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LA SUBORDONNEE CIRCONSTANTIELLE DE TEMPS

Définition :

La circonstancielle de temps marque le moment où se situe la principale par rapport à une autre action. Elle situe cette action par rapport à un contexte donné. A côté des circonstancielles causales et conditionnelles, la circonstancielle de temps sert à décrire une situation. Elle se charge d’un comportement déictique et anaphorique (surtout dans le cas des verbes à l’imparfait) et se donne pour tâche principale de fixer les repères temporels de cette situation décrite. La temporelle précise que la principale est :

- SIMULTANEE au moment de la parole

- POSTERIEURE par rapport au moment de la parole

- ANTERIEURE par rapport au moment de la parole

La subordonnée situe les événements dans une chronologie, mise en évidence souvent par le temps verbal (simple ou composé) : présent / passé / futur. La subordonnée temporelle peut se rattacher à la principale par diverses modalités :

-

Subordination explicite – par l’intermédiaire des conjonctions de subordination – grande diversité. « Certaines conjonctions sont spécialisées dans le rapport de simultanéité » (Riegel&alli : 1994) tandis que certaines autres marquent un rapport de succession (après que, dès que, aussitôt que)

-

subordination implicite – la proposition dépendante est rejetée après la principale ; le rapport temporel est marqué seulement au moyen d’un adverbe :

ex.

La loi est bafouée, à peine elle s’applique (legea nu este respectata, indata ce se aplica)

-

subordination inverse :

a.

la présence d’un adverbe dans la subordonnée et l’introduction de la principale par QUE. Dans la subordonnée – l’inversion du sujet/

ex.

A peine suis-je sorti, que la voisine m’aperçut

Du point de vue discursivo-argumentatif, la locution à peine introduit une orientation argumentative négative : C : je ne voulais pas être aperçue.

b.

sans adverbe de temps, avec une proposition dépendante négative :

ex.

Le jour n’était pas arrivé que l’ermite fut appelé à la chaumière de Dougal

Rem. La subordination inverse suppose aussi le fait que « la proposition qui est formellement la principale présente en réalité le thème de la phrase et représente les circonstances (elle en indique la cas échéant le repérage temporel, par exemple la datation), c’est la subordonnée qui en est le propos et qui exprime le fait essentiel » (Riegel&alli : 1994 : 507). La phrase principale doit s’appuyer sur un verbe à un temps inaccompli (ex. l’imparfait) dans le cas où elle fonctionne comme temporelle inverse. Ex. Il sonnait deux heures du matin quand elle finit le cours et alla se coucher

Les repères temporels qui d’habitude fonctionnent en subordonnée, sont maintenant fixés dans la phrase formellement principale, mais sémantiquement et discursivement temporelle.

LES RAPPORTS ENTRE LA PRINCIPALE ET LA SUBORDONNEE

LA SIMULTANEITE – exprime le fait que les actions de la subordonnée et de la principale se situent dans le même moment du temps, mais elles peuvent avoir des valeurs différentes surtout du point de vue aspectuel. On peut avoir, par exemple, une action en cours d’accomplissement dans l’une et une action accomplie, ponctuelle ou contraire dans l’autre. Ex. Je me promenais lorsque la pluie s’est mise à tomber

[j’étais en train de me promener] [action inaccomplie, inachevée]

[action ponctuelle]

Il y a plusieurs type de simultanéité :

1. - Simultanéité simple – marqueurs :

- alors que

- au moment où

-

- lorsque (langue soutenue)

- quand (langue courante)

comme

+ INDICATIF

ex. Quand il sort de chez lui, il prend le bus Lorsque Marie lisait, rien ne pouvait la troubler

Remarques sur le comportement discursif :

1. La subordonnée marquée par ces conjonctions a une place mobile par rapport à la principale ;

2. Si elle se trouve en têt de la phrase complexe, alors elle est séparée par une virgule du reste de la phrase

3. En combinaison avec les temps verbaux, ces conjonctions se chargent de diverses valeurs :

a.

Quand / Lorsque + Présent / Imparfait = répétition, habitude ex. Quand il partait en ville, il prenait le bus [toutes les fois qu’il

]

b.

Quand / Lorsque + Passé composé / Passé simple action ponctuelle, momentanée, limitée dans le temps

ex.

Lorsque j’ai entendu ces bruits, je suis sorti sur le coup [juste au moment où j’ai

]

c.

Quand / Lorsque + Futur action à venir

ex.

Lorsque tu reviendras, tu comprendras tout

Ces locutions marquent en général une action en cours d’accomplissement. Comme – bien qu’elle puisse jouer aussi de rôle dans les causales, elle marque, dans la temporelle, la simultanéité simple lorsqu’elle est suivie d’un Présent ou d’un Passé simple dans la principale ; cette conjonction est difficilement associable à un futur ou à un passé simple dans la subordonnée :

Comme j’entrais, elle tourna le dos

Au moment où – marque une action

-

ponctuelle (syn. de Quand)

-

en cours d’accomplissement (syn. de Alors que)

ex.

Au moment où elle sortait, elle s’est rendu compte de la faute

2. Simultanéité à nuance durative :

a.

– les actions progressent en même temps ; marquée par : à mesure que, au fur et à mesure que :

ex.

