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PHOTO : B. SOUHIL

El Watan

LE QUOTIDIEN INDÉPENDANT - Dimanche 27 janvier 2013

SURPÊCHE ET POLLUTION

Le stock halieutique algérien s’amenuise

LIRE L’ENQUÊTE RÉALISÉE PAR LYES MECHTI EN PAGES 6 ET 7

ÉDITION DU CENTRE

N°6776 - Vingt-troisième année - Prix : Algérie : 15 DA. France : 1 . USA : 2,15 $. ISSN : 1111-0333 - http://www.elwatan.com

PHOTO : AFP

SITUATION EN ÉGYPTE

UNE TRENTAINE DE PERSONNES TUÉES HIER À PORT-SAÏD

UNE TRENTAINE DE PERSONNES TUÉES HIER À PORT-SAÏD ■ L’Egypte a connu hier une deuxième journée

L’Egypte a connu hier une deuxième journée d’affrontements sanglants avec la mort d’une trentaine de personnes à Port-Saïd, les plus graves violences depuis l’élection présidentielle Celles-ci ont éclaté suite à la condamnation à mort de 21 Egyptiens impliqués dans les heurts ayant suivi un match de football l’an dernier.

LIRE L’ARTICLE DE HASSAN MOALI EN PAGE 13

PLUS DE 2500 INTERVENTIONS DE LA PROTECTION CIVILE EN 24 HEURES

ROUTES COUPÉES, CHUTES DE PIERRES ET ASPHYXIES

Le nord du pays a connu hier encore des précipitations importantes causant de nombreux dégâts

Des dizaines de personnes ont été intoxiquées par le monoxyde de carbone dans plusieurs wilayas du pays.

LIRE L’ARTICLE DE FATIMA ARAB EN PAGE 5

MARC TRÉVIDIC. JUGE ANTITERRORISTE FRANÇAIS

«PAYER DES RANÇONS N’A JAMAIS DISSUADÉ LES PRISES D’OTAGES»

Marc Trévidic, juge d’instruction au pôle antiterroriste du Tribunal de grande instance de Paris et fin connaisseur du processus d’appel au djihad, se livre à El Watan dans cette interview intéressante.

se livre à El Watan dans cette interview intéressante. LIRE L’ENTRETIEN RÉALISÉ À PARIS PAR NADJIA

LIRE L’ENTRETIEN RÉALISÉ À PARIS PAR NADJIA BOUZEGHRANE EN PAGE 3

LE TOGO ÉCARTE L’ALGÉRIE DE LA CAN (2-0) ÇÇaa ffaitait mmalal !!
LE TOGO ÉCARTE L’ALGÉRIE
DE LA CAN (2-0)
ÇÇaa ffaitait mmalal !!

Rustenburg (Afrique du Sud) De notre envoyé spécial

C ondamnée à réagir pour maintenir ses chances de qualification, la sélection nationale de

football s’est inclinée donc pour la deuxième

fois dans ce tournoi. Elle a été battue hier par le Togo sur le score de 2 à 0. Le premier but a été signé Emmanuel Adebayor à la 35 e minute de la première période. (Suite page 30) Tarek Aït Sellamet Lire également en page 31

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El Watan - Dimanche 27 janvier 2013 - 2

L’ACTUALITÉ

SELLAL DÉFEND LA POSITION ALGÉRIENNE PAR RAPPORT À LA CRISE AU MALI

«L’Algérie n’enverra pas de troupes et ne recevra pas de troupes étrangères»

L a situation sécuritaire et poli- tique au Mali a dominé les tra- vaux de la réunion du Conseil de

paix et de la sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA) tenue, vendredi, à Addis-Abeba. Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a représenté le président de la République à cette ren- contre, comme il participera durant deux jours aux travaux du 20 e sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA qui débuteront aujourd’hui. «L’Algérie apportera une contribu- tion multiforme pour une sortie de crise au Mali… et n’envisage pas d’envoyer des troupes algériennes en dehors du territoire national ou de recevoir sur son sol des troupes étran- gères.» C’est la position expliquée par Sellal lors de son discours prononcé à Addis-Abeba. Ce dernier a rappelé aux autorités de la transition au Mali la solidarité indéfectible et le soutien continu de l’Algérie dans le règle- ment de la crise qui touche ce pays. Pour le Premier ministre, l’Algérie a depuis le début de cette crise prôné une approche qui visait à réaliser trois objectifs stratégiques, à savoir la préservation de l’unité nationale et de l’intégrité territoriale du Mali, le retour à la légitimité démocratique et la lutte continue et permanente contre le terrorisme et le crime transnational organisé, en vue de leur éradication

PHOTO : H. LHÈS
PHOTO : H. LHÈS

Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal

totale. «Ces objectifs devraient être valablement atteints grâce à la mise en œuvre combinée des éléments de solution, entre autres le renforcement du leadership politique au Mali, le déploiement de l’administration malienne sur tout son territoire, la recherche d’une solution politique négociée qui implique les acteurs qui se démarquent sans équivoque du terrorisme et du crime transnational organisé, en vue de répondre aux revendications légitimes des popula- tions du Nord», a expliqué M. Sellal, rapporté par l’APS. L’Algérie, selon le Premier ministre, estime que la re- cherche d’une sortie de crise au Mali

doit être conduite en tenant compte de l’urgence de la situation et de la nécessité de dégager une solution durable. «La sécurité et la stabilité retrouvées au Mali et dans la région permettront de consacrer les res- sources à l’effort du développement et à l’amélioration des conditions de vie des populations», a-t-il ajouté. L’Algérie, par la voix de Sellal, a reformulé sa position en condamnant les récentes attaques terroristes contre la ville de Konna (Mali). «Je veux me référer ici aux récentes attaques ter- roristes de la ville de Konna, que mon pays a condamnées dans les termes les plus énergiques», a-t-il indiqué

en soulignant que «ce développement grave a constitué une menace pour le Mali et une atteinte aux efforts pour une sortie de crise dans ce pays frère». Il a relevé aussi la «véritable» menace dans la région, posée par les groupes terroristes et ceux affiliés au crime transnational organisé. M. Sellal a tenu à rappeler que c’est suite à l’attaque terroriste de la ville de Konna que l’Algérie a procédé à la fermeture totale de sa frontière avec le Mali, assurant que des mesures de sécurisation renforcées ont été prises. «Cette décision vise à empêcher les mouvements de groupes terroristes et d’armes, et à contribuer à rendre plus efficiente la lutte contre le terrorisme et le crime organisé, qui constitue un élément central de toute sortie de crise au Mali», a indiqué le Premier ministre, rappelant que «l’Algérie a toujours appelé à une lutte internatio- nale contre le terrorisme et le crime transnational organisé» et soulignant que «ces menaces mettent en péril la sécurité et la stabilité de la région» . Par ailleurs, M. Sellal a rendu hom- mage à l’armée algérienne lorsqu’il a évoqué l’attaque terroriste ayant ciblé le site gazier de Tinguentourine, à In Amenas. «La riposte de l’Algérie a été l’illustration de la fermeté et de la détermination des autorités algé- riennes face au terrorisme.» Nabila A.

MEDELCI DANS UNE INTERVIEW À L’AP

«Nous en sommes à l’évaluation de nos erreurs»

L es autorités algériennes ont-elles fait des «fautes» dans la gestion de la prise d’otages d’In

Amenas ? Mourad Medelci, ministre des Affaires étrangères, aurait «reconnu» que les forces de sécu- rité ont fait «des erreurs» lors de cette crise. C’est du moins ce que laisse penser l’AP dans l’une de ses dépêches, sans toutefois citer les propos où un tel aveu aurait été fait explicitement par le ministre. Une chose est cependant sûre : dans cette interview accordée à l’AP en marge du Forum de Davos, le chef de la diplomatie algérienne explique que «nous sommes dans un processus afin d’établir nos erreurs. Dans cette évaluation, nous penchons plus pour conclure que cette opération a été un succès». M. Medelci a aussi assuré que l’Algérie n’était pas la cible de cette attaque, mais que les terroristes «ciblent les investisseurs en Algérie et les étrangers

qui y travaillent». Raison pour laquelle les autorités vont vraisemblablement œuvrer à renforcer les me- sures de sécurité sur les sites où des multinationales opèrent dans le secteur des hydrocarbures. Mais «les étrangers vont continuer à travailler en Algérie et cela est la meilleure manière de répondre aux ter- roristes», estime-t-il. Le ministre des Affaires étran- gères admet que l’Algérie, qui a fait face durant des années à une violence extrémiste «interne», «ne peut plus continuer à faire face au terrorisme international seule. Nous avons absolument besoin de soutien». D’ailleurs, M. Medelci défend «la position gou- vernementale» qui consiste «à attaquer au lieu de négocier». «Face à une telle attitude, ce ne sont pas seulement des mots qui peuvent régler les pro- blèmes. C’est l’action.»

Ces déclarations ont été faites à l’heure même où se poursuivait l’opération d’identification des victimes de cette prise d’otages meurtrière. Ainsi, sur les 38 morts, dont un Algérien et 37 étrangers de neuf nationalités ; 34 ont jusqu’à l’heure été formellement identifiés. Le dernier en date à avoir été reconnu est un Norvégien de 43 ans, employé du groupe Statoil. «Statoil a reçu la triste nouvelle que la mort d’un autre de nos chers et très estimables collègues, qui était porté disparu depuis l’attaque terroriste à In Amenas en Algérie, est maintenant confirmée», annonçait hier l’entreprise norvé- gienne. Un cinquième Norvégien est toujours porté disparu. Toutefois, les officiels norvégiens, qui ont dépêché une équipe médico-légale à Alger afin d’aider à cette opération, jugent «improbable» que des survivants soient retrouvés. G. L.

«improbable» que des survivants soient retrouvés. G. L. ■ TAMANRASSET 250 étrangers quittent Hassi Moumène Pas

TAMANRASSET

250 étrangers quittent Hassi Moumène

Pas moins de 250 employés étrangers de différentes nationalités ont quitté la zone pétrolière de Hassi Moumène, relevant de la commune d’In Salah, à 700 km au nord de Tamanrasset, suite à l’attaque terroriste des champs gaziers d’In Amenas. Le plus grand projet de gaz sec, piloté par Petrofac, BP, Statoil Hydro et Sonatrach, se trouve ainsi à l’arrêt après le départ massif de ces étrangers.

Ils menacent de ne plus reprendre l’activité, si la sécurité du site n’est pas renforcée, indique une source proche de la zone, signalant que cette décision a été motivée par l’agression des équipes d’exploration survenue dernièrement non loin de la zone. Selon notre source, un groupe armé ayant agi à visage couvert s’en est pris à ces équipes en vue de les délester de leurs biens avant de s’éclipser

à la faveur de l’immensité désertique à

bord desvéhicules 4x4 appartenant à ces entreprises pétrolières. Ce qui n’est pas sans inquiéter les responsables des sociétés étrangères activant dans cettezone, euxqui

se sentent toujours comme étant la cible des extrémistes djihadistes et craignent la reproduction de l’incident de Tiguentourine. Le projet en question, faut-il le rappeler, vient en renfort aux champs de production existants et consiste en la construction d’une nouvelle centrale de production de gaz devant produire environ 17 millions de mètres cubes de gaz par

jour.

Ravah Ighil

17 millions de mètres cubes de gaz par jour. Ravah Ighil ■ TIGUENTOURINE Obama et Hollande

TIGUENTOURINE

Obama et Hollande réitèrent leur condamnation

Le président américain, Barack Obama, et son homologue français, François Hollande, ont eu vendredi un entretien téléphonique au cours duquel ils ont, notamment, condamné l’attaque terroriste perpétrée dernièrement

contre le complexe gazier de Tiguentourine (In Amenas), a indiqué la Maison-Blanche. Les présidents Obama et Hollande ont condamné l’acte terroriste commis récemment en Algérie et affirmé leur engagement mutuel

à une plus large lutte contre le terrorisme

en Afrique du Nord, souligne la présidence américaine dans un communiqué. Au cours de leur conversation, les deux dirigeants ont également évoqué les questions relatives à la situation au Mali, en Libye et en Syrie. Au sujet du Mali, le président américain a exprimé son soutien au leadership de la France dans les efforts de la communauté internationale visant à empêcher les terroristes d’avoir un refuge dans ce pays du Sahel. A ce propos, les deux présidents ont insisté sur la nécessité de mettre en place rapidement la Mission internationale de soutien au Mali (Misma) sous conduite africaine ainsi que de l’importance pour le gouvernement intérimaire malien d’établir une feuille de route politique qui mènera à des élections et à la restauration de la gouvernance démocratique. Concernant la Libye, ils ont souligné l’importance d’une aide soutenue pour ce pays qui œuvre à bâtir des institutions sécuritaires efficaces. (APS)

l’importance d’une aide soutenue pour ce pays qui œuvre à bâtir des institutions sécuritaires efficaces. (APS)

El Watan - Dimanche 27 janvier 2013 - 3

INTERVIEW

MARC TRÉVIDIC. Juge antiterroriste français

«Dans la lutte contre le terrorisme islamiste, il y a des discours mais pas d’actes»

Marc Trévidic est juge d’instruction au pôle antiterroriste du tribunal de Grande Instance de Paris et un fin connaisseur du terrorisme islamiste. Dans Terroristes. Les sept piliers de la déraison, aux éditions J.-C. Lattès, il explique, à partir de portraits, pourquoi et comment on devient terroriste, décortiquant les motivations des candidats au djihad. Son premier ouvrage s’intitule Au Cœur de l’antiterrorisme (J.-C. Lattès, 2010).

Propos recueillis par Nadjia Bouzeghrane

Quelle distinction faites-vous entre un acte de guerre et un crime terroriste ? La guerre est définie par les conventions internatio- nales. Le terrorisme, théoriquement, est le fait de voir imposer à un pays ses vues par la violence et non par la voie démocratique. Cela peut être le fait d’utiliser des moyens eux-mêmes terroristes, en s’en prenant volontairement à des populations civiles. Et, sur cette deuxième définition, on est très proche du crime de guerre. On est dans des frontières (terminologiques) très délicates, les définitions juridiques sont assez pauvres, on a plus tendance à stigmatiser l’ennemi en l’appelant terroriste. Le président François Hollande, en annonçant l’interventionmilitairefrançaisecontrelesgroupes islamistes au Mali, a parlé de «guerre contre le ter- rorisme».Qu’en pensez-vous ? Si la lutte contre le terrorisme se mène à l’extérieur par une armée, les moyens ne sont pas judiciaires mais militaires. Et je pense que c’est dans ce sens-là que le terme «guerre» est utilisé. François Hollande utilise le mot «guerre» parce que c’est une armée française qui est engagée sur le terrain. La formule la plus neutre, c’est de dire «lutte contre le terrorisme». Les Algériens ont-ils bien fait d’intervenir mili- tairement sur le site gazier d’InAmenas pour neu- traliser les terroristes et libérer les otages ? C’est très compliqué. Si l’on se met du côté des familles des otages tués, je comprends qu’elles puissent dire : «On aurait pu faire autrement». Elles

puissent dire : «On aurait pu faire autrement». Elles ont leur douleur, mais selon une vue

ont leur douleur, mais selon une vue logique, ration- nelle et cynique, on dira : «Cela ne sert à rien de prendre des otages chez nous, on ne négocie pas». Et cela peut dissuader les groupes terroristes de prendre des otages c’est vrai, alors que payer des rançons n’a jamais dissuadé les prises d’otages ; cela encourage à en reprendre d’autres. Avec l’opération terroriste d’In Amenas, de par la multiplicité des nationalités de la composante du groupe qui en est à l’origine et de ses otages, n’y a-t- il pas un dessein d’internationalisation ? La stratégie d’AQMI n’a jamais été de limiter le dji- had à l’Algérie ni à un seul ennemi. C’est sûr qu’il y a une différence entre Ançar Eddine et le Mujao – com- posés de populations plus locales, ou en tout cas plus d’Afrique subsaharienne qui souhaitent avant tout prendre le contrôle du Mali – et les émirs historiques d’AQMI, comme Belmokhtar, qui ont toujours prôné le djihad international. Ne pensez-vous pas que malgré leurs dissensions, ces différents groupes pourront faire jonction ? Ce n’est pas le signe donné par Belmokhtar, je pense que pour le Mujao et Ançar Eddine, ce n’était pas une bonne idée de se mettre tout l’Occident à dos. Ces groupes n’ont pas la même stratégie, ils font des alliances de circonstance. Mais il faut voir aussi com- ment Ançar Eddine et le Mujao recrutent ; ce n’est pas en endoctrinant leurs recrues mais en les payant. N’assiste-t-on pas à un déplacement du terro- risme islamiste d’Afghanistan vers le Sahel ? On a laissé les groupes extrémistes noyauter la région, prendre des contacts, payer des Touareg grâce aux rançons, recomposer leurs rangs alors qu’ils avaient été éradiqués en Algérie. Il y a eu un déplace-

ment qui a été forcé. Y a-t-il moyen de conjuguer les efforts inter- nationaux pour faire face à ce terrorisme qui est planétaire ? Il faut prendre les problèmes là où ils sont. Par exemple, le problème des rançons est crucial pour la région du Sahel. Il faut que les pays occidentaux non seulement passent un accord, mais s’y tiennent sur le non-paiement des rançons et qu’il n’y ait pas de cavalier seul. Tout le monde est concerné, et si l’on veut arrêter ce phénomène de prise d’otages, il faut qu’il y ait un message fort. C’est toute la communauté internationale qui doit s’engager par convention à ne jamais négocier de rançon. Cela conforte la position algérienne qui a tou- jours plaidé pour le non-paiement de rançon… Absolument. L’objectif est qu’à moyen terme, il n’y ait plus de prise d’otages parce qu’il n’y aura plus d’intérêt pour les groupes terroristes. N’y a-t-il pas d’autre moyen de lutter contre le terrorisme ? Il faut que l’entraide soit la plus fluide possible. Les pays, en matière de terrorisme, sont hypocrites tout le temps ; ce sont d’abord eux qu’ils épargnent et pensent s’en tirer, parce que ce ne sont pas eux qui sont visés. On l’a vu avec l’Angleterre, cela a duré ce que cela a duré. On sait aussi qu’il y a une certaine faiblesse de l’Allemagne, des pays qui n’ont pas été touchés par le terrorisme. Quand la France a décidé d’aider l’Espagnecontrel’ETA, elleaprisdesrisques. C’est ce genre d’exemple qui doit être suivi par tous les pays dans la lutte contre le terrorisme islamiste. Or, il n’y a pas assez de bonne volonté, il y a des discours mais pas d’actes. Belmokhtar a menacé la France en disant qu’il y aura des dizaines de Khaled Kelkal et de MohamedMerah.Cettemenacevous semble-t-elle crédible ? Pourquoi fait-il référence à Kelkal et Merah, alors que ce n’est ni le même contexte ni le même cas de figure ? Belmokhtar connaît bien la France. Il connaît les noms magiques, les deux noms qui nous ont le plus fait peur ces dernières années. Il s’adresse à la population française. Il y a d’autant moins à voir entre Kelkal et Merah que l’appel au djihad individuel, aujourd’hui, est d’abord un aveu de faiblesse des groupes terroristes qui sont incapables d’organiser une action structurée en France et qui disent aux jeunes Français : «Faites le djihad là où vous êtes, mais débrouillez-vous.» A l’époque de Kelkal, cela ne se passait pas ainsi. De toutes les façons, les menaces contre la France sont proférées depuis plusieurs années. Un peu plus maintenant. Toujours les mêmes termes. La France est leur ennemie et s’ils peuvent la frapper, ils la frapperont. La situation au Mali ne risque-t-elle pas de susciter des «vocations» en France ? Dans la petite frange extrémiste en France, il y a effectivement une motivation, il y a un nouveau djihad qui est né au Mali, une terre d’Islam agressée, où on applique la charia. Et l’agresseur, c’est la France. Quel est le profil du candidat terroriste français susceptible de passer à l’acte ? Le candidat susceptible de passer à l’acte est d’abord candidat à faire le djihad et, théorique- ment, ce qui l’intéresse, c’est d’aller faire le djihad sur une terre de martyrs. Mais là, il va avoir du mal à partir. La question est de savoir si ces candidats vont passer au stade de faire le djihad chez eux, en France. Ce sont des gens qui ont, pour ce que j’en voie, beaucoup moins d’envergure qu’avant, une culture religieuse très basse, embrigadés beaucoupplus vite qu’avant à force d’images d’internet. Des Merah,est-ce encore possible ? Merah était quelqu’un de rusé. Des gens qui voudraient passer à l’acte, c’est possible, mais il faut aussi être intelligent, avoir du sang-froid, dissimuler. Pensez-vous que la législation française sur laquelle vous vous appuyez est suffisante ? Est-elle adaptée ? La législation est suffisante parce qu’on ne peut pas aller plus loin, cela ne veut pas dire qu’on ne soit pas débordés, qu’on n’ait pas de difficultés. On arrête les gens pour ce qu’ils ont préparé. Je dis souvent que je préfère qu’on soit

ont préparé. Je dis souvent que je préfère qu’on soit faillible en respectant les droits de

faillible en respectant les droits de la défense, les droits de l’homme, qu’infaillible en ne les respectant pas. La loi est préventive dans la répression, on arrête des gens qui passent à l’acte, il faut prouver qu’il y a eu entente pour préparer des actes terroristes. Vous est-il arrivé, personnellement, de vous tromper ? Il y a deux façons de se tromper. Quand on décide d’un non-lieu à l’encontre d’un individu qui est en fait plus dangereux qu’on le croit. Cela ne m’est pas arrivé, sinon je ne serai pas encore là à faire mon mé- tier. L’autre erreur potentielle, c’est d’être sur-réactif

et d’incarcérer des gens qui, dans leur tête, n’avaient

pas l’intention de passer à l’acte. Là, c’est un gros pro-

blème, celui de créer des terroristes en les confortant alors qu’ils ne le sont pas encore. Y a-t-il une collaboration entre magistrats ins- tructeurs français et leurs homologues algériens sur certaines affaires ? Avec l’Algérie, c’est particulier par rapport aux autres pays, 98% de la coopération franco-algérienne se fait entre services de renseignement, et 2% entre le judiciaire. Pourquoi ? Entre la DST, la CDRI et les services algériens, il s’est noué des relations où, apparemment, il faut don- ner la priorité au renseignement sur le judiciaire. C’est

peut-être lié à l’Algérie aussi, c’est-à-dire qu’elle, qui est puissante en matière de renseignement, n’accorde pas suffisamment de considération au judiciaire. En France, c’est un peu pareil. Tout mon credo, c’est de dire que la justice en France a sa place et ce n’est pas qu’à la DCRI et au ministère de l’Intérieur de décider comment cela doit se faire. Il n’y a pas une fluidité de l’entraide judiciaire entre l’Algérie et la France, pas comme avec d’autres pays où c’est habituel, où des magistrats viennent à Paris, moi je vais chez eux. Cependant, il y a eu des entraides judiciaires qui ont marché, mais c’est vraiment à la marge. Vous-même avez-vous eu à demander une en- traide ? Oui, il y a des entraides qui ont été exécutées, le problème c’est qu’à chaque fois j’ai toujours demandé

à venir assister aux auditions en Algérie, mais elles

ont été faites sans que j’y sois présent et on me les a envoyées après. Alors qu’il est prévu que le magistrat qui le demande puisse venir, selon la convention franco-algérienne, il y a cette difficulté que l’Algérie

a d’admettre qu’un juge français participe à une audi-

tion de prévenu auprès de son collègue algérien. Si on le demande, c’est parce qu’après, en France, quand l’audition du prévenu arrive et qu’il y a un certain nombre d’éléments de preuves, les avocats disent :

«Ils utilisent la torture là-bas, et comme ils font cela n’importe comment, c’est pour cela qu’ils ne veulent pas que les magistrats français prennent part aux au- ditions de leurs confrères algériens», pour décrédibili- ser les éléments recueillis en Algérie. C’est un moyen de défense pour les avocats français qui est d’autant plus facile pour eux que le juge d’instruction français n’a pas pu faire le déplacement. C’est cela qui n’est pas très bien compris du côté algérien, c’est qu’en fait c’est la porte ouverte, à chaque fois, pour les critiques de la façon dont la justice algérienne a pu recueillir les éléments à charge. Quand on reçoit une audition qui est toute faite, on ne peut pas être réactif, rebondir aux questions que l’on a transmises, creuser un point. Un collègue algérien qui viendrait à Paris pour un dossier concernant la France et l’Algérie serait le bienvenu. Des magistrats algériens sont-ils venus en France à ces mêmes fins ? Je n’en ai jamais connu qui soient venu et c’est bien dommage. J’avais des dossiers en commun, je sais qu’ils avaient une procédure chez eux, on avait des gens qui auraient été intéressants à entendre pour eux. Allez-vous vous rendre en Algérie pour pour- suivre l’instruction de l’affaire de l’assassinat des moines de Tibhirine ? J’espère pouvoir m’y rendre puisque je l’ai de- mandé. J’ai eu de bons signes, mais l’important c’est comment cela va se faire. C’est très délicat comme dossier. Il est important de savoir comment cela va se faire, avec quels experts. Ce n’est pas rien. Même d’un point de vue scientifique, ce n’est pas rien sur certains aspects. Qu’est-ce que vous demandez exactement ? Je ne peux pas entrer dans le fond, la loi me l’inter-

dit.

N. B.

PHOTO : B. SOUHIL

El Watan - Dimanche 27 janvier 2013 - 4

L’ACTUALITÉ

ABDELAZIZ BELKHADEM TENTE DE RÉSISTER À LA CONTESTATION

Les membres du comité central décidés à le débarquer

Abdelaziz Belkhadem n’a jamais été aussi près de la porte comme aujourd’hui Après le retournement de huit ministres, il compte de moins en moins de membres du bureau politique (BP) qui lui sont restés fidèles Selon une source du CC, il continuerait à multiplier les défections.

B eaucoup de membres du comité central

du Front de libération nationale

(CC)

(FLN)

refusent de pronostiquer l’issue de la

prochaine session, dont les travaux débuteront à la

salle de conférences de l’hôtel Riadh de Sidi Fredj.

A

la question de savoir si Abdelaziz Belkhadem

va

partir cette fois-ci ou non, ils répondent tous :

«Dieu seul le sait.» Chat échaudé craint l’eau

froide. Ils redoutent que le secrétaire général du FLN, comme lors de la réunion du CC de juin der- nier, ne revienne sur son engagement après avoir décidé de remettre son mandat en jeu la veille. Pourtant, Abdelaziz Belkhadem n’a jamais été aussi près de la porte comme aujourd’hui. Après

le retournement des huit ministres, entre autres

Tayeb Louh, Abdelaziz Ziari, Rachid Harraoubia, Amar Tou et Moussa Benhamadi, M. Belkhadem compte de moins en moins de membres du bureau

politique (BP) qui lui sont restés fidèles. Selon une source du CC, il continuerait à multiplier les défections. Ce serait Daâdoua Laâyachi et Madani Baradaï qui auraient quitté le bateau chavirant

du secrétaire général, visiblement résigné à faire

appel à l’urne le 31 janvier prochain.

