imprimé à l’intérieur du coffret à l’aide chromés de LED (voir photo en début
le module récepteur en CMS et, pour de trois vis à tôles. d’article).

S2 VERS BATTERIE
SECTEUR
220 volts

S2-B S2-A

12 V

T1
mod. T003.01

R7 DS1

IC4
DS2
RS1
G

C8
C7 C6 F
C2 C3
M
0

C5
1 2 3 4 5 6 7 8

R1
IC3
S1 IC2
R2

R3 C4 R5 R6

R4
C1
15 1
A K IC1

15 1
M F G

A A
K K

DL2 DL1 ANTENNE BUZZER

Figure 12 : Schéma d’implantation des composants de l’étage récepteur LX.1425. Bien que nous ayons prévu une alimen-
tation supplémentaire à l’aide d’une batterie de 12 volts, nous précisons qu’elle n’est pas indispensable et que par consé-
quent, vous pouvez ne pas la mettre en place.

ELECTRONIQUE 34 magazine - n° 10
SÉCURITÉ

Pour bloquer le buzzer sur le panneau, bien définie qui doit être égale à
il suf fit de le coller avec de la colle environ 1/4 ou bien 3/4 d’onde.
genre cyanolite ou similaire sous les
trois clips. En utilisant une longueur de 1/4
d’onde, la portée est plus réduite.
Sur le panneau supérieur en plastique, En utilisant une longueur de 3/4
fixez la petite antenne télescopique d’onde, la portée augmentera.
comme nous allons vous l’expliquer à
présent. N’utilisez pas des longueurs dif-
férentes pour l’émetteur et le
récepteur car le rendement pour-
L’antenne rait diminuer.

L’émetteur et le récepteur doivent être La longueur d’onde se calcule à


équipés d’une antenne. Pour cela, vous l’aide de la formule :
pouvez utiliser un court morceau de fil
de cuivre rigide d’une longueur de 16 l = 300 000 : F
centimètres, ou bien une petite antenne
télescopique et nous vous conseillons l est la longueur d’onde en mètres.
cette deuxième solution. 300 000 est la vitesse de la
lumière en mètres par seconde.
Cette antenne télescopique sera fixée F est la fréquence en hertz.
sur le couvercle en plastique du coffret
à l’aide d’une petite vis métallique au- Cette formule étant générale-
dessous de laquelle vous aurez serré ment utilisée pour le calcul de
le petit morceau de fil qui part du cir- longueur d’ondes avec des fré-
cuit imprimé (figures 1 et 2). quences en mégaher tz, on peut
la simplifier :
Pour obtenir le meilleur rendement pos-
sible, vous devez utiliser une longueur l (m) = 300 : F (MHz) Figure 13 : Vue du récepteur, une fois le
montage terminé. Les leviers du dip-switch
S1, sont positionnés de la même façon
Pour une fréquence de que ceux de l’émetteur.
Liste des composants 433,92 MHz nous obtenons une
longueur d’onde de :
du récepteur
R1 = 82 kΩ 300 : 433,92 = 0,691 m Phase de réglage
R2 = 1 MΩ
R3 = 470 kΩ Le quart d’onde sera donc approxima- Après avoir terminé complètement
R4 = 1,2 kΩ tivement équivalent à : l’émetteur et le récepteur, vous pouvez
R5 = 1 MΩ passer à la phase de réglage.
R6 = 220 kΩ 0,691 : 4 = 0,173 m
R7 = 1 kΩ soit 17,3 cm Placez l’émetteur dans une pièce de la
C1 = 100 nF polyester maison et le récepteur dans une pièce
C2 = 100 nF polyester A cette longueur, vous devrez soustraire plus éloignée.
C3 = 100 nF polyester 2 centimètres environ qui représentent
C4 = 1 µF polyester la longueur du morceau de fil que vous Avant toute chose, vérifiez à nouveau
C5 = 1 nF polyester utilisez pour relier l’antenne au circuit que les leviers des dip-switch soient
C6 = 470 µF électrolytique imprimé. Ainsi, la longueur du brin téles- positionnés de façon identique sur
C7 = 100 nF polyester copique devra être réglée à 15,3 cen- l’émetteur et sur le récepteur.
C8 = 1 000 µF électrolytique timètres.
DS1 = Diode 1N4007 Si une personne entre dans la pièce
DS2 = Diode 1N4007 Pour une longueur de 3/4 d’onde, on où est installé l’émetteur, le capteur
RS1 = Pont redresseur obtient approximativement : infrarouge détecte immédiatement sa
100 V /1 A présence et le buzzer sonne instanta-
DL1 = Diode LED 0,691 x (3 : 4) = 0,518 m nément.
DL2 = Diode LED soit 51,8 cm
IC1 = Module CMS KM01.01 Si la personne qui a pénétré dans la
IC2 = Intégré HT6034 En retirant toujours les 2 cm du rac- pièce demeure immobile, le buzzer
IC3 = Intégré CMOS 4011 cordement, la longueur du brin téles- cesse de sonner, mais dès qu’elle
IC4 = Régulateur MC78L12 copique devra être réglée à 49,8 cm. bouge à nouveau, il se remet à sonner
S1 = Dip-switch 8 invers. immédiatement.
à zéro central Il faut souligner, qu’il est possible d’uti-
S2A + S2B = Double inter. liser une antenne accordée au 3/4 Le second essai doit vous permettre
T1 = Transfo. 3 W (T003.01) d’onde sur l’émetteur et une accordée de trouver le meilleur endroit où vous
sec. 0-14-17 V /0,2 A sur 1/4 d’onde sur le récepteur ou bien devez installer l’émetteur dans le local
BUZZER = AP01.3 d’utiliser une longueur de 3/4 d’onde que vous voulez protéger, afin de rece-
CI = Réf. LX.1425 sur les deux appareils afin d’améliorer voir convenablement son signal sur le
la portée. lieu de réception.

ELECTRONIQUE 35 magazine - n° 10
SÉCURITÉ

Certains vont se demander comment module KM01.02 et l’antenne téles-


va faire le propriétaire légitime du local copique : env. 295 F. Le capteur infra-
pour accéder à celui-ci sans actionner rouge : env. 245 F. Le circuit imprimé
la sirène située dans l’appartement ou seul : env. 27 F. Tous les composants
la maison. nécessaires pour réaliser l’étage émet-
teur LX.1425 visible en figure 12, y
La solution est très simple. Avant de compris le circuit imprimé sérigraphié
descendre dans le garage, il faut double face à trous métalisés, le trans-
éteindre le récepteur. Ainsi, même si formateur d’alimentation, le cof fret
le capteur détecte une présence et plastique, le module KM01.01, l’an-
même si l’émetteur est resté en fonc- tenne télescopique et le buzzer : env.
Nous vous conseillons de fixer le cap- tion, le buzzer ne pourra pas sonner. 317 F. Le circuit imprimé seul : env.
teur sur le mur ou sur la cloison oppo- 39 F. Voir publicités dans la revue.
sée à la porte d’entrée de manière à Le soir, de retour à la maison, après
détecter instantanément la présence avoir garé votre voiture dans le box, il ◆ N. E.
d’une personne qui tente de s’intro- suffit de ne pas oublier de rallumer le
duire dans le local. L’émetteur peut récepteur, condition signalée par l’illu-
être installé à une distance de plusieurs mination de la diode LED DL1. HOT LINE TECHNIQUE
mètres du capteur. Vous rencontrez un problème lors d’une
Vous pouvez adopter la même procé- réalisation ? Vous ne trouvez pas un com-
Dans la maison, le récepteur doit être dure si vous avez installé votre alarme posant pour un des montages décrits dans
installé éloigné le plus possible de tout dans une cave ou dans un magasin. la revue ?
objet métallique, qui pourrait consti-
UN TECHNICIEN
tuer un écran pour les signaux haute
fréquence. Coût de la réalisation EST À VOTRE
ÉCOUTE
Si vous constatez qu’avec une antenne Tous les composants nécessaires pour le matin de 9 heures à 12 heures : les
télescopique réglée sur une longueur réaliser l’étage émetteur LX.1424 lundi, mercredi et vendredi sur la HOT LINE
de 1/4 d’onde vous ne parvenez pas visible en figure 9, y compris le circuit TECHNIQUE d’ELECTRONIQUE magazine au
à couvrir la distance souhaitée, vous imprimé sérigraphié, le transformateur
pouvez la régler en 3/4 d’onde. d’alimentation, le coffret plastique, le
04 42 82 30 30

ELECTRONIQUE 36 magazine - n° 10
MESURE

Un fréquencemètre
analogique
ou comment convertir
une fréquence en tension
et inversement

Cet article a pour but la réalisation d’un fréquencemètre analogique


simple et économique. Pour ce faire, nous utiliserons un circuit intégré
convertisseur fréquence/tension qui permettra de lire, sur un simple
multimètre, une fréquence allant de quelques hertz jusqu’à 100 kHz.

i nous voulons mesurer une fréquence en utilisant Si le circuit est étalonné de manière à pouvoir lire une ten-
un simple multimètre, il suffit de prendre un cir- sion de 10 volts lorsque sur l’entrée du convertisseur est
cuit intégré en mesure de convertir une fréquence appliquée une fréquence de 1 000 Hz, nous pouvons déduire
en une tension pour connaître avec une précision que si nous appliquons 100 Hz, nous lirons 1 volt et que
suffisante la valeur en hertz, kilohertz ou méga- si nous appliquons 300 Hz, nous lirons 3 volts.
hertz d’une fréquence.
Les circuits intégrés en mesure de convertir une fréquence
Si le circuit est étalonné de manière à obtenir une tension en une tension, peuvent aussi effectuer l’opération inverse.
de 10 volts lorsque sur l’entrée du convertisseur est appli- Ils permettent également de convertir une tension en une fré-
quée une fréquence de 10 000 Hz, en appliquant une fré- quence. Si nous appliquons sur leur entrée une tension conti-
quence de 8 000 Hz, nous lirons 8 volts et si nous appli- nue variable de 1 à 10 volts, nous pouvons obtenir, sur leur
quons 4 500 Hz, nous lirons 4,5 volts. sortie, un signal carré proportionnel à la valeur de la tension.

ELECTRONIQUE 38 magazine - n° 10
MESURE

Les références Le circuit intégré XR4151 est fabriqué 3 volts crête à crête, ni dépasser la
de ces circuits intégrés par Exar. valeur de la tension d’alimentation.

Actuellement les circuits intégrés que Tension d’alimentation ............................8 à 22 volts Ainsi, si le circuit est
nous pouvons trouver pour conver tir Fréquence de travail maximale ......................100 kHz alimenté sous 15
une fréquence en une tension ou une Courant maximum sur la broche 3......20 milliampères volts, nous vous
tension en une fréquence, ont les réfé- Température de fonctionnement ............De 0° à +70° conseillons de ne pas
rences suivantes : dépasser 11 volts.
Sur la figure 1, nous avons reporté le
LM131 - LM231 - LM331 - XR4151 schéma synoptique des principaux Pour faire fonctionner correctement ce
étages contenus à l’intérieur de ces convertisseur fréquence/tension, vous
Ces quatre circuits intégrés sont équi- circuits intégrés convertisseurs. devez utiliser une valeur de 10 kilohms
valents et, de plus, ils ont le même bro- pour la résistance R2, puis vous devez
chage. Nous pouvons donc les utiliser A = Etage comparateur de tension, calculer la valeur de la résistance R3 en
les uns à la place des autres sans pro- B = Etage monostable, fonction de la tension d’alimentation.
blème. C = Commutateur électronique,
D = Générateur de courant constant. Pour calculer cette valeur, il faut utili-
Les seules différences, concernent la ser la formule suivante :
température de fonctionnement et la Pour obtenir un conver tisseur fré-
valeur maximale de la tension d’ali- quence/tension, ou bien un convertis- R3 kΩ = (Vcc – 2) : 0,2
mentation. seur tension/fréquence, il faut seule-
ment modifier la configuration du circuit. Si vous alimentez le circuit intégré avec
Mais, pour notre application, comme une tension de 15 volts, vous devez
nous utilisons toujours une tension utiliser une résistance qui ait une valeur
comprise entre 12 et 15 volts, nous Convertisseur de :
pouvons utiliser celui dont nous dis- fréquence/tension
posons. (15 – 2) : 0,2 = 65 kΩ
Pour conver tir une fréquence en une
Les circuits intégrés LM131 - LM231 - tension, il faut utiliser le schéma de la Cette valeur n’étant pas standard, vous
LM331 sont fabriqués par National figure 2. pouvez tranquillement utiliser une résis-
Semiconductor. tance de 68 kΩ.
La fréquence qui est appliquée sur la
L’unique différence qui existe entre ces broche d’entrée 6, doit nécessaire- Si vous alimentez le circuit intégré avec
trois modèles de circuits intégrés, ment être un signal carré. Si nous une tension de 12 volts, vous devez
concerne la température maximum que appliquons sur cette entrée un signal utiliser une résistance de :
peut atteindre leur boîtier sans être sinusoïdal, nous n’obtiendrons aucune
endommagé. conversion. (12 – 2) : 0,2 = 50 kΩ

Le circuit intégré LM331, le plus com- Sur la broche 1, nous trouvons une ten- Dans ce cas, vous pouvez utiliser une
mun, peut atteindre une température sion proportionnelle à la valeur de la valeur standard de 47 kΩ ou 56 kΩ.
maximale de 70°, le LM231, peut fréquence.
atteindre une température maximale Outre la résistance R3, vous devez éga-
de 85° et le LM131, une température L’amplitude du signal à appliquer sur lement calculer la valeur de la résis-
maximale de 125°. l’entrée, ne doit pas être inférieure à tance R4 avec la formule suivante :

12 ÷ 15 V.
8 3
R2 R4
5
R1 8 3
7 A C

B B 5
6 E 7 A
C1 B
C
C2
6 B VOLT
C 1 E
ENTRÉE
1
C
D 2 2
D
R5 C3
R3 R7
4 R6
4 IC1

SORTIE COURANT 1 8 + Vcc


COURANT DE REF. 2 7 ENTRÉE COMPARATEUR
SORTIE FRÉQUENCE 3 6 SEUIL
MASSE 4 5 R-C Figure 2 : Schéma à utiliser pour convertir une fréquence en une tension.

R1 = 10 kΩ R6 = 5 kΩ trimmer
Figure 1 : Schéma synoptique R2 = 10 kΩ R7 = 100 kΩ
interne et brochage des circuits R3 = suivant calcul C1 = 470 pF céramique
intégrés convertisseurs fréquence/ R4 = suivant calcul C2 = suivant calcul
tension ou vice-versa. R5 = 12 kΩ C3 = 1 µF polyester

ELECTRONIQUE 39 magazine - n° 10
MESURE

R4 kΩ = 750 : (1,1 x kHz max.) Ainsi, pour obtenir une tension de 10 Enfin si vous avez choisi une valeur
volts en appliquant sur l’entrée une fré- pour C2 de 100 000 pF, il faut appli-
Sachant que la fréquence maximale quence de 10 000 Hz, il faut utiliser un quer sur l’entrée une fréquence de
que vous pouvez appliquer sur l’entrée condensateur de : 1 kHz, puis tourner le curseur de R6
de ce conver tisseur est de 100 kHz, afin de lire une tension de 10 volts.
pour R4, vous devez utiliser une résis- 750 000 : (6,8 x 1,1 x 10)
tance de valeur : = 10 026 pF Un autre problème que nous devons
résoudre, concerne la forme du signal
750 : (1,1 x 100) = 6,818 kΩ Avec cette capacité, vous obtenez les à appliquer sur l’entrée du circuit inté-
tensions suivantes : gré. Comme nous l’avons déjà précisé,
Cette valeur n’étant pas standard, vous 0V avec une fréquence de 0 Hz ce signal doit être un signal carré. Par
pouvez utiliser une résistance de 6,8kΩ. 1V avec une fréquence de 1 000 Hz contre, dans la majorité des cas, les
2V avec une fréquence de 2 000 Hz fréquences à mesurer, sont de forme
Si, entre la broche 5 et la masse, vous 3V avec une fréquence de 3 000 Hz sinusoïdale ou de forme triangulaire.
connectez un condensateur de 1 000 4V avec une fréquence de 4 000 Hz
pF (voir C2), sur la broche de sortie, 5V avec une fréquence de 5 000 Hz Pour transformer ces signaux de diffé-
vous pouvez prélever une tension 6V avec une fréquence de 6 000 Hz rentes formes en un signal carré, il faut
variable de 0 à 10 volts. 7V avec une fréquence de 7 000 Hz utiliser le circuit intégré LM311 (IC1)
8V avec une fréquence de 8 000 Hz en le câblant comme cela est indiqué
Ainsi, vous pouvez obtenir les tensions 9V avec une fréquence de 9 000 Hz sur la figure 6.
suivantes en fonction des fréquences 10 V avec une fréquence de 10 000 Hz
appliquées sur l’entrée :
Si vous voulez obtenir une tension de Convertisseur
0V avec une fréquence de 0 Hz 10 volts en appliquent sur l’entrée une tension/fréquence
1V avec une fréquence de 10 000 Hz fréquence de 1 000 Hz, vous devez uti-
2V avec une fréquence de 20 000 Hz liser, pour C2, une valeur de : Pour convertir une tension en une fré-
3V avec une fréquence de 30 000 Hz quence, il faut utiliser le schéma de la
4V avec une fréquence de 40 000 Hz 750 000 : (6,8 x 1,1 x 1) figure 4.
5V avec une fréquence de 50 000 Hz = 100 267 pF
6V avec une fréquence de 60 000 Hz Le positif de la tension continue sera
7V avec une fréquence de 70 000 Hz Avec cette capacité, vous obtenez : appliqué sur la broche 7 et le signal
8V avec une fréquence de 80 000 Hz carré dont la fréquence dépend de la
9V avec une fréquence de 90 000 Hz 0V avec une fréquence de 0 Hz tension injectée sur l’entrée, sera dis-
10 V avec une fréquence de 100 000 Hz 1V avec une fréquence de 100 Hz ponible sur la broche 3.
2V avec une fréquence de 200 Hz
Si cette configuration nous permet de 3V avec une fréquence de 300 Hz Attention ! La tension à appliquer sur
lire une fréquence maximale de 4V avec une fréquence de 400 Hz la broche 7, ne doit jamais dépasser
100 kHz, il sera par contre dif ficile 5V avec une fréquence de 500 Hz 10 volts.
d’évaluer avec une certaine précision 6V avec une fréquence de 600 Hz
des fréquences inférieures à 10 000 Hz 7V avec une fréquence de 700 Hz Pour calculer la valeur de la résistance
ou à 1 000 Hz. 8V avec une fréquence de 800 Hz R4, vous pouvez utiliser la formule sui-
9V avec une fréquence de 900 Hz vante :
Vous pouvez modifier le schéma pour 10 V avec une fréquence de 1 000 Hz
obtenir en sortie une tension de 10 volts R4 kΩ = 750 : (1,1 x kHz max.)
avec une fréquence de 10 000 Hz ou La résistance R4 et le condensateur
bien avec une fréquence de 1 000 Hz. C2 ayant une cer taine tolérance par Sachant que la fréquence maximale
rapport à la valeur marquée sur le com- que nous pouvons prélever sur la sor-
Pour obtenir cette condition, il faut seu- posant, il est utile de connecter en tie de ce conver tisseur, ne doit pas
lement changer la valeur du conden- série avec la résistance R5, un trim- dépasser 100 kHz, pour R4, vous devez
sateur C2 en utilisant la formule ci-des- mer (R6) qui sera ajusté de façon à utiliser une résistance de :
sous : obtenir une tension de 10 volts avec
la fréquence maximale que vous aurez 750 : (1,1 x 100) = 6,818 kΩ
C2 pF = choisie en fonction de la valeur du
750 000 : (R4 kΩ x 1,1 x kHz) condensateur C2. Cette valeur n’étant pas standard, vous
pouvez choisir une valeur de 6,8 kΩ.
Si vous avez choisi une valeur de 1 000
R3 kΩ = (Vcc – 2) : 0,2 pF pour C2, vous devrez appliquer sur Si vous voulez obtenir en sortie une
l’entrée une fréquence de 100 kHz, fréquence maximale de 100 000 Hertz
R4 kΩ = 750 : (1,1 x kHz max) puis tourner le curseur de R6, jusqu’au (100 kHz) en appliquant sur l’entrée
750 000 moment où vous lirez une tension de une tension de 10 volts, vous devrez
C2 pF =
R4 kΩ x 1,1 x kHz 10 volts sur le multimètre. utiliser pour C2, un condensateur d’une
valeur de :
Si vous utilisez pour C2 une valeur de
Figure 3 : Formule à utiliser pour 10 000 pF, il vous faut appliquer sur C2 pF =
calculer la valeur des résistances
R3 et R4 et du condensateur C2. l’entrée une fréquence de 10 kHz, puis 750 000 : (R4 kΩ x 1,1 x kHz)
Note : Vcc est la valeur de la tension tourner le curseur de R6 afin de lire
d’alimentation du circuit intégré. une tension de 10 volts sur le multi- Ce qui, avec les valeurs numériques
mètre. préconisées, revient à :

ELECTRONIQUE 40 magazine - n° 10
MESURE

12 à 15 V

R4
R4 kΩ = 750 : (1,1 x kHz max)
8
VOLT
ENTRÉE 5 750 000
R1 C2 pF =
7 A
B
C
3 R4 kΩ x 1,1 x kHz
6 B
C1 E
C2
1
C
2 Figure 5 : Formule à utiliser pour
D
calculer la valeur de la résistance
C3 R5 R4 et du condensateur C2 en
R3 fonction de la fréquence que nous
4
R2 IC1
R6
voulons obtenir sur la sortie du
circuit intégré.

