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DIRECTION

Circulaire du directeur des contributions

 

DES

L.I.R.

nO

61/2 du

22

février

1994

CONTRIBUTIONS DIRECTES

 

L I.R

nO

61/2

Objet.

LOl du 1er décembre 1992 modiflant et complétant la

loi modifiée

du

18 décembre

1986 promouvant le développement de l'agriculture

(L

19921

La

101

sous

rubrique

IMém

A

92

du

11

décembre

1992,

pp

~581 25861 a pOUl oblet ! lntroàuct10n de nouvelles mesures socio-écono-

mlques en vue de procurer a court terme au secteur agrlcole des revenus

tant sur le plan économique et

social que sur le plan f lscal La 101 du 1er décembre 1992 entre en

vlgueur le 1er janvler 1993 et reporte la date d'expiration de la loi du

18 décembre 1986 dans sa forme modifiée, au 31 décembre 1999 Certaines

mesures flscales s appllquent cependant à partlr de l'année d'imposltlon 1992 et d'autres sont transposées sans limitation dans le temps dans la

supplémentalres Ces mesures se SJ. tuent

loi concernant l'lmpôt sur le revenu

La présente clrculaire reprend les dispositions de la Clrculalre

L 1 R nO 110 du 25 août 1987 QUl devlent donc sans objet.

r

Mesures fiscales

A)

Dégrèvement

19861 tralte des

dégrèvements fiscaux en faveur des exploitants agricoles au sens de la

loi concernant l' lmpôt sur le revenu Ces mesures s' appliquent à l' en-

semble des exploitants agricoles et viticoles, à l'exception des exploi-

tants forestiers

L'article

17

de

la

101

du

18 décembre

1986

(L.

-.t.

L'article

17

a

la

teneur

suivante,

compte

tenu de la pror6~ation

de sa durée d'application:

sur

le revenu, à l'exception des exploitants forestiers, peuvent dédûire ,de

leur bénéfice agricole et forestier, au sens de l'article 61 de la même

"( 1)

Les

exploitants

agricoles,

au sens

;

,

,.

de

la

loi de

l'impôt

.,t".,

-

2

-

loi, une quote-part du prix d'acquisition ou de revient des investisse- ments nouveaux en outillage et matériel productifs ainSi ~'en aménage- ment de locaux servant à l'exploitation, lorsque ces investissements sont effectués en des exploitations sises au Grand-Duché au cours àes exer- cices clos pendant les années 1986 à 1999 et qu'ils sont destinés à y rester d'une façon permanente.

(2) Sont cependant exclus les investissements dont le prix d'ac-

par bien

d'1nvestissement.

(3) La déduction visée au paragraphe 1er du présent article est fixée par exploitation et par année d'imposition, à trente pour cent pour

la première tranche d'investissements nouveaux ne dépassant pas six mil- lions, à vingt pour cent pour la deuxième tranche dépassant la limite de six millions.

(4) La déduction est effectuée au t1tre de l'année d'imposition

quisition ou de revient ne dépasse pas vingt-cinq mille

francs

pendant

laquelle est

clos

l'exercice au cours duquel

les

investissements

ont été

faits."

\

 

\

1) La notion de l'outillage et du matériel productifs dans les exploita- t10ns agricoles

En principe il y a lieu de considérer cowne outillage et matériel product1fs tout l'outillage agricole et toutes les installations agri-. coles, y compris les clôtures fixes ou mob11es, ainsi que les silos et. les abreuvoirs, même 10rsqu'11s sont construits en maçonnerie, à l'excep- tion cependant des bâtiments Par contre les outils servant à la réparation du matériel, de

l'outillage et des bâtiments agricoles, comme p.ex. les foreuses, les

appareils de soudage, les bétonnières, ne sont pas productifs dans le sens de la loi et ne donnent pas lieu au dégrèvement. Seuls les investissements à l'état neuf sont visés par la loi; les

investissements en matériel usagé ne peuvent donner lieu à une déduction.

