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N° 19 - DECEMBRE 2000

SOMMAIRE
Editorial .............................................................................................. 4 Un système d’alarme UHF 2 zones .......................................... 60
Si vous pensiez y échapper, c’est fichu ! sans fil et entièrement autonome
1ère partie
Shop’ Actua ...................................................................................... 6 Voici un système d’alarme, dans lequel tous les
Toute l’actualité de l’électronique… composants, de la centrale, en passant par les
capteurs et jusqu’aux télécommandes, sont reliés
Une caméra vidéo orientable télécommandée ...................... 10 entre eux par radio et sont alimentés par des piles
Voici un système de surveillance vidéo innovant, uniquement. Grâce à l’utilisation de modules radio
composé, d'une part, d'une unité d'orientation télé- basse consommation, l’autonomie des divers éléments est de plusieurs
commandée par voie radio, avec micro-caméra, années. Dans ce premier article, nous décrivons le fonctionnement de
émetteur de télévision et servomoteurs et, d'autre la centrale.
part, d'une télécommande spéciale. Dans cet
article, nous vous présentons, entre autres, les plans d'assemblage du Tout ce qu’il convient de savoir ................................................ 68
système d'orientation réalisé à l'aide de servomoteurs ordinaires pour pour commander un relais
modélisme et de quelques découpes d'époxy. A notre connaissance, il Cet article n’est pas réservé aux seuls débutants
n'existe aucun appareillage de ce type dans le commerce, même pour mais fera également le bonheur des électroniciens
des installations hautement sophistiquées. Le concevoir fut un défi, avertis. En effet, outre vous révéler tous les petits
vous permettre de le réaliser est un plaisir. secrets sur l’utilisation des relais, nous vous pro-
posons aussi divers schémas qui trouveront leurs
Video Motion Detector .......................................................... 20 applications dans de nombreux montages.
Inséré dans un ensemble de télévision en circuit
fermé (TVCC), ou simplement raccordé à une mini- Planète PIC ............................................................................ 80
caméra CCD, cet appareil permet, à peu de frais, Microchip - Cours de programmation - Chapitre II
de détecter une intrusion, un mouvement ou un La programmation des PIC16F876 - De la théorie à la pratique
changement d’éclairage dans un local surveillé. Le Comme nous vous l’avions promis à la fin du pré-
Video Motion Detector (VMD) utilise les images transmises par la camé- cédent chapitre, nous allons maintenant analyser
ra et constitue, de ce fait, un parfait capteur pour commander un sys- quelques programmes simples qui permettent de
tème d’alarme ou pour attirer l’attention d’un personnel de surveillan- mieux comprendre la programmation et l’utilisa-
ce. Il dispose d’une sortie sur relais, capable d’activer un magnétoscope, tion des PIC16F87x.
sur lequel seront enregistrées les images en cas de déclenchement, ou
n’importe quel système d’avertissement. Cours d’électronique en partant de zéro (19) ...................... 86
Les transistors FET
Une titreuse vidéo en temps réel ........................................ 30 Dans la précédente leçon, nous avons commencé
Programmable en temps réel à faire connaissance avec les FET, les transistors
1ère partie : l’électronique à effet de champ. Nous poursuivons par les carac-
Voici un circuit, directement géré par votre ordina- téristiques et les formules de calcul pour les étages
teur PC, avec lequel vous pourrez superposer, en amplificateurs.
temps réel, des inscriptions et des titres sur une Ces formules, peu nombreuses mais toutefois nécessaires, que nous
image vidéo provenant, entre autres, d’une camé- vous donnons pour pouvoir calculer toutes les valeurs des deux résis-
ra ou d’une cassette vidéo. Il est idéal pour le titra- tances de polarisation, contrairement à celles que vous pourriez trou-
ge de films professionnels ou amateurs. Petits détails qui ne gâteront ver dans beaucoup d’autres textes, sont extrêmement simples.
pas votre plaisir, il est de réalisation simple, est peu coûteux et est faci-
le à mettre en œuvre. Les Petites Annonces .................................................................... 93
Une radiocommande UHF 2 canaux sur 868 MHz ............ 44 L’index des annonceurs se trouve page .................................. 94
Cet ensemble émetteur et récepteur à deux canaux,
CE NUMÉRO A ÉTÉ ROUTÉ À NOS ABONNÉS LE 20 NOVEMBRE 2000
avec un décodeur à 4 096 bits, est réalisé avec
les tout nouveaux modules hybrides HF Aurel, en
868 MHz. Ces modules permettent, malgré une
puissance modeste sur l’antenne, des liaisons
fiables sur des distances appréciables. L’émetteur peut être activé soit TOUTE L’ÉQUIPE DE LA RÉDACTION
au moyen de boutons poussoirs soit grâce à des tensions appliquées
sur deux entrées opto-isolées. vous souhaite de joyeuses fêtes de fin d’année!
ABONNEZ-VOUS A
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les meilleurs tarifs et les meilleurs services.

Le bon d’abonnement se trouve page 58


E D I T O
Votre nouveau site Livres-Techniques.com…
Tournez les yeux d'un quart à droite et vous verrez ce que
ce nouveau site de librairie technique électronique vous offre
aujourd'hui !
Nous avons choisi la solution "as simple as possible". Le
"look" n'est pas "tendance" mais, et c'est bien le plus
important, c'est très rapide. Si vous avez la connexion, vous
pourrez faire vos emplettes sans perdre de temps.
Outre les achats, ce sera votre site de référence pour la
documentation. Chaque ouvrage est décrit (plus de 500 à
l'heure actuelle), c'est donc la banque de données idéale
pour savoir quoi acheter en fonction de votre domaine
passionnel ou de vos envies du moment.

Un numéro spécial vidéo…


Vous avez été très nombreux à nous demander de la vidéo
pour différentes applications. Vous voilà servis ! Dans ce
numéro, vous trouverez de quoi faire de la vidéosurveillance
avec "une caméra orientable télécommandée". Cette mini-
caméra est motorisée avec deux servomoteurs pour
modélisme. Sa réalisation est à la portée du débutant, tous
les détails sont donnés dans l'article. Bien entendu, vous
pourrez lui trouver d'autres applications, selon vos besoins.
Vous compléterez votre installation avec le "video motion
detector". Cet appareil vous permettra de déclencher une
visualisation sur écran et un enregistrement sur
magnétoscope lors d'une intrusion ou d'un passage dans le
champ de la caméra. Là aussi, le domaine d'application est
large. On peut considérer ce système comme un détecteur
de présence avec visualisation. Pour finir, vous pourrez
récupérer vos cassettes et renseigner leurs images avec
"une titreuse vidéo en temps réel programmable par PC". Ce
n'est pas le seul usage de ce montage car, entre autres, vous
pourrez aussi faire du titrage ou des commentaires sur les
vidéos de vos vacances ou du petit dernier !
Votre numéro de décembre ne se limite pas à ces fort
intéressantes descriptions, vous y trouverez également vos
rubriques habituelles avec le cours d'électronique, le cours
PIC et un article passionnant sur la commande des relais.
Comme les passionnés d'automatisation et d'alarmes en tous
genres ne manquent pas, ils ne seront pas les laissés-pour-
compte avec "une radiocommande UHF 2 canaux sur
868 MHz", utilisant des modules Aurel tout récents et "une
alarme UHF 2 zones entièrement autonome" !
Plutôt que la quantité à outrance, nous continuons à préférer
la qualité. Chaque description est totalement reproductible
et a été testée en laboratoire par des professionnels. Le
fonctionnement de chaque montage est garanti, pour peu
que vous ne réalisiez pas vous soudures au chalumeau !
Chaque article contient une description technique du
fonctionnement, dont on pourrait, certes, se passer pour la
réalisation, mais qui fait partie de notre philosophie :
comprendre avant d'agir !
J'ai envie de dire que cette philosophie, c'est d'abord la vôtre:
notre succès en est la preuve !

Les fêtes, pour terminer…


Voici Noël venir… et la nouvelle année. D’aucuns pensent
que nous y changerons de millénaire, d'autres que ce sera
la première du nouveau ! Peu importe, en fait, pourvu qu’elle
vous apporte santé et bonheur.
Toute l'équipe de la rédaction se joint à moi pour vous
remercier de votre confiance et vous souhaiter de joyeuses
fêtes.

James PIERRAT, Directeur de publication


elecwebmas@aol.com
NOUVEAUTÉS

Shop’ Actua

INTERNET SALONS
confort, leur tenue, la qualité de leur
clientèle et leur ambiance.

L’accès à la borne est obtenu par l’achat,


au comptoir, d’une carte prépayée (25 F
pour une heure de connexion).

www.webfinger-station.com ◆
WEBFINGER,
c’est le nom de
ces bornes KIWEE
interactives qui
sont progressi-
vement instal-
lées dans les
cafés, hôtels,
restaurants,
etc.
innovant
Dotée d’un Les utilisateurs de Kiwee peuvent main-
écran haute tenant s’envoyer des SMS gratuits et
résolution, la ce, quel que soit l’opérateur télépho-
borne Webfin- nique de l’abonné destinataire. L’envoi
ger de LDH Interactive garantit des des messages peut se faire en mode
images de grande qualité. “normal” ou en mode “flash”. Dans ce
dernier cas, le message s’affiche direc-
Entièrement tactile, elle est équipée tement sur l’écran du portable, épar- La première édition de ce salon
d’un clavier virtuel permettant la sai- gnant la mémoire. Par ailleurs, avec “le “Mondial de l’Internet”, se tiendra à
sie rapide d’URL ou d’e-mails. chat web to mobile”, les internautes peu- Paris-Expo (Por te de Versailles) du
vent envoyer des SMS aux personnes 17 au 20 mai 2001. Se voulant
Munie d’une caméra intégrée, Web- rencontrées sur le “chat” du site Kiwee “Salon tout Internet pour tous”, son
finger donne accès à un circuit de depuis leur pseudo (ainsi, le numéro de but est d’accueillir l’ensemble des
visiocommunication pour tenir des téléphone demeure confidentiel). acteurs de l’Internet. De ce fait, il
visioconférences d’un bar à l’autre sera ouvert au grand public comme
et dialoguer, par chat, avec son cor- Le carnet d’adresses proposé par aux professionnels. On y attend
respondant de façon par faitement Kiwee permet à tous les membres de quelque 200 000 visiteurs.
synchrone avec la réception des conserver en mémoire les numéros des
images. mobiles ou les pseudos de leurs amis. L’exposition sera organisée autour
de 4 pôles :
Un bouquet de ser vices guide l’utili- Enfin, si l’un • S’équiper.
sateur dans le choix des sites en pro- d’eux change • Se connecter.
posant des regroupements par de numéro • Surfer.
thèmes. Yookimail - disponible pro- ou de pseudo, • Se former.
chainement - permet de créer sa boîte le carnet
aux lettres électroniques, de rédiger d’adresses est Un espace de 10 000 mètres carrés
des courriers et de lire ses messages, automatique- sera réser vé aux professionnels et
sans quitter l’établissement. Webfin- ment remis à entreprises, dont un village pour les
ger est installé dans des cafés à jour… seules “start-up”.
thème, des brasseries et des restau-
rants sélectionnés avec soin pour leur www.kiwee.com ◆ www.mondialdunet.com ◆

ELECTRONIQUE 6 magazine - n° 19
NOUVEAUTÉS

GRAND PUBLIC
Le “pack” comprend l’appareil, le câble
SONY USB, le câble de la liaison vers le PC, LOWRANCE
un câble optique. Un bloc alimentation
secteur est également fourni. Rappe-
lons que les Minidiscs offrent jusqu’à
80 minutes d’enregistrement.

www.sel.sony.com ◆ Doté d’un récepteur 12 satellites, le


GPS iFinder de LOWRANCE sera dis-
ponible en cette fin d’année.
Peut-être une solution pour tous ceux LEGO MINDSTORMS
qui téléchargent régulièrement des MP3 Destiné à tous ceux qui se déplacent
et voudraient les garder sur un sur terre ou sur mer, il permet de
disque… connaître, à tout instant, sa position
précise. Léger et compact, il tient faci-
SONY propose lement dans la poche. Pour s’accom-
un lecteur- moder à votre humeur du jour, l’iFinder
enr egistreur peut changer de couleur de coque (5
de type Mini- modèles de façades interchangeables
disc, doté C’est bientôt Noël ! Il sont disponibles).
d’une liaison est temps de penser
numérique à des cadeaux inté- Les cartes qu’il affiche sont détaillées,
vers un PC. ressants, éducatifs, grâce à un écran contrasté dont la réso-
L’utilisateur peut enregistrer voire com- développant la créati- lution atteint 160 x 120 pixels. La carte
poser ses musiques sur PC, les tra- vité. LEGO MIND- intégrée (version USA dans le modèle
vailler, les mixer, puis les transférer sur STORMS s’adresse aux passionnés de présenté) ne devrait pas tarder à pré-
Minidisc. Une grande partie de ces opé- technologie jeunes, dès l’âge de 9 ans, senter tous les pays européens. La
rations est automatisée (synchronisa- ou adultes et propose, entre autres, une mémoire flash de 8 Mo permet d’enre-
tion, limites de pistes, etc.). Le MZ- nouveauté baptisée “Vision Command”. gistrer jusqu’à 500 waypoints et 1 000
R70PC peut ainsi éliminer les blancs marqueurs différents. Cette mémoire
entre les pistes, favorisant les enchaî- “Vision Command” est une webcam est maintenue grâce à une batterie de
nements. Grâce à la liaison numérique, pour PC, résultant d’une collaboration sauvegarde (10 ans de longévité). Equipé
le son est de qualité CD. entre LEGO et LOGITECH. Elle peut d’un écran rétro-éclairé
réagir aux mouvements aux lumières (donc par faitement
Atout supplémentaire, le MZ-R70PC et aux couleurs, fonctionner comme lisible de nuit ou
fonctionne avec n’impor te quel une alarme, observer et enregistrer les en faible lumière),
“player”, ce qui évite à l’utilisateur nouveaux intrus. La caméra est connec- le GPS est ali-
d’installer des logiciels supplémen- tée au PC grâce à un câble de 5 menté par deux
taires. Quant à l’inter face USB, elle mètres, une façon interactive et amu- piles AA et un cir-
est de type “plug-and-play” et se confi- sante de découvrir et explorer la tech- cuit économiseur
gure automatiquement sous Windows nologie. Elle est également utilisable permet d’allonger
98 ou 2000. Compact et léger, le MZ- comme une caméra traditionnelle. leur durée de vie.
R70PC dispose du MegaBass de Sony Prévu pour les
et d’un système de mémoire de 40 Elle peut aussi s’intégrer aux acces- baroudeurs, il est
secondes, lui permettant de résister soires LEGO MINDSTORMS déjà dis- étanche aux écla-
aux chocs sans “dérailler”. L’utilisa- ponibles pour constituer des robots boussures et
tion sur des piles AA de bonne qualité évolués comme le montre notre résistant aux
permet jusqu’à 17 heures d’écoute. Il photo… chocs.
est possible de les remplacer par des
piles rechargeables. http://mindstorms.lego.com ◆ www.lowrance.com ◆

COMPOSANTS
MAXIM faible puissance, MAXIM stéréo
faible coût
MAXIM annonce les MAX5363/5364/5365 et Toujours chez MAXIM, le MAX4298 est un driver/ampli stéréo
MAX5383/5384/5385, une famille de convertisseurs digitaux de haut-parleur/casque spécialement conçu pour un environ-
analogiques faible puissance, sur 6 et 8 bits, en boîtiers SOT23 nement difficile, où l’alimentation est parasitée et l’espace
6 broches. Fonctionnant sur 3 fils, ils opè- compté. Alimentés entre +4,5 et +5,5 V, ils peuvent fournir
rent sous +2,7 à +5,5 V et consomment un signal de 1,5 V RMS sous 10 kilohms avec un très faible
seulement 130 µA. De ce fait, ils sont taux de distorsion (<0,0008%) ou 1,2 V RMS sous 32 ohms
facilement utilisables dans des équipe- (casque) avec une distorsion meilleure que 0,02 %. Le boîtier
ments portables. est de type 10 broches MSOP (5 mm x 3 mm).
www.maxim-ic.com ◆ www.maxim-ic.com ◆

ELECTRONIQUE 7 magazine - n° 19
NOUVEAUTÉS

LIBRAIRIE MESURE
dans un anglais didactique et facile
GRIFO à comprendre. De nombreux pro- OPTIMINFO
grammes de démonstration permet-
Introduction to tent au lecteur de découvrir diverses
applications.

Par ailleurs, les lecteurs disposent


de schémas de circuits imprimés
qu’ils pourront reproduire pour fabri-
quer des car tes expérimentales
basées sur le 8051 (par
Ce livre de format “poche” exemple, un programma-
est dédié à tous ceux qui veu- teur-émulateur pour La société OPTIMINFO vient d’ouvrir
lent se lancer dans l’expéri- 89C2051, etc.). un dépar tement développement et
mentation, l’utilisation et la distribution de matériel de mesure.
programmation de micro- Pour obtenir davantage d’in-
contrôleurs à l’aide du com- formations sur ce livre et Sur son site Internet, vous trouverez
pilateur BASIC BASCOM. sur les produits GRIFO, une les services et les produits distribués,
visite s’impose sur le site des fiches techniques, des versions
Le monde mystérieux des à l’adresse ci-après : d’évaluation téléchargeables…
familles 8051 et AVR est cou-
ver t par cet ouvrage écrit www.grifo.com ◆ www.optiminfo.com ◆

INFORMATIQUE
hautement miniaturisé (45 grammes connexion illimitée (hors coût des com-
seulement), doté d'une connectique munications). Pour les utilisateurs ne
USB intégrée. Il fonctionne sous PC (livré disposant pas déjà d'un accès Numé-
avec WinPhone) et sous Macintosh. ris, un formulaire d'ouverture de ligne
Comme tous les produits Gazel, il béné- est directement inclus dans le pack.
ficie d'une garantie à vie, d'un support Conçu spécialement pour les PME, pro-
et de mises à jour gratuits. L'acquéreur fessions libérales et travailleurs
Conçu pour faciliter l'accès rapide à du pack bénéficie d'une offre privilégiée mobiles, le produit convient également
Internet, ce pack inclut un modem d'accès à Internet. Dans le cadre d'un aux par ticuliers soucieux d'améliorer
Numéris de 45 grammes. Le Pack abonnement minimum leur accès à Internet. Le Pack
Modem Numéris est une solution com- de 6 mois à Wanadoo Modem Numéris est commer-
plète pour l'accès à Internet via Numé- Pro, il se voit offrir au cialisé au prix de 790 F TTC,
ris. Disponible partout en France, Numé- choix 30 heures d'Inter- exclusivement à travers le
ris offre un débit élevé garanti et des net tout compris (accès réseau des revendeurs infor-
temps d'établissement de connexion + communications matiques et les rayons spé-
quasi instantanés. Le modem Numéris locales) ou 6 mois cialisés de la grande distribu-
fourni est un nouveau modèle Gazel d'abonnement en tion.

GRAND PUBLIC
Récepteur WorldSpace lite (l’angle d’ouverture, beau- grammes par satellite mais également
coup plus large que celui les OC et la FM. Sa face avant est
d’une parabole de télédiffu- dotée d’un haut-parleur de bon dia-
sion facilite le pointage). mètre, garant d’une musicalité satis-
Ces programmes sont dif- faisante. Un grand afficheur LCD visua-
fusés avec une qualité lise la fréquence ou le nom des
audio allant de la radio tra- stations, les mémoires, etc. Le clavier
ditionnelle au son numé- permet d’entrer les fréquences, d’ef-
rique échantillonné à fectuer les mémorisations des stations,
La réception radio WorldSpace fait 128kbs. Plusieurs construc- sélectionner les fonctions, etc. Une
appel à des satellites géostationnaires. teurs se sont lancés sur ce marché, dont touche “joystick” permet de lancer les
Celui qui nous concerne, en Europe, est Hitachi avec le récepteur KH-WS1 pro- recherches de stations suivant diffé-
placé au-dessus de l’Afrique: il s’appelle posé à un prix variant entre 1 000 et rents modes. Le KH-WS1 est doté
Afristar-1. On le reçoit en France avec 1300 FF. Compact (150 x 33 x 156 mm d’une alimentation secteur interne (et
une facilité déconcertante. WorldSpace pour 2 kg avec les piles), il diffère peu non d’un bloc séparé), commutable
diffuse plusieurs programmes variés : des modèles “grand public” couvrant entre 230 et 110 V. On peut aussi l’uti-
musique (tous genres), informations, etc. les ondes courtes et la bande FM. A liser sur ses 4 piles R20 internes.
que l’on peut recevoir avec une toute l’inverse d’autres récepteurs WorldStar,
petite antenne plate tournée vers le satel- le modèle Hitachi reçoit les pro- www.worldspace.com ◆

ELECTRONIQUE 8 magazine - n° 19
VIDÉO

Une camé
caméra vidé
vidéo
orientable
télécommand
commandé
ée

Voici un système de surveillance vidéo innovant, composé, d’une


part, d’une unité d’orientation télécommandée par voie radio, avec
micro-caméra, émetteur de télévision et servomoteurs et, d’autre
part, d’une télécommande spéciale. Dans cet article, nous vous
présentons, entre autres, les plans d’assemblage du système
d’orientation réalisé à l’aide de servomoteurs ordinaires pour
modélisme et de quelques découpes d’époxy. A notre connaissance,
il n’existe aucun appareillage de ce type dans le commerce, même
pour des installations hautement sophistiquées. Le concevoir fut
un défi, vous permettre de le réaliser est un plaisir.

a télésur veillance est un Pour pouvoir déplacer facilement la caméra vidéo


sujet que nous avons déjà d’un endroit à un autre ou simplement pour s’af-
abordé plusieurs fois dans franchir de la câblerie, beaucoup de ces systèmes
ces pages en proposant fonctionnent par commandes radio : la caméra
des systèmes de diffé- vidéo est reliée à un émetteur de petite puis-
rents types. Le but de ces appa- sance dont l’émission est captée par un récep-
reils, est de visionner à distance teur relié au moniteur. Les systèmes les plus
ce qui se passe dans un endroit connus fonctionnent sur la bande de fréquence
donné, un bureau, un entrepôt, un des 2,4 GHz, mais il existe également des systèmes
garage, un appar tement, etc., afin plus économiques qui travaillent dans les bandes télé-
de pouvoir réagir en cas d’intrusion ou d’événements anor- vision. Dans ce cas-là, on peut utiliser un téléviseur ordi-
maux. naire à la place du moniteur en réalisant ainsi une appré-
ciable économie.
Les systèmes les plus simples fonctionnent “à fils” : la
caméra vidéo (quelle qu’elle soit) est reliée à un moniteur Tous ces systèmes utilisent des caméras vidéo dont la mise
ainsi qu’à un éventuel magnétoscope, à l’aide d’un câble au point est fixe et qui cadrent uniquement une zone don-
pouvant dif ficilement dépasser quelques dizaines de née. Seuls des systèmes beaucoup plus sophistiqués (et
mètres. donc beaucoup plus coûteux) ont la possibilité de couvrir

ELECTRONIQUE 10 magazine - n° 19
VIDÉO

une zone beaucoup plus large par ponibles et permettent de contrôler


déplacement vertical et horizontal de deux sorties supplémentaires.
la caméra vidéo.
Le dispositif comprend aussi un émet-
Si on a vraiment les moyens, on peut teur de télévision de 50 mW, qui trans-
aussi faire l’acquisition d’une caméra met, sur le canal H2 VHF l’image fil-
vidéo équipée d’un zoom, dit automa- mée par la caméra vidéo.
tique, qui permet de changer la focale
de l’optique en effectuant des agran- De cette façon, la caméra orientable
dissements x16, x32, x64 et même télécommandée n’a besoin d’aucun
x128 ! Le prix de tels appareils, utili- câble de liaison, ni pour les contrôles,
sés dans le domaine de la sécurité, ni pour l’envoi des images. Le seul câble
varie entre 10 000 et 40 000 francs ! utilisé, c’est le câble d’alimentation !

Pour pouvoir contrôler les fonctions de L’unité d’orientation télécommandée


la caméra vidéo (mouvements et zoom, est pilotée par une télécommande spé- cette portée est toujours fonction des
éventuellement), la plupar t des sys- ciale qui utilise un émetteur à 868 MHz conditions de travail, des éventuelles
tèmes professionnels fonctionnent avec ainsi qu’un codage particulier, géré par perturbations présentes dans la zone,
des liaisons par câbles. un microcontrôleur. de la qualité des antennes et de la
façon dont elles ont été positionnées,
Pour obtenir le déplacement de la etc.
Le système caméra vidéo sur deux axes, on utilise
d’orientation deux potentiomètres à glissières, tan- La portée est certainement inférieure
commandé par radio dis que la commande de l’éventuel à celle des systèmes d’émission clas-
zoom est confiée à un potentiomètre siques car, malgré des fréquences de
A notre connaissance, il n’existe pas de classique. travail complètement différentes et très
système de ce type complètement éloignées les unes des autres, il existe
contrôlé par radio. Pas même dans les Pour finir, deux poussoirs contrôlent un minimum d’influence réciproque qui
applications les plus sophistiquées. C’est les sorties ON/OFF. provoque une dégradation de la sen-
la raison qui a motivé cette étude. Une sibilité des modules récepteurs.
sorte de défi à tous les professionnels La portée du système se situe aux envi-
de la sécurité et pour avoir le plaisir de rons de 100 mètres. Bien entendu, Le schéma synoptique du système,
vous permettre de réaliser, donné en figure 1, permet
pour un coût raisonnable, un de visualiser ce que nous
dispositif qui n’existe pas venons d’expliquer. Sur
dans le commerce. l’écran, on peut voir l’image
filmée et, à l’aide de la télé-
Ce montage, nous tenons à commande, on peut dépla-
le préciser, offre toutes les cer la caméra vidéo afin de
prestations requises par une cadrer la zone qui nous inté-
utilisation de type profes- resse.
sionnelle.
La caméra
Le système que nous vous Notre unité d’orientation
présentons dans ces pages télécommandée est équipée
est composé d’une caméra d’une caméra vidéo couleur
orientable télécommandée miniature très légère, plus
et de sa télécommande. précisément, le modèle CCD
avec chip set Panasonic
L’unité d’orientation télé- FR149.
commandée compor te un
récepteur codé, fonctionnant Cette caméra vidéo of fre
à 868 MHz, capable de d’excellents résultats du
contrôler trois canaux de point de vue qualitatif car
façon linéaire. son objectif s’adapte par-
faitement à notre applica-
Deux de ces canaux sont uti- tion.
lisés pour piloter les deux
servomoteurs nécessaires à Bien sûr, l’utilisation d’un
orienter la caméra, le troi- zoom serait véritablement
sième n’est pas utilisé et “la cerise sur le gâteau”
reste disponible pour com- mais, malheureusement, le
mander d’autres méca- prix des caméras ainsi équi-
nismes (comme un zoom par pées est encore prohibitif.
exemple).
Figure 1 : Schéma synoptique Signalons, par ailleurs, que
Deux autres canaux, de type de la caméra vidéo orientable télécommandée. le système que nous avons
ON/OFF, sont également dis- réalisé pour actionner la

ELECTRONIQUE 11 magazine - n° 19
VIDÉO

L’unité émission vidéo est constituée


par les modules Aurel U2 et U3.

Le signal, qui provient de la caméra


vidéo, atteint l’entrée de l’émetteur TX-
AV (U2) qui émet un signal VHF d’une
puissance de 2 mW sur le canal H2
(224 MHz), modulé de façon oppor-
tune avec les signaux audio/vidéo
d’entrée.

Dans le cas qui nous occupe, l’audio


n’est pas utilisée, étant donné que la
caméra vidéo que nous utilisons ne dis-
pose pas de microphone.

La sor tie VHF (broche 11) peut être L’antenne émettrice, un simple mor-
directement reliée à l’antenne émet- ceau de fil émaillé suffisamment rigide
trice (si l’on se contente des 2 mW) ou de 38 cm, est reliée à la broche 15 de
bien, comme dans notre cas, connec- U3.
Figure 2 : Photo des servomoteurs
tée à l’entrée d’un module de puis-
utilisés dans notre montage. sance Aurel MCA (U3), qui débite plus Le module de puissance a besoin d’une
de 50 mW en sortie. tension d’alimentation de 12 volts conti-

caméra vidéo peut également être uti-


lisé dans de nombreuses autres appli-
cations, pas nécessairement liées au
domaine de la vidéosurveillance.

La présence d’un troisième canal


linéaire ainsi que celle de deux sorties
ON/OFF rend ce système encore plus
flexible.

Pour obtenir le déplacement de la


caméra vidéo, nous nous sommes ser-
vis de deux ser vomoteurs, générale-
ment utilisés dans la construction de
modèles réduits de bateaux ou d’avions
(voir figure 2).

Cela nous a semblé être la solution la


plus simple, et surtout la plus écono-
mique, l’alternative étant d’utiliser des
moteurs pas à pas. En fait, les résul-
tats obtenus ont confirmé le bien fondé
du choix initial.

Après cette longue mais nécessaire


introduction, entrons à présent dans
le vif du sujet en analysant, pour com-
mencer, le schéma de l’unité de com-
mande à distance donné en figure 3.

L’analyse du schéma
de l’unité d’orientation
télécommandée
Ceux qui s’attendaient à un circuit com-
plexe en seront pour leurs frais. Comme
vous pouvez le voir, grâce à l’utilisation
d’un microcontrôleur et de trois
modules hybrides, le tout se réduit à
bien peu de chose !

Peu, très peu de composants, donc un Figure 3 : Schéma électrique de l’unité d’orientation télécommandée.
schéma qui se résume à un squelette !

ELECTRONIQUE 12 magazine - n° 19
VIDÉO

nus qui est prélevée directement sur réducteur, d’un translateur de position, sitif. Il existe des ser vomoteurs avec
le bornier d’alimentation. ainsi que d’un circuit de contrôle élec- angle de rotation de 60, 90, 180, 270
tronique. degrés, etc. mais le système de
Le TX-AV, par contre, nécessite 5 volts, contrôle est le même pour toutes les
disponibles à la sor tie du régulateur Ces dispositifs, comme les moteurs versions et, de plus, il est beaucoup
7805 (U1). pas à pas, sont capables de tourner plus simple que celui des moteurs pas
dans un sens comme dans l’autre avec à pas.
Pour l’alimentation de la caméra vidéo, une grande précision.
nous avons prévu un cavalier (JP1) per- Les ser vomoteurs sont actionnés à
mettant de choisir entre les deux ten- L’angle de rotation maximal dépend l’aide de trois fils : masse, positif d’ali-
sions, 12 ou 5 volts. des caractéristiques de chaque dispo- mentation et signal.

La majorité des caméras vidéo fonc-


tionne, en effet, avec 12 volts, mais il
existe tout de même quelques modèles
fonctionnant à l’aide d’une tension de
5 volts, comme c’est le cas de la
FR149 utilisée dans ce circuit.

Dans la partie inférieure du schéma, est


représentée l’unité de réception et de
décodage du signal de commande. Cette
unité est composée d’un module récep-
teur hybride et d’un microcontrôleur.

On utilise comme récepteur, un tout


nouveau module superhétérodyne Aurel
fonctionnant à 868 MHz.

Nous avons décidé de faire travailler


notre télécommande sur cette fré-
quence plutôt que sur les 433,92 MHz
habituels pour trois raisons : l’écart de
fréquence supérieur avec les 224 MHz
du TX-TV, la présence moins importante Figure 4 : Schéma d’implantation des composants
de l’unité d’orientation télécommandée.
de parasites sur cette nouvelle bande
et, enfin, la disponibilité de modules
travaillant sur cette fréquence.

Le signal capté par l’antenne (un mor-


ceau de fil de fil émaillé suffisamment
rigide de 8,5 centimètres) est amplifié
et modulé par l’hybride U5. On trouve
ainsi le même train d’impulsions que
celui généré par la télécommande sur
sa broche 14.

Ce signal digital est envoyé à la broche


4 (GP3), configurée en entrée, du micro-
contrôleur U6 qui se charge de l’éla-
borer selon nos exigences. U6 est un
PIC préprogrammé 12C672.

Le train d’impulsions contient les infor-


mations concernant l’état que les 5
sorties doivent prendre.

Donc, pour bien comprendre comment


fonctionne ce circuit, il faut brièvement
illustrer les caractéristiques des ser-
vomoteurs utilisés, ainsi que le proto-
cole d’émission des informations.
Figure 5 : Photo du prototype de l’unité d’orientation télécommandée. Le circuit
Les servomoteurs imprimé de l’unité d’orientation télécommandée présente, au centre, une découpe
Les servomoteurs, qui sont générale- qui accueille l’un des deux servomoteurs. Les deux sections du circuit imprimé
ment utilisés en modélisme pour action- (celle de l’émetteur et celle qui contrôle les servomoteurs) sont placées des
ner des parties mobiles, sont consti- deux côtés opposés du circuit, de façon à réduire un maximum les interférences.
tués, d’un petit moteur électrique, d’un

ELECTRONIQUE 13 magazine - n° 19
VIDÉO

linéaire de la télécommande au centre,


la valeur du second byte du mot trans-
mis sera 127.

A la réception, cette valeur sera recon-


nue par U6 et adressée à la sortie GP5
qui générera un train d’impulsions de
1,5 milliseconde, en faisant en sorte
que le ser vomoteur se place exacte-
Figure 6 : Dessin, à l’échelle 1, ment en position centrale.
du circuit imprimé de l’unité d’orientation télécommandée.
En déplaçant le potentiomètre linéaire
complètement vers le haut, la valeur
Sur l’entrée signal, on applique un train Pour piloter l’entrée des servomoteurs, du second byte passera de 127 à
d’impulsions d’une durée comprise un signal de très faible intensité suf- 255, ce qui déterminera une variation
entre 1 et 2 millisecondes à l’aide d’un fit, de l’ordre de quelques fractions de des impulsions générées de 1,5 à
rapport cyclique qui doit être égal ou milliampères. 1,75 milliseconde avec, pour consé-
inférieur à 50 %. quence, la rotation de 30 degrés vers
Dans notre circuit, on utilise des ser- la droite de l’axe du ser vomoteur.
Dans le premier cas, l’axe se posi- vomoteurs dont l’excursion maximale
tionne complètement d’un côté, dans est de plus ou moins 60 degrés.
le deuxième cas, du côté opposé. Liste des composants
Toutefois, la durée des impulsions de l’unité
Bien sûr, si on envoie un train d’im- générées étant comprise entre 1,25
pulsions de 1,5 milliseconde au ser- et 1,75 milliseconde, l’excursion d’orientation
vomoteur, l’axe se positionne exacte- ef fective sera de plus ou moins 30 télécommandée
ment au centre. degrés.
R1 = 100 Ω
Lorsque l’axe est au repos, la consom- La commande R2 = 100 Ω
mation du servomoteur est de quelques des servomoteurs C1 = 1000 µF 16 V électrolytique
milliampères, tandis que lorsqu’il est en Le protocole utilisé pour envoyer les C2 = 100 nF multicouche
mouvement, sous effort, la consomma- données concernant la position des C3 = 1000 µF 16 V électrolytique
tion est de 100, 200, 300 ou 400 mA. ser vomoteurs n’est autre qu’un mot C4 = 1000 µF 16 V électrolytique
composé de six bytes. C5 = 100 nF multicouche
Lorsque les impulsions cessent, le dis- C6 = 1000 µF 25 V électrolytique
positif conserve sa position. Le premier, l’en-tête ou “header”, C7 = 100 nF multicouche
contient un caractère d’identification C8 = 1000 µF 25 V électrolytique
fixe, tandis que le dernier ou “footer” U1 = Régulateur 7805
représente la somme de contrôle U2 = Module Aurel TX-AV
ou “check sum”. U3 = Module Aurel MCA booster
U4 = Régulateur 7805
Le second, le troisième et le qua- U5 = Module Aurel RX868 MHz
trième byte représentent U6 = µC PIC12C672
les valeurs relatives préprogrammé MF353
à la position
des servomo- Divers :
teurs. Le cin- 1 Bornier 2 pôles
quième, quant à 2 Servomoteurs mod. HS-81
lui, contient toutes 1 Support CI 2 x 4 broches
les informations 20 Broches de support
concernant les deux en bande sécable
sorties ON/OFF. 1 Cavalier informatique
1 Coupe 50 cm fil émaillé 15/10
Par exemple, si on positionne 1 Circuit imprimé réf. S353
le premier potentiomètre

ELECTRONIQUE 14 magazine - n° 19
VIDÉO

Bien entendu, si on déplace complè-


tement le potentiomètre linéaire vers
le bas, le servomoteur se déplacera de
30 degrés vers la gauche.

