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HYDROLOGIE URBAINE QUANTITATIVE - ASSAINISSEMENT PLUVIAL - François-Noël CRES Septembre 2001 Version 2.0
HYDROLOGIE URBAINE QUANTITATIVE - ASSAINISSEMENT PLUVIAL - François-Noël CRES Septembre 2001 Version 2.0

HYDROLOGIE

URBAINE

QUANTITATIVE

HYDROLOGIE URBAINE QUANTITATIVE - ASSAINISSEMENT PLUVIAL - François-Noël CRES Septembre 2001 Version 2.0

- ASSAINISSEMENT

PLUVIAL

-

HYDROLOGIE URBAINE QUANTITATIVE - ASSAINISSEMENT PLUVIAL - François-Noël CRES Septembre 2001 Version 2.0

François-Noël

CRES

HYDROLOGIE URBAINE QUANTITATIVE - ASSAINISSEMENT PLUVIAL - François-Noël CRES Septembre 2001 Version 2.0
HYDROLOGIE URBAINE QUANTITATIVE - ASSAINISSEMENT PLUVIAL - François-Noël CRES Septembre 2001 Version 2.0

Septembre

2001

HYDROLOGIE URBAINE QUANTITATIVE - ASSAINISSEMENT PLUVIAL - François-Noël CRES Septembre 2001 Version 2.0
HYDROLOGIE URBAINE QUANTITATIVE - ASSAINISSEMENT PLUVIAL - François-Noël CRES Septembre 2001 Version 2.0

Hydrologie

Urbaine Quantitative

- Assainissement Phvial

AVANT

PROPOS

Ce polycopié de cours concerne la conception des systèmes d’assainissement des eaux pluviales. Les aspects qualitatifs -notamment la pollution des eaux pluviales- ne sont pas abordés ici. Nous rappelons qu’il s’agit cependant d’une dimension désormais primordiale dansla conception desréseauxd’assainissent despays développés.

L’élaboration d’un APS -avant-projet sommaire- ou d’un APD-avant-projet détaillé- n’est

enseignement, nous préférons insister sur les

concepts utilisés en hydrologie urbaine, sur les limites des différentes méthodes, sur les

nouvelles technologies qui nous semblent profitables dans les pays membres de VELER.

trouvera facilement au sein de sa structure

d’accueil les quelques informations nécessairesà la mise au point de I’APS ou de I’APD. Cependant, quelques dispositions constructives adaptées au pays à faibles revenus sont indiquées.

Une fois en situation, l’ingénieur de I’EIER

pas abordée. Dans le volume horaire de cet

cités, ce

polycopié ne saurait regrouper toutes les particularités de chacun des états membres de I’EIER. Les étudiants sont donc incités à rechercher les informations relatives à leur propre pays et à adapter le contenu de ce cours.

En ce qui concerne les réglementations, les formules développées, les coeffkients

les formules développées, les coeffkients Par ailleurs, ce cours est accompagné d’exercices

Par ailleurs, ce cours est accompagné d’exercices d’applications, voire de mini-projets, qui permettent d’appliquer et d’approfondir notamment les techniques de dimensionnement. Ces

de

exercices sont fournis

l’assimilation des concepts de l’hydrologie urbaine.

durant l’enseignement

et constituent une étape importante

durant l’enseignement et constituent une étape importante Enfin, d’assainissementpluvial, nous “%k&r&.s

Enfin,

d’assainissementpluvial,

nous “%k&r&.s

sur la nécessité, pour

lYingénj+r~ impliqué

dans un

projet. : ‘-, .I . p

+ de pratiquer le terrain afin de mieux cerner les écoulements naturels, de rechercher des informations hydrologiques complémentaires (niveau de crues historiques). En effet,

l’hydrologie

pertinentes, conduire à desrésultats entachésde fortes incertitudes.

n’est pas une science exacte et peut parfois, par manque d’informations

+ de rencontrer les personnessusceptibles d’être impliqués dans la vie des ouvrages (service

voirie, services de maintenance, usagers

projet d’assainissement doit être une composante conduisant à mieux intégrer tous les ouvrages dansla ville.

)

: la dimension urbaine et sociologique d’un

ville. ) : la dimension urbaine et sociologique d’un EIER - Ecole Inter-Etats dkgénieurs de l’l%@pew
ville. ) : la dimension urbaine et sociologique d’un EIER - Ecole Inter-Etats dkgénieurs de l’l%@pew
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ville. ) : la dimension urbaine et sociologique d’un EIER - Ecole Inter-Etats dkgénieurs de l’l%@pew

EIER - Ecole Inter-Etats dkgénieurs

de l’l%@pew

RI,&

François-Noël

CRES

Hydrologie

Urbaine Quantitative

- Assainissement P!wial

1

SOMMAIRE

Urbaine Quantitative - Assainissement P!wial 1 SOMMAIRE 1 . P R I N C I P
Urbaine Quantitative - Assainissement P!wial 1 SOMMAIRE 1 . P R I N C I P

1. PRINCIPE

ET HISTORIQUE

DE L’ASSAINISSEMENT

II. LA PLUIE

11.1. NAISSANCE DE LA PLUIE

11.2. CONNAISSANCE

11.3. MÉCONNAISSANCE

11.4. LES PLUIES EN HYDROLOGIE URBAINE

DE LA PLUIE

DE LA PLUIE

4

7

7

8

10

10

lL4.1. Les pluies historiques

 

10

H.4.2. Les pluies de projets

11

II.4.2.1.

Pluie à intensité constante

11

11.4.2.2.

Pluie de Keifer et Chu

11

11.423. Piuledouble triangle

12

11.4.2.4.

Pluie double

trapèze de Bemmo

14

III.

EVACUATION

DES EAUX PLUVIALES

: LES RESEAUX

15

 

III.

1. DIMENSIONNEMENT

DES CANAUX ET CONDUITES

15

HI.l.l.

Principe du dimensionnement

15

HI.1.2. Rappels dhydraulique a surface libre

 

15

III.

1.2.1. Classification des écoulements à surface libre

15

III.

1.2.2. Ecoulement

permanent uniforme

16

III.

1.2.3. Ecoulement

permanent graduellement varié

16

III.

1.2.4. Ecoulement permanentrapidement varié

17

III.

1.2.5, Ecoulement

non permanent

17

HI.l.3.

Caractéristiques dun dimensionnement

18

111.1.3.1.La

pente

 

18

III.

1.3.2. La section découlement

.22

III.

1.3.3. La nature du revêtement

.23

IH.1.4.

Principe

du calcul en régime uniforme

25

lH.1.5.

Principe

du calcul en régime

non permanent

26

111.2 DEBIT MAXIMUM

A L’EXUTOIRE

D’UN PETIT BASSIN VERSANT

27

llL2.2. La méthode rationnelle

27

Principe

27

III.2.2.2. Le coefficient de ruissellement

.27

111.2.2.3.Lintensité de la pluie

.30

III.2.2.4.

Le temps de concentration

.33

III.2.2.5. La période de

retour

36

III.2.2.6.

Amélioration de la méthode rationnelle

36

111.2.2.7.Mise en œuvre de la méthode rationnelle

37

III.2.2.8. Limites de la méthode rationnelle

.39

lH.2.3.

La méthode superficielle (Formule de Caquot)

40

111.2.3.1.Principe

 

40

III.2.3.2.

Coefficients de la formule de Caquot

41

EIER - Ecole Inter-Etats d’Xng&eurs

deYEquipement Rural

François-Noël

CRES

de la formule de Caquot 41 EIER - Ecole Inter-Etats d’Xng&eurs de YEquipement Rural François-Noël CRES
de la formule de Caquot 41 EIER - Ecole Inter-Etats d’Xng&eurs de YEquipement Rural François-Noël CRES

Hydrologie

Urbaine Quantitative

- Assainissement Pluvial

2

III.2.3.3.

Cahl

de la pente

III.2.3.4.

Calcul

du coefficient de

III.2.3.5,

Calcul de la surface

III.2.3.6.

Mise en œuvre de la méthode de Caquet

III.2.3.7.

Limites

de la méthode de Caquot

111.3. HYDROGRAMME A L’EXUTOIRE D’UN PETIT RASSINVERSANT

IU.3.1. Modèle simple issudesformules précédentes

TIl.3.2,

Mnddeo

à réwrvnir

111.3.2.1. Rappels d’hydrologie

111.3.2.2. Les fonctions

de production

111.3.2.3. Les fonctions

de transfert

42

.43

.43

.43

.45

46

46

46

.46

.48

.50

a n s f e r t 42 .43 .43 .43 .45 46 46 46 .46

111.4. HYDROGRAMME

A L%XUTOIRE D’UN GRAND ~SEAU

.53

III.4.1.

III.4.2.

IIL4.3.

Approche symbolique

dun réseau

53

Connaissance d’un

Qmarsur chaque bassin Versant

54

Connaissancedun hydrogramme sur chaque bassinversant

54

111.4.3.1.

Méthode du time-offset

III.4.3.2.

Modèle à réservoir

III.4.3.3.

Modèles en régime non permanent

.55

55

.56

 

111.5.

BILAN SURLES DIFFÉRENTSMODÈLES

 

57

IV.

CONTRÔLE

DES EAUX PLUVIALES

:

LES

TECHNIQUES

ALTERNATIVES

~

58

Iv.1

IV.2.

INTRODUCTION : CONSÉQUENCESD’UNE URBANISATION RAPIDE .,

LESBA~NSDERÉTENTI~N

,.

58

61

IV.2.1.

Présentation

61

IV.2.2.

Bassin en eau - bassin sec

61

JIV.2.3. Bassin endigué - dépression naturelle

62

IV.2.4.

Bassin étanche - bassin dinfiltration

62

IV.2.5. Bassin enterré - bassin ouvert

62

IV.2.6.

Avantages et inconvénients des bassins

63

IV.2.7.

Dimensionnement desbassins

63

IV.2.7.1.

IV.2.7.2.

Méthodes simplifiées

.63

Méthodes de simulation (méthodes

.68

IV.2.8.

Aspects qualitatifs

71

IV.3.

LES smucmms

RÉSERVOIRENTERRÉES

IV.3.1.

IV.3.2. Les tranchées

Présentation

IV.3 2.1.

IV.3.2.2. Les avantages et inconvénients des tranchées IV.3.2.3. Critères de choix d’une tranchée

Présentation

IV.3.2.4.

Dimensionnement

dune tranchée

IV.3.2.5.

Dimensionnement

dun orifice

IV.3.3. Les citernes

IV.4.

LES STRUCTURES&SERV~IR

IV.3.1.

