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El Watan

LE QUOTIDIEN INDÉPENDANT - Mercredi 4 septembre 2013

C’EST L’ÉTÉ CE POLOGNE «L’île verte de l’Europe»
C’EST L’ÉTÉ
CE
POLOGNE
«L’île verte
de l’Europe»

EN PAGES 13, 14, 15, 16 ET 17

ÉDITION DU CENTRE

N°6963 - Vingt-troisième année - Prix : Algérie : 15 DA. France : 1 . USA : 2,15 $. ISSN : 1111-0333 - http://www.elwatan.com

PIÉGÉ PAR LE DÉSAVEU DE CAMERON ET LA VOLTE-FACE D’OBAMA HHollande,ollande, sseuleul ssurur llee cchamphamp
PIÉGÉ PAR LE DÉSAVEU DE CAMERON
ET LA VOLTE-FACE D’OBAMA
HHollande,ollande, sseuleul
ssurur llee cchamphamp
ddee bataillebataille

L e président français, François Hollande, est en quête

d’une coalition, qui peine à se constituer, pour intervenir militairement contre le régime de Bachar Al Assad.

Se sentant esseulé après les tergiversations du président américain, Barack Obama, qui a sollicité le Congrès pour obtenir un feu vert qui lui servira de couverture pour une

éventuelle intervention en Syrie, François Hollande se tourne vers l’Europe. A la veille de l’ouverture d’un débat général au Parlement français sur la question, il appelle les pays de l’Union à s’unir sur le dossier syrien. Il se dit même confiant que le vieux continent «le fera». Lire l’article de Amel Blidi en page 11

ABDELMALEK SELLAL À NAÂMA

SOUTIEN DE L’ÉTAT À L’AGROPASTORALISME

À NAÂMA SOUTIEN DE L’ÉTAT À L’AGROPASTORALISME ■ Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a effectué,

Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a effectué, hier, une visite dans la wilaya de Naâma durant laquelle il a insisté sur le développement de l’agropastoralisme et le soutien de l’Etat aux éleveurs de la région.

LIRE L’ARTICLE DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL MEHDI BSIKRI EN PAGE 3

ABDESSELAM ALI-RACHEDI

PORTE-PAROLE DU PARTI ESSABIL

«LA CONSTITUTION N’EST QU’UN HABILLAGE POUR MASQUER UN POUVOIR DE FAIT»

«Nous n’avons pas d’Etat au sens propre du terme. Mais nous avons bien un pouvoir et une bureaucratie», estime Abdesselam Ali-Rachedi. Dans l’entretien qu’il nous a accordé, il fait un tour d’horizon sur les aspects qui minent la vie du pays.

tour d’horizon sur les aspects qui minent la vie du pays. LIRE LES PROPOS RECUEILLIS PAR

LIRE LES PROPOS RECUEILLIS PAR HACEN OUALI EN PAGE 2

LE TAUX DE DIPLÔMÉS DANS CETTE FILIÈRE INFÉRIEUR À 6%

LES ÉLÈVES FUIENT LES SCIENCES EXACTES

Il n’y a plus d’engouement pour les filières sciences exactes et technologie. Le constat fait, il y a quelques jours, par le ministère de l’Education nationale, a été appuyé, hier, par les chiffres communiqués par le secrétariat d’Etat auprès du Premier ministère chargé de la Prospective et des Statistiques.

LIRE L’ARTICLE DE DJEDJIGA RAHMANI EN PAGE 5

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El Watan - Mercredi 4 septembre 2013 - 2

L’ACTUALITÉ

SOUFIANE DJILALI RÉAGIT AUX PROPOS DU PREMIER MINISTRE

«L’Algérie glisse vers un Etat de désordre»

U ne entorse à la Constitution. Une de trop. Le Premier ministre ne s’est pas embar-

rassé d’assumer publiquement que la tenue du Conseil des ministres n’était «pas nécessaire». Une preuve formelle que le pays fonc- tionne en dehors des institutions. Comment le gouvernement peut se passer du Conseil des ministres, alors que la Constitution du pays exige que tous les projets de loi doivent obligatoirement passer par cette instance. La révision de la Loi fondamen- tale de 2008, qui a supprimé les prérogatives du chef du gouver- nement remplacé par un Premier ministre-coordinateur rend encore plus nécessaire le passage par le

Conseil des ministres pour valider les projets de loi. C’est lors des réunions du Conseil des ministres que les arbitrages sont rendus. La déclaration du Premier ministre apporte une preuve tangible que finalement les décisions peuvent se prendre en dehors du cadre fixé par la Constitution. Pour le chef du parti Jil Jadid, Sou- fiane Djilali, «c’est un cas unique au monde. C’est la fin du peu d’Etat de droit qui régissait encore la so- ciété». Il estime que «le président de la République étant à l’évidence in- capable de tenir ne serait-ce qu’un simulacre de Conseil ministériel, il s’avère que la conduite des affaires publiques se fait donc outrageu- sement dans l’opacité et l’illéga-

lité». Réagissant aux déclarations du Premier ministre annonçant que «le Conseil des ministres n’est pas nécessaire et que la loi de finances complémentaire est annulée», Sou- fiane Djilali juge que cette situation rappelle que «le blocage institution- nel est devenu patent. La maladie du Président pèse de tout son poids sur le pays». Il n’hésite pas à parler d’un coup d’Etat. «Il est clair, aujourd’hui, qu’un coup d’Etat rampant est mis en œuvre», a-t-il affirmé dans un communiqué rendu public hier. Plus virulent encore et chargeant le clan présidentiel qu’il qualifie de «clan de la prédation», le président du Jil Jadid juge qu’en manipulant jusqu’au bout «l’addiction au pou-

voir du Président, son entourage et son clan ont entamé la mise à sac du semblant d’Etat de droit, menant ainsi le pays vers d’autres gravissimes dérapages». L’Algérie «glisse vers un Etat de chaos et de désordre», met-il en garde. L’ancien bras droit de Noureddine Boukrouh considère que la seule obsession de l’équipe dirigeante est de se maintenir au pouvoir. «En maîtrisant en totalité une assemblée préfabriquée et béni-oui-oui, en ins- trumentalisant les partis du pouvoir et de la pseudo-opposition, en ayant fait main basse sur l’ensemble des institutions par le népotisme et le clientélisme, le système bouteflikien s’est engagé dans une opération de pérennisation en faisant fi de la

volonté populaire et des intérêts de la nation», raille-t-il. Soufiane Djilali ne rate pas au passage le Pre- mier ministre, Abdelmalek Sellal, qu’il soupçonne d’être en campagne électorale. «Depuis plusieurs mois, le Premier ministre est entré en campagne avec l’argent du contri- buable. D’une wilaya à une autre, d’un partenaire social à une clien- tèle patentée, le Premier ministre s’est arrogé le droit de dépenser l’argent de la nation, sans compter, sans retenue. Quelques dizaines de milliards par-ci, quelques centaines d’autres par-là, M. Sellal se veut aussi généreux qu’il est désormais en situation de hors-la-loi.» Le pays peut-il supporter encore longtemps une telle situation ? Hacen O.

ABDESSELAM ALI-RACHEDI. Porte-parole du parti Essabil

«La Constitution n’est qu’un habillage pour masquer un pouvoir de fait»

n’est qu’un habillage pour masquer un pouvoir de fait» Absence prolongée du chef de l’Etat et

Absence prolongée du chef de l’Etat et un Premier ministre qui estime «pas nécessaire» la tenue d’un Conseil des ministres témoignent d’un fonctionnement parallèle du pays. Ce sont là les quelques sujets sur lesquels s’exprime ici Abdesselam Ali-Rachedi. «Nous n’avons pas d’Etat, au sens propre du terme. Mais nous avons bien un pouvoir et une bureaucratie. Le Conseil des ministres ne sert qu’à avaliser des décisions prises ailleurs», lance-t-il.

Propos recueillis par Hacen Ouali

A sept mois seulement de l’élection prési- dentielle, aucun signe n’indique que l’Algé- rie s’apprête à «affronter» une échéance politique importante. Quelle analyse faites-

vous de la situation politique du pays ? Dans un pays normal, les candidats crédibles sont connus au moins une année à l’avance. Ce sont en général les leaders des partis politiques ou des candidats désignés par leurs partis res- pectifs. Rien de tel chez nous. Et pour cause :

l’Algérie n’est pas un Etat de droit. La Consti- tution et les élections ne sont qu’un habillage pour masquer un pouvoir de fait. C’est le cas de tous les régimes autoritaires et c’est la règle dans notre pays. Pas étonnant donc qu’à cinq mois de la convocation du corps électoral, aucun candidat crédible ne soit connu. Par le passé, au moment opportun, on sortait du cha- peau un candidat autour duquel s’est cristallisé le consensus des décideurs et on le faisait élire dans une élection fermée. Cette fois-ci, les élections pourraient tout simplement ne pas avoir lieu. Le Premier ministre a déclaré que «la tenue d’un Conseil des ministres n’est pas nécessaire». Peut-on s’en passer ? Dans le système opaque algérien, on sait bien que les décisions importantes se prennent en dehors des institutions, dans le secret du «cabi- net noir». Les ministres n’ont aucun pouvoir politique et ne disposent que de prérogatives administratives. Le Conseil des ministres ne sert qu’à avaliser des décisions prises ailleurs. Que le Conseil des ministres se réunisse ou pas, n’a donc aucun intérêt en soi, sauf sur le plan purement formel. D’ailleurs, le gouvernement n’est pas constitué en fonction des équilibres politiques, mais en fonction des affinités cla- niques et régionalistes. Pour le gouvernement, l’absence du Pré- sident, qui dure depuis quatre mois main- tenant, n’entame pas le fonctionnement

«normal» de l’Etat et des institutions. Qu’en pensez-vous ? On confond pouvoir et Etat. Hélas, nous n’avons pas d’Etat, au sens propre du terme. Mais nous avons bien un pouvoir et une bureau- cratie. On peut donc dire, à la limite, qu’il y a un fonctionnement «normal» : le pouvoir et sa bureaucratie sont toujours là ! Même si le Pré- sident est absent, les services de la Présidence continuent de fonctionner. C’est ce que certains avaient appelé «présidence virtuelle». Main- tenant, qui prend effectivement les décisions au nom du Président ? Personne ne le sait. On revient donc à la notion de «cabinet noir». La crise que vit le parti du pouvoir (le FLN) traduit-elle une crise au sein du sérail ? Le FLN n’est pas un parti politique, dans le sens où un parti doit fonctionner du bas vers le haut. Un parti est destiné normalement à cap- ter les attentes des citoyens pour les porter au niveau des centres de décision. Le FLN, lui, a une fonction diamétralement opposée. C’est un appareil de mobilisation au profit des centres de décision. Si les équilibres changent au sein des centres de décision, for- cément, il entre en crise. Crise généralement résolue de manière autoritaire. Récemment, l’imposition d’un secrétaire général, que l’on dit proche du cercle présidentiel, est révélateur des intentions de ce clan. La maîtrise de cet appareil doit servir les projets du clan présiden- tiel et, en tout cas, couper l’herbe sous le pied de potentiels rivaux. Comme l’état de santé du Président et son âge avancé ne lui permettent pas de briguer un nouveau mandat de cinq ans, l’hypothèse de la prorogation du mandat actuel de deux années supplémentaires via une

révision constitutionnelle qui instituerait par la même occasion un poste de vice-président n’est pas à écarter. Parallèlement, il semble qu’un autre clan, par des tergiversations délibé- rées, cherche à rendre obsolète la Constitution, de manière à empêcher l’élection présidentielle normale et imposer une période de transition- leurre, où rien ne doit changer. On est donc bien loin des changements espérés par la population et des projets de réforme annoncés en fanfare dans le sillage des manifestations de janvier 2011. On peut donc dire qu’il y a un consensus au sein de toutes les composantes du régime : la préservation du statu quo. Vous venez de dresser un sombre tableau de la situation. Y a-t-il un cap fixé pour le pays ou bien navigue-t-il à vue ? Pour le moment, le seul cap connu est l’obs- tination de la gérontocratie au pouvoir à préser- ver le statu quo. Mais trois menaces au moins risquent de fausser les plans des partisans du statu quo. En premier lieu, la plupart des dirigeants sont très âgés et souvent malades et rien ne dit qu’ils pourront mener à terme leurs différents projets. En second lieu, se profile à l’horizon une impasse budgétaire inéluctable, après l’épuisement en deux ou trois ans des dis- ponibilités du Fonds de régulation des recettes, la fiscalité pétrolière n’étant plus en mesure de couvrir les dépenses de fonctionnement. En troisième lieu, au plan géopolitique, notre pays deviendra un cas singulier après les révoltes qui ont touché les divers pays de la région. Le Maroc a pris les devants avec des ré- formes assez consistantes et vient de choisir de rejoindre la coalition anti-syrienne. L’Algérie sera donc isolée et subira d’énormes pressions tant internes qu’externes. H. O.

anti-syrienne. L’Algérie sera donc isolée et subira d’énormes pressions tant internes qu’externes. H. O.

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El Watan - Mercredi 4 septembre 2013 - 3

L’ACTUALITÉ

ABDELMALEK SELLAL L’A DÉCLARÉ À PARTIR DE NAÂMA

«Les banquiers algériens ne doivent pas avoir peur, l’Etat les protège»

L e Premier ministre, Abdel- malek Sellal, rassure les cadres algériens, en particu-

lier les banquiers. Intervenant lors d’une rencontre avec les repré- sentants de «la société civile» de Naâma, organisée hier à l’issue de sa visite de travail dans cette wilaya, il affirme que les cadres ne doivent pas avoir peur : «L’Etat algérien protège ses cadres. Celui qui res- pecte la loi n’a rien à se reprocher. Ils doivent prendre des initiatives pour participer à la relance de l’économie algérienne.» Selon lui, «la culture de la lettre anonyme ne peut pas durer». «Nous avons confiance en toute la composante des cadres algériens. Mais il est clair que celui qui fait une erreur est appelé à payer. Il n’y pas d’ikra-

mia (terme arabe qui veut pot-de- vin légal dans les pays du Golfe)», ajoute-t-il. Durant cette rencontre avec les représentants de la wilaya de Naâ- ma, plusieurs problématiques ont été abordées, dont celle relative au chômage des jeunes et à l’emploi. «Malgré vos instructions, dont la circulaire qui donne la priorité à l’emploi dans le Sud aux enfants de la région, il s’avère que l’adminis- tration et les entreprises refusent de recruter», déplore le président de l’APW de Naâma, qui a ajouté qu’«il est impératif de soutenir l’agro-pastoralisme et les éleveurs de la région». Selon certains habi- tants, il faut dans ce cas un chan- gement de mentalité. «La région ne manque pas d’eau. Mais les gens, ici, ne connaissent pour la plupart que l’élevage qui se fait toujours de manière traditionnelle. Il existe des gens de la région qui possèdent des milliards, mais n’ont pas encore l’esprit d’entrepreneu- riat», affirme-t-il. Un intervenant souhaite le classement de la wilaya de Naâma dans le Grand-Sud, pour qu’elle puisse bénéficier de diffé- rents programmes de développe- ment. Le développement de l’agri- culture et l’élevage sont des points sur lesquels insiste le Premier mi-

sont des points sur lesquels insiste le Premier mi- Visite de Abdelmalek Sellal au Centre de

Visite de Abdelmalek Sellal au Centre de maintenance et d’intervention réalisé dans le cadre du projet nouvelle voie ferrée Méchéria-Béchar

nistre. «En l’espace de 6 mois, durant l’année 2013, l’Algérie a importé pour 30 millions d’euros de viandes», a-t-il avancé. Sur un autre point, des habitants estiment que

le chômage et la crise du logement restent des maux endémiques. «Si vous avez des connaissances dans l’administration, vous pouvez avoir un appartement. Des femmes céli-

bataires en ont eu et vous devinez de quelle manière», nous affirme le jeune Abdelkader, la trentaine. Durant sa tournée dans la wilaya, le Premier ministre a visité plu-

RÉALISATION DES LOGEMENTS PARTICIPATIFS

«De nouvelles mesures en phase d’élaboration»

Le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, Abdelmadjid Tebboune, a affirmé hier à Naâma que des nouvelles mesures «sont en phase d’élaboration» pour accélérer la réalisation et la réception des logements participatifs. Intervenant en marge de la visite de travail du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, dans la wilaya de Naâma, M. Tebboune a indiqué que ces mesures «pourraient aller jusqu’à l’exclusion des promoteurs défaillants des projets de logement participatif et le retrait de leurs agréments». «Nous allons étudier tous les dossiers (des promoteurs) au cas par cas, chantier

par chantier et entreprise par entreprise, et nous prendrons les mesures nécessaires contre les défaillants», a-t-il dit. «Si un promoteur manque à un de ses engagements, son contrat sera résilié et

le projet sera confié à une autre entreprise. Mais s’il s’avère que le promoteur en question n’a respecté aucun de ses engagements, non seulement son contrat sera résilié, mais il sera mis sur liste noire et son agrément sera retiré», a-t-il mis en garde. Le ministre a indiqué à cette occasion que le projet d’augmentation de l’aide de l’Etat pour l’obtention de logement, actuellement de 700 000 DA, était examiné

R. P.

au niveau du Premier ministère.

sieurs sites, dont celui de la station d’épuration de Mécheria. Dans la même ville, la délégation officielle

a visité le Centre de maintenance et

d’intervention (CMI), réalisé dans le cadre du projet de la nouvelle voie ferrée Mécheria-Béchar. En outre, M. Sellal s’est rendu dans une cité de 8000 Logements déjà réceptionnés. Sur place, il a donné instruction aux autorités locales de

finaliser l’opération de distribution de ces logements aux bénéficiaires. Lors de la visite d’une aire proté- gée, gérée par la Conservation des forêts, l’avancée du désert a été constatée de visu. Le responsable de la DGF demande plus de moyens pour lutter efficacement contre la désertification. Le Premier ministre

a également inspecté d’autres chan-

tiers dont vont bénéficier les sec- teurs de l’enseignement supérieur et de l’éducation nationale. M. B.

SALAH GOUDJIL. Sénateur et membre du CC du FLN

«La réunion du CC à l’hôtel El Aurassi n’a pas respecté les normes»

Profitant de la présence de Salah Goudjil à Constantine, nous l’avons sollicité pour un entretien au regard des événements que connaît le FLN.

Propos recueillis par N. Benouar

Peut-on connaître votre lecture des évé- nements qui secouent le FLN, notamment les derniers rebondissements ? Tout d’abord je tiens à saluer tous les mili- tants de la ville de Constantine à l’occasion de ma présence au sein de leur cité. Pour ce qui est de votre question, ma posi- tion est on ne peut plus claire, et c’est aussi une position que j’ai toujours adoptée avant

et après la destitution de l’ancien secrétaire général, Abdelaziz Belkhadem, où il m’a été donné de déclarer que dans pareilles situations, le bon sens veut qu’il faille impé- rativement retourner à la base, lui permettre de s’exprimer et ainsi élire en toute liberté sa direction. Bien entendu, cela suppose une période de transition qui nous permet de préparer dans les meilleures conditions le congrès du parti, seul à même de le remettre sur les rails.

Pourquoi cela n’a pas été fait ? Tout simplement parce que les statuts du parti amendés lors du mandat de l’ex-se- crétaire général lui confèrent des pouvoirs exorbitants, puisque ce dernier nomme les membres du bureau politique, le président du groupe parlementaire et sénatorial, les

mouhafedh, chose qui n’a jamais existé aupa- ravant. Ce sont tous ces excès qui, non seule- ment entretiennent le flou dans la gestion du parti, mais surtout l’expose à une instabilité, donc des crises qui altèrent une crédibilité qui ne manquera certainement pas de démo- biliser la base. Je vous rappelle que le FLN a toujours adopté un esprit collégial, loin de tout «zaï- misme», principe qui a toujours prévalu dans les rangs du parti. Le but étant de pérenniser les nobles idéaux qui ont été à l’origine de sa création.

Donc, le problème réside surtout dans les textes ? Tout à fait. Et vous pouvez constater vous-même, et l’opinion publique d’une manière générale, la confusion dans les deux

décisions contradictoires de deux institutions juridiques. La réunion qui s’est tenue à l’hôtel El Aurassi est en porte-à-faux avec ce qui a été prévu lors de la destitution de l’ancien secrétaire du FLN général, puisqu’il a été convenu la désignation d’une équipe compo- sée essentiellement du plus âgé des membres du bureau politique, seul habilité à convoquer la réunion du comité central, chose qui n’a pas été respectée.

Au final, comment voyez-vous la suite des événements ? Je reste optimiste pour la suite des évé- nements au sein du parti FLN. Il faut que tous les militants se ressaisissent et unifient leurs rangs pour un seul idéal : perpétuer la flamme de Novembre. N. B.

El Watan - Mercredi 4 septembre 2013 - 4

L’ACTUALITÉ

CONVIÉS POUR LA PREMIÈRE FOIS À PARTICIPER À LA TRIPARTITE

Lessyndicatsautonomes refusent le statut de «figurants»

Les syndicats autonomes n’ont pas encore tranché la question de leur participation ou non à la prochaine tripartite, à laquelle ils sont conviés pour la première fois.

