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SOMMAIRE 12 Juin 2009 Quid de l’économie cette semaine ? France : après la récession,
SOMMAIRE 12 Juin 2009 Quid de l’économie cette semaine ? France : après la récession,
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SOMMAIRE 12 Juin 2009 Quid de l’économie cette semaine ? France : après la récession,
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SOMMAIRE 12 Juin 2009 Quid de l’économie cette semaine ? France : après la récession,

SOMMAIRE

12 Juin 2009

SOMMAIRE 12 Juin 2009 Quid de l’économie cette semaine ? France : après la récession, la
Quid de l’économie cette semaine ? France : après la récession, la déflation 3
Quid de l’économie cette semaine ?
France : après la récession, la déflation
3
La météo économique de la semaine écoulée. 5 Les marchés : 6 L’Europe de l’Est,
La météo économique de la semaine écoulée.
5
Les marchés :
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L’Europe de l’Est, un nouveau subprime ?
Les évènements à suivre du 15 au 19 juin :
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Encore une semaine favorable pour l’Oncle Sam.
Calendrier complet des statistiques et évènements économiques
de la semaine à venir.
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Chiffres de la semaine du 8 au 12 juin
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Synthèse sectorielle de la semaine
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Calendrier des publications et versements de dividendes
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Rappel de nos prévisions économiques et financières pour 2009-
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2010

Economie

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Humeur :

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Et la croissance structurelle dans tout ça ?

Depuis neuf mois, on ne parle que de crise, de récession, de relance keynésienne ou encore, depuis quelques

semaines, de reprise technique. Toutes ces préoccupations sont évidemment parfaitement justifiées. Néanmoins, en se concentrant sur le présent, c’est-à-dire sur le conjoncturel, elles font l’impasse sur l’essentiel, à savoir l’état structurel de nos économies. En effet, compte tenu du choc négatif d’envergure qu’elle représente, la crise de ces derniers trimestres aura forcément des conséquences concrètes et très souvent négatives sur la croissance structurelle des différents pays

et zones de la planète. Même si la crise n’est pas encore complètement terminée, il paraît donc opportun de faire le point

sur ce thème et d’établir une estimation des nouvelles croissances structurelles.

Pour commencer, il nous faut rappeler ce que signifie ce concept. Pour faire simple, la

Pour commencer, il nous faut rappeler ce que signifie ce concept. Pour faire simple, la croissance structurelle correspond à la croissance du PIB réel (i.e. hors inflation) obtenue lors d’un fonctionnement normal de l’économie, c’est- à-dire sans catastrophe particulière, sans soutien des politiques conjoncturelles et sans excès inflationnistes durables.

Autrement dit, il s’agit du rythme de croisière de la croissance d’une économie. Celle-ci dépend en fait de trois éléments structurels et structurants, en l’occurrence le facteur « travail », c’est-à-dire le volume d’heures travaillées, le facteur

«
«

capital » également appelé « investissement » et enfin le facteur « progrès technique ». C’est donc en agissant sur ou en subissant l’évolution de ces trois éléments que la croissance structurelle va varier.

En 1990, ce niveau d’équilibre de la croissance était identique des deux côtés de l’Atlantique et atteignait 2,5 % par an.

l’époque, de nombreux économistes faisaient remarquer que la croissance américaine était beaucoup plus heurtée que

la croissance américaine était beaucoup plus heurtée que A celle de l’Europe, la première connaissant une
A
A
croissance américaine était beaucoup plus heurtée que A celle de l’Europe, la première connaissant une grande

celle de l’Europe, la première connaissant une grande amplitude entre les phases de surchauffe et de récession, la seconde étant beaucoup plus lissée, notamment grâce au rôle de stabilisateurs économiques que jouait à l’époque la dépense publique. Néanmoins, à moyen terme, les Etats-Unis et l’Europe se retrouvaient sur un pied d’égalité.

et l’Europe se retrouvaient sur un pied d’égalité. La décennie 1990 va fortement changer la donne.

La décennie 1990 va fortement changer la donne. En effet, après avoir été revigorés grâce aux Reaganomics, c’est-à- dire grâce au mélange keynésiano-libéral de la politique économique de l’ère Reagan, les Etats-Unis vont se lancer corps

de l’ère Reagan, les Etats- Unis vont se lancer corps et âme dans la révolution des
et
et

âme dans la révolution des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Si, comme lors de chaque

révolution technologique, une bulle financière puis son dégonflement vont évidemment tempérer l’euphorie des années 90, cette révolution va considérablement augmenter la croissance structurelle de l’Oncle Sam, qui va alors atteindre 3 % en 2000. Bien loin de cette appréciation, la croissance structurelle de la zone euro va pâtir du manque d’engouement pour la révolution des NTIC, mais aussi des difficultés allemandes nées de la réunification, sans oublier des politiques monétaires et budgétaires structurellement défavorables au dynamisme de l’activité. Dans ce cadre, la croissance structurelle de la zone euro va s’affaisser à 1,8 %. Seul réconfort, celle du Japon va passer de 6 % dans les années 80 à environ 1 % quinze ans plus tard

6 % dans les années 80 à environ 1 % quinze ans plus tard Cet écart
6 % dans les années 80 à environ 1 % quinze ans plus tard Cet écart

