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LE PHETRE A L'AUTEL

ou
le

SAIM

SACRIFICE

DE

lA MESSE D1G\EME\T CELEBRE

De quelques
indulgences

réflexions
et

sur

l'importante

matière des

d'un recueil de pratiques pour en
les jours
et

gagner une plénière tous
avec
des
prières

du mois,
la

avant

après

célébration

des saints mvstère«.

PAR LE

R. p.

CHAIGMON,

S.

JT.

SOIVEXIK DE IIETUAITï; PASTORALE.
Pafecr invenit
jurtur
,

sibi domuni et nidum sibi Altaiia la Domine virtulum Rex leus., et Deus meus. Ps. 83.
,
:

\ié^^^^'0^
QUATRIÈME ÉDltlON,
Augmentée d'un Précis
des Cérémonies de
le

^^»,»..^,

,

%

la n]esse

rit

romain.

ANGKRS
l.limAtRIE

,

DK

T.AINK KnK(tKS

,

ClIAP.r.KS lU.ÉRlOT

,

LlBRViaK.

9. Rii stiu-i.un.

LIKCiK. spÉF.-zÉi.is

,

libilire-fditeur, 15. ruo Derrière-lp-C^^r-

%)

Saint-Pau!.

IMl
u Ottawa

^

1859.

ANGERS.

IMPRIMERIE DE LAINE FRERES.

-îîU'

Uiii^in.i

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H
/*59

AVANT

"

PROPOS.

La

croix, l'autel, le ciel, voilà
,

comme

le

centre de toutes les pensées
affections
la

de toutes les
:

du bon chrétien

et

du bon prêtre

croix qui nous a mérité la grâce, l'autel
le ciel

qui nous l'applique,

où Dieu coupropres dons

ronne en

même

temps

et ses

et la fidélité

de l'homme qui, en les faisant

valoir, les

a rendus féconds en mérites et
le

en vertus. L'autel tient
sainte

milieu entre la

montagne sur

laquelle Jésus-Christ

par sa mort a engendré ses élus, et celle où
il

les associe à

son éternel triomphe. C'est

à l'autel que la religion s'éclaire, que la
piété s'enflamme,

que l'âme
de
l'infinie

s'enrichit

de

tous

les

trésors

miséricorde.

Toute l'espérance de

l'Église, tout le salut

du monde
le

est

dans

la

sublime fonction que

prêtre remplit à l'autel.

IV

Un

prélat rempli de zèle, interrogeant

un

saint religieux sur les

moyens

les plus effi-

caces pour sanctifier son clergé et réformer

son diocèse, en reçut cette réponse, qui
l'étonna d'abord, mais dont plus tard
il

re-

connut
» » »

le

sens profond
prêtres

:

ce

Faites en
l'office

sorte divin

que

vos

récitent

avec attention et célèbrent saintement la

messe ^
ici

)>

Le

sacrifice

de louanges est

joint

au sacrifice Eucharistique,
de préparation

comme

devant

lui servir
,

et d'action

de grâces et pour cette raison encore que

par l'un

et l'autre

,

s'exerce principalement

la puissante

médiation du sacerdoce catho-

lique. Est-il

donc, surtout pour

le

prêtre,

un plus beau
sacrifice

sujet de méditation
?

que

le

de nos autels

De

louables efforts ont été tentés , et non
,

sans succès

pour

initier les
,

simples fidèles,

dans une sage mesure

à la connaissance

de notre admirable liturgie. Le concile de
Ce religieux
était saint
,

*

Joseph de Copertino

,

de l'ordre
canonisé

de Saint-François
le

mort

le

18 septembre 1663,

et

16

juillet

1767.

VII

Dévoué de cœur

et d'affection à
fois

un

clergé

dont nous avons eu tant de

l'occasion

d'apprécier les hautes vertus, et qui nous a

écouté avec une charité
le

si

indulgente dans

cours de plus de deux cents retraites

pastorales,

nous aimerions à

lui

offrir ce

gage de notre vive

reconnaissance.

Mais,

outre qu'un pareil travail est de toute fa-

çon au-dessus de nos forces,

le

temps nous

manque. Ce
valles, pris

n'est pas

dans de courts inter-

au milieu d'occupations contipeut traiter un sujet
si

nuelles, que l'on

grave. Aussi, le Prêtre à l'autel, que nous

présentons à nos frères de la famille sacerdotale, n'est qu'un faible essai, qui

don-

nera à un écrivain plus habile
faire

la

pensée de
désir.
Si

mieux;

c'est

notre ardent

pourtant, malgré ses imperfections, ce livre

peut

les

intéresser

et

les

mettre sur
salutaires;

la
s'il

voie de quelques réflexions
fait

un peu de bien à
,

leur

âme, nous

les

prierons

en retour, de penser à nous quel-

quefois dans leurs saints sacrifices.

pressés. Mais là s'arrête son travail.

On trouve du

reste

de

très-bonnes réflexions dans cet opuscule traduit de Titalicn.

VIII

Souvent à

la

fin

de nos Retraites

,

de

pieux confrères nous ont interrogé sur les

moyens à prendre pour conserver
dant ces heureux jours
pas
qu'il

intact le

trésor des grâces qu'ils avaient amassé pen;

nous ne pensons
infaillible,
la

y en

ait

un plus

que de

s'attacher fortement

à dire

messe avec

toute la ferveur dont on est capable. C'est

une parole connue de

saint Augustin,

que
'.

celui-là sait bien vivre qui sait bien prier

La messe

étant la prière

par excellence,
la

nous ne nous écarterons pas de
saint docteur, en disant

pensée du
sait

que ce prêtre

bien vivre qui sait bien célébrer. N'en doutons pas
;

ce seul

moyen de persévérance
donnera
désirs,

renfermera tous

les autres et leur

une puissante
fruits

efficacité.

Nos bons

précieux de la retraite, réchauffés assifoyer

dûment au

de l'oraison et

arrosés

chaque matin du sang de Jésus- Christ, parviendront avec
faite
;

le

temps à une maturité parauront été
titres

et

,

aussi durables qu'ils
ils

consolants,

seront

un jour nos

*

Hectè novil vivere qui reclè novit orare.

Trente en

fait

une obligation aux pasteurs

:

Mandat sancla Sijnodus

pasloribiis... ut fré-

quenter inter missaruni celebrationem, per

sevelper alios, ex ïi^quœ
aliquid cœponant
tisfiimi
;

in

missâ leguntur

alque infer cœtera sancmijsterium aliquod

hitjus sacrificil

déclarent K

MM. Badoire

,

curé de Saint- Roch

,

et

Gochin, curé de Saint-Jacques du HautPas, exploitèrent utilement, dans
dernier, le
P. Lebrun.
le siècle

grand

et

savant

ouvrage du

De nos

jours, M. Lecourtier et

M. Guillois ont publié, sur cette importante
matière
,

des

instructions

détaillées

,

que

nous nous faisons un devoir de
Voilà pour les fidèles.

conseiller.

Quant aux prêtres, qui ont l'honneur

et la

charge redoutable de célébrer ces mystères
sacrés,
ils

ont entre les

mains un grand
,

nombre

d'excellents

ouvrages

pour

les

guider dans une fonction dont l'Église ne

'

Sess. 22. 8.

prouve bien dans trois chapitres . que les trois livres . et le petit le traité De Sacrificio intitulé s'il volume anonyme totius Triplex s'agit expositio missœ. : lo que la messe doit être l'objet de l'amour du prêtre 2° qu'elle doit être l'objet de sa crainte. estis salis periculosa Sans parler de beaucoup d'autres. Que ne pouvons-nous ce vide regrettable ! nous-même * Pontifie. le Traité du Sacrifice de Jésus-Christ en 3 vol. nous n'en connaissons remplir pas '. l'étude sur messe et dans lequel . Mais de leur indiquer un livre dans notre langue. on ne peut trop leur recommander ascétique du cardinal Bona. imprimé à Paris sans nom d'auteur en 1778. ^ L'auteur du Préire sanctifié par la récitation de l'office divin et par lu célébration de la sainte messe. de Be- De missœ sacrificw . 3" celui de sa vigilance continuelle et de ses soins em- . qui soit tantiel comme un résumé ecclésiastique la brièveté subsla de . )nissœ. plus tels étendus.VI veut pas qu'ils se dissimulent les dangers : Res quant tractaturi est '. in-12. ne nuise point à la clarté ni la science à l'onction nous l'avouerons franchement. noît XIV.

et jructum afferatis et fruclus * Joan. —-'^^55^5fc-=î!>'=i9-- . : Posui vos ut eatis.IX assurés aux magnifiques récompenses que Dieu promet à ses prêtres fidèles . 15. 16.

.

les Supérieurs et Directeurs des Grands. chainement au sacerdoce quer qu'il nous ont fait remarsi y serait encore plus utilement. nos rites sacrés et leur symbolisme les le dispocélé- sitions intérieures qui doivent animer brant et les règles qui doivent le diriger à l'ex- térieur. Le Prêtre à l'autel entre leurs mains lorsqu'ils les préparent pro. et désirant voir . Romain. De cette ma- nière pendant qu'on les exercerait à la plus ils auguste de leurs futures fonctions. on y joignait la un exposé succinct des cérémonies de le rit messe basse selon . Séminaires mettant avec raison au rang de leurs obligations les plus graves celle de former leurs disciples à célébrer dignement nos saints mystères . raient dans le trouve- même volume l'esprit et la lettre . Cette considération a été pour nous d'un .AVERTISSEMENT POUR CETTE ÉDITION MM.

.Xîl grand poids . Si les faut aussi ne pas oublier. tous ont be- s'en rafraîchir la être mémoire de temps en les temps > pour avec la les en état de observer toujours même exactitude. nous sauraient gré de leur en offrir ici la substance. Nous avons emprunté une partie de ce travail supplémentaire au Petit Cérémonial Romain de Ms"" de Conny. . Nous avons pensé que ont adopté l'excellent bons prêtres qui usage de relire chaque année les rubriques du Missel . et nous remercions les Ecclésiasti. nouveaux prêtres ont besoin d'étudier les cérémonies qui accompagnent soin de le divin sacrifice. ques vénérables qui nous Tout suggérée elle n'est mais pas la seule qui nous a déterminé à faire cette addition. Il il ne suffit pas d'apprendre.

imô ut altius ' Kpisl. il ne vous a pas seulement préférés de plus élevé sur la terre . . comprenez de quelle distinction vous avez été l'objet. même les au parmi mmistères que remplissent . » « » y a il vous de sa vobis donné la prééminence sur tous : les princes céleste cour Qaunlam dùjnitatem conmlit » Deiisf » » iulil Quanta e^lprœroiativa ordinis veslri! Prœvos Deus regibm et imperotoribas. ad Sm\ rncnses. Si le sacerdoce catholique . ô pré- très. Ignace le martyr . . et les illus- » » très prérogatives » » de votreordresacre. le point culminant de toutes les il grandeurs créées. omnium apex\ . d'un éclat tout divin aux yeux selon l'expression de saint s'il est.LE PRÊTRE A L'AUTEL. les Y a-t-il. esprits bienheureux une dignité qui le lui soit « Saint Bernard ne » w pense pas. Dieu ne s'est et pas contenté de vous mettre au-dessus des rois des empereurs à tout ce qu'il a . de l'homme de foi brille . prœtulit veslrum onlinem ordtnibus omnibus . comparable ? Comprenez. lisons-nous dans un admirable discours géné- ralement attribué au saint docteur. faut avouer ce- pendant que le comble de sa gloire son premier titre à la vénération universelle est le pouvoir qu'il nous donne de consacrer et le et d'offrir en sacrifice le corps ciel sang de Jésus-Christ. sous quelque rapport qu'on l'envisage.

naturellement la préparation qui doit précéder. se joignent le confiance et l'amour qui dilatent cœur. .faiblesse. commande le respect et la crainte. adorable sacri- Renfermant sous les le nom le général de Préparation connaissances que et les prêtre doit acquérir. plus saint de nous en ferons de grâces. les qu'il doit précautions moyens prendre pour se le mettre en état d'exercer saintement tous les ministères . le sujet d'une première partie tion . pour ainsi dire la . De ces différentes connaissances naîtra. de nous rendre propres à sanctifier nos frères afin qu'à la foi vive. ferveur qui doit accompagner l'action si de grâces qui doit suivre la célébration d'un fice. la seconde contiendra la célébra- elle-même et l'action --*^^<fiy^y-*^ . connaître aussi les grands moyens quil et nous donne qui la et de nous sanctifier .

Comment le bon prêtre se dispose à célébrer mystères . 0?î se dispose de loin au ministère de l'autel en . ration proprement dite.PREMIÈRE PARTIE. unique. étudiant Texcellence du sacriûce qu'on y offre nécessité d'une vie sainte pour les vertus particulières la TotTrir dignement dont cette fonction sublime impose au prêtre sources qu'elle lui l'obligation. Nous l'envisagerons dans effets. figuré par toutes les cérémonies oiïerl de l'ancien culte. CHAPITRE I". qui a été prédit prophètes. les saints ou sa préparation. et les puissantes res- présente pour s nente sainteté. sa nature et dans ses Dire que le le sacrifice de la messe est essentiel- lement par les même que celui après lequel le monde a soupiré pendant quatre mille ans. dit saint au milieu des temps près et de Jérusalem. dont loblation Paul. Excellence du sacrifice de nos autels. I. qui ont pour but d'exciter dans l'âme des sentiments conformes à cette angéet dans lesquels consiste la prépalique fonction . sur le Calvaire. a été pleinement suffisante . On s élever à une émiy dispose prochainement par des exercices particuliers.

Seigneur Inebriàbo animnrn sacerdotum pingue- dine etpopnlm meus bonis mei^ adimpUbitur il Or. Spec Ecclesiae . les et . ' CoDcil. la même la même vertu la même .pour consommer ficuWs '. 1573. sous la loi de grâce est la plus Cùmaugmtiua grande qui se puisse concevoir. valeur . non-seulement à celui qui en est nistre . si ce sacrifice est le la croix. ? De ne quelles consola- tions pour le prêtre le la de quelles bénédictions pour doit-il monde entier un tel sacrifice pas être source inépuisable la : ? Jérémie l'avait sans doute présent à pensée . que la fonction de sacrificateur. 10. pdtesl'". lorsqu'il disait au nom du ^. il doit avoir le victime . an. 1579. excelsum et expavendum of/i- cium *. 10». la sanctification de tous les élus : r?id oblatione coufiummavil in c'est reconnaître sempiiemum la sancti- avec toute tradition : que FEglise catholique n'a rien de plus auguste habeat Ecclesia cutholica 7nfiU^ . Melodun. que peut-on imaginer de plus à glorieux de plus agréable Dieu qui le reçoit le .sacrosanct. Hugues de Saint-Vics'écrie Magna diministère . an. : gnitas mira potei^tas . Mediol. 14. * 31. mêmes alors fins . même que celui de même prêtre. * Tom^3. cap. 5. Convent. a été décidé par TEglise ^ dans le dernier de ses conciles généraux. qiiâ nulla 7najorexcogitari tor . de plus utile. Titul. H. « de Encharist. sacrament. parlant de ce . mi- mais à tout l'univers . . En effet . que ces deux sacrifices n'en font qu'un et qu'il n'y a entre eux de différence que dans * Hebr.

la manière de les oiïrir . continue le saint que vous voyez ministre sacré élevant vers . homme. nous ne sommes. ipse est immutat. hœc opéra. ille est qui ha^iiam mun. * » riomil. o/ferentem. Alors » M » » » donc le . Même prêtre. ad popul. Pontif^x cnim noster ^. foi dit saint Jean-Chrysostôme qui peut la opérer ce nombre étonnant de merveilles que » » M > nous découvre sur Fautel . 2. « Ce n'est point la puissance d'un . 22. que cet homme . otïre encore maintenant • Cunc. non sunt hinnanœ ministres du véri- virtuiis Ires. in Epist. Sess. GO. » sacrifice. portant vos pensées auconsidérez . C'est le minulrorum taniùm teneSeigneur lui-même qui le » )) sanctifie et change en principe de sanctification les pour nous. solâ offerendi ratione dioffre à versâ^. soit le prêtre véritable mais. le ciel la sainte of- frande n'allez pas croire . . nous prêles que instruments . c. et les table sacrificateur uos i) mus lo(um. . Inter opéras S. sed Christi » mawun inxinihilit^r exieimam - » Les paroles de : saint est Ambroise ne sont pas moins formelles Idem hoc nnatrum sacrificlnm cum eoquodChrisius ob- tulit . Des deux cùlés. un Dieu prêtre Dieu un Dieu 1° y >> viclime . dantem nos obUilit Notre généreux Héden^pteur qui s'est offert sur la croix. ad Hebr. Ambr. dessus de ce qui frappe les sens la » » » main de Jésus-Christ invisiblement étendue c'est par lui que tout est fait Chm sacerdotnn xideris . 10. Tritl. Antiooh. dons matériels présentés pour qui sanc'ificat docteur et . tout est divin sur Tautel comme sur la croix. ne ni aarer iotem ease p\ites.

le nous a réconciliés avec Dieu ? concile de Trente nous enseigne que c'est enqui est immolée tous les jours par le core elle il prêtre. fixer doîi tire cette conséquence bien digne de * Concil. quodpro vobi^ iradelur . le même qui sera répandu pour vous. Mais un don doit être digne de celui qui le reçoit. durée des siècles qu'il venait il nous donna le . ou du pain la dignité et du vin comme Melchi- de ce prêtre adorable communi- querait toujours à son offrande une valeur infinie.. l'autel : c'est le même. idem. et instituant le sacer. Ce n'est donc pas un autre corps un autre sang sur le Calvaire et un autre sur . quelle victime mettait dans mon corps. mine offerena criice le qui . un un Homme-Dieu si victime convenable d'un grand sa- critice . dit-il. circa médium. c. Ceci est tenait dans ses mains il saintes et vénérables. et et de celui qui le fait et puisqu'à l'autel c'est Dieu prêtre qui était la seule sacrifie à Dieu . 2. 22. Trid. célébrant la les première de toutes doce pour toute la messes. Sess. N'est-ce pas l'hostie vivi- fiante de la croix qui Or.. . le même qui sera livré pour vous. ceci est mon sang. qui pro TobU fundetur. se ipsum tune in ob iilfi * Mais qu'olïre-t-il nffprens ? . c'est donc encore Jésus-Christ que Jésus- Christ immole. Quand il n'offrirait qu'un faible agneau le . saccrrJofum minisifrio. Sans doute don moins précieux en lui-même présenté de sa serait toujours infinimieni agréable à divine main son Père. Abel. pouvoir de faire ce de faire lui-même nous savons quelle victime les nôtres. comme sédech . 2° Même mctime Lorsque le Sauveur.parle ministère sacerdotal.

Il s'oiïrit sur la croix en sacrifice de rédemption par lequel il mérita toutes les grâces . est ho^tia. il offre sur l'autel sa mort passée et consommée. le manière dnnî se Jésus l'une et l'autre oblation. de observand. In décret. . impassible glorieux. fideïiSïislractari passe . nous ne la célébrons pas une seule messe que Jésus-Christ ne célèbre avec nous et par nous -. Sur le sang coula . missae. s'offre par une mort mystique et non sanglante. * Le morne ministère que il Jésus. divinité dans la victime qui est sacrifiée ho'^fifi : c'est toujours Jésus-Christ.) S. dit le concile de Trente ^. s'offrit par une mort naturelle qui était la séparation tel. quâ Deo Pafri recnnciUati sumu<i.Christ a exercé visiblement sur la croix ' l'exerce d'une manière invisible sur l'autel. Sujer satram men- sam Chris tus orciims jacet la Où la est donc différence entre le sacrifice de la est messe et celui du Calvaire? Elle fait uniquement dans Calvaire. Il offrit sur la croix sa mort présente. Jésus. dit saint Ambroise : : ho^tia vi- tifira. in aHari per snrf^rdnfes qjtotidiè imwolatvr^. qu'il voulait accorder aux hommes dans toute la du- ' Sess.notre attention. Il avait dit auparavant offerena Le : Unaeademque idem vu ne Ainsi. snlâ offerevdi rnt'onp diveran. qnàm hoc ipfnim iremcndiim quo vivt'ficfi illa hmtia. (Ms'' Gousset. de son âme d'avec son et corps sur Tau. mvndnnfi vc^ . Chrvs. divinité dans prp^r^ qui sacrifie. que ce mystère redoutable est l'oi'U- vre la plus sainte et la plus divine qui puisse être : accomplie par les chrétiens Necp'^mrib fat^miir nul- lum alhtd mystnriym oviif^ a'ho f^rn^c'nm ac dirinum à Christi . et evitand. in célébrât. 2i.

et acceptant pour nous procurer le bonheur un ! . saint Jean- Chrysostôme nous assure dans let qu'il la célébration de la sainte y en a tout autant messe tantùm va: célébra tio missœ. avait de vertu dans la voix de ce sang adorable qui coulait de toutes les plaies de Jésus et demandait miséricorde pour les pécheurs qu'il y avait de puissance pour nous sauver dans la médiation d'un Dieu mourant. et subvenir à tous les be- soins de l'humanité ? Oh ! qu'il y . senté. Rien de plus excellent fait que notre sacriûce considéré dans ce qui en sence . On doit en dire au- tant de ses effets. 6. 6. * Assister au sacrifice du vrai Dieu . il s'olTre dans nos églises en il d'apjilicaliGn et de co mm é mor ai^on nous y ap- plique les mérites de sa mort et nous en met sous les yeux une représentation vive et touchante. in q)iâltbel mmâ crifice inrenitur omnis fructus * quem Chrislus opiva- tus est incruce Manquait-il quelque chose au sa- de la croix de la gloire pour accomplir les divers desseins du Seigneur. L'autel ne s'enrichit que des mérites de la croix la croix est . La messe * . appliqué. Tes- le prêtre et la victime. c'est l'action par excellence. la source. n'aura ni des fins moins nobles les ni moins d'efflcacité pour remplir. c'est assister a l'action la . . quantum - valet mors Chrisii in cruce. Fautel est le canal. l'action s. continué. IL La messe étant le sacrifice du Calvaire repréà remplir. lect. perpétué à travers les siècles. in cap. supplice où l'excès de la confusion se trouvait réuni à l'excès de la souffrance! eh bien. Is. 10 — sacrifice .— rée des siècles . " Tbom.

la demavde et VexpiaUon quatre devoirs . est le véritable holocauste. lui seul a une vertu toute-puissante pour déterminer Dieu à verser sur nous l'abondance de ^es biens et pour l'apaiser. nous avons en lui la plus excellente prière. un som- maire et le centre de toute la religion. chose qu infra sacrificium la . messe les remplit. grâces . y sont re- présentés fait de la messe un abrégé. là les plus anciennes liturgie». ne signifient rien autre . n'avaient de valeur la foi Paul infirma et d'efficacité qu'autant qu'ils exprimaient étaient la fisure^^i>aciifice à celui dont ils du Cal- vaire continué dans nos églises. infra actionem. est vraiment eucharisUqut^ . Les sacrifices et de l'ancien peuple.de l'homme rendant à Dieu vérité qui est fins le culte en esprit et eu dû à ses infinies perfections. ') l'Eglise avait voulu nous . et unit le ciel avec la terre : VadoraHnn. On y trouve tout ce qui relie la crt'aturc au créateur. pour le lundi de la \' semaine du Carême.. le sacrifice est appelé laction par ex- » r> cellence. lui seul ou sacrifice d'ailoration . Lui seul^end aux il perfections divines tout l'honneur qui leur est dû. Notre première obligaDe vient que dans • •> plus sainte et la plus auguste de la religion. primitifs desquels tous les antres dérivent le parfait et dont accomplissement. comme si grande action de notre vie est le sacrifice. Serm. Vacionde . quelle que soit sa colère . » Mourdaloue. appelés par saint egena elemenia. 1*^ Sacrifice d'Iwlocauste. la propltiation\'A plus assurée. joint aux différents mystères qui . la Toutes les que la Religion se propose. et c'est ainsi que nous l'appelons encore aujourd hui " »> ces mots du sacre canon avertir qu'en effet puisque suivant l'observation d un savant cardinal de notre siècle. dans le sacrifice de nos autels . remercie le souverain bienfaiteur d'une il ma- nière proportionnée à ses bienfaits.

38. par Jésus-Christ ' M). l'anéantissement du néant je suis car voilà ce que en effet devant lui. forêts. non suf/î: Ajoutons dans pensée du prophète la poussière. oumes gente^: sunt COI ameo^. substantia mea lanquàm moi toutes quasi non sinl. 0. souverain Seigneur à qui tout appartient la fin Ego sum qui sum Ego sum alpha et ompqa. . Quand j'a- j'abaisserais avec moi dans quand néantirais en présence du Seigneur toutes les créa- tures qui existent. ou qui existeront jamais gloire . quelle digne de lui pourrait lui procurer rabaisse? ment. dit Isaïe. i: = . mea sunt omnia L'aveu formel que nous dernière de tonte créature. moyen de nous acquitter dignement de Quels hommages offrirons-nous à Dieu qui ne soient au-dessous des hommages qui lui sont dus? Quand j'entasserais tous les bois du mont LiMais le ce devoir ? ban. constitue proprement Tadoration. Maissijemonte àTautel. de notre néant devant sa grandeur sa puissance suprême et la plénitude de son être. 16. de reconnaître en lui principe infiniment fécond le qui tout bien découle. les anéantissements de son Fils bien-aimé . Is. alors je lui rends .40. et qifSje brûlerais en holocauste sur ce bùcbei» tous les -animaux qui habitent ses im- menses ciet *. taisons de notre dépendance absolue. . rtiluhim nntete^. ce ne serait la point assez. voilà ce que sont avec les nations Sfc de l'univers. ^ Ps. sij'otTre à Dieu les adorations. de notre mi- sère profonde infinie .-~ tion u — le «le est d'adorer Dieu. Ego Dominus . principium et finis .

[)ieds de Tautel sous le couteau du sacrificateur exprimait vive. . et cum *. dans un point! Que vous méritez de vé- nération et de saint tremblement. on faisait brûler devant lui . ipso. adorable qu'elle est se reconnaît comme indigne de paraître. et in ipso. deur c'était lence des créatures n'est rien et doit être comptée pour rien eu comparaison de le sacrifice la Quand. se cache sous des symboles de mort. qui ne peut monter plus haut. sous un atome. que la divine ? majesté puisse les anciens recevoir un plus grand honneur sacrifices.. devant qui l'Hommc-Dieu. rendre la plus grande gloire possible et que pourtait-il désirer au-delà? Tout autre témoignage d'honneur ne s'efface-t-il pas. la victime et Dans tremblante aux . vous. victime tout entière c'était reconnaître que sa grandeur. « .j -- avec Jésus-Christ. main de Dieu qui à son gré qui tient le glaive de mort levé sur sa et à sa justice . tète pour T immoler à sa granavouer que toute l'excella sienne. dans d'holocauste. omnis hondr gloria Conroit-on. per Ipsum. nul besoin de nos dons Deus meus es lu quoniam bonorum rneorum von moler Jésus-Christ pour vicUme. devant qui Que vous êtes grand u l'humanité du Rédempteur tout ._ lument est libi l. notre grand-prêtre. Mais lui im- c'est vt^ritablcment . ^•^. en Jésus-Christ. qu'il et qu'il n'a suffit pleinement à lui-même . . mérite d'être honorée par un abaissement qui ne puisse être s(> plus profond. une gloire absoinfinie. à celui qu'il reçoit à l'autel ? vous. Ps. en effet. ment peut la l'état de l'homme sous lui ôter la vie la . lui eges'^. quand on le compare . tombe anéanti * Miss.

aussi de perfections . S'il était possible de réaliser rément et un pareil vœu ce serait assubeaucoup pour la gloire du Seigneur.6. . il y aura toujours . ou de ses respirations des milliers de mondes peuplés de Séraphins. n'ayant d'autre occupation que de le louer et le bénir éternellement. nous n^avons point à le craindre que Dieu nous adresse faisait autrefois à Israël . en tout genre que la celui qui est adoré. . majesté qui les re- tandis qu'à la messe celui qui adore est aussi infini grand. 1. exprimait à Dieu re- gret de ne pouvoir créer roles par chacune de ses pa. reproche : qu'il son peuple il Si Pater ego sum. aux pieds duquel tous est due les jours et sur d'innombrables autels.ilaob. cependant il est hors de doute qu'un prêtre fait . une personne et tions! Qui . faire infiniment plus. par un seul sacrifice qu'il a le bon- heur les d'otïrir: car enfin. distance incommensurable qui rendra leurs la hom- mages sans proportion avec çoit .14 abîmé de respect à la vue de vos ineffables perfeccomprendra toute la soumission qui vous Seigneur suprême. . On délire raconte d'une âme fervente que dans le saint le de son amour. piété dont il est capable.'qui intarisseble de joie pure pour le bon prêla ne laisse passer aucun jour sans célébrer avec toute la messe . • ubi est honor meus \ car ne tiendrait qu'à M. divine vient mourir mystiquement en signe de dé- pendance et pour bonorer votre domaine sur tout ! ce qui existe Il y a dans cette réflexion approfondie une source tre . Quand nous célébrons. aussi adorable. elle . quelque parfaites que soient les créatures et en quelque nombre qu'on d'elles à Dieik-uue suppose.

Sur la croix. rer- non homo */ . mais un mis et ver de terre.10. nomini meo oblatio munda Cette ohlation Seijîneur semble si pure que nous présentons au avoir. la sainte lorsque nous voit entre présentons hostie et qu'il dise nos mains. de l'aurore au couchant. dignement révéré parmi na- tions. quelque chose qui lui . : qu'il nous à ce même peuple Munus non >vscipiam de comme manu les vesirâ ^ Entendons-le grand et plutôt se vanter alors d'avoir un nom . même eu égard aux la cir- constances. et vous otTrons avec vous êtes honoré. Malach. loué à l'égal de ce que vous êtes tuum. Ps. notre sauveur et le sacrifice qu'il le réparateur de votre offre j^rloire. 1. 21 ' MO. « Maiach. ego aiUem il sum . vous lui. semble être moins qu'un ver où sur l'autel où il ne donne aucun signe de vie ' Ps. Jésus-Christ y il est en quelque faron plus humilié. la plus Votre honneur cet autel . H. *7. * . rende plus bien que glorieuse que le sacrifice de la croix comme nous l'avons dit. depuis lieu que. n'était pas un homme. en tout est offerte à la gloire une victime sans tache de son et in nom magnum : est nomen meum in gentibua omni loco mcrificatur ef nffertur '^. elle tire de ce sacrifice toute son excellence. vous êtes .— nous de fiance : 15 ^ respectueuse con- lui répondre avec . la sic et lans lui secundùm nomen tvaK Ne craignons pas non plus. pour nous. ô mon Dieu ! Regardez Par que nous donc sur regardez la face de votre Christ.

W. . ah ! que tant d'abaissements si étranges donnent une énergique tuaires E()0 honorifîco signification à cette parole. qu'un vaste temple. telle était pour ainsi dire sa destinée lui lui devait une vie qu'il n'avait reçue de que pour si lui en faire le sacrifice. Sur tel. semble se dépouiller encore de cet il dans lequel se cache de est entré par sa résurrection viles qu'il nouveau sous de l'autel . comme par un glaive ne se rende présent sur tranchant. sans voir quelque part celte grande réparation faite à sa gloire outragée : le sacrifice de la croix ne fut offert qu'à Jérusalem. espèces .^- IG ressemble à notre il ne laisse rien apercevoir qui le Calvaire. pour ainsi dire. Mais qu'après avoir parfaitement accompli les desseins de ce si Père adorable. Le sacrifice de la ' Joari. . qu'il que pour y renouveler la mémoire de sa mort que ce divin agneau s'y laisse encore égorger mystiquement par la vertu des paroles sacramentelles. oîi l'agneau toujours vivant est toujours immolé croix sur des milhers d'autels. dans toute son étendue. n'est. était passible et mor- Que dans il cet état il consentît à mourir pour glorifier son Père. il humanité. ce- de nos autels est offert sans interruption. Jamais Dieu ne voit nos crimes. celui-ci l'est en tout lieu. 8. La terre. après avoir acheté l'immortalité et il chèrement Thonneur de s'asseoir à sa droite état glorieux . qui exprime sa principale occupation dans nos sanc: Potrem ^ Mais sous combien d'autres rapports ne découvrons-nous pas la divine excellence de la messe ! Le lui sacrifice de la croix n'a été offert qu'une fois.

qu'il nous i)romet en est . votre puissance. Eternelle majesté . la le le prix. Le cœur de Jésus en est 1 autel son amour flamme. hœc est enim volunias Dei du culte que in Christo Jesîi *. ou d'action de grâces. Il s'immole sans soutîrir. ut Cultus Dei in hoc maxime ei iion sit anima inyrala^. jusqu'à la consommation des 1 srècles. Il . ' Thess. Dieu lui-même ne peut nous faire remise de la dette de reconnaissance qui nous est imposée par ses bienfaits. état naturel d'un il homme sur l'autel . . nous de : devons indispensablement Jn omnibus grattas agite lui renvoyer la gloire tous les biens que nous recevons de sa libéralité . Dieu en est terme. se partage sans se diviser il est consumé sans être détruit. Quelle est merveille de cet holocauste . est dans un état incompréhenil sible.17 s'est accompli dans quelques heures a déjà dix-huit cents . 5. r. votre justice. quelle gloire ne vous re! vient pas d'un pareil sacrifice Quelle haute idée ! ne donne-t-il pas de vos «rrandeurs Votre sainteté. celui que et nous offrons il ans de durée. 11 est comme dans éclat. 2° Sacrifice Eucharistique . Saint Augustin regarde ce devoir comme la partie la plus essentielle : Dieu attend de nous cofistitutus est. son royaume. son humanité la victime. Parmi le ciel nous. Sur la croix. mais surtout votre miséricorde y paraissent dans tout leur éclat. mais sans ? douleur. puisque étant notre fin nécessaire . 18. il est t<jl qu'il règne dans le ciel et tel qu'il mourut sur mais sans le Calvaire. subsistera aussi longtemps que l'Église. * De spirilu et Utteni. Jésussouf- Christ était dans frant . comme la sur le Calvaire.

les- où nous retrouvons chacun des mystères par quels il a opéré notre rédemption . s'y dévoue lui-même et obtient de mourir à sa place. ne m'oubliez pas. Faites ceci en mémoire de moi rappelez-vous mes . Que cette parole simplicité Que ne dit-elle pas . feceritis memnriam .— La messe nos âmes le 18 — la a le double avanlage de réveiller dans gratitude à l'égard beau sentiment de et du Seigneur. ter de nous mettre en état d'en acquit- dignement l'obliiiation. n'oubliez ni son qu'il roua en don 7ie en ce est énergique dans sa fils au cœur d'un dans les circonstances où elle est prononcée? Ce n'est là qu'une imparfaite image de . aussi heureuse pour qu'elle a été pour lui remplie d'opprobres et de douleurs. D'abord nous ne pouvons méconnaître éloquent de tout ce les intensi tions du Sauveur en nous laissant ce mémorial qu'il a fait pour notre bonheur. avant de passer de ses bras entre les mains des bourreaux pour lui laisser un dernier gage de sa tendresse. cet abrégé de toutes les merveilles de son amour. sourcuez-tousdetoire amour pour tous ni la preuve moment. Pouvait-il s'expliquer plus clairement ? Comment n'être pas ému à lui par le langage dont il il se sert pour nous apprendre jusqu'à quel point et désire sa que nous pensions aux miracles de in met bonté? Hœc quotiescumque facietis. soutTrances . ! père . tam beatœ passtonis. cette passion. que ce il coupable avait mérité. et lui faire connaître ce qu'il attend en retour : il se contente de lui dire Mon fils. et principale- ment nous cette mort. Mais avant de le quitter. Un père aimait son le lils à l'excès et fils pour lui épargner dernier supplice. .

Pour vous préserver de l'enfer. voyez . élevée entre le ciel et la terre la croix pouvons-nous oublier s'interposant entrela justice son Père et les iniquités du monde ? Aussi rcmar- . plus sensible de ce qui se passa sur En prononçant séparément vin . » . en leur faisant ses . ce que vous faites je n ai plus rien à vous . pour votre salut dans ce baptême de » » sang. Voyez dans quel état Si toutes les fois mon amour m'a réduit. demander dèles. Tous les jours renouvelant sur nos autels . sur le pain et sur le le les paroles sacrées qui . . que vous assisterez au et » « » « » que je vous laisse. nous pas pour ainsi dire son sang couler à gi-ands sous le flots et sa tête s'incliner Quand nous tenons Jésus-Christ sur *ie l'hostie sainte entre .19 rincompréhensible charité de Jésus -Christ pour nous. serait permis de me plonger.et crifier vous m'aimerez le faut. qui frappe la victime ? ne voyons. je me suis dévoué à la plus horrible mort. Et encore dans quel fait-il moment si cet ami généreux nous une recommandation attendrissante ? tion . ou que vous de la vous en- vous souvenez de moi durée pour vous . vous me serez fi- » )) s'il vous serez prêts à vous sa- pour moi. et impatience le j'ai attendu avec moment où il mo . du grand jour où : il pour sauver » » » » monde « Fattes ceci en donna sa vie mémoire de moi. opèrent mystère de la Transsubstantiation notre laniïue n'est-elle pas comme le glaive . coup de la mort? nos mains. sacrifice l'offrirez. le mystère inelïable de son immolation adieux la veille le il nous ré- pète ce qu'il dit aux apôtres. mort que j'ai si vous comprenez ce que vous . A l'instant même de la consécra- lorsque nous avons sous les yeux l'image la le Calvaire.

— quons bien la 20 — immédiatement noi^ les paroles qui suivent : double élévation Undè et mcmorcs. avec David. Il est chargé par l'Eglise. les prêtres d'abord. qu'il les pré- pare an souverain bonheur par ce grand sanctification. Tous doivent être pénétrés de ce souvenir. ah! qu'il est bien i)lus juste encore de le bénir! D'ailleurs ce n'est point en son nom privé que le prêtre fait monter son offrande de l'autel visible de la terre sur l'autel invisible du ciel. un lieu dans l'univers. ici. c est pendant toute tion des saints mystères. mais dans le sanctuaire. ou occupés à lui en témoigner leur reconnaissance. Domine. la meilleure part aux faveurs célestes.. car il n'est pas un instant dans notre vie. serti Uii. célébra- que le prêtre et les fidèles sont excites à se souvenir des bienfaits du Seigneur. Au reste.. : On y entend gratias . ce soit pourrarendreauSeigneur qui proportionné à la multitude et à la grandeur des bienfaits reçus par toute la famille humaine. verè dignam e<t. Gratias a!jamus Domino Deo noxtro . qui ont comme partout. ce n'est pas seulement dans cette la constance solennelle. sed et moyen de cir- plebs tua mncta. les fidèles ensuite. qui l'envoie comme son ambassadeur. souvent quelqu'une de ces paroles tibi Deo glo- gra'ias a<)imus prnpfer mannam rlam tnam. traite puisque c'est ici principalement que Dieu les comme son peuple bien-aimé. Oui. où nous ne soyons tout investis des bontés de notre Dieu. au nom de laquelle il . Et le ne craigne pas de succomber sous . nos tibi semper et ubiqne grat'as agere. toujours et partout. sa mission qu'il qu'il ne demande point. et àfheure du sacrifice. de poids de payer qu'il le tribut de la reconnaissance universelle.

Admirable économie de nos mystères! Par l'Incarnation. cum illn nïnnm nobis donavil *. quoi- que la bonté de Dieu il Tout ce qui est ou sera jamais dû à pour lus grâces et les bénédictions . qu ble a versées d'une main si prodigue sur 1 humanité ou sacrée de Jésus-Christ. sur tous les anges et tous les saints . et dans fait l'eiîusion la grâce et dans retour qui s'en par reconnaissance. témoignage de notre gratitude c'est qu'il n'a pu lui-même nous faire un plus riche présent. lui. Toutes les grâces nous viennent de Dieu par . lui. satisfaire à cette obligation. . par même voie par laquelle nous et par son remonter à leur les recevons. 8. est cette dette immense acquittée par une seule messe. Jésus-Christ saint . par l'offrande que lui fait le prêtre à en son nom et au nom de tous ses frères. quid relrlbuam Dom/r<o ^Puisqu'il a le calice est du salut et Ja victime du Calvaire à offrir. c'est donc par Jésus-Christ les faire sacrifice que nous devons source. Il nous a tout donné en Jésus-Christ nous lui rendons tout en Jésus-Christ. afin que notre grand Sauveur soit en tout et partout médiateur entre Dieu de la et les le hommes . sur Marie. Dieu nous a donné son Fils. :V3. il en mesure de infinie. qu'il versera pendant l'éternité sur toute créature. son incompara- Mère . dit Thomas. toutes doivent retourner à Dieu la . ^Si la libéralité ôbliîîations dont il nous du Seigneur nous impose des est impossible do mesurer * Rom.— n — se présente. Dieu reroit de nous autant que nous avons reçu de Si nous ne pouvons lui offrir un plus magnifique . Dieu comme l'autel.

il emiutdabit conscienUarn nosiram . Mais ici nous ne sommes pas moins redevables à pouvons-nous y penser sans frayeur? encore rassurons-nous nous avons dans la .. est l'office de rédempteur y et c'est le encore exercé. . . et qu'il est lui- même notre réconciliation Il : : Ipse est propUialio pro peccatisnoUris'^. opus nostrœ redemp ionis exerce- tur *. ché . quels que soient crimes par lesquels nous Tavons mérité.. .. continue sur l'autel l'ouvrage de notre rédemption Quotks hujus hosliœ commemo- ratio celtbtatur. tation La messe n est donc pas une simple représendu mystère de la croix notre rédemption . 9. in remisstoneni percatorum. point per- due parce que aujourd'hui comme alors Jésus fait pour nous l'office de réconciliateur. n'y est pas seulement rappelée elle y est opért^e d'une nouvelle manière. - Jofin.. Les âmes sont donc radictées par sont délivrées de la caplivilé la messe elles du démon et du pé. pro redempUone animai uni suarutn. fut répandu sur la croix. rifier les La vertu de pu- consciences lui qu'avait alors ce sang divin : et que saint Paul reconnaît Sanguis Ckrisli. . . qu'indique lorsqu'il dit dans canon que les fidèles avec lui offrent à Dieu ce sacrifice de louange. ^. exercetar . le prêtre opus. messe un le céleste sdciifice de pi opitiation capable d'apaiser les courroux. I. U. 2. est otîert sur l'autel Le sang de Jésus-Cbrist il comme . le Voila pourquoi concile de Trente dit anathème à ' Kcbr. 2. ne l'a .2^i rétendue sa justice. nous expliquerons bientôt de quelle manière. ce .

qui. revêtus de son autorité qui n'immolent Jésus-Christ que de concert avec Jésus-Christ même? Aussi ne cherchons point ailleurs l'explication d'un mystère de patience divine. plus favorisé du ciel. quels que soient le nombre s et l'é- normité de nos prévarications. sacrificlum laudis . un cri de grâce qui pénètre jusqu'au cœur de Dieu et l'incline à nous traiter sit *. incomparablement plus éclairé . ner ? Comment le en éton- Lorsque des mains impies et versèrent à Jéru- salem sur le Calvaire par le plus horrible des il attentats. n'a pas encore forcé sous les Dieu trois fois saint à écraser la terre le coups de sa justice? Pensons-nous que genre hu- main eut plus d abominations à elïacer. . Il avec clémence. et qui dans le notre ne connaît •le ()lus de bornes. Nous sommes-nous demandé quelquefois comment le torrent d'iniquités. consacrés à cette fin. lorsqu'il fut enseveli sous les eaux d'un déluge universel? Qui ne comprend que les crimes du peuple nouveau. dont nous serions tout autrement touchés si nous y étions plus attentifs. depuis la journée du Cénacle. eut assez de crédit auprès du Seigneur et pour éteindre sa colère changer ses projets de venet geance en desseins do miséricorde aurait-il d'amour: en moins quand et il lui est présenté par des mi- nistres de son clioix.^ n quiconque oserait nier que est vraiijiont -^' le sacrifice : de la messe propitiatoire esse Si quis dixerit missœ et sacrifcinm tantxim rtim aclioni)^. a déjà traversé tant de siècles.' ont . gratla- non antem propUiatorium ajiathema y a toujours dans le sang de la victime que nous offrons une voix.

. Jésus sur l'autel il oppose un Dieu pénitent à un Dieu outragé.• : Dimitte me ut irascatur furor meus et Moïse n'était qu'un homme juste. 11. il répète dans le silence de nos sanctuaires » » « Me voici. sa médiation Moïse put bien autrefois arrêter seuUe courroux du Seigneur. en renouvelant son entrée parmi les hommes . . » Exod. Vous état de victime . comme la pour se trouver dans tous colère divine. réparant ainsi nos désordres et demandant pardon pour nous.Vk caractère de malice et d'ingratitude que n'avaient tin pas au même degré les crimes de l'ancien monde r' Quelle est donc la force cachée qui retient le bras vengeur? Pourquoi Dieu dmimiOe-t-il nos péchés en attendant les jours de notre péniienct il * ? C'est qu'au milieu des hommes pervers . en quelque sorte. anéanti en sa présence.24. aperçoit son Fils uni- que. Jésus se reproduit continuellement sur des milhers d'autels. irrité et y mit un si puissant obstacle. humilié. Regardez l'abîme Sag. coupables : . ô mon Père vaire ! me . me voyez toujours en et de victime immolée pour « les pécheurs. voici j'ai déjà satisfait pour toutes leurs iniquités dans le jardin des Ohviers et sur le Calje viens » » » vous apaiser encore. 10. qu'il réduisit. me voici. . ce juste n'offrait à Dieu que sa prière. ce Maître au rôle de suppliant *. à les lieux menacés de il En et entrant dans le monde avait dit son Père : Ecce venio. Là est le secret d'une patience que n'ont point encore lassée tant de forfaits. lui offre pour les pécheurs ses larmes son sang et sa mort. 32. je viens désarmer lui votre justice tous les jours.

. fois sur le point de s'écrouler malgré tant de secousses. . Cette vé- rité est surtout sensible Semblable à un la société. miné dans ses fondements cependant . feu vengeur destiné à dévorer la terre. » » » » ^> votre gloire. la mort. Oublierez-vous qui vous outragent hommes » )) c'est un Dieu c'est votre Fils qui vous honore? . d'opprobres dans lequel je supplices que j'ai les » » » soulïerts. consi- « » ne considérez pas leurs péchés dérez que pour voir la ou ne réparation que j'en fais à . à votre autorité paternelle . la ils mort que j'ai en- durée })our eux. voilà nos le le rempart qui couvre villes et nos provinces voilà ce qui arrête encore . Ils s'élèvent contre vous mais je je m'abaisse. je m'anéantis devant vous. elle est debout. ma les dou- je les ai engendrés sur mon Père. depuis soixante ans. Ils résistent mais à leur place me que fais si obéissant jusqu'à ce sont des . Pourront-ils plus pour se perdre que je ne » » pourrai pour les sauver? La voix de leurs otîen- ses criera-t-elle plus haut que la voix de mes je » mérites? Serez-vous leur juge plus que no » serai leur père ? » N'en doutons pas. a paru vingt . Quel est donc son appui ? L'adorable sacrifice. le : est la le colonne qui^soutient poids de ses crimes monde chancelant sous NiUaniis orbis sialum susU- nens ^ Le concile de Trente nous enseigne comment ' Homil. '. .\ ex fditis cum Theodoro-Studità.^ » '25 ^ me suis plongé . sont les enfants de la croix. Le prêtre à l'autel belle suivant la pensée de saint Eucher. édifice au temps où nous vivons. leur .

jusqu'oii ne peut pas s'étendre pro- ' Sess. et les signes d'une contrition par- que leur ayant demandé par quelles bonnes ils œuvres répondu pensaient avoir mérité cette grâce exsi traordinaire. que la divine bonté a établis cédons. qui produisent immédiatement grâce dans les pécheurs bien disposés . à laquelle souvent cette vertu de avaient eu le bonheur d'assister avec piété. après une vie : criminelle. criminaet *.— s'applique aux -26 messe . ils avaient que Dieu peut-être pour la s'était laissé toucher en leur faveur à cause de TatToctioif particulière qu'ils avaient eu ils messe. Gratiam et donum pœnilentiœ con- De là tant d'heureux changements dont la cause. dues évidemment à dévotion envers le la sacrifice de nos autels. qui les excitent et les aident à bien em- ploye' les moyens de réconcihation : . pratiaffirme qu'il a enten- quée par des âmes égarées. dans l'ouvrage intitulé Le prHre par la célébration de la aainte messe. gratiatn et donum peccaia etiam ingentia dimitUl Le sacrifice de la messe est donc véritablement pour nous une source de justification. rapporte plusieurs exemples de conversions. c. Il du la confession générale de plusieurs pécheurs qui étant sur le point de mourir . détestaient leurs désordres avec tous faite. pœnitentiœ concedem. non comme le baptême la et l'absolu- tion sacramentelle. Et. 2. même qui les justifie mais en leur obtenant ces grâces ac- tuelles . âmes par : la ce fruit principal de la rédemption de Jésus-Christ. . 22. : souvent on méconnaît cité Un auteur italien sanctifié . notre réconcilia- tion avec Dieu Hujua oblatlone placalus Dominm.

car les biens que nous solHcitons nous rappellent ceux que nous avons déjà reçus. on participe plus ou moins sacritice. et des outrages dont nous avons payé ses bienfaits. qui est le quatrième des principaux devoirs que nous impose la rehgion. Mais la messe est la grande prière de l'Église cathohque.— substitué i7 — Pourquoi Jésus. 4° Sao'ifice d'impét ration. la justice de Dieu. et cette prière. suivant qu'on offre le ou qu'on y assiste. auxquelles . la piliation attachée à notre sacrifice? comme victime à place des pécheurs en leur appliquant les mérites de ses satisfactions pour les délivrer de la peine éternelle qu'ils avaieAt les encourue. prière. * même après qu'il est pardonné ? Satisfactions. dont la les nous apprend que la salutaire effi- âmes du purgatoire ressentent La cacité. sous quelque point de vue • Parmi les actes qui nous disposent à oH'i ir le la divin sacrifice. à moins que nos mauvaises disposiun obstacle à sa vertu . contrinon de tous nos péchés le spécialement des véniels dont nous n'aurions pas encore eu et satisfaire repentir. Elle adore ^ abaissant Dieu. et ce souvenir anime notre reconnaissance . dont l'homme jusqu'au néant en présence de il honore le souverain domoine et toutes . ' le prêtre sanctifié par la célébration de la messe p. satisfactions. l'un <!es plus importants est de nous exciter à . les infinies perfections elle remercie. ne pourrait-il pas la décharger aussi de peine temporelle qui reste due au péché. nous puissions recevoir la pleine application des mérites de l'adorable victime . renferme les trois premiers. tions ne soient est toujours souverainement efficace. avec plus foi ou moins de ferveur. 80. car elle est une réparation de Tinjurieux oubli dans lequel nous avons vécu à l'égard d'un père si digne de notre amour. . ainsi pour la peine temporelle que nous devons à . elle expie . afin qu'ajantûté tout obstacle.

Sortn. dans l'oblation sanglante Père.• d'humiliation . Ce n'est plus. qui prie avec nous pour nous. elle devient « o. il est vrai . Heb. Dans nos sanctuaires il c'est est sans action apparente.quoiqued'unemanière non sanglante. et c'est nous savons Il le qu'il est toujours exaucé. une conséquence nécesfut sur la croix qu'il fit saire des égards qui lui sont dus. toute la remplie de Heb. par des paroles et. exauditus rite est de lui-même à son *. qui est pour le moins aussi propre à . * Lawr. Heb. ?V. la Son même parle plus éloquemment que voix du sang d'AbeP. de Fucb. qui nous unis- sons à ce divin suppliant. en nous. n. y». qu'on la considère et : soit en Jésus-Christ soit . . la prière que nous faisons pendant maine . !^. Cùm in alUni ChrU-us immolatur. ses larmes . cum clamm^e ralido et lacrymis offerens mais c'est par un état autrefois sur le Calvaire. 7. Sanguinis aspersionem melius loquenlemquàm Abel. • 3 7. son sang . Considérée en nous. 12.fious toucher le . par ''. Il fait j)rier pour. 27. comme un grand cri et avec des larmes qu'il intercède pour nous.• prn ma rererentiâ il ne mé- pas moins de l'être sur Tautel. sans mouvement une victime qui a reçu le coup de la mort et qui ne donne plus aucun signe de vie. clamai idem Redempior ad Patrem .-Jnst. la sainteté de Jésus-Christ . où il continue cette oblation. corpoiallter suas cicatrices ostendens *. ses il blessures et l'abîme silence d'opprobres dans lequel est plongé.^- 4« »«. Du côté de Jésus-Christ. messe n'est plus une prière purement huelle est pour ainsi dire toute pénétrée. cœur de Dieu.

Aussi le prêtre à l'autel ne met point de Ivornes à ses vœux. crcdi'nlibiiif uaii'livm . En lui-môme et dans ses effets. aperiunlur cœli. est . Rappelons les belles paroles de saint Laurent-. comped/ti solnintur ihftrnuK *. lœtitiam que7nque pro sainte honimun misit in ierram : ut iiiierventione ipxiaa delinquf'nlibus xcnmm . Za/wis manum. 7niianlur angeli. Sacra mt''sœ nhlmionp nul fa major.— i\) — même Il toute divine. de plus agréable : aux yeux de la divine majesté et quand le sacer.. ririvti rohur. . t-xiUiant. sancti captivi visiianlur. cœlam mnndn. à venir la possession de tous les biens. in ciipia nbla- horâ. n'étant plus qu'une seule et prière avec celle du Fils de Dieu.. la de- mande délivrance de tous les . hnmmibus pacem conciliai. niiliov.. nulJa nuJla oculis diviî>œ mnjps'a'fft honnreni . Résumons-nous et tirons les conséquences. de Euchar. pré- sents. Offtrtitr œUrnoPalri jiaU a^sumpta hnmanitas. doce catholique n'aurait point d'autre fonction d'autre occupation que d'offrir le corps et le sang trésor de Jésus-Christ. il n'en serait pas moins le du ciel et de la terre. quaienùs aunoscal une qunn çf^nuit angflia rontiihf viuni exalibus Teliginnl cuUum. gentibiis fickm. maux passés. la paix pour la vie présente. . justi. laudant . mnc'aqne fait in apirda lœiaïur Ecclesia l'autel ? Que donc un prêtre à ibid L'auteur de Serm. qunniùin faseslcndtre. de plus utile au monde.Tustinion. le salut pour l'éternité. le sacrifice de la messe est donc bien tout ce qu'on peut imaginer de plus auguste. luget. gratior : quœ Deo . tioni'i etjustificaUs prœbeat vitam.

selon que demandent il ses infinies perfections. les uns nous sont donnés par la . éprou? le feu la justice du Seigneur Oh que ! de chaînes peut briser. sanctifier tous ses enfants. de conversion pour les pécheurs. Ecc^siam œcï//ica/. de ces ineffables digne d'être nommés dans la célébration mystères. De ces biens. et dans l'autre. Jean-Chrysostôme. que d'heureux peut célébré ! faire un seul sacrifice saintement oui. d'une manière et à leur si à leurs louanges à leur amour reconnais- sance.atïermir sa paix . pour. augmenter et soutenir la vigilance de ses pasteurs. Vixns adjuvat. C'est pour eux un surcroît de bonheur. omnium..\\ procure : Deum Dieu dans la plus grande gloire qui puisse lui être pro- curée dans ce et le monde . que de larmes peut essuyer. vertu propre et directe du sacrifice ou ainsi que . DefuncUs requiem prcbstat n'est-il sang de Jésus-Christ pas la rosée la plus rafraîchissante qui puisse les tomber sur vées par âmes de affligées du purgatoire. les anges et les saints triomphent. de voir que la terre s'associe . Angelos lœtifi- cat. Sese omnium b(morum participtm facit. pour conserver et animer le zèle de ses pontifes. c'est là que nous sommes remplis de toute bénédiction. dans le temps l'éternité il l'honore infiniment. . de toute grâce céleste. le les justes. réjouit tout le royaume dit saint céleste.— rimitalion va répondre à oU — honorât . protéger la pureté de ses vierges. pour la rendre victorieuse dans ses combats. de persévérance pour . spirituels et temporels.parle prêtre sacrificateur l'Église reroit les plus puissants secours. oinni henedictione cœlesli tt gratiâ repleamur. il aide les vi- vants par les^gràces qu'il obtient.

ex opère operato. 19. célébration quotidienne du sacrifice de nos autels. Sanctificabor in Us qui ajqiiopinquont mihi - Sancli eriint Deo suo et non polluent nnmen ejus : incensum enim Domini et paries Dei sut nfferunf. pour le monde et entier. 2l. Quelle perte. on pourrait le traduire : Sanctifa^i erunt. pour le . ou nous y assistons. est souvent rappelée dans l'Écrilure aux prêtres enfants d'Aaron. - Lévit. comme récompense des dispositions saintes avec lesquelles nous l'offrons. oîi sont dé- devoirs de l'ancien sacerdoce. ' Lévit. 3. ne percuttat eus *. Le texte hébreux semble encore [>lus énergique. mais que: ici ils sur quoi est-elle fondée? qu'on le remarad s'approchent du Seigneur. 10. purgatoire lorsque éloigné fois . 22. Aux livres de TExode taillés les : et du Lévitique.--> ai -^^ parle l'école. pour moi-même.«j. accedunt * Exod. et ideo sancU eriint ^. les autres. ma tiédeur me tiennent ne serait-ce qu'une seule ? dans toute une vie sacerdotale CHAPITRE Sainteté qu'exige la II. sainte j)arfaite bien autrement que celle des simples laïques. même dit à Moïse Sncirdnie^ qui accedunt ad Dominvm sanctifîcentur. Cette obligation et de mener une vie pure. . par conséquent pour le ciel pour la terre. Dieu lui. ma du négligence saint autel. .

ne paraît pas. comme dans celle du ciel. la charité. suivant qu'on approche davantage de celui qui se fait appeler un feu comumant prêtre. Il victime.• mort dans le sanctuaire. mettent les et pains snr son autel incensum H si pnnes offervnt. la sainteté du sacrifica- teur évangélique ? que vous êtes près de Dieu au saint autel que vos relations avec le divin Sauveur sont intimes et sacrées. en conséquence d'un ministère et ideo . Il ^ sort de là un raisonnement dont aucune subtilité la force. et pour le remplir avec la dif^nité qu'il demande. soit qu'on Ty considère comme pontife. des élans plus généreux et plus ardents. mais dans organes. Ws lui offrent l'encens et . Nous la réalité lui nous ne sommes que ses mais tout et prêtons notre langue et nos . en manquant de respect au Dieu du sanctuaire.6'Z Dnmhnim . . 7ie percutiat eos. divin . et la non polluent nomen ejtis . 2>. ! *. et le voici : ne peut éluder cupe dans la si s'il est vrai que la sainteté doit être proportionnée au rang qu'on ocet maison de Dieu dans l'Église de aux ministèresqu'on y exerce: la terre. I. on exige d'eux qu'ils soient saints sanctl pour ne pas trouver . soit qu'on l'y envisage comme tant qu'il est prêtre. Père l'Esprit saint • i. on ne voit que nous. pour ne pas déshonorer Dieu dans des fonctions qui n'ont que sa gloire pour objet. mains. erunt. quelle devra donc être l'innocence. lui dit un saint docteur le est fait par • conjointement avec Deut. En nous avons l'honneur de le représenter. l'amour doit avoir des flammes plus actives.

si . Toblation du sacrifice et la . Dd . in * Hom. illlnc venien- dnna ad nos deferens et 7ios la^ petit iones illuc referons *. Heb. dans se tient debout entre Dieu c'est nature humaine .33 Pater cerdos et Filim et Spiritu^ satxiuaomnia fadt . D-u^iautem est auctnr etini îsibi I is opt^i ator. un homme ! sans vertu . imprdlutus. 7. o. Ainsi la terre les placé que fait -il ? verse sur grâces et .Or. sa- etmanuaet lingnamprœbet. les bénédictions le seir^de qu'il est allé puiser il au ciel dans Dieu la môme. c. innncens . : Talis decebat ut nnbis e^xei pontiffx. ter dignement Jésus-Christ . * =« Imit. que les laction principale lui appar- tient. aerjrecxcel^ior cœtix fartus ^ gutua à peccatttribus et ! Médiateur universel avec Jésus. * s. dont saint Paul nous a tracé por- trait par ces belles paroles snnctus . fferJH^fn'oibi principalis vem etimiiWionen. ne faut-il pas lui res- sembler. . le prêtre. ou d'une vertu médiocre senter le la pureté tife avait la prétention de repré- Saml des saints Serait-ce trop d'avoir la d'un ange pour faire fonction du ponle adorable. Thom. pour représen. au moins dans un certain degré? Quelle intolérable témérité. I. Il faut bien que sa charité soit immense . inHtrumeniuin prinripalis aqmtin *. 5. Joan. présente au les ciel et met aux pieds de majesté suprême nouvelles de- mandes tia qu'il a recui'illios sur la tc-rre. Nous ne sommes instruments . Sncrdns quidemmiriister est Dei: uiens rerbn D^i. une noble : et subHme stut pensée de saint Jean-Chrysostôme sacerdos inter Médius Deum 11 et naturani hiimanam. 4. 26.

et Jésus-Christ.que son cœur Christ. plus grand que le monde. Il offre le sacrifice d'holocauste . au comme doit le nom de toute créa- ture . il donc être pénétré de reconnaissance . il est donc juste qu'il fasse pénitence avec le Ps. toute la reconnaissance. doit se dilatant. 68. . * Joan. puisque l'Éghsc du purgatoire. doit y trouver sa place. l'esprit de cette divine médiation qu'il en saisisse fms diverses pour y conformer ses sentiments. puisque tous les membres de l'Église triomphante le chargent de leur gratitude auprès de celui qui se montre à leur égard gnifique dans ses récompenses. te non cognoml"^ Le sacrifice qu'il offre est il le sacrifice eucharistique ou d'action de grâces. mundus l'offre. . si ma- Ce les n'est pas encore assez . 10. plus élevé que les cieux. Qu'il doit lui être pénible de le voir si peu connu peu adoré . pour prendre autant qu'il est possible les soit aussi dimensions du cœur de Jésusle grand que les monde. si peu aimé ! Paier junte. . 17. envers tion souverain bienfaiteur le sacrifice d'expia- . quel zèle ne doitil donc pas avoir pour l'honneur et la gloire de Dieu? Quel respect pour sa grandeur infinie Quelle sou! mission à son souverain domaine lui assujettir ! Quel désir de pouvait ! tous les cœurs s'il le Oh ! qu'il doit ressentir vivement les outrages qu'un si bon père super reçoit de tant d'enfants ingrats révoltés tihi contre lui! Opp'ohria exprobrantium ccciderunt si me ^ . puisqu'il en contenir tous hommages tous les be- soins. qui n'est plus de ce monde. 25. il faut qu'il entre dans .

que nous vie. lorsque l'Agneau de Dieu est sur la sainte le point de se livrer à notre amour communion. sensible aux maux . de l'Église compatissant aux nécessités des âmes à l'exemple de celui qui a bien voulu se charger de toutes nos misères et . à lapide. il faut donc qu'il soit . d'adora- tions. pas lui-même exempt de toute souillure puisqu'il demande grâce pour ses frères pécheurs ? Enfin avec Jésus. pœn>tj>ntUs^ . tration.6j Sauveur pour tant d'ames coupables et endurcies qui ne songent pas munie à pleurer leurs crimes precibus être et . l'Éghse veut que nous lui adressions cette demande Fac me tai^i semper inhœrere mandatts. . homme d'oraison. les bons * Corn. 53. c. verè languores nostros ipse tulil-. lui sommes unis en tout 1 et partout ? N'exige-t-elle pas que dans ensemble de notre fidèles. Cette communauté de vues d'intentions. 't. Voilà pourquoi . de prières. rie Isaao et Anim. V . nous soyons ses images pour qu on puisse le reconnaître en nous. 8. d'expiations. d'actions de grâces. prendre sur lui nos infirmités nos langueurs . : Sacerdotuni e>itino pnpul. il offre à Dieu la grande prière. Is. : Luceat imago et tofa pjii< species eipri- mafur par in nobis ^?Yo'\\d pourquoi. ne doit-il . * ' Lib. tion de la que suppose entre Jésus-Christ et nous la célébramesse ne suppose-t-elle pas également . le sacrifice (Vinipé. dans tous les temps . et à te nunquàm separari pennit: tos. factis . suivant le vœu qu'en Cliristi in exprimait saint Ambroise operihns no4riset.o Dfiim prnpitlarr'pldnciu. qui a la puissance de tout obtenir.

diriger leurs pensées. 11.36 prêtres se sont appliqués à ne. sanctificetur adhuc i° '. ce Seigneur des arle mées met aujourd'hui entre nos mains. ! s'écrie saint Jean-Chrysoslume qui cum Pâtre nursùm in « Apoc. : la divinité le sein dans de sa de son Père dans Mère : Snla Verbo digna aedes aut in Paire divi- rdtas. de nous sanctifier . car voici dans ce mystère : un grand ce sujet d'admiration entre tant d'autres même Verbe.^ed Cfirlstmn i/Hum Oh! de quelle sainteté nous aurions besoin pour représenter convenablement le Verbe incarné en sa qualité de prêtre ! II.iam. jusli/îcetur adfiuc . aut in Maire virginifas. 22. gouverner leurs alïections. mtracutum Dei benignitalem . et sanctm. trois nouveaux motifs* de nous purifier de plus en plus. de nous élever à : une perfection toujours plus éminente qui justus est. ce Dieu grand. plus vivre que de la vie de Jésus-Christ. nous le louchons. sed Cliristi ri. nous pre- nons son corps en nourriture et son sang en breuvage. nous exerçons sur une sorte d'autorité. régler leurs actions : Jam non nnxtram l'iviinu^. juger les nations et peuples se . trois nouveaux abîmes de sa charité à notre égard. qui n'a trouvé que deux trônes lui. sedet. qui viendra dans tout l'appareil de sa gloire à les la fin . Nous lui portons. cet arbitre souverain des temps si de nos destinées. qui de trois doigts porte ! le monde. En tant qu'il est vicfime lui . Nous le touchons . dignes de le sein selon saint Ambroise et la virginité . ou plutôt à laisser Jésus-Christ vivre en eux. .

: os Christi Consacrée tous les jours par la consécration même de son corps. à un lanse rmones gage tout divin? Si quis loquitar Dei quasi ^ Saint Augustin semble ne pouvoir contenir ses transports quand Filius il parle sur ce sujet . sacerdos Dei Filium. manun caniem hanc diridentem repletur. dit saint est.Petr. quelle religion profonde. et homo contremiscit diabolus quàm plurimhm angelica celsitudo'' ! 2" Mais s'il reneratur nous faut c.. quœ tremendo nimis sanguine ruvotre bouche est la bouche de Jésus-Christ. 11. : sa. égalent membres honorés de les en pureté iegritatem rayons du soleil ? Qaantam ab religionem eo in! exlgimu^ ? quant am Quo solarl radio non oportet spleiididiorem esse . ne devrait-elle pas s'employer uniquement . crum et cœleste mysierium et dit-il aux prêtres quod ! per vos Pater U))0 eridpmque et Spiritus sancius operatur momento idem Deus qui prœsidet in cœlis . de Sacerd. in nianibus vestn's est in sacramenlo altaris. Super hoc lam insigni veretur privilegi') stupet . id est.. I . i. ex Molinà. tant d'iimocence pour tou- * Lib. Anselme Os tmim.37 illo ipso temporis articulo il . In Psal. c. mnerabUis sanctUudo manuum I felix exercilium ! verè muiidi gaudium! Clinstus tractât Christum. n'a-t-on pas droit d'at- tendre d'un homme à qui le ciel daigne accorder ! une des si prodigieuse faveur Est-ce trop d'exiger que ce contact divin. hominum manibus per- traclatur^/Ei ajoute : O'Jclle intégrité de mœurs. empourprée de son sang. cœiuin . 3. miralur terra. « » I. bescii ? os quod igné spirituali lingua prêtre . . 4. Tract. o.

de quelle humilité n' avonssi nous pas besoin. . daloue . établi par le tel et est l'ordre Sauveur : Ut sumant dent cœteris.. qui était sa mère. 10. l'eucharistie est notre pain quotidien. 11 il descend sur Tautel. 17. il n'est » » point de sainteté assez éminente pour répondre à l'honneur d'un ministère S'» si relevé. pour qu'ils disposent de lui comme ils l'entendent. mais quoi sans avoir sur peut-on immoler une victime et elle droit de mort ? et ce droit qui peut lavoir sur Jésus-Christ que Jésus- même ? Ego pono animam meam. l'on peut parler ainsi. la gloire ! leur permet de l'imet le salut moler pour de son Père de vie du monde. le maître aijsolu de l'univers? Tous les jours il obéit et . Tout mcommunicable que paraît ce droit.cher un Dieu victime . rcs mirabilis ! toucher que l'immoler ? manducat Dominum pauper servun et humilis ! sacrum conrivium in quo Cfiristussumilurl Tous les jours nous participons à ce banquet céleste que . . se livre à leur volonté. JésusChrist l'a communiqué a ses prêtres et leur a fait un commandement formel de l'exercer Hoc facile Christ Ut : : in mearacommemorationem. nemo toieam à me std ego pono eam à me ip<o *. .) « Cela posé. mais à des hommes pé- cheurs qui ne méritent pas de subsister en sa présence.. » Enfin cette victime adorable ne faisons-nous la . « Jonn. Les fidèles la reçoivent de nous et après nous. A la voix de ces hommes. avec quelle exactitude? avec ({uelle constance? ce n'est plus à une Vierge im- maculée. pour voir soumis à nos ordres. en dehors de la sainteté de Dieu . dit Bour.

et de s'avancer continuellement dans les quàm mundœ debent esse quàm sanctum corpus. lesquels ayant été bâtis pour être . ou en se plonla geant dans piscine sacrée : il s'est préparé de le vi- son mieux à recevoir Thôte divin qui daigne siter . est son palais . Quand Jésus-Christ se donne aux simples fidèles dans le sacrement de son amour. la messe est sans contredit quelque chose de en soi demande plus de sainteté que la simple communion. faisant cœur des chrétiens qui communient de à ces hôtelleries où un prince. comi^are le temps en temps. 1. quàm purum os. quàm immnculatum cor erit sacerdotis. sans y chercher de splendeur. de l'étendue dans lable veut y voir de l'élévation dans la foi. Cet rifié homme dans en lui-même il s'est pu- repentir et la douleur.4. Lauteur du livre Idée du Sacerdoce. pour ainsi dire. . Imit. ne se contente de trouver le nécesla que passer. II. le Seigneur i)lus lui pardonne de ne pas lui offrir un cœur pour celle vaste et plus orné. que l'on attribue plus grand et qui : . son àme . n'est le divin roi qu'une habitation passagère elle mais du prêtre il . une fermeté inébranla charité . * La célébration de . son habitation ordinaire doivent être en tout con- formes à leur destination. et le cœur des prêtres qui communient tous les jours. dans l'espérance et une magnificence toute la royale dans les vertus qui * décorent "*. il ferme les yeux. saire.— Mais de là 39 — le encore quelle obligalion pour prêtre d'être saint. ad quem lot/À^ Ingredllur luicior puri'ati^^ / Un saint docteur voies do la perfection ! maiius. sa demeure habituelle. sur ce qui leur manque de grandes s'est recueiUi le et excellentes vertus. aux palais de ce prince .

G.. Collet. S. Tantôt par la bouche de ses docteurs la elle leur dit. Ces considérations réunies nous donnent de l'extrême sollicitude avec laquelle l'Eglise et des précautions qu'elle prend. qui le députe. souvent Les théologiens permettent cependant à un prêtre de célébrer plus qu'ils ne permettent à un fidèle de communier à dispositions égales. il n'y parût point déplacé nece^ine est sacerdotem sic esse pur tes um ut in ipsis cœlis cnllocatus. lih. inter cœtes^. une telle perfection .'? du sacrifice qu'il oiïre couvre on (juelque façon de sa propre sainteté les imperfections de son ministre. lib. que l'àme du prêtre doit avoir pureté des rayons du soleil. dans le même cas on ne peut célébrer. Comme elle elle attend des biens inappréciable. Cùm tpsius Ecrlesix nomine pro populis oraturi deputanlur. . doit mener une généralement au P. . et que .{. (lu'elle rend ainsi plus agréable à Dieu. saint Grégoire le suppose dans une lettre à saint Augustin apôtre de l'Angleterre ou il décide que dans tel cas on peut communier. de Condren. de vertus. . luminis instar univemum nrbem illmlranlis ''. Chrys de sacerd. 7. et pour que ses ministres si trai- tent toujours des mystères vénérables avec tout le respect qui leur est dû. l'Eglise . Ils donnent pour raison que le fidèle s'approche de la sainte table en son nom privé et pour lui-même tandis que le prêtre monte à l'autel pour les intérêts du monde entier et au nom de . * Ibid. sed ab immolatione abstinere. vi cvjus Dca (ircepliores efficiunlur. Vir tûtes médius staret qu'ayant éié préféré aux il anges pour ce glorieux ministère. . . cerlatn ab Ecclesiâ ipsd recipiunt puntalem. dotis . ' de Euch._ 40 — la raison veille. . que s'il transporté au ciel au milieu des esprits bienheu: reux. c. qu'elle doit resplen- comme cet astre resplendit de lumière: snlaribus radlispuriorem easeoportet animum sacerdir de justice . pour n'envoyer à l'autel que des saints. splendescere débet qu'il lui faut une telle innoétait cence. à percepiione sacri myslerii prohiberi non debcre. le prouve solidement. . .

doit porter dans cotte fonction sublime tout capable in le soin.vie plus arigélique qu'humaine : potiùs angelicam qiiàm son humanam et débet conversationem habere . s'en- foncer comme Moïse dans le le nuage mystérieux. toute la diligence. pour traiter avec Seigneur du salut de son peules cieux ple ? Oublie-t-il que eux-mêmes ne sont ' s.-Just. le même l'anime elle déclare au prêtre sacrificateur. s'y acquitter de tout ce qui est prescrit avec l'exac- titude et la piété d'un saint assistât : accédât. ut angélus. Serm.. ^ . parlant toujours même lanesprit qui qu'il gage . il doit s'approlui- cher de l'autel comme s'il était Jésus-Christ même. parce que c'est toujours . d'agir en nom en sa tonte-puissance . il toute la sainteté intérieure et ex: térieure dont est satis apparet esse. s'y tenir dans la modestie et la ferveur d'un ciel de ces purs esprits qui sont au devant son trône. Eurli. pietatis specie peraqaïur Au langage des i)aroles elle ajoute le langage des le vestiaire actions et des figures. Elle conduit dans sacré celui qu'elle veut envoyer à Dieu on qualité d'ambassadeur au nom de toute créature.. ciel . . Trid. qu'é- lanl chargé de représenter Jésus-Christ. et ddigpntiam eoponendam deiotiunis et uf quanta mariinâ fieri potest. » Conr. ut Ckristus. comme dans un vestibule du elle le dispose à paraître devant la face de l'infinie majesté. sess. Laur. Là . inieriori coi dis mundiilâ pu- atque exleriori -. de "J?. omnem et operam riiate. ministret ut sanctus le Tantôt dans ses assemblées. Mais pourra-t-il jamais soutenir le regard divin.

reconnaît ce voile ignominieux que l'on jeta sur la face du Sauveur pour insulter à son . ces ornements mystérieux qu'elle a bénits. de charité. Elle se plaît à faire de lui la vivante image de il son céleste époux. . dans la ceinture. elle elle à la mort et l'acheta au prix de tout son l'amict qu'elle lui Dans met sur épaules. Elle entend qu'il se dépouille de ce qui pourrait lui rester encore de l'homme ancien et de ses inclinations terrestres pour prendre l'esprit de Jésus.point assez purs en sa présence considero quia cœli von tuo siint ? Slo attonitus et mundl in conspeclu .3.l. cet homme nouveau. les fouets . 3. de prendre ensuite avec grand respect les insignes de son auguste sacrificature. Enfui après f avoir sanctifié au de- « Imit. tel qu'il était quand les se livra pour sang. per quam charitas intelligitur. par la symbole ^. pour déchirer son corps les dans le manipule chaînes dont la il fut chargé le et les liens qui l'atta- chèrent à colonne. et les prières qa' elle lui commande de réciter pendant qu'il s'en revêt sont . Pontifie.. dont on se servit et l'étole. dont les pensées sont si nobles et les affections si saintes. Elle lui fait trouver ordonne de laver ses mains . Accipe vestem sacerdotalein . \ Quis ascendet in rno)item Dominï aut quis stabit in loco sanclo ejus ^? L'Église veut qu'il se pé- nètre profondément du sentiment de sa misère . I'k * ' Ps. qui en tout entier d'innocence par cette robe blanche. autant de leçons qu'elle lui donne. Elle couvre pour ainsi dire chasuble. titre de pro- phète . qui en est est le la figure. persuadée que l'humilité seule nous grâce devant Dieu. 23.

tance de saint Michel apôtres Pierre et de saint Jean-Baptiste . où les intérêts de toute l'É. qui fléchit pour ainsi dire. ^'ètre pas saint et offrir ce sacrifice. osiende nobi^. qu'il ose monter les degrés redouta- . àme pourquoi Saule le sait le supplie son veur et son juge de séparer des pécheurs. que le même Dieu . Domine. Quelle est sa terreur. la Ce n'est qu'après avoir l'a invoqué Marie. l'autel. de gente non sanciâ. Il part. elle lui permet de s'avancer vers . En effet. le voilà qui se prosterne. sujet de pleurs l'autel ! aux célestes esprits qui environnent l'aveu de ses fautes. veut sonde encore une fois l'abîme de ses misères. et . du Testament nouveau. il il Il fait frappe sa poitrine. mUericw- fliam tuam. pour faire entrer dans la société des justes. des Paul ces premiers sacrificateurs les saints enfin. les anges l'accompagnent le ciel le contemple. qu'il va recevoir n'ait pas eu horreur d'habiter ce n'est qu'après avoir imploré l'assis.hors et lui avoir appris à se sanctifier au dedans . trouvent engagés avec les siens le ce n'est qu'après avoir supplié Seigneur de lui montrer sa miséricorde. Mais à peine est-il arrivé au pied de la sainte montagne elle . ne serait-ce pas donner un trop légitime gémit. . Vierge par excellence et qui toujours été. sous le poids de son indignité. quelles sont ses alarmes à à son il la vue de ce qu'il va faire elle est triste et il ! Il demande bien . que qu'il l'Eglise l'arrête pour lui rappeler de nouveau la présence du Dieu c[ui est la sainteté même . de tous même des simples fidèles qui l'entourent car il a besoin que toute l'Église prie [lour lui dans une circonstance glise se si grave. dans le sein de laquelle cependant on s'étonne à bon droit.

par . 1. reverentiâ et ho- nore dignissima CHAPITRE Vertus III. 4. c. in illo mysterio inteniemus sùs dixina. même lumière et la même tuaire vérité : qui ont guidé ses pas vers le sancet Emilie lucem tuam et veritatem in me deduxerunt tuumet avec le adduxerunt tuam. toujours en se purifiant davantage par son et . dit Abelly. 7. même auteur : de l'Imitation ' Msi tu juheres. . « ' c. quis accedere attentaret F Le même auteur a donc et raison d'ajouter Cum ^ . repentir en demandant pardon : Auftr à nobis Il > quœsumus Domine. se rappelle sa vocation l'a et . Sacerd.4.44. ipsa montem sanctum s'il in îabernacula tua. la particulièrement exigées pour saints mvstères. C'est comme : disait. '\ summa. il faudra qu'avant de les franchir. blés. iniquitates nostras. sont des la emblèmes éloquents dont ils vent remplir mystérieuse signification. célébration des Les ornements dont l'autel l'Église veut que ses midoi- nistres soient revêtus pour remplir leurs fonctions à . Christ. ac pmrpromdèque omni cullu . et do « L. L. 5.C. l'ordre de Dieu . qu'il conjure celui qui ho- noré du sacerdoce action qu'il de le diriger dans la grande la commence. tremore reverentiâ ad hoc opus est accedendum Oninia . excelsasancia.

