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Fluide Parfait en Hydrodynamique EI3 Océan 2012-2013 1

Fluide Parfait en Hydrodynamique

EI3 Océan 2012-2013

Fluide Parfait en Hydrodynamique EI3 Océan 2012-2013 1

1

I/ Introduction

II/ mise en œuvre de la méthode des singularités

III/ coefficients hydrodynamiques

IV/ application

EI3 Océan 2012-2013

mise en œuvre de la méthode des singularités III/ coefficients hydrodynamiques IV/ application EI3 Océan 2012-2013
mise en œuvre de la méthode des singularités III/ coefficients hydrodynamiques IV/ application EI3 Océan 2012-2013

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I-1/ Intérêt d’un modèle mathématique simplifié en hydrodynamique Simulation Simulation num num é é rique

I-1/ Intérêt d’un modèle mathématique simplifié en hydrodynamique

SimulationSimulation numnuméériquerique ddunun problproblèèmeme physiquephysique ((cfcf courscours ISIMU,ISIMU, D.D. LeLe TouzTouzéé))

cours ISIMU, ISIMU, D. D. Le Le Touz Touz é é ) ) hypothèses 1. Problème

hypothèses

1. Problème physique

simplificatrices
simplificatrices

2. Modélisation mathématique (mise en équations)

3. Discrétisation 3.2 des équations 3.1 de l’espace 4.2 Choix d’un SCHEMA NUMERIQUE 4.1 Génération
3. Discrétisation
3.2 des équations
3.1 de l’espace
4.2 Choix d’un
SCHEMA NUMERIQUE
4.1 Génération d’un
MAILLAGE
méthodes
méthodes
intégrales
différences
non structuré
éléments
finies
volumes
structuré pas d’ordre
finis
finis
5. RESOLUTION
système linéaire

particulaires

finis 5. RESOLUTION système linéaire particulaires précision 6. Evaluation de la Qualité du Modèle Avantages

précision

5. RESOLUTION système linéaire particulaires précision 6. Evaluation de la Qualité du Modèle Avantages (comparé

6. Evaluation de la Qualité du Modèle

précision 6. Evaluation de la Qualité du Modèle Avantages (comparé à des expériences) coût maîtrise
précision 6. Evaluation de la Qualité du Modèle Avantages (comparé à des expériences) coût maîtrise
Avantages (comparé à des expériences) coût maîtrise des conditions (paramètres, mesures,…) nombre de tests
Avantages (comparé à des expériences)
coût
maîtrise des conditions (paramètres,
mesures,…)
nombre de tests possibles
stabilité

algorithme de résolution

avance en temps

convergence

3

EI3 Océan 2012-2013

But : mise en œuvre d’une méthode numérique – la méthode des singularités – adaptée

But : mise en œuvre d’une méthode numérique – la méthode des singularités – adaptée à certains problèmes de l’hydrodynamique, en particulier sous l’hypothèse de fluide parfait potentiel

Pbs physiques : Résistance à l’avancement

potentiel Pbs physiques : Résistance à l’avancement Modélisation mathématique : ou milieu continu fluide
potentiel Pbs physiques : Résistance à l’avancement Modélisation mathématique : ou milieu continu fluide

Modélisation mathématique :

ou

milieu continu fluide visqueux, Newtonien, incompressible écoulement instationnaire, turbulent équations Navier-Stokes :

r

v

t

+

tenue à la mer

équations Navier-Stokes : ∂ r v ∂ t + tenue à la mer gradv .v r
équations Navier-Stokes : ∂ r v ∂ t + tenue à la mer gradv .v r

gradv .v

r r

=

r

g

grad p

+

r

r

v

Schémas numériques : différences finies, volumes finis (voir FLVHY) méthodes particulaires (voir NEOHY)

Utilisation standard dans l’industrie (codes commerciaux Star-ccm+, Fluent, CFX Pour besoins propulsion à installer, optimisation de forme …

)

EI3 Océan 2012-2013

utilisation possible d’outils standard mais certaines difficultés :

houles complexes, simulations longue durée, configurations géométriques complexes (voir la suite), temps CPU …

4

: houles complexes, simulations longue durée, configurations géométriques complexes (voir la suite), temps CPU … 4
Historiquement (années 1970-1980), utilisation d’un modèle mathématique plus simple : écoulement irrotationnel (pas

