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UniversitéIbn Zohr
EcoleNationalede Commerceet de Gestion
d'Agadir

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à I'Etudède,Droit
Intfoducti'on'

llliveau : PremièreAnnée (7"t Semestre)


Document nol

i:i''ii'*''r
Année universitaire : 2006 -2007 Professett,iM, M. AI{RI

I
Avant -ProPos:

Commela religion, la morale, la scienceori I'art, te DROIT est un phénomène


ptn"ententhumain (il fi"out,esd sourcedans I'intelligencehumaineet I'hommeconstittreson
ultimefinalité).
Ll particularitédu Droit, en tant que phénomènehumain, lui vient de son objet qui est
tl"organiser lesrnpports des individus ttittctttten 'société.

ftrî acquisedu péril qti s'attacheà pt'ivilëgier


Le clroit estapparu quand la conscience
communauté-
ln.force con'meprincipe régulateur desrelations au sein d.1,tne

Naturellement,)'acces.siondu Droit à son njveau actuelde développement fut lente.


Eile s'est développéesur plusieurs millénaires.Mais ce développementreste encore, à
limité, ce qui démontrentd'ailleursles différentesmodifrcationsqu'il subitpar l'effet
pr'ésent,
dr:sréformescontinuesen matièrede législationet de réglementations.

Le droit y trouve des développements, ciesappiications,danstous ies coinporierrrenis


dr:la conditionindividuelleet tousles secteursde I'activitéhumaine.

On note par là l'intérêt d'être avisé,informé, voire simplementêtre conscientclela


chose juridique le citoyen,vivent chaque
(le particulier,le pèrede la famille, le professionnel.
jour dansun environnement juridique,souventdiffus et complexe,maisauquel,ils ne dewont
pits être étrangerset indifférents).

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7'

Introduction

Pour l'étudiantqui commencedesétudesjuridiques,il est nécessaire de définir le sens


du mot ( DROIT >.
Que signifiece mot ?
Différentesexpressions tellesque :
- faire son droit ;
- avoir,ou ne pasavoir le droit de fairetelle ou telle chose;
- droit civil, commercial,pénal,administratifl... ont - ellesles mêmessens,recouvrent-
ellesles mêmesnotions?
On distingue,en général,deuxnotionsessentielles :

- le droit objectif;
- et les droîts subjectifs

. Le droit objectif, ou règle de droit, est constitué par I'ensemble des règles
juridiques,qui régissentla vie deshontmesen société;
. Les droits subjectîfs, sont les prérogatives dont peuvent se prévaloir les
personnesprisesindiviùrellement. Cespersonnessont appeléesdes < sujetsde
droit >.

Les différents droits subjectifs seront étudiésdans /e titre -II- de ce cours. Pour le
moment, nous allons examinerla notion et I'objectif du droit objectif (titre I). Après, une
partie seraconsacrée
tr,cisiènte à une présentationsommairede l'organisationjuridictionnelle
du systèmejuridique marocain,et enfin, dans une quatriètneparlie, nous présenteronsses
différentesprofessions juridiques.

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Titre I : Le droit au sensobiectif

Plan du titre nol :

Chapitre preFier : Les caractèreset Ie contenudu droit objectif.

Deuxièmechapitre : Les sourcesdu droit objectif.

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Chapitrepremier : Les caractèreset le contenudu droit
obiectif.

Dansle présentchapitre,nouscommencerons par une brèvedéfinitionsur la notionde


(sectionno2) et enfin, son
droit (sectionno1). Après, nous étudieronsses caractéristiques
contenu(sectionn'3)

Sectionnol - Définition de la notion de droit :

Le droit est 1'ensembledes règlesqui s'appliquentaux individus depuisle jour


de leur naissancejusqu'au jour de leur décès.I1 concernetous les domainesde
I'activitéhumainequ'il s'agissedu milieu familial, socialou professiorurel.
Le droit peut - être considérésous derx aspects: le droit obiectif et les droits
subiectifs.
- Le droit au sensobjectif est I'ensembledesrèglesjuridiquesà.caractèregénéralet
impersonnelcpi organisentles relationsdeshommesente eux et fixent les limites de
ieur activité au sein de la sociétéet qui sontsanctionnée,s par l'autorité publique.
Exemple: le droit interdit et punit le crime, et oblige les citoyens (contibuables) à
payer les impôts. Ces règlesprocèdentd'un droit qui se définit par son objet, c'est
poulquoi il est appelédroit objectif.
- Les ù'oits subjectif,s;signifient I'ensemble des prérogativesque possèdent/es
indiviùrs.Il s'agit desdroitsde chacun,exemple: droit de propriété,droit à la pension
alimentaire,...

Le dloit objectif et les droits subjectifsenh'etiennentdes rapportsprofondément


én'oits; les droits subjectifsne peuventexisteret s'exercerque s'ils ne contredisent
pas les lois édictéesdans I'intérêt social,c'est à dire, c'est le droit objectif qui fixe
l'ensembledes dloits de chaqueindividu et permet ainsi à toute personned'invoquer
sesdroits subjectifs.
De même,l'évolution des droits subjectifsest conditionnéepar celle du droit objectif
lui-mêrne.

