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ISSUE 002

juin 2012

ISSUE 002 juin 2012
ISSUE 002 juin 2012
ISSUE 002 juin 2012

ICCA Alerte info

IFRS 11 :

REDÉFINITIONS DES COENTREPRISES

Pourquoi l’IFRS 11 me concerne-t-elle?

Cette norme de portée générale s’applique lorsque deux parties ou plus exercent un contrôle conjoint sur une entreprise. Elle impose des traitements comptables différents selon que le partenariat est une entreprise commune ou une coentreprise.

Si vous êtes partie à une coentreprise selon les termes d’IAS 31, l’application d’IFRS 11 vous semblera peut-être déconcertante parce que cette dernière norme expose des concepts semblables à ceux d’IAS 31, mais en des termes différents.

Ancienne IAS 31

Is replaced remplacée par

Nouvelle IFRS 11

Coentreprises

appelées

Partenariats

Activités contrôlées conjointement

appelées

 

Actifs contrôlés

appelées

conjointement

Entreprises

 

communes

Entités contrôlées

si la forme juridique, un accord contractuel ou d’autres faits et circonstances l’emportent sur la séparation, elles sont appelées

conjointement

 

si la séparation est maintenue, elles sont appelées

Coentreprises

En vertu d’IFRS 11, la méthode de la mise en équivalence est la seule méthode comptable possible pour les entreprises considérées comme des coentreprises; la consolidation proportionnelle n’est plus permise.

Ces changements devraient s’avérer particulièrement pertinents pour les sociétés immobilières, minières, pétrolières et gazières, qui sont couramment parties à différents types de partenariats.

Quand IFRS 11 entre-t-elle en vigueur?

IFRS 11 s’applique aux exercices ouverts à compter du 1 er janvier 2013.

L’application anticipée est autorisée si l’ensemble des normes sur la consolidation (IFRS 10, 11 et 12 et IAS 27 et IAS 28 modifiées) sont appliquées en même temps.

Méthode d’application : le nouveau traitement comptable est appliqué à l’ouverture de la première période présentée, et il peut être nécessaire d’ajuster les résultats non distribués à cette date.

Quels sont les principaux éléments d’IFRS 11?

En quoi consiste IFRS 11? IFRS 11 classe les partenariats soit comme des coentreprises soit comme des entreprises communes, et prescrit le traitement comptable à appliquer en conséquence.

Qu’est-ce qu’un partenariat?

Un partenariat est une entreprise sur laquelle deux parties ou plus, liées par un accord contractuel,

exercent un contrôle conjoint.

Un contrôle conjoint existe lorsque les décisions concernant les activités pertinentes requièrent le consentement unanime de toutes les parties qui exercent un contrôle collectif sur l’entreprise. On entend par activités pertinentes les activités qui ont une incidence importante sur les rendements de l’entreprise.

Quelle est la différence entre une entreprise commune et une coentreprise selon IFRS 11?

Dans une entreprise commune, les parties ont des droits sur les actifs et des obligations au titre des passifs de l’entreprise. Dans une coentreprise, les parties ont des droits sur une quote-part de l’actif net et du résultat net de l’entreprise.

Quels facteurs permettent de déterminer si une entreprise est une entreprise commune ou une coentreprise selon IFRS 11?

Si l’entreprise n’est pas structurée sous forme de véhicule distinct, il s’agit d’une entreprise commune.

Une entreprise structurée sous forme de véhicule distinct n’est pas nécessairement une coentreprise selon IFRS 11. Un certain nombre de facteurs et circonstances doivent être pris en considération, dont les éléments suivants :

la forme juridique du véhicule distinct;

les stipulations de l’accord contractuel;

les autres faits et circonstances comme les droits, risques et avantages qui touchent les parties à l’entreprise.

