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Les instrument d’urbanismes

Chapitre 01 : Introduction
Définition de l’urbanisme
On peut définir l’urbanisme comme l’art de concevoir, organiser et réaliser de façon volontaire le développement des villes en tenant copte des facteurs géographiques ,socio-économique ,esthétique institutionnels et culturels susceptibles de le déterminer, plus brièvement encore on peut dire que l’urbanisme c’est la science de l’aménagement des villes, d’où l’emploi fréquent de l’expression aménagement urbain comme synonyme de urbanisme . L’urbanisme vise a étudier et améliorer le processus de création et de développement des villes ,cela suppose nécessairement une approche pluridisciplinaire, sa pratique implique l’intervention de représentation des spécialités les plus diverses (ingénieure ; géographes ; architectes ,géomètres ,économistes , sociologue, paysagiste, écologiste au sens techniques du terme et bien entendu juristes et politologues Pour l’urbaniste la ville ou l’agglomération est un groupement de constructions présentant une certaine continuité et essentiellement destinées a l’habitation , au travail et aux échanges sociaux , la ville est donc un bien de concentration accusée de l’habitat et des équipements sous l’impulsion d’impératifs géographique et de sécurité ,de mobiles commerciaux socio-économiques , institutionnels et politiques . ces

facteurs ont joué successivement ou simultanément dans la formation de chaque ville en matière d’urbanisme l’intérêt général se traduit par des nomes imposées aux usagées , aux opérations aux reste actions d’urbanisme Donc l’intérêt général impose dans le domaine de l’urbanisme comme en d’autres domaines, un certain nombres d’orientation et de limitation qui se traduisent par des règle, l’application de ces règles donne lien a un contrôle susceptible d’entrainer des sanctions et c’est pour cette raison que la réglementation de l’urbanisme vise principalement a faire loir l’intérêt général sur les différents intérêts catégoriels , les instances compétentes ,les représentants de l’état et les élus locaux ont la responsabilités de mettre en place les différents dispositifs de contrôle destines a nombres législatives et règlementaires génératrice d’obligations , ces nombres résultent des instruments d’urbanisme qui sont élabores sous le signe gde la concertation entre l’état et les collectivités locales .

Schémas d’explication :

A urbaniser H=10 urbanises

NON URBANISABLES

URBANISATION FUTURE H=20

Les secteurs urbanisés :
incluent tous les terrains, même non dotés de toutes les viabilités occupés par les constructions agglomérées, par leur espaces de prospect et par les emprises des équipement et activités non construits, espaces verts.

Les secteurs à urbaniser
incluent tous les terrains destinés à court et moyen termes, à être urbanisés à court et moyen termes ,à un horizon de dix (10)ans .

les secteurs d’urbanisation future :
incluent les terrains destinés à être urbanisés à long terme, à un horizon de vingt ans.bn

les secteurs non urbanisables :
sont ceux dans les quels des droits à construire peuvent être édictés mais réglementés

dans des proportions limitées, compatibles avec l’économie générale des territoires des secteur L’urbanisation peut être considérée comme un des phénomènes primordiaux du monde contemporain. Comment s’effectuera-t-elle ? Répondra-t-elle aux aspirations des individus et des groupes, pour atteindre à la fois un objectif social et un objectif économique ? C’est alors que pourra être définie, avec l’urbanisme, la notion d’aménagement de l’espace. -Objectif social A partir de la révolution industrielle de la seconde moitié du XVllle siècle, nous avons pu constater que e libéralisme économique avait provoqué un développement anarchique des villes. Des philosophes, des écrivains, des hommes politiques aussi, avaient recherché les formules susceptibles de protéger et d’améliorer les conditions de vie de la population ouvrière. Parmi eux, des noms allaient devenir célèbres Engels, Marx notamment, mais aussi l’Anglais George qui allait déclencher, en 1870, une attaque contre la propriété privée. Ainsi, apparaissait déjà l’idée d’une organisation de l’espace mise au service de l’homme et liée au caractère social de toute politique de l’habitation. Mais apparaissait en même temps la préoccupation qu’aurait bientôt le pouvoir de traduire dans l’occupation du sol l’état de la société et de son système politique. Dans notre système actuel qui a reconnu à toute la population le droit de vivre dans un milieu satisfaisant, il appartient donc aux pouvoirs publics de créer les conditions d’un

Objectifs

l’action d’urbanisme est-elle un investissement rentable justifiant par l’augmentation de la valeur des sols liée du reste à l’augmentation de leur occupation ces paroles de Le Corbusier : « Urbaniser n’est pas dépenser de argent c’est en gagner. voire autres finalités collectives. Des devoirs nouveaux incombent alors à la puissance publique et cela en raison des buts Sociaux de l’urbanisme en réponse aux différents besoins de la société urbaine. D’un côté. » . La seconde conduira à un contrôle du prix du terrain et à une volonté de rationaliser les coûts. sollicitée en même temps par d’autres nécessités investissements de production. Le rôle moteur ne saurait plus être confié à un investisseur à la recherche du profit maximum. nous nous trouvons en présence de ressources limitées que cette même société accepte de consacrer à l’aménagement de son cadre de vie. La première répondra à la nécessité d’obtenir une répartition optimale de l’habitat et des activités. en cela. économique et financière. mais à un « investisseur Social ». les besoins ne cesseront de croître : besoins en sol urbanisé certes.habitat convenable. au premier rang desquels il convient de placer le transport et la santé. consommation privée. Peut-être. et n’excluant pas le milieu de travail. -Objectif économique Mais cette société se trouve également confrontée à un problème dont la simplicité en fait apparaître la brutalité. La puissance publique sera donc conduite à envisager les problèmes d’organisation de l’espace avec une double préoccupation. De l’autre. incluant le logement et son environnement. mais besoins en équipements de plus en plus dispendieux.

c’est-à-dire ceux qui concernent l’échelle de la partie de ville. territoire régional. avec le Schéma national d’aménagement du territoire (S.T.T. sont les plans d’urbanisme proprement dits.A. du 28 mai 1991. Dans l’environnement juridique algérien d’aujourd’hui.Chapitre 02 : Les instruments d’urbanisme en Algérie INTRODUCTION Les instruments d’urbanisme.N. territoire wila val.R.O. Ceci dit. sur l’urbanisme et l’aménagement et les décrets n° 91-177 et n° 91-178. tels que définis par la loi n° 90-29. dont il s’agit dans ce chapitre.A. ce sont le Plan d’occupation des sols (P.S. .D. Ils sont précédés par les instruments d’aménagement des territoires territoire national.). de la ville ou de l’agglomération.U.) .A.) . du 1er décembre 1990.) et le Plan directeur d’aménagement et d’urbanisme (P. avec les Schémas régionaux d’aménagement du territoire (S. ces deux instruments se situent en aval de la planification spatiale.