A mesure que le soleil montait, la chaleur s’intensifiait

On a affaire en ce cas à un imparfait dynamique, qui n’implique pourtant pas la succession des procès,

mais leur développement graduel, progressif et simultané.

b. les actions se déroulent exactement en même temps, elles ont exactement le même durée, le temps entre les deux propositions est le même. Marquée par : aussi longtemps que, cependant que, comme, en même temps que, pendant que, lorsque / quand, tandis que, tant que ;

On peut avoir une combinaison temporelle formée de :

- deux présents : Aussi longtemps qu’ils travaillent, ils gagnent bien

- deux passés composés : J’ai écouté tous les arguments, aussi longtemps qu’ils m’ont semblé plausibles

- deux passés simples : Elle chanta l’air de l’Ode pendant que Igor l’accompagna au piano (concomitance des actions au PS ; les deux verbes engendrent un prédicat complexe – marqueur d’événement : chanter + accompagner)

- deux imparfaits : Je me cassais la tête avec ces sacrées de règles tandis qu’il s’amusait terriblement

- deux futurs : Tu t’en iras en même temps qu’il rentrera

Tant que se combine assez souvent avec des verbes à la forme négative. En ce cas, l’action de la subordonnée exprime :

- une action continue : Tant que tu ne parleras, tu peux rester

- un état qui se prolonge : Tant qu’elle aimera la vie, elle vivra (le même temps dans les deux propositions – une action inaccomplie, durative)

- une action accomplie à un moment donné, un résultat : Tant qu’elle n’était pas entrée en scène,

l’actrice était morte de trac (différence de temps entre les deux propositions ; l’action de la

ce qu’elle soit entrée en scène, pas

subordonnée est orientée vers l’achèvement : morte après.)

jusqu’à

Pendant que, tandis que, alors que – une action qui est en train de se dérouler, en cours d’accomplissement dans le présent / le passé / le futur : Il écoute toujours de la musique pendant qu’il travaille (accomplissement dans le présent) ; elles s’accompagnent parfois des nuances d’opposition

3. simultanéité à nuance itérative : exprime la répétition, l’habitude, la reprise de l’action une ou plusieurs fois. Marquée par : chaque fois que, toutes les fois que, quand / lorsque :

Ex. Toutes les fois que tu auras besoin de moi, je serai là (répétition, habitude au futur)

Ces mêmes valeurs peuvent être rendues aussi par le présent ou l’imparfait. Les locutions sont très proches sémantiquement du :

- SI + PRESENT / PRESENT : S’il regarde la télé, il s’endort [Chaque fois que

- SI + IMPARFAIT / IMPARFAIT : S’il venait dans la semaine, il s’ennuyait

CAS PARTICULIER : DEPUIS QUE

]

- marqueur de simultanéité

- montre que deux actions ont commencé en même temps dans le passé et se poursuivent ensemble dans une continuité. L’emploi du temps dépend du sens de la phrase. Cette locution conjonctive est difficilement compatible avec le passé simple et le futur. Il peut apparaître dans un CONTEXTE DU PRESENT ou dans un CONTEXTE DU PASSE ; introduit une subordonnée inverse. Dans un contexte du présent

PHRASE SUBORDONNEE

PHRASE PRINCIPALE

PRESENT L’action commence et continue dans le présent Depuis qu’il étudie le chant

PRESENT L’action continue dans le présent

il se prend pour Pavarotti

PRESENT L’action continue dans le présent Depuis qu’il est riche

PASSE COMPOSE L’action est accomplie dans le présent il a changé de vie

PASSE COMPOSE L’action – accomplie dans le présent

PRESENT L’action continue dans le présent

Depuis qu’il a réussi son examen

il se sent sûr de lui

PASSE COMPOSE L’action est accomplie Depuis qu’il a réussi à s’enrichir

PASSE COMPOSE L’action est accomplie il a changé de vie

Dans un contexte du passé

PHRASE SUBORDONNEE

PHRASE PRINCIPALE

IMPARFAIT L’action commence et continue dans le passé Depuis qu’il étudiait le chant

IMPARFAIT L’action continue dans le passé

il se prenait pour Pavarotti

IMPARFAIT L’action continue dans le passé Depuis qu’il était riche

PLUS QUE PARFAIT L’action est accomplie dans le passé il avait changé de vie

PLUS-QUE-PARFAIT l’action – accomplie dans le passé Depuis qu’il avait réussi son examen

IMPARFAIT L’action continue dans le passé il se sentait sûr de lui

PLUS-QUE-PARFAIT L’action est accomplie Depuis qu’il avait réussi à s’enrichir

PLUS-QUE-PARFAIT L’action est accomplie il avait changé de vie

COMME + IMPARFAIT [rare P-Q-P] – la subordonnée se présente comme décor d’une action qui se trouve dans la principale (les verbes au passé simple ou au passé composé) :

Ex. Je suis rentrait chez moi, comme six heures sonnaient (comme = au moment où )

LE RAPPORT DE POSTERIORITE

- le mode utilisé = l’INDICATIF

- le verbe – à un temps composé – marqueurs de postériorité

- dans la subordonnée de temps, l’auxiliaire prend toujours le temps du verbe de la principale

Marqueurs :

- une fois que + temps passé (forme composée) / + présent (temps simple) :

ex. Une fois que le médecin aura ausculté son patient, il lui indiquera un traitement

- après que +IND. – dans la langue écrite : Après qu’il sera entré, il racontera tout + SUBJ. – dans la langue orale (analogie avec avant que)

La conjonction après que introduit la plus grande distance temporelle entre le fait et sa circonstance, ayant pour tendance à rejeter cette dernière hors la situation ; il introduit une rupture dans la situation.

