Vous êtes sur la page 1sur 37

Administration d'une base de données

Table des matières

1. Architecture d'une base de données

4

1.1.

La structure logique

4

1.1.1. Les tablespaces

4

1.1.2. Les segments, extensions et blocs

5

1.2.

La structure physique

6

1.2.1. Les fichiers de paramètres

6

1.2.2. Le fichier de contrôle

6

1.2.3. Arborescence des répertoires

6

2. Instance de base de données

7

2.1. Introduction

7

2.2. Notion d'instance

7

2.3. Les états d'une base

7

2.4. Arrêt et démarrage d'une instance

8

2.5. Le mode sysdba

8

 

2.6. La SGA

9

2.6.1. Le database buffer cache

10

2.6.2. Le buffer de reprise (redo log buffer)

10

2.6.3. Le pool partagé

11

3. Les processus Oracle

12

3.1. Introduction

12

3.2. Les processus background

12

 

3.2.1. Le processus SMON

12

3.2.2. Le processus PMON

12

3.2.3. Le processus RECO

13

3.2.4. Le processus ARCH

13

3.2.5. Le processus ORALSN

13

3.3. Visualisation des processus connectés

13

3.4. La circulation des données

13

3.5. Variantes architecturales

15

4. Utilisateurs et privilèges

18

4.1.

Niveaux de sécurité

18

4.1.1. Sécurité de compte

18

4.1.2. Privilèges objet

18

4.1.3. Privilèges système

18

4.2.

Création d'un utilisateur

18

5. Sauvegarde, restauration et récupération

19

5.1. Vue d'ensemble

19

5.2. Archivage des fichiers de journalisation

19

5.3. Le mode Archivelog

19

5.4. Solutions de sauvegarde et restauration

19

5.5. Stratégie de sauvegarde

19

5.6. Outils logiques

20

 

5.6.1. Exportation de données : Export

20

5.6.2. Importation de données : Import

20

5.6.3. Un tablespace transportable

20

5.6.4. Oracle Data Pump

21

5.6.4.1. Exportation avec Data Pump

21

5.6.4.2. Importation avec Data Pump

22

5.7.

Rappels

22

5.7.1. Définitions

22

5.7.2. Les fichiers redo

23

5.7.3. Que faut-il sauvegarder?

23

5.8.

Archivage des redo log files

23

5.8.1. Mode opératoire

23

5.8.2. Problèmes courants

24

5.9.

Présentation de RMAN

24

5.9.1.

RMAN

24

5.9.2.

Lancer RMAN

25

 

5.9.3.

Configurer RMAN

25

5.10.

Sauvegarde

25

5.10.1. Généralités

25

5.10.2. Manipulations

26

 

5.10.2.1. Sauvegarde de la totalité de la base de données

26

5.10.2.2. Sauvegarde de tablespaces ou fichiers de données

26

5.10.2.3. Sauvegarde du fichier de contrôle et du spfile

26

5.10.2.4. Sauvegarde de fichier archivés

26

5.10.2.5. Sauvegarde incrémentale

26

5.10.2.6. Sauvegarde incrémentale

27

5.10.3. Scénario

28

5.10.4. Sauvegarde complète (cohérente)

28

5.10.5. Sauvegarde complète (incohérente)

28

5.10.6. Sauvegarde partielle base ouverte

28

5.10.7. Sauvegarde incrémentale

28

5.11.

Le repository RMAN

29

5.11.1.

Trouver les informations

29

5.11.1.1. La Commande LIST

29

5.11.1.2. La commande REPORT

29

5.11.2.

Gérer le repository

30

5.11.2.1. La commande CROSSCHECK

30

5.11.2.2. La commande DELETE

30

5.11.2.3. La commande CATALOG

30

5.12.

Restauration

30

5.12.1. Vue d'ensemble

30

5.12.2. Principes généraux

31

 

5.12.2.1. En mode NOARCHIVELOG

31

5.12.2.2. En mode ARCHIVELOG

31

5.12.3. Incidents sur les fichiers de contrôle

31

5.12.4. Identification de la nature des problèmes

32

5.12.5. Les commandes RMAN

32

 

5.12.5.1. La commande RESTORE

32

5.12.5.2. La commande RECOVER

32

5.12.6.

Scénarios de restauration

32

5.12.6.1. Scénario 1 : Restauration du SPFILE

33

5.12.6.2. Scénario 2 : Restauration d'un fichier de contrôle

33

5.12.6.3. Scénario 3 : Restauration d'un fichier de journalisation

34

5.12.6.4. Scénario 4 : Restauration complète de la totalité d'une base de données en mode

ARCHIVELOG

34

5.12.6.5.

Scénario 5 : Restauration complète d'une partie d'une base de données en mode

ARCHIVELOG

34

5.12.6.6. Scénario 6 : Restauration des fichiers de contrôle en mode ARCHIVELOG

35

5.12.6.7. Scénario 7 : Restauration incomplète en mode ARCHIVELOG

36

5.12.6.8. Scénario 8 : Restauration en mode NOARCHIVELOG

36

5.12.6.9. Scénario 9 : Restauration à un emplacement différent

37

5.12.6.10. Scénario 10 : Tablespace temporaire géré localement

37

5.12.7.

Techniques de flashback

37

1. Architecture d'une base de données

Une base de données est composée de deux niveaux :

niveau logique

niveau physique

Les informations de description et de comportement constituant ces deux niveaux sont enregistrées dans le dictionnaire.

1.1. La structure logique La structure logique est le niveau le plus abstrait : c'est une collection de schémas. Un schéma contient les objets élémentaires comme les tables, les vues, les déclencheurs,

sont aussi appelés objets relationnels. Un schéma est répartis en zone logiques, tablespaces; ces tablespaces sont constitués de segments; ces segments sont composées d'extensions; ces dernières sont organisées en blocs. Ces quatre niveaux (tablespace, segments, extensions et blocs) permettent de définir l'organisation de la base et le lien entre les niveaux physiques et logiques.

Ces objets

1.1.1. Les tablespaces Les tablespaces sont des unités logiques, identifiées par un nom. Un objet relationnel ne peut être associé qu'à un seul tablespace ; un objet y est « logiquement » stocké. L'utilisation de tablespaces améliore la maintenance, la sécurité et les performances d'une base de données Oracle. En effet, l'utilisation de tablespaces permet d'éviter les risques de contentions et de saturations. Un tablespace permet à l'administrateur de :

contrôler l''allocation de disque de chacun

regrouper les objets (utilisateur, application, groupe d'utilisateurs)

définir un quota à chaque utilisateur

contrôler la disponibilité des données (online/offline)

réaliser des sauvegardes/recouvrements partiels

répartir le stockage des données sur plusieurs disques

répartir le stockage des données sur plusieurs disques A un tablespace sont associés un ou plusieurs

A un tablespace sont associés un ou plusieurs fichiers de données où seront stockés les objets lui

appartenant. C'est la taille de ces fichiers qui détermine la capacité de stockage des tablespaces. La taille d'un tablespace est la somme des tailles des fichiers qui le constitue. La taille d'une base Oracle est le total des tailles de ses tablespaces.

Il est possible d'obtenir les tailles de tous les tablespaces d'une base en effectuant le script suivant :

select t.TABLESPACE_NAM, round(sum(f.bytes)/1024/1024) from dba_data_files f, dba_tablespaces t where f.TABLESPACE_NAME = t.TABLESPACE_NAME group by t.TABLESPACE_NAME order by t.TABLESPACE_NAME;

Le tablespace SYSTEM contient les tables du dictionnaire et peut suffire pour une petite base de données. Il est conseillé d'utiliser un autre tablespace pour les utilisateurs (séparation du dictionnaire) car cela assure une meilleur flexibilité pour l'administration et une réduction des contentions.

Le tablespace SYSAUX est propre à Oracle 10g. C'est un tablespace auxiliaire à SYSTEM. L'objectif de ce tablespace est de réduire la charge du tablespace SYSTEM. Si SYSAUX devient indisponible, les fonctionnalités de base d'Oracle restent accessible. Ce tablespace contient un ensemble d'occupants comme les informations systèmes associées à une option comme XDB, OracleSpacial,

Le tablespace UNDO : le journal des images avant peut être stocké dans un RS ou dans un tablespace de type UNDO (automatic undo management mode). Le journal des images avant permet :

d'annuler les transactions

de réaliser le recovery

d'assurer la lecture cohérente des données

des possibilités de « flashback »

1.1.2. Les segments, extensions et blocs. Il y a trois niveaux de granularité utilisés par Oracle pour stocker les données :

bloc de données (bloc logique) : est le niveau le plus fin. C'est l'unité de transfert entre les disques et la mémoire.

extension : est le deuxième niveau. Une extension est une suite de blocs contigus alloués simultanément. Les extensions sont utilisées pour le stockage d'un type spécifique de données.

segment : est le troisième niveau. Un segment est un ensemble d'extensions (pas forcément contigüe) allouées à une certaine structure logique (comme par exemple les lignes d'une table). Lorsqu'un segment est plein, Oracle alloue une nouvelle extension pour ce segment (allocation à la demande ou incremental extent). Le bloc « en-tête » de chaque segment contient un répertoire de ses extensions.

de chaque segment contient un répertoire de ses extensions. Il existe différents types de segments :

Il existe différents types de segments :

segments de données

segments d'index

segment d'annulation

segments temporaire

segments d'amorçage

segments d'index • segment d'annulation • segments temporaire • segments d'amorçage Soors Aurore 5

1.2. La structure physique Il existe trois types de fichiers :

les data files qui contiennent les données de la base c'est à dire les objets définis par les utilisateurs et les objets nécessaires au bon fonctionnement de celle-ci. La taille des data files est définie à la création de la base de données avec possibilité d'extension ultérieure. Leur localisation est variable excepté pour le premier fichier créé.