Simple, non ?

Le fonctionnement des broches 3 et 5


de U6 (GP4 et GP2) qui contrôlent les
autres servomoteurs est analogue.

En ce qui concerne les deux sor ties


auxiliaires dont le niveau peut seule-
ment être bas ou haut, l’information
correspondante est contenue dans le
cinquième byte et dépend, bien sûr, de
l’état des deux poussoirs montés sur
la télécommande.

En appuyant sur P1, la sortie AUX1 pas- Figure 7 : Dessin des éléments nécessaires
sera de 0 à 1 et restera dans cet état à la réalisation de l’unité d’orientation télécommandée.
tant que le poussoir restera enfoncé.

Le fonctionnement de la sor tie AUX2 Nous avons préféré dédoubler les La consommation totale est d’environ
est tout à fait identique. lignes 5 volts pour éviter des interfé- 300 mA avec des pointes atteignant 1
rences possibles entre le circuit des ampère pendant l’activation des ser-
Pour le compléter, on trouve dans le servomoteurs et celui de l’émetteur TV. vomoteurs.
circuit de l’unité à distance un autre
régulateur de tension 5 volts (U4) et Le tout fonctionne à l’aide d’une ten- A présent, analysons le schéma élec-
une série de condensateurs de filtrage sion de 12 volts continus, de préfé- trique de la télécommande. Il est
(C1, C2, C3 C4 et C5). rence stabilisée. encore plus simple que le précédent.

Figure 8a. Figure 8b.

Figure 8c. Figure 8d. Figure 8e.

Figure 8 : L’assemblage des différents éléments méca-


niques destinés à permettre l’orientation de la caméra.

ELECTRONIQUE 15 magazine - n° 19
VIDÉO

Figure 10 : On pourra, pour limiter les risques d’interfé-


rence liés à la proximité des circuits HF, raccourcir les
fils des servomoteurs. Attention toutefois à ne pas les
couper trop courts, ce qui empêcherait l’orientation cor-
recte de la caméra.
Figure 9 : Voici comment se présente notre caméra orien-
table télécommandée une fois le montage terminé. Dans
le cas du montage au plafond (voir figure 17), le circuit à l’émetteur par exemple, légèrement un potentio-
doit être fixé contre ledit plafond à l’aide de quatre entre- hybride U3, un mètre linéaire ou en appuyant sur un
toises. De cette façon, la caméra vidéo ainsi que le sys- module Aurel qui poussoir), U2 s’aperçoit de cette varia-
tème d’orientation qui l’actionne, se retrouvent en des- fonctionne à tion et envoie, pendant environ 3
sous, ce qui permet de cadrer une large zone sans aucune 868 MHz et qui secondes, le mot à six bytes précé-
gêne. Les deux morceaux de fil utilisés en guise d’antenne
sont soudés sur les côtés opposés du circuit imprimé. Ces est capable de demment décrit.
antennes peuvent être pliées afin de réduire les dimen- débiter une puis-
sions du système mais ce sera toujours au détriment de sance de 10 mW Cette donnée est transmise en série
la portée. Comme dans tous les montages HF, les fils de environ avec une à une vitesse de 2 kilobits à U3 qui
connexion de la caméra vidéo et ceux des servomoteurs tension d’ali- se charge de la rayonner. Les valeurs
doivent être très courts afin d’éviter qu’ils ne se com- mentation de 5 résistives des potentiomètres sont
portent comme des antennes. volts. transformées en données digitales
par le conver tisseur analogique/digi-
La donnée n’est tal (A/D) contenu dans le microcon-
L’étude du schéma pas générée en continu, mais seule- trôleur U2.
de la télécommande ment en présence d’une variation des
cinq entrées. Donc, dans des condi- Comme nous ne disposons que d’un
Comme on peut le voir sur le schéma tions normales, le microcontrôleur ne seul convertisseur A/D, celui-ci est uti-
électrique de la télécommande, en génère aucun signal et l’émetteur reste lisé pour lire séquentiellement les
figure 11, le microcontrôleur U2, un éteint. broches 7, 6 et 5 (GP0, GP1 et GP2).
PIC12C672 préprogrammé, est le
cœur de ce circuit. Il génère la don- Si, par contre, on modifie l’état de Le tout fonctionne à l’aide d’une ten-
née décrite précédemment et l’envoie l’une des cinq entrées (en déplaçant, sion d’alimentation de 5 volts dispo-
nible sur la broche de sor-
tie du régulateur U1.

Une tension comprise


entre 9 et 15 volts conti-
nus peut être appliquée
sur l’entrée.

Au repos, la consommation
est de quelques milliam-
pères seulement qui pas-
sent à 30 milliampères
durant la transmission.

En guise d’antenne, on peut


utiliser un morceau de fil
émaillé suffisamment rigide
d’une longueur de 8,5 (1/4
d’onde) ou de 17 cm (1/2
onde).

Il ne nous reste plus qu’à


Figure 11 : Schéma électrique de la télécommande. nous occuper de la réalisa-
tion des deux dispositifs.

ELECTRONIQUE 16 magazine - n° 19
VIDÉO

La réalisation pratique
La construction
de l’unité d’orientation télécommandée
Pour réaliser le système d’orientation, nous avons utilisé
quatre morceaux d’époxy double face, montés comme le
font apparaître les figures 7 et 8.

Les deux plus petits, c’est-à-dire ceux qui soutiennent la


caméra vidéo, doivent être soudés ensemble à 90 degrés
comme sur la figure 8a. Cette opération peut être effectuée
à l’aide d’un classique fer à souder.

La caméra vidéo doit être montée sur la pièce ainsi réali-


sée comme on peut le voir sur la figure 8b.

Il faut ensuite assembler les deux plus grandes pièces


comme sur la figure 8c et mettre en place les servomoteurs
comme sur la figure 8d.

L’ensemble avec la caméra doit être fixé à l’axe du premier


servomoteur, ce qui donnera un résultat identique à celui
de la figure 8e.

La solution que nous vous proposons est certainement l’une


des plus simple à réaliser à l’aide des outils que l’on trouve
dans n’importe quel laboratoire d’électronique.

Le circuit imprimé de l’unité d’orientation télécommandée,


donné en figure 6, accueille tous les composants prévus.
Il présente une découpe dans laquelle doit être fixé le second
servomoteur.

Le résultat est visible sur la photo de la figure 9.

Figure 13 : La télécommande, une fois le montage terminé.


L’utilisation de potentiomètres linéaires permet d’agir avec
précision sur les servomoteurs qui actionnent la caméra vidéo.
Le troisième canal, linéaire également, est contrôlé par l’in-
termédiaire d’un potentiomètre rotatif (R5). Il n’est pas uti-
lisé dans cette application mais il peut servir pour piloter un
Figure 12 : Schéma d’implantation éventuel zoom. Les poussoirs pour circuit imprimé contrôlent
des composants de la télécommande. les deux canaux ON/OFF. Ces canaux ne sont pas utilisés ici.

ELECTRONIQUE 17 magazine - n° 19
VIDÉO

droite, tandis que ceux En vous aidant du schéma d’implanta-


qui concernent le tion de la figure 12 et de la photo du
contrôle des ser vomo- prototype de la figure 13, vous monte-
teurs sont montés sur rez tous les composants en partant tou-
sa gauche. jours du plus bas pour terminer par les
plus hauts. Veillez au sens des compo-
De cette façon, on par- sants polarisés.
vient à limiter au mieux
le couplage des deux Deux potentiomètres linéaires contrô-
lignes d’alimentation, lent les mouvements des servomoteurs.
en réduisant au maxi-
mum les interférences Pour contrôler le troisième canal, par
dues au fonctionnement contre, nous avons utilisé un poten-
des ser vomoteurs et tiomètre traditionnel.
aux deux sections HF.
Deux poussoirs pour circuit imprimé
Ce n’est pas non plus contrôlent les sorties ON/OFF.
un hasard si les deux
sor ties d’antennes se Le circuit ne nécessite aucun calibrage
trouvent sur les côtés et, si le montage est correctement
opposés du circuit. effectué, il fonctionnera dès que vous
l’alimenterez.
Le montage des
quelques composants
et du microcontrôleur La vérification
préprogrammé ne pré- du fonctionnement
sente aucune difficulté.
Après avoir réalisé ou Contrôlons tout d’abord si l’émetteur
vous être procuré le cir- vidéo travaille correctement en réglant
cuit imprimé de la figure un téléviseur sur le canal H2 VHF. Le
Figure 14 : Dessin, à l’échelle 1, 6, commencez par ins- champ couvert par la caméra vidéo doit
du circuit imprimé de la télécommande. taller les composants apparaître à l’écran.
les plus bas pour ter-
miner par les plus Essayons ensuite d’agir sur les poten-
Si l’on observe le schéma d’implanta- hauts. Veillez au sens des éléments tiomètres à glissières de la télécom-
tion des composants de la figure 4 et qui sont polarisés. mande en vérifiant que les deux ser-
la photo du prototype de la figure 5, on
constate que tous les composants de Les modules hybrides peuvent être
l’unité émettrice se trouvent sur sa insérés dans un sens seulement, il
n’y a donc pas de possibilité de se
tromper.
Liste des composants
Les fils sor tant de la caméra vidéo,
de la télécommande ainsi que deux servomoteurs doivent,
R1 = 10 kΩ être reliés aux prises correspondantes
R2 = 10 kΩ du circuit imprimé.
R3 = 5 kΩ pot. à glissière
R4 = 5 kΩ pot. à glissière Nous vous conseillons de fixer les deux
R5 = 4,7 kΩ potentiomètre régulateurs de tension sur une petite
ci vert. Figure 15 : Pour transmette les
pièce d’aluminium, pour faciliter la dis- images, la caméra est raccordée à
C1 = 1000 µF 16 V électrolytique sipation de la chaleur. des modules hybrides VHF TV Aurel.
C2 = 1000 µF 16 V électrolytique Sur cette photo, l’amplificateur
C3 = 100 nF multicouche Pour finir, positionnez le cavalier qui 50 mW.
C4 = 100 nF multicouche contrôle la tension d’alimentation de
D1 = Diode 1N4007 la caméra vidéo sur la valeur correcte
U1 = Régulateur 7805 (5 volts, dans le cas de la caméra vidéo
U2 = µC PIC12C672 FR149).
préprogrammé MF352
U3 = Module Aurel TX 868 MHz On peut alors alimenter l’ensemble à
P1 = Poussoir pour ci NO l’aide d’une source capable de fournier
P2 = Poussoir pour ci NO 12 volts stabilisés, ainsi qu’un courant
maximal de 1 A.
Divers :
1 Bornier 2 pôles La construction
1 Support CI 2 x 4 broches Figure 16 : Pour émettre et recevoir
de la télécommande les commandes, le système utilise
1 Coupe 20 cm fil émaillé 15/10 Il faut tout d’abord réaliser ou vous pro- des modules hybrides Aurel à
1 Circuit imprimé réf. S352 curer le circuit imprimé dont le dessin 868 MHz. Ici, le récepteur RX-868.
est donné sur la figure 14.

ELECTRONIQUE 18 magazine - n° 19
VIDÉO

leur utilisation dans des lieux publics.


Cette utilisation est soumise à certaines
règles. Nous vous conseillons donc vive-
ment de consulter la législation en
vigueur si vous désirez installer un tel
système dans votre entreprise.
◆ A. G.

Coût de la réalisation*
Tous les composants visibles sur la
figure 4 pour réaliser la caméra vidéo
orientable télécommandée, y com-
pris le circuit imprimé, le microcon-
trôleur préprogrammé, toutes les
pièces mécaniques et les 2 ser vo-
moteurs mais sans caméra: 1 100 F
Figure 17 : La caméra dans son dôme en plastique transparent. La micro-caméra couleur FR149 :
1 090 F Le circuit imprimé seul :
90 F. Le microcontrôleur seul: 150 F.
vomoteurs se déplacent correctement. d’une coupole en plastique transparent Tous les composants visibles sur la
Ces vérifications terminées, on peut (voir figure 17). figure 12 pour réaliser la télécom-
alors effectuer des essais de por tée mande, y compris le circuit imprimé
en essayant de positionner les et le microcontrôleur préprogrammé :
antennes de façon à obtenir les Une petite précision 240 F. Le circuit imprimé seul : 80 F.
meilleurs résultats. Le microcontrôleur seul : 150 F.
Si les systèmes de télésurveillance peu-
La caméra orientable télécommandée vent être employés sans restriction dans * Les coûts sont indicatifs et n’ont pour but
que de donner une échelle de valeur au lec-
pourra être installée n’impor te où, le cadre domestique, pour peu qu’ils teur. La revue ne fournit ni circuit ni compo-
même si la meilleure position est sans respectent la vie privée d’autrui, il n’en sant. Voir les publicités des annonceurs.
aucun doute au plafond, à l’intérieur est pas de même en ce qui concerne

ELECTRONIQUE 19 magazine - n° 19
VIDÉO

Video Motion
Detector
Inséré dans un ensemble de télévision en circuit fermé (TVCC), ou
simplement raccordé à une mini-caméra CCD, cet appareil permet, à peu
de frais, de détecter une intrusion, un mouvement ou un changement
d’éclairage dans un local surveillé. Le Video Motion Detector (VMD) utilise
les images transmises par la caméra et constitue, de ce fait, un parfait
capteur pour commander un système d’alarme ou pour attirer l’attention
d’un personnel de surveillance. Il dispose d’une sortie sur relais, capable
d’activer un magnétoscope, sur lequel seront enregistrées les images en
cas de déclenchement, ou n’importe quel système d’avertissement.

es acces- de dimensions
soires élec- conséquentes
troniques destinés à entrera dans le
déceler la présence d’une per- champ, l’image, c’est
sonne ou d’un véhicule dans une zone évident, ne sera plus iden-
de surveillance, nous les connaissons tous plus ou moins: tique, donc son signal vidéo
capteurs infrarouges passifs, radars à ultrasons et barrières subira une variation.
laser, entre autres. Ils constituent les détecteurs les plus
utilisés, en particulier les deux premiers, qui s’installent faci- Si nous disposons, d’un système
lement et peuvent couvrir des zones assez étendues. capable de mémoriser la valeur de l’image initiale et de la
comparer à la valeur d’une image modifiée par une pré-
Il existe également un système de détection de présence sence, il sera possible de commander une alarme quel-
moins connu du grand public mais qui prend de l’importance conque.
ces derniers temps. Sa diffusion est étroitement liée à celle
des systèmes de surveillance par télévision en circuit fermé Les motifs pour lesquels les VMD sont maintenant répan-
(TVCC). Il s’agit des “Video Motion Detector (VMD)”, ce qui dus dans de nombreuses entreprises sont évidents : ils peu-
pourrait se traduire en français, oh ! joies de la langue de vent être intégrés dans une installation vidéo déjà existante
Molière, par “système de détection de présence par modi- sans engendrer de gros frais, tout en assurant une excel-
fication de niveau d’une image vidéo”. lente fiabilité.

Ce sont des dispositifs capables de détecter la présence En effet, les VMD sont en mesure d’analyser les signaux
de personnes ou d’objets dans un lieu normalement immo- vidéo provenant d’une ou plusieurs caméras déjà en place.
bile, en utilisant les images transmises par une caméra. Ils permettent également de réaliser des systèmes de sécu-
rité capables de commander l’enregistrement d’images ou
Le principe est simple : si on “cadre” un local, où tout est l’émission de signaux d’alerte en cas d’intrusion, sans qu’il
immobile, avec une caméra, lorsqu’une personne ou un objet faille modifier d’importance l’installation déjà en place.

ELECTRONIQUE 20 magazine - n° 19
VIDÉO

Comme c’est la caméra qui “voit” le


champ à sur veiller et que c’est son
signal qui, modifié par une présence,
sera utilisé pour commander l’alarme,
cela permettra également de faire l’éco-
nomie de capteurs traditionnels.

Tous ces éléments nous ont incités à


en mettre au point le “vidéo motion
detector” que nous vous proposons
dans cet article. Il est simple mais effi-
cace. Il sera intéressant pour tous,
même pour nos lecteurs qui n’utilisent
l’électronique que comme loisir.

Comment
fonctionne notre VMD
Le montage peut être relié en parallèle
sur le câble qui connecte une caméra
à un magnétoscope ou à un moniteur,
donc, sur une installation vidéo déjà
existante et cela sans interférence, ni
dégradation du signal (voir figure 8).

Sur le plan strictement technique, nous


pouvons dire que notre appareil est du
type analogique, dans le sens où il n’ef-
fectue pas de digitalisation des images
qui sont analysées en temps réel, pour
surveiller les variations du signal vidéo-
composite.

Dans les VMD digitaux, les photo-


grammes sont périodiquement échan- Le circuit comprend une section ampli- L’amplification sert non seulement à
tillonnés et l’information numérique est ficatrice d’entrée, un redresseur mono- compenser d’éventuelles atténuations
comparée avec celle de l’échantillon- alternance, un double amplificateur subies par le signal le long de la ligne
nage précédent. avec filtres, un comparateur à fenêtre mais également les pertes dans les
et une commande temporisée de étages qui suivent, en particulier dans
Le nôtre, se limite à détecter les varia- relais destinée à la concrétisation de les filtres.
tions d’amplitude du signal vidéo. Varia- l’aler te.
tions qui se vérifient de façon évidente, Certains lecteurs auront noté que les
car le changement d’une image dû à Voyons à quoi sert chacun de ces blocs deux premiers amplificateurs opéra-
l’entrée d’une personne, par exemple, en imaginant avoir connecté les points tionnels, sont contenus dans un TL082,
comporte une altération plus ou moins VIDEO IN à la sortie d’une caméra ou un circuit intégré destiné normalement
marquée de la composante de lumi- en parallèle sur une ligne vidéo. à traiter les signaux BF et certainement
nance du signal. pas idéal pour l’utilisation en vidéo, où
L’amplification d’entrée la largeur de bande passante s’étend
Donc, si nous disposons des filtres Le signal entre et, au travers du sur 5,5 MHz. Aussi étrange que cela
adéquats et d’un comparateur précis, condensateur C1, arrive à l’entrée du paraisse, il se compor te très bien et
il est possible de faire au moins aussi premier amplificateur opérationnel U1a, n’altère en aucune manière le fonc-
bien que les circuits digitaux sophisti- câblé comme amplificateur non-inver- tionnement du circuit.
qués. Ainsi, nous atteignons notre but seur. Ce dernier procède à l’amplifica-
avec un schéma relativement simple, tion du signal en fonction de la posi- En fait, comme nous le verrons par la
comme celui que vous pouvez voir en tion du trimmer R6, d’un minimum de suite, le signal vidéo sera filtré pour
figure 1. 2 fois à un maximum de 7 fois. obtenir une composante presque conti-
nue qui en représentera l’enveloppe.
Caractéristiques techniques De ce fait, perdre les caractéristiques
du signal (synchronisation, etc.) ne
Sensibilité et amplification réglables. pose pas de problème.
Possibilité de fonctionner avec n’importe quel standard vidéo (PAL, NTSC,
SECAM, couleur, N/B). Cela vaut pour les quatre amplificateurs
Insensibilité aux variations lentes de luminosité. opérationnels contenus dans U2.
Insensibilité aux variations de luminosité dues à la fréquence du secteur.
Contacts d’alarme sur relais. L’amplification mono-alternance
Temps d’activation du relais d’alarme réglable entre 1 et 60 secondes. Après U1a, le signal vidéo composite
passe à un second amplificateur opé-

ELECTRONIQUE 21 magazine - n° 19
VIDÉO

Figure 1 : Schéma électrique

rationnel référencé U1b, monté comme le condensateur C7) au bloc suivant, d’atténuer progressivement les autres
redresseur mono-alternance. Le but de formé de deux filtres actifs, des ampli- fréquences, à partir d’environ 15 Hz.
cette section est de charger les conden- ficateurs sélectifs qui atténuent les fré-
sateurs C6 et C8 avec les impulsions quences au-dessus de leur limite de Cela est nécessaire pour éliminer les
qui suivent le signal vidéo, laissant coupure, tout en amplifiant le reste. perturbations électriques et optiques
exclusivement la décharge à R11. dues à la fréquence du secteur : chose
Le premier passe-bas est réalisé avec que nous ne pouvons pas voir avec nos
De cette façon, on obtient une tension U2a. Cet amplificateur opérationnel tra- yeux, mais qui existe.
unidirectionnelle qui ne varie qu’en cor- vaille en configuration non-inverseuse
respondance de variations significa- avec le condensateur C9 en parallèle sur Pour comprendre le phénomène, pensez
tives de luminosité de l’image trans- la résistance de contre-réaction R10, afin à une lampe alimentée par les 220 volts
mise par la caméra.

Variations qui ont lieu lorsque l’image


change à la suite de l’entrée d’un nou-
vel élément dans le champ. Si la situa-
tion ne change pas ou après un retour
à la normale du champ observé, la dif-
férence de potentiel aux bornes de R11
devient pratiquement constante et ne
passe pas aux étages suivants parce
qu’elle est bloquée par le condensa-
teur C7.

En somme, la cellule composée de


U1b, D1, R7, R11, C6 et C8 se com-
porte comme un filtre à très basse fré-
quence de coupure qui ne laisse pas-
ser que les variations très lentes, celles
qui découlent, justement, de la modi- Figure 2 : Le Video Motion Detector une fois le montage terminé. Le dispositif
fication des images transmises. peut être connecté à une quelconque installation de surveillance par télévision
en circuit fermé (TVCC), déjà existante. Il est également possible de créer de
toutes pièces son propre système de surveillance de façon simple et peu onéreuse.
L’amplification sélective La sortie d’alarme peut être utilisée pour activer automatiquement un système
De telles variations de tension, et seu- d’enregistrement.
lement celles-là, sont appliquées (par

ELECTRONIQUE 22 magazine - n° 19
VIDÉO

du Video Motion Detector (VMD).

du secteur. Si nous la regardons, nous adopte une configuration dite “à d’une caméra transmettant une image
la voyons illuminée uniformément et donc fenêtre”. En pratique, on applique les fixe (celle d’une pièce fermée, par
nous pensons qu’elle émet une lumière potentiels à comparer à deux amplifi- exemple). Nous voyons que le filtre réa-
constante, mais ce n’est pas exact. En cateurs opérationnels. L’un sur l’en- lisé avec U2b ne restitue, sur sa sor-
fait, étant parcourue par un courant alter- trée inverseuse du premier (U2c) et tie, que le potentiel de repos (moitié
natif, le filament pulse à la même fré- l’autre à l’entrée non-inverseuse du des 9 volts fournis par le régulateur
quence (50 Hz) du secteur, donc, elle second (U2d). Les entrées de ces deux U4).
restitue une radiation lumineuse, dont amplificateurs opérationnels laissées
l’intensité est modulée selon l’enveloppe libres sont polarisées avec deux ten- Ainsi, la broche 10, non-inverseuse, de
de la sinusoïde du secteur. sions dont l’écar t est fonction de la U2c est plus positive que la broche 9
sensibilité souhaitée. donc, la broche 8, sor tie, donne un
Cette situation, invisible à l’œil, niveau haut.
n’échappe pas à la caméra et se La par ticularité du comparateur à
concrétise par une pulsation de la lumi- fenêtre est que la sortie, obtenue en Il en est de même pour U2d dont l’en-
nosité. En fait, par une ondulation à mélangeant les niveaux de chacune trée non-inverseuse (broche 12), se
50 Hz de la composante de luminosité. des sor ties des deux amplificateurs trouve plus positive que l’entrée inver-
opérationnels, ne peut prendre un seuse (broche 13). Pour cette raison,
L’interférence est donc présente dans niveau haut que si le potentiel à com- sa sor tie (broche 14), est dans le
le signal vidéocomposite. Si ce signal parer se maintient à l’intérieur de la même état que la sortie de U2c (broche
n’était pas filtré, l’interférence serait “fenêtre de tension”, donc à une valeur 8), c’est-à-dire au niveau haut.
détectée par notre dispositif. inférieure au seuil le plus haut et supé-
rieure au seuil le plus bas. La présence de la résistance R19 fait
En cascade avec U2a, se trouve un que le point commun des anodes de
second filtre actif, lui aussi du type L’écar t entre les seuils supérieur et D2 et D3 se trouve au niveau logique
passe-bas, mais opérant sur une fré- inférieur est réglable à l’aide du trim- haut.
quence inférieure : il coupe, en fait, à mer R16 qui permet ainsi d’ajuster la
0,5 Hz. Il ne laisse donc passer que sensibilité du circuit tout entier. Si, à présent, nous imaginons mettre
les très, très lentes variations du signal. quelque chose devant la caméra ou
Pratiquement, uniquement celles qui Pour comprendre cela, voyons comment faire passer une personne, le photo-
sont déterminées par un changement fonctionne notre comparateur à fenêtre. gramme capté change réellement et
significatif des images. Le schéma de la figure 6 donne une avec lui, le signal vidéo composite qui
bonne idée de la chose. rejoint l’entrée IN VIDEO du circuit.
Le comparateur à fenêtre
A présent, nous pouvons voir le bloc Supposons qu’à l’entrée vidéo, il y ait Il en découle une lente variation d’am-
comparateur de tensions. Ce dernier, un signal composite en provenance plitude de la tension redressée par U1b,

ELECTRONIQUE 23 magazine - n° 19
VIDÉO

potentiel entre les broches


10 et 13 de U2 diminue.
Ainsi, le circuit basculera
sur de légères variations de
luminance. Par contre, l’in-
verse se produit en aug-
mentant la valeur de la
résistance R16. Dans ce
cas, seul un changement
d’image découlant de la
présence d’un objet de
grandes dimensions fera
basculer le circuit.

Oui, c’est un peu ardu mais


il est difficile de faire plus
simple ! On peut résumer
Figure 3 : Schéma d’implantation des composants du Video Motion Detector. brutalement, les puristes
N’oubliez pas de souder les 3 straps à droite de C19 et au-dessus de C20. nous pardonneront, en
disant que le but de ce
comparateur à fenêtre est
d’obtenir un niveau haut en
sortie lorsqu’une image est
fixe et un niveau bas
lorsque l’image change, la
sensibilité étant réglée par
R16.

La commande
du relais de sortie
Lorsque le comparateur à
fenêtre commute, il déter-
mine une impulsion néga-
tive à l’entrée trigger du cir-
cuit U3, le très populaire
Figure 4 : Photo du prototype du VMD. Ne plaquez pas R1 au circuit NE555, monté en configu-
mais soudez-la en biais pour pouvoir la couper si elle devient inutile. ration monostable.

Chaque fois que sa broche


2 du NE555 est por tée au
niveau bas (à la masse), sa
sor tie, (broche 3) produit
une impulsion positive dont
la durée dépend de la valeur
des composants utilisés
dans le circuit. Dans notre
cas elle varie de 1 à 60
secondes environ en fonc-
tion de la position du trim-
mer R21.

Pour résumer le fonction-


nement du circuit, nous
pouvons dire qu’à la suite
d’une variation de l’image
Figure 5 : Dessin à l’échelle 1 du circuit imprimé du Video Motion Detector. captée par la caméra, le
monostable reçoit une
impulsion qui positionne sa
qui passe au travers de C7 et traverse comparateurs U2c ou U2d commutera, sortie au niveau haut, activant ainsi le
les filtres passe-bas qui, eux l’ampli- mettant, par là même, sa sor tie au relais RL1.
fient, déterminant une oscillation entre niveau bas et por tant ainsi la résis-
la broche 7 de U2b et la masse. tance R19 à la masse. Les contacts du relais peuvent être uti-
lisés pour commander un avertisseur
Si l’amplitude de cette oscillation est Il devient évident que l’écart entre les acoustique allant du buzzer à la sirène,
plus ou moins supérieure à l’écart com- deux seuils fixera le niveau de varia- un aver tisseur lumineux allant du
pris entre la moitié du potentiel d’ali- tion nécessaire à faire basculer le voyant sur un pupitre à l’allumage
mentation des comparateurs et le seuil comparateur. En réduisant la valeur d’une forte ampoule, ou tout autre sys-
imposé par R16, au moins un des deux de la résistance R16, la différence de tème d’aver tissement. Les contacts

ELECTRONIQUE 24 magazine - n° 19
VIDÉO

Liste des composants


R1 = 100 Ω R25 = 1 kΩ C18 = 100 nF multicouche
R2 = 47 kΩ C1 = 10 µF 25 V électrolytique C19 = 220 µF 25 V électrolytique
R3 = 47 kΩ C2 = 100 µF 16 V électrolytique C20 = 100 nF multicouche
R4 = 1,5 kΩ C3 = 2,2 pF céramique C21 = 1000 µF 16 V électrolytique
R5 = 1,5 kΩ C4 = 100 nF multicouche D1 = Diode 1N4148
R6 = 4,7 kΩ trimmer horiz. C5 = 47 µF 25 V électrolytique D2 = Diode 1N4148
R7 = 2,2 kΩ C6 = 1 µF 63 V polyester D3 = Diode 1N4148
R8 = 330 kΩ pas de 5 mm D4 = Diode 1N4007
R9 = 330 kΩ C7 = 1 µF 63 V polyester D5 = Diode 1N4007
R10 = 330 kΩ pas de 5 mm T1 = Transistor NPN BC547
R11 = 100 kΩ C8 = 10 µF 63 V électrolytique LD1 = Diode LED rouge 5 mm
R12 = 4,7 kΩ C9 = 47 nF 63 V polyester U1 = Intégré TL082
R13 = 33 kΩ pas de 5 mm U2 = Intégré LM324
R14 = 330 kΩ C10 = 33 µF 16 V électrolytique U3 = Intégré NE555
R15 = 1 kΩ C11 = 1 µF 63 V polyester U4 = Régulateur 7809
R16 = 4,7 kΩ trimmer horiz. pas de 5 mm RL1 = Relais 12 V 1 RT pour ci
R17 = 220 Ω C12 = 33 µF 16 V électrolytique
R18 = 1 kΩ C13 = 1 µF 63 V polyester Divers :
R19 = 22 kΩ pas de 5 mm 2 Supports 2 x 4 broches
R20 = 1 kΩ C14 = 100 nF multicouche 1 Supports 2 x 7 broches
R21 = 470 kΩ trimmer horiz. C15 = 10 nF 63 V polyester 2 Borniers 2 pôles
R22 = 39 kΩ pas de 5 mm 1 Bornier 3 pôles
R23 = 1 kΩ C16 = 100 µF 16 V électrolytique 1 Prise RCA pour ci
R24 = 10 kΩ C17 = 100 µF 16 V électrolytique 1 Circuit imprimé réf. S347

Un Video Motion Detector analogique


Le Video Motion Detector que nous Cela est identique pour les images en neuse incidente sur leur surface alors
proposons, est une variante analo- couleur car la composante de lumi- que les corps sombres (bleu, violet,
gique des modèles professionnels nance et la porteuse vidéo déterminent noir) ont tendance à l’absorber. Les
digitaux. un signal vidéo, dont la valeur moyenne variations de valeur moyenne pro-
change nettement d’une image à duites par le changement des images
Les produits disponibles dans le com- l’autre. Si vous avez des doutes en ce sont, pour cela, extrêmement légères,
merce procèdent à l’analyse de qui concerne ce concept, pensez que autour de 1 Vpp. Il s’agit de quelques
chaque photogramme, le digitalisent chaque couleur est perceptible, non millivolts. Pour cette raison, notre cir-
et comparent les informations avec seulement en fonction de la longueur cuit procède à une forte amplification
les précédentes. Si une différence d’onde de la lumière qu’elle reflète, du signal afin de pouvoir discerner
est relevée, il y a déclenchement mais aussi par la quantité de lumière facilement ces variations. Un com-
d’alerte. réfléchie. Ce n’est pas par hasard, que parateur à fenêtre de tension précis
les corps clairs (blanc, jaune) restituent est en mesure de détecter des oscil-
Notre VMD, contrôle l’enveloppe du une bonne partie d’une radiation lumi- lations de 800 à 900 mV.
signal analogique sor tant de la
caméra, en détectant les variations.
Si ces variations dépassent une limite
préétablie, le système entre en
alarme. Cela est possible, car le signal
vidéo généré par n’impor te quelle
caméra a une valeur moyenne étroi-
tement liée au degré d’illumination
complet du champ, indépendamment
du fait que l’image transmise soit en
couleur ou en noir et blanc.

En noir et blanc, chaque photogramme


est formé d’un cer tain nombre de
points plus ou moins illuminés par le
soleil ou par la source lumineuse arti-
ficielle. Ainsi, le signal représente l’in-
formation sur la luminosité de chaque Figure 6 : Fonctionnement du comparateur à fenêtre. Sur le téléviseur de gauche,
ligne (luminance), ce qui donne, dans la caméra transmet l’image de la salle à surveiller, le signal est au repos. Sur le
un écran plein, une valeur moyenne téléviseur du centre, la caméra transmet l’image de l’intrus, le signal monte au
seuil supérieur, il y a détection. Sur le téléviseur de droite, la caméra transmet
qui change entre deux images diffé- l’image de la salle à surveiller fortement éclairée, le signal descend au seuil
rentes. inférieur, il y a détection. R16 permet de régler l’écart entre les seuils.

ELECTRONIQUE 25 magazine - n° 19
VIDÉO

du relais peuvent également être uti-


lisés pour activer un magnétoscope ou
un moniteur télé. Bien entendu, tous
ces systèmes peuvent être comman-
dés simultanément, pour peu que le
relais du VMD soit limité à la com-
mande de relais de puissance adap-
tés aux systèmes d’aler te comman-
dés.

L’alimentation
Le circuit est entièrement alimenté avec
une tension comprise entre 12 et 15
volts continus, appliquée aux points
+ et – Val.
Figure 7 : Schéma des connexions et réglages. Par l’intermédiaire des trimmers
R6 et R16, il est possible de régler la sensibilité complète du circuit, donc sa
Pour fournir cette tension, on peut uti- capacité à discerner des variations plus ou moins importantes de l’image reçue.
liser n’impor te quelle source d’ali- La sensibilité maximale est obtenue en tournant les deux trimmers dans le sens
mentation (même non stabilisée), horaire. R21 détermine le temps d’activation du relais de d’alarme. Dans notre
capable de fournir au moins 150 mil- cas, ce délai est compris entre 1 et 60 secondes environ.
liampères. La diode D5 sert à protéger
le tout contre une éventuelle inversion
de polarité accidentelle et le conden- obtenus à partir du régulateur intégré ligne d’alimentation positive des 9
sateur électrolytique C19, filtre les U4, un 7809 en boîtier TO220. Ce volts, contribuent, eux aussi, à la sta-
éventuels parasites de nature impul- choix est dicté par un souci de stabi- bilité.
sionnelle ainsi que les résidus d’on- lité.
dulation. Dans le circuit, nous avons également
En séparant le circuit relais des autres prévu une sortie en 12 volts (CAM) pour
La section du relais, y compris la LED, sections du montage nous évitons alimenter la caméra utilisée pour la cap-
fonctionne en 12 volts. Par contre, le d’éventuelles baisses de tension. Les ture des images. Avant d’utiliser cette
reste fonctionne en 9 volts stabilisés, nombreux condensateurs placés sur la sortie, vérifiez soigneusement que cette

Les connexions avec l’extérieur


Le dessin montre comment est inséré tance de 100 ohms (R1) qui sert à en sombre ou avec de la neige, décon-
le VMD dans une installation typique adapter l’impédance en fonction du nectez R1.
de vidéosurveillance. Dans ce cas, la type d’installation. Elle sera donc ou
caméra qui sur veille le lieu, est ali- non montée en fonction de la confi- Pour une installation comprenant un
mentée par la sortie 12 volts (CAM) guration dans laquelle est inséré le magnétoscope et un moniteur, la
prévue sur le circuit imprimé. La ligne VMD. résistance R1 ne doit pas être mon-
de contrôle REC (enregistrement) du tée. En fait, la caméra trouve déjà
magnétoscope est pilotée par le relais Pour une installation classique de deux charges de 75 ohms en paral-
de notre circuit. TVCC, avec une caméra qui pilote un lèle et pour elle, c’est suffisant.
seul moniteur ou un seul magnéto-
Dans n’importe quelle installation de scope, la résistance R1 peut être lais- Enfin, si vous pensez utiliser une
sur veillance vidéo en circuit fermé, sée à sa place ou bien même enlevée, caméra comme capteur seulement
un paramètre fondamental est l’im- en fonction de la qualité de l’image (sans magnétoscope et sans moni-
pédance de la ligne : caméra et moni- obtenue. En pratique, si la vision teur) et si vous en reliez la sor tie
teur sont connectés à l’aide d’un offerte par l’écran est bonne, il n’y a exclusivement sur l’entrée VIDEO IN
câble coaxial en 75 ohms, car l’en- pas lieu de faire de modification. Par de notre dispositif, la résistance R1
semble de ces dispositifs présente contre, si l’image est peu définie, doit être en place.
une telle impédance nominale.