écrivait P. ô » mou • Dieu! autant qu'il est possible à une intelli- Ps.— piété. là contempler paraissent de des pays immenses. foi vive. 3. . eis . Habac. Utius forma jus- cependant paraissent encore plus indispensables que les autres au prêtre sacrificateur : une vive. qui ne l)rophète : que répéter ^. ? Avec ce trésor que lui Sans le quelle est sa [pau- ! Je m'imagine. qui réunit en elle toute periection et qui est la véritable livrée de notre sacerdoce : Sacr-rdotes tui in- diiantnr justitiaïnK Elvceat in tltiœ^. Elle vous découvre . I. les objets de la terre ne se présentent que » » comme des points imperceptibles. elle est sa vie. une religion profonde. la vie de ses œuvres elle sanctifie les plus communes. en même temps qu'elle le : TvrA capable d'entreprendre grandes manque-t-il au prêtre vreté « » >. d'un Juslus ineus ex fide vivit les Elle est la vie et do son intelligence par qu'elle : lumières la vérité y met la vie de son co^ur par la charité qu'elle y fait naître. fait suivant l'expres- sion de saint Paul. Trois vertus. une dans le juste éminente pureté. Berthier. i. à à la la justice. pressantes exhortations à l'innocence de vie ferveur. Foi La foi est ce que l'âme celle est dans l'homme. » = Pontifie' Roni. en un mot. 13t. à la io — . être sur et le sommet d'une haute montagne. Cette montagne loi élevée c'est la vive. Les cieux et me » d'une étendue prodigieuse d'une beauté ravis- » santé. et d'exécuter les plus et les plus difficiles. 1. «J.

d'où je découvre vos splendeurs éter- nelles. que du cœur. immensité. se dé- » Ce sentiment profond des grandeurs de Dieu et du néant de toute créature devant lui ce vif souvenir des mystères du Sauveur qui nous les rend comme présents. et ses infinies perfections Kélle\. s'il découvre Dieu 4. J'aperijois votre Je vois à votre droite Jésus-Christ . . p. T. et produit sur nous presque la même impression que s'ils s'opéraient actuellement . votre plénitude. Oui c'est cette montagne . perce nuage ' . Si son regard est pénétrant. dit saint s'il nous croyons. sans vous. mou flé- sauveur tout brillant de gloire et daignant vous plaies. ce que je que je dois être ce que je ne puis être . votre tout éternel infini. » » des atomes qui se choquent truisent les uns les autres *. ce où j'apprends ce que vous êtes. suis. et je n'y vois plus que . geiice humaine de vous découvrir. ipsa me dednxerunt et adduxenint in montem sanctum tuum. Dieu ! qu'elle me paraît belle en ce moment la prière que je récite tous les jours : en montant à » » » votre autel Emitte lucem tuam et Teritalem tuam.— » » » » » » 4{] — . Du sommet de cette montagne j'abaisse » mes regards sur la terre. spirit. » » » source de toute lumière et de tout amour. se brisent . 32. » » » )^ de la foi. La foi est l'œil Aule gustin. . afin montrer pour moi ses adorables de chir votre justice. Je m'unis à votre Saint-Esprit. n'est-ce pas à l'autel principalement que nous en avons besoin ? La foi nous fait croire ce fait et la foi vive nous voir en quelque sorte ce que nous ne voyons pas. sous nos yeux.

une sacristie et dans un pareil moment il est troj) . et ne négligera aucun genre de préparation. Avant voyant à qui . leur disait-il. la diriger. l'autel mission qu'elle lui confie en l'en- les infinies perfections de celui à le ciel. le charge l'Eglise. tout ce que la religion vous apprend sur celui que vous allez recevoir .— si w — la auxquelles nous rendons par messe un si juste et magniGqiio hommage . et par cette maxime tracer aux fidèles une il pensait ainsi modifiée . pendant. ce otTre le sacrifice. changeait le premier mot en celui de crede . . après la célébration des saints mystères. bonne règle de conduite pour participer dignement à la table du Sauveur. et il sera moins nécessaire d'excila retenir et ter votre piété que de de . mais d'une foi vive. . reins et son cœur. qu'il connaisse la responsabifité dont la . s' Le P. déplacées dans . louange bien et les supplica- tions de la prière convaincu des conséquences que peut avoir une seule messe pour le monde entier et pour lui-même il sondera ses qu'il soit . purifiera de plus en plus sa cons- cience. Croyez. si prête l'oreille à des conversations. la terre et le purgatoire vont présenter la par lui les hommages de . emparant de la célèbre paiole de saint Augustin. qui réduit à l'amour tous nos devoirs ama et fac quod vis. me semble foi du prêtre qui Le degré de sa sera celui de sa ferveur. On peut en dire autant. sur l'action que vous allez faire. avaut. Ne craignez pas qu'avant de sa revêtir les insiil gnes de glorieuse mais effrayante dignité. delà Colombière. s'il aperçoit Jésus-Christ . et ses ineffables miséricordes sans aucun doute notre cœur sera touché.

après une oraison fer. Il met . son crédit sur un Sauveur qui se donne à sans réserve. de tout ce lui qu'il fait. 48 — sur le point la divine action qu'il est Pendant la messe représentez-vous un bon prê. Avec quel recueillement il s'avance vers l'autel il ! Avec ! quelle gravité modeste en monte les degrés On voit qu'il est déjà sous l'action de l'Esprit saint : et qu'il a été exaucé quand il a dit lui Emilie lucem l'intelli- luam. sur tous les fidèles de nouvelles et abondantes bénédictions. A la flambeau qui découvre les choses cachées. vente. tout parle à son cœur. il entre dans la profondeur des saints mys- tères: tout s'agrandit devant lui. On appréciera mieux encore si le don d'une foi vive à l'autel. Il se rassure par l'impunité . Sa hardiesse s'accroîtavec son aveuglement. à profit moments qui valent toute une vie attire sur lui. quand il entre dans sanctuaire on dirait un ange qui apparaît. tre quittant son oratoire. Cette lumière d'en haut donne gence de tout ce clarté de ce qu'il dit. Après lui la messe . et il ne sait pas qu'il y a des punitions secrètes plus redoutables que celle qui frappa de mort le téméraire Oza et les Bethsa- . la foi lui montre des le trésor qu'il possède. sans songer qu'il peut en être dévoré. on réfléchit sur le déplorable état et les est dangers du prêtre qui en ter dépourvu. sur et son ardente reconnaissance son peuple. Il ose se je- au milieu des flammes qui environnent le trône de Dieu et son autel.— préoccupé do de commencer. pour monter à Tautel c'est Moïse qui va sur la montagne pour s'entretenir avec Dieu comme le un ami qui parle à son ami.

fois nos saints La première que les lévites et les prêtres. Il va . . on dirait que c'est du pain qu'il va manger et du vin qu'il va boire. non plus que son cœur sans affection trop souvent . il l'ouvre. toujours immolé ne il aucune impression sur Il lui n'y pense il même pas. abaisse celui qui de monde comme s'il faisait la chose la plus commune. préhensible majesté qui l'habite présence de fait l'Agneau toujours vivant et . si son esprit ne peut être sans pensée. en- fants d'Aaron. il touche. furent admis au service du taber- . sans émotion. n'aurait-il point à rougir si l'on savait de quels fantômes est occupée son imagination en désordre.— mites indiscrets. 11 49 — il a des yeux et ne voit point . regarde. le froid comme marbre vient il . Les trésors de la rédemption du toutes les créatures sont faire . . s'il le ferme avec même la rence que n'était dû aucun respect à l'incom. laisse tomber de ses lèvres lanf?uissantes les plus sublimes paroles de la sainte liturgie. dans des moments où les pieux fidèles le croient tout abîmé en Dieu . Plongé trois doigts porte le dans un océan d'amour pas le . il n'a moindre sentiment d'amour. tout absorbé dans la grande mission qu'il est chargé de remplir au nom . dit saint Augustin . routine au sacrilège l'intervalle est aisé à fran- chir nous en avons une preuve mémorable dans livres. il élève. Et où mène cet aveuglement ? De la . insensible comme la pierre. . il . du ciel lui sont ouverts le prix monde dans est dans ses mains de ce qu'il l'attente va ou dans l'admifait . ration et le saisissement à la vue de ce qu'il lui seul. de l'univers. il circule autour la du taberinditTé- nacle . iminersus amori amorem non sentit.

la et l'appareil imposant des cérémonies la .50 nacle érigé dans le désert. et ils en vinrent par de rapides et la- mentables progrès nations : . par les reproches qu'il nous que par une admirable transformation Insilktin tespirilus Domini. Le si retour journalier des mêmes fonctions effara insen- siblement à leurs yeux ce qu'elles avaient de auguste. L'imposition des mains. avait opéré en nous sacerdotale. de celle en • Lévit. Avec respect diminua bientôt . * 5 Ezech. majesté du Seigneur qui couvrait ce lieu terrible tout frappait vivement ces hommes . 10. Quelle idée nous faisions-nous alors et des différentes fonctions du sacerdoce. en nous mettant au rang des prophètes. . dire : il n'était pas nécessaire de leur Pacete ad sanctiiarhun meiim ego Dominus \ Quelle était leur attention à remplir toutes les prescriptions de la loi ! Mais peu à peu ils se familiarisè- rent avec les objets sacrés de leur vénération. fod': parietem ^. le seul aspect de ce moma. N'y a-t-il point là un tableau trop fidèle de ce qui est arrivé à plus d'un prêtre du Testament nouveau? Reportons-nous à l'époque de notre consécration moins utile le bonheur qu'il nous rappelle. la vigilance. ce souvenir ne nous est pas fait. appelés à un si honorable ministère. nument de gnificence ralliance de Dieu avec son peuple. et prophelabis cum eis. Ree. 8. fi. 26. la et colonne de nuée de feu qui le précédait . et mutaberis in vi: rum al'iuin ^. 2. jusqu'aux plus horribles profa- Fdi hominis. I. Ils s'accoutumèrent à ce service du taberle nacle et des autels. 8.

I. Le\ . s'est ralenla tie. pourquoi tretenir le feu divin sur l'autel de notre cœur. et d(? nous en sommes venus la ne plus nous troubler toujours croissante . comme . ' l'jufs iv altari sempcr ardehit.l'ac- compagnent tout était mystérieux pour nous. celle vie de l'esiprit a été des sens. dans les circonstances qui . tout nourrissait notre piété. Nous avions horreur des que nous étions premières ! moindres fautes. 12. frant pour le salut du monde ! et pour le nôtre ! Quelle nous donnait pour nous soutenir dans nos épreuves Aujourd'hui si nous interrogeons notre conscience. les habitudes de tiédeur se sont formées. qui s'alarmait à la seule apparence du péché. quel courage elle avec le prophète comment s'e^t obscurci un or si pur \- quelle a été la première cause de nos mal- et jusqu'oii nous sommes tombés.En . Oh ! attentifs . que nousrépondra-t-ellc? Nous avons néghgé d'en- heurs. (>. recueillis. une légère inadvertance nous couvrait de confusion. Thren. Dans les apprêts du sacrifice. perdant cet esprit de recueillement. qui nous tenait sous l'empire de la foi. disproportion énorme qui ' . La ferveur remplacée par à . >. les fois .— M ~ particulier qui nous paraissait avec raison encore plus élevée. plus surhumaine que toutes les autres? Nous ne trouvions rien de comparable à la messe. que nous consacrâmes l'hostie sainte Que nous goûtions de délices en la contemplant dans nos mains en l'oipénétrés. nous avons perdu celte sage timidité.leitMii. . cette précieuse délicatesse. si nous lui demandons force. La joie et la frayeur se mêlaient dans notre âme à la seule vue des ornements sacrés.

sommes devenus des inutiles : arbres desséchés complètement Ecce ego lignum aridum jour de IL Heligion profonde. 56. 3. Dent. sans jamais perdre l'hon. fodeparietem. nous et -. 31). ^ Videte (judd e. on dit hardiment Dieu . nous qui axions été plantés snr le courant des eaux qui jaiUissent des . 15. 1. 3.3. Quand on marche au grand la foi vive on ne peut rien estimer en dehors du tout éternel de Dieu pour me servir de l'expression du P.4. prospérer dans toutes nos entreprises *. Berthier. fontaines porter de du Sauveur si nous qui étions destinés à nous qui devions pour la gloire beaux fruits. tant qu'elles ne portent pas le caractère évident du péché grave. : : seul est ^.— Oise trouve maintenant entre notre conduite et la si sainteté qu'exige une fonction redoutable . intérieur. nosse te consummata met en nous un souverain respect pour « Ps. Cette connaissance des perfections divines apjielle . On ne se borne pas à dire Dieu seul est grand. . de Dieu et le salut de nos frères. Ah ! si nous percions la muraille qui nous dérobe les tristes secrets de notre. tant paraît semblable au néant tout ce que lu monde trouve le plus digne d'admiration dans les créatures. peut- être même à ne plus nous apercevoir de nos trans- gressions. que l'auteur du livre de la Sagesse une justice justitiaest\ consommée.i'2. fîli homiim. . neur de notre feuillnge fixer les bénédictions du Seigneur sur nos travaux. que verrionsnous? Pour ne rien dire de plus. .Is. Sap. '.io sim solus.

26. si nous le pouvions. lorsqu'après s'être figuré des mille mil- lions de créatures mille et mille fois plus excel- lentes que celles qui existent . - Quem laudaut Angeli. comme n'ésuprême majesté. On Dieu à remarque dans tous les vrais serviteurs de mesure qu'ils sont plus favorisés des céils lestes lumières. De même que les esprits abîmés de respect devant le trùne du * Ecce Detts marjnus tincens scienliam noslram. Le t érêts prêtre étant i'honmie de Dieu. pour hono- une grandeur le . 36. se retirer en le d'œildans leur centre qui est néant. est destiné à faire sur la ferre ciel. De là cette faméprisent le avec laquelle ils monde et tout ce qu'il offre de séduisant à ceux qui ne portent pas plus . adorant DominatiniiPs. elle imprime dans notre âme un sentiment de profonde vénération. s'affectionnent davantage à voir toutes choses et à se voir tant rien devant la cilité eux-mêmes. haut leurs regards ce plaisir incroyable qu'ils éprouvent. ils De là aussi cette religieuse frayeur avec laquelle abor- dent celui que adorent. . ' cequeTangelait au bienheureux . chargé des in- j de sa glo ire. et une sainteté qui vont jusqu'à l'infini. que les les df/minations à qui puissances offrent leurs tremble- ments -. et les anges louent.— Dieu et 53 — à pour tout ce qui se rattache son culte . après avoir réitéré souvent cette multiplication tures si et nombreuses un clin et si parfaites comparé ces créaau grand Dieu ils qui est au-dessus de toute notre science\ les voient . qui nous porterait à descendre jusqu'à l'anéantissement rer . Job. aussitôt que paraît l'Être divin. tremunt Poleslates.

Voila pourt^uoi aussi les esprits bienheureux ont . elle ne parle de son elle incarnation qu'en se jetant à genoux. cela la reconnaissance veut que nous .- ainsi le Seigneur. C'est dans ce mystère comme nous l'avons déjà remarqué. » le Le bon prêtre porte partout c'est respect de la divi- nité et le désir ardent de procurer sa gloire. par l'Esprit saint qui se repose sur lui en forme de colombe. celui que nous donne mystères où Dieu lui-m ême. . que le Sauveur s'est le plus humilié pour nous. voulant être lio- » » » noré des hommes ici-bas par une religion sempour vaquer à blable. » celte adoration perpétuelle » a établi le sacerdoce pour le faire à leur place. Mais eu- principalement à l'égard de la très-sainte charistie que sa religion se montre . . dit M. Olier. De là abaissements de sa naissance relevés par . de son baptême par le le qui s'ouvre 1 par la voix du Père qui pro- clame objet de ses complaisances. attentive et dé- vouée. rifier De son pour son Fils en proportion que son Fils bien-aimé glorifier s'oublie davantage les son Père. et voyant que la plupart ne se tiendraient point assez libres d'engagements . prodigue témoignages de vénération qu'elle côté Dieu s'attache à glo- peut imaginer. les concerts angéliques l'humiliation de sa crèche hocelle norée par ciel les Mages. l'y vénérions encore plus que dans les autres et en nous suivons un l'Église et illustre exemple.•— 0* monarque louanges « . L'Éghsemet pour à des anéantisse- plus de zèle à honorer son divin époux dans les il s'est livré elle ments plus profonds: à sa croix tous les ainsi. chantent continuellement ses et répètent à l'envi leur sublime sarjc/ws-. universol.

Alain de Solminiac. une retenue de regards et de manières. Qui ne sait que la seule vue d'un bon prêtre prosterné devant le ta- bernacle immobile et comme anéanti en présence du Seigneur. députe ses mi- nistres. fervent religieux . et pour ceux qui en sont témoins une utile [)rédication. ont une obligation rendre tous les » » particulière. mais de lui lui faire » honneurs sous l'emla foi vive » qui sont dus. état si indigne de sa grandeur « » Les prêtres les officiers disait la de M. sanrtuaires l'a n'est-ce pas son amour pour nous qui ? réduit à un . pour remplir le office même auprès du Dieu caché dans l'obscurité de nos . Emerir de Bonis. un recueillement de tous les sens . séricordieuse Providence s'est servie pour ranimer des chrétiens languissants. les homde mages de la terre. l'étude et la prière. Quand un ministre de Jésus-Christ pire des o:randes et fortes impressions est que produit dans l'âme. qui est déjà pour Dieu un premier hommage.ordre do l'adorer sous les voiles eucharistiques. non-seulement d'honorer le divin roi. convaincre des incrédules. lui rendant tous . Le P. saints docteurs les ont vus rangés en grand De nombre autour de nos autels. une respect. rieur il en résulte dans tout son extéattitude de un ensemble de modestie. de la compagnie de Jésus *. et même. . Un ' en provocjuant la réliexion. la religion la plus parfaite et l'Eglise pour imiter celle du ciel. Le peuple croit à rexem|)lc phis qu'aux paroles. étant couronne. qui sont ses anges. convertir des pécheurs. a été souvent le moyen dont une mi.

Il dit la messe avec tant de la ville. accordées comme par grâce. de recueillement et de dévotion .0() avait quille aller Rome le par ordre de ses supérieurs pour ville prêcher carême dans une lui déclarèrent de la Fouille. et il le lit avec un succès pro- A la manière si distincte et si affectueuse dont saint Vincent-de-Paul prononçait gie sacrée. On découvrait dans toute sa personne. sans dignité rée cl . à la aux mouvements brusques. je ne sais quoi de si grand et en même temps de si humble qu'on a plusieurs fois entendu les assistants se dire tout bas les uns aux en étaient . . piété . autres : Mon Dieu. Les habitants voyage. on le pria de remplir sa mission digieux. que ce prêtre dit bien la messe ! le tort On ne peut calculer au contraire que font vue éga- à la religion ces sacrifices célébrés en courant par des prêtres sans tenue. les . . . Sa modestie. la Le saint . il les paroles de la litur- était évident que son cœur lui était d'ac- cord avec ses lèvres. la sérénité de son visage. Au même instant les dispositions changèrent à son égard. qu'il parut aux assistants moins un prêtre envoyé de Rome qu'un ange descendu du ciel. qu'ils à son arrivée qu'il et avait eu tort de se déplacer de faire im long que tous avaient auprès d'eux un excellent prédicateur. dont on ne peut voir démarche préci^tée les (lemi-génuflexions. tout ce qui paraissait de était au dehors qui propre à le faire impression sur ceux mêmes moins susceptibles. goûté de tout le iraient monde. et l'entendre. sans laisser échapper de moindre plainte rend à une église pour y célébrer les divins mystères avant de se remettre en route. au Ion la i-avalier . prêtre se .

il en fut telle- « Tert. qui rend senla sible en quelque sorte . Cet avis à cet fut heureusement bien reçu. : exrusée d'impiété Quxnb impielalecix sejuncia essepntest. et s'approcî. inattentifs. impatients d'en finir avec une fonction qui pâlir et chanceler les ennuie. fut pénétré d'une si oi'j l'adoration prend les formes de la dérision . fjue ne pouvant soutlrir ces irrévérences sacrilèges. indévots. Le P. 11 fit ouvrir les yeux la ecclési^ique irréfléchi. mcrificat an insultât * ? Supposons un instant que saint Basile et les ministres . auraient-ils fait l'empereur Va- h3ns . s'approchant pour souillée par l'hérésie. qui aussitôt après Jeter aux pieds de celui qui le lui avait donné et le pour son directeur. il iie le était sur le point : merifepas. était résolu de se con. sans se demander qu'ils si c'est un hommage j)Our rendent à Dieu ou une insulte qu'ils lui font. voyant des prêtres se tenir à Tau tel sans respect offrir le sacrifice . comme .ant il doucement de l'autel . messe par Qlla se prit la suite .57 signes de croix.22. . vertir. après avoir eu plusieurs conférences avec saint et savant religieux. majesté du Dieu de nos l'office sanctuaires eussent célébré divin à la façon de ces prêtres légers. la Dans (le pravité dans pensée du Concile de Trente cette absence de respect et un ministère si divin ne peut que difTicilement être . toutes les cérémonies si peu sérieuses. Jean d'Avila. et une offrande que personne ne venait présenter recevoir ? Un un auteur estimable assure avoir connu un héréti- que qui. assistant un jour à lune de ces tristes messes. mais entrant un jour dans une église sans recueillement et y . vive douleur. pour y arranger quelque chose^ il se tourna vers le célébrant qui de toucher la sainte hostie et lui dit d'une voix basse Ne truitez pas si mal celui qut est entre vos mains. Sess. se leva de sa place. les inclinations. qui le servaient à l'autel dans l'Eglise de Césarée au lieu de celte gravité imposante.

1 . 13. par la flamme . aussi bien que leur père . complice par sa faiblesse de leur témérité à enfreindre les divines ordonnances. avec quelle effravante sévérité il avait puni les moindres fautes : en ce genre. un autre feu que celui du sanctuaire. Ophni et Phinéès . . frappé de mort pour avoir touché l'arche sainte sans en avoir le droit. lui . . de se conserver toujours dans cette crainte religieuse. Un des plus sûrs moyens et les d'éviter la familiarité oîi elle avec les choses saintes qui sied abîmes conduit . Cuftodi cvremonias ejus ut benè tibi ait. . aussi parfaitement qne l'on peut. Qui croira que Dieu exige moins de respect pour nos adorables mystères * Custudi cccremoniam alquejuilicia 7. qu'il ne put se persuader que et il croyance catholique fût véritable ne vou- lut plus entendre parler de conversion. 1 . scandalisé . Deut. contrairement au cérémonial. et à faire. 10. dans le plus grand détail. 1. Observa et cave ne quandô obliciscaris Jhmini Dei 8. mais dans un moment où la nécessité semblait lui en faire un devoir . quap manda tibi hodiè ut fa- das. Deut. chacune des cérémonies prescrites. si bien au plus sacré des ministères. Deut. parce qu'ils ont mis dans leurs en- censoirs. est de s'assujettir à observer fidèlement les saintes rubri- ques. M.ment la ^8 . dans un entretien sur ce sujet. et neyligaf caeremonias quas ejo prseciijio tibi hodiè. tout ce qui regardait son culte pubUc et extérieur '. Dieu lui-même avait ordonné et réglé sous l'ancienne loi. Ce pomt la plus est de haute importance. le malheureux Oza. punis avec tant d'éclat. fait remarquer avec quel soin et quelle force d'expression. Tronson. lien rappelle trois terribles exemples Nabad et Abiu dévorés les deux enfants d'Aaron .

aiU cnnieinni aut omitli j)ro in nnvos alios per llbiln sine peccato . Ses. le pro- contre ceux . analhema nonce-t-elle L'anatbême contre qui est la plus grande peine de l'Eglise ici ? . 19. catholicœ riiiis sacrameniorum administralione adhiberi comuetos. l'Esprit saint. mutari pnsse. 7. a épargnera-t-elle ceux qui font? et On beau cher- cher à s'abuser soi-même prétendre qu'on ne si veut pas mépriser les rubriques. il est difûcile les observer rehgieuse- de comprendre comment on peut . mais contre ceux qui disent seules lement que chaque pasteur peut changer. aut qiiemcumque Ecclpùœ pastorem sit *. on n'apporte pas une application sérieuse à ment. non cs>ic officia . concile de Trente recepio^ et et raisonnons Si quis dixerit in approbatns Eccksiœ. non qui changent rites qu'elle a méprisent ou omettent à leur gré les reçus et approuvés . Dans ce canon il s'agit des sacrements en parmesse il est dit Si quis dixerit cœremonias textes et extenta signa . 7. Si elle traite [)eut avec tant de rigueur quiconque dit qu'on ne tenir aucun compte de ces le rites sacrés. rester sans alarme en méditant cet arrêt de l'Église organe de lant de la . en 1725 . « Can. . qu'on peut les mépriser ou les omettre sans péché. quibus in missanun : ctltbiatione Ecclesiacatholica uLitar. se sert de ces expressions ' Sess. . Un concile romain sous : Benoît XIII . . analixema sit .— qu'il n'en exigeait 59 — ombres de ce qui Ecoutons le saint : pour ceux de l'ancien Testament. Can. .s. faibles représentations pâles '? s'acconq)lit au milieu de nous . ?iî. pietaiis.

4l0. si janilor creber in porta. à elles sont les les faire dans le temps voulu comme prescrites. D autres y trouvent un péché mortel. 13. Kpist. Les génuflexions » jusqu'à terre. ' n. . 3. » les signes >» de croix et les paroles.. XIV.. 42. dit saint Liguori. 2. tout est de pré- cepte K » Communis sententia docet rubricas ense loges prœceptitas. . suo *. non majns negligebat officium ^ Observons aussi le temps et la manière.. . mor. 43. * Bened. sacrif. lib..— omilli tel mutari 60 — Bilus qui. et Suarez entre autres. est que cette omission est coupable. quœobligantsnb mortaliex génère ponctualité faire toutes et . 3. de miss. non possanl. n. puisqu'elles sont toutes commandées quel droit avons-nous de partager notre obéissance? Etïorrons- nous de mériter Népotien : l'éloge que saint Jérôme si niteret allure faisait . « depuis que le prêtre est au bas de l'autel jusqu'à ce qu'il en soit » descendu. les inclinations de tête ou de corps. si pavimmta tersa . mais qu'elle ne va pas au-delà du péché véniel. in minlmis etiant sine peccato negllgi. » Tout ce qui regarde l'ordre de la messe. Théo). p. Le sentiment commun. Faisons-les toutes . ad lloliodor. vêla semper in ostiis. : et La pratique se réduit à deux choses dévotion. 6. * Supplément des conf. qui ne sont pas moins réglés que les céré- si vasa luculenta. pia solliclludo dùposita et inomnes cœremonias non minus . cap. pecaliari studio ac diligentiâ serteutur. de Erat sollicitus si pa- rietes absrjue faligine. Plusieurs théologiens lib. La ponctu'alité consiste à cérémonies. ne trouvent point de péché dans l'omission des prières que fait le prêtre en prenant les ornements sacrés.. est de précepte. d'Ang. si sacrarium munium. dub.

afin qu'elles fidèle ne soient qu'une expression voit de ce que Dieu dans nos cœurs. Tronson. et on manque la fm pour laquelle TEglise les avait instituées. ni profonde. : patène entre les mains. je lève les yeux au ciel. lorsqu'elle doit être médiocre. reste. hanc im- maculalam l'hostie je sors .:ieuse car elle n'a plus de signification. quand elle est commandée profonde. Si on n'a pas soin de accorder avec les paroles auxquelles elles se rapportent. ce n'est plus une cérémonie reli. L Eglise a institué les cérémonies pour les prêtres et pour les fidèles. lamanièreTest aussi. ho<itiam je ne pas les yeux sur je n'atteins plus le but de ces cérémonies du dessein que est l'Eglise a eu en les établis- sant. si par négligence ou par précipitation en disant fixe commence à réciter la où je prière Suscipe. dès le si : moment découvre le calice: . saire d'entrer dans le sens des rubriques.- f>i — les faire monics elles-mêmes. et pour cela. pour marquer la vénération que mérite cet adorable nom. Pour ils les prêtres. ])arer. elles deviennent un non-sens. je regarde je l'hostie. qu'en disant Sascipe. si je fais cette inclination ou trop tôt ou trop tard en prononçant quelque autre mot. dit M. aux actions mystérieuses divines auxquelles sont obligés de s'appliquer 4 . Enfin ne nous arrêest néces- tons pas à l'extérieur donnons 1 esprit et la vie à il ces formes corporelles. Donnons des exemples. Le temps déterminé. . Ne faisons pas l'inchnation médiocre. ainsi du . sande Pater. et qu'à ces mots : hanc immaculatain hnstiam. afin de les pré»et . L'Église veut que j'incline la tète au nom de Jésus. De même il est or- donné qu'en j'aie cette offrant à Dieu le pain sur la patène.

ou l'exemption négative . crificio latent contemptationem excltarentur particulier L'habitude de prévoir ce qu'il peut y avoir de pour le jour où l'on célèbre de consulter . ad . du bréviaire pour l'office divin ^ du lire pour l'administration des sacrements. c'est unielle naît quement parce qu rehgion de l'esprit de foi et de comme l'effet sort de sa cause. Trid. qu'il n'en est point de plus indispen- Nous avons vu ce que les docteurs de l'Eglise elle-même demandent de sainteté et de perfection dans l'homme qui doit offrir l'adorable et l'Eglise sacrifice . n'est encore que la sainteté * (>oncil. or. Elles sont aussi instituées de leur inspirer la pour leur les fidèles.afin d'exciter r. de pour rituel la chaque année les rubriques du missel messe. car. est bien aisé de comprendre sable. et pour élever âme et par des signes sensibles à la considération : des grandes choses qui sont l'objet de leur croyance Quo tatia majesLos sancti sacnficil commendarelur . 22. Si nous ne mettons cette le vertu qu'au troisième rang parmi celles qui sont plus impérieusement exigées pour la célébration fré- quente et quotidienne des saints mystères. .^ -remplir de res. afin vénération qui est due à ces augustes mystères. per hœc vislbilia religionis et piererum atù^simarum^ quœ in hoc sa'. YOrdo. et mentes fidellum signa. 5. de tout péché. pect pour ce qu'ils voient qu'ils font ce qu'ils touchent ce au saint aulel. après ce il qui a été dit au chapitre précédent. III Èminente pureté. en eux la foi vive et les . . la pureté de conscience. Sess. nous préserverait d'un grand rait nombre de fautes et allége- beaucoup nos charges au tribunal de Dieu. . ch.

Et d'où leur viennent ces saintes alarmes qui font précisément leur sûreté? De leur amour pour Dieu sans aucun la crainte qu'ils doute i mais aussi de la ont de passer . Le cardinal Bona demande comment de tant do prêtres qui célèbrent tous retirent de la se fait si que peu les jours. voilà ce qu'on a toujours re- comme un des caractères les plus certains de la véritable ferveur dans les prêtres. horreur de tout de qui de Dieu une at- tention continuelle à réprimer tout penchant déréglé .<'t comedimns panrni . pour se purifier des moindres fautes.— c'est (J3 -^ nous et par là qu'il faut commencer. Ne disons rien de nous-mêmes dans un il sujet si grave. est la pureté (|ue immolons sible est infiniment le sacrificateur invi- que nous représentons . communion Cur tanta il les fruits qu'elle devrait produire . avant de monter à gardé . même l'auteur de toute pureté nous entrons dans un com- merce intime avec que nous portions à celui qui a trouvé des taches jusque dans ses anges. négligence à la tiédeur et de non-seulement à des communions sté- ce qui leur paraît déjà un grand malheur. quelque innocence de vie l'autel . elle si ne sera jamais en proportion avec une fonction divine.. une fidéhté constante à produire des actes de l'autel repentir.\n<iel()nnn.. . aliiid esurima^ . Une grande délicatesse de conscience est offense une vive . . mais à la profanation des choses saintes et au sacrilège. insensiblement de la tiédeur riles. Cur tanta Christ! dcnussinsuperbiœ spiriejus : tum von canna elidit ? compescit. L'hostio pure.? Ei e>ii répond Hœc prima mansneludo iram non tantl mali imminidorion nni- quia alind comedimna.

et tep/dus et inordi- incojmderatus . enim non occidant animam. sintpeccata quœ et congeric. evacuatâ peccatorum nequiliâ et probatum ad Dominicam mensam De repletis etiam subdil : purum exhi- bere ? « Qui enim mandu- manducat et biQui ergô quodidiè delinquimus . lib. sans le un instant. reddunt tamen hominem tepidum. c. 2. 1. c. ii. -i. quotidiè ad pœnitenfiœ lamenta curramus -. 6. I. ayant cœur actuellement attaché au péché quod delinquit.— malium lectatioiiibus carnis et lii — purganda anima à tepiditate ^ dit- siliquas esurimvs. Hâc : replelionenos evacuare Paulus insimians ail bet se ^^Pro- ipsum homn. in vers. quia indigné sw- ' De In sacrif. . Saint Bonaventure est du même sentiment. » Quid enim est hoc loco pro. * Reg. » judicium sibi : per negligentiam mullipl'cata. nisi dicfi pulreres et stipulœ renialium .. sensuum. bare se ipsum se nisi .. miss. sans avoir interrogé leur conscience. derationem et et etiam. à fait Saint Grégoire-le-Grand entrevoir assez clai. . rement jusqu'où peuvent aller dans quel profond abîme peuvent se précipiter des prêtres qui célèbrent s'être recueillis uniquement par habitude. per afflatum Spiriiû^ef flammam cariiaiis ventilentur et œnsumantur. Ideo cave ne nimis natus accédas. bit. gratem ac obnubila- tum.. 7. véniel etsi : Qui quotidiè non exhaurit minima repletur. per inconsiet dixtract'onem dissolutœ vitœ licet malœ consuetudinis .. Voici « Probetse ipce qu'il dit sur ces mots de Tapôlre sum : » 7(0}) sola mortalh^ vilanda sant. sed venialia cat et bibit indignh. paiilatim anima atque mérité auferunt (ructinn saturitatis.

» Undè Aposlobis : « Judicmm sihi nranducat et quod apertiùs iriHinuat cùnt subdit. Sinon il manger avec fruit ce « » nous n'avons pas des la nous surcharge.. « et infirmi . combien grande est l'obligation de se purifier des fautes : » » journalières. il s'amasse » » humeurs qui doivent nous faire craindre une rechute. Mt'dit. judicium manducat. mais des pé- chés véniels qui les mèneront à de plus graves. » scilicet per torpo- rem quer et desidiam Ainsi. lorsqu'il dit à ses ap(3tres Si je tie zous lace . ad miss. devient mortelle » » » damnation Outre répreuve pour ne pas manger sa conil y a encore une épreuve et une pré.(. dans un -. fjravi pcccato dormiunt muUi *. et si mort dans le sein. . la » « parce que négligence à se purifier de ces fautes l'àme.:> mis. = Cme. 4. SQuciati. certain degré. vous n'aurez point de part avec moi.circum!ipeclèetcnnsideratè. dicem: . légères peut causer de dangereuses froideurs entre » >) Jésus-Christ et et même. ichù inter vos mulll imbecilles et « » scilicet per fid^i Inconsiantiam. » « bibil. .. sur la c. n id est.. étant multipliés par la néghgence. si non accedisre'cerenter. par la dissipation de la vie et par la « » mauvaise habitude. dit Bossuet. à qui ([ue des A des personnes qui n'ont encore péchés véniels à se reprocher.. fait Jésus-Christ bien voir. paration nécessaires pour pain céleste. Le fréquent usage de l'eucharistie est donc à redouter pour ceux qu'il M ne conduit pas • De praepar. 10' jour. nous entendons deux ? saints docteurs applisibi le terrible oracle de saint Paul. 5.

talement des principes de la religion un scandale public à tiède . Berthier ne sont pas moins propres à nous inspirer cette salutaire frayeur. sensuelle. détournez de moi le immolé dans l'eumalheur qui me» « naceles profanations de votre saint autel-! Ces différentes citations. » » jour contre moi réprobation. » » » fanes. . Une vie molle . un cœur désoccupé train d'affaires pro- de Dieu dans la prière un . mais bannit la négligence et la tiédeur » Je crains que la victime adorable qui est si souvent entre mes mains. péché véniel négligé de méprisé mène au mortel ce qui est l'enseignement de tous la sainte les docteurs. qui Ji'exclut pas la : confiance « . pour cela de de donner » » » » tomber dans des crimes honteux de s'écarter . un oubh presque continuel de . » » » besoins des pauvres. coup d'amour-propre de l'abîme. spir. spirituel et à force »' Les paroles du P. 10. une sensibilité extrême sur ce qui touche l'estime des hommes.. et peu d'amour de Dieu » c'en est assez « » pour précipiter un prêtre au fond Jésus-Christ charistie. revientiédeur peut conduire au sacrile . \" aux Corinlh. sur la Cène . la comprend. des vues toutes humaines » » dans le détail de mes actions . mortification chrétienne un cœur fermé aux enfin beau. c. de discours inutiles rêt la des entreprises d'inté- ou d'ambition. l'Église de Dieu. Il qu'elle ne mette le sceau à ma to- n'est pas nécessaire . comme le . i8« jour.» » (){] — un certain état do à rembonpoint * . d'après ces textes Écri- « Médit. . ne s'élève un . * KéQex.. on nent à dire que lège .

e&t nmgnâ ex parte confessioni tri- buendum « Quand nous approchons en esprit de » » ') » » » » foi du saint quand nous nous faisons une loi d'en approcher souvent.. h. 10. conservatum '*.. t. * Catech. et surtout . nous nous sentons bien mieux armés contre nos penchants corrompus. « 19. Luc. nous avons bien plus de forces pour résister aux tentations extérieures nous nous détachons avec bien plus de facilité de l'amour des biens sensibles. Concil. la et pénitence . !>.. . le et où il se lavait avant d'entrer dans Saint des saints? De pieux fidèles se confessent tous les huit jours pour com- munier une ou deux fois. nonne est. Tnd. 1. presque aussi accessible pour eux (|ue bien plus efficace . et et ip^e sperneris^ ? Qui '*. contre nos habitudes vicieuses. et des prêtres célèbrent tous les jours en mettant un ou plusieurs mois d'intervalle entre leurs confessions. ne l'était pour Aaron ce grand vase d'airain placé à l'entrée du tabernacle. ' 16. dico iniquus in majori iniquns et il De toutes ces rétlexions n'a-t-on pas droit de conclure que les prêtres doivent être empressés de recourir au sacrement de . in nio- spernis. Rocl. persuasum icL esi qiiidquid hoc temEccleaiâ.— ture (lui : 07 *. Xi. pore sanctitatis pietoAis et religionis in . Qui npernit niodira paulatim derdet . nous nous tribunal. Réfléchit-on suffi- samment sur et fréquent les grands biens que produit la le saint ? usage du sacrement de pénitence Omnibua ferè piis ..

et pour recevoir cette correction fraternelle toujours pénible à notre orgueil : cette direction. noncement à soi-même. et de le croire. * Prov. orat. xv in psal. spir. * S. 5 Eccli. dont les di- recteurs et les guides n'ont pas moins besoin que les fidèles . libet xentorum fatibiis committitur^. et surtout met un prêtre aux pieds d'un autre porter l'aveu l'humilité. ^ S. 5. et Mais indépendamment de ces avantages de tant comment n'est-on pas touché de la perte * I». pour y de ses faiblesses. Bertlùer. . serm. defelir. crainte qui doit s'é. dans une confession bien faite ! La crainte filiale. o. 28. . Basil. de goût vers » » » parle l'apôtre . Bern. pardonnées. 201 . xc. confiance le en sa miséricorde la détestation du péché. ces conseils. T.^» qu'en disant qu'elle surpasse tout sen- Et combien de vertus pratiquées. U. et nous éprouvons la paix dont qu'il n'a pu peindre d'un plus grand liment trait *. tendre jusqu'aux fautes déjà pleurées expiées. qui nous est : si souvent recommandée par l'Esprit saint beatus homo qui semper nous avons vient ipse lieu est pavidus - .— » » 08 — et portons avec bien plus de vivacité les biens célestes . qui prêtre. p. de propiEst tlato peccaio noli esse sine metu^. 5. et qui alors de: elle-même un puissant motif d'espérance timor firnmsima quœdam et efficax la maleria re- spei */ la foi aux promesses de Dieu. Réflcx. s'ils veulent se garantir du naufrage : Concilii expers bimilis est naviqio redore carenli quodquibus d'autres.

qui assurément ne serait . qu'il faut éviter à briser contre pas moins funeste. d'u:i dérangement de quelques instants ou de quelques heures. il sulTit de se confesser deux fois par mois. dont si le crédit va devenir puissant. . Il est certain que la routine peut souiller nos consciences par ! ! ! l'acte même qui doit les purifier. popr m'exciter à la contrition. la reconnaissance de ces âmes. pournKi rendre compte desfaut(\s que j'ai commises. d'un quart-d'heure de méditation affectueuse devant mon crucifix. et ne change en poison un si excellent remède. de procurer à Dieu la joie de couronner un ou plusieurs élus d'acquérir pour moi-même de nouveaux droits à la miséricorde du Seigneur et à . Dans plusieurs diocèses. et je ne trouverais pas dans ces suf- avantages inappréciables une compensation fisante à la peine d'un retour sur ma conscience. dit-on. C'est un écueil tout prix mais sans aller se un autre. les douleurs du purgatoire par les délices du ciel. pour aller trouver un confesseur Oli que la tiédeur met un voile épais sur les yeux On craint. com- ment ne prend-on pas les mômes précautions contre ' (|ues. presque toutes applicables aux défunts. On trouvera à la fin du \olutnc une indication de pieuses pratiau moyen depquelles un bon prêtre peut facilement gajiner une indulgence plénièrctous les jours du mois. en vertu d'un Induit particulier. que la réception trop répétée de ce sacrement ne dégénère en habitude.— que Ton tait 1)1) — en se privant d'une mulliliide d'indul- gences. s'il est dans l'usage de se confesser chaque semaine. Si celle frayeur est sincère. que l'on pourrait gagner on se confessant tous ! les huit jours * ? Quoi il me serait facile de renjplacer cha([ue matin . pour une ou plusieurs âmes souf- frantes.

nous nous garantirons siirement du . danger des confessions inutiles tretenue par le si la foi vive . . Finissons cet article et ce chapitre par quelques citations tirées d'ouvrages justement estimés. Nouet .. . nous y trouverons des principes et des conseils propres à nous diriger dans une pratique qui décidera du bonheur ou du malheur éternel d'un grand nombre de prôlres. qui met sentiments la comme effort naturellement la crainte et l'amour dans un coeur. Avec ces deux au repentir et on arrive sans à confusion. » qui ôte le fruit et le mérite d'une » >) » Surmontez courageusement la peine que vous donne la confession s'il arrive que vous y sentiez de la répugnance. » )) de l'esprit de ténèbres . » Au reste. en- recueillement et l'oraison. C'est souvent une illusion . se confesser souvent que de s'en abstenir sous prétexte qu'il faire » » y a danger de si le avec une certaine insensibilité ou négligence. souvent . et après lui Fauteur du Triplex par distinguer la Expos'tio totina missœ^ commence confession absolument nécessaire de celle qui est simplement utile. dit le P. .— tence ') 70 — la péni- Fahus de reiicharistie que contre l'abus de ? « Soyez persuadé . sainte action.. . « grand mal et un grand obstacle au salut. . en général. ne laisse point trop s'éloigner de notre esprit cette pensée de Dieu présent. souvent l'effet d'un or- » » une punition du relâchede mais ment souvent c'est pusillanimité quelque part que cela vienne c'est toujours un gueil secret. qu'il vaut mieux. qui disposent à se confesser sainte- ment. Le cardinal Bona.

contrilo vel bis salteni hebdomadâ animo ad confessionon soient accedere. mens abundan- tiùs reficialur non soiùm à mortalMu^. et cepen. alternis verè diebus. se confessaient tous les jours Les premiers religieux. judcium s ibi manducat » Et quidem probatio omnino necessaria est. reus erit corporis sanguinis Domini. et pouvaient disputer avec eux d'inno- cence et de pureté. vel quotidiè \ xd . . . à venialibus culpis expurgare npoitet. et non sine honoie audienda : Apostoli comminatio dicentis » » « Quicumque mandu- carerit paneni hune. Ut Tero ex hoc divino contino sanctis ani- mabus inexplicablles prœbet delicias.. omnesque radices erellere conantar.71 Fonnidabilis est . y\- vaient comme des anges. ut îiullussibi conscius morttferœ labis . crificandum prœ>>umat accedere cramenlali confessione . est in Quarecelebrare volenti recocandum ejusdeni prœceptuni » : v< memoriam Probet auiem se Ipsum Jiomo.. etbibit indigné. la malonnn leciss omnemxel mam maculam Viennent ensuite des conseils sur se confesser. tel biberit calicem et D mini a indigné. et et sic de pane illo edal de calice bibat. gratiœ suœ et ab onuii ierrei. . Hâc de ca)isâ boni sacerdoces.o a/ftcta eam et piiram ac vacuam Deo exhtbere et dnms implendam in exornandam. qui enim » )) manducat et hibit. alioquin paneni vdœ in mortem quod et condem- nationem accipiet. Saint François de liorgia le faisait régulic- reoient le matin et le soir. acque abslergeie. ad sanon prœmissâ saquantumvis sibi contritus videatur. ' manière de Nous lisons dans la vie de plusieurs saints prêtres qu'ils se con- fessaient tous les jours.de saint Dominique et souvent plus d'une fois. dant la plupart d'entre eux au témoignage de saint Antonin . sed etiam . .

qui se . ejusque inlermtnabilis dunitionis. ti Atrociss/ina damva. quce tàm quàm in altéra vità ex pec<a'o orinntur 3.. quo pottsl offensa Deiexpiari.ne titanda proUxitas et nimia cordis (diligentla in levioribioi ciilpis recensendis . . . Quandoquidem hujas sacramenti pars eaque prœcipua facinora .omentis. ut à peccatis à Magnilndo benefictoriun tibi Domino .. ad Deum conversionem . Le pieux cardinal en indique plusieurs motifs que chacun essentialis peut méditer selon son attrait. . de quibus . ut omnino legamodo coufitendi et Mais le plus important est de s'exciter au repentir.. sine proposlto emenda- tionis . Ineslimabilis te qui tanta passus est. Giaritas peaaiorum quibus bonilas inpnila cnjus nec levi- simè quidem kndenda foret eliam ob salutem tntius in iatâ mundi. : . Bonaventurœ de purifate cons^ckntiœ. Cacendns item pravis habitibus muUorum . . vt pliirimvbm contingit . imper tinentibu^ quùd sint supcrbi iracundi .. admissa brexi huic maxime 1 insistes prœmissâ consideratiune alicujus mntiri ejusdem contritionis qualia hœc sunt offevditur Deus . et aliis cul cnnfessionem pertinentibus suadeo tur tractatus S. dignatio Del Uberarcf./2 în ipsâ aiUem coiifessio. prol'xè de Us accusant quce peccata non sunt et : ut de passi'mibus et de circumstantils . est dolor et contritio ob . b Memnria œternitatis 6. 4 tejjidos Brecitas et incertitudn temporis gratiœ. . eas erjjiare quàm in iis ad inslar historiœ sicut . enarrandis immorari. et al'a eju^dem generis m ait a . et satins est enim intimé de Us dulere per devbtum . Inscrutabilita'i et judiciorum Dei sœpc ingrates dcserentis er. error. sans lequel aucun péché n'est pardonné. 7.

qui le auiore incoinpreliensibUi prosequUur. prœmissâpie .. %. .. nocâ stolà oniari ampltxu omstringi puiabis. prenez un temps raison- nable pour vous y préparer.— collattjrum 73 est pioquibus turplfishmun non te yratum et benè vivendo exhibera. in quo te ab omnibus inqui- namenlis tuis dealbandum . Mettez-vous en la présence de Dieu avec un protond respect . non tx habitu t consuttudiue. qui Cliristum judicem repiœseniat. Tum magnà intefionet exterion rererenitâ quanla nudè. Nouet un fréquent et saint usaj^e de ce sacre- ment. .. Infiniia amabtlitas Dei infinito obsequio propier se dljnissimi.oiica si attenté consideraveris . 9. actum conlritionis elictes . Ideo millimè . nous remarquerons surtout « 1° » n » les avis suivants: Avant la cunte&sion. Hœc m. osculu exctpi. facile poleris summam in te contrUionem txcitare. intisibilem qui penetralia cordls intuetur. et voyant le besoin que vous avez de son secours 5 .qaast ad lavacrum Duos ibi sa- sanguinis Jesu Chrisii. alterum hu. peccata tua i^aceidoti . sincère . » el iucipi^s ab horà ciiani sauciiàs insiUuere. quasi tionem petes et filius piodtyus resipiscens benedic- gratiam benè confitendi. fore confides.. le Dans la règle de conduite dressée par pour taire P. Sic aulttn diS' positus adpedes confessarii acc'ides. cerdotes adesse putabis visibilem unum. quia ipse summum bonum . judici solet à reo exhiber/. teque à Cfiristo sicut filium prodlgum. iterùm .. Dùm cerù sacerdos profei vtrba absoluiioms. geneiali confessione acium cunintioms renocabis. SablnnHa>i œterni facilita^ prœmii medlonun ad est illud acquirendinn. Qua/è graiios ei a<jes diciius cuin Iropittta illà : « Aw/tc cœpi. confiieb'ir/s et liumiliier.

/ i » » » » » » priez le Saint-Esprit d^allumer dans votre feu de son cœur lo une douleur capablc do détruire en vous toutes les souillures du amour. . et d'y exciter péché. vous en négligiez » le remède. Dans l'accusation des fautes vénielles évitez l'embarras. des paroles le humbles (tour les confesser. et attirera sur vous la bénédiction du ciel. de la charité fraternelle . usez de paroles simples. » nettes et claires » désirant que vos fautes soient connues telles qu'elles soni devant Dieu. » » don de force pour faire pénitence geance de l'injure que vous lui avez l'aide et tirer ven- faite. et qui cherche » » Dieu en vérité déplaire. Une âme qui est fidèle à s'examiner tous les jours attentive a veiller sur elle-même. La confusion que vous soulïrirez vous servira de satisfaction. » %"" En vous accusant . qui est linspecteur de vos actions. Suppliez le Fils de vous donner des lu- mières pour connaître vos fautes . Implorez » » » de la bienheureuse Vierge et de votre ange gardien. . qui voit » le tond des » » » » cœurs et qui est votre premier juge. est si sensible à la douleur de lu* qu elle n'a pas besoin de beaucoup de a » temps pour rechercher ce qui pu blesser le cœur » et les » yeux de son céleste époux. la longueur et la superhuite des pa- » rôles: contentez-vous d'en choisir quatre ou cinq » de celles qui vous humilient le si plus et vous cau- » seraient plus de préjudice. et puis faites une revue sur les fautes que vous avez » » » commises depuis votre dernière confession. Surtout ayez la conscience très-délicate » à l'égard de l'obéissance. Son principal soin doit être de produire un acte de contrition » aussi fervent qu'il lui est possible. Demandez au Père .

et pour y trouforce qui vous est nécessaire. Si les fautes vé- « » » » nielles et accuse ont été commises avec vue de propos délibéré... qui vous font vous-même si et de vos succomber souvent.e qu'il péni- A » » vous impose.'t » prières mentales » 3<* vocales. et non après des visites.. afin de vous la » » « séparer avec vigueur de faiblesses. acceptant teiy^.. d'une prompte volonté. n'est pas nécessaire que . de Dieu prévenir les et concevant un saint désir d'en ajouter d'autres. On ne devrait jamais se confesser qu'après une « » » » » » oraison bien faite. Quand votre confession est achevfk. on doit tâcher d'en avoir distincte. centrez les plaies )) en esprit dans de notre Seigneur pour » » y recevoir ver la guérison des vôtres. Le P. Judde signale plusieurs défauts qui ont cou tume de se glisser dans les confessions qu'on peut appeler de dévotion parce qu'on est moralement .)) et du respect que vous devez à Dieu dans vos (. » 2*' On manque de que l'on contrition. 1° On y va par habitude et à demi-recueilli. après des occupations dissii)ant(!s. et il une contrition on le peut. assuré de n'y porter que des fautes vénielles. con- produit son effet quand l'occasion se » présente. Si elles sont de pure surprise. Écoutez les avis de votre confesseur avec un senla » timent (Thumilité profonde. ou des conversations dans lesquelles on a parlé de toute autre chose que de Dieu. Le signe le plus certain du profit que et » l'on retire de ce sacrement est la la » » haine habituelle du péché qui reste après fession . satisfaire à la justice et pour » « peines du purgatoire.

— '> /fi -^ ie regret ni le terme propos roulent sur ces fautes . se sancti- fier c'est mourir. 4° Après la confession. celles il vaudrait » » s'arrêter davantage à dont on se sent plus pressé de se corriger. Le prêtre communiquer aux âmes cette vie sur. vivre et vivifier . générosité. 3. se dépouiller de l'homme . trois degrés de « Coloss. se revêtir de l'homme nouveau indiientes exjjolianies vos vtiteretn hominem. souvent involontaires. aux prêtres dans sanctification oHert célébration des saints mvstères. Pour lui . 9. on rentre trop petite grâce vite » )^ dans ses occupations sipants. . gardons-nous de per- » dre. ou dans les entretiens dis- Ce n'est pas une que la celle » qu'on vient de recevoir. Action de grâces. s'il n'est en même temps sanctiiicateur. naturelle et divine qu'il a puisée en Jésus-Christ car il n'est pas saint comme il doit l'èire. » CHAPITRE Grand moyen de la IV. doit de plus novum *. » » » mêmes moins » mais sur la négligence à se servir des aider à les éviter. et dont com- munément on na mieux » point de regret. ancien . 3° On s'accoutume à s'accuser des fautes les » )) plus légères. résolution de » mieux faire. ou le moyens qui peuvent à en du diminuer nombre. La sainteté pour le simple fidèle se réduit à : deux points mourir et vivre. .

I.— perfection sacerdotale rir. . Nous ne sommes oïl dignes ministres de l'eu- charistie. qu'autant teurs. dans toutes bénédictions la mais surtout le silence. nous savons quels traitements indi- gnes lui étaient ! réservés sous les voiles eucharis- tiques. si . monde et à nos inclinations La messe est le mémorial de la passion de JésusLe corps et le sang de l'Homme-Dieu consacrés séparément consommés par une mort mysChrist. 77 — nous est aisé qu'il d'acqué- nous voulons profiter des exemples touchants le que nous donne Sauveur les à l'autel . reuses de son immolation sanglante. les ornements chargés de croix. même abandon de devait il Qnrt de ceux ([ui ont eu une plus large part à seWjienfaits et sur la fidélité desquels il le plus compter. Mêmes opprobres : : sur la il 'Toix. crimes qui se commettent tous les jours qu'il s'otîre à pendant son Père pour réparer sa gloire oufroideur. D'ailleurs les outrages n'ont pas cessé pour Jésus-Christ avec sa vie mortelle . . Hélas à ne retrouve-t-il pas dans nos églises les peu près toutes tristesse dures épreuves du Calvaire la ? Même de son cœur. en fut rassasié par les Juifs sur l'autel. tique . même la même indifférence. que nous en sommes les imitatrouverons-nous un modèle plus attrayant et plus aimal)le ? l'^ Modèle de mortification. et des puis- sants secours qu'il daigne nous y olîrir. la croix les (iguréiB dans toutes les cérémonies . puisque notre premier devoir est de mourir au naturelles. patience deF^idorable victime. . la douceur. à vue de tant de . tout nous retrace les à l'autel scènes si ignominieuses et si doulou. tragée .

Or. que tout nous rappelle dans la célébration des saints mystères comment un prêtre resterait-il sans générosité et fait sans courage? Quoi. vous au- dans ce long intervalle de dix-huit votre route tipliés. n'y a-t-il pas une force infinie pour nous faire aimer la mortification. mes . sur ces calvaires mul. votre vie. Seigneur.78 eu t*sl coiiime iiL'cablé par It'S hérétiques et les im- pies. persécutions de l'avenir ne lui étaient pas plus in- connues que cahce celles du présent. pour nous en adoucir Jésus-Christ avait tout prévu. combien de Judas vous rencontreriez sur combien de fois. vous vous êtes ma victime et je refuserais d'être la vôtre ! En ins- tituant le sacrifice de l'autel et en me choisissant . vous saviez combien d'atrocités impies et d'attcmtats sacrilèges riez à essuyer siècles. ou du moins. le double A cette pensée. la pratique il ? Quand s'enchaîna les dans l'eucharistie par les hens de son amour. ni vous empêcher d'accomplir à mon égard ce prodige de charité lâcheté dans : et moi je ne trouverais que il^st question de mon cœur. votre gloire. vous seriez abreuvé de fiel et de vinaigre . d'avance pour en être l'heureux ministre viez par vous sa- combien de tribulations il vous faudrait pas- ser pour arriver jusqu'à moi . Sa tendresse pour : nous triompha de toutes ses répugnances fut accepté. quand ! vous payer du plus juste retour fié \ms m'avez sacriet je vos consolations. balancerais à vous sacrifier mes délicatesses . une perspective si effrayante n'a pu refroidir votre amour. dans cet exemple du Sauveur qui nonet à la seulemeul se dévoue aux supplices mort mais prolonge sion au et perpétue en quelque sorte sa pas- milieu des hommes .

foulé aux pieds. même par un p. sensuel . crucifié. gibets et des bûchers Il apprendra à mourir à lui-même suivant l'avertissement que lui en a donné l'Eglise dans la cérémonie de sa consécration Jmilamini qnod traclafis quatpnm morli^ domini. que je . insulté. Personne ici-bas ne doit autant ressembler à Jésus-Christ que le prêtre. personne donc ne doit auà méditer l'euchalui . n'en faisaient des prisons *. cœ mystcrium célébrantes j mortificare membra vestra < Le pieux baron de Renti faut fiue . exi- Ce contraste ne peut être supporté. est fidèle aux leçons qu'elle que les fera pas plus d'état des souffrances . wl ne de quelque des coté qu'elles lui viennent martyrs nourris .— susceptibilités ! 79 — à être Vous avez consenti pour moi conspué. << II comme le ma grain a été jeté en terre la qu'il s y est décom- •' posé feu jeté . vous vous êtes résigné à être en butte à la fureur de vos ennemis mf'connu . » pétri dans l'eau des adlictions et des larmes rôti au feu des ùou- » » leurs et des tribulations . pétri dans . consommation et je me plaindrais d'être oublié pen- dant les quelques jours de terre! et mon passage sur cette une offense légère. donne. moi-même poussière que je pourrisse dans l'abjection. disait dans une de ses extases d'amour . tout cela jusqu'à des siècles . qu'il a été broyé sous pierre . . de ce pain céleste . : . » .rand nombre de la vos disciples. •> sois broyé et rédu*?! à rien par la calomnie et les persécutions . Mais ristie et docile s'il . son ministre et le conti- nuateur de son œuvre tant souffrir. ! moment geant ! et je continuerais à être impatient . leau et cuit au " •> pour devenir dans la nourriture eucharistique je sois . pour devenir le pain de Jésus-Christ comme il est le rnien. une contradiction d'un m'irriterait jusqu'à m'ôter le repos fier .

les pécheurs comme les justes ont auprès de éloigne . Quelle . Il même . il gouverne humble sanctuaire oii il monde. Quelle humilité! de lui tout ce qui pourrait lui donner de l'éclat et voile il cache ses divines grandeurs manité. hélas! à qui? en quoi? combien de temps? S'écoule-t-il une seule heure où il ne soit • Pontif. Quelle pratiquée avec une infinie per! douceur dans cet agneau de Dieu ! Quelle patience toucher. de cet le réside. que toutes les vertus fertion. car dans l'eucharistie Jésus paraît ne rien faire et il fait tout. obéissance se ! est comme n'étant pas. sauver les hommes en versant sur eux toutes les tabernacle et sur l'autel. les simples comme Il les sa- vants. conçu piscentiis omnibus procurelis . sagesse divine. La prudence humaine ne comprend rien à cette obscurité cache la souveraine majesté à ce silence . Les pe- comme les grands.— à vitiis et 80 *. insulter tits Comme ! il se laisse afiprocher Il ne repousse personne. l'exercice continuel de bénédictions de son amour. Glorifier Dieu par ses adorations et ses anéantissements. sanctifier. Il est le Seigneur des seigneurs il soumet. . lui l'accès le plus facile. à ce mélange ineffable de contemplation et d'action. son huil ne paraît point ce il qu'il est ou plutôt et ne paraît rien. c'est là toute l'existence de ftsus-Christ dans C'est le une vie qui n'est . Heu- reuse mort qui le fera vivre de la vie la plus sainte ! et la plus sacerdotale 2° Quelle est la vie de Jésus-Christ dans le trèssaini Sacrement ? C'est une vie toute dirigée par une profonde dans laquelle se . à cette solitude.

porter dignement un si nom il est nécessaire que l'esprit de Dieu le soit principe et la règle de nos pensées.— ses ministres . Ecce 7ios reliquimus omnia et sumus te-. 81 — les dans quelque partie du monde. de dégagement Quelle union avec Dieu ! des créatures prière ! Quellf Elle n'a pas été interrompue . entre qui le mains de présentent à l'adoration des peuples. nous . 6. mobile de nos actions. ou l'enferment dans son tabernacle et disposent de lui vie comme ! il leur plaît? Mais surtout quelle de recueillement. faisant toujours préférer la créature au . repoussant loin de nous cette est une véritable mort ^ Et pourquoi est-elle une : : prudence charnelle. inimica . f)arce qu'elle quoniam. 19. un seul instant depuis dix-huit cents ans et c'est à cette prière continuelle que le njonde doit tout ce qu'il a de bonheur. que nous nous dirigions en tout parles maximes de la foi. créateur ne nous donnant d'activité . dans le langage du monde. une En nous apprenant cette sublime sagesse qui est folie pour le monde. Deo nous sépare de Dieu source de toute vie. 8. 11. l'exemple du Sauveur dans Rom. de silence. . fortune à faire pour celui qui a tout quitté jjour suivre Jésus-Christ sccutL . on appelle sa fortune comme s'il y avait encore une . .. Voilà tale. . ' '- Matth. qui Pnideïitiacarnis mors est mort ? Le grand Apôtre répond parce qu'elle est est l'ennemie de Dieu.. d'industrie que pour conduire ce que. le vrai modèle de et la vie sacerdo- Pour beau le vivre en prêtre .

. mélange adorable de force et de suavité. quel sera son recueillement ! amour pour l'oraison Attende Il ne sera pas si nécessaire que saint Paul lui dise ce qu'il dit tilement à tant d'autres tioJii. qui doit être l'àme de Le ta- silence. qu'au- cune et difficulté n'étonne . toute retirée la vie apostolique. nnli negligere grntinm •. Quelle sera sa patience. nous attire en même temps et nous guide dans les voies de cette vie intérieure. aUende te est. il faut d'abord se posséder soi- même. : inulec~ tibi.. il Il marchera sans cesse en présence du Seigneur. en Dieu . ne travaille . Je suppose un prêtre docile aux leçons qu'il reçoit tous les jours à l'autel habituel et son . at- mouvements de son cœur.. à cette charité courageuse qui s'élève au-dessus de toute considération humaine. tentif à tous les sera prudent et réfléchi dans ses démarches. discret dans ses paroles. ramasser au dehors mille images. la paix qui régnent autour du bernacle nous disent assez que le Seigneur ne se au ser- trouve pas dans l'agitation et le trouble. nous forme à cette charité et pure. in his eslo s'écouler Il ne laissera point son âme comme l'eau par toutes les issues que ouvrent les sens.. qui ne cherche que Dieu. le calme.. confiance vers son but unique le bon plaisir de Dieu. que pour Dieu .H'i Je Irès-saiiit Sacrement. Tim.. la distraire souvenirs importuns qui viendront elle quand voudra vaquer à la prière. son humilité. . qui marche avec fermeté . sa douceur. sa sou- 1. que pour s'apphquer avec succès aux choses du vice ciel et du prochain. Cet exemple. quœ in hœc lui med/tare.

I.— fiiissiori oo aux ordres de la Providence. parfaits dans la foi et et dans œuvres ministros Ecdesite fide opère df^bere le esse perfectos ^ Nous le serons en imitant le modèle adorable qui nous est proposé dans C'est ainsi qu'après sanctuaire. que souvenir des travaux aux- me serai livré. à . . Chrétien je suis prêtre Omnis pon- pro tiomiftibus cousiitaUar Rien ne me consolera aussi efficacement au le mo- ment de quels je la mort. Chrys. des souffrances que j'aurai ' I. Si officium vis exerceie presbyieri far. * S. et l'É- que nous soyons . vilœ nostrœ ^. nous apprend à vivre de sa propre vie de vivifier les . tifex.. *. in ' Gènes.o. » Hier. 3" Le plus grand mallieur du monde dans la tribu que le zèle vînt à s'éteindre sacrée à qui Dieu. nous avoir appris . lucrum annnœ tuœ pour les autres: •'. 13. et alors il nous rend capables âmes en leur communiquant son serait esprit. S. a confié le bonheur de tous les peuples sacerdotes. 3. nous dédans le pouiller de nous-nu'mes Jésus-Clirist ^rand mystère de son amour. - Pontifie. 2. les vertus *. aliorum salutem pour moi. suivant un concile de Milan. serin. : à quibus Mayna et imiyta Dei instrumenta omnium popnlorum pendet bea- tiludof Le plus grand malheur du prêtre serait d'être dépourvu d'une vertu qui tient àl'essencedu sacerdoce Curam frairum nostrorum gerere summa : . Tira. son obéissance le à ceux qu'elle a cliar{?é de conduire L'Apôtre veut ! que nous aoyons ornés de toutes glise les . epist. 9. Hebr..

Et où vont ces aveu- gles ? oii courent ces frénétiques ? sur le bord de quel abîme sont endormis tous ces pécheurs? Toi occidimus quot ad mortem ire quotidiè Upidi centes et ta- videmus ^.-» 84 — . ou n'usant de leurs lumières que pour se rendre encore plus malheureux coupables. leur vie dans qu'il leur crime le et la souffrance ignorant ce importe et plus plus de connaître. le docteur des peu ides pêcheur d' hommes sinon pour sauver des âmes? Il n'aime pas son proIl chain. = S. ni amour du prochain dansle prêtre le qui n'est point zélé. Pourquoi l'avait-il établi son ambassa- deur. 4. Peut-on aimer avec des entrailles de fer? faut en avoir pour être insensible au . maître. triste état d'un si grand nombre d'infortunés le qui traînent . Il y a donc pour le prêtre une * Ilebr. sans avoir à présenter des œuvres de zèle suffisantes pour les ^. » Petr. 10. Greir. endurées pour le salut des âmes il comme au contraire n'y aurait rien pour moi de plus horrible que de tf)mber entre lui mains du Dieu tirant^. de la terre. puisqu'il ne dé- fend pas les intérêts de sa gloire et n'entre pas dans le plus ardeut de ses désirs. puis- renverse tous les desseins que sa miséricorde avait formés sur lui en le mettant au rang de ses ministres. sur quoi fonderait-il l'espérance de partager l'heureux sort des élus dans de la royaume charité ? Il n'aime pas Dieu . de mes péchés Il n'y a ni amour de Dieu. la lumière du monde. couvrir la mulUtudp. . le le sel . 31. en concourant à la sanctification et au qu'il bonheur de ses enfants . 8. I.

il travaille toujours à dissiper nos illusions à redresser nos il penchants. fois. pas si nous étudions avec soin et si nous nous efle forçons de suivre l'exemple que nous donne Sauveur à Tautel. salut or. . Ce sont ces âmes que Jésus est venu . : dans celte vie été dirigé vers chercher sur la terre par tant d'abaissements.— zèle. ministère sacerdotal il continue avec la même ardeur a de charité l'œuvre de rédemption se revêtant lu fait qu'il c'est commencée en de notre chair . questiou de vie ou de mort. L'emploi de sa vie eucharistique est le même que celui de sa vie mortelle. de privations et de souffrances. Depuis dix-huit siècles est dans l'Église. le En s'offrant journellement à son Père. C'est la pensée de leur bonheur qui goisses le consolait et le soutenait dans les anet du jardin des OUviers l'eucharistie . dans du véritable zèle. en nous fait. rappelant ce que Jésus a ce qu'il fait encore tous les jours et à tout instant pourle salut des âmes». . la et la règle la plus sûre pour en diriger pratique. Nous y trouverons et le stimulant le plus actif de notre dévouement au salut de nos frères. à nous sauver. l'amour des âmes qui liers d'autels. grand zéla- Dans [)ar il est toujours le teur des âmes. au sacrement si justement appelé . En premier lieu cet exemple nous anime. est le mémorial de tous les mystères de sa vie et principalement du touchant mystère de sa et dans cette mort tout a un seul but glorifier Dieu par le des âmes. dans le sein virginal de Marie. du Calvaire. descendre sur des mil- comme il le fit descendre une première pour y offrir son premier sacrifice. et 83 — la question du Nous n'en manquerons . La messe mort.

» soin des * Luc. son crédit. rappeler dans un moment solennel ce qu'il a souf- pour les âmes. et quid wlo nisi ut accen- datur les * ? Il se dépense toujours et tout entier pour âmes. il souvenir de sa passion lorsqu'il se met comme vic- time entre nos mains. la fécondité et la vie. sans entendre retentir au fond si de son cœur cette parole qui remua de Pierre . ouvrir le ciel. de ne pas oublier feceritis . car . 49. quand nous l'autel.— le la 80 — ce que le soleil est dans mystère de son amour . il n'a qu'un seuldésir: fermer l'abîme. Comme pendant les jours de sa vie mortelle. le Calvaire : sommes à Hœc quotiesNous cumque fert in met memoriam si facielis. nature. Et prévoyant que son exemple n'enflam. Dans son tabernacle invite à venir il attend les pécheurs. Laisserez-vous périr vos frères. en allumant danstousles cœurs lefeu sacré qu'il est venu apporter sur la terre: Igiiem vent miitere in terram. leur offre ses mérites. le il les décharger dans son cœur Il poids de leurs remords. merait point encore assez notre zèle plus pressante exhortation au il y ajoute la moment même de son nous ordonne de nous immolation mystique . . prenez âmes. sa médiation auprès de son Père. fortement les les et qui fit dans tous temps les pasteurs zélés les » » hommes apostoliques: « M'aimez- vous? m'aimez-vous plus que les autres? Paissez donc mes agneaux. paissez mes brebis. et. 12. n'est-ce pas nous recommander de leur salut le ? Est-il vivement dire la le soin possible de messe avec si recueillement que demande une action entrailles sainte. répandant partout la lumière.

efficies . de ce que je et soutTrir pour votre âme ! Vous apparemment. dans tout ce qu'il entreprend pour le faire connaître. à saint Jean-Chrysostôme SUmsi mensas pecunias eroges verteris . que tous matins. quàm si omniafiidin careant ut rat/'onaJps ores rectè cufenlur . qui ne comprenait pas son zèle la « » » j) et ne pouvait s'expliquer il raison de tant d'efforts. notre zèle par l'exem.. je vois mes mains le sang » adorable qui a été répandu pour vous sauver. après la consécration du cabouillonner entre » » lice. lui écrivit un jour : Vous vous étonnez de ce que voudrais faire i«2. qui ad plus tamen ejus amorem : plurimos trahit. à saint Laurent-JUstinien : JSihil tàm Deo gratum U\e acœptumque npnd Denm est..— » « 87 ~ je suis pour qui vous savez que oserez-vous mort? Conunenl mo parler de votre le amour si vous ne » désirez » » que faiblement cher?» Et : bonheur de ceux que j'aime avec tant de tendresse et dont le salut m'a coûté si voilà ce qui a fait dire à saint Cyrille d'Alexandrie Exhncloro agnnscimt fidei ma- gUtri non aliter ne siimmoPaslnn gratos fore.norez je fais. quàm pro viribus operam dare. Un i)rêtre fervent s'employait avec une sollicitude extrême à la sanctification d'une personne. Quelle pureté dans ses motifs aimer et glorifier ? La chair et le . ut : homines reddantur meliores . à saint Grégoire In amore major. cou- animam. En provoquant en excitant . hoc maximum amicitiœ ergà Christum argumentum. de vue personnelle. ple qu'il dirip:e. t-il nous donne à l'autel Jésus ! le règle et le Se cherchelui-même en cherchant la gloire de son Père ? Y a-t-il quelque mélange d'intérM propre. ou du moins vous les oubliez.

lo. !2. Pasteurs. du moins il en sa présence. de rang. priant pour eux et leur offrant son amitié! Quelle persévérance dans son amour. jours plus sur la douceur que sur l'autorité sur la « n. quelles aimables condescenles moyens qu'il pi end pour ! les retirer il du péché et les assujettir à la grâce ! sinue doucement dans les cœurs Comme s'inComme se fait il tout à tous pour les gagner tous à la vertu et au bonheur! ne les Éteint-il la mèche qui fume encore? Re. aucune ré- pugnance à vaincre . bute-t-il les pécheurs S'il et les plus grands pécheurs ? les souffre admet pas encore à sa table. dans son zèle. tant de fois dédai- gné. étudiez-le. par rapport au troupeau qu'il a bien voulu vous confier. de fortune. étudiez ce modèle l'amour de Jésus pour les âmes passera de son cœur ! . dans le vôtre. et pour leur être vous compterez tou. sont-elles pour quelque chose dans son dévouement pour dances dans les âmes? Quels ménagements. âmes. entrerez. les considérations humaines. dans les sentiments de saint Paul à : l'égard de ceux qu'il avait enfantés à la foi Ego avtem libeniUsimè impendam et s^tperimpendar ipse pro animabus vestris : Ucet plus vos dil/q''ns minus . dillgar '. .— 88 — les distinctions sang. Combien sont venus Tou- trager jusqu'aux pieds de ses autels. vous les aitant merez ces brebis aimées du Fils de Dieu vous . Cor. Aucun travail ne pourra vous coûter à entreprendre. demeuré inutile à l'égard d'un si grand nombre prêtres. aucun sacrifice à faire. sans qu'il se soit vengé de leur audace sacrilège autrement qu'en . lorsqu'il s'agira de sauver des utile. de caractère.

quantum amat -. loin de vous abattre. Ajoutons qu'il ne tiendra qu'à nous d'y marcher à grands pas véritablement tout puissants. • Gant. fois vous ne vous lasserez jamais. à vivre et à vie si communiquer aux âmes . renouvelant tous perpétuant son immolation dans nos par ses exemples la sanctuaires. Chrysos. (Ju'il . à l'aide des secours qu'il nous offre à notre plainte. Cent vous reviendrez cent fois repoussés : avec plus d'espérance Omnia sperat. con- Tout en attendant le moment de et la grâce. vous le hâterez par vos prières par vos termes. votre compas- sion pour eux s'accroîtra de tous leurs torts à votre : Tanlîim quisque portât. Vous vous résistent. nous . II.— industries d'un b'J — patience que sur l'àpreté d'un zèle précipité. y aurait d'injustice et de blasphème dans si nous osions adresser au Maître généreux. en nous apprenant à mourir. C'est ainsi les jours et que le Fils de Dieu . frances de Tapôtre tés les contradictions et les difficul- sans cesse renaissantes. joindrez la constance d'un amour aussi invincible que les la mori^fortisut morfi Persuadés que succès de l'apostolat sont en proportion des souf. qui veut bien nous appeler ses amis. fortifiant votre enflammeront votre courage en fiance. . 6. excellente que nous avons reçue de lui. et aux amour actif comme la flamme. égaril s'ils iriez au besoin chercher les la brebis égarée jusqu'aux portes do l'enfer. l'ault'l. Si pécheurs vous outrap:ent. aplanit à tous ses degrés la voie de la sanctifi- cation sacerdotale. » S. vous dilectio *. 8.

que lorsqu'il nous voit remplir. l'efficacité il nous la rend facile des secours qu'il nous a préparés.. avec tout le soin et toute la rehgion dont nous sommes capables. S'il nous impose l'obligation austerus d'une sainteté peu par la multitude et commune.. selon l'expression de Jésus-Christ cette lui-même. « Luc. Non. Jésus-Christ habitait dans nos cœurs : selon le désir du grand Apôtre Det vo- Christum habitare per fidem in cordibus le divin veslris . pleine. .. 1. pour consommer de ses dons mais jamais il . 21. sed amicos le * . le reproche il au sien mauvais serviteur dont : est parlé dans une des paraboles de l'Évangile Homo es. si nous étions assez avancés dans la amour pour comprendre avec mirables dimensions de tous les saints les ad- charité du Sauveur et à notre égard sanctis las et : Ijl possitis sil cnmprehendere cum omnibus sublimi- quœ lalitudo. 1H... et * Joan.3.— m — jam non dicam que faisait vos sercos. l'auguste fonction de sacrificateur. C'est bien alors qu'il verse dans notre sein.. 1!). foi . Oh! par la bis.0. grand ouvrage de notre sanctification Jamais Dieu n'est avare n'en est aussi prodigue envers nous. prnfimdnm^. et qu'il tient pour nous en réserve dans les trésors de sa miséricorde... entassée . de quelle consolation notre méditant la âme le serait remplie en les immenses res! sources que nous offre messe. Dieu ne prétend point cueillir où il n'a rien semé.. ' Eph. 19. débordant bonne mesure. Ne parlons que de si la messe. et longitudo. toi lis qw^d non pomisti et métis quod non seminusti^.