Cet écart entre les deux côtés de l’Atlantique s’observe également sur les trois facteurs de la croissance structurelle. Ainsi, de 1985 à 2002, le volume d’heures travaillées a progressé de 42 % aux Etats-Unis, alors qu’il n’a augmenté que de 5 % dans la zone euro et même reculé de 6 % en France. Sur le front de l’investissement, même punition : + 120 % aux Etats-Unis, contre + 40 % dans la zone euro. Et enfin, les différences sur le front du progrès technique ne sont pas en reste, puisque que les dépenses en Recherche&Développement outre-Atlantique vont se stabiliser à 2,8 % du PIB, contre 2 % dans la zone euro. Si cette différence est minime sur une année, elle prend évidemment une proportion bien plus inquiétante sur quinze ans. Et ce d’autant qu’en la matière la quantité n’est pas forcément un critère de réussite. Comme le disait déjà le Général De Gaulle en son temps « des chercheurs qui cherchent on en trouve, des chercheurs qui trouvent on en cherche… ». Autrement dit, les Etats-Unis ont aussi creusé l’écart technologique avec la zone euro grâce à une meilleure intégration entre la recherche fondamentale et la recherche appliquée et entre les Universités et les entreprises.

appliquée et entre les Universités et les entreprises. Mais l’histoire ne s’arrête malheureusement pas là. Ca
appliquée et entre les Universités et les entreprises. Mais l’histoire ne s’arrête malheureusement pas là. Ca
appliquée et entre les Universités et les entreprises. Mais l’histoire ne s’arrête malheureusement pas là. Ca
appliquée et entre les Universités et les entreprises. Mais l’histoire ne s’arrête malheureusement pas là. Ca

Mais l’histoire ne s’arrête malheureusement pas là. Car la crise actuelle a de nouveau amputé les niveaux de croissance structurelle de la totalité des pays développés. En effet, compte tenu des dérapages du passé, il est désormais clair que les différents effets de levier (sur les marchés, mais aussi au niveau de l’endettement bancaire des ménages et des entreprises) vont être réduits considérablement. Autrement dit, les dépenses d’investissement et de consommation s’en trouveront réduites. Le monde qui nous attend désormais est donc basé sur deux piliers : moins de risque mais aussi moins de croissance.

piliers : moins de risque mais aussi moins de croissance. Selon nos estimations, l’impact négatif de
piliers : moins de risque mais aussi moins de croissance. Selon nos estimations, l’impact négatif de

Selon nos estimations, l’impact négatif de cette crise sur la croissance structurelle sera de l’ordre de 0,5 point. Cela signifie donc que celle des Etats-Unis a retrouvé son niveau des années 90, à 2,5 %, mais aussi que celle de la zone euro n’est plus que de 1,3 %. En d’autres termes, notre base de départ est bien plus basse qu’aux Etats-Unis et qu’il y a quinze ans. Le plus problématique réside dans le fait que pour engager un cercle vertueux de fortes créations d’emplois, une croissance d’au moins 2 % est nécessaire et que cette dernière doit atteindre 3 % pour éviter l’explosion de la bulle de la dette publique à partir de 2012-2015 (liée notamment au non financement de la retraite par répartition dans la plupart des pays de la zone euro).

par répartition dans la plupart des pays de la zone euro). Au-delà de la sortie de
par répartition dans la plupart des pays de la zone euro). Au-delà de la sortie de

Au-delà de la sortie de l’actuelle crise, le vrai enjeu qui attend les dirigeants européens se situe donc dans la gestion de l’après-crise, car si ces derniers ne trouvent pas les ressorts et le courage pour relancer la croissance structurelle, l’avenir de l’économie eurolandaise ne sera pas un W, ni en U, ni même un L, mais un J inversé.

Marc Touati

Economie

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Quid de l’économie cette semaine ? France : après la récession, la déflation

C’est donc fait ! Alors que la majorité des économistes annonçait qu’elle ne se produirait jamais dans l’Hexagone, la déflation a fait son apparition, environ un an après le début de la récession.

En effet, pour la première fois de son histoire contemporaine, l’économie française affiche un glissement annuel négatif de ses prix à la consommation, en l’occurrence - 0,3 % en mai. Et ce n’est pas fini, car, même si les prix augmentent encore de 0,2 % sur le mois de juin (c’est-à-dire à un rythme identique que le mois dernier), leur glissement annuel atteindra - 0,5 %, dans la mesure où les prix avaient augmenté de 0,4 % en juin 2008.

où les prix avaient augmenté de 0,4 % en juin 2008. Une récession historique pour une
où les prix avaient augmenté de 0,4 % en juin 2008. Une récession historique pour une
où les prix avaient augmenté de 0,4 % en juin 2008. Une récession historique pour une
où les prix avaient augmenté de 0,4 % en juin 2008. Une récession historique pour une

Une récession historique pour une déflation tout aussi historique.

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Certes, il ne faut pas dramatiser. Tout d’abord, parce que, hors énergie et produits alimentaires, le glissement annuel des prix reste positif à + 1,6 %. Autrement dit, de la même façon que l’inflation énergétique ne s’est pas traduit par une flambée des prix hors énergie il y a un an, la déflation des matières premières ne se traduit pas par une déflation généralisée.

ne se traduit pas par une déflation généralisée. Ensuite, la baisse des prix peut également apparaître
ne se traduit pas par une déflation généralisée. Ensuite, la baisse des prix peut également apparaître
ne se traduit pas par une déflation généralisée. Ensuite, la baisse des prix peut également apparaître

Ensuite, la baisse des prix peut également apparaître comme un bienfait dans la mesure où elle permet aux ménages de retrouver du pouvoir d’achat à court terme. Et, comme nous le voyons depuis le début 2009, lorsque les prix s’ajustent aux revenus, c’est-à-dire à la baisse, les ménages consomment. Autrement dit, dans la mesure où les prix ont trop augmenté ces dernières années par rapport aux revenus des Français, leur repli actuel apparaît tout à fait justifié.