Avec une source vidéo, il est possible


de piloter plusieurs appareils récep-
teurs comme des moniteurs ou des
magnétoscopes. Toutefois, une
caméra normale, par vient difficile-
ment à envoyer son signal à plus de
deux appareils, sans qu’il ne soit sen-
siblement dégradé. Cela, parce que
deux moniteurs ou deux magnéto-
scopes en parallèle déterminent une
impédance par ticulièrement basse
(75/2). A l’entrée de notre circuit Figure 8 : Schéma d’interconnexion
(VIDEO IN) a été prévue une résis- des divers éléments nécessaires au fonctionnement du VMD.

ELECTRONIQUE 26 magazine - n° 19
VIDÉO

tension convient bien à la caméra qui utilisée ; dans le cas contraire, elle peut système et pour la liaison de l’alimen-
y sera connectée. être supprimée. tation pour la caméra.

Pour plus de détails, lisez l’encadré Faites de même avec le bornier à trois
La résistance “Les connexions avec l’extérieur”. plots prévus pour l’utilisation des
de charge R1 contacts du relais sur l’emplacement
marqué OUT.
Avant de passer à la construction, nous La réalisation
voulons nous arrêter brièvement sur et les réglages Quant à l’entrée vidéo, il convient d’uti-
un composant jusqu’alors passé sous liser une prise RCA pour circuit imprimé,
silence mais déterminant : la résistance Nous allons à présent vous expliquer afin de pouvoir connecter une caméra
R1 de 100 ohms. la construction de notre VMD et com- ou une source vidéo directement avec
ment le régler au mieux. un câble standard.
Cette résistance, utilisée comme adap-
tateur d’impédance, est, ou non, néces- Comme d’habitude, vous devez d’abord En tout dernier lieu, placez les circuits
saire en fonction du type d’installation. réaliser ou vous procurer le circuit intégrés sur leurs supports en veillant,
imprimé donné en figure 5 ainsi que là aussi, à leur orientation.
Si la caméra destinée au dispositif sert tous les composants.
uniquement comme capteur directe- A ce point, contrôlez soigneusement le
ment relié à l’entrée VIDEO IN, il est En vous aidant du schéma d’implanta- montage et les soudures en vous assu-
nécessaire de charger la ligne avec la tion de la figure 3 et de la photo du pro- rant de ne pas avoir oublié les trois
résistance R1. totype de la figure 4, montez tous les straps (fabriqués avec des chutes de
composants en commençant par les queues de résistances). Nous ne le
Dans le cas où le système serait inséré plus bas pour terminer par les plus répéterons jamais assez, un contrôle
en parallèle dans une installation vidéo hauts. Veillez à l’orientation correcte très approfondi des composants et des
existante, composée d’une caméra et des composants polarisés. soudures est la garantie d’un fonc-
d’un moniteur vidéo ou d’un magnéto- tionnement dès la mise sous tension.
scope, la résistance R1 n’est pas uti- Placez les deux borniers à deux plots
lisée. pour circuit imprimé au pas de 5 mm, Une méthode parmi d’autres
en concordance avec les trous mar- Voici une méthode que nous utilisons
En d’autres termes, si la ligne vidéo qués VAL et CAM, afin de disposer des depuis des années et qui s’est toujours
n’est pas chargée, la résistance est branchements pour l’alimentation du avérée sans faille.

ELECTRONIQUE 27 magazine - n° 19
VIDÉO

TOUTE L’ÉQUIPE D’ VOUS SOUHAITE


de joyeuses fêtes de fin d’année !
Procurez-vous une boîte pour 12 œufs. rement vers R22 donc au maximum Si vous le reliez à une installation exis-
C’est économique et à moins que vous à droite également. De cette façon, tante de télévision en circuit fermé,
ayez un excès de cholestérol, votre vous avez prédisposé l’appareil pour vous devez dériver la ligne vidéo qui
épouse pourra toujours vous faire une le gain minimum à l’entrée, une sen- relie la caméra au moniteur et/ou au
big omelette ! Découpez le couvercle sibilité moyenne et la durée la plus magnétoscope, en interrompant le
et vous obtenez un rangement pour 12 brève pour la commande du relais de conducteur en un point qui sera le plus
types de composants différents. sor tie. commode. La figure 8 vous montre
comment faire.
Dans chaque compartiment, placez les Mettez sous tension et préparez-vous
résistances, les condensateurs céra- à faire les réglages nécessaires. Le système installé et la caméra à son
miques, multicouche, chimiques et emplacement définitif, vous devez véri-
ainsi de suite. Pointez la caméra dans la direction choi- fier que tout fonctionne suivant vos
sie après l’avoir fixée de façon ferme désirs. Le VMD doit détecter les intru-
Faites une photocopie de la liste de par la méthode qui vous conviendra. Si sions ponctuelles sans fausses
composants si vous disposez d’un pho- le relais est déjà activé, attendez qu’il alarmes. Pour ce faire, vous pouvez
tocopieur ou tenez la liste près de se désactive. Faites passer une per- répéter les réglages décrits dans les
vous. sonne devant l’objectif à une distance paragraphes précédents, en réglant R6
de quelques mètres et vérifiez que le et R16.
Comme on commence toujours par les relais RL1 est de nouveau activé.
résistances, sor tez-les de leur com- Comme nous l’avons déjà dit, la sortie
partiment et posez-les sur votre plan Si cela ne se passe pas ainsi, il faut d’alarme (RL1) peut être utilisée pour
de travail (nous utilisons un couvercle augmenter un peu le gain de l’amplifi- commander divers avertisseurs. Avec
en plastique transparent pour ce faire). cateur d’entrée, jusqu’au maximum les contacts C/NO (ouverts au repos),
Montez ces résistances dans l’ordre éventuellement. A ce propos, tournez vous allumerez le moniteur du circuit
de la liste des composants et, à lentement le curseur du trimmer R6 TVCC lorsque le VMD détectera l’en-
chaque fois, cochez sur la liste, la résis- dans le sens horaire, en vous arrêtant trée d’un intrus. Vous pouvez égale-
tance montée. sur une position, répétez le passage ment laisser fonctionner le moniteur
devant l’objectif, jusqu’à ce que vous en permanence et activer, toujours avec
Poursuivez ainsi et vous réduirez à pra- obteniez l’activation du relais. le même contact, un buzzer destiné à
tiquement zéro le risque d’erreur. attirer l’attention du préposé à la sur-
A ce moment, vous pouvez retoucher veillance.
Les réglages le réglage de la sensibilité (R16) : en
Pour faire des réglages valables, pro- tournant son curseur dans le sens Dans un système qui permet l’enregis-
curez-vous une caméra CCD ou CMOS, horaire, on rend le VMD plus sensible ; trement de la vidéo, le relais sera utile
fonctionnant, de préférence, en 12 dans le sens opposé, évidemment, on pour permettre une économie de bande,
volts. Connectez les fils de l’alimenta- le désensibilise. en enregistrant seulement lorsque c’est
tion aux borniers prévus pour cela et utile. Pour ce faire, il suffit de relier les
le signal vidéo à la prise RCA. Un coup Le concept de sensibilité, est lié à la contacts C/NO à l’éventuelle prise
d’œil à la figure 7 n’est pas inutile pour taille de l’objet qui est attendu dans le Remote Control, en laissant le magné-
fixer les idées. champ de la caméra, donc dans l’image toscope en enregistrement et en met-
et qui déterminera une variation per- tant les contacts C/NF (fermés au
Lorsque tout est en place, vous pou- ceptible, suffisante pour commander repos) en parallèle sur la commande
vez raccorder au VMD une alimentation l’activation du relais. REC (record = enregistrement).
capable de fournir 12 ou 13 volts avec
un courant de 150 mA, plus celui requis Donc, plus on augmente la sensibilité ◆ A. S.
par la caméra (exemple 400 mA, si la du système, plus il devient capable de
caméra demande 250 mA…). Néan- détecter des changements dans le
moins, attendez pour la raccorder au champ de la caméra de plus en plus Coût de la réalisation*
secteur ou pour l’allumer. minimes.
Tous les composants visibles sur la
Bien se rappeler qu’il convient de res- A l’inverse, plus on diminue la sensi- figure 3 pour réaliser le Video Motion
pecter la polarité indiquée. Toutefois, bilité du système, plus les objets ou Detector, y compris le circuit
ne craignez plus les éventuelles modifications dans le champ de la imprimé : 130 F. Le circuit imprimé
erreurs, car il y a toujours D1 qui pro- caméra devront être importants. seul : 70 F. Une caméra CCD 12
tège tous les composants en cas d’in- volts NB : 496 F. Une caméra CCD
version accidentelle des connexions. 12 volts couleur : 827 F.
Pour conclure
Placez le curseur de R6 entièrement * Les coûts sont indicatifs et n’ont pour but
que de donner une échelle de valeur au lec-
vers l’extrémité reliée à R5 c’est-à- Après vous être assuré que le VMD teur. La revue ne fournit ni circuit ni compo-
dire au maximum à droite, celui de fonctionne bien, vous pouvez penser à sant. Voir les publicités des annonceurs.
R16 à mi-course et celui de R21 entiè- sa mise en place sur le site à surveiller.

ELECTRONIQUE 28 magazine - n° 19
VIDÉO

Une titreuse
titreuse vidé
vidéo
en temps ré
réel
programmable
pr ogrammable par PC
1ère partie
par tie : l'é
l'électr
lectronique
onique

Voici un circuit, directement géré par votre ordinateur PC, avec lequel vous
pourrez superposer, en temps réel, des inscriptions et des titres sur une
image vidéo provenant, entre autres, d’une caméra ou d’une cassette vidéo.
Il est idéal pour le titrage de films professionnels ou amateurs. Petits détails
qui ne gâteront pas votre plaisir, il est de réalisation simple, est peu coûteux
et est facile à mettre en œuvre.

ans le numéro 16 Depuis l’apparition de la télé-


de votre mensuel vision et des premiers ordi-
préféré, nous nateurs, le titrage a connu
vous propo- une révolution : par l’inter-
sions une médiaire d’appareils spé-
titreuse vidéo qui per- cifiques, il est devenu
mettait, après inscrip- possible de superposer
tion en mémoire, d’af ficher un ou plusieurs caractères
quelques mots sur un écran. Le suc- au signal vidéo composite
cès de ce circuit nous a incités à aller plus puis d’envoyer l’ensemble
loin et à vous of frir aujourd’hui un outil profes- “sur l’air” pour être reçu sur
sionnel. nos “étranges lucarnes”.

Si vous vous intéressez, même de loin, à la vidéo, vous L’exemple le plus criant est sans aucun
vous êtes certainement demandé, en regardant un film ou doute le “logo” des différents émetteurs, celui qui apparaît
une émission à la télévision, quel est l’outil qui permet d’af- toujours dans un coin de l’écran pour nous rappeler sur
ficher des textes ou des logos en surimpression sur les quelle chaîne le téléviseur est réglé.
images.
L’appareil que nous vous proposons ici est capable de cap-
Si cette question est restée en suspend, vous trouverez la turer un signal vidéo, de lui insérer un second signal conte-
réponse dans ces pages, car la réalisation que nous vous nant un texte synchronisé avec les images, puis de produire
proposons maintenant est justement une titreuse vidéo en en sortie un signal vidéo composite, résultat de la super-
temps réel, plus connue sous le nom de Gen-Lock. Vous position des deux autres.
constaterez par vous-même que c’est beaucoup plus simple
que vous ne le pensiez et qu’un tel outil est parfaitement Ce dispositif a une certaine ressemblance avec celui que
à votre portée. nous avons décrit dans le numéro 16 d’ELM, du moins en

ELECTRONIQUE 30 magazine - n° 19
VIDÉO

ce qui concerne ses dimensions, son


raccordement à la “carte connecteurs”
et les entrées/sorties de cette carte.

A la différence de son aînée, la titreuse


proposée ici ne mémorise aucun carac-
tère et donc, ne peut pas fonctionner
de façon indépendante, c’est-à-dire
déconnecté du PC.

Ce qui pourrait paraître être un incon-


vénient est tout au contraire un avan-
tage. En ef fet, cette titreuse ser t à
envoyer des inscriptions en surim-
pression en temps réel, pendant l’en-
registrement d’un film, ou également
pendant la reproduction d’une émis-
sion télévisée ou d’une prise de vue
en circuit fermé.
Figure 1 : Schéma synoptique
de la titreuse vidéo programmable en temps réel.
L’étude du schéma
Le schéma synoptique de la figure 1 tiné à produire les inscriptions, le Cela n’est pas sans conséquence car,
donne une idée assez précise des STV9426. si pour réaliser une simple titreuse
étages composant notre titreuse et a capable d’identifier des caméras, des
un petit goût de simplicité qui n’est pas Certains lecteurs pourront se deman- sources vidéo ou des films, un nombre
sans déplaire ! der pourquoi nous avons changé de cir- limité de caractères et de formats suf-
cuit intégré, alors que pour le premier fisent, pour réaliser un véritable Gen-
En regardant le schéma électrique de montage, nous avions réussi à tout Lock, il est nécessaire de pouvoir tra-
la figure 2, on remarque que, cette fois, faire avec le STV5730. La réponse tient vailler avec un maximum de liberté afin
les circuits intégrés destinés à l’éla- simplement à une caractéristique par- que l’utilisateur puisse personnaliser
boration du signal vidéo sont au ticulière du STV9426. En effet, celui- les textes en les adaptant à chaque
nombre de deux : le EL4583C d’Elan- ci permet de choisir les dimensions situation et à chaque langue.
tec et le STV9426 de SGS-Thomson. des caractères qu’il produit et de per-
sonnaliser le tableau des symboles en Donc, pour bénéficier de fonctions
Ce choix est essentiellement dû aux autorisant son utilisateur à en ajouter supplémentaires, nous avons adopté
caractéristiques du composant des- jusqu’à 26 de son choix. le STV9426. Comme tout n’est pas

Figure 2 : Schéma électrique de la titreuse vidéo programmable en temps réel.

ELECTRONIQUE 31 magazine - n° 19
VIDÉO

toujours par fait dans le meilleur des


mondes, il y a une petite contrepar-
tie. Le STV9426 présente l’inconvé-
nient de ne pas pouvoir extraire les
synchronisations du signal vidéo
auquel il doit mélanger les images
qu’il produit.

C’est la raison de la présence du


EL4583C qui est un circuit intégré spé-
cialement conçu pour extraire d’un
signal vidéo composite standard
(1 Vpp), les signaux de synchronisation
verticale (trame) et horizontale (ligne).
Figure 3 : Schéma d’implantation des composants
de la titreuse vidéo programmable en temps réel. Dans notre montage, il travaille dans la
configuration classique conseillée par
le constructeur : la porteuse vidéo entre
par la broche 4, par l’intermédiaire du
condensateur de couplage C1, et il est
possible de prélever respectivement les
impulsions de synchronisation verticale
(VSYNC) et horizontal (HSYNC) sur les
broches 5 et 15.

En outre, le microcontrôleur rend la syn-


chro composite (CSYNC) disponible sur
la broche 3. C’est une tension conte-
nant le signal de ligne et le signal de
trame mélangés de façon oppor tune
et au niveau standard.

Figure 4a : Dessin à l’échelle 1 du circuit imprimé


de la titreuse vidéo programmable en temps réel, côté soudures.
Liste des composants
de la carte Gen-Lock
R1 = 22 kΩ
R2 = 82 kΩ
R3 = 680 kΩ
R4 = 470 Ω
R5 = 910 Ω 1 %
R6 = 1,8 kΩ 1 %
R7 = 12 Ω
R8 = 100 kΩ
C1 = 100 nF pol. 63 V
C2 = 100 nF pol. 63 V
C3 = 100 nF pol. 63 V
C4 = 100 nF pol. 63 V
C5 = 100 µF 16 V électrolytique
C6 = 100 µF 16 V électrolytique
Figure 4b : Dessin à l’échelle 1 du circuit imprimé côté composants.
D1 = Diode 1N4148
D2 = Diode 1N4148
D3 = Diode 1N4148
U1 = Régulateur 78L05
U2 = Intégré EL4583
U3 = Intégré STV9426
U4 = µC PIC12C672-P
préprogrammé (MF329)
Q1 = Quartz 4 MHz pour ci
Q2 = Quartz 20 MHz pour ci

Divers :
1 Support 2 x 4 broches
2 Support 2 x 8 broches
2 Picots en bande sécable
1 Cavalier
Figure 5 : Photo de la carte principale du prototype prêt à fonctionner. 1 Circuit imprimé réf. S329

ELECTRONIQUE 32 magazine - n° 19
VIDÉO

Liste des composants Pour tester le module Gen-Lock, mais trée et la sortie du signal vidéo com-
de la carte connecteurs également pour pouvoir véritablement posite, de la prise DB-9, nécessaire
l’utiliser, nous avons réalisé un cir- pour l’interface sérielle avec le PC et
D1 = Diode 1N4007 cuit spécial muni d’un support SIMM d’une prise alimentation 12 volts (si
(voir texte). Ce circuit dispose égale- le régulateur U1 est en place et J1
Divers : ment de connecteurs RCA pour l’en- ouvert sur la carte principale).
2 Prises RCA pour ci
1 Prise alimentation pour ci
1 Connecteur DB9 femelle pour ci
1 Connecteur pour SIMM
1 Circuit imprimé réf. S330

En ce qui concerne le fonctionnement


du EL4583C, il faut dire que le signal
vidéo porté par la broche 4 passe par
un filtre qui le nettoie des parasites
éventuels, puis il est appliqué, par l’in-
termédiaire du condensateur C2, à l’en-
trée vidéo composite de l’étage qui Figure 6 : Schéma d’implantation de la carte connecteurs.
sépare physiquement les impulsions
de synchronisation. Ce dernier utilise
des circuits à seuil (dont l’un est
imposé par la résistance reliant la
broche 2 et la masse) et des filtres spé-
ciaux, pour distinguer les 50 Hz de la
synchro verticale des 15 625 Hz de la
synchro horizontale (nous parlons bien
entendu des paramètres du standard
PAL, pour le NTSC, les valeurs sont
légèrement dif férentes, de 60 et
15 750 Hz). Figure 7 : Dessin du circuit imprimé à l’échelle 1 de la carte connecteurs.

Les impulsions reconstruites sortent


des lignes spéciales et se dirigent vers
les entrées VSYNC et HSYNC du pro-
cesseur vidéo U3 (les STV9426), ainsi
que sur les contacts 7 et 6 du connec-
teur de la carte.

Le signal CSYNC qui n’est d’ailleurs


pas utilisé par le STV9426, est égale-
ment disponible sur le contact 5 du
connecteur de la carte. Figure 8 : Photo du prototype de la carte connecteur prête à l’emploi.

Il faut signaler que le EL4583C ne pré-


lève qu’une par tie du signal d’entrée Quant au microcontrôleur générateur Les caractères pouvant être générés sont
sur la ligne allant du contact 2 du de textes, on peut dire que c’est l’un au nombre de 128, tous formés d’une
connecteur de la carte au contact 29. des plus utilisés dans les systèmes matrice de 12 x 18 points. 26 autres
Sur cette même ligne arrivent égale- d’affichage d’ordinateurs et dans cer- caractères peuvent être créés comme
ment les trois couleurs R, G, B, pro- tains appareils vidéo, pour réaliser le on le souhaite en pilotant convenable-
duites localement par le STV9426 et “On Screen Display”. Par rapport au ment le circuit intégré par l’intermédiaire
qui représentent les inscriptions ajou- STV5730, il a également la capacité du bus I2C. Dans notre cas, ce canal
tées par le Gen-Lock. de travailler avec des fréquences de sert pour l’interface avec le microcon-
synchronisation de ligne de trôleur auquel est confiée la gestion du
15 à 120 kHz (grâce à son protocole de communication avec le PC.
propre PLL programmable).
Il s’adapte donc, non seu- Chaque caractère généré peut avoir
lement à la vision d’une une couleur définie, dans un format
image PAL, mais également, défini et peut apparaître plein, trans-
lorsqu’il est utilisé à l’inté- parent, ou bien grisé.
rieur d’un écran d’ordina-
teur, aux différentes réso- Le choix se fait, comme d’habitude,
lutions sélectionnées par les parmi 8 couleurs et par l’intermédiaire
circuits graphiques, même de l’envoi de commandes spéciales le
les plus perfectionnés, pou- long du bus I2C. Ces commandes vont
vant déterminer des valeurs alors inter venir sur les registres de
dépassant les 100 kHz ! contrôle.

ELECTRONIQUE 33 magazine - n° 19
VIDÉO

En détail, dès l’allumage et tout de


suite après la connexion au port série
du PC, le PIC initialise immédiatement
ses E/S, en définissant :

- GP0 comme sor tie d’horloge (SCL,


c’est-à-dire le signal nécessaire pour
obtenir un r ythme correct de com-
munication le long du bus I2C),

- GP1 comme ligne bidirectionnelle


d’entrée/sortie des données (canal
SDA, Serial Data, du bus),

Figure 9 : Si vous ne désirez pas utiliser la carte connecteurs, vous pouvez - GP2 comme sortie de réinitialisation,
faire les différents raccordements en vous inspirant de ce schéma. utile pour donner la RAZ initiale au
STV9426,

Mais voyons un peu plus précisément décrite dans le numéro 16 de la revue, - GP3 comme entrée des données qui
ce qui se passe dans le STV9426 lors- le Gen-Lock ne mémorise aucune ins- arrivent de l’ordinateur.
qu’il travaille en interface avec le micro- cription, si ce n’est durant le temps
contrôleur U4, un PIC12C672, pro- nécessaire à son élaboration et à sa Justement, au sujet de la broche 4
grammé pour effectuer, entre autres, superposition sur les images. (GP3), il faut faire une obser vation :
les taches suivantes : bien qu’elle soit normalement adaptée
Le Gen-Lock sert à transférer le texte, pour recevoir des niveaux logiques TTL
- lire les fichiers qui arrivent du PC et qui est généré par l’intermédiaire du (0/5 volts), dans notre cas elle est
qui contiennent les informations clavier de l’ordinateur, sur l’écran d’un directement en interface avec la ligne
concernant le texte à visualiser, téléviseur. Par conséquent, le micro- TXD du port série du PC.
contrôleur n’utilise aucun espace d’EE-
- élaborer ces données de façon à pro- PROM pour les données du texte et la Nous avons choisi cette solution afin
duire les instructions sérielles néces- longueur de ce texte n’a pour ainsi dire de simplifier le circuit, en nous passant
saires destinées au STV9426. pas de limite, si ce n’est celle impo- du classique convertisseur RS232C/TTL
sée par le STV9426. (MAX232 ou SN75189, par exemple).
L’ordinateur s’occupe de l’envoi et de Pour cela, nous avons été aidés par les
l’inscription dans la RAM du micro- protections internes des broches du
contrôleur STV des pages de texte, PIC12C672. En fait, la diode (intégrée)
presque en temps réel, afin de per- suffit à bloquer les niveaux négatifs
mettre une visualisation immédiate des (–12 V) du RS232-C et une résistance
textes sur l’écran de l’ordinateur ou de externe (R8) limite le courant, même
la télévision relié à la ligne vidéo. sur le niveau haut (+12 V). L’oscillateur
interne travaille avec un quartz externe,
Ce que nous avons précédemment Q2, à 20 MHz, pour garantir la néces-
énoncé apparaît donc à présent évi- saire rapidité d’exécution des différentes
dent : à la dif férence de la titreuse fonctions.

Protocole de communication…
FONCTION SYNTAXE DESCRIPTION

1 **[01] Initialisation du microcontrôleur et nettoyage de l'écran.

2 **[02], LINE, COLUMN, XOFFSET, Fonction qui permet de configurer le microcontrôleur vidéo à loisir, en
YOFFSET, XEND, SCANLINE, indiquant les paramètres pour chaque registre.
FREQMULT, CONTROL

3 **[03], X, Y, ATTRIBUTE, CHR1, CHR2, Fonction de visualisation d’une inscription composée des caractères
CHR3, ..., CHRn, FF CHR1…CHRn, à par tir de la position X (de 0 à 33), Y (de 0 à 13) et
avec des attributs définis par le caractère ATTRIBUTE. Longueur maxi-
male de la trame de 40 caractères. Pour le codage des caractères à
envoyer et du caractère ATTRIBUTE, se référer à la note technique.

4 **[04], HIBYTE, LOBYTE, DATA Fonction qui permet d'envoyer une donnée à 8 bits directement à n'im-
porte quel registre du contrôleur vidéo. Une telle possibilité permettant
de reprogrammer certaines données fondamentales du contrôleur vidéo
et donc, d'en altérer les formules par défaut générées par le micro-
contrôleur présent sur le module même.

ELECTRONIQUE 34 magazine - n° 19
VIDÉO

Une fois l’initialisation ter- Remarquez que les diodes


minée, le PIC envoie une D1, D2 et D3 ser vent à évi-
impulsion au niveau logique ter que lorsqu’une sortie de
0 sur la broche 5, en initiali- U3 se trouve au niveau haut,
sant ainsi le STV9426 (par elle soit cour t-circuitée par
l’intermédiaire de l’entrée une autre qui se trouve, au
“/RESET”). même moment, au niveau
bas.
De là, il se prépare à l’arrivée
des données de l’ordinateur, Nous terminons cette étude
le long du canal série. Lors- du schéma par le régulateur
qu’il reçoit l’impulsion de intégré U1, un 78L05 en boî-
départ, il acquiert la trame de tier “transistor”, utilisé pour
2 bytes correspondante, il la obtenir les 5 volts qui servent
contrôle, puis il extrait la com- au bon fonctionnement du
mande en se basant sur le microcontrôleur et des deux
protocole prévu. Il conver tit microcircuits vidéo. Ce régu-
les données dans le format lateur prélève l’alimentation
reconnaissable par le Figure 10 : Notre module Gen-Lock permet de superposer du contact 24 du connecteur
STV9426 et les envoie de la des inscriptions ainsi que des titres à une image de la car te pour ce qui
broche 6 (GP1), directement provenant de n’importe quelle source vidéo composite. concerne l’entrée, alors que
à la broche 10 de U3 (SDA), Ici, un exemple de titrage sur une image télévisée. la masse se trouve sur le
en rythmant la communication contact 26. A sa sortie, on
par l’intermédiaire du signal trouve les 5 volts par faite-
d’horloge produit par la broche 7 (GP0). caractères concernés sont produits ment stabilisés qui iront alimenter les
“accrochés” aux signaux de synchro divers étages. Ces 5 volts stabilisés
Le microcontrôleur vidéo permet d’ef- horizontale et verticale obtenus par la sont également disponibles sur le
fectuer les instructions et produit, par vidéo composite déjà citée, par l’inter- contact 25.
l’intermédiaire de ses broches 13 (R), médiaire de U2.
14 (G) et 15 (B), les impulsions RVB Le cavalier J1 permet d’ignorer le régu-
qui, par l’intermédiaire des diodes de Les sorties R, G et B (13, 14 et 15 de lateur, lorsqu’on dispose déjà de 5 volts
protection D1, D2 et D3 et des résis- U3) sont également raccordées, mais stabilisés. Dans ce cas, en fermant J1
tances R4, R5 et R6, sont superposées cette fois en direct, sur les contacts la tension appliquée sur la broche 24
au signal vidéo composite provenant 13, 14 et 15 du connecteur de la carte. passe directement sur la ligne positive
du contact 2 du circuit. Les signaux FBLK (broche 1 de U3) et des trois circuits intégrés.
PXCK (broche 5 de U3) sont également
Note : raccordés au connecteur de la carte,
En français, on dit un signal RVB ce qui respectivement aux contacts 16 et 17. Le protocole de
signifie Rouge, Vert, Bleu. En anglais, communication
RVB se traduit par RGB, Red (rouge), Le nouveau signal vidéo composite,
Green (vert), Blue (bleu). c’est-à-dire le signal issu de la super- Passons maintenant au logiciel de l’or-
position du texte à celui qui entre par dinateur et analysons le protocole d’uti-
Remarquez que, pour obtenir une visua- le contact 2 du connecteur de la carte, lisation du Gen-Lock : nous voulons
lisation stable des inscriptions, les est donc disponible sur le contact 29. bien sûr parler du dialogue entre le PC

…et exemples pratiques


FONCTION EXEMPLE RÉSULTAT

1 **[01] Initialise le microcontrôleur et nettoie l'écran.

**[02] [0E] [22] [28] [23] [20] [32] [0A] [80] On présente, dans l'exemple, les valeurs néces-
2 saires pour initialiser le microcontrôleur et nettoyer
l'écran. En fait, c'est l'application de la fonction
[1]. L'utilisateur peut faire varier ces valeurs en sui-
vant les indications fournies par le constructeur.

3 **[03] [00] [00] [07] [42] [4F] [4E] [4A] [4F] [55] [52] [FF] Visualise l'inscription “BONJOUR” en position 0,0.

4 **[04] [3F] [F3] [80] Dans cet exemple, on a écrit la valeur [80] dans le
registre de contrôle [3F][F3].

ELECTRONIQUE 35 magazine - n° 19
VIDÉO

et le PIC12C672, qui est l’élément Il faut tout d’abord préciser que le pas prévue, étant donné que le dispo-
auquel est confiée la gestion du cir- module accepte des commandes sitif doit seulement recevoir des don-
cuit tout entier. sérielles et que la ligne de TDX n’est nées et n’a pas à rendre de réponse.

Le circuit intégré STV9426

C’est un microcircuit conçu symboles avec les équiva-


pour la réalisation de On- lences hexadécimales cor-
Sceen-Display (OSD) dans respondantes: nous voyons
les téléviseurs et les magné- par exemple que la lettre A
toscopes multistandards, majuscule vaut 41 hexadé-
mais également, et surtout, cimale, ou que le chiffre 1
dans les écrans modernes correspond à 31.
d’ordinateurs.
Pour une interprétation cor-
Il est en fait capable de recte, souvenez-vous que
générer jusqu’à 128 carac- le chiffre de gauche (poids
tères en les superposant au supérieur) est en abscisse,
signal vidéo composite ou tandis que celui de droite
RGB, même à des fré- (poids inférieur) est en
quences de synchro de ligne Synoptique du STV9426. ordonnée.
allant jusqu’à 120 kHz (ultra
VGA, XGA). 26 caractères supplé- agrandi ou diminué (en hauteur) par A ce sujet, il est très intéressant d’ob-
mentaires peuvent être personnalisés l’intermédiaire d’un interpolateur spé- ser ver que pour les symboles com-
en les programmant de façon oppor- cial. Par ailleurs, le texte peut être pris dans le tableau ASCII, le
tune par l’intermédiaire du bus sériel. déplacé dans l’écran, en effectuant, à STV9426 identifie chacun avec sa
l’aide des commandes correspon- propre valeur : en fait, si nous regar-
Le STV9426 peut être contrôlé par un dantes, une translation verticale et/ou dons le tableau standard des codes
microprocesseur ou par un micro- horizontale, par rapport à l’origine. ASCII, nous remarquons que le A
contrôleur par l’intermédiaire des majuscule vaut 65 en décimal et 41
lignes spéciales SDA, SCL et RESET, Chaque caractère est formé d’une hexadécimale pour le microcircuit.
qui composent un véritable bus I2C. matrice de 12 x 18 points, et peut être
choisi de couleur différente des autres. Mais 41 en hexadécimal correspond
De là, l’unité de contrôle peut écrire Les couleurs disponibles sont au à (4 x 16) + 1 = 65.
directement dans les 16 registres qui nombre de 8, obtenues par l’intermé-
définissent le fonctionnement du diaire de la combinaison des trois cou- Ceci explique pourquoi on peut écrire
microcircuit. leurs fondamentales, Red, Green, Blue le texte à visualiser avec des carac-
(rouge, vert et bleu). tères alphanumériques normaux, dans
Le STV9426 dispose d’une RAM de le programme de démonstration de
1 KB, dans laquelle on peut charger, Le texte peut être superposé à l’image, la figure 13, et non pas avec les
de l’extérieur, jusqu’à un maximum plein, transparent, grisé ou clignotant. valeurs hexadécimales (ce qui était
de 8 pages de texte : par l’intermé- Le tableau des caractères que vous trou- le cas de la titreuse publiée dans le
diaire d’une imposition par ticulière verez dans ces pages présente les 128 numéro 16).
du registre de contrôle, le composant
peut donc choisir laquelle visualiser.

L’écriture superposée aux images est


composée d’un maximum de 34
caractères en horizontal et 14 en ver-
tical : chaque caractère peut être

Brochage du STV9426. Fonctions des broches du STV9426.

ELECTRONIQUE 36 magazine - n° 19
VIDÉO

Les paramètres de la communication pour chaque registre. La commande


sont 19200,n,8,1, ce qui signifie, nécessite plusieurs paramètres, dont
19 200 bits/seconde de vitesse, nous verrons plus loin, la signification
aucune parité, 8 bits de données et 1 et la syntaxe.
bit de stop.
Signalons que la configuration ainsi
Toutes les commandes qui arrivent du obtenue vaut jusqu’à l’extinction du cir-
PC commencent par un caractère que cuit. En effet, le circuit intégré STV9426
l’on appelle “en-tête” (header), suivi ne conserve en mémoire aucun para-
par un code qui identifie la fonction mètre, pas plus que le microcontrôleur,
voulue. lequel, dans cette applica-
tion du Gen-Lock, ne mémo-
Viennent ensuite les para- rise aucune des données
mètres spécifiques, c’est-à- qui arrivent du PC dans l’EE-
dire ceux qui définissent PROM.
exactement la fonction
même. La syntaxe est la suivante :

L’en-tête est une sor te de **, FONCTION, LINE, COLUMN,


code qui confirme la validité XOFFSET, YOFFSET, XEND, SCAN-
du message qui arrive : si les LINE, FREQMULT, CONTROL
trames de caractères ne
commencent pas par l’en- Un exemple peut clarifier le
tête **, le PIC les ignore. sens de chaque paramètre :

Voici le format du message **02 0E 22 28 23 20 32 0A 80


typique :
Remarquez que les valeurs
**Fpppppppp… énoncées sont exactement
celles utilisées par la fonc-
où ** est l’en-tête, F est la tion 01 (nettoyage de l’écran
fonction (de 1 à 4), tandis et blanking). Mais il s’agit
que p peut être le paramètre bien sûr d’un exemple,
correspondant ou les para- parmi toutes les nom-
mètres qui définissent la breuses possibilités. En sui-
fonction voulue. vant la documentation four-
nie par la SGS-Thomson, il
Les explications qui suivent est possible d’introduire
vous éclaireront sur le fonc- chaque paramètre comme
tionnement du protocole. on le souhaite, pour obtenir
ce qu’on désire.

