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ACTIVITÉS DE LA SIDI

ET DE SES PARTENAIRES

SOLIDARITÉ INTERNATIONALE POUR LE DÉVELOPPEMENT ET L'INVESTISSEMENT


Sommaire
Une activité d’accompagnement
4
et de financement solidaires

Conception et réalisation : SIDI - Poussières d’Étoiles - Courtabœuf (91) 01 60 92 42 72


Le financement solidaire en 2007
L’accompagnement solidaire en 2007

Une activité centrée sur le


développement rural 7
ACTIVITÉS DE LA SIDI

• Accompagner la consolidation et la diversification ET DE SES PARTENAIRES

des SFPs dans un contexte de croissance


• Le financement de l’agriculture et du monde rural SOLIDARITÉ INTERNATIONALE POUR LE DÉVELOPPEMENT ET L'INVESTISSEMENT

• La création de services financiers en milieu rural et dans les zones en crise


• Contribuer au développement local afin d’accroître les revenus

13
La chaîne de solidarité pour le financement
La chaîne de solidarité pour le financement
Les alliances au Nord
Les perspectives d’avenir

Etats financiers et portefeuille de la SIDI 16


Carnet d’adresses

SOLIDARITÉ INTERNATIONALE POUR LE DÉVELOPPEMENT ET L'INVESTISSEMENT


12, rue Guy de la Brosse / 75005 Paris • Tél. : 33(0) 1 40 46 70 00 • Fax : 33(0) 1 46 34 81 18 • site : www.sidi.fr

ACAD : Arab Center for Agricultural Development (Palestine) COODEFI : Coopérative Financière et de Développement FPFD : Fédération des Paysans du Fouta Djalon (Guinée) PARMEC : Projet d’Appui à la Réglementation des Mutuelles
ACP : Asie/Caraïbes/Pacifique Economique IMF : Institution de microfinance d’Epargne et de Crédit
ADI-Kivu : Association pour le Développement intégré au Kivu CORDAID : Catholic Organisation for Relief and Development INDES : Inversiones para el Desarrollo : Investissement pour le PROFUND : Fondo de Inversiones incorporado en Panamá :
(RD Congo) (Pays-Bas) Développement (Chili) Fonds d’Investissement (Panama)
AFD : Agence Française de Développement (France) CREC : Caisse Régionale d’Epargne-Crédit (Sénégal) JAPPOO : « Solidarité » en wolof (Sénégal) PREFED : Programme Régional de Formation et d’Echanges
Glossaire

AKIBA : Banque Commerciale Akiba (Tanzanie) CRG : Crédit Rural de Guinée (Guinée) JEMENI: Union des Caisses Mutuelles d’Epargne et de Crédit pour le Développement (Rwanda)
AL AMANA : « respect du dépôt » (Maroc) EACD : Association Egyptienne pour le Développement Global (Mali) SAINDESUR : Inversiones para el desarrollo (Uruguay)
ALTERFIN : Coopérative financière (Belgique) (Egypte) KNFP : Conseil National pour le Financement Populaire (Haïti) SEFEA : Société Européenne pour la Finance Ethique et
AMSSF : Association Marocaine Solidarité Sans Frontière EDAPROSPO : Equipo de Aseroramiento a Actividades KRK : Kreditimi Rural I Kosoves LLC (Kosovo) Alternative
(Maroc) Productivas de Sectores Populares : (Equipe de Conseils aux KOKARI : Coopérative de services d’intermédiation en crédit SILAC/TSIRY : Société Industrielle et Agricole du Lac
AMRET : ex-EMT «Ennatien Moulethan Tchonnebat » activités productives populaires (Pérou)) rural (Niger) Alaotra/Fédération TSIRY (confiance) des groupements de
(Cambodge) EFSE : European Fund for Southern Europe LA-CIF : Latin American Challenge Investment Fund (Amérique producteurs (Madagascar)
ANED : Asociacion nacional Ecumenica de desarrollo (Bolivie) ESD : Association Epargne Solidarité Développement (France) du Sud) SIPEM : Société d’Investissement pour la Promotion de
ETIMOS : Consorzio ETIMOS (Italie)
AOPP : Association des Organisations Professionnelles LAO FARMERS PRODUCTS : Société coopérative de l’Entreprise à Madagascar (Madagascar)
FAPECAFES : Federación Regional de Asociaciones de
Paysannes (Mali) transformation et commercialisation des produits agricoles et SMEA: Stromme Microfinance East African Limited (Ouganda)
Pequenos Cafetaleros Ecologicos del Sur : Fédération Régionale
ASIENA : Association Inter-Institut « Ensemble et Avec » forestiers (Laos) : fonds de refinancement pour l’Afrique de l’Est
d’Associations de Petits Caféiers Ecologiques du Sud
(Burkina Faso) LIDE : Ligue pour le Développement (Nord-Kivu) SFP : Structure Financière de Proximité (SIDI, France)
(Equateur)
BANCOSOL : Banco Solidario (Bolivie) MAF: Microfinance Alliance Fund (Asie) TAANADI : Coopératives de services financiers (Niger)
FENACOOP : Federación Nacional de Cooperativas
BANRURAL : Banque de Développement Rural (Guatemala) MAE : Ministère des Affaires Etrangères (France) TEMBEKA : Social investment Company Limited : Institution
Agropecuarias y agroindustriales : Fédération Nationale de
BMS : Banque Malienne de Solidarité (Mali) MAIN : Microfinance African Institution Network (réseau sociale d’investissement (Afrique du Sud)
Coopératives agricoles (Nicaragua)
BNPP : Banque Nationale de Paris Paribas (France) FC : Fonds Coopératif (Laos) africain de microfinance) TIMPAC : Tous impliqués dans la mobilisation des ressources
CAC La Florida (Pérou) : Cooperativa Agraria Cafetalera La FCP : Fonds Commun de Placement (produit d’épargne MEC PROPEM : Mutuelle d'Epargne et de Crédit pour la locales et la promotion des actions communautaires (Togo)
Florida (Pérou) solidaire) Promotion de la Pêche à Mbour (Sénégal) TITEM : Tahiry Iombonan'ny Tantsaha Eto Madagasikara :
CCFD : Comité Catholique contre la Faim et pour le FEBEA : Fédération Européenne de Finances et Banques MCCH : Maquita Cushuncic Comercializando Hermanos Epargne-Crédit pour les Paysans (Madagascar)
Développement (France) Ethiques et Alternatives (Belgique) (Equateur) UCMECS : Union des Caisses Mutuelles d’Epargne et de
CCRD : Caisse de Crédit Rural pour le Développement (RD FEFISOL : Fonds Européen de Financement Solidaire MICROFUND : Institution mutualiste de droit togolais (Togo) Crédit dans la région des Savannes (Togo)
Congo) FID : Fonds d’Incitation au Développement (France) MISEREOR : Aktion Gegen Hunger Und Krankheit In Der UE : Union Européenne
CERUDEB : Centenary Rural Development Bank (Ouganda) FINANSOL : Association de Finances et Solidarité (France) Welt(Allemagne) UGPM : Union des Groupements Paysans de Meckhé
CONFIANZA : Entidad de Desarrollo para la pequeña y micro FONDEFER : Fondo de Fomento Economico Rural (Nicaragua) MUSO : Mutuelle de Solidarité (Sénégal)
empresa : Entité de Développement pour la Petite et FONHSUD : Fonds Haïtien d’appui au développement du Sud NIAKO : Union de caisses d’épargne crédit à Kayes (Mali) UN SOL MON : Fundatio Un Sol Mon (Espagne) : Fondation
Microentreprise (Pérou) (Haïti) OMIPA : Oruchinga Microfinance Promotion Agency pour un seul Monde
CONSOLIDAR : Cooperativa Corfas de Crédito Solidario : FOROLAC FR : Foro Latinoamericano y del Caribe de Finanzas (Ouganda) WAGES: Women Association for both Gain Economic and
Coopérative de crédit solidaire (Colombie) Rurales OP : Organisation de producteurs Social (Togo)
Message du Président
Chers amis,
Votre engagement à soutenir l’action de la SIDI est un ciers de base pour les populations défavorisées
effet de levier considérable de la « chaîne de solidarité et/ou exclues des systèmes financiers traditionnels.
pour le financement ». Il permet à la SIDI de contribuer La SIDI est un acteur à part entière de l’économie
à créer des conditions de mieux-être pour les bénéfi- sociale et solidaire, car elle contribue à mettre en
ciaires finaux de son action. En effet, au-delà de l’aug- place et à développer les outils appropriés pour aller
mentation du revenu, il s’agit d’améliorer durablement la vers ces objectifs.
situation économique et sociale des clients dans les dif- La SIDI est un investisseur social et s’appuie sur l’As-
férents pays : réduire les causes de leur précarité et de sociation ESD (Epargne Solidarité Développement),
celle de leur famille, et ce dans le respect de l’environ- afin de mobiliser des actionnaires individuels. De
nement. plus, la SIDI poursuit le développement d’un réseau
La Rencontre Nationale du CCFD qui s’est tenue à Gre- d’alliances auprès des acteurs institutionnels pu-
noble au cours du week-end de Pentecôte 2008 a per- blics (Agence Française de Développement, le Mi- Christian SCHMITZ
Président du Directoire. Paris, 30 mai 2008
mis à l’équipe SIDI qui participait à cet événement nistère des Affaires Etrangères, la Caisse des Dépôts
important de bénéficier de l’immense élan de motiva- et Consignations, l’Union Européenne, différentes
tion du réseau CCFD. La SIDI, filiale du CCFD, constitue coopérations bilatérales, …) et privés en France et plan 2006/2008 seront poursuivis cette année et
en effet un instrument majeur pour la mise en œuvre de en Europe : Cordaid, Oikocrédit, Alterfin, ETIMOS, au cours des années suivantes, en particulier :
la mission du CCFD en ce qui concerne l’Economie So- Fondations Un Sol Mon et Stromme, Calvert, Oikos, ❚ La nature des services financiers offerts aux po-
ciale et Solidaire. Les orientations de la SIDI sont parfai- etc. … qui découvrent l’intérêt du montage de la « pulations : l’accent est trop souvent mis sur le cré-
tement en phase avec la politique d’appui aux chaîne de solidarité pour le financement » mis en dit alors que les services financiers et les besoins
partenaires du rapport d’orientation 2008/2012 du œuvre par la SIDI. des populations en la matière vont bien au-delà.
CCFD. Au 31/12/2007, la SIDI a établi une relation finan- Il faut continuer à diversifier l’offre de services la
Au cours de cette rencontre nationale, Majid Rahnema1 cière et technique avec 56 IMF dans une trentaine mieux adaptée.
rappelait l’importance de « voir dans le pauvre une puis- de pays et a atteint un volume de portefeuille d'in- ❚ Les besoins financiers du monde rural : l’équipe
sance », « voir dans chacun une singularité disposant vestissement de 7,5 millions d'euros. Elle a, par ail- SIDI, avec ses partenaires, recherche les meilleurs
d’un potentiel immense qu’il faut permettre de s’expri- leurs, démarré une relation d’accompagnement stratégies et les innovations indispensables pour
mer ». C’est le pari qui est fait par la SIDI avec les mil- technique avec plus d’une trentaine d'autres par- sortir du cercle vicieux de la pauvreté en milieu
lions d’artisans, de micro-entrepreneurs, de petits tenaires, relation qui devrait déboucher, pour la plu- rural.
producteurs paysans, en leur permettant d’accéder à des part d'entre elles, sur un investissement dans les 5 ❚ La mobilisation des ressources au Sud : La re-
services financiers adaptés à leurs besoins. années à venir. Pour cela, la SIDI mobilise une cherche de financement dans le Sud se heurte à
En se dotant il y a 25 ans d’un outil comme la SIDI, le équipe permanente et anime plusieurs équipes de de nombreuses contraintes notamment un
CCFD a réussi à construire une finance solidaire au ser- bénévoles, d’une part pour l’assistance technique, manque d’instruments pour mobiliser des fonds
vice des populations défavorisées et exclues des services d’autre part pour renforcer la promotion perma- locaux. Le défi est de renforcer la Chaîne de Soli-
financiers. nente des produits financiers éthiques et de partage darité pour le Financement au Sud.
La SIDI développe une démarche qui promeut une valeur proposés par le CCFD. ❚ Assortir les apports financiers d’un coût « le plus
ajoutée sociale aux actions qu’elle soutient, c’est le « En parcourant ce rapport, vous y découvrirez des juste » possible, c’est-à-dire celui respectant les
plus qui la différencie » : partenariats diversifiés, témoignant de la recherche fondamentaux de la SIDI, de manière à ne pas
❚ En donnant la priorité à la connaissance appro- d’une meilleure «proximité» avec les clients/béné- pénaliser les institutions partenaires.
fondie du contexte socio-économique du pays, en ficiaires, d’une priorité sur l’Afrique, sur le monde
mettant tout en œuvre pour comprendre les si- rural et d’une concrétisation d’une vision commune Grâce à vous, la chaîne de solidarité pour le finan-
tuations. de l’économie solidaire. cement doit grandir, doit se multiplier dans chaque
❚ En accordant de l’importance au « temps » : En 2008, nous espérons mettre en place de nou- lieu où des acteurs souhaitent agir, à partir de l’im-
écouter, valoriser la qualité et les potentialités du veaux instruments qui permettront d’amplifier les mense potentiel qu’ils ont en eux, pour mettre en
partenaire, construire la confiance, adapter l'offre actions au cours du prochain plan stratégique en place un tissu économique et social vivant et dyna-
à la demande. cours d’élaboration pour 2009/2012 : un fonds eu- mique.
❚ En prenant des risques dans des zones difficiles et ropéen FEFISOL2 et un fonds pour les organisations
mal desservies. de producteurs3 en Amérique Latine . Nous pour- Christian Schmitz
❚ En pratiquant, grâce à la composante « don » suivrons également notre appui au développement Président du Directoire, mai 2008.
constituée des revenus du FCP Faim & Dévelop- d’outils régionaux dans les différents continents
pement, des coûts adaptés aux contextes locaux comme en Afrique avec Tembeka, SMEA en Ou-
et aux besoins. ganda, BMS au Mali, etc. Afin de concrétiser ces
❚ En appréciant l'efficience, la performance sociale perspectives, les actionnaires de la SIDI, lors des réu- 1 Majid Rahnema : ancien diplomate iranien,
de la SIDI dans le temps. nions des Conseils de Surveillance tenus en 2008, ancien représentant-résident des Nations Unies
La SIDI est au carrefour de la mobilisation du ci- ont donné leur accord de principe à la proposition au Mali, auteur de « Quand la misère chasse la
pauvreté », paru chez Fayard/Actes Sud (Paris,
toyen qui « ici » est invité à épargner et investir au- d’une augmentation de capital afin de couvrir les 2003).
trement et « là-bas », à mettre en place des besoins de financements de la période 2009/2012. 2 FEFISOL : voir chapitre 3.
3 FOPEPRO : voir chapitre 3.
systèmes d’accès de proximité aux services finan- Les défis pris en compte depuis le démarrage du

