Vous êtes sur la page 1sur 58

Les minorités raciales francophones en Ontario — Profil

statistique

TABLE DES MATIÈRES

 INTRODUCTION

 MÉTHODOLOGIE

 DÉMOGRAPHIE

 Représentation

 Distribution régionale

 Groupes d'âge

 Mobilité et immigration

 Lieu de naissance

 ÉDUCATION

 Niveaux de scolarité

 Domaine d'études

 MARCHÉ DU TRAVAIL

 Taux d'activité

 Taux de chômage

 Professions

 Langue d'usage au travail

 REVENU

 Revenu d'emploi
 Revenu total

 Revenu familial

 Principale source de revenu

 Seuil de faible revenu

 GLOSSAIRE ET RENSEIGNEMENTS TECHNIQUES

INTRODUCTION

L'Office des affaires francophones (OAF) vous présente le profil statistique des minorités
raciales francophones en Ontario, basé sur le recensement de 2001 de Statistique
Canada.

Vous trouverez dans ce profil un portrait statistique des francophones de l'Ontario qui
sont membres d'une minorité raciale. Quatre autres profils sur les francophones sont
présentés par l'Office : Les francophones en Ontario, Les femmes francophones en
Ontario, Les jeunes francophones en Ontario et Les personnes âgées francophones en
Ontario. Ils étudient plus en profondeur les données se rapportant à des segments précis
de la population francophone ontarienne.

Voici quelques faits saillants découlant de l'examen des données statistiques sur les
minorités raciales francophones :

En Ontario, la population francophone issue des minorités raciales représente 10,3 % de


la population francophone de la province;

Près de 60 % des minorités raciales francophones résident dans la région centrale et le


tiers dans l'Est de la province;

Près des trois quarts des minorités raciales francophones sont nées à l'extérieur du pays
et ce, comparé à 6,8 % dans la population francophone et 27,9 % au sein de la
population totale ontarienne;

Parmi les personnes issues des minorités raciales francophones nées à l'extérieur du
pays, 31,5 % sont nées en Afrique, 30,5 % en Asie et 18 % au Moyen-Orient;
Le niveau de scolarité des minorités raciales francophones est nettement plus élevé que
celui des francophones en général, des minorités raciales et de l'ensemble de la
population ontarienne;

Le taux de chômage des minorités raciales francophones est nettement plus élevé que
celui des francophones et de l'ensemble des minorités raciales de la province;

Le revenu d'emploi des minorités raciales francophones est plus faible que celui des
francophones dans la population générale;

La proportion de francophones membres d'une minorité raciale vivant sous le seuil de


faible revenu est plus de deux fois plus élevée que celle observée chez les francophones.
Elle est également plus élevée que la proportion pour l'ensemble des minorités raciales
de la province.

HAUT

MÉTHODOLOGIE

Ce profil sur les minorités raciales francophones en Ontario se fonde sur les résultats du
recensement de 2001 de Statistique Canada. On réfère aussi dans certains cas aux
données du recensement de 1996.

L'Office des affaires francophones définit les francophones appartenant à une minorité
raciale à partir de la variable sur la minorité raciale combinée à la variable français,
première langue officielle parlée, plutôt que la variable français langue maternelle. La
variable français première langue officielle parlée est calculée à partir de trois questions
du questionnaire concernant la langue maternelle, la langue parlée à la maison et la
connaissance des langues officielles.

L'étude porte sur un nombre de variables, notamment les caractéristiques socio-


démographiques, les niveaux de scolarité, la participation au marché du travail et le
revenu des minorités raciales francophones en Ontario. Exception faite de certaines
données démographiques, la plupart des statistiques se rapportent au groupe des 15 ans
et plus.
Deux formulaires ont été utilisés pour le recensement de 2001. Le formulaire abrégé
(Profil 2A) a été distribué à la population en entier (100 %) et comprend une question
sur la langue maternelle. Le formulaire long (Profil 2B) a été distribué à un échantillon de
20 % de la population et renferme des questions plus détaillées, telles que les questions
sur le niveau de scolarité, le revenu, la participation au marché du travail, etc. Les
données du présent profil sont tirées exclusivement du formulaire long (Profil 2B).

Des comparaisons sont faites avec la population francophone générale et l'ensemble des
minorités raciales de l'Ontario pour mettre en relief la situation relative aux minorités
raciales francophones. Les différences relevées dans ce document ne sont pas testées
statistiquement et sont considérées comme étant des indications de tendances possibles.

HAUT

DÉMOGRAPHIE

REPRÉSENTATION

Selon les données du recensement de 2001, on dénombre 58 520 francophones


appartenant à une minorité raciale en Ontario soit une augmentation de 41,9 % entre
1996 et 2001. Toutes les régions ont connu une augmentation relativement importante
du nombre de francophones membres d'une minorité raciale. Ils représentent 10,3 % de
la population francophone de la province1. En comparaison, les minorités raciales
représentent 19,1 % de la population totale de la province.

Comme pour l'ensemble des membres des minorités raciales, leur proportion est plus
élevée dans le Centre que dans les autres régions où ils représentent plus d'un
francophone sur cinq de la région (21,2 %). Les minorités raciales francophones
représentent 8,8 % et 8,5 % des francophones de l'Est et du Sud-Ouest de l'Ontario
mais moins de 1 % de ceux du Nord de l'Ontario. Elles représentent un francophone sur
trois dans la région de Toronto et 29 % et 26,4 % des francophones des municipalités
régionales de Peel et de York. Dans la région d'Ottawa et de Hamilton, les minorités
raciales francophones représentent plus d'un francophone sur sept (14,1 % et 15,6 %
respectivement).

Les minorités raciales francophones représentent 2,7 % des minorités raciales de


l'Ontario. Leur proportion est plus élevée dans l'Est (13,1 %) et le Nord-Est (9,5 %) de
la province. Dans les autres régions, les minorités raciales francophones sont moins de
5 % de l'ensemble des minorités raciales de la région.

1. La variable français première langue officielle parlée a été utilisée plutôt que la
variable français langue maternelle pour estimer la proportion de minorités raciales
francophones dans la population francophone totale. [RETOUR]

HAUT

DISTRIBUTION RÉGIONALE

Le Centre regroupe 59,6 % des minorités raciales francophones de la province alors que
l'Est en regroupe 34,4 %. Dans les autres régions, on retrouve moins de 5 % des
minorités raciales francophones de la province.

En comparaison, 25 %2 des francophones, 88% des minorités raciales et 66,7 % de la


population totale résident dans le Centre de la province. L'Est regroupe 41,2 % des
francophones, 7,2 % des minorités raciales et 13,5 % de la population totale de la
province.

2. Ce pourcentage diffère quelque peu de celui fourni dans le document Les


francophones en Ontario, puisqu'il est basé sur les données tirées du profil 2B plutôt
que sur celles du profil 2A. [RETOUR]

HAUT

GROUPES D'ÂGE

La population francophone issue des minorités raciales est nettement plus jeune que la
population francophone en général. Par rapport à l'ensemble de la population
francophone, les minorités raciales sont surreprésentées dans les groupes d'âge de 0 à
19 ans (38,7 % contre 19,6 %) et 20 à 39 ans (35,3 % contre 27,6 %) et sous-
représentées dans les autres groupes d'âge, de 40 à 64 ans (22,4 % contre 38,4 %) et
65 ans et plus (3,6 % contre 14,4 %). On observe la même relation entre les minorités
raciales et la population générale sauf que les différences sont moins marquées que pour
la population francophone.

Les femmes francophones issues des minorités raciales représentent 51,4 % des
minorités raciales francophones de la province. Elles sont surreprésentées par rapport à
leurs homologues masculins dans les classes d'âge de 0 à 19 ans (39,9 % contre
37,4 %) et 20 à 39 ans (36,9 % contre 33,6 %) et sousreprésentées dans les groupes
plus âgés, de 40 à 64 ans (20,1 % contre 24,9 %) et 65 ans et plus (3,1 % contre 4 %).

HAUT

MOBILITÉ ET IMMIGRATION

Les francophones issus d'une minorité raciale qui se sont établis en Ontario entre les
recensements de 1996 et 2001 sont au nombre de 16 935 : 6 275 d'entre eux
provenaient d'autres provinces canadiennes et 10 660 arrivaient de l'extérieur du
Canada.

Entre 1996 et 2001, plus de trois francophones sur cinq issus d'une minorité raciale sont
venus d'un autre pays (62,9 %) et un sur trois, de la province du Québec (33,1 %). En
comparaison, seulement 4,9 % de l'ensemble des minorités raciales établies en Ontario
durant cette période provenaient du Québec. La grande majorité était originaire d'un
autre pays (89,4 %).

Parmi les francophones de vingt ans et plus qui sont membres d'une minorité raciale en
provenance du Québec, plus de deux sur cinq se sont installés dans la division d'Ottawa
(40,2 %) et près du tiers dans la division de Toronto (31,3 %). Parmi ceux en
provenance de l'extérieur du Canada, près des deux tiers (66 %) se sont installés dans
la région centrale et plus du quart (27,2 %) dans l'Est de la province. Toronto et Ottawa
sont les principales communautés d'accueil de ces nouveaux arrivants (44,1 % et
26,4 %). Pour l'ensemble de la population francophone en provenance de l'extérieur du
Canada, plus de la moitié (55,2 %) s'est installée dans le Centre et plus du tiers
(35,9 %) dans l'Est de la province entre 1996 et 2001. En comparaison, on observe une
plus forte proportion en provenance de l'étranger s'établissant dans la région centrale
dans la population générale et pour l'ensemble des minorités raciales de vingt ans et
plus (83,9 % et 87,5 %).

Les francophones membres d'une minorité raciale constituent une population


essentiellement immigrante : près des trois quarts des minorités raciales francophones
de l'Ontario sont des immigrants (73,2 %). Pour l'ensemble des francophones, la
proportion n'est que de 6,4 % et au sein de la population totale, 28,3 %. Il y a
cependant des variations régionales importantes. C'est dans le Centre et le Sud-Ouest
que les proportions d'immigrants francophones issus d'une minorité raciale sont les plus
fortes (75,5 % et 75,6 %) et le Nord-Est et Nord-Ouest les plus faibles (40,8 % et
14,3 %).

Plus du quart des immigrants francophones membres d'une minorité raciale ont obtenu
leur statut d'immigrant entre 1996 et 2001 (28,8 %). Cette proportion est nettement
plus élevée que dans la population francophone générale (17,5 %). Elle est également
plus élevée que dans l'ensemble des minorités raciales de la province (25,9 %).

On observe le même phénomène dans les régions. La proportion d'immigrants


francophones membres d'une minorité raciale ayant obtenu leur statut d'immigrant entre
1996 et 2001 varie de 37 % dans le Sud-Ouest de la province à 20,4 % dans le Nord-
Est3. Les proportions régionales correspondantes dans la population francophone
générale sont de 20,7 % et 5,2 %.

3. En excluant le Nord-Ouest où le nombre d'immigrants francophones issus d'une


minorité raciale est relativement faible. [RETOUR]

HAUT

LIEU DE NAISSANCE

Les minorités raciales francophones se différencient nettement de l'ensemble de la


population francophone de l'Ontario par leur lieu de naissance. Moins d'un francophone
sur cinq appartenant à une minorité raciale est né en Ontario (19 %) comparativement à
65,1 % dans la population francophone totale. La proportion née au Québec est
également inférieure : 5,9 % chez les minorités raciales francophones comparé à 22,7 %
pour l'ensemble des francophones.

Près de trois francophones sur quatre issus d'une minorité raciale sont nés à l'extérieur
du Canada (74,3 %) et ce, comparativement à 6,8 % pour l'ensemble des francophones.
La proportion observée auprès des minorités raciales est comparable à celle des
minorités raciales francophones (71,8 % contre 74,3 %). La proportion correspondante
dans la population ontarienne totale est de 27,9 %.

Parmi les francophones appartenant à une minorité raciale nés à l'extérieur du pays,
31,5 % sont nés en Afrique, 30,5 % en Asie et 18 % au Moyen- Orient. Chez les
francophones dans la population générale, 43,9 % sont originaires d'Europe, 28,6 %
d'Afrique, 5,9 % d'Asie et 7,1 % du Moyen-Orient. En comparaison, 59,7 % de
l'ensemble des membres des minorités raciales de l'extérieur du Canada sont nés en
Asie et 7,7 % en Afrique et au Moyen-Orient.