Historiquement (années 1970-1980), utilisation d’un modèle mathématique plus simple :

écoulement irrotationnel (pas de vorticité=tourbillons)

modèle d’écoulement potentiel en fluide parfait (pas d’influence de la viscosité)

Justifications pour utiliser un tel modèle :

Résistance à l’avancement :

R

T

 U   UL   = R   + R  
U
  UL 
= R
  + R
W
V
gL
R
+
R
pression
Frottement visqueux

Hyp. de Froude

peut être évalué par une formule empirique (ITTC 57)

Si absence de décollement sur la carène

(pas d’incidence, formes « simples »

les effets visqueux restent confinés près du corps :

l’écoulement peut être représenté (en 1 ère approximation) par le modèle potentiel

),

peut être représenté (en 1 è r e approximation) par le modèle potentiel ), EI3 Océan

EI3 Océan 2012-2013

peut être représenté (en 1 è r e approximation) par le modèle potentiel ), EI3 Océan

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Tenue à la mer :

Traitement direct du problème d’interactions fluide-structure complet difficilement envisageable car:

- objets de taille très différente - phénomènes physiques prépondérants différents

- phénomènes physiques prépondérants différents - Pas de décollement - Effets visqueux confinés près du
- Pas de décollement - Effets visqueux confinés près du corps (prédominance des effets d’inertie
- Pas de décollement
- Effets visqueux
confinés près du corps
(prédominance
des effets d’inertie et de
gravité)
- Ecoulement
incident perturbé
A
Nombre de Keulegan-Carpenter:
K c = 2
D
Corps de dimension caractéristique D
Houle définie par son amplitude A

K c petit (< 2 à 4)

- Décollements importants

- Effets visqueux prépondérants

- Ecoulement incident peu perturbé

importants - Effets visqueux prépondérants - Ecoulement incident peu perturbé K c grand EI3 Océan 2012-2013

K c grand

EI3 Océan 2012-2013

importants - Effets visqueux prépondérants - Ecoulement incident peu perturbé K c grand EI3 Océan 2012-2013

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En pratique, sur une structure offshore, coexistence des 2 approches: ≥ O(1) Kc grand et

En pratique, sur une structure offshore, coexistence des 2 approches:

O(1)

Kc grand et D/

coexistence des 2 approches: ≥ O(1) Kc grand et D/ Kc petit ( A/D <<1) et

Kc petit (A/D<<1) et

D/// /

<O(1)

Oscillations de l’écoulement dans la houle >> D Approche « petit corps » Corps en courant oscillant Rôle important de la viscosité Modèle simplifié pour les efforts (Morison) (ou calcul CFD fluide réel …)

pour les efforts (Morison) (ou calcul CFD fluide réel …) Oscillations éclt <<D Approche « grand

Oscillations éclt <<D Approche « grand corps »:

Corps perturbant la houle incidente Influence négligeable de la viscosité

Problème de tenue à la mer en modèle fluide parfait potentiel Recherche des efforts de pression

Approche couramment utilisée aujourd’hui dans l’industrie offshore et les EMR

EI3 Océan 2012-2013

de pression Approche couramment utilisée aujourd’hui dans l’industrie offshore et les EMR EI3 Océan 2012-2013 7

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profils portants (aérodynamique/hydrodynamique) En fluide réel : Circulation autour du profil générée par la

profils portants (aérodynamique/hydrodynamique)

En fluide réel :

Circulation autour du profil générée par la viscosité

Sillage généré par les couches limites sur l’intrados et l’extrados du profil

Tiré de ‘’Hydrodynamique physique’’ E Guyon, J-P Hulin, L Petit
Tiré de ‘’Hydrodynamique physique’’
E Guyon, J-P Hulin, L Petit

Les gradients de vitesse (dus aux couches limites) diminuent dans le sillage

J-P Hulin, L Petit Les gradients de vitesse (dus aux couches limites) diminuent dans le sillage

8

EI3 Océan 2012-2013

I-2/ Equations utilisées en fluide parfait potentiel

a/ Equation de Laplace

écoulement irrotationnel :

uuuuur

tq v = grad

r

r

rot v = 0

r

fluide incompressible :

r

div v = 0

div v

r

= 0

et v r

uuuuur

= grad

Pas de viscosité car :

r r

V

=

grad (div v

r

)-

=

0

rot (rot v

r

)

: équation de Laplace

=

r

0

!

