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Master 2 Math APPLIQUEE EDP

THEME :

ANNEE SCOLAIRE 2012 - 2013

Approximation par la méthode des volumes finis

PRESENTE PAR

HAUDIE JEAN STEPHANE INKPE

Le 05 juin 2013

Approximation par la méthode des volumes finis

P a g e

| 2

INTRODUCTION

La méthode des volumes finis est utilisée pour résoudre numériquement des équations aux dérivées partielles, tout comme la méthode des différences finies et celle des éléments finis.

Contrairement à la méthode des différences finies qui met en jeu des approximations des dérivées, les méthodes des volumes finis et des éléments finis exploitent des approximations d'intégrales. Toutefois, la méthode des volumes finis se base directement sur la forme dite « forte » de l'équation à résoudre, alors que la méthode des éléments finis se fonde sur une formulation variationnelle de l'équation dite « faible ».

Aussi, les inconnues ou variables discrètes ne sont pas les extrémités des mailles comme le préconise la méthode des différences finies, mais sont plutôt situées à l'intérieur des mailles.

Le principe des méthodes de volumes finis consiste à découper le domaine Ω en des volumes de contrôle puis d’intégrer l’équation différentielle sur les différents volumes de contrôle et enfin d’approcher les flux sur les bords des volumes de contrôle par une technique de différences finies.

En effet, l'équation aux dérivées partielles est résolue de manière approchée à l’aide d’un maillage constitué de volumes finis (qui sont des petits volumes disjoints en 3D, des surfaces en 2D, ou des segments en 1D) dont la réunion constitue le domaine d'étude.

Les méthodes de volumes finis sont parfaitement adaptées à la résolution de lois de conservation 1 . En effet, pour des équations aux dérivées partielles qui contiennent des termes de divergence, en utilisant le théorème de flux-divergence ou de Green-Ostrogradski, les intégrales de volume d'un terme de divergence se transforment en des intégrales de surface. Il devient donc plus aisé d’évaluer les termes de flux aux interfaces entre les volumes finis. On utilise de ce fait une fonction de flux numérique pour élaborer une approximation des flux aux interfaces en tenant compte de la règle de conservation des flux entrant et des flux sortant entre deux volumes finis adjacents,

Un autre avantage de la méthode des volumes finis est qu'elle est facilement utilisable avec des maillages non-structurés. En effet, pour mailler une géométrie complexe, il est plus facile d’utiliser des triangles en 2-D et des tétraèdres en 3-D. Dans la méthode des différences finies, une telle approche est impossible car le maillage est basé sur une géométrie simple (rectangulaire en 2-D, parallélépipédique en 3-D).

La stabilité, condition suffisante pour assurer la convergence d’un schéma numérique et permettant également de justifier que ce schéma puisse être utilisé, ne sera pas mise en exergue dans cette présentation. En effet, la stabilité L² qui utilise la technique de transformés de Fourier est difficilement applicable dans le cas d’un schéma conservatif non- linéaire.

Le plan suivant sera adopté :

1 En physique, une loi de conservation exprime qu'une propriété mesurable particulière d'un système physique reste constante au cours de l'évolution de ce système. (Ex : Conservation de l’énergie, conservation de la quantité de mouvement, conservation du moment angulaire et angulaire, conservation du flux magnétique, etc.)

Approximation par la méthode des volumes finis

P a g e

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I. Nous commencerons par définir ce qu’est un maillage et nous ferons un bref rappel sur les espaces fonctionnels et leurs différentes normes ;

II. Ensuite, nous présenterons les volumes finis en dimension un et deux

III. Enfin, nous appliquerons cette méthode à un cas pratique de lois de conservation.

Approximation par la méthode des volumes finis

P a g e

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Maillage d’un domaine

Définition

Soit Ω un ouvert borné polyédrique de associé à l'équation aux dérivées partielles qui nous intéresse. On appelle volume de contrôle, les d-simplexes , vérifiant :

1… ; est un ouvert de Ω

,∀

Ω

On définit l’ensemble des volumes de contrôle.

