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DU CIEL ET DE

SES MERVEILLES
ET

DE L'ENFER
n'APRÈS

CE QUI A ÉTÉ ENTENDU ET VU

PUBLIÉ EN LATIN EN 1758


A LONDRES
SANS NOM D'AUTEUR

PAR.

EHHJl.N1JEL SWEDENBORG

TraducUon LE BOYS DES GUAYS


REVUE ET CORRIGÉE

PARIS
LIBRAIRIE FISOHBAOHER,
(Société anonyme)
~3, RUE DE SEINE, 3R

1899
DE L'ENFER

LE SEIGNEUR GOUVERNE LES ENFERS.

536. Dans ce qui précède, où il a été traité du Ciel, il a


été montré partout que le Seigneur est le Dieu du Ciel,
(en particulier, N°' 2 à 6), qu'ainsi tout gouvernement des
Cieux dépend du Seigneur; et comme le rapport du Ciel
à l'Enfer est tel que celui qui existe entre deux opposés
qui agissent mutuellement l'un contre l'autre, et dont l'ac­
tion et la réaction produisent un équilibre dans lequel
toutes choses subsistent, c'est pourquoi pour que toutes
choses, en général et en particulier, soient tenues dans
l'équilibre, il est nécessaire que celui qui gouverne l'un
gouverne aussi l'autre; car si le même Seigneur ne repous­
sait les attaques de la part des Enfers, et n'y réprimait les
folies, l'équilibre périrait, et la destruction de l'équilibre
entraînerait la ruine du tout.
537. Mais il sera dit ici d'abord quelque chose de l'équi­
libre: On sait que lorsque deux opposés agissent mutueÎle­
ment l'un contre l'autre, et que l'un réagit et résiste autant
que l'autre agit et pousse, chez l'un comme chez l'autre la
force ést nulle, parce qu'il ya de part et d'autre une sem·
blable puissance, et qu'alors l'un comme l'autre peut être
mis à volonté en action par un troisième; car lorsque chez
les deux la force est nulle par suite d'une opposition égale,
la force du troisième fait tout, et aussi facilement que s'il
n'y avait aucune opposition. Tel est l'équilibre entre l'En­
fer et le Ciel; toutefois, ce n'est pas un équilibre comme
entre deux qui combattent de corps, la force de l'un équi­
".,
_1
H8 DE L'E~FEn.
LE SEIGNEUfl. GOUVEIl:\E LES ENFEns. 419

valant à la force de l'autre, mais c'est un Itquilibre spiri~ dans le Ciel est le Divin Bien et le Divin Vrai, et qu'auDi­
tuel, à savoir, du faux contre le vrai, ct du mal contre le vin appartient toute puissance; si le fau'x d'après le mal n'a
bien; de l'Enfer s'exhale continuellement le faux d'après absolument aucune puissance, c'est parce que toute puis­
le mal, et du Ciel s'exhale continuellement 10 vrai d'après sance appartient au vrai d'après le bien, et que clans.le faux
le bien; c'est cet équilibre spirituel qui fait que l'homme d'après le mal il n'y a rien du vrai d'après le bien: de là
est dans la liberté de penser et de vouloir; car tout ce que vient que toute puissance est dans le Ciel, et qu'il n'yen
l'homme pense et veut se rapporte ou au mal et par suite a aucune dans l'Enfer; en effet, chaeun dans le Ciel est
au faux, ou au bien et par suite au vrai; par conséquent, dans les vrais d'après le bien, et chacun dans l'Enfer est
lorsqu'il est dans cet équilibre, il est dans la liberté soit dans les faux d'après le mal; car nul n'est admis dans le
d'admettre ou recevoir le 111al ct par suite le faux prove­ Ciel avant d'être dans les vrais d'après le bien, et nul n'est
nant de l'Enfer, soit d'admettre ou recevoir le bien et. par jeté dans l'Enferavant d'être clans les faux d'apr(~s le mal;
suite le vrai provenant du Ciel; chaque homme est tenu qu'il en soit ainsi, on le voit dans les Articles où il a été
dans cet équilibre par le Seigneur, parce que le SeigneUl' traité du premier, du second et du troisième état de
gouverne l'un et l'autre, tant le Ciel que l'Enfer. Mais pom­ l'homme après la mort, Nos 491 à 520; et que toute puis·
quoi l'homme est-il tenu par l'équilibre dans cette liberté, sance appartient au vrai d'après le bien, on le "oit dans
et pourquoi, d'après la Divine puissance, le mal ct le faux l'Article sur la Puissance des Anges du Cid} :\i0S '228
ne lui sont-ils pas ôtés, et remplacés en lui par le bien et à 233.
le vrai, c'est ce qui sera dit plus loin dans un article spé· 540. Te.! est donc l'équilibre entre le Ciel et l'Enfer;
cial. ceux qui sonl dans le Monde des Esprits sont dans cet
538. Il m'a été donné quelquefOis de percevoir la sphère équilibre, car le Monde des Esprits tient le milieu entre
du faux d'après le mal émanant cio l'Enfer; c'était comme le Ciel et l'Enfer; et par suite aussi tous les hommes dans
un continuel effort pour détruire tout bien et tout vrai, le monde sont tenus dans un semblable équilibre, car le
effort joint ù la colère et à une sorte de fureur de ne pou­ Seigneur gouverne les hommes dans le monde par les Es·
voir y parvenir, cet effort tendant surtout à annihilei' et à prits qui sont dans le Monde des Esprits; ce sujet sera
détruire le Divin du Seigneur, et cela parce que c'est de traité pl us bas dans un Article spécial. Un tel équilibre ne
Lui que procèdent tout bien et tout vrai. Au contraire, j'ai peut exister à moins que le Seigneur ne gouverne l'un et
perçu, émanant du Ciel, la sphère du vrai d'après le bien, l'autre, tant le Ciel que l'Enfer, et ne modère l'effort <les
par laquelle était réprimée la fureur de l'effort qui s'élevait deux côtés; autrement, les faux d'après le mal surabonde­
de l'Enfer, répression d'où résultait l'équilibre: je perce­ raient et affecteraient les bons Esprits simples qui sont
vais que cette sphère, émanée du Ciel, procédait du Sei­ dans les choses dernières du Ciel, et qui peuvent être per­
gneur Seul, quoiqu'elle parût procéder des Anges dans le vertis plus facilement que les Anges mêmes; et ainsi péri­
Ciel; si elle était perçue procédant du Seigneur seul et rait l'équilibre, et avec l'équilibre la liberté chez les
non des Anges, c'était parce que chaque Ange dans le Ciel hommes.
reconnaît que rien du bien ni du vrai ne vient de lui-même, 541. L'Enfer a été distingué en Sociétés de la même
mais que tout vient du Seigneur. manière que le Ciel, et aussi en autant de Sociétés qu'il y
539. Toute puissance, dans le Monde "pirituel, appar­ en a dans le Ciel; car chaque Société dans le Ciel a une
tient au vrai d'après le bien, et le faux d'après le mal n'a Société qui lui est opposée dans l'Enfer, et cela à caLlse
absolument aucune puissance; si toute puissance appar­ de l'équilibre. Mais les sociétés dans l'Enfer ont été dis­
tient au vrai d'après le bien, c'est parce que le Divin \'Iême tinguées selon les maux et par suite selon les faux, parce
420 DE L'ENFER.

que les sociétés dans le Ciel sont distinguées selon les biens L'ESPRIT SE PRÉCIPITE DE LUI-~:IÊME EN ENFER. 421
et par suite selon les vrais: qu'il y ait un mal opposé à
chaque bien, et un faux opposé à chaque vrai, c'est ce vent sont préposés aux autres de plus méchants, qui les
qu'on peut savoir en ce qu'il n'existe rien sans rapport surpassent en adresse et en artifices, et peuvent, par des
avec un opposé, et que d'après l'opposé on connait la qua­ peines et par les terreurs qu'elles inspirent, les tenir dans
lité d'une chose, et dans quel degré elle est, et que de là l'obéissance et dans la servitude; ces chefs n'osent pas dé­
résulte toute perception et toute sensation. C'est pourquoi passer les bornes qui leur sont prescrites. Il faut qu'on sa­
le Seigneur pourvoit continuellement à ce que toute So­ che que l'unique moyen de réprimer les violences et les fu­
ciété du Ciel ait son opposé dans une Société de l'Enfer, reurs de ceux qui sont dans les Enfers est la crainte de la
et qu'entre elles il y ait équilibre. peine; il n'existe pas d'autre moyen.
542. Comme l'Enfer a été distingué en autant de sociétés 544. On a cru jusqu'ici, dans le monde, qu'il ya un cer­
qu'il yen a dans le Ciel, il y a aussi par conséquent au­ tain Diable qui est à la tête des Enfers, et que ce diable
tant d'Enfers que de sociétés du Ciel, car chaque société avait été créé Ange de lumière, mais qu'après être devenu
dn Ciel est un Ciel dans une forme pl us petite, voir, Nos 51 rebelle, il fut précipité dans l'Enfer avec sa troupe: cette
à 58, de même chaque société de l'Enfer est un Enfer dans croyance vient de ce que, dans la Parole, il est parlé du
une forme plus petite. Comme en général il y a trois Diable et de Satan, et aussi de Lucifer, et de ce que dans
Cieux, de même aussi en général il y a trois Enfers; l'in­ ces passages la Parole a été entendue selon le sens de la
time, qui est opposé au Ciel intime ou troisième, le moyen, lettre, tandis que cependant par le Diable et Satan, c'est
qui est oppose au Ciel moyen ou second; et le supérieur, l'Enfer qui y est entendu; par le Diable, cet Enfer qui est
qui est opposé au Ciel dernier ou premier. en arrière, ct où sont les plus méchants, appelés mauvais
5/[3. Il sera dit aussi en peu de mots comment les En­ Génies; et par Satan, cet Enfer qui est en avant, où se
fers sont gouvernés par le Seigneur: Les Enfers sont gou­ trouvent ceux qui ne sont pas si méchants et sont appelôs
vernés, dans le commun, par un afflux commun du Divin mauvais Esprits; par Lucifer sont entendus ceux qui sont
Bien et du Divin Vrai procédant des Cieux, par lequel l'ef· de Babel ou de la Babylonie, ce sont ceux qui étendent
fort commun émanant des Enfers est modéré et réprimé; leurs dominations jusqu'au Ciel. Qu'il n'y a aucun Diable
et aussi par un afflux spécial de chaque Ciel et de chaque auquel aient été' soumis les Enfers, c'est allssi ce qui
société du Ciel. Les Enfers sont gouvernés, dans le parti­ résulte de ce que tous ceux qui sont dans les Enfers,
culier, par des Anges auxquels il est donné de regarder comme tous ceux qui sont dans les Cieux, viennent du
dans les Enfers, et d'en réprimer les folies et les tu­ Genre Humain, 'VOiT, Nos 31 1 à 317, et en ce qu'il yen alà
multes ; quelquefois même des Anges y sont envoyés, et des myriades de myriades depuis le commencement de la
par leur présence ils les apaisent. Mais, en géneral, tous création jusqu'à ce jour, et que chacun d'eux est diable au
ceux qui sont dans les Enfers sont gouvernés par les degré selon lequel, dans le monde, il a été opposé au Di­
craintes, quelques-uns par des craintes implantées dès le vin: voir, ci-dessus, Nos 3'11, 312.
monde et restées inculquées en eux; mais comme ces
craintes ne suffisent point et se dissipent peu à peu, ils . , .
LE SEIGNEUR NE PRECIPITE PERSONNE DAl\S L ENFER MAIS
sont gouvernés par les craintes des peines, par lesquelles
L'ESPRIT S'Y PRÉCIPITE DE LVI-Mi;"Œ.
principalement ils sont détournés de commettre des maux;
1;\, les peines sont en grand nombre, les unes plus
douces, les autres plus sévères, selon les maux: le plus !lOU- 545. Chez quelques personnes c'est une opinion établie
que Dieu détourne sa face de l'homme, le rejette loin de
Lui et le précipite dans l'Enfer, et qu'il se met en colère
L'ESPnIT SE PRÉCIPITE DE LUI-MÊME E~ ENFER. 1123
422 DE L'ENFER.
546. Ceux qui sont dans l'illmltralion voient en outre que
contre lui à cause du mal; cl'autres vont plus loin encore,
le Bien et le Mal sont deux opposés, et qu'ils sont anssi
ct croient que Dieu pm1it l'homme, et lui fait clu mal; ils se
OppOSéf; que le Ciel et l'Enfer; que tout Bien vient du Ciel,
confirment dans cette op inion cl'après le sens littéral cle la Pa­
et tout ;'\'lal de l'gnfer ; que le Divin du Seigneur faisant le
role, où se trouvent de semblables expressions, ne sachant
Ciel, N°S 7 à 12, du Seigneur n'influe chez l'homme que le
pas que le sens spirituel de la Parole, qui explique le sens
bien, et de l'Enfer que le mal; et qu'ainsi continuellement
de la lettre, est tout à fait différent, et que par suite la
le Seigneur détourne l'homme du mal et le conduitau bien,
Doctrine réelle de l'Église, qui vient du sens spirituel de
et continuellement l'Enfer induit l'homme au mal: si
la Parole, enseigne autre chose, à savoir, que Dieu jamais
l'homme n'était entre l'un et l'autre, il n'auraitaucune pen­
ne détourne sa face de l'homme et ne le rejette loin de Lui,
sée ni aucune volonté, ni, à plus forte raison, aucune li­
et que jamais il ne précipite personne dans l'Enfer, et ne
berté ni aucun choix; ear tout cela, l'homme le tient de
se met en colère (1). C'est aussi ce que tout homme dont l'équilibre entre le bien et le mal: ~i donc le Seigneur se
le mental est dans l'illustration, quand il lit la Parole, per­ détoul'l1ait de l'homme et que l'homme fùt abandonné au
çoit rien que d'après ceoi, que Dieu est le Bien Même, mal seul, l'hommo ne serait plus hommo. D'après ces ex­
l'Amour Même et la Miséricorde :\1ême; et que le Bien
plications, il est évident que le Seigneur influe avec le bien
Même ne peut faire de mal à personne, et que l'Amour chez tout homme, chez le méchant comme chez le bon,
Même, la Miséricorde Même ne peut .rejeter l'homme mais avec cette différence que continuellement il détourne
loin de lui, parce que cela est contre l'essence même de la clu mal l'homme méchant, et continuellement il conduit au
Miséricorde et de l'Amour, ainsi contre le Divin Même. bien l'homme bon; et que la cause d'une telle différence
C'est pourquoi ceux qui pensent d'après un mental illus· est chez l'homme, parce qu'il est récipient.
tré, quand ils lisent la Parole, perçoivent clairement que 547. D'après cela on peut voir que l'homme fait le mal
jamais Dieu ne se détourne de l'homme, et, comme il ne par l'influence de l'Enfer, et qu'il fait le bien par l'i n­
se détourne pas de lui, il agit avec lui d'après le Bien, d'a­ fluence du Seigneur; mais, parce que l'homme croit que
près l'Amour et d'après la Miséricorde, c'est-à-dire, qu'il tout ce qu'il fait, il le fait par lui:'même, la conséquence
veut son bien, qu'il l'aime, et qu'il a pitié de lui. De là en­ est que le mal qu'il fait adhère à lui comme s'il lui était
core ils voient que le sens dt; la lettre de la Parole, dans propre, d'où il résulte qu'il est dans la cause de son mal,
lequel se rencontrent ces expressions, renferme un sens et nullement le Seigneur: le mal chez l'homme ef;t l'Enfer
spirituel suivant lequel il faut les expliquer, attendu qu'elles chez lui, car soit qu'on disele mal, soit qu'on dise l'Enfer,
ont été employées, dans le sens de la lettre, conformément c'est la même chose: maintenant, puisque l'homme est
à la conception de l'homme, et selon ses idées premières dans la cau"e de son mal, c'est donc lui qui s'induit lui­
et générales. même en Enfer, et non le Seigneur qui l'y induit j le
Seigneur, bien loin d'induire l'hommfl en Enfer, délivre
(i) Dans la Parole, la colère et l'emportement sont attribués au Sei­ l'homme de l'Enfer autant que l'homme ne VI:ut pas et
gneur, mais c'est chez J'homme (IU'ils sont; et s'il est dit ainsi, c'est n'aime pas à être dans son mal; le tout de la volonté et de
parce qu'il apparaît ainsi devant J'homme, quand il est puni et con­
damné, No' 5798,6997,8284,8483,8875,9306, 101(31. Le mal aussi
l'amour de l'homme reste chez lui après la mort, ~os 470 à
est attribUé au Seigneur, tandis que cependant du Seigneur ne pro­ l l 8'l ; celui qui veut et aime un mal dans le monde, veut
cède que le bien, Nos 2447, 607'\, 6991,6997, 7523, 7632, 7679, 7926, et aime le même mal dans l'autre vie, il ne souffre plus
8227, 8228, 8632, 9306. Pourquoi est-il dit ainsi dans la Parole 't alors qu'on l'en sépare; de là vient qu'un homme qui est
Nos 6071,6991,6997,7632,7643,7679,7710,7926, 8282, (J009, 91'28.
dans le mal ost lié à l'Enfer, et qu'il est aussi en actua­
Le Seigneur est pure Miséricorde et pure Olémence, Nos 6997, 8875.
424 m; L'ENFER. L'ESPRIT SE PRÉCIPITE DE LlJI-Ml~~lE EN ENFER. 425

lité quant à son esprit dans l'Enfer, et après la mort ne pite personne dans l'Enfer, mais que chacun s'y précipite
désire rien davantage que cI'être là où est son lllal: c'est cie soi·même, non· seulement tandis qu'il vit dans le moncle,
donc l'homme qui, après la mort, se précipite de lui-même mais aussi après la mort, quand il vient parmi les
dans l'Enfer, et ce n'est point le Seigneur qui l'y précipite. Esprits.
548. Il sera dit aussi comment cela arrive: Quancl 549. Si le Seigneur ne peut, d'après sa Divine Essence,
l'homme entre dans l'autre vie, il est d'abord reçu par qui est le Bien, l'Amour et la Miséricorde, agir sembla­
des Anges qui lui rendent tous les services possibles et blement avec tout homme, c'est parce que les maux et
qui lui parlent du Seigneur, du Ciel, cie la vie angélique, par suite les faux font obstacle, et non-seulement affai­
et l'instruisent dans les vrais fit dans les biens: mais si blissent, mais encore rejettent Son intlux Divin: les maux
l'homme, alors Esprit, est tel, que ùans le monde il ait, à et par suite les faux sont comme ces nuées noires qui s'in­
la vérité, reçu des instructions sur de semblables choses, terposent entre le Soleil et l'œil cie l'homme, et enlèvent
mais qu'il les ait niées ou méprisées. dans son cœur, alors, l'éclat et la sérénité de la lumière, le soleil persistant tou­
après quelques entretiens avec eux, il désire leur départ jours dans un continuel effort pour dissiper les nuées qui
et aussi cherche à les quitter; or, dès que les Anges s'en font obstacle, car il est par derrière, il opère, et pendant
aperçoi vent, ils le laissent, et lui, après quelques liaisons ce temps il envoie aussi par divers passages çà et là quelque
avec cI'autres, s'associe enfin à ceux qui sont dans un mal lumière mêlée d'ombre dans l'œil de l'homme: il en est
semblable au sien, voir, ci-dessus, N°s 445 à 452; quand de même dans le Monde spirituel; là, le Soleil est le Sei­
cela arrive, il se détourne du Seigneur et tourne sa face gneur et le Divin Amour, Nos 116 à 140; la Lumière est
vers l'Enfer auquel il avait été conjoint dans le moncle, et le Divin Vrai, Nos 126 à 140; les Nuées noires sont les
où résident ceux qui sont dans un semblable amour du faux d'après le mal; l'Œil est l'Entendement; là, autant
mal. Par là il est évident que le Seigneur attire tout quelqu'un est dans les faux d'après le mal, autant il y a
Esprit à Lui par des Anges et aussi par l'influx du Ciel, autour de lui une telle nuée,. noire et condensée selon le
mais que les Esprits qui sont dans le mal résistent abso­ degré du mal: par cette comparaison on peut voir que la
lument, se détachent pour ainsi dire du Seigneur, et sont présence du Seigneur est continuelle chez chacun, mais
entraînés par leur mal, ainsi par l'Enfer, comme par une qu'elle est reçue de diverses manières.
corde; et comme ils sont entraînés, et que d'après 550. Les mauvais Esprits sont punis avec sévérité dans
l'amour du mal ils veulent être entraîné!>, il est constant le Monde des Esprits, afin que par les châtiments ils
qu'ils se jettent d'eux-mêmes librement dans l'Enfer. Que soient détournés de faire des maux; il semble aussi qu'ils
cela soit ainsi, on ne peut le croire dans le monde; d'après soient punis par le Seigneur, mais toujours est-il que rien
l'idée qu'on se fait de l'Bnfer. Bien plus, cela ne parait de la peine n'y vient du Seigneur, et que la peine tout
pas être autrement, dans l'autre vie, aux yeux de ceux qui entière vient clu mal lui-même, car le mal a été tellement
sont hors de l'Enfer. Il n'en est pas de même pour ceux conjoint avec sa peine, qu'ils ne peuvent être séparés; en
qui s'y jettent; car ils y entrent de leur plein gré, et ceux effet, la tourbe infernale ne désire et n'aime rien plus que
qui entrent d'après un ardent amour ùu mal apparaissent de faire du mal, et surtout d'infliger des peines et cie tour­
comme s'ils étaient précipités la tête en bas et les pieds menter; aussi fait· elle du mal et intlige·t-elle des peines
en haut; c'est d'après cette apparence qu'il semble qu'ils à quiconque n'est pas sous la tutelle du Seigneur; lors
soient précipités dans l'Enfer comme par une force Divine; donc qu'un mal est fait d'après un cœur mauvais, comme
voi7" plus de détails sur ce sujet, ci-dessous, N° 574. ce mal repousse de soi tou te tutelle du Seigneur, les Esprits
D'après cela, on peut donc voir que le Seigneur ne préci- infernaux se précipitent sur CE'lui qui a fait un tel mal et
!â6 DE L'ENFER.
TOUS DANS LES E:\FERS SONT DAl'\S LES MAUX ET LES FAUX. 427
le punissent. Ceci peut être illustré jusqu'à un certain
bien; il est évident que les vrais et les biens avaient résidé
point d'après les maux et les peines des maux dans
seulement dans leur mémoire, non autrement que des
le monde, où les maux et les peines ont aussi été con·
connaissances scientifiques, et que c'est de là qu'ils les
joints, car les lois y prescrivent une peine pour chaque
tiraient, quand ils parlaient et simulaient les biens comme
mal, c'est pourquoi celui qui se précipite dans le mal, se
d'après un amour et une foi spirituels. Quand de tels
précipite aussi dans la peine du mal; la différence con­
Esprits sont mis clans leurs internes, par conséquent dans
siste seulement en ce que le mal dans le monde peut êtl'e
leurs maux, ils ne peuvent plus prononcer des vrais, mais
caché, tandis qu'il ne peut l'être dans l'autre vie. D'après
prononcent seulement des faux, puisqu'ils parlent d'après
cela, on peut voir que le Seigneur ne fait de mal à per­
leurs maux, car d'après des maux il est impossible de pro­
sonne; et que dans l'autre vie aussi il en est de même que
noncer cles vrais, puisqu'alors l'Esprit n'est autre chose
dans le monde, où le Roi, le Juge et la Loi ne sont pas
que son mal, et que du ma] procède le faux. Chaque Esprit
cause que le coupable est puni, parce qu'ils ne sont pas
mauvais est réduit à cet état avant d'être jeté dans l'Enfer,
cause du mal chez le malfaiteur.
voiT, ci-dessus, N°S 499 à 512; cela s'appelle être dévasté
quant aux vrais et aux biens (1); et la vastation n'est
TOUS CEUX QUI SONT DANS LES ENFERS SOl'\T DANS LES
autre chose que la rentrée dans les internes, ainsi dans le
MAUX ET PAR SUITE DANS LES FAUX D'APRÈS LES AMOUIlS
propre de l'Esprit, ou dans l'Esprit lui-même; voir aussi
DE SOI ET DU iHONDE. sur ce sujet, ci-dessus, N° 425.
552. Quand l'homme est tel après la mort, il n'est plus
un homme· esprit comme dans son Premier état, dont il a
551. Tous ceux qui sont dans les Enfers sont dans les
été parlé ci-dessus, Nol 491 à 498, mais il est véritablement
maux et par suite dans les faux, et nul n'y est dans les
un Esprit; car chez èelui qui est véritablement un Esprit,
maux et en même temps dans les vrais: la plupart des
le corps et la face correspondent aux intimes de son âme.
méchants, dans le monde, connaissent des vrais spirituels,
Ainsi il a une forme externe qui est le type ou l'effigie de
qui sont des vrais de l'Eglise, car ils les ont appris dès
ses internes; tel est un Esprit après le premier et le second
l'enfance, puis <l'après la prédication et la lecture de la
état dont il a été traité ci-dessus; si donc alors on le con­
Parole, et ensuite ils ont parlé d'après ces vrais; quelques­
sidère avec les yeux, on le connaît aussitôt tel qu'il est,
uns même ont induit les autres à croire qu'ils étaient
non-seulement d'après la face, mais aussi d'après le corps,
Chrétiens de cœur, parce qu'ils savaient parler d'après ces
et outre cela d'après le langage et les gestes j et comme il
vrais avec: une affection simulée, et aussi agir sincèrement
est alors en lui·même, il ne peut être ailleurs que là où
comme d'après une foi spirituelle; mais ceux d'entre eux
sont ses semblables; il Y a, en effet, communication cles
qui en eux· mêmes ont pensé contre ces vrais, et se sont
abstenus de faire les maux selon leurs pensées seulement (1) Les méchants, avant d'être jetés dans l'Enfer, sont dévastés
à cause des lois civiles, et pour la renommée, les honneurs quant aux vl'ais et aux biens, et après en avoir été dépouillés ils se
portent d'eux-mêmes dans l'Enfer, No' 69i7, 7039, 7795, 82tO, 8232,
et le lucre, tous ceux-là sont méchants de cœur, et ne sont 9330. Le Seigneur ne les dévaste point, mais ils se dévastent cux­
dans les vrais et clans les biens que quant au corps ct non mêmes, Nos 764:3, 7916. Tout mal a en soi du faux, c'est pourquoi ceux
quant à l'esprit j aussi, dans l'autre vie, lorsque les qui sont dans le mal sont aussi dans le fanx, quoique quelques-uns
externes leur sont ôtés, et que les internes qui ont appar­ ne le sachent pas, No' 7577, 801l!!. Ceux qui sont dans le mal ne peu­
tenu à leur esprit sont dévoilés j ils sont entièrement dans vent que penser le faux, quand ils pensent d'après eux-mêmes, No 7437.
Tous ccux qui sont clans l'Enfer prononcent des [aux d'après le mal,
les maux et dans les faux, et ils n'ont aucun vrai ni aucun Nos 1695, 7351, 73~)2, 7357, 739'2,7689.
TOUS DANS LES ENFERS SONT DANS LES MA UX ET LES FAUX, 429
sont dans le même mal, et par suite dans la même société
428 DE L'ENFER.
infernale, il y a une ressemblance commune, d'après
affections et, par suite, des pensées, de toutes manières, laquelle, comme plan de dérivation, les faces de chacun
dans le Monde spirituel, c'est pourquoi l'Esprit est porté apparaissent dans une certaine ressemblance: en général,
vers ses semblables comme de lui-même, parce qu'il y leurs faces sont affreuses, et privées de vie comme celles
est porté par son affection et par le plaisir de son affec­ de cadavres; ehez quelques-uns, elles sont noires; chez
tion ; de plus, il se tourne aussi du côté où ils sont, car d'autres, embrasées comme des torches; chez d'autres,
ainsi il aspire sa vie, ou tire librement sa respiration, mais elles sont hideuses de pustules, de varices et d'ulcères;
non quand il se tourne d'un autre côté: il faut qu'on sache chez le plus grand nombre on rie voit point de face, mais,
que dans le Monde spirituel la communication avec les à la place, quelque chose de poilu ou d'osseux; chez quel­
autres se fait selon la conversion de la face, et que ceux ques-uns on voit seulement des dents; leurs corps sont
qui sont avec quelqu'un dans un semblable amour sont aussi d'une forme monstrueuse, et leur langage est comme
continuellement devant sa face, et cela, de quelque manière dicté par la colère, ou par la haine, ou par la vengeance,
qu'ils tournent leur corps, voir, ci-dessus, N° 18 [. De là CUI' chacun pade d'après son faux, et le son de sa voix est
vient que tous les Esprits infernaux se tournent du côté en rapport avec son mal; en un mot, ils sont tous des
opposé au Seigneur, vers l'Obscur et, le Ténébreux, qui là images de leur Enfer. Il ne m'a pas été donné de voir dans
tiennent lieu du soleil et de la lune du monde, et que cruelle forme est l'Enfer Lui-même dans l'ensemble, il m'a
tous les Anges se tournent vers le Seigneur comme Soleil seulement été dit que, comme tout le Ciel dans un seul
du Ciel et comme Lune du Ciel, voir, ci-dessus, No' 123, complexe représente un seul Homme, Nos 59 à 67 ,de même
143,144,151. D'après cela maintenant on peut voir que tout l'Enfer dans un seul complexe représente un seul
tous ceux qui sont dans les Enfers sont dans des maux et Diable, et aussi qu'il peut se présenter sous l'effigie d'un
par suite dans des faux, et aussi qu'ils ont été tournés vers seul Diable, voà,ci-dessus, N° 544; mais il m'a été souvent
leurs amours. donné de voir dans quelle forme sont, dans le particulier,
553. Dans les Enfers, tous les Esprits, examinés dans les Enfers, ou sociétés infernales, car aux ouvertures de
quelque lumière du Ciel, apparaissent dans la fmme de ces Enfers, qui sont appelées portes de l'Enfer , il apparaît
leur mal; en effet, chacun est l'effigie de son mal, car ordinairement un Monstre qui représente dans le commun
chez chacun les intérieurs et les extérieurs font un, et les la forme de ceux qui y sont; les atrocités de ceux qui y
intérieurs se manifestent à la vue dans les extérieurs, qui demeurent sont aussi représentées en même temps par des
sont la face, le corps, le langage et les gestes ; ainsi, au actes cruels et féroces, qu'il est inutile de rapporter. Tou­
premier aspect, ils sont reconnus tels qu'ils sont: en tefois, il faut qu'on sache que les Esprits infernaux appa­
général, ce sont des formes de mépris pour les autres, de raissent tels dans la lumière du Ciel, mais qu'entre eux ils
menaces contre ceux qui n'ont pas de vénération pour apparaissent comme hommes, et cela d'après la Miséri­
eux; ce sont des formes de haines de divers genres; ce corde du Seigneur, afin qu'entre eux ces hideuses diffor­
sont des formes de vengeances aussi de divers genres; des mités.ne se manifestent pas comme aux yeux des Anges;
atrocités et des cruautés apparaissent d'après leurs inté­ mais cette apparence est une illusion, car dès que quel~
rieurs par ces formes; mais quand les autres les louent, que lumière du Ciel pénètre chez eux, leurs formes
les vénèrent et les adorent, leur face se contracte, et il s'y humaines sont changées en formes monstrueuses, telles
manifeste comme une gaieté produite par le plaisir; il qu'elles sont en elles-mêmes, ainsi qu'il a été dit ci-dessus,
serait impossible de décrire en peu de mots toutes ces car dans la lumière du Ciel tout se montre tel que cela est
formes, telles qu'elles apparaissent, car il n'en est pas une
qui soit semblable à une autre; seulement entre ceux qui
4RO DE L'ENFER. TOUS llAè'iS LES ENFERS SONT DANS LES M.\ UX RT LES FAUX. 431
en soi: de là vient aussi qu'ils fuient la Lumière du Ciel s'engourdit. Ne dit-on pas: Qui a fait quelque chose
et se précipitent dans leur lumière, qui est comme une de digne, d'utile et de mémorable, si ce n'est pour être
lumière de charbons embrasés, et dans quelques endroits célébré et honoré par les autres, ou dans l'opinion des
comme une lumière de soufre enflammé; mais cette autres? et : Par quoi cela a-t-il été produit, sinon par le
lumière aussi est changée en une obscurité complète quand feu de l'amour pour la gloire et l'honneur, par conséquent
quelque lumière y influe du Ciel; c'est de là que les En Cers pour soi? De là résulte qu'on ne sait pas dans le monde
sont dits être dans l'obscurité et dans les ténèbres, et que que l'amour de soi, considéré en lui-même, ei;t l'amour qui
l'obscurité et les ténèbres, signifient les faux d'après le règne clans l'Enfer et fait l'Enfer chel: l'homme. Puisqu'il
mal, tels qu'ils sont dans l'Enfer. en est ainsi, je vais d'abord décrire ce quec'est que l'amour
554. Par l'inspection de ces formes monstrueuses cles de soi, et montrer ensuite que de cet amour découlent
Esprits dans les Enfers, qui toutes, comme il a été dit, comme d'une source tOUi; les maux et pur suite tous les
sont des formes de mépris pour les autres, et de menaces faux.
contre ceux qui ne les honorent pas et ne les vénèrent pas, 556. L'amour de soi, c'est cie vouloir du bien à soi seul,
et aussi des formes de haines et de vengeances contre et non aux autres si ce n'est en vue de soi, ainsi, de ne
ceux qui ne leur sont pas Cavombles, je vis ulairement vouloir du bien ni à l'I~glise, ni à la Patrie, ni ri aucune
qu'elles étaient toutes, en général, des formes de l'Amour Société humaine, comme aussi cie ne leur faire du bien
de soi et de l'Amour du monde, et que les maux dont elles qu'en vue de ID réputation, de l'honneur et de la gloire,
sont les formes spéciales tirent leurs origines de ces deux et si l'on ne voit pas ces avantages dans les usages qu'on
Amours: il m'a été dit aussi du Ciel, et j'en ai eu en oulre remplit pour elles, on dit en son cœur: Que m'importe?
la preuve par plusieurs expérience~, queces deux Amours, Pourquoi ferais-je cela? Que m'en reviendra-t-il? et en
à savoir, l'Amour de soi et l'Amour du monde, règnent conséquence on ne le fait pas; d'où il est évident que celui
dans les Enfers, et constit.uent aussi les Enfers; que l'A­ qui est dans l'amour de soi n'aime ni l'Église, ni la Patrie,
mour envers le Seigneur et l'Amour il l'égard du prochain ni la Société, ni aucun usage, mais qu'il n'aime que lui­
règnent dans les Cieux, et constituent aussi les Cieux; et même: son plaisir n'est que le plaisir de son amour; et
que les deux Amours qui sont ceux de l'EnCer, et les deux comme le plaisir qui provient de l'amour fait la vie de
Amours qui sont ceux du Ciel, 'sont diamétralement oppo­ l'homme, sa vie est par conséquent la vie de soi-même, et
sés entre eux. la vie de soi-même est la vie d'après le propre de l'homme,
555. J'ai d'abord été étonné de ce que l'Amour de soi et le propre de l'homme, considéré en lui-même, n'est que
et l'Amour du monde sont si diaboliques, et de ce que mal. Celui qui s'aime, aime aussi les siens, qui sont en
ceux qui sont dans ces amours sont de tels monstres à la particulier ses enfants et petits-enfants, et en général tous
vue; car dans le monde c'est peu sur l'amour de soi qu'on ceux qui font un avec lui, et qu'il appelle les siens; aimer
porte ses réflexions, mais c'est sur cette exaltation de l'es­ ccux·ci et ecux-là, c'est aussi s'aimer soi-même, car il les
prit (animus) dans les externes, qui est appelée Orgùeil ; considère comme en lui et se considère en eux; parmi ceux
et, parce que celle-ci se manifeste à la vue, on croit qu'elle qu'il appelle les siens sont aussi tous ceux qui le louent,
seule est l'amour de soi; et, de plus, l'amour de soi, qui l'honorent et le révèrent.
ne s'élève pas ainsi, est regardé dans le monde comme 557. Par la comparaison avec l'amour céleste, on peut
le feu de la vie par lequel l'homme est excité à ambi· voir quel est l'amour de soi: L'amour céleste, c'est d'aimer
tionner des emplois et à remplir des usages, dans lesquels, les usages pour les usages, ou les biens pour les biens
si l'homme n'y voit honneur et gloire, son esprit (animus) que l'homme fait pour l'Église, pour la Patrie, pour une
432 DE L'ENFER. 1'OVS DANS U:S ENI'EItS S02\'T DANS LES MAU\. 1-:1' LES l'AU.\.. [13;{

Société humaine, et pour un concitoyen; car c'est là aimer plongé dans son Propre, ainsi dans ses maux héréditaires,
Dieu et aimer le prochain, parce que tous les usages et toutes les fois qu'il se l't'garde dans les biens qu'il fait,
tous les biens viennent de Dieu, et sont aussi le prochain car il tourne sa vue des biens vers soi et non de soi vers
qui doit être aimé: mais celui qui les aime pour soi-même, les biens, c'est pourquoi clans les biens il place son image
ne les aime que comme cles domestiques, parce qu'ils sont et non quelque image du Divin: j'ai été confirmé par l'ex­
à son service; de là il suit que celui qui est dans l'amour périence que cela est ainsi. Il ya dt) mauvais Esprits dont
de soi veut que l'Église, la Patrie, les Sociétés humaines les demeures sont dans la Plage moyenne entre le Septen­
et ses concitoyens le servent, et il ne veut pas les servir; trion ct l'Occident au-dessous des Cieux, ct qui excellent
il se place au-dessus d'eux et les met au-dessous de lui: dans l'art de plonger les E~prits probes dans leur propre,
autant donc quelqu'un est dans l'amour de soi, autant il et ainsi dans des maux oe divers genres, ce qu'ils font en
s'éloigne du Ciel, parce qu'autant il s'éloigne de l'Amour les plongeant dans des pensées sur eux-mêmes, !:'oit ou­
céleste. vertement par des louanges et des honneurs, soit clandes­
558. De plus, autant quelqu'un est ùans l'amour céleste, tinement en dirigeant leurs affections vers eux-mêmes; et
qui est d'aimer les usages et les biens, et d'être affecté d'un autant ils a~issent ainsi, autant ils détournent du Ciel les
plaisir du cœur quand on les fait pour l'Église, la Patrie, faces des Esprits probes, et autant aussi ils obscurcissent
une Société humaine et un concitoyen, autant il est conduit leur entendement, et font sortir les maux de leur propre.
par le Seigneur, car c'est dans cet Amour que le Seigneur 558 (bis). L'Amour de soi est opposé à l'Amour pour le
est Lui-Même, et cet Amour vient du Seigneur: au con­ prochain, c'est ce qu'on peut voir d'après l'origine et l'es­
traire, autant quelqu'un est dans l'amour de soi, qui est sence de l'un et de l'autre: L'Amour du pr00hain, chez
l'amour de faire des usages et des biens pour soi-même, l'homme qui est dans l'Amour de soi, commence par lui­
autant il est conduit par lui-même, et autant quelqu'un est même, - car celui-lit dit que chacun est son prochain à
conduit par soi-même, autant il n'est pas conduit par le soi-même, - et procédant de lui-même comme centre
Seigneur; de là résulte aussi que plus quelqu'un s'aime, cet amour s'avance vers ceux qui font un avec lui, en di­
plus il s'éloigne du Divin, et par conséquent du Ciel. l;;tre minuant à mesure que la conjonetion par l'amour dimi­
conduit par soi-même, c'est être conduit par son Propre, nue. Ceux qui sont en dehors de cette consociation sont
et le Propre de l'homme n'est que mal; car c'est son mal eonsidérés comme rien, et ceux qui sont contre eux et
héréditaire, qui consiste à s'aimer de préférenr::e à Dieu, et contre leurs maux, sont considérés comme ennemis, bien
à aimer le monde de préférence au Ciel (1). L'homme est qu'ils soient sages ou probes, sincères ou justes. Au con·
traire, l'Amour spirituel pour le prochain commence par
(1) Le propre de l'homme, qu'il tient de ses parents par l'hérédi­
taire, n'est autre chose qu'un mal concentré, NO" 210, 215, 731, 876,
le Seigneur, eL s'avance ùu Seigneur comme centre vers
987,10/17, 2307, 2308, 3;)18, 3701, 3812, 81[80, 8550, 10283,1028/1, tous ceux qui sont conjoints au Seigneur par l'amour et
10286, 1073'1. Le propre de l'homme consiste à s'aime!: de préférence la foi, et il s'avance selon la qualité de l'amour etde la foi
à Dieu, à aimer le monde de préférence au Ciel, et à considérer le chez eux (1). D'après cela, il est évident que l'amour du
prochain comme rien relativement à soi, à moins qu'on ne le consi­
dère seulement en vue cie soi, ainsi à moins qu'on ne se considère soi­
les autres, l'inimitié, la haine, la vengeance, la cruauté, la fourberie,
même en lui; par conséquent le propre de l'homme est ramour de
Nos 6667. 73i'!, 7374. 9348, 10038, 10742; et de ces maux dccoule
soi et du monde, No' 69~, 731,/1317, 5660. De l'amour de soi et de
tout faux, Nos ton, 1028:3, lOt84, 10286.
l'amour du monde, quand ces amours pl'édominent, dècoulent tous
(1) Ceux qui ne saverlt pas ce l[llec'est qll'aimer le prochain, s'i­
les maux, No' 1307, 1308, 13'21, 1;)94, '1691,3413, 7255,7376,71[88,
maginent que chaque homme est le prochain, et qu'on doit faire du
7489, 8318, 'J33:>, 934.8, '10038, '10742, Ces maux sont le mépris pour
bien à quiconque est dans l'indigence, Nu 6704. Ils croient aussi que
21\
! CI; ,-)!:"
clO 1. DE L'El\PEH. TO(;~ Il.\:'\S LES E~FEnS SONT \JANS LES )l.\.U.'\.ET LES F.\.U:\. l·)d

