Vous êtes sur la page 1sur 6

CIME

Répéteur GSM en Full-duplex

Florence PODEVIN (1) , Yannis LEGUENNEC (2) , Aurélien MORALES (3)

(1) Responsable pédagogique de la Plateforme Hyperfréquence et Optique Guidée (P-HOG) du CIME-Nanotech à Grenoble - Maître de Conférence à PHELMA (Grenoble INP) (2) Maître de Conférence à PHELMA (Grenoble INP) (3) Responsable technique de la P-HOG.

I.

CONTEXTE

Dans le cadre de la restructuration des écoles du groupe Grenoble-INP, un long travail sur la pédagogie a été mené conduisant à une refonte complète des enseignements. Ainsi, au cours de la première année de l’école PHELMA (PHysique, ELectronique, MAtériaux), sont prévus un certain nombre de cours de pré-orientation afin d’aider les étudiants à mieux choisir leur filière pour l’année suivante. Le travail pratique présenté ici fait partie des séances destinées à mieux appréhender la filière SEI (Systèmes Electroniques Intégrés). Les travaux auront lieu au sein de la Plateforme Hyperfréquence et Optique Guidée (P-HOG) du CIME-Nanotech, installé sur le site de Minatec à Grenoble. Le CIME-Nanotech est le Centre Interuniversitaire en MicroElectronique et Nanotechnologies, proposant à l’ensemble des universités de la région grenobloise (et à d’autres universités françaises) des prestations de réalisation autonome ou guidée en salle blanche, de caractérisations électriques, hyperfréquences et optiques, de conception microélectronique et radiofréquences, de pparation en biotechnologie, de mise à disposition d’équipements dédiés aux objets communicants (http://www.cime.inpg.fr/).

II. RESUME DU TP

Certaines zones du bâtiment dans lequel se dérouleront les TPs ne permettent pas de recevoir les fréquences de la téléphonie mobile. L’idée générale du TP est donc de mettre à disposition des élèves un certain nombre de modules, à assembler par eux-mêmes, afin de pallier le déficit de liaison hertzienne par le biais d’une liaison par fibre optique. Ce TP est inspiré d’un travail référencé en 1

Les élèves auront à concevoir les liaisons montante (téléphone cellulaire vers station de base ou TX) et descendante (RX). Les modules mis à leur disposition sont connectés SMB, ce qui permet un montage/démontage très rapide des modules les uns par rapport aux autres. L’ensemble est donc assez ludique. Toutefois 3 heures de cours préalables sont prévues afin de présenter la partie système du TP ainsi que les différents dispositifs utilisés. La liste est donnée en figure 1 :

dispositifs utilisés. La liste est donnée en figure 1 : DL DLDL DL PDPD PD PD
DL DLDL DL PDPD PD PD 1 1 11 ou N modules RX ou N
DL
DLDL
DL
PDPD
PD
PD
1
1 11
ou N modules RX
ou N modules RX
ouou NN modulesmodules RXRX
11 ouou NN modulesmodules RXRX
1 1
ou N modules RX
ou N modules RX
PD
PD
PDPD
DLDL
DL
DL
1 11
1
ou N modules TX
ou N modules TX
ouou NN modulesmodules TXTX
11 ouou NN modulesmodules TXTX
1 1
ou N modules TX
ou N modules TX
modulesmodules TXTX 1 1 ou N modules TX ou N modules TX − TX : filtres

TX : filtres + amplis sur le même module, liaison montante

RX : filtres + amplis sur le même module, liaison descendante

DL : diode laser

PD : photodiode

fibres optiques

antennes GSM commerciales

Figure 1. Modules de la liaison GSM en full duplex

1 Fabien Ndagijimana, professeur à l’UJF, a mis en place une liaison Full-duplex, en collaboration avec la société Ifotec, dans le cadre d’une étude sur la transmission du GSM lors de passages routiers souterrains. Cette étude s’inspire elle-même de mini-projets développés à l’époque au sein de l’école ENSERG (INPG)

P24

CIME

Le nombre important d’étudiants (12) par séance sur cette même manipulation nous a imposé un découpage des 4 heures allouées en différentes étapes :

Etude des différents modules sur analyseur vectoriel ou scalaire (2 fois 1h20 - 8 élèves)

