Histoire de la Révolution française, du Consulat, de l'Empire, de la Restauration et de la Révolution de Juillet / par [...

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Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

Ferrand, Jules (1817-1894),Lamarque, Jules de (1820-1878). Histoire de la Révolution française, du Consulat, de l'Empire, de la Restauration et de la Révolution de Juillet / par MM. J. Ferrand et J. de Lamarque.... 1845.

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HISTOIRE
DE LA

RÉVOLUTION
FRANÇAISE.

HISTOIRE
DE U

RÉVOLUTION
FRANÇAISE
DU CONSULAT, ET DE DE LA L'EMPIRE, RÉVOLUTION DE DE LA RESTAURATION JUILLET if MM. J. FKRRAWD l'Af ET J. 1>E LAMARÇDE:

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D. CAVA1LLÉS, ÉDITEUR,
AU BUREAU DES
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PUBLICATIONS
RUE VIEILLE-DU-TEMPLE.

HISTORIQUES;

1845

HISTOIRE

DE

LA

REVOLUTION

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DEPUIS

i

1789

jusçc'bm

1830.

EMPIRE.

CHAPITRE PREMIER.
du gouvernement du sénatusProclamation impérial. consulte Rétablissement organique. Le des sénat anciennes prête «™ formes.

Organisation

Adhésiondesdépartements.-Manifestationcluclergé.-ProtestationdeLouisXyin. et de Russie, d'Angleterre de celles à l'exception de l'Europe, les cours Toutes de la conJugement de Napoléon. la nouvelle dignité reconnaissent de Suéde, de l'Empereur. Actes de clémence etc. de Pichegru, Georges,Moreau, spiration de Boulogne. au camp Napoléon de la Légion-d'Honneur. Inauguration des prix décennaux. Institution de l'école Polytechnique. Nouvelle organisation Recensement à Aix-la-Chapelle. en Belgique.Son séjour de Napoléon -Voyage à Notre-Dame. de l'Empereur et couronnement Sacre des votes populaires. du corps législatif. Ouverture au Champ-de-Mars. des aigles Distribution à ce ™a** de lord «^*£ Réponse roi d'Angleterre. au olfre la paix Napoléon de ^"«wmj Voeux de Fox et du parti anglais. sujet dans le parlement en ^«ujjen la nouvelle Comment paix. Ils sont repoussés par la majorité. changée La Républ qu italienne de la Hollande.constitution Nouvelle France, à Brienne.pour Milan. Il s'arrête Son départ roi d'Italie. en royaume. Napoléon de Made bataille le champ Il visite avec le pape à Turin. entrevue sa dernière i
V. 1

2

(1804} Son couronnement à Milan. rengo. Création de l'ordre de la Conronne-de-Fer. Réunion de Gènes à la France. Le prince vice-roi Eugène d'Italie. Dêputation du sénat de Lucques. Retour à de Napoléon Paris. Plan de son expédition maritime contre l'Angleterre. Mouvements des flottes françaises. Traité d'alliance entre l'Angleterre et la Russie. de l'Autriche Coopération et de la Suède. Troisième son but, coalition; ses forces et son plan de campagne. de Armements l'Autriche.se rend Napoléon au camp de Boulogne. Rassemblement de la flottille. Fautes de l'amiral Villeneuve; elles font échouer l'eipéditlon d'Angleterre. Colère de Napoléon: elle lui inspire le plan de la campagne d'Austerlitz.Marche des armées autrichiennes. Invasion de la Bavière. Napoléon vient dénoncer au sénat la guerre contre l'Autriche. Levée de quatre-vingt mille hommes. des gardes Réorganisation nationales. L'empereur part pour l'armée.

RÉVOLUTION

FRANÇAISE.

Il ne nouvelle ère venait de s'ouvrir. Après s'èSfti'e propagée au-dedans par la dictature repréla révolution, sentative, dans un personnifiée f. allait se répandre homme au-dehors & -ur-par la dictature militaire. A la parole devait succéder le _#. "1'0.t'I~ et comme ce fleuve qui ne couvre les glaive campagnes les la France, d'Égypte que pour féconder, en débordant sur l'Europe, n'allait accomplir qu'une mission civilisatrice. Elle avait vaincu entrer les rois elle voulut un maitre les humilier dans leur en faisant famille; et un soldat ou plutôt qu'il leur commandât

pour ainsi dire, de plus haut, le trône qu'elle plus éclatant avait foulé aux et l'y plaça rayonnant pieds. de gloire et de C'est majesté. là qu'on allait voir Napoléon de nouveaux accomplir prodirétablir de ges, l'empire mettre dans sa couCharlemagne, che la fille des Césars, et reculer, ainsi qu'il l'a dit luiles limites de la gloire. même, le sénatus-consulte D'après du 2 floréal an xh organique ( 18 mai 1804), Napoléon Bonaparte était déclaré empereur des Français; la justice devait être rendue en son nom par

pour elle releva

électoraux. Joseph connétable. lence Louis reparurent. Bonaparte Fesch grand-aumônier. Berthier grand-veneur. les écuyers les chambellans les pages.(1804)1 des officiers institués kmpiuç. monsous l'ancienne De même qu'au château de Versailles. On des grands les cordons. de mâle La dignité par lui. du les attributions de l'Empire dignités gence. les grandes du trifaunat du corps législatif. et de la promulgation l'ordre judiciaire statuait au sénatus-consulte qu'on Un titre additionnel soumettrait du sénat. prit possession primé sur cette grande question. consti2. et des petits jours. des cérémonies. de la succession impériale. 3 héréditaire ture. Cambacérès du Caulincourt grand-maître Joubertot. de l'empire. sénat. Joseph à succéder et Jérôme était impériale de primogéniet Louis Bona- A défaut d'héritiers étaient appelés parte de Lucien l'exclusion On attribua On remarqua à Napoléon. grand-écuyer. les aumôniers. l'arrêté du peuple à l'acceptation se fût exsans attendre que le suffrage populaire Napoléon. Bonaparte archi-chancelier. des collèges des lois. le cardinal Lebrun archi-trésorier. et par ordre en mâle directs. les grands laquais aux Tuileries on vit reparaître archie. Palais Ségur l miss fut grand-électeur. Paterson. les prérogatives tution réglait. Duroc grand-maréchal Talleyrand grand-chambellan. du conseil d'État de de la haute cour impériale. La nouvelle de Baltimore la fille d'un négociant la réen outre. à ses opinions du premier républila disgrâce l'un et repoussés mais la vérité est qu'ils ne furent caines sans mariés l'autre par leur frère que parce qu'ils s'étaient le second à à une actrice le premier son consentement. impériales. Madame . l'étiquette et & excelLes titres d'altesse créa des princes français.

qu'il et en chargea plus tard par eut lieu. en grande pompe. Bernadotte Bessières Il rétablit en à disparaître. Dans tous les départements de la France. sénatus-consulte en personne. un autre . et d'un nombreux et magnifique cortège. mais il Ainsi au sénat au gouvernement. passa législatif et au conseil et la représentaLe corps législatif ne rele tribunat seul avait cond'État. aux assemblées entièrement tion nationale statuant sur des questions autrefois réservées Le pouvoir représentatives. présentait plus qu'un souvenir servé quelque trace de son institution ne devait pas tarder Napoléon conféra Berthier. et l'on exemple d'être fidèles pieds et se dirent la magistrature. il célébra l'élé« Dieu. des présidents du corps législaaccompagné tif et du tribunat. (1804) ce gouvernement qui avait disparut républicain tant d'orages et que tant de sang avait cimenté. et Pérignon supprimé première au Consulat expier générale. comme disait-il. Soult. Moncey. les autorités. le grade de maréchal Murat.4 RÉVOLUTION FRANÇAISE. avait Fouché sa chute Ensuite 1 Kellermann le ministère arrivant faute qu'il Lefebvre. le sénat prêta serment de fidélité à l'Empereur. Jourdan. Le clergé fit plus vation de Napoléon comme un acte providentiel l'a appelé des déserts de l'Égypte. Le 27. ils l'appelèrent cet à quatre constitutions du nouvel élu de la fortune juré se jeter aux ses sujets. comme l'exemple Napoléon se considérait le seul et véritable représentant il parlait soude la nation verainement. suivirent l'armée. républicaine de l'Empire Masséna. Serrurier. majesté. Mortier. Lannes aux Au- généraux gereau Davoust. les fonctionnaires. la proclamation du elle fut faite par le chancelier du sénat. vit les mêmes hommes qui avaient successives. Brune. de la police devait Ney. A traversé de la Convention.

n r n n rv S le sage empire de la France Moïse. et Napoléon n'y répondit la France qu'en indifféet l'Europe la faisant insérer dans de reconnaître . -1 Il r n EMPIRE. qui reNouveau Matathias. tation contre ce qu'il appelait l'usurpation « Ce nouvel acte d'une révolution où tout. les je croirais Je déclare silence. – Napoléon fera concorder Le doigt de Dieu est avec le divin empire de Jésus-Christ. parce que tel est l'ordre envers ainsi que l'Église se montrait reconnaissante du concordat. comptable verains. envoyés » C'est l'auteur de Napoléon. çoit des mains de Dieu la couronne. ont le titre depuis amené l'ouverla crise actes effrayante je déclare états-généraux dans laquelle que. à jamais. l'homme de sa droite.s (1804. du peuple envoyé par le nous trace dans le règne de Josaphat. par lui. tations ture des contre tous ne peut sans doute infirmer à tous les de ma conduite ne sont lésés que les pas moins la cause commune en gardant le mes protesaprès avoir renouvelé illégaux qui. de Bonaparte. par sa main puissante. » Cette protestation trouva rentes. vient loin de France. le nouvel Auguste. La sur tous à ses ministres comme de la Providence. je proteste donner il pourrait contre tous les actes subséquentsauxquels lieu. dans l'orimes sougine. Mais. Prions le Très-Haut ici. a été nul. Bonaparte Seigneur. retiré alors à Varsovie adressa Cependant une protesle 6 juin à tous les gouvernements de l'Europe. droits. l'image soumission du gouverlui est due. Louis XVIII. miens.ce prince nement comme parut dans L'Écriture chéri accompli dominant de Dieu l'assemblée vive -Qu'il cet empereur qu'il commande si grand. disait-il. qu'il protège. se trouvent la France et l'Europe. impérial que de se faire déférer qui n'a Bonaparte par un corps contre ce titre et pas même d'existence légitime. dont les droits trahir donc. et des hommes.

» Or. L'instabilité du gouvernement au milieu des triomphes de la République flattait encore les espérances des Bourbons. les négociations les ambassadeurs rompues. » Tandis que Louis XVIII frappait vainement aux portes des cabinets. les soutient. sants Mais ce n'était le jetaient l'évacuation motifs là qu'un prétexte. dit ce journal. reque l'on pouvait garder comme un sinistre présage. dans la coalition Il demandait du royaume de Naples et du Hanovre. insolemment avec et signa avec l'Angleterre France. et. tous. dans la foule des La révolution a jeté entre la France et les Bourbons un mur de diamant. elle rompit Quant à la Suède. triche. ni « L'intérêt nationale ni l'un et la force des peuples. saluèrent de l'Empereur. la cour de Russie gémissait sur le sort du duc d'EnNapoléon qu'après héréditaire d Au- On continuait à négocier avec elle relativement ghien. mais aujourd'hui que la dignité impériale est élevée sur les ruines de la monarchie. Cependant que celui de Vienne ne reconnut II se fût proclamé empereur François « pour garder. d'Anl'avènement gleterre et de Suède. que tous les intérêts nouveaux ont un centre fixe tout est fini pour les Bourbons. fait les Quand ils n'ont plus ils rentrent l'autre. Alexandre avait pris et fait prendre le deuil par ses ambassadeurs. et de plus puiscontre la France. disait-elle. ainsi qu'on l'a vu. des deux nations se retirèrent des deux respectivement cours. « évènément. On ne put s'entendre. le rétablissement du roi de Sardaigne. maison de France. un traité de commerce de subsides. à l'exception de ceux de Russie. pour eux individus. C'est au milieu des réjouissances publiques du la et joyeux . rois. » Dégouttante encore du sang de Paul Ier. la parité avec la nouvelle disait-il.6 RÉVOLUTION FtANÇAISB. etc. à cette affaire. (4804) le Moniteur.

de ÎOCharles que trop qui furent évidente faites ses lettres et les diverses dépositel Cependant. Rolland voulut et Hisày signaler. qui avait reçu la bravoure du soldat général. Après douze jours de débats. EMPIRE. d'une foule immense. Lemefcierj furent condamnés à mort. fut enfin Russillon. Ducorps Picot. était le prestige encore attaché à sa renommée. mais le grand nom de Moreau dominait tout le débat. Gaillard. n'était tions le prouvèrent assez. conquis de-Justice étaient encombrés. la sentence zier. dans sa prison (l)1 il avait ainsi saula gloire de celui qui avait supplice les abords du PalaisChaque jour. Armand de Polignac. Rivière Saint- Devillè. en partage. à-coup tout ce qu'il y avait là de militaires se leva spontanément et lui présenta les armes ils avaient reconnu le fils de leur Mais Moreau. Réduit aux supplications envers Bonaon a vu qu'il s'était humilié en vain. Rochelle. Moreau. d'Hozier. vé de en se suicidant l'infamie du la Hollande. pressait dans l'auditoire. BufJoyaut à deux par un années grand de détention. ban. Sa culpabilité parte. Louis Victor. pièces Lajolais. acte de clémence. Roger. 7 maété lui- le grand dont les que s'ouvrit procès chinations de Drake et des agents n'avaient anglais incident. Ori se ferme Georges. le vainpublique quêUr dé Hohenlinden. attirait sur lui l'attention. Lelan et Merille. Ce général inspirait le un de ses amis entra tout et quand plus grand respect dans la salle. il se montra manquait du courage du citoyen faible et pusillanime. de Coster rendue Bouvet Georges Cadoudal. Napoléon le com- 1 Voyez les justificatives à la fin du volume. Jean Cadoudal. avec un jeune enfant dans ses bras. . Jules de Polignac. que la faveur ne voyait en lui que le grand capitaine. par son attitude et résignée. s'était qu'un Déjà Pichegru fait justice même.(1804) avènement. Léridant.

Alors je laissai qu'elle affirmative. qu'on ce sele garder? que j'en fasse? Que voulez-vous Qu'il ai assez Sire. Mais ou quatre le temps. . Madame de Polignac la grâce de son époux à ses pieds. la conspiration consulté mon conseil. damné. qu'en mais encore leur peine à sept autres assassins Il remit subit la sienne Georges avec fermeté. s'il préférait de visiter les champs réponse fut Sion ces que rait Qu'en faute je l'ai extraordinaire. de les examiner je leur dis qu'il ne s'agissait je leur demandai contre s'il y avait franchement d'eux me dissent et j'exigeai qu'ils aflaire. pour dans un les États-Unis. il s'exprimait à ce sujet entretien Bourrienne. était compromis dans fois que Moreau on me dit pour la première Quand fut de le mouvement croire. implorant « Madame.8 mencement RÉVOLUTION FRANÇAISE. arrangerait à une condamnation capitale. mes comme ses qu'il quitte la France. qu'il premier donnée. et Moreau partit pour il commua où. ne serait je la tête de Moreau que jamais il n'eût d'une condamnation capitale.le procédure. que. sa peine en exil. Napoléon. fis mettre en furent les membres réunis. bien certainement tombée sur l'échafaud. ce grand maître. je Quand pas d'une mûrement. à Moreau. je crois même de vous dire. tout. lui aurais les de cessé d'être un drapeau pour grognards et son nom aurait plus été dangereux. petite Leut à mort. Il mourut montra eût dans fort irrité faire de voulu l'intérêt avec Quant douze de ses complices. VL) pendant comme complicité un voleur un de mouchoirs. qu'il pouvait prétexte prendre en Europe pendant rait bien de voyager une misdes dernières de bataille guerres. la seule grande si e'était Encore vous avez été trompé – Oh oui. Lesimbêcilles! assez fortes des charges pour une condamnation Moreau aller la fut unanime. ou pour ces imbécilles la République dit que le soupçon fait venir. mon premier pourtant j'héde Georges. se Napoléon non qu'il mais il était son demi-acquittement tomber la tète de ce général. n'ai pas besoin car il n'y avait plus à reculer. sur lui suffisait pour que nous ne pussions qui pesait le trois ans. c'est à ma vie touché de ses larmes » votre mari voulait je puis donc lui pardonner. tout voir avec vende sans lui. de ralliement. J'en fait faire. je lui aurais de Moreau. avoir déterminai qu'après sitai à le faire arrêter. eût élevé des doutes Si le conseil de royalistes. lui dit-il. je l'aurais sur la culpabilité qu'il feplus vivre ensemble. mais placé sous le coup fait grâce. (18(H) vint se jeter de son règne. Bourrienne. et de sa politique qu'il fût conde sa position Néanà le désarmer sauf ensuite par le pardon. je ne m'y toutes les pièces sous leurs yeux. moins. que. ne peut se soustraire me le condamne et voilà chef est évidente. avec il aurait dû finir ses jours. ces trois me animaux sa je déclarent au la lui aurais années. » t. sa gloire. avec tout l'argent qu'il voudrait. • Voici « comment. point au Temple? m'eussent je ne puis mais deux [Mémoires de Bourrienne. biens et yeux. pas encore ferai-je qu'ils eté.

entouré de sa garde. des grands de la couronne. consacrées tice. toute entreprise qui enfin. soldats. leet-des cris de vive s'écrièrent Nous 'le jurons ce serment. jour deux fois mémorable par la prise de la Bastille et par la première eut lieu l'inaugufédération. profond de vous dévouer territoire des lois au service dans de de l'Empire son intégrité et à la conservation à la défense et des de son de l'Empereur. des ministres. Napoléon officiers. vous jurez sur votre honneur silence. il évoquait les grands de la révolution . à l'exemple des anla messe. dignitaires des maréchaux. tenaient des lits-de-juslorsqu'ils se couvrit tice. maintien vous jurez de de la liberté à rétablir de tout le régime féodal votre pouvoir au et de l'égalité. Alors. Paris vit pour la première fois l'éclat de la pompe impériale. le clergé. et fit l'appel des prononça de la Légion. tendrait concourir la République de combattre. « Commandants. ayant à sa tète le cardinal de à son entrée dans l'église.(1804) bmpire. C'est dans l'église des Invalides que cette solennité fut célébrée. de la cérémonie grands-officiers ciens rois de France. 9 Le 14 juillet. Après gion-d'Honneur le grand-chancelier de la Léun discours. et les la raison ont propriétés qu'elles par tous les moyens que la juslois autorisent. Ce jour-là. si ordinaires principes Ainsi. dans par une la vie de l'Empereur accompagnèrent de ces contradictions étranges. ration de la Légion-d'Honneur créée par la loi du 29 mai 1802. au lieu cortège militaire. se rendit à Napoléon au milieu d'un brillant cheval. A droite Belloy. base première de nos institutions. Napoléon. vint le recevoir de l'autel s'élevait le trône impérial Napoléon l'occupa des colonels-généraux seul. dit-il. Vous le jutous les membres de la Légion-d'Honneur. citoyens. rez? » Aussitôt vant les mains. etc. léau milieu du plus gionnaires.

dans Nos diviet purent les différents elles les en et le Hàvre. la grande par sa présence. Les embarquer efforts commandait hommes Anglais des convois pouvaient s'y faisaient tous leurs français la réunion pour empêcher ils échouèrent devant Brest. étaient séparait. à leur et les destination. qu'ils tentèrent sions sortirent victorieuses arriver ports. et Marmont avait sous ses ordres la marine hollanJunot. au camp de Boulogne Napoléon afin d'activer. Harfleur vainement de tous d'incendier. ces combats. Davoust les camps de Dunkerque et d'OsSoult celui de tende. l'étroit canal qui se rendit. daise pour le transport bâtiments de la flottille de ses troupes. le 18 juillet. et déjà elles n'existaient d'égalité plus.10 au moment même RÉVOLUTION FRANÇAISE. Cette descente lat. qu'il entreprise méditait. Il s'y montra dans tout l'appareil de sa puissance et dans tout l'éclat de son nouveau rang. Il était accompagné . yeux fixés Rassemblées sur la impatientes de franchir Grande-Bretagne. Ney ceux de Calais et de Montreuil. De grands prése faisaient sur les côtes de la Manche. son ambition satisfaite. cents Déjà dix-huit étaient construits cent vingt mille en trente heures. Dans les paratifs transformés cette activité en chantiers prodigieuse et en arsenaux. l'invasion Directoire de son consu-projetée par le et par le Premier après la paix de Campo-Formio. que Napoléon on travaillait savait si bien ports avec inspirer. où il venait de les (1804) il parlait détruire et de liberté. Cependant. Oudinot celui de Saint-Omer où il avait remplacé Boulogne. Consul après la paix de Lunéville on se disposait à l'exécuter depuis la rupture du traité d'Amiens. personnelle Napoléon ramena toutes ses pensées vers le grand but qui n'avait cessé de le préoccuper tout le temps pendant en Angleterre.

sous les ordres du maréchal Soult. ranger ses deux frères. le grànd-amiral de l'Empire. avait été indiqué pour distribution de la Légion-d'Honune de croix grande neur.(1804) de ses deux ftères dignitaires Pendant EMPIRE. semblèrent de cette marquer l'approche présages où l'on construisait la tente de A la tour d'Ordre on découvrit quelques vestiges camp rola Grande-Bretad'un jadis tracé par César* pour menacer les superstipour réveiller gne. Il voulut faire de cette fête celle de son armée. D'heureux solennité. jour de sa fête. dix neur qu'elles allaient recevoir. l'Empereur. et elle en augura favorablement le doigt du destin. mille hommes. les sénateurs à Boulogne. vaste plaine. à ses côtés vinrent mille tambours surmontaient Murat. La tour d'Ordre reçut le toutes nos protéger qui semblait etfut salué par les cris de grandes journées. pour assister à cette imposante milieu de cette plaine creusée s'élève circulairement. Le 15 août. monticule comme Autour c'est là que l'Empereur régulier sur un trône. se leva radieux. les colonels-généraux. les troupes ceux de l'étoile d'hongnes comme autant de rayons figurant A l'arrivée de l'Empereur. le soleil. Il n'en fallut pas davantage elle vit dans cette simple découverte tions de l'armée. pour celui qu'elle appelait son empereur. se battirent aux champs. Le 15 août. nom de tour de César. Joseph et Louis Bonaparte. présents . rassemblé© au nombre de quatre-vingt joie de toute l'armée. les maréchaux les grands officiers de la couronne. les ministres. i et des officiers de l'Empire près d'un mois que Napoléon passa des 44 grands sur les côtea les revues et les manœuvres militaires se sucde Boulogne. dont la nature avait de ce trône environné d'étendards devait Au un se placer fait tous les frais. dans une cérémonie. main. et dedrapeaux se disposaient que en li- des aigles d'or. cédèrent.

vers l'Océan. d'Aspreck. le répétèrent en l'accompagnant des pendant que les camps. et les simples les grands officiers.1S RÉVOLUTION FRANÇAISE. la formule du serment. Un les danses et les divertissements tiré anglaise de la côte. leurs armes en l'air. Napoléon de la flottille contre à être aperçu de Douvres. les forts et du bruit des vagues et du canon. parut avantdu cap A la vue de ce convoi si impatiemment attendu. beau dans les ordres néalla en rade pour y donner se rétablit. du trône. et Napoléon commencèrent. la décoration çurent des mains de l'Empereur cris de vive l'Empereur les falaises retentissaient A ce moment. de la flottille de qui. assista à plu- feu d'artifice par la croisière couronna cette Pendant sieurs dans combats l'un les escadres on vit cent quarante-six desquels de ligne. bateaux plats . Napoléon se levant prononça officiers et soldats élevant et. battre quatorze vaisseaux et chaloupes canonnières. et à la nouvelle de ces succès. crut bares le moment arrivé. les commandants Ensuite. En même temps éclata un moment un orage épouvantable. de ce qu'elle appelait Aussi prit-elle les mesures l'invasion des Barles plus énergiques: anglaises. Bientôt et sauve jeux. et des acclamatous les regards se dirigèrent tions universelles saluèrent le convoi. un discours un du roulement grand-chancelier de tambours de se la Légion- fit entendre. On craignit pour la flottille Napoléon cessaires. à la hauteur Hàvre. et Fesuccessivement légionnaires s'approchèrent de la Légion. par un mouvement spontané. Alors. à là première apparition L'Angleterre était passée s'en était égayée par des caricatures. elle de la raillerie à la crainte. Boulogne. (1804) Apres d'Honneur. de manière et par la population fête militaire. la flottille rentra saine lecalme au camp où les revint le port. magnifique son séjour à Boulogne. garde une division du de la flottille de cinquante voiles.

(1804)

IMMPIRE6

15

le drapeau rouge du Royaume-Uni directions

des côtes fut déployé sur toute l'étendue des signaux furent établis dans toutes les une levée en masse,

et, à l'exemple en 1793, le gouvernement de la France anglais fit distribuer de fusils. Il fit plus, il coudes piques à ceux qui manquaient vrit laManche de ses vaisseaux, hérissa d'une artillerie formià fortidable ses côtes les plus menacées, et l'on commença fier Londres. Napoléon ne à songeait point encore à s'attaquer cette grande puissance maritime. Ce n'était pas avec deux mille coquilles de noix, c'était avec des vaisseaux qu'il voulait s'ouvrir la Manche, et pendant l'ennemi, qu'il trompait Mais en le menaçant de sa flottille, il travaillait à se donner une et formait un plan de campagne maritime dont flotte, l'exécution devait le rendre, le maître du monde. disait-il, Mais fallait tout cela demandait remettre l'invasion et Napoléon temps, à l'année suivante. du vit qu'il

on ordonna

son départ de Boulogne, il passa une dernière fois en revue son armée d'Angleterre de son qui, en témoignage lui vota une statue colossale, en bronze, destidévouement, née à être élevée au milieu du camp de César. Mais le bronze manquait « Sire, dit le maréchal Soult du bronze, prêtez-moi je vous le rendrai taille. » Il ne tarda pas, en effet, de s'acquitter C'est décrets, l'école Polytechnique, mesure institutions de la République pour lesquels les beaux-arts. maire sacrer devaient à l'Empereur, à la première bade sa dette.

Avant

du camp de Boulogne que Napoléon data les deux l'un de la nouvelle toute militaire de organisation qui faussa l'une des plus belleg le second des prix décennaux, concourir toutes les sciences et tous au 18 brupar là, con-

Il en fixa la première distribution de l'an xviii (9 novembre 1809), voulant, de la république consulaire.

la fondation

M

RÉVOLUTION FRANÇAISE.

(1804)

De Boulogne, Napoléon rendez-vous avait donné chàteau de Laken, où tout

se dirigea vers la Belgique. à Joséphine qui le rejoignit avait

Il y au

disété magnifiquement ensuite son continua les recevoir. Napoléon posé pour il séjourna le Rhin voyage par les villes qui avoisinent comme pour y consulter quelque temps à Aix-la-Chapelle, de Charlemagne, dont il s'occupait souvenirs les grands à restaurer à l'empire. Il traversa Cologne et Coblentz, de où il reçut princes plusieurs Mayence, il s'ouvrit à eux de son système de la confédéral'empire; à ses contion du Rhin, et quelques répondirent promesses revint fidences. Napoléon Après un voyage de trois mois, et arriva à Paris, en octobre. Dans tous les visités, saluant, lution. dans s'étaient les populations pressées par leurs cris de joie, l'heureux à marquer Pour lui, il s'était appliqué avait qu'il pays sur son passage, soldat de la révoson séjour d'utilité pu-

mesures ville par d'importantes chaque ou d'embellissements. des projets d'améliorations blique, il voulut, de Charlemagne, l'empire Après avoir rétabli son pouvoir du fils de Pépin, faire sanctionner à l'exemple

encore il voulut élu du peuple, pontife par le souverain c'est à Rome être celui de Dieu. D'après l'usage antique, en tant que rois des Rod'Allemagne, que les empereurs des Césars, allaient se faire sacrer mains et représentants à Paris. voulut que le Pape vînt le couronner Napoléon le général il avait chargé son séjour 'à Mayence, Pendant les dispode cette mission. Caffarelli Depuis le concordat, sitions aussi du Saint-Siège étaient toutes favorables à la France; eut-elle un plein succès. Pie VII n'avait la négociation nos armes en Italie n'avait point point oublié que la fortune de au souverain pontificat, sur son élévation été sans influence élévation qui avait si fort contrarié l'Autriche. S'il faut en

(18Q4)
croire

pipiRE.

1{J

uns une ancienne amitié aurait existé quelques entre le pape et l'empereur, avant que l'un, simple évêque eût ceint la tiare, et l'autre, d'Imola; de la simple général la couronne Selon d'autres, République Bonaimpériale, parte, consul, en remettant, le» par le traité de Tolentino, clefs de Saint-Pierre lui aurait imposé entre cette les mains condition du successeur de Pie Quoi qu'il en expresse. soit, ce n'est pas une chose des moins étranges que de voir, pour la première fois, le chef de la chrétienté descendre volontairement de sa chaire et entreprendre un voyage de cinq venir cents lieues, dans la saison la plus rigoureuse, pour les droits d'un soldat. légitimer Pie VII partit de Rome le 3 novembre, accompagné suite nombreused'une avait donné des ordres Napoléon pour qu'il fût reçu partout avec la plus haute distinction Ils se rencontrèrent sur la route cortège. de Nemours, Pour éviter le cérémonial réglé d'avance, d'une chasse. Napoléon avait pris le prétexte Quand h voiture du pape arriva, il mit pied à terre le pape descendit à son *QUr, et, après s'être embrassés, ils montèrent ensemble dans la même voiture et se rendirent au palais de Fonr tainebleau cence. Napoléon, corps par un du 7 octobre, avait assister à son couronnement. décret convoqué le Un sénaqu'on avait préparé avec une grande magnifiil alla lui-même et d'un brillant au-devant du pape, suivi de l'impératrice

législatif pour avait proclamé, tus-consulte

le 6 novembre, le résultat des votes sur la question au peuple français. On avait présentée ouvert soixante-un mille neuf cent soixante-huit registres il y avait alors, en France, cent huit départements le nombre votes des votants, de l'armée en y comprenant les quatre cent mille de terre, et les cinquante mille des armées

46 .1.

RÉVOLUTION .Lin;1 nin ten:c m:llinne trois millions était de

FRANÇAISB. ninrt nnnf Ql\jv~n-.o_Rn~fn"'74

(1804)

navales, mille cent neuf

cent

huit.

cinq cent soixante-quatorze Votes affirmatifs: trois millions cinq trois cent

votes névingt-neuf deux mille cinq cent soixante-dix-neuf. Après avoir gatifs comme base fondamentale de l'hérédité reconnu le principe en corps le sénat, le 1 er décembre, se rendit de l'État, soixante-douze mille auprès de l'Empereur pour lui présenter le résultat des votes

populaires. appelé les vœux unanimes le cœur plein du sentiment du sénat, du peuple et de l'armée, des grandes destinées de ce peuple, que, du milieudescamps, salué du nom de grand. j'ai le premier lui « Depuis mon adolescence, mes pensées tout entières et mes et je dois le dire ici, mes plaisirs sont dévolues où m'ont que du bonheur plus aujourd'hui peines ne se composent ou du malheur de mon peuple. « Mes descendants ce trône. conserveront longtemps soldats de ils seront les premiers camps, leur vie pour la défense de leur pays. sacrifiant l'armée, « Magistrats, ils ne perdront jamais de vue que le mépris « Dans les des lois et l'ébranlement de la faiblesse « Vous, sénateurs, de l'ordre social, ne sont que le résultat et de l'incertitude dont les conseils des princes. ne m'ont et l'appui Napoléon répondit « Je monte au trône

les plus difficiles, dans les circonstances jamais manqué à vos successeurs. votre esprit se transmettra Soyez toujours conseillers de ce trône si nécesles soutiens et les premiers » saire au bonheur de ce vaste empire. On de était à la veille du sacre. où Fontainebleau lui avait à Paris, Déjà le pape s'était -rendu aux de Flore, le pavillon dans Sa présence produisit il y fut l'objet d'un res-

Tuileries, la capitale

été réservé.

un effet extraordinaire

(1804)
pect public et d'un

EMPIRE.

17

Il y avait à général. empressement et été renversés peine quatre ans que les autels y avaient de la grande les prêtres persécutés Cependant, l'approche fête à Paris une foule avait fait affluer qui se préparait, et de l'étranger. des départements considérable Indépenavait de l'État damment des premiers Napoléon corps adminisde toutes les autorités des députations convoqué et municipales, de toutes les gardes judiciaires de l'Empire. et de tous les corps militaires nationales et réglé le au 2 septembre, On avait fixé le couronnement tratives, Ce jour venu, en grande et l'Impératrice se rendirent le Pape, l'Empereur où devait avoir lieu la cépompe à l'église de Notre-Dame, selon du Pape marchait rémonie. Au-devant du cortège cérémonial d'après les anciennes coutumes. les Parisiens une mule qui égaya beaucoup l'usage la circonstance. nuisit à la gravité que commandait à Notre-Dame arriva le premier Napoléon y fut avec Joséphine d'or et traînée dans une voiture chevaux surmontée blancs d'une par huit et de sa cour. ce qui Le Pape conduit couronne de sa

il était escorté

garde La cathédrale

ornée. Le Pape, les avait été pompeusement et tous les grands corps cardinaux, archevêques, évêques de l'État, y attendaient l'Empereur. Après avoir été harangué du» manteau revêtu à la porte, vint se placer, Napoléon impérial, un trône de l'autel, un évêque, la couronne élevé au fond conduit par sur en main, sur et le sceptre au pied De là il s'avança de l'église. et un cardinal le grand-aumônier la tête lui avoir fait l'onction sainte, « Dieu tout-puissant, qui avez la Syrie, et Jéhu roi d'Israël, du prophète par l'organe sainte des rois l'onction

prononça établi Hazaël en leur Elie,

et le pape, après l'oraison suivante

pour manifestant

gouverner vos volontés

qui avez

également

répandu

V.

18

RÉVOLUTION

FRANÇAISE.

(1804)

sur la tête de Saül et de David répandez de vos bénédictions Samuel,

du prophète par le ministère par mes mains les trésors de vos grâces et sur votre serviteur Napoléon, que, malnous » consacrons aujour-

personnelle, gré notre indignité d'hui empereur en votre nom.

Après les prières du sacre, le Pape reconduisit l'Empereur sur son trône, d'où Napoléon s'avança une seconde fois vers A peine le souverain l'autel pour être couronné. pontife eutil béni la couronne, Napoléon la saisit, se la plaça lui-même pour donner à entendre que de Dieu et de son épée, et couronna ratrice qui était restée à genoux aux pieds sur la tête, comme L'office divin achevé, sur l'Empereur, assis, la tète et là main des cérémonies, qu'il ne la tenait ensuite l'Impéde l'autel. la couronne sur

l'Évangile M. de Ségur,

que tenait le grand-maître le serment prêta prescrit

« Je jure, dit-il, constitution. de maintepar la nouvelle de la République, nir l'intégrité du territoire de respecter et de faire respecter la liberté des cultes et les lois du con. cordat, la liberté biens de respecter politique et de faire respecter l'égalité des droits, et civile, l' irrévocabilité de la vente des lever aucun de la loi de n'établir impôt, de maintenir l'institu-

de ne nationaux taxe qu'en vertu aucune tion

de gouverner dans la seule de la Légion-d'Honneur et de la gloire du peuple frandu bonheur vue de l'intérêt, d'armes s'écria par trois çais. » Alors le chef des hérauts « Le très-glorieux et le très-auguste des fois empereur Français, pereur basilique Te Deum Napoléon, » Ce même une salve est couronné cri retentit d'artillerie et intronisé Vive l'Emde la un de aussitôt sous les voûtes

solennel,

l'égiise au bruit Pendant plusieurs

l'Empereur des acclamations. jours,

et, après y répondit, et son cortège sortirent

des fêtes

publiques

se succédè-

(1804)

EMPIRE.

Il y eut, le 8 décembre au Champ-de-Mars, une distribution solennelle des aigles impériales aux différents du haut d'un trône élevé decorps de l'armée. Napoléon, vant l'École-Militaire, à cette cérémonie, en préprésidait sence des grands corps de l'État, des de l'Empire dignitaires et d'une foule immense le vaste amphithéâqui garnissait tre du Champ-de-Mars. Au signal donné, toutes les colonnes de l'armée s'ébranlèrent et s'approchèrent du trône. Alors, se levant « Soldats, leur dit-il, Napoléon voilà vos drapeaux liement, gera ces aigles vous et elles seront pour serviront partout la défense toujours où votre de point de ralles juEmpereur de son trône et de son

rent.

-1

J9

nécessaires

jurez de les maintenir chemin « II serait acclamations

peuple. « Vous

de sacrifier constamment »

votre

vie pour les défendre, sur par votre courage, de

et le

de la victoire.

impossible, qui suivirent

a quelque chose que les personnes se laisser ensuite entraîner

les peindre les paroles de Bonaparte, et il y de si entraînant dans l'ivresse publique, Bourrienne, indifférentes au mouvement ne purent général. des nouvelles enseignes, les saluait de s'empêcher » On procéda et cha-

dit

à la distribution en les Mais

joie était celle que vit éclater la première fédération ouvrit Quelques en personne la jours après, Napoléon session du corps législatif. Cette solennité eut lieu d'après le cérémonial de l'an xn. prescrit par le sénatus-consulte « Princes, dit l'Empereur, magistrats, soldats, citoyens nous n'avons tous dans notre carrière seul but, l'inqu'un térêt de la patrie. Si ce trône, sur lequel la Providence et la volonté de la nation m'ont fait monter, est cher à mes

que groupe, acclamations.

recevant, que cette

par de nouvelles bien différente de

20

RÉVOLUTION

FRANÇAIS*.

(1805)

yeux, c'est les intérêts

et conserver il peut défendre Sans un du peuple français. aurait à craindre la France fort et paternel, gouvernement du La faiblesse a soufferts. des maux le retour qu'elle calamité des peuples. est la (plus affreuse suprême pouvoir emconsul, pensée; je n'ai eu qu'une Soldat ou premier de la les prospérités d'autre ai point je n'en pereur, par des vicJ'ai été assez heureux pour l'illustrer France. pour l'arracher par des traités, toires, pour la consolider des la renaissance et y préparer civiles, aux discordes Si la mort ne me de la société et de la religion. mœurs, de mes travaux, j'espère laisser à pas au milieu surprend ou un souvenir qui serve à jamais d'exemple la postérité » à mes successeurs. de reproche année de 1804. Dès cette mémorable Ainsi se termina le vœu eût fait sanctionner l'Église par que Napoléon fort de ce qu'il appeà l'empire, qui l'appelait populaire et divin, il voulut amener les lait son double droit national pour rois à la paix, en leur faisant voir que sa puissance, victoires. nouvelles n'avait être consolidée, pas besoin de du peu de succès de la lettre que, premier On se souvient il empereur, il avait écrite au roi d'Angleterre consul, encore des dangers qui menaçaient crut devoir, en présence ses tentatives parenouveler auprès de ce prince l'Europe, Voici ce qu'il lui écrivit cifiques. parce que, seul, les plus sacrés Monsieur mon frère,

et par les « Appelé au trône de France par la Providence mon premier du sénat, du peuple et de l'armée, suffrages et l'Angleterre est un vœu de paix. La France sentiment mais elles peuvent lutter des siècles usent leur prospérité bien le plus sacré de leurs gouvernements remplissent-ils

(18ÛS)

EMPIRE.

21

leurs

devoirs?

et tant

d'aucun perspective conscience? propre « Je n'attache point

de sang versé inutilement but ne les acouse-t-il pas de déshonneur à faire le

et sans dans leur

prouvé au monde que pas j'ai assez, je pense, elle ne m'offre des chances de la guerre; doute aucune La paix est le vœu de rien que je doive redouter. d'ailleurs à ma n'a jamais été contraire mon cœur mais la guerre gloire. « Je conjure heur de donner laisse Majesté de ne pas se refuser au bonne la paix au monde elle-même qu'elle car enfin à ses enfants douce satisfaction Votre

premier je ne re-

pas cette ni de moment il n'y eut jamais de plus belle circonstance et écoupour faire taire toutes les passions, plus favorable et de la raison de l'humanité ter uniquement le sentiment ce moment une fois quel terme perdu, efforts n'auraient pu assigner terminer

à une

? guerre que tous mes dix ans en terri« Votre Majesté a plus gagné depuis sa nation n'a d'étendue toire et en richesses que l'Europe est au plus haut point de prospérité. Que veut-elle espérer du continent? de la guerre puissances ? coaliser quelques ne ferait une coalition restera Le continent tranquille; continentale et la grandeur la prépondérance qu'accroître Les intérieurs? des troubles Renouveler de la France. nos finances ? Des temps ne sont plus les mêmes. Détruire ne se détruisent finances fondées sur une bonne agriculture ses colonies ? Les colonies à la France Enlever jamais. et Votre Majesté sont pour la France un objet secondaire, n'en n'en peut garder? possède-t-elle déjà pas plus qu'elle elle verra « Si Votre Majesté veut elle-même y songer, résultat présumable que la guerre est sans but, sans aucun les de faire battre quelle triste perspective pour elle. Eh

28

RÉVOLUTION

FRANÇAISE

(i80S)

Le monde est assez grand pour qu'ils se battent pour que nos deux nations puissent y vivre, et la raison a assez de puissance trouve les moyens de tout pour qu'on on en a la volonté. J'ai concilier, si, de part et d'autre, peuples toutefois cœur, rempli etc. » un devoir saint et précieux NAPOLÉON. avait la à mon

Signé En terreur écrivant imprimée cette lettre, Napoléon

pensé

que

camp de Boulogne, tions de paix mais déjà le cabinet anglais avait préparé ses contre-batteries de l'expédition de Boulogne, et cherché à détourner sur l'Europe en l'armant l'orage qui la menaçait, une troisième fois contre la France. Ses agents avaient, en effet, sondé et de Berlin, vorables Georges affectait les dispositions des cours de Russie, de Vienne et, de toutes parts, il recevait des nouvelles faà ses desseins. Rassuré sur ses propres dangers, le roi III refusa d'accéder aux propositions de celui qu'il le chef du gouvernement français, répondre par lord Mulgrave, qu'il

à l'Angleterre par les la rendrait plus accessible

du préparatifs à des proposi-

encore d'appeler et il se borna à lui faire n'y avait aucun

objet qu'il eût plus à cœur que de saisir la occasion de procurer de nouveau à ses sujets les première d'une paix fondée sur des bases qui ne fussent avantages pas avec la sûreté permanente et les intérêts incompatibles essentiels de ses États. « Sa Majesté, ajoutait la lettre, est persuadée que ce but ne peut être atteint que par des arran en même temps pourvoir à la sûreté gements qui puissent et à la tranquillité à venir de l'Europe, et prévenir le renouvellement des dangers et des malheurs dans lesquels elle s'est trouvé enveloppée. « Conformément à ces sentiments, Sa Majesté sent qu'il

ce but doit limites dans ses anciennes la France rentrer être atteint sans modification nos vues. ne saurait guerre contre la révolution la rédu parlement. les plus fortes de la sagesse Russie. qui a donné les preuves et du vif dont il est animé. pourquoi faire à l'ennemi qui nous s'écriait d'un gouverneindigne offre la paix une réponse évasive. des sentiments et de l'élévation intérêt qu'il prend à la sûreté et à l'indépendance de l'Europe. y fut l'objet d'une ponse de lord Mulgrave dont Fox était le chef le On sait que lç parti de l'opposition.si la raison de la solitude notre commerce. qui s'agitait deux chambres . dans une note qu'il expliqua effectivement. aux Communiquée vive discussion. » en parlant de l'inétait vague.(1805) EMPIRE. point ici. de sa force ou de son honment qui doit avoir le sentiment neur ? Quelle est 1* question ? Nous voulons la paix. Cette réponse elle laissait voir suffides puissance tervention étrangères. secrète adressée y disait-on. toutefois. à la Russie. qui règne dans nos manufacqui plane sur toute la populatures. Fox. de sa fidélité de nouveau pour protester « Pourquoi. faire « II faut. et l'esprit d'inquiétude ne sont pas des motifs assez importants pour tion anglaise. ou nous Je n'examinerai voulons la guerre. ce la pensée hostile du cabinet qui l'avait dictée samment cinq jours après. 23 à l'oude répondre lui est impossible plus particulièrement ait eu le temps verture qui lui a été faite. ni restriction » Ainsi rien c'était de moins la. satisfaire toujours dans les cabinets. jusqu'à ce qu'elle avec avec les puissances du continent de communiquer elle se trouve engagée par des liaisons et des raplesquelles de avec l'empereur et particulièrement ports confidentiels. le défenseur et le plus éloquent s'y montra plus illustre il saisit cette occasion de la révolution constant française à ses principes.

la situation qu'une la plus pour Considérant gouvernait. (1805) de ceux qui pensent l'opinion justifier un terme à une guerre enfin de mettre qu'il serait suspendue avec plus de fureur que jamais. par la France. par conséquent. devrions mieux et une dissi- les vœux du chef de l'ople parlement. s'obstiner qui veut la guerre. Pourquoi faire croire temps un mo- ne pas le dire franchement? mais alors pourquoi en cherchant à lui à mentir à la nation. au roi d'Angleterre un monument de après avoir eu connaissance que la copie de la lettre de l'Empeserait consignée ses registres. existent. des en- il déclara que l'Empereur évasive. repoussa la paix. . sur tout son zèle. et la majorité. qui nous accable de maux. De son côté. cette reur le sénat. comme compter. lorsque rien ne et que. lorsqu'aucune confidentiels rapports à cet égard ne nous est faite. le prince qui l'avait ensuite où la France obtenu que était dans comme écrite. Mais ses efforts et ceux de ses amis furent de l'ordre vains. lorsqu'il que c'est l'ennemi enfin parler de vient encore de nous offrir la paix? Pourquoi comavec l'Europe. dans nemis devait glorieux dans et la nation qu'il faite cette proposition. férable à la paix qui nous rendrait etl'Europe avec nous. ment. un moment n'avait redoutable. réponse dans cette guerre. prouve que ces rapports dans la nouvelle guerre où doive être secourue l'Angleterre munication un orgueil a embarqués avidité de domination que muler ? » nous Tels étaient. social. si généreusement dominée offerte par le ministère. tous heureux. arrêta négociation. pour recommencer est préJ'admets que la guerre.24 RÉVOLUTION FRANÇAISE. le célèbre orateur ajouta que l'oligarposition pour la paix les peuples s'était chie européenne liguée pour maintenir à toute amélioration et s'opposer dans un état stationnaire. dans national nous mal entendu.

de ce pays. du peuple sur la fidélité il devait compter des calamités se fit absoudre C'est ainsi que Napoléon On se remuer l'Europe. d'une guerre qui allait de nouveau sa d'ame. de la Républiet Melzi. sa grandeur vanta on sa sur récria générosité. des Provincesles beaux temps vernement.(180») (1805) EMmE2S et de l'armée. à Schimmelpenfut confié à un grand-pensionnaire Ce gouhomme tout dévoué à la France. le corps législatif à vie. ninck lui-même. la réorganisation à vos intérêts que nous alors nécessaire « Vous crûtes et aujourd'hui. vice-président blique en royaume. italienne existât. « Notre première répondit Napoléon fut des batailles. tirée des à la tête d'une députation vint. accroître ne servitqu'à et le refus de l'Angleterre modération. qui rappelait ainsi qu'on le verra plus tard. le chef de votre gouvernement. n'était. italienne Veuillez que la monarchie sera. qu'un moyen Unies. corps grands à l'aule 17 mars 1805 Il se présenta d'Italie. vernement des Républiques eut mission de négode Hollande. de l'Empereur. une révolution . son orgueil et de châtier sa d'humilier nationale l'impatience perfidie. Pendant dans le gous'opérait Schimmelbatave et italienne. ambassadeur penninck. au régime monles Hollandais de transition préparer pour la Répud'État changea une consulte En Italie archique. italienne. » encore volonté. que la offrir à Napoléon nouveau du royaume. couronne vous lui dit-il. du sang et de la poussière toute couverte de la patrie italienne. solennelle dience et elle a existé. fussions vous voulez que nous la même pensée dans persistant ce temps. On réduisit cier à Paris la nouvelle constitution exécutif et le pouvoir à vingt membres. voulûtes que la République et elle le soit heureuse. « Sire.

qui peut être utile pour assurer l'indéde vos descendants. pour la raffermir. et je verrai avec plaisir arriver la moment où je l'exigeront la placer sur une plus jeune tète. Aucune nouvelle puissance les lois de la République batave. tant que la Méditerranée ne sera point rentrée dans son état habituel. les constitutions du royaume et ma volonté l'auront appelée à régner. sénat. il fut fait des Français constitutionnel délibéré par la consulte et Napoléon de fer des an- « Nous avons et pour la retremper. pour qu'elle ne soit point brisée au milieu des tempêtes qui la menaceront. animée de pourrai mon ouvrage. et soit toujours prête à esprit. neuf cantons suisses. » Le lendemain. et ce premier statut du royaume d'Itasous la protection de notre coulie. seront constamment et nous ne souffrirons ronne jamais qu'il y soit porté atteinte. au mon à votre existence et à votre de M. sur notre tête cette couronne et les . mais seulement tout le temps que vos intérêts couronne. nous qui avait un discours l'Empereur du statut se rendit solennellement l'Empereur été convoqué en séance extraordinaire. dit ensuite accepté. continue sacrifier sa personne et ses intérêts à la sûreté et au bonheur des peuples sur lesquels la Providence. cette tranquillité. Ce qui a été réuni à notre de l'État Empire par les lois constitutionnelles y restera réuni.26 RÉVOLUTION FRANÇAIS!. de Talleyrand sur l'événement qui au trône d'Italie. serait dans ce moment funeste pendance Je la garderai. qui. (1805) de vos rois la séparation des couronnes soyons le premier de France et d'Italie. « Le génie du mal cherchera en vain des prétextes pour mettre le continent en guerre. Après appelait lecture d'État. » Napoléon fut vivement applaudi par l'assemblée mais n'y sera incorporée l'acte de médiation des dix- placerons ciens Lombards.

la de cérémonie ville. l'antique . il s'arrêta trois semaines au château royal de Stupinitz. avec le Pape. On y avait rassemblé tous les corps frangrande çais en Italie il les passa en revue. en reconnaissance le rétablirait dans ses trois légations. Le champ de de cette ville. entre le un commencement de froideur dont on Pape et Napoléon. Paris. Le 26. et qui se trouvaient du monument élevé à la mémoire posa la première pierre de ses compagnons à morts à Marengo. d'où il se rendit ensuite à Turin pour avoir une dernière entrevue qui devait De Turin. Napoléon à Brienne. Il se rendit ensuite Milan. il y avait laissé tant il se rendit Pie VII inquiétude Joséphine accompagnait villes. bataille par cette ville en retournant Napoléon partit pour Alexandrie. l'Empereur dées à la France par le traité de Tolentino. après avoir espéré vainement que. ensuite au vœu exprimé par la consulte le 1èr avril. passer de Marengo étant dans le voisinage il voulut revoir ces lieux célèbres a||a le visiter Napoléon avec le costiïme et le chapeau le jour de cette qu'il portait bataille. De là.(180B) EMPIRE. d'État. en route plusieurs n'oublia point de souvenirs de s'arrêter De Brienne à Lyon fc où il reçut un accueil digne de sa gloire. roi secrète lors du couronnement évènement pour d'Italie de l'Empereur à Milan comme que Pie VII ne vit pas sans une l'avenir de ses États. en Italie ils visitèrent Napoléon En passant à Troyes. dans ses États. césacre. ne s'aperçut mais qui ne tarda pas à se manipas d'abord. Après un court séjour dans il se dirigea cette ville sur le Piémont. ronner Se rendant il quitta à Milan. 27 tribunes. fester. pour aller se faire cou- partit presque en même temps que du lui. sacre eut lieu dans la cathédrale six cents de la poussière où elle était ensevelie couronne de fer des rois lomans. cette depuis où il fit son entrée du nouveau On tira solennelle le 8 mai.

des canaux. mais dont il saurait toujours garantir votre vœu. des gens des Anglais rendant elle devait. souffrait. qui officiait. de sence pour dépositaire ce jeune prince que j'ai élevé dès son enfance. mon autorité. le 5 juin. (1805) des mains de l'archevêque Napoléon prit la couronne et la plaça sur sa tête. lui répondit de ses victoires.visitales de l'Italie. et l'administration le gouvernement d'Italie son fils et nommé vice-roi il ouvrit solennelleadoptif. étudiant les besoins des peuples. au le dernier doge de Gènes. Napoléon y reçut. principales ordonnant des ponts. indépendante. en son ablant du choix qu'il avait fait pour le représenter « Je laisse. l'existence ses sujets. le prince Eugène Beauharnais. des routes. » Après avoir organisé de ses nouveaux États. réaliserai je vous réunirai à mon grand peuple. menses cations. En parment la session du corps législatif de ce royaume. Cette s'écriant Dieu me la donne. ajouta-t-il. Durazzo. qui sera animé moi. de réunir nom de sa République. Napoléon quitta Milan. à l'Empire cette Ligurie. des fortifiet excitant partout sur son passage le plus vif enthouIl s'arrêta au camp de Castiglione pour y faire une et se rendit ensuite distribution de croix d'honneur. grande à Gênes travaux. qu'il Pendant devint fonda la légende de l'ordre de la Couronne-dede son couronnement. à l'abri impossible en prenant l'existence le pavillon dont il esclavage se mettre de ce honteux les puissances faienvers malgré lui. exclamation Fer. pour y prendre possession de cette RépubliqueIl y . qui vint le supplier. siasme. gare à qui la touche bards. « Je bles.28 RÉVOLUTION FRANÇAIS!. et se montrera digne de villes d'im- Le 10 juin. depuis en mémoire son séjour à Milan. Napoléon que premier théâtre le droit de Gênes français. en le cardinal Caprara. dit-il aux députés. » de mon esprit.

T1r. les Alpes et revint. déjà princesse en apanage et qui avait épousé un officier corse nommé Bacsouverain. prévu » Ce fran- sous Villeà Toulon. » 1nT1r. données. à qu'il était en Italie. au « Il ne me faut. ravagé la Dominique avec deux mille cinq cents hommes. que l'Angleterre Trois flottes était arrivé. et l'ancienne devint le plus pompeux appareil.(1805) 1 EMPIRE. repassa Napoléon et tout entier à ce qu'il appeles regards fixés sur l'Océan. faciliter à nos escadres de Boulogne sant les flottes anglaises. . litaire. à Rochefort. le 18 juillet. digne du génie qui l'avait conçu. de la vingt-huitième de Lucques division mi- _1 le chef-lieu du sénat un Une députation à l'Empereur République Piombino. la deuxième avec sième à Brest.Q~1 fit son entrée Des fêtes au palais Quint. ciochi. ministre Après ce voyage que six heures que çaises Napoléon pour avait cesse d'exister. le 30 juin. en disperCe plan. était venue demander donna cette petite Napoléon de à sa sœur Élisa. neuve. ayant mis à la voile les ordre de courir sur les Antilles et d'y jeter des renforts. Napoléon coucha le lit même où avait dormi CharlesGènes la superbe rivale de Venise. enfin. dans lui furent magnifiques dans Doria. il ne me faut être maître de la mer de la marine. triomphal à Paris. lait sa grande affaire. sous Ganteaume. où le général Ferrand. dans son nouveau royaume. se défendait contre vingt mille noirs. sous les ordres de Desrassemblées. écrivait la descente l'Empereur projetée. et de l'entraîner dre le change à l'ennemi. Après avoir Anglais s'étaient et fait lever le siège de Santo-Domingo. la première et la troisous Missiessey. devait. pendant ses flottes divers mouvements ayant pour objet de faire prenloin de la Manche. mis en effet à leur poursuite. il avait commandé Déjà.

Ce ne fut que le 30 mars qu'ils remirent à la voile. était rentré le 20 mai. après avoir rallié à Cadix il devait. D'après ses instructions. qui en serons les victimes.30 RÉVOLUTION r. l'Anen Allemagne. chargé de dé- la tempête avait contraint Cependant Vi!1eneuve et Ganteaume de rentrer dans leurs ports. comme il disait. les Anglais ne pourraient lui opposer que bâtiments de hautcinquante-quatre bord. Tel était le plan de Napoléon. pouilles. » Ces paroles ne devaient pas tarder de s'accomplir. et couvrir ainsi le trajet de la flottille qui devait mille hommes jeter cent cinquante en Angleterre. grâce à la dispersion de leurs forces. à son retour des Antilles. Ganteaume rencontra la flotte anglaise de Cornwallis qui le Nelson se mit à la piste de Villeneuve. « Si le général Bonaparte. ambassadeur. avec une flotte de soixante et un vaisseaux de ligne. força à rentrer. Il avait compté que. sourdement une troisième coalition contre la France. se rendre de la Martinique à la autres vaisseaux Corogne. c'est nous prépare actuellement. car il se rejettera sur nous. avait dit François si le général II à notre sept vaisseaux espagnols. tandis que la pensée de Napoléon était toute à son projet d'expédition maritime contre ceux-ci préparaient l'Angleterre. et dans les eaux de l'Égypte. et battra l'Angleterre en Allemagne. (i805) "I~ salines. pendant qu'il le cherchait l'amiral français arrivait aux Antilles. entrer enfin dans la Manche. gleterre En effet. A sa sortie de Brest. Missiessey dans la rade de Rochefort. Pitt était rentré au ministère les . et c'est François II qui allait offrir luimême à Napoléon l'occasion de battre. M. y prendre gnols. FRANÇAISE. de Champagny. y rallier quatorze franco-espase à Rochefort et à Brest. qui n'accomplit pas celui qu'il s'il ne passe pas le détroit. Bonaparte a tant accompli de miracles. porter Missiessey et Ganteaume.

en deux fois du Pitt avait obtenu commun. sinon sur leur coopération rien efficace. dans en Italie. Quant aux autres puissances. • EMPIRE. et à exiger par la force d'Occident. à conclure un était parvenu de la France avec la Russie. Le roi de Suède ne se promettait leur neutralité du grand Charles XII. par son ambassadeur conclu entre l'Angleterre accédait au traité de coopération on pouvait compet la Russie.(1805) . pacifiques à Saint-Pétersbourg. avec cette puissance. de Napoléon. par puis ébranlé vainqueur de l'aple roi de Prusse de la coalition. 1 -• ^> ^w #4rt 1 A. à la Suisse rendre l'indépendance le Hanovre. à la tête dune prêt à se Charlemagne. en Italie. dans les deux la coalition. puyer secrètement. . ter. Reprendre le roi de Sardairétablir délivrer et à la Hollande. en triomphant moins que de surpasser D'abord irrésolu. profitant négociations. de l'Europe. donner. ^i-. traité de coopération Cela triche fait. celui-ci. s'étaient lement. promit l'attitude maître. la réunir à l'Autriche. l'ambition autrichien armée nombreuse. déjà irrité de l'établissement François. sommes votées. A A • . faire proclamer empereur de souverains des autres foi et hommage-lige des arme$. il garda le silence sur l'emploi des Dès le mois d'avril. ser l'ennemi millions. des moyens qu'il à la France la connaissance afin de dérober allait diriger contre elle. Naples. Et un crédit de cent soixante-quinze parlement. du moins sur immédiate. L'empereur l'Europe. 51 ^k BM la guerre dans le pardeux partis qui se faisaient si rudement ralliés pour repousles whigs et les torys. une frontière gne. après deux années de de la rupture le cabinet britannique. se décida à entrer de la domination française à Paris proteset tandis que son ambassadeur la coalition de son le 5 août. des intentions tait officiellement. cabinets cherchèrent à attirer l'Audu monarque On exagéra auprès nouveau on le représenta.

des préparatifs Napoléon. Toutefois. deuxième à Venise joint aux Suédois. de la paix continende ses dispositions pour le maintien ne fut pas dupe de ses protestatale. Italie et en Suisse. par le Tyrol. prêt pour opérer la tions . vait attaquer le Hanôvre. coalition. On forma des magasins. Tout était sance qui en était l'ame. sterling Aussitôt un mouvement de la monarchie à marches forcées l'Angleterre annuellement forces rent autrichienne.?>2 RÉVOLUTION FRANÇAISE. pressentant hypocrites.000 par dix mille hommes). commandée sonne. (1805) à rentrer à la Hollande. Napoléon coalition la nouvelle qui et. de l'Emet les autres princes la Prusse entraîner pire. sur l'Inn. fidèle au rôle que lui avait binet de Vienne de nouveau de protester s'était empressé tracé l'Angleterre. « discuter née. Après devait l'armée autrichienne devait opéré se borner à la défensive. pérait sa jonction avec Alexandre par l'empereur et l'on esAlors on devait reprendre l'offensive. avoir envahi la Bavière. mille livres devait A la fin de la guerre un congrès général et fixer le code des nations sur une base détermis'engageaient sur pied cinq cent à fournir les subsides (15. A la nouvelle à de l'Autriche. et forcer enfin la France Belgique dans ses anciennes tel était le but de la nouvelle limites. Un premier corps russe à Naples un aux Anglais et débarquer se joindre deun troisième. on on fabriqua des armes. du cales intentions avait fait sonder son retour d'Italie. dige. Venise fit des levées de chevaux D'après devait opérer en autrichienne l'armée plan de campagne. fut imprimé à toutes les général à mettre Des troupes se portèdans le Tyrol et sur l'A- » Les coalisés hommes. la puisil y vit un motif de plus pour frapper se formait. le fut fortifiée. mais celui-ci. la grande en pereût ce qu'elle jusqu'à armée russe.

ver Villeneuve il s'édans son espoir. Après une vive canonnade avancer des côtes. pour essayer Napoléon de part en pleine mer. bâtiments. Gibraltar Trompé et ne fut de son ennemi. une et portant servis par seize mille marins. où. Verhuell. vaux et une nombreuse composaient il la fit ses forces. contre soutenus combats Deux mille deux cent quatre-vingt-treize fut enfin battue. dut s'éloigner la flotte anglaise et d'autre. cris le signal. il prit cette direction. coup. à grands demandaient matelots de Boulogne Napoléon se rendit. Villeneuve l'aile l'amiral était attendu. d'aller joindre V. envoyé en Amérique. à la poursuite lança de nouveau deux fois eu avoir traversé Après pas plus' heureux. mais sa au Ferrol. » 11avertit sur-le-champ et arriva à à Cadix. plus longtemps marche cherché inutilement dû. afin d'y attirer les flottes anglaises. l'amirauté abîmée. le 2 août. formée était gauche. était arrivé Villeneuve Cependant et il s'y arrêtait avait été lente. au camp ainsi que la flottille lande à sa nous était l'avons rassemblée par au dit. Après l'avoir par qu'il n'aurait Nelson « ne douta plus qu'il avait été toute la Méditerranée. en Europe pour y frapper un grand et qu'il était retourné et comptant troul'amirauté. la saison projetée. artillerie. il rentra enfin à Portsmouth soixante-dix jours l'Atlantique. 3 que commandait . mille chemille hommes. et où celle-ci la croisière anglaise. parvenue après plusieurs port d'Ambleteuse. prit ses avec une escadre Cependant elle orde l'Empereur les projets mesures pour déjouer devant Brest pour renforcer de se porter donna à Nelson Cornwallis. armée de cent soixante quatorze la flottille. 33 et et soldats était favorable. Déjà en Hol- et commandée destination. le 19 juillet. et à l'escadre celle du Ferrol qui croisait devant Rochefort Calder.(1805) descente EMPIRE. la visita et.

son temps à se ravitailler au Ferrol. il ne faut pas se laisser périr d'inaction nombreuses et de Avec trente découragement. d'armée. bloquer par treize et même par vingt vaisseaux au pavillon la honte anglais? Qu'on épargne d'être bloqué au Ferrol inférieure Les par une escadre matelots sont braves. « Sans hésiter. il dicta en entier le plan de la campagne le départ de tous les corps d'Austerlitz. les capitaines les garnisons animés. il était rentré A cette tion au Ferrol.II. il vit l'expéditant d'efforts. sacrifices perdus le continent. depuis le Hanovre et la Hollande jusqu'aux con- . au lieu de se porter en avant. du Ferrol que Ganteaume de ce port et de faire des démonstrations l'escadre pour occuper anglaise. reportant toute sa pensée vers Napoléon d'Angleterre « Quelle inutiles. Celes jours s'écoulaient. tant de dépenses manquée. Avec dixportant. sans s'arrêter. il prit. dans son désespoir. « Témoignez à l'amiral Villeneuve mon mécontentement de ce qu'il perd un temps aussi imécrivait-il au ministre de la marine. était impaNapoléon tient de son retour. ). doivent trente pas en craindre Villeneuve Napoléon Brest. pendant que le contreamiral Lallemand veillerait dans le golfe de Gascogne. Alors à qui commandait mes amiraux ne anglais.. quel amiral quels » Alors. Daru qui était son secrétaire. et après un combat sans résultat. et Villeneuve n'arrivait pendant pas il avait rencontré Calder près du cap Finistère. ne sortit ordonna de sortir à l'amiral vaisseaux. huit vaisseaux de guerre français et'douze vaisseaux espa- Villeneuve se laissera-t-il gnols. marine s'écria-t-il. -1- (1805) 1 ne comprit ni la grandeur de sa mission ni la Au lieu de cingler sur Brest. fut consterné.34 V. dit M. » le 22 juillet.a RÉVOLUTION FRANÇAISE. nouvelle. l'une des résolutions les plus hardies. il perdait pensée de Napoléon.

les tout l'ennemi. des lignes d'opération de trois cents lieues de longueur furent les suivies. les flottes anentreprise. donna lorécheet se Villeneuve n'était comme précipitèrent. du Ferrol et de La fortune l'attendait. Munich. du plan fut couronné » succès. jour par jour. primitives. son impatient tion avortée contre l'Angleterre. toutes les hypothèses. il revint à expédi- l'Angleterre . jusqu'au des torrents. et de fut les surprises mouvements divers de colonnes. où il ne tarda pas d'être bloqué par Collingwood et Calder. des et du sud de la la ïTrnr\PCk France les lieux de convergence et les attaques leur durée. A ce dernier dre du départ lonnés depuis coup.(1805) fine fins Aa de Vnnact l'ouest nt rln ctirl f\c± EMPIRE. toire assurée dans vive force. que. tous Brest Napoléon les corps à ses généraux de la grande armée. Villeneuve encore Cependant pouvait de sortir sur-le-champ poléon lui ordonna se rendre semblait à Brest encore où sourire Ganteaume à son tout et lieu par lieu. la flottille dans les différents PuiSj camps de réserve pour la garder. de faire expier à l'Autriche Paris. ports. d'après indications jusqu'à seules éprouvèrent mais les lieux furent quelque altération. toutes nos forces rassemblées Mais vaisseaux que quarante de la marine pas l'homme que Napoléon chercha il craignit vainement une collision. sur une ligne justesse etla vaste prévoyance de départ de deux cents lieues. 35 • l'ordre l'nrrlrA mapnhai! marches. sur l'Allemagne. toute sa vie et il ne sortit du Ferrol que pour aller se réfugier à Cadix. Telles étaient la de ce plan. et l'ensemble d'un plein atteints. Au-delà les époques Naréparer. Plus que jamais effrayée de ses périls. de cette capitale. après avoir fait rentrer et laissé deux s'ébranlèrent Texel. de réunion des rtao. et Cornwallis n'avait à opposer à glaises étaient dispersées. la vicprévu.

de Vienne les hostilités aux subsides consur-le-champ venus. et en FrancheCharles qu'il ou à renoncer eût à commencer contre de Russie partageait l'empereur entièrement allié. pour lui dénoncer et annonça que les vues de son « Sénateurs. Après cet acte. Le plan de la coalition était de réunir ses forces en Suisse et de Comté. de nouveau dans toutes génération . les plus chers de mes peuP'es« Les vœux des éternels ennemis du continent sont accomplis. se rendit Napoléon solennellement au sénat la guerre contre l'Autriche.36 RÉVOLUTION ('1 FRANÇAISE. dit-il je vais quitter ma capitale pour me mettre à la tête de l'armée. trente-cinq mille en Jean. plus à avouer ses récriminations le en Alsace pénétrer réalisera en 1814. Déjà cent l'archiduc mille hommes étaient rassemblés en Italie sous mille en Bavière quatre-vingt-cinq sous l'archiduc Ferdinand et Mack. Napoléon vit qu'il était temps d'arracher à la coalition le masque dont elle se couvrait il demanda au cabinet de Vienne une dernière explication. but de Alors le cabinet autrichien n'hésita ses préparatifs les agrandissements il reproduisit de la France. plan qu'elle Dans cet état de choses. toute négociation entre les deux cabinets fut rompue. l'Autriche notre La guerre a commencé et la Russie se sont est entraînée au milieu réunies de l'Allemagne et les à 1 Angleterre. (1805) avait signifié au cabinet '1. et lui fit notifier en même temps qu'il comme regarderait une déclaration de guerre la violation du territoire de Bavière. la Bavière fut envahie. porter un prompt secours à mes et défendre les intérêts alliés. Cent vingt mille Russes étaient Tyrol sous l'archiduc en marche. et donné ordre à ses troupes de se mettre en mouvement. A cet argument celui-ci avait enfin cédé irrésistible. En même temps.

de l'Angleterre. soldats. j'espérais encore de la guerre. Mon peuple dans toutes les circonstances. qu'il n'ait surpassé. et les oules menaces troublée que la paix ne serait point Mais l'a>rmée autritrouvé m'avaient impassible. 37 Il y a peu de jours. l'anéantissement le peuple je les ai tenues que j'ai faites au peuple français.J -ia~1. j'ai reçu de vous. l'engagement périale. ne nous accorderait seraient conditions nie et de honte. « Magistrats. qui. en obà l'Europe mais le nom français qu'il va en coûter tiendra un nouveau lustre. n'a pris aucun engagement français si importante Dans cette circonstance. Il volera qui. et dont les principales de nos ports et le comblement de nos flottes l'incendie Toutes les promesses de notre industrie. si elle prévad'ignomiqu'une paix environnée lait. chienne se toutes mes espérances Bavière est chassé de sa capitale calamités sont évanouies. dans cet instant du continent que s'est dévoilée la méchanceté encore la maniils craignaient ils craignaient amour pour là paix creusé du gouffre qu'ils avaient « C'est festation des ennemis de mon profond à l'aspect que l'Autriche. j'ai placé de tous les citoyens. ce nom à mériter il continuera pour sa gloire et la mienne. à la voix du peuple à votre vœu « Sénateurs quand imsur ma tète la couronne français tout entier. ne revînt à des sentiments dans la guerre.EMPIRE. (iMS) wy J y . de son amour. et de son armée. avec moi à son tour. m'a donné. Je gémis du sang Ils l'ont précipitée dération. l'influence patrie hors de la maintenir tous veulent citoyens. dé la maintenir pure et sans tache. trages l'électeur de est envahie Munich a passé l'Inn. . frontières. de justice et de mosous ses pas. des preuves sous les drapeaux de sa confiance et de son empereur auront dépassé les dans peu de jours.

appelés On forma. à quatre sénateurs. que la grande armée livrait nos côtes se porter au-nlelà du Rhin. empereur ferez le vôtre. Le sénat. à la disposition du chef de l'État. dans la suite. en quelque de ces deux sorte. et précédentes à tous les officiers. jusqu'à ce jour. chargea spécialement et dont les jusqu'à commandements néraux Rampon et Kellermann. conscrits l'on donna dtts retirés. en était une véritable par les partis. les géet les maréchaux Lefebvre laissa le gouvernement à ans prises. avait déféré à l'Emperéorganisation reur la nomination des officiers. à cette époque. dont je le saluai au milieu des champs de « Français! feront le leur Répondant votre vous fera son devoir. pour ainsi dire. Tous les Français. et qui. des années la faculté furent mis en activité. de ces mesures extraordinaires ? Il s'autorisa de ce précédent le pour prodiguer pour en le mettant. Ces mesures furent donnés et d'Abbeville. peuple. en décrétant qu'ils avaient la de la garde nationale. l'illégalité pouvait justifier. que l'on de la garde des frontières. si quelque chose Cependant. Napoléon . dans les attrinationale butions du corps législatif. (1809) de grand bataille. furent soixante. depuis l'âge de vingt et un à prendre les armes. de la remplacer? Mais quel abus le sénat ne fit-il pas.5* RÉVOLOTIOH FRANÇAISE. Par deux autres les sénatus-consultes. sang français. n'était-il pas urgent. limitrophes. Pendant pour toute la France. c'est cette loi de salut public si souvent invoquée mesures. sous-officiers et solsans défense de reprendre du service avec les mêmes grades avant leur retraite. le sénat vota une levée de quatre-vingt mille hommes et la réorganisation de la garde ce qui avait été. dans tous les départements des bataillons sous le nom de cohortes. en effet. » mes soldats à l'appel de Napoléon.

un Nous demandons pour vous au Seigneur et la paix. croie se . son armée. et nous vous offrons nos bras contre vos ennemis. enfin. se pressèrent le peuple. joindre ses vœux. pour Napoléon. et où il ne voulait lui-même encore de la patrie. éclatait l'envie qu'il devienne Dieu aidant. et quitta Paris. gouvernement le plus grand enthousiasme où on ne le séparait Heureux point jours. pour visiter avec joie. chez lui. que la glo« Je veux.(1805) son frère EMPIRE. disait-il. l'armée. voyageant Je veux en Europe. nous vous servons la terre. » trouver toujours si haut. pour Joseph. disait-il. le 24 septembre. un jour. autour de lui comme autour le moderne même le clergé célébrer Cyrus envoyé de Dieu « Prince. une longue vie. pour la troisième fois depuis douze 39 rede ans. élever la gloire du nom français rifier De toutes parts. stable. la garde nationale. des nations. de tirer elle ne une injuste agression. La nation tout entière l'y accompagna Obligée. qu'un Français. l'épée pour repousser de la révoludans l'Empereur. tion On vit du drapeau commun. que le représentant voyait. » des armées courageuses.

– Marche du Rhin de la grande Danube. Bataille d'Augterlltz. par Lannes. La cavalerie _1_ le quatrième le sixième par Ney. elle comptait cent ches forcées mille hommes divisés en sept corps ^soixante le sele premier commandé par Bernadotte Cependant. d'AIbeck Napoléon Prusse Lambach. Passage de Werllngen. cond par Marmont. – Reddition Trafalgar. – Les Frantais de l'Inn. le septième par Augereau. était sous les ordres de Murat. félicite impériaux. de Jonction russes.*) RÉVOLUTION FRANÇAISE. dans de l'Adige. Décrets la grande armée. (130K/ CHAPITRE IL Campagne d'ÀusterlItz. par Soult. en Proclamation Combats d'Ulm. – Ney dans armées L'armée – Aul'armée de et le Napo- de Castel-Franco. Passage bataille Russes de en Bavière. le Tyrol. prend de de de d'Amstetten Passage entre dans avec auprès Dolgorouki. 1 . française gereau d'Italie Savary prince léon à adhère Munich. la grande armée s'avançait à marsur le Rhin. le Vorarlberg. Vienne.– Le roi Combats d'Italie Prise de Napoléon. Combat Combat – Jonction Alexandre. Moravie. Opérations de la Piaye de Hollabrunn. armée sur le Rbin. à la et du et d'Elcliliigen. Masséna commandait l'armée . Mission – Napoléon de l'empereur – L'armée t récompense de ce prince. de la Brenta. des deux Portrait l'offensive. de t'armée et du Tagliamento. Vérone. Arrivée des et de Dlenstetn.a le troisième le cinquième · par Davoust. navales Opérations coalition.– russe son armée.

entrer en lutte avec l'archiformé trois corps d'armée sous le comA Rennes. Napoléon suivante la proclamation adressa à son armée expéla neutralité . préparé venait d'endont l'Autriche de Bavière. et laissé garaprès avoir évacué le Hanovre s'était de Hameln et de Nienburg. sur Heilbronn. et renforcée de vingt mille Français ces forces seulement duc Charles. Napoléon son quartier-général. de Soult se portèrent. Kelh parti de Weist Le 25 septembre. et à Marengo. Quant à l'électeur avec son il s'était vahir le territoire. à Durlach. Murat sur Mayence. Mayence. se dirigeait le Rhin à et Lannes passèrent Bernadotte. mont. le premier à Manheim.(1808) forte de EMPIRE. en outre. réfugié à Wisbourg armée. à Strasbourg. et Brune. dont il s'était déjà de Bade et de Wurtemberg. trois camps à Boulogne. Avant de passer le Rhin. de réserve mandement dans volants sous la conduite qu'il allait On avait. resta quelques le premier de la Forêt-Noire. Strasbourg. C'est avec de Saint-Cyr. des électeurs dans son dernier l'alliance voyage le long du Rhin. et le troisième devant jours en position et le second. pour se joindre aux Français. Soult et Davoust. dans les forteresses à travers la Hesse. 44 d'Italie. Pendant avait dition établi ce temps. Kellermann de. les débouchés fait halte. après avoir se dide Rastadt. Lefebvre. Davoust sur le Necker. établir de grenadiers. on devait la Vendée. aux environs après avoir le second à le corps de et celui de il Ney. rigea sur Ludwigsburg. était celui Ney sur Stuttgard. cinquante mille hommes. son Pour favoriser où à obtenir il était parvenu en Allemagne. effectué leur passage Spire. sur Witzbourg. que Marpendant en Hollande. pendant la nuit. nison dirigé.

soldats. de toute espèce à endurer. notre générosité ne trompera est au milieu de vous vous que il se lèvera cette 1 votre empereur du l'avant-garde tout entier ligue nouvelle s'il est nécesgrand peuple à ma voix pour confondre et qu'ont tissue et la haine et dissoudre l'or de l'Angleterre. ils se promirent de n'y pas être infidèles. et nous ne prendrons pas de repos que nous n'ayons planté nos aigles sur le territoire » de nos ennemis. avez dû accourir mais à marches déjà nous plus que forcées passé à la défense le Rhin.42 « Soldats RÉVOLUTION FRANÇAISE. privations nous les vaincrons qu'on nous oppose. attaqué et chassé de sa capitale notre allié. Cette proclamation excita au plus haut degré le courage de l'armée. d'une officiers et soldats s'indignèrent des menaces et en revoyant t puissance qu'ils avaient déjà vaincue les contrées où ils avaient laissé tant de glorieux souvenirs. de nos Nous ne frontières nous dance fondu du avons nous arrêterons corps l'orgueil plus de paix sans garantie. avoir fait traverser le Rhin Napoléon passa lui-même où il fut reçu par tobre. Après lerie. « Soldats n'êtes saire. coucha le même jour à Elklingen à l'électeur et les princes de Bade. le 9 oc- . plus notre politique. vous Vous-mêmes. des fatigués obstacles Quelques des nous aurons des marches forcées à faire. « Mais. germanique de nos injustes assuré n'ayons l'indépensecouru nos alliés et con- Nous ne ferons agresseurs. (1805) « La guerre de la troisième coalition est commencée a passé l'Inn l'armée autrichienne violé les traités. et se rendit le lendemain Ludwisburg résidence du duc de Wurtemberg qui le au grand parc d'artilce fleuve à Kelh.

de rivières et les lignes qui se parallèles tagnes Noires. Marmont De Mayence. perdre sa perte. sur Soult le passa à Donawerth. et par le rassemblerapide. sur le Soult par Heilbronn sur Dônawerth par OEttingen et suivait Danube Ney s'était mis en marche de Stuttgard. mouvement. étaient sur la de l'armée déjà cent mille hommes rive gauche de ce fleuve. Voici quelle était la poet Nordlingen. singen nube. Lannes sur le Danube voulait déboucher par que l'armée française il avait opéré un chanen conséquence. à n'avait pas un moment que celui-ci plus avantageuse. à Kœsle Reinitz Soult. était dans une position d'autant l'armée française l'ennemi. par ce grand après avoir évité les monportée en Bavière peu de jours. étaient à Weissenbourg à OEttingen. aux portes de Donawerth aux bords du Daà Neresheim Murat. 7 le Danube. avait Lannes. Trompé par cette marche Mack avait cru et Murat à Stuttgard. pour se porter . Lannes. de Placée sur les derrières jettent dans la vallée du Danube. le haut Necker pour éviter de front dans gement tour de la ville d'Ulm. Bavarois. pris celle d'Aalen et les Bavarois le 14 Bernadotte sition de l'armée française à cheval sur Davoust. mouvement. l'armée française reçut dans son palais. Vandamme arriva de s'emparer. s'avançaient gauche. Ney. en l'armée se trouva. et y traversa à Donawerth.(1805) hbpim. sa ligne et passé concentré lui-même française auses troupes Mais le Danube. dont Murat Le lendemain. ment de Ney. son grand continuait et aux s'était porté à Wisbourg pour se joindre à Bernadotte la Ces trois corps d'armée. qui composaient se dirigeait Davoust sur le Danube. venait le pont de la ville. la route d'Elklingen parti de Ludwisburg. 43 En même temps. Ainsi.

de la rive \e dos à Vienne résultat . de mar- Drapeaux. Deux RÉVOLUTION FRANÇAISE. le même Ulm. après avoir et pris six pièces de canon. . Ney. Après combat l'ennemi fut mis en opiniâtre.1-.v --ile Lech. défendre accou- de vive cents les Français le Guntzbourg. à Wertingen. ne tarda pas de le suivre. deDonawerth. où Mack. le dos à la position que pour France maîtresse et la face à Vienne. emportèrent force et s'emparèrent de la ville. droite pendant du Danube. Mack à Guntzburg différents de se mettre était en de nous attendant douze corps en même une charge brillante. que avait l'armée française. avaient eu de couper toutes les communications de l'armée autrichienne de sorte se trouvait à peu près qu'elle dans la même Mélas à Marengo. l'archiduc rentra dans Ulm. et du la route Mais quatre pont Son projet qui se trouvaient au-delà du en marche rejeter l'arrivée bataillons d'Albert s'avançait à quatre d'un de venir se défendre tandis qu'il escadrons DonaArrivé de l'armée de grenadiers pour pour lieues s'emparer couper envoie du régiment Murat werth. canons. Ces premiers succès et le passage du Danube. et il expédie aux généraux des au-dessous l'ordre d'Ulm. pressé par la cavalerie française. i de Murat (1808) t s'em- du pont du parèrent cette nouvelle. Dans cher sur heures de d'Ulm.44 sur 1. tout fut pris. russe. A après rassemble à la hâte quelques troupes temps. avec par Napoléon des forces inférieures.1-cents dragons du corps Lech. le joindre. et de Danube. Penprisonniers dant la nuit du 9 au 10. temps. goureuse rut pour pont fait douze attaqua.. officiers. quoiqu'avec autrichien au moment lui. l'ennemi deux déroute. celui-ci avait se disposait rassemblées une à à vi- sur les troupes qu'il Vainement les Autrichiens vainement l'archiduc opposèrent Ferdinand résistance. il rencontra et manœuvra sur-le-champ pour l'envelopper. le général marcher Guntzbourg. chargé où bagages.

y prendre et sa garde étaient partis d'Augsbourg le corps d'armée il rencontra Au pont du Lech. En Ulm.1. il ne put l'empêcher Napoléon se porta des hauteurs de s'emparer au camp de sa personne .e . et couper Lannes nube. mais les paroles de l'Empereur ses fatigues et ses le soldat oubliait en l'écoutant flamme et était privations. Ulm est l'aboutissant avait conçu impatient d'un de voir arriver l'heure du grand nombre de routes Mack ses divisions par chale projet de faire échapper en conet de les réunir en Tyrol et en Bohême. Cette grande bataille. 1 45 et la-face Munich. de Marmont. qui occupait Albeck. fut attasur la rive gauche du Danube. à la France. Il tombait affreux. » combat. cune délies. avait lieu pendant le cinquième bulletin. niers restèrent rétrograder. il cercle aux régiments. d'Elchingen. un temps avaient de la boue jusqu'aux genoux et éprouvaient troupes étaient de un froid assez vif. dont se composait Quinze cents prisonbraves à mais s'il força l'ennemi en son pouvoir. qué. une autre par Memmingen. ajoutait harangue. Cerné par des plus opiniâtres. gauche sur les léon sur Biberach la route et Augsbourg occupait la place de Memmingen. à Burgaw. Il y eut là un combat il fit face à tout avec les six mille mille hommes. vingt-cinq sa division. débouchèet Werneck les divisions Hohenzollern séquence. et les une neige abondante. Dupont. prenaient vis-à-vis sur l'Iller. Après avoir fait Déjà elle capituler pour Soult s'avança mie. et de la confiance qu'il avait en eux. pour se rendre hauteurs d'Illershein. sur les deux rives à Weissenhorn. et l'autre Marmont temps. la droite ennedéborder même Ney et du Da- _u A_L. Ayant fait former le d'une del'imminence leur parla « de la situation de l'ennemi. l'un position.(1805) EMPIRE.. du Tyrol. rent par Heydenheim. s'avançait pour à appuyé forcées à marches Napoposition.

et Lannes eut ordre de se porter rapidement sur Aalen et Nordlingen. il y eut un déborda et rompit la plus l'armée pas dé- . le vieux feld-maréchal Alexandrie. et disposa et forcer les reressource plus à dans devant et ordonna Le 15. Il s'empara trois mille prisonniers et leur prit vingt pièces de canon. Napoléon se porta devant en bataille pour donner l'assaut de l'ennemi. et sa marche rapide sur Biberach. déconcerté les projets de Mack sur la rive Soult. qui. sur la rive droite. et Dupont par sa résisavaient tance. Tel fut ce brillant fait d'armes. Dans Le temps la nuit du par torrents. en se dirigeant sur Aalen avec de cavalerie. avait débouché par Heyce qu'il fit en effet. quinze mille hommes Le 14. Ney attaqua le pont de cette le traversa au pas de course. dans la direction de Heydenheim. poursessubsistances. par la prise de gauche du Danube. Tandis que Ney par cette attaque. avait fermé Memmingen à l'ennemi Ferdinand toute d'autre retraite de ce côté. de la position d'Elchingen. de rejoindre la division par des sentiers. Il ne restait donc que de se laisser enfermer Ulm ou d'essayer. Werneck. la pluie 16 au 17. denheim par l'armée française. ainsi qu'on l'a vu. à la pointe du jour. Ulm. qui ne s'était était affreux. ses troupes tranchements tombait ouragan il y fut comme prisonnier. qui valut maréchal le titre de duc quelque temps après à l'illustre charges fit aux successives. de ses ponts: ce qui gêna beaucoup grande partie Mais l'Empereur. l'emporta. (1805) à Ney d'enlever cette position que défendaient et quarante canons. et. ainsi que Wurmser dans Mantoue et Mélas dans Ulm. et le Danube terrible. mais Murat s'élança à sa pourquatre escadrons suite.46 RÉVOLUTION FRANÇAISE. Autrichiens d'Elchingen. après trois ville. Mack était resté dans Ulm avec deux bataillons Cependant Investi de tous côtés pour garder cette ville et ses hauteurs.

ce oui demanda alors Werneck Trochtelfingen. fit appeler le prince trichienne. dans la place. un officier général drapeaux. modérer l'impétuosité qui. qu'il Murat. a pour lui faire connaître qu'il désirait qu'elle il serait lui disant d'assaut. soit par les fautes qu'il avait commises.(1805) empire. On trouva leur n'eurent dîner que le temps servi. En l'Empereur guerre Réduit à prenà Mack deux jours pour se décider. et sur l'assu- . et sept de ses généraux cheval. de monter à assez vive. par son exemple. poursui-Il parvint à la cerner à la division Werneck. capitula que dans huit Ferdinand. une partie rejoindre. que s'il la prenait capitulât Napoléon. La veille. De Neresheim. deux teignit à Neresheim Ferdinand et mille hommes. 47 son botté depuis huit jours. Après une se retirer en poursuivant de la division Werneck. vant toujours à capituler. le malheureux ne rendrait Mack la place l'archiduc que ce condition le 17. Mack Sixième bulletin se rendit de la grande auprès armée. donnait soit par dre ce parti. l'atMurat s'élança dait sa retraite difficile. et lui prit. encourageait. obligé la force sous des choses. lui fut accordé. laient monter à l'assaut. où la garnison le triste droit de la au fil de l'épée que c'était passée lui dit qu'il se séparant du prince. aude l'armée désespérée voyant la situation enfermé de Lichtenstein. de Napoléon. fut de faire ce qu'il avait fait à Jaffa. s'étaient rencontrés au rende cinq cents charriots à sa poursuite. Le 19. tous impatients. l'ennemi à Murat se porta sur Nordlingen. attaque en désordre. il ne pouvait les fatigues et les privations armée à supporter voudes soldats. Un convoi village Murat avait forcé prince voulait de Languenau. dans ce nouveau combat. et jours.

ses avant-postes d'Ulm. musique avec les le temps entendre. Ainsi Napoléon avait passé le Rhin magne Danube. Il y avait dans cette trente place trois mille chevaux. pereur hauteurs filé. le 15. fut régiments des plus qu'avait l'Autriche de quatorze comme d'infanterie. treize généraux. autrichiens enet leur le je militaire de sa garde. entrées sur dans l'Inn. ses troupes étaient L'armée étaient arrivés n'aurait mais qu'il y avait été vous n'êtes Napoléon. et Soult et Bregentz. formant Quelques l'armée dite de 1 Elle se composait . quaet soixante l'armée ses armes Pendant pièces de canon attelées. dis au matin. devant l'Emautrichienne l'armée tout se fit les défila française Le 20. reprit forcé par la Russie. la division Werneck Ulm 20 avec son la route Mack du Tyrol s'engagea à évacuer lendemain mille rante hommes. » plus une puissance. injuste. il belles maître autrichienne. « Je donne encore ce conseil qu'il se hâte de faire à mon frère lemagne la paix. (1805) rance delà cette entre que qui de rivière Ulm lui fut donnée que 1 que l'armée autrichienne en était était auentre l'Inn. position à Aalen et Munich. d'Allempereur c'est le moment de se rappeler ont un ternie l'idée que la que tous les empires fin de la dynastie de la maison de Lorraine serait arrivée. Bernadotte que pour avait se trouvait Lannes surveiller capitulé. drapeaux et déposa une dans la journée du d'armée. je me guerre pourquoi je vous bats. corps octobre. eues et le 17. le Munich. franchement. pas ne sais ce qu'on veut de moi. « En ce cas. traita votre maître fit appeler plus grands me fait une je ne sais généraux « Messieurs. d'Alleque l'empereur pas voulu la guerre. le 1er octobre. égards. anéantie.48 A RÉVOLUTION FRANÇAISE. les occupait le déque dura Napoléon. touré les dit-il. était le 12. de la ville. » Mack lui répondit doit r effrayer. une le 6.

de nos campagnes. Ce quinze jours. hommes. il ne s'est pas sont en notre pouvoir tous les généraux de cette armée quinze mille échappé « Soldats. V. que nous nous proposions de la Bavière.(1805) EMPIRE. Cette armée. Boulogne. est anéantie. « L'Empereur a trouvé il bat l'ennemi guerre baïonnettes. c'^st à victoires ne furent plus rapides avait perdu plus de trois mille française peine si l'armée et les cinq sixièmes n'avaient pas tiré un coup de il n'avait fallu que fusil. avec autant d'ostentation se placer sur nos frontières. régiments à votre de l'armée régiments patience dite du Tyrol. pièces de canon. ce succès est dû à votre dans Bavière. poste hommes. Napoléon à son armée sa satisfaction « Soldats « En de la grande armée nous avons fait une campagne. de treize d'Italie. cette armée. et rétabli les troupes de la maison d'Autriche notre allié dans la souveraineté de ses États. Avant » témoigna en ces termes une avec nouvelle nos méthode et non de faire avec la nos jambes de quitter Ulm. à l'Angleterre que d'imprudence. quatre-vingt-dix drapeaux. qui. jours avaient suffi à Napoléon ni moins coûteuses. et son subside ne sera ni plus ni moins grand. et de quinze de cavalerie. Deux cents conscrits dans les travaux tout le parc. 41 Jamais pour en venir bout. Mais était venue ? son but est rempli. Aussi le soldat disait souvent des marches et des manœuvres. Pour arriver à ces grands résultats. « De cent mille hommes qui composaient soixante mille sont qu'importe Nous ne sommes plus à nos Ils iront remplacer prisonniers. confiance à supporter de cinq régiments sans bornes les fativenus en votre empereur. Nous avons chassé est rempli. » .

et qu'il cherchait au cap Trafalgar.a. Tout mon soin sera d'obtenir la victoire avec le moins possible d'effusion de sang mes soldats sont mes enfants.). Il n'y a point là de généraux avoir de la gloire à acquérir. « Mais nous ne nous arrêterons pas là. struisit confidentiellement de sa disgrâce. la fortune semblait l'abandonner sur mer. et lui ménagea une occasion de se réhabiliter. -–~ de toute espèce. nous allons lui faire éprouver le même sort. on dit que le ministre l'inpar Rosily. Tandis que Napoléon triomphait sur le continent.RÉVOLUTION 50 FRANÇAISE. –– 1-. de l'honneur plus spécialement fois c'est là que va se décider l'infanterie. Quoi qu'il en soit. que le mois d'octobre leur seordonna. Cette armée patients russe que l'or de l'Angleterre a transportée des extrémités de l'univers. en retardant le départ de Rosily.1. C'était l'Angleterre à frapper dans les champs de là Moravie.=. journée d'Ulm. à votre gues et les privations dité. reçut l'ordre de sortir de Une flotte anglaise comVilleneuve. Ami de Villeneuve. pour la seconde si cette question. « A ce combat est attaché Napoléon rait compté sénat il fut recu en libérateur. Cadix et de se rendre mandée par Nelson Villeneuve à Toulon. et après avoir envoyé au pour une campagne. qui l'a déjà été en Suisse et en Hollande l'infanterie est la seconde ou la première de l'Eufrançaise contre lesquels je puisse rope. surveillait le port de Cadix . les drapeaux il se rendit à Munich où pris à l'ennemi. (180S) –~–~ :1. Après ordonné la retraite au ministre allait balancer les succès de la de Villeneuve de la marine avait Napoléon de remplacer cet amiral à Cadix. » en outre.-JI. l'Angleterre. rare intrépiVous êtes im- de commencer une seconde campagne.

et il s'écria qu'il ne pouvait être partout. Napoléon en fut frappé au cœur. manière sous Colingwood l'autre qu'il com« L'Angleterre à ses dit-il. de quinze vaisseaux manda en personne. fut envoyé pendant flotte que Nail avait placé quatre seulement rendont prisonnier. Il sortit donc avec dix-huit vaisseaux et français Le 21 octobre. les noir. du cap Trafalgar. et soldats. » Et. divisa sa flotte en deux colonnes contraire. mais tellement serrée que plusieurs de ses bâtiments se doublèrent et ne purent manoeuvrer. qui commandait çaise. Villeneuve fut fait mais. il rencontra la flotte anquinze espagnols. et ne tardèrent pas d'être capturés. renvoyé en France quelque temps après. cette belle et redoutable à former. de malgré la bataille. Treize trèrent à Cadix. 1 51 1 sa faute par une victoire.(1805) EMPIRE. et sur laquelle poléon était parvenu de si grandes espérances. Villeneuve perdit seize vaisseaux pris et douze coulés ou jetés à la côte. dans ce jour. devant un conseil de guerre. et à les écraser en les enveloppant. compte. il manœuvra de racheter 1 à couper le centre et la gauche des flottes alliées. Dumanoir. Quatre parvinrent à s'échapper avec DumaDe leur côté. seize vaisseaux mis hors d'état de tenir la Anglais eurent mer. de la flotte franl'avant-garde la bataille. Cette victoire livra l'empire exclusif des mers à l'Angleterre. chacun de nous que. et sur-le-champ il disglaise à la hauteur voulant il rangea ses vaisseaux sur une posa son ordre de bataille seule ligne. capitaines fera son devoir. il fut traduit sa prison. favorisé par le vent. Cependant. Cette manœuvre eut un plein la mort de Nelson tué au commencement succès. au Nelson. résolut de livrer bataille. et perdirent trois mille hommes. quel- . et se suicida dans au jugement pour se soustraire qui l'attendait. et était resté immobile devant Ainsi une commission fut détruite d'enquête. l'une (1).

de Bernadotte et de Marmont sur le déjà aigri par le passage saisit ce prétexte territoire pour se déprussien d'Anspach. que les alliés sentirent la nécessité de se renforcer. la colonne de la nuit. pour emà son armée de traverser pêcher cette jonction. Murat de rencontra. il disait que s'il en était roi. que humiliant allaient'le les lauriers d'Austerlitz Les succès le temps couvrir. à Berlin pour à son armée. de l'ennemi. grande place bien approvisionnée. commanda l'Inn. un traité d'alliance avec Alexandre. et signa. (1805) que fût ce désastre. 2o octobre. Celui-ci. Murat et Lannes. à se sauver par les l'ennemi sur de Lambach russe des avec la nation à la poursuite de Mérébach. mais à la faveur bois. Napoléon. approchait où avaient été de la grande armée en Allemagne si rapides. son génie et que s'indigner ses voeux étaient et dont qu'il a tant estimée. et sur le chemin la culbuta. continua elle parvint sa marche en poursuivant en avant d'infanterie au secours l'épée dans les reins. et établit son quartier-gépassa lui-même néral à Braunau. il ne se tirerait pas un coup de canon en Europe sans sa permission » l'armée russe sous les ordres de Kutusow. Vainement trouvait chiens. le clarer libre de tout engagement envers la France. qui fut juré sur le tombeau du grand Frédéric mais son ombre ne put « son esprit. en Moravie pour rallier à elle les débris de l'armée s'avançait autrichienne que ramenait Kienmayer. sité.52 RÉVOLUTION FRANÇAISE. sur cette et l'atteignit une division accourut rivière. la Traun. Cependant. d'une telle scène. que l'ennemi Après avoir de la grande armée. engager le roi de Prusse à adhérer à la coalition. se jetèrent qui formaient l'avant-garde. 1 Bulletins . s'arrêta en se rendant Alexandre. Murat Kienmayer. qui se Autri- les Français les chargèrent avec une telle impétuodut se retirer en désordre. le Danube.

gauche Danube. à la pointe du jour. Merfeld en fut pièces de canon. côté la capitale l'attaqua seize le mit en déroute après lui avoir pris trois drapeaux. il fut se porta sur Stein Mortier. à Vienne. voyant qu'il avait à faire à toute l'armée détruisant rétrograda deuxième de sa pour se porter au-devant avait fait occuper ce mais déjà Kutusow division dans un défilé penAinsi enfermé point par ses troupes. des Russes tout surpris d'y trouver il ennemie. Dans le même ses ouvrir pour dans les Davoust. de l'Autriche. >'> ils franchirent à Lambach. autrichien pour prévenir Le 8. Réseulement contre mille hommes plus de trente sur Diernstein il donna l'ordre au à périr plutôt que de se rendre « Camarades î Henriod sur-le-champ major d'attaquer à ses grenadiers nous en s'adressant s'écria celui-ci solu . se dirigeait avec l'armée d'Italie la du de Styrie. qui de de ce vers Neustadt pour couvrir s'avançait et avec impétuosité. et quatre mille prisonniers. à la tête de six bataillons. et poussa ses avant-postes général. Davoust rencontra Merfeld. Kutusow le pont. réduit à se sauver avec une centaine avec la sans doute de voir ses communications Craignant sur la rive de Mortier Moravie coupées par le mouvement en ce fleuve à Krems. ennemie Marmont temps. de hullans. montagnes pour déborder sur la rive gauche Mortier manœuvrait de ce côté le passage à Mariazell le corps de l'ennemi. repassa gauche du Danube. il les poussa vivement. mille.(1803) EJIPIKE. communications l'y attaqua sous les murs sur Léoben. Mortier se vit réduit à lutter avec quatre dant la nuit. puis. pris position se retirant Kutusow. il y établit le lendemain de l'abbaye sur Saint-Polten. le 11. Cependant. Arrivé le 7 novembre et le força à la retraite. par la grande route s'était posté sur les hauteurs d'Amstetten la Traun de Linz Murat et l'Ens. son quartierde Molk.

on se bat corps à corps dans les ravins. put se rallier et frappé d'une terreur de la rivière qu'au-delà l'armée Cependant approchait française chiduc Charles. qu'il ne cun dé nos soldats l'avait sions de Vienne. le bulletin méritait la couronne de chêne. Depuis cinq heures on combattait. après leur avoir sur française à les chasser. . se trouquand vant pris entre deux feux. en Allemagne. chez les Romains. une vive fusillade des deux côtés. qui devait envahir l'Italie. « Sauver un soldat. et chaofficiel. avait après s'être emparé et repoussé l'ennemi San-Michele occupé l'archiduc de San-Martino. de se porter ses premiers au secours succès de cette telle. Charles Cependant Le 8 octobre.Si RÉVOLUTION FRANÇAISE. Après un premier fut emporté à la baïonnette.. à sauver gagnée en contribuant » Près de six mille Russes périrent une division entière. toute la ligne. s'engage les charges à la baïonnette se multiplient. se reconnaissant. Alors les Russes. ces mots. avait ordonné pour arrêter la marche reçu l'ordre Mais Napoléon. attaqua l'arle village de Calculd'où fait à Caldiero. de prendre l'offensive En effet. et nous ne point leurs ennemis. leur jonction au milieu de la opèrent disait joie la plus vive. la deuxième division arriva. dans ce combat mémorable le reste de l'armée s'enfuit en désordre. diero butés l'armée de Vérone. Masséna combat. les soldats ne comptent Français leur passerons sur le ventre. » A avec impétuosité sur les colonnes russes. on n'entend plus dans la nuit que les cris de et les deux diviqui vive ? et de France qui se répondent. avait L'ar- capitale. sur les hauteurs. panique de Krems. dès à Masséna de l'archiduc. Masséna. passé l'Adige jusqu'au-delà s'était fortifié mée ennemie. Bientôt le feu a cessé. (1805) sommes sommes enveloppés que quatre par trente mais mille nous s'élancent mille les Russes. parvint se retirèrent et les Autrichiens. tombent ou se dispersent.

Déjà Murat n'était plus qu'à une de Vienne. Mais. à Napoléon de la part de l'empereur proposer d'Allemagne. les Alpesr-Juliennes au secours de Vienne. à une action générale. . par Hillinger. passa s'exposer précipita et attendit. sa marche ce temps. ne voulant point ce pays offrait à chaque pas en vain où l'ennemi des positions essayait inexpugnables toutes les des Français.(1805) EMPHIE. la grande armée poursuivait en Allemagne. mandés se rendit et. milice bourgeoise y faisait le service. Masséna prit position y séjourna Pendant victorieuse demi-lieue et couvert pour prendre quelque repos. et la tale. }a jonction de l'armée pour marcher et en avant de l'Isonzo. Le 1er novembre. A l'approche troupes autrichiennes avaient évacué Vienne s'étaient l'empereur à réfugiés fui de la capiles ministres. d'un grand nombre de rivières Ja Ja Brenta. le prince Charles commença le ehassa de au pas de charge. traite. pour régler quarante-huit Le 13 novembre. se concentra à Laybach. sa redans la nuit du 1er au 2. de l'Autriehe capitale fit son française par le pont duThabor. la plus grande partie de la population Le comte Giulay vint. Piave où il avait voulu se fortifier. Napoléon que ce n'était point à la tête d'une d'armistice corda armée de deux armée heures l'armée cent mille hommes qu'on traitait avec une il lui acCependant. Maeséna le poursuivit Vienne. François Brünn en Moravie. de forêts Coupé de sapins. lui répondit un armistice. si les grands avaient était restée. 85 et trente pièces six mille hommes perdre se retirèrent en bon ordre pour prendre de Villa-Nova. de canon position mais ils en avant comun corps de cinq mille Autrichiens avec armes et bagages. du Tyrol. la capitulation. entrée dont dans Murat la et qui fuyait. de se retrancher. l'impératrice. franchit et le Tagliamento. Mais Charles sa retraite.

corps de la ville. Napoléon et s'établit par au un coup d'audace. par marchait. fut conclu. avec capitale. présenta à capituler l'armée russe. avait ne imaginé doutant du temps. du lui. où « Si. de Linz. . fût venu une ce fleuve à Stein. craignit à notre avoir le duc se trouvait le Danube. repassé à Olmutz Alexandre. Murat et Lannes renconles Russes à Hollabrünn. ne s'arrêta Napoléon point et continua à poursuivre nube. mander des différents et publia du jour respect pour aux que l'on portât le plus grand et que l'on eût les plus grands égards « qui a vu. pour point d'être coupé. et demanda. disait-il. à Vienne. pendre ce stratagème point. Kutusow. de Rovigo. » et qu'il marché. (180ÎÎ) Lannes tion. par le peuple de cette la guerre injuste autant » le Daavoir sa conduite. il franchit qui. avaient. qu'il et qui montre nous témoigne. de haine pour propriétés. qu'on d'amitié a faite. Le 15.5 SB RÉVOLUTION FRANÇAISE. Znaïm. après les Russes. résolution rien ne son départ depuis l'eût arrêté. mais. Déjà nées trèrent les Français étaient en Moravie et à plusieurs jourau-delà du Danube. au lieu de repasser occuper autre parce Vienne. on le croit du maréchal que le corps ne descendit des monet dispersé le corps autrià entrer à Vienne s'il eût eût pris cette qui marchait du Tyrol. battu Merfeld. dans empêché la soirée la destrucde ce mbme Il y Naporecom- y arriva lui-même palais impérial un ordre de Schœnbrunn. peine. sur gagner à susle à nos avant-postes. s'en et un armistice Par ce moyen. jour. pour une députation reçut léon leur fit accueil. Kutusow. général ce qui après aurait droite. pour joindre l'empereur ce général il aurait la grande armée russe. tagnes chien avant Il ne le fit pas. Davoust. face qu'il aux dit affaires. Murat sa marche. Alors un parlementaire au nom se voyant pour consentit du se czar. donné du moins. et ne parvint pu arriver.

Après et de Neustarck. une coupé par Ney et de se reet obtint Bohême. Jean puis coupée de Ney. Mais Masséna avait prévu ce mouvement Tout en s'avançant sur Laybach. elle descendit les Alpes-Tyroliennes pour se dans Venise. avec se défendirent put intrépidité. le prince de Rohan. chassait l'archiduc les grenadiers ce temps. garde russes Kutusow Dans russe. tième corps l'armée d'Italie. était l'archiduc Charles. après avoir passé le Rhin. Augereau. Cependant émigré français. Murât l'arrière- à Zuntersdoff. çait gros pressé tirer en vers de Feldkirch. détachée de Masséna. lachich.'une de dragons. général arriver Ney sa retraite. à Klagenopérait brigade furth sa jonction déjà cette viiie. genfurth. réussit et passa le Brenner par pour le mouve- la rencontre à l'archiduc d'Augereau. où il avait placé Saint-Cyr en obserCelui-ci. filés de la Forêt-Noire. le Vorarlberg toute retraite sur le qui défendait les dés'avanavec le franchi Tyrol. fut vive et. armée. d'un où était Celui-ci mit bas le général autrichien se voyant les armes. se porta informé à sa rencontre de la à et pris ses dispositions. vation marche sur les bords de l'Adriatique. et. par ce mouvement. de vive force emparé le 7 novembre à Ins- Botzen le 19. ennemie. son par armée. s'être positions qu'il occupait. Augereau. La lutte Bientôt détrompé. de la colonne à capituler. qui occupait Castel-Franco. 57 Kutusow se remit du put continuer en marche. de Scharnitz il entra pruck. avec Ney. pendant Jean de toutes les le Tyrol. dès ce moment. .(1805) kmpire. les ordres à éviter se joindre ment jeter sous partie de ses troupes. à Brünn. et enlevé Lindau et Bergentz. et se dirigea et Klasur Villach prit Tandis il fermait à Je!que. Deux jours après. considérée fut appelée comme à prendre le huipart de la grande et la força à ses opérations. et atteign't.

Il avait alors vingt-six ans. d'Austerlitz. sa pereur avec Kutusow.'i. pour le féliciter. capitale de cette province. où s'était le terrain généraux qui l'accompaexaminez bien ce terrain. Savary auprès du czar. dit-il lui-même dans ses Mé- « Messieurs. jonction Napoléon envoya son aide-de-camp de son ardisait-il. et. à cheval à chaque lui-même rencontra avec l'ennemi toute sa cavalerie. » C'était. il se porta d'Olmutz culbuté.tI8 R~VOLUTION FRANÇAISE. sur la route et. m'avait ce qui de cette était qui existaient pour à l'horizon politique 18O. le fit charger. à Vischau. J'éprouvai du regret de le voir engagé l'étaient dans personnellement celles de l'Autriche. la seconde armée russe. qu'avait eues d'aussi mais mauvaises affaires aussi je compris pour obtenir des succès avoir assez d'expéque toutes les facilités l'intrigue sur un esprit qui ne pouvait pas encore rience pour saisir toutes les difficultés conduire à bonne fin tout de l'Europe dans l'hiver année ma lettre. (1805) t– L. celui où allait se livrer la bataille jouer. Russes avaient préAprès le combat de Zuntersdoff. après parcourant il s'arrêtait tances. a. ayant chargé de lui porter . à Olmutz. commandée Cependant. Je lui remis mon maître.i. « Je ne pus me dérivée.~t~–n* i~-––~ les tt. « appris son arrivée à son armée. Napoléon était entré à Brünn. '?.. par son air de grandeur La nature fait pour lui. et faisait mesurer des dis- il imposait et de noblesse. par l'emAlexandre en personne. l'avoir le mit en déroute. avait opéré. Le lendemain. le cipité leur retraite à travers les plaines de la Moravie 21. Savary vit Alexandre fendre d'un sentiment de crainte et de timidité en me trouvant moires en face de ce souverain. en effet. hauteur. vous aurez un rôle à y gnaient. et il aurait été avait beaucoup difficile de trouver un modèle aussi parfait et aussi gracieux. en lui disant que « l'Empereur. dit-il aux passée cette affaire. Vers le soir.

le ezar. à tort et à travers. le prenant quelque temps vers l'empereur une entrevue de Russie. et que. à part puis. dra entre les deux armées. et de venir le saluer de sa part. Mais au langage des que l'aveugleIls ses conseils. 99 « cette dépêche. nels n'eut où Savary qu'à et des bons sentiments se louer personen lui le congédia ce prince à celle de Napoléon (3). pendant » quatre heures. vous lui direz ajouta russe rêva que je à l'heure qui lui convienlui propose demain. bien entendu. » L'empereur Alexandre avait déjà l'ouïe un peu dure du côté gauche. d'armes de vingtune suspension ce temps-là. ses finales Au reste. d'affectation que c'é» d'une éducation tait un des résultats soignée Après une conversation des grâces du bon accueil. pouvoir le calcul de Perrette et du pot au lait. on jugeait aisément dans son langage. il approchait l'oreille droite pour entendre ce qu'on lui disait. ajoute le plus nuire. lui dit-il. de sorte que son discours n'était dans il parlait la langue française les et employait sa pureté sans accent étranger. jatoute de l'empereur Alexandre. t. dans leurs projets de la réduire de la France. 175. l'ambition à l'état de ne faisaient tous. 1 Mémoires du duc de Hovigo. n p. » duc de Rovigo. une lettre en réponse remettant il avait été facile à Savary de comprendre. il regardait l'action Napoléon « Retournez. parlaient « et. de sa mission il à l'Empereur rendit compte Savary de la jeunesse belliqueuses qu'à voir les dispositions comme inévitable. .(1805) EMPIRE. toujours Comme il n'y avait point belles expressions académiques. qui environnaient jeunes Russes ment dans et la présomption régneraient de ce qu'ils appelaient en effet. il y aura. assez il articulait « Il parlait par phrases entrecoupées fortement mais long.

les Ruset afin de mieux tromper mouvement rétrograde. un jeune trompette de céder la à l'Empereur il proposa fin de la conversation. en un mot. avec une impertinence surtout Il tranchait tions politiques. à de folles espérances. des intérêts de l Europe et de la situation » Sur la de l'Angleterre'. Il n'était plus . A la suite d'une adressa à l'Empereur seconde entrevue le prince dans les bivouacs de de-camp. Dès lors. « Si c'est je m'en lave les mains. Aussitôt. (1803) Napoléon fit faire a son armée un Savary partit. et.60 RÉVOLUTION FRANÇAISE. de fer sur la tête du roi de Belgique et de mettre la couronne là ce que vous aviez à me dire. prit une bonne position à trois il En même temps. il se retira et s'y relieues en arrière. » la contenance réserqui avait pu remarquer Dolgorouki. se livrèrent bulletin. du continent. quand son aide-de-camp vée du prince. Alexandre son premier aideDolgorouki. la plus absolue Il était dans l'ignorance difficile à imaginer. Aussitôt il monta à cheval. Sardaigne. lui réà l'empereur Alexandre allez rapporter pondit Napoléon. « Après les preau devant du parlementaire. à le voir je ne lui aurais montré que mon armée. C'était. s'en retourna vée et timide de l'armée française plein de l'idée que cette armée était à la veille de sa perte. d'ostentation. Napoléon était à se promener vint le prévenir de l'arril'infanterie. contre son usage. trancha avec beaucoup d arriver à marches et à Davoust à Bernadotte ordonna forcées. et je m'en 11 le veut. de nuit. il alla lui-même des ques1 officier russe voulut entamer miers compliments. ses. comme s'il y eût été contraint. nous nous battrons les Russes 1 Trentième avec Savary. serais rapporté à son équité pour les conditions. lorsque je demandais que je ne croyais pas à ces dispositions.

par mont marécageux là que C'est victoire célébrer. Napoléon observait « Si je voulais l'empêcher de passer. où il s'était » Alors. de l'Empereur. retranché. nous nous mettrons n'oserait livrer Ainsi. bataille précide nos avant-postes venait d'éva- alors quatre-vingt-dix mille comptait tous hommes. Des hauteurs de Pratzen. c'est ici que je me placerais ordinaire si. vers Brünn. et que feraient-Hs vieux soldat le fusil entre ses passant près d'un qui. que par la lâcheté « Ces gens-là des Autrichiens. disait Napoléon. disaient ils. ont-ils possibilité Quels projets de la France si j'étais battu? » Et donc. n'y a plus qu'à nous avaler aussitôt de la conversation n'ira « Ces b. sont fous. en effet. jambes et bourrant sa pipe. aux abandonil s'éétangs de la et perdus sans pris en défaut. la prendre elle n'avait tant fait. l'avait prévu. bataille la retirant hauteurs. nant cette magnifique position tablit sur le plateau son centre Mœnitz. en le regardant: parlait. » Le « Oh vieux oh pendant là croient soldat qu'il qu'il se mit ça pas comme ça.1 r. l'ennemi prit l'offensive. '1 '1 61 n mais de la tourner etde question de battre l'armée française. de me demander d'évacuer sont dans l'iml'Italie. l'anniversaire d'Austerlitz couvert au sa droite des terrains Bosenitz. par sa retraite pitée. par une du couronnement à jamais . l'avait écouté il dit. au contraire.(180b) . 1 r EMPIRE. ainsi que Napoléon Tout arriva. lorsqu'ils de m'arracher Vienne. sur chassa et s'avança Vischau. ils sont ressource. alliée cuer. les alliés commencèrent le fatal mouveLe 1er décembre. sa gauche appuyée armée allait grande mémorable. fussent-ils mais je n'aurais qu'une ma droite en je resserre et que les Russes abandonnent ces au nombre de trois cent mille. que Napoléon persuadé devant et trompé d'ailleurs Brünn. L'armée Austerlitz que Soult répliqua-t-il. dijses mouvements sait-il. » en travers.

sous prétexte d'emmener les blessés. qui sont animés nation. . importe tant à l'honneur « Que. Du haut de son bivouac. ils défilèrent. « Les positions que nous occupons ma droite. en prolongeant de sa posine pas oser sortir notre droite. Ce sont les mêmes bataillons autrichienne et que depuis vous avez que vous avez battus à Hollabrünn. Je moi-même tous vos bataillons dirigerai je accoutuloin du feu. qui semblait tion. jour. on qui ne dé- de l'infanterie où il y va de l'honneur de toute la nation. française. ils me pour tourner pendant qu'ils marcheront présenteront « Soldats me tiendrai mée. qu'il faut vaincre ces stipendiés d'une si grande haine contre notre terre. qui leur paraissait française pât. vous car tout le flanc. constamment poursuivis jusqu'ici. et sont formidables. et que chacun soit bien pénétré de l'Anglecette pensée. votre empereur la victoire ne saurait verriez s exposer aux premiers coups dans cette journée surhésiter. (1805) ment rent armée arrivés en plein sur le plateau de Pratzen.62 RÉVOLUTION FRANÇAISE. si. de garnisse pas les rangs. par une marche de flanc. le désordre vous portez mais si la victoire ennemis. Napoléon vit avec une indisur le champ venir se placer lui-même cible joie l'ennemi «Cette armée est à moi » s'écriade bataille qu'il avait choisi du jour la proclamaet aussitôt il fit mettre à l'ordre t-il tion suivante « Soldats « L'armée l'armée russe se présente devant vous pour venger d'Ulm. avec votre bravoure et la confusion était dans les rangs un moment incertaine. et comme s'ils eussent ils l'abandonnècraint que cette leur échap- compromise.

