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Deliverable D3.1; 3.2; 3.3; 3.

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Guide pour le calcul d’ACV
CONTRACT Nº EIE/07/090/SI2.467609

ENSLIC BUILDING Date: 31/3/2010 Pages: 56

ENSLIC BUILDING Energy Saving through Promotion of Life Cycle Assessment in Buildings

Grant Agreement Nº - EIE/07/090/SI2.467609

GUIDELINES FOR LCA CALCULATIONS IN EARLY DESIGN PHASES
Document ID: Original text: Authors: Status: Distribution: File ID: Issue date: ENSLIC-ARMINES-WP3-100331-Rev1-Guidelines French By KTH in English Translated by ARMINES Finished All Partners ENSLIC-ARMINES-WP3-100331-Rev1-Guidelines French 31/3/2010

ENSLIC_BUILDING : Energy Saving through Promotion of Life Cycle Assessment in Buildings

Livrable D3 Version 2010-03-22

D3.1Guide pour le calcul d’ACV en phase de conception amont D3.2Recommendations sur le choix d’indicateurs d’ACV pour son application aux bâtiments D3.3 Recommandations concernant certains aspects spécifiques de l’ACV D3.4 Recommandations pour la communication des résultats d’ACV

Quelles relations existent entre les bâtiments, l’usage d’énergie et les impacts environnementaux ? Expo 2000 Allemagne

Auteurs : Mauritz Glaumann, KTH Tove Malmqvist, KTH Bruno Peuportier, ARMINES Christian Wetzel, CALCON Sabina Scarpellini, CIRCE Ignacio Zabalza, CIRCE Sergio Díaz de Garayo, CIRCE Heimo Staller, IFZ Guri Krigsvoll, SINTEF Evelina Stoykova, SEC Sarah Horváth, EMI Zsuzsa Szalay, EMI Valeria Degiovanni, ECOFYS 1

Table des matières : 1. Introduction ........................................................................................................................ 3  2. Application de l’ACV durant la conception d’un bâtiment ............................................. 13  2.1 Introduction ................................................................................................................ 13  2.2 Les étapes du cycle de vie d’un bâtiment ................................................................... 14  2.3 Le processus de production ........................................................................................ 15  2.4 Gestion environnementale au cours de la conception du bâtiment ............................ 17  3. Possibilité d’intégration de l’ACV dans le processus de production du bâtiment ........... 18  3.1 Développement du projet – l’étape de planification .................................................. 19  3.2 Phase exploratoire ...................................................................................................... 20  3.3 La phase de conception .............................................................................................. 21  3.4 Etape de consultation des entreprises - composants du bâtiment............................... 22  3.5 La phase de construction ............................................................................................ 22  4 Procédure pour le calcul d’ACV et de coût global durant la phase de conception du bâtiment ................................................................................................................................ 22  4.1 Fixer l’objectif de l’étude ........................................................................................... 24  4.2 Choisir un outil d’ACV .............................................................................................. 24  4.3 Fixer les frontières du système étudié ........................................................................ 25  4.4 Fixer les scénarios pour la durée de vie ..................................................................... 25  4.5 Définir les objectifs, les références, les repères, etc................................................... 26  4.6 Décrire le bâtiment ..................................................................................................... 27  4.7 Collecter et compiler les données............................................................................... 27  4.8 Réaliser les calculs ..................................................................................................... 29  4.9 Mise en forme des résultats ........................................................................................ 29  4.10 Valider – Contrôle des résultats ............................................................................... 29  5. Exemple pour l’utilisation de ce guide ............................................................................. 30  6. Références ........................................................................................................................ 34  Annexes ................................................................................................................................ 35  Annexe 1. Le modèle ENSLIC (voir la feuille Excel spécifique) .................................... 36  Annexe 2. Contenu principal de l’outil ENSLIC BASIC ENERGY & CLIMATE TOOL .......................................................................................................................................... 42  Annexe 3. Outils d’ACV .................................................................................................. 43  Annexe 4. Bases de données d’inventaire ....................................................................... 44  Annexe 5. Commentaires supplémentaires concernant le livrable D3.2-4 ...................... 45  Annexe 6. Catalogues d’exemples de présentation des résultats ..................................... 48 

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1. Introduction
Comment une nouvelle façon de concevoir un bâtiment affecte-t-elle ses futurs coûts énergétiques et ses impacts environnementaux ? Quelles sont les points clés d’une rénovation efficace énergétiquement ? L'Analyse de Cycle de Vie (ACV ; en anglais Life Cycle Assessment, LCA) et l'Analyse du Coût Global (ACG ; en anglais Life Cycle Cost, LCC) permettent d'apporter des réponses à ces questions. Les développements actuels, incluant des démarches de certification énergétique, le développement de labels environnementaux, le débat sur le changement climatique, etc. amènent petit à petit à s'intéresser au cycle de vie complet des bâtiments. La demande en bâtiments durables, de la part des clients, municipalités et promoteurs est en outre aujourd'hui de plus en plus forte.

ACV et ACG sont parfois considérés avec suspicion. Certaines idées préconçues concernant la complexité et l'arbitraire des résultats, la précision et les difficultés d'interprétations de ceux-ci, les coûts excessifs requis pour réaliser de telles études sont autant d’obstacles à la mise en pratique de ces méthodes. Des outils d'ACV possédant une bonne compatibilité avec les logiciels standards utilisés par exemple par les architectes restent de plus encore rares. Jusqu'ici, la demande pour ce genre d'analyse a été faible. Il est néanmoins raisonnable de s'attendre à une hausse de celle-ci. Ce document a pour but de chercher à abattre les autres barrières mises en évidence, en offrant une première explication de ce qu'est l'ACV, de ce à quoi elle peut servir et de la manière dont ce type d'étude peut être mené, toujours dans le cadre du processus de conception de bâtiments.

1.1 Public visé par ce document
Ce guide vous est destiné en tant que praticien intervenant dans les toutes premières phases d'un projet de construction ou de rénovation de bâtiments, et souhaitant réaliser des économies d'énergie et des améliorations sur le plan environnemental en considérant le cycle de vie complet du bâtiment. L'ACV et l’ACG étant des méthodes quantitatives, des données d'entrée sont nécessaires. Il est ici convenu que des données, au moins approximatives, concernant les dimensions du bâtiment concerné par l'étude, son orientation, la conception et l'orientation des ouvertures ainsi que les choix de base des matériaux de construction sont disponibles. Les architectes et autres consultants représentent la principale cible de ce guide, puisque l'ACV du bâtiment est de leur ressort. Les promoteurs et urbanistes peuvent aussi être concernés, puisqu'ils peuvent être à la demande de bâtiments mieux conçus ainsi que des outils assurant cette meilleure conception. Au cours de l'élaboration de ce document, trois niveaux de mise en œuvre de l'ACV ont été considérés : •

Niveau basique : Calculs de base, menés à l'aide d'un tableur, avec quelques données d'entrée et de sortie simples, ne couvrant qu’un ou quelques indicateurs d'impacts. Très peu d'expérience requise pour réaliser ce calcul.

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• •

Niveau médian : Calcul d'ACV effectué à l'aide d'outils spécifiques au bâtiment, comme Ecosoft, EcoEffect, Equer, Legep, Envest, Beat etc. Une certaine expérience et une certaine pratique sont nécessaires pour utiliser ces outils. Niveau avancé : Usage d'outils généraux et détaillés comme SimaPro, Gabi, etc. Une grande expérience de l'ACV est nécessaire pour maîtriser ces outils dans le cas spécifique des bâtiments. Ces outils nécessitent une formation poussée et une bonne connaissance des modèles d'ACV. Ces outils ne sont à priori pas les plus pertinents durant les premières phases de conception d’un bâtiment.

Le but de ce guide est de promouvoir les deux premiers niveaux de mise en œuvre de l'ACV, c'est-à-dire d'amener des personnes inexpérimentées à mener des ACV simples, puis ensuite à tester les outils d'ACV du bâtiment. Les calculs avancés d'ACV ne seront donc pas abordés. Ce document débute par un résumé des méthodologies d'ACV et d'analyse du coût global. Est ensuite décrit le cadre de gestion environnementale au cours de la phase de conception, au sein duquel l'ACV peut être utilisée. Pour bien comprendre quand et comment appliquer l'ACV, il est important d'avoir une vision claire du processus de conception du bâtiment. Une procédure pas à pas recommandée pour appliquer l'ACV est résumée à la fin du document.

1.2 Pourquoi mener une ACV ?
L'ACV fournit une meilleure aide à la décision lorsque l'on cherche à optimiser la conception d'un point de vue environnemental en considérant les impacts causés au cours de toute la durée de vie du bâtiment. Ainsi la qualité du bâtiment peut être améliorée en se plaçant sur une perspective à long terme. L'ACV peut par exemple apporter des informations pertinentes pour répondre à des questions comme : • • • • • • • Quelle est la meilleure combinaison de matériaux pouvant être utilisée pour la façade du bâtiment ? Quel type de structure porteuse serait la moins préjudiciable pour l'environnement ? Quelle source d'énergie choisir pour ce bâtiment ? Quelle serait l'épaisseur optimale d'isolant ? Quelle réduction de l'impact sur l'environnement l'utilisation de capteurs solaire permet-elle ? Qu'apporte la recyclabilité d'une solution technique donnée ? Quels objectifs environnementaux pourraient être atteints par ce projet ?

Il existe de nombreux autres arguments démontrant l'intérêt de l'usage de l'ACV : • •

Dans de nombreux pays européens, la directive sur la performance énergétique des bâtiments inclut des informations environnementales dans les certificats énergétiques, particulièrement les émissions de CO2. L'ACV permet d'obtenir ce genre de données. Pour les acteurs commerciaux, l'ACV aide à l'élaboration de stratégies pour la responsabilité sociale des entreprises (CSR, Corporate Social Responsability), et

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Même un bâtiment présentant des coûts de construction plus élevés n'est pas nécessairement plus économique qu'un bâtiment standard durant sa phase d'utilisation. afin d’identifier les conséquences d’un projet de bâtiments. 5 . Dans le cas de bâtiments. qu’elles soient environnementales ou économiques. De plus. subventions…) L'énergie consommée au cours de l'utilisation du bâtiment n'est pas la seule prise en compte : celle contenue dans les matériaux. Pour le propriétaire du bâtiment ou l'investisseur. des coûts de construction plus faibles ne conduisent généralement pas à un coût minimal sur toute la durée de vie. De cette manière. d'un point de vue économique d'identifier la performance en terme de coûts des différentes options d'investissement sur toute la durée de vie. Il est donc important de mener une étude en coût global aussi bien qu’une ACV. celle utilisée pour les transports est aussi évaluée. les avantages liés au recyclage sont eux aussi pris en compte. il est donc plus raisonnable. la performance économique optimale du bien pourra être atteinte et le risque de dépréciation accidentelle pourra être minimisé. la bonne performance économique d'un produit à court terme (p. favorisant la mise en valeur des bonnes pratiques Il existe à travers le monde un nombre croissant de dispositifs économiques et financiers liés à la durabilité des bâtiments (prêts. L'Analyse de Coût Global (ACG) est une méthode de gestion des coûts largement utilisée dans l'industrie pour surveiller l'évolution des dépenses associées à un produit durant tout son cycle de vie – de l'émergence de l’idée du produit jusqu'à sa fin de vie. induite par un faible coût de production) peut se révéler non rentable sur le long terme en raison de coûts de maintenance élevés intervenant au cours de toute sa durée de vie. Elle est aussi de plus en plus adaptée et utilisée par des propriétaires de biens ou des investisseurs afin d’étudier différentes variantes d'un projet. ex. et ce dès la première prise de décision.• • permet la production de données environnementales.

exprimée en gramme équivalent CO2. Une émission spécifique est désignée comme référence et le résultat est présenté en unité équivalente. À chaque étape du cycle de vie. Calcul d'impacts environnementaux selon la méthode d'ACV Donnée d’entrée Quantité x MJ ou kg x Données bâtiment Emissions x g/MJ ou g/kg x Base de données Données de sortie facteur de caractérisation = Equivalents = g equivalents fsubstance Base de données Par exemple. de la production des matières premières à la fin de vie en passant par la fabrication et l'utilisation. Le principe du calcul de l'ACV est simple. Les grandes catégories d'impacts environnementaux à considérer incluent l'usage des ressources. Ces dernières sont ensuite multipliées par des facteurs de caractérisation proportionnels à leur capacité à causer un impact environnemental donné. la santé humaine et les conséquences écologiques (ISO 14040). en trois phases : • • • la compilation d'un inventaire pertinent des flux entrant et sortant d'un système l'évaluation des impacts environnementaux potentiels associés à ces flux l'interprétation des résultats en lien avec les objectifs de l'étude L'ACV étudie les aspects environnementaux et les impacts potentiels au cours du cycle de vie entier d'un produit (« du berceau à la tombe »). par rapport à la substance de référence (tableau 1). qui représente la contribution au 6 .3 Qu'est-ce que l'ACV – Analyse de cycle de vie ? L'ACV est une méthode d'analyse des aspects environnementaux et des impacts potentiels associés à un produit. la combustion de 1 MJ de carburant est associée aux émissions correspondantes ainsi qu’à la quantité. les quantités de matière et d'énergie utilisées et les émissions associées aux procédés sont évaluées.Etude de Cas espagnole : Le nouveau bâtiment CIRCE à Saragosse. Tableau 1. Réaliser une ACV fournit des informations quantitatives. par exemple sur la contribution du bâtiment au changement climatique ou à l'épuisement des ressources. qui peuvent ensuite être comparées aux mêmes informations obtenues pour d'autres bâtiments. 1.