ACTIVITÉS DE LA SIDI ET DE SES PARTENAIRES EN 2007 3


Une activité d’accompagnement
et de financement solidaires
Le financement solidaire • le maintien de modalités « douces » de condi-
tions de crédits pour le milieu rural (durée
en 2007 des prêts, taux d’intérêt, couverture du
risque…)
Depuis trente ans, la microfinance est La démarche de la SIDI est celle d’un inves- • le renouvellement de certaines participations
devenue un secteur économique à part tisseur solidaire : elle appuie financièrement dans plusieurs pays.
entière, qui fournit des services fi- des structures de financement de proximité
nanciers à près de 120 millions de per- (SFP) qui proposent un ensemble de services
sonnes dans près de 150 pays. Elle financiers (crédits, épargne…) à des popula- ● Un portefeuille de 7,5 millions
s’est imposée comme un outil majeur tions exclues du système bancaire. La SIDI al- euros, majoritairement investi
de lutte contre la pauvreté. Créée il y lie les trois outils d’investissement : prêts, par- en milieu rural.
a 25 ans par le CCFD, la SIDI participe ticipation au capital, garanties (cf. encart 1). Elle
à ce mouvement en mettant en œuvre anticipe ou renforce toujours son investisse- L’engagement financier de la SIDI auprès de
des activités d’investissement soli- ment avec un accompagnement technique des SFP du Sud et de l’Est atteint 7,5 millions d’€
daire et d’accompagnement pour le dé- SFP partenaires. au 31 décembre 2007, soit 14% de plus en
veloppement de ses partenaires au L’année 2007 a vu l’arrivée massive et la mon- un an. Cette croissance du portefeuille en
Sud et à l’Est. tée en puissance de nouveaux acteurs dans la 2007 est toutefois inférieure à celle de
microfinance (banques commerciales, fonds 2006 (+25%), ce qui s’explique essentielle-
d’investissement privés ou publics, plate- ment par un désengagement d’investisse-
formes Internet…). Dans ce nouveau contexte, ments arrivés à terme (2,3 millions d’€ d’in-
la SIDI a concentré ses activités de financement vestissement en 2007 et 1,4 millions d’€ de
prioritairement sur : désinvestissements).
• le financement de l’agriculture et du déve- Près des 2/3 du portefeuille total de la SIDI
loppement rural ciblent le milieu rural. ➜

Encart 1: La SIDI, en bref riats institutionnels) et une dizaine de consul- l’élément « don » - fondateur de notre existence
Notre identité tants bénévoles sont compétents dans : et de notre mission - et la prise de risque et d’in-
La SIDI est une société anonyme créée en 1983 - les démarches financières (ingénierie, prise de novation.
par une organisation de solidarité internationale, participation, prêt, garantie)
l’association CCFD. Son capital est de 9 mil- - l’accompagnement de proximité (participation Nos charges d’exploitation sont en effet cou-
lions d’€. aux conseils d’administration, formation du per- vertes en partie par des revenus de l’épargne so-
La SIDI est un acteur de la finance solidaire. La sonnel local, appui à l’élaboration de plans de lidaire et des dons en France, via le CCFD.
finance solidaire répond à des besoins non cou- développement, de nouveaux produits, à la mise L’élément risque s’exprime par :
verts par le marché financier traditionnel et fa- en place de systèmes d’information, etc.…) • la prise en charge du risque de change. D’une
vorise le développement d’initiatives et de - la mise en réseau et les échanges de savoir- part, la SIDI et deux congrégations religieuses
projets alternatifs et innovants. faire. ont créé le FID - Fonds d’Incitation au Dévelop-
Notre mission est la consolidation de Structures pement - qui permet de couvrir en partie le
de Financement de Proximité (SFP) au Sud et à Notre spécificité : la chaîne de solidarité pour le risque de change de nos investissements. D’au-
l’Est, « nos partenaires » afin qu’elles dévelop- financement (cf. encart 2). tre part, le CCFD contribue également au dispo-
pent dans la durée des services financiers adap- Au fil de son histoire et de son parcours de bien- sitif de garantie en acceptant cette année de
tés aux besoins des populations. tôt 25 ans, la SIDI a donné corps à une «chaîne couvrir les pertes de change sur différentes mon-
Notre métier est celui d’un investisseur solidaire de solidarité pour le financement » active et en- naies locales, dues en grande partie à la dépré-
responsable et « patient ». Notre travail consiste gagée dans un partage nord-sud : un partage ciation du dollar.
à fournir des services financiers (prêt, participa- des revenus de l’épargne solidaire au nord, un • la possibilité d’intervenir dans certains pays
tion au capital, garantie) et un accompagnement partage des risques avec les institutions du sud, jugés risqués « Aller là où les autres ne vont
auprès des SFP. Une équipe de salariés (dont un partage de savoir-faire. pas » . La SIDI continue à jouer un rôle pionnier
neuf responsables géographiques, un chargé de Cette dimension de partage, au cœur de notre notamment dans la région des Grands Lacs
viabilité sociale, une responsable des partena- mission, se réalise grâce à l’articulation entre (Rwanda, Congo, Burundi).