Selon IAS 31, l’établissement d’un véhicule distinct juridiquement était considéré comme un facteur clé pour déterminer l’existence d’une entité contrôlée conjointement. Toutefois, selon IFRS 11, ce critère ne permet pas nécessairement de déterminer l’existence d’une coentreprise.

Quelles sont les répercussions pour la comptabilité?

Dans le cas d’une entreprise commune, les parties ont des droits sur les actifs et des obligations au

titre des passifs de l’entreprise. Le traitement comptable reflète leurs intérêts à l’égard de ces
titre des passifs de l’entreprise. Le traitement comptable reflète leurs intérêts à l’égard de ces

titre des passifs de l’entreprise. Le traitement comptable reflète leurs intérêts à l’égard de ces actifs et passifs spécifiques et des produits et charges de l’entreprise.

Dans le cas d’une coentreprise, les parties ont des droits sur l’ensemble de l’actif net de l’entreprise, ce que reflète le traitement comptable, l’entreprise étant considérée comme une participation unique, évaluée selon la méthode de la mise en équivalence. La consolidation proportionnelle n’est pas permise pour les coentreprises selon IFRS 11.

Quelles sont les obligations d’information?

IFRS 12, Informations à fournir sur les intérêts détenus dans d’autres entités, une nouvelle norme, précise les informations minimales à fournir pour tout type de relation. Les modifications apportées aux informations à fournir par IFRS 12 sont traitées dans le bulletin de l’ICCA Alerte info – IFRS 12 :

Informations à fournir sur les intérêts détenus dans d’autres entités.

Quels sont les principaux changements?

Voici les changements les plus importants apportés dans IFRS 11 par rapport à IAS 31 et à SIC13 :

IFRS 11

IAS 31 et SIC-13

Deux types d’entreprises :

Trois types d’entreprises :

Entreprise commune : comprend les entreprises auparavant appelées activités

Activités contrôlées conjointement

Actifs contrôlés conjointement

contrôlées conjointement et actifs contrôlés conjointement selon IAS 31

Entités contrôlées conjointement

Coentreprise : correspond de façon générale au concept des entités contrôlées conjointement selon IAS 31, quoique certaines entités contrôlées conjointement peuvent être des entreprises communes en selon IFRS 11

Facteurs permettant de déterminer l’existence d’une coentreprise :

L’établissement d’un véhicule distinct juridiquement était considéré comme un facteur clé pour déterminer l’existence d’une entité contrôlée conjointement.

forme juridique du véhicule distinct;

stipulation contractuelle de l’entreprise;

autres faits et circonstances.

S’il n’y a pas de véhicule distinct, l’entreprise est automatiquement une entreprise commune.

 

Le traitement comptable des entreprises communes est relativement semblable à celui d’IAS 31 : on applique le traitement comptable propre aux entreprises communes qui consiste à comptabiliser directement la quote-part des actifs et passifs, produits et charges relatifs à l’entreprise commune.

Le changement le plus important concerne le traitement comptable des coentreprises :

Activités contrôlées conjointement : on comptabilise les actifs contrôlés, les passifs assumés, la quote-part des produits et les charges engagées directement.

Actifs contrôlés conjointement : on comptabilise la quote-part des actifs, les passifs assumés, la quote-part des passifs, la quote-part des produits, la quote-part des charges et les charges engagées directement.

on ne peut appliquer que la méthode de la mise en équivalence. La consolidation proportionnelle n’est pas permise pour les coentreprises en selon IFRS 11.

Entités contrôlées conjointement : Méthodes de la consolidation proportionnelle ou de la mise en équivalence.

Quelle est l’incidence d’IFRS 11 pour mon entreprise?

Gestion de l’entreprise – Principaux éléments à prendre en considération

Incidence sur les états financiers

La participation dans une entité contrôlée conjointement qui était comptabilisé en fonction des intérêts selon la méthode de la mise en équivalence en vertu d’IAS 31 sera comptabilisée dans les divers actifs, passifs, produits et charges si l’entreprise est considérée comme une entreprise commune selon IFRS 11.