prochain commençant par l'homme est opposé à l'amour lement sur tout le globe, mais encore sur tout le Ciel, et
pOUl' le prochain qui commence par le Seigneur, et que sur le Divin même; jamais il n'y a pour lui de borne ou de
celui-là proeède du mal, parce qu'il procède du propre de fin: voilà ce qui réside caché en quiconque est dans l'amour
l'homme, tandis que celui-ci procède du bien, parce qu'il de soi, quoique cela ne se manifeste pas devant le monde,
procède du Seigneur, qui est le Bien Même: il est encore où l'homme est retenu par les liens dont il vient d'être
évident que l'amour du prochain qui procède de l'homme parlé. Qu'il en soit ainsi, chacun le voit clairement che~
et de son propre est corporel., tandis que l'amour pour le les Puissants et chez les Rois, qui, n'étant retenus ni par
prochain qui procède du Seigneur est céleste. En un mot, ces fl'eins, ni par ces liens, ruinent et su~j uguent des Pro­
l'Amour de soi fait la tête chez l'homme dans lequel il est; vinces et des Royaumes, autant que le succès les se90nllc,
et l'Amour céleste sur lequel il s'appuie fait chez lui les et ~spirent il. une puissance et à une gloire sans bornes:
pieds, et s'il n'est pas à son service, HIe foule aux pieds; qu'il en soit ainsi, on le voit plus clairement encore par
de là vient que ceux qui se précipitent dans l'Enfer parais­ la Babylonie d'aujourd'hui, qui a étendu sa domination
sent se précipiter la tête en bas vers l'Enfer, et les pieds en sur le Ciel, a transporté en elle toute la Puissance Divine
haut vers le Ciel, VOi1', ci-dessus, N° 548. du Seigneur, et porte continuellement ses désirs au-delà.
559. l.,'Amourde soi, aussi, est d'unetelle nature, qu'au­ Que de tels hommes soient absolument contre le Divin et le
tant on lui lâche les freins, c'est-à-dire, autant on éloigne Ciel, et pour l'Enfer, quand après la mort ils viennent tians
les lien~ externes, qui sont la crainte de la loi et des peines l'autre vie, on le voit dans l'Opuscule du .J'Ugement Del'­
qu'elle innige, et 1", crainte que chacun a de perdre sa ré­ niel' et de la Babylonie détruite.
putation, son honneur, son profit, sa fonction et sa vie, 560. Qu'on se figure quelque société composée de sem·
autant il s'élance jusqu'à vouloir enfin dominer non seu­ blables hommes, dont chacun s'aime exclusivement et
n'aime les autres qu'autant qu'ils font un avec lui, et l'on
1

chacun est son prochain à soi-même, et qu'ainsi l'amour il l'égard du verra que leur amour n'est autre que celui qui règne entre
prochain commence par sùi-même, N° 6933. Ceux qui s'aiment par­ brigands, qui s'embrassent et s'appellent amis tant qu'ils
dessus toutes choses, ainsi ccux cllez qui règne l'amour de soi, COin ­ agissent d'accord, mais se précipitent les uns contre les
mem;ent aussi l'amour 11 l'égal'cl du prochain pal' eux-mêmes, N° 8120. autres et s'égorgent dès qu'ils n'agissent pIns d'accord et
Mais il est expliqué comment chacun est sun prochain à soi-même,
NO" 6\l33 à 6938. Toutefois, ceux qui sont Chretiens et qui aiment Dieu
qu'ils secouent la domination de leurs chefs: si on exa­
par-dessus toutes choses doivent oonuwncer l'amour à l'égard du mine leurs intérieurs ou leurs esprits (animos), on verra
prochain par le Seigneur, parce que o'est lui qui doit être aimé par­ qu'ils sont pleins d'une haine implacable les uns contre les
dessus toutes choses, No' 6706, 671 'l, 6819, 6824. Les différences du autres, qu'ils se moquent dans leur cœur de tout ce qui est
prochain sont en aussi g'J'anu nombre que les differences du bien pro­ juste et sincère, et même du Divin, qu'ils rejettent comme
cedant du Seigneur, ct l'on doit fail'c le bien avec discernement il. l'e­
gard de chacun selon la qualité de ~on élat; cela cst de la prudencc
n'existant pas: c'est encore ce qui devient plus évident
Chrelienne, N°· 6707, Gi09, 67IO, 6818. Ces dirférenees sont innom­ d'après leurs Sociétés dans les Enfers, desquelles il sera
brables; et c'est pourquoi les Anciens, qui ont connu oe que o'est que parlé dans la suite.
le prochain, ont divi~é les exercices de la oharite en classes, aux­ 561. Les intérieurs appartenant aux pensées et aux affec­
quelles ils ont donné des noms, et par là ils savaient dans quel rapport tions, chez ceux qui s'aiment par dessus toutes choses,
tel ou tel était le prochain, et oomment ils devaient faire du bien il.
chacun avec prudence, Nos 2417, 6629, 6705, n59 il 7262. La Doctrine
sont tournés vers eux-mêmes et vers le monde, ainsi dans
dans les Anciennes 1~6lises était la Doctl'ine de la charité à l'égard 1 un sens opposé au Seigneur et au Ciel; de là résul te qu'ils
du prochain, et c'eSl de là. que provenait leur sagesse, Nos 2385, 2l117, 1 sont remplis de maux de tout genre, et que le Divin no
3419, 3420, 1,8111 6628. peut inDue.', car 1lès qu'il influe, il est submerg'é par des
l'
136 nE "'ENFEU
TOUS DANS LES ENFERS SONT DANS LI':S MA TJX ET LES FAUX ."37
pensées sur eux-mêmes, et il est souillé, eten outre il est férés aux autres et de leur commander; des Anges exami­
plongé dans des maux qui proviennent de leur propre:
nèrent qucl~ ils étaient intérieurement, et ils décou vrirent
de là vient que tous ceux-là, dans l'autre vie, regardent du
que dans leurs fonctions dans le monde ils avaient eonsi­
côté opposé au Seigneur, ct vers l'épaisse obscurité qui est
déré non les usages, mais eux-mêmes, et qu'ainsi ils s'é­
à la place du Soleil du monlle, et qui est diamètralement
taient préférés aux usages; cependant, comme ils ambi­
opposée au Soleil du Ciel, lequel est le Seigneur, voir, ci­
tionnaient et désiraient instamment de commander aux
llessus, N° 123. Aussi l'obscurité signifie le mal, et le soleil
autres, il leur fut donné de se trouver parmi des Esprit!';
du monde l'amour de soi (1).
qui tenaient conseil sur des affaires de haute importance,
562. Les maux, chez ceux qui sont dans l'amour de soi, II mais on perçut qu'ils ne pouvaient porter aucune attention
sont en général le Mépris pour les autres, l'En vie, l'inimi­
sur les affaires dont il s'agissait, ni voir les choses inté·
tié contre tous ceux qui ne leur sont pas favorables, l'hm;­
rieurement en elles·mêmes, et qu'ils parlaient, non d'après
tilité qui en résulte, les haines de tout genre, les vengean· l'usage de la chose, mais d'après leur propre, et qu'en outre
ces, les ruses, les fourberies, l'inhumanité et la cruauté; i ils voulaient agir d'après leur bon plaisir selon leur inoli­
et, quant aux cho"es do religion, c'est non seulement le nation, c'est pourquoi ils furent renvoyés de cette fonction,
mépris pour le Divin, et pour les chosos DiYines, qui sont et laissés libres de chercher ailleurs des emplois; ils pour­
les vrais et les biens de l'Église, mais en outre une colère suivirent donc leur route plus avant dans la plage oeciden­
contre eux qui se tourne encore en haine quand l'homme
tale, où çà et là ils furent reçus, mais partout il leur fut dit
devient Esprit, et alors, non seulement il ne peut supporter
qu'ils ne portaient leurs pensées que sur eux-mêmes, et
qu'on en parle devant lui, mais il brùle même de haine
ne pensaient sur chaque chose que d'après eux-mêmes,
contre tous ceux qui reconnaissent et adorent le Divin.
qu'ainsi ils étaient stupides, et rien que des Esprits sen­
.J'ai parlé avec un certain Esprit qui, dans le monde, avait
suels·corporels; aussi furent· ils renvoyés de partout où
été puissant, et s'était aimé à un haut degré; quand il
ils étaient venus: quelque temps après, on les vit réduits à
m'entendit seulement nommer le Divin, et surtout quand
une extrême misère et demander l'aumône. Par là il m'a
il m'entendit nommer le Seigneur, la hajne le saisit avec
été aussi montré que ceux qui sont dans l'amour de soi,
un tel transport de colère, qu'il hrûlait du désir de lui
bien que d'après le feu de leur amour ils semblent parler
donner la mort; ce même Esprit, quand les freins de son
avec sagesse dl1ns le monde, ne parlent néanmoins ainsi
amour étaient lâchés, désirait I~tre le diable, afin de pou­
que d'après leur mémoire, et non d'après quelque lumière
voir, d'après l'amour de soi, infester continuellement le
rationnelle; c'est pourquoi, dans l'autrej vie, 10rsq~le la
Ciel: c'est là aussi ce que désirent plusieurs de ceux qui
reproduction des choses de la mémoire naturelle n'est plus
sont de la religion Papale, quand dans l'autre vie ils aper­
permise, ils sont plus stupides que les autres, et cela, par
<;;oivent que toute puissance appartient au Seigneur, et
la raison qu'ils ont été séparés du Divin.
qu'eux n'en ont aucune.
564. Il Y a deux genres de domination, l'un appartient à
:')63. Je vis quelques Esprits, dans la plage occidentale
l'amour pour le prochain, et l'autre à l'amour de soi; ces
Liu côté du midi, qui disaient que dans le monde ils avaient
deux dominations sont dans leur essence absolument
dé constitués en grande dignité, et méritaient d'être pré­
opposées l'une à l'autre: celui qui domine d'après l'amour
(I) Le soleil dLl monde signifie l'amour de soi. No 244 1. Dans ce pour le prochain veut du bien à tous, et n'aime rien plus
sens, ad(.rer le soleil signifie adorer les choses qui sont opposées à que les usages, ainsi n'aime rien plus que d'être au ser­
l'amour cél<?sle et au Seigneur. Nos 2H l, '10584. Le soleil qui devient
vice des autres, - par être au service Jes autres il est
ardent, c'est la concupiscence du mal qui s'accroit, No 8487.
entendu vouloir du bien aux autres et remplir des usages
438 Dl<~ L'ENFER. CF: QUE C'I~ST QUE LE rrEU rNFER:"AL. ~..39

pour les autres, que ce soit pour l'Eglise ou pour la afin d'acquérir des richesses; il Y a l'amour des richesses
Patrie, ou pour une Société, ou pour un Concitoyen, ­ pour divers usages qui procurent du plaisir dans le monde;
c'est là son amour, et c'est là le plaisir de son cœur: il ya l'amour des richesses pour les richesses seules, tel
autant aussi celui-là est élevé aux dignités au-dessus des est l'amour des avares; outre d'autres oncore : la fin pour
autres, autant il Se réjouit, non toutefois à cause des laquelle on aime les richesses est appelée usage; et c'est
dignités, mais à cause des usages qu'il peut alors remplir la fin, ou l'usage, qui donne à l'amour sa qualité; car
en plus grande quantité et à un plus haut degré; telle est l'amour est tel qu'est la fin pour laquelle on agit, tout le
la domination dans les Cieux: celui, au contraire, qui reste 11.0 lui sert que de moyens.
domine d'après l'amour de soi ne veut du bien à personne
d'autre qu'à lui seul; les usages qu'il remplit sont en vue CE QUE C'ES1' QtJE LE FEU INFERNAL, ET CE QUE C'EST QUE LE
de son honneur et de sa gloire, qui sont pour lui les seuls GnINCEMENT DES DENTS.
usages: il n'est au service des autres que dans le but
d'être servi, d'être honoré et de dominer; il ambitionne 566. Cc que c'est que le Feu éternel et le Grincement
les dignités, non pour les biens qu'il doit faire à la Patrie des dents, dont il est parlé dans la Parole au r,; ujel de
et à l'Église, mais pour être dans l'éminence et dans la ceux qui l'lont dans l'Enrer, jusqu'à présent à peine est-il
gloire, et par suite dans le plaisir de son cœur. L'amour quelqu'un qui le sache j et cela, parce qu'on a pensé maté·
de la domination reste aussi chez chacun après la vie dans riellement sur les choses qui sont dans la Parole, sans en
le monde; ceux qui ont dominé d'aprèH l'amour pour le avoir le sens spirituel: c'est pourquoi par le Feu les uns
prochain reçoivent aussi une domination dans les Cieux, ont entendu un feu matériel, d'autres un tourment en
mais alors ce ne sont pas eux qui dominent, ce sont les général, d'autres, un remords de conseienoJe, d'autres ont
usages, qu'ils aiment; et quand les usages ont la domi­ cru qu'il n'a été parlé de ce reu qu'afin d'imprimer de la
nation, c'est le Seigneur qui domine: au contraire, ceux terreur pour les maux: et par le Grincement des dents
qui, dans le monde, ont dominé d'après l'amour de soi, les uns ont entendu uh tel gr;incement, et d'autres seule·
sont, après la vie dans le monde, dans l'Enfer, et ils ':iF ment une horreur telle que celle qu'on éprouve en enten­
remplissent les emplois les plus vils: j'ai vu des hommes dant un grincement de dents. Mais celui qui connftit le
puissants qui, dans le monde, avaient dominé d'après sens spirituel de la Parole peut savoir ce que c'est que 10
l'amour de soi, être rejetés parmi les êtres les plus vils, Feu éternel, et ce que c'est que le Grineement des dents,
et quelques-uns parmi ceux qui là. sont dans des latrines. ca,r dans la Parole il y a un sens spirituel dans chaque
565. Mais quant à ce qui coneerne l'Amour du monde, mot et dans chaque sens des mots, parce que la Parole
cet amour n'est pas opposé à l'amour céleste au même dans son sein est spirituelle, et que le spirituel duvant
degré, parce qu'il ne renferme pas en soi de si grands l'homme ne peut être exprimé que naturellement, parce
maux. L'Amour du monde, c'est de vouloir par un arti. que l'homme est dans le monde naturel et penso d'après
fice quelconque attirer à, soi les biens des autres, de placer les ehoses qui sont dan!:! ce monde. Qu'est·ce donc que le
son cœur dans les richesses, et de souffrir que le monde Feu éternel et le Grincement de dents, dans lesquels,
le retire et le détourne de l'amour spirituel, qui est quant à leurs esprit.s, viennent après la mort les hommes
l'amour pour le prochain, et le sépare par conséquent du méchants, ou que supportent leurs Esprits qui alors sont
Ciel et du Divin. Toutefois, cet Amour est multiple: 11 y a dans le Monde r;pirituel? c'est ce qui va être dit dans ce
l'amour des richesses afin d'être élevé [lUX honneurs qu'on qui suit.
aime seuls; il Y a l'amour des honneurs et des dignités 56i. Il Y a deux. origines de la Chaleur, l'une d'après le
440 DE L'ENFER.. CE QUE C'EST QUE L('; FF.LJ INFF:RNAL. 441
Soleil du Ciel, qui est le Seigneur, et l'autre d'après le l'influx et ensuite la coopération établissent des effets qui
Soleil du monde; Id. Chaleur qui procède du Soleil dll se manifestent devant les y~ux dans le Monde (1).
Ciel ou du Seigneur est la Chaleur spirituelle, qui dans 568. La Chaleur spirituelle chez l"homme est la Chaleur
son essence est l'amour, voir, ci-dessus, N°' 1'26 à 140; la de sa vie, parce que, ainsi qu'il vient d'être dit, dans son
Chaleur provenant du soleil du monde est la chaleur natu­ essence elle est l'amour; c'est cette Chaleur qui, dans la
relle, qui dans son essence n'est pas l'amour, mais sert de Parole, est entendue par le Feu; l'Amour envers le Sei­
réceptacle à la chaleur spirituelle ou à l'amour: que l'amour gneur et l'Amour pour le prochain y sont entendus par le
dans son essence soit une chaleur, on peut le voir par Fen céleste; et l'Amour de soi et l'Amour du monde, par
l'ardeur de l'esprit (animus) et successivement du corps le }l'eu infernal.
d'après l'amour, et selon son degl'é et sa qualité, et cela 569. Le Feu ou l'Amour infernal existe d'après une ori­
chez l'homme aussi bien l'hiver que l'été, puis aussi par gine semblable à celle du Feu ou de l'Amour céleste, il
la chaleur du sang; que la chaleur naturelle, qui provient savoir, d'après le Soleil du Ciel ou le Seigneur, mais il
du soleil du monde, sert de réceptacle à la chaleur spiri­ devient infernal par ceux qui le reçoivent, car tout influx
tuelle, on le voit par la chaleur du corps, qui est excitée provenant du Monde spirituel est diversifié selon la récep­
par la chaleur de son esprit et la seconde, surtout par la tion, ou selon les formes dans lesquelles il influe; il en
chaleur du printemps et de l'été chez les animaux de tous est de cela comme de la Chaleur et de la Lumière qui pro­
genres, qui reviennent alors chaque année dans leurs viennent du Soleil du monde; cette chaleur, influant dans
amours, non pas que cette chaleur produise cet effet, mais des Vergers et des Parterres, produit la végétation et
parce qu'elle dispose leurs corps à recevoir la chaleur qui développe des odeurs agréables et suaves; mais la même
influe anssi chez eux du Monde spirituel, car le Mondespi­ chaleur, influant dans des matières excrémentielles At
rituel influe dans le monde naturel, comme la cause dans cadavéreuses, produit des corruptions et développe des
l'effet; celui qui croit que la chaleur naturelle produit les odeurs puantes et fétides; pareillement la Lumière qui
amours des animaux se trompe beaucoup, car il y a influx provient de ce même Soleil produit dans un sujet des
du Monde spirituel dans le Monde naturel, et non pas du couleurs belles et attrayantes, et dans un autre des couleUl's
Monde naturel dans le Monde spirituel, et tout amour, laides et repoussantes: il en est de même de la Chaleur et
parce qu'il appartient à la vie même, est spirituel; de plus, de la Lumière procédant du Soleil du Ciel, qui est l'Amour;
celui qui croit qu'il existe quelque chose dans le Monde quand la chaleur ou l'amour influe de là dans les biens,
naturel sans un influx du Monde spirituel, se trompe comme chez les hommes et les Esprits bons et chez les
encore, car le naturel n'existe et ne subsiste que d'après Anges, elle fait fructifier leurs biens, mais quand elle influe
le spirituel : c'est aussi de l'influx du Monde spirituel que chez les méchants, elle produit un effet contraire, car les
les sujets du Règne végétal tirent leurs germinations, la maux l'étouffent ou la pervertissent; pareillement pour la
chaleur naturelle, dans les saisons du printenipset de l'été, Lumière du Ciel, quand elle influe dans les vrais du bien,
dispose seulement les semences dans leurs formes natu­ elle donne l'intelligence et la sagesse,mais quand elle influe
relles, en les gonflant et en les ouvrant, afin que l'influx dans les faux du mal, elle y est changée en folies et en
procédant du Monde spirituel, y puisse agir comme C3.use.
Ces exemples ont été présentés afin qu'on sache qu'il y a (I) Il y a influx du Monde spirituel dans le Manne naturel, No' 6053
à 6058, 6189 à 6215, 6307 à 6327, 6466 à 6495, 6598 à 6626. Il ya
deux chaleurs, à savoir, la chaleur spirituelle et la chaleur
aussi influx dans les vies des animaux, N° 5850 ; et aussi dans les su­
naturelle, que la chaleur spirituelle procède du Soleil jets du Règne végetal, N° 3648. Oet influx est un contmuei effort pour
du Ciel, et la chaleur naturelle du Soleil du monde, et que ag-ir selon l'ordre Divin, No 62'1'1 {.
H2 DE L'r';NFER. GE (ll:E C'EST QUE LE FEl' INFERNAL. 443
fantaisies de tout genre; ainsi, partout, selon la réception. orgueilleux et tous ceux qui pratiquent la. méchanceté
570. Le Feu infernal, étant l'amour de soi et du monde, serontduchaume,et ce,iourquivient les enflammer3..»
est par suite toute cupidité qui appartient il ces amours, - Malach. III. 19. - « Babylone est devenue demeure
attendu que la Cupidité est l'Amour dans sa continuité; car de démons; ils criaient en voyant la fumée de son em­
ce que l'homme aime, il le désire continuellement; la cu­ brasement; sa fumée monte aux siècles des siècles. »
pidité aussi est un 'plaisir, car quand l'homme obtient ce Apoc. XVIII. 2, 18. XIX. 3. - « Elle ouvrit le puits de
qu'il aime ou désire, il perçoit du plaisir, et il n'y a point l'abîme, et une fumée monta du puits, comme la fumée
pour l'homme d'autre cause de plaisir du cœur; le Feu in· d'une grande fournaise, et le soleil et l'air furent obs­
fernal est donc une cupidité et un plaisir qui déooulent de curcis par la fumée du puits. )l - Apoc. IX. 2. - De
ces deux amours comme de leurs sources j ces Maux sont le la bouche des chevaux sodd du feu, de la fumée et du
Mépris pour les autres, l'Inimitié ct l'Hostilité contre ceux soufre, par lesquels fut tuée la. tl'oisième pa.rtie des
qui ne sont pas favorables j ,,'est l'Envie, la Haine et la hommes par le teu, et par la fumée, et par le soufre. »
Vengeance, et par suite la Violenée et la Cruauté; et quant - Apoc. IX. 17, 18. - Cl Celu.i qui adore la bête boù'a
au Divin, c'est la négation, et par suite le mépris, la déri­ du vin de la colère de Dieu, m~lé au vin pur dans la
sion et'le blasphème des choses saintes qui appartiennent à coupe de sa colère, et il sera tourmenté par le feu et le
l'Église, oe qui, après la mort, quand l'homme devient Es­ soutre. 1) - Apoc. XIV. 9, 10. - « Le quatrième Ange
prit, se change en colère et en haine contre elles, voü', versa sa coupe sur le soleil, et il lui fut donné de brûler
ci-dessus, N° 562. Et comme ces maux re8pirent continuel­ les hommes par le feu, et les hommes furent brûlés par
lement la destruction et le massacre de ceux que les mé­ une chaleur grande. » - Apoc. XVI. 8, 9. - « Ils furent
chants regardent comine leurs ennemis, et contre lesquels jetés dans l'étang ardent de feu et de soufre.
)l - Apoc.
ils brûlent de haine et du désir de vengeance, c'est pour­ XIX. 20. XX. 14, 15. XXI. 8. - « Tout arbreneprodui­
quoi le plaisir de leur vie est de vouloir détruire et massa­ sant pas de bon fruit sera coupé et jeté au feu. » ­
crer' et, quand ils ne le peuvent pas, de vouloir causer du Matth. III. 10. Luc, III. 9. - cc Le fils de l'homme en­
dommage, nuire et traiter avec rigueur. Voilà ce qui est verra ses Anges, qui enlèveront de son Royaume tous
entendu par le Feu, dans la Parole, lorsqu'il s'agit des mé­ les scandales, et ceux qui pratiquent l'iniquité; et ils
chants et des Enfers j je vais pour le conGrmer en rappor­ les jetteront dans la fournaise de feu. » - Matth. XIII.
ter quelques passages: « Chacun (est) hypocrite et mé­41, 42, 50. - « Le Roi dira à ceux (qui seront) à sa gau­
chant, et toute bouche profère la démence; parce que che: Retirez-vous de NIoi, maudits, dans le feu éternel
la méchanceté bride comme un {eu, qui dévore ronce et préparé au diable et à ses anges.» - l\latth. XXV. 41.
épine, et incendie les fourrés de la forêt, et ils s'élèvent - « Et ils seront envoyés dans le Feu éternel, dans la
en fumée qui monte; et le peuple est devenu comme un géhenne du teu, où leur ver ne mourra point et le Feu
aliment du feu; l'homme n'a pas compassion de son 'ne s'éteindra point.) .- Matth. XVIII. 8, 9. Marc, IX.
(l'ère. » -Ésaïe, IX. 16,17,18. - «Jedonneraidespl'o­43 à 49, - Le riche, dans l'enfer, dit à Abraham qu'il
diges dans le Ciel et Sll1' la terre, du sang et du (eu, et était tourmenté dans la flamme.
)l - Luc, XVI. 24.­
des colonnes de fumée; le soleil sera changé en ténè­Dans ces passages et dans plusieurs autres, par le Feu est
bres. » - Joël, III, 3, 4. - Sa terre sera changée en entendue la cupidité qui appartient à l'amour de 80i et i:L
poix ardente; nuit ni jour elle ne sera point éteinte, sa l'amour du monJe, et par la fumée qui provient du feu est
fureur monteraàjamais. Ésaïe, XXXIV. 9,10, - I l . Voici, entendu le faux d'après le mal.
le jour vient, ardent comme la fournaise, où tous les 571. Comme par le Feu infernal est entendue laCupi­
CE (jU; C'~;ST QCE LE B'El: INFEHNAL. . V~5
444 DE L'ENFER.
curité, d'où résultent un trouble et un obscurcissement dans
dité de faire les maux qui proviennent de l'amour de soi et les idées. Mais cela arrive rarement, et seulement pour y
de l'amour du monde, et comme une telle cupidité existe apaiser les séditions quand elles s' accroissent outre mesure.
chez tous ceux qui sont dans les Enfers, voir l'Article pré. 573 Comme par le Feu infernal est'entendue toute cupi­
cédent, il en résulte aussi que, lorsque les Enfers sont ou­ dité de faire le mal découlant de l'amour de soi, par le
verts, il apparaît comme un Foyer avec de la Fumée, ainsi même feu sont aussi entendues les tortures telles qu'il yen
qu'on en voit dans les Incendies, un Foyer intense dans a dan:s les Enfers j car chez les infernaux la cupidité pro­
les Enfers où règne l'Amour de soi, et avec de la flamme duite par cet amour est la cupiùité de nuire à tous ceux
dans les Enfers où règne l'Amour du monde. Mais quand qui ne les honorent pas, ne les vénèrent pas et ne les ado­
les Enfers ont été fermés, ce foyer n'apparaît pas, mais il . rent pas; et autant ils en éprouvent de colère, et s'animent
sa place apparaît comme une obscurité épaissie par de la de haine et de vengeance par suite de cette colère, 8:utant
fumée; néanmoins, au dedans, ce foyer est toujours ardent, devient grande la cupidité de les tl'aiter avec rigueur; et
ce dont on ~'aperçoit aussi par la chaleur qui s'en exhale, quanrl une telle cupidité existe chez tous dans une société
chaleur qui ressemble à celle d'objets brûlés après un in­ où l'on n'est pas retenu par les liens externes, qui sont la
cendie, dans quelques endroits à celle d'une fournaise ar­ crainte de la loi et la crainte cle perdre la réputation, l'hon­
dente, et clans d'autres à la vapeur chaude d'un bain; quand neur, le profit et la vie, alors chacun d'après son mal s'é­
cette chaleur influe chez l'homme, elle excite chez lui les lance sur un autre, le subjugue autant qu'il peut, soumet
cupidités, chez les méchants des haines et ùes vengeanees, les autres à sa domination, et traite ri~oureusement par
et chez les malades des délires. Ceux qui sont dans les plaisir ceux qui ne se soumettent pas: ce plaisir a été en­
amours de soi et du monde ont un tel feu ou une telle cha· tièrementconjoint aH plaisir de commander, au point qu'ils
leur, attendu qu'ils sont liés quant à leurs esprits à ces En­ sont au mêmeclegré, parce que le plaisir de nuire est dans
fers, même quand ils vivent dans le corps. Toutefois, il l'inimitié, dans l'envie, dans la haine et dans la vengeance,
faut qu'on sache que ceux qui sont dans les Enfers ne sont qui sont leK maux de cet amour, ainsi qu'il a été dit ci­
point dans le Feu, mais que le Feu est une apparence; en dessus. Tous les Enfers sont de telles Sociétés; chacun
effet, ils n'y sentent aucune brûlure, mais ils éprou vent clone y pOl'te dans le cœur la haine contre les autres, et
seulement une chaleur comme précédemment dans le d'après la haine se livre autant qu'il peut à des cruautés.Ce~
monde j s'il apparaît un Feu, c'est d'après la correspon­ cruautés eL les tortures qui en résultent sont aussi enten­
pondance, car l'amour corresponJ au feu, et toutes les dues par le Feu infernal ,car elles sont les efl'ets des cupidités.
choses qui apparaissent dans le Monde spirituel apparais­ 574. Il a été montré ci-dessus, N° 548, que l'Esprit
sent selon les Correspondances. mauvais s(~ précipite de son plein gré dans l'Enfer, il sera
572. Il est à noter que ce Feu ou cette Chaleur infernale donc aussi dit en peu de mots d'où cela vient, alors que
est changé en un froid intense, quanu la Chaleur influe du dans l'Enfer il y a de tels tourments. De chaque Enfer
Ciel, et alors ceux qui sont dans l'Enfer frissonnent comme s'exhale une sphère de cupidités, dans lesquelles sont
ceux qui sont saisis par une fièvre froide, et ils sont aussi ceux qui y demeurent; quand cette sphère est perçue par
intérieurement torturés; et cela, par la raison qu'ils sont un Esprit qui est clans une semblable cupidité, elle affecte
absolument contre le Divin, et ljue la Chaleur du Ciel, qui son cœur et le remplit de plaisir, car la cupiJité et le
est l'Amour Divin, détruit la chaleur de l'Enfer, qui est plaisir de la cupidité ne font qu'un; en effet, ce que quel­
l'amour de soi, et avec cette chaleur le feu de leur vie, ce qu'un uésire est pour lui un plaisir; de là vientqufl l'Esprit
qUi produit un tel froid et par suite ce frisson et aussi ces se tourne vers cet Enfer, ct par plaisir de cœur il désire
tortures; ils sont aussi plongés alors dans une profonde obs-
4'tli Ill, L'ENl"Ell. 3lÉCIHNCETÉ El' AHTIFIOBS DES ESPllI1'S I:\FEHNAU\:· !t~7

y dru, car il ne sait pas encore qu'il y a là de tels tour­ ohangés en grincement de dents quand les vrais y inlluent
ments, et celui qui le sait désire néanmoins y être j en du Ciel. Dans ces Enfers sont tous ceux qui ont roconnu
effet, dans le Monde spirituel personne ne peut résister à la nature et nié le Divin, et dans les plus profonds tous
sa cupidité, parce que sa cupidité appartient à son amour, ceux qui se sont confirmés en cela: comme ceux-ci ne
et son amour à sa volonté, et sa volonté à sa nature, et peuvent rien recevoÎl' de la lumière du Ciel, ni par suite
que là chacun agit d'après sa nature. Lors donc que rien voir intérieurement en eux-mêmes, ils sont par con­
l'Esprit, de son plein gré ou avec une entière liberté, séquent pour la plupart sensuels-corporels, c'est-à-dire
ani ve à son Enfer et y entre) il est d'abord rE'\{U en ami; qu'ils ne croient que ce qu'ils voient des yeux et touchent
il croit par conséquent qu'il est ven li parmi des amis, mais cles mains; cie là, toutes les illusions des sens sont pour
cela dure seulement quelques heures; pendant ct't inter­ eux des vérités d'après lesquelles même ils disputent: de
valle on examine quelle est son astuce, et par suite quelle là vient que ces disputes sont entendues comme des grin­
est sa valeur; après oet examen on commence à l'infester, cements do cItmts; car tous les faux dans le Monde "pi­
et cela, de différentes manières, et successivement avec rituel font un bruit de grincement, et les dents corres­
plus de force et plus de véhémence, ce qui se fait en lïn­ pondent aux ohoses dernières dans la nature; elles
troduisant plus intérieurement et plus profondément dans correspondent aussi aux ohoses dernières chez l'homme,
l'Enfer, car plus on y est intérieurement et profondément, qui Hont celles appartenant au sensuel-corporel (1). Que
plus les Esprits sont méchants: après les infestations, on dans les Enfer's il y a un grincement des dents, on le voit
se met à lui infliger des peines rigoureuses, et cela jus­ dans iVIatth. VIII 12. XIII. 42, 50. XXII. 13. XXIV. 5'1.
qu'à ce qu'il ait été réduit en servitude. Mais là, comme XXV. 30. Luc, XII. 28.
il existe continuellement des mouvements de rébellion,
parce que chacun y veut être le plus grand et brûle de DE LA' MÉCHANCETÉ El' m;s AHTrFICES AHOmN.\ BLES .uES
haine contre les autres, il en résulte de nouvelles sédi­ ESPRITS INFERNAUX.
tions: ainsi une scène se change en une autre, de sorte
que ceux qui ayaient été réd ui t8 en servitude sont déli vrés, 576. Quiconque pense intérieurement et a quelque con­
afin de prêter secours à quelque nouveau diable pour sub. naissance de l'Opération de son mental, peut voir et sai~il'
juguer les autres; alors ceux qui ne se soumettent pas et quelle est la: supériorité des Esprits sur les hommes:
ne servent pas selon le caprice du vainqueur sont de nou­ l'homme, en effet, peut, en une minute, par son mental,
veau tourmentés de diverses manières, et ainsi conti­ examiner, développer et conclure plus de choses qu'il n'en
nuellement. Tels sont les tourments de l'Enfer, qui sont peut exprimer. en une demi-heure par la parole ou par
appelés Feu infernal. l'écriture; on voit donc combien l'homme est supérieur
575. Quant au Grincement des dents, c'est la conti­ quand il est dans son esprit, par conséquent combien il
nuelle dispute et le continuel combat des faux entre eux, est supérieur quand il devient Esprit, car c'est l'esprit qui
par conséquent de ceux qui sont dans les faux; à cette pense, et c'est par le corps que l'esprit exprime ses
dispute et à ce combat se joig'nent le mépris pour les
autres, l'inimitié, la dérision, la raillerie, le~ blasphèmes, (1) De la correspondance des dents, Nos 5~65 à 5568. Ceux qui sont
purement sensuels, et qui ont à peine quelque chose de la lumière spi­
qui produisent aussi des déehirements de divers genres; rituelle. correspondellt aux dents, No 5565. La Dent, dans la Parole, si­
car chacun combat pour son faux, et dit que c'est un vrai. signifie le sensuel, qui est le demier (degré, de la vie de l'homme,
Oes disputes et ces combals sont entendus au dehors de Nos 052,9062. Le grincement des dents, dans l'autre vie, vient de ceux
ces Enfers comrne des grincements de dents, et sont même qui croient que la nature est tout, et que le Divin n'est rien, No 5568,
't48 DE L'ENFER. MKCHANCETÉ ET AHTIFICES DES ESPHITS INFERNAUX. 449
pensées en parlant et en écrivant. O'est de là que l'homme chaque homme, proviennent de la loi, du gain, de l'hon­
qui devient Ange après la mort est dans une intelligence neur, de la réputation, et des craintes de perdre ces avan­
et une sagesse ineffables relativement à son intelligence et tages, aussi le mal de son esprit ne pouvait-il alors
à sa sagesse quand il vi vait dans le monde; en effet, quand s'élancer, ni se montrer tel qu'il était en soi; de plus
il vivait dans le monde, son esprit était lié à un corps et encore, le mal de l'esprit de l'homme restait enveloppé
était par ce corps dans un monde naturel; c'est pourquoi et voilé par les extérieurs de la probité, de la sincérité,
ce qu'il pensait alors spirituellement influait dans des de la justice et de l'affection du vrai et du bien que
idées naturelles, qui sont respectivement communes, l'homme manifestait de bouche et simulait à cause du
grossières et obscures, et ne reçoivent pas les choses monde, et sous lesquels le mal était tellement caché et
innombrables appartenant à la pensée spirituelle, et aussi dans l'obscurité, que l'homme lui-même savait à peine
les enveloppent dans les idées épaisses que donnent les qu'il y eût dans son esprit tantde méchanceté et d'astuce,
Roucis dans le monde: il en est tout autrement quand et que par conséquent il fût en lui-même un diable tel
l'esprit a été dégagé du corps et vient dans son état spi­ qu'il le devient après la mort, quand son esprit rentre en
rituel, ce qui arrive quand il passe du Monde naturel dans lui-même et dans sa nature: la méchanceté qui Re mani­
le Monde spirituel, qui est son monde propre; qu'alors son feste alors surpasse toute croyance; c'est par milliers qu'il
état, quant aux pensées et aux affections, soit immensé­ faut compter les choses qui s'élancent du mal même. Parmi
ment supérieur à son état précédent, cela est évident elles il en est même qui sont telles, qu'elles ne peuvent
d'après ce qui vient d'être dit; de là résulte que les Anges être exprimées par les mots d'aucune langue; par plu­
pensent des choses ineffables et inexprimables, par con·­ sieurs expériences, il m'a été donné de savoir ce qu'elles
séquent des choses qui ne peuvent entrer dans les pensées sont et aussi de le percevoir, parce qu'il m'a été donné
naturelles de l'homme, quoique cependant chaque Ange par le Seigneur d'être dans le Monde spirituel quant à
soit né homme, ait vécu homme, et ne se soit pas douté l'esprit, et en même temps dans le Monde naturel quant
alors qu'il eût plus de sagesse qu'un autre homme sem­ au corps; je puis attester que leur méchanceté est si
blable à lui. grande, qu'à peine un trait sur mille en pourrait être décrit;
577. Au même degré où s'élèvent la sagesse et l'intelli­ je puis attester aussi qu'à moins que le Seigneur ne le
gence chez les Anges, s'élèvent aussi la méchanceté et protège, l'homme ne peut en aucune manière être sous­
l'astuce chez les EspritR infernaux; en effet, la chose est trait à l'Enfer, car chez chaque homme il y a des Es­
semblable, puisque l'esprit de l'homme, quand il a été prits de l'Enfer comme il y a des Anges du Ciel, voir,
dégagé du corps, est dans son bien ou dans son mal, ci-dessus, Nos 292, 293 ; et le Seigneur ne peut protéger
l'esprit angélique dans son bien, et l'esprit infernal dans l'homme à moins que l'homme ne reconnaisse le Divin et
son mal; car chaque 8sprit est son Lien ou son mal, ne vive d'une vie de foi et de charité, car autrement il se
parce qu'il est son amour, ainsi qu'il a été déjà souvent dit détourne du Seigneur et se tourne vers les Esprits infer­
et montré; c'est pourquoi, de même que l'Esprit angélique naux, et par conséquent se pénètre, quant ft son esprit,
pense, veut, parle et agit d'après son bien, de même fait d'une semblable méchanceté ; le Seigneur néanmoins
aussi l'Esprit infernal d'après son mal; et penser, vouloir, détourne continuellement l'homme des maux qu'il s'ap­
parler et agir d'après son mal, c'est penser, vouloir, parler plique et s'attire, pour ainsi dire, par sa consociation avec
et agir d'après chacune des choses qui sont dans le mal: ces Esprits; il le détourne, sinon par les liens internes
il en était autrement quand il vivait dans le corps; alors qui appartiennent à la conscience et qu'il ne reçoit pas
le mal de l'esprit de l'homme était dans les liens qui, pour s'il nie le Divin, du moins par d~s liens externes qui sont,
·29
4~)0 DE l:ENFER. MÉCHANCETÉ ET ARTfFICES DES ESPRITS INFERNAUX, 4S1
comme il a été dit ci-dessus, la crainte de la loi et des les affections; ils les perçoivent et les sentent comme les
peines qu'elle entraine, et la crainte cle perdre gain, chiens flairent le gibier dans les forêts; dès qu'ils perçoi­
honneLU' et réputation; un tel homme, il est vrai, peut vent des affections bonnes, ils les tournent aussitôt en mau­
être détourné cles maux par les plaisirs de l'amour cle vaises, les dirigeant et les fléchissant d'une manière sur­
soi, et par la crainte de les perdre et d'en être privé, prenante par le moyen des plaisirs d'autrui, - et cela si
mais il ne peut être conduit dans les biens spiritueb, secrètement et avec un art si perfide que l'autre n'en sait
car autant il y est conduit, autant il prémédite de four­ rien, - évitant avec adresse que rien n'entre dans la pen­
beries et d'astuce, en simulant et en feignant le bien, le sée, parce que sans cette précaution ils sont découverts j
sincère et le juste, clans le but ùe persuader et par con­ ils ont leur siège chez l'homme sous l'occiput. Ces génies,
séquent de tromper; cette astuce s'ajoute au mal de. son dans le monde, ont été de ces hommes qui ont capté arti­
esprit, le forme, et fait qu'il est d'accord avec la nature ficieusement les esprits (animas) cles autres, en les diri­
de cet harnille. geant et les persuadant par le moyen des plaisirs de leurs
578. Les plus méchants de tous sont ceux qui ont étù affections ou de leurs cupidités. Toutefois, le Seigneur em·
clans les maux d'après l'amour de soi, et qui en même pêche ces génies d'approcher de tout homme pour lequel
temps ont agi intérieurement en eux-mêmes par fourberie, il y a quelque espoir de réformation; car ils sont tels,
parce que la fourberie pénètre plus avant dans les pensées qu'ils peuveut non-seulement détruire les consciences,
et dans les intentions, et les imprègne de venin, ct par con­ mais même exciter chez l'homme ses maux héréditaires,
séquent détruit toute vie spirituelle de l'homme: la plu­ qui autrement restent cachés. Afin donc que l'homme ne
part de ces Esprits sont dans les Enfers situés par derrière soit pas induit en ces maux, il est pourvu par le Seigneur
et sont appelés Génies, et là leur plaisir est de se rendre à ce que ces Enfers soient entièrement fermés; et quand,
ir.vi::.ibles, de voltiger autour des autres comme des fantô­ après la mort, quelque homme qui est un semblable génie
mes, et d'introduire secrètement les maux qu'ils répandent vient dans l'autre vie, il est sur-le-champ jeté dans ces
autour d'eux comme les vipères leur venin; ceux-là sont Enfers: lorsque ces génies sont examiné::; quant à leurs four­
tourmentés plus cruellement que les autres. Mais ceux Cl ui beries et à leurs artifices, ils apparaissent aussi comme des
n'ont pas été fourbes et ne se sont pas nourris de malignes vipères.
impostllres, et cependant ont été dans des maux d'après 580. On peut voir quelle estla méchanceté des Esprits in·
l'amour de soi, sont aussi dans les Enfers situés par der­ fernaux d'après leurs Artifices abominables, qui sont en si
rière, mais non dans des Enfers si profonds, Ceux, au con­ grand nombre qu'on remplirait un livre pour les énumérer,
traire, qui ont été dans des maux d'après l'amour clu et plusieurs li vres pour les décrire; ces Artifices sont pres­
monde, sont dans les Enfers situés par devant et sont ap­ que tous inconnus dans le monde. UN PREMIER GENRE se
pelés Esprits; ceux-ci ne sont pas de tels maux, c'est-à­ rapporte à des abus des correspondances. UN SECOND, à des
dire, des haines et des ardeurs de vengeance telles que abus des choses dernières de l'ordre Divin. UN TROISIÈME,
sont ceux qui ont été dans les maux d'après l'amour de à une communication et à un influx de pensées et d'affec­
soi, par conséquent il n'y a pas non plus en eux une telle tions par des conversions, par des inspections, et par d'au­
méchanceté et une telle astuce j aussi est-ce pour cela que tres Esprits en dehors d'eux, et par des Esprits envoyés
leurs Enfers sont moins rigoureux. par eux. UN QUATRIÈME, à des opérations par des fantaisies.
f)Î9. Il m'a été donné de connaître par expérience de UN CINQUIÈME, à des sorties au dehors d'eux-mêmes et, par
quelle méchanceté sont ceux qu'on appelle Génies: Les suite, à des présences ailleurs que là où ils sont avec leur
Génies opèrent et influent, non <lans les pensées, mais dans corps. UN SIXIÈME, à des feintes, à des persuasions et à des
" ~)'2 DE L'El\I"EH.
DE LA SlTUATION ET DE L\ PLunALIT~ DES ENFERS. 4fJ3
mensonges. L'esprit de l'homme méchant vient de lui­
même dans ces Artifices, quand il a été dégagé de son soit après la mort, quand il devient Esprit; réciproquement
corps, car ils sont dans la nature de son mal, nature dans aussi l'Ange et l'Esprit ne peuvent rien voir dans le Monde
1.lC[uelle il est alors. Par ces Artifices ils se tourmentent naturel, à moins qu'ils ne soient chez un homme auquel
mutuellement dans les Enfers: mais comme tous ces Arti­ il a été donné de parler avec eux; en effet, les yeux de
!iees, excepté ceux qui se font par des feintes, des persua­ l'homme ont été appropriés à la réception de la lumière du
sions et des mensonges, sont inconnus dans le Monde, je Monde naturel, et les yeux des Anges et des Esprits ont été
ne veux pas les décrire ici en particulier, tant parce qu'ils appropriés à la réception de la lumière du Monde spirituel.
ne seraient pas compris que parce qu'ils sont abominables. et cependant les uns et les autres ont des yeux, quant à
581. Si les Tourments dans les Enfers sont permis par l'apparence, tout à fait semblables. Que le Monde spirituel
le Seigneur, c'est parce que les maux ne peuvent être ré­ soit tel, c'est ce que ne peut comprendre l'homme naturel,
primés ni domptés autrement; le moyen unique de les ré­ ni à. plus forte raison l'homme sensuel, c'est·à-dire, celui
primer et de les dompter, et de tenir la tourbe infernale qui ne croit que ce qu'il voit des yeux de son corps et touche
dans les liens, c'est la crainte de la peine; il n'existe point de ses mains, par conséquent que ce qu'il a saisi par la
d'autre moyen; car sans la crainte de la peine et du tour­ vue et le toucher, et d'après quoi il pense, ce qui fait que
ment, le mal se précipiterait dans des fureurs, et tout serait sa pensée est matérielle, et non spirituelle. Comme telle
dissipé} de même que sur les terres un Royaume où il n'y est la ressemblance du Monde spirituel et du Monde natu­
aurait ni lois ni punitions. rel, c'est pour cela que l'homme après la mort sait à peine
autre chose, sinon qu'il est dans le Monde où il est né et
d'où il est sorti; c'est pour cette raison aussi que la mort
DE L'APPARENCE, DE LA SITUATION ET DE LA PLURALIn';
est appelée simplement passage d'un Monde dans unautre
DES ENFERS.
Monde. Qu'il y ait une telle ressemblance entre l'un et
51)2. Dans le Monde spirituel, ou dans le Monde où sont l'autre Monde, on le voit ci-dessus, où il a été traité des
les Esprits et les Anges, il apparaît des choses semblables Représentatifs et des Apparences dans le Ciel, N"' 170 il
il celles qui sont dans le Monde naturel ou dans le Monde 176.
où sont les hommes, et tellement semblables qu'il n'y a 583. Là, dans les lieux les plus élevés sont les Cieux;
aucune différence quant à leur aspect extérieur j il Y appa­ dans les lieux bas est le Monde des Esprits; sous les uns et
raît des Plaines, et il y apparaîL des Montagnes, des Colli­ les autres sont les Enfers. Les Cieux n'apparaissent point
nes et des Rochers, et, dans leurs intervalles, des Vallées; aux Esprits qui sont dans le Monde des Esprits, si ce n'est
il Yapparaît aussi des Eaux, et plusieurs autres choses qui quand leur vue intérieure est ouverte; quelquefois cepen­
sont sur la Terre; mais néanmoins toutes ces choses sont dant ils apparaissent comme des nuages (nimbi) ou comme
d'origine spirituelle j aussi apparaissent-elles devant les des nuées blanches; cela vient de ce que les Anges du
yeux des Esprits et des Anges, et non devant les yeux des Ciel sont dans un état intérieur quant à l'intelligence et à
hommes, parce que les hommes sont dans le Monde natu­ la sagesse, ainsi au-dessus de la vue de ceux qui sont dam:
rel; or, les Spirituels voient les choses qui sont d'origine le Monde des Esprits. Quant aux Esprits qui sont dans les
spirituelle, et les Naturels, celles qui sont d'origine natu­ plaines et dans les vallées, ils se voient mutuellement,
l'elle: l'homme ne peut donc nullement voir de ses yeux mais là lorsqu'ils ont été séparés, ce qui arrive quand ils
les choses qui sont dans le Monde spirituel, à moins qu'il ont été introduits dans leurs intérieurs, les mauvais Esprits
ne lui soit donné d'être en esprit, ou à moins que ce ne ne voient point les bons, mais les bons peuvent voir les
mauvais, toutefois ils se détournent d'eux, et les Esprits
.
~

