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Global Junior Challenge 2007 ELECTROTECHNIQUE « Nous n'avons pas de livre d'électrotechnique? Nous le faisons

Global Junior Challenge 2007

ELECTROTECHNIQUE

« Nous n'avons pas de livre d'électrotechnique? Nous le faisons nous même! »

Les élèves du Lycée Technique Alessandro Rossi de Ngozi, Burundi, construisent leur propre livre d'électrotechnique en utilisant l'Internet.

Lycée Technique Alessandro Rossi Classe 2ème EM Année Scolaire 2006-07 Ngozi – Burundi

en utilisant l'Internet. Lycée Technique Alessandro Rossi Classe 2ème EM Année Scolaire 2006-07 Ngozi – Burundi

Copyright (c) 2007 2 e Electromécanique du Lycée Technique Alessandro Rossi de Ngozi

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Les auteurs

prof. NTACOBAMAZE Déogratias prof. NDIKUMANA Jean-Bosco BIKORICI Noël BUCINYIBUKA Janvier Régis CIZA Pascal
prof. NTACOBAMAZE Déogratias prof. NDIKUMANA Jean-Bosco BIKORICI Noël BUCINYIBUKA Janvier Régis CIZA Pascal

prof. NTACOBAMAZE Déogratias

prof. NDIKUMANA Jean-Bosco

prof. NTACOBAMAZE Déogratias prof. NDIKUMANA Jean-Bosco BIKORICI Noël BUCINYIBUKA Janvier Régis CIZA Pascal
prof. NTACOBAMAZE Déogratias prof. NDIKUMANA Jean-Bosco BIKORICI Noël BUCINYIBUKA Janvier Régis CIZA Pascal
prof. NTACOBAMAZE Déogratias prof. NDIKUMANA Jean-Bosco BIKORICI Noël BUCINYIBUKA Janvier Régis CIZA Pascal
prof. NTACOBAMAZE Déogratias prof. NDIKUMANA Jean-Bosco BIKORICI Noël BUCINYIBUKA Janvier Régis CIZA Pascal

BIKORICI Noël

BUCINYIBUKA Janvier Régis

CIZA Pascal

COYITUNGIYE Herménegilde

Janvier Régis CIZA Pascal COYITUNGIYE Herménegilde MANIRAKIZA Elysé MANIRAKIZA Willy MANIRAMBONA Eric
Janvier Régis CIZA Pascal COYITUNGIYE Herménegilde MANIRAKIZA Elysé MANIRAKIZA Willy MANIRAMBONA Eric
Janvier Régis CIZA Pascal COYITUNGIYE Herménegilde MANIRAKIZA Elysé MANIRAKIZA Willy MANIRAMBONA Eric
Janvier Régis CIZA Pascal COYITUNGIYE Herménegilde MANIRAKIZA Elysé MANIRAKIZA Willy MANIRAMBONA Eric

MANIRAKIZA Elysé

MANIRAKIZA Willy

MANIRAMBONA Eric

MBONYUMUGENZI Lionnel

Willy MANIRAMBONA Eric MBONYUMUGENZI Lionnel MBARUSHIMANA Eric NAZE Alain Justice NDABARUSHIMANA
Willy MANIRAMBONA Eric MBONYUMUGENZI Lionnel MBARUSHIMANA Eric NAZE Alain Justice NDABARUSHIMANA
Willy MANIRAMBONA Eric MBONYUMUGENZI Lionnel MBARUSHIMANA Eric NAZE Alain Justice NDABARUSHIMANA
Willy MANIRAMBONA Eric MBONYUMUGENZI Lionnel MBARUSHIMANA Eric NAZE Alain Justice NDABARUSHIMANA

MBARUSHIMANA Eric

NAZE Alain Justice

NDABARUSHIMANA Pierre

NDAGIJIMANA Salum

Alain Justice NDABARUSHIMANA Pierre NDAGIJIMANA Salum NDAYISABA Adamon NDAYISHIMIYE Egide NDIHOKUBWAYO
Alain Justice NDABARUSHIMANA Pierre NDAGIJIMANA Salum NDAYISABA Adamon NDAYISHIMIYE Egide NDIHOKUBWAYO
Alain Justice NDABARUSHIMANA Pierre NDAGIJIMANA Salum NDAYISABA Adamon NDAYISHIMIYE Egide NDIHOKUBWAYO
Alain Justice NDABARUSHIMANA Pierre NDAGIJIMANA Salum NDAYISABA Adamon NDAYISHIMIYE Egide NDIHOKUBWAYO

NDAYISABA Adamon

NDAYISHIMIYE Egide

NDIHOKUBWAYO Gilbert

NDIKIMINWE Evariste

2

NDUWIMANA Aristide NITUNGA Prosper NIVYOVYO Claude
NDUWIMANA Aristide NITUNGA Prosper NIVYOVYO Claude
NDUWIMANA Aristide NITUNGA Prosper NIVYOVYO Claude

NDUWIMANA Aristide

NITUNGA Prosper

NIVYOVYO Claude

TUTOR DE L'ASSOCIATION WITAR A.S.B.L.

PRIVITERA Concetto ZILIOTTO Marco BRUNELLO Paolo
PRIVITERA Concetto ZILIOTTO Marco BRUNELLO Paolo
PRIVITERA Concetto ZILIOTTO Marco BRUNELLO Paolo

PRIVITERA Concetto

ZILIOTTO Marco

BRUNELLO Paolo

3

Table des matières

PREMIERE PARTIE CIRCUITS PARCOURUS PAR UN COURANT CONTINU

7

CHAPITRE . 1 . COURANT ET TENSION. PUISSANCE ET ENERGIE ELECTRIQUE

8

1.1 COURANT ET TENSION

8

1.1.1 Nature de l'électricité: matière, molécule et atome

8

1.1.2 Corps conducteurs et isolants: loi de Coulomb

12

1.1.3 Courant électrique

14

1.1.4 Intensité du courant

18

1.1.5 Potentiel et tension

19

 

1.1.6 Dipoles

23

1.2 PUISSANCE ET ENERGIE ELECTRIQUE

25

1.2.1

Puissance électrique

25

1.2.2

Energie électrique

27

1.2.3.

Rendemets

27

1.3.EXERCICES

28

CHAPITRE . 2. RESISTANCE ELECTRIQUE

30

2.1.

Loi d'Ohm

30

2.2

Puissance dissipée en chaleur

32

2.3

Groupement des résistances

33

2.4

Résistance d'un conducteur filiforme

36

2.5

Variation de la résistance avec la temperature

39

2.6

Pont de Wheatstone

42

2.7

Exercices

44

CHAPITRE . 3. GENERATEURS ET RECEPTEURS

48

3.1

GENERATEURS

48

3.1.1. Générateur parfait

49

3.1.2. Générateur réel

49

3.2

RECEPTEURS

58

3.2.1.

Récepteurs actifs

58

3.2.2

Modèle équivalent d'un récepteurs

59

3.2.3

Puissance mise en jeu dans un récepteurs

59

3.3 LOI D'OHM GENERALISEE

60

3.4 LOIS DE KIRCHHOFF

60

3.5 EXERCICES

63

CHAPITRE 4. CONDENSATEURS

70

4.1.

NOTION DE CONDENSATEURS

70

4.1.1 Constitution

70

4.1.2 Capacité d'un condensateur

72

4.1.3 Energie emmagasinée par un condensateur

73

4.2

GROUPEMENT DES CONDENSATEURS

74

4.2.1

Groupement en parallèle

74

4.2.2.Groupement en série

75

4.3 CHARGE ET DECHARGE D'UN CONDENSATEUR A TRAVERS UNE RESISTANCE 76

4.4 UTILISATION DU CIRCUIT RC

79

4.5 CARACTERISTIQUES DES CONDENSATEURS USUELS

82

4.6 EXERCICES

87

4

DEUXIEME PARTIE : ELECTROMAGNETISME

95

CHAPITRE.1.PHENOMENES MAGNETIQUES ET ELECTROMAGNETISME

96

1.1.

CHAMP MAGNETIQUE

96

1.1.1 Définition

96

1.1.2 Aimant

97

1.1.3 Vecteur champ magnétique

99

1.1.4 Flux du champ magnétique

102

1.1.5 Champ magnétique produit par une courant

103

1.1.6 Ferromagnétisme

109

1.1.7 Exercices

112

1.2.

INDUCTION ELECTROMAGNETIQUE ET LOIS DE LENZ ET DE LAPLACE

117

1.2.1. Induction électromagnétique

117

1.2.2. Auto-induction

127

1.2.3. Force électromagnétique

129

1.2.4. Exercices

135

SITES WEB UTILISES

140

METADATA

141

ANNEXE

142

Index des illustrations

Illustration 1: Câbles électriques haute tension plus un Transformateur électrique de distibution

7

Illustration 2: Représentation 3D d'une molécule de saccharose

9

Illustration 3: Complexe tuyau + isolant

13

Illustration 4: Les composants d'un

20

Illustration 5: Voltmètres à affichage numérique

20

Illustration 6: Bilan des puissances électriques (approximatif, déduit d'un modèle)

25

Illustration 7: Schématisation de la loi d'Ohm

31

Illustration 8: Pont diviseur de tension non chargé

33

Illustration 9: Pont diviseur de tension chargé

34

Illustration 10: Circuit en série

35

Illustration 11: Circuit en parallèle

35

Illustration 12: symbole européen d'une résistance dans un circuit

40

Illustration 13: symbole Américain d'une résistance dans un circuit

40

Illustration 14: Caractéristique de la résistance : Courbe de I = f(U) = U/R

41

Illustration 15: Pont de Wheatstone

42

Illustration 16: Un montage en pont de Wheatstone

43

Illustration 17: symbole d'un générateur dans un circuit

48

Illustration 18: Caracteristique de la f.é.m.d'un générateur parfait

49

Illustration 19: Caracteristique de la f.é.m.d'un générateur réel

49

Illustration 20: Figure(a)

51

Illustration 21: Figure(b)

51

Illustration 22: Figure(C)

52

Illustration 23: Figure(d)

52

Illustration 24: Le circuit original

53

Illustration 25: 1re étape: Calcul de la tension équivalent de sortie

53

Illustration 26: 2e étape: Calcul de la résistance équivalente

53

Illustration 27: 3e étape: Le circuit équivalent

53

Illustration 28: Cette caractéristique est linéaire et ne passe pas par l'origine