Soit Δ

l’ensemble des p-faces pris sur chaque volume de contrôle et soit ! ∈ Δ. On a

alors :

soit ! , , alors ! est alors une p-face intérieure

soit ! ⊂ $Ω , ! est alors une p-face du bord On se donne une suite de points % & 'ù & Le triplet ; Δ ; % ainsi défini est un maillage de Ω

Maillage 1D volumes finis

On prendra A(0) et B(1)

de Ω Maillage 1D volumes finis On prendra A(0) et B(1) Figure 1: Maillage en 1D

Figure 1: Maillage en 1D

0 &

+

*

,- , &.

+

,⋯………………,& 0 * ,- , & 2 * ,⋯……………,& 2 * 1
*

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Les volumes de contrôle , 1 5 5 , sont l’intérieur des 1-simplexes de , c’est à dire des intervalles ouverts notés 6& 0 * ;& 2 * 7. On définit l’ensemble des volumes de contrôle.

Soit Δ l'ensemble des interfaces 8& 2 * 9 : , c’est à dire les extrémités des volumes de contrôle.

note

On

choisit

dans

chaque

volume

de

contrôle ,

un

point

&

et

On

% & ∪ ;& : 0; & 2 1< .Le Maillage est ici la donnée ; Δ ; %

On définit = & 2 * >& 0 * et on pose = 2 * & 2 >&

Soit = le pas (taille) du maillage et on pose = max =

Maillage 2-D volumes finis

et on pose = max = Maillage 2-D volumes finis Soit Ω un ouvert borné polyédrique

Soit Ω un ouvert borné polyédrique de * (polygonale)

Les volumes de contrôle ,1 5 5 , sont l’intérieur des 2-simplexes c'est-à-dire l’intérieur de triangles. On note l’ensemble des volumes de contrôle

Les 1-faces pris sur chaque volume de contrôle sont les côtés des triangles et on note Δ, l’ensemble des 1-faces pris sur chaque volume de contrôle.

On choisit dans chaque volume de contrôle , un point - et on note % -

Le triplet ; Δ ; % définit ici le maillage. En posant B CD max E ,F G B &; H , on définit le pas h max B CD

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Espaces fonctionnels et normes discrètes

Rappels (Espaces de fonctions)

Une fonction I ∈ J 2 30; 14 admet une dérivée faible dans J * 30; 14 s’il existe une unique

fonction g ∈ L * 30; 14 note g x Du & .

On définit H 30; 14 , l’ensemble des I ∈ J 2 30; 14 tels que I admette une dérivée faible dans

L * 30; 14 ; Donc H 30; 14 ;I ∈ J * 30; 14 , XY ZI ∈ J * 30; 14 <

On note [ : ;I∈H 1 30; 14 XY I 0 I 1 0<

Définition (solution approchée)

I & O P & B& N Q & O & B& ∀ORS T 30; 14 . On

que N

:

:

telle

La solution approchée I avec la méthode des volumes finis est une solution constante par maille que l’on peut reconstituer de la manière suivante :

I ] & . L’espace des solutions approchées pour le maillage ; Δ ; % est

I &

[ ^I &

[ est donc le sous espace de J * 30; 14 formé des fonctions constantes par maille (c’est à dire constantes sur chaque élément de ). En général, l’espace des solutions vérifie :

I ] G

& ;∀ ;I _

[ J 30; 14 2 , ⊂J a 30; 14 , a

[ ⊄ [ .

Normes discrètes

≥ 1

g

Pour I ∈ H 1 30; 14 , on définit ‖I‖ e f g hN ZI & * B&i j ; ‖.‖ e f g est une norme

:

hN I & * B& + N ZI & * B& i

:

:

g

j

équivalente à ‖. ‖ e g définie par ‖I‖ e g

Pour m ∈ [ , on note m la valeur de m sur la maille et on définit les normes suivantes de m:

m o j 3:; 4 pq = m *

:

r

g

j

m o s 3:; 4 max ,…

|m |

La fonction m étant constante par maille, elle n’est pas dérivable au sens classique, ni même au sens faible On peut toutefois définir une norme de m sur [ dite « discrète » de la

manière suivante : |m| , u∑

:

=

2

g

j

p v Gwg 0v G

x

Gw

g

j

r

*

y

g⁄j

On peut également définir une sorte de dérivée dite faible de z notée Z z qui est construite

à partir des pentes { 2

g

j

m +1 >m

=

+

1

2

. On a :

2 J | est l'espace quotient obtenu en considérant les classes d'équivalence de fonctions essentiellement bornées pour la relation d'équivalence d'égalité presque partout. Il est muni de la norme obtenue par passage au quotient.