Seuls le chargé de la communication, Kassa Aïssi, Abderahmane Belayat, Si Affif, Mohamed Allioui, Tahar Khaoua, chef du groupe parlementaire du parti, et Mohamed Djamaï le soutiennent encore.

La raison ? «Pour services rendus», indiquent nos

sources. C’est à lui, précisent-ils, qu’«ils doivent les postes qu’ils occupent aujourd’hui». De même pour quelques parlementaires du FLN qui siègent

au sein du CC et dont l’ascension politique et sur-

au sein du CC et dont l’ascension politique et sur- Abdelaziz Belkhadem, secrétaire général du FLN,

Abdelaziz Belkhadem, secrétaire général du FLN, de plus en plus esseulé

tout sociale est le fait essentiellement de Abdelaziz

Belkhadem. Mais ces derniers, affirment-on du côté de Hydra, n’hésiteront pas à basculer dans l’autre camp, celui des opposants qui continue à collecter les signatures contre le secrétaire général du parti. «Les choses avancent bien», soutient une source du CC.

Même en préférant être prudents sur le sort du se- crétaire général du parti, les militants du FLN ont compris désormais que l’implication des ministres eux-mêmes, contrairement à la précédente session

du CC, vaut son pesant d’or. En plus de leur apport

en termes de nombre, les cadres du FLN croient déceler un lâchage de Abdelaziz Belkhadem par le président d’honneur du parti qui n’est autre que le chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika. Celui-ci aurait préféré agir autrement que de prendre le téléphone et le destituer, ou se compliquer la procédure par la convocation, dans les limites de ses prérogatives, d’un congrès extraordinaire. Pour beaucoup, les ministres qui se sont retournés contre Abdelaziz Belkhadem «ont reçu une ins- truction dans ce sens», et selon des indiscrétions, ce serait le frère du président Bouteflika, Saïd, «qui

aurait donné le la». Suffisamment d’indices pour faire basculer les plus indécis des membres du

CC

pour en finir avec le secrétaire général. Dans

les

coulisses de l’ex-parti unique, il y a ceux qui

sont déjà dans l’après-Belkhadem. On parle de

prétendants à la direction du FLN. Amar Tou et Tayeb Louh ainsi que Abdelkrim Abada, coordi- nateur général du mouvement de redressement et

de l’authenticité, en nourriraient des ambitions,

mais, semble-il, Abderrezak Bouhara serait le mieux placé, spéculent des membres du CC. Une source digne de foi indique que les contestataires de Abdelaziz Belkhadem ont prévu de se réunir la veille de la réunion du CC.

Objectif : peser leur force et définir par la suite une stratégie pour contrer les manœuvres du secrétaire général du FLN qui, selon Mohamed Seghir Kara, porte-parole du mouvement de redressement et de l’authenticité, «voudrait rééditer le hold-up de juin dernier où il s’est imposé grâce à ses baltaguia». Abdelaziz Belkhadem résiste et tente de rassem-

bler ce qui lui reste comme force, en envoyant ses

lieutenants mobiliser ses partisans, à l’instar de Si

Affif qui a organisé une rencontre, il y a quelques jours, à Oran en donnant un faux chiffre sur la participation d’une cinquantaine de membres du

CC, alors qu’ils n’étaient que 19, selon une sources

digne de foi. Mais le pourra-t-il lorsqu’on sait que

ses plus proches fidèles l’ont quitté ? Il s’agit des

ministres composant le BP du parti qui, en partant,

ont, selon nos sources, drainé tous leurs soutiens et

parmi ces derniers il y a des membres du CC. Saïd Rabia

partant, ont, selon nos sources, drainé tous leurs soutiens et parmi ces derniers il y a

PHOTO : EL WATAN

El Watan - Dimanche 27 janvier 2013 - 5

L’ACTUALITÉ

PLUS DE 2500 INTERVENTIONS DE LA PROTECTION CIVILE EN 24 HEURES

Routes coupées, chutes de pierres et asphyxies

EN 24 HEURES Routes coupées, chutes de pierres et asphyxies Un village en Haute-Kabylie bloqué par

Un village en Haute-Kabylie bloqué par la neige

D es routes sont toujours bloquées par la neige ; en Haute-Kabylie et à Skikda, des villages sont isolés par la neige tombée

en grande quantité ces derniers jours. Un bilan

des services de la Protection civile, diffusé hier, indique que les RN15 et RN30 reliant les wi- layas de Tizi Ouzou et Bouira sont toujours cou-

pées à la circulation. Dans la wilaya de Skikda,

les CW 253, CW251 et CW9 sont également bloqués par la neige. Les éléments des travaux publics ont déneigé des routes pendant le week- end à Sétif et Bordj Bou Arréridj, apprend-on également. Les services de la Protection civile ont enregistré 2575 interventions depuis ven- dredi dernier. «Ces interventions ont été moti-

vées par les opérations d’épuisement dans les wilayas de Saïda et de Skikda, où des structures publiques et des cités ont connu des infiltrations d’eaux pluviales», explique le commandant Fa- rouk Achour, responsable de la communication à la direction générale de la Protection civile. Dans la wilaya de Blida, les mêmes services ont enregistré, hier, des interventions pour chutes de pierres, suites aux précipitations importantes qui ont affecté la région.

UNE QUARANTAINE DE BLESSÉS Deux personnes ont été blessées par des chutes de pierres dan la région de Chiffa (Blida), pré- cise le même responsable. 39 personnes ont

été secourues pour intoxication au monoxyde de carbone. «Ces cas ont été enregistrés un peu partout à travers le territoire national. Le non-respect des consignes de sécurité à l’utili- sation d’appareils de chauffage au gaz expose toujours des familles au danger d’intoxication au monoxyde de carbone», déplore M. Achour. Un homme de 64 ans et ses deux fils (21 et 14 ans) ont été secourus par les gardes-côtes de Beni Saf, hier soir, sur l’île de Rachegoun, à 30 km de Aïn Témouchent, indiquent les services des garde-côtes. Il s’agit de trois personnes ori- ginaires de Tlemcen, qui étaient bloquées depuis cinq jours sur cette île en raison des intempéries qui ont marqué la région, indiquent les mêmes services cités par l’APS. Selon l’Office national de la météorologie (ONM), le temps nuageux continuera d’affecter tout le nord du pays durant la matinée d’aujourd’hui. Ce n’est que dans l’après-midi que les régions du Nord connaîtront de belles éclaircies, selon les prévisions de l’ONM, qui ajoutent que des vents modérés (30 à 40 km/h) caractériseront les régions côtières. Dans les régions du Sud, l’ONM prévoit un ciel dégagé à partiellement voilé. Des vents modérés et des soulèvements de sable sont attendus à l’extrême sud. Les températures maximales varieront entre 14 et

18° sur le littoral, 8 et 12° à l’intérieur du pays et 20 à 28° au Sahara. Les minimales seront, selon la même source, de -1° à Tiaret et Djelfa, 8° à Alger et 1° à Sétif. Demain, une nouvelle perturbation affectera le nord du pays durant la matinée, suivie d’une amélioration à partir de

l’après-midi.

F. Arab

PRESSION SUR LE GAZ ET PANNES D’ÉLECTRICITÉ

L es importantes chutes de pluie, accompagnées de neige, qui se

sont abattues sur la région durant la journée d’hier, ont isolé cer- taines localités au sud de la wilaya de Bouira. Les intempéries ont engendré des perturbations de la circulation routière et causé des désagréments aux villageois. C’est le cas des habitants de Ouled Rached et Tarka, relevant de la commune de Mamoura, située à plus de 800 m d’altitude au sud de la wilaya. Les chemins desservant ces deux hameaux au

chef-lieu communal étaient impra- ticables, ont indiqué des villageois contactés par téléphone, qui ont déploré également le manque des bonbonnes de gaz. «La route est fermée. Nous ne nous pouvons pas sortir pour nous approvisionner en ce combustible», déplore un habitant, qui a précisé que Ouled Rached est plongé dans le noir faute de courant. Dans l’est de la wilaya, c’est la localité Mazazir relevant de la commune de Sahari- dj qui risque d’être complètement isolée. Les habitants sont confron-

tés au problème du manque de gaz butane et aux fréquentes coupures de l’électricité, précise-t-on. Des villages entiers risquent le pire en cette période qui s’annonce rude. C’est le cas des habitants de la commune d’Ath Laâziz, à 10 km au nord de Bouira, où des citoyens ont signalé hier la pénurie de bon- bonnes de gaz dans les dépôts de la région. Outre ce manque, les vil- lageois sont confrontés également au problème des glissements de terrain. Le CW5 reliant cette com- mune perchée à plus de 1000 m

d’altitude demeure à ce jour coupé à la circulation routière au niveau du lieudit Ighil Oumanchar. Pour rappel, une dizaine de familles avaient quitté, il y a quelques mois, leurs habitations qui ont été envahies par un important affais- sement de terrain enregistré sur plusieurs mètres. Les habitants des 34 villages que compte cette commune redoutent les rigueurs de l’hiver, où plusieurs localités portent encore les stigmates des intempéries de l’hiver de l’année dernière. Amar Fedjkhi

YENNAYER

ET NOS FORÊTS

Appel aux associations

L’engagement pour Yennayer dans toute l’Algé- rie est chose salutaire. La mobilisation constatée, grandissante des citoyens et les réjouissances accompagnent cette célébration sont, cepen- dant, plus partiellement, en phase avec les rites de nos ancêtres. Cette célébration ou ce rite qui se veut en communion avec la nature et la terre nourricière sera plus sincère et plus vraie si on l’accompagne d’une véritable campagne de re-

boisement de quelques

Le spectacle afigeant autour de nous, de forêts calcinées ou décimées, de collines et de monts déboisés donnent une image hideuse et désolante de notre pays et de nos territoires. Puisque les volontés osnt là, les pépinières plus nombreuses que jamais ! Alors ! Chehrit Kamel, initiateur de la pétition «Stop au sachet plastique» - editions_gal@yahoo.fr

heures

décès

Les familles Ouàar , Chettab et Benkoula de Jijel, d’Alger et d’Oran ont l’immense douleur de faire part du décés du DOCTEUR OUÀAR ABDELKADER, psychiatre, vice-président de la Fondation Mahfoud Boucebci et ancien président du parti de l’UDL, survenu à l’âge de 70 ans. La levée du corps aura lieu aujourd’hui, dimanche 27 janvier, du domicile mortuaire sis à haouch Chaouch, Oued Romane . L’enterrement aura lieu au cimetière de Oued Romane . «A Dieu nous appartenons , à lui nous retournons.»

. «A Dieu nous appartenons , à lui nous retournons.» condoléances Le directeur de la publication

condoléances

Le directeur de la publication et l’ensemble du personnel d’El Watan présentent leurs sincères condoléances à leur confrère et ami Mohamed Tahar Messaoudi à la suite du décès de son cousin, le Dr Ouàar Abdelkader.

décès Les familles Guitoun et Saoudi ont l’immense douleur de faire part du décès, le
décès
Les familles Guitoun et Saoudi ont
l’immense douleur de faire part du
décès, le 26 janvier, de leur chère et
regrettée
M me V ve SAOUDI née
GUITOUN M’Barka
La levée du corps se fera aujourd’hui
du domicile familial sis à côté
de la grande mosquée d’El Biar.
L’enterrement aura lieu au cimetière
de Beni Messous.
«A Dieu nous appartenons et à Lui
nous retournons.»

AFFRONTEMENTS ENTRE JEUNES MOZABITES ET ARABOPHONES

Ghardaïa retrouve son calme

R etour au calme à Ghardaïa. Après une vive tension engendrée par des affron- tements entres jeunes des deux commu-

nautés, mozabite et arabophone, la ville a repris son rythme de vie habituel hier matin. «La situation s’est calmée. Les affrontements ont cessé vendredi vers 21h. Mais les gens restent sur leurs gardes, notamment à Melika qui a été le théâtre d’affrontements entre jeunes arabo- phones venus du quartier Hadj Messaoud et habitants de la cité. Ils ne veulent pas baisser la garde», explique un témoin sur place. C’est ce que confirme Kamel-Eddine Fekhar, représentant de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH) dans cette wilaya : «Il y a toujours une tension. Mais le calme est revenu. La police est intervenue hier soir (vendredi, ndlr) et a arrêté une dizaine de jeunes.» Et d’ajouter : «J’espère qu’il n’y aura pas de nouveaux développements», en dénonçant ce qu’il appelle «la manipulation de cette tension entre Mozabites et arabophones». «La solution à ce problème est simple. Il suffit que les services de l’ordre fassent convena- blement leur travail», estime-t-il. Au-delà des escarmouches entre jeunes des deux commu- nautés qui donnent souvent suite à un impor- tant conflit tribal, il y a, estime-t-il, une raison essentielle : «Il s’agit des spoliations des ter- rains appartenant à des Mozabites. Ce sont soit les pouvoirs publics, soit des personnes venues d’autres wilayas ou de quartiers voisins qui sont à l’origine de ces spoliations. Et souvent, les propriétaires des terrains n’obtiennent au- cune réparation. Il y a des dizaines de dossiers qui n’ont jamais été traités.» Selon M. Fekhar, à chaque fois que la communauté mozabite dénonce ce genre de pratiques, «le conflit resur- git». «La dernière réaction de la communauté arabophone est intervenue quelques jours seu- lement après une manifestation des Mozabites de Melika contre les spoliations de terrains», soutient-il. Est-ce l’unique problème ? Pourquoi les autorités n’arrivent-elles pas à trouver une solution durable à ce conflit ? Les réponses se- ront peut-être données aujourd’hui à l’occasion de la visite, dans la wilaya de Ghardaïa, d’une délégation composée des ministres de l’Inté- rieur, de l’Agriculture et des Ressources en eau. Certes, la visite ministérielle a été programmée il y a plusieurs jours, mais les responsables du gouvernement, en particulier le ministre de l’Intérieur, devraient demander des explications sur les derniers événements aux responsables locaux. Madjid Makedhi

condoléances C’est avec beaucoup de peine que nous avons appris le décès de M me
condoléances
C’est avec beaucoup de peine que nous
avons appris le décès de
M me V ve SAOUDI née
GUITOUN M’Barka
En cette douloureuse circonstance, le
directeur et le personnel d’El Watan
présentent à leur collègue Nacéra et à
sa famille leurs sincères condoléances
et les assurent de leur profonde
sympathie. Que Dieu Le Tout-Puissant
accueille la défunte en Son Vaste
Paradis.
«A Dieu nous appartenons et à Lui
nous retournons.»

PHOTO : D. R.

El Watan - Dimanche 27 janvier 2013 - 6

ENQUÊTE

SURPÊCHE, POLLUTION

LE STOCK HALIEUTIQUE

Les données statistiques et les constatations scientifiques le confirment aujourd’hui : la ressource halieutique algérienne tend de plus en plus à diminuer et la production de pêche connaît, depuis quelques années, un recul inquiétant. Phénomène naturel ou conséquence irréversible d’une mauvaise gestion des ressources ? Les spécialistes qui se sont intéressés à l’exploitation des réserves que recèlent les côtes algériennes mettent en avant les deux causes en même temps.

Enquête réalisée par Lyès Mechti

L es scientifiques affirment, en effet, que la production halieutique a atteint, depuis quelque temps, son summum, signe d’une

prochaine période de déclin : «Que la production diminue encore plus, cela ne m’étonnera pas du tout», souligne D r Farid Hemida, halieute à l’Ecole supérieure des sciences de la mer et de l’aménagement du littoral d’Alger (ESSMAL). Une lecture de l’évolution de la production durant la période 1999-2011 laisse constater trois périodes essentielles. De 1995 à 1999, une diminution progressive a été constatée avec une production moyenne de 99 191 tonnes/an, et un pic de 116 351 tonnes enregistré en 1996. La période allant de 2000 à 2006 a été, quant à elle, caractérisée par une augmentation continue avec une production moyenne de 136 602 tonnes/

La pollution des zones côtières et le réchauffement climatique sont parmi les causes de la
La pollution des zones
côtières et le
réchauffement climatique
sont parmi les causes de
la diminution de la pêche
PHOTO : H. LYÈS

an, soit une croissance de +37%, par rapport à la production moyenne enregistrée durant la période précédente. Une tendance vers la baisse s’ensuivit avec, cette fois-ci, une production de près de 124 000 tonnes/an, soit une diminution de -9% par rapport à la production moyenne enregistrée durant la période 2000-2006. Les responsables en charge du secteur pensent que «cette baisse peut être expliquée par deux facteurs principaux, à savoir le nombre de la flottille active et le nombre de sorties productives qui sont liés principalement aux conditions cli- matiques défavorables.» D’autres raisons sont également signalées comme étant à l’origine de cette baisse, en premier lieu la pollution des zones côtières et le réchauffement climatique. Il faut dire cependant qu’en dépit de la diminu- tion constatée des ressources halieutiques, les quantités produites sont encore loin d’atteindre le «stock pêchable» estimé à 280 000 tonnes, sur un stock halieutique global de 600 000 tonnes. Sur le terrain, qui mieux que les marins pê-

cheurs pour expliquer cette contre-performance. Dépassant tous les deux la soixantaine, Omar et Abderrahmane, deux marins pêcheurs origi- naires de Dellys, n’ont pas pour autant rangé leurs filets de pêche ou renoncé à leur métier. Mieux, ils se sont associés pour acquérir un nouveau na- vire de pêche et l’ont confié à leurs deux fils qui assurent, avec leur soutien, la relève tant espérée.

SURPÊCHE ET POLLUTION Depuis leur jeune âge, ils gagnent leur vie en pêchant sur les côtes de la wilaya de Boumer- dès. Leur revenu a cependant diminué au cours des dernières années et, aujourd’hui, même en étant patrons pêcheurs, ils n’assurent plus les mêmes rendements d’antan. «La région compte actuellement près de 3000 marins pêcheurs et sardiniers. La concurrence devient féroce et la mer n’est plus aussi généreuse qu’avant. Que voulez-vous qu’on pêche à côté des navires de 1200 chevaux qui raflent tout sur leur passage ?», déplorent les deux armateurs. Ils

affirment qu’avant que la situation n’atteigne ce stade dangereux de surexploitation de la mer, l’activité pêche était réglementée en zone autori- sée, en profondeurs et en périodes biens précises. «Aujourd’hui, vous pouvez même voir à n’im- porte quelle heure des chalutiers pêcher à 10 miles nautiques des côtes sans être inquiétés», ajoutent-ils encore. Pour eux, cela ne fait aucun doute, les prix exorbitants du poisson dans les pê- cheries ne sont que la conséquence de la diminu- tion des quantités pêchées tout au long des côtes algériennes : «L’offre ne suit plus la demande, et le casier de sardines de 20 kg qui coûtait il y a quelque temps 800 dinars est cédé, aujourd’hui, à 7000 dinars», font remarquer nos deux inter- locuteurs. Et de préciser qu’en plus de la sardine qui se fait de plus en plus rare sur les côtes algériennes, plusieurs espèces de poissons ont complètement disparu tels que «le requin blanc, le chien de mer, la morue, l’anchois, ou encore l’ombrine de sable que beaucoup de jeunes pê- cheurs ne connaissent pas aujourd’hui.» Sans le

HOCINE BELLOUT. Président du Comité national des marins pêcheurs

«On continue toujours à pêcher à l’explosif»

Pourquoi le poisson manque-t-il sur les côtes algériennes ? La réponse est simple : nous avons des marins pêcheurs sans foi ni loi qui ne respectent aucune réglemen- tation. Ils pêchent dans n’importe quelle zone, en utilisant tous les moyens à leur portée, comme les filets interdits ou encore la dynamite. En plus de la pollution, le résultat ne peut être que catastrophique. Le pois- son est aujourd’hui en train de quitter les côtes algériennes. La sardine, qui était abondante à un certain temps, est devenue l’une des 11 espèces menacées. Mais il faut dire que la pollution, qui s’aggrave d’année en année, consti- tue le facteur numéro 1. Il y a aussi d’autres raisons qui entrent en jeu, notamment le non-respect des pé- riodes de repos biologique ou encore l’extraction anarchique du sable des côtes et le pillage du corail.

Quels sont les endroits les plus tou- chés par la pollution ? Ce sont les 1284 kilomètres de côtes marines qui sont tous entière- ment pollués. A l’ouest, nous avons le complexe d’Arzew, au centre celui d’El Harrach, et à l’Est celui de Skikda. Annaba est devenue la ville côtière la plus polluée. Les rejets bio- logiques constitués de métaux lourds, de graisses et d’huiles, rejetés par

PHOTO : H. LYÈS
PHOTO : H. LYÈS

Hocine Bellout

tous ces complexes, ont grandement

nui à la biomasse marine. Nous avons

constaté, par exemple, qu’il n’y a plus d’oursins sur les rochers des côtes, de moules ou de fruits de mer. C’est un des symptômes qui prouve que les côtes algériennes sont pol- luées, parce que ce sont les espèces

les plus sensibles à la pollution.

Y a-t-il des marins qui continuent à pêcher à l’explosif ?

A l’ouest, on continue toujours à

utiliser la dynamite. Le phénomène a certes diminué ces dernières années, mais beaucoup de pêcheurs y ont recours. Mais il n’y a pas que ça. Il

y a aussi l’utilisation des filets déri- vants, des filets invisibles, à cordes et des filets pélagiques et semi-pé- lagiques qui sont tous interdits par

nous avons pu avoir des rencontres

de travail avec le ministre qui nous a promis de prendre en charge tous les problèmes qu’on lui a soumis. Il nous

la pêche en Algérie, mettant ainsi en danger la faune marine. Ce sont des gens qui n’ont ni registre du com- merce ni fascicule, mais qui ont accès

la

loi. L’Algérie est signataire de la

a

avoué qu’à son arrivée, il a trouvé

aux ports le plus normalement du

Convention de Barcelone sur la pro-

le

secteur dans une situation catastro-

monde. Ils fixent à leur gré le prix du

Selon vous, il faut commencer

tection du milieu marin et du littoral

phique. Mais sur le terrain, il y a des

poisson et spéculent sur le produit. Ils

de

la Méditerranée.

directeurs de la pêche qui ne font pas

n’hésitent pas à mettre sur le marché

Il

n’en demeure pas moins que rien

leur travail. A Tipasa, par exemple,

Qu’en est-il de la commercialisa-

de la sardine pêchée illégalement

n’est fait pour protéger nos côtes. Plusieurs espèces de mammifères marins dont des dauphins sont régu- lièrement capturées. Il y a quatre ans, environ 35 dauphins ont été capturés tout le long de nos côtes. On dit que le poisson se fait rare, mais c’est nous, les gens de la profession, qui en sommes la cause.

Les pêcheurs en sont responsables,

pour qu’un marin se fasse délivrer sa «carte bleue», il a fallu que je solli- cite l’intervention de responsables au ministère.

tion des produit de la pêche ? Si vous vous rendez dans n’importe quelle pêcherie, vous allez constater qu’à 4 heures du matin, le poisson qui se vend à l’extérieur est plus impor-

d’une taille qui varie de 5 à 9 cm, alors que la taille autorisée est de 11 cm. En Europe, la taille autorisée a été augmentée à 14 cm, en raison de la baisse des ressources.

par quoi pour mettre à niveau ce secteur ? Nous avons toujours dit qu’il faut commencer par la prise en charge

mais le contrôle ne serait-il pas défaillant aussi ? Nous avons, depuis 2005, demandé

tant que celui qui se vend à l’intérieur des pêcheries. C’est le commerce informel et illégal qui y règne, avec

de la situation sociale des marins pê- cheurs. Le statut des marins pêcheurs n’est toujours pas établi, alors que

la

création d’une police de la pêche

toutes les infractions qu’on peut

c’est une condition nécessaire pour

pour renforcer le contrôle. Jusqu’à présent, nous n’avons rien vu venir. On nous dit que ces policiers sont en

imaginer : non-respect de la chaîne du froid, non-respect des tailles mar- chandes, utilisation de caisses en

améliorer les conditions de vie et de travail de la corporation. Il faudrait ensuite renforcer le contrôle à travers

formation, mais jusqu’à quand ?

bois, etc.

les 31 ports de pêche. Nous devons

Vous avez maintes fois attiré l’at- tention des autorités sur cette si-

Vous avez parlé à un certain mo- ment de l’existence d’une mafia

également arrêter de mentir sur les statistiques et chiffres qu’on donne aux responsables. L’Algérie ne pro-

tuation. Quelle a été, jusqu’ici, leur réaction ? Avant l’arrivée du nouveau ministre en charge du secteur, personne ne se souciait de la situation. Maintenant,

qui gangrène le secteur. Qu’en est- il au juste ? Oui. C’est une mafia bien organisée, bien équipée et bien financée, qui a pris le monopole du commerce de

duit que 73 000 tonnes de poisson par an, alors que les chiffres officiels parlent de 187 000 t/an. Au Maroc, la production atteint 1,5 million t/an et en Tunisie 650 000 t/an. L. M.

El Watan - Dimanche 27 janvier 2013 - 7

ENQUÊTE

ET LAXISME DES AUTORITÉS

ALGÉRIEN S’AMENUISE

dire explicitement, nos deux marins pensent aussi que la flambée des prix que connaissent les pro-

duits de la mer sur le marché est due, entre autres,

à la hausse continue des frais d’exploitation : «Un bateau sardinier coûte pas moins de 20 millions de dinars, et un filet de pêche de 100 mètres est à 5 millions de dinars», nous fait-on savoir. Il faut dire cependant que l’équipement de pêche, même acquis flambant neuf, ne peut pas servir

à grand-chose au port de Dellys. Et pour cause,

les marins pêcheurs qui y exercent n’arrivent pas

à rentabiliser leurs investissements, en ce sens

que l’activité y est aujourd’hui réduite en raison de l’exiguïté des lieux. «Le quai fait à peine 20 mètres et le nombre d’unités est largement supé- rieur aux capacités du port. Il y a à peine 1 m entre une felouque et une autre», nous dit-on. Le port de Dellys, réalisé en 1925, connaît en effet une saturation quasi-totale en navires accostant à son niveau, d’autant qu’il abrite aussi les bateaux

de marchandises. «Les responsables du secteur ont décidé de le réaménager, mais à ce jour nous n’avons rien vu venir», affirment les pêcheurs.

