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Le Soleil de Minuit

L e Soleil de Minuit Volume 5 Numéro 3

Volume 5

Numéro 3

Webzine d'occulture indépendant, collaboratif et gratuit! Qu’est-ce que je m’apprête à lire?

VISION L'objectif du webzine est de servir de plate-forme aux lettres et aux images des libres penseurs francophones afin de contribuer de manière positive au développe- ment de la magie, de l'occultisme et de l'ésotérisme au Québec.

GRATUIT Chaque édition est offerte gratuitement en format .PDF sur notre site web. Nous croyons que la connaissance occulte doit être gratuite et aisément disponible à tous les chercheurs sincères. Les œuvres présentées dans nos pages sont le fruit d'une collaboration avec des auteurs indépendants. En ce sens, Le Soleil de Minuit sert gratuitement de vitrine aux plumes amateures et professionnelles et aucun re- venu ne se dégage de ce partenariat. L'orchestration de chaque parution est com- plètement bénévole.

COLLABORATIF Nous sommes toujours ouverts et enthousiastes face aux contributions de nos lec- teurs et prenons en considération positive toutes soumissions se rapportant à la littérature occulte, magique, ésotérique et aux expressions artistiques à teneur spi- rituelle. Toutes les contributions sont publiées avec la permission des auteurs et ces derniers retiennent tous les droits sur leurs œuvres.

INDÉPENDANT Le Soleil de Minuit n'est pas un outil de recrutement, ni de propagande. Nous vou- lons simplement nous exprimer et partager des réalités dans un univers où rien n'est vrai mais où tout est permis. De ce fait, le magazine n'appartient à aucun groupe, mouvement, secte ou église. Nous sommes neutres en ce qui concerne la religion, l'orientation sexuelle, l'origine ethnique, l'allégeance politique et les para- digmes scientifiques, bien que chaque contributeur ait droit à ses opinions, ses va- leurs et ses principes.

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Le Marcheur Solitaire

Nozcko

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Problèmes et Variétés: Enseignement de l'Occultisme

 

Magic Wonder Princess

 

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Le Sentier des Idées Noires

 

JuanKurse

 

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99 Eyes

Polaris.

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L’île Verte, Insula Viridis — 2 ème

 

partie

 

Franck Ferrandis

 

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Portrait de Pierres

 

Polaris

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Invocation au Seigneur Serpent et Sabbat d'Imbolc au pied d'Arunachala

Kazim

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Lilith

Shimeon Aliksir .

 

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Image de la page couverture par Hagmonium Deus

LeLe MarcheurMarcheur SolitaireSolitaire

Par NKoC

Nuit noire de l’âme que l’âme exsangue, languissante traverse… Lion, chien, cheval grimaçants, canines aigui- sées, incisives voraces, mordez ma chair blafarde qu’elle rougisse et s’enflamme !

Ô Hécate ! Reine d’éternité sereine pourquoi si plein d’effroi, au dédalle de leur peine,

sont parfois tes enfants, ces marcheurs solitaires ?

Ô Hécate ! Toi qui garde en ton sein toutes les nuits des âmes perdues,

au moins guide au repos leurs pas traînant fourbus.

Ô Hécate, trois fois Hécate ! Est-il vrai que noire est la lente agonie,

et qu’à l’instant suprême survient un éclair blanc à la lumière prodigue qui rend tout à la vie ?

blanc à la lumière prodigue qui rend tout à la vie ? Si mourir pour faire

Si mourir pour faire naître est le seul sort commun et beau parmi tout autre, qu’il nous faut accepter, il y a bien des morts qui ne sont pas dernières ! Des petites morts aussi, le deuil veut être fait, la lumière révélée et l’enseigne- ment pris. C’est là la rude épreuve qui n’est pas la dernière, de ce héros mau- dit, le marcheur solitaire.

Il s’essaya longtemps aux secrets des grimoires, afin d’extraire leçon de leurs glyphes abscons. Souvent il a dansé des gigues enflammées au son de la ri- vière et du vent qui affole d’un souffle cadencé les feuilles des bruyères. Mais

trop souvent, aussi, il a dit « À quoi bon ? » Résigné, il attend… Il attend pour

Quand, soudain, la voilà qui effleure les ténèbres

un signe, une étoile filante en silence.

Et comme son mystère fait écho en lui tel l’appel d’une mère, d’instinct, il s’en va seul puisque c’est son destin. C’est de nuit qu’il s’en va, car la nuit en lui-même, de lumière d’astres nocturnes s’est voulue abreuvée. En sacrifice il veut s’offrir devant tant de beauté, et tout fendu en deux, de poussière d’étoiles s’emplir… Il part.

Et Il se réjouit tant il y a de merveilles. Il avance d’un pas sûr de trésor en trésor. Il marche et marche encore mais enfin, il se lasse… Vent léger devient bise récalcitrante et lumière d’étoile breloque scintillante. Hors d’haleine, brusquement il dit : « Où est donc ce lieu maudit où le rendez-vous depuis longtemps fût pris ? » puis se tait car le sentiment qu’il s’en approche, enfin, en lui, se fait.

Les nerfs frémissent, la main se crispe sur la poignée de la lanterne tremblante dissipant les ombres. Les cy- près dansent en silence et encadrent le bout du chemin. Seul le bruit sourd des pas du marcheur solitaire, sur la terre noire fait résonner la nuit. Le carrefour regretté, est franchi depuis longtemps. L’esprit des morts ferme à présent la marche. Nulle chance d’ignorer leur présence, leur souffle glace la nuque qui frissonne… Les fantômes sont là : le retour est barré.

Une voix plaintive en lui-même murmure :

- « Comment a-t-on fait pour en arriver là ? Pourquoi ? »

Une autre, moqueuse répond :

- « C’est la voie ! En doutes-tu maintenant que tu touches à ton but ?

- Quelle voie ? Ce ne sont que des ombres qui cachent d’autres ombres…

- Non, Regarde ! »

Sous la chape étoilée, les écharpent de brume s’étiolent. Devant lui, les colonnes torsadées s’avancent dou- cement. Elles sont huit à fendre la nuit de leur phosphorescence laiteuse. Au centre de l’ensemble, égale- ment luminescent, l’autel est, neuvième : simple pierre plate de granite, il attend.

La voix moqueuse alors s’excite et crie :

- « C’est ici ! Fais couler ton sang là ! »

Encore quelques distances et le genou, près de l’autel, prend appuis sur la terre. La lanterne posée, la main explore la pierre. Elle est rugueuse, froide et dure. En son centre une fissure. Le marcheur à son sujet médite, une cause, un but… Quand, soudainement, l’air prend forme et corps. Il s’agite, s’élève en tourbillons cin- glants puis retombe, se calme, puis repart… il fraîchit, il crépite et tout à coup : un éclair blanc. Langue de serpent immense, il déchire le ciel et fracasse la montagne. Telle est la raison de cette fissure et la vallée toute entière en frémit. La pluie froide en réponse, fouette le visage et rince le courage resté là, vacillant.

Ainsi, par sa fatale volonté, le marcheur pique sa main d’une pointe de fer. De cette entaille, le sang vital s’épanche tant et si bien que la fissure se remplit et que la roche en déborde. Traversant le vacarme, se fait alors entendre le hurlement des Banshees. Comme il perce l’orage, il pénètre la chair et ses interstices, gla- çant l’os spinal, hérissant le poil. Le cœur rate un battement, puis, pauvre diable dressé, accélère pour com- bler son retard. Ce hurlement, dans le dialecte barbare des peurs ancestrales proclame : « C’est ici que se meurt le marcheur solitaire ! »

Encore une fois, la nuit s’éclaire : les bourrasques se font lames d’acier. Tout fendu en deux il récolte lumière. Son esprit est en paix…

Tête qui roule, yeux grands ouverts, sourire béat, enfin tu sais tout !

lumière. Son esprit est en paix… Tête qui roule, yeux grands ouverts, sourire béat, enfin tu

Nozcko

Texte court d'inspiration - minute et autres sous - titres Par Magic Wonder Princess a

Texte court d'inspiration-minute et autres sous-titres

Par Magic Wonder Princess

- minute et autres sous - titres Par Magic Wonder Princess a récente patate chaude d'un

a récente patate chaude d'un mage facebookien fustigeait le ridicule de la sphère occulte d'une part, et d'autre part ceux qui s'en plaignent. Afin de résister à l'envie insoutenable de souligner le paradoxe, j'ai pondu ce petit texte. Parmi un océan de chialage déchaîné, de problèmes irrésolus et de vanités gratuites, vous trouverez quelques idées incomplètes dont l'élaboration et l'application pourrait, espérons-le, améliorer l'état global de l'occulture. Ces idées orbitent autour d'une restructuration du système de transmission de la connaissance occulte, calqué sur celui de la musique (systèmes de la musique classique ou jazz ; les systèmes d'autres musiques sont tout différents). Mais le chialage d'abord, les idée viendront ensuite.

egardons brièvement l'état actuel des choses : comment Mme A, qui s'intéresse à l'occulte, apprend- elle? Où va - t - elle voir? Quelle niveau de maîtrise peut - - elle? Où va-t-elle voir? Quelle niveau de maîtrise peut-elle espérer? Le scénario le plus typique assure que Mme A fait son premier contact au début de l'adolescence. Initialement, elle parcourt le web à la recherche de réponses. Elle s'inscrit à un forum, où des personnes de son âge racontent n'importe quoi, en imitation des autres qui racontent aussi n'importe quoi. Pour se sentir du groupe, pour être elle aussi une « sorcière », Mme A répètent les mêmes réponses aux mêmes questions. À côté de son écran gis un livre de Québécor. Peut être, face à ce gumbo de clowneries, Mme A conclut-elle que la magie n'est rien de plus qu'une imagination partagée, voire un jeu de rôle psychotique où les gens s'y croient vraiment. Autrement, si elle persiste, alors elle étudie religieusement Papus, Lévis et ces autres ancêtres, et si elle est chanceuse, les littératures thélémite, chaote et discordienne. Mais ensuite? Mme A est Pape sans faire plus d'effort, et il y a fort peu de probabilité qu'elle se rende plus loin.

y a fort peu de probabilité qu'elle se rende plus loin. omment se rendrait - elle

omment se rendrait-elle plus loin? En lisant plus de livres? En répétant et réalisant des actes magiques profitables à elle seule? En expérimentant à tâtons, en solitaire, avec sa propre suggestivité comme seul barème de validation? Un peu de toutes ces réponses, mais alors Mme A est une tortue, qui ne peut espé- rer atteindre une maîtrise égale à celles qui existent aujourd'hui pour tous les autres arts (arts, théâtre, danse, littérature, musique

autres arts (arts, théâtre, danse, littérature, musique omment les autres disciplines artistiques procèdent -

omment les autres disciplines artistiques procèdent-elles? Par l'enseignement, qui permet de trans- mettre rapidement le savoir cumulé. C'est ainsi que Mme A a entamé le violon à trois ans, rencontrant chaque semaine un enseignant compétent, qu'elle n'a gardé qu'en respectant la condition de répéter régulière- ment et de faire tous les exercices. À l'âge où elle commence à parcourir les petits forums occultes, son profes- seur de musique lui recommande des livres pertinents, qu'elle doit non seulement lire, mais étudier et rendre compte. Et puis à l'âge où Mme A entreprend des expérimentations occultes personnelles pour apprendre ce que des milliers d'autres ont appris lentement de la même manière, elle se perfectionne en violon dans une ins- titution spécialisée et notoire, où il est encore plus difficile d'entrer que d'en ressortir avec diplôme. C'est ainsi qu'entre 17 et 30 ans, elle devient une instrumentiste cultivée et expérimentée, compétente à égale mesure

qu'elle a fournit d'efforts, de patience et de persistance obligées (sans quoi elle aurait frappé le mur des écoles). Son expertise (expertise = savoir + savoir-faire conjugués) à l'inauguration de sa carrière est presque égale à l'expertise de fin de vie de ses professeurs, et ses recherches ne sont pas le parcours répété par tous les musi- ciens : elles ajoutent encore à la connaissance globale. Ainsi Mme A, à la fin de sa vie, aura encore ajouté un barreau à l'échelle, et ses élèves feront de même.