- dès que, sitôt que, aussitôt que, comme lorsque, quand + INDICATIF – expriment la postériorité si le verbe de la principale se trouve à un temps simple (le plus souvent le passé simple ou le futur) Ex. Lorsque nous aurons fini le travail, nous irons nous promener

LE RAPPORT D’ANTERIORITE

- joue surtout sur le subjonctif – l’action de la subordonnée est envisagée, ayant une réalisation incertaine ; marque un rapport invalidé.

Marqueurs :

- avant que + ne explétif

- en attendant que

- jusqu’à ce que

un rapport invalidé. Marqueurs : - avant que + ne explétif - en attendant que -

+ SUBJONCTIF

4

- jusqu’au moment où

- l’action se poursuit sans

discontinuer jusqu’à un point limite Ex. Il grelottait dans la nuit en attendant qu’on lui ouvrît

Les temporelles marquant l’antériorité ont une place mobile, et ne peuvent être substituées par des propositions participiales, ni par le gérondif. Ces temporelles marquent elles-aussi les conditions dans lesquelles s’inscrit le fait principal, en ouvrant une perspective sur celui-ci. On anticipe ainsi sur ce qui est à venir d’une façon purement chronologique.

PLACE DE LA SUBORDONNEE

- une place très mobile

- l’ordre : SUBORDONNEE + PRINCIPALE marque l’insistance sur la succession chronologique des faits entre les deux propositions

D’autres manières d’exprimer la subordonnée de temps

PREPOSITION + INFINITIF

- identité des sujets

- prépositions exprimant le temps :

- au moment de (simultanéité) + inf.

- après +inf. passé (postériorité)

- avant de + inf. (antériorité)

- en attendant de + inf.

- le temps de + inf.

toutes ces locutions prépositionnelles reprennent les mêmes valeurs que leur correspondant conjonctionnel

LE GERONDIF

- marque la simultanéité entre le verbe principal et le verbe de la subordonnée :

ex. Tout en marchant, je chantais ma chanson préférée

LE PARTICIPE PASSE / PRESENT

- montre une action ou un état

- le même sujet que le verbe de la principale ; on renvoie au nom ou au pronom complément :

ex. Les copies corrigées, il put se reposer (l’action est antérieure ou achevée par rapport à la principale)

ex. L’orage se calmant, ils sortirent (non-identité de sujets ; marque une action continue)

PARTICIPE PASSE / ADJECTIF

- le même sujet

- formes opposées au sujet, séparées par une virgule ex. Lycéen, il rêvait de changer le monde

PREPOSITIONS + NOM

- à, de, par + nom : A la vue du médecin, il se mit à hurler

- au moment de

- dès, lors de

- au cours de

- pendant, durant, depuis

- au fur et à mesure

- après, avant

- en attendant de

Parfois ces prépositions peuvent occuper une position adverbiale marquant un circonstant de temps :

Ex. Il s’était ennuyé en attendant

Il est arrivé deux heures après

La place de ces adverbes est variable. D’autres structures lexicales peuvent remplir le tableau.

LA CIRCONSTANCIELLE DE CAUSE

LA CAUSE –la subordonnée la plus impliquée dans le rapport CAUSE – EFFET. Sa définition est centrée sur deux principes :

a. le principe de PARCE QUE qui permet de :

- donner la raison

à un(e)

fait

événement

attitude

- fournir une explication

comportement

- répond à la question POURQUOI ?

Ex. J’ai la gorge sèche parce que j’ai peur Pourquoi as-tu la gorge sèche ?

-

peut introduire aussi bien le thème que le rhème (le propos, l’information nouvelle)

-

antéposé – il introduit toujours le thème : Pace que tu te crois le plus fort, tu agis toujours sans =

réfléchir [parce que

thème, l’information stable]

-

postposé – il fait partie intégrante du propos, sauf s’il est séparé du GV par une pause : Je ne veux pas =

que tu m’accompagnes à l’hôpital parce que ton comportement actuel me dégoûte [

rhème ou propos, l’information nouvelle]

parce

que

-

parce que – la seule conjonction causale à avoir une valeur prédicative, c’est-à-dire à pouvoir être propos dans la phrase ; elle est la seule à pouvoir subir l’extraction par l’intermédiaire des présentatifs : C’est parce que ton comportement actuel me dégoûte que je

b.

le principe de PUISQUE (variantes du style administratif : vu que, attendu que, étant donné que) qui permet de :

-

justifier ses actes

-

justifier l’énonciation de la principale

-

affirmer la validité de la principale

-

apporter des preuves

-

argumenter pour convaincre

ex.

