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Aksakof, Alexandre. Animisme et spiritisme, essai d'un examen critique des phénomènes médiumniques, spécialement
Aksakof, Alexandre. Animisme et spiritisme, essai d'un examen critique des phénomènes médiumniques, spécialement

Aksakof, Alexandre. Animisme et spiritisme, essai d'un examen critique des phénomènes médiumniques, spécialement en rapport avec les hypothèses de la ¿force nerveuse¿, de

l'¿hallucination¿ et de l'¿inconscient¿, comme

1906. In-8 ¿, XXXII-635 p

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ANIMISME

KT

SPIRITISME

ESSAI

D'UN

EXAMEN

CRITIQUE

DES PHÉNOMÈNES MÉDIDMNIQDES f

Se

SPÉCIALEMENTEN RAPPORTAVECLESHYPOTHÈSESDE LA « FORCK .NERVEUSE »

C.

"

DE L' « HALLUCINATION» ET DE L' « INCONSCIENT»

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COMMERÉPONSE

à l'ouvrage du Dr Ed. von Hartmann, intitulé : « Le Spiritisme »>

PAR

ALEXANDRE

AKSAKOF

Directeur dos Ptyohisohe Stuàien (Recherchespsychiquea), à Leipaig

AVECPORTRAITDB LAUTEUR, Br DIXPLANCIIB8

Traduit de l'édition russe par BERTHOLDSANDOW

LIBRAIRIE

: ^

:

Quatrième Édition

PARIS

DES SCIENCKS

PSYCHÏQUES

ÉDITEUR: Paul LEYMÀRIE

. 42, itUB SÀINT-iACQUES, .42

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ANIMISME

ET

SPIRITISME

ANIMISME

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SPIRITISME

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EXAMEN

CRITIQUE

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SPÉCIALEMEW/^I^B^PÔRT AVECLESHYPOTHÈSESDE LA (( FORCENERVEUSE» DE L! « HALLUCINATION» ET DE L' « INCONSCIENT»

COMMERÉPONSE

â l'ouvrage du Dr Ed. von Hartmann, intitulé : « Le Spiritisme»

PAR

ALEXANDRE

AKSAKOF

Directeur des Psyohisohe Studien (Recherchespsychiques), à Leipzig

AVECPORTRAITDBL AUTEUR, ET DIXPLANCHES

Traduit de-l'édition russe par BERTHOLDSANDOW

LIBRAIRIE

Troisième Edition

PARIS

DES SCIENCES

PSYCHIQUES

ÉDITEUR: Paul LEYMARIE 42, RUE SAINT-JACQUES, 42

1906

Toutdroit!réservés

jwmim

MATIÈRES

AVANT-PROPOSDUTRADUCTEUR.

PRÉFACEDEL'ÉDITIONALLEMANDE

INTRODUCTION

.

DESTHÉORIES

Al'ERÇUHISTORIQUE

AHTISP1R1TIQUES

I

« To Daimoniou », de Oldfield ; «

de Rogers;

dernes

Philosophie des Agentsmystérieux »,

Mystères mo-

Guppy;

Jane

de

»,

du

supernctivité

système

de Haminoud ; Car-

Gasparin;

expérimentales», par '.

« Discussion », de Brittan et Richniond «

de Mahan ;«

;

Mary

expliqués et démasqués»,

force, etc. », de Bray; * Etats de

etc.

»,

de

Collyer;

«

«

nerveui,

De la

Spiritualism »,

; «.Etudes

penter et Gox ; « Des tables tournantes », par Agenor de

Les tables Chevillard; t

«

parlantes », par Thury Essai sur l'humanité

posthume », par

XIII

xvn

i

7

CHAPITREIer. — Des phénomènes de matérialisation.

INSUFFISANCE, AUPOINTDEVUEDES FAITS, DE L'HYPOTHÈSEHALLUCINA-

TOIREÉMISEPARLE Dr HARTMANN

.

23

Matérialisation d'objets

à la

les sens.

échappant

perceptionpar

Photogra-

*.

phie transcendantale Expériences de M.Beattie

Wagner,

à

. (26).—Photographies obtenues par MM. Guppy,

le

profes-

de formes

(55). Expériences de Mumler (58).

of Photography(62).

et MoBes

Parkee, Russel,Slater, William*,Hudson,Reimers, Damiani (43-45).

Photographie transeendanta'e d'une maiD,obtenue seur

Descrip-

par

Saint-Pétersbourg(48); Photographies

humaines, obtenues par Slater

tion des

Dow (67).

Compte rendu du Brilish Journal

gravures ci-jcintes.

Lettre du

Témoignage de B. Murray

professeur Gunning (75).

Photographies

HarlmanD,

transcendanlalesde doubles

à Cincinnati

(78). Expertise de M. Jay

26

8i

vin

TABLE DES MATIERES

Matérialisation et dématérialisation d'objets accessiblesà nos sens

Démonstrationde ce

de «

pénétration

par les faits

sous la dénomination

principe

compris

et

de la matière ». —

Apports

disparition . d'objets.