La participation dans une entité contrôlée conjointement qui était comptabilisée selon la méthode de la consolidation proportionnelle en vertu d’IAS 31 sera comptabilisée selon la méthode de la mise en équivalence si l’entreprise est considérée comme une coentreprise en vertu d’IFRS 11.

Des ajustements de transition doivent être apportés au titre des changements de méthodes comptables pour les entreprises existantes.

Il importe de noter que l’adoption d’IFRS 11 n’entraînera pas de changement de méthode comptable pour la plupart des entreprises. Les points soulevés ci-après quant à l’incidence de l’application d’IFRS 11 ne sont pertinents que pour les entreprises pour lesquelles IFRS 11 donne lieu à un changement de méthode comptable.

Incidence sur les mesures clés de performance

Les mesures clés de performance peuvent être touchées dans les circonstances suivantes :

lorsqu’une société qui comptabilisait ses intérêts dans une entreprise selon la méthode de la consolidation proportionnelle conformément à IAS 31 est tenue, en vertu d’IFRS 11, de comptabiliser ces intérêts selon la méthode de la mise en équivalence;

lorsqu’une société qui comptabilisait ses intérêts dans une entreprise selon la méthode de la mise en équivalence conformément à IAS 31 est tenue, en vertu d’IFRS 11, de comptabiliser ces intérêts dans les divers actifs, passifs, produits et charges directement, selon leur nature.

Exemples de mesures clés de performance qui pourraient être touchées : ratio de liquidité générale, ratio du fonds de roulement et ratio emprunts/capitaux propres.

Incidence sur les accords contractuels

Respect des clauses restrictives

Primes, régimes de rémunération ou options donnant droit à des paiements fondés sur des actions si ces éléments sont fondés sur des chiffres précis des états financiers

Structure des contrats futurs

Comment ces changements affectent-ils la collecte de données? Les systèmes et processus actuels peuvent-ils fournir l’information nécessaire?

Les accords de partenariats doivent prévoir des processus qui permettent que des informations suffisantes et appropriées soient fournies en temps opportun pour la préparation des états financiers. Il ne faut pas oublier que si les méthodes comptables d’une entreprise changent, les procédures devront être modifiées pour tenir compte des changements de présentation. Dans certains cas, il faudra peut-être des informations financières supplémentaires; par exemple les actifs et passifs détenus dans des entreprises communes n’ont peut-être pas été précédemment identifiés sur une base trimestrielle. Par ailleurs, il faudra modifier les contrôles et procédures pour garantir la fiabilité de cette information.

 À l’extérieur des états financiers, où (à qui) l’incidence des changements doit-elle être communiquée?
 À l’extérieur des états financiers, où (à qui) l’incidence des changements doit-elle être communiquée?

À l’extérieur des états financiers, où (à qui) l’incidence des changements doit-elle être communiquée?

Dans le rapport de gestion

Aux investisseurs et analystes

Dans les communiqués de presse

Y a-t-il des répercussions sur le plan légal ou réglementaire?

Encore une fois l’incidence qui risque de se faire davantage ressentir concerne l’attestation et l’information sur les contrôles : comme tout changement dans les exigences comptables, l’application d’IFRS 11 peut nécessiter des modifications des contrôles et donc du processus d’attestation existant.

Éléments clés d’un plan d’action

principales étapes à envisager :

… Examinez vos procédures actuelles d’identification de vos intérêts dans des partenariats. Cela vise

toutes les situations où vous exercez un contrôle conjoint sur ces entreprises.

… Établissez un processus d’analyse de chacun de ces intérêts, et classez ces intérêts dans les catégories «entreprise commune» ou «coentreprise» en application d’IFRS 11.

… Faites l’inventaire de vos partenariats actuels et des partenariats futurs envisagés.

… Passez en revue votre liste d’entreprises pour identifier tout changement de classement et le traitement comptable correspondant.

