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MAROUA MEHOUACHI

8B7
Exposé : Le sport

Sport
1 Présentatio
n

Sport, ensemble des activités physiques pratiquées par l’homme


et des compétitions qui en découlent, fondées sur le respect de
codes et de règlements. Le mot « sport » est un mot anglais, lui-
même issu de l’ancien français « desport » qui signifie
« divertissement ».

À l’inverse du sport de loisirs, le sport de compétition a pour


objectif la réalisation d’une performance et implique l’idée d’une
lutte contre un ou plusieurs éléments : une distance, une durée,
un obstacle, un adversaire ou plus simplement soi-même.
D’abord considéré comme une activité ludique, voire une
manière d’entretenir son corps et sa santé, le sport est devenu,
plus particulièrement au cours du XXe siècle, de plus en plus
professionnalisé.
2 Classification des
sports

Toute tentative de classification des sports est dès le départ


vouée à l’échec dans la mesure où une discipline peut
correspondre à plusieurs catégories. Cependant, on dénombre
traditionnellement six catégories de sports : les sports
athlétiques ou gymniques — athlétisme, gymnastique,
haltérophilie, natation, cyclisme, etc. ; les sports de combat ou
d’opposition — boxe, lutte, escrime, judo, karaté et autres arts
martiaux ; les sports de balle — football, rugby, basket-ball,
handball, le volley-ball, tennis, tennis de table, water-polo,
squash, base-ball, pelote basque, etc. ; les sports mécaniques
— automobile, moto, etc. ; les sports de glisse — ski, bobsleigh,
luge, patinage, etc. ; et les sports nautiques — voile, ski
nautique, surf, aviron, canoë-kayak, etc.

Depuis la fin des années quatre-vingt, de nouvelles disciplines


apparaissent régulièrement : beach-volley, VTT ou snowboard,
désormais disciplines olympiques ; toutefois, d’autres vivent en
marge du système. Il existe par ailleurs des activités situées à la
frontière du sport et de l’aventure — plongée, alpinisme,
parachutisme —, du sport et du jeu — billard, bowling —, du
sport et des jeux de l’esprit — échecs.

3 Histoire du
sport

Les peuples les plus anciens ont laissé des témoignages de leur
pratique du sport, permettant ainsi aux disciplines fondatrices
des jeux Olympiques modernes de se justifier par la référence
aux « exploits sportifs » des hommes de la préhistoire, qui
devaient courir pour échapper aux animaux, sauter pour franchir
les obstacles naturels, passer des cours d’eau à la nage, lancer
leurs armes telles des javelots, ou encore lutter corps à corps
avec leurs ennemis. Les civilisations apparues avant l’Antiquité
ont codifié ces gestes et les ont associés à d’autres pratiques,
religieuses ou festives ; les civilisations précolombiennes
pratiquaient l’ancêtre de la pelote, les Égyptiens étaient férus de
tir à l’arc et de joutes nautiques et, 500 ans avant les premiers
jeux Olympiques, les Grecs se mesuraient dans des courses de
chars et des combats de lutte ou de boxe. Les sports de combat
sont d’ailleurs les plus fréquemment représentés sur les fresques
témoignant des performances sportives des champions de
l’époque.

C’est en 776 avant notre ère que l’on situe généralement la


célébration des premiers jeux Olympiques, ainsi nommés parce
qu’ils furent disputés à Olympie, dans le nord-ouest du
Péloponnèse. Ce festival sportif de six jours, mêlant combats,
courses hippiques et athlétiques, persista jusqu’à la fin du
IVe siècle de notre ère. Tombée en désuétude avec le déclin de la
Grèce antique, la pratique du sport dans un simple but
compétitif ne renaît qu’au cours du XIXe siècle. Entre-temps, le
lien entre le sport et la guerre reste solide. Tir à l’arc, joutes
équestres ou escrime ont un but belliqueux, et seules quelques
activités telles que le jeu de paume en France ou le golf en
Écosse échappent à cette règle mais restent seulement
accessibles à une élite riche et oisive.

Les premières compétitions modernes ont lieu en Angleterre et


plus généralement dans les pays d’Europe du Nord touchés par
la révolution industrielle, dans la seconde moitié du XIXe siècle.
Les universités d’Oxford et Cambridge se disputent ainsi la
suprématie en aviron dès 1829. En 1846, les collégiens de
Rugby inventent le sport du même nom et la première Coupe de
l’America à la voile a lieu en 1851, à Londres. La recherche de la
performance supplante la confrontation d’homme à homme qui
était jusqu’alors la principale valeur du sport. Football, water-
polo, tennis de table, etc. font leur apparition dans ces années-
là. L’apport de la science permet alors la mesure du temps et de
l’espace.