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D v x

Å Z 2 g j z & Ç GwgÉ Ç G

x

Gw

g

j

Ñ &∈ 2 3& ;& 2 4 1; … . ; > 1

g

j

Ä

~

Zg j z & Ç g Ñ &∈ g 3& : ;& 4

x

g

j

Z Öw g

j z &

j

Ö

x

Öw

g

j

Ñ &∈ 2

g

j

3& ;& 2 4

qui

est

une

fonction

constante sur chaque intervalle 3& ;& 2 4 et on peut définir sur J * 30; 14 une norme comme

suit :

*

= 2 ⁄* { 2

g

j

i

g

j

Z zo j 3:; 4 h∑

:

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I Cas de la dimension 1

I.1

Problème modèle, maillage volumes finis

On considère le problème suivant dit de Dirichlet homogène:

Ü >I PP & á & ∀ & ∈ 30; 14 I 0 I 1 0

1

á ∈ ∁ 40; 13 .

Cette équation modélise par exemple la diffusion de la chaleur dans un barreau conducteur chauffé (terme source á) dont les deux extrémités sont plongées dans de la glace.

Dans le maillage volumes finis en 1-D ci-dessus, on considère pour chaque volume de

contrôle , un point & puis on intègre l’équation différentielle >I PP á

et on obtient: N

sur

G

>I PP & B& N

á & B& soit >I P 8& 2 * 9+I P 8& 0 * 9

G

á

& B&

on obtient

G

x

N

G

á & B& et en posant á &

G N

>I P 8& 2 * 9+I P 8& 0 * 9 = á 1, … … …

,

On cherche donc à approcher les flux >I P 8& 2 * 9 aux interfaces & 2 * des mailles.

On se donne alors une inconnue (variable discrète) I par volume de contrôle (maille) qui devrait être une bonne approximation de I & .

On

différentiel

â

approche

le

flux

numérique

>I P 8& 2 * 9 par

le

quotient

2 ⁄* > ä E Gwg E G

x

Gwg⁄j

en I 2 * et on a le schéma numérique suivant :

â 2 * 0 * = á 'I ãåç'éã >

ä Gwg 0ä G + ä G 0ä GÉg

x

Gwg⁄j

x

GÉg⁄j

= á i 2, , N > 1

Pour la 1 ère et la N ième équation, en tenant compte des conditions aux limites, on a :

I P 8& ⁄* 9 I P 0 ä E g E f

x

g⁄j

ä g

x

g⁄j ; I P 8& 2 * 9 I P 1 ä E Öwg 0ä E Ö

x

Öwg⁄j

Donc â * >

ä

g

x g⁄j

I 2 >I

>

=

2 ⁄*

+ I >I 0

=

0 ⁄*

et â 2 *

x Öwgj et par suite nous avons :

ä

Ö

= á , i 1, , N

> ä Ö

x

Öwg⁄j

Remarque : Si nous prenons un maillage uniforme, c'est-à-dire que le pas est constant, (= = 1, … … … … , alors nous pouvons constater que les schémas des différences finis et des volumes finis sont les mêmes au second membre près.

I.2

Schéma matriciel associé

Approximation par la méthode des volumes finis

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| 9

, et î ì , ì * , ⋯ ,ì

alors le schéma peut s’écrire sous la forme matricielle ïë î avec A la matrice creuse tri diagonale représentée ci-dessous.

Posons

í ë I , I *, ⋯ ,I ; ì á 1 ,

í

I , I * , ⋯ ,I ; ì á 1 , í On peut remarquer

On peut remarquer que si l’on garde un pas constant (maillage uniforme) alors la matrice est symétrique donc diagonalisable.

I.3

Analyse mathématique du Schéma

Proposition :

Si á ∈ ∁ 40; 13 et la solution exacte I ∈ ∁ * 40; 13 alors le schéma volumes finis admet

une

Preuve :

Le schéma s’écrit :

solution unique I .