Mise en place du système et test à l’aide d’un portable d’élève (1h20 – 4 élèves)

III. DESCRIPTION DES MOYENS MIS A DISPOSITION

L’analyse se fera essentiellement sous forme de bilan de liaison par la mesure des paramètres S. Pour information, un dispositif de type quadripôle tel que sur la Figure 2 peut-être entièrement décrit par la donnée de 4 paramètres : les paramètres dits de dispersion S ij, (i,j) = (1,2) . Lorsque la puissance incidente, P i , est envoyée sur le port 1, S 11 représente le rapport entre la puissance réfléchie sur ce même port, P r , et P i ; S 21 représente le rapport entre la puissance reçue en 2, P t , et P i . Idem pour S 22 et S 12 lorsque P i est envoyée sur le port 2.

 

I

I

2

 
 

1

 
 
  Quadripôle  

Quadripôle

  Quadripôle  
 

V

1

 

V

2

Puissance envoyée sur le port 1 (sens + va de 1 vers 2) P i =1/2 V 1 + . I 1

+*

P r =1/2 V 1 - . I 1 -*

S

11 =P r /P i

P t =1/2 V 2 + . I 2 +*

S

21 =P t /P i

Puissance envoyée sur le port 2 (sens + va de 1 vers 2)

-*

P i =1/2 V 2 - . I 2 P r =1/2 V 2 + . I 2 +* P t =1/2 V 1 - . I 1 -*

S

S

22 =P r /P i 12 =P t /P i

Figure 2. Paramètres S d’un quadripôle

Nous disposons sur la P-HOG de différents moyens de caractérisation hyperfréquences scalaire ou vectorielle. Il s’agit notamment d’un analyseur vectoriel de réseaux (VNA pour Vector Network Analyser) HP 8510C de Hewlett-Packard disposant d’une source synthétisée montant jusqu’à 26 GHz et permettant la mesure simultanée des quatre paramètres S. Toutefois, du fait des fréquences utilisées dans le cadre de ce TP, centrées autour de 900 MHz, les banc utilisés se répartiront préférentiellement autour des deux analyseurs vectoriels de réseaux ENA E5062A d’Agilent Technologies, en Figure 3, et des deux analyseurs scalaires de réseaux SNA 8756 de Hewlett-Packard, en Figure 4. Les ENA (pour Enhanced Network Analyser) ne disposent pas de switch permettant d’envoyer la source une fois vers le port 1 du dispositif et une fois vers le port 2. Par conséquent seule la mesure des deux paramètres S 11 et S 21 est possible. La mesure des quatre paramètres supposerait de retourner le dispositif. De même les SNA (pour Scalar Network Analyser) ne donnent accès qu’au module des puissances transmise et réfléchie par le dispositif, en envoyant la source sur le port 1, grâce à l’utilisation d’un pont directif.

Ici, toutes les parties sont intégrées au sein du même appareil
Ici, toutes les parties sont intégrées
au sein du même appareil
SNA Souce RF Pont directif
SNA
Souce RF
Pont directif
au sein du même appareil SNA Souce RF Pont directif Co ntrôle source Dispositif testé ici

Contrôle source

Dispositif testé ici

Figure 3. Analyseur vectoriel de réseaux ENA E5062A d’Agilent Technologies, 2005.

Figure 4. Analyseur scalaire de réseaux SNA 8756 de Hewlett-Packard, 1985.

IV. ETUDE DES DIFFERENTS MODULES

Les modules ont été réalisés par la société Ifotec en Isère. Afin de mener à bien ces travaux pratiques, cinq modules TX et cinq modules RX sont nécessaires. Il faut également disposer de trois modules diodes laser, de trois modules photodiodes, de six antennes GSM passives, de deux bobineaux de 20 m de fibre optique monomode ainsi que d’une longueur de fibre monomode de 1 m. Chaque module est alimenté indépendamment sous une tension continue de 9 V. Pour l’étude de chaque module, nous souhaitons que les élèves retiennent une idée forte (par exemple : le principe de la mesure, la difficulté de cette mesure, etc…) puis aient l’opportunité de

P24

CIME

tester une caractéristique précise de leur module (gain, bande passante, non-linéarité, adaptation, bilan de liaison, etc … ).