Les données sont préférentiellement issues de fiches de déclaration environnementales (EPD. Environmental Product Declarations) qui sont des déclarations de type III (déclarations contrôlées par des tiers.0 : Emissions  Dioxyde de  carbone  Méthane  Protoxyde  d’azote      CO2  CH4  N2O      mg/MJ    90 000  4  1    x  x  x  Facteur de caractérisation    1 25 298   =  =  =    90 000  108  179  90. en considérant que le facteur de caractérisation associé au CO2 vaut 1. Différents outils peuvent faire appel à différents jeux de facteurs de caractérisation et de données d'émission si les procédés de production ou les techniques de combustion diffèrent. Building Information Models) aux outils modernes de CAO et à la mise à jour des bases de données. Figure 1 : Illustration des étapes du cycle de vie d'un bâtiment et données d'entrée pour une ACV 7 . La zone encadrée dans le tableau 1 représente le cœur de chaque différente méthode d'analyse (ici un outil d’analyse concernant le bâtiment). Ils peuvent aussi utiliser divers types de normalisation et de pondération ce qui impliquera naturellement des résultats différents.réchauffement global de toutes ces émissions. Un outil d'ACV simplifié peut inclure une base de données générique contenant des données d'émission pour un nombre limité de matériaux et de vecteurs énergétiques du bâtiment. ISO 14025).3  gequivalents CO2 par MJ  La somme des contributions exprimées en unité équivalentes pour chaque impact environnemental peut ensuite être normalisée et pondérée pour aboutir à un résultat agrégé. La facilité avec laquelle les données du bâtiment peuvent être obtenues s'améliore régulièrement grâce. Ces fiches peuvent être génériques (de préférence pour une étude intervenant en phase amont de conception ou de décision). à l’usage de modèle d’informations sur les bâtiments (BIM. ou spécifiques (à privilégier pour la documentation du projet). Des calculs plus détaillés nécessitent l'accès à une base de données internationale telle qu'Ecoinvent.

pour la distinguer de l'unité fonctionnelle à l'échelle du produit (matériau de construction). ex.4 Structure d'une ACV Malgré les efforts de simplification entrepris afin d'attirer de nouveaux groupes de praticiens de l'ACV. par exemple les kg CO2eq/personne/an. Ils sont décrits dans la norme internationale EN-ISO 14040. mais une comparaison ne peut être menée que si l’unité fonctionnelle ou l’équivalent fonctionnel des objets ou solutions comparés sont strictement identiques. Dans le processus de standardisation européen concernant la durabilité dans les travaux de construction (CEN 350). besoin en énergie etc.1. une unité fonctionnelle (l'unité à laquelle l'impact environnemental est relié) et les frontières du système (les limites englobant ce qui sera inclut dans le bilan) doivent être définie en fonction du but de l'étude. il est recommandé de l'appeler “équivalent fonctionnel” dans le cas du bâtiment. différents bâtiments. Pour un bâtiment résidentiel. Cette définition peut naturellement varier. ou le MJ/m2/an (voir les rapports sur les études de cas). les performances d’un bâtiment peuvent être comparées à une référence même si les unités fonctionnelles ne sont pas exactement les mêmes. Les exigences en matière de qualité des données doivent être renseignées. satisfaisant les réglementations nationales et les exigences en matière de confort. santé. sur une durée de vie supposée. un certain nombre d'étapes essentielles sont attendues : • • • • Définition des objectifs et du champ de l'étude Inventaire Evaluation de l'impact Interprétation des résultats Au cours de la définition des objectifs et du champ de l'étude. mais alors les indicateurs doivent être exprimés selon une même unité. Bien qu'il soit souligné dans cette norme qu'il n'existe pas de méthode unique pour l’ACV. p. sécurité. l'équivalent fonctionnel peut être décrit comme suit : un bâtiment conçu pour accueillir 90 résidents en un lieu donné. Ceci étant. quelques éléments-clé sont requis pour mener à bien une ACV. 8 . 80 ans. La définition de l'unité fonctionnelle est particulièrement importante lorsque l'on compare différents produits – ou dans notre cas. Au moins deux étapes du cycle de vie doivent être considérées – par exemple la production des matériaux de construction et l'utilisation du bâtiment – pour justifier le fait que l'on parle l'une approche en “cycle de vie”.

Figure 2 : Illustration des actions réalisées au cours d'une analyse de cycle de vie (ISO 14042) L’étape suivante. d'utilisation. 1. Son usage principal concerne l'évaluation de différentes options pour atteindre les objectifs d'un client. D'après la norme ISO 14044. Les réglementations concernant les marchés publics peuvent requérir indirectement une ACG. en incluant les coûts d'acquisition.5 Qu'est-ce que l'analyse du coût global ? L'Analyse du Coût Global (ACG) est un outil permettant d'évaluer le coût total d'un bien au cours du temps. La grandeur obtenue peut alors par exemple servir à déterminer le montant du loyer du bâtiment. l'évaluation de l'impact de cycle de vie (ACVI) présente plusieurs étapes obligatoires : • • • La sélection des catégories d'impact. de maintenance et d'élimination. des indicateurs d'impact et des modèles de caractérisation L'attribution des résultats de l'inventaire aux catégories d'impact sélectionnées (classification) Le calcul des résultats d'indicateurs de catégorie (caractérisation) Ces éléments sont en général déjà fixés dans le cas de l'utilisation d'un outil d'ACV simplifié ou d'un outil d'ACV du bâtiment. Puis au cours de l'évaluation des impacts interviennent les calculs décrits au tableau 1. lorsque ces alternatives ne diffèrent pas uniquement par leurs coûts initiaux mais aussi par leurs coûts opérationnels. l'inventaire. 9 . L’ACG est parfois utilisée pour déterminer le coût total d’un bâtiment sur sa durée de vie complète. est le processus de compilation des données indispensable à la réalisation du bilan. et non l’investissement seul devrait être prit en compte dans les procédures d’appel d’offre. puisque le coût global. si celui-ci est basé sur les coûts.

Dépenses). d'entretien. ainsi que le coût de consommation d'énergie Coût ponctuel de rénovation et de remplacement Coût de fin de vie. le coût des énergies est parfois traité séparément des autres coûts durant la phase d'utilisation. citons par exemple sur le plan international. l'analyse de coût global peut aussi être menée à l'aide de diverses méthodes formelles d'évaluation du capital. la méthode de calcul la plus adaptée et la plus largement employée est celle de la Valeur Actualisée Nette (VAN) qui actualise et somme tous les flux monétaires à venir à leur valeur actuelle. cherchant à guider et à encadrer les méthodes de calcul pour l'analyse en coût global des bâtiments. toutes ces réglementations ont en commun le fait de regrouper les dépenses intervenant tout au long du cycle de vie du bâtiment dans les catégories suivantes : • • • • Coût d'investissement et de construction Coût annuel d'utilisation. avec : c0: la valeur actuelle ct: le flux monétaire t: période temporelle où intervient le flux T: fin de la période temporelle i: le taux d’acutalisation 10 . En principe.e.Partie 5: Approche en coût global » et sur un plan national par exemple la norme norvégienne NS2454 Life Cycle costing et la directive 220 « Coût du cycle de vie » de la German Facility Management Association (GEFMA) en Allemagne. Néanmoins. la valeur actualisée (ou actuelle) nette. La VAN est une méthode standardisée pour l'évaluation de projets de long terme. Malgré des approches différentes. Le bénéfice tiré d'une analyse en coût global se situe dans l’étude du temps de retour pour l'ensemble du cycle de vie de différents bâtiments ainsi que de différentes solutions de conception. de démolition et de mise au rebus En raison de l'idée communément admise selon laquelle le taux de croissance des prix dans le secteur de l'énergie diffère du taux de croissance dans d'autres secteurs. le taux de rendement interne ou l'annuité équivalente. La méthode de la VAN est parfois simplifiée dans le calcul en coût global dans le cas où tous les flux de trésorerie à venir sont sortants (i. de maintenance.L'Analyse du Coût Global (ACG) est centrale dans la tendance internationale actuelle cherchant à rentabiliser au mieux l'investissement dans les biens immobiliers produits et utilisés. telles que le taux de rendement comptable. Aujourd'hui. l’intérêt s'est porté sur la minimisation simultanée du coût global et de l'impact environnemental (Davis Langdon 2007). Il existe peu de standards traitant de d'analyse du coût global. Dans ce cas la formule suivant peut être appliquée : t c o = ∑ (1c +i )t T t =0 . la norme ISO 15686-5:2008 « Bâtiments et biens immobiliers construits -Prévision de la durée de vie -.

Etude de cas espagnole : Nouveau bâtiment résidentiel à Valdespartera – Saragosse 1. encore peu de professionnels ont une connaissance approfondie de l'ACV. L'application liée au 11 . supposant une certaine durée de vie pour les matériaux et le bâtiment. Cette combinaison peut par exemple être utilisée pour : • • • • le choix entre plusieurs solutions techniques alternatives l'identification d'une solution technique permettant de répondre à un objectif environnemental à moindre coût l'intégration des impacts environnementaux parmi les coûts (coûts externes ?) l'évaluation d'un investissement immobilier ACV et coût global peuvent être mis en œuvre en parallèle dans le cadre d'un processus d'évaluation plus large. 1. la combinaison de ces méthodes peut permettre de fournir simultanément les coûts potentiels et les impacts environnementaux de plusieurs variantes de conception sur le cycle de vie.6 Coupler l'ACV et l'analyse de coût global Puisque analyse de cycle de vie et analyse de coût global sont fondées sur un raisonnement en cycle de vie. par exemple en €/MJ et €/kg. telles que les coûts unitaires.L'inventaire des données du bâtiment nécessaire à une ACV peut servir à l'analyse en coût global mais dans ce cas des informations supplémentaires sont requises. Quelques personnes dans la plupart des pays européens ont une grande expérience de développement ou de l'usage d'outils d'ACV dédiés au bâtiment.7 Usage courant de l'ACV et de l'analyse de coût global concernant des bâtiments Dans le secteur du bâtiment. mais chaque méthode peut aussi servir d'entrée à l'autre (Davis Langdon 2007).

bâtiment la plus simple et probablement la plus courante jusqu'à aujourd'hui reste l'utilisation de l'ACV pour comparer les impacts environnementaux de plusieurs matériaux de construction. etc. une estimation grossière des impacts environnementaux induits au cours du cycle de vie est toujours préférable à une ignorance totale de ces impacts. si les données utilisées en entrée sont peu fiables. en négligeant ou en simplifiant la fin de vie du bâtiment. Afin d’en fournir une première estimation. la simplication des calculs apparait finalement moins importante que la simplification et l'ergonomie de l'interface du logiciel. Simplifier l'inventaire en se limitant aux substances les plus courantes contribuant à une certaine catégorie d'impacts.8 Possibilités de simplification de l'ACV lors de la conception de bâtiments La complexité et les incertitudes des résultats d'une ACV sont souvent considérées comme des barrières à un usage plus fréquent de cette méthode. Mais en phase d'esquisse. • • Les calculs étant généralement réalisés par ordinateur. quant à lui. 12 . en n'utilisant que des données d'émission génériques. Lorsque l'on souhaite simplifier. 1. Cependant. Le calcul du coût. les résultats obtenus ne le seront pas plus. plusieurs méthodes de implication peuvent être mise en œuvre afin de rendre l'ACV accessible à un plus grand nombre d'utilisateurs : • • Simplifier la saisie des données du bâtiment en se limitant à ses principaux éléments. Simplifier les calculs en se limitant à quelques catégories d'impact Réduire la durée de la saisie des données du bâtiment en améliorant les logiciels de CAO. en négligeant les transports. Naturellement. La saisie des données représente le principal obstacle puisque les bâtiments comportent une grande variété de matériaux et que la disponibilité de données de qualité concernant leur production est limitée. etc. il est important de ne pas accorder trop d’importance à de petites différences dans les résultats. est probablement principalement utilisé pour départager différentes solutions concernant l'équipement d'un bâtiment. il est essentiel de s'occuper de questions telles que : quelle donnée pour quelle étape du cycle de vie est plus importante que les autres ? La manière de communiquer des résultats pertinents et clairs est aussi une question très importante puisque c'est elle qui conditionne la demande d'étude d'ACV.

