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GÉOPOLITIQUE

PROGRAMME :
1-INTRODUCTION
2-LES RELATIONS
INTERNATIONALES DEPUIS
1947
3-LA CIVILISATION ET LA
GÉOPOLITIQUE DE L'INDE
4-CIVILISATIONS ET
GÉOPOLITIQUES DE L'ISLAM
5-ISRAEL
6-LA CHINE - CIVILISATION ET
HISTOIRE

stephane.saliege@orange.fr
INTRODUCTION
La géopolitique c'est l'étude des relations
internationales entre les groupes humains à propos de
territoires, de ressources et de populations.
Elle s'intéresse aux relations pouvant aller de la
simple influence jusqu'au conflit armé.

Les principaux acteurs de la géopolitique (= les


différents groupes humains):
1. Les groupes politiques :
Ils exercent le pouvoir sur un certain territoire.
La politique c'est le pouvoir et le pouvoir est obtenu par la force. Par
exemple, les chinois sont au Tibet parce qu'ils ont la force d'y être. Lors de
l'obtention du pouvoir, il y a deux phases:
1- on conquiert le territoire
2- on se fait reconnaître par ses nouveaux voisins.
Le plus important des groupes politiques est l'État ou État-nation.
Définitions:
% L'État : c'est l'ensemble de la démocratie, de la bureaucratie et des
forces militaires.
% La Nation : c'est l'ensemble des gens qui ont suffisamment de
caractéristiques communes pour former un état; le même sang, la
même culture, la même langue et la même volonté (! la définition
anglo-saxonne est un peu différente)
% L'Empire : c'est un grand état qui intègre plusieurs nations. "Tout
empire périra".
% La Cité État : Athènes, Spartes, Venise, ...
% La Tribu : c'est une communauté politique qui exerce un pouvoir sur
un petit territoire. Elle fonctionne comme un État.
% Les Organisations Intergouvernementales ou Supranationales : elles
sont composées de plusieurs états. par exemple: ONU, ENA, UE,
OTAN.
% Un état sans nation : il n'y a pas de volonté d'être ensemble, par
exemple l'Afrique décolonisée.
% Une nation sans état : Les Kurdes (25 à 30M), les Palestiniens (9M),
Les Tchétchènes (1M) et éventuellement le Tibet...
2. Les groupes religieux :
La religion est un élément constitutif de l'être humain, il s'agit d'un besoin
anthropologique. Elle a été inventée par l'homme pour se protéger face à
la mort = création d'une puissance donnant un sens à la vie. C'est le
pouvoir de l'invisible sur le visible, elle crée un ordre et légitime le pouvoir.
Il faut noter qu'une religion évolue très vite dans une nation.

3. Les groupes culturels :


L'élément le plus déterminant est la langue. C'est elle qui permet les
pensées, les concepts, l'imaginaire, les écrits....
Toutes les productions humaines qui ne sont pas la nature sont la culture.
Une ethnie partage la même langue et la même religion traditionnelle.
Une civilisation partage la même histoire et la même vision du monde.
4. Les groupes idéologiques:
Une idéologie est un ensemble d'explications cohérentes d'une société et
qui a comme projet de s'appliquer par un pouvoir.
Par exemple: le communisme, le fascisme, le libéralisme, l'anarchisme,
l'islamisme....
Ils sont sans frontière et naissent souvent dans un pays pour se
développer dans un autre. Ex: le communisme.
5. Les groupes familiaux:
Sont définis par une relation de solidarité et une forte hiérarchie.
Tous les peuples sont organisés en famille et en clans.
L'illustration la plus flagrante est la Mafia.
6. Les groupes socio-économiques:
Concerne les personnes partageant de activités socio-économiques
communes. Par exemple: l'entreprise, la CSP, les corporations, les castes.
Illustration: les groupes éthiques (ONG, associations,...): il y a partage de
centres d'intérêts, de plaisir commun.

Les principales causes de conflits :


1. Territoire :
Toutes les guerres ont pour raison un territoire.

2. Ressources :
Gaz, pétrole, diamants, drogue, eau

3. Population :
Esclavage, colonisation, purification ethnique.

Conclusion:
En cas de crise intérieure, il faut lister les groupes et situer à quel niveau
se situe le problème et les hiérarchiser.
Plus les groupes sont nombreux, plus ils sont sur une petite échelle et plus
ils sont contraignants.
L'homme moderne a des identités nombreuses, diverses et évolutives. En
cas de crise il lui faut choisir.