R ejet. Pour la première fois, les syndicats autonomes sont conviés à prendre part à la

tripartite (gouvernement-patronat- UGTA) en tant que membres observa- teurs. Une invitation formulée par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, à partir de Souk Ahras, lundi dernier, qui a de fortes chances d’être déclinée. «Participer à ce genre de rencontres nationales d’envergure a toujours été l’une de nos revendications en tant que partie prenante, avec des proposi- tions de solutions et un droit de parole effectif et non un rôle de figuration», répond d’emblée Rachid Malaoui, président du Syndicat national auto- nome du personnel de l’administration publique (Snapap). Cette tripartite, dans laquelle l’UGTA a toujours eu le monopole de la représentativité (large- ment contestée) des travailleurs de la Fonction publique, sonne pour de nom- breux syndicats autonomes comme un énième effet d’annonce. «Une cérémo- nie», ajoute Rachid Malaoui. «Nous ne refusons jamais le dialogue, mais il se trouve que nous n’avons à ce jour reçu aucune invitation formelle et si nous ne sommes pas au fait des dossiers qui seront soumis au dialogue, notre présence serait caduque», enchaîne- t-il. Regrouper à la fois les chefs d’entreprise, les représentants des tra- vailleurs, les institutions financières et les membres du gouvernement, cette tripartite est annoncée pompeusement comme un moyen d’asseoir une poli- tique industrielle axée sur la produc- tion, mais aussi un débat sur le monde du travail et la préoccupation des tra- vailleurs. «Nous connaissons parfaite- ment la nature du régime, il n’accepte à la table des négociations que ceux qui vont dans son sens, les béni-oui-oui

PHOTO : H. LYÈS
PHOTO : H. LYÈS

Les syndicats autonomes refusent de jouer le rôle de faire-valoir (ici les membres du Syndicat autonome de l’enseignement secondaire et technique lors d’une rencontre au siège d’El Watan)

autrement dit», tranche, pour sa part, Meziane Meriane, porte-parole du Syndicat national des professeurs et enseignants du secondaire et technique (Snapest). Pour lui, il est concevable d’y participer en prenant la parole et en faisant des propositions concrètes et «non en faisant de la figuration pour donner du crédit aux actions du gouvernement». Un avis que plusieurs autres syndicats partagent

«NON À LA FIGURATION» Même scepticisme dans le secteur de la santé. Pour le docteur Lyes Merabet, président du Syndicat national des praticiens de santé publique (SNPSP), rien de majeur ne se joue avec cette annonce. «Dans la forme, nous n’avons pas été réellement conviés, étant donné

que nous n’avons reçu aucun docu- ment officiel nous associant à cette tri- partite», explique-t-il. Et de poursuivre : «Dans le fond, il est évident que si nous devions y participer, il n’est pas question qu’on fasse de la figuration.» Mais il reste que c’est le bureau natio- nal, censé se réunir incessamment, qui tranchera, au même titre que pour les autres syndicats. Même son de cloche du côté du Conseil des lycées d’Algérie. Son secrétaire général, Idir Achour, reste sceptique. «Le CLA n’acceptera jamais de faire de la figuration», indique-t-il. Bien que l’organisation d’une bipartite (syndicats-gouvernement) soit une re- vendication partagée et que l’exclusion des syndicats autonomes des tripartites (patronat-UGTA-gouvernement) a de

tout temps été décriée, l’option de leur participation, telle que formulée par le Premier ministre, reste très peu envisa- geable. «Les travailleurs de la Fonction publique partagent les mêmes revendi- cations, à savoir la politique salariale, la révision du statut général de la Fonction publique et l’amélioration du service public. Mais ces questions essentielles doivent être discutées en dehors de tout jeu politicien», souligne encore Idir Achour. Les syndicats auto- nomes semblent prêts à dire : «Non au simulacre et à la figuration», quitte à prendre le risque de laisser l’UGTA garder le monopole de la représenta- tivité des travailleurs de la Fonction publique lors de cette tripartite dont la date n’a même pas encore été fixée. Fella Bouredji

ARCELOR-

MITTAL

ANNABA

Dépôt

d’un préavis

de grève

L e syndicat d’Arcelor- Mittal Annaba a déposé, hier, un préavis de grève

à la direction générale de l’entreprise et de l’inspection générale du travail de la wi- laya de Annaba, avons-nous appris de sources syndicales. Cette décision a été prise à l’issue d’un vote à bulletins secrets organisé, hier, au siège du syndicat d’entreprise, où la majorité des travailleurs ont opté pour la grève. Parallèlement, la direction générale a soumis au syndi- cat «une nouvelle proposition portant sur l’augmentation de 7% à 16% du salaire de base, dont 10% prendront effet à partir d’août 2013. Les 6% restants seront scin- dés en deux fois, soit 3% en août 2014 et 3% en août 2015», révèle une source proche de la direction géné- rale. Cette proposition est condi- tionnée par l’engagement du syndicat à respecter une trêve sociale de trois années. Le représentant des travail- leurs a refusé cette option, préférant durcir le conflit. Les sidérurgistes reven- diquent une augmentation de 30% du salaire de base et la réintégration des onze travail- leurs licenciés par la direc- tion générale lors d’un conflit précédent conduit par l’ex- secrétaire général et député indépendant, Aïssa Menadi, dont l’actuel SG du syndicat est un de ses fidèles. M.-F. G.

Un million de permis de conduire à points délivrés

Un million de permis de conduire à points

ont été remis à ce jour à leurs titulaires dans

le cadre d’une opération visant

à changer l’ancien modèle de ce document,

a indiqué, hier à Naâma, le ministre des

Transports, Amar Tou. «L’opération se déroule normalement, les conducteurs pouvant toujours utiliser l’ancien document en attendant la réception du nouveau», a ajouté M. Tou dans une déclaration à la presse, en marge de la visite de travail du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, dans la wilaya. Les anciens modèles du permis de conduire seront progressivement retirés tout en généralisant le nouveau document qui offre à son titulaire un crédit de 24 points. En cas d’infraction, des points seront déduits du compte du titulaire du permis. Cette sanction sera assortie d’une amende forfaitaire ou de la suspension du permis.

du compte du titulaire du permis. Cette sanction sera assortie d’une amende forfaitaire ou de la

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El Watan - Mercredi 4 septembre 2013 - 5

L’ACTUALITÉ

LE TAUX DE DIPLÔMÉS INFÉRIEUR À 6%

Les étudiants fuient les sciences exactes

Les diplômes délivrés par l’université ne sont pas en adéquation avec le marché de l’emploi Le taux de chômage des diplômés de l’enseignement supérieur atteint 16,1% ; celui de la formation professionnelle est de 12,4%.

l n’y a plus d’engouement

pour les filières sciences exactes et technologie. Le

constat établi, il y a quelques jours, par le ministère de l’Education nationale a été appuyé, hier, par les chiffres communiqués par le secréta- riat d’Etat auprès du Premier ministère chargé de la Pros- pective et des Statistiques. Le nombre de diplômés des filières sciences exactes et technologie représente 5,9% de l’ensemble des diplômés de l’année 2010-2011, tandis que les diplômés des filières lettres représentent 45%. Au moment où cette filière connaît une croissance an- nuelle moyenne de 14,6% du- rant la période allant de 1990 à 2011, les sciences exactes reculent pour avoisiner une croissance annuelle moyenne de 2,1%. Conséquence : les diplômes délivrés par l’univer- sité ne sont pas en adéquation avec le marché de l’emploi. D’après les statistiques de l’ONS, le taux de chômage des diplômés de l’enseigne- ment supérieur a atteint 16,1% et celui de la formation pro- fessionnelle 12,4%. «Notre objectif est d’être parmi les pays émergents d’ici 2030. Ce n’est pas impossible, car nous en avons les moyens. Mais ce n’est pas aussi garanti, car cela demande des conditions», prévoit Bachir Messaitfa,

I

cela demande des conditions» , prévoit Bachir Messaitfa, I secrétaire d’Etat auprès du Premier ministère chargé

secrétaire d’Etat auprès du Premier ministère chargé de la Prospective et des Statistiques. La garantie doit être assu- rée également par l’école qui forme les générations futures. Mais cette dernière va mal, comme en témoignent les intervenants lors d’une ren- contre tenue hier au siège du département de Messaitfa. La rencontre, ayant pour thème «Le système éducatif et le développement», a été ani- mée par des professionnels de l’éducation et des uni- versitaires. Ils se sont tous entendus sur le fait que le sys- tème actuel ne donne pas une formation adéquate à l’élève qui parfois arrive à l’univer- sité sans la maîtrise des pré-

requis. Toutefois, certains ont mis l’accent sur les méthodes d’enseignement qui sont inef- ficaces. Alors que d’autres ont critiqué violemment le conte- nu des programmes qui ne dotent pas l’Algérien du savoir lui permettant de s’adapter aux exigences de l’époque actuelle. «L’allégement du contenu des programmes n’est pas une solution», considère Ali Taouinet, professeur au département de psychologie et sciences de l’éducation à l’université d’Alger II. Ce dernier propose au minis- tère de l’Education nationale de créer des passerelles avec l’université, notamment en ce qui concerne les sciences de l’éducation. «Si l’élève passe

deux ans à l’école sans savoir ni lire ni écrire, le problème réside dans la qualité de l’en- seignement», atteste M. Taoui- net. L’efficacité de l’acte d’en- seigner a été remise en cause à plus d’un titre. Les langues et autres matières sont très mal enseignées, notamment les mathématiques que les élèves fuient de plus en plus. Outre la défaillance dans la trans- mission des connaissances, la formation de la personnalité de l’écolier a été également re- mise en cause. «Le programme qui ne change pas le compor- tement de l’élève n’est pas un programme», a mis en garde le professeur en sciences de l’éducation. Djedjiga Rahmani

LE CLA DÉNONCE UNE RENTRÉE SCOLAIRE CATASTROPHIQUE

Conseil des lycées d’Algérie (CLA),

réuni le 31 août dernier, dénonce les

conditions dans lesquelles sera entamée la rentrée scolaire prévue la semaine pro- chaine. Ce syndicat, récemment agréé, rap- pelle encore l’accumulation des problèmes liés à la réforme du système éducatif, dans une déclaration rendue publique hier. «Sur le plan pédagogique, la surcharge des classes, des emplois du temps, du pro- gramme scolaire et le manque de postes budgétaires auxquels seront confrontés les enseignants maintiendront le phénomène de la violence dans le milieu scolaire, la triche dans les examens, la corruption dans les inscriptions et l’évaluation des élèves»,

tranche le communiqué parvenu à notre rédaction. Sur le plan socioprofessionnel,

L e

ce sont les revendications relatives à la revalorisation des salaires, la révision du statut particulier, la retraite après 25 ans de service pas encore satisfaites, qui sont mises en avant. «L’opacité qui entoure la gestion des œuvres sociales caractérisée par l’absence de la transparence et le clientélisme dans l’octroi des différentes aides» est également montrée du doigt. Le CLA dénonce aussi «la dominance de la gestion administrative sur la gestion péda- gogique, la gestion des flux des élèves au détriment de la connaissance et du savoir et la restriction des dépenses publiques pour le maintien de l’équilibre budgétaire au détriment des besoins du secteur». Comme il interpelle les pouvoirs publics pour «intervenir dans l’immédiat pour la

création de 30 000 nouveaux postes budgé- taires, la réception des infrastructures sco- laires qui accuse un retard, l’entame d’un véritable débat pour la refonte du système éducatif et l’organisation d’une bipartite entre le gouvernement et les syndicats de la Fonction publique pour des négociations sincères autour de la grille du salaire, le statut général de la Fonction publique et l’amélioration du service public». Le CLA appelle également les 300 000 travailleurs du secteur de l’éducation à se mobiliser pour l’entame des actions nécessaires pour la satisfaction de leurs revendications et dénonce l’exclusion du syndicat par la tu- telle lors des différentes rencontres qu’elle

R. S.

organise.

RND

Bensalah appelle ses partisans à faire «preuve de rigueur»

A bdelkader Bensalah a appelé les militants du RND à faire «preuve de rigueur durant la période de préparation du congrès pour garantir le succès de

ce pari grâce à la détermination, la volonté, l’effort sin- cère et l’exécution de la feuille de route issue de la session extraordinaire du Conseil national». L’intérimaire du RND, qui a présidé, hier, la réunion de la commission nationale de préparation du congrès, tente d’éviter à son parti une tempête comme celle qu’a vécue son «alter ego», le FLN. Cette opération électorale revêt, «une importance capitale qui vise à unifier le mode d’action dans le cadre de méca- nismes souples qui permettent à chaque wilaya d’élire ses comités conformément aux critères et aux instructions don- nées au préalable aux parties concernées par l’opération électorale», a indiqué M. Bensalah. Cette réunion de coor- dination, précise le communiqué du parti, «est l’occasion

d’un débat riche sur tous les aspects de cette opération qui constitue l’une des étapes importantes de préparation du quatrième congrès». Le lancement de l’opération d’élection le 7 septembre intervient «après un mois de travail continu pour l’orga- nisation des affaires du parti parallèlement à l’effort per- manent des militants et cadres du parti qui se sont attelés durant la même période à préparer le congrès au sein des commissions et groupes aux plans matériel et politique», ajoute encore le communiqué. La préparation du congrès, portant sur l’organisation au niveau de 1541 communes d’assemblées générales pour élire les délégués aux 48 congrès de wilayas et les 9 congrès régionaux. Il sera procédé, lors de ces assemblées géné- rales, à l’examen et à l’enrichissement des rapports et réso- lutions qui seront soumis au congrès. Le bureau permanent de la commission nationale de préparation du congrès s’est réuni avec les membres de cette commission chargés de superviser l’opération d’élection dans les 48 wilayas outre la communauté nationale à l’étranger. Il faut rappeler que le RND, qui connaît une crise interne depuis que son ex- secrétaire général, Ahmed Ouyahia, a été débarqué du gou- vernement, s’est enferré dans une crise organique cachant mal une bataille politique autour du contrôle du parti à la veille de l’élection présidentielle. Et si pour le moment, la direction intérimaire a réussi à contenir ce conflit, il n’en demeure pas moins qu’à l’approche du 4e congrès, les différentes factions du parti peuvent déterrer la hache de guerre. D’autant que le poste de secrétaire général est convoité par plusieurs prétendants. R. P.

SIDI BEL ABBÈS

L’armée appelle

à la reddition

à de 15 terroristes

Des appels ont été lancés, en ce début du mois de septembre, à la population de Sidi Bel Abbès pour plus de vigilance quant à une éventuelle menace terroriste dans la région. Des fiches signalétiques de 15 terroristes, âgés entre 24 et 73 ans, encore recherchés par les différents services de sécurité, ont, en effet, été placardées dans plusieurs endroits du chef-lieu de la wilaya, alors que des tracts de l’ANP ont été distribués dans d’autres localités appelant tous les terroristes à déposer les armes. La plupart des terroristes ciblés par cette opération de sensibilisation sont originaires des régions du sud de la wilaya où une activité subversive est encore observée, notamment dans les massifs montagneux limitrophes avec la wilaya de Saïda. Ces appels lancés par l’ANP s’adressent aux derniers récalcitrants qui refusent de se rendre en bénéficiant des dispositions de la charte pour la paix et la réconciliation

nationale.

M. Abdelkrim

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El Watan - Mercredi 4 septembre 2013 - 7

ÉCONOMIE

14 MESURES RESTRICTIVES PROMULGUÉES D EPUIS 2008

Les failles du «protectionnisme» algérien

Avec 14 mesures promulguées depuis juin 2008, Alger arrive loin, très loin derrière Buenos Aires et ses 147 règles protectionnistes édictées durant la même période.

L a crise des subprimes en 2008 et ses différentes répliques ont sérieusement mis à mal

l’économie mondiale. Depuis, les gouvernements, même les plus libéraux, ont multiplié les mesures de stimulus budgétaire afin de relancer la croissance. Des mesures accompagnées d’une forte résur- gence du protectionnisme dénon- cée à plusieurs reprises lors des réunions du G20. Cela n’a pas empêché la multiplication de ce genre de mesures. Un rapport pu- blié hier par la Commission euro- péenne démontre une fois de plus cet état de fait. Le document en question énumère la multitude de mesures restrictives prises par une trentaine de partenaires commer- ciaux de l’Union européenne, dont une majorité de pays émergents, des Brics notamment. Ainsi, ces enfants terribles du commerce glo-

balisé auraient pris, entre le 1 er mai 2012 et 31 mai 2013, 154 nouvelles mesures protectionnistes lesquelles ayant différentes formes comme les barrières au commerce extérieur et

PHOTO : H. LYÈS
PHOTO : H. LYÈS

La mise en place de barrières douanières est pointée du doigt par la Commission européenne

main de la promulgation de la loi de finances complémentaire 2009, qui avait instauré de nouvelles taxes, barrière au commerce exté- rieur et amendé le code de l’inves- tissement. Pourtant, le pays est loin d’être un champion du protection- nisme contrairement à certains

Chine qui n’a pris que 36 mesures en la matière. La mise en place de nouvelles barrières au commerce extérieur est sans doute la forme la plus prisée par les gouvernements ciblés. Néanmoins, d’autres règles restrictives constituent de bons recours, à l’image des mesures de régulation des services, des investissements, ainsi que les plans de stimulus adressés à certains secteurs. A ce titre, concernant le cas de l’Algérie, la Commis- sion européenne met en avant les barrières aux frontières mises en place pour limiter les importations, notamment en ce qui concerne les médicaments, les mesures de suivi des importations de biens et ser- vices exonérés des droits de douane

le

relèvement des droits à l’impor-

pays latino-américains, ainsi que

tation, des mesures de régulation du marché interne, la préférence nationale en matière de marchés et la préservation des entreprises nationales de la concurrence étran-

l’Argentine qui apparaît comme étant le détenteur des records en la matière. Ainsi, avec 14 mesures promulguées depuis juin 2008, Alger arrive loin, très loin derrière

gère. Ce chiffre grimpe à 688 me- sures de restriction si l’on remonte

Buenos Aires et ses 147 règles protectionnistes édictées durant la

à

2008. L’Algérie n’échappe pas à

même période. L’Argentine sur-

la

règle. Celle-ci a d’ailleurs essuyé

classe des pays connus pour la mul-

de vives critiques de la part de ses partenaires européens au lende-

titude de conflits commerciaux les opposant aux Européens, comme la

dans le cadre des accords de libre- échange ainsi que la liste négative Zale. Elle évoque également cer- taines barrières indirectes édictées depuis la loi de finances complé- mentaire 2009 comme la taxe de domiciliation bancaire, l’interdic- tion du crédit à la consommation,

la taxe sur les véhicules neufs importés, les mesures limitant l’ac- cès à certains ports commerciaux, ainsi que la limitation des frais de transport maritime. Le document rappelle également la modification du code des marchés publics afin

de favoriser la production nationale

pour toute commande publique, ainsi que l’amendement du code de l’investissement, lequel a im- posé de nouvelles restrictions aux investisseurs étrangers en plus de l’obligation d’association du capi-

tal national à hauteur de 51% dans tout nouveau projet d’IDE. Cependant, l’arsenal juridique al- gérien peut paraître insuffisant au

regard de la faiblesse des mesures

de stimulus énumérées par la Com-

mission européenne. Ainsi et au

moment où certains pays ont intro- duit plus d’une dizaine de mesures

de

stimulus aux secteurs productifs

et

aux exportateurs, l’Algérie n’en

a

introduit qu’une seule. Celle-ci

concerne les aides au profit des producteurs et collecteurs de lait frais. Pis encore, l’Algérie n’a promulgué, selon la Commission européenne, aucune mesure sus- ceptible de stimuler les exporta-

tions. Melissa Roumadi

CROISSANCE ÉCONOMIQUE MONDIALE

L’OCDE se dit optimiste

L e rythme de la reprise dans les principales économies mondiales s’est amélioré au

deuxième trimestre et la croissance devrait se maintenir aux mêmes taux au deuxième se- mestre.» C’est ce que constate l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) dans une évaluation économique inter- médiaire, rendue publique hier. L’Organisation,

qui croit ainsi à une poursuite de la reprise écono- mique mondiale, mais sur fond d’inquiétudes pour les pays émergents, a toutefois appelé «toutes les banques centrales à soutenir le mouvement pour éviter son déraillement». L’institution parle à ce propos de «taux encourageants» de croissance pour l’Amérique du Nord, le Japon et le Royaume- Uni, et juge que «la zone euro dans son ensemble n’est plus en récession». Pour la France, l’OCDE

a revu en hausse son pronostic. Elle table désor-

mais sur une croissance de 0,3% cette année, là où elle voyait encore une contraction d’ampleur équivalente du produit intérieur brut hexagonal à

la fin du printemps. Quant à la Chine, l’Organi-

sation estime que «la croissance chinoise semble avoir passé le cap : elle l’attend à 7,4% cette année, contre une prévision de 7,8% fin mai». Une révision à la baisse relativement modérée, alors que certains indicateurs faisaient craindre le pire jusque récemment pour l’économie chinoise. Concernant les autres pays les plus influents sur la croissance économique mondiale, le même rap- port de l’OCDE prévoit désormais une croissance en 2013 de 1,7% pour les Etats-Unis (contre 1,9% fin mai), 1,6% pour le Japon (inchangé), 0,7% pour l’Allemagne (contre 0,4% avant), et 1,5% pour le Royaume-Uni (contre 0,8%). Mais pour l’Organisation, la fragilité est toujours là. Dans ce contexte, l’OCDE recommande la poursuite des politiques monétaires accommodantes et la conso- lidation des finances publiques dans les pays déve-

loppés. Si la FED est incitée à réduire le rythme de ses achats de titres du Trésor, il lui est conseillé de laisser ses taux d’intérêt au niveau actuel. Même constat pour la Banque centrale européenne. Mais

des mesures supplémentaires destinées à revigorer

l’activité de crédit des banques européennes sont recommandées. L’OCDE appelle les Européens à nettoyer les bilans de leurs banques «insuffisam- ment capitalisées» afin de créer des conditions favorables à de nouveaux prêts. «Les réformes de la réglementation européenne doivent porter sur

le ‘‘business model’’ des banques. Il faut éviter les effets de levier excessifs, notamment par l’inter- médiaire d’une séparation entre activités d’inves- tissement et activités bancaires traditionnelles», indique par ailleurs l’Organisation. A cela doit s’ajouter la poursuite des réformes structurelles visant à améliorer la productivité des pays euro- péens en crise (libéralisation des marchés de biens et services, réforme du marché du travail…). Car, comme elle le note, le recul de la demande interne des pays périphériques de la zone euro n’a été que partiellement compensé par la hausse de leurs exportations. Au total, tant les pays développés que les pays émergents vont devoir supporter des rythmes de croissance plus faibles dans les pro-

Lyès M.

chains mois.

