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Anep n° 539 286 - Le Soir d’Algérie du 01/09/2013
Anep n° 539 286 - Le Soir d’Algérie du 01/09/2013

Photos :Samir Sid

Edition d’Alger - ISSN IIII - 0074
Edition d’Alger - ISSN IIII - 0074
Le Bonjour du «Soir» Le roi, le prince et le masque de cire En 2003,
Le Bonjour du «Soir»
Le
roi,
le prince et
le masque
de
cire
En 2003, nous faisions figure d'attardés
mentaux
avec
notre
ferme
opposition
à
l'invasion
américaine de ce
pays frère.
Des
démocrates
BCBG
nous
répondaient qu'une
telle intervention
des
forces de
la coalition était
nécessaire
pour
déboulonner
Saddam et son
régime
dictatorial.
Depuis, ce grand pays n'est
plus que
l'ombre de
lui-même
Et
depuis,
Égypte,
Libye,
Soudan,
Tunisie,
Yémen,
Liban
ne
sont plus
que
des
pays en
perpétuelle crise alors que la
Syrie
est
éventrée
par la
lâcheté des
Saoudiens et
des
Qataris
et la
guerre
imposée par les djihadistes
!
Comme
par
miracle,
seules
les
monarchies
échappent
à
cette
déstabilisation
généralisée.
J'entends
quelqu'un, penché
sur
le
micro, me
dire
: «Et l'Algérie
Mon
pauvre ami
a
besoin
d'un
dessin.
Peut-être que Le HIC
saura
mieux
que
moi
lui
faire
comprendre que
le trône sur
lequel
est
assis
M.
Bouteflika,
même s'il
a des
roues
depuis peu,
est bel bien le trône d'un
roi
!
Mais c'est
le prince
qui fait
la
pluie
et la
pluie
Quant
au beau temps, regardez
bien
le visage de
M. Saïdani sur la Une du Soir d'hier et dites-moi
s'il y
a
une chance
qu'il revienne
maamarfarah20@yahoo.fr
«Obama va
lutter
aux côtés des
terroristes d'Al
Qaïda
!
Certains sont étonnés, feignant
d'ignorer
que feu Ben
Laden (à savoir s'il est vraiment mort)
était à la
CIA et que c'est
là qu'il
émargeait et
prenait ses ordres. Sinon, tu crois toi
qu'on
peut
détourner
des
avions américains,
aux Etats-Unis
en plus,
avec de simples cutters
(Tata Aldjia)
● OUENZA La station Naftal destinait 57 000 litres de carburant à la contrebande !

OUENZA

La station Naftal destinait 57 000 litres de carburant

à la contrebande !

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RND LESREDRESSEURS ONT-ILSPERDU LABATAILLE? PAGE 3

RND

LESREDRESSEURS

ONT-ILSPERDU

LABATAILLE?

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ÉDUCATION

● ÉDUCATION

Sellal veut une école «ouverte et sécurisée»

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KARIM TABBOU :

«La crise de confiance profite au pouvoir» PAGE 3

● KARIM TABBOU : «La crise de confiance profite au pouvoir» P A G E 3
crise de confiance profite au pouvoir» P A G E 3 DIMANCHE1 E R SEPTEMBRE 2013

DIMANCHE1 ER SEPTEMBRE 2013 - 25 CHOUAL 1434 - N° 6962 - PRIX 10 DA - FAX : RÉDACTION : 021 67 06 76 - PUBLICITÉ : 021 67 06 75 - TÉL : 021 67 06 51 - 021 67 06 58

Le bon réflexe des Tunisiens

La Tunisie a attribué, mardi dernier, un permis de recherche d’hydrocarbures dans la région de Teboursouk à la minuscule société suédoise Petroskandia. Ce permis concerne un bloc situé non loin des frontières algériennes où une découverte très intéressante a été réalisée par la Sonatrach en 2011. Depuis lors, la Sonatrach n’a pas déployé d’efforts pour développer ce champ et laisse ainsi le soin à nos voisins pour l’exploiter à partir de l’autre côté de la frontière.

ce c hamp et laisse ainsi le soin à nos voisins pour l’exploiter à p artir

PP

ERISCOOPERISCOOP

Soirperiscoop@yahoo.fr

Dimanche 1 er septembre 2013 - Page 2

Dimanche 1 e r septembre 2013 - Page 2 LeComitécentral s’est réuni sansautorisation ! D e

LeComitécentral s’est réuni sansautorisation !

D e source sûre, nous apprenons que, contrairement à toutes les

affirmations, la Wilaya d’Alger n’a pas délivré une nouvelle

autorisation au groupe de Amar Saïdani, pour la tenue de la

session du Comité central, jeudi dernier, à la suite de la décision du Conseil d’Etat. «Certes, une nouvelle demande avait été formulée au nom de trois autres membres du CC, mais l’autorisation n’a pas été délivrée. C’est une instruction au téléphone qui s’est substituée à toute la réglementation en vigueur», nous révèle encore notre source.

La Banque d’Algérie se prépare La Banque d’Algérie serait-elle en phase de préparation pour la
La Banque d’Algérie
se prépare
La Banque
d’Algérie serait-elle
en phase
de préparation pour la
relance
du crédit à
la consommation
? C’est
la question
qui mérite
d’offres restreint qu’elle
d’être posée au vu de l’appel
«la modernisation et
le développement de
a lancé hier pour
la Centrale des
risques entreprises et ménages».
Ce
système informatisé
permet
le
recensement,
en
temps
réel,
des crédits
consentis au-delà d'un certain seuil par les établissements
de crédit à
chacun de
leurs clients.
Auparavant,
il
était
dédié aux entreprises,
mais cette fois-ci,
la Banque
d’Algérie
a intégré
le
crédit ménage
dans son
système de surveillance.

Retard à Boukhroufa

Retard à Boukhroufa La réalisation du barrage de Boukhroufa (wilaya d’El-Taref) devra accuser de nouveaux retards.

La réalisation du barrage de Boukhroufa (wilaya d’El-Taref) devra accuser de nouveaux retards. L’Agence nationale des barrages et transferts (ANBT) a lancé hier une nouvelle consultation pour l’élaboration des études et des plans d’exécution, le suivi et le contrôle des travaux de réalisation de ce barrage tant attendu. Une opération qui nécessite au moins neuf mois. Pourtant, les responsables du secteur étaient tous optimistes pour le lancement du chantier avant la fin de l’année.

 

Un jour, un sondage

 
Pensez-vous que l’issue que vient de connaître l’affaire du FLN est déterminante pour les prochaines

Pensez-vous que l’issue que vient de connaître l’affaire du FLN est déterminante pour les prochaines élections présidentielles ?

 
OUI NON Sans opinion
OUI
OUI
NON
NON
NON
OUI NON Sans opinion

Sans opinion

Pensez-vous que les Occidentaux mèneront des opérations au sol contre la Syrie ?

RÉSULTATS DU DERNIER SONDAGE

 

Résultat sondage :

 

Oui : 33,9% Non : 62,34% S. opinion : 3,76%

? RÉSULTATS DU DERNIER SONDAGE   Résultat sondage :   Oui : 33,9% Non : 62,34%
? RÉSULTATS DU DERNIER SONDAGE   Résultat sondage :   Oui : 33,9% Non : 62,34%

Photo : Samir Sid

Le Soir

d’Algérie

Actualité

Dimanche 1 er septembre 2013 - PAGE 3

Actualité Dimanche 1 e r septembre 2013 - PAGE 3 RND Les redresseurs ont-ils perdu la

RND

Les redresseurs ont-ils perdu la bataille ?

- PAGE 3 RND Les redresseurs ont-ils perdu la bataille ? Les pro-Ouyahia contrôlent tous les

Les pro-Ouyahia contrôlent tous les leviers du parti.

sont eux qui bloquent le processus de préparation du prochain congrès. La colère des militants de base est due, notamment, à la fermeture de la majorité des bureaux communaux, d’où l’impossibilité d’organiser des élections pour les nombreux congressistes.» Une situation que les membres de la direction provisoire connaissent parfaitement. Lors des réunions du Bureau national permanent de prépa- ration du congrès, ses membres ont,

à plusieurs reprises, constaté le blo- cage du processus au niveau local. Mais ils ne semblent pas prêts à prendre des mesures pour un retour rapide à la normale. «Cette instance exécutive est aujourd’hui entre les mains de Bensalah. Pourtant, lors de sa création, les deux tendances devaient être représentées en son sein à parité égale. Nous avions d’un côté Yahia Guidoum, Tayeb Zitouni, Bekhti Belaïb et Hammaï Laroussi. Et de l’autre, Abdelkader Bensalah,

Les membres du Mouvement de redressement seraient sur le point de perdre la bataille qui les oppose au clan des cadres ins- tallés par le secrétaire général déchu, Ahmed Ouyahia. Ces der- niers contrôlent les principales instances dirigeantes et se pré- parent à organiser un congrès sur mesure.

Tarek Hafid - Alger (Le Soir) - Les membres du Mouvement de sau- vegarde du Rassemblement national démocratique n’ont pas réussi à prendre le dessus sur l’équipe d’Ahmed Ouyahia. Le groupe mené par Yahia Guidoum a certes pu démettre l’ex- secrétaire général dans des délais record mais il risque d’échouer dans son projet de «redressement» du RND. «Les pro-Ouyahia, qui sont aujourd’hui rassemblés autour de Abdelkader Bensalah, contrôlent tous les leviers du parti. S’il n’y a pas un sursaut très rapidement, le prochain congrès permettra de conforter le système mis en place ces dernières années par Ouyahia», explique un cadre de l’Ouest, proche de la ten- dance de Yahia Guidoum. Selon lui, tout a débuté dès l’installation de Abdelkader Bensalah en qualité de secrétaire général par intérim. «Notre groupe a soutenu la nomination de Bensalah car nous estimions qu’il était le mieux indiqué, de par sa sagesse, pour assurer la direction du parti durant une phase transitoire. D’ailleurs, dans son discours, le jour de l’installation, il a clairement décla- ré qu’il avait l’ambition de mettre fin au conflit et de rassembler tous les militants et les cadres du RND. Mais

les événements qui suivront ont démontré que nous étions dans le faux.» En fait, il semblerait que la pre- mière action de Abdelkader Bensalah ait été de «défendre» certains coordi- nateurs de wilaya rejetés par la base. «Les responsables du mouvement de redressement ont adressé au secrétaire général par intérim une liste de 15 coordinateurs qui sont la cause de la marginalisation de nom- breux cadres. Ils sont notamment à la tête des structures de wilaya à Blida, Chlef, Bouira, Béjaïa, Mila, Constantine, Oran, Alger, Tissemsilt, El Bayadh ou encore Sétif. Bensalah a expliqué qu’il ne pouvait prendre de décision contre des cadres sans leur donner la possibilité de se défendre», explique notre source. Abdelkader Bensalah a donc engagé une série de rencontres avec les coordinateurs pour entendre leur version des faits. Mais il a été incapable de prendre des mesures fermes. «Aujourd’hui, la situation est telle que les coordina- teurs sont devenus les patrons du Rassemblement national démocra- tique. Nous sommes confrontés à de véritables barons qui contrôlent les structures locales du parti. Du temps de Ahmed Ouyahia, ils se faisaient appeler ‘‘les chefs de secteurs’’. Ce

Abdelkader Malki, Abdelkrim Harchaoui et Mohamed Tahar Bouzghoub. Mais voilà, l’équilibre a été brisé avec la nomination de Nouara Djaâfar et de Nawel Ag Ayad qui lui sont proches.» Notre interlocu- teur estime que le «chef d’orchestre» de l’ensemble des coordinateurs de wilaya n’est autre que Mohamed Tahar Bouzghoub. «C’est lui qui est chargé de gérer les activités des res- ponsables au niveau local. Il connaît parfaitement les rouages du parti, les intérêts de tous les acteurs et profite aussi de son statut d’ancien officier de l’armée.» Il semble que ce groupe ait également réussi à «retourner» certains responsables censés repré- senter le Mouvement de sauvegarde du RND. C’est notamment le cas de Bekhti Belaïb qui avait été chargé de dresser le bilan des activités des 48 coordinateurs de wilaya et de rédiger un rapport détaillé sur les dépasse- ments. «Une mission qu’il n’a tou- jours pas menée à terme», insiste notre source. «Nul ne peut douter de la sincérité de Yahia Guidoum dans son engagement à bâtir un parti fort. Malheureusement, nous constatons aujourd’hui qu’il est seul. La base du RND est parfaitement consciente de la situation car elle seule subit le dik- tat de ceux qui ont provoqué la faillite du Rassemblement national démo- cratique.» Les prochaines réunions de ce parti, prévues les 3 et 7 sep- tembre prochains, risquent d’être houleuses.

T. H.

FLN : LE CALME SUCCÈDE À LA TEMPÊTE

Amar Saïdani prend possession du siège dès aujourd’hui

Après la cooptation à la hussarde de Amar Saïdani, les choses se sont considérablement tassées au Front de libération nationa- le. Durant le week-end, du moins. La tension est retombée de plu- sieurs crans depuis jeudi après-midi et le fait accompli imposé par la présidence prend son chemin inexorable.

Kamel Amarni - Alger (Le Soir) - Au sortir de la session du Comité central de jeudi dernier à El-Aurassi, une sorte de trêve s’en est suivie entre les deux camps : celui du vain- queur, Amar Saïdani, qui a préféré donner deux jours de repos à ses partisans, et celui des victimes de ce coup de force, regroupées autour de Abderrahmane Belayat. Ce dernier, qui s’était rendu hier à Sétif pour assister à l’enterrement d’une parente, nous résume bien la situa- tion : «Nous avons saisi le président de la République à travers notre communiqué rendu public jeudi, tout comme nous avons adressé une lettre au ministre de l’Intérieur et une autre au ministre de la Justice. Demain (aujourd’hui dimanche, ndlr) nous allons faire appel auprès du Conseil d’Etat. Il faut que les gens qui ont enfanté cette situation de fait accompli la gèrent eux-mêmes.» Aussi, Belayat estime que, «désormais, la bataille sera juridique avec un contenu politique». Il exclut dès lors tout risque d’affrontement. «Non, il ne s’agit pas et ne s’agira jamais d’une bataille physique. Moi en tout cas, je suis un homme poli- tique et je n’ai pas de sbires.» Autrement dit, l’installation officielle de Amar Saïdani et de son équipe dans les locaux du parti à Hydra se fera dans le calme. D’ailleurs, hier, dans l’après-midi, une grande opération de nettoyage des locaux (au sens propre) avait été entreprise en prévision de l’ins- tallation du nouveau secrétaire général programmée pour aujour-

d’hui à 8 h 30. Le successeur de Abdelaziz Belkhadem aura pour pre- mière mission, la préparation de la cérémonie officielle d’ouverture de la session d’automne du Parlement prévue pour demain lundi. Pour évi- ter tout risque de dérapage au sein

du groupe majoritaire à l’Assemblée populaire nationale en raison des graves conflits autour du renouvelle- ment des structures permanentes, Amar Saïdani a préféré laisser les choses en l’état : maintenir l’équipe sortante pour la cérémonie d’ouver- ture et procéder au renouvellement des structures ultérieurement par voie d’élections. Reste maintenant le plus important, la composante du nouveau bureau politique. «Cela va

prendre du temps. Probablement, cela attendra jusqu’à la fin sep- tembre, car le choix de la compo- sante du bureau politique obéit à plusieurs paramètres exogènes au parti», nous confie une source bien informée. En fait, le bureau sera constitué de l’extérieur par l’entoura- ge de Bouteflika. Cela se fera certai- nement après le remaniement minis- tériel prévu courant septembre. Il est également préférable, selon notre

source, «de laisser les choses se tasser davantage pour entamer des négociations avec l’autre camp en vue d’intégrer des représentants dans le bureau politique pour conte- nir la crise et pouvoir ainsi convo- quer une nouvelle session du Comité central dans des conditions moins tendues que celles de jeudi dernier». Voilà comment les choses se passent au plus vieux parti

K. A.

d’Algérie.

KARIM TABBOU :

«La crise de confiance profite au pouvoir»

Pour le porte-parole de l’UDS, Karim Tabbou, le pouvoir a œuvré pendant 20 ans et plus, à tuer dans l’œuf, toute initiative participant à tirer la société algérienne vers le haut, au point de provoquer une crise de confiance profonde et surtout à effet dérisoire : une jeunesse qui se moque de son propre sort.