barreau à l'échelle, et ses élèves feront de même. 'écart entre les milieux de l'occultisme et

'écart entre les milieux de l'occultisme et de la musique est flagrant. Sans aucun doute, la qualité des résultats en découle directement. Mais si on abordait la transmission des connaissances occultes de la même façon qu'en musique?

remièrement, des cours en privé, de un enseignant à un élève à la fois. Si c'est absolument nécessaire pour transmettre les un enseignant à un élève à la fois. Si c'est absolument nécessaire pour transmettre les notions de pratique musicale, comment cela pourrait-il être moins nécessaire pour les arts occultes, au moins autant subtils? Personne ne peut apprendre ni la musique, ni la magie simple- ment en lisant un livre. En musique, monsieur‑B-qui-se-contente-de-livres comprendra tout de travers, ce qui résultera souvent en horreurs. En magie, monsieur B lira des tonnes et des tonnes de livres, mais ce n'est qu'au bout d'essais et d'erreurs qu'il arrivera à des résultats, à force de « trucs personnels ». Ces trucs personnels sont tellement la norme aujourd'hui, qu'il est presque un adage que la magie ne fonctionne qu'avec eux, et que cha- cun doit trouver ce qui fonctionne pour soi. Si les résultats d'une telle méthode sont médiocres en musique, comment ne le seraient-ils pas en occultisme?

en musique, comment ne le seraient - ils pas en occultisme? euxièmement, débuter jeune. Si certains

euxièmement, débuter jeune. Si certains objectent que l'occultisme pourrait être dangereux pour les enfants, alors on peut aussi affirmer que la musique ne devrait pas être enseignée aux jeunes enfants puisqu'ils manquent souvent de sensibilité et d'habileté pour parvenir à un effet musical réussit. Or, de la même manière qu'on remédie à une sensibilité encore en développement par la supervision d'un professeur, ne pourrait-on pas protéger l'enfant des impasses en supervisant sa pratique occulte? Et puis dans un cas comme dans l'autre, les faux pas, et leur correction, font partie de l'apprentissage.

pas, et leur correction, font partie de l'apprentissage. nsuite, tout découle de l'application des deux premiers

nsuite, tout découle de l'application des deux premiers points : l'expertise grandissante, et par consé- quent la validité grandissante. Après quelques générations, avec un plus grand nombre de professeurs compétents, de petites écoles pourraient être ouvertes, et le reste se construit peu à peu. Les problèmes liés à la formule de l'enseignement privé seraient les mêmes qu'en musique, et pourtant on n'y manque ni d'enseignants, ni d'élèves. Les cours privés favorisent un apprentissage rapide, avec moins d'essais et d'erreurs, incluant un important support moral pour la discipline et la motivation. Ils fournissent aussi une référence, une personne ressource, un modèle, sans oublier (ce n'est pas rien) une personne qui comprend toutes les difficultés du mé- tier qu'une personne externe ne pourrait comprendre.

tier qu'une personne externe ne pourrait comprendre. 'est merveilleux tout ça, mais bien sûr ce n'est

'est merveilleux tout ça, mais bien sûr ce n'est pas si simple. Où trouver un professeur? Il n'en manque peut être pas, mais comment vérifié leur crédibilité? Les musiciens ont un curriculum : tels diplômes, étudié avec tels maîtres, reçu tels prix et honneurs, enregistré tant d'albums (qu'on peut acheter et écouter), ont joué dans tant de pays, enseigne ou a enseigné dans telle institution notoire, etc. Qu'est-ce qu'un occultiste pourrait bien inscrire sur son curriculum pour assurer de sa compétence et sa crédibilité, hormis ses autres ex-

périences d'enseignement? Hélas, dans l'état actuel des choses, la seule solution est la même que pour la crédi- bilité d'un auteur : la confiance préliminaire en la personne.

d'un auteur : la confiance préliminaire en la personne. utre complication : aujourd'hui, la mode est

utre complication : aujourd'hui, la mode est en faveur de l'anti-dogme. Pour la pratique courante de Mme A, il n'y a rien de mieux! Comme c'est pratique de n'avoir pas à valider ses impressions! Par contre, pour une réelle expertise, il faut pouvoir garantir la véracité de ce qu'on utilise et enseigne, ce qui n'est pas aisé : affirmer une vérité occulte, c'est dangereux, c'est pour les sectaires! Cependant, une distinction éclai- rante apparaît, encore une fois, à l'aide d'un parallèle avec l'histoire de la musique.

la Renaissance, musique et occultisme étaient tous deux incrustés de dogmes chrétiens, ce qui ne les

et ne

les a pas remplacé. Oui, des appareils peuvent mesurer les sons, ainsi que l'activité détaillée des neurones des musiciens et des auditeurs, mais toutes ces informations sont parfaitement inutiles à la musique. Donc la mu- sique fonctionne, et ce sans aucun dogme mystique ; chez les musiciens, une « vérité musicale » en ce sens n'existe tout simplement pas. En revanche, un savoir pratique est transmis, et ce savoir pratique est truffé de « dogmes » incontournables. Un élève qui refuse de les suivre et préfère faire à sa tête (par refus de fournir l'effort de changer son habitude pour ce qui, sur le coup, lui semble inconfortable) plafonne illico et ne peut plus progresser aussi longtemps qu'il refuse de reconnaître et de détruire ses mauvais plis, ouvertement quali- fiés comme tel. Aujourd'hui, quelqu'un oserait-il dire à un magicien que telle pratique est désavantageuse? Non, surtout pas, à cause de Saint-Antidogme de Chacun-sait-ce-qui-est-le-mieux-pour-soi. Pourtant, cette at- titude est un blocage au progrès individuel comme au progrès global. De la même manière que dans la pratique d'un instrument, certains « dogmes pratiques » sont optimaux parce que nous avons tous des corps humains semblables, il faudrait accepter de dogmatiser l'aspect pratique de l'occultisme, parce que nous avons tous une psyché et un corps semblables. La transmission d'un enseignant à un élève ne pourra jamais être admise aussi longtemps qu'on refuse ce précepte, aussi longtemps qu'on fera davantage confiance en sa propre sensibilité non-développée et encore grossière qu'en la sensibilité raffinée et la connaissance pratique, validée par l'expé- rience, d'un autre.

pratique, validée par l'expé- rience, d'un autre. empêchait pas de pratiquer l'un et l'autre.

empêchait pas de pratiquer l'un et l'autre. Aujourd'hui, la musique s'est défaite de ces dogmes

mais il n'a pas stricte-

ment retenu ni accumulé les dogmes pratiques, d'enseignant à élève, comme la musique l'a fait. Ainsi a-t-on des instrumentistes virtuoses qui jouent facilement ce que les instrumentistes d'il y a un siècle auraient qualifié d'impossible (ce même progrès se poursuit depuis des siècles), mais qui pourrait-on qualifier d'occul-

tiste virtuose? Aujourd'hui, qui surpasse Crowley? Et Crowley, a-t-il surpassé ses prédécesseurs? Le plafond de l'habileté et des résultats magique d'aujourd'hui aurait-il été impensable à la Renaissance, où se trouve‑t‑il à un sommet semblable?

Renaissance, où se trouve‑t‑il à un sommet semblable? 'occultisme, comme la musique, s'est défait des

'occultisme, comme la musique, s'est défait des dogmes de la Renaissance

la musique, s'est défait des dogmes de la Renaissance utre problème : la méthode. Au fil

utre problème : la méthode. Au fil des siècles, des tonnes d'approches et de pédagogies ont été tes- tées pour l'enseignement de la musique. À force de recherches spécialisées et d'expérimentations ciblées, la pédagogie musicale à elle seule est une petite science, avec ses termes et sa littérature propres. Un sujet aussi complexe que les arts occultes mériterait lui aussi un tel achalandage, mais malgré la multitude de méthodes d'auto apprentissage, il n'y a pas un seul ouvrage connu concernant la pédagogie occulte en elle-

même. Toutefois, si la connaissance et la pratique de l'occultisme sont subtiles, raffinées et un brin abstraites, il en va de même pour la musique, et alors la pédagogie occulte a tout à gagner de se fonder sur la pédagogie musicale.

n résumé, je propose qu'on pallie les lacunes épouvantables de la sphère occulte, de laquelle on ne finit jamais de se plaindre avec raison, en copiant sans gêne la grasse et efficace sphère musicale. Que ceux qui ont acquis un certain lot de connaissances pertinentes enseignent en privé, même gratuitement, de manière sérieuse.a tout à gagner de se fonder sur la pédagogie musicale. arce que j'aimerais bien un

arce que j'aimerais bien un monde où la magie est chose aussi courante que la musique, incrustée à d'autres sciences, où un réel savoir- faire magique se construit, où monsieur B aurait pu aboutir au même niveau d'expertise -faire magique se construit, où monsieur B aurait pu aboutir au même niveau d'expertise en occultisme que Mme A a rejoint en musique. Où il y aurait des maître de l'occul- tisme de compétence équivalente que les maîtres des autres arts. Enseignons des dogmes pratiques sans aucune crainte! Libérons l'occultisme de ses chaînes occultantes.

Magic Wonder Princess

Ph. D honoris causa -pour-être-parvenue-

à-ne-pas-souligner-le-paradoxe-de-la-

boutade-du-monsieur-mage-facebookien

- de - la - boutade - du - monsieur - mage - facebookien Arcane I
- de - la - boutade - du - monsieur - mage - facebookien Arcane I

Arcane I - Le Magicien et Arcane V - Le Hierophante Tiré du Tarot Hermétique de Godrfrey Dowson

Par Juan Kurse
Par Juan Kurse

À chaque fois qu'on me pose l’inévitable question sur la magie noire, je réponds quasi-automatiquement que la magie n'a pas de couleur, que c’est absolument inutile et même abrutissant d'accoler des concepts moraux à la magie. Pour illustrer, j’aime bien utiliser la métaphore des mathématiques. Y a-t-il des mathématiques noires et des mathématiques blanches ? Certes, non. Je poursuis l’argument en disant que même si les mathé- matiques sont neutres, ses applications ont permis à l’humanité de calculer la vitesse de la lumière ainsi que la production de la bombe atomique, ajoutant que ces deux réalisations (l'une bénéfique et l'autre maléfique) dé- coulent du même calcul : la théorie de la relativité. Une même source qui donne plusieurs résultats que la mo- ralité saurait juger blancs ou noirs, selon l’application. Porter un jugement moral sur le calcul lui-même, ou même de la science qui l'a produite, c'est la création d'un préjugé envers tous les futurs produits de cette même science.