!

!

Contraintes :

r

v

t

+

=

r r v
r
r
v
Laplace = r 0 ! ! ! Contraintes : ∂ r v ∂ t + =

uuuuur

gradv v

r r r . = g - grad p + uuur r r rot v
r r
r
.
=
g
-
grad p
+
uuur
r
r
rot v
v
2
r
pI
(divv )I
+
2 D
3

14243

1

2

uuuuuur

grad v

r

2 +

pI

+

=

incompressible

non visqueux

EI3 Océan 2012-2013

2 r pI (divv )I + 2 D 3 14243 1 2 uuuuuur grad v r
2 r pI (divv )I + 2 D 3 14243 1 2 uuuuuur grad v r

9

r

v

t

gradv

+

1

2

2

=

r

g

gradp

grad

+

grad

t

t

+

1 gradv
2

2

v

2

2

+

gz

t

+

v

2

2

+

gz

+

p

=

F(t)

=

+

r

gk

p = 0

gradp

2 + gz + p = F ( t ) = + r gk  

Equation de Bernoulli-Lagrange valable dans tout le fluide

EI3 Océan 2012-2013

= + r gk    p  = 0 gradp Equation de Bernoulli-Lagrange valable

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b/ condition de glissement dans le modèle potentiel Fluide réel Condition d’adhérence Fluide parfait potentiel

b/ condition de glissement dans le modèle potentiel

b/ condition de glissement dans le modèle potentiel Fluide réel Condition d’adhérence Fluide parfait potentiel r
b/ condition de glissement dans le modèle potentiel Fluide réel Condition d’adhérence Fluide parfait potentiel r

Fluide réel

Condition d’adhérence

Fluide parfait potentiel

r

v

réel Condition d’adhérence Fluide parfait potentiel r v discontinuité !! Condition de glissement r r v

discontinuité !!

Condition de glissement

r r

v n

.

=

grad

.

r

n

r

wall

n

r

=

= v

.

n

EI3 Océan 2012-2013

de glissement r r v n . = grad . r n ∂ r ∂ wall

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c/ Conditions aux limites de surface libre

> Condition cinématique:

Exprime le fait qu’une particule située sur la SL reste sur la SL:

fait qu’une particule située sur la SL reste sur la SL: F ( x , y

F(x,y,z,t)= z (x,y,t)= 0

DF

Dt

=

0

F

t

r

+ U

interf

.

gradF

z y r r = 0 avec U . gradF = v gradF . interf
z
y
r
r
=
0
avec U
.
gradF
=
v gradF
.
interf

14243 14243

vitesse normale de l’interface / SL

vitesse normale du fluide / SL

x

DF

Dt

=

si F(x, y,z,t) = 0 gradF la surface définiepar F = 0

0

t

+

r

v grad z

(

.

+

w

t

t

+

r

v grad

.

r

v grad

.

=

w

(

)

)

=

=

soit

0

0

t

+

avec

r

v grad

.

(

r v u v w

,

,

=

z

)

ou

t

+ u

x

+ v

y

= w

EI3 Océan 2012-2013

+ avec r v grad . ( r v u v w , , = ∂

12

> Condition dynamique :

En modèle fluide parfait potentiel :

Condition dynamique : En modèle fluide parfait potentiel : p=p 0 sur la SL + équation

p=p 0 sur la SL + équation de Bernoulli-Lagrange = condition dynamique

=

1

r

v

2

g

t

2

+

z =

Souvent, on remplace la condition cinématique définie précédemment par :

t

+

=

r ∂  v grad . =  ∂ z  z =  ⇒
r
v grad
.
=
z
z =
r
2
1  ∂
v 
+
g
t
2
z =

2

t

2

+

r

v

2

t

v   + g

r

2

2

+ v grad

r

.

z

   = 0

z =

EI3 Océan 2012-2013

v   + g    r 2 2  + v grad 

13

d/ exemples de problèmes Problème d’un corps en milieu infini avec vitesse d’avance :

n

= 0 dans

(

r

= V

0

.

r

n

sur

0 àl'infini

(

)

S

)

(S) ( ) r r n V 0
(S)
(
)
r
r
n
V
0

Problème de Neumann extérieur (PNE)

( ) r r n V 0 Problème de Neumann extérieur (PNE) Problème de tenue à

Problème de tenue à la mer en fluide parfait potentiel (cours TEMER, P. Ferrant) :