les redo log files

les control files

1.2.1. Les fichiers de paramètres

Les fichiers de paramètres contiennent les paramètres nécessaires à la configuration d'un serveur définis dans un fichier de paramètres appelé PFILE (parameter file). Dans les versions antérieures à Oracle 9i, un fichier de type « texte » est lu lors du démarrage de l'instance. Depuis Oracle 9i, un fichier binaire réside sur le serveur de base de données appelé SPFILE (server parameter file). Modification de la valeur d'un paramètre : ALTER SYSTEM

SCOPE = SPFILE (effectif au prochain redémarrage)

SCOPE = MEMORY (immédiat mais non persistant)

SCOPE = BOTH (immédiat et persistant)

1.2.2. Le fichier de contrôle

Le fichier de contrôle sert à localiser les fichiers de données et autres. Il est le garant de la cohérence ; il est donc nécessaire d'en faire des copies miroir (trois par défaut). Le fichier de contrôle comprend aussi :

le nom de la base de données

les noms et emplacements des fichiers de données

les noms et emplacements des fichiers Redolog (journaux des images « après »)

une estampille précisant la date de création de la base de données

précisant la date de création de la base de données 1.2.3. Arborescence des répertoires Oracle BASE

1.2.3. Arborescence des répertoires

Oracle BASE Directory a la forme suivante \oralce\product\10.2.0.1, celle-ci contient un répertoire

\ORACLE_HOME

\oradata pour les fichiers de la base de données

\flash_recovery_area pour les opérations de recouvrement

\admin pour les fichiers d'administration de la base de données

2. Instance de base de données

2.1. Introduction

Dans une instance, il y a trois niveaux :

niveau fichier

niveau mémoire : qui correspond à l'organisation des données en mémoire centrale. C'est un ensemble de zones tampons allouées par Oracle pour contenir les données et certaines informations de contrôle

niveau processus : qui correspond aux différents processus Oracle assurant la gestion des données (les processus utilisateurs exécutent les applications et les processus Oracle assurent la gestion des données). Indépendamment du serveur, de son système d'exploitation et des options d'Oracle, chaque base Oracle est associée à une instance Oracle. Il s'agit d'une zone de mémoire partagée et d'un ensemble de processus.

Au démarrage, Oracle alloue une zone de mémoire appelée SGA (System Global Area) et démarre plusieurs processus propriétaires; c'est ce que l'on appelle l'instance. Lorsque l'on arrête une base, on arrête les processus de l'instance.

2.2. Notion d'instance

L'ensemble des zones en mémoire ainsi que les différents processus d'arrière-plan alloués à une base de données forment ce que l'on appelle une INSTANCE.

Quand une base de données est démarrée sur un serveur de base de données, Oracle alloue la zone mémoire (SGA) et démarre les processus d'arrière-plan. La zone mémoire et les processus de l'instance permettent de gérer les données de la base de données associée et de servir les utilisateurs de celle-ci.

Les caractéristiques de l'instance se trouvent dans son fichier de paramètres. Une instance correspond et accède à une et une seule base de données. Une base de données peut, à l'inverse, être accédée par plusieurs instances. C'est le cas dans l'option R.A.C. (Real Application Cluster).

Les utilisateurs quant à eux, se connectent à la base de données par l'intermédiaire de l'instance à laquelle ils accèdent.

On distingue les instances d'une base de données grâce au SID (System Identifier).

La commutation entre ces instances se fait par la modification de la variable d'environnement ORACLE_SID. Elle permet de désigner l'instance à laquelle on souhaite se connecter.

Une instance est paramétrée par son INIT.ORA.

2.3. Les états d'une base

Les différents états d'une base sont :

fermée ou inexistante : elle doit être créée avec les paramètres contenus dans le fichier d'initialisation. La base peut être fermée pour effectuer des opérations de sauvegardes complète (à froid) ou éventuellement pour modifier des paramètres non dynamiques du fichier d'initialisation et faire en sorte que l'instance les prenne en compte lors de son prochain redémarrage. Pour fermer une base de données : shutdown

non montée (startup nomount) : dans cet état, le fichier d'initialisation est trouvé et lu. Les paramètres sont chargés en mémoire, la SGA est réservée selon sa définition dans le fichier de paramètres et les processus d'arrière-plan sont démarrés. Certaines opérations de maintenance (ou al création de la base de données) sont possibles. On peut, par exemple, agir sur les fichiers de contrôle.

montée (alter database mount) : le fichier de contrôle est lu. Donc, la cohérence de la base de données peut être évaluée. L'emplacement des fichiers de données est connu et leur existence est traitée. Ensuite, le système vérifie que la base de données ne nécessite pas un recouvrement (recovery). Si c'est le cas, le processus de recovery peut être démarré à partir de cet état.

ouverte (alter database open) : les fichiers de données sont accessibles à tous les utilisateurs authentifiés. C'est l'état normal de la base de données en fonctionnement.

2.4.

Arrêt et démarrage d'une instance

sqlplus /nolog sqlplus> connect sys/motdepasse as sysdba sqlplus> startup nomount pfile=initora8i.ora

On obtient :

ORACLE instance started ORACLE instance started. Total System Global Area

56463824

bytes

Fixed Size

86480 bytes

Variable Size

22642688

bytes

Database Buffers

33554432

bytes

Redo Buffers Database mounted.

180224 bytes

La deuxième étape consiste à ouvrir les fichiers de contrôle :

sqlplus> alter database mount;

La troisième et dernière étape ouvre les fichiers redo et les fichiers de données :

sqlplus> alter database open;

Il est évidemment possible de réaliser toutes ces étapes en une seule commande :

sqlplus> startup open pfile=initora8i.ora

STARTUP

[FORCE] [RESTRICT] [PFILE = fichier d'initialisation] {[OPEN][RECOVER]/[MOUNT][NOMOUNT]};

FORCE : permet de la fermer si elle ouverte puis de l'ouvrir

RESTRICT : filtrer les utilisateurs ayant accès à la base de données

OPEN : mode par défaut

RECOVER : permet de lancer un recouvrement avant ouverture

MOUNT : démarrage de l'instance et montage de la base de données

NOMOUNT : uniquement démarrage de l'instance

SHUTDOWN

[ABORT/IMMEDIATE/NORMAL/TRANSACTIONAL];

 

ABORT : arrêt brutal, sans enregistrement préalable des données contenues dans la SGA, un recouvrement sera nécessaire au redémarrage.

IMMEDIATE : refus de nouvelles connexion, annulation des transactions en cours, déconnexion des utilisateurs, fermeture de la base de données dans un état cohérent, arrêt de l'instance.

NORMAL : mode par défaut : pas de nouvelles connexions et attente de la déconnexion des utilisateurs.

TRANSACTIONAL : pas de nouvelles connexions, attente de la déconnexion des utilisateurs et attente de fin de transaction avant l'arrêt.

2.5.

Le mode sysdba

Pour les opérations d'administration, il faut utiliser le mode SYSDBA ou SYSOPER. Par défaut, seul le compte SYS peut obtenir une connexion de ce type là. L'authentification SYSDBA peut être vérifiée de deux façons :

par le système d'exploitation

par le fichier de mot de passe

2.6. La SGA Beaucoup de paramètres définissent la configuration d'une instance (fichier d'initialisation init<SID>.ORA). La plus grande partie du travail de tunning est consacrée aux réglages des paramètres des structures contenues dans la SGA. La SGA est l'équivalent du contrôleur dans un modèle MVC.

est l'équivalent du contrôleur dans un modèle MVC. La SGA réside dans un segment de mémoire

La SGA réside dans un segment de mémoire partagée et est la composante centrale d'une instance :

toute opération sur une base utilise à un moment ou à un autre des informations contenues dans une des structures de la SGA

la SGA est partagée : beaucoup de processus y accèdent en même temps, en lecture/écriture

la SGA est créée lors du démarrage (avant le montage) de l'instance et elle est détruite lorsque l'instance est arrêtée (shutdown)

La SGA est composée de

le pool partagé (shared pool)

le cache des données (database buffer cache)

le cache des images après (redo log buffer)

• le cache des données (database buffer cache) • le cache des images après (redo log

La SGA contient également

les informations communiquées entre processus telles que les informations relatives au verrouillage

les files de requêtes et réponses (dans le cas de l'utilisation du serveur multi-thread)

V$sga contient des informations sommaires sur la SGA :

select * from v$sga;

NAME

VALUE

--------------------

----------

Fixed Size

53732

Variable Size

63677832

Database Buffers

184320000

Redo Buffers

524288

2.6.1. Le database buffer cache Le buffer cache est organisé en deux listes :

la liste des blocs modifiés mais non encore écrits sur le disque (dirty list)

la liste des blocs les moins récemment utilisés (last recently used list) qui contient :

les blocs libres

les blocs actuellement utilisés (pinned buffers)

les blocs modifiés non encore transférés dans la dirty list

blocs modifiés non encore transférés dans la dirty list La fin de la liste LRU contient

La fin de la liste LRU contient les blocs les plus récemment utilisés (MRU). Lorsqu'un processus sollicite l'accès à un bloc qui n'est pas déjà présent en mémoire, il doit lire le bloc sur le disque et le placer dans le cache.

2.6.2. Le buffer de reprise (redo log buffer) Le buffer de reprise est un tampon circulaire contenant des informations relatives aux modification apportées à la base de données. Les entrées de ce buffer contiennent les informations nécessaires à la reconstruction des changements effectués par les opérations de LMD lors du processus de recovery. Les informations contenues dans le buffer de reprise proviennent des zones mémoires réservées aux utilisateurs.

2.6.3. Le pool partagé

2.6.3. Le pool partagé Le pool partagé est composé principalement de deux structures : • le

Le pool partagé est composé principalement de deux structures :

le library cache

le dictionnaire cache

Le library cache contient des information sur les ordres SQL et PL/SQL les plus récemment exécutés :

le texte de l'ordre

sa version analysée

le plan d'exécution

Le dictionnaire cache contient les informations du dictionnaire de données Oracle les plus récemment utilisées :

description des tables

droits des utilisateurs

etc.

