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Compte-rendu de la réunion du
groupe édition numérique
du 9 mars 2009

Alain Pierrot : Normes et


Standards 1
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LISTE DES PARTICIPANTS AU GROUPE DE RÉFLEXION


Jacques Angelé Jean Gondé
Sylvain ANGER-VALOGNES Gérard GONFROY
Luis Arias Sylvio Hodos
Christine Balagué Laure Jouteau
Dominique Batteux Eric Julien
Thomas Baumgartner Jean-Hughes Lauret
françoise benhamou Laurence Lauret-Vassor
daniel bessis Yves-Marie Lhour
Olivier Blanche Eric Mahé
Pascaline BLANDIN Corinne MARTIGNONI
Alexandra Boucherifi Stéphane Michalon
Abdel Bounane Valérie Peugeot
Frédérique Bouyeure Vincent Piccolo
Philippe Chantepie Olivier Pierre
Yann Chapin Alain Pierrot
Isabelle Chipault Gaelle Pinson
Yves Clavier Pierre-Yves Platini
Virginie Clayssen Marine Pouyat
Nathalie Colombier Vincent Puig
Amaury de Buchet Georges-Marie Putois
Laure de Lataillade Bruno Rives
Thierry de Vulpillieres Rémi Rousseau
Florence Delarbre Pierre Schweitzer
Dominique Bournazac de Lastours Jean-Baptiste Soufron
Vincent Dondaine Bresson Stéphane
Sandra Fieseler Stéphanie Van Duin
Catherine Gabay Henri Verdier
Marie Gaillard Chantal Vieuille
Hadrien Gardeur Nicolas Weeger
Didier Giraud

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LES PROCHAINES SÉANCES


- Usages et usagers, la fiction et la presse : entre le 6 et le 10 avril 2009
- Modèles économiques, état de l’art et Benchmark : entre le 11 et le 15
mai 2009

Également, à l’occasion de Futur en Seine, une conférence ouverte au grand


public permettra de réunir les meilleurs intervenants, et de confronter leurs
points de vue avec l’audience.

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Rappel
Pour mémoire, think digital est un programme financé par le plan filière et dirigé
par Jean-Baptiste Soufron. Le groupe de réflexion sur l’édition numérique est
animé par Laure Jouteau et Sophie Lochet (ITEMS).

Introduction
Comment rendre le marché du livre numérique lisible, fournir un accès aisé au
plus grand nombre de livres pour le lecteur et permettre à des acteurs diversifiés
d’échanger leurs produits (plateformes, distributeurs, etc.) ?

La question de l’interopérabilité est au centre du problème :


- interopérabilité des formats, c’est-à-dire la capacité à pouvoir lire un
même fichier sur différents supports (ex : PDF, EPUB, etc.)
- interopérabilité des références, c’est-à-dire la capacité à retrouver
une même œuvre malgré la diversité des sources et des manières d’indexer (ex :
ISBN, etc.)

La chaine du livre numérique

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La chaîne du livre numérique, de l’édition à la lecture, est similaire à la chaîne du


livre papier :
Edition→ distribution (logistique)→ Diffusion (promotion)→ Vente ou prêt
(Librairies, bibliothèque, plateforme de référencement, plateforme de vente)→
Lecteur

La concurrence est nécessaire à tous les niveaux pour avoir une diversité de
produits et accéder à différents marchés. Le lecteur quant à lui veut avant tout
avoir accès à tous les livres et se trouve face à une multiplicité de points d’accès
(et à une plateforme dominante, Amazon).

Histoire des standards


Il a fallu plusieurs étapes pour arriver à afficher du texte sur un écran, des
illustrations, de les mettre en page et de référencer les œuvres.

Avec le temps, certains standards sont devenus dominants.

Chaque standard propose son propre système de métadonnées. Ensuite, ces


métadonnées permettent de préciser la structure d’un texte, à partir d’un
langage standard (XML) contenant des DTD et des schémas. Ces DTD et ces
schémas sont souvent différents et varient de produit en produit.

L’ePub est à la fois une « structure » et un « package » de langages (abordé


dans la prochaine séance avec Hadrien Gardeur), qui permet à la fois de mettre
en page un texte mais aussi de l’identifier.

En matière de référencement, le format ONIX monte car il permet de référencer


des produits en intégrant plusieurs données (notamment l’ISBN) et est
interopérable (XML).

Diversité des normes d’indexation, va-t-on «crouler sous le


bruit» ?
A l’heure actuelle, il n’y a pas de norme unique permettant de référencer une
œuvre.