Section no? Les caractèresde la règle de droit (ou droit

il faudrait d'abord définir qu'est ce


Avant de présenterses caractéristiques,
qu'entendpar rmerèglede droit ?

Une <<règle de droit t est une règle de conduite sociale dont Ie respeetest
assurépar I'autorité publique,
La règle de droit a, donc,I'aspectd'un certaincommandement;c'est pour cefaqu'elle
estobligatoire,générale,permanentçetcoercitive {{'.
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;
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A - Lu règle de droit u t{n caructère obligatoire :

La règle de dloit estobligatoire pourtoute les personnesà qui elle s'applique.


Pour examinerI'action de la règle de droit, ou règlejuridique, on dit généralernentque
la règle de droit permet, ordonne,défend,ot.tpttnit.
Défendre,ordonuer,exprimentclailementl'idée d' obIigation.
Exemples:
- Le médecinn'a pas I'obligation de guérir son client (malade)mais seulementde lui
prodiguer des soins de manière affentive et éclairée, conformémentaux demières
connaissances scientifiquesdansle domaine.
- Le contribuablea I'obligationde payerleursimpôtsaux échéances préwes.

La règle de droit du fait qu'elle est qqntraiglâqtÇ,-touteviolation Ia concernantfait


l'objet de sanctions de la part des pottt,oirs publics' (eJle-ae*r.erte,.pæàÀÉta$,-&
conseilouder4ceux,tout individu doit se conformerà 1'égalité).
Cependant,il faut noter qu'il existedes degrés(niveaux)danscette I'obligation des
règles juridiques : Certaines se regroupent dans la catégorie des règles dites
impératittesott d'ordre public qui s'irnposentde ntanièreabsolue: ni les particuliers
ni les tribunaux ne peuvent écarterleur application(exemples: règles de dloit pénal,
règlesde dloit public,.. .). Le caractèreimpératifde cesrèglessejustifie, surtout,par le
fait qu'elles s'attachentaux principesfondamentauxde la société.
Et il existe,aussi,d'autresrèglesclites: rjryInj"lWLkalion qui sont plvs souples,
dans la mesrile où les parties concerrrées peuventsoit en modifier le contenusoit les
écarter(il s'agit deslois ditessuppl.étives ou in.terprétatives).On renconte ce type de
lois surtout dans Ie domaine des conûats ou les conû'actantspeuvent choisir ou
arnénagerles modalitésde leurs conventionsselonleru volonté.A ce moment,contme
le prévoit, par exemple,I'article 230 du Dahir des Obligationset Contratsmarocain
(D.O.C.),l'obligationconh'actuelle tiendracleloi vis à vis despartieset revêtilaà leur
regaldun caractèreobligatoire,sanctionnépall'autorité publique(à tiûe d'exemple:
I'article 502 du D.OC.quiprévoitla liwaison de I'objet achetéauralieu au magasinde
vente, à moins que les contlactantsdécident d'un autre endloit. Si les parties ne
manifestentpas de volonté conh'aireà cette prescriptionsupplétive,cette clernière
deviendraobligatoire2).

En plus du caractèreobligatoile, la règle de droit estgénérale.


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A I'origlne (tempsde I'antiquité), la vengeanceprivée était admise : chacunsefaisaitjustice à lui-même:en
exerçantdesreprésailles.Actuellement,c'est la sociétéqui inten'ient pour sanctionnerle non respectdês lois.
I
Nous pourons donc clireque la loi impérativeordonneou cléfendet que I'inclividu est tenu de s'v soumeltrç,il
ne peut y éclupper. Par contrg Ia Joi supplétiræou interprétativeae s'imposeaur iadivjdus que s'ilsa'en ont pas
écartéet'applicaton. r.'
[-i.û.lt {SfJg g 4i5.â
1O3 ê5J p)l-.sJl

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B - Le droit a un cuîuctèregénëral:

Cela siguifie qu'elle s'appliqued'une même façon à tous les ildividus sans
exception,dansune sociétédonnée.Elle est impersonnelleet ne tient pas comptedes
particularisrnesindividuels; c'est pour cela qu'on peut dire, qu'elle a un caractère
objectiJi
La règle de droit estrédigéeen lernxesabslraits;celaveut dire qu'elle ne s'appiique
pas à telle, ou telle personnenofilmémentdésignée;mais à toutesles personnessans
distinctioruou bien à une catégoriedepersomesdéterminées.
Ce calactèregénéralde la règle de droit estthéoriquementune garantiecoîtl.e toute
discrintinationpersonnelle,en vertu du principed'ëgalitëquereconnaîtla constitution
marocaine.
MaiS*Uéælité-dest'pa5 nécessairement/'unifortnité; car il est lëgitime de tïailer
cliJféremment, en droit ce qui estdffirent enfait (exemple: le droit de vote estaccordé
aux uns et refuséaux auhespour desmotifs différents(âge,peinesprivatives,...).
Par ailleurs,il faut signalerl'existenced'un certaindroit de classe,qui s'est créeet
dévetoppéau fil du temps, dans la mesure où certainesrègles de droit ne seront
applicablesqu'à telle ou telle classesociale: les commerçatrts, ies locatailes,...
Mais, à I'intérieur de chaqueclasseconsidérée, la règle de droit s'appliquerade
manièreuniforme à tout le monde(élémentsde classe).
Ce calactèregénéralest une manifestationde l'applicationdu principe < /'ëgalité de
tousdevantla loi >.
Obligatoire,générale,la règle de droit est aussipermanentc-