Dédoublement d'objets inanimés

À. -T-MATÉRIALISATIONETDÉMATKRIALISATIOND'OBJETSINANIMÉS

86

S6

92

Etoffes

Démonstration par la voie des

par Katie-King en présence

pour

(92).

trans-

photographies

(94).

cendantales. — Expérience de M. CliffordSmith

sation d'étoffes

Matériali-

(95).

deB témoins

Médiumnilé de fleurs

Production d'une

térialisationde métaux

la matérialisation de fleurs (97;.

des assistants (98). — Ma-

piaule sous les yeux

la médiumnitéd'un métal

100

par B. — MATÉRIALISATIONETDÉMATÉRIALISATIONDEFORMESHUMAINES. — IKCOM-

PATIBILI1É LOGIQUE DELATHÉORIEDEL'HALLUCINATIONDUDr HARTMANN

AVECSATHÉORIEDELAFORCENERVEUSE

108

Démonstrationdu caractère non hallucinatoired'une matérialisation par :

1° Le témoignage visuel simultané de

Le témoignage visuel

production

production

plusieurs personnes

: 2°

et tactile, simultané de

3° La

4° La

d'effets

physiques

d'effets physiques

A, Ecriture directe

B, Empreintes

tre

(1)

de mains matérialisées.

sur la

C, Effets produits

D, Reproduction do formes matérialisées,par

formematérialisée (coloration,etc.).

des

oiouîages en plâ-

moyen

de

Expériences de M.Denton (128);

d'une caisse fermée

formes

/. Le médiumest

Expériences

II.

expériences concluantesau

exemples de moulages

(132); autres

matérialisées, à l'aide de la paraffine :

isolé; l'agent

occultereste invisible

Oxley

de MM.Reimers et

Le médiumest devant les yeux des assistants,l'agent occulte

reste,invisible

110

plusieurspersonnes . 110

111

112

112

113

122

127

139

139

156

Expériences de M.Ashtonavec MissFairlatnb (156);

de M. Friese avec M.

M.

Eglinton

plastique

L'agent

devant une

expérience avec

Eglinton (153); expérience

commission (163); reproduction

d'un membre dédoublédu médium

visible,

le médiumest

III.

occultetsl

Expèrieuce de M. Adsheadavec MissWood IV. Le fantôme et le médium tont simultanémentvisibles aux

165

166

166

spectateurs

Expérience

de M. Ashton avec Miss Fairlamb.

E, Photographie de formes matérialisées

a)

b)

c)

Le médium est visible ;

mais elle

apparaît

la figure

sur la

«')

inalérialuéeest invisibleà l'oeil,

plaque photographique

Le médium est invisible ; le fantôme est visibleet

la

Le médium photographie et le fantômesont vus en môme

nier

nues

est photographié; photographies de

M. Harrison et

M. Grookes

Le médium par et le

reproduit par

: Beulce der- temps Italie King obte-

fantôme par sont visibles tous deux et photogra- ^

phiés eu mCme temps

170

170

172

17S

183

190

215

(1) Dansle lexlc même, ce sous-litre,ainsi que son pendant :

"

Autres exemples » à la pasu

et K ne

sont pas séparées <lu

139,est imprimé en capitales alow que lesclefsde rnliriqucA, B, C,

cofrsdu texte par des

en-létcs équivalents.Celteanomalie provient do ce que la disposition des

diversessubdivisionsa subiunemodificationau coursde1?. publication du livre.

TABLEDES MATIERES

ix

de

Témoignage

de MM.Crookes

(216), Russel (217), Burns (218),

Hitchmann

Mm«Louisa

Nosworthy(224), du Dr W.

(226). .

se

Expérience de M. Aksakofavec M.

Eglinton

e) Le médium et le fantôme sont invisibles ; la

produit

photographie

daus l'obscurité. — Expériences de MM. Bullet, Rei-

Aksakof . 5° Expériences mers, de pesée des formesmatérialisées INSUFFISANCEDELATHÉORIEHALLUCINATOIREDUDr HARTMANNAUPOINT DEVUE THÉORIQUE.

230

239

242

245

CHAPITREII. Les phénomènes physiques.

LESEXPÉRIENCESDEMM. HARE, VARLEYETHERINGDÉMONTRENTQUELA —

FORCE MÉDIUMNIQUE N'A AUCUNEAFFINITÉAVECL'ÉLECTRICITÉ. CONTRADICTIONSDUDr

262

CHAPITREIII. — De la nature de

l'agent intelligent

du

spiritisme.

dans les phénomènes

qui se manifeste

EXAMENDU PRINCIPEFONDAMENTALnu SPIRITISME; PRÉSENTE-T-ILDES PHÉNOMÈNESDONTIL FAUTCHERCHERLACAUSEENDEHORSDUMÉDIUM? 273

280

1. — Des manifestations qui sont contraires à la volonté du mé- dium

Divers

exemples;

expériencesremarquables de M. Dexter (287);

au début du

mouvement spirite (292);

exemple

exemplefrappant

Révérend E. d'objets, dans

— le cas du

Phelps (296);

de combustion spontanée

M.