Il est initié par I’ État central.T. Avant de présenter les instruments d’urbanisme. les zones d’activité économique et les zones de mise en valeur. localisent les infrastructures et les équipements et règlent l’armature urbaine régionale. Il règle la distribution. distribuent les activités le peuplement à travers leurs territoires.T.W.T. Ils fixent les vocations des communes des wilayas.au nombre de 9.) sont à l’échelle interwilaya.A. pour les communes à fortes solidarités. c’est-à-dire des régions . Ils déterminent les aires de planification intercommunales. de transports et de communications. en localisant les infrastructures. identifient la hiérarchie urbaine dans les wilayas (communes rurales. dans le respect des dispositions du S. qui localise les grandes infrastructures intellectuelles. Sans vouloir minimiser l’importance de l’aménagement du territoire. Les P.W.R.T.A. passons rapidement en revue les objectifs des trois types d’instruments d’aménagement du territoire.A. notamment pour les régions du Sud et les régions frontalières.A.A. Les Schémas régionaux d’aménagement du territoire (S. Le Schéma national d’aménagement du territoire (S.) sont à l’échelle de la wilaya et doivent être initiés par les wilayas. Les Plans d’aménagement de wilaya (P.W.A.).avec les Plans d’aménagement de wilaya (P.A. communes urbaines) et les rythmes d’urbanisation.T) est à l’éche1le du territoire national.A. Ils sont initiés par l’Etat central. Ils distribuent les activités et le peuplement à travers la région. économiques.N. nous estimons que l’urbaniste doit clairement distinguer entre l’aménagement des territoires (national.R. et des S.N. en visant une distribution équitable des richesses. C’est le S.N. et distribuent les services publics dans la wilaya. des activités et du peuplement à travers le territoire national. .

• identifier les objectifs de chacun des ces instruments.D.A. selon son échelle et son objet • entrevoir le décalage existant entre les objectifs théoriques de ces instruments et la réalité de la pratique urbanistique et de l’espace urbain.O. • décrire les procédures juridiques d’adoption et d’approbation des instruments d’urbanisme en vigueur. et P.présentés dans ce qui suit . • connaître Le plan directeur d’aménagement . 1. • connaître les différents types de servitudes légales en urbanisme. Les instruments d’urbanisme en Algérie « L’évolution du concept de ‘plan d’urbanisme’ Suit l’évolution générale des idées sur la ville et sur le territoire exprimées et produites par la société moderne et contemporaine » ALBERTO ZUCCHELLI -OBJECTIFS l’environnement juridique de la pratique urbanistique en Algérie • s’initier aux méthodologies d’élaboration des instruments d’urbanisme en Algérie.ont des effets plus directs sur l’espace que ceux des instruments d’aménagement des territoires. willaya) et l’urbanisme dont l’objet est l’organisation spatiale des villes et dont instruments techniques et juridiques (P. • identifier les atouts et les faiblesses des instruments d’urbanisme en Algérie • connaître les dossiers réglementaires et graphiques de ces instruments.) .U.S.régionaux.

doit faire siennes et respecter les dispositions du S.C. un programme d’équipements et d’infrastructures. le P.A.A. pour la ville ou l’agglomération.D.D. est un instrument de planification à long terme.N.U.DA. la marge de manœuvre de la collectivité se réduit à la gestion de l’urbanisation sur la base de règles générales très sommaires et qui seront évoquées à la fin du chapitre.R. c’est-à-dire les périmètres des FO.S. Il est.T. et un zonage du territoire communal. de la commune ou des communes concernées.U.) . pour la commune ou les communes concernées.A.U.A.A. Initié par l’autorité locale (l’Assemblée populaire communale A.U.A. morphologiques ou infrastructurelles.) est un plan directeur au sens classique du terme. Le P. dans la mesure où il prévoit des urbanisations futures (15-20 ans). à la fois : un guide de gestion et de prévision. du S. est obligatoire pour toutes les communes désirant avoir une politique urbaine ambitieuse.). D’ autre part.U. Le P.A. Le P. et du P.A.A. est opposable aux tiers.S à réaliser. en matière de programmes d’équipements et d’infrastructures.W.A.Le plan directeur d’aménagement et d’urbanisme (PD. concerne l’échelle de la ville ou de l’agglomération. il est alors dit intercommunal. car en son absence.T.D. sous peine de sanctions.U. il fixe les références des différents P. pour les décideurs locaux (commune).U.D..O.D. c’est-à-dire qu’aucun usage du sol ou construction ne peut se faire en contradiction avec les dispositions du P. Sur le plan juridique.P. autrement dit l’échelle de la commune ou d’un groupement de communes ayant de fortes solidarités socioéconomiques.D.. -Eléments de définition et d’urbanisme (P. le P.U.

et préventive des risques naturels pour les établissements humains (inondations.D. • La réalisation de l’intérêt général: Par la programmation des équipements collectifs et des infrastructures et l’identification des terrains nécessaires à leur localisation. • La mise en place d’une urbanisation protectrice et préventive: Protectrice des périmètres sensibles. • La prévision de l’urbanisation future et de ses règles: C’est l’objectif principal de tout plan directeur (voir paragraphe suivant).. et pour tout projet d’urbanisme.U.). il s’agit de préserver les terres et les activités agricoles et de prévoir une urbanisation progressive.Les principaux objectifs du P. Pour les seconds. -Objectifs II est bien entendu que pour le P.. glissements de terrain.en adéquation avec sa valeur réelle dans la ville ou l’agglomération.D. Ceci s’explique aussi bien par le fait qu’il n’existe.. la concurrence dans les études ouvre le champ à une multitude de bureaux d’études dont le niveau de compétence. il s’agit d’occuper le sol . Mécanismes de prévision. sont: • La rationalisation de l’utilisation des espaces urbains et périurbains Pour les premiers. il n’existe pas de méthodologie-type d’élaboration des prévisions. -Méthodologie : . aujourd’hui.A. les formes et la densité d’occupation . des sites (naturels ou culturels) et des paysages.U. aucun monopole des études d’urbanisme.par l’affectation d’activités.A. Le centre doit se distinguer des secteurs périphériques par la densité élevée de son occupation et la nature de ses activités.