… Déterminez s’il existe une information financière conforme aux IFRS pour le partenariat qui soit suffisante pour vous permettre de comptabiliser de façon appropriée vos intérêts dans les actifs, passifs, produits et charges d’une entreprise commune ou d’appliquer la méthode de la mise en équivalence à vos intérêts dans des coentreprises selon IFRS 11.

… Examinez l’incidence sur l’information financière et les obligations d’information énoncées dans IFRS 11 et 12. Consultez le bulletin de l’ICCA Alerte info – IFRS 12 : Informations à fournir sur les intérêts détenus dans d’autres entités, qui traite des modifications apportées aux informations à fournir.

… Préparez un projet d’états financiers et de notes révisés.

… Déterminez les informations à présenter dans le rapport de gestion et l’incidence sur les mesures clés.

… Évaluez les répercussions sur les accords contractuels – envisagez de modifier les accords au besoin. Par exemple, certaines entités jugeront peut-être utile de modifier les contrats qui régissent leurs partenariats pour éliminer des éléments relatifs au soutien financier ou autres qui pourraient faire en sorte qu’un partenariat ne soit pas considéré comme une coentreprise selon IFRS 11.

… Évaluez le caractère adéquat des contrôles et procédures en place. Par exemple, surveillez vos entreprises de façon continue pour relever les changements qui pourraient modifier l’analyse.

… Envisagez de suivre des cours et une formation sur ce sujet.

Ressources

Besoin d’autres informations? L’ICCA a dressé une liste de ressources externes qui peuvent vous aider à comprendre et à appliquer l’IFRS 11.

ANNEXE A:

PRINCIPALES RÉPERCUSSIONS POUR LES PETITES ENTITÉS

Interaction entre IFRS 10, 11, 12 et IAS 28

Le 12 mai 2011, l’International Accounting Standards Board (IASB) a achevé ses travaux visant l’amélioration des exigences comptables relatives aux activités hors bilan et aux partenariats avec la publication d’IFRS 10, États financiers consolidés, IFRS 11, Partenariats, et IFRS 12, Informations à fournir sur les intérêts détenus dans d’autres entités. IAS 28, Participations dans des entreprises associées et des coentreprises, a été modifiée dans la foulée de la publication d’IFRS 11. Le diagramme ci-dessous illustre l’interaction entre IFRS 10, 11 et 12 et IAS 28.

 

Contrôle exclusif?

 

Oui

 

Non

  Contrôle exclusif?   Oui   Non Consolidation selon IFRS 10     Contrôle conjoint?
  Contrôle exclusif?   Oui   Non Consolidation selon IFRS 10     Contrôle conjoint?

Consolidation selon IFRS 10

   

Contrôle conjoint?

 

Informations à fournir selon IFRS 12

 

Oui

 

Non

   
 
   
 
Définir le type de partenariat selon IFRS 11 Influence notable? Entreprise commune Coentreprise Oui Non
Définir le type de partenariat
selon IFRS 11
Influence notable?
Entreprise commune
Coentreprise
Oui
Non

Comptabiliser les actifs, passifs, produits et charges

Informations à fournir selon IFRS 12

Comptabiliser une participation selon IAS 28

IFRS 9

Informations à fournir selon IFRS 12

Aperçu d’IFRS 11

IFRS 11 traite des entreprises sous contrôle conjoint. Le contrôle conjoint est défini comme le partage contractuellement convenu du contrôle, qui existe dans le cas où les décisions concernant les activités pertinentes de l’entreprise (celles qui ont une incidence importante sur ses rendements) requièrent le consentement unanime des parties partageant le contrôle. IFRS 11 classe les partenariats en deux catégories, à savoir les entreprises communes et les coentreprises, et prescrit le traitement comptable selon le type d’entreprise.