A. Les modules TX et RX Les deux bancs ENA seront mis à disposition des élèves avec un binôme par banc, pendant 1h20 à peu près. Sur un banc sera caractérisé un module RX et sur l’autre banc un module TX. Mises à part les gammes de fréquence différentes allouées pour l’émission ou la réception, les modules sont identiques. Chacun d’eux est constitué d’un filtre (TX de 890 à 915 MHz ou RX de 935 à 960 MHz) commercial, suivi d’un amplificateur du commerce également, de gain en tension 20 dB autour de 900 MHz. Un contrôle d’alimentation est prévu afin d’éviter toute surtension pour la polarisation de l’amplificateur. La Figure 5 représente un module TX. Ce dernier est étudié tel que dans son utilisation finale : à savoir une puissance incidente envoyée sur le port 1 et une puissance transmise récupérée sur le port 2.

1 et une puissance transmise récupérée sur le port 2. Régulateur Amplificateur OUT : Port 2
1 et une puissance transmise récupérée sur le port 2. Régulateur Amplificateur OUT : Port 2

Régulateur

Amplificateur

OUT : Port 2

Filtre

IN : Port 1

Figure 5. Exemple d’un module TX

Le premier travail des élèves consistera à appréhender la notion de paramètres S, en module et en phase, en observant la transmission directe obtenue par la connexion entre eux des ports 1 et 2 de l’analyseur, puis en regardant la réponse en réflexion du port 1 laissé en circuit ouvert.

Pour les mesures circuits plus précises, ils auront ensuite à connecter le module non alimenté et à observer l’allure du signal transmis (par le biais de S 21 ) et à la corréler avec l’allure du signal réfléchi (par le biais de S 11 ). L’expression S 11 ²+S 21 ²=1 pourra être vérifiée puisqu’il s’agit d’un dispositif passif. Une fois le module alimenté, une courbe telle que celle obtenue en Figure 6 pourra être affichée. Il s’agit d’un filtre amplificateur avec une puissance RF en entrée P i de –45 dBm. Dans un troisième temps, les élèves pourront observer la non-linéarité de l’amplificateur en modifiant le niveau de puissance incidente. A partir d’une certaine valeur de puissance d’entrée, le gain diminue lorsque P i augmente. Chaque point pourra être répertorié afin de tracer la courbe de la Figure 7.

20 10 0 -10 -20 -30 -40 -50 -60 0,80 0,85 0,90 0,95 1,00 Transmission
20
10
0
-10
-20
-30
-40
-50
-60
0,80
0,85
0,90
0,95
1,00
Transmission (|S21| en dB)

Fréquences (en GHz)

Figure 6. Courbe caractéristique du module TX. Bande passante 883 à 925 MHz incluant la bande TX GSM. Très bonne réjection avec une pente montante de 13 700 dB/déc et descendante de 8 150 dB/déc.

12 10 8 6 4 2 0 -2 -4 -6 -50 -40 -30 -20 -10
12
10
8
6
4
2
0
-2
-4
-6
-50
-40
-30
-20
-10
0
10
Gain dans la bande (en dB)

Puissance incidente (en dBm)

Figure 7. Non-linéarité de l’amplificateur utilisé dans les modules RX ou TX.

B. Les modules diode laser et photodiode reliés entre eux par une fibre optique monomode Ce module sera testé sur un des bancs d’analyse scalaire. La dynamique de ces derniers est de 55 dB, ce qui offre une certaine latitude pour un bilan de liaison. L’intérêt général pour les élèves est déjà d’appréhender cette notion de dynamique et la sensibilité des appareils de mesure. Ceci est un point clef dans les applications de

P24

 

CIME

téléphonie mobile. Les appareils commerciaux offrent de plus en plus d’opportunité de traitement des données, beaucoup de soft sont implantés au sein même du système d’exploitation de l’appareil. La mode est également aux multifonctionnalités. Evidemment cela est au détriment du bruit.