En 1892, le baron Pierre de Coubertin, membre de l’Union des


sociétés françaises de course à pied, évoque pour la première
fois l’idée d’un rétablissement des jeux Olympiques. En 1894,
celui-ci est voté lors d’un congrès qui fonde également le Comité
international olympique (CIO), composé de 13 membres
désignés par Coubertin. Les premiers jeux Olympiques modernes
sont organisés dans leur patrie d’origine en 1896. Malgré une
participation et un nombre d’épreuves limités (13 pays,
255 athlètes), ils sont un succès. Dès lors, la manifestation se
tient tous les quatre ans, excepté pendant les deux guerres
mondiales.
4 Les enjeux du sport moderne

L’olympisme va donner au sport un formidable essor. Au cours


du XXe siècle, les différentes disciplines s’organisent en
fédérations et instaurent leurs propres compétitions. Peu à peu,
la pratique d’exercices physiques tend à devenir une activité à
temps plein. La compétition, recherche incessante de records,
implique une préparation méthodique voire scientifique et laisse
de moins en moins de place au dilettantisme. Dans toutes les
disciplines, les technologies de pointe sont utilisées pour
l’entraînement des athlètes et la conception du matériel :
voitures de Formule 1, skis de compétition, casques ou
combinaisons, etc. bénéficient en effet des techniques les plus
modernes et des ingénieurs les plus compétents.
Attachés au principe fondateur de l’amateurisme, les
responsables des autorités sportives internationales combattent
par ailleurs longtemps l’idée selon laquelle un athlète doit être
rémunéré pour ses performances. Tandis que certaines
disciplines adoptent des principes d’avant-garde dans les années
soixante — tennis, golf ou automobile —, les sports olympiques
historiques tels que l’athlétisme ou la natation restent
officiellement amateurs jusqu’à la fin des années quatre-vingt.
Cependant, le tabou de l’argent cède face aux sommes
considérables dépensées pour la publicité ou les droits de
télévision qui se sont emparés du phénomène sportif devenu
spectacle. En 1984, les jeux Olympiques de Los Angeles,
entièrement financés par les sponsors et les droits de
retransmission acquittés par les chaînes de télévisions,
marquent symboliquement l’entrée dans une ère nouvelle. Le
sport, activité économique à part entière, acquiert une
importance planétaire et ses acteurs sont des héros dont les
gains financiers apparaissent disproportionnés. Le football en
Europe et en Amérique du Sud, le basket-ball ou le football
américain aux États-Unis deviennent de véritables phénomènes
de société qui ont leur propre langage. Les médias, le cinéma et
la publicité les mettent en vedette, utilisent leur image que les
scandales du dopage, de l’argent ou de la violence ne
parviennent pas à remettre en question fondamentalement.

Parallèlement, tout au long du XXe siècle, le sport se


« démocratise » et l’éducation physique se généralise dans les
écoles. La pratique de loisirs, longtemps réservée à une certaine
élite (sociale et financière), est désormais accessible à tous. Le
« sport de masse » devient également la base d’un véritable
marché qui cultive la connivence avec les champions. Stations
de sports d’hiver, salles de gymnastique ou terrains de tennis
fleurissent et les modes se succèdent. En 1996, 25 p. 100 des
Français disaient pratiquer une activité physique pendant leur
temps libre.

5 Les grandes compétitions et l’organisation du sport


5. Les jeux Olympiques
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Au fil des années, les jeux Olympiques, limités à 43 épreuves en


1896, s’enrichissent de nouvelles disciplines — football, tennis,
voile, cyclisme, etc. ; 10 200 athlètes devraient participer à
275 épreuves lors des jeux de Sydney en l’an 2000. En 1924, à
Chamonix, apparaissent les Jeux d’hiver qui ont lieu tous les
quatre ans, espacés de deux ans avec les Jeux d’été depuis
1994. Les jeux Olympiques sont aujourd’hui devenus un
événement mondial engageant des sommes considérables,
notamment en matière de droits de retransmission télévisée
(650 millions de dollars pour les Jeux de Barcelone en 1992).
Au-delà des enjeux sportifs, les jeux Olympiques sont devenus
une aubaine en terme de notoriété pour les sponsors et pour le
pays et la ville hôtes, comme en témoignent les candidatures de
plus en plus nombreuses à leur organisation. Pour les sportifs
également, un titre olympique représente souvent l’apothéose
d’une carrière. Longtemps ouverts, par principe, aux athlètes de
tous pays, les jeux Olympiques imposent désormais des critères
de sélection tels que seule l’élite de chaque discipline peut s’y
confronter.

