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Edition d’Alger - ISSN IIII - 0074
Edition d’Alger - ISSN IIII - 0074
Le Bonjour du «Soir» Transparence Le ministre de la Justice est catégorique : «Dans l'affaire
Le Bonjour du «Soir»
Transparence
Le
ministre de la Justice
est
catégorique
:
«Dans
l'affaire
du
FLN,
la
justice
s'est
prononcée en toute transparence
Mais ce
n'est
pas
nouveau
dans
les
affaires
du
FLN de
: transparence
2004, quand elle
a
bossé
volontairement
la
nuit, transparence dans les
dossiers de
corruption qui ont épargné
tous les
responsables
dans
les scandales
des
milliers
de milliards détournés dans
les
coopératives
agricoles,
transparence dans
l'affaire
Khalifa où
seuls les petits ont payé, transparence dans les
précédents scandales Sonatrach
où ce
Chakib,
recherché
aujourd'hui — grâce
à "l'opacité" de
la justice italienne —, n'a jamais été inquiété
Les ministres de la Justice
passent mais la
justice reste,
se faisant toute
petite
dans
son
petit coin,
malade de toute cette
transparence
qui laisse
voir son corps malade, affaibli, pâle,
roué de
coups
Mais, la nuit,
un
phénomène
étrange
se
produit
!
Et son
visage
devient
subitement
démoniaque !
Elle
se lève
alors
avec une
force incroyable,
se
couvre
d'une
cape noire et
noire
se met à fredonner dans la
nuit
Sa
voix
est
effrayante.
Puis,
elle
se
tait,
décroche son
téléphone et
reçoit
les
ordres.
Oui,
Monsieur
le
Ministre,
la transparence a
un mérite
: elle
nous permet
justement de
voir
cette
justice
sous
sa
vraie
apparence
:
l'injustice
personnifiée !
maamarfarah20@yahoo.fr
«Un
jour,
Moh,
le patron du «Tahiti»
(rue
Abane-Ramdane)
est sollicité par un client venu
du Titteri qui lui demande où se trouve
de Justice :
le Palais
- Le
Palais
est
là-bas,
à une
centaine de
mètres.
Quant à la justice, Dieu seul sait où elle
se trouve
(Tata
Aldjia)
● LOI DE FINANCES COMPLÉMENTAIRE 2013, ABSENCE DE RÉUNIONS DU CONSEIL DES MINISTRES Les explications
● LOI DE FINANCES COMPLÉMENTAIRE 2013,
ABSENCE DE RÉUNIONS DU CONSEIL
DES MINISTRES
Les explications
gênées
de Sellal
Le Premier ministre a affirmé,
hier, que l’absence de Conseils
des ministres «n’est pas
un problème». Abdelmalek Sellal
a estimé que les réunions
que tiennent chaque mercredi
les membres du gouvernement
suffisent à gérer le pays.
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● RÉALISATION DE LOGEMENTS ET ÉQUIPEMENTS PUBLICS

RÉALISATION DE LOGEMENTS ET ÉQUIPEMENTS PUBLICS

Vers l’exclusion de près de 300 entreprises

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HADJIS ALGÉRIENS Retour aux fondamentaux ? Le ministre des Affaires religieuses, Bouabdellah Ghoulamallah, a instruit
HADJIS ALGÉRIENS
Retour aux
fondamentaux ?
Le ministre des Affaires religieuses,
Bouabdellah Ghoulamallah, a instruit les
accompagnateurs religieux des pèlerins de
la saison du Hadj 2013 de veiller à ne pas
laisser la délégation algérienne se frotter
aux prêcheurs de tout bord, à La Mecque.
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frotter aux prêcheurs de tout bord, à La Mecque. PAGE 3 MARDI 3 SEPTEMBRE 2013 -

MARDI 3 SEPTEMBRE 2013 - 27 CHOUAL 1435 - N° 6964 - PRIX 10 DA - FAX : RÉDACTION : 021 67 06 76 - PUBLICITÉ : 021 67 06 75 - TÉL : 021 67 06 51 - 021 67 06 58

Des Espagnols pour Télemly

C’est finalement le groupement espagnol Construccion Moya & Maroua Batipim qui a remporté le marché de la réhabilitation des bâtiments du boulevard Krim- Belkacem, lancé par la Régie foncière de la Ville d’Alger. Montant du contrat :

91,12 milliards de centimes.

Krim- Belkacem, lancé par la Régie foncière de la Ville d’Alger. Montant du contrat : 91,12

PP

ERISCOOPERISCOOP

Soirperiscoop@yahoo.fr

Mardi 3 septembre 2013 - Page 2

Soirperiscoop@yahoo.fr Mardi 3 septembre 2013 - Page 2 Pas de fournisseurs pour SMIDE L’entreprise Moulins des

Pas de fournisseurs pour SMIDE

L’entreprise Moulins des Aurès-Batna, filiale du groupe public SMIDE, peine à trouver un fournisseur pour les équipements de meunerie. Après deux appels d’offres internationaux infructueux, la société accuse un retard énorme par rapport à son plan de développement. Sa hiérarchie devrait se pencher sur ce problème de procédure et l’autoriser à recourir à des négociations directes avec les fournisseurs.

Inélégance

Le nouveau patron du FLN a mis les services du protocole de l’Assemblée nationale dans l’embarras en décidant de se rendre au siège de l’APN, une heure à peine avant l’ouverture solennelle de la session parlementaire d’automne, sous prétexte de réunion avec son groupe parlementaire. Un précédent qualifié d’«inélégant» par des observateurs, qui indiquent que ce type de réunions partisanes aurait dû se dérouler la veille.

Khawa sur un siège éjectable

dû se dérouler la veille. Khawa sur un siège éjectable Le nouveau secrétaire général du Front

Le nouveau secrétaire général du Front de libération nationale a confirmé, hier, Tahar Khawa au poste de président du groupe parlementaire à l’APN. Pourtant, selon plusieurs députés de ce parti, Amar Saïdani pourrait se débarrasser de Khawa après la tenue de l’élection de renouvellement des structures. Selon nos sources, Saïdani réserve ce siège à un parlementaire de son entourage.

Un jour, un sondage

OUI
OUI

Un an après sa désignation à la tête du gouvernement, trouvez-vous que le bilan de Abdelmalek Sellal est positif ?

Sans opinion

NON
NON

Pensez-vous que Bouteflika est en mesure de réunir le Conseil des ministres à brève échéance ?

RÉSULTATS DU DERNIER SONDAGE

Résultat sondage :

Oui : 13,11% Non : 83,07% S. opinion : 3,82%

à brève échéance ? RÉSULTATS DU DERNIER SONDAGE Résultat sondage : Oui : 13,11% Non :

Photo : Samir Sid.

Le Soir

d’Algérie

Actualité

Mardi 3 septembre 2013 - PAGE 3

d’Algérie Actualité Mardi 3 septembre 2013 - PAGE 3 LOI DE FINANCES COMPLÉMENTAIRE 2013, ABSENCE DE

LOI DE FINANCES COMPLÉMENTAIRE 2013, ABSENCE DE RÉUNIONS DU CONSEIL DES MINISTRES

Les explications gênées de Sellal

Le Premier ministre a affirmé, hier, que l’absence de Conseil des ministres «n’est pas un problème». Abdelmalek Sellal a estimé que les réunions que tiennent chaque mer- credi les membres du gouvernement suffisent à gérer le pays.

Tarek Hafid - Alger (Le Soir) - Abdelmalek Sellal en arrive à justifier l’injustifiable. Dans une déclaration à la presse, hier, en marge de la cérémonie d’ouverture de la session parle- mentaire d’automne, le Premier ministre a expliqué que la non-tenue de Conseil de ministres ne constituait pas «un problème». «Le gouvernement travail tout les mercredis et étudie un grand nombre de projets de lois, il y en a treize. Lorsque le Conseil des ministres devra se réunir, il se réunira. Ce n’est pas un problème. Actuellement, le travail avance. Quand le Président de la république décidera de l’organiser, il sera organisé. La tenue d'une réunion du Conseil des ministres actuellement n'est pas nécessaire», a-t-il dit. Selon Sellal, le gouvernement «coordonne quotidiennement avec le Président» l’en- semble des activités. En cette fin de troisième mandat, le Conseil des ministres, institution républicaine de premier ordre au sein de laquelle est définie l’action du Pouvoir Exécutif et qui permet d’entériner les projets de lois, joue un rôle accessoire. Mais les effets de l’ab- sence du Chef de l’Etat, seul habilité à présider une réunion du Conseil des ministres, com-

à présider une réunion du Conseil des ministres, com- Sellal coordonne quotidiennement avec le Président. mence

Sellal coordonne quotidiennement avec le Président.

mence à se faire ressentir. Hier, le Premier ministre et le ministre des Finances ont confir- mé l’annulation de la loi de Finances complé- mentaire de l’année 2013. Bien sûr, Karim Djoudi s’est montré rassurant en affirmant que l’indisponibilité de la LFC 2013 ne provoquera «aucune contrainte en matière de disponibili- té des ressources ni sur le fonctionnement des

institutions». Mais il est utile de rappeler les dernières déclarations de Abdelmalek Sellal à propos de la LFC. ` Le 24 juin, le Premier ministre annoncé à partir de Souk-Ahras où il effectué une visite de travail : «beaucoup de procédures seront incluses dans la loi de Finances complémen- taire 2013, qui sera adoptée prochainement, pour faciliter davantage les procédures pour les investisseurs, surtout pour les investis- seurs algériens». Le pouvoir Exécutif donne l’impression de s’être débarrasser d’une contrainte. Pourtant, rien n’est réglé puisqu’il doit au plus vite adop- ter la loi de Finances et du budget de l’année 2014 et la présenter devant les deux chambres du Parlement. Mais pour cela, Abdelaziz Bouteflika doit convoquer et présider un Conseil des Ministres. Sauf que son Premier ministre a jugé, hier, que ce «n’est pas un pro- blème» et que sa tenue «n’est pas nécessai- re»…

T. H.

MOHAMED CHARFI À PROPOS DE LA CRISE AU FLN :

«La justice a tranché en toute transparence»

Le ministre de la Justice, Gardes-des-sceaux, a indiqué avoir été saisi officiellement dans le cadre du conflit qui oppose les deux ailes du Front de libération nationale. «Lorsque le ministre de la Justice est saisi par une partie, la saisine recevra la suite qu’il convient légalement. La justice a tranché en toute transparence et en toute légalité. Les voies de recours sont ouvertes à toutes les parties et la Justice est la première et la dernière à trancher dans ce domaine». Mohamed Charfi a été interrogé sur le rôle de l’administration dans le processus qui a permis l’autorisation du Comité central. «Je ne suis pas responsable de l’administration. Je conseille à ceux qui sont concernés par ces décisions de justice, de relire attentivement les jugements avant de faire tout commentaire». Par ailleurs, Mohamed Charfi a refusé de se prononcer au sujet de la rapidité avec laquelle le tribunal administratif d’Alger a réagi pour autoriser la tenue de la session du Comité central du FLN.

T. H.

SESSION D’AUTOMNE DU PARLEMENT

Le groupe parlementaire du FFS boycotte l’ouverture

Les députés du FFS (Front des forces socialistes) ont boycotté, hier, l’ouverture de la session d’au- tomne du Parlement. Une décision motivée par «l’im- mobilisme, les dysfonctionnements et le diktat du fait majoritaire au Parlement», explique-t-on dans un communiqué rendu public. Une attitude que les parlemen- taires du FFS avaient également adoptée lors de l’ouverture de la session de printemps 2012, rappel- le le communiqué. «Tout au long de l’année écou- lée, les parlementaires du FFS ont à plusieurs reprises dénoncé les dysfonctionnements notamment la présence des représentants du gouvernement aux délibérations des commissions et l’exclusion du FFS de toute participation aux organisations internationales regroupant les parlementaires», explique la même source. Les parlementaires du Front des forces socialistes plaident, par ailleurs, pour la reconstruction d’un «consensus national» pour une alternative démocratique. «Il est de l’intérêt national de ne pas se résoudre à une transition réglée dans la continuité du régime actuel», lit-on dans le communiqué. Synthèse R. N.

HADJIS ALGÉRIENS

Retour aux fondamentaux ?

Le ministre des Affaires religieuses, Bouabdellah Ghoulamallah, a instruit les accompagnateurs religieux des pèlerins de la saison du Hadj 2013, de veiller à ne pas laisser la délégation algérienne se frotter aux prêcheurs de tout bord, à La Mecque.

Mehdi Mehenni - Alger (Le Soir) - Dans son discours d’hier, à Dar El Imam, à Alger, le ministre des Affaires religieuses, a laisser entendre que l’Etat est bien décidé de la nécessité d’un retour aux fondamentaux. Une pratique de l’islam bien algérien- ne.

S’adressant aux 84 accompa- gnateurs qui devront, à partir de ce 18 septembre, orienter les pèlerins algériens sur les lieux saints de l’Islam, il a carrément mis en garde contre tout rappro- chement avec des imams de cer- taines nationalités, des prê- cheurs à la compréhension quelque peu extrémiste de la reli- gion. Mais ce n’est pas les imams algériens qui inquiètent le ministre, qui semble avoir bien sélectionné ses représentants, mais plutôt les pèlerins. «Il arrive souvent que des hadjis se présentent à des

bureaux d’accompagnateurs et imams d’autres nationalités, lors- qu’ils rencontrent des complica- tions dans l’accomplissement d’un rituel quelconque. Ces reli- gieux risquent de les désorienter et les mettre en contradiction avec vos instructions sur le déroulement de l’opération…», a-t-il expliqué. Même s’il ne le dit pas crû- ment, Bouabdellah Ghoulamallah, insinue on ne peut plus clair, la menace que représentent les prêcheurs de certaines régions. Il faut convenir qu’il y a des Algériens qui sont revenus des lieux saints de l’Islam avec une autre perception de la religion, en somme compli- quée. Ce qui d’ailleurs, favorise la montée de l’extrémisme dans la société algérienne, dans la mesure où ces derniers œuvre- ront à la répandre dans leur entourage.

Photo : Samir Sid.
Photo : Samir Sid.

Les hadjis seront préservés de la menace que représentent les prêcheurs d’autres pays.

Pour parer à ce risque, le ministre a trouvé une parade qui consiste à ce que les accompa- gnateurs des pèlerins algériens portent désormais des habits tra- ditionnels algériens. «De cette manière les hadjis algériens vous

distingueront des autres et sur- tout ne risqueront pas de frapper à la mauvaise porte», a-t-il conclu. Enfin, Bouabdellah Ghoulamallah, a appelé les pèle- rins algériens à pratiquer leur

rituel dans la simplicité et la séré- nité sans chercher des explica- tions au risque de tout gâcher, en prêchant : «notre religion est simple».

M. M.

Le Soir

d’Algérie

Actualité

Mardi 3 septembre 2013 - PAGE 4

d’Algérie Actualité Mardi 3 septembre 2013 - PAGE 4 22 RECTEURS EN CONCLAVE À CONSTANTINE Vers

22 RECTEURS EN CONCLAVE À CONSTANTINE

Vers la création d’une conférence des universités maghrébines

Pour les recteurs, directeurs et présidents de 22 établis- sements de l’enseignement supérieur au Maghreb, les per- pétuelles évolutions que traverse le secteur, de même que les nouveaux défis qu’il impose, réclament, si l’on veut se projeter dans l’avenir, une réponse commune et une vision mutuelle basée sur la concertation et l’échanges des expériences entre ces établissements.

aEn collaboration avec l’Agence universitaire de la fran- cophonie (AUF), l’Université de Constantine 1 a accueilli, hier, la quatrième rencontre des prési- dents, recteurs et directeurs des grandes écoles et universités magrébines. Aussi, 22 respon- sables d’établissements d’ensei- gnement supérieur issus de la Tunisie, du Maroc et de l’Algérie ont débattu du bien-fondé de «la création d’un espace de concer- tation maghrébin des recteurs et présidents des universités et des grandes écoles». Lidée pilotée par le bureau de l’AUF-Maghreb a pour objectif de mutualiser les efforts des uns et des autres en vue de sortir avec une vision commune permettant d’affronter les nouveaux défis de l’enseignement supérieur. Selon M. Abdellatif Miraoui, pré- sident de l’AUF, président de l’université Cadi Ayyad de Marrakech, «la création d’une conférence régionale vise à pro- mouvoir les échanges entre les pays membres et notamment la promotion de la mobilité Sud -

Sud des enseignants cher- cheurs». Car, affirme le président de l’AUF, «l’évolution de l’ensei- gnement supérieur nous impose d’avoir une réponse qui soit com- mune et mutualisée». Aussi, note-t-il encore, «on ne peut pas regarder le monde en train de se regrouper, de mutualiser ses moyens sans que le Maghreb puisse bouger». En ce sens, a estimé ce dernier, «il est question de savoir com- ment affronter les défis de l’en- seignement supérieur au Maghreb». Et surtout, poursuit-il, «comment stimuler les relations entre les enseignants et les étu- diants mais aussi comment pro- mouvoir la gouvernance de ces établissements». Intervenant de son côté, M me Cristina Robalo-Corderio, direc- trice du bureau Maghreb de l’Agence universitaire de la fran- cophonie, a appelé les partici- pants à réunir leurs efforts en vue de dégager une approche collec- tive pouvant se traduire par la création d’un espace de réflexion commun à même de répondre

aux attentes des uns et des autres. Et ceci, a-t-elle expliqué, «dans le respect des spécificités, la nature et l’individualité de chaque université et chaque pays». Abondant dans le même sens, M. Belatrech, recteur de UC2, tout en insistant sur «la nécessai- re création d’un espace de l’en- seignement supérieur maghré- bin», «un espace synergique, pense-t-il, sans lequel celui-ci ne pourrait pas exister dans le proche futur», a mis l’accent sur la question des politiques natio- nales en matière d’enseignement supérieur. «On ne peut pas les surpasser (les politiques natio- nales) mais il n’y a pas de mal à faire du bien. Aussi, il faut aller vers les institutions pour l’accré- ditation des éventuelles straté- gies de la conférence», a estimé ce dernier.