O. . gllaiam tel ? et supereffluentem^. 6. Une communion. et quid pulchrum frumentum eleclorum etxinum (jerminans virgincs - ? c'est tout . A l'autel nous recevons un sacrement saint . chissant de tout lui-môme car en se donnant . Nous recevons un sacrement nous oiTrons un Nos louanges prolongées pendant toute . devenir un grand saint communier tous jours. où donc les trouve- rons-nous ejus. sans s'élever à la pluséminente perfection et ! Qu'y at-il de bien dans a-t-il la source même de tout bien. r. que ne porte avec lui dans un cœur le froment des élus? Et le si nous ne trouvons pas dans vin eucharistique le principe et le la germe de l'innocence plus parfaite. nisi ? Q«t^ bonum ejus. l'éternité seront insuffisantes pour reconnaître diqu'il gnement tout ce ces deux actions serait-il y a de grâces . pour nous dans prises séparément comment donc elles possible d'exprimer ce ? que réunies renferment de célestes trésors l'' _ . et coa- à Tau- sacrifice. en quelque sorte. qu'y de beau dans ce qui ravit les anges. tout ce qu'il est devient notre propriété.. 3K. » Zach.de luuto pari. sur l'im- • Luc. le plus sanctifiant de tous sacrements celui qui contient en réalité et en substance l'auteur même de toute sainteté. que nous avons reçu de lui Après un présent si magnifique notre domaine s'étend. et Mon les Dieu! peut-on communier. un Dieu nous enriil ne tout ce qu'il met aucune restriction à ses largesses a. meiimram bonam etconferfam Que faisons-nous . mais lequel ? les Le plus .

dare ne^cimt habuif^. Just.35. » » » me dire comme à l'aveu: gle qu'il rencontra sur le voulez-vous que je chemin de Jéricho « Qug vous fasse ? Qu'attendez-vous ? de ma tendresse? Que désirez-vous je descendis sur la terre . quand un Dieu vous vos maux.? » prêtre. profondeur impénétrable du mystère de son j'ai amour! Quand ciel. in Joan. . f^apieniissimu^. Laur. * "^ Aug. cùm sit ditiss'mus plus dure non ! ineffabills diqnitns Conditoris ô stupor ? quis indicibilis charitatis ! Quis non contremiscat ^ non eurn exultatione mirefur ? Vous avez crements et toutes ses grâces. 8i.inensité de ses richesses et rinfmité de ses perfections. la célestes bienfaits. : me donne Quid maguérison de tous disposition M faciam * . vous possédez « S. par les autres Dans les autres samoyens de participer aux aux ruisseaux. venu du Jésus est à moi tout à moi . vous puisez l'eucharistie . sa divinité aussi 1 bien que ^on humanité. Parlez ! Lorsque en m'incarnant le » » dans le sein de Marie ce fut pour aujourd'hui c'est à vous que je tibi vifi monde entier. S. de Euchar. plus . pauvre. le pain vivant. . dans source elle-même. vous par la divine commu- nion plufi : Audeo dicerequhd Dem.Luc. quand ? met à votre les inépuisables trésors de sa puissance et de son in- compréhensible charité Jésus-Christ. cîim . cùmnU oninipolens sit dare nnn poluH . Tract. mangé . tout est à Grâces mérites vertus de . S. Si je sais qu'il est écouter lors- venu prendre possession du sanctuaire de je l'entendrai mon ame. 18. resterez-vous offre la il lade.

et dans tous nelle. Vous avez « « ses mérites. le cœur adorable de Jésus. ciel ce cœur. et ne qu'à vous d'ajouter: tous vos mérites m'appartiennent. les temps. . à espérance qui anime. crainte qui enchaîne les passions. n'ont formes di- verses. cette heureuse communauté de biens et de vie comparée par Jésus lui-même à celle que la foi nous découvre entre le Verbe éternel et la première personne de la Trinité Vkopropler Patron. . Verbe incarné et toutefois les retient son humanité l'une et communique : l'autre sans réserve a l'àme qui le reçoit àme fordit a tunée. toutes ces grâces ses élus. où le salaire « Joan. que Dieu emploie pour la sanctification de qu'un seul et et même principe. principalement dans ce mystère que le entre Fils de Dieu et l'àme qui le reçoit . Lumière qui éclaire force qui soutient."iS. 6. vous est donné dans IcT sainte communion. et qui manducal me et sacrée : ipse vivet propter me *. qui par suite de cette union peut en quelque sorte dire au Sauveur ce que lui-même . son Père : tout ce qui est a vous est a nioi oinnia tua ! mea su)il^. * Joan. l'eau qui jaillit à la vie éter. 17. sans communique tout son verbe : de même dans l'eucharistie le et sa divinité . rien perdre de son être infini. . qui est De même que le Père. le entier au Fils. onc- lion qui console.\):\ soul'cc ilUarissable . 1C. » il Pouvant dire au Sauveur tient : vous êtes à moi. » Car c'est s'établit. qui fournil à l'Eglise entière. (Jue cette [)ensée est consolante Ouvrier négligent je ne vois arriver qu'avec effroi ce dernier moment de la journée . vrai trésor du et de la terre.

proprier.où vous communi- que les divines clartés que son Père lui a données à lui-même ego claritatem quam dedisti mihi dedi . . sur quoi fonder mes ? droits au royaume vous : des élus ? Sur quoi . unie la . et tel ! que vous désirez? La à justice vous plaît ? . quelle que ma petitesse et mon néant. tout resplendissant des vertus de Fils. con- sidérez la face de votre Christ. . Ah voyez donc brille » » » de quelle justice de quelle sainteté mon àme . je ne suis plus indigne que vous abaissiez la » » « » moi majesté de vos regards. quelque humiliant que puisse être le souvenir de mes péchés sans nomDieu ! » bre sur . « Joan. . 22. qui sont à vous quand vous avez eu le bonheur de com- munier. mer de son la sorte. Hélas! que peu (Je bien. l'àme de Jésus-Christ. et encore ce peu que comvie ! ment Tai-je fait ? Que de temps perdu dans ma Où y trouver des titres aux récompenses du ciel ? Serviteur inutile. . Jésus est en vous. de votre » la charité voilà ce que vous cherchez ' Joan. gloire douceur.'IT. et qu'il ne tient qu'à vous de vous apbienheureux son Père est Enfin vous avez ses vertus. soit et dites avec confiance » » « Seigneur. comme ils ego in eiset tuinme *. 17. qu'aimez-vous que vous ne l'aperceviez en moi le . m ne craignez point de paraître en présence du Dieu trois fois saint vous voilà si je puis m'expri. Dans le moment où en lui. 23. le zèle I^'inno- cence.— fail 04 — j'ai j'ai fait tlonno est proportionné à l'œuvre. Levez le front avec : un saint orgueil. l'humilité.. mon àme Rassurez- sur les mérites infinis de Jésus-Christ.

dans le fro- ment des élus et dans le vin eucharistique. moi ? » y a plus encore . frumenlo *. vous parer devant Dieu du manteau royal des vertus de Jésus-Christ. rable CŒ'ur dans le vôtre . et c'est à l'autel qu'il nous le montre . 37. gratitude la pénitence de Jésus. 27. il vous en donnera l'habi. mille autres sont en ces vertus je » moi. ni assez n >/ d'adorations pour vos grandeurs ni assez de re- connaissance pour vos bienfaits tisfactions offre les . me plains plus de n'avoir à vous offrir . . puisque je vous . Ce qui vous lui Il . elles feront de vous un autre lui-même lui le et vous deviendrez avec sances de son Père. tude point d'obstacles aux desseins de son et ces divines vertus s'écouleront de son ado. me plains plus. digne objet des complai- notre extrême fra^nlité Pourquoi nous effrayer à l'excès au souvenir de ? Dieu nous a trouvé un appui qui nous rendra inébranlables si nous le voulons . ofïrc le mien et le dans ce précieux moment. ot voilà co que vous Oui . puisque possède » » cœur inOniment Je ne parfait de votre adorable Fils. après* Ne mettez amour. Je ne . ni assez de sa- )) n » » pour mes hommages offenses la . puisqu'il m'est donné de vous aimer par le cœur de l'Homme-Dieu. beauté ancienne et tou. plaît souverainement en pourrait-il ne pas vous plaire en .» )) dans un cœur. ce n'est ni pour quelques ins- tants ni comme la d'un vêtement étranger que vous communion. n jours nouvelle de ne pas vous aimer autant que » n » vous méritez d'amour. etvino stabilivieum « Gen. pouvez. .

luminatio mea Dominus Dieu protector vitœ meœ. 26. . solide. mea.-- 96 ^~ cultés Sans doute notre ministère est rempli de diffinous rencontrons à tout instant des circons. sent pas de vermisseaux. non pascitur ko vermibus. substantielle et nous faut une alimentation . occupations Il nous usent insensiblement. si ce de Jésus-Christ pas . « Ibid. le Seigneur se sains notre lumière et notre il- qu'avons-nous donc à redouter? Dominus . fait Mais quand salut. notre ministère soins qu'il qu'il entraîne demande nous épuisent. pour ré- parer nos forces entretenir en'nous cette vi- gueur apostolique nécessaire à l'accomplissement de nos devoirs les aigles et les lions ne se nourris. des ennemis à combattre. 1. . sensit. Le pain que nous . le monde démon pour nous est laborieux. à quo trepidabo^P Un et le n'est-il la ? pas plus puissant pour nous sauver que chair. tances embarrassantes partout des pièges à éviter. I . quem tlmebo F Quand il veut bien être lui-même le protecteur de notre vie qu'est-ce qui peut nous causer des alarmes ? et * . 2. Mais aussi où prendrons-nous cette énergie céleste que réclament nos travaux n'est à la table et nos épreuves ? . V. les les perdre Sans doute. y mangeons des forts ? n'est-il en toute vérité le pain N'est-ce pas lui qui donnait aux martyrs cette constance héroïque qui lassait la patience de leurs bourreaux? : Saint Augustin a dit de saint illo calice Laurent Hlâ came saginatas. ebrius tormenta non * Ps. des obstacles à vaincre .

Gl. c. opus '.factl diabolo : lerribiles^. 7. Î2. quelle dans la abondance. '6 . ad pop. qu'enivrée des plus pures délices. 91' -^ noire ministère est plein d'aet mertumes tions . ^ Bona. le et. qu'il est même ' que celui de la croix. d'ennuis . nous sa et nous aurons phète : lieu de nous écrier avec pro- Calix meus inebrians qaàm prœclarus est * / Voilà pour le sacrement que nous recevons dans la célébration des saints mystères. nous avons déjà le avec le concile de Trente.— Sans doute enfin . 57. 2° Quant au dit sacrifice que nous y olTrons . tendres épanchements du rien ne contrarie en cœur de Jésus-Cbrist que liberté d'action le roi . et perd souvenir des peines et des joies cle la terre? SuavUatem hujus Sacramenti nullas expri. Sa valeur est infinie . et de dégoûts. Thom. que le voudrait saint Jean-Chrysostôrae tain qvàm leones ignem spiranlp^. 6. ne nous en prenons qu'à nous-mêmes fectus in cibo sed in ^'on est de- sumenle ^. de contradicn'a-t-il ? mais à cet égard encore plaisirs Jésus pas pourvu merveilleusement à nos besoins A sa table. * Ps. quelle puissance de moyens pour sa sanctification participation quotidienne au ! sacrement de nos autels tel Si nous n'en sortons pas . 5. N'arrêtons plus les . inere sufficit per quod spiritualis dulcedo in suo fonte guslatur ^ Qu'il y a donc de ressources pour un prêtre. • Homil. ! que de saints pas là pour une àme pure N'est-ce le principalement qu'elle goûte combien est Sei- gneur elle doux. s. n.

nous sommes députés devant nom de l'Église universelle pour y porter les hommages et y plaider la cause de toute créature nous montons à l'autel comme trône de Dieu . Ce sont ciale là les effets généraux du saint .• Deo . l'homme pubhc se dévoue tellement au bien public. defmictî fidèles liberantur *. débiles refocillantur. de Euchar. serm. lœtificantur cuniulantur mérita -clrtutes. Chose étonnante le . mais ce que nous oublions trop . de la terre et de ce monde in- visible qui tient.08 son toute-puissante . s'ils existaient Nullus profectà valet hiwiano explicare eloquw . diaboli machi- namenta superantur. comme . envoyés du ciel . qu'il se reprocherait de * s. notre seule Nous savons qu'une messe que suffisante pour sanctifier et sauver des milliers de mondes. el'ticacité : pour apaiser Dieu impétratoire . si semble qu'étant d'un intérêt si chargés d'une mission général . sacrifice . étendue et il devrait nous être défendu de songer à nos intérêts particuliers.. le purgatoire. sanantur (zgri. c'est la part très-spé- la part immense que nous avons à ses fruits en notre qualité de prêtres appelés à l'honneur de l'offrir. facinora remittuntur augentur resecantur rltia... erigunlur lapsi. jvstus autem justificatur adhuc angeli . quelle que soit sa colère oijtenir comme propitiatoire. Laur. . pour ainsi dire.-Just. Reconciliatur quippè peccator .. au . lia quanta ex cjusoblatioiie. pour de sa libéralité tous les soit genres de grâces et de faveurs. spiritua- exuberent dona. quelle que indignité personnelle. le milieu entre il la terre et le ciel. quàm serait plus : locuples fructuH. .

de nos négligences multipliées. 11 en va tout autrement pour la prêtre dans la première. à ses propres besoins. Ensuite . avant tout. ut tem. mais on commande de à lui.— ne pas s'oublier (Je \)\) — qu'il fait le lui-iiièiiic dans ce au nom tous. avant de parler pour ses frères. le retrouvons dans toutes les parties du sale toujours . pro innumerabiiibus meis. plus noble. premier dans les hommages rendus à Dieu le prêtre est aussi le premier dans les bénéilictions et les bienfaits reçus en échange de .. in illifi.. Nous crifice .. tous ceux qui appartiennent par la foi participeront au trésor de ses mérites. même après que nous les avons glifjentiia purifiées : Suscipe. ad saluvitam œteniam. C'est donc . sancte Paler. lui Non-seulement on penser lui permet . la plus sublime de ses fonctions. etoffensionibus. Tel est l'ordre prescrit par son Église. je songerai à la fléchir en faveur de tous les assistants et de tous les fidèles vivants et morts : Sed et pro omnibus fidelibus christianis illisprofîciat m- tis atque defunctis. peccatis . à son indigence. et la lui sang mort de Jésus-Christ. les plaies. etne- Quand j'aurai fléchi en ma faveur la divine clémence. Remarquons bien mihi et mihiet : Le salut et la vie éternelle pour moi : voilà ce que le solliciteront. le sacrifice qui est oiTerl pour le monde entier . l'est tout particulièrement pour celui qui l'offre.. pour la rémission de nos innombrables pochés si de nos offenses. les larmes. que nous présentons d'abord à factions surabondantes du la justice de Dieu les : satis- Sauveur immolé les pre- mières gouttes de son sang seront réclamées pour effacer de nos âmes tout ce qu'il pourrait encore leur rester de souillures ou de taches légères.

pour opérer près le le commandement de la miracle de transsubstantiation du vin en son dit et fait sang.— ces à la très-sainte Trinité oculis tabile. mes ministres de tous j'ai » les lieux et » » de tous les temps. qui pro vobis pro muUis » effundetur in remissionem peccatorum. c'est . Prenez et buvez. « C'est pour vous. nous disons Prœsta ut sacrificium. ce que la foi a peut-être de plus consolant pour le sacerdoce. Mais voici ce qui doit encore nous étonner et nous toucher davantage. miserante. et : continue d'offrir son sang sur l'autel vnbis.quod tibi tnœ majestaiis indignas (Mali. donnons une attention particulière à la formule que nous employons. d'aJésus-Christ. c'est pour vous que m'immole . un prêtre peut. même mihi manière que nous avions dit à l'offrande et illis proficiat. par qui dessein d'amener les hommes à la connaissance de je mon en- nom . l'entendons pro wbis et pro muliis . prnpiiiablle.il les répéter ? « sans être rempli et de » » la plus vive reconnaissance . . mes apôtres.nous les apôtres à table . sit. En terminant messe. Ainsi . Nous bien . . chefs de mon peuple. voilà deux classes de personnes parfaitement distinctes que Jésus-Christ pour qui pro » il avait en vue dans sa passion. mihique et sU accepet omnibus. Le prêtre fit dans ce grand moment ce que dit et le Sauveur dans l'institution du divin sacrifice. Reportons-nous par la pensée à cette première de toutes les messes. et représentons. pour vous. pro quibus ilLud obtuii. ceci est mon sang . rangés autour de leur bon tous les héritiers de leur Maître c'est à eux et à caractère sacerdotal qu'il adresse ces admirables paroles . mihi omni- bus propiiiabile de la . le : 100 — la hommages.

ainsi. dans ce beau discours sur la cène où tout est la plus attendrissante charité si . . Préparation au divin sacrifice. qui credituri sunt par verbnm eonun ressentions les premiers cri . et. ressort assez Nous n'avons point à en prouver la nécessité. ait prié spécialement. par croiront en les travaux de votre » >) zèle. Il et -20. Je . et qu'il croix a fait répète tous les jours dans avec de nos sanctuaires.serim . la sainteté nous est aussi facile qu'elle nous est indis- pensable.. non pro tauiùm sed ^ et pro eis. 114. 383. p. » Ce n'est donc pas assez que notre aimable empreint de généreux Sau- veur. - Joan. moi et deviendront membres Église. célébration quotidienne de la messe. * — Manuel d'un jeune prêtre. Lebrun. CHAPITRE y. elle évidemment de toutes nos réflexions Voyez P. je puis m'exprimer . 1. Convenons-en. pro vabis pro mallh et '. T. 6. il veut encore que nous le salutaire etïet de ce grand la de miséricorde. de mon corps en entrant dans mon » » » n'exclus personne de mon abondante rédemption mais vous. vous en êtes le premier . objet comme vous êtes celui de mes plus tendres et » affections. 17. Pater sancte. p. que son sang versé sur entendre au le silence la ciel..101 ') suite pour tous ceux qui. nomeis mément pour chacun de nous représentants aulern Togo : en qualité de ses eos. mes prêtres.

Signalons seulement un danger redoutable rait où la négligence sur ce point essentiel pourIl nous entraîner. a embrasé le cœur des bons prêtres.précédentes. œoperuistls vos. Qua77i ob cau- sam. *. . Si nous n'apportons pas plus grand soin à nous y préparer. comedis'is non saUati . bientôt .27. dicit Domimis exercilunm P Ce prodige est-il du ciel ou de l'enfer? Quelle en est la cause? La * llcbr. plus sainte action ne sera plus pour nous qu'une action comme une autre. et non estU calefacti Vous avez beaucoup semé . avec l'empire que l'habitude exerce sur nous heureux penchant à qu'éclaire le soleil faire avec notre malattention ce que sans la nous faisons souvent. Vous avez bu au luptés . et quels fruits le . et on pourra nous etinlulisfis une triste mais trop : juste apphcation de ces paroles d'un prophète nastis estia Semiet muUum parùm. vôtre est resté froid et languissant. 11. Nous porterons la faire tiédeur à l'autel. vous recherchez encore les vaines joies de avez mis dans votre sein les le le feu Vous et sacré qui. le privilège de voir l'invisible . n'y a rien pour les sens dans le nos mystères sacrés. comme à Moïse. en ravivant cette foi qui perce le nuage et nous donne en quelque sorte. Vous avez mangé apaisé votre faim pain des anges et il n'a pas il vous a fallu d'autres déhces. et bibii^tis et von e-^tisinfibriati. en avez-vous retirés? . vous avez peu cueilh quelle riche moisson de mérites devait vous procurer la célébration de tant de sacrifices. dans tous temps. in- tisibilem îanquàm videns sustinuit . torrent des pures et éternelles vo: sans qu'elles aient étanché votre soif la terre.

dit saint Paul réaliser à votre vous rempécliez de égard les desseins de son amour : vous restez toujours dans vos imperfections. paradisus deliclarum. vita bonis . qualem se illa prœ- parât Deo. Voilà pourquoi. dans un sommeil qui : peut vous conduire à une incurable léthargie inter cos ideo miilti infirml (. qubd : lalcm se animœ exhibet Deus . où il daigne habiter. l'Esprit saint lui-inùme eut Quia domus mea déserta . manna ditum. et iiauseat anima eorum super cibo isto . Elle n'est ni recueillie . Ideà Christus vt Eucharistià est aliis qwdeni abscon. ni la ornée convenablement . . in quo andiuniur arcana rerba. et sicut est. et quœ non Ucethomini loqui. Panel surit qui ad- mirabiles hujussacricouvivii in se sentiant effectus. quia paucisunt quisr ad illos recipi endos rite dis])n- - I. Aliis rerb est panis insipidus. <:or. 30. ni purifiée. panis anqelorum. ouverte à tous est comme une terre abandonnée voici. pour être demeure du iJieu trois fois saint et pour mériter ses faveurs. dans vos infirmités spirituelles . votre àme. omni carens dulcedine et vitali operatione. ignis cousumens iertium cœlurn. quia nimirîim mors est nialis.- 103 — nous la lait coiiiiaitre: ^ La maison du Seigneur est déserte. Nous avons dit que saint Bonaventure interprète ainsi le texte du grand Apôtre. les passants. Le cardinal Bona en fait à peu près la même apRapportons ses remarquables paroles Perxulgatum apnd sn)ictos Patres axioma est. . quisque erga Deum affectus talem ipsiim erga se experltur. fructusviiœ.léjà et imbecllltfi et dormlunt muUi 2. plication. II.

atientione et apparatu. non faUjens aura. célébrât.q^ii serid cogitent der e .104 nanl . quantum fieri poterit. comme disposition à son sacrifice s\r la vue que dès . . tion à son immolation sur Calvaire il n'a jamais cessé de l'avoir présente à l'esprit. si auguste. om- nium virtutum varietate c'rcumamictas. Toute frir la vie du bon prêtre le sacrifice le prépare aussi à ofIl dignement de l'autel. et dormiunl multi. qui heroici sint. ne ad sancta sanctorum accé- ad altare Dei. qui dignus sit talic »wivin. comedat. Ided muUi infîrmi suntet imbecilles . o. dignus Deo? instante itaque celebratione totis viribus curare débet ut in arà cordis ignem divini amoris succendaf. et tante sacrificio . si ausus introirein sancta savctorwn slneslrepitu tintinnahii- lorum. actusque eliciat diversarum virtutum. Toute du Sauveur n'a le été qu'une prépara. nisi id faciat eâ sotlicitudine . C'est dans cette le premier moment de son entrée dans monde il fit à son Père une oblation de tout luimême. mais comment? Jésusla vie Christ nous l'apprendra. Mortem fuisset olimsumniosacerd'diminabatur Deus. croit avec raison que c'est s'y prendre trop tard pour se dis- poser à un ministère l'exercer est venu. qui non ad typkam lium ejas sed ad Deum ipsum accedit. Il faut donc se préparer. legis Quam ergo pœnam arcani merebitur nocœ sacerdos . . tangal. ad Deum ipsum. conte- nientes^. quand le temps de De miss. le croix. cap. von radians qemmis. ut fiDominum Jesum Christumimmolel.

Tout est en ou témoi^înage de sa requ'il a offerts. o.. semblable à Il fait en sorte ([ue son cœur conserve une pente secrète et habituelle . la il diri£:e tout vers ce ijrand but lui bien dire messe. souffrances. s'était cartait fait une règle dont s'é- rarement. ne laisse ja- mais s'éloigner beaucoup de son salutaire : esprit cette . occu|)ons-nous-en du moins à la fin nous livrer au : sommeil. oh pensons à la messe. ' . d'une intention de demain. pouvons nous en occuper continuellement. l'oraison qui la commence. il fait si du jour. la multiplicité il Saint Charles Borroméo. . Le matin.— Xon-seulement relation avec la le 103 =» saint bréviaire . 83. Il connaissance pour les sacrifices ou pré[)aration à ceux qu'il doit offrir. domum et nous ne tnrlur nidnm ! sibi.. reportons notre esprit et si notre cœur vers la grande de importante action du sacrifice. avant de bon s'endormir sur je m'asseoi- cette pensée rai à la table demain. mais toutes ses actions. l)Iaire à Dieu toujours plus fervente. malgré ses occupations. du grand et roi : EUam cràs cu)ii rege pranniirus siim^. de ne vaquer aux affaires exté- • Ps. i'2. vers l'autel l'instinct qui ramène sans cesse choisi le passereau et la tourterelle : au lieu qu'ils ont pour leur repos Panier inxenii sibi tua. non -seulement Texamen qui termine la journée. qui a une étroite messe. aliaria Domine tir tutum^ et si Pensons. pensée J'ai céUbré aujourd'hui je dois cf^lébrer Il y trouve le motif dune vigilance sur lui-même toujours i)lus active. demain encore. Esth. dès l'instant du réveil. ses études. travaux.

10b


les divins

heures qu'après avoir célébré

mystères.

Soit que nous l'imitions en ce point et que nous

adoptions l'usage d'employer à l'étude de l'Écriture
sainte, à la récitation d'une partie de notre office,

ou à

la

lecture d'un livre de piété

reste depuis l'oraison jusqu'à la

le temps qui nous messe soit que la
,
;

nécessité nous oblipje de nous prêter dans cet intervalle à quelques soins étrangers à cette fonction céleste,

du moins ne la perdons jamais de vue; et ménageons-nous autant qu'il nous sera possible
, ,

quelques précieux
l'autel
sité

moments avant de monter
,

à

pour réfléchir, avec admiration sur l'immendu pouvoir que nous allons exercer sur la di-

gnité infinie de la personne

que nous allons repréque

senter, sur l'importance souveraine des affaires

nous allons

traiter.

compli de cette

Nous trouverons un modèle acpréparation dans le cœur de Jésus-

Christ, animé, embrasé,

comme

il

l'était, la veille

du grand jour où il mourut sur la croix pour le salut du monde. Écoutons l'apôtre saint Jean et entrons bien dans sa pensée Scierifi Jfsus quia omnia dédit
:

ei

Pater in

manus

,

et

qw'a à Deo

exivif et

ad Deum

vad/t, surgit àcœnà... etcœpit lavare pedes discipu-

lorum

*.

Quelle inépuisable matière à de saintes ré-

flexions avant la célébration de l'auguste sacrifice!

Méditons ces belles paroles.
Première préparation du Sauveur à
lation sur le Calvaire, la connaissance

son

immo-

que son Père
mains;
il

lui a

donné

:

tout a été
il

du pouvoir mis entre ses
vous, qui

peut disposer de tout,
ei

le sait, sciens

quia omnia dédit

Pat^r in manus.

'

Joan. 13, 3.

vous êtes sur
le point

107

comprenez, quand
,

êtes son ministro, sachez aussi et

de sacrifier

de quel étonnant
est autorisé

pouvoir vous êtes dépositaire.
dire de
tion, ce

On

à

vous en ce moment

,

avec quelque propor:

que

saint Jean dit de Jésus-Christ lui-même

Omnla
ciel et

dbdit ei Paler in

7nanus.Tous
;

les biens

de

la terre

vous sont livrés

vous voilà

du mis

en état de remplir les vonix de l'Eglise triomphante,
(le

subvenir aux besoins de l'Eglise militante, de

porter

remède aux maux de

l'Eglise souffrante.

Dans
tel

un

instant vous aurez à votrp disposition

une victime

d'une valeur infinie, pour faire de ses mérites

usage, telle application qui vous semblera plus utile
à la gloire de Dieu
salut do l'univers.
,

à la sanctification des âmes, au
prêtre,

que vous serez puissant,
briser,

([uand un Dieu sera, en quelque sorte, soumis à
votre empire
!

Que de chaînes vous pourrez

que de larmes vous pourrez essuyer, ou dont vous
pourrez tarir
faire
,

la

source! que d'heureux .vous pourrez

lorsque tous les trésors de la miséricorde vous

seront ouverts, et que vous aurez pleine liberté d'y
puiser! Disposez- vous donc à vous prévaloir sain-

tement, pour vous, pour les âmes qui vous sont

pour le monde entier, du crédit sans bornes que vous donne auprès de Dieu hostie sans tache
confiées,
1

que vous
désirer
,

allez lui

présenter.

Ne craignez que de
;

que d'espérer trop peu le ciel va v'ous donner un gage plus précieux que tous les biens que vous pourriez demander.
Deuxièma ijréparalion de Jésus-Christ
naissance de son éminunte dignité
exicit.
,

,

la

cona Deo

sciens

qu a
Père

Dieu de Dieu, lumière de lumière, vrai Dieu
;

de vrai Dieu
est égal

il

est sorti

du

sein de son
;

;

il

lui

en tout. Jésus

sait

ce qu'il est

il

sera digne


(le

108

à la-

lui-même dans l'immolation douloureuse
il

quelle

se prépare. Et vous, qui avez l'honneur do
,

renouveler, de continuer son sacrifice

voulez-vous

ne point rester trop au-dessous d'une fonction qui
ferait

trembler les anges
:

?

Pénétrez-vous vivement
représen:

de cette pensée

je serai tout-à-l'heure le

tant, l'instrument

du Rédempteur universel je vais prêter ma voix, mes mains, mon ministère à ce grand et unique sacrificateur dans un instant je
;

serai le souverain prêtre visible, je montrerai Jésus-

Christ à la terre, puisqu'il sera en moi, parlant,

agissant, renversant les lois de la nature et opérant
les

plus étonnants prodiges. Sous l'impression de
,

cette vérité

il

vous sera
,

facile

de régler votre vi-

sage

,

votre maintien

tout votre extérieur sur la

gravité et la modestie du Fils de Dieu, de telle

ma-

nière que vous réjouissiez le ciel par vos dispositions intérieures
et que ce qui paraîtra de vous au une exhortation pour les fidèles et leur
,

dehors

soit

inspire le respect
tout en vous soit

a de
si

si

saints mystères.
si

Que
que
Hic

donc

pur,

religieux

,

si

digne
,

du prêtre adorable dont vous tenez
celui dont fœil

la place

découvre ce

qu'il

y a de

plus caché
:

puisse dire de vous, en vous voyant à l'autel
est

Fdius meus dUectus, in quo mihi benè complacui*
si
;

Sachez

bien Fesprit et

la

lettre

de toutes vos cé-

rémonies
de

apphquez-vous à
les

les faire

avec tant de
d'un
tel

décence, à
prit
foi
,

animer, à

les soutenir

es-

de recueillement et de piété, que Dieu
les assistants édifiés, et le

en

soit

honoré,
la

Sauveur

reconnu dans

personne de son ministre.

Troisième préparation de Jésus-Christ, la connais-

Matth.

?. 18.

109
sauce des intérêts

si

graves dont

il

est

chargé, ad

Dewn
pler

vadit.

Aucun

nuajïe ne l'empéche de conteméclat les infinies perfections

dans tout leur

de

Dieu son Père.
souffrances, sa

Une tend

qu'a Dieu
:

;

c'est à la gloire

de Dieu que tout en

lui se dirige

paroles, actions,
vie,

mort aussi bien que sa
Il sait

ad

Deum

vadit ; tout est pour Dieu.

ce qu'il lui est

d'adorations, d'actions de grâces et de satisfactions.
11

sait qu'il

va se présenter à

lui

comme
qu
il

chef de

toute l'Eglise, et lui otfrir toute l'Éghse dans son

chef humilié

,

immolé

,

anéanti

;

va adorer

pour

elle

,

remercier en son

nom
,

,

expier à sa dé-

charge

et prier à sa place. Voilà aussi ce

ne devons jamais perdre de vue
disposons à céléL>rer. C'est au

que nous quand nous nous
Dieu, à ce
,

même
grand

Dieu que
tueux
si
,

la

foi

nous montre
,

si

si

majes-

si

puissant

si

tendre dans sa miséricorde
,

sévère dans sa justice
,

si

magnifique dans ses
;

récompenses
à ce Dieu
,

si

terrible

dans sea châtiments

c'est

qui ne pouvait être honoré autant qu'il
,

mérite de
et

l'être

s'il

n'avait

un Dieu pour adorateur

pour victime

,

que nous allons,
,

de l'Église universelle

offrir le

comme députés même sacrifice et
que ces
fins si

pour

les

mêmes
si
,

fins.

Ne

faut- il pas

relevées,
tentions

importantes, ces quatre sublimes in-

absorbent nos pensées, remplissent notre

esprit, exaltent notre

àme?

Un

prêtre pénétré de ces salutaires réflexions,

entrera sans peine dans les sentiments de JesusChrist, qui, pour mettre en quelque sorte la dernière

main
ble

à ses préparations et

nous apprendre comment
les nôtres
,

nous devons perfectionner
,

se lève de ta

surgit

àcœnâ

,•

et

ne se bornant plus à s'abais7

^
ser devant son Père
,

110


ccR-pii

s'abaisse jusqu'aux pieds de

ses disciples et de Judas
dea di^cipulonim

lui-même,
!

lavare pe!

Quelle le(;on
;

Quel modèle Leçon

de pureté et d'innocence

en aurons-nous jamais
fait

assez pour approcher de cet autel de Dieu^ qui

trembler les saints!
loi

Ah

!

si

les prêtres

de l'ancienne

devaient passer par tant d'ablutions et de purifi,

cations pour se préparer à leur ministère

eux qui

ne piésentaient au Seigneur que des pains matériels
et

de

vils

animaux

,

de quelle justice devra donc

être revèiu le sacrificateur qui va offrir

un Dieu

vic-

time

?

Quelque bon témoignage que nous rende
effarons par notre

notre conscience, purifions-ia encore; lavons-nous

de plus en plus dans nos larmes
souillures

;

repentir jusqu'aux moindres traces de nos anciennes
;

nous allons célébrer des mystères que

les

esprits célestes osent à peine contempler,
geli vid^îitefi horrescuut
,

quod an-

n que

libère
-.

audent mtueri

propler emicanttm. indè spletidorem

rité

Mais de quelle admirable humihté, de quelle chatouchante ne trouvons-nous pas ici le modèle
!

Modèle d'humihté
des

hommes

,

se

un Dieu qui se met à leurs pieds
;

fait le

serviteur

et leur
,

rend

les
,

services les plus bas, les plus indignes

ce semble

de sa souveraine majesté
tous les soins dont nous

!

Eussions-nous apporté
capables pour nous
,

sommes

disposer à cette divine fonction
à ce qui
la plus

suppléons encore

nous manque de préparation par fhumilité

profonde. Nulle part nous ne
;

sommes

aussi

grands qu'a fautel

nulle part aussi nous ne

pou-

'

Pâ. 42.
s. rhrv:*.

»

de

Suf onl.


votis

m
:

-^
suivons
es,

procurer à Dieu tant de gloire

;

le

conseil de l'Esprit saint

Quanta mngmis

humi-

lia le in omnibus, et airàm Den inreiiiea graliom : qiwniam magna pot^ntia Dti solius et ab humilibas fmrun-atur *. Modèle de charité. Jésus lavant
,

les pieds

de ses apôtres
et

,

qui vont bientôt l'aban,

donner

,

du

perfide qui va le vendre

le livrer

à

ses bourreaux, ne nous apprend-il pas,

non à susmais à

pendre pour un temps avant
étouffer

le

sacrifice,

pour toujours tout mouvement d'aversion,

tout sentiment d'aigreur à l'égard de ceux qui auraient pu nous donner quelque sujet de plainte ?

Indépendamment de
que
l'on peut faire

ces préparations générales

,

dans l'oraison, surtout quand
la sainte
()eut

elle

précède immédiatement
particulières

messe,

il

en

est

de

que chacun

se prescrire à

lui-

même
qu'il

,

suivant les nécessités de son
utile

àme

et le

goût

y trouve. Il est même changer sa méthode, quand on
retire plus le

quelquefois de

s'aperçoit qu'on n'en

même

profit et

que l'àme a besoin

d'être réveillée par l'attrait de la nouveauté.

Nous ne dirons

rien des différentes formules de

prière et direction d'intentions avant la
se trouvent partout
,

messe, qui

sinon qu'on néglige trop d'y

recourir

;

et

qu'au

lieu d'attirer

en

soi l'esprit et la

piété des sainis qui les ont

composées pour leur usage, on perd souvent un temps précieux en penqui n'ont la vertu ni de purifier ni sées vagues d'échauffer le cœur; mais nous rai>pellerons ce que
, ,

rapporte M. de Lanlages dans ses Inatiuctions
siastiques
,

ecclé-

conime renfermant une très-bonne règle

»

Kcrli.a.

2(1.


nière
la

11^


Il était lie

de conduite en cette matière.

plus intime avec l'un de ces
,

de la mahommes de

Dieu, qui

par de grandes vertus et une piété peu
font

commune

,

rornement du sanctuaire
et

;

et

un
le

jour qu'il s'entretenait avec lui sur l'ineffable hon-

neur que nous avons de consacrer
corps de Jésus-Christ,
faire
il

d'immoler

pria son saint
,

ami de

lui
il

connaître

,

en toute simplicité

comment

avait

coutume de

se disposer à la plus divine de

toutes les actions.
la

Nous

allons donner en substance

réponse de ce bon prêtre.
«
Il

y

a plusieurs années, dit-il,
attiré à

que

je suistel-

"

lement

m'occuper de ce ravissant mysdans mes exer-

«
»

tère, qu'il m'est toujours présent
cices religieux. Je sens bien

que

cette application

»
»

ne m'ennuiera jamais

;

l'expérience

m'a déjà

appris que plus je considère ce que c'est que la

» »
» »
ji

messe,

et

l'heureux
,

commerce que nous y avons
j'y

avec Dieu

plus je suis épris d'admiration et d'àles

mour pour

beautés et excellences que

dé-

couvre. Cette disposition habituelle est

comme le

fondement de
)>

ma

préparation,

Je la

commence

dès

le

matin en faisant

mon

fl

oraison, pendant laquelle je suis déjà en esprit à
Tautel. L'oraison, en effet, ayant pour premier

»

»
j)

but d'adorer, louer

et

remercier Dieu
lui

,

.je

corn-

prends que je ne puis

rendre ces devoirs que

»

par l'offrande de l'adorable hostie. Obligé de m'a-

» dresser à sa
« » n
))

miséricorde pour

mes péchés et ceux
le

du monde

entier,
,

puisque

le

prêtre est le média-

teur universel

je n'ai

aucun moyen de

rendre

propice et à moi et aux autres pécheurs, comparable à Toblation que je lui fais du sang de sou

étant à Toraison pour . » M >. » De plus. » 1° Recueillement. ma dévotion et la » ferme appui de ma contlance. office . in remissionem peccatorum. et » cette première préparation au sacritlce je con- » » )) serve ma la récollection autant qu'il m'est possible . qu'elle serve encore à » m'y préparer. avec grâce de Dieu en gardant le silence. à l'imitation de saint Charles et des autres prêtres » ») qui ont de l'intérieur. si ma je prière serait froide la faisais . » » » diverses grâces pour lui représenter il demander à Dieu mes bem'est bien timide.— « » 113 - propre Fils. un extérieur bien doit-elle réglé. je fais tous mes efforts. quand est venue l'heure désirable et " si formidable tout à la fois de monter au saint » » autel. avec la grâce de » « » notre Seigneur. je tàclie de m'en acquitter de telle sorte. qui a été répandu sur la croix. . et si avant de la célébrer il me faut remplir quelque autre fonction du minis- » >' tère sacerdotal. en évitant toute conversation inutile. im- soins et ceux de tout son peuple. si Enfin. Je récite quelque partie de . mon selon . un cœur touché . » » ne par qui est véritablement le » le centre de ma sainte victime. évident que puissante. toujours en union avec la messe l'esprit de l'Église . Après ce premier exercice de journée . qui est olïert sur Tautel . pour y porter trois dispositions qui me paraissent indispensables un esprit : recueilli . Toute notre âme ne la » » pas être absorbée dans contemplation de cet sacrés? abrégé de tous sacrifie peui-il les uivslùres Un prêtre qui » » donner entrée dans son esprit à une pensée étrangère? Quelle vigilance ne doit-il .

nec memoriter di- 2^ Ut anfequàm .harles et notre attention à sa » donne les six avis suivants aux : prêtres qui sont sur le point de célébrer ^° Ut propler erroris ca^wn .B. Je conjure l'Esprit saint de m'associera Jésus-Christ . est. » couronnés au séjour de les anges » Marie surtout. 3° Extérieur. : du monde.(JeS. qui est sur l'autel tout la gloire » embrasé d'amour . que notre union avec Dieu présence. missani legant.Joan. ne respirant que de Dieu son Père. Saint » ('. . Vas insigne devntinnis. Sa bonne composition demande et le salut » » » » « » trois choses religieuse exactitude à faire avec décence et dignité les cérémonies prescrites. in cmone qravior in consecratione gravi^simus cant. pro- nonciation distincte et affectueuse de toutes les saintes paroles dans le maintien que nous avons à dire modestie et les miouvements qui mar. parte gravis. 3° Ut antè. qui in nmni missœ . d'offrir pour » » » « » moi à Dieu leurs célestes ardeurs. Quelques minutes suffisent quand on a fait sa méditation et que depuis on a évité de se distraire. principalement sur ses yeux? Oculis Chriatiim gnatuft est a'^pirere » * spectaturis nihil aliud di- » 2° Dérntion. notre grand-prêtre et très-sainte victime. s° recnlliqant . missam perlegant et singulas partes * s. Où en aurai-je si j'en suis dépourvu « » à l'autel ? Dans la crainte . Hier. . bien fondée d'en avoir toujours trop peu je prie les saints prêtres déjà la p:loire . célèbrent.lU » « pas exercer sur ses sens .

avant la de la foi .mùt- sani non anti'-'pptit ait différant sf^d Hlam horâ eâ célèbrent q'iiœ populo magis accommodât a est. dont il emporte le Puisse-t-il l'avoir pendant qu'il célébrera la le mystère dans lequel constamment présent à mémoire d un Fils de Dieu nous a montré * Abslractus et ilivimis factus. H" Ut celebratio fiât non quad ex comuetudine. ad miss.m ueniine colloquantur. les assistants Rien n'est plus pénile prêtre arrêté pour que de voir les embarrassé. fjrafince. i^ Ut sacrin restihns indutlcu. metumjusqunm . dit qu'il ne voit en eux que des symboles dont la signifi- cation mystérieuse n'échappe point à sa piété.Si 5" parnchifiint. et sed maqyiû qn'dlè . De prîep. Nous avons . dempteur mourant l'autel. sedatè. neqiie hrereant. messe tout retiré dans les hautes pensées et pour me servir de l'expression de saint . tournant feuillets sans pouvoir trouver ce qu'il cherche. . uihil aliud sen- liât quàm Deum. neque loqueyitibus auresprœbeanl. et sa foi vive rend fécondes en nouvelles grâces les prières qui accompagnent une action Il si commune Résouvenir à en apparence. cum attentione devotione. devenu déjà tout divin. salue avec respect l'image du . tran- leniter. . ne voyant ne sentant que Dieu\ le et bon prêtre va se revêtir des ornements sacerdotaux. l'esprit . qui ne peuvent cœur rempli des plus beaux manquer de se fortifier qu'on nous invite à réciter encore par les prières . le Ainsi préparé et sentiments. ut célébrantes neque errent. Bonaventure.— Hà ble 115 -^ prœ^iarataf^ et voiafas hnbennt . nihil aliud videal.

où le peuple at- des nations. avancez ô ministre de Jésus avancez avec confiance vers le désiré le sanctuaire . Les anges vous contem- plent. tout le ciel est attentif. le sacrifice va com- mencer. . puissante vertu qui .— un si 116 ~ la prodigieux amour! Ainsi placé sous la protec. en découle tend . tion de la croix appuyé sur .

Entrer dans récite . jours des pensées de TEghse Serm. nihil cogitât *. ajoute Certè indetotlssimus sa- cerdos. diim niensœ dixincr nisi Chvistuni Jesurn et hune crucifixurn . On exige une grande ardeur de dévotion. combiner ensemble ces deux méthodes. dit Pierre de Blois. suivant le mou- vement de retire : la dévotion et le profit spirituel qu'on en telle est la meilleure manière de célébrer au jugement plus fervents. action de grâces qui doit suivre la célébration des saints mystères. le sens soit des prières que l'on fait. ubl Filius AUissimi Palris oculos immolatur. est Le pieux auteur antf. la dévotion bien entendue s'inspire tou. et d'après la pratique des prêtres les Nous supposons toutefois que l'at- tention aux paroles et aux actions est mise au pre- mier rang . elprudens. soit des cérémonies que l'on suivre pas à pas Jésus-Christ dans tout le cours de sa passion. ad sacerdotes. qui a prescrit avec 56. PARTIE. . quia : Ibi est tota nnstra sains. Sanè sacerdos dévolus assistit. dans l'oblation d'un sacrifice qui renferme tout notre salut et : Magnas ignis dewVoriis dilectionis exigitur. donnant plus ou moins à l'une ou à l'autre. qui ibi non conteritur.SECONDE Ferveur qui duit accompafjner .

pagnent les différentes offrandes : rimus. et entrer dans CHAPITRE ^^ Les préludes du sacrifice.. . . La seconde consiste à réciter quelque prière vocale en s'arrêtant sur chaque mot aussi longtemps qu'on y trouve goût et dévotion. aussi rapidement . celles qui préparent prochainement à la communion. Nos réflexions dans cette seconde partie ne seront souvent que la mise en pratique de cette méthode.. . à éveiller en nous le sentiment de la dans la célébration des saints mystères.. commencent à l'arrivée du prêtre au bas de .— un soin si 118 ~ religieux les différentes formules de la prière et les rites sacrés de la sainte messe. velopper soi-même toutes les autres. communicantes etc. se terminent à l'offertoire et renferment le dans un cadre assez restreint. Ils l'autel .. .. nous attachant de préférence ce qui nourrit davantage la piété. comme on peut le voir dans son livre des Exercices spirituels... Le fondateur de la Compagnie de Jésus indique trois différentes manières de prier. que de méditer successivement suivant la seconde manière de prier de saint Ignace les principales prières du sacrifice celles par exemple qui accompiété . tout ce qui peut plus efficacement disposer l'âme à la grande action ' Rien ne serait plus propre . que nous essenà pourrons les divers préludes et les parties du sacrifice. Ojfedu canon Te i^fitur. Suscipe. : du pain et du vin. celles . Par les dévelop- pements pins étendus que nous donnons à certaines prières on verra facilement comment on peut dé. leurs diverses significations*. Nous tielles allons parcourir.

il en porte si honte . quasi abaqria^i le- coriditus riillus ejus. s'olTre généreusement pu Is n. enfin de pieuses lectures qui l'instruisent l'éclairent et l'animent. un cantique sacré qui l'exalte. I.. qui la met en com. les gémissements de mi- sère qui attirent sur elle les regards de la divine miséricorde.. nos mallunirs. comme lui-même le s'en était rendu coupable. et se termina sur tel . le semble être sur point de re. prosnm tions '. frances qui commença au le sortir du Cénacle Oliviers. de^pectinn. il l'accepte par la compassion que lui ins. qui réveille en quelque .11! du sacrifice : la psalmodie . une prière sous le nom de Collecte... culer d'horreur à la vue de ce calice eflroyable il boira cependant puisqu'à ce prix est notre réS'il demption. Humilié. il en éprouve la douleur Il . . a bien voulu se la charger il les pleure . confondu le accablé en quelque sorte sous poids des innombrables prévaricail du genre humain. pwavinnis eum .. . neque vidimns eum.. dont . il apparaît couvert de la lèpre de tous les péchés du et monde et : Non eut species ei et . pour La messe s'ouvre pour nous comme s'ou\Tit le Sauveur la carrière d'opprobres et de souf. munication d'autant plus intime avec Dieu est faite qu'elle en esprit de charité au nom de toute l'É- glise . trois fois ftirent demande Il trois fois d'en être dispensé.3. sorte et excite son attention Thumble aveu de sa ses fautes qui la purifie . Calvaire : le prêtre au bas de l'au- c'est Jésus-Christ au jardin des Voyez l'Homme-Dieu prosterné devant son Père. aux yeux duquel décor.

ven- » » gez-vous sur votre Fils mais épargnez le cri boni- mes pécbeurs. est si indispensable de l'être pour exercer digne- ment la divine fonction à laquelle il se prépare! Il lui demande justice contre lui-même. comme Jésus à l'end'entendre la trée du jardin. à subir tout ce que d'a- nous avons mérité d'humiliations « et de souffrances. Il prie le Seigneur de prendre sa cause en main il . homme. 3. n'êtes- « Exod. Dieu juste .. autant les tièdes et que sa sainIntroibo ad teté est effrayante pour ceux qui : se sont écartés des voies de l'innocence altare Dei. qui lui font une guerre si imvieil implore son secours contre ce et artificieux. contre cette foule de pensées étrangères ou criminelles et de penchants déréglés portune. Il . qu'il se trouble.• : solve calceamentum de stas terra pedtbus cuis locus enim in qun faut qu'il s'encourage jusqu'à trois fois à la s'approcher d'un Dieu dont bonté console les âmes pures . nouveau dans sa corruption naturelle ab homine et iniquo doloso eriie me. inondez mon âme les » mertume . Voyez le prêtre. » Tel est de ses larmes et de son sang puisque son sang coule déjà dans cette peine arrivé en présence cruelle agonie.. où va renouveler le sacrifice du Calvaire.qualité de victime universelle. « mon Dieu. jusqu'à la mort. de le séparer de ceux qui ne sont pas saints. On dirait qu'il vient voix menaçante qui arrêta Moïse au pied du mont sancta Horeb est^. Il : Ne approp'es hùc . rendez-la triste . . trompeur le qui veut entraîner . réjouit les cœurs pour fervents. 5. Dieu saint . . Il est à il de cet autel de Dieu.

pendant que » le poursuit et l'opprime? psaume. messe son application la plus parfaite. Les anges du sanctuaire applaudissent. . qui semble avoir au commence- ment de . le bon prêtre fait pénétrer ces deux sentiments jusqu'au fond de son âme. du Père de recevoir les adorations de son Verbe incarné et immolé c'est la gloire du Fils d'être lui-même la victime de son Père et le salut du monde. vertus que les lui rappellent encore . à laquelle prennent part les fidèles. c'est la gloire de la très-sainte Trinité que tous les efforts du démon pour perdre glaive qui . l'homme. puisqu'ils vont exercer offrant par eux-mêmes une espèce de sacerdoce. et leurs têtes récitant ce s'inclinent avec la sienne. Le sacrificateur s'est préparé personnellement à la sainteté son redoutable ministère. en . en qu'à le faire le détournant de Dieu. lorsqu'en le terminant il En répète le beau refrain de tous les saints cantiques : Gloria Patri. n'aient servi retourner à Dieu plus parfaitement en Jésus-Christ. C'est la . ornements sacrés dont il s'est revêtu mais il faut de plus une préparation |)ublique. par la ferveur habituelle le de la prière. . etc.— )) lil — vous pas quoi la force de celui qui a l'honneur d'être es » voire ministre ? le Tu Deus furtiludo mea. c'est la gloire du Saint-Esprit d'être le la gloire . Pourle laisseriez- » » » ropousseriez-vous? Pourquoi le deuil et vous dans son ennemi la tristesse . Oui gloire au Père au Fils et au Saint-Esprit. admirable expression de crainte et de confiance. par sou- venir des vertus que Dieu exige particulièrement de son représentant. par de sa vie. immole cette victime le feu qui la consume en holocauste.

frayeur. les fidèles en présence de Dieu tout-puissant. . On les dirait que le Seigneur a fait retentir dans toutes la âmes et * l'oracle qu'il a : prononcé par nisi bouche de son prophète ad quem respiciam. de la religieuse son. et pécheurs à l'excès. la victoire qu'ils ont remportée sur le péché ' is. ad paupercuhim contritum spiritu. et cette préparation se terminera par l'invocation énergique et multipliée de la divine miséricorde au Kyrie elei- Le sentiment qui domine alors dans tous les cœurs est celui de la componction. et digne. -2. de tous qu'à les saints enfin. mier chef de tous les prévaricateurs . qui aime à manifester son pouvoir et sa grandeur en épargnant la la faiblesse et en pre- nant pilté de misère. et tremen- tem sermones ineos P Tous s'humilient et . particulier de Jésus des saints apôtres Pierre et Paul. qui a déployé tant de zèle pour venger l'outrage et le fait à Dieu par le pre. le but de ce dialogue sublime que de Tautel . tous frap- pent leur poitrine en se reconnaissant pécheurs. qui n'a jamais connu le péché et qui n'en est que . mais tous deux pénitents. tempérée toujours cependant par Ta sainte espérance. par son innocence. d'être l'ami . qui ne doivent leur bonheur . l'Eglise établit au bas entre le prêtre et les assistants. excuse. Le prêtre ensuite confessent hautement le . victime et en s'offrant avec Tel est . meà culpâ. plus compatissante pour les pauvres pécheurs en présence de saint Michel. en présence d'une Vierge. . . m. peccavi nimis. pécheurs sans premier. du biende sa heureux Jean-Baptiste sanctifié dans le sein Mère.— lui la 122 — elle. tous deux pécheurs.

sacrif. de toutes leurs fa- par l'abus de tous leurs sens cultés. un mot pas un signe là mais surtout songez. et d'expier leurs iniquités avec les vôtres. répondant pour prêtre. n. vium peccMtorum remissionem quo puriori mente Deo sarrificium olfentut. . Le prêtre implore mUereatur et clémence du Seigneur pour le les fidèles. que. . et orationem misereatur. 1. et mule- tud ejusmndi confcssioue oratione assecAituros sese coufidunt . Ben. Dieu de toucher demandez * Sacfrdos et et minister dicutit confitoor. les fidèles . Alors nous chanterons la gloire du Dieu trois fois saint maintenant nous pleurons nos ingratitudes et l'audace avec laquelle nous avons {)orté atteinte à cette : divine gloire*. Abaissez- vous. Unissez votre nutrition à la contrition de le Jésus agonisant.vous en présence de chés de tout < la Majesté sainte par l'aveu général de vos péchés et des péle peuple .— verselle las! et 123 — ont péché . vous êtes un pénitent public.i. qu'ils hé- beaucoup trop péché. aeu pnpulus pro quo minister loquitur. 6. Confileor. c. où l'Église a tout réglé avec tant de sagesse . misereatur vestri tui . dc miss. . 2. tous les pécheurs. les les demandez grâce pour tous afin qu'il plaise à cœurs inipénitents. courbé sous pesant fardeau de tant de crimes. ne négligez pas . XIV. 'luia mrerdos minister. chargé de les réconcilier avec Dieu par les mérites du sang de son propre Fils. cngHatinne. en ce premier moment. . et. vous aussi. touchant concert des gémissements des soupirs. confondez. verbn la . tous confessent devant Dieu et devant TÉglise uni- du ciel et de la terre. pour prêtre. et de toutes manières. et npere. bien différent de cette harmonie céleste plus tard nous à laquelle demanderons à unir nos voix.

Osculalur sacerdos altare qui lypus est Christi. pour obtenir plus sûrement que vos moindres fautes soient effacées. et : : dit. et invoquez prin- cipalement ceux dont vous vénérez les précieuses reliques. Domine. en baisant respectueusement le tombeau Oramua te. iniquitates iioatras ut ad sancta sanctorum puris mereamnr mentibus intrnire. ah! que vous en avez Si votre âme la sang de l'Agneau n'avait pas blancheur de neige. oseriez-vous franchir les degrés de Vautel et entrer dansle Saint des Saints? C'est toujours sacrifice: « » là ce qui doit vous occuper dans cette préparation immédiate au Otez-nous. per mérita saiwtorum tuorum quorum rdiqulœ hic sunt et omnium sanctorum. mon Dieu . eoque osculo profitetur adhaerere se Christo. vous avez conjuré le Seigneur Sacerdos jjostquàm adstantes ad preces Deo fundendas excitavit : . quod aliquoties in missx cursu itidem osculalur Hoc osculum salulatio quxdum est. Ben. La pureté de nos cœurs peut seule nous donner accès auprès de vous. n. et tune primùm osmlatur altare. quorum reliquiae ibi ser- vantur. . Et sumus . ô . 7.— grand besoin ! 124 — purifiée dans le la pardon pour vous-même. ila solcit : hoc salutationis genus est. oremus gradua altaris conscendens récitât orationes : aufer oramus te. qui propositam quxstionem cur sacerdos accedens ad altare hoc osculalur idemque faciat quotiès ab eo recedicens à nohis. recourez à 1 intercession des èaints . . qucpy . 3. » Aufer à nnbis. ibid. ' Jésus-Christ pénitent * . Domine. XIV. ut indulyere digneris omnia peccata mea II. entre eux et vous la charité rend les biens et les mérites communs mais honorez . connexi sunt sancti c. ut notât Pouget. Vous avez gémi sur votre indignité au pied de la sainte montagne. oui. sicut membra capiti. . nous vous en conjurons les iniquités qui nous dégradent à vos » » yeux. vous vous êtes dévoué avec qui les contient : .

* Huit prêtre fois pendant la messe le prêtre souhaite aux fidèles que le Jésus-Christ soit avec eux. . conferatur. mine. Qtioliès ea dices Dominus vobiscum. optabis intirno ajfectu Er- clesiA Dei et loti lis animabus . en avertissant (jue. Reconnaissons notre t. îi. Dominus vobiscum^. Jésus viendra il sera bientôt sous vos ! yeux.— 123 — . ou de nous les communiquer avec réaveuglement et crai- serve. Bona de sacrifie. misericordiam tuam . les saintes et impatientes ardeurs des Patriarches et : des Prophètes et Cieux. demandé absolution. et malgré l'inclination de son cœur à nous combler de ses dons. vous avez adressé au peuple salut de la paix. id mundo omnem Dei betiedictionem. venant racheter le genre humain et remettre ce pauvre égar^ sur le chemin du bonheur que Dieu lui avait destiné en le créant n'oubliez pas que le genre humain tout entier vous charge de sa reconnaissance pour un si grand bienfait. missaî » c "tb. et imitez dans vos désirs . Vous serez exaucé. . et les fidèles font le : même il souhait pour les très-bon moyen de renouveler . et comme le gage de ce pardon. Vous la voilà monté à l'autel. Mais hélas tant de fois déjà il est venu. de tous. l'attention . per qiiam singuquo maxime indigent. Is. de vous montrer sa miséricorde Ostende nobis. pardon pour tous les pécheurs. enroyez d'en haut votre rosée le que les nuées fassevi descendre . sa grâce la tiédeur des noires l'a toujours contraint de nous tenir fermés les trésors de . A ïîntro'it^ honorez première entrée de Jésus- Christ dans le monde. dans vos mains. Ap[)elez de nouveau le libérateur de nos âmes. juste*. Doindulçjence. 8. le réparateurde nos maux. pour bien otTrir Jcsus-Chrisl Christ dans son faut avoir Jésuset cœur : être animé de son esprit rempli de son amour.

6. 4. de Dieu à s'attendrir sur nos misères son cœur est de prendre misereri. après cet élan de ferveur * Heb. prêtres et fidèles. et ter aulempro personâ Filii ciim dicitur Christe eleison pro persond Spirilùs savcti. S. les suites : Terra sœpè venienfem super . cùm . pitié . elemn. dit Bossuet. proferens splnas ac Iribulos et re- Pour nous garanpour nous guérir d'une infirmité qui nous conduirait à la mort rappelons-nous ce que nous dit l'Église du penchant *. part. Thotn. 8. et d'au- tant plus efficace qu'elle s'appuie uniquement sur pitié son infinie bonté Kyrie. maled'Cio proxima . si simple. d'un cœur qui désire vivement et qui espère ce qu'il désire ^ ? Aussi . cordis. se bibens imbrem. con- tra triplicem miseriam ignorantix culpae et pœrne. dant miséricorde à ce Dieu clément au monde que pour faire miséricorde. avec les affligés de la Judée. tel ad signifi- candum quod omnes persoiise sunt q.. in se invicem. ' ilisericordia petitur dicendo ter : Kyrie eleison . 83. ter quidem pro per^ sond Patris. art. Neuf fois de suite. fait monter au ciel ce cri de détresse et de souffrance ne reconnaît-on pas dans cette répétition le langage . de ce malheur extrême et . ayez de nous En ce moment. subditur Kyrie eleisori. et quia novies repelitur quot ^unt Angelorum chori ^ ipsorum .. cette prière si touchante.— gnons-en pi^nba est tir 1^26 -. in 3. : Seigneur . si respectueuse. : le propre de est cui proprium Invoquons sa tendre compassion et adres- sons-lui. deman. vous pouvez vous représenter toute la nature la humaine prosternée qui ne vient avec vous devant majesté du Seigneur. Kyrie eleifon ad singulas très persoiias mérite in cœlum ereclns dite et riges. oris et operis pro aliis. petens remissionem peccatorutn. l'Église tout entière.

5 . que ce passions sacrifice rétablit . qu'elle a le besoin de faire éclater sa joie par beau cantique dont les premiers mots appartiennent aux célestes concerts. manifesté à accompli sur est rentré renouvelé sur la Dieu le en possession de toute Il est gloire que péché lui avait ravie. et cor nd illos elevahis. : procure dans nelle possession du que ce sacrifice lui assure. L'homme y : . pax Jiommibm que ce dans son union avec Dieu dans la victoire . Anges de ciel . III. la terre le . .'». Dieu y trouve : Gloria in excelsis Deo . le sein virginal le de Marie Calvaire . mais à une condition divine offrande au c'est qu'il le présentera cette moins avec commencement rocibus inigs.\dam. et par l'abolition de l'arrêt que sa justice avait porté contre sa gloire . même plus a re- glorifié qu'il n'avait été offensé et l'homme trouvé en Jésus-Christ plus qu'il n'avait perdu en . tuam . et in .. de son Fils qui répare nos révoltes si dans ses hupaix miliations volontaires et profondes. dans l'obéissance . Bona. c. mê- lez vos chants à ceux du la pour célébrer grand mystère de réconciliation et de la paix. notre terra orgueil. l'homme coupable.ràine est remplie d'une telle confiance. . par la réparation des outrages que le péché fait à la majesté du Seigneur. sur ses l'éter- sacrifice lui ciel. Gloire à Dieu. Gloriain exceUis'Deo. . paix a^ix sacrifice qui hommes! que C'est dans le va être offert cette alHance de la justice et de la paix devient sensible. com- mencé dans lîethléem l'autel. art. qui expient trouve la . de sacrif. ronjunfjfis .

comme des consolations par lesquelles vous soutenez notre faiblesse. ô Dieu dont la Providence pater. Nous vous adorons avec les esprits bienheureux dont nous empruntons le langage et bientôt nous vous adorerons avec votre Verbe in. désir de se rapprocher de Dieu . . Père tendre. cette beauté ancienne et si nouvelle . Adoramus le. nelle s'étend a tout de l'adversité comme de la prospérité. Fils généreux . puisque l'une et l'autre nous vient de votre amour. Benedicimus te.— d'une bonne volonté. Nous vous bénissons de tout . l'homme du Seigneur. qui avez aimé le monde jusqu'à lui donner votre Fils . à vous. Nous vous bénissons. carné et sacrifié. par sa corres- pondance aux grâces du pleinement V homme de à détester . qui bonne. le 128 — . ô mon Dieu : . majesté suet prême. et nos adorations s'adressent à vous. déterminé à éviter la . véritablement et la bonne volonté . et en même temps nous bénissons Celui qui vient en votre nom pour être notre prêtre et notre victime. qui nous avez aimé jusqu'à . des croix par lesquelles vous nous éprouvez. ce dessein de vous met votre louange dans te. nous vous louons. règle unique de toute bonne volonté bonœ volunsoumis en tout à tatis. de vous-même infinies de vos si perfections. très-sainte volonté . cette sagesse plus profonde que les abîmes plus élevée que les montagnes . cette justice cette miséricorde plus étendue que la terre et les cieux. à condition qu'il deviendra sacrifice. à réparer le péché. C'est cette volonté plaire . nous louons cette sainteté si pure. votre seul digne adorateur. notre bouche Laudamm Oui.

» mais l'Église tout embrasée d'amour pour Dieu qui l'a tant ainr. ô Dieu. dans la noble sim- plicité l'un des plus anciens et des • On pourrait dire simplement . miserere nobis. céleste y a quelque chose de de ce cantique . ô roi suprême Vos grandeurs ne vous font point oublier votre bonté compatissante. Glorifîcamiis Gloire. .1^29 mourir pour nous cipe de cet : à vous. Vous mettez votre gloire Jésus-Ghrist nous faire du hien. dans le mystère de notre rédemption. que des avantages immenses qui nous reviennent de ses bienfaits.ôe. glorifier nous es- pérons vous un jour de propter à la gloire que vous gloriam rendent vos élus. honneur. Seigneur. lui et par lui vous nous avez donné tous . . . Esprit de charité. votre grande gloire est notre grand bonheur . c'est source pour nous de toute félicité. prin. Nous vous remercions de nous avoir donné Jésus puisque en les biens *. et votre infinie béatitude ne à vous rend pas insensible nos misères : Qui sedes ad dexteram Patris Il . » La gloire de celui que nous aimons est pour ainsi dire notre gloire son bonheur nous appartient. . et plus occu- pée en ce moment de la gloire de son souverain bienfaiteur. amour te. Nous vous glorifions en ce moment rifier par nos cantiques. : « Nous vous remercions de votre si •j grande miséricorde qui vous est glorieuse . empire et puisle sance au Dieu qui est assis sur nité. à trône de son éler- l'Agneau qui s'immole sur Tautel pour rap- peler les morts à la vie. Gratias agimus tibl magnam tuam. veut que nous lui disions. feu sacré qui allez consumer notre victime. nous voulons vous gloet continuellement par nos œuvres. vous pensez à nous au milieu de vos splendeurs. par un élan de charité pure et généreuse « Nous » vous remercions de votre gloire de votre grande gloire qui brille » d'un éclat si doux. .

zeli . demandons pour eux et pour nous mais au prêtre. noretur^glorifxretur. Bona. gralinrum actionis fidei spei amoris. l'admiration. il est temps de et avec les nôtres celles de toute l'Église. Oremus. JesuChriste. les bras étendus . lui aussi d'ani- mer de vivifier la la ferveur prière publique en suppléant par de ses désirs à ce qui pourrait manquer à lui. jujta meiisum verborum. car ils demander pour eux-mêmes . tu solus allissimus. au Seigneur. comme des embrasé*? du feu divin dont son cœur est IV. C'est à . à Dieu le tribut de nos En payant posé à bien accueillir les faire parvenir . . d'en faire la collecte ei de les présenter . plaidez la cause de l'uni- * Ad Gloria in excelsis niiraberis quomodô peccator in .nous aux assistants. nous l'avons disnos demandes.— glisc. Ces dernières paroles ^ifilus principalement Tu sanctus . tu solaa Dofninus. adorationis. jusqu'au trône de l'éternelle miséricorde. tu solus Dominus. du monde entier. (ensiori affecta caritalis et reverentiic ergà Chrislum Dorninum pronundabis desideraus ut nb omnibus ametur. Après la louange vient la prière. tu solus allissimus. Quelle honte pour vait se trou- dans l'assemblée une àme simple qui priât mieux le sacrificateur) que Debout entre le ô ministre ciel et la terre. 130 ~- plus remplis dVmclion qui soient en usage dans TÉ- Tout y respire et le plus : la joie. lum alios affectus adjimges (audis. Hspc : autem verba Tu solus sanctus. Jesu Cliriste. comme pour renfermer les intérêts . gloriœ Dei . suppliez au nom de tous. terrd aliéna canticum Angclorum canere prœsurnas. ne semblent-elles pas sortir de étincelles la bouche du saint prêtre . s'il ceux du peuple. l'espé- rance ardent amour. en sa qualité de médiateur de réu- nir tous les vœux des fidèles. . Prions. doivent s'unir à nous ce que nous c'est . parlez du Seigneur . hommages. ibid. disons. . ho. petitionis et obsecraliouis.

l'instruc- tion va remplacer la prière. comme nous qui lui parlons qu'il dans la prière. sancti . prenant pour être la règle Un fervent ecclésiastique avait cou- tume de dire qu'il assistait tous les jours à deux excellents sermons. Tripl. cujus festum celebratur. Entrons bien avant dans nous enseigne de notre vie. Boua. . fiât. Exposit. La prière avait succédé à la louange. 7ioslrum . Toutes nos demandes va nous doivent avoir pour but d'obtenir que nous accomplissions la volonté du Seigneur. écoutons-le. des. Dans l'épître il entendait la voix * el tit recogitet Expendat sacerdos verba oralionum. nous voulons nous écoute. Christus se Patri obtulit ac proptereà nd ipsum Patrem liturgic^t precationes diriguntur. sed quia missa npiiesentalio est ejus oblationis qw't . qux magni ponderis sxint quai per illa specinUm misericordiam seu heneficium peà Deo Pâtre. les vérités qu'il .•^ vers et 131 — . per mérita Jesu Christi et pèr intercessionem illius . . V. illa verba recitaredf- ut postulala concédât per Dominum . car c'est lui qui nous parle. ( in cujus nomine petentibus iiihil ueijare soles. lisons c'est si Il la faire connaître. Ad solum Patrem omnes ferè roUectœ directœ sunt paucœ ad Filium nuUa ad Spirilum sanrtum. ) . Xon quia h donum est. quelque multipliées que soient vos demand'être exaucé. Pater clemenlis- . dit saint Augustin . car vous faites retentir oreilles et un nom puissant vous faites parler au cœur de Dieu : pour vous de grands mérites.fime per Jesum Chrietum Filium tuum. et à donn donum non petitur. . losopUantur . quand nous ou entendons lire les écritures sacrées. quasi diceret : (iat. ul nounullicum Durando in sua Rationali phi. leur soumettant notre esprit et les leur ouvrant notre cœur. : hei Quancô dicit Per Dominum fercentHis et majorem quasi vim facere Deo Patri . Per Doniinuni nostrnm Jesiim Christum Filium tuum '. quelque indigne que vous puissiez être par vous-même aux priez cependant avec confiance.

5. «Envoyez.. en les faisant passer bouche impure » Quare tu enarras justitias meas au ? Il est saisi de frayeur. * c. il est son . . ô » » mon Dieu. simples Odèles . de sacrif. Faut-il s'étonner tremble au souvenir de ses fautes. Est-il connaissance vraiment qu'on ne puisse acquérir tres * à l'école de si bons maî- ? Mais le prêtre n'est pas seulement le disciple de Dieu comme les loi . ut cùm Ecangelium legitur. * Vetustiasima consuetudo est . n.. l'interprète teur de sa le fonction redoutable. 49.~ 13-2 ~ utile des Apôtres ou des Prophètes. lex s'il Domini im-i maculata. ut nos purgent et préparent. miss. quia tirpnllutus labiis egosum^. il comme l'était Isaïe Il moment où reçut une semblable mission. quse omnia. ^ » * Sequitur iiutructio populi in fide. ambassaprédica- deur auprès des hommes. per doctrinam prophetarum et epistold per verba Christi in Erongelio per articuapostolorum los fid^i in symbolo. miltuntur. Ps. 5. principalement loi pour celui qui n'a pas toujours respecté cette sainte. convenable : mundacormeum. Bona. .. ' Is. pojnh- . 6. de l'autel n n » vous-même.. il voudrait parler et n'ose : Fœ mihi quia tacui. soyez dans mon cœur et sur mes lèvres afin que j'annonce votre évangile d'une manière digne et . praC" m . 6. envoyez votre ange purifier avec un organe qui va devenir le vôtre le feu et . dans révangile cel de Jésus-Christ. si ennemie de toute souillure. 16. d'où te vient cette et audace de raconter mes justices de profaner les paroles par une » n mon • testament ? . quand ministère? « » il il est sur le point le de remplir ce lui dise : craint que Seigneur ne Puisque de tu es pécheur.

sur notre front. sur notre cœur. 7. Quel fruit peut-on retirer de ces pratiques extérieures. ciim in missd legitur Evangelium .. n. Ben. quae lerjuntur in Evunrjelio. 2. le goût. : Se ipse verà signât in fronle juxtà id quod ait Augustiiius in : Usque adeô de cruce non erubesco. ce signe auguste nous apprend que la croix est la chaire d'où Jésus- Christ a prêché le plus énergiquement les austères vérités de l'Évangile . qui a été créé dans sainteté la . vel manum glndio admoient. . et post eum Garantus Eravgelorum librum signare^ quasi dicat Hic1?rucifixi liber . Herum * liturgicarum. à livres. Ben. afin Nous en marquons ensuiie notre les front. qui étincellent. ut se pro Christi fide parât os e$se déc. c. fnnocentius crucis esti dicunt sacerdotem signù' III. n" 14. la rendre moins indigne de prononcer une pa.. ut non in ocoulto habcam crucem Christi sed in froiite portem tum in ore et pectore juxtà illud Apostoli ad Rom. sur nos lèvres. 7. 3. 1. notre esprit soit éclairé des rayons de lumière. c. c. notre chaque mot. 8 . XIV. pour y faire entrer le sentiment . nous traçons signe de la croix sur lelivre qui les renferme. 141 : . bouche. — Bona. . que tout bon prédicateur la doit être crucifié. XIV. pas moins de respect que le corps même du Fils de Dieu avec . de miss. 2.:V6 Avant de publier le les oracles divins. qui au jugement de saint Augustin ne mérite . vel etiam ipsum é vaginà educunt . Et religiosi equfstrium ordinum. sacrif. . 10 Corde creditur ad juslitiam ore dutem confessio fit ad salutem. dans ce Hvre des pour role . n"l2. notre cœur enfin . que par mérites de croix. pour graver dans notre àme de l'homme nou* la justice et la véritable le burin de la croix les traits veau. la pratique des maximes évangéliques* et après lus stet^ ut significet paratum se esse ad ea Domini perficierida man' data. 7. clarent ipsum profundere sanguinem. Psalm. le lorsqu'on s'en tient à l'écorce sans en pénétrer sens? Imprimé sur le saint livre. 1.

134 — attirer nous baisons religieusement ce dépôt sacré . de la science des cieux il pour en nous les l'esprit et grâces dont est plein . subslantiœ. . Offerimus . avec Suscipe. . . l'Offertoire. Après l'évangile et le il prône. Lavabo inter innocentes Suscipe. qui en est ordinaile rement l'explication. par elle aux fruits que nous participerons abondamment des mystères du Sauveur. ou Toblation en est la première CHAPITRE Le commencement du sacrifice II. pour en respirer en savourer l'onction pour eiïacer par un acte d'a: mour les dernières traces de nos infidélités Per etangelica dicta deleantur nostra delicta. ou l'oblation. . et qu'on tersacrifice. Cette première fraude à Dieu de la . sancte Pater. convient que prêtre et les fidèles fassent la récitation en le commun leur profession au de foi par ou chant du symbole. partie de la matière du sacrifice. fait jusqu'ici Nous n'avons partie. crifice. En le récitant nous insisterons auprès de Dieu pour obtesi don précieux d'une foi vive et pénétrante. mine nir le c'est ainsi toutes les préparations . que préluder au sa. sancta Trinitas. . fralres. le messe contient Tofle mélange les de l'eau prières : et du vin lavement des doigts.ibi humanœ . In spirita humilitalia Veni sanctifîcator . et se termine par V Orale.— lecture . Deus qui i.

Ben. Dans le missel mozaralvbique dont on se servait anciennement dans une grande partie de l'Espagne et qu'on garde encore dans quelques églises de Tolède nous lisons ces paroles.. qui tantôt changements de place du célébrant. quod . de la messe. mouvements divers. encore sur l'autel.-hosùe . membres Il se dé- voue pour nous à toutes de son Père. qui se dépouiller de ses vêtements et présente ses divins aux déchirements de la flagellation. C'est la les rigueurs de la justice même tum hostie que nous offrons : nous-mêmes et quelle que soit notre indignité Quam pure C'est ego indignus famidus offero libi. .. allant de chez Anne chez Caïphe. . Explic. mais qui y sera bientôt * In hdc oratione hostiam quse est super patenam etsi nondùm consecratam vocat immaculatam. sans tache. qui ressentent l'esprit des premiers siècles « Nous vos indignes serviteurs et vos . ibid. du . Au moment faire nous découvrons notre si le calice pour l'offrande Ame doit s'attendrir en pensant à ce Sauveur laisse magnanime tout à la fois et si doux. »quc l'intégrité a fait naître. . Dans les les prières.. n. neque enim ea verba ad panem referenda sed ad corpus Christi. 9. XIV. poutribunaux de Jérupré- vaient nous rappeler Jésus-Christ dans sa passion. . » » » humbles prêtres otîrons à votre redoutable majesté cette hostie sans tache que le sein d'une mère a produite par sa virginité inviolable que la pudeur a enfantée. . immaculatam hustiam qui n'est pas *. : . toire de Pilate au palais d'Hérode et ne recueiléchange oit lant partout quel'ingratitudeet l'outrage en d'un amour prodigue de bienfaits. lectures et cérémonies préparales toires dont nous venons de parler. parcourant successivement les salem .135 T. fulurse consecralionis ri sub ipsius speciem panis subibit. et tantôt ou à l'autre passait à l'une de ses extrémités. c. » Bossuet. . . quod quidem nemo miretur . que la sanctification a conçue . 2. s'arrêtait au milieu de Tautel.

pour mes et pour la tiédeur m'a empêché de l'accomplir dignement pour le mal que j'ai fait. offenses ou négligences et omissions coupables. Père saint. P. oninipotens. Boothan on lit cette explication des trois mots jtéchés offenses négligences . qui n'ont reçu l'être que de vous . ' . pour le bien que j'ai dû faire. vous qui êtes unique de mon Dieu .e les cieux. innocent. Pontife saint. œierne Deus. et ne sont pleinement suffisamment honorées elle les que par une victime qui réunit en mêmes perfections infinies: Suscipe. sancte Pater. . séparé des pécheurs plus élevé qu. l'offrons. . recevez cette of- frande des mains de votre serviteur.— au vie 136 — grand Dieu la même Dieu que nous . pro iniiumerabilibus peccatis offensionibus etnegli- gentiis meis^. à ce dont la sainteté la toute-puissance. Qu'elle obtienne miséricorde à celui tion des Exercices Dans l'une des précieuses notes qui enrichissent la dernière édide saint Ignace due aux soins du R. l'éternité. d'opérer tous les miracles qui vont bientôt fixer sur ce sanctuaire les regards étonnés de toute la cour céleste. la vie principe de toute vérité si ne refusez pas aux mérites d'une hostie pure. de qui dépendent toutes les créatures . rivant et vcrilable. . Je vous infractions ouvertes de votre loi l'offre . . vous seul le possédant par vous-même le . source . le pardon de et mes innombrables pcchés . Dieu éternel. les imperfections sans nombre qui et se sont glissées dans mes œuvres les plus excellentes en elles-mêmes. Dieu tout-puissant^ à qui seul apparpouvoir et de nous remettre nos péchés et . car c'est ainsi que vous appela fit le Sauveur dans la prière qu'il vous entre le sacrifice du Cénacle et celui tient le du Calvaire. Recevez-la. quelque indigne qu'il soit de représenter . pour qui .