Présentation

EIER - Ecole Inter-Etats d’lbgénieurs

de 1’Equipement

OUVERTES

Rural

François-Noël

72

72

72

.72

.73

.73

.74

76

77

79

79

CRES

Inter-Etats d’lbgénieurs de 1’Equipement OUVERTES Rural François-Noël 72 72 72 .72 .73 .73 .74 76 77
Inter-Etats d’lbgénieurs de 1’Equipement OUVERTES Rural François-Noël 72 72 72 .72 .73 .73 .74 76 77

HydrologieIJrbaineQuantitative- AssainissementPluvial

3

N.4.2.

Les fossés

 

79

IV.4.2.1.

Présentation

.7!?

IV.4.2.2.

Les avantages et inconvénients des fossés

80

IV.4.2.3.

Critères de choix dun fossé

80

IV.4.2.4.

Dimensionnement

dun fossé

.8 1

IV.4.2.5.

Dimensionnement

dun orifice de vidange

.82

IV.5.

~ESPUITSD'IN-F'ILTR4TION

 

83

TV

5

1.

Pr&vtatFnn

-.--.-

-.^

^

--*.--- --

--

~

~

*

83

n7.5.2.

Avantages et inconvénients des puits

 

84

IV.5.3. Critères de choix dun puits

 

84

IV.5.4.

Dimensionnement d’un puits

N.5.5. Lutte contre le colmatage

85

87

.

Iv.6

LESTOITURESSTOCKANTES

88

IV.7.

LESCIIAUSSÉESÀSTRUCTURESRÉSERVOIRS

89

V. ASSAINISSEMENT ET SITUATION AFRICAINE

90

V. l. DOMAINEGÉOGRAPIIIQUEETCLIMATIQUE

90

V.2.

DOMAINETECHNIQUE

91

V.2.1.

De façon générale

91

V.2.2. Au niveau collectif (domaine public)

91

V.2.3. Au niveau des concessions(domaine privatif,)

92

v.3.

DoMAINELIÉÀL'OCCUPATIONDUSOLET

AL'URBANISATION

9

2

V.4. DOMAINESOCIOCULTUREL

 

93

V.5. DOMAINEINSTITUTIONNEL

94

V.6. DOMMNEÉCONOMIQUEETFINANCIER

 

95

BIBLIOGRAF’HIE

~.~.~

~.~

~ ~ ~ ~ ~ ~ ~

97

ANNEXES

100

AMI~NAGEMENTDELAVOIRIEET EVACUATION DESEAUXPLUVEALES

 

101

RÉTENTI~NDE~EAUXPLU~IALES

 

115

  101 RÉTENTI~NDE~EAUXPLU~IALES   115 EIER - EcoleInter-Etatsd’ingénieursde 1’EquipementRUra
  101 RÉTENTI~NDE~EAUXPLU~IALES   115 EIER - EcoleInter-Etatsd’ingénieursde 1’EquipementRUra
  101 RÉTENTI~NDE~EAUXPLU~IALES   115 EIER - EcoleInter-Etatsd’ingénieursde 1’EquipementRUra
  101 RÉTENTI~NDE~EAUXPLU~IALES   115 EIER - EcoleInter-Etatsd’ingénieursde 1’EquipementRUra
  101 RÉTENTI~NDE~EAUXPLU~IALES   115 EIER - EcoleInter-Etatsd’ingénieursde 1’EquipementRUra
  101 RÉTENTI~NDE~EAUXPLU~IALES   115 EIER - EcoleInter-Etatsd’ingénieursde 1’EquipementRUra
Hydxologie Urbaine Quantitative - Assainissement Pluvial 4 1. PRINCIPE ET HISTORIQUE DE L’ASSAINISSEMENT Ce cours

Hydxologie Urbaine Quantitative

- Assainissement Pluvial

4

1. PRINCIPE ET HISTORIQUE

DE L’ASSAINISSEMENT

Pluvial 4 1. PRINCIPE ET HISTORIQUE DE L’ASSAINISSEMENT Ce cours concerneles techniques de prise en compte

Ce cours concerneles techniques de prise en compte des eaux pluviales en milieu urbain En conséquence,il exclut la prise en compte des eaux usées. Les techniques (réseaux ou autres) dont nous parlerons seront donc exclusivement de type

séparatif et destinés à ne prendre en compte que les eaux pluviales et les modèles utilisés ne

pewm:

Cependant,qu’il s’agisse des eaux pluviales ou usées,du milieu urbain ou rural, les principes

hydrauliques et hydrologiques utilisés restent les mêmes et l’étudiant extrapoler pour passerd’un domaine a l’autre.

s’appliquer qu’au il&cti

tirbain.

pourra aisément

s’appliquer qu’au il&cti tirbain. pourra aisément L’assainissement en milieu urbain a tout d’abord

L’assainissement en milieu urbain a tout d’abord concerné les eaux usées, et visait donc à

rendre « sain » l’environnement urbain, et l’apparition de ces premières techniques pouvait servir à évacuer également les eaux pluviales via un réseau ; mais cela n’était pas leur

très

fonction première. On a retrouvé des traces de ces réseaux dans des civilisations

anciennes ( en Inde, en Egypte, à Byzance, en Amérique du Sud -Mayas-) et plus près de

nous, à Rome, où le « Cloaca Maxima » drainait les eaux de Rome.

Rome, où le « Cloaca Maxima » drainait les eaux de Rome. Puis, pour ce qui

Puis, pour ce qui est de i’Europe, ces techniques et technologies ne se sont guère développées jusqu’à la fin du moyen age. A cette époque, certaines villes commencent à prendre de l’ampleur, en terme d’urbanisme (densification et extension de l’habitat) et en terme d’habitants (concentration humaine qui s’accroît), et la technique du « tout à la rue » n’est plus satisfaisante : les eaux uséessont verséesà la rue et les pluies permettent leur évacuation par les ruisseaux et talwegs naturels. En France, dès 1350, est publié le premier texte de police visant à réglementer l’assainissement. Il s’agit essentiellement de la construction de fossesd’aisance.

essentiellement de la construction de fossesd’aisance. Durant la première moitié du XIX@ siècle, les égouts

Durant la première moitié du XIX@ siècle, les égouts sont mis en place afin d’assainir les

rues, c’est-à-dire évacuer les déchets qui les encombrent, notamment les eaux usées domestiques qui continuent d’&re rejetéesà la rue ou bien stockées dans les fosses d’aisance régulièrement vidangées pour ce qui est des quartiers les mieux lotis. Les grandes épidémies de peste à Paris de 1832 (18400 morts, soit 1/43 de la population parisienne) et de 1848 entraînent une prise de conscience de la nécessité d’un assainissement efficace et extensif Parallèlement, les problèmes d’odeur nauséabondeprovoquée par les eaux usées semblent accentuer cette prise de conscience, et le développement des réseaux d’adduction en eau multiplie les volumes d’eaux uséesen ville.

de l’assainissement est donc né de cette évolution. Le premier réseau

moderne est construit à Hambourg en 1843 et toutes les grandesvilles sont peu à peu équipées d’un réseau dont le dimensionnement s’établit sur des règles plus ou moins empirique vis à vis des apports pluviaux. Ainsi, en 1830 à Paris, les égouts sont dimensionnés en considérant une pluie de 41mm en 1 heure, règle élaborée par Dupuit ; en 1857, Belgrand propose 42 Iitres/seconde/hectare.

Le concept hygiéniste

propose 42 Iitres/seconde/hectare. Le concept hygiéniste La philosophie de ces réseaux, unitaires de conception, est

La philosophie de ces réseaux, unitaires de conception, est d’éloher

loin Dossible les eaux, qu’elles soient usées et pluviales. Ce principe permet d’associer au

concept hygiéniste précédentle concept sécuritaire qui vise à lutter contre les inondations en milieu urbain

siècle, il apparaît des perturbations du milieu naturel au

le D~USvite

et le D~US

Cependant, dès le début du XX!&

[Chocat,

19973

droit des rejets des réseaux ; la pollution

atteint des niveaux importants et se traduit

; la pollution atteint des niveaux importants et se traduit EIER - Ecole Inter-Etats d’In@nieurs de
; la pollution atteint des niveaux importants et se traduit EIER - Ecole Inter-Etats d’In@nieurs de

EIER - Ecole Inter-Etats d’In@nieurs

de 1’Equipement

Rural

François-Noël

CRES

traduit EIER - Ecole Inter-Etats d’In@nieurs de 1’Equipement Rural F r a n ç o i

Hydrolo@eUrbaineQuantitative- AssainissementP1uvia.l

5

notamment par des mortalités piscicoles importantes et une dénaturation des cours d’eau. Ainsi germe l’idée des réseaux séparatifspermettant de collecter séparémentles eaux uséeset

pluviales, les premières pouvant &re traitées et les deuxièmes rejetées directement au milieu

naturel, car réputées non polluées, Ce concept lassainissement la prise en compte de l’impact

réseauséparatif était d’ailleurs plutôt d’un réseau pour les eaux usées et d’un écoulement en

sur le milieu naturel. L’idée originale du

environnementaiiste

introduit donc dans

majorité superficiel pour les eaux pluviales. D’où un gain global :

l

économique, puisque la taille des réseaux est diminuée, les volumes et débits d’eau usée &ant moindres ;

environnemental, puisquele milieu naturel est protégé.

0

En fait, c’est bien un double réseauqui est souvent mis en place (car les gens acceptent mal de « patauger» quand il pleut), avec de multiples branchements incorrects (eaux usées sur le réseaupluvial et inversement), ce qui entraîne de nombreux dysfonctionnements et des coûts qui sont au contraire augmentés. Par ailleurs, la transposition de cette doctrine en milieu périurbain conduit à étendre à l’extrême les réseaux afin de recueillir toutes les eaux uséesen vue de leur traitement.

recueillir toutes les eaux uséesen vue de leur traitement. A partir de la deuxième moitié du

A partir de la deuxième moitié du mk siècle, l’exode rural s’accélère et la population en Europe devient majoritairement urbaine. Les réseaux, conçus au début du siècle, sont concentrés dans les vieux centres urbains, souvent près des rivières et fleuves qui servent d’exutoires. Deux phénomènesviennent perturber leur fonctionnement :

l la densifïcation de l’urbanisme entraîne un accroissement des débits et quantités d’eau à évacuer(plus d’eau à évacuercar plus de surfacesimperméables) ;

l l’extension urbaine entraîne le raccordement au réseauexistant (car menant à un exutoire naturel) de zones récemment loties, ce qui augmente encore les volumes et débits à évacuer. Ainsi, pèse sur de vieux réseaux, dans des zones sensibles car en centre ville (population importante et centre économique dynamique), la charge d’évacuer des quantités d’eau croissante.