Classement des universités maghrébines Interrogé à propos du dernier classement de Shanghai où les universités magrébines figurent au bas de l’échelle et peinent à émerger, Abdellatif Miraoui, pré- sident de l’AUF, dira que «le cahier des charges d’une univer- sité maghrébine n’est pas le même que celui d’une université française ou américaine». Selon

Photo : DR.
Photo : DR.

Objectif, affronter les nouveaux défis de l’enseignement supérieur.

lui, pour les universités maghré- bines, «il s’agit notamment de pouvoir transmettre des forma- tions à des jeunes» avec comme objectif premier, insiste-t-il, «assurer l’irrigation du monde socioéconomique». «On est dans un enseignement supérieur de masse où on doit répondre à des objectifs du pays tout en essayant de coller à la réalité socioéconomique. En fait, il y a le savoir mais la recherche d’un travail après le diplôme», a estimé ce dernier, tout en rappe- lant que ces structures ne sont pas dans «l’élitisme et si elles le

sont c’est avec de faibles doses». Aussi, estime-t-il, «il va falloir se regrouper, discuter ensemble pour voir ce qui marche et ce qui ne marche pas. Et partant, de proposer des solutions à l’échel- le du Maghreb parce qu’elles auront plus de sens», Car, affir- me-t-il, «le regard multiple de plusieurs responsables permet d’adoucir ou plutôt d’accentuer une réforme. Aussi, il est ques- tion d’échanger, préparer une stratégie commune et puis une réforme».

Farid Benzaïd

Vergès ou la défense de rupture

défier le roi Créon qui avait ins- tauré l'interdiction d'accomplir les rites funéraires au «traître» Polynice qui trouva la mort dans

un combat fratricide. En voulant faire bénéficier le corps de son frère d'une sépulture, afin de le protéger des chiens et des cor- beaux, Antigone avait rompu avec l'ordre injuste en refusant de se séparer des siens. Sainte, elle

avait commis le crime du refus de céder à l'injonction du décret royal et ce, au prix de sa vie à laquelle elle mit fin en se suicidant. Cette tragédie inspira plus tard

le jeune avocat dans l'élaboration

de sa conception de défense de rupture, aidé en cela par l'érudi- tion de l'esprit et le militantisme de

l'engagement. Anti-colonialiste, Vergès trouva dans la révolution algérienne, son

idéal de combat et l'étendue de sa passion de défendre. Il découvrit, non à son insu, mais à travers les méfaits de l'ordre colonial, qu'il n'y

a plus rien à attendre de la justice

de l'occupant et de ses hommes. Il trouva dans cet ordre que l’injustice est érigée en système pour les indigènes, ces sujets par défaut, que la torture est promue au rang de technique d'instruction pour extirper l'aveu, que l'accusa- tion est l'unique preuve de culpa- bilité et que le verdict est sans surprise, tant il est la conséquen- ce logique de cet ordonnance-

ment judiciaire. Autant de raisons et de certitudes qui vont convaincre l'avocat militant de l'inanité des droits de la défense

conçus pour servir d'alibi à la répression de l'ordre colonial et dont le recours est beaucoup plus une compromission qu'une garan- tie de protection des droits du jus- ticiable. De ce constat, accablant et révoltant à la fois, auquel s'ajoute- ront les humiliations et les outrages manifestes à l'égard du collectif d'avocats de la cause nationale tout particulièrement à

l'occasion de l'exercice de leurs fonctions, Maître Vergès construi- sit sa stratégie de défense de rup- ture, en termes de négation de la défense de connivence qui cherche à minimiser les faits et à obtenir l'indulgence des juges et de reniement de l'ordre judiciaire colonial aux juges soumis et aux décisions certaines. Un ordre nouveau de défense

est ainsi élevé au sein duquel les notions processuelles prennent une signification tout autre. L'auteur de l'infraction n'est plus le coupable mais le héros, le com- portement délictuel ou criminel n'est plus un drame mais une déli- vrance et le mobile de l'infraction n'est plus la passion des instincts bafoués ou trahis mais la convic- tion de l'acte réfléchi et salvateur. Le procès n'abrite plus la

réfléchi et salvateur. Le procès n'abrite plus la phase de jugement. Il se transfor- me en

phase de jugement. Il se transfor- me en une tribune de propagande de l'acte révolutionnaire et de prise à témoin de l'opinion publique sur le caractère inique de la justice d'alors. Le combattant algérien n'est pas un terroriste mais le militant d'une cause juste, son acte n'est pas une infraction mais un acte libérateur. La barre n'est plus, selon la mythologie du procès, la limite de l'espace temporel de la salle d'audience, mais la rampe de propagande des idéaux de la révolution algérienne et la tribune de contestation de l'ordre judiciai- re alors accusé qu'accusateur. Cette conception inédite des droits de la défense, au-delà de ses succès tout particulièrement lors des procès des militants et combattants de la cause nationa- le, allait démontrer au futur que les systèmes judiciaires fermés aux droits fondamentaux et à la préservation des libertés seront exposés inévitablement à cette stratégie de rupture qui non seule- ment leur dénie toute légitimité, mais les expose aussi au mépris du justiciable et au discrédit que l'Histoire leur infligera immanqua- blement. La justice algérienne s'expose- ra-t-elle à cette stratégie de ruptu- re ? Les dérives et les régressions que cette justice a connues d'une

Vergès est mort. De ses mul- tiples ruptures connues, ou inventées, celle-ci sera la der- nière. L'ultime adieu est rendu

un certain 15 juillet 2013 dans la même chambre où Voltaire poussait son dernier souffle trois siècles et quelques années plus tôt. Le Maître prit soin de tirer sa révérence en pleines vacances judiciaires. Une discrète façon de quitter les prétoires des tribunaux et une galante manière de laisser les juges en paix. Il préféra, à cette trêve de circonstance, la paix éternelle et la sérénité absolue de sa passion de défendre.

La vie de cet avocat de génie avait pour cadre le procès. Il trou- vait dans la compagnie de l'infrac- tion son autre passion : chercher à comprendre les drames de l'Homme et pour lequel une défense devra être fournie quelle que soit l'ampleur de son crime. Pour Vergès, le procès est le début du roman et le commence- ment d'une tragédie. Parmi les tragédies dont il se plaisait à souligner d'une manière récurrente les symboles de bra- voure et de courage, et les emblèmes de rupture, de renie- ment et de sacrifice ; Antigone est incontestablement celle qui le marqua le plus. L'héroïne de Sophocle osa

Par M e Khaled Bourayou, avocat

de Sophocle osa Par M e Khaled Bourayou, avocat manière récurrente ces dernières années, alors

manière récurrente ces dernières années, alors qu'elle avait fait l'objet d'une réforme en 1999, ses interférences continues dans la

vie des institutions politiques à coups de redressements et de règlements de comptes, ses immixtions dans l'exercice des libertés et des droits légitimes, ses silences profonds sur cer- taines responsabilités pénales au plus haut de la hiérarchie de l'Etat et ses partis-pris flagrants en faveur de tel clan au détriment de tel autre, sont autant de prémices qui ne manqueront pas d'exposer ce mode de gouvernance judiciai- re au reniement et à la réproba- tion.D'autres Vergès viendront

alors

rompre avec ses forfai-

tures et ses banqueroutes.

K. B.

Le Soir

d’Algérie

Actualité

Mardi 3 septembre 2013 - PAGE 5

d’Algérie Actualité Mardi 3 septembre 2013 - PAGE 5 RÉALISATION DE LOGEMENTS ET ÉQUIPEMENTS PUBLICS Vers

RÉALISATION DE LOGEMENTS ET ÉQUIPEMENTS PUBLICS

Vers l’exclusion de près de 300 entreprises

Près de 300 entreprises de réalisation de logements et d’équipements publics seront exclues de toute participa- tion aux projets lancés par le secteur de l’habitat et de l’ur- banisme.

Chérif Bennaceur - Alger (Le Soir) - Selon un bilan présenté, hier, lors d’une réunion d’évalua- tion et en présence du ministre du secteur, Abdelmadjid Tebboune, quelque 296 entreprises ont été déclarées défaillantes, pour non- respect des clauses contrac- tuelles Il s’agit notamment de 119 entreprises contractantes avec les Offices de promotion et de gestion immobilière (OPGI). Inscrites dans un fichier élaboré récemment, actualisé régulière- ment et constituant une source de référence pour l’action gouverne- mentale, ces entreprises risquent, après épuisement de toutes les voies de recours, de ne plus parti- ciper dorénavant aux marchés publics. Une exclusion que des entre- prises en charge de la réalisation de logements sociaux-participatifs (LSP) risquent également de subir, avertira Abdelmadjid Tebboune qui indique que cer- taines ont été régulièrement mises en demeure de rattraper leurs retards. Notons que ce sont 5 729 entreprises qualifiées qui partici-

pent aux divers projets lancés par le secteur de l’habitat et de l’urba- nisme. Rappelant que 1 200 appels d’offres lancés par le secteur en matière d’études et de réalisation ont été déclarés infructueux, Abdelmadjid Tebboune indique, ce faisant, que les maîtres d’ou- vrages disposent dorénavant d’une short-list d’entreprises «hautement qualifiées», d’opéra- teurs au niveau local. Pour autant, et même si des contraintes se posent encore en matière de fon- cier et d’expropriation et que des contentieux ont été constatés dans 8 wilayas, le programme global de réalisation de loge- ments et d’équipements publics ne devrait pas subir d’importantes perturbations. Certes, le ministre du secteur constate que les résultats enre- gistrés durant les 8 premiers mois de 2013 et, partant, pour la pério- de 2010-2014, sont encore «insuffisants» et susceptibles d’être davantage améliorés. Même si les taux d’avancement en matière de lancement et de livraison des logements ont bien progressé, M. Tebboune relève

Photo : Samir Sid
Photo : Samir Sid

Non respect des délais, l’un des griefs retenus contre les entreprises contractantes.

cependant qu’«il y a des wilayas, malheureusement, qui ne sont pas au rendez-vous. Voire, 42 000 unités ne pourront être lan- cées en travaux en raison de l’ab- sence d’assiettes foncières, indique le ministre de l’Habitat. Comme il ne manquera pas de stipendier l’absence de coordina- tion au niveau local entre diverses administrations et institutions rele- vant de son secteur, dans la mesure où les missions des admi- nistrations centrales et des ser- vices déconcentrés ont été clari- fiées. Toutefois, Abdelmadjid Tebboune semble confiant sur la

concrétisation avant la fin de l’an- née des engagements pris, la «gageure», concernant le lance- ment de 650 000 unités et la réception de 250 000 logements, tous types confondus. Une gageure qu’il considère possible de tenir, la possibilité de résorber la grave crise du loge- ment (social) et de revenir à une situation de normalité ne relevant plus de l’utopique, laisse-t-il entendre, en constatant que «les choses évoluent nettement mieux» et que les facteurs de blo- cage commencent à être résor- bés. Notons dans ce contexte que

le déficit en matière de logements

a été évalué à un volume de 728

941 demandeurs non satisfaits. Par ailleurs, le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme qui constate que «certains ne sont pas décidés à régulariser leur situation» en matière de mise en conformité et assainissement de la situation juridique, compte relancer les retardataires pour une troisième et dernière fois. Et cela même si les choses avan- cent, indique-t-il, concernant les OPGI et l’Agence de l’améliora- tion et du développement du loge- ment (AADL). A propos de la relance du pro- gramme de location-vente, Abdelmadjid Tebboune indique que la souscription pour les nou- veaux postulants sera ouverte dès le 15 de ce mois à travers le site internet de l’AADL. Comme il rappelle que sur un nouveau pro- gramme de 150 000 logements selon cette formule, il est prévu la mise en chantier de quelque 90 000 unités d'ici à la fin de l'an- née, a assuré le ministre. De même, M. Tebboune a indi- qué que les entreprises étran- gères en charge de la réalisation de ce programme devraient enta- mer les premiers travaux d’ici un mois.

C. B.

SOUS-TRAITANCE

Sonatrach annule un important contrat

Messaoud et Hassi R’mel. Dans ce programme, Schlumberger est bien placée pour arracher des contrats à hauteur d’un milliard de dollars, tant en intervenant à l’in- ternational qu’à travers Mi- Algeria, sa joint-venture locale avec la Sonatrach. Par conséquent, si la justice est saisie sur cette affaire de Zarzaïtine, Schlumberger risque d’être black-listée et empêchée de participer à ce vaste program- me de la Sonatrach. C’est le cas désormais pour Saipem, SNC Lavalin et Orascom.

M. Benzaki

La Sonatrach a décidé dimanche d’annuler un important contrat arraché auparavant par la société franco-américaine Schlumberger dans des conditions jugées non conformes aux procédures en cours. Il s’agit d’un marché portant sur la réalisa- tion d'une acquisition sismique 3D sur les champs d'Edjelleh et Zarzaïtine, au sud d’Illizi, sur une superficie de 774 km 2 .

Ce contrat a été obtenu par Schlumberger en date du 25 sep- tembre 2012, pour un montant de 37 millions de dollars. L’attribution de ce marché «est annulée en rai- son de l'invalidation du processus par la Commission des marchés habilitée», a-t-on notifié hier au bénéficiaire. Le contrat, tant contesté, a été attribué par la division Division Petroleum Engineering et Développement (PED), relevant de l’activité Amont de la Sonatrach. La division du PED est déjà dans l’œil du cyclone par rapport à d’autres contrats qu’elle a attribués à des sociétés étran- gères. On ignore, pour l’heure, si la justice a été saisie sur cette affai- re. Cette affaire de Schlumberger ne peut être dissociée du pro- gramme décidé par l’activité Amont de la Sonatrach publié la semaine dernière à l’adresse des prestataires internationaux. A travers une opération de pré- qualification, la Sonatrach compte sélectionner des sociétés de ser- vices pour la réalisation de pres- tations de services de fluides de forage, de complétion, de worko- ver et de gestion des rejets. Il s’agit d’un plan de charge global pour une durée de trois ans, avec un budget qui dépasse deux mil- liards de dollars. Le nouveau programme de la Sonatrach comporte la réalisation

de prestations de services pour 720 puits forage, nécessitant 110 appareils de forage. De même, il est question de traiter 856 puits en workover, avec la mobilisation de 43 appareils de workover. C’est la plus importante opéra- tion lancée par le département Amont en 2013, pour tenter de redynamiser la production et réduire la tendance du déclin des gisements importants de Hassi

Photo : Samir Sid
Photo : Samir Sid

Sonatrach compte sélectionner des sociétés de services pour la réalisation de prestations de services.

ÉLECTIONS POUR L’APPROBATION DE LA GRÈVE

Détermination des travailleurs d’ArcelorMittal Annaba

blèmes dans la production, et pourtant, il a bénéficié des largesses des pouvoirs publics dans la consommation de l’eau, de l’énergie et des réductions de taxes, sans investir le moindre dinar. Depuis son arrivée au complexe en 2001, il a amassé des sommes farami- neuses qu’il a transférées vers le siège du groupe au Luxembourg. Et durant sa présence à El Hadjar, il s’adon- nait à des opérations de dépouillement des biens en pièces de rechange laissées sur place par l’entreprise étatique et estimées à des mil- lions de dollars. C’est aussi le cas dans les mines de l’Ouenza et Boukhadra, également acquises par le Franco-indien. Ces mines sont aujourd’hui dans un état lamentable. On dirait qu’elles ont subi un bom- bardement. L’extraction du minerai de fer se fait n’importe comment, sans suivre les règles élé- mentaires pour cela», ont tenu à rappeler cer-

Prévues pour ce dernier dimanche, les élections pour approuver la grève à laquelle a appelé le bureau syndical dési- gné de l’entreprise ArcelorMittal Annaba n’ont été tenues que ce lundi. A cet effet, et tôt hier, les urnes installées au niveau des unités et ateliers ont commencé à recevoir les travailleurs électeurs.