les bâtiments se distinguent particulièrement par le fait qu'ils : • • • • • • • • ont une durée de vie beaucoup plus longue subissent régulièrement des modifications (particulièrement les immeubles de bureau) ont souvent plusieurs fonctions comportent de nombreux composants différents sont construits localement sont généralement des modèles uniques (il est rare de trouver plusieurs bâtiments identiques) génèrent des impacts localement sont inclus dans une infrastructure (par conséquent.Droite : Etude de cas allemande : Quartier Heinrich Lübke à Francfort-sur-le-Main. mener à bien une ACV complète n'est pas un processus linéaire comme ce serait le cas pour de nombreux autres produits manufacturés. construit en 1977. les limites du système physique ne sont pas évidentes à déterminer) Pour ces raisons. Par rapport aux produits industriels.1 Introduction L'ACV fut principalement développée pour la conception de produits industriels à faible impact sur l'environnement. Gauche : Cas d'étude suédois : Immeuble de bureaux neuf à Gävle 2. 13 . Application de l’ACV durant la conception d’un bâtiment 2.

il est possible de réalisée de meilleures ACV. l’éventail des solutions techniques est large et. la phase d'utilisation et la fin de vie. Une boîte à outils présentant de résultats déjà calculés est une solution possible. Plus tard dans le processus. par conséquent. requises pour mener à bien le calcul d'ACV. Il s'agit essentiellement de faire intervenir des informations plus détaillées sur les choix constructifs possibles plus tôt dans le processus de conception et d'améliorer la vitesse des calculs permettant d'obtenir les premiers résultats. l'ACV ou l'analyse en coût global d'un bâtiment doit couvrir l'ensemble de son cycle de vie. lorsque plusieurs décisions sont déjà intervenues. les étapes du cycle de vie d'u bâtiment comprennent : l’étape de production des matériaux. 2. quantité Options connaissance – précision de l’ACV Temps – conception le processus de Figure 3. 14 . Ceci signifie que la connaissance générale des activités ayant un impact sur l'environnement en lien avec chaque étape du cycle de vie est requise dès le début. Fig. les données concernant les produits.2 Les étapes du cycle de vie d’un bâtiment Par définition.Il existe une difficulté qui apparaît de manière récurrente lorsque l'on applique l'ACV durant la conception d'un bâtiment : lors des premières phases de conception. Building Information Modelling)) en est une autre. mais alors la possibilité de tirer parti des résultats obtenus pour réviser la conception est réduite. l’étape de construction. 3. Illustration de la relation entre les options de choix et la disponibilité des données sur les produits durant le processus de conception Il y a différentes manières de surmonter cette difficulté. cf. D'après la norme CEN 350. Introduire des dispositifs facilitant la création de choix alternatifs et l'extraction de données à partir de nouveaux logiciels (Modélisation des données du bâtiment (BIM. sont rares.

des sous-phases et des termes peuvent varier d'un pays à l'autre. Les étapes sont les mêmes pour les projets de rénovation. elles peuvent être décrites comme dans le tableau 2.2. En général. Etude de cas française : Nouveau bâtiment passif à Formerie 15 . mais des détails.3 Le processus de production Le processus consistant à développer. à la différence que les prérequis et les limites sont imposées par le bâtiment à rénover. Les étapes de la production d'un bâtiment sont généralement les mêmes partout. concevoir et produire un bâtiment est souvent appelé de façon synthétisée le processus de production.

sont fixés. d'impacts environnementaux. des exigences sanitaires etc. Dernière version du projet avant la soumission à l'entité délivrant le permis de construire (détermination de la structure. de rafraîchissement. de la construction. la situation et l'orientation du bâtiment. Révision de la première esquisse. c'est ici que se trouve le plus grand potentiel pour la conception d'un bâtiment durable. • Developpeur Instrument s de planificatio n Plan directeur Plan local Contrat de territoire Agenda 21 local Cibles environnem entales locales Programme environnemental Premier croquis 3.ex. par conséquent. Conception – construction (p. repérage des solutions de chauffage. Structure légère ou lourde) • Si possible. Les étapes de la construction d'un bâtiment et quelques exemples de choix pouvant s'appuyer sur une ACV pour chaque étape Etape Caractéristiques Acteurs 1. des sources d'énergie renouvelables etc. Prévision de répartition de la surface) Des objectifs de performance énergétique. le rapport surface/volume. la surface et la disposition des fenêtres. certificats d'énergie selon la directive européenne sur le performance énergétique des bâtiments. des matériaux de construction. Généralement. Cette phase est probablement l'une des phases les plus importantes de la construction du bâtiment.Tableau 2. matériaux de construction). Phase exploratoire Le développeur démarre le processus de conception. Phase de développement/planification Les autorités d'aménagement du territoire/urbain délimitent les contraintes du projet. il est encore trop tôt pour décider des détails du chauffage et des matériaux du bâtiment. la plupart des choix de conception sont établis tels que la définition des surfaces chauffées/rafraîchies. § Choix du site. la compacité. Préliminaire/ Conception / Concours d'architecte Developpeur Architecte Esquisse 4. orientation § Coûts § Taille (p. Soumission Architecte Avant projet sommaire 16 . Chaque phase du projet de construction s'appuie sur les spécifications établies lors de cette étape. ex. intégrant une première sélection de la structure porteuse. À cette étape. Municipalité 2.

4 Gestion environnementale au cours de la conception du bâtiment La réalisation d'une ACV peut être considérée comme une partie d'une démarche de gestion environnementale. 3. Les objectifs et les conditions préalables sont transmis au propriétaire du bâtiment. Cette démarche est illustrée ici par un exemple venu de Suède. La méthode se décompose ainsi : 1. Le concepteur analyse les conséquences et un programme environnemental est posé. Cette méthode n'étant pas obligatoire. Le client fixe les cibles générales et plus schématiquement les cibles détaillées. Le programme environnemental est transposé sous forme de plans et de documents et une déclaration environnementale est rédigée 5. A cette étape. 17 . 2. une méthode pratique pour la gestion environnementale en phase de conception a été élaborée à partir des publications du Conseil Ecocycle de Suède (Kretsloppsrådet) et de la norme ISO 14001. chaque composant du bâtiment et du système de chauffage est précisément défini. Etape de construction Sélection finale de la structure porteuse. Un projet environnemental destiné à appliquer ce programme est rédigé. Etape de conception détaillée/ Planification de la mise en œuvre 6. dans laquelle elle peut donc s'insérer en ce qui concerne un bâtiment.5. des équipements du bâtiment avant de lancer un appel d'offre. dossier de consultation des entreprises 2. elle peut être appliquée un peu différemment par ses différents utilisateurs et les entreprises. ce qui est souvent réalisé de manière standardisée. Le travail de construction est réalisé en suivant le plan de mise en œuvre. 4. Architecte Consultants Developpeur Entreprises Developpeur Avant projet détaillé. Là-bas. Celui-ci devrait comprendre des moyens permettant d'évaluer clairement les performances énergétiques et environnementales. des matériaux.

petite éolienne. Achat d'électricité et de chaleur labélisée du point de vue environnemental Confirmation : Fixer les choix de solutions techniques. leurs performances et leurs coûts. Réaliser une déclaration environnementale 3. biomasse c) Impact d'un réseau de chauffage urbain sur le changement climatique. CO2/m2. photovoltaïques. 18 . Récupération d'énergie à partir de la ventilation et de l'assainissement b) Panneaux solaires thermiques.an Stratégies : a) Réduire la consommation d'énergie b) Valoriser les sources d’énergie renouvelables c) Compléter avec l'énergie à moindre impact Explorer : a) Amélioration de la performance de l'enveloppe et des équipements du bâtiment. Exemple d'éléments d'un programme environnemental qui peut être associé à une ACV : Objectif général : La contribution au réchauffement climatique doit être petite Objectif détaillé : La contribution au réchauffement climatique doit être inférieure à 10 kg eq. Possibilité d’intégration de l’ACV dans le processus de production du bâtiment Ce qui suit propose des idées d’amélioration du processus de conception du bâtiment au moyen de la réalisation d'ACV.Etude de cas française : Rénovation d'un immeuble résidentiel à Montreuil.

3. Les possibilités offertes aux autorités locales de spécifier des objectifs environnementaux varient énormément. la densité du bâti. priorités. La distance à un arrêt de bus ou à une gare ne doit pas dépasser 500 m.5 par logement. mais dans lesquels il est possible d’introduire des objectifs en terme d’énergie.an La contribution à l'indicateur de changement climatique des matériaux de construction doit être inférieure à XX CO2-eqv/m2 (regrouper ces deux exigences en limitant les émissions sur le cycle de vie complet permet de rechercher des optimums plus globaux) • L'efficacité en termes d'utilisation de l'espace pour les logements ne doit pas dépasser xx m2/personne 19 . Existent aussi dans ce pays des plans directeurs. Les possibilités sont encore meilleures quand les municipalités sont aussi propriétaires fonciers. L'espace de stationnement ne doit pas dépasser 0. les réseaux de transport. Aucune émission par combustion. Certaines municipalités peuvent se trouver à la pointe du développement durable.an. l'intensité de l'utilisation de la chaleur (kWh/m2. etc. Les objectifs d'un projet local peuvent être formulés ainsi : Exploitation : • • • • • • L’indicateur de surface de plancher ne doit pas dépasser xx m2/m2 du quartier de la ville La demande en énergie ne doit pas dépasser xx kWh/m2. En Suède l’agence de l’énergie souligne l’importance de combiner planification énergétique et aménagement du territoire afin d’étendre par étapes l’usage des énergies renouvelables (2003). stratégies et points de vue Créer des liens avec des exigences économiques. ce qui peut inclure des cibles environnementales pour le bâtiment. La municipalité peut par exemple statuer sur : le taux d'exploitation. sociales. ou émission limitée à XX kg CO2/m2. pour le chauffage urbain). en lien avec la l’aménagement du territoire et des questions de développement. non contraignants. environnementales. etc. Un plan directeur suédois permet de : • • • • • fixer des exigences en matière d'énergies renouvelables présenter des scénarios de substitution des carburants fossiles par des agrocarburants présenter les conséquences pour chaque scénario Fixer des équilibres.1 Développement du projet – l’étape de planification Ici les réglementations nationales et locales fixent les limites.an.

La description des activités peut inclure des scénarios et des tendances sociétales. Par exemple des objectifs de réduction des émissions de CO2 exprimés par rapport à une surface ou un nombre de bâtiments. Les questionnements typiques concernent : La description des activités. Les cibles doivent être claires et faciles à comprendre. 20 . l'identification des niveaux de besoin. Les objectifs nationaux. internationaux et sectoriels sont parfois chiffrés. l'initiation d'un programme de travail. A travers les bâtiments. une entreprise peut renforcer son image vis-àvis de sa clientèle effective ou visée. Les exigences supplémentaires vis-à-vis du bâtiment qui peuvent être fixées par la municipalité dépendent des exigences imposées par une réglementation nationale. les causes de changement.3. Programme européen CONCERTO). Etude de cas autrichienne : Maison à énergie positive à Weiz. la relation de l'entreprise à un développement durable et de quelle manière cela peut être exprimé en actions. mais c'est une tendance émergeante qui apparaît en même temps que le concept d'écoquartier (cf. Il arrive que des communautés inquiétées par des exigences trop rigides amènent les développeurs à se tourner vers d'autres municipalités. bâtiments etc.2 Phase exploratoire Acteurs : municipalités et architectes La planification urbaine et les règles de conception ne fait généralement pas appel à une ACV.