Pourtant, ce fut la triste destinée de la magie. Quelques hommes, ayant utilisé la gnose magique pour produire des résultats allant à l'encontre de ce qui était valorisé et accepté à l'époque (les absolutismes monothéistes et scientifiques n'aiment pas la compétition!), ont donné un mauvais nom à la magie et elle fut reconnue par les autorités (officiants) de la société en tant qu'œuvre soit maléfique, soit fausse, soit folle. On inventa encore le terme « magie blanche » pour essayer de s'épargner les calomnies des moralistes, se protéger des répressions et tenter d'établir une norme d'éthique.

Le sort en fut jeté : la culture populaire absorba la débâcle manichéenne sans se questionner sur la nature même de la magie. Et, aujourd'hui, maintes sont les occultistes, païens, magiciens, initiés et adeptes de toutes sortes et toutes écoles qui ne cessent de répéter que la magie, en soi, n'est ni noire ni blanche : c'est une méthode, une technologie spirituelle, voire un moyen d'action qui s’appuie sur la volonté de l’opérateur. Que la moralité ne se retrouve pas plus dans la magie que dans les mathématiques, que c'est à chaque personne d'é- laborer et de réfléchir sur sa propre éthique dans sa vie. D'autres vont même jusqu'à importer toutes sortes de mécanismes moraux religieux dans la magie, comme pour se prémunir du mauvais ou pour se rassurer, tel la fameuse « loi du triple retour » ou encore une interprétation punitive du Karma

De nos jours, du moins dans les cercles que j’ai eu le privilège de fréquenter, la tendance évolue vers une divi- sion de la magie entre la « magie opérative » et la « haute magie ». La magie opérative se concentre davantage sur les changements tangibles et le côté pratique de la vie. Jeter des sorts pour obtenir des résultats concrets. Les exemples abondent : guérir des maladies, se trouver un emploi, améliorer son charisme ou séduire des êtres convoités, se faire justice contre un adversaire, protéger des êtres aimés, influencer les événements so-

ciaux, invoquer des esprits, favoriser la chance et la fortune, et j'en passe

de la magie cérémonielle à la sorcellerie en passant par la fameuse « chaos magick » et le chamanisme. La Haute Magie, quand à elle, se concentre surtout sur ce qu'on appelle le processus initiatique, l’alchimie spiritu- elle et la recherche la pierre philosophale, la réalisation du grand œuvre, l’atteinte de l'illumination, la déifica- tion de soi, bref, le développement et le dépassement de soi et la transcendance de la conscience. (Bien enten- du, en magie, l'un mène inévitablement vers l'autre : les prouesses de la magie opérative activent inévitable- ment les questionnements philosophiques de la haute magie ; les réalisations de la haute magie élargissent le champ d'action magique et augmentent les possibilités d’action de l'individu. L'un est le corollaire de l'autre.)

Les techniques abondent, partant

!

C'est, enfin, seulement en considération de la perspective de la « haute magie » que je pourrais affirmer qu'il existe, en effet, une magie autodestructrice, une magie déprimée, une magie qui cherche à faire le mal : le sen- tier des idées noires. L’opérant de la haute magie est, en général, son propre protagoniste ; qu’il soit adepte du chemin de la main droite, du chemin de la main gauche (souvent qualifiée de « magie noire » par ses adeptes),

la voie du milieu ou le chemin crochu (dit de l’éclair), il tend nécessairement vers une progression, que ce soit dans une hiérarchie ontologique, en relations égalitaires avec autrui ou simplement en soi. À l’instar de cela, je postule donc que la magie des idées noires serait le résultat d'une mentalité antagoniste à soi-même, qui tend vers une dévolution du soi. J’illustre

Selon cette vision, contrairement à ce qu'on pourrait s'attendre d'un mage, le magicien des idées noires ne con- voite pas le pouvoir, ne cherche rien qui puisse le favoriser de quelconque façon. En fait, il n'a pas d'objectif positif. Celui qui parcour sentier des idées noires est alimenté par de la souffrance : de la haine dans son état la plus pure, le dégoût de soi-même, une rage profonde contre soi et contre tous les autres, une auto-calomnie des plus intenses. Il se déteste lui-même, il déteste la vie, il déteste la création toute entière : il vit dans le supplice perpétuel d'assoiffé du suicide ontologique. Il boira du poison spirituel car il voudra devenir toxique pour em- poisonner le monde : par sa vilification il se fera le premier instrument de destruction. C'est seulement en détruisant l'univers, la Conscience Universelle, qu'il peut enfin se libérer du supplice de la vie et cesser d'ex- ister.

Il n’assassinera pas son corps car, au même titre que la vie présente, il exècre déjà l'idée d'une éventuelle vie après la mort (que ce soit la réincarnation, l'enfer, ou toute autre éventualité que sa vision magique ou mystique lui aurait permit d'entrevoir), son processus d'anéantissement transcende les existences relatives ou matérielles car son suicide n'a pas de fin, et il tourbillonne perpétuellement jusqu'au néant. Il n'y a pas d'instinct de survie, mais seulement une pulsion d'autodestruction. Un instinct de mort qui conduit sa haine envers à la fois le mi- crocosme et le macrocosme, qu’il abhorre sans bornes.

On le retrouvera malheureux et se souhaitant déjà mort, en maudissant sa propre âme qu'il préssent immortelle, maudissant chaque homme et chaque femme, ange et démon, Dieu et Déesse. Il ne prend pas plaisir à rien, mais se dégoûte de tout. Son but, c'est de détruire pour se détruire davantage. Il étendra son supplice à tout ce qu’il touche, à tous ceux qu’il côtoiera. La seule relation qu'il puisse avoir avec ceux et celles qui pourraient éventuellement prendre pitié de lui ou encore l’aimer, sera de les couler avec lui dans l'abysse de sa souffrance, car tout ce qu'il voit, tout ce qu'il vit, tout ce qu’il prend et tout ce qu’il donne, c'est la laideur et la hargne de la vie, de lui-même.

On dira que cette conception du magicien qui prend le sentier des idées noires décrit un être pathologique, que c’est une description d'un problème en santé mentale nécessitant l'intervention d'un psychiatre. Pas nécessaire- ment. Cette description n'est pas celle du mage noir, c’est-à-dire un magicien du chemin de la main gauche qui cherche à agrandir sa lumière propre par tous les moyens pour devenir plus grand qu'un Dieu, il n’est pas non plus un magicien ayant une grande souffrance psychologique, morale ou émotive qui le pousse à vouloir étein- dre sa lumière intérieure pour cesser de souffrir ; le magicien des idées noires de cette conception n'a pas

d'amour de la lumière. Pour lui, il n'y a que les ténèbres hideuses de la souffrance de vivre et la haine de l’ex- istence. Le réel – l’être – est pour lui comme un châtiment dont il est impossible de s’y soustraire. S'il fait le

il fait le mal pour le mal. L’éternité de son être ne trou-

mal, il n'en retire aucun avantage, ni bien, ni plaisir

vera de repos que dans l’anéantissement complet de lui-même et c’est l’impossibilité apparente de ce paradoxe qui lui cause toute sa souffrance et toute sa rage. Il en résulte que son approche est, sans possibilité de doute, monstrueuse dans son sens le plus extrême.

Il m'a été impossible de savoir si cet état d'être d'un magicien soit permanent ou s'il puisse être temporaire, la rencontre de gens dans cette voie étant rare. Bien qu'il me soit évident que, quelque part sur le cheminement d'un initié, toutes les lumières spirituelles extérieures au mage doivent s'éteindre pour qu'il ou elle puisse dé- couvrir sa lumière interne – son étincelle d'éternité – alors il faut bien différencier la magie des idées noires telle que conceptualisé ici de la phase au noire de l'alchimie, du processus de déconstruction de soi dans la Chaos Magick, de la destruction de l'Égo, de la traversée de l'abysse et des autres processus « noirs » ayant un objectif positif et qui sont riches en apprentissages et en réalisations, faisant partie intégrante du processus ini- tiatique.

Plusieurs questions subsistent quand au sentier des idées noires : À quel moment le paradis (l'extase d'être) devient-il un supplice ? Y a-t-il une finalité possible à la poursuite de sa propre mortalité métaphysique et on- tologique ? Quelque chose peut-il vraiment devenir rien ? Peut-on être en-dehors de l’infini ? Bien sûr, pour le magicien sur le sentier des idées noires, il est inutile de chercher des solutions dans les conceptions monistes, qu’elles soient monothéistes ou non-dualistes, car ce sont précisément celles-ci qui sont à l’origine de son problème.

Comme dernière considération, il reste à noter que le sentier des idées noires telle que j’ai cherché à la définir s’apparente beaucoup au mysticisme – si un tel « mysticisme noir » puisse exister – et, en tant que tel, apporte néanmoins la possibilité d'un aboutissement vers le même résultat absolu. Car dans l’absolu, le néant et l’in- fini sont peut-être bel et bien la même chose…

99 EYES

Par Polaris

Insula Viridis - 2 è m e Partie - Par Franck Ferrandis À la suite

Insula Viridis

- 2 ème Partie -

Par Franck Ferrandis

À la suite d’une curieuse rencontre, notre témoin se retrouve versé dans un monde médian et médiateur à notre propre réali- té. Cette dimension étrange des Philo- sophes & Mages est à explorer pour y trouver une clé musicale porteuse de son retour, sinon de création…

SUR UNE PLAGE D’EXTRÊME-ORIENT

J’ouvre les yeux sur un fragment de paysage. C’est un interstice comme déposé en couche lumineuse mince et musicale en suspens où domine le Bleu Klein et les Ors délavés. C’est un seuil sans porte vibrant à peine entre une plage d’Extrême Orient et l’Océan.

Face à cette immensité hors d’usage, une Table dressée nous accueille mon sauveur et moi-même. Nous sommes conforta- blement assis devant l’irréel écoulement d’horizons.

blement assis devant l’irréel écoulement d’horizons. Appartenant à un hôtel de luxe des années vingt, ce

Appartenant à un hôtel de luxe des années vingt, ce lieu est si- tué sur la côte Est d’un Japon qui n’existe plus, rayé par tsunami et pression radiologique. Pourtant le tinte- ment clair du verre du jus d’orange en face de moi, ainsi que tout le raffinement d’un service cinq étoiles embaumant l’espace de silhouettes fascinantes aux airs de “Gothic Lolita”, s’affairant comme des anges Fravarti enténébrées, venaient me rappeler tout le tangible de la situation.

Parvenant de l’arrière-pays, l’air tissait des liens humides de lumières parfumées de terre et de pelouses frai- chement coupées.

Le vieux passeur Toltèque, cette fois ici vêtu d’un superbe costume trois pièces, me tendit l’un de ces car- nets Moleskine que j’aime couvrir de symboles et de formules métaphysiques.

Quand je lui demandais où se trouvait ma moto, riant, celui-ci me répondit qu’il n’avait jamais rien vu de tel, qu’un shaman ne percevait que l’énergie l’entourant, et que moi-même je ne représentais pour lui qu’un œuf lumineux.