,~ jt[ DE L'ENFER. OF. LA. SITUATION ET DE LA PLUHALITÉ DES ENFERS. !sr)


qui se détournent deviennent invisibles. Quant aux Enfers, étangs d'eaux; tùutes sont couvertes et ne s'ouvrent que
ils n'apparaissent point, parce qu'ils ont été fermés, on en , quand de mauvais Esprits f','y précipitent du Monde des
aperçoit seulement les entrées, qui sont appelées portes, Esprits; et, quand elles s'ouvrent, il s'en exhale ou comme
lorsqu'elles s'ouvrent pour l'introduction d'autres Esprits du (cu avec de la fumée, tel que celui qu'on voit dans l'air
semblables aux infernaux. Toutes les portes qui conduisent pendant un incendie, ou comme une flamme sans fumée,
aux Enfers s'ouvrent du côté du Monde des Esprits, et au­ ou comme une suie telle que celle qui sort d'une four­
cune ne s'ouvre du côté du Ciel. naise embrasée, ou comme un nuage et une nuée épaisse;
584. Il ya des Enfers partout, tant sous les montagnes, j'ai appris que les Esprits infernaux ne voient ni ne sentent
les collines et les rochers, que sous les plaines et les ces choses, car lorsqu'ils en sont entourés, ils sont comme
vallées: les ouvertures ou portes conduisant aux Enfers dans leur atmosphère, et ainsi dans le plaisir de leur vie;
qui sont sous les montagnes, les collines et les rochers, et cela, parce qu'elles corresponùent aux maux et aux
apparaissent à la vue comme des trous et comme des faux dans lesquels ils sont, à savoir: le feu, à la haine et
crevasses de rochers, quelques-unes étendues en largeur à la vengeance; la fumée et la suie, aux faux d'après la
et spacieuses, d'autres resserrées et étroites, la plupart haine et l'ardeur de vengeance; la flamme, aux maux de
raboteuses; toutes, quand on y regarde, apparaissent obs­ 1

l'amour de soi, et le nuage et la nuée épaisse, aux faux


cures et sombres; mais les Esprits infernaux, qui sont qui proviennent de ces maux.
dans ces Enfers, sont dans une lueur semblable à celle de 586. Il m'a été aussi donné de plonger mes regards
charbons embrasés; leurs yeux ont été conformés pour dans les Enfers, et de voir ee qu'ils sont au dedans; car,
recevoir cette lumière; et cela, parce que, lorsqu'ils ont lorsqu'il plaît au Seigneur, l'Esprit et l'Ange, qui sont
vécu dans le monde, ils ont été dans l'obscurité quant aux au- dessus, peuvent par la vue pénétrer dans les plus pro­
Divins vrais, par la négation de ces vrais, et dans une !
fonds et ex::tminer ce qu'ils sont, sans que ce qui les re­
sorte de lumière quant aux faux, par leur affirmation; de couvre leur fasse obstade ; il m'a donc été donné de les
là vient que la vue de leurs yeux a été ainsi formée; de examiner aussi au dedans. Quelques Enfers m'ont apparu
là vient encore que la lumière du Ciel est pour eux une à la vue comme des Cavernes et des Antres dans des
obscurité; aussi, quand ils sortent de leurs antres, ne 1 rochers, se dirigeant vers l'intérieur, et de là aussi en pro­
voient-ils rien. De ce qui précède il est résulté très claire­ fondeur, obliquement ou perpendiculairement. D'autl'es
ment pour moi que l'homme vient dans la lumière du Enfers m'ont apparu à la vue comme des tanières et des
Ciel autant qu'il reconnaît le Divin et confirme chez lui repaires, tels que sont ceux des bêtes sauvages dans les
les choses appartenant au Ciel et à l'Église, et qu'il vient forêts; d'autres, comme des galeries et des souterrains tels
dans l'obscurité de l'Enfer autant qu'il nie le Divin et con­ que sont ceux des mines, avec des antres vers les parties
firme chez lui les choses opposees à ('elles qui appartien­ inférieures; la plupart des Enfers sont à trois rangs l'un
nent au Ciel et à l'Église. sur l'autre; les plus élevés apparaissent obscurs à l'inté­
585. Les ouvertures ou portes, conduisant aux Enfers rieur, parce que là les infernaux sont dans les faux du
qui sont sous les plaines et sous les vallées, apparaissent mal; les plus bas apparaissent ignés, parce que là les
à la vue de diverses manières; quelques-unes, semblables infel'l1aux sont dans les maux mêmes; car l'obscurité cor­
à celles qui sont sous les montagnes, les collines et les respond aux faux du mal; et le feu aux maux eux-mêmes;
rochers; d'autres, comme des antres et des cavernes; en effet, dans des Enfers plus profonds sont ceux q\1Ï ont
d'autres, comme de grands gouffres et des abimes; agi intérieurement d'après le mal, et dans de moins. pro­
d'autres, comme des marais; et d'autres, comme des fonds, ceux qui ont 'agi extérieurement, ce qui est agir
4:16 DE r:ENFER. DE LA SITUATION ET DE LA PLURALITÉ DES ENFERS. lr57
d'après les faux du mal. Dans quelques Enfers il apparaît tant plus cruels et plus horribles qu'ils sont plus éloignés
comme des décombres de maisons et de villes après des de l'Orient, ainsi par degrés successivement: dans ces
incendies, décombres parmi lesquels habitent et se cachent Enfers sont ceux qui, dans le monde, ont été dans l'amour
les Esprits infernaux. Dans des Enfers moins rigoureux, il de soi, et par suite dans le mépris pour les autres, dans
apparaît comme de grossières cabanes, contiguës en l'inimitié contre ceux qui ne leur étaient pas favorables,
quelques endroits en forme de ville, avec des rues et des et dans la haine et une ardeur de vengeance contre ceux
places; au dedans de ces demeures habitent les Esprits qui n'avaient pas pour eux du respect et de la vénération;
infernaux, continuellement dans des querelles, des ini- là, dans les lieux les plus reculés, sont ceux qui ont été de
mitiés, des rixes dans lesquelles ils se frappent et se déchi- la Religiosité Catholique, comme on l'appelle, et qui ont
rent ; dans les rues et les places, on ne voit que vols et voulu y être adorés comme des dieux, et par suite ont
déprédations. Dans certains Enfers on n'aperçoit que lieux: brûlé de haine et d'ardeur de vengeance contre tous ceux
de déhauche, hideux à voir, remplis d'ordures et d'excré- qui ne reconnaissaient pas leur pouvoir sur les âmes des
ments de tout genre. Il y a aussi de sombres Forêts, dans hommes et sur le Ciel; ceux-ci sont animés du même esprit
lesquelles des Esprits infernaux sont errants comme des (anima) qu'ils avaient dans le monde, c'est-à-dire, de la
bêtes sauvages, et là se trouvent aussi des antres souter- même haine et de la même ardeur de vengeance contre
rains, dans lesquels se réfugient ceux qui sont poursuivis ceux qui leur font opposition; leur plus grand plaisir est
par d'autres. Il y a aussi des Déserts, où tout est stérile et d'exercer des cruautés; mais cela dans l'autre vie se
sablonneux, et en quelques endroits se voient d'âpres tourne contre eux-mêmes; car dans leurs Enfers, dont la
rochers, dans lesquels il y a des cavernes, en d'autres Plage occidentale a été remplie, chacun est en fureur
endroits se voient aussi des cabanes; c'est dans ces lieux contre quiconque lui dénie la puissance Divine; mais il
déserts que sont rejetés des Enfers ceux qui ont subi les en sera dit davantage sur ce sujet dans l'Opuscule du Juge-
châtiments extrêmes, principalement ceux qui, dans le ment Dernier et de la Babylonie détruite. Quant à la
monde, ont surpassé les autres dans l'art de tramer et de manière dont les Enfers ont été disposés dans cette Plage,
machiner des artifices et des fourberies; telle est en der- on ne peut la connaître; on sait seulement que les plus
nier lieu leur vie. atroces de ce genre s'étendent sur les côtés vers la Plage
587. Quant à ce qui concerne la Situation des Enfers septentrionale, et les moins atroces vers la Plage méridio-
dans le particulier, personne ne peut la connaître, pas nale; ainsi l'atrocité des Enfers décroît de la Plage sep-
même les Anges dans le Ciel, le Seigneur Seul la connaît; tentrionale à la Plage méridionale, et aussi par degrés
mais leur Situation dans le commun est connue d'après vers l'Orient: à l'Orient sont ceux qui ont été fastueux et
les Plages dans lesquelles ils sont: en effet, les Enfers n'ont pas cru au Divin, mais qui néanmoins n'ont pas été
sont distingués quant aux Plages, comme les Cieux, et dans une telle haine et une telle ardeur de vengeance, ni
les Plages dans le Monde spirituel sont déterminées selon dans une telle fourberie que ceux qui sont au fond de la
les amours, car toutes les Plages dans le Ciel commencent Plage occidentale. Aujourd'hui, dans la Plage Orientale il
par le Seigneur, comme Soleil, Qui est l'Orient; et comme n'y a point d'Enfers; ceux qui y étaient ont été transportés
les Enfers sont opposés aux Cieux, leurs Plages com- dans la partie antérieure de la Plage occidentale. Les
mencent à l'opposé, ainsi par l'Occident, voir, sur ce Enfers, dans les Plages septentrionale et méridionale, sont
sujet, l'Article des quatre Plages dans le Ciel, Nos 141 à en ,grand nombre; dans ces Enfers sont ceux qui, pendant
153: de là vient que les Enfers de la Plage Occidentale qu'ils ont vécu, ont été dans l'amour du monde, et par
sont les plus cruels et les plus horribles de tous, et d'au- suite dans des maux de divers genres, qui sont l'inimitié,
4;)B DE L'ENFER.
OF. T/ÉQUILIBRE ENTRE LF. CTF.L ET r:ENi"ER. 1t59

l'hostilité, les vols, les larcins, l'astuce, l'avarice, la dureté espèce et en particulier. Il y a aussi des Eufers sous des
de cœur; les Enfers les plus cruels de ce genre sont dans Enfers; quelques-uns ont entre eux des communications
la Plage septentrionale, les moins cruels dans la Plage par des passages, et un plus grand nombre communi­
méridionale; la cruauté de ces Enfers croit à mesure quent entre eux par des exhalaisons, et cela tout à fait
qu'ils sont plus rapprochés de la Plage occidentale, et selon les affinités d'un genre et d'une espèce de mal avec
aussi à mesure qu'ils sont plus éloignés de la Plage méri­ les autres. Il m'a été donné de savoir en quel grand nombre
dionale, et elle diminue vers la: plage orientale et aussi sont les Enfers, par ce fait qu'il y a des Enfers sous toute
vers la Plage méridionale. Derrière les Enfers qui sont Montagne, sous toute Colline et sous tout Rocher, et aussi
dans la Plage occidentale il y a des Forêts ténébreuses, sous toute Plaine et sous toute Vallée, et qu'ils s'étendent
dans lesquelles des Esprits malins sont errants comme des dessous en longueur, en largeur et en profondeur; en un
bêtes sa uvages; il Y en a pareillement derrière les Enfers mot, tout le Ciel et tout le Monde des Esprits sont comme
dans la Plage septentrionale. Mais derrière les Enfers de excavés, et il y a au-dessous d'eux un Enfer continu. Voilà
la Plage méridionale sont los Déserts dont il a été parlé en ce que je puis dire sur la Pluralité des Enfers.
dernier lieu ci-dessus. Voilà ce que je puis dire sur la
Situation des Enfers.
DE L'ÉQUILIBRE ENTRE LE CIEL ET L'ENFER.
588. Quant à ce qui concerne la Pluralité des Enfers, ils
sont a~ssi nombreux que les Sociétés Angéliques dans les
Cieux, attendu qu'à chaque Société céleste correspond 589. En tout il faut qu'il y ait Équilibre, pour que
à l'opposé une Société infernale; que les Sociétés célestes quelque chose existe; sans équilibre il n'y a point d'action
soient innombrables, et qu'elles aient toutes été distin­ ni de réaction, car l'équilibre a lieu entre deux forces dont
guées solon les biens de l'amour, de la charité et de la l'une agit et l'autre réagit; le repos résultant d'une action
foi, on le voit dans l'Article sur les Sociétés dont les Cieux et d'une réaction égales est appelé Équilibre. Dans le
sont composés, Nos 41 à 50, et dans l'Article sur l'Immen­ Monde naturel il y a Équilibre dans toutes et dans cha­
sité du Ciel, NoS 415 à 420; il en est par conséquent de cune des choses j en géneral, dans les Atmosphères elles­
même des Sociétés infernales; elles ont été distinguées mêmes, dans lesquelles les inférieurs réagissent et résis­
selon les maux opposés aux biens. Chaque Mal est d'une tent autant que les supérieurs agissent et pressent: dans
variété infinie, comme chaque Bien; c'est ce que ne peu­ le Monde naturel, il y a encore équilibre entre la chaleur
vent comprendre ceux qui ont seulement une idée simple et le froid,entre la lumière et l'ombre, et entre le sec et
de chaque Mal, par exemple, du Mépris, de l'Inimitié, de l'humide; une température moyenne est un équilibre: il
la Haine, de la Vengeance, de la Fourberie, etc.; mais ya aussi équilibre dans tous les sujet des trois Règnes du
qu'on sache que chacun de ces maux contient un si grand Monde, à savoir, le Minéral, le Végétal et l'Animal, car
nombre de différences spécifiques, et chacune d'elles sans équilibre en eux rien n'existe ni ne subsiste; il Y a
encore tant de différences spécifiques ou particulières, partout comme un effort agissant d'une part et réagissant
qu'un volume ne suffirait pas pour les énumérer; les de l'autre. Toute existence, ou tout effet, a lieu dans un
Bnfers, selon les différences de chaque Mal, sont dis­ équilibre, c'est-à-dire a lieu par cela qu'une force agit et
tingués en un tel ordre qu'il n'est rien qui soit plus qu'une autre se laisse mettre en action, ol} par cela qu'une
ordonné et plus distinct: par là on peut reconnaître qu'ils force influe en agissant, et qu'une autre reçoit et cède
sont innombrables, l'un près de l'autre, et l'un éloigné de d'une manière convenable. Dans le Monde naturel, ce qui
l'autre, selon les différences des maux en général, en agit et ce qui réagit est appelé force et aussi effort; mais,
r

Dr: L'ÉQUILIBRE E:'\TRE LE CrEL ET L'EN:B'l<:lL !161


/160 DE r,'ENFKR.
dans le Monde, ce qui ne pourrait se faire s'il n'y avait là
dans le Monde spirituel, ce qui agit et ce qui réagit est
un parfait équilibre; par cet équilibre, en effet, tous les
appelé Vie et Volonté; dans ce monde, la vie est une force
Esprits sont examinés quant à leur qualité, car ils y sont
vive, et la volonté est un effort vi van t,et l'équilibre lui· même
laissés dans leur liberté, telle qu'elle existait chez eux dans
est appelé Liberté (Libe1'um); l'Équilibre spirituel ou la
le monde: - l'Équilibre spirituel est la Liberté cher.
Liberté existe en conséquence et subsiste entre le bien qui
l'homme et chez l'Esprit, comme il vient d'être dit, N° 589
agit d'une part et le mal qui réagit de l'autre part, ou entre
- Là, dans le Monde des esprits, la qualité de la liberté
le mal qui agit d'une part et le bien qui réagit de l'autr~
de chacun est r,onnue par les Anges du Ciel au moyen de
part; l'équilibre entre le bien qui agit et le mal qui réagit
la communication des affections et des pensées provenant
a lieu chez les bons, et l'équilibre entre le mal qui agit et
de ces affections, et cette qualité se manifeste à la vue de­
le bien qui réagit a lieu chez les méchants: si l'équilibre
vant les Esprits angéliques par les chemins que chacun suit;
spirituel a lieu entre le bien et le mal, c'est parce que tout
les Esprits qui sont bons suivent des chemins qui tendent
ce qui appartient à la vie de l'homme se rapporte au bien
". au Ciel, mais les mauvais Esprits suivent des chemins qui
et au mal, et que la volonté en est le réceptacle: il y a
tendent à l'Enfer; des chemins apparaissent effectivement
aussi un équilibre entre le vrai et le faux ; mais cet équi­
dans ce Monde, et c'est aussi la raison pour laquelle les
libre dépend de l'équilibre entre le bien et le mal: l'équi­
Chemins, dansla Parole, signifient les vrais qui conduisent
libre entre le vrai et le faux est comme entre la lumière et
au bien, et, dans un sens opposé, les faux qui conduisent
l'ombre, qui n'opèrent dans les sujets du Règne végétal
au mal; et c'est pour cela encore que, dans la Parole,
qu'autant que dans la lumière et dans l'ombre il y a la cha·
aner, marcher et cheminer signifient les progressions de la
leur et le froid; que la lumière et l'ombre n'opèrent rien
vie (1). Il m'a été souvent donné de voir de tels chemins,
d'elles-mêmes, mais que c'est la chaleur qui opère par
et aussi de voir les Esprits aller et marcher librement par
elles, on peut le reconnaître en ce qu'il y a pareille lumière
et pareille ombre dans la saison de l'hiver et dans la
!I
ces chemins selon les affections et selon les pensées pro­
venant des affections.
saison du printemps. La comparaison du vrai et du faux
591. Si le Mal s'exhale et monte continuellement de
avec la lumière et l'ombre vient de la correspondance, cal'
l'Enfer, et si le Bien s'exhale et descend continuellement
le vrai correspond à la lumière, le faux à l'ombre, et la
du Ciel, c'est parce que chacun est entouré d'une sphère
chaleur au bien de l'amour; et, en outre, la Lumière spi­
spirituelle, et que cette sphère efflue et émane de la vie
rituelle est le vrai, l'Ombre spirituelle est le faux, et la
des affections et des pensées provenant des affections (2) :
Chaleur spirituelle est le bien de l'amour; 'Ooù') sur cc
sujet, l'Article où il a été traité de la Lumière et de la Cha­ (1) Partir, dans la Parole, signifie le progressif de la vie, et aile l'
leur dans le Ciel, Nos '12ô à 140. a aussi la même signification, Nos 3335, 4375, 455-1, 4585, 4882, 5493,
590. Il Y a un perpétuel équilibre entre le Ciel et l'En­ 5605,5996,8181,8345,8397,8417,8420,8557. Aller et marcher avec
fer; de l'Enfer s'exhale et monte continuellement un ef­ le Seigneur, c'est recevoir la vie spirituelle et vivre avec Lui, N° '10567,
Marcher, c'est vivre, Nos 5'19, 1794, 8417,8420.
fort de faire le mal, et du Ciel s'exhale et descend conti­
(2) Une sphère spirituelle, quiest la sphère de la vie, et1lue et émane
nuellement un effort de faire le bien; clans cet équilibre de chaque homme, de chaque Esprit et de chaque Ang-e, et les en­
est le Monde des esprits, qui tient le milieu entre le Ciel et toure, No' 4464, 5179; 7454,8630. Elle efflue de la vie de leurs affec­
l'Enfer; voir, ci-dessus, N°s 421 à 431. Si le Monde des es­ tions et de leurs pensées, Nos 2489, 4'164,6206 f. On connait la qualité
prits est dans cet Équilibre, c'est parce que tout homme If des Esprits, à distance, d'après leurs spllères, Nos 104.8, I053, 13-16,
150/1, Les sphères provenant des maux sont opposées aux sphères qui
après la mort entre d'abord dans le Monde des esprits et y
proviennent ùes biens, N°' '1695, 1018ï, t03'1'2. Ces sphères s'étendent
est tenu dans un état semblable à celui dans lequel il a été
DE L'ÉQuILIBRE ENTRE LE CIEL ET L'ENFEU. 1163
462 DE L'ENFER.

et parce qu'une telle sphère de vie eftlue de chacun, il en résistance, l'un et l'autre ne périrait-il pas? Il en serait
résulte qu'une telle sphère aussi efflue de chaque Société ainsi dans le Monde spirituel, si le bien ne réagissait con­
céleste et de chaque Société infernale, pal' conséquent de tre le mal, et n'en comprimait continuellement l'insurrec­
toules les Sociétés ensemble, c'est-à-dire de tout le Ciel et tion; si le Divin seul ne faisait cela, le Ciel et l'Enfer pé­
de tout l'Enfer: si du Ciel efllue le Bien, c'est parce que riraient, et avec eux tout le Genre Humain; il est dit: si
tousy sont dans le bien; et si de l'Enfer efOue le Mal, c'est le Divin seul ne faisait cela, parce que le propre de cha­
parce que tous y sont dans le mal: le Bien qui efflue du cun, tant Ange qu'Esprit et Homme, n'est que mal, voir,
Ciel vient tout entier du Seigneur, car les Anges, qui sont ci-dessus, N° 591, aussi jamais aucun Ange ni aucun Esprit
dans les Cieux, sont tous détournés de leur propre et rete­ ne peuvent résister aux maux continuellement exhalés des
nus dans le Propre du Seigneur, qui est le Bien Même; Enfers, lJuisque par leur propre ils tendent tous à l'Enfer.
mais les Esprits qui sont dans les Enfers sont tous dans D'après cela il est évident que si le Seigneur Seul ne gou­
leur propre, et le propre de chacun n'est absolument que vernait tant les Cieux que les Enfers, il n'y aurait de salut
mal, et parce qu'il n'est que mal, il est un Enfer (1). D'après pour qui que ce soit. En outre, tous les Enfers font un,
cela, on peut voir que l'équilibre dans lequel sont tenus car les maux dans les Enfers sont connexes, comme les
les Anges dans les Cieux, et les Esprits dans les Enfers, biens dans los Cieux; et résister à tous les Enfers, qui
n'est point comme l'équilibre dans le Monde des Esprits. sont innombrables, et qui agissent ensemble contre le Ciel
Les Anges dans les Cieux trouvent leur équilibre dans la et contre tous ceux qui y sont, n'est possible qu'an seul
mesure du bien dans lequel ils ont voulu être, ou dans le· Divin, qui procède uniquement du Seigneur.
quel ils ont vécu dans le monde, par conséquent aussi dans 593. L'Équilibre entre les Cieux et les Enfers diminue et
le degré d'aversion qu'ils ont eu pour le mal; et les Esprits s'accroît selon le nombre de ceux qui entrent dans le Ciel
dans l'Enfer trouvent leur équilibre dans la mesure du mal et de ceux qui entrent dans l'Enfer, et chaque jour il en
dans lequel ils ont voulu être ou dans lequel ils ont vécu arrive par milliers; or, connaître et percevoir cette dimi­
en ce monde, et par conséquent aussi dans le degré suivant nution ou cet accroissement de l'équilibre, modérer et égali­
lequel ils ont été de cœur et d'esprit opposés au bien. ser l'entrée comme avec une balance, c'est ce que ne peut
592. Si le Seigneur ne gouvernait non-seulement les faire aucun Ange, mais bien le Seigneur Seul, car le Di vin
Cieux, mais aussi les Enfers, il n'y aurait aucun équilibre, procédant du Seigneur est omni-présent, et partout voit
et s'il n'y avait pas équilibre, il n'y aurait ni Ciel ni Enfer; où quelque chose va mal; l'Ange voit seulement ce qui
en effet, toutes et chacune des choses qui sont dans l'uni­ est près de lui, et ne perçoit pas même en soi ce qui arrive
vers, c'est-à-dire, tant dans le Monde naturel que dans le dans sa société.
Monde spirituel, se soutiennent par un équilibre. Qu'il en 594. La manière dont toutes choses ont été ordonnées
soit ainsi, tout homme rationnel peut le percevoir: suppo­ dans les Cieux et dans les Enfers, afin que là tous en gé­
sez seulement du sU1'lloids d'un côté, et de l'autre pas de néral et chacun en particulier soient dans leur équilibre,
pe'ut jusqu'à un certain point être comprise d'apl'ès ce
an loin dans les sociétés angéliques selon la qualité et la quautilé du qui a été déjà dit et montré concernant les Cieux et con­
bien, Nos 6598 à 6613,8063.8794,8797 ; et dans les sociétés infernale,; cernant les Enfers, à savoir, que toutes les Sociétés du
selon la qualité et la quantité du mal, Nos 8794,8797. Ciel ont été distinguées avec l'ordre le plus parfait selon
(1) Le propre de l'homme n'est absolument qlle mal, Nus 210, ~llJ, les biens et selon les genres et les espèces de biens, et
731,874,875, 876,987,1047, 230~ 2308, 55!8, 3701,380l, 38l2, 8480,
8550,10283,10284, -18286, t0731. Le propre de l'homme estun enfer
toutes les Sociétés de l'Enfer selon les maux et selon les
chez lui, Nos 694, 8480. genres et les espèces de maux; et qlle sous chaque Société
't()4 DI<; L'.b:NF'lm.
DE L'ÉQUfLIl3RE ENTRE LE CIEL ET L'ENFER. 465
du Ciel il y a une Société de l'Enfer correspondante ~t tous ceux qui les habitent sont dans le mal et contre le
l'opposé; cie cette correspondance résulte l'équilibre: Divin du Seigneur, c'est pourquoi autant que possible,
c'est pourquoi continuellement le Seigneur pourvoit à ce dans les Enfers, les séditions sont comprimées et les
que la Société infernale qui est sous une Société céleste cruautés contenues, afin que les Esprits infernaux ne
ne préyale pas; et quand elle commence à prévaloir, elle s'y déchaînent pas outre mesure les uns contre les autres;
est contenue par divers moyens et ramenée à un juste rap­ cela aussi est opéré par les innombrables moyens de la
port d'équilibre; ces moyens sont en grand nombre, il va puissance Divine.
enêtre rapporté seulement quelques-uns: Certains Moyens , 596. Les cieux ont été distingués en deux royaumes,
se rapportent à une plus forte présence du Seigneur; d'au­ à savoir, le Royaume Céleste et le Royaume spirituel,
tres, à une communication et à une conjonction plus étroites vOl:r, ci-dessus, N°' 20 à 28; les enfers ont été distingués
d'une ou de plusieurs sociétés avec d'autres sociétés; d'au­ pareillement en deux Royaumes, l'un de ces Royaumes
tres, à rejeter dans des déserts les Esprits infernaux qui est opposé au Royaume céleste, et l'autre est opposé au
sont en surabondance; d'autres, à transporter quelques Royaume spirituel: celui qui est opposé au Royaume
infernaux d'un Enfer dans un autre Enfer; d'autres, à céleste est dans la Plage occidentale, et ceux qui sont là
mettre en ordre ceux qui sont dans les Enfers, ce qui se sont appelés Génies; celui qui est opposé au Royaume
fait aussi de différentes manières i d'autres, à cacher cer­ spirituel est dans les Plages septentrionale et méridio­
tains Enfers sous des enveloppes plus denses et plus épais­ nale, et ceux qui sont là sont appelés Esprits. Tous ceux
ses; et aussi à les enfoncer plus profondément; outre qui sont dans le Royaume céleste sont dans l'amour envers
d'autres moyens, et aussi des moyens employés dans les le Seigneur, et tous ceux qui sont dans les Enfer:; opposés
Cieux qui sont au-dessus. Ces détails ont été donnés afin à ce Royaume sont dans l'amour de soi ; tous ceux qui
qu'on perçoive en quelque manière que le Seigneur Seul sont dans le Royaume spirituel sont dans l'amour pour
pourvoit à ce qu'il y ait partout équilibre entre le bien et ~l le prochain, et tous ceux qui sont dans les EnfE'rs opposés
le mal, ainsi entre le Ciel et l'Enfer; car c'est sur un tel à ce Royaume sont dans l'amour du monde; par là j'ai
équilibre qu'est fondé le salut de tous dans les Cieux et de vu clairement que l'Amour envers le Seigneur et l'Amour
tous sur les terres. de soi sont opposés, et qu'il en est de même de l'Amour
595. Il faut qu'on sache que continuellement les Enfers pour le prochain et de l'Amour du monde. Il est conti­
attaquent le Ciel, et s'efforcent de le détruire; et que con­ nuellement pourvu par le Seigneur à ce que rien n'eftlue
tinuellement le Seigneur protège les Cieux, en détour­
nant ses habitants des maux provenant de leur propre,
:, des Enfers opposés au Royaume céleste du Seigneur vers
ceux qui sont dans le Royaume spirituel, car si cela arri­
et en les tenant dans le bien qui procède de Lui·Même : vait, le Royaume spirituel périrait; la raison en a été
il m'a été donné souvent de percevoir la sphère qui donnée ci-dessus, N°' 578, 579. Ces deux Équilibres
effluait des Enfers; c'étàit toute une sphère d'efforts pour généraux sont continuellement maintenus intacts par le
détruire le Divin du Seigneur, et par conséquent le Ciel: Seigneur.
j'ai aussi perçu quelquefois les ébullitions de quelques
Enfers; c'étaient des efforts pour s'en échapper et pour
détruire. Les Cieux, au contraire, jamais n'attaquent les
Enfers, car la sphère Divine qui procède du Seigneur est
un effort continuel pour le salut de tous; et comme ceux
qui sont dans les Enfers ne peuvent être sauvés, puisque
;30
66 DE L'ENFER. ÉQUILlllRE ENTRE: LE CIEL ET L'ENFER. 467
les voit en lui et ne les reconnaît, et ensuite ne cesse de
les vouloir, et enfin ne les a en aversion; alors seulement
J:HOMME EST ]jANS LA I,JDERTÉ PAlt L'ÉQ(JlLIBHE ENTRE LE ils sont éloignés; ceci ne peut se faire, à tnoins que
CIEL ET L'ENFEH. l'homme ne soit autant dans le bien que dans le mal;
d'après le bien, en effet, Il peut voir les maux, mais
597. Il vient d'être traité de l'Équilibre entre le Ciel et d'après le mal il ne peut voir les biens; les biens spi~
l'Enfer, et il a été montré que cet Équilibre est l'Équi­ rituels que l'homme peut penser, il les apprend dès l'en­
libre entre le Bien qui procède du Ciel et le Mal qui pro­ fance par la lecture de la Parole et par la prédication; et
vient de l'Enfer, qu'ainsi c'est l'Équilibre spirituel, qui les biens moraux et oivils, il le~ apprend par la vie dans
ùans son essence est la Liberté (Libel'um). Si l'Équilibre le monde; voilà en prètnîèr lieu pourquoi l'homme doit
I:;pirituel dans son essence est la Liberté, c'est parce qu'il être dans la liberté. En seoond lieu, c'est que rien n'est
est l'Équilibre entre le bien et le mal, ct entre le vrai et approprié à l'hotnme que ce qui est fait d'après l'affec­
18 faux, et que ces choses sont spirituelles; c'est pour· tion qui appartient à l'amour; tout le reste, il est vrai,
quoi, avoir la possibilité de vouloir le bien ou le mal, de peut entrer, mais pas plus avant que dm1s la pensée et
penser le vrai ou le faux, et de ohoisir l'un de préférence non dans la vOlOllté, et ce qUi n'entre point jusque
à l'autre, c'est la Liberté dont il s'agit ici. Cette Liberté dans la volonté da l'hotnme, ne devient point sa propriété,
est donnée par le Seigneur à tout homme, et jamais ne car la pénsée tire ce qui lui appartient de la métnoire;
lui est enlevée; d'après son origine, à la vérité, elle appar· jamais il n'est rien da libre qui ne vienne de la volonté,
tient au Seigneur et non à l'homme, parce qu'elle vient ou, oe qui ost la même ohose, de l'affection appartenant à
du Seigneur, mais néanmoins elle est donnée à l'homme l'amour; en effet, tout ce que l'homme veut ou aime,
avec la vie comme étant à lui j et cela, afin que l'homme HIe fait librement; de là résulte que la liberté de l'homme
puisse être réformé et sauvé, car, sans la Liberté, il n'est et l'affection qui appartient à son amour ou àS!1 volonté
point de réformation ni de salut. Chacun peut voir, par sont un; c'est dotlC pourquoi la liberté est donnée à
une sorte d'intuition rationnelle, que l'homme a la liberté l'homme, afin qu'il puisse être affecté du vrai et du
de penser mal ou bien, avec sincérité ou sans sincérité, bien, ou les aimer, Elt qu'ainsi le vrai et le bien puissent
justement ou injustement; et aussi qu'il lui est permis de devenir comme lui appartenant en propre; en un mot,
parler et d'agir bien, sincèrement et justement, et interdit tout ce qui n'entre pas chez l'homme en liberté ne reste
de parler et d'agir mal, sans sincérité et injustement à pas, parce que cela n'ttppartient pas i:t son amour ou à fia
cause des lois spirituelles, morales et civiles, par lesquelles volonté, et que ce qui n'appartient pas à l'amoui' ou à la
son externe est tenu dans des liens. D'après cela, il est voll)nté de l'homme n'appartient pas à son esprit j cal'
évident que l'esprit de l'homme, c'est-à-dire, ce qui dans l'Ètre de l'esprit de l'homme est l'amour ou la volonté; il
l'homme pense et veut, est en liberté; et qu'il n'en est pas est dit l'amour ou la volonté, parce que ce que l'homme
ainsi de l'externe de l'homme, c'est.à.-dire, de ce qui dans aime, il le veut. Telle esfen conséquence la raison pour
l'homme parle et agit, à moins qu'il ne parle et n'agisse laquelle l'homme ne peut être réfortné que dans la liberté.
selon les lois susdites. Mais on trouvera plus dl' détails silr la Liberté de l'homme
598. Si l'homme ne peut être réformé à moins qu'il n'y dans les ARCANES CÉùEtlTEB, aux passages cités plus loin.
ait chez lui liberté, c'est parce qu'il nait dans des maux de 599. Pour quel'homme soit dans la liberté, et qu'il puisse
tout genre, qui cependant doivent être éloignés pour qu'il ainsi être réformé, il est conjoint quant à son esprit avec
puisse être sauvé; ct ils ne peuvent être éloignés s'il ne l~ Ciel et avec l'Enfer i il Yal en !3ffet, chez chaque homm8
/168 DE L'ENFER. r:'HoMME EST DANS LA LIBERTÉ PAR CET ÉQUILIBRE. 469