leur repli actuel apparaît tout à fait justifié. Pour autant, il ne faut pas s’emballer car
leur repli actuel apparaît tout à fait justifié. Pour autant, il ne faut pas s’emballer car
leur repli actuel apparaît tout à fait justifié. Pour autant, il ne faut pas s’emballer car
leur repli actuel apparaît tout à fait justifié. Pour autant, il ne faut pas s’emballer car

Pour autant, il ne faut pas s’emballer car la déflation n’est favorable qu’à court terme et seulement si elle est temporaire. A l’inverse, si la déflation s’installe, les entreprises subissent une baisse durable de leur chiffre d’affaires, donc de leurs marges, voire enregistrent des pertes, ce qui les oblige à réduire leurs coûts et notamment leur masse salariale. Dès lors, le chômage augmente, les salaires reculent, la consommation se replie, les entreprises ont encore plus de difficultés

se replie, les entreprises ont encore plus de difficultés financières, d’où une nouvelle vague de licenciements…

financières, d’où une nouvelle vague de licenciements… et le cercle pernicieux continue.

Ce risque confirme que la politique monétaire et budgétaire eurolandaise et notamment française est complètement décalée par rapport à la réalité, c’est-à-dire insuffisamment accommodante. Or, le triste exemple du Japon des années 90 nous rappelle que lorsque la déflation s’installe et que les autorités monétaires et budgétaires tardent à réagir, elle peut durer quinze ans

Quant à l’argument qui consisterait à dire que les prix des matières premières vont augmenter, portant l’inflation à la hausse dans les prochains trimestres, il est complètement fallacieux. D’abord, parce que rien ne permet de dire que la hausse des prix des matières premières sera plus forte cette année que l’an passé. Bien

au contraire. En outre, si les prix des matières premières augmentent trop, le peu de reprise qui se dessine pour la

fin 2009 partira en fumée avant même d’avoir existé.

Il faut donc arrêter de spéculer sur le retour improbable

de l’hyper-inflation, mais au contraire réagir au plus vite face à la déflation qui n’est donc plus une menace mais une réalité.

Et quand bien même l’inflation redémarrerait vers les 2,5 % en 2010 (comme nous l’anticipons), il ne faudra pas

s’en trouvé peiné. Car, mieux vaut une inflation à 2 % voire 3 %, avec une croissance de 3 %, qu’une déflation à – 0,3 % et une baisse du PIB de 3 %.

Malheureusement, depuis 2002, tant en France que dans la zone euro, que l’inflation soit faible ou élevée, la donne ne change pas : la croissance reste molle, voire « négative »… Jusqu’à quand allons-nous sacrifier la croissance sur l’autel d’une inflation que nous n’arrivons d’ailleurs pas à contrôler ? Une récession industrielle de plus en plus abyssale.

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D’ailleurs, nous allons bientôt manquer de superlatifs pour qualifier l’état de délabrement de la production industrielle française. Tout a commencé dès le deuxième trimestre 2007 avec les premiers mois de forte baisse de la production. Puis, cette dernière a enregistré une première baisse trimestrielle au deuxième trimestre 2008.

Economie

Ensuite, la récession s’est installée et enfin, la chute s’est accélérée. Au total, après avoir déjà subi quatre trimestres consécutifs de plongeon et en dépit de l’espoir né des dernières enquêtes INSEE dans l’industrie qui annonçaient un léger rebond en avril, la production industrielle française a encore reculé de 1,4 % sur ce dernier mois. Sur un an, son plongeon atteint ainsi un nouveau record de - 18,6 %. Sur la seule production manufacturière, la bérézina est encore plus marquée, puisque le glissement annuel atteint également un nouveau plancher historique, mais de - 19,5 %. Lorsque l’on observe les niveaux actuellement atteints par la production, la déconvenue est encore plus cuisante, puisque la production industrielle française se situe aujourd’hui sur un plus bas depuis mars 1994 et la production manufacturière sur un plancher depuis décembre 1993.

l’industrie

hexagonale plus de quinze ans en arrière. En outre, il faut noter que tous les secteurs d’activité sont concernés par ce recul historique. A commencer par les habituels fleurons de l’industrie française, en l’occurrence les biens d’équipements et les matériels de transport, dont la production mesurée sur les trois derniers mois atteint des glissements annuels de respectivement - 23,1 % et - 29,3 %.

glissements annuels de respectivement - 23,1 % et - 29,3 %. Autrement dit, la récession a
glissements annuels de respectivement - 23,1 % et - 29,3 %. Autrement dit, la récession a
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Et même si le deuxième trimestre ne fait que commencer, puisque nous n’avons que les chiffres d’avril, la baisse de ce dernier mois ne laisse guère d’illusion pour l’ensemble du trimestre qui affiche un acquis de décroissance de - 2,8 %. En d’autres termes, même si la production industrielle rebondit en mai et juin (ce qui reste très probable, ne serait-ce que par un effet de correction, d’ailleurs confirmé par le rebond des perspectives de production des dernières enquêtes INSEE dans l’industrie), elle n’évitera pas son cinquième trimestre consécutif de chute.

et subir

également cinq trimestres consécutifs de recul. Seuls deux lueurs d’espoir peuvent néanmoins être avancées. D’une part, l’industrie manufacturière ne représente que 17 % du PIB français, qui pourrait donc éviter le pire grâce aux services. D’autre part, compte tenu de leur écroulement, la production et le PIB français disposent d’une marge conséquente de correction haussière. Mais ne rêvons pas, avec le maintien d’un euro trop fort, de taux d’intérêt encore trop élevés au regard de l’ampleur de notre récession, sans oublier nos traditionnelles rigidités structurelles et nos freins fiscaux, la reprise restera molle.