C - La règlede droit a un caructèrepermanent:


Comme les individus, les règles de droit ne sont pas éternelles.Elles ont un
commencementet une fin.
La permanencede la règle, est son applicabilitéconstante,duranttoute son existence.
Cetterègle s'appliquerachaquefois que les conditionsqu'elle prévoit sont remplies
(peu importe, que son applicationeffectivesoit plus ou moins fréquente).
En plus des caractères,obligatoires,général, et permanent,la règle de droit est enfin
coercitïve.

D - La règle de droit a un coractère coercitif :

Pour pouvoir remplir son but (assurerla sécuritédansla société),la règle de


droit doit êtr.eobligatoire, et être assortie de sanctions,exëcutéespar l'autorité
publiEte. On distinguediversesinfractionsenfonction de leur nalure eî lettr grmtitë
par rapport à la règle de droit.
On distingue, ainsi, des sanctions civiles, des sanctions adntinistralives et des
sanctionspénales.

È Sanctionsciviles, lorsque celles-cine concernentque les rapportsdes individus


entre eux (condamnationdu responsabled'un accidentau versementd'une somme
d'argent,pour indemniserla victime qui a subidespréjudices);
È San.ctions adntinistratives,lorsqueI'inû'actionmet enjeu les rapportsdesindividus
avec I'adminisffation (une plainte portée pal un individu à l'égard d'un
fonctionnail'.,...);
P Sanctionspënales,lorsqueI'infi'actionmet enjeu les rapportsdesindividusavecla
société(conàamnationd'un délinquantqui a commisune infraction,telle que le vol, à
une peine d' emprisonnement).
Parfois, on se trouve devant des situationsoù deux ou trois sortesde sanctionsqui
peuventêtreencourues en mêmetemps.
Èxemple : le conducteuld'un véhicule automobilequi blesseun piéton, en brflant un
feu rouge, serapénalisépour avoir violé les dispositionsdu code de la route, et sera
conditiomréà verserdesdommagesintér'êtsà la victime, en plus de la sanctionpénale.
Ces caractèresspécifiquesde la règle de droit permettentde la distinguerd'autres
règlesde conduite,telle quela morale (règteindividuelle fondéesur les principesde la
justice et de la charité.Elle chercheà atteindrele perfectionnementindividuel de la
personne),Ia religion, (règle d'origine divine) et les règle,sde contenance(ptévtes
pour uniformiserles relationssocialesente les personnes).
Il faut, toutefois signalerqu'une règle religieuseou moralepoun'ait,danscefiainscas,
soit inspirerune règlede droit, soit accéderintégralementau rangdesrèglesjuridiques
(exemple: il estinterditde romprele jeûne en public,pendantle mois de ramadan).
Nous poouorrr,aussi,citer I'exèmpledonnépar Boris STRAK3qui écrivaitque < ...si
panrrideux fi'ères,l'un estfortunéet I'autre setrouveclansla misère,Ia moralela plus
élémentairecommandeau riche de venir au secoursdu pauu'e. Les tnoralistespar'lent
de ce cas,dejustice distribwive.Or, ce devoirmoral n'est pas sanctionnéen tant que
règle de droit, il n'existe pas de moyen légal permettantau fr'èredansle besoin de
réclamerquoi quece soit à sonfrère fortuné...>.
Mais cette règle pourait évoluerpour devenirune règle de droit. Nous savonsque le
devoir de porter secoursà une personneen dangern'étaitpassanctionnédansle passé.
Mais, il en est auflementaujourd'huipuisquela non assistanceà une personneen
dangerest considéréecommeune infraction.mêntepénale.

Après avoir étudié les caractèresde la règle droit (ou droit objectif), nous
décrivonsmaintenantson contenu.

Sectionno?- Le contenudu droit obiectif:


Il existeplusieu'scatégoriesde règlesjuridiques,selonles domainesvisés,qui
ne cessede se multiplierparallèlementà l'éloltûion de la société.
Traditionnellement, on classeles branchesde droit en deuxcatégories
essentielles
:
- Le droit public et.le drott privé ;
- Le droit national et le droit ïnternational.
A ces disciplinesprincipales,on peùt ajouter,aussi,des disciplinesn accessoires >,
appelées7es< sciencesatrxiliairesdu droit ts.

à l'éhrdededroit>,Litec,3è[reédition1991.p.10.
' n. STnACK,< Inuoduction
D - Le droit internstional :
Ce droit est composéde I'ensembledes règles qui régissentJes relailons
internationalesentre Etats, IesCollectittiîésLocales et les Indit,idus relevant de pays
dffirents. Le droit internationalse divise égalementen droit public internationalet en
dloit privé international.

