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2) Les 4 étapes de la compétence

Etape 1 : L’exploration faire prendre conscience de ce qu’il reste à découvrir, susciter l’envie. À la fin de cette étape, l’apprenant doit être en mesure d’identifier ce qu’il sait et par conséquent alimenter sa motivation pour apprendre ce qu’il ne sait pas par la découverte, du sens et de la pertinence du savoir à acquérir.

En résumé voici les conditions pour réaliser une activité d’exploration :

Elle porte sur la compétence à développer.

Elle doit permettre de découvrir le sens et la pertinence des savoirs à apprendre.

Elle doit être le déclencheur de l’intérêt et de la motivation.

Elle doit être une situation d’investigation.

Elle ne doit pas durer plus de quinze à vingt minutes.

Elle doit être amusante pour permettre à l’apprenant, spontanément, de vouloir la réaliser.

Elle doit devenir l’élément d’évocation de l’ensemble des apprentissages de la compétence.

Elle doit permettre la confrontation d’idées.

Elle doit se dérouler en petits groupes.

Elle nécessite la construction de moyens didactiques esthétiques.

Etape2 : Apprendre c’est-à-dire être capable de se mettre en situation d’inconfort

Plus qu’un simple expert, l’enseignant doit proposer des activités d’apprentissage facilitant l’acquisition des savoirs. Généralement basées sur une pédagogie active.

Etape3 : Contextualiser les apprentissages.

La contextualisation consiste à réaliser des tâches qui demandent l’utilisation des savoirs appris. C’est-à-dire l’application des savoirs dans un contexte artificiel de travail.

Etape4 : Le transfert des apprentissages.

Les leviers pour favoriser le transfert du milieu de formation au milieu de travail

Premier facteur :

Les pratiques pédagogiques doivent être axées sur la découverte, la résolution de problèmes et

l’autorégulation de l’apprenant.

Deuxième facteur :

L’environnement de formation est soit identique à l’environnement réel, ( si l’on vise que la

performance) ou qui doit être différent, si l’on vise le développement de la compétence à l’adaptation.

Le troisième facteur :

Tenir compte des caractéristiques des apprenants. C’est-à-dire, tenir compte des mécanismes différents de chaque apprenant en ce qui concerne le volet cognitif, émotif et d’action. Finalement apprendre l’apprenant à apprendre seul.

3) Comment faire apprendre ?

A) Les questions à se poser

Tenir compte des caractéristiques des apprenants. C’est -à-dire, tenir compte des mécanismes différents de chaque apprenant

Enseigner, c’est beaucoup plus que transmettre de l’information ; C’est faire en sorte qu’une personne puisse apprendre des savoirs qu’elle pourra utiliser dans le sens déterminé par un programme.

Quels sont les savoirs à mettre en œuvre ? Quels sont les concepts concernés ? Quelles sont les capacités ou les habiletés à faire acquérir ? Les compétences à faire développer ? (cartes conceptuelles et itinéraires de formation peuvent être des aides pour l’enseignant). Ces constituants se nomment "objets d’apprentissage". Quelles sont les activités d’apprentissage signifiantes que je peux envisager ?on entend par "signifiantes" qui donnent du sens, qui sont évocatrices des situations auxquelles seront exposées les apprenants une fois dans le monde du travail.

Organiser le scénario de formation pour déterminer qui fait quoi ?

Quelles sont les ressources dont j’aurais besoin (cognitive, didactique, matérielles) ?

Concevoir et à aménager un environnement d’apprentissage à l’intérieur duquel l’apprenant réalisera les tâches selon les situations que vous aurez préalablement élaborées. Cette démarche pour favoriser la perception et la compréhension de l’apprenant constitue le défi principal et constant de tout formateur