: • Les données nécessaires pour une étude de P. il n’existe pas de démarche d’analyse type et encore moins de démarche de projet type. grosso modo. de toute étude relative à l’aire d’étude. Ce que nous proposons ici. car il ne faut jamais perdre de vue que l’action d’urbanisme n’est pas seulement un action technique.mais avec les simplifications qu’opèrent les chargés de l’étude. les grandes lignes de la démarche d’analyse . deux éléments du diagnostic sont déterminants dans une situation réelle de projet et il serait utile de les rappeler car ils ne font souvent pas partie du programme d’enseignement des universités et des écoles d’architecture et d’urbanisme. c’est uniquement les grandes lignes d’une étude de P.U. Le travail de diagnostic reprend. par conséquent. Les propositions d’aménagement : le . des subventions de l’Etat et de la contribution privée c’est-à-dire d’agents économiques qui peuvent ainsi encourager la commune à se doter d’un P.U.A. les orientations des schémas d’ aménagement du territoire et.A.U. des anciens documents d’urbanisme. Ensuite. et le diagnostic : il s’agit des données statistiques. D’abord.telle que présentée au chapitre 4 . Car.D.D.la commune . Ces données sont indispensables pour la commune qui apprécie de cette manière son aptitude à réaliser concrètement le P.U.A. enfin. Ceci dit. et ses objectifs et se fixe ainsi un programme conforme à ses possibilités réelles. et à se donner.les méthodes de travail et les références théoriques et pratiques sont forcément différents.D.D. c’est aussi une action politique. la connaissance du marché foncier notamment la nature de la propriété et les prix de terrains selon les secteurs. des projets d’urbanisation ambitieux. des orientations et des objectifs de la commande . l’état des finances locales qui est la résultante des recettes communales (taxes locales de toute nature). comme il a été rappelé maintes fois.et qui représentent le projet communal.A.

Comme toute démarche prospective. desquels découle la variante de développement retenue. par la commune.A.A.O.U.D. . Ce rapport aborde de manière synthétique l’analyse de l’état initial ainsi que les principales contraintes du site. Le choix définitif d’une variante.). coût de l’expropriation. servitudes légales) et les périmètres des P.A.D. les dispositions réglementaires (droits de construire et activités. l’élaboration du P.A. le projet communal et le parti d’aménagement. par rapport à l’évolution de la population et des emplois (demande foncière. du coût de l’urbanisation confronté aux finances locales (réalisation des infrastructures. notamment l’identification des secteurs d’urbanisation et leur évolution future. programmes d’équipements) et des domaines d’investissement souhaités (promotion immobilière.U. et leurs orientations.S. son site et son environnement. Il montre l’impact et les incidences qu’aura l’application du P. doit envisager plusieurs hypothèses d’évolution du territoire communal ou variantes de développement.D. de la cohérence dans l’affectation des sols.D. en équipements et en infrastructures) . Il définit les besoins prévisionnels.U. au minimum: • Un rapport d’orientation (écrit) : dans lequel sont décrites les grandes lignes du diagnostic.diagnostic permet de mettre en place les mécanismes de la prévision. est conditionné par le projet communal et l’évaluation des avantages et des inconvénients de chaque variante sur la base des tendances d’évolution souhaitables. tourisme. La variante choisie sera réalisée selon un scénario fixant les délais d’exécution des objectifs pour chaque secteur.. de l’économie et de l’environnement.U : Le dossier réglementaire du P.. comporte. -Contenu du P. sur la commune. industrie.

un rapport de présentation doit traiter des questions suivantes. elle peut être le 1/50 OOŒ pour les grandes aires d’étude intercommunales.. L’échelle d’établissement de ces documents est généralement le 1/20 OOŒ. réservation de terrains. programmes d’équipement. . • perspectives de développement : particularités du site. et d’un plan d’équipement indiquant la voirie. réseaux et assainissement. • Des documents graphiques: la partie graphique du P. équipement.En général. les parties particulières du territoire et les périmètres des futurs P. • constat de la situation actuelle : population.S. d’un plan des servitudes légales . selon le plan type ci-après: • généralités. assainissement.O. d’un plan d’aménagement indiquant les secteurs d’urbanisation.A. • parti d’aménagement: principes dominants. économie. les droits de construire les servitudes légales et dispositions particulières pour certaines parties du territoire communal (pour ces deux points voir la partie consacrée au P. les réseaux d’eau et d’ assainissement. investissements. secteurs. • Un . voirie. • actions à entreprendre : programmation.O.D. développement de l’urbanisation et de la construction au cours des dernières années.S. se compose d’un plan de l’état actuel du territoire communal . infrastructures) .).. mais elle dépend en fait de l’étendue du territoire de l’aire d’étude . les équipements collectifs programmés et tout ouvrage d’intérêt générai et d’utilité publique prévu sur le territoire communal. projets et volonté de la municipalité. règlement (écrit) : qui fixe les affectations des sols (activités dominantes.U.

Avant qu’il n’ait force de loi. La mise en place Etant donné que le P.Présentation simplifiée d’un plan d’urbanisme 2.P.délibérations de plusieurs A.A. peut être révisé en cas de besoin.U.A. Enfin.C) qui décide son élaboration par délibération . il doit être initiée par l’Assemblée populaire communale (A.A. C’est le cas de tout instrument d’urbanisme à caractère réglementaire. est un instrument communal ou intercommunal de planification.D.D.A. hormis les phases d’étude. Ce processus comprend trois phases essentielles : une phase de mise en place. passe. une phase d’approbation et de mise en application. le P. le P.C. par un assez long processus d’adoption et d’approbation.U.D.D. dans le cas .U.U. Procédures réglementaires d’élaboration du P.P. une phase de concertation et d’adoption et enfin.

D.U.A.U.l’arrêté est pris par les ministres en charge de l’urbanisme et des collectivités locales. pour 3.C.A. .D. sur la base de la spécificité du territoire communal. de la 4. I’A.D. des travaux publics. en notifiant au wali sa décision d’élaborer un P.D.P.C.U. est l’organe censé déterminé un projet communal qui guide les choix d’aménagement pendant toute la phase des études. L’A. au siège de I’A.C. Après délibération.A. les équipements d’intérêt général prévus sur son territoire et les différents acteurs auxquels fera appel la concertation. l’A. . des transports. Dans le cas où ce périmètre concerne des communes ne relevant pas de la même wilaya .D. Le wali entérine la décision en délimitant. par arrêté.A. informe l’administration de sa démarche. de l’économie. Cette délibération doit être affichée.A. le périmètre du P.P.donc échappant partiellement à la juridiction de chacun des willayas . commence le processus d’élaboration du P.U.D.d’un P.C.U. A partir de là. pendant un mois.U.P.C. La concertation La concertation commence par l’information obligatoire des acteurs publics dont les avis respectifs peuvent conditionner l’élaboration du P. information. Il s’agit de la Direction locale de l’urbanisme et de la construction (D.P. notamment les schémas d’aménagement existants. de l’hydraulique. intercommunal. doit avoir connaissance des éléments qui s’imposent à l’élaboration du P. A cette occasion.) et des services locaux (willaya ) en charge de l’agriculture.A.U.