D.1 - Le droit internutionul pr'tblic :


n s'agit de l'ensemble des règles qui régissentles rapports entre Etats
souverainsdiune part, et entreles Etats souverainset les auûes sujetsde la société
internationaled'autre part. La plupart desrèglesdu droit internationalpublic reposent
sru'c/esconventions diplomatiqttes, destraitésou de simplesusages'
La faiblessedu dloit internationalpublic, c'est que lesrèglesde conduitequ'il édicteà
l'éga1ddesEtatsne sont passanctionnées fficacemen.I,polrl ne pas dire qu'ellesne
sont passanctionnées du tout.
Cela est dû à I'absenced'une aùorité stper-étatique,disposantd'un pouvoir de
conffainteà l'égardde I'Etat qui viole lesrèglesdu droit internationalpublic.
I1 existe cependantdes tribunaux internationauxnotammentla Cour Internationalde
Justice(C.I.J.),qui siègeà LAHAYE; maisles clécisions de cetteCour ne s'appliquent
que si l'Etat auquelelless'adressent veutbien s'y soumethe(cetteinférioritédu droit
public internationala fait dile à certainsautetus,qu'il ne s'agit pas waiment de dloit,
mais d'un ensembled'usagesdépossédés de caractèreobligatoile).

D.2 - Le droit ùrternational privé :


Cettebranchede droit se préoccupedesrapportsprivés compofiantun élénrent
international, exemple, mariage mixte, problèmes de nationalité, conditions des
ét'angers,..
.
arniliaires
A côté de cesbranchestraditionnellesdu clroit,il existed'aul.resscien.ces
du droit objectf

E - Les sciences nnxiliaires du droit obiectif :


Plusieurssciences(et parmi elles,certainesqui n'ont rien à voir à priori, avecle
droit) permettentsoit une meilleure contpréhensiondu.droit existant, et sont mêrne
quelquèfois nécessaires à cetle compréhension, soit une meilleule élaborationde la
règle de droit par le législateur,ou par lesjuges.

8.1 - Les sciences nécessairesà l'éluborstion dtt droit :


Dans son effort de réflexion, le juriste a le plus souvent recour-sà deux
disciplinesfondamentales,en matièrede sciencessociales,pour-élaborerune règle de
dloit :
- L'économiepolitique ;
- Et la sociologiejaridique.

8.2 - L'économie politique :


Est ruresciencequi a poul objetla connaissance desphénomènes concernanlIa
production, Ia distribution et la consontftrationdes richesses,et des biens nr1ftriels,
dansla sociéÉhuntaine.

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ncl.usseJ r
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potu. ce fai1e, elle étudie les besoins,les facteurs de la production (t'avail, capital,
démographie, richessesnaturelles,...),lesprix, la monnaie,la répartitiondesrichesses,
et le rôle de I'Etat dansla production,la répartitionet la consommation.
Cette scienceëconomiquepour devenil unepolitique économique,devfait employer
certainsmoyen,Jqui sont le plus souventdes nroyens.ittridiques (il est certain qu'un
juriste qui ignoraitde 1'économie politique,seraitun tès mauvaisjuriste).

8.3 - La sociologie iuridique :


La sociologie est l'étucle des fails sociaux humains, considéréscofirme
appartenantà un ordreparticulier,et étudiésdansleur ensemble.
La sociologieétudieles structures,les fonctions desformessocialeset leur évolution.
La sociologie.fotm.itdonc,le,sdonnéesnécessaires à Ia cr,éationet à la modification
clesrèglesde droit, ellepermelde connaîtrel'ffit des loissur les mæurs'
Le lien qui entrela sociologieet le droit, estune disciplinequi s'appelle:.la sociologie
juridicpe.
La sociologiejuridiEte a donçpour objet, d'étudier les institutionsjuridiques en tant
que faits sociaux. Cette étude se fait, grâce aux fonctions d'une part, et aux moyens
d'autrepart,de la sociologiejuridique.

.DLesfonctions tle la sociologieiuridique :


Ces fonctions se distinguentaussibien sur le plan pratique, que sur le plan
scientiJique.
- Strrle plan scientîfiEte,lasociologie,permetde comprendre la spécificitédu dloit, et
juridiques
de mesurerson domaineeffectif (c'est à dire que les règles sontdégagées à
partil de I'observationdesfaits et des comportementssociaux).
- Le droit estle refletde I'obsentaliond'uneréalitésociale;et c'estla sociétéqui crée
elle-mêmesespropresrèglesde droit, grâceà sescomportements et à samoralité.

Les ntoyensde la sociologiejuridique :


Ce sont les méthodesqui ont poru' objet de h'aduireI'adaptationde moyens
fr'équemmentutilisés, en sociologie générale (enquête sur' le terrain, sondages,
statistiques,...);ou bien l'élaborationde méthodesqui sont liées aux manifestations
particulièresdesphénomènes juridiques(recherchedansles recueilsclejurisprudence,
anaiysed'an'êts,. . .).

du droit :
à lu compréhension
E.4 - Lessciencesnécesssires
Ce sont les expérience passéeset présentesdessociétésvoisines,qui vont nous
permeth'ed'apporteruneréponseà cettequestion,d'où, donc,l'importancedesriches
tir'ésdt droit comparéet de l'histoire du droit.
enseignernents

8.4.1 - Le droit comparé :


Est la discipline qui a pour but de procéderà l'étude, et à Ia comparaisondrt
droit national mtecles autressystèntesde droits étrangers.
On classegénéralementles différentsdroits en cinq systèmesfondamentaux:françaii;
gernmnique, anglo-saxon, ex-soviétiqueet musulman..