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Et la réduction du déficit extérieur français en avril ne doit pas nous donner trop d’illusion. Certes, après avoir rebondi à 4,3 milliards d’euros en mars, le déficit commercial de la France est repassé sous la barre des 4 milliards en avril, à 3,792 milliards d’euros précisément. Malheureusement, la bonne nouvelle s’arrête là. Et pour cause, cette réduction du déficit est simplement due à une baisse des importations plus importante que celle des exportations. Et ce, notamment grâce au repli des importations d’hydrocarbures, lui-même dû au recul des prix du gaz. Il n’y a donc vraiment pas de quoi s’enorgueillir, surtout lorsque l’on sait que le niveau des exportations n’a été que de 27 milliards en avril, un plus bas depuis août 2003. Avec un niveau de 30,8 milliards d’euros, les importations ne sont également pas en reste mais n’atteignent qu’un plancher depuis juin 2005. En outre, sur les douze derniers mois, le déficit extérieur français atteint un nouveau sommet de 56,835 milliards d’euros, soit 1,4 milliard de plus que son niveau sur l’ensemble de l’année 2008. Enfin, avec la réappréciation intempestive de l’euro et l’augmentation des prix des hydrocarbures, sans parler de la faiblesse durable de la demande européenne, en particulier allemande, il est fort probable que le déficit retrouvera le chemin de la hausse dans les prochains mois. Le PIB français ne pourra donc toujours pas compter sur le commerce extérieur pour retrouver le chemin de la hausse au moins jusqu’à la fin 2009.

Marc Touati

Economie

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La météo économique de la semaine écoulée :

Economie & Straté g i e La météo économique de la semaine écoulée : 5

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Les Marchés :

L’Europe de l’Est, un nouveau subprime ?

Ah qu’il paraît loin le temps où le dynamisme des pays émergents d’Europe de l’Est était montré en exemple ! Ce n’était pourtant qu’il y a deux ans. A l’époque, tout paraissait formidable : la qualité et les faibles coûts de la main-d’œuvre, les aides en provenance de l’Union européenne, l’ancrage à l’euro, la démocratisation accélérée de l’économie…

la démocratisation accélérée de l’économie… Tout allait tellement bien que les banques eurolandaises,

Tout allait tellement bien que les banques eurolandaises, notamment allemandes et autrichiennes, n’hésitaient pas à prêter et à investir massivement à l’Est.

pas à prêter et à investir massivement à l’Est. Malheureusement, à l’instar de la « mariée

Malheureusement, à l’instar de la « mariée » subprime qui paraissait si belle, la « mariée » est-européenne ne s’était pas encore dévoilée. Ainsi, sans vergogne et quasiment sans avertissement, les autorités de la plupart des pays d’Europe de l’Est, mais aussi la Commission Européenne et le FMI ont laissé se développer des bulles immobilières conséquentes, n’ont trouvé rien à redire à la flambée des salaires, alors que la productivité et la qualité des produits ne suivaient pas forcément et ont également fermé les yeux sur la faible transparence pour ne pas dire l’opacité croissante de nombreuses opérations commerciales et financières.

de nombreuses opérations commerciales et financières. Et ce sans parler des nombreux fonds européens qui ont
de nombreuses opérations commerciales et financières. Et ce sans parler des nombreux fonds européens qui ont
de nombreuses opérations commerciales et financières. Et ce sans parler des nombreux fonds européens qui ont
de nombreuses opérations commerciales et financières. Et ce sans parler des nombreux fonds européens qui ont
de nombreuses opérations commerciales et financières. Et ce sans parler des nombreux fonds européens qui ont
de nombreuses opérations commerciales et financières. Et ce sans parler des nombreux fonds européens qui ont
de nombreuses opérations commerciales et financières. Et ce sans parler des nombreux fonds européens qui ont

Et ce sans parler des nombreux fonds européens qui ont poussé comme des champignons ces dernières années pour accaparer les aides communautaires sans avoir fait la preuve de l’efficacité économique des investissements engagés.

l’efficacité économique des investissements engagés. Sur cette toile de fond hautement dangereuse, les devises

Sur cette toile de fond hautement dangereuse, les devises des pays d’Europe l’Est sont restées ancrées à l’euro et se sont donc fortement appréciées face au dollar, réduisant mécaniquement la compétitivité des producteurs nationaux, tout en pesant à la baisse sur les exportations et à la hausse sur les importations.

sur les exportations et à la hausse sur les importations. L’activité économique s’est alors affaissée dès
sur les exportations et à la hausse sur les importations. L’activité économique s’est alors affaissée dès

L’activité économique s’est alors affaissée dès le début 2007 pour la Hongrie, qui a d’ailleurs dû sortir sa devise du MCE II (mécanisme de change européen), puis dès le début 2008 en Pologne, en République Tchèque et finalement dans l’ensemble des pays de la zone.

et finalement dans l’ensemble des pays de la zone. Effondrement du PIB l’Europe de l’Est n’a
Effondrement du PIB l’Europe de l’Est n’a rien à envier aux grands frères de l’Ouest.
Effondrement du PIB l’Europe de l’Est n’a rien à
envier aux grands frères de l’Ouest.
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La crise financière et l’assèchement des crédits internationaux qui en a suivi ont alors fini d’enfoncer le clou, engageant l’Europe de l’Est dans une récession massive.

Pour le moment, seule la Pologne résiste et continue d’afficher un glissement annuel de son PIB positif (qui n’est cependant que de 0,8 % précisément). En revanche, la République Tchèque, pourtant bon élève habituellement, a déjà sombré dans la récession, avec une baisse de son PIB de quasiment 4 %, tandis que la Hongrie talonne de près son voisin allemand avec une baisse annuelle de son PIB de - 6,7 %, soit 0,2 point de mieux qu’en Allemagne…

La baisse du PIB roumain fait presque aussi bien avec - 6,2 %, tandis que celles des PIB estonien et letton battent tous les records avec respectivement – 15,1 % et 18 %).