Dans le cas d’une entreprise commune, les parties qui exercent un contrôle conjoint sur l’entreprise ont des droits sur ses actifs et des obligations au titre de ses passifs. Le traitement comptable dans leurs états financiers reflète leurs intérêts dans ces actifs et passifs, ainsi que dans les produits et les charges de l’entreprise. Dans une coentreprise (au sens d’IFRS 11), elles ont des droits sur l’actif net de celle-ci. Le traitement comptable reflète ce fait, les intérêts dans la coentreprise étant comptabilisés comme une participation, qui est évaluée selon la méthode de la mise en équivalence. La consolidation proportionnelle des coentreprises n’est pas une option permise par IFRS 11.

À l’aide de questions et de réponses hypothétiques, le tableau qui suit illustre certaines situations
À l’aide de questions et de réponses hypothétiques, le tableau qui suit illustre certaines situations

À l’aide de questions et de réponses hypothétiques, le tableau qui suit illustre certaines situations parmi les plus susceptibles de se présenter aux petites entreprises qui appliquent IFRS 11. Le tableau vise uniquement à fournir des indications générales et ne doit pas se substituer au contenu de la norme et des textes qui l’accompagnent.

Avec une autre partie, nous avons une entreprise que nous appelons une «coentreprise». Nous n’avons pas créé une entité juridique distincte ou un véhicule distinct, mais nos responsabilités mutuelles sont définies par contrat. Comment devons-nous comptabiliser nos intérêts dans l’entreprise?

IFRS 11 précise qu’un partenariat non structuré sous forme de véhicule distinct est une entreprise commune, et non une «coentreprise». Vous comptabilisez les actifs, les passifs, les produits et les charges relatifs à vos intérêts dans l’entreprise commune en conformité avec les IFRS qui s’appliquent à ces éléments. Par exemple, si vous contrôlez certains des actifs utilisés par l’entreprise et que l’autre partie contrôle les autres actifs, vous comptabilisez seulement vos propres actifs dans vos états financiers. Si vous partagez un actif donné et l’exploitez conjointement, vous comptabilisez votre quote-part de l’actif dans vos états financiers. De même, vous comptabilisez les passifs sur la base des obligations qui s’appliquent à vous, et les produits et les charges selon ce qui est prévu au contrat.

Nous avons créé une «coentreprise» à parts égales avec une autre partie, et nous avons constitué une entité juridique distincte pour l’exercice de ses activités. Parallèlement, à des fins de clarté, nous avons signé avec l’autre partie un contrat stipulant qu’il incombe à chacun de nous de financer 50 % des coûts et des charges de la coentreprise, et que chacun de nous a un intérêt de 50 % dans les actifs et les produits de celle-ci. Comment devons-nous comptabiliser nos intérêts dans l’entreprise?

IFRS 11 précise qu’un partenariat non structuré sous forme de véhicule distinct n’est pas une «coentreprise». Cependant, l’inverse n’est pas nécessairement vrai. Les partenariats structurés sous forme de véhicule distinct ne sont pas tous des coentreprises selon IFRS 11. Pour déterminer si nous sommes en présence d’une coentreprise selon IFRS 11, il faut examiner les faits et circonstances. Dans le cas présent, la forme juridique du véhicule cadre avec la création d’une coentreprise (au sens d’IFRS 11), mais le contrat fait en sorte qu’il n’y a pas de coentreprise parce qu’il établit que vous avez des droits directs sur les actifs et les produits et des obligations directes au titre des passifs et des charges. L’entreprise est traitée comme une entreprise commune, comme dans le cas précédent.

Nous avons créé une «coentreprise» à parts égales avec une autre partie, et nous avons constitué une entité juridique distincte pour l’exercice de ses activités. Notre intérêt dans la coentreprise prend la forme des actions que nous détenons; nous n’avons aucun intérêt direct dans les actifs et les passifs sous-jacents. Nous avons une quote-part de 50 % dans le résultat net de l’entreprise, la distribution ayant lieu périodiquement conformément à notre accord. Comment devons-nous comptabiliser nos intérêts dans l’entreprise?