Figure 4 : Schéma à utiliser pour convertir une tension en une fréquence.


rappor t à leur valeur marquée, pour
obtenir en sortie une fréquence exacte,
R1 = 100 kΩ R6 = 5 kΩ trimmer vous devrez ajuster le trimmer R6 relié
R2 = 47 Ω C1 = 100 nF polyester en série avec la résistance R5.
R3 = 100 kΩ C2 = suivant calcul
R4 = suivant calcul C3 = 1 µF polyester Ainsi, si vous avez inséré un conden-
R5 = 12 kΩ sateur de 100 000 pF, vous devrez
appliquer sur l’entrée une tension de
750 000 : (6,8 x 1,1 x 100) Avec 4 V une fréquence de 4 000 Hz 10 volts, puis régler le trimmer R6 afin
= 1 002 pF Avec 5 V une fréquence de 5 000 Hz de lire une fréquence de 1 000 Hz.
Avec 6 V une fréquence de 6 000 Hz
Avec cette valeur de capacité, vous Avec 7 V une fréquence de 7 000 Hz Si vous avez placé une capacité d’une
obtiendrez les fréquences suivantes : Avec 8 V une fréquence de 8 000 Hz valeur de 10 000 pF, vous devez injec-
Avec 9 V une fréquence de 9 000 Hz ter une tension de 10 volts, puis régler
Pour obtenir des fréquences plus Avec 10 V une fréquence de 10 000 Hz le trimmer R6 afin de lire une fréquence
basses, vous devrez seulement chan- de 10 000 Hz.
ger la valeur du condensateur C2, en De par le fait qu’à partir du calcul théo-
utilisant toujours la formule suivante : rique, vous obtiendrez toujours des Si vous avez placé une capacité d’une
valeurs non standards, aussi bien pour valeur de 1 000 pF, vous devez injec-
Avec 0 V une fréquence de 0 Hz le condensateur C2 que la résistance ter une tension de 10 volts, puis régler
Avec 1 V une fréquence de 10 000 Hz pour R4, vous choisirez parmi les le trimmer R6 afin de lire une fréquence
Avec 2 V une fréquence de 20 000 Hz valeurs standards les plus approchantes de 100 000 Hz.
Avec 3 V une fréquence de 30 000 Hz de ces calculs. En phase de mise au
Avec 4 V une fréquence de 40 000 Hz point, vous appliquerez sur l’entrée la L’amplitude maximale du signal carré
Avec 5 V une fréquence de 50 000 Hz tension maximale, puis par l’ajustement que vous pourrez prélever à la sor tie
Avec 6 V une fréquence de 60 000 Hz du trimmer R6, vous obtiendrez la fré- du convertisseur, sera égale à la ten-
Avec 7 V une fréquence de 70 000 Hz quence de valeur souhaitée. sion d’alimentation. Si vous alimentez
Avec 8 V une fréquence de 80 000 Hz le circuit intégré avec une tension de
Avec 9 V une fréquence de 90 000 Hz Si avec une tension de 10 volts, vous 15 volts, vous obtiendrez une tension
Avec 10 V une fréquence de 100 000 Hz voulez obtenir une fréquence maximale maximale de 15 volts. Si vous l’ali-
de 1 000 Hertz (égale à 1 kHz), vous mentez avec une tension de 12 volts,
C2 pF = devez utiliser pour C2, un condensa- l’amplitude maximale sera de 12 volts.
750 000 : (R4 kΩ x 1,1 x kHz) teur d’une valeur de :

Si avec une tension de 10 volts vous 750 000 : (6,8 x 1,1 x 1)


Projet
voulez obtenir une fréquence maximale = 100 267 pF d’un convertisseur
de 10 000 Hz, vous devrez utiliser pour fréquence/tension.
C2, un condensateur d’une valeur de : Avec cette capacité, vous obtiendrez
les valeurs de fréquences suivantes : Si vous souhaitez réaliser un conver-
750 000 : (6,8 x 1,1 x 10) tisseur capable de lire 1 000 - 10 000
= 10 026 pF Avec 0 V une fréquence de 0 Hz
- 100 000 Hz, vous pouvez utiliser le
Avec 1 V une fréquence de 100 Hz
schéma de la figure 6.
Note : la fréquence à intégrer dans la Avec 2 V une fréquence de 200 Hz
formule doit toujours être exprimée en Avec 3 V une fréquence de 300 Hz
Sur l’entrée de ce convertisseur, vous
kHz, ainsi en divisant 10000 par 1000, Avec 4 V une fréquence de 400 Hz
pourrez appliquer n’impor te quelle
vous obtenez 10 kHz. Avec 5 V une fréquence de 500 Hz
forme de signal, aussi bien carré, que
Avec 6 V une fréquence de 600 Hz
sinusoïdal, ou même un signal en dents
Avec cette valeur de capacité, vous Avec 7 V une fréquence de 700 Hz
de scie ou triangulaire.
obtiendrez les fréquences suivantes : Avec 8 V une fréquence de 800 Hz
Avec 9 V une fréquence de 900 Hz
Avec 0 V une fréquence de 0 Hz La fréquence appliquée sur l’entrée
Avec 10 V une fréquence de 1 000 Hz
Avec 1 V une fréquence de 1 000 Hz passe à travers la résistance R1 et le
Avec 2 V une fréquence de 2 000 Hz La résistance R4 et le condensateur condensateur C2, rejoint la broche 3
Avec 3 V une fréquence de 3 000 Hz C2 ayant une cer taine tolérance par non inverseuse de IC1, un amplificateur

ELECTRONIQUE 41 magazine - n° 10
MESURE

opérationnel LM311, utilisé comme sortie de IC1, vous obtiendrez 10 volts broches sur les pistes du circuit
comparateur à trigger de Schmitt. avec une fréquence de 1 000 Hz. imprimé, vous pouvez insérer toutes
les résistances, le trimmer R13 et les
Sur la broche 7 de cet amplificateur Si vous reliez son entrée sur la broche deux diodes DS1 et DS2.
opérationnel, vous retrouvez un signal de sor tie 6/10 du diviseur IC2, vous
carré avec une amplitude maximale obtiendrez 10 volts avec une fré- Attention au sens de montage des
d’environ 11 volts indépendamment de quence appliquée sur l’entrée de deux diodes, leur repère sera orienté
la forme du signal qui est appliquée 10 000 Hz. vers la gauche (voir figure 7).
sur son entrée et même de la valeur
de son amplitude. Si vous reliez son entrée sur la broche Après ces composants, installez le
de sor tie 14 du diviseur IC2, vous condensateur céramique C5, les cinq
Pour un fonctionnement correct, l’am- obtiendrez 10 volts avec une fré- condensateurs polyester et le conden-
plitude minimale que vous pourrez quence appliquée sur l’entrée de sateur électrolytique C2 en faisant bien
appliquer sur l’entrée ne devra pas être 100 000 Hz. attention à la polarité de ses deux
inférieure à 0,2 volt crête à crête. pattes.
Ainsi, avec un simple commutateur à
L’amplitude maximale que vous pour- 3 positions (voir S1), vous pouvez lire Le montage terminé, insérez dans leur
rez appliquer sur l’entrée, ne devra sur le multimètre 1 000 - 10 000 ou support respectif les trois circuits inté-
jamais dépasser la valeur de la tension 100 000 Hz à fond d’échelle. grés en orientant leur repère de posi-
d’alimentation. Dans ce cas, elle ne doit tionnement en “U” vers la gauche.
pas dépasser 12 volts crête à crête. Avec ces trois échelles, vous pouvez
mesurer un signal BF quelconque en Pour ceux qui voudraient installer le
En tout état de cause, les deux diodes partant de la fréquence des basses à montage dans un boîtier, nous vous
DS1 et DS2, placées après le conden- 100 Hz, monter aux fréquences des conseillons le modèle MO.1414. Ce
sateur C1, permettent de limiter l’am- aiguës à 20 000 Hz et vous pouvez éga- coffret est en effet livré avec une face
plitude du signal si ce dernier devait lement mesurer les fréquences ultra- avant gravée et percée (voir figure 9).
dépasser les 6 volts positifs et les 6 soniques jusqu’à 100 000 Hz.
volts négatifs. Le circuit sera fixé dans le boîtier, à l’aide
Pour alimenter ce convertisseur, il faut des entretoises auto-adhésives. Pour
Le signal carré disponible sur la broche utiliser une tension de 12 volts stabi- les coller facilement dans le boîtier, il
de sortie 7, rejoint la broche d’entrée lisée. faut au préalable supprimer, à l’aide
2 de IC2, un double diviseur par 10 d’une pince coupante, les entretoises
CMOS un CD4518. moulées du coffret (voir figure 9).
Réalisation pratique
Le fait d’avoir relié en série deux divi- Fixer le commutateur rotatif sur le pan-
seurs de ce type (contenus dans le Pour réaliser ce conver tisseur fré- neau avant, la prise d’entrée et les
même boîtier), nous permet de récu- quence/tension, il faut utiliser le cir- deux douilles de sortie.
pérer la fréquence d’entrée (broche 2) cuit imprimé double face à trous
divisée par 10 (sur les broches 6/10) métallisés LX.1414 et monter les Sur le panneau arrière, vous devrez
ou par 100 (sur la broche 14). quelques composants visibles sur la percer un trou pour faire sor tir les
figure 7. deux fils de l’alimentation. Lorsque
Comme le convertisseur fréquence/ten- sur ces deux fils vous appliquerez la
sion IC3 a été câblé pour fournir en sor- Nous vous conseillons de commencer tension d’alimentation de 12 volts,
tie une tension de 10 volts avec une le montage par la mise en place des n’oubliez pas que le fil rouge corres-
fréquence maximale de 1 000 Hz, si trois suppor ts de circuits intégrés, pond au plus de l’alimentation et le
vous reliez son entrée sur la broche de puis, après avoir soudé toutes leurs fil noir au moins.

C1 C3 C4
R11
12 V
R2 R4 R6 R8 R9 C6
DS1

C2 16
x1 1
3 8 IC1 10 8 5
C5
7 2 C
2 IC2 6 6 1
R1 2
4
x 10 S1 IC3 SORTIE
1 R7 7 2
ENTRÉE R3 14 3 R12 TENSION
FRÉQUENCE 8
DS2 1 7 9 15 x 100 3 4 R14
R10 C7
R5
R13

Figure 6 : Schéma électrique du convertisseur fréquence/tension. Le premier amplificateur opérationnel sert pour transformer
un signal de forme quelconque (sinusoïdal, triangulaire, dents de scie) en un signal parfaitement carré. Celui-ci sera ensuite
appliqué sur l’entrée du convertisseur. Le circuit intégré IC2 est un double diviseur par 10.

ELECTRONIQUE 42 magazine - n° 10
MESURE

12 V

1 S1
2
C
3

R6
1 3 2 C
R10 R8 R9
C1 IC1 C3 IC2 VCC 15 14 13 12 11 10 9
C5 D C B A
R7 R CK

R4 R5 R12 C4
CK R
C6
R2
R3 R13 C7 IC3 A B C D

1 2 3 4 5 6 7 GND
C2
DS1 DS2
R11
4518
R1 R14

+V 7 6 5

1 2 3 -V

LM 311

SORTIE COURANT 1 8 + Vcc


COURANT DE REF. 2 7 ENTRÉE COMPARATEUR
SORTIE FRÉQUENCE 3 6 SEUIL
MASSE 4 5 R-C

ENTRÉE SORTIE
FRÉQUENCE TENSION XR 4151

Figure 7 : Schéma d’implantation des composants du convertisseur fréquence/tension qui permet de lire une fréquence
quelconque jusqu’à un maximum de 100 000 Hz. Sur la droite, le brochage, vu de dessus, des trois circuits intégrés CD4518,
LM311 et XR4151.

Liste des composants du LX.1414


R1 = 4,7 kΩ C3 = 100 nF polyester
R2 = 100 kΩ C4 = 100 nF polyester
R3 = 100 kΩ C5 = 100 pF céramique
R4 = 10 kΩ C6 = 100 nF polyester
R5 = 10 kΩ C7 = 1 µF polyester
R6 = 3,3 kΩ DS1 = Diode 1N4148
R7 = 330 kΩ DS2 = Diode 1N4148
R8 = 10 kΩ IC1 = Intégré LM311
R9 = 10 kΩ IC2 = CMOS 4518
R10 = 68 kΩ IC3 = Intégré XR4151
Figure 8 : Voici comment se présente le convertisseur R11 = 5,6 kΩ S1 = Commutateur
fréquence/tension une fois le montage terminé. R12 = 10 kΩ 3 pos.
R13 = 5 kΩ trimmer
R14 = 100 kΩ
circuits inté-
QUELQUES grés servent
C1 = 100 nF polyester Note : Toutes les résistances
C2 = 10 µF utilisées dans ce montage,
APPLICATIONS PRATIQUES uniquement
électrolytique sont des 1/4 de watt.
pour lire sur
un multi-
Un compte-tours mètre la
valeur d’une fréquence ou bien à géné- En réalité, en ajoutant quelques com-
Après avoir lu les explications données rer un signal carré après avoir appliqué posants externes nous pouvons utili-
jusqu’ici, vous pourriez penser que ces sur leur entrée une tension continue. ser ces convertisseurs également pour

ELECTRONIQUE 43 magazine - n° 10
MESURE

Près de cet aimant, vous approcherez


un capteur à effet Hall dont la patte de
sortie sera reliée à l’entrée du circuit AIMANT

composé des deux amplificateurs opé- RUBAN


ADHÉSIF
rationnels IC1/A et IC1/B (voir
figure 11). En sortie du montage, vous
disposerez d’un signal carré d’une cer- UG
N

03
taine fréquence qui sera appliqué à l’en- 35

trée du convertisseur fréquence/ten- CAPTEUR

sion de la figure 6.

Si l’arbre moteur tourne à 500 tours par


minute, la fréquence obtenue sera de :
FACE UGN FACE NON
SENSIBLE 3503 SENSIBLE
500 : 60 = 8,33 Hz
S S
Si l’arbre moteur tourne à 3 000 tours M M
par minute, la fréquence obtenue sera
de :
Figure 10 : Un petit aimant fixé sur
3 000 : 60 = 50 Hz un arbre moteur et l’utilisation d’un
capteur à effet Hall permettent de
lire le nombre de tours de l’arbre en
Ainsi, le convertisseur fréquence/ten- rotation.
sion doit être adapté pour obtenir 10
volts avec 100 Hz.
(500 : 60) x 2 = 16,66 Hz
Pour obtenir cette condition, vous (3 000 : 60) x 2 = 100 Hz
Figure 9 : Le circuit imprimé sera devrez seulement augmenter la valeur
fixé à l’intérieur d’un boîtier du condensateur relié à la broche 5 du Pour connaître le nombre de tours du
plastique au moyen de quatre convertisseur XR4151. moteur à 4 cylindres d’une voiture,
entretoises en nylon auto-adhésives nous vous conseillons d’utiliser le
La valeur du condensateur polyester schéma donné en figure 12.
à modifier sera de 1 µF. Il faut égale-
lire le nombre de tours d’un arbre ment augmenter la valeur du conden- L’entrée de ce circuit, sera reliée sur
moteur, ou bien le nombre de tours sateur C7 placé sur la broche 1. Ce la sor tie de la bobine de la tête de
d’un moteur de voiture et même lire la condensateur aura une valeur de delco du véhicule.
température mesurée par une sonde 10 µF.
placée à une distance notable. Pour connaître la fréquence obtenue
Pour obtenir une précision supérieure, en fonction du nombre de tours, il faut
Pour mesurer le nombre de tours d’un vous pouvez utiliser 2 aimants, qui appliquer la formule suivante :
moteur, il faut fixer sur l’arbre un petit seront fixés de part et d’autre de l’arbre
aimant à l’aide d’un ruban adhésif (voir moteur. De cette façon, vous aurez une Hertz = (nombre de cylindres
figure 10). fréquence double. x nombre de tours) : 120

+5V R2
12 V

C1 R1 C3
R5 R8
CAPTEUR LM 358
M +V 7 6 5
R3 2
U 1 R7 5
8
3 7

R4
IC1-A 6
R6 4
IC1-B 1 2 3 -V

C2

Figure 11 : Schéma électrique à utiliser pour pouvoir convertir le nombre de tours d’un arbre moteur en une fréquence. Nous
vous rappelons que le côté sensible d’un capteur à effet Hall est celui sur lequel il n’y a pas l’inscription UGN3503 (voir
figure 10).

R1 = 680 Ω R6 = 10 kΩ C3 = 100 nF
R2 = 330 Ω R7 = 10 kΩ IC1 = Intégré LM358
R3 = 10 kΩ R8 = 1 MΩ Capteur Hall = UGN3503
R4 = 47 kΩ C1 = 10 µF
R5 = 1 MΩ C2 = 10 µF

ELECTRONIQUE 44 magazine - n° 10
MESURE

DS4
12 V
C2
C6
R6 R8
DS1 R2 R4
IC1-C
R5 8 3
5
IC1-A IC1-B 7 A
DS3 C3 C
C4 SORTIE
R1 6 B B

E
TENSION
1
C
DS2 R3 C1 2
D
IC1-D R7 R9
R11
4 R10 C5
IC2

CD 4093
VCC 13 12 11 10 9 8

1 2 3 4 5 6 GND

Figure 12 : Si vous reliez ce montage au rupteur de l’allumeur d’un moteur à explosion, vous pourrez obtenir une tension
qui sera proportionnelle au nombre de tours de l’arbre moteur. Dans l’article, nous indiquons la formule pour calculer la
fréquence obtenue en fonction du nombre de tours et du nombre de cylindres du moteur.

R1 = 10 kΩ R8 = 6,8 kΩ C4 = 470 nF
R2 = 220 kΩ R9 = 12 kΩ C5 = 10 µF électrolytique
R3 = 120 kΩ R10 = 5 kΩ trimmer C6 = 100 nF
R4 = 10 kΩ R11 = 100 kΩ DS1-DS4 = Diode 1N4148
R5 = 10 kΩ C1 = 220 kΩ IC1 = Intégré CD4093
R6 = 10 kΩ C2 = 100 nF IC2 = Intégré XR4151
R7 = 68 kΩ C3 = 470 pF céramique

Ainsi, avec 1 000 tours par minute, la fréquences suivantes :


fréquence obtenue sera de :
Un convertisseur
température/ 0 degré (volt 0,0) = 2 500 Hz
10 degrés (volt 0,1) = 2 600 Hz
(4 x 1 000) : 120 = 33,33 Hz fréquence 20 degrés (volt 0,2) = 2 700 Hz
30 degrés (volt 0,3) = 2 800 Hz
Par contre, pour 6 000 tours par Pour convertir une température en une
40 degrés (volt 0,4) = 2 900 Hz
minute, la fréquence obtenue sera de : fréquence, il faut utiliser le schéma
50 degrés (volt 0,5) = 3 000 Hz
visible sur la figure 14 qui utilise
60 degrés (volt 0,6) = 3 100 Hz
(4 x 6 000) : 120 = 200 Hz comme capteur un LM35/D.
70 degrés (volt 0,7) = 3 200 Hz
80 degrés (volt 0,8) = 3 300 Hz
Pour pouvoir obtenir une tension de 10 En reliant sur la patte de masse de
90 degrés (volt 0,9) = 3 400 Hz
volts avec une fréquence de 200 Hz, il ce capteur LM35/D une tension de
100 degrés (volt 1,0) = 3 500 Hz
faut utiliser pour le condensateur C4, référence de 2,5 volts par l’intermé-
un condensateur polyester de 470 000 diaire de la zener de précision
pF (470 nF) et placer sur la broche de REF25/Z ou de son équivalent Cer tains se demanderont pourquoi
sortie 1 (voir C5) un condensateur élec- LM336/Z (voir IC1), lorsque la tem- convertir la tension fournie sur la sor-
trolytique de 10 µF. pérature varie, vous obtiendrez les tie du capteur en une fréquence, alors

Figure 13 : En modulant un émetteur avec la fréquence générée par le capteur à effet Hall de la figure 11, ou du capteur
de température LM35/D de la figure 14, vous pouvez connaître à distance le nombre de tours ou la température en reliant
au récepteur le montage réalisé suivant le schéma de la figure 15.

ELECTRONIQUE 45 magazine - n° 10
MESURE

12 V
C1 C5 S
R1 R5
8 IC2 R8
M I
CAPTEUR +V
5
R2 7
S A 3 LM 35/D
C
B
B
6
C3 E
C6
M
1
C
SORTIE
D
2 FRÉQUENCE
I
C4 R6
C2
IC1 R4 M N.C.
4 R7
M R3
LM 336 Z

Figure 14 : Pour convertir une température en une fréquence,


vous pouvez utiliser ce schéma qui utilise un capteur de précision LM35/D.

R1 = 10 kΩ R7 = 5 kΩ trimmer C5 = 100 nF
R2 = 100 kΩ R8 = 10 kΩ C6 = 10 nF
R3 = 47 Ω C1 = 100 nF IC1 = Diode zener LM336/Z
R4 = 100 kΩ C2 = 100 nF IC2 = Intégré XR4151
R5 = 6,8 kΩ C3 = 1 µF Capteur = LM35/D
R6 = 12 kΩ C4 = 1 µF

12 V
R10 C5
R2 R4 R11 R12
R1 8 3
C4
5 IC2
7 A C2 2
C1 C M 8
B
B R13
6
E
1 SORTIE
1 R8 3 TENSION
ENTRÉE C 4 IC3
2
FRÉQUENCE D

R3 R5 C3 I
R7 R9
4 R6
IC1 M N.C.

LM 336 Z

Figure 15 : Pour convertir les fréquences prélevées du capteur de température de la figure 14 transmises par radio (voir
figure 13), nous vous conseillons de relier sur la sortie du récepteur le montage réalisé suivant ce schéma électrique qui
permet de convertir la fréquence reçue en une tension.