FLAMBÉE DES PRIX DE LA VOLAILLE Benaïssa ordonne une enquête L e ministre de l’Agriculture
FLAMBÉE
DES PRIX DE
LA VOLAILLE
Benaïssa
ordonne
une enquête
L e ministre de l’Agriculture et du Déve-
loppement rural, Rachid Benaïssa, a or-
donné une enquête sur les raisons de la
hausse soudaine des prix de la viande blanche
ces dernières semaines. Hier à Naâma, il a
expliqué que la rupture des stocks de viande
blanche au niveau des unités de production
suite à la «forte demande» sur ce produit pen-
dant le Ramadhan est à l’origine de la hausse
des prix. M. Benaïssa s’exprimait en marge de
la visite de travail du Premier ministre,
Abdelmalek Sellal, dans cette région. Le mi-
nistre table, en revanche, sur une baisse des
prix de la volaille au cours des prochaines se-
maines après une montée en flèche durant le
mois de Ramadhan.
Pour sauver une filière au bord de la faillite, le
gouvernement avait pris certaines mesures
concernant l’exonération fiscale. Mais la sup-
pression de la TVA et des droits de douane sur
le maïs et le soja, deux principales matières
premières de l’aliment avicole, ne semble pas
porter ses fruits. Les aviculteurs estiment que
la suppression bénéficie davantage aux im-
portateurs.
Mercredi dernier, Mustapha Zebdi, président
de l’Association de protection et d’orientation
du consommateur, s’était opposé à la recon-
duction de la mesure, arguant qu’elle ne pro-
fite pas aux consommateurs et aux aviculteurs
et n’a pas contribué à la stabilité des prix.
Cette mesure a été instaurée à partir du 1er
août 2012 pour une durée d’une année, après
la flambée des prix du maïs et du soja sur le
marché international menaçant une filière
déjà fragile. Elle est reconduite pour la se-
conde année consécutive.
Le ministre de l’Agriculture avait conditionné
le renouvellement de cette mesure par le
maintien des prix à la baisse et l’effort que
doit consentir l’interprofession pour la res-
tructuration et la pérennisation de la filière
avicole. Ce qui n’est pas le cas.
Ce dispositif a déjà coûté près de 15 milliards
de dinars au Trésor public, selon le ministre.
Avec 35 000 éleveurs, la filière avicole a géné-
ré, en 2011, un chiffre d’affaires de 1,5 mil-
liard de dollars, selon des chiffres officiels.
Le coût de production d’un kilogramme de
viande de poulet en Algérie est estimé à près
de 180 DA, contre l’équivalent de quelque
120 DA en Tunisie et au Maroc, de 65 DA au
Brésil et de 80 DA en moyenne sur le conti-
nent européen. 80% des éleveurs algériens ne
maîtrisent pas les techniques d’alimentation
et utilisent en moyenne 3 kg d’aliments pour
produire 1 kg de viande de poulet, d’après le
ministère.
H. L.
CONDOLÉANCES Le directeur et l’ensemble du personnel d’El Watan, très touchés par la perte de
CONDOLÉANCES
Le directeur et l’ensemble du personnel
d’El Watan, très touchés par la perte de
MOHAND-SADEK FERHANI
oncle de leur collègue Ameziane Ferhani,
présentent leurs sincères condoléances à ce
dernier et l’assurent de leur sympathie.
«A Dieu nous appartenons et à Lui nous
retournons.»
condoléances à ce dernier et l’assurent de leur sympathie. «A Dieu nous appartenons et à Lui

El Watan - Mercredi 4 septembre 2013 - 8

- ALGER INFO SIDI FREDJ EL HAMIZ (DAR EL BEÏDA) Pratiquescommercialesdénoncées LES AGRESSEURS D’UN COUPLE

-

- ALGER INFO SIDI FREDJ EL HAMIZ (DAR EL BEÏDA) Pratiquescommercialesdénoncées LES AGRESSEURS D’UN COUPLE
- ALGER INFO SIDI FREDJ EL HAMIZ (DAR EL BEÏDA) Pratiquescommercialesdénoncées LES AGRESSEURS D’UN COUPLE

ALGER INFO

- ALGER INFO SIDI FREDJ EL HAMIZ (DAR EL BEÏDA) Pratiquescommercialesdénoncées LES AGRESSEURS D’UN COUPLE
- ALGER INFO SIDI FREDJ EL HAMIZ (DAR EL BEÏDA) Pratiquescommercialesdénoncées LES AGRESSEURS D’UN COUPLE
- ALGER INFO SIDI FREDJ EL HAMIZ (DAR EL BEÏDA) Pratiquescommercialesdénoncées LES AGRESSEURS D’UN COUPLE
- ALGER INFO SIDI FREDJ EL HAMIZ (DAR EL BEÏDA) Pratiquescommercialesdénoncées LES AGRESSEURS D’UN COUPLE
- ALGER INFO SIDI FREDJ EL HAMIZ (DAR EL BEÏDA) Pratiquescommercialesdénoncées LES AGRESSEURS D’UN COUPLE

SIDI FREDJ

- ALGER INFO SIDI FREDJ EL HAMIZ (DAR EL BEÏDA) Pratiquescommercialesdénoncées LES AGRESSEURS D’UN COUPLE
- ALGER INFO SIDI FREDJ EL HAMIZ (DAR EL BEÏDA) Pratiquescommercialesdénoncées LES AGRESSEURS D’UN COUPLE
- ALGER INFO SIDI FREDJ EL HAMIZ (DAR EL BEÏDA) Pratiquescommercialesdénoncées LES AGRESSEURS D’UN COUPLE

EL HAMIZ (DAR EL BEÏDA)

Pratiquescommercialesdénoncées LES AGRESSEURS D’UN COUPLE ARRÊTÉS parlesconsommateurs L es gendarmes de la
Pratiquescommercialesdénoncées
LES AGRESSEURS
D’UN COUPLE ARRÊTÉS
parlesconsommateurs
L es gendarmes de la brigade de Sidi Fredj ont pré-
senté devant le procureur de la République, près le
● Le ministère du Commerce et les autorités compétentes sont appelés à agir pour mettre
fin à des pratiques commerciales frauduleuses.
D es consommateurs ont
pris attache avec la ré-
daction pour dénoncer
des pratiques condamnables de
commerçants indélicats, exer-
çant à El Hamiz (Dar El Beïda).
De nombreux clients ont solli-
cité l’intervention immédiate
des contrôleurs de la DCP pour
faire respecter la réglementa-
tion en vigueur et, en même
temps, protéger les consom-
mateurs. Certains plaignants
ont attesté que des appareils
électroménagers, proposés à la
vente, sont défectueux.
«Il faut se méfier d’un com-
merçant quand il vous
recommande un appareil.
Un défaut y est certainement
dissimulé. Pour lui, l’essen-
tiel est de se débarrasser
d’une marchandise encom-
brante. Faute de contrôle, il y
tribunal de Chéraga, huit personnes pour association de
malfaiteurs, vol qualifié, coups et blessures volontaires
avec armes blanches (pierres), dont a été victime un couple.
Sept d’entre elles ont été placées sous mandat de dépôt et
la dernière citée à comparaître à l’audience prévue hier,
annonce les services de gendarmerie.
Tout a commencé le 29 août dernier à 23h lorsque les mis en
cause ont agressé le couple au port de Sidi Fredj, pour ensuite
rouer de coups la jeune femme, lui occasionnant une fracture
au bras gauche avant de la déposséder de 200 000 DA, alors
que son compagnon avait pris la fuite et alerté les gendarmes.
L’intervention des éléments d’une patrouille de la Gendar-
merie nationale de passage, a permis d’interpeller trois des
mis en cause et récupérer une partie de la somme d’argent
volée.
Les 30 et 31 août derniers, poursuivant les investi-
gations, les gendarmes enquêteurs ont interpel-
lé les cinq autres acolytes et récupéré sur l’un d’eux
la somme de 11 600 DA, précise-t-on. N. Iddir
HAÏ EL BADR
(BACHEDJARAH)
TRAVAUXÉLECTRIQUES
INACHEVÉS, ÉLÈVES
EN DANGER
a
beaucoup de commerçants
malhonnêtes qui ne se sou-
Le commerce informel règne en maître à El Hamiz
cient ni de votre sécurité ni
L es représentants des parents d’élèves du CEM Mo-
hamed El Mordjani, dénoncent l’indélicatesse d’un
de
votre argent. Leur but est
d’engranger le maximum de
bénéfices aux dépens de clients
crédules», a indiqué un père de
famille venu s’approvisionner à
El Hamiz.
Ces déclarations ont été soute-
nues par plusieurs témoignages.
«Après avoir acheté une ma-
chine à laver recommandée
par un vendeur et dont le prix
avoisine les 40 000 DA, un
client, confiant, n’a pas jugé
utile de vérifier à l’intérieur
du magasin l’appareil qu’il
venait d’acheter. Une fois chez
lui, il a constaté que le bout
début, le commerçant a tenté
de minimiser la défaillance,
mais sous la menace du client,
il a fini par proposer une autre
machine en la cédant à un
bon prix. L’acheteur a accepté
l’offre. De nouveau chez lui,
il a tout de même découvert
un défaut, mais moins grave,
sur le dessus de l’appareil», a
rapporté un jeune transporteur,
offrant ses services à El Hamiz.
En homme averti, notre interlo-
cuteur a cependant avoué qu’il
avait avisé des clients appâtés
par la baisse des prix colportée
çà et là. «Par comparaison,
comportent les articles ven-
dus. Malheureusement, les gens
sont devenus des habitués de
cet immense lieu commercial,
inondé par des variétés de
produits. En conséquence, ils
du ministère du Commerce.
«J’habite à côté du Hamiz.
Pour acheter un réfrigérateur,
je me suis déplacé à Garidi. Les
frais de livraison sont inclus
croient à la diminution du prix
de vente. C’est faux ! Il n’y
dans le prix de l’appareil. J’ai
gagné 2000 DA par rapport
au prix fixé à El Hamiz. Pour
a
qu’à voir l’emballage des
appareils proposés à la vente.
Un article garanti est sous
emballage d’origine. Ce n’est
pas le cas ici. Les appareils sont
remballés à maintes reprises
cette raison, je recommande
aux acheteurs d’aller vers les
showrooms de certains repré-
sentants de grandes marques,
la pratique commerciale y est
respectée. Le consommateur
en
attendant un preneur naïf.
du
socle soutenant le tambour
était brisé. En outre, les dis-
positifs de protection munis de
goujons de blocage étaient alté-
rés. Sans perdre une minute,
les prix des appareils vendus
à El Hamiz sont relativement
élevés par rapport aux maga-
sins situés dans les différentes
localités de la capitale, si l’on
il
a réexpédié la machine. Au
Cela prouve que ces produits
sont bourrés de défauts», a
renchéri le même transporteur.
Des connaisseurs en matière
d’électroménagers ont saisi
cette occasion pour lancer un
cri d’alarme destiné aux hautes
autorités et aux représentants
ne court pas de risques. Mais
en dehors de ces structures
commerciales, beaucoup de
détaillants, qui exercent à El
Hamiz, n’ont aucune notion de
la pratique commerciale. Le
commerce est livré aux arna-
queurs», a dénoncé cet habi-
tient compte des défauts que
tant.
Lamine B.
entrepreneur privé engagé par Sonelgaz pour entre-
prendre des travaux d’acheminement de câbles élec-
triques. Après avoir creusé deux tranchées d’un mètre
de profondeur, l’une autour de l’école primaire Haleth
Akli et l’autre parallèlement au mur de clôture du CEM,
les agents ont acheminé des câbles de moyenne ten-
sion pour relier deux postes dotés de transformateurs.
«A notre grande surprise, l’entrepreneur et ses employés
ont abandonné le chantier la veille de l’Aïd, pour ne plus
revenir. Les travaux entamés au début du mois de juillet
ne sont pas achevés. Les fossés n’ont pas été comblés.
Les câbles sont apparents et les postes ne sont pas encore
reliés. La semaine prochaine, ce sera la rentrée scolaire, nos
enfants seront exposés aux pires des dangers. Les écoliers
qui emprunteront le passage détérioré par les travaux, ne
sauront pas éviter les chutes», a précisé un représentant des
parents d’élèves.
Notre interlocuteur a saisi cette occasion pour solliciter l’ in-
tervention de la direction de l’exploitation relevant de Sonel-
gaz. «Nous prions le directeur de l’exploitation d’intervenir
favorablement dans les meilleurs délais, afin de mettre fin à
cette situation dangereuse autant pour nos enfants que pour
les riverains», a lancé le même délégué. L. B.
SUR LE VIF
24 HEURES
CULTURE MUSÉALE
BIR MOURAD RAÏS :
ARRESTATION D’UNE
BANDE DE MALFAITEURS
L’enquête a permis d’arrêter
les cinq inculpés, quatre
d’entre eux ont été mis sous
mandat de dépôt.
La brigade de gendarmerie
de Bir Mourad Raïs a
démantelé un réseau
poursuivi pour
détournement de mineurs et
attentat à la pudeur.
L’arrestation de ces
individus s’est faite suite au
dépôt d’une plainte par la
victime R. Y., âgée de 15 ans,
qui était en relation avec le
dénommé S. R. âgé de 37
ans. Ce dernier s’est rendu
avec elle à Hammam
Melouane, ensuite à Khemis
Miliana. C’est alors qu’en
compagnie de ses quatre
acolytes, il lui confisque son
téléphone portable et a tenté
avec les membres du groupe
d’abuser d’elle.
Après quatre jours d’absence
du domicile familial, la jeune
fille s’est présentée à la
brigade de Bir Mourad Raïs.
SONELGAZ EL ACHOUR :
UN SEUL GUICHET POUR
LES RÉCLAMATIONS
L’agence Sonelgaz d’El
Achour manque de
aussi simple qu’une
rectification, il nous arrive
d’y passer une journée
complète. Quand les clients
demandent à voir le directeur
de l’agence, les employés
répondent que ce dernier ne
reçoit pas.»
En tout état de cause, ce sont
en premier lieu les citoyens
qui subissent les
conséquences de cette
situation, qui ne doit
aucunement durer.
HORAIRES DES PRIÈRES
personnel.
Ce constat a été rapporté par
nombre d’habitants de la
localité, qui déplorent cette
situation qualifiée de
pénalisante. «Au guichet des
réclamations, seule une
employée reçoit les clients»,
affirment-ils, et d’ajouter :
Alger et ses environs
MERCREDI 4SEPTEMBRE 2013
Fadjr……
04:46
Chorouk
06:21
Dohr………… 13:20
La place de la Grande-Poste abrite des ateliers de formation ainsi qu’une exposition de photos
prêtées par de nombreux musées d’Alger et de Médéa afin d’inculquer aux visiteurs la culture
muséale. Le thème de la manifestation, organisée par le ministère de la Culture et l’APC
d’Alger-Centre, est «Le musée dans la rue».
Asser………
16:23
Maghreb……19:10
Îcha……
20:37
«Pour régler un problème
PHOTO : EL WATAN
PHOTO : M.SALIM

PHOTO: EL WATAN

El Watan - Mercredi 4 septembre 2013 - 8

RÉGION

EST

CIRCULATION AUTOMOBILE À CONSTANTINE

Une situation chaotique

En 2013, personne ne trouve à redire à cette anarchie et à ces comportements ar- rogants, qui pénalisent tout le monde, et pourtant, cela relève du code de la route, et il existe des moyens coercitifs pour y remédier.

B eaucoup attendaient avec impatience la mise en exploitation

du tramway, croyant que le problème de circulation à Constantine allait être résorbé, au moins de moitié. Hélas, non. Les propriétaires de vé- hicules habitant du côté de Aïn El Bey, et travaillant au centre-ville, n’en démordent pas puisqu’ils ne consentent

pas à garer la voiture pour emprunter ce nouveau moyen de transport, pourtant confor- table à souhait, comme cela se fait ailleurs depuis les années 1930 ! C’est consternant tous ces bouchons et ce chaos in- descriptible générés par les automobilistes dont certains sont totalement dénués de civisme, au regard de toutes les dangereuses manœuvres auxquelles ils s’adonnent pour se faufiler entre les autres véhicules, accaparant, sans vergogne, la distance dite de sécurité, ou dépassant à droite. Et si quelqu’un s’avise de s’en offusquer, il en entendra, du beau langage ! Et cela n’existe que chez nous, bien sûr. Pre- nons encore pour exemple la route menant vers la cité Ciloc, en passant à proxi- mité de la station principale du tramway, Benabdelmalek Ramdane. D’inconscients au- tomobilistes n’hésitent pas à créer une folle anarchie en sta- tionnant près des nombreuses rôtisseries existantes tout le long de cette artère, et ce,

existantes tout le long de cette artère, et ce, Un croisement demeuré fermé à la circulation

Un croisement demeuré fermé à la circulation pour on ne sait quels motifs

pour se faire livrer un poulet, à la cadence du vendeur et au mépris de leurs congénères, lesquels n’ont d’autre choix que patienter dehors jusqu’à libération de la voie. Est-ce une fatalité ? En 2013, per- sonne ne trouve à redire à cette situation intolérable frisant l’arrogance, et qui pénalise tout le monde ! Pourtant, cela relève du code de la route, et il existe des moyens coercitifs pour y remédier. Et curieuse- ment, sur ce tronçon de tous les désagréments, aucun agent de l’ordre public n’est présent. Les semeurs de désordre font absolument ce qu’ils veulent,

et gare à celui qui oserait pro- tester ! Les autres endroits de cette ville, qui n’en peut mais, et qui, hélas, ne semble pas avoir trouvé de bons planifi- cateurs, ne sont guère mieux lotis. Le croisement entre les cités Kadour Boumedous et Filali, en face de la mosquée Emir Abdelkader, sur lequel trône un bloc de ciment, est un autre obstacle de taille pour le désengorgement de la circula- tion automobile. Les voitures arrivant de Ka- dour Boumedous sont obligés de descendre jusqu’aux portes de Filali pour remonter de l’autre côté, au lieu de couper

directement par le croisement en question, demeuré déses- pérément fermé à la circu- lation pour on ne sait quels motifs. «En somme, personne ne veut prendre conscience de tous ces désagréments qui, à moyen terme, provoqueront bien des dommages colla- téraux, à commencer par la pollution ; et l’ont sait les effets néfastes et insidieux de toutes les émanations toxiques de gaz d’échappement sur la santé», s’alarme un visi- teur, excédé par ce désordre infernal. Qui prendra, enfin, ce problème à bras-le-corps ? Farida Hamadou

La maison de jeunes de Boudraâ Salah fermée depuis 5 ans

D epuis plus de cinq années, le sec- teur urbain Boudraâ Salah, dont la

population dépasse les 51 000 âmes, est privé d’un espace pour les jeunes. Située non loin de la RN 27, la mai-

son de jeunes a été fermée, selon les explications apportées par un ancien

responsable de ce secteur à cause d’une fissure dans le mur de soutènement. La même source a indiqué qu’un budget de 40 millions de dinars a été alloué par les services de l’APC pour son réa- ménagement, mais depuis rien n’a été fait. Notre interlocuteur n’a pas manqué

de préciser que ce problème technique est deux fois rien et pourrait être réglé en un laps de temps, mais l’anarchie qui règne dans la gestion des affaires communales continue de pénaliser les jeunes qui ne savent plus où donner de

la tête.

O-S.Merrouche

Un homme écroué pour escroquerie et usurpation de fonction

U n homme âgé de 32 ans, dont l’identité n’a pas été

révélée, a été présenté avant- hier par la police judiciaire de

la sûreté de wilaya de Constan- tine devant le Procureur de la République près la cour de Constantine qui l’a écroué pour escroquerie et usurpation de fonction de corps constitué et détention d’arme de caté- gorie 8 (pistolet en plastique), selon un communiqué de la sûreté de wilaya. C’est suite à une plainte d’une de ses vic-

times (un homme de 36 ans), bijoutier de son état, déposée contre X le 28 du mois dernier auprès des mêmes services, et sur la base du portrait-robot du mis en cause émis par la victime même, que ce dernier a pu être arrêté. En se faisant passer pour un officier supérieur de l’ALN, cet escroc a pu se faire remettre une bonne quantité de bijoux en or jaune, qu’il revendra par ailleurs à un autre bijoutier et qui sera d’ailleurs rapidement

restituée à son propriétaire. La

dans une valise diplomatique,

perquisition du domicile de l’individu a permis de retrou-

avec lequel il persuadait les récalcitrants de lui remettre

ver le faux pistolet dissimulé

leur bien.

F. H.

CONDOLÉANCES

A. Boumaza, responsable des bureaux de l’Est d’El Watan, ain- si que le personnel du bureau de Constantine, présentent leurs condoléances les plus attristées à leur collègue Noureddine Bennouar pour le décès de son père Si Mohamed Bennouar survenu le 1 er septembre 2013 à Constantine, à l’âge de 85 ans, et l’assurent de leur profonde sympathie. Que Dieu accorde au défunt Sa Sainte Miséricorde.