5. La Coupe du monde de football


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Si les jeux Olympiques ont acquis, au fil de leurs éditions, une


dimension planétaire, ils restent seulement le deuxième
événement sportif en termes économique et médiatique derrière
la Coupe du monde de football. Organisée également tous les
quatre ans depuis 1930, cette compétition rassemble pendant
cinq semaines les meilleures équipes du sport le plus populaire
du monde. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 19,6 milliards de
téléspectateurs (chiffre cumulé) ont suivi les jeux Olympiques
d’Atlanta en 1996 contre 31,7 milliards pour la Coupe du monde
en 1994 aux États-Unis. Ils étaient 1,5 milliard pour la finale
Brésil-Italie de cette même Coupe du monde. L’édition 1998,
organisée en France, tablait, en 1997, sur un budget de
2 milliards de francs.

5.3 Les autres compétitions

Parallèlement, toutes les disciplines sportives ont leurs propres


manifestations : championnats du monde et d’Europe, Coupes
du monde, tournois, etc. Le Tour de France cycliste, les tournois
de tennis de Roland-Garros ou Wimbledon, la Coupe de l’America
figurent en outre parmi les épreuves dépassant le cadre
purement sportif. Le sport échappe peu à peu à ses acteurs pour
passer sous le contrôle de puissances financières, médias ou
groupes industriels, qui en dictent souvent les règles.
5. L’organisation administrative du sport
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Pour organiser ces compétitions, et plus généralement faire vivre


et évoluer chaque discipline, il existe des fédérations nationales
et internationales (54 au total, dont 34 concernant des sports
olympiques), organisées de manière plus ou moins
démocratique. Certaines, à l’instar des fédérations
internationales de football (FIFA), d’athlétisme (IAAF) ou
d’automobile (FIA), jouissent d’une énorme influence en raison
de l’importance de leur sport, et leurs présidents sont souvent
traités comme de véritables chefs d’État. En marge de ces
fédérations, le Comité international olympique (CIO), composé
d’une centaine de membres cooptés, gère l’organisation des
Jeux quadriennaux, décide de leur attribution, de l’introduction
ou de la suppression de nouvelles disciplines, et reconnaît les
États membres habilités à y participer.

6 Les dérives du sport

En raison de son importance grandissante, de sa capacité à


franchir les frontières, à véhiculer une image plutôt positive, le
sport a souvent été utilisé à des fins de propagande. Au cours du
XXe siècle, il est devenu une arme politique. En 1936, les jeux
Olympiques organisés à Berlin et présidés par Hitler ont marqué
le début de cette ambivalence. Plus tard, dans les années
quatre-vingt, les boycotts réciproques et consécutifs des jeux
Olympiques de Moscou puis de Los Angeles par les Américains et
les Soviétiques ont encore montré que le sport représentait un
outil entre les mains des dirigeants de la planète. Outil
d’influence, mais également de prosélytisme pour certains
régimes désireux de se façonner une image respectable, le sport
a été érigé en motif de fierté nationale dans les anciens pays
d’Europe de l’Est, longtemps dominateurs dans de nombreuses
disciplines. De la même façon, « l’invasion », au début des
années quatre-vingt-dix, des sports américains — basket,
football américain, etc. — et de leurs succédanés commerciaux
dans le monde entier peut également être considérée comme le
dernier avatar de l’impérialisme économique et politique des
États-Unis.

Dérive aux conséquences plus graves, le dopage n’épargne


aucun sport, ni aucun pays. Le phénomène date de l’après-
guerre, mais les révélations faites à partir de la fin des années
quatre-vingt ont contribué à le mettre en lumière. Dans certains
anciens pays de l’Est (en RDA notamment) et en Union
soviétique, le dopage systématique et contrôlé des athlètes était
devenu une pratique courante. Aujourd’hui encore, la Chine
pratique impunément une politique de dopage de masse, comme
en témoignent les saisies de produits dopants régulièrement
effectuées sur des sportifs et entraîneurs hors de leurs
frontières. Mais le cas spectaculaire de l’athlète canadien Ben
Johnson, démis de sa médaille d’or du 100 m aux jeux
Olympiques de Séoul en 1988, a prouvé que le dopage n’avait
pas de frontières. Stéroïdes, anabolisants, hormones de
croissance, dopage sanguin sont des produits et des pratiques
très répandus, dont l’utilisation met en danger non seulement la
santé des athlètes, mais affectent au-delà les valeurs premières
du sport.

Dans la seconde moitié du XXe siècle, un autre phénomène


inquiétant apparaît en marge du sport : la violence éclate sur les
stades mais c’est en dehors qu’elle fait le plus de ravages. Le
« hooliganisme », stigmatisé en Grande-Bretagne, touche de
nombreux pays. En 1985, 39 personnes ont trouvé la mort dans
le stade du Heysel, en Belgique, après des affrontements entre
supporters britanniques et italiens.