2. .. soit point par notre faute une semence stérile mais et qu'il produise en nous des fruits de grâce . in quas scilicet offendere fragilitatem noslram in est. Del vohis spirilum sapii^jiliœ. pro mensurn Inminis spirit. qu'elle fasse des- cendre vos bénédictions sur tous ceux qui entourent votre autel. Offonsioiies. nous d'offrir. «17. culpœ minits propriè diclx seu involuutariœ. de salut cette qu'il soit pour tous le principe et le ga^e de et heureuse vie qui consiste à vous connaître et illis à vous aimer éternellement. .. le Après avoir tracé signe de le la croix sur le cor- y déposons pain que nous venons qui sera dans un instant . Que le sang de cette victime immaculée ne . de toucher jus- qu'aux larmes celui qui a reçu de Dieu ces yeux éclairés du cœur. quœ ad rationem quidem peccati omissionis non pertinrjunt sed in acliones nostras irrepcre easque si minus viliare omnivb tamen imperfectas minusque accptns Deo reddtire soient . le corps de Jésus-Christ. le fardeau des péchés de ses frères. tôt tamque variis vitœ hujus casibus pronum fermé ut per riam salebrosam incedenti fréquenter offendere seu . . . p. croit voir le divin agneau 1 . sur l'universalité des fidèles vivants et morts. tus actinues nostras ornari ac perfici in Dei conspertu deret . impingere vel nolenti accidit. et in titam œternam. Peccata. qui doit i)orter devant vous fardeau déjà accablant de ses péchés. ut mihi profîciat ad salulem poral. 3. Cette cérémonie si petite en appaqui a rence et qui passe inaperçue pour est capable le prêtre peu d'esprit intérieur. et si 137 — si quo vous avez chargé d'un ministère avec le peu propor. * et yratia nobis à Domino communicalœ. . . Illuminâtes ocuhs cordis 8. . 40.— tionné à sa faiblesse. que saint Paul Il désirait si vivement s'é- à ses disciples*. Exercit. suntque profectà innumerœ sive intonlionispiiriM/em fl inlensionem spectes sive modos omnes qui.. intelUqo rulpas propriè sic dictas. Ey)h. Xegligentiae ea.

quàd sicut panis quem mox con- vertcturin corpus Christi. of- hanc hostiam in corpus cor Filii lui œnzerten- dam. Jésus se livrer à ses bourreaux pour être sacrifié * . 1. et le bien de son à lui la va être ma victime n'est-il pas juste que par reconnaissance et par amour. nos faire biens. hostin in ' Quandà patenam cum et manibus accipies. n° 2. Il le salut des âmes . je me donne pour être sur lui la sienne. nous. vin au corps et au sang de ce Fils bien-aimé Offrons-nous aussi à Jésus. et tout ce qui tient. pour n'en . ut ea quoque offers offeras. Ben. ut nos à peccatis redimeret.138 tendre sur l'autel de son immolation. afin qu'il et âme nous dirige par le son esprit. 10. c. comme il va changer pain et le ^. notre vie. 2. Exp. XIV. n. afin qu'il exerce sur moi fonction de sacrificateur qu'il . pones in ea cor tuum Deo omnium circumstantium omniumqtie tuum et fidelium. usage que selon sa très-sainte volonté et toutes ses facultés. hâc intentione. . en union avec le Sauveur. Tripl. à moi. poser de nous et laissons-le dis- comme il l'entendra pour la gloire de son Père. Bona. nous transforme en la ressemblance de son divin Fils. atque meum in lui anwrem transformann'ait dum IL '\ II n'est rien dans une action si divine qui ' lllud signum critcis signijïcat hostiam super crucemponi. me permet d'exercer m'abandonnantà lui comme il s'abandonne me mettant entre ses mains comme il va se les mettre entre fero tibi miennes ? Sanctissinie Pater . ità cor omnium fidelium in ipsum Christumper amorem ' et imitalionem transformentur. ubi Christus Jésus œterno Patri ipse se obtulit.. c. 5. Église. 7. nos corps. Le beau moment nous apparnotre pour nous oiïnr à Dieu sans réserve.

. S'il et quoi- qu'il soit prêt il il le prépare encore. Bominus xobiscntn. image de Jésus-Christ .. soit pour pour leur communiquer dans les les grâces qu'il a puisées pour eux .— un sens très-relevé . perd en quelque façon ses propriétés naturelles. mêle un peu d'eau à ce vin. de se perdre infini il un désir ardent de heureusement dans l'abîme . de même que l'eau. nous participions . réveiller leur attention et leur piété. donnés à l'autel. Il avec la personne du Verbe excite en lui se plonger. il pense à son cœur. m la fin — tout y parle au cœur du bon des oraisons . : prôtre: et ces inclinations de tête en l'honneur delà croix. dépouillée en Jésus-Christ de tout ce qu'elle avait d'imperfections. destiné lui aussi à contenir le sang divin. trésors de Dieu et ces témoignages de respectueuse tendresse. en le baisant. à un calice vivant. de telle sorte que. gloire à en rendant Gloria Palri. principalement à Per Do- minum nostrum Jesmn Chr islam. il du vin demande sonàme. pense à l'union ineffable de notre . pense à un autre vase. S'il purifie le calice avant d'y verser il le vin qui sera changé au sang du Sauveur. . La croix de n'est-elle pas la plus haute manifestation la gloire du Seigneur et la cause de toute l'effi- cacité de nos prières? et ces saluts de paix qu'il soit adresse aux fidèles. nature figurée par l'eau figurée par le vin. comme le Verbe a participé à notre humanité. soit changée en une îjime toute divine. Dieu.. des perfections et des mérites de Jésus-Christ soupire après une intime union avec ce Dieu sauet veur. pour prendre celles elle est comme absorbée .. dont il va verser quel- ques gouttes dans dans lequel qu'ainsi le calice. G/o/m in excelsis Deo.

a pris notre faiblesse et faites que nous recevions sa force. Deus humanœ substanfiœ si : Dieu qui avez créé d'une différentes. 17. formée à votre image. pris nos prévarications. ejus difieri vinUatis esse consortes. si Dieu a merveilleusement pourvu à notre dignité en nous créant. la divinité parce que cette union de l'humanité à faites ne cessera jamais en Jésus-Christ. qui nous autorisent que. union de la participation et de dans l'Incarunion de l'homme avec Jésus-Christ dans . il mon Dieu. ibid. nature à la nôtre * . manière admirable notre nature. matériel et destructible avec une âme simple. vous. Jésus Chrisius filius luus. encore en nous rachetant mirabiliiis reformasti la divinité : union de l'humanité nation. ne soyons jamais séparés de sa que nous : personne divine Danobisper hujus aquœ dignatus est et vini myi^terium .~ nous à sa divinité Ml a 6 140 — . que nous recevions sa sainteté . au banquet eucharistique la gloire . excitabis te totum immergendi in abyssum meritorum atque ad intimami cum Deo unionem '' stupirabis. faites. - Joan. de la sainteté et Cùm misces aquam desiderium Christi . l'homme avec Dieu dans mati in qui » » ut sint conswn - unum ^. humanœ il sub^tantiœ dignitatem mirabiliter condidHi. Bona. 23. . l'eau avec le vin représente trois à dire Le mélange de unions. en a pris un soin plus merveilleux . qui humanitatis noslrœ particeps. M. qui l'avez réformée d'une manière beaucoup plus admirable par l'union incompréhensible de votre . puisque vous si avez uni deux substances un corps » » » » >. im. Cochin paraphrase ainsi la belle prière « . surtout. c'est-à-dire .- mortelle.

. ad Armen. qunm ego indiyiius famulus tuus o'Jero ¥>\ olFraiit le calice. lorsqu'il offrait pain. Rub.. dit • Vinoaiiua modkissima admisceri débet. la le il Christ. l'eau doit être en dit comme un concile. » 1" c'est » tuus. Offerimus Il n'avait parlé qu'en son le nom dans il l'oraison Suscipe. le vin. On comprend petite quantité pourquoi . c'est que l'union du peuple avec Jésus-Christ et la communication des mérites d'un Dieu lui ont donné de la confiance et l'autorisent A re' . -. et dont nom est le annonce lui-même Jésus. l'oblation du pain après avoir élevé les yeux il les avait immédiatement abaissés.: il était confondu par le sentiment de son indignité. Le prêtre le fait pour le calice ce qu'il avait fait pour pain. son reirard est constamment tourné vers Dieu. Jésus Christus. Eugen. ne nous avez-vous pas donné ce douille prodige.— )) 141 — et à de la justice . A garder le ciel. 'i" la fragilité le du peuple le représentée pourquoi prêtre bénit l'eau et non peu- Jésus-Christ représenté par la vin est la sain: teté même et source de toute bénédiction le ple représenté par l'eau a besoin d'être puriûé avant d'être incorporé au Sauveur. » péché. Il l'élève pour le présenter à Dieu. intentù ad Deum orulis. . par la « w vertu de ce mélange mystérieux. afin soit que la majesté du sang de Jésiis-Christ y plus abondamment que par l'eau. III. de vous en par » » demander un plus consolant encore ? C'est de nous rendre. et stalim demissis Rub. FUius noster. notre Seigneur. ccuUs ad Deum elevalis . à la faiblesse l'apparence du le droit. est votre l'image de Fils et substance de son Pore . le cette union ineffable . participants de la divinité de celui qui a porté la miséricorde jusle il » » qu'à se revêtir de notre humanité. IV. » » )) Sauveur de son peuple. Dominus * .

Ulramque verà extendes ad onines fines propter quos hoc sacrificium instilvtum fuit. qu'il y a donc de puissance dans le sacrifice < Bellarmin fait observer qu'on ne dit pas calicem snlutarem. pour qui vient de prier. oblationes feri debent et . et ce pas sous ce rapport que nous avons besoin de recourir à votre clémence. et que sommesnous? méritons-nous de paraître en présence de ! votre divine majesté? Pro noHrà et. ac si tu solus esses in toto mundo sacerdos . Une si sainte offrande. qui a été béni et représenté le calice parle mélange deTeau. summo devotionis fercore hœ . tolius mundi sainte. calicem salutaris id est . qui ciim sint mh'iimi momenti cum stat . . oîais à l'état surnaturel où la va les mettre. aussi bien que celles qui accompagnent frande du pain. Idtô pane jam oblato seorslm procedis ad vini oblationem. Quamris hoc sacrificium unicum corpore videlicet Christi sub sptciebus panis . peuple.. duabus tamen partibus conejusque sanguine 8ub spe'ciebus vini. ne peut mann'est quer de vous être agréable en elle-même. . mon Dieu.• Calkem mluiale calice cette coupe sera dans un instant : du sang de Jésus-Christ lée le calice plleest donc justement appe- du salut. ab hoc sncrificio omnium hominum réflexion salus penderet. et à la tenir sous l'empire de la foi pendant toute la durée de la célébration des saints mystères ? . immaculalam hostiam. mais. ô Tunm dcprfrantes clpmentiam. prie présentement et offre avec lui.. parlant il nom de tous. ris * . La dernière du pieux et savant cardinal n'est-elle point propre à saisir l'àme du célébrant. dirait ca- licem salutarem le sens ne serait pas moins vrai puisqu'il faudrait l'of- rapporter ces paroles. pour qu'elle soit reçue de vous en odeur de suavité . nous nous offrons nous-mêmes . ajoute que quand on . sit. mais si le don vous plaît toujours. Bona c. 5. qui instiluit ut ca- lix ille offerretur et consecraretur.— nlaiutenant le : 14i — au Nous dans offrons. non à l'état présent des consécration substances sur l'autel . ah! que de choses peuvent et doivent vous déplaire dans ceux qui vous le présentent De plus. calicem Christi Il .

pour bénisse ce sacrifice préparé à la gloire de son : nom et Yeyii . et puisque nous sommes pécheurs.. tous ses désirs attend son se- vers les collines éternelles cours. 3o. ses . mains d'où . œierne Deus benedic hoc sacrificium tua sancto nomini prœpa- ' Kccli.143 (le nos autels! Saint Épiphanerappelle Plus îe salut con- tinuel de l'Eglise. 21. qu'en mettant notre front dans poussière. sanctificator omnipotens. L'Eglise emprunte cette prière aux trois jeunes capcelui d'un litatis et : in tifs de Babylone.. IV'. Dieu tout-puissant et éternel. la fournaise ar- dente où allaient être jetés s'otfraient avec tant de courage en holocauste à la gloire du Seigneur. Suscipiamur . c'est nous-mêmes que nous nous les offrons. Domine. plus sainteté sent combien est éloigne si de la qu'exigerait une fonction redoutable. îilication (in'il le. jointes Aussi voyez-le la tète inclinée. Il il invoque l'Esprit de qui découle toute sanc. Il élève donc ses yeux . qui. regards de la nous ne pouvons la attirer sur divine miséricorde. . à ils la vue de . et les mams sur fautel. oiîrant à Dieu pour premier sacritice cœur contrit et humilié In spiritu humianimo conirito suscifamarà te. 11 non discedet donec Altissimas a^pwiatK croit pouvoir alors s'appro- cher avec confiance du trône de l'infinie majesté. prêtres et fidèles. et en nous repentant d'avoir offense un Dieu qui devait être Tunique objet de notre amour. A qu'il peine le prêtre a-t-il fait cet acte d'humilité : éprouve se la vérité de cet oracle et Oralio humi- liantis nubes penetmbit. le sacrificateur il avance dans son auguste il ministère.

a deux offrandes dans ce sacrifice c'est le pain et le vin l'une matérielle . 21 Cette action du prêtre lavant l'extrémité de ses doigts a raisons. sequitur intelligenduvi esse de Spiriiu sancto. Juxtà sacrarum Scripturarum idiolismum. Ciim verà suam diriyit sed : mitte Spiritum tuum . qui opère tiation . qui toutes deux procurent de son saint nom . rœlo. du cœur Nos mains : Larabo mter innocentes manus j signifient nos actions purifier . de détruire ce qu'il y a de terrestre et de coupable dans nos âmes par le feu de son amour. nos esprits humiliés et nos cœurs contrits . n. Mittiî : j agnum qui toUit peccata mundi. revenons toujours au soin de nous perfectionner dans l'innocence des mains et la pureté meas.— ratum rale *. . Nous demandif- dons pour ces deux offrandes deux bénédictions : pour la première. iO. . Ben.. une bénédiction de grâce. l'oblation est complète.. luo sancto nnmini prœparatum. Mais revenons encore. Lecourtier. mais ce grand changement et ] • celte heureuse transformation ne peuvent se faire tion que par l'opéra- sur l'autel de lEsprit sanctificateur. M. . * c. XIV. l'autre mo- c'est tout le le corps des fidèles se présentant à Dieu par férentes prêtre et avec le prêtre. qui unisse pour toujours notre volonté à celle du Seigneur et consume en nous tout ce qu'il faire ces y a d'op- posé à son esprit. une bénédiction de le puissance. duas tantùm personos Filium et Spiritum sanclum invitât Erclesia ut delabaniur é sa puissance . . Quamobrem ciim oralio. miracle de la transsubstan- pour la seconde. l'une naturelle et l'autre morale. oratiomm ad Palrtm^ non dicit veni rel mitte nobis Redemptorem. sancfit tificator non possil iuttlligi de Filio pro quo depiecatio. en la grâce. ' mains n'est autre chose que nos œuvres * Tout est préparé devant Dieu le pain et le vin qui doivent être changés au corps et au sang de Jésus-Christ. Mais il y . lU — . qui doivent être transformés en la gloire et . deux Prima quidem quia aliqua^ j . laver nos *. veni. Dieu seul peut deux transla gloire formations. C'est à lui de preduire Jésus Christ comme il a formé son divin corps dans le sein de Marie c'est à lui de consumer la substance du pain et du vin par le feu de .

secunditm illud Joamils. Thom. etiam corpnralitfr inquinnlis. quia. ô. . V. qui bientôt vont porter le Fils éternel de Dieu. dans ce psaume .I P Nous trouvons tail . pour la maison de Dieu. s'inchne de . recours au Seigneur plein de confiance et nouvelle à devenir de jour en jour plus purs et plus parfaits. au reste de . un dé- assez complet des dispositions dans lesquelles être. constance dans les per- sécutions. veau devant la majesté du Seigneur : et réunissant le toutes les parties de son otïrande le pain et pour être changés au corps Christ . application toujours sance des bienfaits déjà reçus. art. S. undè indead tantum sarrumentum aliifui. au saint jugement de Jean-Chrysostôme soleil . les saints des vertus que nous devons pratiquer. 83. lotus est non indiget nisi ut pedes lavet . mouvement de conyeux vers Il fiance et d'humilité et lès abaisse il élève les la croix. ut DyoïtiaiHs dicit . lui-même et tous les fidèles pour être inprésente à la corporés à ce divin auteur du salut. humble reconnaisd'amour. devrait égaler celle des rayons du par un double .s accédai manibus !:>t'rundà . immédiatement. propter significatiouem exiremilatuin ablutio significat emendac. il pretiosa tractare cens videtuT qhà l non consuerimus nisi manibus ablulis. éloignement de la voie des méchants zèle . p. et au sang de Jésus. 9 . patience dans les épreuves. après avoir lavé ses mains. la vie nous devons que nous devons mener. pour célébrer dignement et fréquemment mystères dé: licatesse de conscience et horreur de toute souillure. q. tur ab eo qui accedit ad hoc sacramentum. tionem etiam à minimis peccalis. nouvm. 13 : Qui et talis emendolio requiri3. et dont la pureté. Le prêtre est revenu au milieu (le Faiitel.

comme dans une source intarissable. Besur- quam * tibi offerlmus ob memoriam . Pour avoir l'intelligence de ces pa^ rôles il faut se rappeler ce qu'ont dit les écrivains et les interprè^ . glorifiée dans la Résurrection. les apôtrps. élevée par l'As- cension jusqu'au trône de Dieu. tout se terminait par la communion qui renfermait l'acceptation de Dieu et la participation qu'il y avait d'imparfait ^ et des hommes. composé du chef et de ses membres et il l'otïre en mémoire des mystères par lesquels il a daigné accomplir son sacrifice dans son corps naturel. les saints : y trouprnji- vent leur gloire ciat et nous notre salut Ut illis ad honnrem. Ils choses le choix que l'on faisait de la y remarquent cinq victime et qui la séparait des choses profanes: par ce choix elle était déjà comme sanctifiée. tes. de corruptible. les martyrs. Par un heureux échange d'hommages et de bienfaits ils . tous les saints ont puisé les grâces qui en ont la victoire à leurs fait les amis de Dieu et ont assuré combats? A l'autel se réunissent de la terre : les intérêts du ciel et . membres de son corps mystique. et présentée devant sa face : Suscipe. hanc oblationem Passionis. nnbis autem ad salutem. N'est-ce pas dans ce sacrifice. l'ablalion faite à Dieu de cette victime. sancla Trin/zas- .140 du Christ tout entier-. elle était ensuite consumée ou clarilice par le feu qui détruisait en elle tout ce . de la Passio7i de la Résurrection et de l'Ascension de JSotre Seigneur Jrsus-Christ. On retrouve tout cela dans les mystères de Jésus-Christ. dont . que la bienheureuse Marie. son immolation. nous rendent en prières et en intercessions l'insigne la honneur grande qu'ils reçoivent de nous d'être associés à . voulant que les effets s'en répandissent sur tous les sainte Trinité cette oblation . en expliquant la nature des sacrifices de l'ancien peuple qui étaient la : figure de celui de Jésus-Christ. et adorable victime immolée dans la Pas- sion. ' En mémoire .

Ascensione. Écoutons Benoit XIV présentée devant sa face . In iisdem Judseorum sacrificiis victimam sacerdos offerebat ante* itidem victimx oblationem. . car c'est alors proprement qu'elle s'est l'ensemble forme son sacrifice./uitur in nova lege consumpta fuit victima in Christi Resurrertione et . o.. ut faciam. in lege nova noslrâ fuit virtima mactnla in cruce ubi se ipse Christus obtulit Patri in noslrorum expiationem . in fncarnatione itidem victima selecta fuit et sanctifxcata. lugrediens mundum. 2. L'immolation est dans toute la vie du Sauveur. et fumus ad cœlum toUeretur ^n odorem suavitatis. voluntatem tuam. In sacrificiis judaicis sacrifirabatur victima ejusque sanguis cir* cum allarespurgebatur.. cation de victime . Dans r. ante ejus im" . Ps. et que le Aaspyez-vons à ma droite. suumque snnguinem fudit circum altare cùm sacrum ejus lalus lanced transfixum est. 10. Cette victime adonible a été consumée en quelque sorte ou clarifiée dans sa résurrection qui a détruit en notre Seigneur tout ce qu'il y avait de mortel et de corruptible et a revêtu son corps de gloire et d'immortalité. . et voilà une première sorte de communion que complétera la participation à la table du Sauveur. la 1. Hébr. mais principalement sur le Calvaire..\scension cette victime a été acceptée de Dieu. quàm mactaret prin'am molationem . ingrediens enim mundum dicit : runt. La naissance et la présentation de Jésus-Christ au temple ont été i'oblation. fecit Christus in : momento natiritatis sux . Seiçjneur a dit à mon Seifpieur : Les hommes y ont par/jrjpe par l'elTusion des dons de l'Esprit saint le jour de la Pentecôte. . 5. . atque per ejus- modi electionem quasi sanclificata censebatur et à profana usu semota. humana enim tlecta fuit Cfiristi natura eaque cum naturâ divind hyposlaticè conjuncla. In sacrificiis judaicis victima incendebatur super altare holocaus- lorum. 4. . ut sacra Scriptura /o. 3. Voyez S.. vt q'iidnuid in ea vitii esset fammis absuireretur. et illipro twbis intercedere quorum memoriam agimus Son Incarnation a été la sanctifila nature humaine a été rendue digne par son union avec le Verbe d'être offerte à Dieu.. ac per eam unionem conflata fuit victima digna qux Deo sacrificaretur. Tuncdixi Holocautomata pro peccato non tibi placueEcce venio. : In sacrificiis judaicis mactanda victima eligebatur. 109. \i1 in rectionis et Ascensionis. peccatonim . nam in Besurrtclione absorptum fuit in Christo quod . Deus.. car dans ce mystère . Paul. .dlgnentur in cœlis terris.

n. et qu'on la récite encore aujourd'hui dans l'église grecque : Suscipe . Bientôt no s'agira la trans- phis de préliminaires ni de préparations substantiation va s'opérer. consommé sacrifice le ministère qu'il va et le sé- remplir l'élevant au-dessus de l'humanité. . sect. ut svri^torea loquuntur ^ uam discipuli Christi Domtni tune cum eo sunt concor-' . catéch. eique tanquàm membra sacrif 1. memoriam Incarnalionis Aaticitatis . c. la victime va être lée. tibi .— 148 il : Le grand moment approche. pour s'entretenir avec Dieu seul il prend en quelil que sorte congé des tournera plus. qunm . Ces cinq parties essentielles du sacrifice étaient plus clairennent distinguées dans cette prière telle qu'on la récitait autrefois généralement. à pénétrer. comme Moïse. in die Pentecosies populus covununicavit victimœ. 3. jusqu'à ce qu'il . et in Ascensione victima accepta in odosunvitatis. Dans un moment si redoutable . Pasaionis Resurrectionis sajicti. sarrificiis judnicis rem Deniquè in et populus partem victinue comedfbat'. c fi. immoformés Jusque-là le prèire a été en relation continuelle le avec peuple . offerimus nb . Maintenant qu'il se dispose à entrer dans le Saint des saints. et nd Palris dexteram fait collocata. part. 22. dans la nuée mystérieuse. — — Christ. ait fidèles. n. 319. 7. vers lesquels ne se même en le les saluant. ut ait Apostolus. hanc oblationem. capiti . 2. p.cta Trinitas . sar. p. . absumplumque fuit quidquid pnterat corruplibile. juxta verba apostoli adhase- De miss 2. porte en lui les faiblesses de l'homme et qu'il a besoin d'une assistance toute spéciale de la part du iiiesse mortale est a vità. tom. Ascensionis Jesu Christi Domini 7iostri et adventùs Spiritus Sacriilce de JésusV. o. 3. parant entièrement de tout ce qui tient à la terre. Idée du sacerdoce et du sacrifice de JésusChrist. . de Montp. par les divers souhails qu'il a pour lui par les instructions qu'il lui a données par les prières qu'il a laites en son nom. 21 i. il se souvient qu'il . pOTOti runt.

ciel Ml si se croit d'ailleurs obligé d'avertir ses frères qiHB l'Église prie pour tous. Maniis ad (inumslnulium confuauiem exlen- ne si omnibus viscera pandas. malgré indignité profonde et qu'il m'apporte . mais très-réel. sacrifice Le que je vais offrir est mon sacrifice Il et le vôtre. à une invitation si Memor imbecillilatis luœ: el considerans quanti momenti sit tan. vous-mêmes les droits que j'ai à votre Nous sommes frères en Jésus-Christ. Ipse verô quialios ad es. il excite leur ferveur à remplir ce Orate. quasi intra peclus receptos compleclaris. meiim. elle exige que tous Il prient pour les nécessités communes. puisque puisque la victime vous appartient comme à moi . . sacrificiurn dirinœ majestati offerre te giens suffragia.. des intérêts de tous. qu'il soit bien reçu ut. meum mon ac restrum sacrificium.i]e nous séparons pas. fralres. le ministère dont je suis revêtu. ipsos udmones ut pro orent. secrelà r. importe donc à tous de Dieu le Père Tout-Puissant. vous l'offrez vous-mêmes par mes mains avec Jésusvous Il Christ. qui en est le prêtre principal. j'ai est le mien. enm'élevant au-dessus de vous. ne m'affranchit pas de vos misères. puisque l'honneur d'en être le ministre. véstrum . des biens inappréciables il est le vôtre . Bona^ art. tum dis . orandum horlalus quoque oras ut tuum à Deo sacrificium accepletur. 7. :i. dans un sens moins étendu. vous pensez à moi je vais plaider votre cause. . n'oubliez pas charité. réveille leur attention saint devoir : . unissons-nous au contraire dans une circonstance où il s'agit . et rursiim jungis. Je vais penser à . puisque avez votre part à ses fruits.. acceptabile fiât apud Deum Patrem omniposi ientem A une ' exhortation salutaire.

tion du sacerdoce. et pour nous celles pour vous afin qu'elles aient . Ainsi soit-il. nous ferons hommage à Dieu de notre obéissance à ses ordres. 150 — bacrificium de que répondra le peuple ? Susclpio. Oui. . de notre confiance dans ses bontés. ad utUilatem quoque nos- suœ sanctœ.t Dominus manibus luis. d'assurer la victoire à son peuple. . est terminée. Nous voulons que le premier effet du sacrifice soit de rendre à l'infinie Majesté la gloire que nos iniquités lui ont ravie. que cette oblation sainte procure à Dieu la gloire qui lui est due à nous la rémission de nos péchés. de notre reconnaissance pour ses bienfaits sui.— juste. toutes les grâces utiles à notre salut . nous demandonsque Dieu achève de et tifier. totiiisque Ecclesiœ . ou la première partie du la sacrifice. comme du législateur d'Israël la vertu d'a- paiser la colère du Seigneur. ont porté l'arche d'alliance ces mains si souvent occupées à nous les sancciel bénir. ré- pond à l'immolation de victime dans les sacrifices . tram Amen muns reprend le célébrant. ad tandem et ijloriam nominis soit et en demandant que son le nom loué et glole nous suppherons d'épancher sur nous trésor de ses miséricordes. et à l'Eglise entière tous les secours dont elle a besoin. qui est la seconde. un accroissement de justice. rifié. L'ofïrande. afin qu'elles s'élèvent efficacement vers le . qui tant de . nous prierons ^»et dès maintenant nous conjurons le Seigneur de représentent ces mains déjà consacrées par l'onC' fois cevoir favorablement l'offrande que vos mains lui . Que nos vœux comsoient exaucés. la consécration. Avec l'adorable vic- time que vous allez immoler.

temps toutes choses créées ont disparu aux regards de son . . jusque dans fait de la face du Seigneur Toraison qu'il alors est appelée par l'Église Oratio sécréta. la partie du Canon qui précède jusqu'au Pa'er. qui est l'immolation la . ou introduction à la : la Prû^ grande action du sacrifice. leur inspirent les divines bontés . le on . Le feu de l'amour dicœur. le secret il est entré . Mais quand les il sort de ce mystérieux silence. La terre. il voudrait en embraser le cœur de tous les assistants il De là cette exclamation par laquelle sentiments que et la part qu'ils les provoque à faire connaître les . consécration et celle qui la suit CHAPITRE La Préface.151 anciens. s'est recueilli dans un ses communications avec Dieu silence profond . (Mi peut y distinguer trois choses face. dirait qu'il sort d'une extase. tre. âme et son langage s'élevant à il pensées. 111 Après avoir exhorté le peuple à la prière le prêpour prier lui-même. cuncalu>t cor meum intra me. sont devenues plus intimes. la hauteur de ses ne parle plus que des choses ''ternelles: vin s'est allumé dans son Per omnia secula seculonim.

jubés au. prœfalinne prœmissâ . admonealur nihil aliud de dominic. le le peuple ratifie à haute voix prières que secr€t: célébrant vient d'adresser à Dieu en s'associe à ses . sed sublime œter' . . fidèles le célébrant il ne se tourne plus vers . omnes creaquœrile. orat. : Sursùm corda. qui est censé sortir de toutes les bouches cri être le . dans ces beaux premiers du Christianisme . ut diim respondet plebs se Hal^emus cogitare ad Dominum. à est le ses louanges. quàm Dominum . nihil sor^ans temporale. in ep. non tp tem sursùm corda atiolli. ad Bona. num. di-bes ad eum pro more convertis à terrenis abductus totus Deo intentus esse. S. ad similitudinem cœ- tonitrui reboal Amen *. Saint Jérôme assure que siècles était . à sa reconnaissance tel sens de cet amen. parât fratrum : mentes dicendo debtre. quelle sainte harmonie de pieux sentiments se manifeste alors entre celui qui préside ou sacrifice et ceux qui y sont présents et l'offrent par ses mains * En par! lant aux . demandes. dit et fait au nom de les En il efïet.prennent à ce que lui-même tous. eux * comme le faisait auparavant vous diriez Praefat. Quelle noble émulation de ferveur. . voix du peuple avec une ardeur merveilleuse cet amen lestis retentissait de toutes parts le bruit dans les églises comme du tonnerre . Tum jiopulum salulaus qwa jam turœ. tihus Mes. Deum : emergite è fœce lerrœ. de tous les cœurs. ac si dicfres et : Elevamini. quœ sursùm sunt Sarerdos ante orationem . Cyp. ad Gai. où tri le sang de Jésus-Christ encore tout bouil- lant et la foi pleine de ferveur quandd Domini nos- adhuc calebat cruor et fervebat recens in credencette réponse était faite par toutes les . * Secretis orationibus absolutis statim clarâ voce diris : Per omet nia secula seculorum.

rendons grâces à les biens. pour 11. leurs pensives tous leurs désirs.i:i3 qu'il craint de se distraire dans un moment où toute l'attention dont un il homme les presse est capable est à peine suffisante. minus vobiscam. f)rêtre interprète de tous les le tribut vœux . le peuple le souhaite au prêtre et cum spiritii luo. et de porter jusqu'au trône de Dieu toutes . le prêtre le demande pour le peuple . en la per- » » w unissant notre nature à celle de son propre Fils et en nous adoptant pour son peuple dans Fils sonne de ce bien-aimé » Fidèles. prêtres laïques . exige et nous élever aux choses un nouveau secours de la part du et Seigneur. conforme à : à nôtre Digyium etjustmn est. il Dieu dans le temps. Mais vivement de quitter la terre. si est fait Hnbenms ad Dole S'il en est ainsi. Do. nous en avons tous besoin. « » » et à cette invitation tous de répondre : : « Ce que vous demandez mhiuîn. payez au suprême bienfaiteur grâces universelle vient de faire. continue célébrant. : Grattas agamus Dola » mino Deo nostro de Dieu {)roclamez qu'il n'est raison . les cœurs ont repris le chemin de leur sublime fin » » » destinée. Mais déjà il est obtenu « En haut » les cœurs « s'écrie le ministre de l'autel Siusîim : ! : corda. et vous. en se tournant vers Dieu. de plus la dignité et à la . Hélas ? ! quelle est notre faiblesse Un nouvel effort pour arracher notre àme à sa langueur célestes. . répétez les mêmes . rien de plus juste. leur premier principe et leur celui dernière. de qri nous recevons tous s'est fait votre Etant » » notre souverain Seigneur et Dieu de toute éternité . de l'action de reprenez la réponse que l'on paroles.

qui les gouverne. . semper ubiquè. sa bonté pour * On a remarqué que plusieurs prêtres en prononçant ces paroles de la préface ne suivent pas la ponctuation du Missel et s'en font une défectueuse. On ne doit pas dire Domine. ne remonte vers le ciel : que pour en redescendre en pluie abondante et Verè diqnum que c'est justum est. œterne Deus *. cause et tin de tout être créé renferme en lui toute force et toute vertu est . Dieu tout-puissant. Dites et toujours et en tout lieu. Nous avons de grands divine bonté . due une éternité d'adorade reconnaissance et d'amour. et cependant daigne entrer en enfants société avec nous jusqu'à vouloir que nous soyons effet ses : appelés et que nous soyons en Domine et qui sancte . : : . nous l'avons déjà chanté : Il est le : seul Seigneur Ta solus Dominus. Pater omnipotent. rien n'appuiera mieux nos prières et ne leur donnera plus peur de la terre d'eflicacité qu'un affectueux la va- souvenir de ceux que nous avons déjà reçus. mais Domine sancte. et : . Pater omnipotens etc. snncte Pater. 'adorer et bénir celui devant qui toutes les créatures sont comme si elles n'étaient pas. que nous devons remercier celui qui partout et toujours siet sa gnale sa miséricorde tendresse à notre égard . motifs de de justice qu'elle vient d'exprimer. : qui en dispose à son gré. il ^e seul saint Tu solus saiictus . bienfaits à obtenir de la ajoutez les motifs d'intérêt. . Dieu éternel. à qui tions. . car tout est à lui Mea sunt omnia.— 154 — Aux montrer que cette multitude assemblée n'a qu'un cœur et qu'une âme qunnd il s'agit de rendre à Dieu l'hommage de convenance et la reconnaissance. . œquum et salutnre.

le poiifs le d'un corps mortel venir de vos fautes à vous confondre . mêlez votre voix à leurs voix . (^est par lui. par ce Fils . digne le objet de toutes ses complaisances que les . quoique vous ayez à gémir sous . lui olïrent profond et d'un hommages mêlés d'un respect très-ardent amour c'est par lui que des . anges louent. Sanclus. et . snciâ exulta lione cvicelebrant. c'est par lui aussi qu'il se plaît à recevoir nos louanges. et la troupe bienles heureuse des séraphins célèbrent sa gloire dans transports et l'unanimité de leur joie . Présentez-les à son intinie grandeur de concert avec l'innombrable multitude des intelligences célestes prosternées autour de son trône . répé- même cantique devant le trône de Dieu. que les dominations l'adorent que et les puissances qui font trembler les démons qui si tremblent elles-mêmes en présence d'un Dieu grand. L'Église le la met avec raison dans bouche de ses enfants. Les quatre animaux mystérieux dont parle saint Jean dans son. . par sou- reposez-vous cependant avec si contiauce sur les mérites d'un médiateur puissant auprès de Dieu..Apocalypse taient continuellement ce . Soyons par notre .. dans un moment où le lieu de leur assemblée va devenir un ciel véritable par la présence de Jésus-Christ. pour chanter sur ils la terre les : cantiques sacrés dont font retentir les cieux Sanctus . Entrez dansles sublimes harmonies de tous les chœurs angéliques.— nous ira jamais pu et 155 — se manifester avec i)lus d'éclal qu'en nous donnant son propre Fils pour médiateur pour victime. Sanctus. les cieux et les vertus des cieux. requiem non liabebant die ac noctedicentia: Sanctus.

5. XIV.. p 2C0. d'allégresse . » nous ne tenons pas encore daifîné palme de et la vic- » » >) toire. « Cochin.. c. Que la confiance pénètre nos cœurs si nous ne sommes pas encore dans la patrie au moins nous sont écoutées avec la : . Devenus ses il amis et son peuple aime à nous entendre raIl . ibid. i » reconnaissant^. n. )) notre captivité et de notre se confondent avec Nos faibles voix . et que nos cœurs ils soient remplis des mêmes ardeurs dont sont emque Ce brasés. T. La n y> joie que respire ce chant triomphal. ainsi « rappellent les Grecs cri \ fait tressaillir la terre.156 terveur les émules des anges . » » » avec assurance le Dieu des armées. » >' celles des amis de Dieu et » » >) mêm. conter ses merveilles et publier ses grandeurs.e complaisance. . et » 5) nous mille fois coupables mais et il est plein les de miséricorde. » si Ce cantique honore la parties qu'il est facile de sainteté célèbre la condescendante charité de Jésus-Christ * Ben. est trois fois saint. retentit jusqu'au Heu de exil.nous la voyons cette palme entre les mains du Dieu qui a la destine. nous l'acquérir qui nous Bien différents du peuple de Dieu qui le » n'osait prononcer nom du Seigneur. est-il si permis d'en goiiter par avance la les déhces . et ne saurait dé- » daigner louanges queluirend un cœur humble court et si plein renferme deux remarquer la première Sancius . Prônes. fi. qui s'entend dans le séjour de l'éternité bienheureuse. la seconde de Dieu : . nous louons . l8.

bannie de toutes paris.1^7 qui vient nous racheter rites et nous ai>pliquer les mé- de son abondante rédemption. zenil l'une et l'autre se terminent par joie . Si les cieux et sont remplis de gloire du Seigneur. qui va se rendre présent au milieu de nous. plus jaloux . La victoire et remportée sur dans le ciel . mort sur le péché . tirées du psaume 117. nous apporter tous les biens. Benedic- tus qui renit in nomine Dnniini fait L'Église nous réciter ces paroles . Bencdictus qui . celui qui vient briser nos chaînes. une excla- mation de la terre hoaanua in la excelsis. consoler nos douleurs. qu'il n'est-ce pas au cœur rempli de son amour : convient de s'écrier Béni soit celui qui . le véritable roi l'idolâtrie mis en possession de son royaume. Oui son . rient nous visiter au nom ! de Dieu. Qu'il les bouches . Qu'il reil çoive surtout le genre de bénédictions dont est le . pour témoigner sa reconnaissance qu'elle réunit de ses enfants et leur fait la voix chanter : Benedictus qui venit in nomine Domini. hosannn in exceUk. guérir tous nos maux . Dieu lui- même . l'injuste usurpaet le sacrifice teur de la gloire de Dieu couvert de confusion par l'avénemcnt de Jésus son vainqueur. voilà ce qui cause à l'Eglise c'est un si doux ravissement . il Elle envisage toutes les bénédictions dont est pour le monde qu'il a une source la si abondante. et béni de toute créature. la paix faite la réconcihation des hommes conclue. que sa louange soit dans toutes cœurs. comme entier la victime de notre salut. en nous voyant dociles à ses leçons . pour rendre nos hommages au Fils de Dieu. amour dans tous les soit à jamais béni.

Depuis ce moment jusqu'à la consécration . de grâces qu'il est venu lui le le prêtre en trace sur : signe vénéré pendant qu'il récite ces mots dictus. Qu'il soit béni dans nos corps. et comme c'est la terre par sa croix que Jésus-Christ nous a ouvert répandre sur les trésors . Bene- CHAPITRE Première partie IV. La partie de la messe qui contmence par la prière Te igitur et ^ a . le Bene- envoyé. Qu'il béni par noire pa- tience dans les . le bon prêtre se ' croit avec le Sauveur sur le Calvaire. béni sur pendant toute la durée de notre exil . par la chasteté et la mortification . notre Sauveur Le premier est un acte d'adoration qui doit être accompagné d'une attitude humiliée le prêtre s'incline il se le second est un chant de triomphe : . épreuves. pleinement soumis au bon de son Père. béni au éternellement dans l'assemblée des anges et des saints. la terre ciel dans nos volontés par l'obéissance. Le Sanctus s'adresse à l'auguste dictus à Jésus-Christ son Trinité. dans nos esprits par Thumilité. du Canon pagne la * : ce qui précède et accom- consécration.. par notre modération par notre vigilance dans les tenta- dans les succès tions. hosanna in excelsis. : relève.— plaisir 158 — soit imitateurs de ses vertus..

Actto diritur ipsc canon. De tout ce qu'il vient de dire dans la préface et des heureuses dispositions que lui . sacrum Canonem multis antè . S. Cùm sanr. Is tificum piis instilutionibus.— Il 150 -^ voit les bourreaux préparer et la .ta sanr. . Valfrid. Concil. l'ordre invariable que l'on doit suivre dans la consécration . . 4. In actione sarri mijsterii. sess.tè administrari couvenial .enre humain. sitque hoc omniitm seculis sayu-tissimum sacrificium instiluit ità ob Ecclesia cathoUra . présenter le vin mèlo de myrrhe de fiel dépouiller l'adoil rable victime de ses vêtements ensanglantés. 22. croix . Te igitur. ce qui la précède et ce qui la suit. considère principalement l'ardente charité de Jésus qui. omni errore et purum ut nihil in eo contineatur. redolenl . quia in eo sacranieitta . de act. parce quelle contient la règle fixe. ' Sanrtissimœ actionis myslerium. c. Lui-même redouble d'attention . miss. du il p. de grâces hommages qui lui sont dus le célébrant a eu droit de conclure qu'il était le temps de commencer Il mystère de ta Irè^-sauUe action^ . . quod non maxime sanctitalem offerentium in verbis . I. se Hvrant pour nous. s'applique . ut dUjn'e reverenter- que offerretur ac perciperetur . pietalem quamdam . ont manifestées les tldèles en s" unissant à lui et aux anges pour rendre et les à Dieu les actions . confiriuntur ihminira. mentesque enim constat cùm ex ipsis Domini (ùm ex apostolorum tradilionibus ac sanctorum quoque pon- Deum erigat. élève et abaisse aussitôt les yeux et les mains il multiplie les té- jusqu'au Pater est appelée Canon ou règle. de lui accorder le salut . Trid. Flor. Pelag. conjure son Père avec plus d'instance que jamais. toujours touchante est rentré des cérémonies qu'il Déjà il dans son mystérieux silence. avec toute la ferveur dont il est ca- pable à se pénétrer vivement des diverses prières qu'il récite et de la signification fait.

sancta sacrificia illibata. par anticipation. trois fois saint igiiur. rogamus. nous y avons disposé nos âmes par l'insla prière et le chant des louanges du Dieu . s'appelle . 2" Ce qu'un inférieur reçoit d'un supérieur. la créature du créaun don. l'hostie sans tache et le calice du à cette ma- • On a rogamus et petimus remarqué avec raison la différence entre donaeX munera. sont appelés dons. ckmentissime Pater. Te igiiur. et en vue de ce qu'ils deviendront par les paroles de la consécration. quand on a droit. Nous n'avons point à craindre de le tenter en nous présentant delui le cœur le et les mains vides. ne peut que prier Dieu et le supplier. nous oserons donc approcher de plus près vant la majesté du Seigneur. Autant que mettait notre faiblesse . . . . petimus. . truction .— ]H(I — il moignages de respect pour un autel qui va servir do trône au roi de l'univers et s'inclinant . le sujet de son roi. on prie. hœc mimera *.. .. . . là sous ses yeux. per- nous nous sommes préparés aux prodiges de grâce qui vont s'opérer dans un instant . ce que les inférieurs offrent à ceux qui sont leurs supérieurs ou à qui ils ont obligation se nomme présent. Le pain et le vin. sur l'autel. munera. le baise avec amour il de cœur encore plus que de corps. car il n'a droit à rien supplices rogamus . qu'il faut mettre entre \" Quand on n'a point droit à ce qu'on souhaite. . à l'autol comme député de l'Eglise à qui appartiennent les mérites de Jésus-Christ comme représentant du Sauveur et agissant en son nom a des droits incontestables c'est pour cela qu'il joint la demande à la prière rogamus et petimus. Déjà nous lui avons présenté pain et le vin destinés à devenir salut . par rapport aux hommes qui les offrent sacrifices saints et sans tache. on demande. teur. .. hœc Ici surtout pas un mot qui le ne doive être médité. dona par rapport à Dieu qui nous les a donnés présents. supplie le Père trh-démenl d'avoir pour agréable et de bénir l'offrande qui est dona. par lui-même. L'homme.. . mais le prêtre. .

les yeux . c'est de vous . hœr dnna et vv que vous nous avo7. que nous avons reni ce que nous . revenus au sen- le cœur au ciel . anges leurs accents brûlants d'amour. oîi nous élevons terre. et les mains sur et l'autel : delà Cle- où notre fragilité doit s'appuyer encore le mentissime Pater. igitur timent de notre misère profonde . déjà même transportés par la nous avons franchi les barrières de Téternité: nous nous sommes élevés jusqu'au ciel et empruntant aux . plices il nous . humilié .— tiëre extérieure IHl — nous avons joint ce . votre clémence nous rassure. possédons. est permis de compter sur . Seigneur. à Père de Jésus nôtre! ô ! source inépuisable d'où découlent tous les biens notre indignité nous fait si trembler. est conti. du sacrifice qu'il aim(3 à voir dans les pécheurs le cœur contrit et foi . Mais cette douce occupation qui pour eux nuelle. et benedicas. qui change en une hostie digne de vous. anéantis deet vant vous en union avec : la profonde humilité de votre Fils: ac pefimns nous vous demandons au de votre miséri.t^réer et pourrait-elle Per Jesum ChrUtum de vou- notre offrande. avec eux nous avons célébré la gloire d'un Dieu dont toutes les perfections se résument dans une infinie sainteté. . ne peut être que d'un moment pour nous : comment chanter toujours les cantiques de Sion dans une terre étrangère ? Donc. nom et par les mérites de ce Dieu sauveur. qui pst la personnification : en quelque sorte corde à notre égard loir bien a. elle à la vue de l'autel au souvenir du Calvaire sup- rognmus: nous" vous conjurons. uU accep'a habeas ne pas vous plaire telle qu'elle sera bientôt entre nos mains ? De bénir ces dons matériels les d'une bénédiction toute puissanlf.

. parlant des trois signes de croix qui accompagnent : ces paroles. apparût à vos regards exempte de toute souillure par toute elle offre . significarc est. haec .. illi- appartient à un sacrifice très-pur. 28. ô mon Dieu. haec dona. c'est cela même mimera. ipse pro nobis Ira-lidil. quâ Christus se Tertio deninuè signo ad ea verba. N'est-elle pas digne elle est à tibiofferimus pro de tout votre intérêt? elle vous. la splendeur de votre gloire Mais pour qui l'offrons-nous cet incomparable sacrifice? Quels sont ceux que nous recommandons recueillir à la divine clémence. où elle sera bientôt et puisque dans un moment.W rapporte aussi Texplication qu'en Ronaventure. De praep. elle est répandue catholicâ . primam traditionem quà Christus à Deo Paire deditus Altervm signum ad verba. l'image *. tua. de l'aurore au couchant la gloire une hostie pure à de votre nom. à la place de ce pain de ce vin. Docet primum signum ad haec verba . vous verrez une victime aussi pure. ad miss. ce qui est déjà . in primis Ecclesià. hœc offrande. Seigneur. vous l'avez purifiée . hœc sancla. aussi sainte. 13. aussi adorable que vous-même. . elle elle est sainte cette que nous vous offrons. puisque nous l'avons séparée de tout ce qui est profane en la mettant sur votre autel . sancta sacrificia illibata traditionem inttlligi quâ Judas magistrum et suum ab corum omiii prorsùs peccato puruin integrvm in manus inimi' ejus dédit. sacrificia 6a^a/ sainte dans son état présent. quse significant Tria rrncis signa ducun- maximum illa hoc mysterium à sancUssimà perfici fait saint Triuitale. Jésus-Christ votre Fils. alteram invuere Iraditionem. n.. nous quœ vous l'of- frons pour l'Église. dans le sang de votre Fils la terre afin qu'elle .M donné. sanctâ. munera. de votre substance. leur donne cette signification tur. c. vous a coûté si cher! elle est sainte. les fruits ? comme devant en Avant tout. • Benoît XIV. comme une première consécration l'état infiniment plus sainte dans ..

de ces guerres. selon votre promesse. de sorte que. la charité. aux autres une soumisles sion et une obéissance d'amour envers ceux qui à conduisent .— Donnez-lui la pais. et regere digneris. protégez-la contre les efforts de tous ses ennemis visibles et invisibles . Soutenez-la. en éloi- gnant d'elle ou en faisant cesser les schismes . : Il est le centre de l'unité catholique à lui le soin de conduire dans les pâtu- rages du Seigneur les brebis aussi bien que les agneaux. préside au diocèse dans lequel nous célébrons. qui la désolent par la chute et la perte d'un grand nombre de ses enfants. la tranquiUité. Veillez au maintien de son unité. nécessaires aux vicaires d'un Dieu de paix. Nous ne pouvons avoir bon gouvernement de cœur . d'où naissent tant de troubles: de ces scandales. pro antistite iwsiro K Nous * Xon licet presbytero in aliéna diœi^esi missam celebranti Epis- . en inspirant aux uns la sagesse. qui devraient être inconnues dans votre sainte famille. qua)7i pacificare. les hérésieset toutes ces divisions funestes. Nous prions donc nommément pour le Souverain-Pontife. Gouvernez-la enfin par toute nant l'esprit et le en gouverla cœur de tous ceux qui si compo- sent. le l'Église sans solliciter vive- ment pour son chef visible une abondante effusion des dons célestes. Quelle n'est pas son inlluence sur tout corps desiidèles par la ! le Nous nommons et aussi le prélat qui. la terre. 1H3 — la délivrant Seigneur. adunare. la douceur. en de ces persécutions diverses. les portes de l'enfer ne prévalent jamais contre elle. grâce du Saint-Siège. custndire. pasteurs et troupeaux.

* mer ses intentions . quâ célébrai sub- Pouget. que le prêtre doit forpour n'avoir qu'à les renouveler brièvement à l'égard des \nvants dans ce premier memenio. se souvenir . Seigneur. En Dieu. 4. T. : . par suite de l'engapris gement que nous en avons autre motif-. et q<ui ont une part toute spéciale à ses fruits. ce qui pas seulementles personnes physiquement présentes dans au moment du sacrifice. • nomen in locum Episcopi illius diœcesis in 2. il faut se garder aussi dune longueur exfrr-mp qui ennuie et fati. So2. c'est secourir et comme David disait : Sou- tenez-tons de nous. 103. car. c'est aimer.aue les assistants. et en s'y préparant. dit un pieux et savant étant auteur. selon l'amour que tous portez àvotrepeupk S nous le prions de penser à nous selon sa grande miséricorde. S'il faut éviter une précipitation indécente.recorn mandons à Dieu tous ceux dont est la croyance foi orthodoxe et qui font profession de la catho- lique et apostolique. P. La rubrique en donne cette raison ne circumstautibus sit moTosus. ou par quelque ne désigne El omnium circumHantium le saint lieu . Institut. C'est avant la messe. mais nous faisons une mention particulière de ceux pour qui nous avons des raisons II. . Famulorum famu'a>umque /î<arwm/ l'Église nous laisse ici la liberté d'appliquer une partie des fruits du sacrifice à certaines personnes que nous recom- mandons à Dieu spécialement. Domine. mais encore tous les chrétiens et n>ême l'universalité du genre humain. particulières de prier. le prêtre doit se regarder comme au milieu du copi sui stituere. catholic. Mémento. Ps.

tibi . : pain et le Dans la suite. pour vous avec nous oflrir leurs . mais cette foi et celte dâ-o^/on fice.Ifl. tel qui les autres tibi. L'Éle saint lieu la ghse suppose que ceux qui sont dans pendant messe y assistent d'une présence reliverra-t-il gieuse et chrétienne.-C.. célèbre en particulier et qu'il n'y a pas la d autre assistant que celui qui sert messe. notre compassion doit s'accroître. on no peut refuser de donner une signilicatioii plus étendue. seulement qui tibi offe- parce qu'alors les fidèles otïraient vin: eux-mêmes . viennent au pied de vos autels chercher le remède à leurs maux. sentant poids de leurs misères. o la piété publique se refroidit. plusieurs ayant cessé de porter à féglise leurs offrandes on ajouta Pro quibus tibi offerimus. offerimus merveUle du buis? son qui reste vert au milieu des flammes Pro quibus Avant runt le . fermer les uns et dans cette même A mesure que à plaindre. nous vous prions pour tous. ' Quoi(jue le mot circumstnntium doive s'entendre littéralement lui de ceux qui assistent au sacrilice. le X'^ siècle on disait. . si le [>rètre à Tautel renou la dans un sens déplorable.. s'il comment Dieu les dans témoins du sacri- sacrificateur velle. Ils ne sont pas les plus le mon Dieu. dons et s'offrent eux-mêmes étendez aussi votre pitié sur ceux qui vous oublient. ceu\ qui. environné de tous le les . s'unissent à nous. 279. Sacrifice de J.S monde le entier. tel qui tibi offerunt. ne voit rien qui y ressemble dans Tàme du lui-même. 3. T. afin de renprière. hommes qui députent vers trône de Dieu pour y porter leurs hommages et leurs supplications*. il si on réfléchit que le prêtre n'omet pas cette parole lorsqu p. Quorum tibi flden cognlia est et nota devotio.

rédemple de leurs âmes pro spesalulis. c'est. Nos âmes sont rachetées. et quel ordre ils doivent mettre dans leurs demandes. nos cœurs préserve . pour . par l'apphcation qui nous Ja santé . déhvrées de toute peine due au péché.— Pro se 16G — entants. lieu Il est juste en premier que l'on prie pour soi avant de prier l'on pour les autres. dans une . pro redemptione tion animarum suarum. en tant qu'elle contribue à notre sanctificasoit par la reconnaissance qu'elle excite dans . à-dire affranchies de toute servitude purifiées de tout péché . . à mesure grand approche du moment où va s'opérer Il le mystère. Communicantes. comment ne ferait-elle pas trembler des hommes imparfaits? Ce sentiment de notre indignité. lui inspire do s'adjoindre . pour obtenir salut qu'ils espèrent. redoutable aux anges. La conservation de et incotii- milalis tion . qui ne doit pas nous quitter un seul instant pendant toute la célébration de la messe. soit par les tentations dont elle nous est aussi un bien précieux Jésus-Christ. Voilà pourquoi l'Église veut que les fidèles offrent le sacrifice la . qu'il faut de- mander à Dieu par III. j9ro se/ ensuite que pense à l'âme avant de s'occuper du corps. devient encore plus profond dans le qu'il cœur du bon prêtre. Une sacrificature aussi divine que la nôtre ne devrait être exercée que par des hommes tout divins. suisque omnibus. elles sont sauvées uniquement par et les mérites de la Passion de Jésus-Christ en est faite. Admirons avec quelle sollicitude l'Église s'occupe de tous ses entre dans tous leurs désirs légitimes. leur apprend ce qu'ils peuvent ou doivent demander.

Com: Nous nous unissons donc à tous les à ceux pour qui dure encore le amis de Dieu temps de l'épreuve. secours qui les ont élevés aux plus hautes vertus il ne tient qu'à nous de puiser avec joie grâce aux les *. nos hommages à ses hommages. elle fût nommée avant tous ' Haurielis aquas in gaudio de fontibus salvatoris Is. ils nous nous associons à dtî ils prennent compassion ils nos misères. nous honorons leur mémoire. leur triomphe. . nous avec nous. en puissance.fonction toute céleste . ! Imprimis glorinsœ semper Virginis Marice. ne font cependant toujours qu'un mr'me corps avec nous enfants de la même famille. celui de Jésus-Christ. en ont retiré les lumières. Oh qu'il nous est doux d'unir d'abord nos prières à celles de Marie. en gloire municantes. U\1 et ce que le ciel a de plus émi- nenl en sainteté. n'y a qu'un Ils nous il obtiennent des secours. et de recourir à son intercession en même Il temps que faites était juste nous nous rappelons pour qu'ici elle . . un des dogmes consolants de notre Nous nous réjouissons de . 1 2. s'alarment de nos dangers leur reconnaissance . Pour eux et pour nous même sacrifice. il y a entre eux et nous communauté les plus d'affections et c'est foi. celui qui est comme partout. les grandes choses qu'a puissant. les divers . la force. sur la terre. 3. . eaux de la mêmes sources du Sauveur l'offrir Comme les invi- nous avons droit de tons à l'offrir avec eux . arrivés au terme du bonheur. mais principalement à ceux qui après avoir été voyageurs comme nous .

^ les saints . genitricia Dei et Domini noslri Jcsu Christi. et qu'ils nous ont transmis le poutoir de sacrifier. . puisqu'elle est mère de notre Seigneur Jésus-Christ . . . et quelle gloire n'en a-t-elle pas reçue? Toujours Vierge. Ne lui devons-nous pas l'offrir ? Si nous donnons Jésus au monde n'est-ce pas de Marie que nous l'avons reçu ? Notre victime n'estH3lle pas l'os de ses os et la chair de sa chair? N'est-ce pas dans son cœur virginal qu'a pris sa source le sang adorable que nous présentons à Dieu comme prix de et qu'il nous rend qu'il nous notre rédemption en quelque sorte le bonheur de . comme gage de ? la nouvelle al- liance qu'il contracte avec la très-sainte nous Vierge nous faisons mémoire des douze apôtres. . Quelle gloire n'a-t-elle pas procurée à la très-sainte Trinité . par l'Esprit saint qui la dirige en tout ne pouvait manquer d'en faire une mention fréquente dans le cours du sacrifice. vie pour vie *. et qu'elle les surpasse presque infiniment en crédit auprès de Dieu et en amour pour nous : Gloriosm semper mr- ginis Mariœ. Nous leur joignons douze autres martyrs par qui nous entrons en société avec toute l'armée de ces généreux athlètes qui ont donné à Jésus-Christ sang pour sang. 108 - puisqu'elle est leur reine . quorum . ordonne de boire Après l'Église. Son zèle pour éclairé de Mario. parce qu'ils sont les colonnes de les premiers sacrificateurs de la loi d'a^ mour. mère do Dieu. Poet duodecim ctpostoloa menlio fil daodeciin marhjrum. Fils de Dieu l'Église ne pouvait en faire un plus bel éloge le culte en moins de mots. . illustres.

nous vous le demandons par la charité de votre Fils qui. enfin . qui pour la par ce même Jésus-Christ : nous s'est laissé conduire à mort avec Dieu la douceur d'un agneau Per eumdemChrisf. On se sent appuyé auprès de quand on a pour soi son incomparable mère ceux dont il et tous a promis de faire la volonté le servir. qui circà passi sunt sub Juliano apostatd. attaché à cet autel Dieu . ou se sont consumées elles-mêmes en holocauste dans les flammes de la charité. nous nous unis. tolun- Celte pensée encourage dimidium quarli seculi recentiores sunt Joannes et Paulus. 19. trum. con- cedas ut in omnibus protecttonis C'est la grâce tuœ muniamur auxilio. Qu'il en ô mon ! Amen. et s|)irituelles et même temporelles. 2.^ous aspérons. a voulu être dépouillé de ses vêtements. comme d'un bouclier impéné- qui nous mette à l'abri de tout danger. . consommer son sacrifice. la croix. 13. Hanc igiiur. < c. à tant .3. qu'en considération de leurs . en tout temps en tout lieu. 10 .um Dominumnos^ soit ainsi . de saints pontifes tant à tant de prêtres fervents si à (rames pures qui ont célébré religieuse- ment les mystères que nous célébrons. Ben. étendu sur sanglant pour y IV. sons à toulo la multitude des bienheureux . en récompense de leur docilité à tatem timentium se faciet^. que nous vous demandons notre Seigneur. Commvnicante^. XIV. P?.Et omnium sanclnruia . nous soyons couverts de votre protection trable . n. vous nous accorderez en toutes choses. ô mon Dieu. 1H. mérites et vous laissant fléchir par leurs prières quorum {{n mpritis iireabusque . pour nous sauver.

ut placatufi accipias. . notre confiance : tout nous fait : espérer que nos dons seront favorablement reçus Hanc d'être igiUir oblatlonem. nous prenons. En second lieu comme prêtres du Très-Haut et agissant en son nom nous acceptons la victime .. de si l'Église et ses ayant-cause. Nous. Domine. mon Dieu par égard pour cette société . . nous vous supplions de nous fait être propice et d'agréer cette offrande : que vous notre servitude Oblationem servitutis nostrœ. minisires D'abord de comme . j'ose m'exprinier . le calice et étendues sur sur le pain le nous tenons les mains symbole ex. nous et déjà couronnés. : les mandataires . Puisque nous avons l'avantage en communion avec ceux que vous aimez ô . quœsumus. En récitant cette prière. qui avons l'honneur d'être vos ministres. qui nous rend moins indignes de votre bienveillance paternelle. offerte et qui est substituée à tous les hommes cou- . nous la mettons sur votre autel en témoignage de notre entière dépendance. la sorte possession de Jésus-Christ nous nous emparons de ses mérites. puisqu'elle fait rejaillir sur nous quelques plus fidèles que rayons de la sainteté de nos frères . pressif qui touche et vivement cœur du bon prêtre qui répond à trois différents points de vue sous foi lesquels la nous envisage en ce moment. et comme hommage rendu à votre domaine universel car nous n'agissons point ici en notre nom privé nous sommes .. les agents de la grande famille dont vous êtes le Père : Sed et cunclœ familiœ tuœ. afin d'avoir à présenter à Dieu une offrande digne de lui.170 notre àme anime .

et à lui avec tous les nous tenons. « Levit. en quahté de membres du Sauveur. paix de Jésus-Christ. pacem meamdovobis. 6. diesque Jioslros in tuâ pace • Is. 7. la paix de Dieu. leurs identifier tout le corps la âmes sous notre main. favo- comprenant que nous pouvons tout obtenir. la paix. in tuâ pace. *. ô mon Dieu ! nos jours en votre paix. si Alors mettant à profit une conjoncture rable. celle donne. qui n'a jamais la fait un heureux fruit . pour fice. 53.cette pa: role d'Isàïe nium nostrûm S l'ancien Dominas in eoiniquitaiem omconformément à la pratique de sacerdoce.171 pables. premier elîet de la récon- ciliation qu'il nous a ménagée avec son Père et . sur elle les iniquités de tous les pécheurs. suivant.ro^ in tuâ pace disponas . omnl iribulatiorie twstrâ Disposez. qui n'était que la figure du notre : Po7iet maman suptr ca/mt kostiœ. . superabundo gaudio in ^. 3 i. de ses bles- sures prix de son sang. cette paix qui surpasse tout sentiment. remplit le. Nous déchargeons. en quelque sorte. cœur d'une joie tranquille afflictions les plus se conserve au milieu des amères. et accepta- bilis erit atqae in espiaiiunem Troisièmement entin. et ainsi dire. Cor. nous osons tout demander Diesque nosi. mais non pas celle du : monde qu'il . 1. et mystique de Jésus-Christ avec seule et matière du sacri- ne former avec son corps naturel qu'une même victime. . pour Posuit. 4. nous nous unissons fidèles.

7.. Au * Cette prière précède immédiatement les paroles de la consécra- tion et en » détermine 2. et implebo domum V. qui tout-à^riieure sera présent sur l'autel en état d'immolation .. de nous protéger contre nous- mêmes faire . .. Beua. de nous défendre de contre nos ennemis. de ne craindre que mort éternelle. N'omettons pas une belle réflexion du P. disponas.. de ne souhaiter que la paix de Dieu la . l'heureux sort des élus. comme est dans toute en même temps représentant du Sauveur et celui de son Église. in electorum luorumjubeas grege numerari. Ici. Arrive enfin le moment redoutable: Adhîœ unum modicum est. la vie I7i — et que demanLa préservation du .. *.Lebrun. : Personne ne peut dire nombre des élus mais on qu'une grande marque d'élection est sait le » » « » « d'entrer dans l'esprit de ces saintes prières . » et sa protection Quam oblatiomm tu. Voilà pour la vie présente future? plus grand de tous les le maux. C'est-à-dire que nous conjurons Dieu par son Fils bien-aimé. Dans un il aura Jésusla le Christ entre les mains. et nous qui marcher avec persévérance dans à la la voie mène «. le sens. ab œfernâ damnatione et ciel. Per Chrislum. Agg.— derons-nous pour nos eripi . et ego cnmmovebo cœliim et terrain. islam gloriâ ^ Pour la dernière fois le prêtre prie instant il sur les dons matériels. » suprême ici féhcité. de soutenir notre faiblesse . . célébration du sacrifice . et de demander vivement au pour persévérer Seigneur sa grâce jusqu'à la fin.

de même nous demandons que Toblalion devienne le corps de Jésus-Christ pour notre sanctification*.. il ne parle ce plus ni en son propre il nom. cùm solemne illud celebraiur mysterium ritu débita. de excellentià sanctiss.. celle de Bossuet nux deux mots nobis fiât. quand il dit à son Père: Clarifica Filinm . sed non semper eis fit per quos fit. nous entendons ici né pour notre salut . . sacram. ni au nom de l'Eglise. et prononce les paroles mêmes du Sauveur sont elles qui produisent le mystérieux changement: c'est Jésus qui consacre. Quand nous disons avec p.ai le prophète qu'il est Isaïe. « " . mais par notre bouche et à notre prière. comme tuum. aa même dans Isaie Un pe'>t enfant nous né: 10. Bern. Voici les paroles du saint Docteur Non videtur ibi sacerdos nrare ut consecratio impleatiir. Serra. Daignez nous accorder. comme ministre de Jésus-Christ. afin que miracle delà transsubstantiation soitopéré: aussitôt après.nom de rÉglise il commence par invoquer la et le toutele puissance divine sur le pain vin . ô mon * Fit procul dubio corpus Domini in mensd aliarij semper. inter opéra S. ajoute-t-il le prèlre ne paraît pas tant demander ses le miracle de la transsubstantiation que par rapport à nous. puer nat us nobis. sed ut nobis fiât fructuosa. Cette observation et celle de saint mot nobis. s étend et ce Nous disons que co corps sens qu'il est écrit sang sont : faits pour nous est . D'ailleurs. nobis fiât. Thomas ne portent que sur le que nous allons transcrire. : heureux effets ui. Saint Thomas le se fait à lui-même il celte question sait : pourquoi prêtre demande-t-il ce qu'il et très-certainement quil fera? répond : com- bien de fois Jesus-Christ a-t-il demandé ce qu'il savait bien devoir infailliblement arriver.

ui se » vrai » C'est termine à le faire. prement dite . rafaccre digneris. afin qu'elle devienne pour nous corps et le sang de votre très-cher Fils Notre Sei: gneur Jésus-Christ ommbxiii. Il faut donc entendre ici une espèce de production . que celte oblalion de toute manière bénie admise. et ils ajoutent par . » ExpUcat.. nous vous en conjurons... in . vin. rationabilem . un fut fait au sein de Marie. . >. n très-réelle action. comme le prétendent les ministres que les symboles sacrés ne sont faits le corps et le sang que dans le temps où nous les prenons mais afin que nous concevions que c'est pour nous qu'ils sont faits dans ce mystère de même que c'est pour nous qu'ils ont été conçus et formés dans le sein de la sainte Vierge. benedictam et adf^criptam. et aussi réelle que celle » par laquelle le corps du Sauveur a été formé la première fois. de quelques difficultés sur la messe. qui La première regarde l'oblation du pain et du » » » » » » » non point pour faire entendre. il est sur la sainte table aussi véritablement qu'il a été dans le » sein » de la Vierge et ici qu'il est quoi on se sert du mot faire maintenant dans le ciel.. Quam nblationem. quŒsumus. mais une action physique. et aussi ce même qui dans ce saint mystère. fois Comme ce corps et ce sang ont été formés le sein la pre- » » I) de la sainte Vierge. » qu'ils n » que les Grecs expriment dans leur liturgie. » réelle » » » du corps et du sang dans l'Eucharistie aussi véritable et aussi que celle qui fut faite dans le bienheureux sein de Marie au moment de la Conception et de l'Incarnation du Fils de Dieu production qui lui donne en quelque façon un nouvel être.. lam. fiât dilectissimi Filii tui Domini nnstri Jesu Sans prétendre exposer tout ce qu'il y a de sens profond dans cette prière. acceptabilemque ut nobis cnrpuiî sangivs Christi.. I . : le Saint-Esprit. Dieu. lorsdemandent expressément que ce pain soit fait le propre corps et ce vin le propre sang de Jésus-Christ. pour les faire afin que nous entendions. en voici deux significations qui captivent toute l'attention du bon prêtre. corps et un vrai sang. C'est pourpour marquer une véritable et . tu Deus. C'est encore le Saint-Esprit qu'on invoque. spirile tnelle et agréable. par lequel . q. ratifiée. non une action improici de nouveau mière par le Saint-Esprit agissant dans .— soit 174 — . .

soit ratifiée et consommée. nous vous en conjurons. en offrant son s'offre elle-même et membres avec elle.^ vont devenir le. Dieu. toute consacrée à Dieu. qui que celte oldotion ne peut jamais manquer . 1° Nous vous demandons. étant divin transformée en du Verbe pour être la nourriture de nos âmes. ô mon . tous ses cette of- frande soit vraiment bénie. que ce qui encore que du pain et reux changement . 173 -^ la corps et le sang de Jésus-Christ. devienne par cet heuune victime toute divine toute . crifice parlait et comme un et accompli en toute manière. qu'elle devienne enfin Toblation seule digne d'être reçue et agréée de vous. in omnibus rationabilem . ô Dieu. appliquant à l'Église. c'est-à-dire son chef. en et qui vous mettez toutes vos complaisances. prenant ces parolesdans les le second sens. au corps des fidèles qui les est otîert avec Jésus-Christ exphquent ainsi : Faites. in omnibus acceptabilem. que adorable époux. étant changée substantiellement en ce fruit béni du sein de la Vierge imman'est culée. votre Fils notre Seigneur. ^° D'autres. in omnibus benedictam. qui n'est encore que commencée. qui. du vin. in omnibus adscripiain . lequel est la source de toute bénédiction. Accordez-nous. seconde se rapporte à l'Église. que CQ{{e oblation. avec saint par qui seul peut vous être agréable ce qui vous est offert Thomas et saint Augustin. om- nibus ra/am/ qu'elle devienne spirituelle de terrestre et vivante inanimée qu'elle la chair glorieuse est encore. appropriée à sa destination. saiji étant portée sur votre autel sublime. laquelle est Jésus-Christ.

un culte par. Trip. quam in ccelo scribnmur . que notre vie de tous les membres mystiques de Jésus image vous devienne de plus en plus agréable. donnant à i'hostie ces diverses veut évidemment nous rendre attentifs aux cinq mystères de Jésus-Christ ((ui sont comme les cinq parties de son sacrifice ainsi que nous lavons expliqué précédemment. et que par elle nos noms soient écrits dans de vie. accepreddamur *. ratam. de sorte que jamais plus nous ne nous le livre séparions de vous par le péché. Exp. per quam benedicamur . qui est en nous faitement raisonnable et celle rationabilem . nous at- tache.I7r. ablation immolation. . per quam in bono firmemur . . en tant qu'elle est Jésus-Christ votre Fils bien-aimé. adscriptam. soit digne en toute façon d'attirer sur nous vos bé(\u' c\\q nédictions abondantes. nous consacre entièrement à voire volonté sainte . ratam. Benedlctam per . un culte en esprit et en vérité . accepiabilem. . faut encore remarquer. Noué avons dit que dans tout sacrifice il y avait sanctification . unie à l'offrande de Jésus-Christ notre Sauveur. qu'en . qu'elle spi- ritualise tellement notre cœur. Nous vous demandons que Folfrande de nous-mêmes. benediciam . consomption et acceptation de la victime 11 qualifications l'Église . le soit aussi à l'égard de tout ce qu'elle renferme. par notre application constante à retracer en nous son et ses vertus. adacriptam . per ' quam accepti et Deo gratfi exuamur . nos sens et tout ce le culte que désormais nous vous rendions que vous attendez de vos véritables adorateurs. . qu'elle soit stable etirrévocable. rationabilem. per biles efficiamur et quam rationa- à sensu bestiali iabilem. : .spiriine}le et acceptée. rntifjée. admise . «rètre bénie.

est signifiée : elle est accomplie dans la Résurrection de Jésus-Christ. qum quidam putant Christum siqnifirare lia D. per transsub- stanliationem panis n. renovabis consecrandi corpus et sanguinem Christi.. par laquelle Jésus-Christ a été entièrement consacré à Dieu. Yerbum Caro f(Ktum C'est VI. maintenant principalement que les sens raison doivent se V l. spiritualisée par lo feu. munes pour . . L'Oblaiion est signifiée par l'offrande que Jésus-Christ a faite mot adscriptam et répond à de lui-même à son Père. 3° la L'Immolation est exprimée par mort sanglante du Sauveur. (>' Il qui a eu lieu surtout dans l'Ascension du Sauveur . Ben.a Sanctifiration et profanes . c. 15.. La simplicité avec laquelle la nous demandons le grand miracle de Iranssubsi stanliation ressemble à celle qui rend rÉcriture sublime. pour ainsi par le mot rationabilem Clarification. siijJia Quinque sunt crueis tibus passits est. 8. . . 2. c. et se trouve dans i" La Consomption ou consumée et. oiïrande qu'il a manifes- tée par sa présentation dans le temple. dédier à Dieu est représentée par in omnibus benediciam '2" et se rapporte à l'Incarnation. par laquelle a été reçu et parfaitement agréé de son Père. est entré dans le monde par sa naissance. par laquelle la victime était dire. . par laquelle son corps est passé dans un état glorieux. Bonaientura.Ijl 177 fiât nobis corpus et miujuis dilectisaimi Filii lui Doniini Jenii Chruii. Ad illa rerba tui Doniini noslri Jesu Christi Ut nobis corpus et sanguis fiat dilectissimi Filii actunlem et expressam intentionem . 5. Qui pridiè quàm pafcretur.')" Enfin le mot arceplabilem désigne Vacrejitction de la victime. quj: in hâc nratione fiuni . et l'ini Christi verbis cotificiendam. : qui secundiim cnrnem in quinque senIbid. le mot ratam . qui la tirait la victime du rang des choses com. Bona. et la . quand il le . XIV. n. lorsqu'elle raconte la puissance de Dieu et dans l'acte de la création : fiat lux facta est lux et la merveille non moins étonnante de l'Incarnale sein tion du Verbe dans de Marie et : Fiat mihi se- cuiidiim verbum tuum.

ou de les laver Mais vos mains les quelque soin que vous ayez pris de dans les conserver . la veille de sa mort . vers celui à qui tout est possible et qui va signaler sa . du pain dans ses mains saintes les vôtres. hélas qu'elles sont loin de les divines ! pouvoir être comparées avec mains de Jésus-Christ. dans l'institution de cet inefallez le faire fable sacrifice Il prit vous en ce moment *. à travers les le sein neuf chœurs des anges. de nous pénétrer d'une sainte frayeur. Tout ce qu'il . et vénérables. seriez-vous pas tout ab- sorbé en Jésus-Christ qui se sert de vous et comme d'un instrument pour produire son corps son sang sur raufel?Vous empruntez ses paroles. ! Accepit panem. une fonction étrangement surhumaine comment ne . vous n'agissez plus qu'en sa personne. le plus tendre et le plus con- prêtre. qui commencement par qui tout a été lois qu'il vienne déroger lui-même aux ' Il faut excepter la fraction de approches de la communion. ainsi dire. vous en prenez dans pures. en même temps si qu'elle doit nous remplir de l'amour fiant. vous imitez ses actions dans la dernière cène. dans . seul autel digne si i de porter une sainte victime les . quoiquer bénites et consacrées.^- 178 — foi. Comme lui vous élevez yeux au ciel. de Dieu et le chercher jusque dans dès afin le Verbe . taire il : tout est ici du domaine delà A elle seule appartient de percer le nuage. puissance aussi bien que son amour. larmes du repentir vos mains. l'hostie qui naura lieu qu'aux I . Vous allez pour était fait . et en vertu de son Esprit. par l'autorité de son Père la toute-puissante fit .

comme la multiplication des pains^ la résurrection de Lazare. dans de ce que l'aiguillon de blesser se tournera contre la mort qui va mort elle-même pour Il la détruire. était qu'il agissait en union avec lui et par la « même puissance. humià ceux . . reconnaissance unibénit et vous vous qui avez une si large part aux bienfaits Il divins . qui êtes l'organe de verselle. 13. et plusieurs autres paroles les que l'on trouve ici la Evangélistes dans l'histoire de dernière cène. . il donne son propre Il pour rançon à ce la chair de ce Fils bien-aimé pour nourriture et son sang pour breuvage. Il eia:t orle ne sont point rapportées par dinaire à Jésus-Christ de lever les sur point d'opérer quelque grande merveille yeux vers son Père. vous remerciez avec Jésus. L'Fglise les a apprises par la tradiiion. . sacrifice de la croix et de l'autel Grotias agens la El vous prêtre. les effets lui rend grâces en un mot de tous : du ^. il lui ménage et qui lui appartiennent un poids de gloire inestimable de ce que la puissance des ténèbres qui va bientôt et sa défaite la triompher. lorsqu'il pour montrer . trouvera sa confusion sa victoire le . ero mors tua. et se substituer à ce> (Ions matériels Et ekratis ociilis in cœlum *. ô mora^. Os.• le la nature qu'il a établies : . rend grâces Père qui l'exauce toujours de ce qu'en préparant a son Fils des liations et des souiïiances . ' Cette circonstance . . ad te Deum Paireni mium le la nm'iipo'entem Il remercie son Père de tout bien qu'il a daigné faire aux hommes leur depuis création jusqu'à ce fils moment où . il. notre reconnaissance provoque la libéralité du Seigneur et l'excite à ver» ser sur nous de nouvelles bénédictions. Les écrivains sacrés ne parlent des actions de grâces de JésusChrist qu'en les joignant à quelque grand miracle. Tandis que l'ingratitude est un vent brûlant qui dessèche les canaux de la grâce.

Son Père lui fi donne toutes choses Omniadedit : Pater in m anus . voila donc ce qu'il fait de tout avait ce qu'il y a de plus precirux au ciel et sur la terre. et prenant dans ses mains tout . ce que son Père lui a donné et et tout ce qu'il a de biens de richesses de grâces et de mérites. prenez leur dit-il mon corps. discipulis suis dicens c'est c'est aaipitt. ne vous bornez pas à m'exposer comme une victime immolée aux regards de mon Père. tout ce que je suis. tous mes biens sont à vous. pour fléchir sa justice et vous assurer ses bienfaits. portez-moi à votre bouche. son Père ? Non . après avoir passé par tant de bouches depuis dix-huil siècles. incorporez-vous votre Sau- . de perfections comment et en faveur de qui va-t-il disposer de ce trésor immense ? donne à : Va-t-il le rendre à . benedixit . sinon pour nous apprendre que la vo- lonté du Père céleste est qu'il . deditque . .bénissez. c'est mon sang. ni moins d'efficacité que dans celle du Sauveur lui-même. tout ce que j'ai. nourrissezvous de ma substance . de sainteté . enfants de sa famille le et y en ait pour tous les que tous reçoivent à sa table di>ciimUs s/us ? Dedli gage de leur bienheureuse immortalité. c'est mon âme. Ne vous contentez pas de me garder au milieu de vous dans un sanctuaire. c'est moi-même. à vous consoler quand vous me parlerez de vos peines. il le ses disciples . n'aura dans la vôtre ni moins de vertu. je vous le donne. prenez cependant. fre(jil. où je serai toujours prêt à vous exaucer quand vous viendrez réclamer le secours de ma grâce. Mais pourquoi rompre ce pain sacré. ma divinité. eA cette bénédiction qui opère ce qu'elle signifie. deditque.

j'augmenterai moi-même ce votre innocenco et votre ferveur. mais pourvu que vous soyez tous mes soyez unis par à disci[)les la foi et pourvu que déjà vous la charité. je tous . la me par unissez-vous moi plus intimement par parlici[)alion au sa- crement de mon amour . Oh étaient loin de prévoir ! les tel hommes . rinnocence degré. pain vivant à . imallenlioiie . ore Christi elnquitur. ou * La rubrique {[ui prescrit de réciter tout le canou secrètement ici sccrctà. table. reverenlià illa et veneraiione distincthiue sunl ])ro[ereiirJa qunninm est sarerJos quasi spirilu . primé en 1522 inli"jri'. que devenez-vous. si on n'était pas averti de le retenir.. le recommande de nouveau . je consommerai l'abandonne ! l'ouvrage de votre sanctification. cujus Iota virlui dependel ub uUimo verbo quod in personà Chrisli dirilur. que ses desseins sont vastes. Mais et la ferveur Il ^ Sei ^neur ^ nous ne sommes pas tous éj^^alement purs. : cum sumrnâ . voici les sages avis que l'on trouve dans un missel de Grenoble. parce que l'application avec laquelle on prononce ces paroles redoutables. Debentque pmferri trarttm. ne sont pas en tous au môme — est vrai. i: . se uun ne immisceat alla co jUalio : nec diriUenda . ses dons ! précieux et magnifiques trésor.. forma illa. mangez tous que je le donne. ma ndncate. prêtre. je le livre. . d'imaginer un excès de charité Oh! queles pensées de Jésus-Christ sont élevées au-dessus de nos pensées! est Que son cœur un pareil généreux. porterait naturelle- ment à élever le ton de la voix. ministre de l'autel ? N'êtes-vous [las ravi . également saints. manducale ex hoc omnes. avec ! que vous êtes riche avec les délices de cette que vous pouvez bien vous passer de tous les ! monde Dans le grand et solennel moment où vous prononcez les paroles de la convains plaisirs du ' sécration. Quant à la manière de prononcer les deux formules sacramentelles. transporté dans les cieux .18^ veur et votre Dieu.