11
II
Le systènte juridiqttefrançais: ce systèmecomprendles.paysqui ont adoptéle
codé civil h.onçri, ai tgO+ , ou ceux qui se sont inspirésde sesprincipales
dispositions.
Le systèntegerntaniEte: 7l 1egloupeles pays qui ont imité le" code civil
Allemand, .ntté .o vigueur en 1900.Ce code représentaitune cÊuvrelourde et
compacte(il prévoyaii toutes les difficultés de détail, et ne laissant,ainsi, que
peu d'initiatives aux tribunarx).
L, grogpuanglo-saxon: ii comprendparticulièrement les systèmes juridiques
ae Ien4e Tene et desU.S.A. (droit essentiellement coutumier,qui résultedes
décisionsjudiciailes).
Le systèie sottiériqrrc;Il regroupaitles anciennesrépubliquesde I'ex-URSSet
les iays satellites.1l conespondà un droit de tendancesocialiste,qui sacrifie
I'intérêtde I'individu au profit de I'intérêt social.
Le droit musriltnan,ce sont clessystèmesjuridiques,danslesquels,certaines
disciplinessontsoumisesà la ChariaIslamiEte-
Le drloitcomparéest utile à la formation du droit national, c'est à dile inteme,
parcequ'il estde nattu'eà permetffeau législateula connaissance dessolutions
donnéesdansles différentspaysauproblèmeclont se il préoccupe.

8.4.2 - L'histoire du droit :


Les règlesde droit ne peuventpas être pleinementcomprisessi eilesne sont pas
situéesdansuneperspectirre historique-
- D'abord, parceque les règles actuellessont souventIe résultatde la tradi iQA,
parce qu'il y a, danscertainsdomaines,des ntæurseî des comportements qui
n'évoluent cluetr'ès lentement,et ce n'est que par l'histoire qu'on pourrait
comprendrela permanencede certaineslegles.
Exemple: IigEgIgS15gde la femme mariéeen droit françaisjusqu'en 1938et de
la femmemarocainejusqu'aufin du 20siècle.
- Ensuite,unemêmeinstitutionpeut être techniquementconsetvée,mais elle peut
recouvrir,en droit moderne,une réalité clifférente.
- Et enfm, la créationd'institutionsnouvelles,d'instrumentsnouveaux,estmieux
saisieà traversl'histoile.
Ce qui estnouveaun'a pastoujourspour objet de comblerune lacune,un vide. Ce
peutêt'e la nécessité de satisfactiond'ur besoinqui n'existaitpasauparavant.
Il est
alorsimportantde cornprendre pourquoiet commentle besoinestappalu, ce qui ne
peutêt'e expliquéquepar l'fustoû'e.
' Cependant,l'étude. des''calactèreset du contenu du droit objectif, appellent
nécessair-ement celle clesessources.

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Chapitre-II- Les sourcesdu droit obiectif:

L'expression < soLtrcedu droit ) peut avoil plusieus significations:


- Dans un sens, on entend par sources de droit un certain nombre de données
proforldestellesque lesprincipesde la religion,de morale,d'idéologie,depolitique eî
ffiàtrre fondemeniphitoiophiEte qui inspirent le droit positiJi Tous-ceséléments
constituent(Comme&frgcréatricei de droit) sessourcessub,stantielles. Cessu'a^{iclk'''J
- Dans un auûe sens,oi éntendpal soutcesdu droit, Ies origineslùstoriEtesdesrègles
le droit
.jttridiquesclu droiî positif . Dans ce sens,les sourcesdu droit ma:'ocajnsont
musulman,le droit coutumier,le droit issusde la colonisation et le droit moderne après
le protectorat(réformesproglessives).
- Et enfin, dansun hoisièmesens,les sourcesdu droit exprimentles modesde création
desnormesjuridiques constituantainsi dessourcesformelleset techniquesdu droit.
Les sourcesdu droit peuvents'apprêterà plusieursclassifications. On peut distinguer
les sourcestraditionnelleset les sourcesmodernes; les sources écriteset les sources
non écrites, les sourcesdirecteset les sourcesnon indirectes; les sourcesofficielleset
les soulcesnon officielles; les sourcesprincipaleset les sourcesd'interprétation.

Section= I- La déterminationdessourcesde la règlede droit :


Poru'cornprendrele problème en dloit moderne,ture distinction est nécessaire
entreies sourcesinterneset les sourcesinterna.tionales.

A - Les principales sourcesinternes :


Ces sourcessont la Constiltttion,le,c lois, les décrits-loi,s,les règlements,les
colttwteset les règlesdu droit ntusulntan.