Il faut ensuite identifier les raisons de la crise. Attention, une raison peut
en cacher une autre.
L’ONU
Créée en 1945 à San Francisco par une chartre de constitution

♦ Deux objectifs majeurs :

• La paix (plus de 3ème guerre mondiale)


Respect un principe majeur : la non souveraineté d’État.
Une guerre entre États gène plus qu’une guerre civile.
• Le développement
Un objectif au service du premier
Dans un monde plus développé, la paix règne plus facilement

♦ Deux grands types d’institutions :

• Les agences spécialisées (plus d’une centaine)

Ex :
UNESCO, UNICEF, FAO, OMS, FIM, OMC, BANQUE MONDIALE, HCR, …

• Les institutions principales :


 Le conseil de sécurité
5 états permanents jouissant d’un droit de véto (France, UK,
Chine, USA, Russie) + 10 membres tournants élus pour deux ans.
Pour qu’une résolution soit votée il faut qu’il y ait au moins 9 voix
favorables sur 15.
 Les casques bleus
Ce sont des intervenants constituants une force neutre non
offensive (chapitre 6,5).
Cette force a été inventée en 1956. Ils ne peuvent intervenir que
si les belligérants les acceptent. Ils ne peuvent pas tirer sur les
belligérants sauf en cas de légitime défense.
 Le secrétariat général
BAN KI-MOON
 Il est l’exécutif. Il est élu par l’assemblée générale sur
présélection du conseil de sécurité.
 L’assemblée générale
Sorte de parlement de l’ONU où tout les États sont représentés.
Aucune des résolutions de l’AG ne sont appliquées.
 Le conseil économique et social
 La cour internationale de justice de la Haye
elle arbitre les litiges frontaliers entre les États. (À ne pas
confondre avec les TPI qui jugent les criminels de guerre et contre
l’humanité et n’existent que pour les occasions pour lesquels ils
sont créés. Ex : TPI Yougoslave, TPI Rwanda). Différent de la CPI
créée en 1998 pour toutes les affaires de niveau mondial.
Illustration :

L’Irak attaque la nuit du 2 au 3 août 1990 le Koweit.

• Réunion du Conseil de sécurité qui décide d’une sanction


économique (chap6) :
Embargo sur l’Irak. Entraine la surmortalité de centaines de milliers
d’Irakiens entre 1990 et 1995.
• Devant l’inefficacité de ces sanctions, le CS décide de passer au
chapitre supérieur (7) et pose un ultimatum. Les sanctions militaires
se traduisent par 42 jours de bombardement puis attaque au sol. La
victoire foudroyante est obtenue en 5 jours.

Réfugié : personne menacée par un État pour des raisons culturelles,


politiques, idéologiques, raciales, … et qui se voit obligée de quitter
les frontières de cet État.
LA PURIFICATION ETHNIQUE
EN YOUGOSLAVIE
Chronologie :
1918 : création de l’État Yougoslave

1945 : Tito est le chef Yougoslave par excellence. Il a réussi à libérer la


Yougoslavie des nazis. Étant communiste, il crée une Yougoslavie
communiste. Les peuples yougoslaves sortent d’une guerre pendant
laquelle ils se sont entre déchirés ; pour les faires vivre ensemble Tito
crée un État fédéral composé de 6 régions : Slovénie, Croatie, Bosnie,
Serbie, Monténégro, Macédoine. À noter qu’il y a 2 religions qui
dominent en Yougoslavie : les chrétiens catholiques et les chrétiens
orthodoxes, sauf en Bosnie où il y a en plus des musulmans. Tant que
Tito est pouvoir, l’État reste stable.

1980 : mort de Tito.

1991 : la Slovénie et la Croatie déclarent leur indépendance. Les serbes


les accusent alors d’éclater la Yougoslavie et de vouloir l’appauvrir. En
effet, sous Tito, l’économie était séparée en deux parties ; au nord coté
croate et slovène se situait le pouvoir économique grâce au tourisme.
Au sud, coté serbe c’était le pouvoir militaire qui régnait.
De plus, plus de 12% de la population croate est d’origine serbe, il n’est
donc pas possible d’accorder l’indépendance. Et par ailleurs, la fin des
années 80 à vu l’émergence de nationalistes proserbes à la tête de la
république de Serbie (entre autre S. Milosevic).