Une nette adhésion au mot d’ordre de débrayage est observée auprès des premiers votants, rencontrés à leur sortie des bureaux du scrutin. «Notre vote en faveur de la grève est motivé par le refus de la direction de recon- naître nos revendications. Il faut voir les conditions dans lesquelles nous produisons de l’acier. Tout simplement, c’est l’enfer ! Et malgré notre pénible travail, la direction refuse de nous payer en conséquen- ce. Le partenaire étranger évoque des pro-

tains travailleurs fulminant au sortir des bureaux de vote. Dans la même journée d’hier, et voyant que le syndicat et à travers lui les 5 400 travailleurs étaient décidés à aller à une grève générale et illimitée paralysant le complexe, l’employeur a commencé à amadouer les représentants du partenaire social. Craignant le pire, Il a accouru au siège de l’inspection du travail d’El Hadjar pour reprendre les négociations suspendues depuis mercredi dernier en raison de son intransigeance. Les élections pour l’approbation de la grève, entamées ce lundi matin se poursuivront jus- qu’à 22 heures pour permettre à l’équipe de nuit de pouvoir se prononcer. Sachant que le travail au sein du complexe se fait en brigade de trois fois huit.

A. Bouacha

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Contribution

Mardi 3 septembre 2013 - PAGE 6

d ’Algérie Contribution M ardi 3 septembre 2013 - PAGE 6 L’ÉCOLE PRIMAIRE Le chaînon manquant

L’ÉCOLE PRIMAIRE

Le chaînon manquant du développement humain

Dans son discours délivré le samedi 31 août 2013 lors de la conférence nationale des cadres de l’éducation nationale, le Premier ministre a mis l’accent sur l’importance du cycle de base qu’est l’école primaire. Il dira notamment – et à juste titre – : «Ce sont les meilleurs enseignants qu’il faut affecter dans les écoles primaires. Comme cela se fait un peu partout dans le monde.»

Cette profession de foi pleine de bon sens et de logique est contrebalancée par une législation aveugle qui remonte à de nombreuses décennies. Ces textes ont façonné une mentalité en vogue dans un secteur où il est coutume de déprécier le cycle primaire. La tradition jacobine de

l’organisation scolaire a accouché d’une vision militarisée de la hiérarchie : située en bas de celle-ci, l’école primaire est per- çue comme entité négligeable et ses per- sonnels déclassés sta- tutairement. Sinon,

comment interpréter le fait que le titulaire d’un doctorat soit interdit d’enseigner dans ce cycle quand bien même il formulerait ce choix par vocation ? Par ailleurs, cette mentalité, née intra- muros (au sein du sec- teur), a déteint sur la société algérienne. Ainsi, quand une per- sonne sensée loue les mérites des ensei- gnants du primaire pour la complexité de leur mission ou qu’il sou- ligne l’importance de ce cycle de base, cer- taines personnes «bien pensantes» haussent des épaules. N’est-ce pas là d’un mépris cou- plé à une ignorance des

données élémentaires de la pédagogie scolai- re ? Dévalorisée qu’elle est, depuis des lustres, l’école primaire nous le rend bien en nous faisant récolter des fruits amers, une fois le lauréat arrivé à l’université. On se souvient du «buzz» fait par le Radar de Liberté avec une lettre publiée, il y a de cela une année. Un étudiant en 5e année d’ingéniorat à l’USTH Bab-Ezzouar écri- vait : «Madame la ‘‘douniére’’», au lieu de

la «doyenne», sans compter les énormités qui ont jalonné sa missive. Ce déficit en maîtrise des fondamen- taux des langues – et plus encore en mathématiques — trouve son origine dans une prise en charge pédagogique défaillante dans ce cycle décisif qu’est l’école primaire. C’est là que se joue l’es- sentiel de la maîtrise et le goût des mathé- matiques, des sciences et des langues. Ni le collège, encore moins le lycée et l’uni- versité ne sont capables de combler, à large échelle, de telles carences de départ. Un arbre mal planté et mal entre- tenu ne pourra jamais grandir sainement, ni donner de bons fruits. Evidemment que des exceptions existent, Dieu merci ! Pour

Photo : DR
Photo : DR

paraphraser un célèbre pédagogue fran- çais, le bon sens nous apprend que «de

toute la scolarité de l’élève, les premières classes d’école sont les plus grandes» — comprendre les plus importantes. Dans les pays où ce cycle est déprécié, la tutelle y affecte les enseignants les moins

outillés alors que ce métier exige compétence, expérience professionnel-

le et dévouement. Et comble de l’ineptie, elle y mute d’office un ensei- gnant du cycle supérieur en signe de sanction disci- plinaire. En guise de puni- tion, le PES est sommé d’enseigner dans le collè- ge et le PEM de «des- cendre» en primaire. C’est tout dire ! L’école primai- re/purgatoire n’est pas une simple vue de l’esprit. A l’opposé, dans d’autres pays, ce sont les plus chevronnés qui y sont affectés. Jadis, le directeur d’école

– lorsqu’il n’est pas déchargé de cours – se faisait un point d’hon-

neur d’encadrer les deux classes qui exigent le plus d’expérience :

la 1re année (dite d’initiation) et celle du CM2, pour cause de tran- sition vers le collège. Comment expliquer au profane cette impor- tance de l’école primaire, lui qui a été conditionné par le diktat des examens de fin de cycle avec leur lot de pression insupportable sur

les frêles épaules des écoliers, de stress, de bachotage, d’angoisse au sein de la famille et de conflits souvent violents ? En témoignent les suicides en série d’élèves en Corée du Sud et au Japon chaque année scolaire. C’est la rançon à payer par les pays qui sacralisent – dès le préscolaire — la compétition, la concurrence et

la performance version écono- mique. L’école primaire a un rôle de préparation en développant chez l’écolier des comportements — tant affectifs qu’intellectuels – qui constituent les seuls instruments d’accès à la connaissance. A moins de l’amener à

mémoriser de façon passive et mécanique des leçons insipides, abstraites, inacces-

sibles pour son niveau. Son autre rôle est de dispenser une formation de base – plus qu’une information initiale (le «par- cœurisme» et ses ravages). C’est à cet âge que se mettent en place – si elles sont déve-

loppées – «les substruc- tures de tout apprentissa- ge» (Piaget). Au-delà de cet âge, des aptitudes spéci- fiques à certains apprentis- sages (les mathématiques notamment et les sciences) ne verront pas le jour chez l’élève – ou rarement. Peut-on parler de l’école primaire sans signaler l’ap- port inestimable des activi- tés sportives et artistiques ? Elles participent à la forma- tion de la sensibilité et à l’épanouissement global de l’enfant – y compris sur le

plan intellectuel. L’écolier est fragile physi- quement et psychiquement d’où les soins attentifs à prendre dans son encadre-

ment psychopéda- gogique (pro- grammes et méthodes d’ensei- gnement, horaires, activités, cadre de vie, personnalité de l’enseignant(e)). Les progrès de la psy- chologie appliquée à la pédagogie scolai- re recommandent d’être prudent dans la charge de travail à lui imposer. «Il vaut mieux ensei- gner peu mais bien» disaient nos anciens maîtres, en écho à Montaigne qui écri- vait il y a de cela quelques siècles :

«Vaut mieux une tête bien faite, qu’une tête bien pleine». Plus près

de nous, un péda- gogue algérien aimait à dire : «Donnez-moi une bonne école primaire et je vous formerais des universitaires de qualité.» C’est tout l’en- jeu de la réforme de l’école lancée en

En Algérie, à ce jour, rares sont les voix qui ont remis en cause les recommandations de la commission Benzaghou – pour le peu qui en a filtré. Mais dix ans après la mise en œuvre de la réforme, force est de constater qu’il y a un fossé entre les belles intentions et la réalité du terrain, censé être impacté positivement. Ce décalage n’a pas échappé aux milliers de participants à la consultation nationale dont les propositions et critiques ont été recensées. Elles constitueront le menu des premières Assises nationales de l’école qui verra l’intervention des experts nationaux

qu’étrangers.

Par Ahmed Tessa, Pédagogue

2003. A-t-elle répondu positivement à la question de notre pédagogue ?

Un défi majeur

Selon des études menées par l’Unesco, les pays qui ont réussi leur réfor- me de l’école sont ceux qui ont précédé sa mise en œuvre par un intense travail de sensibilisation/conscientisation et qui ont mis en place un suivi rigoureux. C’est dans ce sens que doit s’orienter la large consultation menée pendant deux mois – février et mars 2013 — au sein de la com- munauté éducative. Elle a eu à plancher sur le dossier sensible du cycle obligatoire (école primaire et collège).Une première en Algérie, faut-il le souligner ! Son but étant de recenser les propositions du ter- rain et prendre le pouls d’une opinion publique sceptique quant aux fruits de la réforme. C’est au contact permanent avec les acteurs du système scolaire, par des canaux appropriés – et pas seulement administratifs – que

les dysfonctionne- ments peuvent être anticipés ou corrigés. En Algérie, à ce jour, rares sont les voix qui ont remis en cause les recommandations de la commission Benzaghou – pour le peu qui en a filtré. Mais dix ans après la mise en œuvre de la réforme, force est de constater qu’il y a un fossé entre les belles intentions et la réalité

du terrain, censé être impacté positivement. Ce décalage n’a pas échappé aux milliers de participants à la consultation nationale dont les proposi- tions et critiques ont été recensées. Elles constitueront le menu des premières Assises nationales de l’école qui verra l’in- tervention des experts nationaux qu’étran- gers. Des experts qui auront à évaluer ces propositions à l’aune de l’expertise acadé- mique et de formuler des recommanda- tions. Il est clair que la tâche est ardue, mais rien ne doit contrarier la noble mis- sion des éducateurs. N’ont-ils pas voca- tion de rendre le sourire à nos écoliers et les débarrasser de ces corvées qui leurs font détester l’école : le bachotage, le «parcœurisme», les cours de soutien payants, le poids du cartable (un problème en voie de solution), l’inflation de matières, le manque d’activités périscolaires, l’hy- giène, la sécurité. Et la liste est longue des complaintes chantées tristement par des écoliers impuissants face à leur mal-être. Ces assises tant attendues serviront elles de déclic à «l’école de demain» ? Une expression galvaudée tellement elle a vieilli sous la forme d’un simple slogan creux. Et en pédagogie scolaire «demain c’est aujourd’hui» et le statu-quo ou l’hési- tation ne sont pas de mise. Verra-t-on enfin nos écoliers se réconcilier avec leur seconde famille, l’école ? C’est tout le bien que nous leur souhaitons : y vivre heureux et épanouis. Ne sont-ils pas les futurs

cadres et citoyens du pays ?

A. T.

Peut-on parler de l’école primaire sans signaler l’apport inestimable des activités sportives et artistiques ? Elles participent à la formation de la sensibilité et à l’épanouissement global de l’enfant – y compris sur le plan intellectuel. L’écolier est fragile physiquement et psychiquement d’où les soins attentifs à prendre dans son encadrement psychopédagogique (programmes et méthodes d’enseignement, horaires, activités, cadre de vie, personnalité de l’enseignant(e))

Ce déficit en maîtrise des fondamentaux des langues – et plus encore en mathématiques — trouve son origine dans une prise en charge pédagogique défaillante dans ce cycle décisif qu’est l’école primaire. C’est là que se joue l’essentiel de la maîtrise et le goût des mathématiques, des sciences et des langues.

Ph. DR.

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Régions

Mardi 3 septembre 2013 - PAGE 7

d’Algérie Régions M ardi 3 septembre 2013 - PAGE 7 EL T ARF Aïn El Assel

EL TARF

Aïn El Assel à l’abandon

Plusieurs cités de la commune d’Aïn El Assel ne sont pas prises en charge convenablement dans le cadre du programme d’urgence relevant du chapitre de l’améliora- tion urbaine.

Des citoyens de plusieurs cités résiden- tielles de la commune en question, des docu- ments à l’appui, une pile de requêtes et de doléances, sont unanimes à dénoncer les critères usités par les responsables locaux dans le choix des priorités et les raisons qui ont prévalu dans l’octroi de projets à cer- taines agglomérations au détriment d’autres, dès lors que certaines ont été refaites, il y a moins de deux années avec une colossale mobilisation des finances de l’Etat et dont, malheureusement la qualité des travaux lais- se à désirer et surtout pantois au vu du résul- tat final. Dans le même sillage, nos interlocuteurs sont unanimes à signaler que les autorités ont pris le soin de mettre le paquet pour le centre-ville, particulièrement le tronçon de la RN 44 qui le traverse, alors que les quartiers de la périphérie ont été complètement délais- sés. «Un saupoudrage qui en dit long sur la façon de concevoir, et l’utilité, et les objectifs des projets par nos responsables. Aussi, les

les objectifs des projets par nos responsables. Aussi, les édiles locaux sont-ils absents lors des arbi-

édiles locaux sont-ils absents lors des arbi- trages. Eux qui connaissent les priorités et les spécificités de leur commune», ont-ils ajouté, les visages crispés et marqués par le dégoût. Il est à noter que les routes de la commu- ne sont dans un état déplorable. Pratiquement toutes les chaussées sont jon- chées de nids-de-poules et autres cre-

vasses, donnant à la ville un visage des plus hideux et désolant à certains endroits. Quoi qu’il en soit, de l’avis des citoyens de la commune : «Les autorités nous ont lésées par le nombre dérisoire de projets au pro- gramme de l’amélioration urbaine. Nous nous sentons comme les parias de cette wilaya».

Daoud Allam

QUARTIERS DE LA VILLE DE SKIKDA

Les carcasses qui font partie du décor

Un point commun entre les cités de la ville de Skikda : la pré- sence de carcasses de véhicules tous gabarits confondus. Semi- remorques, véhicules légers anciens modèles (Renault 4, La 403, la Fiat…), il y en a pour tous les goûts.

Le phénomène est devenu si omniprésent que l’absence de châssis relèverait de l’anormal. Sans exagération aucune, leur existence est souvent antérieure à la construction du quartier, les occupants des lieux ne trouve- raient donc rien à redire. Comme l’a si bien remarqué un habitant de la cité des allées du 20 Août-1955, commentant la disparition soudaine d’un camion qui occupait les lieux pendant des années, «ou est passé ce

cher camion ? Vraiment il me manque, lui qui nous titillait la vue tous les jours». Ainsi, les carcasses se seraient dotées d’une certaine «légitimité historique» qui leur épargne d’être délogées pour quelque cause que ce soit. Dans la zone basse, consti- tuée de quartiers populaires ayant été affectés pendant des années aux marchés hebdoma- daires, on compte jusqu’à quatre modèles par cité.

Les commerçants ont même trouvé la parade : utiliser ces der- niers comme dépôt de marchan- dises, fruits et légumes, effets vestimentaires et même pain, farines et semoules. Des stands du pauvre alignés pour meubler le manque d’orga- nisation et d’aménagement des espaces réservés aux marchés. Les rats et souris y ont trouvé refuge. C’est dire aussi que ce qu’on mange, notamment la baguette de pain cédée à 50 DA en temps de fêtes religieuses, n’est pas aussi exempt de microbes et autres virus.

L’exemple le plus édifiant, on le trouve à la cité des Frères- Ayachi (la CIA : la Compagnie immobilière algérienne). Le délabré souk quotidien offre une image hideuse du fait de la prolifération des Estafettes et Zastavas (oui, elles existent encore) implantées depuis une décennie et servant d’abris les jours de pluie et de dépôt multi- fonctionnel. C’est dire que les atteintes à l’environnement et à la santé publique sont diversifiées. Les autorités compétentes se doivent de réagir prestement. Zaïd Zoheir

RELIZANE

Saleté, anarchie et insécurité au marché d’El Graba

A quelques encablures du centre-ville de Relizane, plus exac- tement dans le quartier populaire d’El Graba, se trouve le marché de fruits et légumes, implanté dans une ruelle exiguë où une seule voiture peut difficilement passer.