P.. des monuments et sites historiques.U. à devenir un marché concurrentiel où s’affrontent des acteurs multiples aux compétences et aux références diverses (bureaux d’architecture. élaboré et adopté par I’A.D. des postes et télécommunications. l’enquête publique est entamée. Le monopole des études d’urbanisme n’étant plus de mise avec la fin du système de planification centralisé et bureaucratique.P. à partir . L’A.C. en prenant soin de prendre en charge les recommandations des services publics consultés. ceux-ci disposent d’un délai de deux mois (60 jours) pour émettre des objections qui peuvent entraver ou retarder le processus. la chambre d’agriculture. Car une fois le P.D. Ceci dit..U et dresse des conclusions quant à ces avis et objections.D. informe. La bonne gestion de cette situation par des décideurs consciencieux est un gage de qualité des études. Facultativement.Culture.P.c’est souvent la non médiatisation volontaire de l’enquête qui est recherchée. de plus en plus. le champ des études est appelé.C. L’enquête publique reste méconnue en Algérie à cause du peu d’intérêt que soulèvent les questions d’urbanisme chez les citoyens et des méthodes peu médiatiques dans la conduite de l’enquête publique . les organisations professionnelles et les associations diverses. en tant qu’instrument de concertation. sera appelée à avoir une plus grande importance. d’aménagement. autrement dit. Elle dure 45 jours et est encadrée par un commissaire enquêteur qui notifie dans un procès-verbal tous les avis et objections émis par des associations ou des citoyens sur les choix du P.A. d’ ingénierie. Ce délai écoulé.).A. Le bureau d’étude entame l’élaboration du P.C. pour une meilleure implication des acteurs locaux : la chambre de commerce. toute institution qui représente des intérêts locaux et particuliers importants.D. des eaux et de l’énergie.U. l’A.U.A..A. désigne le bureau d’étude qui doit élaborer le P. l’enquête publique.

l’ensemble des services publics locaux mentionnés ci-dessus . A partir de sa notification. l’arrêté est pris par les ministres en charge de l’urbanisme et des collectivités locales .C.U. pour avoir force de loi. .C. est notifiée à tous les acteurs concernés par sa mise en œuvre : les ministres en charge de l’urbanisme et des collectivités locales. le dossier est adressé à l’autorité politique locale (A.W. des communes ou associations de communes ayant entre 200 000 habitants et 500 000 habitants ou ne relevant pas de la même wilaya..P.C.A. sur proposition du ministre en charge de l’urbanisme.P.U.).D. atteintes à l’environnement). ainsi que tous les départements ministériels concernés les présidents de l’A. A l’issue de l’enquête publique. Enfin.D.D.A. l’existence du P. Dans le cas. et où des choix d’urbanisme risqueraient de porter atteinte à la qualité de la vie citadine (projets d’ infrastructures ou d’équipements nuisibles.P. dans le cas. acquiert force de loi est devient un instrument d’urbanisme réglementaire. l’arrêté est pris par le wali.) pour recueillir son avis sur le dossier de l’enquête publique..AU. le P. -L’approbation et la mise eu application . un décret exécutif est pris par le gouvernement. Après l’approbation. enfin. et de l’A.du moment où les intérêts matériels des citadins et des groupes seraient mis en cause (risques d’expropriation. les chambres de commerce et d’agriculture. fixation de droits de construire peu avantageux et remettant en cause des droits acquis en matière de densité d’occupation ou d’activités possibles.P. le P. doit être approuvé par l’administration.) et à l’autorité administrative locale (wali) qui réunit l’Assemblée populaire de wilaya (A. dans le cas des communes ou associations de communes de plus de 500 000 habitants. des communes ou associations de communes de moins de 200 000 habitants.

au même long parcours procédurier de son approbation. Par conséquent. Un instrument de prévision à long terme. proprement dit.S.D. n’a pas exister réglementairement avant 1990.A.S. Par ailleurs.O. une telle situation remettrait en cause l’utilité même des instruments d’urbanisme de prévision et l’intérêt de leur existence. il doit être révisé pour accompagner des actions d’urbanisme et une évolution urbaine qui lui échappent.. peut être dépassé par la dynamique urbaine réelle.U.U.D. quelle que soit sa qualité. -La révision -Eléments de définition et objectifs Eléments de définition Dans la législation algérienne. Dans ce cas.) .U. la loi soumet la révision du P. Avec l’abrogation de l’instrument unique de planification et de programmation urbaine qui était le Plan d’urbanisme directeur (P. la révision ne doit pas devenir une échappatoire facile à laquelle les décideurs peuvent avoir recours fréquemment .O.D. Mais. • d’une adaptation du P.).La dynamique urbaine est un phénomène difficile à maîtriser et à prévoir. se faisait sentir la nécessité d’un instrument d’urbanisme réglementaire permettant de créer Le plan d’occupation des sols (P.A.D. la loi limite les possibilités de recours à la révision aux cas: • d’une saturation avant terme des secteurs d’urbanisation prévus et le dépassement des objectifs prévus par le bouleversement de la situation de la commune. afin qu’il intègre de nouvelles servitudes ou des projets d’intérêt national ou général (actions d’urbanisme échappant au plan). 5. comme le P.U. le P.A. de graves lacunes apparaissaient dans la maîtrise de l’aménagement de détail.