Schtcbapov

l'est de la Russie: récit de

2.— Des manifestations qui sont contraires aux convictions du mé- dium Le témoignage et Hare. de M. A. (OXOD)(317); expériences des prof. Wagner

3. —

Des manifestations contraires au caractère et aux sentimentsdu

(i)

médium

4. — Descommunicationsdont la nature est au-dessus • du niveau intel- lectuel du médium

OEuvresde HudtsonTutllo

(32b) et de Davis (326);

par

voie

— achèvement du

questions

roman de Dickens Edwin Drood

de M. Barkas:

expériences

scientifiques(332); le(cas

astronomiques

médiumnique (326);

à des

réponses impromptu

du

général Drayaon : renseignements

îi. Médiumnilédes nourrissonset des petits enfants.

Les

de

Seymour Kir-

jeunes Cooper

cinq ans et demi (345);

et Allwood ; écriture du

petit Jencken, ûgé

— écriture de la filledu baron

kup, à "Page

de neuf jours (350); écriture sur l'ardoise par Essie

Mot!,âgée de deux ans <j. Médiums parlant des langues qui leur sont inconnues

298

316

320

321

324

341

343

351

353

x

TABLE DES MATIERES

Avis de M. Ennemoser

du

Edraonds ; — le

(355);

(354); — témoignage

juge

en diverses langues inconnues

moyen

musique par

du

aux médiums

parler

nicationa délivrées au

tion de morceaux de

— commu-.

de signes télégraphiques (369); exécu-

reçu aucune

un enfant

n'ayant

instruction musicale ; — la fille

sénateur Tallmage

7. — Divers

phénomènes d'un genre mixte-composé

par

l'auteur

Un cas curieux observé

.

8. — Communicationde faits que ne connaissent ni le médium ni les

assistants

.-

La vision dans l'obscurité et dans les endroits

Expériences

o)

de l'auteur, dans un cercle intime

de M. A.

(397); témoignage

indépendamment des vrganei

de

.

(389); expériences

.

.

M. Crookes

b) Des faits connus

à

laperceiition

c)

servant habituellement

à la

pen-

Expériencespersonnelles do l'auteur :

Communicationde

séance et

faits

sées,

l'adage de Cardoso

inconnus aux

être

personnes prenant part

ta transmission de

qui ne peuvent

expliquéspar

en raison des conditions mêmes

dans lesquelles ces messages

sont délivrés

370

372

373

3Si

385

398

401

401

412

Le cas de MllcEmma Slramm information du décès de Duvaoel ;

;

Miss

Laure,

fille du

juge Edmonds (417);

— autres cas

du

rapportés

par le juge

tëdmonds (419); — conférencedu

Davey (422;;

rapport

général Drayson(420);

capitaine

Drisko sur

l'article du Dr

les incidents

dame trahie par la

le Harry lioolh doit sou salut

auxquels

(426); une . inconnues des

planchette

douze té-

428

431

9. — Communicationsvenant de

personnes complètement médiums aussi bien que des assistants

Communicationde moiuB ; — le «

l'esprit de John Chamberlain, attestée par

MessageDepartment

l'esprit

» du Banner

of Light (434);

lacouimunicaliou de

mée à New-York (437);

d'Abraham Florentine,à Londres,

conDr-

— manifestation d'Auastasie

grande distance

(448);

message

Pérélyguine

transmis de Lo-

440

447

10. — Transmissionde

Faits

rapportés par

le

messages à une

professeur

Hare

weil, Mass., à Atalaulu,

transmission d'un

Geo. (à une distance de

1,000milles)(541);

message sans indication précise

du destinataire . 452

11.

Transport d'objets à grandes

d'une

à

photographie

distances

Transport

de Londres à Lowestoft

(453); transport

d'aiguilles

tricoter à une distance de 20 lieues

anglaises (455);

expériences de Zolluer, Crookes, Olcolt et Cooper

452

453

12. — Matérialisations

. Citation erronée du Dr Jauisch par le Dr Hartmann ; — les trois hypo- thèses possibles.

462

46S

CHAPITREIV. L'hypothèse des esprits.

A.

— ANIMISME. — ACTIONEXTRACORPOIIELLELE L'HOMME VIVANT,

CONSIDÉRÉECOMMEFORMANTLATRANSITIONAU

SPIRITISME

470

I. Action exlracorporelle

de l'homme

vivant, comportant des effets

transmission

d'impres-

psychiques (phénomènes de la télépathie,

sions à

distancé)

475

TABLE DES MATIÈRES

xi

de MllePribitkoff

— fait

Expérience lovioff

communiquépar

de MIle

M. W. So-

Swoboda

(475);

(476) ; messages médiumniquea

le

juge

Sophie

(478); expériences de

(434); messages provenant

communiquéspar

M. Th. Everitt et de Miss Florence Marryat

de

vivantes

personnes

Edmondset M. Aksakof

(487);

— faits

.