R1 = 10 kΩ R8 = 1 MΩ C2 = 10 nF
R2 = 10 kΩ R9 = 1 MΩ C3 = 1 µF
R3 = 68 kΩ R10 = 10 kΩ C4 = 100 nF
R4 = 6,8 kΩ R11 = 1 MΩ C5 = 100 nF
R5 = 12 kΩ R12 = 1 MΩ IC1 = Intégré XR4151
R6 = 5 kΩ trimmer R13 = 1 kΩ IC2 = Diode zener LM336/Z
R7 = 100 kΩ C1 = 470 pF IC3 = Intégré LM358

qu’il suffirait de relier un multimètre d’un petit émetteur, puis, à la centrale, Coût de la réalisation
pour connaître la température en rap- démoduler ce signal HF avec un récep-
port avec la tension. teur et lire la fréquence avec un fré- L’ensemble des composants tels qu’on
quencemètre ou bien le conver tir de les voit en figure 7, y compris le circuit
Cette obser vation, pourrait s’avérer nouveau en une tension en utilisant le imprimé double face à trous métalli-
valable si le capteur était à portée de circuit de la figure 15. sés, percé et sérigraphié : env. 125 F.
main, mais si celui-ci est installé sur Le boîtier avec face avant percée et
un ballon sonde ou bien sur le sommet Avec ces exemples, vous aurez à pré- sérigraphiée : env. 38 F. Le circuit
d’une montagne, comment feriez-vous sent compris que les circuits intégrés imprimé LX.1414 seul : env. 19 F. Le
pour envoyer cette tension à la centrale en mesure de conver tir une fré- capteur à effet Hall UGN3503 : env.
de mesure ? quence en une tension ou une ten- 19 F. Le capteur de température
sion en une fréquence peuvent vous LM35/D : env. 38 F. La zener de préci-
Dans ce cas, vous pouvez utiliser cette permettre de résoudre de nombreux sion LM336/Z : env. 10 F. Voir publicités
fréquence pour moduler le signal HF problèmes. dans la revue. ◆ N. E.

ELECTRONIQUE 46 magazine - n° 10
AUTOMOBILE

Un chargeur
de batteries
automatique à thyristors

Ce chargeur à thyristors vous permettra de recharger des batteries


au plomb de 6, 12 ou 24 volts. Son courant de charge est réglable
de 0,1 ampère jusqu’à un maximum de 5 ampères. Il est doté
d’un circuit de détection permettant l’arrêt automatique de la
charge lorsque la tension nominale a été atteinte.

vec ce projet, Par contre, si nous posi-


nous allons tionnons l’inverseur S2
vous démon- sur la fonction manuelle,
trer comment nous excluons, bien sûr,
on peut réali- la fonction automatique.
ser un pont redresseur Le chargeur continuera
contrôlable en courant et alors à fournir la tension
en tension en utilisant de charge, même lorsque
deux thyristors seule- la batterie sera chargée.
ment.
Cette fonction ne présente
A la sortie de ce chargeur, nous pouvons prélever une ten- aucun intérêt, au contraire, pour la charge de batteries en
sion pour recharger une batterie au plomb de 6, 12 ou 24 bon état mais peut s’avérer utile pour charger au maximum
volts avec un courant constant que nous pouvons régler de de vieilles batteries qui ne parviennent plus à tenir la charge.
quelques milliampères jusqu’à un maximum de 5 ampères.

Sur ce chargeur de batteries, nous avons incorporé un Comment fonctionne ce chargeur ?


contrôle automatique de charge. En fait, si l’inverseur S2
est fermé, une fois la charge de la batterie achevée, le pont Tout le monde sait que pour redresser une tension alter-
redresseur cesse de fournir la tension de charge et ne la native il faut utiliser quatre diodes montées en pont (voir
fournira à nouveau que lorsque la tension de la batterie des- figure 3).
cendra en dessous de sa valeur de tension minimale. Grâce
à cet automatisme, nous pouvons connecter tranquillement Si, dans ce pont, nous remplaçons les deux diodes DS5 et
le chargeur à la batterie déchargée de notre voiture et ne DS6 par des thyristors, nous ne pourrons redresser la ten-
plus y penser car, la charge terminée, la batterie ne rece- sion alternative que si nous appliquons une tension posi-
vra plus aucun courant. tive sur la gâchette de chacun des thyristors en phase avec
la demi-alternance positive appli-
A titre d’information, nous don- quée sur leur anode.
Batterie Tension “start” Tension “stop”
nons dans le tableau ci-contre la
valeur minimale de départ et la 6 volts 5 volts 7 volts Si l’impulsion d’excitation atteint
valeur maximale de la tension 12 volts 9 volts 14 volts la gâchette à l’instant précis où,
d’arrêt de cet automatisme. 24 volts 21 volts 28 volts sur l’anode, débute la demi-

ELECTRONIQUE 49 magazine - n° 10
AUTOMOBILE

demi-alternance positive appliquée sur


l’anode (voir figure 6), nous obtiendrons
une demi-alternance incomplète sur la
cathode.

Donnons un exemple : si la demi-alter-


nance positive appliquée sur l’anode
atteint un pic de 28 volts et que l’im-
pulsion d’excitation atteint la gâchette
lorsque la demi-alternance positive sur
l’anode est à la moitié de son ampli-
tude, sur la cathode, nous retrouverons
la moitié de la tension.

Si l’impulsion d’excitation atteint la


gâchette encore plus en retard, par rap-
port à la demi-alternance positive appli-
Figure 2 : En possession de ce chargeur de batteries, vous ne courrez plus le quée sur l’anode (voir figure 7), nous
risque de rester en panne, surtout en saison hivernale, lorsque la batterie est retrouverons une demi-onde encore
utilisée intensivement pour allumer les phares, les feux de position, actionner
les essuie-glaces, etc. De ce fait, elle se décharge plus rapidement.
plus réduite, donc une tension encore
plus faible sur la cathode.

alternance positive (voir figure 5), de valeur minimale, le thyristor se bloquera Pour faire varier la tension de sortie et,
la cathode sortira une demi alternance et il faudra faire par venir, sur sa en conséquence, le courant de charge,
complète correspondant à la tension gâchette, une seconde impulsion posi- il suffit de faire parvenir, sur la gâchette
maximale. tive d’excitation. des thyristors, des impulsions de déclen-
chement qui soient en retard par rap-
De la même façon, lorsque la demi- Si l’impulsion d’excitation atteint la port au passage à zéro de la demi-alter-
alternance positive descendra à sa gâchette en retard par rappor t à la nance positive appliquée sur l’anode.

T1 T1
SCR1
DS3 DS5 DS3 A
S1 G
S1
K

K
220 V DS4 DS6 220 V G
DS4 A

SCR2
Figure 3 : Tout le monde sait que pour transformer une
tension alternative en une tension continue, il faut utiliser Figure 4 : Pour réaliser un pont redresseur, on peut utiliser
quatre diodes de redressement montées en pont comme également deux diodes et deux thyristors, si des impulsions
cela est représenté sur ce dessin. positives sont envoyées sur leur gâchette.

TENSION
TENSION ENTRÉE
ENTRÉE THYRISTOR
THYRISTOR

IMPULSIONS
IMPULSIONS PORTE
PORTE THYRISTOR
THYRISTOR

TENSION
TENSION SORTIE
SORTIE THYRISTOR
THYRISTOR

Figure 6 : Si les impulsions d’excitation atteignent la


Figure 5 : Si les impulsions d’excitation atteignent la gâchette des thyristors à l’instant précis où la demi-
gâchette des thyristors à l’instant précis où la demi- alternance positive a déjà atteint la moitié de son parcours,
alternance positive atteint leur anode, sur la sortie de ce nous obtiendrons, sur la sortie de ce pont, la moitié de la
pont, nous obtiendrons la tension positive maximale. tension positive appliquée sur les anodes.

ELECTRONIQUE 50 magazine - n° 10
AUTOMOBILE

TENSION
ENTRÉE
THYRISTOR BROCHE 12
IC1-A

IMPULSIONS
PORTE
THYRISTOR BROCHE 14
IC1-A

TENSION
SORTIE
THYRISTOR Figure 8 : Pour faire varier la tension de sortie d’un pont
redresseur équipé de deux thyristors, nous devrons faire
parvenir, sur leur gâchette, des impulsions positives
parfaitement en phase avec le passage à zéro des demi-
Figure 7 : Si les impulsions d’excitation atteignent la alternances positives. Pour obtenir ces impulsions en
gâchette des thyristors à l’instant précis où la demi- phase, nous avons utilisé l’amplificateur opérationnel
alternance positive a déjà atteint les 3/4 de son parcours, IC1/A (voir schéma figure 13).
nous obtiendrons, sur la sortie de ce pont, le 1/4 de la
tension positive appliquée sur les anodes.
Il faut également Si nous appliquons cette rampe à un
disposer d’un comparateur de tension, nous par-
Pour obtenir cette condition, il faut avoir second circuit qui génère une rampe viendrons à exciter les gâchettes des
recours à un circuit qui détecte le en dents de scie qui soit parfaitement thyristors avec un certain retard, ce qui
moment où la demi-alternance appli- en phase avec le passage à zéro de la permettra d’obtenir, en sortie, la valeur
quée sur l’anode descend à zéro. demi-alternance positive sur l’anode. de tension requise.

BROCHE 12 BROCHE 12
IC1-A IC1-A

BROCHE 14 BROCHE 14
IC1-A IC1-A

TENSION SUR 6 volts


TENSION SUR BROCHE 2 TENSION SUR
BROCHE 3 DE IC2 BROCHE 3 TENSION SUR
DE IC2 DE IC2 BROCHE 2
1 volt DE IC2

IMPULSIONS IMPULSIONS
PORTE PORTE
THYRISTOR THYRISTOR

TENSION TENSION
SORTIE SORTIE
THYRISTOR THYRISTOR

Figure 10 : Si nous appliquons une tension de 6 volts sur


Figure 9 : Quand la sortie de l’amplificateur opérationnel
la broche 2 de l’amplificateur opérationnel IC2, sur la
IC1/A passe au niveau logique 0, la tension positive
sortie des thyristors nous récupérons des demi-alternances
présente sur le condensateur C5 se décharge à la masse.
incomplètes et, pour cette raison, nous retrouvons la
Puis, lorsque sa sortie repasse au niveau 1, le
tension minimale sur la sortie du pont redresseur. La
condensateur C5 se recharge, générant ainsi une rampe
tension variable de 1 à 6 volts à appliquer sur la broche
en forme de dents de scie qui est appliquée sur la broche
2 de IC2 est prélevée à la sortie de l’amplificateur
3 de l’amplificateur opérationnel IC2 (voir figure 13). Si
opérationnel IC1/B (voir figure 13). Le potentiomètre R19,
une tension de 1 volt est appliquée sur la broche opposée
en permettant de faire varier la tension en sortie, nous
2 de IC2, des demi-alternances complètes apparaîtront
permet de faire varier le courant de charge de la batterie,
sur la sortie des thyristors et ainsi, nous pourrons prélever
comme nous pouvons le voir sur le galvanomètre relié en
la tension maximale en sortie.
série avec la batterie en charge.

ELECTRONIQUE 51 magazine - n° 10
AUTOMOBILE

Etude du schéma
En regardant le schéma électrique de
la figure 13, vous aurez remarqué que
le pont redresseur de puissance est
composé, d’une part, des deux thyris-
tors SCR1 et SCR2 et, d’autre par t,
des deux diodes de puissance DS3 et
DS4.

Les deux diodes DS1 et DS2, placées


sur le secondaire du transformateur
T1, servent uniquement pour prélever
une demi-alternance positive à 100 Hz
que nous utiliserons pour reconnaître
le passage à zéro des demi-alter-
nances, de manière à mettre en phase
les impulsions que nous enverrons sur
les gâchettes des thyristors.

La tension pulsée, fournie par les


diodes DS1 et DS2, passe à travers la
diode DS5, puis est filtrée par le
Figure 11 : A l’intérieur du coffret métallique, l’imposant transformateur
condensateur électrolytique C1 et est d’alimentation sera fixé à l’aide de quatre vis, rondelles et écrous de 5 millimètres.
enfin stabilisée à une valeur de 22 volts Les trous permettant la fixation du transformateur n’étant pas percés d’origine,
par la diode zener DZ1, de façon à obte- il vous faudra les percer à l’aide d’un foret de 5,5 millimètres monté sur une
nir une tension continue que nous uti- perceuse électrique. Sur l’arrière du coffret, vous fixerez le panneau métallique
liserons pour alimenter les deux cir- qui servira pour supporter la prise d’alimentation du 220 volts.
cuits intégrés présents dans le
montage. commutateur soit sur 12 volts, soit sur Comme vous pouvez le voir sur le
24 volts et que si vous chargez une bat- schéma électrique de la figure 13, les
La tension de 22 volts est également terie de 12 volts, vous pourrez le lais- demi-alternances positives prélevées
appliquée sur l’entrée du circuit inté- ser soit sur 6 volts, soit sur 24 volts. sur les deux diodes DS1 et DS2 sont
gré régulateur IC3, qui permet de la En effet, quelle que soit la tension de appliquées à l’entrée non inverseuse
stabiliser à 12 volts. la batterie, la tension de charge sera 12 de l’amplificateur opérationnel
automatiquement déterminée par le IC1/A, tandis que sur sa broche oppo-
La tension de 12 volts est simultané- courant que vous réglerez en fonction sée inverseuse 13 nous avons une ten-
ment appliquée au commutateur S3, du potentiomètre R19. sion positive d’environ 0,6 volt.
sur le transistor TR4 et sur l’entrée
inverseuse 9 de IC1/D, qui sont les Si, par contre, l’inverseur S2 est posi- Tant que la tension sur la broche 12 ne
étages qui permettent d’interrompre la tionné sur la fonction “automatique”, descend pas au-dessous de 0,6 volt,
fourniture de la tension lorsque la bat- il vous faut tourner le commutateur S3 nous trouvons un niveau logique 1 sur
terie est complètement chargée. sur la valeur de tension de la batterie la broche de sortie 14. Mais, lorsque les
en charge, car c’est à partir de ce com- demi-alternances positives descendent
Note : Si l’inverseur S2 est sur la fonc- mutateur, qu’est prélevée la tension à 0 volt, nous retrouvons automatique-
tion “manuel”, vous pouvez indiffé- de référence qui servira pour couper le ment un niveau logique 0 sur cette même
remment laisser le commutateur S3 sur chargeur une fois la charge terminée. broche de sortie 14, ce qui équivaut à
une position quelconque parmi les trois une mise à la masse de la sortie.
disponibles, sans vous préoccuper de Pour détecter le passage à zéro de la
la tension de la batterie en charge. Cela demi-alternance positive, nous utilisons En pratique, sur cette broche de sortie
veut dire que si vous chargez une bat- l’amplificateur opérationnel IC1/A (1/4 14, nous retrouverons un signal rec-
terie de 6 volts, vous pourrez laisser ce de LM324). tangulaire à une fréquence de 100 Hz

+V 7 6 5 14 13 12 -V 10 9 8

E C
BC 327
1 2 3 -V 1 2 3 +V 5 6 7
BC 547 K A KAG
BYW 29 SCR LM 311 (IC2) LM 324 (IC1)

Figure 12 : Brochages du transistor PNP type BC327 et du transistor NPN type BC547 vus de dessous, de la diode BYW29
et du thyristor 2N6397 vus de face. Les brochages des circuits intégrés sont vus de dessus en plaçant leur repère-détrompeur
en “U” à gauche.

ELECTRONIQUE 52 magazine - n° 10
AUTOMOBILE

qui se trouve par faitement en phase générateur de courant constant. seuse 3 de l’amplificateur opération-
avec les demi-alternances positives qui Lorsque la broche de sor tie 14 de nel IC2.
entrent sur la broche 12 (voir figure 8). IC1/A repasse au niveau logique 1, le
condensateur C5 se recharge avec la Cet amplificateur opérationnel est uti-
Du fait de la présence de la diode DS7 tension à courant constant fournie par lisé comme comparateur de tension.
sur la sor tie 14 de IC1/A, celui-ci le transistor TR1 et, de cette façon, Le fait d’appliquer sur sa broche oppo-
décharge instantanément à la masse nous obtenons une rampe en dents de sée non inverseuse 2 une tension posi-
la tension présente sur le condensa- scie par faitement synchronisée avec tive variable de 1 à 6 volts, entraîne la
teur C5 relié au collecteur du transis- le passage à zéro des demi-alternances broche de sortie 7 au niveau logique
tor TR1. Ce transistor fonctionne en positives qui arrivent sur la broche inver- 0, à l’instant précis où la rampe en

DS5 +22 V
R3 R4

C1 C3 DS8 C4 DZ1
R5 IC1-A R14
DS9
R1 E
13 4 B
14
R9 C R15
12
DS7 TR1
11
R2 R10 C5
DS6
C2
C6 +12 V
SCR1 E U
IC3
T1 A K

4 1 R6 R11 M C8
G
IC2 8 3
E
S1 R12 7
DS1 B
DS3 R7 C7
3 2 2
C 6
DS10 TR2 4 1 R18
220 V.
R8 R13
DS2 G
DS4
C C9
A K B R17
TR3
SCR2 E

1
2 3 4 R16
0 5

A R25
R19
COURANT
C11 2 R26
R33
1
R31
R24 3
IC1-B 1 24 V
R21
R20 C10
S3 2
12 V
C
R30
9 R28
C13 3 6V
R27 C
6 8 B
TR4
MANUEL 7 10 R29 R32
E
S2 R22 5 IC1-D R34

AUTOMATIQUE
IC1-C
R23 C12

BATTERIE

Figure 13 : Schéma électrique du chargeur de batteries à thyristors. Si l’inverseur S2 est placé en position “manuel” (ouvert),
vous pouvez laisser le commutateur S3 sur une position quelconque. Si, par contre, l’inverseur S2 est placé sur la position
“automatique”, vous devrez obligatoirement tourner le commutateur S3 pour le positionner sur la valeur de la tension de la
batterie à recharger. En effet, c’est dans cette position seulement que le chargeur de batteries cessera de fournir la tension
de charge dès que la batterie aura atteint sa charge complète. Dans cette configuration, si la batterie reste reliée au
chargeur et que sa tension venait à baisser, le chargeur détecterait cette baisse de tension, et recommencerait à recharger
la batterie jusqu’au moment où il détecterait à nouveau la pleine charge.
Pour faire varier le courant de charge de quelques milliampères jusqu’à un maximum de 5 ampères, il suffit de tourner le
potentiomètre R19 d’un extrême à l’autre et de visualiser le courant désiré sur le galvanomètre situé en face avant de
l’appareil.
L’interrupteur S1 doit être relié sur le primaire du transformateur d’alimentation T1, comme cela est représenté sur la figure
16, branché de façon différente, la lampe au néon incluse dans l’interrupteur ne pourra pas s’allumer.

ELECTRONIQUE 53 magazine - n° 10
AUTOMOBILE

dents de scie dépasse la valeur de la Le potentiomètre R19 et l’amplificateur atteint cette valeur de tension, sur les
tension appliquée sur la broche 2. opérationnel IC1/B nous permettent gâchettes des thyristors parvient ins-
de faire varier le niveau du seuil de 1 tantanément l’impulsion positive d’ex-
Le transistor PNP TR2 (un BC327) à 6 volts sur la broche 2 de l’amplifi- citation qui les met en conduction et,
devient conducteur et envoie une impul- cateur opérationnel IC2. ainsi, sur leur cathode nous prélevons
sion positive sur la gâchette des deux la tension maximale (voir figure 9).
thyristors, à travers les résistances R6 Si nous réglons la tension sur la broche
et R8. Les thyristors devenant conduc- 2 de IC2 à 1 volt, donc sur la tension Si nous réglons la tension sur la broche
teurs à leur tour, fournissent la tension minimale, lorsque la rampe en dents 2 de IC2 à 6 volts, donc sur la tension
requise pour charger la batterie. de scie appliquée sur la broche 3 maximale, lorsque la rampe en dents

202-41 XL
SCR1 SCR2
R7

DS3
TR2 R6 R8 TR4 R22
C12 C13
C4 R23
DZ1 C6 DS10
DS4
R28 R27
R11 R30
C5 R26
IC2 R12
R10 IC1 R14 DS8 R25
C7 R9
R2
DS5 R13 R29 DS6
C2
DS2 DS1 R1 TR3 R17 R5 C3 DS9 R24
C8 R16 C1
R21
R31 R32 R34 R15
R3 C11
DS7 C10

R4
TR1
C9 R20
IC3
R18 R33

AUTOMATIQUE

1
2
3 C
VERS R19 S3 S2
SECONDAIRE
T1
MANUEL

Figure 14 : Schéma d’implantation des composants du chargeur de batteries. Sur le côté métallique des deux thyristors,
vous fixerez les dissipateurs. Le circuit imprimé sera fixé à l’intérieur du coffret métallique à l’aide de quatre entretoises
plastiques auto-adhésives.