des Esprits de l'Enfer ct des Anges du Ciel; par les Esprits lequel ils avaient été dans le Monde, ce qui peut se faire
de l'Enfer l'homme est dans son mal, mais par les Anges pour chacun quand le Seigneur le permet; et alors il fut
du Ciel l'homme est dans le bien qui procèùe du Seigneur; montré quelle idée ils avaient eue de l'état de l'homme
c'est ainsi qu'il est dans l'Équilibre spirituel, c'est-à-dire, après la mort. Ils dirent que, quelques Intelligents dans
dans la Liberté. Que des Anges du Ciel et des Esprits de le Monde leur ayant demandé ce qu'ils pensaient au sujet
l'Enfer sont adjoints à chaque homme, on le voit dans de leur âme après la vie dans le Monde, ils avaient répondu
l'Article sur la Conjonction du Ciel avec le genre Humain, qu'ils ne savaient pas ce que c'était qu'une âme. Sur cette
Nos 291 à 302. réponse, on leur avait demandé ce qu'ils croyaient au suj et
600. Il faut qu'on sache que la conjonction de l'homme de leur état après la mort: leur croyance, avaient-ils dit,
avec le Ciel et avec l'Enfer n'est pas immédiate, mais était qu'ils vivraient Esprits. On leur avait demandé alors
qu'elle e!>t médiate par des Esprits qui sont dans le Monde quelle idée il::; avaient d'un Esprit, et ils avaient répondu
des Esprits j il Y a de ces Esprits chez l'homme, mais il qu'un Esprit est un homme. Enfin, interrogés d'où ils sa.
n'yen a point de l'Enfer lJl.ême, ni du Ciel même; l'homme vaient cela, ils avaient dit qu'ils le savaient parce que cela
est conjoint avec l'Enfer par des Esprits mauvais qui sont est ainsi. Ces intelligents avaient été étonnés que des Sim·
dans le Monde des Esprits, et avec le Ciel par des Esprits pIes eussent une telle foi, et qu'eux ne l'eussent point. Par
bons qui sont dans ce même Monde: c'est parce qu'il en là, je vis clairement que chez tout homme qui est en con­
est ainsi que le Monde des Esprits tient le milieu entre jonction avee le Ciel, il y a une conviction intime concer­
le Ciel et l'Enfer, et que là est l'Équilibre même. Que le nant sa vie après la mort: cette conviction ne vient pas
Monde des Esprits tienne le milieu entre le Ciel et l'Enfer, d'autre part que de l'influx du Ciel, c'est-à-dire, du Seigneur
on le voit dans l'Article sur le Monde des Esprits, N°S 421 par le Ciel, au moyen d'Esprits qui, du Mondedes Esprits,
à 431; et que là soit l'équilibre même entre le Ciel et ont été adjoints à l'homme; et elle est chez ceux qui n'ont
l'Enfer, on vient de le voir dans l'Article précédent, Nos 589 pas éteint leur liberté de penser par des principes adoptés
à 596. D'après cela, on voit maintenant d'où vient à et ensuite confirmés concernant l'Ame de l'homme, qu'on
l'homme la Liberté. dit être une pure pensée, ou quelque prineipe animé dont
601. Il sera dit encore quelque chose sur les Esprits on cherche le siège dans le corps, alors que cependant
adjoints à l'homme. Une Société entière peut avoir com­ l'Ame n'est que la vie de l'homme, que l'Esprit est 1'homme
munication avec une autre Société, et aussi avec un seul lui-même, et que le Corps terrestre, dont il est enveloppé
Esprit, en quelque endroit que ce soit, par un Esprit envoyé dans le monde, n'est qu'un instrument, par lequel l'Esprit,
par elle; cet Esprit est appelé le Sujet de plusieurs: il en qui est l'homme lui-même, agit dans le Monde naturel de
est de même de la conjonction de l'homme avec les Soeié­ la manière qui convient à ce monde.
tés dans le Ciel et avec les Sociétés dans l'Enfer; elle se 603. Les choses qui ont été dites dans ce Traité sur le
fait par des Esprits adjoints à l'homme et appartenant au Ciel, le Monde des Esprits et l'Enfer, seront obscures pour
Monde des esprits. Voir aussi, sür ce point, dans les AR­ ceux qui ne prennent pas plaisir à connaître les vrais spi­
CANES CÉLESTES, les passages cités à la findu présent Traité. rituels, mais claires pourceuxqui en font leur plaisir, sur­
602. En dernier lieu il faut parler de la conviction in­ tout pour ceux qui sont dans l'affection du vrai pour le
time qui vient de l'influx du Ciel chez l'homme concernant vrai, c'est-à-dire, qui aiment le vrai parce qu'il est le vrai;
sa vie après la mort: Il y avait quelques Esprits du simple car tout ce qui est aimé entre avec lumière dans l'idée du
peuple, qui, dans le Monde, aWLient vécu dans le bien de mental, principalement lorsque c'est le vrai qui est aimé,
la foi; ils furent remis dans un état semblable à celui dans parce que tout vrai est dans la lumière.
470 DE l.'ENIi'Im. EXTRAITS DES AnCANES CÉLESTES SUR LA LIBERTÉ. 471
queur, attendu qu'alors l'homme se contraint intérieurement pour ré­
sister, quoiqu'il en paraisse autrement, Nos 1\137, 19n, 2881­
EXTRAITS DES ARCANES CÉLESTES sun LA LIBERTt DR
La Liberté infernale consiste à être conduit pal' les amours de soi
I,'HOMME, SUR L'INFLUX, ET SUR U:s ESPRITS PAR LESQUELS SE
et du monde, et pal' les concupiscences de ces amours, NO" 2870,2873.
FONT LES OOMMUNICATIONS.
Ceux qui sont dans l'Enfel' nc connaissent pas d'autre liberté, N° 287t.
La Liberté Celeste est aussi éloignée de la Liberté infernale que le
DE LA LIBERTÉ (Llbel'um). Toute liberté appartient à l'amour ou Ciel est éloigné de l'Enfer, Nos 2873, 2874. La Liberté infernale, qui
à l'affection, attendu que ce que l'homme aime, c'est Gela qu'il fait consiste à être conduit pal' les amours de soi et du monde, n'est point
librement, No. 2810, 3158, 8987, 8990, 9585, 9591. Parce que la Li· une liberté, mais bien un esclavage, Nos 288 /1,2890, a\lendu que o'est
berté appal'tîent Ù. l'amoUl', elle est la vie de chacun, No 2873. Il n'y un esclavage que d'être conduit pm' l'Enfcr, Nos 9586, 9589, 9590,
a que ce qu"i procèLle de la Liberte qui apparaisse comme propre, 959'1.
No 2880. Il Y a une Liberté céleste et une Liberté infernale, No' 2870,
2873, 2874, 9589, 9590. DE L'INFLUX, Tout ce que l'homme pense et veut lui vient pal' in­
La Libel'té Céleste appartient à l'amour céleste, ou il. l'amour du flux; prouvé par l'expérience, Nus 90/1, 2886, 2887,2888,4151,4319,
bien et du vrai, No. 19 /17,2870,2872; et comme l'amour du bien et 4320,5846, 5848, 6189,6191, 6t9l1, 6197, 6198, 6199,6213,7147, 10219.
du vl'ai vient du Seigneur, ia Liberté même consiste à être conduit .' C'est d'après l'influx que l'homme peut considérer les choses, penser
p:tl' le Beigneur, No> 892, 905, 2872, 2886, 2890, 2891, 2892, 9096, et conclure analytiquement, Nos 2888, 4319,4320. L'homme ne pour.
9586, 9587, 9589, 9fJ90, %91. L'homme est introduit pal' le Beigneur rait vivre un seul moment, si l'influx provenant du Monde spirituel
dans la Liberté céleste par la régénération, Nos 2874,2875, :l882, 2892, lui était ôté; prouvé par l'expérience, Nus 2887,5849, 5854, 632L La
L'homme doit avoir la Liberté pour pouvoir êtl'e rég'énéré, NO" 1937, vie qui influe du Seigneur est variée selon l'état de l'homme, et selon
'1917, 2816,2881,3'145, 3H6, 3158,4031,8700. Autrement, l'amour du la réception, Nos 2069, 5986, 647~2, 7343. Chez les méchants, le bien
bien et du vrai né peut êtl'e implanté dans l'homme, ni lui être appro­ qui influe du Seigneur est changé en mal, et le vrai en faux; prouvé
prié en apparence comme sien, No' 2877, 2H79, 2880, 2888. Rien de par l'expérience, Nos 3643,4632. Le bien et le vrai, qui influent conti­
ce qui est fait par contrainte n'est conjoint à l'homme, Nos 2875,8700. nuellement du Seigneur, ne sont reçus qu'autant que le mal et le faux
Si l'homme pouvait ôtre réformé par contrainte, tous les hommes se­ ne font pas obstacle à la réception, No' 2411, 3142, 3147, 5828.
raient sauvés, N° 2881. La contrainte dans la ['éformation est dange­ Tout bien influe du Seigneur et tout mal influe de l'Enfer, No~ 904,
reuse, N° ·'t031. 'l'out culte provenant de la liberté est un culte, mais 4151. L'homme croit aujourd'hui que le bien et le mal sont en lui et
il n'en est pas de même de celui qui provient d'une contt'ainte, Nos t 947, viennent de lui, tandis que cepeodant ils influent, et ceci il le sait d'a­
2880, 7349, 10097. La repenlanee doit avoit lieu dans un élat libre, et près Ill. doch'ine de l'Église, qui enseigne que tout bien vient de Dieu
oelle qui a lieu dans un état de contrainte est sans valeur, N0 8392. et que tout mal vient du diable, Nos ·i2!19, 6193, 6206.01', si l'homme
États de contrainte, quels ils sont, N° 8392, croyait ce qu'enseigne la doctrine, il ne s'approprierait point le mal,
Il a été donné à l'homme d'agir d'après la liberté de la raison afin et, lorsqu'il fait le bien, il ne croirait pas le faire de lui-même, Nos 6'206,
qUé le bien lui soit pourvu, et c'est pour cela que l'homme est dans 632-i, 6325, Combien serait heureux 1 état de 1 !tomme"s'il cr,)j'ait que
la liberté de penser et de vouloÎ1' même le mal, et aussi de le faire, tout bien influe du Seigneur, et que tout mal influe de l'Enfer, N° 6325.
autanl que les lois ne le défendel1t pas, No -10777. L'holnme est tenu Ceux qui nient le Ciel, ou ne savent rien du Ciel, ignorent qu'il en
pal' le Seigneur entre le Ciel et l'Enfor, et ainsi daml l'équilibre, afin vienne quelque influx, Nos /J32Z, 5649, tH93,6I179. Ce que c'est que
qu'il soit dans la liberté pOUl' la réformation, Nos 5982, 6477, 8209, l'Inl1ux; illustré pat' des comparaisons, No' 6128, 6323, 9/107,
8987. Ce qui a été semé dans la liberté demeure, mais non ce qui a Tout ce qui appartient à la vie influe d'un Premier, qui est la
été semé dans la contrai~te, N° 9588; c'est pourquoi la liberté n'est SOlo:rce de la vie, parce que tout vient et influe continuellement de ce
jamais enlevée à personne, No> 2876, 2881. Nul n'est contraint pal' le Premier, c'est-à-dire du Seigneur, No. 3001,3318,3337,3338,3344,
Seigneur, Nos 1937, -1947. 3484,3619,3741,3742,3743,4318,4319,4320, 4417,4524, 4882, 5847,
Se contraindre soi-méme est un aote de liberté, être contraint; au 5986,6325,6'<68,6469, û470, 6479, 9216, '10196. Il y a In!1ux spirituel
contraire, n'en est pas un, No. '1937,1947. L'homme doit se contrain­ et non pas Influx physique, ainsi il ya Inlïux du Monde spirituel dans
dre pour l'ésister au mal, No. '1937, '1947, 79'14, et aussi pour faire le le Monde naturel, et non du Monde naturel dans le Monde spirituel,
bien comme de soi-même, mais néanmoins recon~aitre que c'est d'a­ No' 32'19, 5119,5259, 5427, 54.?8, 547ï, 6322, 9109, 9UO. Il y a in­
près le Seigneur, No. 2883, 289t, 2892, 79B. La liberté est plus forte flux par l'homme Interne dans l'homme Externe, ou par l'esprit dans
che~ l'homme qans les combats des ~entatiQns dans lesquels il est vai~~ le corps, mais l'inverse n'a pas lieu, parce que l'Esprit de l'homme est
472 DE L'ENFE R. 1

dans le Monde spirituel, et le corps dans le Monde naturel, NOl 1702,

1707, 1940, 1954,01 19,5259 ,5779,6 322,938 0. L'homme Interne


dans le Monde spirituel, et l'homme Externe dans le Monde naturel,
est

Nos 978, 1Ot5, 3628,4. 459,452 3,4524, 6057,63 09,9701 à 9709,'10156,

DU CIEL ET DE L'ENFER
10472. Il semble que chez l'homme l'influx vienne des Externe s
dans

les Internes, mais c'est une illusion, No 3721. Chez l'homme, l'influx

est dans ses rationnels, et par les rationnels dans les scientifiques,
mais l'inverse n'a pas lieu, Nos 1495, 1707, 19~0. Quel est l'ordre
INDEX ANALYTIQUE

de

l'influx, Nos 77[>, 880, 1096, 1495, 7270. L'influx vient immédiatement PAl{ LE BOYS DES GUAYS, REVU BT CORRIGÉ

du Seigneur, et aussi médiatement par le Monde spirituel ou le Ciel,

Nos 6063,63 07, 6472,96 82, 9683. L'Influx du Seigneur est dans
le

bien chez l'homme, et par le bien dans le vrai, mais l'inverse n'a pas
lieu, Nos 5482, fj649, 6027, 8685, 8701,10 153. Le bien donne la fa­ Les Chiffres renvoient aux Nnméros, et non aux Pages. Les Chiffres
cuILé de recevoir du Seigneu r l'influx, mais le vrai sans le bien ne précédés des initiales A. C. renvoient aux Numéros des ARCANES
la CELESTES. Extl'. indique les Extl'ait s des ARCANES CÉLESTES, et
donne pas, N° 832L Ce qui influe dans la pensée n'est en rien nui­
n. les notes extraites du même ouvrage. Sign. est l'abréviation de.
sible, mais ce qui influe dans la volonté peut être nuisible, parce que signifie ou de signifie nt. Les notes entre crochets sont de A. H.
l'homme se l'appropl'ie, N° 6308.
Il Y a un Influx commun, N° 5850. Cet Influx est un continuel ef­
fort pour agir selon l'ordre, N° 62U. Cet Influx est dans les vies des
animaux, N° 5850, et aussi dans les sujets du Règne végétal, N° 3648. dans le monde spiritue l, ce
C'est aussi selon l'Influx commun que la pensée tombe dans le lan­ A
qui agit et ce qui réagit est
gage, et la volonté dans les actions et dans les gestes chez l'homme
, A. De l'emplo i de cette appelé vie et volonté . La vie
Nos 5862, 5990, 6t92, 62B.
voyelle dans les mots de la y est une force vi ve, et la vo­
DES SUJETS. Les Esprits envoyés par des Sociétés d'Esprit s vers lonté un effort.. vi vant, 589.
langue hébraïq ue, 241.
d'autres Sociétés, et aussi vers quelques Esprits, sont appelés Sujets,
Nos 4403, 5856. Les communications dans l'autre vie se font par 1'1 ABEiLLES. Leurs travau x ACTUEL, actuali s (c'est·à ­
de mervei lleux, 108. dire effectif ; de actus, acte).
tels Esprits émissaires, Nos 4403, 5856, 5983. L'Espri t, qui est en­
voyé pour servir de Sujet, pense, non pas d'après lui-même, mais d'a­ ABRAHA~[. Dans le sens ïn­ On est puni pour le mal actuel
près ceux qui l'ont envoyé, N0 15985, 5986, 5987. Plusieu rs détails terne de ln Parole , par Abra­ et non pour le mal hérédit aire,
sur ces Esprits, Nos 5988, 5989. ham, Isaac et Jacob, est en­ 342. Oonjon ction actuell e de
tendu le Seigne ur quant au la volonté et de l'enten de·
divin même et quant au divin ment entre conjoin ts, dans les
humain , 5:26, n. mariag es céleste s, 369.
ACCENT, Apex. Dans la Pa­ AD~lINISTRATION. Dans les
FIN role, dans la langue hébraï­ cieux il y a, comme sur les
que, il y a des divins et des terres, un grand nombre d'ad­
1

arcane s du ciel, même dans ministr ations, soit ecclési as·


ses accent s: pourqu oi, 260. tiques, soit civiles, soit do­
ACTIF. La vie civile et ma· mestiq ues, 388.
l'ale est la partie active de la ADOLESCBNCE.Dans l'adole s­
vie spiritue lle, 529. cence, chez l'homm e qui peut
ACTION ET RÉACTION. Dans être réform é et régéné ré, il ya
le monde naturel , ce qui agit des esprits qui sont dans l'af­
et ce quï réagit est appelé fection du bien etdu vrai ,et par
force et aussi effort; mais suite dans l'intelli gence, 295.
1 u
2 DU CIEL El' DE L'ENFEU.
lND~X. 3
les meilleurs d'entre eux sont Parole, l'~ïme sign. l'entende­ de l'homme externe, et l'ac­
ADULTÈRES. Le ciel est fer­
de l'Afrique, 326, 511L ment, la foi et le vrai, 446, n. tion de i'l'en détourner, 74, n.
mé aux adultèl'es; ils sont
sans miséricorde et sans reli­ AGNEAUX (les), parmi les AMOUR (l') est le feu de la Ils ont fréquemment parlé
gion, 384, n. 385, n. Par adul­ animaux, correspondent à des vie, 14. Il est l'être de la vie avec les esprits et avec les
affections du mental spirituel, de l'homme, 447; il est la con· anges, 249,. n. 17 air EGLISE
tères sont entendus ceux qui
110. Le Seigneur est appelé jonction spirituelle, 14,272; ANCIENNE.
perçoivent du plaisir dans les
Agneau, dans la Parole, parce il Y a en lui des choses innom­ ANCIENS (les très), 87, 115,
adultères, et n'en perçoivent
point dans les mariages, 386. que l'agneau y sign. l'inno­ ln'ables, et il atlil'e à soi 223, n. 251: 260, 263, 306.
Dans la Parole, les adultères cence et le bien de l'inno­ toutes les choses qui concor­ Voir EGLISE '1'l1i·:s .~ l'ClENNE.
cence, 282. dent, 18, n. L'amour céleste ANGES,7 :\12, 17. L'homme
sign. des adultérations du
AIMER. C'est vouloiret fail'e, est l'amour dans lequel sont a été cr06 pour venir dans le
bien, 384, n. Voir :MARIAGES.
350,455. Aimer le bien, et con· ceux du royaume céleste, 23, ciel et devenir ange, 57, c'esL
ADULTES. Différence entre
séquemment le vouloir et le 268, 481,557. L'amour spiri­ poul'quoi celui chez qui est
ceux qui meurent enfants et
faire, c'est aimer le Seigneur, tuel est l'amour dans loquel le bien venant du Seigneur
ceux qui meurent adultes,
et aimer le vr~l.i, c'est aimer 10 sont ceux du royaume spiri­ est un ange-homme, 57; ct,
345.
proohain, 278. Aimer le bien tuel, 23, 390, 558 bis, 565. apl'ès la mort, s'il a vécu sc­
AFFAMÉS. Dans la Parole,
et ne le pas faire, quand on L'amour céleste est l'amour Ion l'ordre divin, il devient
sont appelés affamés ceux qui
envers le SeigneUl', 15, 2:), ange, 304. D'après la Parole
ne sont pas dans les connais­ le peut, c'est ne pas aimer,
272. L'amour spirituel est la on peut savoir que les anges
sances du bien et du vrai, et mais seulement penser qu'on
aime, 475. Aimer le Seigneur charité à l'égard du pl'ochain: sont ho ':llmes , puisque ceux
cependant les désirent, 420.
AFFECTION. L'affection est et le prochain, c'est vivré se­ 15, 23, "ln. Amour conjugal, qui ont été vus, ont été vus
281, 3C7 à 386; il tire son ori­ comme hommes, 18:t Chaque
la continuitè de l'amour, 447, lon les préceptes du Seigneur,
gine de la conjonction du bien ange est en parfaite îorme hu·
n. Il n'y a aucune pensée sam, 15, n.
et du vrai, 281; il est l'amour maine, 73 à 77. Il n'y ena pas
affection, 236. La pensée avec AIRAIN. Des temps appelés
céleste même, 386. Voir MA­ un seul qui ait été Cl'éé ange
l'affection fait l'homme, 445. siècle d'ail'ain, etc., 115; l'ai­
l\IAGES. -Amour de soi, 122, dès le commencement, tous
L'affection réelle du vrai est rain sign. le bien naturel,
l'affection du vmi pour le 115, n. 15 t, 272, 28::l, 342, 359, 400, sont du genre humain, 31'1.
'554 à 556, 559. Amour du Il Y a toujours des anges ad·
vrai, 347. L'affec~ion est spi­ ALIMENTS (les) sign. des
monde, 123,151,342,359,400, joints à l'homme pal' le Sei·
rituelle ou corporelle, 468. choses analogues qui nourris­
554, 555,565. Amour régnant gneur, tG5. Les anges pris
Affection de l'usage, 517. Il Y sent la vie Apirituelle, 111,
ou dominant, 58, 143, 236, ensemble sont appelés le ciel,
a chez chaque homme des af­ 274.
~49, 352, 377, 479; c'est ce parce qu'ils le constituent, 7.
fections variées, mais une af­ ALLER ou cheminer et mar­
que l'homme aime par des­ Chaque ange est un ciel dans
fection dominante ou amour cher, sign. vivre, et aussi le
sus toutes choses, 486. la forme la plus petite,5t à
qominant est dans toutes ces progressif de la vie; aller et
AMOURS. Intérieurs, exté­ 58. Anges célestes, ou du ciel
~ffections, 236. Voir PENSÉE. marcher avec le. Seigneur,
rieurs, 4ii. Communicatifs intime, 21, 25, 3t, 188, 214,
AFFINITÉS. DanR le ciel, les c'est recevoir la vie spirituelle
de leurs plaisirs, 399. Des­ 270, 271. Anges spit'ituels, ou
aJfinités et les parentés exis­ et vivre avec lui, 192, n. 590,
tructifs des plaisirs chez les du ciel moyen, 21,25,31.,214,
tent d'après le bien, et selon n.
autres, 399. Célestes, corpo­ 241,270. Différence entre les
les convenances et les diffé­ AME. L'àme n'eAt que la vie
rels, 481. célestes et les spil'ituels, 25.
rences du bien, jl), n. de l'homme, tandis que l'es­
ANCŒNS (les), 87,115, 119, Anges spil'i Luels-naturels ct
AFRICAINS. Dans le ciel, les prit est l'homme lui-m~me,
2/19, 323, 415. Ils ont connu célesles-natl1l'els, 31 ; distin­
gentils sont en pl us grand 602. Fausses opinions sur
l'élévation hors des sensuels gués cnll'e eux, ils constituent
nombre que tous les autL'es ; l'àme, 183,312,456. Dans la
4 DU CIEL ET DE L'ENFER. INDEX. 5
néanmoins un même ciel, par­ extérieurs, 173. Dans la Pa­ bonnes; les sauvages et les ses qui apparaissent dans le
ce qu'ils sont dans le même role, par les Anges est enten­ inutiles, aux affections mau­ monde spirituel apparaissent
degré, celui du dernier ciel, du quelque chose appartenant vaises, et, dans la Parole, ils selon les correspondances,
31. Voir DEGRÉS. Anges de lu· au Seigneur ou quelque Di­ les signillent, 110 et n. 5i1. Foi?' HEPRÉSENTATIFS.
mière; pourquoi appelés ain­ vin procédant du Seigneur, ANNÉE (l') et le jour, dans ApPARITIONS DU DIVIN. Le
si, 128. Pourquoi appelés 8, 391; le Seigneur y est ap­ la Parole, sign. les états de la Divin a toujours apparu sous
dieux et puissances, 137. An­ pelé Ange, 52. Une société an­ vie en général, 155, 165. la forme humaine, 84; c'est
ges internes, 32, et externes, gélique tout entière y est ap­ ANTÉRIEUR et postérieur, sous cette forme que l'ont vu
32; intermédiaires, 27, 55 ; pelée ange, 52. t'air GABRIEL 38. Ils se disent de la cause les anciens, 82, 84, 86.
intérieurs, 22, 23, 80; exté· et MICHAEL. L'homme qui re­ et de l'effet, de cequi produit ApPROCHES. Dans le monde
rieurs, 22; supérieurs, 22,23, çoit du Seigneur le bien de et de ce qui est produit, 38, spirituel les approches sont
267; inférieurs, 22, n. 80,267, l'amour et de la foi y est appelé Voir PREMIER. des ressemblances quant à
270; parlant avec l'homme; ange, il14, n. Voir CHA.!"GE: ANXIÉTÉ. D'où vient chez l'état des intérieurs, 193, 195.
comment, 168, 246 et suiv. ~lENTSD'ÉTAT, VÊTEMENTS, I-I.4.~ l'homme l'anxiété, 299. ARBRES. Dans la Parole, les
Anges chez les petits enfants, BITATIONS, DEMEURES, LANGA­ APERCEPTION (l') est l'ouïe arbres sign. les perceptions
les enfants et les hommes, GE, SAGESSE, INNOCENCE DES interne, 434.. et les connaissances d'où pro­
191. Perfectionnés durant l'é· ANGES. ApOTRES. Les douze apôtres viennent la sagesse et l'intel­
ternité, 158, n., ils ne pensent [ANGE, angelus, c'est-à-dil'e, ont représenté le Seigneur ligence, 110,176,489, Les ar­
pas d'après l'idée du temps et en grec, (( délégué. messager, 1) quant à toutes les choses de bres fruitiers correspondent
de l'espace, 165, n. Admis répond à un mot hébreu de même l'Eglise, 526, n. à l'affection du bien et à ses
dans les pensées naturelles, signification. D'après la Parole ApPARENCES DANS LES CIEUX usages, 520.
on peut voir que ce nom a été
168. Montés dans un ciel su­ donrlé aux anges en raison des (des), 170à176. Leschosesqui ARCANE concernant le bien
périeur ou descendus dans fonctions remplies par eux à 1'0­ apparaissent dans les cieux, et le vrai qui procède du
un ciel inférieur, 35. Se tour­ gard des hommes. - \f ail' Gen. comme on peut le reconaître Seigneur, 460. Concernant le
nantvers l'homme, 246. Char· XVI. 7, A. C. 1525 et pass. ­ par celles qui ont été vues et corps de chaque esprit et de
les mêmes qui sont appelés Anges
gés de faire l'inspection des sont d·aiJ.1eurs ausBi appelés décrites par des prophètes, et chaque ange, 363.
hommes-esprits, 462 bis, 463. ( hommes» - Voir Gen. XVIII. par Jean, dans l'Apocalypse, ARCHITECTONIQ uE.Beauté des
Assisauprès dela tête de ceux 2, 22, XIX. 1, 5. 8, 10. Matth. sont en grande partie semb la­ monuments architectoniques
qui meurent, 449. Sculptés ou XXVIII. 5. Marc, XVI. 5. Luc, bles à celles qui sont sur les du ciel; l'art architectonique
peints dans les temples, 74. XXIV. 4. ; - puis on trouve en­ terres, 171; mais plus par­ vient lui-même du ciel, 185.
core pour désigner les anges,
Comment ils regardent le Sei­ dans l'original, le mot (( dieux, faites quant à la forme, 171, ARGENT. Du temps appdé
gneur, et comment le Sei· elahim 1). - Ps. VIII. 6. LXXXII. et non semblables quant à siècle d'argent, 115 ; l'argent
gneur les regarde, 145. Les 1,6 (Jean, X. 34.). LXXXIV. 7. l'essence, 152. Elles sont cor­ sign le bien !'pirituel, ou le
plus parfaits d'entre eux, 133, CXXXVI. 2.J re.spondantes aux intérieurs vrai d'origine céleste, 115, n.
189. Leur puissance, 228 à ANIMAL. Différence entre chez les anges, et sont appe­ ARTICULATION DU SON. Voir
233. Ils ont des cités, des pa­ l'homme et l'animal, 39,108, lées apparences parce qu'elles SON nu LANGAGE.
lais, des maisons, 184. Leurs 202,196,352,435. Règne ani­ varient selon l'état de ces in­ ARTIFICES abominables des
fonctions, 387 à 393. Leurs mal, 104, 108, 110. Influx du térieurs, 175. Apparences l'é· esprits infernaux (desl, 576
pensées et leurs affections, monde spirituel dans les vies elles, ce sont celles qui cor· il. 581.
266. Leurs offices à l'égard des animaux, 110, n. 296,567. respondent, 175, 479; appa­ ASCHUR ou l'ASSYRIE, dans
des hommes qui viennent dans Les animaux correspondent rences non·réelles, celles qui la Parole, sign. le rationnel,
l'autre vie, 391. Leur beauté, aux affections: les animaux ne correspondent point aux - Es. XIX, 23, 25, - 307,
80. Leurs intérieurs et leurs doux et utiles, aux affections intérieurs, 175.Toutes les cho· cfr. 327.
31
INDEX. 7
6 DU CIEL ET DE L'ENFEH.

ASTRES (les) sign. les con­ haine contre tous ceux qui ne l'égard du prochain, 23, 215; dans le bien selon leur reli­
naissances du bien et du reconnaissaient pas leur pou­ et dans son essence il est le giosité, et reconnaissent le
vrai, 119. voir sur les âmes, 587. vrai, 215 ; ce bien est dans le divin, sont acceptés par le
ATMOsPHtRE.Lesanges ont [Voir Dan. III. 1 à 6, et l'opus­
ciel moyen, 31, n. Bien spiri­ Seigneur, 308.
une atmosphère dans laquelle cule du Jugement dernier et de tuel-naturel, c'est le bien du BLANC (le) correspond au
est articulé le son de leur la Babylonie détruite.] dernier ciel. Bien de l'amour, vrai, et dans la Parole il si­
langage, et dans laquelle ils BAPTÊME (le) sign. la régé­ 51 ; il correspond au feu, 118; gnifie le vrai, 179 et n.
respirent, mais elle est spiri. nération qu'opère le Seigneur il est la chaleur spirituelle, . BOCAGE (le) sign. l'intelli­
tueUe, 235 ) 462. par les vrais de la foi prove· 136. Bien de la foi, 51 ; il COI'­ gence, 489, n. cfr. 111.
AUJOURD'HUI sign. l'éternité nant de la Parole, 329, n. Le respond à la lumière, 118 ; BOEUFS (les) sign. des affec­
(œtenl.um), 165, A. O. 3998. baptême est un signe que ce bien dans son essence est tions du mental naturel, 110.
- Voir HIER et DEMAIN. l'homme est de l'Eglise et le vrai d'après le bien, 118. BOIS (le) correspond au bien,
AURORE (l') dans la saison qu'il peut être régénéré, 329. Bien de l'enfance; il n'est pas 233, et sign. le bien, 223, n.
du printemps correspond à Il ne donne ni la foi ni le spirituel, mais il le devient Dans l'autre vie, ceux qui ont
l'état de paix des anges dans salut, 32\}, n. par l'implantation du vrai,277, placé un mérite dans les
le ciel, 289. BÉATITUDE. La béatitude an· n.; il est un moyen par lequel œuvres paraissent à eux­
AUTOMNE (l') sign. la sa· gélique consiste dans les biens est implantée l'intelligence, mêmes fendre du bois, 513.
gesse dans son ombre, 166, de la charité, ainsi à remplir 277, n. Bien de l'innocence BOUCHE. Dans leTrèsGrand
cfr. 155. des usages, 387, n. dans l'enfance; sans ce bien Homme, ceux qui sont dans
AVARICE (l'), qui est l'amour BEAUTÉ. La beauté du corps l'homme serait féroce, 277, n. la province de la bouche sont
des richesses sans l'usage, cor­ n'implique pas la beauté de Bien moral; c'est le sincère, dans l'élocution d'après l'en­
respond à des ordures, 363. l'esprit, 99, 131. Oauses de la 481. Bien civil; c'est le juste, tendement et d'après la per­
AvtNEMENT DU SEIGNEUR (l'), beauté externe ou du corps, 99. 481. Bien commun, 392, 418, ception, 96.
- Matth. XXIV. 30, - sign. OaUl:ies de la beauté interne 217. Tout bien est un bien BRAS (les) sign. la puis­
la présence du Seigneur dans ou de l'esprit, 459. selon l'usage, 107. Tout bien sance du vrai, 96,07, 231.Bras
la Parole, et la révélation faite BÉNÉDICTIONS. Bénédictions ason plaisir d'après les usages nu, 231. Dans le Très Grand
aujourd'hui des Al'canes qui l'éelles; bénédictions non­ et selon les usages, et aussi Homme, ceux qui sont dans
y sont contenus, 1. l'éeUes, 364. sa qualité, 112. Du bien et de la province des bras sont dans
AVEUGLES (les) sign. ceux BÊTES (les) sign. les affec­ son plaisir, 288. Le bien qui la puissance du vrai d'après le
qui sont dans les faux et ne tions, 110. Les bêtes sont procède du Seigneur a inté­ bien, 96.
veulent pas être instruits, dans l'ordre de leur vie, 296. rieurement en soi le Seigneur, BREBIS (les) sign. des affec­
487, n. Le spirituel des bêtes n'est mais le bien qui provient du tions du mental spirituel, 110.
pas semblable au spirituel de propre ne l'a pas, 9. Tout en BRU (la) sfgn. le bien associé
l'homme, 435. Voir ANIMAL. général se réfère au bien et au à son vrai, 382 bis, n.
BIEN. Tout bien appartient vrai, 9, 473, n. Tout bien et
B tout vrai qui procèdent du
à l'amour, 23. Estappelé bien
ce qui appartient à la volonté Seigneur et oonstituent le ciel
c
BABEL ou la Babylonie dé· et par suite à l'œuvre, 26. sont dans la forme humaine,
signe ceux qui, s'imaginant Bien céleste, c'est 10 bien de 460. Entre le bien et le vrai il
soumettre à leur pouvoir l'amour envers le Seigneur, ya comme un mariage, 3HI,n. OABINETS (les) sign. les
m.êrne le ciel, 508, 544, ont 23 ; ce bien est dans le ciel Faire du bien aux méchants, choses qui chez l'homme sont
voulu être adorés comme des intime, 31, n. Bien spirituel, c'est faire du mal aux bons, intérieures, 186, n.
dieux, 508, et ont brûlé de c'est le bien de la charité à 390, n. Tous ceux qui vivent OADAVÉllEUX. Dans l'autre
8 DU CIEL ET DE L'ENFEU. INDEX. 9
vie, ceux qui ont été avides la pensée et de la volonté a été sont des changements d'état ~; [CHRIST, en grec, comme Mes­
de vengeance, et se sont fait inscrite dans le cerveau, 463. de la vie, 192, n. sie en hébreu, sign. Oint (pour la
par suitel une nature féroce CERVELET. La partie de la CHARITÉ (la) est tout ce qui rOl'auté), - Jean, 1. 42. - Voi!'
et;cruelle, aiment les matières A. C. 3008.J
tête sous laq uelle est le cer­ appartient à la vie; elle con­
cadavéreuses, 488. velet corre~pond à la sagesse, siste à vouloir et à faire le CICÉRON. Entretien de l'au­
CAMPAGNES (les) signifient 251. juste et le droit dans toule teur avec un sage, quïl pense
des choses analogues qui ap­ CHAIR DU SEIGNEUR (la) sign. œuvre, 364. La vie de la cha­ avoir été Cicéron, 322.
partiennent à l'état, 197.: son divin humain et le divin rité est la vie selon les pré­ CIEL. Le ciel, comme l'en­
CATHOLIQUE (religiosité bien de son amour, - Jean, ceptes du Seigneur, 535. La fer, provient du genre hu­
dite). De ceux de cette religio­ VI. 56, - 147, et n. charité réelle est sans idée de . main, 311.. Voi1' ANGES. Les
sité qui ont voulu être adorés [Voir SANG DU SEIGNEUR, et, mérite (non meritoria) parce anges pris ensemble sont ap­
comme des dieux et ont brûlé sur la sainte Cène, A. C. 7850, qu'elle procède de l'affection pelés le ciel, parce qu'ils le
de haine contre tous ceux qui 9127.] , intérieure, 535. La charité à conslituent; néanmoins, ce
ne reconnaissaient pas leur CHALEUR DANS LE CIEL (de l'égard du prochain consiste ü qui fait le ciel, c'est le divin
pouvoir sur les âmes, 587 ; la), 126 à 140. La chaleur cé­ faire le bien, le juste et le droi t procédant du Seigneur, in­
cft'. 508, 535. leste dans son essence est "le dans toute œuvre et dans fluant chez les anges et reçu
OÈDRE (le), 111; cfr. A. divin bien ou le divin amour, toute fonction, 360, 535, n; par eux; divin qui est le bien
C.886. 266. La chaleur procédant du elle s'étend à toutes les choses de l'amour et le vI'ai de la
CEINTURES l'adieuses autour Seigneur comme soleil est que l'homme pense, veut et foi, 7. Dans le ciel viennent
du soleil du ciel, 120. Cein­ l'affection qui appartient à fait, 217, 481, 5J5, n. ceux qui dans le monde ont
ture obscure autour du soleil l'amour, et dans son essence C[iATIMENTS, pœnœ. V. PEI­ vécu dans un amour céleste et
du ciel, 159. elle est l'amour, 133, n. La NES. une foi céleste, 311. L'amour
Of:NE (sainte), 111. D'après chaleur du ciel est l'amour CHEmNs. Dans le monde envers le Seigneur et la cha­
la toute présence du Seig-neur divin, et la chaleul' de l'enfer spirituel, les chemins sign. rité à l'égard du prochain font
dans la sainte Cène on recon­ est l'amour de soi, 572. La les vrais qui conduisent au le ci el, 151. Le ciel est au­
naît que son Humain est chaleur infernale est changée bien, et aussi les faux qui dedans de chacun, et non au
divin, Extr., page 54. Voir en un froid intense quand la conduisent au mal. « Balayer dehors, - Luc, XVII. 21, ­
CIIAIR et SANG DU SEIGNEUR. chaleur influe du ciel, 5iZ. le chemin» (Es. XL. 3), c'est 33,319. Tout ange, selon le
. CENT QUARANTE QUATRE, ­ Dans la Parole, la chaleur préparer pour que les vrais le ciel qui est au dedans de
Apoc. XXI. 17, - sign. tous sign. l'amour, 155. soient reçus, 479, n. Les pen­ lui, reçoit le ciel qui est en
les vrais et tous les biens CHAMBRES A COUCHER. Voir sées de l'homme, qui procè­ dehors de lui, 54. Leciel, ap­
dans le complexe, 73, n. 307. CABINETS. dent de son intention ou de pelé royaume de Dieu, a été
Fair NOMBRES. CHAMEAU (le) sign. les con· sa volonté, sont représentées distin!2:ué en deux royaumes:
CENTRE. Le Seigneur est le naissances et les sciences en dans l'autre vie par des che': le royaume céleste, composé
centrecommun vers lequel se général, .Matth. XIX. 24, ­ mins, 534: Cl chemin large et de ceux qui reçoivent le divin
tournent tous les anges, 124, 365. chemin étroit.» - Matth. plus intérieurement, et le
142. CHAMPS (les) sign. des cho· VII, 13,14, - 534. royaume spirituel, composé
CEP (le), 111, cfr. A. C. ses analogues qui appartien­ CHINOIS, 325. Voir GEN­ de ceux qui le reçoivent moins
1U69. nent à l'état, 197. TILS. intérieurement, 20 à 28. Il ya
CERVEAU. La partie de la CHANGEAIENTS n'ÉTAT des CHRIST. Le Seigneur, dans trois cieux, 29 à 40 (Voir DE­
tête sous laquelle est le cer­ anges dans le ciel (des), 154 dans le monde, a été appelé GRÉS): Ciel intime ou troi­
veau correspond à l'intelli-' à 161. Dans le monde spiri­ ainsi d'après le divin spiri­ sième, ciel moyen ou second,
gence, 251. Chaque chose de tuel, les changements de lieu tuel, 24. Voir JÉsus. ciel dernier ou premier, 29,
10 DU CIEL ET DE L'ENFE1l.. INDEX. 11
267,270,271,280. Cieux inté· monde spirituel toutes choses ap­ ComWNICATION. Chez cha­ au bien etau vrai, ou àl'amour
rieurs, extérieurs, 22. Supé­ paraissent selon les correspon­ que homme il y a des anges et à la foi, 382 bis et n.
rieurs, inférieurs, 22, 120. dances, 571. Voir CORRESPON­ et des esprits, et c'est par eux CONCUPISCENCES (les) décou­
DANCES.]
Ciel céleste-naturel et spiri­ que l'homme a communica­ lent toutes de l'amour de soi
tuel-naturel, 31. Les cieux CLEFS (les) DONNÉESAPIERRE tion avec le monde spirituel, et de l'amour du monde, 396.
consistent en d'innombrables (Matth. XVI. 15) sign. lapuis. 293, n. Dans les cieux il y a OONFIRMÉ. 'fout ce qui est
sociétés, 41 à 50. Tout le ciel sance qui vient du Seigneur communication de tous avec confirmé revêt l'apparence du
dans un seul complexe repré. par la foi, 232, n. chacun etdechacun avec tous, vrai, et il n'est rien qui ne
sente un homme, appelé par CLIMATS. Chez les anges, 399, n. Il y communication puisse être confirmé, 352. La
les anges le Très Grand les différences des change. de tous les biens, 49, 199, sagesse consiste à voir et à
Homme, 59 à67. Il est, comme ments d'état en général sont 200 à 212, 268; et de toutes percevoir si une chose est
l'homme, distingué en mem­ comme les variations de l'etat les pensées, 2. Voir INFLUX. vraie, avant de la confil'mer,
bres et en parties, qui portent des jours dans les divers cli­ La communication avec les 352, n.
aussi les mêmes noms, 65. La mats sur la terre, 157. autres dans le monde spirituel OONJOINT. Oe qui peut être
situation des cieux est comme COEUR (le) sign. la volonté est selon la conversion de la conjoint au divin ne peut être
dans l'homme, la situation et l'amour, 95,446. Il corres­ face, 552. Il y a une intime dissipé, 435; tel est chez
des membres, des organes et pond à l'affection qui appar­ communication de l'eaprit l'homme l'intime par lequel
des viscères, 66. De la forme partient à l'amour, 447. Au avec la respiration et avec le il est distingué des animaux
du ciel, 200 à 212. Il est par­ cœur correspond 1e royaume mouvement du cœur, 446. brutes, 39,435. Dans l'homme
tout quant à la [orme sem­ céleste, 449. n. Dès que le COMMUNION. Le ciel est une ont été conjoints le monde
blable à lui· même, 149. Tout mouvement du cœur cesse, communion de tous les biens, spirituel et le monde na­
le ciel a éte disposé par le l'homme est ressuscité, 447. 268 : car tout ce qui est sien, turel, 313.
Seigneur selon son ordre di­ VoÏ?' POUMONS. il le communique à cha­ CONJONCTION du ciel avec le
vin, 200. Il est donné non OoHABITATION. Dans le ciel, cun, 73. genre humain,27l à302.00n­
d'après une immédiate misé­ la conjonction de deux en un COMPARAISONS, du ciel, avec jonction du ciel avec l'homme
ricorde, mais d'apr'ès la vie, seul mental est appelée coha. la cour d'un roi, 51; ùe la sa­ par la Parole, 303 il 310,205,
54. Il n'est point fermé par bitation, 367. gesse, avec un palais, 270; 208, 254, 3l9, 423, 424. Oon­
plénitude, 71. COLÈRE. Pourquoi, dans la de la conjonction du ciel et jonction du ciel avec le monde
[CIEL, cœlum. Dans la Parole, Parole, la colère est attribuée du genre humain avec une par les correspondances, 112.
la où dans le sens de la lettre est au Seigneur, 545, n. chaîne, et avec une maison, Oonjonction des anges et des
nommé le <.:ie1, dans le sens in­ COLLINES (les) sign. le bien 304 ; certains hommes reçoi­ esprits avec l'homme, 255,
teme est entendu le ciel angéli­ vent le faux et s'en pénètrent
que, et cela d'après la correspon­ de la charité; les anges qui 246.247,367. L'homme a été
dance, et aussi d'après l'appa­ sont dans ce bien habitent sur comme une éponge s'imbibe créé de manière à avoir avec
rence, A. ,Co 9408. On peut en des collines, 188. d'eau, et rejettent le vrai le Seigneur une conj onction,
effet reconnaître, que les expres­ OOLOMBES (les) sign. des in­ comme une surface osseUlle et avec les anges du ciel seu­
sions originales et les images pour tellectuels, 11 O. repousse ce qui tombe sur lement une consociation;
le <.:iel correspondent, par leurs
analogies, aux réalités spiritueiJes COMMUN (le) existe d'après elle, 354; du rationnel de pourquoi, 304. La conjonc­
ici enseignées. sur le ciel angeli­ les parties, et les parties cons­ l'homme, avec un jardin, tion de l'homme avec le ciel
que. Le ciel est représenté com­ tituent le commun, 64. Les 464. et avec l'enfer n'a pas lieu im·
me en haut et lumineux, et l'enfor communs sont dans un degré CONCEPTIONS (les) et les GÉ­ médiatement avec eux, mais
à l'opposé, en bas, - Esaie. VII.
inférieur relativement aux NÉRATIONS sign., dans la Pa­ médiatement par des esprits
H. Matth. XI. 23. - Or, l'interne
est représenté et signifié par le singuliers; ils sont les (lonte. role, des choses spirituelles qui sont dans le monde des
haut, voir ce mot; et dans le nants des singuliers, 267. analogues qui appartiennent esprits, 600. Oonjonction de
12 DU CIEL ET nE L'ENFER. INDEX. 13
l'entendement et de la vo­ OONSONNES. Le langage des esprits et des anges, 363. Être la science angélique, 87. Voir
lonté, 423. Conjonction ac­ Anges célestes est sans con­ dans le corps du Seigneur, SCIENCES.
tuelle du mari et de l'épouse son nes dures, 241. Par les 81. OOULEURS (les) dans le ciel
en un, 369. La conjonction du consonnes les anges expri­ OORRESPONDANCE. Oe que sont des diversités de la lu­
bien et du vrai est le ciel chez ment le-s idées de la pensée c'est que la' correspondance, mière du ciel, 179, n. Dans la
l'homme, et la conjonction du provenant des affections, 261. 89. Il ya correspondance de Parole, elle signifient des va­
mal et du faux est l'enfer chez Voir VOYELLES. toutes les choses du ciel avec riétés appartenant à l'intelli­
lui, 422, 425. OONTINU. Dans le continu, toutes celles de l'homme, 87 gence età la sagesse, 179, n.,
OONNAISSANCES. Oe qui fait le distant ne se man ifeste que à 102; et correspondance du 356, n. ; elles signifient le
l'ange"ce ne sont pas les con­ d'après les choses qui ne sont ciel avec toutes les choses de bien en tant qu'elles tiennent
naissances, mais c'est la vie pas continues, 196. la terre, 103 à 115. Il Y a cor­ du rouge, et le vrai en tant
qu'on acquiert par les con­ OONTRAINTE. Rien de ce qui respondance entre les choses qu'elles tiennent du blanc,
naissances; car, considérées est fait par contrainte n'est qui sont dans l'homme interne 179, n.
en elles-mêmes, les connais­ conjoint à l'homme, 293. La etcelles qui sont dans l'homme OROIRE AU DIVIN. L'homme
sances sont en dehors du ciel; contrainte dans la réforma­ externe, Extr. page 246. Cha­ croit au divin alors qu'il ve~t
mais la vie par les connais­ tion est nuisible, 293. que chose qui, dans le monde être conduit par le divin, 351.
sances est au dedans du OONVERSION de la face et naturel, existe d'après une OULTE DIVIN DANS LE CIEL
ciel, 518. du corps dans le monde spi­ chose spirituelle, est dite cor­ (du), 221 à 227. Variété du
OONSCIENCE. Il y a cons­ rituel, 143, 144, 151,153,496. respondante, 89, 90, 107. culte, 56. Oulte des anciens,
cience chez ceux qui sont Oon version des intérieurs et Par les correspondances le 111, 188. Les externes du
dans l'amour envers Dieu et des extérieurs rie l'homme ou monde naturel est conjoint culte ne font rien, mais les
dans la charité à l'égard du vers le Seigneur ou du càté avec le monde spirituel, 106 n. internes, d'où procèdent les
prochain, mais non chez ceux opposé au Seigneur, 253 J 552. Toutes les choses qui corres­ externes, font tout, 495.
qui n'y sont pas. Ceux qui Toute conjonction dans le pondent signifient aussi, dans CUPIDITÉ (la) est l'amour
n'ont pas de conscience ne monde spirituel est selon la l,a Parole, les choses auxquel· dans sa continuité: elle se dit
savent pas ce que c'est que la couversion, 255. les elles correspondent, 111, n. de l'amour de soi et du mon­
conscience. Il y a aussi une OORPS. O'est d'après l'esprit La Parole a été écrite par de de ; c'est le feu infernal, 570.
conscience bâtarde et une de l'homme que le cor[Js vit, pures correspondances, 1,114,
conscience fausse, 299, n. 76. Tout le corps a été formé et tout y a une signification
OONSOCIATION5, 200 à 212, pour agir d'après le bien et selon les correspondances, 97.
D
36, 64, 479. Tous dans le ciel le vrai, 137. Tout ce qui est Dans les cieux toutes choses
ont été consociés selon les senti et perçu dans le corps existent par le Seigneur se­
affinités spirituelles, 205. Les tire son origine de son spiri­ lon les correspondances, 173. DAVID, dans la Parole, re­
consociations y sont formées tuel, c'est-à-dil'e, de l'enten­ Toutes les choses quiappa­ présente le Seigneur quant à
par le Sdgneur et non par les dement et de la volonté, 373; raissent dans le monde spiri­ la divine royauté, 526 et n.
anges, 45. Ohez l'homme il y mais c'est de l'extérieur ou tuel apparaissent selon les cor· Dans les prophétiques de la
a avec le Seigneur conjonc­ du monde naturel que le corps respondances, 571. La science Parole, par David est entendu
tion, et avec les anges conso­ reçoit les premières sensa­ des correspondances fut pour le Seigneur, 216, n.
ciation,304. tions et les premiers mouve­ les Anciens la principale de DÉBAUCHE, scortatio, 462
OON~OMMATIONDU SIÈCLE (la), ments,331. L'homme en mou­ toutes les sciences, 87 et n. bis. Dans la Parole, les dé­
- Malth. XXIV. 3, - est le rant ne laisse que son corps Elle fut surtout florissante bauches (scol'lationes) sign.
dernier temps de l'Eglise, 1. terrestre, 461. Être détaché chez les Orientaux et en les perversions du vrai, 384,
Voir SIÈCLE. du corps, 439, 440. Corps des Egypte, 87, n. Elle est aussi n. Voir ADULTÈRE.
14 DU CIEL ET DE L'ENFER.
INDEX. 15
DÉCALOGUE. Dans ses dix A. C. 39()8. - Voir HIER et [DIABLE, en grec, diabolos, et les chrétiens, 321 j entre l'é­
préceptes sont enseignées les AUJOURD'HUI. l'hébreu SATAN, sont des noms
lQis de la vie spirituelle, les glise très ancienne et l'église
DEMEURES DES ANGES (des), de significations analogues. com­
lois de ia vie civile et les lois me le montre leur applicalion il un ancienne, 327 ; entre l'homme
183 à 190. Les anges ont des
de la vie morale: dans los même sujet, - Matth, IV. 1, 10. et la femme, 368 ; entre les
cités, des palais, des maisons, Apoc. XII. 9, - Voir la version
trois premiers, les lois de la mariages clans les cieux et les
184. grecque des Septante, comparée
vie spirituelle: dans les q ua­ mariages sur les terres, 382
DENT (la) sion. dans la Pa­ au texte hébreu. Ps orX. 4, 6 bis.
tre suivants, les lois de la vie role, lesensuel, qui est le der­ (Sept. Ps. aVIlI. 3, 5). - Pal'
oivile; et dans les trois der­ ['origine et les appliûations, on DIFFICILE. Il n'est pas si
nier de la vie de l'homme,575.
niers, les lois de la vie morale, peut reconnaître cependant que diWcile qu'on le croit de me­
DERNIER (le) 31, 304, n. ­ diabolo!! est l'expression d'une
531. ner la vie qui conduit au ciel,
Voir PREMIER. hostilité plus grave que cella ex­
DÉCROISSANCE. Dans le ciel, 528 à Sil5; c'est ce qui est
DÉTERhIINATJON.Chez les an­ primée par satan, qui signifie
la déoroissance de la sagesse, simplement« adversaire", Nomb. entendu par les paroles du
ges et chez les esprits, toutes
selon les distances à partir du XXII. 32; - ainsi, l'on voit le Seigneur, - Matth. XI. 29,
les déterminations viennent nom de diable appliqué au disci­ ;~O. - 35n, !'l33.
milieu, est oomme la décrois­ de l'amour régnant, 143, 151. ple apostat J uf!as, - Jean, VI. 70,
sance de la lumière déclinant DIGNITÉ. C'cst à la chose et
DIABLE. LeR enfers ou les - et le nom de satan il. Pierre,
jusqu'à l'ombre, 275. - Matth. XVI. 20. - On voit à la fonction et non à l'ange
infernaux pris ensemble sont
DEGRÉS. Distinction des de­ ailleurs clairement que par Satan ou à l'homme qu'appartient
appelés le diable et Satan; le
grés; il Y en a de deux gen­ est entendu un être oollectif, la dignité, :189 Les dignités
c1iable, cet enfer qui est en Matth. XIr. 26. Luc, XI. '18.]
res, 38. DegréH continus, 38, et les richesses ne sont point
arrière, où sont les plus mé­
211; ils sontentreeux comme de réelles bénédictions, aussi
chants qui sont appelés mau­ DICTÉ. Chez les prophètes,
les degrés de décroissement sont-elles départies tant aux
vais génies; et Satan, cet par lesquels la Parole a été
de la lumièredepuis la namme méchants qu'aux bons, 36i.
enfel' qui est en avant, où transmise, il y avait dictée, et
jusqu'àsonobscur,38. Degrés Etre élevé aux dignités, 564.
sont ceux qui ne sont pas si non influx, 254. Oe qui est
discrets, 33, 34, 38, 211 , ils DIRECTION. Toute direction,
méchants et qui sont appelés dicté par le Seigneur traverse
sont distincts comme l'anté­ même SUl' la terTe, tend à un
mauvais esprits, 311, 544. tous les cieux par ordre, et se
térieur et le postérieur, com­ centre commun, 142. En quoi
Ceux qui ont été des diables termine chez l'homme, 259.
me la cause et l'effet, 38. Il Y la direction dans le ciel diffère
clans le mondc, deviennent Duw. Que Dieu soit Hom­
a trois degrés des intérieurs de la direction dans le monde,
des diables après la mort, 311, me, c'est ce que peuvent dir­
tant chez chaque ange que 142. La direction des inté·
n. Il n'y a pas dans l'enfer un ficilement comprendre ceux
chez chaque esprit, et aussi rieurs de tous ceux qui sont
seul diable qui ait été créé qui jugent toutes choses d'a­
chez chaque homme; chez dans l'autre vie est selon l'a·
ange de lumière et y ait été près les sensuels de l'homme mour, 151.
l'homme, ils sont ouveL'ts précipité; tous sont du genre externe, 85, 86. Dans tout le DISTANCES. Les distances,
après la mort selon sa vie humain; d'où il est évident ciel nul autre n'est reconnu dans le monde spirituel, n'ont
dans le monde, 33, :?67. Le qu'il n'y a non plus aucun pour Dieu du ciel que le Sei­ d'autre origine que la dirfé­
degré d'affection et de désir diable auquel aient été sou­ gneur seul, :2. Voir DIVIN, rence de l'état des intérieurs,
du vrai et du bien chez l'hom­ mis les enfers, 311,544; seu­ Divin·humain et SEIGNEUR. 42, 192, 195, 197. Distance
me est comme une mesul'e, lement, de même que tout le DIFFÉRENCE entre les anges entre le soleil et la lune du
qui dans le ciel est emplie ciel représente un seul homo oélestes et les anges spirituels, ciel, 146. EntL'e les plagel!
jusqu'auoomble, -Luc, VII. me, de même tout l'enfer re· 25; entre les hommes et les dans l'un et l'autre royaume,
38, - 349. présente un seul diable, et bêtes, 39, 296, 435; entre le H8. Dans la Parole, la dis­
. DEMAIN sign. pendant l'é­ peut aussi se présenter sous bien dans lequel sont les gen­ tance sign. la différence de
ternité (in reternum) 165, l'effigie d'un seul diable, 553. tils et le bien dans lequel sont l'état de la vie, 192, n.
16 DU CIEL ET DE L'ENFER. INDEX.