II.

Action extracorporelle de l'homme vivant, sous forme d'effets

à dis-

physiques (Phénomènestélècinéliques, déplacementd'objets

tance).

ï

observés pc? Mmade Morgan, M 110 Perly (493),Spicer(494), etc.

Faits

III. — Action

de l'homme vivant, se traduisant

exlracorporelle

par l'ap-

parition de sa propre image (phénomènes télépUaniques, appari-

tions à

distance)

Apparitions de doubles;—

M"c

Emilie Sagée (498);

municatiousdélivrées

hallucinations

le cas de

télépatuiques;—

de doubles

photographies

doubles .

(504) ; com-

par des

IV. —

Action exlracorporelle de l'homme vivant, se manifestant sous

de son

image,

avec certains attributs de

;

Davenporls. Miss Fa y,

par

le

— Florence Cook ;

moulages

et de

moyen d'empreintes

magnétiseur H.-E.

à la

frappant

forme de l'apparition

corporéilé (phénomènes télèplasliques, formation de corps maté-

rialisés) Doublesmatérialisés: les

constatation des doubles

(512);

par

(509); expériences de M. Crookesavec le médiumHome (510); —fait

cotntnuui i

porte

Lewis (511);

le Dr Kousnctzoff (510); — le

fille malade, se trouvant en

Allemagne (520);

— le fantôme d'un homme vivant

Wyld (514);

de M. Wilson

le récit du Dr

jeune

en

le double du Rév. Th. Ben-

le Dr

(rapporté par

Britten)

Amérique,apparaît

par l'appari-

uing (516); npparilton

(518); à ses tion d'uu parents, de

— une

— un navire sauvé

sur un autre vaisseau

ses passagers

B. — LE SPIRITISME. — ACTIONMÉDIUMNIQUED'UNHOMME DÉCÉDÉ; DÉVELOPPEMENTULTÉRIEURDEL'ANIMISME

Contenu intellectueldes

ritiques

lion entre la «

phénomènes(528);

— causes

animiques

et spi-

(532); constatation de la

personnalité

la distiuc- comme devant

personnalité (535;;

»,

» el 1' « individualité

servir de clef pour l'intelligence des phénomènesspiritiqueB

I. — Identité de la cations dans sa

d'un

déjunt constatée par

des communi-

personnalité

langue maternelle,

inconnue du médium

Exemples tirés des écrits du juge Edmonds, do MmeTuruer. Hardinge Britteu

H.

— Constatationde la tions délivréesdans le

personnalité d'un défunt par

des communica-

des ex-

style caractéristique du défunt ou par

lui étaient le défunt

familières, reçues en l'absence ,

pressions particulières qui

de

personnes

connaissant

Le roman inachevé de Charles Dickens

— communication du

(543);

prince Sch., reçue par M'i« Barbe Pribitkoff (543); message trans-

mis

par

D. Home.

.

III. — Identité de la

d'un

inconnu du

personnalité

défunt,

médium,

constatée

par tique à celle qu'on lui connaissait de son vivant

des communications délivrées dans une écriture iden-

.

.

483

492

497

505

506

521

526

536

539

539

543

544

545

xii

TABLE DES MATIÈRES

La Graphologie(546);

communication d'Estelle, femmede M. Livermore

— le cas

récit de M. J.-J. Owen et

de M. Smart avec

personnelle de l'auteur

(547); — les douze messages de John Quincy Adams (548);

du Dr Nichols

le témoignage médium

l'écriture directe ;

(549);

de

Mmc Burchett(55l);—'expériences

expérience

Spriggs (554);

IV. — Identité de la

d'un défunt constatée

personnalité

de

une commu-

par

nication provenant

tifs à sa vie,

lui, contenant un ensemble de détails rela-

et reçue en l'absence de toute personne ayant connu le

constatée

par

. la communi-

défunt Témoignage de Robert Dale Owen : Violette

personnalité d'un défunt

n'ont

pu

V. —Identité de la

cation de

que

être connus que du défunt lui-même et

« R. DaleOwen (569);

faits qui

lui seul a

pu communiquer

Le testament du baron Korff

;

exemple cité

par

l'auteur par

« Schoura » ; — un fait observé

VI. — Identité de la

constatée par des

communications qui

mais

provoquées

personnes

personnalité

ne sont par des

connaissant ce dernier

pas spontanées, commecelles qui précèdent,

appels directs

au défunt et reçues

en l'absence de

Observations du D* Wolfe sur la lecture de lettres fermées, par

M. Marisiield (586); — insuffisance des

Dr Hartmann

(593); d'écriture

avaucées

le

hypothèses

par

la lecture des

pensées et la clairvoyance

expériences

pour expliquer

témoignages

du Ilév. Samuel Walsou

par

M.

(593);

directe, instituées

Colby avec M. Watkins, médium

(594); expérience curieuse avec le médium Powell

VII.