ELECTRONIQUE 54 magazine - n° 10
AUTOMOBILE

de scie appliquée sur la broche 3 rant de charge de 0,1 ampère jusqu’à Sur la broche de sortie 7 de cet ampli-
atteint cette valeur de tension, sur les un maximum de 5 ampères. ficateur différentiel, nous retrouvons
gâchettes des thyristors parvient ins- ainsi une tension positive qui augmente
tantanément l’impulsion positive d’ex- Même si, sur le schéma électrique, durant la phase de charge de la bat-
citation qui les met en conduction et, nous avons indiqué, pour le commuta- terie.
ainsi, sur leur cathode nous prélevons teur S3, les valeurs de 24, 12 et 6
la tension minimale (voir figure 10). volts, aux bornes des résistances Cette tension est appliquée sur la
connectées à ce commutateur, nous broche non inverseuse 10 de l’ampli-
En faisant varier de la sorte la tension n’aurons pas ces tensions. ficateur opérationnel IC1/D, utilisé
de sor tie, nous faisons varier le cou- comme comparateur de tension.
En fait, de ce commutateur, sur la Comme la tension prélevée du com-
position 24 volts, nous prélevons une mutateur S3 est appliquée sur sa
tension de 6 volts, sur la position 12 broche opposée inverseuse 9, lorsque
volts une tension de 3 volts et sur la la tension sur la broche 10 dépasse
position 6 volts une tension de 1,5 celle appliquée sur la broche 9, nous
volt. retrouvons, sur la broche de sortie 8,
un niveau logique 1 permettant au tran-
Lorsque nous fermons l’interrupteur sistor NPN TR3 (BC327) de devenir
S2, pour passer en fonction automa- conducteur.
tique, la tension de la batterie est appli-
quée sur l’entrée non inverseuse 5 de Le collecteur du transistor TR3 porte
IC1/C utilisé comme amplificateur dif- à la masse, à travers la résistance R13,
férentiel. la broche 6 (strobe) de l’amplificateur

Liste de composants du LX.1428


R1 = 10 Ω 1/2 W C7 = 47 µF électrolytique
R2 = 4,7 kΩ 1/2 W C8 = 10 µF électrolytique
R3 = 330 Ω 1/2 W C9 = 10 µF électrolytique
R4 = 330 Ω 1/2 W C10 = 10 µF électrolytique
R5 = 10 kΩ C11 = 10 µF électrolytique
R6 = 470 Ω C12 = 10 µF électrolytique
R7 = 10 kΩ C13 = 100 nF polyester
R8 = 470 Ω DZ1 = Diode zener 22 V 1 W
R9 = 10 kΩ DS1 = Diode 1N4007
R10 = 10 kΩ DS2 = Diode 1N4007
R11 = 4,7 kΩ DS3 = Diode BYW29
R12 = 4,7 kΩ ou BYW80
R13 = 1 kΩ DS4 = Diode BYW29
R14 = 15 kΩ ou BYW80
R15 = 10 kΩ DS5 = Diode 1N4007
R16 = 10 kΩ DS6 = Diode 1N4148
SORTIE DS7 = Diode 1N4148
R17 = 47 kΩ
R18 = 12 kΩ DS8 = Diode 1N4148
R19 = 1 kΩ pot. lin. DS9 = Diode 1N4148
R20 = 0,22 Ω 7 W DS10 = Diode 1N4007
R21 = 3,3 kΩ TR1 = PNP BC327
R22 = 47 kΩ TR2 = PNP BC327
R23 = 10 kΩ TR3 = NPN BC547
R24 = 10 kΩ TR4 = NPN BC547
R25 = 10 kΩ SCR1 = Thyristor 2N6397
R26 = 47 kΩ SCR2 = Thyristor 2N6397
R27 = 10 kΩ IC1 = Intégré LM324
R28 = 10 kΩ IC2 = Intégré LM 311
R29 = 10 kΩ IC3 = Régulateur 78L12
R30 = 4,7 kΩ S1 = Inter. 220 V avec voyant
RONDELLE
ISOLANTE R31 = 10 kΩ S2 = Interrupteur
R32 = 3,3 kΩ S3 = Commutateur
R33 = 4,7 kΩ 4 voies 3 pos.
Figure 15 : Avant de fixer les bornes R34 = 2,7 kΩ AMP = Galvanomètre 5 A
banane de sortie sur le panneau C1 = 220 µF électrolytique T1 = Transfo. 190 W
avant, démontez-les et mettez-les C2 = 100 nF polyester (T190.01) sec. 32 V 6 A
en place comme cela est indiqué
C3 = 100 nF polyester
sur le dessin. Le non-respect de ce Nota : Sauf spécification contraire,
type de mise en place, conduirait C4 = 100 µF électrolytique
inévitablement à un court-circuit de C5 = 100 nF polyester toutes les résistances sont des
la sortie du chargeur. C6 = 100 nF polyester 1/4 W à 5 %.

ELECTRONIQUE 55 magazine - n° 10
AUTOMOBILE

opérationnel IC2. De la sorte, cet ampli- Les transistors TR1 et TR2 sont des l’aide d’une vis et d’un écrou. Mainte-
ficateur n’est plus en mesure de fonc- PNP marqués BC327. Ils sont placés nant, insérez les pattes des thyristors
tionner. Dans ce mode, plus aucune dans les positions indiquées sur le cir- dans les trois trous présents sur le cir-
impulsion d’excitation n’arrive sur les cuit imprimé en orientant la partie plate cuit imprimé. Enfoncez-les dans ces
gâchettes des thyristors donc le char- de leur boîtier comme cela est visible trous jusqu’à ce que les dissipateurs
geur ne délivre plus de tension. sur le plan d’implantation. Il en est de posent sur le circuit imprimé.
même pour les transistors TR3 et TR4
Gardez présent à l’esprit que, même qui sont des NPN marqués BC547. Pour compléter le montage, installez le
la batterie chargée, la tension secteur circuit intégré IC1, un LM324, dans
sera toujours présente et que seul le Le circuit intégré régulateur IC3 est sont support en prenant soin de diri-
fonctionnement de l’étage composé de inséré en orientant sa partie plate vers ger le repère-détrompeur en “U” de son
IC2 et TR2 sera bloqué. le condensateur C8. boîtier vers le condensateur C3. Dans
le support IC2, placez le circuit intégré
Si la tension de la batterie devait chu- A présent, vous pouvez monter sur le LM311 en orientant son repère en “U”
ter au-dessous de sa valeur minimale, circuit imprimé, les quatre borniers à vers le condensateur C6.
l’étage IC2 et TR2 sera automatique- 2 pôles qui vous ser viront pour relier
ment réactivé de manière à obtenir en le secondaire du transformateur T1, Toutes les liaisons extérieures au cir-
sor tie la tension nécessaire pour la les deux bornes de sortie, l’inverseur cuit imprimé, seront effectuées après
charge. S2 et le galvanomètre 5 ampères avoir fixé le circuit imprimé à l’intérieur
pleine échelle. du coffret métallique.

Réalisation pratique Près du bornier de gauche, insérez les


deux diodes de puissance DS3 et DS4 Montage dans le coffret
Pour construire le chargeur de batte- en les soudant à une distance d’envi-
rie, vous devrez monter sur le circuit ron 2 à 3 millimètres du circuit imprimé. Si vous achetez le produit en kit,
imprimé double face à trous métallisés Ces diodes de puissance BYW29 peu- démontez le panneau avant du coffret.
LX.1428, tous les composants requis vent êtres remplacés par un modèle Celui-ci est livré déjà percé et sérigra-
en les disposant comme cela est repré- équivalent comme des BYW80 ou phié. Mettez en place le galvanomètre
senté sur la figure 14. autres, pour vu qu’elles soient en de 5 ampères, l’inverseur S2, l’inter-
mesure de suppor ter une tension de rupteur S1, le commutateur rotatif S3,
Le montage est simplifié par la pré- 100 volts et de passer un courant qui le potentiomètre R19 et les deux
sence sur le circuit imprimé d’une séri- ne soit pas inférieur à 8 ampères. bornes de sortie + et – à vis.
graphie qui représente tous les sym- Comme vous pouvez le voir sur le
boles des composants et leur schéma d’implantation des compo- Avant de fixer le potentiomètre R19
référence. sants de la figure 14, le côté métal- et le commutateur S3, vous devrez
lique de leur boîtier est orienté vers le raccourcir leur axe respectif à l’aide
Pour commencer, nous vous conseillons dissipateur du thyristor SCR1. d’une scie à métaux, pour éviter que
d’insérer toutes les résistances en les les boutons qui seront placés dessus
plaçant au plus près du circuit imprimé, A ce point, vous pouvez monter les ne dépassent exagérément du pan-
à l’exception de la résistance bobinée deux thyristors sur leurs radiateurs à neau.
R20 qu’il faut nécessairement suréle-
ver d’environ 1 millimètre pour éviter
que la chaleur qu’elle dissipe durant
son fonctionnement normal, n’endom- SECTEUR 220 V 3
mage le support.

Après les résistances, vous pouvez ins- 1 4


taller toutes les diodes au silicium en
boîtier plastique et en boîtier verre en 2
orientant leur repère de positionne- S1
ment, comme cela est représenté sur
la figure 14. La diode zener DZ1 se
distingue facilement des autres diodes
par la couleur marron clair de son VERS
corps. PRIMAIRE
DE T1
Poursuivez le montage en insérant tous
les condensateurs polyester puis les
électrolytiques pour lesquels il faut
impérativement respecter la polarité (la A LA MASSE
patte longue indique le +). DU BOÎTIER

Arrivé à ce point, vous pouvez insérer


tous les transistors sans raccourcir Figure 16 : Pour relier l’interrupteur à la prise secteur, vous devrez effectuer les
connexions visibles sur le dessin. Les numéros portés à côté des broches sont
leurs pattes. Avant de les mettre en gravés sur le corps de l’interrupteur.
place, contrôlez leur marquage pour ne Un fusible est placé à l’intérieur de la prise 220 volts. Nous vous conseillons de
pas souder un NPN là où il faut souder relier la broche de la prise de terre du secteur à la masse métallique du coffret.
un PNP ou vice-versa.

ELECTRONIQUE 56 magazine - n° 10
AUTOMOBILE

Les inverseurs S1 et S2 tiennent en place dans leur loge- d’une batterie transparente, soit par une sor te de cône
ment par un système de clips. A l’intérieur de l’interrupteur évidé sous le filetage des bouchons pour les batteries dont
S1 se trouve une petite lampe au néon qui s’allume à la le boîtier n’est pas transparent. Le niveau fait, remettez les
mise sous tension du primaire du transformateur T1. Pour bouchons en place mais ne les revissez que d’un seul tour.
que cela fonctionne du premier coup, il faut câbler cet inter- Ainsi, un éventuel échappement de gaz pourra se faire sans
rupteur comme cela est indiqué sur la figure 16. dommage. A la fin de la charge, n’oubliez pas de resserrer
les bouchons à fond. Ces bouchons se vissent et se dévis-
Avant de fixer sur le panneau les deux bornes banane à vis sent à l’aide d’une pièce de 20 centimes. Ils disposent d’un
sur lesquelles vous prélèverez la tension de charge, il faut joint torique et posent sur une portée conique. Il est donc
retirer la rondelle isolante et la remonter sur le côté inté- parfaitement inutile de les serrer “à mort”. Un serrage ferme
rieur de la face avant, de manière à isoler le conducteur suffit largement.
central (voir figure 15).

Fixez le circuit imprimé sur le fond du coffret à l’aide d’en- Coût de la réalisation
tretoises plastiques auto-adhésives.
Tous les composants visibles en figure 14 pour réaliser ce
Pour fixer le transformateur T1, il vous faudra pratiquer chargeur de batterie LX.1428, y compris le cordon d’ali-
quatre trous de fixation sur le fond du coffret à l’aide d’un mentation, le circuit imprimé, le coffret avec une face avant
foret de 5,5 millimètres monté sur une perceuse électrique. percée et sérigraphiée et un ampèremètre de 5 A mais sans
le transformateur : env. 583 F. Le transformateur de 190 W
Le transformateur sera immobilisé à son emplacement grâce avec un secondaire de 32 V / 6 A env. 366 F. Le circuit
à quatre vis de 5 millimètres de diamètre, en plaçant éga- imprimé seul : env. 69 F. Voir publicités dans la revue.
lement des rondelles fendues sous les écrous.
◆ N. E.

Quelques conseils utiles


Ce chargeur peut recharger des batteries au plomb. Outre
les batteries de voiture, il peut également recharger les
petites batteries utilisées dans les systèmes d’alarme ou Amélioration
dans cer tains appareils électro-médicaux. Ces batteries
ayant une capacité de 1, 2 ou 3 A/h, pour les recharger, du Transistor
pin-out checker
vous devrez utiliser un courant égal au 1/10 de leur capa-
cité totale.

Ainsi une batterie de 1 A/h sera rechargée avec un courant


Voici une petite amélioration du
de 0,1 ampère et une de 3 A/h avec un courant de 0,3
circuit de détermination des
ampère.
broches E-B-C d’un transistor
que nous avons publié dans ELM
Cela est également valable pour les batteries utilisées dans
les véhicules. Ainsi, si vous avez une batterie de 35 A/h,
n° 7 page 24 et suivantes.
vous devrez la recharger avec un courant maximum de 3,5
ampères, une batterie de 45 A/h avec un courant maximum Il y a peu de temps, nous avons été
de 4,5 ampères. Avec ces courants, il faut 8 à 9 heures informés par deux lecteurs qu’avec certains transistors
pour recharger une batterie à moitié déchargée. PNP au germanium, notre testeur avait du mal à diffé-
rencier les broches E-C.
Même des batteries de capacité de 55 A/h ou 60 Ah peu-
vent êtres rechargés avec ce chargeur, en réglant le cou- Ces transistors sont aujourd’hui assez rares, si rares que
rant de sortie sur 5 ampères, mais retenez que, pour les nous n’en n’avions même plus dans notre laboratoire !
recharger, il faudra un temps de 10-11 heures au lieu de 8- Nous nous en sommes procuré et avons, nous aussi,
9 heures. constaté les faiblesses de notre testeur : en intervertis-
sant les pattes E et C le circuit indique toujours E-C.
Si vous voulez recharger une batterie en mode rapide, vous
pouvez utiliser un courant supérieur à 1/10 de la capacité Lors des tests de ce montage avant publication, nous
totale. Dans ce cas, il faut toujours commuter l’inverseur avons essayé près de 500 transistors différents au sili-
S2 sur la fonction “automatique” et le commutateur S3 sur cium, NPN et PNP, et notre testeur ne s’est pas trompé
la tension de la batterie, 6, 12 ou 24 volts. Dans ce mode, une seule fois.
quand la batterie est chargée, le chargeur se coupe auto-
matiquement et ne fournira plus aucune tension en sortie. Pour éliminer le problème des PNP au germanium, nous
avons remplacé les résistances R1, R3 et R5 de 15 kΩ
Avant de brancher le chargeur sur une batterie, contrôlez par des résistances de 56 kΩ. Avec cette modification,
toujours le niveau de l’électrolyte en dévissant les bouchons. notre circuit différencie parfaitement les broches des
Souvent, une batterie ne tient plus la charge car l’électro- transistors, qu’ils soient au silicium ou au germanium.
lyte ne couvre plus entièrement les plaques de plomb situées
à l’intérieur. Si le liquide se trouve en dessous de son niveau N’hésitez pas à nous faire part d’un problème, d’une
normal, il faut rajouter un peu d’eau distillée. Ne dépassez amélioration, d’une modification. Nous nous ferons un
pas le niveau fixé par le constructeur. Cette hauteur d’élec- plaisir d’en faire profiter tous nos lecteurs.
trolyte est donnée soit par un trait de niveau sur l’extérieur

ELECTRONIQUE 57 magazine - n° 10
MESURE

Un ROSmètre
à tores de ferrite
de 1 à 170 MHz
simple et économique

Le ROSmètre simple à lignes imprimées que nous vous avons proposé dans la revue
numéro 6, page 26 et suivantes, a le défaut de son avantage : il est peu sensible aux
fréquences se trouvant en dessous de 30 MHz mais, par contre, il peut effectuer des
mesures jusqu’à 300 MHz. Pour mesurer les ondes stationnaires sur une gamme de
fréquences comprise entre 1 et 170 MHz, il faut utiliser un ROSmètre à tores de ferrite.
C’est de cet appareil que nous vous proposons la description dans cet article.

e nombreux transceivers certains que si vous suivez


modernes couvrent des attentivement cet ar ticle
bandes basses tout en regardant avec soin
(1,6 MHz) jus- les figures, photos et des-
qu’aux VHF sins, vous ne rencontrerez
(50/144 MHz). Disposer aucune difficulté.
d’un seul transceiver toutes
bandes et devoir changer de Le signal HF appliqué sur la
ROSmètre lorsque l’on self “Entrée” rejoint la self
passe des bandes déca- “Sor tie” grâce à un mor-
métriques aux bandes VHF ceau de fil de cuivre qui
est fort désagréable. Par ailleurs, les passionnés passe à l’intérieur du tore
de CB étaient exclus du champ d’utilisation de notre de ferrite T1.
précédente description. Pour ces deux raisons, entre
autres, nous vous proposons la réalisation d’un ROSmètre Ce tore de ferrite T1 est réalisé par un double enroulement,
simple, couvrant de 1 à 170 MHz avec une excellente pré- obtenu en utilisant deux fils de cuivre, recouverts d’un iso-
cision. lant plastique, reliés en opposition de phase (figure 4).

L’extrémité “A” (début) est reliée aux résistances R1 et R2


Schéma électrique ainsi qu’au condensateur C1 par l’intermédiaire du plot “A”.
L’extrémité “D” (fin) est reliée aux résistances R3 et R4
Comme vous pouvez le voir sur la figure 3, le schéma élec- ainsi qu’au condensateur C2 par l’intermédiaire du plot “D”
trique de ce ROSmètre est très simple. Sa réalisation pra- du circuit imprimé. La jonction “B+C” est assurée par l’in-
tique est un peu plus compliquée ! Nous sommes toutefois termédiaire du plot “B+C” du circuit imprimé.

ELECTRONIQUE 58 magazine - n° 10
MESURE

Figure 1 : Photo du ROSmètre de 1 à 170 MHz, Figure 2 : Le ROSmètre dans son boîtier,
qui utilise trois tores de ferrite de type FT50.43. vu du côté des prises SO239.

Un morceau de fil d’un diamètre d’en- fixer le circuit imprimé à l’intérieur du passer à l’intérieur du tore de ferrite
viron 1 mm sort des résistances R1 et boîtier. T1 (voir figure 10). Soudez-le alors sur
R2 et passe à l’intérieur du tore de fer- les deux broches des prises “Entrée”
rite T2, tandis qu’un fil identique sort Vous devez ensuite bobiner les trans- et “Sortie”.
des résistances R3 et R4 et passe à formateurs T1, T2 et T3 en utilisant
l’intérieur du tore de ferrite T3. Ces fils des tores de ferrite de type FT50.43. Comme nous l’avons déjà vu, l’extré-
assurent la liaison avec les diodes DS1 Nous vous conseillons de ne pas utili- mité “A” (début) du fil du premier enrou-
et DS2 mais participent également au ser d’autres types de tores car le ROS- lement bifilaire doit être soudée sur le
maintien des tores sur le circuit imprimé. mètre risquerait de ne pas fonctionner. plot de cuivre de droite où se trouvent
Les diodes schottky DS1 et DS2 per- les résistances R1 et R2 et le conden-
mettent de redresser le signal HF. Pour réaliser le transformateur T1, pre- sateur C1, tandis que l’extrémité B (fin)
nez deux morceaux de fil de cuivre doit être soudée sur le plot de cuivre
On prélève de la sortie des deux diodes gainé plastique de couleurs différentes placé sous T1 (voir figure 10).
la tension continue à appliquer, grâce et bobinez 10 spires réparties sur le
à l’inverseur S1, sur le potentiomètre tore (figure 4). L’extrémité C (début) du second enrou-
R5 qui permet de régler la sensibilité lement bifilaire doit être soudée sur le
de l’instrument. Prenez ensuite un morceau de fil de plot de cuivre auquel est déjà reliée
cuivre nu de 1,5 mm de diamètre et l’extrémité B du premier enroulement,
Comme instrument de mesure on peut d’une longueur de 45 mm, et faites-le tandis que l’extrémité D (fin) doit être
utiliser n’importe quel multimètre, ou
bien un galvanomètre pouvant afficher
ENTRÉE C T1 D SORTIE
100 à 250 µA à fond d’échelle.