Quelque louable que soit cet En Fiance.\ . renouvelle . Mais plus tard. les anges prosternés autour de vous présentez-le à l'adoration des fidèles en élevant l'hostie. de sacerd. fut . à ioccasion des guerres txcuées par les hérétiques mluiaris ordonné quon chanterait à lêlévation la strophe hostia ce qu'on a toujours continiié. lalens Deitas.''»!!' mif''. soyez lui avoir le comme : anéanti sous majesté sainte Adoro supplex.. et la plupart se tenaient la fin la face contie terre jusqu'à la fin de la conséciaiion du calice. en silence . ce qu'on appelle maintenant . les- fidèles se proslern.''ni(-'r -i''-u3- . Chrjs..les rieux ne sont-ils pas te terre? esse? An ! pulas descendus pour vous sur la adhùc cum hominihua et in terra . pandirent contre la présence réelle. 3» Oflrir à Dieu . Offrez-le à 3.l lîoii. et en môme te temps placé dans vos poids de sa mains. à l'occasion des erreurs qui se réles fidèles à faire . les absents de se mettre en adoration.. assis le à la droite de son Père . la petite élévation. afin que tout nous rappelle ce grand mystère au moment où il se 1» . 1.iUMit. : Exposer à l'adoration des fidèles Jésus-Chiist qui vient de se rende présent au milieu d'eux 2» Représenter l'élévation du corps de Jésus-Christ sur la Croix. ou aussi même jusqu'à pour avertir • du Fater.i.. il serait ei. il Uî^a^i». à ces mots : omnis honoret gloria. Après premier rendu vos hommages avec . sans toutefois la perdre de vue un seul instant*. leurs victimes figurative?.lise latine . ' On se propose trois choses dans cette élévation . à commencement du XII^ siècle les du canon délever les dons sacrés . cette victime unique de notre salut loi lui comme Dans les prêtres de l'ancienne jusqu'au la fin offraient. Un sonnait une grosse cloche . « s. . . dit !o r.. prêtres se contentaient.? an non poiiùs in cœlo translntus Del ùenigniiatt^m et ^ mira. en les élevant. culum ! Fléchissez le genou adorez Jésus-Christ Dieu homme.ii(. il. rKt.iii. pour engager une la pi ofession plus ouverte des vérués que l'hérésie attaquait on institua rélé\auon soiennelie qui se pratique à présent Au son de petite cloche.

miranlur Chcrubimac Seraphim. proclamant: Sanctus mistri . Exp. descendit stiper altare immnlandus.son Père comme la rniiron du f^oiiro humain et la victime de nos péchés. si ' reverentiâ talia sacra- Simili modo. Vœ ergo sacerdotibus insipienUbm ! xœ tepulisf vœ imparatis }* Nampropler negligenliam ierribdccùm eis judicium est non eâ quâ par menta tractarerint fiet. Niisquàm devnins et in toiomissœ de. un même sacrimouve. assistant Anyeli laudantex Bel bonitalem et miseri- cordiam ejm in sœculumsœcull..cursu débet sacer dos tara attentus adesse. même sens. quonia)n tus . in quâ ape. La même puissance qui a changé Cliriî^t P!i ?ilenco . hori encunt anQelicœ Virtntes. i:ui incessanter .rininsimiim quantum inhâc parfr in mysterinm. rAdentes Dominam suum Iraditum in manus Sancquasi peœatorum . riunlur cœli et ima siunmia cnnjunguntar Tremenles . conformément le à 1 ancienne pratique.. disciple bienles aimé. Plusieurs Conciles ont parlé dans Trip. avec Livrez votre cœur à tous les foi . . de recevoir sur votre tête le sang rédempteur qui coulait de ses plaies. qiiâ operatnr di. pour devenir même temps.. d'être témoin de sa cruelle agonie d'entendre ses dernières pa- roles. Sanctus ad xocem sacerdotis obediens.Use lui. Otîrez-vous en vous fice et toute rÉ<. ments qu'une dû y produire côté de la vive et une ardente charité auraient si vous aviez été sur le Calvaire à mère inconsolable ou du croix de Jésus . s'il vous avait été permis d'embrasser pieds ou la mourant .


le

184


le vin

pain au corps de Jésus-Christ, va changer

en son sang.

Comme le Sauveur,

nous prenons aussi

dans nos mains le calice (ixce\\en\,acciiiiensethnnc prœclarum calicem, figuré par celui qui causait une
si

br/'ans

douce ivresse au prophète royal Cal'xmeusineqiiàm prœclarus e^l / Avec Jésus nous le
:

*

bénissons ce calice de
qui vient substituer

la véritable action

de grâces-,
et

la réalité

aux images;

puis

nous entendons

le

prêtre adorable nous dire
:

comme
ex

à ses premiers représentants

« Accipite et bibile

eoomnes
la

:

c'est le calice

de

mon sang; c'est
^

le

sang de

nouvelle et éternelle alliance
»

que

je

contracte

avec vous.
celle qui

Oh que
!

cette alliance est supérieure à

fit

la gloire

de l'ancien peuple

!

qu'elle est

nouvelle dans sa forme, dans ses effets, dans son

étendue

!

La première ne
pour

fut
;

que pour un temps,

la

seconde est
le

l'éternité
,

l'une fui confirmée par

sang des animaux
Dieu
!

l'autre est scellée

du sang du
,

Fils de

Pécheurs que nous sommes

il

nous

«

t>s.

22. 7,
:

marqué distinctement deux coupes Tune du commencement du repas légal, qui na point été consa-crée l'autre de la fin du repas qui selon le rit des Juifs, s'appe* lait la coupe de l'action de grâces, et dans laquelle le père de famille, après avoir remercié Dieu de la délivrance d'Israël sorti de l'Egypte, buvait le premier, et après lui tous ceux de l'assemblée, C'est celte coupe que Jé.sus-Christ pour accomplir les figures par la réalité a changée en son précieux sang; il en a fait par là le vrai calice eucharistique ou d'action de grâces.
*

Saint Luc, cb. 22. nous a

;

,

.

,

,

,

*

A'ort et scterni Tesiamenli.
:

Le mot teslament a deux sens
,

diiïé-

renls dans l'Kcriture

premier c'est l'expression des dernières volontés qu'une personne manifeste avant sa mort. Dans le second c'est une alliance un traité. Ces deux significations se trouvent ici remplies (\o la manière la plus admirable.
le
, ,

dans


est consolant

185

de nous rappeler que c'est pour nous,

pour
sur

la

rémission de nos pérliés qu'il a été répandu

le

Calvaire, ce sang divin, et qu'il est offert sur
:

l'autel

in remissionem peccatorum.

Ce

n'est pas sans

une raison profonde que ce cade richesses, est appelé
le

lice, qui contient tant

mystère de
ai^parences

myskrium fidel ; car sous communes il renferme les trésors
la

foi,

des
les

plus magnifiques et les plus cachés.

Le plus grand
de toute

des mystères, et
la religion est,
ait

,

pour ainsi

dire, le secret
le

d'une part, que

sang d'un Dieu
:

tre

dû Atre versé pour le salut de l'homme de l'auque Dieu ait tant aimé l'homme, qu'il ait consenti à donner son sang pour le sauver. Nous avons là et l'abrégé et tout l'enchaînement de nos dogmes
,

sacrés, tout l'ordre des conseils divins dans le grand

ouvrage de notre rédemption

;

l'incompréhensible

désordre du péché, qui n'a trouvé sa réparation

complète que dans l'immolation d'une
l'infinie

telle
le

victime

;

sagesse
si

du Seigneur dans
;

choix

d'un

moyen
vant
la

surprenant

sa justice redoutable poursui-

prévarication de

l'homme jusque dans
;

la

personne de son propre Fils

mais surtout

l'ex-

cessive charité de Jésus-Christ, qui

change pour
cahce amer

nous en

calice d'ineffables bénédictions le
île

qu'il avait reçu plein
o\itrai?é.

l'indignation de son Père

Nous avons
toute

enfin à l'autel représentation et
le

continuation du Calvaire, tout
sanctification
(jui
,

secret de notre
:

la

science du salut

la

crainte

nous sépare du péché souverain mal, Tamour

qui nous unit à Dieu souverain bien. Ce sacrifice est

un mélange incompréhensible de sévérité qui épouvante, de l>ont(' ({ui attendrit: abîme de justice par

186

rapport à Dieu qui l'ordonne, abîme de charité par
rapport au Verbe incarné^qui s'y dévoue.

Hœc quofiescumqup
que vient de
faire

fcceritU ; voilà le plus

admi-

rable de tous les pouvoirs donnés à l'homme. H(Tc;

Jésus-Christ?

Que

sont devenues

les substances matérielles qu'il avait sous les

yeux

?

Que

tienl-il

maintenant dans ses mains saintes

et

vénérables? Le prodige
tres l'opéreront de la

qu'il vient d'opérer, les prê-

même
fois,

manière, par les

mêmes
qu'il

paroles,

non pas une
la

mais aussi souvent

consommation des siècles. In met memoriam facietU K Nous avons remarqué ailleurs combien cette recommandation est touconviendra jusqu'à
chante;
et ce

souvenir, que Jésus regardait

comme

un

infaillible

moyen de
,

lui

assurer l'entière posses-

sion de no$ cœurs
cile,

ne devrait-il pas nous être faau moins dans cette partie du sacrifice où le
est représenté
?

grand événement du Calvaire nous
d'une manière
si

vive et

si

frappante

Cette investiture du
voirs, ce double
ses ministres
,

}.lus

étonnant de tous
Fils

les

pou-

commandement du
de faire ce
en

de Dieu à
lui-

et

qu'il vient
lui,

de faire

même

et

de

le faire

mémoire de
ils

seront pour
la

les saints prêtres,

au séjour delà gloire,

matière

d'une extase éternelle:
;

aiment à les méditer pen,

dant la vie et, pour venir en aide à leur piété nous croyons devoir reproduire de belles et soUdes réflexions à ce sujet.
«

Ces paroles

:

faites ceci en

mémoire de moi,

*

ou après
la

hœc quoliescumque..., pendant les dire immédiatement après consécration du vin tandis qu'on remet le calice sur l'autel. Mu'
C'est
les paroles
:

une faute de dire
l'élévation

du

calice

on doit

,

(iousset. Thcol. mor., T. 2, p.

g'i'i.


»

187


qui nous soit

renferment pour nous un devoir qui doit être fort
imporlant
,

»
»

puisqu'il est le seul

marqué.
prend
les

Il

consiste à nous souvenir de Jésusfait

»
»

Christ et de ce quil a

pour nous, ce qui comet

mystères de sa vie,
et

principalement

» «
»

ceux de ses souffrances
gneur, est-ce donc

de sa mort. Mais, Sei-

tout ce

que vous exigez de
et

ceux que vous avez délivrés de tant d'iniquités,

» » »
>i

que vous avez arrachés
nelle, à
tice

mort éterune malédiction irrévocable, à une jusà l'enfer, à la
le

dont

poids redoutable les eut toujours écra?

ses? Quel droit n avez-vous pas sur nos vies

»

Quel sacritice ne pouvez-vous pas exiger de ceux

M

pour qui vous n'avez pas refusé de mourir sur
croix ?

la

»
» »

Comment ne nous commandez-vous
immolation? Ne
serait-il f)as juste

pas

une

pareille

que

nous expirassions

comme
?

vous au mieux desdou-

«
))

leurs et des ignominies?

Ne serions-nous pas trop
Et peut-il y avoir quelque

honorés de vous suivre
chose de
,

»>

difficile et

de dur dans vos

commandela croix ?

» »

ments après l'exemple que vous nous avez donné
de votre obéissance jusqu'à
»

la le

mort de

Mais à quoi se termine

souvenir dont vous

>>

voulez bien vous contenter?

A

quelle épreuve le

«
» »
»

mettez-\ous? Quels témoignages nous obligez-

vous d'en donner?

Il

semble, Seigneur, que vous
et l'a-

ne nous commandez que la reconnaissance

»
«
»

mour; mais élait-il nécessaire de nous les commander ? N'est-ce pas pour nous une gloire aussi bien qu'un devoir, de convertir, en un sacrifice
d'actions de grâces
,

celui

que vous avez
votre
P»'r(' ?

otî'crl

»

pour nous

rf'concilicr

i\\('i-

ijucllc


»

188


si

ingratitude serait plus criminelle que la nôtre,

»
» »

temps que nous vous immolons et que nous remplissons de votre sang la coupe sacrée, nous ne pensions pas à l'etîusion que vous en avez
le

dans

» »

faite

sur
la

la

croix ? Fauilrait-il autre chose pour

nous
fiée
,

reprocher, que rap(»areil

même

du

sacri-

» a

dont nous

sommes

les ministres

par votre

grâce? Et

la vive

représentation de votre mort,
,

» qui
» et

met à part votre corps et à part votre sang, qui marque d'une manière si sensible la sépade votre

» ration violente »
»

âme

d'avec votre chair

,

nous permet-elle d'oublier un mystère que notre
action

même

si

nous met sous
dans
le

les

yeux,

et qu'elle

»
«

continue ?

serait notre esprit, et oii serait notre

mémoire,
Esprit,

moment même où vous vous
,

»
»

rendez présent à notre prière

et

où votre divin
et

comme une flamme
et

céleste, convertit les

»

dons en votre chair
élevons l'un

en votre sang,
vers
le

où nous

»
»

et l'autre

trône de votre Père
,

»

nous nous oubliions nous-mêmes à un tel excès que nous ne sussions pas même ce que nous taisons?
tel oubli,

»
»

mon

Dieu,

si

nous étions capables d'un
si

ne mériterions-nous pas que notre main
opère sans réflexion de

» droite, qui
»

grands mys,

tères, s'oubliât

elle-même,

et

que notre langue

» qui
»

prononce sans intention

et

sans intelligence

des paroles pleines d'esprit et de vie, devînt sèche

» et adhérente à notre palais ? Oblivinni deiur dexM
))

te?'a

mea

;

adhœnal lingua mea
lui
'

faucibus meis, si

7wn memiripro

*

Ps. 136.


« » »
»

18Î)

Avec quelle

facilité,

Seigneur, au milieu d'un

grand silence

et

d'un profond recueillement, étant

d'ailleurs conduits et soutenus par les prières et

par l'ordre d'une auguste liturgie, pouvons-nous rappeler
le

»
»

souvenir de votre mort

et

de

la charité

incompréhensible qui vous a porté à

la souffrir

»
»

pour des pécheurs
et

({ui

ne vous connaissaient pas,
cris

qui

déshonoraient votre sacrifice par leurs

» »
))

blasphèmes? Au milieu de leurs
mêlés d'imprécations
êtes
et

tumultueux,
,

d'opprobres

vous vous

»

souvenu de nous. Vos cruelles douleurs, auxquelles on ajoutait l'insulte et le mépris, ne vous

»

ont pas rendu un seul
soins.

moment

distrait

de nos becroix
,

»
» »

Vous m'avez vu du haut de votre
les siècles

dans

qui étaient encore éloignés

et

vous avez répandu sur moi en particulier vos
larmes
et votre

»
>>

sang avant quo

je

rerusse

l'être.

Comment

pourrais-je maintenant oublier une telle
?

«

miséricorde

Et comment, en recevant

la

victime

»
»
)i

qui m'a réconcilié avec votre Père, ou en la lui
offrant
,

pourrais-je ne pas la reconnaître,

y

par-

liciper les

yeux fermés
*

et
?

la recevoir

dans un

»

cieur ingrat et stupide

»

Au
le

reste, n'oublions pas

que ce souvenir, auquel

qu'il

Sauveur semble réduire toute la reconnaissance nous demande, ne doit pas se borner à de
,

simples pensées

ni à

quelques sentiments passagers
réellement gravé dans nos

de tendresse.

S'il est

cœurs,

il

y produira

les etîets

que saint Paul nous

apprend en être inséparables. Après avoir rapporté

Expliratidn
'>.

du mystère de

la

Passion de Notre Seigneur Jésus-

Clirist.T.

p.MiS.

n.

190

mémoire de moi, T Apôtre que vous mangerez ce pain et que zou^ boirez ce calice, tous annoncerez la mort du Se^'gne^ir jusqu'à ce qu'il vienne*.
ces paroles
:

Faites ceci en
:

ajoute celles-ci

Car

toutes les fois

L'intention de saint Paul, disent
terprèles
,

ici

d'estimables in-

a été de

nous

faire

entendre qu'en assis,

tant au divin sacrifice, et surtout en l'offrant

nous

contractons l'engagement de démontrer par toute
notre conduite, que nous faisons partie de Jésus-

mort et enseveli pour nous et qui étant resmeurt plus, maisen tant qu'il vit, ne vit plus que pour Dieu et selon Dieu -.
Christ
;

suscité ne

CHAPITRE
Seconde partie du Canon
,

V.

ce qui suit la Consécration

jusqu'au Pater.

La victime est immolée. Pour qui seront les fruits immenses de son immolation? lisse partagent entre Dieu, à qui le sacrifice est offert et les homiues,
,

pour qui

et

par qui

il

est offert.

L

C'est

Dieu d'abord qui participe à Vautel'% pour
20.

I.

Cor.
0.

n.

*

Rom.
I.

10.
I.}.

Cvor.

It.

mais encore nous avertit que dans ce la sacrifice se : trouve l'accomplissement parfait de loco sacriftcatur et offcrlur célèbre prophétie In omni I. d'une * trois qualités quo TÉglise donne à la victime. dans les chastes entrailles de Marie ho^tiam sanctam. puisqu'elle a été for* mée tie par l'opération de l'Esfirit . table peu[)le de Dieu nation sainte . saint. Voilà pour- quoi nous. vons droit de prendre notre part des trésors de grâce que nous ainsi dire. hostie sans tache de toute façon. qu'après qu'elle a été offerte au Seigneur le et qu'il y a . principe pour nous d'une Par ces vie telle que nous la désirons. et sommes . pain sacré. royal sacer- doce. par sa glorification . 7ios . hos- sainte. 1 nomini meo oblatio munda. gloire qui lui revient de son immolation. serti avec nous toute la famille chrétienne. hostie pure. facietis. puisqu'elle est substantiellement unie à la divinité. pour la communié premier. en recevant ses serviteurs. serf et plebs si iva sancfa dociles à la recom- mandation faire plie : attendrissante que Jésus vient de nous In met memoriam . 1. non-seuoffrait lement sous elle relève son excellence au-dessus de celles qu'on elle la loi. nffemniis prœclarœ . mojefsfati liiœ l'hostie . véri. a mérités l'adorable victime.— me VM — Nous n'a- servir d'une expression de saint Paul. qui lui . . hosttam im- mnciilatam. nous pré- sentons à majesté suprême. l'hostie sainte et sans :' tache qu'elle-même a bien voulu nous donner Hnsfiam pnram. elle a même été déli- vrée de celte ressemblance du péché qu'elle avait dans son état mortel. qui est la sainteté même . puisqu'elle n'a jamais pu contracter et aucune souillure que . Malac. et et Fàme toute rem- de son souvenir la undè pure memores.

— vie sans vieillesse et 19i — . la sagesse et la bonté. qu'il s'asseoit à la droite monte au . qui a dignement couronné l'œuvre de la rédemption du genre humain. En ressuscitant. pleine de gloire. Cette prière est accompagnée de cinq signes de croix. mais surtout puissance. corollaire indispensable sacrifice fait à Ce dernier mystère était le de la Résurrection . son si Ascension glorieuse. elle . il entre dans une vie imil mortelle. et la consommation du de toute son existence que Jésus-Christ avait son Père. Voilà pourquoi encore nous faisons de nouveau une mention particulière des trois mystères de Jésus- Christ. qui ont procuré à Dieu le plus d'honneur. tam beatœ Pas^ionis. si heureuse pour : nous. L'Eglise voudrait que pendant la n'eussions de penséos que pour le Calvaire messe nous ou du . . s'offrant continuel- lement pour nous. puisqu'en nous délivrant de tous les maux véritables. la justice.• délicieux breuvage qui Calicfm salutis perpetnœ. C'est là aussi qu'il achève son sacrifice. nous a mérité tous les attri- les vrais biens: sa Résurrection où tous buts divins ont brillé d'un la si vif éclat. comme son Fils étant les parties essentielles . C'est par son Ascension qu'il ciel. du sacrifice de que nous l'avons déjà remarqué sa douloureuse pour lui. ainsi si Passion. sans déclin panem sanclum donne le salut vitœ œfernœ éternel : . mais n'entre pas encore dans le séjour qui convenait à cette vie glorieuse. impassible. de son Père prend possession de son royaume et reçoit la dernière ré- compense qui était due au plus sublime comme au plus généreux de tous les dévouements.

est en quelque façon inférieur à son ministre. n. est et à sont destinés à imprimer fortement . et ipsum sanguinem qui in cruce effusus est. 1. En cette sorte on bénit Dieu. Snrerdos post consecrntionem non utitur rruresignatione ad benedirendum. 3 p. Thom. o. 1D3 — . c. 16. Ben. former une vive expression de sur le Calv^aire et du sacri- fice offert sur l'autel ' Xihil Erdesia prœtermittit quo in animis imprimat sacerdotum esse sarrificium oltnris . scriptusest in vobis crucifixus. H. ou pour marquer que l'on attendait cette grâce par leè mérites du la Sauveur crucifié.. sanquinem Domini cum signa crucis prnferri quo declaratur hostiam et quod continetur in calice idem esse corpus qnad cruci fuit afpxum. que le nmne verbum quod exprimât corpus . en parlant de la dignité du sacerdoce. qui post ejii. Cette réflexion est plus spécieuse que so'ide. la croix. fil adstantium id^m cum sncrificio crucis. depuis la Consécration Jésus crucifié mourant. prêtre sacrificateur a l'honneur insigne de bénir Jésus-Christ. que les signes de croix qui suivent la Consécration ont une pour significa- tion bien ditTérente de ceux qui l'ont précédée ou accompagnée. art. Ceux-ci étaient faits attirer la bénédiction de Dieu sur les dons. ne fût continuellement présent à notre esle prit et Il comme centre de toutes nos atîections. sed saliim ad commemnrandum virlutem crucis.-ou si nous les bénissons Bossuet va nous dire en . mais ceux qui suivent jusqu'à Communion nos yeux. faut pas oublier. étant sous les saintes espèces en état de victime.s prœdirationem Christum crucifixum ob orulos semper habebant : Aiite quorum oculos Jésus et Cliristus prae. au reste. XIV. Depuis la consécration nous ne bénissons plus les dons sa- crés: nous les oiïrons. lorsqu'on célèbre ses . dans notre âme la que cette victime qui est là sous fut même qui immolée sur l'unité *. ut ait Apostolus ad Gala tas. prseseriim sactrdotes sibi ipsi posl consecrationem Christum Jesum objirerent anima immohitum in rruce. Et sanè cuperet ut.lesia . quel sens » : « Le mot bénir en général marque une bonne parole hengticere.— moins que et . S. Atque ut ejusmodi orialnr effectus vult Ecr. 2. nous prions Dieu de les recevoir. q 83. On dit (juclquefois. qui.

il aper. et nos misères sollicitent qu'il le regard propice du la gloire Seigneur la complaisance .. a. Notre indignité . .II. XIV. . la bénédiction . . Mais il faut observer que la bénédicdont on consacre les sacrements s'étend plus . respicere digneris Dieu peut-il se dispenser non-seulement de regarder d'un œil propice. de la messe. déjà consommée par rap» Explic. quand on les consacre. C'est ainsi qu'on bénit les fidèles. 6. gneur. » tion loin . et qu'elle lui procure appellent son regard serein et satisfait. . Supra qiiœ propitio ac sereno vultu *. çoit il peut apercevoir. aussi sainte que lui-même? Non. Thom. Les cinq signes de croix que l'hostie et sur le calice. Cela étant. et c'est ainsi qu'on bénit les sacrements. c'est-à-dire. Ben. On l'ac- louanges. » » •> il n'y a nul doute qu'on ne puisse bénir ainsi Jésusmais ce n'est pas de cette bénédiction qu'il sagit. et . le prêtre trace en ce moment sur représentent les cinq plaies de Notre Sei1. port au sacrement. . prend dans la victime. ne subsiste que par rapport à l'homme qu'il » faut sanctifier par la participation au mystère. » c'est compagne ordinaireanent du signe de la croix en témoignage que par la croix de Jésus-Christ que toute bénédiction spirituelle . » » descend sur nous. c'est de la bénédiction dont on bénit les fidèles quand on prie sur eux et dont on bénit les sacrements. puisqu'on » " » » " » " que pour bénir consacrer et sanctifier l'homme qui y participe de sorte que cette bénédiction a deux effets l'un envers le sacrement et l'autre envers l'homme. 16. comme nous avec amour infinie l'avons déjà remarqué. il n'y a plus de difficulté. le pain et le %in avant la consécration cette bénédiction a ses deux effets et envers le sacrement même que l'on veut consacrer et envers l'homme qu'on veut sanctifier par le sacrement. c. car lorsqu'on bénit les dons.. des imperfections et des défauts qui contrastent tristement avec la si sainteté d'un acte religieux en soi parfait. S. Mais ne les bénit : . sans doute. * 2. . . . loco citato. en effet dans ceux qui offrent le sacrifice médiatement ou immédiatement. mais. et qui » » Christ. mais de contempler et de recevoir avec une complaisance une victime aussi grande. » » après la consécration .

et que peut-on vous offrir de plus propre à intéresser vivement votre cœur? Mais ce sont des hommes pécheurs qui vous les présentent. en ce corps mystique dont les jets moment membres l'oblation de son . ô mon Dieu. soit par les éminentes vertus. comme Jésus -Christ par ! le sien est devenu le chef de tous les fidèles Quel dégage- . sa considération regardez-nous avec clémence. lui . après avoir la fait à Dieu par prière qui précède. Vos yeux la contemplent avec amour en . le trésor de ses Nos dons vous sont agréables. l'oblation -du corps naturel de fait Jésus. sa bonté le re- mède à ces nous le conjurons de nous et regarder nous-mêmes favorablement crificateurs et comme sa- comme faisant partie de la victime. comme Jésus est immolé parla ! jalousie des Scribes et des Pharisiens Quelle foi magnanime.rcmpêchont d'épancher sur nous grâces autant qu'il le voudrait. c'est pourquoi nous vous conjurons de ne point nous séparer de notre offrande. Nous cherchons dans deux maux . lui offraient. soit par le rapport qu'ils avaient avec celui de son Fils. Voilà pourquoi recueillant en nous. pour ainsi dire. Ajoutons que l'Église. dont la mort sanglante causée par l'envie de son frère. quelle héroïque obéissance dans Abraham.Christ. toute la religion des siècles passés. n'ont que trop souvent malheur de lui déplaire. étant encore sule au péché. les sentiments élevés de ceux qui les Quelle innocence est dans Abel. devenu par son sacrifice le père de tous les croyants. nous rap- pelons au Seigneur ceux des sacrifices anciens qui lui ont procuré le plus de gloire et de satisfaction.

196 — toutes choses. n. messe. Le P. Abraham. on ne manquerait pas . de la croix . cette addition fut faite pour relever sacrifice de Melchisédech au dessus de tous ceux qui étant une figure plus remarquer que si ces du Sauveur. quelle sainteté. comme on l'a fait aux mots hnstiam puram hostiam sanctam. dit Bossuet. non pas les le don avec mais personnes avec les personnes. et c'est pour: quoi on ne nomme que les plus saints de tous les hommes Abeî. mais symboles que notre Rédempteur a consacrés. 17. puisque lui-même en il lui a offert la le dîme de ses dépouilles le a rcru même temps. qu'on veut comparer. Si Tombre . est clair le don. avaient été oiïerts dans l'ancienne parfaite de celui de Jésus-Christ comme fait et il paroles désignaient le sacrifice de faire ici le signe . de dire Suarez iequè in utmm'fuc senteutlam se ostendit prnpensum cujus nos vestigia sectantes. croit que loi. hostiam immarvlatam de la prière précédente. . s'entendre du sacrifice de Melchisédech ou de celui de nos autels. 16. catho- pensé quil était plus naturel de les rapporter au que le l'on célèbre actuellement. ont sacrifice cités par Pouget. Benoît XIV ne sf prononce point sur cette question il se contente Christ. dicimus utrumvis intelliges. 2. doivent . . 2. immnculntam hnstiam. p. le premier des justes. . . *. Sanctum sacrificium. quelle resle Sauveur des hommes dans Mel.— ment de semblance avec chisédeoh offert . Léon. immacuJatam host'am ont su vous plaire . Lebrun est pour l'autre opinion. Explic. ce roi de justice et de paix dit saint qui n'a pas les des hosties judaïques.. en changeant en son corps a fait les et en son sang ! C'est ce qui appeler son sacrifice. lui . les et en prémices de l'Eu- charistie. verbis 11 sen^mm contineri. avec de la pain et vin . 1. boiium iis : . c. 8Go. et la figure ô mon Dieu combien doit vous charmer davantage l'adorable réalité que nous vous présentons ! Puissions-nous vous être agréables par * quatre nnots Les sentiments sont partagés sur la question de savoir si ces sanctum sncrifwivm. la t. Un grand nombre dauteurs lic. comme on le fait depuis la consécrs- tion toutes les fois f[u'il est question du corps et du sang de Jésus. Institut. le père commun de tous les croyants et on réserve en dernier lieu Melchisédech qui était au-dessus de .. à Il mpsse.

: Qui peut comprendre des paroles merveilleuses. votre Fils . à cause de l'avantage que cherchaient à en tirer les pro: i< L'ange qui parait ici pour présenter fait les prières . : «Innocent III dit presque même chose Tanfœ sunt piofunditatis verba hœc. Thomas. Pendant les huit . ! ni.orsonnelles notre Seigneur te comme nous sommes toujours assurés de l'être par Jésus-Christ. G de miss. Bossuel au contraire montre une grande répugnance pour cette opinion testants » . la vénération et la crainte conviennent » la mieux que la discussion. Flore. — Suarez in 3. ou qui l'offrent premiers siècles avec nous. la voient Jésus-Christ lui-même dans t. diacre l'église de Lyon . de ses controverses . q. la gloire de Dieu . Bellarm. c. faire et qui peut en parler si- « ï^ dignement? Pour entendre ce qu'elles gnifient. Saint chapitre que nous venons de citer. les divers sentiments ex- posés par Benoit XI V dans 24 et 25. personne de cet ange.— jy? -- nos dispositions p. écrivait au neuvième si siècle . est de mémo nature (|ue les autres que saint Jean agir partout dans . 3. 3. et ceux qui le tentèrent les premiers ne se de « )) flattèrent pas d'y avoir réussi. ut intellectus hii7nanus tix ea sufficiat penetrare K * Il faut lire. Mais au lieu que dans les deux prières précédentes nous faisions l'applicaiion criiice à sa il du saà qui première . 83. part. t. Supplices rogamua. 24. et avec lui le grand nombre des théologiens. fin . sur cot endroit ditlicile le . n. si profondes si étonnantes. Nous offrons pour la la troisième fois au Seigneur victime qu'il a bien voulu nous donner. est offert dans celle-ci nous considérons les in- térêts de ceux pour qui nousToffro-^s. on ne chercha point à développer le sens mystérieux de cette ad- mirable prière. 1.

<) . de nature que les sept anges dont il il parle . . » Mais pour entendre le fond de cette prière. nous exprimons le désir qu'ils soient. commandez. ne peuvent être dignement présentés que par JésusChrist lui-même. est parlé de l'ange de la prière qui . » » dans ie chapitre huit où . Dans ce dessein. nous vous en conjurons sujjplicefi te rogamuf^. . •' . et lever toutes les » difficultés qu'on y veut trouver. qui sont tre là sous nos yeux. afin le que dans notre oblation tout soit agréa- ble au Seigneur. afin que notre présent monte promptement et plus agréablement jusqu'à " l'autel céleste lorsqu'il sera présenté en cette bienheureuse compagnie? Il ne sera pas inutile ici de remarquer qu'au lieu que notre Canon ne parle que d'un seul ange on parle dans l'AmbroiX sien de tous les anges pour expliquer la sainte union de tous ces bienheureux esprits qui en elfet font tous par consentement ce qu'un d'eux fait par exercice et par une destination particulière. »> . aussi. . » Explic. . simplement un autre ange » un ange comme les autres et qui n'a rien de plus relevé.— L'explication paraît la plus autorisée. » son Apocah'pse . mais qu'elles sont ce corps et ce sang » avec nous tous et avec nos vœux et nos prières et que tout cela » ensemble compose une même oblation que nous voulons rendre » en tout point agréable à Dieu. . Mais à qui commander ? Le respect nous empêche de même . que pouvait -on faire de mieux que de demander " de nouveau la société du saint ange qui préside à l'oraison et » avec lui de tous les saints compagnons de sa béatitude. lesquels ne sont aule chose que corps et le sang de Jésus-Christ. . . •> .. hœc. et qui s'offrent avec lui. 198 — adoptée par le P. Lebrun nous nous allons en donner la substance. et convaincus saints. Prosternés devant Dieu comme il convient à d'humque ces dons si bles suppliants. jubé. et les dons et la main qui les pré- sente : Dieu. pour cette raison est appelé . •> •> .. et du côté de Jésus-Christ qui est » oiïert et du côté de ceux qui l'offrent. . de la messe. il faut toujours se souvenir que » ces choses dont on y parle jubé haec sont à la vérité le corps et » le sang de Jésus-Christ. qui êtes tout-puissant.

23). celui qui est et venu au milieu nous sauver. dans lesquels afin d'être la victime était consumée par la terre en quelque sorte portée de s'élevait au ciel par la fumée qui la vérité de l'autel . c'est . et lesecret impénétrable de . sanctifie la victime de Dieu c'est-à-dire l'humanité de Jésus-Christ altare quod savctifical dnnum (Matth. d'après l'auteur de l'ouvrage. C'est une allusion aux anciens sacrifices le feu . que nous considérons comme le de votre adorable majesté. votre envoyé par excellence. Par conséquent ne sont que le véritable autel de Dieu . Le le vrai temple de Dieu dans . Nous pouvons prendre dans ce sens élevé ce que : je m'approcherai nous disons au commencement de la messe Introibo ad allare Dei. mon cœur de la joie de son flsprit. comme parle saint Augustin l'abîme infini . lequel en me renouvelant par sa grâce remplit . Idée du saceret plusieurs autres interprètes . Et que n'obtiendra pas Jésus victime préCet autel sublime . doce de Jésus-Christ n'est rien moins que lecjuel est la personne même du Verbe. c'est de lui qu'elle reçoit sa sanctification son excellence. ad Deum de cet autel qui est Dieu et Fils de Dieu. qui soutient vivifie et . le mol per- dans un sens métaphorique. sus-Christ ne quittant plus ne peut y être porté de nouveau. l'Ange du grand conseil. Christ a réellement accomplie par son Ascension en présentant son humanité glorifiée devant le trône de Dieu. c'est-àdire. sein du Père ou . Jéle ciel. trône de nous pour réparer votre gloire qu'elle soit portée sur votre autel sublime*. Cet autel étant infiniment plus digtie que et la victime. dans ferri doit être pris cette explication. au ciel . posé cet autel. commandez à Jésus-Christ. votre Fils nous di- sonsseulement: commandez queccttedivineoffrande vous soit f)r6sent('e parles mains de votre saint Ange. la figure est le . l'Ange du Testament. la divinité. Verbe divin . . de l'autel de Dieu. celui dont les autres . et pour nous rappeler de cette figure que Jésus. Sans doute. * .— dire : 199 .

mais que les méchants sont invisiblement repoussés de l'autel invisible et céleste tandis . craignant qu'on ne se laisse éblouir « par la grandeur du mystère. commandez que ces : : * Hébr. » " » » ajoute que « sans toucher aux sacrements secrets du céleste oracle. prenne-nt part au banquet eucharis- tique.— saint Paul . on peut entendre ces paroles plus simplement et plus sûrement de ces manière Jubé hcec. grâce qui fait les et principalement de la saints et qui est la plus pré: cieuse de toutes les bénédictions altaris et ^ Ut quoqunt ex hâc participa tione sacrosanctum Filii tui corpus cœlestl sanguinem sumpf^erimus. et lautel d'ici-bas que nous voyons. . c'est-à-dire le corps et le sang du Sauveur. visible ils participent plus que les autres à la l'autel de terre . Quoique le saint Anqe puisse dans un serfs très- véritable signifier Jésus-Christ et que ce mot hœc désigne les dons qui sont sur l'autel. Saint Auiîustin les a parfaitement distin. 2k ' (jui Voila deux autels bion marqués. tous ceux qui avec nous mangeront la chair et boiront plis le san? de cette auguste victime soient rem. ils doivent participer plus que les autres à l'autel invisible du ciel. qui apparaît pour nous. de toute bénédiction céleste. est au ciel . lautel subiinio et invisible. Innocent lïl. omni benedictione gratiâ repleamur II et n'y a pas à s'étonner de voir l'Église distinguer dans ses prières ceux qui. que les justes seuls en approchent et y reçoivent les di-vines béné- dictions. avec ses ministres. 200 - sente par Jésus pontife. 9. dit devant la face de Dmi * ? Ce n'est pas trop de demander qu'en considération d'un pareil sacrifice.îués en disant que îes bons et les méchants approchent de lautel qui est sur la terre.

selon ce dit à qu'il présentait à que l'ange Raphaël Dieu ses prières et la » » ses larmes au sublime autel. si .omme Jcsus-Christ le est présent sur l'autel pendant ce second . par la sainte communion. cueillir. Sa maternelle sollicitude s'étend à et chacun de ses enfants. c'est-à-dire les vœux des . nos nous-mêmes. quelque part dans quelque situation * r. » . Mais en réunissant ces deux interprétations sens de cette u [)rière sera : le Daignez nous accorder. ce corps ce sang de votre Fils . votre mini Ange. . comme membres de son corps mystique. pour tous ceux qui sont sortis de notre » » ce monde dans communion . et que rien ne mette obstacle aux fruits abondants que nous en espérons. Domine^. Mémento eliam. L'Église pense à tout. mon Dieu. Prêtre ne baisse pas seulement les yeux pour se reles tenir attachés sur le saint mais pour Sacrement . nous soyons comblés de vos bénédictions célestes. croyant que leurs âmes re- çoivent un très-grand soulagement des prières qu'on o!uc pour » eux dans le saint et redoutjblo sacrifice. que cette victime et pure et si sainte. en priant mentalement pour les morts. divine majesté.^lise n'a jamais oiïert le saint sacrifice sans demander « le sou- lagement et » la délivrance des âmes du purgatoire. Nous prions dit saint Cyrille de Jérusalem. afin que tout vous plaise dans notre sacrifice.Uemento. en présence de » .i) choses. leurs » » supplications et leurs prières les soient portées le par maim de Tobie. que les saints vœux. qui avons l'honneur de vous être offerts avec Jésus -Christ. par ministère des » » esprits bienheureux. LÉ. fidèles. Faites aussi anges présentent à votre majesté nos prières. IV. afin qu'en parti- cipant à son corps naturel. que nous sommes offerts indignes de vous présenter vous soient par votre Fils lui-même.

la rosée de la dans sa grande fa- mille. un état livrer. membres déjà glorifiés dans pour faire à Dieu une sainte souffrants violence en faveur de ses membres . ils sont ses entants et nos frères. dans un mo- ment où elle peut essuyer tant de larmes. en union avec ses le ciel. saintes est vrai. bannis pour un temps delà présence du Seigneur? Elle veut que nous fassions descendre sur eux divine miséricorde. L'Eglise avec Jésus-Christ. . marquées * du sceau de dont elles ont aussi pratiqué les œuvres. ceux qui pleurent dans les flammes du purgatoire. . souillé ne peut entrer qu'en passant par qu'il châtie le feu. et qu'ainsi . L'Écriture . Coirmient oublierait-elle. Dieu lui-même nous inspire cette commisération pour ceux en père et qu'il aime ten- drement. mais qui ont besoin de se purifier encore avant d'être où rien de admises dans ce royaume de gloire . puisque nous prions pour les en démais parce qu'ils ont quitté la vie dans la paix et l'amitié du Seigneur. Nous il allons au secours de ces âmes. d'autant plus à plaindre qu'ils ne peuvent plus par eux-mêmes ni adoucir ni abréger leurs maux. un sommeil de pair non qu'ils soient dans exempt de souffrances.vimmeil la veiller bientôt et ressusciter à la nous présente la mort des parce qu'ils doivent se ré* vie éternelle de là le nom de et . puisqu'elles ont quitté ce monde la foi. comment n'écouterait-il pas des vœux qui lui sont si agréables. * in somno justes sous douce image du . metiére ou dortoir donné au lieu de Elle appelle leur mort sépulture des fidèles. du purgatoire.Wl qu'ils soient. surtout quand Dormiunl la ils sont mêlés àla voix du sang de son pacis. victime unique les de la terre s'otïre de tous péchés. la charité unisse tous les intérêts cœurs et rende les communs dans la diversité des états. et qu'elles dorment du sommeil de La paix .

que ces âmes étant privées de à laquelle elles ont droit. S. retardent pour elles la jouissance. et dont leurs fautes ou leurs négligences à les expier ici-bas. elles sont plongées dans la tristesse et les ténèbres. souvenons-nous que le est probablement celui de l'enla vision intuitive . qui s'éloigne c'est quand est sur le point de s'y désaltérer. Aug. . l'amour produit la joie et la joie embrase l'amour. bouche ouverte. l'amour produit et augmente continuellement la peine. Ajoutons-y feu qu'on fer * y endure du sens. désirs douloureux parce la privation. et vers qui l'entraîne un désir inexpriil mable. * Eodem ujm lorqnelur datnnatus et electus. une image grossière de ce qu'endure une âme privée de Dieu qu'elle aime. Locum refrigerii. Plus l'àme désire. privation qu'ils sont accompagnés de la sans repos.— Fils affligées ? Trois m : — immolé? Et que demandons-nous pour ces âmes dioses qui répondent à leurs trois genres de soutîrances cis. plus elle désire . Les la yeux ardents. consumé par une chaleur dévorante. Au ciel. au contraire. Dans le purgatoire. il s'approche avide- ment d'une coupe il délicieuse. que rien ne peut égaler dans ce le . plus elle souffre . elles ont besoin de rafraichissemenl de lumière purgatur de paix. Et ce n'est que la peine du dam celle que l'on soutire en purgatoire. élus se fait dans le cœur des une éternelle circulation d'amour et de joie. plus elle souffre. puisque douleur qu'elle cause excite là toujours de nouveaux désirs. lucift et pasoif Qu'on se figure un malade tourmenté par une excessive. dit un savant cardinal. monde violent trouble et l'agitation où les et met un et état si nous coniprendrons combien .

neminem habent. pro quibus prceiis scilicet cipuè oravit . Nobis quoque peccatoribus. locum : Quo 7/1 (ripliri quod ad illam pertinet menlis anxielalem quâ cotilliclanlur pxnarum génère miserœ illœ animx à divinû expianc. si précieux si Dieu à qui nousForTrons en reçoit tant de gloire. . id est . la terre et le purgatoire retirent tant et de . n. qaod respicit ignem illum quo cremantur. pour avoir droit *. demhm nomiaatïm juvenlur. Pro omnibus autem poslulat locum lucis . cum pacis quoi spécial ad eas tenebras m quibus versanlur . tance les fidèles vi- vants et morts pour qui nous l'offrons. de participer aux de son immolation y. les * Orat sacerdos pro animabus omnibus quœ detinentur in purga: torio. qui avons le bonheur de l'offrir? Ce Il si nous savons le faire valoir. tant d'assis. Domine . Ben. : turjusliiiâ. Enfin. 17. ut verba illa indicant Ipsis . doit suf- à la réahsation de tous nos effet vœux légitimes. memenlo mortuorum orabis j/rimô pro consanguineis . qui c. o. XIV. et omnibus in Christo quiescentibus omlo- nibus qui in purgatorio igné ejpiantur. je vais les satisfaire. dilata os luum et implebo illud ^. refrigerii . quels fruits abondants ne pourrons-nous pas en recueillir nous- mêmes. lum pro his qui libi causa fuerunl alicvjus crucis seu molestiœ. deindè pro benefacloribus : posteà pro aliquo specialiter suffragiis pro iis . 3. avantages de notre auguste sacrifice si le ciel. . Bona * Pi. Nous venons de conjurer Dieu toujours par . 80 11. semble en qu'à l'autel Dieu nous dit : comme autrefois à son peuple Dilatez vos désirs. donnez- leur toute rétendue qu'il vous plaira. cujus commendalo . de consolation et de secours.— l'objet spécial -204 — affligées doivent être Si quelques-unes de ces âmes de notre souvenir compatissant. au: cune ne doit être exclue de nos prières il suffit d'être mort dans la paix de Jésus-Christ fruits . nous riche talent fire .

ce beau ciel. ô mon Dieu ! que dans l'étendue multitude de vos miséricordes. aussi ne soUicitons- grand bien qu'en frappant notre poitrine en nous avouant coupables avec l'humiblédu pu- blicain de l'Évangile. qui ont bien combattu et dont la victoire. mais ce séjpur de la lumière éternelle. universel. communication avec offrir. sommes pécheurs nous un et si .^0. mérites de Jésus-Clivist. la nous élevons un peu voix. Nous nommons (|ue](]ues martyrs. pouvons-nous ne pas demander pour nous-mêmes? Nobis quojue II est puisque nous vrai que nous en sommes indignes . s'unir à nous. qu'il nous donne dèles part. qui U . Nous n'avons d'espérance et la . la il a déjà cou- ronné Avant pour fice consécration les . pour demander avec instance les fruits que nous avons droit d'espérer pour nous-mêmes de sa puissante efficacité. cmnmuiiicantea le sacri- au nom ici de l'Église universelle. s'humiher et obtenir avec nous de la bonté du Seigneur. noire Seigneur. En prononçant les premiers mots de cette prière. d'accorder aux âmes Iranles souf- du purgatoire la fin de tous leurs maux et leur entrée dans les joies de l'Église triomphante. c'est-à-dire finalement la participation à leur bonheur. quelque pari. cette ravissante société des élus . per Chria- tum Dominum noslrum. nous nous joignons à eux. pcccaioribus. nous sommes entrés en saints. partem aliquam do11* nare digneris^ à l'heureux sort de ses serviteurs . que nous demandons les désirer. afin que les assistants puissent nous entendre. les pour nos frères. de multUudine miserationum tua- rum sperantibus.

Baptiste . de l'ordre des clercs. sainte Per- pétue riées . . Virginie Aposlolorum JUartyrum . 1res. deindé imperator. saint Alexandre. Exp. évêque. nt immerità quia imllus . . vivants. 11 faut se rappeler les trois catalogues ou diptyques dont on récitait la nomenclature en tout ou en partie dans le Canon de la messe le catalogue des saints celui des fidèles et des bienfaiteurs • On peut remarquer que . . : nommés dans cette mention dans le communicantes ont tous souffert à Rome ou dans les lieux soumis au patriarparce que tout lOccident depuis Charlemagne a chat romam adopté le Canon de la messe tel quil était alors en usage à Rome. Tertius asser habebat . . quorum primum quorumdam sanctorum et et prcetertim B. afin de nous rappeler que chemin du ille non sit Daptisla sed Apossanctorum qui in oratione communicantes fuerunt nominati nec ipsa Virgo Maria in hâc iteritm nominantur. prêtre. et insuper cum Joanne-Baplistâ. ità sibi juncti ut cornplitari et passent in . dont il est fait . disciple. les saints qui sont prière comme ceux . sainte Agnès. pape. cipes. sainte Luce. saint Ignace. Proptereà gmuinus sensus illorum verborum est socieiatem donare digneris cum luis sanclis apostoUs et martyr ibus jam suprà commemoralis. . patriarcha. Anciennement on ajoutait dans chaque Église particulière les principaux saints dont les noms étaient écrits dans les diptyques du diocèse et cet usage s'est conservé jusqu'au onzième siècle. apô- Barnabe. . ont appartenu aux différenla états dont l'Église se saint Jean. nomina referebantur qui virèrent essent optimè meriti : dignilnte essent illustres tel de Ecclesiâ copus el alii ex clero inter eos Roinanus Ponlifex.— compose tre: saint : nm — * . sainte Agathe. c. XIV. . celui des fidèles et des bienfaiteurs décédés. episprimi jionebantur. saint Mathias. et sainte Félicité. etc. : . n. • . Slephano. . tout le monde le sait. in alternm fidelium . 13. 26. sainte Cécile et sainte Anastasie de l'ordre des le vierges -. qu'est venu le mot canoniser. exorciste. Asseres qui- dam erant diptyca divisi in parles . Quidam opinantur quôd Joannes . de Tordre des Pro- phètes: saint Etienne diacre . tolus. C'est de là. saint de celui des personnes ma- Pierre. saint Marcellin. viri prin- nomina defunctorum qui in fidelium communione essent morlui. Tripl. Ren. etc.

pour excommunier quelqu'un. tous n'ont été avec Jésus-Christ et même victime . c'est-à-dire dans les diptyques un . on voulait déclarer homme saint n'y avait point d'autre cérémonie que d'inscrire son nom dans le Canon de la messe. ces héros magnanimes de notre exemples le foi. V.— ciel est 207 — le ouvert à tous . de sa vie. 3.-C. du Quand du commun consentement dune . dans le degré que fixera votre justice: mais enfin se sont nous vous supplions de nous accorder part avec ceux qui. les saints se sont sacrifiés. p. que nous pouvons y marcher poids des aussi bien que ceux qui portaient mêmes infirmités sous lesquelles nous gémissons. Nous ne que des martyrs. il des saints. le sacrifice faisons mention expresse l'effusion qui. royaume sinon . dont nous sommes gloire : si loin d'imiter les nous ne sol- licitons point le il même rang dans séjour de votre serait trop au-dessus de nos mérites. de même. catalogue des fidèles vivants. ô et mon mar- une part égale à vos saints apôtres tyrs. à vous demander . Sacrifice de J. par de leur sang en témoignage de la vérité ont représenté plus parfaitement Christ . . môme à la dernière le il faut boire le calice que vous avez bu le sacrifice pre- mier. et vous offrir. chacun sanctis en sa manière qu'une seule luis. de Jésus- mais tous . Kglise . son nom du 288. et omnibus Nous ne songeons pas Dieu . comme nous voulons nous y unir par la destruction du péché en nous et l'immolation de tout nous-mêmes. on elfaçait t. . par l'effusion de leur sang unis si parfaitement à votre sacrifice. Nous n'ambitionnons que de participer au même bonheur et société . car pour être assis dans votre jilacc .

ô 208 — bon- vie de sacrifice. . 18. Associez. . comme pour nous-mêmes. : des plus excel- tantôt de crainte religieuse et d'adorasi nous inclinant la souvent. et dont le prophète . puisque. atten- ' Dan. 9.— moins une heur de tous. nous proles actes duirons à chaque instant lentes vertus tion. présenter nos dons . dans . de nos mérites. espérant tout de sa miséricorde. Ce n'est pas une dette que nous réclamons de votre justice nous sollicitons . . étant pécheurs nous n'a- vons aucun mérite devant vous. tantôt d'humilité trine . nos hommages le et nos sup.nous au mon Dieu! non parla considération . mais en usant d'indulgence à notre égard. L'Église ne laisse échapper aucune occasion de graver profondément dans nos âmes ce sentiment tor meritl sed xeniœ qui fait la force du chrétien . fléchissant le genou devant lui majesté souveraine. JSoîi œstimn- quœsumus. de Dieu. la célé- bration de la messe docilité si l'attention de l'esprit et la du cœur ne nous font pas défaut. sed zn miserationibus Il tuis multis est bien facile de remarquer que. avec l'ange chargé de . Daniel était pénétré lorsqu'il disait à : Dieu au nom de tous les justes de son temps tificationibus Neque enim injuspreces ante faciem ^ noUru proslernimus tuam. comme les enfants dans le sein de leur père. plications tantôt de charité pour prochain priant . offrant pour lui . largiior admitte. c'est une grâce que : de votre miséricorde . ainsi qu'il convient à confiance et le sein quand nous frappons notre poides pécheurs ou de d'amour. lorsque nous nous jetons dans .

tiatione .par les change en son corps sa mort qu'il les anime et en son sang. et source intarissable de grâces pour toute l'Eglise une et de bénédictions benedic'S . . Que tout . >{uia per hœc sacrnmenta cop^o- sam acquirimu^ rjt atinm .. îiiomele bonheur des saints. par qui Dieu nous proles biens cure tous lité : que nous recevons de sa libéra- Per quem hœc nmnia. qidaperipuim omnia (actasuiit. il comme . ni dans l'ordre delà grâce. cîim inprhnâobintione sacri- fciosunt destinata. ce sacrifice est auguste! Comme Dieu y ! est et reconnu pour Tauteur de tout bien disparaît à ses propres yeux. qui est pour son Père un sacrifice de louanges. et Comme fait l'a- l'homme y veu solennel de son néant! Comme il confesse qu'il la ne peut rien avoir ni dans Tordre de ni nature . nous le donne comme sacrement pour * Bona . e{ prcpstasnobis. 5. benedicis . si dans celui de la gloire. fait par sa mort et les mérites de sa mort qu'il de un sacrifice . sanctificas. qui Pont bien mieux servi que nous. panem scilicetet vinum. virifican. semper bnna. n. et les rend pour nous germes fésa mort . créas.s. conds d'immortelle ce pain vivant et bienheureuse vie. vivificas mediajfte trannsabstan. . iiiclbum et redemptionem ^ Les signes de croix que nous multiplions alors. . Domine. 9. nos frères. nous apprennent que c'est par mort et par l'application des mérites de sa que le Sauveur sanctifie ces dons et par ces dons nous sanctifie nous-mêmes sa?îc//^m.— (lant tout 2011 — de sa bonté. 12. ce n'est par Jésus-Christ. c. et (ju'après l'avoir offert à Dieu sacrifice.

avec gloire est que toute des siècles. par l'adoption qu'il nous sommes ses covoit . . le plus parfait degré de cette union. c'est parla croix. enfants de Dieu nous a méritée. ilO — âmes. à son Père . entrant revêtus de ses mé- dans ses dispositions. nous sommes assurés de In ipso . et par suite héritiers. la rédemption . et en sa considération son Père nous et écoute favorablement. nous pardonne nous aime.• Per ipsum c'est par lui par sa médiation que nous avons accès auprès de Dieu. ou par Jésus cruci- per ipsum. puissant en unité du Samt-Esprit dans les siècles Nous trouvons notre frère. si j'osais sorte. ses intérêts en commun avec m'exprimer de la les nôtres. Tant que Dieu nous dans la société de son Fils. Le bien de la création est antérieur à celui de . unissant nos pensées .\\ a mis. .— tas nobis. à ses nos affections à ses affeclui plaire. in ipso. nous sommes atec lui. et être la nourriture et le soutien de nos prœs- Nous ne traçons point le signe sacré en prononçant le mot créas parce que toutes choses ont été créées par Jésus-Christ en tant qu'il est Verbe et non comme incarné et imet sagesse du Père molé. pensées tions . n'y a entre lui et nous qu'une seule vie divine qui coule même vie du chef dans les . Cum ipso. et 11 . en lui. rendue à Dieu le Père toutlui. mais l'Église tient à nous inculquer fortement que fié. cum ipso. .\o\\h le dernier. les le ici bien marqués les trois degrés de notre union avec Jésus-Christ notre médiateur chef d'un corps dont nous sommes /membres. couverts de sa hvrée rites. Il nous présente .

il des nous est sommes Taîné .— membres. comme des frères dont nous sommes en lui. et pour protester que par Jésus-Christ seulement. d'un sentiment d'amour divin s'échappant de nos cœurs ([uel comme la chaleur delà fournaise . Oh ! si ces paroles et l'élé- vation des dons sacrés que nous faisons en même temps. ipso . Il 'm — sommes en . Per i-puim clients . nous ne formons qu'un même corps. Elle était faite assez haut pour que l'hostie le calice pussent être vus et adorés par le peuple. il dont nous marchons après lui prend la défense. juais aussi se fait-il. qu'un même Christ avec in ipso lui. nos péchés nos misères sont de ses comme absorbés et disparaissent dans l'abîme de . qui lui est toujours agréable. avec et en Jésus- Christ. à ses cotés . cnm comme ipso. nous pour élevons un peu calice et l'hostie % comme remettre entre les mains de Dieu ce sacrifice que nous tenons de sa c'est libéralité . louange. perfections infinies. que nous prétendons nous acquitter des devoirs que : la reli2. quelle odeur de suavité s'é- lèverait vers Dieu non-seulement de la part de la victime. [)arfum déhcieux. est en nous. étaient toujours accompagnées d'un élan de nos âmes. in notre néant .ion nous impose envers la divine : majesté adoration. hé- de las la i)art ! du sacrificateur! Comment qu'au moment même où . • et . ses grandeurs de sa sainteté souveraine . cette victime aimable la Avant le XII' siècle il n'y avait point d'autre élévation à messe que celle-ci. nous lui. En disant ces mots le : omnis honor et gloria. et action de grâces Oninû honor gloria.

-C. quse slatuil Canonem ad sextam orationem terminari. verior est n. 3 p. si précipitée si turbulente. in hâc missœ parte sacerdos propriùs se ad rommunioiiem parât. et qui se nis la règle immuable du sacriNous prononçons à haute voix terminent Per omnia scrcnla sœculo: lient avec . qui la touche. Orationem dominicalem surit qui putant parlem Canonis confitnmen contraria opinio.— se iii — la consume dans les flammes de charité . donnent leur assentiment atout ce que nous avons dit et demandé en leur nom. « . . 415. l'J. c. XIV. . » Sacrifice de J. 2. desiderhim cordisf hostia Deo Patri cur non ffvîn conversns Mus in tuum odorifera amorem? Cur eqo non sum illaqueatus el captua ? Undiquè me circumdut amor luus el uescio quid sit . et prononçant des paroles si dignes Nous nous associons pleinement aux un estimable écrivain. fait ici » » » '- réflexions douloureuses ([ue Après ce que nous venons de dire sur le sens profond de cette dernière prière du Canon il est aisé de voir ce qu'on doit penser de certains prêtres qui tenant en main le corps de Jésus-Christ. t. c. lorsque nous parhons à voix basse. de Jésus-Christ les mots qui le rum. qui se dispose à s'i- dentifier avec elle. el font voltiger la sainte Hostie au-dessus et au devant du calice dune manière si peu respectueuse. amor^.. amor.. soit distrait. Nous allons entrer dans ' Bonav. ceux qui précèdent : Oni- honor et gloria afin que les assistants répon- dant Amen. qu'elle ressemble plutôt (je le dis avec douleur) à un jeu et à un badinage qu'à une action mystérieuse qui termine la plus sainte de toutes les prières de l'Église. tiède et languissant : amor et . 1. 2. de respect . Stimul. Ben. » » n » » » de signes de croix sur les dons sacrés ne que des tours de main qu'on ne saurait définir. Ici finit le fice canon. laissent apercevoir . au lieu . Canone iyitur expleto. * cere. p. ou ^. ie prê- tre qui la voit.

et ensuite d'appli(|uer les fruits de notre sacritice à est ofïert. CHAPITRE Préparation prochaine à la VI. après y avoir d'abord ' sacrum J 0. B. Quand a dit il : nous a livré son corps Manducafe et bibtte. et dont elle veut que ses minisires lassent participé. de Caro niea son sang il nous même qu'il avait dit en nous : promettant ce mystère d'incompréhensible charité verè esf cibus etsanguis meus rerè est po'usK Nous n'aurons h. . à sa bonté. Communion. Après la consécration qui dans nos mains et a mis l'adorable victime .— la la 213 — . les honneurs.1 II. o<>. . à sa ju«itice. tous ceux pour qui n'est pas et par qui il Mais ce seulement pour être notre précieuse oblas'est et tion que Jésus-Christ donné à nous. sur l'autel notre premier soin a dû être de la présenter à Dieu comme un magniû- que hommage rendu à son domaine souverain. à toutes ses infinies {lerfections. plus de pensées désormais que pour banquet sacré auquel TÉglise convie tous ses en- fants. troisième et dernière partie du sacritlce qui est Communion.

avons été formés à prier de lularibus moniti et la sorte : Prœceptis sa- divinâ institutione formati . Chacun a fait sa prière propre et personnelle dans le secret de ses communications qui avec gnait le la Seigneur. présentée au Seigneur et dictée par Seigneur lui- . par Pour y disposer encore mieux les fidèles le prêune courte préface.— 214 ~ conviviuml L'oraison dominicale commence à nous y préparer prochainement. . rensol- ferme complètement tout ce que nous avons à tout liciter. que pour oser nous en servir nous avons besoin de nous rappeler le salutaire commandement qui nous en a été fait. Dieu aime dans ses enfants ce con- cert de sentiments. Pater noster. Prions s'il dit le sacrificateur. il l'ardeur se ranime dans toutes âmes plus qu'un désir. C'est à haute voix et au nom des assistants que le célébrant la récite. s'éveille. cette union des ici la cœurs. et le maître adorable par qui nous . n'y a famille en corps qui s'adresse à son père. y respire une confiance si filiale. celui de bien prier. voir il s'applique à leur faire conce- une haute et juste idée de l'admirable supplique qu'ils vont adresser au Seigneur. Cette formule de prière nous établit dans et si un commerce si glorieux elle intime avec si la divinité. les et à ce est compris. les engagea considérer . tre. Quels trésors de lumière. ce qu'ils vont faire. quelle onction dans cette sublime requête h' . Oremus. maintenant la prière de tous. quel doux éclat de vé. pendant le silence accompac'est grande action du sacrifice. l'attention de l'assemblée . au- demus rité dicere. I. c'est donc mot.

Dans les trois premières demandes nous voyons . ils d'amour avec laquelle. ses midevoirs. Dieu avec sa grandeur. elle est faible. nourrissez-la de vos promesses. à cette pauvre àme qui n'a d'espérance qu'en vous. Donnez-lui son pain ô mon Dieu. faibles mortels que nous sommes. la ne la laissez pas tomber dans langueur. mais qui daigne nous associer . retiré dans sa gloire. commande même au néant . qu'il nous autorise à l'appeler notre père est saint et terrible. rassasiez la . Si elle est si triste. mais qui fait . à Thonneur qu'ils le ont de servir. Donnezlui ce dont elle a besoin pour vivre devant vous d'une vie pleine et parfaite. sa bonté. ses droits • dans les {uatre autres. un Dieu dont le le nom . Nous demandons notre pain doit c'est-à-dire tout ce qui est nécessaire à notre double vie . dans souveraine vo- accomplissent sa sainte lonté. sères et ses l'homme avec son indigence. qui la conduirait à la mort. si elle est affamée de sainteté et de justice. mais dont nom devient ai- mable pour quiconque l'invoque Dieu dont et qui la et le glorifie un en puissance s'étend sur tout ce qui existe. puisqu'il est dans les cieux mais tellement rapproché de nous par sa bonté. et désire que nous imitions sur et la terre la docilité pleine le ciel. dessus de nous. celle du corps moins nous occuper que .même La ! foi y découvre presque : toute la relifdon en quelques mots un Dieu infiniment élevé au. celle de Tàme. fortifiez-la de votre tout-puissant secours. exerçant sur nous son pouvoir nous trouver : notre bonheur dans notre obéissance à ses lois un Dieu qui. . semblait n'être accessible qu'aux anges. .

H\ -- votre grâce: mais surtout uo lui refusez jamais . le règne de sa grâce sur nous. ô Dieu clément ! car nous oublions . faisons-nous monter vers le divine prière bien dont chaque demande indé. un pieux sentiment à déDéjà si poser dans notre cœur puissante par elle- même. Et dans quel ciel cette moment . nous tombons. Débiteurs insolvables. pendamment du une leçon à qu ? elle sollicite pour nous . comment nous refuserait-il cation de son nom . Nous ne vous demandons que du nécessaire. soutenez-nous. nous pardonnons de tout notre cœur ce que nos frères auraient à se reprocher à notre égard. qui en nous transportant ses mérites. une victime. si nous chancelons. ne tire-t-elle pas une efficacité nouvelle des ici circonstances dans lesquelles nous l'adressons au Seigneur? Le moment ne peut-être plus favorable. nous donne droit d'être toujours exaucés. aussi bien que pour notre et dont l'état de profonde humiliation sur si l'autel est déjà une prière la sanctifi- louchante.— (le 2. relevez-nous. quel serait notre sort si nous traitiez selon votre justice? mais vous avez promis de faire miséricorde à qui serait miséricortlieux. a nous donn^^r. . A la vue de son Fds immolé pour sa gloire salut . de remettre à qui remettrait. ce pain vivant venu du ciel et qui vaut à lui seul tous vos dons. nous venons de présenter à Dieu une victime qui lui plaît infiniment. c'est-à-dire l'unique demandons que pour chaque jour |)nrce que nous vous n'avons de besoin réel que celui du jour présent. pardonnez donc nos olTenses . [lain. Que si votre œil paternel soit toujours fixé sur nous dans nos dangers. nous ne le .

délivrez-nous de tous les maux passés présents. vient de s'échapper de toutes les âmes. tous les secours que nos besoins réclament. Taccom- plissement de sa sainte volonté. malo ? IL Le prêtre a dû être entendu des fidèles pendant qu'il était leur organe : et leur médiateur. puisque vous êtes un si bon père. Le peuple. qui frères. de ses peines Sed . enfin libéra nos à la délivrance de tout ce qui est mal. nos à malo.21 pour nous proparer à son royaume céleste. Tant de fautes que nous certains d'avoir sommes commises et dont la pénitence est malheureusement si douteuse. Domine ab om^iibus malis On dirait que ce cri de douleur. à venir. la victoire sur nos passions. quœaumns. Le prêtre revient donc sur cette plainte suppliante qui a ses entrailles. en soit ainsi je ô mon reprend et le célébrant vous en conjure en mon nom au nom de tous mes tous les du mal. délivrez-nous de maux. la der- nière demande qui est d'ailleurs et comme la vive : expression de ses souffrances libéra. et Il sent le poids de ses à maux il en gémit demande . a surexcité la compassion de celui qui doit porter toutes les infirmités de son peuple. Amen. les tristes suites qui 13 . en être délivré. Ubera nos. continue-l-il. pour témoigner qu'en s'est uni à sa prière. delicrez-nous . la la remission de nos pécliés. il remué s'en em()are . et la dévelo[)pant par : une autre prière qui n'en est que l'extension Seigneur. paix avec nos frères. . libéra nos à malo . la fuite et la défaite des esprits de ténèbres nos en- nemis. récite lui-même . en récitant l'oraison Dominicale citée à effet il et c'est pour cela qu'il l'a ré- haute voix. Dieu ! qu'il .

qu'affranchis pour toiijoursde sa honteuse et cruelle tyrannie. et que la foi elle-même. ret qvéc sunt pœnae peccalis debiUc . oratione Libt-ra nos. sive temporales sint . les le châtiments qu'elles nous méri- voila dans tent . que de dangers. ab omnibus ma!is praeteritis. nous jouissions de la paix. piœti-iitia.XlV . ce n'est encore là qu'une partie des maux présens qui nous affligent. Enfin dans Yavenir. mais surtout dans votre Église. Déhvrez-nous du péché ô mon Dieu mais ! tellement. ces maux le péché .ibid. bles. passé les les des ennemis extérieurs toujours acharnés à notre perte.— nous en restent tent . mais dételle sorte. sive œleriia. et dont nous avons sans cesse à soutenir assauts. . si nulla nobis dominalur iniqui- tas. la liberté de vos enfants. principalement les divisions et les trou.7. familles par les dissensions et les discordes. Donnez-nous da propitlus pa- cem. sarerUos Dominum precatur ul nos libc . I^en. d'obstacles à notre que de nouvelles tempêtes. avec son divin flambeau. Oralio Iii feria sexlà post cineres. semble nous avoir abandonnés agitations dans les : . quae sunl peccala . que bonheur et fiUuris. de l'esprit quand nous sommes environnés de ténèbres. puisqu'il traîne après lui tous '. prœsentibus. ! Nous pouvons cependant réduire tous à un seul les autres . dans les États par les guerres . futuris. praBsentibus qusc suîit variœ te italiones quibus ad peccatum impellimur. que nous soyons exempts de toute agitation funeste agitations du cœur quand nous avons été infidèles à votre loi. notre langueur.n. 218 — . lorsque l'esprit d'erreur et de schisme vient * Nulla nobis nocebit adversitas^ super populum : . maux qui nous inquièDes passions toujours vivantes. notre lâcheté. . nos illusions.

étant encore sur la terre. Christ.. jusqu'à la A partir de ce moment communion. et sur les mérites infinis de Jésus: votre Fils. trois procure la paix. met- tez-nous à couvert de toutes ces perturbations déplorables Ut à peccnto siwnfi semper liberi et ab onini periiubatioiie S'curi. et d'une paix désormais inal- nous prions et la la bienheureuse Vierge Marie. . Dans cette prière que comme dans toutes nous n'envisageons que votre miséricorde. Seigneur. la paix. le corps même de Jesus-Christ une image de cette croix \ instrument * On peut voir dans ces troià signes de croix trois sortes de paix . Afin d'obtenir encore plus sûrement grâce d'une innocence térables. notre Seigneur Per eiimdem cette double Domintim nostriim Jesum Christnm. . nous pe nous appuyons que sur elle. ou fortes de personnes à 1° (jui il si ion aime mieux . Son àme liienhoureuse en descendant dans les limbes va y porde la béatitude éternelle à tous les saints qui attendaient ?on avènement. 11 donne cette même paix à tous les élus qu'il glorifie et qu'il gloritiera dans les cieux. mère de Jésus les saints. ter la paix •2° Il donne la la paix aux justes qui et l'amitié .. tions. et omnibus sanc lis.— y contre 219 - joter le Iroublfî et eliercher à révolter des entants Umr mère : : en nous délivrant du péché. . que Jésus-Clinsl donne aux hommes. l'hostie qui a pacifié fois . ope misericornous vous adressons. avec avec la terre et traçant par trois sur le calice. iiilercedente beatâ et Dei génitrice Maria. les autres. à nous nous attacherons presque uniquement de- mander lorsque sainte . Nous la souhaitons aux tenant en main une parcelle de le ciel fidèles. vi- vent dans grâce de Dieu. diœ tuœ adjuti. nôtre et les saints apôlres et tous de présenter d'appuyer nos supplicaglor:o<â 'icmper virgine.

De son côté le peuple désire pour nous ce que nous désirons pour fidèles. . ô demandez surtout cette paix délicieuse dont nous jouirons. le principe et le gage de l'éternelle vie. nous entrerons dans du Seigneur. Paul leur pensée. . 4. Cette partie : de la liturgie est toute pleine de mystères arrètons- nous-y un instant. la triple On peut aussi entendre par : ces trois signes de croix paix que nous a méritée sa mort Fax gratine cum Deo. pour dire Christ consacré . nous vivrons de son éternelle bienheureuse vie corporis et Hœc in convnixlio et consecratio sanguinis Domini nustri Jeau Christi fiât accipient'bus iwbà vHam œternam. Ils font remarquer que la le mélange dont il il s'agit en ce . Trip. suivant cet oracle de S. 25. ' Le mot de consécration du corps le le et du sang ne signifie ici que le : corps et sang consacrés. Saint Laurent disait au pape saint Sixte Éprouvez ministre à qui vous avez confié la consécration du sang : du Seigneur . C'est. dans que cette glorieuse résurrection représen'ée par le mélange que je fais et cette mort divine figurée par la Consécration déjà faite. . comme ia consécration figure sa mort et que ces deux mystères complètent l'œuvre de notre rédemption . prêtre. 3» Il l'offre aux pécheurs en les invitant au repentir et au pardon. possession. résurrection du Sauveur. et après nous avoir mérité les joies et les couronnes du ciel nous conduisent en effet à leur bienheureuse si le comme prêtre disait : . lui : Et cum spirUu les tuo.no sacre de la véritable paix. moment est rapproché de consécration dont est une suite qu'il figure la . pax interna in Corde cum se ipso. lorsqu'aprés vie. joie combats de cette la et * consommés en Dieu : . exp. à qui vous avez confié le sang de Jésusle parce que c'était diacre qui le distribuait à la communion. D'autres interprètes entendent un peu différemment ces paroles. soient pour nous qui allons participer au corps et au sang de Jésus-Christ. et pax frahrna cum proximis iwsiris. nous leur disons : Fax Domini sit semper vobiscum : Que la paix du Seigneur soit avx^c vous et qu'elle y soit toujours. : Truditus est propter delicta nostra et resurrexil propler justificatwnem nosfram. Rom.

