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15-07-2009

DIOCESE DE YOPOUGON
PAROISSE ST-JEAN BAPTISTE DE MAMIE ADJOUA
Le frère FELIX AGNIMEL
Un paroissien ; 46-29-12-08
Objet : Interpellation du prélat

A
L’attention de MONSEIGNEUR MANDJO
EVEQUE DU DIOCESE DE YOPOUGON

MONSEIGNEUR,

Nous, FELIX AGNIMEL, chrétien catholique de la paroisse st Jean-Baptiste de


Mamie-Adjoua, venons très respectueusement solliciter auprès de votre
éminente personnalité, la résolution définitive de la crise qui mine notre
communauté paroissiale.
De quoi s’agit-il ?

En 1999, nous avons pu acquérir de haute lutte un site pour la construction de


notre paroisse, et bénéficiant de votre indéfectible soutien nous avons débuté
celle-ci avec le curé Guillaume Agnimel.

Seulement voilà que nous accusons un retard incalculable dans la construction


de notre paroisse, retard qui n’est point occasionné par les paroissiens d’autant
que ceux-ci sont dévoué et n’ont de cesse de se cotiser.
Lorsque la situation comptable nous est présentée, nous constatons avec peine
que les finances de la paroisse sont incontestablement dilapidées, car à constater
certains chapitres vous restez non seulement ébahi mais aussi et surtout
stupéfait…La gestion de notre paroisse est opaque.
Partant de ces faits le mécontentement des paroissiens a commencé à se faire en
sourdine jusqu’à ce que cela se fasse sentir au niveau des quêtes chantiers et
ordinaires qui ne produisent plus rien.
Le conseil pastoral paroissial et le conseil pour les affaires économiques, nous
estimons ont fait autant que faire ce peu leur travail, cependant face à un curé
qui ne fait que refuser toutes les propositions et fait montre de rebuffades vis-à-
vis des interventions de ses collaborateurs, l’on ne peut que constater des échecs
à tous les niveaux, si bien que l’église est en train de subir une dégradation sans
précédent d’autant que les travaux se sont arrêtés il y a belle lurette.

Permettez moi, MONSEIGNEUR de vous dire que la vérité est têtue et fini
toujours par rattraper le mensonge.

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Nous nous souvenons encore des fêtes des dons que nous organisions en son
temps avec faste, dévotion, abnégation et que sais-je…

La paroisse qui dans tout le diocèse était devant pour paraphraser l’autre est
aujourd’hui à la croisé des chemins au point qu’il n’y fait plus bon vivre.
L’harmonie historique qui nous liait, la joie de vivre qui nous unissait s’est
effrité, et ce, parce que les clans ont commencé à ce former par ci et par là.

Tel groupe étant en harmonie parfaite avec le clergé ne supporte pas que tel
autre leur face des reproches, estimant qu’ils sont les représentants légaux de
Dieu, oubliant que c’est des êtres humains capable de péché.
De partisans en opposants nous en sommes arrivé à un point de friction où
même les plus intime se boudent parce que n’appartenant plus au même camp ;

Si les prêtres de JESUS CHRIST n’arrivent plus à accorder leur violon,


qu’adviendra-t-il de ce peuple qui a placé une foi inébranlable en ce clergé ?

Si tant est que nous sommes une communauté et membre les uns les autres alors
respectons ce que DIEU nous dit en Ephésien 4 verset 25 à 32 et je cite :
« C’est pourquoi, renoncez au mensonge, et que chacun de vous parle selon la
vérité à son prochain ; car nous sommes membres les uns des autres. Si vous
vous mettez en colère, ne pêchez point ; que le soleil ne se couche pas sur votre
colère, et ne donnez pas accès au diable.
Que celui qui dérobait ne dérobe plus ; mais plutôt qu’il travaille, en faisant de
ses mains ce qui est bien, pour avoir de quoi donner à celui qui est dans le
besoin. Qu’il ne sorte de votre bouche aucune parole mauvaise, mais, s’il y a
lieu, quelque bonne parole, qui serve à l’édification et communique une grâce à
ceux qui l’entendent.

N’attristez pas le saint Esprit de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour le
jour de la rédemption.
Que toute amertume, toute animosité, toute colère, toute clameur, toute
calomnie, et toute espèce de méchanceté, disparaissent du milieu de vous.
Soyez bon les uns envers les autres, compatissants, vous pardonnant
réciproquement, comme DIEU vous a pardonné en CHRIST».

DIEU dans son désir d’exaucer nos vœux à savoir la construction de notre
paroisse à inspirer le curé et nous a fait venir le père ALIKO JEAN BAPTISTE ;

Il ne faut pas cacher le soleil avec sa main gauche, le père ALIKO s’est investi
dans la construction de cette église. C’est justement cet état de fait qui a
choqué plus d’un parmi nous ;

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La problématique de son départ étant posé, une question se pose donc !
Si tant est que dans un service un élément est compétent, bon travailleur,
pourquoi donc le père curé, premier responsable de ce dernier n’a –t-il pas
plaidé auprès de sa hiérarchie pour qu’on lui laisse le meilleur de ses éléments ?
Pourquoi ce silence morbide, à la limite cynique ?
Non, nous sommes persuadé que quelque chose ne tourne pas rond ;
Et le clou dans tout ça c’est que l’atmosphère qui règne entre eux est plus que
jamais délétère, ce qui les emmène à vivre dans un climat austère.