A B

Réalisation pratique R1 R2 R3 R4
C1 C2
Vous pouvez commencer le montage T2 T3

en insérant sur le circuit imprimé


double face à trous métallisés LX.1395 DS1 DS2
JAF1 JAF2
toutes les résistances, les condensa- ONDES RÉF.
S1 DIR. ONDES
RÉFLÉCHIES DIRECTES
teurs céramiques, les deux petites
selfs sur ferrite JAF1 et JAF2, ainsi que C3 C4 C5 C6

les diodes DS1 et DS2, en dirigeant


la partie de leur corps entourée d’une
bague noire vers JAF1 et JAF2 (voir 0
1
2 3 4
5

figure 7). R5

Une fois cette opération effectuée, insé-


rez dans le boîtier métallique les deux
sorties des prises “Entrée” et “Sortie” Figure 3 : Schéma électrique du ROSmètre LX.1395. Pour bobiner le
(voir figure 8), en fixant chacune d’elles transformateur T1, suivez attentivement les instructions de la figure 4, et pour
à l’aide de trois vis munies d’écrous, bobiner les transformateurs T2 et T3, suivez les instructions de la figure 5.
dont vous vous servirez également pour

ELECTRONIQUE 59 magazine - n° 10
MESURE

trument reste immobile sur la valeur


maximale ou sur la valeur minimale.
D D
B Si vous remarquez cette anomalie, vous
B+C devez inverser les deux fils des deux
C transformateurs T3 et T2, et pour cela
A A vous devez procéder ainsi :

- Reliez la sor tie d’un émetteur à la


Figure 4 : Le transformateur T1 s’obtient en enroulant 10 spires 2 fils,
gainés plastique, en mains sur un tore de ferrite FT50.43. prise “Entrée” du ROSmètre et connec-
tez, sur la prise “Sor tie”, une résis-
tance de charge non inductive de 52
Les deux fils devant être reliés à la ohms (charge fictive), ou bien le câble
masse sont plus longs car, il n’est pas coaxial raccordé à l’antenne émettrice.
exclu de devoir les inverser pendant
l’essai, c’est-à-dire de relier à la masse - Positionnez l’inverseur S1 sur la posi-
le fil qui est à présent relié aux prises tion “ondes directes”, puis tournez le
“Sortie” ou “Entrée”. potentiomètre R5 de façon à faire
dévier l’aiguille du multimètre sur 1/4
Une fois ceci terminé, prenez deux mor- d’échelle.
Figure 5 : Les transformateurs T2 ceaux de fil de cuivre de 1 mm de dia-
et T3 s’obtiennent en enroulant 20 mètre, long d’environ 18 mm, et insé- - Coupez l’émetteur, puis essayez d’in-
spires sur un tore de ferrite FT50.43, rez-les à l’intérieur des tores de ferrite verser les deux fils du transformateur
en utilisant du fil émaillé ou gainé
des transformateurs T2 et T3, comme T3, c’est-à-dire reliez à la prise “Sor-
de plastique de 0,3 ou 0,4 mm.
vous pouvez le voir sur la figure 10. tie” le fil qui était relié à la masse et
Une extrémité de ces fils est soudée reliez à la masse le fil qui était relié à
soudée sur le plot de cuivre sur lequel sur les pistes en cuivre des résistances la prise “Sortie”.
se trouvent les résistances R3 et R4, R1 et R2 ainsi que sur celles de R3 et
ainsi que le condensateur C2 (voir R4, et l’extrémité opposée sur les - Remettez l’émetteur en fonctionne-
figure 10). pistes en cuivre auxquelles sont reliées ment et, si vous remarquez que l’ai-
les diodes DS1 et DS2. guille du multimètre dévie vers le fond
Poursuivez en prenant les deux autres d’échelle, laissez les deux fils ainsi.
tores de ferrite et en bobinant 20 spires. Après avoir fixé l’inverseur S1 sur la face
Utilisez du fil émaillé ou bien du fil gainé avant, le potentiomètre R5 et les douilles - Si vous remarquez que l’aiguille du mul-
de 0,3 ou 0,4 mm (voir figure 5). de sortie pour le multimètre, reliez leurs timètre retourne sur 1/4 d’échelle, vous
broches à l’aide de petits morceaux de devez à nouveau inverser les deux fils.
L’extrémité (début) du transformateur fils, comme il apparaît sur la figure 10.
T3 est soudée sur la prise “Sortie”, tan- - A présent, tournez le potentiomètre
dis que l’autre extrémité (fin) est sou- R5 jusqu’à ce que l’aiguille du multi-
dée sur la piste de masse du circuit Essai du ROSmètre mètre dévie à fond d’échelle (voir figure
imprimé. L’extrémité (début) du trans- 12), puis positionnez l’inverseur S1 sur
formateur T2 est soudée sur la prise Une fois le ROSmètre terminé, il peut “ondes réfléchies”.
“Entrée”, tandis que l’autre extrémité arriver qu’en déplaçant l’inverseur S1
(fin) est soudée sur la piste de masse sur la position “ondes directes” et - Si l’aiguille du multimètre retourne à
du circuit imprimé (voir figure 10). “ondes réfléchies”, l’aiguille de l’ins- fond d’échelle, vous devez inverser les

D A

SORTIE ENTRÉE
SORTIE ENTRÉE
C2 C1
R4 R1
C2 C1
R4 R1

R3 R2
R3 D A R2
B+C
C6 C3 B+C
C6 C3
JAF2 JAF1 JAF2 JAF1

DS2 DS1 DS2 DS1

C5 C4
C5 C4

Figure 6 : Avant de fixer le circuit imprimé à l’intérieur du


boîtier métallique, vous devez d’abord monter tous les Figure 7 : Après avoir monté tous les composants sur le
composants représentés sur le dessin. La bague entourant circuit imprimé comme sur la figure 6, vous pouvez l’insérer
le corps de la diode DS1 doit être dirigée vers l’impédance et le fixer à l’intérieur du boîtier métallique à l’aide des
JAF1 et celle de la diode DS2 vers l’impédance JAF2. vis utilisées pour fixer les prises d’entrée et de sortie.

ELECTRONIQUE 60 magazine - n° 10
MESURE

deux fils du transformateur T2, c’est-


à-dire relier le fil qui allait à la masse
CIRCUIT
à la prise “Entrée”, et vice-versa. IMPRIMÉ ÉCROU

Liste des composants


du ROSmètre
LX.1395
ÉCROU
R1 = 100 Ω
R2 = 100 Ω
R3 = 100 Ω
R4 = 100 Ω
R5 = 47 kΩ pot. lin.
C1 = 8,2 pF céramique
VIS SO239
C2 = 8,2 pF céramique
C3 = 10 nF céramique
C4 = 10 nF céramique Figure 8 : Une fois les deux prises “Entrée” et “Sortie” insérées dans le boîtier,
C5 = 10 nF céramique fixez-les à l’aide de trois vis et de trois écrous, puis placez le circuit imprimé
C6 = 10 nF céramique dessus et fixez-le à son tour.
JAF1 = Self 10 µH
JAF2 = Self 10 µH - Si au contraire l’aiguille du multimètre la position “ondes directes” et en tour-
T1 = Tore de ferrite FT50.43 se positionne en début d’échelle (voir nant le potentiomètre R5, on parvient
T2 = Tore de ferrite FT50.43 figure 13), les deux fils sont correcte- à faire dévier l’aiguille du multimètre à
T3 = Tore de ferrite FT50.43 ment reliés. fond d’échelle et si, en plaçant l’inver-
DS1 = Diode schottky 1N5711 seur S1 sur la position “ondes réflé-
DS2 = Diode schottky 1N5711 Le fonctionnement du ROSmètre est chies”, l’aiguille de l’instrument se posi-
S1 = Inverseur correct si, en plaçant l’inverseur S1 sur tionne pratiquement en début d’échelle.

SORTIE ENTRÉE
T1
C2 C1

R4 R1

R3 R2
D A
T3 B+C T2
C6 C3
JAF2 JAF1

DS2 DS1

Figure 9a : Dessin du circuit imprimé à l’échelle 1,


côté pistes. C5 C4

S1

R5

ONDES ONDES VERS MULTIMÈTRE


DIRECTES RÉFLÉCHIES

Figure 9b : Dessin du circuit imprimé à l’échelle 1,


côté composants. Figure 10 : Schéma d’implantation du ROSmètre LX.1395.
Tous les plots, à l’exception du plot B+C, doivent être Une fois le montage terminé, il est nécessaire de vérifier si
raccordés à l’autre face en soudant la patte du les enroulements des deux transformateurs T2 et T3 sont en
composant ou le fil des deux côtés. phase (voir texte).

ELECTRONIQUE 61 magazine - n° 10
MESURE

charge fictive 52 Ω. Ceci fait, l’émet- Exemple 1 : Vous avez commuté le mul-
teur doit être placé en émission de por- timètre sur 100 µA, positionné l’inver-
teuse (CW ou FM). Si la puissance et seur S1 sur “ondes directes” et tourné
réglable, inutile d’envoyer “toute la le potentiomètre R5 de façon à faire
gomme”. Quelques watts suffisent aux dévier l’aiguille de l’instrument de
réglages. mesure à fond d’échelle. Vous avez
RONDELLE
ISOLANTE ensuite déplacé l’inverseur S1 sur la
Le ROSmètre est prêt à la mesure. Pla- position “ondes réfléchies” et l’aiguille
Figure 11 : Avant d’insérer les deux cez l’inverseur S1 sur la position s’est positionnée sur 20 µA. Pour cal-
douilles banane dans le boîtier “ondes directes” et tournez le poten- culer le rappor t des ondes station-
métallique, vous devez retirer la tiomètre R5, jusqu’à ce que l’aiguille naires, vous devez ef fectuer cette
rondelle isolante en plastique et la de l’instrument de mesure se place à simple opération :
placer à l’intérieur afin d’assurer fond d’échelle (voir figure 12).
l’isolation et éviter un court-circuit Rapport SWR =
avec le métal du boîtier.
Déplacez alors l’inverseur S1 sur la posi- (100 + 20) : (100 – 20)
tion “ondes réfléchies” et vérifiez la posi-
tion sur laquelle l’aiguille de l’instrument Voici le résultat que vous obtenez :
Utilisation de mesure s’arrête (voir figure 13).
du ROSmètre (100 + 20) : (100 – 20) = rapport 1,5
Pour calculer le rapport des ondes sta-
Il faut, tout d’abord, relier un multimètre tionnaires, vous pouvez utiliser cette Exemple 2 : Vous avez commuté le mul-
réglé sur le calibre 100 µA aux bornes formule : timètre sur 250 µA, positionné l’inver-
de mesure du ROSmètre (voir photo en
début d’article). Il faut ensuite relier le µA ondes directes + µA ondes réfléchies * (SWR – Standing-Wave ratio
ROSmètre à l’émetteur d’une part et à SWR* = – ou ROS – Rapport d’Ondes
l’antenne d’autre part, ou mieux à une µA ondes directes – µA ondes réfléchies Stationnaires)

CALIBRATION CALIBRATION
2,3 3,0 4,0 5,7 2,3 3,0 4,0
1,8 1,8 5,7
1,5 SW 1,5 SW
40 60 R
1,2 80 1,2 40 60 R
1 20 20 80
1 NE PAS
0 RETOUCHER
10

100 µA 0

10
100 µA
0

0
SWR SWR
DIR ONDES
DIRECTES DIR

REF ONDES
REF RÉFLÉCHIES

Figure 12 : Pour mesurer la valeur du rapport des ondes


stationnaires, commutez S1 sur “ondes directes”, puis Figure 13 : Sans toucher au potentiomètre R5, commutez
tournez le potentiomètre R5 jusqu’à faire dévier l’aiguille l’inverseur S1 sur “ondes réfléchies”, puis lisez la position
à fond d’échelle. sur laquelle s’arrête l’aiguille du multimètre.

2,3 3,0 4,0 5,7 2,3 3,0 4,0


1,8 1,8 5,7
1,5 SW 1,5 SW
40 60 R 100 150 R
1,2 80 1,2 200
1 20 1 50

0 0
25
10

100 µA 250 µA
0
0

Figure 14 : Si vous avez utilisé un multimètre réglé sur Figure 15 : Si vous avez utilisé un multimètre réglé sur
l’échelle 100 µA, vous devez commencer par basculer l’échelle 250 µA, vous devez commencer par basculer
l’inverseur S1 sur la position “ondes directes”, puis tourner l’inverseur S1 sur la position “ondes directes”, puis tourner
le potentiomètre R5, de façon à placer l’aiguille de le potentiomètre R5, de façon à placer l’aiguille de
l’instrument de mesure à fond d’échelle. l’instrument de mesure à fond d’échelle.
Sans toucher au potentiomètre R5, basculez l’inverseur Sans toucher au potentiomètre R5, basculez l’inverseur
S1 sur “ondes réfléchies” et lisez la position sur laquelle S1 sur “ondes réfléchies” et lisez la position sur laquelle
s’arrête l’aiguille. s’arrête l’aiguille.
Sur le tableau 1, vous trouverez le rapport d’ondes Sur le tableau 2, vous trouverez le rapport d’ondes
stationnaires (ROS) ainsi que le rendement de l’antenne. stationnaires (ROS) ainsi que le rendement de l’antenne.

ELECTRONIQUE 62 magazine - n° 10
MESURE

Rapport SWR = (250 + 15) : (250 – 15)


TABLEAU 1
Voici le résultat que vous obtenez :
Echelle Rapport Rendement
100 µA SWR antenne (250 + 15) : (250 – 15) = rapport 1,12
0,0 1,00 100 %
En utilisant les tableaux 1 et 2, vous pouvez connaître, non
2,5 1,05 99,9 % seulement le rapport des ondes stationnaires, mais éga-
5,0 1,10 99,8 % lement le rendement de l’antenne, en fonction des valeurs
7,0 1,15 99,5 % en microampères relevés sur le multimètre lorsque l’inver-
10,0 1,22 99,0 % seur S1 est positionné sur “ondes réfléchies”.
12,0 1,27 98,6 %
15,0 1,35 97,8 % Sur la figure 14, vous trouverez le rapport des ondes sta-
18,0 1,44 96,7 % tionnaires que vous lirez sur un multimètre réglé sur une
20,0 1,50 96,0 % échelle de 100 µA.
22,0 1,56 95,1 %
25,0 1,67 93,7 % Sur la figure 15, vous trouverez le rapport des ondes sta-
28,0 1,78 92,1 % tionnaires que vous lirez sur un multimètre réglé sur une
30,0 1,86 91,0 % échelle de 250 µA.
32,0 1,94 89,8 %
35,0 2,07 87,8 %
38,0 2,23 85,5 % Coût de la réalisation
40,0 2,33 84,0 %
42,0 2,45 82,3 % Tous les composants tels que sur la figure 10, boîtier inclus :
45,0 2,64 79,7 % env. 163 F. Le circuit imprimé double face à trous métalli-
50,0 3,00 75,0 % sés seul : env. 21 F. Bien entendu, nous n’avons inclus
55,0 3,45 69,7 % dans notre calcul ni le multimètre de la photo en début d’ar-
60,0 4,00 64,0 %
ticle ni un éventuel galvanomètre 100 ou 250 µA ! Voir publi-
cités dans la revue.
70,0 5,67 51,0 %
◆ N. E.

TABLEAU 2

Echelle Rapport Rendement


250 µA SWR antenne
0,0 1,00 100 %
6,2 1,05 99,9 %
12,5 1,10 99,8 %
17,5 1,15 99,5 %
25,0 1,22 99,0 %
30,0 1,27 98,6 %
37,5 1,35 97,8 %
45,0 1,44 96,7 %
50,0 1,50 96,0 %
55,0 1,56 95,1 %
62,5 1,67 93,7 %
70,0 1,78 92,1 %
75,0 1,86 91,0 %
80,0 1,94 89,8 %
87,5 2,07 87,8 %
95,0 2,23 85,5 %
100 2,33 84,0 %
105 2,45 82,3 %
112 2,64 79,7 %
125 3,00 75,0 %
137 3,45 69,7 %
150 4,00 64,0 %
175 5,67 51,0 %

seur S1 sur “ondes directes” et tourné le potentiomètre R5


de façon à faire dévier l’aiguille de l’instrument de mesure
à fond d’échelle. Vous avez ensuite déplacé l’inverseur S1
sur la position “ondes réfléchies” et l’aiguille s’est posi-
tionnée sur 15 µA. Pour calculer le rapport des ondes sta-
tionnaires, vous devez effectuer cette simple opération :

ELECTRONIQUE 63 magazine - n° 10
VIDÉO

Un répartiteur
professionnel
vidéo-composite
6 voies

Cette réalisation sera idéale pour piloter plusieurs moniteurs avec un seul
signal vidéo-composite. Elle est adaptée pour la vidéo-distribution dans une
salle de conférence mais également dans plusieurs pièces d’un même local,
appartement, maison ou entreprise. Les excellentes prestations du driver
intégré Elantec garantissent une liaison fiable et pratiquement exempte de
perturbations sur une distance de l’ordre de 50 mètres.

orsque nous voulons voir la Par exemple, si deux moni-


retransmission d’une caméra stan- teurs ont chacun une impé-
dard directement sur le téléviseur, il suf- dance d’entrée de 75 Ω, reliés
fit de relier sa sortie sur l’entrée vidéo-com- en parallèle, ils présentent une
posite ou sur la prise SCART (péritel). Il en est de impédance de 37,5 Ω. Une telle
même pour regarder une cassette vidéo ou un programme charge appliquée à une caméra stan-
enregistré par un magnétoscope. Mais, si le souhait est de dard qui a une impédance typique de
regarder sur 5 ou 10 écrans les images provenant d’une sortie de 75 Ω, provoque immanquable-
seule source, caméra ou magnétoscope, les choses se com- ment une réduction de l’amplitude du signal vidéo. Ce qui,
pliquent. Il faut alors avoir recours à un appareil connu sur en clair, se traduira par une qualité médiocre des images
le marché sous le nom de “buffer vidéo”. C’est une sorte sur les écrans des deux moniteurs.
d’amplificateur de courant, qui dispose parfois d’une régu-
lation pour compenser les pertes de tension le long de la Si la caméra doit piloter non plus deux, mais trois, quatre
ligne de transmission (câble coaxial). Si nous devons envoyer ou six moniteurs vidéo, les choses se compliquent dans la
la sor tie vidéo-composite à plusieurs entrées reliées en même proportion !
parallèle, le problème le plus évident est la chute de ten-
sion provoquée sur l’étage final par la charge excessive pro- En effet, dans la meilleure des hypothèses, nous aurons
duite par l’impédance qui n’est plus de 75 Ω, mais réduite une vision très dégradée, peu claire et pas du tout nette.
en proportion. Dans le pire des cas nous ne verrons plus rien du tout !

ELECTRONIQUE 64 magazine - n° 10
VIDÉO

En fait, quatre entrées en parallèle don-


nent une impédance équivalente infé- Caractéristiques techniques
rieure à 19 Ω. En considérant que le du répartiteur
signal vidéo est de 1 volt crête à crête,
nous n’aurons de disponible à l’entrée Entrée 1 Vpp/75 Ω
de chaque moniteur ou téléviseur Sor ties 1 Vpp/75 Ω
qu’une amplitude d’à peine 200 milli- Compatibilité C C I R , PA L
volts crête à crête ! Nombre de canaux 6
Bande passante 50 MHz
Slew rate 1 000 V/µs
La vidéo-distribution Alimentation 220 volts/50 Hz
Consommation (sur secteur) 8 watts
Voici pourquoi dans les installations
professionnelles de vidéo-distribution,
sont utilisés des amplificateurs de ligne Dans cet ar ticle, nous voulons vous en quinconce. Il est prévu pour être fixé
adaptés, toujours insérés à la sor tie proposer un produit professionnel, qui sur un dissipateur de chaleur.
de la source vidéo (mais sur chaque permet de réaliser tout ce que nous
appareil, car sinon on risquerait d’am- venons de décrire. Parmi les principales caractéristiques
plifier également les perturbations cap- du circuit intégré, notons une bande
tées par le câble coaxial) et calculés Il s’agit d’un amplificateur pour distri- passante de 50 MHz (à –3 dB), un
pour amplifier uniquement en courant buteur vidéo ou mieux d’un amplifica- “slew rate” (pente) très élevé
plutôt qu’en tension. teur de ligne vidéo réalisé, entre (1 000 V/µs), une erreur de phase
autres, avec un seul circuit intégré spé- négligeable et la possibilité de débi-
En substance, ceux-ci ne sont autres cialisé. ter jusqu’à 800 milliampères sur sa
que des buffers, des circuits qui pré- broche de sor tie.
sentent sur leur unique entrée une Le circuit intégré en question est fabri-
impédance de 75 Ω et qui ont à leur qué par la société Elantec pour une uti-
sor tie soit une impédance série très lisation industrielle et il est capable de Schéma électrique
réduite, soit un certain nombre de sor- traiter les traditionnels signaux vidéo
ties de 75 Ω chacune. PAL/CCIR de 1 volt crête à crête sous Dans la pratique, le circuit intégré
75 Ω. EL2099C est utilisé comme un ampli-
De cette façon, il est possible de ficateur opérationnel conventionnel. A
connecter plusieurs moniteurs ou télé- Ce circuit est référencé EL2099C, il est par tir du schéma de brochage de la
viseurs sans avoir un affaiblissement livré dans un boîtier TO220 à 5 broches figure 5, vous pourrez noter qu’il dis-
du signal. (pentawatt) disposées sur deux lignes pose d’une entrée différentielle dans

Figure 1 : Schéma électrique du répartiteur professionnel vidéo-composite 6 voies.

ELECTRONIQUE 65 magazine - n° 10
VIDÉO

laquelle la broche 4 est l’entrée non


inverseuse et la broche 5 l’entrée inver-
seuse. La sor tie se trouvant sur la
broche 2.

Mais voyons donc notre application de


plus près en observant le schéma élec-
trique de la figure 1.

Le EL2099C est câblé comme un clas-


sique amplificateur opérationnel en
configuration non inverseuse à gain
variable.

Pour la précision, la contre-réaction est


réalisée par les résistances R4, R5 et
par le trimmer R6. C’est réellement ce
dernier qui permet le réglage en tension

Figure 2 : Schéma d’implantation des composants du répartiteur.


Liste des composants
du répartiteur
R1 = 1 kΩ
R2 = 47 Ω
R3 = 68 Ω
R4 = 470 Ω
R5 = 220 Ω
R6 = 470 Ω trimmer
R7 = 68 Ω
R8 = 68 Ω
R9 = 68 Ω
R10 = 68 Ω
R11 = 68 Ω
R12 = 68 Ω
C1 = 100 nF polyester
C2 = 470 µF 25 V
électrolytique
C3 = 100 µF 16 V
électrolytique
C4 = 100 nF polyester
C5 = 100 nF polyester
C6 = 470 µF 25 V
électrolytique Notre prototype, une fois le montage terminé. Le dispositif utilise
C7 = 100 µF 16 V un seul circuit intégré spécial, un EL2099C de la société Elantec.
électrolytique
C8 = 100 nF polyester
C9 = 100 nF polyester
C10 = 100 nF polyester
LD1 = LED verte 5 mm
U1 = Régulateur 7812
U2 = Régulateur 7912
U3 = Intégré EL2099 Elantec
PT1 = Pont redresseur
FUS1 = Fusible rapide 200 mA
TF1 = Transfo. 220 V /2 fois
12 V /10 VA

Divers :

1 Bornier 3 pôles
2 Radiateur pour TO220
7 Prises RCA pour CI
1 Porte-fusible
1 CI réf. S309 Figure 3 : Dessin du circuit imprimé, côté pistes, échelle 1.