SOUK AHRAS

Assainissement des dossiers du logement social locatif

L a daïra de Souk Ahras semble décidée cette fois-ci à passer à l’offensive pour assainir une bonne fois pour toutes les dossiers du logement social locatif au chef-

lieu de la wilaya qui connaît une forte pression. En phase

de finalisation, les listes des prochains attributaires ont été récemment soumises à une étude minutieuse, a-t-on appris auprès de sources concordantes proches de ladite instance. Des pièces devant justifier des mensualités – conjoint inclus

– ne devant pas excéder les 24 000 DA, tel que prévu par

le barème national, ont mis à rude épreuve des dizaines de flibustiers parmi ceux qui sont à l’abri du besoin, notamment chez des commerçants, des couples de fonctionnaires, des cadres et des personnes exerçant dans des corps capables de représailles. «Ils sont plus d’une centaine à renoncer à ce type de formule parmi ceux qui misaient sur d’anciennes fiches de paie et de faux certificats de non-activité du conjoint pour induire en erreur la commission d’attribution

comme cela a été le cas lors de l’attribution des 979 unités»,

a indiqué une source administrative. Concernant l’utilisation

du camouflet «résorption de l’habitat précaire» pour glisser les proches de certains élus et autres catégories de gens non concernés par la formule LSL, nos sources préconisent de nouvelles mesures dont une enquête administrative au cas par cas ainsi qu’un changement de la composante au niveau de la commission communale de recensement des bidon-

villes, qui avait connu, par le passé, de graves anomalies qui étaient à l’origine de contestations. Autre démarche adoptée par les services de la daïra de Souk Ahras pour diminuer de la pression sur LSL: le lancement de

la formule logement participatif aidé (LPA). Ceux dont le sa-

laire dépasse les 24 000 DA peuvent transférer leur demande de LSL vers le LPA. Ils sont plus de 400 demandeurs à avoir postulé pour cette nouvelle formule à Souk Ahras et leur nombre est appelé à augmenter dans les prochains mois. Des désagréments ont, toutefois, accompagné cette opération qui a provoqué, entre autres, des bousculades au niveau des

services de l’état civil, déjà submergés par les lycéens et les

A. Djafri

universitaires.

JIJEL

Les habitants de l’ex-camp colonial dans l’expectative

D epuis qu’ils ont bloqué le siège de l’APC de Sidi Marouf, au début de l’année en cours, pour revendiquer

leur droit à un logement décent, les habitants de la localité de

Boulahmam, un bourg rural de 500 âmes, sont toujours dans attente d’une solution à leurs préoccupations. Et c’est tou- jours le sempiternel problème de l’acquisition du certificat de possession qui les bloque dans cette démarche. «Les ser-

vices des forêts refusent que ceux concernés nous délivrent ce certificat qui nous ouvre droit au permis de construire, ils considèrent d’ailleurs que tout le périmètre de la localité leur appartient et là où on empiète, ils nous balancent les mêmes arguments pour brandir leur veto», affirment-ils. Le hic, se lamente-t-on, est qu’il n’y a aucune autre alternative pour résoudre ce problème. «Les 40 logements qui nous étaient destinés ont été détournés et distribués dans le cadre du logement social à d’autres bénéficiaires à Sidi Marouf», assurent les mêmes interlocuteurs. Et pourtant, le relief plus ou moins plat de cette bourgade lui confère la possibilité de voir émerger un village plus prospère. «Qu’on nous accorde le droit de construire nos maisons, le reste, c’est à nous de l’organiser même si nous avons besoin de quelques com- modités pour améliorer nos conditions de vie», soutient un membre de l’association créée pour servir d’interlocuteur avec les responsables locaux. La plaie de cette petite localité demeure, néanmoins, un camp datant de l’époque coloniale. «C’est une honte, ce camp, connu de tous, est un malheur pour les familles qui y vivent», s’indigne-t-on. Et pourtant, elles sont une cinquantaine à s’abriter sous des toits délabrés

et des murs fissurés depuis de l’indépendance. Le combat de

l’association porte justement sur l’éradication de ce triste- ment célèbre camp pour permettre à ces familles et d’autres de bénéficier de logements plus décents. Le P/APC de Sidi Marouf reconnaît que les habitants de cette bourgade occupent un terrain qui relève du domaine cadastral, ce qui leur permet, précise-t-il, de régulariser leur situation avec le service concerné. Pour les occupants du camp colonial, la solution à leurs préoccupations risque de prendre encore du temps, faute d’un cadre juridique précis de cette cité. Le P/APC, qui ne conteste pas le droit à un lo- gement aux habitants de ces baraques, ne donne, cependant, pas de solution précise à cet imbroglio. Zouikri A.

PHOTO : DR

El Watan - Mercredi 4 septembre 2013 - 8

 

RÉGION

OUEST

BRIQUETERIE

GHAZAOUET

SIG

DE REMCHI

La ville des olives en chantier

Les travailleurs dans le désarroi

Pour se faire entendre, les 50 employés de l’usine ont aler- té tous les responsables de la wilaya et les hautes autorités de l’Etat. Ils ont eu recours

à l’obstruction de la route,

mais en vain. Leur appel n’a suscité aucune réaction des autorités.Les pères de famille, qui disent n’avoir pas perçu trois mois de salaire, en plus de la fermeture de leur source de revenus, ex- pliquent, en outre, que «cette usine, privatisée en 2004, est

paralysée par des difficultés financières». Ils citent, à titre d’exemple, «le non-paiement des factures de Sonelgaz s’élevant à 7 millions de DA de gaz et 4 millions de DA d’électricité. Aujourd’hui, nous ignorons totalement ce qu’il adviendra de nous, tant personne ne s’inquiète de cette situation». Depuis 6 mois, les machines de cette briqueterie, naguère fleuron de l’industrie de la région, réussissant à faire travailler près de 150 travailleurs, ont

cessé de tourner. C. B.
cessé de tourner.
C. B.

SIDI BEL ABBÈS

La lecture

en fête

La nouvelle édition intitulée symboliquement «Lire en fête» a été entamée di- manche en fin d’après-midi

à la bibliothèque «Mohamed

El Kebbati» de la ville de Sidi Bel Abbès. S’étalant sur une quinzaine de jours, la mani- festation, qui s’est ouverte

précisément à la veille de la rentrée scolaire, sera ponctuée d’une multitude d’activités dont la teneur s’articule, en grande partie, autour de la vulgarisation et la promotion de la lecture. Le programme d’animation concocté en cette occasion comporte, notamment, di- verses expositions de livres et autres manuels de lecture pour enfants, des confé- rences, des activités récréa- tives (monologues, contes, etc.) ainsi que des travaux

d’ateliers dont les thèmes ont trait principalement à la production et la diffusion du livre et à la méthodologie de

la lecture. M. H.
la lecture.
M. H.

TISSEMSILT

L’artisanat est

à promouvoir

La maison de l’artisanat, récemment réceptionnée, de-

vient un espace d’échanges très productif. 176 adhérents, déjà détenteurs de projets, ont créé, grâce aux méca- nismes de soutien, 368 em- plois censés faire promouvoir le savoir-faire artisanal. Tissemsilt compte 500 arti- sans. Le rôle de la chambre de l’artisanat demeure es-

sentiel.

Ali Ben.

Les habitants protestent contre l’état déplorable de la route

«Nous souffrons de l’état catastrophique de cette route depuis des années pendant que la situation ne fait qu’empirer», s’indigne un habitant.

situation ne fait qu’empirer», s’indigne un habitant. La route est en mauvais état L undi matin,

La route est en mauvais état

L undi matin, un groupe

d’habitants d’Edemine,

Cherraka Bdaa, les quar-

tiers ouest de la ville, exaspéré

et à bout de nerf, a investi la mairie pour exprimer son dé- sarroi quant à l’état déplorable de la route qui relie leurs quar- tiers au reste de la ville. Les plaignants, très en colère face

à cette situation pénalisante à

plus d’un titre, ont menacé de recourir à d’autres formes de protestation si leur doléance, qui s’articule principalement autour de la réfection de la

route en question, ne sont pas prises en charge dans les jours

à venir. Ils envisagent de se

rendre à la wilaya pour dénon- cer, à qui veut les entendre, le délaissement dont sont vic- times leurs quartiers. «Nous souffrons de l’état catastro- phique de cette route depuis

des années et les choses ne font qu’empirer», s’indigne un habitant d’un certain âge. Et de préciser : «depuis quelque temps, les transporteurs ne veulent plus emprunter cette route et nous comprenons par- faitement leur décision, bien que cela nous pénalise gran- dement, parce que même les

tracteurs évitent de prendre cette route.» En effet, la pseudo grève des transporteurs publics oblige les habitants à parcourir des kilomètres à pied pour se rendre chez eux. Ils se disent frustrés et humiliés par une telle condition. Par ailleurs, à quelques jours de la rentrée scolaire, si les transporteurs pu- blics continuent de bouder cette route, ce qui semble évident, le transport scolaire sera large- ment perturbé. L’APC, compte tenu du manque de moyens

de transport dont elle dispose, n’est pas en mesure d’assurer le ramassage scolaire à tous les élèves des quartiers précités. Le maire, ses adjoints et le subdivisionnaire des travaux publics, qui ont accueilli les protestataires dans la grande salle de délibération, n’avaient aucun argument pour rassurer les citoyens quant à la prise en compte effective de leur doléance. Les élus, pour justifier le retard pris dans l’aménagement de cette route, signalent la défail- lance de l’entreprise retenue pour l’exécution des travaux et qui s’est désistée à la der- nière minute. A vrai dire, les élus n’avaient pas de solution alternative à proposer à leurs concitoyens. Et les citoyens ne croient plus aux promesses des élus. O. El Bachir

AÏN TÉMOUCHENT

Colère à Terga

L es habitants de l’agglomération côtière de Terga ne décolèrent pas. Les tirs à la dyna-

mite des carrières d’agrégats ont repris comme avant leur réglementation suite aux émeutes de juin 2005. Pour rappel, elles avaient éclaté en raison de l’absence de suites données aux désagréments répétés ainsi qu’aux dommages subis par des bâtisses du fait de tirs à l’explosif au sein des carrières d’agrégats situées dans les environs de l’agglomération. Une fois les esprits calmés, une commission d’enquête a conclu, tout en notant la préexistence de désordres sur les 575 bâtisses expertisées, des désordres (fissures) qui ont été aggravés par le «mauvais» tir effec- tué le 22 juin 2005. Ce tir aurait amplifié les conséquences de mauvais travaux de maçon-

nerie. Les deux faits associés ont démultiplié la force de l’onde de choc. En conséquence, obligation a été faite de recourir à un système électrique pour les tirs dans les carrières, un système qui assure une meilleure maîtrise des explosions. Il avait même été arrêté qu’aucune carrière ne bénéficierait d’une autorisation de tir si les boutefeux qui y exercent n’auraient pas bénéficié d’un recyclage relativement au nouveau mode de tir. Ce lundi, les habitants de Terga ont dénombré pas moins de quatre tirs ayant provoqué la panique. Certains citoyens sont allés déposer plainte auprès des services de sécurité alors que la municipalité a saisi les autorités administra-

tives de wilaya dont la direction des mines et de

l’énergie.

M. Kali

L a ville de Sig, à 45 km de Mascara, s’est transformée, au cours des deux dernières années, en un vaste chantier. Tous les secteurs, de l’Education à l’administration locale

en passant par celui de la Sécurité, ont enregistré de nouveaux projets visant l’amélioration des «conditions de vie des citoyens et même celles des fonctionnaires des différentes institutions de l’État.» L’Éducation est l’un des secteurs qui s’est vu renforcé par la réalisation de nouvelles infrastructures dont les travaux sont en voie d’achèvement. Il s’agit d’un lycée, d’une demi-pen- sion et d’un groupe scolaire. «Les travaux de réalisation d’un nouveau lycée de remplacement, d’une capacité de 1 000 places à Sig, ont nécessité un budget de 347 millions de dinars», a pré- cisé le directeur des équipements publics de la wilaya de Mas- cara. Cette nouvelle infrastructure devra accueillir ses nouveaux élèves au cours de la prochaine saison scolaire 2013-2014. Une demi-pension au lycée Ahmed Zabana, à Sig, est également en cours de réalisation. «Un budget de 8 020 736,10 de dinars a été dégagé pour l’exécution de cette infrastructure dont le taux des travaux de réalisation est de 45 %», dira la même source. L’enseignement primaire a également bénéficié de la réalisation d’un groupe scolaire pour un budget de 30,4 millions de dinars. Le secteur de la Sûreté nationale à Sig enregistre, de son côté, les travaux de réalisation de deux infrastructures, une Sûreté de daïra et une brigade mobile de la Police judiciaire (BMPJ). «Le taux des travaux de réalisation d’un nouveau siège de la Sûreté de daïra à Sig, pour un budget de 147,4 millions de dinars, est de l’ordre de 70 %», nous dit-on. Quant au siège de la Brigade mobile de la Police judiciaire (BMPJ), le taux d’avancement de ses travaux, qui ont nécessité un budget de 84 520 795,61 dinars, est de l’ordre de 80 %. Une autre infrastructure relevant de la Sûreté nationale est en voie d’achèvement. Il s‘agit d’un céliba- torium dont les travaux de sa réalisation ont nécessité un budget de 28 186 237, 68 dinars. Dans le cadre de l’amélioration des conditions de travail des fonctionnaires de l’État, l’administration locale sera renforcée par la réalisation d’un nouveau siège de daïra. «L’État a dégagé une enveloppe de plus de 116 millions de dinars pour l’exécu- tion du projet de réalisation du nouveau siège de la daïra de Sig dont le taux d’avancement des travaux est à près de 50 %»,

lit-on dans la fiche technique du projet. Le secteur de la Justice

a été également renforcé par la réalisation d’un tribunal. Son

achèvement est prévu avant l’année en cours. L’enveloppe bud- gétaire dégagée pour la réalisation de cette infrastructure est de l’ordre de 450 millions de dinars. SouagAbdelouahab

TIARET

Vers l’élaboration d’une cartographie pour l’emploi

L ’Agence nationale de soutien à l’emploi de jeunes (ANSEJ) s’attelle, en collaboration avec les 52 assemblées populaires

communales de la wilaya, à «l’élaboration d’une cartographie économique à même de servir de base de données pour mieux accompagner les jeunes dans le processus de montage de leur entreprise», a fait savoir monsieur Abdelkader Tabet, directeur de cette agence. Ce jeune responsable affecté à ce poste, après le tumulte vécu par l’ancienne direction et l’implication de la justice dans le financement de certains dossiers, nous a semblé serein, en témoigne, dira-t-il, «cette fluidité qui caractérise le siège de l’agence ces derniers temps». Notre interlocuteur, qui dit vouloir avec la contribution des élus «réhabiliter certains métiers en voie d’extinction et spécifiques à la région», a aussi entrepris une démarche avec les responsables de l’université Abderrahmane Ibn-Khaldoun pour «accompagner, dans le cadre de la maison de l’entrepreneuriat, les étudiants à monter leurs propres entreprises». Cela passe, renchérit-il, par «des journées de vulgarisation» et «l’imprégnation des étudiant (es) des procédures en vigueur pour ne pas être confrontés à des problèmes». Une convention a été signée entre l’ANSEJ et le rectorat. En termes de statistiques, «397 projets ANSEJ sur les 473 déposés ont été déjà financés par les organismes financiers au premier semestre 2013». Des projets dont on escompte créer au moins 580 postes d’emplois. Par segment d’activité, il y a les services qui accaparent la grosse part avec 293 projets pour s’ensuivre l’activité industrielle, le BTPH, l’agriculture et enfin les métiers de l’artisanat. Jusqu’à un passé récent, les jeunes fai- saient face à une certaine forme de bureaucratie qui avait entamé l’enthousiasme de plus d’un mais les choses semblent rentrer dans

l’ordre depuis que la tutelle s’est impliquée. Cela s’est traduit par

le déblocage de pas moins de 1 656 dossiers. «Le dossier ne doit

pas dépasser un mois avant de passer par la commission de vali-

dation», affirme M. Tabet.

A. Fawzi

PHOTO: EL WATAN

El Watan - Mercredi 4 septembre 2013 - 9

RÉGION

EST

BISKRA

Des retraités

de l’éducation

craignent

l’expulsion

Avec la menace de devoir quitter les logements de fonction et d’astreinte qu’ils occupent pour certains depuis des dizaines d’années au sein d’établissements scolaires de la ville de Biskra, ils sont quelques anciens directeurs, surveillants généraux ou enseignants, partis à la retraite, à craindre de se retrouver sans toit dès l’entame de cette rentrée scolaire, rapportent-ils. La nomination d’un nouvel encadrement administratif pour ces

établissements scolaires dont les cadres (directeur, surveillant général et gestionnaire) ont le droit à ces logements, les pousserait inexorablement vers la rue. En conséquence, ils sollicitent l’intervention du premier responsable de l’exécutif de la wilaya pour faire appliquer les recommandations du ministre de l’Education nationale qui a prescrit au mois de juin dernier de trouver des solutions de relogement au personnel de l’éducation quittant le secteur après des

années de services.

H.M.

Un récidiviste placé sous mandat de dépôt

Un homme, âgé de 32 ans, présenté comme un récidiviste notoire et faisant l’objet d’un avis de recherche émanant de la justice pour son implication dans plusieurs affaires liées au trafic de drogue (kif traité) et à la vente sans autorisation de boissons alcoolisées, a été interpellé, hier, par les agents de la police judiciaire de la sûreté de la wilaya de Biskra, rapporte un communiqué de la direction de cette institution sécuritaire. Déféré devant le parquet, le mis en cause qui était recherché depuis des mois, a été placé sous mandat de dépôt sur ordre du procureur de la République, est-

il précisé.

H.M.

Quatre blessés dans une rixe familiale à M’Chouneche

Hier matin, quatre jeunes hommes d’une même famille, âgés de 19 à 24 ans, habitants de la commune de M’Chouneche, située à 35 km au nord-est de Biskra, ont été blessés à l’arme blanche lors d’une rixe générale qui a éclaté entre eux pour des raisons encore indéterminées, a-t-on appris de sources fiables. Les victimes dont un jeune d’une vingtaine d’années serait entre la vie et la mort, ont été transportées à l’hôpital Bachir Bennacer de Biskra. Les agents de la Gendarmerie nationale ont ouvert une enquête afin

d’identifier tous les protagonistes de cette affaire et

en déterminer les causes.

H.M.

AÏN BEÏDA (OUM EL BOUAGHI)

Une ville en pleine dégradation

En l’absence d’entretien, rien ne fonctionne dans la ville : réseau routier en mauvais état, avaloirs et bouches d’évacuation des eaux pluviales obstrués, déchets ménagers jetés partout, éclairage public défaillant…qui dit mieux ?

partout, éclairage public défaillant…qui dit mieux ? A quand un aménagement sérieux de la ville ?

A quand un aménagement sérieux de la ville ?

L es intempéries des derniers jours ont mis à nu les ca-

rences du réseau d’éva- cuation des eaux plu- viales dans la ville de Aïn Beïda et des cités voi- sines. Avec les trombes d’eau, des fissures sont apparues sur tout le réseau routier, rendant du coup la circulation automobile laborieuse et incontrôlable. B. Lazhar, un citoyen résidant dans le quartier Bellevue, ful- mine contre cet état de fait. «Les orages de ces derniers jours ont mis à nu les carences du réseau d’évacuation des eaux pluviales. L’office natio- nal d’assainissement devrait intervenir pour déboucher les égouts et les avaloirs obstrués.» Et d’ajouter : «S’il avait plu encore dix minutes de plus, les habitations basses auraient été sub- mergées par les eaux.» L’ONA de la daïra de Aïn Beïda dispose d’un seul camion hydrocureur qui n’est malheureuse- ment pas tout le temps

disponible en raison de la forte demande. Des ci- toyens, furieux, montrent du doigt les services de l’APC. Pour eux, la com- mune ne s’investit pas pleinement dans l’entre- tien des rues, de l’éclai- rage public, dans l’em- bellissement des places publiques et des jardins. Un citoyen habitant la cité des 300 Logements, face à l’hôpital Zerdani, se plaint de ce que son quartier soit sombre la nuit, faute d’éclairage. «Il y a pire, ajoute-il, les ordures ménagères nous polluent la vie. Il n’existe pas de bacs à ordures, ce qui conduit les gens à se débarrasser de leurs restes n’importe où.» Du côté des respon- sables, c’est un autre son de cloche. Les citoyens ne participent pas à l’assainissement de leur quartier. Le manque de civisme et le laisser-aller ambiants concourent à rendre la ville invivable. Selon certains élus de la commune, le problème des ordures est l’affaire

de tous. Les agents de la voirie souffrent le mar- tyre pour nettoyer les rues du centre-ville. Les marchands des quatre saisons produisent des quantités énormes de déchets qu’ils déposent dans les coins des rues. Un spectacle qui fait horreur à voir ! Depuis quelques années, Aïn Beïda connaît une in- tense circulation auto- mobiles, ce qui génère des bouchons et des em- bouteillages monstres, non seulement au niveau des carrefours, mais éga- lement dans toutes les rues principales. Les feux tricolores instal- lées il y a plus d’une di- zaine d’années sont hors d’usage, ce qui donne lieu à une anarchie indes- criptible dans la fluidité automobile. «Aïn Beïda était conçue pour 20 000 habitants, elle en compte aujourd’hui 200 000, et la circulation a été mul- tipliée par dix, commente un citoyen, comment veut-on qu’on n’éprouve pas des problèmes dans

sa gestion?» Bien q’une partie de la route d’évi- tement soit livrée à la circulation, beaucoup de camions ne s’empêchent pas de traverser la ville, causant moult nuisances aux habitants. Cette même situation a conduit les chauffeurs de taxi à refuser la prise en charge des clients qui veulent se rendre au nord ou au sud de la ville, prétex- tant qu’il leur faut une heure pour échapper aux embouteillages. Depuis quelque temps, les instances publiques parlent de la mise en service d’un nouveau plan de circulation. Mais eu égard aux criantes lacunes des rues, il est peu probable que ce plan réussisse. C’est l’avis de nombreux citoyens ren- contrés dans les lieux publics. Selon eux, il va falloir installer de nou- veaux panneaux et veiller au respect du code de la route. Immanquablement cela passe par la remise en service des feux trico- lores. L. Baâziz