Lorsqu'une requête est exécutée pour la première fois, Oracle stocke le résultat de l'analyse dans le Library Cache puis exécute la requête. Lorsque la même requête est de nouveau exécutée plus tard, Oracle est en mesure de la retrouver dans le Library Cache et de l'exécuter directement sans refaire l'analyse (ou tout au moins en faisant une analyse plus légère). Dans la pratique, le Library Cache ayant une taille finie, Oracle utilise un algorithme LRU (Last Recently Used) pour gérer le cache : en cas de manque de place, Oracle supprime du cache la requête utilisée la moins récemment.

Les informations relatives aux objets de la base de données sont stockées dans les tables du dictionnaire (données de comptes d'utilisateurs, nom des fichiers de données, noms des segments, emplacements des extents, descriptions des tables et privilèges). Lorsque la base a besoin de ces informations (par exemple pour contrôler si un utilisateur est autorisé à exécuter une requête sur une table), elle lit les tables du dictionnaire et place les informations extraites dans le cache du dictionnaire.

3. Les processus Oracle

3.1. Introduction Une instance oracle est composée d'un ensemble impressionnant de divers processus. Chaque processus joue un rôle très précis. Dans la littérature, on appelle ces processus, les processus d'arrière-plan (background process). En plus des processus background, il y a également les processus clients et les processus serveurs (listener et dispatcher).

3.2. Les processus background Le but des ces processus est d'améliorer ses performances en présence de plusieurs utilisateurs. Ces processus sont automatiquement créés lors du démarrage d'une instance. Sont concernés :

SMON (System Monitor) : processus chargé de vérifier la cohérence de la base de données et éventuellement sa restauration lors du démarrage si besoin

PMON (Process Monitor) : processus chargé de nettoyer les ressources, les verrous et les processus utilisateurs non utilisés

DBWR (DataBase Writer ou Dirty Buffer Writer) : processus chargé d'écrire le contenu des buffers dans les fichiers de données

LGWR (Log Writer) : processus chargé d'écrire le contenu des buffers dans les fichiers Redo Log

CKPT (CheckPoint) : périodiquement, tous les blocs modifiés du Database Buffer Cache sont écrits dans les fichiers de données : c'est le mécanisme de synchronisation (checkpoint)

RECO (Recoverer) : processus optionnel permettant de résoudre les transactions interrompues brutalement dans un système de bases de données distribuées

ARCH (Archiver) : processus optionnel et n'existant qu'en mode ARCHIVELOG. Il permet de dupliquer les fichiers Redo-Log dans un espace d'archivage

LCK (Lock) : processus permettant un verrouillage inter-instance.

CJQn (Job Queue) : la gestion des files de jobs dans Oracle s'appuie sur les processus d'arrière- plan CJQn qui assurent l'actualisation des données (par exemple les vues matérialisées) et exécutent d'autres jobs planifiés.

Dnnn (Dispatcher, nnnn représente une suite de nombre entiers) : les processus dispatcher sont nécessaires à l'architecture à serveur partagé. Sans dispatcher, chaque processus utilisateur nécessite un processus serveur (architecture à serveurs dédié). Un processus dispatcher permet qu'un processus serveur soit partagé par plusieurs processus utilisateurs (architecture à serveur partagé).

ORALSN - Listener

3.2.1. Le processus SMON

Le processus SMON (System Monitor) est responsable

du recouvrement d'une instance lors de son démarrage

de la libération des segments temporaires qui ne sont plus utilisés

de regrouper les extensions libres contigües pour former des extensions libres plus larges

3.2.2. Le processus PMON

Le processus PMON (Process Monitor) est responsable du recouvrement des processus utilisateurs en cas de problèmes, c'est à dire

nettoyer le cache

libérer toutes les ressources allouées pour un processus utilisateur :

libérer les verrous

retirer l'identification du processus (PID) de la liste des processus actifs

réinitialiser le statut de la table des transactions actives

3.2.3.

Le processus RECO

Le processus RECO (recover) est utilisé uniquement dans le cadre de bases de données distribuées dont la valeur du paramètre DISTRIBUTED_TRANSACTIONS autorise les transactions distribuées (valeur > 0). Le processus recover résout automatiquement les problèmes survenus dans une transaction distribuée :

chaque noeud participant à la transaction possède un processus recover;

ce processus se connecte automatiquement aux autres BD impliquées dans la transaction

s'il n'y arrive pas, d'autres tentatives se feront à intervalle de temps de plus en plus éloigné

une fois la connexion établie entre les différents serveurs, le processus revover résout les problèmes engendrés par la transaction concernée.

3.2.4.

Le processus ARCH

Le processus ARCH (archiver) réalise la copie des fichiers de reprises ayant atteint leur taille maximale sur un support d'archivage. Il n'est actif que si les fichiers de reprises sont utilisés avec l'option LOG_ARCHIVE_START et que l'archivage automatique est activé (mode ARCHIVELOG). L'activation de ce processus permet de réaliser des sauvegardes à chaud de la base (hot backup). Pendant que ARCH recopie un fichier redo, il le verrouille de sorte qu'aucun autre processus ne puisse y accéder. Il est important de nocer ceci à cause de la nature circulaire des fichiers redo : si LGWR doit basculer vers un fichier de redo qui est toujours en train d'être archivé, il sera placé en attente, et toute l'activé de la base sera suspendue jusqu'à la fin de l'archivage.

3.2.5. Le processus ORALSN

Le processus listener ne fait pas précisément partie d'une instance mais est intégré à Oracle Net. Dans une architecture à serveur partagé, le rôle d'un processus listener consiste à attendre les demandes de connexion des applications des utilisateurs (clients) pour les rediriger vers un processus dispatcher. Si le processus listener ne peut rediriger un client vers un processus dispatcher, il démarre un serveur dédié auquel il connecte le client en question. La communication entre processus dispatcher et listener se déroule de la manière suivante :

 

lors du démarrage de l'instance, chaque processus dispatcher communique au processus listener l'adresse sur laquelle il se met à l'écoute des applications clientes

lorsqu'un processus utilisateur émet une demande de connexion, le processus listener lui retourne l'adresse du dispatcher le moins chargé. Le processus utilisateur peut alors directement se connecter au dispatcher.

3.3.

Visualisation des processus connectés

Plusieurs tables dynamiques de performance peuvent être utilisées pour visualiser les processus d'une instance :

 

v$process donne des informations sur tous les processus (background et autres) qui sont connecté à la base

v$bgprocess donne des informations sur les processus background

v$session donne des informations sur l'ensemble des sessions connectées

3.4.

La circulation des données

Considérons les étapes nécessaires au déroulement de la transaction suivante :

SELECT * FROM professeurs FROM professeurs WHERE nom = 'Lebucheron' FOR UPDATE OF salaire;

UPDATE professeurs SET salaire = salaire * 2 WHERE nom ='Lebucheron'; WHERE nom

COMMIT;

Lebucheron ;

1. Le programme client envoie l'instruction select au programme serveur. 2. Le processus serveur regarde

1. Le programme client envoie l'instruction select au programme serveur.

2. Le processus serveur regarde dans le pool partagé si cette instruction s'y trouve déjà. S'il ne la trouve pas, le processus serveur analyse l'instruction et la place dans le pool partagé. Évidemment, l'analyse de l'instruction consomme des ressources CPU, et la placer dans le pool partagé exige l'obtention d'un latch (verrou interne).

3. Le processus serveur recherche dans le buffer cache les données concernées par la requête. Si le processus trouve ces données, il doit les déplacer vers la fin (most recently used) de la liste least recently used. Ici aussi, le processus doit acquérir un latch.

4. Si les données ne sont pas dans le buffer cache, le processus serveur doit les extraire des disques. Ceci entraine une ou plusieurs opérations d'entrées/sorties et l'acquisition d'un latch par bloc à placer dans le buffer cache.

5. Le processus serveur renvoie les tuples trouvés au processus client. Ceci engendre en général une communication réseau.

6. Lorsque le client émet l'instruction update, elle est analysée et les lignes doivent être retrouvées comme dans les étapes précédentes. La mise à jour est alors réalisée dans les blocs adéquats du buffer cache. Cette opération entraîne également des modifications dans les blocs des buffers des rollback segment.

7. L'instruction update crée également une entry dans le buffer de reprise (redo log buffer).

8. Le processus DBWR recopie les blocs modifiés du buffer cache dans les fichiers de données.

9. Lorsque le commit est exécuté, le processus LGWR doit copier le contenu du buffer de reprise dans le fichier de reprise. Ce n'est qu'après avoir copié ces blocs qu'Oracle considère que l'instruction commit s'est bien déroulée.

10. Si la base a été démarrée en mode archivage, le processus ARCH se charge d'archiver les fichiers de reprise lorsqu'ils sont complets. Un fichier de reprise complet n'étant pas réutilisable avant qu'il ne soit archivé.

11. A intervalle régulier (par défaut 3 secondes), ou lors d'un changement de fichier de reprise, Oracle réalise un checkpoint. Un checkpoint force le processus DBWR à recopier tous les blocs du buffer cache modifiés sur disque.

3.5. Variantes architecturales Toute application doit exécuter deux parties de code pour pouvoir accéder à une instance Oracle :

le code de l'application et

le code d'un serveur oracle

Le code de l'application émet les requêtes SQL à l'instance. Le code du serveur, quant à lui, analyse et

exécute les requêtes.

requêtes SQL à l'instance. Le code du serveur, quant à lui, analyse et exécute les requêtes.
Soors Aurore 16
Soors Aurore 17

4. Utilisateurs et privilèges

4.1. Niveaux de sécurité

Il existe plusieurs niveaux de sécurité et des fonctionnalités pour procéder à l'audit de chacun de ces niveaux. Il y a trois niveaux de sécurité (Oracle) :

sécurité de compte pour la validation des utilisateurs

sécurité d'accès pour les objets de la base

sécurité au niveau système pour la gestion des privilèges globaux

4.1.1.