— Identité du défunt constatée par des communications reçues en

et qui trahissent certains

l'absence de toute personne l'ayant

états

psychiques ou provoquent défunt

connu,

des sensations

physiques, propres au

555

559

560

566

573

585

595

597

Communicationsde personnes mortes dans un état de

mental (598);

douleurs

physiques

' lions. éprouvées

par le médium (600);

personnalité

déséquilibrement

dont avait souffertle défunt,

loi hypothétique des manifesta-

.

par l'appari-

. d'un défunt attestée

VIII.— Identité de la

tion de s'a forme terrestre

604

605

A) APPARITIOND'UNDÉFUNTATTESTÉEPARLAVISIONMENTALEDUMÉDIUMEN L'AIÎ9ENCEni; PEUSOMNESCONNAISSANTLKDÊFUKT

tiré de

Exemple

l'expérience personnelle

de l'auteur

APFARITIOND'UNDÉKUNTATTESTÉEPARLA VlflONMENTALEDUMÉDIUMET,

SIMULTANÉMENT, PARLA PHOTOGRAPHIETRANSCENDANTALEOU PAR LA

B)

605

(30'J

PHOTOGRAPHIESEULE,EN L'ABSENCEDE PERSONNESCONNAISSANTLE

DÉFUNT

607

Exemplesrapportés par M. A. (Oxou), Mwc Conant, Moses Dow, A

Cas Wallace, cités par

M. Johustoue

le D1-

ThoniBou, M. Dow,

M. Evans et M.

Snipe

R,

G) APPARITIONDBLA FORMETERRESTRED'UN DÉFUNT,MATÉRIALISÉE,

PREUVESD'ORDREINTELLECTUELA L'APPUI

AVECDES

Témoignage du professeur Wagner ;

n'est

pas

uue

preuve

la ressemblance

M. J. Sher-

— comme

quoi

d'identité — faits

(618);

;

cessation des manifestations à la

rapportés par

manetM. Livermore

tuile de la matérialisation

;

l'élément de mystification

607

611

615

623

TABLE DES MATIERES

CONSIDÉRATIONSFINALES

•.

La preuve

absolue de l'identité '-'en

de vue

esprit,

au

point

objectif,

est

une impossibilité; —imporùitice des preuves subjectives ;

sion, par rapport

au

spiritisme,

des idées :

confu--

esprit, temps, espace.

de

LESHypoinÈSES SPIRITIQCES,SELOXM. HARTMANN (628);

difficultés que M.Hartmann

oppose

à «

réfutation des

B

l'inspiration

en pas — les

l'hypothèse

(630); les prétentions de l'hypothèse des esprits

contradictionavec le

ches problèmes de la

du

ne sont

système philosophique du Dr Hartmann ;

spiritisme

et de l'animisme considérés comme bran-

psychologieexpérimentale; la philosophie monistique.

xm

624

AVIS IMPORTANT

Les gravures

placées à la fin du volume sont exécutées d'après les pho-

russe originale;

7 et 8 sont

prises dans les photographies

les

ligures 9, 10,11, 12, 13,

de l'édition

totypies Planche II : les

ligures B, G,

transcendantales de M.

BEATTIE; de môme,

14, 15, 16 des planches III et IV.

Les figures

de la

tographies

A la

planche VI, nos 1, 2, 3, 4, sont prises d'après les pho-

D'après la photographie prise des

forme

matérialisée.

Iranscendantales de MUMLER.

VII, lire ainsi la nolice :

planche

des mains droites du médium et de la

moulages

Planche IX, au lieu de main gauche, lire main droite. r--^

:ÀVANFfetoûS

DU TRADUCTEUR

(i)

\ -.111,11 ^'^ nous

n'a pas été écrite dans ie but cette

plutôt pour préserver

elle serait indu-

lesquels elle se base

L'oeuvreTjue

présentons au public

spirite,

mais

de défendre la cause

spécial

doctrine contre les attaques sérieuses futures auxquelles

bitablement exposée,

dès le nioinent où les faits sur

seront admis

la science.

par La lecture de ce livre produira certainement une impression profonde

de tous ceux

que captive

le problème de la vie et qui médi-

le soient de

qu'ils

parti pris ou qu'ils se complaisent simple-

moins

quiétude d'un scepticisme indifférent, seront au

n'a

pas, pour

sanctionner ses convictions, une

sur l'esprit

tent sur les destinées humaines. Les spirites n'y trouveront sans doute

que la confirmation, scientifiquement formulée, de leurs croyances; les

incrédules,

ment dans la

conduits vers le DOUTE,qui résume, malgré tout, la suprême sagesse

chez l'homme, lorsqu'il certitude absolue.