2)

L'application de la limite de 25.000 francs

La

taxe sur la valeur ajoutée déductible à

titre de taxe en amont

(Vorsteuerbelastung)

en vertu de

l'article

48 L.T.V.A.

n'est pas un élé-

ment constitutif du prix d'acquisition ou de revient des biens en rapport

avec

conséquent,

Par

l' acquisi tion

ou

la

constitution

desquels

elle

a

été

payée.

la limite de 25.000 francs est à comprendre hors T.V.A.

rent

un

Il arrive que plusieurs exploitants indépendants agricoles acquiè-

leurs exploitations res-

équipement

pour

l'usage

en commun dans

-

3

-

pectives. La limite de 25.000 francs au-dessous de laquelle les biens d'investissement ne sont pas à prendre en considération, s'applique dans ce cas au prix d'acquisition entier de l'équipement et non pas à la part

de ce prix payé par chaque exploitant. LorsqUe, par exemple, deux exploi- tants acquièrent ensemble un équipement de 36 . 000 francs, la moitié, à savoir 18.000 francs, est à prendre en considération, pour la mesure de

dégrèvement,

dans le chef de chaque exploitant.

3) La réduction du prix d'acguisition en raison de subventions L'acquisition du matériel et de l' ou'tillage productifs par les exploitants agricoles peut donner lieu à l'octroi d'une subvention directe de l'Etat en dehors du dégrèvement fiscal prévu par l'article 17 L. 1986.

ement

supportée par l' exploi tant peut donner lieu à une déduction en vue du dégrèvement fiscal. Il y a donc lieu de déduire du prix d'acquisition global du matériel et de l'outillage acquis les subventions en capital allouées par l'Etat. A noter que la limite de 25.000 francs ne cadre pas avec la limite actuellemertt prévue à l'article 34 L.I.R.

Dans ce cas seule la part du prix d'acquisition effecti

4) Subventions allouées après la remisé de la déclaration d'impôt Très souvent l'exploitant ne sera pas en mesure de signaler dans sa déclaration d'impôt la subvention acèordée sur les investissements réalisés pendant l'exercice écoulé. Pour cette raison les services invi- teront, avant de faire l'assiette, l'exploitant à signaler les subven- tions qu'il a obtenues Sur les investissements déclarés. Si une demande d'obtention de subvention est encore en suspens à ce moment il y a lieu

1)

d'évaluer la subvention et de faire une imposition provisoire , compte tenu de la subvention évaluée. Ces dispositions sont d'application correspondante si les subven- tions sont liquidées en plusieurs tranches.

1)

Imposition provisoire sur la base du §1 00,

al.

1er AD.

-

4

-

'5 1 Subvention globale accordée pour les investissements en matériel et outillage productifs et pour des bâtiments Lorsqu'une subvention est allouée en bloc pour des investissements donnant lieu au dégrèvement fiscal et pour des investissements exclus de ce dégrèvement (notamment des constructionS). 11 y a lieu de déduire du pr lX d' acqulsition du matériel. de l'outillage et de l'aménagement des locaux La part de la subventlon correspondant à ces investissements. A cet effet 11 faut s'en tenlr à la répartltlon de la subvention faite par ! lnstance publique qui l'a fixée

SI cette instance a établi une subvention globale forfaitaire 'sans Indication de la répartltionl Il y a lieu de répartir la subvention au prorata du prix d'acquisltlon effectif du matériel et de l'outillage productIfs d'une part et du prlX de reVlent des immobilisations exclues

d autre

part

~ Les Investlssements en aménagement de locaux servant à l'exploitation La 101 du 30 novembre 1978 promouvant la modernisation de l'agri-

.ou 1 t ure prévoyai t la déductlon de trente pour cent également pour les aménagements en étables La 101 du 18 décembre 1986 promouvant le déve-

en

aménagement de locaux servant a l'exploltatlon (p.ex, aménagement de qranges de caves VItIcoles etc Laménagement de locaux comprend les Lnstallatlons Intérieures et extérIeures. à l'exclusion des investisse- ments en travaux de terrassement. de fondatlon. et de construction des murs lntérleurs et extérieurs. des plafonds et de la toiture. L'aménagement comprend notamment les Installations électriques et :le chauffage, les ventllateurs. les condultes, les dispositifs néces- ~alres au stockage, les Installations de locaux destinés à la vente de prodults agrIcoles et vItlcoles ISl l'ublisation prlvée peut être exclue) Pour l'aménagement des étables. des porcheries et des écuries il taut ajouter les dispositifs mécanIques d'enlèvement du fumier et du punn. les installations de transport des aliments pour le bétail, les SIlos pour aliments incorporés à l'étable ou construits à côté même s'ils sont en maçonnerie, les planchers spéciaux amovibles à grilles en fonte, béton ou bois, les abreuvoirs. les mangeoires, les boxes et les installa- tIons pour attacher le bétail Il est renvoyé à la circulaire L.I.R. nO 71 du 31 mai 1979 pour le traitement des étables préfabriquées.