O.S. et S. lotissement. Il dépend. . un véritable cahier des charges pour les constructeurs. le P.O. des autres règles et documents d’urbanisme de portée nationale ou régionale (S. Le P.S.T) et des dispositions du P. 1/1000 ou 1/500. force de loi.U. par conséquent. Il revêt un caractère obligatoire pour la commune qui l’initie dans le but de fixer des règles spécifiques pour l’urbanisation de parties ou de la totalité de son territoire et la composition de leur cadre bâti. dans un secteur donné.R.D. est constitué d’un ensemble de documents d’urbanisme qui définissent les modalités opérationnelles d’aménagement et les règles et servitudes d’occupation du sol et de construction pour un territoire communal ou une partie de ce territoire.S. de lotir ou de démolir est délivré.S. dans son élaboration. le P. directement.N. selon leur nature. La cohérence de l’aménagement .. Le P. à moyen terme (5 à 10 ans).l’articulation entre l’échelle de l’urbanisme directeur. Le P. . les règles générales d’occupation du sol. donc. et l’échelle des actes d’urbanisation à l’échelle des quartiers. les servitudes et les limites mêmes des différents P.S.O. comme le P. qui est un plan directeur.A.D.A.U.T.O. et ses grandes orientations.O. au l/2000.A. Instrument d’urbanisme réglementaire par excellence. qui définit les secteurs d’urbanisation. C’est sur la base du respect ou non de ses dispositions que l’acte d’urbanisme est autorisé et qu’un permis de construire.O. est le dernier niveau de la démarche de planification urbaine. est un plan de détail dont les documents graphiques sont établis. Le Plan d’occupation des sols. de la parcelle ou de groupements de parcelles (construction.D. est un instrument réglementaire de gestion urbaine et communale.S.O.A.A. démolition). et une référence réglementaire pour les pouvoirs publics locaux. Contrairement au P. ou P.S est opposable aux tiers et a. constitue.U.

O.S.O.D. *Les règles relatives à l’aspect extérieur des constructions. -Objectifs Le P. par son échelle. *La quantité minimale et maximale de construction autorisée (en m² de SHON ou en m3 de volume bâti). *Les droits de construction. les principales caractéristiques morphologiques du bâti.O. il définit les modalités d’occupation morphologique et fonctionnelle de la parcelle.U.A. Le P. *L’organisation urbaine. En effet.S a pour objet de préciser : *La forme urbaine. est l’instrument d’urbanisme le plus proche des préoccupations de l’architecte et de l’urbain designer. c’est-à-dire le P.S. *Les espaces publics. avec l’instrument qui le précède dans la hiérarchie des échelles d’aménagement. les espaces verts. *Les types de constructions et leurs usages. des éléments de style urbain et architectural. voire.urbain est tributaire de la compatibilité du P. mais aussi par sa nature. *Les droits d’utilisation des sols. . dans certains cas. *Les emplacements réservés aux ouvrages publics et installations d’intérêt général.

*Les terrains agricoles à préserver et à protéger. sinon plus. rues.A.O. Le dossier du P.S. a une forte composante réglementaire au point qu’il est souvent assimilé. aussi importante que les documents graphiques. sont contenus dans un dossier. avec les orientations des schémas d’aménagement et du P.O.S.S. car c’est lui qui donne -Le règlement : .S. dans la pratique et les discours. est à la fois règlement et plan. se compose d’une partie réglementaire (écrite) et d’une partie graphique (plans).O. Le règlement du P.O. Un P. Le rapport de présentation: H reprend les principales orientations du P. Ces deux parties sont indissociables.U. Il montre la compatibilité du P. -Contenu : Les objectifs et les dispositions du P.O. proprement dit . et des servitudes légales. le règlement est une pièce du P.O.D. Cette partie écrite du dossier du P. au règlement d’urbanisme. un règlement du PO. monument et sites à protéger.*Les tracés et les caractéristiques des voies de circulation. *Les servitudes.A.U.O. En effet. c’est-à-dire les grandes options du développement et le projet communal.S: Le P. pour le(s) secteur(s) concerné(s) en matière de diagnostic de la situation existante et des perspectives d’évolution de la commune.O. *Les quartiers.S. .S.S. à rénover et restaurer. se compose de trois éléments : un rapport de présentation . le parti d’aménagement.D.S.

En tant qu’instrument de détail et de composition urbaine. ne doit pas être un texte sommaire . généralement à travers une quinzaine d’articles dont les deux premiers déterminent les types d’occupation . La qualité d’un règlement de P. les articles consacrés à La forme d’occupation . et enfin.S.S. doit être claire. celle du règlement du P. le règlement fixe. ensuite. Le risque étant la remise en cause des décisions de la collectivité en matière d’autorisations (permis de construire. les droits de construire ou densité d’occupation. précise. Le règlement s’applique aux zones homogènes qui sont aussi des zones réglementaires car ayant des règlements spécifiques adaptés à leur nature.tendance généralement observée. Dans la pratique. la forme urbaine ou forme d’occupation . facile à lire. ou au contraire.O. suivent les articles relatifs aux conditions d’occupation . Le règlement aborde les quatre aspects évoquées ci-dessus : les activités ou type d’occupation . type d’occupation du sol: Il s’agit de déterminer explicitement: • les activités dominantes et les activités à encourager.un sens et un contenu juridique à ces documents graphiques. tous ces aspects liés à l’occupation des sols. Comme la rédaction de tout texte de loi. il ne doit pas être très rigide en ne laissant que peu de place à l’initiative privée et à la créativité des architectes.S. est fonction de sa prise en charge des situations particulières et de son niveau de détail. parce que conformes au caractère recherché ou actuel de la zone. un règlement de P. donc. les articles concernant la densité d’occupation. les conditions de construction des parcelles ou conditions d’occupation .O.O. ne laissant aucune ambiguïté permettant des lectures multiples. Aussi. de lotir et de démolir). • Le . des abus des autorités face aux administrés. et enfin.

• Les conditions d’occupation : Ce chapitre du règlement du P. les conditions sine qua non pour qu’un espace urbain puisse être considéré comme urbanisable ou constructible. dont les activités dominantes sont les établissements industriels et artisanaux. • les activités dont l’installation est soumise à des conditions spéciales.. dans une zone industrielle. le caractère d’une zone centrale ou d’une zone résidentielle est incompatible avec l’installation d’une industrie polluante ou à risque. à titre d’exemple. de la salubrité de la sécurité publiques ou de la protection de l’environnement physique ou visuel. que dans les cas où un besoin réel existe. postes de peintures. il peut s’agir de n’autoriser l’installation. l’extension et la transformation de certaines activités pouvant poser problème quant à la protection de l’environnement (drogueries. Par exemple. l’abattage des arbres. Ainsi. dans des zones à caractère spécial où domine un seul type d’activité.O. que ce soit par leur nature. les défrichements en vue de l’exploitation agricole.S. les commerces de gros et les entrepôts. d’autres activités peuvent être autorisées dans des limites précises. des voies destinées à la circulation automobile.. des habitations avec des surfaces limitées ou des installations nécessaires au bon fonctionnement de la zone. dans certaines zones. Citons comme autres exemples d’ activités pouvant être soumises à autorisation spéciale. les opérations d’affouillements et d’exhaussements des sols. Ces conditions concernent: • l’accès et la voirie : il peut être exigé une largeur minimum. fixe. de déchets ou de vieux véhicules. dépôts d’hydrocarbures liés à des garages ou stations services. par exemple. sous réserve qu’elles soient compatibles avec la sauvegarde de l’environnement. d’un camping. d’un dépôt de ferrailles. pour chaque zone homogène.. leur importance ou leur aspect. Enfin.). un accès indirect aux voies de grande circulation . ou encore. entre alignements. il peut être autorisé. dans les zones centrales ou résidentielles...• Les activités interdites parce que incompatibles avec l’usage voulu et le caractère de la zone et lui portant atteinte sur les plans du voisinage..