Seigneur préservez-nous du les mérites et de toute agitation qui en est la cause ou le nous vous qu'il a le demandons par de Jésuô-Christ. représentation jointe à tères par lesquels il la réalité. par la douleur il endurée dans ce moment suprême est bien représentée où a rendu si la dernier soupir. été comme la elle l'a déjà précédemment. . Mais mort du Sauveur par cette fraction de l'hostie. exprime admirablement la réunion du corps el du sang de Jésus-Christ dans sa rc'surrection. de tous les mysil a opéré notre salut. Or. car resï)èce du vin. fussent le fait représentés aussi bien que sa mort. au jour de l'Ascension. consécration sé- parée des deux espèces rien ne représente mieux sa résurrection que la réunion de ces deux espèces. main avec précieux sang qui est dans Jusqu'à cet endroit de primée bien clairement nies . : Donnez-nous péché l'efTet. prière Libéra nos^ conclusion de la prêtre rompt l'hostie et représente. séparation de Tàme c'est-à-dire sa mort. qui sont la le ces paroles Per : eumdem Dominum. C'est du corps de Jésus-Christ donc comme s'il disait . surtout par . le comme et la le sacrifice de nos autels est renouvellement.. la messe l'Eglise n'a ex- dans ses diverses cérémo- que la Passion du Fils de Dieu. et . la paix. pénétrant celle du pain. qu'il et d'une manière encore plus sensible la ne l'a fait jusqu'à présent. votre Fils. mourant sur la croix.En proDonrant etc. L'Église en ce moment. était né- cessaire que sa Résurrection et son retour glorieux aH[)rèsde son Père . par le mélange que le prêtre le fait de la parcelle qu'il tenait à la le calice.

p. M. et les fruits dune doivent vivre » à la justice. plena Jesu mysterii. il était juste et convenable que ce signe d'un Dieu vi. a reprise en ressuscitant. n. et le que réellement corps . puisque et la grâce les chrétiens la fois messe qui leur le corps immolé et glorieux a par laquelle de » Jésus-Christ . exprimeretur Christi resurrectio neque id conciiu^iùs in çalicem . le corps et le sang réunis sont le signe de la vie » qu'il » » >» •> »> » du vin pénétrant l'espèce du pain nous représente vivement que le corps et le sang résident ensemble et sont réunis comme dans un corps vivant et. Beliquum . In missd usquè ad Cfirisli passio et hnnc de quâ loquimur partrm mors repnesentatur per coiiserratwnem corporis et sanguitiis separaDm faclam ri conse(rationis sub speciem pania corpore Christt. et qunmtis . 17. XIV. nec sanguis viciss'im sme et tamen mysticâ erat ut gloriosa fier i hâc separatione corporis à sanguine Christi passio et . la » ') mort de Jésus-Christ le et sa vie glorieuse la . bien que la liturgie ne rappelle la résurrection qu'à la prière de la Post-Communion et nous représente le cœur du prêtre et des fidèles qui communient comme le tombeau où Jésus-Christ est déposé. Lecourtier. ibid. ne fait que développer cette explication « Il est certain comme dit le Concile de Trente que par la vertu : . . . dans le sacrifice. parce que la messe le ciel. de messe. separatio haec tantummodb mystica sit . . continuation de celui qu'il a offert en mouLe » rant sur la croix et qu'il offre toujours vivant dans » » » corps consacré séparément et le sang consacré séparément sont le signe de sa mort (la fraction de l'hostie en est un autre signe bien expressif) •. » Explic.222 la gloire divine dont son humanité sainte a été toute pénétrée ^ Voilà pourquoi nous disons en faisant ce * Actio hœc paiticulam hostise immittendi in calicem est . le corps est consaest pourtant de le le que par . i81. neque enim reipsa corpus corpore . . sanguinis à corpore expresse mors nnbis reprsesentatur. est renouvellement et . po ter at quàm si hosUx particula immitteretur atque ità corpus iterùm conjungerelur in sanguine Ben. Or. la vertu des paroles sacramentelles prononcées II sur le calice le sang est aussi consacré seul n'est » foi » » » que cette séparation le que mystique sang sans . . car l'espèce » •> vant et ressuscité précédât reroiveiit à la la communion. le pain . communique vie nouvelle la . » » » des paroles sacramentelles dites sur cré seul . il est important qu'on représente. en exposant la raison du mélange des deux espèces. est sine sanguine. corps n'est pas sans sang ni le puisque corps de Jésus-Christ est véritablement un corps vivant et glorieux. et sub vini speciem sanguine subeunte. de mourii au péils » ché .

puisque l'âme va être toute pénétrée de Jésus-Christ. II . fax Dosemjier vobisrum. cœurs dans la soumission et Cochin. Bnmuii sit pelant ainsi le salut de paix qu'il adressait à ses apôtres lorsqu'il leur apparaissait depuis sa sortie du tombeau. 361. ou plutôt leur adresser cette parole . de son esprit de sa vie. . un autre mystère . Jésus-Christ môme Que la paix du Seigneur » » » mini sit ments de terreur. 5. je suis avec " •) vous propose d'une vie éternelle pour (in une vie périssable. pour combattra avec Jésus-Christ : plus de vic. qu'elle vous soutienne dans ces mosoit et vos biens sont menacés. Paul . pour de méprisables tréla patience.. p.-^ 223 ^ semper roft/scum / rap- mélange: Vay:. les plus leur semblait enU^ndro le po!itife. où votre vie vous. 25. il est res- suscité pour notre justification^ il . dit saint mort pour nos péchés. . celui qui toire qui celui qui a triomphé et vaincu pour nous en ressuscitant. C'est en assuré notre paix Il est effet par ce mystère qu'il a et notre réconciliation avec Dieu. I plus timides étaient encouragés justes embrasés. et quelle y demeure toujours. que votre ccpur ne se trouble point. les plus faibles fortifiés. et l'échange (lUC je avec vous. » » » » » » » » " les premiers siècles du Christianisme l'Église permettait aux prêtres de rompre deux parcelles de l'hostie afin qu'ils pussent l'envoyer en siirne de communion à ceux que la distance des lieux et le danger de la persécution retenaient éloignés de la célébration des saints mystères . exprime va se faire de Jésus-Christ tout entier avec l'homme par la communion la sacramentelle. » » sors doit tenir vos t. prônes. Quel motif do confiance ne trouvaient-ils pas dans ce signe de communion et de charité Les » « Dans . Vous croyez en moi. il a combattu pour nous en mourant. ne soit le gage d'une paix éternelle pour ne se séparera plus de Jésus-Christ ^ est l'union et l'incorporation qui Une qu'il autre raison de cet usacre. 4. Plus de combat sans victoire. d'une gloire sans . de même manière que l'espèce du pain * Rom.

tous ut sit Deiis omnia in omnibus •. Ce sont dans sa paix. Devant bientôt nous unir à lui par la communion eucharistique nous ne l'envisageons . état la que nous considérons dans son depuis que par le mélange et . Cor. Toutes les prières que nousavons récitées depuis le commencement du canon le jusqu'à ce moment . . lorsqu'elle demande que ce mélange du du sang de Jébiis-Christ devienne pour nous qui le recevons. avec laquelle a su allier toute la bonté et la douceur de sa vie mortelle. eucharistique. comme victime et en état de mort la celles qui suivent jusqu'à communion s'adressent à Jésus-Christ lui-même. Humblement * inclinés et les yeux tendrement fixés I. Et comme cette la union passagère do Jésus-Christ avec nous. 15. quant au corps merveilleux de la là les effets commu- nion sacramentelle que l'Église veut obtenir à ses enfants corps et . plus que comme plein de vie et revêtu de la gloire il de sa vie ressuscitée. nous avons représenté ce dernier mystère. par communion jamais . par la et des . ont été adressées à Dieu Père par son Fils que nous avons toujours considéré . . 28. la source de la vie éternelle. réunion des deux espèces sacramenlclles . Agnu-iDei. Alors enfin les élus seront pleinement consacrés et et consommés et à dans son unité l'âme. III.est pénétrée par rospèce du vin. . l'union qui se fera du corps entier des élus avec Dieu. communion parfaite et éternelle du chef membres après laquelle Dieu sera tout en . encore plus excellente et qui ne finira ce mélange en troisième lieu représente . de résurrection. est destinée à en produire une autre.

qui s'est immolé pour les pécheurs. ' 29. sommes les brebis de votre j)àlurage et le loup ravissant tourne le sans cesse autour du troupeau pour dévorer: sau- vez-nous de la dent cruelle de cet ennemi. \. mais coule dans nos veines et dans notre cœur. la confiance et l'a. nous . Agnux redemit ovea . Agnus les donnons qu'il a à Jésus l'aimable nom d'agneau. mour « Agneau de Dieu qui » monde ayez pitié de nous . victime du Seigneur par excellence pitié de nous. 13. effacez les péchés . 19. et vage éternel prenez véritnble Agneau de Dieu.— sur la sainte victime . Agneau et Pasteur tout enseniljle. Joan. marquer nos âmes du nous délivrer d'un escla- rédenqUion . Agneau pascal. . vous otez. C'est ainsi voulu être désigné par : prophètes et par son précurseur Etjo quasi Agnus. Qui tolUs peccala mundi. qui portatur ad victimam K Ecce Agnus Dei ". pour signifier la déhvrance d'une servitude temporelle. seul digne de l'apaiser. 2^25 — lui nous disons dans un lan- gage où tout respire : le respect. du » et en prononçant ces dernières paroles nous frappons notre poitrine. qui avez racheté les brebis. les portes comme sur des Hébreux. Oui. dont le sang n'est plus appliqué exté- rieurement à l'entrée de nos demeures. Dei. M. pour porter le salut au dedans de nous-mêmes sceau de la . vous ' Jerem. Agneau. Oui . parce que nous considérons nos péchés comme le plus puissant motif de commisération que nous puis- sions présenter à Jésus-Christ.

tuaire vivant de celui qu'on ne trouve point dans l'agitation et le trouble. . frères les cohéritiers de votre royaume les enfants de votre Eghse .prenez sur vous . Reg. pour assurer l'efficacité le le fruit de votre mort pour prouver de votre sang. mais ceux du monde entier. 11. et par lesquelles toutes nos préparations. non in commofione Domi- na*. — * Ps.? . données de son amour. boire avec cahce de vos souffrances et de vos humihations. première des précèdent immédiatement la communion nous mettons pour ainsi dire . . mais le qui habite volontiers l'âme établie dans paix . nom. pour que notre ennemi et vôtre ne puisse se vanter d'avoir prévalu contre nous. Dnna nobis pacem. ayez pour nous en ce fit moment cette compassion qui vous le le désirer avec tant d'ardeur tant de patience baptême de votre sang. et voilà que vous avez mis ma . . . 19. calme ' et la in pace locua ejus-. disposition toutes vos larmes. vous efTacez non -seulement mes péchés. ayez pitié de vou<. ni nous demander avec mépris où est le Dieu que nous servons où sonl les preuves qu'il nous a . de nous sommes votre peuple vos membres vos . la dernière main à Nous allons devenir le sanc. Une de vos de mille larmes suffirait pour expier les crimes mondes. Jll.et tout votre : sang comment ne vous dirais-je pas avec confiance ayez pitié de nous? Pour la gloire de votre . Encore la paix le trésor des divines miséricordes renferme-t-il un bien qui lui soit préférable ? nous la la Après l'avoir si souvent demandée demandons avec une instance nouvelle dans trois belles oraisons qui . 75.3. qui . à slls existaient.

me promettre une paix comment puis-je l'obtenir pour mes frèpuisque moi-même je suis pécheur? Jésus. Domine Jesu Chrisie. xosmundl il eniifi . je ne considérez pas. C'est le même demandons pour nous et pour l'É- glise. puisqu'ils étaient purs. avec soi-même. les témoignages les plus touchants de son amour. : . C'est la paix éternelle. et la vous en conjure. La paix avec Dieu. les mains jointes sur l'autel et les yeux toujours attachés sur l'adorable sacrement. qu'il leur donnait sa paix. c'est aussi la paix qnil donne '. son éternel bonheur. Kpcnn. * : est . la sienne. Nous re- un même esprit avec présentons à Jésus-Christ qu'en donnant à ses apôtres . un même corps le Sauveur et avec tous ses membres. Mais comment puis-je désirable. bien que nous il leur dit qu'il leur Imfmait la paix. : la multitude peccata grandeur de mes péchés A> refipicias Saint Augustin distingue cos deux fortes de paix la première un comnienrement de tranquillité intérieure qui vient de la bonne conscience et de la joie quelle procure. paix qui est conséquent selon sa volonté. celle dont jouit le Sauveur lui-même et qu'il appelle pour cela plus proprement sa pai. la veille de sa mort . Ce n'est pas seulement la paix quil hisne. et que ses apôtres avaient déjà. est indispensable pour devenir. La deuxième exclut tout trouble. C'est une paix qui ne nous dispense pas de combattre encore et de dire souvent à Dieu Remettez-nous nos ollenses. Nous sollicitons vivement une si grande faveur. avec le prochnin.v. pacpm jouit meam .IV. par la sainte et communion. res . diim vnluniaiem luam tous avec lui dans ticiper à le puisqu'il veut nous réunir pour y parsi sein de son Père. paix stable et inaltérable dont lui-même {)ar et qu'il destine à tous ses élus .

V. * Dans les premiers siècles on ne plaçait ici aucune oraison parti- . . Seigneur ne les arrêtez pas sur nos dé.— mea. sed fidem ecclesiœ . votre sacrifice vous rap- pelle nécessairement des iniquités que vous êtes venu expier sur la terre souvenez-vous que ces iniquités ne sont plus les nôtres depuis que vous avez daigné vous en charger Tniquitates eorum ipse portabit^. tout intérêt a disparu devant l'im- mense intérêt de bien faire la "% une si sainte action. sur les infrac- multipliées de votre loi . 53. Le moment de la commutretenir l'union entre tous ses . nion est arrivé . pour en couvrir tous ses enfants et les dérober en quelque sorte aux regards de votre : justice Ne respicias peccata mea . tuœ. Dans cette première oraison. établir en- membres. ne voyez que votre pour nous aussi Fils bien-aimé. ou si l'objet i28 -^- même de . : : . . lui et donner la paix avec vous. sobéissances. pour elle paix avec Dieu et l'union des cœurs entre tous ses enfants dans les deux suivantes nous ne parlons que pour nous-mêmes. détournez vos yeux. Souvenez-vous que vous nous avez donné le droit de dire à votre Père Ne re^pida^. Voyez votre Église qui. inspirées par l'esprit de Dieu • Is. qui s'est fait obéissant jusqu'à la mort et à la mort de la croix. sur nos ingratitudes tions si . nous parlions encore pour l'Église et pour nous. Ces deux prières en sont Adoptées par l'Éghse préparation très-prochaine. adunare. Nous demandions la pour nous le pardon de nos péchés. 11. par sa foi. Daignez la pacifier et la réunir paclficare. s'approprie les mérites de son divin époux.

qui la dirige. ab omnibus iniquitati bus mets universis malts . 4. — Ex his — Origines vel et raison la liturgie et liquet has oraiiones non simul sed sms'im fuisse inductas in lilurgtam quàd lex de nihil addenda Romanam. Ben. donec tandem suh seruh X[Il pnrtem fererint liturgix nostrœ. Parmi les différentes prières que ce sentiment de dévotion introduisit à ce moment de la messe. Domine Jeun ChrUte. l'Église en a choisi deux qui depuis six ou sept cents ont fait . qui ont précédé semblaient être une préparation suffisante mais plusieurs bons prêtres nont pu voir approcher ce moment redouta- ble sans être saisis de respect et d'un saint tremblement. Gavantus . fiance . non ità stricte lignret uli jam post PU V. . 20. p.— semel Le sacrifice de J. c. et puisque votre bonté encourage . Scribit Minon ex antiquâ summorum pnntiftcum instilulione 1res in missâ recilari orathnes ante cormiiunionern s<'d piorum et reli'jiosorum hominum iraditione. p. Première Oraison. et je vais m'incor- porer tout-à-l'heure Cette humanité sacrée. p.-C. toutes celles . n. — Lebrun. ore re- ligiosorum pnulatim transierunt in libres lilurgicos. ma conle accordez-moi une autre grâce qui mettra culière pour se préparer à la communion parce que . 3.. 329. 20. de . 479. Micrologo asseuliuntur Bellarminus . ans ont été regardées CTologus comme venant d'une sainte tradition.. L'itdè inferri pominuendo in celebratione missaderretum rum. vivi. FUI Dei Soigneur Jésus-Christ Fils du Dieu vivant vous avez donné la vie au monde par votre mort . p^r hoc sacrosanctum corpus sauguinem et délivrez-moi de tous mes péchés et de tout mal. Ce point n'est contesté par aucun écrivain liturgique. etc. 477 catholique. elles sont plus propres que toutes les autres à nous faire entrer dans les dispositions où nous devons être pour communier dignement. je vous le demande par tuum : même et corps divin et ce et sang ado- rahle. ^ A-orius. et je contemple en ce moment . p test 3!)o. Uomséo. Ex t. qui leur demander de nouveau la rémission de leurs fautes et les fruits que doit produire une communion fervente. t. qui a fait tous les frais de notre rédemption ce . XIV.

son Père en bonté. quoique contenu dans que nous . sorte tous les jours. fait envisager ici le Sauveur sous cette quahté le ciel plus propre à intéresser en notre faveur . aux charmes l'attrait » « Tout ce que fait l'àme dans celte bienheureuse attirer adn^iiration est de se laisser . en m' attachant si fortement à votre loi que jamais rien ne . en sagesse éter- comme son Père.. L'Église nous la » SeUjneur Jésua- Christ Flli Dei vivi.' d'admiration Jésus-Christ! ô Jésus-Christ! ô Jésus-Christ! c'est tout ce que sait dire ce ! » cœur qui admire. » » » de Jésus. la plus capable d'exciter en . immense comme l'hostie son Père . entrons plus avant et plus en détail dans les sentiments Et d'abord » » » >. une certaine admiration de le saint que l'on aime déjà par seul qu'on le désire. quoique né dans et le temps de l'immaculée Vierge Marie. en quelque une naissance nouvelle sur nos autels par le ministère sacerdotal. « La première l'oi^jet dis- position d'un est cœur cela qui désire aimer. en puissance. prenant. Mais comme cette prière est de la plus et à haute importance. Fils de Dieu égal à . dit Bossuet.Christ par un certain et de ne répondre à : que a/j. c'est l'admiration. C'est la première blessure que amour fait au cœur. nous nel le respect et la confiance. en elle-même cause du mo. amour Fac me luis semper inhœrere mandatis et à te nunquàm separari puisse me séparer de votre : peimiilaa.— -230 — : comble à toutes vos grâces éternisez la sainte union que je vais contracter avec vous. ment où nous l'adressons au Seigneur qu'elle exprime.

26. inspiré tous ses discours. yeux . ' Jojiii. le genre . glorieux viîes quoique caché sous de apparences qui et réduit pour nous à Tétat le plus abject. C'est volonté de son Père qui a déterminé le temps. . avec un souverain pouvoir de communiquer ipso. est toujours miséricordieuse. allons à cette source de vie étancher la soif de bonheur qui nous consume. C'est elle qui a réglé toutes ses démarches. Allons. de son sang pour breuvage pas moins l'effet de sa soumission aux volontés de son Père que de son tendre la et généreux amour pour nous. . s'est fait pour nous le plus humble la et le plus obéissant de ses serviteurs. l'autel . du Dieu qui de la vie. . circonstances de son incarnation. L'oblation actuelle de ([u'il lui-même sur n'est le don va nous faire de son corps pour nourriture. Qtioique Fils de Dieu et en il tout égal à son Père. les le lieu. à qui il veut. les jours la commandé tous ses miracles pendant de sa vie mortelle . Ex volunfate Patris. ot '^. Fils est le principe du Dieu la virant. .Se et moment . durée de ses souffrances de ses humihations.). sic dédit — El Filius quos vult FUiohabere ritam in semetDivificat^. toujours dirigée par sa l'homme l'Esprit de charité l'Esprit ne pouvait manquer de prendre une part ac. . •![. Et est aussi comme volonté d'un Dieu qui n'est pas seulement le père le de Jésus-Christ. mon àme. : aux mystères de notre rédemption Coopérante Spiritii sancto. Siciit Pater habet vitam et in seinelipso. commula nique à son Fils.— avons sous les 231 — comme son Père . mais qui charité pour saint tive nôtre.

la reil produit encore tous les jours entre nos mains. mille . sort. qui ne veut pas que bien qu'il se convertis e et q^/d vve S cette volonté pleine de miséricorde s'exécute coniinuellement. le même effets. mais vertu de ce sacrifice. mort! oii est donc ta victoire? et do peur que tu n'oublies ta défaite. . ô mon Dieu. . la confiance m'est permise. Je vous en conjure. le Fils toujours obéissant s'immole . etîacez de plus en plus tous et préservez-moi du malheur d'y retomber jamais. les de m' écrier Délivrez-moi Seigneur. par ces gages sacrés d'un amour pour moi porté jusqu'à f excès par ce corps et ce sang péchés que commis. sacrifice se renouvelle et pro- duit les mêmes Tous les jours de nombreuses la victimes du péché et de la mort sont ressuscitées par pécheur périsse. :W. H. dans est la le sein il a formé notre victime et il de la plus pure des Vierges. Quel est ce prodige Un Dieu meurtet legenre humain qui était mort. . Oui. La volonté persévérante du le Père. de son tombeau. tous les jours. par sa mort a donné la vie aa monde Per mnrte)ii (iiam niundam viv/ficasti. pour ainsi dire. principalement 1 quand je suis sur point de m'incorporer n'ai-je pas auteur de : mon Quel motif iniquités.Par sa divine opération. libéra me/ délivrez-moi de toutes mes pardonnez j'ai . tlamme qui consume notre holocauste et le sacrifice que nous offrons sur l'autel continue celui de la croix où Jésus-Christ. l'Esprit toujours les fruits sanctifiant applique aux hommes de cette immolation sans cesse renouvelée. : ! fois le jour. * Ezech. elle m'est comsalut ! mandée le à l'autel.

que vous aime . et je lui douce parole ! Comment ne la joie pas tressaillir mon cœur de la plus vive! . Ne vais-je la divine charité ? pas puiser à la source de Nest-ce pas de votre cœur que sont sorties les flammes qui ont embrasé tous les saints. . ô ineffable union! Rendez-la éternelle ô mon Dieu! attachez-moi à la vous par les lions d'une charité plus forte que * Joan. 0. Seigneur boit *. à vos divins préceptes! Votre grâce sait les rendre si doux ! Gravez-les d'une faites maj'y : nière ineiïe^able dans mon cœur. sainte. tous les sacré dans un hommes apostoliques? et ce cœur moment va être mon trésor.i7. Je vais donc m'unir à vous. donnez-moi ce que vous me commandez. Jésus! n'est-il pas temps que je m'attache enfin. violer Qu'aurai-je à craindre et quels nuire. Protégez-moi con- déplorables penchants qui m'entraînent à votre loi. quand je posséderai au maux pourront me milieu de moi-même mon tout-puissant Sauveur ? Ab omnibus iniquitatlbiis mets et universis mails. demeure moi . je l'aime. se réduisent à Tous vos et c'est commandements je un seul. mais pour toujours. ô mon Dieu. Donnezmoi de vous aimer comme vous m'avez aimé le . Celai qui en mange ma chair et demeure en ferait-elle mon la sang. premier. plus qu'à la vie Fac me tais semper inhœrere mandatis. jusqu'à vous .— que tre 233 -- je conleniple et les que j'adore. que tienne plus qu'à tous les biens. et d'aimer me sacrifier et m'immoler pour mon prochain autant et comme puisque c'est là l'essence ! vous voulez que de votre loi. * .

— reurs. le 234 — et ses fu- mort. me séparer de vous : Et à te nunquàm corporis . de plus bas dans les humihations de et les probres. Deuxième Oraison. à ses dispositions il une sincère humilité. maintenant rappelle son indignité en termes plus énergiques elle l'oblige à y Que et va-t-il faire? N'y a-t-il point de la préle somption de sa part à oser recevoir Seigneur de son Dieu doit-il ? corps de son Quod ego indignus sumere prœsumo. : . peccata mea. on voit que l'Église veut donner pour fondement tant. l'affliclion et ses amertumes ce qu'il y a de plus haut dans les honop- neurs. En cé- les différentes prières qui préparent le communion . et ses artifices. Quand je considère la bonté dont vous usez à mon égard l'amour. s'il pas trembler de trouver son l'acte le plus et sa condamnation dans ô ne le fait pas avec la sainteté qu'il exige? . . Mettez-moi en état de défier l'enfer monde . n'y a qu'un ins- que ses péchés ne fussent un obstacle aux des- seins miséricordieux du Seigneur sur lui et sur son peuple : Ne respiàas elle a . Elle lui faisait craindre. lui. mon Dieu Non mihi ! proreniat injiid'cium candemnationem. Dans l'oraison précédente. Perceptio méditant lébrant à la etc. separari permutai. toutes les créatures quelles qu'elles soient.prodigieux avec lequel vous voulez vous j'espère tirer moi. je me rassure je viens à vous et un grand profit de la visite que vous daignez me faire Pro tuàpietixte prosit mihi /Vous donner à . Vous ne le permettrez pas et. pénétré du sentiment de sa faiblesse il demandât à Jésus de n'être jaelle lui : mais séparé de penser. Ne jugement saint. voulu que.

si j'ai le malheur de par. qui semblable à roua ? Votre corps produira dans corps une impression de force et de pureté mon qui me rendra vainqueur de la concupiscence-: Ad tmamen' tum mentis et cnrporis. le découragement se tait sentir à la pensée de l'inutilité de la mes sueurs pour . . . force d'entendre parler le langage de ses passions les se réveillent. vous-même. \0. tous les jours dans votre sacrement forces . vous lan- viendrez renouveler mes guérir mes . elle éclairera. elle affermira mon âme liés et il n'y aura pas jusqu'à à humiest qui ne disent * leur manière : Seigneur. à . charitable médecin vous viendrez par le sacrement de votre amour. . Votre adorable chair sera pour la double substance qui me compose un mes os pré- servatif et un remède. 3i. achever la guérison de mon Dieu ! .serez le lieu de 235 — Père : mon refuge dans les alarmes que me les cause la juslice de votre Ad lutamentum. Vous serez mon rempart et et ma défense contre tous qui ne cessent ennemis intérieurs extérieurs de m'ottaqner. culture du champ que vous m'avez confié * Ps. gueurs et mes blessures. si. fligent. Si tous tations m'ébranlent . et puis. ô mon promptement me laver dans le sang de l'Agneau et dans mes larmes. Si le commerce que je suis obligé d'avoir avec le monde me miennes j'irai fait contracter quelque souillure. et ad medelam percipieudam. Si les travaux m'accablent. âme : Ad medelam. . ticiper à sa malice et à sa corruption j'irai. . les jours de nouvelles ten- de nouvelles infidélités m'af. si si lennui me persécute.

— quelles que soient j'en trouverai i'66 — mes peines : mes souffrances et le en vous remède Ad medelam per- cipiendam. pain qui . victime est immolée. : : • i>uc. la table est dressée. celui qui s'abaisse jusqu'à devenir sa nourriture. CHAPITRE Communion et dernières prières VII. j'mvoquerai le nom du Seigneur Et iwmen Domint qui le donne. la I. d'un avec l'empressement dit-il. peut seul rassasier tous c'est le mes et désirs il pain céleste donne lui-même le Panem cœlesgoût du ciel à ceux qui le mangent tem accipiam. . Va. Jésiis- Christ est impatient de se donner à ceux qu'il aime: Desiderin desideravi hoc pascha matiducare vobiscum ' Le prêtre tombe la si à genoux et adore profondément infinie d'un lui . n. de sainte messe. Dieu il se relève rempli d'une sainte ardeur. Encouragé par qui se penche condescendance tendrement vers et. le . et dans ia joie de mon âme. Tout est prêt pour la consommation du sacrila fice et pour là participation au céleste banquet. homme ciel affamé : Je prendrai.

Cos dernières paroles . Je comme une source dévie? Morseslmalis. je ma poitrine commun ? C'est : Domi- ne. l'adorer. A cette pain au corps vue un nouveau senti- ment de frayeur s'empare du prêtre le plus fervent. Qui suis-je pour que vous logiez ? dans ma maison Qu'y a-t-il de et entre le Seigneur des seigneurs le une vile créature. et. en s'unissant à lui comme le dont il est le soutien. palais trop étroit . quand on est sur le point d'accomplir un acte au jugement de l'Eglise. corps du Sauveur est Mais déjà le entre les doigts de son ministre pour passer de là au plus intime de son être. que la va-t-il taire? Et pourquoi s'étonner si la crainte et confiance se succèdent dans l'àme avec tant de ra- pidité. entre Saint des saints et un pécheur et les un Dieu lui que je vais recevoir. je ne le ferai jamais mieux que quand Jésus-Christ avec ne serai plus qu'un même Jésus-Christ même. nisi in se et notre vie? vncaref On le peut aussi leur c'est donner un autre sens de je la religion : invoquer Seigneur. . ô Jésus! je reconnaîmon indignité profonde. empruntant les padu centenier. vita me confondrai donc.— ^37 - inmcabo. qu'est-ce autre chose que l'appeler en nous. pour être notre force. le remercier et lui rendre tous les devoirs . cieux sont pour un et la terre dans sa vaste étenpieds. dont vous avez vous-même admiré vous dirai en frappant roles la foi. peuvent encore èire regardées comme une expression d'ardents désirs: car invoquer le Sei- gneur. nonsum dignus. C'est due n'est que l'escabeau de ses un Dieu. ((ui. peut être une cause de mort trai bonis. notre lumière Quidest inrocare. d'après saint Au- gustin.

accipis epulum. de confiance sans bornes le prêtre se livre tout . tune Dominus sub tectum inyreditur. Il met sauvegarde du corps divin immolé Luc. 5. c. 1. cité par Benoit XIV. . cette parole d'un regard compatissant. Par un . l'on a mention de l'usagé . 21. Ext à me. fait * Origène. je pense à cette puissance qui a dit et tout a été fait. et je jure de la dire cette parole efficace qui produit ce qu'elle exprime. n. me . non sum indignité di'jnus. votre votre volonté formelle de vous donner à moi je consulte cette miséricorde . ei dicUo : Domine^ non oum di- . entier à un ami la si généreux le et si fidèle il se jette dans son < les bras et dans âme sous cœur de Jésus-Christ. quia hom/) peccator désir. déclare lui-nicme qu'il est l'iniquité loux qu'il a en abomination que les justices de son peuple sont à ses yeux comme un ne consultais que dirais avec le linge souillé lui ? . manducas et bibis corpus et sanguinem Domini. osé-je paraître devant Domine. abîme sans fond où vienvous con- nent s'absorber toutes nos misères. Et tu ergà humiliani toujours été de réciter ces paroles avant imitare hune centurionem te ipsum jnus ut intref sub lertum nieum. qui a si vivement touché. si heureusement changé douce parole : cœur de Pierre. dites-la cette et toutes mes et infirmités seront guéries Sed tantîim d-cverbo acte d'abandon saïiabitur anima mea *. cette parole de clémence qui a fait entrer tant de consolations dans l'àme de Madeleme le pénitente. mais je consulte aussi votre bonté. Enfin et le moment est arrivé. Si je mon sum * ô mon : Dieu ! je vous prince de vos apôtres . . 8.— ot il 238 — un Dieu ja. comment donc . quart-' do ntœpane et poculo frueris. où la communion Quandà sonctum cibum illwlque incorruplu?».

vœux . pendant . pour tous ^'itns U. Que rendrai^je au Sei- gneur qu'il •' dit-il avec l'accent embrasé du prophète m'a faits? M. la il cœur de Jésus dans ouvre les yeux comme la étonné de se retrouver encore sur terre. et son cœur exhale /'•. Il entend les anges pros. il : en augmente Calicein : la dette en prenant le calice salut salutarifi accipiam. le prêtre . et déjà : tout occupé de sa reconnaissance Qaid retribuam le Domino du . remercier de ceux la d'étendre * qu'il nous a faits que main pour en recevoir de nouveaux. moments aciion. voila union qui consomme le Le bon prêtre s'enferme aussitôt avec Jésus dans sanctuaire de son âme. il se plonge dans celte immensité la sainte d'amour. Il sort donc il . inagnus in mcdio lui Sauctm Il recueille avec respect les parcelles de la divine hostie. (|ui ou par ce . . et. le relève cette tète qui reposait avec tant de douceur sur cet autre Cénacle.< plénitude de reconnaissance qui l'inonde. habitatio S'on. quia hrciel "^ . adoralil" comme un mystérieux qui qui la : préserve toute corruption l'immortalité bienheureuse marque du sceau do Corpus Dnmini nnstrl in Jcsu Chrisli cufifnd'af an'mam meani vitam œter- nam. Cependant ces son Dieu. landa. . 6. Lecourtier.Amen. qu'il faut faire qu'une ou par ce qu'il faut réciter. . 12. lieureux doivent être courts est toujours remplie . au comble de ses le Alors . Puis de tendresse se et *. car la messe n'est . lie : 239 pour oIIp cet la qu'il soit sel . Tel est cœur de Dieu et c'est le il aime à nous enrichir de ses dons.pour son salut corps. comme malgré lui de ceUe extase d'admiration et d'amour. ternés autour de lui ta^'oant sa joie : célébrer son bonheur en paret Exulta . s'unit cœur à cœur à peu de temps nécessaire pour prendre les espèces sacrées il sablme dans la méditation et s'entretient intérieurement avec Dieu comme un ami avec son ami.

Celui-là seul Augustin . l'Église nous parle de tion qu'il faut faire entre la et celle communion de . Avec d'espérance et d'amour le ! prêtre fervent boit le sang de Jésus-Christ Il lui semble le voir couler de toutes ses plaies . entre dans l'esles prières prit de l'Eglise en récitant dévotement qui terminent la messe. hélas dit saint que trop fondée. Elle n'est. que ce sang rédempSanguis teur guérisse vos blessures. et qui ont principalement pour objet de tenir l'âme dans une intime union avec le Sauveur et dans un ardent désir de profiter de sa visite. 240 et Calicem salutaris accipiam . mente..— ca&o/ oui . l'action commencer trop tôt ni trop se prolonger. avec lui je serai à couvert de tous de mes ennemis. vousrende invulnérable. et qu'il vous garde pour la vie éternelle : Domini nostri Jesu Christi custodiat animam meam de grâces ne in vitam œiernam. il f invoque f ai Seigneur en chantant sera lui-même le magnifique connaissance . Et ab quelle vivacité de inimicis meis foi. il le reçoit dans toutes les parties de son être. qu'il soit Le bon prêtre n'attend pas tel descendu de l'auIl pour s'acquitter de ce devoir.. portez des fruits. purâ mente cainsla distinc- piamus. j'appellerai en moi. Quod tants si ore sumpsimm. Afin d'exciter notre vigilance dans des précieux. ô et mon âme ! que vos fruits demeurent . Domine. salvm ero. IL Après un peut ni si grand bienfait. louanges . j'attirerai le nomen Domini invoses encore. il sera hommage de ma remon défenseur et mon Saules traits veur. Fécondée par cette rosée divine. la bouche I de l'âme : Ore. .

il est malheureusement çoivent Jésus-Christ un grand nombre de chrétiens et de prêtres qui redans leur bouche. qui communie à son esprit en Tirailant. comme il communie à son corps en mangeant sa chair sacrée Ille : saturatur qui imitalur. sans rien prendre ou presque rien de ses pensées et de ses atîections. de et. qund mmpH. qui com- munient à son corps. pour ainsi dans les entrailles : de son àme. qui ne sont s()irituelle véritablement notre nourriture s'attachant au phis intérieur de nos âmes. c'est de le n'a plus qu'une le posséder toujours. dire. . Or. pour y Qui manducut entretenir et y augmenter la vie de la grâce par la : transfusion de l'esprit du Sauveur me.2n est véritablement rnssasié à la table du Sauveur. y produire des sucs . * et ipse vitet propter me \ Joari. Quand on possède Jésus-Christ. sans se nourrir spirituellement de Jésus-Christ. qui se distribuant dans toutes les parties du corps y vigueur et la santé il en est de même qu'en du corps et du sang de Jésus-Christ. qui nous accordé dans et le poiirra : nous guérir de tous nos maux de- pour Et munere temporali fiai nobls remediam sempiternum. . 6 58. à sa vérité. on chose à désirer. à sa sainteté. adhœreat visceribiis meis. par la communion du est coi'ur. Ce n'est toutefois qu'en participant à son esprit. conserver au plus intime do soi-même. l'éter- don nité céleste. Les aliments que nous prenons doivent s'arrêter dans Festomac pour y répandent la être digérés. que ce temps. Domine. et sanguis queni polati. On le demande par la prière Corpus tanm.

nec audiri lœtius. S. est en si même temps si pleine. la : . « quod mulià antè dixerat Au- gustinust Epist. . 2. disons. n. Vient ensuite la dernière oraison par laquelle l'Église nous fait remercier Dieu publiquement avant que nous le fassions en particulier et quand nous l'avons finie nous fermons le missel. conforme aux justes sentiments d'une âme fait. nec agi fructiwsius potest ^ Ainsi. . Saint Cyrille de Jérusalem dit que de son temps l'Église retentissait alors du beau chant Gusfate et videte quoniam suavisest Dominus. répondent les assistants. si parfaite. Deo gralias. qui vient de recevoir du ciel un immense bien- qu'on ne peut : finir la messe d'une manière plus convenable Hoc nec dici brevius. canebntur intereà missœ pars. vous avez reçu l'aspersion de son sang. nous aux fidèles. 2. Aug. gratiarum actio c. va lire Fantienne qu'on ap- Communion^ parce qu'elle est ordinairement tirée d'un psaume que l'on chantait autrefois pendant la communion des fidèles*. après avoir recula dernière bé* * Antiphona idcArcà Communio dicilur quia . Cantus quem Communionem dicimus. . ut observât Gavan-^ tus. 24. Ben. Hcei: quâ Communio et Postoommunio recitantur oiim ^ . 149» Participato tante sacramento. Un grand devoir nous reste donc à accomplir. toujours en adoration en présence de celui dont son cœur pelle est la demeure. . in c. J:e.— Après avoir essuyé Ul et — le calice . dùm populo Eucharistia distribuebatur. . XIV. vocahatur gratiarum actio 18 : ul ait Rupertus de diiinis officiis. les disciples. gratiarum actio est cuncta concludit. couvert le prêtre. nec intelligi grandiiia. les divins mystères sont achevés vous avez été associés au sacrifice de Jésus-Christ. Cette prière si courte. 1. quem post cibum sa- lutarem canimus. missa enl^ allez en paix. rendons grâces à Dieu. messe est dite.

Quoique les Chartreux n'aient pas encore admis dans leur messe la bénédiction et l'Evangile de S. mais. ici . et de l'Evangile selon saint Jean Cette prière. sarjcta Trinitas . depuis onzième. de recevoir en * Claude de Vert. p. Jean le P. s'en re- tournaient comblés de joie. •> aussi ancienne (|ue Vile missa Lebrun prouve très-bien que cette réponse Deo grattas est est. « Les enfants de chœur de Notre-Dame de Pa[te . tout indigne qu'il en était. le aurait approuvé qu'on : sortit de dès que diacre ou le prêtre a dit » ris » Ile tnissn est. une espèce de récapitulation de tout ce qu'il a Dieu dans la grande action qu'il vient d'accom- un résumé de toutes les saintes affections qu'il a produites et qu'il renouvelle avec ferveur. 3. baisait l'autel et se le im. ils ne s'avisent pas toutefois de partir précisément de leurs places à missa est. ta bénédiction et l'Évangile de S. . et leur usaijtf. C'est effort un suprême. dit le savant Oratorien est sans doute Ile . qu'on acle cuse avec raison d'avoir beaucoup trop abondé dans sens littéral. sont peut-être les plus exacts et les plus justes là-des- sus. des prêtres et des assistants a introduit : trois additions la lecture la prière Placeat. V. c. Lebi un . par lequel il conjure il la très-sainte Trinité d'agréer le ministère dont vient de s'ac- quitter. ils demeurent debout jusqu'à ce qu'ils aient répondu Deo gratias.médiatement . louant remerciant le Seigneur.-^ 243 — et nédiction de Jésus-Christ montant au ciel. o'20. très- propre à remplir de dévotion est le cœur du bon prêtre. dit-il . la bénédiction *. prières ajoutées. Il met fort nombre des l'Église. écrivain liturgique du aussi le Deo gratins au XVI^ siècle. Dans retirait la piété les premiers siècles . préférable à celui des enfants de chœur de Paris. XIV. n. car on les voit partir précisément de leurs places à . qui est ap. Placeat tibi. 24. paremment une plus que le addition qu'ils ne connaissent pas encore non Mais » Placeat. Jean. quand il le célébrant avait ainsi congédié le peuple. missa » est » sans se donner !e temps de répondre Deo grattas . Ben. dit à plir.

odeur de suavité infinie le sacrifice qu'il vient d'otfrir à son grandeur. puissant. ut nunc in via. de bénédictions. Père. si où vous avez le fait de si grandes choses. Bona c. Vous allez quitter l'autel. . et Cum omni desiderio iriumitlianliK ac militaïUis Ecclesiœ. o. bénissez-les au justes et les pécheurs les nom du . contemplez un grands biens. comme il a toutes les autres. quoique avertis lieu. ô qu'ils . bouche pleine Dieu touttous bénissez les . prout ipsa verba sonnnt. par la médiation . approchez vos lèvres de Fautel comme pour cœur. sanclissimam Trinilatem omnes glorificent. . le vôtre. ces paroles In ipso vita erat et ces autres Lux in tenebris lucet. de Jésus-Christ Per ChristumDominum nostrum^. les puiser à la source la des grâces . Cependant les fidèles. et ils seront bénis par celui de qui dé: coulent toutes les bénédictions et qui réside en vous Btniedlcat vos omnipoiens Deus. rursùm offeres sacrificium purissimâ intentione. et d'en répandre les il effets salul'a offert : taires sur lui et sur tous ceux pour qui Mlhique et omnibm pro fait quibus illud obtuli il sit. te miseranie . Deindé populo beiiedicens uberem : à Deo omnibus fïdelibus benedictionem omniumque cœlestium gratiarum abundantiam ex animo precaberis. mais au- moment et Verbe éternel Goûtez : dans le sein : de son Père dans . propitiabile . bénissez votre peuple hommes. et fait cette demande. Fils et Saint-Esprit . Encore une . craignez qu'on puisse dire de Ad oralionem Placeat tibi. peu- vent retourner à leurs occupations ordinaires de- meurent dans leurs désirs . et le mains. reçu de paravant. vous les ayez bénis. le saint prêtre. comprenez ils ne veulent pas se retirer avant que fois. posteà in patriâ.

qui et en Dieu.245 vous et : Tenebrœeam non cnmprehendenmt. recueilli en vous-même. CHAPITRE VIII. des yeux qui ont vu le Sauveur. il fait chair habite en : y est plein de grâce et de vérité de vérité et pour vous éclairer. a dit du perfide Judas . . Le Verbe vous.. il faut goûter condjien le Seigneur est doux et [)ar votre reconnaissance rez avec lui dans votre cœur. : Cùni exivit contiinio erat aiUeni . assurer votre bonheur. In propria venit. les et fini mundun eum eum non receétait peruîit. Demeu- descendu delà montagne tenez fermés aux objets de la terre. au miduquel a passé en faisant le bien. Déplorez il ne partnp:ez pas l'aveviglenK^t du monde. de grâce pour vous sanctifier faire de vous le sanctificateur de vos frères. L'apôtre saint Jean accepissel baccellaiu . cl qui n'a pas : lieu su le connaître In mundu erat . par qui toutes choses ont été faites. et. N'ayez d'oreilles que pour l'entendre car c'est maintenant que. le Adorez grandeurs de ce Verbe qui était commencement. mais l'a adorez aussi les ineiïablcs abaissements auxquels condamné son amour. sainte . qui était Dieu. la Action de grâces après messe.. . et non dès cognor/'t.

malgré votre indignité profonde. « Ps. dans leur poitrine oublié dans son tombeau : Ohlimoni ^. 246 -^ N'est-ce donc pas une triste ressemblance que se donnent certains prêtres. ! Eh quoi. cette nourriture spirituelle qui surpasse en exceltient. 13. s'échappent de l'église comme des captifs de leur prison. . tant de bien à leur faire. que s'ils étaient des vêtedonnent audience snr-le-champ à quiconque veut leur parler. 13. Jésus- Christ vous çoit donne si sa chair à manger. tent sans plus de respect ments profanes . comme un mort est datufi sum tan- quàm mortxius à corde ! aveuglement déplorable cette triste nuit Où est la foi ? Quel Ne serait-ce point de le disciple que voulait parler bien- aimé « » ? Erat antem nox. lence toute créature visible et invisible. vous ne prenez pas le temps de remercier Dieu et par « Joan. qui aurait tant de choses à leur dire. se débarrassent qu'ils jet- en toute hâte des ornements sacerdotaux. 30. 30. et il nere! » » )) pas de vous une parole de reconnaissance Et pour un grand bienfait vous ne lui rendez aucune action de grâces! Quand vous avez donné à votre corps la nourriture matérielle qui le sou- » » » » « » en quittant la table vous priez et quand vous avezreru. après quelque courte formule récitée sans attention.— woflc*. s'écrie saint Jean-Chrysostôme. à peine descendus de l'autel et rentrés dans la sacristie. n'exceptant que JésusChrist. qui. et. emportent l'hôte adorable au miheu des et l'oublient affaires et des conversations frivoles. .

neque pro iis quae accepisti gratias agis. .nbiquè. qu'il raisonnable . salutaire. Quandô ultimœ ra-nx communivavit Judas nocte illâ postreinâ cœteris omnibus recumbentibus ipse se proripieus eicessil . suppticio sese obnoxium Homil. non exspectas ut gratias agas factis? quid est aliud quàm extremo . tiim visibilem . jusqu'à trois fois la avec tous les signes de la conviction plus pro- • silire. lametsi verbis et redrlere^ homo sis et vilis naturœ. vous portez encore sur et déjà le front un rayon Il de sa gloire. sed neresse est tamen ut ob plerorumque negli/jenliam dicalur. . illum imitantur et isti. Vultis : .— » V » 247 - vos paroles et par vos actions là ! Mais n'est-ce pas le outrager '• le Seigneur et mériter dernier supplice ? y renferme tous à la Avant que vous eussiez reçu le don céleste qui les biens. Heec igilur mente versemur fuec apud nos cogitemus et huic propositam sreleri damnationem reforrnidemus. graliarum actionis hymuos non offerunt? Durum fortasse videbitur quod sum dirturus. vous employez à de vains dis! cours une langue empourprée du sang divin a n'y . Audiamus et sacerdotes et subditi antè graliarum actionem redomumque redire non mediocrem cotitemplum habet. at lu. et voilà que vous manquez à ce devoir au moment précis où il est devenu pour vous d'une obligation plus pressante Vous êtes à peine sorti du nuage mystérieux dont vous environnait la majesté du Dieu ! d'îsraél . titm invisibilem superantis^ fis parliceps et . Ipse suam tibi carnem largitur. dicam cujustiam opus perfîciant illi qui. cœnd absolutd. vous déclariez à la face de l'univers est juste . de b. post mensam ad orationem te conveitis. diim verô spirilualis. . Christi in fine. nostro . vous invitiez déjà les cœurs reconnaissance : Gratias agamus Domino Deo . Atqui diim hoc corporeo vesceris cibo.. qui ante g ratiarum actionem discedunt. qu'un instant vous protestiez . . et omncm creaturam .nptism.. . de remercier : Dieu en tout temps et partout Semper et. ne rerbis quidem eum remnneraris.

. ab altari post sacrum dis: cessurus canlicum incipis trium (jratias pueroram. Tpmm ilaque recitabis diirn pergU in sacristiam. vous tournez le dos vous n'avez rien à lui dire. point ces à lui d'hommages à lui rendre. point de grâdemander Ne craignez-vous pas de chan! ger l'amour le pjus bienvedlant en terriLle colère si .— d'un Dieu si i48 — la fonde. in locum terecipies et ab omni strepilu distractione reinotum . cœterisque cogitationibus exclusis. Nec et valent prœtextus negotiorum vel studii. illo Quo absnlulo in personà EccUsiœ. quibus se pidi excusant liuni : quod enim gravius utilius nego- quàm de animœ sainte cum Deo tractare P Vel . quœ concludi sacrificium prœcipit. omni possi- pw lanto benefîeio Deo agendas bili devotione atque ardentissimo afft'Clu Deum bene- dicendi et superexaltandi profiter ipsius infinitam bonitatem. aussitôt qu'il s'est donné à vous avec une condesdans l'étonnement et la cendance qui stupeur lui . lorsque vous manquez d'une manière la offensante aux égards qui sont dus à Citons encore une fois nal. que vous ne méritiez pas d'être saint : demeure et Domine. : jette l'Eglise res mirabilis/ lui vous ne pensez plus à . dont première ? et à la plus redoutable de toutes les majestés un pieux et savant Cardi- nous croyons qu'on nous saura gré d'avoir Quia finis bonorum souvent emprunté le langage débet esse graiiarum actio. nec ab eo recèdes donec bene- dixerit tibi. non snm dignus .. qui non libenter cum Deo manet. soli Deo vacabis. Nullum cette pietatis sensum habere te- œnvincitur . quo ad omnes creaturas invitas. in quo clauso ostio cordis lui. dwn te sacns vesUbus exuis.

voilà en trois celle le de grâces prochaine. Si notre tiédeur. mais on voit à il la façon dont il s'exprime . lorsque nous venons de consommer le sacrifice par la divine communion . qui nous sont alors celération des saints surtout si favorables. La présence réelle de Jésus-Christ en nous. c'est bief) Il peu. c. à nous rappeler . « -2. l'état il d'anéantissement et si d'imnjolalion dans lequel à toucher son Père et à les dispositions s'y trouve. Inst. qu'on peut écouter Jésus-Christ. tout concourt a faire des prela miers instants qui suivent * Bona. 1.. 6. trouve que c'est beaucoup . les sen- timents qu'il nous a inspirés les promesses que nous lui avons faites. . On ne doit y recourir que quand l'esprit de Dieu ne lui dit rien. plus encore peut-être que l'urgence de nos occupations. et ujots. d' heure. part. élat pro|)re nous toucher nous-mêmes. consiste à conserver souvenir de ce qui s'est passé entre le Sauveur et nous pendant ces bienheureux moments.-- '249 — qind possunt docere liùs doceat * libri quod non Deusprœseîis me- ? Saint Liguori voudrait au moins une demi-heure d'entretien avec Jésus-Christ après la messe. Selva. appeler éloignée. Contempler. dit-il.. l'action parler. c'est trop peu est à désirer qu'un prêtre n'ait besoin de se prescrire le aucune méthode pour passer saintement l'action temps de de grâces. combien regrette de ne pouvoir exiger davantage. le pieux théologien se contentera d'un quart-d'heure. de son cœur. Un quart-.

est mais son humanité sacrée réellement dans votre sein et y demeure autant de temps qu'y demeureraient les substances du pain et du vin . aussi rapidement nous élever perfection. ont un mérite spécial. il adore vous remerciez. l'autel ou dans vos mains vous : le possédez maintenant au dedans de vous-mêmes In me manet et ego in eo. une valeur particulière. produits immédiatement après communion. de toutes consolations heur. s'enivrer de son sang . Avant la messe. l'âme de votre âme . oïl n'en est point notre âme de la nous puissions aussi facilement enrichir vertus. que les la actes de vertus. . comme étant produits par une âme substantiellement unie au Fils de Dieu. il On qu'au jugement de sainte Thérèse. boire à longs traits à cette source de toutes grâces. toute liberté. ! Comprenez bien votre bon- C'est le sentiment de plusieurs graves théologiens. jusqu'à Ici l'imagination n'a rien à faire elle n'a point à se représenter ce qui n'est pas. Tout ce que vous faites dans ces heureux moments parl'inspiration de celui qui devient la vie de votre vie fait il . commue les siens avec lesquels se . Jésus-Christ le : avec vous . si elles n'avaient pas été détruites par le miracle de la Transsubstantiation. vous l'adoriez sur . dans le taber- pendant la messe. se désaltérer. . remercie. vous adorez. appliquer ses lèvres au côté ouvert de Jésus-Christ . le temps le plus précieux de notre vie. Le beau moment que celui où un prêtre peut en . ciel et vous adoriez leFils de Dieu au nacle .mystères sait. ils Vos actes . Non-seulement la divinité de Jésus-Christ.

vivet propterme-. sont en quelque sorte Ihéandriques . laissant sa substance rable pénétrer. 10. Que tous vos sens. Nulle manière d'honorer Dieu n'a plus de rapport avec sa grandeur souveraine et ne convient mieux à notre néant que cette cessation momentanée de et. 2. transformer toutes vos puissances prendre possession de tout vous-même. Ps. sileat à facie ejus omnis terra Retiré avec Jésus dans le . en inven- Habac. qui semblable à TOUS ' ^ . sanctuaire de votre cœur restez aussi longtemps que vous pourrez dans un silence de respect et d'admiration. C'est avouer qu'il est inflniment au-dessus de tout ce que nous pouvons penser de de tout ce que nous lui. en quelque sorte. Arrêtez devant lui et suspendez tous les mouado. « » Joan. 251 — . toute action. en condescendance. à plus forte . 6. contemplant eu vous le roi de l'univers. 20. .— confondent . Ensuite. toutes vos est facultés disent à Jésus: Seigneur. si que tout se taise en présence d'une majesté grande tout a la fois et : aimable : Do min us in (emplo sancto suo *. ce qui fixe sur vous les regards et complaisance du Que si tout disparaisse à vos yeux. de toute vie propre en sa pré- sence. sa vie divine à votre vie et substituer humaine : Qui manducat me. et voilà ce la qui attire . ou divinement humains Seigneur. raison au-dessus de toutes nos paroles c'est faire hommage et sommes à son être infmi. de tout raisonnement. 3i. épanchez-vous en cantiques de joie de reconnaissance. vements de votre àme . 58. en bonté.

Ps. tout ce qu'il ^. . * 102. I. offrez. pour être mon mon inira médecin. tous les sens de votre corps. et adorez -le d'autant plus profondément qu'il lié y lui est plus humi- pour vous. . 2. omnes angeli II. Convoquez devant toutes les puis- sances de votre et dites-leur : âme . adoremua un . il s'est donné lui-même sans manité est : restriction et sans réserve. -20. Unissez vos adorations à celles de Marie lors- qu'elle reçut le même comme Fils de Dieu dans son sein virginal . 6. huOui. tradidit semeHpsum pro me consolateur. 8. sa divinité et tout ce qu'il a . Gai. priez. ei me sunl nomini mucto ejus^ ciel! intra ! omnia qnœ me! Gratia^ Qu'y vois-je en ce bienheureux moment * Ps. remerciez. son . 96. mon guide. à celles des anges prosternés maintenant autour de vous autour du tabernacle. ejus ^. mon avocat mon Sau. aimez. vous reste-t-il à désirer ? Jésus-Christ est à vous l'a tout à vous. Bf-nedic anima mea Dmn'nn. . veur. 1. 94. . Venite. et proredamus ante qui recevant Beum ' / comme ferait homme un prince dans sa maison appellerait ses parents et ses proches pour le saluer et lui rendre leurs devoirs. Remerciez-le d'autant plus tendrement que si vous méritiez moins une faveur précieuse. invi- tez toutes les hiérarchies célestes à l'adorer en vous: Adorateeum. son Père vous donné. Adorez Jésus-Christ en vous. * » Ps. mon appui. Que . .25i lions de charité ? Adorez. pour moi. Dilexit me.

aique volunlaiem ommm Quidquid liabeo ' 11. voilà tout : » mon amour.. Offrez. si Aimez Que ferez-vous de votre cœur. vous abandonnant entre ses mains . ô mon Jésus -. 15. Jésus ensuite à son Père. et les rois leurs royaumes. Dites-lui ce que saint : Plnlippe de Néri lui disait en l'adorant sur l'autel (f Voilà mon amour. où sera dé- sormais seul obéi seul aimé.. tous vos et intérêts. que votre amour vous donne à si lui. surtout si vous y ajoutez développements que vous : inspirera une ardente charité Sii>icipe xinirermm lelleciiun meam liberuU-^m . . 8. La prière suivante de saint Ignace Iqs sera parfaite pour la première de ces olTrandes. aceipe Domine memoridm. mihi Chris- tus gloria et ri'giium est. c'est ma richesse. * Sibi habeant 'livilias suas divites. à un ami généreux une entière et pleine cession de tout vous-même. Cor. Magnifîrat III.-- ii53 — ejufi '. et pour le temps pour l'éternité . in. » IV. les riches Dites-lui avec saint Paulin « Que « » » possèdent leurs richesses. » voilà mon amour. . vous seul. vous d'abord à Jésus-Christ. où tout il appartient. rogna sua reges . et vivre le laissant en vous il comme dans une maison est le . n'ayant agir lui plus d'autre souci que de lui plaire. et mon royaume. où maître absolu. donnez si vous ne le à celui qui emjjloie pour l'obtenir des moyens l'a puissants? Résisterez -vous aux attraits si d'une bonté ravissante? C'est son amour qui vous Faites donné. lui confiant toutes vos sollicitudes. anima inea Dominum. à moi. Dm super inenarrabili dono Te Deum lauda- inus.

bon je ne suis plus à moi. attirez à vous mes mes actions. et que sa plus chère occupation de penser à vous. ôtez de mon àme tout ce qui peut vous y déplaire . nec allud « M » « » » mJn doues. je vous rends tout.. Amoreiniui t'ioLum cam gnulâ tuâ tts surn salis.moi cette grâce. mettez-y ce qui vous plaît. je serai assez riche est n je n'aurai plus rien à vous demander. ce qui vous plaît en moi. amour. vie et mort. tout moi-même . » à vous. faites que je vous aime et que je sois aimé de vous . id tibi totum res- ac tnœ prorsùs volunlati trado gubernandiim. mihi largitus es . biens du dehors. Yixit in Chrintus est. ultra posco. de méditer votre . mon ambition désormais sera de votre Apôtre. Mihi vivere » f) » Donnez-moi seulement votre amour et votre grâce. les intérêts de votre et revers. biens intérieurs. gouvernez tout selon votre plaisir ..cel pofisideo titua). vous m'avez tout donné. c'est que je croisse continuellement dans votre sire . gravez-y le souvenir ineffaçable de vos bienfaits. » mon Dieu. Dirigez » » » sentiments. c'est aussi la seule chose que je dé. donnez. Tout ce que j'ai. joies et » santé et maladie succès » » X) peines. je le sais » » » » bien. tout ce que je suis. mon soit intelligence. purifiez. je suis à vous toute . . c'est mon amour qui vous le et Acceptez ma mémoire. Disposez de moi il comme gloire . réglez mes pensées. Seigneur de toutes choses très-doux domina- teur de ceux qui vous aiment recevez le don de fait. pouvoir dire avec D me Cfiristtis. vous plaira dans . » loi et » » » ma volonté que je sou- mets pour toujours à la vôtre. usez-en Mais puisque Jésus-Christ . etdi- quidqaam et .

consubstantiel il en tout égal à son Père. Unissezet à Dieu adorateur tous les actes de reli- gion qu'il pratique envers son Père. (îxtrème indigence Il mais avec lui vous avez tout.Christ lui- môme. . lui rend un honneur est infini. et Dieu vous autant ({u'il mérite de l'être. faitement grandeur de Dieu. rien . inépuisables trésors pour et dans cotte vue offrez-le à ses . l'imperfection de votre |)énitence qui vous alarme et la pensée du terrible jugement qui vous effraie ? faite Offrez à Dieu la pénitence que Jésus-Christ a le pour vous depuis jusfju'à celui le moment de son incarnation où la il a rendu dernier soupir sur la croix. Vous devez tant d'adorations Si grandeurs auriez lieu . Offrez contrition de son cœur. un hon- neur aussi grand que Dieu grand. Servez. vous a été donné pour suppléer à tout ce qui vous à craindre? Est-ce l'insufti- manque. en présence de Dieu. Un Dieu disparaissant . il par cet anéantissement volontaire la honore parainsi dire. à son divin Père. et n'ont \ de celui à le Fils qui de votre part ne sont aucune proportion avec les perfections qui vous les rendez? Mais voyez en vous et hommages. de reconnaissance à ses bienfaits ! de satisfaction à sa justice vous n'aviez Jésus ^ vous de vous troubler à la pensée de votre .vous de ses payer toutes vos dettes. Et voilà ce que Jésus-Christ vous à ce fait en vous à ce moment. Qu'avez-vous sance de vos . de Dieu. se mettant pour sous ses pieds. la tristesse . Par cette union vous vous appropriez ces actes est glorifié par si excellents. et y est réduit en un point et comme anéanti.— 255 — selon l'intention de Dieu et Je Jésus. Est-ce le souvenir de vos fautes qui vous inquiète.

les mérites infinis de sa mort pour les péchés invie.' couverts de l'innocence . riches des mérites de Jésus-Christ. . de tomber entre . infini. olfroz la sainteté. être sacramentel.do son àme . joignant notre . Sur votre cœur donc il un autel vivant . comme sur moment à la au bonheur du monde et au vôtre se sacrifie en ce il en particulier. cœur au cœur contrit de Jésus-Christ et l'obolede notre pénitence au trésor infini de la sienne. appelez l'attention et la complaisance de passé de son Dieu. qui n'a que bienheureux pour témoins.31. les douleurs de son corps . nombrables de votre Il est horrible. Peut-être n'y pensez-vous pas . continue de rendre à Dieu l'honneur de procurer au genre humain Hebr. mais pendant que le temps s'écoule. . le péché dans l'àme. mais il nous sera doux d'y tomber avec Jésus-Christ unis de cœur à . les esprits et par ce sacrifice actuel. les mains du Dieu virant * / oui d'y tomber seul . Par Taltéralion que subissent peu espèces du pain et du vin. non-seulement sur le sacrifice adorable Fils. la plénitude de sa vie pour réparer les souillures et l'inutilité delà vôtre. détestant le péché de toute la haine que contrit lui porte Jésus-Christ . les mains vides. les les anges cgntemplent en vous d'inelïables merveilles. son ardente charité pour vos tiédeurs. son humilité pour votre or'gueil. Jésus-Christ . les fruits immenses de son immolation san- « 10. gloire de son Père. dit saint Paul. Enfin. mais sur celui qu'il lui offre encore présentement en vous. Jésus-Chrisl perd à peu dans voire sein son .

et vous l'exercez par ce la prière. glorifiez. On peut vous appliquer en proportion . Seigneur je le sens. vous appeler d'un Qui oserait me disputer le droit de ? C'<îst le nom * doux devoir d'un père de nourrir Joan. méthode de la que nous avons indiquée plus haut. la joie éternelle de son Père. un concert mélodieux à votre oreille . Répé. un transport de une pour votre cœur. Louez. Jésus est toujours prêtre et victime.vous à ce Dieu sacri- car sur votre l'autel et sur la croix. et qui a encore les lèvres empourprées du sang de Jésus-Christ ! Nous y trouvons et ce qui doit assurer le succès de nos demandes. . qu'elle soit. Toute puissance vous a été donnée au ciel et sur la terre. les délices . Pater. ut FUiustuus dans ^ 0"6 cette prière est admirable la bouche d'un prêtre qui vient de célébrer. Méditez. 2o7 — cœur comme sur glanle sur le Calvaire. savourez cette déhcieuse parole. venit clarificet hora te . remerciez Dieu par JésusChrist et avec Jésus-Christ. ces touchantes paroles de Jésus-Christ a|)rès cène : Pater. tez-la avec familiarité pleine de respect et ne ! craignez pas de vousy arrêter trop longtemps. je le mon père ! car vous l'êtes. comprends si à cette heure mieux que jamais. Priez. Pa/er Oui. Goûtez d'abord. Unissez. clarifica Filium tuum. comme joie le nom de Jésus. 17. moment : . avec quelque ce que les saints docteurs ont dit du pouvoir sans bornes de Marie plex. et ce que nous avons à demander. la gloire.— ficateur et sacriîié . I. la louange. un miel à votre bouche. . V. suivant la Omnipotentia supsaint Ignace.

L'heure est venue : Venit hora. ô mon Dieu d'un père ! que vous avez pour moi pour les affections le Que ne ferez-vous pas bonheur de votre enfant! Venit hora. L'heure est venue. de m'attacher à vous par -des liens mon Dieu ! ô mon fait. que je n'espère. et sur les âmes que vous m'ade Vous sera-t-il possible me refuser quelque chose? Pater. en et me voyant vous le voyez en moi : In me manei ! ego in co. mérite encore infiniment plus que je ne demande que et de mes désirs de . Il nomine tuo qiios dediati mihi vous parlait ainsi par la prédica- pour tous ceux qui croiraient en ministres lui tion de ses ministres. mon * Joan. vend hnra. qui prie avec moi et pour moi. son sang circule dans le mes Que son cœur bat sur mien . : « Sanctifiez-les. même mes espérances car votre Fils. votre Fils qui vous ce bienheureux sait la veille en moi et pour moi la : dans moment. serva eos in '. 17. Theure de m'accorder toutes les grâces je dois désirer. et quel aliment divin venez-vous de me donner veines ! Pater ! mon père. ou elle ne viendra jamais . eux-mêmes 11. .lôS ses enfants. avec votre Fils bien-ainié . Père ! n'entendez-vous pas . Elle est venue. je ne désire. tous les biens que je désire ou que de me les prodiguer au-delà . prière qu'il vous adres- de sa mort Pater sancte. qui est en moi. puisque je ne fais qu'un . j'aime à penser. éternels. ô le meilleur des pères l'heure favorable à l'accomplissement de tous ! vos desseins sur moi vez confiées. et principalement pour ses Père. .

sint que là où je suis.soient heureux » mon bonheur et glorieux de ma gloire : » quosdedlfiii » » mlhi. .2S9 » » « vous disait-il. ma parole ne peut être vaine . que ma eis sainteté s'écoule en eux avec mon et sang: Pro ego mncUficn * me ipsum. etc. Je me sacrifie et pour » » « eux . 17. que je leur confie Je leur ai promis d'être avec eux. afin d'obtenir qu'Us soient saints. volo ut ubi snm ego. ut sint ipsi sanciificati » » Par là ils lu rempliront les vues de ma et miséricorde dans sanctification des les âmes. et votre Fils victime. car cette parole est la vôtre elle est la vérité » même Sermo : tiin^i ver'taxefit. car je veux mon Père dont je jouis Pater. les aidant de fin mon concours jusqu'à M » des siècles . dansles sublimes plois emla . c'est votre Fils. rendre saint. « Joan. » videant clarilatein meani.. me ô mettront l'é- » » » )) en état de récompenser eux-mêmes selon . : Saiiclifica eos . quam dedisti cette prière . et dans seconde. et illi mecum. tendue de mes désirs. s'immoler hostie sainte. Ego sanciifïco me ipsum : le mot mnctificare première il est pris en deux significa- tions différentes la dans la veut dire. ut mihi^. un Dieu . n. )> et qu'elle rejaillisse sur eux qu'ils. celle qui consiste à m'imiter et à vivre de Sanciifira ens in veritnfe. ' On sait que dans ces doux textes . Père de Jésus c'est et le mien exaucez . soient : avec moi ceux que vous m'avez donnés de qu'ils voient la clarté . mais d'une sainteté véritable. ma vie : Voyez le besoin qu'ils vaste » » « " ont de grandes et solides vertus dans la mission que je leur donne.

en me donnant sentiments de son incomparable mère au moment de l'Incarnation bite en puisque l'Incarnation vient de se renouveler et que le Verbe fait chair ha- moi .donnante avec lui. dans plus humble de ses mystères. en envoyant des bergers. Dieu. donne- . prenez soin delà sienne. son sang. dans son Incarnation. pour celui à qui vous témoignez tant d'amour en vous pas digne que vous l'écoutiez . blessures dont est couvert est l'abîme d'humiliations dans lequel plongé ? Clarifica Filium tuurn. la simplicité . la joie et le ravissement des anges. le . la fidélité des mages prosternés dans la poussière de sa crèche puisque je suis moi-même le berceau où il repose. y était plus anéanti . Il a pris soin de votre gloire. N'est-il cet adorable suppliant. le chaste sein de Marie dans sa crèche. à proportion plus humilié lui . la foi . donnant le sanctuaire le plus auguste de l'univers. le courage.ibU immolé en ce moment sur vous la fait l'autel de et mon cœur. puisqu'il y est le plus caché? Glorifiez-le. puisque je suis la plus intéressé qu'eux à nouvelle naissance qu'il vient de prendre sur l'autel et dans rifica mon cœur lui : Cla- Filium tuum. des ber- gers adorateurs puisque mon cœur est aussi riche que retable de Bethléem. Seigneur. des rois des anges célébrer sa naissance .1a ferveur. en plus pur. Mais quelle gloire encore. le plus saint. . Vous l'avez glorifié qu'il dans ses autres mystères. surtout lui ses quand les il fait prier il il larmes. ô les vertus. et le laisseriez-vous le sans honneur dans son état eucharistique. qui en particulier pour tous vos prêtres. les mon .

d'un médecin est de celle d'un Sauveur est de sauver donnez-lui . qui mes vices réparé tous mes mon ame do toutes les vertus same rendront moins indigne de le re. un pauvre .— rez-vous en co le plus. La gloire d'un riche bienfaisant est de sela gloire courir l'indigence guérir . et il est impossible refusiez aux mérites et à la prière de vous serez glorifié: Tion par moi sans je doute. mon ministère. dans tous mes tray vaux pour : les féconder par les bénédictions qu'il versera les pécheurs se convertiront. et quelle lu- mière. si vous m'accordez ce que que vous votre Fils. sauver. sans le sanctifier et le . dans mon esprit pour m'inspirer de saints projets. ma bouche quand je vous louerai. plus que par moi? sera dans tout . Ne souffrez pas que un aveugle sans l'on puisse dire que lui Jésus votre Fils est venu visiter un malade sans rendre la santé. détruit tous malheurs. car de moi-même ? quelle gloire pourrais-je Il vous procurer dans dans mais par votre Fils en moi. et quel prix n'ajoutera-t-il point à mes louanges ? loi sur mes lèvres. orné cerdotales. %1 — désire moment? Donnez-lui celle qu'il . quelle force ne commuuiquera-t-il point à mes discours? sainte parole Il Quelle ne sera pas l'efficacité de votre annoncée par Jésus. quand j'annoncerai votre sainte. . demande. sera mon cœur pour l'échauffer de saints désirs. les tièdesse 15. ô mon Dieu d'avoir enfin vaincu ou transformé toutes mes passions. cette gloire. Donnez-lui la gloire. Filim tuus le clarificet mon Père. présenter (Jf et de lui gagner des cœurs. l'éclairer. dénué de tout bien sans soulager sa misère un pécheur repentant qui s'est jeté dans ses bras. te.

Wi
ranimeront
,

les justes

s'avanceront dans les voies de

votre amour, et

la gloire

de tout vous reviendra.
ainsi parlé à

Après que vous aurez
offrant le riche présent

Dieu, en

lui
;

que vous avez reçu de

lui

après tous vos actes d'adoration, d'action de grâces,

d'amour, d'offrande
aurez
,

et

de supplication; quand vous
,

si l'attrait

lance et

la

vous y porte appelé compassion du Sauveur, sur
lui

la

bienveil-

les diverses

maladies de votre àme,

montrant successivement
où sont réunis plu-

chacune de vos puissances intérieures avec son infirmité,

comme, dans une

salle
le

médecin de l'un à quand enfin vous lui aurez adressé toutes vos demandes, pour vous pour tous ceux au bonsieurs malades, on
;

conduit

l'autre

,

heur desquels vous avez des raisons particulières de vous intéresser, reposez-vous doucement dans son
adorable cœur, vous unissant intimement à tout ce
qu'il fait

en vous pour

la

gloire de son Père; cessez
;

d'agir pour le laisser a'/\r seul en vous

cessez de

vivre de votre propre vie, pour vivre uniquement

de

la

sienne
il

^
est utile, suivant

Comme

que

le conseille l'au-

teur de l'Imitation, de varier les méthodes dans les exercices de piété, pour éviter la routine et réveiller
la

dévotion

,

on pourra employer quelquefois

la

*

Le propre

eiTet

de

la

communion

est de nous faire aimer Jésus-

Christ tout entier, cest-à-dire sa personne adorable, sa parole, sa

doctrine céleste, ses exemples
Il

,

son obéissance
le

,

sa charité infinie.
il

faut prendre dans la

communion
,

goût de tQutes ces choses;

faut (jue Jésus Christ nous plaise

que nous l'imprimions en nousvive image, et que nous fassions

mêmes, que nous en soyons une

notre plaisir de nous conformer à ses volontés. Bit. de Toulon.

iti3

l'orme d'action de grâces
l'un des ouvrages

que nous trouvons dans
faut

du P. Bernardin de Picquigny.
il

Pour

la

comprendre,

remarquer

trois

ma-

nières ditïérentes de glnritier Dieu, qui nous élèvent

comme par degrés jusqu'à
Être, et
<iui lui est

la

plénitude infinie de son

nous permettent de
dû.

lui

rendre tout l'honneur

La première

est

dans l'ordre de
souvent

la

na-

ture; elle consiste à inviter toutes les créatures à

louer, à bénir le Seigneur

;

ainsi

l'ait

le roi

prophète, lorsqu'il prête du sentiment,

même
grâce

aux
de

êtres itianimés, pour leur taire [)artager sa reconnais-

sance.

La seconde

est

dans Tordre de

la

et

l'union bypostatique; elle a lieu lorsque, nous unis-

sant à Jésus-Christ, nous louons Dieu en lui, avec
lui
,

par

lui

;

offrant au souverain

Seigneur

la gloire

que Jésus-Christ et tous
et ses

les saints, le
ciel

chef de l'Église
et

membres
est

lui

rendent au

sur la terre-

La troisième

dans l'ordre divin, lorsqu'en Jésus-

Christ et avec Jésus-Christ, nous unissant à Dieu par
la charité parfaite,

nous nous complaisons dans son
,

être infini, centre et source de toute beauté

de toute
;

grandeur, de tout bien

,

de toute perfection

nous réjouissons de

cette

nous abondance de bonheur et
le

de gloire inhérente à sa nature, qui

met
et

tant au-

dessus des louanges de tout être créé,
joie

aans cette

nous

lui offrons la gloire qu'il et

possède éternel-

lement en lui-même
à Dieu est fini,

de lui-même.

Le premier de ces trois honneurs que nous rendons

comme

le

sont les créatures qui
est infini
;

le

louent et
la

le

bénissent.

Le second

du côté de

nature divine Xm Jésus-Christ

mais du côté de

sa nature

humaine, qui, pour

être la plus parfaite

iG4
de tontes
cet
les créatures,

»!

n'en est pas moins créature,
la

hommage

ne répond pas entièrement à
est infinie.

grantroi-

deur de Dieu, qui de toutes parts
sième, étant Dieu

Le

même

offert à

Dieu

,

est parfai-

tement digne de

lui.

Dieu seul en

effet
;

peut se donner

une louange égale à son mérite

et c'est

pour cela

qu'après avoir chanté ce que nous savons de plus

magnifique à sa gloire, nous terminons tous nos
les

psaumes et nos cantiques par la belle doxologie qui résume et les complète Gloria Patrl... Sicut
:

erat, etc.

Que Dieu

soit glorifié
qu'il

de

la gloire qu'il avait

avant toute créature,

a et qu'il aura éternelletoute créature protestant
;

ment indépendamment de
ainsi

que toutes
être

les

louanges des an^es
si

et

des

hommes
et
il

sont au-dessous d'une

grande majesté
glorifiée,
,

que pour

dignement louée, bénie,

faut qu'elle soit

elle-même sa louange

sa béné-

diction et sa gloire. Ces explications données, voici
la

pratique
I.

:

Dès que vous avez

fini

de

lire l'évangile
la

selon

saint Jean, In principio, et

que

dernière parole

des assistants, Den grattas, vous a rappelé l'indis-

pensable devoir de l'action de grâces, imposé à tous
après un pareil bienfait, mais à vous plus qu'aux
autres, descendez les degrés de faulel avec la gravité

d'un

homme

qui vient du

ciel,

qui a vu Dieu et
à

qui porteDieu dans son sein.

Ne permettez

aucun

objet de vous distraire des mystères profonds qui

s'accomplissent en vous. Soyez muet, sourd, aveugle

en ce qui concerne les créatures

;

ayez des sens
choses
d'ici-

comme n'en

ayant plus pour touteâ

les

bas; quand seriez-vous tout à Dieu et aux choses de

^265

rétermté,si ce n'était en ce

moment

?

Pendant que

vous retournez à

la sacristie et

que vous déposez

sans précipitation les ornements sacerdotaux, glorifiez

Dieu de

la

première manière dont on vient de

parler, en invitant le ciel, la terre, et la
qu'ils renferment, anges,

mer

et

ce
dé-

hommes,
,

êtres

même

pourvus de
joie
,

vie et

de raison

à tressaillir de votre
le

à louer, à bénir avec

vous
fait

Seigneur. C'est

dans ce but que l'Église nous
des trois jeunes Hébreux
:

réciter le cantique

Benedicite,
si

omnia opéra

Domini, Domino, vaines paroles

l'àme est froide;

mais touchant langage, vive expression d'un cœur, qui, après la communion, goûte le don de Dieu dans

une sainte ivresse de reconnaissance et d'amour. Si nous n'éprouvons point ces goûts célestes, humilions-nous, et n'oublions pas que les prières qui
nous sont commandées ou conseillées par l'Église ne tendent pas seulement à exprimer, mais aussi à
exciter nos sentiments.

Après avoir rendu gloire à
la

Dieu de cette première manière, passez à
II.

seconde.

Retiré aussitôt dans
,

le lieu le

plus propre au
le Fils

recueillement
éternel

contemplez en vous-même
et

de Dieu, réellement
;

substantiellement

présent
ce qu'il

unissez-vous de cœur

et d'affection à tout

fait

dans

le

sanctuaire de votre àme. Jésus-

Christ y est dans un état non-seulement d'humiliation,

mais d'anéantissemont,

atin (ïy

adorer son
,

Père avec plus de perfection. Vous-même
vous. Adorez ce Dieu adorateur. Plus

anéan-

tissez-vous devant ce Dieu anéanti en vous et pour
il

s'abaisse

dans vos intérêts, plus
siez, autant

il

mérite que vous compen-

que vous

le

pouvez, son abjection par


vos' adorations
:

26G


,

Adoro

te

demie

latem Deitas. Jesu,

quem Vilatum nunc
est alors plus

asp'cio.

Are renim. Ensuite

usant de Jésus-Christ selon ses intentions, puisqu'il

Bernard,

toiits

que jamais, selon l'expression de saint in usus nnstros expenaus, mettez vo-

tre esprit et votre

cœur dans son

esprit et

dans son

cœur, ou plutôt appropriez-vous tout Jésus-Christ:
ses grandeurs, ses abaissements, ses mérites, ses

pensées et ses affections, son état présent d'immolation en vous, afin de pouvoir
,

en

lui et

par lui
et

louer, remercier,

bénir Dieu divinement

vous

acquitter de la manière la plus parfaite de tous les

devoirs de la religion. Dans cette vue vous pourrez
dire
«
«
:

1° Je suis bien incapable, ô

mon

Dieu, de vous

honorer par moi-même. Outre que mes
ges ne seraient que les
ténèbres de

»
» »
»

hommahommages du néant les
;

mon esprit, les extravagances de mon imagination ne me permettent pas d'avoir une
,

pensée digne de vous

;

mais je vous
,

oiTre la divine

»
•"

pensée de Jésus-Christ
l'esprit

les

louanges infinies que
léter-

de votre Fils bien-aimé vous donne en moi
et

»

maintenant,
nité.

vous donnera au
est

ciel toute

«
»

Mon cœur
;

pour vous d'une insensibilité
je

qui m'afflige

mais
,

vous

offre le

cœur si aimant
il

»
*

de Jésus-Christ
charité.

toutes les ardeurs de sa brûlante
;

Je vous aime par ce cœur divin

est

»
)

à moi

,

vous

me
:

l'avez donné.

Ne me

faites

donc

plus la question qui troublait et contristait le chef

»
«
))

de vosapôtres
ayno

DUigis

77ie.^car je

vousrépondrais
:

en toute assurance, aussi bien que lui
te.

Tu scis quia

Vous devez

être content do

mon amour

I

267
«
» »

lorsqu'il est,

comme

en ce

moment

,

le

produit

d'un cœur substantiellement uni au cœur de votre
adorable
»
'2"

Fils.

Comblé personnellement de vos
et

bienfaits,

»
»

député de toute l'Église
je suis

mandataire de l'univers,
la

chargé de vous payer

reconnaissance

»
» » »

qui vous est due, non-seulement pour tant de

grâces que

j'ai

reeues de vous

,

pour l'amour

éternel dont vous m'avez aimé, mais pourtant

de bénédictions que vous versez sur tout ce qui
respire, pour tant de biens qu'ont reçus de vous
les élus et les
»

»
>'

réprouvés eux-mêmes.
doit égaler le bienfait.

La gratitude
j'ai

En montant
genre liula

»
«
))

à l'autel,

accepté la mission de vous rendre
le

autant que vous avez donné à tout

main

,

et

principalement aux habitants de
,

pa-

»

»

Que ne vous doivent-ils pas ô Dieu prodigue de vous-même? Apôtres, martyrs, contrie céleste.

»
» »
»
»

fesseurs, vierges giée et
la

,

et

vous surtout

la

plus privilé-

plus reconnaissante de toutes les créa,

tures, ô Marie

que rendrez- vous au Seigneur?
le glorifier

Vous m'invitez à

avec vous
:

:

Magnifîcale

Dnmimnn
vous
qii'il

rnec^im. Je le fais

je le

remercie pour
miséricorde

»
»

et

pour moi. Grâce à

l'ineffable

vient d'exercer à
dette et la
Il

mon

égard, je puis arquilFils, l'image de sa
:

»

ter votre

mienne, quelque immense
c'est
,

«
»
>)

qu'elle soit.

m'a donné son substance, un autre lui-même
son Fils qui
le

son Fils que

je lui offre,

loue

le

remercie en
il

))

moi, au

nom

de toute l'Église, dont

est le chef

»

adorable.
>•

."i"

Ma

vie, juscpi'à [irésent, ô

mon

Dieu, n'a


»
))

268

été

qu'une prévarication continuelle; à tout mootTense, el telle est la sainteté de vos

ment je vous

» »
»

regards, que vous ne pouvez les arrêter sur ce qui
porte la souillure du péché
:

Respicere

ad iniquile

tatem non poteris. Arrêtez-les sur votre Christ,

»
*>

grand réparateur de votre
iniquités sans

gloire.

Pour etîacer mes

nombre

et

toutes celles de
je

mes

»

frères, pécheurs

comme moi,

vous

offre la ri-

« »
«

goureuse expiation du jardin des Oliviers, du prétoire,du Calvaire; elle doit suffire, Seigneur, quel-

que innombrables

,

quelque énormes que soient

» » »

mes crimes

et les

crimes du

monde

entier.

Ah

!

»

quand je me vois uni à cette victime de propitiation, quand je puis joindre la voix de mes gémissementsàla voix de son sang pour crier miséricorde,

»
»

mon àme

est

pardon pour moi
trition,
»

remphe d'espérance, en demandant et pour tous les pécheurs deTupouvez-vous refuser à
la
la

u »

nivers. Quel pardon

con-

aux larmes, à

mort d'un Dieu pénitent?

4® J'ai imploré votre clémence, apaisé votre jus;

»

tice

mais
les

ma

confiance en vos bontés s'accroît

«

avec

preuves nouvelles que vous ne cessez de

»
»

m'en donner; unissant donc ma prière à la prière que vous fait en moi celui que vous exaucez toujours, je m'adresse à vous

»

comme au
les

plus tendre,
;

»
»
»

au plus généreux de tous
épancher

pères

je viens

«
»

mon cœur dans votre sein et solliciter de nouveaux dons. mon Dieu, vous savez les besoins de mon àme vous savez aussi mes désirs;
;

Domine
ai

,

anfe

te

omne desideiium rneum. Je n'en
que j'avoue,
et

«
»

plus d'autres que ceux de votre Fils; ce sont
les seuls

au moins

auxquels je vous

et qu'ils contribueront même donner un nouvel n'a besoin éclat. trouvait et Lui-même . infiniment glorieux. immuable inséparable de son Etre infiniment parfait. Réjouissez-vous de ce que les impies avec tous leurs attentats ne porteront jamais atteinte à cette gloire de votre souverain et tendre Seigneur à lui Père ni . je m'en con- » » » » remets à l'amour de Jésus pour moi tente de ratifier toutes ses et me demandes. Dieu. pour qui je prierais en effet. et devienne de jour en jour plus parfaite. vous élevant au-dessus de tous les siècles et de tous les temps. supplie seulement . Réjouissez-vous de ce qu'il de vos louanges ni des louanges de . De toute éternité Dieu il infiniment heureux. éternelle. mes dangers si . c'est lui-même. arrivez à la plus grande gloire de était.— » /> 2G1) — ma prière et à lui lui et conjure d'avoir égard. Je vous . Il est le plus pur. Quant au détail des secours particuliers que réclament » >> mes penchants . ô mon Dieu d'étendre votre miséricorde et vos bienfaits sur ceux pour qui je » »> suis obligé de prier. . au-dessus de tout ce qui n'est pas Dieu . ministère et ses obligations graves . était son paradis son bonheur. » » et pour qui votre Fils lui-même désire que Enfin je prie. Ré. » III. . que mon union avec par avec » » » vous soit inaltérable. pour cela même le plus agréable à Dieu. si leurs besoins ou leurs désirs n'étaient connus. Ses attributs sa gloire : et ses perfections étaient gloire essentielle absolue . jouissez-vous de cette gloire vous pratiquerez l'amour de complaisance. tout en lui-même. ma faiblesse mon redoutable . le plus et dégagé de tout intérêt propre. Accordez à la sienne.

communiquant dit et sa vie divine qu'il désire ils écoutent ce qu'il leur ce de leur fidéhté pour répondre à son ils amour.gloire extérieure ii70 — . * Cette couronne se compose de trois dizaines de Pater. toujours en méditant. de sa résur- parce qu'elle a pour but d honorer les mystères de sa naissance. répétez avec toute : la ferveur dont vous êtes capable Gloria Patri. au Saint-Esprit: mais gloire indépendante de tout autre que de lui-même. abîmé dans cet océan de gloire de félicité infinies . Gloire au Père. au Fils. Nous connaissons de bons la consolation et faire leur action prêtres qui trouvent de profit la un grand pour leur âme à de grâces de manière suivante. maintenant. et aura toujours dans et des siècles. silence et le ils adorent en . . Ils réfléchissent avec admiration sur les merveilles qu'il opère en lui et leur eux. couronne nommée couronne . les transformant en . de trois autres Pater pour compléter les trente-trois années de la vie de Jésus-Christ. de Notre Seigneur. s'enfermant Aussitôt qu'ils ont quitté les ornements sacerdo- taux et récité le cantique BenedicHe . dont chacune est précédée d'un Ave Maria. Sicut et erat in principio nunc etsemper in sœcula sœ- culorum. dans un profond recueillement avec Marie . Ensuite la récitent . Verbe qui s'est incarné dans son sein et . avec Jésus-Christ dans leur cœur. gloire qu'il avait avant tous les qu'il siècles. Amen. qu'il a les siècles . Ravi. qui habite au milieu d'eux où il s'immole et s'a- néantit dans son être sacramentel. quelque créature que ce soit non pas même de la que lui a procurée l'incarnation de et son Verbe. précé. de sa vie de sa mort et rection '.