Ceci peut aussi être décrit dans la description du système comme complément. Intensité énergétique (énergie finale ou primaire) < xx kWh/m2. Minimiser l'énergie grise. Valeur des déperditions thermiques < xx W/m2.K 2.an 5. Pour la municipalité. du chauffage et de l'éclairage doit être inférieure à XX kg CO2 equiv/m2.. pour les phases de construction et d'utilisation. 4. les besoins de chauffage. le maximum d'émission de CO2 lié à la consommation d'énergie par le bâtiment ne doit pas dépasser XX pour l'année YY. La contribution au changement climatique. Emissions de CO2 < xx kg/m2. de ventilation et d'éclairage Un développement futur de cet objectif pourrait être : 3. énergétiques et environnementales. 21 . à l'acidification. 3. Gains solaires ou taux d'ouverture en m2 de vitrage eq.an 4. L'émission de CO2 pour la production des équipements. sud / m2 surface chauffée > x % 3. Part d'énergie renouvelable > x % A cette étape. Au cours de cette phase des limites de temps et de coûts sont aussi formulées.3 La phase de conception Ici. voir pour l’ensemble du cycle de vie du bâtiment ne doit pas excéder.Un objectif général d’économies d'énergie peut être formulé comme suit : 1. 2. Pour ce projet. du chauffage et de l'éclairage doit être inférieure à XX kg CO2 equiv/m2. Les coûts sont grossièrement estimés. 5. il est possible d'établir si une conception passive ou à basse consommation est faisable et le bénéfice que de telles conceptions apporteraient du point de vue environnemental. la limite d'émission est fixée à XX. Les objectifs pour le bâtiment peuvent être formulés ainsi : 1. L'émission de gaz à effet de serre pour la production des équipements. sont fixées les exigences fonctionnelles. d'eau chaude sanitaire. à la génération de déchets radioactifs etc. de rafraîchissement..

Les résultats finaux peuvent aussi être employés comme déclaration environnementale en direction des propriétaires et des autorités locales. de rafraîchissement et de ventilation. Afin de fournir 22 . d'un bâtiment individuel. le projet ENSLIC Building recommande de suivre une procédure pas-à-pas.5 La phase de construction Elle ne sera pas traitée plus avant ici. Suède 3. les calculs d'ACV et de coût global sont réalisables afin de finaliser les décisions concernant le choix des matériaux de construction et les systèmes de chauffage.4 Etape de consultation des entreprises . Dans le cas d'une utilisation de l'ACV et de l'analyse de coût global pour choisir les matériaux de la toiture. 4 Procédure pour le calcul d’ACV et de coût global durant la phase de conception du bâtiment Pour réaliser une ACV et un calcul en coût global durant la phase de conception du bâtiment. une attention particulière doit être portée sur la contribution relative de ces matériaux aux impacts environnementaux par rapport à la contribution totale du bâtiment.Bâtiments passifs mitoyens à Lindås. 3. une ACV simplifiée est tout à fait pertinente dans un premier temps. des planchers etc. Pour relativiser l'importance environnementale de chaque élément du bâtiment. des façades.composants du bâtiment Dans cette étape. Engager trop d'effort et de temps pour comparer des options représentant par exemple moins de 5 % de la contribution totale du bâtiment sur toute sa durée de vie ne vaut pas vraiment la peine.

 par exemple quantités de matériaux. étapes du cycle de vie.  consommation d’énergie. La collecte de ces informations améliore la transparence du calcul d'ACV et aide à l'interprétation des résultats. coûts de développement etc. classification  de solutions. source d’énergie. avancé)  3. Le premier fichier. etc. taille. de l'eau etc. Les informations comprennent un descriptif des objectifs de l'étude et le type de bâtiment étudié.)  5. Les objectifs environnementaux peuvent aussi y être spécifiés. est une feuille de calcul permettant de simplifier au maximum l'ACV durant la phase de conception du bâtiment. Il est conçu de manière ouverte. les résultats quantitatifs de l'étude. orienté bâtiment. Le second fichier. remise à niveau périodique. des matériaux. Le fichier peut être utilisé si l'on souhaite comparer différentes solutions et réaliser une ACV très simplifiée de celles-ci afin d'aider aux choix intervenant en début de conception. etc. éléments étudiés. comparaison d’impacts. La procédure recommandée est la suivante: 1. données nécessaires.  recyclage des matériaux.  23 . nommée ENSLIC BASIC ENERGY & CLIMATE TOOL (succinctement décrite dans l'annexe 2). la description des usages de l'énergie. Cet outil représente la plus simple manière d'appliquer l'approche “cycle de vie” et de réaliser un calcul d'ACV. selon la procédure recommandée. Choisir un outil d’ACV  (Basique. Collecter et compiler les données  a) Données environnementales qui ne sont pas déjà fournies par l’outil  (émissions par unité de masse. Fixer les frontières du système étudié   (Durée de vie.)  2. de chaleur etc.)  4. objectifs.une aide supplémentaire et de simplifier les comparaisons de manière standardisée. Définir les objectifs. localisation géographique etc. nécessaires au calcul des indicateurs d'impact et la description des caractéristiques du bâtiment. peut être amélioré et utilisé par n'importe qui à ses risques et périls. Ces feuilles de calcul sont synchronisées avec la dernière version des recommandations pour le calcul d'ACV des bâtiments développées par le groupe de travail TC 350 du CEN. nommé ENSLIC TEMPLATE (Annexe 1). Décrire le bâtiment   (Nom. les références. type. Valeurs nationales  ou moyennes européennes. qui sont censées standardiser la collecte des données et mettre en forme les résultats de l'ACV du bâtiment.  (impacts. etc.)  7.  etc. comporte un certain nombre de feuilles de calcul. consommation d’énergie.)  6. Ce fichier doit normalement être renseigné avec des données nationales. Fixer l’objectif de l’étude   (L’objectif de l’étude doit inclure le contexte et les perspectives d’utilisation  des résultats : développement de projet. les repères etc. Les dimensions du bâtiment et sa géométrie sont saisies et le programme calcule les quantités de matériaux et leurs impacts environnementaux. etc. estime approximativement les besoins annuels en énergie et les impacts associés à la consommation d'énergie lorsque la nature des modes de production est renseignée.)    b) Données concernant le bâtiment. deux fichiers de calcul ont aussi été développées (au format Microsoft Excel). appauvrissement. Fixer les scénarios pour la durée de vie   (état de référence.

démarrer par un outil basique de type feuille de calcul sera préférable. tableaux. De plus ils comportent plus de données sur les matériaux. 4. Avec ces outils. éventuellement améliorations souhaitées etc. Pour les débutants. L'objectif guide aussi les principaux choix méthodologiques. ce qui signifie qu'il est souvent naturel d'utiliser un outil développé dans le contexte national pour lequel le support technique sera plus facilement accessible. Il existe aussi des outils détaillés plus généraux. Puisque ce guide s'adresse aux praticiens du secteur du bâtiment. Cette phase est importante puisque qu’elle joue sur l'interprétation des résultats et les possibilités de confronter les résultats à ceux d'une autre étude. Dans le chapitre 5. l'objectif de l'étude (puisque pour un objectif donné. certains outils peuvent être plus appropriés que d'autres). par exemple dans le fichier ENSLIC TEMPLATE (Annexe 1) qui présente un exemple. Le chapitre 5 fournit un exemple d'utilisation de cette procédure. D'un autre côté. Valider   (vérification des résultats en fonction des objectifs de l’étude. comme un élément du bâtiment ou un quartier. 24 . 4. respect des exigences initiales etc. et d'autres exemples peuvent être trouvés dans le rapport ENSLIC concernant les cas d'étude. Le choix de l'outil de calcul dépend d'exigences telles que le choix des indicateurs d'impact auxquels on s'intéresse. en précisant le contexte et les perspectives d’utilisationdes résultats.8. Mener les calculs   (essais et erreurs si les objectifs ne sont pas atteints)  9. Dans la pratique. L'annexe 3 propose une liste d'outils d'ACV adaptés aux bâtiments. vérification des  calculs. Ce guide et les exemples concernent l'ACV d'un bâtiment. Cependant.)  Toutes ces étapes devraient être documentées. en particulier les éventuelles simplifications. leur utilisation et l'interprétation de leurs résultats nécessitent une plus grande expérience et une meilleure compréhension de la méthodologie.1 Fixer l’objectif de l’étude Commencer par fixer l'objectif de l'étude. Chaque étape est commentée ci-après. analyses. la précision des calculs et la forme sous laquelle les résultats seront fournis. Mise en forme des résultats   (graphiques.)  10.2 Choisir un outil d’ACV Pour une utilisation pratique. l'outil doit être facilement accessible. voir par exemple la feuille de calcul nommée ENSLIC BASIC ENERGY & CLIMATE TOOL (Annexe 2). soit l'un des nombreux outils d'ACV existants destinés spécifiquement à l'étude des bâtiments. les outils avancés ne seront pas traités plus avant dans ce document. cette directive vous recommande soit d'utiliser un outil basique d'ACV simplifiée. l'utilisateur a plus de liberté dans le choix de certaines hypothèses. un exemple d'objectif est présenté. il est possible de les suivre pour appliquer l'ACV à un autre niveau d'échelle. tels que SimaPro et Gabi.

des hypothèses doivent aussi être formulées sur le nombre de voyageur. Plus la durée de vie est courte et plus les impacts de la phase de production (production des matériaux) sembleront importants. les hypothèses posées pour l'étude et les limites de l'objet étudié doivent être clarifiées. utilisation du bâtiment. de la fréquence des transports en commun. les durées de vie supposées et le type d'action à mettre en œuvre pendant et au-delà de ces périodes doivent être fixées. traitement ultérieur) Des hypothèses sur le comportement des occupants (normalement standardisé selon le type de bâtiment) • • Si le transport des utilisateurs du bâtiment est pris en considération. il faut formuler une hypothèse concernant chaque élément du bâtiment (démontage. une simplification peut consister à se limiter aux phases de production et d'utilisation. Les décisions prises à ce stade dépendent des données disponibles concernant les procédés qui interviennent à chacune de ces étapes. par exemple : • des hypothèses sur la maintenance. Les décisions importantes comprennent : • le choix d'une durée de vie du bâtiment – une durée de 50 ans est souvent retenue comme valeur par défaut puisqu'il est impossible de prévoir la durée de vie réelle d'un bâtiment. etc. etc. Enfin si un calcul en coût global est aussi réalisé.4 Fixer les scénarios pour la durée de vie Pour une durée de vie donnée (p. Pour chaque élément du bâtiment inclut dans l'étude. la définition des étapes du cycle de vie qui seront considérées dans l'étude – phase de production (production des matériaux de construction). Une ACV complète devrait couvrir l'ensemble de ces étapes. de l'âge et de la condition physique des usagers du bâtiment.3 Fixer les frontières du système étudié A cette étape. la consommation d'électricité spécifique doit-elle être incluse dans la consommation d'énergie du bâtiment ou non ? Quels éléments du bâtiment sont pris en compte ? • • 4. démolition. il faudra ajouter des hypothèses concernant l'évolution attendue des coûts. des possibilités d'accès aux transports en commun. La définition des caractéristiques du bâtiment à prendre en compte – par exemple. maintenance et rénovation. Cependant. Il est très important que ces informations soient claires et cohérentes pour que les comparaisons avec d'autres études soient rendues possibles. la fréquence et la distance parcourue pour chaque type de véhicule. ex. construction du bâtiment. la rénovation. La relation entre les impacts de la phase d'utilisation et la phase de production dépendent de ce choix. 50 ans). (étape de fin de vie) etc. 25 . Tester différentes durées de vie durant l'étude fournit souvent de précieuses informations. en pratique. Ces valeurs dépendent à leur tour des destinations. démolition. traitement des déchets. des scénarios d'évolution du bâtiment doivent être fixés.4. Si l'étape de fin de vie du bâtiment est prise en compte.