54

Illustration 29: Modèle équivalent de Thévenin

57

Illustration 30: Schéma d'un montage électrique: la loi des

64

5

Illustration 31: Schéma d'un montage électrique : la loi des

65

Illustration 32: Image d'un condensateur

73

Illustration 33: Symbole d'un condensateur non polarisé dans un circuit

74

Illustration 34: Plusieurs types de

75

Illustration 35: Deux condensateurs en parallèle

77

Illustration 36: Schéma de plusieurs condensateurs en parallèles

78

Illustration 37: Schéma de plusieurs condensateurs en série

78

Illustration 38: Schéma des condensateurs en parallèle et en série

79

Illustration 39: Montage électrique d'un condensateur en charge et décharge

79

Illustration 40: Caractèristique d'un condensateur déchargé

83

Illustration 41: Schéma d'un photo-transistor

84

Illustration 42: Champ magnetique

101

Illustration 43: Aimant suspendu au-dessus d'un supraconducteur

102

Illustration 44: Schéma d'un champ rémanent

103

Illustration 45: Schéma de la régle de la main droite du vecteur champ magnétique

105

Illustration 46: schéma du vecteur champ magnétique uniforme

106

Illustration 47: Figure : Éléments du champ magnétique

107

Illustration 48: Schema1

109

Illustration 49: schéma2

109

Illustration 50: Sshéma3

109

Illustration 51: Le schéma pour reconnaître les faces de la bobine

111

Illustration 52: aimant droit spectre obtenu avec la limaille

112

Illustration 53: aimant en U

112

Illustration 54: Champ magnétique dans un solénoïde

113

Illustration 55: Schéma de la régle de trois doigts

113

Illustration 56: Schéma de l'angle de déclinaison magnétique

114

Illustration 57: Schéma de l'angle d'inclinaison magnétique

114

Illustration 58: Cycle d'hystérésis pour un matériaux doux

116

Illustration 59: cycle d'hystérésis pour un matériaux durs

116

Illustration 60: Schéma d' expérience d'induction élémentaire

126

Illustration 61: Le déplacement d'un conducteur dans un champ d'induction B fait apparaître une tension induite Ui aux bornes de ce

127

Illustration 62: La méthode pour déterminer le sens du courant dans le conducteur

128

Illustration 63: Schéma d'un inductance dans le circuit

130

Illustration 64: les schémas électriques d'inductances pures L

131

Illustration 65: Symbole de l'inductance

133

Illustration 66: Le schéma de ce type de machine à courant continu

137

6

PREMIERE PARTIE

CIRCUITS PARCOURUS PAR UN COURANT CONTINU

7

CHAPITRE . 1 . COURANT ET TENSION. PUISSANCE ET ENERGIE ELECTRIQUE

1.1 COURANT ET TENSION

1.1.1 Nature de l'électricité: matière, molécule et atome

1.1.1.1.Introduction

L’ électricité est un phénomène physique dû aux différentes charges électriques de la matière, se manifestant par une énergie. L'électricité désigne également la branche de la physique qui étudie les phénomènes électriques et leurs applications. Pour les scientifiques, l'électricité est très liée au magnétisme, ils ont donc créé une discipline, l’électromagnétisme, qui regroupe l'étude des phénomènes électriques et magnétiques.

C'est au cours du XIXesiècle que les propriétés de l'électricité ont commencées à être comprises. Sa maîtrise a permis l'avènement de la seconde révolution industrielle. Aujourd'hui l'énergie électrique est omniprésente dans les pays développés: à partir de différentes sources d'énergie (hydraulique,

) l'électricité est de nos jours un vecteur énergétique employé à de très

nombreux usages domestiques ou industriels.

thermique, nucléaire,

usages domestiques ou industriels. thermique , nucléaire , Illustration 1: Câbles électriques haute tension plus un

Illustration 1: Câbles électriques haute tension plus un Transformateur électrique de distibution.

1.1.1.2.Histoire de l'électricité

8

Électricité est un mot provenant du grec êlektron signifiant ambre jaune. Les anciens Grecs avaient découvert qu’en frottant l’ambre jaune, celui-ci produisait une attirance sur d’autres objets et, parfois des étincelles. Ils ont donc appelé cette force électricité.

En 1799, Alessandro Volta invente la pile électrique et en 1868 le belge Zénobe Gramme réalise la

première

incandescence. Une centrale hydraulique de 7kW est construite la même année à Saint-Moritz, puis, en 1883, Lucien Gaulard et John Dixon Gibbs créent la première ligne électrique. En 1889, une ligne de 14 kilomètres est construite dans la Creuse, entre la Cascade des Jarrauds lieu de production et la ville de Bourganeuf.

dans

à

dynamo.

En

1879,

Thomas

Edison

présente

sa

première

ampoule

électrique

L'électricité

se

développe

alors

progressivement

pendant

le

vingtième

siècle,

d'abord

l'industrie, l'éclairage public et le chemin de fer avant d'entrer dans les foyers. Différents moyens de

production

de

l'électricité

se

développent:

Centrales

hydraulique,

thermique,

éolienne,

puis

nucléaire

1.1.1.3.La production d'électricité

L'électricité représente environ un tiers de l'énergie consommée dans le monde. L'électrotechnique est la science des applications domestiques et industrielles (production, transformation, transport, distribution et utilisation) de l'électricité

La méthode la plus courante pour produire de grandes quantités d'électricité est d'utiliser un générateur, convertissant une énergie mécanique en une tension alternative. D'une manière générale la source n'est pas forcément mécanique, on peut penser aux piles ou aux panneaux solaires par exemple.

Cette énergie d'origine mécanique est la plupart du temps obtenue à partir d'une source de chaleur, issue elle-même d'une énergie naturelle, telles les énergies fossiles, pétrole, nucléaires ou une

énergie

énergie

peut

mécanique, l'énergie hydraulique ou l'énergie éolienne.

-Matière

La matière est la substance qui compose tout corps ayant une réalité tangible. Ses trois états les plus communs sont l'état solide, l'état liquide, l'état gazeux. Elle occupe de l'espace et la quantité de matière se mesure à l'aide de la masse (lorsqu'il s'agit de compter des particules de matière, on utilise la mole).

renouvelable,

l'énergie

solaire.

On

également

directement

utiliser

une

Molécule

9

Illustration 2: Représentation 3D d'une molécule de saccharose. Une molécule est un assemblage d'atomes dont

Illustration 2: Représentation 3D d'une molécule de saccharose.

Une molécule est un assemblage d'atomes dont la composition est donnée par sa formule chimique.

Le mot molécule vient du latin molecula/moles désignant une petite masse de matière, ou un grain de matière.

Exemples:

La molécule de méthane CH 4 est constituée d'un atome de carbone (C) et de quatre atomes d'hydrogène (H); . La molécule de dioxygène O 2 est constituée de deux atomes d'oxygène (O).

Atome

Un atome (du grec ατοµος, atomos, «que l'on ne peut diviser») est la plus petite partie d'un corps simple pouvant se combiner chimiquement avec une autre. Il est généralement constitué d'un noyau composé de protons et de neutrons autour desquels orbitent des électrons. Sa taille caractéristique est de l'ordre du dixième de nanomètre (nm), soit 10 -10 m.

Caractéristiques de l'atome

La majeure partie de la masse de l'atome se trouve concentrée dans un très faible volume (dimension de l'ordre de 10 -15 m): le noyau, composé de deux sortes de particules semblables, appelées nucléons:

les neutrons, particules de charge électrique nulle, et de masse égale à:

m n = 1,67495 ×10 -27 kg;

les protons, particules de charge électrique positive égale à:

c=+e = 1,602 19 ×10 -19 C, et de masse égale à:

m p = 1,67265 ×10 -27 kg.

La masse du proton étant très proche de celle du neutron, il est pratique de caractériser un noyau par son nombre de nucléons, appelé nombre de masse.

Autour du noyau se trouve «un nuage» de particules identiques: les électrons; les dimensions de ce nuage électronique (de l'ordre d'un angström, ou 10 -10 m) correspondent à celles de l'atome.

10

Les électrons possèdent une charge électrique négative égale à:

e = -1,602 189 ×10 -19 C,

identique à celle du proton en valeur absolue; leur masse est bien plus faible que celles des nucléons (1836 fois moindre):

m e = 9,109 53 ×10 -31 kg.

La charge électrique d'un atome est neutre, car le nombre d'électrons (chargés négativement) du nuage électronique est égal au nombre de protons (chargés positivement) constituant le noyau. Ainsi, les charges électriques s'annulent d'un point de vue macroscopique.

Les atomes sont susceptibles de se charger électriquement en gagnant ou en perdant un ou plusieurs électrons: on parle alors d'ions. Du fait qu'un électron a une charge électrique négative, si un atome gagne un ou plusieurs électrons, la charge de l'atome devient négative (anion), et s'il en perd, la charge de l'atome devient positive (cation).

Les propriétés physiques et chimiques des atomes dépendent essentiellement du nombre de protons qui composent leur noyau. Aussi, les atomes sont-ils classés suivant ce nombre, appelé numéro atomique.

La matière constituée d'un ensemble quelconque d'atomes de même nombre atomique est un corps simple, ou élément chimique. Les atomes ayant un même nombre atomique, mais des nombres de masse différents (nombre de neutrons différent), sont appelés isotopes.

Les différents éléments chimiques naturels ou artificiels ont été ordonnés en fonction de leurs propriétés dans le tableau périodique des éléments.

Des charges de nature opposées s'annulent; la matière ordinaire, qui possède autant de protons que d'électrons, est donc électriquement neutre. Contrairement à la masse, il existe deux types de charges électriques, qui se comportent comme si elles étaient «opposées» l'une à l'autre; on les appelle donc par convention positive et négative.

on les appelle donc par convention positive et négative. deux charges de même nature, par exemple
on les appelle donc par convention positive et négative. deux charges de même nature, par exemple

deux charges de même nature, par exemple deux

deux charges de nature opposée s'attirent

charges positives, se repoussent C'est le mouvement des charges électriques dans la matière qui est à l'origine de l'électricité.

L'électricité statique

Les atomes qui composent la matière sont faits d'électrons chargés négativement qui se déplacent

chargés

positivement. Le nombre d'électrons étant égal au nombre de protons, l'ensemble est électriquement

neutre.

Quand on frotte certains matériaux entre eux, les électrons superficiels des atomes de l'un sont arrachés et récupérés par les atomes de l'autre. Par exemple une tige de verre frottée sur un tissu de soie se charge positivement, car ses atomes perdent des électrons au bénéfice de la soie; Si on frotte un ballon de baudruche sur des cheveux secs, on le charge négativement, car il capte des électrons aux cheveux.

autour

d'un

noyau

composé

de

neutrons

(électriquement

neutres)

et

de

protons

Une règle en plastique frottée sur des vêtements possède une charge négative. Elle peut alors attirer des petits morceaux de papier. La règle modifie, par induction électrostatique, la répartition des

11

charges dans le papier: les charges négatives de la règle repoussent les charges négatives à l'autre extrémité du morceau de papier et attirent les charges positives des atomes de papier.

On parle d'électricité statique, car les charges électriques ne peuvent pas circuler: elles sont piégées

dans des matériaux isolants: (le plastique, le verre, le papier qui résistent à la circulation des

charges. Il est toutefois possible de leur associer un courant électrique (détectable directement ou par le champ magnétique qu'il crée) en mettant en mouvement le matériau chargé.