Vous avez créé une entité juridique distincte et vous avez des droits déterminés sur l’actif net, mais pas sur des actifs en particulier, et vous n’avez pas d’obligation spécifique au titre de passifs en particulier. Vous comptabilisez donc vos intérêts à titre de participation plutôt que de comptabiliser les divers éléments. IFRS 11 prescrit la méthode de la mise en équivalence.

Notre situation est à la base la même que celle décrite dans la question précédente. Cela dit, l’autre partie et nous sommes les seuls clients de l’entreprise. Nous avons créé l’entité pour nous assurer un approvisionnement stable en ce qui concerne un composant clé de notre processus de fabrication. Toutes les transactions sont conclues au prix du marché. Cela change-t-il la réponse?

Oui, fort probablement. Si l’entité n’a pas de clients externes, elle se trouve en fait à acquitter tous ses passifs grâce aux flux de trésorerie qu’elle reçoit de vous et de l’autre partie. IFRS 11 précise que, si les parties sont pour ainsi dire la seule source de flux de trésorerie contribuant à la poursuite des activités de l’entreprise, ce sont elles qui ont une obligation au titre de ses passifs, et l’entreprise n’assume aucun risque de crédit ou autre propre à un établissement autonome. Par conséquent, vous traitez l’entreprise comme une entreprise commune et non comme une coentreprise (au sens d’IFRS11). Si l’entreprise a un volume d’activité minimal ou limité avec des tiers, il est fort probable qu’il s’agit d’une entreprise commune. Les faits et circonstances propres à chaque partenariat doivent être pris en compte pour déterminer s’il s’agit d’une entreprise commune ou d’une coentreprise selon IFRS 11.

Notre situation est similaire, sauf que l’entreprise vend à divers clients externes plutôt qu’à nous ou à l’autre partie. Sur cette base, il s’agit d’une coentreprise selon IFRS 11. Cependant, nous fournissons des garanties à certains des principaux fournisseurs de l’entreprise. Cela modifie-t-il l’analyse?

IFRS 11 précise que la fourniture de garanties ne signifie pas en soi que le partenariat est une entreprise commune. Comme dans l’analyse précédente, l’élément déterminant est l’existence ou non d’obligations de la part des parties au titre des passifs de l’entreprise. La fourniture d’une garantie ne crée pas en soi d’obligation, pas plus que, dans d’autres circonstances, la fourniture d’une garantie au titre des passifs d’un tiers ne fait pas automatiquement de ceux-ci vos passifs. Le partenariat est donc une coentreprise selon IFRS 11.

Selon les stipulations de notre accord avec l’autre partie, certains aspects des activités de l’entreprise nécessitent le consentement des deux parties. D’autres aspects nécessitent toutefois le consentement d’une seule des parties, voire d’aucune. Comment déterminer si, dans cette situation, il y a contrôle conjoint?

La notion de contrôle conjoint découle de la notion de contrôle, définie dans IFRS 10. Il vous faut d’abord appliquer la notion définie dans IFRS 10 pour déterminer si vous et l’autre partie, collectivement, contrôlez l’entreprise. Si tel est le cas, demandez-vous ensuite si le contrôle des activités implique que votre consentement unanime est nécessaire. L’élément clé est de savoir si les activités qui requièrent le consentement unanime sont celles qui ont une incidence importante sur les rendements de l’entreprise. Par exemple, selon les circonstances, l’accord pourrait exiger le consentement unanime en ce qui concerne les décisions opérationnelles et les décisions en matière d’immobilisations de l’entité émettrice, y compris ses budgets, ainsi que les décisions visant la nomination et la rémunération de ses principaux dirigeants ou prestataires de services et la cessation de leur emploi ou des prestations de services. Si l’accord exige votre consentement unanime à l’égard de ces décisions, il est probable que vous exercez un contrôle conjoint sur l’entreprise.