Les fonctions LINE et COLUMN corres-


pondent à la subdivision de
Il existe 4 fonctions dif fé- l’écran par la représentation
rentes, dont nous vous expo- du texte qui suivra.
sons pour chacune, en
détail, les paramètres. XOFFSET et YOFFSET sont
les valeurs de translation,
La fonction 1 : C’est celle qui par rappor t à l’origine (en
demande l’initialisation du bas à gauche de l’écran). Si
microcircuit vidéo (le ces deux paramètres ont
STV9426) et le nettoyage de une valeur zéro, le texte
l’écran (blanking). apparaîtra à par tir du pre-
mier pixel disponible.
La syntaxe est la suivante :
SCANLINE est le paramètre
**01 qui indique, en hexadécimal,
une fréquence de synchro
Comme on peut le constater, horizontale déterminée.
elle ne demande pas de para-
mètres supplémentaires. FREQMULT est la valeur par
laquelle il faut multiplier la
La fonction 2 : Avec cette fréquence d’horloge de l’os-
fonction, il est possible de cillateur à quartz pour géné-
configurer à volonté le micro- rer le signal utilisé par le PLL
circuit vidéo STV9426, en Figure 11 : Table des caractères. afin d’obtenir le nombre de
indiquant les paramètres pixels: la valeur est exprimée

ELECTRONIQUE 37 magazine - n° 19
VIDÉO

en hexadécimal mais correspond à la La trame qui suit (qui correspond au Obser vez, en outre, que les valeurs
somme, en décimal, des bits binaires texte à visualiser) doit terminer par $FF, admises par le décalage horizontal,
FM0, FM1, FM2, FM3. Dans le cas de et ne doit pas dépasser la longueur sont comprises entre 0 et 33, parce
cet exemple, le paramètre est 0A, il cor- maximale de 40 caractères. qu’il est bien évident que le trente-
respond à 10 en décimal, c’est-à-dire à quatrième caractère doit être occupé
1010 en binaire. La syntaxe est la suivante : par la lettre que l’on veut visualiser :
en insérant 34, la lettre n’apparaît
CONTROL est, au contraire, la valeur **, FONCTION, X, Y, ATTRIBUTE, CHR1, pas. Il en va de même pour le para-
du registre de contrôle, fixé à 80 en CHR2, CHR3, ..., CHRn, FF mètre ver tical : s’il y a 14 lignes, on
hexadécimal, c’est-à-dire 128 en déci- ne peut pas commencer après la qua-
mal : ce qui correspond à une ligne Voici un exemple : torzième.
(word) de type 10000000, qui, si on
se réfère à la note technique, équivaut **03 00 00 07 42 4F 4E 4A 4F 55 52 FF Après l’identification de la commande
à l’activation des sorties RGB, ainsi et les coordonnées de positionnement,
qu’à celle de fast-blanking (que nous Et voici le sens de chacun des élé- c’est au tour de l’attribut, c’est-à-dire
n’utilisons d’ailleurs pas). ments : la façon dont va apparaître le carac-
tère : on peut retrouver ce paramètre
Remarquez bien que si la valeur de **03 est le numéro de la fonction (qui dans un tableau contenu dans la note
CONTROL était de 00, la superposition commence toujours par l’en-tête). technique fournie par SGS-Thomson
des caractères ne serait pas possible, que nous vous invitons à consulter pour
car 00 équivaut à un byte de type 00 est la coordonnée horizontale (les avoir de plus amples détails.
00000000 : le zéro de gauche corres- valeurs admises allant de 0 à 33) et
pond au bit OSD, qui, lorsqu’il est à 0, le second 00, est la coordonnée ver- Dans le cas de notre exemple, nous
désactive les sorties RGB et fast-blan- ticale (valeurs admises de 0 à 13). Ces avons choisi 07, qui correspond à la
king. coordonnées sont les positions le long fonction permettant de voir les carac-
des axes X et Y d’où doit par tir l’ins- tères en blanc et fixes.
La fonction 3 : C’est la fonction qui est, cription. 00 00 signifie qu’elle com-
si l’on peut dire, la plus intéressante : mence dès le premier espace dispo- Note :
c’est en fait celle avec laquelle on nible. Vous pouvez télécharger les notes tech-
ordonne au microcircuit vidéo de super- niques (EL4583C.PDF et STV9425.PDF)
poser des textes dont les caractères Remarquez que, le circuit intégré des deux principaux composants de ce
sont spécifiés, dans la commande STV9426 prévoyant une structure de montage sur le site de la revue à
même, au signal vidéo composite des 34 colonnes par 14 lignes, chaque l’adresse <electronique-magazine.com>.
inscriptions. Elle permet, en outre, de valeur indique la ligne et la colonne de
définir la position horizontale (X) et ver- dépar t : l’écran est en fait divisé de Pour ceux qui utiliseront le tableau du
ticale (Y) de départ, ainsi que les attri- façon idéale, en autant de petits car- constructeur, précisons que notre repré-
buts des caractères. rés que de caractères. sentation utilise des caractères hexa-

Le séparateur de synchronisations EL4583C


Le séparateur de synchronisations utilisé
dans notre montage permet de recréer de
façon précise toutes les synchros vidéo
du signal en entrée.

Il dispose, en outre, d’une sortie (broche


13) qui nous indique si nous sommes en
train d’analyser des demies trames paires
ou impaires, ainsi que d’une autre sortie
(broche 10) permettant d’indiquer l’ab-
sence de signal en entrée.

FILTER CUT 1 16 ANALOG


OFF GND

SET DETECT 2 15 HORIZONTAL


LEVEL SYNC. OUT

COMPOSITE 3 14 VDD
SYNC. OUT

FILTER 4 13 ODD/EVEN
INPUT OUTPUT

VERTICAL 5 12
SYNC. OUT RSET*

DIGITAL 6 11 BURST/BACK
GND PORCH OUTPUT

FILTER 7 10 NO SIGNAL
OUTPUT DETECT. OUTPUT

COMPOSITE VIDEO 8 9 LEVEL


INPUT OUTPUT

Brochage du EL4583C. Aspect des signaux sur les différentes broches (pin) du EL4583C.

ELECTRONIQUE 38 magazine - n° 19
VIDÉO

décimaux. Toutefois, en ce qui concerne l’attribut, on consi-


dère toujours la valeur réelle.

Mais ce que nous représentons en format hexadécimal,


c’est l’équivalent en format décimal de la somme des quatre
bits, compris entre le cinquième et le neuvième moins signi-
ficatifs de la trame envoyée par le microcircuit pour repré-
senter chacun des caractères : dans le cas de l’exemple,
le 07 hexadécimal correspond au 7 décimal, qui, dans le
format binaire à 4 bits, est exprimé par 0111.

Le bit 0 définit le caractère non clignotant (1 correspondant


au clignotement), tandis que 111 indique la présence des
trois couleurs fondamentales RVB.

Avec ces trois bits de couleur, les 8 combinaisons habi-


tuelles sont toujours possibles. Il faut toutefois obser ver
qu’à la différence de ce que l’on peut obtenir du STV5730
utilisé dans la titreuse du numéro 16 de la revue, le STV9426
permet de définir une couleur différente pour chaque carac-
tère envoyé à l’écran.

Après l’attribut on trouve les valeurs hexadécimales cor-


respondantes aux caractères composant le texte à visuali-
ser.

A ce sujet, il faut remarquer un détail qui différencie nette-


ment le STV9426 du STV5730 : ce dernier identifie chaque
caractère alphanumérique avec le numéro correspondant
du tableau ASCII.

La fonction 4 : C’est celle qui permet d’envoyer une don-


née à 8 bits (word) directement à un registre spécifique du
contrôleur vidéo : cela permet de reprogrammer certains

Un Gen-Lock complet…
Pour réaliser un appareil profession-
nel et faciliter son utilisation, il faut
monter le circuit principal et le circuit
connecteurs dans un boîtier plastique.
Cette matière se travaillant facilement,
on pourra percer les différents trous
pour le passage des prises sans ren-
contrer de réelles difficultés.

Si vous ne voulez pas réaliser le cir-


cuit connecteurs, vous pouvez tout de
même faire fonctionner la carte prin-
cipale en câblant les différents rac-
cordements comme indiqué sur la
figure 9. Vous pouvez, dans ce cas,
percer le boîtier pour en faire sor tir
les différents câbles.
La titreuse montée dans le support SIMM sur la carte connecteurs.
Sur le connecteur de la carte princi-
pale, on trouve également les En tous les cas, souvenez-vous que le est très utile lorsque l’on doit effectuer
contacts qui servent à extraire le texte signal contenant le texte est synchro- la superposition de texte en l’envoyant
en RGB (13, 14 et 15), en plus de la nisé avec le signal vidéo composite appli- aux lignes RGB d’un processeur de cou-
synchro composite (5) et des deux qué à la broche 2, toujours présent. leur qui peut effectuer la commutation
synchros séparées ver ticale (7) et entre RGB et vidéo composite
horizontale (8) : c’est très utile si l’on En fait, le STV9426 n’est pas en mesure (TDA3560, TDA3562, TDA3563) car il
souhaite envoyer des caractères à de produire lui-même les signaux de syn- sert à bloquer rapidement les images
une prise péritel ayant activé les chronisation. Les signaux de fast-blan- provenant des étages précédents et à
entrées RGB, ou bien d’autres appa- king (contact 16) et de Pixel-Clock (17), envoyer à l’écran ou à la vidéo-cassette,
reils vidéo. sont également disponibles. Le premier le texte présent sur les lignes RGB.

ELECTRONIQUE 39 magazine - n° 19
VIDÉO

blanche, fixe) “BONJOUR” est le texte,


et (225) correspond à la terminaison
FF (cette valeur, exprimée en hexadé-
cimal, correspond, justement, à 225
en décimal).

Un mot sur la
carte connecteurs
Cette carte, dont le schéma d’implan-
tation est donné en figure 6, n’est pas
indispensable. Son but est surtout de
rassembler en ligne tous les connec-
teurs nécessaires à la carte principale,
dans un souci de professionnalisme et
afin de faciliter “la mise en boîte”.

Si vous voulez en faire l’économie, vous


pouvez souder directement les cordons
sur la carte principale en vous aidant
Figure 12 : Le circuit principal du module Gen-Lock a la forme d’une mémoire du schéma de la figure 9.
SIMM à 30 broches. Pour le relier à la carte connecteurs, on peut utiliser soit
le support SIMM, soit du support en bande sécable au pas de 2,54 mm, soit en
Une bonne alternative, si vous ne savez
raccordant définitivement les deux cartes ensembles par des chutes de queues
de résistances ou de condensateurs soudées dans les trous prévus à cet effet. pas comment vous procurer un connec-
Avec cette dernière option, le circuit principal pourra être monté verticalement teur SIMM à bon prix (en le démontant
ou horizontalement. d’une vieille car te ordinateur par
exemple) est de le remplacer par du
connecteur en bande sécable. C’est un
paramètres fondamentaux du contrô- Un galop d’essai peu moins pratique mais il est vrai que
leur vidéo lui-même et donc d’altérer l’on ne démonte pas les cartes toutes
les formules par défaut générées par Editez la routine en QBasic que vous les 5 minutes.
le microcontrôleur PIC12C672 présent trouverez dans ces pages, et à l’aide
dans le module Gen-Lock. de cette routine, essayez tout de suite La dernière solution, si vous voulez
de donner des ordres au Gen-Lock : elle conser ver la car te connecteur sans
La syntaxe est la suivante : permet d’écrire le mot “BONJOUR” sur faire de frais et sans vous casser la
l’écran d’un téléviseur muni d’une prise tête, consiste à raccorder, purement
**, FONCTION, HIBYTE, LOBYTE, DATA péritel ou sur n’importe quel écran dis- et simplement, les trous de la car te
posant d’une entrée vidéo composite. principale aux trous prévus pour mon-
En plus de l’en-tête, on trouve les deux ter le connecteur SIMM. Des chutes de
paramètres HIBYTE et LOBYTE, qui On peut distinguer la première ligne, queues de résistances ou de conden-
représentent respectivement le byte avec laquelle est ouvert le port de com- sateurs feront par faitement l’affaire.
supérieur et le byte inférieur définis- munication (c’est COM1 par défaut, Ainsi, la carte principale peut être main-
sant l’imposition du registre. toutefois, si vous l’avez déjà utilisée, tenue soit à 90° comme dans les illus-
vous pouvez la remplacer par COM2, trations de cet article, soit à l’horizon-
Voici un exemple typique de la fonc- COM3, etc.) en lui donnant un buffer tal, ce qui peut être pratique pour le
tion 4 : et en imposant à la communication une montage dans certains boîtiers.
vitesse de 19200 bauds, sans contrôle
**04 3F F3 80 de parité, avec un byte de 8 bits de
données plus 1 bit de stop. Réalisation pratique
Ce qui correspond à écrire la valeur
$80 dans le registre de contrôle Il est en outre imposé à l’ordinateur Vous devez d’abord réaliser ou vous pro-
adressé par $3FF3. Evidemment, 04 d’ignorer les signaux de RTS, CTS, DSR curer les circuits imprimés. Montez
est le numéro qui identifie la fonction, et CD, chose tout à fait évidente étant ensuite les composants en vous aidant
alors que les bytes de début et de fin donné que le Gen-Lock dispose seule- des schémas d’implantation et des pho-
sont 3F et F3 (nombres toujours expri- ment d’un fil destiné à la réception des tos. Commencez toujours par les com-
més en forme hexadécimale). données et qu’il ne peut donc pas gérer posants le plus bas pour terminer par
de signal de contrôle. la mise en place des circuits intégrés
On peut clairement voir, grâce à la docu- sur leurs supports. A ce propos, utili-
mentation du constructeur, que 3FF3 C’est ensuite la ligne contenant la sez des supports “tulipe” car ils per-
est la zone de mémoire (16 KB) réservé commande “PRINT” qui suit, puis celle mettent la soudure sur les deux faces.
par le STV9426 au Display Control, avec la commande d’écriture de
c’est-à-dire, justement, au registre de l’échantillon de texte. Dans cette der- Le circuit imprimé de la titreuse est un
contrôle. nière, on retrouve la syntaxe typique, double face. N’oubliez pas de relier les
c’est-à-dire : le premier chif fre (3) pistes qui coïncident sur les deux faces,
Ceci dit, nous avons terminé l’analyse indique la fonction, les (0) et (0) sui- en utilisant des chutes de queues de
du protocole et des fonctions corres- vants expriment le décalage vertical et résistances ou de condensateurs sou-
pondantes. horizontal, (07) est l’attribut (couleur dés des deux côtés du circuit imprimé.

ELECTRONIQUE 40 magazine - n° 19
VIDÉO

Veillez soigneusement au sens des


diodes, des circuits intégrés et des OPEN “COM1:19200,N,8,1,rs,cd0,ds0,cs0” FOR RANDOM AS #1
composants polarisés en général. Soi-
gnez vos soudures et vérifiez votre mon- ‘INITIALISE L’AFFICHEUR
tage plutôt deux fois qu’une. PRINT #1, “**” + CHR$(1);
DELAY (.2)
Fermez le cavalier J1 si vous pensez ‘ÉCRIS “BONJOUR AUX COORDONNÉES 0,0
alimenter le module directement en 5 PRINT #1, “**” + CHR$(3) + CHR$(0) + CHR$(0) + CHR$(&H07) +
volts, ou laissez-le ouvert si vous devez “BONJOUR” + CHR$(255);
faire fonctionner le module avec une DELAY (.1)
alimentation allant de 8 à 20 volts en
continu. Le support de cavalier est com- END
posé par deux picots sécables et le
cavalier lui même provient des surplus SUB DELAY (temp!)
informatiques. Comme on ne change T! = TIMER + temp!
pas d’alimentation tous les jours, le DO WHILE T! > TIMER
cavalier peut être purement et simple- LOOP
END SUB
ment omis ou remplacé par un strap !
Figure 13 : Programme de démonstration en QBasic.
Le courant nécessaire au module est
d’environ 100 milliampères. Vous pou-
vez utiliser une petite alimentation du Vous pouvez faire l’économie de la Dans le prochain numéro de la revue,
commerce réglée sur 9 ou 12 volts. carte connecteur en utilisant le schéma nous vous présenterons un programme
de la figure 9 pour faire vos raccorde- complet pour PC capable de gérer
La dernière soudure terminée (et les ments. C’est moins “technique” mais toutes les fonctions du Gen-Lock.
vérifications faites) le montage est prêt tout aussi efficace !
à fonctionner, car il ne nécessite aucun ◆ A. G.
réglage. L’installation est prête.

Pour utiliser la titreuse, il suffit de l’in- Allumez l’ordinateur et, en utilisant l’édi-
Coût de la réalisation*
sérer dans le suppor t à 30 broches teur de QBasic en MS-DOS, écrivez le Tous les composants visibles sur la
single-in-line de la car te connecteurs, programme de démonstration exacte- figure 3 pour réaliser la titreuse vidéo
laquelle permet de réaliser toutes les ment comme il apparaît sur la figure programmable en temps réel y com-
connexions, y compris celle de l’alimen- 13. Sauvegardez-le, puis démarrez-le. pris le circuit imprimé et le micro-
tation, celle d’entrée et de sortie vidéo, contrôleur préprogrammé : 390 F. Le
ainsi que celle allant vers l’ordinateur. Le programme de démonstration écrit circuit imprimé seul : 60 F. Le micro-
le mot “BONJOUR”, fixe, qui devra contrôleur préprogrammé seul :
Reliez ensuite la carte connecteurs par apparaître sur l’écran du téléviseur ou 150 F. Nous n’avons pas effectué
un câble série au PC et connectez, via de l’ordinateur que vous utilisez, en de calcul pour la carte connecteurs.
un câble coaxial, la prise RCA d’entrée surimpression par rapport aux images En effet, son coût dépendra essen-
à la source vidéo de laquelle provien- tournées par la caméra ou sortant du tiellement de l’approvisionnement du
nent les images à “titrer”. magnétoscope. Vous pouvez naturel- support de SIMM (que nous avons
lement écrire ce que vous voulez : il récupéré sur une veille carte PC).
A l’aide d’un second câble coaxial, vous suffit d’éditer une nouvelle fois
reliez l’autre prise (OUT VIDEO) à l’or- le programme, puis de remplacer le * Les coûts sont indicatifs et n’ont pour but
dinateur ou au téléviseur équipé d’une mot “BONJOUR” par la phrase voulue, que de donner une échelle de valeur au lec-
teur. La revue ne fournit ni circuit ni compo-
prise péritel sur lequel vous voulez voir en veillant à ce qu’elle ne dépasse sant. Voir les publicités des annonceurs.
le résultat. pas les 40 caractères.

ELECTRONIQUE 41 magazine - n° 19
AUTOMATISATION

Une radiocommande
UHF 2 canaux
sur 868 MHz

Cet ensemble émetteur et récepteur à deux canaux, avec un décodeur


à 4 096 bits, est réalisé avec les tout nouveaux modules hybrides HF
Aurel, en 868 MHz. Ces modules permettent, malgré une puissance
modeste sur l’antenne, des liaisons fiables sur des distances appréciables.
L’émetteur peut être activé soit au moyen de boutons poussoirs soit
grâce à des tensions appliquées sur deux entrées opto-isolées.

’éther, ou si nous n’imagine-


vous préférez rions même plus
l’espace qui nous en passer.
nous entoure,
est en perma- A chaque instant, dans
nence rempli d’une multi- notre environnement, bon
tude de champs électro- nombre de personnes pres-
magnétiques. sent le bouton d’une petite
boîte noire qu’elles gardent dans
Sans que nous nous en apercevions, du moins de façon leurs poches, sans savoir exacte-
visible, par ce moyen voyagent une myriade d’informations, ment comment ça fonctionne. Pour elles, c’est seulement
sur chaque fréquence, des plus basses, les VLF, employées une clef à distance. Par contre, pour nous électroniciens,
pour les communications maritimes, aux plus hautes, les c’est une télécommande ou une radiocommande.
SHF émises par les stations radar des aéroports.
La grande diffusion des commandes à distance, a rendu
Ces émissions ont lieu soit par nécessité, soit pour le loi- nécessaire le codage des transmissions pour éviter qu’un
sir soit, tout simplement, par commodité. transmetteur ne puisse actionner un récepteur autre que
celui qu’il doit commander.
Nous avons des émetteurs radiophoniques, des émetteurs
de télévision, des relais radiotéléphoniques, des relais Mais, cela ne suffit pas pour résoudre le problème de la
cellulaires, des appareils radioamateurs, des satellites, saturation de la bande. Pour pallier cet inconvénient, il y a
des radiophares, des communications aéronautiques, déjà quelques années, les fréquences destinées aux contrôles
civiles et militaires. Nous avons des télécommandes et à distance de petites puissances ont été normalisées.
des radiocommandes, de très nombreuses télécommandes
et de très nombreuses radiocommandes. Silencieusement, Pour notre pays et pour la majorité des pays de l’union euro-
elles sont entrées dans notre vie quotidienne au point que péenne, c’est la fréquence de 433,92 MHz qui a été adoptée.

ELECTRONIQUE 44 magazine - n° 19
AUTOMATISATION

nant des por tées impensables avec


des systèmes opérant sur 433,92 MHz.

Le moment est donc venu pour nous


de vous proposer un système de com-
mande à distance fonctionnant sur
cette nouvelle fréquence. C’est le but
du projet décrit dans ces pages, réa-
lisé en utilisant deux nouveaux modules Figure 1 : Le module
hybrides AUREL, un émetteur et un émetteur Aurel 868 MHz.
récepteur, opérant, justement, sur
868 MHz (voir figures 1 et 2). Du point de vue mécanique et pour
ce qui concerne les connexions, les
nouveaux modules à 868 MHz, sont
Coup d’œil sur le projet en touts points identiques aux
modules en version 433,92 MHz.
La disponibilité sur le marché de L’échelle des deux modules étant
modules radio prémontés est provi- identique, on pourra remarquer que
dentielle, surtout en UHF, car la réali- le récepteur est plus grand que
sation, avec des composants discrets, l’émetteur.
d’étages émission et réception opé-
rant en VHF ou en UHF est tout, sauf
facile.
Le développement des systèmes com-
mandés à distance, qui a pour consé- Sans compter les difficultés que le lec-
quence la prolifération des télécom- teur moyen rencontrerait pour les
mandes et radiocommandes, a entraîné réglages pour lesquels il est indispen-
la saturation de cette fréquence. sable de disposer d’instruments sou-
vent coûteux.
Figure 2 : Le module
Trop de transmetteurs opèrent dans récepteur Aurel 868 MHz
les mêmes champs d’action et il faut Le projet proposé dans ces lignes est
par fois les actionner plusieurs fois, destiné à des installations fixes et est
avant d’obtenir des résultats tangibles. donc plus un télécontrôle qu’une télé- Par contre, le schéma de l’émetteur est
commande traditionnelle. innovateur car, si cet émetteur peut être
Pour corriger ce problème de satura- actionné par l’intermédiaire de deux
tion, les instances compétentes ont La sécurité des commandes est garan- boutons poussoirs (un par canal), il peut
assigné une nouvelle fréquence inter- tie par l’utilisation d’un codeur du type également l’être par l’intermédiaire de
nationale, qui est centrée sur 868 MHz MM53200 ou UM86409, disposant de deux entrées, auxquelles il est possible
et qui, pour l’instant, est parfaitement 4 096 combinaisons différentes. d’appliquer une tension continue.
praticable en raison du faible encom-
brement. Le schéma du récepteur est parfaite-
ment classique et pourrait fonctionner L’étude du
Cela signifie indirectement, comme il sur 433,92 MHz pour peu que l’on schéma de l’émetteur
n’y a pratiquement pas d’interférences, monte le module adéquat. Ici, c’est le
que l’on peut transmettre avec des module récepteur hybride 868 MHz La figure 3 donne le schéma élec-
puissances minimales, tout en obte- Aurel qui est utilisé. trique de l’émetteur. Pour mieux com-

Figure 3 : Schéma électrique de l’émetteur de radiocommande 868 MHz.

ELECTRONIQUE 45 magazine - n° 19
AUTOMATISATION

prendre le fonctionnement de cette Avec la configuration du schéma de la module hybride U3, qui a donc son
partie, nous pouvons la subdiviser en figure 3, U2 est toujours actif et génère oscillateur éteint et par conséquent ne
quatre étages : l’encodeur, l’inter face continuellement le code, même au transmet rien.
d’entrée, la section radio et l’ali- repos.
mentation. Les choses changent à l’activation
L’interface d’entrée d’une entrée. Voyons en premier lieu le
L’encodeur En supposant que les deux poussoirs canal 1, pour lequel il est possible d’in-
Le système de codage est basé sur un soient au repos et qu’aucune des deux tervenir, soit en appliquant une tension,
MM53200 ou sur un UM86409 utilisé entrées ne soit polarisée, nous voyons comprise entre 5 et 30 volts, aux points
comme encodeur, donc, avec la broche que la broche 12 est maintenue au 1 IN1, soit en appuyant le poussoir P1.
15 (mode) au niveau logique haut. Ses logique par la résistance de forçage
11 premières lignes de codage, peu- (pull-up) interne au UM86409. Donc, En fermant P1, ou en rendant conduc-
vent êtres paramétrées à l’aide des au repos, la broche de sortie 17 émet teur FC1, on force au 0 logique les
micro-interrupteurs contenus dans DS1 le code correspondant au positionne- entrées de la por te NAND U4b. Sa
et DS2, ce qui déterminera le code ment des 11 micro-interrupteurs et à broche 3 bascule au niveau logique
unique du couple TX/RX. l’état haut sur le douzième bit. haut, transmettant cette condition, à
travers la diode D6, à la broche 5 de
Le douzième bit est, quant à lui, géré Toutefois, le train d’impulsions s’arrête la por te NAND U4c. A présent, une
par la logique d’activation du trans- à l’entrée de la por te NAND, U4c, entrée (la broche 5) étant au niveau
metteur et permet de distinguer les laquelle est bloquée jusqu’à ce que logique 1, l’état de la sortie de cette
commandes des deux canaux. l’une de ses entrées de commande soit porte NAND dépend exclusivement de
activée. l’état de sa broche 6. Comme le train
Pour la précision, au niveau haut (1 d’impulsions, produit par l’émission
logique) ce bit actionnera le canal 1 et En fait, en supposant P1/P2 ouver ts séquentielle des 12 bits par l’encodeur,
au niveau bas (0 logique), il actionnera et IN1/IN2 isolés, U4a et U4b four- est présent sur cette broche, il peut
le canal 2. nissent un zéro logique à leur sor tie, maintenant passer et atteindre U4d.
donc la broche 5 de U4c est également
L’oscillateur interne travaille à une fré- à 0 et sa broche 4 reste fixe à 1. Comme ce train d’impulsions a subi
quence imposée par R1 et C4. Afin que une inversion dans U4c, la dernière
les commandes puissent être déco- La sor tie de U4d (utilisée comme porte NAND (U4d) l’inverse à nouveau,
dées, il importe que ces composants simple inverseur logique) se trouve for- le remettant ainsi en phase pour le pré-
aient une valeur identique sur l’étage cée au niveau bas et maintient dans senter sur l’entrée de modulation
réception. cette condition l’entrée (broche 2) du (broche 2) du module hybride U3.

Le module émetteur 868 MHz


permet de réduire les harmoniques
générées.

Le dispositif est actif lorsque l’entrée


de contrôle (broche 2) est au niveau
logique 1 (3 à 5 volts), il est inactif, si
cette entrée est au niveau logique 0.

Il est évident que cette entrée est uti-


Peu de mois se sont écoulés depuis Comme son “aîné” qui travaille à lisée pour moduler en amplitude en
l’attribution de la fréquence de 433 MHz, ce nouveau module hybride mode tout ou rien (on/of f), la por-
868 MHz aux radiocommandes que utilise un résonateur céramique, qui teuse haute fréquence.
déjà les modules hybrides étudiés garantit une stabilité en fréquence éle-
pour fonctionner dans cette bande vée, même en cas de variation impor- La tension de contrôle agit sur l’os-
sont disponibles. tante de la tension d’alimentation et cillateur SAW.
de la température ambiante.
La société Aurel, leader sur ce mar- Les connexions avec l’extérieur se
ché avec Télecontrolli et Mipot, ne L’étage HF final, permet d’obtenir à l’an- font grâce à des broches au pas de
pouvait pas manquer ce rendez-vous. tenne, une puissance de +7 dBm sur 2,54 mm, disposées en ligne, selon
une charge de 50 ohms, le tout, avec la configuration classique des
C’est précisément un couple de une tension d’alimentation de 5 volts. modules de la marque :
modules Aurel, que nous avons uti-
lisé pour réaliser ce système de com- En abaissant la tension à 3 volts (on 1 masse,
mande à distance à deux canaux. peut descendre jusqu’à 2,7 volts), la 2 entrée modulation
puissance diminue de très peu. Il est (1=Tx actif, 0=Tx éteint),
Dans cette partie émission, nous avons prévu une version de ce module (non 4 masse,
employé pour la première fois, le encore disponible) avec une antenne 11 antenne,
module hybride TX-8LAVSA05, un dis- intégrée. 13 masse,
positif assez similaire au très commun 15 positif d’alimentation
TX-433SAW dans la version 5 volts. Un filtre passe-bas sur l’étage final, (2,7 à 5 volts).

ELECTRONIQUE 46 magazine - n° 19
AUTOMATISATION

L’émetteur peut alors être modulé et la même situation que si P1 était por te U4b, la connexion de la diode
entre en fonction, rayonnant, grâce à fermé. D5, fait que la même condition est
son antenne, la por teuse HF à appliquée sur la broche 12 de
868 MHz, en correspondance de Quelle que soit la méthode de déclen- l’UM86409.
chaque impulsion positive. chement pour ce canal (poussoir ou
optocoupleur), la trame de données Notez également qu’à la suite de
En regardant les entrées, nous pou- envoyée de façon séquentielle, contient chaque commande, la LED DL1, s’al-
vons voir que le transmetteur peut être le douzième bit au niveau 0 logique. En lume, indiquant que la transmission
activé sans intervenir sur les poussoirs fait, en mettant à 0 les entrées de la est en cours.
P1 ou P2. En fait, nous avons prévu un
contrôle en tension, par l’intermédiaire
des entrées IN1 et IN2.

Puisque nous parlons du premier


canal, il suffit d’appliquer, sur l’entrée
IN1, une différence de potentiel qui ne
doit pas être inférieure à 5 volts ni
supérieure à 30 volts, pour activer l’op-
tocoupleur FC1, faisant ainsi passer
sa sortie à l’état conducteur donc dans

Liste des composants


de l’émetteur
R1 = 220 kΩ
R2 = 47 kΩ
R3 = 4,7 kΩ
R4 = 1 kΩ Figure 4 : Schéma d’implantation des composants
de l’émetteur de radiocommande 868 MHz.
R5 = 1 kΩ
R6 = 1 kΩ
R7 = 4,7 kΩ
C1 = 100 µF 25 V électrolytique
C2 = 100 µF 16 V électrolytique
C3 = 100 nF multicouche
C4 = 100 pF céramique
D1 = Diode 1N4007
D2 = Diode 1N4148
D3 = Diode 1N4007
D4 = Diode 1N4007
D5 = Diode 1N4148
D6 = Diode 1N4148
U1 = Régulateur 7805
U2 = Intégré UM86409
U3 = Module Aurel
TX-8LAVSA05
U4 = Intégré 4093
DS1 = Dip-switch
10 micro-interrupteurs Figure 5 : Photo du prototype de l’émetteur de radiocommande 868 MHz.
DS2 = Dip-switch
1 micro-interrupteur
FC1 = Optocoupleur 4N25
FC2 = Optocoupleur 4N25
LD1 = LED rouge
P1 = Pousssoir NO
(ouvert au repos)
P2 = Pousssoir NO
(ouvert au repos)

Divers :
5 Borniers 2 pôles
2 Supports 2 x 3 broches
1 Supports 2 x 7 broches
1 Supports 2 x 9 broches
17 cm Fil de cuivre émaillé
pour antenne
1 Circuit imprimé
réf. S310/868 Figure 6 : Dessin à l’échelle 1 de l’émetteur de radiocommande 868 MHz.

ELECTRONIQUE 47 magazine - n° 19
AUTOMATISATION

Au relâchement du poussoir verse, si l’impulsion est à


P1, ou à la coupure de FC1, zéro, il est inactif.
la broche 12 de l’encodeur
repasse au niveau logique Il en résulte donc un signal
haut. En raison de la pré- radio pulsé en UHF, émis
sence de la résistance R2, directement vers l’unité de
les entrées de la porte U4b réception.
font de même.
Avant de passer à la suite,
Tout ce qui a été dit pour le il faut s’arrêter un instant
canal 1 s’applique au canal sur cet étage d’émission.
2, à quelques exceptions
près : en appuyant sur le Il s’agit d’un module
bouton poussoir P2 (ou en hybride, que nous utilisons
commandant FC2), les pour la première fois dans
entrées de la por te NAND ce projet. Vu de l’extérieur,
U4a passent à 0, sa sortie il se présente comme tous
10 passe à 1. Cet état haut les TX Aurel. Il compor te 6
arrive sur la broche 5 de la broches de sor tie. Il dis-
porte U4c, à travers la diode Figure 7 : Une photo du prototype du transmetteur bicanal
pose d’un oscillateur radio
D2. en 868 MHz, après finition du montage. L’antenne peut fonctionnant sur 868 MHz,
avoir une longueur de 8,5 centimètres (1/4 d’onde) ou capable de délivrer une
La por te U4c laisse alors de 17 centimètres (1/2 onde). puissance de +7 dBm sur
transiter le code exprimé 50 ohms d’impédance avec
d’après la position des 11 une alimentation de 5 volts.
micro-interrupteurs, plus l’état de la Observez que les diodes D2 et D6, cou-
broche 12 de l’encodeur qui, cette fois, plées à R4 et LD1, forment une porte Mais la chose la plus impor tante est
est à 1. logique OR, indispensable pour que que ce module appartient à une nou-
l’état logique 1 de la por te active velle génération de modules hybrides,
Le signal traverse la porte U4d, qui l’in- puisse parvenir à la broche 5 de U4c, étudiés pour fonctionner sous 3 volts.
verse de nouveau afin de le remettre en évitant les inter férences avec la Alimenté avec cette tension, il délivrera
en phase pour le présenter sur l’entrée porte inactive, donc à l’état 0. une puissance d’au moins 5 milliwatts
de modulation du module hybride U3. (toujours sur une charge de 50 ohms).
Ce dernier envoie dans l’éther les trains Si la sortie était directe, la condition
d’impulsions HF à 868 MHz. Tout s’ar- qui produit un niveau logique 1, serait Ce module émetteur UHF dispose éga-
rête au relâchement du bouton pous- mise en court-circuit par l’autre, avec lement d’une logique interne qui active
soir P2 ou de la coupure de FC2, condi- les conséquences que l’on imagine. et désactive l’oscillateur en fonction
tion matérialisée par l’extinction de de l’état logique appliqué sur la broche
LD1. La section radio de modulation (2).
L’émetteur, est du type à modulation
La commande en tension est égale- d’amplitude tout ou rien (on/of f). Il L’alimentation
ment prévue pour le canal 2 et fonc- est actif lorsqu’une impulsion positive Nous pouvons terminer l’examen du
tionne comme pour le canal 1. est appliquée sur sa broche 2. A l’in- schéma électrique en disant deux mots
sur le bloc d’alimentation.

Le transmetteur peut être alimenté avec


une quelconque tension continue de
valeur comprise entre 9 et 15 volts,
sous 40 milliampères minimum, appli-
quée sur le bornier marqué “+ et – Val”.

La diode D1 protège l’ensemble du


montage contre une éventuelle inver-
sion de polarité. Le condensateur C1
filtre les parasites éventuels.

Pour faire fonctionner la logique et le


module hybride, nous avons recours à
U1, le classique 7805, un régulateur
intégré en boîtier TO220, qui abaisse
à 5 volts la tension présente après la
diode D1.

Les condensateurs C2 et C3 filtrent la


ligne 5 volts, réduisant aussi d’éven-
Figure 8 : Ce dessin permet de comprendre rapidement tuelles fuites de HF qui pourraient, pro-
la fonction des principaux éléments. venant de l’antenne, être captées par
les pistes de l’alimentation.

ELECTRONIQUE 48 magazine - n° 19
AUTOMATISATION

Le récepteur
L’unité de réception est semblable en tout point à celle
décrite dans l’ar ticle intitulé “Un système de radiocom-
mande UHF longue portée” publié dans le numéro 18 de la
revue, page 40 et suivantes.

De ce fait, par rapport à cette version, il suffit de rempla-


cer le module hybride 433,92 MHz, par un module hybride
868 MHz et, éventuellement, de raccourcir l’antenne de
moitié.

La réalisation
Parvenus à ce stade, nous pouvons prendre le fer à sou-
der en main et commencer le montage des deux unités.
Cette phase ne présente pas de difficultés et peut être
menée à bon terme, même par un débutant.

Vous devez d’abord réaliser ou vous procurer les circuits


imprimés. Montez ensuite les composants en vous aidant
des schémas d’implantation et des photos. Commencez
toujours par les composants le plus bas pour terminer par
la mise en place des circuits intégrés sur leurs supports.