)

12

La foudre

La foudre La foudre fut la première manifestation visible de l'électricité pour les humains . La

La foudre fut la première manifestation visible de l'électricité pour les humains.

La friction de nombreux matériaux naturels ou artificiels produit de la triboélectricité. La foudre est une énorme décharge électrique due à l'accumulation d'électricité statique dans les nuages. En temps normal l'air est un isolant qui ne laisse pas passer l'électricité. Quand les nuages d'orages accumulent trop de charges électriques, ils parviennent à modifier la structure de l'air en la transformant localement en un plasma ionisé qui conduit l'électricité. Des arcs électriques se forment alors entre le nuage et la terre: les éclairs.

L'électrisation de l'air peut donner lieu à d'autres phénomènes, comme le Feu de Saint-Elme

1.1.2 Corps conducteurs et isolants: loi de Coulomb

1.1.2.1.CORPS CONDUCTEURS

En électricité, un conducteur est un matériau qui contient des porteurs de charge électrique mobiles.Il existe deux types de conducteurs: conducteurs électriques et conducteurs thermiques

Lorsque ce conducteur n'est soumis à aucun champ électrique ou, plus généralement, dans la situation décrite par la théorie de l'électrostatique, les porteurs de charge sont animés d'un mouvement aléatoire, ce qui fait qu'on n'observe aucun courant électrique, on dit que le conducteur est en équilibre électrostatique .Un conducteur électrique en équilibre électrostatique est un conducteur pour lequel les charges libres sont en moyenne fixes, par conséquent il y a absence de courant à l'intérieur de celui-ci.

Lorsqu'on lui applique un champ électrique, le mouvement des porteurs de charges devient partiellement ordonné, ce qui fait qu'on observe un courant électrique.

Par extension, un conducteur est un composant électrique ou électronique de faible résistance, servant à véhiculer le courant d'un point à un autre.

On parle aussi de conducteur pour désigner les objets suivants: fil électrique, câble, piste, barre, strap, cordon.

13

Materiaux

Parmi les matériaux conducteurs, on peut citer les métaux, les électrolytes (ou solutions ioniques) et les plasmas.

(* Il faut également noter que certains solides non métalliques sont conducteurs (par exemple le graphite).

Le conducteur parfait n'existe pas. Il s'agit en général d'un conducteur ohmique.

Les semi-conducteurs sont des cas particuliers: leur conductivité dépend de conditions physique externes.

Un autre type de conducteurs est constitué par les supraconducteurs, des conducteurs dont la résistance ohmique devient strictement nulle dans certaines conditions.

En dessous d'une certaine température dite «température critique» certains matériaux deviennent des supraconducteurs. Il est notable que ces matériaux ne sont pas forcément bons conducteurs à température normale .

Actuellement, la température critique la plus élevée est 138 K, soit -135°C.

Conducteur thermique

Un conducteur thermique est un matériel ayant une conductivité thermique élevée.

Un conducteur thermique est utilisé pour conduire la chaleur. Dans cette fonction on appelle un conducteur un caloporteur, ce rôle est souvent dévolu à fluide (liquide ou gaz).

Les conducteurs thermiques sont aussi utilisés pour évacuer ou dispersser la chaleur, notamment dans les radiateurs.

Soit pour évacuer cette dernière généralement dans l'atmosphère, afin d'éviter l'échauffement excessif d'un système produisant des calories;

Soit pour chauffer un bâtiment (confort domestique) ou un produit (processus industriel).

Les meilleurs conducteurs thermiques sont les métaux et certains fluides.

Rapport entre conduction thermique et conduction électrique

Un bon conducteur électrique est également un bon conducteur thermique (cas des métaux), un bon isolant électrique est également un bon isolant thermique.

1.1.2.2. - ISOLANTS

est également un bon isolant thermique. 1.1.2.2. - ISOLANTS Un isolant est un matériau qui permet

Un isolant est un matériau qui permet d'empêcher les échanges d'énergie entre deux systèmes. On distingue: les isolants électriques, les isolants thermiques, les isolants phoniques et les isolants mécaniques. Le contraire d'un isolant est un conducteur (électricité et chaleur), ou transmetteur

14

(mécanique et son).

Isolant électrique

En électricité comme en électronique, un isolant, aussi appelé matériau diélectrique, est une partie d'un composant ou un organe ayant pour fonction d'interdire le passage de tout courant électrique entre deux parties conductrices. Un isolant possède peu de charges libres, elles y sont piégées, contrairement à un matériau conducteur où les charges sont nombreuses et libres de se déplacer sous l'action d'un champ électromagnétique.

La faculté d'un matériau à être isolant peut aussi être expliquée par la notion de bandes d'énergie. L'isolation électrique est rattachée à une grandeur physique mesurable, la résistance, qui s'exprime en ohms (symbole: ).

Il ne faut pas confondre isolant qui désigne la propriété d'un matériau de ne pas conduire l'électricité, et isolateur qui désigne un composant électrotechnique en matériau isolant.

-Loi de colomb

En physique, il existe deux lois de Coulomb :

en électrostatique, la loi de Coulomb exprime la force électrique s'exerçant entre deux particules chargées immobiles.

en mécanique, la loi de Coulomb permet d'exprimer sous une forme simplifiée les forces de frottement qui s'exercent entre deux solides.

forces de frottement qui s'exercent entre deux solides. En électrostatique , la loi de Coulomb exprime

En électrostatique, la loi de Coulomb exprime la force électrique

électrique

sous forme vectorielle par la formule suivante:

exercée par une charge . Cette loi s'exprime

exercée par une charge . Cette loi s'exprime placée en un point sur une charge placée
exercée par une charge . Cette loi s'exprime placée en un point sur une charge placée
exercée par une charge . Cette loi s'exprime placée en un point sur une charge placée

placée en un point

sur une charge

. Cette loi s'exprime placée en un point sur une charge placée en un point où

placée en un point

placée en un point sur une charge placée en un point où ∑ ε 0 =8,854·10

ε 0 =8,854·10 -12 F·m -1 est une constante universelle appelée permittivité électrique du vide, et

∑ est le vecteur position qui relie le premier corps au deuxième.

est le vecteur position qui relie le premier corps au deuxième.

Dans le système d'unités C.G.S. la loi s'écrit plus simplement

d'unités C.G.S. la loi s'écrit plus simplement avec les longueurs cette fois-ci exprimées en centimètres

avec les longueurs cette fois-ci exprimées en centimètres (cm) et les charges en unité électrostatique (esu).

NB: la loi n'est pas valable pour des charges en mouvement mais uniquement dans un référentiel où elles sont fixes.

1.1.3 Courant électrique

Un courant électrique est un déplacement d'ensemble de porteurs de charge électrique (électrons)

15

1.1.3.1.Courant continu

Le

unidirectionnel: le courant circule à chaque instant dans le même sens, le déplacement des électrons se fait toujours dans le même sens.

électrique

courant

continu

(CC),

par

opposition

au

courant

alternatif,

est

un

courant

Ces courants sont produits par des générateurs délivrant des tensions également continues

Classification

Le terme de courant continu recouvre plusieurs sens:

Courant constant: le courant est totalement constant en direction et en intensité au cours du temps. Les courants de ce type sont parfois appelés courants parfaitement continus

Courant continu lissé: c'est un courant qui s'approche du courant constant, mais qui conserve une ondulation.

Courant variable unidirectionnel C'est un courant qui ne change pas de sens mais dont la tension et donc l'intensité varie au cours du temps

16

1.1.3.2.Courant alternatif

Le courant alternatif est un courant électrique qui change de sens. Ce courant alternatif est dit périodique s'il change régulièrement et périodiquement de sens.

Un courant alternatif périodique est caractérisé par sa fréquence, mesurée en hertz (Hz). C'est le nombre d' «aller-retours» qu'effectue le courant électrique en une seconde. Un courant alternatif périodique de 50 Hz effectue 50 «aller-retours» par seconde, c'est-à-dire qu'il change 100 fois (50 allers et 50 retours) de sens par seconde.

La forme la plus utilisée de courant alternatif est le courant sinusoïdal, essentiellement pour la distribution commerciale de l'énergie électrique.

La fréquence du courant électrique distribué par les réseaux aux particuliers est généralement de 50 Hz en Europe et 60 Hz en Amérique du Nord.

On doit distinguer:

Les courants purement alternatifs dont la valeur moyenne (composante continue) est nulle, qui peuvent alimenter un transformateur sans danger.

Les courant alternatifs à composante continue non nulle qui ne peuvent en aucun cas alimenter un transformateur

Avantages

Contrairement au courant continu, le courant purement alternatif peut voir ses caractéristiques (tension/courant) modifiées par un transformateur à enroulements.

Dès qu'il existe une composante continue non négligeable, un transformateur est inutilisable.

Grâce au transformateur:

Le courant transporté par des lignes à haute tension subit des pertes par effet Joule beaucoup plus faibles. En divisant simplement par 10 l'intensité du courant transporté, on divise par 100 les pertes dues à la résistance des câbles électriques, la puissance dissipée dans une résistance étant proportionnelle au carré de l'intensité du courant. (P = RI²)

À puissance constante, on peut réduire fortement l'intensité d'un courant alternatif en augmentant sa tension.

On abaisse ensuite la tension afin de fournir une alimentation en basse tension près du lieu de distribution, afin de pouvoir l'utiliser à des fins domestiques (attention le danger est bien réel, même en basse tension).

Pour créer un courant électrique, il faut donc un circuit de matériaux conducteurs qui permettra aux charges électriques de se déplacer et, un système capable de créer une différence de potentiel entre les deux extrémités du circuit. Ce système est appelé un générateur: ce peut être par exemple une pile ou une dynamo.

1.1.3.3.Le sens du courant

Dans un circuit électrique on dit que le courant électrique, noté I, circule entre les électrodes depuis le pôle positif vers le pôle négatif du générateur. Ce sens est purement conventionnel puisque le courant peut aussi bien être causé par des charges positives qui seront attirées par le pôle négatif du générateur, que par des charges négatives qui se déplaceront en sens inverse, vers le pôle positif. C'est ainsi que dans un fil électrique, les charges positives (les noyaux des atomes) restent fixes

17

dans la structure du métal et ne peuvent constituer aucun courant électrique; le courant électrique dans un métal est créé uniquement par le déplacement des charges négatives (les électrons libres) vers le pôle positif du générateur: c'est un courant électronique, cependant on utilise toujours le sens conventionnel I du courant, institué avant cette découverte.

On parle de courant continu quand le sens reste constant et, de courant alternatif quand il change périodiquement. La fréquence d'un courant alternatif est le nombre de périodes par seconde. Elle s'exprime en hertz [Hz], par exemple en Europe le courant distribué dans les installation électriques est à une fréquence de 50 Hz et en Amérique 60 Hz.