. le ce qui porte à cinq le nombre des Salutations angéliques pour honorer les cinq plaies de Notre Sei- gneur. une méthode pour réciter le chapelet de Notre Seigneur. si en gagner une partielle de 200 ans chaque et qu'on la une plénière chaque mois jour que l'on aura choisi. nous devons y mettre formules de prières les plus usitées avant et après la célébration des saints mystères. Une vie d'orai- son. 7' édition . dit saint Augustin ut nunquàm sUras. Voyez le Recueil traduit de les libraires l'italien. dans lequel se trouvent résu- més les mystères du Sauveur. TelTet de messe bien dite est d'enflammer : On est prêt à tout soutTrir pour Dieu tra- vaux. ennuis. fatigues. fois On peut pratique. Pour faire de ce livre un véritable Manuel du les célébrant.271 Un bon si prêtre qui vient do recevoir à l'autel un touchant témoignage de l'amour de Jésus-Christ. approuvée et recommandée par Ms^ de Séez. apparente qui en sont inutilité du ministère. tout se termine par Credo. et à dire avec lui. Cette dévotion est extrêmement le riche en indulgences. : VUà sic cania. de bonnes œuvres. contradictions de tout genre si souvent inséparables. de lui est impatient prouver le sien en travaillant et avec lui à la gloire de son la Père au salut des âmes. le zèle. excellente petite de Séez et à Paris chez Bray. On trouve chez . déclarée authen- ti(iue j)ar la Sacrée Congrégation des Indulgences. humiliations-. le faut. après doit être notre continuelle action de grâces le divin sacrifice . . le suprême consnmmalum est. on y a été fidèle pendant tout le mois. on les trouvera après l'appendice qu'on va lire et que nous recommandons ins- tamment à l'attention des prêtres. dés et suivis dun Are Maria. d'immolation de tout soi- même. de s'aps'il pliquer la mort. on est prêt à mourir pour grand et celui dont on vient de méditer.

.

minuent pour nous quelquefois peines du et même nous en délivrent entièrement.APPENDICE SIR LES I\DlLGEi\CES. que les expose le Père Nouet nous ne ferons qu'abréger. Notre zèle à gagner des indulgences et le soin que nous prenons d'y exciter uns les pieux fidèles. de ce feu allumé . I« Notre intérêt. § I. qui pourrait ne point estimer une pareille fa- veur? Un criminel condamné au à profiter feu. appuyés sur de puissants motifs en tels voici quelques. Le bon prêtre îs'a garde de ?îégliger les INDULGENCES. Cette tendre mère . ou même seu. sont . lement à quelques années d'une prison rigoureuse ne chercherait-il pas avait la ({u'on lui donnerait de s'y foi moyen facile soustraire? Oh si l'on d'un ! du purgatoire . et en- tretenu parla justice de Dieu que ne ferait-on pas la vio- pour l'éviter ou du moins pour en diminuer ? lence et la durée i"" L'invitation de rpislise. Car enfin les les indulgences dipurgatoire . Or.

qu'ils les négligent et n'en tirent aucun avantage ? 4<* Le grand précepte de est le plus excellent de tous. Trid.— les indulgences %1i . la charité. en zèle en désir de sa perfection peut-on mieux témoigner à Dieu . . Les inde son sang. Sess. Or. et ce motif En profitant des indula et gences lui. en ouvre les trésors qu'elle leur abandonne. qu'on l'aime et qu'on veut être entièrement à lui ? Peut-on en même temps mieux exercer la charité * Conc. elle se détache de plus en plus des choses de . pour on exerce la charité on se met en de l'exercer envers effet. elle s'unit davantage à son Dieu. mesure que notre àme devient la terre . elle augmente en ferveur. de ses tourments dulgences sont et le fruit de sa mort. pour * ainsi dire. les assurant que l'usage des indulgences leur sera très-salutaire : n'est-ce pas lui faire injure que de se rendre sourd à sa voix et de ne tenir aucun compte de ses pressantes in3° vitations ? Le désir qu'a notre Seigneur de nous voir si mettre à profit une grande miséricorde. plus pure. on témoigne état à Dieu l'amour qu'on envers soi-même. Un tendre père amasse des trésors . . purifient Les in- dulgences. 2o. Elle les presse d'y puiser. voit les besoins de ses enfants elle leur elle leur présente pour y subvenir. en amour. immenses pour ses enfants mais c'est au prix des plus pénibles sacrifices. en notre àme des restes la justice du péché et acquittent a nos dettes envers du Seigneur. les autres. verra-t-il sans douleur qu'ils n'en veulent point .

ce serait il même peu d'aller à l'extrémité : du monde. amis de Dieu. A't.! Oh que ce motif devrait avoir de . qu'en travaillant à so rendre ue jdus en plus digne des faveurs que Dieu nous pré- pare? De plus. c'est peu d'aller à Rome . dans les lettres de l'apôtre des Indes. ceux qui sont chargés du salut des autres! . Eccl. Plusieurs saints ont fait de longs voyages pour en gagner. en acquittant nos dettes envers Dieu. force sur l'esprit de tous les chrétiens et spéciale- ment d(. et pour lui-même et pour nouveaux chrétiens qu'il enfantait à Jésus-Christ. .. pour ainsi une grande miséricorde.. cette justice inexorable dire. à la Mon disait saint fm de son testament. nous honorons cet attribut divin. roi de France. * s. ! pour son salut et celui de son prochain. D'où tirait cette conséquence celui-là serait certainement coupable qui négligerait de recourir à cette grande miséricorde: Cul/iabiiis saiiè foret. misericnrdiam dbnlilerel S Louis. nous rendons hommage à sa justice. pour obtenir une pareille grâce.. et l'un d'eux disait que. liorr. en tristes nous la changeons.m f-nvers soi-iiiùnje . quldkinam hanc fils. des prêtres On voit. 5° Enfin la pratique et l'exemple des plus grands les plus fervents. [)ar un miracle bien consolant. mediol. r(?stes les grâces du ciel. Nos dettes et les de nos péchés arrêtaient . Carol. le cours : notre àme en abondance pour la et avec ce secours que ne fait-elle pas gloire de Dieu. il avec quelles instances sollicitait a Rome les des in- dulgences. mais cet obstacle étant levé rien ne peut les reçoit plus en empêcher . et.

à en céder tous les intérêts la voie la plus courte. » » )) tous les attentats que peut imaginer une créature rebelle. eût-il mérité tous les tourments de dès qu'il gagne entièrement l'indulgence plénière. toujours si exact.. elle le moins nous de miséri- nous découvre des effets corde si extraordinaires. dans notre religion . . » « Nous avons. Le langage de Bourdaloue. mais » j'ose dire » » » « >) la foi d'une indul- gence plénière n'est pas ce qui doit étonner. s'engage à en remettre toutes les prétentions. toutes nos espérances. qui est la concession « de l'indulgence.mon fiU. peut se gloritier de ne devoir plus rien à justice de la » » « Dieu . nous ne pour- rions soumettre nos esprits à croire un point. dit-il. que dans s'il sortait des eaux du baptême.. comme est le Dieu des par chrétiens. se trouve tout-à-coup pleinement quitte devant » )) Dieu.? serait capable d'exci- La grandeur de ce bienfait » ter contre les hommes toute l'envie des M puisqu'il est vrai qu'un pécheur. soiivpHez-rousde gagner lea indulgences de la sainte ÉglUe. est peut-être encore plus propre à dissiper les illusions funestes qui nous font négliger ces faveurs inappréciables. des articles de créance bien surprenants qu'entre les autres .. la plus aisée . sans la révélation divine et sans l'autorité de l'Église. » N'est-il et qui est au-dessus de » pas prodigieux qu'un Dieu jaloux de sa » » gloire et de sa justice. eût-il démons. paraît aussi net et aussi pur aux yeux de cette souveraine majesté. qu'il est la même . qui » passe toutes nos vues. que. commis l'enfer.. » » » et cela la plus gra- tuite.

Nous admirons hommes apostoliques qui. que nous produirait sans peine cet exercice de charité. et a droit de s'en prendre » h à nous.)) îll - disposition. sa- chant que Dieu a mis leur grâce entre nos mains. dont je confesse que ces je me suis senti pénéiré. la Négliger « • dévotion envers les morts « c'est dit-il . soit peut-être un des plus grands qu'il capable de recevoir. » « 11 s'agit de procurer à Dieu un accroissement et » » de gloire. et » que l'accomplissement de leur félicité dépend cet » « ») en quelque manière de nous. attendent avec de saints em[)ressements que nous leur rendions c'est et important oftice.. poussés de l'esprit Serm. dont perdre des biens infinis : qui nous reviendraient de là biens quj nous coûet nous serions sûrs. quand il en cœur de bronze pour est frustré. nous » » regardant comme leurs libérateurs. 16 .^ que les martyrs lors. Permettez-moi de « » » faire ici avec vous une réflexion. de répandre leur sang \ » La plupart des indulgences que nous allons indiquer sont applicables aux âmes du purgatoire.. mais surtout renoncera « « » » nos propres avantages.. veut » se la procurer par nous. c'est avoir un ces mêmes âmes.. pour ètro délai à la gloire qu'ils venaient » » du ciel admis sans obstacle et saM. sur rini]ulgc'iii:c de la Poilioncule.. Est-il une dévotion plus consolante et plus sacer- dotale que celle qui a pour but d'aller au secours de ces âmes souffrantes? Écoutons encore Bourdaloue. et qui. trouvant sa gloire dans la délivrance de ces âmes justes.. teraient peu. n'avoir nul zèle pour Dieu qui. S' p. qui.

Que et c'est ce que la je vous déclare de sa part.ils » de Dieu . fondé sur plus solide théologie. « >) grâce. y sont dans un » privées de la de violence. On vous a dit cent fois que J'ajoute à ceci les âmes qui état souffrent dans le purgatoire. ne surpasse cède le ? pas à celui de la conversion des païens. état violent pour une âme juste effet . Mais savons-nous bien ce qu'enseigne la )) Pierre deBlois. passent les mers . « » » » ï) une pensée de l'abbé Rupert encore plus touchante. elles sont plus )> aimées et plus chéries de Dieu que celles des » » païens. elles sont incomparablement plus nobles devant Dieu que celles des païens. elles sont actuellement dans un état bien plus propre à glorifier Dieu que celles des païens. en quoi consiste cet état de violence par rap- . mais que par un réciproque ce » n n c'est ce qui doit soit un élat violent pour Dieu nous surprendre. la chose est évidente . purgatoire et pour leur délivrance est une espèce le de zèle qui. » » T) mais peut-être n'avez-vous jamais compris que le purgatoire fût un état de violence pour Dieu môme. et ce que l'intérêt de Dieu ne nous permet pas de regarder avec indifférence. « » » « la privation ou séparation de Dieu soit un . et vont dans des pays : » » >) barbares pour y gagner à Dieu des infidèles aussi est-ce quelque chose d'héroïque dans notre religion. » » » >) que la dévotion pour le soulagement des âmes du . et « même les en quelque sorte : pourquoi » » Parce que saintes et âmes du purgatoire étant des âmes prédestinées des âmes confirmées en . Or. je ne m'en étonne pas. parce qu'elles y sont vue de Dieu. par rapport à son objet.

il voulait autrefois punir les Israélites il défendait à Moïse de s'y opposer : Dimltte me. Moïse. Mais Dieu en use tout autrement : car quoique ces âmes souf- frantes soient actuellement les victimes de sa justice. faire cesser cette violence: Rupert. Au lieu de nous dire comme meus à . pour ainsi dire. sincère.. ui irasratur furor meus : » » laissez-moi faire. leur prile « son. de sainteté. de et comment? en délivrant ces âmes de lié . Est-il si rien de plus opposé aux inclinations d'un Dieu miséricordieux dit l'abbé et si charitable? Mais c'est à nous. de vertus. et qu'il est forcé de frapper et de punir. et qu'il ne peut toutefois encore récompenser des âmes qui sont ses élus et ses épouses . et aux. Quand . en leur ouvrant. qui leur est fermé. n'abandonnez ma colère . d'un amour tendre » » quelles » » » » » » )^ néanmoins il ne peut faire aucun bien des âmes remplies de mérites. il » » » » » souhaite que nous agissions pour elles. nous les lui délierons s'est mis en » » dans une espèce d'impuissance de des créatures qui lui sont chères fournirons le faire . par nos prières. à il c'est alors qu'il se plait davantage à être prié en leur faveur. Dieu? le voici : purga- » )) Dieu voit des âmes qu'il aime d'un amour paternel. afin que » » » ma ici colère s'allume contre eux. Dieu s'est les il ciel » » mains. ut : irascatvr furor » » nous dit au contraire et Opposez -vous pas à ma vengeance.. du bien à lui nous » » « moyen.. et ne m'empêchez pas d'exterminer ces rebelles. livrez-les-moi. Moïse : Dimitte me.— » 279 c'est que dans et le port à toire.. et fait tandis qu'il leur sentir le poids de ses juge- ments.

principalement en gagnant pour elles dula^ences qu'ils pouvaient. Cette dévotion semble môme avoir une efficacité particulière pour attirer les bénédictions les travaux du ciel sur du ministère ecclésiastique. vous l'adoucirez.— » i> 280 — et ces âmes que j'aime : que vous devez ai- mer ne soutirez pas que ma justice exige » M d'elles. leur délivrance. D'ordinaire . larmes. tout ce qui lui est dû : tout inexorable qu'elle est. ils ne moissonnent jamais dans la joie mais voici un . c'était à partir de ce et se moment que vertissaient. » » elle cédera à vos bonnes œuvres. Maunoir. célèbre les cœurs paraissaient peu touchés de la parole qu'il annonçait il indiquait une messe ou un service solennel pour les âmes du purgatoire. plus d'in- missionnaire de du P. que lorsque . les pécheurs s'ébranlaient con- . vos prières la désarmeront . Aussi a-t-elle été pratiquée par tous les saints prêtres. sans rémission. et se sont appliqués eux-mêmes à soulager ces âmes le affligées. et invitait les pieux fidèles à y communier pour leur soulagement et lisons dans la vie la Nous Bretagne. qui en ont fait sotivent le sujet de leurs exhortations. vers les âmes du purgatoire là du moins aucun obstacle ne s'opposera à leur succès. » Quel puissant motif d'encouragement offert à ces bons prêtres. champ ouvert à l'apostolat le plus fructueux qu'ils tournent leurs regards et dirigent leur charité . soumis peu près inutile rude épreuve d'un zèle à pour ceux qui en sont l'objet Ils à la ! sèment toujours dans vaste la sueur et les .

se trouvent réunies prescpie toutes les œuvres de miséricorde. songe pas que. 16. assister des effet consoler des visiter malades? N'est-ce pas la liberté. nous ne mettrons que celles qui sont attachées aux pratiques les plus aisées. . Dans le recueil d'indulgences plénières que nous allons donner. leur rendre ou alléger le poids de leurs chaînes ? N'est-ce pas exercer l'hospitalité que d'introduire ces enfants de Dieu dans la maison de leur Père céleste ? Vous donnez des vêtements à une personne qui en manque. donner autres la gloire immortelle pour vêtement à ces membres souffrants du corps de Jésus-Christ. N'est-ce pas en affligés. 'm — . ? n'est-ce pas mieux encore § IL Recueil d'indulgences plénières pour tous LES JOURS DU mois. Nous omettrons les indulgences partielles attachées aux mêmes pratiques . des captifs . la vie marquant d'une -j.— saint Franrois de Sales. ajoutait-il quelquefois. excepté les plus considérables. Nous oublions trop nos chers défunts disait souvent On aime à faire des et œuvres on ne de miséricorde. et les moins incompatibles avec les grandes occupations de pastorale .celles qui sont apphcables aux âmes du purgatoire et d'une * celles qu'on ne peut gagner sans visiter une église ou oratoire public. dans le soulafçement de ces pauvres âmes. vous faites bien mais .

ou la prose Veni. (V. f En . etc. .sanctusDominus Deus exercituum. 26 mai 1776. -J- En récitant tous les jours : l'hymne : Veni Creator Spiritus. n" I) en l'honneur de la très-sainte Trinité pour obtenir une bonne mort. 11 décembre 1754 28 jan- de y a de plus indulgence plénière à mort et indulgence partielle de sept . chaque [où qu'on les récite. t'ois par mois 1 au jour que l'on voudra choisir la récitation : Par est quotidienne du Trimgiuvi : Sancfwi. suivi de la doxolo- gie. ans et sept quarantaines. Pie VI. jeudi. 21 octobre 1823. pltna omnis terra glnriâejus.sancte Spiritus. Benoît XIIÏ . 6 janvier 1769 6 janvier 1770. mais nulle formule déterminée n'est prescrite. en quelque langue que ce 5. sa7Ktus. . f En : récitant tous les jours cette oraison ja- culatoire Soit loué et remercié à tout l'autel. moment le — Le Dieu jours très-saint sacrementde Pie VI. f En . récitant tous les jours les actes de foi et d'espérance de charité. récitant tous les jours les trois offrandes . 3. 2. Gloria Patri. page 288. 26 mai 1796. et Clément XIV. 15 janvier et 1728 Benoît vier 1756. . soit. Léon XII . le jour de la Fête- dans l'octave la. Ces actes doivent être exprimés par des formules qui énoncent clairement les motifs particuliers de chacune des vertus théologales. dans toute l'année et . 4.%Si On peut gagner une indulgence plénière une . indulgence de trois cents quand on récite trois fois. l'article — la XIV Il .

page 289. f En etc. Décrets du 9 juin 1807 et du 125 septembre 1817. il. (V.. pour remercier la très. — etc. Pie 9. n° dit la III). strophe. VU. dans le temps . n" IV 10. en ajoutant. Cette prière a pour but ont si d'aller au secours des agonisants la . j)Our tous ceux qui doivent mourir dans ). Pie VII. . tous les jours. page 289. 7. istiKLagaa. 16 avril 1809. trois Gloria Patri. ou enjpanrais 1815. 11 juillet 1813 et 29 février 1820. la prière et l'invocation suivantes. n" II ). et trois foisl'/lrepour honorer les souffran- ces de Marie aux pieds de la croix. les vingt- quatre heures (V. qui gran^esoin de * miséricorde du Seigneur dans ces terribles moments. plagas cordi etc. devant une image du Sacré-Cœur la prière (V. ou . f En récitant YA}>gelus . Indulgence de 7 ans à tous après avoir jjrètres qui la réciteront et messe aux 8. fidèles après la communion. 1834. après chacun d'eux. surtout dans sa glo- rieuse Assomption. 1" décembre 12.sainte Trinité des privilèges accordés à Marie-. fige Sancta Mater. y f * : En récitant tous les jours la prière de saint Ignace Pie IX Anhiia Christi. les .— 6. : Sainte Mère. récitant trois fois i-ar jour. En récitant trois fois par jour et à des mo- ments différents. crucifixi met) validé. Pie VU. -m — f En récitant . page 289. et f En récitant tous les jours sept Ave la Maria. f En récitant tous les jours trois fois le Pater la en mémoire de passion et de Tagonie de Jésus- Christ.

Gencrali Aug. 14 septembre 1724. in perpeluum cvn- . en l'honneur de l'ange gardien. ô Ma- mea! (V. Quoique Angele Dei. D. En récitant tous les jours la belle prière attribuée à saint Bernard tous. au moins une par jour. - Rec^l traduit IX de l'italien. 6 mai 1817. la prière ter Domina meaJ -. * -J- (V. 3. page 1^90. 15 janvier 1743. : En récitant tous les jours. Dec. J. au son de la cloche. R. P. Pie VII. 284 — fois le Hegina cœli. 16. n'en gagnent pas moins les indulgences en disant V Angélus ou le Regina. 18. saint Michel. f * En récitant tous les jours la courte prière : . le ne peuvent entendre son de la clo. V. -}- * En récitant matin et soir. Pie IX. qui on ' le chapelet de Sainte Brigitte soit de six dizaines les . Memorare ou Soumnezdécembre 1847. page 291. au- gusiissima Regina. à peu près aux heures où 1 on doit le sonner. l'hymne . après la salu: tation ang«'4ique. j S. — Ceux qui che . n° VIT) avec les antienne verset et oraison qui suivent. Hanc { et alias Indulgenlias S. Benoît XIII.— pascal . récitant tous les jours le chapelet de 13. au moins de 5 dizaines ^ Benoît XIV. en l'honneur de . Roothaan Priep. la pri^J^: Aw. S. 1851. 11 17. n° V) 13.* En récitant chaque jour etc. ( V. \. Pius féliciter regnam petenli A. etc. 14. f * En sainte Brigitte. cessit. n** VI). mais il indulgences en ne récitant que le cha- est prescrit de n^diter les différents mys- tères autant qu'on en est capable. peut gagner également pelet ordinaire. : Te splendor . page 290.

avec les versets Te ergo. faisant tous les jours 19. — De plus . f En une demi-heure ou au moins un quart d'heure d'oraison mentale. Il faut penser à la mort de Notre Seigneur. Benoît XIV . Dopour mine. quœsumus. 20. Cette œuvre excellente. ellnx perpétua luceateis. f En les récitant tous les jours o Pater et o Axe : âmes du purgatoire. plénière toutes les fêtes d'apôtres. 23. Amen. f Indulgence plénière tous les seconds venindulgence dredis. 16 décembre 1746. 16 dé- 21. établie à Bordeaux se répand heureusement par peut gagner les deux indul- toute la France. Indulgence plénière un des du mois pour tous ceux qui auront -f- derniers jours récité tous les jours de ce mois les trois oraisons : Je vous révère. . . On ne gences suivantes que l'un des derniers jours du mois. Requiem œternam dona eis. chaque l'enseigne. soH en pufaire la en particulier la manière de mépour ditation — sept ans et sept quarantaines fois qu on cembre 1746. . Benoît XIV. Amen. 7 février 1817. f En soit . blic . quos pretioso sanguine redemisti. enseignant fréquemment . — Même indul- gence à l'article delà mort. fatnulis tuis siibneni. Pie VII décret cité plus haut. 22. me iihi cnmmissurn pietafe supervâ il. en faisant partie de l'Association pour la Pro- pagation des bons livres. rpge et quberna. .285 V listes es met. Inmina dans le cnstodi<. Bequiescant in pace. Pie VII.

21 octo- bre 1823. les Regina. et —. il suffit le : 1° d'avoir fait inscrire son nom par celui qui a pouvoir d'admettre. 2" un jour quelconque de cha- que mois.— etc.. on peut gagner une indulgence plé: 1° le premier vendredi ou le premier dimanet 15 che de chaque mois. 2" de réciter fois tous les jours une Pnter : . Léon XII. à l'article de la — De plus indulgence plénièro mort. etc. . V. page 292. 24. etc. le sang de Jésus-Christ par avec un Pater. — : cette Association. f En du Sacré-Cœur.da Benedictus Deus in mihi virluiem œntra sanctisHuis. 27 nière et 28. Gloria en l'honneur de la pour la remercier de tous les bien( que nous avons reçus de sa miséricorde. f Même indulgence . — Même indulgence toutes faisant partie de l'Association hofites tuos. avec cette courte aspiration faites divin Cœur de Jésus. 286 — (V. Les quatre indulgences ^énières qui suivent peuvent se gagner aux jours du mois que l'on mira choisis. Credo. faits et la prière: . en récitant tous les jours. Ave. 7 ans 7 quarantaines. n«IX). les fêtes de la sainte Vierge. page 293. Amen. 20 mars Pour appartenir à novembre 1802. versets : et le soir : Sub tuum prœsidium . le matin Sdke. 25 et 26. Dignare me laudare Virgo sacrata. avec te. que je vous aime toujours davantage. Deux dimanches par mois. 5 avril 1786. Les dimanches. n«> VIII). Rescritsdes7 mars 1801. Pie VI.. en otTrant à Dieu Père éternel. indulgence : plénière. Ave très-sainte Trinité.

etc. etc. et 30. n" XI ). Nous recomsi . la On mort peut aussi gagner une indulgence plénière par mois. fasse.— 29 (le 287 — . 31 et 32. ( V. en faisant partie de l'association de . etc. 18 mars 1823. Seigneur dont nous avons déjà parlé. cause de l'indulgence extraordinaire que l'Église a bien voulu y attacher. est attachée connue de n" (V. bonne une autre. la En faisant partie de F Association la Foi. -|- En faisant partie de IWrchiconfrérie Notre-Dame-des-Victoires en Thonneur du cœur immaculé de Marie. pour la conversion des pécheurs. page 294. chaque jour un Pater : un Ave. outre la : communion. Grégoire XVI. qu'on devrait à toujours réciter après la sainte conmuinion. 4 février 18U.. page 293 si X). à laquelle uneindulgence plénière le premier jeudi ce jour-là on la récite et qu'on de chaque mois. Point d'autre obligation que de se faire inscrire et de réciter tous les jours un Ave Maria. 1 . mars 1831. ô bune . avec celte invocation et Saint François Xavier.. Pie Pie IX. Voyez le VU. la couronne de Xotre saint Gaétan. une visite au saint Sacrement mais nous recommandons surtout l'admirable prière : En ego. priez pour de remettre exactement une offrande de 5 centimes par semaine. mandons encore l'oraison Respice. en récitant . pour propagation de réciter On n"a d'autre obligation et que de nous . et numéro des Annales.

en action l'ineffable charité qui l'a fait descendre et du rir ciel sur la terre. — Nous vous mêmes offrons . pour obtenir une bonne mort. Ate. âmes à la gloire céleste. Ave. de bénir notre mort. en action de grâces de ce qu'il a répandu son précieux . pour s'incarner. Deuxième offrande. sang pour nous dans vous supplions. et nous vous supplions. Premièbe offrande. les mérites de Jésus-Christ. très- sainte Trinité. Gloria.. par le jardin des Oliviers et nous les mérites. Ave . Gloria. Glana . très- sainte Trinité. par la mêmes mérites. en action enduré mort pour nous sur les nous vous supplions. les mérites de Jésus-Christ.] . par les mêmes mérites. les mérites de Jésus-Christ. et qu'il a — Nous vous offrons. de grâces de — Nous vous offrons . Gloria. de nous accorder remise des peines dues à nos péchés. de nous pardonner nos péchés. la très- sainte Trinité. Pater. de grâces de ce la croix. Ave. Troisième offrande. soulïrir mou- pour nous sur la croix. Trois offrandes et trois Pater .288 — PWÈBES AUXQUELLES SONT ATTACHÉKS DES INDULGENCES ET D02iT IL EST PARLÉ DANS LE BECUEIL PRÉCÉDENT I. Pater. et d'é- lever et introduire nos Pater.

avec secours de votre grâce r avenir. Anima \ Christi. exaudi me. de ne plus vous offenser à III. purifiez dans 17 . vous qui brûlez d'un si ardent amour pour les âmes . inebria me. . San^uis Christi.— ^i89 — II. te. Ainen. IV. conforta me. Intra tua vulnera absconde me. aimable Sauveur. me propose. In horâ mortis mece voca me. sanctifica me. Corpus Chrisli salm me. Et jubé Ut me tenire ad te. Ne permutas me separari à te. cum sam-. en réparation de toutes mes infidélités passées. lava Passio Chrisli. me. Ab hoste maligno défende me.tis tuis laudem In sœcula sœculorum. très-miséricordieux Jésus. les douleurs de notre Mère Immaculée. Aqua lateris Chriali. hone Jesu . Jésus. je vous donne cœur en reconnaissance de tous vos bienfaits. je vous en conjure et |»ar par l'agonie de votre très-saint Cœur. et je . je mon me le consacre à vous entièrement.

Noii. Ave . verba mea des- picere. VI. Quoniam itaque tuus sum . aures meas. . (3 dulcis Virgo Maria. ô piissima Virgo Maria. Ad Beaiam Mariam Virginem Domina mea fero. scd audi j)ropitia et exaudi.. totum ofconsecro cor me me probem devotum hodiè oculos meos. fac ut quiescat ira ipsius. non à seeculo esse auditum quemquam Ego tali tua petentem suf- fragia esse derelictum. atque ut tibi ! oratio. Oratio œreœ Jaminœ inscripla in parte aversâ giîiis ima - Mariœ Domince nostrœ in basilicfi Libe- riavâ. plané totum. .— 'm — la terre . ô bona Ijjater. augustissima Regina pacis .. ô pia . agonisant de Jésus. ô clemens. et qui aujourd'hui m^me mou- doivent mourir !. os . serva défende me ut rem ac possessionem tuam. et regnet super Memorare.. votre sang tous les pécheurs de qui mairi' tenant sont à l'agonie. ayez pitié des V. meum me . meum. ô Mater tibi mea ! tibi me . cipis pacis.. sanctissima Filii tui prin- Mater Dei per sacratissimum Cor Jesu nos in pace. tiâ animatus confiden- ad te venio.. Cœur rants. Mater Verbi.

Contra ducem superbiœ t Sequamur hune nos principem Ut delur. cordium Ab ore qui pendent tuo. ex Agni throno Nobis corona gloriœ. victor criicom Michael salutis signifer. Te. simulque Filio . Pairi. H y M iN E . Sœclum pcr omnc Amen. Te vjta. Tibique. Sicut fuit. Ant. Tibi mille densa njilliiini Ducuin corona Sed explicat militât. Ducemque cum rebellibus Cœlesti ab arce fulminât. Draconis hic dirum caput In ima pellit tartara . Jesu. Michael Archangele. splendor et virtus Patris . Princeps gloriosissime. . Laudamus inter Angeles. esto mcmornostrî: hic et ubique semper precare pro nobis Filium Dei. . sit jngiter gloria. sancle Spiritus.— 'iîll — vu.

Deuxième oraiso>\ Je vous révère du fond du cœur. au-dessus de tous les anges et de tous les saints du Paradis. Mariai. Ave Maria/. etc VIII... 0RE3ILS.. Tiois Qiaison<i en l'honneur de la sainte Vierge. et confi- tebor iiominituo. In conspectu angolorum psallam Deus meus..— 1^. au-dessus de tous les anges et de tous les saints du Paradis. B^. Vierge très-sainte. Vierge très-sainte. Deus qui miro ordine : Angelorum ministeria propiliiis . Père Eternel et je vous consacre . 292 — tibi . Per Domi- num. du Paradis. PRE3IIÈRE ORAISON. ab his in terra vita nostra muniatur. — corps avec tous ses sens. hominumque quibus tibi dispensas concède ut à ministrantibus in cœlo semper assistitur. — Je VOUS révère du fond du les cœur. comme — . au-dessus de tous et anges de tous les saints . Je vous révère du fond du cœur. Adorabo ad templum sanctum tuum. Ave. Vierge très-sainte. Troisième oraison. comme fille du mon ame avec toutes ses puissances. comme mère du Fils unique de Dieu et je vous consacre mon .

épouse du Saint-Esprit. propter . Que et la bénédiction du et Dieu tout-puissant ..'lorum habitaculo Domine. Exaudi et fac : . X. Domine. et délivrés de tous les maux. maafin nous accorder que par elle nous puissions être protégés contre nos ennemis. Gloria. Ecce. co. du Fils du Saint-Esprit.. et. Père Éternel . Respice . attende ne moreris. de sanctuario tuo et de excelso et vide hanc sacrosanctam . il/ar/a/. IX. Ainsi soit-il. Hostiam. par les mérites et la vertu do . Ave. quam tibi sanclus puer tuus magnus Pontifex noster. m'obtenir de et je mon toutes ses affections en vous priant de tous les la très-sainte Trinité moyens mon salut. Pater. de cruce. pro peccatis fraoffert Irum suorum . Ave.vox sanguinis te nostri Jesu clamât ad care. nous sup[)lions votre divine sa sainte bénédiction .— cœur avec d'assurer ^21)3 — vous consacre . nous vous offrons le très-précieux sang qui coula pour nous de ce sang précieux jesté de la plaie de la main droite de Jésus. Offrande du précieux sang. et esto placabilis super multitudinem fratris militioe nostra?. descende sur nous y demeure toujours. pla- Domine. du Père. Dominus Jésus.

. ô bon et très-doux Jésus. récitent dévotement devant V image de Notre Seigneur en croix. je vous en prie de et vous en conjure de toute l'ardeur » mon âme. à perpétuité. PRIERE DEVANT LN CRUCIFIX OU UNE IMAGE DE NOTRE-SEIGNEUR EN CROIX. . quelques courtes considérations sur ( et font ensuite les Cinq Plaies de Notre. et applicable aux les âmes du purgatoire. » . Indulgence plénière. mon cœur . » les plus vifs sentiments de d'espérance et de » » charité une vraie contrition de mes péchés et un ferme propos de ne les plus commettre. tandis » )) qu'avec grande alîcclion et et . ô bon Jésus. Deusmeus. Décret du 17 septembre 1825. à gagner fidèles qui. je considère médite vos cinq plaies ayant présent à mon mes )> esprit ce le que disait autrefois : de vous. Amen. » » prophète David ils Ils ont percé mes mains et pieds f ont compté tous mes os. à genoux en votre sainte présence daignez . XI.) a » » Me voici. par communies. prosterné . douleur.Seigneur Jésus-Christ. quia nomen tuum invocatum est super civitatem islam et super populum tuum et fac nobiscum secundîim misericordiam tua m. confessés et cette prière tous les jours. daignez imprimer dans foi.— 494 — lemctipsum.

Tempore Paschali. PSALMLS 83. in [esta duplici duplicatur. et caro mea cxullaverunt in Doum vivum. Domino virtutum! in atria concupiscit et déficit anima mea Domini. Hœc A71tiph. AîiUphona. Quàm Cor dilecta tabernacula tua. Ne reminiscaris. neque vindictam sumas de peccalis nostris. meum . Alléluia. .PR iE PARAT 1 AD M PRO I S S A M . OPPORTUNITATE SACERDOTLS FACIENDA. delicta nostra vel parenlum nostrorum. Domine.

exaudi orationem meam auribus percipe. Etenim benedictionem dabit virtute in ibunt de in virtutem : videbitur Deus deorum Sion. in valle lacrymarum. Deus Jacob. Domine Deus virtutum. tiâ Non privabit bonis eos qui ambulant in innocenDomine virtutum beatus homo qui sperat : . Quia melior millia. in quem posuit. Deus : : et respice in fa- ciem Christi tui. in te. cujus loco est auxilium abs : ascensio- nes in corde suo disposuit. Domine virtutum Rex meus et Deus meus. Altaria tua. Gloria Patri. etc. Protector noster. Domine te : in se- cula seculorum laudabunt Beatus vir.— dum sibi. est dies una in atriis tuis . ubi 296 sibi — domum : Etenim passer invenit . aspice. tuâ. . super Elegi abjectus esse in domo et Dei mei :magis quàm : habitare in tabernaculis peccatorum. Quia misericordiam gratiam et veritatem diligit Deus gloriam dabit Dominus. legislator . et lurtur ni- ponat pullos suos. Beati qui habitant in domo te.

tu conversus vivificabis nos . Deus salutaris noster : et averte iram tuam à nobis. : et terra 17. et plebs tua laetabitur in te. Etenim Dominus dabit benignitatem nostra dabit fructum suum. : Misericordia et veritas obviaverunt sibi et justitia pax osculatse sunt. terram tuam : avertisti captivilatem Jacob. Numquid Deus in feternum irasceris nobis? aut exten? des iram tuam à generatione in generationom . Domine. Verumtamen prope timentes eum sius : salutare ip- ut inhabitet gloria in terra nostrà. misericordiam tuam salutare : et tuum da nobis. Et super sanctos suos : et in eos qui convertuntur ad cor. Veritas de terra orta est : et justitia de cœlo pros- pexit. : Audiam quid loquatur in me Dominus Deus quoniam loquetur pacem in plebem suam. Converte nos. Miligàsli omncm iram luam : avertisti ab ira in- dignationis tua?.^ 297 — PSALMUS 84. Ostende nobis. . Domine . Benedixisti . Remisisli iniquitalem plobis tuée :operuisti omnia peccata eorum.

et glorificabunt no- men tuum. : et in tende voei deprecationis meée. aurem tuam niam inops et pauper sum ego. etc. in via tua. servi tui. Omnes gentes adorabunt coram te quascumque Domine . animam meam levavi. sperantem : . et exaudi me : quo- Custodi salvum in te. . suavis et mitis omnibus invocantibus te. Domine. et ingrediar in . . Non Domine fecisli : et non est secundùm opéra tua. fac animam meam quoniam sanctus sum servum tuum Deusmeus. venient . Domine orationem meam . : Quoniam tu misericordiae Domine. et multae Domine. PSALMUS 85. In die tribulationis meee clamavi ad te disti : quia exau- me. . Miserere meî tofâ die : . Auribus percipe . es tu . loclina. et . Domine. et faciens mirabilia : tu Deduc me. quoniam ad te clamavi quoniam ad te. es Quoniam magnus Deus solus.<21)8 Justitia antë eum ambulabit : etponetinvià gres- sus suos. est similis tuî in diis . Gloria Patri. leetifica Domine animam .

mecum signum et bonum ut videant qui ode me et confundantur quoniam tu. in loto corde nonien lunm in aHernum. et animam meam ex inferno inforiori. retri- Quid retribuam Domino. Credidi. laeletur cor meuni ut limeat nomoii luum. Domine . et verax. et miscricors : Et tu. me. Gloria Patri etc. Ego dixi in excessu meo : omnis homo mendax. Confiiebor libi. et miserere meî : da imperium tuum puero Fac runt tuo et salvum tac filium ancillse imv. pro omnibus quae bu it mihi ? : Calicem salutaris accipiam invocabo. Deus. meo : et glorificabo Domine Deus meus. : - adjuvisti me. propter quod locutus sum : ego autem humiliatus sum nimis. .vorilalo luà : 29'J — . et consolatus es .iniquiinsurrexerunt super me. etsynagoga potentium quaesierunt animam posuerunt te in meam : et non pro- conspectu suo. et nomen Domini Vota mca Domino reildam coram omni populo . PSALMUS 115. est Quia misericordia tua magna eruisti super me . et mullae misericordiae. Domine Deusmiserator i)a- tiens. Respice in me : .

Domine : Domine . et copiosa . in Vota mea Domino reddam populi ejus : conspectu omnis . verbo ejus : speravit ani- custodiâ matutinâ usque ad noctem . Jérusalem. PSALMUS 129. speret Domino. : Quia apud Dominum misericordia apud eum redemptio. De profundis clamavi ad exaudi vocem meani. Fiant aures tuae intendentes in tionis meae.300 ejus ejus. domûs Domini in medio tuî. etc. et ûlius ancill* tuse. in Sustinuit ma mea A Israël in in anima mea Domino. vocem depreca- Si iniquitates observaveris . quia ego servus tuus tuus. Dirupisti vincula laudis. Gloria Patri . te . propitiatio est : et propter legem tuam sustinui Domine. : pretiosa in conspectu Domini mors sanctorum Domine. et : ego servus mea nomen Domini in atriis : tibi sacrificabo hostiam invocabo. Domine : Domine . quis sustinebit ? Quia apud te te.

etc Ant. inclina precor et gratià sancti Spiritùs illumina . Sed libéra nos. dixi : f. Domine. 301 — Et ipse redimet Israël . Kyrie. ex omnibus iniquitalibus Gloria Patri. Et deprecare super servos tuos. Domine. Deus. Pater noster. Dominus vobiscum. Et clamor meus ad te veniat. Domine. eleison. Kyrie. mitissime . etc. B/. Ego Domine. f. exaudi orationem meani. OBEMUS. Et sancti tui exultent. B/. Domine. B/. Convertere. Ne reminiscaris. . etc. aliquantulùm. Fiat misericordia tua B/. B/. f. f. Et cum spiritu tuo. eleison. B/. etc. quia peccavi f. Sana animam meam. B/. super nos. miserere meî. Sacerdotes tui induantur justitiam. Et ne nos. eleison. B/. f.— ejus. tibi. Christe. Aures tuœ cibus nostris pietatis. Ab occultis meis munda me. Et ab alienis parce servo tuo. Quemadmodiim speravimusin y. f. te.

ut casto corpore serviamus. sicut tuus promisit Filius. et ab omnibus lueatur adversis. et omne corpatet. Paracletus qui à te procedit. virtus Spiritûs quae et corda nostra clementer expurget. et omnis voluntas loquem nullum latet secretum.— nostrum . Domine. . paratam sibi in nobis invemansionem. quaesumus . 302 — ut luis mysteriis digne minislrare. sancti . purifica per diligere . Domine. Amen. Domine. quaesumus. Ure igné sancli Spiritûs renés nostros et cor nostibi trum. illuminet : et inducat in omnem. . . Mentes nostras. . quaesumus. infusionem sancli Spiritûs cogitationes cordis nostri : ut. Deus. visi- tando purifica tuus. cui quitur. Deus qui corda fidelium sancti Spiritûs illustrada nobis in eodem Spiritu recta sapere et de ejus semper consolatione gaudere. le perfectè et digne laudare me- reamur. veritatem. tione docuisti . Qui tecum vivit et régnât in uniejusdem Spiritûs sancti Deus. teque eeternà charitale diligeremereamur. niat tate : ut veniens Jésus Christus Filius Dominus noster. Domine. per omnia se- cula seculorum. Adsil nobis. et mundo corde placeamus. Conscientias nostras.

Amen. Gaudium cnm pace. Amen. hoc mane . Domine Deus * . publiée à Rome. spa- . nère. pro omnibus in gé- qui se commondavoruut orationibus meis. Maurel et .— Gregorius XIII Sacerdoti . S. Offertur cum purissimâ intentione. vitœ. . DIRECTIO INTENTIONIS ANTE MISSAM. Le chrétien éclairé sur la nature l'usage des indulgences. J. ad utilita- tem meam et totiusque curiœ mililantis. quàm Ms' Boudans son Les auteurs varient sur l'étendue de cette indulgence des Dévotions et InduUjenccs approuvées par le . . et pro felici statu sanctae ro- manae Ecclesife. quœ sequuntur quinquaginta annoruni iiidulgentiam Gt Ego volo celebrare Missam et conficere Corpus Sanguinom Domini noslri Jesu Christi. tentis Dei totiusque curiee triumphantis. ego intcndo . dapros l'ouvrage du P. ôtre révoqué en doute. de Sanibucy . Pontifex Maximus concessit cuiiibet . et . . 303 — . dicenti antè celcbrationem '. pensent qu'au lieu de i)0 jours il faut lire 50 ans. 4. traduit de l'italien sur la formellement approuvée par un décret de la Sacrée Congrégation des indulgences. Ce dernier sentiment ne peut plus le Recueil de Prières et de Pratiques. gratiam et consolationem operibus perseverantiam in bonis tribual nobis omnipotens et misericors Dominus. juxta ritum sanctae Romance Ecclesiœ ad laudem omnipo. vier et quelques autres mettent 50 jours: M. emendationem tium vera? pœnitentiae sancti Spiritûs . Manuel Saint Siège l' édition etc. in specie ..

. totiusque Ecclesiae preces et lau. atTectu et .304 maximo amoris. Pro ipso célébrante. ac in cultum latriae tibi cum omnibus adorationibus Christi omnium angelorum et sanctorum item in augmentum gaudii humanitatis Domini nostri Jesu Christi in memoriam vitae et passionis ejusdem et in augmentum gloriae ac beatitudinis immaculatissimae Virginis omniumque debitum . Angelorum et sanctorum. . createe tuae excellentiae dominii tui in omnes creadependentiae à te . et devotionis affectu tuae . unà cum omnibus sacrificiis tibi gratissimis simulque pretium san- guinis Jesu Christi . in unione illius sacrificii quod Christus ultimâ cœnâ instituit et in cruce consummavit. placiti semper 2. mérita beatae Virginis et omin nium sanctorum des . nomine ejusdem Domini nostri Jesu Christi totiusque Ecclesiae ex puro tuî amore ac desiderio tui benefactus ipse sacerdos et victima. et in omnibus perficiendi. 3. . Pro glorià Dei et sanclorum. beatae Virginis ac . et nostrae subjectionis et gratiarum actionem omnium beneficiorum ulli unquàm tibi creaturae collatorum et conferendorum. cui jiixta ritum sanctee romanae Ecclesiae et ex nunc offero illud . illud in Offerro etiam gratiarum actionem pro . Offero tibi illud in protestationem supremae ac in. oiïerre . . sanctissimum missae sacrificium majestali debetur. turas in . . soli reverentiae. in injuriae plenam abolitionem omnis soli ab ullo unquàm irrogatee vel inferendae.

meis pro omni gradu sanctee catholicœ Ecclesiae christianorum principum unione. cum finno emendationis proposito et futuris et pro omnibus meis prœsentibus cessitatibus. indignissimum iamulum tuum quem pro vivis . pro parenti- amicis . rum statuum conservatione augmento et pro . defunctis legatione apud te fungi voluisti ut defunctis requiem indulgeas . Respice ergo me et . . Offero demîim pro omnibus et . vivis atque defnnctis.— omnibus pro peccatis raeis . proptcr otïensam et injuriam quam . de quibus summoperè doleo . qui eleemosynam dederunt et reliquerunt ut secundîim eorum voluntatem hanc missam celebrarem quibus intendo hune fructum applicare quantum scis me posse vel debere. omnium infidelium nationum conversione. Amen. tibi irrogavi. . animae et corporis ne- 4. 5. animarum in purgatorio existentium liberatione maxime autem pro NN. heeresum et schis- matum extirpatione . 303 — . consanguineis atque benefactoribus . pro totius cleri et et omnium religioso. Conclusio et supplicalio. rectè fideliterquc in finera perseve- randi. beneficiis mihi collalis in satisfaclionem . volunt ut sacrificem . et vivis veniam gratiamque concédas tibi serviendi et in amore tuo usque . Pro omnibus aliis. et pro quibus Dominus noster Jésus Cbristus Virgo Maria sciunt bus .

! ego miser inter anre- gustias deprehensus ad te fontem misericordise . quam tuo san- me pcccasse. tuae. Sal- vatorem habere suspiro. creatur. pleni miseriis et peccatis.306 — AmbroHL pie Oralio sancti Ad meiisam dulcissimi convivii tui . curro . salutaris Viclima . et quem judicem sustinere nequeo. ut purificalus mente et corpore. corpus hal)eo multis criminibus maculatum men. ad te festino sanandus sub tuam protectio- nem fugio. Christi profluens et peccata totius mundi abluens. Respice ergo in mine Jesu cifixus DoRex aeterne. et concède. Domine. de vulneribus crucifixi Domini mei Jesu . miserere meî. digne degustare merear sancla sanctorum. Salve. [iro quibus timeo. aufer à me. tem et ! linguam non cautè custoditam. Ergo ô ô pia Deitas tremenda Majestas . Recordare. Deus et homo. Domine et Jesu Christe. quarum non numerus. cufuo emen- feci. Spero est in misericordias tuas. quaeso. accedere vereor et contremisco. crupropter hominem. Tibi. ego peccator de propriis meritis nihil praesumens. pro me et omni humano gé- nère in patibulocrucisoblata. boet Nara cor . Pœnitet dare quod Pater. tu qui fontem miserationis nunquàm manare cessabis. me te.e guine redemisti. sed de tuâ confidens misericordià nitate. Exaudi me sperantem in oculis misericordise Christe. tuœ . cata mea multa et magna. Scio pec. clemcntissime omncs iniquitates et peccata mea. ut sancta praelibatio . Domine.Salvenobilisetpretiose sanguis . plagas meas ostendo tibi verecundiam meam delego.

unigeniti Filii tui Domini nostri Jesu vilae. quatenùs ditare paupertatem meam curare digneris mitatem. tantà suscipiam reverenlià humilitate.307 corporis et sanguinis tui . Oratio S.acbonorunj sensuumrogeneratio. sit peccatorum quam ego indignus sumere meorum remissio. Amen. et sangui- non solum suscipere sacramentum et sed etiam ! rem mitissime Deus mihi corpus unigeniti Christi. pauper egenus ad Dominum cœli et terrae. inlendo. lumen tu« infir. accedo tanquàm infirmas ad medicum mjsericordise. Regem regum Dominum dominanet tium. sicut expedit saluti animae meee. turpium cogitalionum etïugatio. sit desit lictorum perfecta purgatio. corporis .oporum- que que libi placenlium salubris efficacia. Filii tui. da Domini nostri. ut corpori suo myslico ejus merear incor()orari et inter membra connumerari. Rogo ergo immensee largitatis abundantiam. animœ quocontra inimicorum et corporis meorum insidias firmissima tuilio. . quœso.quem nunc vc- latum propono. lavare fœditatem.i]luminare caecitatem . Omnipotenssempiterne Deus. Thomœ Aquinatis. in via susci[»ere amantissime Pater! concède mihi dileclum Filium luum. suscipere. cffcus ad et immundus ad fontem claritatis seterna'. proposito et intentione . vestire nuditatem . dominici virtutem sacramenti. nis Da mihi. revelatà tandem fa- . ecce accedo ad sa- cramentum Christi . tantà purilate et fide. . Jesu sic quod traxit de Virgine Maria. ut panem angelorum . tautà tali conlritione et devotione.

Sursùm érige me per œternorum affectionem copula tecum per amoris unitatem . quœ tibi sunt placila videam quo affectum inflammante. Veni. vindex Veni mei penetralibus tam potenter illabere ut vitia omnia et dcfectus tuo igné consumas et omnia peccata tuée mea remrttas. mundi dulcedinis libeat amplitis degustare. dignum sacris altaribus . à quo nun- . mœrentium libertatis. Amen. Fac me radium . Oratio ad Spiritum sanctum. ad quem pervenit . et ad illum scienlise gradum . Roboretur infirmitas mea fortitudine tua.308 cie perpétue conteniplari. Qui tecum vivit et régnât Deus. fortitudo fragiconsolator. mun- curator vulnerum. ut tuo ductu revolel anima mea ad te principium et fmem suum quàm separetur. Emitte in . fac . sanclc Spirilus. ad ea prosequenda totâ virtute incumbam. et è patrià felicitalis. et cordis . meque torrente ut cœlesti suavitate in hâc nihil venenatee tuse voluptatis inebria divinissimâ mensâ degustatâ. lium . fuigor inlellectûs. animam meam lucis quo illuminante intellectum. amer Pafris et Filii. vincat bonitas tua maJitiam meam. ministrum. dator scelerum . me pertingere . et deformitas mea tuâ pulchritudine decoretur. in unitate Spiritûs sancti. conserva per finalem perseverantiam. Imbuat me et perficiatseptiformis Spiritûs tuus. Amen. per omnia saecula saeculorum. apostolus tuus ciim dicebat se niliil scire nUi Chrùtum et hune crucifixum.

la plus sublime fonction de mon sacerdoce mon tifié Dieu. trés comme chrétien avec tous de ce les chrétiens péné- de reconnaissance . pour vous remercier de ce que vous avez été si libéral envtvs la sainte humanité du Sauveur. que je sois transfoimé et en lui. vous . inienlinn. Je veux Voffrir Jéms-Christ. je veux roua offrir cet auguste sacri- pour lea fins qu'avait Jésus-Christ en l'instituant.moi de la religion et de f esprit intérieur de Jésus-Christ. pour vous honorer infiniment par au nom de l'Eglise et de toutes les créatures . Je désire obtenir la l'émission de de tous et les pécheurs les tous des les péchés de toutes peines dues aux péchés hommes. que je sois sancspirituellement avec lui.— Pour d'riger son l'auiel. si on y trouce de : la formule swcanle mon Dieu fice . jani non ego vivit verô in me Christus. la propagation de la foi. 300 — monter à employer l'attrait. avant de on peut. envers tous vos saints et toutes les créatures. envers l'auguste Mère de Dieu. purifiés justifies. — Je veux l'offrir pour obtenir l'aug- meiitation de votre gloire dans tout l'univers. que je jiuissc : die acte saint Vaut : Vivo ego . remplissez. la persévérance des justes. que nous avons été rachetés . les secours spirituels et autres dont toutes vo^ créatures ont besoin. tous les prêtres. pu'squ'elles viennent de . — Je le veux péché. pour remplir et Comme prêtre. aiec au nom de Jtsus- Christ de l'Eglise . l'exaltation du nom adorable de Jésus. — . Je veux vous les offrir ce sacrifice comme créature avec toutes créatures. l'offrir pour apaiser votre justice irritée par la conviTsion — . .

Adauge mihi fidem. longiorem facere non licebit. IV. . T. Filius Dei vivi. Veni . in te. . ut purifjcalus mente et corpore valeam ad sancta sanctorum introire. \. quseso omnes meas . . per tempua. . ego credidi quia tu os Christus. etc. quique dixisti est Caro mea verè cibus. dulcissime Jesu . propitius esto mihi pecca: Pœnitet me peccasse . Af:Ti:s sPEi.3i0 — ALTA PR^PARATIO BREYIOR AD MISSAM. Miserere meî et salva me qui nunquàm deseris sperantes quia tu salus et virtus . feci. ACTUS CONTRTTIONIS.l. quandd. Emitte Spielc. Fieri polerit . qui in liunc nisti. Ant. ritum tuum . et in mundum ve- hoc sacramento praesens redderis. ACTUS FIDET. SPIRITUS. sancte Spirilus. et sanguis meus zerè potus . mea tu rcfugium et firmamentum meum. qui corda fide- ]ium . Oremua-^ Deus . etc. In te solo spem meam colloco. II. Domine Deus meus tori. cupio emendare quod iniquitatcs Aufer à me. f. Domine Jesu Christe : qui es Sacerdos in œterest num .tu fons omnium bonorum. mVOCATIO s.

quis es sum gncris venire ad me. VII. ut . et quis . sine visitatione tuà vivere non valeo. quanta tissime Jesu vis ainoris cor . mTENTIONUM DIRECTIO. 311 tuum succcndit. ità desiderat anima mea ad te. nunquàm cessem amare te amorem meum ipso mflamma. . et in ara crucis. sub tectum meum . mansionem non sum dignus utintres sed tantùm die verbo. Nam praeter et te nulla consolatio valet. ! Pro hâc et te amo te Deusmeus. in unione illius divinœ in- quà ipse in ultimâ cœnâ. et sana- anima mea. Domine Jesu tenlionis. tamenlum et omnem saporem . ACTUS CHUaTATIS. tua inelïabili benignitate.mensnm parasti nohis. Sine te esse nequeo . ACTUS HUMILITATIS. mecuin cpulari. et apud bitur me facere? Domine. potentissime tu. et sufflcit. sacrificium corporis et sanguinis tui lisli. Trade te mihi. ut di- hensibilis Deus. Deo Patri obtu: hoc idem sacrificium ei ofïerro intendo corn- . Christe . Inlentin generalis. mundo habentem omne suavitatis . VI. Domine Jesu. Salvator meus. Immense tremende. VIII. et incompreego. ACTUS DESIDERII.— V. amanad Padelec- eîim transiturus de hoc lrem. Quemadmodiini desiderat ccrvus ad fontes aquarum. qui esca et pabulum amoris es.

Christum. omnipotens Deus laetari ita justitiâ in- dui. Ad impetrandam Ex Th. X. Domine . mysterium. consortium adipiscar placentium sacer- dotum exuat. S. pa- etc. g. Ad postulandam mentis Ex Sac. Greg. ORATIO. Fac me. omnia bona mea tu es. Et le loqui?Egosum pau- . Ego volo venerari Incarnationis . v. Tînentio parlicularis. Per . Kinnpi^.ut audoRm ad Domine Deus meus. ORATIO. castitatis lientiae . V. baptis- Gratias agere preesertim pro beneficio. g. petrare virtutem. etc. mi . per hoc v. page 303. devolionis gratiam. quatenîis emundatus ab omnibus sordibus peccatorum. ordinis sacri. puritalom. . vel etc. Tandem im. sacrosanctum missae sacrificium Eucharistise . supcrbiœ. quseso. etc. meque tua misericordia à vitiis omnibus quem reatus propriœ conscientiae gravât. g. luxuriae. . et illa velis habere ratam. et colère s[)ecialitér. g. heec intentio mea . sanctum N. Veniam exorare imprimisde peccato. etc. v.Mî piaceat sibi sit . Amen. IX. ut in sanctorum tuorum merear exultatione .. et per le propitius nobis in vitam œternam. à quisego sum. humilitatis.. ô Jesu ! in te. Ego volo celebrare missam. Accepta sit tibi .

Remivis à niscere miserationum tuarum. quam . Tu solus bonus. noli consolationcm tuam abstrahere. aquas ad irrigandam faciem Eleva lestia bonum et optimum. ORATIO AD B. Ministra devotionis terrce. mater et per te nos suscipiat. inventrix salutis : graliee. Tu omnia potes. et ad cœad producendum fructum totum desiderium meum susjjende . solum peccatorem inanem relinquens. Excuset apud ipsum integritas tua nostra? corruptionis. ô benedicta! per gratiam venisti . omnia praestas omnia . impies. qui non vacua esse opéra tua. M. Domine. Xoli avertere faciem tuam me . mentem pressam mole peccatorum. 313 — quàm scio et dicere au- [)errimusservulus tuuset abjeclu5vermiculus. ut gustatà suavitate supernse felicitatis gitare.— pauperior (Jeo. XI. et fœc. Domine. pigeât de terrenis co- Amen. in- per praerogativam quam meruisti per mi- 18 . genitiix vitœ. piosacharitas tua nostrorum cooperialmuUitudinem peccatorum. tuo Filio nos re« présenta.unditas tua gloriosa fa'cundita- tem nobis conférât meritorum. culpam Deo tam grata. Per teaccessumhabeamusad Filium.ô benedicta Yirgo Maria.-et impie cor meum gratià tua. . nihilque valeo. quia nihil sum. tuo Filio ! domina nostra. tuo Filio nos re- nos commenda. V. Fac. qui per te datus est nobis. mcdiatrix nostra. advocata nostra concilia. noli visitationem tuam prolongare. Mémento tamen. ne fiât anima mea sicut terra sine aqua. nihil habeo. tibi. justus et sanctus. Co- Dostrœ veniam impetret vanitati et superbia?.mullo et conlemptibilior. et bumilitas tua.

archangeli. aut submissâ vocis expressione débet recitare singillatim nomina. . throni. Idcirco offero virtutes dilectissimi Filii tui. XII. maxime vos. succurrite mihi. N. Amen. Suscipe propitius et mea non valet serere. aut tacitâ mentis cogitatione. co>'CLrsio. dignatus est parliceps infirmilatis et miseriae nostrse. ORATIO AD OMNES SANCTOS. Amen. ! Domine .chorubim ac seraphim.— sericordiam fieri 314 — quam peperisti. Dominus noster. tandem inveniar. te quoque intercedente. quorum hodiè memoriam agimus. pro quibus in illà celebratione vult singula- riter orare ( ut insinuatur per illas litteras N. . Deus meus modica heu tibi nimis et imopus perfecta valdè est ista ad omnium grandius prœparatio mea. potestates. virtutescœloruni. participes faciat nos gloriae etbeatitudinis suae Jésus Christus. quœso ficiam . Angeli. hoc sacritlcium vivâ fide. omnium Sanctorum fervorem mi- devotionem ut illorum mérita suppléant quidquid infirmitas. dominationes prin- dpatus. ' Amen. lerventi charitate et plenâ devotione per. et salutiferum usum. qui est super omnia Deus benedictus in seecula. ut SS. perque ejus continuum vestro dignus consortio XIII. vestris precibus. ut qui. omnessancli etsanctae Dei. sanctitatem et simulque beala? sem- per Yirginis Marise et et . in . Bern. Filius tuus. te mediante. Quia sacerdos. S. Pratique pour les deux mémento.

ac omnium superiorum mimeiv cuivTsubjectorum. Et omnium. patro- norumetbenefactorum spiritualium ettemporalium. tualium 3. fratrum. et 313 — aut ne hujusmodi determinata- rum pcrsonarum nominatio. cognatoriim . Ordinis. atque sacerdotum. soro- rum 2. etsancta) Ecclesiae Cœtûs Cardinalium. 3. Omnium Principum et tionum. amicorum meorum omnium. : . ob multitudinem. . . tanquàm et nistrorum. pro quibus me debere orare. si tibi placet Meî. : Animarum parentum .fratrum . parentum et . . Mémento. inimicorumque meo- rum 6. non 20 inutile erit incertum ordinem ingerat célébrant! confusionem sequentem servare ordinem ex aliorum scriptis quaest.~ Canone contentas). co- gnatorum 2. Mortuorum i. 5. spiri- Animarum omnium mihi in génère et in specie commissarum. Omnium . . christianorum Dominarerum publicarum temporalium. Doctoris subtilis et ex gravissimorum doctoruni excerplum. . Domine Vivorum 1.. Omnium spi- ritualium filiorum. 4. omnium fundatorum. quodlib. atque amicorum omnium. Animarum omnium bcncfactorum tàm quàm corporalium. atque conversionis omnium hœreticorum scis.sororum . peccantium. et vis et infidelium.

aquse Domino mino.— 4. Alléluia. Domino. omnia opéra Domini. cœli . G. Trium puerorum cantemushymnum. Et earum omnium . Animarum morte improvisa corporibus exutarum. quae meî occasione earum quoquemiserrimè : in Purgatorio in Purgatorio existentium. Benedicite. Domino. et vis me debere orare. . Tempore Paschali. Canl. 7. tabant sancti in camino ignis . . Benedicite. romanae Ecclesiee Dei. purgantur Animarum. . Domino : benedicite cœli. Animarum Prselatorum sacerdolum sanctee et omet nium miiîistrorum apostolicâe. Domino : benedicite. quemeanbenedicenles Dominum. Benedicite stellse . pro quibus scis. : benedicite omnes quse super cœlos sunt omnes virtutes Domini Do. 5. sol et luna . Antiphona. Benedicite. angeli Domini. 316 — . GRATIARUM ACTIO POST MISSAM. Domino : lau- date et superexaltate eum in secula. moria. trium Puerorum. atque earum quarum non est specialis me.

— dicité. omnis imber Domino : béné- omnes spiritus Dei . . Domino. Bcnedicite. . Domino. Domino : bene- Benedicite. lux et tene])ra?. Domino Domino : benedicite. Domino : benedicite. : Benedicite . . Benedicilo. gelu et frigus. Benedicite. Domino. et pecora . spiritus et animae justorum. maria lumina. Benedicite. Dominum : laudetot superexaltet Benedicite. Anania . glacies et nives. benedicite. . Azaria . . fulgura et nubes . Domino. montes et colles. : Benedicat Israël tet Dominum laudetet superexal- eum in secula. Misael secula. noctes et dies. Domino : benedicite . Domino : benedicite. fontes . rores et pruina. laudate et supercxaltate eum m 18 . Benedicite. benedicite. Benedicat terra euni in secula. Domino : benedicite. . ignis et eostus frigus et aestus. Benedicite benedicite. universa germinantia in terra. et Domino mino. Domino. Domino. omnes bestiae . omnes volucres cœli Do. sancti et humiles corde. cete. : Benedicite. 317 et — ros. servi sacerdotes Domini Domini. Domino. : benedicite omnia quge moventur in aquis. Domino. Domino : fdii hominum Domino. Benedicite et . Benedicite dicite . Domino Domino : Domino.

B/. PSALMLS 150. Domine. secreto. . Trium Puerorum etc. Laudate in tympano et choro : laudate eum in chordis et organo. Sed libéra nos à malo. Et ne nos inducas in tentationem. Donjine . date Laudate eum in cymbalis benè sonantibus laueum in cymbalis jubilationis omnis spiritus . Confiteantur B/. : laudet Dominum. Laetabuntur in cubilibus suis. etc. Et sancti tui benedicant f. omnia opéra tibi. B^. Exultabunt sancti in gloriâ. Pater noster.— Benedicaiiiiis rilu : 318 — cum sancto Spi- Patrem et . in firmamento cœli : et laudabilis et gloriosus et superexaltatus in se- cula. Laudate in Dominum in sanctis ejus : laudate eum se- firmamento virtutis ejus. f. : Laudate eum in virtutibus ejus laudate eum cundùm multitudinem magnitudinis ejus. tua. etc. Ant. Kyrie. f. tibi . Gloria Patri. Laudate eum eum in sono tubae : laudate eum in psal- terio et citharâ. Benediclus es . eleison. el Filiuûi laudemus superexaltemus eura in secula. .

• Actiones nostras. Pater omnipo- aeterne Deus qui me peccatôrem indignum famulum tuum. Et clamor meus ad te veniat. Domine.nullis meis Corpore Christi. tibi ago . Sed nomini luo da gloriam. B/. vitiorum nostrorum flammas extinguere. ut cuncta nostra te oratio et operatio à semper incipiat . ORATIO. sed solà digna- tione misericordiae tuae satiare dignatus es pretioso et Sanguine Filii tui Domini nostri Jesu Te deprecor. 310 — Non nobis . ut liœc sancta . sit meritis. ORATIO S.« AQLINATIS. f. Domine. Domine sancte . Da nobis. Domine. qui beato Laurentio tribuisti tormentorum suorum incendia superare. qusesumus. Deus. qusesumus. . aspirando praeveni. Gratias tens . B/. oxaudi orationem meam. Per Christum Dominum nostrum. communie non mihi reatus ad pœnam sed intercessio salutaris . qui tribus pueris mitigâsti flammas ignium.— y. ut nos famulos tuos non exurat flamma vitiorum. TH0M. et per te cœpta finiatur. et adjuvando prosequere. non nobis. concède propitius . Domine.

Sit vitiorum meorum evacuatio. Actus amoris poH missam. motuum meorum tàm carnalium : . igné tuo ardentissimo viscera mea. gaudium sempiternum jucundilas consum- mata. sanctis tuis es lux vera . me in hoc deficere. piscentiae et libidinis exterminatio tientiae. Amo te. da quod jubés et jubé quod vis. Nisi enim dederis mihi velle . . vox cacissima illuminare : illa dulcissima et effî- Yolo. sit mihi armatura ficlei. ubi tu cum Filio tuo et Spiritu sancto . amo summum si loto corde. concu. satietas plena.320 adveniam. Domine. Domine te Jesu. et quandoquidem non nisi amorem petis à me. Nam si vis potes me mundare et potes me ad supremum amoris gradum . Per eumdem Christum Dominum nostrum. adhaesio. te. viribus meis. ex totâ anima ex lotis . quàm spirilualium perfecta quietatio in te uno ac vero Deo firma tio. jucunditas et mea et requies mea. peribo utiquein infîrmitate meâ. . etperficere. humilitatis et obedientiaB. charitatis et pa- omniumque vir- tutum augmentatio cotitra insidias inimicorum omnium tàm visibilium quàm invisibilium firma .et scutumbonae vokmtatis. ut atquemei ad finis felix consumma- Et precor illud ineffabile convivium me peccatorem perducere digneris. ex totâ unicum bonum meum ex mente. . . et félicitas perfecta. et tu vides . saltem desidero id multùm desiderare. defensio . Succondo . Sonet vox tua in auribus meis. sal- tem desidero amare te et si satis id non opto.

qui in solâ fiduciâ et aufer à venisti in . . ma- ut bona semper opéra exerceam sanguis protiosissinie . tu in me et ego in tu in me vilissimo peccatore et ego in te. pone signuni qui omnem . . obsigna la- ut ferventissimos amoris tui actus proferam . ! vanitatem et recedens à Et nunc. . Vive et régna semper in me fidehssime amator animée meae in te enim . œternum. hune peccatores salvos faceres redime mundum ut animam meam . cujus majestas incompre! hensibilis est Unum . Pronihil sapiat cul sit à me omnis terrena delectalio mihi. in eo. ut sequor vestigia tua . hoc à te solum qua?ro in te vivere in te quiescere . ter transegi diligens quos tnrpite . hominem et abluis et puriticas in faciem lava . nus tus in . persévérât et moritur. corpus sacratissimum quinque vulneri- bus sauciatum meum. dulcissimum verbum quantus amor . . nunquàm separari. me pati et mori . . pedes meos . et . nihil me alhciat nisi tu. . obsigna . : sunt omnia bona . Domine. Obsigna . est mihi necessarium .321 elevare. animam meam ut meam nullum preeter . ita et etiam appareat in me tui : fructus passionis in qiio mortis Mémento verbi enim et servo tuo mihi spem dedisti: tu dixisti nem te ! hihit meum Qui manducnt meam carsangni' em in me manet et ego . et pone te ut signaculum super cor imprime ilU charitatem tuam. Fehx est qui te quaerit felicior qui te possidet felicissimus qui in hàc possessione dies infelices. Deus meus. . et jam deinceps parât us nia potiùs mala perpeti quàm ut sum omunquàm cessem amare te. Sicut voluisti pro velis ut tuae. miserationum tuaruro respirantem me omnia amoris tui impedimenta.

. ego unum cum illo.— te 3^2 -dulcedo cordis mei et in aniatorem admittani. ego mundo. . Amen. Ipsum igitur ofïero tibi velut thymiama suavissimi odoris ad maximam tuî gloet honorem in gratiarum actionem pro universis beneficiis tuis in remissionem peccatorum meorum et totius mundi ad impetrandum mihi et omnibus pro quibus oravi et orare debeo. et glorificabit sacramentaliter existens factus est nam intra me unum mecum et . teque amabit . : prophetae tui aptissimè usur. Domine Deus meus. . el Pater in te ego per gratiam tuam unus tecum sim voluntate . animae meae. quod modo recusare potes habeo dilectissimum Filium tuum Dominum meum Jesum Christum quia in ita se mihi communicavit. . sicut tu ila vita est . Quare verba . cet . et dicam Benedic anima mea Domino et omnia quœ intra im sunt nomini sancto ejus. debitum meum nihil quia tantùm tibidebeo. . quiinfmitus es. Et ex me quidem nihil gratiâ tua possum. Oblatio post Mîssam. Servus tuusego sum. sed quod majestate tua dignum excedit omnem facultatem meam. . quanti tu vales. Paire. et ille me sit. Tpse enim Filius tuus digne pro me nomini tuo benedi- pabo . sum habeo . tamen ex nullo donum praeclarissimum . amore et et mihique mundus crucifixus sit. tributo servitutis et pro meœ aliquid tibi offerre vellem et acceptabile foret. omnia riam . . ut ego in illo.

Domine inflamma cor meum viscera combure ut jugiter tibi ardeam m te vivam. amoris ardentissimam iornacem quo succensus ad me venire dignatus es. tu lux mea mea et robur meum doce me. Quidquid mihi evenire permiseris . corrobora me. omnium fidelium defunctorum. Amen. et in eeternitate id volo quod illud me decrevisti sive prosperum et sive adversum. et levissimo quoque . me in lui . qui . . Domine ante te te omne desiderium meum . Domino Jesu Chrisle. Offero me tibi in servum perpetuum . à divinà manu . non Desunt enim mihi verba quibus explicem affeclum meum. Dulcissime amator . et gemitus meus à . nec potentias et . quod in tione cogitatione .subsidia vitee temporalis et œternœ . ut sim perpetuum holocaustum jugiter ardens majestatis nec sensus. nec vitam habeam . . omni verbo acmotu imest absconditus. In tempore tu ab seterno de sit. Prœsta ut deinceps nec membra . illumina me. tuae. Succende me. suscipiam. me beneplacitum tuum . Tu sapientia mea : . . PetUiones posi missam. luà amantissimè . vires et atïectus meos . et mansionem apud me facere. et iiite mosed projicio . . ut cognoscam et faciam volunlu fortitudo tatem tuam. riar. Vivat semper . et pro animahus . regnet super . meque totum signo in beneplacitum luum abjectà de me omni cura et sollicitudine. plere desidero. nisi ut te amem es serviam tibi. Suscipe Domine cum hàc sacratissimà oblatione animam meam et corpus meum omnes .

— me et 324 — et pretiosissimo corpore tuo immaculalo. lat. cruce érige. famé consumptus reversus et suQi . . Ciimque inutiliter dissipatà tantiâ ad te omni subs- nudus et . astringe vinculis. Heu quoties venisti ad me ut pauperrimam animam meam donis tuis locupletares? abii in Ego autem contempsi te. meque in te transforma. obsecro. Ne patiaris me sine fructu tantia à te recedere. qui. Respice in me ! oculis misericordiœ tuae et supple excessu merito- rum tuorum meam nimiam imperfectionem. san- guine ignosce . reverentià . ablue sanguine. . meque ampliùsnon inveniamnisiin te. tu suscepisti rum oblitus es. Vincat igitur absorbeat bonitas tua maiitiam meam. moi te vivifica. Pénétrât amer to- tuus viscera mea. nullo modo et posses tolerare miseriam meam. Imprima cordi meo amorem crucis ethumiliaiionis. bumibtate et charitate. quas fudisti pro me . Riga me unge lacrymis. et omnem alienumamorem expel- Abscedat pbantasmatum multiludo. sed operare sicut mecum : mirabilia tua cum sanctis tuis operalus es et lac me ambu- lare in fortiludine cibi istius usque ad montem per- . refecisti . me Bonum : mihi quod amasti omnium iniquitatum meame amore esset bonitas ffterno et infmito nisi enim infmita tua. me myrrhà doloristui. indignitati meae quidquid deliqui in hujus missae celebratione mise- Agnosco enim et confiteor praesumptionem meam quia ad hoc treraendum mysterium accedere ausus sum sine débita prœparatione. ricorditer indulge. et regionem dissimilitudinis post prava desideria cordis mei. ut in te pereat tum omnis subs- mea. nec uno quidem momento sine cruce esse voluisti. ut me redimeres.

Bonavenlurœ. Adesto omni- bus qui tituti in aliquà necessilate et tribulatione cons- sunt. sere-nàque et apostolicà sanc- tissimâ charitate solo ut langueat et liquéfiât et desiderio lui. Omnibus quoque famulis tuis . illumina infidèles te ignorantes. .revoca haereticos atque schismaticos. veniam da fidelibus deiunctis lucem requiem sempiternam. dulcedine saporis repleantur viscera animae mea^ . et pro quibus oraredebeo. et . ut sini Succendo me ignilà vi lecum consummatus in unum. 325 — amoris tui. Miserere qui se et omnium adversantium mibi. Amen. refectionem animarum sanctarum panem nostrum quolidianum supersubstantialem habentem omnem dulcedinem et saporem et omne delectamenlum suavitatis te in quem desiderant angeli pros. . Orat!o S. semper esuriat tui et comedat cor moum il . Transfige. Couverte miseros pcccatores ad le. salutem. et ab omni creaturà. meduUas et viscera animae meae suavissimo ac saluberrimo ris tui amo- vulnere. dulcissime Domine Jesu. vel illis me aliquâ molestiâ alfecerunt. . Estopropitius propinquis et benefactori- busmeis. . Da graliam . verà . Succurre vivis et qui meis precibus commendàrunt. Daut anima mea te esuriat.— fectionis. omnino abstractus à me ipso. pro quibus obtuli hoc sacriûcium vis. panemangelorum. .seu lu rogari da pacem. . et tuam benediciionem. picere . le . anima mea semper amore concupiscat et deficiat in atria tua cupiat dissolvi et esse lecum.

et vita . teloqiiatur. illudque . signante! vero quia hodiè me dignum et fecisti ve- rum et immaculatum corpus . divitiae meœ. ad te perveniat. creùone et tu sis cum dilectione et delectatione cum faci- litate et atïectu. Amen. tui . fontem luminis. animae meae. ubertatem domûs Dei te semper ambiat . jucunditas . sanguinem tuum tibi pretiosum consecrare ferre in pertraclare. GRATIARUM ACTIO. . ! et ju- cunda requies tibi spiritûs mei dulcis Jesu immortales collatis . torrcntem volup. . cnm perseverantiâ usque in fmem. tola fimea. latis . . of- memoriam tuorum mirabilium ad tuam . cum humilitate et dis. . te inveniat. dulcedo cordis mei. Post Missam. . semper silial fontem aeterni \'\{pe fonlem sapientiae et scientise. mea gaudium meum quies et tranquillitas mea pax mea suavitas mea odor meus dulcedo mea. mea . et omnia operelur in tanet dem gloriam nominis .— te 320 — . . . mea . cibus meus refectio mea refugium meum auxilium meum sapientia mea portio mea et possesthésaurus meus in quo fixa et firma et sio mea immobiliter sit radicata mens mea et cor meum. . te meditetur. solus semper spes . . ago gratias pro omnibus beneficiis mihi . salus ducia . . . delectatio mea. te quaerat. ad te tendat.

quotiescumque respiro. consolationem animae Quapropter verè dicere audeo. tàm mihi quàm care proposui (luibiis et tu . meam et precorque referrc beatissimam Virginem. angelos. sanctos. quas hoc . defunctis quibus appliet quia te ipsum pro ipsis exoro pro vis. sacriflcio vel mediante . . Jesu Christe. tibi Imo : quia ista minime sufflciunt te supplico ut tibi ipsi gratias agere. me hominem time. et sanctissimus pontifex intendit hàc de causa medebere orare. etegoejus. te laudare et glorificare complaceas et qui dignatus es istam indignam tuam tamen facere habitationem dignare quoque apud ipsam perpetuam facere mansionem. illorum pro quibiis orare et meorum quàm meae cibari et offerre proposai. Cni . Pater et Ave. et cunctam à mfe hostis antiqui depelle nequitiam per tuam innocentissimam et passionem. Effice . me immensas . Salva et secundîim cor luum. me tibi inte. Oro ilidem ut digneris gratias genlias indul- omnes. Amen. multiplicnre intendo voluntatem in infinitum in tuis laudibus . sanctas creaturas universas pro gratias. et cibusmeusChristus. Multiplico ergo. acquirere et lacrari aliis vivis et communiono possum concedere .— gloriam et in 327 tàni remissionem omnium peccatorum. totum transforma ac transmuta in me. illoque in salutem et nutriri.

qui ex abundantiâ infmitœ charitatis tuœ . nequeam omnes laudes . Pater misericordiaruin lationis . crédit in eum non sed habeat vitam aeter- nam . se ip« sum olim dédit pro nobis ara crucis . dilectissimi ritis et me- patrocinio tibi. Offero Pater sanctissime. communicat in sacramento altaris offero unà eum omnibus meritis atque virtutibus in aeternam laudem et gloriam tuam ut in illo tibi dat et : modo s tibi eum perfectè complaceat. et effîcax pnst missam aut communionem excogitari .m patientiam eum omnibus virtutibus quibus excclluit. . dedisti nobis unigenitum Filium tuum ut omnis qui pereat . qui asserit hâc forma utiliorem non posse. . in Ins- truction. religionem . utque ex immenso meritorum ejus thesauro ! nostra suppleatur inopia sed per misericordiam Filiitui. paupertatem aliis mansuetudinc. et nos. ut totum quod mihi déficit. Proindèque illum jam in pectore meo complector et tanquàm rem meam intime . in unione charitatis. qui tibi placere de actiFilii tui bus nostris non valemus. mihi conjunctam possideo. tibi Cimique ego débitas pro beneficiis in gratias agere otîero tibi me collatis. obedientiam humilitatem . in quâ et .— Exercitium miré elegaus 328 ~ . en ego miser peccator in societatem tuam vocatus nunc quoqueparticepsfactussum corporis et sanguinis ejus. et Deus totius conso. perfectè placeamus. Atque ul talem. . ejus chari- tatem . ex Antonio Molina Cart. omnem . per illas suppleatur. Sacerd. . .

sub um- bra meritorum ipsius. tibi cùm visibilis inter tibi retur in terra. . ac mortem pro me toleratam. in faciem Christi tui. supplox rogo cordiaetuaî. orationes. in hae sunt divitiœ . Oratio ad B. faligationes. et sit cùm hic Filius tuus dilectus . obsecro. Maria virgo et mater sanctissima! ecce suscepi 19. ut illum prœcipiiè intuens. . Pater clementissime. ut me quoque aspicias oculis miseri- Sub ejus protectioneac tutelâ. omnes angus- onmem sanguinem pro me effusum. Ne permittas. . onmia vulnera pro me accepta. quo totam spem reposui offero in satisfactionem quas debitorum meorum. compareo coràm te. 320 — liomines versaoffert in glorià. jeju- nia. quousque spiritum emisit tias. dolores ac tormenta passionis. et quas nunc Cimi vero satisfacere nequeam peccatis meis. mundnm queerere et um Hoc prœstamihi perinfinitam misericordiam tuam. in quo tibi benè semper complacuit.— qiias ipse oblulit. quidquid deni- quefecit aut pertulit à primo instanti conceptionis. M. Aspice. qui mihi nunc intime conjunctus est. pie Pater. toties in se recepit illa anima quee quod pe- Filium tuum sal\ qui à te missus facere venit in rierat. in cruce . [)etuum. respicias me quoque clementer ac bénigne tauquàm mancipium ejus ac servum perut pereat . Ecce hic est thésaurus. vigilias. V. Amen. offero tibi pro debitis seu omnes labores ejus.