Figure 8. Diode laser et photodiode reliées par une fibre optique
Figure 8. Diode laser et photodiode reliées par une fibre optique
Figure 8. Diode laser et photodiode reliées par une fibre optique
Figure 8. Diode laser et photodiode reliées par une fibre optique
Figure 8. Diode laser et photodiode reliées par une fibre optique

Figure 8. Diode laser et photodiode reliées par une fibre optique

En pratique, les élèves pourront également retrouver sur les cartes la partie alimentation/régulation ainsi que la partie propre à la diode laser ou à la photodiode. Il s’agit principalement d’observation. Les étudiants seront sensibilisés également sur la difficulté d’alignement entre deux fibres optiques. Les modules sont représentés en Figure 8. Les mesures de pertes (ou bilan de liaison) sont reportées en Figure 9. Les bandes allouées pour le GSM 900 MHz ou 1 800 MHz ou pour le WiFi à 2,4 GHz présentent une perte de 40 à 45 dB, de l’ordre de 10 dB supérieure à celles des réseaux déployés habituellement. Cela n’est pas dû à la fibre optique (seulement 20 m de long ici) mais à la qualité des diodes d’émission et de réception optique. Afin de conforter les élèves dans l’idée que les fibres optiques ont de faibles pertes, nous disposons sur la P-HOG d’un banc de caractérisation de fibres optiques en transmission et en réflexion.

 

-30

Transmission (|S21| en dB)

-35

Transmission (|S21| en dB) -35  
 

-40

-45

-50

-55

-60

-65

 

0,0

0,5

1,0

1,5

2,0

2,5

3,0

Fréquences (en GHz)

Figure 9. Bilan de liaison optique

C. Les antennes Le deuxième banc SNA est dédié pour le test des antennes. Les étudiants auront 1h20 pour les observer et les caractériser très succinctement à la suite des modules optiques. Les antennes sont également bas coût, commercialisées par la société Taoglas sous le nom GSA-8822, “T Bar” Telematic GSM Antenna (Figure 10). Elles sont à coller normalement sur le pare-brise d’une voiture ou à une fenêtre. Le fournisseur garantit leur utilisation pour tous les standards suivants : GSM / CDMA / PCS / DCS /UMTS/ WCDMA. Ces standards sont des protocoles de transmission. Ceci est à différencier de la bande de fréquence allouée pour transmettre les données avec tel ou tel protocole (l’amalgame est souvent fait). Afin de vérifier quelles sont les gammes de fréquences dans lesquelles l’antenne est utilisable, on s’intéresse au paramètre de réflexion S 11 . Si à une fréquence donnée, ce dernier est suffisamment faible, de l’ordre de -10 dB, on estime que la majeure partie de la puissance envoyée sur l’antenne à cette fréquence sera rayonnée.

 

P24

Figure 10 Antenne GSM commerciale GSA-8822 de Taoglas 0 -5 -10 -15 -20 -25 -30

Figure 10 Antenne GSM commerciale GSA-8822 de Taoglas

0 -5 -10 -15 -20 -25 -30 -35 -40 0,8 1,0 1,2 1,4 1,6 1,8
0
-5
-10
-15
-20
-25
-30
-35
-40
0,8
1,0
1,2
1,4
1,6
1,8
2,0
2,2
2,4
Transmission (|S21| en dB)

Fréquences (en GHz)

Les étudiants pourront comparer les données fournisseurs avec celles mesurées (Figure 11). Le fournisseur assure une excellente adaptation à la fréquence de 900 MHz. Les antennes testées montrent que cette adaptation a plutôt lieu à 1,05 GHz. Néanmoins sur toute la bande entre 75 MHz et 2,4 GHz l’adaptation est meilleure que –8 dB. On peut commencer à employer le terme « d’antennes large- bande ». Par le biais de cette mesure les élèves prendront conscience qu’une antenne n’est pas isolée mais que son rayonnement dépend du milieu dans lequel elle est placée. Ils pourront ainsi tester l’adaptation de l’antenne dans différentes configurations : collées contre une plaque métallique (tout est réfléchi), contre une plaque de plexiglas (aucune modification) ou en contact avec le doigt (l’adaptation maximale est alors obtenue pour 900 MHz).

(l’adaptation maximale est alors obtenue pour 900 MHz). CIME Figure 11. Adaptation de l’antenne dans sa

CIME

Figure 11. Adaptation de l’antenne dans sa gamme d’utilisation, données constructeur à droite et mesures utilisateur de la P-HOG à gauche.