Système à résoudre pour

 

= 0

t

t

z

n

p

+

+

grad

.

gz

+

1

2

grad

r

.

r

n

=

= V

0

0 à

grad

(

grad

.

r

z

=

0

l'infini

=

)

2

0

(x

,

y z t)

,

,

en

z

=

=

0

en

 

z

=

i

(x

, y z t) +

,

,

p

(x

, y z t)

,

,

(

=

x , y , t

)

(

x , y , t

)

Equation de Laplace Condition cinématique de SL ( élévation de surface libre) Condition dynamique de SL

Condition de glissement sur le fond

Condition de glissement sur le corps

(qui avance à la vitesse

Condition de radiation du potentiel

r

V

0

)

perturbé

EI3 Océan 2012-2013

sur le corps (qui avance à la vitesse Condition de radiation du potentiel r V 0

14

Problématique : montrer que l’on peut écrire la solution du problème continu que l’on veut

Problématique :

montrer que l’on peut écrire la solution du problème continu que l’on veut résoudre, et plus particulièrement la solution de l’équation de Laplace, de façon explicite sous forme intégrale dès lors que l’on connaît les valeurs de cette solution et des dérivées normales de cette solution sur le bord du domaine

Avantage :

Réduction de la dimension du problème (depuis un volume à une surface) Intéressant d’un point de vue simplicité/ rapidité de calcul

Inconvénient :

Effort important pour réécrire le problème initial

Remarque :

La méthode que l’on va développer est très bien adaptée aux problèmes linéaires à coefficients constants, de préférence elliptiques (éq de Laplace) ou paraboliques; très performante pour les problèmes non bornés …

(

u x y

,

a

2

u

x

2

)

+ b

2

u

x

y

+ c

2

u

y

2

+ d

u

x

+ e

u

y

+

fu

= g

 

=

b

2

4 ac

< 0

= 0

> 0

pb de type elliptique

pb de type parabolique

pb de type hyperbolique

(ex : eq pb conduction chaleur instationnaire) (ex : pb de convection)

EI3 Océan 2012-2013

pb de type hyperbolique (ex : eq pb conduction chaleur instationnaire) (ex : pb de convection)

15

Autres domaines d’utilisation :

- acoustique (éq de Helmholtz :

p

+

k

2

p

=

0,

k

=

c

nombre d' onde

)

de Helmholtz : p + k 2 p = 0, k = c nombre d' onde

Intensité du bruit dans une automobile

- thermique

onde ) Intensité du bruit dans une automobile - thermique - électro-magnétisme … Diffraction d’un faisceau

- électro-magnétisme …

dans une automobile - thermique - électro-magnétisme … Diffraction d’un faisceau laser par une nano-pointe EI3

Diffraction d’un faisceau laser par une nano-pointe

EI3 Océan 2012-2013

- thermique - électro-magnétisme … Diffraction d’un faisceau laser par une nano-pointe EI3 Océan 2012-2013 16

16

I/ Introduction

II/ mise en œuvre de la méthode des singularités

III/ coefficients hydrodynamiques

IV/ application

EI3 Océan 2012-2013

mise en œuvre de la méthode des singularités III/ coefficients hydrodynamiques IV/ application EI3 Océan 2012-2013
mise en œuvre de la méthode des singularités III/ coefficients hydrodynamiques IV/ application EI3 Océan 2012-2013

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II-1/ Représentation d’un champ scalaire par une distribution de singularités

a/ singularités ponctuelles, Rappel THERF EI1

singularités a/ singularités ponctuelles, Rappel THERF EI1 Modélisation d’un écoulement autour d’un cylindre

Modélisation d’un écoulement autour d’un cylindre circulaire en 2D : eclt uniforme + doublet

d’un cylindre circulaire en 2D : eclt uniforme + doublet   r   r r .
d’un cylindre circulaire en 2D : eclt uniforme + doublet   r   r r .
d’un cylindre circulaire en 2D : eclt uniforme + doublet   r   r r .
d’un cylindre circulaire en 2D : eclt uniforme + doublet   r   r r .
d’un cylindre circulaire en 2D : eclt uniforme + doublet   r   r r .
d’un cylindre circulaire en 2D : eclt uniforme + doublet   r   r r .
d’un cylindre circulaire en 2D : eclt uniforme + doublet   r   r r .
d’un cylindre circulaire en 2D : eclt uniforme + doublet   r   r r .
d’un cylindre circulaire en 2D : eclt uniforme + doublet   r   r r .
d’un cylindre circulaire en 2D : eclt uniforme + doublet   r   r r .
d’un cylindre circulaire en 2D : eclt uniforme + doublet   r   r r .
d’un cylindre circulaire en 2D : eclt uniforme + doublet   r   r r .
d’un cylindre circulaire en 2D : eclt uniforme + doublet   r   r r .
 