SKIKDA

La ville submergée par les eaux

L es habitants de la grande majo- rité des cités de la ville de

Skikda se sont réveillés, hier, les pieds dans l’eau. Pas moins de 10 grandes cités de la ville ont été inondées et certaines localités, comme celle des 700 Logements, sont restées carrément isolées durant toute la journée. «C’est honteux», a lancé une dame de son balcon au niveau de la cité des 700 Logements. «Nous sommes coin- cés, sans électricité et sans aucune aide. Où sont donc passés les res- ponsables ? On ne voit personne», poursuit-elle. La colère était très présente dans les déclarations des habitants de cette cité qui estiment

que rien n’a été fait pour épargner à leur localité les affres des inonda- tions qui ont tendance à se répéter à chaque saison pluviale. «On se demande ce qui nous arrivera cet hiver», font-ils remarquer. En plus de la cité des 700 Logements, d’autres localités ont été inondées, et selon la Protection civile, on compte pas moins de 14 cités touchées. Cette situation n’a pas concerné uniquement les cités des zones basses habituelles, mais s’est répandue à d’autres quartiers de la commune de Skikda comme Sebaâ Biar et la petite zone. Pour les citoyens, cette situation était prévi- sible au vu des décombres et autres

gravats qui jonchent la ville depuis la semaine dernière. «On prend les choses à la légère et voilà le résultat», estime un habitant. Selon des sources sûres, les inondations d’hier sont la cause inévitable de la panne de la station de pompage de Merj Eddib «Cette station est à l’arrêt depuis trois jours, chose qui a permis aux eaux pluviales de stagner au lieu d’êtres déversées vers la mer», précise nos sources. En tout état de cause, les Skikdis commencent déjà à appréhender la saison hivernale. Certains pensent même échanger leurs véhicules en bateau pneumatique. On ne sait jamais. Khider Ouahab

BATNA

La cité Hamla en décrépitude

C hantier éternel, la cité Hamla n’est pas près de se débarrasser de sa poussière, de ses gravats et de sa boue. Ses habitants,

à leur tête M. Hafsaoui, responsable au sein de

l’association du quartier, n’arrêtent pas de se plaindre. Ils n’ont laissé aucune administration

concernée en paix, mais rien n’y fait. D’abord l’école. Toute petite, elle n’arrive pas à contenir

le nombre toujours croissant de leurs enfants en

bas âge et nécessite une extension. La décision

de construire quatre nouvelles salles de classe

a été prise par la direction de l’éducation voilà

plus d’une année, et, à ce jour, les travaux ont à peine commencé. Cette rentrée se fera dans un véritable chantier. Leurs conditions de vie étant déjà très difficiles, les habitants de cette cité populaire ne peuvent pas se payer le luxe de les

inscrire loin du quartier ; cela nécessite le trans- port et la compagnie pour leur sécurité. Or, la plupart d’entre eux sont au chômage et doivent quitter très tôt la maison pour aller quêter du travail à mi-temps, des vacations ou faire de la manutention dans les chantiers de production de parpaing qui pullulent dans la cité et qui, bien que pourvoyeurs d’emplois occasionnels, sont à l’origine de la pollution. Pour l’heure, des travaux d’aménagement sont à l’arrêt et les habitants s’interrogent sur le sérieux des autori- tés quant au suivi des chantiers. M. Hafsaoui a insisté pour nous promener le long des ruelles qui traversent l’immense quartier. Les trottoirs peints en rouge et blanc cachent mal les travaux bâclés. «Juste avant le passage du Premier ministre Abdelmalek Sellal, lors de sa dernière visite dans la ville de Batna, on s’est empressés de les badigeonner. La peinture a été étalée sur de la terre et de la poussière», nous

a confié notre guide. «Cachez-nous ce trottoir

que nous n’oserions voir», semblaient dire alors les responsables aux entrepreneurs chargés des projets d’aménagement. Par ailleurs, le pavage des trottoirs est très mal fait en plusieurs en- droits. La pente est conçue vers l’intérieur et les bordures dépassent les pavés pour former par endroits de véritables marches représentant un danger certain pour les personnes âgées. Cer- tains locaux et certaines maisons n’ont même pas eu droit à l’opération. D’autres locataires ont dû participer aux tra- vaux pour inciter les manœuvres, livrés à eux- mêmes, à travailler ! Plus bas encore, c’est le projet d’une route qui est abandonné il y a plus de 6 mois. Des avaloirs complètement obstrués forment des flaques. Un canal d’évacuation d’eau de pluies sert de dévidoir à ordures puisque la collecte des déchets ménagers ne se fait jamais en ces lieux. «Pour jeter notre poubelle, on doit aller jusqu’à l’allée principale soit à 1 km ! » nous dit-on. Lounes Gribissa

Deux jeunes arrêtés pour meurtre

L es présumés meurtriers du jeune M.M., âgé de 18 ans, habitant la localité de Laârich dans

la commune de Chemorra, ont été arrêtés hier par les éléments de la gendarmerie. Le jeune M.M., a été trouvé, pour rappel, samedi passé, gisant à terre avec du sang coulant des narines et des oreilles. L’enquête ouverte par la gen- darmerie de la brigade de Chemorra a permis l’arrestation de ces deux jeunes âgés de 16 et de 18 ans. Les motifs qui ont entraîné cette malheu- reuse conséquence seraient imputés à un simple malentendu, puis une rixe qui a mal fini. L.G.

La silicose persévère dans sa sale besogne

U ne nouvelle victime de la silicose habitant dans la commune de T’kout a été enterrée

hier. Il s’agit de Djamel Meziani, la trentaine, père de deux enfants, qui est décédé après une longue maladie causée par l’inhalation de la poussière le long de sa vie professionnelle. L.G.

PHOTO : EL WATAN

El Watan - Mercredi 4 septembre 2013 - 9

KABYLIE INFO
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RENTRÉE SCOLAIRE À TIZI OUZOU

49 écoles fermées par manque d’élèves

Les zones rurales sont les plus touchées par la fermeture d’écoles primaires, en raison du manque d’élèves.

a dénatalité enregistrée

ces dernières années dans la wilaya de Tizi Ouzou et

l’exode des populations vers les villes ont engendré une baisse sensible du nombre d’enfants scolarisables, notamment dans les zones rurales. Quarante neuf écoles primaires parmi les 651 existantes resteront fermées à la prochaine rentrée scolaire pré- vue le 8 septembre en raison du manque d’élèves inscrits. Sur ce nombre d’établissements fermés, une quinzaine sont situés dans la daïra d’Azeffoun, 6 à Bouzeguène et 2 à Beni Yenni. Plusieurs autres localités enclavées comme Zekri, Yakouren et Draâ El Mizan, sont concernées par la diminution des effectifs scolaires. Pour la même cause, certaines divisions péda- gogiques y ont même fonctionné avec un effectif de 11 élèves seu- lement. Selon les chiffres commu- niqués par la direction locale de l’éducation, 210.340 élèves, tous cycles confondus, dont 29.690 nouveaux inscrits sont attendus cette année. «Tout est fin prêt pour accueillir les élèves dans de bonnes conditions», a-t-on ras- suré. Au plan infrastructurel, les responsables du secteur font état de la disponibilité de 651 écoles primaires, 176 collèges et 57 lycées. Si tout est «parfait» en ma-

L

49 écoles ferment, sur 651 existantes
49 écoles ferment, sur 651 existantes

tière d’infrastructures d’accueil, il n’en sera pas de même sur le plan pédagogique où le manque d’en- seignants dans certaines matières comme le français et le tamazight revient tel un leitmotiv chaque année. Les responsables à tous les ni- veaux s’inquiètent également à trouver des enseignants et des inspecteurs de qualité après un départ massif sans précédent à la retraite. Pour palier ce manque, la direction de l’éducation a re- cruté 269 nouveaux enseignants par voie de concours dont 150 pour le secondaire, 100 pour le primaire et 19 pour le moyen. L’encadrement de l’enseignement

de tamazight a été également renforcé par le recrutement de 41 enseignants qui s’ajouteront aux 945 opérationnels à travers les 67 communes de la wilaya. L’insuf- fisance des moyens de transport scolaire et de cantines est l’autre problème soulevé chaque année par les élèves dans plusieurs vil- lages. Même si la direction de l’éducation rassure que 98 % des 651 écoles que compte la wilaya de Tizi Ouzou seront à même d’assurer la restauration à leurs élèves, ils seront nombreux à se contenter d’un morceau de pain et d’une maigre tranche de fromage pour casser la croûte à midi. Les associations locales des parents

d’élèves ne cessent de dénoncer

cette situation. D’autre part, plu- sieurs établissements scolaires de la wilaya de Tizi Ouzou sont dans un état de délabrement avancé et souffrent de déficits multiples. Parmi les carences relevées dans un rapport de la commission Edu- cation, formation professionnelle et enseignement supérieur de l’APW, figurent l’insuffisance des moyens d’entretien, le manque de raccordement aux réseaux d’eau potable et du gaz naturel, l’insé- curité, insalubrité, présence de l’amiante dans certaines struc- tures en préfabriqué, retard et insuffisance en matière de réalisa-

A. Tahraoui

tion.

TIRMITINE

L’eau potable un jour sur sept

D epuis des années, les habitants du village Iber- kanène, dans la commune de Tirmitine (daïra

de Draâ Ben Khedda), souffrent, été comme hiver, du manque d’eau potable, indiquent les villageois de ce hameau. «Dans nos foyers, l’eau ne coule

qu’une seule fois par semaine dans nos robinets et

à raison de deux heures seulement», clament ces

villageois, qui se considèrent comme étant aban- donnés à eux-mêmes, en dépit du fait qu’ils ont saisi, à plusieurs reprises, les autorités locales sur ce problème. Nacer, un des habitants du village, nous dira que «le réseau de distribution d’eau potable à Iberkanene est très vétuste, puisque il n’a jamais été rénové depuis sa réalisation, il y a de cela des décennies. La conduite doit être

changée complètement. Les autorités locales sont interpellées pour prendre des mesures nécessaires en vue de refaire tout le réseau», ajoute-t-il. L’état du réseau d’alimentation en eau potable (AEP) de cette région à partir du réservoir situé au lieudit Ikhervane, dans la commune de Maâtkas, est éga-

lement vétuste. La quantité d’eau reçue au village est insignifiante. Pour étancher leur soif, les villa- geois d’Iberkanene sont obligés d’acheter de l’eau à raison de 2.600 DA la citerne de 3.000 litres. Devant cette situation, les villageois interpellent les pouvoirs publics en vue d’alimenter leur loca- lité rapidement par une nouvelle chaîne AEP et mettre ainsi un terme définitif à leur désarroi qui persiste depuis des dizaines d’années. R. Aissiou

INTEMPÉRIES 2012

Les indemnisations arrivent

L es aides de l’état promises aux victimes des intempéries de février 2012 commencent à

arriver à la daïra de Ain El Hammam, chargée de les remettre à leurs bénéficiaires. Une partie seulement des bénéficiaires sont concernés pour le moment. Quant aux autres, ils doivent «patienter encore», leur a-t-on dit. Ainsi, soixantaine neuf chèques d’un montant de vingt huit millions de centimes chacun et représentant une première tranche, viennent d’être distribués à

qui de droit par les services de la daïra. Les autres citoyens dont les habitations ont subi des dégâts durant les fortes neiges de l’année 2012 «seront à leur tour indemnisés incessamment», nous indique notre source qui ajoute que «le montant de l’indemnisation est fixé au maximum

à soixante dix millions de entimes et ce, quelle que

soit la nature des dommages enregistrés.» Quant aux deux autres tranches elles seront débloquées suivant l’avancement des travaux de réparation des maisons concernées. L’été touche à sa fin et certains sinistrés n’ont pas encore entamé les travaux de remise en état de leurs demeures, faute de moyens financiers. Las d’attendre l’aide de l’Etat qui tarde à arriver, quelques sinistrés ont dû s’endetter pour éviter que les intempéries n’en- dommagent davantage leurs habitations. Beau- coup d’autres attendent leur tour pour procéder aux réparations avant la mauvaise saison. «Si les chèques n’arrivent pas à temps, nous risquons de passer un autre hiver difficile qui risque d’endom- mager davantage ma bâtisse vu que ma toiture n’est toujours pas réparée», nous confie un vieux

retraité de l’hôpital. Nacer Benzekri

 

Tadmaït

EXPLOSION D’UNE BOUTEILLE DE GAZ

Un homme a été blessé lundi

dernier à la suite de l’explosion d’une bonbonne de gaz butane en son domicile, sis à la cité Baghdad, à quelques encablures du chef-lieu de la commune de Tadmait (18 km

à

l’ouest de Tizi Ouzou).

Selon des témoins rencontrés

sur place, l’explosion a eu lieu au moment où cette personne

a

appuyé sur l’interrupteur

électrique pour éclairer sa cuisine, alors que celle-ci était envahie par les gaz butanes ayant émané, durant toute la

nuit d’avant, de la bonbonne de gaz dont il a omis de fermer

le

robinet. Samir, un des voisins

de la victime, a confirmé que l’explosion s’est produite à

la

suite de l’allumage de la

lampe électrique. Ensuite, dans l’urgence, ce sont les voisins qui ont évacué la victime

vers le CHU Nedir Mohamed de Tizi Ouzou. Aussitôt alertés

par des citoyens, les éléments de la protection civile de Draâ Ben Khedda et ceux de la police se sont, eux aussi, rendus sur les lieux où une enquête

a été entamée. La déflagration

a endommagé partiellement

l’habitation, faut-il le rappeler. Rachid Aissiou

AÏT AGGOUACHA

CFPA CHERCHE STAGIAIRES

L e centre de formation professionnelle et d’ap- prentissage (CFPA) d’Ait Aggouacha dans la

daira de Larbaâ Nath Irathen accuse un déficit en matière d’inscription d’apprentis, notamment dans les spécialités de broderie, du prêt-à-porter, de la couture, de la maçonnerie, entretien et installation, froid et climatisation, soudage et

en électricité bâtiment. En effet, le service de la scolarité de cet établissement n’a enregistré, au 1er ce mois, que 10 inscriptions pour la session 2013/2014 dont la rentrée professionnelle est fixée au 22 septembre courant. «Cette situation est générée par la baisse du taux de déperdition scolaire et par la concurrence des écoles pri- vées, ainsi que par le manque de la demande de la part des jeunes pour des métiers de formation professionnelle», a expliqué le directeur de l’éta- blissement. La formation par apprentissage per- met aux jeunes stagiaires de 15 à 25 ans d’acqué- rir sur le terrain des techniques professionnelles, en conditions réelles de travail. Le mode de formation se déroule en alternance entre le CFPA, qui assure la formation tech- nique, et les entreprises, les artisans et autres organismes publics où la formation pratique a lieu. En outre, ce genre de formation permet à l’apprenti de bénéficier de la sécurité sociale, des allocations familiales, de l’assurance contre des accidents de travail, ainsi que d’un présa-

Hamid Meradji

laire.

TIMIZART

DES VILLAGEOIS FERMENT L’APC

L es habitants d’Azrou, faisant partie du grand village d’Abizar, dans la commune

de Timizart, à 50 km au nord-est de Tizi Ouzou, ont fermé depuis le 1er septembre courant le siège de l’APC, exigeant des pouvoirs publics une écoute sérieuse à leurs doléances présentées depuis plus d’une année. Il s’agit notamment de la réhabilitation de la route d’Azrou, de l’alimentation régulière des villageois en eau potable, de la réalisation d’un réseau d’assainis- sement, ainsi que l’ouverture de pistes pour ce village. Devant la «sourde oreille» des autorités, ces revendications ont été déjà soulevées, il y a plus d’une année, par une action similaire, mais toujours sans résultat, hormis des promesses sans lendemain, disent les protestataires. «Nous avons déjà fermé le siège de l’APC au début de l’année 2012 pour les mêmes problèmes. Les pouvoirs publics nous avaient donné leur parole de répondre à nos doléances, mais rien de concret, plus d’une année plus tard. Notre action d’aujourd’hui intervient devant l’urgence, parti-

culièrement en ce qui concerne l’impraticabilité de la route du village en cette veille de la saison des pluies», nous dira un représentant des vil- lageois. Exhortés par l’exécutif communal à

discuter pour trouver un terrain d’entente, les protestataires revendiquent, en revanche, l’inter- vention du wali, car, d’après eux, «l’APC ne peut assurer que des bricoles, avec son budget et ses moyens très insuffisants». Un des élus précise que «nous avons envoyé un engin pour commencer la réhabilitation de la

route, mais celui-ci a été arrêté par les villageois qui arguent que leur route nécessite un budget de goudronnage». Avant de recourir à cette

action, rétorquent les villageois, «nous avions d’abord frappé à toutes les portes, mais vaine- ment», déplorent-ils. Nourdine Tidjedam

El Watan

Bureau de

TIZI OUZOU

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El Watan - Mercredi 4 septembre 2013 - 9

ORAN INFO
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ÉDUCATION

Oran manque de professeurs de mathématiques et de physique

Pour les 70 postes de PES de mathématiques, seuls 31 candidats se sont présentés au concours.

C ’est du jamais vu. Le directeur de l’Education de la wilaya d’Oran vient de lancer un appel d’offres

d’emplois pour le recrutement de profes- seurs de mathématiques et des sciences physiques des wilayas limitrophes pour

combler le déficit à Oran et éviter ainsi des élèves sans professeur : «Pour les

70 postes de PES de mathématiques,

seuls 31 candidats se sont présentés au concours, et pour les 57 postes de PES des sciences physiques, 49 se sont présentés au concours. Cela nous a

obligé de les prendre tous, et de lancer un appel d’offres d’emplois aux autres wilayas du pays pour le recrutement de

47 autres PES dans les deux matières»,

a déclaré le D.E. de la wilaya d’Oran,

Ahmed Guellil. Quant aux infrastruc- tures scolaires, Oran a bénéficié de 13 lycées, 15 collèges, 40 écoles et 100 nouvelles salles de cours sans oublier les salles de sports. «La surcharge est un vieux souvenir», a affirmé le wali

d’Oran. A propos des manuels scolaires,

le

D.E. a souligné qu’un nouveau livre

de

français pour la 4e année du primaire,

un livre de la langue Amazigh et ceux de l’italien et l’espagnol ont été élaborés et opérationnels dès cette année scolaire 2013/2014. Cependant, il faut rappeler que plusieurs points noirs persistent, et les responsables ont encore quelques jours pour y remédier. Notons que des affectations provisoires seront délivrées aux nouveaux enseignants pour occu- per leurs postes de travail dès la rentrée scolaire, le 08 septembre prochain, en attendant le certificat de conformité de

PHOTO : DR
PHOTO : DR

Oran fera appel aux autres wilayas pour combler son déficit en professeurs de mathématiques et sciences physiques

chacun par la direction de la Fonction publique : «Ceux qui seront rejetés seront remplacés», explique le D.E. et de poursuivre : «Avec le départ massif à la

retraite, nous allons atteindre le double des postes pédagogiques à pourvoir, soit 1500 postes au lieu des 778 prévus initialement». Noureddine B.

EN BREF

EN BREF

EN BREF

NOUVELLES FACILITATIONS POUR LES AGRICULTEURS De nouvelles mesures d’encouragement ont été introduites au profit des agriculteurs. Pour tout terrain dont la superficie ne dépasse pas les 10 hectares, les exploitants désirant cultiver ces terres agricoles seront accompagnés par le bureau d’études national spécialisé dans l’élaboration et la réalisation des études et

collectifs (EAC) et individuels

des eaux traitées.

F. A.

pour le ramadhan servis aux 6 300 familles démunies par l’APCd’Oran, ont été largement critiquées jeudi dernier par la majorité des élus lors de la 4 ème session. Les élus ont déploré le fait que le budget injecté pour cette opération est de plus de 2 milliards de centimes, alors qu’aucun dispositif de contrôle n’a été mis en place. Des produits ne sont pas conformes à la qualité

de Gdyel, en passant par El Kassibia, et un autre reliant la cité Akid Lotfi (Cap Carbon) à Canastel et ce, sur la rive maritime dans un site enchanteur. Cette nouvelle route est considérée comme une voie de secours en cas de sinistre. En effet, c’est à partir de cette traversée que la population d’Arzew sera évacuée en cas de catastrophe générale dans la zone industrielle. «Une fois

Département et la Direction de wilaya de la Culture ainsi que le Comité des fêtes de la wilaya d’Oran. Selon Mr Boualem Chougrani, Président de l’Association, pour cette deuxième édition 2013, qui est intitulée «La découverte du monde du cinéma», il est prévu, au profit des enfants, la projection d’une douzaine de séances de films de Charlie Chaplin au niveau de la

enquêtes, BREDER. Cet accompagnement sera sous forme d’une étude gratuite. Par ailleurs, la Direction des services agricoles a lancé une autre formule de soutien pour les Exploitants agricoles

(EAI) en matière d’irrigation. L’acquisition d’engins d’irrigation sera soutenue par l’Etat à un taux variant entre

requise et certaines quantités étaient en manque flagrant ou ont profité à des personnes non méritantes. Il s’agit à présent de revoir dans la transparence les soumissions en présence de l’huissier de justice et des élus, le mode de distribution ou à la place du couffin de procéder à la remise aux bénéficiaires démunis de

opérationnelle, le CW N°75 permettra de désenclaver cette zone en panne de développement bien qu’elle renferme des potentialités touristiques immenses», apprend-on. La troisième pénétrante reliera la cité Ahmed Zabana à l’entrée de la ville, sans passer par le rond-point de l’entrée du poste 1 de la zone

Cinémathèque.

T. K.

L’APC D’ORAN RENOUVELLE SES INSTANCES Plusieurs délégués et directeurs ont été installés dans leurs nouvelles missions au sein de l’APC d’Oran. Naïma Seddouki a été installée en tant que déléguée à la Culture. Sid Ahmed Boushaba est le

Ouali est le nouveau directeur

50 à 60% selon le type de

chèques ou de mandats pour

pétrochimique.

M. Linda

nouveau délégué de la

matériel et sa spécificité. Le

éviter toute tricherie.