Conformément à IAS 31, nous comptabilisons notre participation dans une coentreprise selon la méthode de
Conformément à IAS 31, nous comptabilisons notre participation dans une coentreprise selon la méthode de

Conformément à IAS 31, nous comptabilisons notre participation dans une coentreprise selon la méthode de la consolidation proportionnelle. Comme IFRS 11 remplace IAS 31, nous devrons désormais utiliser la méthode de la mise en équivalence. Cela pourrait-il donner lieu à une dépréciation? Comment s’effectue la transition?

Le processus à suivre pour passer de la consolidation proportionnelle à la mise en équivalence aux fins de la comptabilisation des participations dans des coentreprises selon IFRS 11 est décrit ci- dessous.

Comptabilisez votre participation dans la coentreprise (au sens d’IFRS 11) à la date d’ouverture de la

première période présentée.

Évaluez votre participation :

la valeur initiale de la participation est égale au total des valeurs comptables des actifs et des passifs que vous aviez auparavant comptabilisés selon la méthode de la consolidation proportionnelle, y compris, le cas échéant, le goodwill découlant de l’acquisition;

si le goodwill était auparavant rattaché à une unité génératrice de trésorerie plus importante, ou à un groupe d’unités génératrices de trésorerie, affectez le goodwill à la coentreprise (au sens d’IFRS 11) sur la base des valeurs comptables relatives de la coentreprise (au sens d’IAS 31, Participations dans des coentreprises) et de l’unité génératrice de trésorerie (ou du groupe d’unités génératrices de trésorerie) à laquelle le goodwill se rattachait;

à noter que l’exception prévue dans IAS 12, Impôts sur le résultat, en ce qui a trait à la comptabilisation initiale ne s’applique pas aux actifs et aux passifs d’impôt différé lorsqu’on passe à la méthode de la mise en équivalence pour comptabiliser une participation dans une coentreprise;

si le total des montants comptabilisés auparavant aboutit à un actif net négatif, ne comptabilisez un passif que si vous avez des obligations juridiques ou implicites au titre de cet actif net négatif. En l’absence de telles obligations, ajustez les résultats non distribués à l’ouverture de la première période présentée afin d’éliminer le passif, et indiquez ce fait;

fournissez une ventilation des montants qui ont été regroupés pour établir le coût de la participation à l’ouverture de la première période présentée.

Faites au besoin un test de dépréciation en ce qui concerne votre participation :

vérifiez la présence d’indicateurs de dépréciation décrits dans IAS 39, Instruments financiers :

Comptabilisation et évaluation;

en présence de tels indicateurs, procédez à un test de dépréciation selon IAS 36, Dépréciation d’actifs. À noter que, puisque le goodwill fait partie de la valeur comptable de la participation, on ne le soumet pas à des tests de dépréciation séparément. C’est plutôt la valeur comptable totale de la participation que l’on soumet à des tests de dépréciation, en tant qu’actif unique;

demandez-vous quand adopter IFRS 13, Évaluation de la juste valeur, et en quoi cette norme peut avoir une incidence sur le calcul de la juste valeur; IFRS 13 doit être appliquée prospectivement, et une application anticipée est autorisée. Elle s’applique aux exercices ouverts à compter du 1 er janvier 2013;

comptabilisez toute perte de valeur à titre d’ajustement des résultats non distribués à l’ouverture de la première période présentée. Comme une perte de valeur résultant de la transition n’est pas considérée comme faisant partie du coût présumé de la participation, elle peut faire l’objet d’une reprise au cours de périodes ultérieures si les critères de reprise sont réunis, et cette reprise est comptabilisée en résultat net.

Appliquez la méthode de la mise en équivalence, décrite dans IAS 28, pour comptabiliser la participation dans la coentreprise (au sens d’IFRS 11) après la comptabilisation initiale.