Veillez soigneusement au sens des diodes, des circuits inté-


grés et des composants polarisés en général. Soignez vos
soudures et vérifiez votre montage plutôt deux fois qu’une.

Chacune des platines requiert une antenne, qui peut faci-


lement être obtenue en soudant un morceau de fil de
cuivre rigide d’une longueur de 9 centimètres, dans les
trous marqués “ANT”.

Le module récepteur 868 MHz


Sur le schéma électrique du
récepteur bicanal, nous le
voyons utilisé dans sa confi-
guration la plus typique, qui uti-
lise les broches 2, 7, 11 à la
masse et les broches 1 et 15
au positif de l’alimentation.

L’antenne est reliée à la


Le module récepteur utilisé sur broche 3 et la broche 14 va
la platine de la radiocommande directement à l’entrée des cir-
est un superhétérodyne complet, intermédiaire à 10,7 MHz. Ce signal, cuits de décodage. C’est donc sur
accordé sur 868,3 MHz, équipé d’un avant d’être démodulé, est au préa- cette broche, qu’est présent le signal
système d’accord à conversion de fré- lable amplifié. démodulé et mis en forme, généré
quence, d’un démodulateur AM et par le transmetteur.
d’un comparateur de sortie. L’utilisation d’un circuit superhétéro-
dyne, permet de réduire notablement Le brochage exact du module est le
La sensibilité sur l’antenne (typique- les fréquences harmoniques émises et suivant :
ment –100 dBm) ainsi que la sélecti- en même temps, grâce à la bonne
vité sont optimales. Chaque fois qu’il sélectivité, de rendre le dispositif pra- 1 positif de l’alimentation
reçoit une onde radio à l’entrée de l’an- tiquement insensible aux perturbations (+5 volts),
tenne, le module hybride restitue le externes de natures diverses. Un blin- 2 masse,
signal qui la module sur la broche 14. dage métallique qui renferme la 3 antenne,
majeure par tie des circuits électro- 7 masse,
L’alimentation est exclusivement en niques, contribue à améliorer cette 11 masse,
5 volts. Le schéma synoptique met caractéristique. 13 point test (sortie BF
en évidence la présence d’un ampli- avant le comparateur),
ficateur haute fréquence et d’un oscil- Tout comme dans l’émetteur, les 14 sortie des données,
lateur local, avec lequel, par batte- broches de sortie sont disposées en 15 positif de l’alimentation
ment, est générée la fréquence ligne au pas de 2,54 mm. (+5 volts).

ELECTRONIQUE 49 magazine - n° 19
AUTOMATISATION

La platine du récepteur, en bref


Le récepteur utilisé dans notre sys- Ces impulsions rejoignent la broche 16 Dans le cas où la comparaison est
tème de contrôle à distance, est en de U3 et de U4. Tous deux comparent positive, la sortie concernée est acti-
tout point identique à celui déjà décrit les bits arrivés avec la position des vée, provoquant l’activation du relais.
dans le précédent numéro de la revue micro-interrupteurs.
sous le titre “Un système Les deux flip-flop utilisés, per-
de radiocommande UHF mettent d’obtenir un fonc-
longue portée”. tionnement bistable des sor-
ties.
L’unique différence réside
dans l’emploi d’un module L’activation de chaque relais
hybride Aurel accordé sur est matérialisée par l’allu-
868 MHz, utilisé à la place mage d’une diode LED.
du module hybride de la
même marque accordé sur La totalité du récepteur fonc-
433 MHz et compatible tionne avec une tension conti-
broche à broche. nue de 12 à 15 volts (la
consommation est d’environ
Le circuit est évidemment 70 milliampères, avec les
en mesure de reconnaître deux sorties activées).
les systèmes de codage
sur 12 bits (4 096 combi- La diode D3 protège des
naisons) réalisés avec les inversions de polarité, le régu-
circuits intégrés MM53200, UM3750, lateur U1, fournit les 5 volts néces-
UM86409 etc. saires à la logique et au module
hybride.
Chaque fois qu’un signal audio en
868 MHz est capté, U5 le démodule L’unique section qui fonctionne en 12
et restitue sur sa sor tie, les impul- volts, est la partie des relais, accom-
sions émises par le transmetteur. pagnée des deux LED.

A la place de ces antennes de fortune, L’idéal, est d’utiliser des petits blocs tie réception, à l’exclusion du module
qui permettent tout de même d’obte- secteur universels, en sélectionnant la Aurel RX 868, se trouve dans le pré-
nir une portée de 100 à 300 mètres position 12 volts. Ce type d’alimenta- cédent numéro de la revue.
en absence d’obstacles, on peut éga- tion est capable de débiter au moins
lement employer des antennes fouets, 500 milliampères. Ils sont très peu coû- Le passage sur la fréquence 868 MHz
ground-planes ou des directives, ces teux et conviennent très bien à cette donne à cette radiocommande une
dernières permettant d’obtenir des por- application. grande fiabilité, surtout en milieu urbain,
tées très importantes. quelquefois passablement saturé !
Une fois les modules mis sous tension
A présent, tout est prêt pour l’utilisa- et après avoir positionné les micro-inter- ◆ A. B.
tion. Aucune phase de mise au point rupteurs, placez les deux modules à
n’est à prévoir. une distance d’environ 2 ou 3 mètres. Coût de la réalisation*
Appuyez sur le poussoir P1 du trans-
Merveilleux, non ? metteur et vérifiez que le relais Tous les composants visibles sur la
concerné est activé sur le récepteur. figure 4 pour réaliser l’émetteur de
Il suffit de disposer à votre convenance Attendez sa désactivation ou bien radiocommande 868 MHz : 230 F.
les 11 micro-interrupteurs de codage retransmettez si vous avez programmé Le circuit imprimé seul : 40 F.
de façon identique sur l’émetteur et le mode bistable. Répétez l’opération
sur le récepteur puis de régler DS3 et pour le poussoir P2, pour vérifier, que Tous les composants visibles sur la
DS4, suivant le mode de fonctionne- cette fois, c’est bien l’autre relais qui figure 8, page 46, ELM 18 pour réa-
ment souhaité pour les relais. est activé. Pour les tests des entrées liser le récepteur de radiocommande
de commande en tensions, nous vous 868 MHz : 320 F. Le circuit imprimé
Pour alimenter les modules, vous pou- conseillons de connecter les points “–” seul : 50 F.
vez utiliser indif féremment des ali- à la masse et de polariser le “+” à
mentations secteur (stabilisées ou non) l’aide d’un fil relié à la cathode de la * Les coûts sont indicatifs et n’ont pour but
ou des batteries ou des piles. diode D1. Il va sans dire, qu’une seule que de donner une échelle de valeur au lec-
commande doit être activée à la fois. teur. La revue ne fournit ni circuit ni compo-
Rappelez-vous que le transmetteur sant. Voir les publicités des annonceurs.
requiert une tension d’alimentation de
9 à 15 volts avec un courant de 40 mil- Pour conclure ABONNEZ-VOUS A
liampères et que le récepteur requiert
une alimentation comprise entre 12 et Vous ne trouverez dans cet article que
15 volts avec un courant de 70 mil- les schémas correspondant à la partie
liampères minimum. émission. Tout ce qui concerne la par-

ELECTRONIQUE 50 magazine - n° 19
SÉCURITÉ

Un systè
système
d'alarme UHF 2 zones
sans fil et entiè
entièrement autonome
1ère partie

Voici un système d’alarme, dans lequel tous les composants, de


la centrale, en passant par les capteurs et jusqu’aux
télécommandes, sont reliés entre eux par radio et sont alimentés
par des piles uniquement. Grâce à l’utilisation de modules radio
basse consommation, l’autonomie des divers éléments est de
plusieurs années. Dans ce premier article, nous décrivons le
fonctionnement de la centrale.

ême dans les Pour nous, qui sommes fiers


appareils des- de vous proposer des réali-
tinés aux ins- sations à la pointe de l’in-
tallations de novation, nous ne pouvions
sécurité, la passer à côté de tels argu-
tendance est de plus en plus ments. Voici donc le pro-
affirmée d’alimenter les circuits avec des piles alcalines jet d’une installation
ou au lithium. d’alarme à usages mul-
tiples, sans aucun fil, dans
Grâce aux progrès notables en matière de réduction de la laquelle chaque élément
consommation des circuits électroniques, applicables à est alimenté par piles.
presque tous les appareils, l’utilisation des piles sèches,
en lieu et place des traditionnelles alimentations secteur, Il s’agit d’un système d’alarme à deux zones, avec un cer-
est une alternative valable. tain nombre de capteurs (à contact, infrarouge, etc.), reliés
par radio, activable et paramétrable toujours par radio,
Le remplacement des alimentations secteur (alimentations capable d’un auto-apprentissage des codes des télécom-
qui, dans les centrales d’alarme, sont toujours complétées mandes et des capteurs distants.
par des batteries tampon) par des piles, permet de réduire
notablement le coût (que ce soit pour la fabrication ou pour Sur ce système, nous avons également un afficheur à LED
le matériel utilisé), d’obtenir une simplification des procé- (voir figure 6) installé à l’extérieur des locaux à protéger,
dures d’homologation et de faciliter la mise en œuvre et une sirène et un transmetteur téléphonique GSM, tous ali-
l’utilisation des appareils. mentés exclusivement par des piles.

ELECTRONIQUE 60 magazine - n° 19
SÉCURITÉ

A ce propos, ne croyez pas que notre Un autre avantage en faveur des ali-
centrale d’alarme radio autonome 2 mentations par piles, tient au fait que
zones soit moins valable que les si la centrale devait être déplacée, elle
modèles traditionnels car, si l’alimen- pourrait aussitôt être installée en un
tation par piles peut faire penser à un autre endroit sans difficulté. Cela rend
jouet, la réalité est que ce système notre système d’alarme, complètement
offre de nombreux avantages, en plus et réellement autonome. En effet, cap-
de ceux déjà évoqués. C’est un sys- teurs, sirènes, etc., sont exclusivement
tème très pratique, car l’utilisation des reliées par voie radio à la centrale. Une
nouveaux composants que la techno- commodité qui permet d’installer la
logie d’aujourd’hui nous offre, nous centrale dans un endroit quelconque,
permet d’obtenir des consommations une armoire, un grenier, une cave, etc.,
très faibles ainsi que des autonomies simplement en fixant le cof fret qui
autrefois impensables. contient la centrale sans avoir à se pré-
occuper d’autre chose.
Pour vous donner une idée, alimentée
par deux piles torches, la centrale à 2 Bien, si après avoir été alléché par l’in-
zones peut fonctionner durant plusieurs troduction, vous pensez que le système
années sans jamais s’éteindre. Il en proposé peut être fait pour vous, cela
est de même pour la sirène, que nous tuée que très longtemps après l’ins- vaut la peine que vous lisiez la suite,
proposerons prochainement, dans tallation (dans notre cas, tous les 3 afin d’en connaître exactement le fonc-
laquelle la circuiterie a été traitée avec ans !). tionnement et l’utilisation.
un tel soin que cela a permis de limi-
ter la consommation moyenne à une En somme, ce que nous voulons vous
valeur dérisoire. faire constater, c’est que vous ne La centrale,
devrez pas intervenir tous les mois… cœur du système
Donc, si d’un côté, il est vrai que l’uti- C’est un peu comme pour les montres
lisation de piles nous oblige à ne pas à quartz : tout le monde en a une et il Il s’agit d’un circuit auto-alimenté, com-
oublier de les remplacer périodique- est évident que personne ne trouve fas- posé uniquement d’un microcontrôleur
ment, de l’autre, il faut constater que tidieux le fait de devoir remplacer la et de deux modules hybrides radio UHF,
cette intervention ne devra être effec- pile après deux ou trois ans… un émetteur et un récepteur. Le

Un système d’alarme complet, autonome et extensible


Notre système antivol sans fils com-
prend, outre la centrale, cœur de l’ins-
tallation, une ou plusieurs télécom-
mandes de poche à deux canaux, un
certain nombre de capteurs, un affi-
cheur à LED qui indique, de l’extérieur,
l’état de l’alarme, une sirène radio-
commandée et un transmetteur télé-
phonique GSM.

La centrale, est la partie la plus impor-


tante et vous en trouvez la descrip-
tion dans ces pages.

Dans les prochains numéros de la


revue, nous parlerons du transmet-
teur GSM, un sous-ensemble complet
qui, alerté par le transmetteur de la
centrale, envoie un message d’alarme
à un numéro préalablement mémo-
risé. table directement à l’entrée du local réser ve qu’ils fonctionnent en
où doit fonctionner l’alarme. 433,92 MHz et qu’ils génèrent des
En même temps, la sirène auto-ali- codes à base de circuits Motorola.
menté, activée elle aussi par la même Cet afficheur se compose de deux LED,
trame d’alarme, émet un son strident. qui permettent de savoir si la centrale Evidemment, ils seront installés de
Tout comme la centrale, ces deux sys- est active en zone 1 (LED rouge allu- sorte à ne pas être totalement ou par-
tèmes fonctionnent avec des piles. mée), active sur les deux zones (les tiellement enfermés dans des cloi-
deux LED allumées) ou au repos (LED sons métalliques, car cela atténue-
Nous décrirons également le module verte allumée). rait fortement leurs signaux d’alarme.
de visualisation, un petit panneau indi- Quelques essais vous permettront de
quant l’état du système, camouflé Les capteurs sans fils peuvent être déterminer la por tée des liaisons
dans une prise de courant, connec- choisis avec une certaine liberté, sous radio.

ELECTRONIQUE 61 magazine - n° 19
SÉCURITÉ

schéma de la figure 1
confirme la simplicité du
montage.

Cela se caractérise donc


par un circuit imprimé
grand comme un paquet
de cigarettes !

Malgré cela, les fonc-


tions autorisées sont
vraiment remarquables :
la centrale gère 2
zones, mises en ou
hors service par l’inter-
médiaire d’une télé-
commande ; elle
accepte les signaux
envoyés, via radio, par
les différents capteurs ;
en cas d’alarme, elle
envoie les commandes Figure 1 : Schéma électrique de la centrale d’alarme 2 zones.
pour activer les avertis-
seurs extérieurs (une
sirène et un transmetteur téléphonique) Initialisation du détecter la fermeture de n’importe quel
tout en tenant constamment à jour microcontrôleur de gestion micro-interrupteur de DS1 et, toujours
l’état de l’afficheur. La première opération à réaliser en boucle, il fait “tourner” une routine
consiste à initialiser le microcontrôleur. de réception du signal radio.
Cet af ficheur est un “satellite” qui Pour ce faire, et avant d’alimenter la
est inséré dans une quelconque prise centrale, il convient de fermer (ON) le Le tout fonctionne continuellement, jus-
de courant. Il sert à l’utilisateur pour micro-interrupteur numéro 1 (DIP1) du qu’à ce que survienne un événement,
visualiser l’état du système. Pour rem- dip-switch DS1 (figure 2). A la mise sans lequel aucune action n’aurait lieu.
plir correctement cette fonction, il sous tension, le programme, après
sera placé, de préférence, à l’entrée avoir ef fectué l’assignation des Naturellement, en supposant être parti
du local à protéger, que ce soit un entrées/sorties, teste le port GP0, véri- de la première mise sous tension et
magasin, un appartement, un bureau, fiant ainsi, si DIP1 est fermé ou non. dans notre hypothèse, le microcontrô-
etc. leur n’a pas encore mémorisé autre
Dans l’affirmative, une routine parti- chose que le code d’activation de la
En plus de ce qui a été dit, la centrale culière est envoyée qui, avant tout, signalisation. Il convient donc de pro-
est en mesure d’acquérir de façon ef face complètement le contenu de céder à l’apprentissage des données
quasi automatique, les codes des cap- l’EEPROM réservée aux codes. de la télécommande et des capteurs
teurs déportés et des télécommandes reliés par radio.
associées. La fin de l’effacement est signalée par
le clignotement rapide de la LED LD1 Cela peut être fait à tout moment, en
(10 éclats), puis extinction. fermant un des micro-interrupteurs de
Le fonctionnement DS1 (figure 2), chacun ayant une signi-
de la centrale A présent, la centrale se trouve en fication particulière :
veille. Elle attend que soit transmis, via
Après la première mise en service, il radio, le code d’une télécommande uti- - DIP1 est associé à la commande des
convient de mémoriser les codes des lisant le MC145026 de Motorola. capteurs assignés à la zone 1.
capteurs déportés, reliés via radio, et - DIP2 permet l’apprentissage du code
des télécommandes. A ce propos, il Ce code sera traité pour en élaborer des capteurs de la zone 2.
faut dire que le programme du micro- un nouveau, avec un algorithme parti- - DIP3 permet d’apprendre le code de
contrôleur a été écrit pour lire, mémo- culier, puis mémorisé. Au moment désactivation de la centrale.
riser et traiter seulement des codages venu, c’est ce code mémorisé qui sera - DIP4 concerne le code de commande
du type MC1450xx de Motorola. De ce utilisé pour activer les systèmes de séquentielle.
fait, les capteurs et les télécom- signalisation (sirène et transmetteur
mandes doivent avoir un encodeur téléphonique). A ce propos, il faut préciser que pour
MC145026. éteindre l’alarme, il suffit de transmettre
L’initialisation achevée, on peut éteindre en appuyant le bouton de la télécom-
Le canal radio doit être en 433,92 MHz, la centrale, ouvrir le micro-interrupteur mande concerné par cette fonction. Pour
car c’est sur cette fréquence que sont DP1, puis la remettre sous tension. On l’allumer, il n’est pas prévu de com-
accordés le récepteur et l’émetteur rentre à présent dans le mode de fonc- mande exclusive, mais une commande
embarqué. tionnement normal, dans lequel le pro- séquentielle, ce qui permet d’écono-
gramme entre en fonctionnement. miser sur la télécommande elle-même.
Une fois les codes appris, la centrale
peut accepter les signaux d’alarme ou Le programme teste continuellement En fait, avec une seule télécommande
bien les commandes à distance. l’état de la ligne GP0, puis est prêt à on peut, en séquence, allumer la cen-

ELECTRONIQUE 62 magazine - n° 19
SÉCURITÉ

trale en activant immédiatement la zone La confirmation de la mémorisation du Fermez DIP1. Déclenchez un capteur
1, activer ensemble les zones 1 et 2 code sera signalée par une rapide ou transmettez le code des capteurs de
ou repasser à la seule zone 1. séquence de clignotement de la LED, cette zone à l’aide d’une télécommande
qui restera ensuite allumée en fixe, programmée avec le code de cette zone.
Cela permet d’employer seulement une durant 1 seconde, puis s’éteindra. Vérifiez que vous avez bien confirma-
télécommande à deux canaux, très éco- tion de la LED. Cette procédure permet
nomique et facile à se procurer. Avec Ouvrez DIP4. l’acquisition du code d’alarme prove-
un poussoir on peut ainsi activer nant des capteurs de la zone 1.
l’alarme et choisir les zones, avec Fermez DIP3 pour vous préparer ainsi
l’autre on pourra l’éteindre. à la mémorisation du code de com- Ouvrez DIP1.
mande séquentielle à distance.
Notez que l’extinction est possible à Fermez DIP2. Déclenchez un capteur
tout moment : au repos, cela permet- Appuyez le poussoir gauche de la télé- ou transmettez le code des capteurs
tra d’éviter la production d’alarmes lors- commande et attendez que la LED LD1 de cette zone à l’aide d’une télécom-
qu’on rentre à la maison ; en alarme, émette une rapide séquence de cli- mande programmée avec le code de
elle ser vira à bloquer la sirène lors- gnotements, puis s’allume en fixe cette zone. Vérifiez que vous avez bien
qu’on jugera le moment opportun. durant 1 seconde, puis s’éteigne. confirmation de la LED. Cette procé-
dure permet l’acquisition du code
Nous pouvons donc voir maintenant, une Cela donne la confirmation du bon d’alarme provenant des capteurs de la
à une, les phases de l’apprentissage. déroulement de l’apprentissage. zone 2.

L’apprentissage des codes Ouvrez DIP3. Il va de soi que si vous pensez n’utili-
Nous partons du principe que vous uti- ser que la zone 1, il n’est pas néces-
lisez une télécommande deux canaux, Tous les capteurs d’alarme devront être saire de prévoir de capteurs pour la
donc à deux poussoirs. Si vous préfé- équipés d’un transmetteur à base de zone 2, ni d’exécuter la procédure d’ap-
rez utiliser deux télécommandes un Motorola MC145026. prentissage (DIP2 ON) des codes.
canal, transposez ce qui est dit pour
le bouton droit et le bouton gauche. Les capteurs af fectés à la zone 1 Ouvrez DIP2.
devront être codés avec un code dif-
Après avoir initialisé et rallumé la cen- férent de ceux utilisés pour la zone 2 Le paramétrage terminé (vous pouvez
trale, fermez DIP4 et appuyez le pous- et de ceux utilisés pour l’allumage et le modifier à tout instant sans
soir droit de la télécommande pour l’extinction de l’alarme. Idem pour les éteindre le circuit), la centrale est
enregistrer l’ordre d’extinction. capteurs affectés à la zone 2. prête à l’emploi.

Initialisation Mise en œuvre de la centrale


de la centrale à l’aide de DS1
Pour contrôler le fonctionnement des 1 - La centrale n’est pas alimentée.
avertisseurs d’alerte, la centrale doit 2 - DIP1 sur ON.
d’abord être initialisée et apprendre 3 - Alimentez la centrale.
les dif férentes commandes. Cet L’EEPROM est effacée.
apprentissage se fait, sur la centrale LD1 clignote 10 fois et s’éteint.
elle-même, à l’aide du dip-switch DS1 La centrale est initialisée.
et de la diode LED LD1. 4 - DIP1 sur OFF.
5 - DIP4 sur ON.
6 - Pression sur le poussoir droit de la télécommande.
LD1 clignote rapidement, reste fixe 1 s, s’éteint.
Ordre d’extinction de la centrale enregistré.
7 - DIP4 sur OFF.
8 - DIP3 sur ON.
9 - Pression sur le poussoir gauche de la télécommande.
LD1 clignote rapidement, reste fixe 1 s, s’éteint.
Code de commande séquentielle enregistré.
10 - DIP3 sur OFF.
11 - DIP1 sur ON.
12 - Déclenchez un capteur d’alarme en zone 1.
LD1 clignote rapidement, reste fixe 1 s, s’éteint.
Code d’alarme zone 1 enregistré.
13 - DIP1 sur OFF.
14 - DIP2 sur ON.
15 - Déclenchez un capteur d’alarme en zone 2.
LD1 clignote rapidement, reste fixe 1 s, s’éteint.
Code d’alarme zone 2 enregistré.
Figure 2 : Les principaux éléments 16 - DIP2 sur OFF.
nécessaires à la programmation. Paramétrage terminé, centrale prête.

ELECTRONIQUE 63 magazine - n° 19
SÉCURITÉ

Les capteurs canaux, elle aussi à base de Motorola la consommation déjà réduite du
MC1450xx, pour allumer la centrale, module, permet d’augmenter notable-
L’installation est complétée en dispo- sélectionner les zones à activer et ment l’autonomie de la centrale.
sant aux endroits souhaités les cap- éteindre la centrale.
teurs sans fils, qui peuvent être à Il en est de même pour le transmetteur
contact (pour les portes, les fenêtres, Cela étant dit, nous pouvons nous pré- U3, qui est alimenté durant une brève
tapis d’entrée), à infrarouges passifs occuper du fonctionnement de la cen- période, lorsque la centrale doit action-
(P.I.R.) ou également à ultrasons. trale, en nous référant au schéma élec- ner ou remettre à zéro un avertisseur
trique de la figure 1. d’alarme, de plus, la diode LED n’est
Il n’y a aucune restriction en ce qui active que durant la réception d’un code
concerne les capteurs, à l’unique condi- envoyé par un capteur ou par la télé-
tion, qu’en cas de détection d’une L’étude du schéma commande.
alarme, ils génèrent un signal radio à
433,92 MHz, modulé en amplitude Avant tout, considérez que pour mini- La consommation du microcontrôleur
avec un code Motorola MC1450xx. miser la consommation, le récepteur est extrêmement modeste, ainsi, nous
hybride U2 est allumé et éteint cycli- pouvons dire que pour une utilisation
Naturellement, vous devez également quement, avec une période de 0,5/1,5 normale, les piles auront une durée de
disposer d’une télécommande à deux seconde. Cette procédure, ajoutée à vie de 3 ans au moins.

Dès qu’un signal radio parvient à l’an-


tenne réceptrice ANT et que le récep-
teur U2 est allumé (dans ce cas, le
microcontrôleur maintient actif le RX
jusqu’à la fin de la procédure), la
séquence codée sort de la broche 14.
Le programme du PIC12CE674 capture
ces impulsions, les place en RAM et
les analyse.

S’il s’agit de codes au format Moto-


rola, il les compare avec ceux appris
durant la phase d’apprentissage. S’ils
sont différents, il abandonne la lecture
et se remet au repos, fonctionnant en
boucle, jusqu’à réception d’un nouveau
signal du canal radio.

Figure 4 : Photo du prototype La réaction est identique en cas de


de la centrale. comparaison négative du signal.
Figure 3 : Schéma d’implantation Si, par contre, la comparaison est posi-
de la centrale. Liste des composants tive et que le code est un de ceux
de la centrale mémorisés, les actions prévues sont
effectuées, en fonction de celles pos-
R1 = 3,9 kΩ
sibles parmi les suivantes :
R2 = 2,7 kΩ
R3 = 1,8 kΩ
R4 = 470 Ω - mise en service de la centrale/com-
R5 = 10 kΩ mande séquentielle de zone,
R6 = 1 kΩ - extinction de la centrale,
C1 = 100 nF multicouche - alarme de la zone 1,
C2 = 100 µF 16 V électrolytique - alarme de la zone deux.
U1 = µC préprogrammé
PIC12C674 (MF348) Tous les changements d’état, l’entrée
U2 = Module Aurel RX4M30RR04 en alarme ou l’extinction, déterminent
U3 = Module Aurel TX4M30SA10 l’envoi, de la part de la centrale, de dif-
T1 = Transistor NPN BC547B férents trains d’impulsions destinés à
LD1 = Diode LED rouge 5 mm l’affichage à LED et aux aver tisseurs
DS1 = Dip-switch (sirène et transmetteur téléphonique).
4 micro-interrupteurs
En obser vant les LED placées à l’ex-
Divers : térieur des locaux à protéger, il est pos-
1 Bornier 2 pôles sible de savoir si l’alarme est active,
1 Support 2 x 4 broches quelle est la zone sélectionnée et
1 Support 2 piles LR20 même (comme vous le verrez plus en
Figure 5 : Dessin à l’échelle 1 du
circuit imprimé de la centrale. 1 Boîtier Teko Coffer3 détail lorsque nous décrirons le circuit
N’oubliez pas le strap à gauche de 2 Fois 17 cm fil émaillé 15/10 de l’affichage) si l’installation est entrée
U1. 1 Circuit imprimé réf. S348 en alarme, si la tension du secteur a
été interrompue, etc.

ELECTRONIQUE 64 magazine - n° 19
SÉCURITÉ

Le code est envoyé durant environ 2 secondes, passé ce


délai, le microcontrôleur revient au repos et attend de nou-
veaux signaux.

Notez que, dans cette phase, le programme procède à l’ex-


tinction du récepteur U2, afin d’éviter que ce qui est rayonné
par l’antenne d’émission, ne rentre dans la réception, ce
qui provoquerait inévitablement des perturbations.

A ce propos, nous observons que l’allumage et l’extinction


du RX, sont obtenus par l’intermédiaire de la ligne GP1, qui
alimente directement ses broches 10 et 15. La chose est
rendue possible par le fait que la consommation de ce der-
nier ne dépasse pas les 400 microampères, un courant que
n’importe quelle broche E/S du PIC12CE674 peut suppor-
ter sans difficulté.

Avec le transmetteur, il n’a pas été possible de faire de


même et voilà pourquoi nous le commandons avec un tran-
sistor NPN placé en série sur les broches de masse.

Lorsque le système
est entré en alarme,
on peut le désacti-
ver à tout instant par
l’intermédiaire de la
télécommande.

Une autre particula-


rité du fonctionne-
ment de la centrale,
est la gestion du
cycle de stand-by du
Figure 6 : Le cache-prise dissi- récepteur, qui est
mulant l’afficheur d’état à LED
de la centrale. N’importe quel obtenue par l’inter-
système fera l’affaire, pour peu médiaire du pro- Ce programme commande l’allumage du RX durant 0,5
qu’il soit discret. gramme principal du seconde puis génère une pause de 1,5 seconde, produisant
PIC12CE674. ainsi un signal rectangulaire, ayant une période de 2 secondes,

Les modules hybrides utilisés


Dans leurs recherches continuelles sivement aux radiocommandes, ont mis constructeur sont plus que suffisants
pour limiter toujours plus la consom- récemment sur le marché, des com- pour la majeure partie des applications.
mation, certains fabricants, parmi les- posants basse consommation.
quels la société AUREL, qui produit Si le récepteur est plus que louable,
depuis longtemps des modules Parmi les produits disponibles sur le l’émetteur est une pure merveille de
hybrides CMS destinés presque exclu- marché, nous nous sommes orientés technologie, car bien que fonctionnant
vers les plus récents, le récepteur sous 3 volts, il garantit une puissance
RX4M30… et le transmetteur HF à l’antenne (impédance 50 ohms)
TX4M30… fonctionnant tous deux sous de +17 dBm, ce qui suffit pour cou-
à peine 3 volts. vrir tranquillement un entrepôt, un
appartement ou une villa ! En raison
Le premier, est un récepteur à super- de la basse tension d’alimentation,
réaction consommant à peine plus de la consommation est limitée à un
0,4 milliampère sous 3 volts, soit une maximum de 28 milliampères.
Module émetteur TX4M30SA10. consommation globale de 1,2 milliwatt !
Il ne s’agit pas d’un récepteur FM ou L’adoption d’un microcontrôleur pro-
d’un superhétérodyne car des circuits grammé pour gérer l’activation des
de ce genre n’auraient pas permis de modules hybrides permet de n’allu-
réduire autant la consommation. Tou- mer que séquentiellement le récep-
tefois, les prestations de l’étage HF sont teur et de ne maintenir allumé l’émet-
très acceptables. En terme de sélecti- teur que pour quelques instants
vité, le filtre d’antenne réduit la bande seulement et pratiquement unique-
passante à 600 kHz (±300 kHz) entre ment en alarme. Ainsi, la consom-
433,62 et 434,22 MHz. Quant à la sen- mation est réduite à des valeurs négli-
Module récepteur RX4M30RR04SF. sibilité, les – 96 dBm annoncés par le geables.

ELECTRONIQUE 65 magazine - n° 19
SÉCURITÉ

Figure 7 : Bien qu’assurant des


fonctions nombreuses et complexes,
du point de vue pratique, notre
centrale est vraiment réduite à sa
plus simple expression. Pensez ! 14
composants seulement sont
utilisés !

avec un niveau haut de 0,5 seconde et ponibles dans le commerce transmet-


un niveau bas de 1,5 seconde. tent durant au moins deux secondes à
la suite de chaque alarme, ce qui garan-
Cette tension est issue de la broche 6 tit toujours la réception du code par la
(GP1) et c’est avec elle qu’on alimente centrale.
effectivement U2. L’alimentation impul- Figure 8 : Photo du prototype monté
sionnelle du récepteur a l’avantage de dans son boîtier avec son
permettre une réduction de la consom- La réalisation alimentation par 2 piles LR20.
mation globale à 1/4 de celle que l’on de la centrale
obtiendrait en laissant le module
hybride alimenté en permanence. Comme à l’habitude, commencez par Veillez à l’orientation des composants
réaliser ou vous procurer le circuit polarisés, du transistor et du PIC. Les
Infime “revers de la médaille”, il faut imprimé de la figure 5. deux modules hybrides ne peuvent ren-
tenir appuyé le poussoir de la télé- trer dans leurs trous respectifs que
commande environ 2 secondes, car il En vous aidant du schéma d’implanta- dans un seul sens.
n’est pas dit que le RX soit immédia- tion de la figure 3 et de la photo du pro-
tement prêt à recevoir le signal. En totype de la figure 4, vous ne rencon- Soignez vos soudures et ne soyez pas
ef fet, dès sa mise sous tension, il trerez aucune difficulté. avare de vérification.
requiert un certain délai avant de pou-
voir fonctionner normalement. Commencez par monter les compo- Pour ce qui est des antennes, aussi
sants les plus bas et terminez par bien l’émettrice que la réceptrice, elles
Il n’y a, par contre, aucun problème les plus hauts. Montez le PIC en der- peuvent être réalisées en soudant un
concernant les capteurs car ceux dis- nier. morceau de fil de cuivre émaillé, de
15/10 et d’une longueur de 17 centi-
mètres, sur les pastilles prévues à cet
Modes de fonctionnement effet sur le circuit imprimé.

instantanément en appuyant le bou- Pour l’alimentation, prévoyez des bor-


ton poussoir d’extinction du système niers au pas de 5 millimètres, que vous
sur la télécommande. pourrez facilement souder dans les
trous prévus.
Autrement, le transmetteur télépho-
nique procède à l’envoi du message Pour l’alimentation nous vous
Activée, la centrale peut opérer, soit d’alarme, de plus, la sirène émet un conseillons d’utiliser des piles alca-
uniquement avec la zone 1, soit avec son strident pour une durée pro- lines, modèle “torche”, encore appe-
les zones 1 et 2 en service. La moda- grammée. lées LR20, que vous placez dans un
lité de fonctionnement avec la zone support adéquat.
2 en service seulement n’a pas été La commande d’extinction bloque l’ac-
retenue mais cela ne présente pas tivité de la centrale, la rendant insen- Dans tous les cas, ne reliez pas les
de problème particulier. sible à ce que transmettent les cap- piles à la centrale avant de disposer
teurs. de tous les éléments, aver tisseurs,
En cas d’alarme provenant d’un cap- capteurs et surtout afficheur à LED qui
teur de la ou des zones actives, la cen- L’afficheur d’état à LED permet de permet une vérification rapide de toutes
trale procède à l’envoi d’un signal radio connaître à n’importe quel moment les fonctions du système d’alarme.
de commande, lequel, reçu par la l’état de la centrale, la ou les zones
sirène ou par le transmetteur télé- actives, si une alarme a été déclen- Il nous reste donc à vous donner ren-
phonique GSM, le ou les active. Ces chée en notre absence et si la ten- dez-vous le mois prochain pour la suite
avertisseurs peuvent être désactivés sion secteur a manqué. de cette description.
◆ A. G.

ELECTRONIQUE 66 magazine - n° 19
I N I T I AT I O N

Tout ce qu'il convient de savoir


pour commander
un relais
relais
Cet article n’est pas réservé aux seuls débutants mais fera également le bonheur
des électroniciens avertis. En effet, outre vous révéler tous les petits secrets sur
l’utilisation des relais, nous vous proposons aussi divers schémas qui trouveront
leurs applications dans de nombreux montages.

out le pouvant varier


monde d’un minimum
sait que, de 4 millisecondes
pour exci- à un maximum de 10 millisecondes.
ter un relais,
il suffit d’appliquer, aux bornes de sa bobine, une tension
continue et que, pour le remettre au repos, il suffit de la Tension et courant d’excitation
supprimer.
En possession d’un relais, tout le monde se demande quelle
Il s’agit d’une opération si simple, qu'elle est à la por tée est la tension minimale qu’il est possible d’appliquer à ses
du débutant même le plus inexpérimenté ! bornes pour l’activer.