Mehdi Mehenni - Alger (Le Soir) - L’ex-secrétaire général du Front des forces socialistes (FFS), Karim Tabbou, aujourd’hui porte- parole de l’Union démocratique et sociale (UDS), pense que ce que vit aujourd’hui l’Algérie est le pire des scénarios qui puisse être «conçu» pour l’avenir d’une nation. Même s’il reste optimiste, mani- festant sa grande confiance pour le génie du peuple algérien, afin de renverser la donne, il remet néan- moins en question ce qu’il qualifie d’attitude opportuniste et dérisoire. Il évoque justement cette manœuvre qui consiste à «priver les Algériennes et les Algériens, de tout développement, qu’il soit culturel, social, économique et surtout intel- lectuel», dans le seul but de perpé- tuer la survie d’un système qui se nourrit de mépris et de mensonges, en s’appuyant sur une éphémère

rente pétrolière. Ce qui a provoqué à ses yeux, un effet dérisoire, c'est-à- dire un réflexe fabriqué chez une jeunesse qui dénie toute initiative qu’elle soit politique, culturelle, sociale ou autre. Un réflexe d’auto- destruction, de tout ce qui peut tirer la société algérienne vers le haut. Née d’une perte de confiance pro- fonde, ce fatalisme dont souffre la société algérienne, fait que «le pays n’a jamais atteint un tel niveau d’im- moralité, de désespoir et de désordre social». Mais Karim Tabbou qui appelle à une prise de conscience chez la société civile, explique que l’inaction a permis aux cercles obscurs, «la généralisation de la corruption et sa banalisation, l’institutionnalisation des pratiques sectaires et régionalistes…», qui pèsent lourdement sur «l’unité et la cohésion nationale», étant donné que le pays «est sujet à toutes les

évolutions négatives» et que, sur- tout, «l’Etat est déliquescent et le risque de son anéantissement est bien réel». D’où la nécessité, pour le porte-parole de l’UDS de faire de la politique plutôt que d’opter pour la chaise vide. «Le pire des politiques c’est de ne pas faire de politique», conclut-il, tout en précisant que dans pareils cas ce sont les «autres qui feront de la politique à vos dépens». Pour mettre à la lumière du jour toutes les difficultés bureaucra- tiques, auxquelles son parti a eu à faire face, Karim Tabbou a usé d’une phrase qui résume le reste : «C’est plus facile, en Algérie, de constituer une association de malfaiteurs qu’un parti politique.» En soutenant que le législateur a délibérément créé des vides juridiques dans la législation algérienne, afin de permettre au pouvoir une certaine approximation et surtout flexibilité dans l’interpréta- tion de la loi, le conférencier persis- te et signe : «Nous avons su dès le départ que notre combat politique allait commencer avant même de créer le parti qui serait appelé à l’en- cadrer.» Une manière d’avouer, qu’il

faut faire dans la «politique justi- fiée», avant d’espérer avoir le sigle qui y sied. Chose que d’ailleurs, il a totalement rejetée suivant ses insi- nuations, insistant encore plus sur la nécessité d’un changement de cap sérieux dans le pays. «Le cas contraire serait tourner le dos à l’es- poir », martèle-t-il. La solution que propose l’UDS, explique Karim Tabbou, pour justement œuvrer à ce changement de cap, du moins au niveau de son parti politique, c’est de «ne pas faire semblant que le pays fonctionne». Enfin Karim Tabbou, qui rappelle que le dossier constitutif de l’UDS a été déposé le 10 mars 2013, fait savoir que l’auto- risation a été accordée le 17 juillet, pour tenir le congrès, évoquant une série de pratiques bureaucratiques que les 95 membres fondateurs ont eu à subir, souvent pour un simple document attestant la nationalité ou encore l’extrait de naissance (S12). Enfin, sur les 95 membres fonda- teurs de l’UDS, Karim Tabbou a tenu à préciser que 53 sont de formation universitaire.

M. M.

Le Soir

d’Algérie

Actualité

Dimanche 1 er septembre 2013 - PAGE

4

Actualité Dimanche 1 e r septembre 2013 - PAGE 4 ÉDUCATION Sellal veut une école «ouverte

ÉDUCATION

Sellal veut une école «ouverte et sécurisée»

Ouverture. Un principe qui doit guider le système édu- catif, prône le Premier ministre qui affirme que l’Etat continuera d’investir dans l’éducation.

Chérif Bennaceur - Alger (Le Soir) - Hôte hier au Lycée des Mathématiques de Kouba des acteurs du secteur de l’Education nationale, réunis en conférence nationale, Abdelmalek Sellal a plaidé pour une école algérienne ouverte, concernant notamment l’apprentissa- ge des langues étrangères, et contri- buant à former «des citoyens algé- riens, des citoyennes algériennes». Ouvrant, après le ministre du secteur, les travaux de cette confé- rence consacrée aux préparatifs de la rentrée scolaire, fixée au 8 sep- tembre prochain, le Premier ministre

a encouragé la famille de l’éducation

à développer l’enseignement et l’ap-

prentissage, certes de la langue anglaise mais aussi du chinois par exemple. Suggérant le recours aux parte- nariats multiformes, aux jumelages avec les institutions homologues d’autres pays, Abdelmalek Sellal a évoqué la disponibilité de l’exécutif, de l’Etat, à accompagner les acteurs de l’Education nationale dans cette dynamique d’ouverture, par le biais d’incitations et de facilitations. Une dyamique qui concerne éga- lement l’enseignement des mathé- matiques et autres disciplines scien- tifiques et technologiques, des matières marginalisées dans le sys-

tème de formation au grand dam du Premier ministre. «Nous ne devons pas rester prisonniers du Moyen- Age», dira M. Sellal, soucieux d'une réelle intégration de l’Algérie dans la mondialisation mais aussi très cri- tique à l’égard d’une école qui «a, durant la décennie noire, obscurci les choses» et «n’a pas joué son rôle pédogogique» et a subi des «dévia- tions». Tout en reconnaissant que des insuffisances existent, le Premier ministre a néanmoins appe- lé à mettre un terme à la «culture de la violence, et du pessimisme» et a affirmé que des réformes ont été

engagées et seront poursuivies.

D’autre part, Abdelmalek Sellal a affirmé que l’Etat poursuivra de manière irréversible ses engage- ments, l’ «investissement» dans les domaines de l’éducation, la forma- tion et la santé. «L’Etat ne ménagera aucun effort, en vue de renforcer le secteur de l'Education nationale et améliorer la situation de ses tra- vailleurs», dira-t-il. Ce qui laisse entendre que le gouvernement pourrait concéder d’autres revalorisations salariales, sur une base néanmoins réfléchie. En ce sens, le Premier ministre a appelé les syndicats du secteur à promouvoir la culture du «dialogue responsable», en vue de régler les

Photo : NewPress
Photo : NewPress

Sellal veut accompagner les acteurs de l’éducation nationale dans une dynamique d’ouverture.

problèmes. A ce propos, le ministre de l’Education nationale, Abdelatif Baba Ahmed qui a souhaité «un dia- logue permanent», a indiqué que la plupart des revendications syndi- cales ont été satisfaites, hormis celles liées au statut particulier qui ne peut être remis en cause, même si son application n’est pas encore effective. Par ailleurs, Abdelamalek Sellal a indiqué avoir instruit les services de sécurité en vue de consolider la sécurité des infrastructures éduca-

tives, des élèves qui seront au nombre de 8 470 007 durant l’année scolaire 2013-2014 dont 321 978 nouveaux inscrits, mais aussi des 470 000 enseignants et formateurs. Soit une école sécurisée, laisse entendre le Premier ministre, sou- cieux de ne pas voir se reproduire le «scandale» du bac 2013, une ses- sion marquée par la fraude. A ce propos, Abdelmalek Sellal a estimé que «le trabendo du bac est inaccep- table» et que des mesures seront prises en vue de lutter contre ce

SURCHARGE DES CLASSES

phénomène. L’occasion également pour le Premier ministre d’exprimer son satisfecit concernant le déroule- ment de la rentrée scolaire, en évo- quant notamment l’allègement des horaires et des contenus des car- tables et en appelant à une applica- tion stricte des emplois du temps. Par ailleurs, et concernant la pro- blématique de la surcharge des classes, évoquée par nombre de syndicats, le ministre du secteur s’est prêté à la dérobade lors d’un point de presse ultérieur. Tout en précisant que plusieurs nouvelles infrastructures éducatives ne seront pas réceptionnées de sitôt et que l’ouverture de nouvelles classes bute sur l’indisponibilité du foncier ou d’entreprises de réalisa- tion, Abdelatif Baba Ahmed a néan- moins minimisé l’ampleur de la sur- charge. Selon le ministre du secteur, seules quelques wilayas du pays connaissent ce problème et en pre- mier lieu la capitale où ce sont les académies d’Alger-Est et d’Alger- Ouest qui y sont confrontées, à un taux de 15%. Par ailleurs, le ministre de l’Education nationale a indiqué que la révision approfondie des pro- grammes, des méthodes d’enseigne- ment n’aura pas lieu à court et moyen terme, à contrario de la pro- position de la commission nationale mise en place à ce titre.

C. B.

Un problème qui perdurera jusqu'en 2016, selon le CLA

Les élèves devront faire face une fois de plus au problème de la surcharge des classes. Selon une étude réalisée par le Conseil des lycées d’Algérie (CLA), le problème demeurera jusqu’à la rentrée 2015/2016. Pour cette année, le nombre d’élèves augmentera de 92 500 en pre- mière année secondaire.

Salima Akkouche - Alger (Le Soir) - La rentrée des classes, c’est dans une semaine. Le problème de la surcharge des classes inquiète, cependant, les syndicats du secteur qui appréhendent la recrudescence de la vio- lence. En attendant la réception des nouvelles infrastructures, lancées depuis 2004, il n’y a aucune solution miracle au phénomène.

Selon une étude réalisée par le Conseil des lycées d’Algérie (CLA), basée sur les résultats officiels des examens du BEM et du baccalau- réat, les classes seront plus chargées que l’an- née écoulée et ce problème persistera jusqu’à la rentrée 2015-2016. Ainsi le problème qui a surgi, l’année passée, en première année secondaire, en raison du passage simultané des élèves de l’ancien et du nouveau système, resurgira cette année, non seulement, en deuxième année secondaire mais aussi en première année secondaire. Selon le CLA, l’ef- fectif dans le secondaire augmentera cette année de 92 500 élèves. Le syndicat explique que 382 742 élèves, le nombre de bacheliers de cette année, quitteront le lycée, par contre 475 247 seront en 1 re AS. «Les élèves admis

en 1 re AS, seront au nombre de 281 247 candi- dats reçus au BEM sur 603 239. Donc nous comptabilisons 321 992 élèves ayant échoué à l’examen du BEM mais ceux-ci seront quand même admis au lycée. Si nous comptons 60% d’élèves ayant échoué à l’épreuve du BEM et admis au lycée, nous obtiendrons le nombre de 194 000 élèves, ce qui nous donnera un effectif de 475 247 élèves», explique le CLA dans un communiqué. Un nombre d’élèves important qui ne trouvera pas les infrastruc- tures nécessaires ni le staff pédagogique. Pour combler le déficit, le syndicat propose qu’il y ait trois nouveaux lycées dans chaque wilaya pour la rentrée scolaire 2013-2014. L’enseignement au secondaire doit ainsi être doté de 155 nouveaux établissements et de

10 000 enseignants, sachant que les 2312 classes comporteront chacune 40 élèves. Or, estime le syndicat, «cela relève du domaine de l’impossible puisque ce problème date de l’an- née scolaire écoulée et persiste encore, et la tutelle est incapable de recruter 13 000 per- sonnes pour le corps enseignant». Le ministère de l’Education nationale, pour- suit le syndicat, doit recruter 20 808 nouveaux enseignants pour combler le vide des départs à la retraite estimé à 6000 professeurs. Le CLA qui dénonce «l’improvisation dans le secteur» appelle le ministre de l’Education nationale à créer un Conseil national de l’éducation, en mesure, dit-il, de mettre en place une «vraie refonte du système éducatif».

S. A.

SECTEUR DU TOURISME ET DE L’ARTISANAT

Une école pilote pour la formation de maîtres-artisans formateurs à Tamanrasset bientôt

Le directeur de l’artisanat traditionnel au sein du ministère du Tourisme et de l’Artisanat, Brahim Mekdour, nous a affirmé que dans le cadre de la coopération algéro-brésilienne, l’Algérie va créer le 22 sep- tembre prochain, une école pilote pour la taille gemme, une technique de taille de la pierre précieuse et semi-précieuse dans la wilaya de Tamanrasset.

Rencontré en marge du Salon national du cuir qui se tient actuelle- ment à Jijel, ledit responsable a ajou- té que cette école pilote, la première dans le monde arabe et le continent africain, va assurer la formation de 54 maîtres-artisans formateurs pour la promotion de ce métier en faisant appel à l’expérience brésilienne. Notre interlocuteur a tenu à préci- ser que conformément à ce projet de coopération entre les deux pays qui s’inscrit en droite ligne avec les

grandes directives des pouvoirs pour le développement de l’artisanat traditionnel, le Brésil prendra en charge le côté des experts forma- teurs ainsi que l’équipement. Alors que notre pays assurera la prise en charge totale en matière de restaura- tion et hébergement des 54 artisans, pour toute la période de formation qui s’étalera sur 18 mois au niveau de l’Office des ressources minières relevant du ministère de l’Energie qui est partie prenante dans ce projet et

que les pouvoirs publics accordent une importance capitale pour le développement de cette filière, notamment avec les potentialités dont dispose la wilaya de Tamanrasset. Et afin d’alléger les procédures pour la mise en service de cette future école de formation, le ministre du Tourisme et de l’Artisanat a opté pour une gestion locale de ce projet en confiant la prise en charge du domaine logistique à la Chambre de l’artisanat de cette wilaya. Il convient de signaler que cette for- mation destinée aux artisans sera gratuite, une manière d’encourager et d’accompagner ces acteurs créa- teurs de richesses dans un domaine précieux. D’autre part, notre interlo-

cuteur a mis l’accent sur les efforts consentis par le ministre du Tourisme et de l’Artisanat dans le domaine de la formation et du per- fectionnement dans le créneau de l’artisanat traditionnel qui connaît une notable croissance ces der- nières années du fait des différents programmes d’appui lancés par

l’Etat. A ce sujet, il a déclaré qu’il existe 54 programmes de formation et de perfectionnement en direction des artisans pour l’année en cours, touchant différents métiers, poterie,

pour un montant de 8 mil-

bijouterie

liards de centimes. Sur son passage, il a cité le programme de formation qui a touché la poterie dans les wilayas de Biskra, Tizi-Ouzou et

Adrar. Interrogé par nos soins sur l’envahissement du marché national par l’artisanat des pays limitrophes, notamment la poterie tunisienne qui se vend à chaque coin de rue, Brahim Mekdour, sur un ton affirmatif a déclaré : «l’artisanat qui provient des circuits de la contrebande, notamment des frontières de l’Est constituent un danger pour la santé des citoyens car ces produits non contrôlés par les services compé- tents contiennent un taux très élevé de plomb qui risque de provoquer des complications cancérigènes avec l’utilisation du vinaigre, notamment les pièces destinées aux hors- d’œuvres et salades. Bouhali Mohamed Cherif

Le Soir

d’Algérie

Actualité

Dimanche 1 er septembre 2013 - PAGE 5

Actualité Dimanche 1 e r septembre 2013 - PAGE 5 OUENZA La station Naftal destinait 57

OUENZA

La station Naftal destinait 57 000 litres de carburant à la contrebande

Les brigades opérationnelles des services des douanes ont découvert, lors d’un contrôle inopiné, 57 000 litres de carburant (essence et gasoil) dans une station d’essence Naftal dans la ville frontalière de Ouenza (Tébessa).

Ces carburants étaient stoc- kés dans les réservoirs de cette station publique, pourtant fermée pour défaut d’approvisionnement. Une enquête a été aussitôt déclenchée suite à cette opéra- tion de contrôle qui s’inscrit dans le cadre du renforcement de la lutte contre la contrebande dans les zones frontalières. «C’est une véritable panique qui s’est emparée du personnel de la station, lors de la découver- te du pot aux roses», confie-t-on dans l’entourage des douanes. Des informations évoquent, en

effet, l’implication directe des res- ponsables de cette station dans un vaste réseau international de contrebande auquel ils fournis- saient les carburants stockés. Voire, l’existence de réseaux de trafiquants bien organisés et structurés, disposant de moyens de collecte, stockage et trans- ports qui acheminent des milliers de litres de carburants quotidien- nement notamment vers la Tunisie et la Libye. Certes, la contrebande de car- burants et autres produits est un phénomène tout à fait «ordinaire»

dans certaines stations privées de distribution, relèvent des observateurs. Toutefois, le cas de Ouenza est considéré comme extrêmement grave, dans la mesure où des responsables de l’entreprise publique Naftal sont impliqués directement, complices ce faisant, des contrebandiers qui ont adopté de nouvelles formes de trafic. Pour rappel, les mêmes ser- vices des douanes de Tébessa ont procédé, courant août 2013, à la saisie de quelque 11 000 litres de carburants aux frontières tuni- siennes. Les auteurs de ces actes de trafic ont été traduits devant la justice.

Kamel G

Photo : Samir Sid
Photo : Samir Sid

Des milliers de litres de carburant ont été acheminés vers la Libye et la Tunisie.

L’OPÉRATION DE OUED SEBAOU, DANS L’EST DE BOUMERDÈS, SE POURSUIT

L’assassin du maire de Baghlia abattu

d’encerclement d’un groupe terroriste se poursuit. Des sources locales nous ont en effet confirmé cette opération précisant que les forces de sécurité voudraient bien cap- turer vivant le reste de la seriate estimé à 6 éléments. Dans le cas contraire, leur élimination ne posera pas de grands problèmes aux forces de sécurité. Mais l’information la plus inquiétante dans cette affaire est le fait qui nous a été signalé, hier, en milieu de la journée. Nos sources affirment que parmi les terroristes assiégés se trouvent deux nouveaux. Ils auraient rejoint le maquis d’Aqmi, il y a moins d’une semaine. Ils seraient, précisent nos sources, impliqués dans l’organisation d’un attentat à l’explosif contre les gendarmes de la localité. Cette attaque s’est soldée, rappe- lons-le, par la blessure d’une fillette. Les deux criminels, craignant sans doute une arrestation par les services de sécurité, ont donc rejoint leurs commanditaires dans la clandestinité pour l’action violente. C’est la méthode de recrutement usitée par les isla-

mistes armés : impliquer des jeunes dans des réseaux de soutien pour les mettre dans une situation délicate par rapport à la loi, situation qui les oblige par la suite à s’intégrer aux groupes armés. En clair, ce qu’appréhendent les services de sécurité se met à la lumière du jour : il reste, même résiduelles, des possibilités de recrutement à Aqmi implantée en Basse-Kabylie.

Avant-hier en début de soirée, nous avions eu la confirmation du bilan de l’opération menée depuis l’aube de vendredi dernier, par les éléments de l’Armée nationale populaire dans la périphérie de Baghlia, à l’est de la wilaya de Boumerdès. Un terroriste a été effectivement éliminé.

Le corps du djihadiste a été exposé

dans un carrefour à la sortie sud de la ville.

Il s’agit, selon nos sources, du terroriste qui

a assassiné, en août 2010, âgé alors de 18

ans, le maire Mohamed Idir, âgé de 47 ans, également patriote dans cette localité à vocation agricole. Ce terroriste H. Djamel, âgé aujourd’hui de 23 ans, natif de Baghlia, avait assassi- né le premier magistrat de sa ville pour prouver sa capacité de nuire à autrui en vue de se faire enrôler parmi l’effectif de la seriate locale dépendant de la katibate El Ansar, laquelle était affiliée au GSPC et ensuite à Aqmi. Sur le terrain, l’opération

En tout état de cause, l’éradication de ce groupe de Baghlia coupera les sources importantes de financement et de recrute- ment. Ce qui met par ailleurs définitivement la région du Bas-Sebaou à l’abri d’une résurgence du terrorisme islamiste. La population de Baghlia attend donc la fin de cette opération et le bilan qu’elle induira avec impatience. Abachi L.