Cette contradiction éclate au grand jour notamment à Nîmes en 1988.

lors d’inondations catastrophiques et mortelles,

en 1988. lors d’inondations catastrophiques et mortelles, Il apparaît alors clairement qu’on ne peut prendre ainsi

Il apparaît alors clairement qu’on ne peut prendre ainsi en charge les eaux pluviales dans un

réseau qui

économiquement ruineux, et susceptibles d’être à nouveau dépasséesdans quelques dizaines

années. Par ailleurs, le concept environnementaliste se manifeste à nouveau dans la mesure où on

pour le milieu naturel : elles se

chargent en polluants lors de leur traversée de l’atmosphère polluée par l’activité

lors de leur ruissellement sur les surfaces urbaines où s’accumulent des éléments organiques, métalliques, plastiques, etc . detoutes natures et lors de la remise en suspension des matières décantéesdans les réseaux. Il faudrait donc aussi dépolluer toutes les eaux pluviales avant leur rejet dansle milieu récepteur.Cela apparaît très diffkile.

s’aperçoit que les eaux pluviales sont loin d’être inoffensives

doit

atteindre, pour remplir

son offke,

des dimensions trop importantes,

humaine,

Le principe même d’évacuation totale des eaux pluviales est alors remis en cause, et est

remplacé par un principe ‘rétention et infiltration -ou restitution à l’exutoire à débit limité’. Il

quand elles remplacent totalement le réseau, dites

du réseau. La première

compensatoires quand elles viennent corriger les insuffkances terminologie sera employée dansce polycopié.

s’agit de techniaues

dites alternatives

polycopié. s’agit de techniaues dites alternatives EIER - Ecole Inter-E&& d’ingénieurs de

EIER - Ecole Inter-E&&

d’ingénieurs

de 1’Equipement

Rural

François-Noël

CRES

techniaues dites alternatives EIER - Ecole Inter-E&& d’ingénieurs de 1’Equipement Rural François-Noël CRES

Hydrologie

Urbaine Quantitative

- Assahissemem Pluvkl

6

On peut remarquer que i’assainissement des ea.ux usées a suivi la même piste avec la

suppression des réseaux en milieu d’assainissementautonome.

des techniques dites

périurbain et rural au profit

des techniques dites périurbain et rural au profit Ce cours développe les deux grandesstratégiespossibles de

Ce cours développe les deux grandesstratégiespossibles de l’assainissement pluvial :

+ l’évacuation

des eaux par un réseau

.

l

m

évaluation desdébits àévacuer

modéhsation desécoulements

dimensionnement desréseaux

+

le contrôle

.

.

des eaux pluviales

par les techniques

description desdifférentes techniques

évaluation desvolumes à stocker

alternatives

Par ailleurs, ce cours ne concerne que l’aspect quantitatif de l’hydrologie urbaine (estimation des débits et volumes). Les aspects qualitatifs, qui sont désormais un élément capital de la gestion des ouvrages d’assainissement des eaux pluviales dans les pays développés, ne sont pasabordésici.

dans les pays développés, ne sont pasabordésici. EIER - Ecole Inter-Etats d’Ing&ieurs de 1’Fxpipement
dans les pays développés, ne sont pasabordésici. EIER - Ecole Inter-Etats d’Ing&ieurs de 1’Fxpipement
dans les pays développés, ne sont pasabordésici. EIER - Ecole Inter-Etats d’Ing&ieurs de 1’Fxpipement
dans les pays développés, ne sont pasabordésici. EIER - Ecole Inter-Etats d’Ing&ieurs de 1’Fxpipement

EIER - Ecole Inter-Etats d’Ing&ieurs

de 1’Fxpipement

Rural

François-Noël

CRES

EIER - Ecole Inter-Etats d’Ing&ieurs de 1’Fxpipement Rural F r a n ç o i s
EIER - Ecole Inter-Etats d’Ing&ieurs de 1’Fxpipement Rural F r a n ç o i s
Hydrologie Urbaine Quantitative - Assainissement Phvial II. LA PLUIE II.1. NAISSANCE DE LA PLUIE La

Hydrologie

Urbaine Quantitative

- Assainissement Phvial

Hydrologie Urbaine Quantitative - Assainissement Phvial II. LA PLUIE II.1. NAISSANCE DE LA PLUIE La pluie
Hydrologie Urbaine Quantitative - Assainissement Phvial II. LA PLUIE II.1. NAISSANCE DE LA PLUIE La pluie

II.

LA PLUIE

II.1.

NAISSANCE

DE LA PLUIE

La pluie naît du refroidissement de masse d’air dont la vapeur d’eau va se condenser. Ce

refroidissement est généralement issu d’une détente de l’air

&g&,n+;~nAe l’n;e./la

(baisse de sa pression) par

,h-.,‘4r.- rl:-:.s

_

,

^TI?.,.l’-iA:A-,A-.\

---.

_” 1 ““*du”*,.

On peut distinguer 2 &+rtdes catégoriesde pluie :

+ Pluie de frontogénèse : elles sont issues du déplacement sur de vastes étenduesde masse d’air qui vont donc rencontrer d’autres masses d’air et créer des fronts froids ou chauds selon que l’air en déplacement est plus froid ou plus chaud que l’air en place.

est plus froid ou plus chaud que l’air en place. j?g, II. 1.a. Front froid et
est plus froid ou plus chaud que l’air en place. j?g, II. 1.a. Front froid et
est plus froid ou plus chaud que l’air en place. j?g, II. 1.a. Front froid et
est plus froid ou plus chaud que l’air en place. j?g, II. 1.a. Front froid et
est plus froid ou plus chaud que l’air en place. j?g, II. 1.a. Front froid et

j?g, II.

1.a. Front froid et Front chaud

l’air en place. j?g, II. 1.a. Front froid et Front chaud Ces pluies s’étendent sur des

Ces pluies s’étendent sur des dizaines de kilomètres et peuvent durer, en un point

plusieurs dizaines d’heures. Les pluies sont généralement peu violentes en intensité, sauf

donné,

Front Froid

Front Chaud

pour les fronts froids qui peuventparfois entraînerdesprécipitations plus violentes.

+ Pluie de convection : elles proviennent d’un réchauffement local et relativement rapide de l’air, qui, devenant plus chaud que l’air ambiant, donc plus léger, monte et se détend au fur et à mesure. Ce phénomène donne naissance à des nuagesbourgeonnants, depuis les cumulus pour ce qui est des convections faibles jusqu’au cumulonimbus pour les plus importantes. On assiste alors à des orages plus ou moins violents qui peuvent générer des intensités pluviométriques très importantes et dévastatrices.

Cumulonimbus

très importantes et dévastatrices. Cumulonimbus jig. II. 1.2. Pluie convective ou Orage Un orage est
très importantes et dévastatrices. Cumulonimbus jig. II. 1.2. Pluie convective ou Orage Un orage est
très importantes et dévastatrices. Cumulonimbus jig. II. 1.2. Pluie convective ou Orage Un orage est
très importantes et dévastatrices. Cumulonimbus jig. II. 1.2. Pluie convective ou Orage Un orage est
très importantes et dévastatrices. Cumulonimbus jig. II. 1.2. Pluie convective ou Orage Un orage est

jig. II. 1.2. Pluie convective ou Orage

Un orage est d’étendue faible (cercle de quelques kilomètres de diamètre) et dure au maximum quelques heures.

EIER - Ecule Inter-Etats d’hghieurs

de 1’Equipement

Rural

François-Noël

CRES

Hydrologie

Urbaine Quantitative

- Assainissement Pluvial

8

Hydrologie Urbaine Quantitative - Assainissement Pluvial 8 Tous Dans le premier cas (pluies de frontogénèse), les

Tous

Dans le premier cas (pluies de frontogénèse), les eaux proviennent du ruissellement sur des bassins versants étendus et la ville est inondée par débordement des cours d’eau. Ces inondations sont souvent prévisibles à moyen terme et la lutte contre ces phénomènes commence souvent par l’aménagement du milieu rural etiou la construction de digues pour limiter l’envahissement deszonessensibles. Dans le deuxième cas, la pluie touche directement la ville etfou sa périphérie et le

cestypes de pluies peuvent entra2nerdes inondations en milieu urbain.

IUlSSellemenx

St:

UeVelOppt;

UtilS

It:

Illllltll

UIUdlll.

lJ3

UCldlS

UC

~IGVl~lUll~

5UllL

GAUGlllGIllGIIL

courts, voire inexistants, et la lutte contre ce type d’inondation passe par les techniques d’assainissement pluvial et d’aménagement urbain. C’est dansce deuxième cadre que s’inscrit ce cours.

C’est dansce deuxième cadre que s’inscrit ce cours. 11.2. CONNAISSANCE DE LA PLUIE On estime les

11.2. CONNAISSANCE

DE LA PLUIE

On estime les précipitations en mesurant les quantités d’eau qui parviennent dans les appareils que sont les pluviomètres et les pluviographes ; les premiers permettent d’obtenir un cumul généralementjournalier alors aue les seconds permettent de connaître les précipitations avec un pas de temps plus fin (quelques minutes). Historiquement, les pluviomètres sont apparus les premiers, la technologie étant plus simple, et on dispose de longues séries pluviométriques de cumuls journaliers. Par contre, ces informations journalières sont de peu d’utilité en hydrologie urbaine car comme on l’a vu au chapitre précédent, les pluies qui nous intéressent ne dépassent pas quelques heures et nous avons besoin de connaître finement la structure de la pluie pour mieux modéliser le ruissellement, donc mieux prévoir sesconséquences.Heureusement, les mesures par pluviographes en milieu urbain se sont mises en place depuis une trentaine d’années et on peut disposer maintenant de donnéesintéressantes.

Dans les deux cas, ces appareils mesurent les précipitations qui parviennent dans une bague de quelques centaines de cm2 et la connaissance de la pluie sur une surface plus importante doit faire appel à des techniques d’interpolation. Citons quand même le radar qui permet, après calibrage, d’appréhender en temps réel les précipitations sur d’importantes surfaces.

réel les précipitations sur d’importantes surfaces. La pluie est considérée comme un phénomène aléatoire et

La pluie est considérée comme un phénomène aléatoire et l’exploitation pluviographiques est statistique.