) ou des parkings de surface importante. .(autoroutes. sont pris en compte les exigences de sécurité et de lutte contre l’incendie que réclame la nature de la zone. Ces prescriptions concernent: • le lotissement : la division des sols peut être conditionnée. le respect de l’harmonie des façades en cas de transformation. de planter des terrains non construits .. • La forme d’occupation : Le règlement du P. notamment en termes de surfaces des parcelles • l’implantation des constructions dans la parcelle par rapport aux voies (alignement ou recul par rapport à l’alignement) et aux limites de séparation (mitoyenneté ou non).O. • les dessertes par les réseaux d’eau et d’assainissement.. pour atteindre un minimum d’ordonnancement de l’espace urbain. • la réservation d’espaces libres : il est peut être exigé de réserver un pourcentage minimum de la surface des espaces laissés libres aux piétons (cheminements). de planter des reculs par rapport à l’alignement. • des conditions particulières peuvent s’appliquer aux immeubles existants par exemple l’interdiction de toute démolition. ou encore de diviser des parkings de très grande surface par des haies d’arbres • le stationnement : il est peut être exigé de réserver un nombre de places de stationnement par rapport à la surface de plancher construite. de constituer des écrans boisés autour de certaines installations techniques (citernes à gaz. une limitation de la longueur d’impasses éventuelles. • les espaces verts : il est peut être exigé de réserver un pourcentage minimum de la surface des parcelles aux espaces verts . Dans ces cas. détermine des prescription de nature morphologique. rocades).S.

matériaux et couleurs. par conséquent. et la surface foncière Dans le calcul du C.S. Dans certains cas. toitures ou terrasses. Le C.S.).S.S. exiger des clôtures à écrans de verdure. La hauteur de la construction peut être exprimée en nombre de niveaux ou en mètres.• la hauteur de la construction. les capacités d’accueil pour les différentes zones d’une ville.O.O.. par exemple) ou. pour chaque zone. • La densité d’occupation : Ce chapitre du règlement fixe les possibilités maximales d’occupation du sol. ou encore qu’elles ne soient pas visibles à partir de la voie. constitue le meilleur indicateur de la densité car il met en rapport les surfaces prévues par les différents programmes architecturaux et la surface foncière et.. expression des façades. au contraire. aux limites de séparation et aux autres constructions de la même parcelle. • Les recommandations pour l’aspect extérieur des constructions : échelle architecturale. c’est-à-dire qu’elle ne ...O. • Le Coefficient d’occupation du sol (C. un dépassement exceptionnel de la hauteur prescrite n’est pas à exclure (dérogation). un aspect satisfaisant peut être exigé. est une donnée maximale et non absolue du règlement. La densité d’occupation est exprimée par le Coefficient d’occupation du sol (C.S. Le C.) introduit un rapport entre la surface totale des planchers. Pour les installations techniques.E. qui se combinent avec les es autres règles d’urbanisme.) et le Coefficient d’emprise au sol (C.S.O. considérée hors œuvre nette. par rapport à la voie. • L’aspect des clôtures peut être unifié pour un nouveau lotissement On peut interdire les clôtures d’aspect répulsif (comme celle en plaques d’amiante-ciment. sont exclues toutes les surfaces non habitables ou découvertes d’une construction.O. ou droits de construire.

égal à 4 pour les bureaux . le C. en contre partie de services bénéfiques pour les finances et le . des possibilités de dépassement du C.S. Le C. dissuasifs. Par ailleurs. il est impératif de fixer des C.S. aux mains de l’urbaniste.O. ne doit pas être un chiffre figé .O.O.O. pourvoyeur de ressources fiscales importantes. très faibles dits C. c’està-dire offrir à des investisseurs ou à des agents économiques un C.S. Il existe aussi une technique dite de transfert du C.S.S.S. augmenter ainsi ses droits de construire et concentrer son investissement. supérieur au C. il est intéressant pour la collectivité de vendre des droits de construire.O. au détriment du logement considéré comme non rentable. Citons des cas de figure: Dans une même zone. mais on peut par contre construire sur la base de C.O. on peut définir un C.S.O. où généralement les parcelles sont de grande surface.S.O. dans un urbanisme flexible et soucieux des avantages qu’engendrent des actions d’urbanisme particulières. respectifs dans un seul des deux.O. Parfois.S. doit être élevé (incitateur).. Elles peuvent être inscrites explicitement dans le règlement ou survenir sans qu’elles ne soient prévues par celui-ci.O. ou dérogations au C. théorique. différencié.O. Au contraire. II existait. à Paris.O.O. c’était le résultat d’une politique d’encouragement de l’immobilier d’entreprise. Pendant un temps. pour les zones à forte valeur foncière où une urbanisation diffuse serait antiéconomique et irrationnelle.S.S.peut être dépassée. sont envisageables. afin de favoriser un type d’activité par rapport à un autre. inférieurs à ceux prescrits.S.S. le C. représente. Prenons des exemples: Pour préserver une zone non urbanisable (agricole ou naturelle) ou d’urbanisation future. un C.O.S.O. c’est-à-dire qu’un constructeur disposant de deux terrains peut accumuler leurs C. égal à 2 pour l’habitat et un C. un véritable outil d’encouragement (incitation) ou de découragement (dissuasion) de l’urbanisation.S. selon les activités.

la collectivité peut accorder.S. est toujours compris entre les valeurs O et 1. ou de la révision d’un P.S.S. et leurs limites. Les documents graphiques réglementaires sont: • Le plan de situation (1/5000’ ou 1/2000’): Il montre la localisation des différentes zones réglementaires dans le cadre du P.) : Sa valeur maximale est aussi déterminée par le règlement du P.A. Cette approche libérale de l’urbanisme. Il représente le rapport entre la surface au sol de la construction et la surface foncière (pourcentage des surfaces construites par rapport à la surface foncière totale). très développée aux Etats-Unis. L’échelle varie pour la majorité de ces documents entre le l/l000 et le l/500.D.O.O. existant.S. différents de ceux prévus dans le règlement existant et correspondants aux nouvelles règles d’occupation des sols. aux constructeurs des C. O. ils sont établis au l/50Œ à l’exception du plan de situation.U.E.O. Au cours de la mise en place d’un nouveau P. pour les secteurs urbanisés.Toutefois. car ils doivent être d’une grande précision.E. par anticipation. Ceux-ci sont établis à partir du plan cadastral. notamment la construction d’équipements collectifs d’intérêt général ou l’aménagement d’espaces publics intégrés ou adjacents à la construction prévue. Le C.S.fonctionnement de la ville. le financement (prendre l’argent là où il se trouve et où il peut être mobilisé facilement) et la rentabilité (réaliser des objectifs d’intérêt général au moindre coût pour la collectivité). est basée sur l’opportunité (saisir les occasions qui se présentent). • Le plan topographique: Il est établi à l’échelle 1/1000’ ou 1/500’ et indique les principaux accidents -Les documents graphiques .S. Le Coefficient d’emprise au sol (C.