Analogie hydraulique

Pour comprendre certaines propriétés du courant électrique, il est intéressant de le comparer à de l'eau s'écoulant dans un circuit de tuyaux. Le générateur peut alors être vu comme une pompe chargée de mettre en pression ce liquide dans les tuyaux.

La différence de potentiel, ou tension, ressemble alors à la différence de pression entre deux points du circuit d'eau. Elle est notée U, et exprimée en volts [V].

L'intensité du courant électrique peut être rapprochée du débit d'eau dans le tuyau. Elle mesure le nombre de charges qui passent chaque seconde à un point du circuit; elle est souvent notée I, et mesurée en ampères [A].

La résistance d'un circuit électrique serait alors analogue au diamètre des tuyaux. Plus les tuyaux sont petits, plus il faut de pression pour avoir le même débit; de façon analogue, plus la résistance d'un circuit est élevée, plus il faut une différence de potentiel élevée pour avoir la même intensité. La résistance électrique mesure donc la faculté de freiner plus ou moins le passage du courant. Elle est notée R et, elle est exprimée en ohms ().

Il est possible de pousser cette analogie beaucoup plus loin [1] mais il est important de garder à l'esprit qu'elle a ses limites et que certaines propriétés du courant électrique s'écartent sensiblement de ce modèle à base de fluide, de tuyaux et, de pompes.

Stockage

Il est aussi possible de stocker l'électricité à petite échelle au moyen de batteries d'accumulateurs, de condensateurs ou de bobines d'inductances.

Les batteries d'accumulateurs sont très répandues pour l'utilisation des équipements et systèmes autonomes fixes ou mobiles.

Les condensateurs sont utilisés depuis longtemps en électricité et électronique, mais il est apparu récemment les supercondensateurs permettant de disposer de plus de puissance instantanée qu'avec des batteries d'accumulateurs classiques de taille plus grande, mais pendant des temps très courts. Une utilisation possible peut trouver sa place dans la traction électrique automobile pour les phases transitoires d'accélération, d'autant plus que la recharge des condensateurs est presque instantanée.

Le stockage de l'énergie électrique dans des selfs ou bobines d'inductances n'offre d'intérêt qu'avec des matériaux supraconducteurs, ce qui n'est encore que du domaine expérimental en matière de stockage.

18

Applications industrielles

L'électrolyse sert à fabriquer l'aluminium, à plaquer les métaux

Les moteurs électriques servent à fournir de l'énergie de fonctionnement des machines

Les arcs électriques servent à souder ou à découper des métaux

l'alimentation de circuits électroniques, de relais, de contacteurs permet des séquences automatisées.

1.1.4 Intensité du courant

L'intensité du courant électrique en un point du circuit correspond au débit de la charge passant dans le conducteur en ce point.

débit de la charge passant dans le conducteur en ce point. q en coulombs et t

q en coulombs et t en secondes.

L'intensité i du courant électrique se mesure en ampères (unité SI) dont le symbole normalisé est A.

L'intensité se mesure à l'aide d'un ampèremètre qui doit être branché en série. Sa borne « com » doit être reliée à la borne « - » du générateur.

Vitesse de propagation

La propagation de l'influx électrique se fait à une vitesse voisine de celle de la lumière (aux effets capacitifs près), mais ce n'est pas pour autant la vitesse des électrons qui le constituent. Ceux-ci voyagent plus modestement à quelques millimètres ou centimètres par seconde, en fonction de l'intensité du courant et de la section du conducteur.

Utilisation du courant

La propagation de l'influx électrique peut servir à son utilisation à distance comme source d'énergie. Ce fut sa principale utilisation au début de l'ère industrielle.

Elle peut aussi servir aux transmissions d'informations, depuis le simple télégraphe, jusqu'aux systèmes modernes de traitement et d'échange d'informations (ordinateur, informatique). Dans ce cas, une ou plusieurs caractéristiques du courant électrique sont contrôlées et modulées par l'émetteur de l'information pour construire un signal électrique. Dans le cas du télégraphe, les seules présence et absence (suivant un rythme codé) du courant électrique transmettaient l'information. - Le XXe siècle a vu se développer l'utilisation de nombreux autres phénomènes

possibles pour contrôler le courant électrique qui sont très largement utilisés en électronique. Grâce à eux, il est possible de traiter le courant électrique (mais aussi les ondes électromagnétiques)

comme

microscopique. -

un

vecteur

d'informations,

un

signal

19

électrique

(ou

électromagnétique)

à

l'échelle

Coulomb

Le coulomb (symbole : C) est l'unité de charge électrique dans le système international (SI). C'est une unité dérivée.

Son nom vient du nom du physicien français Charles de Coulomb.

C'est la quantité d'électricité traversant une section d'un conducteur parcouru par un courant d'intensité de 1 ampère pendant 1 seconde (1 C = 1 s.A).

Charge élémentaire

pendant 1 seconde (1 C = 1 s .A). Charge élémentaire La charge élémentaire | e

La charge élémentaire |e| vaut proton +|e|.

Autres unités de charge

Elle a remplacé l'unité franklin (noté Fr), du nom du physicien américain Benjamin Franklin. Cette unité était en usage dans le système CGS.

. La charge de l'électron vaut -|e|, celle du

1 franklin valait 0,3336×10 -9 C.

On utilise aussi, en électrochimie, le faraday (noté F), du nom du physicien anglais Michael Faraday. C'est le produit de la charge élémentaire par le nombre d'Avogadro.

1 faraday vaut 96 485 C et représente la charge associée à une mole d'électrons (en

valeur absolue). (note : le farad est une unité de capacité associé à un condensateur voir l'article correspondant)

En technologie, on utilise également une unité plus grande l'ampère-heure (Ah).

1 Ah = 3600 C

Ordres de grandeur

D'après la loi de Coulomb, deux charges ponctuelles chacune d'un coulomb et séparées d'un mètre dans le vide exercent l'une sur l'autre une force de 9×10 9 N, c'est-à-dire approximativement le poids d'un objet de neuf cent mille tonnes (900 000). Le coulomb est donc une unité beaucoup trop grande pour exprimer les quantités de charge statiques et on utilise généralement ses sous-multiples tels que le millicoulomb (mC), le microcoulomb (µC) ou le nanocoulomb (nC).

1.1.5 Potentiel et tension

1.1.5.1.Potentiel

Un potentiel est une fonction scalaire ou vectorielle prenant une valeur en tout point de l'espace caractéristique d'un champ de force conservatif. En effet, toutes les forces conservatives dérivent d'un potentiel.

Potentiel électrique Le potentiel électrique est l'une des grandeurs définissant l'état électrique d'un point de l'espace. Son unité est le volt.

Analogie

On observe un courant d'eau dans une rivière:

20

C'est la différence d'altitude entre deux points du lit de la rivière :

d'altitude entre deux points du lit de la rivière : qui fait qu'un courant existe entre

qui fait qu'un courant existe entre ces deux points. L'altitude Z est un potentiel gravitationnel (on connaît l'énergie potentielle liée à l'altitude).

D'où l'analogie entre la dénivellation géographique et la différence de potentiel électrique appelée également tension et notée U.

La différence de potentiel ou tension est une valeur algébrique pouvant être positive, négative ou nulle. On la représente sur les schémas électriques par une flèche allant d'un point B vers un point A lorsqu'on veut représenter le potentiel du point A par rapport à celui du point B.

.
.

Mesure

Sa mesure s'effectue en physique comme en biologie grâce à un voltmètre ou d'un oscilloscope qui sont toujours placés en dérivation ou parallèle, par rapport au circuit ou à l'objet bipolaire à mesurer.

Le potentiel est toujours défini à une constante près. En électricité il est fréquent que l'on prenne comme référence des potentiels (le potentiel qui sert de zéro) le potentiel de la terre (que l'on abrège par terre) mais cela n'est pas une obligation. Quel que soit le choix opéré, le point de référence dans le circuit dont le potentiel est fixé à 0 volt et il est appelé point froid. Selon les dispositifs il peut être relié soit à la masse (carcasse métallique du dispositif), soit à la terre, soit au deux.

Pour des explications plus pratiques concernant la notion de potentiel électrique, on se référera à l'article tension.

1.1.5.2.Tension électrique

La tension électrique est la différence de potentiel électrique (DDP en abrégé) entre deux points d'un circuit électrique.

Description

Le symbole normalisé d'une tension électrique est U.

L'unité de mesure en est le volt, unité de symbole V.

Dans les schémas électriques on se sert de la lettre V associée à d'autres symboles pour désigner les différents potentiels électriques.

Si dans un circuit électrique constitué d'éléments de résistance non nulle, il existe un courant électrique, c'est qu'il existe dans ce circuit un générateur entretenant une tension à ses bornes.

21

Classement

En fonction de sa valeur efficace, une tension est classée selon le tableau normalisé suivant :

Nom

Abréviation

Valeur en courant continu

Valeur en courant alternatif

Haute Tension B

HTB

> 75 kV

> 50 kV

Haute Tension A

HTA

1500 V < HTA < 75 kV

1000 V < HTA < 50 kV

Basse Tension B

BTB

750

V < BT < 1500 V

500 V < BT < 1000 V

Basse Tension A

BTA

120

V < BT < 750 V

50 V < BT < 500 V

Très Basse Tension

TBT

< 120 V

< 50 V

Mesure

On peut mesurer la tension à l'aide d'un voltmètre branché en parallèle sur le circuit.

voltmètre branché en parallèle sur le circuit. Représentation symbolique d'un voltmètre dans un

Représentation symbolique d'un voltmètre dans un circuit

Tout appareil de mesure doit se faire électriquement parlant aussi discret que possible. C’est pourquoi un voltmètre se comporte comme un circuit ouvert (il ne consomme pas de courant).

Ill i 5 L d' l è
Ill
i
5
L
d'
l
è

Illustration 4: Voltmètres à

22

 

ampèremètre

voltmètre

 

grandeur

Il mesure l'intensité en 1 point

Il mesure la tension entre 2 points

mesurée

 

en série dans le circuit (le montage nécessite une coupure du circuit au point considéré)

en série dans le circuit (le montage nécessite une coupure du circuit au point considéré)

en

dérivation

entre

les

2

points

montage

montage
 

considérés. (pas de coupure du circuit)

résistance

La résistance électrique de l'ampèremètre doit être la plus faible possible pour que l'appareil ne freine pas de manière sensible le courant dans le circuit.

La résistance du voltmètre doit être la plus grande possible pour que le courant dérivé dans l'appareil soit négligeable.

appareil

Il est réalisé le plus souvent à partir d'un galvanomètre en ajoutant des résistances de faible valeur en dérivation (shunts).

Il est réalisé le plus souvent à partir d'un galvanomètre en ajoutant des résistances de forte valeur en série.

analogique

appareil

Il est réalisé à partir du voltmètre par mesure de la tension aux bornes d'une résistance de faible valeur parcourue par le courant (shunt).