L’ISBN, a été créé en 1972 pour le livre papier, mais il n’est pas obligatoire pour
les livres numériques. Et il n’est pas forcément adapté puisqu’il ne différencie pas
l’œuvre (unique, création intellectuelle appartenant à un ou plusieurs auteurs),
de ses expressions et manifestations (différentes éditions, traductions, formats
audio/vidéo/texte). C’est particulièrement problématique pour les contenus
numériques qui sont presque toujours une itération particulière d’une œuvre et
qui sont différents les uns des autres.

Le modèle FRBR (Functional Requirements for Bibliographic Records) est une


modélisation conceptuelle développée par l’IFLA (International Federation of
Library Associations). Il permet d’organiser les différentes composantes de la
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description bibliographique et de différencier les versions d’une œuvre, les


auteurs (personnes ou collectivités) et les contenus. (voir
http://www.figoblog.org/document594.php pour une explication simple sur les
FRBR).

Si l’on recherche un livre aujourd’hui de chez soi, on passe par Google, Amazon
ou Gallica.

Mais avec Google Livres, « le » moteur de recherche de référence, on obtient


beaucoup de « bruit », car Google exploite énormément de données mais la
manière dont le moteur les agrège reste mystérieuse : on ne sait pas pourquoi
tel ou tel exemplaire est mis en avant, or le lecteur cherche un livre, et pas un
exemplaire précis. Cependant, les métadonnées de Google sont très riches.

Google donne des liens vers des éditeurs papiers, alors que Gallica utilise
également les métadonnées (accès à la table des matières, etc) mais met des
liens vers des plateformes de livres numériques. Amazon fait des relations entre
des œuvres selon les acheteurs précédents (« ils ont aimé »). On s’y perd.

La diversité des éditeurs et des développeurs provoquera toujours plus de


«bruit» si il n’y a pas de différenciation entre l’œuvre (abstraite) et les items
(exemplaires isolés), ni de norme unique.

Aujourd’hui, une personne qui met en ligne sa production intellectuelle utilise les
métadonnées pour être plus facilement référencée et donc diffusée, mais les
développeurs n’utilisent pas tous les mêmes standards (notamment la triade
XML/DTD/système de transformation) et l’interopérabilité est difficile.

Normes, standards et intégration de la chaîne de production


L’intégration verticale semble fonctionner en matière commerciale : le bloc
Amazon-Kindle-iPhone bénéficie déjà d’un avantage compétitif.

Mais ce modèle va plutôt à l’encontre d’une norme unique en matière de


référencement et de format.

Il est similaire à celui des jeux vidéos : des opérateurs se partagent le marché et
les contenus, il n’y a pas d’interopérabilité.

On aurait alors une diversité de readers, chacun permettant l’accès à seulement


une partie des livres en un type de format. Ce modèle peut fonctionner, mais il
n’est pas optimal pour le lecteur, qui n’a pas accès à tous les livres et ne peut
pas échanger ses contenus, ni pour les éditeurs qui doivent adapter chacun de
leurs livres à tous les supports (notamment le stock de livres « gratuits »
existants).

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Le livre numérique doit-il ressembler au livre papier ?

Le livre numérique est pour l’instant totalement basé sur le livre papier, mais il
sera probablement assez différent à l’avenir, permettant des « rebonds »
(hypertextes), d’intégrer des notes, de créer des contenus propres… ces
innovations vont également gêner l’interopérabilité si il n’y a pas un format et de
référencement unique. Il faut lier la personnalisation du livre, la diversité des
auteurs, la question des DRM ET garder un cadre commun (en standardisant
donc la production).

Quels acteurs ?
Se pose finalement la question des acteurs : qui contrôle la chaîne de l’édition,
qui édite les normes, qui référence les ouvrages ? Quelle politique du livre face à
des acteurs aux poids très différents ? On observe une volonté de centralisation,
afin de fournir des ouvrages référencés sur le même modèle, avec des standards
dominants (ONIX) et des acteurs cherchant à s’imposer comme moteurs de
recherche (Electre), mais la tendance est plutôt à l’agrégation et la collecte
maximale de données, ce qui suppose des mécanismes d’interopérabilité, pour
l’instant déficients.
La standardisation permet à la fois un meilleur accès pour le lecteur et une
meilleure lisibilité, tout en bridant les capacités d’innovations et d’expression
(nouveaux formats, échanges, personnalisation) et l’entrée de nouveaux acteurs
sur le marché.

Pour toute question relative à Think Digital ou au contenu des réunions, merci de
contacter Jean-Baptiste Soufron : jb.soufron@capdigital.com

Pour toute question relative à l'organisation, merci de contacter Laure Jouteau :


ljouteau@items-int.eu

L’ensemble des séances et des compte-rendus de Think Digital sont disponibles


sur le site web du Think Tank : http://thinkdigital.capdigital.com

Think Digital est un programme financé dans le plan filière Ile-de-France.

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