DIVIN (le) est un, et ce di­ le tout et dans la partie, re­ pourquoi, 140. Dans le trine Haie doctrine est un flambeau
vin un est dans le Seigneur, présente un homme, c'est divin, qui est dans le Seigneur pour ceux qui lisent la Pa­
2. Le divin non perceptible pourquoi les anges disent c'est le divin procédant qui est role, ;lIt, n. La doctrine réelle
par quelque idée n'est pas ré­ qu'ils sont dans le Seigneur, appelé Esprit-Saint, Extl'., doit venirde ceuxqu i sont dans
ceptible par la foi, 3, n. Le
divin du Seigneur fait le ciel,
- Jean, XV. 4. - 81. C'est
d'après cette perception dans • page 57.
DIVIN AMOUR (le) est ce qui
l'illustration par le Seigneur
311, n. La doctrine céleste
7 à 12. Le divin du Seigneur les cieux, concernan t le divin, brille comme soleil dans les concorde enlièrement avec le
dans le ciel est l'amour envers qu'il a été insité dans chaque cieux,117, 127.Combiengrand sens interne de la Parole, 516.
lui et la charité à l'égard du homme de penser à Dieu sous est le divin amour, et quel il La doctrine dans l'ancienne
prochain, 13 à 19. Divin cé­ une apparence humaine, 82, est, 120. Le divin amour, qui Eglise était la dootrine de
leste, divin spiriluel, divir. ou l'idée de l'humain au sujet est le Seigneur comme soleil, la charité, et de là venait la
naturel, 31. Les anges per­ du divin, ~4, chez ceux qui est l'être d'après lequel exis­ sagesse des hommes de cette
çoivent, non pas un divin in­ n'ont pas étouffé cet insite, 82 tent le divin bien et le divin Eglise,481, n. Les doctrines,
visible, qu'ils appellent divin à 86. Voir en outl'e, pages 55 vrai, 139. Le divin amour du dans les Cieux, sont adéquates
s'ans forme, mais le divin vi­ à 58, Extraits des ARCANES Seigneur est l'amour envers à la perception des Anges
sible en forme humaine, 80. CÉLESTES sur le Seigneur, et tout le genre humain pour le dans chaque oiel, 221, 2'27.
Divin même. Le divin sur son divin humain. ­ sauver, 120. L'essentiel de toutes les doc­
même du Seigneur est beau­ Les très anciens n'ont pu ado­ DIVIN BlEN (le) est la cha· trines est de reconnaitre le di­
coup au dessus de son divin rer le divin êlre, mais ils ont leur qui procède du Seigneur vin humain du Seigneur, 227.
dans le ciel, 118, n. C'est le adoré le divin exisler, qui est comme soleil, 117, 127, 133, DOGMES. Il ei>t d'un homme
divin même qui est appelé le le divin humain, Extr., page 139, Le divin bien qui pl'O­ intelligent de ne pas confir.
Père, Extr., page 54. L'àme 56. L'êlre infini n'a pu influer cède du Seigneur est ce qui mer seulement un dogme,
que le Seigneur tenait du dans le ciel, chez les anges, fait l'ordre divin, 107. mais de voir si le dogme est
Père était par soi le divin non plus que chezleshomrnes DIVIN VRAI (le) est le divin vrai ou non, avant de le con­
même, 316. que par le divin humain, procédant du Seigneur, 13, firmer, Extr., page 255.
Divin Humain (Divinum Extr., page 56. Le divin hu~ 140 ; il est la lumière qui pro­ DOMESTIQUES. Voir MAITRE.
Humatum). Le divin qui main de toute élernité a été le cède du Seigneur comme so­ DOMINATION. Deux genres
fait le ciel est humain dans di vin vrai dans le ciel et le leil, 117, 122. ln, 128, 133, de domination, l'un d'après
sa forme ; c'est le divin divin passant parle ciel,ainsi 139. Par le divin vrai toutes l'amour pour le prochain, l'au­
humain du Seigneur, 78. Les ledivinexistel', Extr.,page56. choses ont été faites et créées, tre d'apl'ès l'amourde soi, 564.
anges, ne percevant le divin Le Seigneur dans le monde a et c'est lui spécialement qui Domination de l'un des époux
que sous la forme humaine, fait divin tout son humain, est entendu par « la Parole, sur l'autre, 380.
79,80, il leur est commun de Extr., page 57. Dans le trine qui étaitaucommencement», DOUZE sign. tous les vrais
dire que le Seigneur seul est divin,qui est dans le Seigneur, qui aussi est appel~e cc la lu­ et tous les biens dans le com­
Homme; qu'eux-mêmes ne c"esl le divin humain qui est mière Il, et qui a été c( l'aile plexe, 73, n. 30i.
sont hommes que par lui, et appelé le Fils, Extr., page 57.
que chacun n'est homme Divin procédant du Sei­ . chair », - Jean, l,là 14, ­
137. Puissance du divin vrai,
DROITE (la), c'est la puis­
sance, 232, n., et c'est la puis­
qu'autant qu'ill'eçoit le Sei­ gneur (le), influant chez les 137. Le divin vrai est le Sei­ sance du Seigneur qui est en­
gneur, par où ils entendent anges et l'eçu par eux, est ce gneur dans le ciel, 271. tendue par « être assis à la
recevoir le bien et le vrai qui qui tait le ciel, 7; il est appelé, DOCTRINE de l'Eglise (la) droite de Jéhovah». ï32, n.
procèdent de lui, 80. Comme dans le ciel, divin vrai, 13, doit être tirée de la Parole, Ce qui est à droi te correspond
c'esL d'après le divin humain 140, quoiqu'il soit le divin 311, n. La Parole, sans doc­ au bien d'où procède le vrai,
du Seigneur que le ciel, dans bien uni au divin vrai; voir trine, n'est point comprise; la 118 et n.
18 DU CIEL ET DE L'ENFER. INDEX. 19
DURÉE du premier état de et non hors de lui, 57. L'église EGLISE TRÈS ANCIENNE, dé­ dans le premier âge de l'en­
l'homme après la mort, 498. dans le commun se compose crite dans les premiers chapi­ fance, il y a des esprits qui
Durée du séjour de l'homme d'hommes dans lesquels est tres de la Genèse; cette église sont dans l'innocence; et
dans le monde des espri ts, 426. l'église, 57, n. Si le bien était a été céleste et la principale dans le second âge de l'en­
le caractère essentiel de l'é­ de toutes, 327. n. fance, il y a chez lui des
glise" et non le vrai sans le [EGLISE TRÈS ANCIENNE. C'est esprits qui sont dans l'affec­
E bien, l'église serait une, 57, n. cette église qui a été appelée en tion de savoir, 295. Le bien
Et même toutes leS églises hébl'euAdam, c'est-à·dire « Hom­ de l'enfance n'est pas le bien
ECLATANT. Ce qui est écla­ font une seule église devant me, » on réellement homme; cfr. spirituel, mais il le devient
tant correspond au vrai, et le Seigneur d'après le bien, Gen. 1. 26, n, 28; V. '2; A.· C. pal'1'implantation du vrai, 277
478.}
signifie dans la Parole le vrai, 57, n. L'églille du Seigneur n. Tout ce qui est imbu dt\ns
17g, et n. est universelle et chez tous EGYPTE (l') fut un des royau­ l'enfance apparaît naturel,
ECRITURES DANS LE CIEL ceux qui reconnaissent le di­ mes de l'ancienne église, 327, 277, n.
(des) 1 258 à 264. Ecriture li t­ vin et vivent dans la charité, où la science des correspon­ ENFANTS DANS LE CIEL (des),
térale; écriture numérale, ~63. 308, n.; elle est répandue sur dances a été floL'issante, 87, 4, 329 à 345. Ils y grandissent,
EDIFICES. Chez les très an· tout le globe, 328. L'église n ; de là l'Egypte et l'Egyp­ 4, sous l'auspice immédiat du
ciens, ils étaient en bois, universelle sur les terres est tien, dans la Parole, sign. le Seigneur; et pour cela, dans
pourquoi, 223. Les édifices devant le Seigneur comme un naturel, et par suite le scien­ le Très Grand Homme, ils
religieux dans le royaume cé­ seul homme, 305, n., 308. tillq ue, 30i, 11. sont tous dans la province des
leste sont appelés maisons de S'il n'y avait pas sur cette ELÉVATION de l'entende­ yeux; ceux d'un penchant
Dieu, 223. VoiT TEMPLE. terre une église où est la Pa­ ment dansla lumière du ciel, spil·ituel, dans la province de
EDUCATION des enfants dans role, et où par elle le Seigneur 130, 131. Il Y a élévation ao­ l'œil gauche, et ceux d'un
le ciel, 334 à 344. Combien est est connu, le genre humain y tuelle dans la lumière du ciel penchant céleste, dans la
différente l'éducation des en­ pér'irait, 305, n. L'église est quand l'homme estélevé dans province de l'œil droit, 3a3,
fants chez plusieurs sur la spécialement là où est la Pa­ l'intelligenee, 130, n. 3:,HL li oir ŒIL, puis DROITE
terl'e, 344. role, et où par par elle le Sei· ELOIGNEMENT. Dans le mon­ et GAUCHE. Idée des enfants
EFFET (l') tire son tout de gneur est connu, 308, n., 318; de spirituel, les éloignements sur les, objets; pour eux led
sa cause efficiente, car telle cependant ne sont pas pour sont des dissemblances quant objets sont comme vivants,
est cette cause, tel est l'ef­ cela de l'église ceux qui sont àl'étatdes intérieurs,193,19S. 338. Tentation des enfants,
fet, 5'12. nés là où est la Pal'ole et où le ELUS. Ce sont ceux qui sont afin qu'ils apprennent à ne
EFI'·IGIE. Dans l'autre vie, Seigneur est connu, mais seu· dans la vie du bien et du vrai, point penser: parler ni agir
chacun devie~t l'effigie de lement ceux qui vivent de la 420. d'après tout autre que le Sei­
son amour, même dans les vie de la charité et de la EMPIRES. Après que les gneur seul, 343. Ils ne gran­
externes, 481 . foi, 318. amours de soi et du monde dissent pas au-delà de la pro­
EG[.ISE (l'), ecclesia, est le EGLISEANCŒNNE. C'est celle eurent commencé à régner, mière jeunesse, et ils y restent
ciel du Seigneur sur les terres, qui exisla après le déluge et les hommes furent forcés de éternellement, 340. Caractère
57. Comme, dans le ciel, il y s'étendit alors dans un grand se soumettre à des empires, des petits enfants sur la terre,
~ des sociétés distinctes, il y nombre de Royaumes, 327. afin d'être en sûreté, nû, n. 277. 'rous ceux qui meurent
a aussi sur les terres plusieurs Dans l'ancienne église il y EMPORTÉ (êlre) par l'esprit enfants, en quelque endroit
églises, dont chacune est avait une Parole, mais cette dans un autre lieu ; C0 que qu'ils soient nés, sont acceptés
église en tant que le bien de Parole a été perdue, 327, n. c'est, 192 et 11.., 439. Expé­ par le Seigneur, 308, n. Dans
l'amour et de la foi y règne, Sa doctrine était celle de la, rience, 441. la Pal'ole, l'enfant sign. l'in­
57. L'église est dans l'homme charité, 481, n, 558. ENFANCS. Chez l'homme, nocent, 2i8 et n.
INDEX. 21
20 DU CIEL ET DE L'ENFER.
vie éternelle; comment elle dans le sens de la lettre de la
ENFANTEMENTS (les) sign. l'enfer ne sont point dans le
s'opère; expérience faite sur Parole, sans la doctrine réelle,
de semblables choses spiri­ feu, 571 ; ils sont dans les
l'auteur, afi n qu'il en eût une tombent dans un grand nom­
tuelles qui appartiennent au maux et dans les faux prove­
pleine connaissance, 445 à bre d'eITeurs, 3t1.
bien et au vrai, ou à l'amour nant des amours de soi et du 452. EnllDITION DU MONDE. En
et à la foi, 3~2 bis. monde, 551 à 565. La crainte
EPAULE (l') sign. la puissan. quoi elle est changée, quand
ENFER. L'enfer, comme le du châtiment est l'unique ce, 231. elle n'a pas reçu en soi la
ciel, provient du genre hu­ moyen de réprimer les vio­
EpOUSE (l') siQn. l'affection lumière du ciel par la recon­
main, 311 ; et il n'y a pas dans lences et les fureurs de ceux
du bien et du vrai, et aussi naissance du divin, 354., 355.
l'enfer un seul diable qui ait qui sont dans l'enfer, 543,
l'église, 368, n. Voir MA­ ERUDITS. Leurs erreurs, et
été créé ange de lumière et y 581. RIAGE. ce qu'ils deviennent, 74,267,
ait été précipité, voir DIABLE;
[ENFER, infel"num, signifie ce EQUILlllRE. En toutes choses 312, 313, 346, 353, 354, 456,
mais tous sont du genre hu­ qui est en bas, à l'opposé du ciel, il faut qu'il y ait équilibre, 464.
main, 311. Dans l'enfer vien­ qui est en haut - Es. VII. 11. pOUl' queq uelque chose existe, ESPACE DANS LE CIEL (de l'),
nent ceux qui dans le monde Matth. XI. 23, - et cela d'après
l'apparence. selon la correspon­ 589. L'équilibl'e a lieu entre 191 à 199. Quoique tout dans
ont vécu dans un amour in­
dance, voir CIEL; cfr. A. C. 3640, deux forces dont l'une agit et le ciel apparaisse, comme
fernal et dans une foi infer­ 8306.] . l'autre réagit, 589. Dans le dans le monde, dans un es·
nale, 311. L'amour de soi et
monde spirituel, ce qui agitet pace, les anges cependant
l'amour du monde font l'enfer ENTENDEMENT (l') intellec­
qui réagi t est appelé vie et n'ont aucune idée d'espace,
151. Le mal chez l'homme est tus, est l'exister de la vie pro­
volonté; la vie y est une force 191, par la raison que, les
l'enfer chez lu i ; car soit qu'on cédant de l'être de la vie ou
vive, et la volonté un effort progressions n'étant là que
dise le mal, soit qu'on dise de la volonté, 26, 61, 474. La
vivant, 589. L'équilibre spiri­ des changements d'état, il n'y
l'enfer, c'est la même chose, vie de l'entendement procède
tuel ou la liberté (Foir ce a pour les anges, au lieu d'es­
547. Le propre de chaque de la vie de la volonté, 26.
mol) a lieu en tre le bien et le paces, que des états et des
homme, n'étant que mal, est L'entendement estle récipient
mal, parce que tout ce qui changement"d'états, 192. Les
un enfer chez lui, 591. En du vrai, 137, 221. O:est lui qui
appartient à la vie de l'homme espaces n'y sont que des états
général, il y a trois enfers: est illustré, 130. Toutes les
se rapporte au bien et au mal, externes correspondants à des
L'infime, opposé au ciel inti· choses qui sont dans l'enten­
dont la volonté est le récepta­ états intel'lles, 193. Ilsse ma­
me; le moyen, opposé aU,ciel dement se réfèrent aux vrais, .
cle, 589. De l'équilibre entre nifestent à la vue selon l'état
moyen; et le supérieur, op­ 138. La volonté et l'entende·
le ciel et l'en fer, 589 à 596. des inlérieurs des anges, 195.
posé au premier ciel, 54.2. En ment de l'homme sont gou­
L'homme est dans la liberté De là vient que, dans la Pa­
particulier, il y a autant vernés par le Seigneur au
par cet équilibre, 597 à 603. ['ole, les espaces sign. des
d'enfers que de sociétés cé­ moyen d'anges et d'esprits,
L'équilibre entre les cieux et états, 192, n., 197; et tout ce
lestes, 541, 552. Tous les 228 L'entendement et la vo­
les enfers est diminué el aug­ qui tient de l'espace, y sign.
enfers font un, car les maux lonté réunis font l'homme,
menté selon le nombre de ceux des choses analogues qui ap­
dans les enfers sont connexes 423. L'entendement du vrai,
qui entrent dans le ciel et de partiennent à l'état, HJ7.
comme les biens dans les après la mort, ne peut ni
ceux qui entrent dans l'enfer, E1:PRIT, animus, de l'hom­
cieux, 592. Le Seigneur gou­ corriger ni changer la nature
:i93. Sur l'équilibre est fondé me, 418, 427, ou mental de
verne les enfers, 536 à 544. des méchants, 508.
le salut de tous dans les cieux l'homme, 475, 480; Voir
Situation des enfers, 582 à ENTHOUSIASTES. Qui sont
etsur les terres, 594. L'équi­ MENTAL.
588. Le Seigneur ne jette ceux qui deviennent enthou­
libre même est dans le monde ESP~IT, spiritus. Tout
personne en enfer, mais l'es­ siastes, et pourquoi ils le de­
des esprits, 600. homme efjt un esprit quant il
prit s'y jette lui-même, 545 viennent, 249.
ENTnBE de l'homme dans la ERREURS. Oeux qui sont ses intél'ÏeuI's, 432 à444. L'es.
à 550. Oeux qui sont dans
;32
22 DU CIEL ET DE L'ENFER. INDEX. 23
prit de l'homme est l'homme ESSENTIEL. L'essentiel de E-l'.I!.IlNITÉ. Idée des anges EXTÉRIEURS (les) de l'esprit
lui-même, et c'est d'après eet l'QI'dre est le divin bien, 77, sur l'éternité; par l'éternité sont ce par quoi celui·ci ac­
esprit que le corps vit, 76, n., ,523. L'essentiel de l'église est ile perçoi~ent un état infini, commode le corps de l'homme
602. Conjonction de l'homme ùe reconnaître le divin du et non un temps infini, 167. ,dans le monde, principale­
avec des esprits bons et des Seigneur et son union avec le ETOILES (les) sign., dans la ment sa face, son langage et
espl'its mauvais, 292. Cette Père, E:'l:tr., page 52. L'essen­ Parole, les connaissances du ses gestes, à la consociation
conjonction est telle, que tiel de toutes les doctrines, hien et du vrai, 1 etn.,105,119. avec les autres, 492. Les ex­
l'homme ne peut penser la dans le ciel, c'est de reconnai­ ÊTRE. L'être infini n'a pu térieurs sont sans ordre, re­
moindre ehose sans les es­ tre le divin humain du Sei· influer, dans le ciel, chez les lativement aux intérieurs,
prits qui lui ont été adjoints, gneur, 227. L'essentiel du anges, ni chez les hommes, 267. Voir INTÉRIEURS.
302. La forme de l'esprit de bien et du vrai est l'inno­ que par le divin Humain,
Extr., page 56. Le Seigneur [EXTÉRIEUR, extel'iol', compa­
l'homme est une forme hu­ cence,281. ratif latin, 459, est employé pal'
maine, 453. Etre en esprit, ET. Pou['quoi cette parti­ est venu dans le monde pour l'auteur soit dans le sens général
44"Z. Les esprits, et même \'es­ cule est si souvent employée devenir divin existel' d'après par opposition à intél'iew', 304,
prit d'un homme qut est en· dans la Parole, 241. le divin être, Ext1'., page 56. 459, soit dans un sens particulier
core dans son corps, peuvent ETAT. Les états se disent Chez le Seigneur l'êtl'e de la au latin, cOll1medegré au-dessous
du positif extel·ne. Voir I:;TÉ­
apparaître dans leur forme àe la vie et des choses qui ap· viea étéledivin même, Extr., RIEUR.]
quand le matériel de l'œil est pal'tiennent à la vie: Etats de page 55. Le divin amour est
voilé et privé de sa coopéra­ l'amour et de la foi; états de l'êtr:! d'après lequel existent EXTERNE (l') de l'homme a
tion avec le spirituel, 453. Les la sagesse et de lïntelligence, le bien et le vrai qui procè­ été formé à l'imagedu monde,
hommes qui pensent abstrac­ 154, Etat de détachement du dent du Seigneur dans les 38, n., 57, n., 313 n.
tivement du corps, étant alors corps et des sens du corps, 74, cieux, 139. Ohez l'homme,
en esprit, appal'aissent par­ n., 76, 439 à 442. Après la l'être de la vie est la volonté,
fois dans la société des es­ mort, l'état de la vie pour qui est le réceptacle de l'a­
F
prits, et sont distingués par chacun est d'abord tel qu'il mOUI', 26, 447, 474, 598.
eux, 438. Esprits angéliques, avait été pour lui dans le EXISTER. Rien ne peut exis­
5a9. Esprits enthousiastes, monde; mais cet état est suc­ ter par soi, mais chaque cho­ FACE (la) a été formée selon
249. Esprits émissaires, 255, cessivement changé, ou en se existe par un antérieur à la correspondance des inté­
Esprits naturels corporels,257 ciel, ou en enfel', 312. Du soi, ainsi tout existe par un l'ieurs, 143, n., 457, n. Che?:
Esprits infernaux, 123,151. premier état de l'homme premier, qui est l'être même les anges, la face fait un avec
après la mort, état de ses ex­ de la vie de toutes choses, 9, les intérieurs du mental,
[Sont· appelés esprits angéli­ 37, 304. Chez le Seigneur, J!l3, n., 457, n.; elle est la
ques les habitants des cieux infé­ térieurs, 457, 491 Ù 498; état
d'homme-esprit, 552. Du se­ l'exister de la vie procédant forme extel'ne et représenta­
rieurs, A. C. 45H, 97111, puis plus
spécialement ccux qui, dans le cond état, état de ses inté­ de l'être a été l'humain, qui tive de leurs affections, 47. La
monde des esprits, sont prépares rieurs, 457, 49a à 511, ou état était 'issu du divin même, face de l'esprit de l'homme
pOUl' le ciel et ensuite deviennent Extr., page 52. Chez l'hom-' diffère beaucoup de la face de
d'esprit, 552. Du troisième
anges, A. H. 875.] me, l'exister de la vie procé­ son corps, 457. La face de son
état, ou état d'instruction de
ESPRIT SA!NT, Dans le trine ceux qui viennent dans le dant de l'être est l'entende­ corps provient de ses parents,
divin, qui est dans le Sei­ ciel, 512 à 520. Voir OHANGE' ment, 474. mais la face de son esprit pro­
gneur, c'est le divin procé­ MENTS. EXTENSION des pensées et vient de son affection, dont
dant qui est appelé Esprit ETENDUE. Différence entre des affections dans les cieux, elle est l'image, '.57. Dans la
Saint, Extr" page 57.' Voir l'étendue dans le ciel et l'é­ 49,79,85,199,201,203,204, Parole, la face sign. les inté­
DIVIN. tendue dans le monde, 85. 206, 240, 477. rieurs qui appartiennent à
24 DU CIEL ET DE L'ENFER.
l'affection et à la pensée, il est par suite toute cupidité
251,457. qui appartient à ces amours,
FAIM (avoir) sign., dans la 570. Oeux qui sont dans les
INDEX. 25
Parole, désirer les connais­ .enfers ne sont point dans le FINS. Le Seigneur, et par la forme la plus parfaite, telle
sances du bien el du vrai, feu; mais s'il apparaît un suite les anges, ne considèrent qu'est la forme du ciel, il ya
420, n. feu, c'est d'après la corres­ chez l'homme que les fins, qui ressemblance du tout dans la
FANTAISIE. Artifices des mau­ pondance,5'iL sont les usages, 112. partie, et de la partie dans le
vais esprits par des fantai­ FIANCÉ, ÉE. Dans la Parole, FLAi>l~lE (la) sign. le bien tout, 73, 62, 72. La forme hu­
sies, 580. le Seigneur est appelé fiancé, spirituel, 179 et n. Dans le maine est la forme du ciel
et le ciel avec l'église, fiancée, sens opposé, elle signifie les entier, de chaque société an­
[FANTAISIE, phantasia, c'es/:­ 180. maux de l'amour de soi, 585. gélique, de chaque ange, et
à-dire apparence ; cfl'. A. C.
7680.] FIBRES nerveuses dalls le FLEURS (les) sign. les vrais de chaque chose de la pensée
corps humain (des), 21~, 413. scientifiques et les connais­ qui procède de l'amour cé­
FAUX. Tout faux provient FILLES (les), dans la Parole, sances, 489,1'1., 176. leste che? les anges, 59 à 86,
de maux, et jaillit des amours sign. les affections du bien, FOI (la) est le nom donné à 460. La forme de l'esprit de
de soi et du monde, 342, 1'1., par conséquent les biens, l'intelligence qui est la lu­ l'homme est aussi la forme
558 n. 382 bis. mièredu vrai,laquelleprocède humaine, 453. La forme cor­
FÉLICITÉ CÜESTE (de la), FILS (les), sign. les affec­ de la charité, 148. La foi est porelle a été adjointe à l'es­
3fl5 à 415. Toute félicité de tions du vrai, par conséquent tout ce qui appartient à la prit selon la for'me de l'esprit,
la vie provient des usages, les vrais, 382 bis. doctrine: elle consiste à pen­ et sans qu'il y ait réciprocité
361, n. FILS DE DIEU. Le Fils de ser justement et droitement, car c'est selon sa forme que
FEMME (la) agit d'après l'af· Dieu de toute étel'nité a été le 364. La foi séparée d'avec l'esprit a été revêtu du corps,
fection, et l'homme d'après la divin vrai dans le ciel, Extr., l'amour, ou la foi seule, n'est 453. D'où vien t que la forme
raison. Dans la Parole, la page 52. Dans le sens de la point la foi, mais seulement de l'homme naturel peut dif­
femme sign. l'affection du lettre de la Parole il est fait une science qui n'a en elle­ férer heaucoup de la forme de
bien et du vrai, et aussi l'é­ une distinction entl'e le Père même aucune vie spirituelle, son homme spirituel, 99, cfr.
glise, 368 et n. et le Fils, ou entre Jéhovah 474. La foi ne reste point chez 92. Le corps de chaque esprit
FENÊTRES (les) sign. l'in­ et le Seigneur, mais non dans l'homme si elle ne vient point et de chaque ange est la forme
tellectuel qui appartient à la le sens interne, dans lequel d'un amour céleste, 482.0roire externe de son amour, abso­
vue interne, 489, n. sont les anges du ciel, Extr., seulement le vrai,et la Parole, lument correspondante à la
FENTE DE ROCHER (la) sign. page 57. Le Seigneur, lors­ ce n'est pas la foi; mais la forme interne, qui est celle de
l'obscur et le faux de la foi, qu'il a glorifié son humain, a foi consiste à aimer le vrai son esprit et de son mental,
488, n. dépouillé tout l'humain qu'il cl'après un amour céleste, et 363. Dans la nature, toutes
FER (le) sigil. le vrai dans tenait d'une mère, tellement à le vouloir et à le faire d'apl'ès les choses qui existent selon
le dernier de l'ordre, 115, n. qu'enfin il n'était plus son une affection intérieure, 482. l'ordre sont les formes des
FEU (le) sign. l'amour dans fils, Extr., page 55. Voir Oe qui ne peut être saisi ne lisages, 112.
l'un et l'autre sens: le feu DIVIN, Divin humain, SEI­ tomde dans aucune idée,ainsi FONCTIONS des anges dans
sacré ou céleste, le divin GNEUR et TRINE DIVIN. ne tombe pas non plus dans le ciel (des), 387 à 394.
amoul'; et le feu infernal, FIN. Il n'y a de fin pour la foi, Extr., page 56. FONDBIENT (le) sign. le
l'amour de soi et du monde, aucune chose bonne, parce FOTE (le) correspond à la pu­ vrai sur lequel sont fondés le
n.,
13 et 1'1., 118, 134. Du feu qu'elle pl'ocède de l'infini, rification du bien et du vrai, ciel, l'église et la doctl'ine,
infernal, 566 à 575; étant 469. Fausse croyance sur la 96, 217. 187, n.
l'amour de soi et du monde, fin du monde, 312. FORME. De la forme du ciel, FRONT (le) correspond à l'a·
200 à 212. La forme de chaque mour céleste et, dans la Pa­
chose provient de l'ordre, et role, il signifie cet amour,
est selon l'ordre, 201. Dans 145, n., 251. O'est pourquoi
I:-<nEX. 27
26 DU CIEL ET DE L'ENFER.
divin amour qui était en lui Lettres hébraïques, 260,241.
le Seigneur regarde les anges GÉNIES. Qui sont et de d'après la conception, ibid. ; HERBES (les) sign. les vrais
au front, 145 ; et son influx quelle qualité sont les esprits il a sauvé le genre humain par scientifil!ues, 489, n.
chez l'homme est dans le infernaux appelés génies, 123) cela qu'il a glorifié son hu- HimÉsms. Ceux qui sont
front, 251. 151,311,578,579. main, ibid. Dans la Parole: dans 10 sens de la lettre de la
FI\UITS (les) sign. les biens GENRE HUMAIN (le ciel et en beaucoup d'endroits, il Parole, sans doctrine, tom..
de l'amour et de la chal'ité, l'enfer proviennent du), 311 à s'agit de la gloI'ification du bcnt dans des hérésie!!, 3H,
iï6, 1'1.., t85. 317. Le genre humain est la Seigneur, et dans le sens in- 455.
FUMÉE (la) corre~pond aux pépinière du ciel, 417. terne, partout, ibid. I·IEURE (l') sign, l'état en
faux qui proviennent de la GENTILS (les) sont ceux qui GOUT. Foir, sur ce sens, partioulieI', 165; cfr. A. C.
haine et de l'al'deur de ven- sont nés hors de l'église, 3. 402,462. /1334.
geance, 585, Les gentils sont sauvés de GOUVERNANTES des enfants HIEn sign. de toute éternité
même que les chrétiens,318. n. dans l'autre vie, 332, 337. (ab retemo), 165. A. O. ::l998.
Ils craignent les chrétiens à GOUVERNEMENTS dans le Oiel Voir AUJOURD'HUI et DEMAIN.
oause de la vie que ceux-ci (des), 213 à 220. HIVER (l') sign. la privation
G
mènent, 321, n., 325. Ils vien. GRATUITEMENT, 'routes les totale d'amour et de sagesse,
nent dans le ciel plus facile.. nécessités de la vie sont 166, cfr. avec 155.
GAIlRIEL eli~ une société an· ment que lcs chrétiens d'au- données aux anges gratuite- HO~IME (l') est homme d'a-
gélique,ainsi nommée d'après jourd'hui, 324,514. Comment près la volonté et par suite
ment, 266, 293.
sa fonction, 52. ils sont Instruits dans l'autre GRINCIUIENT DE DEN'l'S (du), d'après l'entendement, 26,61,
[GABRIEL, en hébreu, présente vie, 321, 326, SIl. 513. Oomy 566 à 575, 2q~. ou par cela qu'il peut com-
le double sens: «héros de Dieu », passion d'un esprit d'entre les prendre le vrai et vouloir le
ou Œ mon héros, c'est Dieu!» gentils au récit du livre des bien, 60. Autant il vit selon
Voir MICHAEL.« Par ces deux
noms sont entendlls tous ceux qui, Juges, - ch. XVII ei XVIII, l'ordre, autant il est homme,
_ concernant Mica, 324. H 202. Selon les anges, le Sei-
dans le ciel, sont dans la sagesse
concernant le Seigneur et qui gneur seul est Homme, et
l'adoreat.)l R. C. 300 ; cfl'. A. R. [GENTILs, gentiles (de gens, chaoun n'est homme qu'au-
gentes), « nations (sous-entendu : IlADl'l'ATION DES ANGES (des),
548. - Dan. VIII, lX et X, XII; tant qu'il reçoit le Seigneur,
Luc, 1; Apoc. XII.] étrangères). n] 188 à 190, 148, 149, 207. Les
anges, quand ils sont chez les par où ils entendent recevoir
GAUCHE. Ce qui est a gauche GESTES DU CORPs.Oe qui ap- le bien et le vrai qui procè~
hommes, habitent pour ainSI
correspond au vrai d'après le partien t à la volonté ou à l'af· de1lt de lui, 80. La volonté de
dire dans leurs affections,391.
bien, 118 et n. fection se manifeste dans les l'homme est l'être même de
Le Seigneur habite dans ce
GAZONS (les) sign. les vrais gestes, 91, 244. sa vie, et l'entendement en
qui lui appartient chez les
scientifiques, 489, n. GLOInE (la) sign. le divin est l'ex.ister, 61. En l'homme
anges, et non dans leur pro-
GENDRE (le) sign, le vrai vrai tel qu'il est dans le ciel, ont olé l'assomblées toutes les
pre, 8, n.
associé à l'affection du bien) et tel qu'il est dans le aens choses de l'Ol'dre divin, et
l-!Au'I' (le) sign. l'interne et
382 bis et n. de la Pa,role, l, n.
aussi le ciel, 188,1'1.., 197. l'homme pal' ceéalion est rOI"
GftNÉRATIO:"/S (les), dans la GLORH'ICA'I'IüN DU SEIGNEUR dre divin en forme, et par
HAUTEUR (la) sign. le bien
Parole, sign. les générations (la) est l'union de son humain suite le ciel en la plus petite
et le vrai quant au degré,
spirituelles, qui sont celles du avec son divin; glorifier, c'est effigie, ijO, 57,202,454. L'hom-
198,307.
hien et du vrai, 382 bis; elles faire divin, Extr., page 55. me a de plus que les anges
HEBRAïQUE (la langue) coïn-
sian. la régénération et la Le Soigneur est venu dans 10 cide en quelques points avec que non-seulement il est dans
renaissance par la foi et par monde pour glorifier son hu- la langlle angélique, 237. le monde spirituel quant à
l'amour, il82 bis, n. main, et il l'a glorifié p,tr 19
28 DU CIEL ET Dr, L'ENF'ER. rNDEX. 'ZH
ses intérieurs, mais aussi en notre monde solaire, ils voient à son esprit, en société avec 1
même temps dans le monde seulemcn t chez l'homme avec des esprits; et, après la mort,
naturel q uan t à ses extérieurs lequel ils parlent, 292. Les il vient parmi ces esprits; IDÉE. Dans une seule idée
304. Son homme interne a été esprits adjoints à l'homme quoique, pendan't sa vie dans de la pensée il ya des choses
formé à l'image du ciel, et sont tels qu'ils est lui-même le monde, il n'apparaisse pas innombrables, 240, n. Les
son homme externe à l'image quant à l'affection ou quant à eomme esprit dans leur sa· idées de la pensée sont des
du monde, 30, 5ï, 313. Dans l'amour, 295. Tels sont les ciété, cependant il y est vu formes variées dans lesquel.
l'homme ont été conjoints le usages chez l'homme, tel est quand il pense abstractive­ les l'affection commune a été
monde spirituel et le monde 1'homme, Il? Tout ce qui ap­ ment du corps, 438. L'homme répal'tie; sans l'affection
naturel, 313. Dans l'homme partient à l'homme et à son est dans la liberté par l'équi­ point d'idées, elles tirent de
il yale del'nier de l'ordre esprit est dans ses actions ou libre entre le ciel et l'enfer, l'affection leur âme et leur
divin, et parce qu'il yale clans ses œuvres, 4i5. L'hom· ;)97 à 600. Si l'homme croyait, vie, 236. L'idée nô,turelle de
dernier', il est la base et le fon. me, après la mort, est dans comme est en soi la chose, l'homme est changée en une
dement, 304. L'homme naît une parfaite forme humaine, que tout bien vient du Sei­ idée spirituelle chez les anges
dans le mal et le faux, ainsi 453 à 460. En mourant, il ne gneur, et que tout mal vient qui sont chez lui, 165. Quand
dans le contraire de l'ordre laisse que son corps terrestre, de l'enfer, alors il ne considé· les idées angéliques, qui sont
divin; de là vient qu'il naît -l61 à 469. Quand il passe rerait pas comme méritoire le spirituelles, influent chez les
dans une complète ignorance, d'une vie dans l'autre, ou bien qu'il fait et le mal qu'il hommes, elles sont changées
et qu'il doit nécessairement d'un monde dans l'autre, c'est repousse ne lui serait pas im· à l'instant et d'eIles-mêmes
naître de nouveau, c'est-à­ comme s'il passait d'un lieu puté, 302. Dans la Parole, en des idées naturelles pro­
dire, être régénéré, 202, 523. dans un autre, 461. L'homme, l'homme (vir) sign. l'entende· pres à l'homme, entièremenL
Tout homme est un esprit après la mort, est homme ab­ ment du vrai ou l'intelligence, . correspondantes aux spiri­
quant à ses intérieurs; 432 à solument comme auparavant, 368, n. tuelles, 168. Les idées de
444. L'homme, considéré en 456. Il est tel qu'a été sa vie HOMME ESPRIT (l'), 011 à l'é­ l'homme interne sont spi ri·
lui-même, est un esprit; et le dans le monde, 470 à 484. Il tat d'esprit, dans l'autre vie, .tuelles ; mais tant que l'hom­
corporel, ajouté à l'esprit en est son amour ou sa volonté, 422, 456, '461. Oe nom dési­ me est dans le monde, il ies
raison des fonctions qu'il a à 4ï9. Il l'este pendant l'éternité gne plus spécialement l'hom­ perçoit natul'ellement, parce
remplir dans le monde naturel tel qu'il est quant à sa volonté me dans le premier état après qu'alors il pense dans le na­
et matél'iel, n'est pas l'homme ou à son amour régnant; il la mort, 552. Différence en tre turel, ~43, n. L'homme, après
mais n'est que l'instmment de ne peut plus, comme dans l'homme espritetl'esprit, 552. la mort, vient dans ses idées
son esprit, 435. Ohez chaque le monde, être réformé pal' HOMME (le très gl'and). Le intérieures; ces idées alors
homme il y a des anges et instmction; pourquoi, 480. ciel en entier est un homme constituent son langage,'243,n
des esprits, et c'est pal' eux L'homme dont l'amour est cé­ en image, appelé en consé­ IGNORANCE.POUl'q uoi l'hom­
que l'homme a communica­ leste et spirituel vient dans le q uence par les anges le très me naît dans une pUl'e igno­
tion avec le monde spirituel, ciel, et celui dont l'amour est grand Homme, 59. Voir en rance, 108.
292. L'homme, sans des es­ corporel et mondain, sans outre, 94,96, 217, 333. . ILLUSTRÉ (être), c'est être
prits chez lui, ne peut vivre, amour céleste et spirituel, va il YPOCRITES (esprits) contre­ élevé dans la lumière du ciel,
292. L'homme n'est pas vu en enfer, 481. La foi ne reste faisant les anges de lumière., 131. O'est l'entendement qui
par les esprits, de même que point chez l'homme si elle ne ils ne peuvent subsister dans est illustré, parce qu'il est le
les esprits ne sont pas vus par vient pas d'un amour céleste, les sociétés du ciel, 48, 68. récipient du veai, et il est il­
l'homme, 292. Les esprits, 482; ce qui reste,c'est l'amour Leur langage perçu comme lustré en tant que l'homme
chez l'homme, ne peuvent en acte, ainsi la vie de l'hom­ un grincement de dents, 245. reçoit le vl'ai dans le bien d'a­
rien voir de ce qui est dans me, 483. L'homme est, quant près le Seigneul', 130, n.
30 DU CIEL ET DE r:EI\[·'l':R. INDEX. 31
hrMENSITÉ DU CrEL (de l'), 435. Influx che:l.: l'homme du Matth. VI. 25 à 34 ; Marc. X. telligence et la sagesse fon t
415 à 418. Seigneur lui·même, influx 14, 15, - 281. De l'état d'in· l'homme, 80. Foi?' SAGESSE.
I~DUSTRIE HUMAINE. Toutes des anges spil'ituels et des nocence des anges du ciel, La divine intelligence est la
les choses produites par l'in­ anges célestes, 251. Le Sei­ 276 à 283. De l'innocence des lumière du ciel, 13J. L'intel­
dustrie humaine pour l'usage gneur inl'lue immédiatement petits enfants, 277. Elle n'est ligence céleste est l'intelli­
sont aussi des correspondan­ dans le vouloir de l'homme, pas la véritable innocence, gence intérieure tirant son
ces, 104. et médiatement par le vouloir mais la véritable innocence origine de l'amour du vrai
INFINI. Il n'existe point de dans le penser, 26. L'influx habite dans la sagesse, 277, pOUl' le vrai, 347. Autant est
rapport entre l'infini et le fini, immédiat du Seigneur pro­ 278. L'innocence des enfants grand chez l'homme l'amour
273. L'être infini n'a pu in­ cède de son divin humain; il est le plan de tou tes les affec­ du vrai et du bien, autant
(luer dans le cieL chez les est perpétuel, mais reçu dif­ tions du bien et du vrai, 341. dans l'autre vie il reçoit l'in~
anges, non plus que chez les féremment, 112,297,549. Par L'innocence réelle est la sa­ telligence et la sagesse, ­
hommes, que parle divin Hu­ l'influx médiat, ou par les gesse, 3/d. Matth. XIII, 12, XXV. 29, ­
main, Extr., page 56. Il n'y a espl'its adjoints à l'homme, INSITE. Voi1' 74, 82. 349. Ce que c'est que l'intel­
point de fin pour toute chose 2,97, est introduite chez lui ligence bàtarde (spu'tia) , 352,
bonne, parce qu'elle provient non pas la pensée, mais seu· lINSlTE, insitum part de in­ et la fausse intelligence, 353.
de l'infini, 469. lement l'affection, affection sero, insel'i), c'est-à.dire, ce qui INTELLIGENTS. Quels sont les
TNFLUX. Il y a influx du du bien et affection du mal, a ét.é inséré, enté, greffé ou intelligents, 347, 348, 356.
c'estdelàqu'ila lechoix, 2fJ8. implanté clans l'homme, « Est dit
spirituel ou du monde spiri­ INTENTION. C'est l'amour de
insilé (ou implanté) ce qui pro­
tuel dans le naturel, et non Voi,,' LIBERTÉ. L'influx divin vient de l'inllux commun, A. K l'homme qui fait l'intention,
influx du naturel dans le spi­ chez l'homme s'étend jusqu'à 9~),) f.l ct qui détermine vers les ob·
rituel, 98, n., 135 et n" 319, ses derniers, 297, 304. Influx jets la vue internedel'homme
455, n, 567. Iln'yacommuni­ de l'âme dans toutes les cho­ INSPIRATION. Le Seigneul' a ou la pensée, 532.
cation d'un ciel supérieuravec ses du corps, ~8, n; des in­ parlé avec les prophètes par INTÉRIEUnS (les) de l'esprit
un ciel inférieur que par les térieurs dans la face, 143, 11 ; lesquels la Parole a été trans· sont les choses appaetenant à
correspondances; cette com­ du ciel intime chez les petits mise, non comme avec les sa propre volonté et par suite
munication par les corl'es­ enfants, 277, 282. Influx anciens pal' un influx dans à sa pensée, 492, ainsi à son
pondances est ce qu'on nom­ commun: c'est celui qui dé­ leurs intérieurs, mais par des mental, 532. On peut savoir
me influx, 207. Un ciel est coule de l'ordre même, ou de esprits envoyés, auxquels il dans quel état sont les inté­
conjoint avec un autre par le l'ordre naturel, 2g6. De cet inspirait les paroles qu'ils l'ieurs de l'homme, quand on
Seigneur au moyen de l'influx influx chcz l'homrr.e et chez dictaient aux prophètes, 254. connaît son amour, 532. Ohez
immédiatement et médiate­ les animaux, 296, 110, n. INSTRUCTION de ceux qui celui qui aime le ciel, les
ment: immédiatement par le INNOCE:'ICE (l') est l'être de viennent dans le ciel (de l'état intérieues ont été élevés vers
Seigneur lui-même, et mé· tout bien, et le bien n'est bien d'), 512 à 520. le ciel et ouverts par' en haut;
diatement par les cieux supé­ qu'autant qu'il y a en lui INTELLIGENCE. L'intelligen­ chez celui qui aime le monde
rieurs influant en ordre dans l'innocence, 281. L'innocence ce consiste à recevoir' le vrai et soi-mème, ils ont été fer·
les cieux inférieurs, 37, 208, consiste à vouloir être conduit qui procède ùu Seigneur, 80, més pal' en haut, et ouverts à
209. Chez l'ange et chez par le Seigneur. 281 ; elle est et aussi à voir et il, percevoir l'extérieur, 532. Les inté·
l'homme il ya un intime dans le réceptacle du vrai de la foi ce que c'est que le veai et ce rieurs, dans la Parole, sont
lequel le Seigneur influe de et du hien de l'amour, 330. que c'est que le faux, et à exprimés par les supérieurs,
plus près et d'après lequel il Nul ne peut entrer au ciel s'il faÏl'e entee eux une juste dis­ 20, n. Les intérieurs en ordre
dispose les autres intérieurs n'a en lui l'innocence, 281. tinction, et cela d'après une successif influent dans les
selon les degrés de l'ordre, 39, Etat d'innocence décrit, - intuition intérieure, 351. L'in­ extérieurs jusque dans l'ex­
INDEX. 33
32 entre le Père et le Fils, ou fection du vrai et du bien, et
DU CIEL ET DE L'ENFER
entre Jéhovah et le Seigneur, par suite dans l'intelligence,
trême ou dernier, et là aussi ISAAC. Dans la Parole, dans mais non dans le sens interne, 295.
ils existent et subsistent, 304, le sens interne, par Abraham, dans lequel sont les anges du JOIE CÉLESTE (de la), 395 à
11.., 475 ; ils y existent et sub· Isaac et Jacob, esi entendu le ciel, Exit., page 57. 415. Quand un esprit reçoit
sistent en ordre simultané, et Seigneur quant au divin l'intime de sa joie, il est dans
[JÉHOVAH, c'est-à-dire, en hé­
c'est de là que tous les inté­ même ei quant au divin hu­ hreu, « Celui qui est >l, ou «l'être sa joie céleste et n'en suppor.
rieurs sont contenus dans un main, 52ô, n, même Exod. III. 0\4; cfr.
)J. - terait pas une d'un degré plus
lien à partir du premier par ISRAEL sign. le spirituel, Jean, VIII. 58 Apoc. 1. 4. - A. élevé sallS éprouver de la
le dernier, 304, 11.., 475, n. 307. La pierre d'Israël (Gen. C. 5948, 6880. A. R. 1.3.]
douleur, 410 . .Joie des anges,
Tel est l'homme quant à ses XLIX, 24), sign. le Seigneur JÉRUSALEM est l'église du de ce qu'il a plu au S0igneur
intérieurs, tel il reste pendant quant au divin vrai et quant Seigneur, 73. Elle signifie de révéler maintenant aux
l'éternité, 501. L'hommedont au divin humain, 534,11.. l'église où est la doctrine chrétiens beaucoup de choses
les intérieurs appartenant à réelle, 180, 11.., 18i, n. slIr le ciel et sur l'enfer, 311.
son mental ont été ouverts, La Jérusalem nouvelle, JOUG (le) du Seigneur aisé,
peut voir les maux et les faux - Apoc. XXI, - sign. l'é­ - Matth. XI. 30, - 359, 533.
J
qui sont chez lui, car ils sont glise nouvelle qui devait être J OUR (le) sign. les états de
au-dessous du mental spiri­ instaurée dans la suite, 187, la vie en général, 155 et 11..,
tuel, 532. Voir en outre, 30, JACOB. Dans la Parole, dans 197 j cette cité de Jérusalem 165, n.
33, 38, '143, 173,267,313,351, le sens interne, par Abraham, descendant d'auprès de Dieu, JUGE (le) qui punit les mé­
444, 481. Voir EXTÉRIEUR. Isaac et Jacob, est entendu le du ciel, sign. la doctrine cé. chants pour qu'ils soient cor.
[INTÉRIEUR, interioJ" compa­ Seigneur quant au divin leste de cette église révélée l'igés, et pour que les bons
ratif latin, 241,244,386,413, est même et quant au divin hu­ par le Seigneur, 307. ne soient ni corrompus ni lé­
employé par l'auteur tantôt com­ main, 526.
me simple opposé d'extérieur, sés par eux, aime le prochain,
JACQUES (rapatre) a repré­ JÉRUSALEM, en hébreu, Irou­
tantôt avec le sens latin de degré 390.
schalem, sign. « rendez-vous de
au-dessous du positif interne, senté le Seigneur quant à la paix l) ; cfr. Ps. LXXVI. 3. A. JUGÉ (être) selon ce qu'on a
au· dessus duquel se distingue le charité, 526, n. C. 1726 et A. E. 365.] fait et rétribué selon ses œu­
superJatifintime; cfr. A. C. 1.015, JARDIN (un) correspond à Hes, c'e~t être jugé selon les
1799. Voir EXTÉRIEUR.] JÉ!;us. Le Seigneur dans le
l'intelligence et à la sagesse, intérieur.>, 358; c'est-à-dire,
monde a élé ainsi appelé d'a­
INTERNE (l') de l'homme a 111 et 11.., 176 et n. selon la volonté et sa pensée,
près le divin céleste, 24. Voir
été formé à l'image du ciel) JEAl\ (l'apaLre) a représenté ou l'amour et sa foi, qui sont
CHH1ST.
30) n., 57, 11.., 313, n. le Seigneur quantauxœuvres les intérieuI's de l'homme,
INTIME. 11 exis te chez l'hom­ de la charité, 526, n. [JESUS, en hébreu, sign. « Sau­ 1,75.
me de plus que chez les bètes JEHOVAH. Le Seigneur a élé veur ou « Salut)). - Matth. I.
)J