Accrochage au centre-ville de Batna

Le centre-ville de Batna a vécu, hier en fin d’après-midi, au rythme d’un violent accro- chage entre les forces de sécurité et un groupe de terroristes dont on ignore encore le nombre. A en croire des riverains, il s’agirait d’un groupe de 4 individus armés qui se trouvaient dans un véhicule stationné près d’une antenne administrative de l’APC au quartier dit Bordj El Ghoula. Repérés par des policiers, les terroristes auraient tenté de se disperser en tirant en direction des forces de sécurité. La riposte de ces dernières aurait permis d’abattre l’un des terroristes et d’en blesser un deuxième, qui aurait été arrêté, alors que les deux autres se sont réfugiés dans un immeuble mitoyen où ils auraient pris des otages. En début de soirée, le quartier était encore bouclé par les forces de l’ordre qui avaient reçu l’appui d’une unité de l’ANP.

R. N.

MARCHÉS DE LÉGUMES

Les prix toujours à la hausse La flambée des prix des légumes persiste. Trois semaines
Les prix toujours à la hausse
La flambée des prix des
légumes persiste. Trois
semaines après le mois de
Ramadhan, la tendance
reste toujours la même
dans les marchés de la
capitale.
Rym Nasri - Alger (Le Soir) -
Les prix des légumes affichés sur
les étals font toujours fuir les
clients. Pourtant les marchands
affirment qu’il y a eu une légère
baisse des prix.
Hier encore au marché
T’nache de Belouizdad à Alger, la
pomme de terre était cédée à 40
DA le kilo, la tomate à 50 DA, de
même pour les aubergines. Les
carottes et les navets étaient pro-
posés à 70 DA et la courgette à
70 DA. Les poivrons vendus à
100 DA le kilo, la laitue à 120 DA
et les haricots 140 DA.
Selon les vendeurs, les prix
des légumes ont légèrement
baissé. «Dans les marchés de
gros, les prix des légumes mon-
tent et descendent constamment
et le marché de détail suit ces
changements», explique Hamid,
marchand de légumes.
Une affirmation que les clients
contredisent. «Je n’ai remarqué
aucun changement dans les prix.
Les commerçants ont maintenu
les prix exercés durant le mois de
Ramadhan dernier», souligne
une sexagénaire, rencontrée
dans les étroites allées du vieux
marché.
Même son de cloche chez le
porte-parole de l'Ugcaa (Union
générale des commerçants et
artisans algériens). Pour Hadj
Tahar Boulenouar, les prix des
légumes demeurent élevés car le
taux d’approvisionnement des
marchés de gros demeure le
même depuis le Ramadhan.
«Les mêmes quantités de
marchandises sont maintenues
Le consommateur paye le prix d’un marché destructuré.
et distribuées par les agriculteurs
et les chambres froides»,
explique-t-il.
Autre facteur «déstabilisa-
teur» : les chambres froides.
Boulenouar déplore que celles-ci
«ne jouent» pas leur rôle pour
garantir un approvisionnement
régulier. D’ailleurs, poursuit-il, «le
nombre de ces chambres froides
demeure insuffisant».
Il pointe du doigt également le
manque de marchés de proximité
et de détail. «Cette situation fait
en sorte que la différence entre le
prix de gros et celui de détail soit
gonflée. La marge de bénéfice
atteint souvent 100%», précise-t-
il. Il cite ainsi le cas de la pomme
de terre cédée à 40 DA voire plus
dans certaines régions alors que
son prix de gros ne dépasse pas
20 DA.
Le porte-parole de l'Ugcaa
indique par ailleurs, que l’Algérie
connaît un déficit de 30% de la
production en fruits et légumes.
Une insuffisance qu’il incombe
à la «non-orientation» des fellahs
dans le choix de leurs planta-
tions.
R. N.
Photo : Samir Sid

Le Soir

d’Algérie

Contribution

Dimanche 1 er septembre 2013 - PAGE 6

Contribution D imanche 1 e r s eptembre 2013 - PAGE 6 Alger, pourquoi t’ont-ils abîmée

Alger, pourquoi t’ont-ils abîmée ?

Alger et ses queues intermi- nables et jamais à court de monde. Dans les mairies surchauffées et leur granito comme revêtement dis- gracieux. Autour des innombrables fastfoods, alignés sur les mêmes menus avec leurs monticules de mayonnaise et ketchups. Alger et ses barrages comme des thrombus sur le trafic routier, ses policiers ennuyés et distraits pointant des détecteurs d’explosifs.

Les herses ne permettant le passage des

véhicules que sur une seule voie. Ses auto- mobilistes dispensés de toute règle de conduite et

de civisme, considérant les clignotants comme une option, se garant en deuxiè- me position de droit, consi- dérant la priorité à droite facultative et au gré du besoin de passer en pre- mier. Alger et ses racket- teurs sur des parkings improvisés mais accaparés. Alger et ses ordures équita- blement dispersées à tra- vers ses venelles et ses grands boulevards. Des camions de ramassage inadaptés, déféquant des restes d’ordures sur leur chemin. Alger et son football qui n’a pas gagné depuis Aladin

et qui déploie ses essaims d’adolescents quinquagé- naires aux alentours des cafés ayant perdu leur identité maure. Ces discussions prolon- gées jusqu’au seuil de l’empoignade autour d’un mythique dirigeant de club. Ces escrimes sur les quelques tables infirmes autour des parties de dominos acharnées face à des consommateurs de café amer debout, au piquet, et quémandant la clef des toilettes obscures où se sont oubliés les amateurs de malbouffe et de «chawarma». Des étables à l’éclairage borgne et à l’ambiance qui prélude du hammam. Ainsi sont devenus ces lieux de rencontre masculin pluriel. Le pain pourtant blanc qu’il faut chercher chez des boulangers hirsutes et brillants de sueur n’ayant jamais convoqué leur volonté d’enfouir cet aliment de base dans des trans- parents à la taille des baguettes. Ce pain jeté par quintaux alors qu’enfants, nous en embrassions un bout qui traînait par terre avant de le poser sur un muret pour l’épar- gner de la saleté. Souvent introuvable à cer- taines heures, il est vendu dans des corbeilles rouillées placées à même le sol et exposé aux crachotements de nos voitures tombeaux ambulants. Alger et ses rats arrogants puisque surali- mentés. La pestilence obligatoire de ses mar- chés ouverts surpassant en nombre les cou- verts. Ses étalages en plusieurs lignes et notre droit d’être servis sur la dernière. Le génie des vendeurs de vous céder l’illusion d’un fruit ou d’un légume par un tour de passe-passe comme des joueurs de cartes. La sardine embryonnaire et tournant de l’œil par une susceptibilité étonnante dès l’au- be, la crevette à la longévité exceptionnelle sur des cageots déglingués, ses limandes appelées pompeusement soles, ses chiens de mer recyclés et regrettant leur dernier filet déchiqueté, ses dorades non baguées, ses tourteaux calamars. Alger, ses poires et ses pommes de terre congelées. Et nos bouchers dont les blouses fripées et maculées de sang rappellent des égorgeurs. La volaille avec ses plumes rescapées et qui n’a plus rien de fer- mier. Alger et son Sidi Yahia étincelant se pre- nant pour les Champs-Elysées. Ses bou- tiques ambassades de la manufacture étran- gère. Son prêt-à-porter turc, chinois, et vaguement cosmopolite. Ses vendeurs en bermuda et casquette retournée. Ses salons de thé sans véritable thé et leurs salles familiales interdites aux solitaires

et aux recalés. Ses pâtisseries sucrées et transpirant de beurre sous leurs couleurs criardes. Leurs goûts uniformes et standards conçus comme des Lego naïfs. Alors que notre héritage ottoman nous permettait de taquiner nos papilles réceptives et capables de discernement. Alger et ses cabinets, de vrais cabinets appelés cabines par l’ignorance de la langue française ou par décence. Médecins, avocats ou experts-comptables se sont alignés sur le désordre de revues éculées, de murs bavant des lambeaux de peinture, de bancs à qui manque toujours un composant. Alger et ses appels de muezzins hysté-

riques et la procession des fidèles en tenue de sommeil ou de circoncision allant au devoir souvent sans conviction. Alors que nous nous faisions bercer par les

adhan du fedjr sans sursau- ter, passions près des mos- quées avec un respect contenu et la peur de fauter sous le Regard de Dieu Indulgent et Omniprésent. Alger et ses pièces de rechange «d’origine» pour écarquiller leurs prix. Autrefois, une gifle appuyée sur un appareil ramenait l’engin à la raison car nous y croyions. Le technicien était sollicité en cas d’échec. Pureté de l’enfance. Ses flexy et storm tapant de l’œil tous les cent mètres. Ses bippili pour gratter quelques dinars. Ses vœux par SMS imposant notre séparation

avec les proches, les plus chers et les voisins. La jeunesse offerte à tous les vents et muant dans des accoutrements hybrides. Une gandoura s’élevant au-dessus des chevilles sur des Nike, un foulard épinglé on ne sait comment accompagnant un jean moulant. Une jeunesse désœuvrée devenue usine à vocabulaire. Les phrases dont l’intonation chute comme une pâte de dioul «ouallah ma aala bali… ya khon (kho)». Les insultes et la haine salivante dans des formules équations du quatrième de gré. Ses «elhamdoulillah», «macha Allah», «ouksimlakabillah» et autant de salamalecs qui ont balayé «sbah el khir» «ouellah» «ou ras yemma» «baba» et non pas «abi »… Des millions de bras qui devraient être dis-

ponibles pour construire un pays éloquents d’inutilité ou au mieux se consacrant aux tâches faciles. Un jeune avec toute sa force anatomique est déjà amorti à son réveil à mi- journée. Il rechigne aux exigences basiques d’une fonction : essuyer,

ranger, répondre à un client, chercher un dossier, enfin s’appliquer. Ainsi, tout est entrepris sommairement, tout est perçu comme vu d’avion. Seules les escrimes footballistiques ou un discours d’Al-Albany sont capables de réveiller

l’effort

Il serait injuste de stig- matiser le corps le plus volu- mineux et le plus important de notre société et de le tenir seul responsable de ce délitement. C’est l’ambiance

du laisser-aller qui s’est nourri par la courte vue des pouvoirs publics et une école ferrée à des connaissances éculées et reléguée à l’arrière du chemin du savoir qui ont contribué à dévoyer ces cœurs battants des moins de trente ans. On ne peut sévir qu’en proposant des schémas d’espoir. Après les duels de bélier de l’Aïd El-Kébir, les épées conservées pour les combats inter- quartiers. Autrefois, les poings suffisaient à ce malheur souvent court car les sages ou les présents s’interposaient. On voulait punir et non pas tuer. Des mots méchants mais subti- lement choisis départageaient deux voisines qui pliaient leur ennui matinal quand les maris

avaient rejoint leur travail. Cela pouvait être amusant. Il n’y avait pas de violence phy- sique. Ah, ce public errant et traînant mules avec des barbes de trois jours quand elles n’ont pas accompli leur croissance au cœur même de nos administrations. Nos parents arboraient chaussures blanches et bleu de Chine propres et repassés. On ne gardait barbe qu’en cas de malheur. L’élégance était modeste mais elle était décente. Nos mères étaient blanches comme des colombes et leur voilette ajourée de dentelle suffisaient à leur

coquetterie. Tout cela était d’époque et cadrait avec le temps, les revenus de chacun et sur- tout notre culture. Alger et ses trottoirs

inachevés supportant des étalages de babioles en plein cœur de la capi- tale. Le marché aux puces avait sa place indiquée. Alger et ses taxis aux compteurs muets, accessoires décoratifs. Les chauffeurs choisis- sent des axes, recti- lignes, à l’instar des espadons qui ne peu- vent changer de trajec- toire. Maîtres de la déci- sion, ils vous fixent leur

itinéraire et vous dépo- sent à un point qui vous rapproche de votre destination. Dans l’inter- valle, vous vous serez coltiné des gens de toutes sortes, partageant le sort. Nul besoin pour le machiniste de demander votre accord même s’il vous met dans une ambiance mor- tuaire sous le débit d’un enregistrement cora- nique. Et pourtant, le Coran n’a jamais été une musique de fond. Il demande une écoute attentive et de recueillement. Faut-il le rappe- ler aussi aux tenants de pizzeria et aux vulca- nisateurs ?

Alger et ses hôpitaux envahis par la souf- france et les va-et-vient inutiles à travers les couloirs exhalant l’odeur d’eau de Javel recy- clée. La cohue des gens agrippés à l’espoir et impatients, pathétiques citoyens jetés dans l’indifférence de ce nouveau corps médical qui abandonne son poste et ses devoirs pour rejoindre la mosquée à l’heure des prières et, pire encore, aux taraouih de plus longue durée. Cette pénurie d’abaisse-langue, de tubulures, de cathéters, enfin, du matériel de base pour un examen clinique minimum. Les transferts laborieux de patients diminués pour une radiographie. L’impossibilité crimi- nelle de ne pas bénéficier d’un examen biolo- gique rudimentaire en fin de journée. Pathétiques, sont ces tableaux de cancéreux consommant des heures sans fin dans l’atten- te d’une chimiothérapie

exténuante mais dont le produit essentiel manque cruellement. Que dire de ces jeunes femmes qui attendent d’accoucher assises sur une valise ? Même du temps de l’occu- pation française, certains d’entre nous ont vu le jour dans des hôpitaux publics ou des cliniques propres où nos mères recevaient des fruits et des bouquets de fleurs. Alger et ses restaurants surfaits et redondants dont

les menus ne sont jamais révisés. Entrecôte, tourne- dos, crevette en sauce ou grillée, sole meu- nière… On pourrait résumer la liste de ces plats sans imagination sur un papier à cigaret- te. Les desserts déconcertants tels que le flan caramel ou la mousse au chocolat soulignent la lassitude des restaurateurs boudant les livres de cuisine et les sites culinaires internet. Les insultants fastfoods aux pizzas tri- angle et à la viande hachée insipide clôturent la médiocrité de la bouffe bourrative. Enfants, nous prenions des casse-croûtes frites ou aux poivrons dans une propreté de laboratoire. Chère côte découpée sur la Méditerranée avec tes bassins émeraude. Sur ton segment

Par D r Rachid Messaoudi

d’Alger, quelques îlots datant de Moretti ne nous sont plus accessibles. Qu’importe, puisque la pollution y règne et des évacua- tions d’eaux usées te donnent une odeur d’œuf pourri. Tout le long du trajet qui mène à Tipasa, il y a des champs de tomates parmi des étendues pelées clairsemées de bicoques déshabillées par le vent. Pour quel-

le rentabilité ? On aurait pu rêver de com- plexes touristiques à taille humaine, d’aires de jeux aquatiques, d’espaces de camping, de petits bungalows sympathiques, de restau- rants aux poissons frétillants ravis à la mort pas de vieillesse. Et au bord

de l’eau, dans le ventre de petites jetées, de barques de pêcheurs «ptit métier», de criques aménagées et ron- geant la pierre pour les plon- geurs audacieux ou les ama- teurs de plongée… Pour ne plus penser aux séjours bal- néaires en Tunisie, Turquie ou Maroc. Un tourisme popu- laire est un de nos droits même s’il serait populeux. Attention, cet inventaire de travers est appelée à s’épaissir ! L’indifférence ajoutant d’autres couches de

méfaits. Il faudrait plusieurs articles de presse détaillant secteur par sec- teur pour composer les portraits-robots de chaque facette de cette ville qui écarte les bras pour embrasser la Méditerranée. Alors que notre vie la plus élémentaire est mal assurée, nous pouvons nous interroger sur les chiffres annoncés avec emphase quant au tourisme. Les décisions bruyantes telles que le maintien des magasins ouverts les soirées ou les mérites vantés de notre Casbah agonisante et s’écroulant comme un jeu de dominos ne suffisent pas à faire d’Alger une destination touristique. Nous souffrons injustement de terrasses de café, de glaciers, de restaurants, de transports publics, de taxis et d’autres ingrédients qui donnent pulsation à une vie citadine. Un travail considérable est à imaginer au niveau des mentalités et des vocations com- merciales, de la formation en matière de ser- vices, de l’engouement de faire mieux en prestations. Une reconsidération totale des pratiques émanant des commerçants eux- mêmes sous la bienveillance de l’Etat source de contrôle et de suggestions, ébrèchera toute la frustration des autochtones dans une première phase pour redonner confiance et sourire à ce public dressé sur ses nerfs et en quête de citadinité ou à tout le moins d’urba- nité. Avant d’espérer qu’un étranger n’y vien- ne autrement que pour engranger de l’argent sans avoir investi en conséquence. Une campagne d’assainissement (et le mot n’est ni galvaudé ni sévère) ferait appa- raître le premier rayon qui illuminerait la ville au lieu de laisser notre soleil nous regarder en se croisant les bras. Ce peuple veut retrouver son sourire à tra- vers l’humour ancré dans ses racines et sa culture. Il a besoin de se réconcilier avec lui- même et d‘engager une lune de miel avec l’espace où il vit. Les loisirs sont le sel du bien-être. Comment se complaire de l’effrite- ment de sa musique et de sa poésie ? Comment accepter que ses artistes hâbleurs et superficiels touillent dans les mêmes textes, les comiques recyclant des clichés gros sel, que le théâtre reste vociférant et indéfiniment amateur ? Sommes-nous conscients que nous manquons d’hommes de l’art dignes de nous représenter à une dimen- sion internationale ? Le retour sur le passé est comme un amer regret qui nous réconforte pour dire que nous étions un peuple digne et existant. Nulle intention pour nous d’y revenir car c’est le pré- sent qui impose ses codes de conduite et appelle aux échos qui s’impriment sur la société. C’est une attente de longue haleine pour nous qui commençons à manquer de souffle.