4 ACTIVITÉS DE LA SIDI ET DE SES PARTENAIRES EN 2007


➜ ● Un rééquilibrage de notre porte- ● La priorité donnée à l’Afrique La SIDI est engagée dans 28 pays dont 1
feuille entre prises de participation subsaharienne nouveau en 2007 (Guatemala) et dans qua-
et prêt tre outils régionaux : LACIF en Amérique La-
L’Afrique maintient sa place prioritaire dans tine, le MAF en Asie, SEFEA pour les pays
Le portefeuille de la SIDI au 31/12/2007 est le portefeuille de la SIDI puisqu’elle repré- d’Europe de l’Est et SMEA dédié au finan-
réparti à 48% en prêts (3,7 millions €), 44% sente à elle seule près de la moitié (44 %) cement en Afrique de l’Est.
en prises de participation (3,3 millions €) et des investissements de 2007 (cf. figure n°1),
8% en garanties (0,5 millions €). Depuis suivie de l’Amérique Latine (25%), du bas- ● Le financement solidaire
2006, la part totale des prêts est supérieure sin méditerranéen (13%), de l’Asie (9%) et et la dimension risque
au total des prises de participation, avec tou- de l’Europe de l’Est.
tefois un rééquilibrage en 2007 en faveur Le Sénégal est désormais le pays dans le- Au-delà des priorités accordées à l’Afrique et
des prises de participation. Cette tendance quel la SIDI a le plus gros volume d’inves- au milieu rural , la SIDI a continué à prendre
provient d’une part de l’importance des in- tissement avec 9% de notre portefeuille pour des initiatives dans des pays « risqués ». La
vestissements en Afrique de l’Ouest et d’au- cinq partenaires. Viennent ensuite le Pérou, spécificité de la SIDI dans le domaine de la
tre part de l’engagement en faveur du mi- l’Equateur, l’Ouganda, le Maroc, l’Afrique du finance solidaire –celle de bénéficier de la di-
lieu rural, zone dans laquelle le prêt repré- Sud. mension « partage » de la part des épar-
sente le mode d’investissement privilégié (pe- L’investissement moyen (en valeur nominale gnants au FCP (cf. encarts n°1 et 2)- lui per-
tites structures coopératives, mutuelles…). initiale) par partenaire est passé de 115.000 met en effet d’innover et d’apporter un ser-
Toutefois, la participation au capital d’une € à 134.000 € en 2007, avec un maximum vice financier dans des contextes risqués. La
SFP reste la posture privilégiée de la SIDI en de 475.000 € dans CERUDEB (Ouganda). SIDI a ainsi investi,avec d’autres alliances eu-
tant qu’expression de solidarité : un enga- ropéennes, dans un fonds de garantie pour
gement sur le long terme et un partage des ● 56 investissements, dans 28 pays la Palestine (un très ancien pays d’inter-
risques sans recherche d’un rendement fi- vention pour la SIDI) ainsi que dans deux ins-
nancier immédiat mais en privilégiant l’au- La SIDI a une relation financière avec 56 par- titutions palestiniennes (ACAD et CD Hou-
tonomie financière de la SFP. Les garanties tenaires dont 7 nouveaux en 2007 : JAPPOO sing). La région des Grands Lacs (Afrique de
ont augmenté dans notre portefeuille avec au Sénégal, SILAC/TSIRY à Madagascar, FOR- l’Est) a également fait l’objet d’une mobi-
la mise en place de plusieurs contrats en Pa- TALECER au Pérou, REDFASCO au Guate- lisation importante des ressources de la SIDI.
lestine et la négociation d’une enveloppe mala, ACAD, CD-HOUSING et le FONDS DE Plus de la moitié des investissements de la
globale de garantie avec la BNP Paribas et GARANTIE en Palestine. Ces nouveaux par- SIDI) sont réalisées en monnaie locale
ses filiales dans plusieurs pays d’interven- tenaires interviennent en priorité dans le (59% en 2007).
tion de la SIDI. monde rural. La SIDI prend ainsi des initiatives de finan- ➜

FID Revenus Encart 2 : la chaîne de solidarité pour le financement


Capital
du FCP et du CCFD
9 millions d’euros
1,1 million d’euros/an
Mobilisation de fonds
Fonds de refinancement Fonds d’assistance auprès des alliances
technique
SFP : Structure de Financement de
proximité

OP : Organisations de Producteurs
SFP OP SFP SFP OP SFP FID : Fonds d'Incitation au
Développement (mécanisme de garantie)

Figure n° 1 : Répartition géographique du portefeuille en 2007 : Figure 2 : charges encourues en 2007 pour
l’accompagnement de nos partenaires
Europe de l’Est 8% Caraïbes 1% Total en 2006 Total en 2007
Bassin méditerranéen 13% K€ K€
Afrique 744 806
Bassin Mediterranéen 56 114
Asie 9% Afrique 44% Amérique Latine 113 118
Asie 128 107
Europe de l'Est 27 154
Haiti 120 44
Amérique latine 25%
Appui transversal 187 267
TOTAL 1 375 1 610
ACTIVITÉS DE LA SIDI ET DE SES PARTENAIRES EN 2007 5
➜ cement qui vont au-delà des pratiques fectif des revenus des populations rurales et Chaîne de Solidarité pour le Financement
courantes dans la microfinance. La majorité la réduction de leur vulnérabilité (revenus « partagés » du FCP Faim et Dé-
de nos 56 partenaires ne sont pas des IMFs • le développement des services financiers veloppement ; cf. encart n°2), des contrats
5 étoiles mais des associations, des orga- en milieu rural enclavé avec une forte di- de coopération que nous négocions avec
nisations de producteurs, des coopératives mension d’innovation (mutuelles de solida- des alliances et des bailleurs institutionnels,
d’épargne-crédit (c.f. figure 3). rité, nouveaux produits…) des revenus du portefeuille :
• la construction de synergies entre acteurs • revenus partagés des placements soli-
aux projets complémentaires (banques/OP ; daires et des dons du CCFD (1,1 million €)
SFP et marchés pour la commercialisa- qui couvrent 50% des charges.
L’accompagnement tion…). • revenus financiers (0,6 millions €) qui cou-
vrent 25% de nos charges. Les revenus liés
solidaire en 2007 Cet accompagnement est réalisé sous forme à notre portefeuille s’élèvent eux à 315.000
de missions d’appui ponctuelles, environ € et proviennent pour 53% de la distribu-
La SIDI accompagne 91 partenaires dans 28 200 par an, mis en oeuvre par l’équipe de 9 tion de dividendes des prises de participa-
pays du Sud et de l’Est, dont 56 bénéficient responsables géographiques appuyée par le tion et pour 47% des intérêts des prêts.
d’un financement en 2007 (cf. paragraphe « Président du Directoire et par une dizaine • cofinancements accordés par des parte-
le financement solidaire » page 4). de consultants bénévoles, pour la plupart re- naires de la coopération internationale (0,6
traités du secteur bancaire, du droit ou du millions € en 2007, soit + 49% par rapport
Cet accompagnement a cinq principaux développement. à 2006), qui couvrent 25% de nos charges
objectifs : En 2007, le fonctionnement courant de la (cf. page 14). Cette augmentation provient
SIDI (appui/conseil auprès des partenaires, du cofinancement UE/ACP (cf. p.15).
• la consolidation institutionnelle des par- travaux méthodologiques, communication,
tenaires charges de siège) a nécessité 2,3 millions €, Il n’est pas aisé en quelques pages de mon-
En 2007, la SIDI a fait évoluer ses prises de dont 1,6 millions € pour l’appui/conseil aux trer les objectifs de la SIDI et les points sail-
participation dans plusieurs pays (Cam- partenaires sous forme de missions dont lants de son activité en 2007. Nous mettons
bodge, Moldavie, Kosovo, Pérou…) et a 62% pour l’Afrique (cf. figure 2). cette année un accent particulier sur le fi-
ainsi actualisé son implication dans la gou- nancement de l’agriculture, le développe-
vernance de certaines SFPs. Notre économie est celle d’une institution ment rural et le financement dans les zones en
• l’appui des SFP dans leur stratégie, leur de solidarité internationale bénéficiant de crise, axes sur lesquels la SIDI est clairement
recherche de financements, leur développe- financement dédiés qui proviennent de la engagée depuis quelques années et qu’elle
ment de nouveaux produits… souhaite renforcer dans les années à venir.
• la création par les partenaires de valeur
ajoutée sociale et économique pour les po-
pulations, c'est-à-dire l’accroissement ef-
© SIDI

Sénégal, femme préparant du yet


Figure n°3 : Répartition du portefeuille en montant par type de SFP (cymbium) avant fermentation pour le
tieboudien (plat national riz poisson)
Union des Caisses 6%
Organisation Structure de production 1%
producteurs 9%
Associations ONG 29%
Coopératives
de crédit 11%

Fonds de financement Institutions financières 18%


12%

Banques commerciales 14%

6 ACTIVITÉS DE LA SIDI ET DE SES PARTENAIRES EN 2007


Une activité
centrée sur le développement rural

● Accompagner la consolidation des


Accompagner SFPs, par la recherche de finance-
ments supplémentaires
la consolidation
KRK (Kosovo), MICROINVEST (Moldavie),
et la diversification HATTHA KAKSEKAR et AMRET (Cam-
bodge), AKIBA (Tanzanie), SIPEM (Mada-
des SFPs dans un contexte gascar), CERUDEB (Ouganda), TEMBEKA
(Afrique du Sud), AL AMANA et AMSSF
de croissance (Maroc), KOKARI et TAANADI (Niger).

Le paysage de la microfinance s’est trans-


formé ces deux dernières années (cf. encart
Participer au capital d’une SFP constitue le n°3) : les SFP les plus matures affichent de
mode d’investissement privilégié de la SIDI bonnes performances, les fonds d’investis-
car il est l’expression d’une solidarité enga- sement se multiplient. Les SFP recherchent
gée sur le long terme (10 ans en moyenne), des sources de financement commerciales
sans rechercher un rendement financier im- (banques, fonds d’investissement) afin de
médiat. La SIDI met l’accent sur la consoli- poursuivre leur croissance et étendre la por-
dation et la structuration de SFP en tée de leurs services. La SIDI joue un rôle
croissance, tout en préservant une dyna- de mise en relation de ces SFP avec des par-
mique d’initiatives et d’expérimentations qui tenaires financiers afin d’établir la confiance
Décorticage du riz,
sont au cœur de son métier et de son posi- et sécuriser les premières étapes de refi-
Betafo, Madagascar. tionnement. nancement. ➜
(photo TITEM)