T. K.

Division d’Hygiène et

plan quinquennal 2010-2014 prévoit d’élargir l’irrigation des terrains agricoles avec

TROIS PÉNÉTRANTES POUR ARZEW Arzew a bénéficié récemment

COUP D’ENVOI DU «CINÉ MARDI» AU PROFIT DES ENFANTS Le coup d’envoi de la seconde

Assainissement. Mokhtaria Bouamama s’occupera de la Réglementation générale

LA GESTION DES AIDES ALIMENTAIRES CRITIQUÉE La composition du pack alimentaire ainsi que la qualité et la quantité des

de trois pénétrantes lui permettant d’éliminer le goulot d’étranglement qui l’étouffait depuis des lustres. La ville a enregistré un accès reliant la cité Emir Abdelkader

édition 2013 «Ciné Mardi», au profit des enfants et des élèves nécessiteux de plusieurs quartiers, a été donné ce mardi par l’Association «Chougrani» en

(D.R.G.). Un mouvement de directeurs de divisions et de secteurs urbains a eu lieu. Rachid

de la Division Hygiène et

produits composant le couffin

(les Plateaux) à la commune

partenariat avec le

Assainissement.

R. O.

TRAITEMENT DES EAUX USÉES

GARE À LA POLLUTION !

Société des eaux d’Oran (SEOR), concessionnaire de

gestion de la station de traitement des eaux usées d’El-

Kerma depuis bientôt 3 ans, compte bien valoriser les boues issues des traitements des eaux d’assainissement. La production, qui atteint quelque 2000 m 3 par jour, est aujourd’hui stockée au niveau de la grande Sebkha. Dans un proche avenir, la SEOR compte bien mettre le produit sur le marché des engrais et des amendements organiques, en prin-

cipe très prisé par l’agriculture. «Les boues, une fois épandues, augmentent le rendement des cultures. Elles contiennent des nutriments pour les cultures et servent d’amendements orga- nique et calcique pour améliorer les propriétés du sol, surtout si elles sont chaulées ou compostées», explique un expert en agronomie. Naturelles et biodégradables, elles constituent une alternative

à l’utilisation des engrais chimiques et, par voie de consé-

quence, contribuent efficacement à la protection des nappes phréatiques. Elles seront très utiles aussi pour la reconstitu- tion de sols et la «végétalisation» à la suite de gros travaux d’aménagement, comme les talus routiers et autoroutiers, la réhabilitation de friches industrielles, de friches urbaines ou des décharges. C’est d’ailleurs dans la décharge d’El-Kerma,

voisine de la station et actuellement en voie de réhabilitation, que les boues produites depuis l’inauguration de la station en

2009 sont stockées. Au regard de la production journalière,

la quantité stockée serait suffisante pour la réhabilitation de quelque 2 à 400 ha de décharge au moins. Notre agronome les taxera même de boues précieuses dans le cadre de la mise en valeur des terres et pour compenser les pertes en surface agri- cole utile. Une saignée drastique et perpétuelle où, durant les

15 dernières années, quelque 5 à 6 000 ha de terres irrigables et

à haut potentiel ont disparu. Mais pour cela, les boues devront

montrer patte blanche. «Particulièrement en ce qui concerne les taux de matières polluantes d’origine industrielle», nous dira un connaisseur plutôt sceptique quant à la maîtrise des polluants. Un avis non partagé. «En France, la pratique de l’épandage des boues d’épuration se fait depuis plus de 30 ans et aucun accident majeur n’a été recensé à ce jour», nous dira un agronome très enthousiasmé par le projet. Pourtant, les boues urbaines ne sont pas particulièrement solli- citées en Europe où elles représentent moins de 2 % des déchets épandus, selon les experts. Mais c’est, dit-on, bien plus une affaire de lobby qu’autre chose. Au niveau de la SEOR, on est conscient que la production de boues réclame la mise en place d’une politique très rigoureuse de contrôle des rejets pour pou- voir produire des boues de faible teneur en polluants. Un contrôle en amont, à la source pour ainsi dire des eaux d’as- sainissement, est une nécessité. C’est désormais chose faite : la SEOR vient de mettre sur pied une équipe de contrôleurs. Elle se contentera d’informer la direction de l’environnement qui a les pouvoirs pour sévir. Pour l’heure, la SEOR met en place une banque de données à partir de la carte de localisation des sites classés, situés sur son périmètre d’intervention. La direction de l’environnement vient de remettre, à la direction de l’entre- prise, le fichier des entreprises potentiellement polluantes et surtout la liste des mauvais élèves de la wilaya qui seront particulièrement tenus à l’œil. S. Slama

HAÏ ES SABAH

L

a

la

LES ÉGOUTS ÉCLATENT

L cité 300 logements sise à Haï Es Sabah vit, depuis hier matin, sous la menace d’un éclatement d’une conduite

d’eaux usées. C’est une canalisation d’un grand diamètre qui

a éclaté juste devant les escaliers de l’immeuble 1/3.

Les eaux usées se répandent à un débit fort menaçant. Les escaliers, qui mènent de la route principale vers la cité

1063 logements AADL, sont en voie d’être complètement

inondés. Les mères ont très peur de laisser leurs chérubins sortir jouer dehors à cause des eaux usées et des odeurs nau- séabondes. Après avoir attendu vainement toute une journée l’intervention des services concernés, des habitants de la cité viennent de lancer un appel aux autorités locales à inciter ces mêmes services à intervenir et à mettre un terme à ce qu’ils qualifient de future catastrophe écologique. Zekri S.

a

HORAIRES DES PRIÈRES
HORAIRES
DES
PRIÈRES
Fajr 05h09 Dohr 13h02 Asr 16h39 Maghreb 19h27 Isha 20h50
Fajr
05h09
Dohr
13h02
Asr
16h39
Maghreb
19h27
Isha
20h50

PHOTO : D. R.

El Watan - Mercredi 4 septembre 2013 - 11

INTERNATIONALE

PIÉGÉ PAR LE DÉSAVEU DE CAMERON ET LA VOLTE-FACE D’OBAMA

Hollande, seul sur le champ de bataille

L e président François Hol- lande doit aujourd’hui amèrement regretter de

s’être précipité dans l’annonce de son engagement dans une intervention militaire en Syrie, se retrouvant ainsi piégé, avec un risque d’isolement de la France sur la scène internationale. La situation est assez embarras- sante, voire humiliante pour le président français qui doit, en sus, essuyer les critiques sur le plan national. La revue Le Point, dans son édition d’hier, a tenté de com- prendre les raisons qui ont pous- sé le président français à s’enga- ger aussi imprudemment dans l’intervention militaire. «L’un des motifs le moins avouable, écrit l’éditorialiste Philippe Tes- son, procède à l’évidence d’un calcul politique consécutif au succès de l’opération malienne. On peut supposer que cet avan- tage lui soit monté à la tête. Le président de la République a sans doute vu dans l’engage- ment contre la Syrie l’occasion de consolider sa stature nais- sante de chef de guerre.» Et d’ajouter : «Sur le plan natio- nal, François Hollande n’en sort pas renforcé, c’est le moins que l’on puisse dire. Le consen- sus qui avait entouré l’opéra- tion malienne est brisé. Et pour cause : intervenir au Mali était dans l’intérêt et dans les moyens de la France, intervenir en Syrie serait contraire à l’intérêt de la France.» Le gouvernement de gauche tente, malgré tout, de garder bonne figure et de tenir un dis- cours constant. Le Premier mi- nistre français a ainsi reçu, hier, les représentants des groupes

a ainsi reçu, hier, les représentants des groupes Après le Mali, François Hollande risque de se

Après le Mali, François Hollande risque de se retrouver seul dans le bourbier syrien

parlementaires à Matignon pour leur présenter des «preuves» incriminant le régime de Bachar Al Assad, mais si les soutiens à l’intervention sont convaincus,

les élus de droite restent dubi- tatifs.

Il y a, tout de même, une petite

reculade du président François Hollande qui n’exclut pas dé- sormais de demander un vote du Parlement, réclamé avec

insistance par l’opposition, sur l’engagement français en Syrie,

a indiqué hier un ministre, lais- sant cependant entendre qu’il ne pourrait avoir lieu qu’après celui du Congrès américain. Un

vote des parlementaires français n’est «pas un sujet tabou pour François Hollande», a déclaré

le ministre des Relations avec le

Parlement Alain Vidalies, inter- rogé sur la radio RTL. Le Premier ministre français, Jean-Marc Ayrault, a pour sa part souligné : «La France n’ira en Syrie que dans le cadre d’une coalition.» Le fait est que

malgré l’évocation d’une pos- sible «action unilatérale» sans le Royaume-Uni, le refus des parlementaires britanniques de

participer à une opération inter- nationale sans l’aval de l’ONU – bloquée par la Russie et la

Chine – a refroidi les ardeurs du président américain. Si la France

a bien annoncé qu’elle était prête

à participer à des frappes contre

le régime syrien, Barack Obama craint tout de même d’être isolé sur la scène internationale et

recherche encore des alliés pour sa coalition. De son côté, la chancelière alle-

mande Angela Merkel a exclu une nouvelle fois, hier, la parti- cipation de l’Allemagne à une intervention militaire en Syrie,

appelant à un consensus interna- tional lors du prochain sommet du G20 en Russie. «Nous disons clairement que l’Allemagne ne participera pas à une action militaire (en Syrie), mais nous ajoutons que nous voulons faire

tout ce qui est possible (

pour

)

avoir une réponse unifiée de la communauté internationale», a déclaré la chancelière lors d’un débat des députés du Bundestag (Parlement). Ne reste plus, sur le champ de bataille, que François Hollande et Bernard Henry-Lévy, philo-

sophe et libérateur des peuples

à ses heures perdues, qui n’a

pas manqué de demander, dans une tribune publiée hier par Le Monde, à Barack Obama de pla- cer la question syrienne au cœur du G20 en Russie ou, à défaut, de ne pas s’y rendre. La situation est telle que Fran-

çois Hollande fait face au mieux

à quelques moqueries, au pire

à de cruelles diatribes. «Ainsi,

écrit encore Philippe Tesson, si la guerre n’a pas lieu, François Hollande pourra-t-il se targuer d’avoir été empêché de la faire non pas par la volonté de la nation, mais par la démission de ses alliés. Héros par défaut !» Amel Blidi

GUERRE EN SYRIE : VICTIMES ET DÉGÂTS EN CHIFFRES

Plus de 110 000 morts, plus de 6 millions de personnes déracinées et un pays en ruine. En deux ans et demi, la révolte en Syrie contre le régime de Bachar Al Assad, écrasée dans le sang, s’est muée en une guerre civile destructrice.

RÉFUGIÉS – DEPLACÉS

Plus de 6 millions de personnes ont été déracinées par le conflit, soit plus du quart des 22 millions d’habitants de la Syrie. Le nombre de réfugiés dépasse désormais les 2 millions, selon le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR). 4,25 millions de Syriens sont déplacés dans leur propre pays. «Ce qui est frappant c’est que le premier million a fui en deux ans, le second million en six mois», a déclaré hier à Genève le Haut-commissaire de l’ONU pour les réfugiés, Antonio Guterres. «La Syrie est devenue la grande tragédie

de ce siècle (

des déplacements de population sans équivalent dans l’histoire récente», a-t-il ajouté.

)

avec des souffrances et

A la fin août, la population réfugiée, dont environ 52% sont des enfants âgés de 17 ans ou moins, s’élevait à 110 000 en Egypte, 168 000 en Irak, 515 000 en Jordanie, 716 000 au Liban et 460 000 en Turquie, selon le HCR. En outre, les pays voisins de la Syrie se préparent à un nouvel afflux de réfugiés en cas de frappe étrangère contre le régime de Damas, accusé d’une attaque meurtrière aux armes chimiques.

VICTIMES Selon un nouveau bilan de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), rendu public le 1 er septembre, au moins 110 371 personnes ont été tuées depuis mi-mars 2011. Les Nations unies estimaient fin juillet à plus de 100 000 morts le bilan des violences. Le nouveau bilan de l’OSDH (qui se base sur un large réseau de militants et de sources médicales et militaires à travers le pays) comprend 40146 civils, 21 850 combattants rebelles et 45 478 membres de forces gouvernementales, dont les milices pro-régime. Parmi les civils figurent 3905 femmes et 5833 enfants de moins de 16 ans. L’ONG affirme que le sort d’environ 9000

détenus et celui de 3500 soldats capturés par les rebelles reste inconnu.

DÉGÂTS MATÉRIELS ET CONSÉQUENCES ÉCONOMIQUES Le conflit a dévasté le pays, appauvri la majorité des Syriens et plongé l’économie dans une grave crise. Selon les experts, la guerre a engendré une inflation record qui pourrait dépasser les 200%. Les investissements, le tourisme et le commerce extérieur sont proches de zéro. La production pétrolière, importante source de devises, a chuté de 95%. L’économie a connu une dollarisation croissante en raison de la chute de la

monnaie nationale : la livre syrienne (SYP)

a perdu les trois-quarts de sa valeur par rapport au dollar. Selon une étude publiée hier par le quotidien syrien Al Watan, proche du

pouvoir, les bombardements, les combats

et les sabotages ont entraîné la

destruction totale ou partielle 1,5 million

d’habitations.

Et les infrastructures ont également été

sérieusement touchées. Le coût de la reconstruction s’élèverait à 73 milliards de dollars si elle commençait dès maintenant, selon l’étude.

BRÈVES

BRÈVES

ÉGYPTE

K Un tribunal militaire égyptien a condamné hier 52 membres et partisans des Frères

musulmans, dont un à la perpétuité, pour l’agression de militaires à Suez, à la mi-août, après la dispersion sanglante au Caire des partisans de la confrérie du président déchu Mohamed Morsi. Outre cette condamnation à la prison à vie, la cour militaire de Suez a condamné 48 autres membres et partisans des Frères musulmans à des peines allant de 5 à 10 ans de prison, trois autres à 15 ans de prison, tout en acquittant 12 personnes, a détaillé une source militaire. Il s’agit de la première condamnation d’un membre de la confrérie à la prison à vie par une cour militaire depuis la destitution et l’arrestation de l’ex-chef de l’Etat, Mohamed Morsi, le 3 juillet dernier par l’armée. Le procès de ces membres et partisans des Frères musulmans s’était ouvert le 24 août devant un tribunal militaire. Ils étaient accusés d’avoir tiré à la chevrotine et jeté des pierres sur les soldats à Suez, peu après que la police ait lancé un assaut sanglant le 14 août sur deux importants rassemblements pro- Morsi au Caire, faisant des centaines de morts en une journée.

IRAK

K Au moins 15 personnes ont été tuées hier dans l’explosion de cinq voitures piégées dans

plusieurs quartiers de Baghdad, ont indiqué des sources sécuritaires et médicales. Les attentats, apparemment coordonnés, se sont produits vers 18h locales, six jours après une autre série d’attentats à la bombe qui avaient fait quelque 70 morts dans la capitale et sa banlieue. Des dizaines de personnes ont également été blessées dans ces attentats qui interviennent malgré le déploiement depuis plusieurs semaines

d’importances forces de sécurité dans la capitale. Par ailleurs, neuf autres personnes, dont un milicien de la force anti-Qaîda des Sahwas, sa femme et leurs trois enfants, ont été tuées dans le courant de la journée. Le milicien et sa famille ont été abattus par des hommes armés ayant pénétré dans leur maison du sud de Baghdad, ont précisé un responsable de sécurité et une source médicale

COLOMBIE

K Le processus de paix engagé avec la guérilla marxiste des FARC se trouve dans un «moment

critique», ont affirmé hier les autorités colombiennes, précisant que l’issue des pourparlers pourrait se dessiner «dans les prochain mois». «Nous sommes à un moment critique de la négociation», a déclaré le haut commissaire à la paix du gouvernement, Sergio Jaramillo, en référence aux discussions ouvertes depuis novembre à Cuba avec des représentants des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), la principale rébellion du pays. «Je crois que nous saurons dans les prochains mois si cela va marcher ou non, car nous sommes en train de traiter les thèmes essentiels et cela représente un défi singulier», a ajouté M. Jaramillo, lors d’une audition devant le Congrès. Les négociations, qui visent à mettre fin à un conflit de près d’un demi-siècle, abordent les points centraux du conflit interne :

réforme rurale, participation politique des guérilleros repentis, trafics de drogue, abandon des armes et réparation pour les victimes.

SOMALIE

K Le président Hassan Cheikh Mohamoud est sorti indemne, hier, d’une embuscade des

insurgés somaliens shebab contre son convoi, près

de Merka, à une centaine de kilomètres au sud-

ouest de Mogadiscio, a indiqué un responsable militaire somalien. «Des insurgés ont tenté de

perturber le voyage du Président (

vous confirmer que le président et sa délégation sont en parfaite santé et sont parvenus à

destination, à Merka», a déclaré Mohamed Qorey, responsable militaire somalien à Merka, cité par l’AFP. Une source diplomatique à Mogadiscio, citant

un membre de l’entourage présidentiel, a confirmé l’attaque annonçant que le convoi présidentiel avait été pris dans une embuscade sur le trajet entre

Mogadiscio et Merka et que le président et ceux qui l’accompagnaient étaient tous indemnes.

) mais je peux

PHOTO :D. R.

> Il faudra probablement choisir pour le Lion d’Or entre le film algérien et le film israélien, des sujets forts filmés dans Es-Stouh et Ana Arabia par Merzak Allouache et Amos Gitai.

> Moussa Haddad, Amina Bejaoui, Sellami Bachir et les acteurs avaient été agréablement surpris par le nombre impressionnant des familles venues voir leur film Harraga Bleues à la belle étoile, au CEM Yamina Oudaï, à Cherchell.

> L’auteur de Discriminez-moi !,

Karim Amellal est comme un ouragan enthousiaste. Essayiste et fondateur de Stand alone media et du portail choufchouf.com. Entretien.

C’est l’été

LLaa PPologne,ologne, llee sseuleul ppaysays qquiui nn’a’a ppasas cconnuonnu ddee rrécessionécession aavecvec llaa
LLaa PPologne,ologne, llee sseuleul ppaysays qquiui nn’a’a
ppasas cconnuonnu ddee rrécessionécession aavecvec
llaa ccriserise eeuropéenneuropéenne
««L’îleL’île vverteerte
ddee ll’Europe»’Europe»
Le village de Kruszyniany (Pologne)

Varsovie (Pologne) De notre envoyée spéciale

L a fin du monde. C’est le nom donné à cette taverne ta- tare de Kruszyniany, un village au nord de la Pologne, tout près de la frontière avec la Biélorussie, à près de

200 km de Varsovie. Un gîte en bois comme planté au milieu de nulle part. Dans ce décor rustique, on vous accueille chaleureusement, on vous offre à boire et on vous conjure d’en parler autour de vous. Avec la crise économique qui frappe le Vieux continent, les touristes se font rares. Alors on redouble d’efforts pour accueillir les quelques visiteurs qui s’aventurent dans ce paysage dépeuplé. Des plaines vertes, des étendues désertes où la grande Pologne marque la limite orientale de l’Europe en crise. Une île verte dans un océan

Avec la crise économique qui frappe le Vieux continent, les touristes se font rares. Alors on redouble d’efforts pour accueillir les quelques visiteurs qui s’aventurent dans ce paysage dépeuplé. Des plaines vertes, des étendues désertes où la grande Pologne marque la limite orientale de l’Europe en crise.

de récession. Malgré une croissance qui ralentit, la Pologne, surnommée «l’île verte de l’Europe» depuis le début de la crise économique, tient le cap. Seul Etat de l’Union euro- péenne (membre depuis 2004) à ne pas avoir connu de réces- sion depuis 2009, ce pays d’Europe centrale, qui a réussi une transition démocratique et économique remarquable dans les années 1990 fait une nouvelle fois parler de lui. Le miracle polonais intrigue. Seulement, ces dernières semaines le nuage du déficit budgétaire assombrit le ciel polonais. La croissance a fléchi de 0,4% au premier trimestre de l’année, atteignant son niveau le plus bas depuis quatre ans. La peur de la contagion grandit et éloigne la perspective d’une entrée prochaine dans la zone euro. Suite en page 14

Fella Bouredji

PHOTO :D. R.

AÏN TEMOUCHENT C’EST L’ÉTÉ 7 546 150 estivants ont visité, entre le 1 er juin
AÏN TEMOUCHENT
C’EST
L’ÉTÉ
7 546 150 estivants ont visité, entre le 1 er juin et le 31
août, les 19 plages autorisées à la baignade de la wilaya
d’Aïn Témouchent, signalait-on lundi à la direction de la
Protection civile.
El Watan - Mercredi 4 septembre 2013 - 2

La Pologne, seul pays à ne pas avoir connu de récession avec la crise européenne

«L’île verte de l’Europe»

Suite de la page 13

A la chancellerie de la présidence de la République, l’heure est à l’inquié- tude. Un complexe architectural, ins-

tallé sur la berge de la Vistule, rue Wiejka, rassemble les bureaux de la chancellerie, du Sénat et du Parlement (Diet) polonais. Jan

Litynski, septuagénaire au discours tempéré, est l’un des trois conseillers du président polonais, Bronislaw Komorowski. Sur un ton

austère, il avoue que «la crainte est grande». «La Pologne connaît depuis quelques se- maines un déficit budgétaire, la croissance

Une inquiétude

qui remet d’ailleurs en question l’entrée en zone euro. Le Président y est favorable. Moi, je suis personnellement moins enthousiaste depuis la crise», ajoute-t-il. Le ton est donné. La Pologne doute.