HAUT

ÉDUCATION

NIVEAUX DE SCOLARITÉ

Le niveau de scolarité des francophones appartenant à une minorité raciale tend à être
supérieur à celui de l'ensemble des francophones, des minorités raciales et de la
population générale de l'Ontario.

Études postsecondaires

Plus des deux-tiers des minorités raciales francophones ont entrepris des études
postsecondaires (67,8 %). Cette proportion est nettement plus élevée que celle des
francophones (52,2 %), des minorités raciales (60 %) et de la population totale de
l'Ontario (55,9 %).

La proportion détenant un diplôme d'études universitaires est également supérieure chez


les minorités raciales francophones que parmi les autres groupes. Ainsi, la proportion
des minorités raciales francophones détenant un diplôme universitaire de baccalauréat
ou d'études supérieures est de 31,7 % comparativement à 14,7 % chez les
francophones, 24,5 % pour l'ensemble des minorités raciales et 17,5 % dans la
population ontarienne totale. Cette observation est valable pour les deux sexes.

Cependant, les écarts entre les deux sexes sont plus importants chez les minorités
raciales francophones que pour les autres groupes. La proportion de minorités raciales
francophones ayant un diplôme universitaire est plus élevée chez les hommes que chez
leurs homologues féminins (36,2 % contre 27,4 %). Elle est également plus élevée chez
les hommes que chez les femmes pour l'ensemble des minorités raciales (27,3 % contre
21,9 %) et dans la population générale (18,4 % et 16,7 %). Chez les francophones, on
observe la relation inverse. On observe une proportion plus élevée de femmes que
d'hommes détenant un diplôme d'études universitaires (15,1 % contre 14,2 %).
Études supérieures

La proportion de détenteurs d'un diplôme de baccalauréat qui poursuivent des études


supérieures est plus élevée chez les minorités raciales francophones (41,2 %) que dans
la population francophone générale (37,3 %), l'ensemble des minorités raciales (30,6 %)
et la population ontarienne totale (33,7 %). Cette observation est valable pour les deux
sexes.

Les hommes sont proportionnellement plus nombreux que les femmes à poursuivre des
études supérieures suite à l'obtention d'un baccalauréat. Cependant, c'est parmi les
minorités raciales francophones que l'écart entre les deux sexes est le plus marqué
(46,8 % contre 34,4 %).

Dans la même veine, les minorités raciales francophones sont proportionnellement plus
nombreuses à détenir un diplôme de maîtrise ou de doctorat (9,7 %) que les
francophones dans la population générale (3,4 %), l'ensemble des minorités raciales
(5,5 %) et la population ontarienne totale (3,8 %). Cette observation est valable pour
les deux sexes.

Cependant les hommes sont relativement plus nombreux que les femmes à détenir un
diplôme de maîtrise ou de doctorat. L'écart observé entre les deux sexes est le plus
élevé chez les minorités raciales francophones (13,6 % contre 6 %) et le plus faible dans
la population francophone totale (4,1 % contre 2,8 %). Pour l'ensemble des minorités
raciales de la province, les proportions correspondantes sont de 7,4 % chez les hommes
et 3,8 % chez les femmes.

HAUT

DOMAINE D'ÉTUDES

Diplôme/certificat d'études postsecondaires

Les minorités raciales francophones se distinguent de la population francophone générale


dans le domaine des sciences : elles sont surreprésentées dans les domaines du génie et
des sciences appliquées (11,6 % contre 3,2 %) et des mathématiques, informatique et
sciences physiques (9 % contre 3 %). La proportion de minorités raciales francophones
dans ces domaines d'études est similaire à celle que l'on retrouve pour l'ensemble des
minorités raciales de l'Ontario. Cependant, elles se démarquent de l'ensemble des
minorités raciales dans les domaines des lettres et des sciences humaines (10,6 %
contre 6,3 %) et des sciences sociales (13,3 % contre 9,8 %) où elles sont également
surreprésentées par rapport à la population francophone générale. Ces observations sont
valables pour les deux sexes dans ces domaines d'études.

Les minorités raciales francophones sont sous-représentées par rapport à la population


francophone générale dans le domaine de l'éducation (6,3 % contre 12,3 %) et des
techniques et métiers du génie et des sciences appliquées (10,2 % contre 22,4 %). La
proportion de minorités raciales francophones dans le domaine de l'éducation est
semblable à celle que l'on retrouve pour l'ensemble des minorités raciales (6,3 % contre
5,9 %) mais est cependant inférieure à cette dernière dans les techniques et métiers du
génie et des sciences appliquées (10,2 % contre 14,4 %).

Dans le domaine de l'éducation, les proportions d'hommes et de femmes francophones


membres d'une minorité raciale sont également inférieures à celles observées chez leurs
homologues du même sexe dans la population francophone totale (femmes 8,6 % contre
17,8 %; hommes 4,2 % contre 6,2 %). La proportion observée dans les techniques et
métiers du génie et des sciences appliquées est également inférieure à celles des
francophones chez les hommes (15,4 % contre 42,1 %), mais pas chez leurs
homologues féminins (4,6 % contre 4,4 %).

Pour l'ensemble des minorités raciales francophones, la proportion de personnes dans les
professions de la santé est légèrement inférieure à celle observée dans la population
francophone totale (9,8 % contre 10,4 %). Cependant, on obtient un tableau différent
lorsqu'on examine les données selon le sexe. Chez les minorités raciales francophones,
les hommes sont surreprésentés dans ce domaine par rapport à leurs homologues
masculins dans la population francophone totale (7,3 % et 4 %) tandis que c'est
l'inverse chez les femmes (12,6 % contre 16,3 %). La proportion de femmes dans le
domaine de la santé est également inférieure à celle observée chez les femmes pour
l'ensemble des minorités raciales (12,6 % contre 16 %). Chez les hommes, la proportion
est supérieure à celle observée parmi les minorités raciales masculines (7,3 % contre
5,9 %).

Baccalauréat ou plus
Les minorités raciales francophones détenant un diplôme de baccalauréat sont
surreprésentées par rapport à la population francophone générale dans le domaine du
génie et des sciences appliquées (18,3 % contre 8 %) et des mathématiques,
informatique et sciences physiques (12,8 % contre 6,9 %). Ces observations sont
valables pour les deux sexes.

Les minorités raciales francophones sont également surreprésentées par rapport à la


population francophone dans le domaine du commerce, gestion et administration des
affaires (16,8 % contre 15,6 %). Cependant la relation entre les deux groupes varie
selon le sexe : les femmes sont surreprésentées par rapport à leurs homologues
francophones féminins (17,6 % contre 12 %) tandis que les hommes sont
sousreprésentés (16,3 % contre 19,9 %).

Cependant les minorités raciales francophones sont nettement sousreprésentées par


rapport à la population francophone totale dans le domaine de l'éducation (6,3 % contre
22,5 %) et ce, pour les deux sexes. La proportion de minorités raciales francophones
dans ce domaine d'études est semblable à celle que l'on retrouve pour l'ensemble des
minorités raciales (6,3 % contre 5,9 %) et ce, pour les deux sexes également.

Contrairement à l'ensemble des diplômés d'études postsecondaires, les détenteurs d'un


baccalauréat ou plus sont sousreprésentés par rapport à la population francophone
générale dans les domaines des sciences sociales (16,6 % contre 19,2 %) et des lettres
et sciences humaines (13,7 % contre 15 %). On observe cependant des variations selon
le sexe dans le domaine des lettres et sciences humaines : les hommes sont sous-
représentés par rapport à leurs homologues francophones masculins (8,1 % contre
11,9 %) tandis que les femmes sont surreprésentées en comparaison aux femmes
francophones (21 % contre 17,6 %).

HAUT

MARCHÉ DU TRAVAIL

TAUX D'ACTIVITÉ

Le taux d'activité est le pourcentage de la population active totale, c'est-à-dire la


population occupée ou étant à la recherche d'un emploi, par rapport à la population âgée
de 15 ans et plus. Le taux d'activité des francophones issus d'une minorité raciale est
supérieur à celui des francophones dans la population générale (66,5 % contre 64,6 %).
Il est cependant inférieur à celui de l'ensemble des minorités raciales de la province
(66,5 % contre 67,5 %). Ces observations s'appliquent aux deux sexes.

Le taux d'activité des minorités raciales francophones est plus élevé que celui de
l'ensemble des francophones dans toutes les régions sauf dans la région centrale
(65,5 % contre 69,3 %). C'est dans l'Est que le taux d'activité des minorités raciales
francophones est le plus élevé (69,2 %) et dans le Sud-Ouest, le plus faible (61,6 %)4.

Le taux d'activité des minorités raciales francophones est inférieur à celui observé pour
l'ensemble des francophones pour les groupes d'âge de moins de 45 ans. On observe la
relation inverse chez les 45 ans et plus. Pour la majorité des groupes d'âge, les écarts du
taux d'activité entre les minorités raciales francophones et la population francophone
générale sont relativement importants.

On observe le même phénomène lorsqu'on compare le taux d'activité des minorités


raciales francophones à celui de l'ensemble des minorités raciales de la province. Il est
inférieur à ces derniers pour les groupes d'âge de moins de 45 ans mais supérieur chez
les groupes d'âge de 45 ans et plus. Cependant les écarts du taux d'activité entre les
minorités raciales francophones et les minorités raciales sont moindres que ceux entre
les minorités raciales francophones et les francophones dans la population générale.

4. En excluant le Nord-Ouest dont le nombre sur le marché du travail est relativement faible.
[RETOUR]

HAUT

TAUX DE CHÔMAGE

Le taux de chômage est le pourcentage de la population active en chômage par rapport à


la population active totale. Le taux de chômage des francophones membres d'une
minorité raciale est presque deux fois plus élevé que celui des francophones dans la
population générale (11,2 % contre 6,1 %). Il est nettement plus élevé que celui des
francophones et des minorités raciales dans la population générale et ce, pour les deux
sexes.

Il est plus élevé que celui de l'ensemble des francophones dans toutes les régions, l'écart
le plus important entre les deux groupes se trouvant dans le Sud-Ouest de la province
(16,8 % contre 4,9 %). Les écarts sont également substantiels dans les autres régions
de la province (Est, 13,9 % contre 4,7%; Nord-Est, 18,8 contre 9,3 %; Centre, 9,1 %
contre 5,7 %). C'est dans le Nord-Est que le taux de chômage des minorités raciales
francophones est le plus élevé et le plus faible, dans la région centrale de la province 5.

Comme dans la population totale et pour l'ensemble des minorités raciales, le taux de
chômage des femmes appartenant aux minorités raciales francophones est supérieur à
celui de leurs homologues masculins. On observe la relation inverse chez les
francophones dans la population générale : le taux de chômage des femmes est inférieur
à celui de leur contrepartie dans la population francophone générale.

À l'exception du groupe des 65 ans et plus, le taux de chômage des minorités raciales
francophones est plus élevé que celui des francophones pour tous les groupes d'âge.
Sauf pour les 20 à 24 ans, le taux de chômage des minorités raciales francophones est
également plus élevé que celui de l'ensemble des minorités raciales. Cependant les
écarts du taux de chômage entre les minorités raciales francophones et les minorités
raciales sont moindres que ceux observés entre les minorités raciales francophones et
les francophones dans la population générale.

5. Idem. [RETOUR]

HAUT

PROFESSIONS

Les minorités raciales francophones sont surreprésentées par rapport aux francophones
dans la population générale dans les occupations liées aux sciences naturelles. Elles sont
sous-représentées dans les secteurs de la gestion, des métiers, transport et machinerie
ainsi que dans les professions propres au secteur primaire. Ces observations sont
valables pour les deux sexes.

Par rapport à leurs homologues féminins dans la population francophone, les femmes
francophones membres d'une minorité raciale sont surreprésentées dans les occupations
liées à la transformation, fabrication et services d'utilité publique (6,6 % contre 3,3 %).
Elles sont cependant sous-représentées dans la catégorie des sciences sociales,
enseignement, administration publique et religion (11,4 % contre 14,1 %). On observe
la relation inverse lorsqu'on les compare aux femmes pour l'ensemble des minorités
raciales : elles sont surreprésentées par rapport à ces dernières dans le domaine des
sciences sociales, enseignement, administration publique et religion (11,4 % contre
7,3 %) mais sous-représentées dans les occupations liés à la transformation, fabrication
et services d'utilité publique (6,6 % contre 12,8 %).