.Appareil de base doté d'un amplificateur lui permettant d'avoir une résistance interne très grande.

électronique

une résistance interne très grande. électronique Si on branche un ampèremètre en dérivation aux bornes

Si on branche un ampèremètre en dérivation aux bornes d'un dipôle, le dipôle est court-circuité. Le courant qui passe dans le circuit peut être très intense et peut détériorer l'ampèremètre ou un autre élément du circuit. Si on branche un voltmètre en série dans un circuit, la grande résistance du voltmètre empêche le courant de passer normalement. Il passe toutefois un très faible courant et le voltmètre indique la tension aux bornes du générateur (circuit simple) ou la tension aux bornes de la branche dans laquelle il est placé (semblable à la tension aux bornes d'un interrupteur ouvert)

23

1.1.6 Dipoles

Le dipôle électrique est un conducteur électrique possédant deux bornes. d'un dipôle électrique

Caractéristique

C'est la courbe représentative, soit de la fonction

C'est la courbe représentative, soit de la fonction , soit de la fonction inverse avec ∑

, soit de la fonction inverse

soit de la fonction , soit de la fonction inverse avec ∑ : tension aux bornes

avec

: tension aux bornes du dipôle,

fonction inverse avec ∑ : tension aux bornes du dipôle, ∑ : intensité du courant qui

: intensité du courant qui traverse le dipôle.

Puissance consommée par un dipôle électrique

le dipôle. Puissance consommée par un dipôle électrique Un dipôle traversée par un courant d'intensité et

Un dipôle traversée par un courant d'intensité et dont la tension à ses bornes est met en jeu une

et dont la tension à ses bornes est met en jeu une puissance telle que Cette
et dont la tension à ses bornes est met en jeu une puissance telle que Cette
et dont la tension à ses bornes est met en jeu une puissance telle que Cette

puissance telle que

Cette puissance correspond à la puissance consommée lorsque u et i sont fléchés selon la convention récepteur (en sens opposé) et à la puissance fournie lorsqu'ils sont fléchés avec la convention générateur.

Classification des dipôles

Dipôles passifs et actifs

Les dipôles passifs ont une caractéristique qui passe par l'origine (u = 0 ; i = 0). Ils ne peuvent que consommer de la puissance électrique, et cette puissance est dissipée par effet Joule.

Les dipôles actifs ont une caractéristique qui ne passe pas par l'origine et une partie de la puissance qu'ils mettent en jeu ne correspond pas à de l'effet Joule.

Dipôles linéaires

Cette dénomination ambiguë recouvre deux sens :

dipôles dont la caractéristique est une droite,

dipôles pour lesquels la fonction f : u D = f (i D ) est une fonction différentielle à coefficient constant.

Pour les dipôles passifs non linéaires on définit pour un point de fonctionnement donné :

la résistance statique : R S = U / I

la résistance dynamique : R D = dU / dI m*m*

Dipôles symétriques

Dipôles dont la caractéristique est symétrique par rapport à l'origine.Pour ces dipôles, le sens de branchement est sans importance.

24

Impédance d'un dipôle

En régime sinusoïdal de courant le comportement des dipôles dépend de la fréquence f donc de la pulsation ω = 2 π f

On défini l'impédance d'un dipôle par :

Z ω = U ω / I ω , avec

U ω : valeur efficace de la tension de pulsation ω aux bornes du dipôle

I ω : valeur efficace de l'intensié du courant de pulsation ω à travers le dipôle.

Dipôles linéaires idéaux

Ce sont des dipôles virtuels qui répondent parfaitement à des équations mathématiques à coefficient constant. Les dipôles réels sont, soit assimilés à ces dipôles idéaux, soit considérés comme des associations particulières de ces dipôles idéaux.

Dipôles passifs idéaux

Ils sont aux nombres de 3

Les résistances pures Elles respectent exactement la relation u = R i. avec R constant quelques soient les conditions d'utilisation.

En régime sinusoïdal leur impédance complexe est donc égale à R

Les inductances pures Elles respectent exactement la relation

avec L constant quelques soient les conditions d'utilisations.inductances pures Elles respectent exactement la relation En régime sinusoïdal leur impédance complexe est donc

En régime sinusoïdal leur impédance complexe est donc égale à j.Lω

Les condensateurs parfaits Ils respectent exactement la relation

avec C constant quelques soient les conditions d'utilisation.parfaits Ils respectent exactement la relation En régime sinusoïdal leur impédance complexe est donc

En régime sinusoïdal leur impédance complexe est donc égale à 1/j.Cω

Dipôles actifs idéaux

Les sources idéales de tension Elles délivrent une tension continue ou variable au cours du temps totalement indépendante du courant qui les traverse. On les nomme aussi générateur de Thévenin

Les sources idéales de courant Elles imposent d'être traversées par un courant continu ou variable au cours du temps totalement indépendant de la tension à leurs bornes. On les nomme aussi générateur de Norton

Propriétés physiques des dipôles linéaires

Lorsqu'un ensemble de ces dipôles est alimenté en régime sinusoïdal de tension, l'intensité qui le traverse est également sinusoïdale et de même fréquence.

Le facteur de puissance d'un ensemble de dipôles linéaires est toujours égal au cosinus du déphasage du courant par rapport à la tension (le cos φ )

25

1.2 PUISSANCE ET ENERGIE ELECTRIQUE

1.2.1 Puissance électrique

Si la tension et le courant varient, la puissance instantanée consommée par un dipôle est égale au produit des valeurs instantanées du courant qui le traverse et de la tension à ses bornes.

du courant qui le traverse et de la tension à ses bornes. avec P en Watt

avec P en Watt, u en volts et i en ampères.

Puissance en continu

En régime de tension et de courant continu,

en continu En régime de tension et de courant continu , U et I étant les

U et I étant les valeurs constantes de la tension aux bornes du dipôle et de l'intensité du courant à travers le dipôle.

Remarques

Si

la

tension

U

est

continue

et

l'intensité

est

variable

on

a :

avec : valeur moyenne du courant

avec

avec : valeur moyenne du courant

: valeur moyenne du courant

avec : valeur moyenne du courant

Si l'intensité I est continue et la tension est variable on a :

Si l'intensité I est continue et la tension est variable on a :

.

Puissance dissipée par une résistance : effet Joule

Si R est la résistance du dipôle, alors on a :

Joule Si R est la résistance du dipôle, alors on a : Cela conduit à l'expression

Cela conduit à l'expression de la puissance instantanée :

conduit à l'expression de la puissance instantanée : La puissance moyenne s'écrit alors : avec ∑

La puissance moyenne s'écrit alors :

instantanée : La puissance moyenne s'écrit alors : avec ∑ la moyenne du carré de l'intensité

avec

la moyenne du carré de l'intensité∑

la moyenne du carré de la tension∑

On introduit généralement les valeurs efficaces du courant ou de la tension afin de mettre la puissance moyenne sous la forme :

les valeurs efficaces du courant ou de la tension afin de mettre la puissance moyenne sous

avec

26

valeur efficace du courant.∑ ∑ valeur efficace de la tension. Puissance dissipée par un dipôle actif linéaire Bilan de

valeur efficace de la tension.∑ ∑ valeur efficace du courant. Puissance dissipée par un dipôle actif linéaire Bilan de puissance

Puissance dissipée par un dipôle actif linéaire

Bilan de puissance en fonctionnement récepteur

D'un point de vue électrique, on peut modéliser un dipôle actif linéaire (électromoteur) par un M.E.T. (Modèle équivalent de Thévenin. Remarque : ce modèle est très sommaire et ne rend compte que des puissances électriques mises en jeu.

est fournie par l'extérieur sous forme de
est
fournie
par
l'extérieur
sous
forme
de

La puissance absorbée par le dipôle est fournie par l'alimentation électrique :

le dipôle est fournie par l'alimentation électrique : Cette puissance est tranformée en puissance

Cette puissance est tranformée en puissance électromagnétique et en pertes par effet Joule :

puissance électromagnétique et en pertes par effet Joule : Dans ce cas la puissance utile est

Dans ce cas la puissance utile est la puissance électromagnétique :

Bilan de puissance en fonctionnement générateur

La

électromagnétique :

puissance

absorbée

par

le

dipôle

puissance

Illustration 6: Bilan des puissances électriques (approximatif, déduit

6: Bilan des puissances électriques (approximatif, déduit Cette puissance est transformée en puissance électrique et

Cette puissance est transformée en puissance électrique et en pertes par effet Joule et dans ce cas la

puissance utile est la puissance électrique :

ce cas la puissance utile est la puissance électrique : : 1.2.2 Energie électrique Relation entre

:

ce cas la puissance utile est la puissance électrique : : 1.2.2 Energie électrique Relation entre

1.2.2 Energie électrique

Relation entre puissance et énergie en régime permanent

Un apport d'énergie électrique à un système électrotechnique est nécessaire pour qu'il effectue un travail : déplacer une charge, fournir de la lumière, calculer. Ce travail est proportionnel à la quantité d'électricité.

est proportionnel à la quantité d'électricité . W en joules , Q en coulombs et V

W en joules, Q en coulombs et V en volts, la différence de potentiel entre deux points.

Avec,

volts , la différence de potentiel entre deux points. Avec, la quantité d'électricité : P la

la quantité d'électricité :

la différence de potentiel entre deux points. Avec, la quantité d'électricité : P la puissance en

P la puissance en watts.

27

Remarque : Une autre unité pratique est utilisée :

Remarque : Une autre unité pratique est utilisée : sachant que Loi de Joule L'effet Joule
Remarque : Une autre unité pratique est utilisée : sachant que Loi de Joule L'effet Joule

sachant que

Loi de Joule

L'effet Joule correspond au dégagement de chaleur d'un résistor parcouru par un courant. Pour un

résistor

de

résistance

R

traversé

par

un

courant

d'intensité

i,

résistance R traversé par un courant d'intensité i, avec W en Joules, R en Ohms, i
résistance R traversé par un courant d'intensité i, avec W en Joules, R en Ohms, i

avec W en Joules, R en Ohms, i 2 en « Ampères-carré » et t en secondes.

1.2.3. Rendemets

Cas ou le dipôle actif fonctionne en récepteur :

∑ Cas ou le dipôle actif fonctionne en récepteur : ∑ Cas ou le dipôle actif

Cas ou le dipôle actif fonctionne en générateur :

On a toujours

.
.
actif fonctionne en récepteur : ∑ Cas ou le dipôle actif fonctionne en générateur : On

28

Donc :

1.3.EXERCICES

Exercice 1

1.3.EXERCICES ∑ Exercice 1 Solution Essayez de resoudre seul(e) ces exercices. Exercice 2 Solution Essayez de

Solution

Essayez de resoudre seul(e) ces exercices.

Exercice 2

Essayez de resoudre seul(e) ces exercices. Exercice 2 Solution Essayez de resoudre seul(e) ces exercices. Exercice

Solution

Essayez de resoudre seul(e) ces exercices.