ELECTRONIQUE 66 magazine - n° 10
VIDÉO

de l’amplificateur et que vous pourrez


L’amplificateur pour la utiliser, en pratique, pour compenser la
vidéo-distribution perte de signal.
EL2099C A ce propos, il faut préciser que si
L’amplificateur est pratiquement on tourne le curseur vers le côté
réalisé avec un seul circuit intégré, relié à la broche 2 on réduit le
un produit de la société Elantec, niveau de la vidéo composite,
fabricant spécialisé dans les circuits dans le sens opposé (en direc-
intégrés employés en vidéo grand tion de R5), on l’augmente,
public et professionnelle. Le circuit bien entendu.
intégré EL2099C est résolument un
produit de ligne professionnelle des- Le gain minimum corres-
tiné à ceux qui travaillent dans le pond à environ 1,4 fois
milieu de la vidéo-distribution de le signal d’entrée et le
signaux issus de caméras ou de gain maximum approche
magnétoscopes. les 2,5 fois.

Le circuit décrit dans ces pages est Le circuit intégré travaille


idéal pour distribuer vers plusieurs avec une tension symé-
moniteurs ou téléviseurs équipés de trique, pour cela il n’est pas néces-
prise “scart” des images prélevées saire d’utiliser le traditionnel diviseur teurs de couplage à l’entrée et sur la
sur une seule source. En lui-même, de tension comme dans le cas d’une contre-réaction ne sont pas néces-
le circuit intégré d’Elantec joue le alimentation simple. Les condensa- saires non plus. En fait, vous voyez
rôle fondamental d’adaptateur d’im-
pédance et d’amplificateur de cou-
rant, garantissant le transfer t de
chaque composante du signal sans
perte de qualité.

En fait il a une
largeur de
bande passante
de l’ordre de
50 MHz (à
–3 dB), un
“slew rate” très
élevé (1 000
V/µs), une
erreur de phase
négligeable (à
peine 0,05 %)
et la possibilité
de fournir un
Figure 5 : Brochage de l’ampli-
ficateur de distribution Elantec
EL2099C.

courant d’environ 800 mA sur sa


broche de sortie. Le boîtier est un
TO220, prévu pour une fixation facile
sur un radiateur, à 5 broches dis-
posées sur deux rangées, en quin-
conce. Il peut être alimenté par des
tensions symétriques de valeur com-
prise entre ±5 volts et ±15 volts. En
par ticulier, à une tension de ±15
volts, il délivre une tension de ±11
volts sur une charge d’à peine 25 Ω,
garantissant le “slew rate” maximum
de 1 000 V/ µs.

Dans notre cas il fonctionne avec


une tension de ±12 volts, plus que
suffisante pour piloter 6 sorties avec Figure 4 : Caractéristiques électriques de l’amplificateur EL2099C
un courant correct. pour vidéo-distribution de la société Elantec.

ELECTRONIQUE 67 magazine - n° 10
VIDÉO

comporte en série une résistance de leur, lequel aura une résistance ther-
75 Ω et sur chacun d’eux sera relié un mique de 15 à 18 °C/W.
seul moniteur vidéo-composite ou un
téléviseur avec une entrée SCART. Faites attention lors du montage du
pont redresseur, qui doit être mis en
Naturellement, il n’est pas obligatoire place dans un sens bien précis (le
de relier tous les moniteurs. En fait, négatif doit être dirigé vers U1) à res-
l’impédance de sortie du EL2099C est pecter absolument.
tellement faible qu’elle est négligeable
par rapport à celle de toutes les sor- Pour les liaisons avec le secondaire
ties mises ensemble. du transformateur d’alimentation,
vous disposez d’un bornier à vis à
C’est pour cette raison que le fait d’en trois plots, au pas de 5 millimètres
charger une seule, plusieurs ou toutes, soudé sur le circuit imprimé. Pour l’en-
n’entraîne pas de grandes variations trée et les sor ties, nous avons prévu
que la résistance R4 est directement dans l’amplitude du signal vidéo. 7 prises RCA simples pour circuit
reliée à la masse. imprimé.
De toute façon, le trimmer R6 est à
L’entrée du signal se fait sur la prise notre disposition pour compenser les
“IN”. C’est sur cette dernière que l’on éventuels défauts qui pourraient pro- Réglage et installation
relie le connecteur qui arrive de la voquer la dégradation des images sur
source vidéo. l’écran. Le montage terminé, vérifiez votre tra-
vail minutieusement afin de déceler
La résistance R3 fait office d’adapta- une éventuelle mauvaise soudure ou
teur d’impédance. Elle charge avec Réalisation pratique un court-circuit imprévu. Si tout est nor-
75 Ω la sor tie du dispositif pilote mal, vous pouvez songer à installer
(caméra ou magnétoscope). Cette résis- S’agissant de signaux vidéo, nous votre montage dans un coffret capable
tance de charge est nécessaire car l’en- conseillons de réaliser le montage en d’abriter la platine ainsi que le trans-
trée du EL2099C présente une résis- utilisant un circuit imprimé spécifique formateur d’alimentation.
tance d’entrée beaucoup plus élevée comme support pour les composants
ce qui pourrait entraîner une altération et de ne pas les câbler sur une plaque Ce dernier doit être installé à une dis-
du signal, surtout si le câble coaxial prépercée (Veroboard). Pour ce faire, tance d’au moins 5 centimètres du
est assez long. utilisez le dessin du circuit imprimé montage. Un écran de protection en
donné à l’échelle 1/1 dans la figure 3. métal (fer doux) relié à la masse de
Pour l’alimentation, nous avons recours manière à constituer un blindage est
à un transformateur de 6 à 8 watts, Voyons à présent comment construire souhaitable.
avec un primaire de 220 volts 50 Hz le répartiteur, en commençant par le
(relié au secteur par l’intermédiaire d’un circuit imprimé, qui sera réalisé de pré- Si cela n’était pas fait, il se pourrait
fusible de protection FUS1) et un secon- férence par la méthode photographique que vous constatiez une petite inter-
daire à point milieu de 2 fois 12 volts, maintes fois décrite au cours des férence à 50 Hz. Elle serait de toute
connecté directement au pont redres- articles précédents. façon très peu gênante car la majorité
seur PT1. Ce dernier redresse la ten- des téléviseurs sont en mesure de fil-
sion alternative et cette tension est fil- Après avoir gravé et percé le circuit, trer cette fréquence. Cette précaution
trée par les condensateurs électro- vous pouvez monter tous les compo- est uniquement prévue pour le cas où
lytiques C1 et C5. sants en commençant par les résis- le balayage vertical serait entrelacé à
tances et par le trimmer. 50 Hz.
Nous obtenons ainsi une tension symé-
trique positive et négative par rapport Poursuivez par la mise en place des Le coffret doit être métallique. A ce der-
à la masse, filtrée par C2 et C6, que condensateurs (attention à la polarité nier, sera reliée la masse de l’étage
les deux régulateurs U1 et U2 stabili- des condensateurs électrolytiques) et d’alimentation en un seul point. Cela
sent à + et –12 volts. insérez également la LED LD1. Pour veut dire que par la force des choses,
celle-ci, rappelez-vous que la cathode il faut isoler la par tie métallique des
Notez que U1 est un régulateur posi- est la patte qui se trouve sous la par- prises RCA, en prévoyant une face
tif, il fournit donc un potentiel positif tie plate de la LED. C’est aussi la patte avant en matière plastique ou bien
référencé à la masse, le régulateur U2 la plus courte. effectuer des trous de passage plus
est complémentaire et fournit une ten- larges afin que la partie métallique des
sion négative par rapport à la masse Placez les deux régulateurs intégrés prises ne soit pas en contact avec le
commune. U1 et U2, en faisant attention au pre- coffret. Cette précaution permettra de
mier qui a son côté métallique orienté réduire les perturbations et les signaux
Les condensateurs C3 et C4 filtrent le vers U2 et le second avec son côté parasites.
+12 volts et les condensateurs C7 et métallique tourné vers les prises vidéo
C8 en font de même pour le côté néga- de sortie. Sur ce circuit imprimé, vérifiez que les
tif –12 volts. deux fils du secondaire du transfor-
Pour ce qui est du EL2099C, vous mateur sont bien reliés aux points
Pour ce qui concerne la sortie de l’am- devez le placer avec la partie métal- marqués “V” et que la prise centrale
plificateur vidéo, nous avons dimen- lique de son boîtier vers l’extérieur du (0) soit bien reliée au point marqué
sionné le circuit pour disposer de 6 circuit imprimé de façon à pouvoir le par le symbole de masse (T à l’en-
canaux indépendants, chacun d’eux fixer sur un petit dissipateur de cha- vers).

ELECTRONIQUE 68 magazine - n° 10
VIDÉO

Le primaire sera câblé à un cordon pourvu d’une fiche sec-


teur. En série avec l’un des fils du cordon secteur, inter-
calez un por te-fusible de panneau équipé d’un fusible
rapide de 200 mA (FUS1).

Isolez bien les soudures de ce por te-fusible afin d’éviter


une secousse désagréable à chaque fois que vous met-
trez les mains dans le coffret. Installez le por te-fusible à
un endroit du cof fret où il n’appor te pas de gène, par
exemple sur la par tie arrière.

Sur le coffret, prévoyez également un perçage pour faire


sortir la LED de témoin d’alimentation et un autre pour per-
mettre le réglage du trimmer R6 à l’aide d’un petit tourne-
vis.

Pour la liaison à la source vidéo, utilisez un câble coaxial


terminé par une fiche RCA. Faites de même pour les sor-
ties. La longueur des câbles qui partent aux moniteurs ou
aux téléviseurs, ne doit pas excéder 40 à 50 mètres.

Coût de la réalisation
Tous les composants pour réaliser le répartiteur FT309 y
compris le circuit imprimé, la connectique et le circuit inté-
gré Elantec EL2099C mais sans le transfo : env. 268 F. Le
circuit imprimé percé et sérigraphié seul : env. 35 F. Le cir-
cuit intégré Elantec EL2099C seul : env. 190 F. Voir publi-
cités dans la revue.
◆ F. D.

ELECTRONIQUE 69 magazine - n° 10
TECHNOLOGIE

Microcontrôleurs
PIC
8ème partie (1/2)

Dans la précédente partie du cours, nous avons analysé en détail


le jeu d’instructions des microcontrôleurs PIC. Une fois la syntaxe
de chaque instruction comprise, il faut étudier “l’assembleur”, c’est-
à-dire le programme en mesure de transformer le listing d’instructions
écrites en assembleur en un listing d’instructions en langage machine.
Pour exécuter cette transformation, il faut utiliser un logiciel
spécifique qui, pour les microcontrôleurs PIC, s’appelle MPASM. Ce
logiciel fait partie d’un plus grand système appelé MPLAB.

l’on appelle le “Project


Qu’est-ce que Manager”, c’est-à-dire
le MPLAB ? le gestionnaire de pro-
jet, se met en route. Un
Le MPLAB est un système projet est constitué par
intégré, mis au point par Micro- l’ensemble de plusieurs
chip, à travers lequel il est pos- fichiers nécessaires à la
sible : réalisation d’un pro-
gramme donné. Souvent,
- d’écrire un programme en assem- en ef fet, on préfère écrire
bleur en utilisant l’éditeur de texte ; dif férentes par ties du pro-
- d’assembler ce programme à travers le gramme séparément de façon à pou-
MPASM (c’est-à-dire l’assembleur pour les voir les tester individuellement pour
microcontrôleurs PIC) ; les assembler ensuite, après avoir
- de simuler le fonctionnement du programme vérifié le caractère fonctionnel de
et de trouver les éventuelles erreurs ; chaque par tie.
- de programmer le microcontrôleur en utilisant un pro-
grammateur comme le PIC START PLUS de Microchip ou La première opération à effectuer pour travailler avec MPLAB
celui que nous avons décrit dans le numéro 5 pages 67 et est de créer un nouveau projet, ou d’en ouvrir éventuelle-
suivantes, par exemple. ment un déjà réalisé.

Comme vous le voyez, en utilisant ce seul logiciel, le MPLAB, Pour créer un nouveau projet, il suffit d’exécuter la com-
vous pourrez développer toutes les phases qui mènent à la mande “New Project” du menu “Project”. Lorsque vous aurez
réalisation complète d’un programme. réalisé cette opération, il apparaîtra une fenêtre (figure 1)
qui permet de :
Ce logiciel est disponible gratuitement sur internet à
l’adresse http://www.microchip.com/10/Tools/PICmi- - définir le nom du projet et sa position dans le disque dur
cro/DevEnv/MPLABi/Software/V41212/index.htm. (“Project Path” and “Name”) ;
- définir la position des barres d’outils et du clavier (“Default
Voyons donc en détail comment fonctionne ce système. Toolbar” et “Default Key Mapping”) ;
Lorsqu’on lance le logiciel MPLAB par Windows, ce que - définir le mode du système, qui peut être : avec émulateur

ELECTRONIQUE 77 magazine - n° 10
TECHNOLOGIE

Figure 2 : La fenêtre “Edit Project”.

Figure 1 : La fenêtre “New Project”. (dans notre cas, laquelle il est possible de définir le nom
le PIC16C84 et le et la position du nouveau projet – le
format à utiliser nom proposé est toujours “NEW-
PICMASTER (dans le cas où l’on dis- pour le fichier .HEX qui sera généré par PROJ.PJT” (PJT étant l’extension qui
poserait de cet outil), avec simulateur l’assembleur). Une fois le programme est toujours donnée aux projets) – ainsi
software (appelé MPSIM) ou bien seu- écrit, vous pouvez le sauver grâce à la que le type de système, qui peut être
lement avec l’éditeur de texte. commande “Save” du menu “File”, en l’émulateur PICMASTER, l’émulateur
lui donnant, bien sûr, un nom et l’ex- software MPSIM ou encore le seul
Une fois le projet défini, vous pouvez tension .ASM. Dans le cas présent, mode d’éditeur de texte. Dans le cas
spécifier quels fichiers sont associés vous pourrez appeler ce fichier “PRO- qui nous intéresse, après avoir donné
à ce projet. En effet, en cliquant sur VALED.ASM” par exemple. un nom au projet, vous choisirez,
“OK” vous entrez dans une deuxième comme système, le simulateur soft-
fenêtre qui vous permet d’ajouter au Pour continuer, il faut maintenant créer ware.
projet des fichiers qui peuvent être un nouveau projet, grâce à l’utilisation
des fichiers avec extension .ASM de la commande “New Project” du Maintenant, en cliquant sur “OK”, vous
(fichier assembleur) ou avec exten- menu “Project”. Cette commande entrez dans une seconde fenêtre (figure
sion .C (fichiers pour compilateur C). active, comme nous l’avons vu, une 2), dénommée “Edit Project”, dans
Si vous souhaitez, par la suite, ajou- fenêtre de dialogue (figure 1) dans laquelle sont définis les dif férents
ter d’autres fichiers au projet, il vous
suffira d’utiliser la commande “Edit list p=16c84,f=inhx8m
Project” du menu “Project” pour acti-
ver cette même fenêtre de dialogue PORT_B EQU 06 ;Port B = registre 06h
TMR0 EQU 01 ;Registre du timer = 01h
(figure 2). COUNT_1 EQU 0C ;Compteur
COUNT_2 EQU 0D ;Compteur
Afin de rendre plus compréhensible et PIC84 EQU 0000 ;Vecteur de reset pour PIC 84
immédiate l’utilisation de MPLAB, nous
analyserons les trois phases indis- ;*** Initialisation ****************************************
INIT ORG PIC84
pensables à la réalisation d’un pro- MOVLW 00 ;Mets en W le nombre 0
gramme : TRIS PORT_B ;Port B configuré en sortie
MOVLW 050 ;Mets in W le nombre 50h
- écriture d’un programme, MOVWF COUNT_1 ;Mets W en COUNT_1
- assemblage, MOVLW 050
MOVWF COUNT_2
- simulation.
;*** Programme principal ********************************
Utilisons, comme programme d’essai, MAIN MOVLW B’00000001’ ;Led A allumée,
le listing en assembleur de la figure 1, ;Led B éteinte
MOVWF PORT_B
que nous avons déjà analysé lors de CALL DELAY ;Routine de retard
la précédente partie du cours. Ce pro- MOVLW B’00000010’ ;Led B allumée,
gramme simple permet d’allumer alter- ;Led A éteinte
nativement deux LED. Après avoir
chargé MPLAB, on active la commande MOVWF PORT_B
CALL DELAY
“New Source” du menu “File”. Une GOTO MAIN
fenêtre de dialogue (appelée “UNTIT-
LED”, puisque vous n’avez pas encore ;*** Routine de retard **************************************
donné de nom à ce fichier) est alors DELAY DECFSZ COUNT_1,1 ;Décrémente COUNT_1
ouverte et vous pouvez y écrire le pro- GOTO DELAY ;Si ce n’est pas 0, aller à DELAY
MOVLW 050
gramme. Vous pouvez maintenant taper MOVWF COUNT_1 ;Recharge COUNT_1
le listing dans cette fenêtre, exacte- DECFSZ COUNT_2,1 ;Décrémente
ment tel qu’il est donné sur le listing ;COUNT_2
1, sans oublier d’écrire au début du GOTO DELAY ;Si ce n’est pas 0, aller à DELAY
programme l’instruction suivante : MOVLW 050
MOVWF COUNT_1 ;Recharge COUNT_1
MOVLW 050
list p=16c84,f=inhx8m MOVWF COUNT_2 ;Recharge COUNT_2
RETURN ;Reviens au programme principal
qui est nécessaire pour “dire” au com- END
pilateur le type de processeur utilisé Listing 1 : Ce programme simple permet d’allumer alternativement deux LED.

ELECTRONIQUE 78 magazine - n° 10
TECHNOLOGIE

fichiers qui font partie de ce projet. En MPASM 01.40 Released


cliquant sur “Copy File”, vous pouvez PROVALED.LST
aller chercher les fichiers dans les dif- 27-01-2000 17:38:29 PAGE 1
férents dossiers.
00001
Une fois qu’un fichier est sélectionné Warning[217]: Hex file format specified on command line.
dans la fenêtre “Non-project files”, 00002 list p=16c84, f=inhx8m
vous pouvez l’ajouter au projet en cli- 00003
00004
quant sur “Add”. Après cette opéra- 00000006 00005 PORT_B EQU 06 ;Port B = registre 06h
tion, le fichier est mis dans la fenêtre 00000001 00006 TMR0 EQU 01 ;Registre du timer = 01h
“Project Files” et il pourra justement 0000000C 00007 COUNT_1 EQU 0C ;Compteur
être utilisé pour la compilation et la 0000000D 00008 COUNT_2 EQU 0D ;Compteur
simulation. Si vous voulez ensuite insé- 00000000 00009 PIC84 EQU 0000 ;Vecteur de reset
;pour PIC 84
rer ou retirer des fichiers, il vous suf- 00010
fira d’utiliser la commande “Edit” du 00011 ;Initialisation
menu “Project” pour rappeler cette 00012
même fenêtre. 0000 00013 INIT ORG 0000H
0000 3000 00014 MOVLW 00 ;Mets en W le nombre 0
Warning[224]: Use of this instruction is not recommended.
Nous avons donc créé un nouveau pro- 0001 0066 00015 TRIS PORT_B ;Port B configuré en sortie
jet et ajouté, parmi la liste, le fichier 0002 3050 00016 MOVLW 050 ;Mets en W le nombre 50h
assembleur que nous avons écrit pré- 0003 008C 00017 MOVWF COUNT_1 ;Mets W en COUNT_1
cédemment. Lorsqu’un fichier assem- 0004 3050 00018 MOVLW 050
0005 008D 00019 MOVWF COUNT_2
bleur est inséré parmi les programmes 00020
à utiliser dans le projet, vous pouvez 00021
utiliser la commande “Make Project” 00022 ;Programme principal
du menu “Project” pour assembler ce 00023
fichier. En plus de la commande “Make 0006 3001 00024 MAIN MOVLW B’00000001’ ;Led A allumée, Led B éteinte
0007 0086 00025 MOVWF PORT_B
Project”, il existe deux autres com- 0008 200D 00026 CALL DELAY ;Routine de retard
mandes qui permettent de compiler 0009 3002 00027 MOVLW B’00000010’ ;Led B allumée, Led A éteinte
des fichiers : “Build All” et “Compile 000A 0086 00028 MOVWF PORT_B
Single File”. 000B 200D 00029 CALL DELAY
000C 2806 00030 GOTO MAIN
00031
La différence entre “Make Project” et 00032 ;Routine de retard
“Build All” réside dans le fait que la 00033
première commande va vérifier si un 000D 0B8C 00034 DELAY DECFSZ COUNT_1,1 ;Décrémente COUNT_1
fichier a déjà été assemblé et, au cas 000E 280D 00035 GOTO DELAY ;Si ce n’est pas 0
;aller à DELAY
où il serait inutile de remettre en route 000F 3050 00036 MOVLW 050
la phase d’assemblage, il informe, avec 0010 008C 00037 MOVWF COUNT_1 ;Recharge COUNT_1
une fenêtre de dialogue, que cette opé- 0011 0B8D 00038 DECFSZ COUNT_2,1 ;Décrémente COUNT_2
ration ne sera pas effectuée. La com- 0012 280D 00039 GOTO DELAY ;Si ce n’est pas 0
mande “Build All” continue dans tous ;aller à DELAY
0013 3050 00040 MOVLW 050
les cas toutes les opérations d’as- 0014 008C 00041 MOVWF COUNT_1 ;Recharge COUNT_1
semblage. Ces deux commandes pro- 0015 3050 00042 MOVLW 050
cèdent à l’assemblage de tous les 0016 008D 00043 MOVWF COUNT_2 ;Recharge COUNT_2
fichiers insérés dans le projet. 0017 0008 00044 RETURN ;Retourne au
;programme principal
00045
00049 END
SYMBOL TABLE
LABEL VALUE LABEL VALUE
COUNT_1 0000000C PIC84 000003FF
COUNT_2 0000000D PORT_B 00000006
DELAY 0000000D TMR0 00000001
INIT 00000000 __16C84 00000001
MAIN 00000006
MEMORY USAGE MAP (‘X’ = Used, ‘-’ = Unused)
0000 : XXXXXXXXXXXXXXXX XXXXXXXX ———————
03C0 : —————————————————————————————————X
All other memory blocks unused.
Program Memory Words Used: 25
Program Memory Words Free: 999
Errors : 0
Warnings : 2 reported, 0 suppressed
Figure 3 : La fenêtre de Messages : 0 reported, 0 suppressed
progression de l’assemblage.
Listing 2 : Listing résultant de la fonction .LST.