ACTIVITÉS DE LA SIDI ET DE SES PARTENAIRES EN 2007 7


➜ ● Accompagner la consolidation des En 2007, la SIDI accompagne la recherche positifs de microfinance pour un accès du-
SFPs, par la consolidation des fonds de fonds propres de plusieurs institutions rable au crédit ainsi qu’à d’autres services
propres dont elle est actionnaire et administrateur : financiers est un axe majeur d’intervention
KRK, MICROINVEST, HKL , AMRET, SIPEM… de la SIDI depuis sa création. L’institution-
SIPEM (Madagascar), TEMBEKA (Afrique du Dans ce cas, l’engagement des fondateurs nalisation des SFP comprend quatre dimen-
Sud), CERUDEB (Ouganda), SMEA (Ouganda), se révèle précieux : ils relèvent le défi de sions : la pérennité des services, l’atteinte de
AKIBA (Tanzanie), KOKARI (Niger), BMS (Mali), trouver des actionnaires locaux et étrangers; l’équilibre financier, la mise en place de sta-
AL AMANA (Maroc), HATTHA KAKSEKAR et ils accompagnent l’institution dans la re- tuts juridiques adaptés et le développement
AMRET (Cambodge), FC (Laos), MICROINVEST cherche d’investisseurs de qualité (HKL au des compétences de l’équipe.
(Moldavie), KRK (Kosovo), CONFIANZA Cambodge) ; ils exercent dans certains cas En 2007, deux institutions ont progressé
(Pérou), CCRD (RD Congo), MAF (Asie), CRG des compétences proches de celles des vers la voie de l’institutionnalisation : TITEM
(Guinée) banques d’affaires. Au Kosovo, la SIDI a ap- à Madagascar, en lien avec la mise en place
puyé KRK dans un travail de restructuration d’un nouveau cadre légal à Madagascar et
Parmi les premières structures à reconnaître des fonds propres (EFSE est devenu action- CCRD en RD Congo. Ces deux institutions
le besoin en capital et à s’y risquer, la SIDI a naire de KRK) afin de lui permettre de trans- proposent des services financiers à des ru-
fait le pari dès le départ d’apporter sa contri- former son endettement institutionnel en raux organisés en mutuelles de solidarité,
bution aux ressources dures (fonds propres) capital et en crédits commerciaux, plus fa- dans des zones rurales enclavées.
des SFP. Celles-ci ont en effet besoin de res- ciles à renouveler et à augmenter.
sources stables à durée « indéterminée »,
pour consolider leurs opérations, et attirer Au Pérou, premier « marché » de la micro- ● Accompagner la diversification et la
des financements supplémentaires pour ac- finance en Amérique Latine, la SIDI est en professionnalisation
compagner leur croissance. En 2007, la SIDI train de recentrer ses partenariats autour
participe au capital de 23 SFP, dont 16 avec d’institutions plus petites et ayant une forte TAANADI et KOKARI (Niger), OMIPA (Ou-
une place au conseil d’administration (cf. valeur ajoutée sociale. ganda), MICROFUND (Togo), JEMENI (Mali),
liste ci-dessus). Certains investissements KRK (Kosovo), SIPEM (Madagascar)
réalisés il y a une dizaine d’années dans des
pays alors en difficulté (Ouganda, Cam- ● Accompagner l’institutionnalisation En 2007, les efforts de la SIDI et de ses par-
bodge, Pérou, Madagascar…) sont arrivés à tenaires ont porté sur plusieurs fronts :
maturité et encouragent la SIDI à s’ouvrir à Nouveaux actionnariats SIDI en 2007 : FOR- - la diversification des produits financiers,
de nouveaux horizons de solidarité finan- TALECER (Pérou), SMEA (Ouganda) grâce notamment à un appui financier du
cière (région des grands Lacs d’Afrique Cen- programme UE/ACP (cf. encart n°5) qui a
trale, Palestine, Haïti…). Accompagner l’institutionnalisation des dis- permis d’accompagner des SFP dans l’élar- ➜

Encart n° 3 connaît un « boom » économique avec l’af- de la Grameen Bank au Bangladesh.


flux massif de capitaux publics et privés. Les A l’inverse, la pauvreté et les inégalités à tra-
Entre la croissance des fonds d’inves- banques commerciales font leur entrée vers le monde ne cessent de croître, malgré
tissement… et celle de la pauvreté dans le secteur (on compte 18 banques dont tous les engagements pris par les gouver-
rurale, notre positionnement au- 4 françaises). 74 fonds - dont les 10 princi- nements, les organismes privés et publics.
jourd’hui. paux sont européens (Procredit, Oikocre- Les ¾ des populations pauvres sont des ru-
dit…) - sont spécialisés dans la raux. La survie de la majorité d’entre eux re-
microfinance, des plateformes internet (Kiva, pose au moins en partie sur l’agriculture :
La microfinance a connu une trajectoire re- e-bay…) sont créées. Plusieurs facteurs ex- soit par le biais de l’auto-consommation des
marquable par la portée considérable qu’elle pliquent cette tendance : produits agricoles, soit par la vente de ces
a eue (environ 120 millions d’emprunteurs - La croissance des institutions de microfi- produits.
dans 115 pays), le taux de croissance sou- nance qui ont des besoins de refinancement L’absence de propriété foncière, d’accès à
tenu qu’elle connaît dans certains pays (de exponentiels l’eau et à l’énergie, d’informations sur les
30% par an et de 100% en Inde et au Cam- - Un engouement des investisseurs publics marchés, de financement de long terme
bodge par exemple) et surtout par la di- et privés pour la microfinance qui offre dés- contribuent à fabriquer des pauvres ruraux
mension sociale du crédit qu’elle a introduite ormais des taux de retour sur investissement dont le nombre ne cesse de s’accentuer, ali-
: des personnes pauvres peuvent rembour- compris entre 2 et 5% en dollars tout en af- mentant l’exode rural et l’immigration «
ser un prêt, devenir des entrepreneurs et fichant un objectif social, clandestine » vers des frontières au Nord qui
prendre en charge leur avenir. Depuis 2006, - Un « coup de projecteur » sur la microfi- se ferment de plus en plus.
le monde de la microfinance s’est complexi- nance grâce à l’année du microcrédit en Face à ces deux tendances, une accentua-
fié avec la montée en puissance de nou- 2005 et l’attribution du prix Nobel de la Paix tion des inégalités et paradoxalement un
veaux acteurs. En 2007, la microfinance en 2006 à Mohammad Yunnus, le fondateur secteur de la microfinance » de plus en plus

8 ACTIVITÉS DE LA SIDI ET DE SES PARTENAIRES EN 2007


➜ gissement de la gamme de leurs produits administrateur de SMEA, aux côtés d’une ● Accompagner et financer les organi-
(chez OMIPA en Ouganda, JEMENI au Mali, institution norvégienne (Stromme Norvège) sations de producteurs
TIMPAC au Togo…) afin de mieux servir les et de sa filiale locale (Stromme Ouganda)
zones rurales ou les microentrepreneurs. dont elle partage la vision. Le secteur agricole et l’agriculture familiale
- la recherche de systèmes d’information et La SIDI s’est aussi engagée avec la ‘Red Fi- plus particulièrement continuent à souffrir
de gestion adaptés (Niger, Ouganda par nanciera de AsociacionesComunitarias’(RED d’un manque d’accès au financement. A
exemple) FASCO), réseau financier de 7 associations contrario, les mouvements d’organisations
- le renforcement du suivi du risque crédit. communautaires mayas de la région Ouest paysannes se renforcent depuis une di-
La SIDI accompagne la mise en place de dis- du Guatemala, pour lui permettre d’acqué- zaine d’années dans la plupart des pays du
positifs de contrôle interne renforcés (à la rir une participation dans BANRURAL, une Sud autour de deux activités principales :
BMS au Mali par exemple). banque agricole puissante. fournir des services d’appui au secteur
agricole et défendre les intérêts de ce sec-
● Renforcer les leviers de financement teur. En 2007, la SIDI finance huit organi-
solidaire au Sud : les fonds de refi- sations de producteurs par un prêt ou par
nancement Le financement la mise à disposition d’une garantie. Elle
accompagne d’autre part d’autres organi-
TEMBEKA (Afrique du Sud et Mozambique), de l’agriculture et du sations de producteurs (AOPP au Mali,
BMS (Mali), SMEA (Afrique de l’Est), MAF ADAPS à Madagascar, coopératives au
(Asie du Sud-Est), LACIF (Amérique Latine), monde rural Maroc…) afin de les aider à trouver des
REDFASCO/BANRURAL (Pérou). solutions pour le financement de leurs
La progression rapide et significative des membres.
Face aux défis de la croissance des besoins fonds d’investissement ces dernières années
financiers de nos partenaires, la SIDI ac- ne peut pas masquer les limites actuelles de • Aider les organisations de producteurs à
compagne depuis 2006 des fonds régio- la microfinance, qui peine toujours à se dé- développer un partenariat avec les institu-
naux de refinancement. Ces fonds velopper dans les régions rurales enclavées tions financières.
régionaux jouent un rôle essentiel en offrant et à financer significativement l’agriculture.
des ressources en monnaie locale aux SFP En parallèle, une nouvelle donne mondiale AOPP/ BMS au Mali, AMSSEF (Maroc)
de la région (à la différence de la plupart est en train de s’opérer : envolée des cours Avec une bonne connaissance de l’organi-
des fonds d’investissement qui offrent des du pétrole et des denrées alimentaires. En sation de producteurs AOPP (la SIDI lui
ressources en devise forte $/€) et en ac- Afrique, seule l’adaptation de l’agriculture avait octroyé un prêt en 2006 pour la pro-
compagnant techniquement le partenaire. africaine permettra au continent de s’éman- duction de semences) et de la banque BMS
Fin 2007, la SIDI est devenue actionnaire et ciper de la pénurie alimentaire. au Mali (la SIDI est administrateur), la SIDI ➜

commercial, la SIDI cherche à apporter « sa l’articulation entre acteurs. services financiers dans des zone peu ou mal
part » de réponse et poursuit son effort d’in- - La SIDI réaffirme que des efforts d’inno- desservies, en milieu rural et agricole no-
novation pour plus de solidarité et de mieux- vation doivent être poursuivis par les IMF tamment.
être collectif. pour renforcer leur viabilité sociale (réduc-
tion des coûts, recherche de débouchés, cou-
Le positionnement de la SIDI : verture des risques de récolte…) et pour
- La SIDI cherche à bâtir une finance soli- répondre aux besoins des populations en-
daire, responsable vis-à-vis de ses clients et core exclues de l’accès aux services finan- Séchage de café ,
qui crée de la valeur ajoutée sociale. ciers de proximité. Vietnam
- La SIDI pense que les IMF n’ont pas seu- - Elle réaffirme aussi que des efforts d’in-
lement besoin de ressources pour financer novation et d’efficacité doivent être pour-
Photo SIDI

leur croissance mais ont également besoin suivis par les IMF en matière de
d’appuis techniques sur un long terme. gouvernance locale, de management, de
- La SIDI n’agit pas seule. En lien avec son systèmes d’information et de gestion, de di-
actionnaire fondateur, le CCFD, et ses par- versification de services et de produits.
tenaires européens, elle met en oeuvre une - La SIDI affirme qu’il est nécessaire d’une
stratégie d’alliances afin d’apprendre au part d’appuyer financièrement et techni-
contact des autres, d’innover à travers des quement une seconde génération d’IMF
outils collectifs offrant des opportunités d’ef- moins matures mais avec un fort potentiel et
fet de levier et de mutualisation des risques. d’autre part une troisième génération d’ac-
- La SIDI cherche à bâtir des complémenta- teurs de plus petite taille, non encore for-
rités en milieu rural et soutient dans ce cadre malisés, qui jouent un rôle dans l’octroi de