21, - A. C. 9809.] .TUGEME:\T, jllcliciwn. Deins


un intime, dans lequel le di­ le Dieu de la très ancienne la Parole, le jugement se dit
vin influe et élève l'homme à église et aussi de l'ancienne .JEUNES HO.\lillES (les) sign., du vrai, 64, n. 215, n. 348,
soi, et par là se le conjoint, église, et il était appelé Jého­ dans la Parole, l'entendement Les grands jugements. sont
39, 435. vah, 327, n.On reconnaît que du vrai ou l'intelligent, 368 les lois de l'ordre divin, ainsi
IOTA. Dans la Parole, il y a l'humain du Seigneur est di­ et n. les vrais divin:::, 215, n. Le
des divins et des arcanes du vin, d'apI'èsla Parole de l'An. JEUNESSE. Dans lajeunesse, jugement sign. Je bien spiri­
ciel, même dans ses iota, etc. cien Testament, en ce qu'il y chez l'homme qui peut être tuel qui, dans son essence,
- Matth. V. 18 ; - pourquoi, est appelé Dieu, et aussi Jé­ réformé et régénéré, il y a est le vl'ai, 216. Voir Jus­
260, hovah, Exil'., page 57. Dans des esprits qui sont dans l'af­ TICE.
lIoTA, nom de l'i, la plus pe­ le sens de la lettre de la Pa­
tite de~ lettres hébraïques.J role il est fait une distinction
34 DU ClEL ET DE L'ENFER.
INDEX. 35
JUGEMENTDERNIER.Oroyan­ l'homme n'est pas dans la LARGEUR. Le larg'e, dans le de toutes choses par des in·
ces erronées sur ce jugement, vraie foi, et s'i! n'est pas con­ ciel, est du midi al:!. septen· termédiaires avec un pre­
1, 312. duit par le Seigneur, 249, n. trion, 197, 'Voir PLAGES; et mier j tout ce qui n'est pas
JUSTE. Tout ce qui est fait LANGUE ANGÉLIQUE. Il Y a par la largeur y est entendu dans un lien est dissipé, 9,
d'après le bien de l'amour une même langue pour tous l'état du vrai, 197; de là 30:2, 303, 304.
envers le Seigneur est appelé dans tout le ciel; la langue vient qu'il en est de même LIEUX (les) et les espaces se
juste, 214. Le juste est celui ne s'y apprend point, elle est dans la Parole, 197, 197, n., manifestent à la vue dans le
à qui sont attachés le mérite implantée dans chacun, car 307, n. Voir LONGUEUR. monde spirituel selon l'état
et la justice du Seigneur. elle coule de leur affection LAURIERS (les) cOl'respon· des intérieurs des anges et
348, n. Voir MÉRITE. même et de leur pensée dent à l'affection du vrai et à des esprits, 195. Les change­
JUSTICE. Dans la Pal'Ole, la même, 236; elle est l'affec­ ses usages, 520. ments de lieu y sont des
justice se dit du bien, 611,215, tion résonnante et la pensée LETTRE. Le sens de la lettre changements d'état de la vie,
348, n. La justice du Sei­ parlante, 236; elle n'a rien de la Parole, s'il n'est éclairé 192. Les lieux sign. des états,
gneur est le bien qui procède de commun avec les langues par la doctrine réelle, partage H12. Lieux d'instruction, 513,
du Seigneur, et qui règne humaines, 237, 261. Les les mentaIs en des sentiments 514.
dans le ciel, 34,8. La justice esprits et les anges possèdent divers, d'où résultent des LIN (le fin) sign. le vrai
sign. le bien céleste, 216. cette langue universelle, ignorances, des hérésies et d'origine céleste, 365, n.
Faire justice et jugement parce qu'ils parlent d'après la des erreurs, 311. LIVRE DE VIE DE L'HOMME.
signifie faire le bien et le mémoire intérieure; mais les LETTRES HEBRAïQUES, 241. Par ce livre, dont il est parlé
vrai, 215,348. langues clans le monde appar­ De leur forme ancienne, 260. dans la Parole (Dan. VII. 10.
JUSTIFIÉ (le) est celui à qui tiennent à la mémoire exté­ LIBEHTÉ, liberum.. Toute Apoc. XX. 12), il est signifié
sont attachés le mérite et la rieure, 463, n. La première liberté appartient à l'amour que non· seulement toutes les
justice du Seigneur, 348, n. langue des hommes sur notre ou à l'affection, attendu que actions de l'homme, mais en­
Voir MÉRITE. terre coïncidait avec la lan­ ce que l'homme aime il le fait core toutes ses pensées, ont
gue angélique parce qu'elle librement, 45, 293. O'est été inscrites en l'homme tout
leur venait du ciel, et la lan­ l'équilibre spirituel qui est entier, et qu'elles apparais­
L gue hébraïque coïnoide avec appelé liberté (liberum.), 589, sent comme lues dans un
elle en quelques points, 237. F oir ÉQUILIBRE. Oette liberté, livre quand elles sont tirées
LANGAGE DES ANGES (du), Oeux qui, dans le très grand qui est la possibilité de vou­ de sa mémoire, et comme
234 à 245. Du langage des Homme, sont dans la pro­ loir le bien ou le mal, de vues en effigie quand un
anges avec l'homme, 246 à vince de la langue, sont dans penser le vrai ou le faux, et esprit est considéré dans la
257. Le langage spirituel ou l'élocution d'après l'entende­ de choisir l'un de préférence lumière du ciel, 46:1, 236.
angélique est chez l'homme ment et d'après la percep­ à l'autre, est donnée par le Dans le monde spirituel, il y
quoiqu'il l'ignore, 243, n. tian, 96. Seigneur à tout hommc avec a des livres écrits de la même
Après la mort, les idées in­ LA!\GUES. L'homme devient la vie et jamais ne lui est en­ manière que les livres qui
térieures de l'homme consti­ rationnel après la mort en levée, 597; et cela afin qu'il sont dans le monde, 463,
tuent son langage, 243, n. raison de ce qu'il est devenu puisse être réformé et sauvé; 462 bis. 1/oir l\'1ÉMoIRE.
L'homme peut parler avec rationnel dans le monde par car sans cette liberté il n'est LOIS DE L'ORDRE (les) sont
les esprits et avec les anges, le moyen des langues et des point de réformation ni de les vrais divins, 57, n. 202,
et les anciens ont fréquem. sciences, et non pas en rai­ salut, 597, 598. Voir, page n. Les lois de la vie spiri­
\ ment parlé avec eux; mais son de ce qu'il a été très UO, Extraits des ARCANES tuelle, les lois de la vie mo­
aujourd'hui il est dangereux instruit dans les langues et OÉLESTES sur la. liberté. rale et les lois de la vie civile
de parler avec les esprits, si les sciences, 464. LIEN. Il Y a un lien (nexus) sont enseignées dans les dix
36 DU CIEL ET DE L'ENFER. INDEX. :17
préceptes du Décalogue, 531. divinvrai ou la divinesagesse, leur préparation pour le ciel tendus le ciel et l'église,
LOMBES. Dans le très grand :?66. Toute lumière dans les par la reconnaissance du divin d'après la conjonction du
homme, ceux qui sont dans cieux vient du Seigneur du Seigneur, 514. Comme les Seigneur avec eux par son
la province des lombes sont comme soleil, 127 n. Le divin nations ou gentils, il sont ins­ divin vrai, '180.
dans l'amour conjugal, 96; vrai procédant du Seigneur truits par des anges qui MAÎTRE, hm'us. Dans le ciel
de là, dans la Parole, les apparaît dans le ciel comme avaient été auparavant dans le maître aime ses domes­
lombes sign. l'amour conju­ lumière, et constitue toute la la même religion et se sont tiques, et les domestiques
gal,97 et n. lumière du ciel, J27, n. La convertis à la religion chré­ aiment leur maître, 219.
LONGUEUR. Le long, dans le lumière du ciel éclaire en tienne, 515. MAÎTRE, magister. Les en­
ciel, est de l'orient à l'occi­ même temps la vue interne MAINS (les) sign. dans la fants, dans le ciel, sont ins­
dent, 197, voit PLAGES; et par des anges, qui est celle du Parole, la puissance du vrai, truits par des maîtres, 334.
la longueur y est entendu mental, et la vue externe qui 97, 231. Ceux qui, dans le MAL (le) vient du propre de
l'état du bien, 197; de là vient est celle des yeux, 266. La Tt'èsGrand Homme,sontdans l'homme, 484. Tous les maux
qu'il en est de même dans la lumière du monde est pOut' la province des mains, sont proviennent de l'amour de soi
Parole, 197, 198, n. 307, n. l'homme externe, la lumière dans la puissance du vrai et de l'amol\l' du monde; ils
Voir LARGEUR. du ciel est pOUl' l'homme in­ d'après le hien, 96. Inspection consistent dans le mépris pour
LOUER. Esprits qui dans le terne, 347, n. La lumière du des actes, après la mort, par les autres, les inimitiés, les
monde ayaient cru que la ciel influe dans la lumière les doigts des mains, 463. haines, les vengeances, les
joie céleste consistait seule­ naturelle, et l'homme naturel MAISON. Des maisons dans cruautés, les fourberies, 359,
mont à louer et à célébl'er a de la sagesse selon qu'i 1 le ciel, 184, 180. La maison, n. Le mal héréditaire de
Dieu. 404. reçoit la lumière du ciel, avec ce qui est au dedans, l'homme est de s'aimer de pré­
LUCIFER sign. ceux qui sont 347, n. Dans la Parole, la sign. les choses qui, chez férence au ciel,· de ne faire
de Babel ou de la Babylonie, lumière sign. le vrai qui pro­ l'homme, appartiennent à son aucun cas du prochain com­
c'est-à-dire, qui étendent leur cède du bien de l'amout., 13, mental, par conséquent ses paré à soi, et de ne le consi­
domination jusqu'au ciel, n. Elle si(]n. le Vl'ai de la foi, intérieurs, ainsi les choses dérer qu'en vue de soi, ce qui
544. 118, n. Elle sign. le vrai qui appartiennent au bien et est ne considét'er que soi j
[« LUCIFER, fils de l'aurore,l)
d'après le bien, 123, 179. au vrai, 186, n. La maison ainsi le mal héréditaire est
autrement dit, l'étoile du matin, LUNE. Le Seigneut', dans le construite en bois sign. les l'amour de soi et du monde,
nom donné pal' dérision au « roi ciel, apparait comme lune à choses qui appartiennent au 342, n. Tout mal porte avec
de Babel,,, - Esaie XIV. 4,12, ceux qui le reçoivent d'après bien, et la maison construite soi sa peine, le mal et la.
VoiJ' BABEL; cfr. A. C, ·338i, le bien de la foi, 118; c'est en pierres, celles qui appar­ peine sont conjoints, 509.
86i8. Lucifer est le nom latin em­ pourquoi, dans la Parole, la tiennent au vrai, 186, n. La L'homme est cause deson mal
ployé en cet endroit pal' la Vltl­ lune sian. le Seigneur quant Il maison de Dieu • sign" et nullement leSeigneur, 5n.
gate; le mot original exprime à la foi, et par suite la foi au dans le sens suprême, le divin Pourquoi, dans la Parole, le
l'idée de brillant ou resplendis­ Seigneur, 1. n., 119. mal est attribué au Seigneur,
humain du Seigneur quant au
sant. ]
divin bien, et dans le sens tandis que du Seigneur ne
LUMIÈRE NATURELLE, 130, respectif, le ciel et l'église procède que le bien, 545. Le
352,353, n. C'est la lumière M quant au bien et au vrai, 187, mal a en soi le faux, et ceux
qui est pour l'homme externe, n. Dans le royaume céleste qui sont dans le mal sont
347, n. MAHOMÉTANS. De l'instruc­ les édifices religieux sont aussi dans le faux, quoiqu'ils
LUMIÈRE DANS LE CIEL (de tion, dans le monde spit'itueJ, appelés maisons de Dieu, 223. ne le sachent pas, 551, n.
la), 126 à 140. La lumière du . de ceu.x d'enlre eux qui ont Par la maison des noces,­ MARCHER, dans la Parole,
ciel dans son essence est le mené une vie morale, et de Matth. XXII. 12, - sont en­ sign. la progression de la vie,
33
1

38 DU CIEL ET DE r:ENFER. INDEX. 39


590. Mal'cher avec le Seigneur :MATERIEL (le), qui est le qui sont dans la mémoire in­ penser et parler d'une manière
sign. recevoir la vie spiri­ propre du 'corps, est ajouté tél'ieure sont dans la lumièl'e et de vouloir d'une autre,508.
tuelle et vivreavec lui, 590, n. et pour ainsi dire adjoint à du ciel. Toutes les choses que Mentais angéliques, mentais
MARI. D'après la conjonc­ l'esprit, afin que l'esprit de l'homme a pensées, pronon­ humains, 314. Mental inté­
tion avec le ciel et l'église par l'homme puisse mettre en cées et faites, et celles qu'il rieur', 356; mental spirituel,
le divin vl'ai, le Seigneur, activité la vie et faire des a vues et entendues ont été 110,314; mental naturel, 39,
dans 1a Parole, est appelé usages dans le monde naturel, inscrites dans sa mémoire in· 435 ; mental intellectuel, 39,
Mari, 180, et l'église, épouse, dont toutes les choses sont térieure; cette mémoire est 345. Les intérieurs etles exté­
180, 368, n. Le mari sign. matérielles et en elles· mêmes le livre de sa vie.(Voir LIVRE rieurs, qui appartiennent au
l'entendement du vrai, 368. privées de vie, 432, 00. Le de viede l'homme.) Les choses mental et à l'esprit (animus) ,
MARIAGE. Par mariage, dnns matériel ne voit que le maté­ qui sont passées en habitude se manifestent à la vue dans le
la Parole, est entendu le riel, mais le spil'ituel voit le et sont devenues choses de la monde spirituel, toutes les fois
mariage du bien et du vrai, spirituel, 453. vie, et qui,par cela même, ont qu'il plaît au Seigneur, 4R1.
tel qu'il est dans le ciel, et tel MATIN (le) sign. le commen· été oblitérées dans la mémoire
cement d'un état nouveau, et extérieure, sont dans la mé­ [MENTAL. D'après les passages
qu'il doit être dans l'église, ici indiqués et CeUlt que fourni­
281. Des mariages dans les un état d'amour, 'J 55 et n., moire intél'ieure, 463 et n. J'ont les index des autres ouvrages
cieux, 366 à 386; comment 'l66, 289. Le matin sign. le L'homme emporte avec lui de notre auteur, on pourra recon­
ils s'y contl'actent, 383. Le premier et suprême degré de dans l'aut!;e vie toute s'a mé­ naître le motif de l'adoption de
l'amour, 155. moire, 461, 462 bis. La mé· ce mot, pris suhstantivement,
mariage, dans les cieux, est la
pour rendre le latin mens de
conjonction de deux en un seul MÉCHANCETÉ des esprits in­
moire externe ou naturelle ['original et éviter la conFusion
mental, 367. Le mari y fait la fernaux (de la) 576 à 581.
l'este dans l'homme après la avec l'ESPRIT, spiritus, et l'AME.
partie du mental a,ppelée en­ MEDLU~I ou moyen de con­
mOI't, mais elle se repose, et' Voil' ces mots .• Entendement ))
tendement, et l'épouse la jonction du monde naturel
il ne vient en usage que. ce ne pouvait convenir, ne compre­
nant pas, comme le latin mens,
partie appelée volonté, 367. avec le monde spirituel:
l'homme a puisé dans le l'élément de la volonte, c'est
Les mariages entl'e ceux qui l'homme est ce moyen en tant f monde pal' le matériel et a pourquoi il a été uniquement ap­
ne sont pas de même rcligion qu'il est spiI'ituel, 112; mais rendu rationnel, 4M. Voir pliqué, suivant l'usag'e le plus
sont illicites, à cause de la l'homme ayant rompu chez aussi 256,461; 466, 467, 469. ordinaire, à la traduction du latin
1 intellectus.]
non conjonction d'un bien et lui le lien llvec le ciel, en ce MENTAL (le), mens, ou es­
d'un vrai semblables,dansles qu'il a détourn é ses intérieurs prit, animus, de l'homme, MÈRE (la) sign. l'église
intérieurs, 378, n. Le mariage du ciel, il a été POUI'VU par le 375, 4~0, consiste en deux lluant au vrai, par consé­
avec plus d'une épouse est Seigneur, pour la conjonctioh parties, dont l'une est appelée quent aussi le vrai de l'église,
absolument contre l'ordre: du ciel avec l'homme, à un entendement et l'autre vo­ 382 bis, n. Le Seigneur, lors­
c'est comme un entendement medium q ui est laParole, 305. lonté, 36i. Il est l'entende­ qu'il a glorifié son humain,
divisé entre plusieurs volon­ MÉLANCOLIE. D'où vient la
ment et la volonté, et par a dépouillé tout l'humain qu'il
tés, 379, Les anges, à la seule tristesse intérieure qui est
suite la pensée et l'affection, tenait d'une mère, tellement
pensée d'un tel mariage, sont appclée mélancolie, 299~
277. Il est uniquement formé qu'enfin il n'était plus son
privés de la félicité céleste MEMOIRE. L'homme possède
d'après les vrais ~t les biens, fils, Extr., page 55.
et deviennent, disent-ils, deux mémoires, l'une exté­
375. Il est comme une terre MERITE. O'est le propre dU
comme ivres, parce que le rieure ou naturelle, et l'autre
végétale dont la valeur dépend Seigneur qui est appelé jus­
bien chez eux est sépal'éd'avec intér'ieure ou spirituelle; les
de la culture, 356" cfr. 464. tice et mél'ite du 8eigneur,
son vrai, :379. Le mariage choses qui sont dans h mé·
Dans l'autre vie, il n'est per­ 341; c'est aussi le bien procé­
infernal est la conj onction moire extérieure sont dans la
mis à personne d'avoir un dant du Seigneur et qui règne 1

du faux et du mal, 377. lumière du monde, et celles


mental divisé, c'esl-à·dire, de dans le ciel, 348 et n., 311.
H) DU CIEL ET DE L'ENFER.

La charité réelle est sans idée depuis leur midi jusqu'à leur
INDEX. 41
de mérite (non meritoria), septentrion,. 151.
parce qu'elle procède de l'af­ MINÉRAL. Règne minéral; MOISSON (la) sign., dans la entre le ciel et l'enfer; c'est
fection intérieure, 535, n. ses correspondances, v 0 i r Parole, l'état de réception et là que l'homme vientd'abord
MESURE (la) sign. la qualité RÈGNES. d'accroissement du vrai d'a­ après lamort, 421 à 431. Com­
de la chose quant au vrai et MISÉRICORDE. Nul ne vient près le bien, 489, n. ment ce monde apparait, t29
quant au bien, 73 et n., J07. au ciel par immédiate miséri­ MONDE NATUREL. O'est toute (à savoir, d'après la COl'res­
Le degré d'affection dù vrai corde, 521 à 527. Le ciel est cette étendue qui est sous un pondance, 188,571 ; cfr. A. C.
et du bien, chez l'homme, est donné non d'après une immé­ soleil et reçoit de lui la cha­ 4ïl5, 10438). Le monde des
comme lIne mesure qui, dans diate miséricorde, mais selon leur et la lumière, et à ce esprits est dans l'équilibre
l'autre vie, est remplie jus­ la vie; et tout ce qui appar­ monde appartiennent toutes entre le ciel et l'enfel', 590.
qu'au comble,- Luc, VI, 38, tient à la vie, et par quoi le les choses qui de là subsistent, MONTAGNES (les), dans la
- 349. Voir DEGRÉS. Seigneur conduit l'homme au 89. Voir TERRES, Le monde Parole, sign. l'amour céleste
MÉTEMPSYCOSE. D'où est ve­ ciel, provient de la miséri­ naturel existe et subsiste d'a­ 188, sign.le bien de l'amour,
nue chez quelques anciens corde, 54, n., 420, n. Si le prèslemondespirituel,comme 188, n; sign. le ciel, 188, 1'1..,
l'opinion dite de la Métemp­ ciel était donné d'après une l'effet d'après sa cause effi­ de la, chez les anciens, leculte
sycose, 256. - Voir RÉMINIS­ immédiate miséricorde, il se­ ciente, 89,106; et l'un et sur des montagnes, 188, n.
CENCE. rait donné à tous, 54, n., 524. l'autre d'après le divin, 106. MORT (la) est seulement. un
MICHAEL est une société Il n'y a point de miséricorde Chaque chose qui, dans le passage d'un monde dans un
angélique ainsi nommée d'a­ immédiate, mais il y a misé­ monde naturel, existe d'après autre, ou d'une vie dans une
près sa fonction, 52. ricorde médiate, c'est-à-dire, une chose spirituelle, est dite autre, 445, 493, 582; de la
pour ceux qui vivent selon les correspondante, 89, 90, J07. vient que la mort, dans la
["MICHAEL, c'est-à-dire en hé­ préceptes du Seigneur; et le Toutes les choses qui sont Parole, sign. la résurrection
breu : « Qui est comme Dieu? » dans le monde naturel corres­ et la continuation de la vie,
VOil' GABRIEL; cfl'. A. E. 735.
Seigneur d'après sa miséri­
A. R. 548. R. C. 300.) corde les conduit continuelle­ pondent à celles qui sont dans 445. Oe qui se passe quand il
ment dans le monde, et en­ le monde spirituel, 106, n. est dit que l'homme meul't,
MICROCOSME. Pourquoi suite pendant l'éteruité, 364, MONDE SPIRITUEL (le) est le 445. La vie des infemaux est
l'homme a été appelé par les n., 420, n., 480. Il est impos­ ciel, et à ce monde appartient la mort spirituelle, 80, 474.
anciens microcosme (c'est-à­ sible que l'homme qui vit tout ce qui est dans les cieux, MOTS du langage (les) cor·
dire: petit monde), 30 n., dans le mal puisse être sauvé 89. Dans le monde spirituel, respondent aux idées de la
57, n. d'après la seule miséricorde, ou dans le monde où sont les pensée qui provient de l'affec­
MIDI sign. la sagesse dans parce que cela est contre l'or­ esprits et les anges, il appa­ tion, 236, 241,261, 262, 26!),
sa lumière, 155, 166. dre divin, 523, n. La divine raît des choses semblables à MOUVEMENTS (les) sign. des
MIDI (le) sign. la sagesse et miséricorde est une pure misé­ celles qui son t dans le monde choses analogues appal'Lenant
l'intelligence dans une lu­ ricorde envers tout le genre naturel. et tellement sembla· à l'état, 197.
mière claire, 150; sign. un humain pour le sauver, et bles qu'il n'y a aucune diffé­ MOYENS DE SALUT (les) sont
état de lumière 01\ de sagesse cette miséricorde est conti­ rence quant à la face externe, les divins vrais, qui ensei­
et d'intelligence, 150, n. Dans nuelle chez chaque homme et mais ces choses sont d'origine gnent comment l'homme doit
les cieux, au midi habitent ne s'éloigne jamais de per­ spirituelle, 582. Toutes les vivre pour pouvoir être sauvé,
ceux qui sont dans la lumière sonne; ainsi quiconque peut choses qui apparaissent dans 522.
claire de la sagesse, 148, 149. être sauvé est sauvé, 522. le monde spirituel apparais­ MURAILLE (la} de la sainte
Dans les enfers, ceux qui sont MOIS (le) sign. un état entier, sent selon les correspondan­ cité, - Apoc. XXr. 17, ­
dans les faux du mal habitent 165; cfr. A. 0.3814. ces. 571. sign. le vrai qui protège con­
MONDE DES ESPRITS (le) est tre l'attaque des faux et des
un lieu Ol! un état moyen maux, n, 007.
42 DU CIEL ET DE L'ENFER. INDEX. 43
MUSIQUE. D'où vient quc pour revêtir le spirituel et le NOURRITURE (la) spirituelle mais la correspondance de la
l'art lU usical excelle à expri­ présenter correspondant dans est la science, l'intelligence nuit est pOUl' ceux qui sont
mer les divers genres d'affec· le dernier de l'ordre, 102. Les et la sagesse, par consé­ dans l'enfer, 155.
tians, 241. propres de la nature sont les quent le bien et le vrai dont
espaces et les temps, 266. elles proviennent, 340 et
NATUREL (ie) est le dernier n. De là, cette nourriture, o
N dans le sens spirituel, est
dans lequel se terminent les
choses spirituelles et célestes Il tout ce qui sort de la bouche

NAISSANCE spirituelle (la) est qui sont les intérieurs, et sur du Seigneur», 340, n. OBSCURITÉ (l'), dans la Pa­
celle qui s'opére par les con­ lequel eiles subsistent comme NUMERALE (écriture). Dans role, sign. les faux du mal,
naissances du bien et du vrai, une maison sur son fonde· le ciel il ya une écriture nu­ 487, n. La lumière du ciel est
et par l'intelligence et la sa­ ment, 366, n. Sont dites na­ mérale ou composée seule­ une obscurité pour les mé­
gesse d'apr~s lesquelles Pham· turelles les choses qui exis­ ment de nombres placés en chants, 487, n.
me est homme, ~45. tent d'après le soleil du mon­ ordre et en série, cette écri­ OllSESSIONS. Il n'y a point
NARINES (les), dans ia Pa.­ de, n2. Les naturels voient ture enveloppe beaucoup plus aujoul'd'hui d'obsessions ex­
l'ole, sign. la perception, 97 les choses d'origine naturelle, d'arcanes que l'écriture litté­ ternes ou du corps, comme
et n. Dans le très grand hom­ et les spirituels voient celles l'ale; pourquoi, 263. autrefois, mais il y a, plus
me, ceux qui sont dans la d'origine spirituelle, 582. Il NUDITÉ. Dans le ciel, l'in~ qu'autrefois, des obsessions
province des naI'ines sont n'existe rien de naturel à nocence se manifeste par la internes, ou du mental, '257,
dans la perception, 96. quoi ne corresponde un spi­ nudité; ceux qui sont inno'" n. De l'homme obsédé inté­
NATIONS ou peuples hors de rituel, 487; car le naturel cents et chastes n'ont point rieurement,257.
l'église dans le ciel (des), 318 n'existe et ne subsiste que de honte de la nudité, parce OCCIDENT (l') sign. l'amour
à 328. Voir GENTILS. Instruc­ d'après le spirituel, 567. qu'elle est pour eux sans et le bien de l'amoUl' dans
tion, pour le ciel, de ceux NOM. Les sociétés du ciel et scandale, 179 et n., 34L Les une perception obscure, 150.
d'entre les nations qui dans les anges n'ont aucun nom, anges du ciel intime sont Dans les cieux, à l'occident
le monde ont mené une vie mais sont distingués d'aprè& nus, 178, ~4.1, parce que la habitent ceux qui ont une
bonne conformément à leur la qualité du bien, et d'après nudité appartient à l'innocen­ perception obscure du bien
religion, 514 ; ils sont instmit l'idée qu'on a de ~ette qualité, ce et y correspond, :280. Les de l'amour, 148, 149. Dans
par des anges qui avaient été 52, n. Les noms de personnes esprits ont coutume, pour les enfers, ceux qui sont dans
dans la même religion, 515, et de lieux, dans la Parole, attester leur innocence, d'ô ter les maux d'après l'amour de
et d'après des doctrines pro­ ne pénètrent point dans le leurs vêtements et de se soi habitent depuis leur
portionnées à leur compré· ciel, et y sont changés en montrer nus, 2RO. orient jusqu'à leu!' occident,
hension,516. choses et en états, 526 et n. NUÉES (les), dans la Parole, J 5t.
NATIVITÉS ou naissance (les) Au iïeu des noms de ceux qui sign. la Parole dans la lettre, OCCIPUT. Dans le ciel, il
sign., dans la Parole, des l'eprésentent le Seigneur, on ou le sens de sa lettre, 1 et n. n'est jamais permis à per­
nativités spirituelles; 382 bis; y perçoit le Seigneur, 526. NUIT (la) correspond à un sonne de se tenir derrière un
sign. la régénération et la NOMBRES. Tous les nombres état de nul amoUl' et de nulle autre, ni de regal'der vers son
renaissance par la foi et pal' dans la Parole, sign. des sagesse j 155 et n., 1GG et sign. occiput, 144.. L'influx des
l'amour, 382 bis, n. choses. Les nombres multi­ la privation totale d'amour et anges célestes chez l'homme
NATURE. Toute la nature pliés ont la même significa­ de sagesse, 155; ainsi, il n'y est dans la région de l'occi­
est un théâtre représentatif tion que les nombres simples a point de correspondance put, parce que flette région
du royaume du Seigneur, dont ils proviennent par mul­ de la nuit avec un état de vie conespond à la sagesse, 251.
106, n. La nature a été créée tiplication, 263, n. de ceux qui sont dans le ciel; Les mauvais génies ont leur
114 DU CIEL ET DE L'ENFER. INDEX. 4;')

siège chez l'homme sous OLIVIERS. Les chemins qui 202, parce qu'il en est le l'é· correspondances fut autrefois
l'occiput, 579. conduisent au royaume cé­ cipient, 523, n. L'ol'dre di­ florissante chez les orien­
ODEUR (l'), dans la Parole, leste du Seigneur spparais­ vin est le ciel chez l'homme, taux, 8i.
sign. le perceptif de ce qui sent ornés d'oliviers, et cela 523. Autant l'homme vit se­ OUïE. Foir, sur ce sens,
est agréable ou désagl'éable, parce que les oliviers correlS­ lon l'ordre divin, autant il est 271.402,462.
selon la qualité de l'amour et pondent à l'af(ection du bien homme, 203, n., et autant OUVERTURE des intérieurs,
de la foi, dont elle est l'attri­ et à ses usages, 520, 111. dans l'autre vie il apparaît 33, 250, 271, 272, 351, 396,
but, 287, n. L'odeul' de repos, OPINIONS fausses sur les comme homme parfait et 468, 532; des extérieurs, 272,
lorsqu'il s'agit de J ehovah, anges, sur l'âme, sur la ré­ beau, 454. La Parole, dans 396; des degrés du mental,
est le perceptif de la paix, surl'ection et sur le jugement ses préceptes, contient tou­ 271, 468 j de ce qui est au­
28i, n. Dans les en fers les dernier, 312, 183,456. tes les lois de l'ordre divi n, dessus et de ce qui est au­
plus abominables, l'odeur est OPPosÉ. Quand l'oppose 202. dessous du mental rationnel,
comme celle tIu'exhalent des agit sur l'opposé, i.1 en ré­ OREILLES (les), dans la Pa­ 430. Ouverture de la vue in­
cadavres, 134, n. sulte de la douleur, 400. role, sign. l'obéissance, 9i et térieure, ou des yeux de
ODORAT, Voir, sur ce sens, Rien n'existe sans rapport n.DansleTrèsGrandI-Iomme, l'esprit, 17 1. Le ciel alors est
40:2, 462. avec un opposé; et d'après ceux qui sont dans la pl'O­ dit être ouvert », IiI. Ou­
(1