Sécurité de compte

Pour accéder aux données d'une base oracle, il faut disposer d'un accès à un compte dans cette base :

direct : via des connexions utilisateur à la base

indirect : les connexions s'appuient sur les autorisations définies dans des liens de base de données Chaque compte doit disposer d'un mot de passe. Un compte de base de données peut aussi être lié à un compte du système d'exploitation.

4.1.2. Privilèges objet

Contrôle de l'accès aux objets au moyen de privilèges via la commande grant. Seul le propriétaire d'un objet possède tous les privilèges sur cet objet. Pour pouvoir accorder un privilège sur un objet, il faut en être le propriétaire ou avoir reçu le privilège avec l'autorisation de le transmettre (clause with grant option). Pour simplifier la gestion des privilèges, il est également possible de créer des rôles dont l'avantage est

d'avoir un groupe de privilèges nommés (utile pour les applications qui supportent un grand nombre d'utilisateurs)

d'avoir un niveau de sécurité supplémentaire à la base

4.1.3.

Privilèges système

Les privilèges système sont nécessaire pour pouvoir exécuter certaines commandes. Les actions qui peuvent être exécutées sur chaque type d'objet sont autorisées via des privilèges séparés. Pour faciliter la gestion des ces privilèges, il est également possible de définir des rôles. Les privilèges systèmes permettent aux différents utilisateurs de réaliser des opérations ou des catégories d'opérations. Ces privilèges ne portent pas sur un objet bien précis mais plutôt sur un type de commandes comme, par exemple, créer une table ou se connecter à la base. Ils offrent ainsi un contrôle de la sécurité d'accès très poussé. La clause ANY permet de spécifier que le privilège porte sur tous les schémas de la base de données.

4.2. Création d'un utilisateur

Create user

username

password

default tablespace

temporary tablespace

quota

profile

account

default role(s)

profile est utilisé pour limiter l'utilisation des ressources et mettre en application les règles de gestion des mots de passe. Lorsque aucun profil n'est défini, c'est celui par défaut qui est utilisé. Ce profil spécifie une utilisation des ressources non limitées. Un profil est créé au moyen de l'instruction create profil.

5. Sauvegarde, restauration et récupération

5.1. Vue d'ensemble

Assurer la sécurité est une des taches principales. Cette sécurité est assurée par :

la mise en œuvre d'une protection des fichiers sensibles de la base de données (fichiers de contrôle, fichiers de journalisation)

la mise en place d'une stratégie de sauvegarde/restauration adaptée aux contraintes de l'entreprise, testée et documentée.

La protection des fichiers de contrôles et de journalisation s'effectue par multiplexage.

La stratégie de sauvegarde/restauration dépend de plusieurs facteurs :

Peut on perdre des données?

Peut on arrêter la base périodiquement?

Peut on réaliser une sauvegarde complète de la base pendant l'arrêt?

Il faut également déterminer la nature des activités sur la base :

 

Y a-t-il des mises à jour quotidiennes par les utilisateurs? (application transactionnelle)

Y a-t-il des mises à jour périodique, consultation la journée? (application décisionnelle)

5.2.

Archivage des fichiers de journalisation

Les fichiers de journalisation fichiers constituent un journal des modification apportées à la base de données. Cet archivage est organiser de manière circulaire. Ces fichiers peuvent être ré-appliqués à une sauvegarde de fichiers de données, pour rejouer les modifications survenues entre la sauvegarde et un incident ayant endommagé le fichier (restauration de média). Le mode Archivelog permet de garantir 0 perte de données en cas d'incident sur un fichier de données.

5.3. Le mode Archivelog

Après T0, l'activité de mise à jour se produit, générant des entrées dans les fichiers de journalisation. L'archivage étant activé, les fichiers de journalisation plein sont archivés. En T1, un incident se produit, le fichier de données est perdu. La restauration du fichier consiste à prendre la dernière sauvegarde et à appliquer sur cette sauvegarde les fichiers de journalisation archivés, afin de ramener le fichier de données dans l'état où il se trouvait avant l'incident (état de la dernière transaction validée).

5.4. Solutions de sauvegarde et restauration

L'outil Recovery Manager (RMAN) est un outil en ligne de commande. Il limite les risques de fausse manœuvre et peut être utilisé de manière graphique via le database control.

5.5. Stratégie de sauvegarde

sauvegarde cohérente : sauvegarde de la totalité de la base après un arrêt propre. Cette sauvegarde est aussi appelée « sauvegarde base fermée ». Toutes les données se trouvent dans les fichiers de données et c'est le seul mode de sauvegarde disponible lorsqu'on utilise le mode NOARCHIVELOG

sauvegarde incohérente : sauvegarde lorsque la base est ouverte et qu'il y a des activités en cours. Les fichiers sauvegardés ne sont pas synchrones au niveau des modifications enregistrées. Il faudra utiliser les fichiers de journalisation pour rendre les fichiers cohérents. Pour utiliser cette stratégie de sauvegarde, il est nécessaire d'utiliser le mode ARCHIVELOG

complète : totalité de la base

partielle : uniquement une partie de la base; sauvegarde incohérente entre elle; mode archivelog

incrémentale : on ne sauvegarde que les blocs modifiés depuis la dernière sauvegarde; cette sauvegarde peut être partielle ou complète Le mode Archivelog est utilisé lorsqu'aucune perte n'est autorisée et lorsque la base ne peut pas être fermée. La base de données peut restée ouverte lorsqu'un incident survient sur un fichier de données qui n'appartient pas aux tablespaces SYSTEM et UNDO.

5.6. Outils logiques

5.6.1. Exportation de données : Export

Ce programme réalise une extraction et une copie binaire des données qui est lisible uniquement par son homologue, import. Export est appelé en ligne de commande et possède de nombreux paramètres. Ces paramètres lui indiquent, par exemple, les données à extraire et où il faut les placer. Il permet de réaliser les opérations suivantes :

écrire un fichier de résultats qui contient toutes les instructions SQL nécessaires pour recréer l'infrastructure d'une base;

générer un ensemble d'instructions SQL pouvant être utilisées pour créer des tables, des index, des contraintes,

copier les données d'un schéma dans un autre schéma

déplacer les données depuis un serveur vers un autre

alimenter une nouvelle base de données

Pour pouvoir créer un export, il faut posséder le privilège système CREATE SESSION. Pour exporter des tables dont on n'est pas le propriétaire, il faut avoir le rôle EXP_FULL_DATABASE qui est compris dans le rôle DBA. Le paramètre compress permet de reconstruire plus aisément une table morcelée en plusieurs extents en un seul extent.

Mode

Description

Complet

Exporte les données, les définitions de données et d'objets stockés requis pour reconstruire la base de données à l'exception de l'utilisateur SYS

Utilisateur

Exporte les données, définitions de données et objets stockés appartenant à un ou plusieurs utilisateurs dont le nom est spécifié au moyen du paramètre owner

Table

Exporte les données, définitions de données (mais pas les objets stockés) de l'utilisateur qui exécute l'export ou du schéma dont les tables sont mentionnées dans le paramètre tables

5.6.2.

Importation de données : Import

 

L'utilitaire lit les fichiers créés à partir de export. Il permet de réaliser de nombreuses tâches :

reconstruire une base de données ou un schéma d'une base de données

restaurer une copie d'un objet tel qu'il existait au moment de l'export

restaurer les lignes supprimées d'une table suite à une erreur de programmation

déplacer des données vers une autre plate-forme.

Import possède exactement les même modes de fonctionnement que l'utilitaire export : mode interactif, mode ligne de commande et mode fichier de paramètres. Import supporte pratiquement les mêmes paramètres que export.

5.6.3. Un tablespace transportable

Un tablespace transportable permet de copier aisément et de déplacer un tablespace d'une base vers une autre. Un ensemble de tablespaces transportables contient tous les fichiers de données des tablespaces déplacés, ainsi qu'une copie exportée des métadonnées des tablespaces concernés. Les tablespaces doivent être fonctionnellement autonomes, ils ne devraient pas contenir d'objets dépendants d'autres objets extérieurs aux tablespaces transportés. Ainsi, si on souhaite déplacer une table, il faut également déplacer le tablespace qui contient ses index. Pour déterminer si un tablespace est fonctionnellement autonome, on peut utiliser la procédure TRANSPORT_SET_CHECK du package DBMS_TTS qui indique sont résultat dans la table du dictionnaire TRANSPORT_SET_VIOLATIONS : un résultat vide correspond au fait que le tablespace est fonctionnellement autonome.