Napoléon avait envoyé savoir d'où il provenait. acclamations tu au nom des pas besoin de t'exposer. ques nuit venue. -1notre et "1"1 nous campagne nos quartiers où nous seront d'hiver. ce qui se passait. Il faisait un beau clair de lune.a victoire Rnl" finira rons par alors reprendre les nouvelles EMPIRE. T\t'\t. en rentrant dans son bivouac.(1805) et « Ctiffa Cette 1:'1. et que nous t'amènerons et l'artillerie de l'armée russe pour célébrer l'anniversaire de ton »couronnement. armées qui se forment sera digne de mon voulut il fut visiter. sous une baraque profondément que les soldats repousser faite si bien qu'il fut obligé de le secouer n'auras Queltorches de et dormant lui pour avaient le réveiller. peuple. et. Apprenant Napoléon monta à cheval pour aller visiter les postes. je te promets. la plus belle soirée de ma vie 1 n un tiraillement s'était à l'extrême Cependant engagé droite. mais la nuit étant venue à s'obscurcir. « Voilà. lui dit un vieux soldat. fit appeler Soult. dit Napoléon. en un moment. la vaste plaine qu'elle fut illuminée et retentit d'unoccupait animes « Sire. à la pointe du jour. à combattre grenadiers que tu n'auras que des demain les drapeaux yeux.npour- joints et France de vous la paix que je ferai et de moi. » La secret. reconnaître les feux des bivouacs ennemis et voir le mouvement des Russes sur sa droite. de l'armée. toute la ligne suivit cet exemple. C'était l'avant-garde de la division Legrand que les Russes venaient en de informer du village de Sokolnitz. les Russes suspendirent leur marche ils se contentèrent à se déployer de manière de se grouper sur ce point. bientôt en 65 . le front soldats Napoléon de son armée et en allumé des ayant spontanément paille. à pied reconnu.tl"F. Savary vint Il le trouva couché sur la paille l'Empereur. rapidement .

et la cinquième. pour donner les derniers par divisions à sa droite. rayons du soleil elle s'élevait à peine à soixante toute l'armée prit les armes Un brouillard épais s'étant levé toutcinq mille hommes. l'armée ai surnommés le matin. il attendait.64 LI RÉVOLUTION 1 FRANÇAISE. entre Blazowitz commandée par le de la droite. des la marche et Krutz. mouvement la troisième en cinq colonnes. « Quand l'ennemi la seconde. aux premiers Ce jour là. 2 décembre. et l'avant-garde. en avant des hauteurs à marcher se disposait tantin. sur marchant la première sur Sokolet la quatrième de toute la cavalequi se composait nitz. achever à-coup. Napoléon en profita pour de la de la gauche à Lannes. eut ordre et de toute la cavaen tout hâte Davoust de se rendre au couvent nemie. pour protéger rie. ment. à ses légions.~ le lendemain. trefois l'aile gauche enpour envelopper Raygene tout son état-major Junot. L'avant-garde. dit-il au 57e qu'il le Terrible. roschau. è. et vingt en reserve. de du centre à Bernadotte. leur rappelant. colonnes de Dwasur les hauteurs de Bagration. avec Berthier. à Murat. s'avançait prince Conssous les ordres du grand-duc et la réserve. se trouvait de sa garde et des grenadiers. formée en colonnes et la cavalerie. ordres. des Russes se fût plus prononcée que l'attaque au madisait-il fait un faux mouvement. « Souveleurs exploits passés y a bien divisée des années je vous le front Il parcourut il parla à quelques César nez-vous. ses dispositions. (1805) Napoléon droite pour rentra fort tard non sans être inquiet sur sa n. bataillons ensuite de chaque régicomme auuns. la cavalerie d'Austerlitz pour soutenir toute de tous ses maréchaux. l'infanterie son armée. Napoléon. en mise alliée. le commandement Il donna droite lerie à Soult. Dès s'était Telnitz. voyait entouré Napoléon. .

et à gauche de Pratzen. sa droite. Colonel. et. Ses troupes s'avancent au pas mais après trois heures de combat. des deux empereurs quartier-général Russie cheval. assaillie par Murat et Lannes. artillerie. et d'Autriche. o C'était. 5 . voit Napoléon sur les hauteurs venait d'une du en arrière l'ennemi de quitter était position devait décider sa faute de charge. que son Kutusow occupation reconnaît droite. Soult. de sur Austerlitz. qu'il veloppés dans de lui. s'élance que toute avec l'armée les deux s'ébranle divisions aux cris de vive l'Empereur! Vandamme et Saint-Hilaire. que la gauche déjà débordée. instant. 63 réchal Soult l'interrompre. voulant rétablir Vainement la garde les communications russe à impériale du centre avec la gauche. importance sort de la bataille. V. il faut se garder de qui était auprès » Cependant. » le canon se fait entendre ennemie avait Tout-à-coup. Pendant ce gée dans les défilés de Sokolnitz temps. elles sont et mises en déroute. Cette pour nous tourner. régnait dans de Rovigo. Un grand silence la plaine « On n'eût jamais pensé. enfonçant de son aile gauche. à mesure que le soleil montait le brouillard se dissipait.(1805) EMPIRE. la gauche de l'ennemi était » Déjà toute était rejetée coupée. retentissait sur toute la épouvantable dit le trentième un véritable combulletin. une canonnade ligne. engagé entre Davoust « Soldats devant les rangs il faut s'écria-t-il. à l'horizon. culbuta un régiment elle fut écrasée français par une charge de la garde de Napoléon. bat de géants. et veut la réparer. dit le duc y avait autant de monde et de foudres à extrême ence petit espace. le combat et l'avant-garde russe. il va se placer sur les derrières et de Telnitz. Soult reste maître de leur le centre enneposition et de leur artillerie puis. engami. galopant finir cette campagne » Au même par un coup de tonnerre. culbutées telle.

derrière Russie se retirèrent la position qu'ils avaient occupée la veille. eut l'expression il faut citer du bulletin le 58s le ce jour valbubert officiel. mais je n'en ai vu aucune où la victoire ait été si disait-il. luiAlors le centre. le 40-. de position et de Davoust. le 36«. la victoire pressée ennemie par était décidée. » taquer1. mille Russes fà gauche mirent bas les armes de les attaques fuyait en désordre. A une heure Chassée Soult Huit s'étant de l'après-midi. décidée et les destinées Le lendemain. selon mémorable. « flrentl'impos43% le H'. couronna Telle fut cette immortelle journée.66 RÉVOLUTION FRANÇAISE. le de canin. qui commandait et la mena battant de la garde russe. que les soldats appeou la journée de l'Anlèrentla bataille des trois empereurs et à laquelle Napoléon donna le nom de bataille comme celle-ci batailles « J'ai livré trente d' Auslerlitz. sur réfugiés s'abîmèrent Mœnitz. niversaire. régiments qui. de en autant de flanc dans un mouvement russe. « Toute la journée fut une suite de manl'armée et qui coupèrent œuvres dont pas une ne manqua. 1 Mémoires Parmi sible » dans les du duc » si peu balancées*. de prix si vous êtes vaincus. soldats quatre leur dit-il d'une on me à la vie. attaqua s'avança. Le général se la cuisse emportée Si vous d'un coup présentèrent voix de tonnerre. l'enlever pour et serrez vos « Souvenez-vous rangs! de l'ordre revenez plus du jour! vainqueurs. il félicita l'armée sur lexhamp de bataille de Rovigo. je n'attache après la bataille. plus de vingt mille de les étangs la glace qui couvrait les dans l'eau. etc. ne dut son salut Constantin et le grand-duc qu'à la vitesse de son cheval. De pareils traits n'ont pas besoin de commentaires. surprise de têtes de colonnes pour l'atqu'on lui présenta tronçons Bernadotte. . (1805) étendards. Après avoir rassemblé les deux et de d'Autriche empereurs et l'armée française Austerlitz. l'enfonça l'infanterie une bonne lieue. » relèvera 17-. même tout fut enlevé. en position. débris de leur armée.

établis à ses frais. Il adopta leurs enfants. russe. plus de trente mille prisonniers sont le résultat de cette journée à jamais célèbre. Cette infanterie tant vantée et en nombre n'a pu résister à votre choc. supérieur. a été. cent vingt pièces de canon. vingt généraux. seraient fondus et serviraient à ériger sur la place Vendôme une colonne à la gloire de triomphale la grande armée. cette troisième coalition a été vaincue et dissoute. « Quarante les étendards de la garde impériale drapeaux.f1803) même EMPIRE. 67 « Soldats. et désormais vous n'avez plus de rivaux à redouter. leur dit-il. » En outre. russes et autrichiens que les canons de pris sur le champ bataille d'Austerlitz. et deux cents francs à celles des soldats. et leur permit de joindre à leurs noms de et de famille celui de baptême Il ordonna enfin Napoléon. . -. ordonna qu'ils seraient élevés et entretenus. en moins de quatre heures. par deux décrets datés du il camp d'Austerlitz. en deux mois. Ainsi. ou ou dispersée ce qui a coupée à votre feu s'est échappé noyé dans les lacs. de vous vous je suis content avez décoré vos aigles d'une immortelle Une armée gloire de cent mille hommes commandée de par les empereurs Russie et d'Autriche. et sous-lieutenants huit cents francs. accorda six mille francs de pension aux veuves des généraux tués à Austerlitz deux mille quatre cents francs à celles des colonels et des majors à celles des capitaines douze cents à celles des lieutenants francs.

de la Fox.Occupation des hostilités. et de la Hesse prussiennes. de la Saxe de Napoléon.. après Système Le de du Munich. du calendrier gréflefs de rEmpire. Napoléon prince Joie Eugène la paix. les armées Attitude Signal Sa suprématie Napoléon se rapproche Quatrième coalition. a cessé de ré1et Josolen- que la dynastie la aile du roi de Bavière. sépulture impériale. Panthéon rendu Réorde la presse et de la tribune. publics. f édératif Joseph Bonaparte. – Silence Améde l'Université impériale.Saint-Denis ganisation liorations. la paix de Presbourg. Haugwitz. Bonaparte. Il leur et assurât tint à ses d'Austerlitz. Confédération sur le continent. demande d'Autriche L'empereur assurer Ruse d'Alexandre pour Traité gner. retiré en dés- des garanties alliés. successeur du Rhin. (*805) CHAPITRE III.Napoléon et la Russie. Ils Napoléon entrée Hollande-Duchés.déclare avec à avec du Napoléon. – Rér. solutions en est proclamé protecteur.-Rétablissement grands de de l'église Restauration au culte catholique. APOLÉON I passer lui donnât penses bataille promis le Rhin avant avait à ses soldats d'avoir de ne point fait une paix qui des récomla Après parole. la Banque travaux au ministère. dans de Presbourg. générale. Son entrevue Mission sa retraite.Rupture téméraires par de la Prusse. séphine neIle l'Europe tif. et poursuivi par Mu- . de Pitt – Traité Prusse. l'ennemis'était ordre coupé de la route d'Olmutz. Mariage à Paris. publique décerne Le sénat à leur réformes. de Situation le titre de Grand.(ÎS RÉVOLUTION FRANÇAISE. roi de Louis roi de Naples. comte de Naples font leur de Armistice. Négociations Dispositions des pour la paix Puissances. Napoléon Ouverture du corps législaMort de Pitt. Mort de Fox. gorien. Création de France.la France du 20 juillet entre des négociations. retour.

» Ces deux les préliminaires ta que l'empereur sa paix séparée. ding. » lui dit-il en lui faisant les honneurs « Vgus tirez si bon de son bivouac. Après une reurs se séparèrent léon en le quittant. Dans où il s'était il avait été contraint cerné vu bientôt à Gœde se réfugier par l'armée victorieuse. « Elle est cernée. russe. d'Autriche de Napoléon avait pour cette position désespérée. désavouer les Anglais répétait-il. si Votre Majesté dre passer je laisserai promet qu'elle retournera en Russie. l'empereur envoyé le prince de Lichstenstein auprès lui demander une entrevue. disait-il. de Russie demandait d'un et armistice. répondit en souriant François II II ne craignit qu'elle doit vous plaire. Napoléon à ses avant-postes pour se rendre A son arrivée. . du matin. je désire faire une chose agréable me son armée. dans sa querelle la France à faire également entièrement les affaires intérêt. les deux empelui dit Napode ne plus me en s'embrassant. il fit faire des. 69 rat et Davoust. en envoyant conversation le monarque répliqua Vous pouvez d'ailleurs un de vos de deux officiers heures. Votre Majesté « Ainsi. cependant. à neuf heures litz. » C'est l'intention autrichien vous vers de Alexandre. d'Autriche parti de votre habitation.(1803) EMPIRE. l'assurer. feux et attendit qui ne tarda partit d'Austerprès de Scharwitz. ajouta-tà l'empereur Alexanil. « II n'y a raison » et il sollicita une dit Napoléon. le seul palais que j'habite depuis deux mois. l'empereur reçois dans « Je vous pas d'arriver. II ajouFrançois qu'il abandonnait de l'Angleterre. me promet je en con- avec l'Angleterre trêve pour l'armée l'empereur puis vous vaincre. et n'y prenait plus aucun a point de doute. » François pas de « Ce sont des marchands. princes convinrent de la paix furent signés. Le 4. ce prince. en feu le continent le commerce qui mettraient pour s'assurer du monde.

Je m'en avec vais de me mesurer eu la prétention je vois le feu. à minuit. Sire. me fait faire une faute. « Vous étiez tous Sire. Je le suis aussi. cet entretien. et lui fit connaître Et Savary l'objet de sa mission prince. inférieurs sur la prière demanda lui dit-il. sûr étiez la journée supérieurs Alexandre à moi. répliqua » Alexandre. » elle de la guerre donne l'Empereur. « Mais. j'y consens Sire. Déjà •Pendant du sur. 2. dé» Aussitôt. ma parole. quelques de au quartier-général le 5. du triste résultat de sa généros'il eût eu le pressentiment « Cet homme. puis-je me retirer Hé bien soit. mais comment prendre niez plus vite que vous n'êtes venu la route miliune autre règle pour se fixer. fait dire qu'il est content. Cela est vrai. et je tiendrai pêcha son aide-de-camp Russie. de l'empereur à Savary et cependant c'est des détails vous l'art Alexandre. Non. sitéenvers d'Allemagne l'empereur ma victoire. dit-il. que d'admettre 1 taire et la distance d'étape. il est bien votre maître exige donc que je m'en aille bien vite? pas que vous retourNon. venu J'étais donc dans ma capitale. bataille c'est la quarantième que fruit de quinze ans de gloire. les points d'attaque. guerre. pour savoir s'il adhérait Franlui répondit je vous le jure. çois II. car j'aurais pu suivre mais enfin russe et autrichienne toute l'armée et prendre » larmes de moins seront versées. pour la marche de chaque jour en mais. fait une troupe en marche. arriva Savary aul'armée russe. Davoust. il ne demande pressant. . répondit Savart.70 RÉVOLUTION FRANÇAIS19t'~J'–T7~ (1805) faire la guerre. ft fut introduit par le prince Czartorinski ce cc De quoi s'agit-il ? » lui demanda près d'Alexandre. Je n'ai jamais 11 m'a au secours de l'empereur d'Allemagne. fois que c'est la première Pour homme de moi. c'est un grand lui. « sortit des États autrile désir de l'empereur que son armée la et par la route militaire chiens dans le plus bref délai que en faisant chaque jour le chemin ordinaire plus courte. votre pasûreté ? Quelle garantie faut-il pour cela? » Je vous la donne role. Napoléon de de l'empereur auprès Savary et comme à la capitulation.

tous les prisonniers de sa garde. qu'il se défendit d'avoir pris part à la capitulation qui le sauvait avec « comme son armée si les Français dit Napoléon n'avaient pas dans leurs mains son propre écrit par lequel il priait le maréchal Davoust qui avait la marche de son corps suspendre avait négociation pour une capitulation1. De son côté. en conséquence Signé: Alexandre. avaient pris les armes. pêcha en même temps un courrier marche des Prussiens qui. quand Savary de la part de Napoléon. ayeo mission d'obtenir satisfaction pour la violation du territoire mais d'Anspach par Bernadotte M. son audience. un armistice fier plus de braves gens. d6 attendu qu'il y » Alexandre dépour presser de Potsdam. » C'était lui faire voir des intentions Il lui parla Il est écrit le général dont la for- pas dupe Totd près dé loi. « Voilà. tune un compliment répliqua l'Empereur. n partie. le roi de Prusse avait envoyé à Napoléon le comte de Haugwitz. Napoléon voulant lui donner une nouvelle lui renpreuve de sa générosité. . à Berlin. Celle-ci se mit en marche sur trois colonnes et se dirigea sur la Pologne. par journées d'étape. que en conférence. sous prétexte qu'il 71 y avait lui ap- négociation pour une capitulation. passer l'armée russe. coupé d'armée sa retraite. Napoléon avait ajourné le comte vint le féliciter de sa victoire Après la bataille. Merfeld à faire et dé 4 décembre. Alexandre partit pour Saint-Pétersbourg. cebHlet. « J'autorise les qu'il deux on lesquelles du passage de l'armée dans et porte connaître France «t qu'il la date au sont est en du ce général qu'il n'était l'avait envoyé russe à Var(Davoust). l'ordre de laisser porta. inutile de sacri- au crayon. de Haugwitz n'étant arrivé à Brünn que la veille de la bataille d'Austerlitz. français moment empereurs d'AUettiagnè dans cette y a. son mouvement.(1805) avait suspendu EMPIRE. a changé l'adresse. voya sans échange A peine Alexandre eut-il assuré sa retraite. la depuis le traité du 3 novembre.

« Monsieur. Il assembla de l'Ansans la ratification le Hanôvre voulait pas accepter et il fut conla sltuation était pressante. ennemis pare de vous je préfère des pour traiter toutes Si vos pouvoirs ne sont pas assez étendus moi je vais marcher en règle. ou je me sési vous restez avec moi. livrer bataille. Pendant Napoléon de la Presbourg pour le lieu des négociations ^t choisi . je ne m'y oppose pas. je veux de la sincérité. avec moi ? Il serait plus honorable celle de votre maître fait la guerre. est-ce une conduite que ajouta-il. Si vous pas possible mais voulez aller vers ces messieurs.72 RÉVOLUTION FRANÇAISE. il faut opter entre eux et moi. (1803) sovie et de son arrivée il lui demanda était en Hanovre. de Haugwitz n'eût reçu mission que de déclala Russie. communiquant corps russe qui par la Prusse avec la grande franche. » sur mes ennemis. venu qu'on le ferait occuper il à Vienne était retourné ce temps. quoique vous pour lui de m'avoir loyalement vous eussiez au moins servi n'ayez aucun motif pour cela. comme dépôt jusqu'à la paix. partout où ils se trouvent. ce que à Breslau. à son envoyé son mécontentehautement sides. mettez-vous ces questions-là. Cependant gleterre. qui venait d'adhérer un traité de suben signant avec l'Angleterre à la coalition. à la ratification mais ce prince. ment de ce qu'il avait fait. M. témoigna on ne son conseil.Dans la France son mardu Hanôvre etcédaità lapossession ce traité De retour à Berlin. signifiait où elle était cet autre encore enfin. Bien que M. parce que j'y aurais regardé Vous voulez être les alliés de tout le monde. francs à de faux amis. de Haugwitz présenta du roi graviat. armée. la Prusse acpar le roi de Prusse. à deux fois avant de vos alliés. il prit cepenrer l'alliance de son gouvernement avec se flattait dant surlui de conclureavec Napoléon un traitéqu'il cela n'est de faire ratifier ceptait ce traité.

dans ces deux et le monde d'honneur. et j'éprouve la nous célébrerons les plus tendres d'avance émotions mémoire de ceux au champ imiter leur qui. stipulations commencé l'abaissement de l'Autriche. Napoléon « Je vais. et après nous le bonheur de notre patrie et les du premier fête aux pre- que je vous verrai tous. et le prince reconnus Bavière et de Wurtemberg de Bade comme grand-duc. Le 29 décembre. par celui deLunéville. reconnues de la Républiet l'indépentelles furent les partage dit de ce traité.(1805) EMPIRE. avec vous vos périls et vos fatigues je empereur partager de la grandeur veux aussi que vous veniez le voir entouré et de la splendeur qui appartiennent Je donnerai peuple de l'univers. avant six mois. de la Souabe entre le duc des possessions les électeurs de de Bade. nous verra plus sont morts tous prêts à que nous n'a^ encore . elle fut signée par les plénipotenpaix et le général le prince de Lichstenstein tiaires Talleyrand réunion des États Vénitiens. dans ma capitale. partir pour me et des accordé de l'avancement à ceux qui se sont le plus distingués je vous récompenses Vous avez vu votre tiendrai tout ce que je vous ai promis. qui « compléta. Giulay. miers jours de mai à Paris irons où nous rappelleront intérêts de notre l'idée gloire. Cession par l'Autriche reconnu comme de ces États au royaume d'Italie Napoléon roi d'Italie. de Wurtemberg et le margrave comme rois. J'ai à son armée la conannonça leur disait-il. 73 le 26 décembre. exemple et à faire campagnes. clusion rendre de la paix. le Burgaw. sourit à mon cœur. rangés autour de mon palais. que helvétique régie par batave dance de la république principales l'indépendance l'acte de médiation. par le traité Mignet. « Soldats au souverain une grande vous y serez tous. Bavière. » continué de Campo-Formio. le Tyrol cédés à la et le Vorarlberg.

et qu'il l'appelait aux fêtes et Joséphine présidaient que Napoléon les grands corps de ce mariage qui eurent lieu à l'occasion à célébrer dignede l'État et la ville de Paris se disposaient Pendant ment leur retour. ce jeune au sénat qu'il venait d'adopter également à régner après lui sur pour son fils. il fille du roi de Bavière avec la princesse Augusta. et lui présenterait du peuple franet de l'amour de la reconnaissance tion. de Naples que la dynastie d'exéle général Saint-Cyr et se rendit à Munich. et l'Impératrice le plus grand firent enthoule On décerna à Napoléon . s'il le faut. contre ceux de Schœnbrunn était arrivée depuis quinze Joséphine au sénat pour lui écrivit de cette capitale jours. qui voudraient attaquer séduire par l'or cornotre honneur. Le 26 janvier 1806. et chargea cuter ce décret. etc. Napoléon apprit qu'au mepris d'un traité conclu deux mois ses ports Naples venait d'ouvrir à son armée Aussitôt il annonça avait cessé de régner. Cela fait. l'Empereur dans Paris leur entrée solennelle siasme m éclata sur leur passage. par son ordre. (18M) vons fait. Napoléon et du mariage du prince faire part du traité de Presbourg Eugène apprit prince l'Italie. avait décrété triomphal serait consacré à Napo- Déjà le sénat 1° Qu'un léon monument de Sa Majesté imen corps au-devant 2° Qu'il se rendrait de l'admiralhommage périale et royale. il partit où.74 RÉVOLUTION FRANÇAISE. çais. ou qui se laisseraient » du continent. la cour de auparavant. à vingt mille Anglo-Russes. des éternels ennemis rupteur Sur le point de quitter Vienne.

l'honneur de ses armes pour échapper à une perte certaine. et l'Angleterre. disait-elle. Napoléon « Depuis ouvrit votre arrivés. coalisée avec législative. La maison de Naples a perdu sa retour. grande Mes ar- prême. A la nouvelle du traité de Presbourg. 78 furent avait déjà reçue. déjà troublée son triomphe de Trafalgar d'Austerlitz. sanction à Austerlitz. de son armée lui ai accordée. . triche. qu'au bienfait de la capitulation Maître de renverser le trône impérial La conduite du cabinet de Vienne je l'ai raffermi. et les constitutions La Russie qui en gouverne doit le retour des que je d'Au- session. de vaincre que lorsque je leur ai ordonné combattre. en expiahostile. pleurait Pitt avait vu tous ses efforts -perdus. venait que l'Empire de s'ajouter à Austerlitz celle de la victoire. la coalition L'Autriche se plaignit tout bas d'une paix « extorarmée. la Russie gardait une attitude la Prusse. aux suspendus A la double titre EMPIRE. comme chef suEmpire. était il était mort en s'écriant après « 0 la la situation de l'Europe le 2 mars dernière s'est la session partie de l'Europe mées n'ont cessé de ne plus couronne sans fait partie l'Angleterre. mais non désfois. Battue pour la troisième se retira humiliée. nent les différentes débris du grand les souverains parties. et croyant les derniers jours de l'Angleterre mon pays » Telle paix de Presbourg. par la violence. La presqu'île de l'Italie tout entière J'ai garanti. tion de ses perfidies.(1806) de grand. D'ailprotestations qui m'ont été faites par son souverain. par le contre-coup sur sa tombe. sera telle que la postérité ne me reprochera pas d'avoir J'ai ajouté une entière confiance aux manqué de prévoyance. se voyait condamnée à subir l'alliance dans mort. Pitt était française. la plus dit-il. » Après avoir compromis quée. et les drapeaux conquis voûtes de Notre-Dame.

et. « Prince. dit-il à la députation confier officielle. victoires française il le donna à son frère Jode Naples. que indépendance Depuis. sous le nous l'avons dit. Je serai toujours rai jamais le moment. pour bases les stipulations prenant Nade ses ennemis. ses libertés. d'obéir. régnez sur ces peuples vers son frère leur pères n'acquirent de la France. résolut de le changer II n'avait que trop appris à à qui le joug de Philippe nation. ? durée. sa suprématie à étendre de venait l'armée non interrompues. se tournant même douteuse. voulant déjouer les projets Napoléon la République batave: et des Anglais sur des orangistes cette Vainement en royaume. connaissant d'une longue poléon vit bien que cette paix ne serait pas il s'attacha l'action de la coalition. elle le trouva invariable. seph de l'Empire celle de grand-électeur il joignit à sa dignité Ainsi que et le retint ainsi 'dans sa dépendance. ce pays. Napoléon éleva au trône de Hollande charson frère Louis. des sentiments nom de grand-pensionnaire. le royaume conquérir mais en le reconnaissant pour roi des Deux-Siciles. lui dit-il. (1806) leurs.76 MfiVOLUTTONFRANÇAISE. contrainte léon ses répugnances elle se résigna. Schimmelpenninck gouvernait. « Je ne pouvais. je n'en retardedésire la paix avec l'Angleterre. d'une main infidèle. la haine implacable Mais. prêt à la conclure en » du traité d'Amiens. cours constants leurs de l'Angleterre son existence. je ne pouvais gée d'en faire la demande du nord à la garde ma frontière les places fortes qui couvrent » Puis. la Hollande par les sefut l'alliée ne dépendent des cours étrangères. les hautes destinées de ma couronne et des dispositions de mon côté. français. et pour entraver Par une suite de sur le continent. pas Je elle dut encore à la France elle fut conquise Qu'elle vous doive donc des rois qui protègent mais ne cessez jamais ses lois et sa religion . à Napomanifesta le gouvernement détester monarchique.

a-t-il dit à Saint-Hélène. Conégliano. lande devait faire partie du grand Empire. et à ses ministres. Piombino. Trévise. D'autres actes non moins aristocratiques se succédèrent il abolit la taxe somptuaire sur les chevaux. disait-il dans son message du 30 mars au sénat. la souveraineté des grands-duchés de Berg et de Clèves qu'il s'était fait céder par la Bavière et par la Prusse. la HolFrançais. Napoléon. à de Lucques et de déjà dotée des principautés celle de Massa-Carrara à son beau-frère Murat héréditaire la seconde. le Frioul. restitua le Pangrégorien. Pauline Borghèse. Après avoir. 77 d'être » Ainsi que le royaume de Naples. Quels appuis plus naturels pour moi que mes proches (4) » II en outre. théon au culte catholique. l'ordre social et le trône par la grande pensée de consolider et la base. investit. en duchés. plus tard à ses généraux C'est ainsi de Naples et qu'il donna semblait s'efforcer que Napoléon chaque jour de fermer les voies de la révolution à laquelle il s'était substitué. » érigea la Dalmatie. Rovigo.(1806) empire. et l'impôt sur le . et créa six autres fiefs dans le royaume trois dans les duchés de Parme et de Plaisance. Après s'être créé ainsi deux grands feudataires. Padoue. « Je sentais mon isolement. et fit préparer dans les tombeaux de Saint-Denis une place pour sa dynastie. Vicence. grands fiefs de l'Empire. Bellune. Bassano. Feltre. et créa à ses trois sœurs. je jetais de tous côtés des ancres de salut au fond de la mer. les équipages. Berthier de la principauté de Neufchàtel. et Bernadotte de celles de Bénévent et de PonteTalleyrand Corvo. en commençant la restauration des priet territoriaux. semé le germe d'un système vilèges princiers il rétablit le calendrier féodal. Élisa rains Bacciochi il donna et Caroline Murat des établissements souveà la première la principauté de Guastalla. l'Isqui en était le fondement trie. Cadore. « guidé.

On et de Nantes Sedan. comme les parlements au silence. sur le d'autres on en établissait Cher. qu'il savait couvrir sous l'ancien des Ainsi. En même et les ouvriers. à à la Hogue. d'Alexandrie nouvelles s'ouà Monjoie des communications la-Chapelle et sur l'Isère. il réorganisa des ponts-et-chaussées. le canal · d'embranchement ou étaient commencés autres quelques de à Aigues-Mortes de Beaucaire ceux de Saint-Valery à Brest. condamnaient tribune n'osaient n'était plus qu'un corps chargé d'enrégime. De grands canaux étaient en exécution gnant le Rhin d'Arles et les canaux celui de Saint-Quentin. les droits soumit sur le sucre et les octrois furent augmentés il le palais impérial à un règlement digne de d'étiquette tout ce que la la cour de Louis XIV. de Caen à Honfleur. vivement et le sénat. de la Belgique tels que tracés. de la d'éducation des maisons pour les filles des membres des conseils de prud'hommes pour régler Légion-d'Honneur. le canal au Rhône. Napoléon joile canar de Bourgogne. registrer du gouvernement la grandeur Telle était cependant impéson despotisme par la gloire. les rescrits impériaux. de grands travaux s'opéraient sur tous les points de l'Empire.78 RÉVOLUTION FRANÇAISE. entre les fabricants les différends temps. réformes améliorations. . on jetait des ponts sur la Durance vraient. d'Ajaccio d'Aixde Paris à Mayence à Savonne. par rial. de Niort à La Rochelle voulait faire « quelque embellissait dont Napoléon Paris. sur le Rhin. sur la Meuse. sur la Loire et sur la Saône. révolution si contre des actes qui blessaient protester les des lois oppressives les sentiments nationaux. et d'immenses importantes il créa l'Université la Banque de France. Ni la presse. De Valogne Bastia. le corps des ingénieurs impériale. & (1806) 1 sel. et l'on vit reparaître ni la avait voulu effacer à jamais.

et comprît que son intérêt était dans notre alliance. se tourna au nom de l'amitié qui Naen Bavière et la Prusse. officiellement la guerre. timent de sa duplicité.(1806) EMPIRE. le comte des humiliations de ce qu'elle elle rompit ouvertement pensation perdait. autre côté. sa cause le roi de Suède. malheurs qui vers la Russie les unissait. de colossal. et remplacé chef du parti français. lui qui. allaient fondre et conjura de l'arracher le roi de Prusse sur les pressentant sa monarchie. osa l'accuser de n'avoir « pas été insensible à la pluie d'or. avec l'Angleterre. Napoléon. 79 chose de fabuleux. prolongea politique cent soixante mille hommes restèrent en magne campés Souabe. Dans cet état de choses. Après la Prusse prit enfin possession du Hanôvre. Alexandre. à ses périls en concluant avec léon une paix prompte et séparée. et sur les bords de l'Inn. Ce prince. écrivit à Frédéric-Guillaume reau tant que qu'il ne remettrait pas l'épée la Prusse n'aurait pas rouvert dans le fourau ses ports ne se fiant point à ces preNapoléon mières avances de la Prusse dont il connaissait trop bien la le séjour de son armée en Allemobile. nos jours. de Hardemberg des conseils de Haugwitz. » en se vendant aux Anglais. était hostile à la France. en effet. et fit entrer dans déclara. et prêts à marcher menaçant sur Vienne l'Auet sur pavillon D'un anglais. d'inconnu jusou'à le cabinet de Berlin continuait à subir le chàCependant. pour le perdre. avoir donné un Après libre cours à son humeur la France. » disait-il. Le premier M. triche Berlin. soit qu'elle soit qu'elle du roi de Prusse. d'un tel changement. surprise le 4 juin. fut écarté M. sans nombre. contre chagrine . berg. trouvât dans l'acquisition de l'électorat une compar M. de Hardemministre.

songea changeant sérieusement de langage tout-à-coup à renouer avec Napoléon à une et d'attitude. peutdu continent. elle lui avait donné la dostérile pour la Grande-Bretagne commerciale la suprématie les mers. Tout semblait mort de Pitt. la paix comme le but glorieux il devait rechercher la tente de son trône. sur toute mination des denrées du commerce le monopole sur tous les marchés. Ce- les uns la voulaient laient la comédie . ou ébranlées renversées plus salutaires de la à la politique enchainées la Hollande. pacification s'était conle parti de la guerre en Angleterre il n'y avait pas Dans le Parlement affaibli. les wighs et les torys sincère que recommencer » Il y eut alors rapprochement mais en votant pour la paix ne voules autres et durable.gQ RÉVOUJTION FRANÇAISE. même des vœux pour la paix qui fissent tourner de Pitt on la desirait aussi. la Russie vaincue et humiliée. du traité d'Amiens. Chef d'un grand peuple civilisé. misères et de l'Europe mais c'était bien mériter être irréparable sérieux pour y mettre de l'humanité que de tenter un effort d'une un terme. Le mal était grand. L'équilibre la Suisse l'Italie. n'avait pas été la guerre de l'opposition. le plus ambitieux du peuple sasier l'orgueil acheté de avait-elle Mais à quel prix la Grande-Bretagne les les barrières tels succès? rompu partout. sidérablement que les wighs parmi les disciples disaient les chefs A la générale. France tel était le doulouaffaiblie. la Prusse subjuguée. l'Espagne. immense. reux tableau qu'étalaient. de la terre. des relations pacifiques. fondateur de passer sa vie sous Napoléon ne pouvait désirer dynastie. (1806) Alexandre. et son titre le plus la garantie de ses travaux. coloniales Il y avait là de quoi rasl'Europe. « Sans doute. considérablement l'Autriche les aux yeux du peuple anglais. dans toute sûr à l'amour entre des Français.

de total dans la politique s'ouvrirent des négociations demanda mais l'Angleterre que la son alliée. entre cette le à l'une l'autre conjointement avec la Russie séparément ? Non. » mutuelles les instances de l'Angleterre de la Prusse et directement des vœux se sépara de son alliée. de Venise. Sa sage un momentané entre les deux de fusion. au contraire s'éLa Russie. et demanda avec la France. écrivait Fox. ses faveurs avait donné. à l'autre avait Si l'une la suprématie sur vaincu à Austerlitz. comme tout devait pour Napoléon. opposition son amitié à la tête duquel au système de son partis. la moitié à Trafalgar. entre les deux Russie traiter traitions « intervînt changement en effet.(1806) EMPIPE. « Veut-on. 81 pendant. aux extrême à ne se présenter sur son heureuse alliée. de la Dalmatie et de Naples et aux toutes ses acquisitions dans l'Inde pouvait opposer Antilles. ? Oui. avait vaincu mers. Aux conquêtes de Gènes du l'Angleterre Tyrol. de signer une paix honorable. fut placé rival. son noble caractère. Si elle traitait sous séparément il lui serait avait donc impossible un intérêt échec. Elle négociations qu'appuyée Telles étaient les dispositions et de la Russie. sortit un l'illustre de cet accord ministère Fox. Bientôt. Que la Grande-Bretagne son côté le prince Czartorinski. cabinets. à traiter taisaient V. à la rigueur on le concevait. faire présager l'Angleterre. la Russie sur de l'Autriche. avait réparti La fortune également et la France elle leur puissance des sceptre du continent. Ainsi toutes les cours la paix aux cris de guerre 6 pour dont . vaincue du champ de bataille sa considéraune profonde le coup d'un attel tion et militaire en avait reçu politique teinte. de leur fortune militaire devait se reproL'égalité duire tait dans retirée les négociations. Veut-on que nous » disait de fit une paix séparée. Bientôt.

. se donner le temps de former une nouvelle coalition. ses ennemis. en effet. pouvoir l'Autriche en aspirait soit par à l'indépendance. tous les princes de l'empire « demandaient à s'allier à elle par un lien fédéla France. rité sur la confédération. (1806) elles retentissaient paroles étaient secret. dans toutes ses la compromettant avait perdu son prestige et son autoVainement elle voulut ressaisir sa achela guerre de 1805 et le traité de Presbourg suprématie de son impuissance et du changede la convaincre vèrent ment total qui s'était opéré dans les esprits en Allemagne. depuis soit par ses défaites. dont sous le nom d'Étals confédérés de Bade et de Berg. pour dans succédé deà trop exagérées Habitué à lire tromper Napoléon les plus cachés les desseins pacifiques sur leur but de de si nomlui pardonner qui ne pouvaient tant d'accord breuses défaites. vir à miner et à détruire Déjà brisée dans son unité par les guerres de la réforme. proclamé Une diète siégeant de toute puissance étrangère. Peu à peu. l'abus qu'elle avait querelles. treize princes de Bavière un traité souverains fut signé dont les principaux les grands-ducs et le landgrave pétuité de l'empire confédération Napoléon pendants fut à perse séparèrent s'unirent entre eux par une germanique. de il résolut vers l'empire germanique jetant ses regards se placer dans une position telle que la paix ne pût leur sersa puissance. l'électeur de Ratisbonne et se déclarèrent indéprotecteur. » Par des vengeances de l'Autriche. de Hesse-Darmstadt. l'Allemagne. et de Wurtemberg. du Rhin. par lequel étaient les rois négociations. il y a si peu de temps.82 RÉVOLUTION FRANÇAISE. ratif qui les affranchît suite d'actives et secrètes le 12 juillet. avaient Mais ces démonstrations de conciliation. il vit bien qu'ils ne mettaient et sa vigilance la paix que pour endormir à lui demander Alors. voisins de Depuis lors. fait de son longtemps.

réduit au titre d'empereur héréditaire il régna sous le nom de d'Autriche. et. et il disposait. et seigneurs de princes qui prétendaient ne relever que des empereurs. fut tout-puissant Napoléon sur le continent. François II renonça formellement à son titre et de roi des Rod'empereur d'Allemagne il déclara mains dissous les liens qui l'avaient attaché à délia les électeurs. jouissaient de grands et nombreux privilèges. l'avantage cette confédération favorisa les intérêts de soit l'Allemagne. ils s'obligèrent à fournir soixante-trois mille hommes et la France deux cent mille (5). n'avait osé concevoir. dit Mignet. et. que nul souverain. en Allemagne. avant lui. Francfort. de la France. Ceux-ci s'enen gagèrent. François 1er. les confédérés notifièrent à la<liètede Ratisbonne leur séparation du corps germanique. après mille ans de durée. Ainsi finit. Après ce grand acte politique. de et de la HolNaples lande par ses deux frères. de la Suède par le traité de médiation. d'administration et d'impôt. l'empire établi par Bien que formée à Charlemagne. pour l'Autriche qu'à se résigner. Après le coup il n'y avait plus d'Austerlitz. et États princes lui. en y introduisant un régime uniforme de législation. dans ce cas. soit en portant le dernier coup à la noblesse c'est-à-dire à cette foule de équestre. la présidence du prince de Ratisbonne. comme empereur et roi. en cette qualité. « Maître absolu de la France et de l'Italie. outre. sous 1 '1 83 VJ . devait régler Le 1er août. et. de et dela confédération Wurtemberg contre l'Autriche duRhin.BS. des rois de Bavière. Par un acte du 6 août. germaniqne devoir envers l'empire de leur ~e. les intérêts des États confédérés. à faire cause commune avec la France dans toute guerre continentale.(18°6) a à EMP. il l'était encore de l'Espagne par la subordination de cette cour.

dans la pensée de Napoléon. quand elles apprirent et leur dépit furent extrêmes. qu'il aurait voulu fonder de former une Il lui fit proposer la durée. signa. dérateur à il se condamna et sa vie dans les conquêtes. trefois. dont rien ne surtout. car c'est sur son alliance. signé sans clause de réserve. auavaient fait place aux nobles passions qui la dirigeaient du Rhin. leur surprise son avait déterminé la qui Toutefois pensée que croyant la libéétait. qui devait finir par la dépendance tinent ou par sa propre ruine. de la France et le motenant la liberté.g4 b4 RÉVOLUTION nn"v~A" FRANÇAISE. toute coalition la grande de cette pensée Berlin n'était pas à la hauteur de sa ne respirait ame de Frédéric plus dans les conseils foi maladroite. se faire le protecteur sa gloire dans la Mais. Ainsi constituée. l'envoyé de paix entre la France et la Russie. ayant cherché de l'Europe. lui garantissait ou de ceux qui des États du nord de l'Allemagne. M. fédération et de faire à l'empire encore germanique. Paris. plus de motifs pour n'ayant Napoléon. par là. A la nouvelle du traité de la confédération . après la paix d'Amiens. le désir de hâter maître à négocier et l'Autriche. assurer la paix tions devaient avoir lieu le 15 août. (1806) en mainpu. et la Prusse. eût la Prusse. domination du conune longue lutte. » la Russie avaient envoyé chaet 1 Angleterre Cependant. cette paix. Pierre d'Oubrill. et de dégager la Prusse ration de l'Allemagne à le 20 juillet. avant tout. appartenaient entrer la couronne impériale dans la maison de Brandebourg. semblait medu continent. des préliminaires et dont les ratificaCe traité. politique. une mauvaise Une haine aveugle. russe. revint nacer la Prusse. rendu. avec la cune un plénipotentiaire chargé de négocier la paix le traité de la confédéFrance mais. à elle. ration du Rhin. Il aurait et eût du nord et du midi de 1 Europe été le contre-poids Mais la cour de impossible.

Napoléon Dans en vain cessé. avaient voulu nous tromper en se faisant Napoléon ne douta plus du concert taitentre ces deux puissances. sacrifié l'Autriche lumer eut l'infamie de lui c'était an tour de la Prusse. déjà mis trois fois le feu au continent. secrètes des sociétés rection mande dra-t-elle l'Italie?. et de se porter sur les frontières de la Prusse et de la Saxe. par ses agents. et. l'intervalle l'inimitié avait qui divisait les deux cabinets cernée le grand-duché de Berg et la sur toutes les parties de sa fron- espérances il ordonna Prusse. prêcha l'insur- d'attitude à Bernadotte de s'emparer changea de Nuremberg. de Haugwitz des notre ambassadeur avait demandé il n'avait reçu que sur ce brusque changement. solution de l'empire l'Autriche contre elle EMPIRE. à sa politique: elle avait. et même l'assassinat. génie de toutes les coalitions contre la France. sur la la Suisse et A sa voix. à la tyrannie germanique 85 elle gémit sur la diset sur l'abaissement de des libelles fit répandre. tout-à-coup à M. s'écriait le publiciste Gentz. En même temps il fit avancer des forces nombreuses Prusse tière sur l'Ens et dans fut bientôt occidentale. la domination de la France en Allemagne. le Hanôvre de lui arracher pour que nous méditions Après avoir elle résolut de le ralune guerre secret qui exis- . Trompé où l'on s'y formèrent. Il était évident que l'Angleterre des réponses de Londres et de Berlin Prusse simulée. ses il attendit les évènements. On en appela à la patrie alle« L'Allemagne. Ils ne tardèrent pas à justifier le mauvais Il était réservé à l'Angleterre d'être prévisions. explications et la évasives. se plaçant sur la défensive.(1806) elle cria à la trahison. devience que sont » dans ses devenues la Hollande. L'Angleterre livrer révéler le secret et de lui de ses négociations avec la France. en 1805.

toute-puissante aux affaires. des camps. berg. » disait le premier M. qu'elle était appelée d'Ulm et d'Austerlitz. les réunions naissance. thousiaste prussienne ger la honte abaissé était tant saisie. elle prenait une part forme du régiment qu'elle au milieu et leur blesse. de voler aux armes. Tous de la garde. . duc de Brunswick. des officiers Dans à sauver que le génie dans l'armée à venl'Europe celui qui avait à humilier dont elle le délire d'orgueil par leur appartenant insolemment vinrent de l'hôtel du ministre que son âge et ses mais qui ambitionnait pour ne pas rester en les rues. (1806) il y eut en à S. M. Rien que la guerre Prusse une explosion la ratide venger cet affront. revers aux plus leurs épées sur les marches Le vieux dû rendre en chef. On s'exaltait des jeunes officiers. Vêtue de l'unitrès-active commandait électrisant elle se transportait les troupes par sa présence. roi On se croyait comme si on eût oublié française jouait avec la révolution « C'est un feu de paille que nous éteindrons quand Valmy. La cour. britannique. aiguiser de France. de couronnes. la force invincible résidaient de la guerre. plus sage. les plus la notémé- le feu qui l'animait. n'était de fureur.86 RÉVOLUTION FRANÇAISE. communiquant aux résolutions 1 armée. ministre. belle et hardie. des levées extraordinaires se mirent en toutes les forces de la monarchie prussienne mouvement. à l'envi. sur l'esprit du roi. Bientôt le restituer de l'armée pour la mobilisation et eurent lieu dans les provinces. Lefebvre. poussaient on encore au temps du grand. On parla d'empêcher capable fication du traité du 20 juillet. raires. auraient le commandement arrière du mouvement. A cette nouvelle. au langage en« Il semblait. de Hardemnous voudrons. A la tête du parti de la guerre était la reine. hautes familles. s'évertuait les jours. des ordres furent donnés Jeune. dit M.

» la Prusse. à la tête d'une armée nombreuse et choisie. qu'il sur le leur. Là. « Si la Prusse de cette était dés- de paix. disait-il consent à faire rentrer et annonça d'eux. ses cantonnements de la Westphalie autre côté. la Thuringe. et donna en même temps à ses troupes de se l'ordre mettre sur le grand pied de guerre. comme à Berlin ses intrigues eurent un plein succès. Après avoir armé l'Angleterre s'agita auprès de la Russie pour l'empêcher de ratifier le traité du 20 juillet. d'hymnes patriotiques et de chants de guerre1. prêt il alla au-devant à régler ses mouvements à l'ambassadeur arme. 87 les théâtres. eut ordre Cabinets de proposer pendant au gouvernement le Consulat et l'Empire. Talleyrand 1 Histoire des ses troupes dans aussitôt les miennes D'un si elle puissance. et qu'il mettait de suite à sa disposition soixante-dix » De son côté. M. u.(1806) EMPIRE. de l'Europe . il notifia à la France son refus de ratifier le traité. Dans cette circonstance. faire retomNapoléon n'avait qu'un but ber l'odieux de cette guerre sur ses ennemis et se reposer ensuite sur son épée du soin d'y mettre fin. ordonna à tous les grand coup avant l'arrivée de se rassembler sur les corps de son armée d'Allemagne frontières de la Saxe et de de l'intérieur disponibles une levée de cent décréter Ainsi. de désavouer son envoyé. en effet. ayant outre-passé Le 15 août. en personne que « l'ami marcherait au secours de son ami. voulant frapper un des Russes. L'empereur Alexandre ne tarda pas. mille hommes. Napoléon. et de s'avancer à marches forcées sur la frontière Puis il écrivit à prussienne. de anglais t. comme ses pouvoirs. Frédéric-Guillaume la Prusse avait jeté le gant du combat la France devait le révéler. je rappellerai et des frontières de la Hollande. de se diriger mille hommes. retentissaient publiques. à toutes sur les forces et fit le Rhin.

si on affecte la suprématie exagéré impérieux. » Napoléon. la Russie de l'Angleterre. c'est-à-dire par les partisans par les disciples même les conne furent jeu. les premières pierres du temple à l'édifice donné il aurait avaient pu être exaucés. reposées pour toutombe de cet illustre citoyen s'y seraient cet évènement à Saint-Hélène. appelait jours. aux obsessions de la reine. et nous en effet. le roi de Prusse Cette armée. et avait suprême. Bientôt plus qu'un guerre. une des fatalités en parlant de Fox. dit le Fox mourut. (1806) que les négociations écrivit ce ministre. et si ses de la paix Times. Mais. la cause des peuples l'eût emdisait-il aurions fixé un nouvel ordre de choses en Euporté. si on se montre égales et modérées. et la paix est faite. et des princes à ses avait ordonné la loi ni à l'Angleelle ne veut la recevoir ni de soient Que les conditions de l'armée. et le peuple français ne t on veut dicter la paix l'Empereur en euxConfiants relèveront pas même ces propositions. dirigées rope. vœux et la que la mémoire une telle force et une telle solidité. Sur ces entrefaites. ni à la Russie ni reprissent ne prétend mais leur dicter cours. forte de mouvement. terre. à ses enmêmes. si. les négociations. de vivre. « La France. « S'il eût continué de sa carrière. cent quatre-vingt Le de Rosbach. . férences Cédant des chefs furent enfin rompues. et pleine encore du souvenir noble ardeur. » Dès ce moment. ils diront ce qu'un ancien peuple répondit venez les prendre nos armes 1 » « Vous demandez nemis « II avait posé. de la de Pitt. troupes de se mettre en de la plus était animée mille hommes. roi s'en était réservé le commandement en comme général duc de Bunswick fait choix du vieux 1 Note du 18 septembre 1806. enfin.88 RÉVOLUTION FRANÇAISE.

(1806)

EMPIRE.

89

chef.

C'était

ce même et si ridicule

prince par

si fameux

en 1792, s'était rendu qui son manifeste et sa retraite en

Champagne. Le 21 septembre,

sa capitale et se rendit, quitta de la reine, au milieu de son armée. accompagné D'après le plan arrêté dans son conseil, les opérations devaient commencer par l'occupation Hohenlohe envahit la première, henlohe contraignit, en outre, parti de la Saxe et Blücher l'électeur et de la Hesse. la seconde; Hode Saxe à prendre

le roi

mille hommes. pour la Prusse et à lui livrer dix-huit de Hesse, de Quant à l'électeur qui avait armé en haine notre puissance, il se tint immobile, ni le courage n'ayant de se déclarer à laquelle l'attachaient ses pour la coalition passions citations lité Ainsi et ses préjugés, ni la volonté de céder aux sollide la France, qui ne lui demandait que sa neutra` commencèrent les hostilités. « Je suis innocent

dit Napoléon, de la guerre contre la Prusse, je ne l'ai proelle n'est point entrée dans mes calculs. voquée en rien si elle est de mon fait Un des princiQue je sois battu où je suis que mes ennemis de la confiance paux motifs seront dans celui détruits,* un moment où je suis c'est lorsqu'ils pensent de faiblesse, ils choisissent » que, m'attaquer précisément

le plus fort.

90

RÉVOLTJTION

FRANÇAISE.

(1806}

CHAPITRE IV.

Campagne tum et à ces de

de Prusse. du roi de Saalfield. du victoires. la colonne de Prusse,

Plan

il Napoléon. – Paroles de Napoléon du de Louis prince Prusse.-Batailles d'Erfurth. Son de de

de

pour part à Berthler. Prusse. d'Iéna et

son

armée.

Ultimade Scbleitz de Napoléon Suites de Il fait du Son

– Combats Réponse d'Auerstaedt. sur

– Mort roi

l'ultimatum deux

Prise

– Napoléon séjour à Potsdam. à l'envoyé contre

marche du duc de

Berlin. le tombeau

enlever grand entrée

Rosbach.

Il visite la noblesse.

Frédéric. solennelle

Réponse à Berlin.

Napoléon

Brunswick.

Ses ressentiments précipitée Blücher

II pardonne capitule de

au prince de Hazfeldt– à Prentzlow. Prise Magdebourg. Conquête Prusse s'enfuit tembourg, déric-Guillaume poléon à Posen.

Retraite de Lubeck.

dit rot de Prussemet bas les armes. et du Harfôvre

Hohenlohe

Capitulation par Silésie.

Occupation de la monarchie

de la Hesse prussienne. Négociations

électorale Les avec

à Kœnigsberg.– – Blocus continental. refuse Il réveille de son

en Français la Prusse. Armistice russe sur des

les Français. Le roi de de CharlotFréNa-

Arrivée l'armistice.

de l'armée

la Vistule. négociations.–

ratifier

Rupture

armée.

Le temple

de la Gloire.

L eja pied

toutes du

nos

forces

étaient qui

rassemblées sépare De

au

Fichtel-Gebirge, de la vallée

la vallée leur côté,

du Mein

de la Saale.

siens

du Rhin avaient de la confédération princes Prendre les Prusmis sur pied leur contingent. en un mot conrenouveler à revers en les coupant, les

(18°6) EMPIRB. 9J V*ûlûl'l V* f ¥fl11/1 I ** Afarf*»__ «. Jl– 1«wl « tre leur gauche, la grande manœuvre d'Ulm et de Marengo, tel était le projet de Pour cela, il fallait forcer l'Empereur. les défilés de Saalfield, de Lobenstein et de Hoff, se diriger ensuite sur le Haut-Elbe, et s'emparer enfin de toutes les routes qui conduisent à Leipsick et à Dresde. Le 24, Napoléon partit de Paris avec l'Impératrice, passa le Rhin le 1er octobre, et arriva le 7 à Bamberg. C'est là qu'il reçut l'ultimatum du roi de Prusse et une longue lettre de ce prince, On exigeait que les remplie de récriminations. troupes le Rhin, toutes sans françaises repassassent exception, en commençant leur marche du jour même où le roi se promettait la réponse de l'Empereur, et en la poursuivant sans s'arrêter obstacle ne fût mis désormais qu'aucun à la formation de la ligue du Nord, embrasqui devait ser, sans aucune tous les États non nommés exception, dans l'acte fondamental de la confédération du Rhin. En le roi demandait terminant, une réponse pour le 8 octobre. « Maréchal, dit l'Empereur à Berthier, on nous donne un rendez-vous d'honneur pour le 8; jamais un Français n'y a manqué. Mais, comme on dit qu'il y a une belle reine, qui veut être témoin des combats, et marsoyons courtois, chons, sans nous coucher, pour la Saxe. » « Soldats, dit-il ensuite à son armée, des cris de guerre se sont fait entendre à Berlin depuis deux mois, nous sommes provoqués avec une audace qui demande vengeance, « La même faction, le même esprit de vertige qui, à la faveur de nos dissensions il y a quaintestines, conduisit, torze ans, les Prussiens au milieu de la Champagne, dominent dans leurs conseils. Ils veulent que nous évacuions à l'aspect de leur armée Les insensés l'Allemagne qu'ils sachent mille fois plus qu'il serait facile de détruire la

92 grande capitale peuple! grand « Marchonsdonc que

RÉVOLUTION FRANÇAISE. de flétrir l'honneur des enfants

(1806) du

éprouvelemême Que l'armée prussienne ans Qu'ils apprennent sort qu'elle éprouva il y a quatorze de domaines un accroissement que, s'il est facile d'acquérir est plus notre inimitié avec notre amitié, et de puissance » de l'Océan terrible que les tempêtes de n'étaient pas en mesure Persuadé que les Français de les coudans l'espoir Brunswick, l'offensive, prendre et Erfurth son armée entre Eisenach per, avait concentré au-delà de s'étendait sa droite, sous les ordres de Blücher, et le roi de commandé son centre, par lui-même Gotha conduite sa gauche, d'Erfurth; Prusse, était placé autour Iéna et Blanentre de Hohenlohe, le campait prince par kenheim. Tandis qu'il manœuvrait dans l'armée française, pour surprendre Elle s'était déjà mise en mouvement. cent mille hommes celle de droite, composée sur trois colonnes s'avançait sur Hoff; le de Bayreuth des corps de Soult, se dirigeait de des corps de Murat de la réserve centre, composé se diriet de la garde impériale de Bernadotte Davoust la gauche, commandée par sur Saalbourg geait par Kionach par Cobourg sur Saalfield. Lannes s'avançait et Augereau, de Hoff, et rejeta le corps de Soult s'empara Le 8 octobre, le 9 et le où Bernadotte l'atteignit sur Schleitz, Tauenzien à Saalfield l'avantmit en déroute. Le 10, Lannes rencontra commandée par le prince Louis garde du prince Hohenlohe, lui de la guerre, champions de Prusse, un des plus ardents le prince Louis, lui tua six cents hommes, parmi lesquels et lui prit trente canons. fit mille prisonniers, se Brunswick des Français, A la nouvelle de la marche Forêt-de-Thuringe forte de deux celle-ci, la

(1806)

EMPIRE.

93

hâta

d'évacuer

il rétrograda à Weymar son quarmais, le 12, Napoléon transporta sur la rive son mouvement à Géra, continua tier-général Davoust et Murat sur Naumdroite de la Saale, et, poussant il se rabattit sur Iéna sur Dornbourg, bourg, et Bernadotte de et Augereau, avec Soult, Ney, Lannes pour y attaquer et Murat lui fermefront l'ennemi, que Davoust pendant raient prenant ment, toute voie de retraite à revers, dit le duc achèverait de Rovigo, sur Berlin, le et que Bernadotte, « Par ce mouvesa destruction.

sur replier et de Dornbourg, toutes ses forces;

la Forêt-de-Thuringe; l'Elbe et de s'assurer'des

mais, ponts

au lieu

de se

de Naumbourg et y concentra

tournait entièrel'Empereur nous arriment l'armée prussienne car, de cette manière, auraient dû prendre vions par le chemin que les Prussiens et eux venaient forpour venir de Prusse à notre rencontre cer le passage de la Saale par le chemin qui aurait dû être le Dans cette position, il bien manœuvré. nôtre, s'ils avaient était difficile qu'un événement » ne fût pas décisif pris de guerre n'eût pas lieu, et

qu'il Ainsi

campagne, Marengo, bulletin, cutées

dès le début de ia en flagrant délit, Brunswick, se trouvait dans la même position que Mélas à disait le troisième et Mack à Ulm. « Toutefois, du roi de Prusse l'armée se trouvèrent exéeût évaque, le 8 octobre, de la confédération, le Rhin,

les intentions il voulait

cué le territoire mais au lieu alors

française et elle l'avait

de repasser

à la lettre crut que Napoléon « Sire, lui dit-il, votre Majesté m'a donné du roi de Prusse rendez-vous le 8; en bon chevalier, paje lui ai tenu croie, j'ai role je suis au milieu de la Saxe. Qu'elle m'en C'est des forces
1 Mémoires

elle a passé devoir répondre

évacué; la Saale. »

telles

que toutes

ses forces

ne peuvent

balancer

du duc de Rorigo

t. 11 p. 273.

94

RÉVOLUTION

FRANÇAISE.

(1806)

la victoire. Sy-e, j'ai été votre ami depuis six ans, longtemps de cette espèce de vertige qui je ne veux point profiter des eret qui vous a fait commettre anime vos conseils, et est encore tout étonnée, dont l'Europe reurs politiques ne desquelles l'Europe des choses posSi elle m'eût demandé tardera pas à retentir. elle a desibles par sa note, je les lui eusse accordées elle devait être certaine de ma rémandé mon déshonneur, romLa guerre est donc faite entre nous, l'alliance ponse. elle Sire, Votre Majesté sera vaincue; pue pour jamais. de ses sule repos de ses jours, l'existence aura compromis des erreurs militaires de l'énormité Elle est aujourd'hui intacte, jets, sans l'ombre d'un prétexte. à son rang et peut traiter avec moi d'une manière conforme différente. elle traitera avant un mois dans une situation « Sire, je n'ai rien à gagner contre Votre Majesté je ne la guerre actuelle est veux rien et n'ai rien voulu d'elle une guerre impolitique. « Je sens que peut-être j'irrite taine susceptibilité de souverain demandent à l'essaim tourée de aucun dans mais cette lettre une cerne les circonstances

ménagement que Votre Majesté ordonne et d'inconsidérés dont elle est ende malveillants se taire de son trône, la tranquillité dans le respect à elle et à ses

à l'aspect qui lui est dû, et qu'elle rende
États. »

les combats de Schleitz et de. Saalfield, et la Cependant mort du prince Louis avaient jeté le trouble et la consternaLe roi, la reine, le duc de tion dans le camp des Prussiens. Brunswick et les chefs de l'armée tinrent conseil sur le Plusieurs ouvrirent généraux parti qu'il y avait à prendre. la Saale, et de se retirer derrière la ligne de l'avis de repasser mais le duc de Brunswick ce l'Elbe hésita, et, pendant C'est alors temps, Davoust et Murat gagnèrent Naumbourg.

M 806)

EMPIRE.

95

seulement Voulant

que

Brunswick

se décida,

mais

il était

trop tard.

le mouvement des Français, il partagea prévenir son armée en deux grandes masses l'une, commandée pat lui-même et le roi de Prusse, devait se diriger sur Freybourg et Naumbourg sous le prince Hohenpar Auerstaedt l'autre, à Iéna, afin de couvrir, lohe, devait rester soutenue par le ce mouvement de retraite. corps de Rùchel et les Saxons, du soleil, et du Napoléon arriva à Iéna le 13, au coucher haut notre il petit plateau qu'occupait avant-garde, dans la plaine d'énormes colonnes qui paraissaient aperçut manœuvrer le lendemain. pour attaquer Croyant que toute était là, et qu'il allait la surprendre, il fit ses dispositions, la marche de ses corps; Soult dépressa boucha sur la droite, Augereau et Ney sur la gauche, pen-dant que Murat, Davoust et Bernadotte recevaient l'ordre, le de revenir à toutes brides de Zeist, le second de paspremier ser la Saale pour prendre à dos l'ennemi, et le troisième de se rendre à Apolda pour tomber sur ses derrières. le spectacle de deux armées dont l'une déployait sa ligne sur six lieues d'étendue, tandis que l'autre était concentrée sur un petit point mouvement. non sphère étaient et dans Leurs toutes feux les deux à une de l'activité et du de caétaient C'était la nuit du 13 au 14 octobre elle offrait l'armée ennemie du

mais ceux des Prussiens ceux des Français,

demi-portée semblaient embraser dans un étroit

l'atmoespace.

resserrés

à peine apparents. Les sentinelles se touchaient presque, et il ne se faisait pas un mouvement qui ne fût entendu. Napoléon bivouaquait au milieu de ses soldats. Avant de se coucher, il voulut descendre à pied le plateau d'Iéna. Chemin faisant, il trouva tellement toute l'artillerie de Lannes dans un défilé portaient resserré, que les fusées côtés sur un roc. Cette artillerie engagée des essieux était celle

des deux

96

RÉVOLUTION FRANÇAISE.

(1806)

celle des autres corps était derqui devait servir la première rière elle. Surpris de ne point trouver là le général commanlui-même, de l'armée, dant l'artillerie Napoléon y suppléa les outils des parcs leur fit prendre appela les canonniers, à la main, et allumer des falots, et, en tenant un lui-même à il éclaira les canonniers, que ceux-ci travaillaient pendant les yeux, devant « J'ai toujours présent élargir la ravine. ce qui se dit le duc de Rovigo qui accompagnait Napoléon, en voyant l'Empepassait sur les figures de ces canonniers un falot à la main, les coups redoureur éclairer lui-même, Tous étaient épuisés de le rocher. ils frappaient bien l'imsentant fatigue, et pas un ne proféra une plainte, et ne se gênant pas pour du service qu'ils rendaient, portance de ce qu'il fallait que ce fût l'Empeleur surprise témoigner » à ses officiers. cet exemple reur lui-même qui donnât la nuit, et expédia Napoléon ne se retira que fort avant dans du repos. ordres avant de prendre encore quelques A la pointe du jour, toute l'armée prit les armes. Il faisait, blés dont ainsi qu'au heures, gnes sienne elle matin d'Austerlitz, monta « Soldats, est tournée un épais brouillard. devant à cheval, et passant s'écria-t-il, comme celle cette de armée Mack A huit les liprus-

Napoléon d'infanterie si fière

à Ulm

Le un passage. plus que pour s'ouvrir » A ces mots, déshonorerait. corps qui la laisserait passer se dans retentirent vive l'Empereur des cris de en avant déboudans un étroit espace, toute l'armée, qui, resserrée bacha aussitôt dans la plaine, pour se ranger en ordre de ne combat De son côté, Pendant enfin Hohenlohe deux à la rencontre s'avança couvrit le brouillard heures, des les

taille.

Français. deuxarmées tite portée

à pele soleil parut, et elles s'aperçurent Au premier de canon. Bientôt l'action s'engagea.

(4306)

empire.

97

choc des Français, la ligne prussienne plia et se rompit sur tous les points en vain des régiments, se formant en bataillons carrés, essayèrent de résister; en vain Rüchel accourut de Weymar et voulut ranimer le combat Soult, Augereau et Murat fondirent sur lui, et, en moins d'une heure, mais les vingt-six bataillons et les vingt t après une lutte opiniâtre, escadrons le corps de ce général disparurent qui composaient tout entiers, ou écrasés par les Français. Alors la foudroyés déroute fut complète, et l'ennemi se retira en désordre derrière l'Ilm1. de deux victoires jour devait être témoin morables. En effet, pendant que Napoléon triomphait de Hohenlohe à Iéna Davoust s'immortalisait prince en détruisant l'armée Auerstaedt, royale. On a vu qu'elle tait mise en marche Ce même médu à s'é-

Arrivée le 13 pour se porter sur l'Elbe. au soir à Auerstaedt, elle y avait pris position en avant de elle apprit les mouvements Salz, quand de Davoust et de Bernadotte. suivant leurs instructions, Ceux-ci, étaient partis sur Apolda de Naumbourg, pour se diriger, par Auerstaedt, les colonnes de Davoust marchaient en tête. A une lieue de Naumbourg, on a passé le pont de pierre sur la quand Saale, on gravit une montagne à peine Davoust était-il arrivé au sommet, l'armée prussienne. Il n'aqu'il découvrit vait que vingt-sept mille hommes, et il allait avoir à lutter contre une armée de soixante-cinq mille, de troupes d'élite,
1 « Au fort portait carrés; 'garde monde avant! ses ailes menacées l'Empereur, voyant se par la cavalerie, au galop ordonner pour des manœuvres et des changements de front en il était à chaque instant des interrompu cris de vive La par l'Empereur! à pied impériale un dépit avec ne pouvait voyait, qu'elle tout le dissimuler, aux mains et elle dans l'inaction. Plusieurs voix firent entendre les mots en dit « Qu'est-ce? Ce ne peut être qu'un jeune homme l'Empereur. qui n'a pas qui peut dans trente des vélites vouloir batailles dont préjuger ce que avant je dois de me était faire. donner Qu'il des attende avis. qu'il » C'était » ait comeffecrangées le jeune courage de la mêlée,

« de barbe « mandé tivement

impatient

de se signaler.
^(«yiwî/«u (Cinquième

u une tin.) bulletin.) 7

V.

gg

RÉVOLUTION

FRANÇAISE.

(1866)

et commandées de la Prusse. Davoust lui;

toutes par le roi et

les illustrations de

militaires

vainement supplia il lui montra vainement

et lui offrit

généreusement instructions, ses premières celui-ci refusa, alléguant corps dans un ainsi Davoust sur Apolda, plaçant et se dirigea à l'inaction. lui-même grand péril, et se condamnant Davoust déploya une fermeté et un Dans cette extrémité, la tête nue, l'épée à la main, il excitait sublimes; courage le regaret tandis que les Prussiens, de ses troupes, l'ardeur se réjouissaient déjà de leur triomphe, dant comme perdu, couil allait, dans un combat digne des temps héroïques, le deren portant la victoire d'Iéna, ronner glorieusement nier

se joindre à les ordres qui 1-y autorisaient, des deux le commandement Bernadotte

prussienne. coup à la monarchie entre la s'était engagée terribles Déjà une lutte des plus du corps de Davoust, division Gudin, qui ouvrait la marche Sans se laisser prussienne. et une grande partie de l'armée cette division se forma en badéconcerter par le nombre, à de Blücher essaya en vain la cavalerie carrés taillons vaillamment elle soutint de la culbuter, reprises plusieurs divisions le choc, et donna ainsi le temps aux deux autres à son secours et de la dégager. d'arriver et les Prussiens les Français Depuis plus de trois heures fait de grandes pertes étaient aux prises. Ceux-ci avaient et le le prince d'Orange deux autres généraux, Brunswick, avaient quitté le champ de blessés, frère du roi, grièvement Mollendorff, qui avait pris le co»le vieux maréchal bataille arrivé au duc de de l'armée mandement après le malheur Brunswick, la fortune pas non plus été épargné par le roi Désespéré lui aussi avait été blessé mortellement. sur les soldats de Daréserves de ses à la tête alors s'élança n'avait

vinrent mettre le comble à la confusion. l'Empereur. n'offrirent équipages. Soldats. et qui à son souverain inspirait une telle confiance qu'il osait ordonner à Napoléon de sortir de l'Allemagne avant le 8 octobre. mille hommes tués ou blessés. les débris Cependant de l'armée se retiraient prussienne sur Weymar.(1806) EMPIRE. chacun errait à l'aventure cherchant un asyle et du Trente-deux pain. ils s'enfuirent et se dispersèrent dans le plus désordre. s'il ne voulait pas y être contraint par la force. de cette belle et il ne restait superbe armée. menaçait d'envahir la confédération du Rhin. que la cam- voust. Ainsi. 99 de ses gardes vinrent se briser contre une muraille d'acier. mille prisonniers. et le refoula sur Auerstaedt et Apolda. chevaux. chefs. de cette journée doublement glorieuse pour nos armes. Ainsi fut vengé l'affront de Rosbach. des hauteurs s'empara 1 étaientnt le d'Ecksberg qui e se jeta sur l'ennemi pomtdécisif. l'ofprenant fensive. désastre d'Iéna. plus que des débris elle avait vu se vérifier cette menace de • Napoléon « L'inimitié du grand peuple est plus terrible que les tem» pêtes de l'Océan C'est sur le champ de bataille d'Auerstaedt que le roi de Prusse avait reçu la lettre de Dans sa détresse. grand Bientôt la nuit et la rencontre des fuyards d'Iéna. de cette grande armée royale qui. il lui fit proposer de régler avec lui les bases d'un armismais Napoléon tice lui répondit « que le moment n'était venu de pas une suspension négocier d'armes. d'immenses tels furent les résultats approvisionnements. il y a peu de jours. plus de discipline. Alors Davoust. vingt-cinq soixante trois cents pièces de canon. drapeaux. plus qu'un efpêle-mêle Plus de froyable. mais à la nouvelle de l'occupation de cette ville par les et du Français. mais ses efforts etceux .

il se diriga sur Berlin. le vieux feldle prince d'Orange. coupé par Klein à Weissensée. devait recueillir de et Soult à la poursuite lancé Murat. ses d'ouvrir Erfurth sommer Le 15. Ney et Murat vinrent même pas de le gouverneur n'essaya aux Français portes mille avec quatorze le lendemain il se rendit se défendre. chez vous et en ayant l'avez sauvé en restant vous poléon à cause de vous. Napoléon avait accepté général à Weymar. Plus heumurs de Magdebourg. qui fuyait avec Soult atteignait. avoir Ney Après armée. et son arAlexandre sauvé l'empereur avait reil stratagème ne donna point dans le mée après la bataille d'Austerlitz. Pendant et quatre généraux. avec le reste de son l'ennemi. à peine pagne » les fruits de sa victoire. del'armistice invoqua en vain celui-ci mille hommes qu'un paSoult. hommes lesquels parmi ce temps. Madame. U8^») de traiter il et qu'avant de s'ouvrir. un passage à l'aide du même subà s'ouvrir était parvenu sur l'honneur que d'affirmer il n'avait pas craint terfuge l'armistice. qu'il armée leur que de la Saxe et s'oppomes que pour assurer l'indépendance il ajouta que à la Prusse fût incorporée ser à ce qu'elle tous chez eux. gnante. Le 16.1W RÉVOLUTION FRANÇAiSE. et le le culbuta ennemi. s'ils donles de était renvoyer intention son la France. contre de ne jamais servir naient leur parole venait . maréchal Mollendorff douze Kalkreuth à Greussen. reux que Kalkreuth. » Napoen moi confiance je lui pardonne il six mille Saxons. Napoléon établit son quartier réla duchesse au palais où il fut reçu par il descendit lui dit Na« Vous avez sauvé votre mari. se rappelant mandé par le roi de Prusse. en son il avait pouvoir fit léon plus: et leur dit qu'il voyait avec peine leurs officiers rassembla n'avait pris les arlui fît la guerre. sur le général fondit il piège. les sous jusque poursuivit Blücher.

sans ornements. Napoléon voulut saluer la tombe du héros du xvme siècle elle est dans un caveau. le 18 octobre. signèrent et furent au ainsi même rendus EMPIRE. ment suprême le roi de Prusse de son armée avait remis ses le commande- comme gné Magdebourg Soult chassait l'ennemi Bernadotte rachetait et déau prince de Hohenlohe. Lannes se dirigèrent. il arriva à Potsdam. Napoléon Napoléon de Rosbach silencieux. Il y en avait qui respiqu'il avait fait quelques raient la mauvaise humeur » Le lendemain 25. et ordonna prince fût transportée à qu'elle Paris. qu'on respecté il « ouvrit plusieurs des ouvrages qu'il savait depuis sa mort et il remarquait que ce grand roi lisait de préférence. placée sans trophées. en détruisant à Hall la réserve commandée prussienne par le prince De leur côté. le premier sur Wittemberg. instant à leurs la déclaration 401 exigée Touché de la armes de familles. lorsréflexions. lui. du duc de Rovlgo. le point de ralliement. Tandis que devant cette direction. son inaction durent « Que d'orgueil tour-à-tour exalter et de triset assom- 1 Mémoires . Lefebvre. tesse. Cependant. Davoust et Eugène de Wurtemberg. dans pendant la journée du 14. de Napoléon l'électeur générosité sépara celles de la Prusse et embrassa la neutralité. comme si les grands souvenirs en disaient qu'elle rappelle plus que de vains simulacres rêveur et s'arrêta. Le 24. et le second sur Dessau. devant cette tombe. les notes qu'il avait mises de sa propre main à la marge.(4806) Tous d'eux. Dans la soirée il alla visiter le château il examina royal de Sans-Souci l'appartement de Fréderic avait religieusement II. traversa. dit M. le champ de bataille il fit abattre la colonne que les Prussiens avaient élevée en mémoire de leur victoire sur le de Soubise.

que portait la guerre de Sept Ans. qu'est-ce un édifice immense. qu'ils trouveront l'Empereur. officier prussien.102 RÉVOLUTION FRANÇAISE. à Potsdam » du pareçut le maréchal que Napoléon lais du duc de Brunswick. Mais qu'est-ce que la loin derrière brir que laforce. Brunswick perde la souveraineté par les évèneEmporté de sa pensée dans une . Dites au général des ennemis dans les Français généreux. sa ceinture Napoléon prit l'épée de Frédéric. « Dites aux habitants de venir lui recommander lui répondit de Brunswick. sa et les drapeaux son cordon de l'Aigle-Noir. (1806) Un jour de cette ombre auguste son ame en présence une monarchie lui avait suffi pour abattre qui avait lutté il en était de l'Europe pendant sept années contre la moitié Sa puissance et sa gloire laissaient bien le maitre aujourd'hui. elles celles du grand roi. les vieux soldats de la guerre aux Invalides je les enverrai tout ce avec un respect religieux accueilleront du Hanôvre. pas destiné le monde à son tour par l'éclat et la rapidité de sa chute? » de général. chargé. puis reconnaître elle ne de ses ancêtres. par ce prince mourant son duché. sans gloire. Brunswick qu'il sera traité avec tous les égards dus à un mais que. « J'aime mieux cela que à la vue de ces nobles trophées s'écria-t-il vingt millions. dans un officier prussien. sphère dont chaque brillante par quelque noupas était marqué réveau prodige de force et de génie? Quel sort lui était-il serve à lui-même? Après avoir touché aux limites suprêmes à étonner n'était-il de la puissance humaine. avait construit duré l'oeuvre de Frédéric? qu'avait ments non moins la sanction Durerait-il du temps? seulement Il ce que par l'élan cette course où s'arrêterait de grandeur indéfinie. je ne S'il arrive que la maison de un souverain. dont l'histoire à l'un des premiers capitaines qui appartient garde dans conservera C'est le souvenir.

«18°«) ttftliFM E«pmE. accompagné Berthier. mais le vieux ardents mille braves qu'on parviendrait Tels étaient général déjà la fortune lui avait fait cruellement Blessé à mort à la baexpier ses menaces. comme Nestor. prétendit déshonorer deux cent à vaincre. quitta Potsdam pour se rendre à Berlin. par la porte de Charlottemdes maréchaux bourg. 1'. cet homme qui. d'un mot. dans l'une. promoteurs . les s'avançaient Napoléon son entrée de la première de la nouvelle. à vos fuseaux et vous. x _1 i s'en nvandva pourra prendre de deux guerres qu'à l'auteur qui. il avait dit Jeunesse inconsidérée. ne le placez plus entre la gloire et le déshonneur! Ne vous engagez s'honore toire pas dans une lutte dangereuse avec une armée qui de quinze ans de travaux et que la vicglorieux. pouvait si. taisez-vous retournez femmes. de sang a été versé en Beaucoup peu de de grands jours désastres pèsent sur la monarchie prussienne. croyez-en le compagnon le plus illustre de vos prédécesseurs puisque l'empereur Napoléon ne veut pas la guerre. porté par dix hommes sur un misérable et sans autre brancard. il y fit solennelle le 27. Sire. dans l'autre. il avait fui dans la direction d'Altona. voulut saper ses fondements jusqu'en la grande capitale. qui. il expira dans les bras de son fils. les prévenir. m fl'fin svn'A. a accoutumée à tout soumettre » les ressentiments de Napoléon contre et l'un des plus coalition. et craignant de tomber entre nos mains. et Augereau et marchant Davoust. taille d'Auerstaedt. dans cette ville. entre les grenadiers et les chasseurs à cheval de sa garde. élevant la parole au milieu des conseils. En tête de l'armée. Qu'il est digne de blâme. peut-être mais ne surprendra qu'on jamais hors du chemin de l'honneur et de la gloire. escorte foule d'enfants et de vagabonds qu'une qui se pressaient sur son passage A peine arrivé par curiosité.

qu'elle de » A la vue du prince de cour obligée . s'exhala de justice. « Hé bien lui. former pour la ville hommes chacun soixante pour garder fourniraient une il admit à son audience et en faire la police. vos votre famille. de mendier si petite. le chancelier du corps députation de Bavière. était entré contre dans Berlin. Aussi. pas que je me défie et m'est précieux. » ne veut pas faire la guerre. Napoléon descendit soin fut d'ordonner que les deux mille Son premier établit. et les ministres de ville. mais parce que le sang de mes peuples que pour sa devoir est de ne le répandre que mon premier est Mais ce bon peuple de Berlin sûreté et son honneur. s'étant Un gentilhomme prussien. en paroles M. Ensuite. sera Je rendrai cette noblesse son pain. d'Espagne. non la guerre. l'on attirée se sont victime de la guerre. le comte de Néale. je ne veux pas comme vous le pensez. tandis que ceux qui sauvés. » Des lettres de vous devriez mieux contenir disaient ces « Napoléon.x l'honréservé m~ leur avait Napoléon vainqueurs d'Auerstaedt de la Prusse. le clergé protestant de Portugal 1 '1 et les cours Napoléon d'amertume guerre favori. et de la Porte. « Non. avaient le cœur allumé ulcéré qui venait avec l'alliance contre eux qui de rendre ceux et plein ou soufflé la impossible la Prusse. <*806) _L. dans la capitale les premiers neur d'entrer de la toute la population C'était par un temps magnifique au vieux palais et s'y ville était dehors. lettres. lui dit l'EmMonsieur. pereur. ajouta l'Empereur. son rêve politique son ressentiment dures et humiliantes. les ambassadeurs du roi de Prusse.i(ji 1 RÉVOLUTION V'~ FRANÇAISE. de ma puissance. sa fille avaient été interceptées il faut la lui faire. devant présenté en voici le résultat femmes ont voulu la guerre. eux d'entre soixante éliraient riches les plus bourgeois et que les vingt cantons le corps municipal. et calviniste.

et livré dans l'internous les avons traversés valle quatre combats et une grande bataille. Nous avons précédé. « Une des premières militaires puissances une honteuse osa naguère nous proposer capitulation. empire. appris qu'il entretenait de ses fonctions avec le roi. « Je lui dit-il. votre mari. de la princesse du soir. Napoléon secrète pondance l'instruire assez Un moment avait après. en sanglotant. en sept ans. les défilés de la Franconie. que nos pères n'eussent pas traversés en sept jours. et la lui re» dit – lejugeyous-même. Les forêts. sont ceux trois de nos victoires.(1806) Hatzfeld. arrêté. pris cinquantedes gardes du roi forteresses. » serai plus assez puissant pour faire condamner deux heures plus se hâta de brûler la lettre Et la princesse la princesse « Hé bien tard son mari était perdu. était la conquête de la monarchie prussienne Cependant. le prince fut une corres- militaire Une commission sa trahison. » C'était à la mort retirez-vous dans vos terres. à Berlin mille la renommée prisonniers. en effet. Napoléon l'annonça de l'Europe. et protester Hatzfeld vint se jeter aux genoux de Napoléon de l'innocence vous une mit. du prince qui avait l'avoir lue « Oh c'est bien là son écriture. à Potsdam. en ces termes à son armée finie. jetez cette lettre au feu je ne Madame. pour prouver le jour et la sentence devait être exécutée allait le juger. services. qui est la Saale. l'Elbe. parmi lesquels six cents pièces de canon. Madame. » Aussitôt. lui dit Napoléon. de Prusse. anéantie. lui dit-il. plus Nous avons fait soixante cinq drapeaux. il fit apporter été interceptée. vais. Ses larmes émurent Napoléon. qu'il l'envoyait. quand avant six heures même. . en faire lettre Après de son mari. 105 « Ne vous présentez civil de Berlin gouverneur je n'ai pas besoin de vos pas devant moi. et abusait pour C'en était de l'armée des mouvements française.

» répondit les morts l'Empereur. (1806) de vingt généraux. Cependant. j'en conserverai Parmi qui avaient fait le plus de pertes. Davoust était entré dans Leipsick. d'enterrer trois leur jours pour enterrer les morts « Songez aux le soin et laissez-nous de trêve pour cela. 61e et 85e Napoléon. Chaque jour était marqué pour eux par la dant vous n'êtes que la dixième perte d'une place forte ou d'un corps d'armée. « Que veut votre lés chefs mander vivants. les jours. en les voyant défiler devant ses regrets témoigna blessés beaucoup de vieux lui. étaient les 12e. nue était magnifique est et cepenplus fort que tout ce qui reste au roi de Prusse partie de mon armée. deun moment parts. Déjà la forrendue au maréchal s'était teresse de Spandau Lannes. qu'en vous disant que je vous porte dans mon cœur l'amour Après avoir dans une revue tous que vous me montrez félicité et remercié son armée. le roi et la Tandis que Napoléon occupait reine de Prusse vers les extrémités orientales de fuyaient leur royaume. près de la moitié de vous regrette de n'avoir pas encore tiré un coup de fusil. et Soult avait passé 1 Elbe. dit-il au maréchal. » qui eut lieu le lendemain et récompensa Berlin.106 RÊTOLimON FRANÇAISE. il n'y a pas besoin . et dont la te« Votre corps. » leur capitale. de son entrée à » un éternel souvenir. nomma à toutes les places vacantes « Vous vous êtes couverts les braves. « Soldats les sentiments je ne puis mieux vous exprimer que j'ai pour vous. de gloire. demandaient prussiens nous pourEmpereur ? nous disaient-ils suivra-t-il toujours lépée dans les reins? Nous n'avons pas » Ils voulaient de repos depuis la bataille. A la vue du depuis quatorze corps d'Augereau qui avait fort peu souffert. dit-il aux soldats de Davoust les régiments Napoléon. vouement et la bravoure de savoir soldats dont morts ou grièvement il connaissait le dé- ans. De toutes la paix.

de tous côtés par Murat. A la nouvelle de la capitulation en de Hohenlohe. onze plus après par le nomde la Trave. lut. s'était mille hommes commandée ou de se rendre. par le général Blücher que j'apprenne bientôt qu'elle a éprouvé le même sort. qu'il hommes l'armée d'infanterie. état de soutenir un long siège et Custrin. l'emporta. Stettin. une lutte héroïque de quinze accablé heures. mettre qu'un bas fut par Murat à Prentzlow Il assembla son conseil les armes. Il commençait dans Lubeck. six régiments soixante-quatre de cavalerie. du Holsteiu. avait écrit vous avez débordé une colonne de huit Napoléon à Murat. pièces de canon élite de et qua- rante-cinq drapeaux. i07 Hohenlohe.mille impie. » Quelques uns proposèrent mais le sentiment du péril commun passage en combattant. Blücher effet. à Schwartau. cent dix-huit quatre mille l'alternative de mourir le 7. de toutes les places. prussienne. drapeaux. mille hommes. presque de terreur et capitulèrent. « l'un des principaux boute-feu et Hohenlohe. cerné Messieurs. en forcent les portes et font irruption dans ses murs. « Si quelsait un moyen de sa- de s'ouvrir un parle. l'artil- de vingt . apparaissant tout-à-coup devant la ville. leur dit-il. il mit Enfin. frappées et la seconde le 1 er novembre. » Traqué. Cinq soixante généraux. à s'y jeté en désespéré retrancher quand les Français. que sa position sur une île de l'Oder rendait fuinexpugnable. chevaux. rent la première le 29 « II n'y a rien de fait tant qu'il reste à faire. en Bernadotte et Soult. il est repoussé de toutes les rues. il lâcha prise et s'enfuit mais refoulé par nos troupes contre la frontière et placé dans bas les armes. C'est en vain que Blücher veut se défendre. sommé de de vous. sur la rive gauche bre.(1806) EMPIRB. et fut fait prisonnier. officiers. » se rendit de cette guerre le 28 avec seize. octobre.

s'emparaient du côté de de toutes les villes anséatiques Ainsi. elle demanda Parmi damment l'électeur à capituler. pendant et de Vansous les ordres de Jérôme Bonaparte fédération. Hambourg meln. par là. d'Ulm par la capituquatre fois la catastrophe de Hohenla seconde. ainsi que la Poméranie furent. nous fermions au commerce successivement anglais ses grands entrepôts sur tous ces points. Mecklembourg que les troupes de la conoccupés. par la capitulation c'était la Depuis quinze jours.-J08 RÉVOLUTION FRANÇAISE. le délire contre de leur vanité. d'exécuter huitième corps. dans sarcasmes d'Iéna disait en un mot tout et d'Auerstaedt. De son côté. le bulletin ce qui avait échappé en notre tomba aux déspouvoir. des places de la Silésie. damme. Pourvue d'une garnide la Prusse. suédoise. et. (1806) lerie entière. non et de magasins de Stettin et de Cusà l'exemple mois siège de plusieurs trin. le roi de de la Hesse électorale. plus grande place forte de huit cents pièces de camille hommes. lation d'Erfurth. . de cette guerre les instigateurs indépenle prince de Fulde-Orange. Niewbourg. Dès le 1 er novembre. du pays de Munster et d'Osnabruck. et le roi de Hollande au nom Mortier avait pris possession. Ney bloquait Magdebourg. » avait le et il avait chargé Mortier. de l'Empereur. « Ils ne règneront de Hesse-Cassel plus. et. du duc de Brunswick. la troisième. étaient. astres « Ainsi. les généraux la première. ce décret. et le Brême Brunswick. son de vingt-cinq un soutenir elle pouvait immenses. qui commandait dit Napoléon. lohe par la reddition. » de Schwartau. ces généraux prussiens s'étaient permis tant de ont renouvelé autrichiens. officiel. maîtres la mer du Nord et de la Baltique. Hollande s'empara Hase joignant à Mortier. par celle du prince et la quade Stettin. qui. trième. entra avec lui dans le Hanôvre.

cette Tous ses généraux prussienne. monarchie que l'Eu- les vieux compagnons du grand s'était rendu maître Napoléon rope. commençait dont Napoléon se disposait à frapper l'Angleterre. « Personne. par l'exemple redouter de et son esprit était rempli plus qu'à le désirer. et l'autre à Varsovie. Breslaw. monsieur mon frère. en Silésie. rapide qui. à Kœnigsberg. de l'Autriche. à le Alexandre. tombées en notre étaient l'un à Davoust et Murat avaient fait leur entrée. écrivit-il malheureuses déploré qui plus que moi les circonstances ont amené entre nous un état de guerre incompatible avec les intérêts de nos deux nations. Alors. Vous êtes trop juste. à Napoléon. Neisse. De toute son armée. et Étrange évènement semble d'hier. en pensant de l'avenir. Brieg. 109 l'exécution de ce projet de système continental. Quelques jours avaient armée si belle et commandée par Frédéric d'une en quelques jours. ou pris. s'enfuit qu'à disait M. n'avait pu dompter. quoique appartenir aux temps « Quelle fabuleux destinée inconcevable et inattendue frappés. se dérobant de sa cour. pour anéantir la Pologne ou blessés. » les places de Glogau. Posen. et ne songea plus. en sept ans de guerre. aux terribles éventualités à l'influence Aussi. frayeur. et Glatz. du vainqueur.(1606) EMPIRE. le roi de Prusse dans sa détresse. inconsidérément d'avoir pour m'accuser cherché pour à rompre des vous me rendaient liens que mes sentiments personnels Vous êtes trop chers doublement . il ne restait au roi de Prusse que renfermés dans quelques quinze mille hommes places de la Silésie étaient suffi et de morts. Schallembourg la foudre nous a Cependant Schweidnitz pouvoir. implorer la générosité Bien qu'il sur l'appui de son allié l'empereur comptât il avait appris. s'empressa-t-il de demander n'a la paix.

forcé la comgrandi avec sa fortune à l'Oder et de l'Oder à la Visconquis les colonies les deux par nos armes territoires servissent de compensation pour et ses alliés avaient dans perdues avons que la France « Nous Indes. que nous n'ayons obligé . avant que la paix générale ne soit conclue. le il Par-là. de la puissance ottomane ne soient et l'indépendance absolue de ce vaste empire. porter à m'apprécier C'était le moment pour Napoléon un grand acte d'opérer il s'était elle était politique vengé des perfidies de la Prusse grand maintenant pardon. Mais Napoléon la Prusse. sa proclamation du 26 octobre. intérêt de notre peuple irrévocablement consacrut rien. D'ailn'espérait plus s'attacher leurs ses prétentions mandant en maître tule. (1806) d'une seule journée puisse vous pour que le résultat » moins. à ses pieds. dans qu'on ce traité à la ratification à Berlin. un armistice soumettait paix séparée il ne se refusa fut point à négocier. signé à Charlottemdu roi bourg. et l'Angleterre à déposer les armes. il eût contenu l'Autriche. ni Varsovie. Russie à faire la paix. colonies dues. de son système Napoléon s'occupait. ni la a fait tomber dans nos province que la force des armes mains. fallait la relever. Toutefois. à la vengeance devait succéder la monarchie Après avoir renversé prussienne. que son alliance. que les fondements affermis.HO RÉVOLUTION FRANÇAISE. donc qu'une avec la Prusse ne Napoléon terminerait et. en retour. il voulait que avaient du Rhin les ne lui demander et. premier » crée. le 6 novembre. invariables de notre conduite. Pendant de Prusse. la fortifier. continental. que les et hollandaises ne soient renespagnoles françaises. « Nous ne poserons avait-il dit plus les armes. de n'évacuer ni Berlin. pris pour principes écrivait-il au sénat.

des intrigues des stratagèmes corruptrices. Souveraine absolue ^contre des mers depuis sa victoire de Trafalgar elle y appliquait à l'aise ses lois maritimes. ? » Dans un rapà ce sujet. le 25 novembre décret qui devait remuer le monde et avoir tant d'influence sur les destinées de l'Empire. à renoncer au projet de troubler le continent et à la tyrannie des mers. perfides. les neutres. bloquant les ports et pillant impunément les propriétés « Qu'on ouvre l'histoire particulières. pendant subisque toute l'Europe sait notre suprématie. pirates. des révoltes des traités excitées. et tout cela l'intolérance. sinon de les oublier . massacre. de Talque leyrand connaît s'exprimait à ce point ainsi toutes « Contre les idées une puissance que qui méde justice. confisquant pressant traitant en ennemis actifs tous les individus non armés en état d'hostilité avec elle. des Français empereur roi d'Italie considérant 10 Que l'Angleterre n'admet point le droit des gens. C'est ce que fit Napoléon. de l'Angleterre disait le président des États-Unis. peut-on soi-même pour la contraindre à ne les plus violer? Le droit de la défense naturelle permet d'opposer à son ennemi les armes dont il se sert. ou plutôt ses coutumes barbavisitant. M. le commerce pour monopoliser du monde. en effet. à l'Empereur port qu'il adressa. » Seule. et de faire réagir contre lui ses » propres fureurs. semblait se jouer de tous l'Angleterre les coups dirigés sa puissance. rencontrera des guerres res. la cruauté. l'usurpation. un instant. on ne des expéditions de destructives. les Anglais. le rompus.tf806) EMPIRE. (6). les matelots. ces éternels ennemis de notre nation. Voici le décret qu'il rendit à Berlin. suivi universellement par tous les peuples policés 2° Qu'elle ennemi tout individu répute à appartenant faire. la tyrannie. « Napoléon.

et de commerce des vaisseaux les équipages et même les facteurs du commerce des navires marchands.J12 RÉVOLUTION FBANÇAISK. (1806) • l'État ennemi. elle des places devant lesquelles Qu'elle déclare bloquées de guerre quoiqu'une n'a pas même un seul bâtiment investie elle est tellement place ne soit bloquée que quand sans un danger ne puisse tenter de s'en approcher qu'on imminent en état de blocus des lieux que même déclare Qu'elle des de bloquer. plice 7» Que cette conduite de'l'Angleterre. et aux embouchures aux havres forti6és de tous le raison et l'usage droit de blocus. qui ne peut s'appliquer ennemi non étend aux villes et ports de commerce 4° Qu'elle le des rivières. qu'aux les peuples policés. incapables toutes ses forces réunies seraient côtes entières et tout un Empire du droit de blocus n'a d'au5° Que cet abus monstrueux les entre les communications tre but que d'empêcher de l'Angleet l'industrie le commerce et d'élever peuples. prisonniers armés des vaisseaux les équipages de guerre en guerre. encore non-seulement mais et fait. du conet du commerce terre sur la ruine de l'industrie tinent de l'Angleterre quicon6° Que tel étant le but évident des marchandises le commerce que fait sur le continent et s'en rend le comfavorise par là ses desseins anglaises. leur néet les négociants pour les af/aires de qui voyagent goce u aa du marchandises et bâtiments aux étend 3° Qu'elle le droit de condes particuliers et aux propriétés commerce à l'État qu'à ce qui appartient quête. en conséquence. d'après qui n'est applicable places fortes. digne en tout des .

suit « Les Iles-Britanniques cus. sera fait prisonsujet toute sujet marchandise anglais. de toutes les autres est de droit il se sert. qu'elle a consacrés un principe fondamental de l'Empire. parmi les hommes avons résolu d'appliquer à l'Angleterre les usages dans sa législation et d'en faire maritime. « Tout interdits. appartenant à un propriété de bonne prise. sont décrété et décrétons en état de ce qui blo« Nous avons. sont et toute déclarés commerce et toute déclarées ni peut s'étendre des individus étran- correspondance avec elles sont pés par nier de guerre. V. provede déclarée 8 ou à l'Angleterre appartenant de ses fabriques ou de ses colonies. « Le commerce et toute nant bonne marchandise des marchandises anglaises est défendu.(1806) premiers détriment EMPIRE. est prise. combat a profité à cette puissance à l'ennemi de la même 113 au 8° Qu'il armes nière dont qu'il d'opposer et de le combattre naturel les ma- de justice civilisation « Nous méconnaît toutes les idées lorsqu'il et tous les sentiments résultat de la libéraux. des armes et que le droit de blocus gers à la profession doit être restreint aux places fortes réellement investies par des forces suffisantes. en conséquence. jusqu'à ce que l'Anait reconnu et le gleterre que le droit de la guerre est un même sur terre et sur mer qu'il ne aux propriétés ni à la personne privées. . « Tout anglais qui sera trouvé dans les pays occunos troupes ou celles de nos alliés. « Tout magasin. âges de la barbarie.

et de revenir. Tout cela était conrétablissement traire moderne et de la mode la civilisation aux principes mais provoquée il le savait rale sociale. par les abus et la cette mesure maritime de la législation anglaise. juste et nécessaire. la ruine de la puissance britannique de la liberté des mers. avec la terre. qu'elle ne permette rende les à notre égard. propriété à Tel était le moyen employé pour arriver par Napoléon et le son grand but. donné contre dit-il dans son message. contreviendra comme s'ils étaient seront vire et la cargaison confisqués » anglaise. au moyen d'une fausse déclaration. ne m'ont été de réciprocité. sera saisi. Ce que nous avons inspirées les trois coalitions avoir dissipé offert qui avaient après nous l'offrons à la gloire de nos peuples. Napoléon envoya en « Nous avons mis les Iles-Britanniques décret au sénat état de blocus. Ces déterminations. nous sommes prêts à la faire avec la Russie. cun droit de suprématie qu'elle Prusse mais .H4 RÉVOLUTION FRANÇAISE. tant contribué par de nouveaux que nos armes ont obtenu aujourd'hui Nous sommes prêts à faire la paix avec l'Angletriomphes. et le naà la disposition ci-dessus. un juste sentiment ni par la passion ni par la haine. des premiers aux principes âges des nations qui caractérisent mais nous avons la été les mêmes armes à l'ennemi commun d'opposer commanil se servait contre nous. tyrannie ce au fond. encore elle ne peut être conclue que sur des bases à qui que ce soit de s'arroger autelles. (1806) « Aucun des colonies bâtiment venant directement d'Angleterre ou anglaises ne sera reçu dans aucun port. et nous avons orà notre elles des dispositions qui répugnaient les intérêts des cœur. Il nous en a coûté de faire dépendre de la querelle des rois. était. « Tout bâtiment qui. après tant particuliers d'années barbarie contraints dont dées de civilisation.

Prussiens couraient vers sur la Vistule. Ayant reçu plusieurs qui. à cette heure même. plus d'une » (Mémoires de Bourrienne. De son côté. ^j. était une C'est telle alors ou et se faisait en riant relire ce qu'il fois je l'ai de l'effet que produirait . les réveiller » et. dire avait combien sa sur dicté. et arriva le 28 à Posen. Il avait par moment Italiens. cent mille mille Russes s'avançaient ralliés autour x 1. » toute négociation Après cette réponse. s'applaudir vu provisation. 1 à notre à laquelle comils Cependant cinquante Hohenlohe l'Oder pour se réunir aux Russes.U vu. « Soldats 1 « Il y a aujourd'hui un an. des mauvais chemins de privations: « Je vais. ils « Quand sous Bonaparte dictait ses sa dictée. alors proclamations. avait-il dit à Duroc. j'en ai écrit tête se montait et il imque telle pour le suivre. du prince de depuis quelques et de toutes sortes temps. que vous étiez sur le champ mémorable d'Austerlitz. enveloppés. et qu'elle garantisse et à notre industrie la prospérité » atteindre. fut rompue et ne songea plus qu'à aller chercher Napoléon la paix là où il rencontrerait les Russes. Frédéric-Guillaume avait refusé de ratifier l'armistice de Charlottembourg.(*806) 1 EMPIRE. chargé de lui demander la ratification la chose ne dépend plus de moi. et je me suis jeté dans ses bras. Il quitta Berlin le 25 novembre. activité il était pour et Dieu l'air ainsi car sait inspiré. rendaient les armes à leurs vainqueurs. l'empereur de Russie m'a offert du secours.) phrase. colonies merce doivent à leur métropole. comme celle des improvisateurs fallait écrire avec Il était une incroyable sérieux. des mauvais sur le découragement de avaient à souffrir jours. dit Bourrienne. sa dictée le trépied. fuyaient ou. Les bataillons russes épouvantés en déroute. dit-il. Le lendemain. sur-le· il dicta la proclamation suivante' champ. « Il n'est plus temps. rapports ses troupes.

ment.– _11_i~a a. ancienne pitale de cette en vous Polonais. de mauvais temps tout a fui à tout surmonté Vous avez tout bravé. et les le cap de Bonne-Espérance des Indes. leurs privations. votre approche.716 FRANÇAISE. deux cent quatre-vingts senaux. de la troisième aux désastres être condamnable.CTION . encore du quartier-général. pouvoir n'ont pu vous arrêter un mola saison. sur l'Elbe et l'Oder. dit en arrière. Nous avons conquis. cinq grandes de la Pologne. la sur plane de leur les légions de Sobieski de retour revoir croit voyant. Le brave et infortuné Vistule. L'Oder. le leur donnerait destins Qui les balancer de Russes aux desseins ? Eux ET Nous si de renverser de justes droit SOMMES-NOUS Ï>AS LES SOLDATS DAUSTERL1TZ ? » l'effet prodigieux que cette propeindre « Les corps stationnes sur toute l'armée: clamation produisit à marches de traverser brûlaient Bourrienne. n'est déjà leur principale espérance. RÉV01. n'ait restitué nos Pondichéry. leurs fatigues. de bataille. sept cents pièces drapeaux. fortes. fondaient ils duquel ses arses magasins. sont en notre places de guerre. Ses places plus. par l'effet peuses. la cavoulu défendre « C'est en vain que les Russes ont l'aigle française et illustre Pologne. établissements le droit de faire espérer Qui donnerait colonies espagnoles. à notre commerce sa liberté liés. bliaient Rien ne saurait . les les déserts la Wartha. Mais l'allié sur la tactique ils en ont ourdi une quatrième. coalition. (18M) mais elles étaient tromdes paroles de paix firent entendre d'une générosité peutA peine échappés. mémorable expédition. ses capitales. la ne déposerons point les armes que nous « Soldats! de nos alaffermi et assuré la puissance n'ait paix générale et ses colonies. forcées l'espace qui les séparait oude l'Empereur se trouvaient rapprochés plus et ceux qui etaspileurs maux.

quand il avait senti la nécessité souliers. . seraient les un inscrits. sur corps d'armée tailles d'Ulm. morts sur ces les noms de tous ceux qui étaient des bas-reliefs où sculptés des régiments de chacun les colonnes avec leurs noms conquis sur du monudes batailles par aux ba- de bataille de la salle seraient Qu'autour représentées de la grande armée étendards et trophées statues. consacrer le souvenir de ses deux derdécréta campagnes. massif. des dans l'intérieur du monument. de tous gaiement sans vivres. Napoléon Qu'il serait élevé. Voulant. nières en outre. hommes. » Ils se rappelaient entre eux combats sans où ils s'étaient trouvés ils marchaient ils passaient de longues heures sans se plaindre. Que les armes. l'enthousiasme ou tant était prodigieux plutôt le fanatisme que Napoléon savait inspirer à ses soldats. les « L'Empereur a dit cela. et de la Madeleine. qui avaient assisté et sur des tables d'or d'Austerlitz et d'Iéna. » de les réveiller.1806) raient à combattre. H7 ils ne compreLa plupart du temps. mais ils se disaient naient guère ce que disait Napoléon. de ceux une fête en méil y serait célébré morts dans ces journées à jamais qui étaient célèbres. EMPIRE. champs seraient et par régiment. et que tous les ans. l'intérieur les ennemis seraient dans déposés ment. les noms tables de marbre. sur l'emplacement monument dédié à la grande armée Que. aux anniversaires d'Austerlitz moire et d'Iéna.

oubliant -la secourir. Russes. Napoléon n'ose de Czarnovo. Ene prussienne. russe. des hostilités de la Valachie Rôle de Bataille d'Eylau.- l'Indépendance proclamer et se port* au-devant la Narew Les Russes – Le et la Rouie. Ses ar[ litz. l'avenir de la Porte avec Rupture de la France. – depar des sur la PoloIII Basses. de défense. sur la Vlstute. mande l'alliance la Russie. sultan de cette des évacuent Séllm dans ces nation. de Spanden Confiance Friedland. le champ de bataille PRÈS avoir été fatale à l'Autriche en voulant la leçon éclala Russie. Campagne – Son Combats de entrée Pologne. ments. – Il passe de Nasielsk et de Pulstuck. Alarmes événe- Il fait reprendre à son armée de Napoléon. fût devant d'elles. de l'armée Mouvements de Dantzig. Siège et prise et de Batailles d'Heilsberg et de Lomitten. . (1806) CHAPITRE V. Combats de Guttstadt. le Niémen.Occupation lui déclare la guerre. bat en retraite.à Varsovie.lia8 RfiYOLcnoK nunçÀisi. – La flotte formidables anglaise bassadeur Préparatifs français. avancée. mation sitt de à Tilsitt de Kœnlsberg. Entrevue l'Empereur Prise Armistice. et terrible qu'elle avait reçue à Austertante pour venger la Prusse. énergique devant les Dardanelles.– Suite des différend» ses jours de repos. Napoléon sur à son armée. ses quartiers d'hiver. de la Moldavie Retraite en France Le sultan Reprise Napoléon d'Eylau. ProciamaPaix de Til- visite Napoléon de la campagne. Déjà Napoléon les Russes n'hésita avaient aupas à marcher occupé Varsovie. se présentait et quoique la saison mées étaient nombreuses. L'Angleterre de l'amAttitude Sommation au sultan. – Sa vie pendant – elle envole une flotte veut intervenir: de la Porte avec la Russie.

son exisreprendra-t-elle tence et son indépendance? Du fond de son tombeau renaîtra-t-elle à la vie? Dieu seul. dans le cœur des Polonais. les armes à la main. je ne puis néanmoins votre indéproclamer vous serez décidés pendance que lorsque à défendre vos droits. au monde même qu'un » esprit anime toute la nation polonaise. ni le sentiment de la patrie. et prouvez réunissez-vous. par toutes sortes de sacrifices. De toutes parts. il fit écrire dans son bulletin « Le trône de Pologne se réet cette grande nation tablira-t-il. entre la Narew repassé la Vistule et l'Oukra tandis que l'as'établissait sur le Bug. U9 9 à l'approche m et pris française Cependant de Napoléon l'apparition sur les bords de la a Vistule avait réveillé les espérances de la Pologne. d'évènement plus mémorable. Instruits par vos malheurs. » « La France. position de l'armée vant-garde des Français. plus digne il n'y eut jamais » d'intérêt. civilisation. certes. ni l'amour. ils avaient . le rétablissement de leur nationaDes députés du duché de Posen vinrent leurs présenter vœux à l'Empereur « La nation polonaise encore gémissant sous le joug des nations lui dirent-ils. ils s'armaient et sollicitaient par des adresses.(^806) • mais. et quand Napoléon arriva à Posen. celui même de la vie. est l'arbitre de ce grand problème politique mais. 111 EMPIRE. germaniques. qui tient dans ses mains les combinaisons de tous les évènements. lité. par des députations. il y fut reçu en libérateur. leur n'a jamais reconnu les différents répondit Napoléon. partages de la Pologne. Cet assassinat d'un peuple. prie humblement et implore le très-auguste empereur qu'il fasse renaître la Pologne de ses cendres. comme nation. n'osa proclamer Napoléon de la Pologne l'indépendance son génie hésita devant cette question et chargée de périls. à la face du monde et en accompli pleine sous le nom de partage. n'avait étouffé.

il avait rew. échappé d'un peloton. instant à chaque près de s'abatsur son cheval. sur Golymin et Lannes sur Makow. quatre jours »– «Allons. (180W De Posen. les à cheval. Augereau se dirigeait On marchait cantonnés. plusieurs en furent chassés et menés battant pendant que Soult pendant Davoust se porta ensuite à Tykoczyn. pour nous mener répondait Encore quatre jours de patience.420 IBM 1 p RÉVOLUTION FRANÇAISE. à Pyrrhus ne déplut pas à l'Empereur. comme ça. Arrivés ils la nuit. passant la Nafinir avec les Russes il lança sur eux Davoust. et. » cantonnerons nous nous parce que leur tint parole. batdans un pays difficile et coupé de bois. et de Cynéas du conseil parodie côté. où les Russes s'étaient sur Pulstuck. par une pluie le besoin de boue. répliquaient cantonnés. lui disait un vieux grenadier.) t. au milieu d'eux. retranchèrent. . se mit à fredonner excitait une hilarité On ne saurait Le court Cette son trop embellir espace de la vie. se montrait toujours Napoléon. m. mais souvenez-vous-en.III. y passer comptant lieues. de subsistances leur gaieté les soldats opposaient fatigues et de privations. à tout supporter. encore tout seuls après. Vain espoir. eh bien ? ce n'est pas trop. 'a Souvent un mot plaisant. qui paraissait ta boue et chancelant alors en vogue chanson d'une ce refrain bre. ~_· enn son nnirôn entrée sur V. courait de rang en rang.n Varsovie se dirigea Il ne put y resun délire universel. se mit à rire. les soldats.rm. par son exemple. dans Napoléon cette ville excita hâte d'en ter. l'armée à Pulstuck contre lutter péniblement Un soldat voyant l'Empereur générale. » (Meneval Souoenirs Souvenirs historiques. en outre couverts tante et des chemins A tant de se faisait sentir dans toute l'armée. »–« alors vous serez rien plus et je ne vous demande l'Empereur. Après avoir atteint et culbuté Napoléon des il fit prendre russe (26 décembre). que vous ayez un fameux coup sans pain par des chemins dans la tête. encourageant. t. vo et les contraignit à Czarnoqui les rencontra ils s'y à Nasielsk. « II faut.) qui d. à se retirer.

il vint s'établir Pologne prussienne. lachie la VaIl fit plus de Napoléon. Napoà cette révolution. dont l'habile y présidait politique et à de porter un nouveau vit l'occasion coup à l'Angleterre Réveillant la la Russie. étaient en réalité devenues et la Moldavie provinces sous son obéissance. cette ville. et il ne la laissa point échapper. rompant vieille France. avaient les Moscovites. Sélim se prépara Russes. pièces de canon que Napoléon fit ranQuatre-vingt-neuf celles-là mêmes à Varsovie. se tourna vers la celui-ci. il les chassa feste qu'il publia de Constantinople. ger sur la place de la République dans les rues de avec ostentation que les Russes traînaient ils la traversaient pour aller lorsque naguère mille hommes tués. la et tandis que les Russes évacuaient sur la rive gauche à Varsovie. possible. et. au-devant des Français vingt-cinq résultats tels avaient été les premiers blessés ou prisonniers.('. Mais il voulut les faire rentrer et demanda l'amitié de quatre-vingt des l'agression dans un mani- russes.806) cantonnements empire. Sélim du sort que lui réservait avec sa prétendue alliée. de la nouvelle campagne. ce temps. armée. le 5 janvier. à repousser De son côté. il appela sur eux les vengeances . le sultan Tous deux Pendant à se passaient de grands évènements alors hommes supérieurs gouvernaient Sélim III et son vizir entrepris Mustapha-Ba- de la régénérer. il avertit des Turcs contre querelle et la protection de la Russie. la Turquie rayctar. 121 à ses troupes il les plaça à cheval sur la la cavalerie le plus resserrée l'infanterie Vistule. Alexandre envoya Michelson avec une armée mille hommes pour occuper les principautés. le roi de Prusse quitta Kœnigsberg pour se avec les débris de son rendre à Mamel sur la mer Baltique. De son côté. Deux Constantinople. léon.

des forces imposantes sur le Danube. stantinople plusieurs passèrent Le 15 janvier. sa tête mise à prix. la guerre contre la proclamé Après avoir solennellement il envoya au grand-vizir la pelisse et l'éRussie. armes aux pachas de Bosnie et de Scutari. La tiare grecque relevée et ritage de guerres délices on triomphante depuis la Baltique jusqu'à la Méditerranée. notre coupable indifl'Europe férence exciterait les plaintes de la postérité.122 RÉVOLUTION FRANÇAISE. (1807) de l'islamisme. Sentant combien il était important ottoman que l'empire son indépendance et son intégrité. la durée des calculer. fut déclaré traître. les nouvelles de Constantinople ne changèrent Cependant et tandis point les dispositions du czar contre les Français. verrait de nos jours nos provinces attaquées par une nuée de et de barbares et si. et partisan des Russes. hommes. de la grande ville l'emportait sur les conseils d'uue à nos neveux un long hésage prévoyance ? Nous laisserions et de malheurs. répandu. de vingt-cinq mille composée était arrivée à Bucharest. le nombre des campagnes faire un guerres. de Valachie. dive. afin de l'opconservât poser comme sie. dans cette lutte trop tarfanatiques civilisée venait à périr. lavant-garde. L'hospodar le prince Ipsilanti. On proclama à sa place le prince Souzzo. Napoléon une barrière aux envahissements de la Rusil resserra ses y aida par tous les moyens liens d'amitié et envoya des officiers et des avec le sultan. et justement serait un titre d'opprobre » dans l'histoire. et les rendit et des malheurs du sang qui serait responsables qui devaient accabler l'humanité. « Qui pourrait écrivait-il au sénat. il comqu'il dirigeait . Vingt-huit régiments autres d'Asie en Europe. Barayctar de janissaires partirent de Conpée. qu'il faudrait de la perte de jour pour réparer les malheurs qui résulteraient si l'amour d'un lâche repos et des l'empire de Constantinople.

il n'y avait pas un moment à perdre. Basse-Vistule. Napoléon ordonna à Bernadotte de battre en retraite et de favoriser. repoussée elle se retira sur Liebstadt mais le surdivisions avoir russes reçu la joignirent. général espérait nous jeter au-delà de la Vistule. elle était comde Paul Ier. nous donnait autant d'avance même En par notre en prenait même droite. allait fondre sur Bernadotte par son centre. à Eylau de rétrograder. Il avait envoyé la journée Napoléon à chacun resserrait l'ordre les d'être à pou- dans du 8. 125 sur la Vistule. qui marchait toujours. celui de l'ennemi. A mesure qu'il approchait de l'armée ennemie corps rendus et la forçait de la sienne. que luidu côté opposé. de Après le combat il se retira sur Osterode de sorte que l'ennemi. et passer lui-même ce fleuve sur le pont de Dantzig. Dès le 1er février. s'avanl'ennemi Cependant çait. et les fleuves étaientgelés. C'était plusieurs après Bientôt (15 janvier). sur la la neige couvrait les par un hiver des plus rudes routes. de l'ennemi.(1807) manda EMPIRE. de manière . Mohrungen. lendemain. mouvement Varsovie et leva ses temps. en l'attirant sur la BasseVistule. par ce feint. Audacieux il jusqu'à la témérité. Varsovie. quand Ney. Ce à ses troupes de reprendre l'offensive Déjà l'armée russe s'était mise en marche l'un des meurtriers mandée par Benigsen nous surprendre dans nos cantonnements. aussitôt l'alarme à toute l'armée jusqu'à à temps. qui s'était donna découvrant le mouvement porté en avant. toutes 17. et des renforts. dont quitta des Russes. réunit ses il rencontra Averti troupes et se porta au-devant à Mohrungen l'avant-garde et mise en déroute. Bernadotte Elbing. Napoléon quitta d'hiver. C'est ce que fit ce maréchal. en s'avançant sur notre gauche. toute l'armée quartiers française fut en mouvement. se dirigèrent.

écrasées. Battues « A la bataille rhumatismes. Dans cette obscurité. Aussi. rassemblant on l'entraînait. ils commencèrent l'attaque par une vive canonnade fit avancer Aussitôt le corps d'AugeNapoléon Eylau. » d'Eylau. était malade au galop dit le bulletin et avait à la tête otnciet. 8. Malheureusement. le 7 février. débouchait pour se porter sur russe. route. mi. Napoléon. en effet. prit le chemin de Kœnigsberg. après . choc avec une héroïque terrible mais notre gauche nemi sembla manœuvrer pour déborder sur Davoust de l'armée sur les derrières en tombant la dégagea. braves II revole cbeval. réunie que dans la journée du 8. et d'Eylau. grièvement Murat arriva avec sa cavaSur ces entrefaites. de Hoff de Wuterdorff. lorsque le lendemain. les Russes repoussé Après avoir. le 9. de l'enneJe direction. sa dépêche portée à Benigsen. par une artillerie blessé. pour qui ne devait être opérer le lendemain. en pleine déles croyait le 7 février. et. s'égara entre le centre et la réserve ses colonnes furent formidable. ce soutinrent les Français une position moins avantageuse l'enUn moment fermeté. en bataille sur des à la pointe du jour. emporté du champ et lui-même. le piège où Celui-ci. changea Il se trouva la hâte son armée. de bataille. l'armée en mesure française d'attaquer ainsi. l'officier (1807) chargé les Russes et fut pris par de porter cet ordre à Bernadotte. successivement de Deppen. son point armées. Tandis qu'Augereau les deux une neige épaisse couvrit tout-à-coup son centre. grande fut sa surprise. le canon fait attacher couvert réveille sur de les son a peine connaissance. le maréchal mais s'être Augereau. voyant à ses dispositions. deBergfried. perdant Augereau. de son corps. A sept heures du hauteurs qu'ils avaient hérissées matin.124 voir livrer bataille RÉVOLUTION FRANÇAISE. il les trouva rangés de canons. deGuttstadt. reau et quarante pièces de canon de sa garde pour répondre et dans en nombre Bien qu'inférieurs au feu de l'ennemi.

et le re- qui d'Hautpoul. crai- malgnant de voir son arrière-garde ce village. tenant-général fut frappé à mort. Les deux armées s'atla victoire mais. tous les jours passa Napoléon le champ de bataille d'Eylau. qui restèrent mille aux Russes quinze qui prirent pièces de canon et seize drapeaux. ches à feu vomissaient quand. le déborda le comDepuis dix heures. la garde audacieuse fondit s'il à l'improviste en fût jamais. quarante sur heures plusieurs les blessés et fairecueillant se figure. poussa du plateau qu'il occupait. trois cents boun'avait bat ou plutôt le carnage pas cessé la la mort de part et d'autre. malgré les actions de également elle appartient Alexandre. « Qu'on sant ensevelir sur un espace d'une lieue prisonniers. derrière débouchant l'ennemi. de reprendre à la retraite. Davoust. Benigsen que. par l'empereur grâces ordonnées maîtres du champ de bataille. entre Alors Ney et Davoust. les morts. neuf ou dix mille cadacarrée. nuit approchant. et aux Français. compromise. Deux horrible la bataille ne fut plus qu'un ne réla troisième russe furent rompues d'infanterie s'adossant deux fois à un bois toute Des escadrons russe cette exécuta Pendant l'armée de la garde mais le lieucharge brilce temps.(1807) lerie couvrit d'une mie Alors et. disait le bulletin. il se détermina dont les Telle fut l'une des journées les plus sanglantes annales tribuèrent de la guerre fassent mention. gré la nuit. Ney déborda les Russes sur leur flanc droit. à ce mouvement s'opposer massacre. soutenu par manœuvre EMPIRE. lante et inouïe. N'ayant pu y parvenir. 125 sur les Russes de gloire destruction la cavalerie inévitable et qui sauva nos la cavalerie Vainement qui colonnes enne- voulut lignes sista qu'en traversèrent elle fut culbutée. il tenta. se placer au village serré tellement se trouva et vint de Schenaditten. et recula sur Kœnigsberg. .

nous allons nous de la Vistule et rentrer dans nos cantonnements. de et les soldats au-delà des fri- rapprocher Qui osera en troubler de la Vistule mas nous de l'hiver serons comme comme l'automne. où tant de sang venait prodigué pagne comme n'avait point encore pâli Mais l'étoile de Napoléon briller du plus vif éclat à sa gloire. Napoléon les avait habituées à en fut vivement plus faciles. au-delà du Danube. Friedland. blics. des victoires émue. ni l'armée. l'amour de est fait pour inspirer aux princes Ce spectacle » de la guerre. « Soldats dit l'Empereur à son armée. la terre couverte de de munitions boulets. et faite avec les canons dans pris à l'ennemi cette fameuse journée. s'en repentira car. des Victoires. teurs enlever tués au moment tout cela avait où ils faisaient plus de relief des efforts sur un fond pour les de neige. en voyant la résistance on s'alarmait sur l'avenir d'une camdes Russes. fran- toujours les soldats çais de la grande armée. On exagérait et. le repos. auprès desquelles vres. la paix et l'horreur envoya à Paris les seize drapeaux Napoléon pris à la baen même temps qu'une statue setaille d'Eylau il ordonna rait élevée mort général d'Hautpoul. Cette statue devait être érigée sur la place de ses blessures. d'obus. elle allait. de cette résultat peu décisif. des débris de fusils et de sabres. l'opinion et une baisse notable se fit sentir dans les fonds puJusqu'à nos pertes. des lignes de sacs quatre ou cinq mille chevaux russes. opiniâtre d'être en vain. vingt-quatre pièces de caon voyait les cadavres des conducnon. au milieu au commencement français. r 1 · 1 (1807) tués.126 RÉVOLUTION '1 FRANÇAISE. » . A Paris. ni la nation. bataille. au contraire. ne se réjouirent du résultat si chèrement acheté et si à la mémoire du brave Cependant. ce jour.

et sur les moindres détails de l'administration « Les soldats français sont les enfants militaire. pas seulement aux opérations de la française. comligne. « Napoléon dit n'était jamais plus » Attentif à tous veillait actif que quand il paraisles besoins de ses soldats. sur l'ard'approvisionnement. son quartier-général à Ostetransporté à rétablir son armée et à refaire son occupa C'est surtout dans ses longs quartiers d'hiver que et son activité se déployaient. 127 l'armée Après huit jours de repos en française reprit. qui formait la seconde de quinze mille Polonais. pays d'une très-grande fertilité. couvrait son centre à Nieet à Passenheim elle était approvisionnée dembourg par les villes d'Elbing.i (1807. Il s'y artillerie. faisait-il de plus grand crime point que celui de ne pas les faire jouir de tout ce que la loi et les règlements leur accordent. Meneval. Un corps d'observation mandé par le général Zayonehek. sur les avait rante lieues en avant sait se reposer. et sa gauche Passarge. ce de l'armée rétablis. il pourvoyait à tout. et par l'île de Nogat. Ces positions couvraient les cantonnements tule furent de Moldin. de Braunsberg. EMPIRE. il travailla à faire couvrir ses cantonnements il fit fortifier les ponts de Spanden et sur la Passarge et construire des ouvrages d'Elditten. de la Vistule. magasins mement sur les hôpitaux. de la nation. à peine achevées et armées. effet. sur les hauteurs de Guttstadt. » Son armée pourvue et rétablie. son génie M. deux n'était de pont de Prag. Napoléon autres à Marienwerder et à Marienbourg. ses quartiers elle était cantonnée d'hiver derrière la sa droite appuyée sur la Narew. Napoléon rode. sur tout. en fit élever Alors. et l'équipement. les têtes Tous les ponts sur la Visdire dans ses bulletins. à quaBraunsberg. et. de Thorn. à le long de l'Omulew et de la Passarge. il n'est . de Sierock. sur les fours.

à la Porte. l'expédition canonde ses chaloupes de la dernière qu'à l'armement toutes les parties de l'administration. aux justes à répondre rien trouvé ce différend et. turque Bender.428 ÉVOLUTION FRANÇAISE. (1807j ses jours de repos. d un seul homme de quelle est capable. à la guerre. où l'avant-garde s'était arrêté à Bucharest. questions relatives des détails. les basses régions de la société. les plus faibles et de l'ensemble avec la même connaissance foule d'autres. Bignon tout entier. au monde un autre individu. au gouvernement soins à donner le il faudrait dit M. le passage. depuis les combinairéglant des escadres. après avoir pris Choczine • par les Français. n'ayant . avait suffi pour lui fermer à une se présenta son ambassadeur intervint l'Angleterre au sujet de conférence qui eut lieu. qui ait prouvé. et à la giberne du soldat mouvements. de travail étendue » de la Vistule que Benigsen venait d'être repoussé et Michelson. et le retour jussons générales. l'artillerie. jusqu'à la chaussure toutes les parties de la marine. aude quelle variété. naître Napoléon toutes les discutant voir le même jour. l'intelligence ` soit dans les hautes. depuis les plans de campaet ses de l'armée le génie. de quelle continuité. aux mêmes heures. nières parcourant la de l'intérieur du ministère la direction jusqu'à depuis de la toutes les parties de l'église du village. la composition gne. réparation avec les États les plus ses négociations depuis politique. des États jusqu aux soins à prendre pour s'assurer puissants. teté d'idées été pour il pas existé soit dans tant que avec la même fidélité de mémoire. Tandis Napoléon. et une enfin traitant ces diverses matières. Sur ces entrefaites. la même ministériels Peut-être neteût n'a-tque si chacun des départements lui l'objet d'une étude exclusive. mais encore aux guerre qu'il consacrait « Pour conde l'Empire. le 25 janvier.