ELECTRONIQUE 79 magazine - n° 10
TECHNOLOGIE

Si, par contre, vous souhaitez assem- tions. Par exemple, pour notre fichier, “MAIN” et “DELAY” correspondent res-
bler un seul fichier, il faudra utiliser que nous avons appelé “PROVA- pectivement aux adresses 0000h,
la commande “Compile Single File”, LED.ASM”, le fichier “PROVALED.LST”, 0006h et 000Dh. Le fichier .LST
puisqu’elle procède seulement à la que vous retrouverez sur le listing 2, reproduit également le “SYMBOL
compilation du fichier de la fenêtre est généré. TABLE”, c’est-à-dire le tableau dans
active. lequel sont indiqués les variables et
Ce fichier est par ticulièrement utile les labels.
Une fois la phase de compilation mise puisqu’il donne également, en plus des
en route, une barre apparaît pour vous instructions originales, beaucoup Une fois l’opération de compilation
informer sur la progression de ce pro- d’autres informations, que nous allons du fichier effectuée, vous pouvez pas-
cédé de 0 à 100 %. S’il n’y a pas d’er- détailler : ser à la phase de simulation qui
reur, le programme informe que la consiste à faire exécuter le pro-
compilation a été ef fectuée correc- La première colonne indique l’adresse gramme écrit pour le microcontrôleur
tement et que le fichier .HEX a donc de la case mémoire. En fait, notre pro- à travers le PC. La simulation est une
été créé. Dans le cas où il y aurait eu gramme n’occupe que 25 cases des opérations les plus impor tantes
des erreurs, une fenêtre qui liste mémoire, laissant donc 999 cases car elle permet de mettre au point un
toutes les erreurs rencontrées est libres (en effet, le PIC16F84 dispose programme avant de le “télécharger”
automatiquement ouver te (figure 3). d’une mémoire de programme de dans la mémoire du microcontrôleur.
Dans ce dernier cas, l’assembleur 1 024 mots). Les cases occupées Pour simuler l’exécution d’un pro-
crée lui-même un fichier caractérisé sont celles qui vont de l’adresse gramme, vous devrez utiliser princi-
par l’extension .ERR qui donnera la 0000h à 0017h. La deuxième colonne palement les commandes qui se trou-
liste et la typologie des erreurs ren- contient, quant à elle, le code hexa- vent dans les deux menus “Debug”
contrées. Vous pouvez donc consul- décimal relatif à l’instruction mémo- et “Window”.
ter et éventuellement imprimer ce risée dans la case mémoire corres-
fichier. pondante. Ainsi par exemple, nous
découvrons que l’instruction “MOVLW
La phase de compilation du pro- 00”, qui est assemblée dans la case
gramme prévoit, outre la création du 0000h (puisqu’elle est la première
fichier .HEX, la production d’un fichier instruction du programme), corres-
.LST qui contient le listing avec l’in- pond à l’hexadécimal 3000h. Toujours
dication de la position de mémoire grâce à ce fichier, nous découvrons
occupée par les différentes instruc- également que les labels “INIT”,

ELECTRONIQUE 80 magazine - n° 10
10
LE COURS

N

Apprendre
ÇO
LE

l’électronique
en partant de zéro
Couches ionisées
Dans cette leçon, nous vous expliquerons comment les ondes radio-
de l’atmosphère électriques se propagent dans l’espace. Vous découvrirez ainsi que
et propagation certaines gammes de fréquences, telles que les ondes moyennes,
des ondes radio les ondes courtes et les ondes très courtes, ne parviennent pas à
atteindre de longues distances pendant le jour, tandis que, pendant
Les signaux des fréquences radio rayon- la nuit, étant réfléchies vers la terre par les couches ionisées de l’at-
nent de l’antenne émettrice dans mosphère, elles parviennent à atteindre des distances se chiffrant
toutes les directions, c’est pourquoi en milliers de kilomètres.
certains signaux suivent la superficie
terrestre et d’autres se dirigent vers le D’autres gammes de fréquences, comme celles appelées VHF(1) et
ciel (voir figure 284). UHF(2), lorsqu’elles rencontrent les couches ionisées, ne sont ni
absorbées ni réfléchies et, donc, poursuivent librement leur course
Les ondes qui s’éloignent de l’antenne vers l’espace. C’est pour cette raison que ces gammes sont choi-
en se propageant en suivant la sur- sies pour communiquer avec les navettes spatiales et également
face de la terre sont communément pour recevoir sur terre tous les signaux transmis par les satellites
appelées “ondes de sol” ou “de sur- géostationnaires.
face”.
Nous compléterons la leçon en vous expliquant ce qu’est l’AM, ou
Les ondes qui se propagent vers l’es- modulation d’amplitude, ainsi que la FM, ou modulation de fréquence.
pace, en se détachant nettement de la
sur face de la terre, sont appelées Vous apprendrez aussi que le mot “modulation” signifie appliquer
“ondes spatiales”, et celles qui, réflé- un signal audio basse fréquence (BF) sur un signal porteur haute
chies par des couches ionisées de l’at- fréquence (HF) et que cette opération permet de “transporter” un
mosphère, reviennent vers la terre, sont son à une distance considérable et à une vitesse de 300 000 km
généralement appelées “ondes réflé- par seconde.
chies”.
Pour séparer, en réception, le signal BF du signal HF modulé, vous
Les ondes réfléchies sont générées à verrez que l’on utilise une simple diode de redressement pour l’AM
cause de l’ionosphère qui se trouve à et un transformateur moyenne fréquence associé à deux diodes de
environ 60 km de la terre et est com- polarité opposée pour la FM.
posée de nombreuses couches pou-

vant atteindre jusqu’à 300 km (voir


figure 285). Ces couches présentent
la caractéristique de pouvoir réfléchir
certaines gammes de fréquences radio,
comme un miroir frappé d’un rayon de
lumière.

La hauteur des couches ionisées com-


prises entre 60 km minimum et
300 km maximum n’est pas
constante car les différents gaz qui
composent l’ionosphère absorbent de

(1) VHF = Very High Frequency, quelquefois


Figure 284 : Les ondes radio rayonnent de l’antenne émettrice dans toutes les appelées THF pour Très Hautes Fréquences
directions. Les ondes radio qui suivent la surface terrestre sont appelées “ondes ou hyperfréquences - 30 à 300 MHz.
de sol” ou “de surface”, tandis que celles qui rayonnent vers le ciel sont appelées (2) UHF = Ultra High Frequency, Ultra Hautes
“ondes spatiales”. Fréquences - 300 à 3 000 MHz.

ELECTRONIQUE 82 magazine - n° 10
LE COURS

manière dif férente les radiations


solaires.

Comme vous pouvez le voir sur la figure


285, pendant les heures du jour les
rayons ultraviolets émis par le soleil
forment autour de notre globe 4 cein-
tures de couches ionisées appelées D,
E, F1 et F2.

La couche D : c’est la couche se trou-


vant à environ 60-80 km.
La couche E : c’est la couche se trou-
vant à environ 100-120 km.
La couche F1 : c’est la couche se
trouvant à environ 160-200 km.
La couche F2 : c’est la couche se
trouvant à environ 260-300 km.
Figure 285 : Pendant les heures du jour, on trouve autour de notre planète 4
couches ionisées situées à différentes hauteurs appelées D, E, F1 et F2. La ceinture
Pendant la nuit, la couche D disparaît de la couche D, à 60-80 km, absorbe totalement les ondes moyennes, courtes et
et la couche F2 descend jusqu’à très courtes qui, ne réussissant pas à atteindre les couches réfléchissantes E, F1
rejoindre la couche inférieure F1 (voir et F2, ne sont pas renvoyées vers la terre pendant le jour.
figure 286). Cette unique couche noc-
turne, née de la fusion de F1 et F2, est
tout simplement appelée F.

Les couches ionisées capables de


refléter les ondes radio vers la surface
terrestre sont les couches E et F seu-
lement.

La couche la plus basse de l’iono-


sphère, c’est-à-dire D, présente seu-
lement pendant le jour, absorbe tota-
lement toutes les fréquences des
ondes moyennes, cour tes et très
courtes.

Ces ondes radio ne pouvant pas


atteindre les couches réfléchissantes
E et F, ne peuvent pas être renvoyés Figure 286 : Pendant la nuit, la couche D disparaît et les couches F1 et F2 s’unissent
vers la terre. C’est pour cette raison en formant une seule couche appelée F. La couche D, qui absorbait les ondes radio
que la propagation à longue distance étant absente, celles-ci réussissent à atteindre les couches réfléchissantes E et
de ces ondes ne s’effectue pas durant F. Les fréquences VHF, UHF et SHF, traversant les couches D, E et F, poursuivent
les heures du jour, mais commence uni- librement leur course dans l’espace.
quement quelques heures après le cou-
cher du soleil, lorsque la couche D dis-
paraît.

Pendant le jour, la propagation des


ondes moyennes, cour tes ou très
cour tes s’ef fectue uniquement par
ondes de sol qui ne permettent toute-
fois pas de couvrir de grandes dis-
tances (voir figure 287).

Pendant la nuit, lorsque la couche D


disparaît, ces ondes radio, pouvant
rejoindre les couches E et F, sont à
nouveau réfléchies vers la sur face de
la terre et peuvent ainsi atteindre des
distances remarquables (voir figure
288).
Figure 287 : Pendant le jour, les émetteurs sur ondes moyennes, courtes et très
Les ondes réfléchies présentent tou- courtes peuvent être captés par l’intermédiaire des “ondes de sol” seulement.
tefois l’inconvénient de ne pas être très Par contre, on peut recevoir, même pendant le jour et sans aucune atténuation,
stables car les couches ionisées chan- les émetteurs des satellites TV qui utilisent les fréquences VHF, UHF et SHF, car
elles traversent les couches D, E, F1 et F2.
gent continuellement de hauteur, en

ELECTRONIQUE 83 magazine - n° 10
LE COURS

tions étrangères situées à des milliers


de kilomètres de nous.

Nous avons expliqué comment les


ondes moyennes, les courtes et les
très courtes se propagent, mais nous
n’avons pas encore évoqué le com-
por tement des fréquences supé-
rieures à 100 MHz appelées VHF, UHF
et SHF, ou plus simplement ondes
métriques, ondes décimétriques et
micro-ondes.

Quand ces fréquences rencontrent les


couches ionisées D, E, F1 et F2, elles
ne sont ni absorbées ni réfléchies,
mais elles continuent librement leur
course vers l’espace. S’il en allait
Figure 288 : Quand la couche D disparaît pendant la nuit, toutes les fréquences
des ondes courtes et très courtes, parvenant à atteindre la couche réfléchissante autrement, nous ne pourrions pas rece-
F, sont renvoyées vers la terre et atteignent ainsi des distances remarquables. voir de la terre les signaux provenant
Seules les ondes moyennes sont réfléchies par la première couche E et rarement des satellites placés en orbite dans
par la couche F. l’espace, ni même parler avec les
astronautes voyageant dans une
provoquant ainsi le phénomène très La zone dans laquelle il est presque navette spatiale.
rapide et typique de l’évanescence du impossible de recevoir ces signaux est
signal capté. L’évanescence, égale- appelée “zone de silence” ou “zone Toutes les fréquences VHF, UHF et SHF
ment appelée “fading”, se manifeste d’ombre”. émise par un émetteur terrestre ne peu-
par une variation lente et constante de vent être captées par voie directe, et
l’intensité du signal capté. La gamme des ondes moyennes ne puisque la terre est ronde, leur portée
subit pas ce phénomène. En ef fet, est dite “optique” ou “à vue” (voir figure
Ce phénomène provoque l’affaiblisse- contrairement aux ondes cour tes et 289).
ment continu du signal de l’émetteur très courtes, les ondes moyennes sont
capté pour lui rendre ensuite, en réfléchies vers la terre par la première Afin, justement, d’augmenter leur por-
quelques secondes, son intensité couche ionisée E, qui se trouve à une tée optique, toutes les antennes émet-
maximale. Ce phénomène se produit hauteur de seulement 100-120 km. trices sont installées sur des points
normalement durant les premières De ce fait, la zone couver te par les hauts.
heures du soir et les premières heures ondes de sol se termine là où com-
du jour, lorsque les rayons du soleil mence la zone couverte par les ondes Les fréquences VHF et SHF rayonnées
commencent à influencer les couches réfléchies. par des satellites placés dans l’espace
D, E, F1 et F2 présentes dans l’iono- sont captées de façon directe en orien-
sphère. C’est justement parce qu’on peut les tant la parabole réceptrice vers ces
recevoir de jour comme de nuit que les satellites.
Sachez aussi que les couches ionisées ondes moyennes ont été choisies par
sont également influencées par les de nombreux pays pour la diffusion de Les ondes UHF, VHF et SHF, qui sui-
taches solaires et les orages magné- leurs programmes nationaux. vent la voie terrestre, sont caractéri-
tiques, c’est-à-dire des variations du sées par leur capacité à être facilement
champ magnétique terrestre qui pro- De nuit, ces ondes sont réfléchies tant réfléchies ou réfractées (voir figure
voquent ce que l’on appelle les par la couche E que par la couche F. 291), et sont, pour cette raison,
“aurores boréales”. capables d’atteindre des zones où
C’est pour cette raison qu’il est alors l’onde directe ne réussirait pas à arri-
Certaines fréquences de la gamme des possible de capter de nombreuses sta- ver.
ondes très cour tes et, précisément
celles comprises entre 20 et 40 MHz,
se comportent de façon complètement
différente des autres fréquences. En
effet, elles ne réussissent pas à dépas-
ser les 30 km.

Ces fréquences peuvent ensuite réap-


paraître, par l’intermédiaire des ondes
réfléchies, à une distance de plus de
1 000 km. En supposant donc qu’il y
ait une antenne émettrice rayonnant
un signal sur ces fréquences à Paris, Figure 289 : Les fréquences VHF ou UHF rayonnées par un émetteur TV terrestre
on ne pourra pas le recevoir en grande ne peuvent être captées que par l’intermédiaire des “ondes de sol”. Comme la
banlieue, mais, par contre, on le cap- terre est ronde, leur portée peut dépasser la portée “optique”. C’est pour cette
tera par faitement, que l’on se trouve raison que les antennes émettrices sont installées au sommet des points hauts
afin de pouvoir atteindre de plus grandes distances.
à Madrid, Berlin ou à New York.

ELECTRONIQUE 84 magazine - n° 10
LE COURS

Pour la faire parvenir à son but en peu


de temps, il n’existe qu’un seul moyen :
la mettre à bord d’un véhicule très
rapide tel qu’un avion à réaction (signal
HF).

De la même façon, pour faire en sorte


qu’un signal basse fréquence atteigne
rapidement une distance remarquable,
on a pensé à le “mettre à bord” d’un
signal rapide tel qu’un signal haute fré-
Figure 290 : Les “ondes de sol” ne suivent jamais une ligne droite, car elles sont quence, capable de parcourir
attirées vers le sol par le champ magnétique terrestre. Une antenne émettrice 300 000 km par seconde.
placée à 300 m au-dessus du niveau de la mer, a un “horizon optique” d’environ
60 km, mais, sous l’effet de l’attraction du champ magnétique terrestre ces ondes Le signal haute fréquence qui “trans-
radio réussissent à atteindre de plus grandes distances. porte” le signal basse fréquence est
appelé “signal HF modulé”.

En simplifiant, un signal haute fré-


quence peut être modulé de deux
façons dif férentes : en amplitude,
comme on le fait normalement pour les
ondes moyennes et cour tes, ou bien
en fréquence, pour les gammes VHF et
UHF.

Modulation d’amplitude
Figure 291 : Les ondes VHF et UHF ont pour caractéristique de pouvoir être
réfléchies, diffractées et réfractées si elles rencontrent un obstacle. En pratique, Pour moduler un signal en amplitude,
elles se réfléchissent ou se diffractent comme le fait la lumière avec un miroir et on superpose le signal basse fréquence
c’est pour cette raison qu’elles peuvent atteindre des zones que l’onde directe
n’atteindrait jamais. (voir figure 292) sur le signal haute fré-
quence, obtenant ainsi un signal HF
d’amplitude variable, qui reproduit fidè-
lement la sinusoïde du signal basse
Modulation A présent, vous vous demanderez com- fréquence. Comme vous pouvez le voir
des signaux HF ment il est possible qu’un signal haute sur les figures 292 et 293, le signal
fréquence se transforme en un signal HF se trouve sur les deux extrémités
Les signaux HF peuvent atteindre des audible basse fréquence. La réponse du signal de haute fréquence.
distances de centaines ou de milliers est simple : les signaux HF ne sont uti-
de kilomètres et être captés par l’in- lisés, dans les transmissions radio ou Lorsqu’un récepteur reçoit un signal
termédiaire d’une antenne, mais nous télé, que comme “véhicule por teur” haute fréquence modulé en amplitude,
ne réussirons jamais à les entendre pour transporter n’importe quel signal il doit le “couper” à la moitié pour pou-
parce que notre oreille ne réussit pas basse fréquence à une vitesse de voir ensuite extraire le signal BF uni-
à percevoir des fréquences supérieures 300 000 km à la seconde. quement. Pour cela, il utilise une simple
à 20 000 hertz. diode de redressement (voir figure
Pour mieux expliquer le concept de 295).
Et pourtant, si nous allumons une radio “véhicule porteur”, voici un exemple.
nous réussissons à entendre musique La diode, reliée comme sur la figure
et paroles, c’est-à-dire tous les signaux Si on voulait faire arriver à New York 296, ne laisse passer que les demi-
basse fréquence compris dans la une tortue (signal BF) partant de France ondes positives. Si l’on inverse sa pola-
gamme acoustique allant de 20 hertz par ses propres moyens, cela prendrait rité (voir figure 297), seules les demi-
à 20 000 hertz. des années. ondes négatives passeront.

BF

HF HF + BF

Figure 292 : Pour moduler un signal HF (Haute Fréquence) en AM (Modulation d’Amplitude), il faut superposer le signal
sinusoïdal BF (Basse Fréquence) sur sa porteuse. Comme vous pouvez le remarquer, la sinusoïde BF se superpose
automatiquement sur les deux extrémités du signal HF en augmentant ainsi l’amplitude (voir partie de droite du dessin).

ELECTRONIQUE 85 magazine - n° 10
superposé le signal BF, est appliqué à Par rappor t à l’AM, la FM présente
un condensateur chargé d’envoyer à l’avantage d’être exempte de per tur-
masse les éventuels résidus du signal bations électriques. En effet, un récep-
haute fréquence. De cette façon, on teur FM ne tient compte que des varia-
retrouve un signal basse fréquence tions de fréquences du signal et
identique à celui que l’on a utilisé pour n’importe quelle perturbation pouvant
moduler l’émetteur. faire varier l’amplitude du signal HF est
automatiquement ignoré.
Ce type de modulation, appelé “AM”
(Amplitude Modulation), maintient la Un signal HF peut se moduler en fré-
fréquence du signal HF fixe, mais pas quence en par tant d’une fréquence
son amplitude. La modulation AM pré- minimale de 20 hertz jusqu’à atteindre
Figure 293 : Si l’on regarde un signal
HF modulé en AM sur un oscilloscope, sente l’inconvénient d’être très sen- un maximum de 20 000 hertz.
on peut voir sur ses extrémités sible aux perturbations électriques ainsi
supérieure et inférieure, la sinusoïde qu’aux décharges atmosphériques et Seul ce type de modulation est capable
du signal BF modulant. de ne pas être à haute fidélité, car la de reproduire fidèlement toute la
fréquence audio maximale, pouvant bande audio et c’est pour cette raison
être superposée au signal HF, ne peut qu’il est utilisé pour les transmissions
pas dépasser 5 000 hertz. hi-fi.

C’est ainsi que toutes les fréquences, On se demande alors pourquoi, mal-
captées par un microphone ou préle- gré tous ces avantages, la modulation
vées sur un disque, supérieures à FM n’est utilisée que dans les
5 000 her tz sont éliminées et c’est gammes VHF et non pas dans les
pourquoi nous ne parviendrons jamais gammes d’ondes moyennes ou
à reproduire les fréquences très aiguës courtes. La raison est très simple : la
de 10 000 à 15 000 hertz. fréquence porteuse HF, lorsqu’elle est
modulée en fréquence, couvre une
bande beaucoup plus large que celle
Figure 294 : Si l’on regarde ce même
Modulation occupée par un signal modulé en
signal HF modulé en AM avec un de fréquence amplitude. Donc, si elle était utilisée
analyseur de spectre, on verra une sur les ondes moyennes ou sur les
grande raie centrale (la HF) et les deux La modulation de fréquence, commu- ondes courtes, il faudrait réduire d’au
petites raies latérales (le signal BF). nément appelée “FM” (Frequency moins 70 % le nombre des stations
Modulation), est ainsi nommée car le émettrices déjà présentes pour éviter
Le signal de redressement composé signal basse fréquence est utilisé pour que le signal d’un émetteur n’inter-
d’une demi-onde positive, ou bien d’une faire varier la fréquence du signal HF fère sur le signal de l’émetteur voisin.
demi-onde négative, HF à laquelle est et non son amplitude. Impossible, bien sûr !