r

 

r

r

. l

 
 

cos

 
 

=

-

2

r

=

2

r

2

avec

x

=

r

cos

 

et

r

=

M M

'

 

r

l

:direction du doublet;

 

 

r

r

ici,

l

=

i

vecteur de la base

(

,

r r

j

i

)

doublet

( )

M

=

2

r

r

r

. l

r

2

=

2

grad

M '

M
M

(

ln

r

)

.

r

l

U 0 =cste Singularité de type source (2D) :

(

M

>

)

=

2

0 ou

<

ln

0

r

et

r

=

MM

',

(

G M , M

'

)

1

2

ln

(

MM

'

)

=

fonction de Green de l’équation de Laplace (en 2D)

∂ r 2 ∂ l
r
2
l

M '

(

ln

=

doublet (dipôle) = puits + source :

doublet (dipôle) = puits + source :
doublet (dipôle) = puits + source :

EI3 Océan 2012-2013

Dem ??

On décompose MM ’’ …

M ’’(- ) M ’( )
M ’’(- )
M ’( )

18

r )

Potentiel en M d’une source ponctuelle située en M’

M : point influencé M’ : point influençant

potentiel en M d’un doublet ponctuel situé en M’

potentiel en M d’un doublet ponctuel situé en M’ fonction de Green G ( M,M’ )

fonction de Green G(M,M’)

2D :

3D :

(

M '

)

2

ln

(

M '

)

(

MM

1

'

)

4

MM '

(

M

'

)

2

r

l

(

M

'

)

.

M M

'

( M M )

'

2

=

(

M

'

)

4

r

l

(

M

'

)

.

M M

'

(

M M

'

)

3

=

(

M '

)

2

r

l

M '

(

ln

(

MM

'

))

 

(

M '

)

 

1

4

 

r

l

(

MM

'

)

   

M '

 

1

2

ln

(

MM

'

)

1

1

4

MM '

La fonction de Green est :

- symétrique en M et M’

- singulière quand M=M’

- harmonique en M ou en M’ pour MM’ : G=0

(dem simple à faire en sphérique)

EI3 Océan 2012-2013

- harmonique en M ou en M’ pour M ≠ M’ : G =0 (dem simple

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b/ distributions continues de singularités Potentiel défini par une distribution volumique de sources (M’) :

(

M

)

=

1

4

( M ) dV (M ) ∫∫ MM V
( M
) dV (M )
∫∫
MM
V

Potentiel défini par une distribution volumique de doublets

r r = ( M ) l M
r
r
=
(
M
)
l
M

:

    1 ∂ 1 1 = ( M ) ( ) ∫∫∫
1
1
1
=
(
M
)
(
)
∫∫∫
 dV M
=
∫∫∫
4
l
4
MM
V
M
V

(

M

)

(

   1 M grad ) ( )   r  . l
1
M grad
)
(
)
 r
 . l
dV M
M
M
MM
  r  . l dV M M M  MM    Potentiel

Potentiel défini par une distribution de sources sur une surface (S) :

(

M

)

=

1

4

( M ∫∫ ) dS(M ) MM S
( M
∫∫
) dS(M )
MM
S

Potentiel défini par une distribution superficielle de doublets normaux à (S) :

(

M

)

=

1

4

∫∫

S

(

M

r

)

 

1

n

MM

   

M

 

(

 

)

r

=

 

M

n

M

dS M

(

)

=

1

4

∫∫

S

normal à (S)

(

)

M grad

M

    1 r   . n  MM   
1
r
 . n
MM

M

dS(M )

EI3 Océan 2012-2013

S ) ( ) M grad M     1 r   .