COMPENSATION ET STATUT Au port de Bouharoun, dans la wilaya de Tipasa, les professionnels de la pêche ont pris l’ini- tiative de s’organiser sous l’égide du Comité national des marins pêcheurs. Abdelmadjid El

Mokhtar, armateur de son état, veut amener les responsables en charge du secteur à reconnaître la

particularité de l’activité de pêche : «Les marins pêcheurs risquent leur vie en sortant en haute mer. Après 32 ans de travail, ils touchent une pen- sion de retraite d’à peine 15 000 dinars. Il faut que cela change.» Selon lui, l’adoption d’un sta- tut propre aux pêcheurs est, aujourd’hui, primor- diale «si l’on veut que les choses s’améliorent». Et d’expliquer que les gens de la profession qui travaillent deux ou trois mois, seulement, durant

l’année et chôment le reste du temps à cause du mauvais temps ou des périodes de repos biolo- gique, se voient obligés d’utiliser tous les moyens de pêche, même les plus interdits par la loi, pour rattraper le manque à gagner. «Si les pêcheurs bénéficiaient d’une compensation pécuniaire, la surpêche et la surexploitation des fonds marins n’auraient pas atteint ce stade alarmant», sou- ligne notre interlocuteur. Tout en dressant une liste infinie de revendications socioprofession- nelles, Abdelmadjid ne cache pas sa crainte de voir le métier de pêcheur se clochardiser dans un futur proche, tant «la profession est aujourd’hui envahie par des intrus qui font la loi et imposent leur diktat, en fixant les prix du poisson à leur guise.» Le port de Bouharoun, notons-le, abrite une flotte de 25 chalutiers, 53 sardiniers et 125 petits métiers employant 1425 personnes et pro- duisant quelque 9700 tonnes de poisson par an. L. M.

RÉSERVE DE POISSONS

Une nouvelle campagne d’évaluation cet hiver

Le ministère de la Pêche et des Ressources halieutiques lancera, cet hiver, une nouvelle campagne d’évaluation de nos réserves halieutiques qui sera consacrée aux espèces pélagiques dites poissons bleus. L’opération, cette fois-ci à 100% algérienne,

se fera au moyen du bateau de recherche scientifique Grine Belkacem, acquis en 2011, et verra la participation de spécialistes algériens du Centre national de recherche et de développement de la pêche et de l’aquaculture de Bou Ismaïl.

Il convient de rappeler que la première campagne a été réalisée en 1974 par l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture (FAO), suivie par une campagne menée par un institut norvégien en 1979, la troisième était l’œuvre de

l’Institut français des sciences et techniques de pêche, et la dernière en 2003 et renouvelée en 2004, effectuée dans le cadre de la coopération algéro- espagnole. Cette dernière avait estimé à 280 000 tonnes le stock

L. M.

«pêchable» de l’Algérie.

POLICE DE LA PÊCHE

«Les premières recrues déjà en poste»

Annoncée depuis plusieurs années par la tutelle, l’entrée en fonction de la police de la pêche, très attendue par les gens de la profession, a eu lieu tout récemment à travers l’affectation d’une quarantaine d’inspecteurs de la pêche et le l’aquaculture, ainsi officiellement appelés, au niveau des ports de pêche et des directions régionales de la pêche et des ressources halieutiques. Selon M. Zaïr, inspecteur général au ministère de tutelle, «ils sont une quarantaine d’inspecteurs qui viennent d’être affectés à leur poste, en attendant que le corps soit renforcé par le recrutement d’une trentaine de nouvelles recrues.» Selon le même responsables, l’objectif

est d’arriver, d’ici à 2014, à doter tous les ports de pêche et les directions régionales d’au moins 3 inspecteurs. Ils auront comme mission principale de contrôler les activités de la pêche, allant du navire jusqu’aux lieux de commercialisation des poissons, en passant par le transport des marchandises. Leur travail se fait, cependant, en collaboration avec «les autres autorités de puissances publiques telles que le Commerce, la Direction des services vétérinaires et le Service national des gardes-côtes», souligne M.

Zaïr.

L. M.

FARID HEMIDA. Docteur océanographe, spécialiste en halieutique à l’Essmal

«Nous avons atteint le plafonnement qui précède le déclin»

D r Hemida nous apportait, en 2009, ses observations sur l’état, qu’il qualifiait d’alarmant, des ressources halieutiques en Algérie. Quatre années plus tard, la situation n’a guère changé à ses yeux.

En tant que scientifique, comment voyez-vous la situation actuelle de nos ressources halieutiques ? Il m’est difficile de répondre à cette question, vu que les résultats des campagnes d’évaluation n’ont jamais été mis à notre disposition. Cepen- dant, je peux dire que les évalua- tions à l’aide de modèles analytiques réalisées par nos projets de recherche montrent que les différents stocks (pélagique, benthique) sont en dé- clin. Je peux vous affirmer donc que la situation des ressources halieu- tiques est alarmante. Les statistiques officielles du ministère de la Pêche, relevées par l’ancien océanographe, M. Lalami, qui était la référence en la matière à cette époque, montrent qu’entre 1964 et 1969, la production annuelle halieutique était de l’ordre de 20 000 tonnes. Dans les années 1970, elle est passée à 30 000 tonnes par an. Pour les années 1980, je n’ai pas d’informations, mais durant la pé- riode allant de 1990 à 1996, la production était de 110 000 tonnes. Durant l’année 2001, il a été recensé 133 000 tonnes de production. Glo- balement, on peut dire qu’il y a eu augmentation de la production. Mais si l’on prend ces chiffres par périodes, on constate que l’évolution n’est pas exponentielle, puisqu’elle passe de 10% à 230% pour se stabili- ser ensuite à un taux de 30% dans les années 2000. On sent de ce fait qu’il

y a un plafonnement. Parallèlement

à cela, il y a eu une augmentation de

l’effort de pêche à travers l’augmen- tation du nombre de bateaux qui est passé de 300 à 5000 unités. Théori- quement, la production doit être pro-

portionnelle à l’effort d’exploitation. Mais en pêche, il s’agit de «vivant» qui réponde à l’effort d’une certaine manière, jusqu’à un point optimal, puis tend vers la diminution. Le stock que nous exploitons, sous l’effet de l’augmentation de l’effort de pêche, va conduire à une production qui va

en augmentation. Mais, après un cer-

tain moment, plus l’effort augmente,

plus la production va diminuer. C’est

le schéma classique de toute pêche-

rie. Actuellement, nous assistons à

un plafonnement de la production

qui précède le déclin. D’ici quelque temps, cela ne m’étonnerait pas que

la production diminue encore plus.

Quelles sont les espèces qui de- viennent aujourd’hui rares ou qui auraient complètement disparu ? Il y a des espèces qui se raré- fient (tout le monde cite la sardine, ancien plat du pauvre), tous les clu- péiformes sont concernés (allache, alose, anchois). Certains poissons ont complètement disparu des zones chalutées : le faux merlan (Microme- sistius poutassou) par exemple. Il serait illogique de ne considérer ce phénomène de raréfaction ou dispa- rition que pour les espèces d’intérêt

commercial. Il existe certainement d’autres espèces marines appartenant

à des groupes zoologiques différents

qui subissent le même sort. Certains

requins caractéristiques des barrières coralliennes se sont installés dans

le bassin algérien et en ont disparu

depuis les années 2004-2005. On ne saurait oublier de signaler l’appari- tion d’espèces complètement incon- nues il y a quelques années et qu’on qualifie d’envahissantes ou d’exo- tiques : je mentionnerais des espèces qui ont fait l’objet de publications de ma part, entre autres la cornette bleue (Fistularia commensoni) en 2008, poisson qui semble se plaire dans nos eaux ; le poisson chirurgien (Acanthurus monriviae), le poisson cordonnier, le bossu, etc. Il y a aussi

un crabe que tous les pêcheurs très renseignés sur la diversité faunis- tique n’ont jamais vu. Il s’agit du

crabe Percnon gibbesi, observé par des scientifiques et par moi-même à Jijel et dans l’Algérois. Tout cela doit être considéré pour agir de manière appropriée et donc tous les acteurs de

la scène pêcherie doivent contribuer

pour apporter des éléments de ré- ponse. La solution n’est pas entre les mains du biologiste ou du pêcheur, mais dans l’approche partenariale, qu’on qualifie aussi d’approche éco- systémique.

Comment devrait-on résoudre le

problème de la surpêche ? Le problème de surexploitation est facile à résoudre de façon à ce qu’il

y ait un retour à la normalité. Il faut

préciser que cette surexploitation est de type économique qui n’est pas très grave. Mais la surexploitation de

qui n’est pas très grave. Mais la surexploitation de Farid Hemida type biologique est irréversible. Je

Farid Hemida

type biologique est irréversible. Je pense qu’il faut aller vers un transfert de l’effort de pêche vers d’autres fonds et inciter, voire obliger, les pêcheurs à aller exploiter d’autres zones, après un travail de prospection qui, lui, relève des autorités. Il y a lieu aussi de rassurer les pêcheurs qui hésitent à aller vers ces nouveaux

fonds par peur de risquer leur vie ou leur matériel. Certes, la marine intervient lorsque des marins sont en difficulté. Mais procède-t-elle aussi au sauvetage du bateau ? Nous avons également préconisé des mesures qui relèvent toujours de l’administra- tion, comme la nécessité d’avoir une image nette et précise de la ressource. Nous savons qu’il y a actuellement 133 000 tonnes de production par année. Mais nous n’avons pas de dé-

tails sur cette ressource halieutique, de quoi elle est composée. Notre stock est plurispécifique et il nous faut une approche multispécifique

à partir d’une collecte de données. Malheureusement, la collecte de l’information est mauvaise et se fait actuellement de manière globale. C’est la précision et le sérieux accor- dés à la collecte des données qui vont décider d’une bonne ou d’une mau- vaise gestion de la pêche. J’ai bon espoir que la nouvelle politique gouvernementale puisse remédier à la situation à travers les récentes orientations de la pêche.

Que pouvez-vous nous dire sur la campagne d’évaluation faite par les Espagnols ? La prospection que les Espagnols ont faite dans cette campagne est une prospection selon la technique de l’aire balayée. Ils ont évalué la ressource halieutique algérienne à 700 000 tonnes, mais nous ne savons pas comment on doit la gérer, du moment que nous n’avons pas des

donnés détaillées telles que celles se rapportant à la mortalité des animaux marins, les espèces capturées et autres. C’est pourquoi je peux affir- mer aujourd’hui que nous n’avons pas une connaissance approfondie de l’état de nos ressources halieu- tiques. La seule option raisonnable pour laquelle il faut opter dans de pareils cas est la prudence. L’admi- nistration du secteur est en train de mettre en œuvre, en priorité, des mesures sociales, notamment à tra- vers des formules de l’Ansej. C’est quelque chose de louable. Mais cela ne doit pas se faire au détriment du stock. Elle a recruté des ingénieurs halieutes, mais les décisions qu’elle prend ne sont pas adaptées aux réali-

tés du terrain-.

L. M.

El Watan - Dimanche 27 janvier 2013 - 8

ÉCONOMIE

ÉCARTS STATISTIQUES ENTRE LES DOUANES DES DEUX PAYS

L’Algérie achète plus de voitures et vend moins de pétrole à la France

L a mission économique Ubi- France vient de publier les statistiques de la direction

générale du Trésor et des Douanes français concernant les échanges commerciaux entre la France et l’Algérie. Bien que cela ne concerne que le premier semestre de l’année 2012, le document, publié récemment par la mis- sion économique française, lève le voile sur des écarts flagrants entre les statistiques établies par les Douanes françaises et celles des services des Douanes algé- riennes. Des écarts que le service économique régional d’Alger, affilié à la direction générale du Trésor français, a tenu à mettre en avant. Les auteurs du rapport précisent ainsi qu’il existe bien une «divergence d’appréciation sur l’évolution des échanges». Si les Douanes françaises évoquent un excédent commercial de 1,25 milliard d’euros en faveur de la France, les Douanes algériennes parlent plutôt d’un solde de 251 millions d’euros en faveur de l’Algérie. Aussi, le rapport en question précise que les statistiques des Douanes françaises démontrent une hausse de plus de 15% de l’excédent commercial français avec l’Algérie, laquelle se situe en quatrième position des plus gros clients de la France hors OCDE. Ainsi, les exportations françaises vers l’Algérie atteindraient, durant la période cible, 2,83 milliards d’euros. Cependant, par poste, l’évolution des importations algé- riennes à partir de France est

PHOTO : B. SOUHIL
PHOTO : B. SOUHIL

Les ventes de blé français vers l’Algérie ont baissé de 68% au 1 er semestre 2012

contrastée. Il faut d’abord savoir que quatre produits constituent l’essentiel des exportations fran- çaises vers l’Algérie ; les céréales, les véhicules automobiles, les produits pharmaceutiques et les produits raffinés constituent près de 50% des parts dans ce schéma. La France est certes le princi- pal fournisseur de l’Algérie en céréales, cependant, au cours du premier semestre 2012, les ventes de blé français vers l’Algérie ont «baissé de 68% pour se fixer à 254 millions d’euros». Le docu- ment publié par UbiFrance ex- plique ce recul par trois facteurs essentiels. Le premier concerne l’effet de la chute de 17% du cours moyen du blé sur la période cible. Le second a trait à l’impact de la contraction des volumes importés par l’Algérie en raison des bonnes

prévisions pour la récolte 2011- 2012 et des stocks très élevés constitués en 2011. Enfin, Ubi- france évoque le recours par l’Al- gérie à d’autres fournisseurs de céréales expliquant ainsi l’érosion des parts de marché de la France. Pour ce qui est des véhicules automobiles, il est intéressant de constater que les importations algériennes à partir de France ont augmenté de 60% pour s’éta- blir à 541 millions d’euros. Les importations de produits pharma- ceutiques ont de leur côté crû de près de 40% pour se fixer à 325 millions d’euros. Cependant, la plus forte progression est celle des produits de raffinage de pétrole ; les achats de l’Algérie à par- tir des raffineries françaises ont augmenté sur la même période de 345% pour s’établir à 258 millions

d’euros. Cependant, la valeur glo- bale des importations algériennes hors céréales a «reflué» de 3,5%. S’agissant des importations fran- çaises en provenance d’Algérie, les chiffres des services doua- niers de l’Hexagone démontrent sans surprise la prédominance des hydrocarbures dans la struc- ture des achats. Plus précis, le document publié par UbiFrance estime que les hydrocarbures en constituent 98,96%, dont 50,62% pour le gaz naturel liquéfié ou gazeux, 26,53% pour le pétrole brut et 18,62% pour les produits de raffinage du pétrole. Avec une valeur de 1,58 million d’euros, elles seraient en baisse de 9,3%. Un recul qui s’explique, selon les rédacteurs du rapport, par la baisse des achats de pétrole brut de 39,6% et un recul des achats de gaz de 3,4%, et ce, sous le double effet de la hausse du prix du baril de 5% et de l’atonie de la crois- sance en France. L’ensemble de ces chiffres est certes édifiant, mais reste à nuan- cer à la vue des écarts entre les sta- tistiques établies de part et d’autre. Ainsi, les données fournies par les Douanes françaises estiment les exportations françaises sur la période cible à 2,83 milliards d’euros, soit 16% de plus que les 2,36 milliards d’euros établis par les Douanes algériennes. De même que le montant des impor- tations françaises enregistré par les services hexagonaux est en retrait de 66% par rapport à ce qui a été indiqué côté algérien ! Melissa Roumadi

RAPPORT NABNI DE L’ALGÉRIE EN 2020

Choisir entre la rupture et le naufrage

L ’Algérie n’a pas d’autre choix : changer pour le meilleur ou faire naufrage. C’est

le résumé du rapport de l’initiative citoyenne Nabni, présenté hier au cours d’une confé- rence organisée à Alger. «Aujourd’hui, on est à la croisée des chemins», estime Abdelkrim Boudraâ, membre du collectif, pour qui l’Algérie est confrontée à deux scénarios possibles. Le premier est celui du «pire» ou du statu quo. Les conditions du naufrage sont d’ailleurs réunies. Le niveau de consomma- tion de l’énergie ne cesse d’évoluer, alors que les exportations d’hydrocarbures commencent à baisser. A l’horizon 2020, l’Algérie pourrait quasiment siphonner ses réserves de change et le Fonds de régulation des recettes pourrait ne plus contenir un seul dinar d’épargne pour l’Etat. Selon ce scénario, le pays serait obligé de recourir à l’endettement extérieur pour couvrir ses importations. Plus «grave» encore serait de subir ces crises avec des «institutions affaiblies», s’inquiète-t-il. Ceci dit, il existe une voie de salut en optant pour un nouveau pacte économique et social. Dans la vision économique à l’horizon 2020, Nabni préconise «des chantiers de rupture» :

rompre le cordon avec la rente, rendre le climat des affaires plus attractif, orienter les politiques sur la diversification, chan-

ger l’approche de l’emploi et de l’informel et enfin instituer la gouvernance publique. Nabni table sur une augmentation du PIB hors hydrocarbures de plus de 65% d’ici 2020 et un doublement de ce dernier d’ici 2023, un taux d’exportations hors hydrocarbures proche de 4% en 2020, une augmentation de la part de l’industrie dans le PIB passant de 6% en 2020 à 7 en 2025 et 8 en 2030. Les autres secteurs hors hydrocarbures pourraient croître de 6% par an à partir de 2015 puis de 7,3% par an à partir de 2020. Nabni vise aussi un taux d’investissement privé de 20% du PIB, un taux de chômage de 8% et un taux d’emploi de 60% en 2020. Le collectif ambitionne aussi d’atteindre une densité des entreprises proche de la moyenne des pays émergents à forte croissance, soit 20 entreprises par 1000 habitants. Dans la même vision, l’Algérie devrait se clas- ser, en matière de climat des affaires, parmi les trois meilleurs pays du Bassin méditerranéen et les 50 meilleurs mondiaux. Le budget de l’Etat, dont la dépendance des revenus des hydrocarbures devrait être progressivement réduite : au maximum 50% du budget financés par la fiscalité pétrolière en 2020 et 20% en 2030. En outre, 75% du budget de fonction- nement sera couvert par la fiscalité pétrolière

(100% en 2025). Les éventuels excédents de recettes provenant de la fiscalité pétrolière seront alloués pour un tiers à un nouveau fonds souverain pour l’avenir, le reste étant versé au Fonds de régulation des recettes. Ce dernier sera axé, de manière égale, sur l’éducation, la recherche et le savoir scientifique, et les géné- rations futures ne pourront accéder à leur part qu’à l’horizon 2050, lit-on dans le même rap- port. Il sera aussi question de créer un fonds souverain international pour gérer de manière plus rentable 10 à 20% des réserves de change. Le fonds souverain pour l’avenir aura accu- mulé près de 900 milliards de dinars en 2020 et plus de 3000 en 2030, d’après le rapport du collectif Nabni. D’autres gros chantiers de rupture ont été par ailleurs présentés par le collectif dans les domaines de l’éducation, de la santé et du vivre ensemble. La refonte de la gouvernance publique, talon d’Achille de l’Algérie, consti- tue un préalable. Il est souligné la nécessité de

restaurer un Etat de droit, des institutions rede- vables, la mise en place d’un Etat moderne et enfin une société civile plus libre. Ce rapport sera incessamment remis, entre autres, à la présidence de la République, au Premier mi- nistère, aux différents ministères et aux partis

politiques.

H. L.

MARCHÉ NATIONAL

Tonic affine

sa stratégie

L e groupe publicTonic Industrie, qui a été repris en 2011 par l’Etat, veut se repositionner sur le marché national, doubler son chiffre d’affaires

et décrocher des parts de marché à l’international, selon un responsable du groupe. Pour ce faire, la stratégie d’investissement repose sur

l’utilisation du papier recyclé, une activité qui repré- sente 50% des papiers produits dans le monde, selon son PDG, Mustapha Merzouk. Le groupe veut doubler son chiffre d’affaires en

2013 pour atteindre 6 milliards de dinars, contre

3 milliards de dinars en 2012. Le groupe compte réaliser en 2013 des exportations de l’ordre de 5% de son chiffre d’affaires, contre 1% en 2012, pour atteindre 10 à 15% à terme. La demande nationale en papier est de 500 000 tonnes par an et les seuls opérateurs publics Tonic Industrie et le Groupe industriel du papier et de la cellulose (Gipec) n’en produisent que 5%, alors que 1% est assuré par le secteur privé.

Sur les futurs projets, le Conseil des participations de l’Etat (CPE) avait approuvé l’attribution d’une enveloppe de 10 milliards de dinars au groupe pour la réalisation d’une unité de fabrication de 110 000 tonnes/an de papier carton compact, une matière que l’Algérie importe actuellement. Après la faillite en

2008 de l’ex-groupe privé Tonic Emballage, l’Etat a

décidé de le reprendre afin de préserver les quelque

2700 emplois. Le groupe produit 320 000 tonnes par

an, tous articles confondus. R. E.

L’Algérie augmente ses achats de sucre brésilien

Les volumes de sucre en attente de chargement dans les ports brésiliens ont grimpé de 23% au cours de la semaine écoulée, grâce à une demande soutenue à partir de l’Algérie, des pays de la mer Noire et de l’Inde. Selon l’agence d’information financière Bloomberg, environ 14% des chargements prévus sont à destination de l’Algérie, soit 163 200 tonnes. L’agence lie cette demande à l’existence d’entreprises de raffinage de sucre en Algérie. Aussi, les cargaisons prévues pour le marché algérien à partir des ports brésiliens sont considérées comme étant les plus importantes. En effet, seules 91 500 tonnes de sucre brut seront destinées à la région de la mer Noire, tandis que l’Inde devrait prendre 87 500. Selon les mêmes données, les pays de l’Afrique

de l’Ouest ont programmé d’acquérir du sucre blanc brésilien. Ainsi, le Ghana devrait recevoir une cargaison de 56 500 tonnes, tandis que 35 000 seront expédiées vers

d’autres ports de la même région.

La demande algérienne de blé en baisse

Les exportations de céréales du port français de Rouen ont baissé de 29% en une semaine en raison d’une demande réduite à partir du marché algérien. Les expéditions ont totalisé 114 223 tonnes le 23 janvier, contre 160 349 pour la période antérieure, selon les chiffres officiels repris par l’agence américaine Bloomberg. Les cargaisons de blé sont

tombées à 76 485 tonnes, contre 126 900 auparavant. Les expéditions d’orge, y compris les aliments et les variétés brassicoles, ont augmenté de 37% à 37 738 tonnes. L’Algérie a été la première destination pour les céréales, avec des cargaisons de 29 785 tonnes de blé. Cependant, les achats en provenance du marché algérien ont diminué vu qu’ils s’établissaient à 116 600 tonnes, une semaine auparavant, précise encore Bloomberg. Rouen représentait 41% des exportations de céréales françaises par voie maritime en 2010-

R. E.

2011.

R. E.

El Watan - Dimanche 27 janvier 2013 - 9

ALGER INFO BILAN DE LA PROTECTION CIVILE : UN MAWLID MOINS DANGEREUX la Protection civile
ALGER INFO BILAN DE LA PROTECTION CIVILE : UN MAWLID MOINS DANGEREUX la Protection civile
ALGER INFO BILAN DE LA PROTECTION CIVILE : UN MAWLID MOINS DANGEREUX la Protection civile

ALGER INFO

ALGER INFO BILAN DE LA PROTECTION CIVILE : UN MAWLID MOINS DANGEREUX la Protection civile vers
ALGER INFO BILAN DE LA PROTECTION CIVILE : UN MAWLID MOINS DANGEREUX la Protection civile vers
ALGER INFO BILAN DE LA PROTECTION CIVILE : UN MAWLID MOINS DANGEREUX la Protection civile vers

BILAN DE LA PROTECTION CIVILE : UN MAWLID MOINS DANGEREUX

la

Protection civile vers une

a

causé des brûlures à un

REVOILÀ LES COUPURES D’ÉLECTRICITÉ

L’arrivée de l’hiver a fait revivre aux habitants de certains quartiers le phénomène récurrent des coupures d’électricité intempestives. Au centre- ville, mais aussi dans des quartiers de la périphérie, des coupures sont signalées, particulièrement la nuit. Les usagers qui ne disposent pas de gaz de

la nuit. Les usagers qui ne disposent pas de gaz de ville se chauffent à l’énergie

ville se chauffent à l’énergie électrique, et sont donc obligés d’attendre plusieurs heures avant le rétablissement du courant. Les dernières intempéries ont causé des dégâts sur le réseau : des poteauxont été arrachés par le vent et des fils électriques sont tombés sur une maison à Bir Mourad Raïs, heureusement sans faire de victime, selon un bilan de la Protection civile. La SDA a promis de renforcer seséquipesd’intervention pour prendre en charge les appels des usagers.

INSTANTANÉ

Insécurité

C irculer dans certaines rues

du centre d’Alger n’est pas

chose aisée en ces jours de

travaux de réfection effectués pério- diquement. A l’ex-rue Tanger, dans

commune d’Alger-Centre, les

autorités locales ont entamé ces der-

niers jours des travaux de réhabili-

tation de certains trottoirs dégradés.

projet bien accueilli par les habi-

tants et les commerçants, malgré les

désagréments qui risquent de surgir suite aux dernières pluies.

l’avenue Pasteur, pas loin de la

Grande-Poste, des travaux de creu- sement ont été engagés depuis la matinée d’hier. Des piétons étaient nombreux à exprimer leur crainte que cette voie ne se transforme en

A

Un

la

K. Saci

ment.

PHOTO : H. LYES

ment aux nouvelles agglomérations ou dans les cités anarchiques. C’est notamment le cas des communes de Douéra, Baraki, Oued Smar, Saoula, Heuraoua, etc. Il est à préciser que dans les communes de Bab El Oued et Aïn Benian, une grande partie des trottoirs des voies principales a été refaite l’année passée. Compte tenu de la bonne qualité du pavage, des citoyens ont exprimé le souhait de voir cette méthode généralisée à bien d’autres munici- palités. En attendant, les Algérois sont appelés à prendre leur mal en patience. Djamel G.

prendre un bus souvent bondé. Ces clients sont également obligés de faire un long détour pour rallier leur quartier. Les conducteurs passent par le quartier de Bab El Oued et de Oued Koriche. Les clients, qui en appellent à l’inter- vention de la direction des transports, affirment que les dessertes assurées par l’opérateur public Etusa s’avèrent amplement insuffisantes. Et partant, elle est appelée à renforcer sa flotte pour combler le déficit. R. A. I.

R. A. I.

LE PROBLÈME PERSISTE DEPUIS DES ANNÉES

Trottoirs impraticables au centre d’Alger

Les rares fois où des travaux sont engagés, on assiste à des chantiers bâclés. Ainsi, le problème ne tarde pas à ressurgir.

bâclés. Ainsi, le problème ne tarde pas à ressurgir. pluie en raison de l’état défectueux des

pluie en raison de l’état défectueux des trottoirs. Les piétons trouvent tout le mal du monde à marcher et ils sont parfois obligés d’emprunter la chaussée pour éviter de s’enfon- cer dans des mares d’eau sale ou

carrément se retrouver les pieds dans des flaques d’eau cachées sous des carrelages. A la rue Larbi Ben M’hidi et à la place Audin, les piétons sont continuellement confrontés à de mauvaises sur- prises. «Il m’arrive souvent de mar- cher avant qu’un carrelage ne se décale et me salisse les vêtements», témoigne, sans cacher sa frustra- tion, une étudiante à la fac centrale. «On dirait que nous sommes au bled et non pas au cœur de la capitale», ajoute sa copine. En fait, la non-réhabilitation depuis des années des trottoirs des princi- pales rues de la ville est à l’origine des mésaventures des citoyens. D’ailleurs, à Alger-Centre, à Sidi M’hamed, à Bab El Oued ou à La Casbah, pour ne citer que ces muni- cipalités, ce genre de défaillances est signalé dans plusieurs rues et ruelles, sans que les autorités concernées prennent le soin de procéder, au moins, à des travaux de réfection. Les rares fois où des travaux sont engagés, on assiste à des chantiers bâclés et le problème ne tarde pas à ressurgir. C’est le cas, à titre d’exemple, de la rue Ali Amar, à la Basse-Casbah où l’on enregistre une dégradation continuelle de certains passages, et ce, malgré les quelques

Des trottoirs de la rue Ferhat Boussad défoncés !

un passage «boueux et crotté» en cas de retard dans les travaux de re-

mise en l’état. «Souvent, les travaux d’installation des différents réseaux sont effectués sans que la chaussée ne soit remise en état», souligne un

habitant d’un quartier limitrophe. Tout compte fait, à Alger, l’hiver a toujours été synonyme de désagré- ments et de casse-tête.