De fil en aiguille nous en sommes arrivé à un stade où il commençait à ne plus


faire bon vivre sur la paroisse au point que certains paroissiens très engagés ont
dû quitter l’église pour faire leur messe ailleurs.

Comment comprendre que des prêtres de JESUS CHRIST, guide spirituels de


toute une communauté, peuvent vivre dans la discorde, la haine, le mépris et
faire montre les uns envers les autres d’une rancune d’éléphant, foulant ainsi au
pied les bonnes mœurs que nous recommande le bon sens chrétien.
Le berger et le bon ce n’est pas celui qui disperse ses brebis mais plutôt celui qui
les rassemble et cela JESUS nous l’a prouvé dans l’histoire de la brebis égarée.

Animés par la fougue de la jeunesse, des mouvements se reclamant d’une


quelconque libération de notre paroisse ont été mis sur pied par notre jeunesse.
Et le comble c’est que les journaux en ont fait leur chou gras, discréditant ainsi
notre église qui se veut organisée, disciplinée et hiérarchisée.
Le cri de cœur que nous lançons désespérément vers vous, nous en sommes plus
que jamais persuadé, trouvera une oreille attentive, car comment comprendre
que le berger qui devrait en principe être source d’union est aujourd’hui objet de
discorde ? Cela ne nous honore aucunement. Et chose bizarre l’évêché qui en
principe est le premier concerné dans cette affaire est plus que jamais sereine et
affiche un silence à la limite coupable, mais je me refuse de croire cela.

Le peuple pour lequel le berger est là ne veut plus de ce dernier, pourquoi alors
vos services maintiennent le bras de fer avec le peuple ? Voulant coûte que coûte
l’imposer à celui-ci ;
Aussi, me suis-je posé la question suivante : qu’est-ce qui peut justifier, mieux
expliquer qu’un curé, prêtez moi l’expression, à la limite indésirable sur une
paroisse, veuille s’accrocher à son fauteuil alors qu’en réalité il ne perçoit pas de
salaire et que de surcroît il est vomi et boudé de tous les mouvements et
associations ;
Et pire encore, nous apprenons par le biais d’un journal de la place que les
prêtres Adjoukrou du léboutou menacent de rentrer en grève si jamais le père
GUILLAUME AGNIMEL est évincé de notre paroisse…Mon DIEU où sommes
nous ? Est-ce vrai ? Je n’ose même pas y croire MONSEIGNEUR ;

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Que le peuple de DIEU soit traité de barbare, nous pouvons lui concéder le
bénéfice d’une foi immature, mais que ses prêtres se présentent sous cette forme
après plusieurs années de théologie, je crois que cela dépasse l’entendement
humain. La volonté du peuple n’a-t-elle pas de signification à leurs yeux ?
L’Eglise famille de Dieu n’est-elle plus à même d’écouter ses enfants ?
Pour un seul individu l’église est-elle prête à salir sa réputation ?

Vu la détermination des paroissiens, appuyée et soutenue par une jeunesse qui


refuse de voir les parents abusés, qu’adviendra-t-il de notre paroisse qui vit les
plus chaudes heures de son histoire depuis sa création ?

Autant de questions MONSEIGNEUR qui nous interpelle tous car l’histoire


nous regarde et les pages de celles-ci s’écrivent avec le peuple de DIEU et non
le contraire.
En vous quittant MONSEIGNEUR, je vous saurai gré, sauf votre respect, de
partager avec nous cette réflexion :
L’argent du paroissiens destiné à la construction de la maison de DIEU
doit-il où peut-il être utilisé sans que ce dernier ne sache ce qu’on en a fait?
Qu’en est-il des nombreuses quêtes chantiers destinées à la construction de
notre Eglise ?

Dans la foi inébranlable que vous saurez trouver une issue favorable à la crise
que nous traversons, et loin de vouloir salir qui que ce soit, nous vous prions,
MONSEIGNEUR, de bien vouloir recevoir à travers notre analyse personnelle
de la situation, l’expression de notre profond respect pour vous et notre Eglise.

AMPLIATION
- LE NONCE APOSTOLIQUE
- CARDINAL BERNARD AGRE
- MONSEIGNEUR LEZOUTIE
- MONSEIGNEUR CAMILLE NDRIN (vicaire général)
- MONSEIGNEUR ETTIEN NARCISSE (vicaire général)
- PERE AGNIMEL GUILLAUME
- A TOUTES LES PAROISSES DE COTE D’IVOIRE

Fait à Abidjan le 15 juillet 2009

Frère FELIX AGNIMEL