C'est à

plus autorisée que la mienne qu'il appar-

aux lecteurs français. car le nom de l'écrivain

recommander son oeuvre,; et d'ailleurs, sa «Préface» jus-

une plume beaucoup

présenter

tiendrait de

Animisme

et Spiritisme

Mais aucune nécessité de ce

"xpose

d'une façon

genre ne s'impose,

suffit

pour tifie amplement, devant tous les

du livre : elle

de foi de l'auteur et fait

connaître nettement le but qu'il a poursuivi. On ne saurait rien y

penseurs, la publication

profession

admirable la

ajouter. Mon rôle doit donc, ici* se borner à mentionner brièvement quelques

détails

trait aux

de ce travail.

ayant

origines

Ainsi

qu'on peut le voir en

lôte du volume, il a été écrit en réponse

(1) Selon un actuel do S. M.

avec M. AlexandreAksakof, conseiller d'Etat

assumé la

me : Animismusund recommandaitcette S2>iritismus. oeuvrecomme

responsabilité de publier en

j'étais

de son avis.

notre collaborateur, en

arrangement passé

l'Empereur de Russie,j'ai

connue à

l'étranger

français sou oeuvresi

Le

philosophebavarois,M.Cari DuPrel,

indispensableà tout chercheur consciencieux;

J'ai confiéla traduction de

raisondo ses

ont été soumisesà

l'ouvrage

à

M. H. Sandow,

connaissances linguistiques; j'ajouterai

l'approbation

de l'auteur.

présenter

au

que les épreuves définitives

Jo laisse au traducteur le soin de

public français quelques consi-

do ce volume.

dérationssur Animismeet Spiritisme et sur

les origines

L'Editeur; P.G. LEÏMAÏIB.

xvi

AVANT-PROPOSDU TRADUCTEUR

a une brochure

Hartmann, — continuateur de

le

allemand bien connu, Edouard von

philosophe

que

Schopcnhauer, publia en 188îi, sut

le

Spiritisme.

La première édition originale (allemandes de Animismus vnd Spi-

de la part du docteur von Hart-

l'Hypothèse

il revient, avec insistance, sur les argu-

(Leipzig, 1890) (1) provoqua,

intitulée

des

esprits

et ses fantômes

ritismus

mann, une réplique

(Berlin, 1891), dans laquelle

ments qu'il

avait

déjà

qui se chargea

mique que pendre.

Ni la

réponse

donnés. Cette fois, ce fut le savant Cari Du Prel

polé-

de continuer contre cet adversaire si redoutable la

l'état de sa santé forçait malheureusement M. Aksakof à SHS-

du Dr Cari Du Prel ni les deux

jusqu'à présent

sensiblement l'intérêt

que

du Dr von

publications

été traduites en français ; mais cette la-

le lecteur attentif trou- y reproduit in extenso

que

l'auteur

je

me

Hartmann n'ont

cune ne diminuera

pas vera dans cette oeuvre, étant donné

les

arguments de son adversaire.

quelques

principaux

Il me reste à fournir

indications sur les sources dont

suis servi pour donner à celte traduction une fidélité aussi scrupuleuse

que possible. J'ai traduit du texte allemand même les nombreuses citations extraites du livre du Dr von Hartmann. Les renvois se rapportent donc naturelle-

ment à l'édition allemande, puisque,

Spiritisme,

l'ai

dit plus

haut, il

comme

je

n'existe aucune traduction française de ce livre. La

mitif (YAnimisme et

m'a iiermis de fixer dans la traduction une

du texte pri-

partie

écrite par l'auteur en langue française,

terminologie

consacrée

consulté

n'ai pas eu sous les

tous les

yeux

obligé, pour beaucoup d'entre

déjà

par l'auteur lui-même. Pour les changements apportés dans l'édition

cette édition; quant

textes

eux, de m'en tenir aux traductions allemande et russe, qui ne laissent,

russe, parue en 1S93, j'ai soigneusement

aux citations de source

anglaise, je

originaux

et me suis ainsi trouvé

rien à désirer.

solliciter l'indulgence

je m'empresse d'ajouter,

constatations,

de

Ai-je encore besoin; après ces du lecteur V

Mes efforts seront,

j'espère, appréciés d'une façon équitable par ceux

importance si capitale.

vive reconnais- a bien

qui

s'intéressent à ces questions d'une

Je ne

puis omettre, en terminant, d'exprimer ma plus

pour

le

sance à mon savant ami, le D'IL,

voulu me

divers passages

prêter.

j'ai toujours trouvé auprès

précieux concours qu'il

J'ai eu recours à ses lumières pour la traduction de

d'ordre

et

dire

scientifique

technique,

et

je puis

que

de lui des conseils aussi éclairés que bien-

veillants. Je dois enfin remercier M. Leymarie d'avoir bien voulu me confier ce travail aussi délicat qu'intéressant. (1) Une seconde édition vient de paraître, avec le portrait de l'auteur.

B. SANDOW.

PRÉFACE

DE Ii^pITION

ALLEMANDE

V t'ft

Mit l". *

réponse à M. Hartmann,

Aujourd'huiirpiCma

après quatre

morales de don-

années de travail accompli

et physiques,

ner aux personnes qui me liront quelques mots d'explication pour les guider dans leur lecture.

au milieu de souffrances

pas inutile

est enfin prête, je ne crois

M. Hartmann,en

écrivant son ouvrage sur le «Spiritisme»,

les phénomènes, conditionnelle

une théorie de leur

les annales

a imaginé, pour en expliquer

basée uniquement réalité, c'est-à-dire avec les caractères

sur l'acceptation ne les admettant

que provisoirement,

dans

qui leur sont attribués

du spiritisme. Par conséquent,

le but général

de mon travail

n'a pus été de prouver et de défendre à tout prix la réalité

des faits médiumniques,

mais d'appliquer à leur explication

une méthode critique, conforme M. Hartmann. C'est donc un travail comparable

aux règles .indiquées

par

à la solution

d'une équa- qu'une valeur

tion algébrique dont les inconnues n'auraient

supposée.