Dans les différents outils d'ACV. Dans la version actuelle des recommandations du groupe de travail 350 du CEN. Kg SO2-eq./MJ Kg Kg Pour pouvoir déclarer qu'une étude d'ACV a été réalisée. S'il existe déjà des objectifs environnementaux chiffrés pour le projet (par exemple fixés par la municipalité ou le client). MJ MJ M3 Kg Kg Kg. Pour permettre l'interprétation ultérieure des résultats. Tableau 3. Des indicateurs supplémentaires peuvent être trouvés dans le chapitre 2 « indicateurs environnementaux » du rapport d'état de l'art du projet ENSLIC. Kg CFC-11-eq. Kg C2H4-eq. les repères. Néanmoins. il peut être intéressant de comparer les résultats à ceux d'autres études ou à des valeurs de référence. les indicateurs à privilégier sont ceux présentés dans le tableau 3 ci-dessous. Une ACV doit donc au minimum intégrer : • • la consommation d'énergie durant la phase d'utilisation et durant celle de production des matériaux la contribution au réchauffement global Pour comparer un certain nombre de solutions alternatives. Dans le cas où l'ACV est réalisé dans le cadre du porjet de norme CEN prEN 15978.4.5 Définir les objectifs. il n'est pas toujours nécessaire de définir des objectifs chiffrés. etc. Kg PO4-eq. Les objectifs à atteindre pour les indicateurs retenus peuvent être exprimées en pourcent par rapport à une 26 . tous ces indicateurs doivent être inclus. différents jeux d'indicateurs sont souvent déjà sélectionnés. Kg. il est nécessaire de fixer des objectifs chiffrés. ceux-ci peuvent définir les indicateurs qui doivent être intégrés à l'étude. Les indicateurs sont sélectionnés ici. des valeurs de référence et des points de repère. les références. il faut qu'elle porte sur au moins deux étapes du cycle de vie et sur au moins l'un des indicateurs du tableau 3. Indicateurs environnementaux actuellement suggérés par le standard CEN 350 Indicateur Contribution à l’effet de serre Amincissement de la couche d’ozone stratosphérique Acidification des sols et de l’eau Eutrophisation Formation d’ozone troposphérique Production de déchets radioactifs Utilisation de sources d’énergie primaire renouvelable/non renouvelable Consommation d’eau potable Utilisation de ressources renouvelables ou non (autres que l’énergie primaire) Utilisation de ressources recyclées ou réutilisées Matériaux destinés au recyclage ou à la récupération d’énergie Composant destinés à être réutilisés Déchets toxiques ou non Unité Kg CO2-eq. dans tous les cas.

L'ACV peut aussi être réalisée pour elle-même afin de déterminer des niveaux raisonnables pour les objectifs du projet. La comparaison avec d'autres bâtiments requiert que ces critères soient respectés dans tous les cas. celui-ci fournit généralement ces données. C'est aussi possible avec certains outils d'ACV du bâtiment. Durant l'étape de conception du bâtiment. ex. tels qu'Equer. le nombre d'usagers. une estimation des coefficients de déperditions thermiques et des quantités de matériaux sont nécessaires dès les premières esquisses. 4. et les données sur les compositions. Même si le but de l'étude est l'exploration de diverses solutions non nocives pour l'environnement. etc. Dans l'outil simplifié ENSLIC BASIC ENERGY & CLIMATE TOOL. il est nécessaire de disposer de quelques données sur l'énergie et les matériaux mis en œuvre comme point de départ pour les calculs. de recommandations ou de valeurs cibles reconnues par la société. telles que quantités de matériaux de construction et consommation d'énergie et 2) les émissions induites par la production de ces matériaux et par la production d'énergie (ce qui est normalement fourni par l'outil d'ACV). les dimensions du bâtiment. soit évaluées par le biais de logiciels tels que Sketch-up ou Revit avec différentes solutions par défaut. selon le niveau d'avancement du processus de conception. les données concernant l'utilisation d'énergie ou de matériaux peuvent être soit estimées. Les données saisies à cette étape devraient être celles qui servent de cadre au calcul (elles peuvent être revues au cours de l'étude). du type de bâtiment etc.valeur de référence préalablement fixée. par exemple le type d'utilisation. 27 . de sécurité.6 Décrire le bâtiment A cette étape. Cette description inclut des informations à propos de la taille. Etude de cas hongroise : conception de maisons mitoyennes à Herend 4. les exigences en matière de qualité de l'air intérieur. le bâtiment étudié doit être décrit aussi précisément que possible. la quantité de matériaux. Celles-ci comprennent p. Les références à utiliser peuvent être issues d'autres études. La définition des donnés concernant l'équivalent fonctionnel est un enjeu d'importance : il s'agit de définir la fonction du bâtiment. le coefficient de déperditions thermiques et la consommation d'énergie sont estimés automatiquement dès que les caractéristiques du bâtiment ont été saisies. Si un outil dédié aux bâtiments est utilisé pour réaliser l'étude. des normes nationales en vigueur.7 Collecter et compiler les données Deux types de données sont nécessaires au calcul : 1) les données caractérisant le bâtiment. de confort thermique. Dans d'autres cas.

Afin de calculer les impacts environnementaux des bâtiments. L'incertitude sur les données d'entrée de l'ACV est une préoccupation majeure. Ces données peuvent aussi être remplacées par des données plus spécifiques au pays concerné par l’étude. Etude de cas suédoise : Conception d'un nouvel îlot résidentiel à Sollentuna – Stockholm L'outil basique ENSLIC BASIC ENERGY & CLIMATE TOOL comporte un jeu de données par défaut (données suédoises) qui peuvent être utilisées par le débutant pour démarrer. les fiches de déclaration environnementale (EPD) peuvent maintenant fournir la plupart de ces données. Pour les ACV simplifiées. par exemple. l'enjeu principal est leur qualité. La plupart des outils d'ACV sont fournis avec une base de données comprenant ce type de données d'émission. ces critères sont difficiles à respecter mais les données issues de bases de données vastes et largement reconnues sont au minimum documentées et leur niveau de qualité indiqué. où les données utilisées concernent un matériau spécifique du bâtiment ne possédant aucune fiche de déclaration environnementale (ce qui est encore le cas pour beaucoup de matériaux). En ce qui concerne les données du bâtiment. par exemple. la couverture géographique et technologique. la précision. Ceci n'est fait qu'une seule fois et les données sont stockées pour une utilisation future. La transparence sur l'origine 28 . Dans le cas. exigences portant notamment sur l'ancienneté. l'exhaustivité et la représentativité. La norme ISO 14040 fixe les exigences concernant cet aspect. l'enjeu principal est de rassembler suffisamment de données pour que l'étude soit représentative du cas étudié. cependant si l'on à besoin de données pour un point spécifique ou si l'on souhaite utiliser des données nationale plutôt qu'européennes. En ce qui concerne les données d'émission. le plus important est d'indiquer ce défaut et la source effectivement utilisée afin de rendre une vérification possible. ces informations doivent être spécifiquement collectées. il faut aussi disposer de données concernant les émissions induites par la production. l'utilisation et la fin de vie des différents matériaux du bâtiment et par la production d'énergie. Leur nombre ne cessant de croître.

les résultats sont approximatifs. Dans une ACV détaillée. A ce faible niveau de précision. les résultats doivent être mis en perspective. les résultats devraient être examinés par un relecteur extérieur et ce point est particulièrement important si les résultats doivent être 29 . L'outil basique ENSLIC BASIC ENERGY & CLIMATE TOOL calcule automatiquement l'indicateur de changement climatique en CO2-équivalent après que les données concernant les matériaux et l'énergie aient été saisies. les calculs peuvent être menés. Dans une ACV complète. Les développements de bases de données d'émissions sont constants. 4. mais permettent bien d'autres possibilités concernant la présentation des résultats. d'après le standard ISO. L’annexe 4 fournit une liste des bases les plus couramment utilisées. Si l'outil utilisé pour une ACV comparative est un outil simplifié. Il devrait permettre un examen critique. les conclusions ne peuvent pas se dessiner clairement si les différences entre deux variantes sont inférieures à 20%. l'important est de mettre en évidence la transparence des résultats et des calculs sous-jacents. et pousse à l’usage de meilleures données. Rassembler les données d'entrée utilisées pour le calcul en un même endroit – comme sur le document ENSLIC TEMPLATE – est le gage de la transparence du document. L'utilisateur d'un outil dédié aux bâtiments aura à sa disposition différentes options de mise en forme. compte tenu de l'objectif de l'ACV. la comparaison entre bâtiments et la pondération des résultats. Ce n'est donc pas pertinent pour comparer des bâtiments uniques. 4. La façon donc ils doivent être présentés dépend de l'objectif de l'étude et du public à qui ils sont destinés. Pour un rapport destiné à aider une prise de décision. puisque les résultats ne donnent qu'un ordre de grandeur des impacts calculés.des données facilite l'analyse des incertitudes et des résultats obtenus.9 Mise en forme des résultats Les résultats de l'ACV peuvent être mis en forme de différentes manières. Le rapport ENSLIC sur les cas d'étude fournit quelques exemples de mise en forme de résultats selon différents objectifs. Les outils plus détaillés orientés bâtiment calculent aussi automatiquement les impacts. Cet outil permet aussi de tester différentes valeurs pour la consommation d’énergie et pour les matériaux utilisés et ainsi de comparer les résultats obtenus sur l'indicateur de changement climatique.8 Réaliser les calculs Une fois que toutes les hypothèses sont posées. tous les indicateurs pertinents doivent bien entendu être présentés pour toutes les variantes de conception envisagées. 4. le cadre de l'étude délimité et que les données d'entrée ont été collectées.10 Valider – Contrôle des résultats Pour terminer. le calcul de nombreux indicateurs.

30 .présentés au public. un exemple simplifié décrit la manière dont la procédure pas-à-pas de la section 4 peut être mise en œuvre. 1. Les calculs simplifiés sont purement destinés aux intervenants du processus de conception du bâtiment. par exemple pour apporter des éléments au cours de ce processus. ainsi que d’évaluer le coût global d'une maison individuelle de 120 m2 sur une période de 50 ans. Le bâtiment utilisé en exemple 5. 2. utilisés comme argument commercial. Choisir un outil d’ACV L'outil basique ENSLIC BASIC ENERGY & CLIMATE TOOL sera utilisé puisqu'il fournit une rapide évaluation des indicateurs qui nous intéressent (en testant différentes quantités d'énergie et de matériaux utilisés et en comparant les émissions de CO2 obtenues). Exemple pour l’utilisation de ce guide Dans la présente section. Les résultats d’ACV et d’ACG peuvent servir de base à la prise de décision pour la conception de la maison. L'étude de sensibilité réalisée en faisant varier successivement différents paramètres fournira des indications sur la robustesse d'un résultat. Fixer l’objectif de l’étude Le but de l'ACV est de quantifier la performance environnementale en termes de consommation énergétique et d’émissions de gaz à effet de serre. présentant une demande en énergie finale inférieure de 50 % aux exigences de la réglementation suédoise et d’émissions de gaz à effet de serre réduites sur l'ensemble du cycle de vie. etc.

équipements et composants mineurs du bâtiment sont exclus pour deux raisons : ils constituent en effet une faible part des émissions de gaz à effet de serre. 4. Les revêtements. L’ACG inclu les coûts de contructions et ceux liés aux consommations d’énergie pendant la phase d’usage. Le bâtiment doit satisfaire les exigences de la réglementation thermique suédoise.an. sont fournis dans le tableau 4 ci-dessous. Les données d'émission sont issues de l'Institut Suédois pour la Recherche sur l'Environnement (pour l'énergie) et de déclaration des fabricants de matériaux. Une maintenance normale est supposée mais n'est pas comptabilisée dans cette étude. les références. la consommation d'énergie ne comprend pas la consommation d'électricité spécifique. donc n’intervenant pas dans le processus de décision. les caractéristiques des fenêtres (valeurs de U) etc. Les matériaux principaux composant les différents éléments du bâtiment. 7. grenier. Réaliser les calculs Dans cet exemple. Fixer les scenarios pour la durée de vie On considère un fonctionnement régulier durant toute la durée de vie du bâtiment. Le bâtiment est situé à Stockholm. Définir les cibles. les repères Les objectifs de l'exemple sont : une consommation d'énergie maximale de 55 kWh/m2. le but de l'étude était d'utiliser l'ACV pour concevoir une maison satisfaisant des cibles en termes d'énergie et d'émissions de CO2. un coût global restant dans la limite de 5% supérieur à celui d’un bâtiment standard. On suppose un comportement normal et régulier des occupants. une contribution au changement climatique inférieure à 10 kg CO2équivalents/m2. On doit donc ici tester différentes variantes de conception et d'équipement à l'aide de l'outil ENSLIC BASIC 31 . 5. Durant la phase d'utilisation.3. La production des matériaux de construction est comprise dans la phase de production. le type et les épaisseurs des matériaux mis en œuvre ont été tirés des plans. mais le prix de l’énergie est supposé augmenter d’avantage que l’inflation moyenne. moins rigoureuses que les fiches de déclaration environnementale (pour les matériaux). Le coût global est évalué en valeur actuelle nette. Décrire le bâtiment Les dimensions intérieures du bâtiment sont de 6 m par 10 m. Les matériaux du bâtiment pris en compte sont les principaux matériaux mis en œuvre dans les éléments de base du bâtiment : dalle.an (hors électricité). toiture et fenêtres. La température intérieure en hiver est fixée à 22°C. Collecter et compiler les données Les dimensions du bâtiment. Les coûts ne sont pas considérés et par conséquent aucune hypothèse n'est formulée pour le calcul du coût global. La maison est prévue pour accueillir 4 occupants. er leurs caractéristiques peuvent être considérées comme constantes pour toutes les alternatives comparées. murs extérieurs et intérieurs. Les autres phases de la vie du bâtiment ne sont pas étudiées. 6. Fixer les frontières du système étudié Le bâtiment de référence a une durée de vie de 50 ans. Aucun scénario de fin de vie n'est imaginé puisque cette phase est exclue de l'étude. 8. étant supposée identique dans toutes les variantes comparées.