1992 : les serbes envahissent la Croatie et en occupe 30% du territoire.


Les casques bleus forment une « frontière ». La purification ethnique
commence à l’intérieur de ce territoire puis est poursuivie en Bosnie
par les serbes de Bosnie ; la guerre civile est là. Entre 1992 et 1995 on
dénombre plus de 250 000 morts.

1995 : l’ONU bombarde les points d’artillerie serbes (chap7) et fourni


des armes aux croates et bosniaques pour se défendre.

Décembre 1995 : signature des accords de DAYTON


LE GENOCIDE
C’est la volonté programmée ou planifiée d’exterminer un peuple de la
planète pour des raisons raciales, politiques, religieuse, ethniques,
idéologiques… , ceci étant organisé de façon industrielle avec un souci
de rentabilité, de rendement.
Il faut rationaliser à outrance l’extermination de masse.
Il y a mise en place d’un mécanisme qui fait oublier à chaque agent sa
responsabilité.
On parle de « banalisation du mal ».
♦ Le 1er génocide du XXème siècle

C’est le génocide ARMÉNIEN. 1,3M de morts. En 1915 et 916, les Turcs


aidés par des Kurdes programme l’exécution des arméniens. Il y a 3
raisons à cela :
L’empire Ottoman participe à la 1GM au coté des allemands et se
retrouve donc en guerre contre la Russie, pays frontalier. Or sur
l’espace turc vivent des Arméniens.
• Les turcs ottomans craignent une trahison des arméniens au
profit des russes dont ils sont plus proches, notamment d’un point
de vue religieux.
 Génocide préventif pour éviter de se battre sur deux fronts.
• Les turcs ottomans craignent que les russes ne gagnent la guerre
et favorisent ensuite les arméniens en les aidants à créer un État
Arménien qui entrainerai une perte de territoire pour eux.
• Enfin, les turcs veulent la création d’une Turquie moderne sur la
base d’une seule nation, la nation turque. Leader : Mustafa Kemal
Ataturk
♦ Le 2ème génocide :

La SHOAH. 6M de morts. 1942 à 1945.


Cf. : Shoah de Claude Lanzman, Maus de Art Spiegelman, La Mort Est
Mon Métier de Robert Merle.
♦ Le 3ème génocide :

Le CAMBODGE. 1 à 3M de morts. 1975 à 1979. Organisé par les Khmers


Rouges et Pol-Pot. (Khmer = de culture Khmer +/_ cambodgienne ;
rouge = communiste maoïste).
Le but est d’éradiquer toute menace anti-communiste. En 1979 le Viet
Nam envahit le Cambodge et le génocide s’arrête.
♦ Le 4ème génocide :

Le RWANDA. 800 000 morts entre le 7 avril 1994 et le 15 juillet 1994.


Cf. : Chapitre sur le génocide rwandais.
LE GENOCIDE RWANDAIS
Lieu :
Afrique centrale – République Démocratique du Congo (= ex Zaïre) – 9
voisins dont Ouganda, Burundi, Rwanda.
Pays très riche du point de vue économique

Chronologie :
Avant 1898 :
Le Rwanda est composé de 2 groupes, les Hutus (85% de la pop.) et les
Tutsis (15%) qui font partie d’un même ethnie. Mais les différences
socio-économiques entre eux sont telles que l’ont peut parler de deux
castes différentes.
Les Tutsis sont des éleveurs, ils possèdent la richesse et le pouvoir (le
roi des Rwandais est Tutsi). Ils forment la caste des nobles.
Les Hutus sont des agriculteurs, pauvres et n’ont pas de pouvoir
politique.

1898 :
L’Allemagne colonise le Rwanda ce qui signe la fin de son
indépendance. Pour ce faire, elle s’appuie sur les Tutsis, car elle pense
que son leadership sera plus facile s’il est appuyé sur les dirigeants
déjà en place. Elle justifie son choix politique en le rationalisant à
l’excès. Puisque les Tutsis sont plus grand, plus clairs, plus fins, ils ont
une vocation naturelle à diriger, comme les Européens ont une vocation
à diriger le monde. Pour eux, ils sont une « race de seigneurs ». Ainsi
les Allemands rationalisent et ethnicisent question Rwandaise à
l’exagération et donnent l’impression d’en faire deux peuples différents.