I 2 >I

>

=

2 ⁄*

+ I >I 0

=

0 ⁄*

= á , i 1,

, N avec I : I 2 0

Multiplions par I et sommons de 1 à ;

I = á

la seconde somme, on obtient :

ä G j G ∗ä Gwg

x

Gwg⁄j

ä G j G ∗ä GÉg

x

GÉg⁄j

ä

j

Gwg

+∑

1

ä G j G ∗ä Gwg

x

Gwg⁄j

0 + :

Gwg ∗ä G

x

Gwg⁄j

'å C:

Et en effectuant un changement d’indice du

I = á

Ce qui nous donne :

ä

j

Ö

x Öwg⁄j + x g⁄j +∑

ä

j

g

ä

j

Gwg

0*ä G ∗ä Gwg

j

G

x

Gwg⁄j

1

I

= á

Soit

:

ä Gwg G j

x Gwg⁄j

1

I

= á

pour i=1, …. , N.

Pour á 0 , i=1, …………

, N on a

:

ä Gwg G j

x Gwg⁄j

0 et par suite on a :

I 2 >I 0 ∀ 0, … … …

, , d’où I 0 ∀ 0, … … …

,

Approximation par la méthode des volumes finis

P a g e

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A est donc une matrice carrée d’ordre N dont le noyau est réduit à ;0<. A est donc inversible, ce qui justifie l’existence et l’unicité de la solution.

Lemme (Consistance des Flux)

Soit I ∈ ∁ * 40; 13 solution de l’´équation (1). On note â ö 2 * >I P 8& 2 * 9 le flux

exact en & 2 *

dérivée première >I P 8& 2 * 9.

le quotient différentiel qui approche la

et â 2 * > ä ä Gwg 0ä E G

x

Gwg⁄j

Le flux est dit consistant s’il existe une constante S ≥ 0 ne dépendant que de u pour

laquelle l’erreur de consistance sur le flux vérifie úõ 2 * ú 5 S=

Preuve :

ö

définie

par õ 2 * â

2 ⁄* >â 2 ⁄* ,

I & I8& 2 * 9 +

8& >& 2 * 9I P 8& 2 * 9+

1 2 8& >& 2 * 9 * I " û ; û ∈ 7& ;& 2 * 6

I & 2 I8& 2 ⁄* 9 + 8& 2 >& 2 ⁄* 9I P 8& 2 ⁄* 9+

1 2 8& 2 >& 2 ⁄* 9 * I " ü ; ü 7& 2 ⁄* ;& 2 6

I & 2 >I & & 2 >& I P 8& 2 ⁄* 9+

1 2 8& 2 >& 2 ⁄* 9 * I " ü >

1 2 8& >& 2 * 9 * I " û

õ 2 ⁄*

8& +1 >& +12 9 2 I " 8ü 9>

1

2

& +1 >&

8& >& +12 9 2

& +1 >&

I " 8û 9° .En posant I " ¢ max I " ü ;I " û et en

remarquant que 8& 2 >& 2 * 9 * + 8& >& 2 * 9 * 5 & 2 >& * on a :

úõ 2 * ú5

1 & +1 >& |I " ¢ | 5=|I " ¢ | 5 S= Czãç S |I " ¢ | car
2

& 2 >& 8& 2 >& 2 * 9 + 8& 2 * >& 9 5 2= 'ù = max

=

Définition : (Conservativité des flux)

Un schéma est dit conservatif si lorsque l’on considère une interface & 2 * entre deux mailles ãX 2 , le flux entrant est égal au flux sortant.

Théorème :

Soit I ∈ ∁ * 40; 13 la solution de (1).On pose ã I & >I ; i=1,…,N. ã : ã 2 0.

Il existe S ≥ 0 ne dépendant que de I tel que :

:p∑

:

£ Gwg G j

x

Gw

g

j

r

g

j

5 S= ;

z max , ã 5 S= Preuve :

: ∑

: = 2

g

j

ã 5 S= ;

: h

Comme ã I & >I on a

£

Gwg 0£ G

x

Gw

g

j

que £ Gwg 0£ G

x

Gw

g

j

ö

2

g

j

2 g j 2 g j

ä E Gwg E G

x

Gw

g

j

>

ä

Gwg 0ä G

x

Gw

g

j

et on rappelle que

=

: = 2

g

j

g

ã i j 5 S= ;

*

et donc on en déduit

=1.

Approximation par la méthode des volumes finis

P a g e

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Ecrivons le schéma volumes

ö

ö

finis â 2 * 0 * = á

et l’équation exacte intégrée

sur la maille ; â

ö

2 ⁄* >â 0 * = á ;.