D’après les sorciers d’antan, la raison profonde de ce phénomène en était le déplacement du “point d’assemblage du monde” personnel modifiant notre représentation de notre entourage, permettant par là même d’aborder d’autres dimensions.

Quoiqu’il en soit, tantôt lorsque je ne fût plus qu’un mince cordon scintillant étiré à l’extrême, peu avant que je ne tourbillonne en une spirale lancée vers un centre sans retour, quelque chose en moi avait appelé ce

personnage de roman. Le possible de son existence propre tenait pour lui en peu de chose :

tout étant énergie, si suffisamment de personnes croyait en quelque chose, elle finissait par exister effectivement en ces espaces particuliers. Cependant, confusément il était pourtant persuadé d’avoir eut une existence terrestre, et même de s’être nommé Carlos ou don Juan… De toute manière, il devait être l’une des seules entités à pouvoir être invoquée en ce “non-où” à Pouvoir me “décompter” de ce sous -œuvre aussi pur que tranchant issu de l’Axe immobile de la Grande Ogresse.

Je l’en remerciais. Il rit, puis ouvrit l’un de mes carnets couvert de dessins de vecteurs associés chacun

à une Syllabe (morphème) dite créatrice porteuse chacune d’un concept archétype.

Ces pages plus précisément concernaient une “Deus ex machina” de type “Enigma”. Polarisante & fé- condante, elle touchait aux 3 ordres (Physis, Morphé & Hylé) résonnant avec l’Anima Mundi & l’espace intérieur. L’on pouvait en extraire notamment deux systèmes de programmation (concernant par là même autant de flèches du temps). Ils tiraient partis d’une ordination basée sur une nature cristalline de part et d’autre du Kénôme (matérialité) en résonance avec le Plérôme (son au-delà de vide/plein quantique) via

leur étagée « Frange »

inclus rouge de la Pierre des Sages et l’émeraude Bleue ionisée des cristaux de Phosphores (Apten-penta -paten) dopés d’un gaz mystérieux (κρυπτός). Du cristal métallique titanesque conférait à l’ensemble mé- moire. Un ordinateur post-quantique en accord avec « l’Octave Source » en somme

Cette computation input/insert, émetteur/récepteur, s’ordonnait entre le Tiers

Quoiqu’il en soit, elles y décrivaient longuement notamment la lente gradation entre la Lumière (l’au-delà de la matérialité) et lumière agglomérée (la matière). Celle-ci se déployait en fonction de ces “patterns” porteur d’informations & de transformations (pouvant générer des formes dincarnations). Des êtres organiques et inorganiques (“fluidiques”) y étaient évoquées et s’échelonnaient selon leur degré de « matérialité » et subtilité.

LES ÊTRES INORGANIQUES

À l’orée du monde matériel, des “incurves”, des “a-vecteurs” nommés des “êtres inorganiques” ro- daient se nourrissant des orgones de l’attention ou l’énergie psychique émanant des émotions. Ils plaisaient à donner à voir ou entendre ce que l’éventuel rêveur, “ravis” (enlevés en ses basses vibra- tions) ou médium les croisant souhaiteraient dans ses résonances les plus basses, ses tonalités les plus obscures. Ainsi, messages ou simulacres du défunt aimé, jusqu’aux fantasmagories les plus primaires, pouvaient-ils être ordinairement échangés avec ces vampires de lumières, gouffres passant nos miroirs

à livres ouverts dans un glissement vers l’entonnoir sans retour de l’atonie des lampes refroidies.

Versant un simple tribut d’énergie, les shamans, Êtres d’Attentions et de Pouvoir, faisaient participer ces forces informatives sauvages et mystificatrices dans leurs processus d’individuation. Ceux-ci pou- vant aller jusqu’à leur manifestation tangible sur le seuil de notre monde dans les plus absurdes des con- jonctions, où l’esprit humain s’y étrange toujours, du “lémure” gréco-latin, en passant par la “plante” Lar- vae, jusqu’à l’automate insipide tout de noir vêtu simulacre d’humanoïde…

Mon interlocuteur était-il de cette non-essence ?

À cette question un rire cristallin dévala sur la plage. Celui-ci ne savait que me répondre, ces “vitons” pouvant puiser à grand seaux à cette frange de l’au-delà de la matérialité où toutes la mémoire hu- maine (cette autre lumière), en commençant par mes propres souvenirs, qui y séjourneraient aussi.

J'acquiesçais et ris de bon cœur avec lui et leva mon verre. Nous trinquâmes de cette matière solaire ardente illuminant les corps. Nos coupes à 2/3 vides, un ange de sa cruche lumineuse reversa alors de cet or de flammes fraîches.

Le vieux toltèque continua sur un air mainte et mainte fois déjà entendu :

La métaphore est déjà connue, le monde matériel est semblable à la surface de l’Océan pourtant des vagues. Toutes choses physiques agitées et temporelles sont l’un de ces nombreux vecteurs qui consti- tuent ce plan d’énergie en mouvement. Comme tout à chacun, les vagues y naissent et meurent, avec quel- quefois l’illusion d’avoir été unique alors que c’est seulement la Vaste Mer qui Est (pensons aux cellules d’un vaste corps physique).

Ainsi de manière sous-jacente cette dynamique créatrice donnant formes est information et Conscience étendue en potentialisation, actualisation, disparition et résurgence… Les sorciers d’antan la nommait “l’Aigle”, terme à rapprocher de “l’aiglès” grec : “luminance”. Le shaman de son vivant peut transformer son impulsion et afin de conserver sa propre “individuation”, véritable Corps Subtil, qui ne sera pas annihilée par cet Océan au moment du saut final. C’est le “Passage de l’Aigle” ouvert après avoir accédé à l‘ultime porte du rêve…

Je songe alors à cette Brèche ouverte dans l’amande de Feu derrière la Lumière Axe milieu du monde immo- bile (ce Pôle) : la Nuit dernière, palpitant sous l'œil, venant, luisant et calme, l'Océan sonore y palpite en- core

Bien calé dans mon fauteuil, Je ferme les yeux pour les ouvrir plus loin.

À LA CROISÉE DES PLANS

Nous avons une fausse image de l’Antiquité. Je m’en apercevais avec une vive acuité en ce qui concerne le génie hydraulique et mécanique sophistiqué de nos ancêtres grecs (relisons Héron d'Alexandrie) :

portes automatiques de temples mues par la vapeur, distributeurs de boissons, automates jouant pièces de théâtre, volant ou apportant des mets, instruments de musique à eau muent par la force éolienne, ordinateurs mécaniques personnels divers ou calculateurs astronomiques hypersophistiqués (Μηχανισμός των Αντικυθήρων) faisant parti du paysage quotidien me donnaient l’illusion que ma monture sur deux roues (une “Alcyon SuperSport” tout de même) ne susciterait aucun intérêt.

Marquée par une fontaine, à la croisée des chemins, des regards avec accents graves ou aigus s’inclinèrent vers l’endroit d’où je venais d’apparaître :

- Bien en face, en zazen un gymnosophiste de Bactriane sans ouvrir les yeux me sourit ;

- Sur la droite, deux ingénieurs, philosophes néoplatonicien et néopythagoricien suspendirent leur dialogue harmonieux pour marcher à notre rencontre ;

- Sur la gauche, en route vers des combinaisons inquiétantes, autre gant sur son glaive, un spectre sous la

forme d’un oligarque byzantin triturait une amulette dédiée au démiurge dépourvu de raison, sadique et es- clavagiste Abraxas. Il regardait avec envie mon équipement.

Le Divin n’a désir que de se connaitre, le démiurge est besoins à combler. Ce diable gauche le servait à coup sûr.

Les membres de sa famille, hauts pervers-narcissiques, fascinants à toutes époques les idiotes foules avides de

servitude volontaire, n’ont toujours eut de cesse que de faire de tout et tous simple marchandise à s’accaparer, échanger ou abuser, et, pour ce minent les gouvernements, abattent les Républiques, brisent Citoyens et spo- lient l’Aristocratie, font des démocraties leur contraire, c.-à-d. un lieu d’élection plutôt que de tirage au sort de représentants.

En effet, en ce monde hellénistique en ce début du christianisme, il n’existait que deux grandes visions so- ciales qui se déployaient en exaltations religieuses : la République (Platon) et l’Oligarchie (Aristote).

Je connaissais depuis peu ce petit bréviaire politique (Urbi et Orbi, partout où je vais quelqu’un semble m’at- tendre, chacun étant une porte). Ainsi rencontrés en chemin, sous deux lunes bavardes (mince Croisant Orien- tal & Barque d’Isis), les solides ancêtres des 3 mousquetaires me les avaient esquissées.

Leur destination finale pour les colonies grecques des Indes n’était pas l’élément le plus fécond de leurs aventures :

hommes libres, un idéal orgueilleux, loyal et discipliné faisait d’eux de parfaits rouages de sang froid au cœur des combats que se menaient les deux ordres au sein de ce “Grand Jeu”. En cette ère qui commençait, il s’agis- sait ici de cette hégémonie pour les richesses de la Perse à l’Indus incluant les routes de Syrie, d’Irak, d’Iran, d’Afghanistan pour contrôler les hauteurs donnant les fleuves régénérants vers l’Extrême-Orient. Pol- lux, l’immortel cavalier au Corps lumineux de Gloire, et, Castor le puissant mortel représentaient donc ici les antagonismes de ce “Great Game”. C’était un Étrange jeu de billard sur maints plateaux superposés

PAROLE D’OPLITHE

D’après Athos, l’un des ces mercenaires grecs, la République se devait de dispenser toutes les Connaissances. Ainsi élevé par son questionnement pertinent (Platon), le citoyen était capable d'agir ou répondre au su- jet de toutes les problématiques en petit “président” en puissance.

Cet intérêt pour la connaissance ne se limitait pas au domaine du visible, s’étendant au sensible elle in- cluait une volonté de vision du Réel et non du seul manifesté au sens (philosophie du Tiers inclus). Pro- priétaire de son moyen de production, la pratique des armes lui était également familière, car là où demeurait le Citoyen était la Police en une présence de la Cité toute aussi vivante qu’active.

Dans le système oligarchique, c’est un corps de police privé qui protégeait un tout petit nombre de personnes dirigeant les institutions et ayant accès aux informations pour en faire un outil de domination. Ces mains mises étaient conservées et partagées à leur unique sérail grâce à la mise place de réseaux de connivences.

Les savoirs étaient donc dispensés dans des écoles et académies supérieures ou d’exception dévouées. Selon le laconique Léonidas, par sa naissance de valet dédié aux tyrans perses et ses alliés, un nommé Aristote prônait cette autocratie (philosophie du Tiers exclus…) dévoyant l’adage d’Extrême-Orient “Riche et brillant” où les dirigeants resteraient sous l’observation et le contrôle de la Communauté entière des citoyens (cet UN) qu’ils représentent ; non le contraire.

« Fac fixum volatile » (Fais le fixe volatil).

Personnellement, en tant que Philosophe sinon aristocrate, hors de question donc qu’une créature limitée issue du “Monde des A.”, fatalement lubrique, sournoise et manipulatrice fasse confisquer ma Moto Hermès, me réduise en objet ! Je mis pied à terre : on ne plaisante pas avec les coutumes grecques.