R. M.

Alger et ses taxis aux compteurs muets, accessoires décoratifs. Les chauffeurs choisissent des axes, rectilignes, à l’instar des espadons qui ne peuvent changer de trajectoire. Maîtres de la décision, ils vous fixent leur itinéraire et vous déposent à un point qui vous rapproche de votre destination. Dans l’intervalle, vous vous serez coltiné des gens de toutes sortes, partageant le sort.

Une reconsidération totale des pratiques émanant des commerçants eux-mêmes sous la bienveillance de l’Etat source de contrôle et de suggestions, ébrèchera toute la frustration des autochtones dans une première phase pour redonner confiance et sourire à ce public dressé sur ses nerfs et en quête de citadinité ou à tout le moins d’urbanité. Avant d’espérer qu’un étranger n’y vienne autrement que pour engranger de l’argent sans avoir investi en conséquence.

Alger et ses appels de muezzins hystériques et la procession des fidèles en tenue de sommeil ou de circoncision allant au devoir souvent sans conviction. Alors que nous nous faisions bercer par les adhan du fedjr sans sursauter, passions près des mosquées avec un respect contenu et la peur de fauter sous le Regard de Dieu Indulgent et Omniprésent.

verbal.

Le Soir

d’Algérie

Régions

Dimanche 1 er septembre 2013 - PAGE 7

Régions D imanche 1 e r s eptembre 2013 - PAGE 7 CONSTANTINE La réalisation de

CONSTANTINE

La réalisation de 38 marchés de proximité traîne

Lancé par le Premier ministre en mars dernier, le projet de réalisation, «en préfabriqué» de 38 marchés de proximité devant accueillir les centaines de vendeurs informels de Constantine traîne toujours.

Cinq mois après le coup d’envoi du programme de réalisation de 38 marchés de proximité, aucune structure n’est encore prête. Pourtant, les responsables du pro- jet avaient affirmé, lors de la visite du Premier ministre à Constantine qu’une partie du projet, notamment celui destiné à la ville nouvelle où des milliers de familles ont été recasées sera livré avant le mois de Ramadhan. Selon les responsables du projet, le taux d’avancement global serait de 80% et il ne reste que la prise en charge des travaux d’aménage- ment des sites. Initié dans le cadre

de l’opération visant l’éradication du commerce informel, et par la même l’intégration par étapes de ces derniers dans le circuit légal, le projet devra bénéficier à quelque 2971 intervenants recensés à tra- vers les douze communes de Constantine. La capacité d’accueil des 38 marchés selon les chiffres fournis par la Direction du commer- ce est de 1 600 stands. Une enve- loppe financière de 1 190 000 000 de dinars a été dégagée en ce sens. Par ailleurs, un programme d’ur- gence pour la nouvelle ville Ali Mendjeli, consistant en la réalisa-

tion en préfabriqué de 4 marchés dont la livraison devait se faire dans les dix premiers jours du mois de Ramadhan a été arrêtée par les services de wilaya. Les structures en question, dont un AP de 150 000 000 DA a été alloué, sont implan- tées aux unités de voisinage 1, 14 et 17 où des dizaines de milliers de familles ont été relogées en début d’année dans le cadre de la résorp- tion de l’habitat précaire. Il est utile de noter que plusieurs «stands de fortune» implantés à proximité des bâtiments ont vu le jour depuis. Ils proposent toutes sortes de produits dans des conditions d’hygiène lamentable. Ceci dit, affirment des sources fiables de la Direction du commer- ce, l’opération d’assainissement des listes des prétendants s’avère

d’assainissement des listes des prétendants s’avère être des plus ardues et risque de prendre encore du

être des plus ardues et risque de prendre encore du temps. Et par conséquence, explique-t-on, l’attri- bution des stands pourrait prendre du retard. Ceci, «sans parler du

casse-tête des dizaines de ven- deurs informels, lesquels ont pris d’assaut les rues et ruelles de la ville».

F.B.

AÏN DEFLA

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C’est une commission spécialisée composée des responsables des services agricoles, de la Chambre de l’agriculture, de la CCLS (Coopérative céréaliè- re) de la filière céréaliculture, qui vient de siéger pour la sélection des meilleurs producteurs de blé dur, ceux ayant obtenu à l’issue de la cam- pagne moissons-battages 2013, des rendements égaux ou supérieurs à 50 quintaux à l’hectare sur des superficies variant de 6 à 53 hectares ensemen- cées en blé dur Simeto.

C’est une liste comportant 19 noms de céréa- liers de la wilaya de Aïn Defla qui va participer au concours national qui sera couronné d’une récompense d’encouragement par le ministère de l’Agriculture, une innovation de Rachid Benaïssa. Un concours destiné à créer l’émula- tion entre les producteurs d’une part et à tendre vers l’objectif de la diminution des importations de blé et pourquoi pas l’autosuffisance alimen- taire à moyen terme et l’exportation à long terme, d’autre part.

Il s’agit là d’un autre aspect de la vocation agri- cole qui vient de s’ajouter aux résultats records enregistrés dans le domaine de la production de la pomme de terre. Sur le podium de cette liste, on retiendra les trois premiers, en l’occurrence Benaziza Ahmed (Sidi Lakhdhar) qui a récolté et livré à la CCLS une production de 306,04 quintaux sur une superficie de 6 ha soit un rendement de 65 quintaux à l’hectare. En deuxième position, vient Hamlaoui Djilali de Aïn Defla avec 432

quintaux sur 8 hectares soit un rendement de 60 quintaux à l’hectare. Le classement donne en 3 e position un concessionnaire, Chachoua Samet avec 698,88 quintaux livrés et produits sur 13 hectares soit une rendement de 59, 72 quintaux à l’hectare. Par ailleurs, selon M. Amrouche Abdelkadeur, directeur de la CCLS de Khemis Miliana, la pro- duction engrangée cet été alors que la cam- pagne tire à sa fin, à 750 000 quintaux soit une baisse de 120 000 quintaux par rapport à la campagne de l’été 2012. Cette diminution, expliquent les services concernés, est due à des accidents climatiques notamment à une faiblesse et une irrégularité des précipitations pluviométriques aux mois de janvier et d’avril, avec en plus un vent du sud qui a soufflé quelques jours, provoquant un stress hydrique qui a perturbé le développe- ment normal de la plante. Karim O.

SKIKDA

Les amarres pour navires en guise de ralentisseurs !

L’installation des ralentisseurs est devenue le sport favori des citoyens. Chaque jour que Dieu fait, nous en découvrons dans plusieurs cités de la ville.

Les endroits les plus touchés sont ceux abritant des villas ; leurs propriétaires, probablement dérangés par les chauffards empruntant les voies qui y sont mitoyennes, prennent la déci- sion unilatérale de poser, fait nouveau, des amarres pour navires. Il suffit de placer le cordon perpendiculaire à l’axe de la route et de le fixer à l’aide de deux grosses pierres, de parpaings ou de briques, de part et d’autre, afin qu’il soit bien tendu, et ce, pour que sa fonction de dos-d’âne réussisse pleinement, à moindre frais et dans les délais

requis. C’est au niveau du port de pêche de Stora que le cordon est récupéré gratuitement. Généralement, constatant qu’ils ne servent à rien, les patrons de chalutiers et autres embar- cations les délaissent au niveau des quais. Auparavant, les propriétaires de villas ou de taudis longeant les chemins à forte fréquenta- tion automobile, prenaient la peine de bricoler à l’aide de matériaux de construction un ralentis- seur, dans le but de minimiser le risque d’acci- dents de la circulation, souvent mortels, dont furent victimes leurs enfants, parents ou proches. Le bricolage en question donnait nais- sance à des ralentisseurs bien pointus pouvant provoquer, si la vigilance n’est pas de mise, des crevaisons de pneus. «La nature, la forme, les dimensions et les pres- criptions techniques des ralentisseurs font l'ob- jet d'un arrêté du ministre chargé des Travaux

RELIZANE

publics», stipule l’article 5 du décret exécutif n° 2005-499 du 27 Dhou El Kaada 1426, corres- pondant au 29 décembre 2005 définissant l'usage des ralentisseurs et les conditions de leur mise en place ainsi que les lieux de leur implantation, publié au J.O.R.A. N°84 du 29 décembre 2005. De même que, selon toujours ce décret, «les modalités d'initiation, d'élabora- tion et d'adoption des études de localisation et d'implantation des ralentisseurs sont précisées par arrêté conjoint des ministres chargés de l'Intérieur, des Travaux publics et des Transports». «Tout ralentisseur réalisé sans autorisation du wali territorialement compétent, conformément aux dispositions de l'article 4 ci- dessus, doit être détruit et la chaussée remise en l'état», selon l’article 9. Donc la loi existe, il suffit seulement de l’appliquer.

Zaïd Zoheir

La cité DNC en quête de réhabilitation

Les habitants de la cité DNC, située à 600 mètres du chef-lieu de la ville de Relizane, ont contesté l’absence de projets de réhabilitation, et ce, depuis l’attribution de ladite cité, selon les dires de ses représentants.

Déjà au niveau de leur cité, il y a principalement la réfection des routes et le manque de struc- tures de divertissement, selon les habitants. Benfadel, habitant le quartier nous confie à ce pro- pos : «J’habite ce quartier depuis plus des années et depuis, aucun projet de déve- loppement n’a été pourvu pour

ce quartier. Les routes n’ont jamais connu de réfection et la circulation devient alors de plus en plus difficile, tant pour les automobilistes que pour les pié- tons, notamment lors des chutes de pluie, vu que les fosses se remplissent d’eau et de boue. Ajouter à cela l’absence totale de structures culturelles et de

divertissement pour nos enfants scolarisés.» Un sexagénaire habitant de ladi- te cité sus-évoquée, ajoutera :

«notre cité nécessite une réelle prise en charge de la part des autorités responsables, le quar- tier étant resté longtemps margi- nalisé. Nos enfants jouent dans la rue puis rentrent à la maison, tous couverts de terre et de boue. S’il y avait des lieux de détente, les choses ne seraient pas pareilles. Nous demandons

donc à ce que nos préoccupa- tions soient prises en considéra- tion et que notre cadre de vie soit amélioré.». Les habitants de la cité DNC sollicitent l’intervention du pre- mier responsable de la wilaya afin de l’inscrire dans le pro- gramme dans leur calepin du développement de la wilaya et de dissiper les nuages qu’ils ne cessent d’endurer depuis belle lurette.

A. Rahmane

GUELMA

Sellal annoncé en visite d’inspection

Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, se rendra dans les tout prochains jours à Guelma dans le cadre d’une tournée de travail et d'inspection à travers plusieurs wilayas du pays. Il sera notamment ques- tion d'inspection de l'état d'avancement des travaux des projets déjà engagés, ainsi que de probables lancements de nouveaux projets dans cette wilaya. En visite officielle la première semaine du mois de septembre, le Premier ministre est attendu par les Guelmis , dans le

cadre des traditionnelles visites officielles où il est question de s'enquérir des préoc- cupations citoyennes essentielles. Il devrait également rencontrer les repré- sentants de la société civile. Cette réunion sera l’occasion pour les deux parties de faire le point sur certaines situations. En dépit des efforts déployés par les responsables locaux pour mettre en œuvre le programme de lutte contre l’habitat précaire, le commerce informel,

et plus particulièrement

contre les constructions illicites, un fléau

qui sévit grâce au laxisme de certains élus locaux, les Guelmis restent, néanmoins confrontés à quelques problèmes qui ont trait à la vie quotidienne. Ils déplorent entre autres le problème des routes qui relient Guelma aux wilayas limitrophes, entre autres les RN 20 et 21, qui figurent parmi les plus meurtrières de l’est algé- rien. Ces tronçons ne sont plus en mesure de répondre au besoin d’un nombre d’usa- gers qui a d’une manière significative aug- menté ces dernières années. N. Guergour

le chômage

La région touchée par de violents orages et des pluies diluviennes

La région de Guelma est sous les eaux après de fortes précipitations, mêlant pluies diluviennes et forts coups de vent, qui ont atteint dans la nuit de vendredi à samedi matin un record. Guelma est donc frappée depuis ce week-end, par des pluies fortes et abon- dantes qui ont rapidement provoqué des inondations au niveau de plusieurs agglo- mérations. Les canalisations submergées ont fait jaillir des torrents d’eaux pluviales qui ont fortement inondé de nombreuses routes et quartiers de la ville. Les violents orages qui se sont abattus hier ont été marqués par un coup de ton- nerre extrêmement sec et fort, qui sem- blait très localisé, et qui a provoqué la grande peur, surtout chez les enfants. Il s'agit d'un bruit violent qui a tiré de leurs lits les adeptes de la sieste. D’après certains autochtones, «Guelma connaît cette année un début d’automne bien arrosé. Nous n'avions pas assisté à des quantités de pluie aussi importantes, depuis des décennies».

N. G.

Le Soir

d’Algérie

Faits divers

Dimanche 1 er septembre 2013 - PAGE 8

Faits divers Dimanche 1 e r septembre 2013 - PAGE 8 ÉTABLISSEMENT SPÉCIALISÉ POUR ENFANTS ASSISTÉS

ÉTABLISSEMENT SPÉCIALISÉ POUR ENFANTS ASSISTÉS DE BATNA

Interrogations sur la mort d’un nourrisson

Mort naturelle ou décès provoqué par une maltraitance ? C'est la ques- tion que se pose l’entourage du nourrisson de la pouponnière de Batna, décédé il y a 23 jours.

Rym Nasri - Alger (Le Soir) - Agé d’à- peine 3 mois, le nourrisson décédé dans une pouponnière de Batna (précisément dans l’établissement spécialisé pour enfants assistés), était, assure une per- sonne qui a tenu à garder l’anonymat, «en très bonne santé et ne présentait aucune maladie apparente». Pour cette même source, «trouver ce bébé mort dans son lit suscite beaucoup d’interrogations». Les faits remontent au 10 août dernier où, très tôt le matin, un nourrisson a été découvert inanimé dans son berceau par un agent de la pouponnière. L’enfant a été

aussitôt évacué vers le CHU de Batna, où le médecin urgentiste a constaté que la mort remontait à quelques heures aupara- vant, précise la même source. «Le constat du médecin des urgences faisant planer des doutes sur la nature et les circons- tances du décès, une autopsie a été aus- sitôt demandée», ajoute cette source. Alerté en premier, Mohamed-Cherif Zerguine, militant des droits de l’enfance, confirme que l’autopsie a été réalisée et que les prélèvements ont été transférés au laboratoire scientifique de Constantine pour «des analyses plus approfondies».

Celles-ci ont-elles abouti à un résultat ? «Nos contacts affirment que la puéricultri- ce de nuit a l’habitude d’ajouter une sub- stance dans le biberon pour faire dormir les enfants», fait remarquer Zerguine, per- plexe. Il suspecte des négligences, voire de la maltraitance ayant entraîné le décès du bébé. Une mort qu’il impute à des agents polyvalents de l’établissement. D’après lui, ce n’est pas le premier décès suspect de ce genre puisque, il y en a eu six autres, un autre enfant âgé d’environ 6 mois, est mort dans des conditions égale- ment suspectes. Le militant des droits de l’enfance dénonce aussi la «passivité» du ministère de la Solidarité nationale dans la gestion de ce dossier. «Aucune inspection n’a été

BLIDA : ELLE A ÉTÉ CREUSÉE IL Y A QUATRE MOIS

Une fosse de trois mètres de profondeur guette les enfants de Ouled Yaïch

A l’approche de la rentrée scolai- re, les enfants de la commune d’Ouled Yaïch, notamment ceux de la cité des 112 logements, à 6 kilo- mètres au nord du chef-lieu de Blida, sont menacés de mort.

Et pour cause, une fosse de trois mètres de profondeur, creusée il y a quatre mois pour des travaux d’assainis- sement et restée ouverte jusqu’à aujour- d’hui, les guette journellement. En dépit des alertes formulées verbale- ment et par écrit par les habitants de la cité des 112 logements, nous dit-on, aucu- ne décision des autorités locales n’a été

prise pour procéder à la réparation des égouts et la fermeture de la tranchée. «Faut-il attendre un drame pour réagir ?» nous confie un habitant de cette cité. Il faut dire qu’en plus du risque encouru par les les piétons et les automo- bilistes, des odeurs nauséabondes en émanent, de jour comme de nuit, rendant la vie des riverains insupportable. Selon certains habitants de la cité des 112 logements, cette tranchée aurait été ouverte au motif que les eaux usées refou- laient dans des demeures de personnes habitant dans les parages et qui seraient des fonctionnaires à l’APC d’Ouled Yaïch. Maintenant, si ces eaux usées ne se

répandent plus dans leurs maisons, elles se dégagent, cependant, à l’air libre, au grand dam de centaines de citoyens qui ne savent plus à quel saint se vouer, sur- tout que le danger persiste pour eux et pour leurs enfants, eux qui ont toujours peur de les voir tomber dans ce trou mor- tel. ` D’ailleurs, il y a une semaine, nous fait- on savoir, une voiture conduite par une femme a failli tomber dans cette fosse n’étaient-ce les appels du gardien de la cité qui lui a fait éviter in extremis une chute dans cette excavation.

M. B.

OUM EL BOUAGHI

Quatre ressortissants marocains arrêtés pour immigration clandestine

Selon la cellule de communica- tion de la Sûrete de wilaya d'Oum El Bouaghi, nous avons appris que dans le cadre de la lutte contre l'im- migration clandestine à travers la wilaya, les éléments de la police judiciaire de la Sûreté de wilaya sont parvenus, en fin de semaine passée, à mettre la main sur quatre sujets étrangers de nationalité marocaine.