Dans bien d’autres cités, notam- ment dans les communes de la périphérie, le constat est «pire» à cause de l’absence de bitume et l’inondation, suivie de quantités de boue, des routes menant principale-

     

ALGER-OUEST

LES BUS RÉCLAMÉS

L es résidants des cités de la périphérie, particulièrement ceux du site AADL

de Ouled Fayet, réclament l’intensifica- tion des dessertes de bus. Les bus privés qui sont en situation de quasi-monopole sur ces lignes n’arrivent plus à prendre en charge le nombre de plus en plus important de voyageurs. Les stations de bus, celle de Tafourah en premier lieu, sont prises d’assaut par des usagers, contraints de rester plusieurs minutes si ce n’est des heures pour pouvoir

LA CASBAH

ÉNIÈME EFFONDREMENT

L es dernières pluies ont fragilisé davantage des habitations vétustes. A la rue Amar El Kama (ex-rue de Chartres), à la Basse-Casbah, une bâtisse s’est effondrée

en fin de semaine, sans faire heureusement de victime. Les habitants de cette rue vivent continuellement sous la menace des effondrements qui sont devenus légion. Une dame est morte dernièrement après l’effondrement du plancher dans un quartier de la Haute-Casbah. L’APC où se dirigent de nombreux plaignants affirme ne pas pouvoir prendre en charge le problème, vu qu’elle ne dispose pas des prérogatives

nécessaires. Le ministère de la Culture est en charge de cette partie de la commune, classée secteur sauvegardé. Les travaux menés par des entreprises de réhabilitation ne donnent pas toujours les résultats escomptés. Des vieilles douirate s’effondrent, mettant en danger les nombreux résidants qui réclament avec insistance leur reloge-

L es agressions, les vols et autres actes de délinquance ont pris des pro- portions telles qu’il devient urgent de tirer la sonnette d’alarme. Dans

chaque quartier de la capitale, chaque rue, chaque venelle, les habitants peuvent rapporter au moins un fait, sinon plusieurs. Ce qui revient à dire que le phénomène touche tous les pans de la ville, y compris ceux qui sont sous la surveillance des caméras, dont les citoyens ne cessent d’ailleurs de douter de leur efficacité. L’étendue, sans égale, du phénomène ne devrait pas laisser les pouvoirs publics indifférents. Il convient de mettre tous les moyens nécessaires pour lutter contre sa propagation, car il y va du bien- être du citoyen et de sa sécurité. Certaines fractions de la ville sont cependant connues plus que d’autres pour être de véritables coupe-gorge. Il ne se passe pas un jour sans que ces quartiers ne soient le théâtre d’actes d’agressions commis généralement sur de vulnérables passants. Dans certaines com- munes, à l’instar de Bourouba, El Harrach, El Maqaria, ou encore Bordj El Kiffan, les malfaiteurs ont pignon sur rue. Ils s’adonnent à leur sale besogne de manière quotidienne et dans des lieux réguliers. Des opérations soigneu- sement préparées seront à même de mettre hors d’état de nuire ces brigands de grands chemins. Aussi, une présence policière continuelle dissuaderait les malfrats de commettre leurs forfaits. La dangerosité des agresseurs, qui opèrent généralement en groupes restreints, est dans le fait qu’ils ne reculent devant rien, car ils peuvent tuer pour un maigre butin. Nul ne peut discon- venir que les actes de banditisme ont toujours existé, néanmoins avec moins de virulence et de violence. De nos jours, les agresseurs n’hésitent pas à brandir face à leurs victimes des couteaux voire des sabres et des machettes, d’où la nécessité de renforcer les dispositifs de lutte existants, et d’en créer d’autres afin de limiter l’étendue du phénomène.

   

PHOTO: D.R.

El Watan - Dimanche 27 janvier 2013 - 9

RÉGION

EST

EPH DR OKBI DE GUELMA

Le chaos au service de déchoquage

Ce service a grand besoin d’être réaménagé, entretenu et rigoureusement contrôlé.

ienvenue dans l’anti- chambre de la mort ! » C’est une phrase qui

donne froid dans le dos, d’autant que ce sont des malades, person- nels paramédicaux et médecins du service de déchoquage des urgences médico-chirurgicales de l’établissement public hospita- lier (EPH) Dr Okbi du chef-lieu de la wilaya de Guelma, qui lancent cet ultime cri de détresse à la face des élus, du wali et, bien sûr, du premier responsable du secteur de la santé (DSP). Ni les rapports officiels des inspec- teurs de la santé et encore moins ceux des personnels en poste et autres réunions avec les directeurs (qui se sont succédé à l’EPH Dr Okbi) n’ont eu un écho probant. Le laisser-aller, l’inconscience et l’incompétence, nous dit-on, ont atteint leur paroxysme, à telle enseigne qu’il n’existe pas une salle de réanimation aux urgences de hôpital, malgré la présence d’une pléiade de médecins-réani- mateurs. «C’est le chaos», nous affirment des médecins en poste. Le Tout-Guelma, «vrais et faux malades», viennent systémati- quement aux urgences médico- chirurgicales, où seul un groupe de praticiens généralistes, sans formation en médecine d’urgence (une spécialité à part entière) pataugent entre trauma crânien et simple grippe passagère. Comble de l’ironie, même les ivrognes

B

passagère. Comble de l’ironie, même les ivrognes B Que d’abord le directeur ait les coudées franches

Que d’abord le directeur ait les coudées franches pour pouvoir travailler à l’aise

et les voyous sont menés manu militari par les agents de l’ordre, menottes aux poignets, au sein même du service de déchoquage pour des soins imaginaires, sous l’œil effrayé des patients alités dans le couloir du service. «Per- sonne ne peut travailler dans de telles conditions», nous déclare un médecin sur les lieux. Et d’ajouter: «Voyez par vous-même ; nous disposons de 6 chambres où s’entassent parfois quatre pa- tients alités par box. Vous trouve- rez un cancéreux alité prés d’un hypertendu. Un asthmatique en état de crise aiguë à côté d’un accidenté de la route et d’une per- sonne dans le coma, et j’en passe

» Si le service ou la salle de réanimation au sein des urgences, qui, faudrait-il souligner, a pour mission de recevoir les patients en urgences vitale, amenés par les pompiers ou transférés, fait défaut, le b.a.-ba de la santé est aux abonnées absents au service de déchoquage de l’EPH Dr okbi, à savoir le silence, l’interdiction de fumer et surtout l’asepsie des lieux! Constations sur place :

c’est le souk au sens propre du mot. Une cohue indescriptible au moment de la visite, draine le Tout-Guelma. Le service de déchoquage est envahi par les visiteurs, de jour comme de nuit. Des toilettes béantes, des immon-

dices à même le sol et des gardes malades désemparés par une si- tuation surréaliste. Pire que tout,

à partir de 23 h, l’EPH Dr Okbi

est livré à lui-même. L’entrée y est libre, du portail qui donne sur la rue aux chambres des malades du service déchoquage. Constatation également sur place, à l’inverse de la matinée, tout est verrouillé par excès de zèle par le service de sécurité de l’hôpital. Et dire que des bagarres à couteaux tirés entre voyous éclatent en soirée dans le hall de l’hôpital. Une fois encore le fatalisme l’emporte sur le réalisme. La cerise sur le gâteau, -puisque dans ces cas-là il y en a toujours une ou plusieurs-, c’est le projet de construction d’un pavillon des urgences mé- dico-chirurgicales à l’intérieur de l’enceinte de l’hôpital Dr Okbi de Guelma, inscrit en 2010 pour un montant avoisinant les 100 millions de dinars. Mais, contre toute attente, rien n’a été fait à ce jour sauf une bâtisse destinée

à abriter un centre de dialyse,

alors que le chef-lieu en compte déjà quatre. Pour le futur pavillon des urgences, si un jour les élus locaux, le mouvement associatif, le wali ou le DSP, daignaient le lancer, il serait doté d’au moins 20 lits postopératoires, 2 blocs opératoires, 5 salles de consul- tation, un laboratoire d’analyse, et une salle de réanimation et

d’observation. Karim Dadci

OUM EL BOUAGHI

230 personnes atteintes de tuberculose en 2012

E n 2012, les services de prévention sanitaire ont fait état de 152 cas d’hépatite, dont 44 de type B et 49 de type C. C’est cette dernière

qui inquiète le plus en raison de sa morbidité et de sa prise en charge éminemment onéreuse. Selon des spécialistes, la transmission du vi- rus de l’hépatite se fait par le sang, lors par exemple d’une transfusion sanguine, ou lors d’un rapport sexuel. Il n’en demeure pas moins que nul ne peut s’entourer de toutes les précautions, tant chez le coiffeur du coin, que chez le dentiste. L’autre maladie qui a fait une résurgence spectaculaire, est la tuberculose, aussi bien pulmonaire qu’extra-pulmonaire. Elle a affecté personnes à travers le territoire de la wilaya. On y a recensé le plus grand nombre

de malades dans les grandes localités, à l’instar de Aïn Beïda, Aïn M’lila, Meskiana ; les patients appartiennent en général à des familles modestes et souffrant de malnutrition. Il faut rappeler, toutefois, que des centres spécialisés dans la lutte contre la maladie existent au ni- veau des trois grands chefs-lieux de daïra, mais il faut compter avec la ténacité du bacille de Koch, et des soins longs et onéreux. Dans un autre registre, les autorités sanitaires ont, en dépit des aver- tissements à l’endroit des citoyens, pour les mettre en garde contre la consommation de lait frais de vache ou de chèvre, enregistré pas moins de 52 cas de brucellose dans plusieurs communes de la région, notamment les communes rurales. L. Baâziz

La contrebande et le trafic de drogue en hausse

S elon le bilan livré par le com- mandant du groupement de

la Gendarmerie nationale lors de sa dernière conférence de presse, la criminalité sous toutes ses for- mes a connu l’année dernière une poussée inquiétante : 56 affaires ont été traitées dans lesquelles sont impliqués des dizaines d’in- dividus. Elles se sont soldées par la saisie d’une marchandise éva- luée à 22 milliards de centimes.

Le trafic de drogue a connu une une augmentation alarmante. Une cinquantaine d’individus en- tre dealers et narcotrafiquants ont été appréhendés avec en leur possession 12 kg de kif, 1200 comprimés psychotropes et des milliers de bouteilles de bois- sons alcoolisées. Dans le même sillage, les services de la police judiciaire relevant de la Gendar- merie nationale ont mis la main

sur de grosses quantités de muni- tions (cartouches et poudre noire) dans une fabrique illégale à Aïn Fakroun. Suite à des plaintes émanant de nombreux citoyens, les mêmes services ont neutralisé 14 réseaux de bandits spécialisés dans le cambriolage, le vol de voitures et de cheptels, l’agression contre des usagers de la route, etc. Les recherches de la police judiciaire

ont permis la récupération de grosses quantités des produits de vols, entre autres des véhicules, des bijoux, des effets vestimen- taires, des câbles électriques, tous destinés à alimenter le marché noir. Enfin, ce sont presque 1000 individus qui ont été déférés devant la justice et écroués pour différents chefs d’inculpation, comme le vol, l’agression

L. B.

chefs d’inculpation, comme le vol, l’agression L. B. MILA Réhabilitation de la notion de service public

MILA

Réhabilitation de la notion de service public

L es autorités de la wilaya sur penchent sur l’épineux pro- blème de la dégradation des prestations de service au niveau des administrations et des collectivités locales.

Afin d’en cerner sciemment les tenants et aboutissants et prendre des mesures à même de soigner l’image de marque

de nos institutions et réconcilier le citoyen avec celles-ci, une commission composée des représentants de l’Inspection générale de la wilaya, de la DRAG et la DAL, s’emploie à dresser l’état des lieux dans les mairies et des daïras. La- quelle commission est créée en application de l’instruction ministérielle n°21-02 du 14/11/2012, est-il indiqué dans un communiqué de la wilaya. En matière de réorganisation des

services et d’une meilleure orientation et accompagnement des usagers, il est envisagé la mise en place de panneaux d’identification des divers bureaux et services, le port du badge par l’ensemble des fonctionnaires, l’aménagement et

le relookage des salles d’attente. M. Boumelih

Saisie de plus de 18 000 pétards

L es éléments des sûretés urbaines de Grarem et Télehgma ont saisi, ces derniers jours, 18 006 pétards de différents

calibres provenant des circuits informels du commerce de produits pyrotechniques. Cette importante prise est le résultat, indique-t-on, des multiples barrages dressés en mi-

lieu urbain et dans la périphérie, ainsi que les interventions inopinées lancées par les services de l’ordre. Des mesures réglementaires ont été prises à l’encontre des commerçants appréhendés en attendant leur comparution devant l’instance

judiciaire compétente.

M. B.

BISKRA

Vive émotion des anciens scouts

O rganisé par la section des vétérans du scoutisme de Biskra et tenu, hier matin, au musée du Colonel Chaâ-

bane à l’occasion du 72 e anniversaire de la fondation du groupe Raja, le colloque national des anciens chefs et caïds nationaux a été marqué par un déferlement d’émotion sans pareille quand un intervenant a présenté un historique des conditions ayant prévalu à la naissance du mouvement des

scouts algériens, à ses objectifs éducationnels intrinsèques et aux jeunes y ayant adhéré dès 1939. En effet, à la lecture des noms de martyrs de la révolution algérienne ayant été formés

à Biskra dans les rangs des scouts tels que les Ben M’Hidi,

Lamoudi, Menani, Madani, Bakouche, Sahia, Akadi et des dizaines d’autres, les anciens scouts, des septuagénaires et octogénaires, n’ont pu retenir leurs larmes. Beaucoup ont pleuré à chaudes larmes au souvenir de leurs compagnons de jeunesse. C’est qu’ils ont personnellement côtoyé, connu et apprécié ces hommes qui ont donné leurs vies pour une Al- gérie délivrée du joug colonial. H. M.

KHENCHELA

Réparation de 500 fuites d’eau en 20 jours

L e réseau d’AEP, à travers la wilaya de Khenchela, enregis-

tre des fuites. Une situation qui dure depuis des années. Il

semble qu’aucune solution efficace n’a été trouvée pour

pallier ces pertes d’eau. Une eau qui inonde les quartiers. Là

on passe, le liquide précieux se déverse sur la chaussée. A

ce

propos, les services techniques de l’Algérienne des eaux

ont amorcé dernièrement, en collaboration avec d’autres équipes du même organisme des wilayas limitrophes, une

vaste opération de réparation des fuites et de rénovation des canalisations du réseau AEP ; 500 fuites ont été réparées au niveau des principales adductions en 20 jours. Les responsables de cette opération affirment que ces ré- parations doivent être effectuées régulièrement si on veut mettre fin à ce problème. Notons, par ailleurs, que lors de

sa visite dans la wilaya en novembre dernier, le ministre des Ressources en eau, Hocine Necib, a donné des instructions fermes aux responsables de son secteur pour l’amélioration

de la distribution d’eau.

A ce propos, les responsables de l’Algérienne des eaux af-

firment que l’approvisionnement en eau potable de la ville

de

Khenchela a enregistré une «sensible amélioration», avec

un

lâcher de 12 000 m 3 /jour au profit des habitants de la wi-

laya. Selon ces responsables, cette quantité devra augmenter

avec les nouveaux projets du ce secteur. Kaltoum Rabia

PHOTO : DR

El Watan - Dimanche 27 janvier 2013 - 9

RÉGION

OUEST

TISSEMSILT La liste des bénéficiaires de logements affichée

La liste des bénéficiaires de 135 logements sociaux

a été affichée ce mardi au

niveau du chef-lieu de la commune d’Ammari, à 10 km à l’ouest de Tissem- silt. Ce nouvel acquis dans

le secteur de l’habitat

sera d’un apport certain pour la résorption de la crise, bien que celle-ci ait été déjà atténuée par la «fixation» des citoyens sur leurs terres d’origine, l’octroi du logement rural et le faible exode enregis- tré dans cette commune. Ali Ben.

le faible exode enregis- tré dans cette commune. Ali Ben. ADRAR 2 397 permis retirés en

ADRAR 2 397 permis retirés en un an

Le commandant du grou- pement de la Gendarmerie nationale d’Adrar a affirmé, lors d’une conférence de presse consacrée au bilan d’activité de son institution pour l’année 2012, que les accidents de la circulation routière ont connu une baisse de 5,89%. En effet, l’année écoulée,

307 cas d’accidents ont

été enregistrés, dont 225 corporels, 28 matériels et 54 mortels ayant entraîné

la mort de 89 personnes et

blessé 667 autres. Contre ce chiffre, on peut opposer celui de l’année 2011, avec

326 accidents, dont éga-

lement 256 corporels, 15

matériels et 55 mortels, ce qui a entraîné 93 décès et

693 blessés.

ependant, ces accidents sont classés de la manière suivante : 71,28 % seraient liés à la mauvaise conduite (excès de vitesse, change- ment brusque de direction, dépassement dangereux, non-respect des distances de sécurité et des plaques de signalisation…), 9,57 % aux piétons (mauvais com- portement), 6,93 % à l’état de la chaussée et enfin 12,22 % aux matériels.

Il indique aussi que ses ser-

vices ont relevé pour 2012 pas moins de 5 811 délits

sur le code de conduite,

869 contraventions pour

ce même code, 685 infrac- tions pour carence du

contrôle technique…

Ainsi 5 773 procès-verbaux

et amendes ont été dressés

à l’encontre des chauf-

fards. Pour ce qui est des actions dissuasives et préventives contre ce fléau ravageur, qui a déjà endeuillé des milliers de familles, la

G.N., avec l’aide du radar,

a effectué cette année 2

397 retraits de permis de

conduire contre 869 en

2011 et 1 036 en 2010.

A. A.

AÏN TÉMOUCHENT

Des amateurs de pêche en mer sauvés

par les gardes-côtes

Un drame a été évité de justesse par les gardes-côtes, qui ont secouru, au large de Rachgoun, une famille en proie à la colère de la mer.

pour pêcher dans les alentours poissonneux de Layla, l’île de Rachgoun située à 4 km du rivage. Cependant, imprévoyants, ils n’ont pas pris en compte le risque que le temps puisse changer. Ainsi, dans la jour- née, les éléments se sont dé- chaînés, ce qui rend dange- reuse toute tentative de retour à partir de l’île en raison des forts courants marins. Heureu- sement qu’ils le savaient sinon

T rois membres d’une

même famille, le père,

ils auraient péri. Cependant, seconde imprévoyance, ils n’avaient pas pris garde à s’as- surer que les batteries de leurs téléphones portables étaient chargées à bloc pour le cas où. De la sorte, «Robinsons» malgré eux, ils n’ont pu lancer un appel au secours. Ce sont les gardes-côtes, en patrouille de routine, qui les ont aperçus. Ils les ont découverts assoiffés, affamés et transis de froid. M. Kali

64 ans, et ses deux fils

âgés de 22 et 14 ans, ont été secourus dans la soirée du ven- dredi par les gardes-côtes de Béni-Saf. Cinq jours plus tôt, ils étaient venus de Tlemcen, leur ville, pour venir pêcher du côté de Rachgoun, à l’embou- chure de la Tafna. De ce lieu de plaisance prisé par les Tlem- céniens, ils ont pris le large sur leur petite embarcation

BÉCHAR

Hausse des prix des fruits et légumes

embarcation BÉCHAR Hausse des prix des fruits et légumes Le prix des fruits et légumes donne

Le prix des fruits et légumes donne le tournis

U ne simple virée aux deux marchés des fruits et légumes au centre-ville de

Béchar donne le vertige à la ménagère qui ne sait plus sur quel pied danser avec la valse des prix sur les denrées alimentaires. A

titre d’exemple, la pomme de terre, aliment indispensable, est cédée à 70 DA le kg, les haricots verts à 200 DA, la tomate à 100 DA, le poivron à 160 DA et l’oignon, naguère à la portée de toutes les bourses, se vend à 90 DA. Les fruits suivent la même tendance haussière et sont inaccessibles même pour les classes dites moyennes. Les bananes, les pommes et les dattes (pro-

duction locale), pour ne citer que ces pro-

duits, atteignent les 200 DA. La mandarine est cédée à 160 DA le kg. Pour les clients des marchés et les plus avertis, cette inflation incontrôlable, qui affectent les

aliments indispensables, est imputable non seulement à la faiblesse de la production, au transport des marchandises du Nord vers le Sud mais surtout aux récentes et successives

augmentations des salaires des cadres de

l’Etat. Du côté des produits carnés, la situa-

tion n’est guère reluisante puisque les prix de

la viande ovine et bovine dépassent les 1 000

DA. Pour le poulet de chair, son prix frôle les 380 DA le kg. Une telle mercuriale des prix, dépassant largement le pouvoir d’achat du salarié, est susceptible de creuser davan- tage le fossé de la paupérisation de toutes les classes sociales éprouvées et laminées, estime-t-on. La wilaya de Béchar, comme l’ensemble des régions du Sud, est confrontée, depuis des années, au problème de l’approvisionnement par camions en provenance des régions pro- ductrices du Nord. L’interruption de l’approvisionnement de la wilaya, le vendredi et le samedi, a provoqué le renchérissement des prix des fruits et légumes. La wilaya de Béchar compte plus de 12 000 agriculteurs inscrits à la chambre agricole et dont 5 600 ont bénéficié, au cours des dernières années, de l’aide financière agricole de l’Etat mais la production locale reste insignifiante car aucun contrôle n’a pu s’exercer jusqu’ici sur la destination de ces fonds. La commune de Béchar, qui concentre le deux tiers des habitants de la wilaya, est tributaire à 90% de ses besoins agricoles des régions du Nord. M. Nadjah

MOSTAGANEM

Pannes électriques récurrentes à Kheireddine

S ituée à seulement 9 kilomètres de Mostaganem, la daïra de

Kheireddine souffre des pannes répétées d’alimentation

électrique. Les usagers sont excédés par la récurrence des

ruptures que personne ne parvient à justifier. En plus des ménages, ce sont les commerçants et surtout les éleveurs de bétails et d’ani- maux de basse-cour qui sont pénalisés et qui éprouvent beaucoup de difficultés à maintenir leurs activités. Ici, les coupures de courant peuvent s’étaler sur plusieurs heures

du jour ou de la nuit, avec les conséquences que l’on sait sur la sco- larité des écoliers qui sont souvent obligés de travailler à la seule lueur des bougies. Le plus incommodant n’est pas tant la durée des coupures que leurs répétitions de jour comme de nuit. A croire que les agents en charge de la remise en service des lignes électriques ne parviennent plus à circonscrire ces pannes intempestives. Nombreux sont les usagers qui pensent que le problème est tout simplement structurel, alors que d’autres parlent de l’incompé- tence des personnels affectés à ces tâches. Mais l’explication la plus plausible se trouverait plutôt au niveau du dimensionnement des transformateurs qui ne parviendraient plus à réguler les fortes demandes de la population. C’est pourquoi, à la Sonelgaz, on focalise surtout sur le programme décidé par le chef du gouverne- ment et qui devrait se traduire par la mise en service de plus de 40 nouveaux postes de distribution à travers la wilaya. L’opération, qui est en cours de réalisation, butte parfois sur des difficultés à trouver des terrains d’assiette. En effet, il s’avère que plusieurs institutions, dont des administrations locales, ne se pressent pas pour prêter assistance à Sonelgaz, entraînant ainsi des retards incommodants qui ne pénalisent en fin de ligne que les usagers. Le plus urgent pour les habitants de Kheireddine serait que l’ensemble des institutions mettent enfin la main à la pâte afin de sortir cette région d’un sous-développement indigne d’une daïra aussi prospère de par la multitude d’activités agricoles

qu’elle abrite.

Yacine Alim

AÉROPORT DE CHLEF

Le trafic en hausse

Q uelque 50 737 passagers ont transité par l’aéroport inter- national Aboubakr Belkaïd de Chlef en 2012, soit une aug-

mentation de 78% par rapport à l’année précédente, indique le rapport de la Direction des transports. En 2011, le nombre de voyageurs transportés s’élevait à 33 872 au départ et à l’arrivée. La cadence des vols internationaux a aussi évolué durant la même période, atteignant un total de 612 dessertes contre 372 en 2011. Cette hausse, selon la même source, est principalement due aux déplacements fréquents des familles établies en France mais aussi des hommes d’affaires nationaux et étrangers. Il faut signaler que les chiffres enregistrés concernent les 7 dessertes hebdomadaires assurées par les compagnies aériennes entre Chlef et les aéroports de Paris, Lyon et Marseille. Rappelons que l’infrastructure aéro- portuaire de Chlef, dont la mise en service remonte à 2006, n’est pas utilisée pour les vols nationaux pour des raisons inconnues. Sur un autre plan, un projet d’extension de l’aérogare internatio- nale devrait être lancé dans les prochains mois, afin de désengor- ger le hall d’arrivée qui s’avère exigu. A.Yechkour

NAÂMA

816 affaires de cambriolage en 2012

L a délinquance est devenue un fléau de plus en plus inquiétant dans la wilaya. Si l’on se réfère aux données des services de

la police judiciaire, il ne se passe pas un jour sans que ce corps de sécurité procède à l’arrestation de délinquants, assez souvent récidivistes, ou à des associations de malfaiteurs. Les vols et les agressions sont commis, nous dit-on, par des individus assez jeunes sous l’emprise de l’alcool, de drogue et de psychotropes, notamment. Sur les 447 cas d’agression physique ayant entraîné deux morts et plusieurs blessés à l’arme blanche et les 816 actes de cambriolage, 1 268 individus ont été écroués. Contre les atteintes aux biens et aux personnes, le renforcement de la sécurité dans les quartiers et autour des magasins de commerce est le signe d’une certaine vigilance durant la nuit. Mais, pour certains, cet accroissement est en majeure partie imputable à la déperdition scolaire, poussant pas mal de jeunes à sombrer dans la déviance, mais aussi à s’impliquer dans différents types d’actes délictueux. Le bilan de la police judiciaire indique aussi que 78 dealers ont été arrêtés pour vente de drogue, alors qu’un peu plus de 42 quintaux de kif traité ont été interceptés. D’autre part, 17 personnes ont été placées en détention provisoire pour des malversations, des falsi- fications de documents et de la contrebande. D. Smaili

PHOTO : H. LYES

El Watan - Dimanche 27 janvier 2013 - 10

RÉGION

CENTRE

DÉLINQUANCE À BLIDA

Les agresseurs de l’étudiante en architecture arrêtés

Ils sont accusés de constitution d’association de malfaiteurs, agression violente et vol d’un micro portable appartenant à l’étudiante.