ACTIVITÉS DE LA SIDI ET DE SES PARTENAIRES EN 2007 9


➜ a développé une intermédiation avec la pement solaire: des stations solaires pour La création de services
BMS afin de répondre aux besoins de fi- les familles et des plateformes solaires
nancement en semences des membres de pour alimenter des villages. La SIDI a ap- financiers en milieu rural
l’AOPP. porté ses conseils et une ligne de crédit
(un prêt participatif sur 10 ans) pour fi- et dans les zones en crise
A Madagascar, la SIDI a démarré un par- nancer les installations et permettre aux
tenariat avec une organisation de produc- populations de bénéficier d’équipements
teurs, l’ADAPS. Cette OP, appuyée par à un coût abordable.
l’AFDI Picardie souhaite que la SIDI l’aide ● Les mutuelles de solidarité, un outil
à trouver des solutions pour faire face à la ● Des organisations de producteurs de structuration et d’accumulation en
soudure alimentaire. qui octroient directement des milieu rural
crédits à leurs membres
• Accompagner des organisations pay- CCRD (Congo Nord Kivu), ADIKIVU et GALE
sannes qui ont développé des « bras fi- MOGTEDO (Burkina Faso), FPFD (Guinée), (Congo Sud Kivu), PREFED et CAPAD (Bu-
nanciers ». FAPECAFE (Equateur), SILAC/TSIRY (Mada- rundi), PREFED et IMPUYAKI (Rwanda), TITEM
gascar), (Madagascar), ASIENA (Burkina Faso), FONH-
UGPM et la CREC (Sénégal), FONDEFER (Ni- SUD (Haïti), UGPM (Sénégal), AOPP (Mali).
caragua), CAC LA FLORIDA et CREDIFLO- Pour faire face aux besoins de crédits de
RIDA (Pérou), FORTALECER (Nicaragua), leurs membres, certaines OP ont mis en L’offre de services financiers en milieu rural
UGC (Mozambique). place un système de crédits internes à par- reste un défi. L’Afrique subsaharienne est
tir de ressources extérieures ou bien à par- le continent où le taux de pénétration de la
Au Nicaragua, la SIDI a accompagné FON- tir de leurs fonds propres. La SIDI travaille microfinance reste le plus faible, avec seu-
DEFER, « bras financier » d’une fédération avec ces OP pour les aider à renforcer lement 10% de la demande couverte. Le
de producteurs FENACOOP, très enracinée leurs capacités (informatisation du porte- contexte particulier du monde rural et des
localement mais fragile financièrement, à feuille avec MOGTEDO par exemple) ou zones d’instabilité politique a encouragé la
développer un plan de financement afin les aider à mobiliser des ressources finan- SIDI à expérimenter et à développer la Mu-
de mobiliser des lignes de prêts externes. cières pour les besoins de leurs membres. tuelle de Solidarité . Sa souplesse, sa ri-
Au Sénégal, en lien avec Alternatives Ener- La SIDI a ainsi travaillé sur un montage gueur, et sa solidarité l’ont fait adopter par
gétiques, la Région Midi Pyrénées et JAP- avec la FPFD en Guinée pour financer la environ 40 000 personnes en Afrique de
POO Développement, la SIDI a appuyé campagne d’intrants (cf. encart n°4). l’Ouest, Afrique Centrale, Haïti et Mada-
l’UGPM et la CREC (son bras financier) gascar, particulièrement en milieu rural (cf.
dans la mise en place de prêts pour l’équi- encart n°6).

Encart n°4 : La Fédération des Pro- Ces évènements, qui se sont déroulés pen- La SIDI a réglé directement en euros le
ducteurs du Fouta Djalon (Guinée): dant la saison agricole ont largement hy- fournisseur de semences de pommes de
une réponse financière adaptée à pothéqué la récolte et surtout la terre (du Nord de la France). Pour mini-
un contexte exceptionnel commercialisation de la pomme de terre. miser le risque de change lié au franc gui-
En conséquence, presque 30 % des grou- néen, elle sera remboursée en FCFA par
Depuis la campagne agricole 2004-2005, pements emprunteurs n’avaient pas été les acheteurs de la zone CFA (qui se dé-
la SIDI intervient financièrement en appui au bout d’un an en mesure de rembourser placent en Guinée pour acheter les
à la Fédération des Paysans du Fouta Djal- leur crédit intrants. La fédération a donc pommes de terre, puis revendent au Sé-
lon, la première organisation paysanne de été dans l’impossibilité de rembourser une négal ou au Mali) avec un échéancier mo-
Guinée, qui regroupe, représente et dé- grande partie de son crédit bancaire de dulable. Outre la possibilité de poursuivre
fend près de 400 groupements, soit 13 campagne : les banques, conscientes des la fourniture d’intrants à crédit à ses
000 agriculteurs (principalement de causes de ces difficultés, ont repoussé membres, que le contexte de la cam-
pommes de terre, mais aussi d’oignons et l’échéance, tout en allégeant la charge pagne précédente remettait gravement
de tomates), et leur apporte formation, d’intérêts. en cause, la fédération trouve dans cette
encadrement technique et gestionnaire, et La fédération, bien qu’ayant décidé en réponse un intérêt à plusieurs niveaux :
fournitures d’intrants (semences, engrais). conséquence de limiter la fourniture d’in- un service financier à coût réduit, une
Durant 3 saisons de suite, la SIDI a ap- trants pour la campagne 2007-2008, a souplesse de remboursement exactement
porté sa garantie (100 000 € chaque sollicité ses partenaires pour assurer le fi- adaptée aux flux de commercialisation
année) sur le crédit de campagne accordé nancement de la campagne, sans hypo- des pommes de terre, la limitation du re-
à la Fédération par une banque locale théquer ses capacités à rembourser son cours aux banques, donc de la charge fi-
pour l’acquisition de semences importées. encours bancaire antérieur. nancière qu’elle supporte. Cette réponse
La saison 2006-2007 a été marquée par La SIDI a répondu positivement, avec un souple a été rendue possible par la
de graves évènements politiques et so- montage original et rapidement mis en confiance construite depuis 3 ans entre
ciaux en janvier et février 2007 en Guinée. œuvre. SIDI et la fédération.

10 ACTIVITÉS DE LA SIDI ET DE SES PARTENAIRES EN 2007


Rester solidaire avec les partenaires La microfinance en Afrique et dans le bas- Contribuer au
dans les zones en crise sin méditerranéen reste limitée quant aux
investissements dans l’agriculture. Les ac- développement local afin
ACAD et CD HOUSING (Palestine), Région des tivités agricoles sont plus risquées et
Grands Lacs, KNFP et FONHSUD (Haïti) moins rentables que d’autres activités ru- d’accroître les revenus
rales financées par les SFP à savoir le com-
La SIDI reconnaît depuis de nombreuses an- merce, l’embouche, le maraîchage. Peu de
nées l’implication des acteurs locaux qui œu- SFP financent la transformation agricole. JAPPOO DEVELOPPEMENT (Sénégal),
vrent dans un quotidien difficile, tant en Haïti, L’impact de la microfinance est donc très UGPM/CREC (Sénégal)
Liban, Cisjordanie que dans la zone des faible en terme de valeur ajoutée et de
Grands Lacs en Afrique de l’Est. La microfi- création d’emplois au niveau de l’exploi- La question de l’accès à l’énergie, à l’élec-
nance s’est développée dans ces pays grâce tation familiale. Or l’agriculture et la trans- tricité en particulier, est un défi de la lutte
notamment à des acteurs locaux, convaincus formation des produits agroalimentaires contre les exclusions. L’enjeu est d’autant
et soucieux de leur mission. La SIDI a engagé sont un facteur déterminant pour le déve- plus fort que les solutions standard, inaptes
en 2007, en lien avec d’autres alliances euro- loppement des zones rurales. à répondre aux besoins des populations
péennes, un travail de mise en place de ga- pauvres ou rurales, posent des problèmes
ranties adaptées au contexte local en Face à ce constat, la SIDI a engagé en environnementaux.
Palestine. 2007 une réflexion autour de la mise en En zone rurale, comme à Meckhe au Séné-
place d’une démarche de « promotion de gal, le tissu économique est beaucoup
● La création de valeur ajoutée en mi- valeur ajoutée en milieu rural » (PVAR). moins développé que dans les villes. La SIDI,
lieu rural Cette démarche vise à articuler une offre en lien avec des associations de produc-
de produits agricoles au Sud avec un mar- teurs, des acteurs économiques a mis en
FC/LAO Farmers Products (Laos), CAC la Flo- ché local ou un marché à l’export, via les place le groupe JAPPOO afin de :
rida, JAPPOO Développement (Sénégal) ; iden- circuits de commercialisation du com- • financer et accompagner des projets qui
tification en cours au Maroc, Liban, merce équitable ou du bio ou les marchés valorisent les produits des ruraux et per-
Madagascar, Egypte, Niger locaux. mettent à ceux-ci d’accroître leurs revenus
• créer de l’emploi digne et rémunérateur
pour les jeunes, particulièrement dans le
domaine de la restauration.
• développer l’utilisation des énergies re-
Photo SIDI

nouvelables à partir d’une production ré-


gionale d’équipements solaires.

Panneaux solaires
pour électrification
rurale au Sénégal

Encart n° 5 : le programme UE/ACP en appui au renforce- nouveaux produits de crédit en 2007 : le crédit watertank pour la construc-
ment des activités en zones rurales non desservies. ) tion de réservoirs d’eau et le crédit individuel.

Afin d’amplifier l’offre financière et technique dont elle dispose, la SIDI re- Le projet UE/ACP a également permis une assistance technique renforcée
cherche et met en œuvre des cofinancements auprès d’institutions bi- et dans le domaine de la gouvernance : des missions de formation des mem-
multilatérales. bres des Conseils d’administration ont notamment pu être financées au
Elle a ainsi répondu à un appel à propositions lancé par la Commission eu- Crédit Rural de Guinée, chez TAANADI et KOKARI au Niger, à la BMS au
ropéenne en juillet 2005, en partenariat avec la coopérative belge ALTER- Mali, à TIMPAC au Togo. Ces formations portent sur la vie du Conseil d’Ad-
FIN et le réseau africain MAIN. Le montant total du projet s’élève à 990 000 ministration, le rôle et les responsabilités des administrateurs, la mise en
euros, financé à hauteur de 80 % par l’Union européenne, pour 14 insti- place de tableaux de bord pour l’aide à la décision.
tutions partenaires de la SIDI, en Afrique et en Haïti et le réseau MAIN.
Pour des institutions situées dans des zones reculées, ce programme est Enfin, une part importante du projet bénéficie au réseau MAIN, en lui per-
arrivé à point nommé et a permis une réelle amplification des activités me- mettant d’augmenter le nombre d’ateliers de formations et d’échanges
nées. C’est le cas par exemple d’OMIPA, un réseau de caisses rurales in- entre IMF. En 2007, le MAIN a ainsi atteint le rythme record d’un atelier par
tervenant dans le sud de l’Ouganda, partenaire de la SIDI depuis 2000. Le mois sur des thèmes aussi variés que les systèmes d’information et de ges-
projet UEACP a permis de financer une étude de diversification des produits, tion, la performance sociale, la gouvernance, le marketing stratégique au
réalisée par un consultant externe, ce qui a conduit OMIPA à lancer deux sein d’une IMF, etc.