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des vivres. disparut. qui le trouva à cheval au milieu de ses soldats. résolu de s'ensevelir sous les ruines de Constantinople plutôt que de subir de telles conditions. à la hauteur de Gallipoli. des munitions. du divan empire. et somma le Sultan de remettre aux Anglais les châteaux des Dardanelles. anglaise parut devant les Darles traversa danelles. décida le effrayé. que chasse l'ambassadeur de France et que je fasse la je guerre à mon meilleur ami Écris à l'Empereur encore qu'hier j'ai une lettre de lui. navales et de renvoyer l'ambassadeur Sébastiani enfin. à la il était allé rejoindre Porte. à l'envoyé du Grand-Seirépondit-il gneur. « Dites à votre maître. malgré le feu des châteaux. par une faiblesse indigne de lui. « On veut. ajoutez-y et vous triompherez de vos ennemis. coupa ses câbles et Voulant. en effet. le peuple courut aux armes. Y. Mais le divan. » Ranimé par l'attitude de l'ambassadeur franénergique le Sultan fit répondre çais. Sultan à y souscrire.(J8OT) récriminations Russie. six vaisseaux turcs qu'elle brûla. A cette nouvelle. il envoya chercher le général Sébastiani. en imposer par un coup d'éclat. des bras du courage. contre la conduite hostile 129 de la il s'embarqua sur une frégate. à Ténédos l'escadre anglaise. lui dit-il. la flotte . jeta l'ancre devant le Sérail. Puis. glorieux Vos remparts ne sont pas armés mais vous avez du fer. commandée par l'amiral Duckword. rencontra. que je persévérerai reçu dans mes desseins. aux Anglais qu'il ne traiterait tant que l'escadre point serait en-decà des Dardanelles. de céder aux Russes la Moldavie et la Valachie ainsi que la place d'Ismaïl et celles du Danube. Sébastiani refusa de partir. ainsi que sa flotte et ses munitions de déclarer la guerre à la France. “ Bientôt. descendre du haut rang où l'ont placé ses ancêtres. Cependant. qu'il ne voudra pas.

quand il en aurait fini avec la et la Prusse Aux il vint premiers jour» du printemps. x Et il Dix officiers la défense de sa capitale. (1807) qu'il peut le chargea compter sur moi comme je compte sur lui. en traversant un pays où il n'y . pour remplir il rappela celui de Mortier qui était en corps d'Augereau. étaient arrivés. avec lui. après. quelques les côtes de génie et d'artillerie dans la nuit.150 RÉVOLUTION MANÇAISE. de chemins. Poméranie il appela serve dans et qu'il d'avance saxonnes: troupes grossit de quelques de 1808. corvettes et sept cents hommes. les dépôts tout ce qui était dans il écrivit au roi d'Espagne pour lui demander. Déjà les équipages fallu tirer des forteresses de la Silésie et de une étendue a pas de plus de cent lieues. des différents de France régiments. s'établir à des opérade là qu'il fit affaire. Napoléon du fait la disparition le vide qu'avait armée. en exécution déjà de cabinet en mais l'intérieur. Napoléon le savait. où il resta jusqu'au renouvellement Finkestein. mais après avoir perdu deux à renforcer son continuait Pendant ce temps. jugea en retraite elle repassa le détroit. rent Dix vaisseaux jusqu'aux de battre prudent de guerre. armés et équipés. grâce à l'énergie de six cents et d'Asie et les détroits se hérissèrent d'Europe canons. venir sur cette Russie. d'organiser arrivés français étaient les appel* à son aide de Dalmatie et. le Sérail. quelque accès auprès de celui de Madrid. C'est de siège le siège de Dantzig. et il n'en insista que plus sur l'ende se promettant trée en France du contingent espagnol. dans avait terminèrent la campagne. son contingent de son traité d'alliance notre politique qui poursuivait l'Angleterre. tions qui commencer qu'il l'Oder. qui forma réla conscription et fit venir en poste. Sébastîani jours des Turcs. avait trouvé cabinet. s'avancèAtors la flotte anglaise Dardanelles.

canons. montée par cent vingt marins soldats anglais et quarantè russes ou prussiens. Napoléon récompensa Lefebvre en lé nômiflaat duc de Dairëzig. d'investir et le célèbre ingénieur Bousmard défendaient avec dix-huit mille hommes. par la aussi envoya pour la la garni- par une vive canonnade Napoléon à temps avait prévenu renforcé Lefebvre de Lanflei et et Kamihskî fut repoussé. Cette capitulation nous rendait maîtres du grand port militaire de la Baltique.(1807) f EMPIRE 13j ordonna à Lefebvre Napoléon le dixième qui commandait la place. d'Oudinôt Cinq jours après. Impatient Sûr les Russes. et un jours de tranchée Après cinquante ouverte. les lettre leur repatentes. elle par une vive fusillade fut obligée d'amener. assaillie sur les deux rives. Située sur la mer Baltique < à l'embouchure de la Vistule. Mortier renforcer Napoléon le corps de envoya Lefebvre. d Que ce ti«te porté ses par disaient descendants. il évacua la place et alla rejoindre Farinée coalisée* après s'être engagé à ne pas servir contre la France pendant un an. une corvette armée de vingt-quatre anglaise. et qu'eux-mêmes . et chargée de poudre et de boulets. que le général prussien Kalkreuth corps. Vainement lé ùiir avec vingt-cinq par mer Kamïnski mille hommes délivrer vainement. là belle saison les armées allaient se remettre eh camd'en finir avec Dantzig pour marcher pagne. jours après. les assiégés résistaient Cependant On était dans toujours. quand le général Kalkreuth demanda à capituler (24 Trois mai). pleines voiles. à y Déjà les soldats commençaient monter. 27. trace les vertus de leur ils s'en repêre. n'était Dantzig pas encore bloquée langue de terre qui sépare le Frisch-Haff de laitier le siège en fut-il long et laborieux. se dirigeant mais. entra dans la Vistule à vers Dantzig. son appuya les Russes du haut de ses remparts. l'assaut fut enfin résolu.

Alexandre hommes sans compter les Prussiens. mon envers mais des devoirs voient jamais un privilège. y était campagne. (1807) s'ils préféraient jamais un lâche repos indignes. Napoléon avait quitté il passa la nuit du 5 au 6 juin à Saafeld. il attaqua. dans le nom qu'ils portent. Mortier. qui était et. avec Ney sur Guttstadt et se porta lui-même l'arrièreMurat. » peuple et envers nous. et sa garde. et l'empereur connaissent les Français surprendre de sa personne. Douze régiBernadotte qui en occupait également firent de vains efforts sept fois ils ments russes et prussiens et sept fois ils furent repoussés. pour marcher Davoust. Croyant ainsi qu'il l'avait fait avant la bataille manœuvra Benigsen à Guttstadt. . mais celui-ci lui résista vien avant de la ligne de l'armée. de la grande ville aux périls et à la noble pouset l'oisiveté sa carrière d'eux ne termine Qu'aucun sière des camps de sans avoir versé son sang pour la gloire et l'honneur ils ne notre belle France Que.^32 REVOLUTION FRANÇAISE. ils se mirent en retraite. s'avança Benigsen le pont. sur Spanden pour forcer De Guttstadt. revint se placer derrière goureusement. et celle du 7 stein les ordres nécessaires il donna sur-le-champ au 8 à Deppen il dirigea Soult sur Wosfesdorfl sur l'ennemi. les Russes ne furent pas Soult de Lomitten que défendait sempar un mouvement Surpris eux-mêmes plus heureux. Cependant. Ney. A la nouvelle mille elle avait été portée à cent quatre-vingt l'offensive. Au pont les renouvelèrent. au début de la blable à celui qui les avait forcés de reculer. eût été rassemce que toute l'armée jusqu'à s'y maintint blée. Une partie de Lannes. russe prit l'armée de la prise de Dantzig. et la Passarge. des Russes sur sa au premier avis de l'attaque de Finkenson quartier-général ligne. d'Eylau. le 5 juin.

:i et voulait disputer pris position le passage. de les rejeter sur la rive pour Napoléon. se dirigea sur Heilsberg. droite de l'Aile afin de posséder la rive gauche et de pouvoir. Après un combat sanglant où les Russes avaient perdu dix mille hommes et les Français sept mille. elle le sera d'une manière si les Russes atplus éclatante encore.(1807) SarHftftnnflmÎA EMPIRE. 133 nncîtinn ô fllsit*»»* j: avait nric à garde ennemie avait Glottau ™i. pas ses retranchements elle passa dans la nuit sur la rive droite de l'Alle. Il s'agissait. par une habile et audacieuse manœules débusqua. et laissant à la disposition des Français leurs leurs blessés. en bataille Pen- en avant Napoléon il ordon- avait.. vingt-quatre on ne peut heures avoir pour que mettre des tous les corps affaires partielles . soit que ce mouvement. tendent l'armée française mais dans de si grandes armées. soit qu'à l'aspect des préparatifs qu'elle voyait faire devant elle ne jugeât elle assez formidables. démontrée par la prise de Dantzig. disposé ses troupes na à Davoust de faire un changement de front par son extrémité en avant. et. vient de l'être encore par l'évacuation du camp de Heilsberg elle l'est par sa retraite. les prévenir à Kœnigsberg. qui le portait sur la Basse-Alle. qui exigent en position. magasins fruit d'un travail si long et si pénible. Napoléon. et ces retranchements. abandonnant tout le pays de la gauche. jeta ce défi à l'ennemi « L'impuissance de l'armée russe. l'armée entra de vive française force dans Guttstadt. vre. officiel. mais Murât. le soir. fît craindre à l'armée russe pour son flanc droit.«. ceux-ci n'obtinrent que le faible avan- sous les retranchements tage de s'établir dant toute la journée du 11. où déjà les Russes s'étaient retranchés. fut immédiatement Heilsberg dans son bulletin occupé.l. continuant son mouvement enavant. droite. dès le matin. la gauche Or. restèrent attaque. par là. d'une de l'ennemi. les Russes Dans la prévision d'Heilsberg..

un régiment par pée sur Eylau. reconnaître et alla lui-même arriva Napoléon cette rivière Sur la rive gauche de l'Alle. se retira ennemies. la Eylau. en avant de Friedland pendant son armée et la déploya en première marchait ligne. pour prendre il passa la rivière. à Soult et à Dayoust. Napoléon veille. de manœuvrer en peret sa garde Victor H marcha avec Ney Mortier. n finîi* KravpmAnt USO7) lorsque l'une d'elles n'est dans une affaire querelle l'Aile et de traverser à Friedland. 1 avant-garde taqua « G est un jour de bonheurl canon qui se firent entendre de Marengo 1 et il fit c est l'anniversaire s'écria Napoléon ce en haleine dire à Lannes et à Mortier de tenir l'ennemi Alors en effet. un message à Muordonna à Aussitôt. si étroit qu'il était rempli formait une anse dont le fond. rat. Arrivé à deux lieues de dirigeait et envoya de collines. finir bravement la la . allait de la une prairie basse. la routedeKœnigsherget ses ponts. craignant Benigsen. qu ils l'armée russe. déboucha cette ville et atpar le pont de de Aux premiers coups de Lannes. opérant Friedland. française. sur cette ville. en nos flanc prendre i l'apde cavalerie qui. proche des masses se hâta de faire défiler d'être prévenu. dans la plaine. firent. arrivé le 13 devant mais il trouva la ville occucolonnes. l'ennemi pas disposée » générale. il fit occuper à ses troupes une chaîne était. depuis et. par la rive droite avoir brûlé après position sur la Prégel de l'Alle sur Wehlau. Alors. jusqu'à quatre heures du soir. sur Koenigsberg. dont le quartier-général à l'Empereur.154 u ii RÉVOLUTION t J:nn*nAn FRANÇAIS*. coiiuée par un long étang qui Le 14. corps que distance. Benigsen C'est ce qu'il fit.était et en partie par eu partie par la petite ville de Friedland. se dont le Lannes. nous la disputer. il se dirige*. d'arriver En se hâtant pouvait encore ressaisir sur le pont de cette ville. sonne sur Friedland.

une salve d'artillerie. marcha sur la garde impéet en fit un horrible riale.(1807) bspibe. où elle fit de vains efforts pour se mouvoir et ressaisir sa position. avec sa gauche et étendant fort loin sa droite rivière vers Kœnigsberg. qui se trouvait acculée à Friedland. tirée au de l'Empereur. et fit commencer de cetteaile. ses instrucprécises. Mortier à la gauche. sa gauche enfoncés. Sur ces la garde impériale russe. l'attaque par l'extrémité A cinq heures et demie. tions c'en était fait de toute dans sa droite. ébranlée qui fut un moment qui formait la droite de la réserve. Battus. Napoléon ses colonnes Lannes. des Russes. après avoir reconnu manda d'enlever la ville de sur-le-champ sant un changement brusquement avant. Or. . Nadroite. il coml'ennemi. déboucha et chargea la gauche de Ney mais la division Dupont. que ce d'exercice. que avait embusquée dans le ravin qui entoure FriedBenigsen avec intrépidité land. et ce pont était dans la ville. l'aile carnage. mouvement poléon simples et tellement comme une manœuvre il porta Ney à la pressa l'attaque centre. garde Lannes au en réserve. la gauche des Russes. et la refoula dans l'anse. 135 se jeter dans l'Alle. se gauche entrefaites. Or. quartier-général Aussitôt Victor Ney se mit en mouvement soutenu en arrière par il aborda en faiFriedland. la culbuta Alors. Victor et la la position de puis. les Russes ne pouvaient passer sur la rive droite que par un seul pont. Dès lors. de front. à pied et à cheval. la droite en et protégé par soixante pièces d'artillerie. après avoir fait tourner plusieurs moulins. Après avoir fait former manœuvra dans ce but. l'imprudent avait disposé son armée dans la Benigsen la couvrant plaine en avant de cette position. tout entière le long de la et son centre ville les bois à la lisière toutes il les fit déboucher étaient tellement s'opéra s'était placé desquels à la fois. donnale signal de la bataille.

sans ordre et semblable qui s'enfuit » A huit heures du soir. les campagnes précéque le plan. la victoire était peau de moutons. rien de plus rapide de ses solsuivant l'expression des yeux. dès lors. Ainsi se trouvèrent tre les Russes. génévingt-cinq drapeaux. un ennemi nombreux dans cette bataille le génie dans qu'il dentes. nombre raux furent de caissons. tels et cinq mille prisonniers. dit un gué le duc de Rovigo. mais. et ses rues jonchées de cadavres la gauche des Rosses. exposés. Rien de plus simple Napoléon. d'Austerlitz il y eut quinze cents morts et quatre vérifiées victoire les menaces le rendit de Napoléon con- eu à combattre. reculait repoussée mais déjà le pont n'existait plus. et Ney était sur Friedland maître de la ville. « digne sœur. avant de s'être assurés s'il y avait un gué en trouvèrent mais d'autres beaucoup s'y noyèrent le reste. Aussi déploya-t-il avait montrés et redoutable. se voyant pris en tète. et l'activité que japlus puissant en effet.Iln. replia forcé. blessés plusieurs ou pris. dats. rien ne put retenir face de notre gauche à un trouvers ce point. » de Marengo. champ de bataille. naient plus ne combattit pendant mourir à ses pieds. "A. « Ils se jetèrent pêle-mêle dans la rivière. leur Pendant que Ney exterminait à son tour droite. que l'exécution. Du côté des Français.I1n.156 u RÉVOLUTION FRANÇAISE. journée. de cette tués. un grand Soixante-dix pièces de canon. en désordre '1 dans 1 1- la ville. le couvraient ennemis mille cadavres Quinze complète. par Lannes et Mortier. les Russes cherchèrent lut dans la fuite. Vains efforts. écrivait les trophées Napoléon à Joséphine. pressés sur leur sale flanc et chargés en queue. même. mille blessés. __Ú1~r-'–~ (1807) ~~N*~–tf. Friedland fut ennemis. Alors. Il avait Cette et d'Iéna. mais on le vit pas'seulement que les boulets près de lui ou vepassaient à cheval les points les parcourir .

Il visita ensuite le le spectacle était hideux « On suivait l'ordre des carrés russes par la ligne des monceaux de leurs cadavres on jugeait de la position de leur artillerie » par les chevaux morts ensuite que l'ennemi Apprenant essayait de se rallier sur la rive droite de l'Alle. une nuée de cosaques l'arrièrequi formaient garde ennemie sur la rive droite. 92. Ce qui restait au roi de Prusse était conquis. et prussiens. la place Ils y trouvèdes approviet cent mille champ à voir. le 19. Soult et Davoust étaient arrivés dans cette ville. aussitôt russes deux il évacua et les Français en prirent rent vingt mille blessés sionnements fusils immenses. qu'on des pour lui rendre ainsi que cela était d'usage. t. n'avait Napoléon la Niémen qu'à franchir en Russie pour porter la guerre elle n'avait plus l'hiver pour allié son armée fuyait avec le sentiment de sa faiblesse et de son impuissance. cents bâtiments anglais. Déjà Murat. tant ils étaient faIl défendit les éveillât tigués. m. Napoléon était arrivé sur les confins de l'empire russe. de la rive gauche du fleuve. Pendant ce temps. de manœuvrer sur Napoléon continua la rive gauche pour le couper de Kœnigsberg. de bataille des Russes. les lignes de debont. dont possession. p. sur 16 Niémen Napoléon s'avançait de quitter l'empereur que venaient de Russie et le roi de Prusse. Il s'y maintint les journées du 15 et du pendant 16 mais à la nouvelle de la défaite des Russes à Friedland et de la marche de l'armée victorieuse. parcourant son armée. Les soldats dormaient encore.(1807) empire. où le général prussien s'était enfermé avec vingt-cinq Lestocq mille hommes. honneurs. 157 T*T 1 » m Napoléon passa la nuit au bivouac le lendemain à la il était pointe du jour. . tandis que 1 Mémoires du duc de Rovigo. il entra à Tilsitt. On voyait encore.

effusion de sang si contraire qui voudra « Art. dans celle « Dans les journées de Guttstadt. rompre et ce ne sera armée. ils s'attribuaient nationaleaux une résistance point. 1er. lités pourront concluet l'armée prussienne « Art. 2. qui fut accepté et signé le de ce traité dispositions entre franl'armée « Art. de l'autre venir au quartier-général la date des notifications que les hostide un mois qu'après recommencer. superstitieux Russes avaient été les agresseurs. (1807) la nôtre. çaise et l'armée une paix qui mette fin à une et conclure signer négocier. que si Napoléon 11 est donc vraisemblable dans ea victoire. russe. e| ils o'eussept la faute d§ leurs défaites. à son armée la proclamation adressa ensuite Napoléon suivante « Soldats! 1 dans nos cantonneété attaqués s'est mépris sur les cauments par l'armée russe. Il y aura un armistice dans cet intervalle. L'armée française ront un armistice séparé. En 1807. comme en 1813. repos était celui du lion de Heilsberg. la paix il se décida à demander Alexandre cependant. afin de pouvoir. venait de puiser de nouvelles forces à peine entamée. à l'humanité. L'ennemi Il s'est aperçu trop tard que notre ses de notre inactivité. » etc. 3.JJg RÉVOLUTION HIANÇAISB. Celle des deux parties contractantes ce que Dieu ne veuille. opposé progrès de l'armée française. il se repent de lavoir troublé. Le 5 juin. un à Napoléon pour lui proposer officiers de un ses envoya 22. les cinq celle entreprit qu'il que avant tout. eût voulu tenter ans plus tard. Voici les principales armistice. sera tenue de pré1 armistice. nous avons . fini elle aurait autrement cette expédition.

On avait fait établir au milieu du Niémen. je passe le Niémen. nous sommes arrivés sur ceux du Niémen aveola rapidité de l'aigle. ses hôr ses ambulances la place de Kasnigsjberg. dans et de Russie. et surmontées. envoyai pour armer nos ennemis. vait Napoléon à Talleyrand je ne m'en soucie que médiocependant mais si la paix n'est je l'ai acceptée. Les deux empereurs en même monté mais temps. ainsi q^e la toiture. dignement de Marengo. Vous célébrâtes à Austerlitz l'anniversaire du couronnements vous av$z. magasins. Il est temps que notre patrie vive en repos. couverts et après avoir obtenu une paix glorieuse qui porte avec elle la garantie de sa durée. qui mit fin à la guerre de la seconde coalition. des armes crement de France rent armé. blessé ou fait prisonniers soixante mille à l'armée ennemie tous ses. fusils que lAngleterjpe munitions. par des marins Napoléon ayant de la garde. arriva opposée recevoir s'embarquè1W canot bien le premier et qui à l'abri tué. . « On me demande écriune entrevue. Vous rentrerez en France de tous vos lauriers. ? de se voir et d/établir Napoléon et Alexandre convinrent les bases de la paix. les bâti- le pavillon: il alla k la porte se plaça sur le bord du radeau pour qu'il ouvrit. chargés de toute espèce de et les. » pas faite dans quinze jours. influence de l'Angleterre. chacune d'une petite précédées salle d'attente. « Français 1 vous avez été dignes de vous et de moi. ments qui étaient dans ce port. avons pris cent dans 139 dix jours de cam~ vingt pièces de canon enfin sept drapeaux enlevé Russes pitaux. un radeau sur lequel s'élevait un pavillon avec deux portes opposées. de Ja maligne P. Alexandre. de Friedland. ce|te célébré celui de la bataille année. « Des bords de la Vistule.(1807) à jamais pagne mémorable nous BMI'IBE. Cette entrevue eut lieu le 25.

répondit.J4Q RÉVOLUTION FRANÇAIS! (i807) avait encore un peu de trajet à faire. partage Il d'accord. Quelquefois. tout le temps que durèrent Pendant de la plus avec les marques se traitèrent Alexandre et poléon dit M. puis continuer être un me parut Constantinople les occupaient. d'égards. parmi lesquelles se trouvaitcelle avec attensur cette carte. Il fut question également Meneval. il demandait alors deux cardans son cabinet sait Alexandre de la Turquie d'Europe. ensemble. qui les reçut avec beaucoup Nales conférences. tes. « Ce fut un beau assez vous à Napoléon. à laquelle le sur le Niémen. Napoléon introduivive amitié. à marcher tion. rendre et la reine de Prusse y vinrent le roi Bientôt séjour. à laquelle se spectacle sur les des deux armées répandues mêlèrent les acclamations de la rive Des applaudissements partis rives du fleuve. » cas. ti«. la paix est faite. de rayer la Prusse du nombre . ils n'étaient point parfaitement sur lequel point ne voulait pas laisser s'éleétait aisé de voir que Napoléon des débats qui auraient pu troubler ver sur ces questions un accord rétablie entre eux. je serai » « En ce second dans tout ce que vous ferez contre eux. et qu'il s'établissait t'harmonie le statu quo. Après une seconde entrevue se rendit à Tilsitt et y prit Alexandre roi de Prusse assista. Meneval. visite à Napoléon. que cette scène. en reprovisoirement tacite pour conserver dont on convienla question à une autre entrevue mettant dit Alexandre drait • longtemps les haïssez. restèrent » Les deux empereurs en une seule acclamation'. « Je hais les Anglais autant que votre » plus tard. l'observer Je les ai vus penchés Des projets de en causant. et se confondirent droite furent répétés sur la rive gauche. Napoléon. souvenirs historiques. A son arrivée ils s'embrassèrent.

en y joignant la Hesse. de Varsovie et les donna au roi de Saxe. puissances. le royaume qu'il donna à son frère Jérôme il les érigea en grand-duché quant aux secondes. puis l'avènement excepté la Silésie. le premier Joseph.es nar par égard en faisant &anrA pour l'empereur Alexantoutefois des pertes énor- ses supplications à joignit-elle celles de son époux. il guerre fut stipulé que les hostilités cesseraient. le traité. c'est-à-dire lui retira que Napoléon les provinces situées entre le Rhin et l'Elbe. États aux ducs et de Mecklembourg. reconnut Napoléon comme protecteur de la confédération du Rhin. impuissantes et ne purent lui faire obtenir des conditions moins dures pour sa couronne (7). afin d'établir des limites naturelles entre cet empire et le duché de Varsovie. les deux empereurs se quittè- mes. Ce traité signé et ratifié (8). Il forma avec les premières. m nnu>> l'a. EMPIRE. De son côté. et celles qui lui étaient échues dans les divers partages de la Pologne. nôvre. et ses frères Louis et Jérôme. Il céda à la Russie un district de la Pologne prussienne. Vainement la reine . les rapports les plus intimes et les plus durables. le vainqueur pour désarmer qui l'avait tant dans ses bulletins outragée toutes les séductions de son esprit et de sa beauté furent sur Napoléon. d'Oldembourg Comme la Russie était encore en avec la Porte.(1807) mais mais. comme roi de Naples. ai« des des nnissanf. dre. prouver combien ajoutait il désirait entre les deux empires.™». la Prusse rendit tout ce qu'elle avait acquis dede Frédéric II au trône. le Brunswick et une partie du Hade Westphalie. et que les Russes évacueraient la Valachie et la Moldavie. le second comme roi de et le troisième Hollande. comme roi de Westphalie. A Tilsitt. II rendit à la ville de Dantzig son et leurs indépendance première. l'empereur de Russie voulant. elle fut conservée. d'établir.

Napoléon sur ta rive gauche où la garde russe était en bataille.~4t RÉVOLUTION MANCAME. ton maître et moi. que c'est le jour où nous som« Tu te souviendras. Napoléon de la d'un grenadier à la boutonnière rieur. _0 . Après s'être détacha sa croix de la Légion-d'Honembrassés. » . et. tuat-ques de Russiejusque l'empereur d'estime etd'atoltié.111 (1807) <tt~1JL~ rent avec de grandes accompagna du Niémen. mes devenus amis. l'attachant rang qui était à la droite du premier garde d'Alexandre lui dit-il.

p A victoire de Marengo avait consacré le Consucelle d'Austerlitz. à Murât. Bataille de Médina de de Rio-Seco. de Ferdinand IV. – Entrée Ses d'Aranjuez. Honneurs de la liberté noblesse. Prise – Entrevue Marche de Burgos. la victoire de l'Empire. législatif. éleva la grandeur de Napoléon à son rFriedland du continent. Réveil ments de P Autriche. ronne royale d'Espa– Scènes scandaleuses. – Prise de la Catalogne. Murat à Madrid. grandeur garde Les armé Effet qu'il dé l'Empfre. en faveur qui en dispose de Napoléon. civil. Première abdication l'Angleterre. Espagnes par la junte lé conseil de et la municipalité Castille de Madrid. en effet. instructions gne. de la mer de Bretagne à l'Adriail s'était.t. il put i apogée.––=. 'de Efforts produit se déclare relever tlon de française. d'Aranjuez. . dement que à la impériale. Soumission et d-0clès. Abolition – Nouvelle de Tllsllt. Celui-ci fait proclamer son frère roi des Joseph de gouvernement. Insurrection à Madrid. créé un empire avec cent vingt tique. – Traité de Napoléon avec le roi de Napoléon la grande Bâtâmes Paroles Retraite gosse. Armede de Paris. de VictQires Joseph dans d'Almaraz Madrid. funestes nationale de la Péninsule. Insurrection seph à Madrid. Insurrection de la coalition. – Affaires révolud'Espagne VU. du Somo-Sierra. Puissance rendus et VI. lat. contre projets – Ses toi de Suède. 44B CHAPITRE Suites de la palï à paris. Proclamation et dé Tudela. le Code Pres- de Copenhague tout le coritinerit la marine r-Don-quicbotttsme par les Anglais. Départ – Siège de Napoléon du Bâylén. Jo– Suit** d'Oporto.(1S07) -K). Convention de Cintra. Ferdinand restitue la couà son père. .Joseph Bataille de Vimeiro. Constitution espagnole. . – Retour – Suppression dans – Bombar- a* du Napoléon tribunat.. Arbitre suprême s'enivrer de sa gloire et de sa toute-puissance. Fontainebleau. de Madrid. substitutions du de la presse. "< empirb. ouverture en Espagne. Rentrée corps de Napoléon. –. avènement de événements Perplexité Napoléon après les Il part pour Bayonne et y appelle la famille Pruâse. sur la Péninsule de Portugal.- expédition de Charles Napolédn pour Traité de espagnole. /unie de Bayonne. d'EspInosa – Passage de Napoléon à la grande députation. et prise de Sarrapour Paris.1T De l'Ebre au Danube. en Europe. des Anglais. et d'Alexandre armée à Erfurth. – Capitulation Napoléon part pour de cet événementse réfugie à Vittoria.

posé à la Russie le résultat de cette lieu de l'ivresse générale qui accueillit on se demanda Napoléon n'anouvelle campagne. dans le millions cette puissance. il n'y a que l'amour qui puisse s'élever jusde l'admiration. pourquoi On vit avec regret qu'il l'eût savait pas rétabli la Pologne. Comment. l'État s'empressèrent de venir le féliciter. Cependant. où se mouvait Napoléon sphère trompeuse et ses n'aurait-il pas perdu de vue son origine plébéienne devoirs envers cette révolution qui ne l'avait placé si haut que pour Après disposa garde France. Votre dignement ni les flatteries. Déjà la en marche du Nord. ni les louanges. pour Napoléon avait quitté Tilsitt vers en compagnie du roi se rendre à Varsovie et. au lieu de s'en faire. on se ses illustres compagnons. une alliée pour contenir le milieu de juillet. on avait renversé l'ancien semblait s'appliquer révolution à peine d'une qui et le langage des courtisans régime. de Saxe. élevé porte pour revenir en par où elle devait un arc-de-triommais où à fêter dignement s'était impériale A la barrière son entrée à Paris. crifiée à l'amitié de la Russie. On ne lui épargna « On ne peut plus louer du sénat. Séguier. {1807) de sujets. dans cette à le faire revivre.de là à Dresde. avec mise de la route on avait seule magnifique une en arcade. Napoléon d'appel. .m RÉVOLUTION FRANÇAISE. Tous les corps de Nord. Le 27. il est au-dessus aux siècles héroïques il appartient humaine. son immense la postérité pour découvrir de la cour s'écria à son tour le premier président poléon. lui dit le président être placé à la distance de il faudrait gloire est trop haute » « Nahorizon. 11 avait réduit la Prusse de moitié. votre Majesté. faire phe son premier avoir exalté outre être représentant mesure la gloire du maître. sortait son ambition. de l'histoire est au-dessus M. et imau mil'alliance de la France. qu'à lui! » Ainsi. il était de retour à Paris.

s'avança d'eux. Dès le matin une foule immense de joie et leurs portée annoncèrent à l'arc-de-triomphe. Napoléon méditait eût sauvée au 18 brumaire. par un quadrige doré. de ces enfants chéris du génie qui préside aux batailles. et des inscriptions couvraient de ses faces. des braves l'approche Bientôt des cris ils parurent. à Friedland. en passant. à Iéna. et. dont l'amour vous présagent ceux » postérité. « Invincible de. elle se rendit aux Champs-Élysées où un somptueux lui avait été préparé. banquet D'autres fêtes lui furent données à Paris: l'Académie Triomphe de Trajan et le sénat de musique la convia au impériale c'était lui offrir le spectacle de sa prolui fit une réception solennelle dans lui dit le président. les vœux du grand et bon par notre organe. garde impériale. traversant le jardin des Tuileries. Recevez. qu'elle A voir son io . les couronnes aux aigles de la garde. Arrivée aux Tuileries. ses aigles sous l'arc du Carrousel de là.la paix.(^807) vingt hommes empire. Alors le corps municipal. C'était s'était le 25 novembre. le sénat vient au-devant de vous il aime à voir les dignes représentants de la grande armée remplir ses portiques il se plaît à se voir entouré de ces braves qui ont combattu à Austerlitz. 145 surmonté chacune Il était pouvaient passer de front. après une harangue du d'or votées par la ville de Paris furent préfet. de ces favoris de la victoire. et l'admiration ple. elle déposa. Tandis que la nation se réjouissait de lui ravir celle de la conclusion la seule liberté peude la pre gloire son palais. aigles réunis ne formèrent qu'un seul groupe qui précéda la colonne. apposées celle-ci défila ensuite à travers une foule immense qui formait la haie sur son passage. de la Seine en lejpréfet au-devant tête. à Eylau. v- de la tribune.

session. délibérant du corps législatif. pendant sections du tribunat. plus. voilà ce que voulut Nala presse enchaînée qu'il voudrait mais le mois de mars 1814 résolut la Il l'obtint. l'homme qui semblait cause de son origine révolutionnaire. qui était faite par les la session 1807. à effacer tout ce qui pouvait lui rappeler s'appliquer « comme n'offrant il le supprima. » question du pouvoir absolu Mémoires de Bourrienne. et ayant chacune sept membres séparément tribuns se yengea des quelques C'est ainsi que Napoléon une opinion libre. un corps législatif sénat pour voter des hommes. ce corps nombre de membres. qu'un dans l'un. qu'une public. la possibinulle part de contrôle. la servilité « car enfin.44g ambition RfiVOLDTlOM FRAHÇAISB. vu. de réflexion tout ce lité de faire. poléon. point point d'opposition pour voter de l'argent. poursuivant Depuis longtemps du tribunat. et récompensa osé conserver qui avaient de sa part. c'était au tribunat d'ingratitude. du plus grand nombre. dans C'est pourquoi et discordéplacée l'édifice pièce inutile. sous les seules lois de son bon plaisir. la discussion la durée de chaque le serait. » Un sénatus-consulte du 19 août. dans l'autre. c'était encore au tribunat qu'il avait dû le consulat mais il fallait qu'il ne lui restât plus qu'il devait l'empire. des lois. de lui-même. t. réduit à un très-petit et ne fût plus que l'ombre eût déjà perdu toute son influence à il ne laissait pas cependant que d'offusquer. la suppression il conspirait tre-révolutionnaire. et qui ne fut comdante. par trois commissions (9). . grande marque à vie. (1807) grandir avec sa fortune. une C'était. Bien que. ses victoires n'était pour lui qu'un de on eût dit que chacune pas de plus vers le despo- tisme. annonça qu'à l'avenir. et au corps législatif que le 18 septemau tribunat muniqué de la fin de et à compter bre 1807. son œuvre condonc. la sienne.

il introduisit dans le Code civil les substitutions. les une louable et la flatterie rendus » à l'État grands services Bien plus. on adore ou l'on maudit telle était la manière du sénat sous les empereurs. « la révolution. « Il avait voulu. le tribunat alla remercier le pouvoir de ce qu'il avait bien voulu le « Quand les supprimer. vivraient éternellement dans chacun de ses membres. la crainte en acclamations les suffrages. qu'il reçut avec respect le coup qui le frappait. dit Mignet. » Ainsi.(i 807) f––k ~i 1 l BMPIRJI. Nulle apparence :"H décida au contraire. il la transforma l'Europe 1 Statut Impérial du 1" mars 1806. disait-il. d'opposition sur la de Carion-Nisas. qui convenait mais encore nourrir au cœur de ses sujets souvenirs présente suivent en perpétuant émulation. tombés dans la servicitoyens tude. et. dit Rousseau. celle de la presse par la censure. où ce corps était tombé. non-seulement entourer son trône de la splendeur à sa dignité. par là. 'II < 147 tel était le degré d'abaissement Cependant. » d'opiner Napoléon ne borna point là sa restauration de l'ancien réla liberté de la tribune. elle avait changé en républiques. changent on ne délibère plus. détruisit le principe d'égalité qui formait la perfection de ce Code. sous un gouvernement juste. . qui avaient animé le corps. restaura la hiérarchie Napoléon militaire du moyen âge elle avait fait des il fit des vassaux citoyens. avait voulu rétablir la liberté antique. et que les sentiments et de dévouement d'amqur pour le monarque. proposition irait « porqu'une députation ter aux pieds du trdne une adresse les peuples qui frappât de cette idée que les tribuns avaient reçu l'acte du sénat sans regret pour leurs fonctions sans inquiétude politiques. n'ont plus ni liberté ni volonté. d'illustres et en conservant aux âges futurs l'image toujours des récompenses qui. gime après avoir détruit il abolit. pour la patrie.

duc de Rivoli Ney. duc de Vicence. duc d'Auerstaedt. Augereau. Montebello. Mortier. duc de BasCaulincourt. l'Empire du corps législatif. celui dechevaliers (10). de Castiglione. aux ministres. celui de barons. prince de Ponte-Corrand. duc d'Abrantès. duc de Parme. aux présidents d'État. duc de Tarente. aux conseillers des collècelui de comtes. compatible velle avec la France ancienne. Comme Lefebvre. Arrighi duc de Padoue Régnier. Duroc. duc de Dalmatie. aux présidents aux archevêques. Moncey. de Rovigo duc de Cadore. comme il était survenu avait fatigué le monde en l'ébranlant. duc de Dantzig. Champagny. duc d'Elchingen. à 1812. duc d'Albuféra. duc de Bellune. Clarke. Macdonald. Il organisa il put l'arranger passagèrement de aux grands dignitaires il octroya une nouvelle noblesse. Victor. de 1808 d'Honneur. duc de Péluse. Cambacérès. aux présidents ges électoraux. le retour de tout disait-il. Ainsi. et de Wagram Talleydevint prince de Neufchatel Berthier Bernadotte. Soult. Murat.148 BfiVOLUTIOH FRANÇAISE. Gaudin. avec les constitutions. duc de Massa. après une secousse qui selon sa pensée. prince de Bénévent Masséna. duc de Raguse Junot. prince de la Moskowa. aux sénateurs. duc de Feltre. duc de Valmy. la France la fusion de l'an- . réconcilier favoriser les avait titre féodal créés innou- empêcher. de Plaisance. trie en fiefs. prince d'Eckmühl. duc Lebrun. duc d'IsBessières. aux maires des trente-sept aux évèques. Savary. duc de Gaëte sano Monge. duc de Frioul de Reggio. duc Oudinot. (1807) il était grand et fort. comptes. des des cours de cassation. Marmont. le titre de princes. Kellermann. de la Légionaux membres bonnes villes. duc de Lannes. d'appel. Ces différents « pour titres Napoléon impériaux. duc de Trévise. vo Davoust. prince d'Essling. Suchet. duc duc d'Otrante Fouché. duc duc de Conégliano.

avec son Ruyen Mais système difficultés.(1807) cienne France tion. on s'était contre montré l'établissement ardent d'un à conquérir à sa perte. Il y signé un armile cours de son don- cherchait . ni dans Autant tant l'opinion. avait et le roi de Suède. la liberté. qu'il avait chargé de châtier le monarque avait accompli en peu de téméraire. noblesse dans EMPIRE. l'Angleà l'entraver. et. en attaquant les neutres. auaussi des de l'ancien on fit voir de l'indifférence par fut comme la fatalité de son règne la guerre A cette époque en effet. ce n'était pas là ce qui inquiétait Napoléon. de l'île de jours sa . couronné se permettait une nouvelle noblesse d'improviser paux avec et des aventuriers acte. disait-il. et le maréchal Brune. parvenus plus révolutionnaire de la monarchie que la création impériale. A la vérité. terre continental. repris après avoir que Napoléon ne laissait pas le temps ter. Il la tenait sans cesse en éveil de la regretce terrible mot qui était avec de son plein gré quichottisme armé. Sa création aux yeux de la première. avec celles mettre les institutions 149 de la en harmonie ni la noblesse cette ancienne. elle vengea la seconde. qui ne vit dans les nouveaux nobles que des jacobins parés des orirégime qu'ils avaient tant foulés aux pieds. toute l'attention publique On était en guerre reportée vers les affaires extérieures. stice. Il faut dire à la nation pareil régime. en s'emparant de Stralsund. l'Angleterre.mission et de tout le littoral de la Baltique. il se demanda de quel droit un soldat Quant à l'étranger. reconnaître nouvelle aristocratie. de l'Europe. Toutefois. pas une voix ne s'éleva alors ni dans le sénat. la nation. s'était préparé de grandes Napoléon tandis qu'il en pressait l'exécution. ni l'Europe » Mais ni la nane voulurent ne fut. de la pensée qu'une conséquence contre révolutionnaire son qui inspirait Napoléon depuis avènement au consulat.

Après une héroïque de la flotte danoise. canonnières. et sa sagesse les coalitions convoitait Copenhague. contre la France morale par sa dignité dans toujours refusé d'entrer qui. Copenhague. qui consistait bricks mais inutile résistance. leurs proet conclut d'alliance. blocus continental daLe gouvernement Aussi s'empressa-t-elle d'y adhérer. l'empereur la neutralité jour de l'Empire. Alors pentirent la ville par mer et par terre. les avec de l'argent compenserait « Et avec quoi éprouver. du elle y vit la justification toute l'Europe. l'Angleterre le Danemark sa flotte Le ministre et sa capitale. Depuis longtemps. interdit avec la France un traité qu'au dernier les sujets tout commerce confisqua anglais. répondit et vaisseaux flotte anglaise de vingt-trois vint jeter l'ancre devant trente et une frégates ou corvettes. nois fit arrêter tous priétés. et la bombardèrent l'honneur?» dant six jours. elle capitula. de sa politique au prince régent le ministre Jackson elle envoya signifier et de lui de faire avec elle une alliance offensive et défensive. avec l'Angleterre. ajouta pertes pour que que garantie. livrer. et vingt-cinq chaloupes n'offrait pas d'exemdont l'histoire Cet acte de violence. de Russie proclama et déclara armée auquel il resta fidèle jusPar l'ukase du 31 octobre.150 avait une nation RÊVOLUTI01q FRANÇAISE. l'eût dont la possession les devoirs que lui imposait le droit des gens. les Anglais invespondit par un refus plein de fierté. et les Anglais s'emparèrent six en dix-huit vaisseaux. quoiqu'elle de l'entrée rendue maîtresse à l'intérêt sacrifiant fût en pleine paix avec le Danemark. l'Angleterre de la Baltique et. c'était le Danemark. une Trois le prince. On lui réet somma cette ville de se rendre. quinze frégates. indigna dont Napoléon avait frappé l'Angleterre. (1807 avait constante. ple. hautement qu'il de les principes toute relation rompait . pourrait compenserez-vous jours après.

et est devenu propriété anglaise. déclaré dénationalisé. ils sont déclarés de bonne et valable prise. ainsi dénationalisés du gouvernement par les mesures arbitraires anglais. usant à son tour de représailles. toute la Russie. Alors cellepagne et la Hollande ci. gement. quel ou d'Angleterre que soit son chargement. décret suivant station et à une imposition à cette Napoléon répondit bâtiment.(1807) hhpirb. mis à un voyage en Angleterre. entrent dans nos ports ou dans ceux de nos alliés soit qu'ils tombent au pouvoir de nos vaisseaux de guerre ou de nos corsaires. Tout aura souffert de quelque nation qu'il soit. 2. tel. Après les bâtiments des étaient assujettis mais encore puissances non-seulement à une et même alliées neutres à la visite des croiseurs obligée dans un des ports arbitraire sur leur charnouvelle violence par le la Russie avec anglais. ou devant serait légitimement et que s'y rendre. . Soit que les dits bâtiments. la Prusse. capturé. l'Autriche^ Esse déclarèrent contre elle. l'Angleterre et le Danemark. de l'Angleterre. soit. a perdu la garantie de son pavillon. En même il fit exécuter avec la plus grande temps. des colonies anglaises. qui vaisseau ou se sera souanglais. les décrets du système continental contre les sujets. frappa de la même interdiction tous les ports du continent dont le pavillon anglais était exclu elle déclara que tout navire sortant de ces ports. par cela seul. blocus nation ports 3. dans rigueur. la visite d'un « Art. isi eût été donnée jusqu'à ce que satisfaction au Danemark. « Art. et la paix faite avec la France. est. les propriétés et le commerce de l'Angleterre. Les Iles-Britanniques sur mer comme sur terre. a Art. qu'il sont déclarées en état de de quelque expédie des ou des pays Tout bâtiment. ou aura payé une imposition quelconque au gouvernement anglais.

cependant. quand contre Napoléon. (1807) est de bonne prise. au présent décret. dès que ce gouvernement du droit des gens. on fortifia tiers. notre revanche de Trafalgar. Il sera capturé contrevenant par nos vaiset adjugé au capteur. était forces et à créer alors dans des ressources triste maritimes le plus (notre marine de balancer les de l'Angleterre. Napoléon voulut s'assurer dont l'alliance formait. qui sont aussi ceux de la justice principes » et de l'honneur. Néanmoins. l'Angleterre Avant toute chose. entrepris. que nous doit encore. à tous nos arsenaux tout enfin fut disposé des vaisseaux les côtes. au besoin. seaux de guerre ou nos corsaires. Appuyée sur ses onze cents vaisseaux de guerre de toute espèce. Ces mesures. 4. qui assimile sa législation leur effet pour toutes les nations qui sauraient obliger le leur pavillon. elle soulèverait de nouveau le elle le voudrait. Ainsi. revanche de bataille. que. continent qui. à tous nos chan- . extraordinaire un mouvement état) capables furent De grands travaux fut imprimé on creusa des ports. on construisit sur ce nouveau champ dans quelques années. elle comptait de ses leviers d'or pour être certaine assez sur la puissance et l'Océan. de son côté. en quelque de la Péninsule espagnole. comme occupés par les troupes anglaises. cesseront d'avoir à celle d'Alger. née dans les mers du Nord comme dans la Méditerrafut mise au ban de l'Europe l'Angleterre elle ne se découragea continentale. ses ennemis. « Art. employa toute enson activité et tout son génie à lui susciter de nouveaux nemis. elle pouvait attendre et.152 RÉVOLUTION FRANÇAISE. anglais à respecter gouvernement pour seront abrogées et du présent décret « Les dispositions sera revenu aux nulles par le fait. pour prendre. point. qui ne sont qu'une juste réciprocité le système barbare adopté par le gouvernement anglais.

1807) EMPIRE. le 27 octobre 1807. çaise en y plaçant le Portugal était le vassal de Depuis longtemps l'Angleterre. Napoléon ne pouvait plus compter sur elle. Seul. il résolut de rendre à jamais fransa dynastie. Manuel Godoï le centre. il gardait une neutralité qui. érigé en échange souveraineté des Algarves et de au prince de la l'Alentejo Paix. se rappelant la politique du la Péninsule grand roi. sous peine. en de la Toscane cédée à la France le midi. ou en Pologne. il conclut avec la cour d'Espagne un traité par lequel celle-ci s'engageait à donner le passage et lés vivres à une armée le Portugal. on devait partager Après la conquête le en trois portions le nord. son ancienne plutôt par les intrigues splendeur. en cas de refus. comprenant la ville de Lisle nom de Lusitanie. sans avantage pour la France. il n'apendant qu'il se portait en Allemagne vait plus ses derrières et une armée pouvait assurés. C'était rendre à l'Angleterre sa monnaie de Copenhague. déchue de sorte. d'être traité en ennemi. Or. pendant ou par la base la guerre de Pologne. sollicitée tendait l'Espagne Louis XIV. difficultés . et. devait être donné à rompre On se souvient de l'Angleterre le lien qui. en effet. déclara Napoléon que la maison de Bragance avait cessé de régner. et. l'unissait qu'elle fit. Voyant qu'il n'obtenait que des réponses évasives. un aventurier gouvernée par un roi imbécille amant de sa femme. jg5 de son système continental. et à fourhir française chargée d'envahir elle-même un corps de troupes destiné à coopérer dans la même direction. s'était pendant que toute l'Europe déclarée contre elle. Napoléon somma le prince régent de faire alliance avec lui. depuis des chaque jour à la France. franchir les Pyrénées et être à Paris en six jours. ouvrait aux Anglais le chemin du continent. Sans elle. pour fournir son contingent. érigé en royaume Portugal sous au roi d'Étrurie.

au Il prévint même point de s'y opposer. Quant à Junot. ni être plus prévenant. pagne au pas de course résistance d'autre que celle que lui opposaient rencontrer à chaque pas. et. qu'il n'essaya ses vassaux que la défense était inutile. d'organiser de aux troupes françaises. le nom qu'inspirait vais chemins. bleau. Déjà. les provinces devait rester sous le séquestre jusqu'à la paix tramadure. conscrits. s'absenter. fait aucune insulte. monter. presque à lui seul. pour lui servir d'escorte. d'une tugaise. que le traité edt été signé à Fontainedes mille hommes à la tète de vingt-cinq il traversa l'Esavait passé la Bidassoa. par la terreur Protégé à la du Portugal dans la capitale entra Junot français. RÉVOLUTION FRANÇAISE. et les montagnes les torrents qui l'arrêtaient même de vivres et le manque Il arriva enfin. contraire son en attendant et venait. comme il n'avait pas de tète de ses quelques la cavalerie poril prit. ville de deux cent mille ames. « On ne pouvait. aux qu'il portes eut à surde Lisbonne. » faire les choses de meilleure grâce. avec sa famille et quinze mille nobles il s'embarqua Ensuite escorté du royaume. de bons logements procurer et d'empêcher à leurs besoins. mes de garnison et telle était la frayeur . cavalerie. toutes les richesses qui emportaient anglaise qui avait aidé à son déménage^ par une escadre réordu gouvernement. générale. il s'empara ment. qu'il allait. qui avait douze mille hom-r du prince régent. et de faim de fatigue exténués avec quinze cents hommes arrêté par la pluie et les maule reste n'ayant pu le suivre. pour leur avantage. (1807) de Beïra et de l'Esde Tras-los-Montès.|54 bonne. sans et entra dans le Portugal. dernières levées. qu'il ne leur fût pourvoir dit le duc de Rovigo. C'est ainsi qu'il s'empara. surtout de un gouvernement chargé retour. et de munitions haletant. avant Junot.

prestige qui faisaient le 18 décembre. le centre licencia du les troupes pendans les royaume. Algarves opérée en si peu de temps et par une armée de conscrits. femme. mal armés semblait tenir du proon eût dit que Napoléon avait communiqué. Rien enfin ne fut négligé par les agents secrets de la cour et de l'Angleterre pour le faire de son côté. homme garde-duse formèrent. et le peuple se porta sur les hauteurs de la ville. dige même aux plus jeunes. insurger. décimés parles marcljes presque forcées et la disette. 153 ganisa son se portaient espagnoles et sur le Douro. et cet regarder événement avait produit une grande sensation dans la ville. pris ses mesures. Junot avait mais. portugais. Cette invasion. que le roi don Sémort depuis cinq cents ans à la bataille bastien. qui et occupa les divisions l'avait tout rejoint. sans vêtements. il y eut à Lisbonne Cependant. On venait d'arborer solennelle-» sur les forts. et le peuple fut dispersé. et toujours attendu comme le Messie par les allait enfin reparaître Portugais.. Manuel que. se remplirent de Bientôt le bruit se'répandit suppliants. de simple . de groupes. d'Espagne. était l'esclave d'un et sans l'influence Godoï. la plus royale anarchie divisait la grande Charles IV. cette activité et surtout ce tout plier devant lui. les châteaux français et la du drapeau flotte. d'Alcala en Afrique. les Franpour exterminer çais. les places. un com. mencement ment d'insurrection. cette énergie. De nombreux rues. subissait sans naissance ce temps. qu'un préjugé pofait comme un présent pulaire du ciel. pour le voir arriver de plus loin. Pendant famille et indolent. naturellement faible de sa favori mérite.^8°7) BMPIRK. maigres. à son tour. attroupements les quais. et les églises les le drapeau à la place portugaises. la plupart petits. qui. dant que armée.

le l'occupation roi cabron (bouc) du Portugal. et enchaîner le père et le fils Napoléon se délivrer résolut de la France'. ministre. par saisis: on y trouva la copie de sa lettre à Napoléon. partageait le peuple i. bons. prenant un projet de décret. A cet effet. Ainsi constitué d'attenter entre de cette de profiter des Bourde cette branche occasion unique pour de fale système dans sa propre dynastie. plot horrible arbitre contre la vie de sa mère. qui. Aussi méprisable que national. aux destinées l'Espagne mille de Louis XIV. vengeance et s'était porté jusqu'à l'excès de le détrôner. Sous le prétexte dans son d'assurer langage DrutsI. la ses putana: • il appelait. à cet égard le sentiment ce prince ne devait son père par sa fausseté et sa faiblesse. et le favori en ayant recueilli du prince. s'adressant les prévenir. Ferdinand. Il se déclara oude sa mère et aux persécutions des enmais ayant tout à craindre son ennemi. été résolues sa mort avaient et peut-être « son abdication le prince fut arrêté et ses Aussitôt les conspirateurs. il dans lequel. la reine. des Casle gouvernement au duc de l'Infantado donnait à son tour à Napoléon tilles. en Espagne. disait-il. et le prince des Asturies. en lui faisant entendre la dénonça les preuves. . • Voyez le Mémorial de Sainte-Hélène. était maudit par Ce favori prince grand-amiral.isg corps. etc. la reine avait HÉVOLCTIOH PRAKÇAISE. vertement à il chercha avait juré sa perte. homme d'un qui treprises il sollià Napoléon. de s'allier à une personne et l'honneur cita sa protection vent dans le palais On eut bientôt de son auguste famille. elalcauete (le proxénète). qu'à l'inimitié dont il jouissait la popularité du favori. fait premier de la Paix. Godol. (*808) généralissime. Alors le vieux roi demanda avait formé le comcontre son fils. papiers le titre de roi. de la conjuration que au roi. continuer.

. Ferdinand se mirent en mouvement. « Le prince de la sortant du conseil. avec vingt-huit mille hommes. avait été fixée dans la ville. . avait-il dit. répandu et. > 1 15» des explications. Son avis prévalut. qui le peuple et les partisans de pour le départ. avec l'armée de réserve rassemblée à Bayonne. Barcelone. vint s'établir sur le Douro à la tète d'une force Moncey. Mexique. entrèrent en Espagne. objet de la effrayant. Duhesme. A cette nouvelle. ainsi etc. Ce signal de révolte donné. des Paix Asturies à son exés'opposa est un traître. à peu près égale. en étaient dans » de partir. occupés. et occupèrent les avenues du château. les principales places frontières de l'Espagne. Figuières. qu'il n'osa demander et ordonna les commandants de place de céder aux sommations des généraux Bientôt Napoléon signifia à la cour français. les provinces occupa basques. gardes-du-corps qui mon père. à tous Tout cela n'était tel était pas justifié mais de Fonpar le traité et la lâcheté de l'aveuglement (1808) a BMPiiiE. Dupont. aux la salle: il veut emmener Ce propos.sous le commandement en chef de Murat troupes. après y avoir exposé d'Aranjuez. dans la nuit du la plus grande y excita 17 au 18 mars 1808. se trouvèrent Saint-Sébastien. Pampelune. l'insurrection un caractère prit le lendemain Godoï. mais le prince cution. tàinebleau Godoï. enfin les yeux. de Madrid de la France que l'intérêt la réunion exigeait à l'Empire des provinces situées entre l'Ebre et les Pyrénées. à l'exemple de la maison de Bragance. Godoï. il proposa le qui menaçaient de la famille royale départ et de là pour le pour Séville. et qu'il offrait en compensation le Portugal. Bessières. ouvrant fit assembler le conseil du roi au palais et. Les côtes. avec dixmille entra dans la Catalogne. les malheurs la monarchie. empêchez-le fermentation. hommes. fut chargé de garder le passage des Pyrénées.

dont l'avènedéde grandes Charles protesta temps que le nouveau avec dans toute l'Espagne le vieux Cependant disait-il contre qui lui avait été arrachée. L'affaire je reste dans une grande les événements une nation désarmée vous attaquiez et que vous n'ayez que des troupes à montrer pour soumettre du 20 mars prouve qu'il y a de La révolution l'Espagne. une abdication une grâce d'aller vivre avec sa famille dans un lieu sûr. de Napoléon à Murat. couru les plus grands périls. il fut arrêté et jeté en prison. écrivit-il que vous ne me je crains et que vous ne vous de l'Espagne. ment Murat marcha sur en même fut salué VII. FRANÇAISE. l'énergie et il aura quelque jour tout l'enneuf. chez des hommes thousiasme que n'ont que l'on rencontre pas que point usés les passions politiques.i58 i REVOLUTION :n «. Madrid et y fit son entrée roi. et l'on vit un descendant favori à la liberté. Vous avez affaire à un peuple chéries Espagnols. il a tout le courage. fût avec lui. (1808) shiit carwnûro ot anr^J! stvrtir avoir et. ami 1 son ami. « L'aristocratie et le clergé sont les maîtres de l'Espagne et pour leur existence. palais publique. de faire rendre son à l'Empereur il demanda par la force de Louis XIV. monstrations de joie. Les dans évènements l'esprit son unique « Je crains. pourvu que celui qu'il appelait le pauvre prince de la Paix. après eut a*\n son v*ol<iïa saccagé. en faveur de son fils qui fut proclamé Charles IV abdiqua haine roi sous le nom de Ferdinand Aussitôt le 24. « Ne croyez d'Aranjuez jetèrent quelque incertitude sur les affaires de la Péninsule. s'ils craignent pour leurs privilèges éterils feront contre nous des levées en masse qui pourront . du 19 mars a singulièremême. sur la situation trompiez vous trompiez ment compliqué perplexité.1*1:». comme solliciter de Charles l'arrièresuccesseur d'Anjou.

il en est d'autres vitables que vous sentirez. parce qu'on l'accuse d'avoir livré l'Espagne à la France voilà le grief qui a servi à l'usurpation de Ferdinand le parti populaire est le plus faible. une guerre peuvent servir de soulèvement « Je vous l'ensemble des obstacles présente qui sont iné. « La famille royale n'ayant point quitté l'Espagne pour aller s'établir aux Indes. et l'anarchie qui a pris la place de Iautorité font le plus petit nomlégale. il n'y a qu'une révolution qui l'état de ce pays c'est peut-être puisse celui de changer Les gens qui voient qui y est le moins préparé. cela n'empêchera pas que. je puis faire beaucoup à Quels sont les meilleurs moyens à 1 Espagne. i89 niser . . L'Angleterre ne laissera cette occasion de multiplier nos pas échapper embarras elle expédie journellement des avisos aux forces qu'elle tient sur les côtes du Portugal et dans la Méditerraelle fait des enrôlements née de Siciliens et de Portugais.(1808) empire. le plus grand nombre bre de ces vices et de cette profite anarchie. si je me présente en conquérant. « Le prince des Asturies n'a aucune des qualités qui sont nécessaires au chef d'un enation. pas use de violences qu'on envers les personnages de cette fail n'est jamais utile de se rendre mille odieux et d'enflammer les haines. « Le prince de la Paix est détesté. Je ne veux pour l'opposer. monstrueux de ce gouvernement. les armes tage c'est L'Espagne a plus de cent mille hommes sous plus qu'il n'en faut pour soutenir avec avanintérieure divisée sur plusieurs points. je n'en aurai plus. l'Europe les vices « Dans de bien prendre? t l'intérêt de mon empire.r la guerre. nous on n'en fasse un héros. J'ai T des '1 partisans. ils total à la monarchie entière.

la splendeur res où elle s'est trouvée engagée. le prince recommande d'user pour cela sera servir les facc'est l'anéantissement de ne rien ensuite à son lieutenant envers le roi. que l'Espagneabesoin bourgeois de son gouvernement. Vous leur démontrerez qu'ils peuvent tiet la paix dans l'intérerd'une régénération politique. Vous leur peindrez l'état de dustrie. si « Vous ferez entendre à la noblesse la France doit intervenir dans les affaires seront et leurs immunités privilèges des instidésire le perfectionnement direz que l'Empereur en rapport de l'Espagne. la reine et de bons procédés de la Paix. leurs d'Espagne. qu'ils ne se soutien- pas trois mois. et au clergé que. aux gens éclairés. Vous leur respectés. « Ferdinand est l'ennemi de la France sur le trône.160 RÉVOLUTION FRANÇAISB. avec l'état de la civilisation pour la soustraire et aux Vous direz aux magistrats au régime des favoris. ans. des institutions qui raniment l'inusurpations et les arts. des villes. au concordat que j'ai signé avec qui doit son rétablissement les avantages le Pape. ne puissent plus soupçonner ne sera pas difficile. et de faire en sorte que les Espagnols « Cela le parti qu'il prendra. Napoléon précipiter.L'ordre rieur tel doit être l'esprit de vos discours et de vos écrits. de recréer la machine qu'il lui faut et des de l'arbitraire les citoyens des lois qui garantissent de la féodalité. je n'en sais rien moi-même. depuis vingt-cinq » de la France. veulent qu'on l'a fait roi le placer tions qui. tutions politiques pour la mettre de l'Europe. ajoutait-il. à Madrid? en prononçant difficile de faire régner son favori draient sont tellement l'acte d'un grand protecexercerai-je entre le père et le fils? Il me semble et IV son gouvernement Charles dépopularisés. malgré les guertranquillité de la religion. l'agriculture et d'aisance dont jouit la France. . (1806) « Irai-je torat.

et à se faire Je prie justice eux-mêmes. il ne faut pas que d'aucun côté il soit brûlé une amorce. résolut de se rendre à Bayonne. pour Bayonne. principalement « L'armée évitera toute rencontre. il lui écrivit pour le de dissiper les insupplier de ses sujets. ainsi espérant. en le reconnaissant quiétudes comme roi mais il n'en le 16 avril. obtint. Dieu que votre altesse n'en fasse pas un jour elleroyale même l'expérience. d'amis votre altesse royale n'en aura plus si jamais elle est malheureuse. que cette mémorable réponse « Je ne suis point juge de ce qui s'est passé. s'allumait. « J'ordonne germaine de Charles IV. en sa faveur. protection et craignant d'être prévenu par son père.(*808) EMPIRE. Jusqu'à ce jour. 161 1 soit maintenue que la discipline de la manière la plus sévère point de grâce pour les plus petites fautes. L'on aura pour l'habitant les plus grands égards. que ses conseillers. Il n'a plus longtemps régi le royaume. Les peuples se vengent volontiers des homUne cousine v. » etc. disposer Arrivé Napoléon à Vittoria. il s'était abstenu de saluer Ferdinand du titre de roi. et de la conduite du prince de la Paix. c'est qu'il est dangereux pour les rois d'accoutumer les peuples à répandre du sang. mais ce que je sais bien.appela la famille royale espagnole. soit avec les corps de l'armée soit avec des détachements espagnole. l'on respectera les églises et les couvents. Celui-ci. Si la guerre tout serait perdu. C'est dans cette disposition d'esprit que Napoléon partit où il. 11 . « C'est à la politique et aux négociations qu'H appartient de décider des destinées de l'Espagne. persuadé qu'il ne pouvait régner sans la de l'Empereur. v. Il n'est pas de l'intérêt de l'Espagne de faire du mal à un prince qui a du sang épousé une princesse et qui a si royal'.

je paraîtrais aux yeux de l'Europe du trône mon employé tant de troupes que pour précipiter voisin. difficulté je ne fais aucune » votre altesse royale comme roi d'Espagne. tourner Misérales yeux des faiblesses de son attachement. France. (1808) d'ailleurs. tesse royale déchire par là ses droits. faiblesse bles hommes que nous sommes que le prince notre devise. il m'est permis de allié et mon ami. avant de reconnaître connaître. c'est et erreur. a pas été forcé par l'insurrection et je reconnais de l'admettre. votre alSi le procès la déshonore. Mais tout cela peut se concilier et je lui offre un refuge en de la Paix soit exilé d'Espagne. de le voir avilir sa dignité pour aller ple. de Charles IV. et. Comme souverain Je cette abdication. Comment. dans un moment où mes armées couvraient n'avoir et de la postérité. et à démitié du roi Charles m'a porté souvent lui a transmis sa mère. juger le prince de la dans les droits du trône. Qu'elle ferme l'oreille Elle n'a pas le droit de faibles et perfides. à des conseils Paix. et Ferdinand tèrent. la reconnaissance mendier du prince remporles conseillers à son voyage. si on lui en reproche. s'il n'y du roi Charles est de pur mouvement. Vainementle peuCette réponse n'arrêta point Ferdinand. qui s'indignait voulut d'un souverain étranger. . si l'abdication et l'émeute d'Aranjuez.1(J2 RÉVOLUTION FRANÇAISE. elle a eu lieu Quant à l'abdication les Espagnes. J'ai souvent manifesté se perdent l'ale désir que le prince de la Paix fût éloigné des affaires à me taire. aux Espagnols. la reine on faire le procès au prince de la Paix sans le faire à les haines et les et au roi votre père? Ce procès alimentera en sera funeste le résultat pour votre factieuses passions Votre altesse royale n'y a de droits que ceux que couronne. pourraitmages qu'ils nous rendent. vouloir au monde entier le dis à votre altesse royale. s'opposer « Comment! entra le 20 à Bayonne. Ses crimes.

vos lettres interceptées. Mais sur la fin de ma carrière. vous avez soulevé mes gardes-du-corps contre moi. » un roi à la tête . » occuperont Dix jours après. lui dit-il.{1808} BNpiitK. H n'est hi de votre intérêt ni de celui des Espagnes que vous y prétendiez. de l'incapacité dit-il. s'écria de ses troupes et environné de l'éclat du trône. Quelle a été votre conduite? Vous avez mis en rumeur tout mon palais. pour l'envoyer Alors commencèrent une suite d entrevues et d'intrigues dans lesquelles Charles IV. Je suis roi du droit de mes mon pères abdication est le résultat de la force et de la violence je n'ai donc rien à recevoir de vous. camps. Votre conduite ont mis une barrière d'airain entre vous et le trôpe d'Espagne. mais comme un roi malheureux et abanJ'ai trouvé donné. voulut le forcer à lui rendre sa couronne. le roi et la reine arrivèrent à leur tour à Bayonne. leur fit une réception mais ce Napoléon royale ce fut de revoir le prince de la Paix. rappelant ses griefs contre son fils. Vous avez flétri mes cheveux blancs vous les avez dépouillés d'une couronne j'avais conservée non plus comme portée avec sans tache. en proie à la douleur de voir mon fils périr sur l'échafaud. je vous fis arrêter. je fus sensible aux larmes de votre mère. et refuge au milieu de ses protection envers moi. Napoléon cela n'est pas possible » mais dès qu'il eut pu juger par lui-même de ce prince « Jamais. il vient? Non. me ressouvenir de mes droits de père et de roi. tant que les Bourbons en le trône. et je vous pardonnai. J'ai eu recours à l'Empereur. et que gloire par mes ancêtres. qui les charma surtout. « J'ai dû. ^65 en apprenant son arrivée. Je trouvai dans vos papiers la conviction de votre culpabilité. je ne pourrai compter sur l'Espagne. que Murat avait fait délivrer en France. votre père lui-même a été votre prisonnier.

qu'irais-je » contre moi? un pays où il a armé toutes les passions et je ne Je ne trouverais que des sujets soulevés. se rendit chez le roi Charles IV. (1808) Pendant Bayonne. « Prince. à son tour. je ne le veux pas. et se livra à tous les excès. à son frère Carlos et son oncle Antonio adhérèrent à son ancien maître. et aux ordres de son père. le meurtre de mes soldats. Ce à Madrid le sang répandu d'un parti que vous ne ne peut être que l'œuvre massacre et je ne reconnaîtrai jamais pour roi pouvez pas désavouer. tu apprendras «Va. ma vieillesse veux pas déshonorer à l'échafaud. lui dit jusqu'à vouloir le frapper. qui. massacra que une insurrection royale. et lui en témoigna colère. la couronne 1808. transporté Napoléon. partout et leur faisant la guerre. bientôt plus vive et plus terrible de A la nouvelle de ces évènements. ou en les conduisant Non. 11 1 se passaient le départ à de des la délivrance d'y l'invasion Cependant. toute son indignation. qui exaspérer isolés. dans qu'avec le roi votre père. les armes à ses troupes. ou cédant aux menaces Enfin. celui qui a ordonné d'Espagne Je n'ai d'engagement reconduire à Madrid. et je vais le faire «Moi! dit Charles. les Français Murat fit prendre la révolte la multitude. et s'emporta alors Napoléon. arrêté à ce moment je ne m'étais jusqu'à les évènements qui fixe vous ont amené ici mes irrésolutions. Ferdinand restitua plutôt à la volonté formelle de Napoléon. en un moment. Celui-ci fit appeler son fils. il s'en chargera mieux que moi. et. son fils regardant » ce qu'il en coûte de régner. mais pour éclater fut comprimée. dans toute l'Espagne. aucun parti sur mais d'avoir trempé dans le coml'Empereur. .164 RÉVOLUTION FRANÇAISE. par un traité du 5 mai Ferdis'en démit à son tour en faveur de Napoléon. nand. l'accusa. la famille Français. » Puis. avaient tous achevé ces scènes scandaleuses éclatait du à Madrid favori. ajouta-t-il. devant plot.

nant-général et invité. après avoir nommé lui-même Murât lieutedu royaume. si vous me secondez. pour le 15 juin. J'ai vu vos maux. et je vous ferai jouir. par délibération du 13 mai. les Espagnols à traiter les Français en frères. sans froissements. tion géographique. à Bayonne. me et son inséparable ami. vint habiter et enCompiègne suite Marseille. Son but. jgg ce traité. et se retirèrent à Valençay avec sa femCharles. Il était donc dans l'intérêt de la France de s'attacher l'Espagne . toutes vos institutions. demanda. la junte de gouvernement. de la députés et de la bourgeoisie. il n'y a plus de Pyrénées vulnérable par l'immense étendue de ses côtes il peut être la terreur ou la proie de selon qu'il est l'Angleterre. grandesse pour faire une constitution en même temps. espagnole. Alors. en effet mettre au niveau des » était de régénérer « Après une de la l'Espagne sociétés Par sa posieuropéennes. sans convulsions. ce pays est la continuation du sol de la il n'a de communication France. au bout. votre nation périssait. Joseph Bonaparte le conseil de pour roi Castille et la municipalité de Madrid adhérèrent à ce vœu mais Napoléon voulut le faire sanctionner par la nation et il convoqua. sans désordres. ce qu'avec elle sont les colonnes d'Hercule. dans une proclamation. je veux y porter remède. il adressa au peuple espagnol la proclamation suivante « Espagnols longue agonie. ou une mauvaise régi par une bonne administration. Votre monarchie est vieille: ma mission est de la J'améliorerai rajeunir. des bienfaits d'une réforme. une de cent cinquante junte d'État du clergé. sur l'invitation de Murat et d'après le désir de l'Empereur. enfin.(1808) EMPIRE.

sous ce un acte de la plus haute politique Napoléon faisait rapport. Napoléon les dépouiller à mis de l'importance d'avoir il se reprochait Hélène par des principes uniformes détrôner donner des la dynastie une constitution Bourbons. qu'autre ne brusque pas plus les réformes de son œuvre dans la moralité avait compromis Napçléon entrevue regarda de Bayonne. dans la Péninsule. au Napoléon de la junte municipalité des Espagnes Naples. par trop cynique. . et des Indes. en même temps qu'une grande et déjà chose. et espagnole. » des Bourbons. privé bienfaits et des nombreux qui remplisde tout le grandiose m'a Cette malheureuse mon intention. on ne pouvait la et pourtant. libérale « J'aurais à la nation dû.166 révolutiob française. attaelle a divisé mes forces. ajoutait-il. l'Espagne prospérait à ses engagements. il de Madrid. l'immoralité quai fort mal toute et l'attrer par trop patente. S il l'exécutait de la mettre en pratique. es Espagnols J'embarun maître. et il partit pour Bayonne. disait-il. Ferdinand charger et se mettait en harmonie de bonne foi. C'est moi qui ai formé l'armée anglaise aux soldats anglais. rendit du un décret aux intrigues. mais on et bonne action. que toute l'Europe l'entrevue où il avait attiré les Bourbons pour comme un guet-apens l'a confessé à Sainteà son profit. de leur donner venus me solliciter dut se moncette affaire. gouvernement. (1808) de gouvernement» et. compliqué qué ma moralité. à l'espoir. à qui fut transférée où. laisser prétexte à leurs machinations. multiplié perdu ouvert une école mes embarras. s'il manquait avec nos mœurs nouvelles et seraient l'auraient eux-mêmes renvoyé. guerre saient mes efforts. l'injustice tentat ne se présente plus que dans sa hideuse nudité. d'après les vœux impérial du conseil de Castille et de la son frère Joseph roi proclamait de Joseph abdiqua sa couronne Murat.

le clergé Les cortès étaient divisés en trois bancs judiciaire. de de l'Inquisition des conseils du conseil de Castille au nouveau roi. fût. que les cortès. améliorer. la charte espagnole les quelque imparfaite qu'elle et Napoléon. un régénérateur si grand. à Bayonne. séances. cortès marqué. tion. se porta en pompeux cortège à sa renNapoléon. assemblés avaient besoins Ainsi. le peuple bancs étaient nommés d'un par le roi ceux du troisième en raison peuple. fait les nations civilisées. impôt ne libre et réparti sans le consentement ne pouvait être arrêté sans un citoyen à la liberté de la presse. elle devait être par le cent mille pouvait des cortès. Tandis l'Espagne. ordre prétendre être ordonné Aucun signé. que Napoléon blessée dans celle-ci d'un roi étranger. les grands d'Espagne. même celle qui l'avait opprimait véritable. les députations contre. et aucun aux emplois publics. la noblesse avait vingtégalement députés vingt-cinq Ceux des deux premiers cent vingt-deux. Il n'y avait tème d'imposition pouvait pour trois représentant qu'un seul code civil et qu'un même sysTout Espagnol pour tout le royaume. Après par proposée de l'Empire. et de l'ordre des députés de la nation. son orgueil tout l'arbitre national entière de par pour se levait . selon de l'expérience. était plus libérale qui que celle de l'Empire. du temps et les enseignements réformer. A son arrivée. 16^ le 7 juin. l'imposition se faisait. à peu près constitution. Au jour plusieurs Napoléon. vinrent offrir leurs hommages l'armée.(18C8) EMPIRE. pour la Péninsule. était. s'ouvrit. de ses ministres. cinq. ames. le droit de changer. D'après du roi. ou assemblée se composait des du conseil d'État. Quant de la constituétablie deux ans après la mise à exécution extraordinairement en 1820. et cette la junte extraordinaire elle adopta la constitution sur celle calquée le gouvernement du sénat.

» Une autre junte. un moine. un rass'étaient insurgées. qu'elle par l'influence depuis A peine installée. avait soulevé le peuple au seul cri de mort aux Français Quelques poursuivi réfugié A Carthagène. devenue disent les écrivains aux cœurs firent entendre espagnols. et lança une déeffet. elle reconnut pour roi Ferdinand claration de guerre. à Valladolid. les troupes Partout. et le fanatisme religieux politique lurent entre autres. des catéchismes de la multitude. guerre « légitime et sainte » qu'elle allait de paysans. il y eut aussi des mouvements populaires. qui aux enfants . cause commune qui voudajoz. Déjà tout avait pris. ce que les prêtres mon enfant. de la religion. et les excitèrent à castillans la voix du devoir. VII. à San-Lucar. semblement.enseignaient es tu ? – Espagnol. firent à Madrid. composé le gouavoir massacré de contrebandiers. « Dis-moi. y périt victime à Sarragosse. Voici. A l'exemple pect redoutable. Ce n'était furent massacrés. un grand nombre de Madrid. d'une prédication fanatique. d'un s'étant bâtiment français sur la côte. . à Baà la Caroline. espagnoles excepté et les gouverneurs avec le peuple. au mouvement s'opposer où les fureurs de la Ligue qu'une suite de scènes sanglantes. verneur junte de déen grande partie de moines.168 RÉVOLUTION FRANÇAISE. convoquée à secouer un joug exécrable. Ce furent les moines qui. les de villes. après avait institué cette de l'autorité. dans ce royaume. et s'être emparé si célèbre. à la tête d'une bande A Valence. (1808) un asle repousser. troupes françaises. serteurs. en exerça sur celles des autres provinces. à Grenade. le fanatisme exaltaient incendiaires lentes. dans les provinces que n'occupaient point A Séville. « les premiers. par la l'équipage jours après par une frégate anglaise. dans la de l'Angleterre avait demandé Oviédo l'appui faire aux Français. vioDes proclamations et les excès de 93 furent surpassés.

et Manuel GoNapoléon. surrection et des armées de toutes parts il y eut surgirent des compagnies de Brutus. du premier Quel est 'l'esprit ? et le despotisme. En peu de jours enfin. des compagnies c'édel Popolo taient les compagnies des étudiants des écoles. » junte suprême aux armes. la trahison et l'isont les Français? D'anciens chrétiens Est-ce un péché hérétiques. Les moines firent parler la vierge del Pilar et les saints de toutes les Bientôt des juntes d'inEspagnes. o par là ? félicité ? – Trir Que veux-tut. Du second? L'orgueil -La rapine et la cruauté. bien a-t-il de notre C'est L'empereur un méchant. Lequel des trois est le plus méchant ? Ils le sont tous trois également. 169 ~): dire ~~– ii. était universel. !1"n EMPIM. se trouva une prête à repousser injuste agression. de natures Combien diabolique. Qui nous délivrera de nos ennemis ? gnorance.(1808) arâra grâce bien. Quel supplice mérite à ses devoirs? l'Espagnol qui manque La mort et l'infamie des traîtres. – Du troisième ? – La cupidité.~ est l'ennemi Qu'est-ce ? ?–- Homme de '1 Quel des Français. doï. r~a de llinn Dieu. on gagne le ciel en Français Non tuant un de ces chiens d'hérétiques. s'était déclarée autres. l'Espagne comme la France en 1792. Un véritable en trois ment les nomme-t-on ? Deux. en revêtant cet appel des formes religieuses et sacramentelles. Comhumaine et la des Français ? Comtrompeuses. la nature y a-t-il d'empereurs personnes Murat. Et Godoï? péché. de mettre un à mort? mon père. De la fornication des deux. La junte de elle appela la nation . le soulèvement nous et les armes. – Du De qui dérive Napoléon ? Murat? De Napoléon. d'autres dont les compagnies des noms de saints portaient c'était l'insurrection des paysans. devenus Que La confiance Au Séville entre 15 juin.

de Cordoue. marchant sur Cadix. avait déjà mis sous les ordres du général Palafox. à l'aide un terrible échec. Léon. desquels il détacha six mille hommes. composée des meilleures troupes. (1808) Dupont. conde ligne. mille hommes. trouva régulières que des troupes pendant Castanos à Séville. rassemblée insurgés. cependant. il renàGirône. ils étaient parvenus. chargé de s'assurer Moncey.JfO REVOLUTION FRANÇAISE. le peuple en armes. et les Espagnols traire. en attendant fortifia. entre Burgos et le de s'établir du général Cuesta. se retira à Andujar. menaçait d'elle avec quatorze Bessières se porta au-devant Douro. ciplinés. Cuesta avait placé sa première le 14 juillet: ligne sur un Sa sele front couvert par ses pièces de position. se présentèrent Français Au nord. après avoir saccagé cette ville. à la rencontre des renforts de Madrid. il s'emparer et s'y sur la rive droite du Guadalquivir. Duhesme perdu deux mille enun mois. à former une armée de trente-cinq Dès le commencement des devant ses murs. la ville et les citoyens quand tra à Barcelone. de la guerre. était renforcée elle était déployée à une grande mille paysans de dix-huit . de Vavers la Sierra-Moréna. régulières que de bataillons en Castille sous les ordres Cette armée. livréquinzecombats Aprësavoir une poignée de soldats mal disA Sarragosse. nous sur était les moins frontières conde la fortune essuyèrent. plateau. et se retira dans la Manche ment de prendre ayant ne fut pas plus heureux hommes. sous les ordres des généraux semblaient à néanmoins Il réussit et Reding pour lui livrer bataille. une armée de dix mille insurlence. eut d'abord à combattre mais il essaya vainedans les montagnes gés qu'il culbuta la ville. les en état de se défendre. commandés par Védel. tant de troupes mille hommes. et. se rasen Andalousie Anglais. C'était et la rencontra à Médina de Rio-Seco.

il fut tout surpris d'y heurter les avant-postes de Reding. empire. Il fallut forcer le passage. Schramm et un escadron de cuirassiers sur les lignes ennemies. pousse hardisix pièces de que réfléchi. les Espagnols route. Joseph entra à Madrid quelques jours après. gage Dupont appuyer et lance successivement les généraux Chabert. Douze mille hommes tués ou pris. furent les trophées de cette première victoire. pendant qu'il resen profitèrent pour hommes de troupes et par la divide front. par des lettres interceptées. qui ne coûta aux Français que deux cents hommes. enlève porte en avant sa seconde nous son aile droite. trente mille toujours Castanos à Andujar et Reding et. Dupré. était Dupont tait immobile.(1808) distance ville. Déjà tout un régiment est exterminé. Baylen pour rejoindre Arrivé à la Ramblar. de la position isolée de Dupont et de son Ils avaient de se replier sur Baylen. Napoléon s'écria que Bessières avait mis Joseph sur le trône. A l'instant l'action s'enfait fortement son avant-garde. projet avait résolu d'arrêter sa marche. Bessières fait charger ce flanc dégarni sion Merle. On dit qu'en recevant la nouvelle de cette bataille. et nous et le rompt. Après l'attaque furent mis en pleine dé- mille quinze avec un grand matériel tiré de Cadix. insurgés. Aussitôt Alors Cuesta ment sur Bessières aborde de la première. Mais son séjour n'y fut pas long. Ce général. le flanc de sa mais ce mouvement canon est plus impétueux Ce mouvement sépare ses deux ailes et expose droite. se replia alors sur Dupont Védel. dans qu'il fallait passer avant d'entrer les gorges de la Sierra-Moréna. dix-huit pièces de canon. En effet. une espagnol . s'organiser. tandis que la garde une lutte sanglante. Son centre s'appuyait sur 171 la le front espagnol ligne. instruit.

il ne pouvait oubliant de rester. attiré par le bruit du canon. pris des canons de-camp ordonner gociait. outragés. qu'on vint né- et de charger. gauche. du milieu des bois du flanc des paysans armés. d'oliviers. mais les ennemis. de sur les pontons de Védel allèrent périr misérablement capitulation. à Védel de cesser Védel le feu. il avait culbuté et des drapeaux. à son lieutenant commander qui était libre et victorieux. et lui annoncer obéit et voulut que lui fit Reding de passer lui orsa position. donna que. des Espagnols sur les derrières qui il se trouva fut de tirer Son premier mouvement face à Dupont. souillèrent Espagnols les soldats de Dupont et ceux mutilés. supérieurs haut des montagnes. feu portent le désordre aucune noude ses communications. si Védel quittait sion qui était cernée. dont les coups de surgissent au milieu des réserves et des blessés. accourut faisaient l'épée s'il le fallait. au fil de l'épée sa divi- devaient les troupes françaises ou à Rota. Védel. Pendant ce temps. et les canons pris du sans cesse nos ailes débordent des rochers. devoir lui imposaient l'obligation même. sur des vaisseaux être embarquées mais les à Rochefort. les canonniers détruite. qui les transporteraient espagnols leur victoire en violant la capitulation. à San-Lucar . et le et obtint un armistice. le champ traversant se retirer la première ligne quand un aidede bataille. menace de Dupont. les belles ne sut couronner C'est ainsi que le héros d'Albeck en actions de sa vie guerrière qu'en signant une capitulation rase campagne D'après cette sur la mais Dupont. attaqué sur ses derrières par Castanos. Dépouillés. Déjà ennemie. à la tête de ses braves. (1808) batterie sabrés établie sur leur sur leurs pièces en nombre. quand l'honneur pont demanda et de mourir de combattre. séparé Duvelle de Védel.172 RÉVOLUTION FRANÇAISE. prisonnier. n'ayant Alors.

valu qu'ils Nous les eussions des soldats. dans l'île EMPmE. se vit contraint d'aller se réfugier à Vittoria (1er août). inséparable Le charme » du drapeau était rompu. » Cet événement. « C'est mieux il eût s'écriait-il. ne la croyant pas susceptible cès. en effet. à Oporto. sur la capitale. avaient été vaincus. exalta le courage et espagnol les soldats il porta un coup mortel au parti franmultiplia et rallia au parti de l'insurrection les disçais en Espagne. ou sur les pontons 173 d'Angle- en apprenant ce désastre. de Cabréra. Tous les corps français se repliès'avançait rent sur la ligne de l'Ebre et Joseph. Attaqués soulevés. allaient se réunir autour du trône de Joseph. sous le commandement d'Arthur Wellesley. coalition. morts les armes à la main. terre. français. la elle éclata même joie fut grande à Madrid à cette nouvelle d'une manière on y apprit bruyante quand que Castanos nombreux. Cette virginité tricolore était les invincibles pour le nom fussent tous de gloire qu'il jugeait perdue pour jamais. débarquèrent à faire face à une insurrection et à une armée régulière. une tache « Napoléon. les s'étaient concentrés dans les places. à Mondégo. Aussi. On retrouve qui ne se retrouve point. mais vingt Français deux mille Anglais. ne s'écria point Varus Varus fait de mes légions? qu'as-tu mais il versa des larmes de sang sur ses aigles humiliées. Junot essaya de résister et alla attaquer les Anglais à sidents . il n'y a que l'honneur vengés. dit le général Foy. Réduit depuis duc de Wellington. de toutes parts. Tel fut ce premier revers des armées il comfrançaises et provoqua la cinquième mença la réaction contre l'Empire.(1808) Cadix. huit jours après son arrivée à Madrid. de sucqui. A l'exemple des Espagnols. les Portugais s'étaient le 16 juin.

. les moyens préparé son ancien et de reprendre à la nouvelle politique de l'Europe rang dans le système des évènements de la Péninsule. il voulut s'assurer l'avaient si souvent trompé. en menaces effet. pas moins les princes de la confédération « à préparer leurs contingents. tionale mements dans elle introduisit ses États. de se débarrasser de ce traité entendre la Suède. demanda Napoléon à l'Autriche. révolutionnaires diride considérables. tout en faisant voir à l'Autriche qu'on était prêt à la Sch«U. ix. pour éviter une guerre sans motif.174 RÉVOLUTION FRANÇAISE. elle pensa que le moment » et. depuis le traité de Presbourg. proposa d'évacuer sortirent du Portugal Junot et ses soldats gnée à Cintra mais les Anglais restèrent avec les honneurs de la guerre • maîtres du pays. Celle-ci à s'agiter.t. point acceptée. avec l'Angleterre négocia toutes gea. sur l'insurrection et sur des armées régulières. la Péninsule du mais avant de se porter dans le Midi. et n'obtint que des protestations explications Il n'invita d'amitié. dont les alliances Déjà. à il joignit la menace de ruiner Lisl'appui de sa proposition. Junot Il fut battu et se retira à Torrès-Vedras. de sourdes s'y faisaient et l'Autriche l'Allemagne recommençaient a avait. lui-même dans Alors. sortant tout-à-coup de sa rouétait arrivé' d'éclater tine militaire. La convention fut sisi elle n'était bonne. l'Allemagne. fit des arréorganisa renouvela secrètement son alliance avec la Prusse et la Russie. et d'en faire la conquête.p. (1808) Vimeiro. Nord. par ses agents. Napoléon résolut de se transporter avec sa grande-armée. et enfin les sociétés se disposa à une nouvelle en lutte. Alors le pays. la conscription et la garde nales landwehr.m . à condition que son armée serait transportée en France avec armes et bagages et. s'appuyant des A la nouvelle de ces apprêts.

dans le voisinage d'Iéna pendant quelques jours. Ils y séjournèrent (6 octobre). Avant de . et les deux empereurs cepta. assuré de ce côté. celle d'Italie. Le 19. » mées de réserve que ses voisins augmentaient devoir la sienne. de bonne compagnie. se penchant vers Alexandre. celle deDalmatie. celle d'Espagne. au milieu d'une cour de rois. cellede Silésie. les deux maîtres de l'Occident et du Nord se séparèrent. d'augmenter leurs armées. sur les côtes. celled'Albanie. se rencontrèrent à Erfurth. lui fit l'application L'amitié d'un grand homme est de ce vers un bienfait des de Voltaire dieux Ils se promirent ne serait que cette amitié qui les unissait et après s'être garantis le repos et la soumispoint rompue sion de l'Europe. il pour l'évacuation proposa à Alexandre une entrevue « dans laquelle les affaires du monde se règleraient de manière qu'il pût être quatre ans sans même une tranquille.(1808) soutenir. puisil était de son de vos'empressa ter la levée de cent soixante mille hommes. disait commun n'auraient » Alexandre acexplication. il écrivit su sénat J7g que. temps. sur le Rhin et dans l'intérieur. et des arà Boulogne. dans la plus grande intimité. celle de Danemark. celle de Prusse. Napoléon. et « C'étaient Napoléon. Le sénat eu rien pour avait fait venir à Erfurth les principaux Napoléon acteurs du Théâtre-Français ils y donnèrent de nombreuses reOn dit que dans une de ces soiprésentations dramatiques. de caché deux dont l'un jeunes gens les plaisirs en l'autre. Napoléon était de retour à Saint-Cloud. Après avoir signé un traité avec le roi de Prusse de ses États. rées où l'on jouait OEdipe. » En même BHPIRE. avait Napoléon alors douze armées celle de Pologne. celle de Naples.

des déDe ce chaos était sorti une junte centrale composée elle siégeait à Aranjuez. armée avait évacué Déjà la grande traversait la France elle « Solet se dirigeait sur les Pyrénées. dans une même campagne. et en Illyrie sur le Rhin et sur l'Euphrate. recevant cette votre » amitié. il ouvrit la session il lui annonça que l'empereur amis d'accord et invariablement Il lui apprit pour la guerre'. avec l'aide de Dieu. on ne parvint l'exaltation que lentement de vingt mille hommes celle d'Aragon. de l'Espagne du Léopard souille le continent devant vos aigles triomQu'à votre aspect il fuie épouvanté nous là aussi colonnes d'Hercule jusqu'aux phantes. plus qu'on à orgafût grande. bien que mais on y délibérait n'agissait. ses ai- le roi d'Espagne. se mettre à la tête de son armée. anarchie une effroyable régnait Cependant. Soldats vous avez surpassé avons des outrages mais avez-vous des armées modernes la renommée égalé la des armées de Rome. à venger. et commandée par Palafox. Votre Majesté lui dit certaine marque contre que je ne la tirerai . épées. après avoir triomphé sur les bords du Danube et de la Vistule. couronner dans Madrid du corps légisde Russie et lui étaient la paix comme pour en même temps qu'il allait et. Soldats! et du Portugal. triomphèrent gloire sur le Tage? » en Espagne. niser quatre armées de trentecelle d Andalousie. (1808) marcher latif en Espagne. putés de chaque junte provinciale et. comme une jamais donna qu'en de elle. vous avez traversé l'Allemagne à marches forcées je vous fais aujourd'hui traverser la France sans vous donner un moment de hideuse La présence de vous! j'ai besoin repos. deux la sienne à Alexandre Alexandre est bien et de Napoléon. qui.176 REVOLUTION FRANÇAISE. gles sur les forts de Lisbonne. et planter l'Allemagne. une On rapporte qu'à autre très-riche « Je l'accepte Erfurth Napoléon et à Constantin. dats leur avait dit Napoléon en partant.

Les rues étaient barricadées. vers Tudela. comme inexpugnable. depuis huit jours.(1808) -il empiré. vingt-cinq La Romana par Blake et Galuzzo. “ 177 celle de Galice. Son aile droite. de quaCastanos. et de la seconde Celle-ci appuyée de Gascogne. pendant que ses armées de droite et de gauche manœuvraient la jonction des débris des troupes pour empêcher vaincues avec le corps d'armée qui couvrait la capitale. . on se préparait à la défense. . Napoléon somma la ville de se rendre V. Quarante mille Anglais devaient leurs mouappuyer vements. était formée des corps de Victor et de le centre. mille hommes. et celle de l'Estramadure. à Napoléon pour changer Quelques jours suffirent la fortune de la guerre dans la Péninsule. Il franchit le défilé de Somo-Sierra. se composait des corps de Soult. à Vittoria. Après avoir détruit l'armée d'Estramadure celle de Galice. de la garde imde cavalerie périale et de la réserve les corps de Ney et de l'aile gauche. où il rejoignit de cent mille à cheval il alla à Tolosa.2 française. à Espinosa celles d'Aragon et de Valence à Tudela. Joseph et l'armée hommes. rante-cinq de mille hommes. toutes les cloches des églises sonnaient le tocsin. les moines appelaient le peuple aux armes mille paysans plus de quarante étaient venus. il marcha sur Madrid. où. était forte au golfe partit il arriva de Paris dans les premiers avec la rapidité trajet jours de nod'un trait. regardé et arriva le 1 er décembre devant Madrid. mille soldats de la garnison cent pièces d'artillerie défendaient les remparts. des campagnes se joindre aux huit voisines. Il fit ce dernier de la première. cinq mille par Napoléon vembre se rendit courses Vittoria. et en deux à hommes à Bayonne à Vittoria. à Burgos. dont l'extrémité Moncey formaient s'appuyait aux montagnes de l'Aragon. Lefebvre et à cheval sur la grand' route de Madrid.

et donner un libre essor à nuid un petit nombre d'hommes. . blir des hôtelleries. du clergé des corporavinrent préserment de contre lequel Les prêtres doivent guider réclamaient. à l'entrée des faubourgs. le 4. leur dit Napoléon le siècle de Madrid. à six heures de nouveau à se soumettre cadu matin. régulier de la ville. militaire habitants Le 9. Napoléon. qu'une il n'y a qu'un Dieu.178 RÉVOLUTION FRANÇAISE. et se disposa Alors Napoléon aux Français. vouhauteurs Après s'être emparé des d'un siège. et corporelle extérieure et chacun pourra étales droits féodaux. été usurpées. il ne doit y avoir. dans l'espoir générale. douze cents des principaux les diverses municipales. la son industrie. ries. de la canique les chaleurs saient plus à votre agriculture cule. pitale par une amnistie non comme aux Espagnols. « J'ai supprimé des pêchedes fours. L'égoïsme. senter leurs hommages fidélité au roi Joseph. dans un avaient les justices particulières justice. Toutes aux droits de la nation et étaient contraires je les chasserai de la Pénipsule. mais comme un libérateur. « Comme État. des madragues. 11 (1806) 1 lui fit répondre mais te junte qu'on y était résolu à l'entrée sous les ruines plutôt que d'en permettre s'ensevelir investit la place. et l'Europe exercer aucune juridiction mais ne doivent les consciences. tions. ayant à leur tête le corrégidor et prêter à l'Empereur. Bientôt le feu s'engagea à 1 attaquer du Retiro. « Les armées anglaises. ce tribunal « J'ai aboli. sur les citoyens. il se présenta faire des partisans. les invita les horreurs aux habitants lant épargner ce qu'ils firent. Napoléon voulut signaler son entrée dans cette de se et. je les ai détruites. un maître. et la prospérité richesse. députations composant du corps de la noblesse et et séculier.

cette donné capitale. Cependant. mémorables . vôdlait aurait éclairé le peuple vinces. trente mille tiques. et fait qm son existence et son bonheur d'un roi et dune dépendent constitution favorable aux peuples libérale et contraire seulement à legoïsme et aux passions des orgueilleuses grands. négociants. Aucune ne peut exister sur le puissance influencée continent. et produira tôt on tard leur fin ruine. leurs sentiments citoyens que nobles. «79 « Cétaif établir la prépondérance et qui aurait fait couler de» ftols de sang. de loi. leur désir est rnsensé. et de de l'Espagne. S'il en est qui le dé^ par l'Angleterre. la mission de Napoléon dans la Péninmais les nobles et les moines exaltèreat sule à F envi le ou par le fanatisme relipeuple par le fanatisme politique et & est. Pendant ce temps.(1808) EMPIRE. firent. les iiéfoi?r»eS. projet été une guerre de terre sans de l'Angleterre qu'on dont le résultat insensé. le» lorsque facile. pour se jeter dans ce qu'il appelait la guerra a cucktlio (guerre a» couteau). et je serais obligé de gouverner FEsautant de vice-rois pagne. ainsi que fermant les yèui a» progrès et à gieux la civilisation il repoussa toutes que Napoléon lui apportait. auront eceiésias^ manifesté pro« Il me serait en Espagne. en y établissant qu'il y a de provinces. et leur renferme hommes fidélité. ont été mises en jeu mais vos neveux me votre régénérateur ils placetom au nombre ceux aux t'exemple connaître à la nation où j'ai paru parmi vous. et à l'établir dans Madrid. je ne me refuse point de céder mes droits de conquête au roi. Seant-Cyr ioxxaak la Gatatogae j Soaft. « La génération Trop de passions béniront des jours comme présente pourra varier dans son opinion. » ces jours datera la prospérité C'était J^i» em effet.

ces travaux ajoutaient force était dans l'exalSa véritable qu'en réalité. 26. d'une main. dont huit dans le fanatisme mois de ses soixante n'avaient de résistance héroïque (il). avec le plus grand coucombattant les femmes. et. (480!)) les força à les Anglais l'épée dans les reins. et les moines. d'assaut. apparence tation. de famine mais et d'épidémie. Lefebvre battit les débris de l'armée d'Estrapoursuivant madure lousie fallut à Almaraz à Uclès deux enfin mois d'un et Victor Lannes siège les débris soumit de l'armée l'Aragon pour s'emparer d'Andamais il lui terrible de Sar- ragosse. dans Palafox s'était renfermé Après la bataille de Tudela.180 RÉVOLUTION FRANÇAISE. à la Corogne. après une résistance un retrancomme de derrière mais les citoyens. mêmes l'exemple jours de Après vingt-huit tranchée portée ouverte. dé l'autre une rage. point encore lassé le courage de la ville le le bombardement commencèrent les Français ils y montèrent vigoureusement. après leur avoir fait perdre dix s'embarquer mille hommes. mille dans le dévouement. les enfants. maîtres du se rendirent terrible. sommet chement chaque intérieur. alors le combat prit maison. les excitant du dévouement. entretenaient des sorties un feu continuel et. monastère était Chaque une citadelle chaque jours. Le 10 janvier. ayant ouvert la brèche. chaque et. exécutés avec plus de zèle défensifs. leurs bagages. il avait fait jeter à la hâte quelcette ville avec son armée mais. leurs canons. habitants. et donnant euxépée. . vingt-trois de- gré d'opiniàtreté. instant. leur général en chef (Moore). un crucifix de la voix et du geste. corps à à faisaient et combattaient de qui s'efforçaient corps avec les troupes et les travailleurs Dans ces sanglantes affaires. pendant la ville fut emle plus haut église. on voyait former un logement. ques ouvrages à la force de la place plus en que d'art.

Napoléon partit le soin à son frère et à ses lieutenants Paris. ville capitula et des ca- mille elle ne livra aux vainqueurs les victoires Cependant. Ayant ainsi réglé les affaires de ce royaume. pierre par pierre. huit mille sept cents chefs de famille avaient Saint-Sacrement. pendant de la cinquième coalition. en faire le siège séparément. 181 il fallut chambre trente mais davres. décidé Joseph d'Almaraz Madrid. à leur demande. d'Uclès avaient à rentrer dans De toutes villes s'empressaient de lui prêter serment. pospour la seconde session d'un trône qu'il ne devait pas garder longtemps. cette que des ruines et en étage. fois. le leur rendre. vingtjuré. de défendre ce prince les parts A Madrid.(i809) EMPIRE. d'étage en chambre. sur voulait le si Napoléon céda hésitations Napoléon Après quelques et Joseph prit. laissant qu'il se portait au-devant pour d'achever de le pacifier. Enfin. de le 20 février. . de ses enfants étant morts.

par un anglo-espagnole: Wellington. Soumission Situation du Seconde Portugal. Batailles d'Abensberg de cette ville. Après tant de défaites. du continent. de 1809 Bataille de Wagram. Bataille effet du TyroL de l'armée Bataille d'Essling. en Belgique. (1809) CHAPITRE VII. tions mée tice Suède.Traité que la France luttait dans la Péninsule. marche des la paix. Son mauvais Napoléon à Paris. de Tannée. de Lobau. Mouvements et d'Eckmühl. Départ frande Nablessé de t'armée Jonction Napoléon de Napoléon çaise en Allemagne. Dès 1808. Mort en Position Danube. de Znalm. de l'Autricheautrichiennes. expédition des États Retraite de Soult. Prise Campagne d'attaque. des Anglo-Portugais Marche en elle Espagne. de Capitulation de Lannes. Armée Retraite Il détermine jeune Allede Bataille sur Talaveyra. prépara endant de boucliers. Vienne. – Armispassage Révolution de du Tyrol. avec Lefebvre. de la Bavière.I9E. l'Autriche avait réparé ses pertes . Retraite Mouvements Disposiavec l'ar- Europe. – Campagne de Davoust et de Masséna.j loin de se découmagne. | jV en contre elle nouvel orage s'amassait un Aile. passage des Français dans en Allemagne. ? rager venu d'en finir avec la révole moment croyant '1 levée à une se elle cinquième lution française. Réunion du l'Ile de Wagram.-Eipédition à faire l'Autriche mand. de Mettemleh. d'Allemagne. Reddition sur Anglais Tentative Retour Madrid. Hapoléon Invasion et M. du Danube. qu'elle produit ffBbere&erg.» RÉVOLUTION f*jU«ÇA. succès.de Vienne. d'assassinat de l'Empereur de la Corogne de et du Ferrol. poléon Prisa devant Ratisbonne. Insurrection Jonction Second Inorganisation et de l'armée d'Italie de Dalmatie d'Oporto. sur cette ville. et. romains à l'Empire. de l'Inn pour Dispositions par les armées l'armée. la coalition avait profité de ses fautes. Cinquième Passage coalition.

a igs les cours Dans et de Pétersbourg une visite du roi et de la reine on avait renouvelé de Berlin s'étaient de Prusse prêté rapprochées. appuyée les landwhér hommes. a toujours Patiente elle se disposait à sesur elle depuis le traité puissance. générale. l'Angleterre préparait ses ports une tenue secrète. l'empereur en 1805 sur la coalition cette fois Alexandre. dans une humble lentement. sourdement ses levées de cent cinquante compte plus lui ont fait perdre. les peuples à la révolte. soit par des écrits ou des proclamations. quels que soient les coups dont la fortune l'acpolitique. ne craignaient Talleyrand pas leurs complices (12). et n éclate a cru la trouver. le signal. d insurgés. multiplia secrètes. De toutes des ennemis parts ses nombreux agents nous suscitaient ils exploitaient. le tombeau s'était le serment du grand Frédéric. en France. dont grande expédition. Jusqu'à lutte séparément. et silencieuse l'occasion de les réparer.a a. Cependant. elle organisa elle embrassa et provoqua. C'est ainsi qu'après que lorsqu'elle trois elle allait payé pour la coalition. pesait Chose étrange! cette les défaites. Deux hommes régions et Fouché. y compris couer le joug humiliant qui de Presbourg. . De cette conjuration l' Autriche donnerait dont la destination sortir une devait les hautes entre d'être dans était guerre en mille plus vaste les sociétés des bandes avait Déjà celle-ci organisé sur une armée masse. attitude. De son côté. dans chaque présentée un plan ce jour. témérairement une quatrième s'engager fois. su regagner dont on ne ce qu'elles immuable dans sa obstinée.(4809) 1 empire. il semblait que l'Autriche avait campagnes où elle avait . les ressentiments et les espérances de tous les partis ils avaient même des intelligences dans du pouvoir. soit en flattant leurs rêves d'indépendance. autres. cable. elle épie longuement. à voir la situation des choses.r w. et.

du continent. en outre. à présent qu'elle est en Espagne que vous la trouvez comréVoilà un étrange raisonnement. Que va-t-il promise sulter de cela? C'est que je vais armer puisque vous armez. Il saisit donc le moment où Napoguerre et de l'occupation. avait achevé de le séduire. ses troupes à la française. car enfin je dois craindre. se voyant chassée de la Péninsule. et un corps de engagée à lui fournir cent millions de subsides du cabinet auxiliaires. où. elle en effet. pouvait reconquérir et d'aill'avait fait déchoir guerre rang dont la dernière l'irritation de l'Allemagne. plus à espérer qu'à craindre. elle lui ces dispositions habilement exploiter et s'était avait révélé le but de l'expédition qu'elle préparait. se replacer au ee qu'elle avait perdu.484 RÉYOLUTIOH FHANÇÀISB. ce'qui. « Qu'est-ce M. le despote. leurs la résistance des Espagnols. à Paris. vous ne trouviez pas votre existence menacée. (1809) De ce qu'elle avait été vaincue. de en comde qu'elle n'avait pas eues dans ses précédentes en- d'Autriche le monde voulez-vous j'avais mon armée en Allemaet c'est gne. et l'enlacer était revenu à l'ambassadeur encore mettre faire une campagne » d'insurrections. et je suis payé pour être prulorsque dent. » Et comme M. joint aux illusions troupes Il s'était. et fait tentes. enfin. de Metternich se défendait « Mon- . de la le fardeau on supportait impatiemment longtemps. depuis l'esprit public dans toute l'Allemagne. Il avait organisé autrichien. travailler léon était encore peuples contre Mais déjà l'Empereur que cela signifie? dit-il Metternich bustion ? Comment! « pour en Espagne. avait su L'Angleterre. lui offraient des chances les dispositions de succès treprises. de l'Autriche. ou plutôt de l'appui secret de la Prusse assuré de la neutralité sur toutes les nations méconet comptait et de la Russie. il ne s'ensuivait pas qu'elle le serait encore.

Ils me croient mort. verrons comment » Il ne le vit que je serai secouru. le cas de se renouveler s'adressa au Napoléon sénat il Régnauld de Saint-Jean-d'Angély de lui demander . de Caulincourt. d'après faut. souscrit le traité de Tilsitt que pour éloigner à tout prix la Un de ses aides-de-camp. » n'avait Bas-Empire. on m'attaque. car Alex« faux comme un Grec du andre. que j'ai de l'ambition lorsque ce sont leurs bêtises qui me forcent Napoléon ambassadeur. en a fait l'aveu militaire nécessaire de « Il s'agissait la campagne surtout. si la Russie est une puissance sait-il.(1809) sieur. trop mais pour apprendre à ne compter que sur lui. le colonel Boutourlin guerre. disait-il à ses familiers. diet si elle marchera se flattait. 185 été il faut t elle fait trop de bruit pour la continuation de la paix. qu'il y ait quelque projet que je n'aperçois pas. Et puis ils diront que c'est moi qui ne puis rester en repos. d'en avoir » ce que lui avait mandé son que la Russie ne s'en tien« Nous allons voir. car il y a de la folie à me faire la guerre. Je suis son allié. » C'était la première fois que Napoléon se voyait pris si fort au dépourvu. dupe parler EMPIRE. pour en 1805. reprit Napoléon dans toutes mes transactions avec net j'ai votre toujours cour. dit-il dans son Histoire de Russie. nous allons voir comment cela ira cette fois. il n'avait pas encore à sa disposition les premiers éléments de son armée. » Dans chargea cette extrémité. et trop peu pour la guerre. drait pas à observer la neutralité. à soutenir dans de gagner le temps convenablement la pour se préparer lutte que l'on savait bien être un jour. Il ne revenait pas de cette « Il guerre. M. avait déjà que l'Autriche rassemblé les siennes. nous je réclame son secours. moi comme elle a marché pour les Autrichiens. en l'interrompant.

{&>

RÉVOLUTION «ÀNÇAISE.

(MW9)

l'Empereur auxquels d'en joindre dix mille pris par quart avait jugé convenable « Vous con1807, 1808 et 1809. sur les classes de 1806, une levée de granit cette colonne dit Régnauld, ces intrépides à Marengo qui que rien ne put ébranler les Russes à culbutèrent Bessières menés par le maréchal <xa gardiens de tous les climats, ces vainqueurs Austerlitz naissez, Messieurs, de tout ce que le monde a de plus grand, de ce que la France immortelles, qui a de plus cher; c'est dans ces phalanges sacré chez ce que fut le bataillon sont aux armées françaises les anciens, c'est dans veut placer l'Empereur conla nouvelle on appela sur-le-champ Cela obtenu, à la hâte, et on la fit partir en voiture. on l'équipa scription, à la garde impériale, En même temps, qui était encore en Allemagne. eut ordre de se rendre Burgos, n'avait mis sur pied des forces aussi l'Autriche Jamais imposantes soixantedeux régiments de frontière, quatre corps giments de bataillons cent cinquante-quatre au grand complet, mille Honmobile, quarante ou de garde nationale landwher de troupes de cavalerie, mille hommes grois, enfin soixante de ses forces tel était l'ensemble et de génie d'artillerie celui d'Allemagne elles formaient cinq corps d'armée sous l'archiduc mille comptait cent soixante-quinze mille; celui du Tyrol, sous Jellachich, vingt-cinq hommes; celui mille Jean, sous l'archiduc cinquante celui d'Italie sous Giulay, de Dalmatie, vingt mille; celui de Pologne, Charles, sous l'archiduc mille; enfin les landquarante de et les dépôts de régiments wher, les troupes hongroises formille hommes, deux cent vingt-quatre ligne, comptant maient la réserve. Ferdinand, réde ligne, dix-huit francs ou légions, portés garde glorieuse ces dix mille hommes sa fidèle, que choisis. » et

de trente

mille

hommes,

(1869)

EMPIRE.

J87

A toutes

ces forces,

magne que les corps viron quatre-vingt mille hommes milie hommes quinze en Dalmatie sous Marmout, et quelques divisions en Italie, sous le prince Eugène ce qui, joint aux trente mille Bavarois sous Lefebvre, aux dix du aux mille dix mille Vandamme, troupes présentait Or, ces Saxons Wurtembergeois sous Bernadotte,

Napoléon de Davoust

n'avait

à opposer en Alleformant enet d'Oudinot,

sous et aux

de Varsovie sous grand-duché Poniatowski une masse de cent quatre-vingt mille hommes. forces étaient non-seulement mais insuffisantes,

en mesure immédiatepoint toutes d'opérer ment. Il fallait, en outre, que les corps de Lannes, de Masséna et d'Augereau eussent le temps de rejoindre. Après avoir donné provisoirement à Berthier le commandement en chef de la grande armée française en Allemagne, Napoléon le fit partir avec rien, vous prennent tions cet ordre « Si les ennemis n'entreposiles » laisserez les troupes dans leurs mais si elles commencent derrière

elles n'étaient

mon arrivée jusqu'à vous réunirez hostilités, bien vite l'armée

le Lech.

était en pleine sécurité à Paris, le Napoléon lorsque, 12 avril au soir, il apprit par un courrier du roi de Bavière, avaient passé l'Inn. Deux heures après, que les Autrichiens il était sur la route d'Allemagne. Arrivé le 17 à Donawerth, il donna mée « Soldats « Le territoire autrichien que dité nous de la Confédération a été violé. Le général de ses armes, et avec la rapile souverain de ses ordres à ses maréchaux, et parla ainsi à son ar-

veut que nous lui abandonnions

fuyions à l'aspect nos alliés. J'arrive de vous lorsque

de l'éclair. j'étais entouré

« Soldats

jg8

BËVOM1TION

FRANÇAISE.

(1809)

l'Autriche tendu nelle. notre

vint

à mon ma

bivouac clémence

en Moravie

vous l'avez

en-

implorer Vainqueurs

dans

et me jurer une amitié étera dû tout à l'Autriche trois guerres,

Nos succès trois fois elle a été parjure générosité de la victoire qui nous attend. passés nous sont un sûr garant reconnaisse Marchons donc, et qu'à notre aspect l'ennemi son vainqueurs. Cependant, avait pereur, » Berthier laissé pas compris à Ratisbonne l'ordre de l'Emà

n'ayant Davoust

et Lefebvre

et d'avoir de sorte que, -loin d'être concentrée Abensberg, était disséminée l'armée une attitude offensive, pendant et ne présenlieues sur les deux rives du Danube, quarante en un clintait nulle part une forte résistance. Napoléon, à Davoust de Il ordonna d'œil, répara les fautes de Berthier. quitter Ratisbonne et de marcher droite était sur Neustadt à Masséna, sur Aul'extrême Son plan de l'armée, de refuser de se porter sa gauche aux

qui occupait Pfaffenhofen. trichiens,

« Douze ou quinze mille sa droite. en avançant à Masséna, doivent écrivait-il hommes de cette canaille, » Il fut servi à souêtre attaqués par six mille de nos gens. hait. à une partie de la gauche de l'ennemi fit sa jonction à Abensberg, et Davoust après Pfaffenhofen, avoir passé, à Tann, sur le corps de vingt mille Autrichiens. à Abensavait joint Lefebvre ce temps, Pendant Napoléon le centre de qu'il lui serait facile de traverser berg. Jugeant il laissa Davoust dans ses positions, et, s'ala ligne ennemie, élecet aux Wurtembergeois qu'il aux Bavarois dressant il marcha avec eux sur la route de trisa par ses paroles, aules deux ailes de l'armée Roor à Landshut, qui séparait Hiller, la se jeta sur sa gauche que commandait trichienne, Cette affaire, et la mit dans une déroute complète. culbuta, Hilla bataille d'Abensberg. qui eut lieu le 20, fut appelée Masséna culbuta

(1809)

bmpire.

189

la nuit sur Landshut, ville située en pendant entre deux bras de l'Iser mais le lendemain, partie de très-bonne on recommença à le poursuivre, heure, et l'on entra pêle-mêle avec lui dans Landshut. Il voulut en défenle pont une fusillade d'un bord de l'Iser à s'engagea l'autre. Alors le général Mouton arriva, et enleva le pont de vive force. Hiller se sauva dans les rues, mais il ne put s'y défendre Masséna longtemps. Voyant qui arrivait par la rive droite, il s'enfuit en laissant dix mille prisur l'Inn sonniers et tous ses bagages. avec Napoléon lança Bessières trois rabattit divisions par la route Il le trouva appuyé avec son armée au bourg d'Eckmühl, et couvert du Laber. par la petite rivière de Sans perdre il fit commencer assailli en arrière temps, Alors l'attaque. par Napoléon, œuvre savante s'enfuit sur temps que Davoust, par une manet hardie, arrivait sur son flanc, Charles laissant Ratisbonne, cinq mille morts, vingt en même à sa poursuite. sur l'archiduc Charles, Puis, faisant il se volte-face, de Ratisbonne. dre

1er se retira

mille prisonniers, seize pièces de canon et quinze drapeaux. Cette victoire, que trois heures de combat avaient décidée, ouvrit aux Français la route de Vienne, et acheva la délivrance de la Bavière Ratisbonne flanquées les autres (22 avril). est ceinte de vieilles Les Autrichiens d'infanterie,

murailles, avaient

de tours. de soldats

et ses portes sont garni les unes et l'approche

A peine Napoléon dangereuse. l'escalade, qu'il fut blessé au talon, d'une balle tirée de la muraille de la ville. Il y eut, à cette nouvelle, un moment de trouble et d'anxiété dans l'armée. Aussitôt, monta à cheval, Napoléon et se montra mations
1« Quoique

ce qui en rendait venait d'ordonner

aux troupes qui le saluèrent des plus vives acclacet accident, l'ouverture faite à la muraille 'Après
sa botte n'eût pas été entamée, la blessure était très-douloureuse;

190

RÉVOLUTION

FRANÇAISE.

(1809)

enfin la on disposa l'assaut; ayant été reconnue praticable, de prisonville fut enlevée, et l'on y fit un grand nombre à passer le Danube. était parvenu mais l'archiduc niers aussi « manœuvre d'une n'offre L histoire pas d'exemple le d'aussi loin, et exécutée à point nommé armée dont la douzième jour du départ de Paris, avec une dans un mois auparavant, moitié des soldats étaient encore, hardie, menée la pioche champs, à tout ce qu'ils avaient leurs à la main, » fait depuis vous avez justifié mon attente, « Soldats leur dit Napoléon, En peu de vous avez suppléé au nombre par votre bravoure. de Tann, dans les trois batailles jours, nous avons triomphé de les trois combats et dans et d'Eckmühl, d'Abensberg Cent pièces de caet de Ratisbonne. de Landshut Feissing, mille prisonniers, trois cinquante non, quarante drapeaux, attelées les de pont, trois mille voitures portant équipages voilà les résultats toutes les caisses des régiments, bagages, et de votre courage. de vos marches de la rapidité ne enivré par un cabinet parjure, « L'ennemi, paraissait de vous. Vous lui avez apparu un souvenir plus conserver l'Inn et ennaguère il a traversé que jamais plus terribles de il se promettait de nos alliés vahi le territoire naguère porter défait, patrie aujourd'hui, il fuit en désordre. Déjà mon avant-garde épouvanté, » avant un mois nous serons à Vienne. a passé l'Inn à justifier touOr, comme si la fortune eût pris plaisir tes ses paroles, après avoir passé la Saltza le 30, enlevé le 3 mai la position
cependant cette après il flt bonne courte

et ne comprenant si peu de temps

rien

la guerre

dans

le sein de notre

inexpugnable
contenance mais

d'Ebersberg,
la nature ne perdit

traversé

cette
Rentré portées tout-

maison dan* une pettte promenade fut son courage été blessé, de fusil du lieu où il avait aucune suite n'eut heureusement à-fait. Cet'te blessure Meneval, Napoléon 1 Mémoires Mémoires du duc duc de Rovigo, Rovigo t. t iv, ty, p. 9t. 94.

pas ses droits. qui était à- quelques à bout, et il s'évanouit fâcheuse, » et Marie-Louist,

t, t.

(1809)
viHfr«n

empire.

191

rejeté riva, en effet, le 10, devant la capitale de l'Autriche., « à la même heure, le même jour, disait le bulletin officiel, et un mois juste après que l'armée autrichienne avait passé non la Bavière' » Mais cette fois la ville pour envahir était disposée à se défendre. On avait armé les remparts, et l'archiduc hommes mentaire seulement Alors on avec quinze mille s'y était renfermé de troupes. On envoya sur parleparlementaire à l'archiduc.; mais les envoyés nonfrançais ne furent pas accueillis, mais furent maltraités. bombarda la ville. On a dit à tort était restée malade Marie-Louise que la jeune au palais imMaximilien

flammes et jonchée de cadavres ennemis» aprèsavoir les Autrichiens sur la rive gauche du Danube, il ar-

archiduchesse périal,

et que Napoléon, avait fait cesser le feu. 1 apprenant, la garnison évacua secrèAprès quatre jours de résistance, tement enfin fois ses la ville, qui ouvrit pour la seconde dans son ordre du portes aux Français .(13 mai). Napoléon, jour grands pour qui du 14, égards recommanda pour à ses soldats de Vienne. d'avoir les habitants les plus « Soyez bons

les pauvres leur dit-il, pour ce bon peuple paysans, a tant de droits à notre estime ne conservons aucun

rapporte avant que, « quelques journées Vienne, l'Empereur se faiun le nom de tous expliquer par gutde tes villages et de la moindre ruine qu'il trouvait sur son chemin, lui montra son guide sur une éminence les restes presdétruits d'un ancien « Voilà, lui dit le guide, qu'entièrement château fort les restes « du château de Diernsteia. s'arrêta » Napoléon tout-à-coup, prit un air rêveur, et resta quelque à immobile ces ruines. Puis, se tournant temps contempler vers le maréchal Lannes à cheval: qui l'accompagnait lui dit l'Empereur, «Regarde, voilà la sant « prison « lestine. a plus de Stebacd Cœur-de-Lion, mon le Ût Lui aussi, brave enfermer Lannes, il alla n'était Un duc là. C'était comment bien! comme pas nous plus Le Cœur-de-Lion, heureux que moi en Sy rie et en Pabrave que toi. Il fut le vendit à un embarbarie. Quelle d'AutriCe »

• Bourrienne

â Saint-Jean-d'Acre. civilisation! On a vu

d'Autriche le temps traité le traiterai les j'ai

«. pereur d'Allemagne « différence avec notre

qui

de,la encore tètes t. vin

l'empereur

« che.qutje faire pouvais Eh prisonnier. « n'est pas moi qui veux cela, c'est le temps;

je il faut respecter

de même couronnées. p. 189.)

(Mémoires

de Bourrienne,

102
.iJ'~

RÉVOLUTION 1'l1;li.. FRANÇAISE.
..n.v..u..a.