Electr Wood stove for 20% sp heat Basement EPS 100 Concrete 100 Wood + EPS 100 Roof Concrete 100 Steel sheet Min wooll 150 Gysum +Min wool 300 Slabs Concrete 100 Wood Exterior walls Brick EPS 50 Min wool 150 Gypsum +Min wool 150 Windows 3 layer U=1.2 8.5 Int. Le tableau 4 résume cette partie. le tableau de résultat devrait indiquer chaque action proposée (comme le tableau 5).yr CO 2/m 2. Actions appliquées successivement pour atteindre les cibles de consommation d'énergie et d'émissions de CO2 pour une maison individuelle neuve située en Suède et initialement conçue pour être en conformité avec la réglementation thermique suédoise Actions to decrease energy use and CO 2 emissions 0 Start 1 2 3 4 5 6 7 8 Increase insulation Decrease window size Recover ventilation heat Install solar collectors Change brick to timber Ch concr. Mise en forme des résultats L'outil ENSLIC BASIC ENERGY & CLIMATE présente les principaux résultats sous la forme du tableau 5.7 9.7 14.9 1. En France au contraire.7 7. 32 . Afin de fournir un résultat transparent. walls Wood 100 Glass area/ Floor area Ext.ENERGY & CLIMATE TOOL. 9. Il montre les résultats obtenus après chacune des actions présentées dans le tableau 4.5 Ext.5 85% 50% A noter que ces actions sont valables pour les climats suédois. Tableau 4. water heat recovery by solar Kg equiv kWh/m 2. door area /Floor area Hot Vent. slabs to timber Ch to CO2 free prop. on aura souvent intérêt à augmenter l’ouverture solaire et l’inertie thermique de la maison.yr 23 18.7 21% 21% 13% 5% 0% 0% 107 86 83 68 55 55 55 0.6 9.2 17. pour vérifier si les valeurs cibles peuvent être atteintes. doors Wood U=2.6 10.

1 6.1 7.0 0.3 6.2 0. Durée de vie supposée du bâtiment ENERGIE CONSOMMEE DURANT L’UTILISATION % kWh/m2. Ce qui intéresse particulièrement le destinataire de l'étude doit être spécifiquement mis en avant et présenté de manière claire et concise.0 4.yr 30 35% 15 18% 0 0% 45 53% 15 25 3 13 40 85 55 18% 29% 3% 15% 47% 100% 65% kg equiv CO2/m2.0 1.5 6% 0.1 % 12% 0% 0% 12% 0% 49% 6% 15% 70% 82% 70% 50 Usages domestiques d’électricité Consommation électrique liée au bâtiment Climatisation Total électricité Total électricité sans les usages domestiques Chauffage Ventilation Eau chaude sanitaire Total Chauffage Consommation d’énergie totale Consommation d’énergie totale sans l’électricité à usage domestique MATERIAUX kg/m2 Murs extérieurs incluant portes et fenêtres Grenier Sous-sols Dalles Murs intérieurs Total matériaux utilisés 56 18 157 15 12 258 kg equiv % CO2/m2.2 61% 0.Tableau 5.6 7% 0.6 % 7% 2% 6% 2% 2% 18% Impact annuel total Impact annuel total sans l’électricité à usage domestique 8. Les résultats devraient être accompagnés d'un rapport détaillé.7 100% 88% Il y a évidemment de nombreuses façons de présenter les résultats d'une ACV. les résultats doivent être accompagnés d'une étude de sensibilité sur les principaux paramètres de manière à démontrer la fiabilité des conclusions.0 0.1 5% 0. 10. Valider De préférence. Résumé des consommations annuelles spécifiques d'énergie et des émissions de CO2 pour une maison individuelle de 120 m2 lorsque les cibles ont été atteintes.1 100% 1. Ceci n'est pas fait dans notre exemple où les calculs sont beaucoup trop approximatifs et doivent être affinés dans une étude future. L'objectif de cet exemple est surtout d'illustrer la procédure.yr 1.yr 22% 0.7 7.5 1.0 0. 33 .

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Contenu principal de l'outil basique ENSLIC sur l'énergie et le climat 3. Bases de données d'inventaire 5. Commentaires additionnels concernant le livrable D3. Outils d'ACV pour le bâtiment : exemples 4. Catalogue d'exemples pour la production de résultats 35 .2-4 6.Annexes 1. Modèle pour le guide ENSLIC 2.

 Assessment  3. son cadre et l’usage prévu de cette  dernière)  2  Choisir un outil d’ACV  (Basique. tableaux.)  36 .)  6  Décrire le bâtiment   (Nom. de chaleur etc. consommation d’énergie. Targets  4. source d’énergie. Validation  des calculs. Assessment  2.)  b) Données concernant le bâtiment.  8  Réaliser les calculs   (essais et erreurs si les objectifs ne sont pas atteints)  Feuille  2.Annexe 1. par exemple quantités de  matériaux. Data input  6.)  7  Collecter et compiler les données  a) Données environnementales qui ne sont pas déjà fournies par l’outil  (émissions par unité de masse. Building  5.)  5  Définir les objectifs. étapes du cycle de vie. Valeurs  nationales ou moyennes européennes. éléments étudiés. taille.  recyclage des  matériaux. appauvrissement. etc. coûts de développement  etc.  souhaitées etc. Result pres. Assessment  2.)  4  Fixer les scénarios pour la durée de vie   (état de référence. Le modèle ENSLIC (voir la feuille Excel spécifique) Feuille 1   Etape      1  Fixer l’objectif de l’étude   (défini par le but de l’étude. Assessm. respect des exigences initiales etc.  (impacts. orienté bâtiment.)  10  Valider   (vérification des résultats et fonction des objectifs de l’étude. etc. type. etc. Assessment  2. remise à niveau périodique. les références. Res 9  Mise en forme des résultats   (graphiques. objectifs. données  nécessaires. éventuellement améliorations  7. avancé)  3  Fixer les frontières du système étudié   (Durée de vie. les repères etc. localisation géographique etc. consommation d’énergie. etc. vérification  8. analyses. Data input  (and  documented  separately)  5.

Scenarios The end of life including:(demolition.. 4. water use. electricity for building operation Type Design life. waste production & commissioning Available infrastructure Occupants behaviour in operation stage Building’s location and its influence on user transportation Other scenarios assumed Data sources Building data Environmental data Verification Sensitivity analys Expert control Life Cycle Cost Construction Maintenace Test Enslic group MG Enslic basic 081215 50 district heating. but very good location nearby underground station Skanska. disposal) Building operations that affects energy. Purpose of assessment Client for assessment Assessor 2. deconstr.Feuille 2. INFORMATIONS CONCERNANT L’ANALYSE CEN 350 CEN 350 CEN 350 CEN 350 Enslic CEN 350 CEN 350 CEN 350 Enslic CEN 350 Enslic Enslic Enslic Enslic Enslic Enslic Enslic Enslic 1 2 3 4 5 6 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 1. district heating. System boundaries Design life or reference time. tel IVL & Swedish Energy Agency 37 . sewage. yr Assessed energy for operation Assessed building elements Load bearing structure Roof External walls including windows Interior walls Installations Finsihing surfaces …….   yr Maintainance CEN 350 19 CEN 350 20 CEN 350 21 CEN 350 22 CEN 350 23 24 Enslic Enslic CEN 350 Enslic Enslic CEN 350 Enslic Enslic 25 26 27 27 29 30 Not assessed Normal Electricty. building. advanced etc) Assessed life cycle stages Period of assessment 3. Carl Jonsson. Assessment tool used Type of tool (basic. waste recycling Normal Not assed. water. recycling.recovery.

5 2249 Conforming to Swdish regulations regarding space need. MJ/m2 11 Use of renewable primary energy. MJ/m2 7 Energy 8 Use of energy (excluding user el. shops etc) Site area. indoor environmental External Concrete Steel Walls Concrete & EPS Internal Concrete resp. MJ/m2 12 Use of non renewable primary energy. floor height etc FUNCTIONAL EQUIVALENT Floor area . MJ/m2 Water 13 Use of freshwater resource. kg/m2 Other 21 Other 1 22 Other 2 32 Other 3 Feuille 4 INFORMATION SUR LE BATIMENT CEN 350 Enslic Enslic Enslic Enslic CEN 350 Enslic Enslic Enslic CEN 350 Enslic CEN 350 CEN 350 CEN 350 CEN 350 CEN 350 Enslic Enslic Enslic Enslic CEN 350 Enslic Enslic CEN 350 Enslic Enslic CEN 350 Enslic CEN 350 CEN 350 CEN 350 BUILDING INFORMATION 6. TMR. kg/m2 20 Hazardous waste.). MJ/m2 10 Bought energy. gypsum Windows Roof Doors District heating. m2 Volume. kg/m2 15 Use of recycled/reused resource kg/m2 14 CEN350 CEN350 CEN350 CEN350 16 Material for recycling. kg/m2 Waste CEN350 CEN350 19 Non hazardous waste. kg/m2 CEN350 18 Material for energy recovery. heating and cooling Energy supply Lighting system Operating schedule ventilation. kg/m2 5 Formation of ground level ozone.). Sweden Construction start: Spring 2007.Feuille 3. Finsihed: Spring 2008 Residential/32 apartments Garage places 14 Storey hight 8 2. Sweden Svenska bostäder Skanska South Stockholm. m3 Design number of building occupants Time period of consideration. Environmental targets Impact category Enslic Enslic Enslic Enslic Enslic Enslic Enslic Enslic Enslic Enslic CEN350 CEN350 CEN350 CEN350 Stage  I Materials Target Ref Stage  II Transports Construction Target Ref Target Ref Operation T arget Stage  III Maint. m2 No of floors. m3/yr Resources Use of renewable resource (other than primary energy). heating and cooling Year of commissioning Year(s) of refurbishment Power and communication systems Grönskär. Building description Building owner & manager Architect/contractor Location (address) Construction / refurbisment period Type/Main use Additional Space (garage. kg/m2 6 Radioactive waste (Swed. A heat pump on exhaust air 38 . kg/m2 4 Eutrophication. kg/m2 Use of non renewable resource (other than 17 primary energy). m2 Reference area. Stockholm. yr Occupancy (period and pattern of use) Regulatory requirements TECHNICAL INFORMATION Materials Bearing structure Walls Slabs Roof U-values HVAC & hot water service system Air change rate Operating schedule ventilation. mix 2007). materials Target Ref Stage  IV End-of-life Target Ref Total Target Ref Ref 1 Contribution to global warming. kg/m2 2 Destruction of the stratospheric ozone layer. MJ/m2 9 Use of energy (including user el. OBJECTIFS ENVIRONNEMENTAUX Enslic 5. 3 Acidification of land and water.83 Gross area 2607 94 50 2893 Net area Heated area 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 Parking places Room hight 2607 Letable ar 22 2.

day 1 956 13 692 3 960 10 68 3 960 1 369 124 867 4 2 461 2 347 821 22 069 13% 24 938 50 24 938 100 Lorry l/m2.yr 4 038 8% 4 361 50 4 361 500 Lorry l/yr 4 541 4% 4 723 50 4 723 500 Lorry 991 4% 1 031 50 1 031 500 Lorry 64 13 867 71 710 85 641 12% 95 918 50 95 918 100 Lorry 9 316 56 60 688 9 372 0% 9 372 30 15 620 500 Lorry 60 688 12% 67 971 25 135 941 500 Lorry COST Specification Erection Maintain.Feuille 5 DONNEES D’ENTREE 7. yr During ref time 2 728 295 Transport. Energy Waste Yearly Water Cleaning Su m W M in . Mix Free Stockholm district heat Stockholm district heat Stockholm district heat 50 years oo l Po ly et en yp su m G ty re n oo d St ee l la ss Foundation 123 687 1 053 656 Slabs 667 952 External walls Windows External doors Roof Attic 198 648 459 080 Internal walls Fixed carpentry Sum 2 503 023 Losses. km Carrier WATER USE Potable water 50 Lorry l/pers.% transp. electricity Bought energy Bought energy excl. Kg w G C S 127 146 1 067 416 676 739 9 316 124 16 328 200 995 592 299 0 2 690 363 39 . prodduction Bought electricity Heat use Electricity for heat pump Space heating from heat pump Space heating fr distr heating Space heating from fuel Hot water from electricity Hot water from district heating Total heat use Solar panels Bougth heat excl. yr 7 32 39 0 0 39 2 kWh/ user. BUILDING MATERIALS Building reference time on cr et e Clear energy use kW h/yr 18 387 84 096 102 483 0 0 102 483 kWh/ m . housh electr. Use.yr 196 895 1 090 0 0 1 090 MJ/yr 66 193 302 746 368 939 0 0 368 939 Kind Swedish Mix Swedish Mix Swedish Mix Swedish Mix 45 167 112 918 58 166 0 0 79 891 296 142 0 138 057 285 707 201 611 17 43 22 0 0 31 114 0 53 110 77 481 162 601 1 201 406 503 619 209 398 0 0 0 0 850 287 608 3 150 1 066 109 0 0 1 469 497 005 3 039 1 028 545 2 145 725 800 Sw. service life. & site 9% 2 728 295 Total Maintenance and reparation 50 Est. Data collection ENERGY U SE Electricity use Property electricity Household electricity Total electricity use Solar cell production Other renewable electr.