Très utiles pour le projet architectural et la localisation des bâtiments selon leur nature et leur taille.en indiquant ceux qui sont à la charge de l’Etat . places) et verts (squares. c’est la pièce maîtresse du dossier. de restauration ou de réhabilitation. • les servitudes • les périmètres agricoles à préserver. comme par exemple les secteurs de sauvegarde. On doit y distinguer: • les zones homogènes réglementaires (UA. les réseaux divers et les servitudes existantes. NU). monuments et sites réclamant des mesures particulières de protection. les voiries. carte des contraintes géotechniques et rapport technique annexe: Elle est établie à l’échelle 1/1000’ ou 1/500’ et précise la résistance des leur nature. • les zones. • Le plan d’aménagement général: s Il est établi à l’échelle 1/1000’ ou 1/500’ .topographiques et les courbes de niveaux. AU. •Le plan de l’état de fait: II est établi à l’échelle 1/1000 ou 1/500 et montre le cadre bâti. L’exemple constantinois est instructif à ce sujet et n’est malheureusement pas le seul. • la dominance fonctionnelle des zones et les réservations de terrains pour les infrastructures et les équipements . parcs). jardins publics. les périmètres réservés à un usage spécifique . de rénovation. quartiers. les contraintes géotechniques sont souvent mésestimées au prix de graves conséquences pour l’avenir de l’urbanisation et la sécurité des constructions et de leurs habitants. • les espaces publics (rues. et les zones d’activités spéciales. UF.. • La . rues.

sauf pour l’enquête publique qui. Il est clair.S. U.A.O. • si des phénomènes naturels imprévisibles ont détérioré gravement le cadre bâti • si. que l’impact du P. avant terme.S. Un P.O.U. • si la vétusté et la ruine accélérée du cadre bâti existant l’imposent. Cette disposition introduit une dimension participative des usagers de . sont les mêmes que celle appliquées pour le PD. dans les situations suivantes • si les objectifs assignés n’ont pas été atteints .D. qui relèvent d’un plus grand niveau de détail ne figurent que dans le P.A. Pour la révision. la majorité des propriétaires.. dure plus longtemps .S. après cinq ans.S.O. les cas énumérés par le législateur sont plus nombreux et mieux définis que pour le P. dans ce cas.Certaines de ces informations sont déjà contenues dans les documents graphiques du P.D. et de son règlement sur les administrés est plus sensible que celui du P. dans le but d’assouplir certaines contraintes. totalisant au moins la moitié des droits de construire définis par le P.U.U. dans le cadre d’une vue axonométrique ou plan d’épannelage. d’autres.S.S. L’autorisation de tout acte d’urbanisme est subordonnée au respect du règlement du PO.D. Il propose aussi une présentation volumétrique des formes urbaines.60 jours au lieu de 45 jours.A. à ce sujet.O.S Les procédures réglementaires d’adoption et d’approbation du P.O. en vigueur le demande.S. -Procédures d’approbation et de révision du P. peut être révisé.O. • Le plan de composition urbaine: Il est établi à l’échelle 1/1000’ ou 1/500’ et indique des formes urbaines conformes aux règles relatives aux formes d’occupation.O.A.réalisation uniquement du tiers 1/3 des prévisions. Le niveau d’élaboration du plan de composition urbaine est le meilleur cadre indicateur de la qualité d’un P.

l’espace urbain dans l’élaboration d’un instrument d’urbanisme. 6. mais dont les dispositions doivent s’imposer aux POS qui figurent sur son territoire. -Définition Plan d’aménagement rural PAR -Contenu Ensemble de communes dont leurs habitants sont ou peuvent être unis par une communauté d’intérêts économiques et sociaux sur le territoire desquelles peuvent être envisagées des actions concertées. • si la nécessité de créer un projet d’intérêt général le requiert. .localisation des équipements et des actions de développement. e .synthèse des études réalisées. sans valeur réglementaire par lui-même.caractéristiques générales des équipements — Des documents graphiques . . — Un rapport général : . A exclure : une seule commune et un territoire trop vaste.présentation de l’état actuel d’occupation des sols et des équipements. C’est là une révision d ‘accompagnement d’une action d’urbanisme.zonage. les études d’armature urbaine et es prévisions . -Champ d’application Document d’orientation.orientations souhaitables du développement de la zone. . Les orientations du développement régional. Les PAR doivent s’inscrire dans es directives d’aménagement du territoire.

A côté de son rôle d’orientation dans le développement économique. le PAR doit être un instrument facilitant les choix et les échéanciers pour une utilisation optimale des dotations financières. ainsi que les caractéristiques générales de ses équipements. Concis d’une rédaction claire et d’une lecture accessible à tous. -Rapport général Le rapport général fait ra synthèse des études réalisées et présente les orientations souhaitables du développement de la zone. Le PAR comprend un rapport général (auquel sont annexés des rapports particuliers) et des documents graphiques. ayant aussi un effet pédagogique certain et constituant un véritable instrument de concertation intercommunal.des SDAU avec lesquels ils doivent être compatibles Ils devront être des documents faciles à consulter. il sera accompagné de rapports particuliers traitant de questions importantes et méritant une attention plus approfondie Ce rapport général verra sa présentation articulée en cinq questions .