(1809)

orgueil de nos succès voyons-y une preuve de cette justice » et le parjure. divine qui punit l'ingrat l'archiduc Charles s'échassé de Ratisbonne, Cependant, il avait fait un long cirtait jeté par Cham en Bohème le Danube, cuit et était revenu parBudweisssur après avoir résolut de Biller. Napoléon rallié à son armée lès troupes mais le grand gauche Napoléon en fit jeter un de cinpont de Vienne était brûlé. de la ville. à deux lieues au-dessous bateaux quante-quatre son de préférence Il avait choisi ce point pour effectuer et s'y divise en effet, le Danube y est très-large passage d'aller à sa rencontre sur la rive en trois lune, tour convoi, rive dont des îles considérables inégaux formant celle de Lobau, a huit mille toises de entre autres, de bois. Un premier elle était alors toute couverte bras parti le 19, à la nuit le 20, l'armée close, alla prendre poste à la se déà passer, commença

gauche; à mesure ployant,

dans la vaste plaine qu'elle débouchait, en tout trente mille homde Marchfeld. Déjà trois divisions, et d'Essling, dans les villages d'Aspern mes, s'établissaient derrière de cavalerie le rideau l'ennemi, reployant quand lequel laissa voir une armée de quatrecaché, mille hommes rangée en bataille. C'est avec ces forvingt-dix au moces triples qu'il attaqua les trois divisions françaises, venant à être rompus ment même où nos ponts, par une sans communications les laissèrent crue subite du Danube, il s'était avec la rive droite. Dans cette extrémité, et parvinrent, le plus grand courage, qui ne cessa qu'à la nuit, à se maintenir plus meurtriers en prodans les villages Napoléon qu'elles occupaient. fita pour réparer ses ponts et faire passer ses troupes sur la rive C'était gauche. léon monta à cheval à la pointe du jour, Napoet fit prendre les armes à son armée le 22 mai elles déployèrent après un combat des

(1809)

EMPIRE.

195

il avait alors cinquante Davoust et les parcs Danube. A trois

mille hommes

qui étaient heures du matin,

il attendait, en outre, encore de l'autre côté du il prit l'offensive. fut rompue. Déjà au milieu Du celle

choc la ligne autrichienne premier des Français se déployait victorieuse ennemie, quand le Danube croissant la saison arriver venaient de la fonte Davoust d'être des neiges et ses parcs, complètement sans munitions

de l'armée

toujours

du Tyrol),

(on était dans au lieu de voir

Napoléon

commanda la retraite. PenNapoléon nos soldats ne rendaient le terrain que à peine repris leur position pied à pied. Ils avaient de la les y attaqua veille, que l'ennemi de vive force. Alors le on se prit corps à corps plus terrible combat s'engagea ne de munitions, aux canons de l'enne se servaient nemi, les Français plus que de la baionnette. entrèrent dans les deux villages, Cinq fois les Autrichiens cinq fois ils en furent repoussés enfin, après une dernière pouvant répondre, ils parvinrent à s'en emparer. Essling, Cepenle salut de notre retraite dant, était dans la reprise de ce donna l'ordre au général Mouton poste. Napoléon de prendre la brigade des fusiliers de la garde et d'attaquer sur-leattaque sans s'inquiéter Celui-ci, du nombre de troupes auchamp. quel il avait affaire, entra au pas de charge dans le village, et sauva, l'emporta la retraite de par ce coup de vigueur, l'armée Ainsi Essling avait été pris et repris jusfrançaise. qu'à treize fois dans les deux journées du 21 et du 22. Alors, l'ennemi contre ce bloc de voyant ses efforts échouer granit la garde), n'agit (c'est ainsi qu'on désignait plus que par une canonnade, mais un de ses derniers insignifiante boulets devait finir la glorieuse carrière de Lannes. Napo– ~-––~ bavaavuov vuaa4ülG üG LQ1111GD. nutJV*

qui le laissait achever sa victoire, dant ce mouvement,

apprit que les ponts A ce coup terrible, emportés. et sans forces suffisantes pour

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sur

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avait taillé les d'Austerlitz. n'en dirait son visage un coup de pied s'il recevait par derrière. après. » il était devenu un géant grandi au niveau de son courage avec ses maréchaux tint conseil l'Empereur Cependant Tous étaient d'avis de la mettre de l'armée. On ferait jusqu'au Rhin. disait nube. les jambes emportées il Un moment et versa des larmes. dit Napoléon il nous faudrait courir et la fortune que la victoire défaite nous les ôtera et les tournera une apparente contre nous. » « C'est de la m. entr'ouvre autour les passer son esprit avait Napoléon. Sire. (1809) il à peine quitté le champ de bataille quand d'avoir venait compagnon que son malheureux apprit Il en fut vid'un coup de canon. sur la situation « Vous voulez repasser le Dasur la rive droite. et appartenant peu cynique dans un bas de soie. Napoléon plus. pleuloigna le cœur brisé. « C'érait avec lui la perte d'un de ses plus dignes enfants. s'éfut des plus touchantes. « Adieu. et toujours si expressifs quHui énergiques piquants.J9J RÉVOLUTION FRANÇAISE. être surpassées ne peuvent profondeur . épuisé par une grande et levant ses liras affaiblis pour les yeux. léon avait sur leurs fule vit passer porté par douze vieux grenadiers il le fit diribranches de chêne sils croisés avec quelques et voulut être seul auprès de lui il l'embrassa ger à l'écart. qui. qui sera peut-être tout entier M. dit originalité l'esprit. Il faut rester dans Lobau et y attendre car tes alliés. que la victoire la bataille après sait à M. de la diplomatie plumes rien. le maréchal. un recueil C'est lui qui diéchappaient. même l'armée le duc des de mots M. trouvé un dans ce mot. C'est me connais-tu? lui dit-il. Meneval. nage que. » Cette scène toute l'armée Huit jours après. lui du cou de Napoléon à un souvenir vivez pour tous. à couvert tait le brave des braves. «Considéré Montcbello avait hors une de sa extrême sphère d'homme dans de guerre. nous ont donnés. avant une heure. sang. de Talleyrand Il résumait et la mais dont la concision à un langage trop militaire. en pleurant: » tu nous seras conservé! Lannes. moi! c est Bonaparte! perte de A ces mots. et accordez quelque dit-il. vement affecté. n existera de vos meilleurs amis. de Talleyrand de ce personde l'impassibilité Il disait à coups de sabre. « Lannes.

excité par Chasteller. les troupes évacuèrent les deux villages et s établirent dans l'île. les chefs des sociétés secrètes. » A la nuit close. A la nouvelle nemis mille de cette retraite de la France hommes. Brunswick. s'enfuit en Bohème. mez-vous. Ces dispar Masséna. A minuit. le Brandeles populations « Arà la révolte dans provoquant disaient-ils. ainsi pour chefs un le s'appelait et les Bavarois Dans avait les Français . se disposa à jeter une armée les popula* Allemagne. d'Autriche. à travers les flots agités. jusfusils et aux cuirasses des morts qu'aux Napoléon ne voulant un seul trophée dont celui-ci pût pas laisser à l'ennemi faire un signe de victoire. les canons. on fit imposer passer dans Lobau les blessés. Dans ce pays surtout. bourg. pays tout catholique et dévoué à la maison le peuple. « Masséna. la Saxe. de l'autre côté du Danube il est vrai qu'elle portait César et sa fortune. qui. faites. pour la liberté et pour la délivrance » Mais presque tous échouède 1 Europe et du genre humain rent dans leurs expéditions Schill fut tué dans un combat. tous les ende joie la Prusse leva cent contenu et l'Angleterre dans lenord tions s'agitèrent berg. glorieusement à l'archiduc. » Alors il donna empire. lui dit-il. et Brunswick. mais sa révolte se ressentit de son caractère et de sauvage son fanatisme aubergiste premier. sans que l'ennemi. de l' tressaillirent des Français. Dornse jetèrent la Westphalie. Andréas chassé en effet Hofer. les débris de la bataille. les conduisit. de la rive gauche et et chargea Masséna des Iles. de toutes parts. osât inquiéter leur retraite. s'était insurgé. aux troupes du commandement l'ordre 195 de se reployer. tu achèveras ce que tu as si il n'y-a a que toi qui puisses en commencé. Schill. d abord elle eut. traqué le Tyrol. religieux et un moine.(1809) d'Italie. par la nuit la plus sombre et la plus orageuse. Napoléon s'embarqua avecBerthier sur une positions nacelle.

les de Constance. Ils reprirent. mille fusils et des magasins fait. dre. s'emparèrent et s'avancèrent et d'Italie. Pendant ce temps. ter.196 RÉVOLUTION FRANÇAISB. qui commandait ce qui fut sans perdre de temps. devienne avait tiré de l'arsenal des ponts. l'oren Dalmatie. A la bataille de considérables. réorganisé il avait envoyé au prince Eugène. le général Danube. prisonniers. opéra sa jonction avec la grande à Raab. écrasé Jellachich en effet. armée. Jamais campagne n'avait plus à crainNapoléon temps de si beaux ouvrages. pagne. ayant forcé les Autrichiens mais pour se soumirent. et l'île en ses ponts à l'abri d'une rupture. bach. cinquante douze drapeaux. deux cents canons. qués par Lefebvre et ses Bavarois. Il avait. mille trente-sept en lui apportant. attales Tyroliens. D'immenses et sur leDanube. 1 (1809) à la suite de la statue du Tyrol. dre de venir le rejoindre meilleur Trieste. l'offensive. en Italie. pour trophées. pris Goritz. à la retraite. Cependant. le il le disait lui-même. coupèrent en effet. et à Marmont.On à rouvrir la camNapoléon se préparait dans Lobau travaux avaient été entrepris des bois. en outre. routes jusqu'aux d'Allemagne portes de Vérone. en mettant et renforcé son état de défense. et était entré à Inspruck de la Vierge que l'on promena par la ville sur un char attelé la bataille d'Eckmûhl de quatre chevaux blancs. LayAprès avoir franchi la Piave. Eugène. . Jean et l'archiduc à Saint-Michel. et des ferrures des cordages. éclater plus terribles après la bataille d'Essling. comme cinq autres à le dompil était parvenu officier de l'Autriche. pour la construction et les emdes pièces d'artillerie pour garnir les épaulements dont on avait bordé le bras du fleuve. qui commandait armée. Quatre ponts brasures de l'île avec la rive droite avaient rétabli les communications sur la rivé être jetés en une heure pouvaient en si peu de n'avait vu construire gauche.

à droite sur Aspern sur Enzersdorf. Charles avait fait couvrir les de redoutes armées de canons. on se disposait de part Cent cinquante mille et d'autre. Un seul régiment français. 197 Raab. de Marengo et de Friedland célébré dignement ce qui donna lien à l'Empereur d'écrire à son fils d'adoption « Votre victoire est une petite-fille de Marengo. le reste à la retraite.(1809) EMPIRE. surtout. Quant à Marmont. força par cette action héroïque. Danube encore le que Napoléon passerait Croyant au nord de Lobau. deux d'Essling. trois cents escasept cent cinquante pièces de campagne. dans de manière les retranchements son erreur. il avait pas été moins heureux la Save et la Drave mais. les hostilités. Cent canons foudroyèrent autrichienne couvrait que l'artillerie effroyable d'éclairs se joindre le vent et de tonnerre vint . lui heures. et s'était tenu sur mais Napoléon à prendre de l'archiduc. il avait. A ce vacarme celui d'un orage accompagné à minuit. arrêta pendant douze sage. prêt pour fit commencer pendant l'île de ses boulets. le feu. une armée de vingt mille hommes. sur ce point. les Autrichiens voulurent enlever cette ville pour lui fermer le pasle 84e. ponts pour le laisser en face d'Aspern et villages la défensive. traversé en tua asstfra. Celle composaient de l'archiduc Charles s'élevait à cent soixante-quinze mille à gauche hommes elle s'appuyait. le passage. avait Toutefois. et la jonction de Marmont. livrée l'anniversaire le 14 juin. bas. suivante serait inscrite sur DIX. hommes à reprendre d'infanterie. le 5 juillet. Tout étant Napoléon Enzersdorf. ou prit seize cents. Parti de Zara. il fit jeter de passer plus projeté et à rendre inutiles à revers. il n'avait en Dalmatie. drons de cavalerie l'armée de l'Empereur. arrivé à Gratz. ordonna Napoléon que la devise le drapeau de ce régiment UN CONTRE Cependant.

partie de la nuit à s'y préparer. Wagram. soutenait par Davoust. il passa une grande demain. et Masséna d'Essling. ne sur le Russbach. et elles défilèren soufflait avec violence. dant ce temps. vante qu'ils commençaient « La bataille de Davoust avait réussi qu'il vit que l'attaque Aspern Attentif ^st gagnée. cinq ponts à l'est de l'île. il forma son centre en . l'attaque par sa gaucommandée et pendant che sur notre droite. s'inquiétait et dès à jeter dans son armée. renvoyant pas de suite à cette attaque. qu'il couvrait d'une artillerie formidable. en quelques au passage de ses troupes. manœuvre surpris inutiles et en l'obligeant tous ses ouvrages saire en rendant sur le terrain qu'il à sortir de ses positions pour combattre choisi. Vers le soir. ment repris et dans un ordre son calme parfait. Napoléon Il fit jeter. était à pied au bord du fleuve. Napoléon avait sur Ainsi par une son adver- rangée en bataille se retira alors obliquement sans exemple. (1809) Penla pluie tombait par torrents. qui avait déployé la Napoléon. les deux armées étaient en plaine d'Enzersdorf. » s'écria-t il. que celle-ci. il se jeta le combat sur le Russbach. la canonnade avait lui-même s'engagea au centre des deux armées. sienne dans l'immense venue. à ce qui se passait Napoléon ni de l'épouni dés progrès des Autrichiens.198 RÉVOLUTION FRANÇAISE. la bataille au lenet. Au point du jour* le ciel avait et toute l'armée se trouvait et sa sérénité. nous séparer nos flancs et de projeté d'atteindre Il commença du Danube. Déjà notre aile gauche était débordée nombreux entre se déployait l'ennemi nos ponts menacés. et chassa culbuta les Saxons de Bernadotte. A peine le jour avait Charles avait paru. Aussitôt. Charles sur l'extrême gauche de ennemi. mais la nuit étant voulut enlever présence. il ne donna leshauteursdeWagram. sur Aspern. présidant trapideminutes. et Wagram.

était presque avaient restait quante Après encore mille avoir prince hommes. en effet. proposé un suspendirent armistice et signé dans la nuit. deux 11 divisions de cavalerie sur les ailes et la garde en arrière. et le lança dans la plaine. en laissant sur le Wagram. au Charles une armée de cent se mit à passé le nuit à Wagram. Du haut des remde la ville l'immense de parts et des édifices population Vienne résultats aux assista à la défaite de son armée. aussi grande que celle des Autrichiens. offensif: en vain Charles veut poussé par Masséna et par Davoust sur qui reprend Essling. Rien pendant que cent bouches à feu éclairaient ne résiste s'opposer devant cette masse terrible. son passage. champ de bataille vingt-cinq quarante pages. 199 colonne avec Macdonald en tête. Le 12. Cette pièces victoire de canon. Déjà les deux armées étaient aux prises des cris de paix lorsque le combat. qui se précipite il reéule et se met en retraite. Napoléon la poursuite de l'archiduc qui faisait sa retraite par la route de Bohême. Charles avait. paix. déconcerta et. un grand nombre d'équià son mouvement et vengea coalition. s'ouvrirent négociations d'Autriche. l'honneur français de la honte de Bayleh.(1809) EMPIRE. les négociations pouvoir en longueur ses forces réorganiser il espérait. mille hommes. il atteignit ce prince à Znaïm. sur le champ de bataille avaient laborieux travaux et aux savantes les Cependant été loin de répondre conceptions qui vivement journée perte et il cin- la nouvelle de cette précédé les dispositions la victoire avait failli nous échapper notre disputée. pour la conclusion de la. mais l'empereur qui n'avait ratifié l'armisde continuer la tice du 12 juillet qu'avec l'arrière-pensée guerre pendant fit traîner ce temps. dix drapeaux. D'un autre . Bientôt des qui fut accepté à Vienne.

de sa personne. négocier refusés. les Anglais faisaient leur expédition en Belgique. Cet évèet lui fit mettre froideur restituele Direcelle était de l'armée avait fini forcés de rentrer dans la cour de Rome était en longtemps. déchéance. le Pape venait de rompre avec Napoléon. Depuis avec la France: elle avait espéré vainement qu'on rait au domaine les provinces que ecclésiastique toire avait réunies à la République et cisalpine. les états-généraux sa proclamèrent Quelques jours après. les évènements trompèrent ses espé- l'armistice tion. s'emparèet le forcèrent rent. geuse à l'Autriche rances. Napoléon. et appelèrent au trône le duc de Sundermanie. conduit prisonnier Chevalier de toutes les coalitions contre la France. s'y étaient pas mis fin à l'insurrecdes forces sans s'affaiy envoyer avec les révoltés. le roi virent de Suède son peuple et son arpar mécontenter mée. Ceux qui résissoumettre. se leurs villages. chassés par les neiges. (1809) le Tyrol résistait la Suède avait repris les toujours. tion espagnole se rallumait. Alors. où il fut jugé et fusillé. ne pouvant avait voulu blir.200 RÉVOLUTION FRANÇAISE. et cette diversion être avantapouvait côté. de mettre fin à une lutte qui déjà lui avait fait peril demeura inflexible. dre ses plus belles provinces. les chefs mis dans l'alternative de qui l'avaient céderaux vœux de la nation ou de cesser de régner. XIII. taient encore dans les montagnes. son oncle. rentrée dans l'opposition européenne contre-révolution- . Alors. fut pris. le 13 mai. Dans le Tyrol. Vainement on le supplia. l'insurrecarmes. qui régna sous le nom de Charles nement de la Suède changea les dispositions bas les armes. d'abdiquer. au nom des maux de la patrie. Hofer lui-même à Milan. mais ceux-ci n'avait il chargea l'armée d'Italie de les ce qui ne tarda pas d'être fait.

d'Italie. soit à cause des indomptables. Il était parti. Arrivé sur le Minho. lui enleva naça de ses foudres Napoléon. il arriva. l'ennemi. vous des émissaires entrât dans anglais. devant Chavès mit en déroute l'armée portugaise . et exclût il donna sans résultat. ses États étaient devenus demanda 201 le rendezque le Pape de ses États les Napoléon le système continental. nous et que l'ennemi vegarder les points que nait nous disputer. et pénétra en Portugal par la route de Chavès il trouva les villages abandonnés. etc. forts. pliaient sans avantages pour tat décisif pour nos armes. dont il s'empara. le par des chemins 10 mars. Anglais. EMPIRE. la lutte de Camérino. Ney et Victor devaient l'appuyer au besoin. en chassant devant il il lui de la Romana. Nos armées mais d'Urbin. mais aussi sans résul- dispositions nous possédions avions de la Galice. qui fiet terdes Conde la à continuait.(1809) naire. Soult avait reçu de l'EmpeAprès la conquête reur l'ordre de chasser les Anglais du Portugal.. soit à cause de la nature du sol. des montagnes. De 1807 à 1808. les campagnes désertes. restaient ardente s'emparaient soumettaient les populations de diviser nos forces. se dirigeantsur Santiagoavec vingt-cinq Oporto par Vigo et Tuy. pour toute réponse. pendant qu'il nous fallait combattre pour en conquérir en sorte que dans cette guerre les d'autres les contre-marches et les engagements se multimarches. Après des négociations l'ordre au général Miollis d'occuper le Pape le meRome. les villes. de le traverser essaya vainement près de son embouchure le point où il fallait aborder étant gardé par l'ennemi remonta les bandes la rivière jusqu'à l'Orenze. le 28 janvier. de mille hommes. Après une marche lente à travers difficiles et un temps affreux. les légations d'Ancône rent partie du royaume Dans la Péninsule rible. traints guerre.

trente bâtiments avant cette des tentes. en battant près MeI armée espaet en poussant dellin. faire expier. qui le défendait. et éluavec les officiers le massacrèrent à sa place un officier Anglais. tandis Sébastiani dis- un mois immobile à Oporto. Deux cents pièces de canon montées mille en avant de la ville. à Calho da Este.202 RÉVOLUTION FRANÇAISE. qui. elles retenon se rendit en foule dans les églises: bataille. s'occupant . Après un combat sanglant nemi fut rejeté sur le Douro ou dans la mer. le maréchal mis la frontière du sud à découvert. Soult se porta sur Braga. mais la défendaient. le lendemain. du général sous les ordres tégeait une armée nombreuse Freice. ce et de menaces d imprécations 29. Des milliers de paysans armés étaient venus se d'en venir aux mains. Soult demanda l'évêque la Pendant la nuit qui précéda les Portugais s'y refusèrent. des munitions furent les de toute de trophées espèce. (1809) et força la ville à se rendre. Plus de vingt mille hommes tués tirent de nombreux magasins. et quarante détachés et étendus hommes armés réunis dans son enceinte sous les ordres de à négocier. l'armée que de la Manche. Deux des Français chemin dans jours la seconde qui mit entre ville du Portugal et leur les mains ouvrit un Victor avait les provinces du nord. victoire. cette journée. et l'insur des ouvrages vestit. contre les Français. que prooù il laissa une garnison. anglais. de s'emparer pas. qui ne les empêcha dans les rues. et la ville sacblessés ou noyés cagée. jusqu'à Almandraléjo gnole sous les ordres persait à Ciudad-Réal Soult resta environ de Cuesta. joindre à ses troupes. et prenant la modération de son état-major. impatientes de leur général pour une perfidie. l'ende la ville. De Chavès. leur rent fiance il marcha ensuite Soult ne tarda barbarie pas de leur et leur folle con- sur Oporto. y arriva le 27.

moins Portugal. ils marchèrent. royer dans les Asturies. marchaient Averti trop ne songea par Vizas. ils se mirent en les ordres Dix jours h Lisbonne. à Belchitte. et pour se trouver en position d'agir de passer le Soto-Major Ney. il fallut en en tète et en à Orense contre Assailli et arriva expédition aux obstacles qu'elle seconde le eut à com- de ses opérations. en essayant . forces les suffisantes. pour recouvrer passant Oporto. plus qu'à le passage n'ayant pas de se retirer. défaut d'ensemble battre. l'un sur Menforte dans une direction furent tendirent heureux à la poursuite de la Romana et l'autre sur Vigo Ni l'un ni l'autre ne opposée. tandis que seize mille Portugais. bria. et par Coïmbre commandés par le pour traverser avaient Anglais surpris une retraite. ou plutôt ils ne s'enla Romana poursuivi le 24 juin. où il le défit complètement. Au lieu que Soult les en avait char- l'un à guerleur temps Ney et Victor avaient perdu et l'autre à s'arrêter à Mérida. Douro à Lomégo. ville. ainsi d'appuyer gés.(1809) à rétablir six mille barquèrent mouvement Aveiro. mais déjà du Douro. l'ennemi. Pendant d'Arthur après ce temps. Après avoir inutilement Soult retourna. Blake. bon ordre (18 mai). Soult tard. dans sous cette empire. Beresford. d'où il s'avança jusqu'à Zamorra troupes armées. à Sona pour réorganiser ses avec les autres au pont de pas. Tel fut le résultat de cette résultat dû. le 17. dans leur expédition. combattre pour s'ouvrir il parvint à contenir queue. la première et la seconde. pendant trois semaines. Soult se joignit au corps de Ney à Lugo conAprès s'être certés pour opérer un mouvement en Galice. qu'au son mouvement. lord l'ordre Anglais. £03 vingtdéWellesley. Suchet doublement cet éche« de nos Cependant répara armes sur le général gagnées espagnol par deux victoires le 15 5 juin sous les murs de Sarragosse.

en Ainsi. soixantepagne avec leurs munitions. et se il évacua la Galice et même la Corogne fut repoussé et obligé espagnol. . » trop grande pour en faire l'énumération on était parvenu à former. quarante mille aunes de toile. Celui-ci se concerta et tous deux convinrent avec Arthur d'opérer Wellesley. Après cette équipée dans résolut d'entrer en Espagne. l'Angleterre aidant. pour recouvrer la capitale de l'Espagne Histoire de ta guerre d'Espagne et du Portugal. à l'insurrection des subsides qui fournit de « Dans l'espace de douze mois. mille trente-sept trois paires cent de mille deux cent cinquante mille tentes. de revenir sur ses pas. seul dans un pays sans ressources et le Ferrol. soixante-dix-neuf millions de balles de plomb. vingt-trois dix mille sabres. cent dix-huit avec une variété d'autres fournitures quatre mille havresacs. 51 canon. Pugo. depuis le commencement le colonel sir Jones. Alors se voyant et hérissé d'insurrections. bottes. (1809) un corps qui commandait par Murillo. Estramadure. ce fut encore elle les coalitions n'avait de la Péninsule. de guerre. sent chassée. cent cinquante-six dix mille paires mille équipements de souliers. elle la guerre. Bien que nos armes pas cessé Vellesley l'en eus- d'y souffler une C'était elle qui qu avec l'Empire. U 1. et en chasser Joseph. mille piques. retira à Astorga.£04 RÉVOLUTION FRANÇAISE. cinquanteaunes de drap. l'Angleterre guerre qui ne devait finir avait armé et payé toutes Arthur le Portugal. avait fait passer aux armées espagnoles (outre deux millions de camde livres sterling) cent cinquante pièces d'artillerie deux cent mille fusils. dit un historien anglais. hommes mandement une nouvelle armée d'infanterie et de huit de quarante-cinq dont mille cavaliers mille le com- fut confié au général Cuesta. quinze mille barils de poudre trois soixante-douze mille habillements complets.

passa l'Alsur Talaveyra de la Reyna il y trouva berge. et il avait écrit qu'il ne pouvait que du 3 au 5 au lieu d'attendre août. sous les ordres de sir portants. . menaçant Aranjuez. le 20 juillet. gnols. Ces dispositions se mit en marche Wellesley par et effectua. Robert Wilson. A la nouvelle de ce mouvement. retirer sur la capitale. sa coopération. qui était portèrent sur l'Alberge. et qu'il avait fortifiée par des ouvrages personne. en Joseph commandait ses ordres Victor et SébasJourdan. mais Soult était encore fort éloiarriver gné. ils devaient. en avant dans la vallée du Tage. et que des postes espagnols à Pérales et à Banos couperaient entre les troupes franpar ces passages avec Beresford. par un mouvel'attaque. 205 leurs dispositions. devaient venir les traversant les montagnes. Deux fois. Salvatierra. nos troupes parvinrent à atteindre la hauteur sur laquelle était appuyée la gauche des Anglais. devait concourir à garder ces points imet la légion lusitanienne.(1809) empire. sa jonctionavecCuesta. l'armée portugaise. sur les derrières et le flanc de l'ennemi. qui commandait à une vallée considérable. Victor. ou. tâcherait de s'emparer de Tolède. pendant que Soult. l'ennemi en position pour mettre d'être coupé par Soult. Il fit commencer de campagne. et Jourdan se Joseph arrêtées. ment hardi et rapide. ce qui forma une armée opérèrent de quarante mille hommes. se joindre. jetterait Joseph et Sébastiani leur jonction. Joseph prit l'offensive.de se Alors. D'après après avoir réuni leurs forces. s'avancer par la droite du Tage sur Madrid. avec quatorze mille Espapendant que le général Vanegas. et Sébastiani à Consuegra. çaises du nord et celles qu'on devait attaquer. ayant sous tiani. agir sur les flancs ou sur les derrières des la communication Francais. et s'avança l'ennemi rangé en bataille sur une hauteur imposante.

s'ils « furent incapaconsidérèrent s'ils restèrent imbles de poursuivre leur victoire éclatante. Quoi qu'il en soit. gré l'avis contraire sur toute la ligne. Victor devant en laissant réserves. que conserver comme vainqueurs. Joseph. que le mobiles à Talaveyra. à Badajoz. Tandis . laissa battre au pont de l'Arzobispo. qu'il devait s'estimer reçut à cette occasion le garder. MM. c'est. France. » C'est-à-dire était extrême. selon une expression anglaise.106 •ÉVOLUTION FKA. titre de duc de Wellington Cependan n'eussent fait lington. çais couchèrent Joseph regagna Madrid avec ses position derrière l'Alberge. deux fois elles furent obli- fut p ndant la nuit. couvrant repasser il arriva. Alors. les Anglais se leur position. se mit en retraite. eût si le roi Joseph de guerre. et prirent. Bien qu'ils les Anglais. après plusieurs et rentra dans le Portude en été au lieu de s'a- que des succès douque les Anglais n'obtenaient que teux dans la Péninsule. on se sépara sans résultat décisif. l'attaque Suspendue mais sans plus de succès. essoufflées et sans ordre. le 28. en Belgique ils ne recueillaient ils avaient A la fin de juillet de la honte de leur entreprise.. de vivres que sir manque hors de était trop avisé pour s'aventurer Arthur Wellesley d'avoir su très-heureux sa position. dès sur le bruit de la marche de Soult. prisonnier moins vancer et eût impatient sur Talaveyra. Cependant gées d'en descendre. et. Après un et ordonna d'attaquer générale. continué de reculer. et des pertes égales de part et d'aucombat de cinq heures. désastreux engagements et. gal. (1809) mais. il se hâta de de Cuesta qu'il son entrée à Placencia qu'il apprit sa retraite le Tage. malse décida à livrer une bataille deJourdan. reprise le lendemain. les Frantre. dit le colonel sir Jones. et. Il perdait l'armée lord Wellesley fût venu avec son armée Napoléon. Wellesley Welde Talaveyra. sur le champ de bataille.

(4809) empire. Tel fut le résultat faire éclater avoir en France elle ne servit qu'à expédition de ces mouvements dont elle semblait 1792. essaya de se venger. d'attaquer » a dit Napoléon mais il était trop au cœur de l'Angleterre. l'Autriche en armant la main contre Napoléon . enfin à Wagram par Napoléon. par la lâcheté de sa' garnison. et qui portait qui avait coûtéeinq « une armée superbe. comme le colonel le fort sir Jones. prince Battues sur tous les points. 207 armé et équipé lord Chatam. cette ville Il fallut donc mise sur un pied de défense en retraite et même évacuer de cette un formidable. il y août. et découragées. elles étaient par Marmont. de Batz. avait débarqué dans Walcheren. dans le but remontèrent les Anglais l'Escaut. qui se rendit A cette nouvelle. de colère et d'indignation eut en France une explosion on mobilisa la garde natiotous les départements se levèrent. plus dit pris le 15 cents millions. dans s'était battre Pendant l'île vieux que lord Chatam. ses armées. à quatre pendant lieues l'ac- de signer son humiliation. perdu le secret depuis Alors l'Autriche se détermina à faire la paix. n'étaient plus d'attaquer. à prendre des bouillons et malade. de tortue. avant Cependant. tard. de cent mille hommes. mada à grands frais une flotte qu'un frère de Pitt. Cette grande aravait été chargé de conduire. « ce pistolet chargé ou plutôt de détruire Anvers. à tel point qu'à Wagram divisées l'archiduc Eugène. et en la Belgique. y était resté immobile tion. Jean. et n'avait pris part qu'à la retraite. mille hommes campé avec ses dix-huit du champ de bataille. en mesure par le Dalmatie en Italie en Pologne en par Poniatowski. D'ailleurs. Walcheren. quoique nombreuses. et investi Flessingue. s'occupait. on fit partir les dépôts et la gendarmerie couvrirent quelques jours cent mille hommes Cependant d'élite. nale.

Je vous se porte bien. qui m'a mis les armes à la main. fut jugé et condamné fatal serva jusqu'au moment Il ne fit aucun son calme aveu et conAret sa fermeté. néral Rapp. « Si je vous faisais grâce. » le jeune Staps Traduit devant une commission militaire à mort. Vous que vous faites a poussé à ce crime? qu'en vous tuant je rendrai le plus grand service à mon pays et à l'Europe. et en devenant un assassin. Un crime n'est donc rien pour vous? – Vous tuer n'est trouvé Quel fest ce portrait pas un crime. tuer? Qui vous conviction Napoléon. (1809) d'un C'était le 13 octobre jeune fanatique. » reprit fut stupéfait Napoléon Staps avec une sorte de satisfaction. sur vous ? – Celui de ma meilleure amie. ordonna fait l'avais ni l'autre. qui. en demandant assez mal en français. de la fille adoptive de mon vertueux Quoi 1 votre cœur est ouvert à des père. lui de la foule et s'avança vers il s'expliquait et comme lui dit de s'adresser au géle fit arrêter. bien dit. dans la cour sait la revue de quelques régiments Un étudiant. sortit à lui parler. Pourquoi le malheur vouliez-vous me de mon pays. pas craint J'ai cédé à une voix plus forte que celle de ma tendresse. c'est l'intime Personne. sur trouva femme. ou vous êtes malade. Napoléon pasde ligne. Napoléon Staps. vous n'avez les êtres que vous aimez? de perdre d'affliger. c'est un devoir. m'en sauriez-vous gré?– Je ne vous en tuerais pas moins. du château de Schœnbrunn. lui dit-il. « -Que Parce de' portrait fit venir le jeune homme en sa prévenu. On -Il- de son insistance. dit Corvisart. sentiments si doux. surpris un couteau de cuisine et un présence demanda-t-il. nommé Frédéric âgé de dix-huit ans. . Vous êtes fou. faire de votre couteau ? lui vouliez-vous tuer.208 RÉVOLUTION FRANÇAISE. de tâter « Monsieur » Napoléon fit appeler Corvisart et lui ce qu'ayant le pouls du jeune Staps. lui. Ni l'un. jeune homme.

ments survenus et à survenir en Espagne. il s'écria « Vive la liberté vive l'Allemagne 1 » et il tomba sous les balles. en outre. à partir du point où cette rivière sort de la Carniole jusqu'à la frontière de la Bosnie elle abandonna au duché de Varsovie. et il fallait que l'Autriche en eût bien peur ou qu'elle sée. un corps d'observation de trente mille hommes. la paix fut enfin signée Après trois mois de négociations. le cercle de Willach. g09 du supplice. puissance de la qui avait eu à Tilsitt une part des dépouilles son alliée. Montefalcone. Cracovie et la Gallicie occidentale. et s'engagea cinq millions à n'avoir sur pied que cent cinquante mille hommes. retourner Ainsi avoir fait ses adieux quitta à Vienne la capitale en faisant sauter ses pour Napoléon à Paris. tous les changereconnut. part de celles de « pour avoir tenu sous les armes. le comté du Rhin. VM finit cette mémorable . conservé une arrière-pende pour s'être imposé des sacrifices qui la privaient millions et demi de sujets. l'Autriche céda aux souverains bourg. et une partie les pays de Saltzde la Haute-Autri- rivé au lieu che la Carniole. paya quatre-vingtde contributions de guerre.(1809) empire. Napoléon campagne dut le résultat qui la couronna. à Vienne. adhéra au système continental. une de 1809. de l'Autriche la Russie. Trieste. moins à sa victoire de Waaccroissement de ses forces pendant gram. cette partie Ainsi. de Goritz. en Portugal et en Italie. Après remparts. reçut encore à Vienne sa Prusse. de la confédération de Berchtolsgaden à la France. à de la Gallicie orientale. dit Bourrienne. couDaient toutes ses comeût. l'Autriche. trois en y souscrivant. qu'à l'immense les négociations. qui trèsaurait marché contre Napoléon s'il eût été probablement » L'Autriche battu. et tous les pays situés à la droite de la Save. Par ce traité du 14 octobre.

ne devaient engager Tel était . préparer la fusion ainsi que j'avais opéré péens.après en commit une plus grande encore en agissant de subsister. aller au-devant à leur tour les peuples de la qu'il avait fait disparaître pas tarder pour d'y rentrer. et l'entamaient sur le Danube et sur les Alpes noriques. scène. elle à ne plus compdû traiter avec des trois couronnes préalable que sous la séparation et de Bohême. ter sur l'alliance de l'adversité. ne voyait plus que les rois. passagers peu des murmures je m'inquiélais bien ment. me rendre être sans perdre auprès des peuples. il restait encore à cet empire assez de forces pour se relever. pour mieux le perdre. et Nalafautedele laisser Austerlitz. tout désarmé qu'il était. aux jours Aussi se la reprocha-t-il même après Wagram. Il avait appris par expérience et il n'aurait de l'Autriche. Cependant. poléon. Il est populaire près des rois. blaient. avec lui une lutte où il devait finir par succomber. J'ambitionnais il me fallait peuples et dés rois eurodes grands intérêts celle des partis au milieu de un jour la grande cause des donc me créer des titres au- au milieu d'eux. d'arbitrer nous. Mais dans sa pensée de Hongrie d'Autriche. (1809) munications avec la mer. qui avait commis.210 RÉVOLUTION FRANÇAISE. vrai que ce ne pouvait mais j'étais tout-puissant et peu timide je le sentais bien des peuples. « Je vouNapoléon dynastique. lais. a-t-il dit. sûr » le nouveau que le résultat devait me les ramener infaillible- rôle que Napoléon s'était imposé mais tandis que les rois dont il recherchait l'alliance semde ses vœux.

éviter guerre. la Russie. – Prise de Valence. l'avait conçu et réalisé. lt renversé. lui comme devant one pmssaace inconnue. déclarée. – Masséna Retraite devant les de Wellington. – Création – Nouvelles du grand-duché prince sor tous les points de travaux grands en Espagne. de 1810 et de 18tl Cadix. de décadence. – Son Traité Traité de de la France entre la France avec Vains Départ ambassade efforts de rapprochement entre la France avec et la continental. Paix But de de ville. de la patï de Vienne. et de la Russie. étonnée. Triomphe Détresse de l'Angleterre. pitulation de Campagnes Victor devant Bayïen. dans une révolution. de Francfort. Siège et prise – Bataillé Situation extérieure et intérieure de l'Empire. de Sa– Sympdu sysPrusse. il s'était élancé. Bernadotte l'Empire. Armements de Napoléon pour Dresde. Rupture Traité de la Turquie Napoléon. gonte. par Soult. expédition de Torrès-Vedras.qui. et de la Russie. de l'Andalousie Conquête brillante de six cents de la caprisonniers de Portugal. et l'Autriche.(f809) wii>iRE. out Né humble et obscur. la Russie. Pareil à devant . Divorce de Napoléon avec Joséphine. du fond de son ile. dans séjour La guerre Ultimatum cette est Napoléon à l'empereur pour Alexandre ee que le génie d'an seul homme et réaliser. Provinces des milique Valais espagnoles régies par gouvernements taires royal indépendants. Réunion à Mariage de là de des de la villes anséàtlques. Cnnsécfueitces – Portrait de* cette princesse. en peut concevoir Napoléon. la Russie. de Tarragone. Dernière de la Suède là France la Son à Witn». avec la Russie. l'Empire Hollande. Naissance et baptême du roi de Rome. républidu etc. i'Oldembourg. fondations. lignes – Prise de Tortose. après avoir s/ tout subjugué. 211 CHAPITRE VIII. de Napoléon avec Marie-Louise. de Suède. Action – Trofsième de – Bataille – Lérida. moins de quinze ans. tômes tème de Fuente-di-Onor. devait s'arrêter.

et ajoutaient. par l'éclat de leur présence. Avec son sysdesquelles il avait résolu ce grand problème de monarfédératif. il éprouvait comme ce vague ennui naient. sortie du peuple pour devenir impératrice. et au-delà tème chie sein il n'y a plus que l'infini. plus attendre à la fin de 1809. tion satisfaite et que fait naitre l'incertitude de cette avait nastie. au retour de la campagne de Tandis que Paris se livrait aux fêtes et aux plaiWagram. créé un empire. de Bavière et de Wurtemberg. nastique. il ne pouvait dytant de leur durée. une femme. et avec lui cet empire qu'il « Ils se sont tous donné avait fondé. » Or. (1809) il avait grandi dans l'aigle dont il avait adopté l'emblême. lui donner un Déjà Napoléon la séparation qu'il méditait. au tant rêvé par les philosophes. suprême. disait-il pas le premier. après avoir vu le monde d'humilité exemple laissé soupçonner à Joséphine à ses pieds. de cette puissance grandeur. rendez-vous sur ma mais c'est à qui n'y viendra tombe. il s'était élevé à ces hauteurs la région des tempêtes. fondé une'dynastie mais cette dycet empire lui survivraient-ils? Où était la garantie l'héritier et conserver D'un autre son œuvre qui devait continuer cet édifice qu'il avait élevé avec se dissimuler côté. allait et de résignation. d'où il pouvait embrasser d'un regard le monde entier. à la splendeur de la cour impériale. universelle mais. sirs. que les rois de Saxe. soit qu'il voulût le consolider à jamais.21 2 RÉVOLUTION FRANÇAISE. soit qu'il de le laisser après lui livré à des ambitions rivales. de remercier le héros qui les avait élevés au rang empressés venaient assister à son lever. qui l'environqui suit l'ambiIl de l'avenir. grand avait Un que n'avait . d'efforts? cette suite de guerres continuelles qu'on lui suscitait d'autre but que de le renverser. craignît il résolut rité qu'il C'était de chercher dans une nouvelle alliance une posténe pouvait de Joséphine.

qui ont constamment moi je laisse qu'après ce trône pour mes peuples. Ma bien-aimée épouse a embelli quinze ans ce qui me porte à saà n'écouter de mon cœur. . qu'il fut sensible pour elle lui avait gagné les cœurs et conle sacrifice fut aussi pénible pour lui elle. l'intérêt et le besoin dit-il. son mol Créole. veulent guidé toutes à des enfants. le 15 décembre. Cependant. il après un repas des plus tristes et des plus silencieux. ma monarchie. de vivre assez pour élever. par lettres closes. résistible. de l'état civil de « La politique de de mes peuples. son exquise politesse. Napoléon y avait appelé. et élégants. son sacrifice avec Joséphine envisagea et se résigna à un malheur sans remède. associée à ses hautes desCompagne de sa merveilleuse tinées. depuis plusieurs des enfants de mon mariage d'avoir c'est épouse l'impératrice Joséphine crifier l'espérance bien-aimée les plus douces affections de notre maque le bien de l'État. princes et princesses de la famille impériale. de Napoléon. mes actions. dans le cabinet de l'Empereur. Amie dévouée. et à vouloir la dissolution à l'âge de quarante Parvenu ans. dans mon esprit et l'espérance dans ma pensée les enfants qu'il plaira à la Providence de me donner. assemblée de tous les rois. Aussi. son humeur avaient un charme irtoujours égale. l'archi-chancelier et le secrétaire (Cambacérès) la maison impériale (le comte Régnauld). elle n'avait point été au-dessous abandon souples fortune.(1809) EMPIRE. 215 soir. Après avoir donné un libre cours à sa douleur. héritiers dé mon amour où la Providence j'ai perdu avec ma m'a placé. courage. années. cilié les partis. n'était mais elle était belle Joséphine pas régulièrement de douceur et de bonté. pleine de grâce. ses mouvements Il y eut. je puis concevoir riage. lui révéla enfin toute sa pensée. à neuf heures du soir. et des dignitaires de l'Empire.

Qui sait où va le porter son lui donnera 1 La dernière une femme. ambition C'est à qui une Française prenait Je à la nation qu'une étrangère.J^ de ma vie qu'elle conserve elle RÉVOLUTION FBAHÇAIBB. s'il serait des bourgeoises de Paris annula par confirmée que le mariage Après quelques le lien religieux entre Napodifficultés. le lendemain. mais du rang suprême « C'est pour l'Empechères affections. une alliance qui. désormais. qui la prive du bonheur » Acte fut donné d'un grand homme. le sénat déet. l'aimait et la regardait comme le bon Sop premier mariage son œuvre dynastique. à donner à notre phine parla ensuite. et. je n'a» reçu que des témoignages Je crois reconet d'amour du peuple français. dressa un propès-^verbal. çlara. fut condamnée reur que je tremble. » le trahira peut-être gère livrera les secrets de l'État les rese retira à la Malmaison (13) elle emporta Joséphine grets ange du peuple. et cher époux la plus grande preuve d'attachement auguste je et de dévouement qui ait jamais été donnée sur ta terre le rang tiens tout de ses bontés c'est sa main qui m'a couronnée. mais cette le métropolitain. (1809) Je veux » Joséd'impératrice. rompu. d'affection à la dissolution en consentant naître tous ces sentiments au bien de la est un obstacle d'un mariage qui. princesse plus agréable Une étranne puis me défendre de tristes pressentiments. Encore. chercha pour couronner Napoléon. dq haut de ce trône. disait-elle. dit-elle. qui de Napoléon. en cou- . léon et Joséphine l'officialité sentence par le PapeJoséphine brisée dans descendit ses plus sans regret. a été couronnée et le titre de ma main. <* Je me plais. par les descendants on de leurs déclarations et à l'Impératrice à l'Empereur 16. par un sénatus-consulte était dissous. un jour gouvernée d'être France.

consis son union de mal'.(1810) vrant avait EMPIRE. Ce mariage et sous les mêmes formes et dont le contrat fut adopté pour modèle. qui n'avait pas oublié l'offre faite à Ërfurth. de Napoléon Alexandre pour l'empereur qu'il afd'une fait furent d'abord faites à songer à Alexan- fut question l'empereur penchant fectionnait l'avaient véritablement une princesse russe. Mais la négociation éprouvant en attendant la réponse de retards. de religion. poléon. le même celui du côté de l'Autriche. en effet. de Marie-Antoinette fut proposé. pas compromettre de l'empereur la décision du refus. d'Autriche. Ce prince. écrivait Alexandre sont pas toujours d'accord avec mes vœux. à Napoléon. Napoléon quelques de Russie fit sonder indirectement la légation l'empereur avec l'ambasDéjà l'on s'était entendu On commençait à sadeur M. Dès que la jeune princesse elle se regarda Napoléon elle avait l'homme 1 « Les jeux apprit comme grandi qui lui habituels dans avait de son l'inimitié fait tant frère et de ses projetée avec une victime dévouée à que sa famille portait Cependant M. Nasa dignité ni celle de la et de sa mère. Le lendemain. et le prince de la main à Paris. ne « Les idées de ma mère. Il déjà commencée saxonne et de la fille aînée de princesse les vues politiques et le d'Autriche. » Et il demanda ne voulant à attendre du temps. 215 achevât cette fusion qu'il son origine révolutionnaire. ni avec la politique. signifia Schwartzemberg de l'archiduchesse conclu et signé conditions que vint Marie-Louise. l'extrême jeunesse autrichienne on soulevait des difficultés de la princesse. ni même avec la raison. se tourna prit l'initiative son choix à son conseil. Meneval. entre sa maison et celles des rois. Cependant. en témoigna une grande joie. Des ouvertures dre. de la Russie cachaient un que les hésitations soupçonner refus déguisé on prétextait. nation. l'offre faire officiellement jour. sœurs dit elle talent . Schwartzemberg.

à Vienne. selon renonça solennellement. le dépit secret On sut dissimuler.qui de mettre d'épingles. d'aller. de Soisreprésenla Ogure et l'accafaiau- en ligne de petites rébarbative. canon. l'Empereur.) . Le 11 eut lieu la de Vienne officiant. déroutant convenue. en même temps Caroline. et. avec la recevoir sur la frontière. à la succession Ce mêimpériale. l'acte civil du mariage fut signé. naire Il chargea un service signé le 16 février 1810. Dauphin de la nouvelle l'arrivée piègne attendre impératrice. 322. Souvenir* historiques. de sa famille. à la cour de Vienne. plus blaient d'outrages. après d'honneur. àBrunau. de Compiègne. Napoléon envoya en ambassade extraordide Neufchàtel. sait éprouver à leur famille le chef redouté contre les elrorts des armées lequel et les foudres du cabinet de Vienne étalent » trichiennes impuissants. cérémonie Le l'archevêque religieuse. ranger taient la l'armée noire inaccoutumée. sur ce chef inoffensif. l'usage. Marie-Louise 14. prince fut pour épouser en son nom l'archiduchesse. se vengeant t. à la politique de leur maison chiennes est d'être sacrifiées L'acte des les orages et de conjurer qui la menacent. ( Napoléon et Marie-Louise. sa sœur. p. t. me jour. se fiançailles Berthier. l'archiduchesse et reçut de magnifiques pré- Le 9 mars. française. après avoir reçu les adieux de l'Autriche au bruit des cloches et du quitta la capitale entre les mains de Le 16.216 RÉYOLlITIOiV FRANÇAISE. et prêta serment. et alla au-devant de l'Impépartit incognito ratrice. il Aussitôt. Berthier. (1810) _L__a ––t-t J~~ -t-: des – princesses autrisachant que le sort résigna. représentant venait d'apprendre l'arrivée de Marie-Louise à Napoléon toute l'étiquette Soissons. les mêmes dispositions avoir prescrit que pour le mariage du il alla lui-même à Comavec Marie-Antoinette. Il la rencontra une troupe à la tête à quelques statuettes da laquelle Ils lieues en bois ou Ils avaient au-delà en soin cire. elle fut remise. et la plus la lardaient à coups des tourments que ainsi. fut traité avec de cette union Berthier qu'on y éprouvait une distinction sents.

trois jours au château passèrent traversèrent Lille. que tous magnifiques signalèrent les poètes. dans l'enivrement de son bonheur et de sa puissance. à Paris. et revinrent Boulogne. nuptiale. Le lendemain. voulut montrer Tous tèrent Bade. 1 11 217 connaître. que l'Impératrice la couronne du sacre la céréfut. lais. CaGand. Ce voyage n'avait Rouen. Le carépoux firent leur entrée solennelle grand-aumônier. Dunkerque. surprise agréablement s'était Une foule immense quand elle il vint à le 11 du cortège. et l'île de Walcheren reMiddelbourg. Se que Henri IV avait agi de la sorte envers Marie de cette dans une pareille circonstance. Des fêtes Napoléon.. manteau à Notre-Dame impérial. s'é- Fesch. en remonde Lacken tant l'Escaut. Napoléon avait ordonné leur donna la bénédiction porterait. de Fouché. le champ libre aux ne quitta point le palais. Napoléon. sur la recommandation vertuèrent à chanter. sa jeune épouse à ce qu'il appelait à la fin d'avril ils viside Compiègne partirent Anvers. été qu'une suite de fêtes et de on célébra le retour des deux époux triomphes par denouvelles A Paris et dans tous les réjouissances publiques. Flessingue vinrent à Anvers par le North et le Sud-Beveland. Après lui avoir formé une maison nombreuse. elles se succédèrent pendant plusieurs jours. Saint-Quentin. les deux dinal où le mariage civil fut célébré. deux ses peuples. à Paris par le Hâvre. Ostende.(1810) sons elle fut 1 11. cette cérémonie pendant monie religieuse cette couronne achevée. reportée déposés. qui arriva à Compiègne et à la lueur bruit des salves d'artillerie rappelant Médicis. laissant nuit-là. Dieppe. ainsi que le où ils restaient cet évènement. Bar-le-Duc. Berg-op-Zoom. Deux jours après (1er avril). sur le passage portée à dix heures du soir. EMPIRE. la cour partit pour conjectures. départements. au des flambeaux. Saint-Cloud. . Bruges.

(1810) J'incendie qui termina le bal donné par le prince fit une et à l'Impératrice. qu'ils ont ourdi ma. elle n'avait pour révéler l'état à la cour. pouvait politique léon le masque des alliances. d'Autriche. Ce mariage che. qu'on avait. je serais pas mis le pied sur l'anime » encore couvert sur le trône. à l'Empereur Schwartzemberg de la catastrophe on se souvint triste diversion à ces fètcs Cependant. disait Napole défaire. l'entrée Vienne. Quant livré la victime que comme de l'opielle fut plus un. du sang même. Depuis vingt ans que la révolution . Selon elle.218 RÉVOLUTION FRANÇAISE. A publique clairvoyante ses ses desseins et endormir gage trompeur pour couvrir la avait fait ce mariage. et sous celui de l'amitié. On sévit contre ces maniexigé de l'empereur festations. qui affligea Antoinette. mon m'eût été nécessaire chute Un fils de Joséphine à Sainte Hélène. divorce n'aurait pas eu lieu. esprits. évènement la paix de Vienne et le grand qui la il semblait qu'il n'y avait plus pour Napoléon la conquête du suivre d'Auguste après qu'à l'exemple ou la guerre monde. la politique ennemis. « Ils l'ont avoué. nion mais elles suffisaient en Autriche. nette On crut de Louis les fêtes du mariage et de fàcheux pressentiments (14) ne fut populaire voir en Marie-Louise XVI avec saisirent Marietous les ni en France une autre ni en AutriMarie-Antoi- on disait que les princesses d'Autriche avaient toujours à la France on craignait qu'elle ne la trahit porté malheur on regarda comme un piège perfide tendu par la coalition. et dans les sur les places des rassemblements publiques du sacrifice on se plaignait rues. de Napoléon le lendemain dans la famille des rois absolus. disait-on. il y eut du départ de l'Impératrice. de fleurs qui c'est sous je n'aurais m'a perdu! Après couronna.

chacun gênais. roi par la grâce de Dieu. avait proclamés. « Il fallut. comme les rois. soumit. ses frères comme faits dans quel but et dans et. avait fait ses premières inflexible et. quel esprit il les avait sur lequel je pouCe n'était pas un lieutenant épidémique. de reluiet. germer et se développer il ne crut pacificateur comprit pas son rôle de conquérant ni aux grands princides peuples. ils du grand comme les feudataires empire. m'occuper la aussitôt Tous avaient bien de se rendre indépendant. le chef de l'Église ses alliés comme ses ennemis. sitôt il se croyait intérêts et même ceux ausNapoléon. a dit de la coalition. il avait hérité de son énergie. que tout se pour assurer sa dictature. ni aux besoins moraux il Né de la guerre. loin rois. de se regarder de ses au contraire. comme cette de sa politique de son activité. dans leur semences de civilisation qu'elles avaient déposées ne en repos? Mais Napoléon sein. à se séparer Oubliant ceux de leurs peuples pour épouser Il Nommais-je un roi. il ne recula devant aucune considération grande assemblée. chaque jour.(1810) travaillaient EMPIRE. en effet. ses frères avaient pris leur dignité au sérieux. de plus dont je devais c'était un ennemi vais me reposer mais ses efforts n'étaient pas de me seconder. Il n'avait qu'un devait vivre et périr par la guerre. manie de se croire adorés. Si. et. lui toute l'Europe armes. il ne fit qu'obéir contre fatale qui devait faire tomber à ses pieds on soulever sous laquelle il Venu après la Convention. pes que la révolution but. au lieu de cela. destinée à sa nature: dominer. dit Mignet. tendaient. tant le mot est » les étrangers. c'était moi qui les en péril. tout en jouissant mettre l'épée dans le fourreau. qui les mettais aux diverses commune une impulsion deux eût imprimé . préférés à moi. en cela. de laisser les même des fruits qu'elles lui avaient rapportés. 2*9 n'était-il les peuples. pas temps.

chandises et l'Angleterre. ne viennent pourrais étaient Jérôme. sions changé la face du monde. c'est-à-dire des artères de l'Empire c'était un pas nécesenfin. les peuples » qu'après. même ceux envers vous confier. mon fils. et un coup mortel vainement de porté à l'Angleterre. et pendant de politique. vous La conduite serez de votre père et la vôtre. animés du même que je afflige sa dette mon cœur. Joseph. abdiqua perdrez Quand rien. réunit rejeta cette abdication. de commerce. je serai votre père. compléter Hollande. mais Napoléon la et. « Venez. la Hollande était ses intérêts et elle commerciaux. Murat. vous paierez N'oubliez jamais. son système de guerre. dans quelque position que vous placent ma politique et l'intérêt de mon Empire. n'était que l'allupuisqu'il vion du Rhin.. neveu le grand-duc de Berg. dit-il. vous n'y résister. dit-il ensuite à son Hollande à l'Empire. de la Meuse et de l'Escaut. Mais Louis n'en qu'il méditait de s'allier à l'Angleterre. tout se fût abaissé devant nous. grandes saire à la restauration de notre marine. que vos premiers devoirs sont envers moi. grand. « Votre royaume frère Louis est une province lui anglaise. un entrepôt de mar- à son Napoléon en fit de vifs reproches anglaises. (1M0) masses que je leur avais confiées. nous eussions marché nous d'un eussys- jusqu'aux pôles. Louis esprit . l'Europe jouirait tème nouveau Placée entre » la France froissée dans également était devenue. à cause de ses besoins. mais sous aucun prétexte la France ne souffrira dit-il que la Hollande se sépare de la cause continentale. d'ailleurs ce pays était réellement une portion de la France. » Après avoir essayé le 3 juillet en faveur de son fils. le 9. vos seconds envers la France tous vos autres devoirs. tint pas compte.220 «ÉVOLUTION FRANÇAISE. Napoléon envoya des troupes pour occuper la « C'était.

A l'exemple de Louis. s'avisa également ses intérêts de ceux de la France. et peut-être aussi du pays jusqu'au Douro. une partie du uuché de Berg. Bernadotte avait été élu. ce qui enlevait à la Westphalie cinq cent mille ames. d'Aremberg. de prince héréditaire Il demanda Suède. pauvre millions de dotations. les tout villes le duché de Brème. dans son. etc. fit de achever de séparer cer tous les Français des provinces des gouvernements inespagnoles sous les ordres de ses généraux. en réunissant la Hollande à l'Empire. Napoléon « La France. a entendu créer un ples un grand dignitaire roi qui ne cesserait » Murat se soumit. lui dit-il. de Salm. Joseph méditait de se lier à l'Angleterre préparer. royaume de Naples. et ne répondait aux gnifiquement remontrances de l'Empereur d'abdique par des menaces cation. loin de contredire rendu à l'armée française dans les rangs de lad'hommage C'est-à-dire pauté beck. l'Empereur avait d'armes. en plaçant à Nagrand feudataire: de l'Empire. Napoléon. y avec les ajouta toutes les côtes depuis l'Ems jusqu'à l'Elbe'. la plupart pour de pacifier l'Espagne. (1810) 221 ~t~~w~~A~ T~ __1 . pour la réunion à la France de la rive gauche disait-il. ta princide Lu- une vieille amitié le duché d'Oidembourg. . Bien qu'il ne fût pas très-content de ce prince. par les états-généraux. de l'Ebre. dépendants XIII sur 1$ Après la révolution qui avait mis Charles trône de Suède. Napoléon.JI Roi d'un pays ~<–~ et chargé de vingt d'indépendance. à Napoléon des lettres d'émancipation. et voulut forMurat. pour tous ses compagnons le choix de la Suède. suivi à se faire naturaliser qui l'avaient lui rappela rudement ses devoirs de Napolitains. villes anséatiques. de Hambourg.EMPIRE. prodigue dans sa Westphalie. et frivole. vivait maJérôme. pas d'être Français. qui était une sorte et.. ce prince ayant perdu son fils.

le 12 déexposé présenté la commonicatioR ouvrent pour un sans quitter à Anvers. rang qu'il allait occuper. et vous com- choisir dftVl/licîi* un l'Ai roi. que ce n'est pas à moi à m opposer deux milfit plus. de l'accepter. J'avais enfin c'est votre épée qui vous fait roi. de Suède.222 ^1-unlin aIIa *fA«%nît queue elle venait donc ta couronne REVOLUTION FRANÇAISE. achevé. leurs eaux réunies faire arriver Ce canal. je vous perun autre désir. due et à la puissance et de travaux vait son système qui devaient d'organisation était la face. n'ont et les mers du centre et du midi. . vous le savez. et la réunion sur le continent. ministre cembre de l'intérieur 1809 dans un au corps législatif. les fleuves entre les fleuves et les mers du nord de l'Empire. ne sera pas un moindre si important pour le commerce. dit-il à Bernadotte. sont exécutées instant le sol de la France actuelle. liTi » à votre fortune. seront à plusieurs peuplées départements. terre. titre sous de son nouveau déclara la guerre s'étendre Celui-ci le nom de à l'Angle- la Suède le système continental. de l'Empire. il (1810) mets mais prenez 3 «Tt*i tl « fYïf Ou Vftll'ft vous llfTl'lS offre il V l'agréa. Sept mille ouvriers au canal du nord. des landes. sions par du prince du Valais. il lui donna généreusement Napoléon en Suède d'une lions de son trésor pour qu'il pût arriver manière convenable possession Bientôt au alla prendre Charles-Jean. et près de huit lieues cessé de travailler de cette voie nouvelle ouverte au Rhin et à la Meuse. Déjà le canal de Saint-Quentin en changer disait le « Deux lieues d'un souterrain imposant. Pendant le système de Francfort chaque jour de ses possesen faveur à l'Empire de la république Napoléon ajoutait encore à l'étenqu'à l'extérieur il poursuià 1 intérieur. bienfait pour l'agriculture égales en superficie et fertilisées. semblait Ainsi l'influence française et admit Napoléon compléta la création du grand-duché Eugène.

prochains aussi beaux des bords que faciles conduisent du Tanaro et du Pô aux Les grands les plus de la Méditerranée. Déjà la navigation lieu de Dôle à Dijon. . à en créer anciennes. a été achevée Le bassin d'Anvers est creusé dans toute sa partie antérieure. dépensés en 1809 au canal Napoléon. Les travaux ont fait de grands progrès. facile. £25 conquêtes paisibles tôt et nos richesses été utilement de l'industrie. abandonnés par l'ancien à Dunkerque. Marseille. on travaille aujourd'hui entre Dijon et le pont de Pany. dont les viennent gouvernement. Anvers. les qui traversent AI ennins. sur l'Aube. ou de degré d'avancement perfection. Partout les projets qui tendent à améliorer les navigations à les prolonger. de recevoir la plus grande a impulsion. jamais été. importantes ont été achevées en 1809. qui unit le Rhône au Rhin. Ce canal sera mis en communication avec la Seine par celui de Bourgogne. paraîtront baignées par les mêmes eaux. sur la Somme. de nouvelles. Plusieurs écluses sur la Seine. plus facile qu'il n'a mouillage du Simplon. Le port de Marseille offre un Le port à des vaisseaux de Cette a été de liaut-bord.(1810j EMPIBE. le caractère L'écluse le plus imposant de chasse du Hâvre de granest à pe. cette année. Cologne. d'Alexandrie rivages Des chemins à Savone. celles dans tous les sens les Alpes. Les routes du Mont-Cenis. ceux de Cherun immense bourg offrent déjà à l'œil étonné port creusé dans le roc des revêtements de granit donnent au port et à ses quais extérieurs deur et de durée. une écluse octogone près terminée qui doit dessécher des terrains et assurer une navigation précieux. ont été entrepris ou suivis avec activité. et notre elles augmenteront bienDeux millions ont prospérité. les ont reçu un nouveau yrénées. entre l'Yonne et Saint-Florentin. maritimes travaux. et l'écluse à la mer s'élève au-dessus de ses fondations. il a donné asyle approfondi.

jusmais convenable. assises qui à la barrière les dernières dè Neuilly. dans l'histoire les rain. au plus beau marbre. des créations aussi belles qu'elles eaux de l'Ourcq le bassin offrent à la capitale sont utiles. des arches. un établisments a reçu la Bourse. de stériles marais. Quatre massifs revêtus égale. ponts de Bezons. par ses progrès. de l'Étoile la corecevront les voûtes de l'arc-de-triomphe lonne teur. d'être par ses monuments. terminé. celui d'Iéna dépasse l'esplanade des Invalides. de Charenton Dans de a celui de Saint-Cloud son inté- lebeau pont d'Iéna a été conduit jusqu'à la naissance rieur.2i" ~tt~MA~~to dessèchements ~1o RÉVOLUTION FRANÇAISE. se grouempires autour desquels tout ce qui fut contempotemps. le Louvre dans la de nouvelles beautés développe la galerie qui doit commarche rapide de sa restauration étonne. Sèvres. il sera digne d'une pierre pour la dureté et pour le grain. les habitants mêmes de cette cité. celui se restaure. où sera achevé le magnifique édifice qui lui qu'au moment est destiné. celui de Saint-Michel a été débarrassé des maisons Les quais Napoléon et: du Louvre ont qui l'obstruaient. et qui déjà s'élève au-dessus du sol le Temple de sement la Gloire d'ouvriers occupe un grand nombre de sa noble destination. changé en terres fertiles digne. d'Austerlitz est revêtue. provisoire. A ses abords. ~in (18iO) Rnn~ninwi de Rochefort. riers jusqu'à la moitié de sa haude bronzes qui éterniseront les faits d'armes de nos guerréunit le goût et la magnil'arc du Carrousel. ont déjà devient chaque jour plus d'un de ces la métropole de Rn"nnir Bourgoin. Quarante- . commencés de Choisy. la fontaine des Innocents. été terminés. Paris des pe. nn"v rin l`nfnnfin ceux de Cotentin. déjà elle jouit d'une partie ficence des que doit lui amener le canal de la Villette. sur de grands et beaux alignele port de la Rapée s'exécute des greniers d'abondance sont fondés. viennent d'être été rétabli. attendent. pléter sa réunion avec les Tuileries.

temple. celui a reçu de nouvelles richesses des par l'acquisition chefs-d'œuvre de la galerie Borghèse. on en recueille les fruits dans la sous-répartition d'un de cantons et de communes grand nombre on ne tardera du système de l'impôt pas à lui devoir l'amélioration générale et la juste proportion foncier.L. fournir de nombreux à ne pouvoir s'y soustraire. sont toutes utiles dont de à la société. sieurs de ces établissements versité impériale les facultés forment. leurs ministres ont été nommés et sont entretenus aux frais de par L'Empereur.. la famille elle a été.7_ ont été établis. le nombre Les luthériens s'élève du Saint-Antoine. les réd'utiles compenses. décernés. des arts travaux confiés aux artistes Les prix négligé. l'État.(~ 81~~ f1L17~Q deux l~a wt~~f)~!tA dépôts de mendicité les fonds nécessaires ~Âr~Atc- EMPIRE. V. ~~t At . qu'ils exerçaient leur culte leur église a été reconnue. l'Évangile.W. la chapelle de Suède Quant à la religion qui est celle de l'Empereur. faubourg six mille. condamnés. Le cadastre se poursuit. l'objet des soins les 15 . aux lettres et aux arts les honneurs. à leur entretien a asl'Empereur suré ainsi se guéiira peu à peu une des plus hideuses plaies des États policés. de la contribution avec les Les religions chrétiennes fondées sur la morale de produits. Une école de théologie calviniste a été établie à Montauban. et. impériale majorité de la part du gouvernement. de et de l'immense des Français. L'Uniest entrée en fonctions les académies se les lycées continuent s'établissent. de et à celle sujets à l'École Polytechnique de Saint-Cyr. Le Muséum d'histoire naturelle quise distindécennaux vont être a été agrandi. rien n'est guent. n'avaient pas à plus de de temps immé- c'était dans morial. Tous les genres d'encouragements sont donnés aux sciences. ainsi les mœurs publiques et l'industrie d'un travail profiteront au malheur et à la dépravation qui arrachera tant d'êtres en apparence. Pluont été mis en activité.

» Or. menté. Il fallait disputer pied à pied. prendre les années villes de vive force. dès les premiers Joseph vernement clef de toute . manquait des résultats entre eux. et de s'emparer insurrectionnel.o De nouveaux plus assidus. la léopard épouvanté défaite soit lasde son mariage. soit l'effet Il avait fait de chaque le succès. (1810) _L~_LJ_ 11. difin- terceptaient nements nos communications c'était. séminaires le nombre ont des été aitû inwtllüC formés. Napoléon eut tort. autres. souvent. que nous avions à combattre avait dit Naau-delà des Pyrénées. » etc. aurait imprimé montrer. « Quand je paraîtrai de 1809. à s y et le léopard continuait n'avait point marché en Espagne. car sa«présence cette unité qui leur et aux opérations au commandement et la mort. espagnoles se reformaient ficile et couvert comme par enchantement. compromises. de guérillas qui enlevaient en un mot. centre du goucette province. la guerre. Il avait résolu. Déjà d'Ocana avec Soult (19 s'était novembre ouvert l'Andalousie par la victoire de concert 1809). quées. édifices du culte réparés. à peine détruites. En conséquence. De là. de conquérir de Cadix. le de la session législative poléon à l'ouverture cherchera l Océan pour éviter la honte. pour en assurer militaires autant de gouvernements qu'il avait conprovince les uns des ainsi rendus fiés à ses généraux indépendants n'avaient de graves mésintelligences des divisions. ne compensaient situde de cette guerre où les avantages pas la Russie. les ~na succursales aug- son la guerre de la Péninsule poursuivait Cependant les le terrain cours.2gg BÊVOLBTIO» --t F* ANC AISE. il soit les craintes que lui inspirait les sacrifices. pas tardé d'éclater mandes expéditions des campagnes indécis. le pays était nos convois. nos cantoninquiétaient comme une Vendée nouvelle dans le midi.

(1811) EMPIRE. Apprenant était inquiétée par des bandes sorties du et de 1 Estramadure. de siège. passa et la»dispersa ses canons devant même hommes dansl'Estramadure. des Français devant cette place l'apparition 26 mai. que l'Andalousie de la Murcie Portugal. anglaises sur le rivage. de garnison. il marcha au dont Napoléon lui avait donné le province. franchi les défilés il arriva il pétait Victor mis en mouvement. Cadix. s'était emparé de l'administration militaire de ce royaume il y établit quelque ordre. secours de cette commandement à la délivrer De son côté. 227 de janvier 1810. de la capitulation de Bayjen. Soult. Wellington y était resté dans l'inaction ne voulant rien tenter en Espagne avant de s'être assuré un Il se prépara néanmoins à y recevoir Masséna. et arma les Portugais disciplina . donna lieu. cette ville. au pendant que Joseph perdait lieu de marcher sur Cadix. la Guadiana après Olivenza joignit une pris huit il alla in- Badajoz. et Sébastian! Après et battu et s'en deux ayant avoir armées de la Sierra-Moréna. s'emparèrent les escadres et espagnoles. qui n'avait pas même se pourvut. sonniers tons. jours sous ses ordres Mortier. devant Séville mais empara. il la trouva à l'abri de toute surprise. l'armée de Victor rejoignirent de l'Andalousie. détenus sur les pond'un mauvais sous navire. en peu de temps. laissa Victor et se jeta lui Il prit lui avoir et le feu de l'ennemi. Je Six cents pri- espagnoles. à une action brillante dans la rade. Soult parvint supérieur véritable l'ordre souveraineté. et quand Victor se présenta pour l'occuper. poussa Sébastiani avec vingt mille après onze jours armée espagnole mille vestir hommes. du temps à y faire le roi. Puis qui se rendit le 11 mars 1811. traversèrent. Il refuge. en possession sur Malaga. reçut d'envahir et à s'en faire une Masséna Depuis huit mois. et ses drapeaux. Cependant. le Portugal.

Masséna l'attaqua front dans cette position formidable. Après de Montbrun. et Wellington ni l'autre les osât tenter les chances nous côté. lui Wellington. Cependant. il résolut Alors lieutenants. passant de alla se poster sur le plateau de Busaco. Après des marsans nombre. et par trois lignes de redoutes Pendant mille hommes. des vivres. trompant . mal servi par ses faire vivre son armée. mais. C'était un flanqué à droite par le Tage. il continua d'Astorga le Mondego. l'ende se retirer. couvert défendu Masséna ni l'un les lignes de Torrès-Védras. à gauche armées de canons. elles arrivèrent ches pénibles et des privations devant tranché. résistaient la destruction ils étaient des routes. (1811> se renforça soixante-cinq Ney. quatre Alors Wellington sur Coïmbre. cinq mois par cent trente sans que restèrent en présence. Masséna avec avait une armée de sous ses ordres cinquantepar la J et la cavalerie hommes. laissant sur le champ de grand feu de mitraille. évacua sa dès le lendemain pour couvrir Lisbonne. qui. des villes et villages. sans renforts.228 RÉVOLUTION FRANÇAISE. assailli par un chassant devant il recula. s'être ouvert environ le Portugal (10 (6 mai) et celle de Ciudad-Rodrigo et en fit le siège. Junot cinq mille prise et s'établit mille sur les frontières hommes. supérieurs cette audace Anglo-Portugais en nombre. d'une étaient bataille. Nos troupes donc à traverser un pays désert et ravagé. il se porta contre Alméida son mouvement. Malheur vers les lignes la dévastation l'enlèvement à ceux qui eurent pendus ou fusillés. et marcha mille hommes bataille (27 septembre). De son et cette habileté Masséna à Essling qu'il avait déployées sans ressources. juillet 1810). pour de la disséminer. se voyant seul. trois n'avait fois plus camp repar la mer. position et se retira. l'incendie des récoltes. Bientôt maître de cette place. sur son passage ordonnant de Torrès-Védras. obligé.

Déjà ils étaient culleur cavalerie mise en déroute. sur le plateau de Fuenteordonna l'attaque. apla marche de Marmont sur cette ville. pu les déposter. disait Napoléon. mal secondé fait de l'armée mécontentes. dant. il prit la route il fut forcé de Coïmbre de se rabattre 229 mais sur poursuivi Miranda. (10 mai 1811). enfin à Ciudadvesur plusieurs centre même leur habitude. Alors Masséna se retira une autre avait repris en toute 'armée Cependant. les Anglais le siège de cette ville et allèrent prendre position à en forces. cette lutte devoir qui paraissait de l'Océan ou au-delà se décider des mers. Soult levèrent Albuéra. Beresford. il arriva pénible retraite. en Portugal. mais Quoique inférieur il se retira. Il avertit pendant serrée. EMPIRE. des hauteurs. Rodrigo. l'Andes Espagnes Lorsque aura enfin ressenti les maux . attaques. et de là sur Celerico. par Wellington. butés leur sur selon Masséna Après cette sa bravoure. prenant se retira contre accourut anglaise Olivenza et investissait A son approche. Après deux les Anglais furent repoussés (16 juin). que les Anglais naient d'investir. Soult les attaqua. Wellington. Alors. sur le le sera hâte. Cepenrenpoint sans avoir délivré les Français mais. et c'en était entamé par ses troupes ne put achever sa victoire. champ donc désormais gleterre Carthage de bataille dans les plaines qu'elle sera épuisée. anglaise. di-Onor. sous les ordres de Badajoz. fit sauter en colonne et rejoignit Masséna. points encore un effort. que Ney protégea par d'où il se porta sur Alméida. Wellington rejoignit et Badajoz fut de nouveau investi. « Ainsi.(1811) nemi par ses manœuvres. Il les trouva dans une belle position. Brenier la nuit traversa qui les commanles remparts de la au pas de charge en baqui l'attendait à Salamanque. l'armée taille dans celui-ci sortit anglaise Masséna Alméida. n'ayant Beresford. il ne se retira fermés dait ville.

sous les ordres de Codrington. par une escadre anglaise. les et en dispersant de Lérida et de Tortose. et soutenue était nombreuse De plus. passant au fil de l'épée tout ce siège. que la moitié de ses familles seront couvertes fin aux affaires mettra un coup de tonnerre voile funèbre. l'ayant où périrent plus de deux mille On fit ensuite le siège du fort Royal. semblait défier toutes les feu Tarragone. Mais là comme à Saret les Français chaque rue. mille des Espagnols. rope et l'Asie en terminant En attendant. il la campagne les places les plus en enlevant bandes espagnoles. ne pouvait des hommes s'attelèrent à des canons et les conduisirent Dès que le feu des remparts. entrèrent dans la ville. de longtemps ont hommes Setston de «11. par sa position. sur un rocher escarpé et armé de trois cents bouches à Royal et celui de l'Olivo. le fort mer. glode 1811 par des sièges savants. Après pluEspagnols. sieurs assauts. « dont le souvenir. garnison une lutte horrible. . (1814) elle verse depuis vingt ans sur le tant de cruauté qu'avec du continent. il fallut conquérir se jetèrent dans la ville. la brèche de la il y eut entre eux et les hommes emporté. prit le large. Suchet. en bravant pendant et nos soldats on donna fut formée. de ses armées. la flotte anglaise il fut enlevé. ne s'effacera disait le bnlletin. la mémoire Quatre dans les rues parmi dix ou douze été tués Blstoors de l'Empcftur. rieusement » guerre punique couronnait dans la Catalogne. sa garnison attaques. de Tel fut ce qu'ils rencontraient. Nos soldats furieux que maison. Déjà maître aHa mettre située au bord de la le siège devant Tarragone couvert par deux forts. cette seconde fortes. l'assaut. mais on l'attaque le sol étant du roc pur. la nuit.230 RBfOLUTion Hamçaisb. Alors ouvrir la tranchée. faire le siège de charagosse. Suchet commença par le fort de l'Olivo. et vengera l'Euaux destinées dé là Péninsule.

Cette ville était devenue le dépôt général de toutes les forces et de tous les approvisionnements des insurgés. mille hommes. et il y compris cinq cents officiers. tout semblait concourir à l'éclat et ses magasins. elle se rendit avec sa garnison. de Venise. plus d'États l'Autriche était devenue une puissance romains. conquise le système concet abaissement . Suchet alla ensuite assiéger A peine maître de la ville. la maison était réduite à la Sicile celle de Bragance au Bré- de Hesse. » la prise de Tarragone. traquée était aux abois. ses canons Suchet Napoléon récompensa dignement bâton de maréchal et le titre de duc d'Albuféra. Il avait chassé la Savoie Napoléon pouvait se confier les Bourbons de trois trônes.(1811) EMPIRE. reste dans les hôpitaux quinze cents blessés. Aussivançait de Valence avec vingt-cinq tôt il marcha à sa rencontre. qu'on a épargnés. il n'y avait plus de Républiques cessé de régner de Gènes. Ainsi. mois après il avait franchi le Guales prodiges d'Ulm de par la'prise Valence. de Brunswick avaient d'Orange. de Hollande. il s'étendait etDantdepuis Hambourg zig jusqu'à Trieste et Corfou. de trois cents lieues de côtes. il apprit que Blake s'aSagonte. dans sa fortune. de cinq millions de population. Au milieu tinental. Augmenté de seize départements. il lui donna le et à la stabilité de 1 Empire. de second relevée de ordre sa la monarchie chute d'Iéna prussienne l'Espagne côtés par de ne s'était était pas de'Naples sil les princes de tous l'Angleterre. le battit et le rejeta dans cette Après ville Un (26 octobre). et renouvelé dalaviar. de cent millions de revenu. ne faisait plus partie de la Sardaigne. 351 mille de se sauver en passant qui essayaient par dessus les mille ont été sabrés ou noyés murailles nous avons fait dix mille prisonniers. plus d'empire germanique.

aux mun. sa noblesse héréditaire. perdu. des symptômes On se lassait t commençaient de ces guerres continuelles l'ambition d'un seul homme. rappeler il avait mission primitive. auguste mais il avait mécontenté sacré. ses lycées. frappé par lui d'anathême. à se manifester. tion de quarante millions d'habitants. il avait affamé l'Angleterre. dont trois cent cinquante nouvelle devant térieures conscription les mères ne voyaient l'éclat mille employés en Espagne. les peuples. le grand Emavec ses cent trente départements. cette même ande bataille près de six cents mille hommes. dre il avait rendu Napoléon la France ne pouvait plus que descendes États de toutes mais aux dépens de sa liberté il avait vaincu les rois. elle avait huit cent mille hommes sous les armes. naires et toute-puissante. par la gloire. la tribune condamnée s'effaçaient. en dépouillant le successeur de saint Pierre à sa neté temporelle. (18H) les puissances de l'Europe. et son chef suprême. née 181 l'. encore sait les faire parler. sa populapire s'élevait. et tandis qu'au-dehors. ses royaumes ses grands secondaires. du sacrifice de ses De 1805 à 1810. Chaque dans les familles. au silence. si elle faisait entendre c'était pour flatter servilement ques accents. ses quarante millions général d'ames son système d'administration. le commerce s'alliaient contre l'ennemi comle sacerdoce. elle avait envoyé sur les champs enfants. son caractère et yeux des catholiques.232 RÉVOLUTION FRANÇAIS». Arrivé à ce faîte. au-dedans. mais. fédératifs. ou. tous les peuples les rois. jetait le désespoir croître qu'avec crainte leurs enfant* inn'oquel- les souffrances des prospérités impériales. le maîtrc"qui . fiefs. la de décadence pour satisfaire entreprises nation n'était pas consolée. ses cours spésa discipline civile ciales. glorieuse et de ses conquêtes révolutionmais il ne les avait pas soude sa souverai- le Pape mis il avait voulu.

Parmi que Napoléon deniers de l'État commençaient ne se montrât rigide les contributions guerre qu'il soit à l'entretien de ses armées. Le nombre un décret du 3 impérial décidé que celui de la Seine. Des prières fupubliques rent et le clergé prescrites. politiques. 233 l'opprimait. cations. appela les bénédictions du ciel et l'Europe étaient dans l'attente du grand évènement « Cent un qui allait s'accomplir. on l'admirait et on l'aimait. Huit autres que dans les départements il n'y aurait seul journal qu'un s'en attribua-t-il la propriété. sur cette heureuse fécondité. et coups de canon devaient saluer la naissance la France . à s'embrouiller administrateur de des les lettres de cachet. encore le gouvernement La liberté individuelle police. on regardait comme l'Empereur vivant de la nation. quand. cette nouvelle excita dans tout l'Empire un intérêt général. quoique on le et à la fin de novembre un message au 1810.(1811) EMPIRE. le préférait à l'avenir. le trouvaient les finances mais plus libre que le nouveau. apprit sénat la grossesse de 1 Impératrice. soit aux gratifiemployait soit aux monuments. tous les grands corps de Tous les fruits de la l'État. autre côté. des journaux août 1810 il en était avait avait été de même réduit de la presse. C'était le 20 mars 1811. c'était à qui serait le plus servile. symbole Cependant. devant cesser avec la paix. était soumise aux caprices de la d'État avaient été instituées où le prisons faisait renfermer sans jugement et à sa volonté pouvoir les prévenus C'était sous un nouveau rétablir. était venu où il serait obligé de suffire. aux grandes dépenses qu'il nécessitait. révolution semblaient les vieillards perdus qui avaient vu nom. le présent fût pénible à supporter. avec les le moment seuls revenus de l'Empire. d'un prince. l'ancien D'un non régime.

des cours et tribunaux. et on se livra à 1 avenir avec joie et sécurité. déposèrent sur son berceau le celier de la Couronne Des réjouissances de toute escordon de ces ordres. de On se fel'anxiété les premiers coups de canon furent comptés. les autorités. le sénat. La plus grande magnificence à la cérémonie du présida elle eut lieu à Notre-Dame. du sénat. les espérangrandl'ange de la Des félipaix. On crut voir dans cet enfant Paris. de Naples et de Westphalie. une illumination générale. la cour. dans cette circonstance. » Tout se fit. par cet évènement. en présence des trois baptême grands corps de l'État. ils se rendirent chez le poussant des révérences etdes discours. De là. et on lui donna les noms de Napoléon François-Charlesroi de Rome. prince impérial. signalèrent qui. Meneval. roi de Rome. qui les reçut assis sur son trône. dit avec laquelle d'une M. ces de la nation. la flatterie jusqu'au ridicule. le corps diplomatique. régna jusqu'au éclata. et lui adressèrent de la Légion-d'Honneur et le grand-chanle grand-chancelier de Fer. dans la chapelle par le cardinal grand-aumônier. il se fit une explosion d'apquand le vingt-deuxième et d'acclamations simultanéplaudissements qui retentirent ment dans tous les quartiers de Paris. des corporations. avec les cérémonies le nouveau-né fut ondoyé en usage dans l'ancienne cour des Tuileries. arrivèrent à l'Empereur de toutes les cours de citations avec lesquelles on était en relation. en comsembla ranimer blant les vœux de l'Empereur. des fêtes improvisées pèce. du conseil d'État et du corps législatif. Joseph. du corps municipal et des . princesse. Les rois d'Espal'Europe en personne à se rendirent gne. Tous les corps de l'État. vinrent féliciter Napoléon. (4811) seulement ta naissance vingt-un rait difficilement une idée.234 DÉVOLUTION FRANÇAISE. mais Un profond silence vingt-unième.

255 députations des cinquante bonnes villes. emprunt nent. du lieu toutes les mains applausistants. les acclala splendeur et la marche triomphale l'enfant tout universelles mations impérial. et des drapeaux de riches tapisseries. eut. même cri de joie. à cette le silence la cérémoPendant imposant. elle se . et déjà chassée du contila domination merce. qu'un de bonheur. lesystème conAprès trois ans de souffrancesetde un nouveau droit putinental semblait avoir porté ses fruits. qu'à regret ( 15) et déjà se préparait et avec lui cet qui devait l'emporter. qui saluaient donnait nie. d'un de recourir à l'établissement les produits. qui s'avançait pfessait leur belle tenue. dirent. le crédit elle voulait la guerre. On eût dit qu'à la venue sentiment le monde enfanté allait la Vain espoir! respirer. il n'y toutes les voix éclatèrent.(1811) EMPIRE. rigueurs. on avait tendu jusqu'à Notre-Dame. blic régissait la France et l'Europe. échanger de détresse. mais quand et le recueillement régnèrent fête un éclat son fils dans ses bras. taxe sur sur empruut. une double haie de troupes sous les armes du cortège. le montra aux asprenant Napoléon. sa dette ses finances de 9 milliards et. de ses manufactures. l'Angleterre jetaitdes cris s'était ébranlé. menacée de troubles. malgré la sainteté De même qu'à Paris. dans tous qu'un même de cet enfant nature dans les départements. au milieu de l'encombrement augmentée en ne pouvant elle était contrainte. enfin ne l'avait le Nord la tempête Empire qui lui était promis. Depuis lés Tuilèries la façade flottaient des maisons aux fenêtres. ainsi que du corps diplomatique. puissance qui soutenaitsa se trouvaient dans le plus triste état. après avoir entassé taxe. le monopole du compapier-monnaie des mers. assiégée de plaintes. immense de peuple se Un concours à travers sur le passage du cortège.

Napoléon et Alexandre Depuis longtemps. d'ailleurs.rouvé réduite famine. Comment. en Suède et en de l'éloignement de ses armées. semque Tilsitt et Erfurth l'avoir cherché vainement l'Angleterre avait enfin semdes des de sa vengeance en effet. fatales qui changent de ces guerres Bien que la France eût tout fait pour désarcelle-ci voyait avec un secret ommer sa grande ennemie. tout annonçait en Occident et en Orient proche d'une des empires. spirant Russie blaient dans . « à cause parti pour l'Autriche. d'Erfurth Tenté adhérant au système continental. née à souffrir dans ses intérêts elle avait blessé ses idées elle supportait avait imposé. à elle en rouvrant tardé de se donner ses ports à son comen eût-il été autrement? En merce. . amas de vivres et de munitions. Après la Prusse. deux fois vaincue. avait compté sur son ami C'est donc en vain que Napoléon rait elle-même n'avait Alexandre pas par l'Angleterre. (18H) voyait criaient priétés. une suprématie à laquelle elle aspibrage sa rivale s'arroger depuis Pierre Ier. du regard. la France. les métiers s'effrayait désespérée.236 RÉVOLUTION FRANÇAISE. occupées était arrêtée dans les con» Ainsi. déjà la rupture Turquie. elle n'avait pas pris c'est qu'elle ne l'avait pu. prises d'armes. Déjà ses ouvriers et attaquant les prodes dispositions du s'inde la gouvernement Dans cette position de sa haine et réveilla avoir l'Autriche l'instrument contre l'Angleterre se rapprocha son inimitié. la Russie en s'alliant s'était condamavec la France. dans la guerre de 1809. Tilsitt. Le à lutter brisant contre elle-même. Jusque là elle n'avait essayé ses alliés ses forces contre elle que pour défendre quoique elle allait se présenter seule dans la lutte. des levées d'hommes. Depuis le joug que Napoléon lui donc impatiemment Si. l'apla fortune et ses principes. et dans endormie. peuple. D'immenses blaient se mesurer préparatifs.

un autre. Au commencement de russe empire. que comme de la part de la France. ni appui direct ou indirect à toute insurrection des ce royaume. ratifiée « 3° Toute réunion au de ne figureront Varsovie d'une à l'ancien royaume fut transmise à par Alexandre. convention ambassadeur signée à Saint-Pétersbourg les dispositions principales par notre en voici rétabli. Paris pour recevoir la ràtification de Napoléon.(1811) seils du cabinet éclater. qui n'avait donné à son ambassadeur aucune instruction spéciale pour conclure ce traité dont les termes absolus et la forme sidéra étaient d'ailleurs blessants un projet. « 1° Le royaume de Pologne ne sera jamais « 2° Les noms de et de Polonais Pologne désormais dans aucun acte public. Veut-elle me préparer à sa défection ? Je serai en guerre avec elle le jour dû elle sera en paix avec l'Angleterre. pour sa dignité. est interdite. il n'attendit plus qu'un une prétexte avait 257 pour été 1810. » Cette convention. Alexandre la rejeta. Je ne veux pas rétablir la dans les Pologne je ne veux pas aller finir mes destinées . Bien que cette rédaction provinces composant ne fût que trop claire. je l'aurais dit. de ne qui contenait l'engagement. et je n'aurais pas retiré mes troupes d'Allemagne. favoriser aucune tendant à rétablir la Pologne. et persista dans sa formule. Celui-ci. il y revint même avec une insistance et une aigreur poussées jusqu'à la colère la Russie par un pareil langage? la guerre? ces plaintes. et lui en substitua ne le con- ces soupçons injurieux? Si j'avais voulu rétablir la Pologne. entreprise de ne donner aucune assistance à toute puissance qui aurait cette vue. Pourquoi et l'insulte. disait « Que prétend Veut-elle Napoléon. grand-duché partie de territoire qui aurait appartenu de Pologne.

anséatiques. qui m'ont témoiqui m'ont et un grand dévouement. Il crut son de plaintes. que de déclarer plus qu'avouer lant qu'elle fait.238 RÉVOLUTION FRANÇAISE. empire 1811 se passa en négociations Pendant ce temps. en un mot des bouches de l'Elbe et du duché du Rhin. Il faut que votre sang coule pour mettre la aux Français Pologne sous le joug de ta Russie. mais qu'elle reconnut pas alors qu'elle n'était de guerre écrivait « Vous faites des préparatifs en mesure. Je n'ai je défends contre l'Angleterre Vous m'obligez à vous imi donc pas envie de vous attaquer. ce ne peut être que contre moi. Mais je ne force. de m'armer contre gagement Non. du Weser. flétrir ma mémoire en mettant car c'est le sceau à cet acte d'une politique machiavélique. » ne répondit rien. mais il en garda un profond Alexandre Bientôt la réunion à l'empire de la Hollande. de lui fournir de nouveaux menacé dans l'avenir. ne sera jamais rétablie. pour des intérêts étrangers de en déclarant veux pas me déshonorer que le royaume Pologne ne sera jamais rétabli. et en échanges faisait d'Oldembourg. me rendre ridicule en parle langage de la divinité. la Elle guerre. quoique je ne la veuille ter la guerre pourra . des vint villes l'Escaut. je ne puis prendre l'endes gens qui ne m'ont rien je me dois à la France pas les armes. ressentiment. Toute l'année de notes diplosecrètement ses rassembla occidentale. gné une bonne volonté constante et je ne dirai pas Non. sur la frontière au printemps de attaquer l'année 1811. Mais Napoléon à Alexandre nos intérêts communs. le partage de la Pologne. je ne me déclarerai pas leur ennemi. en résulter. à moins et à ses inté- au contraire bien servi. préparatifs pour commencer la de ses forces majeure partie avoue qu'elle voulait Boutourlin sujets et il protesta. (1811) sables rêts de ses déserts qu'on ne m'y et je ne prendrai à mes peuples. la Russie matiques.

lin. aucun rassemblement de troupes. aucun mouvement militaire. commença par s'assurer Sentant que dans cette lutte ou notre Prusse celui ennemie offrit de sans elle-même elle ne pourrait rester neutre à une ruine certaine. des alliances. ses préparatifs. EMPIRE. en obtenant le redressement des griefs car la question celle du pouvoir principale. mais l'empereur Alexandre sentait trop bien que les griefs deux parties. la prise de possession du duché d'Oldembourg. Par un traité du 26 février purement à fournir contre la Russie un con1812. n'était susceptible d être résolue que par la voie des armes » Czernicheff ne revint pas il avait emporté avec lui l'état effectif des armées d'or par un commis duction du général Alexandre gardait la guerre françaises. le silence et continuait Napoléon. fait livrer à prix de sa tête la sé- la France Jugeant inévitable. ajoute Boutourà Pétersbourg. » N'y a-t-il aucun moyen de s'entendre? Dans le mois de février 1812. la s'exposer de lier irrévocablement son sort à défiance Napoléon n'accepta qu'avec l'offre d'un cabinet à lui que par l'impuisqui ne s'alliait sance de le combattre. Aussi ne conclut-il avec lui qu'une alliance défensive. de On n'eût pas que sur des accessoires. de la Russie.(4812) pas. qui paya russe. avant de s'y enga- ger. la France. la Prusse s'engagea tingent de vingt mille hommes mais un des articles secrets portait qu'elle ne pourrait faire aucune levée. « Napoléon. £59 et que vous-même ne la désiriez peut-être point. qu'il s'était de la guerre. avoués avancé dictatorial ne portaient grand' chose. sur toutes les autres susmentionnés puissances. expédia avec la le général Czernicheff de travailler à faire disparaître les griefs des proposition Ces griefs étaient de la part principalement. pendant 1 Histoire militaire de la campagne le Russie. .

Bernadotte. il compagnons on l'a vu marcher sur leurs corps sanglants. tant qu'il serait victorieux. des indemnités et des augmentations de territoire comqui. le cas d'une heureuse issue de la campagne. penseraient mais qui seraient un monument de l'union intime et durable qui existait Telles étaient entre les deux souverains.Gallicie.240 que l'armée le territoire française ennemi. ne songea qu'à s'en faire adopter. Russie d'une diversion couvrait la gauche de redoutable. par là. pour être réunie à ce royaume. pour écraser adoptive son à la patrie. KÉYOLUTION FRANÇAISE. les et les auteurs de sa gloire. à son alliée. il lui fallut anciens au moment du danger. La Suède. Si. à être de cé- des provinces illyriennes. notre armée il devait en être autrement. la France s'engageait. en outre. Mais ce succès dut lui coûter cher. Plus tard. dit Séguerre de la démocratie grande gur. occuperait son territoire ou serait (1812) sur se montra Napoléon mande de son alliance. il entrait dans les convenances de l'Autriche rétabli. celle-ci se recruta de l'un de ses ennemis les plus acharnés. « Dans cette contre l'aristocratie. et. à y consentir. mettre sa patrie d'abord les deux alliées en échange dès à pré- fit plus à tous leurs ancienne . A la deplus facile avec l'Autriche. abandonner. Il réussit. seul au milieu des noblesses jeté presque et des cours anciennes. et à procurer. en menaçant la par sa position géographique. non-seulement. dans sent. s'unir ennemis. Pour l'obtenir. Son contingent le royaume de Pologne venant par suite de la guerre. der la. naguère les siens. les charges de sa coopération dans cette guerre. ner. sur lesquelles Napoléon avait le droit de compter. celle-ci s'était empressée de la dondevait être de trente mille hommes. Les deux lui échappèrent la Suède et la Turplus importantes quie.

patrie. guerre avec de l'argent. subside. V. duc. 40. pour la donner-à a que. et la Russie. Mais il n'importe. « Il m'ose proposer une infamie s'écria Napoléon. existe encore indépendante. secrètement si celui-ci voulait lui donner la Norwège et un l'Empereur. c'est grâce à l'appui de la France. 1 p. si la Suède. il va trahir à la fois et son ancienne mark coûté et sa nouvelle allié était notre sa flotte. armée pendant l'année 1812. » A peine en Suède. j'ai et dissimulé ses fautes Pourtant. renchérirait sur lui. et roi. 1. 16 . Il faut à Bernadotte le baptême de l'ancienne aristocratie un baptême de Et vous allez voir que. Un homme circonvenu Bernadotte. s'il fallait faire la il répondit Quant au subside. de sa capitale. à demi dévorée par la Russie. à ses intrigues pardonné en chef. par une perfidie. il s'offrit à système Cependant. prince. 1 Quelle ingratitude qui tient tout de ma bonté Je devais m'y attendre. cherché à s'affranchir du et avait l'incendie ne voulut pas payer sa fidélité Napoléon la Norwège en lui arrachant la Suède. avait par l'Angleterre continental. S41 merci du premier arrivé czar ambitieux de régner sur la Balti- que1. pour sasang. » l'Angleterre toujours 1 Histoire Bernadotte de Napoléon était son et de la grande beau-frère. Il a toujours tout sacrifié à ses intérêts il s'est opposé Quand il n'espérait que dans le désordre. maréchal. je l'ai fait général enfin Mais que font à un ingrattant de bienfaits et le pardon de tant d'injures ? Depuis un siècle. au 18 brumaire C'est lui qui a conspiré dans l'Ouest contre le rétablissement de la justice et de la religion Son envieuse et perfide inaction n'a-t-elle pas déjà trahi l'armée française à Auerstaedt? Que de fois. en effet.(1819) EMPIRE. Depuis son attachement amené longtemps à la France le Danelui avait par égard pour Joseph2. et de sang français tisfaire son envie et son ambition.

(1812) Celle-ci. et lorsque. Napoléon. des frontières garde à quarante hommes valides de vingt-six formé ans. de ce cheréha à attirer lui et à elle Bernadotte refusait. même la Guadeloupe. et c'est Mahmoud qui occupait de de Sélim. renversé. Il fit un complice de l'Amérique. il voulut y revenir. Napoléon. et se fit céder. par un traité à combattre contre nous. la Russie. promesse Alexandre en effet.242 RÉVOLUTION FRANÇAISE. dans son traité avec l'Au- . déjà l'or et les inprix dê son alliance. Depuis le meurtre désespérant militaire une puissance faire de la Turquie pour 1 opposer à sentant tout le s'était éloigné d'elle. à la France le 24 mai. qui ne fut qu'en 1814. non-seuMoreau). l'ami de Napoléon. même Sôdepuis trois ans l'avait une révolution éprouvé le le trôae des sulavait Mustapha IV. qui l'avait remplacé. Déjà son côté. dans les conseils l'avaient prévenu trigues de l'Angleterre du divan. valides de quarante ban (près de cent mille hommes) du premier cohortes de la guerre. la Russie cent avait fait descendre étaient du nord des armées De mille hommes sur le Niémen. tout avait changé Dans la Turquie. de tous les à la garde des tous les hommes cent fu- l'arrière-ban comprenant départements à celle des communes à soixante. sort. (le général mais la Norwège. du ministre rent mises à la disposition Ainsi qu'on l'a vu. n'était plus lim. tans. que Napoléon le sollicita vivement par la De son côté avec la Russie plus de sa défection lement restituée il s'engagea au fond il alla chercher. nombreuses à la grande armée de s'avancer ordonna Napoléon cent vingt mille conscrits furent appelés sous sur la Vistule en trois bans la garde nationale on distribua les drapeaux le premier ban de l'intérieur le service composé pour à la était destiné de vingt à vingt-six ans des hommes le second ban.

Vous ché. été de faire une pensée de l'Empereur avec le roi de Prusse. « l'organisation proposait. il avait donné à son ambassadeur à Pétersbourg des pouet envoyé à Vienne un négociateur voirs très-étendus. après Iéna. ments nation Napoléon y expose les motifs et les vues de son même de l'entreprendre. la Prusse possédait on aula Russie ce qu'elle aurait voulu absolument garder rait donné des indemnités à l'Autriche. le refroidissement « Avant leur régénération. avait de et de poser sur sa tête la couronne à vaincre. » Il ne se dissimulait Varsovie expédition «.(1812) empire. avait prévu le rétablissement en effet. dit royaume de Polocessions à faire pour le rétablissement de cette entrepoint les difficultés contre ses amis prise. puisque déjà Pologne. d'offrir aux principales puissances. Russie avait par la création réduit l'Autriche du royaume en formant la Pologne. des comme indemnite « de grands sacrifices en territoire. but. au moment du grand-duau gouvernement devez donner changegrands en faveur de la de l'Empe- une impulsion les propre à préparer se propose que l'Empereur d'opérer secondent eux-mêmes les Français polonaise. Il se avec tout de ce royaume. que comme de puisune première solide alliance avec la Prusse. Il y avait moins d'obstacles On aurait laissé à le tiers de ce royaume. de Russie. après Austerlitz. nisant ceux de Saxe et de Westphalie. ou portion de son ancien territoire. le 18 avril. 248 triche. à ce sujet. de » il voulait de Pologne les royaumes et la Prusse. . « II faut que les Polonais les desseins à et qu'ils coopèrent Ils ne doivent considérer reur. à son chargé d'affaires gne. où la France devait lutter également des instructions Voici un fragment et contre ses ennemis. sants auxiliaires. chargé de la part de la France. à qu'il donna. « réduire comme de Bavière en orga» Dans ce la il et de Wurtemberg.

forces. c'est à eux qu'il appartient voies par lesquelles les provinces usurpées à prononcer leur volonté. « L'objet de votre mission est donc d'éclairer. taquaient a Les peuples du grand-duché les temps ils résistèrent où. On a mal agi en tous sens. de diriger dans leurs opérations « Les malheurs et la faiblesse de la République de Pologne ont été causés par une aristocratie qui n'avait ni règle. n'est pas sans périls que lieues de leur territoire et la Pologne doit attendre autant de ses propres de l'Empereur. aussitôt fédérer ments que les évènements sous les bannières de l'indépendance du grand-duché le permettront.2*i RÉVOLUTION FRANÇAISE. de leur malheureuse . Ce l'on porte des armées à cinq cents veulent le rétablissement de préparer les arriver pourront de la Pologne. Ils doivent leur se rappeler courage. qui constitueront son nouvel état social. c'est cette vue qu'a été organisé le grand. d'encourales patriotes polonais. ger. S'il est des Polonais sous la domination de la Russie ou sous celle de l'Autriche qui se refusent à retourner à la mère-patrie. que comme un moyen ajouté à leurs propres ressources. de son patriotisme. que de l'appui Si la les Polonais ne doivent la considérer guerre s'engage. prince dont pour souverain a été employée à faire le bonheur de ses sujets. par leur patriotisme aux nombreuses armées et par qui at- les dangers sont imminents. à satisfaire les Polonais par des institutions qui à leurs mœurs et à leur On lui a donné la vie entière On a cherché leur et qui convenaient plaisaient caractère. Le gouvernement doit. (1812) « Après nous pour dans ses revers la Prusse avait trop de haine contre ne pas chercher à modérer sa puissance. « Dans ces circonstances. autant que des institutions public. faire conles démembre- patrie.duché de Varsovie. il faut renoncer à les La Pologne doit tirer sa force de son esprit y contraindre. le roi de Saxe. leur indépendance.

population brave. t_ -1'11 1 245 ni mesure. ni par les côtés ni qu'on ne saurait attaquer sur les derrières. tout-à-fait europacifique . Tel était le but de Napoléon. si elle est défaite avec la facilité de reparaître aussitôt.. passive. elle et conservatrice. Mais au milieu de ces désordres. l'Anvenir dans qu'en ses bras ? Mais à bout le où si le cas le requiert. se conciliant avec la privilèges des États voisins. enet ses immenses dévouée. la bourgeoisie et le peuple n'était soumise. il y avait dans cette nation soutint un amour sa débile pour la liberté et pour l'indépendance. rien. ou se retirant au milieu des glaces. à l'idée d'une disait-il. au sein de la désolation. moscovite « On ne peut s'empêcher de frémir. la noblesse était. A cette époque. laire au corps et l'étouffant l'Hercule ? Il n'appartenait Cette guerre. sur vous.(1812) EMPIRE. modernes celle c'était des temps qu'à nous d'oser y préeût dû être la plus popucelle du bon sens et des vrais intérêts. peuplades que la et le vagabondage semblent pousser vers le midi. durcie. Il se représentait ce grand empire nelles. de faire des constitutions sa qui assurent des peuples. régir le grand-duché liberté et les 25 du traité par est un sentides grandes la promesse du 9 juillet 1807. même aux individus maisons. ment naturel aux Polonais. ajoutait-il. telle masse. devenues ses réserves. là la tête de l'hydre. inonqui déborde impunément dant tout si elle triomphe. puissante. N'est-ce pas tée de la fable. comme aujourd'hui. tiendra sans restrictions L'Empereur qu'il a faite par l'art. adossé à des glaces éteravec sa nombreuse sédentaire. existence. le tout de la mort. Ces sentiments doivent avoir qui crû Le patriotisme par le temps et par l'oppression. était purement du repos et de la sécurité de tous. A . Il y aura pour la Pologne indétranquillité » pendance et liberté. misère assis sous le pôle.t. dont on ne saurait saisissant trouver tendre.

européenne. attaquable pendant aux assaillants que des forêts et des marécages. « Ma renommée rélui demandait qui la défendrait mon absence des menacer D'ailleurs pourquoi pondait-il. En relevant d'Auun archiduc Raccordais que ce fût un roi de Prusse. Croirait-on et les bénédictions que ce dût être ma perte? Jamais je n'avais là où j'échouerais et trouverais » mieux fait. les souffrances. qui n'offrait d'un sol les privations « que les rigueurs. jouit actuellement français. celui de Suintt-Uiténe. pressentiments on s'effrayait de ce peuple. seule. par son sans armée et sans chef.246 RÉVOLUTION FRANÇAISE. allait consacrer une ba- qui eussent raître les périls des temps. De sombres les approches. et un quart de l'année. d'une nature morte » Napoléon ne désert. de ces les esprits préoccupaient de cet empire sans nouveaux Barbares qu'on allait combattre. pour les remplacer n'entrait et l'ambition pour rien dans mes vues. en cet instant la s'il ne termine de son existence l'énergie demain il peut perdre les constitution politique de l'Europe. des combinaisons Son succès nouvelles. jamais je ne méritai davantage. seulement fin. Je ne prétendais rien acquérir que la gloire du bien je ne me réservais de l'avenir. . triche ou tout autre qui en occupât le trône. cette véritable clef de toute la voûte. Quand on déserte. reconnût Bien que depuis l'opinion publique longtemps elle me laissait pas que l'utilité sociale de cette expédition. lui représentait laissée. tranquille la Pologne. et engourdie'. de sa position et succomber avantages « L'Empire la France. pensée de réformation voyait que sa grande d'en redouter de toute disait-il. départ. de l'Emdans l'intérieur dierents partis encore existants Vainement on pire ? Où sont-ils 1 Mémorial fait dispapar un avenir ? Je n'en vois qu'un seul contre moi. et continentale. (ISlâj péenne lance. » dans ses entreprises.

il affectionnait véritablement n'avait pas une foi que l'événepersonnels « Aucun de nos débats ne vaut dans toute » et il ne voyait. que le doigt le maître effet. aurait été supposa le principal entreterelative russe du conseil intérieure. les efforts ou l'armée. Quand je l'aurai atteint. Ce dernier une français correspondance été ordonnée Ces français. en de l'Angleterre. n'était plus de lui 1. dit M. Meneval. Alexandre. dès d'une correspondance preuves et le secrétaire du cabinet acteur. lui parlaient de ses périls dans les volontés du destin? accompli but que je ne connais je n'y serai plus utile. falsification l'empereur Napoléon supposition passions le principal tout lui était bon. contre moi. tous mais. le complice. affaire. continental et de ses défaites geât du système Celuidéfinitive. 247 de quelques la plupart noblesse. Il fallait désastre que le plus épouvantable en Espagne. jusque-là. furent transformées Aleipar l'empereur tout-à-fait communications. par le gouvernement en complot. au czar une explication Napoléon demanda ses « Il n'y avait pas d'intrigues. elle s'était tout-à-fait emparée la ven- dans ses sentiments ne justifiait guère. Paris l'esprit N'est-ce du peuple car. alors un atome suffira pour m'abattre. disait-il coup de canon. qu'elle n'employât pour exalter d'écritures contre de pièces-. une cabale. son ancienne et avait ment un cette Napoléon Il se flattait amitié. à la politique. je me fais tort à moi-même dans jè. une chute de cheles jours val à la chasse. Speranski fut brusque- .(1812) EMPIRE. 1811. que suispoint assez? » A ceux qui « Ai-je donc cette guerre Je me sens poussé vers un dès que pas. A la fin de dont et de signatures. agent des était le baron d'Armfeldt. nait à des andre étrangères avec le secrétaire-général d'administration objets et autorisée longtemps soudoyé par dont l'empereur Napoléon Speranski. une fièvre. me tueront aussi bien qu'un boulet ») sont comptés Cependant. d'éviter perdu l'espoir Alexandre à ramener qu'il pourrait ce prince. la guerre. d'État qui avait l'Angleterre. royalistes. moi ? roi du tiers-état.. humains c'est donc rien ne pourront une même chose. Quand mon heure sera venue. de l'ancienne 1 vieux et sans expérience une poignée contre de# masses mais qu'ai-je besoin d'eux? Quand je les soutiens.

Ce n'est point sa couronne. dit-il. déplacés sur ses pas. tout semble déclarer que la guerre de Russie est européenne.a:. voyait curieuse attentive. cet ébranlement de toutes les forces du continent. leurs léon'. des nuits entières. Des fêtes magnifiques son séjour dans cette casignalèrent pitale de la Saxe. on eût dit ce roi des rois chanté « Des peuples entiers s'étaient par Homère. Napoléon s'y sent de ce genre par des artifices que l'Angleterre agissait sur l'esprit de et qu'elle soupçonneux l'empereur Alexandre. ment disgracié et exilé sans avoir été entendu. tous les princes de l'Allemagne vinrent saluer sa fortune. c'est un souvenir Ils veulent c'est lui seul qu'ils qu'ils viennent cherchent de ses traits leur foule "J~ descendants » dire à leurs pouvoir moins heureux. le conduisait à s'engager par un traité qu'on convint de tenir secret jusqu'au moment où éclateraient » les hostilités. les yeux fixés sur la porte et sur les fenêtres de son palais. dans les places publiques ils passaient des jours. avec la fille des Césars.248 wx. ce grand concours de peuples et de rois. sur les routes. On se presser dans les rues. le luxe de sa cour. ont vu Napo- Ainsi. Jamais il n'avait paru plus grand ni plus heureux. 1 Ségur. il quitta Paris. c'est tout au plus celui que Catherine tenir au dernier roi de Pologne pouvait » Aussitôt. RÉVOLUTION FRANÇAISE. assemblée brillante de souverains. contempler à recueillir. amis et ennemis. C'était . au milieu de cette Assis. l'évacuation de la Prusse et la retraite des armées françaises derrière le Rhin. et partit accompagné où l'empereur le roi de Prusse et pour Dresde. riches et pauvres. d'Autriche. tous accouraient. et qu'il était engagé trop avant avec l'Angleterre pour « Quel langage reculer. (1812) ci lui répondit où il exigeait. de l'Impératrice. par un ultimatum avant tout. qu'ils à compatriotes. son rang. pour se précipiter nobles comme plébéiens. Napoléon vit qu'Alexandre avait pris son parti.

poussé. repassé La Russie est ende les aigles laissant. et la révoeuropéen lution accomplie. et qui a décidé de cette affaire comme de tant d'autres' le système Après cette guerre. ses destins doivent conduite. Alexandre était sen. il l'avoue. explication n'aient françaises Nous s'accomplir croirait-elle donc dégénérés ? Ne serions-nous donc plus les soldats d'Austerlitz? Elle nous place entre le déshonneur et la guerre en avant! ritoire le choix Passons La seconde ne saurait le Niémen être douteux. La preA Tilsitt la à la France. et à Tilsitt. 240 dont il reconinvisible. à cette orgueilleuse influence que la Russie ans sur les affaires de l'Europe. « Soldats « La seconde mière Russie nelle Elle s'est a juré guerre de Pologne terminée à Friedland éternelle alliance elle viole aucune est commencée. » la grande armée s'avançait de la Vistule sur Cependant. visita Dantzig. Marchons donc la guerre sur son terde Pologne sera glorieuse aux Portons guerre comme la première mais la paix que nous armes françaises concluerons et mettra un terme portera avec elle sa garantie. cinquante Lettre à Alexandre du 28 juin 1812. à son quartier-général à Wilna. ne veut donner que et guerre éterses serments son étrange le Rhin. PoNapoléon quitta Dresde le 29 mai. le Niémen. a exercée » depuis . la cause du siècle gagnée. lui avait envoyé Napoléon une dernière elle ne fut même pas reçue. aujourd'hui à l'Angleterre. par là. «par une puissance nait les droits et l'empire.(J8I2) EMPIRE. A cette ambassade il adressa à son armée la proclamation suivante nouvelle. traversa et s'arrêta à Kœnigsberg. nos alliés à sa discrétion traînée par la fatalité. sera fondé.

des face deux de la et de Mohllow. Napoléon de l'empereur Napoléon à Dépulation de l'Empereur.– française Plan entre à dn Ce gouvernement le rétablissement à Wilna. Winkowno. dn – passage Niémen.250 RÉVOLUTION FRANÇAISE. à Wilna. – Bataille cette ville. de Napoléon AUCUNE époque aussi considérables on n'avait vu d'armements que ceux qui signalèrent cette fatale année 1812. Balachoff. Revue sur le champ de bataille Moskow. Commencement la Bérézlna. provisoire polonaise de la diète. Les sur Discours Napoléon Proclamation Russes prennent du président et réponse Retraite part de Wilna. sortant de la GaimilleAutriavec trente . Napoléon Valoutlna. Bataille ville. des Russes à Na- du – Mission sur la Dwina. et un vieux pope. dans cette vule. de Erasnol. licie sur Drogiczin. d'Ostrowno russes.française ris. de cette de Moskow. Négociations Bataille Arrivée la Passage sa ligne d'opération». des Français Combat – Entrée Départ de – Bataille pour paix. Campagne – Position des armées respective de campagne de Napoléon.Passage repasse le Niémen. – Héroïsme du sur la rePa- française. Wilna. de Mald-Iaroslawetz et de Wiasma. Napoléon Moskow. Alexandre. des Français 11 soutient pour à Smolensk. l'hiver. de la Moskowa. -Marche trée lolsk. Toute l'Europe était -1 sur pied. de Smolensk. –L'armée de la Bérézlna. A l'extrême Schwartzemberg droite. du Smolensk. – Retraite maréchal Départ Ney. (1812) CHAPITRE IX. Napoléon entraînait à sa suite en Russie plus de cinq cent mille hommes et français étrangers. de Russie.de sur des Français Bataille marche Incendie dans Borystbene.-EnBataille de Po– à de de Valouttna. La diète de Varsovie Séjour royaume gouvernement poléon général Combats armées guerre. change jonction Nouvelle l'offensive. traite de l'armée de Pologne. adhère Organisation à la déclaration d'un françaises – L'armée déclare en Russie. Witepsk.

85* chiens mille à droite Italiens vers Pilony plus et Bavarois. plusieurs bles troupeaux siège. mille telle avec cinquante réserve sur l'Elbe. marchant soixante-sept sur Grodno. Kowno. mille de cinquante de soixanted'armée de trente mille. la troisième était à Lutsk. plus. mille avec trente Wittgenstein sous Tormille hommes. Augereau de franchir était la position dq la grande armée au moment de avec elle six équipages En outre. trois mille voitures d'arplus de douze cents canons. de quarante elle devait être devant le Haut-Bug. dites serve armée Alexandre d'Occident à nous opposer trois armées. la première et Kowno jusqu'à Lida de Wilna clay de Tolly. dé milliers de fourgons de bœufs. avec Eugène loin. la seconde était de cinquante au sud de Grodno était mille vers hommes. avec soixante-sept devant au centre. sous Wolkovitz Bagraau nord de Kowno. quatre mille voitures d'administration. en seconde en réserve. sous Barde cent trente mille hommes. hommes. vivres et d'ambulance. Moldavie un corps un autre ligne. la garde la réserve de cavalerie deux cent mille hom- d'Oudinot de Davoust. s appuyant à droite à la Wilia. sous de l'armée par il y avait à Wilna hommes. et armée de réarmée d'Orient. entre l'Oder et lii vingt mille Prussiens et dix mille Français en mille hommes. le roi de Westphalie Polonais et Saxons avec sous sous mes les corps Lefebvre. masof. avait des chefs. s'étendait à gauche au Niéet Grodno. l'Empereur et de Ney. le tout occu- pant De son côté. renforcée hommes dix mille lîoctoroff à Rossieny. tnille Westphaliens. Murat. enfin Victor avec trente-deux Vistule. elle traînait lé Niémen. à Lida. d'innombratillerie. deux cent mille d'équipages chevaux.(iglS) bmpirk. quatre-vingt . à l'extrême gauche. men tion. Mortier et Bessières le tout formant environ Macdonald avec devant Tilsitt.

étincelantes. leurs pentes. « A trois cents pas du fleuve sur la hauteur la plus élevée. de quel côté le combat s'engageait. derrière le Niémen sur une ligne de soixante lieues. se dirigea sur Kowno pour y passer le Niémen. qu'ils allaieat qu'ils devaient bientôt couvrir de leurs vastes débris. s'en approcher. les marais de la Bérézina au lieu de s'en couvrir. « On croyait entendre le canon. et aussitôt colonnes cette les vers à peu près baainsi éparpillée On les voyait serpenter en descendant la courte du Niémen. lancées. multitude à s'écouler en trois commença trois ponts. ou. les levées qui s'opéraient vaste camp retranché s'élevait de la Dwina. en troisième dans tout l'empire enfin un devant Drissa. de leur ligne Il partagea donc ses forces en cinq armées.23£ RÉVOLUTION FBANÇAISE. pourraient y être refoulés et pris. plaine qui les séparait gagner les trois passages et se rétrécir s'allonger pour les traverce sol étranger ser. après avoir reconnu trois ponts fussent jetés pour opérer le passage. gronder en marchant. du moins. Nous écoutions. toutes les collines. il arriva aux avant-postes près de cette le fleuve russe. de part et d'autre. les vallées. à de quelques de Cosaques ce jour-là l'exception troupes comme les suivants le ciel seul se montra notre ennemi. Dès que la terre revêtues mobiles. sur qu'en se portant et de là sur Wilna il les couperait Kowno. (1812) mille hommes et des troupes ligne. et atteindre et dévaster. de Cosaques. Autour d'elle. il ordonna que ville. couvrant dispersée. on apercevait la tente de l'Empereur. Dans la nuit du 23 au 24 juin. que Barclay et Bagration. et. étaient dans un repli les forces Napoléon jugea que l'armée russe. dit Ségur. eut présenté au soleil toutes ces masses d'armes le signal fut donné. Ainsi. . étaient couvertes d'hommes et de chevaux. Mais. pouvait être surprise. et d'opération.

le du tonattrista. n'étaient qu'en radeaux. il avait. des magasins furent organisés on construisit quelde défense. enfin. on jeta sur pilotis les ponts qui pitaux. passa l'entrée. et s'enfuit » avant-gardes sur Wilna. atteint son but il avait jeté le désordre par ce mouvement. Ils crurent que ces nuées enflammées sur nos têtes. Des hôséjourna quelque temps. Barclay évacua tion de Drissa pour y rallier toute son armée. Sur ques ouvrages la rive droite de la Wilia. à peine bruit sourd avait vent s'éleva nerre. en la forçant à se diviser. EMPIRE. Il avait. situé sur la rive gauche. » Dtjà. Lithuanie De toutes et l'ancien fut éfttettné des Russes palais d'une Jagellons. et nous apporta les sinistres roulements Ce ciel menaçant. en effet. et entra le 28 à Wilna. léon en versel. l'Empereur agité l'air. et s'abaissaient s'amoncelaient sur cette terre Napoléon russes. rues. des y avaient parts on se félicitait et la présence de Napouniexcité un enthousiasme les places publiques « les vieillards parurent et on s'embrassait les retentissaient de chants patriotivêtus de leur ancien cosils les idées de 'gloire** d'indépendance qui rappelait de joie à la vue des bannières nationales pleuraient venait enfin de relever. à marcher par corps isolés. pour nous en défendre entra à Kowno en chassant les la Wilia. coupé le corps de Doctoroff et l'armée de Bagration de celle de Barclay. qu'un le jour s'obscurcit. cette terre sans abri nous uns même. la retraite Cependant. avait-il Bientôt 855 passé le fleuve. ques tume. tout qu'on dissemblait .(1812) En effet. en furent efenthousiastes. Quelques naguère frayés comme d'un funeste "présage. forte citadelle. dans la grande armée russe. il y une position avantageuse Wilna offrait à Napoléon afin de la mettre à profit. A son ap- dans la direcproche. et se dirigea cette ville. on établit un camp retranché. Napoléon lança Murât et Ney à sa poursuite.

la diète de Varsovie envoya une députation Le 14 juillet. Sniadecki. Il était évident là qu'était il aurait pour enl'abandonnerait. Le sénateur Wibecki à Napoléon. son premier acte elle invita les Polonais de Pologne à se confédérer. à l'acte le comte Sierakowski. Il établit à Wilna un gouvernement composé de provisoire. les resdans cette province. que le jour où la victoire dont les troupes nemies les deux puissances co-partageantes les deux ailes de son armée. posé Il voyait que les Russes un mouvement. vers le ciel arides. steppes plus doux et les contrées plus fertiles de l'Europe méridionale. sources soit pour favoriser ce grand mouNapoléon. envahissements. vement. prépublia et M. de le non-succès contre d'une seconde campagne la Lithuanie. « Sire. du royaume Après président. soit pour se préparer. le comte Potocki. Alexandre le comte sident Sopieha. aux familles les plus considérasept membres appartenant le prince le comte Soltan savoir bles de la Lithuanie. Prozor. Mais c'est continental. l'ancienne Il voulait donc les refouler dans Moscovie. formaient la diète de Varsovie Le 26 juin le prince Adam Czartoriski nommé s'être fut de constituée déclarer ensuite en confédération le rétablissement tous s'était son réunie et avait compléter son danger générale. De son côté. s'il avait lieu. de Wilna. son et de boulevart à l'emréaCe grand projet. . glacé et leurs Pierre let. aux contre devait États leurs de l'Allemagne. dit-il la présidait. de l'université son adhésion Ce gouvernement de la confédération générale. (1812) en Pologne pour tenter et l'on se souvient comptait. chercha à organiser la première. système et qu'il trouva sa ruine. le comte Tysenhaus.894 REVOLUTION FRANÇAISE. depuis aspiraient. de fronde Pologne et rétablir le royaume pour servir tière pire lisé. qu'il l'avait même leur climat Napoléon y fuyant provoqué.