L’Estonie en pleine dérive… 16 12 8 4 0 -4 -8 T1 09 -12 -16
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Quant aux pays de l’Est de la zone euro, la douche est également très froide. Le glissement annuel du PIB slovaque est ainsi passé de + 14,3 % au quatrième trimestre 2007 à - 5,6 % au premier trimestre 2009.

Si l’amplitude de la variation annuelle du PIB slovène est moins forte, la dégringolade est tout aussi inquiétante : - 8,5 % au premier trimestre 2009, contre encore + 5,7 % au premier trimestre 2008.

Conséquence logique de ces dégonflements de bulles (immobilières, bancaires, salariales, boursières), les taux d’intérêt à long terme ont flambé, les devises se sont fortement dépréciées et les bourses ont chuté.

Economie

L’augmentation

des

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devenir dangereuse.

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taux 10 ans polonais
taux 10 ans hongrois

Cette remontée des taux longs agit évidemment à la baisse sur l’investissement, sur la croissance et sur l’emploi, alimentant le cercle pernicieux dans lequel sont tombés les pays de l’Est.

pernicieux dans lequel sont tombés les pays de l’Est. Certes, la dépréciation des devises vis-à-vis du

Certes, la dépréciation des devises vis-à-vis du dollar aurait pu jouer un rôle inverse. Malheureusement, la remontée de l’euro de ces dernières semaines a de nouveau renversé la tendance dans le mauvais sens.

a de nouveau renversé la tendance dans le mauvais sens. 4 L’arme du change mal utilisée.
4
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a de nouveau renversé la tendance dans le mauvais sens. 4 L’arme du change mal utilisée.
a de nouveau renversé la tendance dans le mauvais sens. 4 L’arme du change mal utilisée.
a de nouveau renversé la tendance dans le mauvais sens. 4 L’arme du change mal utilisée.
L’arme du change mal utilisée.
L’arme du change mal utilisée.
5 320 300 4,5 280 4 260 240 3,5 220 3 200 180 2,5 160
5
320
300
4,5
280
4
260
240
3,5
220
3
200
180
2,5
160
2
140
2001
2002
2003
2004
2005
2006
2007
2008
2009
Zloty polonais (PLN) contre dollar
Forint hongrois (HUF) contre dollar
2000
2000

C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles les bourses de ces pays ont non seulement chuté encore plus fortement que leurs homologues d’Europe de l’Ouest mais surtout ont particulièrement de mal à remonter.

mais surtout ont particulièrement de mal à remonter. Les exemples les plus cingl ants sont ceux
mais surtout ont particulièrement de mal à remonter. Les exemples les plus cingl ants sont ceux

Les exemples les plus cinglants sont ceux de la bourse de Bulgarie et d’Estonie qui ont non seulement chuté de respectivement 87 % et 71 % en six trimestres, mais qui ont très peu rebondi depuis les trois derniers mois de reprise des marchés boursiers internationaux.

mois de reprise des marchés boursiers internationaux. & Straté g i e Même l’indice polonais qui
mois de reprise des marchés boursiers internationaux. & Straté g i e Même l’indice polonais qui
mois de reprise des marchés boursiers internationaux. & Straté g i e Même l’indice polonais qui

&

Straté

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e

Même l’indice polonais qui a le moins souffert dans la zone affiche encore une baisse de 53 % par rapport à ses plus hauts de la fin 2007.

Les indices boursiers s’effondrent et ne remontent presque pas. 70000 2000 1750 60000 1500 50000
Les indices boursiers s’effondrent et ne remontent
presque pas.
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2009
WIG polonais
SOFIX bulgare

En outre, s’il serait à la rigueur possible de dire que les pays d’Europe de l’Est paient leurs excès du passé, il ne faut pas oublier que leurs principaux créanciers restent les banques d’Europe de l’Ouest, principalement allemandes et autrichiennes.

Autrement dit, s’il paraît possible de dire que l’essentiel du « ménage » a été effectué dans les banques

américaines, tel n’est pas encore le cas de ce côté-ci de

l’Atlantique.

Or il est clair qu’après avoir déjà essuyé la claque des coûts de la réunification, puis celle du krach Internet, celle des subprimes et enfin celle de la faillite de Lehman Brothers, les banques allemandes auront beaucoup de mal à digérer une nouvelle claque en provenance d’Europe de l’Est.

Pour éviter cela, il faut donc absolument que l’euro baisse, entraînant les devises d’Europe de l’Est dans son sillage et permettant ainsi à cette dernière de retrouver quelques couleurs et d’éviter qu’une nouvelle crise financière s’installe dans l’ensemble de l’Europe.

Face à ce risque, les propos d’Angela Merkel déclarant que la politique de la BCE est trop accommodante sonnent particulièrement faux. Sauf à imaginer que les Allemands se complaisent dans la récession et la déflation…

Marc Touati

Economie

&

Straté

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Les évènements à suivre du 15 au 19 juin :

Encore une semaine favorable pour l’Oncle Sam.