0 g j 0

En soustrayant on obtient :

on a :

g

j

ö

2 g j +â

0 g

j

Et en introduisant õ 2 g j

2

>õ 2 g j +õ 0 g

j

£ Gwg 0£ G

x Gw

g

j

>

£

G 0£ GÉg

x

g

j

Et en multipliant par ã puis en sommant sur i, on a :

>∑

ã õ 2 g

j

+∑

ã õ 0 g

j

£

G £ Gwg 0 £ G j

x

g

Gw j

>∑

£ G j G £ GÉg

x

g

j

Puis en faisant un

changement de variable dans la deuxième somme de chaque membre, on obtient :

>∑

ã õ 2 g

j

0 : ã 2 õ 2 g

j

:

£

G £ Gwg 0 £ G j

x

Gw

g

j

:

£ Gwg j 0£ Gwg £ G

x Gw

donc

g

j

+∑

>∑

0

:

et

£ Gwg G j

x

Gw

g

j

réordonnant, on a :

ã 2 õ 2 g >∑

j

en

§> ∑

:

£ Gwg G j

x

Gw

g

j

§5∑

:

2 |

•õ 2 g j • 5 S= ∑

:

2 |

En écrivant :

:

2 |

Ñ'IÑ ¶C á'éDã ∑

:

h= 2

g

j

i

g

jGwg G |

ßx Gw

g

j

g

j
®

Et en appliquant l’inégalité de

Cauchy-Schwarz (CS), on obtient :

:

Par simplification on a :

£ Gwg G j

x Gw

g

j

5 S= h

: = 2

g

j

i p∑

g

j

:

£ Gwg G j

x

Gw

g

j

r

g

j

p∑

:

£ Gwg G j

x

Gw

g

j

g

r j 5 S= h

: = 2

g

g i j Ce qui conclut la démonstration de (i)
j

Justifions (iv)

Pour 1, … , + 1 |ã |= : | 5 ∑

úã 0 ú 5 ∑

2

úã 0 ú5 ∑

2

h= 0 g

j

i

g

j

ú£ © ©Ég ú

ßx ©É

g

j

g

j
®

.

Par

Cauchy-Schwarz

on a |5™∑

+1

1

=

> 1

2

1

´ p∑

2

variable, on a : |5h∑

:

= 2

g

j

i p∑

g

j

:

©wg © 9 j

x

©É

g

j

r

g

j

+1

1

8ã >1 9 2

=

> 1

2

r

1

2 puis

par

changement

5 S= d’où max ,., | 5 S=

Justifions (ii)

Justifions (iii)

: = 2 g ã 5 max ,…., |ã | : = 2 g

j

j

5 S=

h∑

:

=

2

g

j

ã i

*

g

j

5

¨h8max ,…., |9 *

: = 2

g

j

i 5 max ,…., | 5 S=

de

Approximation par la méthode des volumes finis

P a g e

| 12

En posant ë ë & ãX ë ë et en utilisant les normes définies sur - on a :

‖ë o s 3:; 4 5 S= ; nous pouvons conclure la

convergence du schéma volumes finis dans J * 30; 14 ãX BCåÑ J | 30; 14 à l’ordre 1.

‖ë o j 3:; 4 5 S=

et

Approximation par la méthode des volumes finis

P a g e

| 13

II Cas de la dimension 2 (stationnaire)

II.1

Présentation de la méthode volumes finis

On considère toujours l’équation elliptique modèle > I á ÑIé Ω 2 ; á ∈ J * Ω . On suppose maintenant que Ω est un ouvert polygonal de IR 2 , et on se donne un maillage ; Δ ; % , c’est à dire en gros, un découpage de Ω en volumes de contrôle polygonaux K. Pour obtenir le schéma volumes finis, on commence par établir les bilans par mailles puis on intègre l’équation (2) sur chaque maille . Notons que ceci est possible du fait que l’équation est sous forme conservatrice, c’est à dire ( >B z á¶I& á . On obtient :

N >∆I & B& N á & B& Ou encore N >B z ∇I & B& N á & B&

Ø

Ø

Ø

Ø

Par la formule de Green-Ostrogradski ou de Stokes, on peut réécrire cette équation:

á & B& Où ds(x) désigne l’intégrale par rapport à la

mesure unidimensionnelle sur le bord de l’ouvert Ω, et o ù å Ø est le vecteur normal

unitaire à ∂K extérieur à K. Comme K est polygonal, $

décomposé en arêtes σ qui sont des segments de droites, et où Ø est l’ensemble des arêtes du volume de contrôle K. on a donc :

l’arête σ extérieur à K (noter que ce vecteur est constant sur σ). Ce qui peut s’écrire :