Exercice 3

Essayez de resoudre seul(e) ces exercices. Exercice 3 Exercice 4 Solution Essayez de resoudre seul(e) ces

Exercice 4

de resoudre seul(e) ces exercices. Exercice 3 Exercice 4 Solution Essayez de resoudre seul(e) ces exercices.

Solution

Essayez de resoudre seul(e) ces exercices.

Solution

Essayez de resoudre seul(e) ces exercices.

29

Exercice 5

∑ Exercice 5 Solution Essayez de resoudre seul(e) ces exercices. 30

Solution

Essayez de resoudre seul(e) ces exercices.

CHAPITRE . 2. RESISTANCE ELECTRIQUE

Définition

Une résistance électrique c'est la capacité que possède un corps de pouvoir s'opposé au passage du courant électrique.

En électricité, le terme résistance désigne plusieurs choses différentes mais liées :

une propriété physique : l'aptitude d'un matériau conducteur à s'opposer au passage du courant électrique.

un dipôle qui est utilisé justement par le fait que sa résistance est utile, principalement pour produire de la chaleur.

un modèle mathématique qui respecte idéalement la loi d'Ohm, que l'on baptise conducteur ohmique et qui permet de modéliser les dipôles réels

un composant électronique conçu pour approcher de manière très satisfaisante la loi d'Ohm dans une large plage d'utilisation.

La propriété physique

C'est la propriété d'un matériau à s'opposer a passage d'un courant électrique. Elle est souvent désignée par la lettre R et son unité de mesure est l'ohm (symbole ). Elle est liée aux notions de résistivité et de conductivité électrique :

Pour un conducteur filiforme homogène, à une température donnée, il existe une relation permettant de calculer sa résistance en fonction du matériau qui le constitue et de ses dimensions :

du matériau qui le constitue et de ses dimensions : ∑ ∑ ∑ ∑ étant la

étant la résistivité en .m,

la longueur en mètres,

la section en m2,

la conductivité en (.m)-1.

La résistance est aussi responsable d'une dissipation d'énergie sous forme de chaleur. Cette propriété porte le nom d'effet Joule. Cette production de chaleur est parfois un effet souhaité (résistances de chauffage), parfois un effet néfaste (pertes Joule).

2.1. Loi d'Ohm

La loi d'Ohm est une loi physique permettant de relier l'intensité du courant électrique traversant un dipôle a la tension à ces bornes.

Point de vue macroscopique

En courant continu La différence de potentiel ou tension U (en volts) aux bornes d'un consommateur de résistance R (en ohms) est proportionnelle à l'intensité du courant électrique I (en ampères) qui le traverse.

R (en ohms ) est proportionnelle à l'intensité du courant électrique I (en ampères ) qui

31

Illustration 7: Schématisation de la loi d'Ohm On peut en déduire: ∑ si R est

Illustration 7:

Schématisation de la loi d'Ohm

On peut en déduire:

si R est non nul∑

si I est non nul∑

La résistance s'exprime en ohms (symbole : ).

Cette loi porte le nom de Georg Ohm qui a travaillé sur le comportement des conducteurs métalliques. Elle s'applique de manière satisfaisante aux conducteurs métalliques thermostatés, c'est-à-dire maintenus à une température constante. Lorsque la température change, la valeur de la résistance change également de manière plus ou moins simple ce qui impose d'introduire des termes correctifs. Par convention on conserve la loi et on introduit les termes correctifs dans la valeur de la résistance du conducteur.Point de vue local (mésoscopique)

Applications

Chauffage

L'utilisation la plus commune de l'effet Joule est le chauffage électrique : radiateur, four, plaque de cuisson, sèche cheveux, grille pain. Ces appareils utilisant une résistance électrique restituent 100% de l'énergie électrique en chaleur par convection et par rayonnement. Ils sont néanmoins moins performants que les pompes à chaleur, qui peuvent atteindre un rendement de 300 ou 400%.

Éclairage

Les ampoules à incandescence recourent également à l'effet Joule : le filament de tungstène, placé dans une enceinte contenant un gaz inerte, est porté à une température élevée (plus de 2200°C). À cette température la matière émet des rayonnements dans le visible (Loi de Planck). Néanmoins l'efficacité lumineuse des lampes à incandescence est assez faible (5 fois moins que l'éclairage fluorescent, 10 fois moins que les lampes à décharge).

32

Protection des circuits

Les fusibles sont des dispositifs utilisant l'effet Joule pour faire fondre un conducteur calibré, afin d'isoler un circuit électrique en cas de surintensité. Les disjoncteurs thermiques utilisent le même effet, mais sans destruction, ils sont réarmables.

2.2 Puissance dissipée en chaleur

L'effet Joule est un effet thermique qui se produit lors du passage du courant électrique dans un conducteur. Il se manifeste par une augmentation de l'énergie thermique du conducteur et donc de sa température. L'effet porte le nom du physicien anglais James Prescott Joule qui l'a étudié vers 1860.

L'énergie dissipée sous forme de chaleur entre deux instants t 1 et t 2 par un dipôle de résistance R traversé par un courant d'intensité i s'écrit :

traversé par un courant d'intensité i s'écrit : La puissance moyenne vaut donc : ∑ En

La puissance moyenne vaut donc :

En régime de courant périodique l'expression de la puissance peut se mettre sous la forme :

avecde la puissance peut se mettre sous la forme : la valeur efficace de l'intensité du

de la puissance peut se mettre sous la forme : avec la valeur efficace de l'intensité

la valeur efficace de l'intensité du courant

En régime de courant continu l'expression de la puissance devient :

courant continu l'expression de la puissance devient : Si ce dipôle vérifie la loi d'Ohm ,

Si ce dipôle vérifie la loi d'Ohm, on peut écrire :

Si ce dipôle vérifie la loi d'Ohm , on peut écrire : avec , la valeur

avec , la valeur efficace de la tension à ses bornes.

Remarque : L'emploi de ces formules n'est pas toujours simple, particulièrement lorsque la résistance dépend de la température du conducteur. La puissance dissipée par effet Joule modifie la température qui modifie la résistance qui modifie la puissance dissipée par effet Joule.

L'effet Joule se manifeste dans tout conducteur électrique avec plus ou moins d'importance. Dans certains cas, il s'agit d'un effet recherché pour produire de la chaleur (radiateur électrique, chauffe- eau, grille-pain) ou de la lumière (lampe à incandescence). En effet, l'élévation de la température du conducteur provoque un échange d'énergie avec l'extérieur sous forme de transfert thermique. Si cette température devient très importante, il cède également de l'énergie par rayonnement visible.

Parfois, l'effet Joule est responsable de pertes d'énergie c.à.d de la conversion indésirable, mais inévitable d'une partie de l'énergie électrique en énergie thermique.

Exemple : les pertes en ligne lors du transport du courant électrique que l'on cherche à limiter en augmentant la tension pour diminuer l'intensité du courant .

L'utilisation la plus commune de l'effet Joule est le chauffage électrique : radiateur, four, plaque de cuisson, sèche cheveux, grille pain. Ces appareils utilisant une résistance électrique restituent 100%

plaque de cuisson, sèche cheveux, grille pain. Ces appareils utilisant une résistance électrique restituent 100% 33

33

de l'énergie électrique en chaleur par convection et par rayonnement. Ils sont néanmoins moins performants que les pompes à chaleur, qui peuvent atteindre un rendement de 300 ou 400%.

Les ampoules à incandescence recourent également à l'effet Joule : le filament de tungstène, placé dans une enceinte contenant un gaz inerte, est porté à une température élevée (plus de 2200°C). À cette température la matière émet des rayonnements dans le visible (Loi de Planck). Néanmoins l'efficacité lumineuse des lampes à incandescence est assez faible (5 fois moins que l'éclairage fluorescent, 10 fois moins que les lampes à décharge).

Protection des circuits Les fusibles sont des dispositifs utilisant l'effet Joule pour faire fondre un conducteur calibré, afin d'isoler un circuit électrique en cas de surintensité. Les disjoncteurs thermiques utilisent le même effet, mais sans destruction, ils sont réarmables.

2.3 Groupement des résistances

Diviseur de tension Le pont diviseur de tension est un montage électronique simple permettant d'obtenir une tension proportionnelle à une autre tension.

Constitution

Un pont diviseur de tension est constitué de deux résistances en série. La tension d'alimentation est appliquée à l'ensemble des résistances tandis que la tension de sortie est prise aux bornes d'une d'entre elles.

Pont de diviseur de tension non chargé

d'entre elles. Pont de diviseur de tension non chargé Dans ce type de montage, les résistances

Dans ce type de montage, les résistances R1 et R2 sont en série. Il n'y a pas de problème particulier et on obtient directement l'équation suivante :

particulier et on obtient directement l'équation suivante : Illustration 8: Pont diviseur de tension non chargé

Illustration 8: Pont diviseur de tension non chargé

34

Démonstration

R eq = R 1 + R 2 (association de R1 et R2 en série)

= R 1 + R 2 (association de R1 et R2 en série) (d'après la loi

(d'après la loi d'Ohm)

soit :
soit :

Pont diviseur de tension chargé

la loi d'Ohm) soit : Pont diviseur de tension chargé Illustration 9: Pont diviseur de tension

Illustration 9: Pont diviseur de tension chargé

Les résistances R2 et R3 sont en parallèle. Le principe est de transformer les deux résistances R2 et R3 en une seule (R eq ) pour pouvoir calculer la tension de sortie par la suite dans l'équation en rapport avec le pont diviseur de tension.

Finalement, on a :

dans l'équation en rapport avec le pont diviseur de tension. F i n a l e

35

2.3.1

Circuit en série

Dans un circuit en série, la résistance équivalente s'obtient en additionnant les résistances respectives des résistors à remplacer.

les résistances respectives des résistors à remplacer. R e q = R 1 + R 2

R eq = R 1 + R 2 + R 3

2.3.2

Circuit en parallèle

Dans un circuit en parallèle, l'inverse de la résistance équivalente vaut la somme des inverses des résistances de Illustration chacun des 10: résistors. Circuit en série

chacun des 10: résistors. Circuit en série En particulier, quand il n'y a que deux résistances

En particulier, quand il n'y a que deux résistances en parallèle, la résistance équivalente est

Illustration 11: Circuit en parallèle

36

2.4 Résistance d'un conducteur filiforme

La résistance d'un conducteur filiforme s'écrit :

résistance d'un conducteur filiforme s'écrit : Afin de limiter les pertes par effet Joule , on

Afin de limiter les pertes par effet Joule, on souhaite que la résistance soit la plus faible possible. La

longueur

de la ligne étant imposée, on ne peut jouer que sur la résistivité

étant imposée, on ne peut jouer que sur la résistivité et sur la section . Résistivité

et sur la section

.
.