A partir des maxima annuels pour différentes durkes, on bâtit des courbes dites ‘courbes IDF’

(courbes Intensité-Durée-Fréquence) qui permettent d’estimer une intensité moyenne 1, pendant une durée D, avec une fréquence F (donc une période de retour l/F). Ces courbes ont l’allure indiquée sur la figure 11.2.a.

des informations

l’allure indiquée sur la figure 11.2.a. des informations EIER - EcoIe Inter-Etats d’hg&ieurs de 1Tquipement
l’allure indiquée sur la figure 11.2.a. des informations EIER - EcoIe Inter-Etats d’hg&ieurs de 1Tquipement
l’allure indiquée sur la figure 11.2.a. des informations EIER - EcoIe Inter-Etats d’hg&ieurs de 1Tquipement
l’allure indiquée sur la figure 11.2.a. des informations EIER - EcoIe Inter-Etats d’hg&ieurs de 1Tquipement

EIER - EcoIe Inter-Etats d’hg&ieurs

de 1Tquipement

Rural

François-N&1

CRES

EIER - EcoIe Inter-Etats d’hg&ieurs de 1Tquipement Rural F r a n ç o i s
EIER - EcoIe Inter-Etats d’hg&ieurs de 1Tquipement Rural F r a n ç o i s

I-Iq-drologieUrbaineQuaofitative- AssainissementPluvial

I-Iq-drologieUrbaineQuaofitative- AssainissementPluvial Durée x Jig. 11.2.a CourbesIDF On peut réaliser différents est
I-Iq-drologieUrbaineQuaofitative- AssainissementPluvial Durée x Jig. 11.2.a CourbesIDF On peut réaliser différents est
I-Iq-drologieUrbaineQuaofitative- AssainissementPluvial Durée x Jig. 11.2.a CourbesIDF On peut réaliser différents est
I-Iq-drologieUrbaineQuaofitative- AssainissementPluvial Durée x Jig. 11.2.a CourbesIDF On peut réaliser différents est
I-Iq-drologieUrbaineQuaofitative- AssainissementPluvial Durée x Jig. 11.2.a CourbesIDF On peut réaliser différents est
I-Iq-drologieUrbaineQuaofitative- AssainissementPluvial Durée x Jig. 11.2.a CourbesIDF On peut réaliser différents est

Durée

AssainissementPluvial Durée x Jig. 11.2.a CourbesIDF On peut réaliser différents est

x

Jig. 11.2.a CourbesIDF

AssainissementPluvial Durée x Jig. 11.2.a CourbesIDF On peut réaliser différents est celui de la formule de

On peut réaliser différents

est celui de la formule de Montana :

ajustements numériques

sur ces courbes. En France, le plus utilisé

Remaraue :

,

k

i(t,F) est l’intensité moyenne pendant la durée t avec une fkéquence F

a(F) et b(F) des coefficients

d’ajustement

L ‘attention du lecteur est attirée sur les digérentes présentations de cetteformule selon les auteurs au niveau du coeficient b et des unités utilisées. Coeficient 6 : afin d’assurer la décroissance des courbes, ce coeficient est négatif. De

façon classique, on pourra trouver par

exemple les valeurs suivantes :

kIlle de Bamako

; pour t>2h et F=O. I

(période de retour 10 ans) ; a-55.7 et b--0.9.

On pourra aussi trouver le coefficient b> 0 (par entendu que la formule à appliquer doit être i(t,

D ‘autres auteurs écrivent une formule équivalente h(t, F) = a(F) tbfF) où h(t, F) est la hauteur depluie cumuléependant la durée t (on parle alors de courbes Hauteur-Durée-

FréquenceHDF). On a la relation :

exemple ici b=O.9) et il est alors sous-

F) = a(F) twbtF).

h(t, F) = i(t, F) x t = a(F) t b(F) x t = a(F) t b(F)+1= a(F) tblcF) avec b’ (F) = b(F) + 1

et ces mzmes auteurs proposent alors directement le coeficient que nous avons appelé

b ‘(F) qui lui estgénéralementpositif.

Unités : on peut utiliser d#‘érentes unités pour cohabitent :

i et t ; classiquement, 2 systèmes

ienmm/h

et tenmn

ou

i en mm/mn et t en mn

mais on peut trouver d ‘autressystèmesselon les sources.

Ces remarques doivent inciter les projeteurs à ne pas utiliser de façon brutale les coeficients issus dë la bibliographie sans une réflexion sur leur signification.

Il existe une étude de 1984 (CIEH, 1984) fournissant les coeffkients a et b pour la plupart des grandes villes d’Afrique francophone.

Il existe d’autres ajustements mathématiques dont les plus répandus sont :

ajustements mathématiques dont les plus répandus sont : . EIJZR- Ecole Inter-Etatsd’Ing&ieurs de

.

ajustements mathématiques dont les plus répandus sont : . EIJZR- Ecole Inter-Etatsd’Ing&ieurs de
HydrologieUrbaine Qnantitative- AssainissementPiuvial 1 0 Formule de Talbot Formule de Keifer : i(t, F)

HydrologieUrbaine Qnantitative- AssainissementPiuvial

10

Formule

de

Talbot

Formule

de

Keifer

: i(t, F) =.

WY

t-h(F)

et Chu

: i(t, F) =

a(F)

tbCF)-d(F)

F) =. W Y t-h(F) et Chu : i(t, F) = a ( F ) tbCF)-d(F)

11.3. MECONNAISSANCE

DE LA PLUIE

Il faut rester prudent au regard de la validité des ajustements statistiques précédents. Primo, ils ne sont valables que localement, à la station où sont réalisées les mesures. L’influence de micro climats et/ou l’hétérogénéité spatiale de la pluie peuvent fortement

différencier les ajustements entre 2 stations relativement proches. Par exemple, la très violente pluie du 3 octobre 1988 à Nîmes (France) enregistrée en plusieurs endroits du bassin versant de 4500 ha avait, pour des durées allant de 2 à 6 heures et par rapport à la station de référence

des périodes de retour variant de 80 à plus de 5000 ans ! [Desbordes &

de Nîmes-Courbessac, ai, 19891.

Secundo, ils sont très dépendants de l’échantillon de calage, notamment de la longueur de la période de mesures. On considère que pour estimer correctement une intensité de période de

ne

peut empêcher l’incertitude. Par exemple, des ajustements réalisés à la station de Montpellier

ont donné les

série

et de 10 ans pour la seconde. C’est-à-dire qu’une même pluie

du simple au triple selon la période d’ajustement. Ce phénomène est dû à deux orages très violents survenus en 1979 qui ont quelque peu bouleversé les ajustements.

retour de 10 ans, il faut disposer d’au moins 20 ans de mesures et ce type de précaution

Belair

(France)

sur deux périodes différentes

1920-1971

et

1920-1980

résultats sensiblement identiques pour des périodes de retour

de 30 ans pour la première

à une période de retour qui varie

Tertio, la notion de période de retour n’est pas associée à une surface, mais à un seul point de

mesure. Alors, un réseau de drainage avec une protection

des désordres devant se produire en moyenne 1 fois tous les 10 ans, pourra voir ces désordres apparaître plus souvent, mais en des points différents du réseau. En effet, la ville s’agrandit et avec elle, le risque d’observer un orage plus que décennal sur cette surface.

de 10 ans par exemple, donc avec

11.4. LES PLUIES EN HYDROLOGIE

URBAINE

La protection du milieu urbain face au ruissellement pluvial implique le dimensionnement d’ouvrages. Ce dimensionnement se réalise en choisissant une pluie et en évaluant le ruissellement qui en résulte. Ce paragraphe aborde le choix de la pluie.

11.4.1. LES PLUIES HISTORIQUES

Il s’agit de dimensionner les ouvrages de protection face à une pluie qui a été observée et mesurée. On choisira bien sûr une ou des pluies parmi les plus violentes enregistrées, et ayant provoqué un maximum de dégâts. Cette technique ne peut être mise en œuvre que si l’on dispose effectivement de mesures. Par ailleurs, un de ses inconvénients est souvent la diffkulté de pouvoir associer une période de retour à la pluie, et donc, d’afficher une protection associée à une période de retour.

une protection associée à une période de retour. EIER - Ecole Inter-Etatsd’Ingénierus de

EIER - Ecole Inter-Etatsd’Ingénierusde I’EquipementRural

François-Noël

CRES

EIER - Ecole Inter-Etatsd’Ingénierus de I’EquipementRural F r a n ç o i s - N
EIER - Ecole Inter-Etatsd’Ingénierus de I’EquipementRural F r a n ç o i s - N

HydrologieUrbaineQuantitative- kainissement Pluvial

11

HydrologieUrbaineQuantitative- kainissement Pluvial 1 1 11.4.2. LES PLUIES DE PROJETS Il s’agit d’élaborer une

11.4.2. LES PLUIES DE PROJETS

Il s’agit d’élaborer une pluie fictive contre laquelle on dimensionnera les ouvrages de protection. L’élaboration de cette pluie synthétique pourra être associée a une période de retour. La variation de la pluie dans le temps s’appehe ~mhyétogramme.

IL4.2.1. fiuIEAINTENSITECONSTANTE

I!

-

e’-&t -‘o’-

Aç. - .

1~ ylliie

1~ yhtr

chyle

?II~

i’nn

pIlisse:

envisager.

Après

le

choix

d’une

fréquence

d’apparition (ou d’une période de retour) et d’une durée d’averse, les courbes IDF permettent d’en déduire une intensité moyenne constantesur la durée choisie.

Intensité

t

i . Intensité constante

durée choisie. Intensité t i . Intensité constante + Durée de la pluie -+ Temps r

+ Durée de la pluie

-+

Temps

r

fig. II.4.2.1. Pluie deprojet à intensité constante

U-4.2.2. PLUIEDEKEIFERETCHU

Dans un premier temps, on considère tout d’abord une pluie dont le maximum d’intensité se

Ensuite, pour chaque durée t de la pluie, on associeune

intensité moyenne calculée à partir des courbes IDF (ce qui implique qu’on ait choisi une

période de retour).

produit au début de la précipitation.

T

Intensité

produit au début de la précipitation. T Intensité On peut écrire f- & II.4.2.2.a Duréet Etape
produit au début de la précipitation. T Intensité On peut écrire f- & II.4.2.2.a Duréet Etape
produit au début de la précipitation. T Intensité On peut écrire f- & II.4.2.2.a Duréet Etape
produit au début de la précipitation. T Intensité On peut écrire f- & II.4.2.2.a Duréet Etape

On peut écrire

f-

& II.4.2.2.a

Duréet

Etape 1 de lupluie deprojet dk Kei$er et Chu

I Oi(~)d~=iw,,(t,F)~t t.

or

i,,(t,F)=a(F)tbCF)

D’où

t i(z) dz = a(F) t b(F)x t = a(F) t b(F)+1
0

I

$(ili(r)d?j=i(t)=$(a(F)tb’i?il)=a(F)

En dé-rivantde part et d’autre

Ce qui permet de calculer les intensités associéesà chaquedurée t.