:oppement de l' agricul ture étend la déductlon aux Investissements

-

5

-

Si les investissements se situent à cheval sur plusieurs années, les installations terminées au 31 décembre sont à considérer pour l'année d'imposition en cause (p.ex. conduites d'eau terminées en 1992, électri- cité terminée en 1993: les investissements relatifs à l'installation de l'eau sont à considérer en 1992, les installations électriques en 1993).

7) Le mode de déduction L'attention des bureaux d'imposition est attirée sur la circons- tance que la défalcation de la·quote-part déductible des investissements est effectuée au titre de l'année d'imposition pendant •laquelle est clos l'exercice fiscal au cours duquel les investissements ont été réalisés. Pour autant que la déduction donne lieu à une perte, cette perte est

compensable ou reportable suivant les prescriptions ordinaires concernant

la compensation et le report des pertes. La compensabilité.ou la reportabilité des pertes engendrées par la défalcation pour investissements. nouveaux suscite la question de savoir s' ily a lieu de déduire l'abattement agricole prévu par l'article 128 L. I.R. - abattement dont la déduction ne peut en aucun cas donner lieu à une perte - avant ou après la déduction pour investissements nouveaux. L' abattement agl:icole, bien que figurant parmi les dispositions tarifaires de par l'emplacement de l'article 128 L.I.R. dans le corps de la loi, ne constitue à proprement parler pas une disposition tarifaire, mais plutôt une disposition de détermination du bénéfice agricole. D'autre part, afin de ne pas enlever aux petits exploitants agri-

coles le bénéfice de la mesure, les bureaux d'imposition voudront déduire l'abattement agricole avant la déduction pour investissements nouveaux. La conséquence en est que les pertes provenant de la défalcation de la quote-part déductible des investissements, l'abattement agricole étant préalablement déduit, sont compensables ou reportables selon le cas.

2)

B)

Première installation

condi-

tions d'aides lorsqu 1 ils s'installent sur une exploitation agricole. Ces

aides

aux

première installation.

la

Les

jeunes

agriculteurs

peuvent

et

bénéficier

sous

certaines

comportent

une

contractés

prime unique

en

vue

de

une

bonification du

les

charges

taux d 'intér~t

découlant

de

emprunts

couvrir

2)

voir notamment les articles 7,

al.

2

et

114 L.I.R.

-

6

-

Prime unique de première installation

La prime unique s'élève à 550.000 LUF au 1er janvier 1992 et est

adaptée, au 1er janvier de chaque année, à l'évolution de l'indice des

pnx à la consommation. Les primes peuvent également être accordées à

plusieurs jeunes agriculteurs qui s'installent sur une même exploitation.

De même, la prime peut être majorée sous certaines conditions jusqu'à

concurrence de cent pour cent si deux conjoints réalisent l'installation.

A partir de l'année d'imposition 1992, la prime unique de première

lnstallation (simple ou majorée) est exempte de l'impôt sur lé revenu.

L'article 2, numéro 10 de la 101 du 1er décembre 1992 vient en

effet de compléter la loi du 18 décembre 1986 d'un article 17bis libellé

('omme suit.

"La prime unique accordée aux jeunes agriculteurs dans le cadre de

~eUI installation prévue au paragraphe (3) de l'article' 22 est exempte de

l'année d'imposition 1992."

71bis et 71quinquies sont abrogées avec

impôt

sur le revenu à partl.r de os

Les circulaires L.I.R n

effet à partir de l'année d'1mposition 1992

~. Bonification d'intérêts

Le

traitement

fiscal

de

la

bonification du taux d'intérêt

se fait

d'après les directives de la circulaire L.I.R. nO 71 du 31 mai 1979 (pp.