AURÉLIA Tel le résolu Abraham Van Helsing dans une suite inat- tendu de “Resident Evil”

AURÉLIA

Tel le résolu Abraham Van Helsing dans une suite inat- tendu de “Resident Evil”, instinctivement sortis un Colt de fort calibre de l’une de mes fontes, armais son chien prêt à impitoyablement foudroyer l’infernal “petit tyran” de la tau- tologie, cyclope du non-lieu de la pensée unique (n’oublions pas que nous sommes en terre philosophique hellénistique que diable !).

Ici la mort (ce XIII du Changement) donne quelquefois l’illusion d’une sorte de positivité sinon d’exorcisme à la « Prima Materia », qui par la même jouit d’un prestige ambigu et fascinant… Quoiqu’il en soit, Honneur vient avec la liberté des révolutions, c’est à dire des retournements remettant les choses à leur place (d’où l’importance des Re- volvers des citoyens en ces espaces torves ou polaires ; rap- pelons-nous du livre de l’Icosameron).

Alors que le barillet tournait pour engager une ogive d’ar- gent - et vaincre le feu par le Feu -, une douce main agile délicatement le stoppe dans sa course comme l’on suspen- drait l’arcane de la roue du destin.

Mes doigts gardaient une tension ferme sur gâchette et chien pendant que ma mire poursuivaient le masque grimaçant (Personna” en latin) donnant sur un carnaval de fange n’ayant jamais réalisé le moindre pont s’élevant entre matériel et spirituel.

Pagina Notes de subsol

En ce qui concerne l'esprit de la lettre, signalons ici à l'amateur que la «gâchette» du francique bas « gaspia », désigne une Boucle se concluant in fine par le rouge flamboyant de l'Escarboucle (souvenons- nous du symbole alchimique de passage du Nitre : considérons la rotation du dessin de la croisée entre Transfert C. & Projection Z. par le S(c)el ; un jeu sur la Profondeur du temps et le Kénôme au-delà de l'Aurea Catena Homeri), un Anneau de fer scellant ou une partie d'une serrure dans laquelle le pêne s'insère pour maintenir une porte fermée (dévouée à une Clavis alors), Délayer ou Ajouter de l'Eau, c.-à- d. une onde cristallisée éclairée du Soleil des Sages à une préparation.

Quant au Canis (chien) ou “Khan donnant impulsion”, il peut être décrit tel un "Veltro"dantesque (ce

milieu ChristalUn""

qu'est le 111-515

),

ou être illustré par un Lévrier à l'arrêt (chien couché) en Occi-

dent chez Albrecht Dürer, puis en Jajuka en action en Asie au sein du « Songe d’Escaflowne ».

L'étincelle (notez la metathesis latine et le σπινθήρας/susciter grec) est produite de 3 manières : par la lignée d'une mèche lente de végétaux maintenus incandescents par un Souffle (pneuma) constant, par le basculement de silice pyromaque sur le métal ouvrant un bassinet de pulvérin (dont l'historie appartient à cette maison aménagée royalement qu'est le Basilic - ou στοβασιλική/basilikē oikia - de Bertholdus

Niger Schwarz

muter la Forme par le Feu ou mieux par l’Esprit. Il y aurait sans doute tout un docte ouvrage pour

),

par la pression brève sur une capsule de sels de fulminant mercure. Tout l'Art de per-

décrire Analogie entre Alchimie & Armes à feu(x)

Mais revenons à la partition de notre récit.

Se sentant Point de mire, parée de soies et de pourpres cooptés, agitée la matière nauséabonde consumée d’envies basses et impies avançait. Irritant les yeux et contaminant l’air jusqu’à le rendre suffoquant, elle se dirigeait maintenant vers l’entrée de la ville.

De même qu’avec le rang social ne vient pas le génie, je confiais du bout des lèvres à ma jeune détractrice sortie de l’ombre à la manière de Dante, que, l’impur Loup lépreux même s’il était repu par le prétentieux et purulent Mamon (démon de l’argent), s’abaissant sans cesse, n’avait jamais pu s’élevé à la condition d’être humain (Sapiens Sapiens) comme nous-même.

“C’est un hylique donc, pas un être humain !” s’exclama l’adolescente relâchant l’arme qui claqua alors de la morsure du chien donnant feu à la poudre de projection faisant rugit l’âme comme un bref four- neau d’alchimiste… La matière vile gisait enfin purifiée.

Mon interlocutrice ne serait donc pas une disciple de Seth mais une simple adepte de la Gnose ?

Du Ciel, faisant de chacun montagne, vallées, deltas, dérives souterraines, résurgences en de multiples espaces à déplier, ruisselant de toutes parts, convergents, se ramifiant en substances protéiformes ou lumineuses pour rejoindre in fine la Vaste Mer… que de courants philosophiques en ce début de nou- velle Ère, que d’Archétypes en Hypostases !

Je songeais alors au professeur Gilbert Durand décrivant ces mouvements des idées tel un fleuve parcou- rant palpitant comme un courant polarisant électrique les flux des temps et les plans (ce mouvement est celui d’un animé Mandala intelligent…).

En vrac, comme sorti d’un étale, la jeune Aurélia me déroula un monde gnostique étageant la création hu- maine de la simple mécanique de chair à l’être éclairé au corps glorifié par l’Esprit divin (toute la sub- tilité entre “avoir” ou “Être” comme l’on dit) :

- Les hyliques, qui n’ont pas su gagner une âme et sont dépourvus de lien avec l’Esprit qui est issu de l’au- delà de la matière (Plérôme). Uniquement fait de chairs et incapable de s’en détacher, ils sont voués à la destruction, prisonniers du monde matériel (Kénome) des ses contingences et dols.

- Les psychiques possédant une âme, qui au prix d’un effort personnel peuvent être sauvés par le mouve- ment aérien généré par L’Eau de la Connaissance et le Feu intérieur ravivé. C’est le principe d’une locomo- tive ascendante.

- Les pneumatiques sont des êtres spirituels reliés à l’Esprit (pneuma), des Éveillés voués au Salut. Ils s’élèvent au-dessus de la destinée. À Gandhara, Thomas, frère de Iesus et Boddhisatva témoignerait de cette Plénitude de la Vacuité.

Le Docteur Pierre Solié aurait donné ici une gradation plus subtile sans doute

HEKA (régir un peu la Puissance)

Se remettant sans le moindre remord de la perte brutale du mauvais client qui venait de marchander âpre- ment un simple colifichet dédiés aux enfers personnels, ouvrant une nouvelle fenêtre lucrative, la jeune

fille sortit de son sac de colporteur une lampe égyptienne apportant une richesse que peu d’êtres humains peuvent comprendre : le réenchantement.

“L’humanité était ainsi”, affirmait-elle, “un gisement de soucis à exploiter.” Guetter et apprivoiser les attaques nocturnes ou salées, enroulées dans ses propres ombres était un Art, sinon son métier.

Ainsi, en ces temps, espoirs matériels et spirituels dépendaient des actions et dispositions cosmiques. Les actes magiques dont la formulation influait sur une participation divine se concrétisait en de multiples supports invocatoires ou de résonance simplifiant le quotidien. Ils étaient sous la forme de petits pro- grammes auto-exécutables sur la Matrice du monde générant son “Holomouvement” (comme si la matérialité était un hologramme en mouvement).

Des nœux, artefacts et lieux d’échanges entre le visible et l’invisible constituaient l’essentiel de son fond de commerce.

Les noms secrets des Forces (sésame de commandement), le Verbe inscrit sur Amulettes et pentacles of- frait mille possibilités comme expression libre et créative des désirs élucidés. Ces clés telles des lieux de rencontres inventés et découverts par la Magie fixaient des rendez-vous avec les trames de conver- gence entre le potentiel et le manifesté, harmonie et contre-point.

Cette participation Poétique, fenêtre sur un état de conscience déplacé en un temps suspendu, permet- tait d’accéder à des ressources nouvelles ou une profondeur ignorée contournant un laps (ἀψίς) l’égo. Cet autre point de vu de la compréhension de l’essence constitutive de l’Univers (l’énergie qui est aussi “point d’informations”) proposait une “reprogrammation” en entente latente avec l’autre plan par une TechnoMage. Elle se concrétisait sous les formes de dialogues en une Gestalt-thérapie (cycle de contact - la prise de conscience du champs ou la réponse motrice dans le champ - , ajustement créateur, forme qui émerge du fond…) mobilisant l’énergie pour passer à l’action. Cette observation des signes de la Nature débouchait sur une connaissance astrologique. Ce discours des Astres et des actions mythologiques qui en découlaient était donc un des supports des actes magiques dont elle tirait formules.

Entre carrière et destinée, Aurelia ne pouvait faire la différence. Elle avait commencé le jour de sa nais- sance par une conjonction : toutes les planètes de son ciel en la Maison dédiée par le messager des dieux au marchands

Je lui affirmais que les vertus de la poudre noire et de l’essence me suffisaient pour le moment. De plus, ego n’était-il pas illusion.

SILGILS, SCEAUX & UNIVERSAUX ISSUS DE PTAH

Prêchant pour sa paroisse, la jeune enchanteresse décida de me décrire les qualités de son Paradigme :

Ainsi, nos rêves énoncent les frontières de la réalité. Tout est énergie.

L’énergie informationnelle définit la forme. Ainsi tout corps est spécifié par un champ de fré- quences, c’est à dire une vibration linéaire et une onde circulaire. Pour permuter son aspect il importe de commuer ce champ par l’influx informationnel en transformant une donnée sur le point de bascule le plus simple.

« Champ dans notre espace, champ dans la latence immatérielle, frange reliant ces champs. » se mit à chantonner l’enchanteresse.

Puis assurait-elle que les souhaits seront permis à condition de les énoncer selon un Ordre. La Magie est l’Art de faire Advenir les changements avec une conformité de sa volonté. L’Ascèse permettrait l’Obtention sans désir, aucun client de ce côté là affirma t-elle. Elle espérait que je n’étais pas de cette eau là.

La magie des lettres, comme des vecteurs porteurs de sens, en ce monde et son envers. Confection, activation, bannissement…, je connaissais ce La, car comme tout à chacun j’avais parcouru au format « ePub » le Mage Spartakus Freeman & sa Soror Mystica sur ce sujet des « Sigil(s) » et lui en montrait son e-book multiplateformes Collector 22 e anniversaire.

Elle resta un moment pensive.

La jeune Technomage se para alors d’une « cape » comportant 300 abeilles dorées (soit la somme des 24 premiers chiffres entre eux). Puis elle traça au sol le Zodiaque et désigna le Verseau. L’espace alentour devint un rivage où nous demeurions sur un pic. Soudain, de ce cap-promontoire d’Eau, l’Onde d’un bruissement sourdra des ailes des Apoidea représentées. 24 APIS Mellifera (comme autant de lettres) qui se réduisirent à 16, puis 8 essentielles s’en détachèrent. Par leurs courses autour de nous elles décrivirent une danse dans les airs & les plans.

Certes les lettres alphabétiques et leur ordre bipolaire nous viennent du Zodiaque.

Ouvrons ici une parenthèse : en effet chaque signe divisé nous offrit ainsi deux “lettres-concepts”.