Les hommes francophones issus des minorités raciales sont surreprésentés par rapport
aux hommes francophones dans la population générale dans le secteur des affaires,
finance et administration (14,7 % contre 9,9 %), des ventes et services (20,9 % contre
17,4 %), des sciences sociales, enseignement, administration publique et religion (8 %
contre 5,7 %) et dans le secteur de la santé (4 % contre 1,8 %). Sauf dans le secteur
des ventes et services, ils sont également surreprésentés par rapport aux hommes pour
l'ensemble des minorités raciales.

HAUT

LANGUE D'USAGE AU TRAVAIL

En 2001, Statistique Canada a introduit dans le formulaire long une nouvelle question
portant sur la langue utilisée au travail. Cette variable a pour objectif de mesurer la
langue d'usage au travail au sein de la population active de 15 ans et plus.

Sur cinq francophones issus d'une minorité raciale, un seul a indiqué utiliser le français
le plus souvent au travail. Cette proportion est inférieure à celle observée chez les
francophones dans la population générale (19,7 % contre 33,5 %).

Deux francophones sur cinq issus d'une minorité raciale ont déclaré utiliser le français en
milieu professionnel (français parlé le plus souvent ou régulièrement). Cette proportion
est également plus faible que celle observée dans la population francophone générale
(40,1 % contre 67,4 %).

Les femmes francophones membres d'une minorité raciale sont en proportion plus
élevée que leurs homologues masculins à utiliser le français en milieu du travail
(44,6 %contre 36,3 %). On observe le même phénomène dans la population
francophone générale (71,3 % contre 63,8 %).

Parmi les francophones membres des minorités raciales, la proportion parlant français en
milieu de travail est plus faible chez les jeunes de 15 à 24 ans et les personnes âgées de
55 ans et plus que dans les autres groupes d'âge. Ils se démarquent des francophones
dans la population générale : la proportion parlant français chez les jeunes de 15 à 24
ans est similaire à celles observées dans les autres groupes d'âge de moins de 55 ans.

HAUT

REVENU

REVENU D'EMPLOI

Niveaux de revenu

Les minorités raciales francophones sont surreprésentées dans les catégories de revenu
d'emploi inférieures à 30 000 $ et sous-représentées dans les tranches de revenu
supérieures à 30 000 $ par rapport à la population francophone totale.

Par rapport à l'ensemble des minorités raciales, les minorités raciales francophones sont
surreprésentées dans la tranche de revenu inférieure à 10 000 $ (30 % contre 25,2 %)
et la tranche supérieure à 50 000 $ (17,1 % contre 15,7 %). Les minorités raciales
francophones sont sous-représentées dans les tranches de revenu intermédiaires, soit de
20 000 $ à 40 000 $.

Les femmes francophones issues d'une minorité raciale sont sous-représentées par
rapport à leurs homologues masculins dans les tranches de revenu supérieures à
40 000 $. On observe la même relation entre les sexes dans la population francophone
générale et pour l'ensemble des minorités raciales de la province.

Revenu moyen

Le revenu d'emploi moyen annuel des francophones issus d'une minorité raciale est plus
faible que celui des francophones dans la population générale (29 039 $ contre
35 796 $). Il est légèrement plus élevé que celui des minorités raciales dans la
population générale (29 039 $ comparativement à 28 978 $). Cependant, le revenu
d'emploi médian des minorités raciales francophones est substantiellement plus faible
que celui des francophones dans la population générale (21 117 $ contre 30 054 $) et de
l'ensemble des minorités raciales de la province (21 117 $ contre 23 990 $).
Les femmes issues d'une minorité raciale francophone ont un revenu d'emploi moyen
annuel inférieur à celui de leurs homologues dans la population francophone générale
(22 161 $ contre 28 731 $). Il est également inférieur à celui des femmes pour
l'ensemble des minorités raciales de la province (22 161 $ contre 23 840 $). Chez les
hommes membres d'une minorité raciale, le revenu d'emploi moyen est inférieur à celui
des francophones (35 039 $ contre 42 593 $) mais supérieur à celui pour l'ensemble des
minorités raciales (35 039 $ contre 33 728 $).

L'écart salarial homme-femme est plus marqué chez les francophones appartenant à une
minorité raciale que chez les francophones dans la population générale et dans
l'ensemble des minorités raciales de la province. En effet, le revenu d'emploi moyen des
femmes issues des minorités raciales francophones représente 63,2 % du revenu moyen
de leurs homologues masculins (22 161 $ contre 35 039 $). Chez les francophones, le
revenu des femmes représente 67,5 % du revenu des hommes (28 731 $ contre
42 593 $). Il représente 70,7 % du revenu des hommes dans l'ensemble des minorités
raciales (23 840 $ contre 33 728 $).

HAUT

REVENU TOTAL

Niveaux de revenu

Par rapport à la population francophone totale, les minorités raciales francophones sont
surreprésentées dans les catégories de revenu total inférieures à 20 000 $ et sous-
représentées dans les tranches de revenu supérieures à 20 000 $.

Comme pour le revenu d'emploi, les minorités raciales francophones sont


surreprésentées par rapport à l'ensemble des minorités raciales dans la tranche de
revenu inférieure à 10 000 $ (34,5 % contre 30,4 %) et la tranche supérieure à
50 000 $ (15 % contre 13,6 %). Elles sont également sousreprésentées dans les
tranches de revenu intermédiaires, soit de 20 000 $ à 40 000 $.

Les femmes francophones issues d'une minorité raciale sont sous-représentées par
rapport à leurs homologues masculins dans les tranches de revenu total supérieures à
20 000 $, notamment dans la tranche des 50 000 $ et plus (8,2 % contre 22,2 %). On
observe la même relation entre les genres dans la population francophone générale et
pour l'ensemble des minorités raciales de la province.

Revenu moyen

En 2001, le revenu moyen total des francophones issus d'une minorité raciale est plus
faible que celui des francophones dans la population générale (26 809 $ contre
33 400 $). Comme pour le revenu d'emploi, il est légèrement plus élevé que celui des
minorités raciales dans la population générale (26 809 $ comparativement à 26 409 $).
Le revenu total médian des minorités raciales francophones est également
substantiellement plus faible que celui des francophones dans la population générale
(17 932 $ contre 26 816 $) et dans l'ensemble des minorités raciales de la province
(17 932 $ contre 20 059 $).

Les femmes issues d'une minorité raciale francophone ont un revenu total moyen
inférieur à celui de leurs homologues dans la population francophone générale (20 029 $
contre 25 773 $). Il est également inférieur à celui des femmes pour l'ensemble des
minorités raciales de la province (20 029 $ contre 21 372 $). Chez les hommes
francophones membres d'une minorité raciale, le revenu total moyen est inférieur à celui
des francophones (33 997 $ contre 41 542 $) mais supérieur à celui pour l'ensemble des
minorités raciales (33 997 $ contre 31 627 $).

Le revenu total moyen des femmes francophones issues des minorités raciales
représente 58,9 % du revenu de leurs homologues masculins (20 029 $ contre
33 997 $). L'écart de revenu total homme-femme est plus marqué chez les francophones
appartenant à une minorité raciale que chez les francophones dans la population
générale et dans l'ensemble des minorités raciales de la province. En effet, le revenu
total moyen des femmes francophones représente 62 % du revenu deshommes
(25 773 $ contre 41 542 $). Il représente 67,6 % du revenu des hommes dans
l'ensemble des minorités raciales (21 372 $ contre 31 627 $).

HAUT

REVENU FAMILIAL
Par rapport à la population francophone totale, les minorités raciales francophones sont
surreprésentées dans les catégories de revenu familial inférieures à 50 000 $ et sous-
représentées dans les tranches de revenu supérieures à 50 000 $.

Les écarts de revenu entre les minorités raciales francophones et les minorités raciales
dans la population générale sont moindres que ceux observés entre la population
francophone issue d'une minorité raciale et l'ensemble de la population francophone de
la province. Les minorités raciales francophones sont surreprésentées par rapport à
l'ensemble des minorités raciales dans les tranches de revenu inférieures à 20 000 $ et
sous-représentées dans les tranches de revenu entre 50 000 $ et 70 000 $. Par-contre,
leurs proportions sont relativement proches de celles observées pour les minorités
raciales dans les tranches de revenus familiaux supérieures à 70 000 $.

HAUT

PRINCIPALE SOURCE DE REVENU

L'emploi est la principale source de revenu pour la majorité des francophones issus des
minorités raciales (71,2 %). Il est également la principale source de revenu pour
l'ensemble des francophones (68,6 %), des minorités raciales (72,9 %) et de la
population totale (71,9 %).

Près d'un francophone sur quatre appartenant à une minorité raciale tire son revenu
principalement des transferts gouvernementaux (23,2 %). Cette proportion est
supérieure à celle observée chez les francophones dans la population générale et
l'ensemble des minorités raciales de la province (21,5 % et 21,3 %).

Tout comme pour l'ensemble des francophones et des minorités raciales, on observe des
écarts importants entre les hommes et les femmes. Une plus faible proportion de
femmes que d'hommes tirent leur revenu principalement d'un emploi (65,2 % contre
77,6 %). En revanche, une plus forte proportion de femmes sont dépendantes des
transferts gouvernementaux (28,3 % contre 17,7 %).

La proportion de femmes francophones issues d'une minorité raciale tirant leur revenu
principalement d'un emploi est similaire à celle observée chez les femmes dans la
population francophone totale (65,2 % contre 65,6 %) mais inférieure à celle pour
l'ensemble des minorités raciales (67,6 %). Cependant, la proportion de femmes
francophones membres des minorités raciales dont la principale source de revenu se
trouve dans la catégorie des transferts gouvernementaux est supérieure à celle observée
chez les francophones et les minorités raciales du même sexe (28,3 %, 25,1 % et 26 %
respectivement).

Chez les hommes francophones membres d'une minorité raciale, la proportion tirant leur
revenu principalement d'un emploi est supérieure à celle observée chez leurs
homologues masculins dans la population francophone totale mais légèrement inférieure
à celle pour l'ensemble des minorités raciales (77,6 %, 71,7 % et 78,4 %
respectivement). La proportion tirant leur revenu principalement de transferts
gouvernementaux est similaire à celle chez les hommes francophones mais supérieure à
celle chez leurs homologues masculins pour l'ensemble des minorités raciales (17,7 %,
17,6 % et 16,5 % respectivement).

HAUT

SEUIL DE FAIBLE REVENU

La proportion de minorités raciales francophones vivant sous le seuil de faible revenu est
plus de deux fois plus élevée que celle observée pour les francophones (33,7 % contre
14,1 %). La proportion sous le seuil de faible revenu est également supérieure à celle
observée pour l'ensemble des minorités raciales de la province (25,9 %). Cette
observation est valable pour les deux sexes.

La proportion de minorités raciales francophones sous le seuil de faible revenu diminue


avec l'augmentation en âge : de 45,4 % chez les 0 à 4 ans, la proportion est de 17,8 %
chez les personnes de 65 ans et plus. Les variations en fonction du groupe d'âge sont
moins importantes chez les francophones dans la population générale et pour l'ensemble
des minorités raciales que chez les minorités raciales francophones.

La proportion de minorités raciales francophones sous le seuil de faible revenu est plus
élevée que la proportion chez les francophones et l'ensemble des minorités raciales pour
tous les groupes d'âge sauf chez les personnes âgées de 65 ans et plus. Pour ce groupe
d'âge, la proportion sous le seuil de faible revenu est similaire à celle des francophones
(17,8 %) mais plus faible que celle observée pour l'ensemble des minorités raciales
(17,8 et 21,9 %). La proportion de minorités raciales francophones vivant sous le seuil
de faible revenu est plus élevée chez les femmes que chez les hommes (34,8 % contre
32,5 %). On observe le même phénomène dans la population francophone générale
(15,8 % contre 12,3 %) et pour l'ensemble des minorités raciales (26,7 % contre
25,2 %). Chez les francophones, cette relation entre les hommes et les femmes est
observée dans tous les groupes d'âge. Ce n'est cependant pas le cas chez les minorités
raciales francophones. La proportion sous le seuil de faible revenu est plus élevée chez
les hommes que chez les femmes pour les jeunes de moins de 15 ans. On observe
l'inverse chez les minorités raciales francophones dans les groupes d'âge de 15 ans et
plus.

HAUT

GLOSSAIRE ET RENSEIGNEMENTS TECHNIQUES

DÉFINITIONS

Les définitions sont tirées du Dictionnaire du recensement de 2001 et du Guide de


consultation du recensement de Statistique Canada.