10

C)

et

sUlvantes).

Abattement spécial

L'article

2,

numéro

agricole

11

de

la

loi

du

1er

décembre

1992

introdui t

dans la loi de 1986 un nouvel article 17ter créant un abattement en

faveur des exploitants agricoles qui reprennent une exploitation agricole

eXlstante. L'article 17ter a la teneur suivante:

"Les contribuables personnes physiques disposant, d'un bénéfice

agricole et forestier qui s'instalient durant les années 1992 à 1999 sur

une exploitation agricole existante bénéficient, sur demande, pendant l'année de l'installation et pendant les neuf années s\,livantes, d'un

abattement spécial constant correspondant au' dixième des charges nettes

en rapport avec l'installation, sans que cet abattement puisse dépasser

deux cent mille .francs par an. La déduction de l'abattement ne peut pas

conduire à une perte.

-

7

-

appuyée d'un certif icat du Ministère de

l'Agriculture, de la Viticulture et du Développement rural qui fixe le

montant

l' installation.

la conformité aux exigences de

La

des

demande

charges

doit

être

et

nettes

certifie

Un règlement grand-ducal définit les notions d'installation et de charges nettes et peut fixer d'autres modalités d'application de la pré- sente disposition

La dispositJ.on de cet article est applicable à partir de l'année d'imposition 1992 aux installations effectuées après le 31 décembre 1991 et avant le 31 décembre 1999.

en

vertu de la présente loi pour des installations réalisées après le 31

décembre 1991 a également pour effet d'enlever aux charges nettes leur

caractère déductible et donne lieu à· une imposition .t'ectificative des années en cause

Tout

acte

qui

donne

lieu

au

remboursement

des

aides

allouées

Le

règlement

grand-ducal

du

26

août

1993

(Mém.

A

n C

71

p.

1373)

pris en exécution du prédit article 17ter fixe les modalités suivant

lesquelles les jeunes exploitants agricoles peuvent bénéficier de cet abattement.

l'appui d'un certificat étab1J. par le

Ministère de l'Agriculture, de la Viticulture et du Développement rural. Ce certificat porte entre autres sur les charges financières considérées, sur les charges effectivement payées pendant l'année de l'installation et sur le montant déductible par année d' imposition. L'abattement est en

principe à accorder pO'l,lr l'année de 1 0 installation et pour les neuf

années suivantes. La remise du certi.ficat est à considérer comme première demande. Les années suivantes les bureaux d' imposition sont priés d' ac-

corder

La

demande

est

à

faire' à

l'abattement d'office.

les charges n'ont pas été

payées. Si les charges n'ont pas été payées au cours de l'année de l'ins-

délai de paiement);. l'exploitant a droit, après paiement

des charges, à l'abattement spécial pour le reste de la pér:iode décen-

nale, mais calculé sur une durée de dix ans. Les données nécessaires

figurent sur le certificat. Comme il s'agit d'une mesure tarifaire, l'abattement spécial agri- cole est déduit du revenu imposable après la déduction des abattements pour charges extraordinaires au sen$ des articles 127, 127bis et 127ter

de la loi concernant l'impôt sur le revenu. Il s'ensuit que l'abattement

spécial agricole n' influençe pas le calcul de la moyenne des bénéfices

agricoles en vue de la détermination du revenu extraordinaire dépassant

L' abattement

n'est

pas

à

accorder

si

tallation (p.e}{

le

biméf iee

moyen

prévu par l'article

et

imposable

133 L.I.R.

au

-

8

-

taWl

réduit,

D)

Il'1Ùmnité pOur

tière

l'abandon dé,fini tif

de

tel

que

ce

calcùl

la

production

l,a-i

est

L'article 2 numéro 12 de la nouvelle loi introduit dans la loi de

19<86 un article 17quater qui a pour objet d'exempter de l'impôt sur le

revénU,

sous

certaines

l 'abandGn définitif

est

de

libellé comme suit

conditions,

tout

ou

la product1OR laitière

partie

de

l' indemnité :po~i:'