Nous avons où il a péri. mille polonaise. la trahison par la perfidie et la trahison. et les comprendre droits. Nous décret sera.(1812) EMPIRE. les bras. sommes parmi lesquels il n'y en ne soient dévoués a pas un dont le sang.mêmes divisés. des vu notre et notre SainWétersbourg lambeaux par nous n'avons mais conà en conquêtes. Quatre millions de Polonais sont mais nos par les lois polonaises la plus grande partie de la population formant de leurs Nous osons réclamer sont encore esclaves dans la réunion de la grande fadéjà libres et frères les Li- la Pologne. stitué des droits. Sire. de Pologne eœiste! et ce Que le royaume à la réalité. par les Dieu ne l'a-t-il pétuer députés sanction. « Sire. nos la Pologne est lois de l'égalité de proclamée mais elle doit pas assez punie malheurs ? Non. nous « Devant Dieu comme devant les hommes. du trône nous avons le rétablissement de ressaisir nos membres pas de sommes de le droit déclarer bieski. que nous sommes les dignes descendants « Ce qui constitue en même temps nos droits constitue nos devoirs. gouvernés thuaniens. équivalent pour le monde. donc libres de droit nous. notre Polonais. 8SS nation libre et indépendante. la fortune. indépendance de nous armer nous. en nous battant pour lui. «1er nos ancêtres. . à l'Empereur. guerre. ni par des été soumis ni par des traités. royaume « Dites. elle existe exister par le fait! de ses divisions? Veut-il perla confédération à votre protection nous suprême pour le a fédératif lacté pour soumettre et requiert votre puissante de Pologne. seize millions de Polonais. n'a jamais déchirée dernier nation roi traîné princes avec qui nous n'avions et qui ne nous ont pas conquis. sembler des Jagellons et des Sode rasnationale. et de prouver. Sire ce jour. pour notre pays natal. Or.

. que son rétablissement où Votre Majesté a élevé la France Depuis trois siècles. j'aurais pensé et agi comme vous dans l'assemblée devoir « Dans de Varsovie. Voici ce qu'il pouvait seule les déterminer de Pologne. D'ailleurs. (181$) nous paraîtra à Votre Majesté. s'il le fallait. « Polonais. solennel à Votre présentons par lequel nous réclamons Nous renouvelons devant vous. ma situation. le sang qui coule dans nos veines afin d'achever été formée » bien arrêtée de faire du rétaen vain. et l'heureuse issue de la guerre à les manifester. liées dans réservé. Majesté l'acte de la confédération l'existence nom de la Pologne. de la Pologne la première en présence de l'Autriche dut guerre. n'a cessé de tourner les yeux Pologne. de l'homme L'amour de son pays est le premier à concilier civilisé. condition des Polonais étaient pour le révoeux de la grande majorité tablissement de la patrie. Si le démembrement de la monarchie fut le signal de la décadence de la fran- soit la preuve de la prospérité çaise. la dans ses malheurs.256 RÉVOLUTION FRANÇAISE. si Votre entreprise qui n'aura pas Majesté veut daigner l'appuyer. députés de la confédération j'ai entendu avec intérêt ce que vous venez de me dire. j'ai beaucoup d'intérêts répondit « Gentilshommes. et de la Prusse. cette tenir avant de la paix. mais le destin en a réservé le terme vers la grande nation au chef de la quatrième dynastie. morales. de la Dwina au pour effet le rétablissement Dniester. en y concourant dans cet Nous le serment engagement nos facultés avec une tout de toutes jusqu'à de tous nos moyens. s'il a de notre patrie. de tous nos frères. et. il devait. Quelle que fût sa résolution blissement Napoléon. Pologne du Borysthène à l'Oder. Chaque sacrifice léger. ses alun et langage prudent s'assurer si les tout. au de persévérer la fin.

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je dois y ajouter que j'ai garanti à l'empede ses domaines. animées du même esprit que j'ai vu dans la grande Polocouronnera votre bonne cause par des gne. entièrement dans ennemis à reconnaître si éloignées l'unanimité des efforts vos droits. pour seconder « Si vos efforts sont unanimes. Je récompenserai ce dévouement de vos contrées et vous acquiert qui vous rend si intéressants à mon estime et à ma protection par tout » de moi dans les circonstances. 17 tant ce oui de titres pourra . la Wolhynie. vous pouvez concevoir de réduire vos l'espoir dans des contrées mais. j'autorise les efforts de moi que vous voulez faire je ferai tout ce qui dépendra vos résolutions. dépendre T. la Samogitie. Si j'avais le second ou le troisième partage armé mes peuples pour la défendre. Po- la Podolie. « J'aime soldats votre nation. c'est de la population du succès. j'aurais victoire votre à remplir. m'eut mis en état de rétablir de devoirs régné pendant de la Pologne.(1812) EMPIRE. et que je ne puis reur d'Autriche l'intégrité ou aucun sanctionner aucune manœuvre mouvement qui tende à troubler la paisible possession de ce qui lui reste des de Pologne. Pendant les champs seize à mes côtés dans ans. j'ai vu vos de l'Italie et dans ceux de l'Espagne. 257 et beaucoup le premier. capitale je le fis sans à prolonger la guerre à réchercher qui aurait continué pandre le sang de mes sujets. Aussitôt que la lois dans vos anciennes et une partie de vos provinces. et la Providence succès. Witepsk. provinces « Faites que la Lithuanie. lotsk. Mohilow. et si étendues. l'espoir qui les couvre que vous pouvez trouver « Je vous ai tenu le même langage dès ma enpremière trée en Pologne. « J'applaudis à ce que vous avez fait. soient l'Ukraine.

Ï1812) 1 en Surprenant tès Russes. ennuyés D'un autre côté. le les Russes. dit Ségur. ne voulut pas lâcher prise et perdre il cohtison avantage nua donc à les poursuivre. Déjà nous avions perdu beaucoup ger d'une extrême chaleur il en périt un plus grand le passage du Niémen subite. . dès Wilna. les mauvais le manque de destruction tout semblait de fourrage adopté par la pauvreté du pays. .1.S$3B RÉVOLUTION c FRANÇAIS! 1 . qui rendit les chemins de chede nos convois. Par suite la maraude ordres laient Varsovie mais les marches forcées. en effet. il Napoléon. été établis depuis avaient de nombreux magasins Dantzig duisaient. mais il était point ces malheurs. déil n'avait vu que des maisons lui disait Mortier. Bientôt la dinombre par l'effet dé cette transition non. « Il y en eut. en campagne on a vu. la Wilia des- de cette de vivres.&. et se faisaient Ils s'appuyaient ter la cervelle au milieu des chemins. On les trouabandonnés. Déjà. le temps vint à chanTout-à-coup il passa subitement à un froid il plut à verse pendant deux jours consécutifs ce très-vif et retarda la marche impraticables. Wilia. aux transports s'opposer le soldat fut obligé de se livrer à pénurie. traînards avaient eu lieu de nombreux s'éparpilet les bouleversant les cabanes dans la campagne de quoi pouvoir apaiser leur et cherchant châteaux. de grands déspour se nourrir. qui se tuèrent les plus jeunes 1 c'étaient d'autres à ces extrémités après. maient ou les laissaient périr d'inanition. jusqu'à chemins système séchée. et caissons vastées. que d'immenses d'entrer mais ceux qui les conconvois de bœufs suivaient l'armée de leur marche les assomtrop lente. saule front sur leurs fusils. que charriots » Napoléon n'ignora « Du Niémen à la engagé. vaux avant avant car elle avait été abondamment pourvue prévoyance. faute de sette commença à se faire sentir dans l'armée. tes avait divisés. partout avant d'en venir faim.

» Puis il ajouta « qu'il fallait bien supde quelques celle chevaux. 259 sur les chemins et dans les champs ils étaient dispersés et les effets répandus renversés. et seule nourriture. Ce prince autographe au « que. » Napoléon. équipages. vait une déroute. » cette pour changer centre d'approvisionneLes vivres ar- un grand avec ses derrières. (c'était le ministre fait l'empereur fut étrangement et du choix rasse dont surpris du négociateur de la police . – s'écria Napoléon. paraissait rompue lorsqu'arriva d'une lettre déclarait un officier russe. rivèrent il fit de Wiitta de communications à Wilna. habitations C'estun torrent qui s écoule un rien mal pour un bien. rassaient à respirer c'était un nouveau fléau que pluinsupportable froides sieurs rible. et qu'un accommodement serait encore possible. de cette tardive communication. ments. çà et là et pillés Il avait cru suivre comme s'ils avaient été pris par l'ennemi.(1812) EMPIRE. il regarderait comme non avenu. comparent à la famine. Ils gisaient sur la route qu'ils embarleurs cadavres exhalaient une odeur méphitique. mais déjà l'armée en était partie et ainsi elle se trouva toujours en avant de ses magasins. ouverts. Mais celui-ci par les nouvelle Déjà plusieurs soldats de la jeune « C'est impossible faim. Où sont leurs ne meuvingt jours de vivres ? Des soldats bien commandés rent jamais de faim porter la perte des même est bien plus tergarde sont morts de de quelques c'est le mauvais côté de la guerre. Dix mille chevaux avaient été tués et par les seigles verts. Cependant. toute comDéjà Napoléon était au cœur de la Litimanie munication entre les deux puissances. leur pluies d'orage. si Napoléon à retirer ses troupes consentait du territoire ce qui s'était passé e russe. porteur quartier-général de l'empereur Alexandre. Alexandre se rappelant le refus qu'avait de recevoir notre ambassadeur. Napoléon ne négligea situation.

le 18. que toute la Lithuanie la chaleur les chemins de Wilna Apprenant n'arrivàr était conquise. que Napoléon Barclay craignit il abandonna son avant lui à Witepsk. Napoléon ce mouvement. devinant Napoléon marcha dans cette direction. la droite Witepsk. humi- Pres- Le soleil avait rétabli Parti commençait le 16 juillet. son il espérait se joindre à Bagration. après un malgré mois de séparation. et à cent lieues du point où ils s'étaient quittés se trouvèrent à la fois réunis pu prévenir Vainement à Ostrowno. l'évacuaLion Napoléon marche s'il avait des Il lui ded'observation). à être très-forte. que ses armées arrivaient et de l'ouest. à demander dans cette dé- sommation de l'empereur Alexandre. quel corps de Faris. zinckowiczi. neuvième. n attaqué 11 envoya demander de et les trois quarts enfants gens ils méritent dit l'Empereur. avec une conduisait Doctoroff. seuls. de qui. du nord été exécutés arrière-garde. l'Empereur en plaine. différentes. était. que « le sort en était jeté. d'en dé- tout près de deux de la cavalerie ennemie. n'avait ni inmais celui-ci se bornait ne vit. plusieurs le bulletin. » nos avant-postes étaient sur la Dwina. ni pouvoirs sa mission structions du territoire. leur belle « Du que à Beszinckowiczi. à Beszinckowiczi par de mouvements « Ses ordres telle précision. n'ayant voulut les y forcer.(1812) la mission manda était sans doute toute pouvoirs. que tous ces et par des routes corps. dans » Napoléon. partis du Niémen à des époques des obstacles de tout genre. vers Besprojet. ils furent repoussés.£GÛ RÉVOLUTION FRANÇAISE.. ce sont la croix!» étaient. les routes avaient son Dans ce moment. qu'une et il lui répondit liante. Cependant. « Dites-leur. à Glubokoï. cents voltigeurs Frappé Ils répondirent: contenance. de braves . était avaient sur une hauteur. Aussitôt où camp de Drissa. » tous ils dit combats. fendre les approches des défilés 1 «A l'un de les Russes ceux-ci qui avaient ces essayèrent dans Après trois combats' lieues. et se dirigea en toute hâte sur Witepsk. et atteignit.

vingt caissons de ces premiers les résultats engagements se retira derrière la Laczissa. Oudinot étaient campés Witepsk. par MitisDniéper. dix pièces de canon. française à la pointe mais le lendemain passé la Laczissa. des corps l'intervalle Riga saxons du Schwartzemet autrichiens. nemi. reculant law. prisonniers. pas une arme. sur Smolensk il avait abandonné en secret sa position pour régénérale sur cette ville. russe. arrêté entra à Witepsk. les derrières couvrant de la grande armée que Tormasof inVictor partait de la Vistule avec sa réserve. à Pototsk l'extrême berg gauche. quiétait pendant qu'Augereau rassemblait une onzième armée à Stettin. apsès un combat sanglant. Macdonald devant et Régnier. pas un effet. à Mohilow au Bug. et à Mohilow. Barclay pendant que Baet rejeté derrière le par Davoust. passer les corps en revue. il s'arrêta dans cette ville pour donzina et du Borysthène repos à son armée. 261 Six mille hommes tués ou blessés. Davoust et Junot Poniatowski dans l'intervalle ner quelque le long du Dniéper Murat. trouvèrent Séparé seuleil menaçait de Français que les du jour. à et à Bieloé. aucune pas un soldat. vide et abandonnée occupaient trace. se dirigeait. enfin qui pût indiquer avait été informé. les la vaste plaine la veille. Ney et la garde entre Orcha et et Saint-Cyr A la gauche. à la tête vers Slonim occupaient. Barclay ment s'y de l'armée défendre ayant Russes quinze cents de munitions. et organiser les hôpitaux. trograder gration. les magasins L'arapprovisionner mée campa sur les bords de la Dwina et du Borysthène. sur la route de Saint-Pétersbourg. Niémen . la route qu'avait suivie l'enrien. Apprenant que Barclay avait Napoléon dans l'intervalle de la Béréfait sa jonction avec Bagration. encore devant une bataille et. tels furent avec l'armée par cette rivière. la nuit.(1812) EMPIRE.

pas oublié l'indépendance. ches de vivres avaient déjà beaucoup pénibles et le manque la guerre semblait à peine comréduit l'armée. la une autre face. D'un autre côté. libre dans ses mouvements. la dévastation pour l'incendie des routes et la destruction des vivres sur le passage des De toutes parts. lant les serfs sûreté à défendre par des proet religieuses. D'un autre deux ailes de l'armée russe venaient i côté. une armée de cinq çenf mille hommes pouvait être sur pied. de se réunir. la paix avec la Turquie ayant été signée à Buchafest. les deux dans ordres ce seul de la noblesse et des marla levée de gouvernement. mais dans la calcul. la croix dans nos coeurs. nous marchions Ces marpar des routes affreuses et une chaleur excessive. disait-il Chassons. Déjà des ordres secrets guerre allait prendre avaient des villes. les provinces nationales les passions clamations. qui eut lieu le 27 août chands votèrent. cette race de sauterelles. en se retirant. n'avaient soit précipitation. dans une assemblée levée des milices. de la patrie et la universel et ses légions « l'indépendance le tyran de l'Église contre d'esclaves. et celle de quinze été donnés et qui soit mille hommes cent mille quatre-vingt roubles pour les équiper. les gouvernements décrétaient la Français. et appeexcitant. on avait tout ménagé vieille Russie. par- de son empire.962 RÉVOLUTION FBANÇAISB. ce pays de la superstition et de la servitude. acquises qu'Alexandre Jusque-là. et cependant mencée. (1813} dans un pays désert. l'armée de Moldavie désormais . A Moskow. Depuis deux mois. d'abord les par une première Dispersées attaque. En moins d'un mois. courait Alexandre. le fer dans nos mains Portons arrachons les dents à cette tète de lion et renversons ce Moloch qui veut détruire la terre » C'est ses sujets préparait nouvellement dans des provinces par de tels moyens aux plus grands sacrifices. pour se créer de nouvelles ressources.

deviendra qu'il était le point porte à .(1812) put se mettre russe. connu des Romains par. Après avoir en marche leur empire pour renforcer la grande 2(V5 armée opéré Barclay. sur trois colonnes ils s'avancèrent nos généraux. venait que ce fleuve. Oudinot rejeté Napoléon le derrière la Drissa Napoléon renforça par Wittgenstein de se lier avec et lui ordonna général français de Saint-Cyr de Witepsk sa ligne d'opération Macdonald. en remontant Parti à Rassasna. Smolensk. fondé à le penser. per. vingt-quatre « le cette nous plus beau dit » Çp campagne. avec les principaux tint conseil Napoléon militaires. Quatre jours suffirent son mouvement opérer fait dans Batturlin qu'il ait peut-être effet pendant que l'ennemi surpris poléon pour nement devantlui. y aura une de se porter et. il traversa de Witepsk C'était pour la première fois le Borysthène. à Nade porter une armée française.penser à Smolensk. de prévenir les Russes à ce fleuve. jonction Vourésolurent de prendre l'offensive. leurs défaites. il donna à ses troupes l'ordre de moucomme « Si l'ennemi tient à Smolensk je suis ce sera une affaire écrivit-il à Davoust. et Bagration iant nous surprendre et attaquèrent vers Rudnja circonstances chefs de l'armée ques et refait leur armée. il fut décidé que l'on marcherait venait d'être fit ses dispositions. Quoi qu'il grand nombre. Orcha et nous ne saurions être trop de jnqnde. que l'on continuât sur Smolensk. les opérations. rassemblés. sur la suite des opérations Quelle plus d'avis de s'arrêter furent dit-on. en soit. décisive vement. ce même le 13 août. jour. » Son projet grande bataille sur la rive gauche du Dniérapidement central de l'armée. changeant contre celle de Minsk. puis. Tout Dans ces avant-postes. mille nousétions hommes. sur son flanc vaicherchait au nombre de cent gauche et sur ses .

dit un vieux proverbe russe. plus à la défendre que pour protéger Barclay vers Elnia pour s'assurer de la route de Bagration envoya Moskow la place mes tions et se chargea de la défense de la ville. ordres « Je les tiens » s'écria-t-il et aussitôt il fit ses disIl plaça Ney à la gauche Davoust au centre. à l'extrême Dans ce moment. C'est alors seulement que Barclay et Bagration ne fut plus question de Smolensk. le danger qui les menaçait il mais de marcher au secours j le Borysescarpées qui resserrent murailles thène. çaient rapidement vit avec joie ce mouvement des deux généraux Napoléon russes. ment pire. positions. après avoir passe sur un corps de dix mille Russes qui s'était dévoué pour défendre les approches de cette ville. le » Cependant s'avanBarclay et Bagration vers cette ville. qui se déployaient Français leur retraite. et du midi de l'em- Napoléon arriva le 16 devant Smolensk. russes arrivèrent généraux Ils avaient ordre de livrer sur ba- collines de Murat. Poà la droite la garde fut mise en réserve au cenet la cavalerie sous les Eugène en réserve à la droite. d'épaisses flanquées une des plus belles et des plus fortes villes de la Smolensk. et environné de tours. Russie. et de la rejeter de couper l'armée mais de tout le centre dans le nord. les hauteurs taille pour A la vue des cent quarante mille devant ils ne songèrent eux. Il jeta dans et dans les faubourgs environ mille homquarante le reste de son armée se forma sur les belles poside la rive droite. non-seulerusse. Parvenu sur la hauteur. sauver la ville. menaçant de Moskow. est considéré comme le boulevart de Moskow. sera pris. « Quand Smolensk czar sera détrôné. droite. niatowski tre. les deux de la rive droite. se refusait Voyant que l'ennemi .264 RÉVOLUTION FRANÇAISE. Bâti sur deux apprirent d'attaquer. (1812) derrières.

dans la ville décombres fumants de Naples la grande matin à la lueur elle traversa. foudroyait que notre artillerie pendant les murailles.ous de la ville à tous les malheureux ouverte que l'incendie « Vous avez » Touché de cette réponse laisse sans asyle lui dit Napoléon oui. le seul qu'on pope. Dieu veillera sur les victimes raison innocentes de votre il vous récompensera de la guerre retournez à votre poste. vos popes eussent pas . » trouva dans Smolensk.(1812) empire. 265 obstinément décida de livrer bataille devant la ville. il repassa nous abandonner feu à la ville. bon prêtre. après mi- aax portes. guerrière et n'ayant ruines qu'elle-même désertes de sa gloire. Smolensk « Au milieu offrait d'une belle nuit aux Français une éruption armée le specdu Véfit son d'août. et abattait l'ennemi nuit. de l'incendie. Aussitôt la canonnade nos Russes. Si tous Allez. duit la ville dans cet état. sire. Après une résistance A une heure fut rejeté dans ses murs. barbare. lavoir Napoléon « Non. de flammes et de fumée témoignèBientôt des tourbillons rent tacle de sa résolution dit le bulletin. vint le reprocher Après lui demanda si écouté attentivement. il la protègera car je l'ai Dieu sera plus puissant que v. sa musique sur ces phante pour témoin Un vieux avec son oret ensanglantés triomet sa pompe accoutumés. s'engagea. aux habitants qu'offre suve. ne voulant que ses cendres. tranchés troupes et les enlevèrent. s'ils n eussent imité votre exemple. » A cinq heures du entrée « ces dre. les Russes eux-mêmes qui avaient réignorant que c'étaient à Napoléon. Napoléon se à faire attaquer. son église avait été brûlée. répondit le pope. s'avancèrent Sous le feu terrible dans les des On se battit refaubourgs avec acharnement les ponts opiniâtre. courage. mais après avoir mis le sur la rive droite.

et votre Bog est noasyles tre Dieu. que nos soldats Ils n'égorgent comme on nous l'avait dit. (1812) trahi ont reçue du ciel. l'empereur qu'on vous connaissent l'a représenté. « J'ai vu Napol'autel leur dit-il léon. rent un cri déchirant lâchement la mission de des païens. tous ses combattants il les disposait en trois colonnes et les cachait derrière d'attaque. je lui ai parlé. Oh comme on nous avait mes enfants de France n'est point tel trompés. femmes Dieu et les enfants. La guerre c'est un démêlé politiqu'il apporte n'est point religieuse Ses soldats ne combattent que avec notre empereur. ses colonnes se précipitent. le village de Spas et dans des plis de terrain. autour de effarés mais le pope se hâta de les rassurer. il trompa l'ennemi par la proposition retirer les blessés et surtout par des déEn même temps il ralliait en si- monstrations lence pour de retraite. délivrés du Rassurez-vous donc. respecté vos saints car nous sommes tous chrétiens. repoussait à Pototsk. étant et Wittgenstein enprêt. Apprenez que lui et ses soldats et adorent le même Dieu que nous. Saint-Cyr clay à se retirer. « A cinq heures tout il donne le signal dormi. « Depuis le point du jour jusqu'à Wittgenstein cinq d'un heures accord du soir. » le Après lui avoir donné des secours.266 RÉVOLUTION FRANÇAISE. aussitôt son artillerie éclate et surpris résistent vai- Les Russes . des impies Tandis que Napoléon. et remercions comme d'être devoir de les haïr pénible » et des incendiaires. paix qu'ils s'ils n'eussent les temples que leur seule prépas abandonné mes soldats auraient sence rend sacrés. A la vue de nos soldats. à Smolensk venait de forcer Barce même jour. les point. les malheureux qui s'étaient réfugiés dans cet asyle poussèet se pressèrent. Napoléon renvoya prêtre à son temple avec une escorte. 18.

ne les couper. Alors. à quelque il de traverse. ayant l'arme au bras et en tête néral Chaque Ségnr Gudin peloton. que pour retarder n'y avait sur cette route. voyer des secours et marcha lui-même se déployer des forces supérieures devant Ney vit bientôt des renforts. regardait le champ sacré. de cosaques y avait laisque Bagration quatre régiments et les poussa vivement. sentant sés Ney les attaqua Dès que les ponts furent rétablis.petit pont en bois qu'il fallait passer le gé7e d'infanterie légère. i Histoire marcha ce passage. Barclay s'étant retiré par des chemins notre marche.. couverte par un ruisseau marécageux « Le pour l'nborder. à la suite de l'ennemi pour marcher le danger dont il était menacé. distance tina. trop faible dont Saint-Cyr » d'user que pour mieux se défendre A la nouvelle de cette victoire. Barclay se hâta de leur endans cette direction. en franchissant répondait et de la grande armée Qendanti'anptée JW2- de napoléon . le Pniéper Ney traversa à Valouil le rejoignit sur la route de Mosde Smolensk.(1812) kmpitir. qu'il hauteur sur l'ennemi elle s'avança qui comme inexpugnable. croyait qui allait du soir. Cette position était. la division Gudin arriva en colonnes. . kow. mille prisonniers. ils abandonnent tre fuit en déroute vingt et un champ de bataille couvert de morts pièces de canon ne pouvait feindre l'offensive. Napoléon c'était une bataille garde Vers les quatre et. le premier pour forcer aux le ruisseau. Napoléon envoya au général Saint-Cyr le bâton de maréchal. qui marchait en même temps il ordonna Gudin avant des Russes sur la rive gauohe. en ouappelait sur lequel était un tre. 267 bientôt leur çend'abord leur gauche est enfoncée. il demanda lui Napoléon lui envoya la division en à Junot. s'étant formée occupait et qu'il une heures de passer le fleuve et de qu'à une affaire d'avantse livrer. nement.

coups de canon de vive l'Empereur mais. sur le champ de Vale lendemain Napoléon se transporta « Quatre Russes pour loutina. comme j'aime un » Puis. c'est Voyons. dont les vêtements et le visage du terrible choc de la veille. ils sont tous Le premier. 21e. Quatre fois les colonnes russes se précipitèrent sur eux. remit un de ses mains. pas c'est Ce régiment le brave en cet instant. par le cri mille fois fut suivi du 12e. on remarqua 127e de ligne et le 7e léger2. « Ces récompenses il fit former officier Sire du » encore Nale 11 satisfit sur données par tous Gourgaud. gne décidé. il distribua des décorations et des champ de bataille grades qu'à à tous les régiments la vue de ces braves On dit qui s'étaient distingués. point bataille aussi le champ et leur bons. Le 127e n'avait ne s'étant à aucune trouvé jusque-là d'aigle poléon corps lui en de Ney. Il fut remLe combat devint extrêmement placé par le comte Gérard. point. vif. moi. le meilleur le meilleur. Cependant. voisin. » Cette victoire achevée quatre ordonné à Junot. répondre. . mon ce n'est Tliémistocle te second. fois Gérard les repoussa'. comme le cercle régiment. il encore l'empreinte « Poursuivons nos succès plein d'enthousiasme du monde récompenle 12e. tous – Sire. avec de pareilles troupes on doit aller au bout Parmi les régiments qui furent magnifiquement ceux de Gudin c'étaient sés. > Arrivé devant dit « Désignez-moi désignez-mui Dites-moi » ce régiment.268 RBVOLUTION FRANÇAISE. Après l'avoir passé en revue un Français Voilà. et les Russes se retirèrent après avoir perdu plus de huit l'armée russe elle était mille hommes (19 août). bons. ils sont Allons. c'en était fait de toute par le mouvement et le sort de la campaenveloppée mais Junot n'obéit la route resta libre. les capitaines. général Gudin eut les deux jambes fracassées par un boulet. les Français la hauteur atteignirent opposée. des Russes. dit-il au général Gérard. du portaient s'écria. (1812) nombreux répété 21e et du 127e.

Les officiers désiheureux gnaient. ou les plus mandant les plus braves entre ces braves. la grande armée russe. du simple solqui faisaient du maître de l'Europe. et frapper de la Russie. Napoléon « Il n'était à Smolensk. morts des mourants. lui. » Elles furent grandes vraiment et par la manière les distribua. là qu'il enfin le il était pour Naretiraient. il interpellait que régiment les soldats. celui de la révolution. car devait décider livrerait semblait bataille engager . la mort le Parthe. Ainsi. l'ennemi Witepsk et Smolensk. et les récompensant aussitôt. devant il l'a dit lui-même. mais comme cette clef de la vieille en laissant Russie. pas venu -» II fallait une masure. elles-mêmes dont Napoléon « On le vit. Là. qui cette fois. pour marcher se sur Moskow. dit Ségur. mation par en cercle. mais République. « Ces manières paternelles dat le compagnon de guerre les usages toujours mes qui reproduisaient de la regrettés C'était un monarque. l'ennemi que. 269 des dé- offraient un spectacle de la victoire. les troupes. disait-il. et ils aimaient un souvec'était » parvenu qui les faisait parvenir. cette victoire décisive que poursuivait Napoléon venait encore de lui échapper. Ainsi. Après lui avoir livré sans bataille rain Wilna.(612) d'honneur bris et des au milieu des ehpikb. conquérir C'est là que Barclay et Bagration devait grand certain rencontrer coup ne pouvait pas s'arrêter si loin. dehaute voix les officiers. les choix furent faits suret confirmés avec accla- le-champ. les soldats comme confirmèrent. défendre sa capitale. trophées en militaire et imposant'. les transportèrent. l'Empereur approuva. ces for- fuyait. les sous-officiers. Tout d'ailleurs Quatorzième bulletin. successivement s'entourer de chaà comme d'une famille. et la dévastation après lui.

cohortes te Rhin sur la Bérézina. les places fortes que nous occupions. se tetotsk nait en observation hommes les cent à passer de renfort. la Dwina Victor par Macdonald à Witepsk. que fortifiés. qui le poursuivaient. par garpar Po- grandes places marches en arrière établis dans magasins Des stations militaires route pour dés jusqu'à Wilna. la Lithuanie. Thorn ligne étaient ceux de Dantzig. reculé sans rési- vers Saint-Cyr sur le Bug. Marienverder. d un dizaine allaient de Napoléon marches. venait Saint-Cyr n'était éloigné de Witepsk et Smode devenir A huit deux points d'appui. . à Mohilow. à Elbing. encore etc. browski. cinquante mille «'étaient mis en marche devaient de 18i3 se tenir prêtes fut appetée. Bromberg. à Riga et Dunabourg et Régnier par Schwartzemberg devait servir de point dappui à l'armée de Moskow et maintenir ses communications avec la Lithuanie. et des' refais de poste assuraient la D'un autre côté à craindre qu'avait-il et le Dniéper? Ils étaient Smolensk et Mohilow. paratifs. le 23 auprès de Doregoboui. droite. (1812) poléon à prendre berg à Molodusna. étaient Schwattzemà sa lui. ce parti Davoust Ney à Valoutina. l'étendue de ses lignes. ses communications. Toute l'armée russe gnirent était rangée en bataille le choix du terrain. plus en arrière en sixième ligne. les Posen enfin. sous Augereau de gardes nationales et la conscription De plus. l'ennemi fuyait d'assurer Moskow lensk. sa ligne d'opérations paraissait à Pototsk à sa gauche.2TC KSVOLLTlUN PkANÇAlSK. deux vainqueurs devant couverte. se dépôt. quand Murat et Dàvoust. Domavec les levées lithuaniennes et polonaises. tout faisait croire à uœ ses prébataille. sur Oder. Victor avait Barclay ayant rejoint Bagration l'atteistance. en troisième les magasins de Minsk et de Wilna trouvaient dé Grodno et de Bialistock ceux de ligne ceux de Kowno quatrième Varsovie.

Ceux-là mansoldats. comme route du que Murat et Davoust y trouvait fait M. £71 1 Aussitôt vers l'Empereur dépêchèrent pour l'en prévenir et te presser d'arriver À cette nouvelle. L'existence de l'armée était un prodige. gauche. et leur habitude de vaincre toutes les difficultés. Voici la description peu de ressources. L'habitude en était curieux et cônti»spectacle que celui nuels de tant d hommes. L'Em . Naavec sa garde. Suivant centre la même la colonne que les Russes. poursuivre un seul homme à de si distances. ûela ils sauraient bien pourvoir eux-mêmes à Jétits suffisait besoins. qu'une Après s'y être arrêté le temps nécessaire Son armée. de Ségur « A Smolensk. l'industrie des chefs et des soldats ils étaient avertis. et leur goût pour les hasards et les irrégularités de ce jeu terrible d'une vie aventureuse. de prendre en partant pour plusieurs jours n'en ignorait mais il comptait sûr pereur pas la difficulté. que renouvelait chaque jour l'esprit avisé -des soldats français et polonais. et fit douze lieues sans s'arpoléort accourut mais déjà Tiéhnëmi avait disparu Napoléon lie trouva. de vivres. L'armée marchait repartit sur trois colonnes au centre. « Il y avait à la suite de chaque régiment une multitude de ces chèvâtax un grand nains dont la fofogne fourmille. Poniatowski à droite et l'armée d Italie à Ney et Davoust. comme à Smolensk ville en cendres. car ils se prêtaient veler. avec Empereur Murat. il en pour attendre rêter le £4 et se dirigea vers Moskow.(1812) EJMP1RR. grandes industrieux et actif. et réellement prise des efforts volontaires c'était un à Witepsk.des à tous les métiers. Les bagages étaient conduits pat. nombre de charriots du pays qu'il fallait sans cesse renouet un troupeau. de la manière de vivre des soldats l'ordre avait été donné.

quelquefois allaient giments. que les divisions . de l'eau. à cause des bestiaux qui et surtout la rapidité des marmais la longueur. Quant aux chefs. (1812) quaient vivres. campagne. chacun d'eux. de son intelligence s'était plus ou moins emparé de la maraude. et « Car ce n'était que par des excursions sur ses flancs au traversd'un paysinconnu. suivant meté. il est vrai. restés au- sur la de ce qu'ils trouvaient aigles vivaient c'étaient des graines de route militaire le plus souvent. commandés rarement par diviet le plus souvent et s'enfonçaient les soldats par rédans la et de sa ferle degré de son zèle. de ces animaux la chaleur et la alors. attirail porter mière. établis. prompte s'était plié aux usages et à toutes les difficultés des lieux génie des soldats avait admirablement tiré le meilleur du pays. comme avant Smolensk. sions. suivirent fit perdre beaucoup les suffoquaient.272 RÉVOLUTION FRANÇAISE. et faisaient qu'ils écrasaient seigle nouveau viande manqua moins que le pain. « En attendant tour de leurs par brigades à la découverte leurs détachements. ils rencontraient quand. plus marcher. avec une telle fureur. des faibles ressources possible comme les ordres généraux supposaient toujours des distributions régulières qui ne se faisaient jamais. poussière ches. mais ici le défaut la nécessité de tout traîner avec soi. que ils. qu'on pouvait se procurer quelChaque soir. La bouillir. était une seconde indispensable armée de cet pour à la preon le parti « Dans cette organisation et faite en marchant. la marche arrêtée et les bivouacs ques vivres. excusaient dans il fallait. s'y précipitaient si ims'en remplissaient d'autres beaucoup s'y noyèrent et ne pouvaient modérément. des détachements. qu'ils enflaient « On remarqua. ou pour ainsi conduire ce qui dire. les rangs.

pesait trente-trois biscuits de placés quatre et dans le fond. sinon par des moulins moulin qui suivaient T. quante-huit quatre sa giberne trois pierres à feu. les yeux. « Dans seize toile. un sac de de dix livres de farine. presque fatigués d'un désordre « Chacun de ces sacs.du premier chements. « Quand le sac de farine grain était vide. les régiments ou qu'on trouvait dans vil- . tourne-vis. ses bretelles sac entier ainsi composé. « Chaque soldat portait encore en bandoulière un deux pains. sac de Ainsi. les deux chacun côtés étaient de rechange. peau vivaient universel. sa banderolle et son fusil. pour jours de biscuit. était rempli long et étroit. avec une moindre armée. qui eussent été si commodes transports. onces au-dessous. toile contenant avec son sabre. et dans une guerre plus régulière. 1-- 373 Até- corps restaient les plus nombreuses leurs déta- plus disciplinés de mal aux habitants. chacun de trois livres. contenait deux chemises deux paires de souliers talon avec des clous et des semelles et des de toile. et avait pour quatre jours de pain. de la charpie. un panustensiles de quelques et soixante propreté. demi-guêtres une bande à pansement. bras les lit et qu'on faisait trouvait qu'on s'il s'en rencontrait. rapportaient plus et faisaient Ceux qui étaient restés au dra- dont la bonne tenue reposait de leurs sacs. pris sur les lieux dans un autre pays. attachée par-dessus. moins (1812) -1-- empire. il était chargé de cin- coups « Derrière livres. cartouches. lui. des voitures traînaient encore pour six mais on ne pouvait guère compter sur ces jours de vivres. et soixante à tirer. Le et la capote roulée et livres douze onces. son garnie. réduit au strict nécessaire quant aux vêtements. pour sept jours de farine. on l'emplissait de moudre au premier à.

que des chants de ^reconnaissance veuille to'oa Français. paroles l'on ment l air. le désert entre richesses. on ment onv ment Nos grands hommes traitent la Russie partout. d'avance. habitations. tes. marche . un enfant comme mais il y a de la crédulité à nous croire » si civédules. seize hommes et douze heures dans pour moudre. de tant de provinces était l'effet d'un plan général adopté « Quand nos villes brûlent. corps renfermaient tout s'y confectionnait que vivres et vêtements. Ainsi. échappées pour reconnaître Ainsi. ou en marchant. Oientten et des nous rapports faire remercier dans Il semble triomphants. que le gouvernement et s'efforçait de faire croire que la perte priait nos succès. C'est là que. peu du premier des ouvriers de toute espèce. sacrifiaient tout pour retarder routes. Dieu de la victoire des par terre. Napoléon y séjourna et le parti qu'il en pouvait tirer. la grande armée traversa les vastes les Russes plaines de de sorte « Dans l'avant-garde mais pendant repoussa la nuit. jusque dans ils se retirèrent en y metet on au trouva dans la pillage des Russes. lagcs fallait ce pays. Wiasma cette tant ville le feu. notre villes. la faim. les Russes ils mettaient récolponts. le feu.274 > RÉVOLUTION V FRANÇAISE. (1812) car ces peuples n'en connaissent Il guère d'autres. nous disaient-elles. sa nouvelle conquête On parvint ville quelques ressources à l'éteindre. d'eux pour un jour. par des lettres il apprit russe s'approinterceptées. chaque maison ayant un four. on ment et par écrit. C'étaient des colonies à la fois cis'y réparait » vilisées et nomades. à cent i trente hommes. on au ciel et à la terre. n'entendons ici que le son des cloches. magasins.. Le 28. ils manles boulangers car les régiments quèrent abondaient. chacun le grain nécessaire.

e n'était s'était l'ennemi troupes. à superstitieuses. elle continua demain. guerre.. heures de l'après-midi. inceninaction Valeutina. larmée ner du repos à ses troupes. larme© s'était qu'habile générappela» SwWarow. deux kowa. masses sa droite par et couverte du côté '>ous Barclay. le lenelle campa ce jour-là près du village de Gridewna. française sur trois colonnes marchant toujours mit en mouvement. Cependant. Russie avecune et sa nomination joie universelle. fallait soutenir. tenu refusant deux jours la bataille à Smolensk après avoir échappé qui lui et mis à 1 en l'abandonnant de Junot. plus adroit courtisan la nation entière. eux et nous. forte de cent trente mille hommes. une guerre pas seulement et religieuse nationale encore une guerre c'était qu'il nous nos opéSmolensk. Kutusow. était parvenu parti formidable. en flattant ral. vrer bataille. à deux sa marche au point du jour. par ce choix. avait été accueillie en était arrivé Napoléon parti le 30 de Wiasma. Cher au clergé par ses pratiques la vieille noblesse moscovite qui par un air de nationalité camp des Russes qui la déshonorait. la Kalogha àBorodino. dans le tout avait changé Dans l'intervalle. 275 de rois. Après avoir le fetr à cette ville retiré.il 812) EMPIRE. de la Mossa gauche . depuis l'empese faire un reur jusqu au simple soldat. était offerte. Depuis Wilna jusqu'à marche été qu'une n'avaient rations militaires coupée par Harcelé de sanglants combats par nos d'arrière-garde. se reLe 4. Il s'y arrêta deux jours pour donà Gjatz le 1er septembre. de cette retraite indignée par Kutuet Barclay avait été remplacé nationaliser la Alexandre sow ayant voulu. geâeeà linconcevable il s'arrêta enfin sur dié Wiasma et Gjatz en les traversant. en était partagée Celle-ci. un grand retranchement. elle arriva en vue de 1 armée russe. résolu d'y lien avant de Moskow.

malgré les efforts des Russes pour la reprendre. s'élevait une redoute arformidable.276 RfivoLUTicm française. le feu cessa. l'armée russe il la vit se déployant sur un vaste demi-cercle de deux lieues de développement. plus les par un où il demanda » répartit le colonel . lever. Devant la gauche. russes. sur un mamelon situé entre le village Bagration. sans différer de l'enCette de . Sa droite bordait la Kason embouchure sur la Moskowa jusqu'à depuis et était appuyée Borodino. troisième bataillon Napoléon « JI est passa dans ce régiment la redoute. infanterie. couposition de bataille des Russes. et parcourut. défendait soutenue revue. Sa gauche. mée de canons en arrière et sur ses flancs on apercevait de fortes colonnes artillerie et cavalerie. la vieille route de qui couvre Smolensk à Moskow. la Moskowa depuis jusqu'à logha la vieille route de Moskow. à la tête des 57e et 61e régiments. On passa la journée du 6 à se reconnaître. de la ligne ordonna reconnue. (1812) sous de la gauche petite rivière qui coule dans un ravin et qui va Kalogha. était son je lendemain. A quatre heures. formant vrait plus de quinze le centre gauche l'ayant mille hommes. entre les deux Napoléon s'avança de hauteur en hauteur. tout sanglant et mutilé1. plus accessible enlevée la veille n'en que laredoute était adossée à un grand bois. se jeter dans la Moskowa. approches. s'y maintint ils furent chassés du bois et meurtrier. qui. Aux premières lueurs du crépuscule. à quelque distance de Moskow. tout le front de lignes. en mis en fuite.Schwardino et le bois sur les hauteurs de la rive Napoléon. melon où était la redoute. le général Coml'attaque commença se porta sur le mapans. depuis Quand. à deux mamelons fortement retranchés et armés de batteries. Après un combat par A sept heures du soir. elle fut enlevée d'un seul élan et à la baïonnette le 61e.

Poniatowski de Smolensk à Moskow. que devait attaquer le maréchal De son côté. sur par une attaque attirer l'attention des ennemis sur leur centre et afin 1° de favoriser faire dans le mouvement la direction devait que le de la vieille disposa son armée en elle comptait cent vingt mille hommes. perturbateur 1 Gourgaud. il parla à ses soldats du ciel. l'un Deux 1 couronné autres d'une mamelons EMPIRE. qu'il aux disait s'être miracu- Serge. ce tyrannique du monde. en seconde ligne Murat et Junot et en réserve la garde. dégarnir pour aile gauche. Sa reconnaissance bataille sa ligne jusqu'au protégeaient avait détruit que l'ennemi et d'infanterie et village couvrir son y appuyer Eugène centre Davoust et Ney. élevant la voix. leur aile prince route la gauche ennemie. redoute armés de vingt-un de redoutes. à Smolensk. faite. de Semenofskoï. de cette image sacrée de leurs objet de leur vénération sanctuaires souillés de sang. s'avançant la vieille route de Smolensk. Il plaça à gauche. à cent grand pour armée 277 capas de l'autre. de saint leusement de toutes 2° d'empêcher l'ennemi de renforcer l'extrémité de son Davoust » il ne négligea de ses soldats. devait tourner le bois sur lequel s'appuyait de la bataille. et surtout l'image évêque moscovite. sur Poniatowski. devant le front de son armée sous les signes révérés de la religion. A droite. de leurs autels renversés « par ce despote universel. les pompes et militaires. le plateau d'artillerie centre. Borodino. mains sacrilèges soustraite. « D'après l'ordre général le prince Eugène devait. toute sa droite." des Puis. . Napoléon droite. devant sur la Kalogha.(1812) mamelon nons. au Borodino. Kutusow fit ses dispositions rien pour exalter le courage et le fanatisme Entouré promener les armes. il fit religieuses par ses popes. Français.

jùsqu'aux dres soldats. retour Déque vous avez tant désirée elle nous est nécessaire. à Smolensk. de fanatiser leur courage. . aux intempéries donc pas. fidélité sur le sol de votre » de votre riers. Kutusow Napoléon leur dit-il. Tous. dans la patrie Conduisezvous comme à Witepsk. Soldats sumées fants. (18121 ce vermisseau. les bénédictions de leurs les exhortations prêtres. votre protection songez à votre empeet demain. solennel. achevèrent. tracez sûr que mes yeux expirants verraient la victoire. la victoire elle nous donnera et un prompt à Austerlitz. cet archi-rebelle du Seigneur. patrie les caractères de l'agresseur de votre foi et et de ses guerde la vraie arche qui exposait la sainte image. ajouta-t-il. et que la votre Il était conduite à cette à Friedland. dépend de vous de bons quartiers d'hiver. et qu'il ne combatte pas son Michel. l'abondance. Ne craignez tions des hommes. la plus reculée cite avec orgueil postérité dans cette journée que l'on dise de vous » grande bataille sous les murs de Moskow. leurs officiers. avant le coucher du soleil. avec l'épée de l'archange propre ennemi « C'est dans cette croyance et que je vais combattre et c'est dans cette croyance vaincre que je combattrais clier en avant mourrais. aux profana- qui réclament à vos seigneurs. dit Ségur. pensez au sacrifice de vos cités conà vos enpar les flammes 'pensez à vos femmes. représentée par des saisons. je vous le dis. que ce Dieu qu'il a insulté ne veuille point être avec vous 'qu'il ne veuille point placer son boude vos rangs.278 RÉVOLUTION PRANÇAISB. se crurent dévoués par Dieu lui-même fense du ciel et de leur sol sacré. reur. sormais d'invoquer ne s'adressa qu'à yoilà la bataille venait » le fanatisme la raison moinà la dé- de ses soldats « Soldats 1 des siens. avec le sang « Ce spectacle ce discours.

de nouveau: les dégage Murat. heure la défaite entière Cependant. 279 Napoléon passa des ou à prescrire à cheval centrale bataille. qu'ils s'y jetèrent même pas aux Russes le temps de retirer leurs canons. droite. se fit entendre. L'armée coup de canon. de jeta un moment reparaissant pour reprendre trouble réfugie élevant ranime sions redoutes à un autre opiniâtres parmi dansla les Français. le reste ''1. A peine échappé à ce péril. à l'ennemi ses redoutes et les enlève maintenir. . Vainement fendre à mort. il était _1 -. position et en avant de la redoute conquise de la tous les évènements suivre d'où il pouvait et demie. de la nuit à recevoir 1 Au point dispositions. droite. Mura:t court il se précipite sur l'ennemi. Se voyant enveloppé. cent vingt A ce signal. il appelle tous les siens et les et agitant Mais déjà Ney a reformé ses divipar son exemple.(181-2) EMPIRE. del'autre son panache. par des charges les lignes les et réitérées. un instant. dans accourut avec des renforts pour les déBagration furent impuissantes. sa position. et. et arrache à l'ennemi. il restait de droite le général Morand y marche de tous côtés. et. il ne peut s'y attaqué fit Alors Kutusow mais. commencèrent feu. il renverse russes leur et termine centre. accepta parti de la-batterie Au même de notre bouches l'action. A cinq heures la veille il avait plu. le 5. « C'est française le soleil se leva sans nuages » dit le soleil d'Austerlitz! l'augure. Murat se redoute. à des rapports du jour.1. l'Empereur. avant une les rejette sur pousse. de leur aile gauche.. quand Déjà il était sur les hauteurs. placées à notre extrême Davoust ils les redoutes de Semenofskoï et Ney attaquèrent ne laissèrent avec tant d'impétuosité. et lui-même blessé ses attaques Alors Murat s'élança avec la rapidité de 1 âdtoL la plaine que l'attaque de Ney et de Davoust ^HÉ| l'ennenm^^ d'ouvrir. il s'élance. combattant d'une main.

de nouveaux « On ne put poursuivre leurs débris et derrière eux des redoutes armées. elle remportée ne la finit pas. victoire fut emparent. Tout cède l'ennemi est partout Pendant ce temps.ordonné I quatre volcan cuirassiers leur s'en résiste. devant nos rangs avec opiniâtreté sont sans cesse ramenés au combat ils viennent avaient mourir sans par cesse leurs vaincus. les Russes se battirent »On les voyait se pelotonner pour leur retraite. et droite. généraux qu'eux-mêmes ravins. quand les de Gaulincourt culbutent tout ce qui arrivent. briser s'avance En vain contre Kutusow lance ligne d'airain. entrent par la gorge mais elle devient heures quand si elle décida dans la redoute le tombeau cette sanglante. leurs atils et au pied de ces ouvrages élevés. n'avait pu s'y maintenir de nouveau et de la reprendre. repoussé sur notre Barclay était aux prises avec le prince Celui-ci. elle vient son infanterie se sées par notre artillerie. Alors Napoléon avec sa cavalerie devant cette et écrafoudroyées ordonne à Murat de en pivotant sur son masse redoutable. de reprendre pivoté SemeDéjà il menace mais le général Friand nofskoï s'y porte avec son infanterie son mouvequatre-vingts pièces de canon soutiennent ment. sur lequel avait effort notre droite. les Français luttaient sur le penchant et sous cette pluie de fer et de plomb. de leur général. faire une grande charge aile gauche. ses masses épaisses tombent cette sa cavalerie A son tour.280 avancer toutes RÉVOLUTION FRANÇAISE. de Borodino et de la Eugène. Ils s'y protégeaient défendirent avec rage jusqu'à à . heures. après s'être emparé mais Napoléon lui grande redoute. et jusqu'à la garde russe. pour un dernier il attaque notre centre. taques et leur retraite. Il était quatre dernière du sort de la bataille mais. Après s'être battus pour la victoire. (1812) ses réserves. d'attaquer «.

Kutusow armée se retira victorieuse.U812) la nuit. sur Moskow. leur magasin. On assure même lieues de sa capitale. de plus Depuis longtemps. la perte ne s'éleva pas à moins de vingt mille hommes hors de combat. mieux corps se contenter d'élite d'une demi-victoire. si vous voulez faire mieux. 28i ainsi la grande route de Moskow. à cinq et avec une armée d'étrangers d'autre lien que qui n'avaient il ne voulut pas s'exposer il aima sa fortune à un revers. Notre artillerie sanglante. manquèrent pas. en finir les excitations il y Naavec ne lui de quatre-vingt-douze aurait pu. pourà De la Moskowa. leur refuge'. enfin sur la Moskowa. canons. Armezje. des fourches qu'une gerbe à trois dents de blé. suivi mettre par la grande quelque ordre Il était parvenu Arrivé. mille donner que cents coups de canon. celui-ci avait fait afficher la veille cette étrange proclamation « Dans deux ou trois jours. le signal. sous les murs de cette ville. dans sa retraite. le 13 septembre. Déjà. Du côté des Français. lier. prenez pas plus lourd 1 Ségur. sainte. laissant sur le Ils se retirèrent mille hommes de bataille blessés tués. et se conserver ce qui était comme une place de guerre à l'abrite se raldans un moment de péril. pouvait laquelle. couvrant impire. le Français n'est . et. en faisant russe. l'armée. la garde. Telle ne s'en tira près poléon l'armée fut cette était pas mémorable livré bataille. il fit dire au gouverneur Rosqu'il était prêt à la défendre jusqu'à la dernière topchin goutte de son sang. leur ville » leur dépôt.donnerai vous bien de haches et de piques. cinquante champ ou pris et soixante parmi lesquels trente-cinq généraux. D'ailleurs il s'attendait à une autre bataille sous les murs de Moskow. Mais.

Il écrivit à son souverain d'être forcé d'abandonner Moskow. "L. cultes plusieurs et rocailleux. Par son ordre. les cachots s'ouvrirent. justement nommée par ses poètes Moskow aux coupoles dorées. ià est Moskow et » Alors Rostopchin dévoua aux l'empire au pillage et à la dévastation cette antique cité des fffinmes. et. czars. des mesures pour et nous leur fe- « Demain pour prendre. a Cette capitale. dans la ville. les et appela les dispersa joie barbare.leprinceKutusow. et leurs dépendances. l'une. à l'approche des Français. était un vaste et bizarre assemblage de deux cent châteaux de quatre-vingt-quinze avec leurs jardins et de quinze cents églises.A_~Ji. délivrés leur donna il les rassembla. ses instructions.ZN lv. Ces palais entremêlés de jolies maisons de étaient inégal sur plusieurs disposés ils se groupaient autour ivres de vin et d'une et leurs parcs brique bois et même de chaumières. que partout le peuple est l'ame là où est le peuple russe. sans combat. exterminer nos ennemis. un vaste bazar.L_ j'irai voir les blessés à l'hôpital Sainte-Catherine j'y ferai dire une messe et bénir l'eau pour leur prompte Pour moi. plusieurs églises et des espaces inl'autre. A. avec conjointement au diable ces hôtes. "'––: RÉVOLUTION 1_~ l. et triangulaire. » ensuiteauprèsdeS. la nuit. enpendant traînant avec « qu il venait du peuple qui d'un tout empire. « Nous renverrons rons rendre lame. dont la vaste et double demi-lieue de pourtour. lui. lieues d'une carrées forteresse d'une d'un terrain élevée enceinte. cette capitale._1 tt_ (1812) n_. Kutusow abanCependant. je me porte bien guérison. donna. mais maintenant « Je me rendrai je vois très-bien des deux. tous les criminels qu'ils renfermaient enfants de la Russie. palais. mais vide en est la vie. ville de mar- . renfermait encore. que de Russie. lui la population. j'avais mal à un oeil.1_1_ FRANÇAISE.

victorieuse. des ce sont toujours nous a trompés Saint-Pétersbourg de disputer nos soldats essayèrent » Vainement Scythes! cinq ville aux flammes qui la dévoraient cette malheureuse russe n'existait de l'empire capitale jours après. templait. c'était l'Asie et sa relide ce peuple l'histoire rappelaient et enfin le croisensuite vaincue. ils de la ville. . plus! Napoléon. il conde feu. triste et rêveur. il était loin de songer aux désastres conquête. pris possession Déjà nos soldats avaient des vers minuit. le croissant. avec mine Moskow. •81 où les richesses chands. ne fut plus qu'un presqu'entièrement De ses fenêtres. exécutés! d'être venaient de Rostopchin océan bàtie en bois. transportés et étincelantes dorées en » et ils y entrèrent « Moskow Moskow s'écrièrent alla prendre séjour au chantant la Marseillaise. Ségnr. nos soldats virent cette immense ses coupoles ses palais. les églises. puis. ils au soleil. des quatre parties du monde bril- ces palais. ses jardins. laient réunies. gion.(1812) ]i~1PIRF. dit-il. sa ches grecs. de joie. ses clochers. d'un fer poli et coloré tous couverts clochers et de plusieurs d'une terrasse surmontée minaient étaient chacune que terla croix. antique demeure Pierre Ier. d'abord dominé par la croix du Christ '» » sant de Mahomet du Salut. l'ancienne à en sortir qu'à ne parvint avec sa garde. Quel réveil pour Napoléon! « Voilà cet effroyable spectacle. qui dode la montagne des hauteurs Quand. Napoléon des czars et des anciens patriarKremlin. et jusqu'aux boutiques. ses églises. « Ces édifices. au repos. se livraient quand les ordres les directions dans toutes flammes s'élevèrent Bientôt la ville. tout-à-coup. ville. enfin des globes d'or. A la vue du trône et de l'image de de Charles XII. de La civilisation ils font la guerre! comme donc.

pendant un mois. Un moment. hommes et quelques quelques femmes russes errants çà et là dans ces décombres. il ne s'occupa plus. et. ville. Puis. retentissait du bruit des de l'éclat des fêtes et des festins. des pans de muraille ou des piliers à demi écroulés. magnifiques ses richesses. il leur fit ouvrir des lieux habitants. Déjà son était tracé plan de campagne mais ses généraux le détournèrent de cette entreprise. ressources quelques dans la et y rappela une partie des y rétablit l'ordre. impérial il eut la pensée de marcher sur Saint-Pétersbourg. (1812) travers la fumée et les ruines. maisons Quelques restées éparses. et l'engagèrent à rester à Moskow.28* RÉVOLUTION FRANÇAISE. céda et fit des propositions Napoléon de Il rentra au Kremlin. et semblait montrer avec orgueil ses seigneurs si fiers de leurs antiques et de leurs vastes privilèges possessions ses marchands. de distance en distance. qui. qu'à laisser reposer son armée et à la mettre en état de commencer sa retraite. dont le costume le luxe et la rappelait forme asiatiques son peuple avec ses costumes ses grecs ses jardins palais. de Pétrowski. équipages. paix à Alexandre. Du Kremlin. debout au milieu des ruines. il recevait ses dépêches et rendait des décrets. il travaillait à l'expédition des affaires administratives chaque jour. qu'on était parvenu à sauver des flammes. Il se retira à une lieue de au château Moskow. son empire dans les intervalles de temps que lui laissaient les revues et les soins de la guerre. et à y négocier. Cependant. voilà ce qu'il retrouva de cette grande cité. ses vastes bazars. et aux églises que les flammes avaient respectés. comme des il gouvernait Tuileries. des d'asyle et distribuer vivres et de l'argent sa sollicitude s'étendit aux également blessés aux établissements russes. Napoléon il restait encore . des monceaux de cendres. la veille encore.

« Que Moskow soit sa prison. en suivant la Palkra. se glissant même dans nos demeures et jusque dans le Kremlin. resta dix jours dans l'inacle résultat des négociations tion. approchait. Bientôt. Moskow » Kutusow il avait à la famine. « les uns en armes. leur peignit le danger parla à ses troupes. à continuer la guerre. puissante. réglement A la faveur du désordre produit de Moskow. au lieu de continuer à le poursuivre. nous encourage de donc. son tombeau de Napoléon et celui de sa . les autres en observation sur le sommet des clochers ou dans nos camps. sur la route de Kalogha. « Qu'importe.(1812) EMPIRE. Kutusow. au sud-ouest de Moskow. écrivait-il à Alexandre. environné pour d'armées qui l'arrêtent et dra fuir à travers Reculerons-nous ses regards Alors. Pendant C'est ainsi il se décida Russie. de la Comédie-Française. que l'ennemi soit dans Moskow. par l'incendie à notre insu. t ne daigna même pas répondre aux ouvertures de le plus puissant allié de la Voyant que l'hiver. Kutusow son armée. attendant pour la paix. ce temps. il lui fauéchapper les rangs serrés de nos soldats intrépides. et pas un Russe n'est à ses pieds. S83 sur les ruines de Moskow. ses renforçait recrues arrivaient de toutes parts. Cependant nos forces s'accroissent et l'entourent. disait-il dans ses proclamations. » Dominé Alexandre Napoléon. d'un qu'il s'occupa. Il menaçait de là nos communications avec il fut repoussé à Winkowno Mojaïsk par Murat. il est au sein du désert il est au centre de la Russie. par le parti qui avait tué son père et brûlé Moskow. quand l'Europe résolut cent de prendre soixante-et-dix l'offensive mille devant Il hommes. tous les paysans étaient sur pied. s'était porté de la route de Kolomna. Il est au milieu d'une population l'attendent. qui.

Eugène . il s était préparé Pendant Smolensk. la marche Ainsi. premières ges. aux à Wilna. fait son artillerie. donne à son armée l'ordre de Napoléon et malheur « Marchons sur Kalogha dit-il. Il était nuit il fallait à des forces triples. nombreux nei- sur Smolensk. retardait malades. mandait l'armée affaire la route trouva Eugène. nombre de char- de des femmes. marplus de six encore cet » A et l'artillerie se traînaient plutôt qu'elles ne mar- terrible de guerriers appareil leur suite venaient pêle-mêle riots et d'équipages chargés butin des « rappelaient du monde. » à Winkowno. Arrivée ce qui donna notre aux Russes le temps de de trophées et de des enfants. et renforcé son armée. russes. passage de la Narew. etc. Après avoir il sortit de Moskow avec quatre-vingt fait sauter le Kremlin. l'infanterie était bien refaite. ordonna que combarrée par Bien qu'il eût l'attaque. reil avait réorganisé à la retraite ses munitions. de Kalogha avancer. mille leurs combattants armes. vainqueurs un grand vivres. sur mon passage » Son projet se trouveront les frontières de Pologne par Kalogha et était de regagner son séjour à Moskow. russe. et deux mille caissons. paysans attirail qui embarrassait. Prenons et le battit la France en Russie. nous prévenir. disposé des masaugmenté ses d'approvisionnements le rétablissement protégé blessés et malades à Smolensk. avant-garde. (1812J grande armée! s'écria-t-ii. Néanmoins chant cents canons ces quatre-vingt à la tète avec leurs sacs. la retraite de ses Déjà. mais la camille combattants valerie chaient.^gg RÉVOLUTION FRANÇAISE. des à Malo-Jaroslawetz. il en avait fait partir la plus grande partie. ou à Witepsk. A son tour il surprit Murat A cette mouvement.. à ceux qui nouvelle. immense tout un jour fut sacrifié au de l'armée.

tait. fermée. nourricière. seulement les restes de sa cavalerie et celle de la garde. Notre route de Kalogha Dans cette extrémité. raux. voust proposa de se retirer larmée irait-elle se traîner sans guides et incertaine sur une route inconnue. qu'il était temps de ne » Alors Daplus songer qu'à sauver les restes de l'armée. renverser tout. grasse. fuir dangereux. à portée de Kutusow. le chemin le plus court.» Napo« que c était assez de témérité. « C'épar Medyn et Smolensk un sol fertile. Smolensk était était avant-garde n'en resta pas moins victorieuse. î Medyn ou Mojaïsk ? Telle était la question à résoudre. pour l'avis de Murat. après un dernier Eugène ils parvinrent à forcer lui-même avec sa réserve. et rouvrir à l'armée la route de Kalogha. Le premier. des Russes. au moment même où Kutusow. à la retraite. et il va s'enfoncer dans leurs forêts. observa Murat. offrant son flanc à tous les coups de l'ennemi ? Quand. pas mieux choisir cette voie où des où tout nous est connu? » Napoléon sur Mojaïsk se décida vivres nous attendent. Murat se lève et dit « que s'arrêter est impossible. de villages en un couverte encore debout.(1812) Bâtie sur un empire ressauts Français 287 à de penchant rapide entrecoupé pic. Y marcherait-on ses géné- par Kalogha. poléon lui observa qu'on n'avait que trop fait pour la gloire. » – « Pourquoi. derrière et nous. et cette attitude Qu'importe menaçante leurs bois impénétrables lui donne Qu'on ? il les méprise. où le prince enfin. dans leurs bataillons. avec s'engagea les Russes mais la Napoléon tint conseil le but. sept fois la ville fut prise et reprise par les effort. intacte. une route vierge. et il se dirigea ébranlé par le . qu'il faut donc poursuivre. mot. disait-il. elle allait décider du sort de I armée. Borowsk Véréia nous conduisent ne vaut-il sans danger à Mojaïsk.

l'espoir d'arriver soutenu tous les courages. levé. avaient le ciel se voila notre armée cial s'étant la neige tomba par flocons. Quelques Le soldat ne voit plus son chemin. Napoléon Davoust enfin. se retirait. manqua de cette témérité occasions. marCependant. traversa la Kalogha et le champ de bataille de la Moskowa. elle atteignit y avait laissés de Gjatz elle regagna Wiasma en deux marches. Après s'être fait jour à travers quarante mille Russes. Napoléon. Bientôt la terre disparaît arbres seuls. à deux lieues de Wiasma.Jaroslawetz. à la hâte et en désordre. il marche et s'engouffre dans les profondeurs sous ses pas. temps lant. que la neige dérobe . un soleil brilbientôt à Smoheureux. s'arrêta à la de Kolotzkoi les malades grande abbaye pour y reprendre et les blessés qu'elle le soir. au-delà de Kalogha au moment enfin où. la poussa sous les pieds à leurs regards. qu'elle trouva encore couvert de cadavres. chant sur quatre colonnes et la garde en avant. dans cette circonstance.' Tout-à-coup. (1812) choc de Malo. trouvèrent la route coupée par l'ennemi. sage de nos soldats. Gjatz et Davoust. Elle revit Mojaïsk le 28. le plus grand effort étant fait. il n'y avait cette armée qui fuyait plus qu'à marcher pour disperser (26 octobre). et forma l'arrière-garde. Telle fut la principale cause des désastres de la retraite. qui l'avait si bien inspiré dans tant d'autres la grande armée continuait sa retraite.288 KiroLUTiON frahçaisk. ils poursuivirent leur marche. chargés de frimas. et Napoléon y laissa Ney pour attendre Eugène se porta sur Smolensk. Ney et Eugène. Ces derniers. le Jusque-là. de sombres et froides vapeurs enveloppèrent et un vent et devant glale vi- lensk. s'en détachent. semblait des combats avoir favorisé notre retraite. Ney releva Davoust On était au commencement de novembre. et redoutant une seconde bataille. le 6.

qui couvrait où trouver un abri contre l'àpreté de seoir. succombant à la fatigue. ceux que la mort n'était pas venue surprenla nuit. Bourgeois. la bise. les soldats jetaient leurs armes. Cavalerie. Nos jeter dans un lac nos dépouilles à charge on ne songeait nous étaient qu'à se Plus d'ordre. et s'enle repas.(1812) empirp. dormait. farine plus ou moins grossière mite une faisait le vodans de la et on Sur cette ce mélange de bouillie épaissir jusqu'à consistance avec du sel. quelques racines pour se nourrir et du bois sec pour neige du feu ? Cependant. où s'arrêter. On délayait ensuite cette eau. pêle-mêle. généraux. on cherchait dispersait des bivouacs. où se reposer. on s'arà s'établir mais la tempête rêtait. ou plutôt 19 les rangs. parce que la glace couvrait se procurer toutes les sources et tous les marais. au brouet noir des Spartiates se plaçait autour » ou trois y jetait deux de la poudre. et dre pendant spontanément leur mouvement. soldats. reprenaient Il fallut trophées sauver. levaient leur bivouac. en lui donnant le goût lui ôtaient son extrême fadeur. qui était noire et bourbeuse. raître était de Moskow. et la teignaient foncé qui la faisait ressembler beaucoup. Relation . officiers. instrument militaire A la pointe du jour. on ensuite. 289 où s'astout. d'un noir sa couleur. chacun souvent pour ne plus se réveiller. sans qu'aucun donnât le signal. artillerie. une portion dont on était pourvu. pour cartouches. à son défaut. ou. les premiers Parvenait-on à les alluapprêts allumer « comme il était impossible mer ? on préparait le repas de de l'eau. de René y. on faisait fondre dans une marsuffisante de neige pour produire quantité lume d'eau dont on avait besoin. Après du feu. on l'assaisonnait qui. plus de discipline marchaient tous confondus le malheur avait fait dispatout infanterie.

bulletin. n'avaient la facher- le vent. à travers des déserts « On se précipitait dans les maisons. » après en avoir expulsé les premiers les traces occude cette au milieu pants'. on y mettait le feu pour en faire sortir ceux qui s'y trouvaient c'est des officiers-généraux surtout ce qui arrivait s'en quand étaient emparés. de combats. trains qui voyait sur les chemins calamité l'armée chercha à qui frappait française. (1812) elles tombaient d'elles-mêmes « avaient sur leurs de leurs uns Quelques plie de farine. sur lesquels étaient de chargés l'attirail la cuisine et les chétives provisions. pas même la nuit pour se reposer des feux ils erraient à l'aventure. « L'ennemi. cées. et les voitures harcelés Ainsi. les chassaient chant un asyle et du pain. donnaient tout nus sur la neige. et tous les bâtiments hangars qu'on rencontrait. par son cou- Vingt-neuvième . « Nous cheminions abandonnés à nouspéniblement. 2. Chaque jour voyait augmenter le nombre des isolés. pendu à leur côté. 1 Relation de Keni et périr ces braves à tant de périls. Il enveloppait toutes les colonnes par ses cosacomme les Arabes qui s'écartaient le jour. sur des routes à peine traet d'immenses forêts de sapins. « Très-souvent. Bourgeois. ques.290 EfiVOLUTIOK CRANÇAISE. » soldats les qui enlevaient. affreuse en profiter. après les avoir dépouillés. quand on ne pouvait y entrer. les granges. les mêmes. la neige. échappé à tant Un homme. nos malheureux dans les déserts. des neiges. une besace rem- bras de chevaux. s'éleva qui avaient en ces jours de calamité. ché avec ombres une épaules et portaient. et ne rencontrant le plus souvent les abanque des cosaques qui. un pot attad'autres traînaient corde par la bride des engourdis. mine.

la faim et la prise déjà même et saisissant se jetant au milieu d eux quand au feu qu'il recommence. de reculer précipitamment l'arrière-garde soutenu Wiasma. soldat. le nouvel saison. restent dans les rues. 261 rage à la hauteur Dans son héroïsme au salut mandait. nos le temps soldats de s'écouler trouvent vers et donna Smolensk. il combattit ainsi ^l'armée ville. de l'armée. encore que les forêts qu'ils viennent « Quelque dur qui) 1 à Smolensk. il coucha avant l'enle 13 de Smolensk à Krasnoï. le 7. obligé saillis par les Russes. plus froides un nouveau bivouac dans de trompeuses de quitter. Il partit ou du moins sur la Bérézina. Napoléon ne put s'arrêter dans une si cruelle en mouvement lui parût de se mettre il espérait état des choses le nécessitait. périssaient de France et d'Allemagne surtout les chevaux par milliers. point de bois. le 16. fatale arriver nemi. de nos dangers il les accepta Seul avec cet homme tout entiers Ney I et se dévoua c'est comqu'il notre retraite. ses soldats. Arrivés dans cette n'y point d'asyles point de quartiers d'hiver préparés. fusils. à Minsk.(1812) \AV~ ~J EMPIRE. il les ramène contint l'endix jours entiers. il se voyait ses canons. en peu de jours. un de leurs Redevenu nemi. de verglas. Après il avait. le thermomètre marqua coufurent les chemins de glace. Asderrière à qui le froid. Notre périrent plus de trente mille chevaux . sur les charles blessés les malades. au-dessous huit degrés verts train. fatigue arrachaient ils fuyaient. rettes qui les ont apportés. lâchaient leurs armes. depuis avoir sacrifié ses bagages. ~u ~n_. Les chevaux de cavalerie. et. le Dniéper. s'accrut subitement. Le froid. toutes les nuits. c'est grande route passant au travers d'un vain nom ruines. de mais non par centaines. qui avait commencé seize et dixdu 14 au 15 et au 16. la c'est toujours C'est encore. d'artillerie.

et déjà ils y touDe son côté. du de se joindre vers Borisow. (1812) cavalerie se trouva toute à pied notre artillerie et nos trans- ports se trouvaient truire une bonne de guerre « Cette sans attelage. 'Vingt-neuvième bulletin. Cette diffiqui éclairât culté. s'étaient efforcés passage chaient. virent une nouvelle différentes à gloire dans les difficultés surmonter 1. Tchichagow et tous deux. subitement jointe à un froid excessif rendit venu. d'Elnia. Il fallut abandonner et départie de nos pièces et de nos munitions et de bouche. et ne rêvèrent que malheurs et catastrophes ceux qu'elle a créés supérieurs à tout conservèrent leur gaieté et leurs manières et ordinaires. défaut de munitions nous s'était jeté sur Pototsk. l'autre s'élevant sud. il fallait marcher à une bataille. nous Ainsi. parurent ébranlés. était bien différente dès le sans cavalerie.$92 BÉYOLUTION FRANÇAISE. C'était le le plus difficile de notre retraite. sans cavalerie et liât les colonnes. l'un descendant du nord. vement toute l'offensive. nous ne pouvions à un pas nous éclairer nous ne pouvions pas risquer quart de lieue. de notre De toutes retraite parts. perdirent leur gaieté. Les hommes que la nature n'a pas assez fortement trempés de toutes les pour être au-dessus chances du sort et de la fortune. avait mis en mouelle avait repris où SaintCependant. une bataille et attendre de pied ferme. . sans artillerie. armée. pour ne pas être contraints que le de désirer il fallait empêchait occuper un certain espace pour ne pas être tournés. presque sans artillerie. leur bonne humeur. notre situation fâcheuse. si belle le 6. sans transports sans cavalerie. Wittgenstein Cyr ne put se maintenir sur Schwartzemberg. 14. Kutusow s'était emparé de la route et s'avançait de Wiasma sur Krasnoï. et cela. Cependant.» la nouvelle la Russie.

aller il n'y en On était trop le prince rejoindre . ne paraissait Eugène pas tion n'était Si l'on voulait du secours. Parti de Smolensk mille traîneurs. à son tour. Deux heures après. elle s'avance sous le feu des Russes mais. fortement. et de sa Après le passage de l'Empereur et s'établirent s'enhardirent. mille. de prendre pendant la posi- elle les tient en respect pour se défendre. quand il Eugène et qu'il son corps d'armée. léon. au-devant répond qu'en se précipitant de^es au combat ou pour périr avec les amener faible troupe qu'il vient de laisser s'organise. A deux lieues de Krasnoï. garde. sa ferme contenance que par ses canons. pas tenable. les Russes aunombrede vingt-cinq de Napoléon. soldats de la grande route. sans grades. la plupart sans armes. s'aperçut qu'il avait devancé de tous n'avait près de lui qu'environ quinze cents hommes sans organisation. il il les envoya éteindre. pour Alors la clame un chef et se partage en pelotons puis. Sommé de se rendre. importuns. séparant voust et Ney. 293 au travers de toute l'armée jour la colonne impériale découvrit route. il n'y ordre. DaEugène de douze six mille suivis voulut passer à son tour. loin de Krasnoï. sans chefs. comme ils devenaient passa au travers des feux ennemis. Alors Sept à la coimposa une rangée de cosaques huit tirailleurs suffirent lonne s'avança en bon à l'ennemi. position une heure. On se décida Eugène. avoir à nous faire empire. Cependant. avait il fallait pas à attendre. Napoqui n'osa l'attaquer de sa vieille garde.(1812) allions russe. divisions elles. au milieu des grenadiers et. atteignit Krasnoï. obligée elle se proun contre dix. en travers pour ordre de la grande percer ce rideau. de toutes nations. par avec au travers ce mouvement. l'aller pour chercher.

terrible. Mais la attaque nocturne. crie le long de l'armée russe d'un regard ou d'un cri brillante En même d'un nuage temps. tombe héroïque qui alla re- Eugène. bordent les Russes. et cependant ne désespérant par le nombre. de tant* de combats. Déjà. sortant d'alarme. s'avançait que les On essaya de percer. nons ennemis. Napoléon. le temps de le rejoindre pour donner à ce prince à Cherkowa et à Maliewo. il s'en écarte. se tut. court troubler « Ne vois-tu à ce Russe.294 RÉVOLUTION FRANÇAISE. et le bruit de leurs pas quand tout pour eux dépendait la lune. restes haleine Dans l'instant avec ses divisions. sans se lui dit-il à voix basse. s'avançant farouche russes colonne joindre Russes Accablé toujours. des deux côtés de la route que Vainement. arrêtaient Eugène par ses feux. on leur cric de se rendre nos soldats. tout-à-coup épais. . et pas que nous sommes du corps d'Ouwaroff. » Alors tous tes feux à bout blessée portant. depuis une heure. il y eut un moment quand ces hommes. leurs leur mouvements. « que nous allons en expédition secrète ? Le Russe. Klisky. en retenant leur le plus critique. tint bon jusqu'à la nuit. la colonne se serra en une seule masse. par une le mouvement de l'armée russe. Alors l'ennemi trompant se jette entre la route et le Dniéavec ses divisions. avait arrêté. et se au travers de dix mille fusils et caprécipita. à s'échapper per. s'écoulaient. Mais perdus! parlant malheureux! lui dans et leur demande qui un Polonais. ou morte et la moitié le reste de la éclatent à la fois. Eugène arriva enfin à Krasnoï. « Au milieu dit Ségur. et parvient de cette marche hasardeuse. ils sont. vint éclairer 'voix russe éclate. sa langue. une Ils se crurent et. point. (1812) Aussitôt. « Tais-toi. trompé. » Après deux heures de marche. tête baissée. et la pointe « que par un silence ne leur répondent de leurs armes. d'arrêter.

A joie de revoir son fils adoptif fut troublée par l'inquiétude sur le sort de Davoust et de Ney.rI_f t. et le dévora. de la part de Davoust. il se jeta sur un pain qu'un de ses compagnons milieu mes lui offrit. le 17.1. couverte de toutes parts l'ennemi débordait Lyadi pour se résoudre un moment en leur désespoir à Orcha. quantité Il se heurta. et. une et une grande de pièces de canons. au s'enfonce phalange héroïque dit-il de quatre-vingt mille ennemis. » Il s'était donc mis en marche avait avec environ douzaine de six mille combattants.. revenant sur ses pas. . et. à huit heures ne partirait pas plus tôt. il s'avance à pied. nous fermer le retour. On avec quatre vit ce. maréchal mille combattants.(i8t2) EMPIRE. Ney lui Cependant. sans délai à se 'mettre en mouvement mais alors. livré près de Krasnoï. Seul et séparé de l'aril ne se mée française.~t +:1. 29iî ~~– n~ ~1. saisissant il est temps que je fasse le général » Alors. plein du son compagnon il se retira d'armes. et dégage Davoust. qui commandait l'extrême arrière-garde. avec cette bagages qui étaient restés en arrière. son épèe ordres. restes de soixante de d'arfaim. D'un il laissa Davoust ne pouvait pas il n'y avait pas et Mortier à Krasnoï. se portait sur à perdre recommandant d'abandonner Ney. à la tête de sa vieille garde. ~x: )':–tj!~Lt. reparaître « Il était sans linge et exténué mille. d'y tenir jusqu'à la nuit. autant de traîneurs. Kutusow Napoléon autre côté. faible troupe. On lui donna un mouchoir pour qu'il put essuyer sa figure. Résolu de les arracher au sein de cette Russie qui s'est refermée sur eux. il que le 17.t. Ney. lui prescrivant fait répondre de que « ses instructions ne quitter Smolensk du matin. il envoie ses « J'ai assez fait l'empereur. dans cette circonstance eritique. à sacrifier de fumée. réduite à dix mille hommes. Avertila veille du combat n'était parti deSmolenskque il avait été invité. contre l'armée russe. » Cependant.

à elle seule. Poursuivi il se par l'ennemi.296 RÉVOLUTION FRANÇAISE. des nante. et la fortune qui. De l'autre côté. grand comme le péaffaiblies1 ril qui le menace. Un paysan d'équipage Point le conduit qu'il découvre • de pont pour le traverser > Idem. bataille presque jette à travers avaient pu échapper. il parvient sales. Trois à se faire un jour. cinq mille soldats. sur le Dniéper. incomplètes. tous les siens. Il range deux là. Déjà la nuit général perdu anglais. bien nourris. (1812) d'infortune. « Un parlemente point achevé sa sommation. . et l'ennemi « Ney reconnaît qu'il a tente il attend que la fuite des siens ait mis entre eux le ravin qui désormais est sa seule ressource il les reforme. Il n'avait cinquante çais. 1 Sègur. tes dans des mains armes la plupart muettes et chancelan» Alors. a nommé la dans ce combat des qu'un Wilson. on ne mon prisonnier » pas sous le feu. était venue il avait. languissante. vous êtes lui dit Ney. une colonne traîune marche incertaine. morcelée. il voit « d'un Cependant Ney s'en exalte mille hommes. trois fois il le voit se refermer. enfin tout. manqua point à lui-même ni à ses compagnons Un Russe. les seuls qui champs avec trois mille soldats. quatre-vingt pleins. des rangs entiers côté. de nombreux profonds. vint le sommer de se rendre. mille hommes contre quatre-vingt il répond au feu mille de six cents bouches avec six canons. et fait honte à la for» tune d'avoir pu trahir un si grand courage2. le feu redouble. sous le feu des Russes. et fois. il s'élance pour s'ouvrir un passage. héros. escadrons. envoyé par Kutusow. tient lieu de tout. des lignes redoublées. une artillerie immense sur une position formidable. que tout-à-coup bouches à feu vomissent la mitraille sur les Franmaréchal ne se rend point. l'impossible. sans espoir et sans crainte.

à quinze cents hommes réduite sans casa troupe armés. Ségur. la petite armée se remet en marche. leurs canons cosaques qui « disparaissant comme les Scythes.(1812) empire. sans Ney. fondent sur elle. Sa troupe ralliée. lerie. elle commença à passer le fleuve. par la fatigue conquit épuisés par le sans cavacanons. n'ayant pu traverser les bagages et le train d'artilleavec les traineurs. est pris où le cours et la glace des glaçons 1 est mobile.venue. tous et par la faim. bliant que l'ennemi pouvait heures à attendre et à dormir sur la neige. restèrent tres. dans sa marche il avait laissé en arrière la moitié des siens. excepté Ney de nuit sur un s'était le passage mais. arrêté. s'avançant de. Cependant. en fuyant. Celuimais ses premiers pas ont donné l'éveil à l'ennemi. leurs différence qu'ils maniaient neaux. de cosaques coup des milliers sortant des forêts voisines. s'enveloppant pour les rallier. vée dans un grand village. faibles ou blessés. vers minuit. la glace pliant sous leurs pas. tenaient devant se retira sa lentement devant comme six mille assiégée. D'ausur la rive le fleuve. il passa trois le surprendre. Beaucoup péce passage. Ney. 297 0 le fleuve point tenter ordre. pied à pied sa glorieuse retraite. ouet. gauche rirent dàns rie. reparaître mais avec cette montés avec arcs sur des traî- et lançaient. leurs et lançaient avec une • jours et vingt lieues. et pendant trois jours. Ainsi. poignée froid. tient nons. leurs agilité que jadis leurs pères maniaient » leurs flèches1. . il en profite pour décamper. Arrielle s'y reposait. quand tout-àsous les ordres de Platow. pouvait et sans Il s'arrête dans son manteau. puis. aussitôt funeste la même petite colonne ses sorties pour ancêtres. Ney les conla nuit . sans cavalerie. avec ci s élance à sa poursuite. pendant d'hommes deux boulets.

de roussis et troués ou de sales manteaux et une aigles. canons. profitant RÉVOLUTION FRANÇAISE. des moindres accidents (1812) du sol. et huit restait que quarante Ce n'était plus cette grande colonne conmille combattants. Après mille traverses. et confondirent raux. Déjà on s'attaNapoléon toutes les conjectures on épuisait chait aux souvenirs l'ennemi quand soudain ce cri se fit entendre des cavaliers le prince et marcha voici reparaît cette nouvelle. « c était. enfin à la vue d'Orcha. tenant en respect. pour le trésor rache- l'un des plus beaux et que. se mêlèrent Napoléon Soldats. il ne nous ter la perte C'est ainsi déployer Depuis cinq cents quarante mille mille traîneurs sans armes. par ce mouvement. et dont les pieds étaient enveloppés et hérissé d une barbe le visage terreux de toute espèce » ils marchaient « confusésans armes. nous trente avions perdu tous nos bagages. il s'écria mes caves du palais » d'un tel homme des Tuileries. sans honte. d'armée ait pu tenter. vingt-sept soixante mille morts prisonniers. et combattant à chaque pas. de haillons par les feux. liers d'hommes. armes. de pelisses de femme. de traîneurs et fit ce qu'une de courage Moskow. ame et un grand génie peuvent grande et de ressources dans l'adversité. . « Ney est sauvé il » A qui l'annoncent! milquelques de Ney. quérante spectres morceaux couverts de lambeaux. polonais Eugène rassembla au secours rait peindre leur joie en se revoyant. des plus hardis Ney qu'un corps l'honneur des sauva les débris de douze régiments français. voir tout un grand nombre de blessés. hideuse. une traînée de de Moskow. généraux. de tapis.298 bois en bois. leurs transport qui est dans ne pouvait croire à ce retour inespéré « J'aurais donné de sa joie. dit Ségur. Rien ne saugénéembrassements. dans le officiers. Ney arriva et toute l'armée le croyaient perdu.

mats que l'ombre » de la grande armée. entre Napo Ainsi resarmées péril. la tète basse. joindre Dombrowski s'assurer le mouvement lui-même et de couvrir Minsk. et de lui enlever droit à Tchichagow il résolut de marcher brûla en se retirant. à l'amaintenant ressource devant nous pour nous comme à l'arrière-garde. sans ponts. devant pas dans ce nouveau . Napoléon ses par les Russes. n'ayant fermée par cent vingt enveloppés charriant nous qu'une rivière fort large. ouvrir le chemin. toute voie de retraite mille Russes.. nos baïonne nous reste plus qu'à nous faire jour avec que Schwartznettes. elle comptait. reprendre d'Oudinot. sur Bofisow pour Oudinot de diriger quoi il lui ordonna et du pont de la Bérézina. des bords du en se reportant avait laissé passer emberg et pour échaptout-à-coup. c'était l'ombre elle n'était pas arrivée au terme de ses Cruelles Cependant. vant-garde » C'est pourderrière nous pour le fermer. C'en était fait. Bug sur Sionim et en s'arrêtant il fallait et à Wittgenstein. les trois léon apprit que déjà Tchichagow serré.(1812) 1 EMPIRE. et s'arrêter. » Mais pour joindre ce nouvel ennemi. lence. ce qui fut fait nous semblait le pont. Borisow. mais l'ennemi. dans un espace de quinze ennemies. Oudinot marcha sur Borisow mais arrivé à Bohr. Ce n'était les yeux plus £nin fixés . pour se rétablir d'être prices deux places venaient et Minsk: sur Vitepsk « ïl s'écrie A cette nouvelle. per en même temps à Kutusow la Bérézina à Borisow. traverser « Votre armée est notre unique Napoléon écrivit à Victor elle doit fournir au plus pressé. faible obstacle. ment. Napoléon ne s'oublia en était maître. fbis passé et dernière elle avait pour la troisième épreuves ce devant à s'arrêter Kutusow et contraint le Dniéper. 4^1 et en Si- d'une armée. lieues.nnri vers In la 4-a»1»A terre.

monstrations pour il fit faire en avant de Borisow des dé- il protégea la construction des ponts. et. et. il se prépara Dix-huit cents de sa garde étaient démontés il les rallia en deux il ne restait de notre cavalerie bataillons. avec son dit Butturlin. De Borisow dont il céda l'occupation à Napoléon. il forma quatre de cent cinquante hommes chacune. que des débris: des officiers de cette arme encore montés. pour comble de malheur. un premier chevalet fut enfoncé dans le lit de la rimais elle était fangeuse. (1812) des glaçons. d'où Dans la nuit du 25 Ensuite. « que si l'Empereur disaient sortait de plus déterminés et lui les ce décidément croire à son étoile. au 26. dont l'ennemi nous n'avions à occupait tous les passages. une crue subite avait fait disparaître le gué. qu'il appela son escadron faisaient les fonctions de capitaines. et que nos malheureux sapeurs. les généraux compagnies. Nos généraux opposer que quarante mille combattants. on préparait de passage. dominantes et s'établit avec du passage. et le général d'artillerie Éblé y avait été envoyé avec des sapeurs et des pontonniers pour y construire deux ponts. et les colonels celles de le commandement sous-officiers. cavaliers il fit tout pour y échapper. pentromper dant que Tchichagow était persuadé sur que nous marchions secrètement à Studzianka des moyens Minsk. « II fallut des efforts inouïs. presque inabordable à cause de ses marais. à trois lieues en amont de Borisow. Dans ces compagnies sacré. » péril. à passer le fleuve. On y avait découvert un gué. il faudrait Dans cette situation. Grouchy. ordinaires. la plus périlleuse où il se soit jamais il osa. calme et son activité Dès le 23. vière et. trouvé Napoléon ne désespéra point de sa fortune mesurer ledangerde l'œil du génie. plongés dans . Oudinot alla prendre position Dombrowski sur les hauteurs à Studzianka. Il en donna au général et déplacer l'ennemi.300 BÉVOLCTIOH FRANÇAISE.

Plusieurs par périrent » un vent violent. indiffèrent au sort de son compagnon. s'assura Borisow. sage. combattissent de froid. avec les avant-postes heures. achevés. voulurent cet assiéger voulaient se culbutaient. dans leur impatience cavaliers de l'autre rive. qui rompaient une troisième fois. ou précipité dans les premiers le pont. Pendant Ses trois corps les bagages et les traîneurs. passer et d'armée arrivés. de la conserchacun. de et l'artillerie On vit en un moment chevaux et de charriots d'hommes. On mit deux jours et deux nuits à effectuer cause des nombreux accidents brisé Celui des voitures traineurs. à le passage. emporté par l'instinct passer à la fois sourd aux cris vers son but avec fureur. dans la rivière. ordonna le pasNapoléon et de la route de Zembin. Tous se pressaient. les ponts étant Oudinot traversa. quelques poloprendre possession avaient des voltigeurs. ces glaçons que poussait d'aller C'était le 26 novembre. Napoléon attendait. passage. et Davoust. Vers les quatre l'autre rive. On était écrasé. et un premier engagement russes. Ney l'ennemi vers poussa hommes pour soutenir zianka. une route fuse étroit s'étant les ponts. poussait Il y en de désespoir. ayant manqué . ou submergés riait le fleuve. Eugène passa avec la garde Napoléon le suivirent en même temps Victor prit position Davoust sur les hauteurs de Studzianka. à coups eut qui s'ouvrirent un passage un chemin à leurs voitures qui frayèrent de sabre d'autres plus cruel encore. les cherchèrent à se frayer une masse con- les bagages sur l'autre. il ce temps. 301 les glaces que charles flots jusqu'à la bouche. portant passé le avait eu lieu. sur fleuve à la nage. Eugène passa avec six mille à StudOudinot. Déjà. en croupe nais. faisait Victor. le 27.(1812) EMPIRE. vation. foulé aux pieds « Beaucoup lancés de ceux qui s'étaient cette foule de désespérés.

» Tous bras raidis les tenaient les efforts de Napoléon blir l'ordre et sauver et ceux de ses lieutenants furent ces malheureux. Tchichagow rière lui toute armée. dix-huit de faim. bien mille Russes. pour inutiles. Victor prévenu. sur la rive gauche et derOudinot. avaient etTchichagow concertèrent généraux les Français Ils avaient. armés. et six pièces de canon. il fut arrêté par Ney et Oudivoulut déborder notre droite on comptait not Russes. mille vingt-sept surZembin avec Davoust Borisow. environnés de leur priprès de sept mille prisonniers. rent deux drapeaux Victor tint jusqu'à la dernière mais à la fin. encore au-dessus d'elles 1.302 RÉVOLUTION FRANÇAISE. rejeta Tchichagow Victor. leur firent le choc de plus de soixante nourris et complètement à demi-nus. à Studzianka et le second le premier. mal armés. . Ce fut là qu'on aperçut dans leurs bras. mille Français sur contenait Wittgenstein séparés par mille traimarais. soutinrent bien vêtus. avec dix mille hommes. huit mille hommes suffirent se portant Alors Napoléon. gardait la tête du pont étaient sur la rive droite. avec leurs enfants l'escalader leurs vant à mesure qu'elles s'enfonçaient déjà submergées. réta- Wittgenstein Cependant Alors ces deux jonction. rante-six côté des mille Français hommes. les hauteurs Ainsi. enfin embarrassés par plus de cinquante neurs malades ou blessés. pendant que sur contre et Eugène. (1812) mais la plupart furent repoussés par ses côtés des femmes au midans le fleuve. une rivière. extrémité 'Ségur. et par une énorme masse de bavictorieusement gages. quamille. Napoléon. les élelieu des glaçons. mourant de Studzianka. opéré leur une attapar enfermer que. Ils prétendaient les deux rives de la Bérézina. Du vingt-sept à peine dix-huit mille comfit ses dispositions battants.

Alors. les fruits. soit qu'ils fussent zianka. horrible unépouvantableencombrement. troupes se risquèrent sur les Les uns s'y jetèrent à la nage. et voyant les Russes Quinze mille traîneurs il mit le s'approcher. s'ouvrit au milieu Bientôtles mettre de ces boulets à la un ` le comble malheureux à StudVictor ayant laissé une arrière-garde soit que le froid les eût engourdis. de la Bérézina. ils périrent on aperçut les corps avec les glaçons » Ils pales Russes ils en recueillirent feu aux ponts. fourgons. apparence C'étaient Tous d'organisation. y réduit formaient ennemis désolation. cavalerie.(1-812) EMPIRE. . traîneurs. enfants. pièces tête baissée au milieu des flammes du pont. ni aile. d'autres il y en eut qui s'élande glaces qu'il charriait. cèrent qui par croula sons eux brûlés par deux supplices des uns et des autres contre rurent. pêle-mêle. 305 il se à cinq mille hommes et écrasé par le nombre. ils s'étaient refusés à profiter trop attachés à leurs bagages. les chevalets et. ni centre. sans avoir et gelés tout contraires. artilleurs. Charriots. malades. encore soixante marchaient pêle- mêle. et l'arrivée de Victor vinrent Victor chemin. Biend'armée qui avaient agi tôt on ne distingua Ségur. et les bagages en obmais les traîneurs replia vers le pont struaient encore les avenues. Bientôt s'amonceler à la fois. Polonais fantassins. la rive gauche. Après le passage Zembin sur Wilna. mais sans ensemble. sur restaient encore et battre le reste attendit remporté la victoire. les restes avaient encore conservé quelque se débandèrent mille hommes. par qui complètement. « On de cette dernière nuit pour passer sur la rive opposée. les vit errer désolées sur les bords du fleuve. marcha Napoléon de la grande armée. blessés. il n'y avait plus et Italiens plus les corps Français et Allemands. entassés femmes.

tous. le commandement de l'armée au roi de Naples j'espère que vous lui obéirez comme à moi. ressources de Kœnigsberg des quartiers d'hiver et de Murat A ses yeux cette poignée les immenses derqu'ensuite on prendrait Dantzig rière le Niémen. résolut de partir pour PaNapoléon ris. Dans dessous cette garde elle ne comptait encore de faire la retraite qui venaient elle-même vit éclaircir impériale plus en bon de ses arque trois cents vétérans ordre pour la garde de leurs ne fut pas auNapoléon et au milieu de ces déserts désastreuse retraite. « Je laisse dit-il en les quittant. de braves était toujours la et lui le grand empereur. (1819) sur la Dwina Moskow. qu'on y trouverait vivres et des munitions de toute espèce. « il était indispensable. de boue et de glace. D'ailleurs. il. et Pour lui. il leur exposa les raisons à Wilna. Son armée était détruite devait-il assister à son agonie? 2 et Eugène suffiraient pour la diriger. les embrassa Bien militaire qu'elle et partit l'armée. quelques Arrivé à Smorgoni. au milieu d'eux. de là tous les Allemands dans leur fidélité. ganisait des renforts. de son départ. marchant aigles. pour contenir au secours de enfin. La de ceux rangs més. pour revenir avec des forces nouvelles sa grande armée. eût il leur serra dans affectueusement la nuit pour Paris. » Alors. en France pour la rassurer. son existence de son chef.504 RÉVOLUTION FRANÇAISE. perdu depuis à la nouvelle longtemps du départ . avec sérénité toutes leurs pripartageant et le cœur navré de douleur chaque fois qu'il voyait vations. qu'il retournât pour l'armer. » Ayant fait appeler ses généraux. Il marchait à pied grande armée. tomber uns de ces glorieux débris. de lui-même. disaitNey pour la couvrir. des et en arrière. et que le plus grand accord régnera entre vous. Il ajouta que tout se réorle corps d'Augereau. la main.

« Ceux de nos soldats jusque-là les plus persévérants rebutèrent. le froid. glissaient semblait chappât comme V. et les faibles gémissements pas. plus d'opérations plus de discipline. plus de paroles. plus de colère ni d'imprécations. « On s'écoulait ombres malheureuses. . lorsqu'on espère attendrir. atteint. que le vent même fût et comme glacé par une mort universelle. se plus sa surface miroitée ne leur offrant aucun appui. le ciel se montra plus terrible encore. pour retarder leur marche. qu'il s'éque ce sol ennemi sous leurs efforts. le craquement seuls cette vaste et lugubre des mourants interrompaient taciturnité rien de Alors.(18121 EMPIRE. Tantôt la neige s'ouvrait sous leurs pieds. L'atmosphère était immobile. qui descendit de ruiner l'armée. on jeta les armes on se rua en cohué peaux D'un autre achever semblait plus de drasur la route. vint res- dans à trente degrés. le départ de Napoléon. soit que l'on ne se plaigne que ce qui et qu'on croit être plaint. 305 tomba le plus absolu découragement la personne de Napoléon avait toujours été pour elle un point de ralliement. qu'il leur tendît des embûches et les 20 0 pour embarrasser. un morne Alors. dans silence. Chaque bivouac abandonné « Le jour même qui suivit à un champ de bataille. dit Ségur. restait-elle soit faiblesse ou résignation. souvent. enchaîné. ils à chaque pas et marchaient de chute en chute il refusât de les porter.et semblait que tout ce qu'il y avait de mouvement et de vie dans la nature. celui du désespoir et les larmes qui l'annoncent. à peine la force de prier suppose un reste de chaleur la plupart tombaient même sans se plaindre. il cet empire de la mort comme des Le bruit sourd et monotone de nos de la neige. côté. On vit flotter dans l'air des molécules glacées les oiseaux tombèrent raidis et gelés. muette aucun murmure. elle ne vit plus désormais aucun espoir de salut il n'y eut militaires.

et que. par la privation allanguissait ces moribonds par la fumée sang daient des bivouacs. se relevaient. « Et aux Russes D. insensibles hagard les torturait. « Leurs d'un compagnons les dépassaient leur chemin. sans voix. De leurs yeux rougis et enflammés conpar l'aspect tinuel d'une neige éclatante. leurs cheveux étaient hérissés de glamouvement était une douleur. çons. leur poitrine exhalait il sortait de véritables larmes de de profonds ils regarsoupirs le ciel. se saisissait de cette proie. nous et la terre d'un œil consterné. fixe et c'étaient leurs adieux à cette nature barbare qui et leurs aller sur les reproches genoux. et leurs soufqu'elle rougissait frances avaient cessé. 1 hiver. de peur tète. 1-- ou à leur terrible dès qu'épuisés ils s'arrêtaient un instant. déjà engourdis. par le malheur. appesantissant sur eux sa main de glace. et chaque Ils ne les même plaignaient en pas.306 «ÉVOLUTION FRANÇAISE. chancelaient comme dans un état d'ivresse. peut-être. d'allonger sans déranger sans détourner la se pas. aussitôt d'un sang livide. ils faisaient leur sang se glaçant quelques pas tels que des automates. dans leurs veines. qui les poursuivaient. du sommeil. réellement. leur cœur. car enfin qu'avaient-ils perdu succombant ? que quittaient-ils? On souffrait tant On était encore si loin de la France si dépaysé par les aspects. et plongés dans la stupeur. (1812) livrer climat. que tous les doux souvenirs étaient rompus. laissaient leur tête vaguait encore quelques instants à droite et à gauche. car leur barbe. comme les eaux dans le cours des ruispuis il refluait vers leur tête alors. ensuite Bientôt sur ils se les mains seaux. C'était vainement ces malqu'alors se sentant heureux. et . et leur bouche béante laissait échapper sons quelques elle tombait à son tour sur la enfin agonisants neige.

plus heureux. derrière compagnons sans moyens la forêt. préparaient leurs tristesrepas. saisis par le froid et le désespoir. leurs cartouches. s'arrêtèrent surprirent sur la lisière des bois. l'espoir devenu fortunés étendus et aussitôt raidis. tendre. l'insultant même mais. à défaut de sel. ou pétrie en galettes. commedès C'étaient. de leurs ans. presque indifférent sur la mort. là. devant toute la nuit droits et immobiles comme lesquels ils restaient des spectres. par ton. quelques tranches de cheval grillées et de la farine de seigle délayée et bouillie dans de l'eau qu'ils assaisonnaient.Alors. avec la poudre feux. de besoins. que leurs vêtements brûlaient. lever. accouraient les toute la nuit et de Alors. ce que. Ces infortunés que repoussaient erraient d'un bivouac premiers venus. qu'ils « Tels furent les derniers Les jours de la grande armée. 307 était grand nombre par nécessité.(1812) empire. par habitude de la Voir. ils allumèrent des feux. Quelques les hauts sapins de pour abattre d'en enflammer le pied essayèrent vainement . ainsi que les parties gelées de leur corps que le feu décomposait. qu'ils se reposaient. sur la neige. se contentant de penser. le quelquefois. se couchant . à la vue de ces in*plus souvent. « A la lueur nouveaux de ces de neige. Smolensk. et sans forces jusqu'à ils s'abandonnassent» le cercle à l'autre. il s'en tenaient si proches. ceux que l'hiver avait laissés presque entiers et qui conservaient un reste de courage. Ils ne pouvaient se rassasier de cette chaleur. dernières nuits furent plus affreuses cedx qu'elles encore ensemble loin de toute habitation. « Cependant. une horrible et le lendemain les contraignait à s'éils s'effotçaient en vain de se redouleur qu'ils n'avaient plus ne souffraient plus aussi détruit. le plus de fantômes. ils y expiraient.

se plaçaient à leur times. comète avait éclairé ques uns prétendirent qu'une notre passage de la Bérézina. les monceaux de la nation la plus civilivictosi brillante par-dessus encore. Pour sortir de que. les surprit autour de ces arbres (1812) dans les attitudes. ils gradont de ces infortunés. D'autres sec pour en alimenter d'en abriter ils se contentaient et découragés. par un horrible effort. « On vit points ficiers. tous en foule. « Il arriva feux. s'y entassaient s'y précipitaient. vissent autour il fallait de leurs feux éteints. les vivants ne pouvant écarfeux tres autour de quelques sur eux pour y expirer ter les morts du foyer. repoussés leurs bivouacs. naguère et dont le moment. de la route. Là. et servir d'autres de lit de mort foules pénétrer dans à de nouvelles vicde traîneurs se présentaient ces asyles. Ceux de nous que leurs compagnons le lendemain abris sauvèrent. sous les vastes de plus hangars grandes quelques qui bordent Soldats et ofhorreurs. Bientôt. à ces habitations. feux sinistres « II y en eut d'autres qui citèrent d'anciennes Quelde ses prédic- . ils les asles murs de bois et. se communiquaient à demi-morts renfermaient. Bientôt. parler de prédictions. trouvèrent glacés et perclus ces catacombes. ne pouvant souvent siégeaient. y étaient achevés par le feu. rieuse des hommes jusqu'à son dernier nom régnait encore dans tant de capitales conquises nous eûmes « Alors comme les peuples superstitieux. et les soldats qu'elles par le ces froid. nous entendîmes nos présages. les flammes qu'ils leurs en démolirent fois. tour.308 mais toutes bientôt la mort RÉVOLUTION FRANÇAISE. encore. les uns contre les auils se serraient comme des bestiaux. uns respiraient quelques « C'était là cette armée sortie sée cette armée de l'Europe.

orage qui avait marqué Voilà le malheur « Alors le ciel avait parlé qu'il prédicette caavait fait effort pour repousser « sait La nature « tastrophe. 309 .!I~ tions « Elles avaient. eux. se précipita espérant quante ils avaient fait trouver un terme à ses maux. plus de vingt mille hommes périrent encore à cinde faim et de froid 2 le reste. bande de l'autre. de farine. quatre millions mille rations de viande. de'rations neuf millions étaient les soldats que Il y avait trois millions de rations affamés. et en étonnement. à cause d'entre à Wilna six cent de vin et et les distridu mode n'ayant 1812. » Tant cette chute simultanée de comprise événement dans le fait e cent mille hommes qui et que cette foule d'épidémies pas plus extraordinaire sans cesse le monde. à l'ennemi. Beaucoup répu avait adopté. Vain espoir Ainsi. pour l'accomplir. de leur hardis. d'eau-de-vie. L'un perdit courage Tartares qui s'acharnaient 1 Histoire de Napoléon tout fet. a· annoncé de Tartares « que une invasion jusque « Seine. entre eux ce grand et meurtrier se rappelaient « D'autres notre entrée sur les terres russes. Et les voilà en effet libres de passer sur l'armée » « française abattue. armée l'année et de la grande pendant action d'une Il se passa une milieu de ce dépérissement. Skgob. à rejoindre sa troupe. qui se montait dans enfin y Wilna. Au d'être de leur colonne de la garde venaient Deux marins coupés et voulut sur eux. du ciel et de la terre – » cuper toutes les puissances jours. disaient-ils. gagna commettait fusil cette et tendre puis. étrange.(1812) EMPIRE.C. et d'arbre il recula. d'un en combattant. « elle pas quatre n'était Pourquoi notre incrédulité obstinée ne l'avait- pour cette éposur les rives de la _aa. Ainsi Cosaques. butions gulier mais ne se faisaient qu'on ils y succombèrent. énergie par une se rendre antique. dont du il 11 rechargea tint. leur pade révolutions qui ravagent et qui avait dû ocraissait un évènement unique. mille. menaça lâcheté les bras profitant les plus et parvint compagnon de feu entre les promptement en arbre il le tuerait. en trois le dernier effort. voyant coup son lui cria que jeter mains son s'il son des arme. 11 les con» efil l'abattit lentement. . terrain.

l'avant-garde fut rejeté dans Wilna. ne rendirentils pas à ceux qui eurent le bonheur de se réfugier dans leurs maisons C'est là enfin que nos malheureux soldats ce repos tant désiré Ils ne devaient t A peine étaientpas en jouir longtemps ils dans la ville. l'ennemi me suit. Murat lui enjoignit de se rendre à Ruckoni avec ses Bavarois. lonais. Ney le rassura s'il restait à Wilna. » trouvèrent d'autres mais de Wréde. de la Wilia par la rive droite Tchichagow Kutusow par Smorgoni. de se mouvoir pour chercher detardifs secours. On essaya d'abord le général de Wréde résister. que le canon de 1 ennemi se fit entenc'étaient les trois armées dre russes qui arrivaient. gisant à la place où. se rendit chez Ney. (1812) restèrent dans les rues. lui dit-il. dans cette dernière Attaqué position par les corps1 de cosaques qui précédaient le général russe. d'asyle. de par Minsk. frir de vous conduire l'épée à la main. les juifs se souillèrent par ces lâches cruautés. Je viens vous ofen sûreté sur la route de Kowno. qui avaient n'y trouvèrent souvent ou la mort. « Maréchal. p la pitié ou à l'inhumanité de ceux qui les en» II y en eut qui furent jetés vivants dans les que ils avaient trouver l'on dépouilla avant de les assassiner mais si quelques et surtout Lithuaniens. générale. il risquerait de tomber plus longtemps Mémoires du général Guillaume de Vaudoncourt . rues reposé à l'abri des injures de l'air. On battit la De Wréde. hors d'état et dévoués touraient'. et y périrent. bavarois ce après un noble effort Wittgenstein qui remplit la ville d'une nouvelle confusion. pour la première longtemps. lui objecta que insistant. venait de' joindre l'armée. « On les que l'abandon fois depuis voyait. Ceux rencontré un toit qu'ils croy aienthospitalier.310 EÉVOLUTIOK F1UHÇA1SE. quels soins les patriotes poces compagnons fidèles des Français.

Cinq à six millions ges. Sans se déconcerter. dans ma maison. de la terre et tous les cosaques non. sage. 5H au pouvoir de l'ennemi. été confié. en un moment. A deux la hauteur brisés contre lieues de Wilna. le désordre Cependant et « Voilà les cosaques 1 » se fit entendre Bientôt le cri la déroute hommes s'écouler. et parvient sur lui-même garde. la ville est évacuée. Alors. Tout pas de charge. et le défilé cette nos fuyards de Ponari. de l'arAprès s'être encore chargé volontairement les cosail sortit de la ville. nos malades et nos blessés qui massacrant ques y entrèrent. recommença. qui. rapporta fidèlement le dépôt qui lui . puis. et. il tourne sans brusquement ramerezperte. On furent perdus. il marche lui. et aussitôt rière-garde. le feu. longtemps la fit distribuer après. range ses soldats en cercle et leur commande la baïonnette fuit devant en avant. muraille on fut hors avait de danger. Français de cosaques été oublié. moi français. quante grenadiers » huit heures. trésor. cinj'ai ici. bagade glace. de la division Ney se mit à la tête de quatre mille Loison et donna le temps à la foule de répliqua Ney. de l'Empereur à sauver la cassette seulement Ney parvint et quand à la garde. Aussitôt des milliers en poussant de grands cris déjà ils croient tenir l'officier leur nouvelle français proie. Au milieu quet de trente lia où il avait accourent de ces scènes un pide carnage. général. n'avaient pu suivre et que les juifs jetèrent sur leur pas-. profitant à rejoindre. blessés. ne me feront pas déloger avant demain était à son comble dans la ville. le 10. Tous s'arrêtèrent leurs efforts elle retint tout. rien pour ne craignez « Non. devant sétant au de la lâcheté des cosaques. tout-à-coup venant du pont de la Wiapparut.(181£) EMPIRE.

A huit heures sur la rive alliée. une trentaine d'hommes. après du soir. mais en combatle dernier de la grande armée. Alors repassa le Niémen et se retira à Kœnigsberg avec ses cinq à six mille Français. Murat. menacent luiTmème. De son côté. abandonna l'armée et en remit le commandement à Eugène. de cette fatale lui avoir porté le dernier coup. Le les Prussiens général Yorck. un fusil à la il court avec sa défend le pont. Cependant. Kowno et le Niémen. avait traversé les Russes colonnes a comme la ville. la retraite finit ie 13 décembre. nemi. le 18 octobre. au moment Kowno. en reculant. c'était nos la mais encore là cdmme à Smolensk.312 RÉVOLUTION FRANÇAISE. et sort. commandait s'était fondue entre ses mains. même une de leurs passé le Niémen et pris pied sur les terres prussiennes elle marche au pont de Kowno pour fermer à Ney cette issue et lui couper toute retraite. poignée de braves. fuyant. Russie. Seul il parvient à pour soldats que ses aides-de-camp. à Wilna la retraite. la retraite jusqu'à Posen. commandait l'arqui formaient du corps de Macdonald il traita avec les Russes. après avoir laissé vingt mille hommes dans les plaines de la et conduit Vistule. Ce prince déploya une grande activité il arrêta le mouveMacdonald . Alors. (1812) Après quarante-six jours malheureux débris arrivèrent dernière comme ville de l'empire russe d'une enfin marche à Kowno mortelle. il était Commencée Alors vinrent les perfidies. tout avait Ney entre dans la ville ou succombé autour de lui. les défections. La grande armée Murat Ney protégea n'existait plus. traverse tant. les trahisons. Déjà en Tout fuyait devant l'endu salut de la retraite terme. désespérant où elle touchait à son Wilna. Quatre fois l'arrièredisparu garde qu'il etn'ayant rassembler main. rière-garde et entra dans leurs rangs avec son corps d'armée.

le. et l'expéet la défaite de Varusdans qui oserait la reproses entreprises. évacua cette ville. aient été le motif et le résultat. et se aile gauche et le 21 février Posen De cinq cent mille homtrois cent trente mille ou prisonniers sur ce funeste territoire. v après ses Autrichiens fortune. l'antiquité Que sont. et n'a rien à comparer à ce grand désastre. logne à la Russie. des armes. le Niémen.(1812) eMPire. Et que lui a-t-il à ce but? Vainqueur de l'Europe. elle . Schwartzemberg avoir fait une trêve dans la Gallicie. 313 ment rétablit la discipline. Eugène de Russie. aile à contenir rendre aux Russes il se retira les Russes mais une nouvelle déses efforts Varsovie avec notre inutiles. cher à Napoléon ? De toutes n'était-elle pas la plus grande. du Nord hommes en leur manqué de Cambyse de Darius contre dans les sables de la Libye. avec Alors notre il occupait Berlin. des munitions. et donna le temps refaire. le 18 janvier. les places de l'Oapprovisionna aux troupes de se reposer et de se der. droite. Bien que réduite à dix-huit mille hommes. tombèrent. auprès de cette immense et la disparition infortune. aux de Berlin portes retira sur l'Elbe. Ainsi finit l'expédition mes qui avaient passé étaient restés morts Eugène quitta avoir brûlé les ponts de Crossen et les cosaques étaient Cependant. les forêts de la Germanie ? Et cependant. tira de ses derrières rétrograde. après de Francfort-sur-l'Oder. des soldats dition les Scythes. celle de Russie la plus généreuse ? Quels qu'en son but était d'arracher la Po- opposant pour arriver de prévenir un nouvel envahissement des en les rejetant au-delà du Borysthène et une nouvelle barrière. l'armée française parvint fection vint abandonna avec Ainsi notre eux. en effet. les Russes franchirent la VistuCependant. Jamais la France n'avait eu à pleurer sur tant de pertes.

Robert Wilson. (1813) s'était levée à sa voix l'Autriche. longtemps ses armées ses sur l'Oder '? aigles jusque dans sont-ce les Russes Sainte-Hélène. « D'homme à homme. d'une armée à l'autre. porter ses nombreuqu'elle pourrait. de la bêtise. bien des choses en- un jour. devenues bientôt maître.314 HÉVOLliTIO» FRANÇAISE. en diplomatie et en celle de m'être livré guerre. Dans toute cette guerre. marchaient la Russie repousser ne devait-il l'impas croire le moment arrivé de consolider mense édifice qu'il avait élevé. cles. Moskow.. il serait parvenu « si. de général dit M. qu'on ait le droit de m'attribuer. comme l'a dit un Anglais lui-même. » Néanmoins. les contrephénomène marches intrigues. la supériorité. à une telle entreprise en laissant sur mes ailes. fin qu'on du de faux rapports. et planté « Cependant. l'Allemagne. c'est une capitale incendiée en » Il avait passé le Niémen. et dépit de ses habitants. une congélaétrangères par des intrigues tion dont l'apparition subite et l'excès furent une espèce de ce sont les fausses manœuvres. sous les aigles françaises pour dans ses ancienne! limites « Napoléon c'est un hiver. et qui pourront atténuer peut-être ou justifier la seule faute grossière. l'Italie. Bila lutte de . mais sur le sommet duquel la Russie pèserait de tout le poids de sa puissance aussi à son gré. de sottes corps autrichien. » Il avait vaincu il n'a pu l'ennemi. à travers tous ces deux cabinets dont pas le devait obsta- saura à regagner sa position sur la Dwina. le froid ne fût survenu. n'a pas cessé d'être aux gnon. rendre mes derrières. 1 Mémoires de Napoléon. qui m'ont anéanti?. de la trahison. je n'étais et deux armées alliées que le moindre échec ennemies. les Russes n'ont pas même su profiter des avantages que les éléments leur donnaient contre nous. la Prusse. la Suisse. en effet. disait-il à Non. dompter la nature. à général. Dans Français.

Iii retraite Après Kututow ce n'était pas le général Morotow (la gelée). la palme est toujours statrégie.(t8«) »I»E- M8 l'hiver restée à Napoléoi». « Nous sommes armée ont pu dire soldats de la grande mais nous avons été des Syracusains. revenus vainqueurs défaits par le fléau. mais bien te général . Français. » Comme les soldats de Timoseul a été plus fort que lui'! les léon obligés. de lever le siège de Syracuse. 1 les officiers russes les disaient. » de Moskow. par la peste. en qui avait vaincu que plaisantant.

Traité d'alliance entre la Prusse et la Bnsste. camp Bataille de Dresde. Bataille de Hanau.Assemblée des Cortès à Séville. Sa popularité. des négociations. Règlement des finances. Nouveaux de Napoléon. réorganise la garde nationale et part pour apolÉon | après tin. Invasion de la France. Prise de Badajoz par les Angtais.Bataille de Salamanque. Mouvement des armées russe et prussienne. Mort de Duroc. -Défection de la Bavière.Wellington Soult marche sur cette et en chasse capitale les Anglais. Dernière entrevue de Napoléon et du roi de Saxe. Ultimatum des puissances. rln la de la 'l'. Retraite de l'armée française. à Dresde. Congrès de Prague.oreauau des alliés. Napoléon le Rhin. Retraite de Wellington en Portugal. Mort de Moreau. Combat de Weissenfels. Médlallon armée de l'Autriche. toute la la Bien arriva publication qu'elle à Paris du fût vingt vingt-neuvième loin de -quatre heures bulle- faire connaître malheurs justifié le silence de la grande et jeté une vive lumière sur les armée. elle avait . préparatifs Sixième coalition. repasse Affaires d'Espagne. Mort de Poniatowski. Dissolution de la confédération 19u Rhin. Bataille de Lutzen. Négociations secrètes avec Joseph. Armistice de Plesswitz. Siège de Burgos. Napoléon confie la régence à Marie-Louise et part pour l'armée. Retour de Napoléon à Paris. -Rupture à Madrid. Nouvelle consUtution espagnole. Convention de Breslaw. Ouverture du corps législatif. Concordat de Fontainebleau. Bataille de Leipzig. Napoléon Il se prépare à une nouvelle campagne. de l'Empire. Douleur de la France à la nouvelle dn désastre de Moskow. Campagne de 1813. Napoléon trouva la nation surprise vérité.Campagne de 1812 en Espagne. Nouvel ultimatum dosâmes. Les Français en Silésie. Travaux de la session. Retraite de alliés. Rupture du congrès. Napoléon Bataille de Bautzen. Allocution de Napoléon aux députés. Traité de Reichembach. Napoléon s'elforce de réparer ses revers. Arrivée de à Saint-Cloud. Conspiration de MalleL Son jugement et son exécution. Mort de Bessières. Bataille de Vittoria. Ouverture du corps législatif Son opposition au gouvernement impérial. Napoléon marche sur Berlin. U812) CHAPITRE X. SItnatlon de l'Empire. de Melternlch coalition.Q+Pn~ retraite.316 ItfVOLCTION FRANÇAISE. Adhésion secrète de l'Autriche à la et M. Napoléon pourvoit au gouvernement la Champagne. Napoléon à Dresde. Déclaration de guerre de 'c"e.