Il doit être chez lui puisque j’ai aperçu sa voiture devant la maison

-

ce type de causale se refuse à la question POURQUOI ? qui porte sur un fait réel, exprimé dans l’énoncé *Pourquoi doit-il être chez lui ?

-

la présence de la voiture devant la maison n’est pas une cause de son arrivée chez lui, mais une justification. La question vise l’univers de croyance du locuteur et non pas le monde réel. On peut reformuler la question :

Pourquoi tu dis ça ? Pourquoi tu crois / affirmes ça ?

-

Puisque (avec ses variantes dès lors que, du moment que, comme) introduit obligatoirement le thème de la phrase.

-

Elle n’accepte pas l’extraction, étant donné qu’elle n’introduit pas une information nouvelle, mai justifie une antérieure. *C’est puisque tu sais tout que tu me dis la date de naissance de X.

-

La définition de la CAUSE est dépendante de l’attitude du locuteur par rapport à son énoncé. Elle peut apparaître comme :

- 1. étant prise en compte par le locuteur : il assume la responsabilité de la motivation, de l’explication de la justification du contenu de la phrase principale :

ex. Parce que nous t’aimons bien, nous ne te ferons pas de reproches

Dans ce cas de figure le MODE utilisé est l’INDICATIF. Les marqueurs se chargent de diverses valeurs sémantico-syntaxiques :

a. les relateurs expriment OBJECTIVEMENT une relation causale. Il s’agit des conjonctions plutôt spécialisées pour la cause : parce que, puisque, comme, étant donné que, vu que, attendu que, du fait que, c’est que :

ex. Comme il destinait son fils au génie, il lui fit apprendre les lettres et les principes logiques

b. les relateurs peuvent exprimer une ANTECEDANCE interprétée comme une cause. Cette valeur est déclenchée par des locutions conjonctives comme : dès que, dès lors que, du moment que :

ex. Pourquoi ne pleurait-il du moment que / dès qu’il voit que ses pleurs attendrissent tellement ?

c. précise une CAUSE PARTICULIERE – introduite par : d’autant que, d’autant plus que, surtout que ex. Il était d’autant plus fatigué, qu’il n’avait pas dormi de la nuit Ces connecteurs supposent l’existence d’un corrélatif dans la principale et la conjonction que qui introduit en fait la subordonnée. L’ensemble marque une proportionnalité appliquée à une cause. Ces phrases sont le fruit d’une série d’inférences. L’énoncé ci-dessus infère une causale proprement dite : a. Il est fatigué parce qu’il n’a pas dormi de la nuit b. Moins il dort, plus il est fatigué – une circonstancielle de proportion. Du point de vue pragmatique, on a affaire à un ajout d’un argument additionnel, ayant la même valeur que les coordonnées où figurent du reste, d’ailleurs. - 2. étant une allégation d’autrui ; le locuteur n’assume pas la responsabilité de la couse / justification, mais l’attribue à quelqu’un d’autre. Marqueur spécifique : sous prétexte que = syn. de parce que, auquel s’ajoute l’idée que l’interlocuteur ne croit pas à l’explication donnée :

Il s’est absenté hier, sous prétexte que sa mère était malade (on ne croit pas à la maladie de sa mère)

- le mode utilisé : l’INDICATIF

3. la cause est supposée ou niée, réfutée, se présentant par conséquent ou bien comme :

- une alternative dont les connecteurs sont : soit que

que

ou

non (alternative niée)

- le mode utilisé : LE SUBJONCTIF :

soit

que, que

ou

que (cause supposée),

ex. Elle est tombée soit qu’elle ait trébuché sur le pavé, soit que quelqu’un l’ait bousculée

- comme une simple supposition à laquelle on oppose la cause réelle, étant déclenchée par : non

que

mais,

non pas que

mais

-le mode utilisé : LE SUBJONCTIF

; ce n’est pas que = cause niée, contestée, rejetée, réfutée

ex. S’il a déménagé, ce n’est pas que le quartier lui déplaisait, mais il le trouvait trop bruyant

- structure ternaire de la phrase :

- CONSEQUENCE : il a déménagé

- CAUSE REJETEE, NIEE : ce n’est pas que

- VRAIE CAUSE : mais + IND.

PLACE DE LA SUBORDONNEE

Le schéma général : PRINCIPALE + SUBORDONNEE

Pourtant

- PLACE FIXE : en tête de phrase causale introduite par COMME :

Comme elle n’avait pas faim, elle a préféré sortir

- toujours en tête de phrase

- valeur souvent emphatique met en évidence la subordonnée CE N’EST PAS QUE NON QUE

-après la principale – la subordonnée introduite par d’autant que – a le rôle d’ajouter une autre cause à une cause première ; est associée à des comparatifs : plus, moins :

ex. J’ai d’autant plus de reconnaissance envers vous que vous m’aviez aidé

PLACE ± FIXE :

- en général en tête les subordonnées introduites par étant donné que, vu que

- en général après avec les relateurs du fait que, du moment que, dès lors que

PLACE MOBILE

- effets discursifs – emphase

- lorsque parce que en tête de phrase – marque une cause qui n’est pas connue par l’interlocuteur, apporte une information nouvelle, explique la raison, apporte une réponse à une question posée

- Puisque se trouve en général après lorsque la cause est connue ou qui est supposée connue par le locuteur. Ce dernier veut convaincre l’interlocuteur du fait qu’il a raison. La principale est en général de forme :

- Négative : Je n’ai pu faire cela, puisque je n’étais pas en ville

- Interrogative : Comment aurait-il fait cela, puisqu’il n’était pas en ville ?