Résistivité des matériaux utilisés pour les lignes

Le cuivre, dont la résistivité vaut 1,72 x 10-8 Ω·m, n’est pas utilisé car trop coûteux, mais aussi trop lourd pour les lignes aériennes. On lui préfère des ensembles aluminium-acier ou des alliages aluminium, magnésium et silicium dont la résistivité est de l’ordre de 3 x 10-8 Ω·m

Section des lignes

La section d’un conducteur aérien d'une ligne à haute tension est de l'ordre de 500 mm 2 : il n’est pas avantageux d’augmenter davantage la section des conducteurs. En effet, à la fréquence de 50 Hz (et a fortiori à une fréquence de 60 Hz), il est avantageux d'utiliser 2 conducteurs de 500 mm 2 en remplacement d'un de section 1000 mm 2 à cause de l'effet pelliculaire ou effet de peau.

Par ailleurs, sur des lignes de tension supérieure ou égale à 345 kV, il est nécessaire de prévoir au moins 2 conducteurs par phase pour limiter les pertes par effet couronne.

Ordre de grandeur des résistances linéiques

Pour une ligne de section 500 mm 2 réalisée avec un matériau de résistivité 3 x 10-8 Ω·m, la résistance d’un conducteur aérien est de l’ordre de 6 x 10-2 /km. Cette valeur est donnée à titre indicatif car nous avons vu que la résistance dépendait fortement de la section.

Pour les lignes à haute tension, les valeurs des résistances linéiques sont comprises entre 0,01 /km (ligne 735 kV d'hydroquébec) et 0,1 /km.

Pertes de puissance

Malgré l'effort entrepris pour limiter la résistance, le transport de l'électricité engendre des pertes d’énergie importantes, principalement par effet Joule. À titre d'exemple, pour le réseau de transport d'électricité en France, ces pertes sont estimées en moyenne à 2,5 % de la consommation globale, soit 13 TWh par an.

Pour ne pas subir de pertes importantes, on utilise donc deux techniques :

augmenter le nombre de conducteurs : certaines lignes comportent pour chacune des phases jusqu’à quatre câbles distants de quelques centimètres ;

diminuer l'intensité du courant en élevant la tension : pour une puissance transportée identique, si on augmente la tension, l'intensité du courant diminue et les pertes dues au passage du courant dans le fil seront réduites selon le carré de l'intensité.

Toutefois, la tension servie aux particuliers doit rester inchangée (230 V en France ou 120 V au Québec pour les installations domestiques) et dans le domaine de la basse tension afin de limiter les risques pour les utilisateurs. Il faut donc l'abaisser au plus près de ceux-ci. Comme on ne sait pas le faire de façon simple avec le courant continu (cf. HVDC), on a recours au courant alternatif (de fréquence 50 Hz en France ou 60 Hz au Québec et Amérique du Nord) et à des transformateurs.

37

Il faut également prendre en compte le risque d'arc électrique entre deux conducteurs. Ce risque est d'autant plus important que la tension est élevée. Cela impose des contraintes d'isolement plus fortes et nécessite notamment :

pour les lignes aériennes, d'écarter suffisamment les conducteurs, (typiquement 1 cm/kV), ce qui a pour conséquence d'augmenter proportionnellement la dimension des matériels

associés (isolateurs, pylônes ;

)

pour les câbles (enterrés ou non), d'augmenter les épaisseurs d'isolants, d'ajouter des écrans de masse, voire de recourir à des technologies différentes (par exemple câbles à isolation gazeuse).

Intensité du courant

La résistance de la ligne est la raison principale de la valeur limite de l'intensité du courant que l'on peut transporter. Toutefois, il n'est pas économiquement intéressant d'atteindre la limite de l'échauffement supportable par le conducteur.

Rappelons tout d’abord que l'échauffement est proportionnel au carré de l'intensité du courant. Pour une ligne de 500 mm2, une densité de courant de 1,6 A par mm2 est une limite qui permet de ne pas dépasser la température de 60°C. Mais il est plus économique de réaliser deux lignes transportant la moitié du courant, car les pertes de chaque ligne sont divisées par 4 — donc le total des pertes est divisé par 2. L’économie réalisée permet d’amortir la réalisation de la deuxième ligne. De plus, on conserve la possibilité de doubler l’intensité du courant en cas de besoin (opérations de

maintenance, pannes sur l’autre ligne,

La densité du courant dans les lignes aériennes haute tension est d’environ 0,7 – 0,8 A/mm2

Impédance de la ligne

Contrairement à la résistance, les paramètres réactifs de la ligne dépendent peu de la tension et de la section mais, en revanche, ils sont très différents pour les lignes aériennes et pour les câbles posés ou enterrés.

Inductance de la ligne [

De 1 à 2 mH/km pour les lignes aériennes soit des réactances comprises entre 0,3 et 0,7 /km, donc nettement supérieures aux résistances linéiques.

).

De 0,2 à 0,7 mH/km pour les câbles soit des réactances comprises entre 0,06 et 0,25 /km

Capacité de la ligne

Proche de 10 nF/km pour les lignes aériennes.

De 30 à 800 nF/km pour les câbles.

Chutes de tension À vide Si l'on considère le modèle en π lorsque le courant de sortie est nul, on remarque que le condensateur de sortie est alors en série (c'est-à-dire traversé par exactement la même intensité) avec la résistance et l'inductance de ligne.

On peut écrire :

intensité) avec la résistance et l'inductance de ligne. On peut écrire : , soit : d'où

, soit :

intensité) avec la résistance et l'inductance de ligne. On peut écrire : , soit : d'où

d'où l'on tire :

intensité) avec la résistance et l'inductance de ligne. On peut écrire : , soit : d'où

38

Pour une ligne aérienne, nous avons vu que , donc le deuxième terme est prédominant,

Pour une ligne aérienne, nous avons vu que , donc le deuxième terme est prédominant, ce qui conduit à une tension de sortie supérieure de quelques pour cent à la tension d'entrée. Ce phénomène est appelé effet Ferranti.

En charge La f.é.m d'un alternateur est constante et égale à la somme vectorielle de la résistance interne fois le courant qui la traverse plus l'impédance interne fois le même courant plus la somme (résistance et impédance) de la ligne fois le courant plus la tension au bornes de la charge qui est en parallèle avec la capacité de la ligne.

charge qui est en parallèle avec la capacité de la ligne. , soit : Si l'intensité

, soit

:

est en parallèle avec la capacité de la ligne. , soit : Si l'intensité appealer I
est en parallèle avec la capacité de la ligne. , soit : Si l'intensité appealer I

Si l'intensité appealer I augmente les deux termes (r + R).I et augmentent donc diminue à l’extrémité de la ligne. Pour y remédier, il y a deux possibilités : soit demander aux groupes de fournir plus de réactif soit insérer les batteries de condensateurs dans le réseau ou bien les deux solutions à la fois.

dans le réseau ou bien les deux solutions à la fois. Environnement et nuisances des lignes

Environnement et nuisances des lignes haute tension

Les lignes dites à très haute tension, 225 ou 400 kV, sont vivement critiquées par les associations de protection de l'environnement et dans les médias, en raison de :

l'impact sur les paysages et la création de tranchées de déboisement ;

l'impact sur le tourisme, l’habitat, les nuisances sonores, ainsi que les conséquences sur l’avifaune ;

les aspects sanitaires évoqués ci-dessus.

Les associations écologistes demandent de :

suspendre l’ensemble des projets d’extension de lignes THT ;

enfouir les lignes THT existantes ;

mener des études épidémiologiques à proximité des lignes THT ;

réduire les besoins électriques.

Les obstacles à l'enfouissement des lignes peuvent être soit techniques, soit économiques : une ligne 400 kV enterrée coûte environ dix fois le prix d'une ligne aérienne (¹). Mais, d'une part, cette évaluation approximative ne tient pas compte des économies d’échelle obtenues qui seraient possibles grâce à la généralisation des techniques d’enfouissement, d'autre part, les pertes en ligne pour les lignes aériennes sont supérieures à celles des câbles enterrés (¹). Enfin, les lignes aériennes sont extrêmement vulnérables en cas de tempête : en France, la tempête de 1999 a entraîné un surcoût de 30 % rien que pour la mise aux normes des lignes THT afin qu’elles résistent à des vents violents de 170 km/h.

Le surcoût théorique mis en exergue par l'opérateur du réseau français RTE occulte les bénéfices attendus d’un enfouissement tout en faisant implicitement abstraction des externalités négatives, à savoir l’impact sur le paysage, le tourisme, l’habitat, les nuisances sonores, ainsi que les conséquences sur l’avifaune

39

2.5 Variation de la résistance avec la temperature

Une résistance variable est une résistance dont la valeur est variable. En fait, toutes les résistances sont variables, mais seules celles ayant une plage de variation significative sont désignées comme telles. De nombreux facteurs peuvent induire une variation de R en fonction de sa constitution. Les plus courants sont les facteurs suivants :

Mécanique : Généralement une variation de la longueur du corps résistant.

de

thermistance). On distingue les résistance Coefficient de Température Positif (la résistance croit quand la

Température augmente) et les C T Négatif ou (la résistance diminue pour une augmentation de T).

Rayonnement : Le rayonnement auquel est soumit la résistance. (De nombreux modèles existent chacun est sensible à une gamme de rayonnement spécifique).

Thermique :

La

température

à

laquelle

est

soumis

la

résistance

(on

parle

alors

Chimique : Une substance (gaz, liquide, solide) mis en contact de la résistance.

Fréquence :

La

fréquence

du

courant

électrique

qui

traverse

la

resistance,

on

parle

d'impédance et non plus de résistance

En électricité, le terme résistance désigne plusieurs choses différentes mais liées :

une propriété physique : l'aptitude d'un matériau conducteur à s'opposer au passage du courant électrique.

un dipôle qui est utilisé justement par le fait que sa résistance est utile, principalement pour produire de la chaleur.

un modèle mathématique qui respecte idéalement la loi d'Ohm, que l'on baptise conducteur ohmique et qui permet de modéliser les dipôles réels

un composant électronique conçu pour approcher de manière très satisfaisante la loi d'Ohm dans une large plage d'utilisation.

La propriété physique

C'est la propriété d'un matériau à s'opposer au passage d'un courant électrique. Elle est souvent désignée par la lettre R et son unité de mesure est l'ohm (symbole ). Elle est liée aux notions de résistivité et de conductivité électrique :

Pour un conducteur filiforme homogène, à une température donnée, il existe une relation permettant de calculer sa résistance en fonction du matériau qui le constitue et de ses dimensions :

du matériau qui le constitue et de ses dimensions : ∑ ∑ ∑ ∑ étant la

étant la résistivité en .m,

la longueur en mètres,

la section en m2,

la conductivité en (.m)-1.