1916 :
La situation change. Après deux ans de guerre, les Allemands sont
dépossédés en Afrique. La Belgique remplace l’Allemagne au Rwanda.
Comme leurs prédécesseurs, ils s’appuient sur les Tutsis et les
avantagent systématiquement. Ils imposent le français comme langue
nationale, et christianisent le pays au point qu’il devienne le pays le
plus christianisé d’Afrique.

À partir de 1950 :
Des mouvements Tutsis réclamant l’indépendance du pays émergent.
Les Belges considèrent cela comme une trahison et, vexés, se vengent
en se rapprochant des Hutus.

Fin des années 50s :


Les Belges qui prennent conscience des l’imminence de l’indépendance
Rwandaise se rapprochent des Hutus dans l’espoir de garder un
semblant d’influence sur le pays (les Hutus représentent plus de 80%
de la population Rwandaise).
1959 :
Les Belges arment les Hutus et les aident à réaliser leur « Révolution
Sociale ». Les Tutsis sont reversés brutalement, entrainant des milliers
de morts. Cette révolution sociale à deux conséquences majeures :
 Des centaines de milliers de Tutsis se réfugient au Zaïre, au Burundi
et en Ouganda.
 Mais également des centaines de milliers de Tutsis restent au
Rwanda. Ce sont ceux là qui seront génocidésen 1994.

Ouganda à partir de 1959 :

Entre 1960 & 1986 :


L’Ouganda est l’un des pays les plus instables d’Afrique, voir
même du monde. Un des dictateurs les plus important de
l’époque est Idi AMUN DADA (cf. Le Dernier Roi d’Écosse).

1986 :
Un Ougandais s’impose au pouvoir : MUSEVENI (toujours au
pouvoir à l’heure actuelle). Il n’est pas démocrate mais respecte
mieux les droits de l’homme que ses prédécesseurs. Il stabilise
militairement le pays (moins de guerres). Il met en place une
politique économique plutôt libérale (classique) qui donne à
l’Ouganda de très bons résultats dans les années 90s et permet
au pays d’être bien vu des USA. Museveni s’impose comme
l’homme de l’Amérique. Son ascension au pouvoir à pu se faire
grâce à l’aide des élites Tutsis qui sont organisées en mouvement
politiques et militaires, dont le plus important est le Front
Patriotique Rwandais (veut reconquérir le pouvoir au Rwanda).
Une fois en place, Museveni cherche à remercier le FPR. Il va donc
préparer avec eux leur récupération du pouvoir.

1962 :
Ce sont les Hutus qui dirigent.

1973 :
Coup d’État, le général Juvenal HABYARIMANA prend le pouvoir. Il restera
en place jusqu’en 1994.

1990 :
Après 4 ans de préparation le FPR et l’armée de Museveni attaquent le
Rwanda. La France intervient alors et vient au secours de Habyarimana.
Cette intervention s’explique par plusieurs raisons :
 En 1975, VGE avait signé des accords militaires avec l’Afrique
qu’il faut donc honorer.
 Habyarimana et Mitterrand sont amis (de même que leurs fils).
 Au sortir de la guerre froide, le gouvernement français considère
comme nécessaire d’empêcher les USA d’étendre leur influence.
 Enfin, pour défendre la francophonie (avec 3 générations passées
en Ouganda, pays Anglophone par excellence, les Tutsis du FPR
ont oublié le Français).

1990-1993 :
De nombreuses escarmouches ont lieux des deux côtés du combat.

1993 :
La France demande à Habyarimana de négocier avec le FPR.

4 août 1993 :
Un accord de paix est signé : l’accord d’ARUSHA. Trois points majeurs dans
cet accord :
 La France doit retirer sa présence militaire
 Des casques bleus doivent venir (Mission des Nations Unies Au
Rwanda, composée de 2500 soldats).
 Des élections dans les règles de l’art sont prévues. Mais la date n’est
pas fixée.