La première chose qui saute aux yeux, c’est bien la saleté qui entoure ce lieu. On est quasi- ment assailli par l’odeur des détritus, qui «encerclent» ce mar- ché. Ensuite, on remarque aisé- ment toute l’insécurité et l’anar- chie qui règnent dans cet endroit et aussitôt arrivé, on n’a qu’une

seule envie : déguerpir au plus vite. De jeunes voyous des quar- tiers avoisinants, postés comme des sentinelles, guettent les va- et-vient des citoyens en espérant tomber sur une «proie» facile. «Que voulez-vous y faire ? On ne peut malheureusement rien

contre eux. Ils sont là du matin au soir à jouer au chat et à la souris avec les policiers», répond une vieille dame interrogée sur le sujet. Une réponse qui en dit long sur l’état d’exaspération de la population côtoyant ce marché. Un autre client qui se trouvait sur les lieux accompagné de sa petite fille a indiqué quant à lui :

«Moi, j’ai vécu une certaine période chez nos voisins tuni- siens, et vous pouvez me croire,

AÏN-TÉMOUCHENT

là-bas c’est un réel plaisir de prendre sa fille au marché et faire ses achats, dans une hygiène remarquable, un cadre qui incite à la consommation. Trouvez-vous normal qu’à côté d’un boucher on puisse trou- ver une canalisation d’eaux usées à ciel ouvert ?» Il est à noter que même les étals savamment achalandés manquent cruellement de propre- té.

A. Rahmane

37 000 élèves bénéficieront de la prime scolaire

laire. Cette prime concerne les enfants issus des familles victimes du terrorisme, les orphelins et ceux dont le salaire mensuel des parents n'excède pas 8 000 dinars. Selon une source auprès de la Direction de l'éducation, toutes les listes ont été déjà établies et envoyées aux services des daïras pour être finalisées. En matière de solidarité scolaire, la

En prévision de la rentrée scolaire 2013- 2014 qui débutera dimanche prochain, et dans le cadre de la solidarité scolaire avec les familles démunies et nécessiteuses, la Direction de l'éducation de la wilaya de Aïn- Témouchent a recensé environ 37 000 élèves qui seront concernés par la prime de solidarité scolaire de 3 000 dinars que les pouvoirs publics octroient chaque année sco-

Direction de l'éducation a consacré 2 000 trousseaux scolaires dont 1 500 pour le cycle moyen et 500 pour le secondaire, ceci en attendant le quota des services de la DAS (Direction des affaires sociales) qui habituel- lement fait don de 10 000 à 12 000 trous- seaux en plus de tenues vestimentaires pour les enfants issus des couches défavorables. S. B.

TIPASA

Les parents d’élèves investissent les marchés hebdomadaires

Les marchés hebdoma- daires de Koléa, Cherchell, Hadjout et Gouraya, font le plein d’effets vestimentaires et sco- laires en prévision de la rentrée scolaire 2013. A Koléa, les parents se ruent sur les car- tables, les tabliers, et autres vêtements pour filles et gar- çons, mais aussi sur les bou- tiques de souliers pour enfants. Plusieurs étals d’affaires sco- laires sont déjà installés et affi- chent les cahiers, les stylos, crayons et autres affaires sco- laires. A Hadjout, au niveau du marché du 18-Février, les parents se bousculent déjà. Des prix concurrentiels sont affichés. D’autres étals utilisent le systè- me de la criée .A Cherchell, c’est le marasme, car Souk el Khemis est en voie de suppres- sion. Les braderies occasion- nelles suppléent l’absence de souk el Had. Les parents pren- nent d’assaut le marché du samedi de Sidi Ghilès. On constate, par ailleurs, que la ville de Gouraya n’est pas en reste de ce fourmillement de clients, qui recherchent les meilleurs prix des vêtements pour leur progéniture. Larbi Houari

MOSTAGANEM

De nouveaux cas de diabète et d’hypertension artérielle dépistés à Sidi Ali

Près d’une vingtaine de nou- veaux cas de diabète et malades d’hypertension artérielle ont été dépistés dans la daïra de Sidi Ali, dans la wilaya de Mostaganem, dans le cadre d’une campagne de dépistage gratuit initiée par l’association «En Nasr» des malades diabétiques de Sidi Ali. Lancée il y a quelques semaines, la campagne va se poursuivre dans d’autres daïras limitrophes, indique-t-on. Sur plus de 200 personnes ayant subi le test de glycémie, une vingtaine ont été déclarées positives, alors que d’autres consultées pour l’hyper- tension artérielle ont été dépis- tées également positives. Les personnes atteintes par ces deux pathologies seront suivies par leurs médecins et devront s’as- treindre aux traitements appro- priés. Quand aux autres, il a été prodigué les conseils d’usage pour s’en prévenir, selon le secrétaire général de l’associa- tion «En Nasr», Benguoua Abdallah. Cette campagne a été appréciée par les citoyens et les autorités locales de la région. Une opération qui, de l’avis général, devrait être reproduite dans les autres daïras.

A. B.

Le Soir

d’Algérie

Faits divers

Mardi 3 septembre 2013 - PAGE 8

d’Algérie Faits divers M ardi 3 septembre 2013 - PAGE 8 BILAN MENSUEL DE LA SÛRETÉ

BILAN MENSUEL DE LA SÛRETÉ DE WILAYA DE SÉTIF

Augmentation des accidents de la circulation

Les services de la Sûreté de la wilaya de Sétif ont traité durant le mois d’août écoulé, pas moins de 549 affaires liées à la criminalité et à la délinquance.

Ainsi, 764 personnes dont 43 de sexe féminin et 42 mineurs ont été impliquées dans des actes délictusous mandat de dépôt. Selon le bilan de la police, ces délits traités durant le mois dernier ont été dominés par les affaires de vols (vol simple, à la tire, par effraction…), association de mal- faiteurs, escroqueries, abus de confiance, coups et blessures volontaires, violences à l’encontre d’ascendant, menaces, violation de domicile et viol. Concernant la lutte contre les stupéfiants, les services de police ont eu à traiter durant le mois écoulé 30 affaires liées à la com-

mercialisation, détention et consommation de drogue et de psychotropes. Ainsi, parmi les 48 personnes impliquées, 45 seront placées en détention provisoire. La quantité de drogue saisie est de 619,54 g de résine de cannabis et 558 com- primés psychotropes. En ce qui concerne les acci- dents de la route pour ce mois d’août 2013, 121 cas ont été enre- gistrés sur le réseau urbain de la wilaya, et lors desquels 124 per- sonnes ont été blessées et 6 décé- dées enregistrant une augmenta- tion par rapport au mois d’août de l’année dernière où le nombre de

morts était de trois personnes et les blessés 110. Selon les services de police, les causes directes de ces accidents de la route sont dues essentielle- ment à des erreurs humaines avec 82,64%, des conditions clima- tiques avec 9,09% et enfin l’état des véhicules (éclairage, freins, entretien…) avec 8,26 % des cas. Concernant le volet répression, les agents de l’ordre ont dressé 2 278 procès-verbaux et procédé au retrait de 576 permis de conduire (380 pour une durée de trois mois et 196 pour une durée de six mois). Aussi 57 véhicules ont été mis en fourrière et 98 autres inter- dits de circuler pour une période provisoire.

Imed Sellami

dits de circuler pour une période provisoire. I med Sellami COMMUNE DE BOUTELDJA (EL TARF) 19

COMMUNE DE BOUTELDJA (EL TARF)

19 blessés suite au dérapage d’un bus

Un bus de marque Higer, assurant la liaison entre les villes d’El Tarf et Annaba sur la RN 44, a déra- pé, hier, vers 9 h du matin, dans la localité d’Ouled Ghieth, relevant administrativement de la commune de Bouteldja. Selon le chargé de la communication de la Protection civile, «le bus a dérapé et s’est ren- versé sur le flanc gauche causant des blessures à 19 personnes dont 10 femmes. Les secours ont mobilisé 4 ambulances et plusieurs autres véhi- cules pour transporter les blessés vers la polycli- nique de la commune de Bouteldja». De leur côté, les services de sécurité ont ouvert une enquête, pour connaître les circonstances exactes de l’accident.

Daoud Allam

ACCIDENT MORTEL À AÏN EL-ARBA (AÏN-TÉMOUCHENT)

Un jeune écrasé dans son véhicule par un camion

Un grave accident de la circulation a coûté la vie à un automobiliste, originaire de Oued Sebbah avant- hier, vers 16 heures, à la sortie de Aïn-El-Arba, sur la RN108 reliant Aïn El-Arba à Oued Sebbah. L'accident est survenu quand T. A., âgé de 30 ans, roulant à destination de Aïn-El-Arba, venant de Oued-Sebbah, fut surpris par un poids lourd qui roulait en sens inverse, à toute allure, et qui le heur- ta de plein fouet. Les éléments de la Protection civi- le qui se sont dépêchés sur les lieux ont immédia- tement transporté le blessé vers les urgences médicales de l'hopital de Aïn-Témouchent, mais ce dernier succomba à ses blessures. Une enquête a été ouverte par la Gendarmerie nationale de la ville de Aïn-El-Arba pour déterminer les causes exactes de ce tragique accident

S. B.

BOUIRA

Deux jeunes arrêtés pour association de malfaiteurs

Avant-hier, aux environs de midi, R. M., âgé de 33 ans, en compagnie de sa femme, a fait l’objet d’une agression alors qu’il se promenait au niveau du lotissement 130 logements, en plein centre-ville de Bouira. La victime avait reçu plusieurs coups de poing qui l’avaient mis à terre, avant que ses agres- seurs, deux jeunes, âgés de 23 et 25 ans, ne sub- tilisent son portable et celui de sa femme, ainsi qu’une somme d’argent de 5 000 dinars et une carte de recharge de 120 dinars. Alertés, des élé- ments de la 2 e Sûreté urbaine qui se sont immédia- tement déplacés sur les lieux ont, suite à plusieurs recoupements, réussi à arrêter dans la même jour- née les deux mis en cause. Présentés devant le parquet près le tribunal de Bouira, l’un des agres- seurs a été mis sous mandat de dépôt alors que l’autre a bénéficié d’une citation directe pour des

délits d’association de malfaiteurs et vol sur la voie

publique.

Y. Y.

LE CADAVRE A ÉTÉ DÉPECÉ ET ENFOUI SOUS LA BAIGNOIRE À RAMDANE-DJAMEL (SKIKDA)

Les trois auteurs du crime sous les verrous

Les auteurs du crime perpétré dans la commune de Ramdane-Djamel (lire notre article : un cadavre sous la baignoire paru dans notre édition du 31 août 2013) ont été enfin identifiés par la brigade criminelle de la police judiciaire de la Sûreté de wilaya de Skikda. Ils sont au nombre de trois, dont son ex-épouse, les deux autres personnes sont âgées de 46 et 55 ans.

La femme et le premier complice ont été placés en détention préventive par le procureur de la République de Skikda, alors que le deuxième a été placé sous contrôle judi- ciaire. Les chefs d’accusation retenus contre eux sont «homicide volontaire avec préméditation, harcèlement et dissimulation de cadavre, brouillage des indices du crime et non-dénonciation d’un délit». Les faits de cette affaire sont dignes d’un roman de James Hadley Chase. Comme déjà rapporté, la disparition de la victime, un quinquagénaire résidant à la nouvelle cité de Ramdane-Djamel, remonte au mois de novembre 2012. L’absence de la victime lors des décès de son frère aîné, de son neveu et de son beau-

frère, ainsi qu’au cours de la cérémonie de réussite aux épreuves du bac de sa fille, a éveillé les soupçons de sa famille qui a, par l’intermédiai- re de son frère, déposé plainte le 31 juillet. Durant cette période, les auteurs ont inventé un strata- gème qui donnait l’impression que l’homme était bien vivant et échangeait régulièrement des contacts avec son ex- épouse et ses trois enfants, deux filles et un garçon, via des SMS. Pour cela, il leur a fallu un complice, appréhendé au niveau de la voie principale de Ramdane-Djamel, en pos- session d’une lettre de félicita- tions adressée à la fille de la victime pour sa réussite aux épreuves du baccalauréat 2013. C’est ce qui a encore confirmé les soupçons des

enquêteurs sur la probabilité qu’une machination de toutes pièces montée par la bande. Son interrogation a abouti à la confirmation que c’était lui qui jouait le rôle de la victime (comme quoi elle était encore en vie et se trouvait au sud pour l’acquisition d’un bus d’une valeur de 10 millions de dinars), en répondant aux SMS que l’ex-épouse envoyait. Le premier complice était également celui qui mettait à la disposition de l’ex-épouse sa carte d’identité, pour que cette dernière puisse retirer de l’argent d’Algérie Poste, via le CCP du quinquagénaire ense- veli sous la baignoire. La brigade criminelle a pu remonter le fil du crime en découvrant que le corps de la victime se trouvait dans son appartement. La perquisition du domicile a permis, avec la collaboration de la police scientifique, de relever que la baignoire a été couverte d’une couche en béton armé. En y creusant un petit trou, une odeur de

décomposition s’en dégagea :

le corps de la victime y était, découpé en 9 (la tête, la cuis- se droite, la cuisse gauche, le thorax droit, le thorax gauche, le bassin, les membres et les pieds), ayant également subi des coups au ventre et sur le crâne. Les parties dépecées ont été soigneusement enfouies dans des sacs noirs en plas- tique. La mutilation du corps a été l’œuvre, selon les élé- ments d’information que nous détenons, de l’ex-épouse et du premier complice. Le deuxième complice s’est char- gé, quant à lui, d’enduire la baignoire de céramique dans le but de cacher les indices du crime. Les objets saisis par les services compétents ayant servi au crime sont un mar- teau, une scie et un objet contondant. Le mobile n’est autre que l’appartement que la victime projetait de vendre après la rupture de la relation conjuga- le.

Zaid Zoheir

GUELMA

Deux morts et un blessé grave, suite à l’inhalation de monoxyde de carbone

vasculaire» et n'ont pu être réanimées par les secouristes de la Protection civile. La troi- sième personne dont le pro- nostic vital est engagé a été évacuée par les urgentistes de l’hôpital Okbi de Guelma vers le CHU de Annaba où elle fait l’objet de soins intensifs. L'intervention des éléments de la Protection civile a provoqué une grande panique chez les habitants de ce quartier. Les intoxications au monoxyde de carbone sont responsables, chaque année, d’un nombre important de décès.

Deux personnes sont mortes à Guelma, par asphyxie au monoxyde de carbone éma- nant d'un chauffe-bain défec- tueux, et une troisième a été grièvement blessée. Les victimes se trouvaient dans un appartement de la cité Aïn Defla, sur les hauteurs de la ville. Il s’agit d’un couple d’émigrés septuagénaires, décédés ce dimanche matin, et la troisième victime, leur neveu âgé de 18 ans, a été gravement blessée. Les deux victimes ont été découvertes en «arrêt cardio-

Les services de la SDE ont toujours attiré l'attention des citoyens sur la dangerosité du monoxyde de carbone en conseillant de ramoner les conduits et de ne pas boucher les ventilations à l’intérieur des maisons. Une grande majorité d’Algériens sont aujourd’hui équipés de chauffe-bain, de chauffage à combustion, cuisi- nière… ils se trouvent donc potentiellement concernés par le risque d’intoxication au monoxyde de carbone. Noureddine Guergour

TESSALA

(SIDI BEL-ABBÈS)

Un apiculteur tué par les abeilles

Dans l’après-midi de dimanche dernier, un apiculteur, âgé de 72 ans, est mort des suites de l’agres- sion des essaims d’abeilles dans la localité de Tessala (SBA). Selon nos sources, l’apiculteur était en train d’enfumer les ruches pour extraire le miel lorsqu’il a été atta- qué par un important essaim d’abeilles qui ne lui ont laissé aucune chance de survie. Il était seul et n’a pas pu se protéger des abeilles. On le retrouvera mort avec les membres inférieurs portant de légères brûlures. La dépouille a été transférée vers la morgue du CHU de Sidi Bel- Abbès.