Lorsqu’une antenne est utilisée en champ lointain, on peut montrer que la puissance reçue à la distance R de l’antenne varie en 1/R². En champ proche, il varie en 1/R 5 . Ainsi, en champ lointain, si on regarde la transmission entre deux antennes considérées comme ponctuelles, lorsqu’on divise la distance entre les deux par 10, on doit diviser la puissance transmise par 100, soit perdre 20 dB. Les relevés de mesure à 900 MHz sont indiqués ci-dessous. Les étudiants qui effectueront ce relevé pourront remarquer qu’il ne respecte pas la loi en 1/R². L’idée est qu’ils prennent conscience de la difficulté d’une mesure d’antennes, de la nécessité de les caractériser en chambre anéchoïde et du coût de cette mesure. A cette fin, ils pourront également visiter la salle de mesure d’antennes, à moindre coût de la P-HOG, qui permet toutefois de tracer des diagrammes de rayonnement tout à fait corrects.

3mm : -10 dB (attention à 3 mm on est en champ proche)

3 cm : -20 dB (idem à 3 cm : limite des champs proche/lointain)

3 dm : -30 dB

3 m : presque au niveau du bruit de l’appareil vers –50 dB : on retrouve bien là le rapport –20 dB.

V. ETUDE SYSTEME : MISE EN PLACE DE LA LIAISON FULL-DUPLEX

Dans cette partie les étudiants procèderont au montage du système complet full-duplex (voies montante et descendante). Il s’agira d’assembler les différents modules antennes / amplificateurs / modules diode laser / fibres / modules photodétecteurs afin de déporter le signal GSM dans une pièce du bâtiment dans laquelle la couverture GSM n’est pas assurée. Différentes associations des modules amplificateurs en amont/aval du lien optique seront testées pour trouver la meilleure configuration. En effet, un étage d’amplification avec un gain trop important en amont de la diode laser entraînera une dégradation des performances du lien hybride

P24

radio/optique. Les étudiants testerons avec leur propre téléphone portable où avec celui de l’enseignant la qualité de réception GSM dans le bâtiment avec et sans lien optique, grâce à l’indicateur de couverture réseau présent sur les téléphones portables (Figure 12). Lorsque la couverture réseau mobile n’est pas assurée, seule la possibilité d’appel d’urgence est donnée aux abonnées (réseaux Tétra/Tétrapol occupant les bandes des fréquences différentes 380/385 et 390/395 MHz). Dans le cas où seule la liaison optique descendante est opérationnelle, les étudiants constateront que bien que la réception GSM soit améliorée, le passage d’un appel est impossible, car il est nécessaire de fournir un lien full duplex pour assurer la voie montante du téléphone vers la station de base. Après mise en fonctionnement de la voie montante, les étudiants pourront tester la qualité d’un appel (gratuit) vers leur messagerie. D’autres observations pourront également être effectuées : qualité de réception en fonction du positionnement de l’antenne GSM par rapport au portable, dégradation de la qualité de l’appel lorsque le gain de liaison est diminué, voir interruption de l’appel.

CIME

 
 
 

Figure 12. Indicateur de couverture réseau sur le téléphone portable

 

VI.

CONCLUSION

A l’aide de ce TP de préorientation à la filière Systèmes Electroniques Intégrés, les élèves doivent aborder plusieurs aspects d’une liaison sans-fil, tant d’un point de vue composant que d’un point de vue système. Chacun des modules fait l’objet d’un cours à part entière au sein de la filière. Des cours réseaux et architecture des systèmes sont également prévus. Deux niveaux de compréhension sont abordés dans le cadre de ce TP, les caractéristiques principales de chacun des modules mais aussi le principe de la mesure. L’ensemble est résumé dans le tableau suivant.

 
 

Nb

     

d’ét

Partie du TP

udia

Durée

Intérêt propre à la manip

Intérêt général pour l’étudiant

nts

Composants

4

1h20

Amplification, gain et non-linéarité Filtrage, ripple, pentes

Mesure vectorielle, calibrage. Paramètres S.

Modules RX/TX

Composants

   

Bilan de liaison Adaptation d’antenne

Mesure scalaire, normalisation, dynamique, sensibilité. Fibres optiques (salles f.o. de la plateforme) Mesure d’antennes (salle antenne de la plateforme) Composants bas-coût

Modules

optiques

4

1h20

Antennes

Influence de l’environnement sur l’antenne

Système

   

Couverture réseau

 

Liaison Full-

4

1h20

Full-duplex Influence des étages de gain

Protocoles de transmission

Duplex

 

P24