[b(F)+l]tbCF)

les intensités associéesà chaquedurée t. [b(F)+l]tbCF) EZER- EcoleInter-Etatsd’ingénieursde 1TquipementRural
les intensités associéesà chaquedurée t. [b(F)+l]tbCF) EZER- EcoleInter-Etatsd’ingénieursde 1TquipementRural
les intensités associéesà chaquedurée t. [b(F)+l]tbCF) EZER- EcoleInter-Etatsd’ingénieursde 1TquipementRural

!2

!2 Dans un deuxième temps? on considere que la pluie se déroule en 2 périodes :

Dans un deuxième temps? on considere que la pluie se déroule en 2 périodes : une période où l’intensité augmente jusqu’à un maximum, et au-delà une période où l’intensité décroir. La duree de ces deux périodes est dans un rapport r. Ainsi, quand on reprend l’intensité caicu!ée précédemment par une courbe IDF, on obtient la plüie suivante :

4 ,Intensite

I

IDF, on obtient la plüie suivante : 4 ,Intensite I ft--+ fig. II. 3.2.2. b. Pluie
IDF, on obtient la plüie suivante : 4 ,Intensite I ft--+ fig. II. 3.2.2. b. Pluie
IDF, on obtient la plüie suivante : 4 ,Intensite I ft--+ fig. II. 3.2.2. b. Pluie
IDF, on obtient la plüie suivante : 4 ,Intensite I ft--+ fig. II. 3.2.2. b. Pluie
IDF, on obtient la plüie suivante : 4 ,Intensite I ft--+ fig. II. 3.2.2. b. Pluie

ft--+

fig. II. 3.2.2. b. Pluie de projet

de Keifer et Chu

Le hyétogramme

première étape décrite dans ce processus correspond à r-0.

Keifer et Chu ont proposé la valeur

Cependant, il semblerait que r ait une répartition

observée à 0.5 ; cette valeur n’aurait donc pas une probabilité d’occurrence

les autres. Signalons les travaux

abouti à une valeur 1=0.34.

est dit avancé si

O< r cO.5,

centré si 1~0.5

et retardé si

0.5<

r

<1. La

t=O.5 à la suite de l’analyse de séries pluviométriques.

uniforme

entre

0

et

1

d’où

la moyenne

plus élevée que

qui ont

de [Bemmo & al, 19931 sur les pluies de Yaoundé (Cameroun)

Par ailleurs, cette construction conduit à un hyétogramme de période de retour supérieure à la

période de retour T choisie (T=UF)

observe cette période de retour T alors que dans une averse réelle, on observe généralement que plus t augmente et plus T diminue.

on

puisque quelle que soit la durée t prise dans l’averse,

puisque quelle que soit la durée t prise dans l’averse, X1.4.2.3. PLUIE DOUBLE TRIANGLE Ce sont

X1.4.2.3. PLUIE

DOUBLE

TRIANGLE

Ce sont des pluies de projet, développées par Desbordes, constituées de 2 parties triangulaires

qui correspondent

à une période de pluie intense encadrée par une période de pluie plus faible.

Ces 2 périodes

peuvent

avoir

des périodes

de retour

différentes

et

la pluie

peut

être

symétrique ou non. Cette forme est inspirée

du

fait

que

les pluies

engendrant

des

dysfonctionnements dans les réseaux d’assainissement sont généralement constituées d’une période de pluie intense, période encadrée par une pluie moyenne de quelques heures, configuration qui contribue à saturer les capacités de stockage du réseau avant l’arrivée de la pluie maximale.

stockage du réseau avant l’arrivée de la pluie maximale. EIER - Ecole Inter-Etats d’ingénieurs de
stockage du réseau avant l’arrivée de la pluie maximale. EIER - Ecole Inter-Etats d’ingénieurs de
stockage du réseau avant l’arrivée de la pluie maximale. EIER - Ecole Inter-Etats d’ingénieurs de
stockage du réseau avant l’arrivée de la pluie maximale. EIER - Ecole Inter-Etats d’ingénieurs de

Hydrologie

Urbaine Quantitative

- Assainissement Plwial

13

Hydrologie Urbaine Quantitative - Assainissement Plwial 13 t1 t2 Jig. II. X2.3, Plzde deprojet temps b
Hydrologie Urbaine Quantitative - Assainissement Plwial 13 t1 t2 Jig. II. X2.3, Plzde deprojet temps b
Hydrologie Urbaine Quantitative - Assainissement Plwial 13 t1 t2 Jig. II. X2.3, Plzde deprojet temps b
Hydrologie Urbaine Quantitative - Assainissement Plwial 13 t1 t2 Jig. II. X2.3, Plzde deprojet temps b

t1

t2

Jig. II. X2.3, Plzde deprojet

temps b

13

‘double triangle ’ de Desbordes

Chocat a proposeun calcul simplifié de cette pluie en prenant comme hypothèse :

- même période de retour tout le temps

- hyétogramme symétrique

intensité

Période intense

temps - hyétogramme symétrique intensité Période intense / / L temps $g. 11.4.2.3. Pluie deprojet

//

L temps

symétrique intensité Période intense / / L temps $g. 11.4.2.3. Pluie deprojet ‘doLrbletriangle ’ de

$g. 11.4.2.3. Pluie deprojet ‘doLrbletriangle ’ de Chocat

11.4.2.3. Pluie deprojet ‘doLrbletriangle ’ de Chocat Cettepluie est caractériséepar lesvaleurs : t1 f2 t3 -

Cettepluie est caractériséepar lesvaleurs :

t1

f2

t3

- tr = instant

- t2 = instant du maximum

-

- it = intensité du début de la période intense

- iz = intensité maximale

du début de la période intense

t3 = fin de la pluie

du début de la période intense t3 = fin de la pluie Soit K le temps

Soit K le temps de retard (ou lag-time ; ce paramètre sera approfondi au paragrapheIII.2.3.

sur les fonctions

caractéristiquesdu hyétogramme sont ainsi estimés :

de transfert) du bassin versant où on simule

la pluie,

les temps

tr=2.25 K

t2=2.5K

t3=5K

Soient Hr la hauteur précipitée pendant la durée t3 : H, (t3, F) = a(F) ti(F)c1

et

la période de pluie intensequ’on peut écrire : t3 - 2 tr

Alors

Hz la hauteur précipitée pendant la période intense s’écrit : H, = a(F) [ts - 2 t, ]b(FJ+l

période intense s’écrit : H, = a(F) [ts - 2 t, ]b(FJ+l EIER - Ecole Inter-Etats

EIER - Ecole Inter-Etats d’In@nieurs

de I’Equipement

Rurai

François-NM1

CRES

2 t, ]b(FJ+l EIER - Ecole Inter-Etats d’In@nieurs de I’Equipement Rurai F r a n ç

HydrologieUrbaineQuantitative- AssainissementPluvial

16

HydrologieUrbaineQuantitative- AssainissementPluvial 1 6 = écoukment non uniforme quand les caractéristiques

= écoukment

non uniforme quand les caractéristiques hydrauliques d’une section

d’écoulement à une autrevarient.

Qn distingue généralement les écoulements :

+ permanentsuniformes (on parlealors d’écouiemexs uniformes) ;

+ permanentsnon uniformes ; m graduellement variés (on parle alors d’écoulements graduellement varies) si les caractéristiqueshydrauliques varient lentement d’une section à l’autre ;

les

rapidement

. caractéristiqueshydrauliques varient rapidement d’une section à l’autre ;

rapidement

variés

(on

parle

alors

d’écoulements

variés)

si

+ non permanents et non uniformes (on parle alors d’écoulements non permanents ou transitoires) quand les caractéristiques hydrauliques varient dans le temps sur une section donnéeet dans l’espace d’une section à l’autre.

donnéeet dans l’espace d’une section à l’autre. Remaraue L ‘écodement nonpermanent unijorme ne s

Remaraue

L ‘écodement

nonpermanent unijorme ne s ‘observeguère G%I~Sla nature

I11.1.2.2.

ECOULEMENTPERMANENTUNIFORME

L’équation généralement retenueest celle de Manning-Strickler qui s’écrit :

retenueest celle de Manning-Strickler qui s’écrit : Q : débit K, : coefficient de Strickler ;
retenueest celle de Manning-Strickler qui s’écrit : Q : débit K, : coefficient de Strickler ;

Q

:

débit

K,

:

coefficient de Strickler ; ce coefficient peut aussi s’écrire K,=l/n alors le coefficient de Manning.

où n est

s

:

section d’écoulement

RH

:

rayon hydraulique

1

:

pente du fond

En écoulement uniforme, la pente de la ligne de charge J est égale à la pente de la ligne du fond 1. Cet écoulement se produit sur des biefs prismatiques sufisamment longs et quand le débit qui y circule est constant.

longs et quand le débit qui y circule est constant. III.l.2.3. ECOULEMENTPERMANENTGRADIJELLEMENTVARIE

III.l.2.3.

ECOULEMENTPERMANENTGRADIJELLEMENTVARIE

L’équation différentielle d’écoulement :

d’ordre

1, équation dite de la ligne d’eau, modélise

ce type

dY

-=-=

dx

Y

1

Fr

Ks

B

:

:

:

:

:

I-J

l-Fr2

I-

Q

K;S’Rz

1

--

Q*B

gs3

profondeur de l’eau pente du fond nombre de Froude coefficient de Stri&er largeur au miroir

x

J

Q

s

e:

:

:

:

:

:

variable d’espace pente de la ligne de charge débit section d’écoulement accélération de la pesanteur

section d’écoulement accélération de la pesanteur EIER - EcoleInter-Etatsd’ Ingénieursde
section d’écoulement accélération de la pesanteur EIER - EcoleInter-Etatsd’ Ingénieursde

~@rologie

Urbaine Quantitative

- Assainissement Pluvial

17

1: n’existe pas de solution anafytique générale à cette équation et sa résolution doit être

La perte de

charge J est aQproximee par celle du régime uniforme correspondant. Cet écoulement se produit quand le débit est constant et que les variations de sections ou de pente le long de I’écoulement sont progressives.

numérique (interpolation de la ligne de charge, methode de kmge-Kutta c

).

III.l.2.4.

ECOULEMENTPERMANENTRAPIDEMENTVARIE

Il correspond à une brusque variation de section (vanne, ouvrage particulier

(chute, seuil .

est ponctuelle dans l’espace et chacunede ces singularités peut être géréepar une équation :

.), de pente

.) ou de la hgne d’eau (ressaut). On considère généralement que sa localisation

l

soit l’équation d’Euler si les dissipations d’énergie sont importantes (écoulements

généralementdivergents) ;

0 soit l’équation convergents).

de Bemoulli

dans le cas contraire (écoulements généralement

Ces équationspermettent de calculer des « sections de contrôles Hqui correspondent au calcul de hauteursd’eau caractéristiques atteintes par l’écoulement. Entre 2 écoulements rapidement variés, on peut calculer la ligne d’eau par l’équation précédente (écoulement graduellement varié) dansla mesure où le régime reste permanent.