Ces quatre Marocains ont été repérés

dans un chantier chez un particulier au niveau du chef-lieu de wilaya. Les clandestins en question dont l'âge varie entre 21 et 25 ans ont été conduits vers le commissariat de police et des pro- cédures judiciaires ont été établies à leur encontre. Les quatre immigrés clandestins ont été présentés en fin de semaine passée par devant le procureur de la République d'Oum El Bouaghi qui a ordonné leur mise en détention provisoire au motif d’entrée clandestine et résidence illégale sur le ter- ritoire de la wilaya. Quant au propriétaire

employeur des Marocains, il a bénéficié d'une citation directe et sera jugé dans les tout prochains jours. Pour rappel, dans le même cadre, les éléments de la police judiciaire de la Sûreté de Aïn M’lila ont, au mois de juin de l'année en cours, appréhendé trois ressor- tissants de la même nationalité qui séjour- naient d'une façon illicite sur le territoire de la wilaya. Les trois clandestins ont écopé d’entre deux et quatre mois de prison ferme pour le chef d'accusation de séjour illicite. Moussa Chtatha

dépêchée sur les lieux et il n’y a eu aucu- ne réaction de la tutelle, ce qui laisse le champ libre à toutes les interrogations», dit-il. A son avis, même informées, les ins- tances concernées «préfèrent passer l’af- faire sous silence pour ne pas attirer l'at- tention de l'opinion publique et en subir les conséquences éventuelles». Tout en demandant à ce que justice soit rendue à ces orphelins, Mohamed-Cherif Zerguine va plus loin : «Les responsables ne doi- vent pas rester impunis.» De son côté, le ministère de la Solidarité nationale dément toute mort suspecte. «Le nourrisson est tombé mala- de dans le centre (pouponnière) et a été transféré à l’hôpital où il est décédé. Quant à l’autopsie, elle est systématique», affirme-t-on. Une version corroborée par la Direction de l’action sociale (DAS) de Batna. Le chef de service, Ali Maâssissi, parle d’une hernie hiatale dont souffrait le bébé avant son admission. «Ce nourrisson était âgé de deux mois lors de son arrivée au centre exactement le 3 juillet dernier. Le 10 août, il a fait une très forte fièvre et a été évacué vers 4h30 au CHU de Batna où il est décédé. Nous n’avons pas encore les résultats de l’autopsie. Quant au rapport de la directrice de la poupon- nière, le document atteste que tout était normal», explique le même chef de servi- ce.

R. N.

NAÂMA

2 morts et 5 blessés dans 3 accidents de la route le week-end dernier

Le premier accident s’est produit au lieudit Aïn-Hadjadj non loin de Aïn-Sefra- Sud, où un véhicule de type Symbol transportant quatre personnes d’une même famille s’est renversé suite à un dérapage. Une personne âgée de 30 ans y a trouvé la mort alors que le conduc- teur et deux de ses fillettes ont été bles- sés légèrement. Le second accident a eu lieu au nord de Naâma où un ouvrier a été mortelle- ment percuté en pleine voie par un auto- mobiliste. Le troisième accident est survenu à l’entrée de Naâma, impliquant deux véhi- cules qui sont entrés en collision. Quatre blessés sont à déplorer.

B. Henine

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Le Soir

d’Algérie

Culture

Dimanche 1 er septembre 2013 - PAGE 10

t u r e D imanche 1 e r s eptembre 2013 - PAGE 10 lesoirculture@lesoirdalgerie.com

lesoirculture@lesoirdalgerie.com

Slim au 2 e Festival international de la caricature

Slim au 2 e Festival international de la caricature révue du 19 au 22 septembre prochain

révue du 19 au 22 septembre

prochain à l’Es- taque Plage, petit village marseillais au bord de la Médi-

terranée, la 2 e édi- tion du Festival de la caricature, du dessin de presse et

satire

accueillera, cette année, les grands dessinateurs d’Eu- rope et du Magh- reb.Parmi eux, Slim, le doyen de la BD algérienne et père des célèbres personnages Bouzid et Zina. Les autres participants ont pour nom Fathy Bourayou, Tabary, Nadia Khiari (Tuni- sie), Rafagé (Belgique), Ugo Sajini (Italie), Bristo, Goubelle (VSD), Kap (Espagne), Marlene Pohle (Allemagne), Kianoush (Iran), Hadda d (journal

londonien El Hayat), Deligne, Ballouhey, Tignous (Marianne), Rousso (Siné hebdo), etc.

H. T.

de

la

Le comédien Mohamed Belaroussi nous quitte

e comédien du Théâtre régional d’Oran, Mohamed

Belaroussi, est décédé dans la nuit de mercredi à jeudi à l’âge de 60 ans, des suites d’une maladie. Cet artiste s’est illustré de son vivant avec un par- cours riche en prestations et œuvres scéniques pour avoir évolué en qualité de comédien, metteur en scène, producteur et for- mateur. Son premier rôle remonte à 1972 quand il interprète un rôle dans la pièce El- Khobza, du regretté dramaturge Abdel- kader Alloula. Sa presta- tion la plus récente date de 2010 dans la comédie Jeu du mariage, réalisée par Azri Ghaouti d’après l’œuvre de Mourad Senou- ci adaptée du Jeu de l’amour et du hasard de Marivaux. Dimanche dernier, le Théâtre régional d’Oran avait perdu un autre de ses illustres artistes, le comé- dien Ali Kloucha, décédé à l’âge de 55 ans au terne d’une carrière entamée dans les années 1970 en jouant dans El-Khobza du regretté Alloula.

AA ctucultctucult

FESTIVAL INTERNATIONAL DE LA BANDE DESSINÉE D’ALGER

Une sixième édition dédiée à l’humour libérateur

Le grand rendez-vous tant attendu avec le 9e art arrive à grands pas et, déjà, les passionnés de BD, le public connaisseur et assoiffé de découvertes se préparent au voyage sans frontières.

u 8 au 12 octobre pro- chain, le Festival interna- tional de la bande dessi-

née d’Alger (Fibda) organise sa sixième édition. L’édition de la maturité, fruit de l’expérience accumulée et des résultats très encourageants enregistrés depuis la toute première mani- festation du genre. A la différence d’autres festivals culturels qui font du surplace, le Fibda s’est mis en mouvement, notamment à partir des deux dernières éditions, pour atteindre désormais de la visibi-

éditions, pour atteindre désormais de la visibi- lité et de la consistance. En témoigne, par exemple,

lité et de la consistance. En témoigne, par exemple, le thème (ou le slogan) choisi pour ce prochain festival : «Cases et bulles en délire». Comme si les organisateurs, définitivement rassurés quant aux capacités de leur enfant de marcher enfin tout seul, se lâchaient un peu et revenaient à l’ABC de la bande dessinée : la fantaisie, l’humour sublime et libérateur. Il faut dire, à cet égard, que la participation (pour la toute première fois) au 40 e Festival

d'Angoulême revêt une signifi- cation capitale, la bande dessi- née algérienne étant aujourd’hui reconnue au niveau internatio- nal. Une telle reconnaissance, par l’un des plus grands festi- vals de BD au monde, prouve que le Fibda avance dans la bonne direction. C e n’est donc pas un hasard si, après Angoulême, la BD algérienne sera présente cette année au Maroc, en France (à Lyon et à l'Institut du monde arabe), à Lausanne (Suisse) et

à la Réunion. Il faut également

souligner que, depuis sa créa- tion, le Fibda a particulièrement privilégié la formation et la pro- motion des jeunes créateurs, l’objectif essentiel étant d’assu- rer la relève de la génération des pionniers. Cette année, par exemple, le festival en est à sa troisième promotion de jeunes talents. Celle-ci regroupe 20 jeunes créateurs qui ont bénéficié d’un cycle de formation et d’appren- tissage des techniques de la BD. L’actuelle promotion a enta- mé son stage en juin 2013, elle est encadrée par Bruno Pradel et Pascal Genêt. Comme les promotions précédentes, celle

de la 6 e édition présentera un ouvrage collectif ayant pour thème «Le quotidien», et chaque membre de l’équipe pourra espérer se faire publier en album individuel. En 2013, l’effort en direction des jeunes portera y compris au niveau du staff chargé de l’orga-

nisation du festival. Pour la pre- mière fois, en effet, la nouvelle équipe a une moyenne d’âge de 28 ans seulement. En plus d’un concours professionnel ouvert à tous les auteurs (nationaux et étrangers), des ateliers et des journées thématiques, il sera réalisé un ouvrage en commun entre les créateurs algériens et camerounais. Le Cameroun sera d’ailleurs à l’honneur, ce pays étant l’hôte du prochain Festival panafricain. A noter également qu’après Adrar, l’année dernière, cette fois-ci ce sera au tour des villes de Tizi-Ouzou, de Boumerdès et de Constantine d’accueillir le Fibda. Comme de tradition, un hommage sera rendu à l’un des pionniers de la BD algérienne :

Rachid Aït-Kaci, plus connu sous son pseudonyme Kaci. Plusieurs pays seront présents

à l’occasion de cette grande fête autour de la BD.

Hocine Tamou

«LIRE EN FÊTE» À TIZI-OUZOU

Promotion de la lecture publique au profit des enfants

Promotion de la lecture publique au profit des enfants liers de conception et réalisa- tion d’un

liers de conception et réalisa- tion d’un livre, ainsi que des ateliers de lecture, d’écriture et dictée dans les langues arabe, amazighe et française. Des expositions de livres pour enfants ne sont pas en reste de ce festival dont le program- me fait également la part belle à diverses activités, telles que le théâtre, le conte, le dessin, le scrabble, des spectacles de chants, de marionnettes et de magie, et autres divertisse- ments qui ne manqueront pas d’instaurer une interactivité en milieu enfantin. Outre les acti- vités domiciliées essentielle- ment au niveau de la maison de la culture et du Théâtre régional Kateb- Yacine, de la ville de Tizi-Ouzou, le pro- gramme concerne d’autres localités de la wilaya.

ne quinzaine consacrée à la lecture publique est proposée aux enfants, du

1 er au 15 septembre, à la faveur de la 4 e édition du festival «Lire en fête» qu’abritera la maison de la culture à l’initiative du commissariat du festival cultu- rel local. Le coup d’envoi de cette traditionnelle manifesta- tion, placée cette année sous le signe «Ensemble, cultivons la culture et la lecture», sera donné ce dimanche 1 er sep- tembre. Il sera marqué par un défilé des enfants à travers les artères de la ville de Tizou- Ouzou, avec la participation de la coopérative El-Mahraz d’Al- ger. Selon les organisateurs, cette manifestation culturelle est consacrée à «la promotion de la lecture publique», à tra- vers la mise en place d’un pro-

gramme visant à «stimuler l’acte de lire», et proposant aux enfants (lecteurs poten- tiels de demain) un cocktail d’activités éducatives et récréatives alliant l’utile à l’agréable pour susciter chez eux le plaisir de lire. Conçu de manière à créer une ambiance de fête, le programme arrêté à cet effet a retenu une panoplie d’activités susceptibles

d’éveiller et d’entretenir l’inté- rêt des enfants dans divers domaines de la connaissance, à travers notamment l'organi- sation d’une multitude d’ate- liers et concours dédiés, entre autres, à la bande dessinée, considérée comme l’anti- chambre de la lecture, la recherche documentaire sur le Net, la lecture des contes et romans, l’organisation d’ate-

Mort de Seamus Heancy, prix Nobel de littérature

e poète irlandais Seamus Heancy,

prix Nobel de littérature 1995, est

décédé vendredi 30 août à l’âge de

74 ans. Il était considéré comme la plus grande voix de langue anglaise que l’Irlande ait abritée depuis Yeats, le chantre mystique de la renaissance celtique. Seamus Heancy est mort dans un hôpital de Dublin, après une courte maladie, a annoncé sa famille. Né en Irlande du Nord en 1939, l’an- née même de la mort de William Butler Yeats, autre prix Nobel irlandais, Sea- mus Heancy publie son premier recueil

Nobel irlandais, Sea- mus Heancy publie son premier recueil de poèmes en 1966, Mort d’un natura-

de poèmes en 1966, Mort d’un natura- liste, comparant déjà l’écriture à la cul- ture de la terre. Heancy avait commen-

cé à écrire en 1962 pour des maga- zines irlandais. En 1968, il participe à une tournée de poésie, la première du genre. Marié et père de trois enfants, il s’installe avec sa famille à Dublin. Nommé maître de conférences à la Queen’s University, il sera ensuite titu- laire de la chaire de poésie à la presti- gieuse université d’Oxford, de 1989 à 1994. Il donne des conférences dans le monde entier. Il publie en 1975 le recueil North, des impressions d’Irlan- de du Nord, considéré comme son chef-d’œuvre. Reconnu comme l’un

des plus grands poètes de langue anglaise et le plus irlandais des poètes irlandais, il a toujours été fasciné par le mystérieux, le caché, l’ambigu, les légendes des «Bog People», les tra- vailleurs pauvres des tourbières. C’est quand il reçoit le prix Nobel de lit- térature en 1995 que son œuvre poé- tique, jusque-là largement méconnue, est découverte dans le monde. La douzaine de recueils que son œuvre rassemble, recèle un lyrisme tourmen- té et évocateur de sa déchirure entre culture britannique et irlandaise.

PALAIS DE LA CULTURE, TLEMCEN CENTRE CULTUREL MUSTAPHA- KATEB (5, RUE DIDOUCHE- MOU- préhistoire, calligraphie,
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15
septembre : Festival
RAD, ALGER)
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laires du niveau primaire au secon-
daire), de littérature, de médecine,
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résidence, tél portable et profession.
culturel local «Lire en fête»
Jusqu’au
10 septembre
2013 :
Tournée du cirque Amar,
du mardi
Exposition
des artistes peintres
27 août au
samedi 14 septembre
de culture générale, des diction-
naires
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15
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INSTITUT FRANÇAIS D’ALGER
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L'Institut français d'Alger organise
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cours de langue ita-
lienne. En prévision de la reprise
des cours, prévue le samedi 5
octobre 2013, les inscriptions sont
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La
sera
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7 au 30 septembre
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septembre : La grande manifesta-
Renaissance organise une foire
du
Brahim
2013, de dimanche à jeudi
(9h
MOULOUD-MAMMERI,
THÉÂTRE
tion «Le musée dans
la rue» se tient
livre durant les vacances
d’été du
au 19 septembre. L'atelier
animé par le chorégraphe
Bouchelaghem. Vous êtes
danseurs
16h). Adresse :
Institut culturel
ita-
RÉGIONAL KATEB-YACINE, TIZI-
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13
septembre : Festival
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Le Soir

d’Algérie

Sports

Dimanche 1 er septembre 2013 - PAGE 12

Sports Dimanche 1 e r septembre 2013 - PAGE 1 2 FOOTBALL CHAMPIONNA T D'ALGÉRIE LIGUE
FOOTBALL
FOOTBALL

CHAMPIONNAT D'ALGÉRIE LIGUE 2 (2 e JOURNÉE)

MMééddééaa pprreenndd llaa ttêêttee dduu ppeelloottoonn

Des quatre précédents leaders de cette division, seule Médéa est parvenue à y rester au soir de la 2 e journée du championnat de Ligue 2. Tonitruants, les gars de Médéa le sont. Comme en témoigne leur deuxième victoire acquise pour le compte de cette 2 e journée. Cela leur permet d’oc- cuper en solo le fauteuil de leader avec déjà deux longueurs d’avan- ce sur un quatuor.

Dans ce groupe, nous y retrouvons trois précédents locataires de la premiè- re loge auxquels se sont joints deux autres. Ce qu’il faut mettre en exergue, est que les trois nouveaux pension- naires que sont Hadjout, Chaouia et Bou-Saâda en font partie. Pendant ce temps-là, les habituels prétendants sont à la traîne. Arrêt. Vainqueur du team de Blida, dans le derby de la Mitidja très offensif, le Onze de Médéa, tout en

Résultats

et

classement

MSP

Batna

-

NA

Hussein-Dey

1-1

ASM

Oran

-

CA

Batna

 

1-0

O

Médéa

-

USM

Blida

3-2

US

Chaouia

 

-

USM

Bel-Abbés

2-1

USMM

Hadjout

 

-

MC

Saïda

0-0

A.

Bou-Saâda

-

AB

Merouana

2-1

ES

Mostaganem

-

USM

Annaba

2-1

WA

Tlemcen

-

AS

Khroub

2-1

 

Classement

Rg

As

 

Pts

J

1

.

O

Médéa

 

6

2

2

.USMM

Hadjout

 

4

2

--.

US

Chaouia

 

4

2

--.

WA

Tlemcen

4

2

--.

A

Bou-Saâda

4

2

--.

ASM

Oran

 

4

2

7

.

ES

Mostaganem

 

3

2

-

.

AS

Khroub

 

3

2

-

.

USM

Bel-Abbès

 

3

2

10.

NA

Hussein-Dey

2

2

--.

MSP

Batna

 

2

2

12.

USM

Annaba

 

1

2

--

.

USM

Blida

 

1

2

--

.

MC

Saïda

1

2

15.

AB

Merouana

 

0

2

--.

CA

Batna

 

0

2

Photo : DR
Photo : DR

Khezar compte sur un groupe homogène.

devenant le chef de file du peloton lais- se perplexes les observateurs qui sont étonnés par cette belle santé sportive alors que le club est dans une situation

financière très critique. A deux lon-

gueurs derrière, suivent quatre forma-

tions très entreprenantes en cette pério-

de.

D’abord, il y a les Hadjoutis qui ont

raté l’avantage d’avoir évolué à domicile

en se faisant accrocher par les

Mouloudéens de Saïda. Par contre, les formations de l’A Bou-Saâda et l'US

Chaouia ont été plus efficaces chez

elles en s'imposant devant leur public sur le même score, respectivement face

à l’USM Bel-Abbès et l'AB Merouana. A

Oum El Bouaghi, les présents ont connu des sueurs froides.

Les locaux ont éprouvé les pires diffi-

cultés pour venir à bout des visiteurs qui

ont longtemps dominé les débats mais

en vain. Quant aux Bou-Saâdis, c’est en deuxième période de jeu qu’ils ont fait la différence. La formation de l’ASM Oran

a difficilement battu les «Chababistes» de Batna. En effet, les protégés de Kamel Mouassa ont dû leur salut à

Balegh pour prendre le dessus sur ceux de Ali Fergani. Enfin, les Tlemcéniens sont les quatrièmes dauphins. Les Zianides ont fait l’essentiel malgré la détermination des Khroubis. Derrière ces dauphins, figurent aux côtés des équipes de Bel-Abbès et de Khroub, celle de Mostaganem. Cette dernière a été plus efficace que celle de l'USM Annaba. Dans la deuxième partie du peloton, il y a Hussein Dey et le Mouloudia de Batna qui sont «main dans la main» après s’être neutralisés chez les pre- miers nommés. Quant aux «traînards», il y en a déjà cinq à commencer à être dépassés par le rythme de la compéti- tion. Là, il y a l'USM Annaba, l'USM Blida, le MC Saïda et le CAB et l’AB Merouana. Pour les amateurs de stats, 20 buts ont été inscrits en cette étape, soit quatre de plus que la précédente jour- née. Pour les chasseurs de buts, Hocine Achiou est à son 3 e but suivi de Hafid l’AS Khroub avec deux buts.