Le nou~el article 17quater

fi

1 1

1

Est

exempte de

l' iepÔt

sur

le revenu l' indemniaux produc-

teurs de lai~ s'engageant à abandonner définitivem~~.t la production lai- tière. sous réserve des dispositions pré~es aux paragraphes suiva~ts

une

seule tranche de 1'indéiUnité PllY4e Ml cours d'un s:eul exercice fiseal à concurrence d'un montant aaximua de deux millions de francs. (3) Le montant de 1 indemnité dépassant celui de la tranche sus- v1sée est à considérer comme revenu extraordinaire à imposer d'après les d1sposi tions de l'article 131, aliRéa 1er . le't'tre c de la 101 du 4 déceabre lS67 concernant 1 impÔt sur le revenu. 1 4 J Le p.oés'ent article s' appl1que aux montants de l' indemni té à

de la prOducti'fl)o lai tièll'e dont l' ootroi ,a fait ou fera l' objet

cl 'une décis'ion du M,inis,tre de l'Agriculture prise après le 5 février 1991 et avant le 31 décembre 1999. Il

L'indemnité est versée en une, deux ou plusieurs étapes à l'ex- ploitant Seule une tranche profite de l'exeç-tion, la loi ne spécifie pas laquelle. On retiet1àta l'ioâa,l;eaent la pJ!teaièré tz:anche pour l'exemp- t1on, sauf si le contribué. dés,ire profiter de l'eexemption sur une trànche liquidée plus tard. L'i~ition au taux réduit (moitié du taux global) se fait ~ar contre pour to~s les tranches.

( 2)

L'exemption pr,évue

au pacaqraphe

Il)

ne

s'applique qu'à

l 'a.béiDdon

Ex.ple:

iodemnité de 2. 6'00 • 00:0 LUF,

payée comme sui t :

1991:

1.&00.000 LUF

1992:

600.000 LUF

1993:

200.000 LUF.

Le'fnontant de 1.800.000 LOF est ~x_pt .de l'imPôt sur le revenu, les montants de 600 . 000 LUF et 200.000 LUF sont imposables d' après les dispositions de l'article 131, alinéa 1er, lettre c L.I.R. en 1992 et 1993. Comme il s'agit de revenus extraordinaires, ils ne sont pas à

-

9

-

prendre en considérati~n pour le calcul du bénéfice dépassant la moyenne

des bénéfices au sens de l'art,

Seul le producteur de lait peut toucher l'indemnité et profiter en

conséquence

s'il s'est engagé à verser une ~artie de l'indemnité au propriétaire, ce

et

133 L.I.R.

Si

des

faveurs

fisc:ales

le producteur

a

loué

une

ferme

versement a

le

caractère

de

dé~enses d' exploi tation,

Dans

le chef du

propriétaire,

le montant payé par le

locataire

est

une

recette

en rela-

dans la catégorie du béné-

fice agricole et forestier ou du revenu net provenant de la location de biens.

tion avec le fermag~ et range,

suivant le cas,

Les circulaires L ,I.R nO 71ter, L.I.R. nO 71quater et L.I.R. nO

l'abandon de

la product1on laJ.t.1.ère dont ! octrOJ a fait l' objet d' une déC1sJ.on du

'05 ne sont plus appl1cables

aux

m~ntants de. 1. • indemni té

à

M1nlstre de

S1

FAgnctil ture pr1se après le li févr1t:!r •

1 abandon

J. octrOJ

de

lndemn.L té

pour·

1991

de

la

product10n

lu

t

Lère fal t l' Ob)èt d une déclslon du Mlnlstre de l' AgrJ.cul ture pnse

la présente circula1re sont

après

appl1cables

le

5 févr1er

'99'

les dlSpos1tlonsde

El

Abattement

agr~cole

En vertu de

i

artlcle l

numéro!3 de

la

LOl

du

1er décembre

'992.