4.1 - La constitutiort :
La Constitution est le texte juridique le plus irnportant dans le système
juridique, le textefondamentalqui estau sontmetde la hiérarchiedesnormes.
La Constitution organise essentiellementles institutions politiques et les diffërents
pouvoirs dans l'Etat et'constifue ainsi le cadre de référencepour I'ensembledes
pouvoirs.
Avant le 14 décernbre1962, datede la premièreconstiftrtionmzuocaine;le l\{aroc
vivait sousle régime de la confusiondes pouvoirs.Cela signifreque les lois et les
règlementsétaientpris sousformesde dahirs.
Mais à partk de décembrc 1962, la constitutiôn est vénue fixer la compétencedu
pouvoil législatif et exécutif qui vont intervenil dans la création du dloit;' les lois
of{rnateg allaient dorénavantémaner du pouvoil législatif et les règlementsseront'
sev{tentpdsparl'autoritéadministrative,relevantdupouvoirexécutif.
Vue I'importance de la constitution dans la hiérarchie des lois et eu' égard à
f importancedes dispositionsqu'elle contient, sa révision est soumiseau référendum.

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C'est la règle de droit telle qu'elle existeà un noment donnédansun pays donné.

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L'initiative de cette révision appartientau Roi ou aux deux tiers des mernbresde la
chambredesreprésentants ou dà la chambredesConseillers(articles103 et 104 de la
constitution).

A.2 - LesLois:
Lesloissontdesnorntesjttridiqt.tesqui relèventdu pouvoir législatif.Elles sont
donc votéespar le Parlement(article 5 de la constitution).
Nous .*u*ioonr, dans ce qui suit, successivementla distinction entre /es lois
organiqueset les lois orclinaires; le domainede la loi ordinaire et la procëdure
Iëgislative ordinaire.

F Lois organiques :
Lesloisoi.ganiqttes sontdeslois prévuespar la Constitutionet ont poul objetde
fixer les modaliiés d'application de certainesdispositionsconstitutionnellesqui
concerlent essentiellement le fonctionnementde quelquesinstitutionsconditionnelles'
Il s'agit donc de matièrespzuticulièrement importantesviséesqxpressément à titre
limjtatif par la constitution(exemple: loi de finances,conseiléconomiqueet social,
conditionset fotmesd'exercicedu droit de grève,1etéginreélectoral,.' .).

F Lois ordinaires :
Ces lois concernentI'ensemblede règlesjulidiques élaboréespar le pouvoir
Iégislatifet dansles domainessontpréciséspar la constitution(Cf. ar-ticle46). Parmi
les domainescitéspar cet atticle, nouspouvonsnoter :
au tih'epremierde la Constitution;
- Les dloits individuelset collectifsénurnérés
- Le statutgénéral de la fonction publique ;
- Le statutdesmagistrats;
-Le régimedesobligationscivileset commerciales,. ..

FProcédure d'élaboration d'une loi :


La procéduresuiviepour élaborerune loi consiste,de la part desReprésentants,
à soumeth'e une propositionde loi ou, tle la parl desMinistres,à déposerun projet de
loi à la chambredesReprésentants. Après examen,la propositionou le projet de loi
porrrra être adopté.La mise en vigueur requiert son approb.ationpal le Roi et sa
promulgationpar Dahir, avantsa publicationdansle Bulletin Officiel cluRoyaume.Il
convierit de préciserque la loi peut êfe égalementélaborerpar le pouvoir exécutif
dansdeux cas :
- Le premier est justifié par l'état de nécessitéqui se réalise entre les sessions
pallementaireset par l'urgence à prendre des dispositionslégislatives.Le pouvoir
exécutif agit dansces conditions en prenant des djçI$s-&i en collaborationavec les
nrissionsparlementailes. pâr".i-tS r ln^*larive- o(a -A^1.+*l {ie"-lt c=<>\t
-fu-\
A.3 - Les Règlements ou lois secondaires:
Il s'agit des règles élaboréespar' le pouvoir exécutif. Cela conÇerneles
décisionsadministatives,réglementaires, prises soit dans le but d'exécuteiles lois,
soit dans le but d ilganisg et de gérer les servicespublics ou encoredans le but de
protégerI'ordre public, la sécuritéet l'hygiène publique; les premiers: 'sont'dits

t4
règlements exécutifs, les seconds: règlementsd'organisation et les derniers:
règlemenîsdepolice.
Le pouttoir réglementaireappartientau PremierMinistre qui l'exercenotamrnentpar
décret. Les actes réglementailesclu Premier Ministre sont contresignéspar les
Ministreschargésde leur exécufion,et cloiventêtre,au préalable,approuvésen conseil
desMinistres (article 65 de la Constitution).