) E nslic Bought energy CEN350 Use of renewable primary energy CEN350 CEN350 4590 550 435 395 4 590 550 435 395 Use of non renewable primary energy Water CEN350 Use of freshwater resource Resources Use of renewable resource (other than CEN350 primary energy) Use of recycled/reused resource CEN350 Material for recycling CEN350 CEN350 CEN350 kg/m2 kg/m2 kg/m2 TMR kg/m2 MJ/m2. of the stratosph.yr MJ/m2. mix 2007) Energy E nslic Use of energy (excluding user el. ozone layer CEN350 Acidification of land and water CEN350 CEN350 CEN350 Eutrophication Formation of ground level ozone Radioactive waste (Swed.Relative Target mark Contribution to global warming CO 2 eq CFC-11 eq SO2 eq PO4 eq C2H 2 eq kg/m2 kg/m2 kg/m2 kg/m2 kg/m2 MJ/m2 MJ/m2.  reinforced Life  time Amount MJ  years 497 005 531 540 Sum 67 971 9 372 95 918 1 031 4 723 24 938 24 938 2 728 295 50 50 50 50 50 50 50 50 Potential  Impact 219 228 906 208 416 834 427 645 740 20 391 300 5 670 060 103 783 276 1 993 954 2 796 016 44 963 214 13 965 280 360 134 940 553 698 040 981 343 780 Unit Ratio g  eqv  CO2 22% g  eqv  CO2 21% g  eqv  CO2 g  eqv  CO2 g  eqv  CO2 g  eqv  CO2 g  eqv  CO2 g  eqv  CO2 g  eqv  CO2 g  eqv  CO2 g  eqv  CO2 g  eqv  CO2 g  eqv  CO2 2% 1% 11% 0% 0% 5% 1% 37% 56% 100% OPERATING  ENERGY BUILDING  MATERIALS Sum Both Energy &  Materials 40 .yr MJ/m2. yr Impact category Reference area Designed no of users Impact total Impact  relative Impact relative Gronskar 50 Climate change 2  607 m2 heated  area 94 981 344 kg  CO2  equiv 376 kg  CO2  equiv  per m2 10 440 kg  CO2 equiv  per user r y   0 5   r e p .yr m 3 50 212 376 500 Destr.yr MJ/m2. v i u q e   2 O C   n o T 450 400 350 300 250 200 150 100 50 0 SUMMARY OF CALCU LATIONS Type District heating  ‐ Stockholm Electricity  Swedish  mix Gypsum Glass Steel Polyeten Mineral wool EPS Wood Concrete.yr kg/m2 kg/m2 Use of non renewable resource (other than primary energy) Material for energy recovery Waste CEN350 Non hazardous waste CEN350 Hazardous waste Feuille 7 PRESENTATION DES RESULTATS (Exemple) 9.yr MJ/m2.Feuille 6 RESULTATS DE L’ANALYSE 8. Result  presentation BASIC IMPACT CALCULATION Building: Building life time.) E nslic Use of energy (including user el. Assessment ISSUES Production Impact category CEN350 CEN350 Indicator Unit Life tim e Stage I Stage II Transport (Enslic) Construction Stage III Normal use (Enslic) 164 Maintenance & repair Stage IV End of life Total Bench.

Feuille 8 VALIDATION (exemple d’approche) 10. % CO2 eq 20% LCI data +‐ . Validation Sensitivity analysis Electricity Heat Building material 1 Building material 2 Building material 3 Building data +‐ . % CO2 eq Other assessment tool Electricity Heat Building material 1 Building material 2 Building material 3 External expert Methodology Electricity Heat Building material 1 Building material 2 Building material 3 Conclusion General Method Result 41 .

7. etc. fournies dans la base de données Résumé des résultats . zone. 5. 11. 10. sources Emissions liées à la production des matériaux facteurs de caractérisation issus du GIEC Destiné aux essais/erreur pour l’énergie & CO2 Optimisation 42 . Contenu principal de l’outil ENSLIC BASIC ENERGY & CLIMATE TOOL L'outil est constitué des éléments suivants : 1. etc. 4. 3. 8. architecte. adresse. 2. Illustration Informations générales sur le bâtiment Dimensions Construction Utilisation d’énergie/émissions de CO2 Matériaux Données sur les matériaux Résultats Emissions liées à l’énergie Emissions liées aux matériaux Potentiel de Réchauffement Global Explorer Brève explication de comment utiliser l’outil Propriétaire.énergie et matériaux Emissions spécifiques des diff. 9. Dimensions de l’enveloppe Matériaux et épaisseurs concernant l’enveloppe Calculés quand les sources sont renseignées Emissions de CO2 associées calculées Densités. 12.Annexe 2. 6.

ch/ Outils d’ACV généralistes Boustead: www. Outils d’ACV Outils d’ACV pour le bâtiment .htm SimaPro: www.com Ecoscan: www.nist.co.athenaSMI.ivv.nl http://envestv2.fi/rte/esitteet/ymparisto/lcahouse.exemples Nom ATHENA BECOST BEES ECOEFFECT ECO-SOFT ECO-QUANTUM ENVEST 2 EQUER GREENCALC LEGEP OGIP Pays Canada Finland USA Sweden Germany.leidenuniv.bre.gabi-software.pre.html http://www.pre.com Umberto: www.cit.ibo.ca http://www.nl Euklid: www.greencalc.ogip.umberto.vtt.kcl.html http://www.ekologik.uk/ http://www.sinum.uk Eco-it: www.legep.com LCAit: www.gov/oae/software/bees.ecoquantum.htm http://www.chalmers.fi/eco Gabi: www.fr http://www.bfrl.Annexe 3.co.de/ http://www.com http://www.fhg.boustead-consulting.ecobilan.ecoeffect.com/pack/lca_software.pwcglobal.se Miet: www. Austria Netherlands UK France Netherlands Germany Switzerland URL http://www.de 43 .izuba.se http://www.de KCL Eco: www.nl Team: www.nl Ecopro : www.at/de/ecosoft.ind.nl/cml/ssp/software Pems: www.tno.piranet.com Wisard: www.

europa.Annexe 4.eu/lcainfohub/datasetArea.ec.ecoinvent.de 44 . Bases de données d’inventaire Nom European Reference Life Cycle Database (ELCD) Ecoinvent Gemis URL http://lca.jrc.ch Gemis: www.gemis.vm www.

et puisque qu’il n’existe pas de consensus sur un jeu d’indicateurs particulier à utiliser. le choix des indicateurs sera lié au choix de l’outil. Dans ce projet en particulier le calcul d’indicateurs concernant le potentiel de réchauffement global (GWP) et la demande en énergie a été recommandé comme base de l’ACV. Dans la plupart des études de cas présentées dans le projet ENSLIC la consommation en énergie primaire.2) Les recommandations concernant le choix des indicateurs d’ACV émises dans le projet ENSLIC sont principalement liées à un processus de choix d’outil. qu’il intervienne au début ou à la fin du cycle de vie ? Commet considérer le stockage de CO2 ? Comment gérer les différents niveaux de qualité des données disponibles ? 45 . un autre point est ici fait. en lien avec les autres livrables du WP3 du projet ENSLIC. Il n’est donc aujourd’hui pas possible d’élaborer des recommandations plus détaillées sur le choix des indicateurs. Recommandations concernant des aspects spécifiques de l’ACV (D3. un certain nombre d’autres indicateurs devront être pris en compte et calculés. Le processus de sélection d’indicateurs recommandés est aussi lié au but de l’étude. Dans l’exemple exposé dans ce document.Annexe 5. Nous conseillons ici aux utilisateurs débutants de l’ACV de se concentrer sur les émissions liées au changement climatique comme base de calcul. Il existe d’autres sources permettant de trouver d’autres indicateurs pouvant être utilisés : le manuel Système de Référence International sur les Données de Cycle de Vie (ILCD) concernant les méthodologies d’analyse (European Comission Joint research Center. exprimée grâce à l’indicateur CED (Cumulative energy Demand) a été analysée.2-4 En plus des recommandations déjà émises dans ce guide.3) Les spécificités de l’ACV appliqués aux bâtiments incluent : Comment affecter le recyclage. Une sélection des indicateurs les plus couramment utilisés dans les outils d’ACV des bâtiments dans le rapport d’état de l’art du WP2 du projet ENSLIC (Peuportier & al. Recommandations sur les choix des indicateurs à utiliser dans le secteur du bâtiment (D3. Les différents outils existants tendant à couvrir un éventail varié d’indicateurs. les objectifs environnementaux ont été définis par le client. Il était dans ce cas pertinent de limiter le calcul à ces deux indicateurs. Malgré tout si le but de l’analyse est d’avoir une approche plus holistique des impacts sur l’environnement. et sur les indicateurs liés sont en cours (Finnveden & al. 2009) et les recommandations du CEN TC 350 (2008) concernant les indicateurs notamment. 2008). Au cours du projet est apparu de façon claire l’intérêt pour les praticiens du bâtiment d’utiliser un outil spécifiquement adapté à l’ACV du bâtiment plutôt qu’un outil généraliste comme SimaPro ou Gabi. Le choix de l’outil dépendra dans ce cas plus particulièrement de la disponibilité existante sur le marché national. Commentaires supplémentaires concernant le livrable D3. 2009). Des travaux sur l’analyse d’impact dans le cadre de l’ACV. et sont focalisés sur les émissions de gaz à effet de serre et sur la consommation d’énergie.

Le problème devra donc être intégré dans d’autres initiatives de recherche afin de progresser vers des approches harmonisées et recommandées.4) La communication des résultats doit se faire en fonction du public auquel ils sont destinés.L’objectif principal du projet ENSLIC aura été de promouvoir une analyse en cycle de vie vis-à-vis des praticiens du bâtiment et de la construction. Une discussion concernant la qualité des données est incluse dans le guide de procédure. afin d’assurer une transparence raisonnable. Low Resources comsuption buildings and constructions by use of LCA in design and decision making) cherchera à approfondir la question. En ce qui concerne la qualité des données. comme c’est le cas dans la méthode CML. Low Resources comsuption buildings and constructions by use of LCA in design and decision making) cherchera à minima à approfondir la question du bois. En ce qui concerne le stockage de CO2. Le fichier Excel ENSLIC TEMPLATE donne un exemple du minimum d’informations que nous recommandons de fournir. dans le paragraphe “collecter et compiles les données”. considérant que ces considérations restent complexes pour des débutants en ACV. Dans ce projet cette question a été souvent ignorée. mais de chercher à utiliser des données locales pour la production locale de chaleur ou l’usage et la production d’électricité. Le guide ENSLIC pousse à documenter au maximum les données et hypothèses utilisées. L’outil simple d’essais/erreurs permet d’obtenir une visualisation compréhensive des résultats obtenus en fonction des choix effectués dans une phase amont de conception. La question du recyclage est complexe et il n’existe pas de consensus sur la méthode à utiliser dans les calculs. Puisque l’importance de ce phénomène n’a pas été clairement établie.En ce qui concerne le recyclage. L’outil basique d’ENSLIC constitue aussi une tentative de communication à destination des praticiens.6). Le projet FP 7 en cours (LoRe-LCA. en fonction des conditions dans lesquels le béton est utilisé dans le bâtiment. L’absorption de CO2 dans le béton au cours de la durée de vie du bâtiment représente un autre point de débat. Recommandations concernant la communication des résultats d’ACV (D3.Ce projet a permis l’émergence d’une conclusion générale sur ce sujet : il est dans la plupart des cas pertinent d’utiliser des données Ecoinvent en ce qui concerne la production des matériaux. et de comment elles affectent la performance 46 . afin de promouvoir une grande transparence et des possibilités de discuter et débattre des résultats. afin de leur montrer que la méthodologie d’ACV peut être adaptée et peut fournir des informations importantes dans un cadre de planification et de conception. Il est malgré tout fortement recommandé de n’utiliser ce type d’outil que dans une démarche interne de meilleure compréhension des mesures prises. Ou 2) il peut est simplifié. considérant que le CO2 sera relâché à un moment ou à un autre. en ne tenant pas compte du CO2 stocké dans les matériaux de construction en bois. et des sujets qui devraient au minimum être abordés et documentés au cours d’une ACV. ainsi que de les comparer avec d’autres ACV. La seconde alternative est celle choisie dans l’outil élaboré dans le projet ENSLIC (ENSLIC BASIC ENERGY & CLIMATE TOOL). Il est néanmoins possible de conclure qu’il existe différentes façons de traiter ces problèmes dans les différents outils d’ACV du bâtiment existants.3. Le projet FP 7 en cours (LoRe-LCA. Ces besoins de base en ce qui concerne la qualité des données sont décrits dans la norme ISO 14041:1998 55.Il existe deux principales méthodes de traiter cette question : 1) il peut être modélisé. cet aspect n’a pas été pris en compte dans les études de cas du projet ENSLIC. à l’attention de ceux qui voudraient analyser les résultats de l’ACV.