On place les tablespaces que l'on souhaite déplacer en mode read only :

alter tablespace NEW_DATA read only; alter tablespace NEW_DATA_IDX read only;

Ensuite, on exporte les tablespaces et leurs métadonnées en utilisant les paramètres TRANSPORT_TABLESPACE et TABLESPACES de l'utilitaire export :

exp TRANSPORTABLE_TABLESPACE=Y TABLESPACES=(new_data,new_data_idx) CONSTRAINTS=N GRANTS=Y TRIGGERS=N

On procède alors à la copie des fichiers de données et le fichier d'export vers la base cible (cp, ftp, copy, etc). Il reste à connecter les tablespaces déplacés à la table cible :

imp TRANSPORTABLE TABLESPACE=Y

DATAFILES=(new_data1.dbf,new_data2.dbf,new_data_idx.dbf)

On termine en plaçant les tablespaces en module lecture-écriture dans la base cible :

alter tablespace NEW_DATA read write; alter tablespace NEW_DATA_IDX read write;

5.6.4. Oracle Data Pump Oracle data pump est une nouvelle technologie de Oracle 10g sur laquelle s'appuie les deux nouveaux utilitaires DP Export (expdp) et DP Import (impdp). Ces utilitaires servent à transporter des données et des métadonnées d'une base à une autre. Ils présentent des analogies avec export et import des versions antérieures d'Oracle mais sont en fait différents. En effet, grâce au package DBMS_DATAPUMP, ils offrent des performances supérieures en utilisant le traitement parallèle. Data Pump permet de déplacer une partie ou la totalité des données et métadonnées d'une base de données aux moyens de filtres qui sont implémentés par ces utilitaires. DP Export peut extraire des données de tables, des métadonnées et des informations de contrôle d'une base pour les enregistrer dans un ou plusieurs fichiers de transfert, ou fichier dump, dont le format propriétaire ne peut être lu que par DP Import. Les éléments contenus dans ces fichiers dump, par exemple, des instructions LDD de tables, des privilèges, des packages, des vues, etc, peuvent être chargés, via DP Import, dans une base de données cible sur un autre serveur et un système d'exploitation différent. Les principales fonctionnalités de cet utilitaire sont

l'extraction des instruction LDD sans les exécuter;

importation directe via le réseau en utilisant comme source une base de données plutôt que des fichier dump;

redémarrage possible des jobs data pump au moyen du paramètre start_job

possibilité de définir via le paramètre parallel le nombre maximal de threads et le degré de parallélisme pour les tâches d'exportation et d'importation

surveillance possible des jobs par rattachement et détachement aux jobs en cours d'exécution

évaluation possible de la quantité d'espace qui sera occupé par un fichier d'exportation au moyen de la clause estimate_only Les procédures de data pump sont implémentées dans le package dbms_datapump et celles de l'API métadata dans le package dbms_metadata. Les métadonnées extraites par ce package sont au format XML.

5.6.4.1. Exportation avec Data Pump L'utilitaire s'appelle expdp. Il possède cinq modes d'exécution mutuellement exclusifs :

exportation complète : elle peut servir à la reconstruction intégrale d'une base de données;

exportation de schéma : c'est le mode par défaut. Il permet l'exportation de un ou plusieurs schémas de la base de données;

exportation de table : permet d'exporter des tables ou des partitions ainsi que les objets dépendants;

exportation de tablespace : permet d'exporter toutes les tables stockées dans les tablespaces spécifiés dans le paramètre tablespace;

tablespace transportable : dans ce mode, seules les métadonnées sont exportées.

Un des grands intérêts de DP Export est la possibilité d'utiliser des filtres sur :

les données : pour filtrer on utilise paramètre query. Le filtre est appliqué une fois par table et par job

les métadonnées : pour filtrer on utilise le paramètre exclude et include. Si plusieurs filtres s'appliquent à un même job, ils sont reliés par l'opérateur and.

Exemples d'exportation :

exportation complète d'une base de données :

expdp system/manager DUMPFILE=expdata.dmp FULL=Y LOGFILE=export.log

exportation des tables clients et ventes du schéma scott :

expdp system/manager DUMPFILE=scott.dmp TABLES=scott.clients, scott.ventes LOGFILE=export.log

5.6.4.2. Importation avec Data Pump impdp permet de réaliser des importations à partir des fichiers dump construit par expdp. Il possède cinq modes de fonctionnement qui correspondent à ceux de l'exportation. Il est cependant possible de réaliser une importation à partir d'une exportation plus élevée dans la hiérarchie. Par exemple, il est possible d'importer une table à partir de l'exportation d'un schéma, d'une tablespace et de la base complète. Ceci est même possible par le réseau et il est également permis d'utiliser des filtres.

Exemple : importation complète d'une base de données :

impdp system/manager DUMPFILE=expdata.dmp FULL=Y LOGFILE=import.log

5.7. Rappels

5.7.1. Définitions

Sauvegarde (backup) : copie d'un ensemble de fichiers (de données, de contrôles redo,

support (disque, bande, dvd,

) autre que ceux contenant les données originales.

) sur un

Restauration (restore) : remplacement des fichiers altérés à partir d'une sauvegarde.

Récupération ou recouvrement (recovery) : reconstruction d'une base en utilisant le journal des images après.

Sauvegarde à chaud : signifie que la base est accessible pendant la sauvegarde : les utilisateurs restent donc connectés. Ces derniers peuvent même modifier les données pendant la sauvegarde.

Sauvegarde à froid : signifie que tous les utilisateurs sont déconnectés et que la base est arrêtées. On dit aussi que la sauvegarde est cohérente par rapport au fait que tous les fichiers constituant la base on été estampillés à la même heure lors de la fermeture des fichiers et de l'arrêt de l'instance.

Récupération complète : implique de ré-appliquer toutes les instructions consignées dans le journal des images après. En principe, elle ne s'accompagne d'aucune perte de données.

Récupération incomplète : consiste à ré-appliquer seulement une partie du journal des images après, disons jusqu'à un point précis dans le temps. Elle sert souvent à rétablir la base dans l'état où elle était juste avant qu'un incident ne survienne. Par exemple, l'exécution malheureuse d'un drop tablespace.

5.7.2.

Les fichiers redo

Lorsque les données sont modifiées dans Oracle, les tampons du cache des données le sont également pour refléter ces changements. Pour des raisons de performances, ces tampons ne sont, en général, pas immédiatement recopiés sur disque. Le contenu des tampons est d'abord consigné dans le cache des fichiers redo. Lorsqu'une transaction est validée, tous les enregistrements redo qui la concernent et qui se trouvent en cache sont écrits dans le journal redo sur disque accompagnés d'un numéro de changement système unique appelé SCN (System Change Number) et d'une identification d'heure. Les fichier redo assurent ainsi la protection des données en attendant qu'elles soient ultérieurement recopiées dans les fichiers de données.

Les entrées redo et les données modifiées ne sont donc pas enregistrée sur disque en même temps :

les première le sont systématiquement lorsqu'une transaction est validée, mais pas les secondes;

c'est le processus d'arrière-plan DBWn qui est chargé d'écrire dans les fichiers de données les tampons contenant les données modifiées (dirty buffer) afin de libérer de l'espace dans le cache des données au sein de la SGA.

DBWn est invoqué à intervalle régulier par le processus d'arrière-plan CKPT qui met à jour l'en-tête de tous les fichiers de données ainsi que les fichiers de contrôle avec les informations du dernier checkpoint. Oracle écrit dans les fichiers de redo de manière circulaire :

lorsque le fichier courant est rempli, il écrit dans le suivant, et ainsi de suite jusqu'à utiliser le premier;

dès lors, pour avoir un véritable journal des images après, il faut, avant d'écraser un fichier de redo l'avoir recopié ailleurs. On dit qu'il faut archiver les fichier redo.

Lorsqu'une base est configurée pour qu'elle archive les fichiers de redo, on dit qu'elle fonctionne en mode archivelog. L'archivage des fichiers redo est le mécanisme fournit par Oracle pour garantir la disponibilité permanente des données de la base autorisant leur sauvegarde à chaud.

5.7.3.

Que faut-il sauvegarder?

Le code oracle désigne les programmes qui constituent le logiciel Oracle une fois installé sur le serveur. La restauration est plus rapide que l'installation, les CD (DVD) sources ou site web.

Les fichiers de paramètres : le fichier de paramètre au format texte, init.ora ou celui au format binaire, spfile.ora. Ces fichiers changent très peu, mais devraient être sauvegardés de sorte que l'état courant de l'instance puisse être recrée.

Les fichiers de contrôles : contiennent des renseignements indispensables au démarrage de la base et utiles pour le processus de récupération : l'historique des fichiers redo archivés, le nom du fichier redo en ligne courant et des informations sur le dernier checkpoint.

Les fichiers redo archivés

Tablespace undo ou segments d'annulation

Les fichiers de données

Les fichiers de trace : dans certaines circonstances, le support Oracle les demande pour analyser certain problèmes.

Le fichier des alertes : ce fichier consigne de nombreux évènements tels que les démarrages et arrêts, les checkpoints, ainsi que les SCN qui correspond à l'incarnation courante de la base de données. Il peut être très utile de disposer de ces informations en cas de récupération incomplète. Par exemple, ce fichier permet de retrouver à quelle heure a eu lieu un drop tablespace malheureux

5.8. Archivage des redo log files

5.8.1. Mode opératoire

1. Modifier dans le spfile les paramètres concernant les processus d'archivage

2. Arrêter proprement la base de données

3. Monter la base de données

4. Passer la base de données en mode ARCHIVELOG

5. (Sauvegarder la base de données)

6. Ouvrir la base de données

SQL > ALTER SYSTEM SET

2 log_archive_format=‘redo_%S_%R_%T.arc’

3 SCOPE=SPFILE;

SQL > ALTER SYSTEM SET

2 log_archive_dest_1=‘LOCATION=<repertoire>’

3 SCOPE=SPFILE;

SQL > SHUTDOWN IMMEDIATE SQL > STARTUP MOUNT SQL > ALTER DATABASE ARCHIVELOG; SQL > STARTUP OPEN

%s : numéro de séquence

%t : numéro d'instance (thread)

%r : identifiant de remise à zéro des fichiers de journalisation

LOG_ARCHIVE_FORMAT

LOG_ARCHIVE_DEST(_n)

destinations en parallèle (max 10)

une des destinations au moins doit être locale

il est possible de désigner une base de secours comme cible

les répertoires ne sont pas créés par Oracle

zone flashback utilisée par défaut

LOG_ARCHIVE_DUPLEX_DEST

ARCHIVE_LAG_TARGET

durée entre deux archivages

0 = désactivé / entre 1minutes et 2heures

SQL > CONNECT / AS SYSDBA SQL > ARCHIVE LOG LIST

Vues utiles : v$database / v$log / v$archived_log / v$archive_dest

5.8.2. Problèmes courants

manque d'espace

destination inaccessible

SQL > ALTER SYSTEM SET

2 log_archive_dest_1=‘LOCATION=<rep>’

3 SCOPE=MEMORY; 3 SCOPE=MEMORY;

SQL > ALTER SYSTEM ARCHIVE LOG START

5.9. Présentation de RMAN

5.9.1. RMAN

RMAN permet la réalisation de sauvegarde et de restauration. Il utilise un repository pour stocker des informations sur sa configuration, les sauvegardes réalisées, la structure de la base de données, les fichiers archivés, etc. Le repository est stocké dans le fichier de contrôle et peut également être stocké dans un catalogue de récupération. Si utilisation d'une flash recovery area, il est possible de bénéficier des fonctionnalités de sauvegarde et de restauration. RMAN gère les sauvegardes obsolètes, ce qui permet d'indiquer combien de temps une sauvegarde doit être conservée (définition complémentaire). Pour chaque opération, RMAN utilise un « canal » : connexion entre le client RMAN et un processus serveur de la base de données. Une sauvegarde peut se faire sous la forme d'une « copie image » (copie identique du fichier) ou d'un « jeu de sauvegarde » (un ou plusieurs fichiers de sauvegarde).