- Impérative : Dis-moi comment vont les choses puisque tu connais tout

D’AUTRES MANIERES D’EXPRIMER LA CAUSE

1. LES STRUCTURES COORDONNEES

Relateurs : -CAR –utilisé en langue écrite

- proche de parce que et de puisque

- place fixe – toujours APRES la principale

- ne répond jamais à une question portant sur la cause réelle

- conjonction explicative

-

se construit avec l’INDICATIF

ex.

Elle a pris son parapluie car il pleuvait (justification de la principale)

o EN EFFET – confirme l’information qui précède

- introduit - une explication détaillée

ex.

qui précède - introduit - une explication détaillée ex. Nous devons changer d’itinéraire ; en effet,

Nous devons changer d’itinéraire ; en effet, les routes étaient bloquées

o une preuve qui renforce cette information

ex. La ville est responsable et victime de la pollution ; en effet, ce sont les habitudes de la ville ( polluent

) qui

2.

STUCTURES JUXTAPOSEES

-

représentent une succession de deux propositions entre lesquelles il y a des rapports logiques de causalité

ex.

La pauvreté n’a jamais été un malheur pour moi : la lumière y répandait ses richesses (Camus)

-

la juxtaposition est doublée des structures causales marquées par des intensifieurs : tant, tellement

ex.

Tous la regardaient, tant elle était belle

3. PREPOSITIONS + INFINITIF

Conditions d’emploi de l’infinitif :

a. identité du sujet entre le verbe de la principale et celui de la subordonnée

b. doit être précédé par une préposition qui exprime l’idée de cause

Marqueurs :

POUR (le sens de Parce que) + Inf. passé – marque la responsabilité du sujet : il paie pour avoir

fraudé le ticket DE + Inf. – structure qui suit un verbe de sentiment : Je suis triste de devoir te quitter

A FORCE DE – idée d’intensité / répétition : A force de lire et relire je finirai par apprendre par cœur

FAUTE DE – marque une négation au sens de parce que SOUS ¨RETEXTE DE - remplace SOUS PRETEXTE QUE

ne

pas : Je ne viendrai pas, faute d’argent

4. LE GERONDIF – l’action de la subordonnée causale se passe simultanément avec l’action de la

principale ; il faut avoir identité du sujet

Ex. En mangeant très peu pendant des mois, elle a perdu des kilos. (grâce au fait qu’elle a mangé très

peu )

5.LE PARTICIPE PRESENT : - peut prendre une valeur causale, équivalent à comme causal :

ex. Courant très vite, il réussit à le rejoindre [Comme il courait très vite

]

6. LE PARTICIPE PASSE / ADJECTIF – toujours opposé au sujet, séparé par virgule :

ex. Ayant beaucoup étudié, il a beaucoup appris

7. LA PHRASE PARTICIPIALE

- les sujets de la principale et de la régissante doivent être différents

Structures : SUJET EXPRIME + PARTICIPE PRESENT = une action continue : La discussion se prolongeant, j’ai décidé de rentrer SUJET EXPRIME + PARTICIPE PASSE = une action antérieure ou achevée : Les invités enfin partis, je me suis couché

8. PREPOSITION + NOM / PRONOM

A CAUSE DE + NOM – marque une cause négative, subjective : Je souffre à cause de toi

GRACE A – cause positive, subjective : Je suis heureuse, grâce à toi

EN RAISON DE – surtout dans les annonces officielles / administratives : Le match a été annulé en raison du mauvais temps

A LA SUIT DE / PAR SUITE DE – l’idée de succession immédiate ; dans le langage administratif ou

quotidien : L’accès est coupé à la suite d’une chute de pierres DE – après un verbe marquant un état physique particulier : Il tremble de peur

POUR+ Nom sans article – dans les textes administratifs ou juridiques : Il a été condamné pour vol

A FORCE DE – valeur d’intensité, d’effort, de répétition : A force de travail, il a réussit

FAUTE DE – marque une négation, une absence intégrée à la cause : Faute de temps, je ne ferai que ces subordonnées A/ PAR / DEVANT / SOUS + Nom – diverses nuances : A sa demande, il a été transféré. L’étagère s’est brisée sous le poids des livres

Exemplier

Les subordonnées circonstancielles (généralités) Problèmes de classement

1. Même s’il avoue, on ne le croit pas (concessive ou hypothétique)

2. Il se cache de sorte qu’on ne le voie pas (finale / consécutive)

3. Il vient quand je l’appelle (quand – temporel)

4. Quand je le voudrais, je le pourrais (hypothétique)

5. Il reste chez lui quand il fait si beau ! (concessive)

6. Tu es venu, lui dit-il. Parce que tu es mon ami, je vais te révéler mon secret (Michel Tournier) (causale)

7. L’enfant avait la fièvre au point qu’il lui fallut prendre un bain tiède (conséquence)

8. Je te jetterai des sorts / Pour que tu m’aimes encore (but)

9. Bien qu’il pleuve, Ils n’ont pas hésité à sortir (concession)

10. Si j’avais la Carte Bleue sur moi, je t’achèterai cette peinture (conditionnelle)

La circonstancielle de temps

- Subordination explicite - conjonctions après que, dès que, aussitôt que

- subordination implicite

- ex. La loi est bafouée, à peine elle s’applique (legea nu este respectata, indata ce se aplica)