20

c/ discontinuités des distributions superficielles

Relie la distribution continue de singularités avec les potentiels extérieurs et intérieurs à (S)

r

avec les potentiels extérieurs et intérieurs à (S) r Sources :   ∂  

Sources :

les potentiels extérieurs et intérieurs à (S) r Sources :   ∂   ∂
  ∂   ∂      = 0  ∂
= 0
l
 
l
M
M
e
i
(
M
)
(
M
)
= 0
e
i
  ∂ 
 
= 0
n
 
n
M
M
e
i
Doublets normaux :
=
 
l
 
l
 ∂ 
l
M
M
e
i
(
M
)
(
M
)
=
(
M
)
e
i

M

n ( ) r e M l M e M i ( ) i
n
(
)
r
e
M
l
M
e
M
i
(
)
i
r n ( ) r e M l M e M i ( ) i
r
n
(
)
r
e
M
l
M
e
M
i
(
)
i

Dem sur un disque horizontal portant des densités constantes de sources ou doublets Etudiez l’évolution de ou de la dérivée normale de le long de l’axe vertical du disque …

l’évolution de ou de la dérivée normale de le long de l’axe vertical du disque …

EI3 Océan 2012-2013

21

II-2/ formules de Green

a/ 1 ère et 2 ème formules de Green ( ) borné et “régulier” (bord continu pouvant présenter des arêtes)

=

(

x , y , z

)

e

t

=

(

x , y , z

)

sont des fonctions

C

2

dans

et

C

1

sur

=

= ( x , y , z ) sont des fonctions C 2 dans et C
( ) r n S S
(
)
r
n
S
S

(fonctions régulières)

∫∫∫

r

divAd

=

∫∫

S

r

r

A n dS

.

1 ère formule de Green ou théorème d’Ostrogradski

r

avec A

=

grad

∫∫∫

(

)

=

d

n

∫∫

S

+

grad grad

r

A

dS

=

grad

;

même calcul avec

en combinant les résultats précédents:

∫∫∫

 ( ) d = ∫∫   S
(
)
d
=
∫∫
S

n

n

  dS

2 ème formule de Green

EI3 Océan 2012-2013

d = ∫∫   S ∂ ∂ n ∂ ∂ n   dS 

22

b/ La 3 ème formule de Green

i domaine borné par une surface régulière (S )

e domaine complémentaire de

i

=

S

i

est de classe C sur

2

(

i

)

et C

1

sur

(

i

)

(

S , harmonique dans

)

(

i

)

r

n

2 ( i ) et C 1 sur ( i ) ( S , harmonique dans

(S )

e

C 1 sur ( i ) ( S , harmonique dans ) ( i ) r

en combinant la 2 ème formule de Green et l’intégrale de Stieltjes :

M

M

M

(

(

i

)

(

S

)

e

)

(

(

M

)

M

2

0

)

 

=

1

4

∫∫∫

i

(

M

)

1

MM '

=0

d

(

M '

)

3 ème formule de Green

1

4

∫∫

S

1

MM '

1

4

)

n

M '

1

MM '

  dS M '

Dem directe en utilisant la 2 ème formule de Green sur un domaine excluant M

qd

de continuité

- Cette formule est une représentation intégrale de (M) dans ( i ) à l’aide d’une distribution

surfacique de sources

- Si

- est de classe C dans ( i ) (on peut dériver autant que l’on veut sous les intégrales car MM’)

- on ne résout pour l’instant ni le problème de Dirichlet, ni celui de Neumann

- les distributions de singularités et donnent un champ nul sur e

(

dS M

'

)

∫∫

'

)

S

(

M '

(

)

+

n

M '

(M )

(

G M M

,

'

)

= (M )

n

M '

(

(

,

1

=

MM '

(

e

)

+ théorème

M

∫∫

S

n

/ n

(

dS M

'

)

∫∫

S

(

M

))

(

dS M

'

)

=

+

G M M

'

M '

=

et une distribution surfacique de doublets =

et

/ n

sont connus sur (S), alors est calculable explicitement dans ( i )

EI3 Océan 2012-2013

= et ∂ / ∂ n sont connus sur ( S ), alors est calculable explicitement

23

Rem : théorème de continuité

x

(

J F x

,

)

=

I

g x t dt

,

(

)

de continuité x ( J F x , ) = ∫ I g x t dt

(

x t

[

,

)

,

a b

]

(

J

,

,

g x t

)

x

continue sur

[

a b

,

]

J

,

t

IxJ

I

,

continue sur [ a b , ] J , t IxJ I , ( , )

(

,

)