Prenons par exemple la Constellation des Poissons, autrefois la 1 ère au sein du système mère pha- raonique :

- “l’Ibis-pêcheur” égyptien y est Initiateur & symbole de Vie. Sa marche particulière ainsi que la tête du Poisson nous a donné la graphie pour le signe “A” (1ère lettre).

- La lettre “N” (13e lettre), avec sa fin en queue de poisson des chauffards, représentait cette retenue au

enfer, cette polarisation de changement contenue dans le potentiel de la Négation. D’autre part, les Rythmes perpétuels (comme ceux de la nature) se calant mal sur des nombres entiers, il est avéré que 12 fut considéré tel un « irrationnel ». Il versait alors sur un nouveau cycle associé au 13 comme fin et chan- gement.

- Pour la philologie de la Topologie, le son “An” en tant que Morphème-Archétypal est synonyme de

“puissance” (. Sa polarité inverse, ”Na”, est sa Retenue versant vers une nouvelle potentialité. Pour la

physique Thomienne et la Morphogénèse, ils sont chacun porteur d’un « Vecteur de formes », c-- d. d’une capacité de transformation dans l’énergie vectorisée (la matière). Elles sont respective- ment « papillon, qui donne et qui reçoit » (an), et « ombilic hyperbolique : effondrement » pour cette dernière transition vers un autre ordre (na) en un 2e hémi-plan évolutif qui déconstruit- reconstruit.

- Ces sujets appellent les significations des Tablettes d’Hermès (le Tarot). Souvenons-nous de l’Arcane I

ornée de ce Bateleur exposant tous les potentiels sur sa table ; de même, de la lame XIII qui est ce Chan-

gement pour un basculement de polarité (symbolisée par la lame de la Mort et l’Hystérésis des physi- ciens).

- Enfin, comme il s’agit bien sûr d’Universaux, les 24 « Ye xi ji » primordiaux qu’aimaient illustrer l’intel- ligentia chinoise y sont associées par les mêmes thèmes dans un ordre similaires : la Carte 1 invite un Bate- leur initiateur plein de roueries qui dans un élan vital fait échec au hasard ; la Carte 13 est dédiée au Faucheur

qui introduit cette maturité, fin

liaques » sont identiques. En tant que figures géomantiques, elles sont représentées par Rubeus (0010) &

Puella (1011). Toujours cet ANAlogue élan d’énergie-information au sein des mêmes mouvements…

Bien évidemment, sens et ordre distillés par le système des « Demeures Hé-

Nous avions donc : Morphème archétypal = Son (phonème) < > Concept archétype (Notion archétypale/ Graphies de cette Arcane) < > Vecteur de formes dynamiques (porteur de morphogénèse, énergie/formes en déploiement, notions cybernétiques).

énergie/formes en déploiement, notions cybernétiques). NOUVEAU CHEMIN Mais ici quelque ordre issu de fondements

NOUVEAU CHEMIN

Mais ici quelque ordre issu de fondements plus « sous- jacents » encore, très proche de l’Ode de l’Octave Source, œuvrait…

“It’s the Noun of Pta(h)” m’affirma en anglais la jeune informaticienne.

Ptah, en Egypte, désignait cette tonalité du Verbe généra- teur de Formes. Noun y était l’Océan Primordial précé- dent le monde ; ce Principe était constitué d’ondes station- naires en un potentiel de grande fertilité. Nounet, sa Pa- rèdre, constituait ce “non-où” où tout résidait en germes.

Un dessein tant lumineux qu’holographique s’en déta- cha tel un vivant mandala.

Alors que je le contemplais, Aurélia approcha ses lèvres des miennes et Souffla. Dans un même élan, elle me soutira la belle “pièce de 8” d’argent de ma poche posée contre mon cœur. C’était une 10 Francs Hercule (celle toute ronde des 12 travaux). Dé- cidément, comme l’affirmait Joseph Campbell, la mytho- logie semblait être toujours schèmes ou modèle d’actions possibles en notre réalité…

Habitants de la gravité, les deux philosophes qui depuis un moment nous écoutaient tout autant fascinés que totalement déroutés par nos anachroniques propos, sortirent de l’ombre des coulisses :

Ils avaient un frère en Hermès, disciple de Zosime de Panopolis

tions, à teintures des métaux, à les rendre transparents, alambics divers, vase à digestion, fourneaux, cristaux et vaisseaux servant à aligner la Lumière… celui-ci distillerait sans aucun tout le nécessaire Esprit jusqu’à la prochaine étape de mon voyage. Mais que lui offrir en échange, car ce Mage “faisait” pour ainsi dire l’Aor lui- même m’assurait-on ?

Possédant appareils à Kérostakis, à fixa-

La jeune fille, dévoilant de belles dents, d’un clin d’œil malicieusement me désigna alors un manga des “Chevaliers du Zodiaque” (Saint Seya) déposé de l’une de mes fontes. Je la remerciais en détachant de mon

carnet un de mes dessins (l’instrumentiste de RahXephon) accompagné de la représentation de quelques “Morphème-Vecteurs Archétypaux”. J’y joignais leur Conversion en un langage de programmationformé d’un vocable de sons-concepts-fonctionnalitésà la sémantique inversée au sein d’une lo- gique d’imbrication. Celui-ci lui sembla plus subtil encore car pour un espace rythmique où le temps lui semblait à contre-courant…

Elle me fit de ses deux mains assemblées le signe secret de la « Racine du Lotus ». Alors elle prononça à mon oreille les 5 syllabes protectrices attachées à la Déité Kuan Yin.

Puis nous saluant à la manière des jeunes cosplayers du parc Yoyogi de Tokyo, elle s’en retourna au Hub Multivers de la croisée des chemins, siège de son petit commerce lucratif. Celui-ci était érigé sous les franchises combinées des très historiques de “l’UN le Tout” à “Isis la Vierge Noire”, tout en in- cluant celles des RPG multiplateformes les plus courus du moment (les affaires sont les affaires en ces « Espacerelles »)…

Aurélia, toujours ce même ruissellement teinté d’eau claire émeraude. Je ferme les yeux : toujours cette même saveur de vive lumière fraîche et tourbillonnante, éternellement active !

À L’OREILLE DE LA SPHINGE

En route en direction de la Grande Cité, assaillis de questions sur mes machines, je fus pris par le vertige des siècles qui nous séparait Aurélia et moi de mes authentiques hôtes historiques… On du me faire as- soir sur une poussée rocheuse à l’ombre d’un doux orchestre de feuilles et de branches calmant les mur- mures de mon esprit.

En face de moi, la Lumière jouait avec la lumière. Tout d’abord transparente, la nature se remettait d’avoir été bue tout l’après-midi par un astre blanc. Un air liquide s’élevait maintenant de ce vert devenu intense. En cette brume d'eau tiède, la vallée face à nous se dépliait tel un ouvrage comme autant de ver- sets à parcourir.

Bien entendu, tapie dans un replie de l’ombre d’un feuillet, une Sphinge gardait le sceau de la ville. Mais, ici le banal ne gravitait pas pour moi en un labyrinthe intelligent autour d’impasses ou d’angles ou- verts à l'infini : Tout est clair sur mon plan. Comme dénouant un nœud léger de l’air, d’une voix voletant entre éclipse et Frange d'invisible tremblante de secrets, j’approchais mes lèvres de son oreille pour y dé- poser un Souffle (il faut savoir dépasser les mots). Elle disparut alors comme dissoute par l’air.

Pour faire le point, je sortis ma carte polygonale. L’être énigmatique, qui mavait precipite dans ce voyage en une hyperbole de l’impossible, me l’avait confiée je ne pourrais dire comment.

LA CARTE POLYGONALE

Permettant autant de lectures que de tonalités d’âme du lecteur, celle-ci était formée d’axes mobiles, de roues de parchemins et de jeux lumineux.

Dotée d’une topologie complexe, les triangulations devaient y former des Axes comme autant de so- lides de Platon. Ceux-ci résultaient des métaphysiques les plus diverses de l’Antiquité et du monde anté- diluvien, jouant de symboles en un « langage fermé » principalement constitué de jeux de mots, de cons- tructions, de (re)présentations, d’équations ou de « constantes ».

Les flux et mouvements des astres externes & des soleils internes aux globes y généraient des vagues, des marées d’eaux et de Terre (souvenons-nous des expériences de Mary Desiree Waller sur les prin- cipes de E. F. F. Chladni) lui conférant ainsi sa dynamique si particulière.

À la surface de la carte, des lignes de forces de subduction concentraient les lieux de reliances en trajec- toires lumineuses d’or, d’argent, d’airain, etc. Chaque croisement doublement porteur de cette véri- table résille métallique (écho des profondeurs telluriques) était parsemé d’hôtels sacrés (de la Sainte Chartres à l’élevée cour du Potalaka de Lhassa). Néanmoins, ma route actuelle allant de Kassiopé (reconnue dans le monde entier par ses constructions) à Athènes s’inscrivait sur d’autres traces plus an- ciennes…

Géobiologie à part, apparaissaient de temps à autres, des notations en langage « Nostrien » & « Pélage tardif » confrontant le rapport 10 000/366 (Dive Relation) avec une série d’éléments de la carte (Terre, Lune & Soleil ordinaire, etc.).

Il est également à noter pour l’amateur d’étrange que des zones « d’anomalies constantes » s’y superpo- saient notées comme telles. Elles semblaient fabuleusement animées d’une météo propre venant d’en de- çà du monde matériel. Passant par sa Frange d’avec l’au-delà de la matière, des « météores » s’y inscri- vaient. Parmi eux des Orbes Lumineuses dansantes y apparaissaient par Vagues, selon un rythme propre à l’au-delà de la matérialité, avant de s’incarner suivant la riche sémantique de la cristallo- graphie de l’eau en ses différents états (barres sombres, croix, « triangles » percés en leur centre, pyra- mides diverses, flocons vibrants, etc.)

Se jouant sur les miroirs déformant de représentations issues de nos sens communs, ces orbes suturaient jusqu’au forclos notre psychoïde.

En définitive, en s’y présentant en charades empruntant à nos représentations psychiques (rites, mythes, fabulaires, légendaires technologiques et religieux), elles invitaient à un dialogue intérieur avec la Carte Polygonale. Celles-ci jaillissaient des Eaux, dansaient dans l’Air, se reposaient à Terre en des Simulacres orchestrés en conjonction avec le Manifeste du Feu Central. Aussi comment com- prendre ces sémaphores de l'Indescriptible puisque toutes apparitions y étaient confrontation de notre réa- lité avec un Ode du Réel. Au delà de toutes réflexions, seule une grande élévation permettrait de dégager un « sens »…

En ce qui concerne l’aspect plus interne de la Carte Polygonale, plusieurs pendules étaient attachés aux plans en corrélations avec Pôles, Sources, Soleils, Montagne d’émeraude, Axe Montagne, Fleuve caché, Fleuve sacré, Équateurs, Jardins, etc., qui y étaient indiqués interpénétrant plans matériels et non-où subtils. Ils se mouvaient sans bouger reflétant l’ordre des vibrations linéaires et des ondes circulaires. Son aspect actuel s’organisait autour de 8 étoiles tétraédriques (soit 64 tétraèdres) inscrits en fractales dans une sphère permettant équilibre avec centre et stabilité sur les côtés. Une dynamique gyroscopique semblait compléter l’ensemble. Quel étrange Miroir !