Q uatre jeunes délinquants, qui ont

agressé une jeune étudiante à l’uni-

versité de Blida, viennent d’être

arrêtés par les éléments de la Gendarmerie nationale. Trois d’entre eux sont sous man- dat de dépôt et le quatrième est sous contrôle judiciaire. Tous repris de justice, ils sont accusés de constitution d’association de malfaiteurs, agression violente et vol d’un micro portable appartenant à l’étudiante. L’affaire remonte au 7 janvier dernier, lorsque la victime, une étudiante en archi- tecture résidant à la cité universitaire Zou- bida Hamadouche, a été tabassée et violem- ment agressée devant la cité où elle réside. Certains parlent même d’une tentative de kidnapping. Les malfrats roulaient à bord d’une Clio Campus, probablement louée dans une agence de location de véhicules, comme cela a toujours été le cas quand il s’agit d’un kidnapping, d’un vol à l’arraché ou d’une agression physique doublée d’un vol. Des témoins passifs affirment que l’étu- diante a été traînée sur plusieurs dizaines de mètres sur le pavé goudronné, avant qu’elle ne se fasse arracher son micro por- table de force et que les scélérats prennent la fuite voyant qu’ils étaient tout près de l’entrée de l’université de Blida où plusieurs agents de sécurité prennent d’habitude poste. «Le forfait a été perpétré à une centaine de mètres de nos postes de surveillance, nous n’avons même pas entendu les cris de la vic- time, sinon on serait sans aucun doute inter- venus soit pour arrêter les agresseurs ou au

doute inter- venus soit pour arrêter les agresseurs ou au Les forces de l’ordre ont fort

Les forces de l’ordre ont fort à faire avec la recrudescence des agressions

moins les identifier. Notre université s’étend sur des centaines d’hectares, il faut multi- plier les postes de contrôle et d’observation, surtout en face des passages fréquentés par les étudiants», nous dira un agent de sécurité. Sur les lieux, la méfiance se lit sur les visages des étudiantes, d’autant que les pourtours de l’université de Blida comme ceux de l’Ecole supérieure de l’hydraulique ont connu l’année

dernière et au début de cette année plusieurs actes d’agression sur des étudiantes. Des ressortissantes de nationalité africaine en ont même fait les frais. Les hantises s’amplifient, sachant que plus personne n’ose intervenir, quand bien même les agressions sur des femmes sans défense ont lieu en plein jour et dans des endroits de surcroît très fréquentés. MohamedAbdelli

UNIVERSITÉ SAÂD DAHLEB

Un mur de 7 km pour sécuriser le pôle d’El Affroun

L e recteur de l’université Saâd Dahlab de Blida, Abadlia

Mohamed Tahar, invité mardi par l’Association des journa- listes et correspondants de la wilaya de Blida, a assuré que la maîtrise des questions liées à la sécurisation des étudiants contre les agressions physiques passera avant tout par le strict contrôle des voies d’accès, ainsi que du périmètre de l’enceinte universi- taire. «Le mur qui doit délimiter le pôle universitaire d’El Af-

froun est long de sept kilomètres. On est à 60% de l’opération de son achèvement. Cet ouvrage en béton armé sera doté de caméras de surveillance pour identifier tout mouvement suspect de mal- frats rôdant tout autour», a-t-il confirmé. Au niveau du siège de l’université de Blida (route de Soumaâ), les travaux, assure Abadlia Mohamed Tahar, vont bientôt démarrer, alors qu’au pôle d’El Affroun, 26 entre- prises travaillent d’arrache-pied

pour le parachèvement des pro- jets en cours. Le même res- ponsable déplore le fait que les enceintes universitaires en Europe et partout dans le monde civilisé ne sont jamais confinées dans des espaces figés, délimités par des ouvrages de surcroît en béton armé, en précisant qu’à l’extérieur l’université n’est pas responsable de la sécurisation de l’étudiant. Cette mesure ne vient pas seulement pour contrer les éventuels actes d’agression,

surtout sur des étudiantes, mais aussi du fait que souvent les anciens murs construits en par- paing ou en matériaux fragiles sont ébréchés par les proprié- taires de troupeaux en quête d’espace herbacé pour les be- soins de pâturage, comme c’est souvent le cas au niveau de la station expérimentale affec- tée à la faculté d’agronomie ou encore derrière la résidence universitaire III des garçons. MohamedAbdelli

CNAS DE MÉDÉA

Des portes ouvertes pour lutter contre le cancer du sein

L programme national initié par la Caisse nationale d’assurance sociale (CNAS),

intitulé «Portes ouvertes pour le dépistage précoce du cancer de sein» bat son plein dans la wilaya de Médéa. Il connaît, depuis son lancement il y a une semaine un énorme suc- cès. Cette fois-ci, la campagne de sensibilisa- tion ne veut pas ressembler aux précédentes initiatives, où les femmes ciblées étaient réticentes. Lors de l’actuelle campagne, la CNAS de Médéa s’est basée sur un discours plus convaincant pour mieux réussir sa campagne de sensibilisation, touchant plus particulièrement les femmes âgées de 40 ans et plus. Les responsables de l’organisme,

e

conscients du coût de revient d’un traitement médical curatif d’une patiente atteinte du cancer du sein n’ont pas lésiné pour axer leurs efforts sur la prévention, en envisageant de réduire les frais sur tous les points. Ils ont ain- si mobilisé tout le dispositif humain et maté- riel de la caisse pour organiser des rencontres au niveau des sièges des daïrates importantes de la wilaya afin de démystifier le cancer en expliquant qu’il peut être curable à 100% lorsque son diagnostic est fait précocement. La dernière rencontre de l’opération «Portes ouvertes» était prévue pour mardi au chef- lieu de wilaya pour boucler la série des rassemblements qui s’annoncent convain-

cants par le nombre des participantes. Après ces rencontres, les femmes ciblées par ce programme auront des rendez-vous pour une séance de mammographie. Un guichet unique a été ouvert à cet effet au niveau du centre payeur de la CNAS, situé en plein centre-ville de Médéa en face de la cité HLM «Bouziane» pour recevoir les femmes désireuses de s’assurer de l’état de leur santé. Selon des informations fournies, la prise en charge des examens médicaux et la mammographie est gratuite et les frais inhé- rents aux déplacements seront remboursés après présentation de pièces justificatives. A.Teta

MAWLID ENNABAOUI

La solidarité n’est pas un vain mot à Médéa

D e mercredi soir à jeudi dernier, la wilaya de Médéa a célébré l’anniversaire de la naissance du prophète Mohamed (QSSSL) avec allégresse,

comme de coutume. Des veillées familiales, conviviales, illuminées par des bougies multicolores et bercées par des chants religieux à l’odeur de «bkhour el mesk» ont été à l’honneur. Mais cette année, l’événement a reçu un éclat particulier caractérisé par des actions de solidarité au profit des familles nécessiteuses, affec- tées par les malheureuses vicissitudes de la vie, dont le nombre ne cesse de s’accroître au fil des ans. D’ailleurs, les gens n’éprouvent aujourd’hui aucun complexe à demander de l’aide, alors qu’il y a quelques années, peu osaient afficher publiquement ce genre d’assistance. Devant cette situation, une initiative a été prise depuis des semaines par quatre associations caritatives qui activent dans la ville de Médéa pour élaborer en commun une feuille de route pour venir en aide et rendre le sourire à des familles laminées par la cherté de la vie. A cet effet, Nass El khir ont distribué, mardi dernier, plus de 150 couffins contenant des provisions pour la préparation du dîner de la fête pour six personnes, un menu fait de poulet et «rechta». Les associations «Cœur ouvert» et «Sans frontière» se sont chargées du festin et de l’animation au pro- fit des pensionnaires du centre des personnes âgées de Benchicao et celui des handicapés de Tamzguida. Quant à l’association «Les amis de la ville de Médéa», elle s’est chargée de rendre visite aux malades hospitalisés au centre hospitalier Mohamed Boudiaf de Médéa, en distribuant plus de 250 colis et des jouets et des friandises aux enfants malades. Mais la grande surprise a été celle de présence d’un invité de marque, en l’occurrence le comédien Souilah, de son vrai nom Salah Ougroud. Il a rehaussé l’opération et redonné le sourire aux malades, qui n’ont pas hésité à le filmer sur leurs téléphones por- tables, mémorisant cet instant magique. Des opérations de solidarité similaires ont été organisées également dans la ville de Ksar El Boukhari par des adhérents de Nass El kheir. Donc, mille bravos à toutes ces personnes au cœur d’or qui ont bravé le froid glacial pour faire du Mawlid Ennabaoui une journée importante de solidarité et de partage comme le veut la tradition ancestrale de nos aïeux. La solidarité n’a pas été un vain mot à Médéa. A.Teta

BOUINAN (BLIDA)

Un Guinéen se convertit à l’Islam

C e lundi, à la mosquée Mohamed Tachouche de Boui- nan, en présence de son imam, Mustapha Zemmour,

un jeune étudiant guinéen de 26 ans, Akoi Guilavogui, s’est converti à l’Islam devant les fidèles venus faire leur prière du dohr. Etudiant à Blida, en 2 e année d’ingéniorat en infor- matique, il a reçu, pour l’occasion, le prénom musulman de Abdallah. Il est de mère musulmane et de père chrétien. En Guinée, ces deux religions cohabitent pacifiquement. Akoi, chrétien de par son père, s’est toujours intéressé à la religion musulmane. Venu en Algérie pour ses études, il a trouvé le milieu favorable qui lui manquait dans son pays d’origine pour sa quête mystique. Ses camarades algériens ont été le catalyseur qui lui manquait dans sa décision. Un autre événement survenu dans sa famille le décida : pendant le mois de Ramadhan de l’année passée, son père, là-bas en Guinée, embrassa la religion de sa femme en se convertissant à l’Islam pendant l’une de ces soirées ramadhanesques que connaît la communauté musulmane dans son pays. A Blida, Akoi voyait les étudiants se rendre à la mosquée. Il se laissa entraîner. Il est heureux comme un enfant qui vient de recevoir un jouet. Il a enfin trouvé sa voie. «Depuis que j’ai prononcé la double chahada - témoignage - devant mes frères musulmans, je me sens plus serein», nous confie-t-il. A la question : «N’avez-vous pas peur du jugement de ceux qui confondent Islam et terrorisme ?», il répond, confiant et le sourire aux lèvres :

«L’Islam que j’ai choisi nous demande de nous aimer les uns les autres. C’est une religion qui prêche l’égalité et la fraternité entre tous les êtres humains. Dans la religion musulmane, il n’y a pas de place pour le terrorisme !». Rahmani Mohammed

El Watan - Dimanche 27 janvier 2013 - 10

     
 

CONSTANTINE INFO

 

EFFONDREMENT DU VIEUX BATI À SOUIKA

 

ROUTE ZOUAGHI- BOUSSOUF

 

Des familles en danger de mort

LA RÉHABILITATION ACHEVÉE AU MOIS D’AOÛT PROCHAIN

L a réhabilitation du tronçon routier reliant Zouaghi à la cité Bousouf, en passant par la zone indus-

L’évacuation de ces familles aurait dû se faire il y a déjà des mois, au regard de ces trognons de bâtisses qui menacent d’ensevelir, d’un moment à l’autre, leurs occupants.

trielle Palma, soit le passage Massinissa, sera achevée complètement au mois d’août prochain, a-t-on appris auprès du chef du service d’entretien à la direction des travaux publics de la wilaya, Abdeldjalil Djeha,. «Ce passage a connu une importante dégradation ayant nécessité une deuxième opération de réhabilitation après des travaux de soutènement réalisés il y a quel- que années», a-t-il déclaré. Il a expliqué qu’une étude approfondie des lieux a été menée par les bureaux franco-algériens Terrasol et Fondasoil. «Ces derniers ont axé sur une étude de sol à un profondeur de 20 m et une largeur de 2 m par tube afin de résoudre les princi- pales causes de cette dégradation», a-t-il noté. Du fait que ce passage se trouve dans une zone d’une typologie

géologique hyper turbulente, l’étude de la réhabilitation

U spectacle effrayant sur- git brusquement devant nos yeux médusés : les

gravats épars de ce qui reste d’une bâtisse, au n°11, à la rue des Frères Harkat, dans la vieille ville, du côté de Seïda (Souika). Une conscience aiguë d’un dan- ger mortel nous saisit d’emblée devant ces loques de murs pen- dant de tous côtés et que rien ne retient plus, sinon une seule poutre branlante qui se trouve au milieu de ce que fut le patio de cette maison séculaire qui date de l’époque ottomane. Toute la partie supérieure, de la terrasse à l’entrée, n’ayant pu résister aux fortes intempéries de vendredi qui se sont abattues sur la ville du Vieux Rocher et toute la région Est, s’est brusquement écroulée, libérant des odeurs acres de moisi et de vieux maté-

riaux de construction. «C’est un

n

brusquement écroulée, libérant des odeurs acres de moisi et de vieux maté- riaux de construction. «

a

été engagée sur deux volets. Le premier concerne le

PHOTO: EL WATAN

traitement du problème de glissement par la collecte des eaux souterraines et la construction des murs de soutènement, qui a été achevée dernièrement. Notre interlocuteur a ajouté que la deuxième étape, qui est le revêtement de la voirie de ce passage, sera entamée très prochainement. «Cette étape d’un délai de deux mois, comptera la remise en état des lieux», a-t-il indiqué. Le même responsable a assuré qu’une enveloppe finan- cière d’environ 5 milliards de dinars a été réservée à cette opération. Pour rappel, le coût de cette opération a été réévalué plusieurs fois pour rectifier, selon les spé- cialistes, «une grossière erreur» réalisée sur une terre à vocation agricole qui souffre du phénomène du glisse- ment, ayant coûté des milliards au Trésor public. Pour l’histoire, le passage Massinissa a été inauguré en 1999 par le président de la République. Il a connu, trois ans après, de sérieuses dégradations dues aux phénomènes de glissement, avec une réhabilitation qui a coûté trois fois le montant initial de réalisation. Ratiba B.

MASSINISSA

Ce qui reste du n°11, rue des Frères Harkat

 

miracle qu’il n’y ait pas eu de morts jusqu’à présent», nous disent quelques habitants, qui ont couru en vain hier (samedi non ouvrable) pour demander une évacuation d’urgence des familles par les autorités concer- nées. A l’APC, on leur dira que seule une permanence est assurée et que par conséquent aucune décision ne peut être prise pour une opération de ce genre. Déjà, pour arriver à la rue des Frères Harkat, nous avons dû effectuer une acroba- tie incroyable pour emprunter un lacis de ruelles périlleuses sur lesquelles se penchent dan- gereusement des maisons au bord de l’écroulement. Dix-sept familles, comptant plus d’une

soixantaine de personnes, gîtent, la peur au ventre, au milieu des décombres du n°11. «Il y a huit mois, ces familles ont été inscrites dans le plan de relo- gement d’urgence et 15 d’entre elles ont été attributaires d’un bon», nous informe le président du quartier, Amirèche Chareh- bey. Il nous explique que c’est juste après la prière de vendredi que «l’étage» s’est effondré sur l’entrée, blessant un habi- tant. «Heureusement qu’il n’y avait encore personne dans les parages, sinon ç’aurait été le désastre», ajoute-t-il. En plus de l’extrême précarité de ce

qui reste encore debout, il faut prendre en considération les fils électriques qui pendent partout, en contact direct avec l’humi- dité. C’est une vraie catastrophe qui menace ces familles à très court terme ; elles ne peuvent souffrir le moindre sursis sous peine de périr ensevelies sous les décombres. «La première alerte a pourtant été donnée avec un premier effondrement partiel du bâtis en octobre dernier, mais ça n’a semblé inquiéter personne ; nous avons continué à occuper les lieux car nous n’avons pas où aller ; nous n’avons jamais essayé de mettre la pression sur les autorités en menant

des actions spectaculaires dans la rue, comme c’est de mode aujourd’hui, mais nous pensons que nous sommes prioritaires dans la mesure où nous sommes en danger de mort », lance un des habitants sur un ton déses- péré. Une dame insiste, de son côté, qu’il vaut mieux prononcer l’ultime «chahada» avant de tenter de pénétrer à l’intérieur de cette maison où ils vivent depuis les années 1990. Pour rappel, deux autres bâtisses complète- ment en ruine se trouvent dans le même périmètre. L’une à la rue Cirta, n°4, abritant 15 familles, et l’autre à la rue Abdallah Bey, n°34, avec 7 familles.

 

EAUX SOUTERRAINES ET ROUTES DÉFONCÉES

D epuis plusieurs années, les habitants de la cité des 46 villas MDN, baptisée cité Echourouk, vivent

dans un cadre de vie délétère. Clochardisé depuis la

construction de ces villas par la coopérative immo- bilière promotionnelle de l’armée nationale (CIPA),

SITUATION CATASTROPHIQUE DANS LES MATERNITÉS

dans les années 1980, ce site situé sur les hauteurs de

la

commune du Khroub, fait partie de la nouvelle ville

Massinissa, et constitue vraisemblablement le dernier

Désorganisation et surcharge

souci des autorités locales. Les occupants de ces villas, dont une partie sont des civils ayant loué ou acheté une habitation au sein de cette cité, souffrent dans l’indiffé- rence du problème des eaux souterraines ainsi que celui de la chaussée, complètement cabossée, comparable à une piste par endroits. «Cela fait des années que nous attendons une intervention des responsables de la commune pour que cette cité bénéficie d’un programme de réfection des routes, mais en vain. Ils ignorent com- plètement nos doléances, surtout que nous craignons également que l’eau provenant des sources environnan-

L ’anarchie qui règne dans les maternités des établissements de santé publique

(ESP) de la wilaya de Constantine prend de l’ampleur. Les femmes accouchent dans des conditions quasi inhumaines : un espace très réduit partagé entre trois parturientes, voire plus. Les salles d’accouchement enregistrent un manque d’hygiène qui favorise les infec- tions. «Le médecin lui-même m’a conseillé de demeurer chez moi afin d’échapper à la contagion», a témoigné Amel, qui a souffert lors de son séjour à la maternité de Sidi Ma- brouk, d’une infection dangereuse quelques jours après son accouchement. «La qualité du service est en régression effrayante ; les patientes sont souvent traitées avec brutalité, même en terme de traitement médical», dé- noncent plusieurs parturientes, qui déplorent la négligence et la passivité de certains per- sonnels face à leurs souffrances. L’indisponibilité des médicaments et autres équipements est l’autre problème soulevé dans la plupart des infrastructures. Il faut dire que la maternité de Sidi Mabrouk qui enregistre en moyenne 40 accouchements

toutes les 48 heures, est réellement saturée, avec une capacité de 68 lits seulement. Elle accueille, selon le chef de service, Dr Sellahi, 120 femmes/jour. De plus, l’effectif chargé du nettoyage est en nombre réduit et le recrutement d’autres éléments dépend du ministère des Finances. «Le personnel de nettoyage est dépassé et a fini par baisser les bras. Même chose pour les sages-femmes dont la plupart partent en retraite ou préfèrent le secteur privé», a affirmé le directeur de la santé de wilaya, Azouz Assassi, qui estime que « l’anarchie caractérisant certaines structures sanitaires de la capitale de l’Est, particulièrement les services de gynécologie obstétrique, est due principalement à une mauvaise organisation liée aux moyens humains et matériels ; sinon comment expliquer qu’au moment où l’EHS de Sidi Mabrouk et le CHU connaissent une surcharge, plusieurs EHS sont carrément vides, alors qu’ils sont bien équipés». Et d’ajouter : «La renommée hospitalo-univer- sitaire dont jouissent le CHU Dr Benbadis et l’EHS de Sidi Mabrouk, qui enregistrent une

à

ci

El

forte présence des étudiants en médecine en

cours de formation, aptes à prendre les mala- des en charge sous la direction d’un maître-

assistant, est pour beaucoup dans l’affluence des parturientes. En raison de l’absence de médecins spécialisés et d’une équipe médi- cale compétente dans les autres EPH, surtout

Ali Mendejli et El Khroub, les femmes

tes risque de devenir, à long terme préjudiciable à nos habitations», s’inquiète un de ses résidents. Cela étant, les locataires de la cité Echourouk de la commune du Khroub gardent, toutefois, espoir de voir un jour l’indifférence de la municipalité céder la place

préfèrent accoucher au CHU même si les conditions d’accueil sont très médiocres.» Afin de désengorger ces deux structures, une

initiative vient d’avoir l’accord de principe de la tutelle, nous a fait savoir le DSP. «Celle-

 

à

un programme de réhabilitation et ce, à la faveur de la

consiste à décentraliser la formation en

construction actuellement d’un centre de rééducation pour filles d’une capacité de 120 places et dont l’as- siette se trouve juste à côté de ces villas. Le taux d’avancement des travaux de réalisation de l’infrastructure, qui devrait normalement être récep- tionnée en 2013, est jugé, pour l’heure, satisfaisant,

ouvrant les différents services des EPH aux

médecins en phase de formation supérieure. Nous comptons transférer une partie de cette frange du corps médical activant au CHU et à l’EHS Sidi Mabrouk vers les EPH de la cité

Bir, du secteur urbain Boudraâ Salah et

d’El Khroub», a-t-il informé. Leur emplacement géographique permettra en sus de prendre en charge les parturientes des wilayas limitrophes. O .-S. Merrouche

 

selon la tutelle. Pour les occupants des 46 villas de la cité Echourouk de Massinissa, la présence de ce centre devrait normalement inciter la municipalité du Khroub

à

prendre, enfin, en considération leurs requêtes, de

même qu’ils attendent également une solution pour le

problème des eaux souterraines. L. R.

El Watan - Dimanche 27 janvier 2013 - 10

 

ORAN INFO

 

ÉNERGIES RENOUVELABLES

 

PERMIS DE CONSTRUIRE

L’APCd’Oranveut utiliser le solaire pour l’éclairage public

LES HÔTELIERS RÉCLAMENT LA HAUSSE DU NOMBRE D’ÉTAGES AUTORISÉS

L ors de la rencontre qui les a réunis, la semaine passée, avec les membres de l’APC d’Aïn El Türck, les commerçants et

investisseurs de la corniche oranaise, affiliés à l’ACICO, ont pointé du doigt le PDAU comme étant le principal handicap à l’investissement et, par-delà, à la relance du tourisme à Aïn El Türck. Etant versés dans leur majorité dans l’hôtellerie, les membres de l’ACICO ont dénoncé les limites du PDAU, tout en réclamant sa révision et son adaptation aux nouvelles conjonctures économiques. Selon eux, pour pallier l’absence d’assiettes foncières destinées à l’investissement, les pou- voirs publics doivent modifier certaines clauses du permis de construire afin d’autoriser l’augmentation du nombre d’étages par édifice hôtelier. «Ceci permettra, d’une part, à l’hôtelier d’amortir son investissement, et de l’autre, à faire baisser les tarifs à la location des chambres», dira un gérant de complexe touristique. Et d’ajouter en substance : «En plus de ceux opé- rationnels, les investisseurs potentiels existent mais restent bloqués par le PDAU». Pour leur part, les membres de l’APC ont affirmé leur volonté d’œuvrer, dans ce sens-là, à apprêter aussi la ville lors des saisons estivales pour créer les meilleures conditions d’accueil aux estivants. Toutefois, il est demandé aux investisseurs de se conformer aux cahiers des charges affé- rents à leurs activités. Karim Bennacef

BIR EL DJIR

Le recours aux énergies renouvelables permettra de protéger l’environnement,

mais aussi, il permettra à créer de l’emploi, dont les bénéficiaires seront principalement des jeunes diplômés.