111.1.2.5. EC~ULEMENTNONPEFMANENT

Les équationsqui modélisent ce type d’écoulement sont celles de Barré de Saint-Venant. Pour un écoulement ID et en supposant nuls les apports latéraux (cas général pour ce qui est de l’écoulement dansun tronçon de réseaud’assainissement), elles s’écrivent :

de réseaud’assainissement), elles s’écrivent : équation de continuité % +gx=g(l-J) équation dynamique Q
de réseaud’assainissement), elles s’écrivent : équation de continuité % +gx=g(l-J) équation dynamique Q

équation de continuité

elles s’écrivent : équation de continuité % +gx=g(l-J) équation dynamique Q Y J x V :

%

+gx=g(l-J)

équation dynamique

Q

Y

J

x

V

:

:

:

:

:

débit

s

:

section d’écoulement

profondeur de l’eau

1

:

pente du fond

pente de la ligne de charge

g

:

accélération de la pesanteur

variable d’espace

t

:

variable de temps

vitesse moyenne de l’eau dans la section d’écoulement

Ces équationsreposent sur un certain nombre d’hypothèses que nous ne développeronspas ici (voir le cours d’hydraulique à surface libre). Nous rappellerons simplement que la pente de la ligne de charge peut être approximée par la pente de la ligne de charge du régime uniforme. C’est le type d’écoulement que l’on observe en général dans un réseau d’assainissement dans la mesure où la pluie n’est pas constante, la géométrie des canaux et conduites est variable et les obstaclesnombreux.

canaux et conduites est variable et les obstaclesnombreux. D’un point de vue hydraulique, on utilise habituellement

D’un point de vue hydraulique, on utilise habituellement deux hypothèses sur le régime hydraulique : soit le régime permanent uniforme, soit le régime non permanent.

régime permanent uniforme, soit le régime non permanent. EDZR - Ecole Inter-Etats d’hgchieurs de I’Equipement

EDZR - Ecole Inter-Etats d’hgchieurs

de I’Equipement

Rural

François-Noël

CRES

EDZR - Ecole Inter-Etats d’hgchieurs de I’Equipement Rural F r a n ç o i s

Hydrologie

Urbaine f&antitative

- Assainissement Pluvial

18

Assez étrangement, on ne dimensionne pas (à ma connaissance)un réseau à partir du régime

intermédiaire entre les deux pr&éderrts : le régime graduellement varié (ce qu’on pourrait parfaitement faire).

On

peut peut-hre trouver une explication assezrationnelle :

 

o

Soit OTXfair des calculs hydrauliaues simules (souvent ‘à la main’j,

c’est-à-dire qu’on

résout l’équation de Manning-Strickler

pour chaque débit maximal (régime uniforme).

C’est le cas le plus simple et la voie normale si on applique la méthode rationnelle ou la

méthode de Caquot. C’est aussi le cas des modèles à réservoirs. Il va sans dire que dans ce cas, certains

logiciels dédiés à ces méthodespeuvent vous aider à réaliser cette démarchecar les calculs

‘à

la main’

des débits

seraient trop fastidieux (mais les calculs de la résolution de

l’équation de Manning-Strickler restent néanmoins simples à partir du débit maximal issu . deshydrogrammes).

+

Soit on fait des calculs hvdrauliaues comt$iqués (avec un logiciel), et dans ce cas, autant investir dans le modèle le plus général possible, c’est-à-dire le non permanent. Un logiciel

traitant du permanent graduellement varié ne serait qu’un cas particulier précédent et son élaboration serait ‘presque’ aussi compliquée.

du modèle

serait ‘presque’ aussi compliquée. du modèle Cependant, localement et selon les besoins, le projeteur ne

Cependant, localement et selon les besoins, le projeteur ne disposant pas d’un logiciel peut être amené à déterminer une ligne d’eau en régime graduellement varié pour la prise en compte de singularités dans le réseau(passaged’une route submersible par exemple).

III.1.3.

CARACTERISTIQUES

D’UN

DIMENSIONNEMENT

Le débit de projet Qmaxpermet de calculer un triplet de caractéristiques de la conduite ou du canal :

. la pente de l’ouvrage dansle sensde l’écoulement ;

9 la forme et les dimensions de l’ouvrage (la section) ;

. La nature du revêtement de l’ouvrage.

Ces trois caractéristiques sont bien sûr interdépendantes et leurs calculs nécessitent qu’ils soient réaliséssimultanément.

111.1.3.1.

LAPENTE

La pente de l’ouvrage est généralement dictée par la pente du terrain naturel. La pente va influer directement sur la vitesse de l’eau dans le r6seau.

directement sur la vitesse de l’eau dans le r6seau. + Cas des fortes Dentes Une pente

+ Cas des fortes Dentes

Une pente forte (> 5% environ) induira des vitesses importantes et des problèmes d’érosion

des berges et du fond des canaux. Il faudra alors renforcer les parois de l’écoulement (béton,

) ou aménager le profil longitudinal de façon à installer des ruptures de

ces propos notamment dans le cas de

pentes. Les figures 111.1.3.l.b. et .c. illustrent communautés àfaibles revenus.

Pente corrigée

---m

-.-

-

,

.’

-yl

-

~

:.~-yim,t~

y.,

Pente du terrain naturel

-yl - ~ :.~-yim,t~ y., Pente du terrain naturel Jig III. 1.3.1. b. nzodgication de pente

Jig

III.

1.3.1. b.

nzodgication

de pente

du terrain naturel Jig III. 1.3.1. b. nzodgication de pente EIER - Ecole Inter-Etats d’Inghieurs de

EIER - Ecole Inter-Etats d’Inghieurs

de 1’Equipement Rural

François-MA

CRES

Hydrologie

Urbaine QwntiWive

- Assknisseme~t

Pluvial

Section longitudinale

Coupe

transversale

 
 

Pierres

 

 

Section

longitudinale

Pierres   ’   Section longitudinale ente d’origine lorsque es pieux ont été mis en
Pierres   ’   Section longitudinale ente d’origine lorsque es pieux ont été mis en

ente d’origine lorsque es pieux ont été mis en place.L’érosion modifie la pente

empêcher l’affouillement

Coupe transversale

la pente empêcher l’affouillement Coupe transversale G a b i o n s $ g .
la pente empêcher l’affouillement Coupe transversale G a b i o n s $ g .
la pente empêcher l’affouillement Coupe transversale G a b i o n s $ g .

Gabions

l’affouillement Coupe transversale G a b i o n s $ g . I I I

$g. III. 1.2.I.c.

aménagement de pentes raides [OMS, 19921

2 . I . c . aménagement de pentes raides [OMS, 19921 EIER - Ecole Inter-Etats

EIER - Ecole Inter-Etats d’ingénieurs

de YEquipement

Rural

François-Noël

CRES

Pieux en bois

pentes raides [OMS, 19921 EIER - Ecole Inter-Etats d’ingénieurs de YEquipement Rural François-Noël CRES Pieux en
de 4 m / s p o u r u n r é s e

de

4m/s pour un réseau en paroi bétonnée, lmis pour des canaux creusés directement dans le soi en place. Dans ce dernier cas, cet ordre de grandeur pourra être précise par le tableau suivant.

Les vitrasses maximales tolérées (atteintes pour le débit nominal du projet)

sont de l’ordre

pour le débit nominal du projet) sont de l’ordre Cailloux et galets 40 2.4 Couverture
pour le débit nominal du projet) sont de l’ordre Cailloux et galets 40 2.4 Couverture
pour le débit nominal du projet) sont de l’ordre Cailloux et galets 40 2.4 Couverture
pour le débit nominal du projet) sont de l’ordre Cailloux et galets 40 2.4 Couverture
pour le débit nominal du projet) sont de l’ordre Cailloux et galets 40 2.4 Couverture
pour le débit nominal du projet) sont de l’ordre Cailloux et galets 40 2.4 Couverture
pour le débit nominal du projet) sont de l’ordre Cailloux et galets 40 2.4 Couverture
pour le débit nominal du projet) sont de l’ordre Cailloux et galets 40 2.4 Couverture

Cailloux

et galets

40

2.4

Couverture

herbeuse. sols érodables

1.2

1Couverture

herbeuse, sols stables

1.8

Tub. III. 1.6.I.a.

vitesses maximales admissibles dans les canaux non revêtus

[d’après

OMS, 1992, p. SS]

Il faut noter le cas particulier des réseaux enterrés (conduites fermées) pour lesquels la vitesse maximale n’est pas celle atteinte à pleine section et où le réseau peut être en charge.

Les calculs hydrauliques

des conduites (circulaire,

sont alors laborieux

à effectuer

ovoïde,

.).

essentiellement du fait de la forme

Si la conduite est en charge, on pourra considérer la vitesse à pleine section.

Si la conduite n’est pas en charge (ce qui est souvent le cas puisque les conduites sont choisies avec un diamètre industriel par excès), on peut en première approximation estimer la vitesse dans la conduite en calculant la vitesse à pleine section multipliée par un coefficient de l’ordre de 1.1. Pour plus de rigueur, on pourra utiliser la procédure suivante en ce qui concerne les conduites circulaires.

Soit Q le débit de projet.

- On calcule le débit à pleine section Qps et la vitesse correspondante de Manning-Strickler).

- On calcule le rapport rQ

Vps (formule

qui nous

= Q / Qps qui est reporté sur l’abaque qui suit et

dorme le rapport des vitesses rv = V / Vps d’où on déduit

la vitesse réelle V.

(dans l’exemple, rQ = 0.40 et rV = 0.95). L’abaque permet de déduire également la hauteur d’eau qu’on aura pour le débit Q en multipliant le diamètre retenue par rH

- remarme

Q en multipliant le diamètre retenue par rH - remarme : les coeflicients r ’ nous

: les coeflicients r ’ nous servir0lr.s pour les vitesses minimales.

r ’ nous servir0lr.s pour les vitesses minimales. EIER -Ecole Inter-Etats d’ingénieurs de 1’Equipement

EIER -Ecole

Inter-Etats d’ingénieurs

de 1’Equipement

Rural

François-Noël

CRES

pour les vitesses minimales. EIER -Ecole Inter-Etats d’ingénieurs de 1’Equipement Rural François-Noël CRES

Hydrologie Urbaine Qmtitative

- AssainissementPlu~~

Hydrologie Urbaine Qmtitative - AssainissementPlu~~ III. 1.61. b. Evaluation des caractéristiques hydrauliques
Hydrologie Urbaine Qmtitative - AssainissementPlu~~ III. 1.61. b. Evaluation des caractéristiques hydrauliques
Hydrologie Urbaine Qmtitative - AssainissementPlu~~ III. 1.61. b. Evaluation des caractéristiques hydrauliques
Hydrologie Urbaine Qmtitative - AssainissementPlu~~ III. 1.61. b. Evaluation des caractéristiques hydrauliques
Hydrologie Urbaine Qmtitative - AssainissementPlu~~ III. 1.61. b. Evaluation des caractéristiques hydrauliques
Hydrologie Urbaine Qmtitative - AssainissementPlu~~ III. 1.61. b. Evaluation des caractéristiques hydrauliques
Hydrologie Urbaine Qmtitative - AssainissementPlu~~ III. 1.61. b. Evaluation des caractéristiques hydrauliques
Hydrologie Urbaine Qmtitative - AssainissementPlu~~ III. 1.61. b. Evaluation des caractéristiques hydrauliques
Hydrologie Urbaine Qmtitative - AssainissementPlu~~ III. 1.61. b. Evaluation des caractéristiques hydrauliques
Hydrologie Urbaine Qmtitative - AssainissementPlu~~ III. 1.61. b. Evaluation des caractéristiques hydrauliques

III. 1.61. b. Evaluation des caractéristiques hydrauliques remplissage dkns un ouvrage circzdaire [Satin, Selmi, 1999, p. 1981

en fonction

du

circzdaire [Satin, Selmi, 1999, p. 1981 en fonction du 4 Cas desfaibles pentes Une pente faible

4 Cas desfaibles pentes

Une pente faible (< 0.3% environ)

induira :

m

une dimension importante de la section d’écoulement. Il n’y a pas d’autres choix quand on ne peut pas sur-creuser le terrain.

m

Des vitesses

faibles

et donc des risques

de dépôts

qui

vont

réduire

la section

d’écoulement

et

provoquer

des

exhaussements

de

la

ligne

d’eau

(risque

de

débordement).