(1812) ti d'un désastre le calme 1 f aussi d'une inaccoutumé. de votre conseil sujets. sa présence est un bienfait de ses peuples. l'hommage impériale la fortune. ils ont été pénétrés en appreles combler. saluer son retour nous venons présenter aux pieds du trône de Votre Majesté de ses félicitations sur l'heuet royale. Cependant. Napoléon on était encore vait des félicitations. ame ferme • empire. . vos fidèles dit-il. de tout le peuple français. et il receAinsi. puisque sur sa tête. » etc. est toujours une caqui remplit » etc. événement. les membres avec tous au pied du trône de Votre Majesté d'apporter tions sur son heureux et de lui exprimer retour. Majesté. et l'accusa avait d'avoir abandonné son armée au moment où elle besoin de lui. voeux et les espérance venait de perdre son armée. dit Butturlin n'était le chef de l'armée i pas seulement qu'il tière les destinées de la France enmais. d'assister à l'agonie de quittait. sous l'impression de ce funeste et les corps officiels n'avaient pas d'autres consolations à offrir qu'une et de plate attitude basses flatteries! Plus sévère. avec et au-dessus il l'envisagea des coups de 1» de venir les corps de l'État s'empressèrent « Sire. par sa présence. « Napoléon. l'opinion fit peser publique sur le chef de l'État la responsabilité de ce grand désastre. leurs félicitales senti- que Votre Majesté venait de ses peuples. Tous reuse arrivée de Votre de Votre Majesté au milieu « L'absence lamité nationale Sire. plus que jamais Napoléon n'avait rien fait en cela que de raisonnable. il est clair que. lui dit le président du sénat. 1 11 ne faut pas oublier que c'est un Russe qui parle. le premier besoin qu'éprouvent. ments nant de reconnaissance dont est d'État. dans cette cirreposaient il était moins impérieux constance. Ivv 317 Pour 1 • "1 lui. joie et de confiance Après le sénat vint le conseil d'État « Sire.

aux quartiers qui lui servait d'aide-de-camp. Pendant verser que de veiller à la sûreté » Napoléon se justifiait en parlant disait-il. de fausses lettres de service. U i v. et se décida r exécution de son plan à la nuit c'était le moment coïncidence. du 22 au 23 où Par une étrange la retraite deMoskow. plus truite. C était de la Franche-Comté. Mémoires du duc de Rovigo. Avant là révolution. du soir. et de la 10e cohorte des gardes nationales. (1812) son armée. et Il était en professa les principes conscience. ferveur. tout préparé. H entra de bonne avec foi dans la révolution. avait eeafu unaneien le projet de changer seul le gouvernement. l'épuration rités. commençait A onze heures dégénérai.318 RftVOLUTlOM FIANÇAIS*. et nommait un pouvoir exécutif des autoprovisoire. » Tuileries. gouvernait. en uniforme et accompagné d'un de ses complices. les conspirations grecque républicain par un caractère nous a dont l'antiquité » les portrait» à ceux et romaine son plan reposait sur cette supposition « L Empereur est mort » Une série d'actes eri était la conséquence. du 2e régiment d'infanterie de la garde de Paris. semblable transmis Tout une grande et avait pour son absence. Une proclamation du sénat au peuple un sénatus-consulte qui déclarait Napoléon et sa famille déchus du trône. à agir. t7. de l'armée 11 avait octobre. du haut de mon trône aux la' tête de mon armée que le froid a déqu'à avait failli le ren- du grand empire qu'il encore mieux « le suis Mallet. p. on était sans nouvelles Depuis longtemps. Mallet avait tout prévu. Maltet fixé crut le moment favorable. Un général républicain. gentilhomme Il avait servi dans les mousquetaires de la maison du roi. il se rendit. le caporal Rateau. . fort. à cheval. s'adressa aux deux ehefs. une conspiration du trône.

mission On dit que « dans le cours des débats. 310 mirent Mallet mit en qui. crédules. » « Cette idée le frappa. dans A neuf heures avant que L'aul'ordre. » j'avais réussi*. qui avaient serve par force (prison). 4t . disait-on. Arrivé à l'état-major voulut employer la force contre le général Hullin et le chef de bataillon du matin. sur ce qu'ii et ramenait son esprit à de tristes réflexions 1 Thibandeau. Mallet ne démentit son caractère. fait. Jusque-là le ministre et les tout allait de la police Savary. sur le vu de ses fausses pièces. s'empara prison Pasquier. moins de cette tentative. le préfet remplaça par deux aides-de-campde bien. que de la Napoléon fut stupéfait. et il aurait fallu tromper trop de reposait de la place. des postes du Trésor. et qu'à la décharge calme. dans Paris Laborde: tout était il fut désarmé fini et rentré et arrêté. qui lui demandait « Toute la France. Il répondit du complot. point qu'il se montra ferme et réservé. on eût soupçonné l'existence du complot. mais cette audacieuse de police Moreau.(1813) Rabbe et Soulier. BMPIRE. Mallet monde pour réussir. de l'Hôtekïe-Ville. avec dont tout le crime fut d'avoir été de ses compagnons. Jconstamment il assuma sur lui toute la responsabilité V de ses coaccusés. signifiant. entreprise sur une erreur. A la tête de ces troupes. avait des complices vous-même. et des calembourgs des suppositions sur Savary un fameux tour de et Pasquier. faible défense qu'on lui avait opposée. au président. Mallet et ses complices furent traduits devant une commilitaire. torité se borna à le faire connaître au public par un avis inOn se dédommagea de son silence et de sa ré. leurs corps à sa disposition. Mallet treize trop fut condamné s'il si et fusillé à la plaine de Grenelle.

espagnol une ca-t à se lasser de commençait cette guerre le gouvernement s'était constitué. mais il fut lui-même s'était emWellington y avoir laissé garnison. après pris et repoussé. dit-il des officiers mènent des régiments forcer les croyait saisir des » -« inconnu. _m·o·. ville l'ayant livrée aux Anglais. le roi de Rome.r. se prête à faire arranger salle d'apparat de factieux. Il avait cru surprendre la place et l'enlever surpar un coup de main. Quoiqu'on eût reconnu Ferdinand VII. les Cortès. s'étaient dix vers la fin de 1810. les Français n'avaient pitulation honorable le peuple Cependant. il parvint à se rendre maître de la un bataillon de Nassau laissé dans la citadelle. Au autorités Un concierge les premières ministres sous les guichets Un préfet de la capitale. Agissant comme assemblée nationale et souveraine. que l'Impératrice et tous les grands est là. assemblées à Caconvoquées par la junte de Séville. rien? » avait profité de notre guerre de nouvelles avec tenta- prisons. Puis. Au commencement la Péninsule de 1812. il était allé assiéger Badajoz. elles abolirent le régime féodal et préparèrent une constitution qui fut proclamée le 19 mars 1812.. et. Cependant un siège de vingt jours. . pour je ne sais quelle assemblée tandis tres. à l'exemple de la Constituante. après paré de Ciudad-Rodrigo. mes minisde l'État! Un homme est-il pouvoirs les serments. De son côté. à la voix de quelques sa grande soldats.320 -11-~ A RÉVOLUTION 1 J_ FRANÇAISE. l'Angleterre la Russie pour faire dans tives. plus songé qu'à obtenir ce qui leur fut accordé. enferme se donc tout ici? les institutions. il revint à la charge.v 1 n (1812) avoir déjà donné de solidité à son système sur l'ordre d'un premier mot de ma mort. on entama avec Joseph des négociations secrètes Mémoires du duc de Rovigo. Arrêtés par l'impossibilité de la reprendre.

française quand la bataille de Savint lui porter un coup fatal. 21 . avait été réduit à vingt-deux mille hommes. où il opéra sa joncil marcha sur se concentra droite. Marmont dans cette position il fut blessé dès le l'attaqua premier et son armée choc. lamanque Après la prise de Badajoz. et en chassa les Anglais. et les culbuta. renforcé de huit mille hommes. fensive le seul point par où Soult et Marmont pussent communiquer (22 mai). Marmont déboucha prit l'offensive. ~m_ 1 11 3âl allait triompher. Joseph n'ayant pas assez de forces pour s'était retiré sur Valence. l'aile qui commandait de la gauche. F. et se replia sur le Douro. Alors. Welforma son armée en masse et recula. Salamanque. cinquante mille hommes. Celles des Français étaient de beaucoup inférieures en nombre. lington Il s'établit sur les hauteurs des Arapiles près de Salamanque. avec une qui s'y était enfermé de dix-huit cents hommes. Soult. Par suite des renforts que Napoléon avait tiré de ses armées d'Espagne pour les diriger vers le le corps de Marmont Rhin. reprenant l'offensive. A cette nouvelle. marcha sur Madrid il y enWellington tra sans obstacle. Wellington souveraineté. Madrid le royaume de Valence Alors. battue. Il ne put défendre contre les Salamanque Anglais. s'y défendre. il évacua l'Andalousie dont il s'était fait une véritable et se replia dans tion avec Joseph. Wellington avait continué l'ofil avait fait enlever le pont d'Almaraz. par Tordesillas sur l'extrême droite des Anglais.(1812) 1- EMPIRE. rallia sur elle les débris la cause à Burgos et essaya de s'emparer du château mais il fut arrêté par le général Dubreton. qui observait se mit en marche Cadix. avait une armée Wellington espagnole que les Cortès avaient mise sous'ses ce qui portait ses forces à ordres. De là il s'était avancé sur Outre les Portugais. Clauzel. garnison Après trente-cinq jours v. et se replia jusAlors qu'à Burgos.

comme s'il n'eût pas douté de l avenir. Il alla visiter les établissements il se rendit avec l'Impératrice à publics. loin de se laisser sans relàche abattre des moyens jour et nuit. Toutefois. menacé avec des forces égales. et se créant de nouvelles ressources. se réunir par ses revers. vant des nouveaux sacrifices Ce grand qu'il lui demandait. désastre n'avait pas affaibli sa puissance. positions Joseph.n1. il s'occupa d améliorations. «ÉVOLUTION FBANÇA1SB. Sentant toutè leur nécessité. se trouva prêt à tenir la promesse qu'il avait faite à ses malheureux en les quittant. des mouvements de troupes. ordonnant des dispositions civiles. Wellington Il alla reprendre mais position aux Arapiles (22 octobre) cette fois. et. une Bientôt réserve il annonça de trois cent dans le courant que. On les conseils ren- à la grande armée. et activité. Napoléon refit en peu de d'esprit avec sa prodigieuse une nouvelle armée. compagnons à Napoléon pourvut tout: il activa les grands travaux. Ii décampa.lnto Wn~nrntnn ~ni. et que la campagne s'ouvrirait prochaine avec des forces doubles de celles qui avaient combattu la dernière.PA" se retirer de siège et cinq assauts. poléon s'occupa le vit travaillant espagnole.ft forcé de 00. ne changea rien aux disles négociations avec rompirent l'empereur de Russie qui re- alliance avec Cependant. et la situation dans laquelle il la plaçait ne servit qa à faire éclater son énergie et la vigueur de son chef. Nade les réparer. multipliant dant décrets sur décrets. mille hommes viendrait de février. après avoir sacrifié son arrière-garde. temps. connut ce retour de fortune elles des Cortès et firent la constitution et rentra en Portugal. l'hôtel des Invalides. la nation.QQ'. passa en revue ces vieux soldats et s'inA l'intérieur comme à l'extérieur .32S rln. campagne sembla aller au-dequoique déjà cruellement éprouvée. (1813) -t ninn t». d'y être attaqué à la faveur d'un brouillard.o. fut 'r.

D'après cette convention. sances. qu'il et d'union. Il prononça le discours suivant législa- . » Napoléon chercha Il se rendit l'Église. transféré en 1812 en même temps à faire sa paix avec où le pape avait été à Fontainebleau. initiés aux secrets de nos ennemis. le pape devait résider à Avignon. le 13 février. c'est c'est par moi qu'il avancés. du souverain Napoléon crut que les conseillers pontife. surer la faveur de ce peuple dont il était l'œuvre Aussi conseil sa popularité d'État. enrichis. le 14 février. avaient intéressé sa conscience à revenir sur des concessions faites dans rétractation un esprit de concorde comme. « Partout. son m'aime des salons et la gros bon sens 4 emporte sur la métaphysique en opposition de vous des niais. 565 '1 forma s'arrêtant de leurs dans leur besoins. enthousiasme 11 et exaltant et la famipar sa simplicité rien pour s'aaliarité de ses manières enfin il ne négligea et l'idole. qui fut publiée comme loi de l'État. partout était immense. Pie VII ne tarda à se repentir.non-avenue. s entretenant avec les ouvriers. et toupar moi qu'il voit ses bras facilement ses sueurs accompagnées de quelques jouisjours employés. il eut avec lui plusieurs conférences parà la suite desquelles un concordat fut signé ( 25 ticulières. devenu siège de la chrétienté. disait-il au le peuple et m'estime. Cependant. raisons qu'il dat. Il me suivrait métaphysique c'est qu'il ne connalt c'est par moi qu'il tous que moi jouit sans crainte de tout ce qu'il a acquis ses fils. Il exposa à l'Empereur ses scrupules avait de s'opposer à l'exécution de ce concorpas et les « signé inconsidérément » et par fragilité humaine. Il parcourut ensuite les faubourgs. sa et il regarda du oorps Napoléon ouvrit. les ateliers. la session tif. avait librement.(1813) III empire. janvier). déeorés. indistinctement voit ses frères.

évacuer « Je suis moi-même entré en Russie. de Smolensk de la Moskowa. En peu de nuits. en peu de semaines. de ce vaste empire. plus de quatre mille de leurs plus beaux villages. « A la vue des maux qui nous ont frappés. n'avait rien changé à l'état prospère de mes affaires. haine.324 REVOLUTION FRANÇAISE. a été reconnue. la joie de l'An- « Nous . un essaim parricides contre et de devant victorieuses de Mohilow. « Lorsque les barrières de la Russie ont été forcées. L'incendie triomphé même de Moskow. (1815) « Messieurs les Députés « La guerre. ils ont anéanti le fruit des travaux et des épargnes de quarante générations. plus de cinde leurs plus belles villes assouvissant ainsi leur quante ancienne en nous et sous le prétexte environnant d'un désert. tenir voir. malgré les larmes et le désespoir des infortunés incendié Moscovites. Les armes françaises ont été constamment de Polotsk. Toutes leurs espéninsule rances ont été déçues leur armée a échoué devant la citadelle de Burgos. j'ai vu tout changer. nulle nos aigles. «Mais la rigueur excessive et prématurée de l'hiver a fait peser sur mon armée une affreuse calamité. de Malo-Jaroslawetz russes n'ont part les armées pu Moskow est tombé en notre pou- de ses armes que l'impuissance Tartares ont tourné leurs mains belles provinces lés à défendre. aux champs d'Ostrowno. qu'ils avaient Ils ont. et a dû après avoir essuyé de grandes le territoire de toutes les Espagnes. avons de retarder notre marche les plus été appe- de tous ces obstacles. offrait aux projets une occasion favorable des Anglais sur la Péils ont fait de grands efforts. pertes. en quatre jours. où. rallumée dans le nord de l'Europe.

et conforme paix honorable de mon empire. 325 n'ont pas eu de bornes. pour faire circonstances vous moyennant des finances. répandue connaît le simple cultivateur « Aujourd'hui. depuis Ja rupture je l'ai qui a suivi le traité d'Amiens. grandeur « J'ai besoin ressources de grandes toutes les qu'exigent dépenses mesures différentes je ne devrai » qui les que Je ne ferai jamais aux intérêts et à la face à mais. proclamer la guerre « L'Angleterre à la guerre civile la Providence victime perpétuelle. voir voudrait et à toutes le continent en proie mais de l'anarchie. A la seconde séance. malgré les gransituation et continentale maritime des armées que l'état de guerre avait continué obligeait de tenir sur pied. « Je désire ta paix elle est nécessaire Quatre fois. les manufactures D'après cent mille l'ancienne les ames.(1815) EMPIRE. proposée qu'une dans des démarches solennelles. notre population avait fait de nouveaux de s'accroître que notre industrie été mieux cultin'avaient que jamais les terres progrès la richesse plus plus florissantes dans les diverses classes de la société. en Espagne. y disait-on vées. ministre imposer mon proposera aucune nouvelle charge à mes peuples. la première entier les fureurs l'a elle-même de l'anarchie désignée et de la guerre pour être civile. derniers dont recensements. « La dynastie française règne et régnera au monde. France. fit eut lieu le 25. Napoléon de la un magnifique au corps législatif exposé présenter de l'Empire on y voyait « que. ses espérances gleterre a été grande à la Elle offrait nos plus belles provinces pour récompense à la paix le déchireelle mettait trahison pour condition sous d'autres ment de ce bel empire c'était termes. vingt-huit raillions elle sept était cent de quarante-deus pour les millions départements mille sept de .

à la simplification des lois sur la propriété » et sur tes hypothèques. ceux des nouà €5. nombre moine et affranchi ce grand suppression qui a constitué de propriétés le patriparticulières. les terres qui sont à sa convesa nourriture sont meilleurs est plus ses vêtements nance et plus substantielle. (1815) les jouissances qui lui furent jusqu'à présent étrangères il achète. Ce degré de prospérité est dû à la suppression de la des dtmes. des manufactures industries on de la main-d'œuvre montrait à 1. On y portait les produits de l'agricultureà 5. au plus haut prix. abondante on tente des essais partout tre préférable est utilement nes. Les prairies artificielles des jachères s'abandonne dus.000 en ajoutant la bruts agriproduits nos consommations.000. . enfin. il reconstruit ses maisons et plus solides. ceux velles valeur coles.031 .000. Les nouveaux plus commodes procédés dans l'agriculture dans l'industrie dans les arts utiles ne sont plus repoussés par cela même qu'ils sont nouveaux. féodalité des ordres monastiques. à de hauts prix.000. il de nos meilleures est dû à l'égalité des partages à la clarté.526 RÉvonmoi» fiurçàish. et ce que l'expérience démonsubstitué aux anciennes routise sont multipliées le système des arrosements mieux enten- le produit de nos augmentent les bestiaux se multiplient.300. les béliers de race espagnole tons î éclairés sur espèces de chevaux leurs vrais intérêts ils n'hésitent pas à faire ces utiles achats les besoins de nos manufactures de notre ainsi agriculture et de nos armées sont chaque jour mieux assurés. année à que le travail livrait chaque une valeur égale à 7.000 fr.600.000f. laboureurs ont acquis les moyens de se procude simples les étarer.000 fr. aujourd'hui libre d'une multitude de familles jadis prolétaires. des main-morte. de nouvelles cultures.035. les races s'améliorent terres. à cette des fr.

but. cent dix-«ept milmillions cent quarante-quatre ports deux cent vingt-sept millions routes. venté. de nos ennemis. coûté un milliard. trentelions cent vingt-trois canaux et dessèchements un millions t édifiées cent deux million» travaux de Paris. bénéfices du commerce. une adresse à 1 Empereur. rentes ter Celles-ci reçurent. pour cent soixante-dix munes. la prospérité que je veux soustraire mes jamais aux lois de l'Angleterre. et la volonté « Appelé. taient Napoléon leur répondit de la nation. allèrent Puis. n'ont qu'un « Tous mes desseins toutes mes entreprises à de l'Empire. fortifications. la mise en et décréta cent cinquante millions milliard des biens des eom^ millions. millions. et qui avaient. « J'irai me mettre bientôt confondre les promesses à la tête et troupes. des routes publics compte des grands travaux achevés ou entrepris. soixante-deux millions. à constituer de et à l'intérêt des événements à l'esprit forme. par la Providence uni' a été graduelle ma marche cet Empire. C?é^ cent quarante-neuf publics des départements. et tout ce qui existe complètement terminé. de l'administration tait enfin l'histoire générale de régler le corps législatif Dans cette session. les députés présent dans laquelle ils lui prometbornes. une assistance sans des inscriptions de en échange. consolidé. palais impériaux. analogue sera ce grand Dans peu d'années œuvre peuples. savoir en douze ans. de t'Empire. des embellissements des canaux. on 327 rendait des ponts. s'occupa à la fois aux besoins extraorIl avait à pourvoir les finances. millions. sur le grand-livre. ponts. dinaires de l'année actuelle et au déficit des deux année» il fixa le budget de 1813 à un C'est pourquoi précédentes. Dans de mes fallacieuses .(f8i3) 1 Après l'examen des HH>m«.

pour augmenter ses armées actives. pour une nouvelle campagne. Son exemple fut suivi dans tous les départements. la grande œuvre qui lui avait été confiée » parts arrivaient ces cinq cent mille hommes. (1813) négociation. en effet. disposition en la levée de cent mille conscrits outre.1. en obtint Napoléon encore du sénat cent quatre-vingt mille. RÉVOLUTION FRANÇAISE. il appela cent cinquante mille conscrits de 1814 ce de 1813 qui était en marche. Midi mille hommes de gardes d'honet se monter s'équiper Outre . De toutes où on lui déclarait pour par qu'il achevât la Providence. à Napoléon des adresses qu'on « était résolu à tous les sacrifices. furent mises à la organisées depuis du ministre de la guerre le sénat ordonna. destinés à la défense des frontières de l'Ouest et du de garde nationale neur à cheval qui devaient quatre-vingt enfin dix mille hommes s'habiller. levés et organisés l'anéléments de vieux de sa sous- mise les premiers pour former il les avait encadrés entre et des officiers pagne. soixante-dix de canonniers tirées des régiments de marine. nouvelle armée. Déjà six cents canons. qui. la ville cinq cent mille hommes. savoir mille hommes quatre-vingt-dix de la conscription de 1814. officiers d'artillerie servi avaient des conscrits été envoyés sur l'Elbe. de Paris offrit cinq cents hommes de cavalerie tout armés et tout équipés. les cent cohortes garde nationale. enfin. de 1809 à 1812. compagnies et six régiments Napoléon s'était née précédente. l'intégrité de l'Empire n'est ni ne sera en question. pour reformer sulte du 11 janvier. » Tout s'organisait. deux mille caissons. expérimentés qu'il avait appelés d'Esfournit les officiers et sous-officiers Par un sénatus-conban de la du premier un an.328 1 aucune . La gendarmerie nécessaires la cavalerie. joint à la conscription formait environ De plus.

elle resserra fruits à tenter un subside. l'Angleterre agissait Dans son implacable elle avait juré de ne poser les haine. t. Histoire puissances belligéranles Français se d'après laquelle deret les Russes resteraient de la Révolution française. de lever sa médiation obtenir entre une trêve l'Elbe. travailla les populations et sollicita vivement la Prusse et l'Autriche l'Allemagne. d'entrer Décidée dans la coalition. armes qu'après la défaite de la France le temps approchait où elle de notre allait recueillir les avec rupture de avec elle. si on lui donnait ou soixante cinquante mille hommes au service de la France et lui laissa entredes deux pays l'alliance voir le désir de cimenter politique nièce de Nade famille. son alliance la Russie. le mariage d'une par une alliance elle fit plus elle poléon avec le prince royal de Prusse. du sang que le peuple acquittait l'impôt et dont elle rachetait ses enfants temps.(1813) EMPIRE. la Prusse chercha à gagner du temps. les deux . Cette dernière et la bourgeoisie. ter1. du général Yorck. un nouvel effort dans ses pour rentrer limites de 1806. 529 à leurs blesse frais. 40t. La levée des (15 ou 20 mille francs) euxaux armées les remplacés gardes d'honneur appelait mêmes. xxxix. d'or crier la nolevée « fit beaucoup C'était sur elle que s'appesantissait si longdepuis à prix en payant des remplaçants. Pendant Profitant de sa politique. et de Napoléon ne négligea rien pour endormir la prudence elle désavoua la défection offrit même. avaient faites au nom fils de leurs qui furent villes et de leurs chargés Ce furent » ce temps leurs de les acquit- can- avec activité. proposa tes. pour retireraient Bûchez p. C'est ainsi qu'on régularisa les offres que les autorités tons. traita avec la Suède. parlementaire derrière et Roux.

elle lui déclara la mais. tout à coup jetant le masque. De son côté. une proclamation du Rhin était dissoute. à négocier avee la France. et appela ça que la confédération aux armes tous les Allemands « Que chacun". il se serait donné le peut-être Alors. de son corps et de sa vie. les projets d'Alexandre la puissance des armes et de Frédéric » les princes parjures fut créé pour administrer. (1813) et ce fut Napoléon rejeta cette proposition. seconde de son bien et de prince son sang. les provinces conquises. une milice et une levée États de ta confédération. Aussi son mouvement fut-il à h fois national et révolutionnaire. un tort. par à cond'être annonla Prusse un traité mettre d'alliance sur offensive et défensive c la Russie la en pied cent mille mille hommes. elle espérait conquérir la liberté. en s'armant contre la France. cinquante sans compter ses levées quatre-vingt patrie. le 22 février. Alexandre jura « de ne point poser les armes que l'Allemagne ne fût délivrée du joug des FranCependant. armée de ligne. Alors fut conclue la convention allemands de leur Bientôt étaient de Breslaw. fit des alliés. ils promirent les roiscôté. de cœur et d'esprit. . appelés sous peine laquelle tous les princes courir à l'affranchissement privés de leurs Etats. car. On menaça à la cause de de un conseil l'Allemagne. continua çais. RÉVOLUTION FRANÇAISE. Depuis au proet organiser une dans les en masse souffrait de notre occulongtemps. en l'acceptant. De leur l'exploitèrent habilement. le roi de Prusse temps nécessaire pour se réorganiser. devait Prusse masse. guerre. l'Allemagne c'est donc avec joie qu'elle vit le moment venu de pation la secouer mais.530 rière la Vistule. se lia secrètement avec Alexandre ils signèrent. des constitutions. y disait-on noble ou de bas étage.

Si elle désirait la paix. de saisir. que les rois insuravec les armes que contre eux. Pendant tement que la Russie contre la France. la prépondérance que cette puissance et son système l'alarmaient. salutaires comme les motifs qu'elle devait être éternelle. les plus essentiellement plus naturels. Les exploits plus pour l'avilissement de leurs descendants. » Ainsi. plus et pour toujours Les pro- s'efforçait l'attachait 1 Europe. soyez libres affronterons le langage de 93. elle déclarait et la Prusse l'Autriche « qu'elle se déclaraient son amitié son système de nouveau de protestait restait inébranlable dans était fondée sur les intérêts les que l'alliance les plus permanents. de pays. nous sommes tous des hommes vous ouvrons nos est bannie libres le fils du laboureur à partir de 1812. vous rangs à côté du fils du prince.(1813) EMPIRE. elle-même. l'Allemagne peut seule produire bles. c'était brillante. de naissance. « Peuvenez à nous! Dieu est â l'enfer et ses alliés! Toute de Al- nos légions lemands nous de rang. dans ples. et rendre leur éclat à celles c'est au nom de la liberté ne comptent généalogiques de nos aïeux sont effacés par régénération de nouvelles familles La de no- qui le furent les peuples geaient la révolution avait employées française allaient combattre cette même révolution et de l'égalité contre nous. qu'ils Quel plus grand faiblesse Mai* cette ouver- de sa force et de leur propre témoignage de Napoléon et. dans déjà son esprit s était retiré lutte suprême. nos cotes. grès moins pour la France. et nous distinction leurs manifestes. nos arbres y trouverez Allemands! rien. politique encore à l'alliance après étroitement nos . dont la position était que pour de. 531 et parièrent. c'est lui seul qui devait succomber. fait naître c'était l'Autriche qui l'avaient qui l'avait recherchée elle avait bien réfléchi avant. y disaient-ils. c'est jadis.la Russie.

que nos finances seuleVaines protestations! Napoléon n'en était pas dupe ses mesures. disait-elle. » soient dans le plus grand délabrement. (1813) revers. si les Russes se refucontre eux toutes les forces de la sent à la paix. et prenait longDepuis temps. laisserait L'Autriche dans la guerre. donne à « Outre les sept millions sterling qu'elle ajouta de elle nous offre dix millions la Russie. et qui ne pouvait que elle était prête. et de presser les préparatifs pour une à Nous nous engageons. Tout ce les faire connaître très-généreuses cabinet autrichien nouvelle campagne. que comme n'agir ne point de laisser faire le qu'il proposait. Napoléon L'empereur elle les ferait valoir de dicter qu'à lui seul était n'avait position consolider qu'elle la puissance la paix. faire connaître désintéressé intact. l'y autoriserait. Nous avons repoussé quoisystème.NÇAISE. faire un pas à son insu. et. rendait communes l'Impératrice. ses vues. Si on voulait agît officieusement. avait celui de aussi besoin son bonheur intérieur. l'avait en effet. étaient des considérations aux deux de repos altéré par souve- désirait la seule donc ardemment de son alliée. La France. qu'on bases lui seul était lui demandait. ment il laissait dire. en mesure c'était de ne pas la paix. prétendît aussi mais par la force que donne un esprit de conciliation que le sien. de son côté. « qu'elle l'Autriche déclara Au sujet de l'Angleterre. à employer » monarchie. pour changer son offre avec mépris. trop l'Autriche pour avait au'elle abaissée Napoléon pris son parti ne cherchât point à se . les inquiétudes de qu'un même intérêt rains. à il conviendra à l'empereur Napoléon. qu'elle influer non qu'elle par son importance propre. avec elle de relations directes que quand la France n'aurait elle » Poussant plus loin la confidence. qui la enviait en Europe.332 RÉVOLUTION PHA.

armée. elle convention nait et tandis avec kmpire. Son armée chefs était le 19 à Mayence conférences et eut plusieurs et arriva De Mayence. à peu près par un Ney. en quatre corps il y passa ses avec les prinil se. enleva. mancommandaient la garde. Tandis qu'Eugène Bessières sa jonction avec la grande armée. ces trois qui commandait général Lanskoi fanterie. et fraya à toute l'armée vint s'établir dans les plaines de Lutzen. Bertrand Soult.. Mortier. Ney. le 15 avril. avaient occupé taient les Russes Hambourg. Déjà ils s'éDe leur côté les Prussiens De l'Elbe. ordonet. rendit à Erfurth. Napoléon s'il ne voulait pas être prévenu. le lendemain senfels. Cependant. « Quinze ont donc été chassés de ces belles plaines pareil nombre d'infanterie. Devenu C'est disait le bulletin. comme son qu'elle se présentait adhérait ses ennemis. le défilé le repoussa. avec des forces considérables. à une médiation intervention Bientôt. s'avançaient toujours. à l'avantl'ennemi à Weis- le général Wintzingerode dont l'une était celle du divisions. l'offensive. temps de prendre il quitta SaintAprès avoir confié la régence à Marie-Louise.1815) relever. secrètement S35 alliée à la traitait de Breslaw. ils avaient pour divisée et Oudinot. emparés vit qu'il était Eugène s'était retiré sur la Saale. de Dresde. 1er mai.'Marmont. Wittgenstein celle-ci se dirigeait s'avançait garde. œuvrait pour opérer sur Leipzig. rencontra passa la Saale à Kosen. en revue troupes ces de la confédération. et de langage vis-à-vis de la d'attitude changeant son elle déclara à Napoléon qu'elle devait borner France. l'insurrection de la Prusse. qu'il n'avait pu garder. à l'exemple nationale par la levée de sa landwehr. la route par où elle de Rippach. division d'inl'ennemi n'a montré qu'une plus prudent par le combat de Weissen- . De son côté. mille hommes de cavalerie. Cloud.

s il a été écrasé trente-trois et du sang-froid de notre marn'a osé aborder d aucune part l'infanterie. et le jeta raide mort. pour bien reconnaître Ce maréchal. Pi« de le prévenir gau et Zeist. Cette perte pourrait être considérée comme extrêmement de celle de l'ennemi légère. Il s'était avancé à cinq cents pas du côté des tirailleurs la plaine. coupa le poignet au duc d'Istrie (Bessières). de laguerre par une de ces fatalités dont l'histoire est pleine.. en comparaison qui a eu trois colonels trente officiers et quatre cents hommes tués ou blessés.554 r. dont le corps formait lextrémité de la gauche. par grande expérience que par ses qualités civiles et son attachement à l'Empereur. lui perça la poitrine. et de placer l'armée française.i_ R~VOLUTJON FRAr4ÇAISE. et Notre perte se monte à par notre mitraille. ordonna au général Lauriston. sa de l'arme de la cavalerie. . outre un grand nombre de chevaux. qu'on peut à juste titre nommer brave et juste. et. du bel ordre -]-- u -1 '1 hommes. le premier coup de canon qui fut tiré dans cette journée. Napoléon établit son quartier général à Lutzen. résolut Napoléon dans son mouvement. pensant qu'il ne pourrait attaquer que le 3. Sa mort sur le champ d'honneur est la plus digne d'envie. Apprenant qu'il débouchait et passait l'Elster aux ponts de Zwenkau. de se sur Leipzig. était recommandable autant par son coup-d'œil militaire. l'ennemi résolut d'attaquer Cependant l'armée pour la des positions déposter qu'elle avait prises. Il est peu de pertes qui pussent être plus sensibles au cœur de l'Empereur. pour la journée du 3. dans une position toute différente de celle où ils avaient et où elle était effeccompté la trouver. » Dans la nuit du 1er au 2 mai. mais. et étonné l'ennemi i. 'de bataillon. dont un chef etcînquante-cinqblessés. afin de déconporter certer les projets de l'ennemi. (1813) fels che.

qui au bout ble. droite. eut ordre de au moment le plus fortement du plus brillant La forengagée. 335 tivement dans le 2. et couvrirent chargesavecsangde l'élite de la ca- . Napoléon « n'attendait res positions seraient toute son armée dans Leipzig. Les de Weissenfels. l'arrêta tout court.(1813) EMPIRE. des forces qui paraissaient L'Empereur Le vice-roi de se ses dispositions. Ce jour-là. succès toutes ces L'ennemi. et. tint te combat. à revers boucha fondeur que le moment enlevées pour mettre cette direction. marchait de son entreprise. ainsi la confusion et le désordre dès le matin. avec d'une ses cinq divisions. gagner le chemin général de brigade mière division du certain de la réussite paraissait notre droite et pour déborder Le général Compans. demi-heure devint souterri- présentait fit sur- à la tête de la garde Sa Majesté se porta elle-même soutenant la droite du prince derrière le centre de l'armée. qui dispositions. avec ses trois divisions. du matin. et de porter » leurs colonnes. de la Moskowa. de l'Elster. à la tête de la premérite. une Napoléon ayant entendu canonnade du côté de Leipzig. Nos s'y porta au galop. où ces dernièen mouvement passer sur la droite mais à dix heures vers Kaia. les ponts en avant de cette venaient troupes d'attaquer ville. le-champ reçut l'ordre de la Moskowa mais il lui porter sur la gauche du prince fallait troisheures ce mouvement. l'horizon pivoter sur et prendre l'ennemi l'armée ennemie dénoire pr© la faire sur plusieurs colonnes d'une en était obscurci. Leduc de Raguse.Le pour exécuter prince de la Moskowa prit les armes. marine soutinrent régimehts"de plusieurs le champ de bataille froid. du premier duc de Raguse. L'ennemi immenses. occupait l'extrême déboucher sur les derrières où la ligne se trouverait tune se plut à couronner Le général de l'armée Bertrand ennemie.

Jamais la nécessité de frapper au contraire. » sur la hauteur. de vaincre ou de mouFrançais qui avaient balles. jeunes soldats leur criaitLa patrie il en avant vous regarde sachez mourir pour elle » « Cependant. Dans ce appuyait il redoubla ses efforts sur le centre le village de de ta grande armée . contemplaient une part active. le vice-roi de Tarente à apercevoir dans le lointain la du corps du général Bertrand. il gées. Le le général Souham. y il ne s'exposa davantage. prince de la Moskowa. l'empereur de Russie et le roi de Placés Prusse prenait sentait vait fut repris. le moment était arrivé. poussière Au même et le duc on commençait et les premiers feux moment. entraiten ligne sur la gauche. abordait moment. Il ce coup de tonnerre qui de- les espérances de ses ennemis. des Quatre du prince de la Moskowa étaient cinq divisions déjà engaLe village de Kaïa fut pris et repris fois. Au milieu du feu. et venger la pulvériser France de ses malheurs.336 _1_ RÉVOLUTION '1 FRANÇAISE. Ce plusieurs Le comte de Lovillage était resté au pouvoir de l'ennemi. couverte de feu. rir1. (1813) mais les grands efforts d'infanterie. le général Girard. « La bataille embrassait une valerie le combat. 1 Bulletins la réserve de l'ennemi et attaquait au village où l'ennemi sa droite. ligne de deux lieues. puisque pour tous les du cœur. bau dirigea le général Ricard pour reprendre le village. de fumée et de tourbillons de poussière. étaient faisaient face à tout. ennemie. Blessé de plusieurs partout. le général Girard voulut rester sur le champ de bail déclara vouloir mourir en commandant taille et dirigeant ses troupes. Napoléon. il animait ses « C'est la journée de la France. d'artillerie et de cavalerie étaient sur le centre.

Ils pas le danger. valeureuse en criant 357 queljeuVive Ade nouveau emporté se débandèrent ques bataillons nesse. coup à se « Nos jeunes soldats ne considéraient ont. artillerie de l'ennemi.(1813) IW~ Kaïa f. au galop avec leurs quatre-vingts bouches à feu placées en un même Le feu devint L'ennemi groupe. notre mais centre cette fléchit. culbuta la charge. « Notre perte'se monte à dix mille hommes tués ou celle de l'ennemi blessés peut être évaluée de vingt-cinq à trente détruite. rablement cuirassiers mille hommes. se rallia Sa Majesté jugea que le moment de crise qui l'Empereur décide du gain ou de la perte des batailles était arrivé il à perdre. toute notre cavalerie. Sa Majesté ordonna toutcequi s'y trouvait. révélé toute » francais Bulletins de la grande armée. épouvantable. ont été écrasées. La garde Les gardes de l'empereur souffert les deux divisions russes. à la vue de l'Empereur. Le duc de Trévise le village de Kaïa. officier d'artillerie de la plus grande distinction. et de faire main-basse l'ennemi. pour soutenir le centre. infanterie. et de la placer en avant de la vieille garde. de culbuter de reprendre le village. Les généraux Drouot et Devaux partirent Dulauloy. tout se mit en retraite. à son aide-de-camp le général Drouot. rangée en bataille derrière. dans cette circonstance. fléchit férir de tous côtés. de donner tête baissée. la noblesse du sang de Prusse a été royale de Russie ont considéde dix régiments de sans emporta et continua l'ennemi. qui fut disposée en échelons comme quatre redoutes. V- 22 .~f fut EMPIRE. porter en avant en battant Cavalerie. sur Au même moment. ordonna au n'y avait plus un moment L'Empereur duc de Trévise de se porter avec seize bataillons de la jeune au village de Kaïa. de réunir une batterie de quatregarde vingts pièces.

de triompher..338 RÏVOLUTIOH FRANÇAISE. l'ennemi contre nos armes. La bataille de Luizen sera mise au-dessus et de la Moskowa. n'ai jamais vu plus de bravoure noet composée en grande partie de conscrits. supérieures. je que je commande » Peu et de dévouement. se. Vous n'a trouvé de refuge « Dans la campagne passée. (181 3) Telle fut cette mémorable journée que les vieux soldats de la grande et qu'ils de Moskow. pour. content de vous Vous avez mon atrempli bonne volonté et Vous avez suppléé à tout par votre Vous avez. en ces termes. de forces numériquement cavalerie et une artillerie témoigna. dans la célèbre journée du par votre bravoure. les armées françaises. défait et mis en déroute l'armée russe et prussienne. par une à son à venait peine suffisante. et avec une artillerie rangée. nombreuse. ils arrivaient « Aujourd'hui. tre armée. 2 mai. en effet. entre la Vistule despotiques. de Friedland d'Iéna. formidables. selon l'usage des gouvernements des déserts entre nous et eux . la sainte campagnes. respiraient dit Napoléon. tout entiers dans le grand désastre « Depuis vingt ans encore dans leurs enfants. en bataille et soutenues elle fit voir à l'Europe armée n'étaient pas morts Napoléon armée sa satisfaction « Soldats! a Je suis tente. sans cavalerie. et par le roi de PrusAlexandre commandée par l'empereur lustre à la gloire de mes avez ajouté un nouveau le sang tout ce dont est capable vous avez montré aigles. mettre dans nos contrées. qu'en suivant la méthode féroce des barses ont incendié bares ses ancêtres des armées de Tartares ses villes. laient allumer un incendie moral Moskow elle-même Ils vouet le Rhin. tailles d'Austerlitz. des bafrancais.

fût conpour la paix. à recevoir mée. renforcé ils avaient leur aravaient pris position à Bautzen. pour ne fournissait c'était renoudisaitles les portes de Leipzig Français dans cette dernière fit son entrée le roi de Saxe. avec soixante Ney. mourir je préférerais si l'on voulait me dicter « Touteà son égard. par Bautzen. la bataille. climats. accepta l'offre de V Autriche. même de front. soumettre. seul mettre un congrès pouvait tingent voulant donner une nouvelle preuve de son désir Napoléon. de Russie et le roi de Prusse l'empereur Cependant. capitale. de ses mauvaises écrivait-il dispositions à son beau-père. à légal de la brute 1 est ravalé où l'homme corruption. quoiqu'il vaincu fois. leurs une seule Nous rejetterons ne doivent qu'ils empire. suspendue conserver de l'impartialité plus son conqu'elle » fin à la guerre. et paraissaient Napodisposés de Torgau sur Berlin léon partit de Dresde. sous les murs l'attaquerait Bertrand. • de l'Europe Soldats vous avez bien mérité civilisée. l'Autriche « L alliance amicales existait. sur Bautzen.(1815) « Dans complots. hommes. Napo- donald. 538 déjoué tous leurs dans leurs affreux Qu'ils restent de barbarie dans et de glaCès. elle n'était que dehors de Napoléon. Ney marchait de rétrograder lui prescrivit Napoléon devait tomber. comme tous les Français les armes à la main à K|e des conditions. vous avez ces Tartares pas franchir. déserts Cette victoire ouvrit aux et de Dresde. . comme dans la qui lui resta fibonne fortune. » généreux. journée. léon sur les derrières lui étaient de l'ennemi. séjour d'esclavage. mille que Napopendant MacDéjà Marmont. par ce mouvement. Il rétablit la mauvaise et Frédéric se dirigèrent. dèle dans Alexandre lésie. A la nouvelle du succès vela ses protestations elle. de Bautzen. sur la Si- Napoléon le 8 mai.

dans la matinée. reconnaître la position de l'ennemi. en arrière. Dans ce but. » . il lui envoya un parlementaire chargé de lui proposer un armistice. « Oui disait-il en attendant la réponse d'Alexandre. je veux m'entendre des Autrichiens. formidable. retranchée et couverte par des redoutes aux mamelons fortifiés de Krekewitz. il s'étendait Prévoyant l'Autriche. sans doute les suites de la médiation. le passé. il occupait. » C'était une position l'ennemi à la ville. au centre. à droite. A gauche. je ne lui monde. aux montagnes des Géants. dit le bulletin. mille hommes qui va leur tomber sur le corps ( les soixante de Ney). Si nous étions d'un plus vieux. n'y est plus. le front sur de l'ennemi lieue fatales était couvert sur une et demie de terrain. le 19. les armes à la main car j'aurais de la cavalerie. les considérer comme des qu'on pouvait places fortes. Sans cela. appuyé sur trois villages. » Tout la Sprée.340 RÉVOLUTION FRANÇAISE. Ce serait sur les bords de la Vistule que je leur dicterais mes et que mon beau-père me supplierait d'oublier conditions. beaucoup retranché. Ils sont loin de s'attendre à ce proposerais pas l'armistice. pour me débarrasser mois avec les Russes oui. Napoléon tenta d'y échapper en s'adressant directement à Alexandre. je ne demanderais jamais une plus belle occasion les affaires du pour finir. (1813) léon y arriva. jamais je n'ai en une plus belle chance de succès. « Cela est vrai. « où l'on avait fait tant de travaux.de quel que fût le résultat de la bataille. On lui rapporta que c'était celle-là même qu'avait autrefois le grand occupée Frédéric. naient s'appuyait crénelée. répondit mais Frédéric Napoléon. une douc'était un plus forte que la première liés garni de nombreux ouvrages la Sprée ble position vaste camp entre eux par des ravins et un ruisseau et marécageux. il fit Sur-le-champ. qui domien outre.

Après six heures d'une vive canonnade et plusieurs fit sans succès. entra à huit heures du soir à Bautzen. et d'attaquer les la gauche de l'ennemi au duc de montagnes qui appuyaient de jeter un pont sur chevalets sur la Sprée. Bautzen. et sa droite. Moskowa et notre « L'Empereur se maintint armée. Alors Napoléon mai. Lauriston de passer et de se porter sur son quartier-général là sur Weissemberg. corps. « A midi. Reggio. de tourner la droite de l'ennemi. Bautzen autre que et les montagnes pont sur chevalets cette rivière au duc de Raguse. qui appuyaient entre le corps du prince de la . de s'approcher sur la Sprée. et de au duc de Dalmatie. la canonnade et le général Régnier. de jeter un sur la Sprée. ne répondit C'était le 20 point. au prince de la pour inquiéter sous les ordres duquel étaient le troisième Moskowa. forme auquel Sa Majesté avait donné le commandement du centre de passer la Sprée supérieur la droite de l'ennemi. passa un des bras de la Sprée mais l'ennemi conserva les hauteurs et. de Wurtchen. charges que l'ennemi le général Compans fit occuper le général Bonnet Bautzen le village de Niedkayn. à une demi-lieue de dit le bulletin. dans l'enfoncement sur la gauche. Le duc de Tarente s'engagea.(J815) EMPIRE. l'ennemi fut rejeté sur sa seconde Le général Bertrand position. entre Tarente. enfin. 341 Alexandre positions. le comte Klix. n'eut pas besoin de jeter son pont sur chevalets il trouva devant lui un pont de pierre dont il força le passage. « Il donna ordre fit ses disau duc de de passer la Sprée. Le duc de Raguse jeta son pont tout son corps d'armée passa sur l'autre rive de la Sprée. et enleva au pas de charge occupa un plateau qui le rendit maître de tout le centre de la position de l'ennemi le duc de Reggio s'empara des hauteurs. à sept heures du soir. par ce moyen. et.

sur les de sa position. qui formait une bonne au prince de la Moskopour s'opposer partie de son armée. et de lui masquer la véritable dont le résultat ne pouvait pas se faire sentir avant attaque. wa. à cinq heures les hauteurs. le préétaient chander- retranchements. qu'on Bautzen. avec les senpar les habitants devaient avoir des alliés heureux de se voir des Kotzbue et des cosaques. (1813) que des Stein et les autorites. « A onze heures. les redoutes marcha une à mille toises caend'entretenir épouvantable et tous les retranchements . en avant nonnade nemis. la posn'étaient à comprendre Ses espérances dès ce moment. devenait son centre. devant le duc de Raguse et engagea de sa position.5*4 fut accueilli. née. « Le 21. dans un lieu qu'il n'avait pas étudié et qu'il croyait hors de sa portée. midi ou une heure. timents délivrés RftVOLUTlOB FlANÇAISB. « Le duc hauteurs à trois du matin. se porta sur de Bautzen. la bataille de de la bataille de Wurtchen. L'Empereur de Tarente le combat. a Cependant. que défendait de cette position avaient qui sentaient l'importance placé là une forte partie de leur armée. sage de sa défaite. Les Russes. gées. quarts de Reggio soutenait l'Empereur de lieue en avant une vive fusillade la gauche de l'ennemi. afin que leur gauche ne fût ordonna aux ducs de Reggio et pas tournée. sibilité d'être pourrait appeler. afin d'empêcher la gauche de l'ennemi de se dégarnir. n'était que le prélude l'ennemi forcé dans commençait plus les mêmes. et il devait avoir. devenaient et trois redoutes corps. Déjà toutes ses dispositions de la bataille ne devait plus se décider Ses immenses La droite travaux inutiles. rière cents Le destin ses sa position. qui était opposée au quatrième et il était obligé de jeter sa droite. Cette joursi elle était isolée.

le le quartier-général avancées mi s'étant pour couvrir le village de fut ramené. et la réserve de l'armée. L'ennemi. tre divisions quantité de l'ennemi. le chemin de Wurtchen rie de réserve. Le moment de décider la bataille se trouvait de Dalmatie. 143 « Lia garde lerie. avec les divisions de Klein-Buschwitz. indiqué. les quaet une grande Latour-Maubourg de droite de là position de Farinée russe. sentit que le seul moyen de soutenir était de nous emcombat contre le prince de la Moskowa. vèrent qui était devenu le centre « La division Morand et la division wurtembergeoise le mamelon dont l'ennemi avait fait son point d'appui.(1615) EHPIRE. Pendant l'ennemi ce temps. le prince de la Moskowa culbutait au village deKlix. se porta. dont il dirigea le « Le général Devaux établit une'batterie. et perdit de la Moskowa prince à déboucher à une Preilitz. en vingt minutes. dès lors. avaient des débouchés éeloii pour se porter en avant par la gauche ou par ta droite là journée. avec soixante généraux le duc de Tréen avant. enle- gauche. mais les réserves de l'enneil enleva le village dix heures. Enfin. . infanterie et cava- faciles masquées par un rideau. passait la Sprée. se portèrent de la jeune Uumoutier et Barrois vise. coupant garde. L'Empereur. sa position. général sur d'artillerie du le flanc bien à par un mouvement avec la garde. à l'attaque du duo Il voulut s'opposer pêcher de déboucher. Le duc de Dalmatie commença tout le danheure après midi. qui avait compris qu'avait prise la bapar la direction ger dont il était menacé le avec avantage taille. se dirigea sur l'auberge à Bautzen. et menait batA tant ce qu'il avait devant lui jusqu'au village de Preilitz. Les feu sur les masses qui voulaient reprendre pièces de batteDulauloy et Drouot. L'ëttnëmi fut tes vicissitudes que présenterait sur le véritable tenu ainsi incertain point d'attaque.

et s'avança. et réalisé triomphé les espérances de notre patrie. de lui pouvoir que le il fallut le chasser en ligne de trois lieues. J ai vécu en hon« nête homme. « L'ennemi « L'ennemi fnt obligé fut obligé sur Wurtchen. trant les postes furent placés. heures était dans la plus et. combattant et de Reichembach deWeissemberg. et que l'armée eut pris alla voir le duc ajoute le bulletin. Sire. « dit-il. l'Empereur Il le trouva avec toute sa connaissance et mongrand Le duc serra sang-froid. de vos ennemis. « Toute à votre service. » l'Empereur le plus qu'il l'Empereur. menacé à revers par le prince de la Moskowa. quand un boulet perdu le frappa mortellement. la main ma vie. à droite par le duc de Raguse. porta sur ses lèvres. (1815) de dégarnir sa droite droite nnnr de sa dégarnir pour narer parer à cette nouvelle attaque. Duroc venait de le quitter un ordre pour donner relatif à son service. « Dès que ses bivouacs. Je laisse une fille je ne me reproche « quand « toutes «Votre Majesté lui servira de père.344 RÉVOLUTION FRANÇAISE. Il prit le village de Preisig. rien. Il était trois ayant débordé l'armée ennemie. fit une perte Napoléon. à gauche par la garde. était gagnée. rompu au centre par Napoléon. en effet. de Frioul. lorsque l'armée après midi de succès. Le prince de la Moskowa en profita. a été consacrée dont elle pouvait « que pour l'utilité lui dit l'Empereur. deSchoppen le lendemain de cette bataille. et qu'un feu épouvantable se grande incertitude faisait annonça entendre sur une que la bataille débordé Bientôt. l'ennemi se mit en retraite sur Gorlitz mais il ne laissa en notre On le poursuivit champ de bataille. mais ce sera dans trente ans. et que nous nous retrouverons m'attendre « que vous. » vous aurez et je ne la regrette » vous être encore . cruelle. il est une autre vie C'est là « Duroc.irez » « un jour « Oui. et marcha en avant.

de retraite. l'ennemi sacrifia ses communications par ce fleuve et la Pologne pour aller s'appuyer sur la Bohéme. devait être prononcé en présence de l'Empereur dans l'église des ne lui permimais les évènements Invalides qui suivirent rent d'estime pas de donner cette marque mémoire de ses deux fidèles compagnons et de regret d'armes. mon ami » Sa Majesté rentra dans sa tente. et Bertrand. détruisant ses parcs. Marmont à Glogau à sous Régnier. En quelques jours. Ney et Lauriston. sous Victor avec l'Autriche. son centre. chal. la moitié le qu'il était en intelligence suivit dans son mouvement sous Macdonald. lieu de repasser la Queiss le Bober. Duroc toute la nuit. était Schweidnitz Breslaw. brûlant ses Cependant. M. serrant de la main droite le grand-maréla tête appuyée sur la main resta un quart d'heure. et Sébastiani. ce spectacle vous peine s'appuyant sur le duc de Dalmatie et sur le grand-écuyer. ravageant continua à le poursuivre elle entra dans Gorlitz. jour ses Cet éloge. 548 « L'Empereur. par ces coups de celui qu'elle lui préparait? Napoléon chargea rapides. au l'Oder et de gagner Breslau. Villemain de composer l'oraison funèbre du grand-maréchal Duroc. les routes. Alors. Cette singulière marche prouvait suffisamment Napoléon 1er juin. il avait délivré la Saxe et conquis de la Silésie. C'est » que NapoNe vieux amis. Mais. Sire. .(1813) empire. se voyant sur le point d'être sa gauche. ainsi « en léon voyait tomber chaque plus semblait-il pas que la fortune voulût l'avertir. dans le plus profond silence. Notre bagages. à la l'ennemi se retirait en bon ordre. devant Le sa droite. ainsi que celui de Bessières. allez vousgauche. armée passa la Neiss. et ne reçut personne pendant Douze heures après. quitta le duc de Frioul sans pouvoir lui dire autre chose que ces mots « Adieu donc. la Katsbach. expira. « Ah » L'Empereur.

de me jeter dans les bras de ces mêmes qui me pressaient ennemis! » l'armistice fut signé le 5 juin Après six jours de débats. accusé la guerre. en parlant de cette époque de sa vie de du danger et à me trouver tout seul à juger de l'imminence de me voir placé entre les coalisés. cet armistice nousdevenir bien fatal. à Reichembach. la route et consentit une seule fermer et leur au moment où il pouvait. deux traités par l'Angleterre. que « si les alliés n'étaient pas de bonne foi. il devait durer jusqu'au 28 juillet. entre nos ennemis.548 '11 '1 RÉVOLUTION FRANÇAISE. la Russie une alliance offensive et défensive et la avec et signèrent. de mes ministres mêmes. à Marengo. les 14 et 15 juin. (i813) 11 sur les montagnes. sur eux-mêmes les alliés Qu'étaient devenus de la France. amener un rapprochement acceptèrent crut Napoléon dans les propositions que cette trêve à un arbataille. les souverains acculés qu'ils pourrait mistice refouler avaient et sentant alliés la nécessité 1 1 de gagner 11 repoussées. à Friedland. et qu'il n'avait a-t-il dit la paix. Napoléon pour Dresde. çaient notre existence. dans avec eux et les à m étouffer. qui s'apprêtaient harassements de tous les miens. Dix jours après. y pourvoir et l'esprit de l'intérieur. de réparer leurs en partant disait-il. il lui fallait montrer qu'il ne d'autre désir que faisait que se défendre. # Austerlitz. C'était donà Plesswitz. semblait faire cause commune son aveuglement. Prusse conclurent en effet. Ne semblait-il maître de l'Europe? pas que ressentît de la fatigue commune ? D'un autre de ne vouloir que ces coups d'audace qui. » pouvait échecs. du temps. qui menaqui. ner le temps aux coalisés de se réorganiser. lesquels cette dernière puissance . le rendirent trois fois son génie se côté. leur accordait un subside. « Quelles n'étaient pas mes tribulations à Sainte-Hélène. Aussi.

et soupçonnant les engageVoyant le but de l'armistice. la paix était faite.334 empire. livras livres atArlinir 347 •à à l'aritr» l'autre RRR 666. voulut lui-même Napoléon négocier avec ce ministre. de Metternich envers la coalition. votre médiation devient il ne vous convient l'inhostile plus de garantir de l'empire Je gagne deux batailles. l'ouverture et offrit sa médiation. par M. ments pris. tégrité français. au nom de l'Autriche. l'arbitre du sort de l'Europe. elle proposa. mais n'oubliez pas que je . qu'elle se trouvait. Schwartzemberg de la Bohême. son que l'empereur. parla de l'influence était jaloux d'acquérir. Vous puissance du temps. mais n'étant coalition. Or. La question sans combattre. et vous venez me parler de médiation. mes ennemis sont au moment de revenir de leurs illusions. d'armistice tre intervention. dans ce moment. à l'Autriche. du nouvel ordre qu'il voudes forces. Metternich. mes embarras ce qu'il pour recouvier est de savoir si vous pouvez me rançonner » traitons. Quel résultat stice ? Je n'en connais pas d'autre que les deux Reichembach. « Parlez clair. et qu'elle la balance devait faire pencher du côté où elle jetterait son nements épée.666 entrer dans la ri» de fifift sterling livres Quant sterling. M. pour gagner du temps. Celui-ci étant venu le trouver à Dresde « Vous lui dit Napoléon. telle était la situation que les évéet ses intrigues lui avaient faite. voilà donc. de Metternich maître. lait établir par la sage répartition dit Napoléon en l'interrompant. Votre cabinet sont les réunit derveut profiter de a perdu.333. du congrès. avez voulu gagner vos deux cent aujourd'hui mille rière hommes le rideau prêts. que voulez-vous? Voyons. Sans vode l'armitraités de On parle aussi d'un traité avec une troisième mais vous en êtes mieux informé que moi. elle devait pas encore en mesure de se déclarer.(1813) à à l'nnA I une Ha de 1 333 33A 1.

l'Angleterre pour jouer ce rôle ? » paie-t-elle « Dans Blessé au cœur. « Quoi moitié Votre neutralité vous. pirez tous qu'au démembrement il me faudrait ramener mes légions. (1813) suis un soldat qui sait mieux rompre que plier. derrière le Rhin. ce que je demande. sans même tirer l'Autriche. dit Metternich. la Pologne. l'épée. le ministre autrichien non-seulement mais la Napoléon. vous voulez camp à l'autre. le retour l'Espagne. quand mon lin et de Breslau. Je vous offre l'Illyrie'pour rester neutre cela vous convient-il ? Mon armée est suffisante pour amener les Russes et les Prussiens à la raison.348 RÉVOLUTION FRANÇAISE. la Russie veut la Pologne. les Alpes et les Pyrénées. cile à votre politique. c'est mon beau-père Ah vous envoie que se flatte de me faire souscrire est aux portes de Bertriomphante quand jesuis ici à la têtede trois cent mille sans dbup férir. l'Angleterre vous n'asLe mot de paix n'est qu'un prétexte la Belgique. de Metternich garda le silence. l'Illyrie. la crosse en l'air. Il ne tient forces. de la Suisse. veut la Hollande et la Suède veut la Norwège. e-it l'auteur des Mémoires d'un la colère qui ranimait. » Alors. à de telles conditions! Et qui accueille un tel projet! c'est lui qui combien vous Metternich. de disposer de nos est tout qu'à les choses neutres. la Prusse veut la Saxe. rester vous. l'Italie. s'écria de l'Italie de point que nous ne pouvons il faut que nous soyons pour ou contre fit ses propositions. hommes. de l'Empire Dofrançais. m'en je suis vainqueur. du Rhin du Pape à Rome de la Hollande. de la Vistule aux bouches armée à la générosité de Et c'est quand mes drapeaux et sur les rives de l'Oremettre der. me livrer ceux flottent dont à mes ennemis. . M. en sont au et 1 abandon de la confédération riez de la modération votre alliance d'un VoHà donc ce que vous nomme? Vous n'êtes occupés qu'à transporter Au fait.

qui serait partagé 20 le rétablissement des villes de et la Prusse. propositions août. de et dans leur indépendance 3° la renonciation du aux titres de médiateur de la confédération Napoléon Rhin et de protecteur suisse. reprises sa fierté se réhésita. rompu. 549 Homme d'État. furent signifiées à Napoléon par l'Autriche. Si le 10 au soir au moment où devait expirer mistice. respectueusement autre moment il ne le fit pas alors et l'Empereur le repoussa sans le fouler aux pieds. déclara s'était dissous l'Autriche sez tard. Après de longs débats. 4° la rede la confédération de l'Ilconstitution de la Prusse S0 la cession à l'Autriche lyrie 6° l'indépendance de la Hollande et de l'Espagne. et les hostilités dès le lendemain. Jusque-là vainqueur. Napoléon volta à l'idée de subir les conditions des vaincus. ainsi manderait duché de du des puissances 1° La dissolution la Russie. Déjà le congrès et qu'elle était entrée dans la coaliqu'il n'était plus temps. Ces le 7 l'ar- le congrès devait être Napoléon n'avait j*ts accepté. de Metternich se retira. On ne tarda pas à s'apercevoir que la médiation et achever qu'il offrait n'était qu'un masque pour couvrir ses armements. » Bientôt M.(1815) EMPIRE. etc. et du congrès que l'ouverture consentit à proroger l'armistice jusqu'au 10 août.le ministre Napoléon autrichien l'eût avait laissé tomber 1 son chapeau relevé en tout 11 l'Autriche Hambourg franchises dans leurs anciennes Brême Lubeck. Napoléon sacrifierait une alliance qui reposait sur l'empereur François Il accepta des intérêts si chers aux ennemis de son gendre. et que l'Autriche avait depuis longtemps croire que ne pouvait pris son parti. Il se décida sa réponse que le 10 asmais il ne fit connaître cependant. donc sa médiation. Cependant. entre Varsovie.. au nom . . il s'ouvrit le 29 juilCe congrès devait se tenir à Prague deil fut arrêté que l'Autriche let.

Une réunion avait y avait les coalisés eu lieu avaient le 9 juillet. la coalition vingt mille hommes sous les armes. et s'écria de ce qu'il y a de que le cabinet de Vienne « venait d'abuser un médiateur. D'après ce plan. un congrès et plus sacré pour les hommes. cent Suédois. celle de Bohême.310 REVOLUTION FRANÇAISE. n'avait à opposer à Prague. mis le temps à TrachemOn y le subside a_ ·1_ t~7_IL_- _a l'_L! l'Autriche fixé les contingents puissance. Français mille hommes. cent vingt mille.. le nom de la paix » » tion. ensemble armées. à cette masse d'ennemis et étrangers par Oudinot sous son comBliàcher était Ces par quelques princes allemands. destinés à agir contre . commandés sur Berlin étaient direct. t1 la__a a_1_t 1.. berg avait les négociations. deux représentants. ne auquel Moreau qu'on avait fait venir des États-Unis. mel occupait l'Oder. de l'Angleterre devait recevoir que l'Autriche ( 13 millions par mois). reculant toujours devant lieutenants. commandées et que deux autres par Bernadotte Blücher tiendraient Napoléon les Français et n'acceptant en échec. trente mille cinq cent vingt mille celle du Nord. envoyé de chaque fut pas. savoir cent cinq mille Russes trente mille Autrichiens mille hommes fournis quatre-vingt vingt-cinq avait cinq cent cinquantemille Prussiens. devaient marcher sur Dresde. combattants étaient divisés en trois ar- que mille combattants. Pendant à profit. mées sous Bernadotte campait sur le Hacelle de Silésie. la bataille que de ses cent A la reprise des hostilités. (1813) Alors Napoléon vit 1 abîme où il était tombé. Schwartzemberg et Wittgenstein avec cent mille Russes et Autrichiens. et arrêté le plan de campagne. pendant Prussiens. spusBlùcher. dit-on avec cent mille étranger. sous Napoléon deux cent trente quatre-vingt-dix devaient opérer mandement Schwartzemberg.

de lui ses lieutenants n éprouvaient que dans Kulm par un rejeté et enfermé en nombre. Breslaw. Ney. Battu à Dennevitz. autour Vandamme. ennemi avait été contraint. cinq fois supérieur Macdonald de poser les armes. retraite laissant qu'un Ce fut alors de Napoléon changea en avec furie. désespérée. Assaillis partout pleine blessés. plus et Saint-Cyr. Napoléon à abandonner quand Dresde. Il venait de forcer il apprit à la tête en Bohême.1_a ~–– garder Blücher Dresde. battu et chassé de la Silésie par Bliicher. Oudinot. avec des pertes considérables. s'étaient Aussitôt Jusqu'alors décidés à ce Napoléon et ses de deux ces deux le conseil souverains de Moreau.(t8!5) 1_- EMPÏM. restés marcha toutes les opérations. cette n'opposait à Macdonald Il était temps à Dresde les alliés avaient ville. positions sur la marche d'Alexandre et de Frédéric cent mille combattants. tiré de la par une batterie tua Moreau indiquait pendant que ce général jeune garde. dans son mouvement comsur Après un violent pas été plusheureux. venait d'être attaqué. retrouve Napoléon sur Il se jette de nouveau son génie et toute et le repousse Blücher . entre l'Elbe et l'Oder. qu'une résisla fortune ses vingt mille conscrits. de toutes sur sous Saint-Cyr devaient . à l'empereur Alexandre une manœuvre (27 août). ce nouvel Tandis sur avantage que Napoléon remportait les coalisés. des échecs. bat n'avait à Gross-Béeren Oudinot. mouvement revint arriva car déjà avec tance sur d'après ses pas avec abandonnant la rapidité attaqué Blücher de l'éclair. nouvelle. avait remplacer Wittemberg. qui était venu de la route de Witvainement l'ennemi de déposter essayé temberg.- ~-–- restants. '– –~ –*)t- 351 ~–~ les vingt mille centre -11. les al liés se mirent de morts et de le terrain couvert boulet. A cette son activité. La présence du combat. Bernadotte l'avait forcé à se replier sur Berlin. après une lutte désespérée. il s'était retiré tout derrière l'Elbe.

je les avais de trop d'honneurs. nos chances diminuaient la fatigue. gauches. Ils avaient bu à la coupe des jouissances. Blücher Après deux défaites. Il en fut détourné par ses . A peine vainqueur de Blücher. pendant que Napoléon se défend seul contre deux armées. malmaladroits. de gorgés de trop de considérations. et je n'y pouvais rien. Dresde. et. dont la position n'est plus tenable. position qui se trouvait des deux grandes armées des placée au centre coalisés.' disait-il à pouvait Sainte-Hélène. traversant la Moldaw alla prendre à Leipzig. sur ses pas. (1845 Silésie jusqu'en prend le chemin Napoléon à rentrer revient dans sort de la Bohême et reSchwartzemberg de Dresde. Je sentais les rênes m'échapper. fera le centre de ses nouvelles C'était opérations. et eussent acheté du repos à tout prix. pour la troisième fois. que le mouvement de Bernadotte a laissé à découvert: il y établira son quartier-général. etchaque jour. sa cause Alors. la Bavière vient la retraite de déserter de l'armée. Bernadotte force sa gauche sur l'Elbe. D'un autre tout-à-coup côté.352 rByolutioh fbançaise. se présente de nouveau Napoléon court à lui. Je voyais donc arriver l'heure décisive. » arrêta son mouvement sur Berlin. le découragement le plus grand nombre mes lieutenants gagnaient devenaient mous. et conséquemment ce n'étaient heureux du début de notre plus les hommes ni ceux de mes beaux moments révolution. cette désertion il se décide compromet à abandonner se rabatsur l'Elbe et en tenter un généraux. avaient conseillés Ceux-ci suivi Napoléon dans et dirigés sa marche par Bernadotte sur cette ville. pour tre sur Berlin. effort digne de son génie. Napoléon et. « Un coup de tonnerre seul nous sauver. Blücher disparaît. Mais. et force le général autrichien ses montagnes. trop de richesses. par une fatalité ou une autre.

l'Empereur mais. Pendant les appuyer. que le en chef. prodiges Déjà dans les deux premiers ils avaient perdu et repris jours. qu'il demi-cercle C'était de troupes serrées en masse et couvertes par quinze cents pièces de canon. mais livra à l'ennemi le débouché important confié à l'armée saxonne. elle fut terrible. avec côté. Baskirs. ennemies. Nos soldats. dans mille d'hommes plus d'un demi-million cet étroit espace. coureurs Renfermé avoir fait ses il attendit annoncèrent dans et assuré ses commudispositions l'ennemi de pied ferme. nos se troupes au pas de course et les baïonnettes précipitaient. Napoléon. Déjà Bernadotte et Blücher pliaient. pour s'y soixante mille hommes. l'armée cavalerie saxonne. tout wurtembergeoise. au milieu du bouches à feu. et plaça son armée. la vieille garde était rangée en réserve sur la hauteur. et et la cavalerie artillerie. 3S5 Benigsen. le centre à Probstheyda. trois était rendu. la droite à Connewitz. Napoléon replia ses postes. Il ne resta. de son et Russes. contre l'armée de Silésie. le lendemain. qui la commandait hommes. A deux heures du matin. de l'armée saxonne. les marchait sur toute la ligne. quand jusqu'à Napoléon se décida à une nouvelle bataille livrer. dit le bulletin. moins deux de valeur. Cette trahison. passèrent entières à l'ennemi. la gauche à Stœtteritz. en ce moment. infanterie. fit face à tout. comme contre la grande armée. était pour nous de ce côté. le 18 septembre. Après nications. avec ses cent quarante mille Français. sur les masses « La victoire. non-seulement mit le vide dans nos lignes. en avant. au point de qui poussa l'infamie V23 un immense du côté où était . et cinq cents général Zaschau. Bientôt.. six fois leurs positions. Tartares s'entrechoquèrent fracas de trois d'un contre jours. y firent des.(1813) EMPIRE.

traversé Leipzig à Lindenau. mes jonchaient » soixante mille hom- de Napoléon prenait il apprit quand nouvelles pour le lendemain. De n'était « Mais ce mouvement pas sans difficultés. avec tant de gloire.554 tourner sur-le-champ Durutte. il y a un défilé de deux lieues. dispositions On avait étaient épuisées. hommes et soixante pièces de canon dans la ville de Leipzig. et ses réserves que ses munitions ces tiré deux cent vingt mille coups de canon pendant trois jours. ce qui deux heures. où elle avait. afin d empêcher . et il n en restait plus que seize mille. repris. le champ de bataille. le carnage avait cessé A la nuit. l'artillerie. par le général Nansouty le long de en flanc les troupes de prendre qui s avançaient avec la Partha. fruits des deux victoires et en nombre battu des troupes de beaucoup supérieures les armées de tout le continent. Il se porta lui-même une division de la garde au village de Reidnitz. « L'Empereur commandée sa garde à cheval. le feu pendant suffisait à peine pour entretenir Il fallut songer à la retraite. afin avec vingt pièces d'artillerie. l'ennemi s'empara dont il sur Reidnitz et marcha passa la Partha de il ne se trouvait plus qu'à une demi-lieue Leipzig. par la route de Lindenau. Napoléon fit partir sur-le-champ » Cette circonstance. ses quarante Un moment (1813) pièces de canon contre de désordre s'ensuivit. La promple village fut l'ordre rétablit de ces mouvements titude envoya et l'ennemi repoussé fort loin. six mille de mettre On proposa par cinq ou six ponts. la division RÉVOLUTION FRANÇAISE. aux française à renoncer obligea l'armée ajoute le bulletin. et d'incendier d'occuper ses vastes cette ville comme tête de faubourgs. pour attaquer Leipzig. défilé. qui a des remparts. les parcs les bagages.

parmi le fit ranger à et joint à la jeune garde. monta l'Empereur Il a laissé le roi. pour lui servir devant Leipzig de l'ennemi. 555 l'ennemi de s'y loger. depuis et qui était L'Empereur de d une telle défense avait voulu affligé saxonne. y attendre pour en avant de se mettre les ponts dernières passer troupes » marche. et voir les de Leipzig l'évacuation nau. de son armée. du jour.(1813) empire. l'Elster sur le grand Napoléon pont qui cette ville quitta est entre Leipzig con- dans de Macdonald et franchit et Lindenau. le défilé. tous les parcs. Dresde L'Empereur de garde et le palais du roi. entra dans « A neuf maître de ce prince et alla voir Leipzig en les ses États. et de donner jeu à notre artillerie placée sur les remparts. qui. à cheval. de l'armée « Quelque odieuse que fût la trahison à détruire une ne put se résoudre l'Empereur à tous les de la livrer villes de l'Allemagne désordres yeux du inséparables roi. quelques bare. mée avaient passé heures. des belles de les genres et cela sous accompagner de la conduite Dresde. l'artillerie. à l'abri du mouvement pour le mettre à Lindese rendit « Une demi-heure l'Empereur après. et de ne pas quitter faire ce qu'il voudrait. si vivement aima 1 Empereur. Seuls . de sédition à cet esprit laissant qu'on avait fomenté exposés à été formé saxon avait Un bataillon les soldats. « A centaines voitures à perdre s'exposer ce parti barque d'adopter mieux toute les bagages. la pointe de l'arla garde et les deux tiers la cavalerie. Alors les alliés attaquèrent la ville avec fureur. Après laissé avoir et au défilé de ses têtes de colonne présidé sous les ordres une forte arrière-garde Leipzig et de Poniatowski.

à gagner la rive opposée. çais. nos sapeurs avaient se répandit Alors. l'acheva poléon tous les alliés qui lui restaient encore. de Crécy et d'Azincourt. tant tués que blessés. Tous les peuples de l'Europe moins les Anglais et les Espagnols. les Allemands la bataille des l'appellent nations. coûta à l'humanité environ cent trente-cinq mille hommes. des temps modernes. dont mille du côté des Francinquante mille du côté des alliés. (1813) tre leurs tinrent bourgs. réfugièrent Beaucoup Macdonald périrent. et quatre-vingt-cinq Si la retraite de Moskow avait commencé la ruine de le désastre de Leipzig il enleva à Nal'Empire. et tout était sauvé. Aux Poniatowski et Macdonald souimposantes. » Napoléon ne songea plus qu'à aller abriter les débris de entière contre lui. et un second doit l'achever. de Saxe sonniers."56 RÉVOLUTION FRANÇAISE. « C'est Telle fut l'une des plus terribles batailles se lança dans la rivière et y fut tué le vieux roi et un grand nombre de généraux furent faits pri- . elle s'y trouvèrent. Déjà la plus grande partie de l'armée avait passé Lindenau. l'épouvante dans nos rangs. en effet. et ne songea plus qu'à mourir en combattant ou à se sauver par la fuite les uns se dans les maisons. venu. croyant premiers coups de fusil tirés des remparts le moment mis le feu à la mine. vaillamment leur choc. dans les maisons. Rivale des sanglantes journées de Poitiers. les autres se jetèrent à la nage. dans les rues. On se battit dans les fausur les remparts. moins parvint Poniatowski heureux. masses de la ville. de la cour d'Hartwell. mais tout-à-coup un grand bruit se fait entendre c'est le pont qui vient de sauter. chacun crutque le pont était au pouvoir de l'ennemi. représentés. encore un effort. et mit l'Europe le coup de cloche de l'agonie de disait alors un royaliste Bonaparte. emportés par le courant.

de quarante n'avait sur les lisières découvrit la veille. jusqu'à Bientôt l'artillerie ouvrit nemi un feu terrible. et elle du toute trois temps. repassé dix mille hommes. il étendit tirailleurs Dubreton. en gagnant de l'après-midi1. Bavarois. suffirent Quelques coups de canon et une charge pour les faire reculer précipitamment. à deux lieues mille de Hanau. heures arriva. était près déjà 3S7 de Hanau. Ne pouvant il essaya de le feu du fut sur sa deuxième engagée commandée le contenir. A six heures en déroute la petite rivière de Kintzig. corps.(1813) son armée derrière le Rhin. à la supériorité de leur brigade grand de deux par le infanterie. du ligne bois. toutes Celle-ci au village pouvaient de Ruchingen sur de cavalerie Arrivé afin de le Rhin. la campagne son mouvement le 2 novembre. de 1813. Arrivé. perdu plusieurs drapeaux canons (31 octobre). pour succès. couper il apprit que lavant-garde lui fermer six bataillons les routes qui dans avait ville et prétendait en effet. Cette campagne dit de la grande armée. et pas point Napoléon nos alliés en bataille. le 29 ennemie le passage. Nos cinq mille tirailleurs continrent l'armée ennemie. sur les plusieurs charges ennemis. « sera. Napoléon avait franchi Ainsifinit 1 Bulletins les points. Culbuté fut mis en pleine retraite. bouches hommes jusqu'au une rangés à feu. tirailleurs ainsi opposer parti Une et couverts avec par quatre-vingts lui que quinze mille l'ennemi « dans le bois. cette placé. et le général Sébastiani fit exécuter avec dans l'éclairci du bois. EMPIRE. il avait après avoir et plusieurs il continua le Rhin. Napoléon sur fit tous un insensiblement » geste. conduire octobre. l'endu soir. et de la nouvelle de notre nombre mille général il accula de la vieille route. . Napoléon d'artillerie de jonction rien tirer droite.

mille mille et la Catalogne. évacua l'offensive débouchant et Toro. il n'avait dans ou plutôt la trahiau delà des Pyréla retraite Après Madrid. quatre-vingt quatre-vingt sous hommes hommes il avait formé prince le commandement et militaire qu'un dans politique il semblait de Joseph. la fortune. le Portugal. qu'il lui avait génie ce pays-là. De ces une seule armée. toute pour la garder. étaient rescomme si Napoléon eût été laissé. de concentrer ses à Bur- . marquera ques. nos troupes son armée et. heureux. qu'au-delà faisait n'avions en expier pas du Rhin nos succès été plus Burgos l'Aragon mais. à cent vingt par en mille Salatrandevant anil profita combattants. et essaya pour s'y opposer. ou perdit son temps vice-royauté. rées des nous nous Anglais l'époque enfin de la désorganisation des premières » l'honneur. verains. celui de 1 intrigue celui de l'impudeur dans le cabinet autrichien glaise.388 RÉVOLUTION FRANÇAISE. laquelle mauvais imposé. troupes il était Madrid. Valladolid. avait soufflé lieu incapable du rôle D'un autre côté sur la direction de l'arcampé la chasse à sa de nos armes mée vue. petite aux anglaise. Tandis son. Alors Wellington pour agir. lui. de Valence royaume tés en notre pouvoir assuré de sa conquête. il reprit se dirigea comme Joseph déjà voyant Ayant vers s'il fut trop porté Zamora n'avait informé tard disséminées. quillement. que la Péninsule. ou bien Au de s'occuper dû alla être devant ne on aurait chacun pas la combattre. (1813) le triomphe du courage inné dans la jeunesse Napoléon. eu point de la marche Il s'avança d'ennemis du général Cependant. iuanque. la fidélité. Quand glais. reprendre à faire guérillas. et de 1 astuce dans la diplomatie çaise. passés. des sociétés avec celledela des peuples frananelle politi- grandeséparation la flétrissure leurssoumilitaires vertus la loyauté.

tout fut voitures. laissa Wellington s'emparer la et en un instant ne songea chacun plus qu'à son bagage. lÈbre. sut se retirer C'était à livrer se décida Joseph il ne sur tous les points. il avait à mettre ce fleuve prolonger il se retira entre que son sa sur armée droite. fut complète canons. aujourque l'opi- monde est faite donc aurions par la France sans à redouter l'Angleterre. par la licence perdirent. enleva Foy. Jourdan. Il se dirigea qui arriva posait devaient avant de il apprit quand sur Vittoria où venir lui. 359 _1_~ gos. à arrêter parvint à Paris le 14 novembre. où le général Napoléon dit-il d'hui. jamais les armées et cette cette discipline et le peu de soin que l'on eut d'elles. au sénat. sur descendre l'Êbre et de bataille. Saragosse Battu le 21 juin.(1815) EMPIRE. à la tète de seize entre et plaça la France sur Tolosa en désordre mille hommes. anglais. grande » Et il commença l'exemple par donner de déà tous ses préparatifs activité présida . pas commander Alors de la route de Bayonne. les plus belliles peuples de courage sans laquelle élévation obla supériorité ne parviendraient qu'ils jamais à queux » sur les autres. quelle parvenu néral mais 11- Wellington voyant de l'avance.. sur le champ restèrent cinq mille Français pris des troupes « Voilà. contre ce dernier il comptait Vain lavis rallier les troupes Wellington qui proy espoir de Alors. et celle avait .J_ sur il~ la- Il était du géfranchi. déroute de bataille. comment dit le duc de Rovigo qui. nion Nous sance la plus du toute les Anglais. le joindre. caissons. quelques furent années auparavant étaient supérieures à ce que romaines. l'Espagne Notre armée se retira invasions. tiennent Ce nouveau désastre nous deux sans retour. et la puisl'énergie de la nation. arriva toute 1 Europe tout l'Europe marche marchait contre avec nous ou « II y a un nous c'est par an. et la retraite.

les alliés s'étaient Cependant. et y puisa trente millions qu'il consacra aux dépenses A l'aide de publiques. de Saint-Aignan d'une partit pour Paris. de Saint-Aignan. des services à l'intérieur. M. » M. veut à la dynastie de l'empereur lui dit M. comme si l'aspect de nos frontières militaires et le souvenir de ces armées nombreuses 1792. et qu'il tenait depuis longtemps en réserve dans les caves des Tuileries. et le rétablisseétaient une condition sine dynastie. le corps législatif et l'appela à concourir à la défense commune. franchies fense. comme à Prague toutes les conquêtes de la République et la plus poléon territoriales de l'Empire grande partie des possessions on ne lui accordait naturelles du Rhin. plus que a les frontières c'est-à-dire dance ment le Rhin de l'Allemagne. est disajouta lord Aberdeen. Dans ce premier moment frappés d'hésitation ils chargèrent M. les avaient si qui. Reculant . de son ancienne les Alpes et les Pyrénées l'indépencelle de l'Espagne. ministre de France près la cour deWeimar. ce secours il put pourvoir aux besoins les plus pressants. Après avoir obtenu du sénat une levée de trois cent mille hommes sur les conscriptions de 1813 à il convoqua 18U. fruit peuple de nouveaux impôts des contributions de guerre. Il ne s'agissait de laisser à Naplus. porteur note qu'il devait remettre lui-même à Napoléon. 11 (1815) devant la nécessité de frapper le toujours il eut recours au trésor. depuis souvent les eussent pour aller vaincre l'Europe. mains. de crainte. et former de nouveaux réorganiser corps de troupès. arrêtés. de transmettre au gouvernement impérial de nouvelles propositions « Personne n'en d'accommodement.360 F «ÉVOLUTION FRANÇAISE. arrivés au Rhin. de Nesselrode posée à rendre à pleines et le de Schwartzemberg renchérirent sur ces protestaprince tions. de Napoléon Metternich. – L'Angleterre.

neutraliser. cette session. « J'avais conçu et exécuté de grands desseins pour la proet père.(1813) KBPIHE. qui ne sont ce moment qu'on sei trouvent « J'ai ordonné à la France. tel lieu qu'on sait-on. Voici les passages les plus importants de son disgislatif. j'ai élevé des trônes pour des rois qui m'ont abandonné. on pourra. cependant que les négociations rations militaires. « J'ai plusieurs avaient tout perdu. 561 quanon. » Tel était le nouvel fût. et où les plénipotentiaires de toutes les jugera convenable se rendront sans puissances belligérantes sur-le-champ. trouverait au-dessus de ses atteintes. la session du corps léNapoléon ouvrit. du congrès proposé par les souverains. Les orateurs d'une commission. pour la réunion le 19 décembre. Des négociations ont été entamées spérité sances coalisées. nouveaux ont différé l'espoir de Manheim qu'elles préliminaires l'ouverture de qu'avant serait réuni mais de le congrès retards. dil'acceptation sur la rive droite du Rhin. par Intermédiaire . et pour le bonheur du monde Monarque du trône et à celle je sens ce que la paix ajoute à la sécurité avec les puisdes familles. le cours dés opé- l'Allemagne France. cours « Je n'ai jamais été séduit par la prospérité. le de ces bases. fois donné L'adversité me Quelque durqu'il la ville de Manheim la paix aux nations lorsqu'elles D'une part des conquêtes. Après de l'Italie devait. pas attribués que presse le voeu du monde. toutes les pièces vous communiquât originales qui ment des affaires sance au portefeuille de mon départeconnaisVous en prendrez étrangères. ultimatum suspendent des alliés. J'ai adhéré J'avais donc aux bases ont présentées. comme celui de gouvernement rester complètement en dehors de celui de la et proposa Napoléon y répondit.

qui est le plus grand ennemi députés des départements au corps législatif. au rétablissement de « Rien ne s'oppose. » à la France! pendant quatre siècles.362 RÉVOLl T1ON FRANÇAISE. Lainé. de Barbé-Marbois et du général Beurnonvilde MM. Français: qui désirât la paix au prix de l'honneur. et Maine des conférences . l'avenir. le corps législatif et le séà nommer les commissions extraordinat furent autorisés naires. Je connais en est aucun parce qu'Un je dis des Français. ne traitent avec Un accroisse- Ce que mon indispensable. s'établirent. (1815) de mon conseil vous feront connaître ma volonté sur cet objet. ministre des finances tème des finances que j'ai établi. emprunt. tous les sentiments des et je partage la paix. Nous ferons face à tout sans et sans papier-monnaie. de ma part. à imposer Par un décret du 21 décembre. aux générations Qu'elles génération intérêts ils ont sacrifié les premiers pas de nous Ils ont reconnu les lois que l' Angleterre a cherché « Sénateurs. les préside cinq membres non compris composées annoncées. recevoir les communications qui devaient fit choix de Fontanes. de Talleyrand. notre ne disent futures. dents. mande du pays en vain. qui consomme de Tordre social. vous êtes les organes naturels de -ce trône. est conforme au sysvous proposera. Raynouard. du de Biran. de de MM. par ses plus J'ai dû renforcer mes arnobles et ses plus chers intérêts^ mées par de nombreuses sécurité qu'en déployant ment dans les recettes levées toutes devient les nations leurs forces. La commission Le sénat Saint-Marsan le le corps Flaugergues Aussitôt législatif. à ce peuple généreux de « C'est à regret que je demande mais ils sont commandés nouveaux sacrifices. d une énergie qui recomc'est à vous de donner l'exemple conseillers d'État. Gallois.

législatif. car tout pouc'est l'Empereur de la nation. et ses volontés les autres rain corps ne seraient tout. Napoléon mais pour voter non pour proposer. la nation. du corps. une assemblée. seraient ont été rele corps législatif même « La Convention. M l'Impératrice elle sait trop bien que le premier bien nos constitutions. gislatif. et le beest le vœu de la France « La paix. à propos d'une lui avait rappelé d'une façon assez insolente.(1813) sénat confia la rédaction EMPIRE. qui représente oorpe législatif on lisait ce qui suit dans le Moniteur n'a point dit cela elle connaît trop « S. de son rapport la séance du 27 A la suite de cette lec- . eh Si l'ennemi soin de l'humanité. ce corps serait souvetions un corps représentant rien. y disait-on. de la commission avait fait du corps lénisation du gouvernement. représentant voir vient de Dieu et de la nation. Dans sa nouvelle orgadu corps législatif. soumettre. dans son refus. persiste tombeaux bien t nous combattrons pour la patrie entré les Il » de nos enfants de nos pères et les berceaux des voeux de du sénat alla au-devant' Si la commission de sédition un certain esprit présida au travail Napoléon. le sénat vota une adresse à l'Empereur. lui de lois qu'on daignait tous les projets silencieusement il le ce rôle de muet. viennent chaque tribunal car s'il y avait dans nos constitudre de ses attributions la nation. de Fontanes. 363 dans qui le présenta ture. après le sénat est après le corps législatif conseil d État est le corps législatif dans 1 oret fonctionnaire public. de nos constitutions. Cette position inférieure. « Dans l'ordre après l'Empereur le conseil d'État après le est le sénat. à une adresse de Joséphine réponse « Le fait dire à l'Impératrice avaient journaux Quelques » Le lendemain. à M.

Courbée depuis longtemps devant l'idole c'est seulement quand elle la vit sur le point de tomber que. « Tout rentrerait dans le désordre. puisqu'il n'a pas la faculté de faire des lois.36* présentants telles HÉVOLUTION FRANÇAISE. étaient nos constitutions (1813) aussi le alors au roi. en l'appelant autour de pressé par ses ennemis. résolu de saisir la première occasion de venger son offense. électoraux. pervertir stitutionnelles tions venaient le conseil le conseil si d'autres d'État. parce qu'ils sont nommés par les départements. venait à lui conseillé par le Napoléon malheur. qui législatif idées con- les idées de nos constitu- le corps législatif se contint. présenter « Le corps législatif. Après lui avoir imposé silence si longtemps. Le conseil est donc la réunion des mandataires législatif des collèges on les appelle députés des départements. avec l'Eule corps léassemblée! » monarchiques. et les premier représentant ministres. Nos malheurs sont venus en partie de cette exagération d'idées. Ce serait une prétention et même criminelle.t-il le fauteuil de l'assemblée de la nation principe que le président était avant les autorités de la nation. devrait être appelé conseil législalif. son trône. n'en ayant pas la proposition. « Dans l'ordre de notre hiérarchie le constitutionnelle. se fondant sur ce président disputa. Triste courage de cette gislatif en profita-t-il. poussée par un . Cette occasion lui était enfin offerte. de la nation est l'Empereur. la seconde autorité reorganes de ses décisions est le sénat la troisième. présentante a de véritables attributions législatives. il révélait le danger de sa situation. Blessé profondément. chimérique que de vouloir rela nation avant l'Empereur. a le quatrième rang. en l'initiant au secret de ses différends Aussi rope. improprement appelé de ce nom.

uns de nos sentiments. et pris parmi les agents acheva assemblée lui fit voir par de l'indisposer. les griefs de sa majorité1.d'où au corps législatif. qui donc peut en retarder universel de l'Europe Vaulabelle. ils présentèrent pris d'opposition. hautement le désir de la paix. 1 565 1 sentiment elle osa de la cour. avaient exposé les négocia« que toutes les puissances disaient-ils. connaissance des intérêts politiques prendre au mi« On éprouve ensuite un sentiment d'espérance en voyant les rois et les de la guerre. en effet. ce que cette « qui représentaient. et non belligérantes ils ajoutaient « Comme réflexions française des le corps législatif attend de sa commission une réponse digne de la nation propres à préparer nous nous permettrons de vous et de l'Empereur. le choix de ses commissaires. pour une comen ce moment le corps législatif à munication qui appelle de l'État. exprimé Après avoir président non député. Ce choix d'un président Régnier. il résultait. p. exposer quelques « Le premier est celui de la reconnaissance. 1. avec le vœu si généralement exprimé autour de chacun de nous dans son départenaturel. ment. par un esprit de patriotisme. et dont le corps législatif est l'organe les bienfaits? 2 « Cette paix. lui avait donné Napoléon pour duc de Massa. . non pas ses passions ou ses opinions car elle n'avait ni politiques mais les rancunes ni passions de cette nature et opinions » Ceux-ci. Histoire des deux Restaurations. belligérantes pour la paix. lieu des désastres nations prononcer à l'envi le nom de paix. « Les déclarations et réitérées des puissances solennelles avec le vœu s'accordent en effet.(1813) EMPIRE. rapport tions. -ne se livrèdes pièces diplomatiques un parti rent à l'examen qu'avec leur Daas la séance du 28. t. Messieurs. personnel relever la tête. 154.

de en ces graves Sa Majesté. si les Français n'aspire plus qu'à la gloire de la paix que le gouvernement sont convaincus si les Français que leur sang une patrie et des lois ne sera plus versé que pour défendre de paix et de patrie Mais ces mots consolateurs protectrices. et l'intérêt exprimé à proposer les d après les lois.. les institutions retentiraient en vain. . le libre exercice de la sûreté. rendit 1. moyens véridique des rois. le plus efficace a paru à votre commission à leur aux Français 1 énergie nécessaire « Cette garantie de rendre moyen propre défense. de notre patrie. « II parait donc indispensable qu'en les mesures même temps que le gouvernement proposera Sa Majesté soit les plus promptes pour la sûreté de l'État exécution des l'entière et constante suppliée de maintenir les droits de la liberté.566 RÉVOLUTION Les puissances coalisées 1. hautement « C'est. ses droits politiques. Nous sement de l'équilibre et de la tranquillité cette avons pour premiers garants de ses desseins pacifiqueset adversité. FRANÇAISK. à votre commission « Ces idées ont été suggérées par le le trône et la nation désir et le besoin de lier intimement afin de réunir et les ennemis « leurs efforts contre l'anarchie.1 (1813) à l'Empereur 1 éclatant 1 . et à la nation. si Ion ne garantit qui ils le seront. les bienfaits de l'une et de l'autre. l'arbitraire. autour du trône les députés Si la première pensée a été d'appeler circonstances. et le besoin des peuples même de la couronne. promettent à votre commission. 1 .1 té- au rétablismoignage qu'il a adopté des bases essentielles de l'Europe.1. de aux Français lois qui garantissent de la propriété. au gouvernement conseil qu'il croira les plus prompts et les plus sûrs pour rel'ennemi et asseoir la paix sur des bases durables. pousser sont persuadés Ces moyens seront efficaces.

du fut avait peuple suivi pas au S67 de répondre monarque la et le vœu rapport » pour la paix? dune de la lecture de rédiger. Raynouard. la patrie comble. que cette parce trois fois l'andeux ans. été chargé dit-il paraissent propositions. expire ou sa famille et il n'est dans depuis sa fortune cinq ans cruelle servent de ses travaux il vit à peine. Depuis et sans but engloutit barbare périodiqueune guerre née à l'agriculture. arrachée une jeunesse ment L'agriculteur. n'est-il devoir premier en portant convocation. pas lui qui assigne le droit c'est le monde notre puissance. on moissonne l'exécution. à l'ordre est contraire l'orateur « Ce A ces mots. » – « 11 n'y et votre « Nos présence. à l'éducation. effrayé qui invoque et le Rhin les Alpes Les Pyrénées. » rappelle dit-il'. qui n'ait à guérir. que vous tion. maux les points à la constituque vos fonctions Et il continue est menacée a ici d'inconstitutionnel » réplique sont à leur M. et les fruits . dernier pour et craint nous que l'étranger elles prouvent à des bornes Ce n'est nous respecte. des nations. sur tous l'agriculture Français plaie de ses frontières 1 industrie dans le commerce est anéanti.(1813) de la nation dignement vérité Ce leur à cette EMFlHfc. jouit pas. en parlant honorables du adresse que ulla na- M. commun ne dont plusieurs territoire un vaste provinces renferment la royale et cependant des lys relevaient pas de l'empire de gloire et de majesté était brillante de France couronne puisqu entre tous les diadèmes. annuellement par les secours le trésor qui se dissipe à grossir et affamées. Raynouard « De telles timatum tion. ruinées sans cesse des armées que réclament un odieux est devenue' La conscription pour toute la France dans été outrée mesure a toujours fléau. nous des alliés. point de une ne languit. le président lui demandez.

Un pareil langage. étrangers le spectacle de nos fit arrêter l'impression divisions. exprimait quelques vérités. que la nation éprouvait alors réellement. inattendus. de créer ainsi au chef du gouvernement des embarras les commissaires. Néanmoins. à travers ses exagéil rations.568 RÏYOLUTIOH nAmmûiiAn commerce *-» et ». ainsi que le rapport. moment suprême. dit M. et saisir les premières épreuves de ce rapport il refusa de recevoir le rapport fut mis aux voix et L'assemblée en ordonna l'immajorité. mais de courage le moment était-il bien choisi ? Quand l'invasion étrangère nous menaçait. loin de mettre des conditions au concours du corps législatif. y FRABÇA1SE. pour chacun A cette nouvelle. « et. . en présence du était même un acte despotisme impérial. à une grande pression à six exemplaires de ses membres. (1813) On au Les » larmes des mères et les des peuples sont-elles sueurs donc le patrimoine des rois? Il est temps que les nations il est temps que les respirent cessent de s'entrechoquer puissances et de se déchirer les il est entrailles temps que les trônes s'affermissent. Les républiques dans ce antiques. et que l'on cesse de reprocher à la France de vouloir porter dans tout le monde les torches révolutionnaires. » Ce tableau de la situation de l'Empire était loin de celui que le gouvernement avait présenté au corps législatif. Après adopté un débat assez vif. gitimes cette lassitude comce besoin de paix et de liberté mune.. Vaulabelle. quand Napoléon n'était plus que le premier soldat de l'Empire. au commencement de 1813. voulant cacher aux Napoléon. si l'Empire l'avait laissée debout. quelques plaintes léil révélait. de chercher à l'en séparer? Toute opposition devait se taire devant ce grand péril.wr aux a_ arts. auraient dû voiler la statue de la Liberté. toutes les lois sous la sauveplaçaient » garde d'une dictature. était-ce le moment de protester.

le 1 er janvier 1814. Vous n'êtes que les députés des départements de l'Empire. de faire oublier du corps législatif vinrent. l'année 1813. moi vous représentants quatre fois fois j'ai eu les votes j'ai été appelé par la nation. Voici l'allocution leur beaucoup « Les onze sont douzièmes vous les autres des factieux. leurs hommages adressa « Députés « Vous pouviez de mal. à Napoléon. ? Ils sont morts.(i814) EMPIRE. son attention. « Qu'auriez-vous fait dans les l'ennemi? où il s'agit de repousser les armées? auriez-vous eu assez circonstances Auriez-vous actuelles. Ce qui se passait "vers les tuée au régime des coups d'État. et quatre de cinq millions de citoyens pour moi. les députés présenter qu'il leur sans doute. et le 3 1 ar un dé- le corps législatif fut ajourné. cret impérial. T. 569 l'adresse la salle des séances fut fermée. J'ai un titre. avez fait opposition. commandé le supporter et vous auet le faubourg que la Conles Guadet eût été et bientôt poids des factions ? Elles Saint-Antoine riez été anéantis par le faubourg été plus puissants Auriez-vous Saint-Marceau. de force pour vous auraient écrasés. « Qu'espériez-vous en opposition? vous en vous mettant vos moyens ? Êtessaisir du pouvoir ? Mais quels étaient du peuple ? Je le suis. stituante et la Convention? Que sont devenus les Vergniaud le même. et votre sort . du corps législatif faire beaucoup d'entre de bien et vous sont bons. Ce nouveau Ainsi se termina 19 brumaire la nation était habiDepuis longtemps s'opéra sans bruit. et vous n'en avez pas. et sur le Rhin absorbait d'ailleurs Pyrénées Désireux.

mais je suis de ces hommes qu'on tue. je ne me serais point élevé au prereprocher mier trône du monde. « Étàit-ce relever Quatre par de pareils reproches que vous prétendiez l'éclat du trône ? Qu'est-ce que !e trône. Lainé. m'engageriez avec point compatibles J'ai été trompé dans mon espoir. . j'espérais qui ne seraient tion. de moi ce que n'exigent pas les alliés. vous voudriez que je leur « Je vous avais dues en Champagne eussent fait moins de mal. a été rédigé avec une astuce et des inrapport dont vous ne vous doutez pas. « J'ai sacrifié mes passions. votre rapporteur. dire et faire ce qu'il fallait pour seconder r étranger au lieu de nous réunir. est un méchant homme il est en correspondance avec elle par l'intermédiaire de l'avocat « Vous exigez me demandaient donnasse « Votre tentions la Brie. tendais de vous. Comment me pouvez-vous mes malheurs vous avez mis l'ironie ? Je les ai supportés avec honneur. mon orgueil. et lorsque j'étais disposé à faire tous les sacrifices. S'ils la Champagne. vous nous divisez. Je m'attendais que vous m'en sauriez quelque gré.570 RÉVOLUTION PH ANC AISE. et je les atj'avais besoin de consolations. que vous à ne pas faire ceux l'honneur de la na- « Dans votre glante donné la plus sanà côté des reproches Vous dites que l'adversité m'a des conseils salutaires. a Cependant. mon ambition. mais qu'on ne déshonore pas. au bien de la France. Deux batailles perDesèze :je le suivrai de l'œil. rapport. Vous avez voulu me couvrir de boue. au reste?2 morceaux de bois revêtus d'un morceau de velours. (1814) et vous êtes venus appelés pour m'aider. fort et fier et si je n'avais pas parce que j'ai un caractère cette fierté dans l'ame. « Votre commission a été entraînée par des gens dévoués à l'Angleterre M.

C'est il de la constitution? pas contents une autre. celle de Bohême. sous Blücher. Espagnols D'un autre côté. Pourquoi parler devant l'Euces et des malheurs Il faut laver son linge sale rope de nos débats domestiques? ConstiY Assemblée Vous voulez donc imiter en famille. « Est-ce deux cent le moment individuelles. et alors j'abandonnerais pas le roi qui existait souverain. franchissent nos frontières? quai^d. trichiens. Quatre-vingt soa. le trone. sous Beltegarde Italiens. deux armées. remontrances. Pendant ensemble avaient mille hommes. Illyriens. et sur la Meuse. mille Auaux Pyrénées. qu'il parlait de trois cent ainsi. cinquante l'une. une révolution? Mais je n'imiterai et commencer tuante. Vous parlez d'abus. les deux vallées du Doubs et de la Saône avait passé le Rhin entre Spire et CoSilésie. même. sur la Haute-Moselle et se dirigeait blentz. et mille Anglais. fortes . en effet. Est-ce l'indépendance contre garanties France ne m'en « N'ètes-vous sur les libertés et les sûretés disputer quand il s agit de sauver la liberté politique et des demandent nationale ? Vos idéologues le pouvoir dans ce moment toute la demande que contre rennetni. et paraissaient et Bubna. celle de l'autre. aa'attaquer Le trône sans 11 &\ 1 est dans la l'attaquer elle- de me faire des. ou atqu'il fallait en demander y a quatre mois de vexatendre deux ans après la paix. cela dépend des circonstantions je sais cela comme vous du temps.(18:14) BWPIRB- Tout dépend de celui qui et l'on ne peut nation. sous Schwartzfranchi la frontière sur par la Suisse et le Haut-Rhin s'avançait emberg. cent soixante avaient passé la Bidasconduits par Wellington. Portugais. le moment mille cosaques de venir s'y assied. faire partie que mieux du peuple j'aimerais » d'être roi esclave.

. C'eût été assez. » Pendant dans ce moment que. Sire. nétraient étaient Lyon. connus. en réserve. Il est encore temps. sur Paris par la la Champagne. d'offrir à Votre je me suis abstenu Majesté des services que je n'ai pas cru lui être agréables.L__· cherchaient Il à se RÉVOLUTION FRAHÇAISB. sans doute. (1814) les frayer. » Napoléon chargea Carnot de la défense marchait par celle de d'Anvers. mais j'ai pensé que d'un soldat dont les sentiments l'exemple sont patriotiques rallier à vos aigles beaucoup pourrait de gens incertains sur le parti qu'ils doivent et qui peuvent prendre. aussi longtemps que le succès a couronné vos entreprises. disait-il. l'Europe entière s'avançait contre nous. tout semblait suprême. d'un grand peuple vous soit rendu. pour la première fois. de conquérir une paix et de faire que l'amour glorieuse. « Sire. lui écrivit-il. Cent mille hommes l'armée composant sous Bernadotte. un chemin du jusqu'à Nord. Napoléon n'avait à lui opposer que soixante mille conscrits et son génie. ne voyant plus que le danger de la Carnot. patrie. qui me restent que l'offre d'un bras sexagénaire. « Ils regardent le lion comme mort. se persuader que ce serait servir leur pays que de l'abandonner.1. Blücher . dans Quatre cent mille autres pésoldats Ainsi. c'est à qui lui donnera le coup de pied de l'âne. un homme l'abandonner. à travers Alpes. si la nation à elle qu'à la dernière extrémité. avait été son enqui jusque-là nemi. vint à Napoléon et lui demanda à combattre dans ses rangs.S7Î 2 . l'eût secondé mais il n'eut recours Cependant. avaient envahi la Hollande et la Belgique. Schwartzemberg route de Bourgogne. aujourd'hui fortune met votre constance que la mauvaise à une grande épreuve je ne balance pas à vous faire l'offre des faibles moyens c'est peu.

et le remets à vos soins. Je partirai l'esprit sous votre seront Napoléon sur-Marne acheva ses préparatifs. A la veille de partir. sauvegarde. Je vous laisse ce que j'ai de plus cher au monde. distoutes les troupes dont il pouvait janvier. et de déde fidélité et des serments par des acclamations vouement. il pourvut son frère et lui adjoignit confia la régence à Marie-Louise pour Joseph en qualité de lieutenant-général. Puis. d'une dégagé voix émue. de toute ma femme et mon fils. de Paris la garde nationale Par un décret du 8 janvier. Napoléon rassemtout le corps dans le salon des maréchaux. on ne d'être nemi. Il avait choisi Châlons- . Après avoir. livré aux flammes les plus secrets. Je vous recommande votre à ébranler à vous diviser. 373 Du 15 au 25 son premier quartier général.(1814) empire. aux Tuileries. dans la nuit. je vais combattre des officiers. dit à sa femme et à son fils un Il ne devait plus les revoir 1 il partit. unis envers vous. » On lui répondit après la France. il y dirigea il de l'Empire au gouvernement poser. pas de chercher manquera sur vous pour repousser fidélité à vos devoirs je compte Je vous laisse. avait été organisée. lorsqu'ils inquiétude.1- . leur dit-il. ses papiers long adieu. ajouta-t-il toutes ces coupables instigations. bla l'en« Je pars.

Bataille niars à Paris. Napoléon chasse les Busses de Reims. – Napoléon arrive à Troyes. à sa garde. le 30 font leur entrée 4 Bordeaux. de l'ImDépart et du roi de Rome pératrice Blois. au soir. de Donnemarle. et capitulation. Joie des Retour Armistice royalistes. l'tan de campagne – Combat XI. Il part plénipotentiaires. et son s'avance et retraite une seconde des fois sur Paris. Convocation du conseil de régence. de Talleyrand. Jonction de toutes les forces alliées à Châlons-sûr-Marne elles marchent sur Paris. de Talleysur la souverains congrès Parti alliés. se retire sur Troyes. son entrevue avec l'empereur de Russie. à Saint-DiLes Anglais M. I 'est dans les v Révolution commencé c'est encore plaines avait fait de la Champagne que ses premières armes. Attitude Il arrive Les à einq chez il lieues alliés souverains Conseil sénat. Combat de Champaubert. Terreur Traité ïier. qu'à Napoléon c'est à ses conquêtes qu'ils en voulaient. Bataille de Craonne. Combat de Béry-sur-Seirie. Fontainebleau. s'avance sur de Montmlrail. de Vitrolles. Mission Châtillon. de se suicider. de Il reprend l'offensive. d'Elbe. en faveur rapide de Napoléon. Bataille de Montereau. Bataille – Congrès de Cnâlillon. Combat de Château-Thierry.de Paris. du 12 mars. · de Chaumont. sur de Paris. Marche de Schwartzembérg sur Parts. Les VarieLouise. Ses maréchaux II envoie et les des des s'y oppo- H veut Paris. se met à sa poursuite. espérances de M. Départ Combats de la Fère-Champenoise et de La Ferté-Gaucher. Napoléon Blùcher quitte sur les Autrichiens. du peuple. du Rupture plan de campagne. Son arrivée BlÔcher Bataille a Chàlons-surde la Rothière. plénipotentiaires Napoléon du 11 avril. à Fontainebleau. (1814) CHAPITRE Campagne Marne.374 RÉVOLUTION FRANÇAISE.décrète la déchéance. Réapparition royaliste. Napoléon ris. Bataille de Vauxchamps. Déclaration Napoléon sent. Chose étrange! 1 . Ses adieux l'empereur de la régence. Schwartzemberg Seine.– Pa- de Napoléon. de IMÎ. de Saint-Dizier. Arrivée pour des alliés devant Paris. Il abdique tentiaires à Paris. Retour Bataille des ses de Napoléon d'Arcis-sur-Aube. pour courir Combats de Mormans. Napoléon Reddition de Soissons. de sa femme entre Rejet sans et de son fils. rand Son nouveau Journée salon. de Brienne. bien que les rois ne parussent faire jouer la guerre c'est à elle surtout. carrière ses de ses victoires allaient la et la glorieuse là que destinées se car. Alexandre Retour Traité pour nie plénipoà tente Conférence Abdication -Dérection de Marmont. Second mouvement de Blücher sur Paris. Napoléon Bourbons. de Nangis. Convocation du marcher M. II décrète la levée en masse. reserve. des souverains.

à 1 infériorité leur vigueur. puissances et lorsque. n'avait ans Napoléon Pendant vingt elle reste les conjurées. n'avait-elle ses places fortes? De ces ses fleuves ses rivières. Histoire des deux Restaurations.~7!\ HMPIRR. Aux Pyrénées. mille hommes cinquante arrêtaient Wellington. indifférente plus Jamais il ne se sera montré sente pour la soutenir. Dès le Lendemain. même jour. Il chassa il reprit l'offensive. l'ennemi il traversa des deux armées. la terre « Nouvel Antée. va diriger c'est contre elles que Napoléon mille avec lui soixante ainsi qu'on l'a vu. à des conditions en souscrivant moi le Napoléon arriva à Châlons Parti de Paris le 25 janvier. marcha Quand Napoléon leur jonction. « Si la nation mon parti est me trahit. devaient mille Soult et Suchet. hommes le passage des Alpes. Troyes en sûHors de là.8~ {18Í~) _t 1cessé de la comnaure. Or. (. il avait à peine résister à toutes ces de nouvelles levées. Napoléon se croyait se réunir. toute l'énergie natale pour retrouver » belles années de gloire de ses et plus plus jeunes Schwartzemen Champagne. il multipliera masses ? Il les divisera Tel du nombre. canaux Son seul pédonc rien à craindre. il lui aura suffi de toucher grand de ses toute la force. Napoléon se préà là lutte qui là regarde. de Saint-Dizier. l'ennemi dit-il me seconde est son plan. étaient sur le point d'opérer et Blücher berg le point où ils Paris était le but de tous leurs efforts. . ainsi la jonction et empêcher 1 Vaulafoelle. si la fortune marche à sa perte ni la nation ni n'avilirai tiens pas au trône ne je je pris » honteuses. par pléera. Si la frontière sous Eugène défendaient pas pour elle ses du Nord était faiblement gardée. Comment hommes il supses attaques. trois côtés Paris n'avait et de Blücher ril était dans les armées de Schwartzemberg ses coups. avec soixante-dix reté. attaquée par seul. Voulant occuper Troyes avant lui.

376

RÉVOLUTION

FRANÇAISE.

(i&U)

la forêt dli la ILT<vn»:n_ -v_. Tk -i • i la forêt du Tifr Der, atteignit le OO 28 Montier-en-Der, atteignit et arriva le 29 à Brienne. Blücher en occupait le château. avec Attaqué il fut contraint vigueur par Napoléon, de se retirer, et ne dut son salut qu'à la vitesse de son cheval.

C'était néraux trèrent, droite, vaient village

une victoire ennemis, en effet,

mais elle ne servit qu'aux deux gédont elle hâta la jonction. Ils se renconà Bar-sur-Aube. la rive Alors, descendant sur Brienne. et demie Un combat Français hommes, Nos avant-postes au-dessus de cette s'engagea. soutinrent Pendant se trouville au

ils revinrent à deux lieues de la Rothière.

douze

heures, quarante de cent soixante le champ passèrent bon ordre Pendant

mille mille

de bataille (1er février). sur la rive gauche de l'Aube, sur Troyes.

le choc de plus et parvinrent à conserver A la faveur de la nuit, ils et se retirèrent en

ce temps, Marmont arrivait à Arcis, après s'être ouvert, l'épée à la main la route de cette ville, que vingtlui avaient coupée. cinq mille Austro-Bavarois les souverains alliés n'avaient Cependant, pas renoncé à leur projet d'un congrès pour la pacification de générale Avant de passer le Rhin, ils avaient l'Europe. publié une déclaration dans laquelle ils protestaient de leur désir pour la de la justice et de la générosité paix de leurs vues. « Les souverains grande, grande social. merce alliés, y disait-on désirent que la France soit forte et heureuse, parce que la puissance française, et forte, est une des bases fondamentales de l'édifice lis désirent que la France soit heureuse, que le comrenaisse, ces bienfaits français de Ja que les arts,

paix, refleurissent, parce qu'un grand peuple ne saurait être tranquille Les puissances qu'autant qu'il est heureux. confirment à l'Empire de territoire français une étendue que n'a jamais connue la France sous ses rois, parce qu'une na-

(1814)
11

EMPIRE.
.1.

377

tion

valeureuse dans

ne déchoit une lutte

des revers combattu

pas pour avoir à son tour éprouvé où elle a et sanglante, opiniâtre accoutumée. ils déclaraient »

avec son audace

Après ces protestations, raient pas les armes avant ne fût muables tions, de nouveau n'eussent avant

« qu'ils ne posede l'Europe que l'état politique imavant que des principes affermi, repris leurs droits sur de vaines prétendes traités n'eût assuré une paix

véritable Ainsi

que la sainteté » à l'Europe.

langage dont cette

alliés. Il y avait loin de ce les souverains parlaient Telle était la crainte de Brunswick. au manifeste nation les avait

vingt ans, que, pendant remplis tout leur imposer. elle semblait même vaincue Cependant, ils en offrant la paix, ils ne se hâtaient pas de la conclure; sur du congrès. Ils dormaient l'ouverture différaient toujours Il ne fallut pas moins que Napoléon la foi de leur-victoire. Alors on convint tirât l'épée pour les réveiller. que le conmais à Châtillon-surnon plus à Manheim, grès s'ouvrirait Seine. Voici les noms des plénipotentiaires pour la Russie, le comte Razumouski; pour l'Angleterre, lord Castlereagh;

pourl'Autriche, le comte de Stadion; pour la Prusse, le baron de Vicence. Humboldt; pour la France, M. de Caulincourt,ducde de ne au duc de Vicence avait d'abord prescrit Napoléon naturelles. rien céder sur les frontières Après la seconde journée de Brienne, duire les négociations et éviter nation. une bataille » des alliés de traiter avec leur grandi sur les bases des frontières avaient fait proposer. dans les limites rentre il lui donna carte blanche à une heureuse où étaient issue, « pour consauver la capitale espérances de la

les dernières

Mais les prétentions ils refusèrent fortune naturelles « Que

qu'ils avaient eux-mêmes la France, disaient-ils,

378

RÉVOLUTION

FRANÇAISE.

1/1814)

avait avant qu'elle toute influence hors

la

Révolution

et qu'elle limites;

renonce

à

de ses anciennes

et sans exception, les forte« Qu'elle rende sans délai resses des pays cédés, et toutes celle encore occupées par ses troupes en Hollande, en Belgique, en Allemagne en Italie « Que les places de Besançon soient Béfort, Huningue remises aux armées alliées, également sans délai, à titre de » de la paix définitive1. dépôt jusqu'à ratification se figure la colère de Napoléon à la lecture de ce Il était alors à Nogent. Berthier et le duc de Basprotocole. sano étaient présents dans son cabinet quand il le reçut. Ils Qu'on ïui conseillèrent de céder « Quoi vous voulez que je signe un pareil s'écria-t-il, et que je foule aux pieds mon serment Des revers traité, inouïs ont pu m'arracher la promesse aux conde renoncer aussi celles quêtes que j'ai faites; mais que j'abandonne qui ont été faites avant moi; que, pour prix de tant d'efforts, de sang et de victoires, je laisse la France plus petite Vous êtes effrayés de la que je ne l'ai trouvée jamais de la guerre moi, je le suis de dangers plus certains à la que vous ne voyez pas. Si nous renonçons limite du Rhin, ce n'est pas seulement la France qui recule, c'est l'Autriche et la Prusse qui s'avancent! Songez-y. Que serais-je pour les Français quand j'aurai signé leur humiliation? aux républiQue pourrais-je répondre cains du sénat, quand ils viendront Aie demander leur barrière pondez que du Rhin? me préserve de tels affronts! Réà Caulincourt, si vous le voulez; mais dites-lui ce traité. préfère de la guerre. » Je courir les chances les Dieu continuation

je rejette

plus rigoureuses
Protocole

du 7 février.

(1814) -(

BMPIM1

57S

Disant ces mots, Napoléon se jeta sur son lit-de-camp. de le quitter, A peine Berthier et le duc de Bassano venaient ses un rapport de Macdonald qui vint ranimer il reçut rentra; Un moment après, le duc de Bassano espérances. un compas à la cartes couché sur d'immenses il le trouva il s'agit maintelui dit Napoléon main. « Ah vous voilà à Je suis en ce moment choses nant de bien d'autres 'sur Paris par la route de l'œil; il s'avance battre Blücher de Montmirail demain je le battrai je le battrai je pars a le succès qu'il doit avoir, si ce mouvement après demain et nous changé, l'état des affaires se trouvera complètement verrons alors. » Il franchit rapideAussitôt Napoléon se mit en marche. la route qu'il qui séparent ment les douze lieues de traverse et rencontra, Blücher, de celle que suivait barrait alors, le 10 février, à Champaubert, de ses colonnes. plusieurs et déroute, les mit en pleine fois l'armée de Silésie.

sur-le-champ, il les attaqua seconde coupa en deux une 11 y avait

un régiment que de jeunes qui n'était composé « Ces enfants, les Marie-Louise. on les appelait conscrits: de force et d'instrucmanquaient dit le colonel Fabvier, tout, et leur chez eux, t'honneur remplaçait mais, tion les MarieEn avant Au cri courage était indomptable. de la se couvrir éteintes leurs figures on voyait Louise affaiblis par la fatigue et par la faim plus noble rougeur; Quant à pour voler à l'ennemi. leurs genoux se raidissaient le russes les grenadiers faire, peuvent savaient ce qu'ils dire. » de neuf « le corps d'Alsufieff, composé A Champaubert, fut totalement mille grenadiers, ajoute le colonel Fabvier, ce général fut pris dans le bois par un chasseur détruit; le quitdu 16e conscrit de six mois, qui ne voulut jamais

5*0

RÉVOLUTION 1Y'I'1I'~1

FRANÇAISE. <

(1814)

qu'il naire.

I.. ter

ne l'eût

n.,a.

conduit

à l'Empereur ans amena un grand tout-à-fait disait-il, d'une

il-

il fut fait légionlieue grede boucher deux

« Un enfant nadiers. Il avait

de treize pour d'un »

arme air

couteau

qu'il brandissait lards-là voulaient fait marcher1. A la nouvelle qui n'étaient et revinrent

broncher, de la défaite

« Ces gailplaisant. mais je les ai bien Sacken et Yorck,

de Blücher,

qu'à une petite distance de Meaux, s'arrêtèrent, en toute hâte sur leurs pas. Napoléon s'avança au-devant les d'eux, rencontra à Montmirail, les culbuta sur tous les points, et les poursuivit Châteaujusqu'à d'où il les chassa et les obligea à s'enfuir Thierry, vers Soissons. Cependant, s'ouvrir une léon, marcha laissant Blücher seconde s'était renforcé il s'avança de Chàlons à Paris. pour

fois la route

à Mortier

à la rencontre

plaine de Vauxchamps, ses dispositions, et le lendemain qu'ils fussent à peine un contre tèrent retraite. l'ennemi sur tous les

Napola poursuite de Sacken et d'Yorck, du général prussien. Arrivé dans la il s'y posta, passa la nuit à faire ordonna quatre, Bien l'attaque. nos soldats culbuà la

points

et le forcèrent

Ainsi, en cinq jours, avec sa faible troupe, Napoléon, était parvenu à disperser une armée de cent mille hommes. « Il est beau de le voir dans ce dit Mignet, non moment, non plus conquérant, plus oppresseur, défendre pied à pied, par de nouvelles victoires, le sol de la patrie en même temps que son empire et sa renommée. » Napoléon
> Journal

écrivit

à son plénipotentiaire
du sixtèrfie ta campagne

des opérations

çvrpt

pendant

de m*.

(1814)

EMPIRE.

381

« Monsieur « Je vous et éviter nation. mes, deux même tention avais

le duc de Vicence, donné carte blanche pour sauver Paris, de la

une bataille La bataille

qui était la dernière a eu lieu; la Providence

espérance a béni nos aret enlevé doit être

j'ai fait trente à quarante cents pièces de canon. vous devez tout faire

mille prisonniers Votre attitude

la

mais mon inpour la paix est que vous ne signiez rien sans mon ordre, parce » ma position. que seul je connais se multipliait, mais il ne pouvait faire face à Napoléon il de tous côtés par des forces supérieures, Attaqué où il n'était était envahi partout où il n'était partout pas Blücher sur la qu'il battait plus. C'est ainsi que, pendant de la Seine avait forcé le passage Marne, Schwartzemberg tout. à Nogent, Alors, à Bray, à Montereau, quitte la poursuite pour courir Napoléon Secondé par le patriotisme de la popusur les Autrichiens. il les bat à Mormans, à Nangis, à Donnemarie, et les lation, chasse devant les chemins dant, lui. Schwartzemberg de ses morts couverts se retire, laissant tous et de ses blessés. Cependéfendre Montereau le qui dominent y fait établir des batet commande le feu. et s'avançait de Blücher sur Paris.

les Wurtembergeois il enlève accourt, Napoléon confluent teries, de la Seine

veulent

les hauteurs

et de l'Yonne,

ses canons, pointe lui-même à ses côtés sans s'émouvoir, les boulets Il voit tomber de le voir s'exposer ennemis. Ses soldats murmurent ainsi; « Allez, mes amis, ils insistent même pour qu'il se retire leur répond-il, le boulet

qui doit me tuer n'est pas encore fondu. » Alors il lance Gérard sur le faubourg le plus sur les ponts. Un et Pajol, avec sa cavalerie, rapproché, ces deux mouvements; l'ennemi couronne plein succès

382

révolution

FHAi\(,»tsis.

(1814)

est refoulé Seine,

dans

après

la ville, et y est écrasé il repasse avoir perdu six mille hommes.

bientôt

la

ordonne la retraite sur Troyes. Schwartzemberg Napoà sa poursuite, léon s'élance par Bray et Nogent. Arrivé à il trouve cette ville occupée par un corps Méry-sur-Seine, de Blücher. s'était soixante Ce général après la bataille retiré en désordre sur Châlons. mille hommes, il se de Vauxchamps Parvenu à rallier

sur Troyes portait pour y le 22 février, rejoindre Schwartzemberg, lorsqu'il se heurta, à Méry, contre les colonnes de marche de Napoléon. Après un combat où Blücher lui-même fut blessé, la sanglant ville fut emportée et l'ennemi rejeté sur l'Aube. Napoléon à Troyes, que les souverains alliés venaient d'évacuer de trois semaines. un séjour C'est ainsi qu'en après six il avait forcé les Autrichiens à reculer de plus de jours, soixante lieues. arriva lui fit demander Schwartzemberg consentit à négocier, mais il n'en un armistice. continua Napoléon pas moins à

l'ennemi poursuivre l'épée dans les reins. Battu à BJéry, et sa jonction avec se trouSchwartzemberg vant manquée, Blücher avait repassél'Aube et gagné de nouveau le bassin de la Marne. Arrivé là, ilrésolutde tenter un mouvement sur Paris, que couvraient Marmont et Mortier, mais avec dix mille hommes seulement. Déjà il n était plus deux journées de marchedela qu capitale. A cettenouvelle, au secours de Paris; Napoléon part de Troyes et marche mais à peine a-t-il quitté Troyes, qu'il apprend que Schwartza repris l'offensive, rallié ses forces et revient, emberg de son côté, sur Paris. Placé entre deux assaillants, Napoléon ne désespère pas de leur tenir tête. Il arrive, par Sézanne, à la Ferté-Gaucher. son mouvement, A son approche, et passe la Marne. Napoléon Blücher arrête croit tenir son

(1814) adversaire,

EMPIRE.