6 avril 1994 :
Alors qu’il revient d’une négociation avec le FPR pour trouver une date
pour les élections, Habyarimana est tué en plein vol par un missile sol-air.
2 hypothèses :
 Les hutus extrémistes sont à l’origine de cette attaque.
Pourquoi ? Parce qu’il y autour de Habyarimana des Hutus très
extrémistes (Hutu Power) qui ne lui ont pas pardonné d’avoir
signer les accords d’Arusha. Parmi ces extrémistes, certains
ont préparé un projet de génocide des Tutsi dès 90 (Pour ne
pas perdre contre le FPR, il faut régler la menace Tutsi interne).
Est ce que les Hutus extrémistes, parce qu’ils ont pour projet
d’accuser les Tutsis pour justifier le commencement du
génocide, ont pu aller jusqu’à tuer leur président ?
 Les Tutsis ont fait le coup. Pourquoi ? Parce qu’ils ont analysé
très vite leur incapacité a gagner les futures élections prévues
par Arusha car il sont minoritaires. Parce que depuis la fin de
l’année 93, ils savent qu’ils sont plus forts militairement que
les Hutus et cherchent donc à obtenir par les armes ce qu’ils
n’auront pas par la démocratie. Enfin parce que les Tutsis du
FPR ont entendu des rumeurs de génocide et veulent prendre
de vitesse les Hutus.
Très vite, les Hutus accusent les Tutsis.
(Selon Mr Saliège, c’est les Tutsis – cf. livre écrit par un ex membre du
FPR.)
Rumeur : Pourquoi le génocide s’arrête en 1994 ? Le FPR aurait pu gagner
en moins de 3 mois… Il a laissé le génocide trainer plus que nécessaire,
pour se « victimiser » au maximum.
7avril 1994 :
Début du génocide.
Il va durer 100 jours, rationalisé au maximum, radio des milles collines.
Lire de Jean Hatzfeld : « Dans le Nu de la Vie », « Une Saison de
Machette », « La Stratégie des Antilopes ».

Aujourd’hui :
Dirigé par les Tutsis. Réconciliation nationale. Le pardon est extrêmement
difficile quand même.
Les responsables :
Hutu :
Ce sont eux qui tenaient la machette.

Belgique :
En favorisant les Tutsis par rapport aux Hutus. Par ailleurs, ils sont
beaucoup représentés dans la MINUAR. Dès le 7 avril 94, 10 casques bleus
belges sont tués, le gouvernement belge traumatisé, rapatrie tout ses
soldats, abandonnant le navire en plein naufrage. Le gouvernement a tout
de même ensuite monté une commission d’enquête qui a mis au jour les
fautes du gouvernement, qui c’est ensuite excusé auprès de Paul KAGAMÉ.

ONU :
S’est contenté de rester au chapitre 6,5 alors qu’il s’agissait d’un
génocide. A partir de 94, le chef de la MINUAR, commence à entendre
parler du génocide et alerte l’ONU, mais il ne reçoit jamais de réponse ;
l’ONU n’a pas su réagir.

Les USA :
Jusqu’au bout, ils ont refusé d’intervenir. 2 raisons :

Famine et guerre civile en Somalie, intervention des usa (intervention


« médiatiquo-humanitaire »), qui s’enlise dans la guerre entre 93 et 94.
Début 94, retrait des militaires. -> « l’Afrique c’est compliqué on y
retournera pas »

Refus d’intervenir au Rwanda car persuadés que le FPR (alliés) va gagner


tout seul.

France :
Ceux qui ont génocidé ont été formés par les militaires français. (Ils se
sont servis de leur expérience en Algérie)
Les militaires français sont intervenus dès le début du génocide à Kigali
pour exfiltrer les français expatriés et par la même occasion la famille
d’Habyarimana, qui étaient les principaux responsables du génocide, mais
se sont retirés juste après au lieu de rester pour aider les Tutsis de la
capitale.
Trois semaines après le début du génocide, les autorités Hutu sont reçues
en grande pompe à l’Élysée par le président et son premier ministre.
Par la suite, la France envoie jusqu’à la fin du génocide des armes aux
Hutus pour lutter contre le FPR.
Du 22 juin au 28 août : Opération Turquoise.
C’est l’envoi de militaires par la France sous couvert d’une intervention
« humanitaire ». Cet envoi à lieu au moment où les Hutus perdent le
combat.