- subordination inverse :

ex. A peine suis-je sorti, que la voisine m’aperçut ex. Le jour n’était pas arrivé que l’ermite fut appelé à la chaumière de Dougal Ex. Il sonnait deux heures du matin quand elle finit le cours et alla se coucher

LES RAPPORTS ENTRE LA PRINCIPALE ET LA SUBORDONNEE

LA SIMULTANEITE Ex. Je me promenais lorsque la pluie s’est mise à tomber

[j’étais en train de me promener] [action inaccomplie, inachevée]

[action ponctuelle]

ex. Quand il sort de chez lui, il prend le bus Lorsque Marie lisait, rien ne pouvait la troubler Quand / Lorsque + Présent / Imparfait = répétition, habitude ex. Quand il partait en ville, il prenait le bus [toutes les fois qu’il

Quand / Lorsque + Passé composé / Passé simple action ponctuelle, momentanée, limitée dans le temps

]

ex.

Lorsque j’ai entendu ces bruits, je suis sorti sur le coup [juste au moment où j’ai

]

d.

Quand / Lorsque + Futur action à venir

ex.

Lorsque tu reviendras, tu comprendras tout

Comme Comme j’entrais, elle tourna le dos

-

Au moment où

ex.

Au moment où elle sortait, elle s’est rendu compte de la faute

2. Simultanéité à nuance durative :

c. –ex. A mesure que le soleil montait, la chaleur s’intensifiait

- deux présents : Aussi longtemps qu’ils travaillent, ils gagnent bien

- deux passés composés : J’ai écouté tous les arguments, aussi longtemps qu’ils m’ont semblé plausibles

- deux passés simples : Elle chanta l’air de l’Ode pendant que Igor l’accompagna au piano (

- deux imparfaits : Je me cassais la tête avec ces sacrées de règles tandis qu’il s’amusait terriblement

- deux futurs : Tu t’en iras en même temps qu’il rentrera

Tant que une action continue : Tant que tu ne parleras, tu peux rester

- un état qui se prolonge : Tant qu’elle aimera la vie, elle vivra (

- une action accomplie à un moment donné, un résultat : Tant qu’elle n’était pas entrée en scène, l’actrice était morte de trac

Pendant que, tandis que, alors que –: Il écoute toujours de la musique pendant qu’il travaille 3. simultanéité à nuance itérative :

Ex. Toutes les fois que tu auras besoin de moi, je serai là (répétition, habitude au futur)

- SI + PRESENT / PRESENT : S’il regarde la télé, il s’endort [Chaque fois que

- SI + IMPARFAIT / IMPARFAIT : S’il venait dans la semaine, il s’ennuyait

CAS PARTICULIER : DEPUIS QUE

Dans un contexte du présent

]

PHRASE SUBORDONNEE

PHRASE PRINCIPALE

PRESENT L’action commence et continue dans le présent Depuis qu’il étudie le chant

PRESENT L’action continue dans le présent

il se prend pour Pavarotti

PRESENT L’action continue dans le présent Depuis qu’il est riche

PASSE COMPOSE L’action est accomplie dans le présent il a changé de vie

PASSE COMPOSE L’action – accomplie dans le présent Depuis qu’il a réussi son examen

PRESENT L’action continue dans le présent il se sent sûr de lui

PASSE COMPOSE L’action est accomplie Depuis qu’il a réussi à s’enrichir

PASSE COMPOSE L’action est accomplie il a changé de vie

Dans un contexte du passé

PHRASE SUBORDONNEE

PHRASE PRINCIPALE

IMPARFAIT L’action commence et continue dans le passé Depuis qu’il étudiait le chant

IMPARFAIT L’action continue dans le passé

il se prenait pour Pavarotti

IMPARFAIT L’action continue dans le passé Depuis qu’il était riche

PLUS QUE PARFAIT L’action est accomplie dans le passé il avait changé de vie

PLUS-QUE-PARFAIT l’action – accomplie dans le passé Depuis qu’il avait réussi son examen

IMPARFAIT L’action continue dans le passé il se sentait sûr de lui

PLUS-QUE-PARFAIT L’action est accomplie Depuis qu’il avait réussi à s’enrichir

PLUS-QUE-PARFAIT L’action est accomplie il avait changé de vie

COMME + IMPARFAIT Ex. Je suis rentrait chez moi, comme six heures sonnaient (comme = au moment où )

LE RAPPORT DE POSTERIORITE

Marqueurs :

- une fois que + temps passé (forme composée) / + présent (temps simple) :

ex. Une fois que le médecin aura ausculté son patient, il lui indiquera un traitement

- après que +IND. – dans la langue écrite : Après qu’il sera entré, il racontera tout + SUBJ. – dans la langue orale (analogie avec avant que)