Dans ce dernier

cas, on

a intérêt

à adopter

des formes

de section qui

vont

permettre

d’accélérer l’eau pour les faibles débits (fig. III. 1.2.1.a.)

iveau à faible débit

faibles débits (fig. III. 1.2.1.a.) iveau à faible débit plantes rampantes C a n a l
faibles débits (fig. III. 1.2.1.a.) iveau à faible débit plantes rampantes C a n a l
faibles débits (fig. III. 1.2.1.a.) iveau à faible débit plantes rampantes C a n a l

plantes rampantes

Canal revêtu j?g. III. 1.3.I.a.

Canal non revêtu sections types de canal en terrain à faible pente d ‘après (OMS, 19921

canal en terrain à faible pente d ‘après (OMS, 19921 Dans tous les cas, les vitesses

Dans tous les cas, les vitesses minimales ne devront pas être inférieures à 0.4 m/s environ. Par

ailleurs, la bibliographie

laisse apparaître

différentes

approches en fonction

du débit pour

différentes approches en fonction du débit pour EIER - EcoleInter-Etatsd’ingénieursde 1’EquipementRural
différentes approches en fonction du débit pour EIER - EcoleInter-Etatsd’ingénieursde 1’EquipementRural

Flydmkqjie

Urbaine Quantitative

- Assainissement Pluvial

22

Flydmkqjie Urbaine Quantitative - Assainissement Pluvial 2 2 lequel on calcule cette vitesse. En France, on

lequel on calcule cette vitesse. En France, on applique la règle suivante pour les réseaux d’eaux pluviales (ou unitaires) LIT, 19771:

vitesse sup6rieure

10.011~‘s pour

un debit

égai 8 liP0 du débit nominal.

D’autres approches proposent une vitesse minimale de lm!s pour le débit nominal. Cette deuxième façon évite de faire trop de calculs supplémentaires par rapport à la rkgle precédente. Dans le cas des conduites circuiaires, l’abaque précédentepermet d’effectuer rapidement les calculs en considérant la valeur 0.1 (il10 du débit nominal) en abscisse qui nous permet de tirer immédiatement les rapports r’v et r’n .

III.

1.3.2.

LA SECTION D’ECOULEMENT

Il convient tout d’abord de réfléchir s’il est préférable d’installer un réseau à ciel ouvert ou enterré. Les réseaux en Occident sont la plupart du temps enterré, bien que certaines grandes villes disposent d’un réseauouvert (Amsterdam par exemple). Ils présentent l’avantage de ne pas prendre de place en surface, et d’éviter les risques d’accidents (chutes dans les canaux).

Dans les pays à faible revenus, les réseaux à ciel ouverts sont préférables ; en effet, les systèmes‘fermés présententles inconvénients suivants [OMS, 19921:

0

Ils sont plus onéreux à la construction ;

l

Il est plus difficile d’y contrôler les défauts de construction, la détérioration et les dépôts ;

l

Les techniques d’ingénierie sont complexes ;

l

La multiplication des moustiques est plus difficile à contrôler ;

l

Il peut seformer des gaz susceptiblesd’attaquer le béton.

Pour les réseaux ouverts, il convient de mettre en place des passerellespermettant l’accès des

(passage de

carrefours routiers par exemple) ; il y a là un risque important de dysfonctionnement dans la mesure où des dépôts (parlons même d’encombrants) pourraient s’y accumuler et bloquer l’écoulement, provoquant des débordements. Une grille placée à l’entrée du tronçon couvert permet de limiter ce risque (à condition de nettoyer régulièrement cette grille, sinon elle pourrait constituer un obstacle majeure).

riverains à leur logis. Par ailleurs, les tronçons couverts sont inévitables

Signalons enfin que le manaue d’entretien du réseau ouvert constitue souvent la cause principale de son mauvais fonctionnement : il faut donc nettoyer régulièrement (au moins avant et après la saison des pluies) les caniveaux car la population a souvent tendance à considérer cesréseauxcomme desdéchargespubliques.

Les formes de section généralement adoptéessont :

0

section circulaire pour lesréseauxenterrés;

l

section rectangulaire ou trapézoïdale pour les réseaux ouverts, avec des aménagements

comme

on 1’a vu par exemple en fonction de la pente.

Dans le cas des canaux trapézoïdaux (en y incluant les canaux rectangulaires), il y a plusieurs degrés de liberté pour le choix des dimensions permettant d’écouler un débit donné. En supposant que le fruit du canal soit impose, il y a de nombreuses combinaisons hauteur- largeur du canal qui peuvent satisfaire au problème. La section dite ‘hydrauliquement favorable’ peut constituer une solution intéressante,ou du moins une base de départ.

une solution intéressante,ou du moins une base de départ. ElEFt - Ecole Inter-Etats d’Ing&&ms de

ElEFt - Ecole Inter-Etats d’Ing&&ms

de I’EZquipexneti Rural

François-Noël

CRJZS

moins une base de départ. ElEFt - Ecole Inter-Etats d’Ing&&ms de I’EZquipexneti Rural François-Noël CRJZS

Hydrologie

Urbaine Quantitative

- Assainissement Pluvial

23

Hydrologie Urbaine Quantitative - Assainissement Pluvial 2 3 L’objectif est de dimensionner le canal trapézoïdal en

L’objectif est de dimensionner le canal trapézoïdal en :

0

maximisant la section mouillee ‘S’ ;

0

mini.misant le périmètre mouillé ‘P’.

La section mouillée et le périmètre mouillé s’écrivent :

[S=y[b+mYJ

IP=b+2Yl/l+mz

y est la profondeur de l’eau

b est la

m le fruit

largeur au plafond

Pour un débit Q à faire circuler, quand on fait varier ‘b’, on fait varier la profondeur ‘Y’ de l’eau ; on a donc une fonction y(b). S et P s’écrivent alors de façon plus formelle :

On auraP minimal

W(b), b)= y@)[b+ my@N

i P(y(b),b)=b+2y(b)Jl+mz

et Smaximale quand les dérivées dS/db et dP/db s’annulent.

l

~=~(b+mY)+Yd@dbmy)=b~+mY~+y(l+-m$)

-= dS

db

dy

dy

dY

bz+mydb+y+myz=O

soit

1bdy+2mydY+ydb=O[

(0

-= dS db dy dy dY bz+mydb+y+myz=O soit 1bdy+2mydY+ydb=O[ (0 dP zT=O soit LIzIxl db +

dP

zT=O

soit

LIzIxl db + 2dyG

=0

(2)

Equation (2)

Equation (‘1) -+

-+

db = -2dyJl+

bdy + 2mydy - 2ydy&+

b+2my-2y&+m2=0

m2

m2 = 0

bdy + 2mydy - 2ydy&+ b+2my-2y&+m2=0 m2 m2 = 0 I S=yb+my2=2y2(&+m2-m)+my2=y2(2&+m2-m) A l o r
bdy + 2mydy - 2ydy&+ b+2my-2y&+m2=0 m2 m2 = 0 I S=yb+my2=2y2(&+m2-m)+my2=y2(2&+m2-m) A l o r

I

S=yb+my2=2y2(&+m2-m)+my2=y2(2&+m2-m)

Alors

P=b+2ydl-t-m2=2y(Jl+m2-m)+2y~1+m2=2y(2J1+m2-m) I , r on a donc

I

pzx=T[

ou

IY = 2(J&bm)l

la sectionhydrauliquement favorable correspond à

la sectionhydrauliquement favorable correspond à 111.1.3.3. LANATUREDUJ!lEVETEMENT Généralementen béton

111.1.3.3. LANATUREDUJ!lEVETEMENT Généralementen béton pour les grands canaux, le revêtement peut être de différentes natures pour les plus petits canaux.

Les figures suivantes illustrent différentes possibilités. Il est évident que d’un point de vue économique, le recours à desmatériaux locaux doit être privilégié.

La figure III.1.3.3. revenus.

illustre ces propos notamment dans le cas de communautés à faibles

ces propos notamment dans le cas de communautés à faibles EIER - Ecole Inter-Etats d’In&nieurs de
ces propos notamment dans le cas de communautés à faibles EIER - Ecole Inter-Etats d’In&nieurs de

EIER - Ecole Inter-Etats d’In&nieurs

de I’JZquipement Rural

François-Noël

CRES

EIER - Ecole Inter-Etats d’In&nieurs de I’JZquipement Rural F r a n ç o i s
EIER - Ecole Inter-Etats d’In&nieurs de I’JZquipement Rural F r a n ç o i s

Hydrologie

Urbaine Quantitative - Assainisscmem Pluvial

%4

Hydrologie Urbaine Quantitative - Assainisscmem Pluvial % 4 Pierres d’un diamktre de 100 à 15Omm Barb&~es

Pierres d’un diamktre de 100 à 15Omm

Pluvial % 4 Pierres d’un diamktre de 100 à 15Omm Barb&~es tous les Sm sur pentes
Pluvial % 4 Pierres d’un diamktre de 100 à 15Omm Barb&~es tous les Sm sur pentes
Pluvial % 4 Pierres d’un diamktre de 100 à 15Omm Barb&~es tous les Sm sur pentes

Barb&~es tous les Sm

sur pentes

d’un diamètre de 1Omm

abruptes,

D”a

,,,,,

A,

,

-I;