Cette semaine sera particulièrement dense aux Etats- Unis en matière de statistiques économiques. Nous connaîtrons mardi les chiffres des mises en chantier et des permis de construire ainsi que ceux de la production industrielle. Nous suivrons mercredi les chiffres de l’inflation et enfin jeudi, la publication de l’indicateur avancé du Conference Board.

de l’indicateur avancé du Conference Board . De l’autre côté de l’Atlantique, nous suivrons mardi

De l’autre côté de l’Atlantique, nous suivrons mardi l’indice ZEW du sentiment économique allemand, ainsi que les chiffres de l’inflation dans la zone euro.

ainsi que les chiffres de l’inflation dans la zone euro. Mardi 16 juin, 11h (heure de
ainsi que les chiffres de l’inflation dans la zone euro. Mardi 16 juin, 11h (heure de

Mardi 16 juin, 11h (heure de Paris) : nouvelle hausse de l’indice ZEW outre-Rhin.

de Paris) : nouvelle hausse de l’indice ZEW outre-Rhin. Se redressant tous les mois depuis novembre,
de Paris) : nouvelle hausse de l’indice ZEW outre-Rhin. Se redressant tous les mois depuis novembre,

Se redressant tous les mois depuis novembre, l’indice ZEW des anticipations des investisseurs institutionnels et des analystes financiers à six mois, a atteint le niveau de 31 au mois de mai, soit un plus haut depuis presque trois ans. Après la forte chute du PIB au premier trimestre (-3,8%), le plus dur semble être passé en Allemagne comme le montre la nouvelle augmentation du climat des affaires de l’enquête IFO au mois de mai. Par conséquent, nous anticipons une petite hausse de l’indice ZEW qui devrait atteindre le niveau de 33 en juin.

ZEW qui devrait atteindre le niveau de 33 en juin. Mardi 16 juin, 11h : l’inflation
ZEW qui devrait atteindre le niveau de 33 en juin. Mardi 16 juin, 11h : l’inflation
ZEW qui devrait atteindre le niveau de 33 en juin. Mardi 16 juin, 11h : l’inflation
ZEW qui devrait atteindre le niveau de 33 en juin. Mardi 16 juin, 11h : l’inflation
ZEW qui devrait atteindre le niveau de 33 en juin. Mardi 16 juin, 11h : l’inflation
ZEW qui devrait atteindre le niveau de 33 en juin. Mardi 16 juin, 11h : l’inflation
ZEW qui devrait atteindre le niveau de 33 en juin. Mardi 16 juin, 11h : l’inflation
ZEW qui devrait atteindre le niveau de 33 en juin. Mardi 16 juin, 11h : l’inflation
ZEW qui devrait atteindre le niveau de 33 en juin. Mardi 16 juin, 11h : l’inflation

Mardi 16 juin, 11h : l’inflation atteint un nouveau plus bas historique dans la zone euro.

En baisse depuis le mois d’août 2008 et après avoir atteint +1,1% en janvier, l’indice des prix à la consommation a connu une petite hausse en février pour remonter à +1,2% en glissement annuel, du fait de la légère augmentation des prix énergétiques de ce début d’année. Mais cette reprise fut de courte durée puisque l’inflation a retrouvé le chemin de la baisse en mars et en avril à 0,6% et devrait encore reculer en mai à 0,0%, atteignant ainsi un nouveau plus bas historique. Cette baisse serait notamment le produit d’un effet de base négatif, car en mai 2008, les prix avaient augmenté de 0,6 % sur un mois, contre vraisemblablement 0,0 % en mai 2009. Ce nouveau record de l’inflation pourrait d’ailleurs être battu en juin avec un glissement annuel des prix négatif qui signifiera l’entée en déflation de la zone euro.

Mardi 16 juin, 14h30 : hausse des mises en chantier et des permis de construire aux Etats-Unis.

en chantier et des permis de construire aux Etats-Unis. Après sept mois de baisse depuis juillet

Après sept mois de baisse depuis juillet 2008, les mises en chantier avaient progressé de 17,6% en février à 574 000, et les permis de construire de 3,6 % à 550 000. Malheureusement, ces bonnes nouvelles n’ont pas été confirmées puisque les mises en chantier et les permis de construire sont repartis à la baisse depuis mars pour atteindre des plus bas historiques en avril à respectivement 458 000 et 498 000. Toutefois, le fond semble avoir été touché sur le front de l’immobilier américain à l’image du rebond de l’indice NAHB de

américain à l’image du rebond de l’indice NAHB de confiance des promoteurs i mmobiliers et de
américain à l’image du rebond de l’indice NAHB de confiance des promoteurs i mmobiliers et de
américain à l’image du rebond de l’indice NAHB de confiance des promoteurs i mmobiliers et de

confiance des promoteurs immobiliers et de la hausse de 1,3% des ventes d’équipement du bâtiment en mai. De surcroît, la faiblesse des prix et des taux hypothécaires devrait augmenter l’appétence pour les achats immobiliers aux Etats-Unis. Nous anticipons donc que les mises en chantier et les permis de construire repartiront à la hausse au mois de mai pour atteindre respectivement 490 000 et 510 000.

Mardi 16 juin, 15h15 : la contraction de la production industrielle se réduit et le taux d’utilisation des capacités de production se stabilise aux Etats- Unis en mai.

En baisse depuis le mois de novembre 2008, la production industrielle qui n’avait chuté que de 0,5% en avril se reprend progressivement. En effet, il semble que le plus dur ait été atteint aux Etats-Unis sur le front industriel, à l’image du rebond de l’indice ISM des directeurs d’achat dans l’industrie manufacturière qui se rapproche doucement de la barre des 50. De fait, la contraction de la production industrielle américaine devrait se réduire pour atteindre -0,2% en mai. D’autre part, en baisse depuis six mois et après avoir atteint un plus bas en avril à 69,1% le taux d’utilisation des capacités de production se stabilisera aux alentours des 68.7% en mai.

Mercredi 17 juin, 14h30 : l’inflation continue de baisser aux Etats-Unis en mai.