- dès que, sitôt que, aussitôt que, comme lorsque, quand + INDICATIF Ex. Lorsque nous aurons fini le travail, nous irons nous promener

LE RAPPORT D’ANTERIORITE

Ex. Il grelottait dans la nuit en attendant qu’on lui ouvrît

LE GERONDIF ex. Tout en marchant, je chantais ma chanson préférée

LE PARTICIPE PASSE / PRESENT ex. Les copies corrigées, il put se reposer (l’action est antérieure ou achevée par rapport à la principale) ex. L’orage se calmant, ils sortirent (non-identité de sujets ; marque une action continue)

PARTICIPE PASSE / ADJECTIF ex. Lycéen, il rêvait de changer le monde

PREPOSITIONS + NOM

- à, de, par + nom : A la vue du médecin, il se mit à hurler

- au moment de

- dès, lors de

- au cours de

- pendant, durant, depuis

- au fur et à mesure

- après, avant

- en attendant de Ex. Il s’était ennuyé en attendant Il est arrivé deux heures après

LA CIRCONSTANCIELLE DE CAUSE

Ex. J’ai la gorge sèche parce que j’ai peur Pourquoi as-tu la gorge sèche ?

- antéposé –: Pace que tu te crois le plus fort, tu agis toujours sans réfléchir [parce que l’information stable]

- postposé –Je ne veux pas que tu m’accompagnes à l’hôpital parce que ton comportement actuel me =

- parce que C’est parce que ton comportement actuel me dégoûte que je

= thème,

dégoûte [

parce

que

rhème ou propos, l’information nouvelle]

ex. Il doit être chez lui puisque j’ai aperçu sa voiture devant la maison

*Pourquoi doit-il être chez lui ? Pourquoi tu dis ça ? Pourquoi tu crois / affirmes ça ?

- . *C’est puisque tu sais tout que tu me dis la date de naissance de X. ex. Parce que nous t’aimons bien, nous ne te ferons pas de reproches

ex. Comme il destinait son fils au génie, il lui fit apprendre les lettres et les principes logiques ex. Pourquoi ne pleurait-il du moment que / dès qu’il voit que ses pleurs attendrissent tellement ?

ex. Il était d’autant plus fatigué, qu’il n’avait pas dormi de la nuit

C causale proprement dite : a. Il est fatigué parce qu’il n’a pas dormi de la nuit b. Moins il dort, plus

il est fatigué – une circonstancielle de proportion. - 2. Il s’est absenté hier, sous prétexte que sa mère était malade (on ne croit pas à la maladie de sa

mère)

ex. Elle est tombée soit qu’elle ait trébuché sur le pavé, soit que quelqu’un l’ait bousculée ex. S’il a déménagé, ce n’est pas que le quartier lui déplaisait, mais il le trouvait trop bruyant

ex. J’ai d’autant plus de reconnaissance envers vous que vous m’aviez aidé

- Négative : Je n’ai pu faire cela, puisque je n’étais pas en ville

- Interrogative : Comment aurait-il fait cela, puisqu’il n’était pas en ville ?

- Impérative : Dis-moi comment vont les choses puisque tu connais tout

ex. Elle a pris son parapluie car il pleuvait (justification de la principale) ex. Nous devons changer d’itinéraire ; en effet, les routes étaient bloquées ex. La ville est responsable et victime de la pollution ; en effet, ce sont les habitudes de la ville ( polluent ex. La pauvreté n’a jamais été un malheur pour moi : la lumière y répandait ses richesses (Camus) ex. Tous la regardaient, tant elle était belle

Il paie pour avoir fraudé le ticket

Je suis triste de devoir te quitter

A force de lire et relire je finirai par apprendre par cœur

Je ne viendrai pas, faute d’argent Ex. En mangeant très peu pendant des mois, elle a perdu des kilos. (grâce au fait qu’elle a mangé très peu ) ex. Courant très vite, il réussit à le rejoindre [Comme il courait très vite ] ex. Ayant beaucoup étudié, il a beaucoup appris La discussion se prolongeant, j’ai décidé de rentrer Les invités enfin partis, je me suis couché Je souffre à cause de toi Je suis heureuse, grâce à toi : Le match a été annulé en raison du mauvais temps L’accès est coupé à la suite d’une chute de pierres Il tremble de peur Il a été condamné pour vol

A force de travail, il a réussit

FAUTE DE –Faute de temps, je ne ferai que ces subordonnées

A sa demande, il a été transféré. L’étagère s’est brisée sous le poids des livres La circonstancielle de condition Si tu as le temps, viens me voir Si tu fais tes devoirs, tu iras au cinéma

) qui

Si tu ne fais pas

Si P alors Q infère Si ~P, ~Q (loi de la contreposition

tu

n’iras pas

infère Si ~P, ~Q (loi de la contreposition tu n’iras pas Si d’antithèse : Si le

Si d’antithèse : Si le Bois de Boulogne est le poumon de Paris, le Quartier Latin en est le cerveau Si implicatif : Si tu arrives à temps, tu peux passer l’épreuve Si tu as soif, Il y a une bière dans le frigo Si conditionnel : Vous réussirez, si vous le voulez Si inférentiel ou hypothétique : Si on chauffe l’eau à 100°, elle bout Si ma tante était agitée, elle demandait à me voir S’il vient, nous sortirons prendre l’air