ŒIL (l') correspond à l'en­ l'opposé on connaît la qua· vince des oreilles sont dans vertures ou portes de l'enfer,
tendement, parce que l'en­ lité d'une chose, etc., 541. l'attention et dans l'obéis­ 583.
tendement est la vue interne, Par les opposés il y a équi­ sance, 96. L'oreille cOI'res­
97, 145, n. La vue de l'œil libre, 541. pond à la perception et à p
sign.l'intelligence qui appar­ OR. Du temps appelé siècle l'obéissance, et signifie la
tient à la foi, et aussi la foi, d'or, 115; l'or sign. le bien réception des vérités 1 271 et
271, n. La vue de l'œil gau­ céleste, 115etn., 30ï. n. PAIN (le), par leq uel est
che correspond aux vrais de ORDRE DIVIN. Le Seigneur ORlENT. Dans le ciel, on entendu toute nourriture,
la foi, et la vue de l'œil droit est l'ordre, parce que le di­ appelle orient le point où le sign., dans la Parole, tout
aux biens de ces vmis, 118, vin bien et le divin vrai, qui Seigneur apparaît comme bien qui nourrit la vie spiri­
n. Le Seigneur apparaît aux procèdent du SeigneUl', font soleil, J 41. Le Seigneur, tuelle de l'homme, 111 et n. ;
anges de son royaume cé­ l'ordre, 57 et n. 523 et n. dans le sens suprême, est sign. toute nourriture céleste
leste comme soleil devant Tout ce qui, dans la nature, l'orient, parce qu'il est le so­ et spirituelle, ainsi tout bien
l'œil droit, et aux anges de existc et subsiste d'aprés l'or­ leil du ciel, qui toujours est spil'ituel, 111, 340; de là son
son royaume spirituel comme dre divin, est correspondant au levant, et jamais au cou­ usage dans la sai·nte céne,
lune devant l'œil gauche,ll8, et se réfère au bien et au chan t, 141, n. L'orient sign. J Il; de là le Seigneur est
333. Voir DROITE et GAUCHE. vrai, tOi et n. L'ordre di­ l'amour et le bien de l'amour appelé (( pain de la vie, »
ŒUVRES (les) tirent leur vin ne s'arrête point dans le dans une perception claire, (Jean, VI. 35), 111; de là
être, leur exister et leur moyen, mais se termine 150. Dans les cieux, à l'orient encore tout le culte consis­
qualité, des intérieurs de dans le dernier, et le dernier habitent ceux qui ont une tant en sacrifices et en holo­
l'homme qui appartiennent à est l'homme; ainsi l'ordre di­ perception claire du bien de caustes était appelé (( pain»
sa pensée et à sa volonté; tels vin se termine chez l'homme, l'amour, 148, 149. Dans les (Lévit. III. 11. XXI. (j et suiv.,
sont ces inLérieurs, telles 304 et n., 315. En l'homme enfers ceux qui sont dans les A. C. 2(65), 111. Les pains
sont les œuvres; les œuvres ont été rassemblées toutes les maux d'après l'amour de soi sur la table, dans le taber­
contiennent les intérieurs. et choses de l'ordre divin, et habitent depuis leur orient nacle, signifiaient la même
sont les intérieurs dalls l'eHet, l'homme par création est jusqu'à leur occident, 151. chose, 111.
358 et n.,~484. l'ordre divin en forme, 31), ORIENTAUX. La science des PAIX DANS LE CIEL (de l'état
46 DU CIEL ET DE L'ENFER. INDEX. 47
de), 284 à 290. La paix est PALAIS (des) dans le Ciel; qu'à ceux qui sont dans les naturelle, et cela parce qlH!
l'intime du plaisir provenant 184,135. Palais de la sagesse, vrais d'après ie bien, princi­ le naturel est le dernier dans
du bien de l'innocence, 285. no. palement à ceux qui recon­ lequel se terminent les chosès
La paix dans les cieux est le PANCRÉAS (le) correspond à naissent le Seigneur et le spirituelles et célestes qui
divin qui affecte intimement un genre de purification du divin dans son Humain, 250. sont les intérieurs, et sur
de béatitude le bien même bien et du vrai, 96,217. PAROLE, verbum. Ce mot, lequel elles subsistent comme
chez les anges, et elle PAPALE (religion), pontifî­ dans l'Écriture - Sainte, a une maison sur son fonde­
est incompréhensible pour ciao De ceux de cette religion diverses significations, à ment; ainsi le sens de la lettré
l'homme, 286 et n., ~88. qui s'imaginent avoir le pou­ savoir: discours, pensée du est le contenant du sens spiri­
L'innocence et la paix ont voir de remettre à leur gfé mental, toute chose qui existe tuel et du sens céleste, 305, n.
été conjointes comme le bien les péchés, 508 ; ou qui ont en réalité et est quelque chose La conjonction du Seigneur
et son plaisir, 288. La divine induit le vulgaire à croire 137; n. Dans le sens suprême, avec l'homme existe pal' la
paix existe d'après la con­ qu'il y avait en eux une sain­ par la Parole est entendu le Parole au moyen du sens
jonction du Seigneur avec ie teté divine, 53;,. Leur indi­ divin vrai et le Seigneur. ­ interne; il Y a conjonction par
ciel, et en particulier; chez gnation contre la puissance .Tean, 1. t à 12, - 137 et n. toutes et par chacu ne des
chaque ange, d'après la con­ du Seigneur, 562. La Parole ou li Écriture sainte choses de la Parole, et c'est
jonction du bien et du vrai, PARADIS (mot venu d'O­ a été écrite par de pures cor­ par làque la Parole est admi­
285. L'état de paix dans les rient 1"') et signifiant un jardin respondances (voit ce mot), rable, et au-dessus de tout
cieux peut être comparé à ou bocage) sign., d'après la et c'est de là q ue toutes choses, écL'it, 305, n. La Parole qui
l'état de l'aurore et du prin­ correspondance, l' in te Il i­ en général et en particulier, est dans le ciel est la même;
temps sur les terres, 289 et g-ence et la sagesse, 111 et n.) y signifient des choses spiri­ mais toutefois n'a pas le sens
n. Une paix céleste existe 176 et n., 486 et n.; de là le tuelles, 1, 114. Par elle, il ya naturel, qui est le Sens de la
aussi chez les hommes qui ciel est appelé paradis, 136. conjonction du ciel avec la lettre pour nous, 251:l; ainsi
sont dans la sagesse; mais, Des jardins paradisiaques terre, 305, n., et de l'homme leb noms de personnes et de
tant qu'ils vivent dans le dans l'autre vie; combien ils avec le ciel, 114. Le sens lieux n'y pénètrent pas, 526 n.;
monde, elle se tient cachée sont magnifiques, 176. interne ou spirituel de la cette Parole est le sens interne
dans leurs intérieurs, :l88. Parole est entièrement con­ de la Parole qui est dans lè
["'Mot étranger aux livres de
Chez ceux qui sont dans le Moise et des prophètes, employé forme aux choses qui sont monde, 5'26.
mal il n'y a aucune paix in­ par les Seplante pour le «jardin ), dans le ciel, 150. La Parole a PAROLE ANTÉMOSAiQUE. Cette
terne, 290. Dans la Parole, la d'Eden; on le trouve, pour dési­ été dictée par le Seigneur et Parole, qui existait dans l'an­
paix, danS! le sens suprême, gner le ciel, dans Luc, XXIII. 43. appropriée, tant à la sagesse cienne église, a été perdue,
Apoe. 11. 7.]
sign. le 8eigneur, appelé dans laquelle sont les anges, 327,n.
« prince de paix ", - Es. IX. PARENTÉS. Dans le ciel, qu'à l'intelligence dans la­ PARTIR, voir ALLER ou che­
6, - parce que de lui vient toutes les parentés, affinités quelle sont les hommes; de là miner et marcher.
la paix, 287; elle sign. le et en quelque sorte consan­ vient que les anges aussi ont PAUVRES dâns le ciel (des),
Seigneur et le ciel, et aussi guinités, existent d'après le la Paroie, et qu'ils la lisent 357 à 365. Les pauvres vien­
la joie céleste et le plaisir du bien, etselon les convenances comme les hommes sur la nent dans le ciel non en raison
bien, 287; elle sign. l'union et les différences du bien, 46 terre, 25a; et que dans la de leur pauvreté, mais en
du divin même et du divin et n. 427. Parole il yale divin et des raison de leur' vie, 364. Dans
humain dans le Seigneur, et PARLER avec des esprits est arcanes du ciel, même dans la Parole, par les pauvres
la conjonction du Seigneur aujourd'hui dangereux; pour­ ses iotas 1 ses accents et ses sont entendus ceux qui sont
avec le ciel et avec l'église, quoi, 245 et n.; parler avec traits de lettre, 260. La Parole, spirituellementpauvres j c'est~
287; voir SAflBATH. les anges du ciel n'est accordé dans le flens de la lettre, est à-dire, ceux qui sont dans
INDEX. 49
48 la vie même de l'homme, et main du Seigneur, comme
DU CIEL ET DE L'ENFER.
c'est l'homme lui-même, 502. la ( pierre d'Israël» (Gen.
l'ignorance du vrai, et cepen­ feste dans la lumière, 500. La PÈRE (le). C'est le divin XLIX. 24),534 et n.
dant désirent être instruits, pensée avec l'affection fait même du Seigneur qui, dans PIERRE (l'apôtre), a repré­
420 et n., 365. l'homme, 445. La pensée et la la Parole, est appelé le Père, senté le Seigneur quant à la
PEINES, pœnœ. Dans l'autre volonté appartiennent à l'es­ Extr., page 57. Dans le sens foi, 526, n.
vie, l'homme n'est jamais prit de l'homme et non à son de la lettre il est fait une dis­ PlERRES PRÉCIEUSES (les)
puni pour le mal héréditaire, corps, et elles mettent en tinction entl'e le Père et le sign. les vrais du ciel et
parce que ce mal ne lui appar­ action à leur gré toutes et Fils, ou entre Jehovah et le de l'église resplendissants
tient pas, et qu'ainsi il n'est chacune des parties du corps, Seigneur, mais non dans le d'après le bien, 179, n., 307,
pas coupable pour être tel: 453. Il y a chez l'homme deux sens interne, dans lequel 489 et n.
mais il est puni pour le mal pensées, l'une extérieure et sont les anges du ciel, Ext1'., PIÉTÉ. Une vie de piété
actuel, qui lui appartient, et l'autre intérieure, 499. La pen­ page 57. Dans la Parole, le sans la vie de charité n'a au­
par conséquent pour tout ce sée intérieure de l'homme père sign. l'église quant au cune valeur; mais, avec elle,
qu'il s'est approprié du mal est tout à fait selon son affec­ bien, ainsi aussi le bien de elle conduit à tout, 535 et n.
héréditaire parsa vie actuelle, tion ou son amour, 298. La l'église, 382 bis, n. PLACES, pla.teœ, et rues des
342. Les peines, dans le pensée tire de l'affection son PERFECTION. Dans les cieux, villes, 479, n. Voir CHEMINS.
monde des esprits, sont de âme et sa vie, 236. La pensée toute perfection s'accroît se­ PLAGES DANS LE CIEL (des
plusieurs sortes; nul n'y est tombe dans le langage selon lon la multiplicité, 418, ainsi quatre), 141 à 153. Dans
puni pour les maux qu'il a l'influx commun, 296. Exten· par la multitude croissante l'autre vie, les plages sont
faits dans le monde, il l'est sion des pensées, 199,201,203, des anges, 71. Tou te perfec­ pour chacun selon l'aspect
pour les maux qu'il fait alors; 204. Pensée mondaine; pen­ tion s'accroît vers les inté­ de la face, et pal' suite com­
mais cela revient au même, sée corporelle; pensée céleste, rieurs; et décroît vers. les mencent et sont déterminées
parce qu'il retombe dans des 532 .. Pensées représentées, extérieul's, 34, 158. par la face, 143 et n.; ainsi
maux semblables, par la rai­ dans l'autre vie, par des PERLES (les) formant les autrement quedansle monde,
son qu'il reste tel qu'il avait ch~mins, 534, 090. Voir AF­ portes de la Jérusalem nou­ 17 et n., 123, 141, 143. Là,
été dans la vie de son corps, FECTION. velle, - Apoc, XXI. 21, ­ tous se tournent vers leurs
509. Les mauvais esprits, dans PENSER. Ceux qui ne por­ sign. les vrais qui introdui­ amours, et ceux qui sont
le monde des esprits, sont tent leurs regards que sur le sent, 307. dans les cieux constamment
punis avec sévérité, afin que monde, et attribuent tout à PIEDS (les) sign. le naturel, vers le Seigneur, 17 et n.; on
par les châtiments (pœnœ) ils la nature, pensent naturelle­ 97. Dans le très grand y appelle orient le point où
soient détournés de faire les ment j mais ceux qui portent Homme, ceux qui sont dans le Seigneur apparaît comme
maux, 550. La crainte de la leurs regards vers le ciel, et la province des pieds sont soleil, 141, et toutes les pla­
peine (ou du châtiment) est attribuent tout au divin, pen­ dans le bien dernier du ciel, ges y sont déterminées par
l'unique moyen de réprimer sent spirituellement, 130. qui est appelé bien naturel· l'orient, de quelque manière
les violences et les fureurs Pensel' spirituellement, c'est spirituel, 96. que les anges tournent leurs
des infernaux, 543. penser intellectuellement ou PIERRE (la) ou roc, petra, faces, 141,143. Quoique tout
PENCHAN1' ou caractère, rationnellement, 464. En sign. le vrai de la foi, 188, le regard des anges soit vers
indoles (diversité de), chez les général, on ne saisit pas que 223, 488, n. « Pierre, la.pis, l'orient, ils ont cependant un
enfants, 333. penser et vouloir fasse quel­ de l'angle, » - Luc, XX. 17, regard vers les trois autres
PENSÉE (la) est la vue in­ que chose; on croit que ce - représentée dans l'autre plages d'après leur vue inté­
terne, 4.34, 532. Elle n'est qui fait quelque chose, c'est vie, 534; elle sign. le divin rieure, qui appartient à la
autre chose que la forme de seulement parler et agir, vrai, et aussi le divin Hu­ pensée, 144.
la volonté, ou ce qui fait que 495 f. Penser librement d'a­
ce que l'homme veutse mani. près la propre affection, c'est
1
1

50 DU CIEL El' DE L'ENFER. INDEX. SI


POITRINE (la) sign. la cha­ C
[PLAGES. On remarquera que PRÉDICATEURS dans les duit et présenté dans une
les co.rrespondances de l'orienta~
rité, 97. Dans le très grand 1
cieux (des), 223 à 226. Ils forme convenable pour être
tian céleste ici décrite se retrou­
Homme, ceux qui sont dans aperçu et se montrer, 474.
sont tous du royaume spiri­
vent dans les livres hébreux: de
la Parole, où « devant» se dit la province de la poitrine tuel, 225. Exister d'après l'être, c'est
pour l'orient; « derrière » poursont dans le bien de la cha­ PHEDICATIONS dans les cieux ce qui est entendu par pro­
l'occident, - Gen. II. 8. Deutér.
rité et de la fOi, et influent (des), 221 à 227,259. céder, 139. Les choses qui
XI. 24. Es. IX, 21; - puis «à
aussi dans la poitrine de PHEMIER. Toute chosc procèdent appartiennent à ce
droite» pOLIl' le midi, et \( à

l'homme et y correspondent, subsiste d'apI'ès un antérieur dont elles procèdent, 474.


gauche » pour le septentrion,­
1
1 Sam. XXIII. 19. Gen. XIV.
96. . ,1 à soi, ainsi d'après un pre­ PROCHAIN. Dans le sens
'15.]
PORTES (les) sign. les vrais
. PLAISIRS DU CIEL, 397 et
qui conduisent au bien, 187;
suiv. Plaisirs dcs amours de les portes de la sainte cité,
soi et du monde, 4UO et suiv. - Apoc. XXI, - sign. l'in.
mier, 9, 106, 303. Le pr'emier
et le dernier sign. toutes
choses en général et en par­
ticulier, ainsi le tout, 301., n.
suprême, le Seigneur est le
prochain; de là, tout bien
qui procède du Seigneur est
le prochain, et vouloir et
l
Tous les plaisirs découlent traduction à la doctrine de r PRÉSENCE (la) du Seignour faire ce bien, c'est aimer le
de l'amour, car ce que l'église, et par la doctrine dans les cieux est partout, et prochain, 64, n., 225, n.,
l'homme aime, il le sent l'introduction dans l'église, chez chacun dans le bien et ·+81, n. Chaque homme, cha­
comme plaisir, 396. Les plai­ un, n.,307. Portes de l'enfer le vrai qui procèdent du Sei­ que société, la patrie, l'église,
sirs de la vie de chacun sont et du ciel, mentionnées dans gneur, ainsi dans ce qui lui et dans le sens universel le
changés, après la mort, en la Parole, 428. Deux portes appartient chez les anges, royaume du Seigneur, sont
plaisirs correspondants, 485 chez l'homme, 430. 147, 121. Il n'y a pas de pré­ le prochain, et leur faire du
à 490. Les plaisirs du ciel, POULS (le) du cœur règne sence des anges chez le Sei­ bien d'après l'amour du bien
découlant de l'amour envers dans tout le corps et influe gneur, mais présence du selon la qualité de leur état.
le Seigneur et de l'amour pal·tout, 446. Dans le ciel, Seigneur chez les anges, 141, c'est aimer le prochain; ainsi
pour le prochain, sont ineffa· il y a un pouls tel que celui n. Présence du Seigneur dans leur bien auquel on doit
bles et innombrables, 396, du cœur, mais intérieur, et ~~ le ciel par aspect, dans une pourvoir cstle prochain, 217,
398. varié selon les états de forme angéliq ue, appelée pl'é­ n.,390,n., 481,n. O'estlepro­
1
PLANÈTES de notre monde l'amour, 95, n. Voù' RES PI­ sence de la vue interne, 121. pre de l'homme de considérer
solail'e et autres dans l'uni­ BATION. Dans le monde spiritueL l'un lc prochain comme rien rela·
vcrs; elles sont innombrables POUMONS. La respiration est présent devant un autre tivement à soi, 558, n. Aimer
et couvertes d'habitants, 417. des poumons correspond à la pourvu qu'il désire avec in­ le prochain, c'est aimer, non
PLURALITÉ des mondes pensée, 44.6. Au poumon cor­
1 tensité sa présence, 194. sa personne, mais ce qui chez
Id 7. Les étoiles innombrables l'es pond le royaume spirituel, PRÊTHES (les), sacerdotes, lui fai t qu'il est le prochain;
du ciel astral sont autant de 449. Dans la Parole, la respi­ ont représenté le Seigneut' ceux qui aiment sa personne,
soleils, éclairant chacun des t'ation des poumons ou l'àme quant au divin bien; de là, et non ce qui chez lui fait
terres habitécs par des signifie l'entendement et le « prêtee Jl, dans la Parole, qu'il est le prochain, aiment
hommes, ainsi en nombre vrai de la foi, 95, n. 446, n. sign. ceux qui sont dans le le mal de même que le hien,
immense, 417. Pluralité des POURPRE (la), dans la Pa­ bien de l'amOllI' envers le et ils font du bien aux mé­
enfers, 488. role, sign. le bien céleste, Seigneue, 226, n. Yoir SA­ chants dc même qu'aux bons,
POINT DU JOUH, qui précède 365, n. Les vêtements de CERDOCE. tandis que cependant faiJ'e
le matin; sa correspondance pourpre du riche, - Luc, PRINTEMP8 (le) sign. un du bien aux méchants, c'est
dans les états successifs de XVI. 19, -sign. les connais­ état d'anl0ur et de sagesse, faire du mal aux bons, ce qui
ceux qui sont dans le olel, sances du bien d'après la Pa­ 166, cfr. t55. n'est pas <limer le prochain,
155 et n. l'ole, 365. PROCÉoER, c'est être pl'O­ J5 et n., 16, 390, n. L'amOllI'

J
52 OU CfEL ET DE L'ENFER.

angélique consiste à aimer le est en soi un mal, 484 et n.


INDEX. 53
prochain plus que soi-même, Le propre de chacun, tant entendement et de sa volon­ ces, et non en raîson de ce
406. ange qu'esprit et homme, té, 226. qu'il a été très instruit dans
PROCRÉATION. Dans les n'étant que mal, 591, 592, RAPHAEL, société angélique les langues et dans les scien­
cieux, une procréation de tous tendent vers l'enfer,5~3; ainsi nommée d'après sa fonc· ces, 464.
bien et de vrai remplace la aussi, le ciel, pour les anges, tion, 52. RÉCOLTE SUR PIED (la), seges
procréation d'enfants, 382 bis. c'est être détournés de leur [RAPHAEL, c'est-à-dire, « Dieu stans, sign., dans la Parole.
PROFANATION (la) est le mé­ propre, 1f)U, et retenus dans qui élève, soulage ou guérit; » le vrai en conception, 489, n.
lange du bien avec le mal et le propre' du Seigneur, qui voir le livre de Tobie, XII. 15, RÉGÉNI1:RATION (la) e~t une
du vrai avec le faux chez est le bien même, 341, 591. et celui de Hénoch, XX, où ce renaissance quant à l'homme
l'homme, 456, n. C'est profa­ C'est le propre du Seigneur nom est mentionné avec ceux de spirituel, 279. Comment elle
Gabriel, Michaël et d'autre~;
ner que de croire et ensuite qui est appelé justice et mé­ VOil' plus haut ces noms.]
s'opère, 279. Sa description
de nier, 456. rite du Seigneur, 341. Voir par un ange, 269.
PROGRESSIONS. Dans le encore 280, 501. RAISONNER, ratiocinari. La RÈGN.ES de la nature, leurs
.:'l
monde spirituel, les progres­ PROVINCES du Très Grand
faculté de raisonner n'est correspondances, 104, 106, n.
sions ne sont autre chose que Homme. Le ciel, ou Très
point la rationalité, elle en est REINS (les) sign., dans la
des changements d'état, 192, Grand Homme, est distingué
séparée; c'est la faculté de Parole, l'examen et la correc­
195. comme l'homme en membres
confirmer tout ce qui plaît et, tion du vrai, 97 et n. Dans le
PROPHÈTES. C'est par l'ou­ et en parties, qui portent
d'après des principes arrêtés Très Grand Homme, ceux qui
verture de la vue de leur aussi les mêmes noms, 65,
et des illusions, de voir des sont dans la province des
esprit que les prophètes ont 96 : p. ex. province des yeux,
faux et non les vrais, 464, reins sont dans le vrai qui
vu des objets spirituels et des 3il3.
353. examine, distingue et cor­
anges, et c'est de là qu'ils fu­ PUISSANCE des anges du ciel
RATE (la) correspond à un rige, 96.
rent appelés voyants, 76. Des (de la), 228 à 233. C'est au
genre de purification du bien RELiGIEUSES (choses). Dan­
choses vues dans les cieux divin vrai procédant du Sei­
et du vrai, 96, 217. gers que courent ceux qui
par les prophètes, 171. Com­ gneur qu'appartient toute
RATIONALITÉ. Sont privés s'occupent exclusivement de
ment le Seigneur a parlé puissance, 231, 232. Les an·
de rationalité, dans l'autre choses religieuses, 249.
avec ceux par qui la Parole a Il ges son t appelés puissances vie, ceux chez qui le ratillnnel RELIGION, RELIGIOSITÉ, re­
été transmise, 254. et sont des puissances d'après avait résidé non dans leurs ligio, religiosum. Le Sei­
PROPRE. Le propre de la réception du divin vrai intérieurs, mais dans leurs gneur a pourvu à ce que par­
l'homme est de s'aimer de procédant du Seigneur, B7 extérieul's, 464. 506. tout chez les hommes il y eût
préférence à Dieu, et d'aimer et n., 231 et n. Toute puis­ RATIONNEL. Le rationnel une religion, et ~'tr elle une
le monde de préférence au sance vient du Seigneur et humain existe d'après l'influx reconnaissance du divin et
ciel, et de considérer le pro· appartient au vrai d'après le de la lumière du ciel, 309 ; il une vie intérieure; car vivre
chain comme rien relative­ bien, ainsi à la foi d'après naît par l'affection des usages, selon sa religiosité, c'est
ment à soi, ainsi c'est l'amour l'amour, 232, n; c'est cette d'après les sciences et les vivre intérieurement, 318,
desoi et du monde, 158etn., puissance qui est entendue connaissances, Extr., page 319. Tous ceux, dans l'uni­
283, n., 484, n., 558 et n. Le par « les clefs données à 253. Comment le rationnel vers, qui vivent dans Je bien

propre de l'homme n'est ab­ Pierre » (Matth. XVI. 19), peut être cultivé, 468, 469, selon leur religiosité, sont

solument que mal; c'est l'en· 232, n. Le faux d'après le 489. L'homme devient ra­ acceptés par le Seigneur et

fer chez lui, 484 et n. Le bifm mal n'a aucune puissance, tionnel, après la mort, en viennent dans le ciel, 318, n.

que l'homme fait d'après le 233,539. Toute puissance que raison de ce qu'il est devenu Religiosité dite catholique,

propre n'est pas le bien, mai!: possède l'homme vient deson rationnel dans le monde par 587.