L’énergie solaire est primordiale pour la protection de l’environnement L ’Assemblée populaire communale d’Oran

L’énergie solaire est primordiale pour la protection de l’environnement

L ’Assemblée populaire communale d’Oran envisage, dans le courant de l’année 2013, de lancer une

opération pour l’utilisation des éner- gies renouvelables. Il s’agit, notamment, de l’introduction de l’énergie solaire comme première étape pour le fonction- nement des équipements de l’éclairage public urbain. C’est ce qu’a déclaré la vice-présidente de l’APC, Dr Naïma Lazouni. A ce titre, a-t-elle indiqué, il est prévu une étude technique de faisabilité avec le concours des spécialistes et chefs d’entreprises publiques ou privées qui sont intéressés par l’introduction de cette technologie, utilisée actuellement à tra- vers plusieurs grandes métropoles dans le cadre de la protection de l’environne- ment et le cadre de vie des citoyens. Les énergies renouvelables vont permettre, par la même occasion, à la municipalité de bénéficier d’un gain important pour ce qui est des dépenses financières sans

oublier les autres aspects sociaux comme par exemple la création de nouveaux emplois pour les jeunes diplômés uni- versitaires ou des techniciens supérieurs ainsi que le lancement, à partir d’Oran, de nouvelles filières dans les spécialités de l’utilisation et de l’introduction des nouvelles techniques des énergies renou- velables pour le secteur de la formation professionnelle. L’étude technique, qui va être réalisée, a indiqué Dr Lazouni, «doit avoir l’appro- bation de l’exécutif des élus de l’APC». Concernant l’introduction du solaire, dont Oran occupe sur le plan climatique une place de choix, la première étape de l’opération-pilote doit toucher l’éclairage public des grandes artères du centre-ville et sa périphérie pour être ensuite élargie à d’autres infrastructures administratives situées dans les secteurs urbains ainsi que les différentes structures sociocultu- relles (terrain de jeux, piscines, centres

culturels, bibliothèques, médiathèques, marchés couverts et autres ) qui appar- tiennent au patrimoine de la commune. L’on saura, à titre l’exemple, que l’APC dispose de plus de 50 000 poteaux pour l’éclairage urbain qui nécessitent à lon- gueur d’année d’importants moyens financiers pour la maintenance et l’entre- tien de ces équipements qui sont vitaux pour le bien-être et la sécurité du citoyen. La vice-présidente de l’APC, qui est chargée de la division sociale et culturelle dans le cadre de son programme d’action 2013, a inscrit une opération de réhabili- tation et de rénovation de ce qui reste des salles de cinéma à Oran. Cette opération sera précédée, a-t-elle confirmé, «par un recensement de l’état actuel de ces salles, de leur nombre sur le plan juridique afin de dégager les moyens financiers qui seront mobilisés sur le budget communal pour les futurs travaux». Tegguer Kaddour

PHOTO : DR

UN BUDGET POUR LA VOIRIE URBAINE

U ne enveloppe financière estimée à plus de 93 millions de dinars vient d’être dégagée par les services de l’APC de Bir

El Djir pour la prise en charge de plusieurs projets de voirie ur- baine. C’est ce qui a été indiqué de sources proches des services communaux de Bir El Djir, ajoutant que ces opérations vont toucher 04 sites. Il s’agit, en effet, de la cité 283 lots relevant de Haï Khemisti, du lotissement 110 logements FONAL, de l’axe reliant la coopérative El Wihda au CW 75 et l’axe reliant le marché communal au boulevard 20 Août de Sidi El Bachir, où les chantiers vont être lancés incessamment, sur des délais compris entre 2 et 7 mois. Les mêmes sources d’information ont signalé également qu’il est prévu le lancement d’un projet de réalisation d’un réseau d’assainissement à la cité des 2000 lots de Haï Khemisti, sachant qu’un budget de près de 24 millions de dinars a été alloué à cette opération. L’on saura dans ce cadre que l’entreprise de réalisation est déjà retenue et les travaux vont connaître leur démarrage d’ici le mois de février prochain pour une durée de 6 mois. Un projet qui va permettre d’éradiquer les fosses septiques dans des centaines de foyers. A.Yacine

SÛRETÉ DE WILAYA

 

17 CRIMES ÉLUCIDÉS EN 2012

À Oran, 17 crimes ont été enregistrés. Le dernier en date est un double crime : une femme et sa fille ont été découvertes

PLAN DE DÉVELOPPEMENT ET DE L’AMÉNAGEMENT URBAIN (PDAU)

assassinées et carbonisées à Aïn El Turck. Il y a eu également le crime dont a été victime un jeune transporteur, celui dont le meurtre a secoué Oran. Ce dernier a été égorgé et enterré dans le garage de son assassin au quartier d’El Hassi. Le présumé auteur de ce crime a sollicité la victime pour le transport de mar- chandise qui se trouvait dans son domicile, or son plan était tout autre. Une fois arrivé à destination, il a égorgé le jeune transpor- teur. Le présumé auteur de ce crime a été appréhendé et a avoué son méfait selon des sources policières. La brigade criminelle relevant du service central de la police judiciaire de la sûreté de wilaya d’Oran a résolu la totalité des affaires criminelles enre- gistrées, selon la Sûreté de wilaya d’Oran. Au niveau de l’Ouest, l’inspection régionale de la police a enregistré 74 crimes

dans les wilayas d’Oran, Tlemcen, Mascara, Sidi Bel Abbes, Relizane, Mostaganem, Tiaret, Tissemsilt, Nâama, El Bayadh,

Saïda et Aïn Témouchent. La wilaya de Mostaganem vient en seconde position quant au nombre de crimes, 12 selon le bilan de la police. Le nombre de coups et blessures volontaires est également alarmant à travers l’Ouest du pays. 7 682 CBV et agressions ont été enregistrés dans les 12 wilayas de l’Ouest

L’agriculture perd des milliers d’hectares de terres fertiles

C oup dur pour l’agriculture oranaise. Malgré ses 500

000 quintaux de céréales en moyenne, Oran jette l’éponge pour s’orienter vers la poli- tique industrielle. Deux nou- velles zones industrielles seront créées incessamment à Béthioua et Oued Tlélat pour offrir des assiettes à des dizaines de PME/PMI ainsi que l’extension des zones d’activités existantes. De leur côté, les projets de milliers de logements seront érigés sur des terres agricoles après l’extension des PDAU

(Plan de développement et de l’aménagement urbain) des communes de la wilaya. Du coup, des EAC, EAI et des terres agricoles privées seront urbanisées au détriment de l’agriculture où des milliards de dinars ont été injectés dans le cadre des différents pro- grammes de l’Etat (PNDRA, FNDRA, GCA…) sans résul- tats probants. «Les fellahs expropriés devront changer d’activité», se désole un ex- ploitant d’une EAI. D’autre part, le nouveau marché de gros d’El Kerma accueille,

désormais, des produits agri- coles des différentes wilayas du pays. Mascara, Mosta- ganem, Sidi Bel Abbès, Aïn Témouchent sont les princi- paux fournisseurs des Ora- nais. «Nous leur vendrons des voitures «Symbol» dans une année», ironise un marchand de fruits et légumes oranais. Face au besoin d’assiettes, les pouvoirs publics ont mis à mal la DSA (Direction des services agricoles) qui n’a pu défendre ses terres agricoles qui se rétrécissent de jour en jour. «Que faire face à des

projets d’utilité publique ou stratégique de l’Etat ?», s’in- terroge un cadre qui assiste impuissant à la dilapidation des terres agricoles au profit des extensions et de la poli- tique dite industrielle. L’éco- logie, le cadre de vie, les pro- duits bio sont des dossiers qui, tôt ou tard, referont surface dans le cadre d’une meilleure qualité de vie. «Toujours, in- dustrialisation rime avec pol- lution. Les pouvoirs publics doivent être très vigilants», avertit un universitaire. Noureddine B.

sous la couverture policière. Oran est encore une fois en pole position, avec 2 566 CBV en 2012. La police a traité, selon son bilan, 15 234 affaires d’atteinte aux personnes, dont les crimes, les coups et blessures volontaires, le mauvais traitement sur ascendants et autres atteintes dont sont victimes des personnes. Le bilan relève également 17 398 atteintes aux biens dont les vols. Le taux de résolution de ces affaires est de 68,36%. 8 449 personnes mis en cause dans ces affaires qui ont été placées sous

mandat de dépôt.

Hafida B.

El Watan - Dimanche 27 janvier 2013 - 11

 

ANNABA INFO

 
   

PARTENARIAT ÉCONOMIQUE AVEC LES OPÉRATEURS DE DUNKERQUE

D es rendez-vous individualisés entre des chefs d’entreprises locales et des opérateurs français de la ville de Dunkerque

 

QUARTIER SAF-SAF

 

Le commerce informel éradiqué

Un nouveau marché a vu le jour, et 78 vendeurs y ont élu « boutique » Attention, d’autres vendeurs informels peuvent bien remplacer les premiers dans leur ancien emplacement.

L ’un des plus gros mar- chés informels du chef- lieu de commune, ins-

tallé sur les deux côtés de la route reliant la cité Plaine Ouest, plus précisément, le quartier Saf-Saf, au centre- ville, a finalement été délo- calisé, mercredi dernier, au grand bonheur des habitants du voisinage immédiat. Le nouveau marché de Saf-Saf

accueilli dans le sillage de cette opération 78 marchands

a

bénéficiaires de cases érigées pour suppléer les charrettes et autres «tables». Ces dernières obstruaient une bonne partie de la voie publique, ternissaient l’image

charrettes et autres « tables ». Ces dernières obstruaient une bonne partie de la voie publique,

ont été organisés la semaine écoulée à la chambre de commerce et d’industrie (CCI) Seybouse de Annaba dans la perspective de donner un contenu concret au partenariat entre ces deux villes jumelées depuis 2004. Ces rencontres ont permis de relever que les villes de Annaba et de Dunkerque recèlent des potentialités économiques complémentaires susceptibles d’être mises à pro- fit en commun pour développer la coopération dans les domai-

nes de l’industrie, des travaux publics et du bâtiment, la mainte- nance des équipements collectifs et des échanges commerciaux. Les chefs d’entreprises locales et leurs homologues français ont convenu de maintenir le contact dans le but de mieux connaître

les besoins des deux villes.

T. G.

L’ÉCLAIRAGE PUBLIC, UN POINT NOIR

L es habitants de la Coquette et ses dirigeants s’accordent à dire que l’un des véritables points noir de la ville, sans jeu de

PHOTOS:ARCHIVES / E L WATAN

mots, demeure assurément la défaillance de l’éclairage public. La situation est d’autant plus inquiétante que pratiquement tous les quartiers de la ville versent la nuit venue dans le noir et… les activités connexes. Tout laisse à penser que le plan actuel est devenu caduc et que la gestion de l’éclairage demeure archaïque au moment où la norme et la numérisation sont les traits carac- téristiques du mode moderne de gouvernance. L’impact négatif des carences de l’éclairage public sur la vie communautaire n’échappe pas aux autorités. Les appels renouvelés des comités de quartiers par le biais de la presse ne semblent pas entendus. Les faiblesses persistent dans plusieurs endroits où le passant appréhende à juste titre une éventuelle agression. A. S.

de

la cité et, plus grave encore,

attentaient à l’hygiène, voire

D’autres cases seront érigées dans l’espace dit Annakhlat

 

constituaient une menace certaine pour la santé des habitants du quartier et des consommateurs confondus. L’anarchie y était d’autant plus «inquantifiable» que les lieux s’assimilaient à un véritable dépotoir à ciel ouvert. L’ab- sence d’une culture d’hygiène des occupants de l’ex-marché illicite conjuguée au laxisme

de l’autorité compétente avait abouti à ce crime contre l’es- pace public, devenu par la force des choses un réceptacle de déchets de toute nature. «Les marchands qui n’ont pas bénéficié d’une case dans ce nouveau marché attendent que soit réceptionné l’espace

des Palmiers dit Annakhlat pour pouvoir reprendre leur activité», rassure le respon- sable de l’opération. Il faut souligner que les marchands ont tenté d’opposer une résis- tance mais ont fini par se rendre à l’évidence et force est restée à la loi. Il faut dire que

l’absence de structures com- merciales dignes de ce nom et de marché de proximité en- trave grandement la conduite de l’opération d’éradication des marchés informels qui causent des préjudices à l’éco- nomie nationale et à l’envi- ronnement direct des citoyens.

DES SOUSCRIPTEURS AU LSP S’IMPATIENTENT

L es souscripteurs au projet de 384 logements de type socio- participatif (LSP) de la localité de Chaïba dans la commune

de Sidi Amar, s’impatientent. Après avoir eu la promesse de

bénéficier de leur logement le 31 décembre 2012 suite à un dé- lai supplémentaire de 6 mois, les acquéreurs sont toujours dans

 
 

COLLECTE DU LAIT CRU

 

l’attente. Dans une lettre adressée au ministre de l’habitat, ils demandent d’examiner leur dossier et situer les responsabilités,

Soutien financier de la laiterie Edough aux éleveurs

d’autant plus qu’ils se disent avoir respecté les termes et clauses du contrat de vente notamment par le versement de l’apport personnel qui s’élève à 600 000 DA. «Nous sollicitons votre intervention à l’effet de nous rétablir dans nos droits afin d’as- surer le respect des clauses du contrat qui nous lie à l’OPGI et bénéficier de nos logements tant attendus», écrivent-ils dans le

document adressé à la tutelle.

T. G.

U ne quantité insignifiante de lait cru a été collectée et récep- tionnée en 2012 par la laiterie Edough de Annaba. Ce qui

indique que la majorité de la production de lait n’est pas soumise aux contrôles sanitaires d’où les risques sur la santé des consom- mateurs. Cette situation pénalise également la laiterie de l’Edough qui, au lieu d’exploiter la matière première locale, est obligée d’importer du lait en poudre pour faire tourner ses installations et produire plus pour répondre aux besoins des consommateurs. Ainsi, ce n’est pas par hasard que cet organisme vient de décider d’un soutien financier de 34 millions de dinars au profit des éle- veurs de vaches laitières. Ce soutien va permettre aux éleveurs ciblés d’acquérir des vaches laitières dans le but de contribuer à l’amélioration de la production et augmenter la collecte quoti-

dienne de lait. Cela ciblera dans une première phase, une douzaine d’éleveurs de vaches laitières connus pour être des partenaires de la laiterie Edough. Les futurs bénéficiaires de ce soutien parmi les producteurs de cette filière ont été sélectionnés sur la base de leur professionnalisme. La wilaya d’Annaba compte quelque 800 éleveurs disposant d’un cheptel producteur évalué à 18 000 vaches de race améliorée et de 30 000 vaches de race locale. Ce cheptel, qui est concentré principalement dans les communes de Berrahal, El Chorfa et El Eulma, est confronté à l’insuffisance et parfois l’absence de diversification de l’aliment de bétail. Cette denrée qui coûte cher, se limite actuellement au fourrage concentré et aux herbes sèches. La production annuelle de lait cru tourne en moyenne autour de 30 millions de litres dans la wilaya. T. G.

LA ROUTE TUE 21 PERSONNES EN 2012

LA ROUTE TUE 21 PERSONNES EN 2012
 

RACCORDEMENT AU RÉSEAU ÉLÉCTRIQUE

 

3000 foyers éclairés

D urant l’année 2012, plus de 3000 foyers des différentes communes de la

wilaya de Annaba ont été raccordés au ré- seau électrique. Cela s’est rendu possible grâce à un programme de travail de la di- rection des mines et de l’industrie (DMI), a-t-on appris de cette dernière. Réparties entre 18 sites d’habitations localisés dans les communes de Berrahal, Aïn Berda, El Eulma, Séraïdi, Chorfa et Chétaïbi, ces maisons n’ont jusque-là pas bénéficié des bienfaits de l’indépendance. Ces foyers souffrent depuis de longues années de l’absence de cette énergie nécessaire,

les obligeant à recourir aux bougies ou quinquets et autres lanternes pour vaincre l’obscurité et le froid. Facteur de sédenta- risation des familles rurales, notamment celles habitant dans des zones éparses, l’énergie électrique fait encore défaut dans certaines contrées de la wilaya de Annaba. C’est le cas des zones rurales enclavées, où les fellahs en ont réellement besoin, du moins pour faire déguerpir les sangliers et autres animaux nuisibles menaçant leurs récoltes. Avec la réalisation de cet ambitieux programme, le taux de couver- ture en électricité à l’échelle de la wilaya

a atteint les 98%, relève-t-on à la direction des mines et de l’industrie. Par ailleurs, durant l’année précédente, ils étaient 996 foyers à être raccordés au réseau du gaz de ville. Ces ménages sont implantés dans les localités de Oued Nil (El Bouni), de Bouguessassa (Berrahal) et de Selmoun El Hachemi (Ain Berda), a précisé la même source. «Ces investissements qui viennent apporter un plus à l’amélioration des conditions de vie de ces populations rurales, ont nécessité la pose de près de 29 km de conduites de gaz», ajoute encore la même source. L. Azzouz

P as moins de 21 personnes ont péri en 2012 dans des acci- dents de la circulation dans la wilaya d’Annaba. S’il y a une

baisse importante du nombre de décès, soit la moitie de l’année précédente, ce fléau continue de tuer des personnes et d’en- deuiller des familles sans parler des dommages matériels qu’il occasionne en matière de prise en charge des blessés dus aux ac-

cidents de la circulation. Le non respect des règles de conduite demeure la principale cause de ces accidents. Par ailleurs, huit personnes sont décédées 2012 par le monoxyde de carbone et les émanations du gaz de ville dans la wilaya de Annaba contre zéro cas en 201.Dix sept personnes en danger d’asphyxie à cause du monoxyde de carbone et du gaz de ville ont pu être secourues et sauvées en 2012 contre 29 cas durant l’exercice

précédent.

L. A.

PHOTO : EL WATAN

El Watan - Dimanche 27 janvier 2013 - 11

KABYLIE INFO
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KABYLIE INFO
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INSÉCURITÉ DANS LA COMMUNE D’ATH ZMENZER

Les commerçants en grève

Meurtres, vols et cambriolages sont le lot quotidien de la population Les pouvoirs publics tardent à doter la commune de services de sécurité.

tardent à doter la commune de services de sécurité. L a grève observée hier dans la

L a grève observée hier dans la commune d’Ath Zmenzer par les com-

merçants pour dénoncer l’insécurité qui règne dans la localité a eu lieu le jour même de l’enterrement d’une vieille femme assassinée la veille dans son domicile en plein chef-lieu communal. Un autre crime. A la colère et la consternation, s’est ajouté un sentiment d’inquiétude au sein de la population. La commune connaît depuis plusieurs années une insécu- rité aussi bien dans les vil- lages et hameaux isolés que dans le chef lieu communal. Larbi Gater, commerçant en habillement témoigne :

«Notre commune est en passe de détenir un triste record en

Rideaux baissés, hier, à Ath Zmenzer

matière d’actes criminels. Les agressions, les vols, les meurtres et les cambriolages de maisons et de commerces se déroulent en un rythme effarant. Et, c’est pour attirer l’attention des autorités com- pétentes que la coordination des comités de villages et les commerçants ont appelé à cette action de protestation

nouveau le premier respon- sable de la wilaya pour qu’il assure la sécurité des biens et des personnes. A l’issue de cette grève, nous allons tenir une assemblée élargie à toute la population et dans le procès verbal final, nous allons saisir toutes les autori- tés pour qu’ils assument leur responsabilité».

«Le principe de réalisation d’une sûreté urbaine est ac- quis. Le marché a été attribué et l’entreprise en charge des travaux choisie. Mais, nous sommes devant des lenteurs administratives qui retardent les échéances d’ouverture de ce corps de sécurité. Cette action d’aujourd’hui est à soutenir car elle permet de

qui a d’ailleurs été mas- sivement suivie». Hier, en effet, tous les magasins ont baissé les rideaux. Les mines défaites, des gens regrou- pés en grappes, commentent l’action et l’assassinat de la vielle femme. Lounès, militant associatif, tonne : «Nous ne voulons pas céder à la fatalité. Par notre

La commune d’Ath Zmen- zer, distante d’une dizaine de kilomètres de la ville de Tizi Ouzou subit le diktat de gangs qui violent les domi- ciles, agressent des gens et à plusieurs reprises cambriolé l’agence postale de la com- mune qui ne dispose pas de corps de sécurité. M. Amar Chafa, Président de l’assem-

tirer une nouvelle fois la son- nette d’alarme pour que les pouvoirs publics prennent en charge le problème de l’insé- curité qui gangrène notre commune». L’édile commu- nal déplore toutefois l’hési- tation de dépôt de plaintes par les victimes quand bien même les auteurs des forfaits identifiés. Ce qui favorise la

action, nous interpelons de

blée communale déclare :

récidive.

S. G.

FACE AUX RETARDS DANS LE RACCORDEMENT AU GAZ NATUREL

Des habitants de Bouzeguène saisissent Bouteflika

L es habitants du village Ath Wizgan, dans la commune de Bouzeguène,

à une soixantaine de km à l’est de Tizi- Ouzou, sont montés au créneau pour la énième fois pour protester contre le retard occasionné dans le projet de rac- cordement de leur village au gaz naturel entamé depuis le début de l’année 2010. Les villageois n’ont pas procédé, comme d’habitude, à la fermeture des administrations locales ; ils ont décider d’aller plus loin, en écrivant au plus haut magistrat de l’état, le Président Abdelaziz Bouteflika. Dans leur correspondance, les villa- geois demandent au Président d’user de son large pouvoir pour mettre un terme à leur calvaire qui s’éternise depuis plus de trois ans. Les villageois ne sont pas allés par le dos de la cuillère pour fustiger l’entreprise SGTO, chargée des travaux, à la fois pour ses lenteurs inadmissibles que pour son incapa-

cité à mener à bien les travaux dans les normes requises. Depuis le début des travaux, les villageois conscients de l’intérêt du gaz naturel pour les mé- nages, se sont mobilisés pour apporter toute l’aide nécessaire à l’entrepreneur et à ses ouvriers. Malheureusement, l’entreprise qui a donné un bon élan au début des travaux, a vite fait de retom- ber dans une incompréhensible léthar- gie et une inexcusable indifférence, en laissant le village dans la boue et dans d’immenses monticules de terre devant les habitations. Avec les intempéries hivernales, la vie dans le village est devenue infernale. Les villageois accusent l’entrepreneur de mettre les habitants en danger en ne respectant pas les normes de rac- cordement et surtout d’enfouissement des tuyaux de gaz à une profondeur suffisante. C’est pour cette raison, d’ailleurs, que la mise en service d’un

quartier du village a été différée et cela grâce à la clairvoyance des agents de la Sonelgaz d’Azazga qui ont décelé de graves anomalies qui auraient pu conduire à l’irréparable. Les rédacteurs de la correspondance destinée au président de la République, n’ont, également, pas ménagé le pre- mier responsable de la localité et la

direction de la Sonelgaz de Tizi-Ouzou qui, écrivent-ils, ont failli à leurs enga- gements écrits et signés le 03 septembre 2012. Les villageois qui espéraient finir avec les bonbonnes de gaz butane et passer, enfin, un hiver bien au chaud, ne semblent toutefois pas se résigner. Les arrêts récurrents des tra- vaux en raison des multiples absences de l’entreprise, depuis plus de deux semaines, inquiètent les villageois mais ne renoncent pas à leur détermination à lutter jusqu’à la réception totale du

projet.

Kamel K.

AÏN EL HAMMAM

INFORMATISATION DE L’ÉTAT CIVIL

T ant décrié par la population, le service d’état civil de l’APC de Ain El Hammam subit depuis quelques semaines des

métamorphoses qui ne manqueront pas d’avoir des répercussions en faveur des citoyens. Il y a peu, la délivrance d’un extrait de naissance était assimilée à un parcours du combattant tant il était difficile, même d’atteindre les guichets. Suite à la réorganisation, entamée il y a quelques semaines, par la nouvelle équipe à la tête de la mairie, les chaînes humaines se sont rétrécies considérablement «en attendant leur suppression totale», nous promet Lyazid Ould Taleb, le P/APC qui met le paquet sur ce service si sensible. Ainsi pour accélérer la numéri- sation «plusieurs scanners et microordinateurs ont été acquis tout comme on a renforcé le personnel du service informatique pour, espérons le, être au rendez vous du mois de juillet». Une date que les responsables de la numérisation se fixent aussi comme délai de rigueur. Pour illustrer le rythme de travail actuel, le P/APC nous indique qu’en l’espace de trois semaines, l’équipe a saisi 18000 naissances alors que 23000 seulement ont été traité durant la période allant du mois de Mai à décembre de l’an dernier. Il faut noter qu’en plus de la commune mère de l’ex Michelet, la mairie de Aïn El Hammam gère l’état civil de toute l’ancienne commune mixte du Djurdjura qui comprend les daïras des Ath Ouacifs, d’Iferhounene et toutes les communes de la daïra de Aïn El Hammam. Pour désengorger le premier étage, il sera procédé à l’ouverture de guichets au rez- de- chaussée pour la délivrance de pièces nécessitant seulement le livret de famille (fiche familiale et autres). Nacer Benzekri

UNIVERSITÉ MOULOUD MAMMERI

LE DÉBRAYAGE CONTINUE À LA FACULTÉ DE DROIT

L es étudiants de la faculté des sciences juridiques et adminis- tratives de Hamlat (système LMD) de l’université Mouloud

Mammeri de Tizi Ouzou sont en grève depuis un mois, protestant contre «l’état chaotique» de leur département. Les étudiants dénoncent la détérioration des infrastructures péda- gogiques et les conditions de travail dans ce campus, caractérisé par un dysfonctionnement de ses appareils de chauffage dans les salles d’études et les amphithéâtres, ainsi que par l’absence de commodités de travail. Le défaut de l’hygiène et la dégradation du Service de la restaura- tion dans les réfectoires, notamment les repas froids en cet hiver, sont d’autres problèmes qui se posent avec acuité à la Faculté de droit. Les étudiants ont déposé, à l’issue de leur assemblée géné- rale, une plateforme de revendications dans laquelle ils réclament la dotation du campus d’une salle informatique, d’une connexion Internet haut débit, d’une salle de lecture, ainsi que «la réparation immédiate» du réseau du gaz naturel. Néanmoins, l’administra- tion de la Faculté et sa tutelle affichent leur «incapacité à prendre en charge les doléances énumérées» dans la requête. Constatant «l’absence d’une volonté réelle» des responsables concernés à venir à bout des manques exprimés, les étudiants réaffirment, dans une déclaration reçue en notre Rédaction, leur «détermination à poursuivre le gel des cours jusqu’à la satisfac- tion de nos légitimes revendications». Saïm Rabéa

TIGZIRT

de nos légitimes revendications». Saïm Rabéa TIGZIRT RUÉE SUR LES BONBONNES DE GAZ L e froid

RUÉE SUR LES BONBONNES DE GAZ

L e froid semble s’installer enfin dans le pays. Le mercure ne cesse de baisser, contraignant beau-

coup de personnes à limiter leurs déplacements. Dans la région de Tigzirt, les premiers flocons de neige sont tombés mercredi passé sur les hauteurs de Tifra. L’effet de surprise a créé une sorte de panique chez les automobilistes revenant de Tizi Ouzou, notamment au niveau du village Illilane, dans la commune de Makouda et à Mira, dans la commune de Timizart, limitrophe avec celle d’Iflissen. Plusieurs files d’attente d’automobilistes ont été signalées aussi à Attouche, toujours dans la commune de Makouda. Les engins de travaux publics (cases) ont été mobilisés à travers plusieurs points, comme il a été constaté à Mizrana et à Iflissen. Les différents points de vente du gaz butane ont été pris d’assaut par les villageois qui ne se sont pas approvisionnés à temps. Dès qu’un camion de Naftal décharge sa cargaison, celle-ci est vite épuisée à cause de la demande croissante sur ce produit. Il est trop tôt encore

pour parler de pénurie, mais si le mauvais temps et le froid persistent davantage, il est certain que la demande sera forte d’ici peu de

temps.

Smaïl Ouguerroudj

El Watan - Dimanche 27 janvier 2013 - 11

SPORTS

OUEST

STADE EMBAREK

WAM

BOUCIF

 

Une cabine de presse dans un état lamentable avant le jour «J»

Les nombreux correspondants et journalistes accomplissent leur fonction dans des conditions inconfortables. Ils mènent leur mission de couverture des matches au sein du stade Embarek Boucif d’Aïn Témouchent. Alors, ils se sont casés avant-hier dans cette cabine dont sa casquette très perméable aux gouttelettes de pluie qui ont noyé le support en béton assimilé à une table sur laquelle ces hommes de la presse sportive écrivent. Des bancs cassés laissés comme décor. Vu le manque de bancs, les professionnels de la presse sont restés en position debout. Et que dire des hôtes de la ville d’Aïn Témouchent qui viendront pour suivre leurs clubs ? s’interroge un

journaliste qui s’est insurgé sur la négligence des responsables concernés. Il y lieu de rappeler qu’Aïn Témouchent abritera la coupe d’Afrique des U20 au mois de mars. Et probablement que la pelouse de ce stade sera utilisée par d’autres clubs pour la préparation. Il a en réplique dénoncé le silence de ses confrères de la plume sportive qui n’ont pas réagi pour l’amélioration de leurs

conditions de travail.

O. S.

Un bilan mi-figue, mi-raisin

PHOTO : DR
PHOTO : DR

Cette trêve hivernale permettra de mieux cerner les lacunes techniques

L e bilan de la phase aller a

été jugé mi-figue mi-rai-

sin. Le Widad de Mosta-

qui leur ont valu de perdre pas moins de dix points qui auront certainement leur pesant d’or

dirigeants de voir leur forma- tion revenir en force dans ce championnat. De ce fait, et

ganem a toutefois terminé son

à

la fin du championnat avec

dans l’optique de cet objectif, la formation locale conduite par son staff technique doit travailler d’arrache-pied pour corriger toutes les lacunes enregistrées et recharger les batteries avant l’entame de la phase retour. Cette trêve hivernale permettra de mieux cerner les lacunes techniques de l’équipe et d’apporter des correctifs aux défaillances constatées. L’entraîneur a pro-

parcours par une bonne note à la faveur de son nul face au

des remords et des regrets. Les Widadis s’étaient inclinés par deux fois sur leur ter- rain face respectivement à l’IS Tighennif lors de la deuxième journée du championnat après avoir ramené un nul flatteur de

CC Sig. Les poulains du coach

Mohamed El Bakari logent à

la huitième place au classe- ment général du championnat amateur avec quatorze points

au compteur de l’équipe.