Famille de recensement (modifiée en 2002)

Couple marié (avec ou sans enfants des deux conjoints ou de l'un d'eux), couple vivant
en union libre (avec ou sans enfant des deux partenaires ou de l'un d'eux) ou parent
seul (peu importe son état matrimonial) demeurant avec au moins un enfant dans le
même logement. Un couple vivant en union libre peut être de sexe opposé ou de même
sexe. Les enfants dans une famille de recensement incluent les petits-enfants vivant
dans le ménage d'au moins un de leurs grands-parents, en l'absence de parents
(variable du formulaire 2B).

Immigrant

Personne qui est ou qui a déjà été immigrant reçu au Canada. Par année d'immigration
on entend l'année durant laquelle la personne a obtenu le statut d'immigrant reçu pour
la première fois c'est-à-dire ayant reçu pour la première fois des autorités de
l'immigration l'autorisation de résider au Canada en permanence (variable du formulaire
2B)

Langue maternelle
La première langue apprise à la maison dans l'enfance et encore comprise par le recensé
au moment du recensement (variable du formulaire 2A). Dans le formulaire 2B, la
question sur la langue maternelle figurait après les trois autres questions sur la langue.

Langue parlée au travail

Langue que le recensé parlait le plus souvent au travail ou de façon régulière au moment
du recensement. Il s'agit d'une nouvelle variable (variable du formulaire 2B).

Minorité raciale

Selon la Loi fédérale sur l'équité en matière d'emploi (1986), une personne appartenant
à une minorité raciale (minorité visible) est une personne (autre que autochtone) qui
n'est pas de race blanche ou qui n'a pas la peau blanche. À partir de 1996, les données
sur les minorités raciales sont tirées d'une question directe sur les groupes de
population. Les groupes suivants sont inclus dans la variable : Chinois, Sud-Asiatique (p.
ex. , Indien de l'Inde, Pakistanais, Pendjabi et Sri-Lankais), Noirs (p. ex. , Africain,
Haïtien, Jamaïcain et Somalien), Arabe/Asiatique occidental (p. ex., Arménien, Égyptien,
Iranien, Libanais et Marocain), Philippin, Asiatique du Sud-Est (p. ex., Cambodgien,
Indonésien, Laotien et Vietnamien), Latino- Américain, Japonais, Coréen et autre
(variable du formulaire 2B).

Minorité raciale francophone

La population francophone issue des minorités raciales a été estimée à partir de la


variable sur la minorité raciale combinée à la variable français, première langue officielle
parlée, plutôt que la variable français, langue maternelle. La variable français, première
langue officielle parlée est calculée à partir de trois questions du questionnaire
concernant la langue maternelle, la langue parlée à la maison et la connaissance des
langues officielles.

Globalement, la variable français, première langue officielle parlée mène à des résultats
très comparables à ceux de la variable français langue maternelle en ce qui a trait à la
population francophone. Il est cependant apparu que combinée à la variable sur la
minorité raciale, la variable sur la première langue officielle parlée donnait une
représentation plus adéquate de la communauté francophone issue des minorités
raciales que la variable sur la langue maternelle seule.
Niveau de scolarité

Le niveau de scolarité correspond à la dernière année d'études primaires ou secondaires,


terminée ou non, ou à la dernière année universitaire ou collégiale terminée. L'obtention
d'un grade, d'un certificat ou diplôme est considéré comme étant supérieure au nombre
d'années de scolarité achevées sans l'obtention d'un diplôme. Il s'agit d'une variable du
formulaire 2B qui est compilée pour les personnes de 15 ans et plus (variable du
questionnaire 2B).

Population active

La population active comprend les personnes âgées de 15 ans et plus qui étaient
occupées ou en chômage pendant la semaine (du dimanche au samedi) ayant précédée
le jour du recensement. Les personnes occupées comprennent les personnes qui avaient
fait un travail quelconque contre rémunération ou à leur compte. Les chômeurs
comprennent les personnes qui avaient activement cherché un emploi au cours des
quatre semaines précédentes, les personnes qui avaient été mises à pied mais
prévoyaient reprendre leur emploi et les personnes ayant pris des arrangements définis
en vue de se présenter à un nouvel emploi dans les quatre semaines suivantes.

Population francophone

Les francophones sont identifiés selon leur réponse à la question : Quelle est la langue
apprise en premier lieu à la maison dans l'enfance et encore comprise ? Dans ce
document, les francophones comprennent les personnes ayant indiqué le français comme
seule langue maternelle ou l'une des langues maternelles (réponses uniques ou
multiples).

Les données sur la population francophone peuvent différer selon que l'on se base sur
les données obtenues à partir du formulaire abrégé 2A (Formulaire ou Profil 2A) ou du
long formulaire (Formulaire ou Profil 2B). Concernant la population francophone totale,
l'Office des affaires francophones se base sur les données provenant du formulaire
abrégé administré à 100 % de la population ontarienne. Les données socio-économiques
sur la population francophone sont tirées du formulaire 2B. Les données statistiques du
recensement de 2001 qui ont été publiées dans les médias sont habituellement basées
sur les données obtenues à partir du long formulaire 2B.
Première langue officielle parlée

La première langue officielle parlée se rapporte à la variable spécifiée dans le cadre de


l'application de la Loi fédérale sur les langues officielles. Cette variable est calculée à
partir de trois questions du questionnaire concernant la langue maternelle, la langue
parlée à la maison et la connaissance des langues officielles.

Le nombre de francophones appartenant à une minorité raciale est déterminé à partir de


la variable minorité raciale combinée à la variable français, première langue officielle
parlée. Cette variable donne une représentation plus adéquate de la population
francophone issue des minorités raciales que la variable sur la langue maternelle.

Principal domaine d'études

Principale discipline dans laquelle a étudié la personne ayant obtenu une attestation
d'études postsecondaires (grade, certificat ou diplôme). Il s'agit de la plus haute
attestation d'études obtenue parmi toutes les études postsecondaires faites par cette
personne (variable du Formulaire 2B).

Principale source de revenu

La principale source de revenu est la composante représentant la part la plus importante


du revenu total d'une personne en 2000 : revenu d'emploi (salaires et traitements et
revenu d'un travail autonome); revenus de placement (dividendes, intérêts et autres
revenus de placement); transferts gouvernementaux (pension de sécurité de la vieillesse
et supplément de revenu garanti, prestations du Régime de pensions du Canada,
prestations d'assuranceemploi, prestations fiscales canadiennes pour enfants et autres
revenus provenant de sources publiques); autre revenu (pensions de retraite et rentes
ou autre revenu en espèces) (variable du Profil 2B).

Professions

La profession correspond au genre de travail effectué par le recensé pendant la semaine


ayant précédé le recensement. Le genre de travail exécuté est défini d'après le type
d'emploi occupé par le recensé et la description des tâches les plus importantes qui s'y
rattachent. Les données sur la profession sont produites selon la Classification des
professions pour statistiques de 2001 (CNO-S 2001) et comprennent 10 grandes
catégories professionnelles.

Revenu d'emploi

Le revenu d'emploi est le revenu total reçu en 2000 par toute personne de 15 ans et plus
comme salaires et traitements, revenu net dans une entreprise non agricole non
constituée en société et/ou dans l'exercice d'une profession (honoraires professionnels)
ou revenu net provenant d'un travail autonome agricole (variable du Formulaire 2B).

Revenu familial

Le revenu total d'une famille de recensement est calculé par la somme des revenus
totaux de tous les membres de la famille âgés de15 ans et plus obtenus durant l'année
civile ayant précédé le recensement. Le revenu inclut les salaires et les traitements, le
travail autonome provenant d'une entreprise agricole et non agricole, les transferts
gouvernementaux, le revenu de placement, les pensions de retraite et rentes et autre
revenu en espèces (variable du Formulaire 2B).

Revenu médian

Le revenu médian représente le niveau de revenu où les revenus de la moitié des


individus se situent au-dessus et ceux de l'autre moitié au-dessous.

Revenu moyen

Le revenu moyen correspond à la somme des revenus d'un groupe en particulier divisé
par le nombre de personnes qui ont déclaré un revenu en 2000 dans ce groupe.

Revenu total par personne

Le revenu total par personne est calculé par la somme des sources suivantes de revenus
par toute personne de 15 ans et plus pendant l'année financière de 2000 : salaires et
traitements, revenu net provenant d'une entreprise agricole ou non agricole, transferts
gouvernementaux (pension de sécurité de la vieillesse, supplément de revenu garanti,
prestations du Régime de rentes du Québec ou du Régime de pensions du Canada,
prestations d'assurance-emploi, prestations fiscales fédérales pour enfants, autre revenu
provenant de sources publiques), revenu de placement (dividendes, intérêts et autre
revenu de placement), pensions de retraite et rentes et autre revenu en espèces
(variable du formulaire 2B).

Seuil de faible revenu

Population dans les ménages privés dont le revenu est inférieur ou égal au seuil de faible
revenu. Le seuil de faible revenu est déterminé en fonction de la taille du ménage et du
secteur de résidence.

Taux d'activité

Le taux d'activité est le pourcentage de la population active totale, c'est-àdire population


occupée ou étant à la recherche d'un emploi, par rapport à la population âgée de 15 ans
et plus (variable du formulaire 2B).

Taux de chômage

Le taux de chômage est le pourcentage de la population active en chômage par rapport à


la population active totale. Autrement dit, le taux de chômage se rapporte à la main-
d'oeuvre sans emploi et est exprimé en pourcentage de la main-d'oeuvre totale pour la
semaine de référence du recensement (variable du formulaire 2B).

HAUT

Veuillez nous joindre pour obtenir gratuitement un exemplaire du présent document :


Office des affaires francophones

Gouvernement de l'Ontario
777, rue Bay, 6e étage
Toronto, Ontario M7A 2J4

Tél. : 416 325-4949 ou 1 800 268-7507 (sans frais)


Téléc. : 416 325-4980
ATS : 416 325-0017

Courriel : ofa@ontario.ca
Internet : www.oaf.gouv.on.ca (téléchargement en format PDF)

Numéro ISBN : 0-7794-8698-6 (PDF)

Entente sur les droits d'auteurs

Toute référence au document suivant doit citer l'Office des affaires francophones et
Statistique Canada comme sources de renseignements. La reproduction en tout ou en
partie de ce document est autorisée aux fins de diffusion, mais pas de vente.

Septembre 2005

Histoire de la présence française en Ontario

La présence française en Ontario remonte à presque 400 ans. Les français ont été les
premiers explorateurs de la province et ont établi les premières colonies de peuplement,
comme le montre notre carte interactive. Ils font partie intégrale de l'histoire de
l'Ontario.

Jusqu'à la moitié du 19e siècle, les francophones étaient la population majoritaire en


Ontario.

L'histoire de la présence française en Ontario débute avec les explorations du jeune


Étienne Brulé en 1610 et l'établissement de la première mission jésuite à Sainte-Marie-
aux-Pays-des-Hurons en 1639. Les français sont les premiers européens à révéler les
ressources naturelles et économiques du territoire qui deviendra l'Ontario, et à nouer des
alliances avec les autochtones.

Cependant, à la suite de guerres avec les iroquois et les britanniques, les positions
françaises s'affaiblissent et la France cède à l'Empire britannique toutes ses colonies
d'Amérique du Nord avec le traité de Paris de 1763.

Sous le régime britannique, les francophones participent au développement économique


et social du Haut-Canada et gagnent en autonomie. Grâce aux efforts des communautés
religieuses, les premières institutions d'enseignement en français apparaissent.
Après la Confédération canadienne de 1867, l'Ontario vit une période d'immigration et de
prospérité due à l'industrialisation et la construction des chemins de fer. La colonisation
canadienne française suit d'ailleurs le tracé des voies ferrées. A cette époque, les
divisions internes se multiplient entre les canadiens-anglais, prônant l'assimilation, et les
canadiens français, réclamant l'accès à un statut d'égalité. Les chefs de file canadiens-
français exigent la reconnaissance de leurs droits religieux et scolaires.

Suivant l'adoption du règlement 17 (1912) qui impose la langue anglaise comme seule
langue d'enseignement dans les écoles publiques ontariennes, les francophones
organisent la résistance populaire et créent des écoles séparées. La crise se résorbe en
1927 lorsque les écoles bilingues sont rétablies.