A.4- Les sourcestraditionnelles :


Jedroil nrusulmaneI Jedroil. cottltntier.
Elles comprennentessentiellement

4.4.1- Le droit musulman ou Chariâ :

D'origine religieuse,te droit musulmanest composédesrèglesqui s'appliquent


oblig4loireqt dansun pays musulman,ellesproviennentdesversetscoraniques,des
hadithset desexplicationsissuesde la doctrinemusulmane.
Concernantcette question,il s'agit surtoutde s'interrogersur le rôle quejoue ie droit
musulmandansle droit positif.
Il convientde dire, à cet égard,que le Maroc disposed'un patrimoineimportantqui
sertde soru'ces fondamentaleà la mafièredu statutpersomel,familial et successoral. Il
convientaussid'ajouterque le Maroc, tout en s'appuyantsur les gtands principes du
droit musulmanclassique,a introduit desinnovationsjustifiées pil' 1'évolutionsociale
commec'était le casde la révisionde la moudawanaen 1993.
Les soulcesdu droit rnusulmansontle Coran,le Sunna,le Quiyasl'Ijmaâ.
Le cora4 texte sacrérévélépar Dieu au prophèteSidnaMohammed,ne se limite pas à
l'aspectreligieux, e@ [ègleset principesà caractère juridique,
La Sunnaest I'enseùble des Haditesou du prophèteSidna Mohammed qui
complètentle Coran.
Le Quiyas est /a méthodedédnctivepar laquelle on dégageune règle religieuseou
juridique non prévue par le Coran ou le Sururaà pardr d'une autre règle poséepar
I'une ou l'autre de cesdeuxpremièressoruces.
L'Ijmâa est I'accord de tous les Oulérnasou docteruscle I'Islam sur une solution
déteminée ou une démalcheà partir de l'effet créateurou Ijtihad.
C'est à partir de ces sourcesque les Oulérnas,les savantsont élaborés,au couls des
sièclesune vaste sciencejuridique qui constituele Fiqh, avec ses fondements:ses
branches et sesécoles.

4.4.2 - Le droit coutumier:


Le droit coutumier est composé de règles provenant dilectement et
spontanémentdes pfalfque_g__pgpl3ue5. Ce sont des usages habituellernent et
continuellementsuivis par les hommes.De ce fait, ils deviennentobligatoireset
chacunesttenu de s'y conformer.
Les règlescoutimièrespeuvents'appliquerà tous.Mais peuventaussiên'eHàitées à
: :
un domained'activitéseulement.
Le parricularismedesrèglescoutumièresrésidedansle fait qu'ellessetansmêttentde
façon orale,il s'agit d'un droit non écrit, d'oir la difficulté de son application,

l5
Lrr couturnesupposela réunion de deux éléments'. un élëntentntatérielet un élémenl
psychologique.
- t-,'élément matériel.:Cet élémentveut dire qu'unepratiqueconstante,rnrntertompue,
d6it exister.Il faut qu'il y ait uue suite suffisanted'actes,et que ces actessoient
répétéspendantun cefiaintemps.
- ,i,'élé*rrt psychologiqtte: C'est le sentimentdespersonnes qui pratiquentcet usage,
cl'agiren confôrmitéà'irne règle,qui bien qu'elIene soitpasexprimée,s'imposeà ces
pcrsonnes, commes'il s'agissaitd'une règlede droit objectif'

) Le régime juridique de la coutume :


La coutume estsottpleet aclaptableauxcirconstances, mais elle resteimprécise
et manquede sécurité.D;où le peu d'importanceque lui accordele législateur,et le
juge en matièrescivile et pénale(il n'est pas admisd'appliquerle droit coutumieren
.àtièr. pénale: cela contreditle principequi dit : gas d'inJractionni de peine sans
Iexîe>).
Piu'confie, la coutumea une place impofiante dansle droit commercial,dztdroit dtr
tr:wail et clesdroits anglo-smons.
E:xemple:
- en droit bancaire,le régimejuridique du comptecourant,est constituépar les usages
bimcailes;
- en droit maritimela venteD.U, FOB,... .{". -!a,n/s+ Jeyu^s -ta.
Ù9in&.(u" ,l;^t-d t"L'ùP",:lfira""srtart
oLopct*
4.5- Les sourcesComplémentaires (ou sourcesinterprétatives): )kb tl
Les sourcescomplémentaires serésumentessentielle mentdansla jtnispndence I
et Ig ip1lUn_e.Elles permettent,surtout, d'expliquer et d'analyserla loi qui, souvent,
élaboréeen termesgénérau-x et absfiaits,a besoind'êû'einterprétéeau momentde son
allplication pour son adaptationaux circonstancesparticulièresde chaquelitige. La
jr,risprudenceet la doctrinepermettentde dégagerla véritablesignificationde la loi et

4.5.1 - La jurisprudence :
E[le est constituéeessentiellement par l'ensemblecledécisionsprises par les
ju:ridictions.Il s'agit surlout des décisionsrenduespar les Cours d'Appel et la Coru
Suprême et qui contribuent réellement à complétet et à interpréter le droit. La
jrnisprudencejoue un rôle appréciabledansla mesureoù les textesde loi ne peuvent
envisageret prévoil toutesles situationsde fait, qui ne peuventête appréciéesque par
le'sjuges.
Ces différentesjuridictionsrendentdesdécisionsappelées jugementSou artêts.
L e t u s d é c isi o rrs,q u i d é g a g e n tdessolutionsàdes- @pour descas
drfférents,finissent pal constituer des jurisprudencesconstantes.Celles de la Cour
Suprêmebénéficientd'uns cefiaineautodté,du fait cleta positionde cettejuridiction
arrsornmetde la hiérarchiejudiciaire.