Si j’étais riche, je me ferais construire une maison Si j’étais riche un jour, je me ferais construire à coup s^^ur une maison

Si j’avais de l’argent

S’il est passé par ici, il est déjà loin Si j’avais appris, j’aurais connu tous les détails Si je savais actuellement ce qu’il pense, je pourrais agir autrement Dans l’hypothèse où / Au cas où je saurais la vérité, je te la dirais Si jamais il venait, je l’accueillirais à bras ouverts En admettant qu’il vienne, il révélerait bien des choses Je ferai tout, pourvu qu’il réussisse Je viendrai, à moins que tu ne veuilles me faire une surprise’ Pour peu qu’on la fasse attendre, elle explose de colère Qu’il pleuve ou qu’il neige, je sors La forme physique change selon qu’on fait du sport ou qu’on n’en fait pas Heureuse, elle serait jolie En cherchant mieux, tu trouveras Avec un peu de chance Vous souffrez de la solitude ? D’anxiété ? Appelez le 06 89 Tu serais venu hier, tu l’aurais vu Et l’eût-il insulté, que rien n’eût été changé Il serait venu, n’était la crainte de sa mère Il ferait cela, dût-il renoncer à tout

mais ; hélas§

L'expression de la supposition et de la condition

Si l'enfant nous avait écoutés, il n'aurait pas glissé dans ce gouffre de glace. À en croire les témoins, il y est allé tout droit. On l'en tirera pourvu qu'une nouvelle bourrasque n'éclate pas cette nuit. Si l'obscurité ne gênait pas les recherches, on devrait l'apercevoir sans tarder. Mais si l'on veut descendre un falot dans la crevasse, il s'éteint et si l'on essaie de s'en passer, on n'y voit rien. En descendant à l'aveuglette, les sauveteurs prendraient trop de risques. Sans l'ingéniosité des uns, sans le courage des autres, nous renoncerions. Qui verrait cette foule anxieuse et active serait fier d'être homme.

La condition ou la supposition sert à noter un fait nécessaire à la réalisation ou la non-réalisation d'un autre fait à venir. Donc le fait qu'elle note est une circonstance qui a des conséquences. La condition est une forme de cause, mais l'enchaînement de la cause et de l'effet demeure virtuel, imaginaire : la réalité peut être modifiée.

Les moyens

Exemples

Sans l'ingéniosité des uns, sans le courage des autres, nous renoncerions.

À en croire les témoins, il y est allé.

En descendant à l'aveuglette, les sauveteurs prendraient des risques.

Procédés

Groupe nominal prépositionnel

Groupe verbal à l'infinitif

Gérondif

Qui verrait cette foule, serait fier.

Si l'enfant nous avait écouté, il n'aurait pas glissé dans ce gouffre. On l'en tirera pourvu qu'une nouvelle bourrasque n'éclate pas cette nuit.

Proposition subordonnée relative avec ou sans antécédent

Proposition subordonnée conjonctive

Les nuances des subordonnées

Construites avec si

Temps et mode de la principale

Temps et mode de la subordonnée

Nuance

 

Si l'on veut descendre un falot dans la crevasse, il s'éteint.

indicatif présent (+ autres temps passés de l'indicatif)

indicatif présent (+ autres temps passés de l'indicatif)

Condition considérée comme réalisée.

Si l'on veut descendre un falot dans la crevasse, il s'éteindra.

indicatif futur

indicatif futur

Condition réalisable dans le futur, mais certaine.

Si l'on essayait de s'en passer, on n'y verrait rien. Si l'obscurité ne gênait pas les recherches, on devrait l'apercevoir sans tarder.

indicatif imparfait

conditionnel présent

Action réalisable, mais incertaine. Potentiel.

Si l'enfant nous écoute, il s'en sortirait.

indicatif présent

conditionnel

Condition non réalisée dans le présent. Irréel du présent.

Si l'enfant nous avait écouté, il n'aurait pas glissé.

indicatif plus-que- parfait

conditionnel passé

Condition non réalisée dans le passé. Irréel du passé.

Construites avec au cas où, quand bien même, dans l'hypothèse où

     

Au cas où l'on essayerait de passer, on n'y verrait rien.

conditionnel

conditionnel

Irréel du présent

présent

présent

Quand bien même l'on voudrait descendre un falot, il s'éteindrait.

 

conditionnel

conditionnel

Irréel du présent avec une idée principale d'opposition

présent

présent

À condition que, à moins que, à supposer que, soit que soit que, en admettant que

     

Pour peu que l'enfant nous ait écoutés, il n'aurait pas glissé.

conditionnel passé (+ présent)

subjonctif passé (+ présent)

Irréel du passé (ou du présent)

On l'en tirera, pourvu qu'une nouvelle tempête n'éclate pas.

indicatif futur (+ présent)

subjonctif présent (+ passé)

Potentiel

Suivant que, selon que

     

Selon que vous serez puissant ou misérable Les jugements de cour vous feront blanc ou noir.

indicatif

indicatif

Condition considérée comme réalisée