« VIVE LE ZLOTY !» La Pologne a peur, d’autant plus depuis le crash meurtrier de l’avion présiden- tiel à Smonlok (Russie), en avril 2010. Le président polonais de l’époque, Lech Kaczynski, accompagné de son épouse et de plusieurs membres du gouvernement, 96 personnes au total, y ont tous péri. Cet événement tragique a «jeté beaucoup de flou dans la vie politique polonaise», explique le conseiller. Depuis, les relations avec le voisin russe sont tendues et la vie politique intérieure est rythmée par les divisions malgré l’embellie économique qu’elle doit notamment au fonds européen. L’entrée dans la zone euro est une des polémiques du moment. Prévue initialement pour 2015, après avoir été reportée à plusieurs reprises, l’entrée dans la zone euro est encore une fois retardée. Et pour cause, les critères de convergence (critères de Maastricht) n’ont pas été remplis jusque-là : la maîtrise de l’inflation, la résorption du déficit budgétaire et le contrôle de la politique monétaire, entre autres. Le fait que la monnaie locale, le zloty, ait également été un frein à la crise n’est pas étranger à cette hésitation grandissante. Les Polonais tiennent de plus en plus à leur zloty, considérant l’euro comme une menace pour leur pouvoir d’achat. Selon l’Institut de sondage polonais Homo Homini, une étude réalisée en mars 2013 révèle que 62% des Po- lonais sont contre l’entrée dans la zone euro. Seuls 32% souhaitent l’adoption de la mon- naie européenne et 6% n’ont pas d’opinion. La classe politique est tout autant divisée.

L’HEURE DES EUROSCEPTIQUES Il y a les «pour» et les «contre». Ils s’af- frontent depuis des mois. En Pologne, un adage dit qu’«il faut s’attabler si on ne veut pas faire office de plat de résistance». Bogdan Borusexicz, président du Sénat polonais depuis 2005, a le verbe facile et son sourire met tout de suite à l’aise, malgré l’austérité des lieux. Cet ancien membre de Solidarnosc (fédération des syndicats qui ont fait opposition au régime communiste dans les années 1980) fait partie des «pour». «En adhérant à l’Union européenne, la Pologne s’est engagée de fait à entrer dans la zone euro», explique-t-il. Et d’ajouter : «L’Union européenne se consolide autour de la zone euro. Autrement dit, sans l’euro, la Pologne n’aura pas son mot à dire politiquement et cela se répercutera dans quelques années sur

est moins élevée que prévu

Varsovie, capitale de la Pologne
Varsovie, capitale de la Pologne

l’économie du pays.» Mais la Pologne n’est pas pressée. D’autant que l’entrée dans la zone euro dépend d’une modification de la Constitution. Une modification qui risque de tarder, selon le Premier ministre libéral, Donald Tusk, qui déclarait à la presse locale en juillet dernier que «les pour ne disposent pas de la majorité requise pour cette modi- fication de la Constitution». «Ni actuelle- ment, ni, selon mon intuition, dans le futur Parlement», expliquait-il. En attendant, les Polonais hésitent entre fierté et inquiétude face à ce statu quo. «Nous avons réussi une admirable transition économique, mainte- nant l’heure est à la prudence pour préserver nos acquis», confie une des rares personnes parlant français rencontrée à Varsovie. Les Polonais aiment parler de leur «thérapie de choc». Celle qui leur a permis de sortir de près d’un demi-siècle de communisme en passant presque sans transition d’une éco- nomie planifiée à une économie de marché dans les années 1990. Vingt ans plus tard, la Pologne, forte de ses 38 millions d’habitants, a de quoi s’enorgueillir. Son PIB est plus éle- vé que celui de tous les nouveaux pays entrés dans l’Union européenne. Et ses marges de manœuvre sont plus importantes hors de la zone euro. D’où cet attachement sans faille pour leur zloty.

UNE REVANCHE SUR L’HISTOIRE «De toute manière, cela ne dépend pas vrai- ment de nous», confie une jeune Polonaise, polyglotte, rencontrée rue Kozia, une étroite ruelle du centre-ville où a été installé tout récemment l’un des 15 bancs de Chopin qui forme un itinéraire initiatique pour traverser la ville à travers l’histoire personnelle du musicien. Varsovie, une ville à l’architecture impressionnante, détruite à 80% lors de la Seconde Guerre mondiale et dont il ne sub- siste aucune trace de chaos. Assise justement sur le banc musical multimédia diffusant du

Chopin à souhait, la jeune femme, interprète de formation, explique qu’elle nourrit un scepticisme sans égal quant à l’avenir de son pays. «L’entrée dans la zone euro est devenue un enjeu. Ceux qui disent que la Pologne va mal font de la manipulation politique en vue de notre entrée dans la zone euro. Notre politique intérieure est faible, notre politique extérieure l’est encore plus. On fait tout ce que l’Allemagne veut», tranche-t-elle, la voix entrecoupée par une des compositions du virtuose polonais qui envahit à présent toute la ruelle, au grand plaisir des passants. Pour Leszek Balcerowicz, économiste, président

du Forum de développement civil, les enjeux sont ailleurs. «Ce n’est pas la crise qui m’inquiète, ni l’entrée dans la zone euro, mais plutôt le problème démographique», explique-t-il. En Pologne, le vieillissement de la population se poursuit. L’indice de fécondité est de 1,28 par femme alors qu’il était de 2,4 en 1985. «Bientôt, il n’y aura que très peu de Polonais en âge de travailler», s’inquiète l’écono- miste. Un autre défi pour ce pays quatre fois disparu de la carte, devenu aujourd’hui la sixième force économique du continent, et qui a bien d’autres revanches à prendre. F. B.

LE PRINTEMPS POLONAIS EN ALGÉRIE

Le printemps arabe a modifié la donne des échanges commerciaux de la Pologne. Nouvelle ère, nouvelles stratégies. Les compagnies polonaises cherchent de nouveaux marchés, l’Algérie les intéresse de plus en plus même si la règle 49/51 freine les investissements. Pour Justine Porazinska, chargée du Moyen-Orient et de l’Afrique au ministère polonais des Affaires étrangères, «la politique étrangère de la Pologne a beaucoup changé depuis la transition», ce qui a freiné la coopération algéro-polonaise qui était plus forte à l’époque socialiste, «avec le printemps arabe, les échanges s’intensifient», explique-t- elle. L’Algérie est concernée par deux principaux programmes de partenariat

économique avec la Pologne. Le premier a été annoncé en 2012 avec l’adoption, par le ministère de l’Economie polonais d’une liste de cinq pays avec lesquels la Pologne vise à établir une coopération économique stratégique. Ce programme concerne l’Algérie, le Brésil, le Canada, le Kazakhstan et la Turquie. L’ancien vice-Premier ministre, ministre de l’Economie, Waldemar Pawlak, devait se rendre cette année en Algérie dans le cadre de ce programme. Cette échéance qui avait pour objet principal «d’examiner les moyens de mettre en œuvre cette perspective de coopération a été reportée en raison de la démission du ministre Pawlak de son poste». «L’Algérie représente un marché prometteur pour la Pologne», explique pour sa part Krzysztof Dabrowski, cadre au ministère polonais de l’Economie. Il en veut pour preuve les échanges commerciaux qui se seraient multipliés de cinq fois ces dernières années. «On envisage même des productions sur le terrain pour éviter les coûts décourageants des douanes», ajoute-t-il. Des perspectives d’ouverture d’usines seraient d’ailleurs en

négociation.

F. B.

PHOTOS : D. R.

JIJEL La Salon national du cuir, tenu à Jijel du 28 août au 2 septembre,
JIJEL
La Salon national du cuir, tenu à Jijel du 28 août au 2
septembre, a été une réussite commerciale, ont affirmé
mardi les organisateurs et les exposants. L’emplacement
choisi cette année pour la tenue du salon, sur la placette
de l’hôtel Kotama, dans le prolongement de la plage, a
permis de toucher directement le plus grand nombre de
vacanciers, venus de tous les coins du pays.
C’EST
L’ÉTÉ
El Watan - Mercredi 4 septembre 2013 - 3

C’est en lisant les sujets d’Allouache et Gitai qu’on devine qu’ils ont fait sans doute des œuvres fortes, avec plus d’envergure que ce qu’on a déjà vu jusqu’ici. Si Allouache ou Gitai décroche le Lion d’Or 2013, ce serait un scoop sans précédent à la Mostra.

Mostra de Venise pour le Lion d’Or

Allouache vs Gitai

Parfaitement orchestrée, la 70 e Mostra de Venise suit son cours. Mais presque à chaque vision d’un film en compétition, on se dit : «A quoi bon, à quoi sert ce genre de production…?»

Venise (Italie) de notre envoyé spécial

L ’option est désormais claire pour le jury de Bernardo Bertoluci. Il lui faudra proba-

blement choisir pour le Lion d’Or entre le film algérien et le film israélien, des sujets forts, filmés dans

Es Stouh et Ana Arabia par Merzak Allouache et Amos Gitai. A ce jour, ni l’un ni l’autre n’ont encore été mon- trés au Lido. Mais voir un film pathé-

tique, funèbre, comme celui du Cana- dien Xavier Dolan, intitulé Tom à la ferme (le titre est déjà un poème…) ou encore le bizarre, cacophonique film américain The Zero Theorem de Terry Gilliam, on désespère totalement et

on se dit que la sélection cette année

a certainement eu des problèmes,

certains bons films sont allés au Fes- tival de Toronto qui commence ces jours-ci. Il reste donc pour le jury très

qui commence ces jours-ci. Il reste donc pour le jury très peu d’options. Ce serait fort

peu d’options. Ce serait fort étonnant que le film francais de Philippe Garrel obtienne ses faveurs. C’est en lisant les sujets d’Allouache et Gitai qu’on devine qu’ils ont fait sans doute des œuvres fortes, avec plus d’envergure que ce qu’on a déjà vu jusqu’ici. Si Allouache ou Gitai décroche le Lion d’Or 2013, ce serait un scoop sans précédent à la Mostra, une nouvelle

retentissante.

Pour la première fois, les produc- tions américaines seraient balayées et d’ailleurs ce serait une bonne justice. Allouache et Gitai sont donc

dans le même bateau, ils se res- semblent par leur travail. Tous deux vivent en dehors de leur pays et leurs films respectifs ne plaisent pas aux bureaucrates bornés qui dirigent les secteurs de la culture chez eux. En Algérie, on ne pardonne pas à Merzak Allouache d’avoir fait Le repenti et Normal. Cette fois-ci avec Es Stouh, cela risque bien d’être pareil. Dans son film, il y a cinq histoires qui se passent sur des terrasses d’immeuble dans cinq quartiers d’Alger, de Bab El Oued au Télemly, aux heures des cinq prières…On peut imaginer les

conflits, les querelles, la violence qui quitte la rue pour se nicher sur les toits. Très beau sujet. Sujet très inté- ressant aussi dans Ana Arabia d’Amos Gitai, qui fait la chronique du village d’Umm el-Fahm où vivent côte à côte Palestiniens et Israéliens, musulmans et juifs et où on voit un couple menant une vie normale, une femme juive survivante de l’Holocauste mariée à un Palestinien musulman. Ce sont des thèmes pareils qui remuent l’histoire, la société, le quotidien des familles qui méritent grandement de se voir primés. Azzedine Mabrouki

méritent grandement de se voir primés. Azzedine Mabrouki Cherchell Harraga Blues ressuscite l’ambiance d’antan M

Cherchell

Harraga Blues ressuscite l’ambiance d’antan

M oussa Haddad, Amina Béjaoui,

Sellami Bachir et les acteurs

avaient été agréablement surpris

dans la soirée du dernier week-end du mois d’août par le nombre impressionnant de familles et de jeunes venus assister sous un ciel étoilé à la projection du film- fiction Harraga Blues, au CEM Yamina Oudaï, à Cherchell. Les débats se sont achevés à l’aube. Les familles étaient encore collées à leur chaise, pour écouter les réponses aux diverses questions posées par l’assis- tance au réalisateur, à la productrice, au directeur de la photo, aux 2 actrices et aux 2 acteurs du film. Moussa Haddad et Amina Béjaoui ont articulé leur produit cinématographique sur des sujets d’ordre social autour de la «harga» (quitter le pays clandestinement, ndlr). Ce film-fiction purement algérien a reflété l’état de la famille algérienne, entre les déchirements et l’amour. Les Haddad étaient enthou- siastes par l’ambiance qui avait régné tout

au long de la soirée, d’autant plus que les

jeunes avaient accompagné bruyamment certaines paroles et gestes des actrices et des acteurs. Des artistes locaux et des res- ponsables du mouvement associatif local figuraient parmi l’assistance. L’ancien évêque d’Oran, un Cherchellois d’ori- gine alsacienne, aujourd’hui en retraite, Alphonse Georgère, ne s’est pas empêché d’intervenir. Le papa de la productrice Amina Béjaoui, qui s’appelle Mouloud, l’ami intime de Messali Hamdani, admi- rait avec fierté l’intervention de sa fille qui vient de se lancer dans la production cinématographique. Le public s’est montré assoiffé de rencontres culturelles pareilles. Malheureusement, la ville de Cherchell a sombré dans la décadence et le reniement de ses coutumes et de ses traditions, depuis l’arrivée d’un énergumène venu dénudé de nulle part, qui a réussi à s’embourgeoiser avec le temps, en ensorcelant des incultes jusqu’à leur promettre le Paradis s’ils le suivent dans ses démarches lors de l’un de ses prêches prononcés durant la saison estivale. Le travail de l’entrisme d’un

spermatozoïde qui a donné ses fruits à Cherchell. La morale du film-fiction de Moussa Haddad, qui avait disparu volon- tairement des écrans depuis une décennie, tel un «harrag» avait été bien assimilée. Moussa Haddad avait su libérer la parole des jeunes toujours frustrés durant cette soirée. Applaudissements et youyous qui fusaient de l’assistance avaient donné une ambiance conviviale. Harraga Blues avait suscité des rêves et a remis en question des faits quotidiens vécus. Une petite soirée cinématographique avec sa grande dimension culturelle. Une fois de plus, les artistes et les créateurs prouvent que la société algérienne est en quête de pro- duits artistiques et culturels de qualité. Les freins devront sauter pour libérer cette énergie et permettre à chaque Algérienne et chaque citoyen de mener sa vie à sa guise. L’équipe de Harraga Blues vient de ressusciter en une soirée du dernier week- end du mois d’août l’ambiance d’antan de Cherchell des années 60.

M’hamed H.

PHOTO : D. R.

PARUTION C’EST L’ÉTÉ La Main rouge, une bande dessinée abordant l’action meurtrière des services secrets
PARUTION
C’EST
L’ÉTÉ
La Main rouge, une bande dessinée abordant l’action
meurtrière des services secrets français durant la
guerre de Libération nationale, paraîtra le 10 septembre
prochain en France, a-t-on appris lundi auprès des
éditions Ad libris.
El Watan - Mercredi 4 septembre 2013 - 4

L’auteur de Discriminez- moi ! est comme un ouragan enthousiaste, suivre son actualité relève de la gageure. Fondateur de Stand alone media et du portail choufchouf.com, l’enseignant à Sciences- Po multiplie les interventions dérangeantes, courtisé par les médias.

Propos recueillis par Rémi Yacine

Que représente pour vous le paradis ? Le monde dans lequel nous devrions tous vivre.

L’enfer ? Le produit de l’extrémisme, sous toutes ses formes, doublé de l’ignorance.

Quel est pour vous le comble de la misère ? La misère elle-même.

Vos qualités préférées chez l’homme ? Pourvu qu’il y en ait, je ne fais pas de hiérarchie.

Vos qualités préférées chez la femme ? Celles qui la rendent meilleure que l’homme.

Votre vertu préférée ? La liberté d’esprit, c’est-à-dire d’abord son indépendance.

Ce que vous appréciez le plus chez vos amis ? Qu’ils soient mes amis !

Pour quelles fautes avez-vous le plus d’indulgence ? Les fautes de goût. De façon plus géné- rale, toutes celles qui ne sont pas commises par bêtise. Le principal trait de votre caractère ? La détermination. L’audace aussi peut- être.

Votre principal défaut ? J’hésite ! Votre principale qualité ? Demandez aux autres. Votre drogue ? Les livres. Les bons de préférence. Votre rêve de bonheur ? Voir la Terre par le hublot d’une navette spatiale. Quel serait votre plus grand malheur ? Renoncer à atteindre mes buts. Et deve- nir paresseux. Vieillir, aussi, mais ce mal- heur n’est pas à mettre au conditionnel. Où aimeriez-vous vivre ? Au bord de la mer. Qui auriez-vous aimé être ? Un homme ou une femme qui contribue à rendre le monde meilleur. Le don de la nature que vous aimeriez avoir ? Le don des langues. Votre occupation préférée ? Vivre, et parce que votre question est

Karim Amellal. Essayiste “Le clavier est mon stylo, Mac de préférence !»
Karim Amellal. Essayiste
“Le clavier est mon stylo,
Mac de préférence !»

plus précise : lire et écrire. Votre préoccupation principale ? M’améliorer et essayer d’aider les autres.

L’animal que vous préférez ? Tous les gros animaux !

Vos auteurs favoris quel que soit le genre ? Les écrivains russes classiques :

Boulgakov, Dostoïevski, Pouchkine surtout. Balzac et Camus. Rachid Mimouni, Kateb Yacine, Mohammed Dib. Naguib Mahfouz. Bien sûr Proust, d’ailleurs d’actualité en ce moment même !

Vos peintures favorites ? Celles de Jérôme Bosch, de Vermeer, de Munch, de Chagall, Max Ernst, Matisse et tellement d’autres !

Vos réalisateurs favoris ? Kubrick, Michaël Mann, Scorcese, Brian de Palma, Coppola, Eastwood. J’adore le cinéma américain !

Vos héros / héroïnes dans la vie réelle, la fiction et l’Histoire ? Magellan, Pasteur, Lincoln, Einstein, Mandella et de façon générale tous ceux qui ont triomphé des circonstances dans un but humaniste par la force de leur esprit.

Ce que vous détestez par-dessus tout ? La paresse, la bêtise, l’inertie.

Etat présent de votre esprit ? Rêveur.

Avez-vous un regret ? Ne pas avoir connu les années 70.

Comment aimeriez-vous mourir ? Heureux, et le plus tard possible.

+

Publication

L’art d’informer autrement

La presse quotidienne en Grande-Bretagne est l’intitulé d’un livre paru récemment aux éditions l’Harmattan, signé par Kamel Zegout, docteur en sciences de l’information et de la communication, chercheur associé au Laboratoire communication, information, médias (CIM) à l’université de la Sorbonne Nouvelle-Paris III. Dans cet ouvrage, l’auteur, originaire de la région d’Ifigha, dans la wilaya de Tizi Ouzou, étudie l’évolution de la presse quotidienne en décryptant les valeurs historiquement prônées par des journaux comme The Times et The Independant ainsi que les pratiques effectives dans ce royaume. « Les transformations de la presse quotidienne en Grande-Bretagne tout au long du 20 e siècle posent la question de l’évolution des standards journalistiques de la presse de qualité. Si le développement du financement de la presse par la publicité durant la première partie du 19 e siècle avait déjà modifié les principes d’organisation de la presse écrite, l’apparition d’un nouveau type de presse dont les fondements reposent sur un journalisme ‘’condensé’’ basé sur des sujets d’intérêt humain en s’adressant au plus grand nombre va modifier durablement le panorama de la presse en Grande-Bretagne », note Kamel Zegout dans l’introduction de son livre. Outre l’approche socio-historique de l’information de presse dans ce pays, l’auteur s’est intéressé dans son analyse aux valeurs et pratiques journalistiques entre rôle civil et pragmatisme. L’évolution de la mise en forme de l’information, la mise en page, la maquette, le format, le nombre de sujets traités et la pagination, l’impact publicitaire, sont, entre autres, les sujets développés sur 186 pages. «Dans le cadre de cette étude, nous avons tenté de souligner que les quotidiens de qualité britanniques se sont fondés en référence à des valeurs-distinction, indépendance vis-à-vis du pouvoir politique, excellence éditoriale-et des pratiques journalistiques –le reportage ou encore l’interview en tant que pratiques issues des Etats-Unis mais également la séparation entre le fait et le commentaire-qui ont historiquement forgé leur identité», fait remarquer le jeune auteur qui compte à son actif plusieurs travaux portant sur la socio-histoire du journalisme et des médias.

A.Tahraoui

PHOTOS : D. R.

CINÉMA C’EST L’auteur britannique du best-seller international Cinquante nuances de Grey a annoncé
CINÉMA
C’EST
L’auteur
britannique
du
best-seller
international
Cinquante
nuances
de
Grey
a
annoncé
lundi
sur
Twitter
que
l’actrice
américaine,
Dakota
Johnson,
et
le
Britannique
Charlie
Hunnam,
interpréteraient
L’ÉTÉ
respectivement Anastasia Steele et Christian Grey dans
l’adaptation cinématographique du livre.
El Watan - Mercredi 4 septembre 2013 - 5

CASTING

Nicolas Cage : «Les vrais plumes se font rares dans le cinéma»

Cage : «Les vrais plumes se font rares dans le cinéma» L’acteur américain, Nicolas Cag e,

L’acteur américain,

Nicolas Cage, a estimé lundi qu’il est très «rare dans le cinéma moderne» de trouver des auteurs de scénario qui aient «une vraie signature». «La plupart de mes héros sont

morts (

dans le cinéma moderne de trouver une vision vraiment personnelle, une voix honnête, une signature», a-t-il répondu à la question de savoir avec quel grand réalisateur il aimerait désormais travailler, lors d’une conférence de presse au festival du cinéma américain de Deauville qui lui rend hommage jusqu’à dimanche. «Je veux juste continuer à travailler avec des gens qui n’ont pas peur de dévoiler leur âme et d’être fidèles à la musique qui est en eux», a-t-il ajouté, en soulignant qu’il avait été spécialement heureux de travailler avec David Gordon Green. Le réalisateur et l’acteur sont venus à Deauville présenter

Joe, qui a fait sensation à la Mostra de Venise vendredi où il concourt pour le Lion d’Or qui sera décerné samedi. A Deauville, ce film très sombre, où Nicolas Cage campe un ex-taulard qui va tenter de se racheter par amour, est hors compétition. L’acteur a aussi indiqué qu’il était «désolé» de ne pas avoir réalisé à nouveau un film depuis Sonny, sa première et unique réalisation, en 2002, mais qu’il n’avait pas pour le moment d’histoire qui le touche autant. «C’est juste que je n’ai rien trouvé qui me parle de cette façon. Pour «Sonny», je vivais avec ce script depuis près de 10 ans quand j’ai décidé de le réaliser», a-t-il expliqué. «Mais si je retrouve quelque chose, j’espère venir vous le présenter à Deauville», a-t-il conclu en souriant. L’acteur, oscarisé en 1995, (pour Leaving Las Vegas de Mike Figgis) s’est ensuite prêté au jeu de la séance photo sur les planches devant la cabine de plage qui porte son nom, sous les flashes de quelques centaines de photographes

et de badauds.