Entre 1910 et 1960, les francophones de l'Ontario mettent sur pied de nombreuses
organisations pour défendre leurs droits et promouvoir leur culture. Ces années voient
notamment la création de l'Association canadienne-française d'éducation de l'Ontario
(ACFÉO), de la première caisse populaire francophone (1910), et du quotidien Le Droit
(1913).

A partir de 1969, les lois ontariennes autorisent les écoles de langue française aux
paliers élémentaire et secondaire. En 1970, l'administration des services en français au
niveau du gouvernement s'organise avec la création du Bureau du coordonnateur
provincial des services en français (qui deviendra l'Office des affaires francophones en
1985). Au niveau culturel, les années 70 sont une période d'effervescence artistique, en
particulier dans la communauté de Sudbury. Le drapeau franco-ontarien est créé et hissé
pour la première fois devant l'Université de Sudbury le 25 septembre 1975.
L'anniversaire du drapeau est depuis devenu une date symbolique pour la communauté
franco-ontarienne et est célébré chaque année.

A partir de 1980, TVOntario commence à offrir une programmation en français. En 1984,


la Loi sur les tribunaux judiciaires confère au français le statut de langue officielle dans
les tribunaux au même titre que l'anglais. En 1986, le gouvernement ontarien adopte la
Loi sur les services en français. Elle donne au français un statut légal à l'Assemblée
législative et garantit au public le droit de recevoir des services gouvernementaux en
français.
Les années 1990 et 2000 sont jalonnées d'avancées et de réalisations, dont la création
en 1997 de douze conseils scolaires de langue française et la reconnaissance en 2001
par l'Assemblée législative de l'Ontario du drapeau franco-ontarien comme emblème de
la communauté francophone ontarienne.

Pour plus d'informations sur l'évolution des services en français, consultez l'historique
des services en français en Ontario.

Pour en savoir plus sur l'historique de la présence française en Ontario, consultez


l'exposition de l'Office des affaires francophones La francophonie ontarienne, d'hier à
aujourd'hui, le site Francorigines du ROPFO et le site des Archives publiques de l'Ontario
pour plus d'informations sur l'Ontario français aux 17e et 18e siècles.

L'historique des services en français en Ontario

Introduction

Il y a plus de 30 ans, le gouvernement de l'Ontario reconnaissait la nécessité d'offrir des


services en français aux francophones de la province.

Le droit aux services en français au sens de la Loi sur les services en français est entré
en vigueur le 19 novembre 1989. Il permet à tous les citoyens et citoyennes qui en font
la demande de se faire servir en français :

 dans tous les sièges sociaux et bureaux centraux des ministères ou des

organismes provinciaux;

 dans la plupart des bureaux des ministères et organismes gouvernementaux de

l'Ontario situés dans les 24 régions désignées.

Aujourd'hui, environ 85 % de la population francophone de l'Ontario a accès à ces


services.

Ce qui suit illustre les étapes principales du développement des services en français du
gouvernement de l'Ontario. Les réalisations sont identifiées par thèmes afin que vous
puissiez vous y retrouver facilement.
2006 à 2008

À venir

2004 à 2006

AFFAIRES FRANCOPHONES
Création du Comité consultatif provincial sur les affaires francophones. Ce comité a pour
mandat de conseiller la ministre déléguée aux Affaires francophones sur la meilleure
façon de répondre aux besoins de la communauté francophone.

Désignation de cinq nouvelles agences pour l'offre de services en français, en vertu de la


Loi sur les services en français. Depuis 1989, 201 agences ont été désignées pour l'offre
de services en français.

Participation de l'Ontario au Xe Sommet de la Francophonie à Ouagadougou au Burkina


Faso.

Désignation de la cité de Brampton et la municipalité de Callander en vertu de la Loi sur


les services en français. Après une période de mise en oeuvre de deux ans, les bureaux
du gouvernement provincial situés à Brampton offriront des services en français.
Puisqu'il n'y a pas de bureaux du gouvernement provincial situés dans la municipalité de
Callander, les services en français seront offerts par les bureaux du gouvernement situés
dans la cité de North Bay.

Signature de l'Entente Canada-Ontario sur les services en français, qui permettra


d'accroître la capacité du gouvernement de l'Ontario d'offrir des services en français et
de favoriser l'épanouissement et le dynamisme de la communauté ontarienne
francophone.

DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE ET COMMERCE


Publication d'un Guide de Ressources pour les immigrants entrepreneurs, distribué à
toutes les ambassades et hauts-commissariats du Canada à l'étranger.

ÉDUCATION
Financement de 30 millions de dollars aux 12 conseils scolaires de langue française pour
les premières étapes de la mise sur pied de la Stratégie sur l'éducation en langue
française.

Pour aider à renforcer l'éducation en langue française en Ontario, le gouvernement lance


la Politique d'aménagement linguistique de l'Ontario, 2004. Ce plan a pour but d'aider à
promouvoir la langue et la culture françaises, à améliorer le rendement des élèves et à
garder les jeunes Franco-Ontariennes et Franco-Ontariens dans les écoles de langue
française.

Engagement du gouvernement à verser 140 millions de dollars pour contribuer au


développement des écoles de langue française.

Signature de l'Entente provinciale-fédérale de financement de l'éducation en langue


française en vertu de laquelle 301 millions de dollars seront versés sur une période de
quatre ans pour l'enseignement du français en milieu minoritaire et pour l'enseignement
du français langue seconde aux paliers élémentaire, secondaire et postsecondaire. Un
montant supplémentaire de 30 millions de dollars sera également versé pour tenir
compte du fait que l'Ontario est la province où habite la plus importante communauté
francophone minoritaire du Canada.

Établissement d'un groupe de travail permanent sur l'éducation en langue française aux
paliers élémentaire et secondaire, chargé de prodiguer des conseils au ministre sur des
questions uniques touchant le secteur de l'éducation francophone, dont la promotion de
la culture française, la réduction de l'assimilation et l'amélioration du taux de rétention
des élèves francophones.

POSTSECONDAIRE
Engagement d'un financement ciblé afin de promouvoir l'accès des francophones aux
études postsecondaires, dans le cadre des 6,2 milliards de dollars devant être investis
suite à la publication du Rapport Rae.

Création du Comité consultatif de l'éducation postsecondaire en langue française, chargé


de faire des recommandations pour améliorer l'accès aux programmes d'études
postsecondaires en français.
PERSONNES ÂGÉES
Mise sur pied d'un comité consultatif francophone par le Secrétariat des personnes âgées
afin d'élaborer, d'organiser et d'évaluer une série de foires de renseignements pour les
personnes âgées francophones à travers l'Ontario.

SERVICES SOCIAUX ET COMMUNAUTAIRES


Soutien accordé aux conseils scolaires de langue française pour la planification de l'offre
de services de garde d'enfants, dans le cadre de la Stratégie Meilleur départ.

SANTÉ
Engagement financier sans précédent de 125 millions de dollars pour agrandir l'Hôpital
Montfort, un projet financé en partenariat avec le gouvernement fédéral.

Création d'un groupe de travail francophone sur la réforme du système de santé, dirigé
par le président-directeur général de l'Hôpital Montfort.

Ajout, dans le préambule du projet de loi 36 sur l'intégration du système de santé local,
d'une mention faisant état de la nécessité de faire respecter les exigences de la Loi sur
les services en français. En vertu de ce projet de loi, la communauté francophone devra
être consultée tant dans le cadre de l'élaboration d'un plan relatif au système de santé
provincial, grâce à la création d'un comité consultatif sur les services de santé en
français, qu'au niveau régional, par le biais des réseaux locaux d'intégration des services
de santé (RLISS).

SERVICES AUX FEMMES VICTIMES DE VIOLENCE


Le gouvernement adopte un plan d'action contre la violence familiale. Le plan vise
l'amélioration de l'accès aux services de prévention de la violence offerts en français, en
conformité avec la Loi sur les services en français.

Le Centre Victoria pour femmes et le Timmins and Area Women in Crisis annoncent la
mise en place d'un nouveau Centre francophone d'aide et de lutte contre les agressions
à caractère sexuel.

Tenue des États généraux sur le développement des services en français en matière de
violence contre les femmes. Le but de cette conférence était de discuter des questions
reliées aux programmes et services en français de prévention de la violence, de partager
des meilleures pratiques et d'explorer des modèles pour l'amélioration de la prestation
de services.

Investissement de 1,9 million de dollars pour aider les centres d'aide et de lutte contre
les agressions à caractère sexuel qui offrent des services en français ou qui oeuvrent au
sein des collectivités de langue française.

MUNICIPALITÉS
Adoption d'une loi pour amender la Loi de 1999 sur la ville d'Ottawa reconnaissant le
caractère bilingue de la ville d'Ottawa. Cet amendement prévoit que la Ville d'Ottawa
doit adopter une politique concernant l'usage des langues française et anglaise dans
l'ensemble de son administration ou dans des parties spécifiques de celle-ci, et dans la
prestation de l'ensemble de ses services municipaux ou dans des parties spécifiques de
ces derniers.

Octroi de 700 000 $ sur quatre ans, à frais partagés avec le gouvernement fédéral, pour
la traduction en français de règlements municipaux et d'autres documents clés.

2003

AFFAIRES CIVIQUES ET IMMIGRATION


Mise sur pied d'un comité fédéral-provincial-communautaire pour discuter de
l'immigration francophone.

SANTÉ ET SOINS DE LONGUE DURÉE


Augmentation de 7,4 millions de dollars au financement de base de l'Hôpital Montfort et
subvention de 20,8 millions de dollars pour l'année 2003-2004.

TRANSPORT
Les plaques d'immatriculation des véhicules illustrent, sur demande, le drapeau franco-
ontarien.

2002

AFFAIRES FRANCOPHONES
Désignation de 11 nouvelles agences pour l'offre de services en français, en vertu de la
Loi sur les services en français. Depuis 1988, 196 agences ont été désignées pour l'offre
de services en français, dont 66 depuis 1995.

ÉDUCATION
Cérémonie de la première pelletée de terre à l'École de formation professionnelle et
technique à Ottawa.

Ouverture officielle d'un campus à Toronto du Collège Boréal, à l'automne 2002.

JUSTICE
Signature d'un protocole d'entente entre Aide Juridique Ontario et le Centre médico-
social communautaire de Toronto pour l'ouverture en 2003 de la première clinique
juridique francophone à Toronto.

SANTÉ
Protocole d'entente de cinq ans entre le ministère de la Santé et des Soins de longue
durée et le Réseau des services de santé en français de l'Est de l'Ontario.

SERVICE AUX FEMMES VICTIMES DE VIOLENCE


Annonce de financement de projets pilotes francophones dans le domaine de la
prévention de la violence dans le cadre des programmes du ministère du Procureur
général.

2001

AFFAIRES FRANCOPHONES
Jeux de la Francophonie 2001, Ottawa-Hull : le gouvernement de l'Ontario participe à la
planification des Jeux et met sur pied un pavillon qui accueille un nombre important de
visiteurs. Quelque 3 000 athlètes et artistes (85 de l'Ontario) venant de 52 pays
participent à ces jeux. En tout, l'Ontario remporte 16 médailles dans les compétitions
sportives (huit médailles d'or) et 3 médailles dans les compétitions culturelles.

Le drapeau franco-ontarien devient un des emblèmes officiels de la province.


JUSTICE
Financement additionnel pour améliorer les services d'aide juridique en français en
Ontario.

La Loi sur les tribunaux judiciaires est amendée afin d'améliorer l'accès à la justice et
simplifier les procédures administratives pour demander un procès en français.

SECRÉTARIAT � L'ENFANCE

Le gouvernement de l'Ontario lance le Fonds d'aide au développement de la petite


enfance. Afin de pouvoir répondre aux besoins des familles francophones, une enveloppe
spéciale de 5 % du fonds total est mise de côté pour le financement de projets à
l'intérieur de la communauté francophone. Après des consultations avec les intervenants
francophones, un processus séparé est mis en place pour évaluer et recommander des
projets de groupes francophones.

2000

AFFAIRES FRANCOPHONES
Organisation des 4e Jeux de la Francophonie (qui allaient avoir lieu à Ottawa en 2001).

SANTÉ
Allocation de 128 lits de soins de longue durée à l'Hôpital Montfort dans le cadre de
l'engagement du gouvernement de créer d'ici 2004, 20 000 nouveaux lits de soins de
longue durée dans toute la province.