les utilisateurs doivent être conscients que cet outil n’effectue pas une ACV complète. L’Annexe 6 compile des exemples de graphiques de résultats tirés des études de cas menées dans le projet ENSLIC. puisque de nombreuses simplifications sont faites et qu’un seul indicateur (les émissions de CO2eq) est calculé. où ont été utilisés d’autres outils d’ACV du bâtiment. 47 .environnementale du bâtiment. Les études de cas et les feuilles Excel ENSLIC TEMPLATES et ENSLIC BASIC ENERGY & CLIMATE TOOL fournissent nombre de tableau de présentation des résultats et d’informations liées aux données. afin d’émettre les conclusions qui peuvent être tirées de l’analyse. Naturellement. Il existe évidemment de nombreuses façon de présenter les résultats de l’ACV.

appelé External Load Index. et certains argumentent contre l’usage de cette pondération dans l’interprétation des résultats d’ACV. Internal load number alt. Av. 48 . Résultats généraux agrégés pour le bâtiment La plupart des décideurs préfèrent obtenir des informations résumées et tendent à demander des résultats agrégés. Dans cet outil l’indice est calculé en tenant compte de la qualité de l’environnement intérieur et extérieur proche du bâtiment. Catalogues d’exemples de présentation des résultats Suivent quelques exemples de graphiques de résultats venant des études de cas du projet ENSLIC. Ceci implique que si l’ACV couvre plusieurs indicateurs et catégories d’impacts. user satisfaction. Ceci permet une possible optimisation et de possible compromis en ce qui concerne ces deux aspects. Néanmoins ce principe de pondération est décrié. ainsi que d’autres outils utilisés par les partenaires du projet. et des poids considérés pour chaque catégorie d’impact. Pour chaque exemple l’origine de l’exemple est précisée entre parenthèses. une pondération est nécessaire afin d’effectuer cette agrégation.% The evaluated building Other buildings 50 60 70 80 90 100 0 1 2 3 4 5 External load index EXTERNAL ENVIRONMENT Les résultats de l’ACV des matériaux et des usages d’énergie sont pondérés et agrégés en un seul indice. Si une pondération est effectuée il est fondamental d’expliquer les bases de la méthodologie utilisée. Exemple 1 (L’outil suédois EcoEffect) IN-/OUTDOOR ENV.Annexe 6.

cost. Exemple 3 (L’outil français Equer utilise le diagramme radar dans les études de cas françaises) 49 . Life cycle costs Increased env. par pondération. Ressources). Déchets. possédant chacun leurs avantages et inconvénients. les deux approches les plus courantes sont les diagrammes radar ou les histogrammes.Exemple 2 (L’outil suédois EcoEffect) Much better Better Equally good Worse Much worse Building “A” compared with Reference values Energy use Material use Indoor Outdoor Emissions Waste Resources Emissions Waste Resources Ill-health Discomfort Ill-health Discomfort Bio diversity Bio productivity Current price rel. Résultats généraux non-agrégés pour le bâtiment Si la volonté est d’éviter la pondération des différentes catégories d’impacts mais de néanmoins obtenir tous les résultats dans un seul graphique. Les résultats d’ACV concernant différentes catégories d’impacts sont agrégés ici dans trois catégories d’impacts plus générales (Emissions. ou un bâtiment neuf conforme aux standards actuels. Cette référence peut par exemple être constituée par un bâtiment théorique caractérisé par de donnée moyennes statistiques. ou par un bâtiment réel représentant par exemple les « meilleures pratiques ». Les résultats sont alors comparés à ceux d’un bâtiment de référence.

Ci-dessus un exemple d’histogramme. Exemple 4 (L’outil suédois EcoEffect) RELATIVE IMPACT. en prenant comme référence les émissions moyennes par habitant. Les résultats sont alors présentés en %. ce qui constitue un prérequis pour les représenter dans un même diagramme (et pour permettre l’assignation de poids à chaque catégorie dans l’étape suivante de pondération). Exemple 5 (Etude de cas française) % 50 . puisqu’il permet des comparaisons entre les différentes alternatives. Comme dans l’exemple 3. Ici les calculs ne concernent que l’usage d’énergie du bâtiment au cours de sa phase d’utilisation. Malgré tout il est important de garder à l’esprit que ce diagramme ne met pas en avant les principaux problèmes environnementaux des différentes variantes. Cette unité reste néanmoins parfois dure à comprendre. Malgré tout dans ce cas les résultats de chaque catégorie sont normalisés.Le diagramme radar permet une présentation intuitive des résultats. ici deux variantes de rénovations comparées à un bâtiment standard. la taille des barres ne renseigne en rien l’importance relative des différentes catégories d’impacts.

77 250 201.88 150 100 50 0 51 .40 200 GJ 191. Différentes présentations détaillées des résultats Quand on poursuit l’analyse des résultats concernant différentes catégories d’impact ou concernant des aspects plus précis de l’ACV.51 254. Exemple 7 (Etude de cas autrichienne) Primary energy requirement building components within a life cycle of 50 years 300 271. Exemple 6 (Etude de cas hongroise) Ce graphique est similaire à celui de l’exemple 5 mais ne fournit les valeurs que d’un indicateur. de nombreuses façons de présenter des résultats plus détaillés existent. Il montre aussi quelle phase du cycle de vie contribue le plus à chaque impact.Dans cet exemple les résultats ont aussi été normalisés. pour ces quatre impacts. Ce graphique montre la comparaison entre deux bâtiments (un bâtiment standard et un bâtiment passif).32 Exterior walls Flat roof Floor slab Suspended ceiling Doors and windows 56. afin de permettre la présentation de quatre catégories d’impact sur le même graphe.

000 867.000 976.y 7 6 5 4 3 2 1 0 Co ol in g el ec tr i cit y en ts he at l M at er ia l L he at in g En er gy L ls wa te r ab s ro of do ws os s la b wa l Sl ric i ty & Us er el ec t In te rn al wi n At t ic Ba se m Sp ac e Ho t Ce graphique montre aussi combien chaque élément du bâtiment contribue à l’impact étudié.000 Building materials 600. Ce graphe est aussi un outil de comparaison et fournit une réponse à la question de à quel point le GWP peut être réduit par des mesures d’amélioration.400 -200.000.600 800.200.000 0 -86. CO2-eq/m2. Exemple 8 (Etude de cas suédoise) GWP before (blue) and after (grey) improvement measures.000 MJ Ex te rn al w Ve nt il Bu ild in g al ls Operation without solar contribution Operation with solar contribution 400. L’ACV montre alors que les efforts doivent être concentrés sur ces éléments. Les procédés reliés aux besoins en énergie du bâtiment sont aussi intégrés.000 200. si le bâtiment est en cours de conception.000 TO TA TO TA in cl at io n 52 .447 1. Ainsi les relations entre les deux étapes du cycle de vie (production et utilisation) peuvent être analysées.Ce graphique permet une compréhension de quel élément du bâtiment contribue le plus à la catégorie d’impact considérée (l’énergie primaire ici). Exemple 9 (Etude de cas autrichienne) Total primary energy requirement within a life cycle of 50 years 1.

94 66.57 100 50 0 78.49 GJ OSB-Board Polystyrene Sawn wood Wooden floor Reinforced concrete Cellulose fibres Wood fibre insulation Others 23. Exemple 11 (Etude de cas française) GWP (t CO2) 10500 10000 9500 9000 8500 0 20 40 60 80 Water (m3) 650500 650000 649500 649000 648500 0 20 40 60 Insulation thickness (cm) Insulation thickness (cm) Ces graphiques montrent comment l’impact global du bâtiment (en ce qui concerne ici le GWP et la consommation d’eau) est lié à l’épaisseur d’isolant.23 250 199.40 Ce graphique est similaire au précédent mais répond à la question de l’importance de chaque matériau en ce qui concerne l’impact étudié. en considérant le cycle de vie entier.Ce graphe fournit des informations sur l’impact d’une mesure d’amélioration en ce qui concerne la contribution globale du bâtiment à un impact sur l’environnement. Exemple 10 (Etude de cas autrichienne) Primary energy requirement building materials within a life cycle of 50 years 300 266.33 150 102. 53 .63 200 166.27 72. Ils permettent d’apporter une réponse sur l’épaisseur optimale d’isolant pour le bâtiment étudié.

afin de faciliter la compréhension du graphique). principalement amélioration de l’efficacité thermique de l’enveloppe) Avec l’intention d’aider le propriétaire à atteindre un coût minimal pour les 50 années de durée de vie du bâtiment.yr Climate change impact (GWP100).2 16 9. New Construction Repair by  Failure Construction Refurbishment NPV for building opering ‐ structure and envelope 54 Conventional Refurbishment Sustainable Refurbishment NPV for building opering ‐ building plants NPV for building refurbishment and replacement ‐ structure and envelope .1 11.4 8.0 8.4 12.7 11. kWh/m2.yr 114 108 95 92 90 90 86 81 81 128 63 62 62 64 32 12.1 12. Quatre alternatives différentes pour les travaux à mener sur le bâtiment on été suggérées : • • • • demolition et reconstruction pas de rénovation.e.Exemple 12 (Etude de cas suédoise) Final bought energy use.7 11.8 11. ces propositions ont été évaluées par ACG. Exemple de présentation de résultats de calculs en coût global Exemple 13 (Etude de cas allemande) L’exemple a pour but de déterminer la façon économiquement optimale de traiter un bâtiment résidentiel existant standard. petites dépenses seulement en cas de réparation nécessaire rénovation conventionnelle rénovation durable (i. ayant pour but d’atteindre un certain objectif (le niveau à atteindre pourrait être aussi inséré.3 5.7 8 4 2 1 Les résultats montrés ici montrent les valeurs finales concernant le GWP et de l’énergie finale utilisée pour bâtiment après chaque modification apportée à la conception de celui-ci.5 11. Ce graphique permet de bien montrer le processus de conception. kgCO2e/m2.

00€ - € demolition and new construction repair by failure conventional refurbishment NPV for operating NPV for end of life sustainable refurbishment Cost for refurbishment NPV for refurbishment and replacement Total NPV La construction neuve est manifestement l’alterbnative la plus onéreuse. 55 . On voit néanmoins sur le graphique suivant qu’en tenant compte des économies réalisées sur la consommation d’énergie cette alternative est la plus économqieu sur 50 ans.000. qui semble être le meilleur choix de nos quatres alternatives.000.000.00€ 2.000.000. Ainsi on peut voir que l’alternative “durable” implique un fort pourcentage pour l’opération de rénovation. Ceci est principalement du aux coûts associés à la consommation d’énergie en phase d’utilisation du bâtiment.000. Pour les bâtiments existants les coûts de rénovations sont généralement plus faibles que ceux associés à l’usage et à la consommation d’énergie.00€ 4.000.000. Ainsi limiter les dépenses d’usage est souvent plus important et efficace que de chercher à limiter les coûts de rénovation.00€ 3.000. LCC of four Refurbishment Proposals 6. que l’on considère les coûts sur la première année (appelés ici coûts de rénovation) ou que l’on s’intéresse au coût global.Ce graphique montre la distribution des coûts selon différentes catégories en fonction des alternatives.000.000. L’option « réparation par nécessité » et celle de « rénovation conventionnelle » semblent moins efficaces en ACG que l’option « rénovation durable ».00€ 1.000. réduits.00€ 5.