383

la Fertérdes hauteurs qui dominent quand sur l'autre rive, se retirant sur sous-Jouarre, il le découvre il passe la Marne et court sur cette ville. Soissons. Aussitôt, des des traînards, laissait à chaque pas des blessés, Blücher D'un autre côté, pressé sur sa droite par Napoléon, bagages. à gauche à qui Napoléon par Mortier et Marmont, l'offensive avait ordonné de reprendre par Villers-Cotterets,, il dont Soissons arrêté par l'Aisne, garde le seul passage, devant cette il arrive inévitable. voit sa perte Désespéré mais la ville ne se défend pas ville, ordonne l'attaque il entre dans la place; il y trouve Bulow et Wintétonné, menacé qui venaient zingerode de son commandant, se défendre, pouvant néral prussien. Blücher Après suivit l'Aisne avoir ne s'arrêta de s'en emparer par la lâche faiblesse en effet, Morau. Celui-ci, le général avait capitulé, et, par là, sauvé il se retira Soissons, le gé-

essayé le mouvement

pas dans Soissons, d'enlever vainement de l'ennemi.

sur Laon.

et rencontra à Berry-au-Bac, retranché. où il s'était de Craonne ser mais Blücher sauva sa retraite, II avait

Il força Blücher sur les hauteurs Il

Napoléon le passage de

parvint à l'en chaset se replia sur Laon.

lieues. rétrogradé de vingt-cinq il se vit de Bernadotte, Hejoint par une partie de l'armée encore à plus de cent il commandait plus fort que jamais à lui opposer n'eût Bien qu'il que trente mille hommes. mais tous de l'attaquer résolut mille conscrits, Napoléon ses efforts vinrent se briser contre un la force contre et le nombre. nuit, qui étaient avait leur de la position cinq. Dans la ce les

le corps avait encore

Nos,soldats de Marmont réduit

été surpris

nombre.

et dispersé, avec Napoléon,

vingt mille hommes et de là sur Reims,

se retira sur Soissons, qui lui restaient, d'où il chassa le corps russe de Saint-

384

RÉVOLUTIOH

FRANÇAISE. lui <i«r/\ii* fnit ns.Am.* « ±

(1814)
*11.

Priest, qui l'occupait, après lui avoir fait perdre quatre mille hommes et son général. Il séjourna trois jours dans cette ville, où Blücher n'avait pas osé le suivre. « Du moment de l'entrée des troupes avait dit alliées
l*Af?l>linait tinràc

PriPfit

nill

Blücher

dans

sa

gauche du Rhin, çais devra cesser. cet ordre alliées punis seront ils seront de mort.

avec l'Empire franTous ceux qui ne se conformeront pas à de trahison envers les puissances coupables traduits devant un conseil de guerre, et

aux proclamation toute communication

habitants

de

la rive

» à cette proclamation par le décret sui-

Napoléon vant

répondit

« Considérant passeraient les armes.

alliés ont déclaré qu'ils que les généraux par les armes tous les paysans qui prendraient

« 1° Tous les citoyens risés à courir aux armes,

autofrançais sont, non-seulement mais requis de le faire de sonner le tocsin aussitôt qu'ils entendront le canon de nos troupes de se rassembler, s'approcher d'eux; de fouiller les bois, de couper les ponts, d'intercepter les flancs et sur les derrières « 20 Tout citoyen français mis à mort, sera sur-le-champ sailles, d'un prisonnier « Considérant que ennemi. les routes, de l'ennemi. pris par et de tomber sur

vengé

et qui serait par la mort, en repré-

l'ennemi

les peuples des villes et des campades horreurs gnes, indignés sur eux les que commettent et spécialement ennemis, les Russes et les cosaques, courent aux armes par un juste sentiment de l'honneur national, pour arrêter des partis de l'ennemi, enlever ses convois et lui faire le plus de mal possible mais que dans plusieurs lieux ils en ont été détournés par le maire ou par d'autres magistrats

.

à deux jours de marche garde était à Provins. venait d'arriver Napoléon retraite cette il apprit quand sur ses derrières. assez troupes Dans un conseil avait de Russie forces une alliés. pour la marcher route qui ensuite. » durant cette d'Aul'empereur et le roi de Prusse Alexan« que marche. Déjà leurs communications et imprévu. reprises. à Pont. légitime comme tels. il découvrit un corps d'Arcis. coupées par ce mou- vement triche hardi et ils s'enfuient. Il revint sur hameau au petit de Châtres. seront au lieu ou les maires. les citoyens traîtres. Le 16. en con- masse sur . droite de ses pas l'ennemi croyait à la hauteur arrivé considérable tenu fait à plus de vingt lieues. de Russie jusqu'à Dijon. son avantmars. replié sur l'autre côté de l'Aube. Napoléon se décide à se jeter avec sur ses derrières. » et traités une seconde fois Schwartzemberg s'avançait Dans la nuit du 13 au 14sur Paris par la vallée de la Seine. par les souverains l'empereur décider la concentration de toutes les à Chàlons. pour sa petite de Le 17. d'une et habitants le refroi- · · dissent. mouvement dans l'Aube. et à contre le Nade suspendre à Épernay. Continuant son il partit et remonta de Châtres. Or. fonctionnaires l'élan patriotique d'exciter dissuadent publics du peuple. la rive le 20. ses derrières. de l'ennemi. autriParis et le généralissime se placer entre Ne pouvant Cependant. il quitte jour sur et arrive de même poléon encore. considérés comme défense. gagne sa marche Reims se retourner armée. chien. de la nuit.(lgU) EMPIRE 585 1 « Tous qui. l'empereur de Troyes. quand. il avait passé cette rivière de la capitale. Paris. devait 25 de la coalition seule Y. voir A la nouvelle Schwartzemberg les souverains avec le Rhin la marche effrayé se retire ils croient Son effroi alliés. le forcer lui. On dit qu'alors lieues au-delà à quelques dre s'écria sa tête à plusieurs en blanchirait.

la lutte se poursuivant Cependant.000 entre ses trois alliées. à un nouveau Repoussé mais voyant bat plus avoir brûlé La mort n'avait péril.800. un traité la Prusse. qu'il lui est impossible assurer sa retraite. pacification générale.386 RÉVOLUTION FRANÇAISE. Napoléon parvient n s'y maintenir. dans à Chaule cas le avec con- où Napoléon refuserait d'accepter 17 février. elles conclurent. la bataille il se porte au-devant de sa personne. son fois plus nombreux se dé- l'autre courage s'exalte. à poursuivre. » n'arrêta pas maintenir négociations . les négociateurs de l'armistice s'étaient retirés. Il repasse l'Aube après que pour les ponts. par lequel l'Autriche. les électrisent. d'un ennemi huit rive. en Par à une Eule Ce traité. rangs. livres sterling à répartir avoir lieu avec l'en Aucune ne pouvait négociation séparée nemi commun. plus active que jamais. des et. d'arriver l'équilibre de Châtillon. traversant Autrichiens. et c'est A la ployant le pont Bientôt y rencontra. les conditions vingt ans. proposées la guerre puissance cent Chaque active campagne cinquante un subside annuel et l'Angleterre fournir de 4. rope. il s'élance une faiblesse l'obus et court Tout-à-coup sur un autre. Alors la Russie. pendant et dans un parfait concert. « qui avait pour et de les but. l'obus. il ne comde vaincre. pas voulu de lui dans Arcis. est enveloppé. vigueur tinentale mille devait hommes. mont. l'Angleterre. indigne éclate s'engage au milieu A la vue lutte l'épée à la main. Napoléon des charges de cavalerie dont il d'un obus prêt à éclater son dans cheval ses sur la garde s'ébranle lance Napoléon et reproche à ses vieux compagnons Ses paroles son cheval est tué d'eux. disait-il. (1814) duire lui que Schwartzemberg Napoléon vue sur à Châlons traversait Arcis. et la ville. tenir en s'engageaient.

Pour grès du 13 mars. de Bénévent négation Avant dans formelle de se dissoudre. d'attaque effectué ne conservant des positions ofau moyen son goudesquels tant de bouleversements. au conprésenta à la France la Belgique. était le congrès le traité réponse. gène la couronne de Lucques duché de Neufchâtel la principauté à M. le grand la dimensions qu'elles à la de état cet guerrg d'un qu'elles comme politique. à la cours alliées but prolongation déclarent espèFrance empire négociations qu'indissolublement rent atteindre. et qu'ainsi esprit. final du projet des coalisés. à la princesse Élisa d Italie. sans conditions. seulement le contre-projet bases de paix est essentiellement remplit des aucune à leur opposé conditions mises des de Châtillon unies elles ne font les premières justes pour point les mais proposées. au prince Eula principauté à Berthier et le Ces propositions. les qu'apparentes. qu'ils les alliés ne signifièrent français et provoquèrent pas accepté toute se départiraient une réponse catégorique. pas seraient ajoutait-il. écrivait Napoléon . le congrès un signa territoriale « que la France gardant lequel il déclara. infiniment plus grande que ne le comde l'Europe. présenté Considéne s'éloigne qu'il il ne portait fensives l'équilibre avait qu'elle et des points déjà ferait que des vernement cessions rant. « Si j'avais signé les anciennes limites. il n'avait rompu. de Talleyrand. que leurs regardent une des mais conditions d'équilibre avant ne poseront qu'elles pas les armes n'aient été reconnus et admis par son principes » gouvernement. le 15. Caulincourt de traité qui laissait un projet la rive gauche du Rhin et la Savoie Anvers. le 15.(1814) impirb. au plénipotenpas de leurs' deSi. 387 protocole tiaire mandes. furent protocole une force rejetées.

elles n'autorisèrent et la patrie fut sauvée. avait fait face aux deux grandes armées de la coalition. Des endroits. puisque la fortune de mes conditions. découvrir les souverains ils n'avaient alliés connaissaient mieux voulu que l'abuser en néils avaient fini par Après vingt ans de combats. Napoléon c'est-à-dire deux rité. A la véprême. Il n'en pour quelque chose dans les délibérations fut rien cependant que lui sa situation gociant. en effet. avec sa poignée le commencement de la campaétant revenue Napoléon. s'il ne les avait point repoussées avait-il acquis le droit que ses victoires lui fussent comptées du congrès. Napoléon dans cette mais sans et séparèrent la cause de effèt. elles provoquèrent sans attendre le peuple. du moins et. le point vulnérable d'Achille. j'aurais couru aux armes deux ans après. armes. Cependant.388 RÉVOLUTION FRANÇAISE. par le décret du 5 mars'. . de celle de la France. plus que le nombre et la force de leurs armées au succès de leur invasion Beaucoup. je » Seul. (1814) à son frère Joseph. point. mois après l'invasion de la Lorraine. « Nous ne faisons » ne cessaient-ils de déclarer. Je ne pourrais le dire d'après le nouvel état de choses. autorisé mais est-ce ainsi qu'on donne l'élan mes ple ? Quand proclamèrent l'Assemblée le danger à courir aux arà un grand peulégislative. de l'Alsace et des tous les citoyens français Vosges. de mon côté. s'était déjà insurgé pour repousser l'invasion. Voir la paje :î8i. depuis gne. en faire ? Dans ce péril suque pouvait-il eut tort de ne pas se fier -à lui. quand la Conventiou de la patrie. Protestations et qui contribuèrent habiles. suis maître de soldats. point la guerre à la France. mais une capitulation. du territoire. et j'aurais dit à la nation que ce n'était pas une paix. y crurent. nationale guerre que l'indépendance menacée. il avait. le peuple ne vit Seul. en plusieurs qu'il y fût autorisé.

en vainqueurs. les propriétés. jour. tière. tué un en général Alsace et les le régiment qui en Bourgogne la Haute-Saône. les les habitations exaspérés. convois. (1814) \~V~~J 1 a. apportait. dit le colonel Fabvier. des montagnards. ravageaient cher ces actes et leur faisaient soulevaient se payer paysans autridétachements Dans les Vosges.EMPIRE. sur son passage tout et au cet appel à l'énergie n y a deux mois. parvers la Haute-Meuse traverse. « Jamais. plusieurs de violence. qui cuisaient à nos colonnes de la nuit. fumée. « Dans cette l'avait le sol qui campagne chavu naître. dans mêmes sacrée que la Meuse. ces nobles et alors veon de y rentrions dernières forêts. tantôt. reconnut. les coalisés Sur leur passage. nemi des pertes considérables. ou attendrissantes donner tants malgré naient voyait. au lieu de reaconosé franchir rains n'auraient Journal des opérations du G' corps pendant la campagne de 1814. à la fronl'ennemi arrêté aurait des masses patriotisme les souvedit M. défendait et en Champagne. Vaulabelle. par la d'Arcis. leurs d'épaisses des vivres paysans Souvent ressources. et dispersé un corps de partisans avait l'escortait. àcK* 1 les enlevant les campagnes. Napoléon il C'est pourquoi nationale. symptômes où chacun se manifestaient. le Rhin. » sées aux d'autres barbares fois. on les haras- tout le parti qu'il mais trop tard. soufflant et la Lorraine. tirer d'une insurrection pouvait il se porta. nombreux parcouraient partis à l'enles corps isolés. les pillages nous offrir du milieu et les incendies. s'élever des colonnes c'étaient à la faveur pour nous. il fallait abanmalgré et leurs habinos villages villes. assurément. nos nous cruelles des scènes voyait nos efforts. . et causaient les patrouilles. populations. les et soulevant le feu de la guerre. Après la bataille y eut recours. si. de la fureur été victimes avaient chiens Dans russe.

sans conviction. Appuyé sur un demi-million d'hommes armés. par Saint-Dizier. vignerons avec les oulongtemps. Il fallut les hasards de la campagne de tourage 1814. dont le regard était si perçant. tionales. épuisés. ne voyait plus rien. lildevait tomber sur les flancs et les derrières de l'ennemi. qu'il aurait pour lui faire découdans le pu trouver de ces classes si nadont le concours il avait sauvé au-delà de l'horizon borné debout et armée trer 1 courage. ses fonctionnaires enrichis. ainsi que le contact inattendu où elle le mit avec les de la Champagne et de la Bourgogne. et ses soldats dû lutter contre la nation tout entière. son empire. ils avaient de son indépendance. vriers vrir des villes toutes de ces deux les ressources provinces. Tel était son nouveau plan de .390 RÉVOLUTION FRANÇAISE. il avait conçu le hardi projet d'y rallier les insurgés et les garnisons des places. Après vingt ans de silence et d'oubli. » encore espérer dans sa forCependant. lui fermer la base campagne. Napoléon pouvait tune en se jetant. moins tardif le patriotisme si fortes et pourtant aurait sauvé dans inépuisable si dédaignées. comme la République classes que jusque-là vingt ans auparavant il n'avait aperçues que du haut des fenêtres de ses palais. velle sanschanger jamais. n'a jamais sauvé ni un pouvoir ni un souverain. pour le maintien Triste condition des fortunes ou les que l'aveuglement des nations font si hautes ce génie préjugés Napoléon. dans la Lorraine. (1814) adversaires ses lieutenants pour uniques Napoléon. depuis que lui faisait son enofficiel. les princes de la de la sortie de la France. ou à travers les platitudes oratoires de ses fonctionnaires. et l'obliger ainsi à changer ses opérations. de ses autorités de ce monde officiel qui se renouconstituées. et dont le banal dévouem ent à tous les puissants et à tous les régimes.

autour Français Ralliez-vous transports. Empereur et de auguste à mort à Guerre du nom français! et aux ennemis aux traîtres Conde nous diviser pour nous détruire ceux qui tenteraient et de notre grand Empereur. des ennemis. était nos revers. publique quelconque. que Wellington poussait du jour dans lequel dit à cette proclamation par un ordre il disait « On famie être a osé insulter les envers dans à l'honneur Français à trahir Cette armes national. et la révolution s'était borné à des protestations le rôle de ces princes que-là indifféles cabinets trouvé ou à des intrigues. avaient en 1792. le sang. lavaientopéJus- la France envahie. je suis en France avait-il rive. notre devoir les projets est tracé. réponSoult.(1814)– ™™. dit dans une proclamation. les efforts prodigieux templons de lui soyons dignes ses victoires Soyons toujours signalées. était arrivé ces. Déjà le duc de Berry le duc des alliés. . Celui-ci anglaise. d'Angoulême « J'arle drapeau avait arboré royaliste. je viens déployer Je viens briser avec tant de suivaient sans tache que vos pères le drapeau braves de lui. en 1814. Aux offense Que ne peut être dans tout le midi ce cri retentisse de l'Empire vouons à l'opprobre « Soldats tout Français qui insidieux combattons aura favorisé. le drapeau blanc. vos fers. et à l'exécration d'une Quant manière à nous. avec l'arrière-garde à Vesoul. les ennemis de notre dernier jusqu'au Haine implacable notre chère France. Ce qu'ils menacée. d'Artois de l'armée à la suite à Saint-Jean-de-Luz. leurs on a eu l'inet à serments. qui avaient leurs vint ranimer espéranl'invasion étrangère rents le comte à Jersey. » de la tyrannie au renversement tous ensemble marchons alors sur Toulouse. 39i maison tenté ré de Bourbon vainement s'étaient enfin réveillés. d'exciter parjures que vengée l'Empereur.

Ainsi. il fut sans influence sur les grands évènements qui suivirent. le duc d'Angoulême y entra. contre-révolution. plus de droits réunis. disaientils. en effet. Quoique fatiguée du régime politila nation ne demandait que de l'Empire. tous les suffrace mouvement ne s'étendit ges. dans quelques . ni ne voulait de elle vivait. précédé du et de quelques corps municipal volontaires à cheval qui s'étaient portés à sa rencontre. s'étaient armés pour sa cause. Bordeaux ayant ouvert ses portes aux Anglais. Ce qu'ils désiraient. à regarder comme que l'on commençait un évènement possible. dans un monarchie.392 RÉVOLUTION FRANÇAISE. rélui conquirent pétées de bouche en bouche. Toutefois. à la main plutôt (1814) que de survi- et mourons les armes Français. » « L'Autriche. Sa venue excita un véritable enthousiasme. avait répondu et je serais fftétaient loin le parti royaliste n'en était encore quelques salons de Paris. plus d'impôts vexatoires! à la répondait-il foule qui le saluait de ses acclamations et ces paroles. qui. depuis vingt ans. Dans qu'à espérer. ne se prêtera jamais à une com« Les chances » Ce prince leur sont incertaines. alors d'y songer. quelques étaient venus supplier « d'agréer Alexandre royalistes leur vœu pour le rétablissement de la maison de Bourroyale bon sur le trône de France. c'était la paix. châteaux de province. plus de conscription. de la guerre ché de vous voir sacrifiés. Plus de guerre. A cette époque. le nom des Bourbons ne fut jamais prononcé. on se bornait à faire des vœux pour la chute de Napoléon. A Troyes. vre à notre déshonneur » ville où l'antique cri de vive le roi! Troyes fut la première se fit entendre. Les coalisés euxcomplet oubli de l'ancienne mêmes. les premiers. au congrès de Chùtillon. le 12 mars. de pas au-delà Bordeaux contre le despotisme simple protestation impérial. disait le prince de Lichtenstein Napoléon.

il côté Il ne conspirait pas. dans de M.(1814) EMPIRE. Votre et de les vues C'est ni dans les souhaits de la nation. il attendait. régence. M. -1 395 binaison hostile à l'existence au maintien l'ancienne alliés. l'édifice. de du sénat. après avoir contribué élévation. » et au despotisme républicain « selon à manœuvrer consistait qui se succédaient obligé de tous les évènements Personnage il ne jouait comme l'acteur antique. s'écroulerait de Napoléon Toutefois. du péril que lui seul et savait se metégoïste. aux coups tour applaudi au gouvernement Toute sa politique minisémigré sous la Convention. de l'Empire. quand le moment tre à l'écart. le vent. de Majesté le rétablissement des souverains à Paris. ments soit pour aider au naufrage. Homme des tempêtes suivant qu'il en pressentait il les voyait venir de loin. il n'avertissait était et agissant. mais. impérial. à son rand allait se déclarer contre lui. Alors il s'y attachait faits accomplis. son rôle que couvert c'était le calme rien ne remuait pable de haïr et d'aimer. les suites. il ne croyait en toutes choses. mais ne voulant avant pas se compromettre. ni dans famille n'était politique » Ainsi. le salon de sa dynastie. incad'un masque. depuis trente années. observait. de Talleyrand. venu. Dans cette ame. de quel de se prononcer. de TalleyTombé depuis peu dans sa disgrâce. de Talleyrand en se livrant à sa fortune évêque constitutionrévolution nel sous la Constituante. qu'il se décida et s'accomplit. il avait tour-àprince sous l'Empire. la avait traversé Noble de vieille race. débris. il voulait la ruine de la n'allaient ses désirs pas au-delà . profondément politiques. l'avait surchargé les soit pour en recueillir et de traitede dignités vice-grand-électeur du conseil membre Napoléon il l'avait fait prince de Bénévent. d'État de fructidor et de brumaire. vice-président M. tre sous le Directoire. Sceptique qu'aux ou s'en retirait. de l'indifférence. observant.

Un frivole auprès pour sortit s'en plénipofaire recon- la Restauration Châtillon. pugnance nastie geances sur à Troyes. on s'y inquiéposants. deStadion écriseules de Vienne. même les Bourbons. avant le quelque temps 31 mars. Ces paroles toute sa conduite dans les expliquent premiers mois de étaient 1814. sentiment il aspiraitau homme rétablissement de M. de Vitrolles Alexandre.3W RÉVOLUTION FRANÇAISE. jeunes carnet. jours crise prochaine. de Dalberg. M. de Talleyrand M. tout. . On parla de à Châtillon l'envoyer pour savoir ce qui se passait au congrès. polientendit de M. Bourbons. M. avait une rétémoigné « Rétablir carrière personne ouvrir dyà des venn'y songe cette extrême le trône. les Bourbons. et sonder les sentiments des alliés. (1814) régence son de Marie-Louise. à « A l'Empereur. de Talleyrand. c'est disait-il. De de créances autrichien. de Vitrolles à Paris les derniers d'une d'octobre 1813. je préférerais disait-il à la duchesse de Vicence. Quant aux Une telle égoïsme. Il sollicita Alexandre pour se rendit l'empereur et l'obtint. que Alors de Dalberg. Aventudes Bourbons. perspective il y pensait souriait à peine. tait de leurs projets. Jusque-là. était attiré reux Ancien venu soldat dans de l'armée de Condé. on y commentait les bulletins publiés C'est dans une de ces conversations par le Moniteur. où était une audience de ce prince. il s'ouvrit à lui de son projet. On demanda à M. Ami par le vague etrésolu. quelques pour laceréditer se souvenant des relations lignes avec un de Ils souvenir. de Talleyrand parler trolles. Ces M. et lui avaient eues vit leurs noms M. terribles. de Vitrolles lui suffirent voilà d'où deux dames noms il refusa. ajoutait-il. de Vitiques. devenus le rendez-vous de tous les opSes salons On y était sans nouvelles des alliés. que M. furent du les sur lettres tentiaire naître. D'ailleurs. le plus avant dans l'intimité de M.

je l'ai dit cent fois de cette lutte sans résultats. Napoléon jour. cause des M. que pour battre Après prit congé Bourbons. Je l'ai toujours pensé. proposèrent d'irrésolution marcherait se mirent nouvelle. Quelques est émigrés venant nous à l'oreille royaliste.(1814) empire. de SchwartzAprès deux d'Alexandre. mouvement contre éclatera général. de Vitrolles. Napoléon et le prince sur sur le Rhin. pales nombreux raîtront sous les murs de la capitale. royaliset le tes qu'elle renferme ne craindront pas de se montrer. Napoléon s'écria « Je suis plus près . où nous n'avançons d'ailleurs. lement dit-il bien sûr? J'en un moment garda ensuite à M. sur ma réponds « Je crois le silence. qui je veux jouer dura trois il l'avait le tout à la pour le tout. donner au goufoyer de toutes les résistances alliées Le jour où les troupes de Napoléon. gagné les forces de Châlons. la présence de Le roi de Prusse de se retirer il fut décidé sur Paris. représentent-ils avec tant plaida ptinces. toutes en mouvement. que leur pays r. irrésistible. des c'est qu'il de finit ébranler dans dit M. de Vitrolles cet entretien d'Alexandre heures.. Napoléon de l'opinion vernement En êtes-vous Alexandre vous. les masses de la et le 25. opéré leur jonction dans ce moment les souvedécisif. Ce même en retraite. comme seu» à Paris et nous doit se décientre Napoléon que la question Je suis las. de Vitrolles. l'opinion chaleur par pas vent » M. 393 aucune dire voix ne les appelle. que c'est tète. der. de Vitrolles publique? la cause de ces et de conviction Alexandre. les provinces la mesure royaliste. « Sire. Bourbons à Paris. ce n'est peucentre que les partisans de leurs forces. lavis sur leurs der- hésitèrent les effrayait. toutes les plaines rains rières emberg jours qti'on coalition A cette était entré le 23 mars alliées Dans avaient à Saint-Dizier.

prêts Dans à tous soldats. de la Fère-Champenoise.596 RÉVOLUTION m V • 1 *• de Munich projet. sur la capitale. vétérans conscrits n'aimpériale de la révolution de nationalité. d'enfermer. C'était sentiment qu'à raient marcher suivi le patriotique et tous souvenirs grands là que l'esprit s'étaient réfugiés. à Marie-Louise. par l'indépartements dans Paris. • 1 T\ (1814) Paris. piraient regardé nationaux trouvés national. coalisées. n'avait aule Napoléon ne glorieux capitaine. le 28 mars. il eut en l'idée qu'ils effet. raient. . qu'à suivant de représailles Ce magnifique son expression. Cependant. Un moment de pousser droit au Rhin. leur avait pas promis en vain la conquête du monde. Une les souverains A quelque les corps rappelés alors lutte alliés s'avançaient de Châlons et paysans tant de fois. n'ayant sur les distance Na- vers pu le rejoinpar masses sarfs atta- se retiraient Paris poussés le dévouement Lettre s'engagea. ne le sont 1 il de FKAJiÇAISK. campagnes. les capitales de ses adversaires. les garnisons françaises. de Marmont et de Mortier. vait plus qui. de trois mille et elle leur eût été fatale conscrits vendéens. pour sauver ces régions la corruption les point envahies. vivaient encore. et qui. qui. ou tout sauver'. de l'est se portant et d'user et du centre. et qui. le peuple les parmi des sacrifices que et de richesses. digne devait tout détourner par n'as- Napoléon d'honneurs repus un repos même d'eux. et. perdre ses généraux. de son génie. sans ses gloire. » Tout m 1 m entier à son il passa la nuit sur ses cartes. ils atteignirent poléon avait dre. en les soud'y sur surrection verains rallier des alliés Allemagne. qui. S'il avait les gardes il les aurait l'honneur au-dessous mobilisés. et reprit. s'en laissa projet. que lui. la route de Paris. Il n'osa Condamné à subir l'influence de ceux qui l'entoupoint il céda à leurs obsessions.

Devait-on M. » Josa retraite le but de décider plus sûrement la parole à plusieurs et Clarke Cambacérès prirent seph. paru le sort le plus au conseil jusque-là » Cette lettre. de Talleyrand à résoudre. et dans un enfant Napoléon vivement frère que je « Ne quittez pas mon fils. Daru. je savais que si je conseillais demeurât. de réle conseil aux Tuileries Alors Joseph convoqua non compris membres. leur de poursuivre à La Ferté-Gaucher l'ennemi. « Quelle chute fut décidé. l'Impératrice dit. par ils arrivèrent. prisonnier de la France. dit M. et le départ le rallia partagé. C'étaient Joseph. que dans resterait. l'Impératrice. de Talleyrand dans l'histoire au en sortant du conseil. Regnault (de la Meurthe). Boulay Montalivet. des ennemis de malheureux m'a toujours des Grecs. (25 mars). les alliés s'emparèrent Ce même jour Robert. ÏOT i_397 -1 et sommés de aux cris se faire tuer le 28. je n'ai insisté pour qu'elle sur Blois. à un de ses collègues. Cambacérès. Gaudin. et sauver l'Impératrice disaient-ils.(1814) BMPIRI! nombreuses. Ce conseil comptait seize gence. Après s'être permit aux de remouvement cette ils trouvèrent ouvert la route en . Donner son nom à des aventures. Parvenus ville occupée combattant. le départ. Régnier. à ou se retirer à Paris rester mont et Sussy. à Rosoy et à Brie-Comtede Meaux. TalLebrun. Blois? Telle était la question s'opposa « On se méfiait de moi a-t-il au départ. « II fallait. Clarke le duc de Rovigo. mieux Cette diversion dix fois plus qués par des forces aimèrent mettre bas les armes de vive l'Empereur deux maréchaux traite. leyrand. et rappelez-vous les mains le savoir dans la Seine plutôt qu'entre préférerais Le sort d'Astyanax. communiquée l'histoire. les comtes Mollien Champagny Defer(de Saint-Jean-d'Angely). reprises: eût reposé dans une femme » comme si la patrie son fils avait écrit à son A la vérité.

. emmenant avec eux leurs leurs enfants femmes.1. plus lieutenant-général fait pour ce nouveau et sans des Indes. accompagnés et d'une impériale Paris au moment où quelques batteries longue fut disposé l'Impéradétachement de quittèétablissait et s'em- la garde rent déjà parait file d'équipages des alliés lavant-garde sur le canal Saint-Martin des hauteurs était défense. chaque du Nord. la nuit du 28 au 29 le départ. riger Dès le matin. pour trice » Dans peux à son siècle d'en Quand je pense quel à cela parti je ne prence qui gémir. de l'Empire. e. instant. par les barrières des habitants des villages voisins. deux heures. n'était rai des pas sans pu point l'ennemi si Marmont entré et Mortier à Paris sans le rejoindre. néral initiative comme Hullin. 11 (4gU) lieu de le donner m empêcher dre ? Il ne convient tir sous les ruines arrivera. A dix heures et demie et le roi de Rome. on se demandait la cause de cette invasion des habitants de la campagne. le roi fit publier la proclamation Joseph suivante .. de Romainville. la situation homme tels étaient dans Paris d obéissance les trois passive hommes le gécourage et non de comqui devaient di- mandement. pas à tout Maintenant le monde Allons de se laisser nous mars du d'un verrons tout matin. englou- de cet édifice. FRANÇAISE. ces jours difficiles avait pris un aspect inaccoutumé. prince qui rôle que pour celui de Clarke. et leurs troupeaux les grandes rues des faubourgs étaient encombrées de charrettes de chargées On se groupait sur les boulevarts bagages. A on voyait arriver.598 linn «ÉVOLUTION ~n 1.. loin son à tel imprévoyance que. Joseph. on était impatient de nouvelles on ne savait rien encore du de l'Impératrice départ et du roi de Rome vers les quand. sans ministre de la Espagnes homme guerre. serait avait laissé la ca- Napoléon pitale avaient S'arrêter.

un camp pour quelques cher Que cette vaste cité devienne trouve sa honte sous ces murs qu'il et que l'ennemi instants. en triomphe! marche à notre vive résistance secours. Paris aurait fait respecter l'ennemi. A Vincennes. de gros calibre pas moins de quatre cents pièces d'artillerie et de Moret vingt mille fusils. à la tête dune armée victorieuse. sans on se séparait allait arriver. Je reste avec vous. Cette tions. Joseph ne l'ayant pas dit dans sa proclamation. régente. les soldats gardes nationaux. cette ville. et le gouRomainville occupait ne prenait aucune mesure de défense. Déjà l'ennemi et Noisy. le texte l'abandon criait-on de toutes les conversade la capitale par la aux gardes nationaux même par la force » On se demandait et français. de dépôt casernés tier. vernement à l'École-Miles moyens ne manquaient pas. « Le conseil de régence a pourvu à la sûreté de l'Impéraennemie trice et du roi de Rome. pour repousser quoi il fallait s'armer Cependant. de près. 399 « Citoyens « Une colonne de Paris s'est elle sur Meaux portée la suit mais l'Empereur s'avance par la route d'Allemagne. ses monuments. nos enfants. Cependant. Avec les corps de Marmont et les dans la banlieue. Marie-Louise où et avec vous opposer à ce départ.f!814) empire. au Champ-de-Mars. sur la foi que l'Empereur inquiétude. « Armons-nous espère franchir « L'Empereur une courte » proclamation On s'indignait « Vous auriez devint de dû. au dépôt central. ses richesses. on pouvait réaliser un effectif de plus de . pour défendre tout ce qui nous est nos femmes. on ne comptait litaire. Secondez-le par l'honneur et conservons qui passaient.

de la marine et des Invalides. 29. élèves de l'École détachements Polytechnique.. » Paris. etc. Au lieu d'utiliser toutes ce» ressources. rien n'avait été mis à couvert.on l'avait en partie armée. » Aux abords de où quelques fortifications de campagne et quelques batteries auraient arrêté le premier effort de l'ennemi. elles n'y trouvèrent pas une ration de vivres ou de et que. que la garde nationale demandait avec instance lui délivrât des fusils de qu'on au lieu de ces piques ridicules munition. Belleville. mandement défendre la partie puis le faubourg approches de la Villette jusqu'à se chargea de Paris qui s'étend Charenton Mortier . elle avait renouvelé fois plusieurs sa demande sans pouvoir rien obtenir. et environ cinq cents soldats de toutes armes. On s'était borné à placer quelques canons en arrière des canaux Saint-Denis et Saint-Martin. près de trois centaines de gardes quelques nationaux les volontaires. fourrages. « Tout demeurait à l'abandon. quand nos troupes arrivèrent. plus de trois cents hommes combattirent pieds nus.'00 RÉYOLUTIOH FKANÇAISE. plusieurs d'artillerie de la garde. Sept à huit cents cavaliers tier Arrighi trois mille hommes d'infanterie. des deux corps des avait investi ce maréchal Marmont du comde deNapoléon. dans l'inaction et re Joseph et Clarke restèrent fusèrent même le concours « Il y avait qu'on leur offrait. (1814) mille ouvriers quarante ne demandaient que des armes. dit le colonel Fabvier on croira difficilement le que. à Charenton. plus d'un mois. avec lesquelles. deux mille composant mille hommes les corps de Marmont sous les généraux et Compans mille hommes de la garde impériale. dès le 17 mars. voilà tout ce que Paris avait à opposer aux masses alliées qui s'avançaient pour l'envahir. cinq et de Mor- soixante mille hommes en outre. dit le duc de Rovigo. le lendemain.

de Marmont jetés sur les premières première Pendant briser ébranlés A sept maisons par la mitraille. été disposé A Montmartre. heures et demie. l'appuyaient. position. Cette première est couronnée attaque succès. Alors. deux fois soldats d'élite. cablés par le nombre. se bornant à envoyer aux. rien n'avait pour la défense V. Son dessein était de chasser l'ennemi du villeville. tateurs Dans du combat. Joseph et Clarke. Chaumont. Deux fois elle se présenta Accueillie d'abord elle fut repoussée. ainsi que les masses qui ensuite de Belleville et des défenseurs que les héroïques l'entrée de à Schwartzemberg buttes Chaumont disputaient la capitale ouverte. Arrêté aux premiers jardins et Belnombreux corps alliés. le généralissime autrichien appelle de treize mille à son aide la garde royale prussienne. Cependant. reculent. Culbuté sur tous les points. une heure tous les efforts de l'ennemi viennent se contre elle. hauteurs. • 26 . Marmont entre 401 le faubourg de La Chapelle-Saint-Denis Au point du jour. Alors. assis aux fenêtres d'un étaient tranquilles specpavillon du village de Montmartre. l'ennemi quand de nouvelles colonnes alliées se présentent. à cinquante hommes demanmille quarante les munitions daient vainement des armes manquaient. et de le rejeter lage et du bois de Romainville. Pendant des buttes par le feu des batteries elle fut obligée de fuir. la ligne enfermée et Neuilly. il se forma entre Romainville à droite sur Bagnolet. mit ses troupes en mouvede La Villette par de ment. au-delà d'un des plein fuyait déjà. par sa gauche. Ses dispositions il prit faites. l'offensive. s'appuyant vers Pantin. de Belleville. acles soldats ils sont re- au-delà de leur le maréchal reforme sa ligne. forte en ligne.(1814) de celle de toute EMPIRE. Paris. et s'étendant. par le feu des batteries de Belleville. nouvelles.

car il donna à Blücher le temps d'arriver. en cas d'armistice. a Si je restais. de la prochaine arrivée de Napoléon. les alliés. Ayant à lutter contre deux armées. qui étaient devant eux. il se qu'il n'avait « mais sans avoir laissé. On raconte . Il devait nous être fatal. Bien plus. si un de ses frères se trouvait entre les mains de l'ennemi? » DéjàMortier. et de tenir jusque-là. enjoindre Vainement le général Dejean insista pour qu'il retirât aux maréchaux les ordres qu'il venait de leur donner. I Mémoires du duc de Rovigo. au moment où Napoléon lui faisait annoncer son retour. jusqu'au dernier moment le duc de Raguse soutint noblement leur choc. informé et comprenant toute mes de quelques heures. me vouloir prendre en otage. d'une l'importance d'arsuspension était entré en négociation avec quand il reçut l'ordre de Joseph. lui dit-il. la garde nationale fut obligée de l'occuper » A la vue des nouvelles alliées qui S'avançaient. Marmont n'en continua Cependant. pourraient Que dirait l'Empereur. loppé dans la grande rue de Belleville par les corps alliés de ramener sa droite depuis qui venaient il dut Bagnolet. Montmartre était sans troupes. (1814) « Les plates-formes n'étaient il n'y pas même ébauchées avait pas une esplanade de faite poui1 mettre du canon en batterie. troupes « d'entrer Joseph écrivit aux deux maréchaux en pourparlers avec le prince de Schwartzemberg et l'empereur da Russie. la plus désespérée. entre les mains de que dans les derniers enveinstants. Schwartzemberg.402 révolution fkançaisk. pas moins à se battre. » Puis il partit pour Blois. ni un canon. assuvoyait obligé de se retirer. ni un prisonnier re-t-on. 1 ennemi. A midi. Après la résistance après avoir tué à l'ennemi plus de soldats de combattants. il y avait eu de part et d'autre un moment de repos.

il avait expédié un de ses aides-de-camp le 29. Bien comme on l'a vu. une épée qu'il parvint grenadiers. Alors. de tenter un nouvel effort pour atteindre. . avoir perdu cinq jours à délibérer Après que le 28. Fossard. Il était trop tard aux Tuileries. » a aurait dû mourir8 gloire. Pont-surSens. pied. soir. lieues de cette ville'. 3 Mémoires eu le bras Histoire du duc droit cassé par un blscayen A la bataille de Salamanque. son retour. des croisées. Restaurations. il y avait Arrêté à Troyes. il pouvait. côté de la rue où On se fusillait il était enfermé. et traversa rapidement d'osier. *>5 combattre chaque Ricard en simple soldat. ce maréchal Napoléon. d'user le temps de la suspension dti'Empereur. 1 de furent blessés près de et Pelleport à ses côtés percés de coups de baïonnettes mes tombèrent de balles.(1814) EMPIBE. des deux de Rovigu. il avait encore hallieues avec sa garde. lui annoncer et à la tête seulement le 30. de quarante C'est là que. pour te. et d'armes. près de se voir forcé en tête. tourné sur sa gauche Marmont. la nuit3. 11 le en écharpe. A la première fait quinze grandes à Joseph. il se jeta dans une A quelques matin. n avait portait encore Vaulabelle. Dans cette seule journée du 28. Dans une heure Paris venait de Les généraux onze homlui « à la pensée de Dejean ni de parti. Ce fut à furent troués ses habits son chapeau. Yonne. Moret. il n'était il se voyait 1 capituler Joseph plus qu'à cinq lieues de Paris. pour sa à se faire jour et à gagner la barrière. carriole du A dix heures Fontainebleau. n'était parti de Saint-Dizier une avance de trois jours. y arriver quarante-huit si Paris résistait seulement avant eux. que les alliés eussent heures. il n'était venu la prochaine arrivée à Marmont de faire connaître Mortier. ni/e à la seule main qui lui restait de libre1. de grand et s'était remis en marche passé la nuit.

« VIII. trouvaient ayant lation. c'est-à-dire du matin. les arsenaux. la ville de Paris le 31 mars. le duc de de conRaguse avait . « VII. français. la capitulation « Art. seront qu'il fût ateliers. rains alliés. Alors. » « VI. Tous gasins militaires. La garde nationale ou urbaine est totalement séparée des troupes de ligne. Les corps des maréchaux duc de Trévise et de Raguse évacueront res du matin. La ville de Paris est recommandée des hautes puissances alliées. partagera sept heures à la générosité . il avait fait demander un armistice aux souve« Ce n'est pas à la nation française que nous avait cru devoir a. à sept heu- « II. » A cinq heures du soir. cenciée.chargé deux de ses aides-de-camp suivante clure. faisons -4 faire usage de l'autorisation. Ils emmèneront d'armée. « III. désarmée ou liselon les dispositions des cours alliées. et maoù ils se capitu- « IV. Les blessés et maraudeurs restés après à Paris. elle sera conservée. de Joseph. Ce n'est pas même à lui. en son nom. avait ajouté le roi de Prusse. laissés dans établissements le même que deux le 31 mars. seront prisonniers de guerre. supplié de prendre d'un acte que l'on regardait comme le salut de Paris. état question de la présente « V. un armistice de quatre heures avait été sisur lui la responsabilité gné. heures à neuf Les hostilités avec eux l'artillerie de leurs corps après heures ne pourront récommencer l'évacuation de la ville. Ier. mais à son ambition. Le corps de la gendarmerie municipale entièrement le sort de la garde nationale.+ FRANÇAISE. la guerre avait dit Alexandre au parlementaire mais à Napoléon. c -1Il- (1814) et sur sa droite.404 RfiVOLUTIOH a.

sa population Paris. la ville de la révolution. ' Louis Blanc. la redingote qui recouvrait » noir de était poudre. il reconnaissable. à l'exception la garde nationale. l'hisparti. l'Europe heures et. i p. pende et la terreur Singulière défendu Paris l'histoire de des mensonges au-dessus qui plane les nations endormies pour jamais. sa barbe avait huit am de la tète pieds « il jours. de Dix Ans hôtel témoin était de la rue de oculaire. et de citoyens valeureux d'écoliers petit nombre 2. en grande tenue. chera surtout dans ces tristes jours. que je et c'est par un juste arrêt de la Providence motifs.(1814) Ainsi. Paris et ses immenses lancé dant quatorze avec BMPIRE. au gouvernement. à part un ne fit pas son devoir que la bourgeoisie dévoués. en Histoire Paradis-Poissonnière. des deux Restaurations. plus a envahi mes États sans leur avait-il dit Napoléon guerre. sous les murs à mon tour. la « Ce n'est point moi qui ai provoqué bienveillant. i7. . » Ajoutons qu'elle reprode l'invasion courut au-devant et son défaut d'initiative. les souverains du corps dans Paris. Un cortège de cinquante > était Quand à peine il parut dans le salon a son de son dit un uniforme Vaular)e. et qui juge se défendre. enfin. enfin. m0trouve. et sa lâche inaction alliés firent leur Ce même jour. ressources sur de sept cent mille d'où la Convention Paris. t. qu'avaient eu lieu les conle duc de Raguse lui qu'on accusa justice des peuples en héros ». dans comme s'il avait voulu cacher sa honte. Histoire lambeaux. et ce fut qui. avait fait l'admiration vingt-cinq la grande capitale Paris. Déjà une députation entrée solennelle pour réclamer s'était rendue auprès d'Alexandre municipal l'accueil le avait fait aux députés Ce prince sa protection. mille hommes. » de sa capitale.le. un pauvre férences avait « Mais cabaret de La Villette. s'était rendue après une lutte de quelques c'est la nuit. que toire dira qu'en 1814 Paris ne voulut pas de quelques gens de cœur. «S ames avait armées nos frontières ans. 31 mars.

moignait qu'il ressentait la profondément n'avait pas de bornes. les comtes de Nesselrode et Pozzo-di-Borgo y assistèrent. les souverains alliés saretenues. le roi de Prussêrle l'empereur le prince de Lichtenstein. se en compagnie d'un cosaque.des du cri de vialliés. eux-mêmes officiers. ils redoutaient le réveil révolutionnaire. les pieds vaient que Napoléon seul était vaincu. de la civilisation moracontait tant de dans merveilles. promener Ce jour-là. quils saluaient vent les libérateurs Des femmes. une modération et une politesse qui semblaient tenir pect et de la crainte. prince de Schwartzemberg. de Talleyrand de Russie. du haut des croisées.406 RÉVOLUTION FRANÇAISE. On en vit plus d'une. Le débat fut réduit à ces trois questions faire la paix avec Napoléon maintenir la régence rétablir les . conseil à l'hôtel Saint-Florentin. qui représentait d'Autriche. le soir. que les habitants tous montraient soldats. entre le roi de Prusse et le prince de Schwartzemberg. derne. le peuple téson humiliation. (J814) les souverains. par son attitude contenue et silencieuse. le sentiment du malheur national retint les filles de joie elles laissèrent aux grandes dames les orgies de la rue et de la place publique. à leurs la discipline troupes en se voyant dans la capitale ce Paris paraissaient dont la renommée plus étonnées et non la nation Aussi dont commandè- rent-ils Celles-ci. le soir. la plus rigoureuse. Bien que maîtres de la capitale. jetaient des fleurs sous de leurs chevaux. Ils se portaient joie des royalistes en cavalcades au-devant. Il y eut. le duc de Dalberg. l'empereur De chaque côté des boulevards la foule était grande. quoique d'un certain rang. agitaientdes mouchoirs blancs à leur passage: moins d'autres. du res- chezz M. Alexandre marchait en avant accompagnait du groupe des généraux. Tandis que. généraux.

parce qu'ils professeront soit il faut que la Frapçe de l'Europe. M. Alors.(1814) c°tt. la. de Ta. ?– Les autorités ces deux événements le cond'obtenir je me fais fort pondit M. Ils invitent. les souverains à désigner en conséquence . qu'elle toujours le principe que. l'ambition sage. bonheur le pour forte. visoire qui puisse pourvoir aux au peuple la constitution qui conviendra et à préparer » français. de décider Qui se chargera les Bourbons. par conséquent. EMPIRE. grande et la constitution que la et garantiront « Ils reconnaîtront nation le sénat française se donnera. « Qu'ils ne traiteront plus avec Napoléon avec aucun membre de sa famille de l'ancienne France. alliés prenaient pour le vœu de la Ainsi. Mais ce n'est pas à nous. » Alors on rédigea alliées ont occupé la capitale « Les armées des puissances le vœu de la alliés accueillent Les souverains de la France. par un retour vers un gouvernement produ repos. un gouvernement prosur-le-champ besoins de l'administration. réconstituées. ils déclarent nation française renfermer de la paix devaient « Que si les conditions d'enchaîner s'agissait lorsqu'il garanties de plus fortes être plus favorables elles doivent de Bonaparte. faire plus. de furent écartées. moins y appeler Sire. France lorsque. Les deux premières Bourbons. telle l'intégrité « Qu'ils respectent même ils peuvent a existé sous ses rois légitimes.lleyi1Htd suivante la déclaration cours du sénat. ne traiterons pas avee Napoléon encore nous pouvons du trône. pour la rappel des prit la parole et se prononça Talleyrand nous « Vpjlà qui est décidé 1 répliqua Alexandre Bourbons. Les souverains elle-même offrira l'assurance clament ni Bonaparte. à le précipiter étrangers.

. justice. il a déchiré le pacte qui l'unissait au peuple français. anéantissant la responsabilité des ministres. le général Beurnonville. en déNéanmoins. en levant des impôts autrement de la loi qu'en vertu en ajournant sans nécessité le corps législatif en rendant illégalement plusieurs décrets portant de en établissant peine mort. de Talleyrand. r( Considérant qu'il a mis le comble aux malheurs de la patrie « Par son refus de traiter à des conditions que l'intérêt national l'obligeait d'accepter. pas trop présumé* de sa servilité. et qui ne compromettaient pas l'honneur français. l'indépendance des corps judiciaires.1 les cris de femmes et de quelques quelques royalistes. le 2 avril le décret sui- que Napoléon Bonaparte. « Par l'abus qu'il a fait de tous les moyens qu'on lui a en confiés. de Talleyrand. des en prisons d'État. le sénat établit un gouvernement provisoire. prononçaient pas sur la forme du gouvernement à établir. ils l'avaient dévolue au sénat. A peine assemblé. « Considérant que le vœu mani feste de tous les Fran- .s·r. BÏVOLUTiOH FRANÇAISE. de Dalberg. en effet. hommes et en argent. de Jaucourt. tes de sagesse et de mais qu'ensuite. avait donné à la nation des sujets de compter. sur des acpour l'avenir. 1~ . l'abbé de (jg^ nation Montesquiou vant « Considérant puis il rendit. dans les rues et sur les boulevards. M. en sa qualité de de l'Empire vice-grand-électeur et de vicedu sénat. pendant quelque temps d'un gouvernement ferme et prudent. clarant qu'ils ne traiteraient ils ne se plus avec Napoléon. composé de MM. se président chargea de le convoquer en se faisant fort de son il n'avait concours.408 ir. etc. Cette tâche. la liberté de la presse.

que la jeunesse ne soit plus reprenne de les pormoissonnée par les armes. jamais été Français en aventurier qui veut et sans motif. toujours Napoléon. dégagent sans but Il n'a cessé d'entreprendre. des guerres injustes. et publia libéra les conscrits. l'intérêt ni dans Il n'a su régner et votre population. lui sont déliés envers et l'armée « Le peuple français du serment Après de fidélité. et le droit d'hérédité bli dans sa famille est aboli. « Vous n'êtes plus les Il dit à l'armée des proclamations.EMPIRE. il n'y avait que l'idole des minomma De son côté. soit le rétablissement entre tous les États solennelle d'une réconciliation l'époque de la grande famille européenne « Le sénat déclare éta« Napoléon est déchu du trône. devant que-là courbés le même abaissement c'était. nistres. dans peu d'années. Alexandre pour lui faire hommage l'empereur au et les mêmes hommes pas craint d'insulter qui n'avaient Jusdu vainqueur. épuisée l'agriculture sa liberté d'entraves. soldats « Napoléon n'a » Au peuple de vos serments. (JgU) ~iVi~s~ 409 résultat dont le premier un ordre de choses çais appelle et qui soit aussi de la paix générale. être fameux. le gouvernement provisoire les levées en masse. chargé refleurisse que le commerce. ni dans l'intérêt national. de changée. avant d'avoir la force de la nature que l'ordre que le vieillard puisse espérer ter plus inter-rompu. trie n'est plus avec lui un nouvel ordre de choses peut seul la sauver. la séance. de mourir avant ses enfants! ne soit et » . à l'envi la générosité exaltèrent vaincu. pour eux. la pamême de son despotisme. dévoré vos richesses Il a. Rallions-nous Qu'à l'abri d'un trône paternel. vous entière le sénat et la France de Napoléon. le » sénat se rendit de en corps auprès de son décret.

de leur dévouement le maudirent protestaient titre et lui donnèrent appelé pateur. la veille encore. de bienfaits. sa statue de impérial fuen l'honneur . un Ms«r«Napoléon-le à cheval un Jupiter-Scapin.i. (1814) . De Buonaparte et des Bourbons. bouleversement Les augustes alliés en ont donné leur parole. des Débats. la cour des comptes. un Robespierre Ils les noms Alexandre à Marc-Aurèle. des royalistes. » Dans un pamphlet publié le 1er avril sous ce M. la cour de cassation. les officiers de la garde nationale. et tous les insignes du gouvernement à l'Opéra. il y avait de la lâcheté. de exemple. Dèsce moment. comles défections le corps législatif adhéra au décret de lui. et passionnées. de la vérité de deux mais en présence tait pas au-dessous et quand ennemies. à l'Empereur. les maires. les tribunaux cour impériale. disaient les autres et ses collègues. les journaux. était cent mille baïonnettes Napoléon il y avait plus que de la honte à soulever la nation abattu. de l'Empire alliés. Juste retour d'une ambiDans ce monde officiel qui se mouvait mesure avait abaissé toutes les ames il Napoléon le fruit de son despotisme Alors. suivirent son « Les calamités M. qui. en effet. tion sans autour recueillait mencèrent du sénat. On descendit la colonne. Le Journal souverains sous le devint.410 RÉVOLUTION · _a FRANÇAISE. Celui qu'ils avaient Grand. et ne tacomparaient l'empereur sur la magnanimité rissaient des pas d'éloges sur les vertus. On chanta. Parmi nom de Journal l'organe les hommes que Napoléon avait le plus comblés c'était à qui lui jetterait la pierre. inférieurs. de Châteaubriand. et la paix va mettre un terme au Talleyrand de l'Europe. passées vont finir. des couplets rent brisés.a: ~b ce 1. en quelques langage.avait donné l'éveil par ses attaques véhémentes à la presse. parties. A part contre lui. la corps constitués. les plus odieux. n'était plusqu'un tyran.n n'éses injures.

411 On célébra de Russie et du roi de Prusse de l'empereur 1 incenle viol.(1814) KMPME. qui pour lui S était Napoléon la capitulation retourné de Paris Cependant. III sa gloire II nous ses Et compte Par nombreux . avec cinquante vait tenter un nouvel Voici ces couplets t. Fontainebleau. Ce prince A le triple De héros. il ne désespérait Quoique si rudement core. le meurtre. comme des bienfaits. Jamais. JI. Namille hommes pou qui lui restaient. avaient pris position qui avaient entre cette rivière et de Champagne et l'armée l'Essonne. effort.1. offert jours tionale un plus honteux le peuple Seul spectacle. et la défection Il du pas enfrappé. le pillage. les corps de Mortier et de Marmont derrière défendu Paris. Paris n'avait die. De nous auguste renom de juste. rendre 2. des lois. Ainsi campé à quinze lieues de Paris. y avait appris sénat. enfin. Vive Vive Sans Sans Alexandre! rois! ce rot des rien nous dicter prétendre. Il sauve par sa victoire donne la paix. le sentiment conserva dans de ces tristes nade fait la dignité des malheurs n'avait rien en silence il gémissait outragée et restait fidèle à Napoléon la patrie. fruits odieux de l'invasion. Dès le 1er avril. nos Bourbons. bienfaits. Satisfait de la conduite de Mar- poléon. Vive Et ses Guillaume guerriers vaillants! De ce royaume les enfants. à Fontainebleau.

à sa nous a dérobé trois marches.4*2 RÉVOLUTION FRANÇAISE. il lui laissa à marcher le commandement sur la capitale. contraint qu'ils mauvaise le projet d'attaquer ne marcheraient pas. depuis vingt la gloire et de l'honneur pereur donna Paris l'ordre Paris respecter ans. » Puis. inséparable droits de son fils. palais de Fontainebleau. Il faut l'en chasser D'indignes Français. Alors fortune. et remettant l'acte aux maréchaux défendre – les « Messieurs leur dit-il. tion suivante par le sénat. Vive l'Em- de transférer le quartier » EtNapoléon au-delà de impérial ils trai- Ponthierry. se voyant trahi Napoléon prit une plume d'insensé et déclarèrent de céder à sa généraux. il faut aller à Paris . (1814) mont. A cette tèrent nouvelle. des émigrés auxquels nous avons ont arboré la pardonné. l'empereur Napoléon. l'ennemi et s'est rendu maître de Paris. se levant. Les lâches l ils recevront le prix de ce nouvel attentat Jurons de vaincre ou de mourir colore Jurons de faire qui. à quitter la France et même la vie pour le bien de la des patrie. nous trouve Nous /s'écrièrent cette cocarde tride sur le chemin se décida de l'avant-garde. par ses et écrivit la déclara- « Les puissances alliées ayant proclamé que l'empereur Napoléon était le seul obstacle au rétablissement de la paix en Europe fidèle à ses serments. « Fait en notre « NAPOLÉON. les maréchaux se récrièrent Paris. cocarde blanche. et se sont joints aux ennemis. le 4 avril 1814. garde. déclare qu'il est prêt à descendre du trône. « Soldats dit-il et le jurons les soldats. de ceux de la régence de l'Impératrice et du maintien des lois de l'Empire.

à répondre aux plénipotentiaires peine à vos instances de l'armée hommes des « Messieurs. unanime. Macdonald. se bornait auprès d'Alexanprirent successivement que les « choses il paraissait avec le sénat. d • m **k t intérêts rêts de de mon fils. alliés. de et. une partie ne veut plus de Naentre autres. comprenez. blanches les cocardes vivent les alliés s'étaient ralentis avaient Pâles et consternés disparu. aurait je coûté avec de repousser était présenté armée n'est le vœu par pas surtout lorsqu'il française. de toutes perdue. le corps tout entier du duc de Raguse poléon la cause impériale et passe de notre côté au moabandonne il traverse les lignes de mes soldats. les EMPIRE. L'abdication comque ce fait change ne suffit conditionnelle à une abdication nouvelle. Alexandre une dépèche. Alexandre étaient bien avancées ébranlé. Vous ment où je parle. Après avoir pris en route les trois plénipotentiaires partirent pour Paris. Saint. quand.camp vint lui tout-à-coup. la parole. absolue. puis. Vers minuit. » cependant un aide -de. t 413 L ft*t 9 intérêts la France surtout de l'armée. Ney. plètement Messieurs. apporter s'adressant résistais s'il fallait furent fuir un moment M. ajouta-t-il. introduits Caulincourt.(18U) «. ils parurent dans les salons de l'hôtel allait attaquer s'y était réque Napoléon Déjà la nouvelle et chacun avait pris peur. » se doit se résigner plus Napoléon Attérés par cette foudroyante retirèrent les maréchaux . à Essonne le duc de Raguse. ou rester. la lut rapidement. auprès de la Moskowa et le duc de Tarente. il m'en dit-il. » Et il nomma pour les ses inté- t com- missaires le prince des souverains le duc de Vicence. la situation. on se demandait Les plénipotentiaires dre. Mais cette tels que vous. Les cris aé vive le roi pandue. et les siens crurent la partie Talleyrand garts.Florentin.

sang français. dans la nuit du 3 au 4 sa réponse au généralissime « Je suis disposé. Marmont avait hésité était son Napoléon bienfaiteur. et avec les bagages et munitions mêmes troupes « Il. je suis prêt à quitter. mes troupes.4** RÉVOLUTION FRANÇAISE. Moi. quitteront les drapeaux de Napoléon Bonaparte se retirer librement en qu'elles pourront avec armes. il transà n'eut qui doit prél'effusion du avec conpar En conséquence. Napoléon sa fidélité. l'armée de l'empereur aux Napoléon. » Au moment de se rendre. après avoir pris l'avis mit. Normandie. de Schwartzemberg. les événements . prince maréchal et commandant en chef les armées alliées. à un poste son ami de confiance. il l'avait comme placé à l'avant-garde c'était lui qui couvrait l'armée et sur son dévouement et comptait Fontainebleau. résister. « Art. à concourir un rapprochement venir toute chance entre le peuple et l'armée de guerre civile et arrêter pas la force de de ses généraux. D un autre côté. autrichien: lui dit -il. sollicité combattu Marmont et. Charles. (1814) ce qui s'était Plusieurs émissaires été envoyés à Marmont voir et de les écouter. mais il reste la France à sauver son sort est entre vos mains. et honneurs militaires que se doivent les par suite de ce mouvement. Voici passé du gouvernement il avait De son côté. le lui gouvernement provisoire « La cause de l'Empereur écrivait est perdue. ditions suivantes dont je vous demande la garantie écrit. ler. je garantis à toutes les troupes françaises qui par suite du décret du sénat du 2 avril. avaient provisoire eu la faiblesse de les rece- lui Schwartzemberg avait fait des ouvertures a à se ranger sous pour l'engager les drapeaux de la bonne cause française. » Ainsi pressé. Que si égards alliées.

dre avec eux Après avoir donné faire aucun mouvement commissaires l'ordre formel de ne à ses généraux jusqu à son retour. tente! » Et Macdonald reste Arrivés le duc à Essonne. » à ces conditions.(1844) EMPIRE. être dont ils croyaient personnels dangers et le déet dont ils avaient eu 1 idée par l'arrivée des . les trois négociateurs s'arrêtèrent chez de Raguse et lui apprirent l'objet de leur mission. 8a parole. pour il se dirigea enDe Petit-Bourg dit. en effet. 11 y corps d'armée. que Marmont Puis. de son fils. traité avec Schwartzemberg. toutes les ïnc'est là que s'adresseront est indispensable Il faut que j'aie à ce de Paris. mon en fant. avait en lui illimitée Touché de la confiance que Napoléon aux plénipotentiaires son il avoua se troubla. se ravisant à son « Il vaut mieux. élevé dans ma poste un homme comme Marmont. d'une à l'investir celui-ci songeait l'avait choisi pour l'un des plénipotentiaires chargés de plaider la cause avait-il dit. confidence de son traité « effrayés dans un Mémoire a-t->il dit lui-même publié qu'ils étaient. fut nommé à la place du duc de Raguse. s empressa de souscrire Schwartzemberg ainsi 1 Empereur Pendant que le duc de Raguse trahissait Il mission de confiance. 415 de la guêtre faisaient tomber entre les mains des puissances de Napoléon sa vie et sa alliées la personne Bonaparte et dans un espace de terrain liberté lui seraient garanties alliées au choix des puissances dans un pays circonscrit et du gouvernement français. toutes les trahisons trigues. menacés. Marmont il offrit dé se renNéanmoins. pagner ensuite à Paris. pour retirer Schwartzemberg. Alors ses généraux. en 1815. suite vers Paris. de où était le quartier^général à Petit-Bourg. qu'il avait mis dans la avec Schwartzemberg. et de les accomsa parole. il partit avec les lui renoù Schwartzemberg Petit-Bourg.

in jt> (1814) & venus de Fontained'état-major bleau.. avaient mis les troupes en mouvement » Vainement pour Versailles. Marmont. je suis de haute taille. » dit-il dans D'un autre côté les soldats arrivés à Versailles contre leurs généraux et demandaient à rejoinDéjà. le colonel Fabvier. Dites le crime. général mais entre autres. et la tête dans tous les cas ne serait répliqua Macdonald pas de trop.rA«. s'emportaient dre l'Empereur.MnîA. et il était où il attendait Fabvier parut. le duc de Raguse devint et s'écria « Je suis perdu très-pâle Oui. Macdonald trèrent pour « Je donnerais réparer la faute un bras. kowa. s'assemblèrent. dre du jour. moi. mi et Caulincourt enNey. réunis sous le commandement jason or- du . et je n'ai Florentin. A sa vue. à quatre heures du matin. « Je n'ai pas mes l'habitude répondit actes à mes inférieurs. et Compans. vous êtes le colonel vos troupes perdu répondit passent à l'enne» Dans ce moment. . ne comqui était placé aux avant-postes. mais le vin est il faut le boire » Alors Fabvier tiré partit rapidement pour guse. ils doivent mourir Lucotte. Souham. Celui-ci dans l'intention fait d'aller avertir le duc de Ran'avait à l'hôtel Saintque se présenter rentré à l'hôtel du prince de la Mosles plénipotentiaires. et. de rendre de compte s'est mis part plusieurs nffïsiiû* officiers /i'Atnt en sûreté. nulle envie de me faire raccourcir de par la tête. s'écria-t-il de mes généraux. que commandait a Les braves ne désertent Ce en les voyant. le Tout-à-coup ajouta-t-il. rien à ce mouvement. celle avait refusé d'obéir. prenant en avait demandé la cause aux généraux Souham Bordesoulle. colonel Paris. à leur poste. » Cependant tout n'était pas encore perdu toutes les divisions du 6e corps n'avaient point pris part au mouvement. » Sur les instances Fabvier rien et qu'on attendit pour qu'on ne précipitât « Tout cela est bel et bon! s'écria Souham.**6 nart RÉVOLUTION Ha de nfiiaÎAiira FRANÇAISE.

sa de combattant de Paris souilla que le dernier et se condamna au remords qui a pesé sur le reste Fontainebleau à découvert. à tout réparer de ses généraux. qu'une Ne pouvait-il disait-il. à Napoléon la dertainebleau. de Talleyrand. Ney se chargea d'apprendre abdication sans rière résolution des souverains alliés. lutte contre ses généraux. il accepta en arrêtant A son retour. des alliés. cet homme dont le génie avait tant de fois indomptable commandé à la fortune. se rendre sans combattre. – – – ™-j quand -j^ – – – – il n'avait – –– qu'à – marcher 27 . -une condition. généraux fendre la France. pas. C'est ainsi gloire. doutant parlait plus qu'à des ombres. il parut dans les salons où on lui fit une véritable ovation. sa vie de son corps. les corps de Soult. t elle pas l'Italie ne nous offre retraite encore à se ses déune encore digne de nous ? Veut-on m'y suivre une fois ? Marchons il ne vers les Alpes » Appel inutile lui-même de Alors. loin de de la dé- nouvelle. en effet. Quel pénible effort dut alors faire sur lui-même. sur l'avis contraire « Eh bien! s'il faut renoncer à s'écria-t-il. Eugène. et Napoléon se dit-il en applus malheureux étaient de retour à Fonles plénipotentiaires Cependant. « L'ingrat il sera resta Dès lors. de Suchet et l'armée du prince réunissant il pensa soutenir encore la lutte? Un moment.4) colonel Ordener. pendant Aussi. un grand Marmont en marche A cette songer fection sur Fontainebleau. avec cent cinquante mille combattants en qui lui restaient.(141. expire. deux ce ne fut. Il ne voulait pas. de M. retirer derrière la Loire de mais. jours. la responsabilité la marche 417 mis Empereur 1 et. trouva à la discrétion la défection prenant que moi 1 a de Marmont. son génie ^7 V et de sa fortune. nombre d'entre eux s'étaient aux cris de vive l' partit pour Versailles.

C'était alors qu'il avait fait appeler ses serviteurs les plus intimes. le moment lui avait paru arrivé de recourir à cette dernière resderrière sa porte qui couchait entr'ouverte. trônes de France et d'Italie. » ne cessait de répéter Napoléon. une sueur abondante les douqu'après leurs avaient cessé. refusa d abord de le ratifier. se lever. Fain. il tenta de s empoisonner. l'avait entendu . quelque boire et se recoucher. dit le baron pas tomber vivant entre fait remettre par son chirurgien Yyan. sujyj ? même au bout du monde. Ce traité. Je ne signerai pas. et que les avaient symptômes effrayants fini par s'effacer. dans la nuit du 11 au 12 avril. pour s'en voir HHi) encore. soit que la dose se fût trouvée insuffisante. Cette nuit. précipitamment sauvé de Fontainebleau. il renonça. en cas d accident. appelé aussi ce qui venait de se passer. On ajoute qu'un long assoupissement était survenu. « Ce n'était la même pas seulement dont Condorcet de I opium une préparation c'était se servit pour se donner la mort. Yvan avait été mais. un sachet d'opium' qu'il avait porté à son cou. 1 banis. la souveraineté de lile d'EJbe. et entendant apprenant Napoléon se plaindre de ce que l'action du poison n était pas assez il avait perdu la tête. Tavait vu délayer chose dans un verre d'eau. Bientôt les douleurs avaient arraché à Napoléon l'aveu de sa fin prochaine. il avait conservé avec grand soin ce sachet dans un secret de son nécessaire. le moyen de ne les mains de l'ennemi. Il s'était de Moskow. Napoléon Vainenement le duc de Vicence insistait.•? devant ses soldats RÉVOLUTION FRANÇAISE. aux pour lui et ses enfants. par le traité du 11 avril. ma honte. et s'était prompte. et. indiquée » par Ca- source. Depuis. Il parja de suicide. « A l'époque Napoléon s'était de la retraite procuré. pendant tout le temps qu'avait duré le danger. et reçut en échange. Le valet de chambre.

contre il prit une aigle et la pressa vivement le glorieux emblêen embrassant « Chère aigle. mes amis. Manuscrit de 18U.. à me survivre. vers sa le grand escalier du palais. choses que nous avons faites ensemble grandes tous sur mon cœur! vous presser mes enfants 1 Je voudrais » votre moins votre général. notre cause n'était « Avec des hommes c'eût été la était interminable. fois il voulut parler une dernière partir de Fontainebleau. reuse. tels que vous. garde. s'avançant descendit garde « Officiers. continuez pars il sera toujours l'objet était mon unique pensée bonheur de mes vœux. réfléchi 0» dit enfin jns&nfs quelques} #9 que écfiç l. sous-officiers et soldats de ma vieille . « Ne plaignez pas mon sort. C'était le 20 avril. » lç veut pas s'était-il mais avant de il ratifia le traité Napoléon se résigna. guerre Je à ceux de la patrie. Depuis vingt ans je vous ai dit-il. avait le venin. à ses vieux compagnons était rangée en était prêt pour le départ. je vous fais mes adieux et de la de l'honneur sur le chemin trouvés constamment temps comme dans ceux de notre gloire.(4814) soit que le femps étonné Napoléon. J'ai donc sacrifié nos intérêts la France 1 Son à servir Vous. Si j'ai consenti les c'est pour servir encore à votre gloire. Je veux écrire Adieu. et. et de bravoure. Napoléon ligne dans la cour du Cheval-Blanc. au drapeau! Que j'embrasse Le général Petit s'avança Napoléon le serra dans ses bras sa poitrine. Dans ces derniers vous n'avez cessé d'être des modèles de fidélité prospérité. Dieune HWWPen eût amorti de vivre. Mais la guerre pas perdue en fût devenue et la France plus malheucivile. La garde impériale Vers midi. Tout d'armes. s'écria-t-il.

480 KfiTOLUTlON FRAHÇAISB. les yeux disparut. encore baiser retentisse dans le cœur de tous une fois. il monta . mes vieux compagnons en voiture et humides de larmes. (1814) que ce dernier mes.sôldats me. « Adieu adieu 1 » Et.

– de biens de Vienne. –Départ d'Elbe.– Débarquement les Basses-Alpes. 421 CHAPITRE XII.– Agitation débarquement.– au prince régent alliées.– Situation dans Napoléon Quiberon.– La Chambre à bord en permanence. sur Paris. Les orphelines destinées Monument de à la noblesse. – Adhésion an nouveau dn du 23 de minisChamLes In- gouvernement. Le duc à la nouvelle pour rige du Lyon.– du Champ de Mai.– de la Charte.– de Napoléon de Napoléon La duchesse XVIII à Gand.-Ouvertures souverains. r.1.– Juan.– de l'Ile politique.– de Louis XVIII. Passage Retraite des alliées.-Conseil avril. Anglais.– aux Tuileries.1 le sénat avait _a.– Ouverture la censure.– Assemblée militaire pour l'armée. Départ Ministère 20 mars. Napoléon Son départ pour puissances d'Angleterre. Retraite de Waterloo. du roi.- – Napoléon d'Angouiéme Traité Benjamin dans le Midi.– Napoléon part Bataille de Ligny. d'Artois.– se déclare Sa lettre des de la Samdes RepréRo- de Napoléon Abdication des Quatre-Bras.Situation de Napoléon.(1814) RESTAURATION.– Départ pour l'Ile Nouvelle de la révolution.– Départ des souverains alliés.– Protestation Napoléon._ a cet On a déjà vu comment appel il répondu viendra . tère.– sont reçues pacifiques Mouvement national.– Bataille sentants chefort– -Sentence Sainte-Hélène. actes. ~U' » garantie b. – Arrivée Saint-Ouen.– sur Ordonnance cette ville. Rédaction bres. sur Jugement de Napoléon.– des Prussiens.-Proclamatton et financlère de la France.– Menaces contre les militaires acquéreur» Congrès au goife de Paris d'Artois Il se diJournée et du nationaux.– de l'acte armées bre. (l'Angoulênie Déclaration à Bordeaux. de la Légion-d'Honneur. à Paris.-Commissaires XVIII à Calais son XVIII à Paris. Son entrée à Grenoble. de Napoléon. Louis XVIII est appelé au trône. impérial. Arrivée Constant. de Louis séjour Ses premiers extraordinaires à Complégne.-Bataille royaume. W ans une proclamation Louis XVIII avait dit 1er janvier Le 1814 « Une destinée glorieuse appelle le sénat à être dele premier instrument du grand bienfait qui la plus honorable la plus solide comme de son U~~ W~'U' existence et de ses prérogatives. Départ du comte Il y fait son entrée. de son Marche Son arrivée à Fontainebleau.-Projet valides.– Cérémonies expiatoires.-Marche Campagne Atfolre de 1815.– d'État de Louis –Entrée de toi sur Écoles de Toulouse. Constitution nouvelle. .b. des puissances elles Comment alliées.– iuBellérophon. Retour par les des additionnel.-Louls 25 mars. phase de datée de Buckingham. – Le comte lieutenant-général Traité Déclaration Nouveau des provisoire.

fonctionnaires. « J'offre aujourd'hui du 3e régiment des gardes d'honneur. la dernière le 19. tés autres dre ancien:. d'Artois était alors à Naney. louse. Comme la nomination et la déchéance du gouvernement cette constitution et autorisée Il y avait même partiprescrite de son premier ministre. mission se soumirent. par laquelle « le peuple français appelait Stanislas-Xavier lui. Suchet dans le Midi. Davoust à Hambourg. bataille de la campagne. Il y fit son entrée te M. il Après avoir proclamé la déchéance le 6 avril. les colonnes au nouveau gouvercolonel disait M. l'homet de sa fidélité. sèrent d'offrir leurs services. de Ségur. REVOLUTION PRANÇAlSt. tous Ses vœux le moment M. t>ès tors. nouvelle.•422 &t plus. et de quelques émigrés. à la tête des principales autorités . M. visoire librement de France au trône de France Louisfrère du dernier roi. sur la proposition du gouvernement vota proune constitution visoire. de Talleyrand sent nous avons eu la gloire. et. le prince se dirigea vers Paris. fiiage de son amour Carnot à Anvers. de Vitrolles 12. après de Bourbon. mes seize cents et moi res. Après le rejet de « Jusqu'à lui avait écrit pré» de le 10 avril. Chaque Moniteur nement. gardes des rois de mes pèhâte de où elle pourra à l'hériprésenter tier de saint Louis. Soult fit sa sou- Le comte la régence. de Fontanes. » – au successeur. M. » Augereau à Lyon. dans l'orprofut membres de là maison de Napoléon par Alexandre. étaient remplies d'adhésions magistrats. venez nous rendre l'honneur. généraux. à TouAprès avoir livré. le comte cipé dans la personne de Nessëlrode charqui avait fait pattie de la commission gée de rédiger l'acte constitutionnel. Aussitôt accompagné M. de Talleyrand. de François I*r et de Henri IV. s'empresdu jour. (1814) de Napoléon. au descendant disait « L'Université.

le sénat le 14. entre les abdiqua le gouvernement provisoire tre. pavillon le sénat s'était Soit pat tm reste dé p1ïdeur. par un premier mains du comte d'Artois. On déBôndy. la connaissance la Francer à ses de tous les actes commissaires des divisions extraordinaires militàires « de répandre dans le payé rendu exacte des événements qui avaient l'exécution et d'assurer souverains légitimes. institua des maréchaux Moncêy et Oucomposé de M. devaient civiles et militaires les autorités suspendre et les agents ou destituer de l'autorité etc. royaume. du de lieutenant-général le titre comte d'Artois accepta l'ac-et promit du sénat./j£j« RESTAURATION. de Montesq^uïotî. envoyés dans avec mission et Dessolles. 17. AlexUne visite dé l'empereur âé la constitution. de Vitrolles crétaire d'État. dinot. du due de Dalberg raux Beurnonville M. Ce conseil était un conseil d État provisoire. était allé té recevoir à la bàriière dans le Cortège du prince une remarquât au soir. he voulait tien ïùi céder. en fut nonïnjé Des chacune et de l'abbé secrétaire. le ebihté d'Artois Le se rendit ëfc corps aux Tuileries. ceptation à se soumetlà Veille. leur obéir rement ofles instructions » D'après provisoire. provisoipublique. nombreuse troupe dd roi sut le dé l'Horloge. Alors. l'avait déterminé andre à ce prince. du prince.< soit fierté. arrêté du Celui-ci. A six heures blatte flottàit et le drapèati était entre aux Tuileries. du gouvernement « toutes ficielles. » Ces com- ils pouvaient les dépositaires de toutes les classes et de tous les rangs . avec le titre' ûe sefurent du royaume. de Talleyrand des génédu comte de Jaucourt. au nom du roi son frère. pendant. *23 parisiennes. d'aller au-devant Appuyé sûr les souveabstenu avaient solennellement promis dërécon/iaftre rains alliésquî il attendait la constitution et de garantir qu'il avait votée. CeDe son côté. lé frété dé Cavaliers cosaques.

précédent. plus de droits réunis. Talleyrand et que le comte d'Artois négocia.424 HÉVO1UT1OH FRANÇAISE. « II. Par deux et la seconde contribuables dater du tions ordinaires du Trésor étaient vides. si les nécessités Cependant. au lieu de faciliter la vingt-cinq transition du régime tombé au régime nouveau. oubliant ainsi les promesses solennelles qu'il avait faites avant d'entrer à Paris qu'il n'y aurait plus d'impôts vexatoires. prêchant partout la réaction et l'intolérance. et semaient ainsi des germes de colère qui. d'amitié Pour entre constater le suspendues hostilités entre sur terre les et sur mer alliées sont et et la puissances rapports les puissances alliées et la France et pour la faire jouir autant que possible des avantages d'avance de la paix les puissances alliées feront évacuer par leurs armées le territoire tel qu'il se trouvait français. à quelque temps de là devaient forcer les Bourbons à un nouvel exil. le 27. ler. du moment en pouvaient sorte qùelque justifier ces mesures comment excuser l'acte de que M. signées. Les caisses voir. France depuis près de ans. au 1 jun- rétablissement des . en grande partie composes absents de d'émigrés. ne firent que ranimer les anciennes Ils allaient passions. ratifia le 26 avril acte qui dépossédait et désarmait la France! Voici ce traité « Art. flgjj) missaires. Toutes demeurent France. d'avoir et un délai 1er février extraordinaires antérieurement décrétées et pour 1814. le comte à verser. maintint la perception de toutes les taxes sous le nom de droits comprises réunis. d'Artois dans les deux y pourl'une le 20 avril à tous les enjoignit de huit mois des contribuà tiers il fallut ordonnances.

modèles. totale puisse être effectuée Elles avec armes et bagages. l'artillerie emmener pourront malades mille hommes. de l'an de grâce inventaires. trenteavec un grand frégates . (1814) 425 vier 419%. de bâtiments rang. de Talleyrand d'un trait de plume. sans qu'il puisse être distrait les dépôts d'arnon-seulement sont compris la dotation toutes autres provimais encore et de munitions tillerie ainsi que les archives. plans. pliquées aux places le 23 avril « Fait à Paris Ainsi ritoriales chesses. des forteresses « La dotation et tout ce qui n'est pas remis en entier Le lieutenant-général aux en conséquence. des arsenaux pleins avec un de haut immense cinquante-trois douze mille d'armes matériel. et onze des magasins de guerre. et de munitions remplis d'efvoilà ce que et d'approvisionnements. Les garniau 1er juin prochain.l'article « IV.RESTAURATION. à mesure que les places encore de ces limites aux par les troupe* alliés. nera. sortiront sons de ces places dans la prode campagne. et de la République amassées toutes les ressources France. à ce que la remise de manière l'ordre de les remettre. et remises « III. fets d'équipement donnait aux alliés. c'est-à-dire et riches terles acquisitions toutes les ride l'Empire. Dans aux alliés. toutes pendant vingt-deux places fortes. M. de. royaume commandants et sera demeurera particulière. seront ap» 1814. de tous genres etc. cartes. des ports. six cents bou- de grandes ches à feu des fonderies un vaisseaux nombre provinces. Les stipulations précédent sions maritimes. propriété aucun objet. françaises du occupées hors seront évacuées de France de don- ces places. ans parla toutes les conquêtes. de trois pièces par chaque portion et blessés compris.

Voici ce qu'il avait répondu au ception prince régent « Je prie votre altesse les plus vives et royale d'agréer les plus sincères actions de grâce pour les félicitations Je lui en rends de particulières soutenues dont j'ai été l'objet pour les attentions tant de là part dé vôtre altesse des royale que de celte dé chacun qu'elle membres totre de ses vine trône dè votre royale. Iî y que ruines. . après de notre maison de ses ancêtres et cet heureux état de choses qui promet de fermer les plaies. Vâufâbelle. sans REVOLUTION KKANÇAiSt. que f attribuerai le rétablissement toujours. et le prince Paris). illustre maison. condition. et de rendre la paix le repos et le bonheur à tous les » peuples. ûn traité de paix. eut un moment. C'est pays aux conseils de altesse à te 0oiieûx et à là confiance la diSur le vient dè m'adresser. well. on" lui avait fait une rébrillante. les empereurs le roi de Prusse triche. de calmer les passions. impératrice Rome (à Rambouillet). du 10 au 20 où l'on vit réunis.*26 et cela. trahison. Marié-Louise l'impéràtrice et te roi de et d'Au(à de Suède' de Russie royal Louis XVIII avait quitté sa retraite d'HartCependant. Ce mois d'avril 1814 offrit un étrange De spectacle. et protégés million de soldats. habitants Providence. Entré à Londres le 21 avril. sur une simple déclaration tfarfnisUce On dit que plusieurs millions furent le prix de ce honteux ou plutôt dé cette indigne traité. désordre. {1814) sans même sans compensation. on n'apercevait confusion. dans une étendue dé moins de quinze lieues carrées. » Tuileries). côté que portassent les regards quelque dit M. le comte d'Artois (aux Joséphine (à Rueiï). par un demi à toutes les appartenant races et à toutes les nations de l'Europe Napoléon (à Fontainebleau).

fief s'était faMiMaarisé avec la nécessité fi ne pouvait de ce qtf H appelait les droits de sa naissance. plus ptécieux de entre moi et tes représentants. nistratifs une favorable im^fessîôW. unique ofbjet de vois gotifernem'ent » ïmn% et de ma coftstatnte sotlicitude. et la félicité publique. Il y reçut tous les corps politiques. qui se présentèrent il répondit î << J'èspèf que la les premiers pour le féliciter. tout goutteux i Je avec vous.i 4 BESTAUKÀTtON. il s'arrêta sur la terre de France. avant son entrée à Paris. sur le trône qu'en vertu du rappel à ne monter se résoudre dw séna« Conseillé quelques et qtf'après avoir soleonettement juré d accepter et par ptétt- ses conditions. si jamais. gage d'uiie union parfaite du seule peut Mîtré ta stàbiHté De cette union la nation. après trn exil de vingt-deux le Parti de? Calais le 2f6. 1 -9 &1 se des 6ourbons que le chef de ta dynastie envers une nation qui avait provoreconnaissant montrait là France contre les coalitions depuis qué et soldé toutes tllf9' à ©Ouvres te 24. on nous forçait à la tirer. il abordé enfin âflglaîs. je marcherais de tos senf'assurâneë reçois af ec la plus vive satisfaction Ifs mejsdrit d'autant qtré j'y vois le timents. de Talleyrand A chaque reki d'acdes notes pour lui faire sentir & nécessité des rapports. son confident Louis XVIlï intime. et. tes garanties stipulées de transiger mais. qu'il décida . » Àtf corps législatif je suis. Ces réponses produisirent au roi avait fait remettre M. ce que France n'aura plus besoin de votre épée. deBlacas. que Dieu ne vetHîlé. émigrés. sur un yacht XVIH Rembarqua Lirais ans. C'est ainsi Aux maréchaux et judiciaires. admi29 à Compiègne. par anciens M. Louis XVIII cepter la constitution de reconnaître non qtt'H refusât de se prononcer hésitait il dans cet acte depuis lôWgtem'ps. (4 81 -4) ~L.

on n'entrera pas demain dans Paris. éclairé par les malheurs de la nation que nous soiuAverti . » A quelques instants de là. de Talleyrand chargé de rédiger. de jurer et faire jurer d'observer la Charte dès qu'elle aurait été consentie par les corps représentatifs. constituant le pouvoir Ayant dont ainsi retiré à cette elle s'était drait partit pour le château de Saint-Ouen. par la grâce de Dieu roi de France et de Navarre. « de la nécessité de conserver question ce sénat. dit-il au prince de si je jurais la constitution. qu'il daterait son règne de la mort de Louis XVII. Bénévent. sénat eut recours à Alexandre* comme il l'avait fait pour le comte d'Artois à la suite d'une visite faite par l'empereur de Russie à Louis XVIII il fut convenu que le roi conserverait le titre de roi de France et de Navarre. par l'amour au trône de nos pères. de Talleyrand. C'est là qu'il devait signer la déclaration la veille avec Alexandre. de Talleyrand qu'on oppo« Si la déclaration sait. on envoya au journal officiel la déclaration suivante « Louis. et acceptée par le peuple français. « Rappelé. » de la résistance par M. Alexandre écrivit n'est pas publiée ce soir telle qu'elle a été convenue. à tous ceux qui ces présentes salut verront.*28 RÉVOLUTION FRANÇAIS!. de notre peuple. chaque phrase de ce projet fut l'objet de vifs commentaires. lumières duquel le roi devait en partie son retour. Louis XVIII y voyait une atteinte aux droits de la couronne. M. C'était méconnaître le principe de la souveraineté nationale consacrée assemblée Louis XVIII dans l'acte du sénat. » Chaque mot. recevoir il la donnerait. (1814) du trône sans condition possession Alors le préalable. de Talleyrand apporta son était emparé Il y arriva convenue avait été Il y aux projet. « M. le 2 mai. et qu'au lieu de du sénat la constitution. vous seriez assis et je serais debout. et que M.

« L'impôt « La liberté « La liberté nécessaires et la Chambre composée consenti. « Les par ministres responsables législatives. nombre d'articles de la précigrand portant l'empreinte avec laquelle ils ont été indiqués. sauf les précautions à la tranquillité « La liberté des cultes « Les propriétés seront biens nationaux restera irrévocable. et le pouvoir judiciaire w . voulant en accepter constitution conservée. « Après première pensée est d'insi nécessaire à notre repos. pitation dans leur forme actuelle. « Résolu d'adopter devenir une lois fondamentales libérale. del'État. 1 destiné _a_ à gouverner. publique. divisé en deux « Le sénat. _1__ -1~ 429 mes voquer cette à son bonheur. partements. inamovibles. 1. la vente des être poursuivis pourront et jugés par l'autre. sera librement et individuelle publique de la presse respectée. pour le 10 du mois de juin de la présente et le corps législatif nous engageant à mettre yeux le travail que nous aurons fait avec une choisie dans le sein de ces deux les garanties à cette constitution convoquons le sénat année sous leurs commission pour base tel qu'il des dé- corps.(1814) RESTAURATION. le plan de constitution du 6 avril dernier. ils ne peuvent. notre confiance mutuelie. qu'elle soit sagement une qu'il est indispensable de et ne pouvant nous rectifier. maintenu savoir des députés « Le gouvernement représentatif existe aujourd'hui. une des Chambres « Les juges indépendant. nous avoir lu attentivement proposé par le sénat dans la séance avons reconnu mais qu'un que les bases en étaient bonnes. et à donner suivantes sera corps. garantie. inviolables assurée. seront et sacrées.

. Absent puis un quart de siècle. Soit curiosité. disposa dans \e Moniteur. Louis XYHÏ arriva aux Tuileries. « Enfin nul individu opinions et ses votes. » Cette déclaration. dans son travail de reconstruction c'est au monarchique actes ne furent que passé d'abord qu'il songea. Sa tâche n était il se trouvait nouveaux en présence qu'il d'inté- pas sans périls. Temple. (i$H) i « La dette publique sera garantie. ce jour-là. Rome. . On dit qu'en rentrant dans ce palais. On vit garde chars figurer dans découverte et devant ayant à sa lui le prince de ville. les pensions. en masse sur son passage et le salua de ses acclamations. qu'elle avait quitté enfant." Angoulème tomba évanouie. le cortège quelques de l'exbataillons ces vieux soldats défilaient mornes et siqui. Il était en habit impériale comme lencieux. Ses premiers des souvenirs et des essais d'ancien régime. Louis XVIII était dans une calèche gauche la duchesse d'Angoulème.450 RÉVOLUTION FRANÇAISE. Il devait. de Condé et le duc dé Bourbon. rêts anciens et d'intérêts satisfaire. soit enthousiasme le peuple se porta sincère. ainsi grades et honneurs militaires seront la nouvelle noblesse. sera maintenue. A cinq heures. le vieu& roi se mit à l'œuvre de France depour la consolider. suivaient les ces rois vaincus des triomphateurs. que l'ancienne « La Légion-d la dédont nous déterminerons Honneur. Une fois eu possession de sa couronne. affichée surtous les ne pourra être inquiété pour ces et les esprits en faveur du roi. conservés. pour suivre sa famille à la tour du la duchesse d. publiée le lendemain murs de Paris. faire son entrée dans la capitale. coration. Il composa fallait également il le sayajtj mais. « Tout Français sera admissible aux emplois civils et mjr litaires.

ces hommes assiédes Tuileries les escaliers d§ ainsi que les bureaux geaient la guerre. M. Duppot. Malouet. de Quiberon Alors tels étaient les titres que le gouvernement deà l'étranger'. de la police M. Un titre nouveau fut ciéi pour celui de ministre de la maison du roi. réclamant le prix de la chute de celui qu'ils apet du retour des Bourbons. étrangères à le baron Louis. maison. l'infanterie sa ligne. . le général nances. Beugnot eut la direction générale M. campagnes L'ouverture des deux Chambres Ordonnance du 25 mai. des de prendre part à la curée. celle des postes. s'occupa aux affaires Il appela M. aux fil'abbé de Montesquiou l'intérieur. entrée et voix au conseil. Tous voudes grades qu'ils s'étaient donnés on vit la cohue XVIII t r 11 1_- -J_- _1_- v pelaient Buonaparte. de l'émigration. et projeta 1$ comte d'Artois et le prince de Condé reprirent leurs anciens titres de colonels-généraux de des Suisses e^de. mandait. cejte plaie de tous les régimes. officiers furent et remplacés était d'avoir Près de quatorze dans leurs foyers avec une demi-solde. tOi de rétablir )es gardeMïHCorps. avec M. Affublés d'uniformes inconnus. mjnistre de la guerre sous le gouvernement fut mainprovisoire.814) RESTAURATION. Louis ensuite de former son mjnjgtère. se presser aux portes du nouveau avipouvoir. laient la confirmation fixèrent le pied de paix de T^rmée ai Cinq ordonnances deux cent mille sept cent seize officiers. et sous-officiers soldats. de Taljeyrand. non l'ex-vieille compris mille jeunes et braves garde impériale. Ferrand. dont le seul titre officiers improvisés. de Blacas. renvoyés par des fait les Ce avait été fixée au 31. à la marine. Avoir quitté le service de la avoir échappé aux désastres ou servi France. tenu des solliciteurs.

La guerre était la réconciliation universelle l'est pareillement. ne doit donc pas être regardé comme retranché de sa force réelle. On était au 17. pereur de Russie. de l'Europe les souverains alliés quitaccomplie. l'Autriche. avait été enfantée en quelques et sur un ordre de l'emséances. lorsque pour la première fois je viens dans cette enceinte m'environner des grands d'une nation qui ne cesse corps de l'État. On avait ajourné au 4. la conclusion de la paix Alexandre déclaré ne vouloir rien ayant de la constitution signer avant que la question fût résolue. Alexandre travail. cette charte dont on a fait tant d'honneur à Louis XVIII. La commission fut nommée le 18 le 27. marques je me félicite d'être devenu des bienfaits dispensateur que la divine Providence à mon peuple.juin l'ouverture des Chambres. et la devait préparer le travail commission'qui n'était Ces retards arrêtaient pas encore nommée. L'œuvre . tèrent Paris. Ce jour-là. c'est-à-dire tous les princes de la chrétienté. dit-il aux députés. et la l'Angleterre une paix dans laquelle Prusse. et se dirigèrent vers l'Angleterre. Louis XVIII se rendit au Palais-Bourbon acdes membres de sa famille. compagné « Messieurs. (1814) l'acte constitutionnel jour-là devait être promulgué.*3* révolution française. de sécurité acquièrent accroît également la sienne. n'a été transféré à aucune autre et lui demeure sans Tout ce que les autres États partage. des représentants de me prodiguer les plus touchantes de son amour. Ainsi. elle avait terminé son le 30. sont compris leurs alliés. signa le traité de paix. Ce qu'elle puissance ne conserve pas de ses conquêtes. et par conséquent ajoute à sa véritable. « Le rang que la France a toujours occupé parmi les nations. daigne accorder « J'ai fait avec la Russie.

libres. périté « Mon chancelier détail mes intentions va vous paternelles. souvent interrompue par les cris de vive 28 le . désormais aucune attein- et les chefs- plus « Les routes être aux par des droits de la victoire.. du moins. J'étais fidèle sujet douloureux vient félicité ma né. et j'occupe aujourd'hui Mais. dont des vous allez solides entendre la prosde bases faire » connaître avec plus De longs applaudissements la voix du monarcouvrirent M. il n'est pas mort tout entier. A cette lecture. du commerce. toutefois troubler et tout dupromet qu'un long calme au-dehors rable au-dedans seront les heureux fruits « Un souvenir joie. il revit place dans ce testament à l'instruction de l'auguste qu'il destinait et malheureux enfant C'est les auquel je devais succéder c'est pénétré des senyeux fixés sur cet immortel ouvrage. timents c'est guidé par l'expérience et sequi le dictèrent. nos villes maritimes vont renaître. si longtemps vont fermées. et qui asseoit sur de l'État. lui seront fournies par les possessions elle ne sera plus réduite à s'en priver. Après un discours de M. Le marché de la France ne sera plus seul ouvert de son sol et de son industrie celles dont productions lui a fait un besoin. condé par les conseils de plusieurs d'entre vous. que j'ai réconstitutionnelle digé la charte la lecture. que. Nos manufactures nous vont refleurir. et une de la paix. je me flattais de rester toute ma vie le plus du meilleur sa des rois. Dambray. V. Ferchancelier. Mt 433 « La gloire des armées françaises de leur valeur te les monuments d'œuvre des arts nous appartiennent stables et plus sacrés que ceux n'a reçu subsistent.(1814) 11. ou qu'elle recouvre à ne les obtenir qu'à des conditions ruineuses. rand donna lecture à l'assemblée de l'acte constitutionnel.1 1 RESTAURATION. l'habitude ou qui sont nécessaires aux arts qu'elle exerce.

et ceuxauxdonnait le nom de républicains. se manifesta une assez forte oppo- . le gouvernement se faire . entre autres les régicides. la première Ainsi. les Bourbons.1. une en ramenant favorable. avec des pensions honteusement On retira aux fils des officiers modiques. dès ce moment. secrétaire particulier du ministre de l'intérieur.4!1. de cent cinquante-quatre Un grand composait membres. au lieu de réparer. la Y"no. Guizot.pardonner les torts royal pouvait de son avènement. mais. fut amendé par les Chambres. où. garantie Ce projet de loi. Plus de onze qu'une. des écoles exclusivement aux pour les attribuer enfants de la noblesse. quelson avaient été exclus de la nouvelle assemblée. cents invalides furent chassés de France cents quinze autres renvoyés dans leurs foyers. succéda d'être depuis nages 1 Dans la nouvelle C'est la Chambre . ~L_~ (1814) . en activité de service ou morts devant les bourses l'ennemi.434 RÉVOLUTION ~'I"1I. Solennelle trente ans. les avait situation constitution. Royer-Collard ancien correspondant de Louis XVIII. et de M. Des cinq maisons d'éducation sous l'Emqui existaiept de la Légion-d'Honneur pire pour les orphelines on n'en laissa subsister celle de Saint-Denis.¿'In ~o FRANÇAISE. Celle-ci se placés Symbole et gage de la paix. par la charte. on menaça de peines terribles les régicides et les révolutionnaires. du serment. était jouée par les mêmes membre comédie persop- le remplaçait. des pairs qui le sénat n'existait plus. mesure qu'à s'appliquer qu'il aux Chambres eut pour but la suppression de la proposa liberté de la presse. il sembla ne irriter. prestation Chaque fidèle au roi et à la charte.r·ni roi jura qui. sition. et les possesseurs de biens militaires. œuvre commune de M. nombre de sénateurs. La dans fortune.

Des courtisans RESTAURATION. Il fit dire dal et tous les chouans C'est surtout CadouPichegru. la France en pays conquis. à Vienne pour un congrès devait s'assembler Cependant. d'autres et ne reconnaître lois des autorités constituées. mémoration de madame Élisabeth royal. soit aux nobles. et la douleur! du gouvernement l'épisode par des monuments. Beaucoup croyaient que le rétablisétait le retour de l'ancien des Bourbons sement régime. devait opérer têtes d'hommes. certificat de catho- . que les émigrés veulent traiter en plusieurs au-dessus se mettre. étrangères. aux dépouilles de la puissance régler la part de chaque de terrain. de Quiberon pour les malheurs » Telle ne fut pas Il proposa d'éterniser et la journée en comexpiatoires · même des services et du jeune solennels pour Moreau. du sort de Jézabel dites du clergé.()844) nationaux affermi. Ils paraissent endroits. le gouvernement poussaient Selon un sans nul ne deeux. menaçant propriétés.Antoinette. » Les prêtres réclamaient les anciennes que leur volonté. Louis XVII. aux mesures vait être admis aux emplois licisme. Chaque jour. « Il semble écrivait le maire de Darnac à la Chambre. morts de Marie. mais par France. de les dépouiller dès que Tibère répondit le gouvernement · pressaient ce prince leur le silence d'élever « Il faut un autel '136 serait à la Vengeance ments pour domestiques. les journaux royalistes les plus arbitraires. dans les départements que la réaction royaliste se faisait sentir. les raient détenteurs de biens nationaux pas. du 21 janvier. Ce n'était point par étendue ce partage. Il ordonna descérémonies de la mort de Louis XVI. que le congrès qui ne les restituesoit aux curés. dans les guerres de la Vendée. la conduite des monu- les victoires et. enfin.

et la Sa-la Lombardie à la Sardaigne. était réunie à la Hollande. le 1er novembre.Venise. la Norwège à la Suède le Hanôvre à l'Angleterre. qui avait des droits à faire valoir sur le de Varsovie. (1814) /inmnta a'Alsivmit X *_yi*«4. de Metternich. n'avait pas encore osé mettre la main sur sa elle s'était bornée à proie.*56 avnïf On an en avait On 1a RÉVOLUTION FRANÇAISE. infailliblecompromettrait de l'Europe. grès s'ouvrit première force toute l'ancienne le conDès la la Prusse renouvela séance. Alors la Prusse. Restaient encore en litige. gne Mais la . la Pologne. Seule. sous la présidence de M. dont Napoléon l'avait dépouillée. Ainsi. pand-duché consentit à abandonner à la Russie cette portion de ses anciennes possessions si la Saxe polonaises qu'elle convoitait. la Saxe. l'autre le nord de l'Italie. déclarant que l'incorporation ment la tranquillité nouveau de point l'Autriche.n J – miî le compte ilil s'élevait à trente-deux millions. exigeait. en faire la demande officielle aux cours d'Autriche et d'Angleterre. Pologne. la Prusse. république alliée Chaque puissance comme prix de ses sacrifices la Russie. par les rivalités que ce contact soulèverait entre la Prusse et demandée . la Polola Prusse. à l'Autriche. M. Ce chiffre était cependant réduit et des par des cessions restitutions de territoire la Belgique déjà opérées. tout en convoitant la Sa'xe. et l'Autriche. la Saxe et l'ancienne de Venise. qui refusèrent d'y accéder. de concert avec les représentants de et de l'Autriche. de Talleyrand notre plénipocorporation tentiaire à ce congrès. Russie et l'Autriche n'avaient la décision du pas attendu l'une avait fait occuper en congrès pour se faire leur part. à la Prusse par une l'Angleterre répondit note qui rejetait la dépossession du roi de Saxe. parmi les voie territoires les plus considérables. Tel était l'état de choses quand. sa demande de l'inde la Saxe.

les princes protestèrent. la France par lequel l'exécution elles s'engageaient à du traité de Paris. de consentir disant « qu'il au démembrement ne voulait Restaurations. à la lutte. on se prépara le 3 janvier 1815. l'AutriDe tous côtés. Ainsi. Alors le roi de Saxe était à Friedrichofeld. mille homêt son abais- Dans cet état de choses. L'Angleterre.ce ~n4'#n. occupaient que la cession tous A cette pour leurs sa frontière de Bocompromettait que cette incorporation hême. sous la surveillance Sommé refusa. elle ne pouvait se résoudre à voir cette puissance turc. le 6 novembre. la de la Saxe. 437 A. Histoire des deux . le royaume en litige donna eût lieu. vint mettre fin aux débats sur la question de la d'habitants Saxe.l. Sur les deux millions ce que renfermait Cependant sept cent mille furent donnés royaume.Qv~nt1. L'Autriche effrayés déclara des ordres Prusse pour était. longer son territoire depuis la Silésie jusqu'à l'empire Vainement sations la Prusse elle s'en tint et la Russie aux termes des compende sa déclaration.Q 1.a ainsi nnm~ 1nf. 1 une note au roi de Prusse. » Mais t. non contente sement. lui offrirent une rupture devenait imminente. pour assurer devait fournir Chaque puissance d'avoir mes. Non moins opposée aux projets de la Russie sur la Poprologne. à prola diguer le sang de ses soldats pour assurer à ses spoliateurs tranquille qu'ils lui avaient arrajouissance des possessions » chées*. de Metternich 28 janvier. la placé.(181S) 1devenait et dont le prix les troupes RESTAURATION. il pas signer sa honte. de son royaume. en possession nouvelle. souverainetés. et. depuis des souverains. le présentée par M.l. un traité d'alche et la France conclurent. bataille de Leipzig.occ. de sacrifice. allemands. n. liance agir offensive de concert et défensive. cent cinquante signé sa honte « s'obligeait à épuiser ses trésors. Vanlabelle. Alexandre intéressé.

des intrigues de la duchesse gaieté des bonnes d'Oldenbourg. celui-ci au grand t esprit révolutionnaire. que d'une délibération. fortunes de la grosse d'Alexandre le loustic de la brigade royale. deTalleyrand bal. s'agitait jour ce que l'invasion seule avait produit. » C'est ainsi que la coalition fit expier à ce noble et vieux le tort d'avoir été. de Metternich. du roi de Dahettiark. de Blacas. du roi de Wurtemberg. la Prusse se mettre incontinent en possession de là partie de pouvait la Saxe qui lui avait été dévolue. bout. pressé den finir. Tandis qu'ils croyaient avoit vaincu appris annoncé. et des amours de chez M. au coin des rues. Ainsi.. d'une intrigue lord Castleréagfc. de M. oh dansait une l'exilé andre nouvelle Tout-à-coup se répand on se regarde. « vu la réunion du roi de Saxe au plus cruel ennemi de l'Allemagne. loyal et fidèle envers son allié. '1 (1815) le congrès. de « la rotonl'empereur dité colossale.J' RÉVOLUTION n. Un soir. de Talleyrand « Je vous avais bien s'approcha Itti dit-il. Bercé tp'ar ïà politique le gouvernement seul qui se passait.· 11' FRANÇAISE. déclara que.438 1. d assoupissement ne voyait rien. ne savait rien de ce Il y avait alors deux sortes d opposants tes . » conspirait. les Bourbons n'avaient rien Après vingt-deux ni rien oublié. il se plaisait à entretenir le roi des costumes que portaient d'Autriche et le roi de Bavière. « On pour renverser comme on dit. Toutes des fêtes membres ces hontes étaient débattues et signées au milieu réunissaient à Vienne les les dépêche^ les comptes-rendus d'un Aussi qui chaque jour. jusqu'au Frédéric-Auguste. sœur de M. étaient plutôt galante. que cela ne durerait pas. on s'interroge de l'île d'Elbe venait de débarquer en France Alexde M. » de M. sur les bordes. » ans d'exil. du congrès et les souverains. de Metternich.

il était en lieu de sûreté. non point seul. il avait songé au retour. de le confiner au Déjà on s occupait. et le peuple étaient restés fiil savait que l'armée France et invoquaient sa présence. à la France. les souverains. je ne veux grandes occasions. moi qui dois l'en délivrer. La fortune Je partirai. disait-il. n'en espérez jamais rien ne pou» Si les royalistes et incorrigibles. sinon. dès le dèles à son souvenir comSon voisinage mois de janvier. y ramener sur le trône le duc roi par la voie légale. ils Alexandre quant aux autres. 439 ne vouLes premiers et les impérialistes. pas perdu Napoléon.(1815) constitutionnels RESTAURATION. . hâta son départ j'y suis prévenu. le ils espéraient laient pas sortir de là charte. Napoléon. difficile. composé aux espérances le désigner Lès et du commerce. L'entreprise' mais elle n'est pas au-dessus est grave. périlleuse les dans ne m'a jamais abandonné de moi. à l'île de Malte où à Sainte-Hélène. Seul de tous les Bourbons « Le duc d Orléans est le seul quelque popularité. et. étaient odieux à qui les Bourbons venus à la suite de l'invasion. de la banque mes de la bourgeoisie avec la Restauration tout compromis seconds repoussaient et l'Empede l'Empire ne voulaient que le rétablissement reur c'était celui de l'armée le parti national. de le déporter « Oui. c'est Je partirai. qu'ils étaient de vue la n'avait à l'île d'Elbe. C'est moi qui ai donné les Bourbons résolu. placer ce prince avait cond'Orléans. et des classes par cela seul populaires. n'avaient premières C'en était pas oublié la luttes et aux assez pour des hom- glorieuse qu'il victoires premières de ce parti. sont incorrigés le voté de son père dans le jugement vaient lui pardonner servé de Louis part XVI les constitutionnels avait prise aux de la révolution. avait dit membre de là famille qui ait des idées libérales. mençait congrès question à inquiéter de Vienne.

mes Polonais mes La France est tout pour moi. parent qu'ils calomnient notre qui nous même gloire? Si leur règne durait. tout serait perdu. l'Inconstant. le 26 février. pour nous susciter qui contre nous dans les rangs passé leur vie à combattre armées étrangères. cents le golfe Juan. « Ceux paront des pré- les regards? Souffrirons jamais pu en soutenir qu'ils héritent du fruit de nos glorieux travaux ? qu'ils s'emde nos honneurs de nos biens. Napoléon se jeta dans un canot et aborda le rivage le reste de l'expédition débarqua. cents cent grenadiers s'ouvrit et Drouot à bord de sa du brick de sa garde. « Soldats sortis de nous n'avons nos rangs leur prince. aux généraux Bertrand et. le souvenir de nos immortelles journées. eux n'ont lauriers. je lui appargrenadiers. c'est et s'il reste parmi encore des défenseurs que nous de noavons ces mêmes de bataille.440 RÉVOLUTION FRANÇAISE. Je partirai avec mon épée. il s'embarqua avec chasseurs quatre corses. ans que nous avons vus pendant vingt-cinq courir l'Europe des ennemis. (1815) la main sur le collet par des genpoint me laisser mettre darmes. tiens. pas été vaincus ( Marmont et Augereau) leur bienfaiteur. ennemis sur le champ . Avec quel acharnement ils les dénaturent ils cherchent à empoisonner ce que le monde tre gloire. je lui sacrifierai avec joie mon repos. une heureuse la flottille entra le traversée. Deux cents et deux ments. en maudissant notre belle France tendraientils commander et enchaîner nos aigles. ma » vie! Napoléon résolution. Deux ont hommes trahi nos Après 1er mars dans chevaux-légers polonais suivaient sur trois petits bâtiflanqueurs. combattus admire. mon sang. et la proclamation suivante lue à chaque compagnie. Alors le drapeau tricolore fut arboré.

à Wurtchen à Montmirail Pensezsi arrode Français aujourd'hui poignée d'où en soutenir la vue? Ils retourneront puissent gants. est leur battant contre eux pour se soustraire condamnation. s'ils veulent. « Arrachez pendant ennemis ces couleurs et qui. ils viennent. que la nation a proscrites. votre n'ont gloire les biens. de l'Ouest d'Égypte leurs sucsont flétries cicatrices leurs honorables humiliés. les soules rangs ennegrands . à Smolensk. « Les vétérans d'Italie. votre voix. à leur joug. Qui prétendrait être été les maîtres souffrir se qu'aucune maître chez nous? Qui en aurait le pouvoir? Reprenez ces aigles que vous aviez à Tuà Eylau. dela. des armées de Sambre-et-Meuse. Moskowa à Lutzen. l'avoir fait depuis dix-neuf ans. vous est rendu venez le rejoinet élevé sur vos pavois à travers tous dre. les les périls. à Eckmülh. que les étrangers le récit de tant ils sont les ennemis de notre gloire puisque comd'actions héroïques qui ont illustré le peuple français. du Rhin. vos biens et la gloire de vos enfants. nos braves seraient des crimes cès seraient si comme le prétendent les ennemis du peuple.(1815) RESTAURATION. pas de plus vous ont imposés mis que ces princes. à Essling. à Friedland à Austerlitz à Iéna à Ulm à la à Wagram. 441 « Soldats arrivé dans mon exil. des rebelles. sont de la Grande-Armée. comme ils ils règneront et là. « Votre général appelé au trône par le vœu du peuple. vous portiez dans nos grandes journées. de ralliement à tous les servirent cette cocarde tricolore que des j'ai entendu tous obstacles. « Nous devons oublier que nous avons nations mais nous ne devons pas mêle de nos affaires. prétendent vous que cette « Vos rangs. je suis ans vingt-cinq arborez de la France.

contre venez 11'. Napoléon à la tète de sa petite se mit en marche. » « Honneur à ces braves soldats la gloire de la patrie et honte dans quelque rang criminels. vers sa petite colonne. les honceux qui les ont servis « Soldats tre chef. affection sont pour nous. verains neurs. au milieu leur de l'ennemi. la limite des Basses-Alpes atteignit. avec les couleurs vous pourrez serez les libérateurs « Dans votre tours jusqu'aux vanter de ce que vous de la patrie. alors aurez fait vous vieillesse vous et considérés respect de vos raconter dire avec orgueil « Et moi pourrez « aussi. » concitoyens vos hauts-faits ils vous éternelle aux du soir.442 RÉVOLUTION FRANÇAISE. à Gap. ne sont que votre La victoire marchera autres intérêt au pas son honneur honneur de charge clocher en vous gloire. aux cris de vive l'Empereur! A Digne. il avait fait vingt lieues dans cette seule Sur son passage. et Je lendemain. (181 S. la patrie et contre vous ranger sous Son existence que ceux et sa gloire et votre l'aigle. dans ceux de Ber« lin de Madrid de Moskow. Il traversa troupe Cannes Grasse. et qui â délivré Paris de la a souillure et la présence de l'ennemi que la trahison y ont « empreinte. étape! les paysans se portaient avec des aliments. clocher droits votre ne sont les drapeaux de vone se compose que de la vôtre ses du peuple et les vôtres son intérêt. je faisais partie de cette grande armée qui est en« trée deux fois dans les murs de Vienne. A onze heures . étaient légitimes les récompenses. entourés entendront avec volera de nationales de Notre-Dame. Français les ait fait naître que la fortune qui combattirent vingtans avec cinq » l'étranger pour déchirer le sein de la pairie « Napoléon.

Accueilli avec transport par le peuple. « Vraiment. extraordinairement le roi se décida à convoquer pressantes. pour s'être clarait « Napoléon Bonaparte du Var.Dandré. tes fit voler enéclats et vint en offrir les débris triomphe.(1815) \. déconcerta et royalistes alaron n'en parut nullement moments. traître et rebelle. on le fusillera. les constitutionnels. disait au croire. mé. **3 à La Mure. « Soldats du les troupes royales s'il en est un seul parmi vous qui il le peut. et des des habitants dans Vizille. et nous n'en enDieu. s'être réunies. barrée sur le d'un corps avant-garde Naà Grenoble. des campagnes accourus paysans l'auA la nouvelle de son approche. Aux Tuileries.V'j RESTAURATION. par sept de six mille veuille tuer son général. et publia une ordonnance par laquelle il déles Chambres. point ou huit il n'éprouva à Vizille d'arriver cents soldats. Il faut en remercier devenant » Mais les nouvelles plus tendrons plus parler. on refusa même d'y aurait osé débarquer! ce coquin de Bonaparte roiM. Napoléon entra elles se mirent en marche. » et à main armée dans le département introduit de la force commandants « tous les gouverneurs enjoignait . sur dirigea mais le peuple torité avait fait fermer les portes de la ville. à l'Empereur. me voilà! » son empereur. Grenoble.1lJJ. val. vers et s'avançant s'écria-t-il 5e de ligne. il n'y eut qu'un cri parmi les deux troupes. Après À ces mots. rassemblait hommes que le gouvernement vers la code ses officiers d'ordonnance poléon envoya un mais de le faire reconnaître avec l'ordre lonne royale la menace qui lui fut faite de devant celui-ci dut se retirer de cheAlors Napoléon descendit tirer sur lui s'il insistait. dans les premiers sire. Son entrée dans cette ville fut un véritable à s'était répandu son débarquement de bruit le Déjà les il étourdit Paris. voisines. salué par les acclamations il se De Vizille. aucune il trouva résistance la route mais.

lui répondit le soldat. » En même par la loi temps. le qu'il retrouva peuple fidèle. Monsieur. mattres et ouvriers. « Allons. le comte d'Artois partit pour Lyon. après avoir reconnu devait prononcer l'identité. Après avoir séjourné trois jours dans cette ville. Joigny. où le maréchal Sens. sardes gardes . Déjà le comte d'Artois l'avait prévenu dans cette ville. sus. tous se pressaient sur son passage. crie vive le roi Non. Après avoir traversé successivement Chalonsur-Saône. Au même instant. armée. Napoléon entra le 10 mars dans la seconde ville de l'Empire. mais les ouvriers s'y opposèrent. de l'arrêter et de le traduire incontinent 'devant un conseil de guerre. aux acclamations de cent mille voix. contre lui l'apdes peines plication portées etc. Vieillards. le 20 à Fontainebleau. Napoléon poursuivit sa marche triomphale il revit les champs de sa dernière et immortelle Ce fut là surtout campagne. parurent de l'autre côté du fleuve les troupes Soldats et ouvriers impériales. femmes. et Lyon est aux troupes impériales. ce serait vive possible l'Empereur! » Alors il donna l'ordre de couper les deux ponts. Auxerre. s'élancent sur les ponts les barricades sont renversées. qui. On dut se borner à barquelques ricades. cela ne m'est pas et si je criais quelque chose. enfants. dit-il à un dragon en passant une revue. habitants des campagnes. armée. Vainement il mit tout en œuvre pour exalter l'enthousiasme des troupes: celles-ci restèrent froides et impassibles. Ordre lui fut donné de se rendre à Marseille pour y prendre le commandement des cinq divisions militaires du Midi.iU RÉVOLUTION FRANÇAISB. et même aux simde lui courir ples citoyens. (J815) nationales. Napoléon ne s'arrêta il en partit le qu'un jour à Grenoble 8 pour se porter à marche forcée sur Lyon. le duc de Bourbon pour la Vendée. civiles. Montereau. Le duc d'Angoulême était alors à Bordeaux. camarade. il arriva Ney vint le rejoindre. nntnn'tôc ^i^o ^« “» ? autorités nationales.

A dix heures du matin. étrangères pela aux affaires après et jours. rencontre. ordonna l'organisation du royaume. que Buonaparte qui venaient assez fou pour venir à Paris s'y faire écharper ? » C'était le 20 mars. 445 n'avait le gouvernement. n'avait osé. Arrivé aux Tuileries. prit des mesures énergiques. toutes de Napoléon quitté Paris à Fontainebleau dans la nuit. au bruit des acclamations qui s'était porté à sa il fut enlevé de sa voiture. de Paris XVIII d'une armée commandée se rendit solennellement par le duc de Berri. Nul de tous ceux qui. avoir franchi deux cent trente . de aux portes de Paris. pour. une profonde sécurité. ou plutôt larévolution dernier moment. Blacas garda disait-il l'avertir.(1815) CENT-JOURS. l'étendard avait à ceux sera de l'Horloge pour faire disparu du pavillon dans le silence et la solitude tricolore régnaient drapeau de l'arrivée A la nouvelle les parties du palais. l'une au peuple et l'autre à l'aradressa deux proclamations. rentra lieues dans Paris. Alors en semestous les militaires rappela sous les drapeaux de toutes les gardes tre ou en congé. jusque-là. et arrêta mée. juraient tirer de mourir pour lui. au moment suprême. la veille encore. Napoléon A huit heures l'épée pour le défendre. opposé à qui. Napoléon composa le duc à l'intérieur Carnot. tiré un coup de fusil. des déà la Chambre Louis de la nation. Seul jusqu'au « Vous croyez donc. M. à la lueur des flambeaux. le roi et sa cour avaient royal place au se diriger vers la frontière du Nord. du soir. Il apson ministère. Ce même soir. Il traversa eussent du peuple. et porté entre mille bras au palais. Il sa marche que des menaces. des représentants putés et réclama le concours était Il était trop tard! Déjà Napoléon. la levée en masse de tous les citoyens nationales sous les murs la formation en étàt de servir. en vingt sans que ses neuf cents soldats lentement la ville.

mes pas. l'habitude d'être en défense et de chicaner l'autorité. quis. Vous ne l'avez pas vue. au peuple l'élection de ses muniet chargea Benjamin cipalités. des harangues.**> RÉVOLUTION FRANÇAISE. cette multitude. Si la nomination de Carnot fut accueillie avec joie. me cherchant. Pas un ne sortit de sa bouche « J'oublie tout ce reproche qui s'est Animé d'un passé. parait revenu. ou. je n'ai pas conJe ne suis pas seulement. l'empereur des soldats. avait consenti à reprendre un homme dont l'immoralité était proverbiale. contraire aux intérêts naa donné à ces intérêts tionaux. ce n'est que la minorité ne vous y trompez qui le veut pas. alla au-devant des vœux de la nation il rendit à la presse la liberté la plus absolue. comme on l'a dit. et pardonna à ses généraux le plus odieusement qui l'avaient abanil consentit même à recevoir donné les membres de l'anqui avait donné le signal des défections. à la guerre Davoust. qui déjà l'avait chassé de son conseil. disait-il. Le peuple. cien sénat. au trésor le comte Mollien. à la justice Cambacérès. Chose étrange 1 c'est alors que le salut de la nation demandait la dictature. que Napoléon se relâcha de son pouvoir. je suis celui des des paysans. Le goût des constitutions.il à Benjamin tout est Constant. Napoléon signala son retour par des actes d'une grande il réintégra ses fonctionnaires sagesse civils. se précipitait m'appelant. dit. Un gouvernement faible. Constant de rédiger la nouvelle constitution. ^a multitude. aux finances Gaudin. se pressant sur du haut des montagnes. ne veut que de moi. me saluant! De Cannes ici. (1815) de Vicence. véritable il esprit libéral.Cependant. Fouché. celle de Fouché fut généralement on se demandait blâmée comment Napoléon. à la marine à la police Decrès. « Aujourd'hui. j'ai administré. changé. . si vous l'aimez mieux. des débats.

du peuple. à la mienne. des Rohan. avait dit la duchesse à son mari. ils ne criaient pas moins vive l'Empereur! Ils me regareux et moi il y a même nature. sollicitée. des Beauveau. J'ai eu demandée. je de garder Bordeaux et tous les départements voide ce courage qui fit dire à Napoléon qu'elle dix mois c'est Avec le peuple.(1815) CENT-JOURS. convaincus de Napoléon était Cependant. leur sauveur les yeux. Dans le Midi. Je suis autre chose.11 . de place qu'elle n'ait acceptée. J'avais » en a décidé. dent comme leur soutien. 1 W le passé. ou plutôt à détourner dans toutes les provinces. de grands desseins le sort primer pour mon plaisir. Je n'ai qu'à faire un signe. frémir. Ils ont les nobles seront massacrés si bien manœuvré Mais je ne veux pas être le roi d'une Jacquerie. Je n'ai jamais voulu l'opvolontés. S'il y a des moyens de gouverner Je suis l'homme avec une constitution. des Noailles. si le peuple reconnu sa souveraineté veut la liberté. à moi. C'est qu'entre contre les nobles. de la France. que le retour d'un complot. à la bonne heure. Il y a sympathie voyez le peuple revenir Ce n'est pas comme avec les priviligiés. vous Aussi. le Languedoc et la Proessayèrent vence dans me charge sins. La noblesse m'a servi. malgré plébéiens entre nous. Voyez ces conscrits. le duc et la duchesse d'Angoulême « Maintenez de résister. Le cheval mais il n'y a jamais eu analogie. Il n'y a pas elle s'est lancée en foule dans mes antichambres. J'ai il faut que je prête l'oreille à ses même à ses caprices. des Mortemart il était bien dressé. je les traitais rudement raient pas moins. les Bourbons le résultat n'avaient pas rendu les armes. sorti des rangs du peuple ma répond ces fils de paysans voix agit sur lui. depuis je la lui dois. » Douée le devoir. je ils ne m'entoune les flattais pas. mais je le sentais faisait des courbettes. La fibre populaire tout . des Montmorency.

mémorandum. et leur avant-garde elles se dispooccupant déjà Donzère. 388. Cependant. dut quitter Bordeaux. Le 16 avril. s'expatrier ne devait avoir revit arrêté il rétro- passa des des volon- de cette ville. les actes. h. Arrivées à Montélimar. Vains efforts la garde nationale et les troupes reconnurent le' gouvernement et la duchesse impérial. '1 » la duchesse les casernes. devant Romans par les troupes impériales. de encore » Moins heureux.A1SL n (1815} était revues. « le seul homme visita de sa famille. p. . et. le duc d'Angoulème. tous les faits qui de l'ardeur et de témoignaient l'activité des puissances alliées à envahir une seconde fois la étaient France. en étaient les principaux rédacteurs.a 1 1 iL RÉVOLUTION . Quatre de ses ministres. Après monté la vallée du Rhône il se jusqu'à Valence. toute résistance avait cessé sur la surface de l'Empire. après vingt ans d'exil et de malheurs. tous armements. comme il n'entendait pas interil constitua son gouvernement rompre son règne et voulut avoir son Moniteur. Alors. il se Pont-Saint-Esprit. Histoire des deux Restaurations t. de Chade Lally-Tolendal. saient à l'attaquer mais déjà le duc. sortir du territoire que par capitulation. 1 Vaulabelle. Repoussé replia sur La Palud. une capitulation qui l'obligeait à poser les armes et à s'embarquer au port de Cette. où le comte d'Artois et le duc de Berry étaient venus le rejoindre. « 0 Dieu il est bien s'écria-t-elle. avec le général Gilly. teaubriand. notes diplomamarches tiques. MM.A¡. de troupes.'II. dans ce journal avec le plus enregistrés » grand luxe de publicité1. « Traités. Il s'établit dans un hôtel particulier. de Jaucourt et Beugnot. les troupes impériales n'avaient pas cessé de le poursuivre. Louis XVIII s'était réfugié à Gand. effrayé du mouvement des gardes nationales de toutes parts. grada sur cruel. pressa l'enrôlement taires.~48 ~a. avait qui le pressaient conclu.