ÉDUCATION
Allocation de quatre millions de dollars pour former des spécialistes à identifier les
jeunes francophones ayant besoin de services éducatifs spéciaux.

POSTSECONDAIRE
Entente de cinq ans avec le gouvernement fédéral pour le financement des collèges de
langue française, y compris du financement pour le Collège d'Alfred.

La Cité collégiale et le Collège Boréal obtiennent du financement pour un centre de


formation bilingue pour les services d'appel dans l'industrie de la haute technologie et le
Centre d'excellence en foresterie du Nord de l'Ontario.
TOURISME
Le Partenariat ontarien de marketing touristique développe une stratégie de marketing
touristique spécifiquement conçue pour la communauté francophone de l'Ontario et
fournit de l'information touristique en français aux clients francophones.

1999

AFFAIRES FRANCOPHONES
Participation de l'Ontario au 8e Sommet de la francophonie à Moncton, où le pavillon de
l'Ontario présente et fait la promotion des produits et services ontariens.

JUSTICE
L'aide juridique de l'Ontario, établie en vertu de la Loi sur les services d'aide juridique,
doit fournir des services en français.

1998

AFFAIRES FRANCOPHONES
Renouvellement de l'entente Canada-Ontario sur la promotion des langues officielles.
Entente fédérale/provinciale pour le financement des conseils scolaires de langue
française.

JUSTICE
La Loi sur les infractions provinciales transfère les responsabilités de l'administration et
des poursuites d'infractions au niveau municipal. Cette loi est accompagnée d'un
protocole d'entente précisant que les municipalités dans les régions désignées doivent
maintenir la prestation de services en français.

1997

AFFAIRES FRANCOPHONES
Après 3 ans de mise en oeuvre, les francophones de la ville de London ont officiellement
le droit d'obtenir des services gouvernementaux en français, en vertu de la Loi sur les
services en français.
ÉDUCATION
Création de 12 conseils scolaires de langue française (4 publics et 8 séparés) avec un
financement équitable à celui des conseils scolaires de langue anglaise.

SERVICES AUX FEMMES VICTIMES DE VIOLENCE


L'OAF, en collaboration avec le ministère du Solliciteur général et des Services
correctionnels et la Direction générale de la condition féminine de l'Ontario, développe
un plan stratégique pour augmenter les services afin d'aider les femmes francophones
victimes de violence.

1995

POSTSECONDAIRE
Ouverture de deux collèges francophones : le Collège Boréal et le Collège des Grands
Lacs, ainsi que d'un site permanent de campus pour La Cité collégiale.

Création de centres scolaires communautaires à Kingston et à Brampton.

1994

AFFAIRES FRANCOPHONES
Désignation d'une nouvelle région en vertu de la Loi sur les services en français. London
devient la 23e région désignée. Les bureaux du gouvernement provincial situés à London
offrent des services en français après une période de mise en oeuvre de trois ans.

Désignation de 8 nouveaux organismes en vertu de Loi sur les services en français.


(Nouveau total : 130)

Depuis 1986, le nombre d'associations provinciales francophones est passé de 31 à 76.

FINANCES
Modification de la Loi sur les Caisses populaires et les Credit Unions. Désormais, les
caisses peuvent offrir une plus grande gamme de services financiers à leur clientèle.
Elles peuvent aussi offrir des actions privilégiées, ce qui constitue une nouvelle source
importante de capitaux permettant aux caisses de croître beaucoup plus rapidement.
Financement pour l'établissement de caisses populaires dans des régions sous-
desservies.

Modifications de la Loi sur les coopératives permettant:

 aux coopératives de se financer plus facilement, de se structurer sous la forme de

regroupement de partenaires (au lieu de membres);

 un meilleur accès des coopératives aux programmes d'appui aux petites

entreprises.

ÉDUCATION
Mise sur pied, à l'automne 1994, du premier centre scolaire communautaire à Longlac.

Subventions d'immobilisations pour la construction de huit nouvelles écoles de langue


française.

Dissolution du Conseil scolaire de langue française d'Ottawa-Carleton à trois paliers et


création de deux conseils autonomes de langue française le 1er juillet 1994: le Conseil
des écoles publiques d'Ottawa-Carleton et le Conseil des écoles catholiques de langue
française de la région d'Ottawa-Carleton.

CULTURE
Création du Prix Trillium francophone qui reconnaîtra chaque année l'excellence chez un
ou une auteure francophone en Ontario.

Entrée en ondes de la radio communautaire de Cornwall-Alexandria.

SERVICES SOCIAUX ET COMMUNAUTAIRES


Depuis 1986, le nombre de garderies exclusivement francophones en Ontario est passé
de 3 à 52.

SANTÉ
Mise sur pied d'un centre médico-social communautaire à Hamilton-Wentworth.

1993
AFFAIRES FRANCOPHONES
Désignation de 24 organismes en vertu de la Loi sur les services en français (juillet
1993). (Nouveau total : 122)

Renouvellement de l'entente Canada-Ontario sur la promotion des langues officielles.

ÉDUCATION
Annonce de la création de deux nouveaux collèges de langue française, un dans le Nord
(Collège Boréal) et un dans le Centre Sud-Ouest (Collège des Grands Lacs).

CULTURE
Création d'un programme de subventions pour les centres culturels avec l'aide de l'Office
des affaires francophones et du ministère de la Culture, du Tourisme et des Loisirs.

Tenue du premier Salon du livre de Toronto en octobre 1993, financé en grande partie
par les ministères ontariens. C'est le premier événement du genre en Ontario français.

Entrée en ondes de la radio communautaire de Kapuskasing, financée en partie par le


ministère de la Culture, du Tourisme et des Loisirs.

AGRICULTURE
L'Union des cultivateurs franco-ontariens est reconnue comme le syndicat officiel des
agriculteurs francophones.

LOGEMENT
La Coalition franco-ontarienne sur le logement est reconnue comme premier organisme
représentant les francophones en matière de logement.

JUSTICE
Désignation des deux premières cliniques juridiques en vertu de la Loi sur les services en
français. La première clinique est située dans la région de Stormont-Dundas-Glengarry
et l'autre dans Prescott-Russell.

PERSONNES HANDICAPÉES
Mise sur pied de l'Association des personnes sourdes franco-ontariennes.
1992

AFFAIRES FRANCOPHONES
Désignation de 12 organismes en vertu de la Loi sur les services en français (été 1992).
(Nouveau total : 98)

ÉDUCATION
Création d'un conseil scolaire de langue française dans Prescott-Russell (janvier 1992).

CULTURE ET COMMUNICATIONS
Mise sur pied du Comité consultatif sur la politique culturelle des francophones de
l'Ontario créé suite aux recommandations contenues dans le rapport RSVP/Clefs en
mains du Groupe de travail sur la culture en Ontario français. Ce comité interministériel
(Culture et Communications, Office des affaires francophones) remet son rapport final en
novembre 1992.

SANTÉ
Création de deux centres médico-social communautaires, soit un à Sudbury et un autre
dans la région de Cornwall-Alexandria. Un centre de santé communautaire bilingue est
aussi mis sur pied à Longlac.

1991

AFFAIRES FRANCOPHONES
Désignation de 15 organismes en vertu de la Loi sur les services en français (automne
1991). (Nouveau total : 86)

CULTURE ET COMMUNICATIONS
Création d'un programme de subventions destiné au développement des radios
communautaires de langue française.

SERVICES AUX FEMMES VICTIMES DE VIOLENCE


L'Office des affaires francophones reçoit un financement pour le développement de
services de prévention de la violence en français. L'accent est mis sur des initiatives
d'éducation au public et sur le développement de services directs d'aide aux femmes
francophones victimes d'agression sexuelle.
JUSTICE
Publication des Lois refondues de l'Ontario en français.

SERVICES SOCIAUX ET DE SANTÉ


Création d'un programme d'aide aux victimes d'agression sexuelle afin d'améliorer les
services en français offerts aux femmes francophones.

« Partir d'un bon pas pour un avenir meilleur », projet provincial sur les services à
l'enfance en difficulté, comprenant un projet-pilote francophone à Cornwall-Alexandria.

ÉDUCATION
Rétablissement du Conseil de l'éducation franco-ontarienne (CEFO). Il conseille le
ministre des Collèges et Universités ainsi que le ministre de l'Éducation, sur toutes sortes
de sujets touchant les programmes d'éducation en langue française, que ce soit aux
niveaux élémentaire, secondaire ou postsecondaire.

Création du Conseil consultatif des affaires francophones (CCAF) pour conseiller le


ministre des Collèges et Universités sur le dossier des études postsecondaires en
français (juillet 1991).

AFFAIRES INTERGOUVERNEMENTALES
Rapport provisoire du Comité spécial sur le rôle de l'Ontario au sein de la Confédération
qui recommande le maintien des services en français.

1990

AFFAIRES FRANCOPHONES
Désignation de 24 organismes en vertu de la Loi sur les services en français (décembre
1990). (Nouveau total : 71)

ÉDUCATION
Mise sur pied du Groupe consultatif sur la gestion de l'éducation en langue française
(Commission Cousineau) chargée de proposer les critères à utiliser pour la gestion de
l'éducation en langue française en Ontario.
Ouverture du premier collège francophone d'arts appliqués et de technologie de
l'Ontario, la Cité collégiale (Ottawa, septembre 1990).

Rapport de la Commission Bourdeau recommandant l'établissement de collèges


francophones dans le Nord et le Centre/Sud-Ouest.

TRANSPORTS
Commencement de l'installation de panneaux bilingues sur les autoroutes provinciales.

JUSTICE
Amendements à l'article 136 de la Loi sur les tribunaux judiciaires, qui rendent possible
d'autres formes d'audiences, telles les conférences préalables à un procès ou les
motions, ainsi que le dépôt de documents en français dans certaines régions.

1989

AFFAIRES FRANCOPHONES
Entrée en vigueur, le 19 novembre 1989, du droit de recevoir des services en français,
en vertu de la Loi sur les services en français.

SERVICES SOCIAUX ET DE SANTÉ


Création du premier Centre médico-social communautaire (Toronto) qui intègre sous un
même toit des services sociaux et de santé.

1988

AFFAIRES FRANCOPHONES
Désignation des 47 premiers organismes en vertu de la Loi sur les services en français.
Le premier organisme désigné est l'Hôpital Notre-Dame de Hearst.

Entente Canada-Ontario sur la promotion des langues officielles : entente de coopération


entre les deux gouvernements afin d'améliorer l'accès aux services en français dans les
ministères provinciaux.

ÉDUCATION
Mise en place des premiers conseils scolaires homogènes de langue française à Toronto
et à Ottawa.
ALPHABÉTISATION
Création de centres francophones d'alphabétisation communautaire.

SERVICES SOCIAUX ET DE SANTÉ


Création du Réseau francophone des services de garde.

1987

AFFAIRES FRANCOPHONES
Dissolution du Conseil des affaires franco-ontariennes (CAFO) et création de la
Commission des services en français de l'Ontario.

Développement et présentation par chaque ministère de plans de mise en oeuvre des


services en français. Ces plans sont analysés par la Commission des services en français
et l'Office des affaires francophones.

Établissement d'un centre d'évaluation linguistique par le Secrétariat des ressources


humaines.

Établissement et consolidation des bureaux des coordonnateurs des services en français


dans les ministères et certaines grandes sociétés d'état.

CULTURE ET COMMUNICATIONS
Entrée en ondes de la Chaîne française de TVOntario (janvier 1987).

1986

AFFAIRES FRANCOPHONES
Adoption de la Loi sur les services en français. Cette loi encadre l'ensemble des
politiques existantes et reconnaît le droit des francophones de recevoir les services
gouvernementaux en français et de communiquer en français avec le gouvernement de
l'Ontario. Établissement d'un service d'interprétation simultanée à l'Assemblée législative
de l'Ontario.

ÉDUCATION
Adoption de la Loi sur la gestion scolaire qui remet aux francophones la gestion entière
et exclusive de leurs écoles et des modules de langue française.
1985

AFFAIRES FRANCOPHONES
Le Bureau du coordonnateur provincial des services en français devient l'Office des
affaires francophones.

1984

ÉDUCATION
Reconnaissance du droit des francophones à recevoir une instruction en français aux
niveaux élémentaire et secondaire et disparition de l'exigence « là où le nombre le
justifie ».

JUSTICE
Adoption de la Loi sur les tribunaux judiciaires qui confère au français et à l'anglais le
statut de langues officielles dans le système judiciaire de l'Ontario.