H. C.

COUPE DE LA CAF (4 e JOURNÉE DE LA PHASE DES POULES)

ES Sétif 1 – FUS Rabat 1

Khedaïria évite le naufrage

En recevant, vendredi soir, l’équipe marocaine du Fath de Rabat, l’Entente de Sétif, limitée tech- niquement et tactiquement, a concédé le match nul (1-1) a même failli perdre le match si les Marocains avaient osé. Maintenant, il faut bien se rendre à l’évidence, l’équipe sétifienne actuelle n’a pas le niveau requis pour participer à une compétition continentale. Face aux Marocains, les Sétifiens, amorphes, désorganisés, désordonnés et limités étaient incapables d’imposer leur jeu ni d’orchestrer ne serait-ce qu’une seule action collective. Hormis le penalty sifflé en faveur de l’ESS après le faucha- ge de Delhoum par N’Damé ( 13’), et transformé par Gourmi, le gardien du FUS ne sera jamais inquiété tout au long de la partie. Errants sur la pelouse, les Sétifiens sans âme ni convictions ne seront pas épargnés par le sort qui va s’abattre sur eux suite à l’expulsion du défenseur Lagraâ pour cumul de carton (44’). Déjà à onze contre onze, l’ESS ne pouvait pas rivaliser avec son adversaire alors que dire en jouant à dix. Heureusement que les supporters sétifiens n’étaient pas dupes, seules deux mille personnes avaient fait le déplacement au stade du 8-Mai-45. Mais connaissant d’avance le niveau de leur équi- pe actuelle, les fans des Noir et Blanc ont préféré faire l’impasse sur la rencontre plutôt que d’assis- ter impuissants à la déroute. Le calvaire de l’Entente de Sétif débutera dès la pause-citron, où les Marocains confiants et bien organisés sur tous les plans feront voir de toutes les couleurs à leurs hôtes du jour. Les visi- teurs parviendront d’ailleurs à égaliser à la 77’ par l’intermédiaire du néo-rentrant Bahri qui, suite à un corner, va catapulter de la tête le cuir dans les filets. Le cauchemar des Sétifiens ne va pas s’ar- rêter là car ils vont devoir subir les assauts inces- sants des Marocains. Ces derniers vont carré- ment camper dans le périmètre sétifien. Et c’est grâce aux superbes arrêts du gardien Khedaïria que l’Entente sera sauvée incontestablement d’un véritable naufrage. Tout simplement l’ESS a été ridiculisée. Il est temps de zapper tous ces discours pom- peux, notamment du président Hamar, qui cher- chent à faire croire que l’ESS est la meilleure équipe (en quoi ?) Il n’y a de pire aveugle que celui qui ne veut pas voir, car on la voyait bien venir cette situation. A force de bourdes, de tâton- nements et d’improvisation, elle s’était faite inévi- table, inéluctable. Mais le peu d’espoir ou d’opti- misme bête et béat qui restait, nous poussait à croire qu’elle ne pouvait être aussi ridiculisante, aussi humiliante pour un prestigieux club comme l’Entente de Sétif.

Imed Sellami

WA TLEMCEN - AS KHROUB (2-1)

Victoire précieuse

Tlemcen stade Colonel Lotfi, temps frais, ciel couvert, faible assistance, arbi- trage de M. Benbrahim assisté de MM. Yahi et Badache. Buts : Cheraïtia (20’), Rechrouche (46’), Hafid (Sp - 48’). Avertissement : Mebarki (26’) - Zemit (38’) - Mellouli (63’) - Boudemagh (80’) Expulsions : Mébarki (48’ cumul) - Boudemagh (90’+3’ cumul) Compositions des équipes :

WAT : Benmoussa - Aguid - Renane - Mébarki - Messaoudi - Dif (cap) - (Layati 90’) - Rechrouche - Sidhoum - Cheraïtia - Tiyouli - Fouaz - ENTR : Neguiz - ASK : Toual - Boudemagh - Abbès - Lahcène - Mellouli (cap) - Herbache - Ouhadda - Zemit (Bendif 80’) - Bouafia (Djemaoui 60’) - Djahel - Hafid (Sedik 75’). ENTR : Zekri -

Pour leur premier match sur leur pelouse et devant leurs supporters, les Tlemcéniens avaient à faire à un rude client. En effet, les Khroubis lancés sur orbite par une large victoire face à Mostaganem avaient fait le lointain dépla- cement de Tlemcen, décidés à revenir sur

leurs terres avec un résultat positif. Après un bon début, les Khroubis seront surpris par une reprise de volée des 6 m de Charaïtia qui ne laisse aucune chance au portier Toual (20’). Un coup franc pour l’ASK des 35 m a failli faire mouche à la 26’, mais Benmoussa dévie difficilement en corner. Dans le temps additionnel, les Widadis pouvaient aggraver la marque (45’+1’), mais Toual réussit à détourner le ballon. La seconde période débute sur les chapeaux de roues, puisque dès la 46’, Rechrouche, marque un très beau but pour les locaux. Deux minutes plus tard, Mebarki dévie le ballon de la main (48’), penalty pour l’ASK bien transformé par Hafid, et expulsion de Mebarki (cumul). L’équipe du Khroub, forte de son avan- tage numérique, va se montrer très dan- gereuse et sera tout près d’égaliser à la 77’… Les dernières minutes seront difficiles pour les deux équipes et finalement, les Tlémcéniens arrachent une victoire diffici- le mais précieuse face à une équipe khroubie qui n’aura nullement démérité. Ammar G.

NOUVELLES DES VERTS

NOUVELLES DES VERTS

L'Algérien Faouzi Ghoulam pourrait rester à Saint-Etienne

Le défenseur international algérien de l'AS Saint-Etienne (Ligue 1 française de football), Faouzi Ghoulam, en instance de départ, pourrait rester au sein du club stéphanois, après la déci- sion de l'entraîneur Christophe Galtier de le réintégrer dans l'équipe, rapporte samedi la presse locale. Après avoir été annoncé au Torino (Serie A italienne), le latéral gauche algé- rien, pourrait contre toute attente, prolonger son aventure avec l'ASSE, d'autant que l'équipe souffre de l'indisponibilité de plusieurs joueurs en ce début de saison, précise la même source. Ghoulam (22 ans) s'était même entraîné ven- dredi avec quelques joueurs, au lendemain de l'élimination des «Verts» au tour des barrages de l'Europa League face aux Danois d'Esbjerg fB (aller 3-4, retour 0-1). A deux jours de la fin de la période des transferts d'été, Ghoulam a de fortes chances d'être retenu dans l'effectif de Saint-Etienne, après l'échec de son transfert à Torino, qui a finalement préféré engager le défenseur italien Andrea Dossena (ex-Palerme). En raison de sa situation, le latéral gauche n'a pas été convoqué par le sélectionneur national, Vahid Halilhodzic, en vue de la réception du Mali, le 10 septembre prochain au stade Mustapha Tchaker de Blida (20h30), comptant pour la 6 e et dernière journée des qualifications (2 e tour) pour le Mondial 2014.

Taïder et Belfodil (Inter) dans la liste pour affronter Catane

Nos deux internationaux de l'Inter Milan, Saphir Taïder et Ishak Belfodil, ont été convo- qués pour le match de ce soir sur le terrain de Catane dans le cadre de la 2 e journée du championnat d'Italie de football, a indiqué hier, le club «nerazzurro». L'entraîneur de l'Inter, Walter Mazzarri, a fait appel à 23 joueurs pour le difficile déplacement au stade Angelo Massimino de Catane où l'équipe locale est difficile à manier, selon la liste publiée sur le site du club lombard. En attaque, Belfodil sera en concurrence avec les deux Argentins Rodrigo Palacio et Mauro Icardi pour le poste de titulaire, tandis que Taïder devra «suer» pour être sur le terrain au coup de sifflet de l'arbitre vu la richesse du milieu de terrain de l'Inter (les Argentins Esteban Cambiasso, Ricky Alvarez et le Colombien Fredy Guarin, entre autres). Taïder et Belfodil avaient démarré sur le banc la rencontre gagnée face au Genoa (2-0), dimanche dernier à domicile pour le compte de la première journée de Serie A. Fraîchement arrivé de Bologne, Taïder, milieu de terrain de 21 ans, a toutefois remplacé Alvarez en fin de match (85 e ), prenant part à ses premières minutes sous le maillot de l'Inter. Quant à Belfodil, arrivé cet été de Parme, il n'a pas été incorporé durant toute la partie.

Le Soir

d’Algérie

Sports

Dimanche 1 er septembre 2013 - PAGE 13

Sports Dimanche 1 e r septembre 2013 - PAGE 1 3 BASKET-BALL AFROBASKET 2013 L'Égypte et
BASKET-BALL
BASKET-BALL

AFROBASKET 2013

L'Égypte et l’Angola en finale

L’Egypte et l’Angola devaient disputer hier soir, à Abidjan, la finale de l'Afrobasket-2013. Par la même, ces deux finalistes ont assuré leur parti- cipation au Mondial 2014 prévu l’année prochaine en Espagne.

Pour y arriver à cette ulti- me confrontation pour le sacre, la sélection égyptienne s'est qualifiée à l'issue de sa victoire sur son homologue du Sénégal (70-63), mi-temps (28-24) en demi-finale dispu- tée vendredi à la salle au Palais des sports de Treichville, à Abidjan alors que celle de l’Angola a pris le meilleur sur la Côte d’Ivoire 66 à 59 dans la deuxième demi-finale dans la même salle. D’un côté, les Egyptiens, ayant terminé le 1 er tour à la 4 e et dernière place du groupe A en concédant 3 défaites dont une contre l'Algérie (63- 67), a créé la sensation en sortant la Tunisie, tenante du titre (67-57) en 1/8 e de finale puis le Cap-Vert (74-73) en

quarts de finale et le Sénégal (70-63) ce vendredi en demi- finale. Les Pharaons sont quintuples vainqueurs du titre continental. Pour les Angolais, archi-favoris, ce sera leur hui- tième finale de suite dans les annales de cette compétition. Les Lusophones tenteront de remporte ce trophée pour la 11 e fois et pour la victoire fina- le. En ouverture de cette fina- le, s’est déroulée la rencontre de classement pour la 3 e place, entre la Côte d’Ivoire et le Sénégal. Notons que l’'Algérie s'est contentée de la 12 e place au classement final après sa défaite devant le Mozambique (56-78). A l'issue de cette défaite, le Cinq algé- rien quitte la compétition avec un bilan négatif (1 victoire et 4 défaites). Les coéquipiers de

Photo : DR
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Le palais des sports de Treicheville.

Mohamed Harat, meilleur joueur algérien, avaient conclu le premier tour de l'Afrobasket avec une seule victoire contre l'Egypte (67-63) et deux défaites concédées face au Sénégal (57-62) et la Côte d'Ivoire (47-64). Pour rappel, 16 sélections

africaines prennent part à l'Afrobasket-2013 avec comme objectif d'arracher les trois tickets qualificatifs au Mondial-2014 prévu en Espagne (30 août-14 sep- tembre 2014)

Résultats des matches de classement :

5 e -6 e place : Cameroun- Cap-Vert (74-53) 7 e -8 e place : Nigeria-Maroc

(105-87)

Tunisie-

Rwanda (76-54)

:

Mozambique-Algérie (78 -56)

:

9 e -10 e

11 e -12 e

13 e -14 e

place

:

place

place

Centrafrique-Congo (64-63) 15 e -16 e place : Mali-Burkina Faso (71-70) (A.P)

Un haltérophile américain suspendu II NN SS OO LL II TT EE pour dopage à
Un
haltérophile
américain
suspendu
II NN SS OO LL II TT EE
pour
dopage
à
l'âge
de
80 ans
Un
haltérophile
américain
de
80
ans,
tif
:
«Présence
d'un
stéroïde
d'origine
contrôlé
positif
aux
stéroïdes
lors
des
exogène.»
Il
tentait
d'établir
un
nouveau
récents
championnats
seniors
panamé-
record
mondial
dans
sa
catégorie
d'âge
ricains,
a
été
suspendu
pour
deux
lors
de
ces
championnats
continentaux
années,
a
annoncé
l'agence
antidopage
«Masters»,
réservés
aux
plus
de
35
ans.
des
Etats-Unis
(Usada).
Le
contrôle
La
suspension
court
depuis
la
date
du
effectué
sur
l'Américain
Don
Ramos
pen-
contrôle,
et
Don
Ramos
ne
sera
autorisé
dant
la compétition,
le
14
juin,
a
été
posi-
à revenir
en
compétition
qu'à
l'été 2015.

HANDBALL

CHAMPIONNAT D'AFRIQUE (CADETTES-FINALE)

Victoire de l'Angola devant la Tunisie (29-18)

La sélection tunisienne cadette de handball a été battue en finale du 8 e Championnat d'Afrique des nations de la catégorie, par son homologue angolai- se 18 à 29 (mi-temps 8-11), vendredi à Oyo (Congo). Les Tunisiennes, rappelle-t-on, vainqueurs jeudi en demi-finale des Congolaises (25-24), s'étaient assu- rées d'une qualification pour le Mondial de la caté- gorie prévu en 2014 en Macédoine. L'Algérie devait prendre part à la compétition mais s'est retirée à la dernière minute suite à des «difficultés organisationnelles au niveau interne», selon les explications de la Fédération algérienne de handball (FAHB). Ce 8 e championnat d'Afrique des nations est qualificatif au championnat du Monde de la jeunesse, prévu du 25 juillet au 3 août 2014 en Macédoine.

MONDIAL DES CLUBS (FINALE)

Le FC Barcelone Intersport sacré

Le club espagnol de FC Barcelone Intersport est devenu champion du monde des clubs de handball après sa victoire devant le HSV Hambourg (Allemagne) 27 à 25, lors de la finale disputée ven- dredi soir à Doha au Qatar. En match comptant pour la troisième place, Al Djeich du Qatar a battu l'Etoile Sportive du Sahel (Tunisie) 27 à 20 (mi-temps 8-13). L'autre représentant du Qatar, Al Rayane a pris la 5 e place grâce à sa victoire sur la formation brési- lienne, Taubate 30 à 28 (mi-temps 17-12), tandis que son compatriote, Al Sadd, club organisateur, termi- ne en 7 e position après sa victoire sur Sydney University club (Australie) 30 à 18 (mi-temps 14-10).

termi- ne en 7 e position après sa victoire sur Sydney University club (Australie) 30 à

Le Soir

d’Algérie

Sports

Dimanche 1 er septembre 2013 - PAGE 14

Sports Dimanche 1 e r septembre 2013 - PAGE 1 4 FOOTBALL LE BAYERN MUNICH S’OFFRE
FOOTBALL
FOOTBALL

LE BAYERN MUNICH S’OFFRE LA SUPERCOUPE D'EUROPE

RRiibbéérryy rrèèggllee llee dduueell MMoouurriinnhhoo--GGuuaarrddiioollaa

Fiche technique :

A Prague (Eden Arena) :

Arbitre :

M. Jonas Eriksson (Suède) Terrain : bon Spectateurs :

17.700 environ Avertissements :

Bayern Munich : Ribéry (23’), Boateng (84’). Chelsea :

Cahill (41’), Ramires (63’), David Luiz (66’), Torres (90), Lukaku (99’), Cole (118’), Ivanovic (120’) Exclusion :

Chelsea : Ramires (85’, 2 e carton jaune) Buts :

Chelsea : Torres (8’), Hazard (93’). Bayern Munich :

Ribéry (47’), Javi Martinez

(120’+1’)

Equipes :

Bayern Munich : Neuer - Rafinha (Javi Martinez, 56’), Boateng, Dante, Alaba - Robben (Shaqiri, 95’), Kroos, Lahm, Müller (Götze, 71’), Ribéry - Mandzukic Ent. :

Joseph Guardiola (ESP) Chelsea : Cech - Ivanovic, Cahill, David Luiz, Cole - Ramires, Lampard - Schürrle (Mikel, 87’), Oscar, Hazard (Terry, 113’) - Torres (Lukaku,

98’)

Ent.: José Mourinho (POR).

COUPE DU MONDE DES CLUBS

La mascotte sera dévoilée lundi à Casablanca

La mascotte de la prochaine Coupe du Monde des Clubs, pré- vue au Maroc du 11 au 21 décembre 2013, sera dévoilée lundi prochain lors d'une cérémonie offi- cielle à Casablanca. Cet évène- ment se déroulera en présence de représentants de la Fédération internationale de football (Fifa) et de ses partenaires, ainsi que de plu- sieurs acteurs du football national, indique un communiqué du Comité d'organisation local (COL). Le coup d'envoi de la compéti- tion sera donné le 11 décembre prochain au Grand Stade d'Agadir, avec le match entre le Raja de Casablanca et le champion de l'Océanie, Auckland City FC. La finale sera jouée au Grand stade de Marrakech le 21 décembre. Organisée par la Fifa, cette compé- tition connaît la participation de 7 clubs représentant six confédéra- tions continentales et le pays hôte. Le Japon a accueilli le Mondial des clubs six fois (2005-2006-2007- 2008-2011-2012), les Emirats arabes unis deux fois (2009-2010) et le Brésil une fois, en 2000 avec la participation, notamment, du Raja de Casablanca.

PhotoS : DR
PhotoS : DR

Le Bayern Munich a rem- porté sa première Supercoupe d'Europe, en bat- tant Chelsea au terme de la séance de tirs au but (5-4), les deux équipes n'ayant pu se départager à l'issue de la pro- longation (2-2, temps régle- mentaire 1-1), vendredi soir à Prague.