artlcle

128

L

1

R

a

La

teneur

SUl vante

à

part1r de

l'année d'lmpes1

t10n 1992 0' 1 1 1 Les contribuables d1sposant d un bénéf1ce agr1cole et forest1er

peuvent dédu1re de ce bénéfice un abattement de 90 000 francs En cas d'1mposit1on collect1ve au sens de l art1cle 3. l'abattement est majoré de 90 000 francs pour le conJ01nt La ma)Orat10n n'est cepen- dant pas accordée dans la mesure où les épouxbénéf1c1ent de 1·abat·

tement extra-profess10nnel au sens de l'article

La déduction de

129 bl

12)

l'abattement

v1sé à

l'alinéa

1er ne peut pas

conduire à une perte. " Cette mesure est applicable sans limitation dans le temps. Comme par le passé la majoration pour le conjoint est liée à l'imposition col- lective de contribuables résidents. Point n'est besoin que le conjoint travaille effectivement dans l'explo.itation. Par contre, si les époux

bénéficient de l'abattement extra-professionnel au sens de l'article 129 b), la majoration pour le cqnjoint n'est pas à accorder. Le texte légal,

dans sa forme actuelle, exclut le cumul de l'abattement extra-profes-

-

10

.

sionnel de 180.000 LUF avec la majoration de l'abattement agricole de

90.000 LUF. Le total des abattements extra-professionnel et agricole ne

peut donc dépasser le montant de 270.000 LUF. Dans les rares cas où l'abattement extra~professionnel se réduit à un montant inférieur à

90.000 LUF, la majoration est accordée pour la différence entre l'abatte-

ment agricole et

l'abattement extra-professionnel.

Exemples:

1,

A et

réalise un bénéfice agricole et forestier de "800.000 LUF, B touche un revenu provenant d'une occupation salariée de 1.000.000 LUF

B sont imposables collectivement en vertu de l'article

3 L.I.R.

A

Abattement agrïcole et

forestier:

90.000 LUF

Abattement extra-professionnel:

180.000 LUF.

2 1

A

et

B,

imposables

collect1. vement

en

vertu

de

l'article

3

L. l .R

.

exploitent une exploitation agricole et

réalisent

un bénéfice de

800 000

tUF

B touche

en

outre

un

revenu

provenant

d'une

occupation

salariée

Le

montant

net

afférent

de

ce

revenu

au

sens

de

l'article

'29 b>

L.I.R.

s'élève à 40.000 LUF

 

L'abattement extra-professionnel se limite à 40.000 LUF.

 

L'abattement agricole de 90 000 LUF est

majoré

de

90.000

-

40.000. =

50 000

LUF et

s'élève donc à

140.000 LUF

 

31 A et B sont imposables collectivement en vertu de l'article 3 L.I.R. A touche un revenU provenant d'une occupation salariée de 1.200.000 LUF et B exploite un vignoble et réalise un bénéfice agricole et forestier de 200.000 LUF. L'abattement agricole et forestier s'élève à 90.000 LUF. L'abattement extra-professionnel se limite à 110.000 LUF en vertu de l'article 129 b), alinéa 3 L.I.R. Une majoration de l'abattement agri- cole n'est pas à envisager

F)

Mesures concernant

la

sylviculture

Les modifications des articles

75

et

78 L.I.R,

font

circulaires L.I.R. n° 75/1

et 78/1 du 16 décembre 1992.

l'objet de mes

-

11

-

G) Associations

agricoles

L'article 2, numéro 15 de la nouvelle loi transpose dans les lois concernant l'impôt sur le revenu, l'impôt sur la fortune et l'impôt commercial communal l'exemption fiscale, sous certaines conditions,des associations agricoles. Le texte de l'exonération diffère de celui de l'article 44 de la loi de 1986 sur le point suivant. Les associations ne perdent plus l'exemption par le fait de la poursuite occasionnelle d'ac-

tivités qui ne sont pas fiscalement favorisées. Il faut cependant que les recettes d'exploitation provenant de ces activités occasionnelles n'at- teignent pas dix pour cent du total des recettes d'exploitation.

A partir de l'année d'imposition 1992, l'article 167 L. I.R. est

complété par un numéro 3a (art. 2, nO 16 de la

qui a pour objet de permettre aux associations et coopératives agricoles de créer en franchise d'impôt un fonds de régulation destiné à contribuer à la stabilité des prix à payer aux exploitants agricoles.

loi du 1er décembre 1992)

H) Autres

aides

et subventions publigues

Les instructions de la circulaire L.I.R.

nO

71

relatives aux aides

et subventions publiques restent d'application correspondante.

Luxembourg,

Le Directeur des Contributions,

le 22 février

1994