5.9.2.

Lancer RMAN

Ligne de commande :

> RMAN target /

> RMAN target sys/aletest@aletest.world

Options :

target => paramètre ORACLE_SID par défaut

CATALOG

CMDFILE => possibilité de batch

LOG

APPEND

Remarque : les options et commandes SQLPLUS sont utilisables (SET ECHO, SPOOL, etc).

5.9.3. Configurer RMAN

RMAN dispose de plusieurs réglages persistants utilisés par défaut. Configurer la politique de conservation, rétention :

fenêtre de restauration : nombre de jours dans le passé où on veut revenir

fenêtre de redondance : indique combien de sauvegardes de chaque fichier doivent être conservées (par défaut une)

RMAN > CONFIGURE RETENTION POLICY TO RECOVERY WINDOW OF n DAYS; RMAN > CONFIGURE RETENTION POLICY TO REDUNDANCY n;

Configurer la sauvegarde automatique du fichier de contrôle :

par défaut sauvegarde dans la zone de récupération rapide (flash recovery area )

possibilité de destination par défaut spécifique

active aussi la sauvegarde automatique du SPFILE

sauvegarde automatique à chaque modification de structure de la base de données ou une sauvegarde RMAN est enregistrée dans le fichier de contrôleur

RMAN > CONFIGURE CONTROLFILE AUTOBACKUP ON; RMAN > CONFIGURE CONTROLFILE AUTOBACKUP FORMAT FOR DEVICE TYPE DISK TO ‘<format>’;

L'utilisation de la zone de récupération rapide

offre des fonctionnalités automatiques

conseil d'utiliser un disque séparé pour cette zone

sous répertoire avec différents types de fichiers (règles de nommage)

une même zone peut être employée par plusieurs base de données à condition qu'elles aient un nom unique

5.10. Sauvegarde

5.10.1. Généralités Commande :

RMAN > BACKUP [comment] quoi [option]

Il faut que la base de données soit montée ou ouverte car il est nécessaire d'accéder au fichier de contrôle de la base de donnée cible. RMAN peut sauver des fichiers de données, de contrôle, de paramètres serveur, des éléments de sauvegarde. Une sauvegarde RMA peut être réalisée sous la forme d'une copie image ou d'un jeu de sauvegarde (défaut). Dans un jeu de sauvegarde, il n'y a pas de sauvegarde des blocs jamais utilisés des bloc (et donc gain de place) et compression possible.

Paramètres courants :

comment?

INCREMENTALE LEVEL n [CUMULATIVE]

VALIDATE (simulation comme nero)

AS COPY ou AS BACKUPSET

quoi?

DATABASE

TABLESPACE cible

DATAFILE cible

CURRENT CONTROLFILE

SPFILE

ARCHIVELOG cible

option:

INCLUDE CURRENT CONTROL FILE

PLUS ARCHIVELOG

FORMAT='<format>'

NOT BACKED UP clause_depuis

5.10.2. Manipulations

5.10.2.1. Sauvegarde de la totalité de la base de données

RMAN > BACKUP [VALIDATE] DATABASE;

RMAN > BACKUP [VALIDATE] DATABASE;

5.10.2.2. Sauvegarde de tablespaces ou fichiers de données

RMAN > BACKUP TABLESPACE user, index; RMAN > BACKUP DATAFILE 1,2, ‘<rep/fichier>’; RMAN > BACKUP TABLESPACE system DATAFILE 5;

user, index; RMAN > BACKUP DATAFILE 1,2, ‘<rep/fichier>’; RMAN > BACKUP TABLESPACE system DATAFILE 5;

5.10.2.3. Sauvegarde du fichier de contrôle et du spfile

RMAN > BACKUP … INCLUDE CURRENT CONTROLFILE; RMAN > BACKUP CURRENT CONTROLFILE; RMAN > BACKUP AS COPY CURRENT CONTROLFILE; RMAN > BACKUP SPFILE;

RMAN > BACKUP CURRENT CONTROLFILE; RMAN > BACKUP AS COPY CURRENT CONTROLFILE; RMAN > BACKUP SPFILE;

5.10.2.4. Sauvegarde de fichier archivés

Si pas multiplexé et si pas archivés dans la zone de récupération rapide

RMAN > BACKUP ARCHIVELOG ALL; RMAN > BACKUP ARCHIVELOG FROM TIME ‘SYSDATE-1’ DELETE ALL INPUT; RMAN > BACKUP AS COMPRESSED BACKUPSET ARCHIVELOG FROM TIME ‘SYSDATE-7’ NOT BACKED UP 2 TIMES; RMAN > BACKUP DATABASE PLUS ARCHIVELOG; RMAN > BACKUP DATABASE PLUS ARCHIVELOG DELETE ALL INPUT;

Commande BACKUP

PLUS ARCHIVELOG :

1. Archivage du fichier de journalisation courant

2. Sauvegarde de tous les fichiers de journalisation archivés

3. Sauvegarde des autres éléments

4. Archivage, à nouveau, du fichier de journalisation courant

5. Sauvegarde des fichiers de journalisation archivés générés depuis le début de la sauvegarde

Option NOT BACKED UP : pour ne pas sauvegarder que les fichiers de journalisation archivés qui n'ont pas déjà été sauvegardés un nombre de fois ou depuis un certain temps

5.10.2.5. Sauvegarde incrémentale

Elle permet de sauvegarder uniquement les blocs qui ont été modifiés depuis la dernière sauvegarde. A utiliser plutôt lorsque l'activité de mise à jour est relativement faible

RMAN > BACKUP INCREMENTAL LEVEL 0 DATABASE; RMAN > BACKUP INCREMENTAL LEVEL 1 DATABASE;

5.10.2.6. Sauvegarde incrémentale

différentielle ou cumulative / Niveau 0 ou Niveau 1

incrémentale niveau 0 : sauvegarde tous les blocs utilisés des fichiers de données (sauvegarde complète)

différentielle niveau 1 : tous les blocs modifiés depuis la dernière sauvegarde de niveau 0 ou 1 (défaut)

cumulative niveau 1 : tous les blocs modifiés depuis la dernière sauvegarde de niveau 0

blocs modifiés depuis la dernière sauvegarde de niveau 0 Incrémentale cumulative Cumulative cumulative Soors Aurore

Incrémentale cumulative

modifiés depuis la dernière sauvegarde de niveau 0 Incrémentale cumulative Cumulative cumulative Soors Aurore 27

Cumulative cumulative

5.10.3.

Scénario

Hypothèses de départ:

une zone de récupération rapide est utilisée

la sauvegarde automatique des fichiers de contrôle a été activée Scénarios :

sauvegarde complète base fermée

sauvegarde complète base ouverte

sauvegarde partielle base ouverte

sauvegarde incrémentale

partielle base ouverte • sauvegarde incrémentale 5.10.4. Sauvegarde complète (cohérente) Commande (avec

5.10.4. Sauvegarde complète (cohérente)

Commande (avec RMAN) :

RMAN > SHUTDOWN IMMEDIATE; RMAN > STARTUP MOUNT; RMAN > BACKUP DATABASE; RMAN > SQL « ALTER DATABASE OPEN »;

5.10.5. Sauvegarde complète (incohérente)

Sauvegarde complète + sauvegarde des fichiers de journalisation + suppression des fichiers de journalisation archivés sauvegardés. Commande :

RMAN > BACKUP DATABASE PLUS ARCHIVELOG DELETE INPUT

5.10.6. Sauvegarde partielle base ouverte

La totalité de la base de données est sauvegardée en 3 fois en 3 jours :

# Sauvegarde 1 : fichiers de données 1 et 2

RMAN > BACKUP DATAFILE 1,2 PLUS ARCHIVELOG DELETE INPUT;

# Sauvegarde 2 : fichiers de données 3 et 4

RMAN > BACKUP DATAFILE 3,4 PLUS ARCHIVELOG DELETE INPUT;

# Sauvegarde 3 : le reste

RMAN > BACKUP DATABASE NOT BACKED UP SINCE TIME=‘SYSDATE-3’ PLUS ARCHIVELOG DELETE INPUT;

5.10.7. Sauvegarde incrémentale

Sauvegarde incrémentale cumulative sur un cycle d'une semaine :

# Dimanche : sauvegarde incrémentale de niveau 0

RMAN > BACKUP INCREMENTAL LEVEL 0 DATABASE;

# Lundi au Samedi : sauvegarde incrémentale cumulative de niveau 1

RMAN > BACKUP INCREMENTAL LEVEL 1 CUMULATIVE DATABASE;

5.11. Le repository RMAN

5.11.1. Trouver les informations

5.11.1.1. La Commande LIST

Elle permet d'afficher des informations sur les sauvegardes et les fichiers de journalisation archivés.