Les prix à la consommation qui ont été impactés par la légère augmentation des prix énergétiques en début d’année, avaient progressé en janvier et en février pour atteindre 0,0% en avril et baisser de 0,7% en glissement annuel. Pour le mois de mai, les prix devraient connaître une augmentation de 0,4% du fait notamment de la hausse de 30% du prix du baril, alors que l’inflation baissera de 0,8% en glissement annuel. L’inflation sous jacente mesurée par l’indice « core » (hors prix de l’énergie et de l’alimentation) devrait augmenter de 0,2% en mai et de 1,9% en glissement annuel.

Jeudi 18 juin, 16h : Nouvelle hausse de l’indicateur avancé du Conference Board en mai.

L’économie américaine se redresse progressivement comme le montrent notamment le nombre de destructions d’emplois salariés qui a reculé de 46% en mai, le redressement significatif du poste nouvelles commandes de l’indice ISM manufacturier et la bonne tenue de la confiance et de la consommation des ménages. Ainsi, l’indicateur avancé du Conference Board, qui a augmenté de 1% en avril soit sa plus forte hausse depuis juin 2005, devrait confirmer sa bonne tenue et afficher une hausse de 0,8% en mai. Une indication de plus de la reprise progressive de l’économie américaine.

Jérôme Boué

Economie

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Straté

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Calendrier complet des statistiques et évènements de la semaine :

Economie & Straté g i e Calendrier complet des statistiques et évènements de la semaine :

Economie

&

Straté

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Chiffres de la semaine du 8 au 12 juin

& Straté g i e Chiffres de la semaine du 8 au 12 juin   cours
& Straté g i e Chiffres de la semaine du 8 au 12 juin   cours
 

cours de clôture vendredi 5 juin

cours 10h00 vendredi 12 juin

%

Chg

 

Chg Ytd

Indices

semaine

%

S&P 500

 

940,09

 

944,89

0,51%

 

4,61%

DJ 600

 

210,76

 

215,23

2,12%

 

8,51%

Eurostoxx 50

2

503,17

2

520,96

0,71%

 

3,00%

CAC 40

3

339,05

3

336,07

-0,09%

 

3,67%

DAX (XETRA)

5

077,03

5

104,41

0,54%

 

6,12%

FTSE 100

4

438,56

4

466,46

0,63%

 

0,73%

TOPIX

 

916,56

 

950,54

3,71%

10,63%

NIKKEI

9

768,01

10

135,82

3,77%

14,41%

BOVESPA - Brésil

53

341,01

53

410,93

0,13%

42,24%

MICEX - Russie

1

144,27

1

138,52

-0,50%

83,77%

SENSEX - Inde

15

103,55

15

357,04

1,68%

59,19%

SHANGAI Composite - Chine

2

753,89

2

743,76

-0,37%

50,69%

HANG SENG - Hong Kong

18

679,53

18

929,62

1,34%

31,57%

Or $/oz Hong Kong 18 679,53 18 929,62 1,34% 31,57%   cours de clôture vendredi 5 juin cours
Or $/oz

 

cours de clôture vendredi 5 juin

cours 10h00 vendredi 12 juin

%

Chg

 

Chg Ytd

Matières premières

semaine

%

 

888,2

952,45

7,23%

 

7,98%

Brent $/b

67,81

71,00

4,70%

70,02%

7,98% Brent $/b 67,81 71,00 4,70% 70,02%   cours de clôture vendredi 5 juin cours 10h00
7,98% Brent $/b 67,81 71,00 4,70% 70,02%   cours de clôture vendredi 5 juin cours 10h00
7,98% Brent $/b 67,81 71,00 4,70% 70,02%   cours de clôture vendredi 5 juin cours 10h00
7,98% Brent $/b 67,81 71,00 4,70% 70,02%   cours de clôture vendredi 5 juin cours 10h00
 

cours de clôture vendredi 5 juin

cours 10h00 vendredi 12 juin

%

Chg

Chg Ytd

 

Devises

semaine

%

EUR/USD

1,3968

1,408

0,80%

0,78%

EUR/JPY

137,81

137,973

0,12%

-8,17%

EUR/GBP

0,874

0,8523

-2,49%

12,03%

EUR/CHF

1,5168

1,5107

-0,40%

-1,18%

USD/JPY

98,64

98,00

-0,65%

-7,50%

GBP/USD

1,479

1,6517

11,68%

13,18%

   

Taux

cours de clôture vendredi 5 juin

cours 10h00 vendredi 12 juin

 

USA

Directeurs (US Fed Funds)

 

0-0,25%

 

JJ

 

0,20%

 

0,15%

3

mois

   

0,18%

 

0,16%

10

ans

 

3,83%

 

3,80%

 

Zone euro

 

Directeurs (Refi)

   

1,00%

 

JJ

 

0,38%

 

0,83%

3

mois

   

0,81%

 

0,75%

10

ans (German Bund rate)

 

3,72%

 

3,63%

 

Japon

 

Directeurs (Overnight)

 

0,10%

 

3

mois

   

0,20%

 

0,20%

10

ans

 

1,50%

 

1,53%

3 mois     0,20%   0,20% 10 ans   1,50%   1,53% Source : Bloomberg

Source : Bloomberg

Economie

&

Straté

g

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e

Synthèse sectorielle de la semaine

DJ Stoxx 600

Performances sectorielles sur les 5 derniers jours (12/06/09)