A,.5.2-La Doctrine :
La DoctrineconstitueI'ensemble destravauxderecherche, de iéflexionset de,
fait par lesjuristes,les professerus
cr:itiques et
et les praticiensdu droit. Les.ôpinions

l6

\
les avis desjuristes contribuentà la formation et au développementdu droit' En effet,
les ouvragei et les articles publiés dans les reules ont une valeur scientifique
les
indéniabteet par les débats,pr'ilt suscitentpeuventinfluencer, guider ou éclairer
juges et le iégirlut * E; expliquant te aroit à venir', Ia docûine contibue
indirectementà l'évolution cludroit.

B- Les sourcesinternationales :
temes,les sourcesd'origineintemationaledu cJ:'oit
de
sont constituéespar les règles qui sont élaboréesdansun cadre qui dépassecelui
I'Etat. Elles sont principalem.t t , l.s traités et accordsinternationaux,la coutume
intemationaleet les principesgénérauxdu droit'

8.1- Les traités et accords internationaux :


Les accords conclu entre deux (traités bilatéraux) ou plusieurs (traités
multilatéraux) Etats ont poru objet l'élaboration d'une règle du droit international
public, ou du droit internationalprivé.
^Co*-.
la loi, le Traité est une sourceécrite du droit. Mais une différenceimportante
existeentre la loi et le naité ; c'est que,conûair-ement à la loi du di'oit intetne, le t'aité
n'est pas un acte d'autorité du pouvoir politique. Au contraile, il tait i'objet d'une
1égociationenffe Etats,et par conséquentil serapprochedavantagedesprincipesd'un
contrat.
La sourcedu droit qui constituele naité estvéritablementd'origine internationale.

8.2 - La coutume internationale :


La coutume consfinre en droit internafional public rme soru'cecle dloits et
obligationspour les Etats reconnuepar les statutsde la Cour internationalede justice.
La coutume est même considéréecomme une ( source beaucoupplus vivante et
féconde> en droit internationalqu'en droit interne.

8.3 - Les principes généraux de droit :


Ce sont dei rÈglesexprimésou non dans les textes,mais appliquéespar' la
jurisprudence.
L'article 38 d1 statutde la Cour intemationalede justice renvoie ainsi aux < principes
générauxde droit reconnuspar les nationscivilisées>.
Parmi ces principes, on fouve, pal exemple,le principe du respectde l'indépendance
et de la souverainetédesEtats.

(PIusAnnexes)

I7
A -Le droit Public :
Cettebranchede droit estcomposéederèglesqui ont pour objetI'organisafionet le
fonctionnementdes pouvoirs publics. Il régit égalementles rapportsdes collectivités
pnbliquesavecles particuliers.C'est un droit ( protectellr> de I'intërêt général,par
exernple:
- Le droit constitutionnels'occupe de la réglementationdes compétencesde
I'Etat et du fonctionnementdesinstitutionspolitiques ;
- Le droit administarif s'occupede la réglementationdes sociétéspubliqueset
des activités à caractère économique et social prises en charge pal les
collectivitéset établissementspublics ;
- Le droit fiscai s'occupe de la déterminationdes impôts et taxes dont les
citoyenssontredevableset de l'utilisation desfonds perçus;
- Le droit pénal qui, pour faire régnerl'ordre, préciseles sanctionscorporelleset
pécuniailesdont l'Eta peutfi'apperceuxqui n'obéissentpasà cet ordre.

B - Le droit Privé :
Ce dloit représenteI'ensemble des règles qui organisent les rapports des
personnesprittëesentreelles,c'est un droit libéral qui met en évidenceIa volontédes
individus.Il comprendessentiellement car l€ droit civil,
le droit civil. Essentiellement,
contient les règlesde droit communqui s'appliquentaux rapportsdesparticuliersentre
eux.
Le droit privé compode égalementd'auhes matières spécialisées,qui se sont
progressivèmentdétachéesdu droit civil4 qui restele tonc conlmun,telles que le droit.'
commercial,le droit adntinistratrtb droit desassurances,...
- l-e droit conunercial est le règlement destiné à régir les commerçantset les
opérations commerciales (actesde commerce,...);
- Le droit du trattailtraiteles rapportsente les ernployeurset les salariés,c'est à dire,
il règle les relations entre ceux qui fournissent leur force de travail et ceux qui
emploientcetteforce,...

C - Le droit interne :
Le droit nationalprivé et le dloit nationalpublic, formentce quenousappelons
le droit interne.
Le droit national, est celui qui iégit, desrelationsdanslesquellesnlinterviennentpas
d'élémentsétrangers.Exemple: le contrat de vente d'une maison qui se trouve au
Maroc, enEemarocains,et le prix payé au Maroc, en monnaiemarocainq.
I1 n'y a aucun élémentétrangerdansles rapportsjwidiques que fera naître ce contrat
devente.Cesrapportsre1èventdoncdudroitnational.

' te droit civil estla branchededroitqui régitlesrapportsdesparticuliersente eux,surIe planindividuel,


familial et pécuniaire.Cedroit s 'appliquechaquefois, qu'aucuneautrerègleparticulièrene régit la situation,
soit enfonctiondela qualitéde la persorure, soitenconsidérationdela natruedesactes.
(listenon exhaustive)
Bibliosraphiques
Références

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