ACTIVITÉS DE LA SIDI ET DE SES PARTENAIRES EN 2007 11


Encart n° 6: la création de services 26 000 membres. Vient ensuite l’Afrique de la confiance dans un système collectif
financiers en milieu rural et dans de l’Ouest (Sénégal, Burkina, Mali) avec de gestion d’argent là où il n’y avait plus
les zones en crise : les mutuelles de environ 180 MUSO et 7000 membres. de système financier (au Congo par exem-
solidarité Puis Madagascar et Haïti avec respective- ple), et un apprentissage de la gestion de
ment 166 MUSO (1660 membres) et 147 l’épargne, du crédit, de l’assurance, en
Pour la première fois, s’est tenu à Paris, en MUSO (2940 membres). complément voire en remplacement des
mars 2007, un atelier qui a réuni l’ensem- 40 000 membres ont aujourd’hui ont tontines dans certains cas.
ble des partenaires de la SIDI promoteurs accès à des services financiers de proximité Les MUSO ont également servi d’espace
de Mutuelles de Solidarité (MUSO). Cet dans des zones rurales où infrastructures d’échanges ; elles ont par exemple été des
atelier a été une occasion unique pour et moyens de transport font défaut. lieux d’information pour l’organisation des
faire le point sur l’importance de cette dy- Le nombre de MUSO accompagnées par élections en Haïti ou au Congo.
namique depuis son démarrage en 1995 nos partenaires varient de 17 à 661 (pour
au Sénégal avec l’UGPM puis sa diffusion certains promoteurs, c’est une activité à L’accumulation globale est une réalité
en 1997 par la SIDI à Madagascar et en part entière ; pour d’autres c’est une acti- Même si les données précises manquent
Haïti, puis en 2002 dans la région des vité complémentaire). La SIDI dispose d’in- encore pour dresser un constat global, plus
Grands Lacs africains (Rwanda, Burundi, formations suivies et régulières sur environ de 900 000 USD ont été collectés par 600
République Démocratique du Congo) et 1100 MUSO. MUSO en 5 ans au Nord-Kivu (90% des
enfin au Burkina Faso et au Mali à partir Toutes les MUSO ne demandent pas de MUSO cotisent moins de 2
de 2005. crédit de refinancement auprès de leur USD/mois/membre). Il y a ainsi mobilisa-
promoteur. La plupart souhaite cependant tion de fonds locaux avec maintien ou re-
Importance de la dynamique maintenir un lien avec le promoteur pour mise à jour de liens de solidarité.
A la fin de l’année 2007, la dynamique améliorer leurs pratiques et leurs outils (la Cette accumulation locale est renforcée
MUSO connue concerne environ 40 000 bonne tenue des cahiers avec la maîtrise par des refinancements externes.
personnes, membres de 1 800 MUSO (soit de toutes les opérations ne s’acquiert pas
300 MUSO et 8 000 membres de plus que en un jour !) et continuer à réfléchir en- La SIDI est actuellement engagée finan-
fin 2006). semble. cièrement auprès de 2 partenaires (CCRD
Aujourd’hui, le plus grand nombre de et UGPM) et va investir en 2008 dans le
MUSO se trouve dans la région des Grands Les MUSO jouent un rôle de structura- capital de la CCRD.
Lacs africains (Congo, Rwanda, Burundi), tion sociale
avec environ 1300 MUSO et plus de Les MUSO ont permis une (re)construction
Photo SIDI

Paysan membre d'une


coopérative soutenue par
FONDEFER au Nicaragua,
fabricant son compost

12 ACTIVITÉS DE LA SIDI ET DE SES PARTENAIRES EN 2007


La chaîne
de solidarité
pour le financement :

La chaîne de solidarité
La SIDI a formalisé cette relation originale néré (cf. figure 4), le partage du revenu du
pour le financement de partenariat Nord/Sud autour de la fonds commun de placement « Faim & Dé-
«Chaîne de Solidarité pour le Financement veloppement », la garantie du Fonds d'Inci-
Depuis sa création par le CCFD il y a près » (CSF), pour une finance qui soit d'abord tation au Développement pour couvrir le
de 25 ans, la SIDI a bénéficié de ressources au service des hommes : des citoyens fran- risque de change.
adaptées à son double métier : le finance- çais et européens au Nord, confient à la SIDI - De Solidarité, parce que ces ressources
ment des activités de crédits de ses parte- des ressources solidaires destinées à des sont allouées à la SIDI non pas dans un ob-
naires, et un suivi / appui technique « offert SFP (les partenaires et leurs bénéficiaires) au jectif de rentabilité, mais dans une dyna-
à la carte » en fonction des besoins expri- Sud (cf. encart n°7) mique de partage : les contributeurs de la
més. La Chaîne de Solidarité pour le Financement SIDI ont d’abord une exigence de valeur
Plus qu’un fonds d'investissement ou un bu- ancre la démarche et les conditions du tra- ajoutée sociale (et non financière) en retour
reau d'études, la SIDI est un investisseur so- vail de la SIDI : de leur solidarité.
lidaire, qui noue une véritable relation de - Pour le Financement, parce qu'elle permet - Une Chaîne enfin, parce qu'elle relie - en
partenariat Nord/Sud, afin d’apporter des de recueillir des ressources qui permettent passant par la SIDI des citoyens et des or-
services financiers à des populations exclues aux partenaires au Sud de renforcer les ser- ganisations solidaires ici, des Structures de
des circuits bancaires, et contribuer par là à vices financiers apportés aux populations Financement de Proximité là-bas, très diver-
leur développement économique et social. qui en sont exclues : un capital non rému- sifiées mais partageant l’objectif commun➜

Encart n° 7 : en 2007, la chaîne de solida- chaine de « Faim et Développement – Agir Figure N° 4 :


rité pour le développement se fonde sur : CCFD ». Répartition du capital SIDI au 31/12/07
Elle s’accroît grâce :
• Là-bas : - Aux 36 correspondants bénévoles de la SIDI HUIT PARTENAIRES
autres 5,66%
- un réseau de 56 partenaires de la SIDI, dans (dont 10 nouveaux engagés au retour de leur EUROPéENS 5,94%
plus de 30 pays, qui ont octroyé plus d’un mil- voyage au Pérou en 2006) qui ont animé près CCFD 27,36%
ESD
lion de prêts de 50 à 5000 euros, remboursés de 300 rencontres locales, ont réuni des mil-
25,52%
à échéance à plus de 96%. liers de personnes prêtes à découvrir la fi-
nance solidaire telle que la pratique la SIDI
• Ici : et à s’engager dans la CSF.
- 934 actionnaires au total. - Aux réunions de formation, organisées par le
Réunis dans l’association Epargne Solidarité CCFD et la SIDI en région, pour expliquer la
Développement, les 810 actionnaires indivi- CSF en détail aux militants et sympathisants URSULINES
duels, dont 60 nouveaux en 2007, possèdent CCFD, ainsi qu’aux actionnaires et épar- QUATRE DE JéSUS
25,52% du capital de la SIDI fin 2007. Ils gnants SIDI. INSTITUTIONS 7,04%
sont ainsi témoins et promoteurs de la fi- - A une forte implication de la SIDI auprès de FINANCIèRES 11,16%
nance solidaire (c.f. figure 4 ). FINANSOL, tant au niveau des organes de SŒURS AUXILIATRICES
- 5000 souscripteurs au FCP « Faim & Déve- décision qu’au niveau des activités elles- 17,32%
loppement » qui partagent le revenu de leur mêmes.
épargne. Le CCFD, la SIDI et le Crédit Coo- - A une forte implication du CCFD, national et
pératif fêteront en 2008 les 25 ans du fonds, en région, dans l’économie solidaire comme
avec notamment un travail de promotion (af- en témoigne l’engagement formulé dans le
fiche, travail pédagogique) et la création pro- dernier Rapport d’Orientation 2008/2012.

ACTIVITÉS DE LA SIDI ET DE SES PARTENAIRES EN 2007 13


➜ d'améliorer durablement les conditions de Une stratégie d’alliances tout d’abord, qui La croissance des cofinancements SIDI en
vie des populations locales. se concrétise à travers la mobilisation d’au- 2007 (+49% par rapport à 2006) s’explique
La dimension de « Viabilité Sociale » ren- tres investisseurs pour le refinancement di- essentiellement par le cofinancement
force la dimension solidaire de la SIDI. rect de ses partenaires d’une part (en 2007 UE/ACP 2006-2008 qui a représenté cette
pour un montant de plus de 2 millions d’eu- année 264 000 € de ressources d’accom-
ros : CORDAID/Pays Bas en Afrique du Sud, pagnement supplémentaires dédiées à
Argidius/Pays Bas au Niger, la SICAV Nord- l’Afrique et à Haïti (cf. encart n°8).
Les alliances au Nord Sud/France au Cambodge, en Equateur, au Les principaux autres cofinancements ont
Pérou et en Moldavie) et par la participation été mobilisés au profit du réseau MAIN pour
L'investissement moyen de la SIDI par par- de la SIDI dans des fonds régionaux, sous- l’organisation de 5 formations sous régio-
tenaire à fin 2007 reste faible au regard des régionaux ou nationaux d’autre part. Ce nales, 2 cursus universitaires et un pro-
besoins puisqu'il atteint seulement 134 K€. type de montages permet d’amplifier les vo- gramme d’échange Sud-Sud (316 K€
Or, une majorité des partenaires de la SIDI lumes financiers grâce aux effets de levier négociés auprès du CCFD, du Ministère des
étant en phase de consolidation, peut po- qu’ils procurent (cf. figure 5). affaires étrangères français, de la fondation
tentiellement doubler ses activités finan- Gilles en Belgique du réseau haïtien KNFP
cières d’ici trois ans. La SIDI, n’ayant pas les La stratégie de cofinancements, pour sa pour la formation des membres des MUSO
moyens de financer seule la croissance de part, permet d’augmenter les ressources dis- (80 K€ négociés auprès du MAE français).
portefeuille et les demandes d’assistance ponibles pour le renforcement des capaci- D’autres financements, plus ponctuels ont
technique de ses partenaires, ni d’ailleurs de tés des partenaires. En 2007, près de été mobilisés, auprès de la Fondation espa-
répondre à toutes les organisations qui la 580 000 € ont été mobilisés par la SIDI et gnole UnSolMon pour l’organisation d’un
sollicitent, mène depuis plusieurs années plus de 320 000 € ont été négociés direc- séminaire de formation en Algérie et un tra-
une stratégie d’alliances et de cofinance- tement au profit des partenaires (hors bilan vail de diagnostic des besoins financiers et
ments. SIDI). non financiers des petits promoteurs, du
CCFD pour le soutien au projet JAPPOO au
Sénégal et de CORDAID et de la Fondation
Encart n° 8 : FONDS EUROPEEN DE FINANCEMENT SOLIDAIRE Ford pour la création du fonds pour le fi-
POUR L’AFRIQUE (FEFISOL) nancement des organisations de produc-
teurs d’Amérique Latine. ➜
En association avec trois investisseurs sociaux européens intervenant
dans les pays du sud –ALTERFIN/Belgique, ETIMOS/Italie, la Fundacio
UnSolMon/Espagne, dans le cadre du groupe «Financements vers le Sud
» de la FEBEA (Fédération Européenne des Banques Ethiques et Alter-
natives), la SIDI a décidé de créer un fonds d’investissement européen
en vue de renforcer son action en Afrique et en faveur du financement
du monde rural.
Les quatre organisations partagent une même vision et collaborent de-
puis plusieurs années.
Le projet de création de (FEFISOL) est porté par la volonté de ces qua-
tre acteurs de renforcer les complémentarités et les synergies dévelop-
pées, et d’obtenir des effets de levier financiers significatifs pour leurs
partenaires.
La stratégie du fonds, basée sur l’expérience de ses fondateurs, consiste
à venir en appui aux structures en développement et consolidation, en
Afrique et en faveur du financement du monde rural.
L’orientation se justifie par le fait que le marché africain de la microfi-
nance est doté d’un grand potentiel au regard du faible taux de banca-
risation. Or, l’Afrique reste le continent le moins bien servi en matière
d’investissements étrangers dans la microfinance .
FEFISOL souhaite également se distinguer des fonds d’investissement
commerciaux en microfinance qui se concentrent sur les structures les
plus matures et rentables du secteur, en intervenant essentiellement sous
forme de prêts, de garanties, et de participations, auprès d’institutions
dont la mission est de fournir des services financiers aux micro-entre-
preneurs et d’organisations de producteurs exclus des systèmes ban-
caires traditionnels, ainsi que des organisations de producteurs ayant
l’essentiel de leurs activités à l’export (notamment via leur affiliation au
réseau du commerce équitable et/ou Bio).