á Ø en cherchant à approcher la

est le flux

>∇I. å Ø, . Pour

obtenir le schéma numérique, nous devons exprimer le flux numérique â Ø, en fonction des inconnues discrètes I Ø Ø associées aux volumes de contrôle et I ¥ µ associées aux arêtes (Ces dernières seront ensuite éliminées). Pour une arête ! ∈ ∩ J séparant les volumes de contrôle K et L, il est tentant d’approcher la dérivée normale

B Ø, est la distance du point & Ø à

|!| avec |!| la longueur de l’arête ! . Cependant, cette

approximation ne pourra être justifiée que si la direction du vecteur défini par les deux points & Ø ãX & o est la même que celle de la normale å Ø, , c’est à dire si le segment de droite 4& Ø ,& o 3 est orthogonal à l’arête ! . Pour un maillage triangulaire à angles strictement inférieurs à π/2, ceci est facile à obtenir en choisissant les points & Ø comme intersection des médiatrices du triangle K, voir Figure ci- dessous.

∇I. å Ø, par le quotient différentiel ä 0ä µ

l’arête !. Ainsi

dérivée normale ∇I. å Ø, de manière consistante sur chaque arête σ.

numérique à travers σ qui approche au mieux le flux exact N

On écrit une « équation approchée »

! peut être

N

>∇I & . å & & N

Ø

Ø

±Ø

∈¥ µ

N

N

>∇I. å

N á & B&

Ø

å Ø, désigne le vecteur normal unitaire à

|Ø| N Ø

á & B&

â Ø,

¥ µ

¥ µ

Ø,

>∇I. å Ø, | Ø Avec | | = diamètre de , et á Ø

∈¥ µ

â Ø, | |

µ,

â Ø, > ä 0ä µ

µ,

Approximation par la méthode des volumes finis

P a g e

| 14

par la méthode des volumes finis P a g e | 14 Figure 2: Exemple de

Figure 2: Exemple de volumes de contrôle pour la méthode des volumes finis en deux dimensions d’espace.

II.3

Le schéma numérique volumes finis associé à l’inconnue discrète I Ø est :

conditions aux limites pour les arêtes du bord par :

á Ø où les flux numériques â Ø, sont définis en tenant compte des

â Ø, | |

∈¥ µ

â Ø,

Å >|!| I o >I Ø

Ä

>|!|
~

B

I

Ø

Ø,o

B Ø,o

Ñ ! ∈ ∩J

Ñ ! ⊂ $ ãX ! ∈ Ø

3

Les deux propriétés essentielles du flux numérique F º, pour que celui-ci soit une

« bonne » approximation de N

>∇I. å Ø, , sont la conservativité et la consistance.

Conservativité 3 du flux

On impose que pour toute interface interne, le flux entrant est égal à l'opposé du flux

sortant, ce qui se traduit par : ∀ σϵK

En effet, la conservativité des flux nous permet d’éliminer les inconnues associées aux

|!| c'est-à-dire

arêtes internes. Soit ! ∈ ∩J ,

∩L

F º, +F £, 0

on a : â Ø, â o, d’où > I ! >I |!| > I ! >I J

B

,!

B

J,!

I

µ, + ¬, ´

ä

µ

ä

soit I µ, . ¬,

¬

µ, 2

µ

¬, µ, + ¬,

ä

´ ou I ¬, µ 2 µ, ¬

¬

µ, 2 ¬,

µ, + ¬,

ä

et donc

â Ø, >

II.2

B o, .I Ø +B Ø, .I o B Ø, +B o,

>I Ø

B

Ø,

|!| >

Consistance du flux

B o, .I Ø +B Ø, .I o >B Ø, .I Ø >B o, .I Ø

B Ø, 8B Ø, +B o, 9

|!| >

I o >I Ø

B Ø, +B o,

|!| > I o >I Ø |!|

B

Ø,o

On

appelle

erreur

â Ø, > ä µ

µ,

|!|

ö Ø, > ä E E µ

â

µ,

de

consistance

associée

au

en I Ø ,

l’expression

õ Ø,

flux

numérique

ö

| | â

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