RMAN > LIST cible [BY FILE | SUMMARY] [filtre_sauvegarde]; RMAN > LIST {BACKUPSET | BACKUPPIEC}{liste_clés | tag=‘nom’}; RMAN > LIST ARCHIVELOG [ALL | filtre_archive][info_sauvegarde];

Exemples :

RMAN > LIST BACKUP OF DATABASE; RMAN > LIST BACKUP OF DATAFILE 1; RMAN > LIST BACKUP OF TABLESPACE system, sysaux. RMAN > LIST BACKUP OF CONTROLFILE SPFILE; RMAN > LIST BACKUP OF ARCHIVELOG ALL RMAN > LIST BACKUP OF ARCHIVELOG UNTIL TIME ‘SYSDATE_1’; RMAN > LIST BACKUP TAG=‘DBINC0’; RMAN > LIST BACKUP COMPLETED AFTER ‘SYSDATE_1’;

RMAN > LIST BACKUPSET 8; RMAN > LIST BACKUPSET TAB=‘DBINC0’; RMAN > LIST BACKUPPIECE 76;

RMAN > LIST ARCHIVELOG ALL;

# dans la dernière heure

RMAN > LIST ARCHIVELOG FROM TIME ‘SYSDATE_1/24’;

# archives sauvegardées 2 fois sur disque

RMAN > LIST ARCHIVELOG ALL BACKED UP 2 TIMES TO DEVICE TYPE DISK;

# archives jamais sauvegardées sur disque

RMAN > LIST ARCHIVELOG ALL BACKED UP 0 TIMES;

5.11.1.2. La commande REPORT

réaliser des interrogations plus évoluées

utilisations principales :

1. lister les éléments qui nécessitent une sauvegarde

2. lister les sauvegardes obsolètes

3. afficher la liste des fichiers de données de la base de données

1. Lister les éléments qui nécessitent une sauvegarde :

RMAN > REPORT NEED BACKUP [condition][objets];

Options :

Condition :

DAYS = n

incremental = n

recovery window of n days

redundancy = n

Objets :

database

database <liste>

tablespace <liste>

2.

Lister les sauvegardes obsolètes

RMAN > REPORT OBSOLETE [condition];

Options :

Conditions

recovery window of n days

redundancy = n

3. Afficher la liste des fichiers de données de la base de données

RMAN > REPORT SCHEMA;

5.11.2. Gérer le repository

5.11.2.1. La commande CROSSCHECK

vérifier que les informations enregistrées dans le dictionnaire correspondent bien à des fichiers existants

trois status possibles : expired / available / unavailable

RMAN > CROSSCHECK cible [filtre_sauvegarde]; RMAN > CROSSCHECK {BACKUPSET | BACKUPPIECE}{liste_cles | tags}; RMAN > CROSSCHECK ARCHIVELOG [ALL | filtre_archive];

5.11.2.2. La commande DELETE

Elle permet de supprimer des sauvegardes (suppression physique + dans le repository). Variantes possibles :

supprimer des sauvegardes ou fichiers de journalisation

supprimer les sauvegardes obsolètes.

5.11.2.3. La commande CATALOG

Elle permet d'indiquer à RMAN l'existence de fichiers de journalisation archivés ou d'éléments de sauvegarde qui ne sont pas enregistrés dans le référentiel RMAN. Cas possibles :

mauvais emploi de DELETE, le fichier physique est toujours la

récupération avec mauvais fichier de contrôle

recréation de fichier de contrôle (il est vide)

erreur sur le fichier de contrôle

déplacement du fichier physique

5.12. Restauration

5.12.1. Vue d'ensemble

Plusieurs facteurs dépendants :

nature du/des fichiers endommagé(s) ou perdu(s)

mode de fonctionnement de la base (archivelog ou non)

sauvegarde possible

Que faire :

identifier la nature du problème

définir le mode opératoire

Conseil inital : avant de commencer toute opération de restauration, réaliser une sauvegarde complète de la base endommagée. Au minimum une sauvegarde du fichier de contrôle et des ficher de journalisation en ligne.

Deux étapes :

restauration : extraire d'une sauvegarde les fichiers nécessaires

récupération : appliquer les fichiers de journalisation aux fichiers récupérés de la sauvegarde

de journalisation aux fichiers récupérés de la sauvegarde 5.12.2. Principes généraux 5.12.2.1. En mode NOARCHIVELOG

5.12.2. Principes généraux

5.12.2.1. En mode NOARCHIVELOG

mode opératoire :

restaurer la dernière sauvegarde complète de la base

redémarrer la base

toutes les modifications apportées depuis la dernière sauvegarde sont perdues

dans certaines situations, il peut être possible de récupérer tout ou une partie des modifications apportées depuis la dernière sauvegarde

dans certaines situations,

un cycle complet de basculement des fichiers de journalisation n'a pas eu lieu depuis la sauvegarde --> restauration comme si en mode archivelog

le fichier de données perdu n'est pas critique pour la base de donnée (il n'appartient pas au tablespace SYSTEM ni au tablespace UNDO) et la base de données a été arrêtée lors de l'incident --> pas de restauration nécessaire au prochain démarrage ou suppression/recréation

tous les fichiers de contrôles sont perdu mais les autres sont intacts

5.12.2.2.

En mode ARCHIVELOG

mode opératoire :

restaurer la dernière sauvegarde de chaque fichier perdu

appliquer les fichiers de journalisation (archives puis ceux en ligne)

redémarrer la base (si la restauration ne s'est pas fait base ouverte)

récupération complète

type de restauration simple et ne pose pas de problèmes s'il reste au moins un fichier de contrôle, un membre par groupe de fichier de journalisation sont disponibles

différentes situations peuvent conduire à une récupération incomplète (point in time recovery) :

volontairement, pour s'arrêter devant un ordre SQL malencontreux

involontairement, si des fichiers de journalisation sont perdus

5.12.3. Incidents sur les fichiers de contrôle Les incidents « peu graves » :

perte d'un ou plusieurs fichiers de contrôle (du moment qu'il en reste au moins un)

perte d'un ou plusieurs fichiers de journalisation

Les incidents « graves » :

perte de tous les fichiers de contrôle

perte de tous les membre d'un groupe de fichier de journalisation (gravité dépendant du statut du groupe perdu)

Ces situations sont évitées si on multiplexe correctement les fichiers de contrôle et de journalisation,

5.12.4. Identification de la nature des problèmes

message d'erreur concernant les fichiers de contrôle : ORA-00204 à ORA-00206

message d'erreur concernant les fichiers de journalisation : ORA-00312 à ORA-00321

message d'erreur concernant les fichiers de données : ORA-01157 à ORA-01110

Lorsque la base de données montée ou ouverte, on peut interroger la vue V$RECOVER_FILE pour déterminer la liste des fichiers de données sur lesquels il existe un problème.

5.12.5. Les commandes RMAN

L'objectif principal est de bien choisir la cible en fonction de la nature du problème. Ensuite RMAN se charge de tout :

identifier les sauvegardes à utiliser;

en extraire les fichiers requis;

identifier les fichiers de journalisation archivés nécessaires

les extraire d'une sauvegarde s'ils ont été sauvegardés puis supprimés

5.12.5.1. La commande RESTORE

RMAN > RESTORE cible [options]

RMAN > RESTORE cible [options]

Options :

PREVIEW : lister les sauvegardes dont RMAN a besoin pour réaliser la restauration correspondante

VALIDATE : tester si la restauration peut être restaurée

5.12.5.2. La commande RECOVER

RMAN > RECOVER cible [options]

RMAN > RECOVER cible [options]

Lors de l'opération de récupération, RMAN recherche les fichiers de journalisation archivés dont il a besoin en premier lieu sur le disque. Les fichiers de journalisation archivés manquant sont automatiquement restaurés à partir de sauvegardes, vers le répertoire d'archivage défini par le paramètre

LOG_ARCHIVE_DEST_1

5.12.6. Scénarios de restauration

1. Restauration du SPFILE

2. Restauration d'un fichier de contrôle

3. Restauration d'un fichier de journalisation

4. Restauration complète de la totalité d'une base de données en mode ARCHIVELOG

5. Restauration complète d'une partie d'une base de données en mode ARCHIVELOG

6. Restauration de tous les fichiers de contrôle en mode ARCHIVELOG

7. Restauration incomplète en mode ARCHIVELOG

8. Restauration en mode NOARCHIVELOG

9. Restauration à un emplacement différent

10. Tablespace temporaire géré localement

Hypothèses de départ :

la sauvegarde automatique du fichier de contrôle et du SPFILE est activée

utilisation d'une zone de récupération rapide

pas de base de données annexe pour stocker le repository RMAN

Remarque : si le fichier SPFILE, ou de contrôle, ou de journalisation est perdu, d'abord résoudre ces problèmes avant de traiter le cas des fichiers de données.

5.12.6.1.

Scénario 1 : Restauration du SPFILE

Deux possibilités :

le recréer à partir d'un fichier de paramètres texte (méthode la plus simple)

le restaurer à partir d'une sauvegarde RMAN

Pour restaurer à partir d'une sauvegarde RMAN :

#positionner le DBID correspondant à la DB RMAN > SET DBID <nombre> RMAN > SET DBID <nombre>

#démarrer l’instance sans la monter (RMAN va utiliser un spfile temporaire pour démarrer l’instance RMAN > STARTUP NOMOUNT RMAN > STARTUP NOMOUNT #restaurer le fichier de paramètres serveur à partir d’une sauvegarde automatique RMAN > RESTORE SPFILE FROM AUTOBACKUP; RMAN > RESTORE SPFILE FROM AUTOBACKUP;

# si cela échoue, ou si utilisation d’une sauvegarde qui n’est pas une

sauvegarde automatique, restaurer à partir d’une sauvegarde spécifique

RMAN > RESTORE SPFILE FROM ‘<fichier>’;

# redémarrer l’instance et l’ouvrir RMAN > SHUTDOWN RMAN > STARTUP

5.12.6.2. Scénario 2 : Restauration d'un fichier de contrôle

Dans le cas où l'on a perdu un ou plusieurs fichiers de contrôle mais qu'il en reste au moins un, il ne faut PAS repartir d'une sauvegarde de fichier de contrôle. Il faut simplement dupliquer un des fichiers de contrôle restants pour remplacer les fichiers perdus.