En opposition aux tendances actuelles , 80% du portefeuille de FEFISOL


sera libellé en devises locales. Les partenaires financés ne seront ainsi pas
confrontés au risque de change.

14 ACTIVITÉS DE LA SIDI ET DE SES PARTENAIRES EN 2007


➜ Les perspectives d’avenir Service financier de
KRK, Kosovo
Nos trois outils de financement (participations,
prêts, garanties) et notre référentiel métier (cf.
encart n°1 p.4) constituent un socle solide au
service de notre mission et à partir duquel
peut être abordée la réflexion sur la straté-
gie à venir. Dans leur majorité, les SFP par-
tenaires sont en phase de consolidation et des
nouveaux besoins de financement de la crois-
sance et de la diversification apparaissent.
Cela se traduit par un besoin important de
ressources financières plus longues et plus sta-
bles et sur le plan technique des outils mieux

© SIDI
adaptés et plus élaborés. En partenariat avec
des institutions européennes, elle souhaite
maintenant aller plus loin et travaille à la créa-
tion de deux outils régionaux qui permettront
de développer d’importants effets de levier Figure N° 5 : Affectation géographique des ressources financières mobilisées
(à l’instar de PROFUND et de LACIF): auprès des alliances en 2007
- un fonds pour le financement des Orga- CARAïBES 4% AFRIQUE MAIN 10%
BASSIN PECO 5 %
nisations de Producteurs et de leurs outils fi-
nanciers en Amérique Latine). Ce fonds qui MéDITERRANéEN
serait créé en partenariat avec ALTERFIN est 1%
en cours de montage.
AFRIQUE 22%
- un fonds FEFISOL (Fonds Européen pour la
Finance Solidaire en Afrique), créé par qua-
tre investisseurs sociaux européens - ALTERFIN ASIE 24%
(Belgique), ETIMOS (Italie), la Fondation
UNSOLMON (Espagne), SIDI (France) - afin
de renforcer leurs investissements en Afrique AMéRIQUE LATINE 34%
et en faveur du monde rural (cf. encart 8).

Carte des partenaires de la SIDI en 2007

ACTIVITÉS DE LA SIDI ET DE SES PARTENAIRES EN 2007 15


États financiers
de la SIDI en 2007
2 Il s'agit de
BILAN de la SIDI au 31 décembre 2007 en milliers d'euros provisions pour
risques et de
ACTIF PASSIF provisions
financières pour
2007 2006 2007 2006 pertes de change.
Capital 9 000 9 000
Immobilisations incorporelles nettes - 1 Réserves 259 271
Immobilisations corporelles nettes 89 100 Résultat de l'exercice 10 -13
Immobilisations financières 7 182 6 617 Total capitaux propres 9 269 9 259
Les provisions
3

dont Participations et créances rattachées 3 423 2 739 sur prêts et prises


de participation
dont Prêts 3 622 3 787 sont couvertes
dont autres immobilisations financières 137 91 Provisions 2 125 153 depuis 2004 par
le F.I.D., un
Total actif immobilisé 7 271 6 717 Emprunts pour activités 611 542 mécanisme
couverture des
de
Autres dettes 562 750 risques
s'appliquant à
Fonds F.I.D. 3 2 292 2 292 quelques
exceptions près à
Créances nettes (dont cofinancements) 460 519 Fonds C.D.C. 351 343 l'ensemble des
CCFD-garantie 106 219 investissements
réalisés par la
1 Trésorerie (dont
Trésorerie 1 5 706 6 322 Actionnaires, compte-courant 122 SIDI.
F.I.D.) : elle est Il est constitué de
placée en
valeurs éthiques TOTAL 13 437 13 558 TOTAL 13 437 13 558 comptes courants
d'actionnaires
et en valeurs "La S.A. SOFIDEEC BAKER TILLY, commissaire aux comptes, membre de la CRCC de Paris, représentée par son Président
convaincus de
mobilières de Fouad EL M'GHAZLI, a certifié sans réserve les comptes annuels de la SIDI, clos au 31 décembre 2007." l'importance pour
placement. la SIDI de cibler
des zones
d'intervention
difficiles.

Compte de résultat de la SIDI au 31 décembre 2007 en millliers d'euros


2007 2006
1 Ce poste se compose pour Produits Total 1 833 1 635
l'essentiel des contributions reçues Prestations (CCFD et cofinancements) 1 1 725 1 557 2Les autres produits se
du CCFD pour financer Autres produits et reprises provisions 2 108 78 composent des jetons de
les activités d'accompagnement. Charges Total 2 258 1 987 présence (lors des participations
Pour l’essentiel, ces ressources Charges de fonctionnement courant 718 657 aux CA), des frais de dossiers…
sont fournies au CCFD par les Frais de personnel 1 103 979 3
revenus du Fonds Commun Il s'agit des cofinancements
Dotations aux amortissements 20 27 provenant de partenaires
de Placement “Faim et Cofinancements transférés aux partenaires 3 418 324
Développement “ (1 030 538,84 € internationaux et transférés
Résultat d'exploitation -426 -352 directement aux partenaires.
fin 2007). S'y ajoutent des
ressources provenant de Produits Total 584 455 Ces fonds ne font que
partenaires internationaux qui sont Revenus du portefeuille (prêts et participations) 4 315 261 transiter par la SIDI.
soit transférés aux partenaires, soit Revenus de la trésorerie 38 90
consacrées au financement de Revenus du FID 56 81
4Les revenus du portefeuille ont
l'accompagnement SIDI. Gains de change 4 3
augmenté de 21%
Reprise de provision 30 5
Autres produits 142 15
Charges Total 165 137
Dotations pour risques financiers 5 5 5
Les pertes de change ont été
Intérêts sur emprunts 26 26
couvertes par la mobilisation du
Pertes de change 5 115 102 fonds CCFD garantie (la
Autres charges 20 4 couverture apparaît dans la ligne
Résultat financier 419 318 autres produits).
Produits exceptionnels 117 216
Charges exceptionnelles 100 195
Résultat exceptionnel 17 21
Impôts sur le résultat
Résultat net 10 -13

16 ACTIVITÉS DE LA SIDI ET DE SES PARTENAIRES EN 2007


Portefeuille brut au 31 décembre 2007 (en milliers d’euros)
Pays SFP partenaires Typologies Participations dont en $US/€ Prêt dont en Total
et garanties monnaie locale au 31/12/06
Afrique du Sud TEMBEKA Fonds de financement 381 -0 -0 381
Burkina Faso MOGTEDO Organisation producteurs - 23 23 23
RD Congo CCRD Institution financière 7 7 12 18
RD Congo COODEFI Coopérative de crédit - 11 11
Guinée CRG Union de caisses 18 - 18
Guinée FPFD Organisation producteurs - 167 142 167
Madagascar SILAC/TSIRY Organisation producteurs - 50 50
Madagascar SIPEM Institution financière 236 - 236
Mali BMS Banque commerciale 152 - 152
Mali JEMENI Union de caisses - 76 76 76
Mali NIAKO Union de caisses - 61 61 61
Niger KOKARI Coopérative de crédit 3 121 121 125
Niger TAANADI Coopérative de crédit - 98 98 204
Ouganda CERUDEB Banque commerciale 475 - 475
Sénégal CREC Coopérative de crédit - 110 110 110
Sénégal JAPPOO Association/ONG - 234 234 234
Sénégal MEC PROPEM Coopérative de crédit - 160 160 160
Sénégal SAPCA/EGAS Organisation producteurs - 30 30 30
Sénégal UGPM Organisation producteurs - 122 122 122
Tanzanie AKIBA Banque commerciale 272 - 272
Togo MICROFUND Union de caisses - 46 46 46
Togo TIMPAC Association/ONG - 95 95 95
Togo UCMECS Union de caisses - 79 79 79
• Multilatéral Afrique SMEA Fonds de financement 172 - - 172
AFRIQUE 1 717 7 1 495 1 398 3 319
Bolivie ANED Association/ONG - 155 155
Chili INDES Institution financière 85 - 85
Colombie CONSOLIDAR Coopérative de crédit 79 - 79
Equateur BANCO SOLIDARIO Banque commerciale 165 165 - 165
Equateur FAPECAFES Organisation producteurs - 81 81
Equateur MCCH Association/ONG - - 247 247
Guatemala REDFASCO Association/ONG - 193 193
Nicaragua FENACOOP Organisation producteurs - 99 99
Pérou CAC La Florida Organisation producteurs - 125 125
Pérou CONFIANZA Institution financière 142 - 142
Pérou CREDI FLORIDA Coopérative de crédit - 84 84
Pérou EDAPROSPO Association/ONG - 130 130
Pérou FORTALECER Coopérative de crédit 50 - 50
Uruguay SAINDESUR Institution financière 109 - 109
• Multilatéral Am. latine LACIF Fonds de financement 102 102 - 102
AMERIQUE LATINE 732 268 1 115 - 1 847
Cambodge AMRET Institution financière 54 - 54
Cambodge HATTHA KAKSEKAR Institution financière 167 167 31 197
Laos FONDS COOPERATIF Union de caisses 153 34 188
Laos LAO FARMERS PRODUCTS Structure de production - 98 98
• Multilatéral Asie MAF (Cordaid/CRS) Fonds de financement 157 157 - 157
ASIE 531 323 163 - 694
Egypte EACD Association/ONG - 264 264 264
Liban NAJDEH Association/ONG - 37 37
Maroc AL AMANA Association/ONG - 246 246 246
Maroc AMSSF Association/ONG - 137 137
Palestine ACAD Association/ONG - 101 101
Palestine CDHOUSING Association/ONG - 33 33
Palestine Fonds de garantie Palestine Association/ONG - 166 166
BASSIN MEDITERRANEEN - - 985 510 985
Haïti COD Association/ONG - 48 48
Haïti FONHSUD Association/ONG - 29 29 29
CARAIBES 76 29 76
Kosovo KRK Institution financière 149 149 80 229
Moldavie MICROINVEST Institution financière 80 170 250
• Multilatéral EE SEFEA Fonds de financement 85 85 - 85
EUROPE 314 234 250 - 564
TOTAL PORTEFEUILLE / TOTAL PORTFOLIO 3 295 832 3 619 1 936 7 484
En % du total 44% 56%