Cette carte semblait finalement celle d’un sentier lumineux où Tout (au sein du « non-où » & où) y était baigné de Conscience en une Anima Mundi. Elle y organisait l’Univers, semblait-il, par son Souffle radieux basé sur l’Octave Source. Ce Monde « Tout » y était nommé « Unus Mundus ». Il était clas- sé dans cette forme accessible en 3 ensembles. Revenir sur ma Terre devait donc passer par plus de Con- naissances. Aussi, attendais-je de ce voyage des Lumières, car je n’en connaissais qu’une description ap- proximative infuse à nos penseurs antiques.

Selon mon horizon du moment, nos Philosophes classiques illustraient l’Anima Mundi dans une perspec- tive non-euclidienne issue de leur Métaphysique néoplatonicienne :

Cette Sagesse divine d'où sourdrait une pression d'énergie-organisatrice (Sapientia Dei) était issue du Plérôme (cet au-delà de la matérialité transubstanciel, exempt d’espace et de temps, Pure Lu- mière divine, énergie-information sous forme d'ondes stationnaires). Elle investirait le Kénôme (notre monde matériel, expression de l'énergie ondulant par les temps se manifestant en Physis, Morphé & Hy- lé). Cette sphère d’expression était issue d’une pression pollinisante, d’infusion polarisante & fécon- dante via la Frange de l’intermonde connaturel du Mundus imaginalis (Imaginal, « non-où adimen- sionnel » riche de tous les espaces et les temps). Ce monde intermédiaire subtil était Potentiels & La- tences, interface avec Eidos, Noos, Pneuma, Logos, Verbe

En substance schématiquement donc, on pouvait voir sur la Carte se représenter trois sphères principales interagissant en une boucle de rétroaction :

le Plérôme (Pure Lumière) > notre Mundus Imaginalis (Frange de formulation étageant la transforma- tion des lumières divines) > notre Kénôme (lumière « dégradée » en expressions & manifestes matériels nous entourant).

L'imaginal (Mundus Imaginalis) pouvait alors être vu comme arrière-plan transcendantal, siège des Ar- chétypes (cadre - vide - processus énergétique causal, force d’irruption), loge de Patterns (moules- modèles en des potentiels de formulations), etc. En ce « non-où » la pensée pouvait se corporaliser et le corps se spiritualiser, notamment en la plus vaste des bibliothèques. En cette Frange non-euclidienne, émergence de phénomènes riemanniens et thomiens, la Carte Polygonale pouvait faire géographie pour le moins plus subtile suivant l’évolution anagogique de tout à chacun…

Quoiqu’il en soit, à la subdivision algébrique issue du rapport 27,32%, un point proche se superposait sur ma nouvelle grille formée courant les 360°, au lieu de 366 méridiens, complétée cette fois d’une indica- tion en Mhz.

SUR LE SEUIL DE LA TOUR OCTOGONALE

La photographie édifie sa propre réalité indépendante en un nouvel espace comme un battement ca- ché. Préservée au seul bénéfice de derviches tourneurs, je ne connaissais que quelques clichés datant de la fin de l’occupation ottomane de la “Tour des Vents” (Αέρηδες). Elle se dressait cette fois ici en servante verticale et dévouée au pied d’une Acropole encore intacte. Deux mondes : l’un vu basé sur l’ombre figée ; l’autre, bien en face de moi, sur la lumière ruisselante et active.

Diodore, le sage pythagoricien qui m’avait conduit ici m’enrichi d’une nouvelle image :

“Par essence”, me confia t-il, “une construction à huit côtés appelle une face cachée ou invisible. Ce neuf (3x3) du confins de la Terre, ce neuf désignant la dernière sphère céleste était le lieu où l’ombre du Soleil se projetait en cet au-delà de l’incarnation de la matière.”

Mais à quoi destinait les intellectuels grecs un tel axe de pierres en forme cristallisée ? Une Porte des étoiles pour franchir le solide et renoncer au temps ?

Je songeais à la complexe méta-machina du plateau de Gizeh. Nous étions pourtant si loin de cet antédi- luvien Pôle situé sur un autre équateur. Alors que j’allais évoquer longuement ce condensateur, com- mençant à dessiner dans l’air mille de ses transmissions et nombres de ses murmures comme autant d’échos de l’Univers, Diodore amusé, sans mot, déposa dans ma poche droite une petite pyramide double bien proportionnée, un pendule égyptien, une corde & un diapason. Puis d’un geste me demanda le si- lence.

D’un même élan il me désigna le seuil lumineux de l’édifice dont l’intérieur semblait immense, infiniment plus vaste et étonnement plus profond que sa toute petite surface extérieure apparente ne représentait que quelques mètres.

De plus, le Souffle qui en émanait semblait aller perpendiculairement à l’axe classique de l’écoulement du Temps, le rendant par la même, comme disent les physiciens depuis Hermann Minkowski, « imaginaire » c.-à- d. non lié à la matérialité

Plotin & Diodore me proposèrent alors d’accéder à cette “Tour des Vents” par son entrée occidentale.

Fin de la 2 ème partie

proposèrent alors d’accéder à cette “Tour des Vents” par son entrée occidentale. Fin de la 2

Portraits de Pierres

Rhodonite Alliée du Taureau, elle tiens son nom du grecque rhodon ''rose'' et est principalement
Rhodonite
Alliée du Taureau, elle tiens son nom du grecque rhodon
''rose'' et est principalement associée au chakra du cœur
qu'elle stimule et active en clarifiant ses blocages. Pierre de
guérison émotionnelle, elle entretient la fidélité, la dévo-
tion et la compassion dans les relations amoureuses et ami-
cales. Mouchetée d'oxyde noir, elle est aussi connectée au
chakra racine et donne confiance en soi, courage et affir-
mation de l'être. Son duo colore aide à balancer les éner-
gies yin et yang apportant calme, compréhension et cohé-
rence. Il est dit qu'elle prévient les attaques psychiques en
accélérant le pouls lorsque le danger est près.
Apatite bleue Pierre d'Amériques, de Scandinavie et d'Eurasie, l'Apatite est formé de plusieurs minéraux
Apatite bleue
Pierre d'Amériques, de Scandinavie et d'Eurasie, l'Apatite est
formé de plusieurs minéraux et peu aussi se trouver en
mauve, vert ou jaune. Son nom, du grecque apatao, signifie
''tromper'' car elle est souvent confondue pour d'autres
pierres. Sa grande concentration de phosphate en fait une
alliée pour les troubles osseux et articulaires. Associer au
chakras de la gorge, elle clarifie les obstructions et la confu-
sion mentale et anime l'expression de soi. Associée aux
Muses et à Durga, elle favorise l'inspiration et la créativité.
Pierre des gémeaux, balances et sagittaires, elle est reconnue
favorable à l'équilibre de l'appétit et de la santé digestive.
Calcite miel Variété des plus douces dans la grande famille des calcites, elle stimule l'énergie
Calcite miel
Variété des plus douces dans la grande famille des calcites,
elle stimule l'énergie et encourage la volonté graduellement
et gentiment. Liée à la lumière et au soleil, elle dissous les
peurs et remplace les mauvaises habitudes par de plus
saines. Associée au chakra du plexus solaire, elle est recom-
mandée pour la projection astrale et la clarification des vi-
sions. La calcite miel, alliée de la vierge et du lion, permet de
manifester l'abondance. Excellente pour purifier le corps des
toxines. C'est l'une des seules calcite à apprécier la purifica-
tion par le soleil.

Photos d’archive et textes par Polaris

par Kazim Ce rite fut réalisé au pied de la montagne Arunachala en Inde, montagne
par Kazim Ce rite fut réalisé au pied de la montagne Arunachala en Inde, montagne
par Kazim Ce rite fut réalisé au pied de la montagne Arunachala en Inde, montagne

par Kazim

Ce rite fut réalisé au pied de la montagne Arunachala en Inde, montagne dédiée à Shiva, au pied de laquelle nous avons découvert, caché au bout d'un sentier épineux, un lac avec une crypte sou- terraine au sein duquel résidait un naga. Ces entités mi-hommes mi-serpent sont les gardiens de connaissances cachées, de la magie des marais et des forces anciennes enfouies dans les profon- deurs de la Terre. Symboles de force et de la vivacité des énergies chtoniennes, ils sont vénérés sous la forme de cobras éveillant la sagesse du Serpent et sont particulièrement sacrés à Shiva. Cette découverte nous donna l'occasion d'un rituel au pied de la montagne pour le Sabbat d'Im- bolc.

é :
é
:

- Des roses et colliers de fleurs

- Du lait pour les offrandes

- 8 bougies (8 étant le nombre attribué aux nagas. Dans la numérologie symbolique indienne, le

nombre 4 est relié à la terre, mais aussi aux eaux, ces entités rassemblent en elles plusieurs duali-

tés eau-terre, masculin-féminin. 8 est aussi le nombre de la séphirah Hod et d'Hermès qui a pour arme magique le caducée.)

- Un bhang, mélange à base de résine de cannabis et d’herbe sacrée.

- De l’encens de santal, différents objets de pouvoir et un miroir pour les visualisations

objets de pouvoir et un miroir pour les visualisations À l’entrée du lac se trouve un

À l’entrée du lac se trouve un petit autel avec 9 statuettes disposées en 3 lignes de 3. Le lac baigne dans une légère brume qui confère au lieu une ambiance vraiment particulière, hors du temps. À l’extrémité du lac, un escalier composé de 7 marches descend jusqu’au bord de l’eau. À sa droite se trouve un fronton de pierre, une porte, marquant l’entrée dans l’espace rituel. Je prends

quelques secondes de silence pour invoquer ma divinité liée aux carrefours et aux rites de passage et récite une prière pour demander la protection des esprits du lieu. Nous passons le seuil après être accueillis par le vol d’une chauve-souris. Nous remarquons alors de l’autre coté du lac une ancienne crypte souterraine endommagée ainsi qu’un espace parfait au bord de l’eau pour instal- ler un autel.

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8 bougies à l’orée du lac, encens en triangle, une coupole de lait et un autel consacré à Shiva. Con- sécration du cercle. Mon ami effectue une invoca- tion au seigneur des lieux en hindi devant l’autel. Le bhang est consacré par les flammes et les man- tras. Poudre de bois de santal de Calcutta sur le 3e œil. Devant l’eau nous allumons l’encens, mon ami se charge des flammes sur les coupoles de ghee pendant que je récite mon invocation.

les coupoles de ghee pendant que je récite mon invocation. Om Nagadevathaya Vidhmahe Jwala Malaya Dhimahi
les coupoles de ghee pendant que je récite mon invocation. Om Nagadevathaya Vidhmahe Jwala Malaya Dhimahi
les coupoles de ghee pendant que je récite mon invocation. Om Nagadevathaya Vidhmahe Jwala Malaya Dhimahi

Om Nagadevathaya Vidhmahe Jwala Malaya Dhimahi Tanno Ananda Prachodayat

À toi nous sommes venus Nagaraja par les pas qui perdent et les chants détournés.

Toi présence tapie qui sommeille dans la brume aqueuse des marais. Enivrement des sens des effluves de l’âme-étang. Par les chants qui perdent et les pas détournés, nous venons à toi, Roi des Serpents. Pour entendre le sifflement des Palais des Etoiles au dessous des basses eaux. Descente et Descente.