SERVICES SOCIAUX ET DE SANTÉ


Adoption d'une garantie législative se rapportant à la prestation de services sociaux en
français (Loi sur les services à l'enfance et à la famille).

CULTURE ET COMMUNICATIONS
Approbation de la création de la Chaîne française à TVOntario.

1982

AFFAIRES FRANCOPHONES
Adoption par la Commission de la fonction publique d'une politique permettant la
désignation de postes bilingues. La connaissance de la langue française devient un
critère de sélection d'embauche de personnel permanent pour ces postes.

JUSTICE
Adoption d'amendements législatifs autorisant l'enregistrement de certains formulaires
et documents en français (testaments, titres de propriété, etc.), l'enregistrement en
français des biens-fonds et l'adoption d'une raison sociale en langue française par une
compagnie.
MUNICIPALITÉS
Amendement à la Loi sur les municipalités autorisant les municipalités à tenir les
réunions du conseil municipal en français et à adopter des règlements en anglais et en
français.

AFFAIRES INTERGOUVERNEMENTALES
L'Ontario devient membre participant de l'Association internationale des parlementaires
de langue française.

1981

ÉDUCATION
Fondation du Centre Jules-Léger pour les étudiants francophones qui ont des difficultés
d'apprentissage.

Ouverture du Collège francophone de technologie agricole et alimentaire d'Alfred.

TOURISME ET LOISIRS
Mise sur pied d'un service bilingue d'information touristique en Ontario.

1980

JUSTICE
Prestation de services en français dans les cours provinciales (division de la famille) dans
les régions désignées.

1979

ÉDUCATION
Les conseils scolaires sont tenus de créer des classes, des entités ou des écoles de
langue française là où le nombre le justifie.

JUSTICE
Autorisation d'utiliser les versions françaises des lois comme élément de preuve lors d'un
procès.
Reconnaissance du droit de tout francophone de subir un procès d'instance criminelle en
français en Ontario.

1978

ÉDUCATION
Le Conseil supérieur des écoles de langue française devient le Conseil de l'éducation
franco-ontarienne (CEFO) et son mandat est élargi au domaine de l'éducation
postsecondaire.

JUSTICE
Adoption de la loi permettant la création de jurys bilingues. Début du programme de
traduction des lois de l'Ontario.

1977

AFFAIRES FRANCOPHONES
Création du Bureau du coordonnateur provincial des services en français du
gouvernement dont le mandat est de veiller à l'application et au développement de la
politique des services en français.

Le Conseil consultatif des affaires franco-ontariennes devient le Conseil des affaires


franco-ontariennes (CAFO). Son mandat est élargi pour qu'il puisse conseiller le
gouvernement sur toute question, sauf l'éducation.

L'affichage dans les édifices gouvernementaux commence à être bilingue. Début de la


nomination de coordonnateurs et de coordonnatrices des services en français dans
certains ministères.

ÉDUCATION
Nomination d'un sous-ministre adjoint chargé de l'éducation en langue française.

JUSTICE
Création d'un comité consultatif de juristes francophones, dans le but de conseiller le
Procureur général de l'Ontario sur les questions relatives à l'usage du français dans les
tribunaux de la province.
Possibilité de tenir des procès en français dans des tribunaux de certains districts
judiciaires.

MUNICIPALITÉS
Création d'un programme d'aide financière à l'intention des municipalités désirant mettre
sur pied des services en français.

1976

AFFAIRES FRANCOPHONES
Autorisation de publier les documents se rapportant aux élections municipales et
provinciales en anglais et en français.

JUSTICE
Mise en oeuvre du programme de services en français dans les tribunaux. Mise en place
d'une cour provinciale bilingue, division criminelle à Sudbury.

1975

ÉDUCATION
Création d'un programme de bourses d'études visant à encourager les étudiants
ontariens à poursuivre des études postsecondaires en français.

1974

AFFAIRES FRANCOPHONES
Création du Conseil consultatif des affaires franco-ontariennes. (Voir 1977)

ÉDUCATION
Augmentation du nombre de cours en français dans les collèges d'arts appliqués et de
technologie et dans les universités de la province.

1973

ÉDUCATION
Création de la Commission des langues d'enseignement de l'Ontario.
1972

ÉDUCATION
Création du Conseil supérieur de l'éducation des écoles de langue française. (Voir 1978)

AFFAIRES FRANCOPHONES
Adoption d'une politique gouvernementale relative à la prestation de services en
français. Cette politique comprend l'obligation de traduire les documents destinés au
public, de répondre en français à toutes demandes écrites de renseignements, et crée
les premières régions désignées.

1970

AFFAIRES FRANCOPHONES
Nomination d'un coordonnateur du bilinguisme chargé de veiller au développement des
services en français dans les ministères.

1969

CULTURE ET COMMUNICATIONS
Création de la Commission permanente Ontario-Québec qui a le mandat de favoriser les
échanges en matière d'éducation et de culture.

Création du Bureau franco-ontarien du Conseil des arts de l'Ontario.

Création d'une section de langue française à TVOntario et début de la diffusion


d'émissions éducatives.

1968

ÉDUCATION
Le gouvernement adopte des amendements à la Loi sur l'éducation, reconnaissant
officiellement l'existence des écoles élémentaires de langue française. Les mêmes
amendements autorisent la création de modules scolaires de langue française au niveau
secondaire.

Création de comités consultatifs de langue française auprès des conseils scolaires.


La Loi sur les services en français en bref

La Loi de 1986 sur les services en français (LSF) garantit au public le droit de recevoir
des services en français de la part des ministères et organismes du gouvernement de
l'Ontario situés dans 25 régions désignées.

Le préambule de la LSF reconnaît l'apport du patrimoine culturel de la population


francophone et désire le sauvegarder pour les générations à venir. La présence
francophone en Ontario remonte en effet à plus de 350 ans.

Grâce à la Loi sur les services en français, tous les services offerts au public par les
ministères et organismes gouvernementaux (permis de conduire, certificat de naissance,
informations etc.) sont disponibles en français dans les bureaux gouvernementaux situés
dans une région désignée ou la desservant.

Environ 85 % des franco-ontariens habitent dans une région désignée. Toutefois, si vous
vivez hors d'une région désignée, vous pouvez obtenir des services en français en vous
adressant au bureau central d'un ministère, à une succursale située dans une région
désignée ou en utilisant les services en ligne de Service Ontario.

Les municipalités ne sont pas obligées d'offrir des services en français, même dans les
régions désignées. C'est aux conseils municipaux que revient la décision d'en offrir ou
non. En cas de transfert de services de la province vers les municipalités, des ententes
doivent être conclues pour assurer la prestation de services en français.

Les organismes financés en partie par la province (hôpitaux, sociétés d'aide à l'enfance,
foyers de groupe etc.) ne sont pas automatiquement assujettis à la LSF mais ils peuvent
demander leur désignation. Le Conseil des ministres passe alors un règlement et les
organismes deviennent des fournisseurs officiels de services en français.

La ministre déléguée aux affaires francophones est en charge de veiller à la mise en


application de la LSF mais chaque ministère est responsable de la prestation de services
en français dans ses bureaux. Les ministères sont appuyés dans cette tâche par l'Office
des affaires francophones et les coordonnateurs des services en français.
La Loi sur les services en français a été modifiée en mai 2007 pour créer le Commissariat
aux services en français. Placé sous la responsabilité de la ministre déléguée aux affaires
francophones mais indépendant de l'OAF, il traite les plaintes relatives à la LSF, mène
des enquêtes pour assurer son respect, et soumet chaque année un rapport à la ministre
qui est présenté à l'Assemblée nationale.

La Loi sur les services en français fait partie d'un ensemble de dispositions légales visant
à garantir les droits linguistiques des francophones. D'autres lois provinciales et
fédérales garantissent des droits aux francophones, notamment au niveau provincial la
Loi sur l'éducation, la Loi sur les tribunaux judiciaires, la Loi sur les services à l'enfance
et à la famille, et au niveau fédéral la Loi sur les langues officielles et la Charte
canadienne des droits et libertés.

Garantie des droits et libertés


Libertés fondamentales
Droits démocratiques
Liberté de circulation et d'établissement
Garanties juridiques
Droits à l'égalité
Langues officielles du Canada
Droits à l'instruction dans la langue de la
minorité
Recours
Dispositions générales
Application de la charte
Titre

ANNEXE B

LOI CONSTITUTIONNELLE DE 1982


Édictée comme l'annexe B de la Loi de 1982 sur le Canada, 1982, ch. 11 (R.-U.), entrée en vigueur le 17 avril
1982.

PARTIE I

CHARTE CANADIENNE DES DROITS ET LIBERTÉS

Attendu que le Canada est fondé sur des principes qui reconnaissent la
suprématie de Dieu et la primauté du droit :

Garantie des droits et libertés

Droits et libertés 1. La Charte canadienne des droits et libertés garantit les droits et libertés
au Canada qui y sont énoncés. Ils ne peuvent être restreints que par une règle de droit,
dans des limites qui soient raisonnables et dont la justification puisse se
démontrer dans le cadre d'une société libre et démocratique.

Libertés fondamentales

Libertés 2. Chacun a les libertés fondamentales suivantes :


fondamentales
a) liberté de conscience et de religion;

b) liberté de pensée, de croyance, d'opinion et d'expression,


y compris la liberté de la presse et des autres moyens de
communication;

c) liberté de réunion pacifique;

d) liberté d'association.
Droits démocratiques

Droits
démocratiques 3. Tout citoyen canadien a le droit de vote et est éligible aux élections
des citoyens législatives fédérales ou provinciales.

Mandat maximal 4. (1) Le mandat maximal de la Chambre des communes et des assemblées
des assemblées législatives est de cinq ans à compter de la date fixée pour le retour des brefs
relatifs aux élections générales correspondantes.

Prolongations (2) Le mandat de la Chambre des communes ou celui d'une assemblée


spéciales législative peut être prolongé respectivement par le Parlement ou par la
législature en question au-delà de cinq ans en cas de guerre, d'invasion ou
d'insurrection, réelles ou appréhendées, pourvu que cette prolongation ne
fasse pas l'objet d'une opposition exprimée par les voix de plus du tiers des
députés de la Chambre des communes ou de l'assemblée législative.

Séance annuelle 5. Le Parlement et les législatures tiennent une séance au moins une fois
tous les douze mois.

Liberté de circulation et d'établissement

Liberté de 6. (1) Tout citoyen canadien a le droit de demeurer au Canada, d'y entrer
circulation ou d'en sortir.

Liberté (2) Tout citoyen canadien et toute personne ayant le statut de résident
d'établissement permanent au Canada ont le droit :

a) de se déplacer dans tout le pays et d'établir leur résidence dans


toute province;

b) de gagner leur vie dans toute province.

Restriction (3) Les droits mentionnés au paragraphe (2) sont subordonnés :

a) aux lois et usages d'application générale en vigueur dans une


province donnée, s'ils n'établissent entre les personnes aucune
distinction fondée principalement sur la province de résidence
antérieure ou actuelle;

b) aux lois prévoyant de justes conditions de résidence en vue de


l'obtention des services sociaux publics.

Programmes de (4) Les paragraphes (2) et (3) n'ont pas pour objet d'interdire les lois,
promotion programmes ou activités destinés à améliorer, dans une province, la situation
sociale
d'individus défavorisés socialement ou économiquement, si le taux d'emploi
dans la province est inférieur à la moyenne nationale.

Garanties juridiques

Vie, liberté et 7. Chacun a droit à la vie, à la liberté et à la sécurité de sa personne; il ne


sécurité peut être porté atteinte à ce droit qu'en conformité avec les principes de
justice fondamentale.

Fouilles,
8. Chacun a droit à la protection contre les fouilles, les perquisitions ou les
perquisitions ou
saisies saisies abusives.

Détention ou 9. Chacun a droit à la protection contre la détention ou l'emprisonnement


emprisonnement arbitraires.

Arrestation ou 10. Chacun a le droit, en cas d'arrestation ou de détention :


détention

a) d'être informé dans les plus brefs délais des motifs de son
arrestation ou de sa détention;

b) d'avoir recours sans délai à l'assistance d'un avocat et d'être


informé de ce droit;

c) de faire contrôler, par habeas corpus, la légalité de sa détention et


d'obtenir, le cas échéant, sa libération.