Si, à présent, nous vous demandions d’exciter un relais qui Pour satisfaire cette curiosité, vous trouverez dans le tableau
consomme 60 à 80 mA avec une porte logique qui ne peut 1, les tensions minimale et maximale que nous pouvons
fournir, sur sa sortie, un courant supérieur à 15 mA ou bien appliquer à sa bobine, tout en garantissant un fonctionne-
quel schéma adopter pour l’exciter en appuyant sur un bou- ment normal.
ton poussoir et le mettre au repos en appuyant sur un second
bouton poussoir, nombre d’entre vous, pourraient déjà se Tension de Tension Tension
trouver en difficulté. travail du relais minimale maximale
5,0 volts 3,5 volts 7,0 volts
Dans cet article, en plus des explications pour résoudre ce 6,0 volts 4,5 volts 8,0 volts
problème (et bien d’autres !), nous vous présentons aussi 12,0 volts 9,0 volts 15,0 volts
diverses applications intéressantes. 24,0 volts 19,0 volts 28,0 volts
48,0 volts 36,0 volts 56,0 volts
Commençons donc immédiatement par vous dire qu’avec
les contacts d’un relais, nous pouvons allumer ou éteindre Si vous appliquez, à un relais, une tension inférieure à celle
des appareils fonctionnant avec n’importe quelles valeurs conseillée, vous pourrez l’entendre coller mais ses contacts
de tension et de courant. ne se fermeront jamais avec la pression requise et, ainsi,
ils pourront facilement vibrer.
Le seul inconvénient que présente un relais concerne ses
dimensions importantes et le léger retard existant entre la Sur un relais récupéré il n'est pas rare de ne pas trouver, sur
réception de la commande et la mise en contact de ses plots son boîtier, d'indication concernant la tension d’utilisation.

ELECTRONIQUE 68 magazine - n° 19
I N I T I AT I O N

les exciter directement avec une porte résistance R1, nous devons choisir une
digitale, car le courant maximal que valeur de :
celle-ci peut fournir en sortie est d’en-
viron 10 à 15 milliampères. (12 – 0,6) : (1,5 : 1 000) = 7 600 ohms

Si, par contre, à la sortie de la porte Comme cette valeur n’est pas stan-
logique, nous connectons un transis- dard, nous pouvons utiliser une résis-
tor, le problème sera résolu pour autant tance de 8 200 ohms.
que sur la base du transistor soit appli-
qué un courant en mesure de le faire Si, sur la base du transistor, nous appli-
passer en état de saturation. quons une tension de 5 volts prélevée
de la sortie d’un circuit intégré TTL, pour
R1, nous devons choisir une valeur de :
Le courant de saturation
(5 – 0,6) : (1,5 : 1 000) = 2 933 ohms
Le courant minimal, à appliquer sur la
base d’un transistor pour le por ter à Comme cette valeur n’est pas stan-
saturation, se calcule avec la formule : dard, nous pouvons tranquillement uti-
liser une résistance de 2 700 ohms ou
Figure 1 : Les relais équipés d’un milliampères base = IC : hfe de 3 300 ohms.
seul inverseur (voir figure 8) ont 3 IC = courant collecteur
bornes en plus des deux de la hfe = gain du transistor La résistance R2, connectée entre la
bobine d’excitation. Ceux ayant un base du transistor et la masse, sert
double inverseur ont 6 bornes (voir Sachant que le courant maximal néces- seulement pour forcer la base au
figure 10) et ceux avec un triple saire pour exciter normalement un niveau logique 0.
inverseur ont 9 bornes en plus des relais dépasse rarement les 80 mA,
deux de la bobine.
nous pouvons nous baser sur cette Comme cette valeur n’est pas critique,
valeur pour calculer le courant à appli- nous pouvons utiliser une résistance
Pour déterminer la valeur de la tension quer sur la base du transistor. comprise entre 27000 et 68000 ohms.
d’excitation d’un relais, il suffit de mesu-
rer la valeur ohmique de sa bobine. Si nous avons un transistor qui à un
hfe de 70, nous devons faire parvenir
Exciter un relais avec
Dans le tableau 2, vous trouverez les sur la base, un courant de : une tension supérieure
valeurs ohmiques minimale et maxi- à celle prévue
male des relais les plus communément 80 : 70 = 1,14 milliampère
utilisés dans le domaine électronique. Si nous disposons d'un relais en 6 volts
En utilisant un courant et que nous voulons l’utiliser dans un
Tension de Résistance Résistance supérieur à celui requis, circuit alimenté avec une tension supé-
travail du relais minimale maximale nous pourrons même por- rieure, par exemple 18 volts, cela n'est
5 volts 40 ohms 80 ohms ter à saturation les tran- possible que si nous plaçons une diode
sistors ayant un faible zener ou une résistance chutrice en
6 volts 90 ohms 130 ohms
gain, sans les endomma- série dans sa bobine.
12 volts 120 ohms 350 ohms
ger. Ainsi, nous conseillons
24 volts 650 ohms 1 000 ohms
de toujours considérer, Si nous utilisons une diode zener (voir
48 volts 2 500 ohms 4 000 ohms
dans les calculs, un cou- figure 3), sa tension de travail sera cal-
Connaissant les volts d’excitation et la rant de base de 1,5 mA. culée en soustrayant la valeur de la ten-
valeur ohmique de la bobine, nous pou- sion du relais à la tension présente
vons calculer le courant consommé par Pour envoyer sur la base du transistor, dans le circuit.
le relais lorsqu’il est excité en utilisant le courant adéquat, nous devons pla-
la formule : cer une résistance en série (voir R1 sur Ainsi, si nous avons un relais de 6 volts
la figure 2), dont la valeur peut être cal- à alimenter avec une tension de 18
milliampères = (volts : ohms) x 1 000 culée en utilisant la formule : volts, nous devons utiliser une diode
zener de :
Ainsi, un relais de 6 volts, dont la ohms R1 = (Vin – 0,6) : (ib : 1 000)
bobine présente une résistance de 95 18 – 6 = 12 volts
ohms, consommera un courant de : Vin = est la valeur de la tension que
nous appliquons sur la base du tran- Pour calculer la puissance que doit
(6 : 95) x 1 000 = 63 milliampères sistor, avoir cette diode zener, nous pouvons
0,6 = est la chute de tension base- utiliser la formule suivante :
Un relais de 12 volts, dont la bobine émetteur, qui est normalement d’envi-
présente une résistance de 160 ohms, ron 0,6 volt, watts =
consommera un courant de : ib = est le courant qu’il faut appliquer (volts relais : ohms relais) x volts zener
sur la base du transistor, courant qui,
(12 : 160) x 1 000 = 75 milliampères comme nous venons de le dire, est fixé Ainsi, si nous avons un relais de 6 volts
à 1,5 mA. avec une bobine de 100 ohms, nous
Comme la majeure par tie des relais devons utiliser une diode zener de 12
consomme des courants supérieurs à Si, sur la base du transistor, nous appli- volts pouvant dissiper une puissance
60 milliampères, nous ne pourrons pas quons une tension de 12 volts, pour la de :

ELECTRONIQUE 69 magazine - n° 19
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(6 : 100) x 12 = 0,72 watt Ainsi, si nous avons un relais de 6 volts Nous utiliserons donc une résistance
à alimenter avec une tension de 18 de 1 watt.
Nous choisirons donc une diode zener volts, nous devons créer une chute de
de 1 watt. tension de :
La diode en
Si, à la place de la diode zener, nous 18 – 6 = 12 volts parallèle sur la bobine
voulons insérer une résistance en série
(voir figure 4), pour calculer sa valeur Connaissant la valeur de la tension à Dans tous les circuits qui utilisent des
ohmique, nous devons procéder à deux faire chuter, nous mesurons la résis- relais, nous trouvons une diode au sili-
opérations simples. tance ohmique du relais et en admet- cium reliée en parallèle sur la bobine
tant avoir trouvé 100 ohms, nous pou- (voir figure 5). Vous vous êtes certai-
Avec la première, nous soustrayons de vons calculer la valeur de la résistance nement demandés quelle était sa rai-
la tension d’alimentation la tension de à connecter en série dans la bobine, son d'être.
travail du relais, puis, connaissant la en utilisant la formule :
tension à faire chuter et la résistance Tout le monde ne sait pas que lors-
ohmique du relais, nous pouvons cal- ohms = volts à chuter : qu’on coupe la tension d’excitation qui
culer la valeur de la résistance à pla- (volts relais : ohms relais) a été appliquée à une quelconque
cer en série dans la bobine du relais. charge inductive, aux bornes de la
En insérant les données déjà connues bobine, se manifeste une surtension,
12 V nous obtenons : dont les pics peuvent dépasser de 50
fois la valeur de la tension d’alimen-
RELAIS
12 : (6 : 100) = 200 ohms tation (voir figure 6).
DS1
Cette valeur n’étant pas standard, nous Ainsi, si nous avons un relais excité avec
pouvons adopter la valeur de 220 ohms. une tension de 12 volts, dès que nous
R1
C coupons l’alimentation aux bornes de sa
B
Vin TR1 Pour calculer la puissance que doit dis- bobine nous trouvons un pic de surten-
R2
E
siper cette résistance, nous vous sion qui peut atteindre plus de 600 volts.
conseillons d’utiliser cette formule :
Si, pour exciter un relais, nous utilisons
Watt = un transistor, ces pics de sur tension
Figure 2 : Si, pour exciter un relais, (volts à chuter x volts à chuter) : ohms successifs peuvent facilement le mettre
nous utilisons un transistor, nous hors d’usage.
devons appliquer sur sa base, un Sachant que la chute de tension est
courant en mesure de le porter à de 12 volts et que la résistance reliée Ces très rapides impulsions de sur-
saturation (lire le texte). en série avec le relais doit avoir une tension, peuvent êtres vues sur l’écran
valeur de 220 ohms, nous devons la d’un oscilloscope mais ne sont pas
R1 = 8 200 Ω choisir d’une puissance qui ne soit pas mesurables avec un multimètre.
R2 = 47 000 Ω inférieure à :
DS1 = Diode 1N4007 En connectant, en parallèle sur la
TR1 = Transistor NPN (12 x 12) : 220 = 0,65 watt bobine du relais, une diode au silicium
ayant une tension de travail supérieure
à 600 volts, par exemple une 1N4004
18 V 18 V ou une 1N4007, nous éliminons ces
pics de surtension en évitant ainsi la
DZ1 R3 destruction du transistor.
RELAIS RELAIS
Parfois, dans certains schémas élec-
DS1 DS1 triques, nous trouvons également, reliée
en parallèle à la diode au silicium, une
diode LED alimentée par l’intermédiaire
C C
R1 B R1 B d’une résistance (voir figure 7).
Vin TR1 Vin TR1
E E
R2 R2 Cette diode LED est placée dans les
circuits où il est utile de visualiser l'ex-
citation du relais, car elle ne s'allumera
que dans cette condition seulement.
Figure 3 : Peu de gens savent que Figure 4 : Pour exciter un relais avec
l’on peut exciter un relais avec une une tension supérieure à sa tension
tension supérieure à sa tension de de service, nous pouvons remplacer La valeur ohmique de la résistance à
service, uniquement en insérant une la diode zener par une résistance connecter en série à la diode LED est
diode zener en série dans sa bobine. ordinaire de 1 ou 2 watts. calculée grâce à la formule suivante :

R1 = 8 200 Ω R1 = 8 200 Ω ohms = (Vcc – 1,5) : 0,015


R2 = 47 000 Ω R2 = 47 000 Ω
DS1 = Diode 1N4007 R3 = Voir texte Vcc = tension d’alimentation
DZ1 = Diode zener (voir texte) DS1 = Diode 1N4007 1,5 = chute de tension dans la LED
TR1 = Transistor NPN TR1 = Transistor NPN 0,015 = courant moyen consommé
par la LED

ELECTRONIQUE 70 magazine - n° 19
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12 V PIC DE 600 V 12 V
SURTENSION
RELAIS RELAIS
RELAIS R3
DIODE
LED A K A
DL1
DS1
A K K DS1

C
C R1 B
R1 B Vin TR1
Vin TR1 E
E
R2
R2

Figure 6 : Chaque fois que le tran-


sistor coupe la tension d’alimenta- Figure 7 : En connectant une diode
Figure 5 : En parallèle sur la bobine tion de la bobine du relais, un pic dans le collecteur, en parallèle sur
d’un relais, nous trouvons toujours de tension est généré. Ce pic (sur- la bobine du relais, nous ne courons
une diode au silicium dont la tension) peut dépasser 600 volts. pas le risque de mettre hors service
cathode est orientée vers la tension le transistor. La diode LED
positive de l’alimentation. connectée, elle aussi, en parallèle
La diode LED, sera connectée avec sa sur la diode DS1, s'allume lorsque
R1 = 8 200 Ω patte la plus longue (l'anode) vers le le relais est excité. Remarquez que
R2 = 47 000 Ω positif de l’alimentation, sinon, elle ne son anode, via R3, est raccordée au
DS1 = Diode 1N4007 peut pas s’allumer (voir figure 7). positif de l'alimentation. Dans le cas
contraire, elle ne s'allumerait pas.
TR1 = Transistor NPN

Les contacts du relais R1 = 8 200 Ω


Ainsi, si nous avons un circuit alimenté R2 = 47 000 Ω
avec une tension de 12 volts, nous Dans tous les relais classiques, nous R3 = 680 Ω
devons utiliser une résistance de : trouvons 3 bornes de sortie, qui font DS1 = Diode 1N4007
office d’inverseur (voir figure 8). DL1 = Diode LED
(12 – 1,5) : 0,015 = 700 ohms TR1 = Transistor NPN
La lamelle centrale, (C, le commun) est
Cette valeur n’étant pas standard, nous toujours en contact avec une des deux Pour éviter cet inconvénient, il est
utilisons une résistance de 680 ohms. bornes de sortie (NF, contact norma- conseillé de placer, en parallèle sur les
lement fermé ou fermé au repos). Elle contacts de sor tie, un condensateur
Si nous voulons une luminosité supé- bascule sur le contact opposé (NO, au polyester d’une capacité de
rieure, nous pouvons utiliser une résis- contact normalement ouvert ou ouvert 10 000 pF (10 nF) (voir figure 12).
tance de 560 ohms, par contre si nous au repos) lorsque le relais est excité.
souhaitons une luminosité inférieure, Si les contacts sont utilisés pour com-
nous pouvons utiliser une résistance Si, dans votre relais, vous avez 6 mander des appareils alimentés en
de 820 ohms. bornes de sortie, plus les deux de la 220 volts le condensateur devra avoir
bobine, à l’intérieur, vous avez deux une tension de service de 600 volts.
Si nous avons un circuit alimenté avec inverseurs (voir figure 10).
une tension de 5 volts, nous devons Si les contacts sont utilisés pour com-
utiliser une résistance de : Sur le corps du relais, il devrait toujours mander des appareils alimentés avec
y avoir indiqué la valeur en ampères que une tension ne dépassant pas 40 volts,
(5 – 1,5) : 0,015 = 233 ohms les contacts peuvent supporter : 0,5, le condensateur pourra avoir une ten-
1, 2, 3, 5, 10, etc. ampères. sion de service de 100 volts.
On utilisera une valeur standard de 220
ohms. Si, au collage du relais, les contacts
sont parcourus par des courants ou des
Comment
Si nous souhaitons une luminosité plus tensions élevés, on peut facilement avoir alimenter un relais avec
forte, la résistance sera de 180 ohms, des rebonds (voir figure 11) en mesure une tension alternative ?
pour une luminosité plus faible, elle de provoquer des étincelles qui, au fil
sera de 270 ohms. du temps, pourraient les endommager. Si nous alimentons directement un
relais avec une tension alternative pré-
levée au secondaire en 8, 9 ou 10 volts
REPOS NF EXITATION NF
RELAIS RELAIS
C C RELAIS

NO NO

Figure 8 : Lorsqu’un relais est au Figure 9 : Lorsque le relais est


repos, la borne centrale (C, le com- activé, la borne centrale (C, le
mun) de l’inverseur est en contact commun) de l’inverseur commute Figure 10 : Il existe des relais
avec la borne supérieure, ce qui sur le contact de la borne inférieure, équipés de deux inverseurs (trois,
donne le contact NF (normalement qui est le contact NO (normalement quatre et quelquefois plus), utiles
fermé ou fermé au repos). ouvert ou ouvert au repos). pour commuter des circuits séparés.

ELECTRONIQUE 71 magazine - n° 19
I N I T I AT I O N

tée en série dans la base, devra avoir


une valeur ohmique comprise entre
RELAIS RELAIS C1
8 200 et 10 000 ohms.
C2
Si nous voulons que le relais demeure
toujours au repos et ne soit excité que
lorsqu’on appuie sur le poussoir P1,
Figure 12 : En plaçant des nous devons utiliser une seconde porte
Figure 11 : A la fermeture des contacts,
condensateurs au polyester NAND (voir IC1-B, figure 15), montée
il se produit toujours des rebonds, qui
(voir C1-C2), ayant une capa-
génèrent de petites étincelles (arcs). Si en inverseur.
cité de 10 000 pF sur les
aucune précaution n'est prise, les
contacts de sortie du relais,
contacts seront rapidement détériorés. Comme porte NAND TTL, nous pouvons
nous éviterons ces étincelles.
utiliser des circuits intégrés SN7400.
Par contre, comme porte NAND CMOS
d’un transformateur alimenté à partir une tension positive. Cette tension posi- il faudra utiliser des circuits intégrés
du secteur 220 volts, celui-ci se mettra tive porte la base du transistor NPN à CD4011 (voir figure 17 et 18).
à vibrer à une fréquence de 50 hertz. saturation, excitant ainsi le relais.
Comme transistor, nous pouvons choi-
Pour palier cet inconvénient, nous pou- Lorsque nous appuyons le poussoir P1, sir un quelconque NPN de moyenne
vons connecter en série avec la tension nous appliquons un niveau logique haut puissance en mesure de débiter un cou-
alternative, une diode au silicium de 0,5 sur l’entrée qui était au niveau logique rant maximum de 100 mA.
ampère, puis lisser la tension redressée 0 et comme nous pouvons le voir sur
avec un condensateur électrolytique de la table de vérité, lorsque les deux
470 à 1 000 microfarads (voir figure 13). entrées sont au niveau logique 1, nous Une porte NOR
retrouvons un niveau logique 0 sur la et un transistor
broche de sortie. Ce niveau ne permet
De la théorie plus de maintenir le transistor en satu- Si nous réalisons le schéma visible sur
à la pratique ration, le relais retourne au repos. la figure 16, utilisant une porte NOR et
un transistor NPN, le relais demeure
Après cette brève description théorique, Si la por te NAND est un modèle TTL, toujours au repos et n'est excité que
nous vous présentons différents sché- nous devons obligatoirement l’alimenter lorsqu’on appuie sur le poussoir P1.
mas pratiques que vous trouverez sans avec une tension de 5 volts et, dans ce
doute très intéressants. cas, la résistance R2, connectée en série En fonction des niveaux logiques appli-
dans la base, devra avoir une valeur qués sur les entrées d’une porte NOR,
Dans la liste des composants de ohmique comprise entre 2 700 et 3 300 nous retrouvons les niveaux logiques
chaque schéma, nous n’avons pas pré- ohms, même si nous alimentons le tran- suivant sur sa sortie :
cisé la tension de travail du relais, car, sistor avec une tension de 12 volts.
l'alimentation étant de 12 volts, cela Entrées Sortie
sous-entend que le relais doit être un Si la porte NAND est un modèle CMOS, 0 0 1
modèle 12 volts ! nous devons obligatoirement l’alimen- 1 0 0
ter avec une tension de 12 volts et,
0 1 0
dans ce cas, la résistance R2, connec-
Une porte NAND 1 1 0
et un transistor Une des deux entrées
DS2 C1 étant forcée au niveau
Si nous réalisons le schéma visible à la T1
logique 1 par la résis-
figure 14, utilisant une porte NAND et tance R1 de 10 000
un transistor NPN, le relais demeure tou- RELAIS ohms et l’autre entrée
220 V 9 volts
jours excité. Il ne revient au repos que étant au niveau logique
lorsqu’on appuie sur le poussoir P1. 0, sur la sor tie, nous
DS1
retrouvons un niveau
En fonction des niveaux logiques appli- logique 0. Aucune ten-
qués sur les entrées d’une porte NAND, C sion n'est donc pré-
R1
nous retrouvons les niveaux logiques Vin
B
TR1 sente sur la base du
suivants sur sa sortie : E transistor NPN, celui-ci
R2 n’étant pas polarisé, il
Entrées Sortie ne peut pas exciter le
relais.
0 0 1
1 0 1 Figure 13 : Si nous voulons alimenter un relais avec Lorsque nous appuyons
0 1 1 une tension alternative, nous devons tout d’abord
redresser la tension avec une diode de 0,5 ampère,
le poussoir P1, nous
1 1 0 appliquons un niveau
puis la filtrer avec un condensateur électrolytique
de 1 000 microfarads. logique 1 sur l’entrée qui
L'une des deux entrées étant forcée au était au niveau logique
niveau logique 0 par la résistance R1 R1 = 8 200 Ω DS1 = Diode 1N4007 0 et comme nous pou-
de 10 000 ohms et l’autre entrée étant R2 = 47 000 Ω DS2 = Diode 1N4007 vons voir sur la table de
au niveau logique 1, sur la sortie, nous C1 = 1 000 µF TR1 = Transistor NPN vérité, lorsque les deux
retrouvons un niveau logique 1, donc entrées sont au niveau

ELECTRONIQUE 72 magazine - n° 19
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logique 0, sur la broche de sortie, nous peut utiliser n’importe laquelle des 4 le FLIP-FLOP à commuter la broche de
retrouvons un niveau logique 1. Ce portes. sortie de IC1-B sur le niveau logique 0,
niveau permet de maintenir le transis- à chaque mise sous tension.
tor en saturation, le relais est excité.
FLIP-FLOP Sans ces deux composants, nous pou-
Si la por te NOR est un modèle TTL, avec portes NAND vons retrouver en sor tie, indifférem-
nous devons obligatoirement l’alimen- ment, un niveau logique 1 ou 0.
ter avec une tension de 5 volts et, dans Sur le schéma donné en figure 14, où
ce cas, la résistance R2, connectée en une seule porte NAND est utilisée, le Si, pour réaliser ce schéma, nous uti-
série avec la base, devra avoir une relais demeure toujours excité et ne lisons des portes NAND TTL, la résis-
valeur ohmique comprise entre 2 700 retombe qu'en appuyant sur P1. tance R3 doit avoir une valeur de 2 700
et 3 300 ohms, même si nous alimen- ou 3 300 ohms, par contre, si nous uti-
tons le transistor avec une tension de Sur le schéma donné en figure 15, où lisons des portes NAND CMOS, la résis-
12 volts. deux por tes NAND sont utilisées, le tance R3 doit avoir une valeur de 8 200
relais demeure toujours au repos jus- ou 10 000 ohms.
Si la porte NOR est un modèle CMOS, qu’à ce qu’on appuie sur P1.
nous devons obligatoirement l’alimen-
ter avec une tension de 12 volts et, Si on veut réunir ces deux possibilités, FLIP-FLOP
dans ce cas, la résistance R2, connec- il convient d’utiliser un circuit FLIP-FLOP avec portes NOR
tée en série avec la base, devra avoir du type SET-RESET, qui, comme cela
une valeur ohmique comprise entre est visible à la figure 19, utilise deux Dans le schéma donné en figure 16,
8 200 et 10 000 ohms. portes NAND. le relais est normalement au repos et
n'est excité que lors d’un appui sur le
Si nous voulons que le relais demeure Un appui sur le poussoir P2-SET, le bouton poussoir P1. Dès que le pous-
toujours au repos et ne soit excité que relais est excité et demeure excité jus- soir est relâché, le relais revient au
lorsqu’on appuie sur le poussoir P1, qu’à ce qu’on appuie sur le bouton repos.
nous devons utiliser une porte NAND poussoir P1-RESET.
(voir IC1-B, figure 15) montée en inver- Si vous avez besoin d’un circuit avec
seur pour suivre la porte NOR. Comme Si nous connectons la résistance R3 lequel un appui sur un bouton poussoir
porte NOR TTL, nous pouvons utiliser de la base du transistor à la sortie de permette d’exciter un relais qui
des circuits intégrés SN7402. Par la porte NAND IC1-A, au lieu de la porte demeure dans cette position jusqu’à
contre, comme por te NOR CMOS, il NAND IC1-B, le relais sera excité en ce qu’un autre bouton poussoir soit
faudra utiliser des circuits intégrés appuyant le bouton poussoir P1-RESET appuyé à son tour, vous pouvez utiliser
CD4001 (voir figure 17 et 18). et demeurera excité jusqu’à une pres- un FLIP-FLOP du type SET-RESET met-
sion sur le poussoir P2-SET. tant en œuvre des por tes NOR (voir
Dans les schémas électriques nous figure 20).
n’avons pas repor té le numéro des La résistance R1 et le condensateur
broches d’entrée et de sortie, car on C1, connectés sur l’entrée de la porte En appuyant le poussoir P2-SET, le
NAND sur laquelle se relais est excité et demeure excité jus-
trouve le bouton pous- qu’à ce que le poussoir P1-RESET soit
soir RESET, contraignent appuyé à son tour.
Vcc 12 V
RELAIS

DS1
Vcc 12 V
RELAIS
IC1
P1 14
C
R2 DS1
B
TR1
E IC1-A IC1-B
7
R3 P1 14
R1 C
R2 B
TR1
E
7 R3
R1
Figure 14 : Pour exciter un relais avec une porte
NAND, nous devrons connecter un transistor NPN
sur sa sortie. Si la porte NAND est en CMOS, pour
la résistance R2, nous utiliserons une valeur de
8 200 ohms, si elle est en TTL, nous conseillons Figure 15 : Si nous voulons exciter le relais en appuyant sur P1,
d’utiliser une valeur de 2 700 ou 3 300 ohms. nous devrons utiliser deux portes NAND (voir IC1-A et IC1-B).

R1 = 10 000 Ω R1 = 10 000 Ω
R2 = Voir texte pour TTL ou CMOS R2 = Voir texte pour TTL ou CMOS
R3 = 47 000 Ω R3 = 47 000 Ω
DS1 = Diode 1N4007 DS1 = Diode 1N4007
TR1 = Transistor NPN TR1 = Transistor NPN
IC1 = Porte NAND TTL ou CMOS IC1 = Porte NAND TTL ou CMOS
P1 = Poussoir P1 = Poussoir

ELECTRONIQUE 73 magazine - n° 19
I N I T I AT I O N

En connectant la résistance R3 de la crépusculaire simple, qui com-


base du transistor à la sor tie de la Vcc 12 V mandera le relais lorsque la lumière
porte NOR IC1-A, au lieu de la porte RELAIS ambiante descendra en dessous
NOR IC1-B, le relais sera excité en d’une certaine valeur.
appuyant le poussoir P1-RESET et R1 DS1
demeurera excité jusqu’à ce qu’inter- Sur les contacts du relais, sera
vienne un appui sur le poussoir P2-SET. IC1 connectée la lampe que nous vou-
P1 14 C
R2 B lons allumer, à la tombée de la
TR1
La résistance R1 et le condensateur E
nuit, par exemple.
7
C1 connectés sur l’entrée de la porte R3

NOR où se trouve le poussoir RESET, Pour réaliser ce circuit, il faut uti-


obligent le FLIP-FLOP à commuter la liser un amplificateur opération-
broche de sortie d’IC1-B sur le niveau nel du type LM358 et un transis-
Figure 16 : Pour exciter un relais avec une
logique 0, à chaque fois que le circuit porte NOR, nous devrons connecter un tor NPN.
est mis sous tension. transistor NPN sur sa sortie. Une des deux
entrées de la porte NOR est connectée à Le circuit LM358, renferme deux
Sans ces deux composants, nous pou- la masse et l’autre au positif à travers la amplificateurs opérationnels (voir
vons retrouver en sortie, indifférem- résistance R1. figure 25), un de ceux-ci n’est pas
ment, un niveau logique 1 ou 0. utilisé.
R1 = 10 000 Ω
Si dans ce schéma, nous utilisons des R2 = Voir texte pour TTL ou CMOS Dans ce circuit, nous ne pouvons
por tes NOR TTL, la résistance R3 R3 = 47 000 Ω pas utiliser des amplificateurs
connectée sur la base doit avoir une DS1 = Diode 1N4007 opérationnels du type TL081,
valeur de 2 700 à 3 300 ohms ; par TR1 = Transistor NPN LF351, UA141, UA741 ou
contre, si nous utilisons des portes IC1 = Porte NOR TTL ou CMOS d’autres équivalents, car ils doi-
NOR CMOS, cette résistance doit avoir P1 = Poussoir vent êtres alimentés avec une ten-
une valeur de 8 200 à 10 000 ohms. sion symétrique.
la figure 21, nous pouvons exciter le
Exciter un relais lorsque la température dépas- Les deux résistances R2 et R3,
sera une certaine valeur. Lorsque cette connectées sur l’entrée inverseuse (–)
relais lorsque (voir figure 21 et 22), nous ser vent
température redescendra au-dessous
la tension dépasse du seuil que nous avons prédéfini, le pour obtenir une tension que nous
une valeur donnée relais reviendra au repos. appellerons tension de référence ou
de seuil.
Dans de nombreuses applications, il Ce circuit pourrait être utile pour com-
peut être intéressant de disposer d’un mander un ventilateur destiné au Tant qu'il n’arrive aucune tension
circuit permettant d’exciter un relais, refroidissement d'un dissipateur ther- dépassant la valeur de la tension de
uniquement lorsque la tension Vin, mique ou bien pour actionner l'aver- référence sur l’entrée non-inverseuse
appliquée sur la broche non-inverseuse tisseur acoustique d’une étuve ou d'un (+), nous retrouvons un niveau logique
(+), dépasse une certaine valeur et qui, four lorsque sa température dépas- 0 sur la broche de sor tie. Dans ces
automatiquement, le ramène au repos sera le seuil que nous avons prédé- conditions, le transistor TR1 n’étant
lorsque cette tension descend au-des- terminé. pas polarisé, il ne pourra pas exciter
sous d’un seuil que nous pouvons fixer le relais connecté sur son collecteur.
nous-mêmes. Ce circuit, s’il se trouve La valeur de la résistance R1 n’a pas
connecté à la sortie d’une alimenta- été reportée dans la liste des compo- Lorsque, sur l’entrée non-inverseuse,
tion stabilisée, pourra couper son ali- sants, car elle doit avoir la même valeur arrive une valeur de tension supérieure
mentation secteur dans l’éventualité ohmique que la résistance NTC. à celle présente sur l’entrée inverseuse,
où la tension de sortie dépasserait un nous retrouvons un niveau logique 1
seuil prédéfini. Si, à la place de la NTC, nous utilisons sur la broche de sor tie et, dans ces
une photorésistance en la connectant conditions, le transistor TR1 passe en
En utilisant une résistance NTC, comme cela est visible sur la figure 22, saturation, excitant le relais connecté
connectée comme cela est visible sur nous pouvons réaliser un interrupteur dans son collecteur.

VCC 13 12 11 10 9 8 VCC 13 12 11 10 9 8 VCC 13 12 11 10 9 8 VCC 13 12 11 10 9 8

1 2 3 4 5 6 GND 1 2 3 4 5 6 GND 1 2 3 4 5 6 GND 1 2 3 4 5 6 GND

4011 4001 7400 7402

Figure 17 : Brochages, vus de dessus, des deux circuits Figure 18 : Brochages, vus de dessus, des deux circuits
intégrés CMOS 4011 et 4001. Le circuit intégré 4011 intégrés TTL, 7400 et 7402. Le circuit intégré 7400
contient quatre portes NAND et le 4001, quatre portes contient quatre portes NAND et le 7402 quatre NOR. La
NOR. La broche Vcc est connectée au positif de broche Vcc est connectée à une tension positive de 5
l’alimentation et la GND à la masse. volts et la GND à la masse.