La résistance est aussi responsable d'une dissipation d'énergie sous forme de chaleur. Cette propriété porte le nom d'effet Joule. Cette production de chaleur est parfois un effet souhaité (résistances de chauffage), parfois un effet néfaste (pertes Joule). Un des problèmes majeurs pour les ingénieurs est que la conductivité, et son inverse, la résistivité, dépendent fortement de la température. Lorsqu'un dipôle est traversé par un courant électrique, sa résistance provoque un échauffement qui modifie sa température, laquelle modifie sa résistance. La résistance d'un dipôle dépend donc fortement des conditions d'utilisation.

40

La puissance dissipée par effet Joule est

La puissance dissipée par effet Joule est ∑ étant l'intensité du courant , en ampères ,

étant l'intensité du courant, en ampères, traversant la résistance et

du courant , en ampères , traversant la résistance et ∑ la tension , en volts

la tension, en volts, entre ses bornes.

La résistance a ceci de particulier que c'est une des rares caractéristiques physiques dont la plage de valeurs va pratiquement de 0 (supraconducteurs) à l'(isolants).

Le dipôle

0 (supraconducteurs) à l' ∞ (isolants). Le dipôle Illustration 12: symbole symbole Dans résistance dans la

Illustration 12:

symbole

symbole

Dans

résistance dans

la

pratique

européen d'une Pour distinguer le dipôle de sa propriété physique, résistance il faudrait dans en théorie l'appeler "résisteur" (le mot

anglais resistor ou l'anglicisme résistor sont parfois un circuit employés à tort). Par abus de langage le dipôle

s'est donc fait appeler lui aussi "résistance" Illustration par la pratique. 13: Cet usage est permis par les

dictionnaires.

C'est un composant électronique qui permet d'augmenter Américain volontairement la résistance (propriété

physique) d'un circuit. Il est caractérisé par la proportionnalité d'une entre l'intensité du courant qui le

traverse

qu'approximativement à cause de la variation de résistivité un circuit avec la température.

On distingue :

vérifie

et

la

tension

entre

ses

bornes.

cette

propriété

ne

se

Les résistances de puissance dont le but est de produire de la chaleur, exemple : chauffage électrique. Généralement une plaque indique la tension nominale d'utilisation et la valeur de la puissance produite.

Les résistances fixes dont le but est d'obtenir, dans un montage électronique, des potentiels ou des courants parfaitement déterminés en certains endroits du circuits. On indique alors par un code sa valeur de résistance et la précision de cette valeur. La puissance maximale qu'elle peut dissiper se devine (parfois) par sa taille. Ces résistances sont les seules à véritablement vérifier la loi d'Ohm dans un grand domaine d'utilisation (or elles ont été conçues après sa mort)

Les résistances variables qui permettent à un utilisateur d'ajuster un courant (rhéostat) ou une tension (potentiomètre).

Les dipôles dont la résistance varie avec une grandeur physique :

La température : CTN (résistance à coefficient de température négatif) et CTP (à coefficient de température positif)

L'éclairement : photorésistances

Les forces appliquées : jauges de contraintes

Le conducteur ohmique

appliquées : jauges de contraintes Le conducteur ohmique Un conducteur ohmique est un composant électronique

Un conducteur ohmique est un composant électronique appelé également résistance et qui vérifie la loi d'Ohm :

∑ ∑

, avec

étant l'intensité du courant, en ampères, traversant la résistance et

la tension, en volts, entre ses bornes.

Connaissant cette relation, on peut alors remarquer que la courbe représentative de la caractéristique d'une résistance est une droite passant par l'origine Illustration du repère. 14: Caractéristique de la résistance : Courbe de I

On utilise parfois les termes de résistance pure ou = f(U) de résistance = U/R idéale. Le terme de résistor avait

41

été introduit un certain temps dans les programmes de l'Éducation nationale française, il en a été retiré par la suite.

En toute rigueur aucun dipôle n'applique exactement la loi d'Ohm. Le conducteur ohmique est donc davantage un modèle permettant de décrire les dipôles réels. Par exemple, la résistance d'un conducteur métallique à une température donnée est bien approchée par la relation :

température donnée est bien approchée par la relation : avec un hypothétique conducteur ohmique modélisant le

avec

donnée est bien approchée par la relation : avec un hypothétique conducteur ohmique modélisant le

un hypothétique conducteur ohmique modélisant le

: avec un hypothétique conducteur ohmique modélisant le comportement du conducteur parfaitement thermostaté à la

comportement du conducteur parfaitement thermostaté à la température de 0°K et la température en K.

Lois d'électrocinétique Expression de la puissance La puissance consommée par un conducteur ohmique de résistance

consommée par un conducteur ohmique de résistance peut s'écrire avec : ∑ le courant qui traverse
consommée par un conducteur ohmique de résistance peut s'écrire avec : ∑ le courant qui traverse

peut s'écrire

avec :

le courant qui traverse effectivement le dipôle

avec : ∑ le courant qui traverse effectivement le dipôle ∑ la tension effectivement aux bornes

la tension effectivement aux bornes du dipôle, cette dernière peut être différente de la tension délivrée par le générateur.

différente de la tension délivrée par le générateur. est exprimé en watts. Résistances équivalentes Les lois

est exprimé en watts.

Résistances équivalentes Les lois dites d'associations de résistance ne s'appliquent en toute rigueur qu'à des conducteurs ohmiques

en série :

rigueur qu'à des conducteurs ohmiques ∑ en série : ∑ en dérivation : Résistances équivalentes Les

en dérivation :

conducteurs ohmiques ∑ en série : ∑ en dérivation : Résistances équivalentes Les lois dites d'associations

Résistances équivalentes Les lois dites d'associations de résistance ne s'appliquent en toute rigueur qu'à des conducteurs ohmiques

en série :

rigueur qu'à des conducteurs ohmiques ∑ en série : ∑ en dérivation : 2.6 Pont de

en dérivation :

2.6 Pont de Wheatstone

Un pont de Wheatstone est un instrument de mesure inventé par Samuel Hunter Christie en 1833, puis amélioré et démocratisé par Charles Wheatstone en 1843. Ceci est utilisé pour mesurer une résistance électrique inconnue par équilibrage de deux branches d'un circuit en pont, avec une branche contenant le composant inconnu.

42

Illustration 15: Pont de Wheatstone Considérons la figure ci-contre. Le pont est constitué de deux

Illustration 15: Pont de Wheatstone

Considérons la figure ci-contre. Le pont est constitué de deux résistances connues, R 1 et R 2 , d'une résistance variable de précision, R 3 , et d'un galvanomètre ou voltmètre sensible, G. La tension au point de jonction entre R 1 et R 2 vaut V.R 2 /(R 1 + R 2 ), où V est la différence de potentiel aux bornes de la pile. Si nous plaçons entre R 3 et la masse une résistance inconnue, R x , la tension au point de jonction entre R 3 et R x vaut V.R x / (R 3 + R x ).

43

Ajustons R 3 de façon à annuler le courant dans le galvanomètre ; la différence de potentiel aux bornes du celui-ci est donc nulle. En égalant les deux tensions calculées ci-dessus, l'on trouve

Rx =R2 . R3

R1

En pratique, le pont de Wheatstone comporte un ensemble de résistances calibrées, de façon à pouvoir mesurer une large gamme de valeurs de R x avec une seule résistance de précision ; il suffit de changer le rapport R 1 /R 2 .

Par ailleurs, la même technique peut être utilisée pour mesurer la valeur de condensateurs ou d'inductances. On remplace la source de tension continue par une source de tension alternative et la résistance de précision par un condensateur ou une inductance de précision. À l'équilibre du pont (courant nul dans le galvanomètre), le rapport des impédances dans la branche réactive est égal au rapport des résistances. Utilisation pour les jauges de contrainte

des résistances. Utilisation pour les jauges de contrainte Illustration 16: Un montage en pont de Wheatstone

Illustration 16: Un montage en pont de Wheatstone

Le pont de Wheatstone est également utilisé lors de la mise en œuvre de jauges de contrainte.

Une jauge de contrainte est basée sur la propriété qu'ont certains matériaux de voir leur conductibilité varier lorsqu'ils sont soumis à des contraintes, pressions ou déformations

(piézorésistance). Elle permet de fabriquer des capteurs de pression, accélération

variations de résistance sont trop faibles pour être directement mesurables, il est nécessaire de faire

appel à un montage en pont de Wheatstone.

Alimenté par une source de tension le pont a, à l'équilibre une tension V nulle, mais la variation de l'une ou l'autre des résistances fait apparaître une tension non-nulle. Dans la pratique, plusieurs de ces résistances sont des jauges.

Comme les

44

L'intérêt de ce montage est que deux résistances adjacentes agissent en sens opposé et deux résistances opposées agissent dans le même sens. On peut donc réduire les variations parasites (comme la température) et avoir une meilleure précision.

Un capteur à quatre jauges permet d'avoir encore une meilleure précision qu'un capteur à une jauge. Dans la pratique, le nombre de jauges est souvent dicté par la géométrie de la pièce.

2.7 Exercices

1Calculez la résistance R

Tension U = 424 V L'intensité du courant I = 4,8 A

Réponse

R

= U/I = 424 V/4,8 A = 88,333

2

L'intensité du courant I = 0,9 A Tension U = 30 V

R=??

Exercice avec solution:

R = U/I = 30 V/0,9 A = 33,333

3Calculez la tension U

Résistance R = 885 L'intensité du courant I = 2,9 A Exercice avec solution:

U = R · I = 885 · 2,9 A = 2566,5 V

4.Calculez la résistance R

Tension U = 424 V L'intensité du courant I = 4,8 A

Réponse

R = U/I = 424 V/4,8 A = 88,333

5. L'intensité du courant I = 0,9 A Tension U = 30 V

R=??

Exercice avec solution:

R = U/I = 30 V/0,9 A = 33,333

45

6.Calculez la tension U

Résistance R = 885 L'intensité du courant I = 2,9 A Exercice avec solution:

U = R · I = 885 · 2,9 A = 2566,5 V

Calculez:

7. Résistance R = 732

Tension U = 131 V

I =? A

8. Résistance R = 968

L'intensité du courant I = 4,6 A

U =? V

9. Tension U = 453 V L'intensité du courant I = 3,2 A

R=?

10.Résistance R = 251 Tension U = 464 V

I = ?A 11. Résistance R = 732 Tension U = 131 V

I =? A

1 2. Résistance R = 968 L'intensité du courant I = 4,6 A

U =? V

13. Tension U = 453 V L'intensité du courant I = 3,2 A

R=?

14.Résistance R = 251 Tension U = 464 V

I

= ?A

15. Résistance R = 732

Tension U = 131 V

I

=? A

16.

Résistance R = 968

L'intensité du courant I = 4,6 A

U =? V

17.Tension U = 453 V L'intensité du courant I = 3,2 A

R=?

19.Résistance R = 251 Tension U = 464 V

I = ?A

20. Calculez l'intensité si on a:

La Résistance R = 732 La Tension U = 131 V

I =? A

Résistance R = 5.968 L'intensité du courant I = 4,6 A

U =? V