ACTIVITÉS DE LA SIDI ET DE SES PARTENAIRES EN 2007 17


AUTOUR DU BASSIN
CARNET D’ADRESSES MALI - AOPP
B.P. 3066 – Bamako
RD CONGO - LIDE/CCRD
B.P 94
MEDITERRANEEN

EN AFRIQUE Tél : 00 223 228 67 81 Butembo – Nord Kivu EGYPTE - EACD


E-mail : aopp@cefib.com Tél : 00 243 99 83 86 684 30 El Nile El Abiad de Midan Lebnan
AFRIQUE DU SUD - TEMBEKA E-mail : lidelitembo@yahoo.fr; Mohandessine, Giza. Le Caire
P.O. Box 13859 MALI - BMS SA ccrdmuso@yahoo.fr Tel : 00 20 2 304 81 90
Mowbray 7705 Immeuble Diago Aoua. Quartier ACI Fax : 00 20 2 304 81 91
CAPE TOWN 2000 (près de l’Hotel Nord-Sud) RD CONGO – COOCEC-Kivu E-mail : mageacd@soficom.com.eg
Tél : 00 27 21 447 81 38 Bamako 05, avenue Kasongo, Ibanda B.P. 1741
Fax : 00 27 21 447 81 38 Tél : (223) 223 693 9654 Bukavu LIBAN - NAJDEH
E-mail : tembeka@metroweb.co.za E-mail : bms-sa@bms-sa.com Tél : 00 243 998 624 732 B.P 113
E-mail : coocec_kivu@yahoo.fr 6099 - Beyrouth
BURKINA FASO - ASIENA MALI - JEMENI Tél. : 00 961 1 30 20 79
04 B.P 8151 Ouagadougou Immeuble Gadjaba Kadjel face place RD-Congo – GAMF Fax : 00 961 1 70 33 58
Tél : 226 50 39 58 78 OMVS – Marché Dibida 06 avenue Kasongo, commune E-mail : najdeh@cyberia.net.lb
E-mail : asiena@liptinfor.bf - B.P.E. 2100 d’Ibanda
emiliesomda@yahoo.fr Bamako Bukavu, Sud Kivu MAROC - AL AMANA
Tél : 00 223 223 4755 Tél : 00 243 09 98 62 58 30 28 rue Oum Errabia – Agdal
BURKINA FASO - MOGTEDO Fax : 00 223 223 9405 E-mail : gamfkivu@yahoo.fr Rabat
B.P 48 Mogtedo E-mail : dgjemeni@ikatelnet.net Tél : 00 212 37 77 01 41
Tél: 00 226 70 12 69 12 RWANDA - PREFED Fax : 00 212 37 68 67 12
E-mail C/O FENOP : fenop@cenatrin.bf MALI - NIAKO B.P. 1897 E-mail : fouad@alamana.org.ma
Quartier Légal Ségou Kigali Site Web : www.alamana.org
BURUNDI – COPED Kayes Tél : 250 58 31 28 ou 27
Immeuble Maison des oeuvres, Tél/Fax : 00 223 252 44 05 MAROC - AMSSF
av. Pierre Ngendandumwe E-mail : reseauniako_kayes@yahoo.fr SENEGAL – UGPM et CREC 33 résidence Essalam
BP 3792 Bujumbura II B.P. 43 Avenue Al Mohads – Appt. 1
MOZAMBIQUE - UGC Meckhé Quartier de la Gare
BURUNDI – CAPAD Av. Agostihno Neto Tél : 00 221 955 51 13 Fès
BP 24 Bujumbura Maputo Fax : 00 221 955 52 86 Tél : 00 212 55 626 764
Tél : 00 257 79 970 470 E-mail : ugcapm@tvcabo.co.mz E-mail : ugpm@sentoo.sn Fax : 00 212 55 733 431
E-mail : capad-shirukubute@yahoo.fr E-mail : amssf@menara.ma
NIGER - KOKARI SENEGAL - MEC PROPEM
GUINEE - Crédit Rural de Guinée B.P. 11122 Quai de Pêche PALESTINE - ACAD
B.P. 3790 Niamey B.P. 1384 M’Bour P.O.Box 3816 Al-Bireh Via Israël
Conakry Tél/Fax : 00 227 75 25 12 Tél : 00 221 957 38 79 Tél : 00 970 2 240 96 50
Tel : 00 224 41 35 71/45 43 38 E-mail : kokaris@intnet.ne E-mail : mecpropem@sentoo.sn Fax : 00 970 2 240 96 52
Fax : 00 224 41 12 78 E-mail : acad@palnet.com
E-mail : crg@mirinet.net.gn NIGER - TAANADI SENEGAL –JAPPOO DEVELOPPEMENT
B.P. 13376 C/O Escale JAPPOO PALESTINE- CD HOUSING
GUINEE - Fédération des Paysans Niamey Saly Niakh-Niakhal. MBOUR CO- Operation for Development
Producteurs du Fouta Djalon Tél : 00 227 74 15 69 Tél: 00 221 514 79 0 P.O. box 21476
B.P. 52 - PITA Fax : 00 227 34 01 84 E-mail : louks2003@yahoo.fr Beit Hanina, Jerusalem
Tél Inmarsat : 00 870 762 638 770 E-mail : crn@intnet.ne Tél : 00 970 2 583 37 25
Fax Inmarsat : 00 870 762 638 772 SENEGAL – SAPCA/EGAS E-mail : wbgaza@nefdev.org
Site Web : www.paysansdufouta.org OUGANDA - CERUDEB Quartier Diamagueune 1 - BP 1121
Plot 7, Entebbe Road MBOUR PALESTINE – ASALA
MADAGASCAR – ADAPS P.O. Box 1892 P.O. Box 2316 Ramallah
Chez Abdallah Moto Tanambao Kampala TANZANIE - AKIBA Commercial Bank Tél : 00 970 2 240 0532
Mission Tél : 00 256 41 251 276 TDFL Building (Phase II) Site web : www.asala-pal.org
Ambanja 203 Fax : 00 256 41 251 273 B.P 669 - Dar es Salaam
BP 37 Tél. : 00 255 222 11 83 40 DANS LES CARAÏBES
tel: 00 261 20 86 503 25 OUGANDA – SMF EA limited Fax : 00 255 222 11 41 73
ou 020 86 930 33 PO BOX 27200- Kampala E-mail : Akiba@cats-net.com HAITI - COD/EMH
adaps.ambanja@yahoo.fr Plot 25, Block LRV 235, Folio 3 Bukoto Delmas 95 - # 15 Frères - P.O.Box 6
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MADAGASCAR - SIPEM Tél : 00 256 41 53 28 40 B.P. 61652 Tél : 00 509 257 75 44
Immeuble SANTA LOT V Fax : 00 256 41 53 28 34 Lomé Fax : 00 509 257 92 28
24, rue Naka Rabemanantsoa E-mail : sfeastafrica@stromme.org Tél : 00 228 226 63 20 E-mail : mdep_jr@yahoo.com
Antanimena Fax : 00 228 226 63 19
B.P. 8616 - Antananarivo 101 OUGANDA - OMIPA E-mail – microfund99@hotmail.com HAITI - FONHSUD
Tél. : 00 261 20 22 300 98 B.P. 1240 Kabingo - Mbarara Rue Egalité - AQUIN
Fax : 00 261 20 22 355 34 Tél. : 00 256 48 52 26 11 TOGO – TIMPAC E-mail : fonhsud@hotmail.com
E-mail : sipem@moov.mg E-mail : omipa_micro@yahoo.com B.P. 173 - Dapaong
Tél : 00 228 770 83 70 HAITI - KNFP/IMOFOR
MADAGASCAR - TITEM RD CONGO - ADIKIVU E-mail : timpac@ids.tg 173 bis Avenue Jean Paul II – Turgeau
Lot IVM 7 - Ambodivona B.P. 1554 Bukavu ou BP 230 Lyangugu Port-au-Prince
B.P. 1291 Rwanda TOGO-UCMECS Tél : 00 509 244 07 35/00 509 244
Antananarivo 101 Tél : 00 243 81 05 64 947 BP 247 Dapaong 8416
Tél. : 00 261 20 24 106 59 E-mail : adikivu@yahoo.fr Tél : 00 228 770 84 37 E-mail : info@knfp.org
Fax : 00 261 20 22 658 67 E-mail : ucmecs@ids.tg
E-mail : titem@moov.mg RD CONGO - COODEFI EN AMERIQUE DU SUD
BP 78 BUTEMBO TOGO - WAGES
MADAGASCAR- SILAC/Fédération TSIRY Ou C/O RESEAU WIMA B.P. 1339 BOLIVIE – ANED
BP 89 Avaradrova PO BOX 251 Lomé Calle Rosendo Gutierrez Nº 679 esq.
503 Ambatondrazaka KASESE, UGANDA Tél : 00 228 222 54 71 pasaje Enrique Finot; zona Sopocachi
Tél : 00 261 20 54 080 30 coodefimupitanjia@yahoo.fr Fax : 00 228 222 78 99 Casilla 12528 (Correo Central)
Ou 00 261 20 22 230 54 Tel : +243 98 70 97 72 ou +243 81 E-mail : wages@cafe.tg La Paz – Bolivia
E-mail : silac@moov.mg 30 51 867 Telef. (591-2) 2418716 – 2418643

18 ACTIVITÉS DE LA SIDI ET DE SES PARTENAIRES EN 2007


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