Amen. perichtantibus adjutorium et liberationem. et beati spiritus angelici lœlificat . Domina mea. tuum quem immaculato ulero . precibus . hodiè et in tuam benesinum horâ exitibi et quotidiè et in animam meam et corpus meum com- . et per- fectam cum Deo unionem. Eia impetrate mihi veniam. quos Deus mellifluo vultu suo semper orare pro ! me non dedignemini. impetrate gratiam . Sit ipsam quâ apud eum vales gra. Oratiu ad omnes sanclos. Amen. Saluto et veneror vos.— dilectissimum Filium concepisti . sinnerasque Domino gratias ago. genuisti lactasti atque sanctissimis amplexibus slrinxisti. pusillis consolationem . pro luîipsius honore etgloriâ. in dictam fîdem ac singularem custodiam. deliciis replebaris. Commendaiio ad bealam Virfjinem. et pro meis totiusque mundi necesliter et omnibus sitatibusoITerendum. tiam notam facere corde robur. sancta Maria! me misericordiee tuae tùs mei . illum ipsum tibi humiamanter repreesento amandum. sanclissinice Trinitali. obtinendo reis veniam afflictis mundo.in supremumlatriœ cultum. et fieri igitur pietatis tuae non potest ut non exaudiaris. 330 — . . qui vos elegit et in suis benedictionibus praevenit.?ns . .Tn maternamvim apud Deuni obstines . sanctis tuis medelam ce. sanctaRque Dei omnes. Eccecujus aspectu lœtabaris. sancti .

sed non félicitas. vitam et fincm comniitto. me. . conforta me.— mondo . exaudi me Intra tua vulnera absconde me . Ne permitlas me sepcrari à te. amicis et inimicis meis humilHmè commendo. Ut eum sanctis tuis laudem te. Totus occuper in te et propter te. Domine Jesu. ni- objectum vcrborum actionumque mearum .e cum omnibus fratribus. ut. Ama nos. bone Jesu . Reccdo te. Am(în. inebria me. In sa!cula saeculorum. Ab lioste maligno défende me. et sine omne bonum animae meffî et me amphssinice dilectioni tu. Domine. me. 331 — consolatioiiem meani omiioni spcm et et onines angustias vita> met-e tibi miserias meas. sanctitica Christi . CONCLLSIO EXERClTIORUiM POST MISSAM. salva me Sanguis Christi. Aqua lateris Christi. per tuam sanctissimaiii et intercessionem per tua mérita. . oinniameadirigan. à te modicùm. lava Passio Christi. et transforma quàm siconsolatio. In horà mortis mece voca me . . tur et disponantur opéra Filii secundiim tuani tuique voluntatem. Amen. Et jubé me venire ad te. Anima Corpus Christi. millimè in hilque sit te.

1846. Amen. Plus nonus. inter alias preces pro gratiarum actione. § I. qui vivis et ré- gnas per omnia secula seculorurn. quibus pascar. post missam recitaverint. quia tamen sunt aliqui sacerdotes puMicis ntilitatibus in- .33^i et oxternurum. inebrier. iiisi tu amor meus. Amen. De preeparatione. CUM QUIS PROLIXIUS ORARE INUIV PUTEST. Quamvis humana negotia divinis functlonibus nulio modo œquari. dulcissime Domine Jesu Christe. ut Passio tua sit mihi virtus. aspersio sanguinis tui sit mihi abliUio sit omnium debctorum et meorum his sit .Ponlifex maximus. quâmuniar. Obsecro te. In mihi refectio. Qui vivis et régnas in ScTcula sœculorum. Derreto urbis et orbis 11 decemb. necdùm prœferri debeant. atque délecter. exultatio. sanitas. Indulgentiam trium annorum concessit. PRAXIS CELEBRA]\DI. mors tua mihi gloria sem[)iterna. vulnera tua sint mihi cibus potusque. protegar atque defendar. dulcedo cordis mei. sacerdotibus. qui sequen- tem orationem.

. ne minîis digne rentes. omnique sepositâ rementem erigat ad cœPerpendat quâ devotione se sent/at ad celebransoUicitudine dum d-rit . Ante missam prœmitlenda prœparatio duplex . Hœc autem et tria . Horum actuum et affectaum formulas sibi (luisque in bretissimas aspirationes redigere poteritpro suocaptuet detolione. caveatque diligenter. qw) fine ei motealur. ut reiocari terrenis cùm tempus recolligi celebrandi adtenerit. omnibus cogilationibus rum agendarum lestia. amoriset desiderii.— nibus ila 333 ~ . Sequentidie in eâdem cogitatione et affectu etigilet. Virginis et sanctorum brève aliquod tempus ferxenler et humiliter implorabit. voluerint. ejus mm celebrare offe- divinum sacriftcium fructibus priventur. charitalem accendat. ne animus et îtà se negotiis immergat. dirigat intenlionem. . incitari. eique cogifationi indormial. et si aliquam maculam inesse deprehen- sacramenlali confessione et eliiat cum intimo do- Inris sensu firmo proposito emendatlonis. Tum sumat quo fidem mysterii excitet. possit. servlenten. passionem Domini commemoret. Pro remotâ hœc servanda. qui necesmriis et inevitabllibus occupatio- aliquando detinentur illis et ut prolixiùs orare nequeant. qvod proximè subsequitur. et Dei npem sibi et alils flagitet. Conscientiam excutiat. et ad externa dilabatur. ad se non Proximè ante sacrum abjectis. id quod missam antecedit id quo perficitur. remota etproxima. quâ uli possint. Auxilium quoque B. . tempera complectitur. Addat brevem aliquem affeclum reverentiœ. bretem expeditam praiim proponere necessarium duxi. Vespere prœcedenti cogitet se die crastinâ hostiam saluturem omnipotenti Deo oblaturum.

Altentio mentem affigit. netur. doctrinee qiun sci- Fpislolam licet Evangelium complectitur. Se. quœ omnino necessaria est hostiam immaculatam offerentiin conspectu coercet. generali confessione noxias expiât. quihusdam quasi vinculis astringi débet et in se retineri. et reliquis usgue ad Episiolam contiinstruct'onis . quœ ante gradiis altaris peragitur. salutis à prophetis. Reverentia omnes . cunda. très comités adjunget. sed solertique cm ingenti fervore. Ueet totio voluntatem inflammat. fidei . omniumque fidelium.334 §11. studio Beum placandi et colendi. ne languide ex cou- suetudine sacris operetur. graviterque prœscriptis cœremoniis exactissiinè sertatis suînmâque adhibitâ humilitate. Prima dicitur contritionis. ab et et ab ipso Christo nobis tradita. De cclebratione. pro quibus . ubi sacerdos tanquàw reus se summiJadicis tribunali corde contrito et prcesentat. oramus et Quinta. cam ingenti reierentiâ susquœ symbolo absolcitur. Us q\(oe aguntur ne ad alla dpfluat. cipienda. Quia animus parîim tenax recti facile distrahitur. Quarùi . rereren- attentionem exteriores et detotionem.et et Dei et angelorum. glorificationis quœ missœ sive in troitu. oblationis. monita aposlolis . ut in singulis congruos excitent affectus et rénovent attentionem. Sunt qui in seplem veluti stationes missam verb partiuntur. motus fiant . Missœ celebrationi tiani . angelo- rum cantico. œmponit nt modeste . evagetur. Terlia et . hostiœ salutarisoblationemcontinens.

Sequitur oblatio. qui . § III. secundum. Filium ejus unirjenitum tialem ei offeremlo. Quatuor post viissam prœstanda smit . Se ipsum quoque ojjerct Patri et Cliristo et holocaustum acceptnbile in odorem suavilatis. (auto erit copiosior oblati sacrificii fructu^. ut grati simus quod à nobis exspecmemores beneficiorum consubstan- ejus. quos unctio suggeret. Sicut miim ingratiiudo fontem divinœ largitatis exsiccat . àpoUcommanione usque ad fmem. breciter sed brevilatem affectuum atque ardor devotionis couipen- sabunl. se disponit. De gratiarum actione. ac ipsius Christi.ad postcomsacerdotis aiiimus in sublime erigi- munionem. graliarum aclionis. usqu. quartum^ propositum digne coram Deo ambulandi. quœ communione peraqitnr. tur. 333 — ab illia verbis commemorationem. tat et ingeniosa Hoc unum et est Deus . quâ par pari Deo reddere saet cerdos poteat. petitio . Sexta. : Communicantes. vaï'iisque affectibiis Porrà in singulis slationibus varii possunt. quorum primum cl prœcipuum est gratiarum actio. oblatio/terlium. rapliin quidem intenaio et affeclus excitari . Virginis est sa-* et omnium sanctorum. Ha gratitudo torrentem aperit cœlestium be^ et hediclionum. Gratiarum actio quautb exactiùs fîet.offerimus. quâ ad divinam unionem . pietas excogitabit. sit oblatio. Septima. communîonis.Potest aufem hic affeclusmultis rariis modis excitari . quà gratior mérita etaddet B.

336 — et et redemptio et tota fiducia noslra.^^tfty^^*^ . donec ad apicem chrlstlanœ perfectionis perxeniat * * Bona . Quia rero cum ipsum pro suis ferventer depre- aliorum necessitatibus humiliter cabilur.— lus. promptu haTandem concladetefficaci proposUo eimdi in de virtute in virtutem in conspeclu Dei. Horum actuum formula bendaerli. Filio et omnia itobis Pater donami. c. 7. —^.

crit 20 . aux en- droits où seront nécessaires. se con- prévoit la ils messe et dispose les signets .) Il . Il a dû auparavant réciter au et. messes votives ne sont qu'une exception Ces prières ne sont donc que de conseil .) *. pro temporis opportunitate. IJ et Laudes. (Ibid. La messe généra: lement parlant les doit être en rapport avec l'office . par la récitation des prières marquées au missel. Le prôlre qui veut monter au saint autel doit : s'y préparer immédiatement par l'oraison miss. une piété bien entendue les préfère à toute autre dévotion partirulière. n'en est pas de môme de l'action de grâces. moins Matines fesser. la rubrique presabsolument de réciter lantienne Trium puerorum avec le cantique et les prières qui suivent. (Voir Haldeschi traduit par M. . mais * mais étant indiquées par l'Église. l'^ — Préparation à la Messe. Art. . au besoin.) et Aliquan- tulàm orationi vacet (Rubr. mais les commenlateurj les plus estimés n'insinuent pas qu'il soit permis de s en écarter. Quelques auteurs cependant pensent que cette rubri(iue n'est que directive.PRÉCIS DES CÉRÉMONIES DE LA MESSE BASSE SKLOX LE RIT ROxMAIX. Favrcl page 43.

. se couleur."- 338 — les en tout cas elle doit être en rapport avec orne- ments dont le prêtre doit il se servir. Il faut avoir soin qu'il n'y ait sur le calice ni mouchoir ni lunettes. doivent pas être placés sur lautel excepté quand le cé- lébrant est un évoque ou un cardinal. miss. (S. messe en rapport avec son propre fête qu'on célèbre dans cette église et office mais si la était de précepte il de solennité avec concours du peuple. puis prépare le calice. Si dans l'église lui où va célébrer on ne peut la donner la couleur de- mandée par qu'on y fait messe analogue à son fête office. et Sur la l'hostie met la pale le . pose sur sa le fait en disant faire Impone. C. sur le voile bourse renfermant cor- poral. mains en récitant la prière : Da. Domine. C. 1 sept. dira la même messe . ni autre chose que ce soit. le baise au tête miheu : où il y a une croix. et étant ^ .. Si Toflice et le sien la de cette église quoique différents. il trouvent d'accord pour devra dire la . Do- mine. (S.) faudrait toujours en dire la messe. mettant dessus un purificatoire.. R. extrémités le il . dont il suivra exactement VOrdo. la patène avec *. 1703. lum Rubr. Il se lave les etc.) S'approchant des ornements sacrés ^. que dans église. des- * On peut Us tie en passant doucement * tomber celles qui seraient prêtes à se détacher le pouce et l'index autour de l'hostie. une hostie bien enil tière et sans parcelle le voile. quarum exterior sallem tajiedis attingat. ' Indutus vestibus sibi convenientibus. parce la au nt douijle une il dont couleur cette est différente. revêtu d'une soutane. . R. etc. qui couvre les les talons il prend l'amict par .

Domine. en faisant pasil ser le côté droit sur le crjté gauche. ayant soin qu'elle des- cende jusqu'aux pieds et qu'elle tombe également et de tous cotés. en même etc. l'adapte autour de et la croise sur sa poitrine. temps il récite la prière . Pour d'abord passer le se revêtir de l'aube. son cou là où est la croix. Le prêtre. : met à son bras Il gauche en disant Merear. sacristie . puis faisant passer les cordons sous ses bras. puis jettit l'assu- sur les côtés avec : les . deux extrémités du cordon. et enfin l'ajuste bras gauche il se convenablement . : Enfin il prend la chasuble sans la baiser et etc. se cou- vre de la barrette. dit : etc. revêtu de tous ses ornements. et mot la main droite sur la la i)0urse. passo devant . fait. etc. tenant son qu'il tout occupé S'il du grand ministère va remplir. Art. Domine. En me. : Dealba me. il les ramène il et les fait noue par-devant. 2. prend de la main gauche le calice par le Il nœud . disant ïledde mihi. — Sortie de la sacristie. . etc. . sans se découvrir. : ensuite le bras droit. lieu se ceignant avec le "cordon il Prœcinge Après avoir baisé le il manipule au mile à l'endroit de la croix.— 339 — le collet. le crols(* cendre autour du cou. . et part pour l'autel marchant d'un pas grave es(>rit les yeux baissés . l'mclination à la croix . la baise également au milieu. qui dixisti. ou à l'image principale de . la tète. jusqu'à environ un doigt de terre. prend ensuite l'étole des deux mains. en couvre sur sa poitrine. dit Domine.

2° 3° 4» o» A l'oraison Oramus te. Adoramus te. Suscipe deprecationem nostram. à celui de l'Introït et fait la . A In spiritu humilitatis.340 le grand autel . dans ladistingue trois sortes d'inclinations du corps. non sum dignus. à celui du Lavabo. jusqu'à la : grande inclination de tète \o Quand il a disposé le calice au milieu de l'autel. avant de se couvrir. Jesu Christe. En disant le Confiteor et jusqu'à ce qu'il ait le répondu Amen . > 8^ Dei . et pendant qu'il fin communie. A Munda cor meurr^. 5° 6° A A A Te igitur. le Saint-Sacrement n'est pas dans fait l'inclination tabernacle. ou quand 2° en est revenu. . la petite en baissant légèrement la tète. jusqu'après Oremus de la prière Aufer à nobis. jusqu'à Benedictus A Agnus la exclusivement. A Suscipe. etc. La grande inclination se fait. et pendant les trois oraisons avant 9° 1! communion. il fait une est inclination profonde ' . lorsqu'il va revoir les signets du Missel. A Domine. en baissant notablement la tète sans pencher les épaules. En ou quand il en est descendu pour com- mencer 3" messe le . après que 4° servant a achevé Misereatur. A Sanctus. Cette dernière se partage en grande. de manière à toucher les . Jesu C/iris te. et si le Saint-Sacrement renfermé dans : le taber- 1 On quelle on baisse la moitié la profonde. Jubé Domine. jusqu'à la fin. la moyenne. Le prêtre 1" fait l'inclination profonde : A la croix il de la sacristie quand il part pour aller à l'autel . 2° Au Gloria Patri du psaume Judica me. médiocre : 1° A Deus . jusqu'à Ut quotquot inclusivement. Supplices la fin te 7° si le 11 de la rogamus. G» Lorsqu'il profère les paroles de la consécration. au bas des degrés. . de cette prière. messe. Grattas agirnus tibi. . en baissant la tète sur le devant et penchant aussi tant soit peu les épaules. en moyenne et en pelite. Dominus sit. A Placeat tibi. tu conversus. . sancta Trinitas. si le Saint-Sacrement n'y est pas. sancta Trinitas. . avant de commencer la messe . S" A ces mots du Gloria in excelsis : Deo. 4" Toutes les fois qu'il dit Oremu^. genoux de l'extrémité des mains la médiocre que l'on fait en courbant à demi la tète et les épaules la légère qui nest à proprement parler qu'une inclination de tète. jusqu'à Petimus inclusivement. arrivant à l'autel la .

Ces doux dernières inclinations se font toujours vers le livre première vers la croix. avant Xobis quoque peccatorihus. 6" Au saint nom de Jésus. Dans tous ces cas Quoiqu'il le ait il reste la tête couverte. il fait encore une inclination.iiacle . l'évéque diocésain. Quand l'élévation du si calice est terminée . s'il passe devant Saint-Sacrement expo- ou au moment de l'élévation. après Gratias pendant qu'il Aux deux Mémento il demeure . En achevant ces paroles lienedicat ro. ensuite se découvrir sans mettre la barrette sur le calice. ou le Saint-Sacrement. et adorer le très-saint Sacre- ment. le calice en main sé. la On suppose il ici que la le prêtre porte lui-même son calice. Dewnt une relique exposée. ou pendant qu'on distribue la sainte communion . il inclination au nom des saints dont dit la messe . si comme cela est prescrit par ticulière rubrique: mais il pour quelque cause par- ne le portait pas. En carême à Ilinniliate capita cestra Deo. ou quelque autre personne d'une dignité analogue. . et enfin à celui du Pape. * . . ou fait mémoire. devant un cardinal. *. 3il - il fait une génuflexion. 8» préface : Deo nostro. : fait l'inclination fait la petite do tête moyenne au nom de Mario. il doit fléchir les . qu'avant celle du calice. 0° A Tibi gratins agens tant avant la consécration de l'hostie.« omnipotens Deus. se relève et continue son '6° chemin. il remet la bar- rette sur sa tète. prie mentalement. la tête inclinée. ou c'est la communion qu'on distribue après un . 7" A CCS deux mots de a'jnmus. devrait se découvrir pour faire ces dil^érentes inclinations et génuilexions. Jesum Christum. 10" I !" ]i° II II A Per eumdem Christum. instant d'adoration. s'il est exposé. deux genoux . Simul adorât ur. A ces mots du Symbole la : In unuiv Deum. et sans attendre jusqu'à la fin s'il y a beaucoup de communiants.

) recessu in piano eut geuulhctendum. omTe le missel. La rubrique paraît demander que tout le corporal ?oit dès lors Romsée enseigne qu'on ne déplie la partie de devant qu'à . prêtre s'arrête devant le dernier degré donne jusqu'à sa barrette au servant le et fait la génuflexion si terre. 3. à moins qu'il ne rencontre l'évêque du lieu ou quelque autre grand personnage. celui-ci doit céder le pas à l'autre. ' déplié. deux prêtres se rencon. • et M iiov. sur la pierre sacrée. non sur est dernier degré *. il va au si côté de l'Épître. Art. la droite en re- lire le il la place du côté de l'Évangile. - étend lice corporal sur l'autel et met ensuite le ca- au milieu. . de corporal le . en ce cas doit saluer d'une inclination de tête. et le dispose de telle façon que son pied soit entièrt-ment couvert par le voile. sans se vrir.Le prêtre qui porte le calice ne doit saluer per. trent dans tel. Étant arrivé au pied de l'autel où le il doit célébrer. puis calice la monte à Il l'autel et la pose le du côté de l'Évangile. prend bourse. et il tenant de la main gauche. Il saluerait il décou- de même un Si étroit prêtre qui reviendrait do dire la messe. le le très-saint Sacrement dans tabernacle. . R. un passage l'un venant de l'au- et l'autre y allant. Joignant ensuite les mains. l'Offertoire et c'est la pratique générale des églises de France. — Arrivée dn prêtre à l'antel. sinon une incliil nation profonde. (S. G. sonne. reconnaît les signets sont à leur place et revient au milieu de In accessu 1831.

343 ^ une inclination méla où il fait à la croix diocre.— l'autel . porte . c'est alors sur le premier degré et puis mains jointes sur la poitrine et le ciel . le pour ne pas tourner dos à la croix de l'autel la descend au bas des degrés pour commencer messe. inclinant la tète en prononçant ces patt Gloria l'atri Fdio et Spi'itui sancto. une il ou une génuflexion s'il comme les a fait en arrivant . genou. médiocrement élevées vers il commence d'abord le la messe. fratrea etc. servant aux mots : Vobis. Art. la porte : de l'épaule gauche à l'épaule droite en disant Et : Spiritm sancti . Quand dit : Meâ se frappe la poitrine sans alîectation et . Il fciit le de la croix quand il dit Ad- jutnrium iinsirum' et s'incline profondément en le ri'cilant le Confiienr. même : verset. dica roles qu'il 11 dit l'antienne Iniro/bn et le psaume /m- me : . la Tl fait signe de croix. ]n : îiomine Patris la sur la poitrine en disant Et Filii . ce fait toutes les autres fois qu'il dit le sij^ne . . 4. Le prêtre. mais fléchit le . et en môme il temps s'écartant un peu du côté de l'Evangile. Tenant il la la main gauche au-dessous de droite au front en disant l)aisse : la poitrine. et rejoint les mains en disant Amen.. Se retournant ensuite par droite. ce q« i a lieu seuleil ment aux messes cnlfiâ^ il solennelles. descendu au pied de inclination profonde l'autel. sans se tourner vers . — Commencement de la Messe. fait .

récitant Aufer il à nobls en montant à l'autel. sans se séparer des petits portent sur la table même de l'autel. jointes. etc. la gauche étant étendue au dessous de fini le la poitrine. étendant également les deux hors du corporal. te. retourne au milieu de l'autel pour dire les Kyrie. 5. . A})rès avoir baisé l'autel jointes au côté de l'Epître. et baise l'autel etc. le prêtre va les mains où il commence l'Introït on se signant. puis se : relève. de telle sorte deux pe- doigts touchent la face antérieure. ce En prononçant mot il il étend. mains sur l'autel. Art. toujours les mains il Au Gloria Patri. Tndulgentiam/ei en récitant cette dernière prière il se : marque du signe de la croix.sans bruit avec la main droite . puis rejoint les : mains. et que les autres. — De l'Introït à la fin de l'Épître. Ceci s'observe toutes les fois l'autel. et le continue. en disant Quorum reliqniœ. le les mains jointes que les et ap- puyées sur tits bord . . que l'on appuie les mains jointes sur il PenDo: dant qu'il est ainsi incUné dit : Oramus mine.. au milieu. il En commençant cline Deus. Arrivé à l'autel. et après le Co7iflteor du servant. s'in- médiocrement jusqu'à Oremus inclusivement.. le prêtre Le servant ayant répond Amen. tu conversus. après quoi se redresse.. Misereatur. incline la tête vers la croix. etc. s'incline médiocrement. et il répète l'Introït sans se signer de nouveau. il reprend : Misereatur vestri.

rejoint les mains. : il se contente de join.. On ne le dit pas aux messes votives excepté celles de sainte Vierge célébrées le samedi. 11 tète à Deo. les mains incline encore la tête en disant: Adoramus Grafias agimus tibi. . étendant * et ('levant les *. on ne dit Oremus que pour la première et la dépasser Règle générale fiuand on élèce les mains. il se tourne vers le peuple par la droite le sans quitter milieu de l'autel. et à Jesum Chrislum incline la tète vers la croix. Si le nom et de Jésus n'est pas dans la conclusion. Jesu Christe. A rejoint les conclusion Per Dominum il il mains. et continue. elles ne doivent pas la hauteur des épaules ni leur largeur quand on les étend: et la paume d'une main doit regarder la paume de l'autre. Il retourne alors au missel. te. Deum . étend les mains et les rejoint : en disant Bominns vobisicum. les mains jointes. et celles (|ui se célèbrent solennellement pro re yrari. - On Te dit le Gloria in excelsis toutes les fois qu'on a dit le Te . . incline jointes. Deum pas été la dit. et. S'étant relevé. ou . qu'il fait : une inclinaet tion de tête à la croix il dit Oremus. le dornier. croix en disant les : signe de la Cum sancto Spiritu. les yeux baissés. Il fait le Suscipe deprecationem nostram. en même temps . * : .— après (lit : 345 — mains . et pose mains sur il l'autel qu'il baise au milieu. à Matines le aussi bien n'ait que le Jeudi-Saint et le Samedi-Saint quoique . dre les mains en disant d'inclination à la croix. la continue l'oraison les mains étendues. pro publkn Ecclesix causd pourvu riu'elles ne soient pas dites en 20. etc. In unitale il ne fait pas Quand y a plusieurs orai- sons. et là les étendant et les rejoignant. il Gloria in excelsis la sans élever les yeux joint les mains. celles des Anges violet.

l'église a pour titulaire un mys- ou bien la sainte Vierge. . 17 sept.. *. Quand une oraison est marquée Ad Ubi'um.seconde. l'Épître. . Quand lettre on dit l'oraison A cunctis. qui se trouvent déjà mentionnés. près la première et la dernière l'ordre des oraisons est Le nombre iVon et marqué dans VOrdo. saint Pierre et saint Paul. et alors on met son nom imn'est pas qu'on médiatement avant ceux des Apôtres. et celui du Souverain-Pontife il fait également cette inclination mais vers le livre. . Si tère. à la nomme le saint titulaire de l'église. Les oraisons étant finies. * partie de la . ou dans toute autre messe l'Évangile excepté le saint nom de Jésus il doit faire une inclination de tête vers la croix.. ce . puisse l'omettre à volonté la rubrique entend seu- lement qu'on peut la prendre à son choix parmi celles qui sont à la fin du missel : Orationes ad di- tersa. .H. ou dont on fait mémoire. 6. et non le patron du lieu ou du diocèse. . les ito- tenant les mains sur les bords du livre sant sur l'autel de manière à toucher ou le pupitre. sans chan- ger d'attitude. — De l'Épitrc à l'Offertoire. 481. Lorsque le prêtre prononce dans loraison. C. de même les conclusions n'ont lieu qu'a'. on omet toute nomination de saint à la lettre N. R. « S. Quand il prononce celui de la bienheureuse Vierge Marie ou du saint dont on célèbre la fête. le prêtre lit . On peut ne fût-il par dévotion mentionner saint Joseph pas titulaire . . après l'Épître. il récite le Graduel. Art. etc. Allant ensuite au côté de l'Évangile.

ment tenant les mains jointes devant sa poitrine . ces paroles fait posant main gauche sur le livre il avec le pouce de la main droite le sisfne de la texte de l'Évangile. la croix de môme mains avec le pouce le signe de sur son front. sans les appuyer sur Taulel et dit : Mnnda Dnminu^ va vers cor sit meum^ etc. les la fait aussi vers le missel. en disant . Domine. il S'il faut faire une génuflexion. les mains : Dornivus vnhiscum snricii Evattfjel/i. appuyant il mains sur l'autel. Après avoir baisé le livre. il corde ^ etc. . croix sur le ot commencement du fait ensuite appuyant sa main p:auche au-dessous de la il poitrine. profondé. tourné lui-même vers l'angle de toujours jointes : l'autel il dit . en sorte que le haut du livre regarde l'angle de l'autel. Ces prières ôtant finies. sur sa bouche et sur sa poiet et lit trine. la puis et Se- quenlia . Jubé. mains il se replace au milieu de il Quand il doit dire le Credo \ • étend et élève les mains en Uiî lotro'sve morqucdan? \Ordo . lève les s'incline yeux à la croix et les abaisse aussitôt. etc. Ainsi . il commencement du texte Per Emngdica dicta. fait Tinclination de tête vers le livre. à la fin duquel prenant baise le le missel l'élevant un peu . ou Juitiura . : de l'É- prononce le nom de Jésus il de Marie ou du saint dont on fait la fête. . bejipd/cere. Il rejoint les l'Évangile. le missel qui doit être placé de biais. Si dans vangile il sacré en disant la lecture . l'approche avec son pupitre près du corporal et rejoignant les l'autel.347 il s'arrête au milieu de l'autel .

se relève aussitôt. Oremus en étendant. il Etvitam renturi fait le signe de la Art. il se retourne vers Fautel . — De l'Offertoire au Canon. 7. plie le voile. puis rejoignant les mains et inclinant la tète. Il récite l'offertoire les mains jointes. après l'Évangile. ou. rejoint la main gauche à la main droite de façon à soutenir de toutes les deux la patène à la hauteur . le nœud main . la dresse contre le gradin. et en disant sœcvli. et continue : . sans baisser aucune: ment croix. Ameri. baise l'autel et se : tourne vers le peuple pour dire Dominus dit : robis- cum.— prononçant le 348 — les rejoint à premier mot. Jn les unum. jointes . il s'il ne le dit pas. Quand le prêtre a terminé le Credo. la tète. L'offer- toire étant fmi. mais toujours doit être mis du côté del'Épître en prend par dehors du corporal. de la droite il le calice . Posant alors la main* gauche sur l'autel . si c'est ou le donne à plier il au servant. et l'ayant portée devant sa poitrine. ei il simul adoratur pose les mains étendues sur l'autel. mains incline la tète à Beum . la : len- tement disant génuflexion de manière à rachcver en Et Homo Il factus est. la coutume. . et le place du côté de l'Épître de la même ou la il ôte la pale et la met sur Il le voile plié. il découvre le -calice. prend ensuite patène il et l'hostie. il incline la tète aux mots en disant : Jesum ChrlsEt incaniatiis fait tum est.

. met la patène elle-même à moitié sous le corporal du côte droit. la croix . et la . elles doivent être placées . et continue lentement faire le reste ayant soin de une inclination à la croix en * S'il y a d'autros hosties à ronsacrcr . et 34U — à la tenir sur les deux pouces et les deux index avec il autres doigts en dessous. rium. Alors élève les yeux vers les abaisse : anssit(3t sur Thostie en disant à voix basse *. sur le corporal . la main gauche appuyée sur Tautel. .— do les la poitrine. le abaisse patène. et en laisse glisser l'hostie sur miil de la partie antérieure du corporal. puis retirant ce le tient mémo puriiicatoiro. il pût les recueillir. de la droite la enfonce le purificatoire dans l'intérieur de coupe il qu'il essuie. puis. tenant pendant cette action Il . Il rend la burette du vin et fait : croix au-dessus de celle de l'eau en disant qui humanœ : substantiœ. tenant entre il pouce et l'index de chaque main fait avec elle une croix au-dessus le du corporal lieu . afin que si quelques gouttes venaient à tomil ber. jointes va ensuite les mains au coin de l'Épître et ayant pris le calice il par le nœud avec la main gauche. et en verse la quantité convenable. le avec la main gauche étendu long du ca- lice. il sancle Pater la Quand il a fini la prière. Suscipe. Il prend cette même temps burette de l'eau qu'il dit en verse un peu en même de Da nobis j)er hujus aquœ et vint mystela prière . ou dans quehiuo vase (jui demeure découvert pondant l'Oblafion et que l'on couvre ensuite. Alors prend de la main une Dcus droite la burette du vin. etc.

Au croix et revient au mi- .) Ensuite il (S. etc. médiocrement et appuyant ses mains . et de la droite sur la partie de la patène restée découverte suite il en- prend le cahce {)ar le nœud. comme .— prononçant le 350 — nom il de Jésns. avec calice en l'abaissant . se laver et il pouces Gloria des index . arrière de il rhostie. tant ensuite redressé il élève et abaisse aussitôt les la yeux trine . Joignant de nouveau les mains. sanctificail tor. fait le signe do la croix sur le calice et l'hostie. l'élève à la le hauteur des yeux. puis s'incline le couvre de . et le tenant toujours des la place deux mains va le une croix au-dessus de le où il déposer sur il corporal .. et retourne au milieu de le purificatoire. en m éme temps Veni. 7 sept. jointes. S'é. il a été dit plus haut sur le bord de l'autel il dit : In sptrita humilUalls . tenant la main gauche sur il l'autel. etc. ré- Offfrimua regardant pendant fait toute cette prière. Il l'autel la tenant entre ses mains pose main gauche en dehors dépose le purificatoire : du corporal. Dans t'hi. et à la parole benedic. C. disant le incline la tête à la psaume Lavabo. Après avoir mis l'eau dans le calice fera bien d'essuyer avec le i)uriri- catoire les gouttes qui pourraient être demeurées sur les parois de l'intérieur du calice. pied de cite : et tout ensemble en prend celte attitude la croix il il la main gauche. le Quand elle est finie. 1816. étendant et rejoignant les mains sur qu'il dit : poi- . un peu en la pale. les extrémités des va au côté de l'Épître. R. rapproche le calice du corporal. Cela fait.

Elevant alors et abaissant les yeux il appuie ses mains jointes sur la h bord de : l'autel et dit. quand elle est finie. II et continue et la préface. pour . en achevant de se retourner côté de l'Évangile. Il dit par le tout bas : imen. mé- diocrement incliné. il et : les joint en achevant de quand dit il Gratias agamus Domino. \\é\h\Q les élever etc. le baise. <lentes. Etendant sons. nitas prière Suscipe il mncta Tri- Quand elle est terminée.us. fratrrs . plusieurs pris doit être dite entièrement la ^t. . y en a y com- amen. conclut la comme . . il les mains comme pour les autres orai- récite à voix basse les oraisons secrètes et les sans dire otemus. etc. dit la préface. sanci. 351 — . mains séparées rejoint les et a Deo nostrn reirarde la croix et incline la tète. écarte et rejoint les mains en disant d'un ton : mé- diocrement élevé suite Orate. première. les s'il précé- La conclusion de . Sus- etc. les élevées. dernière conclu- sion le célébrant la termine en disant à haute voix.— lieu. rejoint mains quand il dit : Homnna in excelsis. . en faisant le signe les de la croix. étend les mains le sur Tautel. au Be- qui venit et il se redresse. et se tournant vers il peuple. A Sursùm corda. poitrine et dit d'un ton de voix modéré en : s'incli- nant médiocrement nedictxLS : Sancius. dont il continue la à voix basse. à voix basse. : après que le servant a achevi' de répondre cipiat . mains. : et les mains sur l'autel puis il Per nmnia sœcula sœcnlo- rum les . il mains devant la .

il En disant le Hanc igitur . les rejoint à Per eamdem Christum. canon . il continue ensuite. et. : conjointement Hœcf dona. . fait une inclination et joint lentement mains les tenant à la . pose à la manière ordinaire sur de l'autel plutôt l'autel . mais : les tenant élevées à l'or- il continue In primis . 33^ — la fln — Du oommencement du Canon à de la Consécration. . omet ce qui regarde Pape ou rpvèquc. le prêtre pose la main droite sur l'autel et de la gauche tourne le les il feuillets du missel pour trouver . hœc -^ sancta sacHficia illibata . les mains étendues. hœcf musans nera. alors. le nom du pape il Au Mémento. tenant le pouce droit croisé sur . . Il non il commence : le Canon : Te igitur. Dès que le Sanctus est terminé . joindre les mains dinaire . sans toucher le la pale. quœ iibi.— Art. . 8. ou du siège diocésain ou . étend les deux mains sur cahce et sur Fhostie tout ensemble. etc. rejoint les le mains . il élève . hauteur de la poitrine. gauche en dessus : des mains il rejoint les mains aux mots Per * Pendant la vacance du Saint-Siège le . les . baise en disant Uii accepta habeas : se redresse . et s'inclinant profondément . En prononçant de tête les '. ou près du visage prie et la tète un peu incHnée les il mentalement quelques instants pour Il viet : vants. . puis lève quelque peu les mains lève aussi les Il yeux bord vers la croix et les abaisse aussitôt. et joint les fait trois mains en disant en disant Et benedicas puis il signes de croix sur le calice et l'hostie .

l'hostie. les paroles consé- cration : lloc est il enim corpus meum. ra f lam . sans interruption ni aspiration affectée . distinctement. puis . et à ce dernier mot il incline la tête à la croix *. avec le pouce de la main et aussitôt y . . fait un signe de croix sur . et l'index etc. incline la tète . Accipite et mandacaie ex hoc omnes les coudes appuyés décemment sur il l'autel et la tète . et prenant l'hosdroite .. l'autel . il manus suas élève les : yeux au ciel et sitôt les abaisse disant . Il essuie sur le corporal le pouce et l'index de chaque main en disant tie : Quipridiè. avec révérence. y en a). et de la droite . super oblata disant il : Bene f die- tam . de la tout bas. sanfgids élève et : joint les mains devant la poitrine en continuant Fiat dilectissimi Filii tui Dornini nostri Jesu Chrisli. corf pus.— Christum. adscrip f tam. etc. joignant les dit : mêmes doigts de la main aus- gauche bilcs il Accepitpanem in sanctas ac venera. L'hostie étant la tenir entre les consacrée. un peu inclinée dit sur la grande hostie ( en étendant son intens'il tion sur les autres à consacrer. 353 et Domimim . et : continue : Fregit deditque discipulis suis dicens . ' continue à mêmes S'il il le y a sur l'autel un ciboire contenant des hosties à consacrer découvre en ce moment. Il pose alors la fait trois main gauche sur signes de croix . . Et eUxatis oculis in cœlum. il un sur le calice. : en fait un sépa- rément sur et riiostie en disant au mot et Vi nobis . à Tibi grattas agens il il à Benedixit. etc. poursuit : Qî/am oblatlonem jusqu'à benedktam.

le faut . couvre et le dé- le calice . . Is sainte hostie. aux à Benedixit . en sorte qu'il puisse être vu des assistants le maintenant toujours au-dessus suivant des yeux la . la pale entre l'index doigt du milieu et frotte doucement les deux la premiers doigts de chaque main au-dessus de coupe avait . : fait un signe de croix sur . et retirant les s'il mains vers le bord de l'autel. A il ces mots : Accip/ens et hune prœclarum caiicem les prend le calice avec . et le puis il l'ale doucement. coudes sur de et élevant un peu qu'il tient main droite par le nœud en même . il incline la tête. . pour y faire tomber les parcelles : . qu'elles soient le toujours jusqu'au poignet sur le corporal . pour l'y reposer aussitôt. entre la coupe et le nœud mots il l'élève un peu au-dessus du corporal. S'étant relevé. deux mains . dépose de sur le corporal et fait il une nouvelle génuflexion. du corporal baisse . sans le quitter. . il adore Saint Sacrement en faisant une génuflexion lente et le posée . en détache la droite seule main gauche. et. . le calice. Saint. Dedit- que discipulis suis.Sacrement . de manière. alors l'autel la . si ce n'est pour loucher * . temps qu'il le soutient de la gauche par le pied la tête incli- Depuis ce moment jusqu'après l'Ablution le pouce et l'index de chaque main ne doivent plus être séparés. appuie le calice . il se relève ensuite et élève avec respect . en prenant '. cependant. qu'il tient de la main gauche il et continue les . : Graiiasagens. etc. s'il y en disant pendant ce temps Simili modo.354 doigts.

puis le posant signes : main gauche sur corporal le . . 7. et les mains étendues et manière ordinaire. 1816. le dépose sur la couvTe de et fait ici et de nouveau génuflexion . après avoir adoré et . hnatiam f snnctam hostiamf immaculatnm . un autre sur . Le prêtre fait s'étant relevé . le comme : a la élevé rhostie pale . il 355 — les paroles prononce dévotement Il de la conen sécration. élève le calice l'autel. etc. puis les rejoignant tut. il en fait un sur l'hostie seule Pasanrtum titœ œtervœ et un sur le calice nem Hnstiam -[: -|- . rogamus^ se tient et profondément inle les .— née. : Les mains étenpropiiin . puram. etc. poursuit te Supra quœ il etc. mains devant la poi- trine. mains jointes appuyées sur bord de ( l'autel et non pas sur l'intérieur du corporal. pose aussitôt le . A Supplices cliné . la en disant : De luis dnnis et datis . Art. prenant le garde en autres circonstances que mani- pule ne touche la sainte hostie. génuil il se redresse . S. seul : Et callcem il f snlulix perpetuœ. dues. sept. il quand il dit : Sncrnsanctum Ftlii l'hostie seule à fait un signe de croix sur Cor f pus. adorer le précieux sang à la Il se tient droit il . calice sur l'autel. R. — De la Consécration an Pater. 9.) A ces paroles Ex hôc allaris part/cipatione . il fait trois de croix sur l'hostie et calice conjointement . joint les dit : Undè memnreii. .. et fait la disant: lire quoi iescum que flexion . il baise l'aulel en posani de chaque côté les mains sur ^ corporal . C.

Il décou\Te l'hostie le calic^. viviffîcas . et de frappe la poitrine même dit et : temps que d'un ton de voix médiocre il Nobis quoque peccatoribus . fait une génufle- xion . les mains étendues à l'ordinaire luis . . pouce ne touchent il fait le signe de la croix sur lui-même il en disant : Omni benedictione. prend un peu au-dessous du miheu de la avec le pouce et l'index main droite.— le calice seul 350 — et à Sanfguinem sumpserimus . A Per Christum Dominum .. mains à mains la conclusion : Per eumdem Christum. la il tète. . fait les yeux fixés sur le Saint-Sacrement qui il mention des défunts pour veut spécialement prier. Lorsqu'il dit . A la conclusion Per eumdem Christum Dominum : noslrum . Mementn Domine . de Christum. Domine. puis à voix basse . Après cette prière . etc. il étend les les élève . il poursuit : Famulis etc. et. et le por. . benefdicLs etprœs- tas nobis. : rejoint les etc. mentale il relève la tète . il incline la tête. etc. etc. tenant . rejoignant les mains . nos- trum mots . tant la main gauche au-dessous de la poitrine en prenant garde que l'index la chasuble . C'est la seule fois que l'inclination est faite la au nom . devant son visage et les rejoint lentement qu'à : de manière que la jonction ne se fasse . corporal . et les : mains étendues comme auparavant il continue Ipsis. main gauche sur le en . Il met ensuite la droite se . il joint les mains puis fait trois signes de croix sur le calice et l'hostie tout ensemble à ces : Sancftificas.. In somno pacis. Les tenant ainsi unies et baissant un peu .

— k^ 357 — le calice de la gauche par nomd . et . in unitate Sptritûs-{. puis . essuie la patène avec purificatoire qu'il place ensuite à une petite l'Épître : distance du corporal du côté de la puis prenant patène elle-même entre . Art. et nœud honor du calice delà gauche. pareillement et la cum i f pso f et in ifpso. haute voix Per omnia sœ- cuKi sœculorum puis joi^rnant les mains et incli.mncfi . il étend les mains . Sed libéra nos à malo. le de la main . génuflexion . coupe en disant : Est tihi Deo pa- omnipotenti . et poursuit Prœceptis salutaribu'i . et prêtre dit tout bas : Amen. l'index et le le taillant doigt du milieu il la tient droite . 10. sur . recouvre. disant ef : Per ifpswn. pose les mains : et dit à . sans le toucher. genou. nant la tète au Saint-Sacrement : il dit : Oremus . — Du Pater à la Communion. que servant termine en le . un peu : tout ensem- ble le calice et et l'hostie . Ayant ensuite remis il l'hostie et le calice chacun à sa place. . en disant Oiiinis gloria. A Pater noster. il Après avoir sur le corporal fait la . trotte la légèrement ses doigts auet fléchit le dessus de la coupe. reportant l'hostie au-dessus du calice et le conti- nuant de la tenir de la il main élève droite . il fait trois signes de croix avec l'hostie sur le calice d'un bord à l'autre. tenant les yeux fixés la fin sur le Saint-Sacrement il continue jusqu'à le de l'oraison dominicale disant : . etc. il fait deux signes de croix entre lui-même au-dessus du corporal tri-^ . droite il sans jamais sé- parer le pouce et l'index .

laissant ensuite dit tout tomber la parcelle le calice il bas : Hcec commixtio. dit et : Libéra nos etc. A ces mots : Atqm Andréa il omnibus mnciU la il met la main gauche au-dessous de fait poitrine .. et il Per eiundem la Domuium la nostrum. . . Deus.de la main gauche dépose cette autre moitié sur : patène. et avec la patène sur lui-même le sij^ne de la croix en disant il : Da propiliuspaceni in difbiis noatris.. bord Il . il dit à haute voix ton il :^er omnta sœcula : sœculorum. pouce et l'index couvre le calice ot fait la génuflexion. porte la main gauche au nœud du calice . Du même semppr continue Pax f Dola mmi sit -j- c()bis-\-ruin . où l'ayant prise la avec les deux premiers doigts de il main gauche : . la rompt doucement par le milieu en disant etc. etc. le frotte légèrement l'un contre l'autre .l'autel près du corporal et . et tenant toujours la parcelle de la main droite au-dessus de la coupe. le dedans tourné du côté . moitié de l'hostie qu'il tenait de la main droite ensuite de la même main Qai tecum il détache une . continuant : Vt type miseri- etc. . glisse la patène sous l'hostie en il s' aidant pour cela de Tindex de la le main gauche. .. fait la génuflexion la prend droite l'hostie avec l'index et le la porte au-dessus pouce de main de la coupe . de l'hostie . en disant In uniinte Sjj/ritûs sancti. parcelle à la partie inférieure de l'autre moitié di- sant en la même temps il : mit et régnât. puis le la baise en dedans vers cordiœ luœ. dépose sur patène . en faisant trois si- gnes de croix au-dessus du calice d'un bord de coupe à dans l'autre . découvre calice.

sans les appuyer sur l'autel il dit à haute voix : A g nus la Dei qui tollk piccata le mundi. sans s'appuyer sur l'autel il et médiocrement et incliné. etc. ces prières sont dites dit tout il fait : une génuflexion cœlestfm et en se relevant . posées sur le il bord de s'incline comme il a été dit plus haut. mettant .n sum digna^. dit trois fois d'une voix médiocre : en se frap- pant la poitrine Dninim. sur la sainte hostie le missel. relevé s'inclmaiit niédiocre- menl . ce qu'il réitère au second nobis Miserere nnbis et à Doua pacem . Avec les deux doigts de les main droite il prend respectueusement . trine de la droite avec les trois derniers doigts et ajoute : Miserere nohis . et pouril suit tout bas : Vt intrts. Ensuite les mains jointes l'autel . qu'il la main droite les deux parties de l'hosl'autre. et tenant les mains jointes devant la poitrine. etc. patène sous l'hostie entre cette l'in- le . . . s'il n'a pas besoin de regarder . bas Panem la accplam . et avec met entièrement Tune sur . tenant les yeux . prend avec tie. deux .— Après qu'il s'est 359 — . Ensuite se redresse. médiocrement et récite à voix basse les trois oraisons avant la communion. poitrine et le calice un peu au-dessus du corporal. sans rejoin- dre les mains depuis ({u'il les a séparées au premier et Agnus . parties de l'hostie le faut . Quand . s'aidant de la main gauche s'il pour . ni. le faire avec plus de commodité et de décence puis les prend avec les deux doigts de la et place la gauche dex et . doigt du milieu de même maiu gauche tenant ainsi Thostie et la patène entre sa . alors main gauche sur corporal il se frappe la poi.

sans séparer le pouce de dex en disant . avec la . se relève . et sans séparer les pouces du second doigt il joint les mains devant son visage . et . Calicem salufarùt accipiam s'en signe. le pose la patène sur corporal . et l'index de la main fait tomber dans caUce les parcelles qui il raient s'y trouver après quoi frotte légèrement ces mômes la et doigts l'un contre l'autre au-dessus le calice au-dessous du calice. .— elles il 300 — la se signe . cette courte méditation il gauche sur le pied du calice . de la droite ôte la pale qui le couvre en disant Quid retribuam Domino pru omnibus quœ génuflexion . Puis l'élevant il comme il a fait avec . etc. Saint-Sacrement. avec main . . lar- geur la circonférence : il dit en môme temps Corpm Domini Il etc. patène de et la tenant la main droite au-dessus de la coupe . patène des- sous . parcelles qui pourraient s'il y être restées . Après sépare ses mains . pour cela il soulève la en est besoin l'extrémité du corporal. mais immobile ce signe de croix doit s'élever à la hauteur de ses yeux de et la . le appuie modestement les coudes sur . patène de la main droite et en effleure le corporal pour recueillir les . inclinant la tête à Jesu Chrlsti.. et demeure quelques pose moments la à méditer sur le . Il fait une prend la . un peu pour- avec le pouce le . Il prend alors droite : du nœud l'in. Portant ensuite gauche inclinée il . devant de l'autel et tenant au-dessus de la pa- tène les deux parties de l'hostie superposées Tune sur l'autre . main gauche. en tenant toujours . il se communie avec grande révérence. ne pas dépasser en patène . retribuit mihi.

Si les saintes hosties étaient sur le corporal. puis Itidulgentiam . qu'il élève il un peu au-dessus de patène ou du ciboire.. a un . nœud. de Jésus. une seconde génule Ensuite se tournant vers peuple en se . S'il faut donner la communion aux . et de la droite une des saintes la hosties . et le le prêtre dépose le calice sur le corporal couvre de la pale . etc. faisant le signe de la croix sur ceux qui doivent communier. au : pluriel. il avant .. il ouvre le . le découvre'.— Thostie . retirant un peu du côté de l'Évangile . : le pavillon au contraire mier quand il y en posé en dehors du corporal.. la patène faire une seconde génusoit que plusieurs omettent quoiqu'elle Après la clairement prescrite. tabernacle le . 361 — : . fait la génuflesa xion tire le ciboire place entre le calice et poitrine. etc. fidèles. prière : Indulfjenet fait tiam. doit être enlevé le prc« . prend avec grand respect précieux sang élevant la avec la particule qui est dans le calice patène jusqu'au-dessous du menton. faudrait faire la génuflexion et les mettre sur flexion. Prenant de main gauche entre ou le l'index et le troisième doigt la patène celui-ci par le ciboire. le prêtre se retourne vers l'autel la la génuflexion. inclinant et il toujours au le nom . n'y eùt-il qu'un en communiant. ou sur de les touclier. Le couvercle du et se retourne entièrement vers le ' ciboire doit toujours être mis sur le corporal . le servant qui les représente. et fait flexion. etc. . il dit en même temps la tête Sanguis Domini .. il dit : Mi- sereatur veslrî seul etc.

encore une génuflexion avant de refermer le tabernacle. auperle nœud. pose sur . n'a communié il sonne . continuant à tenir ainsi. sans rien dire. ou sur l'autel s'il renferme dans le tabernacle. aussi de trop la ap|trocher le ciboire ou patène de bouche des la communiants.. il et fixant les le Saint-Sacrement. qu'il distribue il Avec chaque hostie fait un . la sans baisser la voix avant il fin de ces deux derle ). autant que possible . descend alors par milieu et et non par le côté (S. le prêtre fait remonte à l'autel par le miheu. Si les hosties avaient été déposées sur le corporal il recueillerait les parcelles avec^ la patène et les fe- rait tomber dans le calice. Dei. ou bien le . commenal- çant par celles qui sont du côté de l'Épître. Quand il a fini de donner com- munion . le en arrivant une génuflexion est resté entre le ciboire si Saint-Sacrement . soit avec les doigts. et lant toujours de droite à gauche. Amen. non sinnd/gnus. comme . C. : dit d'un ton pieux d'une voix distincte : Ecrè agnus etc. etc. 15 sept. Reprenant alors dessous du le calice de s'il la main droite. En donnant la sainte communion nostri Jesu Chrlsiicustodiat il faut éviter .. ses mains .signe .36'i peuple. de croix au-dessus du : ciboire ou de la patène en disant Corpus Domini animam tuam in vilam œternam. soit avec la sainte hostie la . R. de toucher les lè- vres de la personne qui la reçoit. . et trois fois Domine. comme quand yeux sur et il dit : Doininm vnbiscum. et fait est à l'autel de la sainte réserve. nières prières. 1737 s'approche des personnes qui doivent communier.

meurait attachée. le . il Si cependant il arri- que le vin de la purification n'atteignit pas dans le calice la hausuffirait d'agiter teur qu'avait atteinte le précieux sang. en même il temps. * Cum pollicibus et in- Une lettre de S. La pratique contraire ne peut être tolérée qu? lorsqu'elle est iiécessitée par la taille trop petite melle . sa servant y verse le vin qu'il prend ausmain gauche pendant ce temps tient et élève la patène comme le pendant la communion. Le Direttnrio de Hiii dit fuis du rait » même ([u'on pourrait mettre une seconde pour prendre la parcelle si elle y dem. la remarquer l°que indicés. Il dépose la patène sur corporal du côté de TÉvanet gile et le (Talice au milieu. Pie V. ei rubrique : dit : Abluit poUices et et non dans pas Exinniitafes digitorum pollicis indicis. présente le calice au-dessus de 1 autel. du servant la rubrique est forSuper altare porritjU calicem ministro in cornu episiohz. etc . pour que sitôt ' . prenant il la couj. met au-dessus pouces et et les index . citée par Benoit XîV. la crainte que l'hostie n ait touché une partie plus avancée des doigts. . douce- ment le calice pour que le vin touchât toutes qu a touchées le précieux sang. détermine que le vin de cette ablution doit au moins égaler en quantité celui de la consécration. 363 — ore corporal la main gauche qui tient toujours la padisant tout bas : Quod sumpaimua . tendant le bras. il la prendrait avec l'ablution. Il faut Cnrpusfufan. et qu'en outre on doit prendre cette ablution par le même coté du calioe par lequel on vait a communié. Si la les parties des parois particule de l'hostie nui avait été mise dans le calice y de- dex sur le prêtre la tirerait respectueusement avec l'inboid du calice ou bien. : qu'il reçoit le calice appuyé sur l'auteP. : . sans le se déranger.euencore attachée après la première ablution. vin dans le calice . qui sont toujours restés unis la va du côté de l'Épître pour seconde ablution. Domirip. en disant etc.— tène et . ce qui e^t plus convenable et plus conforme â la pratique. 2° que.e avec les les trois derniers doigts.

qui par accident auraient touché la sainte hostie . et en essuie doucement coupe à l'inté- rieur. milieu de l'autel toujours les mains jointes le baise. et. il prend le purificatoire et s'essuie les doigts qui dès lors il sont libres. 3° qu'il est louable de pren- dre dans la dernière ablution beaucoup plus d'eau que de vin. les mains jointes. place avec les deux mains le cahce au milieu de l'autel. Posant ensuite il il sur le corporal . . pendant que la main gauche tient le calice par le nœud. Le prêtre ayant lu la . 11. va au missel qu'on a l'Épîtro. et se tournant vers peuple. il dit : Vomi- . la patène et la pale .— dicibus. avec lequel d'abord essuyé les la lèvres. en la commençant par bourse de l'autel. calice de son voile y remet le corporal. revenu au milieu de l'autel. communion lo . retourne au . Puis. . il 364 - faut également présenter à l'ablution ceux des autres doigts. replie le corporal . Il place le calice hors du corporal du côté de l'Évangile. il la partie antérieure . — De la Fostcommanioa à la fin de la messe. prend la main droite et la posant à plat sur l'ouvre. le calice Ayant remis près du corporal . pose sur la coupe le purificatoire . et il lit dû replacer du côté de à haute voix l'Antienne de la communion. . prend tenant le cahce de la main droite et boit l'ablution le purificatoire sous tenait la patène le calice pour la le menton comme il y communion. enfonce dans s'est le caUce le purificatoire. Art. couvre le met la bourse sur le voile re.

3f)j

nus lobiscum, puis revient au missel,
avec
les

dit

:

Onnius,

Post-Communions, de

la

manière que nous

l'avons marqué pour les Collectes. Ces oraisons étant

fmies, et la dernière conclusion achevée,
le

il

referme

missel, à moins qu'il ne doive dire un autre
:

Évangile que In princ/pîo

la

tranche du livre
il

lermé

doit regarder le calice.

Les mains jointes,

va au milieu de Fautel, le baise, se tourne vers
peuple,
et dit
:

le

Dominus vobiscum; puis demeuil

rant ainsi tourné,
le dire
;

ajoute

:

Ite

,

missaeatj
il

s'il

faut

sinon

,

tourné vers l'autel,
est se dit

dit

:

Benedi-

camiLS Domino. Ite, missa

toutes les fois

qu'on a

dit

:

Gloria in excelsis. Appuyant les mains

jointes sur l'autel et
tout bas
:

médiocrement

incliné

,

il

dit

Placual tibi, etc.; ensuite étendant les
l'autel
,

mains sur

il

le baise, et se
,

redressant,

il

élève les yeux, étend
dit tout

élève et rejoint les mains, et

haut en
,

même
et les

temps

:

Benedicat vos omni,

potens Deus
les

incline la tète à la croix

puis ayant
se retourne
et

mains jointes
le

yeux baissés,
:

il

vers
et

peuple qu'il bénit en disant

Pater

Filius

Spiritm sanctus.
il

Pendant

qu'il

prononce ces

paroles

fait

un signe de
la

croix avec la
la

main

droite
Il

étendue

et

en tenant

gauche sur

poitrine.

achève

le

tour entier sur lui-même , et s'en va ré-

citer le dernier Évangile.

Au mot
pouce de

Initium, ou Sela

quentia

,

il

fait

avec

le

main

droite

étendue
Évangile
devrait

les
,

mêmes
faisant

signes de croix qu'au i>remier

seulement sur
,

l'autel celui qui
il

être fait sur le livre

au cas où

réci-


lerait TÉvaiigile

306


Quand
genou
il

de saint Jean devant un tableau

trop éloigné pour être facilement atteint.
dit
:

El

Verbum carn factum

est,

il

fléchit le

,

restant tourné vers le coin de Fautel. S'il a dit

un

autre Évangile que celui de saint Jean, et pour lequel le missel a

être porté à ce côté et placé
il

.

comme
le livre

au premier Évangile,
de
telle

finit

en fermant

façon, que le

commencement du

missel fermé se trouve dessous,
c'est-à-dire qu'ici le dos

comme
regarde

toujours

,

du

livre

le calice.

Étant revenu
il

les

mains jointes au milieu de
de
sur
la
la

l'autel,

prend

le calice

main gauche

j)ar le

nœud,

appuie

la droite

bourse, descend les degrés
fait

en se tournant toujours sur sa droite,
clination profonde, ou

une in-

une génuflexion

in piano,

comme
l'autel;
et

la
il

première

fois qu'il est arrivé

au pied de
couvre

reçoit

du servant

la barrette, s'en

retourne à
dit

la sacristie,

observant ce que nous
quittant l'aute!
,

avons

à l'article 2.

En

il

com-

mence
avant

l'antienne

Trium pverorum
il

dit ensuite le

Beiif^dicUfi^ etc.

Aux doubles
et

dit l'antienne

en entier

et

après,

y

ajoute Alldiiia au temps pascal.
,

Arrivé à

la sacristie
fait

il

salue sans se découvrir
;

comme

il

a

au départ

ensuite

il

dépose

le

ca-

lice, ôte sa barrette

et quitte les

ornements sacrés
il

dans l'ordre inverse de
ayant soin de
les baiser

celui

les a pris,
fait

mais

comme

il

a

en les pre-

nant. Enfin s'étant lavé les mains, ce qui n'est que

de conseil cependant,

il

se retire en lieu convenable
et le

pour s'entretenir avec Dieu
grande faveur.

remercier d'une

si

3fj7

Art. 12.


la

Messe des Morts.

Si le prêtre qui veut dire la
cite les

messe des morts, réil

psaumes de
le

préparation,
et

doit les termi-

ner par

Gloria Pa'ri,
la

même
la

ajouter Y Alléluia

au temps pascal;
4ion ne
fait

raison en est que cette prépara-

point partie de

messe

ni

de Toffice des
:

morts. Voici en quoi cette messe diffère des autres

Après que
il

le

célébrant a dit l'antienne Intioïbo
,

omet
:

le

psaume Judica me

et

dit

immédiale

tement

Adjulorium nosirum,

etc..

en faisant

signe de la croix.

A
le

Flntroït

,

au lieu de se signer
le

lui-même,
sel
,

il

fait

signe de la croix sur
,

mis-

sans

le

toucher toutefois
Il

tenant la main

gauche posée sur T autel.
tri,

ne

dit

pas

:

Gloria Pa-

mais
dit

il

répète l'Introït. Quant aux oraisons, on
trois
:

n'en

qu'une aux
le

premières messes mar-

quées dans
etc.;

missel

In commemoratinne

omnium,

In die obitûs seu, etc.; In anniversario.
dit

Ou

n'en
brés

aussi

qu'une seule
,

aux

services célé,

solennellement

par

exemple

lorsqu'à la
fait

nouvelle de la mort de quelqu'un, on

chanter
est

une messe pour
ime
de celles
qui
,

lui.

L'oraison

convenable
à
la

se

trouvent

suite

des

messes des morts

comme

hiclina, ou
il

Quœsumus.
au moins

Dans
lium

les

messes quotidiennes,

faut dire

trois oraisons.
,

La dernière
que

doit toujours être Fidela

il

paraît certain

première doit être

:

Deus qui inter aposloUcos

(S.

C

R. 27 août 1836); la
,

seconde seule reste ad libitum. La prose
toujours
s*'

qui doit

dire dans les

messes

oii

il

n'y a qu'une

oraison

,

est facultative

m

wissis quotidianis.


Ajirès le

3G8


le

Manda cor meum,

prêtre

omet

:

Juhe,

Domine, benedicere/Qi Dovdnussit,

etc. Il

ne baise
:

point le livTe à la fin de l'Evangile et ne dit point

Per erangelica,
dans
le calice,
,

etc. Il

ne bénit pas Teau
:

qu'il

met

quoiqu'il dise la prière

Deus qui
il

humanœ
œternam.

etc.

Après
sans

le

psaume Lavabo,
remplacer par
la
le

omet

le

Gloria patri^
11

le

Ueqiiièm

omet encore
missa

première des trois orai'.

sons avant la

Communion

A
:

la fin

de

la

messe,

au
et

lieu de

:

Ite,

est, il dit

Requiescant inpace,

non pas Bequiescat,
;

n'eût-il célébré

que pour un

seul

et
le

il

le dit étant

tourné vers l'autel,
Il

comme
la

pour

Benedicamus Domino.

ne donne point
:

bénédiction; mais après avoir dit
et baisé l'autel
,

Placeat, etc.,

il

se relève
saint

,

joint les mains, et va
,

réciter l'Evangile de

Jean

suivant {)our le

reste les règles des autres messes.

On

peut dire une messe des morts tous les jours,

à l'exception des doubles, des dimanches,

du pre-

mier jour de Carême, de toute

la

semaine sainte,

des trois vigiles de Noël, de l'Epiphanie et de la
Pentecôte.
Il

faut aussi

excepter les octaves de

Pâques, de
Noël
(S. C.

la

Pentecôte,

de

la

Fête-Dieu

et

de

R.)

On ne
le

peut non plus dire une messe

des morts, quand

Saint-Sacrement

est exposé.

Divers décrets de la Congrégation des Rites ont interdit, dans messes des morts célébrées en ornements noirs, de distribuer la communion avec les hosties conservées dans le tabernacle qui ne devrait pas s'ouvrir paramentis nigris. Us ont été maintenus par des décrets récents: mais la Sacrée Congrégation a paru aussi montrer de l'indulgence pour les lieux où une coutume diirérente
'

les

,

m

est établie.

~
Art. 13.

3G9

^
le

Messe basse devant

Saint-Sacrement exposé.

Aussitôt que

le

prêtre allant à l'autel aperçoit le
il

Saint-Sacrement,
rette

se découvre, et
il

donne sa bar-

au servant. En arrivant

fait

in piano la gé-

nuflexion à deux genoux avec inclination profonde.

MontéàTautel,

il

pose

le calice

à l'ordinaire et
Il

fait

aussitôt la génuflexion d'un seul genou.
calice sur le corporal, fait
et
il

place le

une nouvelle génuflexion
l'autel,

va ouvrir
fait

le

missel.

Revenu,au milieu de
genou sur
il

encore

la génuflexion.
il

Étant descendu au bas
le dernier,

des degrés,
et

fléchit

un

seul

sans autre inclination de tête,
le Confiteor
,

commence
est
et

la

messe. Lorsqu'après
l'autel
,

il

monté à

il

fait

une génuflexion, avant
;
il

après Orale K\jrie

mus

te,

Domine

en

fait

une aussi avant

eleison.

Règle générale.

On

doit

faire

la

génuflexion
,

toutes les fois qu'on quitte le milieu de l'autel
aller à l'un

pour

des deux côtés

,

et toutes les fois

que de
il

l'un des

deux côtés on vient au milieu. Mais
le

faut

remarquer que quand on quitte
doit baiser l'autel,

milieu

,

si

Ton

ou observer quelque autre point
fait

de
ou

la

rubrique, on

cela d'abord et la génuflexion

dernier lieu: tandis que, ({uand on vient au
la

milieu,

génuflexion est

la

première chose que

l'on doit faire.

Toutes
le i)cuple,

les fois

que

le

prtMre doit se tourner vers

pour dire Dominas tobiscum^ après avoir
il

baisé l'autel,

fait la

génuflexion,
telle

il

se retire

un

peu du côté de l'Évangile, de

sorte qu'il ne soit

^
tourné qu'à demi vers
cobif^onn
.

370


peuple
;

le

après

Dommus
Quand
il

il

fait

une autre génuflexion.
mains, ayant
fait la

doit se laver les
il

génutïexion,

descend par

les

degrés latéraux du coin de TÉpître

jusqu'au bas

',

et se place

de

telle sorte qu'il ait le

coin de TÉpître à sa droite et le visage tourné vers
le

peuple;
lieu
,

il

se lave
il

les

mains

et les

essuie au
l'autel. Il

même
dit

puis

retourne au milieu de

YO'Ute frafres,
le

comme
la

le

Dominus vobiscum,

sans faire
très

tour enUer. Le reste

comme aux au^
avoir
et

messes jusqu'à

Communion. Après
,

pris la

première ablution

il

fléchit le

genou
de
la

va

recevoir la seconde au

même

lieu et
S'il

même
se re-

manière qu'aux autres messes.
Benedicamus , après
tourne vers
fait

doit dire le
,

le
,

Dominus xobiscum
et

il

l'autel

ne

le
la
:

dit

qu'après avoir
:

la
il

génuflexion.
baise
^

Après
dit

prière

Placmt

etc.,

l'autel,
la

B^nedirat vos omni-

pûtens Deus

fait
il

génuflexion, puis se tournant

vers le peuple,
Filius

le bénit

par les jiaroles

:

Pater,

et

et SpirilUfi

mnctns. ensuite sans retourner au
,

milieu de l'autel et sans faire de génuflexion
se tournant par la
dit
:

mais
il

gauche au coin de l'Évangile,
,

Dominus tobiscum
le
,

et lit le

dernier Évangile,

ayant soin de faire

signe de la croix sur luile

même
l'autel

et sur le livre
,

ou

carton

,

mais non sur
lorsqu'on

comme on

a

coutume de

le faire le

ne peut commodément atteindre

carton.

Quand
rubrique

*

Tel est l'usage universel

;

ce qui est prescrit par

la

,

c est

que

le

prêtre soit en dehors de l'autel et ne tourne pas le dos

au Saint-Sacroment.

371

il

prononce

:

El verbum caro

,

etc.,

il

fait la

génu-

flexion

en se tournant
il

vers le

Saint-Sacrement.
fait la
il

L'Évangile étant lu,
génuflexion, prend
évite

retourne au milieu,

le calice, et

en descendant,
le

comme

toujours de tourner
<les

dos au Saintgénullexion
la sa-

Sacrement. Au bas

degrés,

il

fait la

in piano et des deux genoux, et retournant à
cristie
,

il

ne se couvre qu'au

lieu oii

il

a dû se dé-

couvrir en venant à l'autel.

Art. 14.

Messe en présence des grands Prélats.

On

appelle
,

ici

grands

j^rélats les

Cardinaux par

toute la terre

les Patriarches et les
,

Archevêques

dans toute leur province
diocèse
la
,

les

Évêques dans leur

et

on suppose que ces prélats assistent à
l'habit distinctif
le prêtre fût

messe avec que du

de leur rang.
l'autel

Il

con-

viendrait
l'arrivée

rendu à
il

avant

prélat.

Dans

ce cas,
,

se place au bas

des degrés du côté de l'Évangile
et le visage

les

mains jointes
Il

tourné vers

le c<jté

de l'Épître.

a

auparavant disposer
tel. Il

le calice et le

missel sur l'au-

salue le prélat,

quaml

il

arrive, par une in-

clination profonde.

Le

prélat se place ordinairement
,

pour entendre
tel.

la

messe

en face du milieu de l'au-

Quand

il

a fait signe de
,

commencer,

le

prêtre le
il

salue de nouveau
lue» l'autiîl

et

sans chan,'er de place,
pui.s

sa-

selon les rondes or linairjs,

a

demi

tourné,
le

il

commence.
le

Si le prélat se trouve arrivé

premier,

[)rrtre,
lui faire

en

passant devant lui, ne

manque

pas de

une mclination profonde.
de dire
:

Au

Confxteor,

au

lieu

Vobis, et Vos fra-

en se tournant et et s' inclinant vers le pré- lat : Tibi Te pater. Après dit le Confiteor et les il prières qui suivent. ni ne baise lat le livre. va présen. le clerc à le le piètre baise l'autel au milieu. c'est le i)ré- qui doit le baiser : le clerc va le lui présenter ouvert.très. le prélat lui fait une inclination profonde la comme pour lui demander permission de bénir. Si le prélat est au milieu la bénédiction se donne le du côté de le l'Évangile. A la fm de l'Évangile ne dit point Per Evangelica dicta. il dit . et se tournant vers prélat . A moins qu'on ne dise une messe des morts après la première des trois oraisons qui suivent VAgnus Dei. les assistants du côté où : n'est pas le il les bénit en disant . . et lui fait une inde la clination profonde comme au commencement s'il . le prélat. dit : Après avoir il fait Benedicat vos omnipotens Deus . et continue il comme à l'ordinaire. ayant Oremus. prêtre se tourne vers le prélat. l'inclination à la croix . messe .. Après dernier Évangile . de même passe devant lui en retourle salue nant à la sacristie il comme il a fait en venant à l'autel. le salue va monter à l'autel il par milieu en di- sant : Aufer à nobis. puis il se tourne vers . Pater et Filius. etc. clerc répond Et cum spiritu tuo. en- suite l'instrument de paix qui lui est présenté par genoux à sa : droite. et ter le même instrument de paix au prélat en di- sant : Pax tecum. etc. et il dit : Pax tecum.

4° Sacrifice d'impotralion. Avant-propos. 7 Même victime. 8 Sacrifice d'holocauste 11 Sacrifice eucharisliqiip. Chapitre I. Il est médiateur avec : 33 36 Comme victime IMI le touche. I". 1" le représente: 2" II. r Même ii" prélre. Chapitre tidienne II. A vrrtisscment pour celle édition.10 . I. bon prêtre se dispose à célébrer les saints mystères. 3G 2Î2 . — Sainleté qu'exige de nos aulels. célébration quo- du sacrifice 3t prêtre par les rela- Celle sainleté est tions si commandée au intimes (jue son ministère lui donne a\ec Jésus- Christ. Comme Il pontife : 32 32 lui.TABLE DES MATIERES Pages. ou sa préparation. : H. m xr l PREMIÈRE ('oinmenl le PARTIE. Ce sacrifice est le même que celui de la croix. 5 Dans sa nature. Dans ses effets 1" -2" . 17 21 27 la 3" Sicrifice depropiliation. Kxposilion. — Excellence du sacrifice de nos autels.

101 l'autel . la célébration des snints mystères. Chapitre IV. Grand moyen de sanctification ofaux prêtres dans la célébration des saints mystères. le sacrifice que nous offrons. 48 52 52 55 Religion profonde 1" Elle résulte de la foi vive. 2" Elle est indispensable 3' Elle inspire III. affaires 3" qu'on y traite. crifice. offre : — 76 77 77 Admirable modèle que Jésus nous 1° 2° 3° II. — Vertus particulièrement exigées pour I. 58 62 Eminente pureté 1 " 2" En quoi elle consiste De quels malheurs elle nous préserve : 63 . ^ 2- Il l'immole. Préparation prochaine au divin sa- Préparations générales à l'exemple de Jésus-Christ trois réflexions . un grand respect pour : les rubriques. silence. 64 3" Elle s'entretient par le fréquent et saint usage du sa67 crement de pénitence. I. du prélre qui en : dépourvu. 46 est 2° Triste élat II. 97 Chapitre V. : 44 45 Foi vive 1" Ses heureux effds . De recueillement et de De zèle. s'en nourrit. . 1° Immensité du pouvoir qu'on exerce à Importance souveraine des 106 107 2° Dignité infinie delà personne qu'on y représpnte.Pages. fert I. 108 . 80 83 : Puissants secours que Jésus nous présente 89 91 r 2° Par Par le sacrement que nous recevons . 37 3' Il 38 Chapitre III. De mortification.

Le mélange de l'eau avec le vin : Deus qui hu138 manœ. . 166 . — Le commencement du sacrifice ou 131 : L'offrande du pain Sicscipe. qui et accompagne 158 15«J Première partie du Canon Te igilur. IV. i3 de son — Suscipe en les . les !Gt Le prêtre entre en communication avec tous paints. 1 il IV. Évangile. — Première partie du Canon la coujécralio/i. sancfe Paler. IL III. La collecte. H. fidèles exhortant à la prière: CiHPiTRE m. —La préface et le Sanctus. I. L'offrande du calice : Offerimus iibi. Kyrie. 131 Chapitre loblation. précède I. III. . li. sacrifice. Le prêtre au bas de et les IL L'introït III.5 congé des fratres. 135 II. Le prêtre présente à Dieu toutes offrande. 373 — Pages. Instruction Èpitre. Credo. HT 118 119 Chapitre I. 124 127 130 Le Gloria in excelsis. V. action de grâces Ferveur qui doit accompagner qui doit suivre la . snncfa Trinilas et prend Orale. -• V. In spiriluhumilitatis — Veni sanctificator. l". — Six avis de saint lU SECONDE PARTIE. les parties . Communicantes. célébralion des saints mystères.— Charles. Les préludes du l'autel. Préparations particulières. 151 ce Chapitre IV. II. Menunto dos vivants. .— 1 Lavabo.

II quœ p rop it'O. I. Dieu pour là \\)i offre à troisième fois la : victime que lui-même a bien voulu nous donner IV. Deux autres oraisons qui précèdent immédiatement la communion. et prière : Agnus Dei Domine Jesii Christe. messe. le II.— Préparation prochaine à commu- L'oraison Dominicale : Pater noster.— IV. — Seconde partie da Canon. non suiu clignas d communion. 221 V. ce qui suit la Consécration jusqu'au Pater. Chapitre nion. la dernière demande du Paker 217 et III. Chaimtre VII. impose igitur. 177 Chapitre V. corps la : mystique de Jésus-Christ gloire qu'il reçoit de son en considération de corps naturel immolé 5 upra III. commixlio. Le prêtre applique gloire de Dieu : le sacrifice à sa première fin. Fraction de l'hoslie mélange des deux espèces. I. les mains sur 1p calice el sur le pain : Hanc V.H) Undè et memores. 21 i : II. Il ICO : prie pour la dernière fois sur les dons matériels Quam VI. Développement de Libéra nos. VM 201 Mémento des morts. la l'. 22 i Hœc IV. VI. 11 appelle le regard propicedu Seigneur sur . 236 . la V. Application des fruits de front : messe à ceux qui Vo{201 la Nobis quoque. Il 370 — Parjes. Il oblationem. l'acte 172 de la entredans consécration : Qui pridiè. 228 —Communion et dernières prières de la sainte 1. Vomine. Supplices.

. 332 § § I. Première méthode d'action de grâces. 377 — Pages.. II. 2i9 262 2T0 2T3 les indul- lîl. .S35 § ni. — Action de grâces apris la messe. 326 cùm quisprolixiùs orare non potest. la . IV. 2iô Sa nécessité. missam pro opporlunitate 295 Directio inlentionis ante missam. les Appendice sur indulgences. Seconde méthode d'action de grâces. De prœparatione. Prières auxquelles sont attachées des 281 indulgences et dont il est parlé dans le recueil précédent. Bc2i() Qaod ore sumps'unus. Première action de grâces après ccmmunion. Alia pra?paralio brevior anle missam. Trois aJdilions et fin de !a mc?se : nédiclion. selon Jnl 3-37 romain. 243 Chapitre VIII. sacerdotis 288 Prypparatio ad facienda. 273 d'indulgences plénières pour tous ' Recueil les jours du mois. Pricis des cérémonies de la raes^e basse.— \\. II. 332 « II. Phiceat. Domine. De graliarum actione. § § l'r Le bon prêtre n'a garde de négliger gences. Gratiarumaclio. De colebralione. 334 . Praxis celebVandi. Corpus tintm III. Êvangi'e selon saint Jean. Troisième méthode d'action de grâces. 303 310 316 Graliarum actio post missam. I.