ELECTRONIQUE 74 magazine - n° 19
I N I T I AT I O N

La valeur de la tension de référence ou


de seuil, se calcule avec la formule : 12 V

Volts référence = (Vcc x R3) : (R3 + R2)


C2

Vcc = tension d’alimentation d’IC1 R1 R2 IC1-A RELAIS


RESET DS1 14
R2, R3 = valeur en kilohms des deux
résistances P1
C1 DS2

En admettant alimenter l’amplificateur


opérationnel avec une tension de 12 R3
C
SET B
volts et utiliser deux résistances R2 et TR1
R3 d’une valeur de 10 kilohms, le relais P2 7
E
R4
sera excité lorsque nous appliquerons, IC1-B
sur l’entrée non-inverseuse, une ten-
sion dépassant les :
Figure 19 : Schéma électrique d’un FLIP-FLOP qui utilise deux portes NAND
(12 x 10) : (10 + 10) = 6 volts CMOS. Le poussoir P2-SET, sert pour exciter le relais, par contre le bouton
poussoir P1-RESET, sert à le mettre au repos. Si vous utilisez des portes NAND
Si, pour la résistance R2, nous utili- TTL, rappelez-vous qu’elles sont alimentées en 5 volts maximum.
sons une valeur de 22 kilohms et pour
la résistance R3 une valeur de 1,8 R1 = 10 000 Ω DS1 = Diode 1N4150
kilohm, le relais ne sera excité que R2 = 10 000 Ω DS2 = Diode 1N4007
lorsque nous appliquerons, sur l’entrée R3 = 8 200 Ω TR1 = Transistor NPN
non-inverseuse, une tension de : R4 = 47 000 Ω IC1 = Porte NAND CMOS
C1 = 10 000 pF P1 = Poussoir RESET
(12 x 1,8) : (1,8 + 22) = 0,9 volt C2 = 100 µF P2 = Poussoir SET

Comme nous savons que toutes les


résistances ont une tolérance, si nous un niveau logique 1 sur la broche de 0 sur la broche de sor tie. Dans ces
avons besoin d’une tension de réfé- sor tie. Dans ces conditions, le tran- conditions, le transistor TR1 n'étant
rence très précise, il convient d’appor- sistor TR1 passe en saturation, ce qui plus conducteur, le relais n'est plus
ter une petite modification au circuit. permet d’exciter le relais connecté dans excité.
son collecteur.
Pour R2, nous pouvons utiliser une résis- La valeur de la tension de référence se
tance fixe de 22 000 ohms ; par contre, Lorsqu'une tension de valeur supé- calcule avec la formule suivante :
pour la résistance R3, nous connecte- rieure à celle présente sur l’entrée non-
rons un petit trimmer de 47 000 ohms, inverseuse parvient sur l’entrée inver- Volts référence =
que nous réglerons de manière à obte- seuse, nous trouvons un niveau logique (Vcc x R3) : (R3 + R2)
nir, sur l’entrée inverseuse, une tension
de référence précise.
12 V
Mettre au repos
un relais lorsque C2
la tension dépasse RESET
C1
IC1-A RELAIS
14
une valeur donnée
P1
DS1 DS2
R1
Dans quelques applications, il peut être
intéressant de disposer d’un circuit
dont le relais soit excité immédiate- SET R3 B
C

ment et ne revienne au repos que TR1


lorsque la tension Vin, appliquée sur P2 7
E

R2 R4
l’entrée, dépasse une certaine valeur. IC1-B
Bien entendu, le relais sera de nou-
veau excité lorsque cette tension redes-
cendra en dessous du seuil que nous
Figure 20 : Schéma électrique d’un FLIP-FLOP qui utilise deux portes NOR CMOS.
avons prédéfini. Le poussoir P2-SET, sert pour exciter le relais, par contre le bouton poussoir
P1-RESET, sert à le mettre au repos. Si vous utilisez des portes NOR TTL, rappelez-
Pour obtenir cette condition, il suffit d’ap- vous qu’elles sont alimentées en 5 volts maximum.
pliquer les deux résistances R2 et R3
sur l’entrée non-inverseuse de l’amplifi- R1 = 10 000 Ω DS1 = Diode 1N4150
cateur opérationnel IC1 et la tension Vin R2 = 10 000 Ω DS2 = Diode 1N4007
sur l’entrée inverseuse (voir figure 24). R3 = 8 200 Ω TR1 = Transistor NPN
R4 = 47 000 Ω IC1 = Porte NOR CMOS
Tant que, sur l’entrée inverseuse (–), C1 = 10 000 pF P1 = Poussoir RESET
la tension ne dépasse pas la valeur de C2 = 100 µF P2 = Poussoir SET
la tension de référence, nous trouvons

ELECTRONIQUE 75 magazine - n° 19
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(12 x 10) : (1,8 + 22) = 0,9 volt


12 V
Dans ce circuit aussi, il est possible
d’utiliser pour R2, une résistance de
C1 RELAIS
22 000 ohms et pour R3, un trimmer
C2
de 47 000 ohms.
NTC R2 R4
DS1
Un temporisateur
8 IC1
C
simple
R5 B
TR1
E Le circuit utilisant un NE555, visible à
R1 4
R6 la figure 26, est un temporisateur
R3
simple qui ne requiert pas l’utilisation
d’un transistor, car sa broche de sor-
tie 3 est en mesure de débiter un cou-
rant de 200 mA.
Figure 21 : Schéma électrique d’un thermostat qui utilise un amplificateur
opérationnel LM358. La valeur de la résistance R1, doit être identique à la valeur
de la NTC mesurée à une température de 25° Celsius. Le brochage du LM358 En appuyant le poussoir P1, le relais
est visible à la figure 25. est excité et demeure excité pour une
durée que nous pouvons déterminer
R1 = Voir texte C1 = 100 000 pF en modifiant la valeur de la résistance
R2 = 5 600 Ω C2 = 100 µF R2 et du condensateur C1.
R3 = 10 000 Ω trimmer DS1 = Diode 1N4007
R4 = 1 MΩ TR1 = Transistor NPN Ce circuit sera plus spécialement uti-
R5 = 8 200 Ω NTC = Résistance NTC lisé comme minuterie pour garder allu-
R6 = 47 000 Ω IC1 = Intégré LM358 mée, durant un temps donné, la
lumière d’une pièce ou la lampe d’ex-
position d’un agrandisseur ou d’une
Vcc = tension d’alimentation d’IC1 tension dépassant les : insoleuse.
R2, R3 = valeur en kilohms des deux
résistances (12 x 10) : (10 + 10) = 6 volts Pour calculer le temps durant lequel le
relais demeure excité, on peut utiliser
En admettant alimenter l’amplificateur Si, pour la résistance R2, nous utilisons la formule suivante :
opérationnel avec une tension de 12 une valeur de 22 kilohms et pour la
volts et utiliser deux résistances R2 et résistance R3 une valeur de 1,8 kilohm, temps en secondes
R3 d’une valeur de 10 kilohms, le relais le relais ne reviendra au repos que = 0,0011 x R2 x C1
reviendra au repos lorsque nous appli- lorsque nous appliquerons, sur l’entrée
querons, sur l’entrée inverseuse, une non-inverseuse, une tension de : R2 = valeur en kilohms de la résistance
C1 = valeur en microfarads du conden-
sateur
12 V
Si, dans le circuit, nous avons utilisé
une résistance de 47 kilohms et un
C1
C2 RELAIS condensateur électrolytique de 100
microfarads, le relais reviendra au
R1 R2 R4
repos après une durée de :
DS1
0,0011 x 47 x 100 = 5 secondes
8 IC1
C
R5 B
TR1 Pour augmenter la durée, il suffit d’aug-
FR1
E menter la valeur de la résistance R2
4
R6 ou bien celle du condensateur C1.
R3

Si nous voulons atteindre une durée


d’environ 42 secondes, il suffit d’uti-
liser une résistance de 82 kilohms
Figure 22 : Schéma électrique d’un interrupteur crépusculaire qui utilise une
photorésistance. Le trimmer R3 sert à déterminer le niveau d’obscurité pour et un condensateur de 470 microfa-
lequel le relais sera excité. La photorésistance FR1 et la résistance R1 peuvent rads.
être interverties.
0,0011 x 82 x 470 = 42 secondes
R1 = 22 000 Ω C1 = 100 000 pF
R2 = 5 600 Ω C2 = 100 µF Connaissant la durée que nous voulons
R3 = 10 000 Ω trimmer DS1 = Diode 1N4007 obtenir, nous pouvons calculer la valeur
R4 = 1 MΩ TR1 = Transistor NPN de la résistance R2 si nous connais-
R5 = 8 200 Ω FR1 = Photorésistance sons la valeur du condensateur C1 ou
R6 = 47 000 Ω IC1 = Intégré LM358 bien calculer la valeur du condensateur
C1, si nous connaissons la valeur de

ELECTRONIQUE 76 magazine - n° 19
I N I T I AT I O N

la résistance R2, en utilisant ces deux


formules simples : 12 V

R2 kilohms =
secondes : (0,0011 x microfarads) C2 RELAIS

C1 microfarads = C1
R2
secondes : (0,0011 x kilohms) DS1

8 IC1
Ainsi, si nous voulons obtenir une durée Vin C
R4 B
de 3 secondes, en utilisant un conden- TR1
sateur de 100 microfarads, devrons R1
E
4
choisir une résistance de : V Réf.
R5
R3

3 : (0,0011 x 100) = 27,27 kilohms

Si nous voulons obtenir une durée de


Figure 23 : Avec ce schéma, le relais ne sera excité que lorsque la tension Vin
8 secondes, en utilisant une résis- sur la broche non-inverseuse (+) dépassera la valeur de seuil présent sur la
tance de 33 kilohms, nous devrons broche inverseuse (–). En substituant un trimmer à la résistance R3, il est
choisir un condensateur électrolytique possible de faire varier la valeur du seuil.
de :
R1 = 47 000 Ω C1 = 100 000 pF
8 : (0,0011 x 33) = 220 microfarads R2 = Voir texte C2 = 100 µF
R3 = Voir texte DS1 = Diode 1N4007
Note importante : comme les conden- R4 = 8 200 Ω TR1 = Transistor NPN
sateurs électrolytiques ont des tolé- R5 = 47 000 Ω IC1 = Intégré LM358
rances qui peuvent atteindre 40 %,
nous par viendrons dif ficilement à
atteindre les durées exactes calculées R1 = valeur en kilohms de la résistance Pour augmenter la durée, il suffit d’aug-
avec les formules. C1 = valeur en microfarads du conden- menter la valeur de la résistance R1 ou
sateur du condensateur C1.
Pour obtenir des durées très précises,
il est conseillé d’utiliser, pour R2, une Si, dans le circuit, nous avons utilisé Si nous voulons exciter le relais après
valeur réduite de moitié, par rapport à une résistance de 47 kilohms et un une durée d’environ 3 secondes, il suf-
la valeur requise, puis de mettre en condensateur électrolytique de 100 fit d’utiliser une résistance de 68
série avec cette résistance, un trimmer microfarads, le relais sera excité après kilohms et un condensateur de 47
que nous pourrons régler afin d’obte- une durée de : microfarads :
nir la durée souhaitée.
0,0011 x 47 x 100 = 5 secondes 0,0011 x 68 x 47 = 3,5 secondes
Le décomptage du temps commence
à l’instant ou le bouton poussoir P1 est
relâché. Ne gardez donc pas le pous-
soir appuyé trop longtemps, mais effec- 12 V
tuez une brève pression.

C2 RELAIS
Relais à
excitation retardée R2
C1

DS1
Dans certaines applications, il peut être 8 IC1
utile que le relais soit excité avec un cer- Vin R4
C
B
tain retard. Une de ces applications est TR1
E
la connexion d'enceintes acoustiques à R1 4
R5
un amplificateur, quelques secondes V Réf. R3
après sa mise sous tension, afin d'évi-
ter le “toc” dans les haut-parleurs.

Pour réaliser un circuit qui excite un


Figure 24 : Avec ce schéma le relais demeure toujours excité et ne reviendra
relais avec un retard, nous pouvons à au repos que lorsque la tension Vin sur la broche inverseuse (–) dépassera la
nouveau utiliser le circuit intégré valeur du seuil présent sur la broche non-inverseuse (+). Lire le texte pour
NE555, en le connectant comme sur déterminer la valeur du seuil.
la figure 27.
R1 = 47 000 Ω C1 = 100 000 pF
Pour calculer le temps de retard, nous R2 = Voir texte C2 = 100 µF
pouvons utiliser la formule : R3 = Voir texte DS1 = Diode 1N4007
R4 = 8 200 Ω TR1 = Transistor NPN
temps en secondes R5 = 47 000 Ω IC1 = Intégré LM358
= 0,0011 x R1 x C1

ELECTRONIQUE 77 magazine - n° 19
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R1 kilohms = A la mise sous tension, sur l’entrée à


+V 7 6 5 +V 7 6 5 secondes : (0,0011 x microfarads) laquelle est connecté le condensateur
électrolytique C1, nous avons un niveau
C1 microfarads = logique 0. Ainsi, si nous contrôlons la
Q
F-F

R secondes : (0,0011 x kilohms) table de vérité de la porte NAND, nous


verrons qu’avec les niveaux logiques
1 2 3 GND GND 2 3 4
Le circuit à excitation retardée, peut 1-0 sur deux entrées, nous retrouvons
LM 358 NE 555 également être réalisé à l’aide de deux un niveau logique 1 sur la broche de
portes NAND CMOS, que nous pouvons sor tie. Ce niveau 1 arrivant sur les
Figure 25 : Brochages, vus de alimenter avec une tension continue entrées de la seconde porte NAND IC1-
dessus, des deux circuits intégrés qui ne soit pas inférieure à 5 volts ni B, connectée en inverseur, donne, sur
LM358 et NE555 utilisés dans les supérieure à 15 volts. la broche de sortie, un niveau logique
schémas de cet article. La broche 0 qui ne pourra pas polariser la base
+V est connectée à la tension Comme nous pouvons le voir sur la de TR1. Après quelques secondes (cela
positive d’alimentation et la broche
GND à la masse. Précisons qu'un figure 28, une des deux entrées de la dépend de la valeur de la résistance
seul des deux amplificateurs inclus porte NAND IC1-A est reliée au positif R1 et de la capacité de C1), lorsque le
dans le LM358 est utilisé. de l’alimentation, donc elle se trouve condensateur C1 se sera complète-
au niveau logique 1. Par contre, l’en- ment chargé, nous trouverons un

12 V 12 V
C3 C3
R1 R2
C1
8 4 8 4
2
DS1 RELAIS DS2 RELAIS
6
7
IC1 3
2
IC1 3

P1 6
SET 5 1 DS3
5 1 DS2
DS1 R1
C1
C2 C2

Figure 26: Schéma électrique d’un temporisateur qui utilise Figure 27 : Ce circuit permet de commander l’excitation
le circuit intégré NE555. Pour faire varier la durée de la du relais quelques secondes après la mise sous tension.
temporisation, il faut connecter un trimmer en série avec Pour faire varier ce délai, il faut modifier la valeur du
la résistance R2. condensateur électrolytique C1 ou de la résistance R1
(voir texte).
R1 = 10 000 Ω DS1 = Diode 1N4007
R2 = Voir texte DS2 = Diode 1N4007 R1 = Voir texte DS1 = Diode 1N4150
C1 = Voir texte IC1 = Intégré NE555 C1 = Voir texte DS2 = Diode 1N4007
C2 = 10 000 pF P1 = Poussoir C2 = 10 000 pF DS3 = Diode 1N4007
C3 = 100 µF C3 = 100 µF IC1 = Intégré NE555

Nous savons que tous les condensa- trée opposée est reliée au positif à tra- niveau logique 1 sur cette entrée. Ainsi,
teurs électrolytiques ont des tolérances vers la résistance R1 et le condensa- avec deux niveaux logiques 1 sur les
qui peuvent atteindre 40 %. Pour obte- teur électrolytique C1. entrées de IC1-A, nous retrouverons un
nir des temps précis, il est niveau logique 0 sa
conseillé d’utiliser pour broche de sor tie. Ce
R1, une valeur de 56 000 12 V niveau 0 arrivant sur les
ohms et de lui relier, en RELAIS entrées de la seconde
série, un trimmer de por te NAND IC1-B,
22 000 ou 47 000 ohms. DS2 connectée en inverseur,
donne, sur la broche de
DS1 R1
En réglant ce trimmer, IC1-A 14
sortie, un niveau logique
nous pouvons obtenir le R2 B
C
1, donc une tension posi-
temps de retard souhaité. TR1 tive, qui, en atteignant la
E
7 R3
base du transistor TR1,
C1 IC1-B
Connaissant le temps que pourra le por ter à satu-
nous voulons obtenir, nous ration, excitant ainsi le
pourrons calculer la valeur relais.
de la résistance R1, en Figure 28 : Un relais temporisé peut être également
connaissant la valeur du obtenu en utilisant deux portes NAND CMOS. Plus la valeur de la capa-
condensateur C1 ou bien cité du condensateur élec-
calculer la valeur du R1 = Voir texte DS1 = Diode 1N4007 trolytique C1 ou la valeur
condensateur C1 en R2 = 8 200 Ω DS2 = Diode 1N4007 de la résistance R1
connaissant la valeur de la R3 = 47 000 Ω IC1 = Porte NAND CMOS seront élevées, plus il fau-
résistance R1 en utilisant C1 = Voir texte TR1 = Transistor NPN dra de temps pour exciter
les formules suivantes : le relais.

ELECTRONIQUE 78 magazine - n° 19
I N I T I AT I O N

ON/OFF (va-et-vient) vous sera très


12 V utile.

En fait, pour celui qui se trouve à un


étage quelconque et qui désire des-
P1 C3
ON/OFF RELAIS cendre d’un étage, il suf fit qu’il
R2 actionne le poussoir qui se trouve à
C1 DS3
son étage pour allumer la lumière et,
6 8
S S
arrivé à l’étage souhaité, il lui suffit
5 1 9 13
D Q D Q d’appuyer sur le poussoir de cet étage,
IC1-A IC1-B
3 2 11 12 R4
CK Q CK Q C
R R B VCC 13 12 11 10 9 8

4
R3
10
TR1
DS2 E _ R
R1 Q
S
D
Q

DS1 R5 CK
CK

C2 _
Q
Q
S
D
R

1 2 3 4 5 6 GND

Figure 29 : En utilisant un circuit intégré CMOS type 4013, contenant deux FLIP- 4013
FLOP type “D” (voir figure 30), nous pouvons réaliser un circuit ON-OFF (va-et-
vient) permettant d’utiliser un même poussoir pour exciter ou mettre au repos Figure 30 : Brochages, vus de des-
un relais. Comme dans tout circuit de va et vient, plusieurs poussoirs peuvent sus, du circuit intégré CMOS 4013.
être montés en parallèle. Les deux FLIP-FLOP intégrés sont
indépendants et peuvent être utili-
R1 = 22 000 Ω C1 = 10 000 pF DS3 = Diode 1N4007 sés comme bon vous semble. Néan-
R2 = 10 000 Ω C2 = 100 000 pF TR1 = Transistor NPN moins, sur le schéma électrique de
la figure 29, pour vous aider dans
R3 = 47 000 Ω C3 = 100 µF IC1 = Intégré CMOS 4013 une éventuelle réalisation, nous
R4 = 8 200 Ω DS1 = Diode 1N4150 RELAIS = 12 volts avons reporté le numéro des broches
R5 = 47 000 Ω DS2 = Diode 1N4150 P1 = Poussoir et il vous faudra le respecter.

La diode connectée en parallèle à la broche de sor tie Q passe au niveau relié en parallèle avec les autres, pour
résistance R1, ser t à décharger très logique 0. Ainsi, la tension de polari- éteindre la lumière.
rapidement le condensateur électroly- sation disparaît de la base du transis-
tique lorsqu’on coupe la tension d’ali- tor qui met le relais au repos.
mentation du circuit.
Clignotant
Certains pourront se demander à quoi avec temporisation
peut servir un tel circuit. variable
Va-et-vient
Par exemple, sur chaque palier d’un Pour exciter et mettre au repos de
Si on désire un circuit permettant d’ex- immeuble, vous voulez des boutons façon continue un relais, on peut utili-
citer ou de mettre au repos un relais poussoirs pour allumer ou éteindre la ser le schéma donné à la figure 31.
en appuyant sur un seul bouton pous- lumière des escaliers, un circuit
soir, nous devons réaliser le En connectant une ou deux
circuit de la figure 29 qui uti- lampes de 12 volts ou de 220
lise un seul circuit intégré 12 V volts sur les sorties du relais,
contenant deux FLIP-FLOP du C3
nous obtenons un clignotant
type “D”. En connectant le pre- R1 simple que nous pourrons uti-
mier FLIP-FLOP IC1-A comme 2 8 4 liser pour un usage publicitaire
oscillateur monostable, chaque ou pour signaler un danger.
R2 DS1 RELAIS
fois que nous appuyons le bou-
ton poussoir P1, il sortira une R3 IC1 3
En tournant le trimmer R3 sur
impulsion de la broche de sor- 7 la valeur minimum, nous pou-
6 5 1 DS2
tie Q, qui entrera sur la broche vons obtenir environs 20 impul-
CK (clock) du second FLIP-FLOP C1 C2 sions à la minute. Par contre,
IC1-B utilisé comme oscillateur en le tournant sur sa valeur
bistable. maximum, nous obtiendrons
environ 4 impulsions à la
A la première impulsion qui Figure 31 : Avec un seul circuit intégré NE555, nous minute.
pouvons réaliser un clignotant simple. Si on a connecté
entre sur la broche CK de IC1- une ampoule sur chacune des bornes de sortie du
B, sa broche de sortie Q passe relais, à la mise sous tension, l'une s’éteindra, l’autre En augmentant la valeur de la
au niveau logique 1 et dans s’allumera et ainsi de suite. capacité du condensateur élec-
ces conditions, le transistor trolytique C1, nous réduirons le
TR1 passe en saturation, exci- R1 = 1 000 Ω C2 = 10 000 pF nombre de clignotements par
tant ainsi le relais placé dans R2 = 15 000 Ω C3 = 100 µF minute. Par contre, en réduisant
son collecteur. R3 = 100 000 Ω DS1 = Diode 1N4007 cette capacité, nous augmen-
trimmer DS2 = Diode 1N4007 tons le nombre de clignote-
A l’impulsion suivante arrivant C1 = 100 µF IC1 = Intégré NE555 ments.
sur la broche CK de IC1-B, sa ◆ N. E.

ELECTRONIQUE 79 magazine - n° 19
C O U R S D E P R O G R A M M A T I O N

• CHAPITRE II •

La programmation
programmation
des PIC16F876
de la thé
théorie à la pratique

Comme nous vous l’avions promis à la fin du précédent chapitre,


nous allons maintenant analyser quelques programmes simples
qui permettent de mieux comprendre la programmation et
l’utilisation des PIC16F87x.

ans l’apprentissage de Dans la première par tie du pro-


la programmation, rien gramme, les valeurs respectives
ne vaut l’exemple. Pour des PORT_A, PORT_B et PORT_C,
cela, nous vous propo- sont données à travers la directive
sons trois petits pro- EQU. De cette façon les ports sont
grammes que nous détaillerons. définis. Ils correspondent respec-
Pour tous nos exemples nous tivement aux registres d’adresse
ferons référence à la carte de test 05, 06 et 07.
décrite dans le chapitre I. Elle
contient, entre autres, un afficheur On définit ensuite le registre STA-
7 segments à cathode commune TUS, d’adresse 03, et ses deux
et un buzzer. bits RP0 et RP1, qui nous ser vi-
ront pour sélectionner les dif fé-
rentes banques de mémoire.
Le fichier
DEMO_01.ASM Puis c’est le tour de TRISA, TRISB,
et TRISC, qui sont les registres de
Le premier programme, configuration des ports, à travers
DEMO_01.ASM, permet de faire lesquels vous pourrez définir si les
clignoter un afficheur 7 segments pattes sont configurées en entrée
reliés au PORT_C du microcontrô- ou en sortie.
leur.
Les deux registres ADCON0 et ADCON1 gèrent le conver-
Il faudra imposer un 1 logique en sortie du microcontrôleur tisseur A/D. Notez bien que, même si le convertisseur A/D
pour allumer le segment correspondant, et un 0 pour n’est pas utilisé dans cette application, vous devez de toute
l’éteindre. façon le configurer puisque 5 lignes du PORT_A sont par-

ELECTRONIQUE 80 magazine - n° 19
tagées avec le conver tisseur analo- Si, par exemple, nous mettons les digital normal. Pour ce faire, nous
gique/digital à 10 bits, présent à l’in- quatre bits de configuration à 0, ce qui devrons donc charger en PCFG0 à
térieur du microcontrôleur. correspond à la première ligne du PCFG3 la combinaison 0110 ou bien
tableau, toutes les lignes du PORT_A 0111 puisque 011x signifie que le bit
Vous pouvez utiliser le PORT_A comme travaillent en entrées analogiques. indiqué par “x” peut être soit 0 soit 1.
un port normal digital ou bien utiliser Dans ce cas, le conver tisseur utilise
une partie des lignes comme entrées comme référence de tension la masse Le second registre utilisé par le conver-
pour le convertisseur A/D. Pour déci- (Vref– = Vss) et Vcc (Vref+ = Vdd), c’est- tisseur est le registre ADCON0, dont
der comment utiliser le PORT_A, vous à-dire la tension d’alimentation utilisée nous parlerons en détail plus tard. Pour
devrez préparer correctement certains par le microcontrôleur lui-même. l’instant, disons seulement qu’en char-
des bits du registre ADCON1. geant la valeur 0, le convertisseur est
Rappelez-vous que le microcontrôleur désactivé.
Voyons ce registre en détail. Les quatre utilisé étant à 28 pattes (PIC16F876),
bits qui nous intéressent sont les bits seules 5 entrées analogiques, dénom- Voyons maintenant en détail comment
les moins significatifs, dénommés mées AN0 à AN4, sont prévues. Les ces registres ont été initialisés en ana-
PCFG0, PCFG1, PCFG2 et PCFG3. Le entrées AN5, AN6 et AN7, qui figurent lysant la par tie de listing appelée
tableau du registre de contrôle du dans le tableau, n’existent que dans “Configuration des ports en sortie”.
convertisseur A/D (Tableau 1) montre, les PIC à 40 pattes.
en fonction des différentes combinai- Configuration des ports en sortie
sons de ces quatre bits, quelles pattes Si vous utilisez, par exemple, la com- Pour initialiser correctement les diffé-
du PORT_A deviennent entrées analo- binaison 1011, les pattes RA0, RA1 et rents registres, rappelez-vous que la
giques ou bien entrées / sorties digi- RA5 du PORT_A seront des entrées carte mémoire de ces microcontrôleurs
tales. analogiques, alors que la tension de prévoit l’utilisation de quatre banques
référence de conversion ira de Vref–, séparées.
Les deux colonnes Vref+ et Vref– font que nous appliquerons à la patte 2 du
référence à la référence de tension que PORT_A (RA2) jusqu’à Vref+, c’est-à- Pour pouvoir écrire correctement une
le conver tisseur utilisera pour effec- dire à la tension que nous applique- donnée sur un registre, vous devez
tuer la conversion A/D. Vref+ et Vref– rons à la patte 3 du PORT_A. avant tout sélectionner la bonne
peuvent coïncider avec les alimenta- banque de mémoire, en utilisant les
tions du microcontrôleur ou bien peu- Puisque, dans cette première applica- deux bits RP0 et RP1. Par exemple,
vent être des tensions appliquées à tion, le PORT_A n’est pas utilisé, nous ADCON0 se trouve dans la banque de
certaines pattes du port. l’analyserons comme si c’était un port mémoire 0. Il faut donc mettre à 0 les

;****************************************************** BSF STATUS,RP0


;*** ELM COURS PIC16C876 **** BCF STATUS,RP1 ;Travaille sur la banque 1
;*** DEMO_01.ASM **** MOVLW 07
;*** PROGRAMME POUR LE CLIGNOTEMENT DES LED **** MOVWF ADCON1 ;Toutes les broches digitales
;*** D’UN AFFICHEUR 7 SEGMENTS CONNECTE AU PORT C ****
;****************************************************** MOVLW B’11110001’
MOVWF TRISA ;Port A entrée/sortie
list p=16F876, f=inhx8m MOVLW 0
MOVWF TRISB ;Port B sortie
PORT_A EQU 05 ;Port A MOVLW 0
PORT_B EQU 06 ;Port B = registre 06h MOVWF TRISC ;Port C sortie
PORT_C EQU 07 ;Port C = registre 07h
BCF STATUS,RP0
STATUS EQU 03 ;Registre STATUS BCF STATUS,RP1

RP0 EQU 05 ;PROGRAMME PRINCIPAL


RP1 EQU 06
MAIN: MOVLW 0FFh ;Mets FF en W
TRISA EQU 085h MOVWF PORT_C ;Mets W dans PORT_C
TRISB EQU 086h CALL DELAY ;Routine de retard
TRISC EQU 087h MOVLW 0 ;Mets 0 en W
MOVWF PORT_C ;Mets sur PORT_C
ADCON0 EQU 01Fh CALL DELAY ;Retard
ADCON1 EQU 09Fh GOTO MAIN

COUNT_1 EQU 21 ;Compteur ;ROUTINE DE RETARD


COUNT_2 EQU 22 ;Compteur
DELAY: DECFSZ COUNT_1,1 ;Décrémente COUNT_1
INIT ORG 0000H GOTO DELAY ;Si n’est pas à 0, va à DELAY
GOTO START MOVLW 0FF
MOVWF COUNT_1 ;Recharge COUNT_1
START ORG 0010H DECFSZ COUNT_2,1 ;Décrémente COUNT_2
GOTO DELAY ;Si n’est pas à 0, va à DELAY
;CONFIGURATION DES PORTS MOVLW 0FF
MOVWF COUNT_1 ;Recharge COUNT_1
BCF STATUS,RP0 MOVLW 0FF
BCF STATUS,RP1 ;Travaille sur la banque 0 MOVWF COUNT_2 ;Recharge COUNT_2
MOVLW 0 RETURN ;Reviens au programme principal
MOVWF ADCON0 ;Arrête ADC
END

ELECTRONIQUE 81 magazine - n° 19
deux bits RP0 et RP1, avec les ins-
tructions BCF STATUS, RP0 (BCF = Bit
Clear File, c’est-à-dire met à 0 un bit
d’un registre) et BCF STATUS, RP1.

Le nombre 0 est ensuite chargé dans


le registre W (MOVLW 0) puis transféré
dans le registre ADCON0 (MOVWF
ADCON0).

Le registre ADCON1 se trouve par contre


dans la banque de mémoire 1. Il sera
donc nécessaire de mettre à 1 RP0 et
RP1 avant de pouvoir écrire une donnée
dans ce registre. Ceci est réalisé grâce
aux deux instructions suivantes (BSF
STATUS, RP0 et BCF STATUS, RP1).

Puis le nombre 7 (c’est-à-dire, en


binaire 00000111) est chargé dans le
registre ADCON1 pour pouvoir utiliser
tout le PORT_A comme entrée ou sor-
tie digitale.
Tableau 1 : Le registre de contrôle du convertisseur A/D
Une fois les registres du PORT_A ini-
Légende : R = bit de lecture ; W = Bit d’écriture ; U = bit non implémenté ; tialisés, on passe à la configuration du
A = entrées analogiques ; D = entrées ou sorties digitales ; (1) = lignes non por t lui-même. Nous vous rappelons
disponibles dans le microcontrôleur à 28 broches de la famille PIC 16F87x. que pour configurer une patte en entrée

;****************************************************** MOVLW 07
;**** ELM COURS PIC16C876 **** MOVWF ADCON1 ;Toutes les broches digitales
;**** DEMO_02.ASM **** MOVLW B’11110001’
;**** PROGRAMME D’ALLUMAGE SEQUENTIEL DES LED **** MOVWF TRISA ;Port A entrée
;**** D’UN AFFICHEUR 7 SEGMENTS CONNECTE AU PORT C **** MOVLW 0FFh
;****************************************************** MOVWF TRISB ;Port B sortie
MOVLW 0
list p=16F876, f=inhx8m MOVWF TRISC ;Port C sortie

PORT_A EQU 05 ;Port A BCF STATUS,RP0


PORT_B EQU 06 ;Port B = registre 06h BCF STATUS,RP1
PORT_C EQU 07 ;Port C = registre 07h
;PROGRAMME PRINCIPAL
STATUS EQU 03 ;Registre STATUS
MOVLW 01 ;Mets 1 en W
RP0 EQU 05 MOVWF SORTIE
RP1 EQU 06

TRISA EQU 085h MAIN: MOVF SORTIE,0 ;Mets SORTIE en W


TRISB EQU 086h MOVWF PORT_C ;Mets W dans PORT_C
TRISC EQU 087h CALL DELAY ;Routine de retard
BCF STATUS,CARRY ;Mets à 0 le bit de CARRY
ADCON0 EQU 01Fh RLF SORTIE ;Tourne SORTIE
ADCON1 EQU 09Fh BTFSS STATUS,CARRY ;Y a-t-il report ?
GOTO MAIN ;Pas report, va à MAIN
COUNT_1 EQU 21 ;Compteur MOVLW 01
COUNT_2 EQU 22 ;Compteur MOVWF SORTIE ;Sinon recharge 1 en SORTIE
SORTIE EQU 23 GOTO MAIN
CARRY EQU 00 ;Bit de CARRY
;ROUTINE DE RETARD
INIT ORG 0000H
DELAY DECFSZ COUNT_1,1 ;Décrémente COUNT_1
GOTO START GOTO DELAY ;Si pas à 0, va a DELAY
MOVLW 0FF
START ORG 0010H MOVWF COUNT_1 ;Charge COUNT_1
DECFSZ COUNT_2,1 ;Décrémente COUNT_2
;CONFIGURATION DES PORTS GOTO DELAY ;Si pas à 0, va à DELAY
MOVLW 0FF
BCF STATUS,RP0 MOVWF COUNT_1 ;Charge COUNT_1
BCF STATUS,RP1 MOVLW 0FF
MOVLW 0 MOVWF COUNT_2 ;Charge COUNT_2
MOVWF ADCON0 ;Ferme ADC RETURN ;Reviens au
;programme principal
BSF STATUS,RP0 END
BCF STATUS,RP1

ELECTRONIQUE 82 magazine - n° 19
ou en sortie, vous devez mettre à 0 (sortie) ou à 1 (entrée) Tout d’abord, le registre COUNT_1 est décrémenté et, si le
le bit correspondant du registre TRIS associé au port. résultat n’est pas 0, l’instruction suivante est exécutée pour
revenir à DELAY.
Voyons maintenant comment ont été initialisés les ports A,
B et C. Pour y voir plus clair, nous vous rappelons les lignes Cette série d’opérations continue jusqu’à ce que le registre
de codes relatives à l’initialisation : COUNT_1 soit arrivé à 0. L’instruction DECFSZ COUNT_1
fait alors sauter l’instruction suivante (DELAY) donc le pro-
MOVLW B’11110001’ gramme n’y revient plus mais continue, charge FF, c’est-à-
MOVWF TRISA ; PORT_A dire le nombre décimal 255 dans COUNT_1.
entrée/sortie
MOVLW 0 Le programme décrémente alors COUNT_2 et, comme pré-
MOVWF TRISB ; PORT_B sortie cédemment, si COUNT_2 ne vaut pas 0, revient à DELAY
MOVLW 0 jusqu’à cette condition. A ce moment-là, le programme conti-
MOVWF TRISC ; PORT_C sortie nue, recharge COUNT_1 et COUNT_2 avec 255 et revient
enfin au programme principal par l’instruction RETURN.

Le PORT_A prévoit trois entrées (RA0 entrée de l’amplifi- Voyons combien de temps dure cette routine de retard.
cateur, RA4 et RA5 entrées des poussoirs P1 et P2) et trois
sorties (RA1 et RA2 à l’afficheur LCD et RA3 qui, par le biais Dans notre carte de test, le microcontrôleur est géré avec
de T1, gère le buzzer). un quar tz de 4 MHz.

Le registre TRISA, mis à 11110001, configure le port comme Comme cette fréquence est divisée par 4 en interne, le
désiré. Les ports B et C sont configurés tous les deux en temps d’exécution d’un cycle machine est de 1 µs.
sorties, en chargeant 0 dans le registre TRIS respectif.
L’instruction DECFSZ occupe un cycle machine, alors que
Analysons maintenant la partie de programme marqué par l’instruction GOTO en occupe 2. Donc au total 3 µs.
l’étiquette “MAIN” soit “Programme principal” : Puisque ce cycle est répété au total 256 x 256 = 65 536
fois (nous vous rappelons qu’à chaque décrémentation
Programme principal de COUNT_2 correspondent 256 décrémentations de
COUNT_1), pour exécuter cette routine, il faudra donc
MAIN: MOVLW OFFh ; Mets FF en W 65 536 * 3 µs = 0,2 s.
MOVWF PORT_C ; Mets W dans PORT_C
CALL DELAY ; Routine de retard
MOVLW 0 ; Mets 0 dans W Le fichier DEMO_02.ASM
MOVWF PORT_C ; Mets sur PORT_C
CALL DELAY ; Retard Voyons maintenant un deuxième programme, DEMO_02.ASM,
GOTO MAIN qui permet d’allumer séquentiellement les 7 segments d’un
afficheur relié au PORT_C du microcontrôleur.
Tout d’abord, le nombre hexadécimal FF correspondant au
binaire 11111111 est chargé dans W, puis sur le PORT_C, Laissons de côté l’initialisation du microcontrôleur et la rou-
déterminant ainsi l’allumage de tous les segments de l’af- tine DELAY et passons à la construction du programme prin-
ficheur. cipal.

Ensuite, la routine de retard, DELAY, est appelée. Elle est Programme principal
nécessaire pour ralentir, de façon adéquate, l’exécution du
programme. Après cela, le nombre 00000000, qui déter- MOVLW 01 ; Mets 1 en W
mine l’extinction de l’afficheur, est chargé sur le PORT_C. MOVWF SORTIE
La routine DELAY est de nouveau appelée et le programme MAIN: MOVF SORTIE,0 ; Mets SORTIE en W
tourne donc en boucle, sautant à l’étiquette MAIN :. MOVWF PORT_C ; Mets W dans PORT_C
CALL DELAY ; Routine de retard
Le résultat est que les segments de l’afficheur clignoteront BCF STATUS,CARRY ; Met CARRY à 0
à une fréquence donnée par la routine de retard DELAY. RLF SORTIE ; Tourne SORTIE
BTFSS STATUS,CARRY ; Y a-t-il report ?
Voyons donc comment est construite cette routine. GOTO MAIN ; Sinon va à MAIN
MOVLW 01
Routine de retard MOVWF SORTIE ; Si oui mets SORTIE = 1
GOTO MAIN
DELAY DECFSZ COUNT_1,1 ; Décrémente COUNT_1
GOTO DELAY ; Si n’est pas à 0, va à DELAY Au début, le nombre 1 est chargé dans le registre SORTIE
MOVLW 0FF et sur le PORT_C, provoquant l’allumage du premier seg-
MOVWF COUNT_1 ; Recharge COUNT_1 ment. Puis la routine de retard est appelée. Avec l’instruc-
DECFSZ COUNT_2,1 ; Décrémente COUNT_2 tion suivante (BCF STATUS,CARRY), le bit de CARRY du
GOTO DELAY ; Si n’est pas à 0 va à DELAY registre STATUS est mis à 0. L’instruction RLF SORTIE tourne
MOVLW 0FF à gauche d’une position le bit registre (RLF = Rotate Left =
MOVWF COUNT_1 ; Recharge COUNT_1 tourne à gauche). Le bit le plus à gauche de SORTIE entre
MOVLW 0FF dans le CARRY, alors qu’à droite, le contenu de CARRY est
MOVWF COUNT_2 ; Recharge COUNT_2 chargé. Puisque SORTIE valait 1 au début, nous aurons
RETURN ; Reviens au programme principal. cette situation :

ELECTRONIQUE 83 magazine - n° 19
;******************************************************
Avant : SORTIE = 00000001 CARRY = 0
;**** ELM COURS PIC16C876 **** Après : SORTIE = 00000010 CARRY = 0
;**** DEMO_03.ASM ****
;**** PROGRAMME POUR FAIRE SONNER LE BUZZER **** L’instruction BTFSS SATUS,CARRY va tester la valeur du
;**** A LA FREQUENCE DE 5 KHZ **** bit de CARRY du registre STATUS et saute l’instruction sui-
;******************************************************
vante s’il la trouve à 1. Dans le cas contraire, il exécute
list p=16F876, f=inhx8m l’instruction GOTO MAIN qui fait de nouveau tourner le pro-
gramme en boucle.
PORT_A EQU 05 ;Port A
PORT_B EQU 06 ;Port B = registre 06h Au deuxième tour, nous aurons donc cette situation :
PORT_C EQU 07 ;Port C = registre 07h

STATUS EQU 03 ;Registre STATUS Avant : SORTIE = 00000010 CARRY = 0


Après : SORTIE = 00000100 CARRY = 0
RP0 EQU 05
RP1 EQU 06 Après 7 décalages, par contre la situation sera la suivante :
TRISA EQU 085
TRISB EQU 086 Avant : SORTIE = 10000000 CARRY = 0
TRISC EQU 087 Après : SORTIE = 00000000 CARRY = 1
ADCON0 EQU 01F
ADCON1 EQU 09F
Le 1 est “sorti” du registre et a fini dans la CARRY. Si le
programme continuait normalement, l’afficheur resterait
COUNT_1 EQU 21 ;Compteur éteint (SORTIE = 0); mais comme le CARRY vaut 1, l’ins-
COUNT_2 EQU 22 ;Compteur truction GOTO MAIN n’est pas exécutée et le programme
continue avec les instructions suivantes (MOVLW 01,
INIT ORG 0000
GOTO START MOVWF SORTIE et GOTO MAIN).