A. M.

Le Soir

d’Algérie

Soir Retraite

Mardi 3 septembre 2013 - PAGE 9

d’Algérie Soir Retraite Mardi 3 septembre 2013 - PAGE 9 Le Soir d’Algérie - Espace «Retraite»

Le Soir d’Algérie - Espace «Retraite» — E.mail : soiretraite@hotmail.com

LIBRE DÉBAT

Années du service national dans le calcul de la pension de retraite

LLaa pprriissee eenn ccoommppttee ddeess aannnnééeess dduu sseerrvviiccee nnaattiioonnaall ddaannss llee ccaallccuull ddeess ppeennssiioonnss ddee rreettrraaiittee ccoonnttiinnuuee ddee ssuusscciitteerr ddeess rrééaaccttiioonnss ddee llaa ppaarrtt ddeess lleecctteeuurrss :: eenn pplluuss ddee llaa ccoonnttrriibbuuttiioonn qquuee nnoouuss ppuubblliioonnss ccii--ddeessssoouuss,, nnoouuss rraappppeelloonnss lleess aarrttiicclleess ddee llooii qquuii ddééffiinniisssseenntt lleess ccoonnddiittiioonnss ddaannss lleessqquueelllleess cceess aannnnééeess dduu sseerrvviiccee nnaattiioonnaall ssoonntt iinnttééggrrééeess oouu nnoonn ddaannss ccee ccaallccuull,, sseelloonn qquuee ll''oonn ppaarrttee àà llaa rreettrraaiittee àà ll''ââggee llééggaall ddee 6600 aannss,, oouu qquuee ll''oonn pprreennnnee ssaa rreettrraaiittee aavvaanntt 6600 aannss IIll ffaauutt pprréécciisseerr ppaarr aaiilllleeuurrss qquuee llaa CCNNRR nnee ffaaiitt qquu''aapppplliiqquueerr llaa llooii SSii cceettttee ddeerrnniièèrree ddooiitt êêttrree mmooddiiffiiééee,, ll''iinniittiiaattiivvee eenn rreevviieenntt aauu ggoouuvveerrnneemmeenntt eett// oouu aauu PPaarrlleemmeenntt

«C’est avec une nécessité absolue que je viens solliciter l’intervention des autorités com- pétentes à l’effet de combler une lacune relevée d’un texte à caractère législatif adopté en 1997, sous forme d’une ordon- nance qui, suite à sa mise en œuvre, a lésé beaucoup de citoyens algériens dans leurs droits. Il s’agit de l’ordonnance 97/13 du 13 mai 1997, qui a modifié et complété la loi 83-12 relative à la retraite, et qui a ins- titué par la même la retraite pro- portionnelle. La lacune ou l’omission, c’est selon, dont il est question est la non-prise en compte dans cette nouvelle forme des périodes

Photo : DR
Photo : DR

accomplies au titre du service national, malgré des textes clairs et toujours en vigueur. En effet, l’ordonnance 74-103 du 15 novembre 1974 portant code du

service national, publiée au Jour-

10

décembre 1974,

«le temps

du service national est compté

son article 147 que

nal

officiel

(JORA)

du

dispose dans

pour la durée effective dans le calcul de l’ancienneté de service exigé pour l’avancement et la retraite» ; l’article 135 du même texte stipule que «la période accomplie au titre du service national est prise en considéra- tion dans les conditions définies par les textes à caractère législa- tif ou réglementaire, notamment par les articles 135 et suivants du présent code», ce qui constitue un renvoi clair et net, entre autres, à l’article précédemment cité. Chose curieuse et incompré- hensible, les dispositions de cet important texte ne sont pas du tout prises en considération par l’ordonnance 97/13, sachant que

l’article 2 de cette ordonnance ne modifie pas, il complète la loi 83- 12 : ‘‘La loi n°83-12 du 2 juillet 1983, susvisée, est complétée par un article 6 bis’’ A l’attention du rédacteur de la rubrique ‘‘Soir retraite’’, SVP ne soyez pas plus royaliste que le roi, la CNR est dans le tort, il faut vous souciez des milliers d’Algériens qui ont sacrifié 2 longues années de leur vie pour le bien de ce pays. Question : pourquoi les gens qui ont poursuivi la CNR en justi- ce ont obtenu gain de cause ? Citoyen victime d’une mauvaise interprétation des textes par les décideurs de la CNR.» M. Kheireddine Alger

Ce que prévoit la loi relative à la retraite

Pour ceux qui partent à la retraite à l’âge légal de 60 ans. L'article 11 de la loi relative à la retraite de 1983 pré- cise : «Sont assimilées à des périodes de travail :

1°) toute période pendant laquelle l'assuré a perçu les indemnités journalières des assurances maladie, mater- nité, accidents de travail et maladies professionnelles ; 2°) toute période d'interruption de travail due à la maladie, lorsque l'assuré a épuisé ses droits à l'indemni- sation à condition que l'incapacité physique de continuer ou de reprendre le travail soit reconnue par l'organisme de sécurité sociale ; 3°) toute période pendant laquelle l'assuré a bénéficié d'une pension d'invalidité ou d'une rente d'accident du travail correspondant à un taux d'incapacité au moins égal à 50%. 4°) toute période de congé payé légal ; 5°) toute période au cours de laquelle ont été remplies les obligations du service national ; 6°) toute période effec-

tuée durant une mobilisation générale. Pour ceux qui par- tent à la retraite avant l’âge légal de 60 ans. L'article 6 bis ajouté à la loi relative à la retraite de 1983, à travers l'ordonnance 97-13 du 13 mai 1997 pré- cise : «Le bénéfice de la pension de retraite peut être accordé avec jouissance immédiate, avant l'âge prévu à l'article 6 ci-dessus dans les cas et selon les modalités ci-après :

1. - Sans aucune condition d'âge lorsque le travailleur salarié a accompli une durée de travail effectif ayant donné lieu à versement de cotisations égales à 32 ans au moins. Sont validées dans les conditions de l'article 14 de la présente loi et entrent en compte pour le calcul de la durée de 32 ans :

- les journées pendant lesquelles le travailleur a perçu les indemnités journalières des assurances maladie, maternité, accidents du travail et du chômage ;

- les périodes de congés réglementaires payés ou d'in-

demnité compensatoire de congés payés ;

- les périodes durant lesquelles le travailleur a bénéfi-

cié de la pension de retraite anticipée ;

- les années de participation effective à la guerre de

Libération nationale telles que prévues par les disposi- tions de l'article 22 de la présente loi. 2. - A partir de l'âge de 50 ans, le travailleur salarié qui réunit une durée de travail effectif ayant donné lieu à ver- sement de cotisation égale à 20 ans au moins peut demander le bénéfice d'une pension de retraite propor- tionnelle. L'âge et la durée de travail prévus à l'alinéa ci-dessus sont réduits de 5 ans pour les travailleurs salariés de sexe féminin. Les conditions de validation prévue au 1 er paragraphe ci-dessus s'appliquent aux présentes dispo- sitions.» Fin de citation de l'article.

COURRIER DES LECTEURS

Régularisation pour les personnels civils assimilés rattachés au ministère de la Défense nationale

De la part d'un ancien militaire contrac- tuel, et ex-employé civil assimilé, ayant passé la durée de 35 années de service durant la période allant du 7 mars 1969 au 2 août 2004 date de mon admission à faire valoir mes droits à la retraite du centre d'instruction de la Gendarmerie nationale de Miliana, 1 re Région militaire. Je voudrais bien attirer votre attention, M. le directeur du «Soir retraite», faisant suite et ayant entendu plusieurs débats dans l'hémicycle de l'APN, et aussi au niveau du Conseil de la nation (Sénat), pour avoir adopté la nouvelle loi n°13-03 du 20 février 2013, modifiant et complé- tant l'ordonnance n°76/106/ du 9 décembre 1976 portant code des pen- sions militaires et civils assimilés. Selon les débats houleux des députés au Par- lement (APN), auxquels s'ajoutent les sénateurs du Conseil de la nation, qui ont

les sénateurs du Conseil de la nation, qui ont voté favorablement pour l'application de cette nouvelle

voté favorablement pour l'application de cette nouvelle loi, loi parue au Journal officiel de la RADP, en date du 27 mars 2013, je porte à votre connaissance que les personnels militaires et civils assimi- lés ont étés régularisés au mois d'avril dernier, ainsi que les militaires retraités au mois de juin 2013. Mais pour les civils assimilés en position de retraite, aucune régularisation financière n'a été faite à ce jour : je ne sais pas pourquoi, sans com- mentaires à ce sujet, malgré les textes du Journal officiel qui sont clairs en ce sens. Dans l'espoir de vous voir faire dili- gence auprès des services concernés (Caisse des retraites militaires), caserne de Belcourt à Alger, car nous sommes tous des retraités, relevant de la tutelle (ministère de la Défense nationale, MDN) soit militaires retraités ou civils assimilés, il n' y a aucune distinction. Son nom l'indique : personnels civils assimi- lés aux personnels militaires du MDN, que ce qui se passe au niveau de la Direction centrale de l'action sociale (DCAS) du MDN, et à la Caisse des retraites militaires (CRM) caserne de Belcourt à Alger. Comptons et croyons

bien sur votre geste et esprit de compré- hension et de générosité et sur votre savoir-faire en la matière. Benmoussa Youcef, Miliana (W. de Aïn-Defla)

RÉPONSE : Ce courriel a été reçu par la rédaction en juillet dernier : est-ce qu'entre-temps, la situation des concernés a été régularisée ? Si ce n'est pas le cas, prière à ce lecteur de nous le faire savoir.

Cumul cotisations civiles et militaires

Fidèle lecteur du Soir d'Algérie, je m’adresse à vos services de la rubrique «Retraite». Ancien militaire de 1962 à 1998, je suis démobilisé à ma demande après 7 ans et 9 mois de service. J’ai cotisé de 1963 à 1970. De 1970 à 1998, j’ai exercé dans la fonction publique, j'ai pris une retraite avant l'âge légal de 60 ans après 27 ans de service (hernie dis- cale), mes questions : 1. Ai-je droit à

une retraite militaire ? 2. Où dois-je m’adresser pour valider les années ANP, à savoir que ces années ont été effec- tuées au niveau de la 2 e Région militaire, mais mon dossier est au niveau de la 5 e Région militaire à Constantine ? Amine Zrekatee

RÉPONSE : Le cumul années des coti- sations retraite militaire et civile est prévue par loi : vous devez faire valoir vos droits, avec les pièces justifica- tives militaires, auprès de votre orga- nisme de retraite actuel.

A

   

nos

 

lecteurs

                     

Dans

l'édition

du

«Soir

retraite»

du

30

juillet

2013,

nous

avions

publié

un

encadré

précisant

que

cet

espa-

ce

faisait une pause

durant

le

mois

d'août,

comme

c'est

le

cas

depuis

2000.

Ces

précisions

sont

appor-

tées

à

un

lecteur

qui

s'inquiétait

(

à

travers

des

mails

qu'ils

nous

a

adressés)

de

la

non-parution

de

cette

page

durant

le

mois

dernier.

Le Soir

d’Algérie

Monde

Mardi 3 septembre 2013 - PAGE 10

Soir d’Algérie Monde Mardi 3 septembre 2013 - PAGE 10 SYRIE Guerre des mots et des

SYRIE

Guerre des mots et des preuves pour ou contre l'intervention

Les partisans d'une opération militaire contre la Syrie poursui- vaient hier leur argumentation sur la responsabilité de Damas dans l'attaque chimique du 21 août, face au scepticisme des opi- nions et au front du refus, Iran et Russie en tête.

«Personnellement, je suis convaincu que non seulement une attaque chimique s'est produite ( ) mais que le régime syrien en est responsable», a déclaré devant la presse à Bruxelles le secrétaire général de l'Otan Anders Fogh Rasmussen, en indiquant avoir eu accès à des informations «concrètes» classifiées données par des pays membres de l'Alliance. «Je n'envisage pas que l'Otan puis- se jouer un rôle dans la crise. A ce stade, les Alliés se consultent et c'est à chaque Etat de décider de la façon de répondre», a-t-il cepen- dant ajouté. Aux Etats-Unis, Barack Obama va multiplier lundi et mardi avec son entourage les appels téléphoniques à destination de membres de la Chambre des représentants et du Sénat pour tenter de convaincre les élus. Le Congrès doit se prononcer sur une intervention en Syrie à par- tir de la rentrée parlementaire le 9 septembre. Le secrétaire d'Etat John Kerry a assuré que les Etats- Unis avaient reçu et analysé des échantillons prouvant l'utilisation de gaz sarin dans l'attaque du 21 août, qu'il a une nouvelle fois attribuée au régime de Damas. En France, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, devait dès hier après-midi fournir des «preuves» de la responsabilité du régime

syrien dans l'attaque chimique du 21 août qui a fait près de 1 500 morts d'après les services améri- cains. «Des documents secrets déclassifiés» permettant «de bien identifier» le régime de Bachar al- Assad comme responsable de l'at- taque chimique du 21 août vont être remis aux chefs de groupes parle- mentaires à deux jours de ce débat sans vote au Parlement. Certains «pourraient être rendus publics», a fait savoir le gouverne- ment français. L'opinion française est majoritairement opposée à des frappes contre la Syrie, défendues par le président François Hollande, tout comme les opinions publiques aux Etats-Unis et en Grande- Bretagne. En Syrie, l'opposition accuse le régime de Bachar al- Assad d'avoir utilisé des armes chi- miques dans la banlieue de Damas et dénonce un «crime odieux». La Ligue arabe réunie dimanche au Caire a appelé la communauté internationale à prendre les mesures de «dissuasion» néces- saires contre le régime syrien, dont elle considère qu'il «porte la respon- sabilité» du «crime odieux» qu'a constitué l'attaque chimique du 21 août.

Gorbatchev sort de sa retraite Les soutiens indéfectibles du régime de Damas s'organisent. Au Liban, les combattants du

Photo : DR
Photo : DR

Des destroyers de l’US Navy.

Hezbollah chiite, allié du régime syrien, ont rejoint des positions tenues secrètes, en prévision d'une frappe éventuelle des Etats-Unis contre la Syrie, ont rapporté hier des témoins. A deux jours d'un som- met du G20 jeudi à Saint- Pétersbourg — durant lequel aucun tête-à-tête n'est prévu entre Vladimir Poutine et Barack Obama — la Russie a réitéré son opposition à une frappe contre son allié syrien. Le dernier dirigeant de l'Union soviétique Mikhaïl Gorbatchev a estimé hier que les conséquences d'une intervention militaire améri- caine en Syrie pourraient «être très mauvaises» et appelé le président Obama à tenir compte de l'opinion des peuples contre une attaque. Le chef de la diplomatie russe Sergueï

Lavrov s'est dit hier «absolument pas» convaincu par les informations présentées jusqu'ici par Washington et ses alliés concernant l'utilisation d'armes chimiques par le régime syrien contre ses oppo- sants. Une intervention contre Damas pourrait «reporter pour long- temps, voire à jamais, les perspec- tives» d'une conférence de paix en vue d'un règlement du conflit syrien, qui a déjà fait plus de 110 000 morts, a-t-il averti. La Russie a dépêché un navire de reconnaissance et de surveillan- ce électronique vers la côte syrien- ne en Méditerranée orientale, tan- dis que la Chine s'est déclarée hier «vivement préoccupée» par l'éven- tualité d'«actions militaires unilaté- rales» visant le régime de Damas.

Pékin a réaffirmé que seule une «solution politique» était envisa- geable pour résoudre la crise syrienne. Un porte-avions améri- cain déployé depuis plusieurs mois dans la mer d'Oman se déplace en direction de la Syrie, vers la mer Rouge, même s'il n'a pas encore reçu l'ordre de participer à d'éven- tuelles frappes américaines, a rap- porté hier la chaîne de télévision ABC News. Quant à l'Iran, allié de Damas, son ministre des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif a rejeté de nouveau toute intervention militaire étrangère en Syrie, tout en se disant prêt à aider à trouver «une solution pacifique», lors d'une conversation téléphonique dimanche soir avec le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon. Damas, qui a maintenu l'état d'alerte en prévision d'une attaque étrangère, s'est pour sa part tourné vers le patron de l'ONU pour lui demander d'œuvrer en vue d'«empêcher toute agression contre la Syrie». M. Assad a continué de défier l'Occident en affirmant que son armée était capable de résister à toute attaque. Au moins 42 per- sonnes, dont des non Syriens, sont mortes dimanche dans une offensi- ve de l'armée syrienne contre des rebelles dans la ville de Rouhaiba, au nord-est de Damas, en repré- sailles à une attaque sur des posi- tions de l'armée, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme.

À Damas, on se presse dans les jardins publics pour oublier la guerre

Le jardin Arnous, dominé par une statue de style soviétique de l'ex-prési- dent Hafez al-Assad, se remplit en soi- rée de familles damascènes qui tentent, sous haute sécurité, d'oublier un peu la guerre autour d'un narguilé.

«Chez moi, je m'énerve et je m'angoisse à regarder les nouvelles. Je viens ici pour res- pirer», affirme à l'AFP la corpulente Oum Sami, souriant derrière ses petites lunettes et son voile blanc, alors que le bruit sourd des bombardements résonne au loin par intermit- tence. «Quand je vois tous ces gens, je n'ai plus peur», ajoute-t-elle en désignant les nom- breuses tables et chaises en plastique instal- lées près de stands de vendeurs de café, de jus, de barbe à papa, de maïs et de dou- ceurs, au son de la musique orientale popu- laire, donnant au site des allures de kermes- se.