AFP

).

C’est si rare

NOTRE CHOIX

NOTRE CHOIX
119:509:50 EEspritssprits ccriminelsriminels
119:509:50
EEspritssprits ccriminelsriminels

PRIME-TIME

21:50 Emission C dans l’air France 5 19:00 C à vous la suite 19:10 Dr
21:50 Emission
C dans l’air
France 5
19:00 C à vous la suite
19:10 Dr CAC
19:15 Zoo nursery Berlin
19:45 La maison
France 5
20:30 Silence, ça
pousse !
21:20 Echo-logis
21:45 Consomag
21:50 C dans l’air
22:55 Dr CAC
21:10 Série Band of brother 17:45 Avec ou sans joker 18:20 N’oubliez pas les paroles
21:10 Série
Band of brother
17:45 Avec ou sans joker
18:20 N’oubliez pas les
paroles
18:45 Y’a pas d’âge
19:00 Journal
19:40 Tirage du Loto
19:45 La smala s’en mêle
21:10 Band of Brothers :
l’enfer du Pacifique
22:10 Band of Brothers :
l’enfer du Pacifique
19:50 Série Kaamelott 17:50 Les ch’tis à Hol- lywood 18:25 Les ch’tis à Hol- lywood
19:50 Série
Kaamelott
17:50 Les ch’tis à Hol-
lywood
18:25 Les ch’tis à Hol-
lywood
19:05 Les Simpson
19:35Soda
19:50 La grande soirée
Kaamelott
21:30 La grande soirée
Kaamelott continue
22:45 Film Troupe d’élite 17:15 Dans la bouche 17:20 Mon oncle Charlie 17:45 18:05 Le
22:45 Film
Troupe d’élite
17:15
Dans la bouche
17:20 Mon oncle Charlie
17:45
18:05
Le JT
Le grand journal
19:00 Le grand journal, la
suite
19:20 Le petit journal
19:55Avant-match
20:00 Toulouse / Racing
Métro 92
22:00 Jour de rugby
22:45 Troupe d’élite : l’en-
nemi intérieur
19:50 Film Icarus NRJ 14:50 L’île des vérités 3 15:30 L’île des vérités 3 16:10
19:50 Film
Icarus
NRJ
14:50 L’île des vérités 3
15:30 L’île des vérités 3
16:10 Le mag
16:50 L’île des vérités 3
17:25 Le mag : le débrief
de l’île
17:55 Morandini : télé,
people, buzz
19:05 L’île des vérités 3
19:50 Icarus
21:30 Sniper 3
19:50 Emision Maison à vendre 16:35 La meilleure bou- langerie de France 17:40 100 %
19:50 Emision
Maison à vendre
16:35 La meilleure bou-
langerie de France
17:40 100 % mag
18:45 Le 19.45
19:05 Scènes de ménages
19:50 Maison à vendre
21:35 Maison à vendre
19:50 Série Esprits criminels 19:00 Journal 19:35 Petits plats en équilibre 19:37 Des inventions et
19:50 Série
Esprits criminels
19:00 Journal
19:35 Petits plats en
équilibre
19:37 Des inventions et
des hommes
19:42 Nos chers voisins
19:45 Pep’s
19:50
Esprits criminels
20:35 Esprits criminels
21:20 Esprits criminels
22:10
Dr House
22:00 Film Le monde selon Grap 17:15 Chemins d’école, chemins de tous les dan- gers
22:00 Film
Le monde selon Grap
17:15 Chemins d’école,
chemins de tous les dan-
gers
18:00 La côte ouest de
l’Amérique
18:45 Arte journal
19:05
28 minutes
19:45 Silex and the City
19:50 Le monde selon
Garp
22:00 Le monde selon
John Irving

LÉA SEYDOUX

«Je ne travaillerai plus jamais avec Abdellatif Kechiche»

Les deux actrices de La vie d’Adèle, Léa Seydoux et Adèle Exarchopoulos, décrivent dans un entretien publié aux Etats-Unis, le tournage «horrible» du film, Palme d’Or à Cannes, assurant qu’elles ne travailleraient «plus jamais»

avec le réalisateur Abdellatif

Kechiche.

horrible», résume Léa Seydoux quand le journaliste du site internet The Daily Beast demande aux deux comédiennes si elles ont apprécié le tournage malgré les difficultés qu’elles décrivent. «Kechiche est un génie, mais il est torturé», renchérit Adèle

Exarchopoulos.

sur son désir de retravailler avec le réalisateur, Léa Seydoux est catégorique : «Jamais». Adèle Exarchopoulos semble elle aussi échaudée par l’expérience : «Je ne pense pas», répond-elle à la même question. Tout au long de l’entretien, les deux héroïnes de la Palme d’Or de Cannes cette année qui décrit parfois très crûment une passion brûlante entre deux

jeunes femmes reviennent sur l’exigence extrême du réalisateur franco-tunisien — dont les méthodes sur ce tournage avaient également été mises en cause par un syndicat de techniciens. Abdellatif Kechiche «était toujours en train de chercher, parce qu’il ne savait pas exactement ce qu’il voulait. On passait des semaines

à filmer la même scène»,

explique Léa Seydoux. «La première scène, nous nous croisons, et c’est le coup de foudre. Elle dure à peine 30 secondes, mais on a passé

la journée à la filmer — on a

fait plus de 100 prises. ( )

A la fin, Kechiche a explosé

de colère parce qu’après 100 prises, en passant près d’Adèle j’ai un petit peu ri. Il est devenu fou et il a balancé le petit moniteur sur lequel il suivait ce qui était filmé à travers la rue en hurlant ‘Je ne peux pas travailler dans des conditions pareilles’’.» AFP

«C’était

Interrogée

(

)

en hurlant ‘ ‘Je ne peux pas travailler dans des conditions pareilles’’.» AFP «C’était Interrogée (

El Watan - Mercredi 4 septembre 2013 - 17

ESPACE

DES

LECTEURS

Salaire, impôt et retraite

C omment peut-on admettre, soumettre et assujettir les cadres et cadres moyens retraités, grabataires après 32

années de travail, un impôt excessif sur les pensions supérieures à 40 000 DA, au même titre que les actifs, les fonctionnaires en voie de retraite et en attente d'âge pour le départ à la retraite, qui perçoivent actuellement le double de notre pension et 10 fois un impôt plus que les artisans, les commerçants, les transporteurs, les restaurateurs, les petits in-

dustriels, les affairistes et les professionnels. Le seul tort, peut-être, est d'avoir accompli nos devoirs convenablement, (travail, assi- duité, sacrifice, formation de la relève, mu- tation et transition économique, réquisitions, élections, permanences indéfectibles de jour comme de nuit sans contrepartie, notam- ment dans la triste décennie noire), permet- tant à notre pays d’être encore debout. Ce n'est nullement aussi de notre faute si nous percevons une modique pension de plus de 40 000 DA sans abattement, ni réduction d'impôt. Nous sommes les derniers à per- cevoir ce montant injuste, qui ne représente aucune charge pour l'Etat par rapport aux augmentations décidées aux actifs. Notre pension est insuffisante, moins égale, néces- site d'être revue à la hausse avec impôt moins successif, car elle est justifiée clairement et nettement auparavant par nos compétences, grâce à notre discipline, à nos études, à nos efforts, à notre persévérance, à nos diplômes supérieurs, à nos réussites aux concours de recrutement, à nos fonctions sensibles et pénibles, à nos formations et stages de perfectionnement, à nos multiples tâches et missions difficiles, à notre ancienneté et nos cotisations excessives à la Sécurité sociale et celle de l'administration fiscale. Il est incon- cevable de mettre sur un pied d'égalité ceux qui sont en poste et ceux qui ont été recrutés un peu avant et au moment opportun dans le cadre du nouveau système de classification et de rémunération de 2008, qui perçoivent plus qu'un cadre retraité avec un impôt aussi égal à ces catégories. Toutes les augmenta- tions décidées, à partir de 2008/2012, ont concerné les catégories moyennes, sans par- ler des autres catégories, c’est une véritable anarchie salariale et fiscale.

- IRG non uniforme.

- Exonération et abattement pour certains

et forts taux d'imposition pour d'autres,

absence d'études fiables, lésant amplement et dans l'injustice absolue une catégorie par rapport à une autre. Est-il normal qu'un enseignant du primaire avec une expérience de 12 années gagne plus qu'un professeur de lycée retraité après 32 années de travail, ou un agent d'administration ou qu'un tech- nicien touche plus qu'un administrateur ou un ingénieur ? Nous ne sommes pas contre, bien au contraire, cependant le bonheur aurait été complet si on n'avait pas oublié les autres. L'actuel barème de l’IRG a été instauré, élaboré et actualisé, en 2008, spé- cialement et plus particulièrement pour les

actifs et les futurs retraités et parallèlement aux dispositions des nouvelles mesures concernant les augmentations de salaire, des primes et des indemnités à partir de 2008/2012, mais pas pour les anciens retrai- tés grabataires qui continuent à contribuer forcément, injustement et illégalement par un impôt excessif depuis 2008. Malgré les multiples écrits et recours adressés aux pouvoirs publics, cet impôt, revu à la hausse,

a déjà fait l'objet de plusieurs contestations

générales, en particulier par ceux du secteur

du ministère des Finances, de la FNTR et par

le secrétariat général de l'UGTA.

A titre d'exemple : sur les avantages des pen-

sions, l'imposition est de :

- Un impôt excessif de 13% à 21,50 %, rien que sur les pensions entre 40 000 DA et

75 000 DA.

- La revalorisation n'est accordée qu'après la

3 e année, soumise à l'impôt et à la SS.

- Les pertes sont énormes, comme celles des

œuvres sociales, la mutuelle, la relation hu- maine, la considération, la prime de départ à la retraite, la perte du bénéfice du Fonds national de péréquation des œuvres sociales (FNPOS), du bénéfice au droit à assistance aux personnes âgées, ni son remplacement par une majoration en plus pour le conjoint ou pour un membre chargé d'assister, d'assu- mer et assurer cette tâche très pénible à longueur d'année.

- La majoration de 2500 DA pour le conjoint

est très insignifiante pour la prise en charge totale d'un retraité grabataire. La réversion de la pension pour le conjoint seul est de 75%. Exemple : 50 000 x 75% : 37 500 DA, une perte sèche de 12 500 DA.

- Conjoint avec (1) un seul ayant droit : le

conjoint perçoit 50%, et l'ayant droit 30%,

soit : 50 000 DA x 50% = 25 000 DA, 50 000 DA x 30% = 15 000 DA, une perte sèche de

10 000 DA.

- Aucune visite, ni invitations ni contacts

après le départ à la retraite. - Les allocations familiales ne sont pas

Avantage

impôt

Avantage

40

000,00 DA

5 500 DA

60 000,00 DA

45

000,00 DA

7 000 DA

65 000,00 DA

50

000,00 DA

8 500 DA

70 000,00 DA

55

000,00 DA

10 000 DA

75 000,00 DA

Impôt

11 500 DA 13 000 DA 14 500 DA 16 000 DA

Alors que le taux de cotisation de la sécu- rité sociale est fixé et généralisé à 2% pour

l'ensemble des retraités. Cet impôt ne devrait exister que pour les retraités, néanmoins un dégrèvement de 5% à 15% sur les diverses pensions supérieures à 40 000 DA est sou- haitable et acceptable. Si le gouvernement s'acharne et persiste sur ses positions, nous lui dirons simplement merci pour sa généro- sité et nous lui demanderons aussi pourquoi

il nous mésestime.

Sachez qu'après 32 années de travail :

La retraite est calculée sur la base des 5 der-

nières années.

- Pension de 80% sur l'avantage des 5 der- nières années.

incluses dans la pension et ne seront dé-

bloquées qu'après plusieurs réclamations, démarches et déplacements avec un retard qui peut durer 2 à 3 années.

- Les réclamations par écrit ne sont pas

prises en considération par la CNR. Cette dernière ne s'intéresse qu'aux allers-

-retours des retraités, sans se soucier de leurs moyens financiers, ni de leur âge avancé.

- Disparition totale de la carte de transport,

ce qui est un manque de considération pour cette catégorie, au moment où dans certains pays ces derniers voyagent gratuitement.

Un groupe de retraités Wilaya d'Alger

Quel rôle pour les commissions de recours des impôts !

J e suis salarié comptable dans une petite entreprise privée algérienne, qui a reçu la visite des services fiscaux afin de contrôler sa comptabilité. A l'issue de ce contrôle, une imposition d'office a été émise à l'encontre de l'entreprise qui l'a payée. La société, considérant qu'elle avait été lésée par cette imposition, a introduit un recours auprès de la Direction des impôts compétente, sollicitant le dégrèvement. L'administration fiscale a rejeté cette de- mande de décharge. Suite à ce rejet, la so- ciété a introduit un nouveau recours auprès de la commission de recours des impôts, conformément aux dispositions légales et réglementaires en la matière. Suite à cela, nous avons été convoqués par cette com- mission qui nous a entendus et qui nous a

invité à quitter la salle pour lui permettre

de délibérer. A l'issue des délibérations, le président de la commission nous a rappelés

à rejoindre la salle pour nous annoncer que

la commission a prononcé en notre faveur un dégrèvement de la moitié de l'imposi- tion incriminée. Cependant, le directeur des impôts a refusé de signer le dégrève- ment présenté par la commission, entraî- nant, en conséquence, un nouveau rejet. Le directeur des impôts a motivé son rejet en faisant référence aux dispositions

des articles 80 et 81 du code de procé- dure fiscale, qui signifient, entre autres :

«Le directeur des impôts peut rejeter les décharges prononcées par la commission de recours des impôts s'il estime que cette décharge est infondée». Ce refus constitue donc une fin de non-recevoir pour le

travail que la commission a fait. Nous rappelons que les membres de cette commission sont choisis pour y sié- ger, compte tenu de leur honnêteté, de leur intégrité et de leur probité. Certains sont des cadres de la na- tion nommés par décret présidentiel. Leurs délibérations sont faites en leur âme et conscience, sous au- cune pression, en toute liberté et ne souffrent d'aucune irrégularité. Prétendre que ces membres ont

d'aucune irrégularité. Prétendre que ces membres ont valablement délibéré pour un faux ou sur une réclamation

valablement délibéré pour un faux ou sur une réclamation non fondée relève de l'imaginaire, incrédulité et insensé.

Le fait de refuser le travail de cette commission discrédite ses membres, les offense, puisqu'aux yeux du directeur des impôts, ils sont incompétents et sans discernement, puisqu'ils ont statué sur un faux. Devant cette situation, les disposi- tions des articles 80 et 81 précités doivent être reformulées pour les rendre non répressifs et pour les adapter à la mission des commissions de recours des impôts, qui consiste à rendre justice aux contri- buables imposés arbitrairement et non pour les pénaliser davantage. Les résultats des délibérations de ces commissions doivent faire force de loi et ne doivent être en aucun cas remis en cause par qui que ce soit. Les commissions de recours des impôts doivent être souveraines et ne dépendre d'aucun organisme quelconque. Si avec tous les moyens humains et maté- riels et les efforts déployés pour la réussite de la tenue de ces réunions on ne débouche que sur le seul résultat : donner un avis (quel triste et maigre résultat), ces com- missions n'ont pas de raison d'exister, car elles sont beaucoup plus encombrantes qu'utiles, aussi bien pour l'administration que pour le contribuable. M. Z.

Insalubrité

D ans les années 1980, la ville de Aïn Defla faisait partie des

villes les plus «propres» d’Algérie et son classement à la 3 e

place à l’échelle nationale n’était nullement usurpé. Hélas, cette

réputation de ville propre a laissé la place à une ville où la saleté

est omniprésente, et ce, en dépit des moyens colossaux mis à la

disposition de la municipalité par l’Etat pour l’amélioration du

cadre de vie du citoyen et particulièrement le volet «propreté» des grands centres urbains. L’apparition des dépôts aux alentours des cités dortoirs et l’incivisme des citoyens sont pour beaucoup dans la dégradation du paysage urbain, ajoutez à cela «l’invasion» des colonies d’oiseaux échassiers, appelés hérons blancs, pour la nidification dans les hauts arbres du centre-ville, qui pulvérisent à longueur de journée les passants par des déjections de couleur blanchâtre et d’une odeur nauséabonde, ternissant davantage l’image peu reluisante d’une ville, où il est pratiquement impos- sible de circuler sans risque d’être «bombardé» par des déjections.

La venue de ces volatiles a engendrée une saleté indescriptible et

des dommages importants aux arbres (platanes). Devant la passivité des services de la voierie de la municipalité pour les délocaliser, des milliers de ces volatiles ont carrément envahi le centre-ville de Aïn Defla. M. Benkhedouma, Aïn Defla.

A quand l’autonomie

communale de Aïn Naâdja ?

F idèle lecteur du quotidien El Watan, que je remercie énor- mément d'avoir donné à ses lecteurs le moyen de s'exprimer

et d'exposer leurs problèmes, je vous prie de bien vouloir faire paraître ce qui suit : Aïn Naâdja, qui est l'une des cités ou agglomé- rations les plus importantes de la wilaya d'Alger, va-t-elle changer de statut et devenir prochainement une APC ? Actuellement, elle dépend de l'APC de Gué de Constantine, aussi nous demandons notre autonomie communale et cela par le prochain découpage ad- ministratif et communal, qui j'espère aura lieu très prochainement. Au vu du nombre très important de familles relogées dernièrement

dans les nouveaux immeubles et venues des quartiers périphé-

riques de la wilaya d'Alger, sa population ne fait qu’augmenter ainsi que l'extension de sa surface. Dernièrement, une station ferroviaire a été installée à Aïn Naâdja, preuve de son importance et qui a été accueillie avec joie.

D’ailleurs, je remercie les responsables du transport, en l'occur-

rence ceux de la SNCF, car cette station a rendu beaucoup de ser- vices aux habitants. On attend donc avec impatience notre APC. Avoir notre APC et ne dépendre d'aucune autre, c'est vraiment ré- soudre beaucoup de problèmes auxquels nous faisons face actuel- lement et que l'APC de Gué de Constantine ne peut résoudre, car elle est complètement dépassée. Aïn Naâdja, vu son importance et sa superficie, peut même être une daïra. Aïn Naâdja cité et l’an- cienne Kadima sont, je crois, plus importantes que Bachedjarah et Bab Ezzouar qui elles ont actuellement des APC, donc autonomes et ne dépendent d'aucune autre. Des bruits courent actuellement disant que bientôt nous aurons notre autonomie communale. Des antennes d'APC existent actuellement dans la cité, mais celles-ci ne sont aptes que pour délivrer des pièces d'état civil et non pour prendre en charge des projets techniques ou autres pour l'amélio- ration de la cité et du cadre de vie du citoyen. Il est donc néces- saire, voire impératif que Aïn Naâdja soit une APC autonome, qui puisse gérer toute seule ses projets. Sâadi Mohamed Cité 1074 logts. Bt 1 log. N° 8, Aïn Naâdja (Alger)

Et le gaz de ville pour Boukhanéfis ?

J retraitée de l’enseignement (j’ai exercé de 1964 à 1998, soit 34 années de service en tout honneur et fierté), âgée de 67 ans, divorcée et vivant avec 30 000 DA, retraite minable et indécente. Mon fils, âgé de 33 ans, Bac + 3 comptabilité sans boulot. Ma requête est de porter à votre aimable attention que le village, ou la commune de Boukhanéfis, à 10 km au sud de Sidi Bel Abbès,

se retrouve à ce jour sans gaz de ville (ce qui est déplorable, car cette terre a vu tomber des chouhada, dont mes cousins) ; cette commune existe depuis 1800 et quelques, où feu mon grand- père, Bouchentouf Mohamed, vers 1930, a failli tuer le maire de l’époque en lui infligeant une tannée exemplaire et qui a été déporté à Cayenne, où il fit 11 ans de prison (défendu à l’époque par son ami unique, M e Lalout de S.B.A. Je me répète, mais je tiens à vous signaler que cette commune est le symbole de la résistance face au colonialisme. J’espère que les services de Sonelgaz feront le nécessaire pour introduire le gaz de ville dans la localité de Boukhanéfis. Tous les citoyens de ce bled attendent avec impatience que leur vœu soit exaucé .

Bouchentouf

e suis une fervente lectrice du journal El Watan, je me présente :

M me

El Watan - Mercredi 4 septembre 2013 - 23

JEUX - DÉTENTE

HORIZONTALEMENT : 1.Cessation 2.Règle établie. Parfums 3.Pierre précieuse. Idem. Cité antique 4.Fin de verbe. Appelées à siéger. Apprécie 5.Douce oisiveté. Personne sotte 6.Fou sans cœur. Préposition. Haut en couleur 7.Ville des Pays-Bas. Se trouvait. Défavorisée 8.Stoppe. Pressé à la ferme. Entre le titre et la matière 9.Fleuve d'Irlande. Eclat de rire. Blonde anglaise. Unité de vitesse 10.Fruit de la frangine. Echassier au corps lourd 11.Mettions à l'épreuve. Césium. Exemplaire est sa dureté 12.Parfois pronom. Monnaie du Nord. Dix sur dix. Titane 13.D'avoir. Cacher 14.Garda secret. Chantonnent 15.Note. Base. Foyers.

 

Quinze

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N° 3602

 

Mots Croisés

 

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Par M. IRATNI

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