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Rayet-Yohann

1ère ESA

SES: fiche de lecture numéro 2

Etape 1:

-Nom et prénom de l'auteur: Azouz Begag il aurait été intéressant de savoir qui c'était ; il est connu
-Titre du livre: Les Dérouilleurs
-Collection/nombre de pages: MILLE ET UNE NUITS/173 pages.
-Année d'édition: 2002
-ISBN: 2-84205-660-4

Etape 2:

-Mots clefs: dérouilleurs, citées, socialisation, ouverture, extériorisation, réussite sociale

-Le livre étudié peut correspondre au niveau d'un élève de seconde économique en parlant de la
relation de parenté par exemple dans le chapitre sur la famille. Le livre peut également correspondre
au chapitre sur la socialisation des individus du programme de 1ère. En ce qui concerne le
programme de terminale, le livre rejoint le chapitre sur la stratification sociale et les inégalités dans
les enjeux et déterminants de la mobilité sociale. Ainsi, le livre semble plus adapté au programme
de terminale où nous pourrons réellement aborder la question de mobilité sociale.

-Ce livre ne reformule pas vraiment ce que nous avion déjà pu voir en cours de SES car nous ne
nous sommes pas attardés sur le destin des jeunes banlieusard réussissant leur parcour social. Nous
avons juste dégagé le résultat statistique résultant des fils d'ouvrier: ceux-ci ne connaissent
majoritairement pas d'importante ascension sociale. Quant aux jeunes de banlieue, nous ne nous
sommes pas arrêté sur leur parcours social.
En revanche, nous pouvons dire que ce livre est un complément et un enrichissement du cours. En
effet, la démarche théorique de l'auteur est intéressante (pour le cours de SES) tout au long du livre.
Celui-ci s'intéresse à une partie de la population pour dégager sa théorie. Ce cas particulier auquel il
s'intéresse est ce qu'il nomme « les dérouilleurs ». Ceux-ci seraient défavorisés dès leur naissance
en ce qui concerne leur future situation sociale; et cela à cause de leur lieu de résidence: les
banlieues. Cependant, les dérouilleurs sont considéraient comme des voyageurs qui partent de chez
eux en espérant une ascension sociale. Ce cas peut ainsi être enrichissant pour le cours de SES.
Cela permet de s'intéresser au destin social d'un cas particulier et nous fait par conséquent ouvrir
d'avantage les yeux sur le monde en s'intéressant à une autre population que la notre (parfois
délaissée).

Etape 3:

1. Ce livre est très enrichissant car il ce concentre avant tout sur des problématiques
principales telles que « quel est le destin des jeunes banlieusards? Comment les dérouilleurs
parviennent-ils à se sortir du « moule » des cités? Suivent-ils tous le même chemin? Quelles
difficultés rencontrent-ils?... ». L'auteur se propose de répondre à ces problématiques en
élaborant trois chapitres. Après l'examen du rôle du père et de la famille dans les trajectoires
des dérouilleurs, ce livre aborde leurs caractéristiques psychologiques et les facteurs de
déclic pour chacun d'eux, avant d'aboutir à un débat essentiel: l'émancipation de l'individu.
2. L'auteur dans ce livre part d'un constat ainsi que d'une hypothèse.
Le constat: la morbidité des quartiers. C'est à dire qu'il y demeure une certaine violence,
dégradations des espaces public, usage de langage codé...
L'hypothèse: la distance personnelle. C'est à dire la discrimination par sa domiciliation dans
son quartier.
Pour pouvoir écrire son livre, l'auteur est allé interroger un certain nombre de personnes
ayant vécu en banlieue en leur posant des questions biens précises à chacun du type: « Dans
quelle cité avez-vous habité? », « Depuis combien d'années vivez-vous dans cette cité? »,
« Quels souvenirs gardez-vous des années passées dans la cité? », « Quelles impréssions
avez-vous aujourd'hui de la vie dans la cité? », « Quels sont les atouts et les inconvénients
de la vie dans la cité? », « Où habitent les membres de votre famille? »
Ces premières questions sont posées pour élaborer les caractéristiques personnelles de
chaque individu. Ensuite, le thème du « déclic » est exploré pour ceux qui sont partis de leur
quartier: « Pourquoi êtes-vous parti de la cité? », «Quel déclic vous a poussé à faire le
pas? », « Regrettez-vous quelque chose? »; « Quels ennuis cela vous a-t-il causés de
partir? »; « Revenez-vous souvent dans votre cité? »; « Pensez-vous, avec le recul, que pour
s'en sortir, il faut quitter le quartier? »...
Pour ceux qui sont restés dans leur cité: « Pourquoi n'avez-vous pas quitté votre cité? »;
« Regrettez-vous de ne pas être parti? »; « Que pensez-vous de ceux qui quittent les
quartiers pour s'en sortir? »...
Puis, les thèmes de la réussite et de l'avenir ont étés abordés de la façon suivante: « Pensez-
vous avoir réussi? »; « Qu'est-ce que veut dire réussir pour vous? », « Pouvez-vous citer vos
modèles de réussite? »; « Quels conseils donneriez-vous à des jeunes de cité d'aujourd'hui
pour réussir? »; « Comment voyez-vous l'avenir de ces cités? »...
C'est donc à partir de ces informations que le livre a pu être réalisé. Ainsi, cet ensemble de
questions a permis a l'auteur de nourrir une réflexion sur la relation entre mobilité spatiale et
réussite sociale. C'est avec des témoignages tels que ceux d'Aïcha, de Faema, de Salim, de
Kamal, de Bernard,, de Zoheir, de Yasid, d'Amor, ou encore de Mohand que nous avons pu
constater des parcours variants et cela suivant de nombreux critères différents. L'auteur a
donc voulu posséder des données sûres en partant de témoignages des personnes concernées
par le sujet abordé. Ainsi tout au long du livre, nous pouvons suivre les parcours différents
de banlieusards telle que Faema qui à l'age de 15 ans fugue de sa banlieue Lyonaise pour
aller à Paris où elle se fera finalement remarquer par un grand couturier pour défiler.
3. L'auteur répond par la suite à ses problématiques du départ sans forcément les
expliciter, laissant parfois le lecteur se faire sa propre idée. Ainsi nous apprendrons que
mobilité sociale peut souvent rimer avec réussite sociale par exemple.
Le livre nous laisse finalement penser qu'à terme, le rayon géographique sur lequel s'étend la
mobilité spatiale des personnes habitant les quartiers peut être de plus en plus grand.
D'ailleurs, on apprend que certains déjà partent aux État-Unis, au Zimbabwe, en Angleterre,
en Allemagne ou encore au Canada. Nous pouvons ainsi nous demander si le déplacement
ne peut pas devenir ainsi sans limite avec l'accoutumance des jeunes banlieusards aux
espaces urbains de plus en plus vastes.
Parallèlement, le livre ouvre également sur un autre thème. Celui-ci consisterait à interroger
les « dérouilleurs » sur les personnes vivant encore dans leur quartier (serrés les uns contre
les autres) et pour qui le monde extérieur à leur quartier reste toujours « l'immonde ».