5 Banks Hea Care 4 Aut&Prt Telecom Tech 3 Bas Res DJ STOXX 600 2
5
Banks Hea Care
4
Aut&Prt
Telecom
Tech
3
Bas Res
DJ STOXX 600
2
Pr &Ho Gd Retail Indus Gd
Oil&Gas
Chem Fd&Bvr
Util
1
Insur
Fin SvcsCns&Mat
0
Trv&Lsr
-1
Media
-2
1 Insur Fin SvcsCns&Mat 0 Trv&Lsr -1 Media -2 Source : Bloomberg Performances sectorielles depuis le

Source : Bloomberg

Performances sectorielles depuis le début d’année (12/06/09)0 Trv&Lsr -1 Media -2 Source : Bloomberg Bas Res 55 45 Banks 25 Fin Svcs

Bas Res

55 45 Banks 25 Fin Svcs Aut&Prt Retail Oil&Gas Tech Chem 15 Indus Gd Cns&Mat
55
45
Banks
25
Fin Svcs Aut&Prt Retail Oil&Gas Tech
Chem
15
Indus Gd Cns&Mat
Pr &Ho Gd
Trv&Lsr
5
Fd&Bvr
DJ STOXX 600
-5
Insur
Media Hea Care
Telecom
Util
-15
Source : Bloomberg
&Ho Gd Trv&Lsr 5 Fd&Bvr DJ STOXX 600 -5 Insur Media Hea Care Telecom Util -15

Economie

&

Straté

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Calendrier des publications et versements de dividendes

Résultats Dividendes Évènements lundi 15 juin Vtech Holdings mardi 16 juin Tesco / Adobe /
Résultats
Dividendes
Évènements
lundi 15 juin
Vtech Holdings
mardi 16 juin
Tesco / Adobe / Best Buy
Thomson AGM
Arkema (€0.60) / Imperial Tobacco
(GBp 23,33333) / Land Securities
(GBp 7.00) / Raiffeisen internat Bk
(€0.93) / Rio Tinto 21 per 40 /
Severn Trent (GBp 45.61111) /
United Utilities (GBp 24,47778)
Arcelor Mittal
EGM
/
Nokia
mercredi 17 juin
Sainsbury / FedEx
Exhibition
to
launch
new
phone
RIM
/ Cadbury trading statement
jeudi 18 juin
Gecina (€1.98)
Maurel & Prom AGM
conf
vendredi 19 juin
RIM / Cadbury trading statement jeudi 18 juin Gecina (€1.98) Maurel & Prom AGM conf vendredi
RIM / Cadbury trading statement jeudi 18 juin Gecina (€1.98) Maurel & Prom AGM conf vendredi

Economie

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Straté

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e

Rappel de nos prévisions macro-économiques et financières.

Croissance du PIB en volume Inflation Taux de chômage en moyenne annuelle en moyenne annuelle
Croissance du PIB
en volume
Inflation
Taux de chômage
en moyenne annuelle
en moyenne annuelle
2007
2008
2009
2010
2007
2008
2009
2010
2007
2008
2009
2010
Etats-Unis
2,0
1,1
-1,3
2,5
2,9
3,8
-0,4
2,9
4,6
5,8
8,7
8,2
Japon
2,1
-0,7
-5,0
0,2
0,5
1,2
-0,2
1,2
3,9
4,1
5,0
4,8
Euroland
2,7
0,7
-2,5
0,8
2,1
3,3
0,6
0,0
7,4
7,4
9,0
8,5
Allemagne
2,5
1,0
-2,5
0,8
2,1
2,6
0,7
2,9
9,0
7,8
9,2
8,5
France
1,9
0,7
-2,0
0,8
1,6
2,8
0,5
2,5
8,0
7,5
9,1
8,6
Italie
1,7
-1,0
-2,5
0,7
2,2
3,2
1,2
2,9
6,2
6,9
9,0
8,8
Espagne
3,8
1,1
-2,1
0,7
3,2
3,5
1,0
2,9
8,3
10,5
14,0
13,5
Royaume-Uni
3,1
0,7
-2,0
1,0
2,3
4,0
0,9
2,6
5,4
5,6
7,5
7,0
Monde
5,0
2,9
0,6
3,0
Taux d'intérêt directeurs
Taux d'intérêt des obligations d'Etat à 10 ans
12 Juin
à 3 mois à 6 mois
à 1 an
12 Juin*
à 3 mois à 6 mois
à 1 an
Etats-Unis
0-0,25
0-0,25
0,50
1,50
Etats-Unis
3,79
3,80
4,00
4,30
Euroland
1,00
0,75
0,75
1,00
Euroland
3,63
3,80
4,00
4,30
Royaume-Uni
0,50
0,50
0,50
1,00
Royaume-Uni
3,97
3,90
4,20
4,40
Japon
0,10
0,10
0,10
0,10
Japon
1,52
1,60
1,70
1,90
12 Juin*
Taux de change
à 3 mois à 6 mois
Bourses internationales
à 1 an
12 Juin*
à 3 mois à 6 mois
à 1 an
EUR/USD
1,3975
1,30
1,20
1,15
Dow Jones
8 735
9 000
9 700
10 500
USD/JPY
98,2
100
110
115
Nikkei
10 135
10 000
10 500
11 000
EUR/JPY
137,3
130,0
132,0
132,3
Cac 40
3 324
3 400
3 600
4 000
EUR/GBP
0,85
0,86
0,85
0,82
Euro Stoxx 50
2 502
2 550
2 700
3 000

* Niveau à 16h15 (heure de Paris) Niveau à 16h15 (heure de Paris)

4 000 EUR/GBP 0,85 0,86 0,85 0,82 Euro Stoxx 50 2 502 2 550 2 700

Economie

&

Straté

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Economie & Straté g i e E NTREPRISE D ’I NVESTISSEMENT 23, rue Balzac– 75008 Paris
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Marc TOUATI

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Jérôme BOUE

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