-Ar ^

1,

11\

--

tous les 5m

Parpaings ou briques de béton

NOTE :la dé%illance la plus fkkquente dans ce type de revêtement résulte de l’absence de barbacanes

les

couche de

ciment maigre ou d’un mélange de chaux et

peuvent être revêtues d’une

pierres

NOTE

:

de chaux et peuvent être revêtues d’une pierres NOTE : de sable Canalisation en partie revhe

de sable

et peuvent être revêtues d’une pierres NOTE : de sable Canalisation en partie revhe Canalisation rev&ue
et peuvent être revêtues d’une pierres NOTE : de sable Canalisation en partie revhe Canalisation rev&ue
et peuvent être revêtues d’une pierres NOTE : de sable Canalisation en partie revhe Canalisation rev&ue
et peuvent être revêtues d’une pierres NOTE : de sable Canalisation en partie revhe Canalisation rev&ue
et peuvent être revêtues d’une pierres NOTE : de sable Canalisation en partie revhe Canalisation rev&ue
et peuvent être revêtues d’une pierres NOTE : de sable Canalisation en partie revhe Canalisation rev&ue
et peuvent être revêtues d’une pierres NOTE : de sable Canalisation en partie revhe Canalisation rev&ue
et peuvent être revêtues d’une pierres NOTE : de sable Canalisation en partie revhe Canalisation rev&ue

Canalisation en partie revhe

d’une pierres NOTE : de sable Canalisation en partie revhe Canalisation rev&ue jig. Ill. 1.3.3. revêtement
d’une pierres NOTE : de sable Canalisation en partie revhe Canalisation rev&ue jig. Ill. 1.3.3. revêtement
d’une pierres NOTE : de sable Canalisation en partie revhe Canalisation rev&ue jig. Ill. 1.3.3. revêtement

Canalisation rev&ue

jig. Ill. 1.3.3. revêtement de canaux [OMS’, 19921

jig. Ill. 1.3.3. revêtement de canaux [OMS’, 19921 EIER - Ecole Inter-Etats d’ingénieurs de 1’Equipement R
jig. Ill. 1.3.3. revêtement de canaux [OMS’, 19921 EIER - Ecole Inter-Etats d’ingénieurs de 1’Equipement R

EIER - Ecole Inter-Etats d’ingénieurs

de 1’Equipement

Rural

François-Noël

CRES

de canaux [OMS’, 19921 EIER - Ecole Inter-Etats d’ingénieurs de 1’Equipement R u r a l
de canaux [OMS’, 19921 EIER - Ecole Inter-Etats d’ingénieurs de 1’Equipement R u r a l

HydrologieUrbaineQuan”Ltative- AesaiGssementPluvial

25

III.1.4. PRIXCPPE DU CALCUL EN REGIME UXIFORIME

Le problème est relativement simple puisqu’on a l’équation de Manning-Strickler à résoudre :

Q=KsSR$ Le débit étant fixé, on a plusieurs ‘degrtis de liberté’. Généralement, on détermine le revêtement, la pente et la forme de la section rt on en déduit les dimensions de l’ouvrage. Une caiculette suffit. Le tableau suivant rappelle les formules de calcul des caractéristiques hydrauliques pour plusieurs formes de canaux.

l,C’1

Forme

g

Iii!

+---a

&

y

1

1

w m

@

Y

8

Profondeur

Y

Y

v

R(l-cos9)

1

Surface

ey

yWw9

R2

-Fc2*

my2

- sin2eJ

\

Périm&re

mouillé

e+2y

L+2yJl+mi

2yJl+mz

2R8

Largeur au

RliYOIl

Profondeur

miroir

hydraulique

moyenne

c

f!+2my

2my

2Rsin0

A

t!V

&+2y

Y

y(f

* w)

Y(f + my>

e+2y&+m2

e+2my

my

2JGz

32-

7)

Y

2

9(3&2cosO)

tub. III. 1.4. caractéristiques hydrauliques pour plusieurs formes dè canaux

Comme on l’a déjà dit, ce calcul peut se faire par itérations (sur les différents paramètres)afin d’opérer desajustementssuccessifs.

paramètres)afin d’opérer desajustementssuccessifs. Remarque Dans le cas de la section hy&au&uement

Remarque Dans le cas de la section hy&au&uement favorable, le calcul s ‘établit comme suit :

Ona Q=K,SRziK

Q=K,y2(2dm-m)

et

b=2y(&%?-m)

avec

S= y2(2&%?

%y

1 2

doù

y=

i

- m)

et

R,

=t

2/

z3Q

K,(2Jlt-mz

- m)iX

d’où

%

La valeur du coefficient de Strickler est accessible dans les ouvrages d’hydrauliques. On pourra retenir les ordres de grandeurssuivants :

fossésen terre

K,=33

fossésrocheux

KS=25

fossés en béton

KS=67

KS=25 fossés en béton K S = 6 7 ElER -Ecole Inter-Etats d’Ing&ieurs de I’Equipement

ElER -Ecole

Inter-Etats d’Ing&ieurs

de I’Equipement

Rural

François-No&1 CRES

ElER -Ecole Inter-Etats d’Ing&ieurs de I’Equipement Rural F r a n ç o i s -

&drologie Ur&ne Quantitative- AssainissementPluvial

26

III.l.5.

PRINCIPE

DU CALCUL

EN REGIME~

NON PERMANENT

La

méthode des dBérences de la solution.

résolution

des équations

de Barré

de Saint-Venant

est généralement

réalisée

par

la

finies, avec un schéma de type implicite

pour des raisons de stabilité

un schéma de type implicite pour des raisons de stabilité Seuls des logiciels peuvent réaliser ces

Seuls des logiciels peuvent réaliser ces opérations. Ils peuvent généralement integrer les ouvrages spéciaux, permettent de construire les pluies de projet, de générer les hydrogrammes issus des bassins versants,

II

en existe plusieurs :

 

0

Canoë (fiance) - en fait la mise en commun des possibilités de deux logiciels : ,Cèdre et Carrédas -

l

Mouse (Danemark)

 

l

Hydroworks

(Royaume Uni)

a

Il

faut rappeler

que ces logiciels deviennent

indispensables dès que le réseau devient

grand

et/ou complexe.

dès que le réseau devient grand et/ou complexe. EIER - EcoleInter-Etatsd’ingénieurs de
dès que le réseau devient grand et/ou complexe. EIER - EcoleInter-Etatsd’ingénieurs de
dès que le réseau devient grand et/ou complexe. EIER - EcoleInter-Etatsd’ingénieurs de
dès que le réseau devient grand et/ou complexe. EIER - EcoleInter-Etatsd’ingénieurs de

EIER - EcoleInter-Etatsd’ingénieursde I’EquipelnentRural

François-NoëlCRJZS

devient grand et/ou complexe. EIER - EcoleInter-Etatsd’ingénieurs de I’EquipelnentRural François-NoëlCRJZS

HjdtologieUrbaine&wtitati~e -PssainissernerztPluvial

HjdtologieUrbaine&wtitati~e -Pssainissernerzt Pluvial 11X.2.2. LA METHODE RATIONNELLE PII.2.;0,1. PRINCIPE C’est une
HjdtologieUrbaine&wtitati~e -Pssainissernerzt Pluvial 11X.2.2. LA METHODE RATIONNELLE PII.2.;0,1. PRINCIPE C’est une
HjdtologieUrbaine&wtitati~e -Pssainissernerzt Pluvial 11X.2.2. LA METHODE RATIONNELLE PII.2.;0,1. PRINCIPE C’est une

11X.2.2. LA METHODE

RATIONNELLE

PII.2.;0,1.

PRINCIPE

C’est une méthode très utilisée, du fàit de sa simplicité. C’est probablement à l’ingénieur irlandais Thomas J. Mulvaney que revient le mérite d’avoir le premier élaboré la formule rationnelle telle qu’on l’utilise actuellement. Plus récemment, on a montré qu’on pouvait

aboutir au même résultat par une approche mécaniste fondée sur un transfert d’onde de crue sansamortissement. Sous certaines hypothèses de linéarité de la transformation des pluies en .

ruissellement sur les

surfacesréceptrices, on aboutit au modèle dit des courbes isochrones.

La formule rationnelle s’écrit dans son expression la plus simplifiée, en supposant une pluie qui tombe SUF une surfaceélémentaire :

une pluie qui tombe SUF une surfaceélémentaire : Elle transcrit donc une proportionnalité entre le débit
une pluie qui tombe SUF une surfaceélémentaire : Elle transcrit donc une proportionnalité entre le débit

Elle transcrit donc une proportionnalité entre le débit Q et

- un coefficient C. le coefficient de ruissellement, qui traduit le fait qu’une partie de l’eau précipitée ne parvienne pasà l’exutoire (pertes au ruissellement) ;

- l’intensité i de la aluie : plus la pluie est intense et plus le débit seraimportant ;

- la surface A réceptrice (ou bassin versant) qui, en supposantque la pluie tombe sur toute cette surface,influence le débit à l’exutoire.

Pour Q exprimé en m3/q i exprimée en mm/h

formule rationnelle s’écrit

1

Q = -xCxixA

360

et A exprimée en Ha (C étant sans unité), la

-xCxixA 360 et A exprimée en Ha (C étant sans unité), la 111.2.2.2. LE COEFFICIENT DE

111.2.2.2. LE COEFFICIENT

DE RUISSELLEMENT

Cest le rapport : C = volume ruissellé ( parvenantà 1’exutoire dela surfaceréceptrice) volume précipité (sur la surfaceréceptrice)

On a donc la relation :

OICIl.

Ce coeffkient est en fait très difficile à estimer et on peut avoir

plusieurs approches:

+ Application de valeurs forfaitaires dans le cas où la nature de la surface du bassin versant est homogène. On trouve en bibliographie de nombreux tableaux plus ou moins détaillés et précis proposant desvaleurs.

EIER- Ecole Inter-Etats d’hgknieurs

de l’EquipementRural

François-Noël

CRES

EIER- Ecole Inter-Etats d’hgknieurs de l’Equipement Rural F r a n ç o i s -

Elyirologie

Urbaine Qzmtitative

- Assainissement Pluvial

Elyirologie Urbaine Qzmtitative - Assainissement Pluvial T iNattiredusol ï&Ï 0) 0.82 -- moyen - -?-

T iNattiredusol

ï&Ï

0)

0.82

--

moyen

-

-?- Pactearcoonectifenfooc-

tien de la peutedela zou

~--

terrain

terrain

Désignation

des zones

lourd

(d’après

les catégories d’urbanisation)

m

m

plat -4%

pentu>7%

0.9

0.9

0.95

1.05

0.8

0.8

0.95

1.05

0.55

0.6

0.9

1.1

0.45

0.5

0.9

1.2

0.35

0.4

0.9

1.2

0.35

0.4

0.9

1.2

0.3

0.35

0.9

1.2

0.2

0.25

0.75

1.25

0.1

0.15

0.75

1.25

0.5

0.6

0.9

1.2

0.5

0.7

0.9

1

0.7

0.8

0.95

1

0.8

0.95

1

0.8

0.85

0.95

1

0.2

0.3

0.75

1

0.85

0.95

1.05

0.45

0.6

0.95

1.1

0.7

0.8

0.9

1.1

0.3

0.35

0.9

1.1

0.3

0.45

1

1.1

0.4

0.5

0.75

1.25

0.1

0.15