( )

t

I

continue par morceaux, positive et intégrable sur

g x t

tq :

alors

F

est définie et continue sur

J

et en particulier

conséquence:

si

c

J, lim

x

c

I

g x,t dt

(

)

=

I

lim g x,t dt

x

c

(

)

=

I

g c,t dt

(

)

t

I

t

g(x t)

,

est intégrable sur

EI3 Océan 2012-2013

( ) = ∫ I lim g x , t dt x c ( ) =

I

24

c/ Intégrale de Stieltjes

Permet à l’aide de la 2 ème formule de Green d’établir la 3 ème formule de Green

de Green d’établir la 3 è m e formule de Green i domaine borné par une

i domaine borné par une surface régulière (S )

e domaine complémentaire de

i

=

S

i

Si M n’est pas extérieur à ( i ), Ostrogradski doit être utilisé avec certaines précautions …

On obtient :

∫∫∫

i

M '

1

MM

  d

(

M

)

=

4

2

si M

si M

0 si M

(

(

(

i

S

e

)

)

)

r n (S ) e
r
n
(S )
e

Ce résultat peut se généraliser avec une fonction f continue et bornée sur ( i ) :

∫∫∫

i

f

(

M

)

M '

1

MM

  d

(

M

)

=

M

M 0 si M

f

2

4

(

f

(

)

)

si

si

(

M

M

e

)

(

(

i

S

)

)

EI3 Océan 2012-2013

 d  ( M ) =      M M 0 si

25

3 ème formule de Green sur un domaine extérieur e non borné e est limité
3 ème formule de Green sur un domaine extérieur e non borné
e est limité par S et à l’infini (sphère centrée en 0, de rayon R)
2
1
r
est de classe
C
sur
(
)
et
C
sur
(
)
=
(
)
(
S
)
(
)
e
e
e
n
harmonique dans
(
)
et nulle à l’infini
e
e
S
A
  1 
0
+
O
quand
r
r
2
r
r
n
M
(
)
0
i
(
M ) 
1
 ∂ 
1
1
1
M
(
S
)
=
(
)
(
)
(
)
∫∫
dS M
'
∫∫
M '
  dS M '
2
4
∂ n
MM '
4
∂ n
MM '
S
M '
S
M '
M
(
)
(
M
)
e

+

1

4

∫∫

n

M '

1

MM '

(

dS M

'

)

1

4

∫∫

(

M '

)

n

M '

1

MM '

  dS M '

(

)

Les contributions sur s’annulent quand R

dem avec les ordres de grandeur de et G et de leurs dérivées

EI3 Océan 2012-2013

s’annulent quand R ∞ dem avec les ordres de grandeur de et G et de leurs

26

II-3/ formulation finale sur un domaine extérieur non borné

Rappel : on veut résoudre (le plus souvent) un écoulement potentiel d’un corps limité par (S) dans un fluide illimité ( e )

corps limité par ( S ) dans un fluide illimité ( e ) On cherche par

On cherche par exemple

(pb Neumann extérieur, PNE)

   ∂  ∂ n   
 ∂
n

=

=

0 dans

r

n

(

r

V

0

.

sur

e

)

(

S

)

0àl'infini

( ) ( ) r i e n i r (S) V 0
(
)
(
)
r
i
e
n
i
r
(S)
V
0

=

e

est le potentiel de l’écoulement recherché dans

(

e

)

=

e

M

M

M

(

(

(

S

e

i

)

)

)

é (

0

M )

é

2

(

M

)

=

1

4

∫∫

S

n

e


M '

e est caractérisé par les distributions

1

MM '

(

dS M

'

)

+

1

4

∫∫

S

=  

e

n

(

S

et

=

e (

M '

)

n

M '


1

MM '

dS M '

(

)

(attention au chgt de signe dû au sens de la normale !!!!!!)

e

)

S

Cette distribution n’est pas unique;

On peut considérer un champ harmonique ARBITRAIRE i sur ( i ) qui sera nul dans ( e ) donc sans influence sur

Ce champ est caractérisé par

e

=  

i

et

(

i

)

S

i

n

i

=

S

EI3 Océan 2012-2013

sur Ce champ est caractérisé par e =   ∂    i et

27

M

(

)

(

M

)

 

i

i

 

M

 

(

S

)

 

e

(

M

)

+

i

(

M

)

   
   

2

   

M