Les Bavarois ont réussi à arracher l'égalisation dans le temps additionnel de la prolon- gation grâce à l'Espagnol Javier Martinez (120’ + 1’). Cependant, la victoire a été longue à se des- siner pour le vainqueur de la Ligue des champions. Le Bayern remporte sa pre- mière Supercoupe d'Europe en quatre participations (1975, 1976, 2001 et 2013). Cette fois, le Bayern de Guardiola a convaincu. L’analyse statistique de la Supercoupe d’Europe entre le Bayern et Chelsea met en évi- dence la volonté offensive des joueurs de Pep.

Toujours cette opposition

«Mourinho-

Guardiola» :

Avec José Mourinho d’un côté et Pep Guardiola de l’autre, il n’y a pas eu de surprise. Même si les deux ont changé d’équipe depuis peu, leurs for- mations se sont livrées une belle opposition de style. Lors de ce match intense et engagé, le Bayern Munich a ainsi dominé les débats. Les Bavarois ont fait le jeu, en mettant le pied sur le ballon mais ont longtemps manqué de tranchant dans la zone de vérité malgré les percussions de Frank

Ribéry sur son côté gauche. Chelsea s’est, de son côté, montré parfaitement organisé, très discipliné pour laisser peu d’espaces entre ses lignes et frapper sur des contre-attaques fulgurantes dans le pur style Mourinho.

Un Frank Ribéry étincelant :

Au Bayern Munich, Ribéry a encore été étincelant pour fêter son tout récent titre de joueur UEFA de la saison. Avec David Alaba, le Français a parfaite- ment combiné dans son couloir gauche et a été un poison pour la défense londonienne. Dans presque tous les bons coups, il a logiquement déblo- qué la situation pour le Bayern en égalisant d’une belle frappe de 20 mètres (1-1, 47 e ). Trop esseulé sur son côté droit avec le choix d’aligner Philippe Lahm devant la défense, Arjen Robben a, de son côté, été moins en vue mais a su se montrer dangereux quand l’occasion s’est présentée (38 e , 55 e ). A Chelsea, Eden Hazard a aussi livré un match plein. Le Belge, très percutant, a été à l’origine du premier but des Blues avant de donner l’avanta- ge aux siens en prolongation (1- 2, 93 e ). Son compère de l’at- taque, Oscar, a aussi montré une belle activité alors que Gary Cahill a longtemps été solide en défense centrale. Dans le but, Petr Cech a, lui, failli être l’hom- me du match grâce à ses nom- breux arrêts en prolongation (107 e , 108 e , 114 e , 117 e ) mais il a finalement cédé. Enfin, Fernando Torres a confirmé qu’il répondait toujours présent dans les grands rendez-

vous en marquant le premier but.

Pep Guardiola pour la troisième fois :

Pep Guardiola aime ce tro- phée. L’Espagnol est devenu le premier entraîneur à s’offrir à trois reprises cette Supercoupe d’Europe. Il dépasse maintenant Carlo Ancelotti, Alex Ferguson, Arrigo Sacchi et Louis van Gaal. Cerise sur le gâteau : il l’a en plus remporté deux fois quand il était joueur et José Mourinho ne l’a, lui, toujours pas décroché…

Le tournant qui n’a pas eu lieu :

A la 31 e , Chelsea mène 1-0. Le Bayern fait le jeu mais n’y arrive pas. Et sur une contre- attaque, Schürrle offre à Fernando Tores la balle du 2-0. Mais la tentative de l’Espagnol est passée juste au-dessus de la barre, au grand soulagement de Neuer.

Le tweet :

C’est l’image forte de la soi- rée : après son but, Franck Ribéry a filé vers le banc du Bayern Munich pour s’offrir une belle accolade avec Pep Guardiola. Les deux hommes semblent déjà bien s’entendre. Le Bayern en voit les fruits. Ribéry reste aussi efficace que la saison pas- sée.

DÉCLARATIONS À CHAUD :

DÉCLARATIONS À CHAUD : Franck Ribéry (milieu de terrain offensif du Bayern Munich, au micro de

Franck Ribéry (milieu

de terrain offensif du Bayern Munich, au micro de BeIn Sport) : «Je suis content pour Guardiola. J'ai une super-relation avec lui. J'ai senti que c'était un match important pour lui, parce qu'il y a une grosse concurrence entre lui et Mourinho. Ce soir, on a vraiment vécu des bons moments. (Sur l'après- Heynckes) On va tout faire pour que ça marche (avec Guardiola). Pep est quel- qu'un qui a beaucoup d'idées, d'énergie aussi. Il est très positif, il veut vrai- ment nous aider. Pendant deux ans, avec Heynckes, tout était auto- matisé. Maintenant, on veut aussi le faire avec Pep. (Le Ballon d'or) On travaille pour. J'ai un super passage en ce moment. J'en suis heureux, pour moi, pour ma famille et pour tous ceux qui m'aiment.»

moi, pour ma famille et pour tous ceux qui m'aiment.» José Mourinho : «La meilleure équipe

José Mourinho : «La

meilleure équipe a perdu, mais c'est le football. Il y a la passion du football et si vous aimez le jeu, vous ne tuez pas une finale en sor- tant un carton rouge comme celui-là. Il y a tellement d'autres cartons jaunes que l'arbitre n'a pas sorti pen- dant la partie.»

LES DIX DERNIERS VAINQUEURS

2013 : Bayern Munich (C1)

- Chelsea (C3) 2 - 2 a.p.

Bayern Munich vainqueur aux

tirs au but 5 à 4

2012 : Atletico Madrid (C3)

- Chelsea (C1) 4 - 1

2011: Barcelone (C1)

- FC Porto (C3) 2 - 0

2010 : Atletico Madrid (C3)

- Inter Milan (C1) 2 - 0

2009 : FC Barcelone (C1)

- Shakhtar Donetsk (C3)

1 - 0 a.p.

2008 : Zenit St-Pétersbourg

(C3) - Manchester United (C1)

2 - 1

2007 : AC Milan (C1)

- FC Séville (C3) 3 - 1

2006 : FC Séville (C3)

- FC Barcelone (C1) 3 - 0

2005 : Liverpool (C1)

- CSKA Moscou (C3) 3 - 1

2004 : Valence (C3)

- FC Porto (C1) 2 - 1

TTTTOOOOUUUUTTTT SSSSAAAAVVVVOOOOIIIIRRRR sur les plantes médicinales Dimanche 1 er septembre 2013 - Page 15 E-mail
TTTTOOOOUUUUTTTT SSSSAAAAVVVVOOOOIIIIRRRR
sur les plantes médicinales
Dimanche 1 er septembre 2013 - Page 15
E-mail : soirsantephyto@yahoo.fr

PRÉPARATION DE LA SEMAINE

Macération contre les seins tombants

La poitrine est un atout séduction important pour une femme

et c'est la hantise de chacune que de voir ses seins s’affaisser. Voici une recette de grand-mère préventive ou lors des premiers signes de relâchement de la peau. Suivez donc les étapes ! Ingrédients :

10

g de serpolet

10

g de géranium

10

g de romarin

1 demi-citron

30

centilitres d’huile d'olive

PREPARATION :

1/ Commencez par la fabrication d’une macération aux plantes. Pour cela, enfermez 10 g de serpolet (zaâtar sauvage), 10 de géranium, 10 de romarin (iklil) et la moitié d'un citron coupé en morceaux dans un tissu de coton blanc. Fermez en sachet. Placez ce sachet dans un récipient et versez sur le sachet 30 centilitres d'huile d'olive vierge extra. Fermez le réci- pient hermétiquement. Laissez macérer une dizaine de jours, en faisant attention à bien imbiber le sachet. 2/ Une fois terminé, étalez la macération sur la poitrine, puis,

en mouvements circulaires, pratiquez des massages légers, en partant de la base du sein et en remontant jusqu'au cou. Enfilez un vieux tee-shirt (ou dormez torse nu) et laissez agir toute la nuit. 3/ Conserver la macération dans une bouteille, au réfrigéra- teur pour pouvoir réeffectuer.

DEDE L’OIGNONL’OIGNON ETET DUDU SERPOLETSERPOLET

Pour lutter contre la toux

Décortiquez d’abord un oignon puis découpez-le en petit morceau. Lavez bien dix grammes de serpolet (zaâtar sau-

vage) et découpez-les en petits morceaux. Faites bouillir un litre d’eau dans une casserole et y ajou-

ter

l’oignon et les serpolets. Laissez infuser pendant environ

dix

minutes. Filtrez la décoction à l’aide d’une passoire et

mettez-la dans une bouteille en verre. Buvez deux à trois tasses par jour de cette décoction. Vous verrez que ce remède est très efficace car vous serez guéri dans deux jours au maximum.

La figue de Barbarie

La figue de Barbarie (el hendi ou karmous n’ssra) est consommée par les Indiens d'Amérique centrale depuis les temps les plus reculés. Du Nouveau Monde les Espagnols la rapportèrent en Europe. Ils l'appelèrent d'abord tuna, nom qui la désignait en Amérique du Sud. La figue s'acclimata parfaitement dans le Bassin méditerranéen, notamment en Afrique du Nord, appelée alors Barbarie. Et, parce qu'elle ressemblait aussi à la figue du figuier on lui donna son nom actuel de «figue de Barbarie». Le figuier possède de longues tiges aplaties, cou- vertes d'épines encore «Raquettes» car elles ont la forme de raquettes ovales. La figue, les raquettes, la fleur, les graines :

toutes les parties de la plante sont utilisables et consommables. Au Yémen, les raquettes coupées sont appliquées en cataplas- me sur les blessures et les articulations douloureuses. En Tunisie, les raquettes sont placées sur les cors et les durillons. On les emploie également sur les irritations de la peau et les boutons. Au Maroc, on conseille aussi des infusions de fleurs de Barbarie en cas de cholestérol, de colite et de diabète. Au Mexique, elles sont consommées en salade, en fritures ou cuites et sont conservées dans du vinaigre. Quant au vinaigre du fruit, il favorise la digestion et l’élimination des graisses. Toutes sont des propriétés que la science met aujourd’hui en évidence. Pour faire un litre d’huile de figue de Barbarie (cinq fois plus puissante que l'huile d'Argan qui est pourtant la référence des produits naturels anti-âge), il faut 800 kg de figues de barbarie, ce qui en fait l'huile la plus chère au monde.

Pour améliorer la digestion

Faites bouillir dans un litre d'eau 2 à 3 branches de persil durant 3 minutes environ. Filtrez et sucrez avec du miel. A boire après chaque repas.

SACHEZ QUE… Des fleurs de lavande (khezzama) froissées sont un excel- lent remède immédiat contre
SACHEZ QUE…
Des fleurs de lavande (khezzama) froissées sont un excel-
lent remède immédiat contre une morsure de vipère. On peut en
faire une lotion désinfectante pour les soins de la bouche. Des
fleurs macérées dans de l'huile d'olive, pendant une quinzaine
de jours, donnent une «huile de fleurs» qui permet de soigner
les plaies et de masser les varices.

DUDU THYMTHYM ETET DEDE L’AILL’AIL

Pour favoriser la circulation sanguine

Faites bouillir un litre d’eau dans une casserole. Jetez-y ensuite huit gousses d’ail et une demi-poignée de thym. Laissez macérer pendant un quart d’heure. Attendez à ce que la décoc- tion soit tiède puis filtrez-la à l’aide d’une passoire. Mélangez-la ensuite avec une cuillère à café d’huile d’olive. Buvez deux à trois tasses par jour de cette infusion. Continuez le traitement jusqu’à ce que votre santé s’améliore.

LALA ROSEROSE

Des vertus plein les pétales

La rose est une fleur qui renferme des trésors de

beauté et de santé souvent

ignorés

des autres fleurs par sa beau- té incomparable, son parfum, sa couleur. De plus, elle a plusieurs vertus. Comment tirer partie des vertus de la rose.

Ce sont les roses rouges qui contiennent le plus de prin- cipes actifs mais, pour autant, il ne faut pas négliger les fleurs plus claires. Pour conserver les roses du jardin, séchez les pétales : placez-les, recouverts de papier absorbant, entre deux assiettes, quelques minutes au four à micro-ondes. Procédez de minute en minute.

- Placez des pétales de

roses à l’intérieur d’une enve- loppe dans votre armoire, entre les piles de linge. Vos vête- ments sentiront la rose.

- Moudre les pétales d’une

Elle se différencie

rose rouge bien lavés. Étaler directement en masque sur le visage pendant une trentaine de minutes. Puis enlever avec de l’eau de rose. Votre visage profitera des bienfaits de la rose et sera éclatant en seule- ment quelques minutes.

> Un bain à la rose aide à maigrir Envie de maigrir tout en vous relaxant ? C’est possible, avec un bain aux pétales de rose. Connue pour donner de la tonicité à la peau tout en la nourrissant, la rose a des ver- tus raffermissantes. En pratique : mettre 100 g de pétales de rose de Damas dans 11 g de vinaigre de cidre, verser dans un bocal et fermer. Laisser reposer pendant trois semaines au soleil. Une fois par semaine prendre un bain et verser 3 cuillères à soupe de cette préparation. Prendre une douche fraîche juste après.

Haricots secs et lentilles pour maigrir

Mangez toutes sortes de haricots secs et des lentilles au moins une fois par semai- ne. Ils ne sont pas gras et réduisent même le stockage de graisses. Les haricots secs contien- nent une enzyme qui incite l'organisme à brûler plus de graisses et moins de sucre pour produire l'énergie dans l'action. Les lentilles contien- nent de la leucine, un acide aminé qui accélère la trans- formation des graisses.

La cannelle, efficace contre les rhumes

L’écorce de cannelle (qorfa) réchauffe l’organis- me lors d’état fébrile, de refroidissement, de rhume. On utilisera les écorces pour faire une infusion (8 à 15 g par litre), en boire 2 tasses par jour. On peut éventuellement jumeler en synergie avec le gingembre (skendjbir), réputé pour ses vertus digestives et stimulante. On en boira 1 tasse par jour un peu après le repas.

On en boira 1 tasse par jour un peu après le repas. > Contre la toux

> Contre la toux et le nez

bouché La rosa canina est une rose sauvage aussi connue sous le nom d'églantier (ouerd nesrine). C’est un véritable cocktail de vitamines qui booste le systè- me immunitaire de notre orga- nisme. Une décoction peut pro-

téger contre les infections

virales de l’hiver et combattre la toux, le nez bouché En pratique : dans un litre d’eau, verser 30 à 50 g d’écorces de rosa canina fine-

ment coupées. Porter à ébulli- tion pendant 5 minutes puis laisser infuser le tout. Filtrer et boire 2 à 3 tasses par jour pen- dant les repas.

> Elle est bonne pour le

cœur Les contractions du muscle cardiaque doivent se faire 70 à 75 fois par minute. Certains troubles viennent perturber la régularité de ces battements et peuvent entraîner des acci- dents graves (infarctus ou insuffisance coronaire). La rose peut être recommandée par certains médecins pour renfor- cer l’action des traitements anti- arythmiques de synthèse. En pratique : mettre 3 grammes de pétales de rose dans 10 cl d’eau bouillante. Laisser infuser 15 minutes et boire 1 tasse de la préparation après chaque repas.

> Redonner une seconde

jeunesse à la peau La sécheresse de la peau accélère son vieillissement. Bien l’hydrater permet d'éviter l’apparition de ridules qui creu- sent le visage et font ressortir les rougeurs et les boutons. Une cure à base de rose peut permettre à votre peau de retrouver une seconde jeunes- se.

En pratique : broyer 30 g de pétales de rose de Damas et les verser dans 50 ml d’huile d’amande douce. Mettre le tout dans un bocal et laisser au soleil pendant 3 semaines. Faire fondre 5 g de cire

d’abeille, l’ajouter à la prépara- tion. Ajouter une cuillère à soupe d’huile d’argan et 10 gouttes d’huile essentielle de rose. Appliquer la préparation tous les soirs en tant que crème de nuit.

> L'eau de rose anti-cou-

perose La couperose apparaît sur le visage sous forme de petites

taches rouges suite à une dila- tation des vaisseaux sanguins. Appliquée sur la peau, l’eau de rose peut décongestionner les vaisseaux et diminuer cette affection inesthétique. En pra- tique : utiliser un spray à l’eau de rose 3 ou 4 fois par jour sur les taches

> Infusion de rose

Une belle pincée de pétales séchés est mise à infuser dans une tasse d'eau bouillante à rai- son de 3 tasses par jour. Cette tisane soigne les diarrhées, for- tifie et tonifie les poumons, et l'organisme en général. Employée en bain de bouche, l'infusion concentrée de pétales

de rose soulage les inflamma-

tions des gencives et les maux de gorge.

> Miel rosat

Faire chauffer doucement, pendant 20 minutes, trois cuillères à soupe de pétales de rose séchés dans 150 g de miel. Filtrer en exprimant. Prendre trois cuillères à café par jour pour soulager les maux de gorge.

Le saviez-vous ? La vitamine C assure une meilleure oxygénation de la peau qui devient
Le saviez-vous
?
La vitamine C assure une
meilleure oxygénation de la
peau qui devient tout de suite
plus lumineuse. En freinant la
production de radicaux libres,
elle combat efficacement le
vieillissement cutané : l’épider-
me reste ferme et souple. Le
fruit le plus riche en vitamine C
est le kiwi !

La camomille protégerait du cancer

Vous appréciez les infu-

sions avant d’aller vous cou- cher ? Privilégiez la tisane à la camomille (baboundj) car cette plante aurait des vertus anti-cancer. Des chercheurs de l’Université de l’Ohio (Etats-Unis) ont reconnu la propriété anti-cancer de l'api- génine, un composé chimique que l’on trouve dans la camo- mille. L'apigénine permettrait de bloquer les «superpou- voirs» des cellules cancé- reuses en ralentissant leur

propagation et en les rendant plus sensibles aux médica- ments. Ce serait particulière- ment vrai pour les cellules du cancer du sein, qui sont résis- tantes et jouissent d'une plus longue durée de vie. En plus d’être présente dans la camo- mille, l'apigénine se trouve aussi dans de nombreuses autres plantes telles que le persil (maâdnous) le céleri (krafess), la menthe et l’ori-

gan (zaâtar) et dans beau-

coup de fruits comme la pomme et l’orange.