Ce coin vert dans le quartier central de Salhiyé, une place publique où l'on se prome- nait avant le conflit, s'est transformé en café à ciel ouvert où l'on vient rechercher un peu de chaleur humaine, alors que gronde la

guerre entre armée et rebelles à quelques kilomètres de là, dans les grandes banlieues de la capitale. Faute de pouvoir, comme avant la guerre, passer leur week-end dans les vergers de la Ghouta orientale, aujour- d'hui synonymes de danger et d'attaque chi- mique, les habitants de la capitale se sont repliés sur les jardins publics. A Techrine, al-Jahez, Mazraa, Baramké, une foule de Damascènes se presse dans ces jardins protégés par un grand nombre de militaires et d'hommes de sécurité. Pour les badauds, leur présence est réconfortante. «Je viens ici chaque jour et je suis tranquilli- sée, car l'armée est partout», affirme avec un grand sourire Rouqayya al-Zayyat, vêtue de noir. «C'est là où on se sent le plus en sécuri- té», renchérit Samar, venue avec sa mère et ses petites filles assises dans une poussette. «On change d'ambiance. En plus, c'est moins cher que les cafés», note-t-elle. «Les gens viennent ici car il y a de la vie et aussi parce que les gens pauvres ne peuvent se per- mettre un narguilé à 300 livres syriennes» plus d'un dollar, le triple d'avant la guerre, explique Mounir, qui tient une agence de tou-

risme. «Mon boulot, c'était le tourisme et les voyages. Maintenant, c'est juste les voyages», ironise-t-il avec amertume. «On y passe des heures pour défier la guerre», lance Wassim, un costaud de 33 ans, enchaî- nant les bouffées de narguilé, alors que des enfants s'amusent à côté sur des trottinettes, des vélos et des patins et que des amoureux se promènent main dans la main. Le défi est également lancé aux militants anti-régime, quand retentit sur un air de disco la chanson en vogue dans les milieux pro-régime : «Le peuple syrien dans les places est en train de crier/Nous sommes tes soldats, O Bachar !» Amir Najar égrène des vers louant égale- ment le président syrien et fustigeant le prési- dent américain Barack Obama, qui a accusé le régime d'une attaque chimique dévastatri- ce mais a fini par demander le feu vert du Congrès avant d'éventuelles frappes puni- tives qui semblaient pourtant imminentes il y a quelques jours. «Misérable Obama, tu te soumettras devant Assad», chante Amir Najar, sous les applaudissements. Derrière l'insouciance apparente, les drames personnels sont nom- breux. «Je travaillais à Jaramana (banlieue

sud-est de Damas) mais les terroristes ont détruit notre usine de bonbons», confie Oussama, qui vend depuis un an du jus, du café et du thé. Si ce jardin reste animé jus- qu'à tard en soirée, comme certaines ruelles commerçantes, l'ambiance la nuit dans le reste de Damas a bien changé depuis le début du conflit. A minuit, le rideau de la guerre tombe sur la capitale et la plupart des rues sont totale- ment désertes, alors que l'été, toutes les grandes villes arabes restent animées jus- qu'aux premières heures de l'aube. Les voitures passent à grande vitesse place des Abbassides, près du champ de bataille de Jobar, tandis que Bab Touma, un quartier du Vieux Damas, est méconnais- sable : son entrée ressemble à celle d'une caserne avec des barrages et des soldats postés près des vieux murs de la ville. Les ruelles faiblement éclairées sont sinistres, même si dans les restaurants tradi- tionnels, on retrouve toujours les experts du backgammon et des fanatiques du narguilé. Mais Oum Sami reste optimiste :

«J'espère que Damas reviendra comme avant.»

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ateliers de formation ainsi qu’une exposition de

photos placées dans de nombreux musées d’Al-

ger et de Médéa, afin d’inculquer au public la culture du musée. Organisée sous le thème «Le musée dans la rue», la manifestation qui a débuté samedi dernier connaît la participation du Musée national de Bardo, le Musée national des antiquités, le Musée des arts et des traditions populaires, le Musée de la miniature et de la calligraphie, le Musée national des arts modernes et contemporains, le Musée des arts et traditions populaires de Médéa, l’Ecole nationale de conservation et restauration des biens culturels et le Centre arts et de la culture du Bastion 23. Une foule nombreuse et curieuse s’est rappro- chée des ateliers de formation organisés, à travers les différents stands installés, à la place de la Gran- de-Poste, par le Musée du Bardo et le Musée de la miniature et de la calligraphie pour découvrir, entre autres, les techniques de la calligraphie arabe pré- sentées par un plasticien, spécialiste. Un atelier sur les outils utilisés par l’homme primitif dans les graffi- tis et la bijouterie a été organisé par le Bardo. Des chapiteaux ont été installés pour faire connaître l’éta- blissement muséal. Toutefois, les musées se sont contentés uniquement d’exposer des photographies ainsi que des documents relatifs à l’action du musée. Un espace qui n’a pas intéressé les passants. Orga- nisée en collaboration avec la commune d’Alger- Centre, cette initiative vise à rapprocher le citoyen du musée en créant une espèce de communication entre le public et l'établissement muséal, a indiqué la directrice du Musée du Bardo et coordinatrice de cet événement, Fatma Azzoug. Pour sa part, la directri- ce de la culture de la wilaya d’Alger, Badia Sotor, a souhaité que cette manifestation soit un succès auprès du public afin d’ancrer la culture du musée. «Le musée dans la rue» se poursuit jusqu’au 6 septembre à la place de la Grande-Poste, en présen- ce de la calligraphes et spécialistes en conservation et restauration.

et spécialistes en conservation et restauration. lesoirculture@lesoirdalgerie.com PATCHWORK DES SENS , DE

lesoirculture@lesoirdalgerie.com

PATCHWORK DES SENS, DE SAMIA BOUMERDASSI

La sarabande métaphorique des cinq sens

Samia Boumerdassi est connue du public pour ses tra- vaux en art pictural. Elle expose régulièrement ses œuvres où domine l’amour du beau et de la vie. Comme elle est pédiatre de profession, elle a également un contact très particulier avec les enfants. Et puis, il y a l’écritu- re

Q uel immense plaisir, pour nous, d’avoir entre les mains le recueil de poésie

qu’elle a publié, à compte d’au- teur, il y a quelque temps de cela. Cette découverte, heureu- se, d’un autre violon d’Ingres au compte de l’artiste vient confir- mer ce que nous avons aupara- vant décelé dans sa peinture vivante et généreuse : la pas- sion de tout ce qui est beau. Cet univers-là, Charles Baude- laire l’aurait saisi par une petite phrase : «Le beau est l’unique ambition, le but exclusif du goût.» Pour commencer, l’ou- vrage se présente comme une admirable broderie d’art. Samia

Boumerdassi a réussi, ici, un recueil esthétiquement achevé tant au niveau du format, du caractère d’imprimerie utilisé, de la qualité du papier, que de l’agencement des textes, des illustrations (des reproductions de ses tableaux) et de l’alter- nance entre poèmes courts et longs. Un régal pour le lecteur épris de raffinement et de beaux livres artistiquement pré- sentés. Juste après la page consacrée à la dédicace, cette

Juste après la page consacrée à la dédicace, cette petite perle annonciatrice des 56 mini-trésors figurant

petite perle annonciatrice des 56 mini-trésors figurant dans le

recueil : «L’écriture est pour moi ce que la couleur est à la vie /

la modeler

forme

avec cette éternelle excitation

cet immen-

de jouer

avec les mots». Oui, Samia Boumerdassi exprime claire- ment que l’invitation à la décou- verte des mots augure un voya- ge où les autres sens (que la vision) auront leur part de satis- faction. Le lecteur pourra à loi- sir faire le plein des sens, avec des mots qui se rapportent à l’ouïe, au goût, à l’odorat, au toucher et à la vision. Le poète et artiste peintre en a décidé ainsi. Mieux, le voyage se fera aussi avec les cinq autres sens psychiques tels que définis par Bernard Weber : «Les cinq sens psychiques sont l’émotion, l’imagination, l’intuition, la conscience universelle et l’ins- piration. Si on ne vit qu’avec

lui donner une

/

/

/

un fond

/

un sens

de la composition

/

se plaisir renouvelé

/

cinq sens physiques, c’est comme si on n’utilisait que les cinq doigts de la main.» Justement, Samia Boumer-

dassi utilise dans sa poésie les

dix doigts de la main.

«A la manière d’une trou- blante courtisane (le titre du

premier poème) dont on ne ver-

aussi mys-

rait

térieux que celui de la Jocon-

de

enveloppée d’une étoffe

que le sourire

/

/

exemple, «à la façon des contes anciens on le survole d’un tapis volant». Le fabuleux voyage dans les contes des Mille et Une Nuits comprend des escales un peu particulières. Et là, Samia Boumerdassi prend le temps de composer

«avec beaucoup d’affection le mot le plus tendre de la créa-

tion

/

le mot

enfant

»

Et la

aux couleurs insaisissables /

tisseuse de vie continue à filer

un

drapé flottant aux confins de

ses métaphores, à chaque fois

notre histoire

/

de nos

soucieuse de «pouvoir prendre

mémoires »

Dans ce Patch-

par la main une âme perdue et

work des sens, il y a aussi «les petites choses qui font les racines de tout un chacun», telle la tamina (troisième

l’aider à traverser la vie». Elle a appris à écouter le monde avec son cœur, ne pou- vant exister que grâce à

poème) : «Une délicieuse odeur

l’amour. Grâce à l’autre qui la

de

semoule grillée

/

de miel

/

fait «renaître à nouveau».

de

fleur d’oranger

/

et de can-

Alors, elle oublie «le sablier du

nelle

/

vient me caresser les

temps», redevient la cigale. La

sens». Le voyage au cœur de la

nature reprend ses droits, la

mémoire, avec les sens en

lune inspiratrice nous rappelle

effervescence, atteint même la lointaine contrée où s’offre «du sable à perte de vue». C’est là que, «dans ce grandiose désert

saharien

vents du Sud porté par les

dunes

reine

mythique

et

Mais

Shahrazed aime danser avec

les mots partout ailleurs, y com-

pris même «sur le capot d’une voiture». Ou alors à Istanbul, lorsque les mots tourbillonnent à la façon des derviches tour- neurs. Eh oui ! avec l’imaginaire et le rêve, «le monde est telle- ment plus beau». Lorsque, par

parler

qui a traversé les

mailles du filet du temps

le souffle chaud des

/

/

n’en finit pas de nous

de

Tin-Hinan

/

/

»

/

exister éternellement

que «demain sera un autre jour». Triomphe de la métapho- re, ce «fil d’Ariane de la mémoi-

re

bout des temps jusqu’au bout

pour que nous

De

la prose poétique rythmée, cadencée, mesurée comme de la musique symphonique. Une poésie lyrique qui vient du cœur, surtout. Par ce patch- work, Samia Boumerdassi a signé l’œuvre d’une authen- tique poète.

des temps

du

de leurs mémoires

/

/

»

/

puissions communiquer

Hocine Tamou Samia Boumerdassi, Patch- work des sens, recueil de poé- sie édité à compte d’auteur, Alger 2010, 78 pages.

FESTIVAL DU THÉÂTRE AMATEUR

La troupe Achamaâ li athakafa remporte le 1 er prix

L a troupe de la coopérative Acha-

maâ li athakafa de Constantine a

remporté le premier prix de la com-

pétition du 46 e Festival national du théâtre amateur de Mostaganem (FNTA), qui a réuni du 24 au 31 août douze troupes de huit régions d’Algé- rie.La troupe constantinoise a été pri- mée pour la pièce Min khalf al abouab (derrière les portes), une tragédie fami- liale sur le thème de l’oppression, adaptée par Neghouache Chahinez à partir d’un texte de l’auteur cubain exilé en France, José Triana. La pièce avait fait sensation lors de la deuxième soi- rée de compétition. Cette distinction, d’une valeur de 500 000 DA, a été remise au metteur en scène lors d’une cérémonie de clô- ture, samedi soir, marquée également par la prestation de comédiens de Mos-

AA ctucultctucult

taganem qui ont interprété des mor- ceaux choisis d’œuvres du dramaturge Ould Abderrahmane Kaki sur un mon- tage de Mohamed Takiret. Le prix du jury quant à lui a été décerné à la troupe El Moudja pour Afrique 50/35, une pièce mise en scène par Boudjemaâ El-Djilali à partir de Afrique avant un (1963) de Kaki, et du texte Les lendemains qui chantent (1983) du dramaturge congolais Maxi- me N’débéka.Présidé par Lotfi Bens- baâ, le jury du 46 e FNTA a également attribué à Tichoudad Rafik de Aïn Defla le prix de la meilleure mise en scène pour la pièce Si el-moukhrij, celui du meilleur texte à Haouch Abderrahmane (Tizi-Ouzou) et celui de la meilleure scénographie à la troupe Arrissala lil masrah (M’sila). Les prix de la meilleu- re interprétation féminine et masculine

sont revenus à Imane Ouslimane (Bou- merdès) et Tassilt Mohamed Tahar (Aïn Defla), respectivement pour leur rôle dans Tassalit Bouzar et Si el- moukhrij.Le 46 e FNTA a vu, aux côtés des douze pièces en compétition, des représentations en «off» dans diffé- rentes communes de Mostaganem.

Dans l’ensemble, le festival a vu se dis- tinguer de jeunes metteurs en scène et comédiens, malgré les mauvaises conditions techniques des représenta- tions, s’accordent à dire les observa- teurs et autres habitués. Organisé à la maison de jeunes Mohamed-Morsli, dans le quartier de Salamandre, le fes- tival a proposé douze représentations de niveau inégal et dans divers registres (comédie, tragédie, drame,

Les questionne-

ments tournaient autour de thèmes

théâtre traditionnel

).

comme l’oppression, la solidarité, ou encore des interrogations d’ordre moral et philosophique. Des sujets abordés dans des textes en arabe classique ou dialectal, en langue amazighe, mais dont la qualité a été jugée «moyenne» par les spécialistes. A de rares exceptions, comme le texte subtil de Djilali Laoufi de la troupe Mustapha Kateb (Mostaganem), ou celui de Abd El Fetah Rouas de Arissa- la lil masrah (M’sila).Les pièces en compétition se sont, en outre, distin- guées par «une recherche esthétique qui a primé sur le contenu», estime, pour sa part, l’universitaire Ahmed Khiat. Cette orientation artistique s’est notamment confirmée chez de jeunes dramaturges, à l’exemple de Neghouache Chahinez qui a mis en scène Min Khalf al abouab, et qui a

remporté le premier prix. D’autres met- teurs en scène plus expérimentés, comme El Djilali Boudjemaâ, ont propo- sé des œuvres tirées du patrimoine cul- turel algérien. Par ailleurs, le jeu des comédiens était mis à l’épreuve par les mauvaises

conditions

organisé à la maison de la culture, le festival a été déplacé cette année sous un chapiteau dressé dans la maison de jeunes du quartier de Salamandre. Et cela, en raison des travaux de rénova- tion du théâtre de la maison de la cul- ture, toujours en cours depuis la fin de la 45 e édition en septembre 2012. Ce choix de représentations en plein air, sur une scène éloignée des specta- teurs, a contraint les comédiens à utili- ser des microphones portatifs qui se sont avérés gênants.