Leur implantation sera conçue en fonction du dynamisme du centre de la zone. il importera de se préoccuper des conséquences démographiques liées la modernisation des activités .-PROPOSITIONS DE CREATION D’ACTIVITES ET DE DÉVELOPPEMENT DES ACTIVITES ENVIRONNANTES Ces activités seront classées en deux rubriques — activités — autres agricoles et forestières activités comprenant et l’artisanat.PROPOSITIONS POUR LA PRÉSERVATION ET LA MISE EN VALEUR DES ESPACES NATURELS .PROPOSITIONS CONCERNANT LES SERVICES Les services collectifs à mettre à Je disposition de la population. tant permanente que saisonnière. —Les Quelles que soient) les orientations retenues. . devront être définis en tenant compte de l’organisation du réseau urbain. Sans négliger les besoins de la population rurale éparse. —L’industrie — le commerce et les services loisirs et te tourisme pour la population résidente et la population saisonnière.

électrification. Les risques et [es mesures qui en découlent pour les zones d’avalanches seront également étudiés. ruais aussi pour le préservation de la qualité du paysage rural. établissements scolaires. Les équipements à prévoir correspondront aux domaines suivants communications et télécommunications. alimentation en eau potable. transformation des produits agricoles Ces équipements auront à être précisés —Par une description physique et technique . Document d’orientation il entend favoriser toutes actions de vulgarisation. d’organisation de la production et de la commercialisation et de formation des hommes. d’information. socioculturels.Il conviendra ici de prévoir les dispositions prendre pour éviter les pollutions et les dégradations de l’environnement naturel pollution des rivières. ÉVALUATION. -PROJET DE PROGRAMME. remembrement. INCIDENCES ÉCONOMIQUES ET FINANCIÉRES Il convient ici de préciser que le PAR a l’ambition daller bien au-delà d’une simple programmation des équipements. ordures ménagères en particulier Des mesures seront à prévoir pour la protection de la flore et de la faune. migration. reboisement. en matière de chasse et de pèche. Il conviendra en outre de prévoir toutes mesures contre l’érosion des sols et pour la régularisation du régime des eaux.

Ces documents seront de deux sortes. Il conviendra de tenir compte. des incidences de la réalisation éventuelle de ces programmes sur les finances des collectivités locales. les objectifs devant être soumis à une révision périodique. sur ce point. sont des cartes de synthèse au 1/25000 ou au 1/50000 qui devront traduire les « conditions d’organisation du territoire considéré et ses liens avec ‘environnement ». plus importants.—Par leur coût. Les premiers ont pour objet d’expliciter or’ d’illustrer les documents d’analyse. Les seconds. calendrier de réalisation. sources de financement — le — le — les —Par l’indication des maîtres d’ouvrage. en indiquant montant approximatif des travaux. qu’à celui du fonctionnement Cette préoccupation permettra de mieux dégager la notion de priorité entre les investissements. Ces documents de synthèse comprendront -Documents graphiques . Les actions de développement en milieu rural portent sur de longues périodes et le projet de programme devra donc être très étalé dans le temps. Elles présenteront donc un zonage indicatif qui devra inspirer les POS. tant au niveau de l’investissement.

-Procédure — Création par arrêté préfectoral. -Procédure d’élaboration — une présentation de l’état actuel de l’occupation du sol et des équipements — un zonage du territoire en fonction des activités développer et des objectifs — la localisation du projet de programme des équipements et des actions de développement Zone d’environnement protégé ZEP Zone qui a pour objet la protection de l’espace rural.— Etudes préliminaires par équipe de fonctionnaires et de techniciens — Mise au point. des activités agricoles et des paysages dans les communes ou parties de communes ne disposant pas de réglementation d’urbanisme. pouvant aller jusqu’à l’interdiction de construire -Peut également entraîner application du permis de démolir et des mesures de protection -Définition Instituée par la loi portant réforme de l’urbanisme du 31 décembre 1976 pour participer à la protection et à la sauvegarde de l’environnement en milieu rural.Délibérations des conseils municipaux -Approbation préfectorale. de représentants d’organisations professionnelle et de personnes qualifiées . 7. . après avis du conseil municipal et enquête publique et élaboration conjointe par groupe de travail. Impose des contraintes architecturales. par commission d’études.

ces instruments ne doivent pas devenir de simples répliques des vieux P.lion. passe par des instruments d’urbanisme réglementaires dits plans.D. Mais. après l’expérience malheureuse d’un Urbanisme bureaucratique.D.. serait d’un chaos indescriptible. programma. Malgré les nombreuses critiques qui les rejettent en bloc. 8. de type libéral. CONCLUSION L’Algérie n’échappe à la règle contemporaine.des espaces boisés — Dossier comprenant un rapport de présentation. et donc des instruments d’urbanisme. Ils doivent atténuer les effets négatifs uniformisation de l’espace et obligations rigides . symbolisé en Algérie par le P. Ils sont une garantie minimum et indispensable à la sauvegarde de l’intérêt général face à la multitude d’intérêts particuliers. En leur absence. la ville contemporaine. par son échelle et sa cadence de développement. phénomène malheureusement souvent observé. selon laquelle l’urbanisation à l’échelle locale. l’urbanisme des instruments et la réglementation urbaine présentent des côtés positifs non négligeables. servitudes et assiettes foncières. qui n’a plus les moyens de réaliser lui-même le cadre urbain ne peut se passer de ces moyens de contrôle de la dynamique urbaine. Ils sont encore plus utiles dans le cas d’un pays comme l’Algérie où les tissus urbains sont en voie de formation et de consolidation et qui présentent des besoins énormes en équipements collectifs et en infrastructures . Un Etat régulateur. des documents graphiques et un règlement.U.U. tout cela réclame réglementation.

Le P. orientant de manière souple les actions d’urbanisme et les incitant à produire une urbanisation qualitative. plus que le P.U.de la réglementation urbaine.A..D...S. spécifique et qualitatif soucieux de composition urbaine et d’identités locales. . en devenant des instruments d’urbanisme réellement spécifiques. mettant l’accent sur les conditions locales. nécessaire pour la prévision et la programmation.O. et un urbanisme enraciné. est un instrument adéquat pour une réconciliation entre l’urbanisme des instruments.

S .A.O.D.Plan de travail : 1-Définition de l’urbanisme 2-Schémas d’explication 3-Les secteurs à urbaniser 4-les secteurs d’urbanisation future : 5-Objectifs 6-les secteurs non urbanisables 7-Objectif social 8-Objectif économique 9-Les instruments d’urbanisme en Algérie 10-P.U 11-P.

R 14-Z.12-C.P LES R2F2RANCES : 1-Introduction a l’urbanisme opérationnel et a la composition urbaine volume :2 2-cd technique d’ingénieure .E.O.S 13-P.A.

u de beni-ounif .a.3-institue supérieure de gestion et de planification 4-Thème :droit de l’urbanisme (mémoire) 5-le pos de lahmar 6.le p.d.