Affaires 11. Tout inculpé a le droit :


criminelles et
pénales

a) d'être informé sans délai anormal de l'infraction précise qu'on lui


reproche;

b) d'être jugé dans un délai raisonnable;


c) de ne pas être contraint de témoigner contre lui-même dans toute
poursuite intentée contre lui pour l'infraction qu'on lui reproche;

d) d'être présumé innocent tant qu'il n'est pas déclaré coupable,


conformément à la loi, par un tribunal indépendant et impartial à
l'issue d'un procès public et équitable;

e) de ne pas être privé sans juste cause d'une mise en liberté assortie
d'un cautionnement raisonnable;

f) sauf s'il s'agit d'une infraction relevant de la justice militaire, de


bénéficier d'un procès avec jury lorsque la peine maximale prévue
pour l'infraction dont il est accusé est un emprisonnement de cinq
ans ou une peine plus grave;

g) de ne pas être déclaré coupable en raison d'une action ou d'une


omission qui, au moment où elle est survenue, ne constituait pas une
infraction d'après le droit interne du Canada ou le droit international
et n'avait pas de caractère criminel d'après les principes généraux de
droit reconnus par l'ensemble des nations;

h) d'une part de ne pas être jugé de nouveau pour une infraction dont
il a été définitivement acquitté, d'autre part de ne pas être jugé ni
puni de nouveau pour une infraction dont il a été définitivement
déclaré coupable et puni;

i) de bénéficier de la peine la moins sévère, lorsque la peine qui


sanctionne l'infraction dont il est déclaré coupable est modifiée entre
le moment de la perpétration de l'infraction et celui de la sentence.

Cruauté 12. Chacun a droit à la protection contre tous traitements ou peines cruels
et inusités.

Témoignage 13. Chacun a droit à ce qu'aucun témoignage incriminant qu'il donne ne


incriminant soit utilisé pour l'incriminer dans d'autres procédures, sauf lors de poursuites
pour parjure ou pour témoignages contradictoires.

Interprète 14. La partie ou le témoin qui ne peuvent suivre les procédures, soit parce
qu'ils ne comprennent pas ou ne parlent pas la langue employée, soit parce
qu'ils sont atteints de surdité, ont droit à l'assistance d'un interprète.

Droits à l'égalité

Égalité devant la 15. (1) La loi ne fait acception de personne et s'applique également à tous,
loi, égalité de
et tous ont droit à la même protection et au même bénéfice de la loi,
bénéfice et
protection égale indépendamment de toute discrimination, notamment des discriminations
de la loi fondées sur la race, l'origine nationale ou ethnique, la couleur, la religion, le
sexe, l'âge ou les déficiences mentales ou physiques.

Programmes de (2) Le paragraphe (1) n'a pas pour effet d'interdire les lois, programmes ou
promotion activités destinés à améliorer la situation d'individus ou de groupes
sociale
défavorisés, notamment du fait de leur race, de leur origine nationale ou
ethnique, de leur couleur, de leur religion, de leur sexe, de leur âge ou de
leurs déficiences mentales ou physiques.

Langues officielles du Canada

Langues 16. (1) Le français et l'anglais sont les langues officielles du Canada; ils
officielles du ont un statut et des droits et privilèges égaux quant à leur usage dans les
Canada
institutions du Parlement et du gouvernement du Canada.

Langues (2) Le français et l'anglais sont les langues officielles du Nouveau-


officielles du Brunswick; ils ont un statut et des droits et privilèges égaux quant à leur
Nouveau-
Brunswick
usage dans les institutions de la Législature et du gouvernement du
Nouveau-Brunswick.

Progression vers (3) La présente charte ne limite pas le pouvoir du Parlement et des
l'égalité législatures de favoriser la progression vers l'égalité de statut ou d'usage du
français et de l'anglais.

Communautés 16.1. (1) La communauté linguistique française et la communauté


linguistiques linguistique anglaise du Nouveau-Brunswick ont un statut et des droits et
française et
anglaise du
privilèges égaux, notamment le droit à des institutions d'enseignement
Nouveau- distinctes et aux institutions culturelles distinctes nécessaires à leur
Brunswick protection et à leur promotion.

Rôle de la
législature et du (2) Le rôle de la législature et du gouvernement du Nouveau-Brunswick de
gouvernement protéger et de promouvoir le statut, les droits et les privilèges visés au
du Nouveau- paragraphe (1) est confirmé.
Brunswick

Travaux du 17. (1) Chacun a le droit d'employer le français ou l'anglais dans les débats
Parlement et travaux du Parlement.

Travaux de la
Législature du (2) Chacun a le droit d'employer le français ou l'anglais dans les débats et
Nouveau- travaux de la Législature du Nouveau-Brunswick.
Brunswick

Documents 18. (1) Les lois, les archives, les comptes rendus et les procès-verbaux du
parlementaires Parlement sont imprimés et publiés en français et en anglais, les deux
versions des lois ayant également force de loi et celles des autres documents
ayant même valeur.

Documents de la (2) Les lois, les archives, les comptes rendus et les procès-verbaux de la
Législature du Législature du Nouveau-Brunswick sont imprimés et publiés en français et
Nouveau- en anglais, les deux versions des lois ayant également force de loi et celles
Brunswick
des autres documents ayant même valeur.

Procédures 19. (1) Chacun a le droit d'employer le français ou l'anglais dans toutes les
devant les
tribunaux établis affaires dont sont saisis les tribunaux établis par le Parlement et dans tous
par le Parlement les actes de procédure qui en découlent.

Procédures
devant les (2) Chacun a le droit d'employer le français ou l'anglais dans toutes les
tribunaux du affaires dont sont saisis les tribunaux du Nouveau-Brunswick et dans tous
Nouveau- les actes de procédure qui en découlent.
Brunswick

Communications 20. (1) Le public a, au Canada, droit à l'emploi du français ou de l'anglais


entre les pour communiquer avec le siège ou l'administration centrale des institutions
administrés et
les institutions du Parlement ou du gouvernement du Canada ou pour en recevoir les
fédérales services; il a le même droit à l'égard de tout autre bureau de ces institutions
là où, selon le cas :

a) l'emploi du français ou de l'anglais fait l'objet d'une demande


importante;

b) l'emploi du français et de l'anglais se justifie par la vocation du


bureau.

Communications
entre les (2) Le public a, au Nouveau-Brunswick, droit à l'emploi du français ou de
administrés et
les institutions
l'anglais pour communiquer avec tout bureau des institutions de la
du Nouveau- législature ou du gouvernement ou pour en recevoir les services.
Brunswick

Maintien en 21. Les articles 16 à 20 n'ont pas pour effet, en ce qui a trait à la langue
vigueur de française ou anglaise ou à ces deux langues, de porter atteinte aux droits,
certaines
dispositions privilèges ou obligations qui existent ou sont maintenus aux termes d'une
autre disposition de la Constitution du Canada.

Droits préservés 22. Les articles 16 à 20 n'ont pas pour effet de porter atteinte aux droits et
privilèges, antérieurs ou postérieurs à l'entrée en vigueur de la présente
charte et découlant de la loi ou de la coutume, des langues autres que le
français ou l'anglais.

Droits à l'instruction dans la langue de la minorité

Langue 23. (1) Les citoyens canadiens :


d'instruction

a) dont la première langue apprise et encore comprise est celle de la


minorité francophone ou anglophone de la province où ils résident,

b) qui ont reçu leur instruction, au niveau primaire, en français ou en


anglais au Canada et qui résident dans une province où la langue
dans laquelle ils ont reçu cette instruction est celle de la minorité
francophone ou anglophone de la province,
ont, dans l'un ou l'autre cas, le droit d'y faire instruire leurs enfants, aux
niveaux primaire et secondaire, dans cette langue.

Continuité (2) Les citoyens canadiens dont un enfant a reçu ou reçoit son instruction,
d'emploi de la au niveau primaire ou secondaire, en français ou en anglais au Canada ont le
langue
d'instruction
droit de faire instruire tous leurs enfants, aux niveaux primaire et secondaire,
dans la langue de cette instruction.

Justification par (3) Le droit reconnu aux citoyens canadiens par les paragraphes (1) et (2)
le nombre de faire instruire leurs enfants, aux niveaux primaire et secondaire, dans la
langue de la minorité francophone ou anglophone d'une province :

a) s'exerce partout dans la province où le nombre des enfants des


citoyens qui ont ce droit est suffisant pour justifier à leur endroit la
prestation, sur les fonds publics, de l'instruction dans la langue de la
minorité;

b) comprend, lorsque le nombre de ces enfants le justifie, le droit de


les faire instruire dans des établissements d'enseignement de la
minorité linguistique financés sur les fonds publics.

Recours

Recours en cas 24. (1) Toute personne, victime de violation ou de négation des droits ou
d'atteinte aux libertés qui lui sont garantis par la présente charte, peut s'adresser à un
droits et libertés
tribunal compétent pour obtenir la réparation que le tribunal estime
convenable et juste eu égard aux circonstances.

Irrecevabilité (2) Lorsque, dans une instance visée au paragraphe (1), le tribunal a
d'éléments de conclu que des éléments de preuve ont été obtenus dans des conditions qui
preuve qui
risqueraient de portent atteinte aux droits ou libertés garantis par la présente charte, ces
déconsidérer éléments de preuve sont écartés s'il est établi, eu égard aux circonstances,
l'administration que leur utilisation est susceptible de déconsidérer l'administration de la
de la justice justice.

Dispositions générales

Maintien des 25. Le fait que la présente charte garantit certains droits et libertés ne porte
droits et libertés pas atteinte aux droits ou libertés -- ancestraux, issus de traités ou autres --
des autochtones
des peuples autochtones du Canada, notamment :

a) aux droits ou libertés reconnus par la proclamation royale du 7


octobre 1763;

b) aux droits ou libertés existants issus d'accords sur des


revendications territoriales ou ceux susceptibles d'être ainsi acquis.

Maintien des 26. Le fait que la présente charte garantit certains droits et libertés ne
autres droits et constitue pas une négation des autres droits ou libertés qui existent au
libertés
Canada.

Maintien du 27. Toute interprétation de la présente charte doit concorder avec l'objectif
patrimoine de promouvoir le maintien et la valorisation du patrimoine multiculturel des
culturel
Canadiens.

Égalité de 28. Indépendamment des autres dispositions de la présente charte, les


garantie des
droits pour les
droits et libertés qui y sont mentionnés sont garantis également aux
deux sexes personnes des deux sexes.

Maintien des 29. Les dispositions de la présente charte ne portent pas atteinte aux droits
droits relatifs à ou privilèges garantis en vertu de la Constitution du Canada concernant les
certaines écoles
écoles séparées et autres écoles confessionnelles.

Application aux 30. Dans la présente charte, les dispositions qui visent les provinces, leur
territoires législature ou leur assemblée législative visent également le territoire du
Yukon, les territoires du Nord-Ouest ou leurs autorités législatives
compétentes.

Non- 31. La présente charte n'élargit pas les compétences législatives de quelque
élargissement organisme ou autorité que ce soit.
des compétences
législatives

Application de la charte

Application de
la charte 32. (1) La présente charte s'applique :
a) au Parlement et au gouvernement du Canada, pour tous les
domaines relevant du Parlement, y compris ceux qui concernent le
territoire du Yukon et les territoires du Nord-Ouest;

b) à la législature et au gouvernement de chaque province, pour tous


les domaines relevant de cette législature.

Restriction (2) Par dérogation au paragraphe (1), l'article 15 n'a d'effet que trois ans
après l'entrée en vigueur du présent article.

Dérogation par 33. (1) Le Parlement ou la législature d'une province peut adopter une loi
déclaration où il est expressément déclaré que celle-ci ou une de ses dispositions a effet
expresse
indépendamment d'une disposition donnée de l'article 2 ou des articles 7 à
15 de la présente charte.

Effet de la (2) La loi ou la disposition qui fait l'objet d'une déclaration conforme au
dérogation présent article et en vigueur a l'effet qu'elle aurait sauf la disposition en
cause de la charte.

Durée de (3) La déclaration visée au paragraphe (1) cesse d'avoir effet à la date qui
validité y est précisée ou, au plus tard, cinq ans après son entrée en vigueur.

Nouvelle (4) Le Parlement ou une législature peut adopter de nouveau une


adoption déclaration visée au paragraphe (1).

Durée de (5) Le paragraphe (3) s'applique à toute déclaration adoptée sous le régime
validité du paragraphe (4).

Titre

Titre 34. Titre de la présente partie : Charte canadienne des droits et libertés.