DIODE CONDENSATEUR DESTINÉ


DE REDRESSEMENT À ENVOYER LA HF À LA MASSE

HF + BF
SIGNAL HF SIGNAL BF
REDRESSÉ SEUL

Figure 295 : Pour extraire le signal BF d’un signal HF modulé en AM, on utilise une diode qui redresse une seule demi-onde
HF avec le signal BF superposé, puis on élimine le signal HF avec un condensateur de faible capacité. De cette façon, on
obtient un signal BF identique à celui utilisé pour la modulation.

SIGNAL HF
NÉGATIF

HF + BF HF + BF
SIGNAL HF
POSITIF

Figure 296 : Si on relie la diode de détection dans ce sens, Figure 297 : Si on relie la diode de détection dans ce sens,
on récupérera, sur sa sortie, les demi-ondes positives du on récupérera, sur sa sortie, les demi-ondes négatives du
signal HF + BF uniquement. Le condensateur placé après signal HF + BF uniquement. Le condensateur placé après
la diode (voir figure 295) éliminera le signal HF seulement la diode (voir figure 295) éliminera le signal HF seulement
en laissant intacte l’information BF. en laissant intacte l’information BF.

ELECTRONIQUE 86 magazine - n° 10
LE COURS

BF

HF HF + BF

Figure 298 : Pour moduler en FM (Modulation de Fréquence) un signal HF, les ondes sinusoïdales BF sont additionnées et
soustraites de la “fréquence porteuse”. De cette façon, la fréquence varie mais l’amplitude reste constante (ce que l’on
constate sur la figure 299).

Si on module un émetteur qui transmet 90 000 + 1 = 90 001 kHz En simplifiant, on peut donc considé-
en AM sur une fréquence de 90 MHz, 90 000 – 1 = 89 999 kHz rer que cet émetteur occupera une
avec un signal BF de 1 000 Hz, sa fré- place d’environ 40 kHz dans la bande.
quence restera fixe sur 90 MHz et seule La bande occupée sera donc de :
l’amplitude variera. Il en sera de même Le récepteur, pour extraire le signal BF
si la fréquence HF était modulée avec 90 001 – 89 999 = 2 kHz d’un signal haute fréquence modulé en
un signal BF de 5 000 Hz. FM, utilise un discriminateur composé
Si on module le même émetteur avec d’un pot moyenne fréquence, équipé
En simplifiant, on peut donc considé- un signal BF de 20 000 Hz (20 kHz), sa d’un secondaire avec prise centrale, et
rer que cet émetteur occupera une fréquence se déplacera de plus ou de deux diodes de redressement.
place d’environ 5 kHz dans la bande. moins 20 kHz et couvrira donc une
bande comprise entre :
Si on module un émetteur qui transmet
en FM sur cette même fréquence de 90 000 + 20 = 90 020 kHz
90 MHz (90 000 kHz), avec un signal 90 000 – 20 = 89 980 kHz
HF de 1 000 Hz (1 kHz), sa fréquence
por teuse se déplacera de plus ou La bande occupée sera donc de :
moins 1 000 Hz, et couvrira alors une
gamme comprise entre : 90 020 – 89 980 = 40 kHz

Figure 301 : Si on se déplace en


voiture avec la radio sur AM, réglée
pour la réception d’un émetteur ondes
moyennes, on parviendra à le recevoir
pendant plusieurs centaines de
kilomètres grâce aux “ondes de sol”.
Si on se règle en FM sur un émetteur
qui transmet dans la bande 88 à
Figure 299 : Si l’on regarde un signal Figure 300 : Si l’on observe le même 108 MHz (communément appelée
HF modulé en FM sur un oscilloscope, signal HF modulé en FM avec un “bande FM”), c’est-à-dire dans la
on verra que le signal BF resserre et analyseur de spectre, on verra une gamme VHF, on ne parviendra à le
élargit la fréquence de l’onde porteuse fréquence centrale qui s’élargira et se recevoir que jusqu’à la limite de sa
mais ne modifie pas son amplitude. resserrera au rythme du signal BF. portée “optique”.

C1

DS1
SIGNAL BF

MF1
C2 R1
JAF1
TR1
C C4
B

E C3 R2
DS2

Figure 302 : Pour extraire le signal BF d’un signal modulé en FM, on relie deux diodes de polarité opposée sur le secondaire,
muni d’une prise centrale, d’un pot moyenne fréquence. En l’absence de modulation, les deux diodes, en redressant la HF,
chargent le condensateur électrolytique C4 avec une tension. En présence de modulation, les deux diodes font varier cette
tension de façon à reproduire fidèlement la sinusoïde du signal BF.

ELECTRONIQUE 87 magazine - n° 10
LE COURS

PILE PILE
R1 9 volts 9 volts
R1
9 volts
POTENTIOMÈTRE

POTENTIOMÈTRE
4,5 volts 0 0
4,5 volts 4,5 volts

R2 R2

Figure 303 : Pour comprendre comment le condensateur


C4 peut fournir une tension variable, vous pouvez réaliser Figure 304 : Si l’on tourne le curseur du potentiomètre à
ce montage simple. Quand le curseur du potentiomètre (20 fond vers le positif de la pile, l’aiguille de l’instrument déviera
kΩ) est à mi-course, l’aiguille de l’instrument reste au centre vers la droite, car on trouve 9 volts sur la borne reliée au
car à la jonction du pont diviseur formé par les résistances potentiomètre, c’est-à-dire une tension supérieure à celle
R1 et R2 (10 kΩ) on trouvera la même tension que sur le de 4,5 volts se trouvant à la jonction des résistances R1
curseur du potentiomètre. et R2.

Sur l’une des extrémités du condensateur électrolytique


secondaire de la moyenne C4 avec le signal de la por-
fréquence, on relie la PILE teuse HF, on utilise les sché-
cathode d’une diode et sur R1
9 volts mas électriques des figures
l’autre, l’anode de la 303, 304 et 305.
POTENTIOMÈTRE

0
4,5 volts
seconde diode (voir figure
302). Si on relie la borne positive
d’un voltmètre à 0 central
0 volt R2
La prise centrale de cette sur le curseur d’un potentio-
moyenne fréquence, comme mètre de 20 kΩ et sa borne
vous pouvez le voir sur le négative sur la jonction des
schéma électrique de la deux résistances R1 et R2
figure 302, se trouve reliée Figure 305 : Si l’on tourne le curseur du potentiomètre à de 10 kΩ, et si on alimente
sur l’enroulement primaire fond vers le négatif de la pile, l’aiguille de l’instrument le tout à l’aide d’une pile de
par l’intermédiaire du déviera vers la gauche, car sur la borne reliée au 9 volts, assumant, dans
condensateur C1. potentiomètre, on trouve 0 volt, c’est-à-dire une tension notre exemple, la fonction du
inférieure à celle de 4,5 volts se trouvant à la jonction des condensateur électrolytique
résistances R1 et R2.
En l’absence de modulation, C4, on obtient les trois pos-
les deux diodes redressent sibilités suivantes :
la porteuse du signal haute fréquence sinusoïdale BF utilisée pour moduler
en chargeant ainsi le condensateur en FM la porteuse de l’émetteur. - En plaçant le curseur du potentiomètre
électrolytique C4 placé entre les deux à mi-course, on trouvera sur la borne
sorties, avec une tension proportion- Pour expliquer comment les deux positive du voltmètre une tension égale
nelle à l’amplitude du signal capté. diodes par viennent à fournir une ten- à la moitié de celle fournie par la pile,
sion variable, après avoir chargé le c’est-à-dire 4,5 volts (voir figure 303).
En admettant que le conden- Comme la borne négative du
sateur électrolytique C4 ait voltmètre est reliée à la jonc-
été chargé avec une tension tion des deux résistances R1
de 1 volt, entre la diode DS1 et R2, où se trouve la moitié
et la masse, on trouvera une de la tension, c’est-à-dire 4,5
tension de 0,5 volt positif et volts également, le voltmètre
entre la diode DS2 et la ne remarquera aucune dif-
masse, une tension de 0,5 férence de potentiel et dans
volt négatif, car la jonction ces conditions, l’aiguille res-
des deux résistances R1 et tera immobile sur le 0 cen-
R2 est reliée à masse. tral.

En présence de modulation, - Si l’on déplace le curseur


les deux diodes additionnent du potentiomètre à fond vers
ou soustraient à la tension le positif de la pile (voir figure
présente sur le condensateur 304), on trouvera sur la
électrolytique C4, les varia- borne positive du voltmètre
tions de fréquence, et on une tension de 9 volts.
retrouve ainsi sur la sor tie Comme cette tension est
une tension variable qui, en supérieure aux 4,5 volts se
atteignant un maximum posi- trouvant sur la borne néga-
tif et un maximum négatif, tive reliée à la jonction des
reproduit fidèlement l’onde résistances R1 et R2, l’ai-

ELECTRONIQUE 88 magazine - n° 10
LE COURS

Russes mirent en orbite Spoutnik 2,


un satellite long de 8 mètres pesant
508 kg, à l’intérieur duquel ils avaient
placé le premier voyageur de l’espace :
Laika, une chienne sibérienne.

La réponse des Américains à ces deux


événements ne se fit pas attendre et,
dès le 31 janvier 1958, ils lancèrent
de Cap Canaveral, un satellite appelé
“Explorer 1”.

Au début, tous ces satellites furent


utilisés pour de simples expériences
spatiales, puis vers 1962-1963, on
commença à lancer les premiers satel-
lites géostationnaires actifs, capables
de recevoir et de transmettre simul-
tanément des conversions télépho-
niques, des programmes de télévision,
etc.
Figure 306 : A l’intérieur d’un même satellite, on trouve plusieurs types de récepteurs Par la suite, de nombreux satellites de
et d’émetteurs. Des programmes TV ainsi que des communications téléphoniques
sont envoyés vers le satellite, par les opérateurs habilités, à l’aide d’émetteurs et
télévision furent mis en orbite. L’émis-
de grandes antennes paraboliques. Le satellite “arrosera” ensuite toute sa zone sion et la réception se per fectionnè-
de couverture avec les programmes TV qu’il aura reçus et retransmettra les rent tellement rapidement qu’aujour-
communications téléphoniques aux opérateurs chargés de les faire parvenir au d’hui, avec une simple antenne
client final. parabolique, nous avons accès à des
programmes de télévision en prove-
guille de l’instrument déviera brus- appelé “Spoutnik”, qui commença à nance de pays si lointains que nous
quement vers la droite. tourner autour de la terre comme un n’aurions jamais imaginé, il y a
satellite, utilisant les mouvements de quelques années à peine, pouvoir rece-
- Si l’on déplace le curseur du poten- l’espace et le principe de gravitation voir.
tiomètre à fond vers le négatif de la universelle.
pile (voir figure 305), on retrouvera sur Lorsqu’une chaîne de télévision vou-
la borne positive du voltmètre une ten- La nouvelle qu’un satellite artificiel était lait couvrir la totalité d’un pays, il lui
sion de 0 volt. Comme cette tension en orbite autour de la terre a surpris et fallait avoir recours à des centaines
est inférieure aux 4,5 volts se trouvant émerveillé l’humanité toute entière. On de répéteurs. En ef fet, les signaux
sur la borne négative reliée à la jonc- comprit alors immédiatement que ce VHF et UHF ayant une portée optique,
tion des résistances R1 et R2, l’aiguille “Spoutnik” inaugurait une aire nouvelle. ils ne peuvent pas franchir une col-
de l’instrument déviera brusquement line ou une montagne, ni même
vers la gauche. Encouragés par le succès du premier atteindre de grandes distances en rai-
lancement, le 3 novembre 1957, les son de la rotondité de la terre. La
Donc, si l’on tourne rapidement l’axe
du potentiomètre dans le sens des
aiguilles d’une montre puis dans le
sens inverse, l’aiguille de l’instrument
oscillera vers la valeur maximale posi-
tive ou négative, en simulant fidèlement
la forme d’une onde sinusoïdale qui,
comme nous le savons, est une ten-
sion alternée composée d’une demi-
onde positive et d’une négative.

Aujourd’hui, la détection d’un signal FM


n’est plus effectuée par l’intermédiaire
de deux diodes car les nouvelles tech-
nologies nous ont donné des circuits
intégrés spécifiquement conçus pour
remplir cette fonction.

Transmission
par satellite
Figure 307 : Les satellites “géostationnaires”, comme le satellite Météosat, par
Le 4 septembre 1957, les Russes lan- exemple, placés à une distance de 36 000 km, sont normalement utilisés pour les
cèrent dans l’espace une sphère de communications téléphoniques, pour diffuser des programmes TV et pour surveiller
les conditions météorologiques de la planète.
58 cm de diamètre et de 83,6 kg

ELECTRONIQUE 89 magazine - n° 10
LE COURS

parcourir des orbites de plus en plus


larges et ainsi, il échapperait à l’at-
traction terrestre pour se perdre dans
l’espace. Si la vitesse était inférieure
à celle nécessaire, la force de gravité
l’attirerait vers la surface de la terre et
il finirait par s’y écraser.

La théorie, tout d’abord, puis la pra-


tique, ont démontré qu’un satellite par-
vient à se maintenir en orbite pendant
des dizaines d’années uniquement si
on le place à une distance de 300 km
minimum de la terre.

C’est pour cette raison que tous les


satellites “polaires” tournent autour de
notre globe à une distance comprise
entre 800 et 1 000 km, et les satel-
lites “géostationnaires” à une distance
Figure 308 : Les satellites “polaires” sont généralement utilisés à des fins militaires. d’environ 36 000 km.
Sur cette photo, on parvient à distinguer le nombre de bateaux sur le point de
sortir ou d’entrer dans un port. Les performances des satellites militaires sont, Rappelons que la vitesse d’un satellite
bien entendu, tenues secrètes. On estime toutefois, qu’à l’heure actuelle, compte se calcule en fonction de la distance
tenu de l’état de la technologie, il est possible, depuis un satellite, de lire les qui le sépare de la terre et non en fonc-
petits caractères d’un journal. tion de son poids. Donc, un satellite
de 1 kilogramme et un autre de 900 kg,
ligne d’horizon s’abaissant d’environ Si le ballon était en métal, on ne pour- placés à égale distance de la terre, doi-
63 m tous les 100 km, une onde sui- rait plus utiliser les pieds pour pouvoir vent se déplacer à la même vitesse
vant une ligne droite se perdrait dans le lancer. Il faudrait un canon, par pour se maintenir en orbite.
l’espace. exemple, pour pouvoir lui fournir une
vitesse suffisante. Les satellites “polaires”, placés à une
On comprend ainsi beaucoup mieux l’in- distance comprise entre 800 et
térêt des opérateurs pour le satellite On sait toutefois que, même en tirant un 1 000 km, tournent autour de notre
et la vitesse d’évolution de ce mode boulet en l’air à l’aide d’un canon, après globe à une vitesse d’environ
de retransmission ! quelques kilomètres, il retombera au sol. 30 000 km à l’heure, tandis que les
satellites “géostationnaires”, placés à
Plus de répéteurs, plus de mainte- Si l’on installait le canon sur un avion une distance de 36 000 km tournent
nance desdits répéteurs, une couver- pouvant monter à 1 000 km d’altitude, autour de notre globe à une vitesse
ture largement plus importante, une où le frottement de l’air ne pourrait pas d’environ 11 000 km/h.
qualité indépendante de la propaga- influencer la trajectoire du boulet, il par-
tion, etc. courrait un grand nombre de kilomètres
mais il finirait par retomber au sol.
Les satellites polaires Si l’on donnait à ce boulet une impul-
et géostationnaires sion suffisamment puissante pour qu’il
parcoure, en ligne droite, plusieurs mil-
On entend souvent parler des satellites liers de kilomètres, il poursuivrait sa
polaires et géostationnaires (voir figures course vers l’espace, car la terre est
309, 310 et 311), mais tout le monde ronde.
ne sait pas quelle est la dif férence
entre l’un et l’autre. Pour parvenir à faire tourner ce boulet
autour de la terre, il faut lui imprimer
Nombreux sont ceux, encore aujour- une vitesse soigneusement calculée,
d’hui, qui se demandent comment ces de façon à ce que la force de gravité
satellites peuvent se maintenir sus- parvienne à le faire descendre d’envi-
pendus dans l’espace sans tomber sur ron 0,63 m tous les kilomètres.
la terre, en défiant les lois de la gra-
vité. C’est seulement à cette condition qu’il
se placerait en orbite circulaire autour
de la terre sans jamais retomber à sa Figure 309 : Les satellites “polaires”
Pour répondre à cette question, la solu-
utilisés en météorologie et à des fins
tion la plus simple est de prendre un surface. militaires, tournent autour de la terre
exemple. avec une orbite circulaire qui passe
De la même manière, pour maintenir au-dessus des pôles Nord et Sud. Ces
Si l’on donne un coup de pied dans un en orbite un satellite, il faut lui impri- satellites, qui se déplacent à une
ballon et qu’on l’envoie vers le haut, mer une vitesse bien précise. En effet, vitesse d’environ 30 000 km/h, se
on sait qu’il retombera à terre, attiré si la vitesse était supérieure à celle maintiennent à une distance située
entre 800 et 1 000 km.
par la force de gravité. nécessaire, la force centrifuge lui ferait

ELECTRONIQUE 90 magazine - n° 10
LE COURS

APOGÉE

PÉRIGÉE

Figure 310 : Il existe des satellites qui tournent autour Figure 311 : Les satellites “géostationnaires” TV et
de notre globe avec une orbite elliptique - ne passant météorologiques sont tous situés sur la ligne de l’Equateur, à
jamais au-dessus des deux pôles. Le point le plus éloigné une distance de 36 000 km. Ces satellites, bien qu’ils se
de notre globe où passe le satellite est appelé “Apogée” déplacent à une vitesse de 11 000 km/h, semblent immobiles
tandis que le point le plus proche est appelé “Périgée”. car ils tournent à la même vitesse que la terre.

Les orbites immobile en un point fixe du ciel, son Toutefois, pendant 44 jours, de mars
des satellites orbite subit des variations lentes et à avril, et 44 autres jours, de sep-
continues, causées par la force gravi- tembre à octobre, c’est-à-dire pen-
Un satellite peut être en orbite autour tationnelle de la lune et du soleil. Pour dant les périodes des équinoxes de
de la terre avec des mouvements révo- le maintenir sur une position fixe, printemps et d’automne, le satellite
lutionnaires dif férents mais respec- chaque satellite est donc équipé d’ap- est continuellement sujet à des
tant toujours la loi de gravitation uni- pareils de contrôle automatique qui éclipses par tielles ou totales d’envi-
verselle. commandent la correction de la vitesse ron 1 heure. Lorsque l’ombre de la
par de tout petits jets de gaz propulsif, terre masque la lumière aux cellules
Les satellites “polaires”, utilisés en dans le cas où elle augmente ou dimi- solaires, les batteries se mettent
météorologie et à des fins militaires, nue. automatiquement en fonction pour ali-
tournent autour de la terre en passant menter tous les appareils électro-
au-dessus des deux pôles (voir figure Une fois qu’un satellite est lancé, il niques de bord.
309), ou bien sur une orbite inclinée reste perpétuellement sous contrôle
par rapport à l’équateur, comme on le car, si sa vitesse diminuait, il rentre-
voit sur la figure 310. rait en peu de temps dans l’atmo- La température
sphère et se désagrégerait. Si, au du satellite
Puisque les satellites “polaires” contraire, sa vitesse augmentait, la
accomplissent un tour complet en 2 force centrifuge l’éloignerait de la terre Quand un satellite passe de la lumière
heures environ, on ne peut les recevoir et il se perdrait alors dans l’espace. du soleil à l’ombre projetée par la terre
que deux ou trois fois par jour seule- ou vice-versa, la température de sa
ment. En effet, comme vous le savez, coque passe de +100 degrés centi-
la terre tourne sur elle-même, en
L’éclipse grades à –60.
accomplissant un tour complet en 24 des satellites
heures. géostationnaires Vous pouvez donc facilement imaginer
quels effets désastreux pourraient avoir
Les satellites “géostationnaires”, sur- Tous les appareils électroniques pré- ces brusques variations thermiques sur
tout utilisés pour les transmissions sents dans un satellite, c’est-à-dire les les appareils électroniques si ceux-ci
télévisées et en météorologie (par récepteurs, les émetteurs, les circuits n’étaient pas protégés en conséquence
exemple, le satellite Météosat), sont de contrôle, sont alimentés par des cel- grâce à un circuit de conditionnement
tous placés sur la ligne de l’équateur lules solaires et des batteries de maintenant une température interne
et, comme ils tournent à une vitesse réser ve qui se mettent automatique- constante.
identique à celle de la terre, on les ment en fonction chaque fois que le
voit toujours dans la même position, satellite entre dans la zone d’ombre Nous espérons que grâce à cet exposé
même s’ils se déplacent à de la terre. vous aurez compris quels problèmes
11 000 km/h. ont dû être résolus par les scienti-
Contrairement à ce que l’on pourrait fiques et les techniciens pour lancer
supposer, le satellite “géostationnaire” dans l’espace les satellites qui aujour-
La correction reçoit la lumière du soleil même pen- d’hui nous permettent de voir les pro-
de la vitesse dant les heures de la nuit. Vous pou- grammes télévisés et de connaître les
d’un satellite vez vous rendre compte par vous-même conditions météorologiques de notre
du phénomène, en regardant tout sim- globe.
Même si, vu de la terre, un satellite plement la lune durant la nuit : elle est
“géostationnaire” semble toujours toujours illuminée. ◆ G. M.

ELECTRONIQUE 91 magazine - n° 10