les langues et par les scien­


34
54 bU CIEL ET nE L'ENFER. tNIlEX. GG
[RELIGIOSITÉ, 1'eligiosum, se et la dissemblance disjoint, lation immédiate telle que royaume céleste reçoivent le
dit là où il y a un culte externe 'i2, 427. Hessemblancè des celle qui est ici donnée (dans di vin du Seigneur dans la
sans interne, A. C. 4.4,10.]
faces dans une même société, le présent ouvrage et dans pal'tie volontaire, ainsi, plus
REbIINISCENr:E. Dans quel 47. Ressemblance du Sei· d'autres du même auteur), intérieurement que ceux du
cas y a-t-il chez l'homme gneur, 16, 72. Ressemblance c'est parce que c'est cette l'oyaume spirituel, qui le
comme réminiscence d'une du monde spirituel et du révélation qui est entendue reçoivent dans la partie intel­
chose que cependant il n'a monde naturel, 582. par «l'avénement du Sei­ lectuelle, 21, n. Les cieux qui
jamais entendue ou vue? 256. RESURRECTION de l'homme gneur (Matth. XXIV. 30) '), 1. constituent le royaume céleste
Voir MÉTEMPSYCOSE. d'enh'e les morts (de la), 445 RICHES dans le ciel (des), sont appelés supérieurs, et
RENAITRE. L'homme, né à. 45:2. La résurrection est 357 à365. Dans la Parole, par ceux qui constituent le
dans des maux de tout genre, l'action de retirer l'esprit de les riches sont entendus ceux royaume spirituel, inférieurs,
doit renaître, c'est-à-dire, l'homme hors du corps, et de qui ont en abondance les 22, n. Le royaume céleste cor~
être régénéré, 34Z, n. l'introduire dans le monde connaissances du bien et du l'es pond au cœur et à tout ce
REPENTANCE. Elle n'est pas spirituel, 447. Oomment a lieu vrai, ainsi ceux qui sont au qui dépend du cœur dans tout
possible après la mort, 527. la résurrection, 449, 450. dedans de l'église, où il y a le corps, et le royaume spiri­
REPRÉSENTATIFS dans le Oroyance erronée sur la résur­ la Parole; - explications de tuel correspond au poumon et
ciel (des) 170 à 176. Sont ap'" rection, 312, 456. L'homme Luc, XVI. 19. Matth. XIX. 24, à tout ce qui en dépend, 95. A
pelées représentatifs les cho­ est ressuscité aussitôt après - 365,. ceux du royaume céleste, qui
ses qui correspondent aux la mort, et alors il est hom­ RICHESSES (les) ne sont pas reçoivent davantage le divin
in térieurs, parce qu'elles re­ me quant à tout ce qui en gé­ de réelles bénédictions, aussi bien, le Seigneur apparaît
présentent ces intérieurs, 175. néral et en particulier cons· sont-eUes départies tant aux comme soleil, et à ceux du
Les cieux sont pleins de re­ titue l'homme, 312. L'homme méchants qu'aux bons, 364. royaume spirituel, qui reçoi­
présentatifs, toutes les choses ressuscite seulement quant à Les richesses spirituelles sont vent davantage le divin vrai,
qui apparaissent chez les an­ l'esprit, le Seigneur seul est les connaissances et les il apparaît comme lune, 118
ges sont des représentatifs, ressuscité aussi quant au sciences, 365. et n., 123, 133, 146, 148. Dif­
175, n. Instructions par des corps, 316, n. Le Seigneur, Roc (le) ou rocher, petra, férence entre les deux royau­
représentatifs, 335. Voir après sa résurrection, a été vu sign. la foi, 488, n., 188 etn. mes, quant aux habitations,
CORRESPONDANCE. parses disciples, non avec les ROIS (les) ont représenté le 188, quant au gouvernement,
RESPIRATION. La respiration yeux du corps, mais par l'ou­ Seigneur quant au divin vrai. 213 à 215,217, quant aux édi­
des poumons règne dans tout verture de la vue de leur esprit, Dans la Parole, roisign. ceux fices religieux et au culte,
le corps et influe partout, 76.Ilaété vu comme homme, qui sont dans le divin vrai, 223, 225, quant au langage,
44ï, n. Dans le ciel il ya une ayant emporté avec lui tout 226, n. 241. Le royaume du Seigneur
respiration telle que celle des son humain, Hl3. HOUTE, orbita, 479, n. 'Voir est le royaume des usages,
poumons, mais elle est inté­ RÉVÉLATION. Ohez les très OIIEMINS. , 219,361,387. Voir USAGES.
rieure, et variée scIon les anciens, la l'évélation a été ROYAUME. Disti nction du ciel ROYAUTÉ (la) sign. le vrai
états de la charité et de la foi, immédiate, et chez les anciens en deux royaumes, 20 à 28 : d'après le bien, 226 et ·n.
95, n., 235, n. Les anges, au elle a été médiate, par les cor. royaume céleste et royaume RUE, uicus, 479, n. Voir
moyen de la respiration dans respondances, 306. Pourquoi spirituel, 21, ou royaume OHEMINS.
leur atmosphère, prononcent l'homme de notre terre he sacerdotal et royaume royal
des mots comme les hommes peut être instruit par révéla­ du Seigneur, appelés, dans la
dans la leur, 235. Voir POULS. tion immédiate comme les Parole, le premier, son « ha­
RESSEMIlLANCE. Dans l'autre habitants d'autres terres, 309. bitacle ), et le second, son
vie, la ressembla.nce conjoint Si aujourd'huia lieu une révé­ li trône», 24. Les anges du
INDEX. 57
56 DU CIEL ET DE L'ENFER.
SATAN, 544. Voir DIABLE. correspondances, 97, 114,310.
De la sagesse des anges du
SAUVER, salvare. Personne Fair OORRESPONDANCE.
ciel, 265 à 2Î5 ; cette sagesse
ne peut être sauvé que par SCIENTIFIQUES (les) appar­
s est incompréhensible et inef­
les moyens divins révélés par tiennent à la mémoire natu­
fable, 266. La sagesse consiste
le Seigneur dans la Parole, relle que l'homme possède
à recevoir le bien et le vrai
moyens appelés les divins dans le corps, 355. Sur les
SAnBATH. Dans le sens su­ qui procèdent du Seigneur,
vrais, lesquels enseignent scientifiques, voir les Ex­
prême 1 le sabbath a signifié 80, et aussi à voir et à perce­
l'union du Divin même et du comment l'homme doit vivre tra.its cles ARCANES CÉLESTES,
voir ce que c'est que le bien
divin Humain dans le Sei­ pour être sauvé, 522; par eux pages 253 à 256.
et le vrai et ce que c'est que
gneur; et, dans le sens in­ le Seigneur conduit l'homme SCORTATION, scorta.tio. Voir
le mal et le faux, ct à faire
vers le ciel, et non pal' misé­ DÉBAUCHE.
terne, la conjonction du divin entre eux une juste distinc­
Humain du Seigneur avec le ricorde immédiate, c'est-à­ SEIGNEUR. Le Seigneur est
tion, et cela d'après une per­
ciel et l'église j en général, la dire telle que tous soient le Dieu du ciel, 2 à 6. Le di·
ception intérieure, 351. Toute
conjonction du bien et du sauvés par bon plaisir, de vin procédant du Seigneur,
sagesse vient aux anges
quelque manière qu'ils aient qu i fai t le ciel, est le bien de
vrai, ainsi le mariage céleste, d'après l'amour et selon
vécu, 522. Voir :MISÉRI­ l'amour et le vrai de la foi, 7.
287 et n. De là, le repos au l'amour, 155. L'intelligence
CORDE. Oe qui procède du Seigneur
jour du sabbath a signifié etla sagesse font l'homme, 80:
SAVANTS, docti. Leurs est le Seigneur lui-même, 12.
l'état de cette union, et dans Sagesse bâtarde (spuria),
erreurs, 183,312, 518. Voir Aimer le bien et le vrai, c'est
le sens respectif, la con­ 352. Fausse sagesse, 353.
ÉRUDITS. aimer le Seigneur, 64, n.,
jonction du Seigneur avec Vraie sagesse, 356. Voir IN­
SCIENCES (des), 353, et de 481 et n. Oeux qui sont dans
l'homme, parce qu'alors il y TELLIGENCE.
ceux à qui les sciences ser­ le ciel sont dits être dans le
a pour l'homme paix et salut, SAINT et SAINTETÉ, sanctum
vent de moyens pour devenir Seigneur, 8. Être dans le Sei·
287 et n. et sanctitas. Du saint, sanc­
sages, 359. Voir, pages 253 à gneur, ou dans le corps du
(SABBATH, « rcpos '); voir
tum, procédant du Seigneur,
256, Extraits des ARCANES Seigneur, c'est être dans le
Gen. II. 2, 3.] 140. Du saint, sanctum, ou
CÉLESTES sur les Sciences. bien de son amour, 81. Le
sainteté externe, 240. Oe que
Science des correspondances, Seigneur seul est Homme, et
SABLONNEUX (les lieux) cor­ deviennent dans l'autre vie
87 à 102 j son excellence et chacun n'est homme qu'au­
respondent à l'étude des ceux qui, dans le monde, ont
son usage, 114, 115, 487,488. tant qu'il reçoit le Seigneur,
sciences sans culture du ra­ vécu saintement dans les
Elle fut pour les anciens la c'est-à-dire le bien et le vrai
tionnel et sans autre but que externes afin d'être honorés
principale de toutes les scien­ qui pl'ocèdent de lui, 80. Sur
de passer pour savant, 488. et considérés comme des
ces, 87, 115, mais aujourd'hui le Seigneur et sur son divin
SACERDOCE (le) sign.le bien sai.nts après la mort, ou qui
elle est complètement perdue, Humain, voir les Extraits cles
del'amourenvers leSeigneur, au moyen d'artifices, comme
87. Elle fut surtout floris­ ARCANES CÉLEs'rES, pages 55 à
2'26 et n. plusieurs des saints de la reli­
sante chez les Orientaux et 58. Pourquoi le Seigneur
SACRIFICES. Le culte qui gion papale, ont induit le
en Égypte, 87, n. Elle est s'est fait homme et a revêtu
consistait en sacrifices et vulgaire à croire qu'il y avait
aussi la science angélique, son divin de l'humain du pre­
en holocaustes était appelés en eux une sainteté divine,
87. Par elle l'homme peut mier au dernier (a primo acl
((pain ",111. Voir PAIN. 535,
être conjoint aux anges quant ultimum), 101. Le Seigneur
SAGES dans le ciel (des), 346 SANG du Seigneur (le) sign.
aux pensées de son mental et est le soleil du ciel, c'est-à­
à 356. Des sages chez les le divin vrai et le saint de la
comprendre quant à son sens dire qu'il y apparait comme
anciens, 322, 323. foi, - .Jean, VI, 56, - l/i Î
spirituel la Parole, où tout a soleil, 117,118,119. Le Sei­
SAGESSE. La divine sagesse et n. Voir OHAIR DU SEI­
une signification selon les gneur en personne est cons­
est la lumière du ciel, 131. GNEUR et OÈNE (sainte).
58 DU CIEL ET DE L'ENFER. INDEX. 59
tamment entouré du soleil sens de la lettre en est le puis leur midi jusqu'à leur dans laquelle était son esprit
spirituel; ainsi, il n'est point corps, 307. La Parole qui est septentrion, 151. tandis qu'il vivait dans le
dans le ciel en personne, mais dans le ciel est le sens interne SERPENTS de l'arbre de la monde, 510.
en présence par aspect, par­ de la Parole qui est dans le science; les hommes sen· SOCINIENS. Oeux qui au de­
fois hors du soleil, dans une monde, 526. Voir PAROLE. suels étaient ainsi appelés par dans de l'église ont nié le di­
forme angélique, la face res­ SENSUEL. Le sensuel est le les anciens, 353, n. Voir vin du Seigneur et reconnu
plendissante, 121. Le Sei­ dernier de la vie de l'homme; SENSUEL. son humain seul, comme les
gneur, comme soleil, appa­ il est adhérent et inhérent à SIÈCLE. Sur les quatre siè­ Sociniens, sont en dehors du
raît à chacun selon qu'il est son corporel: 267, n., :i53. cles, d'or, d'argent, d'airain ciel, 3. Leurs intérieurs ont
reçu, 118, selon la qualité de Est appelé homme sensuel et de fer, 115. été fermés, 83.
l'état de chacun, 159. Le Sei­ celui qui porte des jugements SIMPLES dans le ciel (des), SOIF (avoir) sign. désirer
gneur seul est ressuscité et tire des conclusions au su· 346 à 356. Voir encore ï4, les connaissances du vrai et
quant au corps, 316 j voir jet de toutes choses d'après 83. 86, 183, 268, 3'12, 313, du bien, 420, n.
GLORIFICATION de l'humain les sens du corps, et qui ne 322, 464. SOIR (le) correspond à l'état
du Seigneur. Le Seigneur est cl'oit que ce qu'il voit des SINGULIERS. Les singuliers de la sagesse dans son obs­
la miséricorde même, l'amour yeux et touche des mains; sont dans un degré supé­ cur, 155 ; il sign. l'état de la
même et le bien même, 524:. les hommes sensuels rai­ rieur, ot les communs, dans lumière et de l'amour qui fi·
Voir DIEu, Divin Humain, sonnent avec rigueur et avec un degré inférieur. Les sin· nissent, 155, n" 156.
'l'RINE DIVIN. adresse, mais d'après la mé· guliers sont contenus dans SOIXANTE-DOUZE, comme
SEMAINE (la), septimana, moire corporelle dans la· les communs, et sont à l'égard multiple de douze, sign. tous
sign. un état entier, et une quelle ils placent toute intel­ des communs comme des les vraiset tous les biens dans
période entière, 165. Voir A. ligence; il!'! sont plus rusés et milliers ou des myriades sont le complexe, 73, n.
0.3846. ont plus de malice que tous à un, 267. SOLEIL du ciel (du), 116 à
SE~IBLADLE. Le semblable lesautl'es,267 etn., 353 etn., SION sign., dans la Parole, 125. O'est le Seigneur qui y
voit le semblable en raison !161. Voir aussi 18, 74, 465, l'église, et spécialement apparaît comme soleil, 117,
do la similitude, 76, cfr. 582. l'église céleste, 216 et n. 118, à ceux qui le reçoivent
582. SENTIER, semita, 479, n. SOCIÉTÉS. Les cieux con· d'après le bien de l'amour,
SENS DE LA PAROLE (des Voir OHEMINS. sistent en sociétés innombra· 1'18 ; de là, dans la Parole,
différents). Le sens littéral SEPARATION. Quant et cam· bles, 41 à 50. Ohaque société le soleil sign. le Seigneur
dc la Parole consiste en oho­ ment se fait la séparation des est le ciel dans une forme quant à l'amour, et par
ses telles que celles qui sont mauvais esprits d'avec les plus petite, 51 à 58. Ohaque suite l'amour envers le Sei­
dans le monde, mais le sens bons, 511. Société dans les cieux repré. gneur, 1, n., 119. Dans le
intime ou spirituel consiste SEPnNTRION (le) sïgn. la sente un seul homme, 68 à sens opposé, il sign. l'amour
en choses telles que celles sagesse et l'intelligence dans 72. A chaque société du ciel de soi; dans ce sens, adorer
qui sont dans le ciel, et une lumière obscure; un état est opposée une société de le soleil sign. adorer les cho­
celles-là sont en correspon­ de lumière ou de sagesse et l'enfer, 541, 588. Ohaque ses qui sont opposées à l'a­
. dance avec celles-ci, 114. d'intelligence dans l'obscur, homme, quant à son esprit, mour céleste, ou au Seigneur,
Dans toutes les choses en gé­ 150 et n. Dans les cieux, au a été attaché à quelque so­ 122,561.
néral et en particulier, qui septentrion habitent ceux qui ciété infernale ou céleste; le SOLITAIRE. De ceux qui se
appartiennent à la Parole, il sont dans une lumière obscure méchant à une société infer· livrent à une vie presque so­
y a un sens interne ou spiri­ de la sagesse, 148,149. Dans nale, le bon à une société cé­ litaire; comment ils sont
tuel, 1, n. Le sens interne de les enfers, ceux qui sout dans leste, 510. Ohacun, après la dans l'autre vie, 360, 535,
l~ IPD,role en est l'âme, et le les fallx çlu mal habitent deo: mort vien~ '[ers la société 249.
60 DU CIEL ET DE L'ENFER.. INDEX. 61
SOMMET DE LA MONTAGNE (le) l'enfance est ce qui affecte SUCCEDER. Toutes choses se comme un ami avec un ami,
sign. le suprême du ciel, 188, intimement les parents et succèdent et progressent dans parfois comme un inconnu
n. produit l'amour qui (en grec) le ciel comme dans le monde, avec un inconnu, 234; tantôt
SON DU LANGAGE (le) corres· est appelé storge, 277. Du 162,163, 191. avec un seul, tantôt avec plu­
pond à l'affection, et les ar­ storge (amour de progéniture) SUlE (la) correspond aux sieurs, et cela en plei ne veille,
ticulations du son, qui sont spirituel, 332. faux qui proviennent de la étant dans tous les sens du
les mots, cOl'respondent aux haine et dela vengeance, 585. corps et dans un état de claire
idées de la pensée qui pro­ [STORGE, en grec, «( tendresse», SUJETS. Les esprits émis­ perception, 74, 442; de parler
se dit spécialement de l'affection
vient de l'affection, 236, 241, des parents envers les enfants,] saires, envoyés par des socié· avec les esprits comme l'un
260, 269. tés d'esprits vers d'autres d'eux, ou comme esprit, 436,
SOUCI DU LENDE11AIN (du), STUPIDES. Sont appelés stu­ sociétés, sont appelés sujets, 442, puis comme homme dans
278. pides ceux qui se sont confir· 255etn., 601. Voir,page472, le corps, 436 ; de parler avec
SPHERES. Une sphère spiri­ més dans la croyance que le Extraits des ARCANES CÉLES­ tous ceux qu'il avait connus
tuelle, qui est la sphère de la bien qu'ils font et le vrai TES sur les sujets. dans la vie de leur corps, 312,
vie, efflue et émane de cha­ qu'ils croient viennent d'eux­ SUPRÊME. Chez chaque an­ 437 ; avec quelques-uns pen­
que homme, de chaque esprit mêmes, parce qu'ils se regar­ ge, et aussi chez chaque dant des heures, avec d'autres
et de chaque ange, et les en­ dent sans cesse eux-mêmes et homme, il y a un intime ou pendant des semaines, des
vironne; elle efflue de la vie non le divin, 10. 17 oir Vo­ suprême dans lequel le divin mois, des années, 312, 437;
de leur affection et de leur LEURS. du Seignellr influe d'abord de s'entretenir avec des es­
pensée, 17 etn., 49, 591. Voir STYLE DE LA PAROLE. Il est ou de plus près, et qui peut prits qui avaient vécu dans
encore, sur les sphères spiri­ tel, que rien ne peut lui être être appelé le domicile du l'église ancienne, 327; avec
tuelles, 384, 574, 591. comparé; pourquoi, 310. Seigneur chez eux, 39, 435. d'autres qui avaient vécu il y
SPIRITUEL. Sont dites spiri­ SUBSTANCES. 'l'out ce qui (SWEDENBORG.) Afin de dis­ avait plus de deux mille ans,
tuelles les choses qui existent existe intérieurement dans siper les ténèbres qui règnent d'autres dix-sept siècles, d'au­
d'après le soleil du ciel, 172. l'homme existe dans des for­ aujourd'hui dans le monde et tres quatre siècles, trois siè­
Le spirituel voit le spirituel, mes qui sont des suhstances; dans l'église au sujet du ciel cles, auparavant, 480; avec
ou les choses d'origine spiri­ ce qui n'existe pas dans des et de l'enfer et de la vie après d'autres, le troisième jour
tuelle, 453, 582. Devant substances comme sujets la mort', 1, 312, il a été donné après leur décès, à l'instant
l'homme, le spirituel ne peut n'est rien, 418. Ce qu'on croit à l'auteur (Swedenborg), par même où, dans le monde, des
être eXprimé que naturelle­ exister sans sujet substantiel l'ouverture des intérieurs de obsèques étaient préparées
ment, 566. Lorsque le spiri­ n'est rien, 434. son esprit, 312, d'être en pour la sépulture de leur
tuel touche et voit le spirituel, SUB::HSTANCE. La subsis­ compagnie des anges et de corps, 312, 452. Le Seigneur
c'est absolument comme tance est une perpétuelle exis­ s'entretenir avec eux comme aussi a: été vu par lui, ainsi
lorsque le naturel touche et tence, 37, n., lOG, 303. un homme avec un autre qu'il apparait dans le ciel,
voit le nnturel, 461. Il est SUBSISTER. Rien ne peut homme, puis de voir les cho­ comme soleil du ciel, 118,
permis d'entrer par le vrai subsister 'de soi-même, mais ses qui sont dans les cieux et puis dans une forme angéli­
spirituel dans les scientifi­ toute chose subsiste d'après celles quisont dans les enfers, que, la face resplendissante,
ques, mais non réciproque­ un antérieur à soi, ainsi et cela (en 1558), depuis tl'eize 121. Voir SElGNEUR. Au
ment, parce qu'il y a influx d'après un premiel', duquel ans, 1, 48,174, 184; il lui a moyen des changements d'é­
du spirituel dans le naturel, elle ne peut être séparée sans été donné d'être « en esprit II tat par lesquels se font les
et non influx du naturel dans périr, 106. Subsister, c'est (cfr. Apoc. 1. 10 et pass.), progressions dans l'autre vie,
le spirituel, 365. perpétuellement exister, 9, ainsi, cc détaché du corps ». il a été conduit par le Sei­
STORGE. L'innocence de 30~, n. 46, et de parler avec les anges gneur dans les cieux, et aussi
62 DU CIEL ET DE L'ENFER.
INDEX. 63
vers des terres dans l'univers, l'espace, 165, 191. L'homme
permet qu'il y ait des tour­
e1 cela quant à l'esprit, le sans l'idée du temps ne pense
ments dans les enfers, 58!.
corps demeurant dans le pas, 169, n. Les hommes ont
Tourments qu'éprouvent les
même lieu, 192. Il lui a été l'idée de l'éternité avec le
donné par le Seigneur d'être temps; les anges, au con­
mauvais tlspritslorsqu'ils u
approchent du ciel, ou
dans le monde spi rituel quant traire, ont cette idée sans
lorsqu'ils y entrent, 54, 354,
à l'esprit et en même temps temps, 167. Les temps dans
400.
leur origine sont des états, UN. Dans le ciel tous font
dans le monde naturel quant
TOURTERELLES (les), comme un par l'amour procédant du
du corps, 577 ; puis, « détaché 168; dans la Parole, ils signi­
volatiles, sign. des intellec­ Seigneur, 20, n. ; ils font un,
du corps, Il 46, 440, d'être, fient des états, 165, n. Pour­
tuels, 110. non d'après eux-mêmes, mais
comme il est dit (Er-éch. III. quoi il y a des temps dans le
TRIBUS (les) siÇjn. tous les d'après le Seigneur, 64. Dans
14 et pass.), cc transporté par monde naturel, 164, 168.
vrais et tous les biens dans le monde spirituel, chez cha­
l'esprit dans un autre lieu ll, TÉNtBRES (les), d'après la
le complexe, ainsi toutes les cun les extérieurs et les inté­
441; d'être réduit presque à cerrespondance, sign. les
choses de la foi et de l'amour, rieurs doivent faire un et
l'état des mourants, pour faux; et les ténèbres épaisses
1. correspondre, 498. Chez ceux
qu'il sût comment s'opère la ou l'obscurité profonde, les
TRINE DIVIN ou THINI TÉ DI­ qui sont dans le bien la pen­
résurrection, 419, 450. Expé­ faux du mal, 487, n., 123.
VINE. On peut concevoir le see in térie ure fait un avec la
rience de l'influx des anges TERRE (la), dans la Parole,
trine Divin en une seule per­ pensée extérieure, 499. Chez
et des esprits dans sa volonté sign. l'église, 307. Terre in­
sonne, et ainsi un seul Dieu, l'esprit bon, dans le second
et sa pensée, 228. Par ses férieure, région du monde
mais non en trois personnes, état après la mort, la pensée
yeux, les esprits voyaient ce des esprits, 513 et n., 39i.
Extr., page 57. Dans le ciel fait un avec la volonté, 503.
qui est dans notre monde, 'Voir VASTATIONfl. Dos terres
on reconnait le trine divin UNITÉ. Toute unité est
~52, n. Voir, en outre, 69, dans l'univers; ellos sont in­
dans le Seigneur, 2, n. Le composée de choses variées,
109, 130, 229, 417, 456, et nomhrables, 417. Leurs hil­
trine dans le Seigneur est le 56, 405, n. Toute unité pro­
pass. bitants adorent le divin sous
divin même qui est appelé 'vient de l'harmonie et de
la forme humaine, 321.
Père, le divin Humain qui l'accord de plusieurs choses,
TERRE VÉGÉTALE. Le mental
est appelé Fils, et le divin autrement il n'y a pas de
humain est comme une terre
T procédant qui est appelé qualité en elle; de là tout le
végétale, dont la valeur dé­
Esprit-Saint, et ce trine di­ ciel forme une unité, 56, n.
pend de la culture, 356, 464.
vin est un, Extr., page 57. UXIVERS. Tout dans l'uni­
TAUREAUX (les) sign. des TÊTE. Dans le Très Grand
TROMPETTE (la), - Matlh. vers, tant dans le ciel que
affections du mental naturel, Homme, ceux qui sont dans
XXIV. 31, - sign. le vrai dans le monde, se réfère au
110 et n. la province de la tête sont
révélé du ciel, 1, n. bien et au vrai, et à la con·
'rENIPLE (le) représentait le plus que tous les autres dans
TRÔNE DU SEIGNEUR (le) jonction de l'un et de l'autre,
divin humain du Seigneur, tout bien, 96. Dans la Parole,
sign. le ciel, et spécialement 375, n.
187. Des temples dans les la tâte, d'après la correspon­
le royaume spirituel du Sei­ URINE (l') correspond à des
cieux, 221 à 224. D'où est ve­ dance, sign. l'intelligence et
gneur, 8, 24. corruptions du vrai, 488, n.
nue la coutume de placer les la sagesse, 97.
TROU. Le trou de rocher USAGES, usus. Les usages
temples tournés vers l'orient, 'l'OUCHER (le). 'Voir, sllr ce
sign. l'obscur- et le faux de la sont les fins pour lesquelles
119. sens, 402, 462.
foi, 488, n. Le trou d'une ai· on agit, t 12, n. Ce sont les
TBMPS (du) dans le ciel, 162 TOURMENTS. Quels sont les
guille, - Matth. XIX. 24, ­ biens en acte ou les biens de
à 169. Les anges pensent tourments infernaux, 374,
sign. le vrai spirituel, 365. la charité, 391. Tous, dans
sans id~e d~ temps ni de 573. Pourquoi le Seig-nel.\r
rautre vie, doivent remplir
64 DU CIEL ET DE L'ENFE"R.
INDEX. 65
des usages, même les mé­ de diverses sortes, 513, n.
unique, dont tous vivent tant et dans le sens abstrait, là
chants et les infernaux, et Les esprits probes sont dé­
dans le ciel que dans le sagesse, 278 et n.
tous sont tels que les usages vastés, c'est-à-dire, dépouillés
monde, vie qui vient du Sei­ VIEILLESSE. Dans la vieil­
qu'ils remplissent, 3f37, 11.., des faux et purifiés des gros­
gneur seul et qui influe chez lesse, chez l'homme qui peut
508. Les usages sont les biens sièretés contractées par eux
les anges, chez les esprits et être réformé et régénéré, il
de l'amour et de la charité, dans le monde, 513 et 1'1.., et
chez les hommes d'une ma­ ya des esprits qui sont dans la
402, 403; ils sont variés et les méchants sont dévastés
nière merveilleuse, 203, n. Il sagesse et dans l'innocence,
diversifiés, 405. Le royaume ou dépouillés des vrais, 513,
n'y a qu'une source unique 295.
du Seigneur est le royaume n, et des biens simulés par
de la vie, et la vie de l'homme VIEILLIE, dans le ciel, c'est
des usages, 112, 11..,361, 11.., eux dans le monde, :')5'1 et n.
en est un ruisseau, 9. La vie rajeunir, 414.
387 et n. Servir le Seigneur, Cette vastation n'est autre
chez chacun est telle qu'est VIRRGE. Une vierge sign.
c'est remplir des usages, 36'1, chose que la rentr'ée dans les
chez lui l'amour, 14. La vie l'affection du bien; elle sign.
11..,387, n. Remplir un usage, internes, ainsi dans le propre
qui influe du Seigneur est aussi l'église, 368, n. Sont
c'est vouloir du bien aux de l'esprit, ou dans l'esprit
variée selon l'état de l'homme appelés « vierges, Il - Apoc.
autres pour le bien commun, lui·même, 551, cfr. 425. Vas­
et selon la réception, 297, n. XIV. 4, - tous ceux qui sont
64. Dans le ciel, remplir un tation successive de l'église,
La vie de la volonté est la vie dans l'affection du bien, 368.
usage est pour tous le plai· 1, n.
principale de l'homme, et la VIGNE (la) sign. l'église
sir de la vie, 219, et les plai­ VÉGÉTAL (règne), 104, 108,
vie de l'entendement en pro­ spirituelle et les vrais de cette
sirs pour chacun sont tels 109, 111. Influx du monde
cède, 26, 1'1.., 61, 1'1.., 474, n. église, 489, n. Les vignes cor­
que sont les usages, 402. Tout spirituel dans les sujets du
Le tout de la vie de l'homme respondent à l'affection du
bien a son plaisir d'après les règne végétal, 567.
consiste en ce qu'il peut pen­ vrai et à ses usages, 520.
usages et selon les usages, VÉRITÉ (la) n'admet pas les
ser et être affecté, ou com­ VILLES. Là où les anges ont
112, n. L'usage est le pre­ raisonnements (ratiocinia),
prendre et vouloir, 203, 512. été consociés, leurs habita­
mier et le dernier, par consé­ 385.
La vie du bien appartient à tions sont contiguës et dispo·
quent le tout de l'homme, VERS. Leurs transforma·
112, n. la volonté, et la vie du vrai sées en forme de villes, 184.
. tions merveilleuses, 108.
appartient à l'entendement, VIN, 111. Voir8AINTE CÈNE.
VtTEMENTS (les) sign. les
231, n. La vie de l'homme VISIONNAIRES. Qui sont ceux
vrais, parce que les vrais sel'·
est triple: civile, morale et qui deviennent visionnaires,
vent de vêtements au bien,
v spirituelle, 529, 530, 531. La et pourquoi ils le deviennent,
129 et 1'1..; ainsi ils signifient
vie morale et civile est la par­ 249.
les connaissances, 365 et n.
tie active de la vie spiri­ VISIONS. Il est dangereux de
Les vêtements du Seigneur,
tuelle, 529. L'homme dont la confirmer quelque vrai par
VARIÉTE (la) des choses est lorsqu'il se transfigura, ont
vie morale est spirituelle a des visions chez ceux qui
infinie, et il n'en existe jamais signifié le divin vrai procé­
en lui le ciel, 319, 529. Il n'est sont dans les faux, parce
deux qui soient identiques, dant de son divin amour, 129,
pas aussi difficile qu'on le qu'ainsi ils croiraien td'abord,
20,1'1..,41,1'1..,405, n. Dans n. Les vêtements blancs de
croit de mener la vie qui et nieraient ensuite, et par con­
le ciel comme dans le monde fin lin signifient les vrais
conduit au ciel, 528 à535; cfr. séquent profaneraient, 456.
il y a une perpétuelle variété, d'après le divin, 179, n. Des
Matth. XI. 29,30, exp!. 359. VIVRE. Pour que l'homme
231. La yariété disposée en vêtements dont les anges
533. L'homme, après la mort, reçoive la vie du ciel, il faut
forme céleste fait la perfec­ apparaissent revêtus, 177 à
tion, 71, 56. reste tel qu'a été sa vie dans le qu'il vive tout à fait dans le
182 ; ces vêtements sont en
VASTATIONS (des) dans l'au· réalité des vêtements, 181. monde, 470 à 484 ; sa vie alors monde, et là dans des emplois
tre vie, 513 et n. Elles sont ne peut être changée, 527. et des affaires, et qu'alors pal'
VIE. Il n'y a qu'une vie
VIEILLARD (le) sign. le sage, la vic morale et civile il
66 DU CIEL ET DE L'ENJmn. INDEX. 67
reçoive la vie spirituelle, 528: 547 ; il reste après la mort tel vrai est changé en bien et de ces vrais, 118, 11.., 33:3.
cfr. 358, 359. qu'est sa volonté et l'entende­ implanté dans l'amour dès Etendue de la vue interne
VOIX [la) grande, - Matth. ment qui en provient, 26, 11.., qu'il entre dans la volonté 26. qui appartient à la pensée,
XXIV. 31, - sign. le divin 474, n. Le vrai est la forme du bien, 85, 144, ou à l'entendemeIit,
vrai révélé du ciel, 1 et n. VOLUPTÉS. La joie des 107,375, n. La vie du vrai 203,462. Les objets du monde
VOLATILES (les) sign. les voluptés du corps, comparée procède du bien, 375, n. Les spirituelsontvus par l'homme
intellectuels, 110, n. aux joies célestes, est comme vrais sans le bien ne sont pas lorsque celui-ci est détaché
VOLEURS. Sont appelés un brouillard épais comparé en soi des vrais, parce qu'ils de la vue du corps, et que la
voleurs ceux qui s'appro­ à un air pur et très doux,4 i3. n'ont point la vie, 1:36, n. vuc intérieure, qui est celle
prient le mérite dans le bien Les voluptés impures corres­ Ohaque vrai est d'une exten­ de son esprit, est ouverte, 76,
qu'ils font, parce qu'ils enlè­ pondent à des ordures, :36:3. sion infinie et en ,.conjonction 171.
vent au Seigneur ce qui lui VOULOIR, c'est aimer et avec une foule d'autees vrais,
appartient, 10. faire, 16. Vouloir et ne pas 270. Tous les vrais, partout
VOLONTÉ (la) est l'être même faire, lorsqu'on le peut, c'est où ils sont, soit dans les cieux
de la vie de l'homme, 26, 11.., ne pas vouloir, et seulement ou hors des cieux, luisent y
61, 11..; elle est le spirituel penser qu'on veut, 475. d'une lumière, 132. Le vrai
même de l'homme, 529, et VOYAGER, pe1'egrinari, de la foi est la lumière, 136.
l'homme même, 61, 508. sign., dans la Parole, vivre, Les vrais divins sont les lois YEUX (les) correspondent à
Toutes leschosesqui sont dans et un changement d'état, ou de l'ordre, 57, 11.., 202, n. l'entendement, 145, et aux
la volonté se réfèrent aux le progressif de la vie, 192, n. Autant l'homme vit selon vrais d'après le bien, 23'2 et
biens, 138 et 11..; elle est le VOYANTS. Ont éte appelés l'ordre, par conséquent dans n. Dans le Très Grand Hom­
récipient de l'amour et du ainsi ceux chez lesquels a été le bien selon les divins vrais, me, ceux qui sont dans la
bien, 413, 11.., 474, 11.., 26. La ouverte la vue de l'esprit autant il est homme, 202 n, province des yeux sont dans
volonté et l'entendement cons­ dégagé du corps, comme les Les vrais ci vils se réfèrent au l'entendement, 96. Tous les
tituent tout ce qui appartient prophètes, - 1. Sam. IX, 9, juste et à l'équitable, les enfants dans le ciel sont dans
à la vie chez l'homme, chez - 76. et aussi ceux qui sont vrais moraux au sincère et au cette province; pourquoi,
l'esprit et chez l'ange, 463 n. dans les vrais d'après le bien, droit, et les vrais spirituels 333. « Lever les yeux et voir))
La vie de la volonté est la vie 487. au bien de l'amour et au vrai signifie comprendre, perce­
principale de l'homme, et la VOYELl.ES. Les voyelles sont de la foi, 468. voir et considérer, 145, n.
vie de l'entendement en pro­ pour le son, et le son du lan~ V UE (la) de l'œil, d'après la Les anges, et les choses qui
cède, 26,11..; 61,11..; 474 n. gage correspond à l'affection, correspondance, sign. l'intel­ sont dans les cieux, ne peu­
L'homme est homme d'après 241. Par les voyelles les ligence qui appartient à la vent être vus par les yeux du
l'entendement, 26,11..,474, n. anges, dans leur langage, foi, et aussi la foi, 271, n. La corps de l'homme, mais ils
La volonté et l'entendement .expriment les affections, 261. vue externe, chez les anges, peuvent l'être par les yeux
de l'homme sont gouvernés Pourquoi, dans la langue correspond aussi à leur vue de son esprit, 76, 171, lesquels
par le Seigneur au moyen hébraïque, les voyelles n'ont interne ou à leur entende· sont ouverts dès qu'il plaît
d'anges et d'esprits, 228,295. pas été expr'imées, et sont ment, car l'une influe dans au Seigneur, 76, 171, quand
O'est selon l'intlux commun aussi énoncées de diverses l'autre pOUl' ne fail'e qu'un, l'homme est soustl'ait à la
que la volonté passe dans les manières, :241. Voir OON­ d'où résulte pour eux une si lumière naturelle dans la~
gestes de l'homme, 276, n. SONNE:; et SON. .grande pénétration, 462. La quelle il est d'après les sens
Le tout de la volonté et de VRAI. Est appelé vrai ce qui vue de l'œil gauche corres­ du corps, et élevé dans la
l'amour de l'homme reste chez appartient à la mémoire et pond aux vrais de la foi, et la lumière spil'ituelle dans la·
lui après la mort, 470 Ù 484, par suite à la pensée, 26. Tout vue de l'œil droit aux biens quelle il est d'après son es
68 DU CIEL ET DE L'ENFE R.

prit, 171. Sontap pelés Cl hom­ VI. 17, - 76. C'est ainsi que
mes aux yeux ouverts JI, ceux l'auteu r (Swedenborg) a vu
qui sont dans cet état, ­ les choses qui sont dans les
Nomb. XXIV. 3; cfr. II. Rois, cieux, 171.
LETTRE
D'EMMANUEL SWEDENBORG
AU

Dr THOMAS HARTLEY
1 769

Le Rev. Thomas Harlley, auteur de la première traduction du Ciel


ct de l'Enfer (Londres, 1778) était ami de Swedenborg et admirateur
convaincu de ses écl'its.
Craignant les attaques dont ils pourraient être l'objet et voulant se
mettre en mesure de prendre au besoin la défense de leur auteur, il
lui demanda de lui donner quelques particularités sur sa personne. 1\
en reçut la lettre suivante qu'il publia, en t 769, en latin.

RÉPONSE A UNE LETTRE QU'UN AMI M'A ÉCRITE

Je me félicite de l'amitié que vous me témoignez dans


votre lettre; agréez mes sincères remerciements et pour
la lettre et surtout pour votre amitié. Je ne reçois les
louanges dont vous me comblez que comme un témoignage
. de votre amour pour les vérités que contiennent mes
écrits j et, puisque telle est la cause de ces louanges, je les
transmets au Seigneur notre Sauveur, de qui vient toute
vérité parce qu'Il est la Vérité Elle·même (Jean, XIV. 6),
ne voulant retenir que ce que renferme la fin de votre
lettre: (( Si par hasard, me dites-vous, on s'entretient
de vos écrits après votre départ d'Angleterre, et qu'alors
l'occasion se p1'ésente de vous dé(endre, comme auteur,
contre la malveillance de quelque détracteur qui s'étu­
dierait à ternir votre réputation par des mensonges
prémédités, comme ont coutume de (aire quelques-uns
de ceux qui detestent la vérité, ne sera-t-il pas utile,
pow' ré(uter de tels opprobres, que vous m'ayez confié
"
-2- -3-
quelques particularités sur vous, sur vos grades dans les Nobles de l'Ordre Equestre dans les Assemblées qui se
l'Aca.démie, SUI' Les fonctions pHbliques que vous avez tiennent tous les trois ans..Je suis associé et membre de
?'emplies, sur vos relations et votre parenté, sur les hon- l'Académie R.oyale des Sciences de Stockholm, honneur
n.eurs dont j'ai app1'is que nous avez été revêtu, et tout que j'ai été invité à accepter. Je n'ai jamais demandé à
ce qui pou?"l'aü ser'vir ct c07îsolidel' votre bonne répu- être reçu ailleurs dans une Société littéraire, parce que je
tati,on, afin de clissipe)' ainsi cles préventions mal fon- suis dans une Société angélique et que, dans cette Société,
dées ? Gar il faut se sel'lïir de tous les nwyens licites, il ne s'agit que de ce qui concerne le Ciel et l'Ame, tandis
pour qtte la vérité n'éprouve aucun détriment. » Après que, dans les Sociétés des hommes de lettres, il est ques-
avoir r611échi sur oe sujeL, je suis porté à obtempérer au tion de ce qui regarde le Monde et le Corps.
conseil amical quo VOlU. me donnez, c'est-à-dire à vous En 1734, j'ai fait imprime!' à Lepsik le R.ÈGNE MINÉRAL
communiquer quelques pa.rticularités de ma vie; les voici en trois volumes in-folio. En 1738, j'ai voyagé en Italie,
en peu de mots : et je suis resté un an à Venise et à Rome .
.Je suis né à Stookholm le 22 janvier 1689 (1). Mon père Quant à ce qui regarde mes parents, j'ai quatre sœurs:
.J esper Swedberg, qui était évêque de la Westrogothie, l'une d'elles a été mariée à Eric Benzélius, qui devint
eut de la renommée en son temps; il avait été choisi et ensuite Archevèque d'Upsal, et par là je me trouve allié
inscrit comme membre de la Société pour la propagation aux deux Archevêques ses successeurs, qui étaient des
de la roi par cette société en Angleterre; car le roi Benzélius, frères puinés du premier. Mon autre sœur a
Charles XII l'avait mis comme évêque à la tête, et des' épousé La!'s Benzelstierna, qui a eu l'honneur d'être Gou-
églises suédoises en Pensylvanie, et de l'église dans Lon- verneur de province; mais ceux-ci sont morts. Cependant
dres. il existe encore deux évêques qui me sont alliés, dont
En 1710, je partis pour voyager à l'étranger j je fus l'un nommé Filenius, Évêque de l'Ostrogothie, remplit
d'abord en Angleterre, puis de lù en Hollande, en France maintenant dans l'Assemblée de l'Ordre Ecclésiastique
et en Allemagne, et je revins dans ma famille en 1714. à Stockholm les fonctions de Président en la place de
J'ai eu de fréquents entretiens en 1716 ,et postérieure- l'archevêque qui est malade; il a épousé la fille de ma
ment avec Charles XII, roi de Suède, qui me combla de sœur. L'a.utre, qui s'appelle Benzelstierna, est Évêque
ses faveurs et me revêtit, cette même année, des fonctions de Wessmannie et de Delekarlie et· fils de ma seconde
l1'assesseur au collège des Mines, ùont j'ai continué à flWLll'. Je passe sous silence d'autres parents qui sont
m'acquitter jusqu'en 1747, époque à laquelle je m'en aussi constitués en dignité. Dans ma patrie tous les
cl~mis, en conservant néanmuins le traitement de cette ]~;vêques, qui sont au nombre de dix, et les Sénateurs, qui
charge jusqu'à la fin de ma yie. J'ai donné ma démission sont au nombr'e de seize, ainsi que les autres Magnats,
daus l'unique but de mieux rempiir la nouvelle fonction ont de l'attaehement pour moi et m'honorent de leur
dont le Seigneur m)avaH chargé. On m'offrait alors une amitié; je vis familièrement avec eux, comme un ami avec
dignité d'un degré supérieur; mais je l'ai nettement refu- des amis, cela bien qu'ils sachent que je suis en société
sée pour ne pas m'exposer à en tirer vanité. En 1716 la avec les Anges. Je suis en grande faveur auprès du Roi
Reine UIrique Bléonore m'a conféré la noblesse et le nom lui-même, de la Reine et des trois Princes leurs fils;
de SWJ~DEN»OI\G, et, depuis cette époque, j'ai siégé parmi j'ai même été une fois invité, par le Roi et la Reine,
à manger avec eux à leur table, quoique cela ne soit
(1) Erreur de plume: c'est en '1688 (fU'il est né commo il le dit jamais accordé qu'aux Magnats ; et il en fut de même
ailleul's. ensl.lite avec le Prince héréditaire. Tous désirent vive-
-4­
ment mon retour; aussi clans ma patrie je ne crains rien
moins que la persécution que vous semblez redouter, et
contre laquelle, dans votre lettre, vous avez l'obligeance CATALOGUE

de prendre des précautions. Si l'on me persécute ailleurs DES OUVRAGES


cela ne m'atteint pas. Mais je regarde ce que je viens de
rapporter comme de peu d'importance auprès de ce fait qui D'EMMANUEL SWEDENBORG
en a une bien supérieure, c'est que j'ai été appelé à une
sainte fonction par le Seigneur lui-même, Qui s'est très
miséricordieusement manifesté en Personne devant moi,
son serviteur, dans l'année 1743 j et m'a ouvert la vue
dans le monde spirituel. Il m'a accordé de parler avec
1. ECRITS DE SWEDENBORG TRADUITS PAR LE BOYS DES GUAlS
les esprits et les anges, ce qui a continué jusqu'à ce jour.
Depuis cette époque, j'ai commencé à livrer à l'impression Du Ciel et de ses merveilles et de l'Enfer, d'après ce qui a
les divers arcanes qui m'ont été manifestés et révélés sur été vu et entendu par l'auteur, traduit en français par Le Boys des
Guays et Hal'lé, avec index, 3c édition revue et corrigée, 1 volume
le Ciel et sur l'Enfer, sur l'État dcs hommes après la mort, in-8. . 6 fI'.
sur le vrai Culte Divin, sur le Sens spirituel de la Parole La vraie Religion chrétienne, contenant toute la théologie de
et en outre sur d'autres sujets d'un grand intérêt pour le la Nouvelle Eglise. 2· édition, 2 volumes in-8. 8 fI'.
salut et la sagesse. Si je suis sorti quelquefois do ma Appendice à la vraie Religion chrétienne, t vol. in-12. 1 fr.
patrie pour aller dans les pays étrangers, je n'ai pas Arcanes célestes qui sont dans l'Ecriture sainte, ou la Parole
obéi à d'autres motifs qu'au désir de rendre serviue, et du Seigneur, avec les merveilles qui ont été vues dans le Monde
des Esprits et dans le Ciel des Anges. - Premier ouvrage théo­
de dévoiler les arcanes qui m'avaient été confiés. logique publié par Swedenborg (Londres, 1745-1756), comprenant
J'ajoute que je possède autant de fortune qu'il m'en faut, l'explication du sens spirituel de la Genèse et de l'Exode, 16 vol.
et que je n'en cherche ni n'en désire davantage~ in-8 . 90 fr.
C'est votre lettre qui me conduit à vous faire ces confi­ Index des noms et des choses contenus dans les Arcanes
célestes, ouvrage posthume de Swedenborg, IvoI. in-8. • ·i fr.
dences, afin, comme vous me l'écrivez, de dissiper des
Index méthodique des Arcanes célestes, pal' Le Boys des Guays,
préventions mal fondées. 2 vol. in -8 . " ;) fr.
Adieu, je vous envoie du fond du cœur mes souhaits de Apocalypse Révélée, dans laquelle sont dévoilés les Arcanes
bonheur dans ce monde et qans le monde futur; je ne qui y sont prédits, et qui jusqu'à présent ont été profondément·
doute pas que vous ne l'obteniez, si vous tournez vos cachés (odginal latin: Amsterdam, 1766). 3 vol. in-'12, avec Table
anal. et Index à la fin du 3e vol. . 9 fr.
regards vers notre Seigneur et lui adressez vos prières.
L'Apocalypse expliquée selon le sens spirituel, travail prépara·
toire à l'Apocalypse révélée, 7 vol. in-8. 35 fr.
EMAN. SWEDENBORG.
-Index général des passages de la Parole cités dans les écrits de
Swedenborg, par Le Boys des Guays, in-8. 20 fr.
Exposition sommaire du sens interne des Prophètes et des
Psaumes, IvoI. in-8. 3 fr.
.,.. ....... r • ...,.,...,..,.,..... Jy.,.
Du Divin Amour et de la Divine Sagesse, ouvrage posthume,
'1 vol. 'in-S. 3 fI'.
La Sagesse angélique sur le Divin Amour et la Divine Sagesse,
IvoI. in-12. . 3 fI'.
- 7(1 - - 75­
La Sagesse angélique SUI' la Divine Providence, '1 vulume
in-1'l. 3 fr.
Délices de la Sagesse sur l'Amour conjugal; à la suite
sonL plaoées les Voluptés de la folie sur l'amour scortatoire. 'l vol.
II. ÉCRITS RELATIFS A SWEDENBORG ET A SES DOCTRINES
in-t'l, avec table analytique et index. 6 fr.
Les quatre Doctrines SUl' l'Ecriture sainte, sur la Foi, sur le
Ami de la. Nouvelle Église (Un). Histoirc sommaiJ'c de la
Seigneur, sW' la Vie, i volume in-i'l. 3 fr. Nouvelle Eglise, f'ondée SUl' les doctrines dc Swedenborg. i870,
Chaque Doctrine séparément, 1 vol. in-32. 50 c. in-8 . . . . . . . . . 2 fr.

Idem. .. • i vol. in-12. 75 c. Id. Notice biographique et bibliogl'aphique SUl' E. Swedenborg,


1875, in-8. 1 fr.
Doctrine de la Charité, in-8. 1 fr.
Idem . in-12. 75 c. Id. Études SUl' les religions de l'antiquite, 1880, in-8. . 1 fr. 50
Idem . in-32. 50 c. Anonyme. - Notioe sommaire sur la vie et les écrits d'Emma­
nuel Swedenborg . . . , . . . . . . . 1 fr.
Doctrine de la Nouvelle Jérusalem sur la Charité, ouvrage
GUes (le R. Chauncey). - De l'esprit et de l'homme consideré
posthume, 1 vol. in-32. . 50 c.
comme être spirit1,Lel, tradait de l'anglais, '1885, in-8 2 fr.
Des biens de la Charité, ou Bonnes Œuvres et explication du Id. Une nouvelle dispensation de la vérite Divine . . . 50 c.
Décalogne, -1 vol. in-l:!. . 1 fr.
Id. Doctrine de la Nouvelle Église sur la morl " 50 c.
Idem. 1 \·ul. in-S'l. 50 c.
Id. L'Incarnation, l'Œuvre rédcmptl'ice et la Médiation du Sei­
De la Nouvelle Jérusalem et de sa doctl'ine céleste d'après ce gneur J.-C. . . 2 fr.
qui a été entenùu du Ciel, -1 volume in-18. 1 fI'. 50
Id. La doctrine de vie et ses application.s pratiques . . 50 c.
Exposition sommaire ùe la Doctrine de la Nouvelle Eglise,
'1 V(ll. in-·12. . 75 c. Le Boys des Guays. - Lettrcs à un homme du monde qui
voudrait croit'e. iR52, in-'12. . . . . . . 1 fI'. 50
Du Commerce de l'Ame et du Corps, 1 volttme in-12. 75 c.
Noble (le Rév. P.). - llppel aux hommes réfléchis (traduit de
Du Jugement dernier et de la Babylonie détl'uite (Apoc. l'anglais), 2· édit. 1862, in-12. . . . . . . . . i fI'.
chap. XVIII), '1 vol. in-l'l, avec 'l'able analytique. '2 fr.
Pandurung. - Opinion d'un letlJ'é Hindou SUl' les doctrines
Continuation .sul' le Jugement de7'11ier et SUl' le Monde spirituel. de Swedenborg.
i va). in-'l2 avec 'l'alJle. t fI'.
Presland (W.). - Conf'éJ-ences sur' l'Inspiration de la Bible et
Des Terres dans notre monde solaire, qui sont appeléés son Interprétation, traduit de l'anglais. .... 1 fr.
Planètes, et ùes 'l'Cl'1'CS ùans le Oiel astral; de leurs Habitants, d
leurs Esprits cl lie 1011I',; \nges, d'<lprès ce qui a été entendu et vu
Richer et Le Boys des Guays. -- "felanges, 186'1-1865. 4 vol.
in·!:.!. .... .... 6 fr.
par l'auteur, 1 vol. in-1:l aveo Table anal) tiqlle. . 2 fr.
Richer. - La Religion du bon sens, 2° édition, i860. 1 volume
Du Cheval Blano dont il est pal'le clans l'Apocalypse (ch. XIX) in-12 . . . . . .' 1 fI'. 50
et ensuite de la paroLe et de son sens Spirituel ou Interne.
t vol. in-12, avec 'l'able analytique et Index. -1 fr.
Traité des Représentations et des Correspondances.
In-32 . 1 fr. 50
De la Toute-Présence et de la Toute-Science de Dieu.
In~32. . , . 25 c.
De la Parole et de sa Sainteté, in-32. . 25 c.
Des joies du Ciel et des noces dans le Ciel. Exl1'ait de
l'Amou)' conjulJal. In-12 . 50 c.
Neuf questions sur la Trinité, etc., proposées à E. Swedenborg,
par Th. Hartle) •. répousea, in-'18 . 25 c.
Autobiographie de Swedenborg (lettre il Hartiey),iu·18. 25 c. ~ARIS. - LM!'. V. GOUPY, G. MAURIN, SUCCESS'. RUE DE RENNE~, 71.
TABLE DES MATIÊRES

DU CIEL.
NlUuél'D:-ï

Le Seigneur est le Dieu du Ciel. 2


Le Divin duSeigneur fait le Ciel. 7
Le Divin du Seigneur dans le Ciel est l'Amour en­
vers Lui et la Charité à l'égard du prochain. 13
Le Ciel a été distingué en deux Royaumes . 20
Il Ya trois Cieux . 29
Les Cieux consistent en Sociétés innombrables. 41
Chaque Société est le Ciel dans une forme plus pe­
tite, et chaque Ange dans la forme la plus petite. SI
Tout le Ciel dans un seul complexe représente un
seul Homme. . . 59
Chaque Société dans les Cieux représente un
seul Homme. . 68
De là, chaque Ange est en parfaite forme humaine. 73
C'est d'après le Divin Humain du Seigneur que le
Ciel, dans le tout et dans la partie, représente
un Homme. 78
Extraits des ARCANES CÉLESTES sur le Seigneur
et sur son Divin Humain, page 55.
Il Y a Correspondance de toutes les choses du Ciel
avec toutes celles de l'homme. . 87
Il Y a Correspondance du Ciel avec toutes les
'0hoses de la T e r r e . . 103
Du Soleil dans le Ciel . . 116
De la Lumière et de la Chaleur dans le Ciel. 126
35
DU CŒL El' DE L'ENFEH. l'ABLE DES MATIÈHES.

NUHlëros

Des quatre Plages dans le Ciel 141 DU MONDE DES ESPRITS


Des Changements d'état des Anges clans le Ciel. 154.
ET DE L'ÉTAT DE L'HOMME APRÈS LA MOR'!'.
Du Temps dans le Ciel. 162
Des Représentatifs et des Apparences dans le Ciel. 170 Numéro.

Des Vêtements dont les Anges apparaissent revêtus. 177 Ce que c'est que le Monde des Esprits 421
Des Habitations et des Demeures des Anges. 183 Tout homme est un Esprit quant à ses intérieu~·s. 432
De l'Espace dans le Ciel. 191 De la Résurrection de l'homme d'entre les morts et
De la Forme du Ciel selon laquelle s'y établissent de son Entrée dans la vie éternelle . 445
les Consociations et les Communications. 200 L'homme, après la mort, est dans une parfaite forme
Des Gouvernements dans le Oiel. humaine. . 453
213
Du Culte Divin dans le Ciel. L'homme, après la mort, est dans tous les sens,
221
dans la mémoire, dans la pensée, dans l'affection
De la Puissance des Anges du Ciel. 228
qu'il avait dans le monde; et il n'abandonne que
Du Langage des Anges . 234. son corps terrestre . /161
Du Langage des Anges avec l'homme. 246 L'homme est, après la mort, tel qu'a été sa vie dans
De!> Ecritures dans le Ciel. 258 le monde . 470
De la Sagesse des Anges du Ciel. 265 Les Plaisirs de la vie de chacun sont changés, après
De l'état d'Innocence des Anges dans le Ciel. 276 la mort, en plaisirs correspondants . 485
De l'état de Paix dans le Ciel 284 Du Premier Etat de l'homme après la mort . 491
De la Conjonction du Ciel avec le Genre Humain. 291 Du Second Etat de l'homme après la mort 499
De la Conjonction du Ciel avec l'homme par la Du Troisième Etat de l'homme après la mort, lequel
Parole . 303 est l'Etat d'instruction de ceux qui viennent
Le Ciel et l'Enfer proviennent du Genre Humain 311 dans le Ciel . 512
Des Natiûns ou Peuples hors de l'Eglise dans Nul ne vient dans le Ciel par immédiate Miséricorde. 521
le Ciel . 318 Il n'est pas aussi difficile qu'on le croit de mener la
Des Enfants dans le Ciel . 329 la vie qui conduit au Ciel . 528
Des Sages et des Simples dans le Ciel 346
Extraits des ARCANES CÉLESTES SUl' les Sciences, DE L'ENFER.
page 253.
Le Seigneur gouverne les Enfers . ;)36
Des Riches et ùes Pauvres dans le Ciel 357
Le Seigneur ne précipite personne dans l'Enfer,
Des Mariages dans le Ciel. 366
mais. l'Esprit s'y précipite de lui-même. 545
Des Fonotions des Anges dans le Ciel. 387
Tous ceux qui sont dans les Enfers sont dans les
De la Joie et de la Félicité célestes. 395 maux et par suite dans les faux d'après les amours
De l'Immensité du Ciel. . 415 de soi et du monde . 551
DU CŒL ET l)}<; L'ENFEI\

~ IIUlera:,

Ce que c'est que le {i'eu infernal, et ce que c'est


que le Grincement des dents. 566
De la Méchanceté et des Artifices abominables de:;
Esprits infernaux. . 576
De l'Apparence, de la Situation et de la Pluralité
des E n f e r s . . 582
De l'Equilibre entre le Ciel et l'Enfer. . . 589
L'homme est dans la Liberté par l'Equilibre entre
le Ciel et l'Enfer. . , 397
Extr-aits des ARCANES CÉLESTES sur la Libel'té de
l'Homme, sur' l'Influx, et sur les Esprits par
lesquels se font les Communications, page 470.

FIN D.I;; LA TABLE DJ<;S MATIÈ~KS.