Conformément à IAS 31, nous comptabilisons notre participation dans une «coentreprise» selon la méthode de la mise en équivalence. Comme IFRS 11 remplace IAS 31, nous avons déterminé que notre coentreprise est en fait une entreprise commune, et nous devons donc comptabiliser les actifs et les passifs distincts relatifs à nos intérêts dans celle-ci (nous avons auparavant comptabilisé nos intérêts dans cette entreprise selon la méthode de la mise en équivalence). Comment s’effectue la transition?

Décomptabilisez la participation à l’ouverture de la première période présentée.

Comptabilisez votre quote-part de chacun des actifs et des passifs relatifs à vos intérêts dans l’entreprise commune, en vous fondant sur l’accord contractuel et les IFRS applicables.

Comptabilisez tout goodwill qui était inclus dans la valeur comptable de la participation comptabilisée selon la méthode de la mise en équivalence.

Si le montant net des actifs et des passifs (y compris, le cas échéant, le goodwill) est supérieur à la valeur de la participation auparavant comptabilisée selon la méthode de la mise en équivalence, la différence doit être déduite de tout goodwill rattaché à la participation, et la différence restante, le cas échéant, augmente le solde d’ouverture des résultats non distribués à l’ouverture de la première période présentée.

Si le montant net des actifs et des passifs (y compris, le cas échéant, le goodwill) est inférieur à la valeur de la participation auparavant comptabilisée selon la méthode de la mise en équivalence, la différence réduit le solde d’ouverture des résultats non distribués à l’ouverture de la première période présentée.

Présentez un rapprochement entre le montant de la participation décomptabilisée et le montant des actifs et des passifs comptabilisés, ainsi que toute différence portée en ajustement du solde d’ouverture des résultats non distribués.

Selon nous, la consolidation proportionnelle est utile pour montrer l’étendue globale de nos activités. Pouvons-nous
Selon nous, la consolidation proportionnelle est utile pour montrer l’étendue globale de nos activités. Pouvons-nous

Selon nous, la consolidation proportionnelle est utile pour montrer l’étendue globale de nos activités. Pouvons-nous continuer à fournir l’information obtenue selon cette méthode à titre d’information complémentaire?

Pour chaque coentreprise (au sens d’IFRS 11) qui est significative pour l’entité présentant l’information financière, cette dernière doit selon IFRS 12 fournir des informations financières résumées concernant la coentreprise (montants totaux pour la coentreprise, et non la quote-part revenant à l’entité publiante), comprenant, entre autres, les éléments suivants :

actifs courants;

actifs non courants;

passifs courants;

passifs non courants;

produits;

résultat net des activités poursuivies;

résultat net après impôt des activités abandonnées;

autres éléments du résultat global;

résultat global total.

En plus de ces informations financières résumées, l’entité est tenue, selon IFRS 12, d’indiquer pour chaque coentreprise qui est significative pour elle le montant des éléments suivants :

la trésorerie et les équivalents de trésorerie;

les passifs financiers courants (à l’exclusion des dettes fournisseurs et autres créditeurs et des provisions);

les passifs financiers non courants (à l’exclusion des dettes fournisseurs et autres créditeurs et des provisions);

les dotations aux amortissements;

les produits d’intérêts;

les charges d’intérêts;

la charge ou le produit d’impôt sur le résultat.

N’oubliez pas :

Les informations financières résumées présentées pour une coentreprise (au sens d’IFRS 11) conformément à IFRS 12 sont les montants compris dans les états financiers IFRS de la

coentreprise, et non la quote-part de ces montants qui vous revient.

La communication des informations financières résumées présentées pour une coentreprise (au sens d’IFRS 11) n’est pas limitée aux informations exigées selon IFRS 12. Vous pouvez fournir des informations supplémentaires si, selon vous, elles permettent aux utilisateurs de vos états financiers d’évaluer la nature, l’étendue et les incidences financières de vos intérêts dans la coentreprise.