Etape 4:
1. Analysons les points forts du livre dans un premier temps. Critiquons ce n'est pas une
critique tout d'abord la forme du livre. En ce qui concerne le vocabulaire, il est tout à fait
approprié à un élève de lycée car il n'emploie aucun terme technique et le langage n'est pas
non plus très soutenu. Quant à la longueur du développement, elle reste convenable puisque
l'auteur parvient à énoncer tout le sujet qu'il souhaitait traiter à l'origine (en répondant aux
problématiques) sans non plus trop rentrer dans des détails qui pourraient devenir ennuyeux.
Ainsi la longueur parait adaptée à un élève de lycée car le développement n'est pas trop
court ni trop long. Quant aux thèmes abordés, ils sont tous illustrés par de multiples
exemples de différents témoignages.
Parlons dans un second temps du livre dans son fond. Le contenu reste toute à fait accessible
à un élève de lycée de filière quelconque puisque les sujets abordés ne demandent pas de
spécialisation particulière. Ainsi tout le monde est apte à le comprendre. Les analyses faites
par l'auteur sont d'autant plus diversifiées car celui-ci ne s'intéresse pas à une seule situation
de personnes mais à plusieurs situations se rejoignant autour d'un même thème. Ainsi les
exemples sur lesquels l'auteur s'appuie sont très diversifiés car à chaque analyse, il y a un
exemple. Les exemples peuvent éventuellement être réinvestis dans les devoirs dans des
matières telle que l'économie; cela pour amener une certaine culture générale personnelle
supplémentaire et non pas pour réellement combler le cours.
Si je me permet de dire que ce livre peut éventuellement apporter une culture générale
supplémentaire au cours, c'est tout d'abord car le sujet de la destinée sociale est présent en
économie. Cependant, il faut surtout savoir que ce sujet ne se démode pas. En effet il est l'un
des grand sujet de notre actualité. Nous ne connaissons pas forcément l'avenir de ces jeunes
de banlieues que nous reconnaissons parfois à la télévisions et que nous considérons souvent
de « différents » ou d' « étranger à nous ».
2. Analysons dans un second temps les limites du livre. Il faut savoir que ce livre ne possède
aucune illustration tel qu'un tableau ou encore une photo. Cette idée d'illustration aurait pu
s'averrer perspicace dans la mesure ou cela aurait apporté une valeur d'autant plus réelle et
crédible, ramenant d'avantage encore à la réalité. En ce qui concerne le réinvestissement;
malgré un apport en culture générale il est difficilement ré applicable dans le cours ou
encore dans les devoirs.
3. Il aurait été intéressant de rajouter au livre des éléments tels que des tableaux montrant
l'évolution des mobilités spatiales par exemple. Ceux-ci auraient permis de constater la
réalité non pas seulement avec des témoignages, mais également avec des donnés chiffrées.
Des photographie montrant l'aspect extérieur des cités aurait de surcroît été un bon apport
car celles-ci nous auraient permis de constater la dure réalité à laquelle font fasse certaines
personnes.