Mode opératoire :

1. Arrêter la base de données

2. Utiliser le fichier d'alerte de l'instance pour identifier les fichiers perdus

3. Dupliquer une version valide du fichier de contrôle pour la mettre à la place de celui endommagé

4. Redémarrer la base de données

Si le fichier de contrôle est dupliqué à un autre emplacement que celui d'origine, il faut modifier le paramètre CONTROL_FILES dans le fichier du SPFILE.

Mode opératoire :

1. Démarrer l'instance sans la monter

2. Modifier le paramètre CONTROL_FILES du SPFILE

3. Redémarrer l'instance

Exemple :

SQL > STARTUP NOMOUNT SQL > ALTER SYSTEM SET CONTROL_FILES=

1 ‘<rep + nom fichier>’

2 ‘<nouveau rep et nom fichier>’

3 SCOPE=SPFILE; SQL > SHUTDOWN IMMEDIATE SQL > STARTUP

5.12.6.3. Scénario 3 : Restauration d'un fichier de journalisation

Même stratégie avec la recréation des fichiers.

Mode opératoire :

1. Identifier le/les fichier(s) endommagé(s) dans le fichier des alertes, dans le fichier de trace de LGWR ou dans la vue V$LOGFILE

2. Supprimer le membre endommagée

SQL > ALTER DATABASE DROP LOGFILE MEMBER ‘nom_fichier’;

3. Ajouter un nouveau membre au groupe concerné

SQL > ALTER DATABASE ADD LOGFILE MEMBER ‘nom_fichier’ TO GROUP numero;

4. Réitérer les deux opérations précédentes avec tous les membres endommagés

Remarque : on ne peut supprimer le membre si il appartient au groupe courant. Dans ce cas, il faut changer de groupe courant :

SQL > ALTER SYSTEM SWITCH LOGFILE

Cet ordre ne peut être exécuté que si la base de données est ouverte. Si la base de données est fermée, et qu'elle ne peut pas être ouverte tout de suite, on peut reporter la correction du problème à plus tard,

5.12.6.4. Scénario 4 : Restauration complète de la totalité d'une base de données en mode ARCHIVELOG

Hypothèses :

tous les fichiers de données perdus

instance arrêtée

Mode opératoire :

# monter la DB

RMAN STARTUP MOUNT RMAN > STARTUP MOUNT

# restaurer la DB

RMAN > RESTORE DATABASE;

# récupérer la DB #p

RMAN > RECOVER DATABASE DELETE ARCHIVELOG MAXSIZE 200M;

# ouvrir la DB

RMAN > SQL « ALTER DATABASE OPEN »;

5.12.6.5. Scénario 5 : Restauration complète d'une partie d'une base de données en mode ARCHIVELOG

Hypothèse : perte d'un ou plusieurs fichiers de données (mais pas tous).

Il y a deux possibilités de réalisations selon la nature du problèmes :

base fermée :

fermée initialement

fichier de données du tablespace SYSTEM ou UNDO

base ouverte :

autres fichiers de données

Restauration avec une base de données fermée :

un fichier du tablespace SYSTEM est perdu

mode opératoire :

# monter la DB

RMAN > STARTUP MOUNT

# restaurer fichiers de données souhaité via restore tablespace/datafile RMAN > RESTORE TABLESPACE system;

# récupérer les fichiers de données # récupérer les fichiers de données RMAN > RECOVER TABLESPACE system;

# ouvrir la DB

RMAN > SQL « ALTER DATABASE OPEN »;

Restauration avec une base de données ouverte :

un fichier du tablespace INDEX est perdu

mode opératoire :

partie optionnelle si la base est déjà ouverte :

# monter la DB

RMAN > STARTUP MOUNT

# mettre offline les fichiers perdus

RMAN > SQL « ALTER DATABASE DATAFILE 6 OFFLINE »;

# ouvrir la DB # ouvrir la DB

RMAN > SQL « ALTER DATABASE OPEN »;

#mettre les TBS concernés offline RMAN > SQL « ALTER DATABASE indx OFFLINE IMMEDIATE »; #restaurer les fichiers de données souhaitées RMAN > RESTORE DATAFILE 6; #récupérer les fichiers de données RMAN > RECOVER DATAFILE 6; #passer ONLINE les tablespaces concernés RMAN > SQL « ALTER TABLESPACE indx ONLINE;

5.12.6.6. Scénario 6 : Restauration des fichiers de contrôle en mode ARCHIVELOG

Hypothèses :

perte de tous les fichiers de contrôle et un fichier de données

on dispose de sauvegarde automatique du fichier de contrôle et les fichiers de journalisation en ligne sont disponibles

l'instance est arrêtée

Mode opératoire :

1. Positionner le SID correspondant

2. Démarrer l'instance sans la monter

3. Restaurer les fichiers de contrôle à partir d'une sauvegarde automatique

4. Monter la base de donnée

5. Restaurer les fichiers perdus

6. Récupérer la base de données (pas uniquement les fichiers de données car on repart d'une sauvegarde de fichier de contrôle; sous entendu un CROSSCHECK et CATALOG)

7. Ouvrir la base de données avec l'option « RESETLOGS » (obligatoire)

Exemple :

RMAN > SET DBID <numero> RMAN > STARTUP NOMOUNT RMAN > RESTORE CONTROLFILE FROM AUTOBACKUP; RMAN > SQL « ALTER DATABASE MOUNT »; RMAN > RESTORE DATAFILE 5; RMAN > RECOVER DATABASE; RMAN > SQL « ALTER DATABASE OPEN RESTLOGS »;

5.12.6.7. Scénario 7 : Restauration incomplète en mode ARCHIVELOG

Hypothèse : tout est perdu : fichier SPFILE, fichier de contrôle, fichier de données, fichier de journalisation en ligne. Ce type de restauration est nécessaire dans les cas suivants :

perte de tous les redo log file

perte d'un fichier de journalisation archivé nécessaire à une récupération

retour avant un ordre SQL malencontreux (drop table, etc)

Dans tous les cas, il faut identifier le point de retour (SCN, timestamp, sequence) souhaité.

Mode opératoire :

1. Positionner le SID

2. Démarrer l'instance sans la monter

3. Restaurer le fichier de paramètres serveur

4. Redémarrer l'instance sans la monter (démarrage avec le SPFILE)

5. Restaurer les fichiers de contrôle

6. Monter la base

7. Synchroniser le référentiel RMAN avec le contenu de la zone

Exemple :

RMAN > SET DBID <numero> RMAN > STARTUP NOMOUNT RMAN > RESTORE SPFILE FROM ‘<rep+nom fichier>’; RMAN > STARTUP NOMOUNT FORCE; RMAN > RESTORE CONTROLFILE FROM AUTOBACKUP; RMAN > SQL « ALTER DATABASE MOUNT »; RMAN > CATALOG RECOVERY AREA NOPROMPT ; RMAN > CATALOG START WITH ‘rep’ NOPROMPT; RMAN > SQL « ALTER DATABASE OPEN RESETLOGS »;

5.12.6.8. Scénario 8 : Restauration en mode NOARCHIVELOG

Hypothèses :

perte de tout ou une partie de la base de données

mode noarchivelog

Solution : ramener la base de donnée à l'état où elle se trouvait lors de la dernière sauvegarde complète base fermée. Si les fichiers de journalisation sont disponibles et qu'il n'y a pas eu un cycle complet de basculement des fichiers de journalisation depuis la dernière sauvegarde, on peut alors tenter une restauration de type archivelog. Si la récupération signale une erreur, la situation est à priori désespérée. Dans ce cas, on peut « tenter » une restauration en mode NOARCHIVELOG.

Mode opératoire :

1. Positionner le SID

2. Démarrer l'instance sans la monter

3. Restaurer les fichiers de contrôle à partir d'une sauvegarde automatique

4. Monter la base

5. Restaurer la base

6. (éventuellement) restauration incrémentale

7. Ouvrir la base de données avec option RESETLOGS

Exemple :

RMAN > SET DBID <numero> RMAN > STARTUP NOMOUNT RMAN > RESTORE CONTROLFILE FROM AUTOBACKUP; RMAN > SQL « ALTER DATABASE MOUNT »; RMAN > RESTORE DATABASE ; RMAN > RECOVER DATABASE NOREDO;] RMAN > SQL « ALTER DATABASE OPEN RESETLOGS »;

5.12.6.9. Scénario 9 : Restauration à un emplacement différent

Hypothèse : impossible de restaurer les fichiers de données dans l'arborescence d'origine.

Solution : utiliser deux commandes supplémentaires dans le processus de restauration (dans un bloc run) :

Avant la restauration :

SET NEWNAME FOR DATAFILE ‘ancien’ TO ‘nouveau’;

Après la restauration mais avant la récupération :

SWITCH DATAFILE ALL;

Exemple :

RUN

{

STARTUP MOUNT SET NEWNAME FOR DATAFILE <fichier> TO <fichier>. RESTORE TABLESPACE data; SWITCH DATAFILE ALL; SWITCH DATAFILE ALL; RECOVER TABLESPACE data; SQL « ALTER DATABASE OPEN »;

}

5.12.6.10. Scénario 10 : Tablespace temporaire géré localement Les fichiers de données des tablespaces temporaires gérés localement ne sont jamais sauvegardés par RMAN et ne peuvent donc pas être restaurés. Après une restauration, il faut donc recréer les fichiers de données des tablespaces gérés localement.

5.12.7. Techniques de flashback Fonctionnalité permettant d'interroger les données telles qu'elles étaient à un instant donné du passé. Trois niveaux :

niveau ligne : requête, version, transaction (modification par une ou plusieurs transactions sur un intervalle de temps).

niveau table : permet de ramener la table à l'état où elle était à un certain moment dans le passé ou juste avant un drop.

niveau base de données : permet de ramener la totalité de la base de donnée à l'état où elle était à un certain moment dans le passé.