Seul, le premier chapitre, traitant des matérialisations,

sous ce

se

ici

ou

du reste

de 1 ouvrage, la réalité subjective par lui comme une de sa'réalité

distingue,

M. Hartmann,

psychique du phénomène

lucination, avait exigé, pour l'adoption

car

rapport, tout en admettant

considéré

hal-

objec-

tive, certaines conditions

tâche de satisfaire. Ainsi donc, je n'ai à prendre

d'expérimentation

la défense

auxquelles

j'ai

\ des faits ni devant

xviu PREFACEDE L'ÉDITIONALLEMANDE

les spirites, nient à priori,

qui n'en

doutent

pas,

car il s'agit ici non

ni devant de les discuter,

qui let mais d'eu

ceux

chercher l'explication. 11 est indispensable

que cet état de choses

soit précisé

de

prime abord, pour que les personnes

raient songer à me critiquer

non spirites fausse

qui pour-

route

en

ne fassent

pas sur l'impossibilité, ou consciente, etc.

l'invrai-

se rabattant, comme

semblance, la fraude inconsciente

qui auront

d'ordinaire,

objet de faire ressor-

Quant aux critiques

pour

méthode, elles seront pour

tir les erreurs d'application moi les bienvenues.

de la

Cela dit une fois pour toutes, je préciserai

que le but spé-

cial de mon travail

a été de rechercher M. Hartmann

si les principes

mé-

thodologiques proposés par

il l'affirme,pour

niques et pour en donner

selon son expression qui soit à la fois simple et rationnelle.

Mieux encore : les hypothèses explicatives de M. Hartmann,

suffisent, comme

dominer l'ensembledes phénomènes médium-

une « explication

naturelle

»

une fois admises, excluent-elles

recourir à l'hypothèse spiritique? Or les hypothèses proposées

arbitraires,

vraiment

toute nécessité

de

par M. Hartmann

sont bien :

bien hardies,

bien larges ; par exemple

Une force nerveuse qui produit,

en dehors

du corps

hu-

main des effets mécaniques et plastiques;

Des hallucinations veuse et produisant tiqués ;

doublées

de cette

même

également des effets physiques

force ner-" et plas-

Une conscience somnambulique

le sujet se trouvant

à l'état normal

latente qui est capable — de lire., dans le fond

intellectuel

d'un autre homme,

son présent et son passé ;

Et, enfin, cette même conscience

disposant,

normal du sujet, d'une faculté de clairvoyance

aussi

à l'état

qui le met en

rapport avec l'Absolu, naissance de tout ce

Il faut convenir

et lui donne, par conséquent, est et a été !

aussi

la con-

et

qui qu'avec des facteurs

puissants » ou « méta-

dont le dernier est positivement

physique », — ce dont M. Hartmann convient, toute discus-

« surnaturel

sion devient impossible.

Mais il faut rendre à M. Hartmann

PRÉFACE DE L'ÉDITIONALLEMANDE

su

cette justice les limites

applicable. Ma tâche

qu'il a tenté dans lesquelles

était

lui-même

de fixer les conditions de ses hypothèses

s'il n'existe Hartmann

et

est

des

chacune

donc de rechercher

de M.

sont

pas — dans les (Paprès ses

que les hypothèses

où elles

phénomènes

limites ou conditions

applicables propres règles sont impuissantes à expliquer.

En affirmant l'existence de ces phénomènes,ai-je

tenu ma thèse?

point.

Ce n'est pas à moi de me prononcer

bien sou- sur ce

Je me suis

intéressé

au mouvement

spirite

dès 1855, et

depuis lors, je n'ai cessé de l'étudier

travers toutes les littératures.

dans tous ses détails

j'acceptai

et à

les faits

Longtemps

sur le témoignage

d'autrui

; ce n'est qu'en 1870 que j'assistai

à Ja première séance, dans un cercle intime que j'avaisformé.