techniques. Habituellement

SALLE IBN-KHALDOUN, ALGER COMPLEXE CULTUREL ABDELOUA- MOULOUD-MAMMERI, THÉÂTRE Jeudi 5 septembre à 21h30 :
SALLE IBN-KHALDOUN,
ALGER
COMPLEXE CULTUREL ABDELOUA-
MOULOUD-MAMMERI, THÉÂTRE
Jeudi
5
septembre à
21h30 :
Soirée
HEB-SELIM, TIPASA
RÉGIONAL
KATEB-YACINE, TIZI-
jusqu’au 14
septembre. L'atelier sera animé par le
chorégraphe Brahim Bouchelaghem.
musicale avec Mohamed Lamine.
Jusqu’au 14 septembre
: Exposition
de
OUZOU, ET DANS DIFFÉRENTES
LOCALITÉS DE LA WILAYA
Jusqu’au 13 septembre : Festival cul-
turel local «Lire en fête».
TIZI-OUZOU
Tournée du cirque Amar,
septembre
Vous
êtes danseurs amateurs
ou profes-
Vendredi 13 septembre à 21h30
:
l’artiste
peintre Samira Bouaziz.
sionnels,
âgés de
18 à 30 ans
? Vous
Soirée
musicale avec Massa Bouchafa.
résidez à
Alger ?
Inscrivez-vous à
Jeudi
19 septembre à 21h30
: Soirée
SALLE
EL-MOUGGAR, ALGER
LIBRAIRIE LA RENAISSANCE
(NIVEAU 112, RIADH-EL-FETH,
MADANIA, ALGER)
EL-
l'adresse
suivante : atelierdansehi-
musicale avec le groupe Caméléon.
Jusqu’au 14 septembre : Projection du
phop2013.alger@if-algerie.com. Avec
Vendredi 20 septembre à 21h30
:
film Camping à
la ferme
de Jean-Pierre
CENTRE CULTUREL MUSTAPHA-
En collaboration
avec l’Office Riadh-El-
nom,
prénom, année de naissance, com-
Soirée
musicale avec Naïma Ababsa.
Sinapi (14h-16h-18h et 20h,
septembre).
sauf lundi 9
KATEB
(5, RUE DIDOUCHE- MOURAD,
organi-
mune de
résidence, tél portable et
pro-
ALGER)
Jusqu’au 10 septembre 2013 :
Feth, la librairie La Renaissance
se une foire du livre durant les
fession.
HÔTEL STAOUÉLI (VILLE DE
STAOUÉLI, ALGER)
Du
16 au 30 septembre : Projection
du
vacances d’été du 20/06/2013 au
film L’archipel des sables de
Ghaouti
21/09/2013, tous
les
jours de 9h
à 20h
INSTITUT CULTUREL ITALIEN
Mardi
3
septembre de 11h à
19h
:
Bendeddouche
(14h-16h-18h et 20h,
Exposition des artistes peintres Eusebe
Kenani (Burundi) et Asma Hamza.
au niveau 104. Cette foire vise un large
Salon
du mariage avec défilé de mode,
sauf dimanche 22 septembre).
public et sera enrichie par les livres
D’ALGER
Inscriptions aux cours de langue italien-
DJ Liliane,
orchestre andalou.
Ateliers
PALAIS DE LA CULTURE,
TLEMCEN
LE MUSÉE
DANS LA RUE À LA
pour
enfants
(contes, livres d’activités et
ne. En prévision de la reprise des cours,
esthétique
et coiffure, décoration et art.
Jusqu’au 15 septembre : Festival cul-
GRANDE-POSTE, ALGER
d’apprentissage,
livres parascolaires
du
prévue le
samedi
5 octobre 2013, les ins-
Grande tombola.
turel local «Lire
en fête»
Jusqu’au 5
septembre : La
grande
niveau primaire au secondaire), de litté-
criptions sont
ouvertes du 7 au 30
sep-
INSTITUT
CULTUREL ITALIEN,
manifestation «Le musée dans la rue»
de culture généra-
tembre 2013,
de dimanche à jeudi
(9h —
ALGER
Samedi 7 septembre,
MAISON DE LA CULTURE,
BIBLIOTHÈQUES ET LIBRAIRIES,
se tient à la
rature, de médecine,
le, des dictionnaires
16h).
Adresse : Institut culturel
italien, 4
à partir
de 10h
:
MOSTAGANEM
Les
musées
place de la Grande-Poste.
exposent leurs travaux, leur
bis, rue Yahia-Mazouni, El-Biar, Alger.
Journée portes ouvertes aux
Jusqu’au 15 septembre : Festival cul-
histoire et leurs activités. Des animations
personnes
souhaitant
apprendre la
ture local «Lire
en fête».
diverses pour enfants sont programmées
INSTITUT FRANÇAIS D’ALGER
(ALGER-CENTRE)
Tél/fax : 21.92.51.91/021.92.38.73.
Courrier :
langue italienne. Adresse
Yahia-Mizouni, El-Biar.
: 4 bis, rue
: conte,
initiation à la préhistoire,
calligra-
L'Institut français
atelier de danse
d'Alger
organise un
MAISON DE LA CULTURE
phie, mosaïque
hip-hop du 15 au 19
amministrazione.iicalgeri@esteri.it /
www.iicalgeri.esteri.it

Photo : NewPress

Le Soir

d’Algérie

Sports

Mardi 3 septembre 2013 - PAGE 12

d’Algérie Sports Mardi 3 septembre 2013 - PAGE 1 2 FOOTBALL LIGUE 1(3 e JOURNÉE) Le

FOOTBALL

LIGUE 1(3 e JOURNÉE)

Le MCA en danger, la meute aux aguets

1(3 e JOURNÉE) Le MCA en danger, la meute aux aguets de saison qui s’avéreront si

de saison qui s’avéreront si précieux lors du décompte final. Ce duel sera suivi avec intérêt par les deux poursuivants immédiats du club doyen, l’USMA et le CSC en l’occurrence. Un duo qui aura l’op- portunité d’évoluer at home respecti- vement face au CABBA et au MOB, deux formations qui pataugent en cette entame, mais qui demeurent décidés à surmonter cette phase de doute. Les gars de Soustara, comme ceux de Sidi M’cid, semblent toute- fois mieux armés pour empocher les points de leurs matchs respectifs et postuler au leadership. Cette troisième journée sera, par ailleurs, rehaussée par le classique CRB-ESS. A savoir deux formations en manque de confiance : le Chabab de Laâqiba et l’Aigle Noir d’Ain Fouara traversent en effet une période délicate induite, pour les Bélouizdadis, par le faux-pas devant l’ASO, samedi passé, et, les Sétifiens, le résultat compromettant

en coupe de la CAF face aux maro- cains du FUS de Rabat. Ce soir, les protégés de Gamondi et ceux de Velud auront besoin de tous leurs moyens pour espérer reprendre goût au succès et, par ricochet, leur marche vers les cimes. De l’inédit, cette troisième étape en sera servie avec cette virée des Canaris de la JSK à Ain M’Lila où le CRB Ain Fekroune l’attendra de pied ferme. Voilà deux équipes à l’histoire bien distincte qui s’affrontent pour la première fois de leur histoire dans la plus importante compétition nationa- le. Sur le papier, il est vrai, il n’y a pas photo. Mais, sur le ground du stade Démène Debbih, il y a fort à parier que le onze d’Ait Djoudi laisse- ra quelques plumes face à un ensemble local drivé par un l’ancien portier international de la JSK et de l’ASAM des années 90, Lyamine Bougherara. Ce dernier a promis, juste après la rencontre perdue (la seconde de cette saison) face au MCA, que «Le CRBAF visera la vic-

La Ligue 1 accélère sa cadence. Cet après-midi, la structure de gestion des compétitions de la LFP a programmé une nouvelle étape d’un exercice qui, au bout des deux premières étapes, semble reconduire des tendances connues par les puristes. A savoir des clubs, le MCA notamment, qui lancent leur saison sur les cha- peaux de roue sans être certains d’aller jusqu’au bout de leurs intentions et les ambitions de leur galerie. Ce mardi encore, le haut de l’af- fiche sera assumé par les Mouloudéens d’Alger qui, en leaders provisoires du championnat, se déplaceront à Oran avec l’objectif de récolter trois nouvelles unités. «Nous irons à Oran en quête de la victoire», assurait le nouveau capitaine d’équi- pe, Mohamed-Amine Besseghir juste au sortir de la rencontre remportée in-extrémis devant le promu le CRB Ain Fekroune, samedi dernier. L’enfant de Mascara certifiait pour- tant que la virée oranaise risque d’être périlleuse d’autant plus qu’outre l’avantage du terrain, «Le MCO bénéficierait d’une meilleure fraîcheur physique» induite par le report de son match de la seconde journée contre l’ESS. Besseghir ter- minera par souhaiter que «l’équipe comptera sur le soutien de ses mil- liers de fans» habitués à effectuer ce genre d’expéditions. Les gars d’El-Hamri feront-ils les frais de l’euphorie des Vert et Rouge d’Alain Geiger ? Pas si évident que ça, tant les protégés de Solinas, auteurs d’une première victoire chez eux face aux voisins de l’ASO Chlef, ne se priveront pas d’engranger trois points supplémentaires en ce début

toire, rien que la victoire face à la JSK». Une manière de motiver ses poulains mais aussi de mettre de la pression sur le dos des joueurs d’Ait Djoudi pas encore remis de leur déception générée par la contre???performance subie devant l’USMA, samedi dernier à Tizi- Ouzou. La rencontre JSMB-ASO ne man- quera pas non plus d’attrait. Aussi bien l’équipe de Noureddine Saâdi que celle de Meziane Ighil ont bien réagi le week-end dernier. Les Béjaouis, battus à domicile par le MCA (1 re journée), sont allés prendre un précieux point à Blida face au RCA et comptent profiter de la venue des Chélifiens, peu performants loin de leurs bases comme en témoigne la défaite essuyée à Oran, pour réali- ser leur premier succès cette saison. Les Lions du Chélif habitués à conquérir Yemma Gouraya l’enten- dront-ils de cette oreille ? RCA-USMH et MCEE-JSS pré- sentent les caractéristiques du parfait match-piège. Bien que bénéficiant des avantages du terrain et du sou- tien de leur galerie, «Ezzerga» de Larbaâ et les Vert et Rouge de Babia ont bien des soucis à se faire face à leurs hôtes respectifs. Les Harrachis, qui réalisent leur plus mauvais départ en championnat depuis belle lurette avec deux défaites consécutives, ont là, l’occasion de se réconcilier avec leurs fans. Pour la JSS, ce second déplace- ment consécutif devrait confirmer les bonnes prédispositions affichées jusque-là par Beldjillali and Co et ce, en dépit du départ précoce du tech- nicien Abdelkader Amrani.

M. B.

   

Le

             

calendrier

   

LFP

       

de la

       

phase

         

«aller»

publié

La Ligue

de football

profession-

pionnat

de

Ligue

1.

Deux

tours

de

nel

(LFP)

a rendu

publiques

coupe

d’Algérie

(1/32 es

et

1/16

es

de

dimanche

soir

les

dates

des

pro-

finale)

sont

programmés

respective-

chaines

journées des championnats

ment

les 6

et 7

décembre

et

20

et

de

Ligue

1

et

de

Ligue 2.

Le calen-

21

décembre

2013.

drier prévoit

les

matches

de

la

Dans ce

tableau,

les

dates

des

phase «aller»

qui

prendra

fin,

selon

matches de

nos

représentants

en

le

programme

élaboré,

le samedi

coupe

de la

CAF

(ESS)

et

la

coupe

28

décembre 2013 avec

le déroule-

de

l’UAFA

(Union arabe

de

football)

ment de

la

15 e

journée

du cham-

sont

également retenues.

Programme

complet

de

la phase aller

SEPTEMBRE

2013

   

3 e journée 4 e journée 5 e journée 6 e journée

 

: mardi 3/9

     

(L1),

vendredi 6/9 (L2)

: vendredi

13/9 (L2),

samedi

14/9 (L1)

: vendredi

20/9 (L2),

samedi

21/9 (L1)

: vendredi

27/9 (L2),

samedi

28/9 (L1)

   

OCTOBRE 7 e journée 8 e journée 9 e journée NOVEMBRE

:

:

:

2013

vendredi

vendredi

vendredi

2013

18/10

25/10

4/10 (L2),

samedi

(L2), samedi

(L2), samedi

5/10 (L1)

19/10

26/10

(L1)

(L1)

10 e

 

journée

 

:

 

vendredi

 

1/11

(L2), samedi

2/11

(L1)

11 e

journée

:

vendredi 8/11

(L2), samedi

9/11

(L1)

12 e

journée

:

vendredi 22/11 (L2), samedi

23/11

(L1)

13 e

journée

:

vendredi 29/11 (L2), samedi

30/11

(L1)

DECEMBRE

2013

   

32 es de finale

         

coupe d'Algérie :

vendredi

6/12

et

samedi 7/12

14 e

journée

:

vendredi

13/12 (L2), samedi

14/12 (L1) 20/12 et samedi

16 es de finale

coupe d'Algérie :

vendredi

21/12

15 e

journée

:

vendredi 27/12 (L2), samedi

     

28/12 (L1).

   

Start

(Cet après-midi)

A Ain M’Lila Démène-Debbih (17h) : CRB Ain Fekroune-JS Kabylie

A Blida Brakni (17h): RC Arbaà-USM Harrach

A Béjaïa UMA (17h45) : JSMB-ASO Chlef

A Alger 20-Août-55 (18h) : CR Bélouizdad-ES Sétif

A Oran Zabana (18h): MCO-MC Alger

A Alger Omar-Hamadi (18h) : USMA-CA Bordj Bou Arréridj
A El-Eulma Zeghar (18h): MCEE-JS Saoura
A Constantine Hamlaoui (18h): CSC-MO Béjaïa.

RC ARBAÂ-USM EL HARRACH NE SE JOUERA PAS À HADJOUT

Le véto de Kerbadj

La Ligue de football professionnel (LFP) a opposé, hier, une fin de non- recevoir à la demande du RC Arbaâ d'accueillir l'USM El-Harrach au stade de Hadjout au lieu de celui de Brakni à Blida, dans leur match prévu aujour- d’hui, a-t-on appris auprès de Mahfoud Kerbadj. «Il n'y a pas de raison pour changer la domiciliation du RC Arbaâ. La direction de ce club avait choisi le stade de Brakni pour accueillir ses adversaires cette saison, comme notifié dans son dossier d'engagement, et elle doit assumer ses responsabilités», a déclaré à l'APS le premier responsable de la LFP. Contraint de quitter son stade de Larbaâ qui subit des travaux d'aménagement et d'extension de ses gradins depuis la saison passée, le nouveau promu avait élu domicile au stade de Bologhine (Alger) lors de l'exercice écoulé, avant d'opter pour celui de Brakni à Blida cette saison. Mais la direction «d'Ezzerga» a vite changé d'avis après sa première sortie à Brakni face à la JSM Béjaïa (1-1) samedi lors de la deuxième journée du championnat, à la demande de ses suppor- ters, a-t-on appris auprès de l'entourage du club. «On ne change pas de domiciliation au gré des humeurs des uns ou des autres. Ce n'est pas avec cette mentalité que l'on aspire à instaurer le vrai professionnalisme en Algérie», a encore expliqué Kerbadj. Le président de la LFP a précisé, néanmoins, que son instance autoriserait le RCA à changer de domiciliation dans le seul cas où «son stade serait prêt à accueillir des rencontres offi- cielles une fois les travaux achevés».

JS KABYLIE

Aïn Fekroune, un voyage vers l’inconnu

Quand on rate des points à domicile, on se doit de les récupérer hors de ses bases. Une lapalissade, pour qui veut jouer les premiers rôles comme c’est le cas de la JSK. Et puis, les Canaris ne voudront cer- tainement pas gâcher le plaisir d’avoir reconquis leurs supporters. Les desseins sont donc clairement établis pour cette sortie à Aïn M’Lila, terre d’accueil de la grande incon- nue que constitue le CRB Aïn Fekroune. Et comme tous les «petits», ce dernier doit piaffer d’im- patience de se mesurer à un grand nom de l’élite et pourquoi pas se payer son scalp. C’est donc un peu un voyage vers l’inconnu qu’effec- tueront des Canaris avides de se racheter après la très moyenne per- formance livrée samedi face à l’USMA. Des choses n’ont pas mar- ché, mais sans que cela ne remette totalement en cause le travail accompli lors des deux derniers mois. Mais n’empêche, quand on a la stature de la JSK on n’a pas le droit de se rater ne serait-ce que deux fois de suite au risque de voir lui tomber sur la tête le tonnerre, tel qu’ont eu à le vivre les prédéces- seurs d’Aït-Djoudi à la barre tech- nique. Ce mardi, on saura dans une certaine mesure si cette nouvelle cuvée jaune et verte a le caractère que cela requiert quand elle est dos

au mur.

A. M.

MC EL EULMA

Tout pour une première

Le championnat professionnel de Ligue I saison 2013/2014 a, d’ores et déjà, montré toutes ses limites sur tous les plans et à tous les niveaux de sa hiérarchie. Aussi, suivre aujourd'hui une de ses ren- contres à la télévision est devenu un véritable supplice pour tous les amoureux du football et tous les téléspectateurs. Mais à qui se plaindre ? Iaïche, qui récupérera sûrement Oussalah et Gharbi, aura là une belle carte à jouer en rece- vant la Jeunesse de la Saoura, qui s’est séparée de Amrani et recruté Mechiche pour le remplacer dès le match joué samedi dernier face au MO Béjaïa d’où elle a ramené un point de son long déplacement. Cette rencontre qui sera suivie par un nombreux public malgré sa pro- grammation en milieu de semaine, démontrera, une fois de plus, le niveau de préparation des deux équipes, qui aspirent à jouer les trouble-fêtes cette saison et elles en sont capables au vu de leur effectif presque stabilisé. Belkheir (la seule satisfaction de ce début de saison) et ses coéquipiers doivent s’employer un peu plus s’ils veulent gagner en mettant la volonté et la hargne nécessaire et être moins amorphes. Les supporters leur apporteront tout le soutien. Mostefa Djafar

et la hargne nécessaire et être moins amorphes. Les supporters leur apporteront tout le soutien. Mostefa

Le Soir

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Mardi 3 septembre 2013 - PAGE 13

d’Algérie Sports Mardi 3 septembre 2013 - PAGE 1 3 FOOTBALL JSM BÉJAÏA Seule la victoire

FOOTBALL

JSM BÉJAÏA

Seule la victoire est belle !