START ORG 0010 En fait, la condition de départ est rétablie, chargeant de


nouveau 1 dans le registre SORTIE et revenant à MAIN.
;CONFIGURATION DES PORTS

BCF STATUS,RP0
BCF STATUS,RP1 Le fichier DEMO_03.ASM
MOVLW 0
MOVWF ADCON0 ;Arrête ADC Passons au dernier programme, DEMO_03.ASM, qui per-
met de générer un son au moyen d’un buzzer raccordé au
BSF STATUS,RP0
BCF STATUS,RP1 PORT_A du microcontrôleur. Ici encore, nous allons lais-
MOVLW 07 ser de côté l’initialisation (toujours pratiquement identique
MOVWF ADCON1 ;Toutes les broches digitales aux précédentes) pour voir tout de suite le programme prin-
cipal qui, comme d’habitude, commence à l’étiquette MAIN.
MOVLW B’11110001’
MOVWF TRISA ;Port A entrée
MOVLW 0 Programme principal
MOVWF TRISB ;Port B sortie
MOVLW 0 MAIN: BSF PORT_A,3
MOVWF TRISC ;Port C sortie CALL DELAY50US
CALL DELAY50US
BCF STATUS,RP0 BCF PORT_A,3
BCF STATUS,RP1
CALL DELAY50US
MOVLW 0 CALL DELAY50US
MOVWF PORT_B GOTO MAIN
MOVWF PORT_C

;Programma principale

MAIN: BSF PORT_A,3


CALL DELAY50US
CALL DELAY50US
BCF PORT_A,3
CALL DELAY50US
CALL DELAY50US
GOTO MAIN

;ROUTINE DE RETARD

DELAY50US
MOVLW D’14’ ;1 us
MOVWF COUNT_1 ;1 us
DELAY1
DECFSZ COUNT_1,1 ;3 x 14 = 42 us
GOTO DELAY1 ;Si pas à 0, va à DELAY1 1 us
NOP ;1 us
RETURN ;Reviens au programme principal

END

ELECTRONIQUE 84 magazine - n° 19
Pour faire générer un son, vous devez tructions qui durent chacune exacte- ABONNEZ-VOUS A
fournir, sur la patte RA3, un signal carré ment 1 µs. Dans DELAY1, COUNT_1
(alternance de niveaux logiques hauts est décrémenté jusqu’à ce qu’il
et bas). devienne 0.

En effet, le programme fait exactement Comme nous l’avons dit précédem-


cette opération : il met à 1 le bit 3 du ment, DECFSZ dure un cycle machine logique haut que pour le niveau logique
PORT_A (BSF PORT_A,3), rappelle deux alors que GOTO dure deux cycles bas, l’onde carrée en sortie de la patte
fois la routine DELAY50US, met à 0 le machine. Au total, nous avons 3 cycles du microcontrôleur aura une période
même bit (BCF PORT_A,3), rappelle machine qui, répétés 14 fois, font 42 d’exactement 200 µs, à laquelle cor-
encore deux fois la routine de retard cycles machine, c’est-à-dire 42 µs. Les respond une fréquence de 5 kHz, ce
et revient au programme principal. deux instructions NOP ajoutent 2 µs de qui donnera une note assez aiguë au
retard et RETURN encore 2. Au total son généré par le buzzer.
La routine DELAY50US est une routine nous avons donc 2 + 42 + 2 + 2 = 48
qui prend exactement 50 µs pour être cycles machine.
exécutée. Voyons maintenant comment Le prochain chapitre
elle est construite : Rappelez-vous en outre que lorsque la
routine est appelée, Dans le chapitre III, nous étudierons
DELAY50US l’instruction CALL un programme permettant de piloter
MOVLW D’14’ ; 1 µs occupe à son tour 2 l’afficheur LCD.
MOVWF COUNT_1 ; 1 µs cycles machine, por-
DELAY1 tant ainsi le temps
DECFSZ COUNT_1,1 ; 3 µs x 14 = 42 total à 50 µs, à partir Téléchargement
GOTO DELAY1 ; Si <> 0, va à DELAY1 du moment où la rou-
NOP ; 1 µs tine est appelée. Si Comme les programmes sont longs à
NOP ; 1 µs elle est appelée deux taper et que le risque d’erreurs de
RETURN ; Reviens au programme fois, ceci entraînera frappe existe toujours, nous avons mis
END évidemment un retard à votre disposition, en téléchargement,
de 100 µs. les programmes de cette leçon sur le
site <electronique-magazine.com>.
le nombre 14 est chargé dans le Comme ce qui vient d’être dit est
registre COUNT_1, à travers deux ins- valable aussi bien pour le niveau ◆ R. N.

ELECTRONIQUE 85 magazine - n° 19
19
LE COURS

N
ÇO

Apprendr
Appr endre
e
LE

l’é
’électr
lectronique
onique
en partant
par tant de zé
zéro
Les caractéristiques Dans la précédente leçon, nous avons commencé à faire connais-
d’un FET sance avec les FET, les transistors à effet de champ. Nous pour-
suivons par les caractéristiques et les formules de calcul pour les
Un débutant aura bien du mal à trou- étages amplificateurs.
ver tous les manuels contenant les
caractéristiques des FET. Même en Ces formules, peu nombreuses mais toutefois nécessaires, que nous
admettant qu’il les trouve, il découvrira vous donnons pour pouvoir calculer toutes les valeurs des deux résis-
qu’ils sont écrits en anglais et qu’au- tances de polarisation, contrairement à celles que vous pourriez trou-
cun d’eux n’explique comment procé- ver dans beaucoup d’autres textes, sont extrêmement simples.
der pour connaître les valeurs des résis-
tances R2 et R3.
amplifier un signal, la tension Vgs/off
Si on dispose de quelques caractéris- ne devra jamais atteindre cette valeur
tiques, il est possible de calculer, avec négative maximale dont il est question
une bonne approximation, les valeurs dans les manuels.
des résistances du Drain et de la
Source, comme nous vous l’explique- Vgs : C’est la valeur de la tension de
rons maintenant. polarisation de la Gate. Cette valeur
est fournie par un instrument que nous
Admettons qu’on ne trouve que ces décrirons plus tard.
seules caractéristiques, dans un
manuel : Yfs : C’est la valeur de la transcon-
ductance exprimée en millimho (dont
Vds = 30 volts maximum l’abréviation est mmho), équivalents
Ids = 25 mA maximum aux milliSiemens (dont l’abréviation est
Vgs/off = 4 volts mS). Cette Yfs sert à calculer le gain Vcc = tension d’alimentation du FET
Yfs = 6 milliSiemens du FET en connaissant la valeur VR2 = tension présente aux extrémi-
ohmique des résistances R2 et R3 tés de R2 du Drain
appliquées sur le Drain et sur la Ids = courant à faire passer dans le
Avant de poursuivre, il faut commencer Source. FET
par expliquer ces sigles que vous ne Vgs = tension négative sur la Gate
connaissez pas :
Les résistances
Vds : C’est la tension maximale que de Drain et de Source Note :
l’on peut appliquer entre le Drain et la Dans beaucoup de manuels, on parle
Source. Dans les transistors conventionnels, de valeur Vgs alors qu’il s’agit en fait
pour polariser la Base, il fallait calcu- de la valeur Vgs/off, et ceci peut induire
Ids : C’est le courant maximal que l’on ler la valeur de quatre résistances (voir en erreur non seulement un débutant,
peut faire passer sur le Drain. leçon 15), de façon à obtenir sur le Col- mais également un technicien expéri-
lecteur une valeur de tension égale à menté.
Vgs/off : C’est la tension négative maxi- la moitié de celle d’alimentation. Par
male à appliquer sur la Gate pour empê- contre, dans un FET, pour obtenir cette
cher le FET de fonctionner, c’est-à-dire même condition, il faut calculer la Calculer
pour empêcher le passage des élec- valeur de deux résistances seulement, la valeur de la VR2
trons entre le Drain et la Source, c’est-à-dire R2 appliquée sur le Drain
comme on le voit sur les figures 476 et R3 sur la Source (voir figure 496). Si on veut alimenter le FET avec une
et 477 (robinet fermé). Dans notre tension Vcc de 15 volts, on devra avant
exemple, si on applique sur la Gate du Pour trouver la valeur de ces deux résis- tout calculer la valeur de la tension VR2,
FET une tension négative de 4 volts, tances, il faut connaître ces quatre don- c’est-à-dire celle qui devrait théorique-
ce FET ne sera plus conducteur. Pour nées seulement : ment être présente aux extrémités de

ELECTRONIQUE 86 magazine - n° 19
LE COURS

Vcc

15 V
R2
FT1 5 600 GAIN
C2 R2 ohms 3,11 fois
C1 D
G FT1 6,5 V C2
C1 D
S G
47 000
R4
R1 ohms
R3 S 47 000
100 000 R4
R1 1 800 ohms
ohms R3
ohms

Figure 496 : Pour polariser un FET, il faut calculer la valeur


de deux résistances seulement, la R2 placée sur le Drain
et la R3 placée sur la Source. Il faut également choisir la
valeur de la R2 de 8 à 10 fois inférieure à celle de la Figure 497 : Si l’on choisit une valeur de 5 600 ohms pour
résistance R4 placée après le condensateur électrolytique R2 et de 1 800 pour R3, ce FET amplifiera les signaux
C2. appliqués sur la Gate d’environ 3,11 fois.

la résistance R2 reliée au Drain, en uti- à la valeur Vds, c’est-à-dire à la tension - 1 mA environ, si vous voulez un gain
lisant la formule : qu’on pourra mesurer entre le Drain et impor tant ou pour amplifier des
la Source. signaux dont les amplitudes sont
VR2 = (Vcc – Vgs) : 2 faibles en millivolts.
Calculer Si on veut amplifier des signaux de
Comme dans beaucoup de manuels ou
de fiches techniques, seule la valeur la valeur de quelques millivolts, on peut choisir
de la tension Vgs/off est indiquée, pour R2 du Drain comme valeur de Ids 1 milliampère ;
trouver la valeur de la tension Vgs, une on devra donc utiliser pour R2, une
solution suffisamment acceptable pour- Si on connaît la valeur de VR2, on peut valeur de :
rait être de diviser par 2 la valeur de la calculer la valeur ohmique de la résis-
tension Vgs/off. tance R2, en utilisant la formule : (6,5 : 1) x 1 000 = 6 500 ohms

Vgs/off : 2 = Vgs R2 ohms = (VR2 : Ids) x 1 000 Etant donné que cette valeur n’est pas
standard, on sera dans l’obligation
Si on insère ces données dans la for- On ne devra jamais choisir la valeur d’utiliser pour la R2 une valeur de
mule indiquée ci-dessus, on obtient : maximale reportée dans les manuels 5 600 ohms ou bien de 6 800 ohms.
comme Ids, qui, dans notre exemple,
(15 – 2) : 2 = 6,5 volts serait Ids = 25 mA, mais une valeur
considérablement inférieure.
Calculer
aux bornes de R2.
la valeur de
Donc, si on alimente le FET avec une Comme aucun manuel n’indique la R3 de la Source
tension de 15 volts, aux bornes de valeur Ids de travail, nous conseillons
la résistance R2, on devrait théori- d’utiliser les valeurs suivantes de cou- Pour calculer la valeur de la résistance
quement obtenir une tension de 6,5 rant pour tous les FET : R3, on devra utiliser cette formule :
volts.
- 4 mA environ, si vous voulez un faible R3 ohms = (Vgs : Ids) x 1 000
Nous devons signaler que la valeur de gain ou pour amplifier des signaux
tension que l’on obtiendra aux extré- dont les amplitudes sont très élevées Si on donne une valeur de 2 volts à la
mités de la résistance R2 est identique et dépassent le volt. Vgs, et qu’on sait que le Ids est de

15 V 15 V
GAIN GAIN
5 600 1 800
ohms
R2 22,8 fois R2 7,98 fois
ohms
FT1 6,5 V C2 FT1 6,5 V C2
C1 D C1 D
G G

S 47 000 S 47 000
C3 R4 C3 R4
100 000 R3 ohms 100 000 ohms
R1 R1 R3
ohms 1 800 ohms 470
ohms ohms

Figure 498 : Si l’on applique un condensateur électrolytique Figure 499 : Pour réaliser un étage capable d’amplifier des
(voir C3 dans le schéma) en parallèle sur la résistance R2, signaux d’amplitude élevée, il suffira de réduire la valeur
le gain de 3,11 fois montera jusqu’à 22,8 fois. des deux résistances R2 et R3.

ELECTRONIQUE 87 magazine - n° 19
LE COURS

1 mA, pour la résistance R3, on devra


choisir une valeur de :

(2 : 1) x 1 000 = 2 000 ohms Vgs INCONNUE Vgs CONNUE

Etant donné que cette valeur ne fait Vgs = Vgs/OFF : 2 R2 = R4 (charge) : 10


pas non plus partie des valeurs stan-
dard, on sera dans l’obligation d’utili- VR2 = ( Vcc - Vgs ) : 2 VR2 = ( Vcc - Vgs ) : 2
ser pour la R3, une valeur de 1 800
ohms ou bien 2 200 ohms. R2 = ( Vds : ids ) x 1 000 ids = ( VR2 : R2 ) x 1 000

R3 = ( Vgs : ids ) x 1 000 R3 = ( Vgs : ids ) x 1 000


La valeur de ids = 4 mA pour gain faible
la résistance ids = 1 mA pour gain fort

R1 de la Gate ( R2 - R3 ) x Yfs
Gain =
1 000
La valeur de la résistance R1 à relier
entre la Gate et la masse d’un FET
n’est absolument pas imposée, on
pourra donc tranquillement utiliser n’im-
por te quelle valeur comprise entre Figure 500 : Ce tableau vous donne les formules à utiliser pour calculer la valeur
des deux résistances R2 et R3. Vous utiliserez le côté gauche du tableau si vous
47 000 ohms et 1 mégohm. ignorez la valeur de la “Vgs” et le côté droit lorsque vous connaissez la valeur de
la “Vgs” du FET.
- Si on utilise 47 000 ohms, on aura
une entrée de cette même valeur
d’impédance. on obtiendra un gain de : R2 ohms = (VR2 : Ids) x 1 000
- Si on utilise une valeur de 1 mégohm,
on aura une entrée dont la valeur [(6 800 – 2 200) x 6] : 1 000 Sachant que la VR2 est de 6,5 volts,
d’impédance sera élevée. = 27,6 fois on obtiendra :
- Normalement, on préfère utiliser pour
R1 une valeur moyenne d’environ (6,5 : 4) x 1 000 = 1 625 ohms
100 000 ohms. Calcul de la Vgs
Etant donné que cette valeur n’est pas
Si on connaît la valeur de R3 et celle standard, on est dans l’obligation d’uti-
Calcul du gain du courant qui parcour t le FET, on liser pour la R2 une valeur de 1 500
pourra connaître la valeur de la Vgs, ohms ou de 1 800 ohms.
Si on choisit une valeur de 5 600 ohms en utilisant cette formule :
pour R2 et de 1 800 pour R3, comme Pour calculer la valeur de la R3, on uti-
indiqué sur la figure 497, on pourra Vgs = (R3 ohm x Ids) : 1 000 lisera la formule :
savoir de combien le FET amplifie, en
utilisant la formule : Si on prend pour R3 une valeur de R3 ohms = (Vgs : Ids) x 1 000
1 800 ohms et un Ids de 1 mA, on aura
Gain = R2 : R3 une Vgs de : Si on donne une valeur de 2 volts à la
Vgs, et qu’on sait que le Ids est de
Donc, le FET amplifiera tous les signaux (1 800 x 1) : 1 000 = 1,8 volt négatif 4 mA, pour la résistance R3, on devra
que l’on appliquera sur sa Gate, d’en- choisir une valeur de :
viron : Note :
Signalons que cette tension négative (2 : 4) x 1 000 = 500 ohms
5 600 : 1 800 = 3,11 fois est identique à la valeur de la tension
positive qu’on obtiendra aux extrémi- Etant donné que cette valeur ne fait
Si on applique en parallèle à la résis- tés de la résistance R3 de la Source, pas non plus partie des valeurs stan-
tance R3 un condensateur électroly- donc, si on relève aux extrémités de dard, pour R3, on pourra utiliser une
tique (voir figure 498), pour calculer le cette résistance une tension positive valeur de 560 ou 470 ohms.
gain, on devra utiliser une formule dif- de 1,8 volt, on peut af firmer que la
férente, c’est-à-dire : Gate de ce FET est polarisée avec une Si, pour R2, on choisit une valeur de
tension négative de 1,8 volt. 1 800 ohms et de 470 pour R3, et
Gain = [(R2 – R3) x Yfs] : 1 000 qu’on relie en parallèle à cette résis-
tance un condensateur électrolytique
Etant donné que les caractéristiques Calcul (voir figure 499), on pourra connaître
reportées dans notre exemple indiquent pour un gain faible son gain réel :
que la Yfs est de 6 ms, ce FET ampli-
fiera le signal de : Si, maintenant, on veut réaliser un Gain = [(R2 – R3) x Yfs] : 1 000
étage amplificateur avec un gain faible,
[(5 600 – 1 800) x 6] : 1 000 on choisira donc pour le Ids, une valeur En insérant les données dans la for-
= 22,8 fois de 4 mA. mule, on obtient :

Si on choisit pour R2 une valeur de En refaisant tous nos calculs, on [(1 800 – 470) x 6] : 1 000
6800 ohms et de 2 200 ohms pour R3, obtiendra : = 7,98 fois

ELECTRONIQUE 88 magazine - n° 19
LE COURS

Comme on sait que la valeur de R3 = résistances R2 et R3, même sans culer la valeur de tension qu’on devra
470 ohms et que le courant Ids = connaître ses autres caractéristiques. retrouver aux bornes de la résistance
4 mA, on pourra calculer la valeur de R2, en utilisant la formule :
la Vgs, en utilisant la formule :
Calcul de VR2 = (Vcc – Vgs) : 2
Vgs = (R3 ohm x Ids) : 1 000 la résistance
R2 du Drain Si on alimente le FET avec une tension
(470 x 4) : 1 000 = 1,88 volt de Vcc de 15 volts, on devra retrouver
Pour calculer la valeur de la résistance aux bornes de la résistance R2, cette
Comme nous avons pu le constater, R2, on devra connaître la charge qui tension :
calculer de façon théorique la valeur sera reliée à la sortie du Drain, c’est-
des deux résistances R2 et R3 n’est à-dire la valeur de la résistance R4 que (15 – 1,9) : 2 = 6,55 volts
pas difficile. Hélas, pour passer à la l’on retrouvera après le condensateur
pratique, un débutant se heur tera à électrolytique de sortie (voir les figures Nous vous rappelons que la valeur VR2
ces trois écueils : 501 et 502), qui correspond, en fait, est la tension que l’on retrouvera entre
à la valeur de la résistance présente le Drain et la Source.
- Il ne par viendra que difficilement à sur le second étage amplificateur.
trouver les caractéristiques des FET en
sa possession. La valeur de la R2 devrait toujours être Calcul du Ids
inférieure de 8 ou 10 fois la valeur de (courant Drain)
- Il ignorera que les FET, comme n’im- R4. Si la résistance de charge R4 est
por te quel autre composant électro- de 47 000 ohms, pour R2, on pourra Pour calculer le courant qui devra par-
nique, ont des tolérances, donc, en pre- choisir une valeur de : courir le Drain, on devra utiliser la for-
nant 50 FET de même marque et de mule :
même sigle, il trouvera 50 caractéris- 47 000 : 10 = 4 700 ohms
tiques différentes. Ids = (VR2 : R2) x 1 000
47 000 : 8 = 5 875 ohms
- Une fois les valeurs des résistances Si on sait que la VR2 est de 6,55 volts,
R2 et R3 calculées, s’il ne disposera Si la valeur de R4 est de 100 000 et que l’on choisit pour la R2 une valeur
que rarement d’un oscilloscope et d’un ohms, on devra choisir pour R2, une standard de 4 700 ohms, le Ids sera
générateur BF, il ne pourra donc pas valeur de : égal à :
contrôler si le FET est correctement
polarisé. 100 000 : 10 = 10 000 ohms (6,55 : 4 700) x 1 000 = 1,393 mA

100 000 : 8 = 12 500 ohms


Un instrument Calcul de
qui mesure la Vgs Dans le cas où on ne connaîtrait pas la résistance
la valeur de R4, on pourrait toujours R3 de la Source
Pour résoudre tous ces problèmes, le choisir n’importe quelles valeurs stan-
débutant, tout comme l’électronicien dards, c’est-à-dire 3 300, 3 900, 4 700 Pour calculer la valeur de la résistance
chevronné” devra réaliser un “Vgs- ou 5 600 ohms. R3 à relier à la Source, on utilisera
mètre”, qui ser vira pour relever la cette formule :
valeur de tension exacte à appliquer
sur la Gate d’un FET. Calcul de la VR2 R3 = (Vgs : Ids) x 1 000
(tension aux bornes de R2)
Si on connaît la valeur Vgs de n’importe Si on insère les données que l’on a
quel FET, on peut alors calculer avec Si le “Vgs-mètre” indique que notre FET déjà calculées dans la formule, on
une extrême facilité la valeur des deux a une Vgs de 1,9 volt, on pourra cal- obtiendra :

15 V 15 V
GAIN GAIN
5 600 4 700
ohms
R2 22,8 fois ohms
R2 24,5 fois
FT1 6,5 V C2
FT1 6,5 V C2
C1 D C1 D
G G

S 47 000 S 100 000


C3 R4 C3 R4
100 000 R3 ohms 100 000 R3 ohms
R1 R1
ohms 1 800 ohms 1 200
ohms ohms

Figure 501 : En connaissant la valeur de la résistance de Figure 502 : Si la valeur de la résistance de charge R4 était
charge (R4 de 47 000 ohms), on pourra choisir une valeur de 100 000 ohms, on devrait choisir une valeur de 10 000
de 4 700 ou 5 600 ohms pour la R2. Donc, si l’on connaît ou de 12 000 ohms pour R2. Si l’on ne connaît pas la valeur
la valeur de la “Vgs”, on pourra calculer la valeur ohmique de R4, on pourra choisir des valeurs standards de 4 700 ou
de R3. 5 600 ohms.

ELECTRONIQUE 89 magazine - n° 19
LE COURS

(1,9 : 1,393) x 1 000 Pour réduire le gain 5 x 5 = 25 fois


= 1 363 ohms
Si un gain de 27 ou 29 fois devait être Si on veut augmenter le gain du pre-
Etant donné que cette valeur ne fait trop élevé pour notre étage amplifica- mier étage, on pourra relier en paral-
pas par tie des valeurs standard, on teur, il nous faudrait alors le réduire en lèle à sa résistance R3, un condensa-
pourra choisir 1 200 ou 1 500 ohms. insérant simplement en série avec le teur électrolytique, comme illustré sur
condensateur électrolytique (voir figure la figure 503.
503), un trimmer de n’importe quelle
Calcul du valeur comprise entre 10 000 et
gain du FET 47 000 ohms. Après quoi, on pourra
Et si la résistance
régler ce trimmer de façon à obtenir le R4 était de
Pour le calcul du gain, on doit néces- gain désiré. 22 000 ohms ?
sairement connaître la valeur Yfs du
FET mais comme nous ignorons cette Comme vous êtes peu nombreux, à Comme nous l’avons expliqué, la valeur
donnée, comment peut-on résoudre un ce stade de votre apprentissage de de la résistance R2 du Drain est très
tel problème ? l’électronique, à disposer d’un oscil- influencée par la valeur de la résistance
loscope, la solution la plus simple de charge R4. La valeur de R3 variera
En fait, la Yfs d’un FET peut varier d’un pour savoir jusqu’à quel niveau on également en fonction de cette dernière.
minimum de 5 ms jusqu’à un maxi- peut amplifier le signal appliqué sur
mum de 10 ms. Donc, pour calculer la Gate d’un FET, c’est de régler le cur- Admettons que la valeur de R4 soit de
son gain d’une façon approximative seur de ce trimmer jusqu’à ce que dis- 22 000 ohms (voir figure 505) et que
acceptable, on pourra prendre une paraisse totalement la moindre dis- la Vcc soit de 20 volts au lieu de 15
valeur moyenne de 7 ms, en tenant torsion du signal dans les enceintes volts, comme dans l’exemple précé-
toujours compte du fait que le gain ou dans le casque. dent.
pourrait être inférieur si la Yfs était de
5 ms ou supérieur si elle était de Une fois le trimmer réglé sur la bonne Si le “Vgs-mètre” nous indique toujours
10 ms. position, on mesurera sa résistance à une valeur Vgs de 1,9 volt, en refaisant
l’aide d’un ohmmètre, puis on le rem- tous nos calculs, on obtiendra les don-
Comme vous le savez déjà probable- placera par une résistance fixe de nées développées dans les para-
ment, on calcule le gain d’un FET ayant valeur approximativement égale. graphes suivants.
en parallèle à sa résistance R3, un
condensateur électrolytique, en utili- Note :
sant la formule : Pour éviter des distorsions, il est
Calcul de
conseillé de limiter le gain de chaque la résistance
Gain = [(R2 – R3) x Yfs] : 1 000 étage préamplificateur. Si on souhaite R2 du Drain
obtenir des amplifications importantes,
Si on choisit une valeur de 4 700 ohms il est conseillé d’utiliser deux étages Sachant que la valeur de la R4 est de
pour R2 et une valeur de 1 200 ohms amplificateurs (voir figure 504) afin 22 000 ohms, on devra choisir une
pour R3, on obtiendra un gain de plus d’éviter de couper les deux extrémités valeur pour R2 au moins 8 ou 10 fois
ou moins : de la demi-onde positive ou négative, inférieure à celle de R4.
comme on le voit sur la figure 487.
[(4 700 – 1 200) x 7] : 1 000 22 000 : 10 = 2 200 ohms
= 24,5 fois Donc, si on doit amplifier 25 fois un
signal, il est préférable d’utiliser deux 22 000 : 8 = 2 750 ohms
Si on avait choisi pour R3 une valeur étages calculés pour un gain moyen de (standard 2 700)
de 1 500 ohms, on aurait obtenu un 5 fois, en fait :
gain de : Parmi ces deux valeurs de 2 200 et de
2 700 ohms, on choisira la pre-
[(4 700 – 1 500) x 7] : 1 000 mière, c’est-à-dire 2 200.
= 22,4 fois Vcc

Si le FET avait une Yfs de 8,5 R2 Calcul de la VR2


au lieu de 7, que nous avons C2 (tension aux bornes de R2)
choisie comme valeur FT1
moyenne, avec une R3 de C1 D Sachant que la valeur de la Vgs
G = 1,9 volt et que celle de la Vcc
1 200 ohms ou bien de 1 500 10 000 ohms
ohms, on obtiendrait ces deux est à présent de 20 volts, on
S pourra calculer la VR2 en utili-
différents gains : C3
R1
sant la formule :
[(4 700 – 1 200) x 8,5] : R3 10 µF
1 000 = 29,75 fois VR2 = (Vcc – Vgs) : 2

[(4 700 – 1 500) x 8,5] : Si on insère les données que


1 000 = 27,20 fois Figure 503 : Pour faire varier le gain d’un étage nous avons obtenues dans la
préamplificateur à FET, on pourra insérer un trimmer formule, on obtiendra :
Comme vous pouvez le consta- de 10 000 ohms en série avec le condensateur
ter, les différences ne sont pas électrolytique C3 et le régler jusqu’à obtenir le gain (20 – 1,9) : 2
si importantes que ça. voulu. = 9,05 volts VR2

ELECTRONIQUE 90 magazine - n° 19
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Calcul du Ids
(courant du Drain) GAIN 5,5 GAIN 4,7
20 V
Poursuivons en calculant la valeur du
courant qui devra parcourir le Drain, en
10 000 R2 4 700 R5
utilisant la formule : ohms ohms

FT1 FT2 C3
Ids = (VR2 : R2) x 1 000 C2 D
C1 D G
G
Sachant que la VR2 est de 9,05 volts
et que la résistance R2 est de 2 200 100 000 47 000
R4 1 000 R6
ohms, on obtiendra un Ids de : 100 000 R1 1 800 ohms ohms
ohms
ohms ohms R3

(9,05 : 2 000) x 1 000 = 4,11 mA

Calcul de Figure 504 : Si l’on veut obtenir des amplifications élevées, il est préférable d’utiliser
deux étages préamplificateurs, puis d’appliquer sur les résistances de Source deux
la résistance condensateurs électrolytiques, comme sur la figure 503.
R3 de la Source
Pour calculer la valeur de la résistance Si on souhaite augmenter le gain, on d’une tension de 1,9 volt, on pourra
R3 à relier à la Source, on utilisera peut utiliser pour R2 une valeur de amplifier le signal à appliquer sur la
cette formule : 2 700 ohms, et pour R3, une valeur de Gate jusqu’à obtenir en sortie un signal
390 ohms (voir figure 506), obtenant sinusoïdal ne dépassant pas les :
R3 = (Vgs : Ids) x 1 000 ainsi un gain de :
(15 – 1,9) x 0,8 = 10,48 volts
En insérant les données que nous [(2 700 – 390) x 7] : 1 000 crête à crête
avons déjà dans la formule, on obtien- = 16,17 fois
dra : Note :
Si on veut réduire le gain, on pourra uti- On utilise le facteur multiplicateur 0,8
(1,9 : 4,11) x 1 000 = 462 ohms liser une valeur de 1 800 ohms pour pour éviter de couper l’onde sinusoï-
R2 et de 560 ohms pour R3, en fait : dale sur les deux extrémités, dans le
Etant donné que la valeur de 462 ohms cas où la VR2 serait légèrement infé-
ne fait pas partie des valeurs standard, [(1 800 – 560) x 7] : 1 000 rieure ou supérieure à la valeur néces-
on choisira 470 ohms. = 8,68 fois saire, en raison de la tolérance des
résistances :

Calcul du gain du FET Signal maximal VR2 = (Vcc – Vgs) : 2


pouvant être prélevé
En prenant toujours une valeur Yfs sur la sortie Si le FET est alimenté à l’aide d’une
moyenne de 7 ms, on calculera le gain tension de 20 volts, on pourra ampli-
avec la formule : Pour calculer le signal maximal que l’on fier le signal appliqué sur la Gate jus-
pourra prélever sur le Drain d’un FET qu’à obtenir en sortie un signal sinu-
Gain = [(R2 – R3) x Yfs] : 1 000 sans aucune distorsion, on pourra uti- soïdal ne dépassant pas les :
liser cette formule :
et donc, le signal appliqué sur la Source (20 – 1,9) x 0,8 = 14,48 volts
sera amplifié de : Signal maxi = (Vcc – Vgs) x 0,8 crête à crête

[(2 200 – 470) x 7] : 1 000 Si le FET est alimenté à l’aide d’une Nous vous rappelons que pour convertir
= 12,11 fois tension de 15 volts et la Vgs à l’aide les volts crête à crête en volts efficaces,

20 V 20 V
GAIN GAIN
2 200 2 700
ohms
R2 12,11 fois ohms
R2 16,17 fois
FT1 9,05 V C2 FT1 9,05 V C2
C1 D C1 D
G G

S 22 000 S 22 000
C3 R4 C3 R4
100 000 R3 ohms 100 000 ohms
R1 R1 R3
ohms 470 ohms 390
ohms ohms

Figure 505 : Avec une valeur de R4 égale à 22 000 ohms, Figure 506 : Pour augmenter le gain du schéma de la figure
il serait préférable d’utiliser une valeur de 2 200 ohms pour 505, on pourra utiliser une valeur de 2 700 ohms pour R2
R2 et de 470 ohms pour R3. Avec ces valeurs, on obtiendra et de 390 ohms pour R3. On obtiendra alors un gain de
un gain de 12,11 fois. 16,17 fois.

ELECTRONIQUE 91 magazine - n° 19
LE COURS

D D
G G
S D

S S

Figure 507 : “Common Source”. Figure 508 : “Common Drain”. Figure 509 : “Common Gate”.
Le signal appliqué sur la Gate est Le signal appliqué sur la Gate est Le signal appliqué sur la Source est
récupéré sur le Drain. récupéré sur la Source. récupéré sur le Drain.

on devra les diviser par 2,82. Donc, un demi-onde positive appliquée sur la
signal de 14,48 volts crête à crête cor- “Common Source” Gate reste positive sur la sortie de la
respond à seulement 5,13 volts effi- ou Source commune Source.
caces. (voir figure 507)
Il en est de même pour la demi-onde
Dans cette configuration, le signal à négative.
Signal d’entrée amplifier s’applique sur la Gate et se
maximal prélève sur le Drain. Avec ce “Common
Source”, une petite variation de la ten- “Common Gate”
En connaissant la valeur maximale du sion sur la Gate détermine une grande ou Gate commune
signal qu’on pourra prélever sur le Drain variation de la tension du Drain. (voir figure 509)
et le gain de l’étage préamplificateur,
on pourra connaître le signal maximal Le signal amplifié que l’on prélève sur Dans cette configuration, on applique
pouvant être appliqué sur sa Gate, en le Drain est déphasé de 180 degrés le signal à amplifier sur la Source et
utilisant la formule : par rapport à celui appliqué sur la Gate, on prélève le signal amplifié sur le
c’est-à-dire que la demi-onde positive Drain.
Signal maxi de Gate se transforme en demi-onde négative
= (Vcc : Gain) x 0,8 et vice-versa. Dans le “Common Gate”, une petite
variation de tension sur la Source déter-
Si on a un étage qui amplifie 22,8 fois mine une variation de tension moyenne
un signal en étant alimenté avec une “Common Drain” sur le Drain.
tension de 15 volts, on pourra appli- ou Drain commun
quer sur son entrée un signal qui ne (figure 508) Le signal qu’on prélève sur le Drain
soit pas supérieur à : n’est pas déphasé, c’est-à-dire qu’on
Dans cette configuration, on applique prélève à nouveau sur le Drain la demi-
(15 : 22,8) x 0,8 = 0,52 volt toujours le signal à amplifier sur la onde positive et la demi-onde négative
crête à crête Gate, mais on le prélève sur la qui entrent sur la Source, toujours posi-
Source. tive et négative.
Si ce FET est alimenté par une tension
de 20 volts, on ne pourra pas appli- Etant donné que cette configuration ne Lorsque vous aurez appris comment
quer sur son entrée un signal supé- permet pas d’amplifier, elle est géné- fonctionne un FET et comment on cal-
rieur à : ralement utilisée comme étage sépa- cule la valeur des résistances R2 et
rateur pour convertir un signal à haute R3, vous vous rendrez compte que
(20 : 22,8) x 0,8 = 0,7 volt impédance en signal à basse impé- vous avez franchi un nouveau pas
crête à crête dance. dans le mer veilleux monde de l’élec-
tronique.
Le signal qu’on prélève sur la Source
Les 3 configurations n’est pas déphasé, c’est-à-dire que la Comme vous l’aurez constaté,
classiques quelques explications
Common Common Common simples, quelques for-
Comme pour les transistors, dans les Source Drain Gate mules mathématiques
FET également, le signal à amplifier Gain en tension moyen nul fort claires et beaucoup
peut être appliqué sur la Source et pré- Gain en courant moyen moyen nul d’exemples pratiques
levé sur le Drain, ou bien il peut être Gain en puissance fort faible moyen suf fisent pour com-
appliqué sur la Gate et prélevé sur la prendre sans difficulté
Impédance d’entrée moyenne forte faible
Source. Impédance de sortie forte faible forte
même les concepts les
Inversion de phase oui non non plus complexes.
Ces trois différentes façons d’utiliser
un FET comme étage amplificateur, sont Tableau 1 : Ce tableau donne les différentes A suivre…
appelées : ,caractéristiques obtenues selon la configuration. ◆ G. M.

ELECTRONIQUE 92 magazine - n° 19