Les pensées s’enlisent et dérivent vers l’émeraude crépusculaire.

Les pas se font plus lents et sur le rivage s’élève l’autel, à tes gloires séculaires.

O Souverain des mélancolies inférieures,

Gardien des portes de l’Indicible. Par quelle magie les rampantes prophétisent-elles la venue de tes sonnettes ? Ta sève monte et s’immisce dans les cataractes de l’âme. Nagaraja, quand sur tes écailles l’origine bascule. Vibrations fétides et Aube primordiale. Viens ! Fais tourner les Clés des portes du Pavillon des Enfers. Fais trembler les orages et sortir les écorces, Viens ! Toi qu’on appelle Shesha dans tes royaumes d’exil et de multitude indifférenciée Shesha aux mille têtes

Qui sait l’énigme du joyau d’Ambre et de la division des langues. Les sécrétions secrètes et les saignées qui fécondent. Qu’on amène les offrandes :

Le lait et les œufs de carpe, les bougies et le santal. O présence cachée ! Réponds aux appels des Enfants de la Nuit. Toi qu’on nomme Sang Froid et Dent de Venin. Dont les anneaux oscillent sur le rythme Vie-Mort Présence ! Les génies du sol et les diseuses à peaux de reptiles sont là Coeur-goule de l’Univers. Viens et enseigne-nous l’Art de la poésie incantatoire, La magie des sous-terrains et la multiplicité sans le nombre. Permets-nous de communier à tes mystères dans l’abside circulaire du temple ophite. Le déploiement des mélodies. La commissure du rythme et le sifflement des écailles La véhémence du cobra ! Om Nagarja Deva Puuh Swaahaa

Nous jetons les roses et les fleurs sur l’eau, je sens alors une forte énergie qui se soulève. Un vent sec souffle dans notre direction et j’ai soudain la sensation que la température ambiante a baissée. Une énergie trépidante plane au-dessus du lac, un souffle froid, une présence qui émerge. Nous fumons au chillum orné d’un cobra de Morgan. Les visions commencent alors à apparaître. Dans le miroir posé au bord de l’eau une lueur trouble se forme, un tourbillon qui semble étroitement lié au lac et aux arbres qui l'entourent. Alors, les visions s’enchaînent. Je vois le Roi Serpent à 7 têtes, Ses 7 têtes sont les 7 portes vers le royaume souterrain, les pata- las. Je vois la langue fourchue au centre du sceau. Et les 7 têtes du serpent sont maintenant au- tour du cercle. Il protège un joyau étincelant qui se transforme bientôt en lingam de feu, en une montagne de flammes. Il y a une connexion très présente et subtile avec les esprits du lieu. Tout s’agite autour de nous, la forêt tourne et tourbillonne. Puis apparaît un point noir, le centre de la conscience, que je vois s’élargir pour bientôt se placer au centre du lieu. Le contact a été noué avec l’endroit. Il y a une interaction directe sur tous les plans, l’énergie cir- cule de plus en plus vite autour du lac et fait écho à chacune de nos paroles et de nos gestes. Nous ressentons alors une présence féminine. Dans les visions apparaissent des visages de femme, aux cheveux sombres, une présence forcément liée au Naga. Nous pensons à une sorcière proche de lui ou une nagini. Plongés dans cette atmosphère chacun dans notre voyage intérieur, j’ai l’im- pression d’être descendu d’un monde, mon ami vit aussi sa propre expérience. Après nous être imprégnés un moment des énergies du lieu et être bien descendus par le fond du lac vient le moment des salutations et du départ. Nous faisons un court rituel de protection avant de partir ; il y a eu à plusieurs reprises des battements de tambour à proximité, nous ne sommes pas les seuls dans la forêt pour cette nuit d’Imbolc. En quête d’un sentier pour le retour nous mar- chons dans la pénombre des bois épineux, impossible de savoir quel chemin nous avons pris à l’aller. J’ai gardé autour du cou la croix ankh que je portais lors de mon séjour parmi les ombres au Portugal. Sensations de déjà-vu, une interaction parfaite entre mes pas et le terrain. Le mental a totalement décroché, j’avance quasi en aveugle et pourtant mes pas ne sont pas surpris. Il y a cette

identité entre mes mouvements et la Voie, une connaissance intuitive du terrain qui guide mes gestes, tout cela se passe à un niveau très profond. Sans couleur ni bruit, il y a juste une interac- tion, un dialogue, un mouvement de va-et-vient subtil et l’observateur silencieux qui répond. Peut- être est-ce cela entrer dans les frontières de la magie inconnue? L’obscurité prend toute sa place. Nous, comme entourés de gouffres, la voie est seule là, impla- cable, débonnaire, unique trace sur l’Absolu du Vide. L’éternel recommencement de l’instant- présence, nu et silencieux, à la radicale simplicité d’une toile de Malevitch. J’eus cette vision la première fois sous psychotropes quand une dérive m’amena à considérer un funambule entrepre- nant sa traversée d’une corde attachée à deux arbres. Il y a cette tension de chaque instant, l’ur- gence des sens devant le gouffre, la danse de l’Univers, l’équilibre sur un fil.

gouffre, la danse de l’Univers, l’équilibre sur un fil. Passer le seuil. Quelques foulées plus loin,

Passer le seuil. Quelques foulées plus loin, un éclair éclate dans le ciel devant le seul palmier du chemin. Salutation à l’oasis d’Égypte. Les arbres et les pas se succèdent et nous avançons tou- jours dans la pénombre. Les carrefours s’enchaînent, et le chemin se prolonge, le mental toujours en veille. Alors à un moment le sentier semble s’éclaircir un peu. Nous arrivons bientôt à proximité d’un feu ou plutôt sur les braises d’un bûcher. Les braises sont encore brû- lantes et semblent avoir été allumées il y a peu. Je m’approche assez instinctivement pour passer mes mains au-dessus du feu et les porter à mon visage, comme on le fait en signe de bénédiction devant le feu des autels, quand mon ami me fait remarquer que ce n’est pas un amas de bois qui brûle, mais les restes du cadavre d’un chien, ou d’un agneau mort. Voila un bû-

cher funéraire dans toute sa crue vérité. Il n’y a rien à dire, juste l’intensité de l’instant présent. Je considère ce moment sans dédain ni répulsion et ap- prends qu'Aghor veut dire ’sans peur’. Paix à son âme.

« Un chien mort sur les épaules ou à dos d’âne

Continuant sur notre lancée les choses ne pouvaient évidemment pas se passer sans que nous ayons à croiser sur notre passage deux ou trois chiens errants qui grognent et montrent des dents. À ma dernière rencontre comme celle-ci, je tombais nez à nez sur la rue portant la date de ma naissance, devant un cimetière, avec la sensation d’être en pleine prairie d’Asphodèle. Heureuse- ment ici la délivrance fut plus tranquille. Nous arrivions bientôt proches de la route principale, pour ce que nous croyions être la fin de la soirée, mais c’était sans compter que le Grand Cric, nous réservait une dernière surprise, Un amas de plantes sur le bas-côté attire notre attention. – Un labyrinthe ! » J’y crois à peine, j’exulte, nous empruntons l’entrée et avançons dans la spirale, jusqu’au centre. Back in the loop. Ce coup-ci la boucle est bouclée, les poissons ont la tête sous l’eau. Nous profi- tions de cet instant pour projeter un sigil et allumer une bougie dans un moment d’anthologie. Aloha.

»

Kazim

Lilith Acrylique 24''x48'' par Shimeon Alliksir

Lilith

Acrylique

24''x48''

par Shimeon Alliksir

Hagmonium Deuce : Personnage central d’un panthéon formé de six autres entités. Sa fonc- tion principale est d’en être le scribe. Il réside présentement dans un monde dont les ouvertures sur la réalité sont en perpétuelle mouvance et il se consacre présentement à la traduction et à la compréhension d’un mystérieux tome découvert il a déjà plusieurs années. Il chérit le fantasme profond de le cristalliser en cette réalité.

Nozcko : Nozcko est un prêtre d’Hermès. Adepte de synthèse, avoir la tête dans les étoiles tout en gardant les pieds sur terre est pour lui un défi quotidien. Son plus grand rêve est de chiper les plans du grand architecte pour les transmettre aux bâtisseurs de cathédrales… Puis gravir avec eux l’immense escalier à double hélices qui monte jusqu’au ciel.

Magic Wonder Princess : Pessoa n'était personne. Mais qui donc est qui que ce soit? Elle n'est personne lui non plus, une chose parmi d'autres tout au plus, et encore…

The JuanKurse : Originaire de Shawinigan, il a longtemps été impliqué dans des commu- nautés occultes en-ligne (tel The Library of Knowledge) avant se concentrer davantage sur des travaux plus concrets. Au-delà de son travail avec Le Soleil de Minuit, il est membre actif de ADF (A Druid Fellowship); AONS (Arcanus Ordo Nigri Solis – The Arcane Order of the Black Sun); OTO (Ordo Templi Orientis); LSD (la Libre Société Discordienne)

Franck Ferrandis : Duc d'Hixar & Marquis de la Roche, est, dit-on Noble voyageur. On lui prête une distinction sortant de son cadre. Il est en fait issu des chevaleresques compagnons wis- igoths du Général Aetius élus au rand de l'Ordre équestre. Celui-ci, à l'instar de Richard Cœur de Lion, parle le français et l'Occitan. Sa famille, par son sens de l'organisation, après la terrible peste justinienne, s'élèvera jusqu'à devenir Connétable du Roi d'Aragon. Ces forces vives mèneront la Reconquista et seront déléguées afin de rechercher le Saint Graal en Terre Sainte. Amis des Philosophes (dont Raymond Lulle), son aïeux alors vice-roi d'Italie encouragera la rédaction de l'hermétique Don Quichotte. Certains historiens rapprochent ses ancêtres des myth- iques Pélasges, tradition semblant attestée par un goût avancé pour l'Art par chacun de ses mem- bres.

Polaris : Polaris : Nous ne savons pas grand chose de Polaris, la sorcière du nord… s’agit-il de la gentille sorcière du Nord qui conseilla à Dorothée de consulter le magicien d'Oz ou d’une toute autre personne? Mystère…

Kazim : Pytoechncien de l'éther, Hellequin en vacances, adepte de la gnose pyscho-tropique, a fondé une église déconstructionniste dans les Iles Caïman pour y déveloper le culte à Hékate. Recherche actuellement des fonds (fonds de couloirs, fonds de pension, fonds du fond et ainsi font) pour propager la science infusée multichromatique. En attendant le retour de la 'Valise Mystique' vous pouvez pouvez visiter son site sur kazim-renaissance.fr :-) - 23'

Shimeon Alliksir : Psychonaute et occultiste, j'utilise la peinture comme medium me permet- tant de créer des portails vers d'autres univers. Symbols et textures s'y mélangent de façon instinc- tive, me permettent de mettre en forme les informations percues de l'autre côté du voil qui sépare notre réalité d'une vérité plus globale. J'utilise des techniques de chanelling, de tarologie et de pro- jection astrale comme outils d'inspiration et de création.

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Prochaine parution: 31 Octobre 2013

<<Je suis le chaos. Je suis vivante, et je vous dit que vous êtes libres.>>

-Principa Discordia