Pour une peau nette

Mélangez

du

ghassoul

avec

du

savon

et du

noir

citron.

Laissez

poser

le

pendant 30 minutes.

masque

Le resultat est immédiat.

 

RROMARINOMARIN ETET GINGEMBREGINGEMBRE

Pour une rentrée scolaire en pleine forme !

Cette plante exerce un effet important au niveau du cerveau notamment pour améliorer la concentration. Au niveau physiolo- gique le romarin (iklil) favorise la production du facteur de croissan-

ce nerveuse (NG - Nerve Growth Factor). Le professeur Hostettmann, un grand spécialiste de la phyto- thérapie, souligne même dans son dernier livre Tout savoir sur les plantes anti-âge qu'au temps de la Grèce antique on frottait le front et les tempes des enfants pour «les rendre plus intelligents». L’acide rosmarinique exerce une fonction calmante tout en renfor- çant la mémoire à court et à long terme. A consommer le romarin sous forme d'aromate (épice) dans la cuisine ou en tisane. L'inhalation de romarin sous forme d'huile essentielle de romarin a aussi un effet positif sur la mémoire. D'autres épices peuvent être utilisées dans la cuisine pour un effet cognitif comme le curcuma ou la sauge. La racine de gingembre (skendjbir) est riche en sub- stances qui agissent comme stimulant du système nerveux central, préviennent la fatigue, augmentent la concentration et le raisonne- ment. On peut consommer le gingembre sous forme de tisane ou

en l’incorporant à d’autres aliments. Rappelons finalement 2 conseils importants pour favoriser une bonne concentration à l'école, prendre chaque matin le petit-déjeuner (ne pas partir le ventre vide à l'école) et avoir toujours une bonne nuit de sommeil.

ARTHROSE

Pour soulager les douleurs, mangez du brocoli !

Pour la première fois, des chercheurs démontrent l'intérêt d'une molécule contenue dans le brocoli dans la prévention et le traite- ment de l'arthrose. Des chercheurs de l'Université d'East Anglia (UEA, Royaume-Uni) viennent de démontrer l'intérêt du brocoli contre l'arthrose (usure des articulations liée au vieillissement). En cause, sa teneur en sulforaphane. Cette molécule qui contient du soufre est libérée dans l'organisme après l'ingestion de légumes crucifères (le brocoli en est le plus riche). Dans leur étude, les scientifiques ont constaté que des souris nourries avec un régime riche en sulforaphane avaient beaucoup moins de

lésions du cartilage que les autres. En creu- sant, ils se sont aperçus que ce composé était capable de bloquer des enzymes responsables de la destruction des articulations en inhibant une molécule à l'origine de l'inflammation. «Les résultats de cette étude sont très promet- teurs. Il n'existe actuellement aucun moyen de soigner l'arthrose, l'alimentation pourrait être une alternative sûre», a commenté Ian Clark, professeur de biologie à l'UEA. Une équipe de chercheurs de la School of Biological Sciences et de la Medical School Norwich se lance désormais dans la prochaine étape : démon- trer les mêmes effets du brocoli sur les articu- lations de l'homme.

Le Soir

d’Algérie

magfemme03@yahoo.fr

Dimanche 1 er septembre 2013 - PAGE 17

Le magazine de la femme

Page animée par Hayet Ben

MMaaddeelleeiinneess aauu mmiieell

125 g de beurre fondu, 3 œufs, 130 g de sucre en poudre, 1 cuillère à soupe rase de miel, 150 g de farine, 1/2 sachet de levure, 1 citron, une pincée de sel

arine, 1/2 sachet de levure, 1 c itron, une pincée de sel Allumer le four thermostat

Allumer le four thermostat 7-8 . Fouetter à la main les œufs, le sucre et le miel, jusqu'à ce que le mélange blanchisse. Ajouter alors la farine, le sel, le levure, le beurre fondu et le zeste du citron. Bien mélanger. Beurrer les moules et les remplir à moitié avec la préparation. Enfourner 5 à 10 min, jusqu'à ce que les madeleines soient dorées.

Écouter son appétit

Les bons coupe-faim

Pomme et œuf dur Vous avez une fringale ? Au lieu de vous précipiter sur une dangereuse barre chocolatée ou des biscuits forcément gras, mangez une pomme ou un œuf dur. La première vous apporte plein de fibres et de sels minéraux, le second des protéines. L'un et l'autre peu de calories. Les deux s'installent dans votre estomac qui vous laissera alors tranquille pour un bon moment, le temps de les digérer. On peut difficilement trouver mieux comme coupe- faim au milieu de la matinée ou de l'après-midi. D'autant plus qu'ils sont faciles d'emploi. Si vous êtes de celles qui zappent en partie le petit-déjeuner et qui êtes inévitablement victime d'une abominable fringale dans la matinée, emportez un œuf dur dans votre sac. Et qu'est- ce qui vous empêche d'avoir toujours une ou deux pommes d'avance dans le tiroir de votre bureau ?

Vive le dessert sucré !

En diminuant ainsi votre appétit avant ou au début de vos repas, votre Bison futé alimentaire vous dira que vous n'êtes pas encore vraiment rassasiée et qu'il y a encore une petite place pour le dessert. Il vous apportera de douces sensations. Vous terminerez votre repas dans la béatitude glucidique sans être surchargée. Et il y a de grandes chances qu'alors, votre quota de glucides satisfait, vous n'ayez nulle envie de grignoter ensuite un truc sucré dans l'après-midi ou dans la soirée en regardant la télé ! C'est ainsi qu'en employant les bons coupe- faim, vous avez de grandes chances de ne plus manger au-delà de vos besoins énergétiques et de maigrir. Surtout si vous marchez régulièrement tous les jours.

Photos : DR
Photos : DR

Dans notre cerveau, un centre de contrôle de l'appétit est installé. A chaque bouchée avalée, des infos lui sont envoyées qui lui indiquent les doses de gras, de sucre, de protéines, de calories qu'elle contient. Il reçoit aussi celles de l'estomac au fur et à mesure de son remplissage.

Ce Bison futé de notre alimentation se tient tranquille tant que ces doses sont nécessaires et que l'estomac n'est pas rempli. Puis il envoie peu à peu des messages de ralentissement et de «stop» qui se traduisent par une diminution de l'appétit : au fur et à mesure du repas, on a de moins en moins envie de manger. Vous adorez un plat en particulier et vous vous en

êtes servi une grande assiette ? Si vous avez atteint votre quota de calories avant de l'avoir terminé, ce qui reste vous paraîtra beaucoup moins bon et vous n'aurez pas envie de le terminer. Sauf en vous forçant à manger encore, ce qui vous fait absorber alors des calories dont vous n'avez pas besoin et qui vont augmenter le stock de graisse de vos fesses et de vos cuisses.

BBoonn àà ssaavvooiirr

Décidée à retrouver votre poids de forme, vous avez réduit vos apports alimentaires ? Il y a fort à parier que vous faites l'impasse sur des aliments très caloriques comme le chocolat, les fruits oléagineux (amandes, noix de cajou…), les fruits secs ou les légumes secs. Pourtant, ils sont utiles (en quantité contrôlée, bien sûr, pour plusieurs d'entre eux) pour leur richesse en magnésium. Ce dernier joue un rôle dans de nombreuses réactions biologiques, notamment dans la

Du magnésium et du calcium pendant et après un régime

la Du magnésium et du calcium pendant et après un régime transmission des influx émis par

transmission des influx émis par le système nerveux dont dépendent muscles et organes pour bien fonctionner.

Pas question donc d'en manquer. Une solution alternative au chocolat :

se tourner vers des eaux plates et gazeuses

riches en magnésium (les étiquettes le mentionnent). Sous cette forme, il est très bien assimilé sans apport de calories. Si ce sont les produits laitiers que vous mettez de côté, en pensant qu'ils sont trop gras, c'est de calcium, l'ami des os et du squelette, dont vous risquez de manquer. Réintégrez vite les laitages à chacun de vos menus en vous rappelant que ceux à 0% de matières grasses sont aussi riches en calcium que les autres.

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TTaajjiinnee ttuunniissiieenn

3 escalopes de dinde, 4 pommes de

terre, 2 oignons, 1 bouquet de persil (ou

1 petite boîte de petits pois), 50 g de

fromage rapé, 6 œufs, 1 sachet de levure

chimique, sel, poivre

Coupez les pommes de terre en petits dés et faites-les bouillir. Coupez finement les oignons et le persil et faites-les revenir dans un peu d'huile. Coupez en dés les escalopes de dinde et faites-les revenir également. Préchauffez le four th.6 (180°C). Egouttez les pommes de terre, mettez tous les ingrédients dans une terrine avec le fromage rapé, salez et poivrez. Ajoutez la levure, cassez les oeufs et mélangez le tout. Mettez la préparation dans un plat allant au four légèrement huilé. Enfournez pendant 20 min

allant au four légèrement huilé. Enfournez pendant 20 min pour vous assurer de la cuisson, plantez

pour vous assurer de la cuisson, plantez la pointe d'un couteau si celui-ci ressort sec, c'est cuit. Sortez du four et servez tiède.

TTrruuccss

eett aassttuucceess

Œufs

T r r u u c c s s e e t t a a s

- Ne mettez jamais à

l’eau bouillante un œuf sortant du réfrigérateur.

Il faut d’abord le laisser une bonne demi-heure reprendre la température de la pièce.

- Si vous voulez faire

cuire à la coque un œuf fêlé, frottez la coquille

avec la chair d’un citron coupé.

- Les œufs à la coque

n’éclatent pas si vous

mettez une soucoupe retournée dans le fond de la casserole.

une soucoupe r etournée dans le fond de la casserole. - Les œufs durs n’éclatent pas

- Les œufs durs

n’éclatent pas dans l’eau de cuisson, si vous l’additionnez d’une cuillerée à café de gros sel et prenez la précaution de percer le gros bout de l’œuf avec une aiguille.

Oignons.

percer le gros bout de l’œuf avec une aiguille. Oignons. - Pour enlever sur un couteau

- Pour enlever sur un

couteau l’odeur tenace de l’oignon, vous couperez avec cette lame une carotte en rondelles.

- L’épluchage des

oignons ne vous fera plus pleurer si vous

piquez au bout de votre couteau une grosse mie de pain qui absorbera l’irritante odeur.

- Pour que les oignons

ne se défassent pas à la cuisson, pratiquez sur le fond, après les avoir épluchés, une incision en croix.

Le Soir

d’Algérie

Détente

Dimanche 1 er septembre 2013 - PAGE 18

Détente Dimanche 1 e r septembre 2013 - PAGE 18 M OTS F LÉCHÉS Par Tayeb

M OTS

F LÉCHÉS

Par Tayeb Bouamar

Son nom ---------------- Son coach Son prénom d’espagne Ville Reptile ---------------- ----------------
Son nom
----------------
Son coach
Son
prénom
d’espagne Ville
Reptile
----------------
----------------
Assoiffé
La sienne est
spectaculaire
----------------
Branché
Restitue
Dans le box
Cérémonies
----------------
----------------
Enorme
----------------
Mer
Barque
----------------
Estimatif
Cœur tendre
Jeux
Issue
----------------
----------------
Jeux
Donnée
----------------
----------------
----------------
Iridium
Régime
Protecteur
Poissons
Arme
Prénom
----------------
----------------
----------------
Dans la rose
Insectes
Meurt
----------------
----------------
----------------
Troublé
Cartes
Raconterait
Sensés
Rejetant
----------------
----------------
Plus âgé
Lombric
----------------
----------------
Caisse
Néon
Note (inv.)
----------------
Prénom
----------------
Dirige
Méchantes
Rapidement
----------------
Son poste
----------------
Décédé
----------------
Goulot
Implique
Sommet
Abri
----------------
----------------
Mesure
----------------
Univers
Allure
Hardi
Humide
Surdoué
----------------
----------------
----------------
Joua au
Viril
Lisière
CSC
Voyelle
Pronom
Placé
----------------
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double
Fauve
Entrée
----------------
----------------
de Rome
----------------
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engloutie Vallée
Expert
Saint
Saison
Prévint
Via
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espagnol
----------------
Crie
----------------
----------------
----------------
Nazis
Bout de tôle
Jeux (inv.)
Condition
Berge
Stock
Son club
----------------
----------------
Wilaya
Choisi
Douleur
----------------
Boule

ENUMÉRATION

Ces colonnes abritent les noms de 7 symphonies de Mozart. Une lettre ne peut être

Ces colonnes abritent les noms de 7 symphonies de Mozart. Une lettre ne peut être cochée qu’une seule fois. Définition du mot restant = «Un de ses prénoms»

DEREQUIEMTUA OERCOSIFANTM NTLETIPUJLTA GNE ITD IAS AEE OHN RSU VCO ESU ANCESDEFIGAA NEETULFALORT NILENLEVEMEN
DEREQUIEMTUA
OERCOSIFANTM
NTLETIPUJLTA
GNE
ITD
IAS
AEE
OHN
RSU
VCO
ESU
ANCESDEFIGAA
NEETULFALORT
NILENLEVEMEN

1- LES NOCES DE FIGARO 2- LA FLÛTE ENCHANTÉE 3- DON GIOVANNI 4- L’ENLÈVEMENT AU SERAIL

5- JUPITER 6- REQUIEM 7- COSIFAN TUTTE

AMADEUS=RESTANTMOT

L ETTRES

D E : C asbah

1

2

3

4

5

6

7

8

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11

12

K E 1-CHANTEUR T C H A O U A 2- MAUSOLÉE 3- Y A
K
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1-CHANTEUR
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2- MAUSOLÉE
3- Y A FILMÉ
«LA
BATAILLE
D’ALGER»
4- GENRE
MUSICAL
5- MOSQUÉE
6- FONTAINE
7- HÉROS
NATIONAL
8- ACTEUR
9- PALAIS

SSOLUTIONSOLUTIONS…S…SOLUTIONSOLUTIONS…S…SOLUTIONSOLUTIONS

MOTSMOTS FLÉCHÉSFLÉCHÉS GÉANTSGÉANTS KAMELHEMADI-AUBE UTILES-OR-TUS-AP AR-LU-DUMENT-PRO LOTE-VOLERA-DA-U ACT-TITANS-PERES LE-CIRENT-SAGA-E E-URGENT-MATADOR MINARET-COURTE-A PRIMES-BOULES-BI UR-PS-BELLES-GRE REVE-SALLES-COIN -EU-FURIES-RA-LT

IS-MO-EIN-LANCAI

LE-TANTE-BAIN-SC

S-MOTEUR-TOISE-S

I-SEVIS-SOIR-T-H

SINUEUX-JEUNE-TS

EGA-OO-TOUT-PRIA

AV-DES-BETES-TRA

U-MANCHESTERCITY

NOIRS-HATER-GAIN

TIRE-FACES-CARAT

ERE-PUR-R-CALE-E

LETTRESLETTRES DEDE ::

SE-ROMEO-MUSE-I-

TENESTENES

-SEPTEMBRE-ETALE

-----STALLINE-

----VIERGE----

MOTSMOTS FLÉCHÉSFLÉCHÉS -TEVEZ-ARGENTINE

---SIDIMEROUAN

ANGLAISE------

CUMIN-JM-IL-ARC-

---REMPARTS---

ARES-RUEES-PSA-M

-PAULETTE-----

AL-TARDER-RAVEL-

RIT-REINE-VISITA

-CESAR--------

S-ERIGER-RETIRER

LN-CANNE-BERET-N

SOMALIE-MAPUTO-E

O-PRIT----TES-TC

-SIDIOKACHA---

ORACLE-MISERE-AT

SOLIDE----US-CRI

---BOUHAROUN--

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RETS-DIURNE-SA-N

MITE-MAINS-HO-NI

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Le Soir

d’Algérie

Détente

Dimanche 1 er septembre 2013 - PAGE 19

Détente Dimanche 1 e r septembre 2013 - PAGE 19 M OTS F LÉCHÉS G ÉANTS

M OTS F LÉCHÉS G ÉANTS

Par Tayeb Bouamar

Par Tayeb Bouamar

Site à scandales ---------------- Baisse Proverbe Or ---------------- espagnol Pourrir ----------------
Site à
scandales
----------------
Baisse
Proverbe
Or
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espagnol
Pourrir
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Divises
Couper
Article
Groggy
Erbium
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Direction
Démonstratif
Piège (pho.)
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Jouet
Ex-UE
Détaler
Soldats (dés.)
Exprime
Vieux loup
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Lettres
Doigts
Pronom
de Téhéran
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Gadgets
Avide
Samarium
Philosophe
A lui
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Queue souris de
Tournois
----------------
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Placées
Imita
Concepts
Titane
Titres
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Article
Ratée
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Île
arabe
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Gonfle
Membrane
Infinitif
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Colorée
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Orne
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Article
Dommages
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Sucées
Parle
Fin de série
Après-midi
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Gallium
Danse
Epaulé (pho.)
Mal d’oreille
Passage
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Mouton
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Hideuses
Banque
Réfutes
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Article
Acteur
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Pas assez
américain
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Ailles
Exposée
Président
Platine
Etain (inv.)
Explose
américain
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Démonstratif
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Poisson
Titres
Rigide
Document
Ville
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Instruments
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Chaussures
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français
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Pouffé
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Malaxés
Sues
Titre
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Echange
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Aperçu
Lampes
Pronom
Négation
Gauches
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Note
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Joyeuses
Distribuer
Privatif
Condition
Combattre
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Judicieux
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Fleur
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Paresseux
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Raconte
Nouveau
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Palier
(inv.)
Interjection
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Nabots
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Dormeurs
Note
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Mammifères
Ex-Béjaïa
Côtés
Prière
Roche
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Boisson
Poète
Espagnol
Soldat
français
Rang
Prénom
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Fin jours des
----------------
Détester
----------------
Titre
Fils arabe
Moment
A lui
----------------
----------------
----------------
Théâtre
Dépôt
Idiot
Eaux
Couches
Poète
Scintillantes
stagnantes
----------------
français