Pas de répit pour la JSMB qui s’est aussitôt remise au travail au lendemain de la rencontre face au nouveau promu de Ligue 1, le RCA. Les hommes de Nourredine Saâdi qui ont repris quelque peu des couleurs avec le pré- cieux point décroché à l’ex- térieur contre la formation de l’Arbaâ ne veulent surtout pas perdre de temps pour s’assurer une meilleure pré- paration en prévision de cette confrontation contre l’ASO sur leur terrain aujour- d’hui à partir de 18h. Déterminés à signer leur première victoire de la saison contre le team cher à Medouar pour se racheter après leur ren- trée ratée devant leur public contre le Doyen, les Kabyles de la Soummam comptent ainsi, pour réussir dans leur mission, mettre tous les atouts de leur côté. Saadi s’est attelé à la reprise de l’entraînement à une séance de remise en forme de ses joueurs pour récupérer des efforts fournis en déplace- ment à Blida, la journée précé- dente. Les Vert et Rouge affi- chaient une grande sérénité aux entraînements. Le nul de l’Arbaâ a fait visi- blement beaucoup de bien au moral des partenaires de

Zafour après la défaite concé- dée face au MCA. Ne dispo- sant que de deux jours pour préparer ce deuxième rendez- vous à domicile, le coach vert et rouge a surtout insisté sur le volet récupération et le plan psychologique sachant que la fraîcheur physique et l’aspect mental seront déterminants pour l’issue de la rencontre. La mission des capés de Saadi ne sera pas aisée devant une équipe de Chlef qui se présen- tera à Béjaïa avec à l’esprit, l’in- tention de confirmer sa bonne voie après sa victoire face au CRB (2-1). Le staff technique a mis en garde ses joueurs contre un éventuel relâchement ou tout autre excès de confian- ce tout en exigeant une parfaite concentration pour s’éviter une autre mauvaise surprise comme pour le premier match contre les Chnaoua. «Le point ramené de l’Arbaâ qui nous a fait du bien pour retrouver la sérénité ne doit en aucun cas constituer un référent. Il reste encore beaucoup de travail au groupe pour réussir dans sa mission. Le championnat ne fait que débuter, mon équipe se doit de rester concentrée et aborder chaque match avec la même rigueur pour aspirer à la réussite. C’est un match très

MO BÉJAÏA

difficile qui nous attend contre Chlef. Une équipe qui pratique un beau football et difficile à manier. Mes joueurs sont ainsi appelés à se surpasser pour réussir à garder les trois points de la victoire. Le groupe est très motivé pour sortir un grand match pour faire oublier notre revers contre le MCA et rassu- rer nos fans», a déclaré le dri- ver béjaoui à la veille du match. Pour ce rendez-vous, le coach béjaoui compte reconduire le même onze rentrant de la jour- née précédente face à l’Arbaâ avec l’incorporation de Belgharbi auteur du but égali- sateur. Les camarades de Chalali ont effectué une derniè- re séance d’entraînement à l’heure du match, hier soir. Aussitôt après cette légère séance, pour éviter la fatigue aux joueurs à la veille d’une aussi importante rencontre, le groupe vert et rouge a regagné son lieu habituel de mise au vert à l’hôtel Providentia pour y passer la nuit. La direction de la JSMB entend ainsi mettre dans de bonnes conditions son team et lui éviter cette grosse pres- sion pour aborder sereinement cette confrontation que les Vert et Rouge se disent résolument déterminés à remporter. A. Kersani

Les Crabes déterminés à jouer leur va-tout

Les Crabes n’ont pas eu le temps de digérer ce semi-échec face aux sudistes de la JS Saoura samedi qu’ils se sont remis au travail, en prévision de leur confrontation à Constantine, aujourd’hui, face aux Sanafir du CSC. Il faut dire que ce semi-échec concédé at home après la douche froide contre l’USMA à l’extérieur pour leur début parmi l’élite n’a pas été sans susciter la colère et beaucoup d’inquiétude chez le «peuple» vert et noir. C’est dans une ambiance plutôt morose que les Mobistes se sont retrouvés au stade de l’Unité maghrébine dimanche pour replonger dans le travail afin de préparer ce déplace- ment périlleux dans la capitale de l’est algérien. La reprise des entraînements a été marquée par l’absence de Mourad Rahmouni qui s’est rendu à l’en- terrement de son oncle décédé samedi après-midi. Cette pre- mière séance de décrassage a été aussi l’occasion pour les adjoints de Mourad Rahmouni de remobiliser la troupe et de tenter de remonter quelque peu le moral du groupe très affecté par cette entame loin d’être brillante en Ligue 1. «Il faut vite oublier ces faux pas et tirer les enseignements nécessaires», ont lancé les adjoints de Rahmouni tout en secouant le groupe vert et noir à se ressaisir à Constantine. Le président du conseil d’administration du MOB,

Bouchebah, a tenu également à rassurer les joueurs de son sou- tien. Bouchebah ne voulait pas accabler les joueurs. Il s’est tout au contraire présenté au vestiai- re à la fin du match contre Saoura pour essayer de remon- ter le moral des joueurs. «Le championnat ne fait que com- mencer. Il faut savoir tout sim- plement tirer profit de ces défaites pour rebondir et réussir un meilleur parcours», dira Bouchebah à ses joueurs pour les consoler. Quelques mots de réconfort agréablement appré- ciés par les camarades de Dehouche d’autant plus qu’un match très difficile pointe déjà à l’horizon face à une coriace équipe du CSC décidée à jouer les premiers rôles cette saison. Avec un effectif largement plus riche, renfermemant des élé- ments de qualité et d’expérien- ce qui ne sont plus à présenter, à l’image de l’ex-gardien vert et rouge et international des vert Cedric Boulemdaïs ou encore Derrag pour ne citer que ces quelques noms, les pronostics semblent déjà établis en faveur des hommes de Garzitto devant une équipe mobiste qui fait son apprentissage en Ligue 1. Toutefois, les joueurs de la for- mation la plus populaire de la vallée de la Soummam sont déterminés à jouer leur va-tout. L’hypervolonté affichée par les partenaires de Ferhat à faire oublier cette mauvaise entame du championnat peut constituer une source de motivation sup-

plémentaire pour réussir un bon résultat à Constantine et repartir de bon pied malgré la qualité de l’adversaire du jour. Même si la mission est loin d’être facile devant des Sanafir qui ont admirablement damé le pion au vice-champion d’Algérie chez lui, les Crabes se disent déter- minés à relever le défi pour rendre le sourire à leurs milliers de fans. Pour ce rendez-vous, l’entraîneur en chef, Mourad Rahmouni s’est attelé à appor- ter les corrections nécessaires à son compartiment défensif qui s’est avéré être le maillon faible de l’équipe durant ces deux der- nières confrontations. Le coach mobiste a promis de profonds changements en défense pour cette joute constantinoise. Certains obser- vateurs parlent d’une vraisem- blable titularisation de Zaïdi à la place de Berrefane dans les bois. Ce gardien de but qui a été réclamé par des fans du MOB pourrait faire sa rentrée contre le CSC. On annonce aussi la titularisation de l’ancien défenseur de l’ASMO, Ali Bouamria pour pallier un tant soit peu les graves lacunes décelées en défense. Avant le départ hier matin vers Constantine, Rahmouni s’est longuement entretenu avec ses joueurs en les exhortant à se surpasser face au CSC pour réussir un résultat probant à même de leur assurer un nou- veau départ.

A. K.

À J-7 DU MATCH ALGÉRIE-MALI

Les Verts dès aujourd’hui à Sidi Moussa

Photo : DR
Photo : DR

La sélection algérien- ne entame aujourd’hui à Sidi Moussa (Alger) un stage d'une semaine en vue du match face au Mali le 10 septembre à Blida (20h30) dans le cadre de la 6 e et ultime journée du groupe H de l'avant-dernière étape des éliminatoires de la Coupe du monde 2014 au Brésil.

23 joueurs dont quatre locaux sont concernés pour ce regroupement au centre technique de la Fédération algérienne de football. Une liste marquée notamment par la convocation du défenseur, Fethi Harek (SC Bastia, France), dont il s'agit de la deuxième présence dans un stage des Verts après une première convocation remon- tant à 2008. A noter égale-

ment le retour du défenseur central, Ali Rial (JS Kabylie), qui n'a plus été appelé depuis la précédente Coupe d'Afrique des nations (CAN- 2013) en Afrique du Sud. L'entraîneur national l'a retenu à cette occasion pour pallier notamment la défection de Rafik Halliche (Académica Coimbra, Portugal) qui souffre d'une blessure. Dans le registre des absents, Rafik Djebbour (Olympiakos, Grèce), Faouzi Ghoulam (Saint-Etienne, France) sont écartés provisoirement des rangs du «Club Algérie» à cause de leurs situations res- pectives en clubs où ils n'en- trent plus dans les plans de leurs entraîneurs. Le même sort est réservé à Foued Kadir, lui aussi non convoqué pour ce regroupement pour la même raison, mais qui a pris ses devants en optant samedi pour Rennes (Ligue 1,

BULGARIE (7 e JOURNÉE)

Mbolhi toujours remplaçant au CSK Sofia

Le gardien de but international algérien, Raïs Mbolhi, a été de nouveau remplaçant lors du nul concédé par sa nouvelle équipe, le CSK Sofia face à Botev Plovdiv (0-0) pour le compte de la 7 e journée du championnat de Bulgarie. Le n°1 des Verts n'a, pour l'instant, été titularisé dans aucune des rencontres du club de la capitale bulgare depuis qu'il l'a rejoint le 8 août précédent en provenance du GFC Ajaccio (relégué en division nationale française) pour lequel il avait joué lors de la deuxième partie de l'exercice précédent à titre de prêt de Krylia Sovetov Samara (Div 1, Russie). Cette situation n'est pas nouvelle pour Mbolhi, resté inactif pendant pratiquement les deux précédentes saisons. En Russie, il n'était jamais entré dans les plans de son entraîneur, d'où son départ vers la France. Au CSK Sofia, un club où Mbolhi a déjà évolué en 2010, le portier algérien fait face à une rude concurrence, notamment de la part du gardien de but international bul- gare, Cerny. Les observateurs écartent toutefois l'idée de voir Mbolhi perdre son statut de titulaire au sein de la sélection algérienne, malgré son manque de compétition. L'entraîneur national, Vahid Halilhodzic, lui a toujours renouvelé sa confiance, même lorsqu'il était sans club. Le portier est retenu pour le prochain match des Verts face au Mali, le 10 septembre à Blida (50 km d'Alger) pour le compte de la 6 e et dernière journée du groupe H de la deuxième phase des éliminatoires de la Coupe du monde 2014 au Brésil.

France) à titre de prêt en pro- venance de l'Olympique de Marseille (Ligue 1, France).

Plusieurs joueurs en manque de temps de jeu Cependant, le manque de compétition n'est pas propre aux trois joueurs en question. Nombreux sont d'ailleurs leurs coéquipiers en sélection qui ont débuté sur le banc de touche cette saison avec leurs formations européennes res- pectives. Le secteur offensif est d'ailleurs le plus touché par cet état de fait, en ce sens qu'un seul attaquant de métier parmi les quatre retenus dans la liste des 23 joueurs joue régulièrement avec son club en ce début d'exercice. Il s'agit de Hilal Soudani, auteur de 7 buts (toutes compétitions confondues) sous les cou- leurs de Dinamo Zagreb

(Croatie) qu'il a rejoint cet été

en provenance de Vitoria Guimarães (Portugal). Ses trois autres concur- rents, à savoir Islam Slimani (Sporting Lisbonne, Portugal), Nabil Ghilas (Porto, Portugal) et Ishak Belfodil (Inter Milan, Italie), n'ont pratiquement pas encore disputé aucun match officiel avec leurs équipes res- pectives (seul Slimani s'est contenté de cinq minutes lors du derby de Lisbonne samedi passé). Cette situation devrait don- ner des soucis à l'entraîneur national, qui veut faire de ce rendez-vous contre les «Aigles maliens» une répéti- tion générale avant la double confrontation des barrages en octobre et novembre pro- chains, une dernière étape dans les éliminatoires à laquelle l'équipe nationale s'est qualifiée prématurément grâce à ses deux précédents succès sur les terrains du Bénin et du Rwanda en juin précédent, profitant dans le même temps des échecs concédés à domicile par son concurrent principal le Mali

face au Rwandais et Béninois.

Photos : DR

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Mardi 3 septembre 2013 - PAGE 14

d’Algérie Sports Mardi 3 septembre 2013 - PAGE 1 4 FOOTBALL LE MERCATO A PRIS FIN

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LE MERCATO A PRIS FIN HIER SOIR EN EUROPE

Real Madrid et Monaco, somptuaires

Moutinho, Carvalho, Rodriguez, Toulalan, Abidal et Kondogbia. Le PSG peut lui s'enorgueillir du nou- veau record pour un transfert en France avec les 64 M eur pour Cavani, mais n'a recruté cet été, outre le «Matador», que Marquinhos et Digne.

Angleterre

outre le «Matador», que Marquinhos et Digne. Angleterre Le marché fut calme, comparé aux années passées.

Le marché fut calme, comparé aux années passées. Manchester United s'est résolu à voir l'immen- se Ferguson partir à la retraite et Chelsea a fait revenir le «Special One» Mourinho. Arsenal a lui choi-

si de conserver le décrié Wenger.

L'arrivée d'Özil en provenance du Real dans les dernières heures du mercato pourrait redorer son bla-

Italie L'AC Milan a encore fini au sprint son mercato, arrachant le retour du Brésilien Kaka dans les dernières heures de marché. Adriano Galliani, l'administrateur

délégué du Milan, a réussi un tour de force, obtenant un transfert gra- tuit, alors que le Real Madrid l'avait payé 65 millions d'euros cinq ans plus tôt au même club, et a imposé une baisse de salaire drastique à

Kaka. La presse italienne parle d'une paie annuelle ramenée de 10 à 4 M eur, plus des bonus. Cavani a quitté Naples pour Paris,

et l'Italie s'est rabattue en acqué- rant Tevez (Juventus), Mario Gomez (Fiorentina) et Higuain (Naples).

Allemagne Champion sur le terrain, le Bayern Munich l'a été aussi sur le

marché des transferts de la Bundesliga avec plus de 60 mil- lions d'euros dépensés pour se renforcer. Le cas Mario Götze —

Le Real Madrid, avec près de 180 M eur dépensés, et Monaco, après près de 170 M eur dépensés, ont été les deux places fortes du mercato en Europe, qui s’est terminé hier soir à minuit. Alors que Bale a enfin été présenté hier au Real Madrid, Kaka est revenu au Milan AC et Özil était en partance pour à Arsenal.

ESPAGNE En Espagne, le marché a été dominé par les achats somptuaires du Real Madrid et du FC Barcelone. Le Real, qui vient d'an- noncer le transfert du joueur de Tottenham Gareth Bale entre 90 et 100 M eur selon la presse, a dépensé au total environ 180 mil- lions pour le Gallois et les jeunes Espagnols Isco, Asier Illarramendi et Dani Carvajal. De son côté, le Barça a vendu le prometteur Thiago Alcantara au Bayern Munich (25 millions d'euros) et n'a enregistré qu'une seule arrivée de premier plan, mais elle est de poids : le Brésilien Neymar, acheté à Santos, lui a coûté 57 millions d'euros.

le plus onéreux (37 ME) — réglé dès le mois d'avril au dépens de Dortmund, la maison bavaroise a répondu à la requête de son nou- veau mentor Pep Guardiola en ajoutant l'ex-Barcelonais Thiago Alcantara à un milieu de terrain déjà très riche en qualité comme en quantité ! Son dauphin Dortmund a misé sur une triplette :

la fusée gabonaise Pierre-Emerick Aubameyang (ex-Saint-Etienne), le stratège arménien Henrich Mkhitaryan (Shakhtar Donetsk) et le défenseur central grec Sokratis (Werder). Le tout pour plus de 50 millions d'euros. Schalke, lui, s'est trouvé son «Prince» Kevin Boateng pour 12 ME d'euros ver- sés à l'AC Milan, lui aussi pourtant très convoité.

BOULISME : TROPHÉE NATIONAL DE PÉTANQUE

Khemisti-Port haut la main

Le club de Khemisti-Port, représentant la wilaya de Tipasa, a remporté le trophée du tournoi national de pétanque, organisé le week-end dernier à Médéa. Noureddine Krebia, Talha Benyoucef et Omar Hamou, composant le trio vainqueur, ont réalisé une très belle prestation lors de ce tournoi «Excellence», qui a enregistré une participation de clubs représentant toutes les régions du pays.

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France

nouvelles super puissances finan-

170

M eur cet été contre environ

son. Côté joueurs, la sensation est venue de Tottenham, qui a vendu

L'été français a vécu de beaux

le

Gallois Bale au Real pour un

pics de chaleurs avec les deux

cières, Monaco et Paris SG. Vainqueur aux points ? L'ASM du

montant avoisinant le transfert record de 2009 de son nouveau coéquipier Ronaldo. Cette manne

immédiatement été réinvestie

a

milliardaire russe Dmitry Rybolovlev, qui a dépensé près de

sur Paulinho, Soldado et Lamela notamment. «Mou» ne pouvant lui faire venir Rooney, les Blues ont

115

M eur pour le PSG. Monaco a

dépensé près de 70 ME pour

la plus belle col