Hassasna et devant Hadjout

D’ailleurs, ce succès est consi- déré dans l’entourage de la formation chère à Mostaga- nem comme un nouveau dé- part, puisque les Widadis ont montré une grande fébrilité dans leurs prestations à domi-

lors de la sixième journée, tout comme la formation Widadi fut contrainte au partage des points à domicile face au RCR

et

au CC Sig lors de la dernière

grammé des séances biquoti- diennes qui seront ponctuées

journée.

La

venue du coach Mohamed

par une ou deux rencontres

cile en faisant l’objet de nom-

El

Bakari et de son assistant

amicales face à des formations de la région Ouest. A. Taoui

breuses contre-performances

témoigne de la volonté des

ZSA TÉMOUCHENT

 

Un bilan mitigé

VOLLEY-BALL

Le PO Chlef renoue avec la victoire

L ’équipe du ZSA Témouchent a bouclé les quatorze journées de la première manche

de moyens financiers qui sont à l’origine de l’instabilité des dirigeants et du staff technique.

ce championnat du groupe d’inter-régions,

saison 2012/13, par un 1/1 à domicile contre son

homologue du JS Sig. Ainsi, elle occupe la 13 ème marche au classement général en comptabilisant

de

En outre, il faut ajouter l’enrôlement des joueurs jeunes des U20 et sans expérience. En effet, trois coachs ont drivé le club sans pour autant sauver la ZSAT de la lanterne rouge qu’elle a occupée

L’équipe de volley-ball séniors hommes du POC Chlef, évoluant en Natio- nale 1, a mis fin à sa série noire. Elle a en effet renoué avec la victoire après six défaites consécutives qui

l’avaient reléguée à la 10 e

11

nuls. Certes, ce bilan n’est pas du tout apprécié

points résultant de trois victoires et deux

depuis 6 journées. Fort heureusement, le retour du coach Benmechta Kouider, technicien racé et

l’ensemble des dirigeants, supporters et

staff technique. Ces résultats s’expliquent par la mauvaise entame de la saison. Son attaque a

marqué 13 buts ; par contre, sa défense a encaissé

par

enfant du bled, a su remonter le club en apportant un plus psychologique aux joueurs. Selon lui, le ZSAT pourra améliorer nettement sa position au classement avec l’incorporation des 3 autres

18

techniciens et connaisseurs du club par le manque

buts. Ces mauvais résultats, les expliquent les

joueurs d’expérience pourvu que la situation financière soit oxygénée. O. Salem

et

dernière position du

 
 

classement.

 

Les protégés de Sid Ah- med Fedlaoui ont ramené deux victoires de leurs derniers déplacements successifs à M’Sila et Sétif, confirmant ainsi leur renouveau.

LIGUE REGIONALE DE FOOTBALL SAIDA

Modalités d’accession et de rétrogradation

Ils

ont battu le RCM (3-0)

L es modalités d’accession

et de rétrogradation des

ligues régionales de football, applicables exceptionnelle- ment pour la saison en cours

formule des 16 clubs va être reconduite à partir de la saison prochaine 2013 /2014 avec un groupe de 16 clubs pour la R1

gues de wilayas de Béchar, Tindouf, Adrar pour départa- ger les concurrents pour une seule place en jeu. Pour Be-

l’ITRS (3-1), grâce au

et

sursaut d’une équipe pourtant remaniée avec l’incorporation de trois jeunes du cru.

et

2 groupes de 16 clubs pour

nalioua M’hmida, président

2012/2013, sont constituées

la

R2.

de l’USM Saïda évoluant en régionale 1, «nous souhaitons vivement qu’on nous informe à l’avance de tout changement pour prendre les dispositions les plus adaptées. Parfois, on n’arrive pas à comprendre. Toutefois, l’accession de deux

Du

coup, le POC Chlef

d’un groupe composé de 18 clubs pour la régionale 1 et deux groupes comportant cha-

Différentes situations sont évoquées ainsi que les cas qui peuvent se présenter, une éventuelle accession ou rétro-

gradation inter-régions, régio- nale 1 et 2. Il existe neuf ligues régionales. Il est à noter que

quitte le bas du tableau et occupe désormais la 8e

place devant ses récents adversaires. L’objectif

des dirigeants reste évi- demment le maintien par-

cun 18 clubs pour la régio- nale 2, alors qu’auparavant la division régionale 1 compre- nait 16 clubs et 2 groupes de

mi

l’élite du volley-ball,

16

pour la régionale 2. Pour

la

ligue régionale de Béchar

clubs de régionale 1 est beau-

en

raison de la jeunesse

uniformiser le championnat

a

été dissoute ; ainsi, il y

coup plus profitable qu’un seul club préconisé». SidAhmed

de

l’effectif.

A. Y.

et éviter ces interférences, la

aura un play-off pour les li-

JS SAOURA

Un parcours honorable

L ’équipe de Béchar a effectué, jusqu’à présent, un parcours que d’aucuns qualifient d’honorable parmi l’élite du foot-

ball national. Les Sudistes occupent actuellement le milieu du tableau devant de prestigieuses formations qui disposent d’un remarquable palmarès. La JS Saoura ne compte dans son effectif aucun nom de star. Ses joueurs viennent pour la plupart de divisions inférieures, inconnus au bataillon tout comme les entraîneurs qui se sont succédé à la barre technique depuis son historique accession en ligue 1 professionnelle, cette saison 2012/2013. En cinq années, la JSS est passée du championnat de wilaya en ligue 1 professionnelle. Une accession qui avait, l’on se rappelle, défrayé la chronique. L’honneur de ce grand défi revient incontestablement à son président M. Zerouati Mohamed dit Hmimou. Celui-ci avait, en 2008, sur un coup de tête, créé le Chabab de Méridja, une minuscule commune située à 70 km à l’ouest de la capitale de la Saoura. A. Boutaleb

ESM

De bon augure pour l’avenir

A uréolés par leur succès acquis à Merouna, les gars du coach Ousmane Abderrahmane ont confirmé, hier, au stade de

Merouna, face à l’AB Merouna, qu’ils continuent de croire dur comme fer au maintien. C’est grâce à une victoire nette et sans bavure que les coéquipiers de Belahouel, auteur d’une bonne prestation, sont revenus avec les trois points de la victoire tout en se logeant à la troisième place avec trente-trois unités au compteur de l’Espérance de Mostaganem. «Je suis très satisfait du résultat, car j’estime que c’est un succès logique. Les joueurs ont été récompensés de leurs efforts fournis en première période notamment, où la facilité a pris le dessus sur la concentration. Pendant la pause, j’ai insisté sur le jeu court et la cohésion, chose qui nous aura permis de mieux concrétiser notre large domination. Maintenant, il faut que les joueurs gardent les pieds sur terre, car le chemin est

encore long et l’équipe est loin d’être à l’abri. Nous allons conti- nuer à travailler dans la sérénité et il faudra gérer la suite de la phase retour match par match en misant sur l’aspect récupéra- tion qui reste primordial dans ce genre de compétitions. Je tiens à remercier les supporters pour leur soutien», dira l’entraîneur

Ousmane Abderrahmane.

A. T.

SAM

La grande désillusion

L ’espoir né de la venue du nouvel entraîneur au SA Moham- madia semble tourner au cauchemar. Le nouveau coach des

hommes de la ville des Oranges aura raté sa première sortie officielle avec l’équipe. Kerdi a justifié la déroute du Sari contre le Mouloudia de Saïda sur un score de parité. Pourtant, avant cette confrontation, le nouveau coach du SA Mohammadia s’était montré très sûr de lui en rassurant qu’il connaissait parfaitement l’équipe du Mou- loudia de Saïda qu’il avait affrontée au temps. Mieux encore, les joueurs avançaient pour leur part qu’ils allaient terminer avec un

«score positif» à domicile. Mais en football, il n’y a que la réalité du terrain qui compte. Le SA Mohammadia est tombé sur plus fort que lui. Le nouvel entraîneur du SA Mohammadia aura du pain sur la planche. Le pire est à craindre pour ce club malade de son instabilité. L’entraîneur des hommes de la ville des Oranges a dû certainement tirer beaucoup d’enseignements du match de ce vendredi livré par son équipe face aux hommes de la ville des

Eaux.

A. T.

AÏN TÉMOUCHENT

Mauvaise saison pour les clubs

Q uel malheur a hanté le football témouchentois en cette saison 2012/13 ? Outre le bilan catastrophique du club phare CR

Témouchent, les autres clubs évoluant dans le championnat de ré- gional deux «B» ont presque totalement raté leur entame du cham- pionnat. Les deux équipes de Hamam Bouhadjar, à savoir USHBH et ESHBH, n’ont pas satisfait leurs supporters. Elles occupent respectivement les 8 ème et 15 ème places alors que tout le monde a pronostiqué que l’une d’elles jouera pour l’accession. Pire encore, l’AB Chabat, très réputée par son école footballistique à l’échelle locale, ayant donné naissance à de grands joueurs, se trouve, contre son gré, noyée en la treizième position au classement général. Au grand malheur, l’équipe du WAC Terga n’a plus donné signe mal- gré qu’elle soit gérée par la plus riche commune témouchentoise. La seule équipe qui fait le beau jour est la prestigieuse école de l’USM Témouchent qui s’est taillé le costume d’un prétendant à l’accession, en se positionnant à la 4 ème place. O. S.

PHOTO : D. R.

El Watan - Dimanche 27 janvier 2013 - 12

INTERNATIONALE

SITUATION AU SAHEL

Le MNLA met en garde contre un embrasement régional incluant le Niger

«Il est urgent d’entrer dans une phase politique incluant le MNLA et d’organiser une table ronde réunissant toutes les parties concernées par la lutte contre les groupes terroristes au Nord-Mali» et la stabilité de cette région «avant que non seulement l’Azawad mais aussi le nord du Niger ne s’embrasent», ont indiqué, hier, François Alfonsi, député européen du groupe Verts/ALE, et Moussa Ag Assarid, représentant le MNLA.

Paris De notre correspondante

D ans une conférence de presse destinée à «tirer la sonnette d’alarme sur une situation qui

était prévisible, celle qui expose la population touareg à des exactions de l’armée malienne», le député eu- ropéen François Alfonsi a dénoncé «l’absence inqualifiable de réaction des autorités françaises sur ces exac- tions». Il a aussi affirmé qu’«il est temps de briser une illusion à Bamako, qu’une intervention militaire peut rétablir le Mali d’avant». «Nous sommes au début d’une guerre civile qui vise essentiellement les Touareg et les Arabes», a indiqué Moussa Ag Assarid. «Nous avons relevé plusieurs disparitions. Des réfugiés ont été rackettés, privés de leurs biens et de leurs véhicules à la frontière du Burkina Faso et du Niger. L’aspect humanitaire de cette intervention militaire n’est pas pris en compte. Les civils qui fuient vers les pays voisins se comptent d’ores et déjà par milliers», a ajouté Moussa Ag Assarid avant de rappeler que le MNLA – qui «est monté au feu contre

de rappeler que le MNLA – qui «est monté au feu contre Conférence de presse de

Conférence de presse de François Alfonsi, Hamma Ag Mahmoud et Moussa Ag Assarid

le Mujao et AQMI il y a un mois» – a fait des propositions aux responsables politiques français pour stabiliser et sécuriser le nord du Mali. Lorsque les événements se sont précipités du côté de Konna et de Djabali, le MNLA a fait une déclaration pour dire sa dispo- sition à se joindre à la lutte contre les groupes terroristes au Nord-Mali, a-t-

vil ajouté. «Le MNLA, c’est plusieurs milliers de combattants, ils sont plus nombreux aujourd’hui qu’en janvier 2012.» Et de préciser que «le MNLA n’est pas une rébellion ethnique toua- reg», qu’«il est composé de toutes les communautés de l’Azawad», qu’«il lutte contre le système antidémocra- tique malien» et qu’«il n’a pas d’idéo-

logie religieuse». Moussa Ag Assarid a aussi affirmé que «depuis le début, le MNLA souhaite le dialogue avec les autorités maliennes», rappelant la rencontre du 7 décembre à Ouagadou- gou puis celle du 21 janvier à laquelle Bamako n’a pas cru bon de dépêcher des représentants. Il a aussi dit que le terrorisme n’a pas surgi en 2012 dans

la région, il remonte à 2003, «la lutte contre le terrorisme aurait dû com- mencer il y a dix ans». «Nous voulons être dans une dynamique globale qui prend en compte une solution politique mais aussi sécuritaire au Nord-Mali. Nous discutons avec les autorités maliennes par le biais du médiateur, nous avons été reçus au Quai d’Orsay et dans un certain nombre de chancel- leries occidentales et africaines. Il faut que nous nous asseyions à une table avec les autorités maliennes, sinon on considère que le Mali a légué cette responsabilité à la France et alors il faudra négocier avec la France.» Il n’y a pas de conditions préalables à ces négociations, a souligné Moussa Ag Assarid, mais il faut que ces négo- ciations aient lieu. Si l’armée française arrive à Léré et Tombouctou, les Toua- reg du Niger se sentiront concernés, ils sont dans le même état d’esprit, a-t-il prévenu. Et «leur réaction dépendra de la façon dont la France va réagir». Quant à la médiation burkinabé, «elle est toujours active, c’est le Mali qui est absent, son porte-parole aujourd’hui c’est la France», a affirmé le représen-

tant du MNLA. Nadjia Bouzeghrane

POINT DE VUE

POINT DE VUE

POINT DE VUE

Intervention militaire au Mali

Par M. Khalfaoui

D ès la prise de contrôle du Nord-Mali par le Mouvement national pour la libé- ration de l’Azawad (MNLA), en mars

2012, Paris s’engagea, directement et par le biais de la Cédéao, dans ce quatrième conflit entre la rébellion touareg et le pouvoir central de Bamako invitant les protagonistes à s’assoir à la table des négociations, suggérant ainsi la revendication négociable. Le groupe islamiste Ançar Eddine appuyé par le Mujao se lança alors à la conquête de ce territoire en évinçant le MNLA, laïc, pour préserver le Mali d’une partition latente ou programmée et en imposant un islam radical avec l’application de la charia. Deux options pour le règlement du conflit sont soumises aux débats, l’une défend l’usage de la force, l’autre plus globale, emprunte la voie du dialogue. Mais le retournement du mouve- ment de Iyad Ag Ghali exprimé par le rejet du dialogue avec le gouvernement malien qu’il accuse de mauvaise foi et son incursion vers la ville de Konna surprirent les observateurs et imposèrent la thèse radicale. En effet, l’offen- sive armée du 8 janvier, menée par les groupes islamistes menaçant de descendre jusqu’à la capitale, Bamako, signe la rupture du dialogue La médiation de la Cédéao est dès lors caduque. La France s’engage militairement, le 10 janvier, suite à la demande du président malien par inté- rim, Dioncounda T. Les objectifs de cette inter- vention sont définis par le président français François Hollande : 1 - arrêter l’agression des islamistes, 2 - sécuriser Bamako et 3 - préserver l’intégrité territoriale du pays. Vaste programme qui suscite des questions sur les procédures de sa réalisation. Si le premier objectif est en voie de réalisation par les bombardiers et autres exécutions sommaires, le second qui inclut la protection de M. le Président par intérim, peut se comprendre en partie si on considère la pression

qu’exerce sur lui le capitaine Sanogo. La remise à niveau de l’armée et la réhabilitation des autres institutions maliennes, nécessaires à la troisième étape, passeraient par des compromis et main- tiendraient donc en l’état l’élément déclencheur des différentes rébellions ou le mobile récurrent des revendications. Enfin, il serait avantageux de provoquer des communications sur la troi- sième étape. Les pays du champ ont pris leurs dispositions pour circonscrire le conflit dans une approche militairement défensive, diplomatiquement sta- tique. L’armée mauritanienne s’est redéployée, début janvier, pour boucler sa frontière avec le Mali. Du côté algérien, les forces de sécurité assurent l’étanchéité des frontières bien avant la rupture du dialogue, il en est de même pour nos voisins libyens et tunisiens. Schéma de lutte classique où l’ennemi est traqué dans un espace fermé de plus en plus réduit jusqu’à son essouf- flement avant le coup de grâce. Cependant, cette traque, menée rideau baissé, autorise au moins deux appréhensions. Même improbables, il est utile de les examiner car «en termes de guerre, rien n’est sûr» : 1- en vue d’écourter, pour les uns, une guerre qui, du reste, ne peut s’inscrire dans la durée – espaces fermés et sources de recrutement taries – ou afin de se dégager, pour les autres qui pour- raient solliciter ou chercher une brèche pour se régénérer ailleurs, sous d’autres cieux où les drones ne volent pas, et prolonger un certain printemps pour la conquête d’autres pouvoirs avec l’appui des frères déjà installés ici et là. Cette brèche peut être également envisagée si le terrain des opérations se transforme en bourbier ; 2- le prolongement du conflit sur le plan militaire et par la même les comportements répréhensibles de certains groupes venus en expédition punitive, l’exode massif des popula- tions vers les pays frontaliers pourraient réunir les différentes tendances de l’Azawad sous la

même bannière. Le désespoir est mobilisateur et les dynamiques transfrontalières sont vecteurs de diffusion et d’amplification des facteurs de crise et de conflits. On aura noté, par ailleurs, le retard de la Misma à se déployer, justifié par des raisons financières (?) ; l’opération Serval est à la recherche de sources de financement pour sa conduite et paradoxalement cette opération, ini- tialement aérienne, déploie en ce moment, mal- gré les exigences financières déclarées lourdes, trois bataillons d’infanterie mécanisée. Les groupes d’AQMI s’éparpillent dans le désert après leur affaiblissement causé par les frappes aériennes de l’aviation française, pendant que les autres pays du champ avec leur Cemoc, si cette notion a toujours un sens, affichent une sérénité qui ne rassure pas. La suite des étapes du plan d’action qu’exécute en chef d’orchestre, la France, semble leur échapper. Si le premier et le second points de la mission décrite par le président français restent stricte- ment une affaire interne au Mali, relèvent de sa souveraineté et constituent en même temps deux préalables au troisième, ce dernier ne concerne pas uniquement les pays du champ mais, compte tenu du principe d’intangibilité des frontières défendu par l’UA, interpelle l’Afrique. Force est de constater qu’il ne laisse aucune marge de manœuvre à notre pays ni un droit de regard qui accréditerait son titre de puissance régionale incontournable dans le règlement de la question touareg. Aussi, serait-il à propos de l’étudier, d’ores et déjà, à livre ouvert ? Dans un conflit à huis clos, qui échappe aux lois de la guerre, l’attentisme s’assimile à la candeur. Sur le terrain, les écarts de langage, les dépasse- ments, voire les traitements haineux infligés à la population civile dans les villes investies par les forces franco-maliennes n’ont pas manqué de faire réagir le MNLA. Tout en soutenant «l’in- tervention aérienne française» et tout en offrant ses services à l’opération Serval, le MNLA met

en garde l’armée malienne contre un déploie- ment dans le nord du pays «avant le règlement politique du conflit». Ces exactions imputées

à certains «conquérants» du Nord à l’encontre

des populations de l’Azawad rapportées par les ONG, d’une part, et les déclarations du MNLA par la voie de son porte parole, Moussa Ag Assa-

rid, d’autre part, donnent toute l’ampleur de la crise. Si elles ne militent pas en faveur du projet du MNLA révèlent la complexité du traitement recherché. L’intervention française ne semble pas rassurer les populations du Nord. L’enlise- ment est à craindre. En tout état de cause, on ne peut relativiser les origines de l’instabilité ou se laisser assourdir par des bombardements contre une agitation iso- lée, déjà fissurée et dont l’aventure d’In Amenas

a ébranlé leurs certitudes. Certes, le règlement

de la question touareg au Niger sous l’égide de

la France, le Burkina Faso et la Libye semble

définitif. Au Mali, l’autonomie est envisagée, peut-être aussi sa propagation. «A la guerre comme à la guerre», dit-on. L’immunité de la nation des agressions extérieures exige une sé-

curité active et, plus que jamais, le renforcement du front intérieur ; notre politique étrangère, qui devrait se percevoir comme un pilier de la sécurité nationale, doit s’adapter aux nouvelles donnes pour une appréhension lucide des exi- gences du troisième millénaire. Sans alliances comme sans capacité de résistance, l’existence d’un corps est plus théorique que réelle, écrit

M. K.

Spinoza.

Officier supérieur de l’ANP à la retraite

* «Nous ne voulons plus rééditer les accords signés à l’issue des rébellions des années 1960, 1990 et 2000 (…) L’appel est lancé aux pays qui ont de l’influence sur la région». Abdelkrim Ag Tayyeb, chef des cinq régions de l’Azawad El Watan du 25 avril 2012

El Watan - Dimanche 27 janvier 2013 - 13

INTERNATIONALE

UNE TRENTAINE DE PERSONNES TUÉES HIER À PORT-SAÏD

L’Egypte célèbre dans le sang sa révolution

L’Egypte est devenue, ces derniers jours, une véritable poudrière prête à exploser à la moindre étincelle Le pouvoir de Morsi risque d’ouvrir un autre front contre lui.

E t ça n’a malheureusement pas raté après le prononcé du verdict condamnant à

mort les 21 personnes impliquées dans les violences ayant suivi un match de football, l’an dernier, entre les clubs d’Al Ahly et de Port-Saïd. Et le pic de la violence meurtrière, qui a commencé ven- dredi, a été atteint hier, avec la mort d’au moins une trentaine de personnes à Port-Saïd (nord- est). Les affrontements sanglants entre les forces de sécurité et les manifestants, qui contestaient le verdict, ont également causé des blessures à 277 personnes. Il s’agit des plus graves violences depuis l’élection du président issu du mouvement des Frères musulmans, Mohamed Morsi, en juin dernier. Alors que la crise politique bat son plein depuis des mois en Egypte, cette vague de violence liée à une décision de justice souligne un peu plus la tension qui règne dans ce pays. Et pour cause, le deuxième anniversaire de la chute du raïs Moubarak, censé être fêté dans l’allégresse, a tourné au vinaigre avec ce bilan horrible de plus de 30 morts et des centaines de blessés. Le gouvernement des «Ikhwane», qui fait face à une levée de boucliers de ceux qui lui

reprochent ses desseins absolu- tistes, peine à faire régner l’ordre dans une Egypte détonante au moindre couac. A Port-Saïd, des proches des personnes condam- nées ont tenté d’envahir la prison dans laquelle se trouvaient les prisonniers. Selon des témoins cités par l’AFP, des assaillants «inconnus» ont ouvert le feu en direction de la police, qui a riposté avec du gaz lacrymogène.

UNE ÉGYPTE QUI RIT, UNE AUTRE QUI PLEURE… Deux postes de police ont été pris d’assaut et des tirs nourris se fai- saient entendre à travers la ville. Les manifestants s’en sont pris aussi au siège du parti des Frères musulmans, qu’ils ont incendié. Port-Saïd, poumon économique d’Egypte, était hier en situation de quasi-rébellion à l’égard du Caire, où les sympathisants du club local Al Ahly, eux, ont célébré dans la liesse les lourdes condamnations prononcées contre ceux qui ont provoqué le drame de Port-Saïd. Sitôt le verdict prononcé, les cris de joie et les youyous ont fusé dans la salle d’audience «peu- plée» de familles des victimes. C’est donc une image contrastée d’une ville qui pleure et d’une autre qui chante qu’offrait hier

l’Egypte des «Frères». Et en at- tendant l’autre verdict du 9 mars pour le reste des accusés, dont 9 policiers, l’opposition politique, regroupée au sein du Front de salut national (FSN), en a pro- fité pour faire monter la pres- sion sur le pouvoir en réclamant une solution politique «globale» avec un «gouvernement de salut national». Une condition sans laquelle elle pourrait boycotter les législatives prévues dans les tout prochains mois. Les autori- tés, elles, semblent dépassées par les événements. Le ministère de l’Intérieur a reconnu des «affron- tements violents et sanglants». Un général de l’armée a annoncé le déploiement des militaires pour «rétablir le calme» et protéger les installations publiques.

CONTRE LA TENTATION PHARAONIQUE Il y a lieu de rappeler que ce pro- cès qui a mis le feu aux poudres, fait suite au drame survenu en février 2012, quand 74 personnes sont mortes à Port-Saïd après un match entre le grand club cairote d’Al Ahly et une équipe locale, Al Masry. Ce drame, le plus meurtrier du football égyptien, s’est produit après la victoire d’Al Masry,

dont des centaines de supporters avaient envahi le terrain et lancé des projectiles vers ceux d’Al Ahly. Les accusés ont récusé toutes les charges. Les «ultras» d’Al Ahly, des supporters fervents

et organisés qui revendiquent la

majorité des victimes, avaient me-

nacé les autorités de «chaos», si

le verdict n’était pas assez sévère.