Je ne fus pas surpris

tels qu'ils m'avaient été rapportés

profonde conviction ce qui existe dans un terrain

velle qui serait peut-être capable,

de constater

que les faits

par d'autres;

étaient bien

j'acquis

la

tout

solide,

nous offraient

base

dans

qu'ils la nature, pour le fondement

— une

la solution

et attirer

— comme

vraiment d'une science un avenir

ferme,

nou-

éloigné, de son exis- pour faire

de fournir à l'homme

tence. Je fis tout ce qui était en

connaître

penseurs exempts de préjugés.

du problème mon

pouvoir

les faits

sur leur étude

l'attention

des

Mais, pendant

que je me dépensais se faisait.

un travail intérieur

à ce travail

extérieur,

Je crois que tout observateur

sensé, dès qu'il se met à étu- de ces deux faits incontes- communications

spiritiques de leur con- sont

signées

ne sont

pas ce qu'ils pour les phénomènes

dier ces phénomènes, est frappé tables : l'automatisme évidentes

et la fausseté impudente,

tenu ; les

la meilleure

et tout aussi évidente,

noms dont elles sont souvent

grands

preuve que ces

messages

ont la prétention

d'être ; de même,

xx

PREFACEDE L'EDITIONALLEMANDE

il est tout aussi

évident

physiques simples,

duisent sans la moindre participation consciente du médium,

qu'ils

se pro-

et rien, au premier

abord, ne justifie la supposition

d'une

intervention

des « esprits ». Ce n'est que dans la suite, quand

certains phénomènes

d'ordre intellectuel

nous obligent

à

reconnaître une force intelligente extramédiumnique, qu'on

oublie ses premières impressions

plus d'indulgence,

et qu'on

envisage avec

la théorie spiritique, en général.

Les matières que j'avais accumulées

tant par la lecture que

par l'expérience pratique étaient considérables,

tion du problème ne venait pas. Au contraire, les années se

mais la solu-

ne devenaient que plus

apparents :

leur contenu intellectuel, même

nales, le caractère mystificateur

des manifestations,

quand il s'agit de les soumettre à l'expérience

crédulité, l'engouement, l'enthousiasme irréfléchi des spirites

et des spiritualistes, enfin la fraude qui fit irruption

séances obscures.et les matérialisations,— que je connus non

seulement

par ma propre expérience, dans mes rapports

diums de profession

foule de doutes, d'objections,

plexités de toute sorte, ne faisaient qu'aggraver

passant, les côtés faibles du spiritisme

la banalité des communications,

quand

la* pauvreté de

elles ne sont pas ba-

de la plupart physiques positive, la

avec les

et mensonger

l'inconstance des

phénomènes

par la lecture,

mais que je fus forcé de constater

— en somme

et de

avec les mé- une

per- les difficultés

les plus renommés,

de contradictions

du problème.

Les impressions du moment, les arguments

qui viennent à l'autre

vous assaillir,

font passer l'esprit d'un extrême

et

le jettent

laissant entraîner sur cette pente, on finit souvent par oublier

le pour, pour ne plus voir cupant de cette question,

grandes illusions par

évolution intellectuelle;

dans le

doute et l'aversion les plus profonds

le contre. Souvent, s'est arrêté

que

mon esprit l'humanité

lesquelles en récapitulant

jusqu'aux

. En se

en m'oc- sur les

a passé dans toutes les théories

son

admises

si le spiri-

En me

erronées, depuis celle de l'immobilité

marche

de la terre et de la

par les

du soleil,

hypothèses me demandai

sciences abstraites et

positives, je

tisme n'était pas destiné à être une de ces illusions?

PREFACE DE L'ÉDITIONALLEMANDE

xxi

laissant alleràces ment découragé,

rations plus élevées et une série de faits incontestables

avaient, pour plaider leur cause, un défenseur tout-puissant :

la Nature elle-même.

Je désirais, depuis longtemps, ble imposant de faits, d'observations

très reconnaissant à M. Hartmann d'avoir

nous donner

mettre au travail

me fournissant

riger dans ce chaos. Je me suis d'autant

armes créées par M. Hartmann

puissantes, même toutes-puissantes que sous le coup de ces armes aucune sistera?

le cadre, la méthode nécessaire

impressions défavorables, je me serais aisé-

mais j'avais pour me soutenir

des considé-

qui

m'orienterdans

cet ensem-

et d'idées ; aussi suis-je

du spiritisme

temps,

bien

voulu

; il m'a forcé à me

m'a beaucoup

pour

aidé en me di-

mis à l'oeuvre,

que les

ont été bien

sa critique

et, en même

plus volontiers

pour l'attaque

: ne dit-il pas lui-même

théorie spirite

ne ré-

Son distingué traducteur

anglais,

M. C. G. Massey,

admet

aussi que cet ouvrage

est le coup le plus fort qui ait été porté

Et, comme

fait exprès,

de

au spiritisme. M. Hartmann

tique de mon esprit prenait Si donc, après un examen

médiumniqueSj

un

l'ouvrage

parut juste au moment

où la disposition

scep-

le dessus. attentif

de tous les phénomènes

j'avais trouvé que les hypothèses

de M. Hart- une expli- à abjurer

mann peuvent les embrasser

cation simple et rationnelle,

tous, en en donnant

je n'aurais

pas hésité

complètement

l'hypothèse spiritique. La vérité subjugue.

Je ne pus me retrouver

dans ce dédale de faits qu'à au fur et à mesure

composé

sous différentes

la valeur

de leur

nous arrivons

des

faits

l'aide

d'un index systématique,

mes lectures

genres et