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Krishnamurti ET LA RÉVOLTE PAR ANDRÉ NIEL LE CERCLE DU LIVRE
Krishnamurti
ET LA RÉVOLTE
PAR ANDRÉ
NIEL
LE
CERCLE
DU
LIVRE
GUERI-DE-LA-CONTRADICTION OU MORT-YIYANT (1) ? (1) « Mort-vivant, c’est le terme que ta tradition indoue
GUERI-DE-LA-CONTRADICTION
OU
MORT-YIYANT
(1)
?
(1) « Mort-vivant, c’est le terme que ta tradition indoue
applique au jivan-mukta, l’Etre-réalisé » (L’Expérience
libératrice, p. 1G2).
176 « Etre, c’est être en rapports avec les autres, il n’existe pas d’être isolé.
176
« Etre, c’est être en rapports avec les autres, il
n’existe pas d’être isolé. Vous et le monde n’êtes pas
séparés, votre problème est le problème du monde ;
vous portez le monde en vous, sans vous il n’est pas
L’isolement n’existe pas, il n’est pas d’objet qui ne soit
rélié aux autres
Nos rapports humains sont un état de
conflit intérieur et extérieur : l’extension de ce conflit
intérieur devient un conflit mondial. Ce conflit ne doit
pas être examiné en tant que problème particulier, c’est
un problème universel.
177 De même que vous lisez un livre intéressant sans sauter de pages, c’est ainsi
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De même que vous lisez un livre intéressant sans
sauter de pages, c’est ainsi que les relations humaines
doivent être étudiées et comprises. La solution aux pro­
blèmes de nos rapports avec nos semblables ne peut pas
être trouvée en dehors de ces rapports mais en eux-
mêmes. La réponse ne se trouve pas à la fin du livre
mais dans nos façons d’aborder la question. La façon
dont vous lisez le livre des rapports humains est bien
plus importante
que le fait de dominer la lutte qui
lui est inhérente. Ce livre doit être lu chaque jour à nou­
veau sans le fardeau de la veille ; c’est cette libération
du passé, du temps, qui engendre la compréhension
créatrice » (1).
(1)
Causeries,
1945,
p.
97.
180 « Sans vous, dit-il par exemple, le monde n'est pus ; en vous est
180
« Sans vous, dit-il par exemple, le monde n'est pus ; en
vous est le commencement çt la fin » (1).
(1)
Causeries,
1945,
p.
46.
182 « Ne pensons-nous pas, ne sentons-nons pas en termes de bénéfice et de perte,
182
« Ne pensons-nous pas, ne sentons-nons pas en termes
de bénéfice et de perte, de devenir et de non-
devenir » (1) ? Par haine, mépris ou peur de quelque
infra-monde, nous désirons une Transcendance, et c’est
alors que le présent perd, pour nous, son « immense
signification » (2).
(1) Causeries, 1945, p. 129. (Krishnamurti parle, Trad.
Carlo
S u a h è s ).
(2)
Id.,
p.
93.
183 « La méditation, alors, est l'Etre, qui a son propre mouvement éternel. C’est la
183
« La
méditation, alors, est l'Etre, qui a son
propre mouvement éternel. C’est la création elle-
même » (1)
(1)
lil,
p.
135.
186 « Vous, Findividu, êtes la masse En nous, ainsi que vous le découvrirez si
186
« Vous, Findividu, êtes la masse
En nous, ainsi que
vous le découvrirez si vous y pénétrez profondément, se
trouvent et la multitude et le particulier
Donc, lorsque
je parle de l’individu, je ne l’établis pas en opposition
à la masse. Au contraire, je veux éliminer cet antago­
nisme
qui crée de la confusion, des conflits, de la
187 cruauté, de la misère. Mais si nous pouvons comprendre comment Findividu est une partie
187
cruauté, de la misère. Mais si nous pouvons comprendre
comment Findividu est une partie du tout
alors nous
nous libérons nous-mêmes, avec joie et spontanément
de notre désir de rivaliser, de parvenir, de tromper,
(Topprimer, d’être cruel, ou de devenir un disciple ou
un chef
Tant que nous nous considérons des individus,
séparés
du
tout, rivalisant,
barrant le
chemin,
luttant,
salifiant le nombre au particulier ou le particulier au
nombre, les problèmes qui surpissent de cet antagonisme
actif ne trouveront aucune solution heureuse et durable,
car ils sont la conséquence d’une façon erronnée du
penser-sentir » (1).
« Un groupe
peut vous stimuler, mais la stimulation est-elle une médi­
tation ? Dépendre rFun groupe, c'est créer une confor­
mité ; l’adoration on les prières d’une congrégation sont
capables d’agir par suggestion, d’influencer un individu
et de Fempêcher de penser. (2). Que dire, à ce compte,
des déformations suggestives qui peuvent résulter des
délires collectifs d'une société à la recherche d’un renou­
veau de vie totalitaire ? « La compréhension du Réel
est-elle le résultat de la propagande, d’une croyance
organisée, d’un conformisme imposé ou subtil?-» (3').
(1)
Ojaï,
1944, p.
7.
(2) Causeries.
1943, p.
118.
(3)
ld.,
p.
100.
189 « Vous imaginez qu’être libre de l’expansion du moi c'est se trouver dans un
189
« Vous imaginez qu’être libre
de l’expansion du moi c'est se trouver dans un état de
vide, et parce que vous avez peur de ce vide l’expérience
de l’actuel se trouve entravée. » (1).
« La
vraie compréhension est le fait d’être délivré de la cons­
cience de soi. » écrit-il dans un texte retranscrit par
Carlo Suares (2). Mais, quelques lignes plus loin, il
ajoute : « Etre détaché ne veut pas dire être indifférent,
mais commencer à savoir de quoi est faite la conscience
individuelle. »
(1) Causeries,
1945, p.
144.
(2) Krishnamurti,
p.
26
et
27.
(Ed.
Adyar).
194 « Spéculer sur ce qui est au delà de nos limitations n’est qu’une façon
194
« Spéculer sur ce qui est au delà de nos limitations
n’est qu’une façon de remettre à plus tard la perception
de notre esclavage»,
(Causeries, 1946, p. 159).
195 « Etre lucide dans ce conflit de la dua­ lité sans opérer de choix
195
« Etre lucide dans ce conflit de la dua­
lité sans opérer de choix est ardu, mais essentiel si nous
voulons dépasser le problème, affirme pour sa part Krish-
namurti (1). Par notre compréhension qui dissout leurs
causes, nos problèmes psychologiques prendront fin » (2)
« Tant que nous n’aurons pas une com­
préhension commune quant à notre but, il y aura confu­
sion et tous les rapports réels entre nous seront impos­
sibles •» (3).
(1) Causeries, 1945, p. 72.
(2) ld„
p.
153.
(3)
ld., p.
147.
CO P YR IGH T BV ANDRÉ NlEL ANO LE C E R C L
CO P YR IGH T
BV
ANDRÉ
NlEL
ANO
LE
C E R C L E
DU
LIVRE
P A R I S
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