Vendredi, les manifestations et

des heurts à l’occasion de la «journée de la révolution» se sont produits dans de nombreuses villes, notamment Le Caire, Alexandrie et Suez. Les manifestants accusent M. Morsi et les Frères musulmans dont il est issu de trahir la «révolu- tion» qui leur a permis d’accéder au pouvoir grâce à une élection présidentielle pour la première fois démocratique. M. Morsi, qui

a appelé dans la nuit ses com-

patriotes à «rejeter la violence»,

a participé hier à une réunion

du Conseil national de défense consacrée à la sécurité publique. Mais la solution par la manière forte ne semble pas la meilleure façon de calmer des Egyptiens prêts à tout pour éviter de retom- ber dans un régime aussi pharao- nique que celui de Moubarak. Hassan Moali

ILS INVOQUENT L’EXISTENCE D’UNE MENACE TERRORISTE IMMINENTE

Les Occidentaux désertent la Libye

Q uinze mois après le renversement par les Occidentaux du colonel El Gueddafi, les

nouvelles autorités libyennes n’arrivent tou- jours pas à s’imposer et à sécuriser les grandes villes. Conséquence : devant la persistance de la menace terroriste, les Occidentaux ont tout bonnement décidé de plier bagage et de laisser les Libyens se débrouiller seuls avec les djihadistes. La France s’est ainsi jointe, vendredi, à d’autres pays occidentaux pour conseiller à ses ressortissants d’éviter ou de quitter Benghazi, la grande ville libyenne de Cyrénaïque actuel- lement sous l’influence croissante des groupes islamistes radicaux qui y multiplient les atten- tats contre les intérêts occidentaux. «En raison de la persistance des tensions sécuritaires (…), il convient de s’abstenir temporairement, dans toute la mesure du possible, de se rendre en Cyrénaïque», a mentionné un communiqué posté sur le site du Quai d’Orsay. Jeudi dernier, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et l’Australie avaient précédé Pa- ris sur un ton moins diplomatique. Berlin de- mandait à ses nationaux de «quitter en urgence la ville et la région de Benghazi», faisant état de «renseignements établissant des risques concrets et immédiats visant les citoyens occidentaux à Benghazi». L’appel au départ lancé par les capitales occidentales à leurs res- sortissants n’est pas allé sans irriter Tripoli. Le Premier ministre libyen, Ali Zeidan, a estimé vendredi à Davos, où il assistait au Forum économique mondial, qu’«il y a eu exagéra- tion de la part de certains pays». «(…) Ces personnes de nationalité étrangère vivent très pacifiquement en Libye et il y a des mesures de

sécurité pour les protéger», a-t-il ajouté. C’est

la Grande-Bretagne qui a commencé à appeler

jeudi dernier ses ressortissants à quitter la ville

en raison d’«une menace spécifique et immi-

nente» contre les Occidentaux. Un appel relayé par l’Allemagne, les Pays-Bas et la France. La décision aurait été prise suite à des «rumeurs» diffusées par des islamistes radicaux pour «faire partir les étrangers de Benghazi». Mais à l’instar des responsables libyens, un di- plomate en poste à Benghazi, cité par l’AFP, a qualifié la décision de Londres de «surprise», estimant que les Occidentaux ne sont plus que quelques dizaines dans la ville et que ceux qui sont partis l’ont fait bien avant jeudi, notam- ment depuis l’attentat meurtrier contre le consulat américain en septembre 2012. «Pour- quoi les Britanniques ont-ils voulu faire toute cette agitation? On ne le sait pas encore», affirme-t-il sous le couvert de l’anonymat.

TRIPOLI, LA DERNIÈRE ROUE DE LA CHARRETTE

A ce propos, le gouvernement libyen assure

qu’aucun pays ne l’a informé de son inten- tion d’inviter ses ressortissants à quitter la ville de Benghazi. «Le vice-ministre libyen de l’Intérieur chargé de la Sécurité, Omar Al Khadraoui, a contacté l’ambassade de Grande-Bretagne àTripoli pour demander des explications», a déclaré un porte-parole du mi- nistère libyen de l’Intérieur, Mejdi Al Arfi, cité par l’agence de presse Lana. «Si la Grande- Bretagne a peur pour ses ressortissants ( ), elle pouvait les retirer tranquillement sans causer toute cette agitation», a fait valoir le second vice-ministre libyen de l’Intérieur,

Abdallah Massoud. Concrètement donc, les

différents pays qui ont appelé leurs citoyens à quitter Benghazi n’ont pas donné de préci-

sions sur la nature des menaces existantes. Ils se contenteront de rester dans le vague. Mais l’intervention française au Mali est de toute évidence au centre de l’alerte. La semaine dernière, la chaîne de télévision libyenne Al Assima a rendu compte du prêche d’un religieux extrémiste dans une mosquée de la ville voisine de Derna, recommandant de tuer et d’enlever des Français et des Occidentaux, en représailles à l’offensive française contre les islamistes au Mali. Par ailleurs, selon une source sécuritaire, une colonne de djihadistes armés combattant au Mali aurait quitté ce pays pour se diriger vers la Cyrénaïque. Benghazi, la ville d’où est partie la révolution contre El Gueddafi, est en effet devenue la des- tination privilégiée des djihadistes qui y multi- plient les attentats contre les milices fidèles au gouvernement de Tripoli et s’attaquent à des Occidentaux. Ils ont déjà tué l’ambassadeur

américain, le 11 septembre 2012. Un attentat contre un convoi diplomatique britannique avait déjà eu lieu en juin, et une tentative a également visé le consul italien début janvier. Outre d’avoir terni l’image de la révolution libyenne, la dégradation de la situa- tion sécuritaire a eu un impact catastrophique sur l’économie du pays. Des milliers de projets lancés par des entre- prises étrangères sont à l’arrêt. En tout, ce sont près de 11 000 contrats pour une valeur avoisinant 110 milliards de dollars. Pour les Libyens, le printemps n’a jamais été aussi froid et vigoureux. Zine Cherfaoui

TUNISIE

Hamadi Jebali annonce la fin de la troïka

Tunis De notre correspondant

E n déclarant que «faute de consensus entre les partis, je vais présenter une équipe remaniée à l’Assemblée», le chef du gouvernement tunisien,

Hamadi Jebali, a scellé le sort de la troïka gouvernante. Comme attendu, les dernières tractations n’ont pas abouti à un compromis au sein de la troïka autour du remaniement ministériel. Les surenchères des partis politiques la composant ont empêché la troïka

gouvernante de parvenir à un consensus autour du

remaniement ministériel, dont les tractations ont commencé depuis plus de sept mois. Hamadi Jebali

n’a finalement fait hier que constater l’échec de la

troïka, aussi bien dans la réalisation des objectifs de la révolution durant plus d’une année de gouvernance, que dans le traçage de perspectives communes pour l’avenir proche. Faute de consensus sur une équipe gouvernementale au sein de la troïka, M. Jebali va faire son propre choix et proposer un gouvernement remanié à l’Assemblée nationale constituante. «Je vais assumer mes responsabilités dans la décision. La situation ne peut attendre», a-t-il affirmé. Il reste alors à voir si les noms choisis auront la confiance de l’assemblée. M Jebali déclare donc qu’il va faire cavalier seul devant l’Assemblée. Il n’a certes pas annoncé explicitement la fin de la troïka. Mais le contenu de son discours et de ses décisions allait dans

ce sens. La presse n’a pas omis de poser à M. Jebali cette

question sur l’avenir de la troïka. Toutefois, le chef du gouvernement prudent n’a pas vraiment répondu. Il a plutôt expliqué «le besoin de s’entendre sur un programme et des mécanismes pour l’appliquer». «Le gouvernement actuel ne dispose donc pas dudit programme et desdits mécanismes», observe le porte- parole du parti Massar, Samir Taïeb. Pour cet universitaire, membre de l’Assemblée natio- nale constituante, il s’agit en effet de la déclaration d’enterrement de la troïka. «Comment peut-on com- prendre autrement les choses, alors que Hamadi Jebali va proposer une équipe gouvernementale qui n’a pas l’aval de la coalition actuelle ?», s’est-il interrogé. Hamadi Jebali a certes garni son discours de propos prometteurs concernant le besoin de tenir des élec- tions dans les six mois à venir. Il a également assuré «le peuple» de sa disposition à former les instances indépendantes des élections, des médias et de la ma- gistrature. «Mais comme il ne cesse de répéter ces pro- messes depuis son premier discours devant l’ANC, il y a plus d’une année, il n’y a pas de raison pour le croire aujourd’hui ses dires», ajoute Samir Taïeb. M. Jebali a conclu son discours en indiquant que «le programme du prochain gouvernement doit s’intéresser au déve- loppement, la sécurité, l’emploi, la hausse des prix, ainsi que la tenue rapide des prochaines élections». «Ces propos me rappellent son discours d’investiture. Le gouvernement n’a finalement rien fait dans ces domaines qui constituent les axes de son programme», conclut Samir Taïeb. Mourad Sellami

finalement rien fait dans ces domaines qui constituent les axes de son programme» , conclut Samir

PHOTOS: D. R.

El Watan - Dimanche 27 janvier 2013 - 15

SANTÉ

GRIPPE SAISONNIÈRE

Un nouveau pic épidémique attendu dans les prochains jours

L’épidémie de grippe qui sévit depuis quelques semaines s’intensifie de plus en plus. Un pic plus important marquera la fin de ce mois.

L e niveau d’activité des syndromes grippaux devrait continuer d’aug- menter d’ici les prochaines se-

maines, selon le D r Derrar, directeur du laboratoire de la grippe et des virus respiratoires à l’Institut Pasteur d’Algé- rie (IPA) et coordonnateur du réseau de surveillance de la grippe. Une très forte progression, signale-t-il, du nombre de cas est attendu vers la fin du mois de janvier et le début du mois de février. Une période où l’on enregistre un pic, mais qui peut être plus prononcé cette année contrairement aux années précédentes, a-t-il averti. «Depuis le mois de décembre à ce jour, un million de personnes ont présenté des syn- dromes grippaux et 500 prélèvements présentés au laboratoire de l’IPA sont confirmés, soit 50% des cas ont eu la grippe de type B.» Une souche qui est actuellement à l’origine de cette grippe qui domine actuellement, en précisant que ces patients ont consulté pour des symptômes grippaux chez des pédiatres et des médecins généralistes faisant partie des Groupes régionaux d’observation de la grippe (GROG). Il déplore par contre l’absence de ce type de surveillance au niveau des urgences pour justement mesurer les sévérités des cas de grippe. Ce qui constitue un risque de l’augmentation de la circulation de la grippe puisque des prélèvements ne sont pas effectués

la grippe puisque des prélèvements ne sont pas effectués La vaccination contre la grippe saisonnière est

La vaccination contre la grippe saisonnière est vivement recommandée

et ces cas sont traités systématiquement aux antibiotiques. «Les réseaux senti- nelles pour la surveillance des cas de grippe et de morbidité est d’ailleurs une des recommandations de l’OMS», a-t-il rappelé en précisant que parmi ces nombreux cas de grippe confirmés, il y a ceux qui ont été hospitalisés dans des services spécialisés à Tizi Ouzou et à l’hôpital Mustapha à Alger. «Il y a même ceux qui ont été admis en réa- nimation», a-t-il ajouté, avant de sou- ligner que «le virus H1N1 est aussi en

recrudescence dans le monde, notam- ment dans le continent nord-américain. Il rappelle qu’un bulletin d’alerte de l’OMS sur l’activité grippale a été rendu public justement pour mettre en garde contre la circulation de toutes les souches de virus et le plus dominant est le A/H3N2.» Interrogé sur le nombre exact des cas sévères enregistrés à ce jour, le D r Derrar signale que le point de situation ne peut être fait que d’ici la fin du mois de janvier. Il a, par ail- leurs, insisté sur les conséquences de

la grippe chez les personnes présentant des pathologies chroniques. D’après lui, des études scientifiques récentes viennent de démonter que la grippe peut causer un infarctus du myocarde chez une personne souffrant d’une pathologie cardiaque. Il recommande donc la vaccination ; les doses néces- saires sont actuellement disponibles. La commande de cette année qui est de deux millions de doses répond à 35%

de la population ciblée, mais il demeure que de nombreuses personnes chez qui la grippe est confirmée et pour qui cette vaccination est recommandée, ne l’ont pas fait. Le directeur du laboratoire de la grippe estime que ces personnes à risque semblent être mal informées sur les danger de la grippe et regrette un manque d’information à ce sujet à tra- vers des campagnes de sensibilisation. Djamila Kourta

LA GRIPPE A/H1N1 FAIT CINQ MORTS À PÉKIN

Deux nouveaux cas mortels de grippe A/H1N1 ont été signalés la semaine dernière, portant le nombre de décès dus au virus à cinq à Pékin depuis le début de l’année, ont annoncé vendredi les autorités de la santé de la capitale chinoise. Entre le 14 et le 20 janvier, deux personnes sont mortes de la grippe A/H1N1, alors que le pic épidémique a été atteint à Pékin. Toutefois, une épidémie massive reste peu probable, a indiqué Xie Hui, directeur du département de contrôle des maladies du Bureau municipal de la santé de Pékin. A Pékin, des cas mortels de la grippe A/H1N1 ont été rapportés toutes les semaines au cours du mois de janvier et le virus A/H3N2 est en outre également en train de se propager. Le pays a connu sa plus importante épidémie de grippe A/H1N1 en 2009, où plus de 120 000 cas ont été signalés dans la partie continentale de la Chine, dont 648 cas mortels. Selon Wang Quanyi, directeur de l’Institut de la prévention des épidémies du Centre municipal de contrôle et de prévention des maladies, la population n’était pas encore immunisée contre le virus A/H1N1 lorsque ce dernier s’était propagé à travers le monde en 2009. La grippe A/H1N1 est devenue une grippe ordinaire saisonnière et la population est désormais immunisée, c’est pourquoi une

épidémie est peu probable, a ajouté M. Wang.

D. K.

LUTTE CONTRE LE CANCER

La vitamine C, une nouvelle alternative selon les spécialistes

D es spécialistes en nutrition et en médecine orthomoléculaire ont préconisé, vendredi

à Alger, l’administration de mégadoses de

vitamine C, par intraveineuse, à des patients atteints de cancer, chez lesquels la thérapeu- tique standard n’a pas donné de résultats. «L’administration de mégadoses de vitamine C en association avec la thérapeutique conven- tionnelle ou bien chez les patients résistants à la chimiothérapie peut être salvatrice», a déclaré à l’APS le D r Tahar Naïli, vice-pré- sident de la Société algérienne de nutrition et de médecine orthomoléculaire (SANMO). En

se basant sur les résultats obtenus par le docteur japonais, Atsuo Yanagisawa, président du Col- lège international de médecine intraveineuse, des médecins algériens se sont intéressés aux «prouesses» de cette technique et souhaitent l’utiliser pour pallier les effets indésirables de la chimiothérapie. La vitamine C, une subs- tance organique naturelle se trouvant dans les aliments en quantité infime, est nécessaire pour le bon fonctionnement métabolique. La méde- cine orthomoléculaire est présentée comme une alternative à la médecine conventionnelle. Elle se base sur l’utilisation de substances naturelles synthétisées ou non par l’organisme,

à des doses importantes, dans le traitement de

maladies résistantes aux traitements standards. Selon le D r Yanagisawa, des doses de 10 à 20 gr de vitamine C par jour, administrées par intraveineuse, détruiraient les cellules tumo- rales par apoptose (mort cellulaire naturelle). Les patients traités par ce docteur japonais ont vu leur espérance de vie augmenter de plus de deux ans et les effets secondaires de la

de plus de deux ans et les effets secondaires de la La vitamine C est nécessaire

La vitamine C est nécessaire pour le bon

fonctionnement métabolique

chimiothérapie, tels que les nausées, la fatigue, la perte de cheveux et d’appétit diminuer. Cette thérapeutique est efficace dans tous les types de cancer, celui de la prostate, du rein, du sein, du poumon et du lymphome, a-t-il précisé. De son côté, le D r Naïli a relevé que l’avantage de la vitamine C, par rapport à la radiothérapie et

la chimiothérapie, est qu’elle tue les cellules cancéreuses et laisse les cellules saines en vie. Il a, à ce propos, précisé que cette alterna- tive améliore la qualité de vie du malade, en diminuant les effets indésirables du traitement standard. Cette méthode médicamenteuse ne garantit pas forcément la rémission totale du malade, mais elle a l’avantage de soulager la douleur, booster le système immunitaire et diminuer la fatigue liée à la maladie, a-t-il affirmé. Selon le même spécialiste, il serait plus intéressant de proposer aux personnes atteintes de cancer les différents champs théra- peutiques qui s’offrent à elles : chimiothérapie, radiothérapie, vitamine C par intraveineuse ou bien l’association des trois techniques à la fois. Ce protocole médical est toutefois déconseillé chez les personnes atteintes d’insuffisance rénale, chez les diabétiques et les malades atteints de troubles cardiovasculaires. La vita- mine C n’est pas uniquement efficace dans le traitement du cancer, mais elle est également utilisée notamment dans le traitement de l’hépatite et recommandée dans certains cas de dépression et dans le ralentissement du processus de vieillissement. Pour ce qui est des effets indésirables de la vitamine C, comme le maintien de l’état d’éveil, le D r Ilyès Baghli, président de la SANMO, a réfuté cet argument, estimant que la prise de cette vitamine par voie orale ou par intraveineuse n’empêcherait pas de trouver le sommeil. Il a, à sujet, appelé à la commercialisation de la vitamine C par solution et à sa prescription pour les malades ne répondant pas à la thérapie conventionnelle. APS

CANCER DU SEIN

Vers un jumelage entre Oran et Bordeaux

L es villes d’Oran et de Bordeaux s’apprêtent à conclure un accord de coopération dans le domaine

du dépistage et de la prise en charge du cancer du sein. Cet accord sera inscrit dans le cadre du programme de jumelage, en vigueur depuis dix ans, liant les villes de Bordeaux et d’Oran. C’est ce qu’a indiqué le D r Zeïneb Baba-Ahmed, radiologue et sénologue, exerçant au sein du CHU de Bordeaux. Cette Franco- Algérienne est pressentie pour présider cette mission médicale qui pilotera ce projet coopératif. «L’idée a germé il y a six mois. L’objectif est d’améliorer le dépistage précoce du cancer du sein et sa prise en charge en Algérie. Le but est aussi de remédier aux dysfonctionnements existants par des formations du personnel médical à différents niveaux», explique D r Baba-Ahmed. Cet accord de coopération liera d’une part le CHU de Bordeaux et l’Institut anticancer Bergonier (région Aquitaine), et de l’autre, l’EHU, le CHU, et les hôpitaux de proximité (EPSP) d’Oran. «D’ici deux mois, on commencera à travailler», indique le D r Baba-Ahmed. Une convention de coopé- ration a été déjà signée, en mars 2012, entre l’Algérie et la France dans les domaines de la formation médi- cale, la prise en charge des maladies cancéreuses et la transplantation d’organes. Cette coopération vise l’expertise et l’organisation des soins. Il s’agit d’orga- nisation de filières de soins, la formation de profes- sionnels et de transfert de compétences. La convention vise également la création d’un Institut du cancer en Algérie. La convention projette ainsi la mise en place de comités bilatéraux algéro-français pour dresser une feuille de route avec des rencontres et des séances de travail afin de permettre le transfert des compétences. Chérif Lahdiri

PHOTOS: D.R.

El Watan - Dimanche 27 janvier 2013 - 19

CULTURE

PARUTION. L’ALGÉRIE AU CARREFOUR, D’AMAR IMACHE

Contre l’oubli

Il était en quelque sorte le bras droit de Messali Hadj en sa qualité de secrétaire général de l’Etoile nord- africaine, à partir de mai 1933. Cet autodidacte était aussi le responsable du journal El Oumma.

S

était aussi le responsable du journal El Oumma . S ’il est cité dans les livres

’il est cité dans les livres d’histoire qui évoquent les premières années de ce parti qui, dès sa création, militait ouvertement pour l’indépen- dance de l’Algérie, l’homme

A P d
A
P
d

la bonne volonté de M. Carlier. D’autre part, le travail au niveau de l’édition de ce livre a été un désastre. Outre les nombreuses fautes d’impres- sion qu’il contient, il porte une couverture avec une caricature horrible et repoussante», ajoute Chabane. L’autre fils du défunt estime que

«l’histoire doit être écrite par des historiens, sans parti pris ou attaches partisanes. Il n’appartient pas aux membres de la famille des personnages

d’écrire d’é l’histoire. Mais parfois, quand les spé-

cialistes cia du domaine ne jouent pas pleinement

le le jeu, les membres de la famille essaient tant

bien bie que mal de s’acquitter d’une tâche qui

ne ne leur incombe pas, avec tous les risques qui

peuvent pe en découler.»

AU NOM DU PÈRE

Par ailleurs, sur la vie de d’Imache Amar

durant la guerre de libération, ses deux enfants

racontent ra : «A partir de 1951, l’état de santé

de d notre père s’était complètement dégradé

(100% ( d’IPP), il était donc immobilisé à

la l maison. Quand il pouvait se déplacer (à

l’aide l’ d’une canne), il sortait sur la place

du d village (Tajmaït) pour lire le journal et

donner d quelques informations aux vieux

qui q étaient en sa compagnie. Il rassurait les

en leur disant que la guerre allait

bientôt se terminer et que la paix reviendrait. Des responsables de l’ALN/FLN venaient parfois la nuit discrètement chez nous et discutaient avec lui. Notre neveu, le chahid Hatem Lounès, du même village, organi- sait ces rencontres. Le jour où ces officiers allaient venir chez nous, notre père prenait toujours la précaution de nous éloigner de la maison et nous envoyait passer la nuit chez des cousins, afin d’éviter que nous en parlions aux gamins de notre âge, lesquels, à leur tour, en parleront et les militaires français finiront par le savoir. Et cela jusqu’à sa mort, le 7 février 1960. Ce n’est que beaucoup plus tard que nous avions appris par notre mère», et de poursuivre :

«Quand on oublie un homme de cette envergure, non seulement on commet une injustice, mais on trahit lhistoire.».

S. Rahmani et S Tifouche

villageois v

sera victime de l’oubli. Affaibli par la mala- die, il s’était retiré de la vie politique et a vécu ses dernières années dans son village natal d’Aït Mesbah, dans la wilaya de Tizi Ouzou. Il est décédé en 1960. La parution récente d’un ouvrage aux éditions Odyssée où sont réunis quelques-uns de ses écrits, notamment cinq brochures, lève quelque peu le voile de l’occultation. Nous nous sommes rapprochés de deux de ses enfants, Mohamed et Chabane, qui ont voulu évoquer le contenu du livre qu’ils viennent d’éditer et le sens de leur initiative. «Sur la question de l’indé- pendance nationale, Amar Imache est sans concession. Il dénonce vigoureusement le pro- jet Blum-Violette qui prônait l’assimilation».

FRONT ET AFFRONT «En refusant de donner son accord sur la ques- tion des Brigades internationales qui devaient

aller combattre en Espagne, il défia ouvertement

le Front populaire qui venait d’accéder au pou-

voir en 1936. C’est ce même Front populaire,

en complicité avec d’autres courants politiques,

qui prononce la dissolution de l’Etoile nord-afri- caine en janvier 1937, dans le but d’éliminer les militants indépendantistes», précise Mohamed Imache. «Le livre publié en 1986, intitulé Le Cri du révolté - Imache Amar. Un Itinéraire militant,

a certes permis de cerner globalement la tra-

jectoire politique de notre défunt père, mais il manque quelques pierres à l’édifice, malgré toute

USA. ÉTÉ 2013

Programme pour jeunes leaders algériens

C’est un programme de cinq semaines aux Etats-Unis pour les étudiants universitaires.

L es participants auront l’occa- sion de développer leurs com-

pétences en leadership et en trai- tement de problèmes de groupe, et pourront explorer l’histoire et la culture des Etats-Unis, afin d’élargir leurs connaissances et leurs compétences en leadership. Le programme se compose d’une série de séminaires, discussions, cours, présentations de groupe et conférences. Un voyage éducatif vers d’autres régions des Etats- Unis, des visites de sites et des opportunités de bénévolat feront également partie du programme, qui se déroulera du 22 juin au 3 août 2013, soit sur six semaines, et comportera une résidence acadé- mique de quatre semaines au sein d’une université américaine. Une semaine de tour d’études dans d’autres régions des Etats-Unis sera organisée et se terminera à Washington D.C, pour une période de 3 jours. L’institut fournira aux

D.C, pour une période de 3 jours. L’institut fournira aux participants un aperçu sur les meilleures

participants un aperçu sur les meilleures pratiques d’employer les talents entrepreneuriaux pour parer aux problèmes sociaux. Les thèmes peuvent comprendre la microfinance, le développement

organisationnel et le management, la rédaction des subventions, l’in- novation, les marchés émergents et l’analyse de risque, la planifica- tion stratégique des affaires, res- ponsabilité sociale d’entreprise;

et les femmes et les minorités dans l’entreprise. Le programme est totalement pris en charge, y compris le transport internatio- nal, le transport aux Etats-Unis, l’hébergement, la restauration et autres frais relatifs au programme. Les finalistes seront invités à une interview au mois de janvier, et doivent ramener pour l’interview une copie signée de leur formu- laire de demande, la copie du der- nier relevé de notes et celles des deux premières pages de leur pas-

seport. Le formulaire de participa- tion peut être téléchargé à partir de

http//algiers.usembassy.gov/aca-

demic_echanges.html. Il doit être envoyé avant le 13 février 2013 à 17h. Il doit être soumis par e-mail à PASAlgiersYouth@state.gov. Envoyer une copie scannée du der- nier relevé de notes avec le formu- laire et mentionner comme sujet de votre email : le nom-Susi 2013 .

R. C.

BLOC-NOTES

BLOC-NOTES

SPECTACLE

A l’occasion du 50 e anniversaire de

l’indépendance de l’Algérie et des 50 ans de relations diplomatiques entre l’Inde et l’Algérie, l’ambassade de l’Inde, en collaboration avec le ministère algérien de la Culture, organise la tournée du chanteur Ankur Gupta et son groupe de Bollywood en Algérie, du 26 janvier au 10 février 2013. Cela marquera aussi les 100 ans du cinéma indien, généralement connu sous le nom de «Bollywood». La troupe se produira les 27, 28 et 29 janvier à l’hôtel Sofitel Alger, lors du «Festival de la gastronomie indienne» s’y tenant à l’hôtel. Le groupe donnera aussi des

s’y tenant à l’hôtel. Le groupe donnera aussi des spectacles à la maison de la culture

spectacles à la maison de la culture de Tizi Ouzou le 30 janvier 2013 à 17h, au Théâtre

régional de Constantine le 2 février à 17h, à la maison de culture de Batna le 4 février à 17h,

et

à la maison de la culture de Koléa (Tipasa),

le

7 février à 20h. Le dernier show aura lieu

au palais de la culture Moufdi Zakaria, à Alger, le 9 février à 18h. Ankur Gupta, un jeune chanteur originaire de Delhi, est un disciple de Ustad Ameer Ahmad Khan. Son groupe, qui est composé de 12 membres, portera une vision kaléidoscopique de Bollywood.

CINÉMA

Salle El Mougar (ONCI)

*Poursuite de la projection du film Skyfall de Sam Mendes, à raison de 3 séances par jour

à 14h, 17h et 20h jusqu’au 28 janvier 2013.

*L’artiste à l’affiche : Rouiched, avec la projection des filmssuivants :

Mardi 29 janvier L’opium et le bâton à 14h, 17h et 20h. Mercredi 30 janvier 2013 :

Le film Hassen enniya à 14h

CONFÉRENCE

Palais de la culture Moufidi Zakaria-Kouba-Alger Mardi 29 janvier à 14h Conférence-débat autour de «La vie et l’œuvre de l’Emir Abdelkader, et L’Emir vu par ses adversaires», animée par Amar

Belkhodja, journaliste et auteur.

INSTITUT FRANÇAISD’ALGER

7,

rue Hassan Issad-

*Mois du cinéma allemand Jerichow de

Christian Petzold

Mercredi 30 janvier

à 15h et 18h30 à

l’Institut français d’Alger *Mardi 29 janvier 2013 à 14h30 à l’Institut français d’Alger. Dans le cadre des animations offertes aux enfants à partir de 8 ans, Zahia vous fera découvrir tous les pays du monde à travers le livre Mon atlas du monde junior et des jeux éducatifs. Lecture de contes : Hansel et Gretel, Le loup et les sept chevreaux et Pinocchio (en arabe).

et des jeux éducatifs. Lecture de contes : Hansel et Gretel , Le loup et les