à ses trois alliées. Voici la lettre qu'il adressa à chacun des mon dans le cours du mois dernier. l'Angleterre portions millions Tandis égales. l'ouvrage de la volonté 29 Déclaration ciaiauuii V. et à ne poser les armes guerre que d'un commun aurait été atteint. puissance. elles se hâtèrent de hors les lois civiles et sociales. sterling. et de le li- Napoléon vrer à la vindicte un nouPuis. et lorsque le but de la trois grandes l'une de armées furent formées Aussitôt. La véritable nature de ces évènements doit être connue vrage d'une du uu maintenant de Votre Majesté. . Par une convention à fournir. mille hommes. mars. à fournir chacune cent cinquante mille hommes. accord. Sa fierté même se plia à prendre vertures souverains « Monsieur « Vous avez mon frère.n ~n 449 la nouvelle du retour de Napoléon était tomCependant. elles conclurent publique1 veau traité par lequel elles s'engagèrent à diriger tous leurs efforts contre l'ennemi commun et tous ceux de sa faction. bée comme un coup de foudre au milieu du congrès de comme si les puissances alliées avaient senti Vienne et. Ils sont l'ou- irrésistible io 13 niais. trois cent quarante-quatre sous Schwartzemmille hommes. retour sur les côtes de France. que l'Europe ne cessait de témoigner de ses intentions Napoléon pacifil'initiative des ouques. ditionnelle au traité. mon entrée à Paris et la retraite des Bourbons. . de deux cent cinquante la troisième de deux Wellington mandée par l'empereur Alexandre. sous berg la seconde. appris.(1815) 1_ n cknt-jouks. annuel comadpar s'engagea un subside de cinq retentissait encore de cris de guerre. de paix. leur trône mettre chanceler à cette secousse. cent mille hommes.

assise aux confins des divers suffira États. grands succès.450 unanime RÉVOLUTION FRANÇAISE. l'amour de mes peuples m'a porté jusqu'au sein de ma capitale. Sa voix appelait un libérateur. d une grande nation. au bonheur impérial était nécessaire en plus douce pensée est de le rendre à l'affermissement du repos de l'Eua illustré tour-à-tour du sort les drapeaux ont assez fait plus et je suis au monde de ne conde des Une rope. de gloire nations. (1815) qui connaît ses devoirs et ses droits. Je suis venu. « Assez des diverses succéder belle arène le premier le spectacle naître la paix. Si tels sont. aux souverains. dû se séparer deux. La dynastie que la force avait rendue au peuple franles Bourbons n'ont voulu çais n'était plus faite pour lui ni à ses mœurs. « Le premier besoin fection par le maintien rétablissement des même Français. l'attente qui m'avait décidé au plus grand des sacrifices. seule pour en garder les frontières. comme pour l'indépendance les sentiments confiance. d'autre rivalité désormais d'autre lutte que présenté il sera plus doux que celle des avantages la lutte sainte de la félicité le prinde sa politique sera le respect le plus absolu cipe invariable des autres nations. temps de du trône Ma utile s'associer de mon cœur d'une est de payer tant d'afhonorable Le tranquillité. et du point où j'ai touché le rivage. « La France ce noble . Jalouse de son indépendance. avait été trompée. de j'en ai l'heureuse personnels Votre Majesté. grands les vicissitudes revers à de ouverte Après est aujourd'hui à y descendre. » se plaît à proclamer avec franchise but de tous ses vœux. la France a ni à ses sentiments. le calme général est assuré pour longtemps et la justice. peuples. avoir de grands combats.

du champ extraordinaire d'Assemblée électoraux les fêtes eut lieu des départements. lité du Bien du liberté pouvoir de la presse. sous le titre les collèges qui rappela des avait daté de Lyon. d'un point. pas. dans tous les départements. de la en révolution. de ne combattre vos mains que pour sa cause et Constant avait chargé On a vu que Napoléon Benjamin reliliberté constitution de la nouvelle de la rédaction gieuse. but qu'un un à la France à ses yeux. gouvernement N'était-il de la guerre. Cette beaux le solennité. négatifs. jours 1er juin département. qu'elle avait repoussé. tels étaient les liberté individuelle. Napoléon. la révolution. consacrait. pour de ligne se remplirent. n'était les uns trouvèrent pas assez qu'elle additionnel sous le nom d'acte l'était trop. Napoléon. la nation la guerre à les rois vit ne voulurent bien qu'ils même n'avaient et imposer pas l'entend v. 451 Cet Dès faire appel. entier. présence des plus populaires au Champ-de-Mars électoraux de collèges chaque . régiments et A Paris de volontaires. Sire. en ne pouvait plus être le prétexte les N'en avait-il de la paix? pas accepté effet. judiciaire. e. Publiée qu'elle à la sanction elle fut soumise de l'Empire. de tous qu'elle sur plus inviolabiles agents responsabilité principes à la charte pouvoir. nom entre nous jurons des armes donnez-nous l'Empereur.(~ 815) CENT-JOURS. par un décret de Mai. lors. en compagnies s'organisèrent « Au on forma des fédérations. allé au-devant conditions? Aussi. fût supérieure quelle d'autres libre. à les fédérés disaient parisiens de la patrie. donc plus lui qui était tout le peuple se leva-t-il les cadres courir aux armes les jeunes gens l'agresseur. et par vides des des écoles un élan spontané. comme Ce n'était en 1792. convoqué. aux constitutions cent six vote» mille deux Il n'y eut que quatre du peuple. » la vôtre.

Alors. Après une messe J a “ de l'armée et de et au milieu d'un le chef des additionnel proclama solennelle.«ÉVOLUTION FRANÇAIS*. Chaque corps passa devant au son des fanfares Napoléon. la ou garde nationale seconde. je vous confie l'aigle impériale aux couleurs nationales 1 Vous jurez de la défendre au prix de votre les ennemis de la patrie 1 sang. la main en éveil par en armes et sur à peine présentait hommes de toutes se mit l'œuvre. à la défense des sédentaire. prêta serment. des hommes de vingt à composée quarante ans. Pendant que l'Europe. Napoléon. Aussitôt. Napoléon Jamais il n'avait déployé il travaillait plus d'activité seize jusqu'à heures par jour. de l'acte l'acceptation sur l'Évangile. et la divisa en deux classes la première. d'armes des (lue namitntî/\v\n de tous les régiments nationales de l'Empire. I » • (1815) députations toutes les gardes peuple hérauts immense. soldats et gardes nationaux de jurèrent mourir pour la patrie. notre armée un effectif de cent mille soixante-quinze armes. et le peuple répondit à leurs serments par ses acclamations. . communes. toutes les épées. était destinée à la défense des frontières. et aux cris de vive l'Empereur! trouva la France désarmée Napoléon le traité de Paris. son manteau puis. Il appela aux armes la virile de population la France. Bientôt le défilé commença. tous les casques s'agitèrent. les discussions du congrès. soldats des troupes de terre et de mer dit-il à la foule armée qui remplissait l'enceinte. était encore le grand pied de guerre. et démantelée tenue par par le peuple. ou garde nationale mobile. contre vous jurez qu'elle sera toujours votre signe de ralliement! vous le jurez! » A ces mots. quittant et s'avançant sur le impérial bord de l'estrade « Soldats de la garde nationale de l'Empire.

et commandée Vandamme. 453 Des forges. l'empereur sur d'Autriche étaient de Vienne partis pour se porter mille hommes notre frontière.(1815) CENT-JOURS. mise en marche . » augmentées. Mémoires Grouchy. Bien qu'il n'en eût que deux cent dix-sept de prendre l'offenrésolut opposer. des fondesur tous les points du furent faits. Napoléon et chargé sive. De grands préparatifs s'ouvrirent ries. que le grand que l'Empereur croyait de son trésor des Tuileries qu'il retrouva non-seulement capitalistes fut l'affection de la masse français et hollandais sur un état militaire de huit à neuf comptait Napoléon armés et organisés. Joseph et Lucien et de ses ministres. Kellermann le 14. Douze cent s'avançaient contre nous. mais aussi des de la nation. Mais déjà la coalition s'était mise en mouvement Wellington D'un autre et Blücher étaient sur la Meuse et sur l'Escaut. des ateliers d'armes. un conseil composé pendant mille à leur de ses frères le 12 juin. Après avoir ouvert la session des Chambres. dans repris ouvriers. le vrai trésor la bonne volonté du peuple. jour. la grande armée de Napoléon. Lobau. léon A Paris. de bataille il partit. pour le champ de Waterloo. pour le 1er octobre. sans que les contributions fussent avait des travaux le grand publics système les « On voit bien. Excelmans. s'était Pajol. par les généraux rard. entrepreneur cent millions en or avait retrouvé c'était à tort. du gouvernement. Gé- de cent quinze mille Composée Drouet d'Erlon. Reille. cent mille hommes. son absence. de Russie. NapoOn arma et on approvisionna suffit à tout cela. disaient toute la France » « On est de retour. territoire. on fabriqua jusqu'à trois mille fusils par les places fortes. le roi de Prusse et l'empereur côté. à trois heures et demie du matin. comte et Milhaut. hommes.

du Rhin. les mêmes « Soldats d'hui rail hommes? aujourà Montmi- si arrogants un contre six. les Hanovriens d'être les soldats de « Les Saxons la confédération leurs droits bras gémissent à la cause de tous des princes ennemis les peuples. elle devra millions de Saxons. général mont. et avait son quartier mont et Maubeuge. six millions ordre insatiable douze Après avoir millions d'Italiens. Beauà Beau- le lendemain. la plus injuste des agressions. États de deuxième de l'Allemagne. Napoléon.454 RÉVOLUTION FRANÇAISE. ils savent que dévoré douze un million dévorer les obligés de prêter de la justice et des cette coalition est de Polonais. suivante fit du jour la proclamation et l'Europe. de Belges. (1815) elle campait sur les trois directions de Philippeville. « Les insensés un moment de prospérité les aveugle. ceux d'entre « Que glais freux vous qu'ils vous qui ont fassent le récit de leurs été prisonniers des Anet des maux afpontons ont soufferts les Belges. nous et aux Aujourd aujourd'hui qui décida après l'anniversaire deux Austerlitz Nous que coalisés droits fois du de Marengo de le 13. Arrivé mettre à Avesnes à l'ordre « Soldats! « C'est Friedland Alors. Marchons rencontre Eux et nous ne sommes-nous plus à Iéna. de destin après aux comme fûmes comme crûmes nous Wagram protestations sur le trône t trop généreux serments des princes hui cependant et aux laissâmes eux entre ils en veulent à l'indépendance Ils ont commencé donc à leur les plus sacrés de la France. . contre nous étions ces mêmes un contre Prussiens trois.

Jeunes le moment officiers est aret soldats d'en et de Tous étaient ce mâle langage. bord d'attaquer ne pourrait pas se le 15 que l'armée frontière prussienne le 14 il en conséquence en ligne avant le 17 présenter donna à son armée l'ordre de mouvement. Napoléon résolut de percer nemies. revers. le 14 au soir fort trancent à cinq cents le second avait avec le premier. cantonnements hommes avec le sien impatients nationale. tombeau « Soldats batailles stance. A l'heure . afin d'isoler se rassembler des deux armées en- armée et de rester maître de chaque Il résolut d'afaire tomber son effort sur l'une ou sur l'autre. avait son quartier-général trente-trois mille Il fallait cent hommes à Namur. corps. vait se mettre la troisième division de ce commandait Bourmont Charleroi.(4{M g) L'oppression leur pouvoir. Blücher. il monta à cheval et se porta en indiquée. et 1 humiliation du peuple en France. ardents. le point le plus rapproPosté en avant de Philippeville. la en franchissant Il espérait. venger la patrie de ses derniers Wellington quilles dans deux mille Bruxelles. bonheur nous avons S'ils entrent CENT-JOURS. des et le à livrer la victoire mais des périls à courir les droits sera à nous de la con- l'honneur de la patrie seront reconquis « Pour tout Français qui a du coeur >i rivé de vaincre ou de périr avides de batailles. cents et Blücher leurs étaient. pour le centre quatre aux deux sur un deux jours entiers généraux même champ de bataille. ché du quartier-général sur du matin à trois heures en marche. des marches 455 sont hors de français leur ils y trouveront forcées avec à faire. le corps de Gérard dede Blücher. comprirent de sauver l'indépendance venir aux mains.

et tout-à-coup avec sa suite. Le 15. d'en chasser l'ennemi et de le rejeter au-delà de Fleurus. Ney venait de rejoindre Il eut ordre d'aller l'Empereur. Napoléon ordonna à Vandamme de se porter sur ce village. avait donné Déjà Blücher.456 RÉVOLUTION FRANÇAISE. en entrant dans cette entre Bry et présence. prendre position aux Quatre-Bras. vers le point de concentration assigné à l'armée un premier prussienne. la d'apprendre de masses prussiennes sur-le-champ changement bataille. considérables. averti corps de se porter à marches forcées fut surpris. Arrivé aux de l'ennemi. passé la Sambre. (1815J la route. Napoléon Il avait. du 15 au 16. Napoléon franchit la Sambre et occupa Charleroi. Napoléon averti unes de ses dispositions. Napoléon divisa son armée en trois masses fortes chacune de quarante à quarante-cinq mille hommes il donna le commandement de l'aile gauche à Ney. de front l'ordre Dans la nuit avant de sa division comme . Après combat où l'ennemi fut mis en fuite revint à Charleroi. de livrer faire un à ses différents sur Fleurus. changea quelques Au lieu de se diriger sur Charleroi. et percé leur ligne à son point de jonction. Pendant que son lieutenant se dirigeait vers le point de concentration à tous indiqué les corps de se porta lui-même l'armée anglaise Napoléon sur la route de Fleurus. surpris deux armées ennemies. à Grouchy celui de l'aile il garda sous sa droite direction le centre et la réserve. les Prussiens Repoussés s'étaient retirés sur Gilly. Il résolut A deux heures il fit Sombref. Il était pour reconnaître suivi de cinq officiers. Gérard reçut ordre de passer la Sambre au Chàtelet. Napoléon ville. avant-postes il parlementa. dans cette première journée. Cette disparut désertion porta un coup funeste à notre armée.

Wellington. que cette et se porta deux heures à Charleroi. A sept heures du pris soir une Napoléon dirigea sur Ligny Milhaut. prendre Napoléon lui expédia. 457 sur donna Fleurus. Napoléon était depuis douze heures son irruption bal. en Belgique. partie des cuirassiers l'infanterie de la garde et un violent combat. qui n'étaient qu'il avait devant lui. l'attaque commença. et cinquante-six tout ce pièces de canons. nouvelle au galop il parvint lorsque le général C'est à Bruxelles. veille au soir. était en pleine sécurité. Ligny avait et repris quatre fois par nos il pouvait les troupes. chargé de lui rapensuite sur pendant ses ordres. le maréchal Que faisait. Prussiens se retirèrent en désordre sur Sombref. la gardés que par huit mille hommes. A huit Blücher heures. anglais connut au milieu d'un le surprit. les Ligny. la droite en avant en même temps il or- au général Gérard de se diriger sur Ligny et d'enlever ce village. au maréchal et de pousser Ney d'attaquer tout ce qui était devant lui. les quarante-cinq mille hommes de Ney. peler Déjà ne recevant pas de nouvelles un officier l'action. Alors il donna ses ordres sur le point menacé en moins de à y rassembler cinquante mille hom- . etenlever Il hésita.(1815) CKNT-JOURS. pendant Ney? Il avait Avec vingt-deux mille hommes reçu les ordres de Napoléon. le pouvant à dos. nos troupes forcèrent tous les passages et emportèrent A neuf heures. il pouvait culbuter les Quatre-Bras. et de se rabattre vigoureusement concourir à envelopper le corps de Bry pour Blücher. avait devant lui Napoléon. près de vingt-cinq ce temps. après avoir perdu mille hommes. et sur ses derrières. été de ce maréchal. Cependant y avoir péril à laisser mille Français de Vandamme trente et de Gérard aux prises avec des forces trois fois plus nombreuses. Après où Blücher eut un cheval tué sous lui.

par la retraite mouvement s'était replié parallèle sur Wellington A une dès heure. aux Quatre-Bras res. en du jour. après Prussiens.458 RÉVOLUTION nf_ FRANÇAISE. ce qui il y a deux furieux par plus. pour position de Planchenoit. l'attaquer. à Wavres. Alors. le point sur Bruxelles. de son l'Empereur grand-maréchal. Après avoir. et opérer heure pour avec du se joindre elle. attaqué les Anglais avec toutes ses forces. dit Napoléon. sortit à pied. et voilà quatre disaient-ils faire Pourquoi » se dirigea là-dessous. » grande eût la grande et qu'il « A une compagné matin. bonne écrasés. qu'il croyait bataille se livrerait probablement à manœuvrer armée. de grâce armée avait aux Prus- serait La journée née perdue. il les aurait venu donner le coup notre nuit. ac- seulement Son dessein . A onze Ils au point du jour l'attaque ses soldats étaient encore de afin ce repos d'entrer « Nous plus des Quatredans avons bivouacs. 17 ne fut pour dans la qu'une donné jourà Ney leurs fait Napoléon de renouveler heures. du soir près Il était avant de Soignes. de faire Obligé. touché des forces à attaquer. de Blücher. occupa où Napoléon les Quatre-Bras. C'est alors 1- seulement lui était permis que Ney se décida heures. (1815) mes. l'ordre Bras. Continuant heures arrêté. il arriva Wellington Napoléon à quatre s'était prit son mouvement de la forêt trop tard Bruxelles. n du « Si le maréchal heure et par un effort il se vit arrêté supérieu- avait de Ney. heures ne se bat-on qu'on nous laisse sans pas? Il y a encore quelque sur cette avec la les un Napoléon lui-même position ordonné à Grouchy de poursuivre avoir garde. siens. ne 1 était deux fois Mais. la soupe rien chose murmuraient à la pointe du jour. le lendemain à la droite de « qu'une il fit prévenir Grouchy. tôt endanse.

à la se préparait lui rapportèrent que leur armée régiment. toute retraite lui était impossible. et demie. qui venaient belges. rien faire de plus conne pouvait ennemi « Le général à l'esprit de «on parti et de sa nation aux intérêts traire de et même aux règles les plus simples de cette campagne. confirmèrent mouvement. serait en marche. n'avait mouvement rétrograde bataille qu'aucun faisait des vœux pour les succès de l'Empeque la Belgique et les Prussiens également y étaient reur. avait derrière battu. bivouacs profond suite sommeil. Or. des rivé fatigues qu'elle avait essuyées les jours le du château d'Hougoumont. ^ était de suivre l'armée anglaise dans sa retraite. entre rizon. Belle-Alliance L'armée anglosilence le plus régnait. à cette heure.. l'ennemi Le bruit envoyés heures était cessa en retraite la pluie mais tombait et précédents. . eu lieu. il dans la position qa'il occupait la guerre. lant position prendre leur de quitter Deux déserteurs hain. l'houn incendie comme La forêt de Soignes apparaissait de la les fermes Braine-Laleud cette forêt. avait servi de guide au village d'Osur l'extrême gauche. que de rester s'il était lui les défilés de la forêt de Soignes. sa à quitter cette illusion si position fut courte. aucun ne faisaient Anglo-Hollandais un paysan lui amenèrent qui les coureurs heures. et de tàcher aussitôt de la nuit qu'elle malgré 1 obscurité la ligne des grandes Il parcourut gardes.JgiB) EENT-JOURS. que les Anglais haïs. de retour des affidés que les officiers à trois en reconnaissance. près du bois et heures deux il était en marche colonne d'une bruit commencer devait l'arrière-garde demie. du feu des était resplendissant et de la Haie. A quatre alde cavalerie à une brigade anglaise. dans un profond était ensevelie hollandaise de l'entamer. il entendit Ar- Divers par torrents.(.

disait ce maréchal se retire sur Wavres. à poindre l'Empereur rentra à son quartier-général de plein de satisfaction la grande faute que faisait le et fort inquiet général ennemi que le mauvais temps ne l'empêchât d'en profiter. Napoléon Aux quatre-vingt-dix mille hommes dont se composait l'armée il n'avait à opposer anglaise. et de les séparer puissent gagner Bruxelles de Wellington. » « Vous avez mal vu. afin qu'ils ne cher. ils n'avaient pris ni « Nous n'en avons repos ni nourriture. monta à cheval. « Sans doute répondit le maréchal était assez simple pour attendre Ney. il se porta vers la . que déjà ses colonnes r sont en pleine retraite elles disparaissent dans la forêt. » Rassuré de ce côté. à une perte certaine temps. Trempés par la pluie qui n'avait pas cessé de tomber pendant toute la nuit. et ils sont à nous. il s'exposerait il a jeté les dés. si Wellington Votre mais je viens lui annoncer Majesté. Mais déjà à cinq heures s'éclaircissait l'atmosphère il aperçut quelfaibles de ce soleil qui devait. je la suivrai dans cette direction. fit ses dispositions. tant elles étaient détrempées. pas moins quatrechances pour nous. » Aussitôt 1 Mémoires éclairer Napoléon de Napoléon. vingt-dix » dit Napoléon à ses généraux. avant de se couques rayons la perte de l'armée » anglaise' Napoléon reçut de Greuchy un rapport daté de Gembloux. et pas dix contre. (1818) « Les troupes étaient bivouaquées françaises de la boue les officiers tenaient pour impossible bataille au milieu de donner dans ce jour. « Si la masse des Prussiens. il n'est plus répliqua l'Empereur. l'artillerie et la cavalerie ne pourraient manœuvrer dans les terres. que soixante-cinq mille combattants.*W BÉVOLUTION FRANÇAISE. ils estimaient douze heures qu'il faudrait de beau temps Le jour commençait pour les étancher.

branla aux la ligne ennemie. était « Ces onze colonnes qu'il n'y eut aucune qui lui était désignée masses ne se remuèrent grandes heures ment tion taille. l'Empereur donna ses derniers ordres. Ce spectacle qui à découvrir placé de manière l'armée dut dut en être frappé. différents corps d'armée onze Après avoir réde bataille que Les aides-de-camp étaient L'armée sous s'é- pleins d'impatience sur et se mit en marche qui et d'ardeur. 461 et reconnut Haie-Sainte. cerparaissait à tant de com- .(1815) CSNT-JOURS. Il serait difficile d'expri«L'Empereur parcourut l'infanmer l'enthousiasme tous les soldats qui animait les au bout des baïonnettes terie légère avait ses schakos ou et cavalerie leurs casques cuirassiers. La victoire qui avaient assisté ils cherchaient ce nouvel ordre de bataille bats. jusqu'au lui paraître dernier double avec tant de précision. se déployèrent la place et chacun confusion. il dicta « l'ordre assis par terre. toutes les troupes étaient à leur posiétait achevé sur le champ de bale plus profond silence régnait L'armée de six V. tant de braves. dragons schakos taine au bout les vieux de leurs soldats. admirèrent à pénétrer les vues ultérieures ils discude leur général. deux généraux écrivaient. taient le point et la manière dont devait avoir lieu l'attaque. sabres. en nombre de ce qu'elle était réellement. fléchi un quart d'heure. était magnifique. se trouva rangée sur six lignes formant la les rangs. le portèrent les armes. orgueilleuse et l'ennemi. colonnes les trom- la musique sonnaient aux champs pettes et les tambours le souvenir aux soldats retentissait des airs qui retraçaient de porter La terre paraissait de cent victoires. homme. légère. occupa dans la pensée du chef jamais de si avec tant de facilité. Pendant ce temps. A dix tout le mouvece qui parait incroyable. figure et demie.

Le succès de cette de Wellington. de là. les hauteurs découvrait droite r~r de sa garde. Dans il fit appeler de se porter du général d'autres.irut être des troupes. sur de Rossomme. » à la tête 1. Les uns soutenaient. -1- (1815) et se porta. FRANÇAISE. de Napoléon. ce point. Grouchy. de l'armée Ney qu'il anglaise confia a. Mémoires » Vaulabelle. . plus et lui légère com- délibérer. leur traîner la destruction C'est cette au maréchal devait séparer les deux ailes attaque rendre toute retraite et enimpossible.-A. dans la direction qui p. Le temps comme il arrive en point un détachement de Grouprobablement lunettes de i'état-major furent fixées sur était assez brumeux. qu'il n'y avait que de troupes. que c'étaient c'étaient des colonnes en position.4Q& BÉVOLUTIOn ~1'"6 _6'0. ordonna et celle le lieutenant-général avec sa division de cavalerie sa droite. quelques cette incertitude. quec'étaient sans Domont. Histoire des deux Restavralions t 11. il « vouattaque. des troupes en marche. par la chaussée. un nuage çut. et à gauche Son projet était son principal effort sur le centre de la ligne anglaise. si elles appartenaient au opérer maréchal les contenir si elles étaient ennemies.1. Subervic . Il mit pied à terre. lut jeter un dernier sur le champ de bataille. « I! voulait le percer en l'abordant du Mont-Saint-Juan. au sommet des six V. et aperregard de Saint-Lambert. » de le commandement Avant d'en donner le signal. il les deux la vue s'étendait fort loin. des arbres uns. à armées du champ de porter de bataille l.. pour éelairer avec les troupes muniquer sur promptement qui arrivaient la réunion Saint-Lambert. et se rens'emparer dre ainsi maître du principal débouché de la forêt de Soignes. pareille circonstance. Il dit à son major général « Maréchal que – sur Saint-Lambert voyez-vous J'y crois voir cinq à six grande mille hommes c'est » Toutes les chy.

un officier venait volante. (ISjg) 46S Ces trois mille hommes quatre pour n'eurent rapidement rangèrent l'armée. les gardes anglaises mais non sans vendre chèredu château. et s'yy à trois mille toises. tous les renseignements qu'on pouvait vive-voix était l'avantvers Saint-Lambert colonne que l'on apercevait arrivait avec plus de trente mille garde du général Bulow. » Soult expédia à dos le et de prendre sur Saint-Lambert dre de marcher En même temps. c'était le quatriëme corps prussien l'orà Grouchy sur-le-champ donné à Ligny. d'heure en qu'un à droite par ils se portèrent de l'armée. être hors des lignes et sans confusion en bataille. chement » perdu. contre nous faute qu'il a et si Grouchy répare l'horrible quarante. Napoléon détacha corps du général Bulow. de chasseurs d'être fait amena noir prussien un hussard qui d'une colonne par les coureurs prisonnier était Ce hussard et donna de d'une lettre. l'arrivée en avons encore soixante pour nous. bois et les avenues ment leur san». il était plein d'intelligence porteur La désirer. commise hier de s'amuser car en sera plus décisive.CENT-JOURS. le corps de Bulow sera entièrement au envoya Napoléon Une heure venait de sonner quand maréchal Ney l'ordre d'attaquer. à la droite des Anglais. qui pas qui n'avait hommes. la victoire avec rapidité. le comte de Lobau avec dix mille hommes contre le général prussien. au bois Déjà l'action était engagée « II se fit de part et d autre des prodiges de d'Hougoumont. Après diverses vicissitudes qui occupèrent . à faire sur toute la droite de potence « Un quart après. dit-il au maréchal mais en fait perdre trente. hommes. ce qui réduisit « Nous avions son armée ce matin à cinquante-cinq mille chances quatre-vingt-dix de Bulow nous Soult. le de leurs cadavres couvrirent valeur. et envoie son détaà Gembloux.

une résistance opposait invincible. et rendirent granges les maîtres de cette position Français » Pendant ce temps. bouches à feu vomissaient quatre-vingts la mort sur la gauche de la ligne anglaise. sur lesquels elle à cheval près d'un s'appuyait. la position prise par les Anglais en avant de la forêt à Waterloo. anglais. deSoignes. sa grande Ney faisait transporter artillerie sur le plateau du Mont-Saint-Jean. Aussitôt il lance son cheval au milieu des les arrête. où s'étaient crénelés resta aux . ordonna de réunir une batterie l'Empereur de huit obusiers. et. le feu aux qui mirent et aux toits.. ainsi que la présence de Napoléon en Mémoires de Napoléon. après les avoir ramenés au combat. la garde se portait sur le plateau pour achever la défaite des Anglais quand tout-à-coup de fortes décharges d'artillerie se font entendre sur nos derrières. dans Ayant appris. de la journée. fuyards. à les dislomais Ney leur fait quer il envoie payer cher leur audace contre eux les cuirassiers Milhaut qui en font un effroyable carnage. se lancent à fond de train sur les et parviennent batteries. revient à sa place de bataille. Cependant Ney n'en continua pas moins de s'avancer sur le front de l'armée. les Ney emportait hameaux de Papelotte. Mais plusieurs corps de son infanterie battent en retraite.464 nlneionna RÉVOLUTION 1" xasrçsiss. (t8tÕ) plusieurs de braves. le bois tout entier le château. Dans ce moment. De son côté. centaines heures mais a. arbre. Wellington. suivait tous les mouvements de limpétueux maréchal. la nuit. 1 plusieurs Français. puissante Blücher avait réorganisé son armée. de Smouhen et de la Haie-Sainte. Deux régiments de dragons à moitié ivres d'eau-de-vie. la garde s'arrête c était Bulow et ses trente mille Prussiens dans ce moment qui opéraient leur diversion. A ce bruit.

il est contraint et chargé de descen- du plateau. ne pouvant de Bulow. s'empare au pied de la position. mais. et leur monConduits tre la formidable enlever. bruit du canon de Bulow. la confiance renaît dans les rangs ils se raffermissent des Anglais et sur toute la ligne ils reprennent Napoléon. le jour baissait. à cause de disposer de sa réserve avait fait dire â Ney de se borner à garder la Haie-Sainte. sa cavalerie décisive. Il est donné. à grands cris le signal. Cependant. Une des Anglais. position qu'ils doivent Dans ce moment. dire par le comte été obligé de livrer bataille. « C'est Grouchy » fusillade éclate à notre extrême droite à une attaque dispose Sainte. Ney.(1815) CENT-JOURS. l'intervention l'offensive. il ne veut pas s'arrêter. Arrivé au bord du plateau. glais qu'il arriverait avait ordonné à Bulow de se porter de Waterloo. mais. une seconde fois elle est repoussée lutte. la joie est grande. Ney obéit. il avait fait à son secours. gravit fois. 465 avant du Mont-Saint-Jean. tes les épées soldats demandent troisième Y. après la plus effroyable d'être écrasé se Bulow venait par nos troupes. Une seconde fois lui-même sur la crète du qu'il attendait. ranime et exalte s'écrie Napoléon. sur les batteries et les franchit le talus. privé du secours plateau à son tourparla cavalerieennemie. avec Wellington attendait Toujours debout sous son arbre. il ser. touA cette nouvelle. sous le feu terrible 30 . une vive par Ney. Napoléon Il se porte sur la Haiele courage des soldats. il sur le champ de bataille de Lobau à Planchenoit. la plus vive impatience le secours Au promis par Blücher. tous jurent de vaincre. tous les sabres sont levés officiers et s'agitent. lance sa cavalerie carrés bientôt et apparaît anglais. attaqué par les Anil dut combattre pour les repousglais dans cette position. dre. Bulow avait Arrêté au général anDès la pointe du jour.

et les lance en avant. Blücher. Wellington plus dit Jomini. Devant par le flottement concentre toutes de nos ses forces se font entendre. et tente nos troupes se débandent. sur les carrés ennemis. avec désespoir. régiments. pour appuyer garde nos soldats toire. milieu mêlée. en pièces tous ces braves gens la vieille me faudra» homme ce moment. le duc regardait sa montre et engnée. il se de lesrallier ses paro- au milieu . toujours. pengarde s'avançait devait achever la victoire. dant que son intervention que la lenteur et l'inaction laissé libre l'extrême dats. la vicles cris Ces de sauve nous sommes trahis quipeut cris émeuvent et ébranlent nos soldats. tête des siens. achever Soudain. Alors. un à commander au et. (18SK i les pentes du plateau. qu'une NapoVainement. A la vue de ce mouvement la vieille rétrograde. croyant brûlaient leurs dernières cartouches. enhardi Blücher. des fuyards. « Mon Dieu s'écriait-il voyait des officiers en découverte. l'épie à la main. droite mais. masse confuse. Alors Welsuspend sa marche. il continue du feu. Pendant ce temps. fortes de six lington fit avancer deux brigades les Prussiens. Déjà nos sol- inexplicables de ses mouvements venait de notre champ se retiraient en surpris par cette attaque imprévue. Wellington. abîdisponible. ces masses pour De son côté. franchit le talus et se précipite. et l'armée léon jette ne présente plus se demande la cause de ce désordre.466 'dÉVOLUTION FRANÇAISE. à la de cheval. de cavalerie. et se forme en carrés. de Grouchy avaient d'entrer en ligne à de bataille. » A chaque instant. engagés sur le plateau. Blücher formidables. de troupes et les progrès un dernier s'avance effort. t-il voir tailler Dans en voyant ses rangs séclaircir. tout était ébranlé. la bataille était ga mé si une troupe fraîche se présentait. Ce n'est plus une bataille. désordre. c'est une affreuse « n'avait On se bat corps à corps. Renversé il se relève.

se vit arracher avec trente occupait la moitié du champ de bataille des Anet avait repoussé le corps du général Bulow. et Blücher. gue et à l'épuisement. foudroyés Wellington sont trente fois plus nombreux. se les grenadiers sant un dernier cri de Vive l'Empereur tête baissée sur les rangs ennemis. coulèrent en carrés. de es- sa voix. précipitent trois armées. et ordonne Alors. mais ses généraux bataille où il veut rester Cambronne Cependant. le feo commande et. .(181S) les ne sont CENT-JOURS. et ses soldats garde. eux plutôt que de se rendre. Journée mille portait l'armée alliée c'est-à-dire hommes. Plusieurs officiers vaient plus même la force de marcher la mort pour ne pas tomber vivants et soldats se donnèrent Il y en eut même qui se fusilentre les mains de l'ennemi. Un dernier carré. avec sa fortune. Cependant. lèrent entre mille hommes. de à ce champ l'entourent et l'arrachent encore. qui mille en ligne à près de cent cinquante à deux et demi contre un. à sept heures du soir. croisant la hwionnette. « qui. la cavalerie Pendant outrance nos malheureux qui. et pousla charge. saie d'arrêter par un ennemi successivement Cambronne. pâle ses yeux. sept carrés commandé détruits. par reste l'épée à la main. On lui crie de se rendre il répond par un refus énergique. Seuls contre à poursuivit succombant à la fati- n'aet sans armes. la vieille 467 couvre effroyable de le reconnaître. des larmes formée Assaillis. un tumulte point entendues et l'obscurité de la nuit empêche et immobile. que pouvaient-ils ? sinon mourir. en Napoléon. sans chaussures soldats. sont encore debout. a dit Napoléon. 1 prend la direction. On dit qu'alors. décidé à mourir. du maréchal Blücher la victoire par l'arrivée hommes renfort de troupes fraîches. la grande armée. ennemie toute la nuit. glo-Hollandais. C'estainsique victorieuse d'une armée de cent vingt était.

il fallait son triomphe « tout pouvait se réparer mais il fallait du de la fermeté de la part des génétoute des Chambres. de la nation fût animée par les sentiments nationale de Cannes.468 REvam'noK FRANÇAISE. Appuyé par la garde il ne sut vouloir ni tenter disait- . « On veut que j'abdique. il fut au-dessous nationale. caractère. où j'ai vu trois fois s'échapper campagne. de lui-même. du gouvernement. de l'énergie. de qu'elle de la gloire. 18 brumaire. à sauver Chambre » Sur la patrie. abstraites au de la postérité. m'eût pas manqué. malgré la plus Singulière la gloire du vaincu n'a pas souffert. en s'occupant de discussions Aidez-moi moment où le bélier brisait les portes de la ville. de l'indépendance fixât les yeux sur Rome après la bataille » Vainement sur Carthage après Zama qu'elle et non avait dit . raux. des Représentants la de Lafayette. tenterait des traîtres de la quiconque la de la peine menaça Il ne restait dissoudre. un nouveau les fédérés ou à qu'à abdiquer plus à Napoléon il faut Dans ce moment suprême. Y a-t-il concours -–– ae tatalités inouïes a-t-il a II dit ~:t N'y a-t-il eu que du malheur? tout ce qui tenait à l'habileté avait été accomEt pourtant. sertion d'un traître. entière l'honneur. L_I~1 (i8i5) -L_L1_. si la gauche eût fait ne si ma droite son devoir! je les écrasais à Waterloo. ni celle du vainqueur vra à sa destruction peut-être dans La mémoire de l'un surviaugmenté s'ensevelira la mémoire de l'autre » Cependant. t incompréhensible encore. et le peuple. où. pli Singulière assuré de la France Sans la déde mes mains le triomphe eu trahison mes ennemis en ouvrant j'anéantissais la campagne je les écrasais à Ligny. défaite. pressé de tous côtés par les Barbares. horrible catastrophe. de la dictature. pas l'exemple se rendit la risée qui.Napoléon « N'imitons aux Chambres du Bas-Empire. proposition et se déclara en permanence. s'emparer le dire.

Napoléon jugea d'un coup d'œil le danger du général « Dans et y vit l'occasion de prendre sa revanche. c'était impruporter en avant. des Français. généreux de mes ennemis. de Votre Altesse la protection du plus constant et du plus Royale comme du plus puissant. réponse pour écrivit « J'en ces gens-là n'ont où il arriva Rochefort. qui futproclamé par les Chambres. et à l'iniqui divisent de l'Europe j'ai terminé puissances comme et je viens. 13 juillet 1815. a En butte mitié aux factions mon pays. pas la liberté qui me dépose. » Deux jours après. Cependant marches forcées Blücher s'était séparé du duc d'Otrante. » Et il se décida à abdiquer en faveur de son sous le titre de Nafils. m'asseoir au foyer du peuple britannique je me mets sous de ses lois. « Rochefort. qui le conduisit passa . c'est la peur. au prince régent » Et il partit point d'énergie le 3 juillet. encore gardant lui me rej'offre mes services comme général.(181S) il. prussien. On nomma un gouvernepoléon II. » On comme le premier soldat de la patrie. ment sur le vaisseau Napoléon anglais de son propre mouvele Bellérophon. des plus grandes ma carrière politique. s'avançait à l'ennemi des Anglais pour se C'était plus que téméraire. ce n'est CENT-JOORS. « que les engagements pris envers les puisne étais permettaient pas d'accepter en recevant sûr. empereur ment sous la présidence provisoire. le danger allait croissant. écrivit-il à la commission du gouvernement. Thémistocle. que je réclame. ces graves circonstances. « NAPOLÉON. 469 c'est Waterloo. Voici la lettre qu'il d'Angleterre «Ate sse royale. dit Napoléon son cette répondit sances étrangères offre. dent.

(1815) Alors à Plymouth. suis venu librement prisonnier. à la face du ciel et des solennellement ici « Je proteste la violence contre faite. et confiait l'amiral alliées. sur de je fus Aussitôt du des ainsi peuple ordres ma à bord Bellérophon le gouvernement le foyer en donnant de me une recevoir embûche britannique. désormais voudraient parler que les Anglais La foi britannique se trouvera de leurs lois et de leur liberté. foi pour l'Angleterre. Quelle et de sa confiance de son estime lui donner en Angleterre. une main de tendre feignit quand il se fut livré de à une telle magnanià cet en- hospitalière foi bonne on l'immola « NAPOLÉON. par la force. de ma personne sant. qui m'était venir me a dit J'y avoir suis des venu ordres en Anme suis la produ Si du voulu et fléen vain à du capitaine de me recevoir si cela du gouvernement avec ma gleterre présenté tection de des bonne lois et de me conduire agréable. l'instigation je suis même l'hôte de l'Angleterre. à la mer. que il a forfait se consommait à l'honneur ce serait Si cet acte de leur loyauté. qui m'est hommes. au capitaine suite n'a Bellérophon que me tendre tri son pavillon. » .470 RÉVOLUTION FRANÇAISE. u A Iturii du lluliérophon. qui fit vingt J'en à appelle ans la guerre cherpreuve ? Mais ennemi dans son infortune. et. les plus sacrés en dispode mes droits la violation contre Je et de ma liberté. Je ne suis pas à bord du Bellérophon. anglais. plus éclatante asyle sourf ses lois. dit Napoléon. vint librement. du Bellérophon. dans l'hospitalité perdu elle dira qu'un l'histoire au peuple cher un pouvait-il comment mité ? On nemi. des puissances tence nier. Keith qui vint le lui signifier leur la senprisonbri- dédirait spécialement sa garde au gouvernement tannique. répondit-on. mettre assis Je sous suite.

vingt-cinq fut sa tombe. Mais. depuis et mourait ans. entre de la liberté. ses regards détacher de cette terre où il poléon ne pouvait ne laissait plus rien que sa gloire. il la salua pour la dernière fois de ces paroles « Adieu adieu terre des braves adieu. chère France la grande traîtres de moins et tu serais Quelques » nation et la maîtresse du monde! encore de la scène disparut des temps modernes. Un rocher stérile. la révolution. révolutionnaire génération qui. voilà tout ce qu'elle lui laissa du monde qu'il avait conquis si elle et. vaine il fut transféré sur le Northumber- On dit que Naqui mit à la voile pour Sainte-Hélène. 471 Protestation land. Ainsi travers tion les politique consul. peuples pour rendre témoignage armé. homme qui renommée. en vue et qu'en passant du cap la Hogue. Après avoir rempli le monde l'avait il passa à de la révolude sa et displanté ses aigles sur toutes les capitales. de |on génie. Héritage glorieux que ses enfants Avec lui finit cette sauront recueillir en 1830 FIN DE L'EMPIRK. Soldat. son œuvre. à son tour il subit les vicissiposé à son gré des couronnes. le plus grand empereur. son despotisme. servi reçu ses pouvoirs. si le champ de Waterloo lui survécut. de l'Océan dont il avait elle plaça. chute. C'est ainsi que. l'intervalle au nom étouffa contre sous lui. combattait pour sa foi nouvelle. et lui. que les peuplés s'arpar un châtiment procontribua à sa ce qui avait à son élévation .(181 S) ceut-jocrs. comme eût craint un nouvel effort la terre C'est et qu'il mèrent videntiel. tudes de la fortune.

.

à dix heures Popon déclara la clef de la chambre. Thibaudeau ment. tourniformant ou cinq de circonférence. couché sul. en ayant quatre centimètres. NOTE 1 (PAGE 7). de soie noire qu'il portait tour du cou la cravate était passé un bâton long de quarante dans laquelle en forme de corde. envoyé chirurgien. après « Le porte-clefs que la veille. à sept heures Popon. La page où est déà Réal. qui était de planton onze heures tour du Temple. porteLe 16 germinal. et Sale conseiller d'État Réal. qui a passé la nuit renfermé gendarme toussé de avait beaucoup sinon que le général rien entendu. il avait emporté à Pichegru. dépêché commandant vary. Le dans sa poche sept heures jusqu'à et qu'elle était restée dans l'antichamlui-même Sirot. sur le côté droit. Pichegru tressée habituellement. qui en accoururent donna tout de suite avis aux les plus caractère im- . et ne l'ayant du feu. n'avait bre. Conla gendarmerie par le Premier d'élite. avoir servi à souper du matin. plus tragique. à la Le gendarme à minuit. dont la face du cadavre porl'étranglement. Sur la table de nuit était un volume que tait tous les signes. « II semblait prévus pour rapporte la ainsi qu'il suit les circonstances évènements de cet évène- que fatalité rassemblât les le le de la conspiration à l'affaire imprimer du matin. Le livre était ouvert.PIÈCES JUSTIFICATIVES. avait demandé Pichegru un commissaire de crite la mort de Caton était cornée. quet. allumer venir diverses Fauconnier autorités. n'avait rien entendu. par le grand-juge. alla préni vu ni entendu remuer. Lapointe. du soir. ce qui avait produit de Sénèque. de Pichegru la chambre dans pour y étant entré clefs du Temple. ayant auétait mort dans son lit. • 473 PIÈCES JUSTIFICATIVES. concierge Aussitôt un police.

pour les récompenser . où à rejeter sur le Premier l'on fut si empressé Consul la mort de ce généde Napoléon. « Que le mode de strangulation comme de Napoléon. Les partisans des conspirateurs. de procès-verbal l'examen du corps. dit le conseiller on n'en dira Qu'on Real « pas moins que. Gaillard. il On ne l'aurait corps.474 « Le trihunal criminel RÉVOLUTION FRANÇAISE. Le fait est identique. dressèrent chirurgiens par eux commis. sur le grand vestibule d'entrée. ouvrant d'excharges pédier et vigoureux il arrêté dans son lit. Pichegru. ral. les bruits toujours porté à adopter les plus exagérés et les formes les plus tragiques. endormir. des gendarmes. et déclarèrent la posiqu'ils estimaient que. avec sa Ils soutenaient cravate et un qu'un homme tourniquet. même en Angleterre. étranglé. s'était lui-même. Les assassins ges. dans le secret. En 1814. de il y en a des exemples l'art les plus instruits. envoya cinq dp. Est-ce de leur complaisance. beaucoup d'autres. porteofficier de factionnaire à à écarter ou à mettre clefs. dans son cachot. garde. ne pouvaient des nues dans sa chambre. le parti royaliste. étranglé « fasse ce qu'on voudra. Sa chambre pas exposé aux regards n'éétait de tait pas isolée elle de Lozier et de Georprès de celles Bouvet. de la cour de depuis membre à la cause royale. bien des gens le crurent. que. toutes les précautions Il ordonna à sa vie pour qu'il ne pùt attenter ceon le trouva. après le renversement pris sa place dans l'histoire. les amis de Moreau vait Premier le proclamèrent lui-même s'étrangler Consul avait à l'envi. « Si la strangulation lui. n'ayant nous l'avons » On le pu le convaincre. soit dans toute l'Europe. cassation. ne pouet que le leur avait dit être celui du général fait expédier des solPichegru par Dans le public. dit en effet. qui l'avaient avait d'autres par fort que par eu quelques traces de violences sur son de quinze ou vingt personnes. sans qu'on leur ouvrît les portes. par lui rendus Un accusé pour les services à mort aux assises de Melun fut condamné présidées par ce magistrat. d'après tion où ils l'avaient trouvé et les observations qu'ils avaient faites et dont ils rendaient l'individu dont ils avaient visité le cadavre et qu'on compte. et. pas tomber Pichegru l'ordre établi pour la police du Temple. ses membres Six ou médecins. la calomnie diplomatiques circula a. par lequel Pichegru s'est suicidé elle ne c'est ce qu'attestent les hommes pas physiquement impossible. pendant étranglé par un tourniquet qu'il avait fait avec un cerceau du baquet destiné à ses besoins. Des agents l'écrivirent à leurs cours. ils ne pouvaient D'après s'y introduire Il y avait là concierge. dats. après l'abdication nous en avons entendu citer un en France nommé par M. des Mamelouks. cela ne se serait s'était y aurait débattu contre de Pichegru pas fait sans douze hommes été opérée il était violence. au Temple.

des vengeurs aux menaces n'a cédé aux offres. pour celui qui a conquis à la mort du duc relativement du même auteur Voici les réflexions d'Enghien. Aux uns il était inil était hors des rangs. 475 on les aurait aussi expédiés. et de l'armée perdu l'estime de la liberté. Oui. « Tout ce mond»-là. « Du caractère ment tion les lois évidemment d'après le Premier « Noble fin. sassinat de l'éclat. Depuis dix années sa trahichez ceux qui l'avaient estimé. sur et des qui puisse de Pichegru. la République il avait trahi proIl y de la France. plusieurs pour pu trembler des amis de Pichegru. revêtu l'homme exécuteurs mort. de Mauroy. de la situade son inutilité. pour les autres oublié. sous seraient-ils se pratique devenus? en Turquie? Et de la vie. celle du Premier à flétrir Il n'y avait de sa mémoire plus de danger une oeuvre mériune justice. sur l'armée? son influence Pichegru. » la Hollande! « Consul. C'était considéré toire « Un gru scrit. aux vendu de PicheL'assassinat pas présumable. comme comme Consul. à l'échafaud. de tout docude l'absence du Premier connu Consul.PIÈCES JUSTIFICATIVES. « On avait arrêté à Ettenheim de l'armée en même de Condé temps que le duc d'Enghien. qu'en sait-on révélations ? S'il ne les avait pas d'avance à son desassociés ceux qui s'étaient les avait communiquées. nous dévoué généraux plusieurs Dans de Thumery. avait plus. gagné payé. tant et se tàne. complices qui avaient eux d'entre ou de ces lâches et pas un ont sùrvécu. ainsi conçu remercie. à la vengeance échapper dont la gloire de Moreau. ici pourrait « les soupçons séjour . se trouvait un billet à Vauborel de votre inspirer avertissement à Bonaparte. établir l'existence du crime. effacé le souvenir avaient actuelle son. MM. que assassins. lui adressé • « Je vous du général les papiers de la main du duc. et par le pouvoir. les plus acharnés ennemis avec Georges pour renverser sur lui étaient accablantes Un crime avait encore utile peut-être. sa conduite ? S'il confiées. et l'armée. Ses de ses services. De ces honnêtes devait. pourquoi ne les ont-ils jamais publiées? Y tin et qui lui ont survécu. le gouverneil ne pouvait c'était l'as- clandestinement les charges qui pesaient des lois. que mon mon cher Vauborel. que le Premier il n'en Son influence sur le peuple. s'écria concluons qu'il s'est fait justice lui-même. qu'a régna il est enchaîné: il a été détrôné. de Vaùborel. connu. pas encore l'amour qui n'avait de les révélations Consul craignait Dira-t-on de la nation. sans utilité n'est il s'était revenu Général. peine de ce pouvoir. leur vie. était ment était crime inutile. comme était obéir mais cela leurs à leur tour. pas qui n'avait à du pouvoir la faveur pour avoir sacrifié qui passait quitté sa patrie. dira-t-on.

de ces dignes et loyaux défenm'éloigner « seurs de la monarchie. n février 1804. où l'ordre du conseil privé de S. les partisans de la royauté à de noupoussa « velles attaques contre le gouvernement consulaire. là est le poste d'honneur En ce pour un Bourbon. sa tyrannique influence en ce pays. M. Monseigneur a quelque crainte du conque si l'ennemi sera de prévenir et d'occuper la rive de main qui ne demande pour son exéet cette idée m'est pénible. Munich. « margrave de où le duc Le duc Bade. aux enjoint « émigrés retraités de se rendre sur les bords du Rhin.476 RÉVOLUTION FRANÇAISE. et Walter-Scott à la frontière présence se liait avec le complot tramé anpar le cabinet glais contre la vie du Premier Consul. je ne saurais. « de la monarchie. « Dans encore colonel les papiers du duc saisis d'Enghien lui était adressée à l'armée à Ettenheim par le comte on trouva « Dans la lettre suivante. la protection doute d'être du tou- . si particulièrement. de Condé. Voici quels étaient « dans l'Ouest « l'insurrection. Britannique « moment. « quoi qu'il en puisse arriver. du 14 janvier 1804. « L'Angleterre. » les papiers du même général était l'ordre ci-dessus relaté du conseil privé. qui les garda. qui du régiment de son nom de Lanan. « Ces deux pièces furent d'abord au Premier portées Consul. C'est « tesse « verra ait le projet de rendre la tranquillité à l'Europe moyen ces bases seront nécessairement le rétablissement ce qui me fait désirer vivement que Votre Alun peu des rives du Rhin. et son autodit-il. opération « droite du Rhin c'est un coup « cution que l'ordre de marcher. trop exaltés pour bien apprécier le véritable encore « gérèrent auprès « ces. la personne des précieuse.d'Enghien n'était donc l'amour et se livrer au plaisir de la chasse. pour n'être pas alarmés » pas sur les bords du Rhin pour faire atteste que sa également sa première « tinent. « nous les vues je le pense. Là où « dangers auxquels m'expose « il y a du danger. qu'elle pourrait « Le duc. « rite ici est irrécusable. « Si. du gouvernement ces plans c'était de Berri devait état de choses. Les ministres ac« cueillirent avec trop de facilité les promesses et les plans d'individus « qui. « de Votre Altesse nous est trop de s'éloigner comme moi « dangers courir. exaleurs espéranbritannique de soulever une descente les royalistes et favoriser faire fixa son séjour sous d'Enghien au château afin sans d'Ettenheiru. protègent comme le seul comme des gouvernements énergiques qui sont reconnues par de grandes « puissances « par une paix juste.

Le seul reproche qu'on à de Vincennes. 1 Jo 4IÏ1 ou même. trouva quelques Il vint courantes. Ceux qui afgarde de revenir à ceux qui se de le craindre ne le croyaient pas. Aucune ils n'étaient que filles Georges plainte pour rien ne'lui dans était la conavaient mauvais le duc et les Polignac et quelques publiques sujets. et non pour improbateurs et entra l'intérêt qu'on porjusque dans les d'État. été respecté crainte de la puissance espagnole ? Le droit des gens avait-il à Vienne peau à l'égard de Bernadotte. C'est sous Bourbons. taient foi aux bruits pas imaginé cachés dans l'hôtel de l'ambassadeur d'Autriche? étaient que les princes Comme s'il n'aurait osé les aller chercher dans cet ne pouvaient être poursuivis où les criminels Athènes. par quand une foule le dramenaÉtait-on à asyle dans le temple çante ? « Ilrespecterait gitimes vernement dans cinq cent mais de l'opinion qu'il faut publique quand ils seraientlésavoir C'est au goumépriser. « Il aurait pu faire vait pas fait ce n'était casion aux partisans étaient tranquilles au fond des les regrets poursuivre les émigrés contre amnistiés. et n'aurait-il pas été pendu par le sénat maison. sur son national arboré les jugements elle a des caprices ambassadeur hôtel fut insulté français. à la paix comme avec Louis serait l'Angleterre XIV toujours renvoya qu'autant les Stuarts. de Bedmas ne fut-il dans sa propre de Minerve? Le marquis pas arrêté sans la de Venise. « Il n'avait fectaient rendraient verrait leur aux proscriptions en masse. « Il dit que la population de badauds de Paris était un ramas qui ajouN'avaient-ils de dire les plus absurdes. fut qu'elle ressemblait beaucoup pût faire à la procédure celle taitaux entours était des oubliettes. présence parce que la France. et à ceux ses écarts. mais chez des s'il ne l'ad'Enghien c'était pour ne point donner ocpoint par crainte.PIÈCES JUSTIFICATIVES. qu'elle du Premier Consul. ils secrets de cette famille d'éclater il ne voulait point c'était tout ce qu'il leur demandait. exécuter publiquement cœurs. mille à l'éclairer et non à la suivre qui en font partie. en Angleterre dangereuse . pour qu'elle ren- « Il ne consentirait les Bourbons. Il avait pour lui la volonté de la nation et une armée de avec cela il saurait faire respecter la républi- hommes. de ceux de Paris. pour ce rapport. a jours prêt à se mettre de l'Est. si à la tête des royalistes » « l'occasion s'en présentait. mais malheur individuellement Ils seraient sévèrement coupables punis. « Tels sont les propres termes de Walter-Scott. que. et de se perdre. portée ce n'était point chez eux spiration trouvé des asyles. qui tout à l'improviste au conseil rassemblé les affaires en explication de suite.

tres membres de la famille à Varsovie que parce y consentait. du prince? cet événement a fourni entre matière à beauet étaient mais la nation la précipitation sur ses regrets. d'accusations. bons. entretenait. Bade n'avait pas hésité à livrer le duc d'Enghien. pour Le roi de Prusse les soustraire l'engageait à faire La Le prince de renvoyés. à l'étranger. On ne souffrait les auConsul que le Premier une pension aux Bour- à la dépendance du gouvernement il anglais. vengeait-il « Dix ans. y par son testament « est-il dit. Des débats scandaleux se sont élevés l'Europe. de la France allât parce qu'il ne voulait s'y était refusé. être que vivement touchées de la fin tragique d'un prince. tifs le jetèrent qu'elles Ce ne fut qu'un dans à Erfurth. res ne pouvaient Mais sure en traitant de l'intérêt Les cours étranger y resta indifférente. la Suède les avaient Russie. Napoléon se fit par cet acte plus de mal que. w à l'intérêt et à l'honneur cela ne mérite de la terre . suivant fait les Anglais. ticipèrent bles. elles avaient donné la mede prendre à la mort du duc de plus puissants moprétexte pour Alexandre la coalition et l'armèrent la France. avec les juges de Louis XVI. générale un mot de Pitt. Sainte-Hélène il est venu des pas une qui parhonora- versions contradictoi- a tout place dans l'histoire. contre A Tilsitt. dès ce moment. L'ancienne noblesse en fut sans contredit émue. cution au conseil d'État il l'a confirmé « J'ai fait. romans publiés sur la surprise par lui prescrite faite dans au le qui répond par Consul et dans l'exécution ses remords. dans les provinces. pas que l'argent à ses ennemis et servît à lui faire la guerre. » Et tous j'agirais aussi il l'ont prouvé pour Murat et Napoléon. que l'Angleterre put concevoir de renouer une nouvelle c'est tirer de cet évènel'espérance coalition ment des conséquences fort exagérées. dans les chàteaux. « le comte d'Artois « Dans les rois une du peuple français. « Après « Voilà Premier cette allocution à tous Murat. d'Enghien.i7S RÉVOLUTION FRANÇAISE. l'empereur Alexandremontra des dispositions telles. capables la mémoire ans après. aveu. lorsque de son soixante assassins à Paris. il leva les sur la séance. la Prusse. Bonaparte Ce que dans le moment même il dit dans son allopris sur son compte. jugement « Prétendre une consternation que la mort du duc d'Enghien répandit à Paris. vingt coup la Restauration d'écrits. arrêter et juger le due d'Enghien parce que cela était néces« saire à la sûreté. que ne lui en avaient que. semblable circonstance encore de même. Du res tout à la mort rocher de du duc en a inondé la France les hommes des amendes il y a eu d'Enghien.

à moins qui la détournerait que ce ne fût une division de bâtiments de guerre de joindre. et de la circonstance vaisseaux une qui portion ne serait des plus pas dans de nos Tout serait une tache déshonorante pour l'y rappeler poste. ne chassera aucun L'escadre. verser et à porter sur ceux de nos vaisseaux des pequ'il aurait désunis. en- . lotons des siens pour les envelopper et les réduire. nécessaire. un fragment des instructions Villeneuve que l'amiral de son escadre avant de quitter le port de Toulon capitaines « La mission de l'escadre a un Voici adressa aux c'est vers ce but que nous devons but tendre sans déviation. favorable. et nous vaisseaux combat celui doit pas hésiter ferai très-peu à l'ade sides tout du courage de chaque j'attends et des équipages. pération nemi. dont sur une ligne pas à se former nous livrer un combat d'artille- au plus habile. à nous traplus heureux. si nous nos de fixer je veux les ren- contrions. 479 NOTE 2 (PAGE 51). c'est bien plus de son courage et de son amour de la gloire qu'un capitaine commandant doit prendre conseil. attaquer. Si l'ennemi est sous le vent nous formerons chacun ennemie. même l'éviter formerait un événement assez Je ne me propose pour me rendre de manœuvre notre point à ma destination. de la remorque se présente contraire. en conséquence. important pour mériter d'aller chercher l'ennemi. L'ennemi à la nôtre. je n'en ai elles doivent choisir le point où leur coopas besoin pour des signaux. que des signaux de l'amiral.PIÈCES JOSTIFIGÀTITEB. parallèle le succès avantageuse pour soutenir un vaisseau décider la défaite d'un vaisseau enfrançais trop vivement ou tout autre qui lui serait au vent l'attendre à nous sur et lui pressé. mal- manœuvre sur lui tous qui lui correspond border si la circonstance gnaux officiers bord reur. bâtiment de sa route. mais toujours au il cherchera à entourer notre arrière-garde. Les frégates doivent également prendre part à l'action. Dans ce cas. capitaine et un signal à qui réunit braves de l'Empetroupes le feu ne serait pas à son capitaine heureuse de celui Si l'ennemi. appartient nous devons et témoigne l'inune ligne de ba- ne se bornera et à venir souvent de bataille rie. pour lui. notre de nos et ne Je vous ordre équipaà nous. point ges et entrainerait tres de notre arriverons elle découragerait honteuse. défaite. qui. et dont qu'on aurait la certitude la défaite l'attention. mais à la fois dans la ligne lui est de bataille. donner tention taille peut être ou pour le secours au de nous bien serrée. mais.

de son adversaire. A bord du Vîctory. fait connaître pour et la suivre jusqu'à ce qu'ils ennemis. plus la facilité secours cadre bord. rection seaux bataille vaisseaux à deux j'y parviens chacune. en ligne de bataille et que les deux colonnes et l'escadre avancée atteindre cette lipuissent gne. qui peuvent sans une perte de temps telle qu'on laisserait l'occasion probablement échapper de manière à rendre l'affaire l'ennemi décisive j'ai résolu de d'engager du commandant tenir la flotte (à l'exception des vaisseaux en chef et du à ce que l'ordre commandant en second) dans une position de marche soit aussi de l'ordre seize lonnes de huit jours deux second. de vingt-quatre en chef voudra. ils ne sont pas de motifs pour se bien moins dans l'exemple. de conduire au combat une flotte qu'il est presque impossible vaisseaux de ligne avec de? vents variables de quarante par un temps brumeux at dans d'autres circonstances se présenter. En conséquence. un mois donner pour que nous. en rangeant la flotte sur une escadre deux coet composant les plus fins voiliers. « Si l'on découvre la flotte de l'ennemi au vent. gagé lui-même dans d'en le combat faire. Ils sont habiles à la manœuvre! Dans nous le serons autant tout se réunit pour nous qu'eux. Entin la confiance des succès ère les plus glorieux et d'une nouvelle impériale. elle sera probablement la queue. leurs anglaise ils sont harassés . aura en la di- le commandant après que je lui aurai absolue de sa colonne.480 RÉVOLUTION FRANÇAISE. secourir que la tête ne pourrait je ferai vraisemblablement signal au commandant en second vers le douzième à partir de la vaisseau. moins d'amour par une croisière et ont infiniment de la patrie. n'a peut-être doivent tendre à se porter au et à se rapprocher du vaisseau amiral. qui nous 74 n'ont étonner dans la vue d'une esà pas cinq cents hommes de deux ans. plus des en donnera et enveloppé Tous les efforts ne doit de vaisseaux assaillis Rien vaisseaux la fumée. » la marine Si l'on compare ces instructions de ce dernier devait que l'attaque pas été secondé par l'impéritie à celles être de l'amiral anglais quand même on verra il n'eût irrésistible.braves battre. mes commencer avancée « Pensant vaisseaux former colonnes au besoin que ponts une ligne ce qui pourra touvaisseaux avec celle des Le commandant intentions. devant Cadix. . le 10 octobre i8o5. d'y pénétrer où il pourra s'il ne peut parvenir queue (ou partout l'atteindre. jusque sur les vaisl'attaque soient pris ou détruits. si étendue.

proporde vaisseaux de la ligne ennemie sera coupé. de ligne. les boulets par-dessus emporteront mâts et les vergues de nos vaisseaux. mais. doit être de réduire britannique second ou le troisième en avant le ennemis. la flotte la flotte britanniarrière. ma colonne pénétrera trois ou quatre vaisseaux en avant du centre. un nombre quarante. sans se mêler avec les vaisseaux Je suppose vaisseaux que la flotte ennemie compte quarante-six qu'ils la nôtre tous les vaisseaux si elles en ont moins. 8 1 16 le vent. Le but général de la flotte qu'on doit faire tous ses efforts pour capturer. depuis du commandant en chef ( supposé au la queue de la ligne. ou à secourir leurs compace qui même serait impossible. jusqu'à de la ligne ennemie n'auront mais il s'écoulera du pas été attaqués temps attaquer gnons. avant secourir son arrière-garde. « Il faut laisser rien n'est sûr dans un comchose au hasard. Je suppose ainsi que vingt vaisseaux centre). ennemie. engagés. puisse et. s'approche je suis en second un ordre dirigera aussi serré les les cas possibles. Les capitaines doivent regarder dans le cas où point de ralliement.PIÈCES JUSTIFICATIVES. tionné anglais avant faire une manœuvre puissent qui les amène à pouvoir une partie de la flotte britannique. ( Escadre ) Colonne Coionne « Ligne v. 16 J 46 vaisseaux. le commandant de sa colonne. si l'ennemi alors. être aperçus ou parfaitement un compris. vire vent que dans de l'avant-garde ce cas. ou à les poursuivre Si l'avant-garde de l'ens'ils tentaient de s'échapper. devront passer sous le vent les vaisseaux capturés de la flotte que devra ses propres sans crainte « Dans mouvements les circonstances lonne si l'ennemi britannique. 4^1 vers le centre. . quelque bat naval. se placer entre l'ennemi vaisseaux sur tous désemparés le résultat. de dessous et de bataille. nemi vire vent devant. de manière à être sûre d'atteindre le vaisseau du commandant en chef de la flotte ennemie. mais les vaisseaux doivent être d'un quart plus nombreux ennemis que les vaisseaux coupés. comme leur respective les signaux ne pourront pas ne fera pas de faute capitaine vaisseau ennemi. « 40 seaux. s'il place son vaisseau par le travers d'un que leur co- de marche avancée du vent. Ordre « Divisions de la floite anglaise. en la tenant dans le permettront. et l'escadre avancée à deux là). serait les vingt vaisseaux ennemis britannique prête à recevoir intacts. ennemis que ceux des vaisseaux mais j'ai l'ennemi la confiance d'obtenir la victoire. aussi bien les tout autre. et les vaisseaux et qu'elle aura pris.

lui dit ce prince. de la flotte ensemble seront conduites jusbritannique alors le signal de canon de la ligne ennemie. portée de dessous le vent de faire porter et fait à la colonne dehors. « Nixson. n'étant « Monsieur. m'ont vous direz à votre maître . avec l'empereur le duc de Rovigo Alexandre ajoate ies détails suivante sur sen que ies sentiments fait beaucoup je ferai tout ce qui de plaisir. fait porter pour courir largue. dépendra Il doit se rappeler que.482 « Les divisions qu'à sera environ une RfiVOLUTIOH FRANÇAISE. partage du commandant en second soient qui prendra soin aussi peu troublés a la fois. compagnons. à moins qu'il n'en soit autrement parce que la direction dant en chef. afin d'atteindre. les de la première l'arrière-garde position. Dans entrevue ses Mémoires. que possible. Quelques vaisau douzième vaisseau commençant à l'endroit où ils le devaient ne pourront seaux pas couper peut-être faire. toujours ordonné par le commansous le vent. ce à quoi il ne faut guère s'attendre. probablement de mettre toutes aussi voiles en et de la couper. dans formant. fan de les affaires encore que grand-duc. de desde la colonne être l'objet des attaques doivent l'ennemi. mais ils seront S'il y en a quelques la défaite complèteront vire vent douze arrière tout vaisseaux à même toujours uns qui se trouvent de douze on de seconder leurs jetés à la queue Si la flotte ennemie vaisseaux ennemis. dans sa lettre. du le vent (après de dessous absolue de la colonne que les intentions à l'amiral doit être laissée été exprimées) en chef auront commandant commandant cette colonne. ils de la ligne. à partir de la queue. même les bonnettes. du temps de son ennemi ni celui de la France. la ligne ennemie. lorsque En l'empereur Paul. exprimés Je ne suis point disposé à •moi pour lui en donner le retour. promptement que possible. » NOTE 5 (PAGB89). Le reste de la flotte ennemie que demeurera les mouvements en au commandant en chef.

vouloir un État Votre fussent précédée Elle fait le plus grand la paix que de proposer modération aussi des conditions au roi des Romains que celles qui sont offertes ? Je vois que vous ne les connaissez pas. où son avenir sur moi. mais puisque ici un devoir le respect m'impose que j'observe Votre Majesté veut bien m'écouter. » « Réponse « ce que Votre Majesté vient de me Sire. que de lui.PIÈCES JUSTIFICATIVES. principatcs qui était établi c'est que la chez vous. pour « – Site. par son prononcer les autres de l'Europe à reconnaître toutes l'ordre exemple. Je prends la liberté de lui faire observer que n'ai ni n'ai d'autre mission caractère. dans qu'ont amenée qu'il n'avait pas provoqués. je leur commanderai de faire leur devoir. Il a cru devoir faire le premier pas. et ai beauje suis intervenu. je pourrai est plus que disposé à faire la paix. à entraîner. choses convenable servi par la admirablement que je suis sorti de chez moi. Il est dans une mauvaise mais repose situation. vous devez çonvçnir qu'elles ne sont pas acceptables. Je commande à de braves gens. on ne l'Empereur peut en soupçonner la sincérité. Sire. cette situation. tre m'y force. fortune. je ne me séparerai pas du roi des Romains dans un moment ( il désignait l'empereur d'Allemagne). Vous avez été C'est pour atteindre ce but tranquillité. désastreuses en être une preuve. ont conçu de l'Europe de l'inquiétude puissances pour leur Je suis appelé par elles pour concourir à établir un ordre de et fassûfànt pour toutes. «t L'Empereur. France Si aujourd'hui je suis dans d'autres a adopté d'autres dont les principes. Je crois être sûr que dire. » « Réponse. la démarche l'Empereur qu'il fait eu lettre mais Majesté ce moment pourrait » « Vous avez mais il faudrait raison. indépendamment de tout ce que je dirais à l'appui. coup contribué. de lui l'honneur J'aurai faire remarquer ne demande des que l'Empereur qui soit au-delà rîen et qui sont le résultat d'une révolution prétentions qu'il peut appuyer. fait le premier des ouvertures de paix. « – Eh bien si vous les connaissez. . tions cette est-ce pour qui l'ont démarche. conformes aux sentiments honneur à sa que les proposiqui ont dicté mais. eri allié fidèle. « L'Empereur. que des entraves dans la des cabinets de l'Europe. et si votre maîpas encore sans remède. j'ai traversé et si elle daigne me préciser ce qu'elle vient de me faire l'honneur de me la satisfaire sur beaucoup de points. apje près d'elle aucun porter une constances me parIe d'événements et de cirla révolution de mon pays. puissances la de choses sentiments. plupart en faisant la Russie. mais. j'ai bien retenu faire l'honneur de me dire. il faut l'avouer. qui me sont connus. » « Réponse. «» Non. des événements Si donc. 4Ï*5 et ne rencontraient France éprouvaient de la contrariété. mais j'en ai ouï parler.

je prie Votre qu'elles comme un point venu près d'elle et combien elle me ferait de tort. malgré le cas particulier que et le désir bientôt me rapproje fais de son talent. la dignité . « C'est précisément une paix durable pour obtenir des conditions qu'il faut proposer raisonnables. « Je lus l'adresse » français.*8-* RÉVOLUTION FRANÇAISE. « L'Empereur. Sire nous nous qui avons ne devons mais il ne faut point faire la guerre à ses pas suscité et commencé ia guerre. (Mémoires du suffrage des Français. t. si les armées doivent se mesurer. Comme général d'un eux roi content qui portait « – Votre ces mots « Au chef du gouvernement ne peut être qu'une pas différemment. Si cela doit être. mais il veut une paix durable ménager avec de bonnes garanties. je lui » « La conversation Majesté de considérer que je ne suis persuadé que l'Empereur n'y « L'Empereur. » etc. » « Réponse. me dit « Voici ma réponse. elle ne peut être durable. « donne ma parole Non. Nous nous ne diminuera rien de la bonne flattonsqu'elle ont emportée opinion de nous. non. l'adresse ne porte pas le caractère qu'il a Je n'attache pris depuis. « Je lui répondis règle d'étiquette. 176et suiv. il m'obligera d'ordonner à mes troupes de faire leur devoir. Sans cela. si. a Oui. observateur. qui ne blessent point. me remettant sa réponse finissait. « Tant pis. de Votre Majesté. « – Cela pourra être fâcheux mais nous ne serons pas venus de si loin pour éviter l'occasion de leur donner une nouvelle preuve de notre estime. et je suis bien et l'Empereur en chef de l'armée et heureux Majesté aussi a raison. que j'ai de pouvoir cher de lui.'e la partie adverse. » « L'Empereur. reconduit chez vous ce soir » même. l'Empereur à la lettre tenait que je lui avais apportée. elle nous que. à ces bagatelles mais cela point d'importance est une règle d'étiquette. usant de sa puissance. « Ce n'est a été heureuse. je vous que vous ne serez et que vous serez pas retenu. déjà à plus ce n'est que pour Néanmoins. elle me retenait et me privait ainsi de l'occasion de remplir mon devoir. et je la changerai avec bien du plaisir aussitôt » qu'il m'en aura fourni l'occasion. satisfaction à être reconnu. h. du duc de Rovigo. » les frais. cela ne la jugera d'Italie. p. » parce a Réponse.) . il commandait de la qu'il trouve rendrai compte des dernières paroles « Il me donna congé. pas en supporter souscrira pas. l'adresse il toujours en-dessous. dépens.

Estève désire dans de cette disposition. Il La lettre » suivante montre large et sa sollicitude indépendance. par des lettres patentes disposé. pour que sa son penchant à la libéralité.000 fr. du 1er janvier une somme « à compter 1808. un revenu a de treize cent mille francs pour vous seule.000 fr.000 fr. Paris.J¡~ de n.000 nnn r_ 800.000 150. Mais j'ai en même temps or« ser au prince Borghèse fr. 150. ce qui vous mettra ses autres revenus.. de Guastalla j'ai ordonné à 300. Je à 150. « L'Empereur avait du duché de Guastalla en toute et propriété et les allocations principauté son rang soeur pût soutenir voulut lui assurer une son affection du 50 mars 18Oj.n_ Guastalla. « de 150. en faveur de la princesse pour en jouir Pauline. et de lais« 1809. soit du proà 1. à dater du 1er janvier la payer le revenu du grand-duché de Berg. « 200. de « prises dans le grand-duché « 2° Des terres du revenu le duché de revenu.000 fr. une ~1-1au duché 200.000 « prises dans l'Etat de l'Ost-Frise. du duché porteront les revenus de cette augmentation de revenu « Vous jouirez de maintenir à même votre rang. dans l'intention étant mille francs a plus d'un million cent cinquante « qu'il y fût joint « 1° Des terres du revenu de de Berg. dont vous jouissez sur ma cassette fussent « donné que les 480. 435 NOTE 4 (PAGE 77).000 fr. du duché de Guastalla. de. chargé de vous .000 fr. ce qui vous fera disponible cela vous assurera. pour l'année 1807. Il ne jugea point le revenu de cette souveraineté. « duit des salines. de « 4° Des terres du revenu « prises en Westphalie.PIÈCES JUSTIFICATIVES. n__ Ces nnn 800.000 « Ce qui fera « de revenu augmentation . soit des biens allodiaux aux fr. moyen qu'au la dotation du duché de Guastalla. pour sa sœur.000 de Neuilly entre M. le iCI mars 1809. que vous avez sur le grand-livre. de rente « provenant. Ainsi.000 « réduits « maison « J'ai fr.180. qui y étaient et satisfaire suffisants jointes. de porter « Ma sœur. de du revenu « 3° Des terres « prises dans le comté de Hanau. joints et aux 180.

sur les salines.000 300. toujours aimée de son frère. son amie constante et dévouée. Borghese jouira alors d'un revenu 150. se montra. qu'il peut retirer de Rome. Elle participait des princesses Pauline et Élisa. sonnière la qui lui donnèrent pour prison ville de Brunn. avec M. «Total. de sa place. Elle mourut à Trieste. Elle a gouverné les États de toscane avec une supériorité qui aurait pu s'exercer dans une sphère moins circonscrite. pouvez « tous les renseignements dont vous aurez besoin. mal- dépourvue l'esprit indépendant.000 75. princesse Pauline. et ne désira jamais le pouvoir. l'Empereur. Bacciocchi. en Italie. Elle soutint l'adversité et avec une résignation Elle fut retenue l'ingratitude philosophique. contrastait lorsque et venait avec son frère de signer celui de la La princesse Élisa avait un esprit mâle et une ame Elle était instruite et avait le goût des lettres et des arts elle énergique. fut la Mais elle avait épousé en secondes été peu propre aux affaires. dans la bonne comme dans la mauvaise fortune. simple était déjà célèbre victoires par ses grandes la paix de Campo-Formio.000 300. prien 1814 par les Autrichiens. capitaine. l'humeur de l'Empereur. « Le prince de «de de «etde. en 1820. et préféra libérale. a7!000 <i!aura. » à gouverner. Sans être . aimait le pouvoir et connut l'art de régner.<£86 révolution FRANÇAISE. de quarante-cinq « Caroline. âgée de moins était la plus jeune des soeurs de qui a été reine de Naples.000fr. s'était en mariée Marianne-Ëlisa. Daru.detevenu. te de l'affection donnera fr. Pauline.000 825. en retour. ter. en Moravie. seule qui n'eut pas d'États noces un prince étranger. « désire que vous voyièz dans « que je vous porte. Elle fut tendrement gré les légers sujets de contrariété qu'elle lui donna quelquefois.000 &. sentait tout ce qu'elle valait. e Indépendamment de. « Votre affectionné frère. Son caractère 1797. Elle a été la plus belle. ans. aux grandeurs. « Signé « La princesse Pauline. ces dispositions Une preuve qui vous NàPolSon. sur le grand-livre. elle était Elle avait les plaisirs tout-à-fait la seconde des sœurs i. en Corse. Vous faire venir M. Elle eût d'ailleurs d'ambition. de Lucedio. la meilleure « L'ainée des sœurs de Napoléon. et on peut ajoudes femmes de son temps.i00.

PIÈCES JUStn'ICAÏtVES. sâV'ôif. quand. Régente. l'Empereur aes Français. rieure de LiBhtenstein assurer la paix intéCofiVetiableë voulant. avait une haute de caractère. MÉ. TraWé de tx Ccmpf. . beaucoup et une grande ambition. aussi 487 belle que Pauline. bourg. lui répondit ai frustrée de l'héritage f parait iib peu forte* et la vérité y est sade d'une réclamation Un" peu importuné L'Empereur* a A vous entendre. le sujet de deux mots. père. te 3flC de Berg et dedlèvës. Napoléon lact. Elle complètetiienl de sa personne des talents de réunissait aux grâces naturels. prouvé dé gâïantiej ont ne pourrait sorte tion germanique plus Offrir aucune nommé plénipotentiaires. etc. du roi. Mais l'hyperbole au bon mot. §S. de Talleyrand. LL AA. les princes de Sâitn-Sâlni le duc d'Arémbërg. on croirait un jour que je vous du feu roi notre (Meneval. On attribue l'un à M. à ses victoires. La capaet contribuer cheValereêqne. elle était extrêmement jolie. que la constitudepuis si longtemps. les élecLL. de Hohënzollel*B-Hechingen lés princes et Sâlm-ïîyïbotlrg. » et Marie-Louise. Bristein. Voici lés dispositions principales de ce traité roi d'Italie. tenir d'une main ferme idée de sa capacité. la reine. le prinôe et HohBrtzDllefn-Sigtnaiinlé prince cTÎssembouf^et le comte de la gen. et d'atîtr « S. teyen. par des stipulations du midi dé l'Allemagne. d'une part.DÉK Aîret* Du Rhin. M. a et extérieure Texpéfience {Jour laquelle et tout récemment encore. les absences et habile les rênes du gouvernement. è par êt de Wurtemberg. elle a su. qui une tète deCromwell sur les épaules d'une ambition ont fourni dit (Telle qu'elle portait femme. teurs archi-chancelier le landgrave de Nassau-Ûsîngén et de tfassau-Wéilles princes de Hesse-Darmstadt.) Napoléon NOTES (frÀftfi 83). les rois de Bavière et dé Bàde. en effet. par son intrépidité cité dont auvait jolie crifiée de la reine la curiosité Caroline s'est et son emparer. pendant l'armée à Hos grandes il allait étonner appelé par l'Empereur guerres.

les princes de Salm-Salm et Salm-Hyrbourg. notifier à la diète sa séparation d'avec archi-chancelier le duc prendra les titres et le l'em- de prince éminentissime. « Le chef de la maison de Nassau prendra la Leyen. pire. le prince tenstein de l'empire d'Issembourg-Bristein. le landgrave de Hohenzollern-Hechingen et le prince gen et de Nassau-Weilbourg. A. quant mais de manière que faire se pourra. enclavées dans ses possessions. Les intérêts communs diète dont le siège sera des États de Berg et de Clèves. SS.488 s'être RÉVOLUTION FRANÇAISE. et. Ils jouiront à la dignité royale. leurs «Lesquels. attachés le titre de duc. seront partagées. présidera le collège des rois. aux terres équestres interposées aussi entre les deux à la souveraineté. AA. il en nommera «XXV. du Rhin. MM. Il y aura entre l'Empire et séparément. le successeur.Chacun confédérés renoncera des rois etprinces des rapports qui expriment il fera ter août prochain. en toute et des princes confédérés possédera. après communiqué pleins pouvoirs respectifs. le duc de Berg et LL. La diète sera présidée et. Les États de LL. « X. SS. S. à Francfort. et le duc de Nassau le collège des princes. « IV. . le princeprimat. aura à délibérer sur quelque seulement l'un des deux collèges affaire. I. en cette qualité. primat et d'altesse de Bade. LL. M. l'Empereur des Français fédération du Rhin. sous le nom d'Etats confédérés à ceux de ses titres K IH. Chacun des rois sera de laconprotecteur proclamé au décès de chaque prince primat. « V. S. AA. et qui sera divisée savoir le collège des rois et le collège des princes. lière. S. les rois de Bavière etde et unis entre confédération particugermanique. les électeurs les princes de Hesse-Darmstadt. le titre de prince « VI. collectivement à ce qu'il n'en résulte ni confédérés du et les États français en vertu de laquelle une alliance. Em. l'électeur prendront grave de Hesse-Darmstadt. sont convenus des articles suivants de Wurtemberg. archi-chancelier et de Bade. A. de Nassau-Usinde Clèves. Em. lorsque par S. États. A. S. et le comte de la Leyen le duc seront d'Aremberg séparés eux par une et le prince de Lichà perpétuité du territoire « Art. également « XXXIV. morcellement. seront et le comte de confédérés traités dans une en deux collèges. Hohenzollern-Sigmaringen. elles entre deux des États confédérés. le landle titre de grand-duc. lUiin. l'électeur avec l'empire quelconques germanique. les terres équestres Quant souveraineté. « XII. et prérogatives honneurs des droits. ni mélange de territoires.

soit fait prisonnier répute trouvé ennemi dans Iles-Britanniques tout Français. à l'alliance et voisine étrangère pour ne pas être prises au déla demande qui en sera faite par « Le contingent des alliés devra fournir étant divisé en quatre que chacun la diète déterminera combien de quarts devront être rendus quarts. l'empereur des puissances alliées. ou sujet de l'Angleterre. de guerre. tente de l'Angleterre. huit mille hommes. de Berg. le ministre contractantes. un contingent de quatre mille hommes. soient confisquées tout commerce de marchandises que anglaises de guerre . AA. mille hommes. princes confédérés. armes par chacun des alliés. de Talleyrand terminait ainsi son rapport entière en état de blosont tout « Puisque a osé déclarer la France l'Angleterre à son tour. « La France Le contingent est fixé comme fournira à fournir il suit cent mille hommes hommes mille de toutes de toutes armes. pareillement. pour le cas deux hommes de Bade. que occupés les pays par les ar- atPuisque l'Angleterre aux propriétés des négociants privées paisibles. cue. les duc et prince de Nassau avec les fourniront. de quelque nature qu'elles soient. M. puissance à XXXV. SS. que les bloquées! Puisque ou sujet l'Angleterre Anglais. mées françaises. 489 toute soutenir. cinq mille hommes. d'après de rune d'elles à Francfort. que les propriétés de tout Anglais. trente mille de Wurtemberg. « XXXVII.PIÈCES JUSTIFICATIVES. Dans le cas où une parties armerait. M. quatre « LL. momais l'armement ne sera effectué biles d'une invitaqu'en conséquence tion adressée et roi à chacune par S. « guerre continentale deviendra les hautes armeront des parties contractantes aurait que rune immédiatement commune à toutes les autres. a Le grand-duc de Darmstadt. » a Le grand-duc « Le grand-duc « Le royaume « Le royaume de Bavière. que la France déclare. pourvu. douze autres NOTE 6 (page 141).

rigoureuses. avait été très-belle mais elle disait-il. « avaient trop enÛé le cœur de la Prusse. Elle n'en continua avançant siège. ses . La gloire du grand Frédéric. à-fait en scène c'était de la véritable Il en fut un moment intragédie. et que le droit dé blocus doit être resindividus treint aux places fottes réellement Votre Majesté fera cesser ces investies. Nous commençait « L'Empereur de son arrivée. se rendit chez elle pour lui l'Empereur La reine de Prusse. tout navire NOTE 7 (PAGE 141). ils causaient sa ruine etc. et il n'imagina. dit que cette reine le reçut comme M11*Duchesnois dans criant justice renversée en arrière. « La Prusse s'était aveuglée sur sa puis« sance. dit– il^ d'autre moyen de se débarrasser* qu'en ramenant la chose au ton de la haute ce en lui comédie qu'il essaya un de s'y asseoir. Voici quelqués les empruntons « Dès le moment faire visite. disait-elle. sur le séjour de la reine au Mémorial de Sainte-Hélène détails de Prusse à Tilsitt. qui tenterait dre de ces ports en Angleterre soit saisi et confisqué admettra «. trouvé dans et que tout produit de inanufacture andes colonies les lieux occupés soit conpar les troupes françaises. » n'est que fexacte réciprocité. que le qu'elle droit de guerre est un et le même sur mer que sur terre. ne soit qu'aucun reçu ni dans et que occupés par l'armée française. elle avait osé combattre an héros. Chimène.490 RÉVOLUTION FRANÇAlSk. terloqué. soit déclaré glaises illicite.. à perdre de sa première jeunesse. souvenirs. et la forçant pas moins du ton le plus pathétique. non armés et paisibles. mesures tions niais non pas injustes. aux s'opposer « destinées de la France. son heureuse amitié elle en était bien négliger « punie ?. Aussitôt le droit des gens que suivent que l'Angleterre universellement les peuplés aussitôt reconnaîtra policés. son héritage. car la justice entre les na- de France. en un mot toutdemandant. veut interrompre navire Venant les ports et tout côninavigation des Iles ou des colonies britantoute ni dans ceux des pays de se ren- fisqué « Puisque merce niques l'Angleterre maritime. que ce droit et ne peuvent ni aux propriétés ni aux Celui de conquête s'étendre privées.

elle ii'étàit pas sans charmes. et vous qui allez la recevoir. à table entre les deux placé à peine. étaient fort agréables à dîner. mais au moins lui répliqua « Mais. ajoutait-il. « rien promis. le traité de huit ou quinze disait-il. signât de suite. elle fut indignée la reine se préparait elle apprit à venir renouveler ses atni ne devaient altérer un lui avait à la moindre inoindre geste. «Il ne vous a parole échappée me prouver à homme. à Votre Majesté quoi l'Empereur j'observerai que « c'est moi qui la donne. l'Empereur. visant aussitôt. taques pleura voulut même il avait la signature du traité. qu'il exigeait que l'on conclût « Ainsi la convervoulu. et il le fera. surtout était Magdebourg eut à se tenir le mieux regard expressif. console. gâta Ii délivré. tout soit esprit. dont On s'était empereurs. son mot dans L'Empereur arriva. dit-il. Alexandre fut oblige d'aller luipas accepter elle jetait les hauts cris. souvent à bout. il me fallut beâutoutefois. 491 « etc. vis-à-'Vis de disait-il. (Jli'iî put. manqué été un témoin même Ô16 présent. le roi essaya toute l'affaire « et je flis d'un et montra la conversation de l'humeur. parla de la grosse les gros mots. prêt à témoigner à Napoléon. « L'Empereur eUt la reine lui. et la reine il eri est retirée. Éii effet. la bonne oreille venu. une très-belle rose. » dit l'Empereur. la décider elle prétendait que Napoléon de parole. réprouva de mettre Heureusement. de Talpourtant poussé et le prince Kourakin. le mari implorait. lui' disait-il si vous pouvez « m'engage ici à le lui faire tenir d'homme . Il manda M. La reine.PIÈCES JlUSTIFICAtlYES. pris qu'il présenta dont la main exprima une espèce de refus apprêté se rad'abord mais. observa tout une femme et de la galanterie ne qu'après système conçu pour les destinées et que l'on à l'instant. lâchant. la de mais qui s'était vu cessé d'être qui n'avait plus grande amabilité. résolut d'en finir. de ses vœux. elle déploya. Ellu quand de ne plus voir l'empereur et résolut Elle ne beaucoup. elle en avait beaucoup toutes ses înanières. de toute espèce pour demeurer exempt d'autant douteuse. Ce Contré-temps. « coup d'attention sur moi-méitie « d'engagement « gneusement « Un instant d'une et de toute observé. en sa faveur au dangereux. leyrand dent. le contraire. ce qui fut l'ait comme il l'avait « sation de la reine de Prusse. » Elle l'objet de ses sollicitait. toujours. s'étant Napoléon. Napoléon. avança pouvaient d'un grand « jours. efforts. plus que j'étais soipar Alexandre. suppliait. elles toute sa coquetterie. galanterie. Le diner et tout y avait le reste «La une du temps reine était il entend se passa de la sorte. je j'en Mais Alexandre avait » Le lendemain. peuple. avant parole et tout particulièrement approché à la reine. elle dit avec Magdebourg. et. son second dîner. » « Mais j'étais résolu de tenir bon. Sur « Oui. d'après Le soir qui firent d'Alexandre assaut de de se mettre à table.

et la nouvelle district Silésie de avec le comté située d'une de au Glat? bord de la de du chaussée Schneidcercle de la Netze. par la rivière Bromberg. à S. elle lui serra la main. l'Empereur roi d'Italie. elle vint. Non. JO « Alexandre. lequel devra appartenir « Le duché « La haute de Poméranie. et lui dit avec une de l'escalier. conet territoires inaltérables. Mais et vous il m'a n'avez donné à entendre. arrivant au milieu quand elle voulut se retirer.«u. les pays à la droite franche de tout péage. en suivant allant ligne les limites et le canal Bromberg. NOTE* (PAGE 141) de ce traité quelques dispositions des ratifications du « Art. Voici « IV. et à Schneidmuhl. le roi de Saxe dans la Basse-Lusace. et S. depuis Driesen jusqu'à la Vistule. M. l'Empereur toutes a d'unir les Russies. M. le diner fini. je suis à plaindre. M. par Wlaclau. S.2 RÉVOLUTION FRANÇAISE. « Est-il possible de sentiment eu le bonheur de voir espèce qu'ayant « d'aussi du siècle et de l'histoire. tous de toutes les Russies. Il y aura. M. l'empereur savoir quis et dénommés ci-après. présent traité. M. et. la Poméranie. ou cercle de Kotbus à l'exception du Kotbuser-Kreys. de Brandebourg. n'en fut que plus aimable léon. la moyenne l'Uker-Marck. pour elle. paix et amitié parfaite de toutes les Russies. « suis sûr. « La partie du duché de Magdebourg à la droite « La Marche-Pregnitz. à compter du jour de l'échange entre S. qui n'avait plus à se défendre. située villes allié de S. les pays. » Et il prit congé d'elle. gravement l'Empe« reur. le roi de Prusse. Napoléon où il s'arrêtait. l'Empereur des Français. M. NapoEnfin. par égard pour S. il ne me laisse pas la li près l'homme « berté et la satisfaction de pouvoir l'assurer qu'il m'a attachée pour la « vie! lui répondit Madame. I". disait rien à lui reprocher. M. . de l'Elbe et la nouvelle Manche « Là partie du de Driezen allant muhl à la Vistule. la reconduisant. devant être libre et et réciproquement. la navigation deNetze. l'île de Nogath. l'Empereur du désir sincère donner une preuve et voulant qu'il amitié et d'une nations par les liens d'une confiance à restituer à S. c'est un effet de ma mauvaise étoile. les deux consent de Napoléon. disait-ene. Elle joua quelques moments le rôle de coquette offensée.

Toutes les hostilités cesseront immédiatement sur terre et sur de toutes les Russies. et à compter des lois. dans tous les points où la nouvelle de la signature du présent traité sera parvenue. à diverses époques. de Pologne. Les au susnommés. M. aux généraux Les le plus promptement tions « V. faisaient partie cien et qui ont passé depuis. l'empereur et celles de S. et régis par des constituprovinces qui. M. Custrin. se trouvent dans l'état où les dites maintenant. royaume les libertés et les privilèges qui. 1er janvier de l'an1772. la discussion le sera. M. vrir. Glogau. Breslau. avec les places de Spandau. châplaces. Stettin. £g3 de Nogath de Prusse. paix » etc. « Art. le roi de Saxe. se concilient « XXI. parties contractantes pour qu'elles et commandants les feront porter sans délai par des extraordinaires. de chaque session. en assurant des peuples de ce duavec la tranquillité des États voisins. citadelles.Valachie de Moldavie. Schweidnitz. M. sous la domination à des prussienne. bunat. tel qu'il était au 1" janvier 1772. et en outre la ville et la citadelle et au nord du cercle de Culm parviennent russes se troupes et de. Brieg. mais les dites provinces ne pourront être occupées par les de S. jusqu'à troupes des ratifications du futur traité de l'échange définitif entre la Russie et la Porte-Ottomane. Glatz. ché. mer. l'article 9 ci-après. l'exception pays qui sont nommés ou désignés au précédent et de ceux qui sont spécifiés en article. par trois la première de commission . préalable de la fin de la session qui va s'oudu tricommissions de législation qui est faite par les sections pendant la durée sous le titre législatif. sous le titre de duché de Varsovie. en toute propriété et souveraineté possédés par S. toutes les places et citadelles. retireront des provinces NOTE 9 (PAGE 146). respectifs.PIÈCES JUSTIFICATIVES. Hosel et Neiss. « Les hautes courriers possible « XXII. entre les forces de S. EXTRAIT DU SÊNATUS-CONSUME DU 19 AOUT. et généralement châteaux et forts des pays ci-dessus teaux et forts de Grandentz. seront. A l'avenir. et enfin le royaume l'Ermeland. du corps Ier.

et par ordre leur fils aîné des majorats auxquels suivant les conditions pourront instituer. d'État à vie. francs 200. pendant de nos collèges Les présidents et procureur-général président et le procureur-général président département. . primogéniture. du tribunat NOTE 10 (page US). des comptes. sidents le titre « VIII. la troisième. le Le les législatif. les sénateurs. I". de mâle naturelle recte et légitime. resterjusqa'eri servateur. Les grands puiné. Nos ministres. jusqu'à l'époque où leurs fonctions « IX. aux termes de l'acte du sénat conen date du 19 fructidor an x. dignités porteront le titre auront de duc prodide ou en leur faveur un majorat de revenu.494 RÉVOLUTION FhANÇAISE. auraient et feront dû cesser partie de ce corps » au tribunat. sera nommé par l'Empereur. d'administration la seconde. sistance elle sera intérieure. éleetoraux de notre de notre de cour cour de comte ou de « IV. prorogés l'an xxi. de cassatioH. et sans as- nommés de sept membres par le corps lécomposée secret et à la majorité absolue des votx. cortions de l'Empire jusqu'en au corps à l'année 1812 du calendrier entreront respondant grégorien Les membres législatif. par l'article du 28 floréal an xn. membres du corps législatif. soit parmi les membres de ta commission.000 « Ce titre et ce majorat seront transmissibles ou adoptive. soit parmi les autres qui. pour seront attachés des titres déterminées ci-après. « HI. nos conseillers porteront. baron. la révolution. des Il est pour marquer à quel point de l'Empire de droit Napoléon le Les titulaires de prince et iïattesse « II. 89 de l'acte des constituet dont les pouvoirs avaient été. de commission des finances. Les fils aînés des grands dignitaires de l'Empire. Voici ce décret. leur père aura institué lorsque duisant grandes sérinissime. les archevêques. de commission « II. itvait fait reculer « Art. devaient l'an xvn. premier premier dignitaires à leur descendance en mâle. Le président au scrutin gislatif. du corps de comte. Chacune délibérera de ces commissions séparément civile et criminelle. les préleur vie. titre important.

par l'exemple les Arragonais se à l'instant même dans la batterie. ensuite sur ce canon elle jure solennellement attachée tant le d'y rester que durera siège. une membre relation du siège du collège de Sarragosse par Charles on lit l'épisode suivant d'Oxford. de jours après son arrivée. couronnement.PIÈCES JUSTIFICATIVES. les maires des trente-sept bonnes villes qui ont droit d'assister à notre leur vie. et sautant expirant. qui. Richard Vau- là qu'une femme déploya un héroïsme dont l'histoire offre peu La belle Augustine d'exemples. et née dans la classe du peuple. NOTE H (page 480). pendant baron. le titre distinction. présidents les évêques. « XI. elle avait un petit bouclier d'honneur brodé sur la manche de sa robe. » artilleur « C'est NOTE 12 (page 183). âgée de 22 ans. précipitèrent et recommencèrent sur l'ennemi un feu épouvantable. alors s'élance au milieu des Augustine morts et des blessés. obtiendront Les membres cette de la Légion-d'Honneur. L'Emcontre le prj/iice de . arriva près de cette batterie des provipour y apporter au moment même où tous ceux qui défendaient sions. un conseil privé qui avait de justes sujets de mécontentement fut convoqué. Les citoyens. avec ce mot une pension « Zaragoza ». Zaragoza. les soldats hésitaient à recommencer le feu. ce poste venaient de succomber sous les coups de l'ennemi. Elle recevait du gouvernement et la paie journalière d'un tirailleur. 495 et les procureurs-généraux premiers de nos cours d'appel. l'auteur de cette relation vit cette Lorsque héroïne à Sarragosse. arrache une mèche encore allumée des mains d'un met le feu à une pièce de 26. « Peu pereur. le titre de porteront. Dans ghen. porteront et ceux de çhevalier. Entraînés d'une telle intrépidité. à t'avenir.

du duc d'Enghien « pour rien dans les affaires étant arrivé à son dernier courroux et Napoléon. n'attendait l'Empereur. d'un le duc de Gaëte par l'Empereur ministres. eus à différentes l'Empereur. contre quitta la paril savait qu'il était dans sa l'Empereur. poing. névent avec contint qu'une son humeur occasion qui s'échauffait en vint à n'être la les digues se rompirent. de quelque ou contre le poison tre le poignard le cas où ces était persuadé prévoyant que le prince de Bénévent. Sa colère sévérité. à le faire oublier Comme il n'avait propas ce qu'un vieux coura appliqué aux anciens formulé en deux mots énergiques. Un des Le lendemain. l'impassibilité au point. «Et vous « condamnation osez. de ses traits. de Béde lui. de Talleyrand sur la révolution sa désapprobation de ces d'Enghien. il jugea . » Le paroxysme etc. conseil. Le prince nature que. de cette scène. pereur atteindre et où la balle d'un guérillero craintes se réaliseraient. Les confidences du duc sur le procès d'Espagne. actes. il jugea qu'il devait feindre de ne pas se souvenir tisans. de Talleyrand d'être informé.496 RÉVOLUTION FRANÇAISE. avaient du patient.qu'oubliant et avait même nier il la dignité impériale. d'Espagne tomba par son excès même. exalté était la colère redevenu entre Fouché et Talleyautre. et. qui avait été chargé à le terminer. n'en l'Empereur cependant et les propos mier. dominé à mesure par son inqu'il parlait. et ses dénégations L'immobilité l'Empereur. insistant grida. pendant pour éclater. un roc inébranlable. chercherait verbe. tie. avait consacré ce dimanche que l'Empereur aimait à voir ses ministres assidus à sa cour. ce but. Réfléchissant travail pressé. étaient connus de de la part qu'il y avait prise. du menacé Talleyrand que vous avez eue à la de Napoléon. sous-lieutenant. qui était un dimanche. aucun ressentiment au pretémoigna de M. que le prince époquesavec entendu je l'avais l'Espagne. Bénévent. lui citer les relativement exemples en Espade sa présence sur la nécessité conà prendre nécessaires pour se prémunir sur à ses projets des jésuites Mala- des précautions gne. dignation. une partie des dont il rendit témoins la scène violente ses qui justifiaient de Bénévent avait Dans les entretiens membres du conseil. ou victorieuse. la durée de ci. cevoir ment s'était rand. du futur gouverneles membres le rapprochement qai n'ignorait si le cas arrivait. lui disait-il. degré. son étaient opéré exécution même dans sa course dont nommés. laissé emporter plus il plus il s'était par son ressentiment. las de se heurter connaissait bien la part Et vous osez dire que vous n'avez été de ce etc. Alexandre. Par les divers moyens qu'il avait plus grande des choil avait appris sur le compte de M. il traita le prince plus maître Enfin. pourrait dans le conquérant seil de gouvernement. parler L'Emmoine fanatique. il y avait cercle à la cour. l'organisation Personne dans tout avait était pensé à former un conet prête à repréparée.

en public qu'il était constamment et indulgent dans ses relations patient batière.'écouter. et s'y montra aussi assidu qu'au temps de sa faveur. était hésitait qui à répondre. fit le tour de la salle.· n"n une aux A à 1'r. du prince gauche de Bénévent. ne savait pas conserver de rancune. qu'il l'embarras de se trouver seul avec la scène dont il avait été témoin. et s'arrêta devant son voisin de droite. ou ébranlé dans sa conviction par tant d'assurance.1~1~ l'accomplissement avec l'intention Tuileries. par une telle persévérance. traverser à la hâte la salle du Trône. continua de venir aux entrées. parce que le sentiment de sa puissance et son ame supérieure à toutes les petites le rendaient passions Le prince de Bénévent indulgent. qui. ajoute. saiTalleyrand sit toutes les occasions d'attirer l'attention de l'Empereur. l'Empereur de se retirer et de retourner après l'avoir salué à son travail. l'Empereur. que la salle du trône se remplit et qu'il pût la traverser en évitant le tête-à-téte du de Bénévent. L'Empereur. lui. pour qu'il dût l'éloigner à jamais de la gestion des affaires. il répondit pour lui et obligea l'Empereur à 1. ayant à sa main sa tail puisait largement. selon lui. qui. De la place où il s'était prince il salua le premier mis. L'Empeselon son habitude. Quel fut son étonnement le prince de Bénévent d'apercevoir seul auprès de la cheminée 1 Un sentiment de pudeur à l'égard d'un homme si oublieux de l'huavait subie la veille. dans certaines était aussi sévère occasions. reur. plaça de l'Empéreur. après fit rétrograder le ministre dans qui se promena le salon en attendant précédent. et voyant passage que son voisin. mais la curiosité le retint. Il se de la porte par laquelle devait arriver. sacrifier qu'il pouvait rendit de bonne heure fin. laquelle et parlant aux personnes qui debout sur le premier Arrivé au voisin de plan. mais qui était assez coupable.' de Talleydans le troisième volume de ses souvenirs historiques: le récit de ce qui se passa dans la séance du conseil 32 « J'ai privii . Il tourna la tête en passant devant le prince. Le ministre arriva aux Tuileries avant tout le monde et pendant achevait qu'on il voulut d'allumer. La glace ainsi rompue. Meneval. de Talleyrand. questionné. pour aller occuper la place la plus favorable à la fugue qu'il méditait. étaient désarmé privées. l'Empereur échangea quelques paroles avec lui. et fut libre de se retirer. rand. Le dimanche M.PIÈCES JUSTIFICATIVES. heure de ce devoir. était resté cloué à la place qu'il avait qui le preoccupée mier auprès de la cheminée. ne songea pas à interdire sa cour à un homme contre lequel il n'avait pas assez de preuves pour le mettre en jugement. donné v- de se placer auprès pour avoir la faculté miliation dans à qui nous avons emprunté ces détails sur M. 4Q. sans être dése encore sur le concerté. suivant. » M. en dépit du caractère attribué à ses compatriotes.

et qu'il eût été remplacé ministre.• s'était rendu dont le prince coupable trahison dont quelques Mémoires passages M. Il l'entretenait Quand de ses de M. C'est ce ces entretiens? tous les soirs. « A Erfurth. si je devance leurs. . de Talleyrand s'était ses vues retiré. D'ailne sont donc pas la violation révélations qui suivent auquel le public sera le temps marqué par lui-même.. Si cette imprudence il n'avait par pas permis. ~u_. antérieurement furth. sur l'empire venait l'Empereur desseins. Quels étaient presque non-seulement de faire connaître. quelques desquels Il est relatif aux conférences dont je donne plus bas la substance. ottoman. on peut et à la charge de grand-chambellan. de Talleyrand les reproches il adressa l'étendue de la ne connaissait point à cette époque mérités. l'Empereur Alexandre. moires qu'a laissés ont copiés. M. du des services habitude Une longue tous deux au lieu de l'entrevue. de Talleyrand. et auquel homme. de Talleyrand parlait la Restauration. intimes.RÉVOLUTION FRANÇAISE.qui à la diextérieures des relations de réunir le ministère de justes raisons. de Champagny. sonne Depuis Les à cette époque. pourraient son initiation plomatiques. des affaires d'Espagne. a Lorsque rains. gnité de vice-grand-électeur lui devint fuvenir à Erfurth. tout le monde de les souverains du spectacle auquel à l'issue et Taxis. dès cette indiscrétion. comme à l'histoire cet important appartient à présent. de la conduite qu'il avait tenue avec complaisance d'un secret. d'un à l'égard nuisible. et à la rédaction ont été communiqués. de Bénévent bien avait informé avec de la nature le czar chez des madame entretiens la prin- de la Tour assistaient que le prince dans ses Mémoires. en Espagne. et de Russie à Erde France lieu entre les deux Empereurs qui eurent fit en perà la campagne que Napoléon en 1808. que ses secrétaires un chapitre cuil se trouve uns même ont coopéré. Dans les Me. Déjà. rieux. cirdans diverses nécessaire lui en rendait l'emploi de Bénévent prince didans les conférences de ce ministre il jugea que l'habileté constances lui être utià ses vues politiques. A Erfurth. avait des torts envers lui. dans le prince de Bénévent surtout employa neste. ii)8 niqueurs. on me pardonnera initié à ces confidences. matin au lever. L'Empereur à Erfurth. en le faisant dire que celle qu'il commit. l'empereur les emmena par M. s'est chargé de Bénévent mais aussi dans ses causeries chaque le retenait.o: ~· a~ à l'issue de séance à son retour d'Espagne laquelle que tint l'Empereur et les plus les plus violents à M. personnage et des chrodes annalistes il est tombé dans le domaine homme public. J'ignore avec l'empereur conndentielles ses communications si l'empereur nocturnes cesse a été Napoléon que M.J'r. lui a été quelquefois les. l'entrevue d'Erfurth eut été convenue entre les deux souve- ne fût plus de Bénévent le prince quoique Napoléon.

499 11. a dû payer Alexl'empereur de Bénéque dans et la circonspection et produire de fâcheux nécessaires. de l'administration. roulent toujours sans mission enveces comprendra sur des points ne sont peuvent que et s'ils portunité prétés « Le prince de Bénévent ne se contentait de la confiance pas d'abuser de Napoléon en ce qui concernait la Russie. quel point l'expression de ce vœu de Russie en parler avec une apparente du prince de Bénévent ont dû modérer timité avec Napoléon. faites. Ce ministre donnait à ses relations avec l'empereur de Russie et avec le ministre autrichien. d'observer ce qui se passerait à Erfurth et de prendre connaissance de ce qui tramer contre pourrait s'y l'Autriche. n'ayant pu obtenir pour son souverain une invitation de venir à Erfurth était resté à Paris. le baron de Vincent. un motif dont je parlerai tout-à-l'heurer. J'ignore jusqu'à était sincère. Le prince de Talleyrand avoua de livrer ces confidences pas scrupule au czar. Quant à la donnée récompense en quoi elle consista des audiences il faisait l'usage que Napoléon vient qu'on accordait de voir.n-1I'II tenir "l"II" envers )' entretiens du soir. j'ai entendu l'empereur conviction. L'encreur Alexandre à Erparlait Paris. qui. recevoir Il préparait insinuations de son aux dé l'empereur qui lui seraient ardent désir du conseil ce prince aux communications qu'il et l'avertissait du but caché des Napoléon. des concessions mesurées grase proposait de lui faire. et dont je n'aie aucune du prix dont preuve avis. d'Autriohe L'empereur y d& un pécha d'une lettre dont l'objet était de féliciter envoyé porteur l'empereur Napoléon à l'occasion de sa présence en Allemagne. tirer de son alliance. de Metternich. eut ordre de voir le prince de Bénévent et de recevoir ses confidences. « Dans une vent.Plt£ES JUSTIFICATIVES. effets. M.J__ n__ la conduite qu'il ges qu'il duellement qu'il devait furth sister tier.dans ses voulait f71~54 f. M. cette que cet on velléité Mais les révélations son pas ind'augmenter ex-ministre n'ait facilement délicats ainsi de visiter à la science séances sous un tel maître. Il est difficile cependant de croire qu'elles fussent entièrement désintéressées l'Autriche par de sa part. quoique de si précieux voici andre. et de le rassarer sur ses dispositions mais en réalité avec la mission amicales. il rendait à l'Autriche un autre service. fut désigné Il pour cette mission. lorsavec l'oppoint traités être faussement inter- au prince il lui dit . Le cabinet autrichien ne pouvait se passer de la présence d'un représentant à Erfurth. espérait qu'il ne se faisait des avantal'empereur Alexandre. que le de Bénévent prince avait déjà présenté à Paris et à Varsovie dans des circonstances à peu près analogues. En admettant nimé sortes qu'ils les confidences de confidences sont abordés de l'Empereur. du bonheur qu'il aurait d'asd'État et de s'iniprésidé par Napoléon. où ses fonctions d'ambassadeur le retenaient.

de prince qu'il avait étant duchesse qui. Périgord. l'empereur de ce qui se passa à Erfurth développements. héritières pour ses aiL'Empereur garde les riches mon à laquelle a pour Majesté sujette une famille de Dorothée La main de la princesse serait de m'allier. de lui promettre s'empressa chez la de s'arrêter à Pétersbourg. en le privant à l'impuissance le réduire chez manocturnes du prince de Bénévent rendez-vous « Les fréquents finit par être informé. aux cheveux saisissant l'occasion. pour le contraindre la modération.500 RÉVOLUTION FRANÇAISE. l'intention. l'aîné de mes neveux malheur de perdre jeune homme marier m'en reste un que je voudrais avantageusement je dois y renoncer. avait accom- comblerait qui avait Bénévent. . un service Il se persuada signalé à la France. qu'il se chargerait pagné le duc de Vicence faite. lui-même à Napoléon devant le goude régiments. Ce motif le voici sa conduite. à l'ambassade de France de Périgord. d'Alexandre. qu'il rendrait à celle ressemble Une telle apologie et à l'Europe. de la puissance gereux progrès de son . Il venait envoyé de en mourir courrier à Berlin à Pétersbourg d'une fluxion en de était parti «an» victime prea de poitrwe. et l'usurpateur. en retournant avec lui Edmond qu'il emmènerait en Russie. rait tirer pour lui-même reur Alexandre. plus grand Courlande Alexandre. fait par M. avait à parler Napoléon de Russie. « Sire. la raison de connaître on doit désirer Russie et le diplomate autrichien. de Bénévent la main Le prince prince. qu'ils avaient voulu affamer pour leur justification. son itle. sur-le-champ comprit Il s'en de cette confidence. » L'empereur au de son désir d'être agréable protesté dit son intervention. où l'empereur et de la nécessité d'une des grandes-duchesses proposée par ce le parti qu'il pourfélicita avec l'empeil lui dit: maeu le été indirectement de se remarier". infidèles de ces comptables qui se posaient didu gouvernement en victimes déchu. Effrayé des danqu'il allègue pour justifier eut de Bénévent le prince de Napoléon. Il d'espérance mais. dont Napoléon rapprodame de la Tour et Taxis. vernement de la Restauration sant. ses causeries familières serait sœur avec l'empereur d'un divorce. de Talleyrand avec d'amples lui-même. de Courlande. les vœux souvent de mon neveu Edmond. désir dispositions J'ai faveur. la chose comme et qu'il pouvait à la duchesse. Votre des-de-camp. de l'éventualité venu ce prince étant Alexandre. 1 Le comte dre le temps Louis de se de reposer. alors attaché de le faire agréer à Erfurth. du nerf de la guerre. en France. Puis. regarder a Après ce récit. Votre Majesté est dans de si heureuses puisque une de lui demander elle me permettra trimoniales.essor et à arrêter de chercher la pensée l'impétuosité patriotique à de ses projets l'exécution à entraver aventureux. de entre lui.

malgré moi. « Eh bien t mots dont fonde. un peu d'empire enfin. « tomber sur une femme « tude plus cruelle « enfin ce que depuis « 30 novembre. qui. Pour moi. J'ai bout mon rôle de femme dans ce monde. jeté dans » la fidélité de son ministre.errer sur ses lèvres » En prononçant ces derniers mots. lui permirent de tense le souvenir » Elle les prononça avec m'attendrit encore aujourd'hui. dans quelle incertireprit-elle. laissa. . « yeux mon ami. et ne me que ces une émotion proet ses larmes ne dit placée à gauche et je vois Horaussi lès pleurs « Quand j'entrai. de mes Joséphine femmes. qu'aux n'appartiennent « Dans quelle contenance. quel a sinistres dans « et il me fallait répudiée que la mort ai-je vécu jusqu'au jour fatal où il m'avoua C'était le longtemps je lisais sur sa physionomie et qu'il y avait de choses air il avait ce jour-là. son regard Nous dînâmes étouffer de mes larmes. avait pris une auprès d'elle. s'échappaient il ne ce triste dîner. Joséphine mon ami dans ses Mémoires le récit d'une en- à la Malmaison: me tendit la main. avec Joséphine. « temps où. ensemble comme à l'ordinaire. reprenant Il m'a délaissée. de ses yeux. Je ne dis pas un mot pendant à un de ses serviteurs « rompit le silence quel temps que pour demander et l'orage « il faisait. abandonnée. et cherchant à cacher qui tombaient « Joséphine entre mains. n'étant plus sa femme. et lui. me fit signe de m'asseoir la cheminée. « me dit-elle. je vis bien que le temps était à l'orage. son esprit de violents soupçons NOTE 13 (PAGE 214).PIÈCES JUSTIFICATIVES. Quels regards. sur l'ottomane Elle s'assit pas de poursuivre. debout devant la cheminée. « mes yeux. Bourrienne trevue qu'il fait eut en ces termes. sur elle-même « Mon cher Bourrienne. 501 chés contre d'autres avaient indices. qu'elle tenait pressée sa voix et longtemps ses larmes les deux siennes entrecoupèrent puis. pénétré. un de ces sourires douloureux qui de n'être et dont il est impossible pas les derniers j'ai passé à tous les j'étais obligée de le paraître laissent que ceux que les courtisans Dans quel vague. j'ai subi tout mon malheur. « J'ai joué jusqu'au « tout souffert et je me suis résignée.

connaissant laborieux. Nous larités dans les Mémoires trouvons. je crois que je proférai des cris. eus-je la force de répondre. Le vice-roi était une ame élevée. et quand je revins je demeurai à « moi je me trouvai dans ma chambre. ma destinée est plus forte que ma volonté. et que rien n'eût été dérangé de l'ordre qu'il avait établi. Quel air.502 RÉVOLUTION FRANÇAISE. intéressantes sur le divorce n'avait point semblaient de Rovigo. mais le coup n'en est pas moins Il s'approcha un moment tremblant. de l'Impératrice avaient été seuls dans sa famille. à toi seule que j'ai dû les seuls instants de bonheur que j'ai « goûtés en ce inonde. de Napoléon avec l'Impératrice et il n'aurait du duc quelques Joséphine. et je demeurai seule avec lui. était arrivée. me « regarda sans rien dire. sans tomber chose d'imparfait. » – N'en dites pas plus. Je crois fixées. qui aurait institution même. Votre ami Corvisart vous pourra « dire mieux que moi ce qui se passa alors. il aurait pris quelque assurer son héritage au vice-roi. de graves porté deux. son principe et sans de destruction si les deux enfants cependant que. poursuivit Joséphine. Bour« rienne. je ne sais ce « qui se passa en moi. il avait Je lisais dans l'altération quel regard de ses traits le a combat qui se passait dans son ame. de moi. Aussitôt pas à éclater. ces papuis enfin laissa échapper « roles funestes tu sais si je fai aimée! a Joséphine! ma bonne Joséphine K C'est à toi. me prit et moi j'éprouvais un frisson uni- « ne tarda NOTEU (page 218). je vous comprends. » K France. Il était la posa sur son cœur. mais enfin je voyais bien que mon « heure « versel. je crus ma raison « à jamais perdue sans connaissance. arrangement pour parce que la nation eût passé par cette transaction sans secousse ni déchirement. « Mes affections les plus chères doivent se taire devant les intérêts de la la main je m'y « attendais. car quand je repris mes sens « il était près de moi avec ma pauvre fille. tourner sa faire inconvénients. en pu avait particu- « L'Empereur dont les destinées pensée vers d'enfants: déjà dans quelque avec son eux. mortel. « Je ne puis pas en dire davantage. très-bien ayant ses devoirs envers et il se serait lui-même l'Empereur un prince l'étendue de imposé . eut pris son café que Bonaparte il « congédia tout le monde. Joséphine.

était l'Impératrice elle-même. Là. auquel qui parla à sa mère et la porta à ce grand sacrirecondans cette occasion en bon fils et en homme en lui évitant l'éloignement L'Empereur qu'il établit des explications était un sacrifice ayant d'une douaussi naissant loureuses à son bienfaiteur. . « Ce qui m'a donné tout le système du gouvernement qui lui au- vu l'Empec'est que j'ai toujours opinion. Or. téresser un État puissant à l'ordre plusieurs sans oser larmes dant ont fois à cette lui parler communication il craignait pour trouvé le chemin une il en dit l'arrivée qu'il voulait faire à l'Impératrice.PIÈCES JUSTIFICATIVES. totale. lequel de les jours et passait le reste de la soirée en présence de sa descente du trône. Mais ensuite discordes qu'il voulait principalement assez puissante de se donner une alliance sait la nécessité pour que. à son projet les toujours il crut avoir rencontré le plus sûr occasion favorable Cepenavant de mais il de mandé quitter Fontainebleau. en conséquence. la déclaration de l'intention dans laquelle il avec Joséphine qui était présente. les lois que cela était d'usage à avaient de ces sortes de contrats. Régnault de Saint-Jean-d'Angely. ne s'expliqua pas avant venir fice ce fut lui-même il se conduisit et dévoué avec mots à l'Impératrice. « Tels furent à rompre un lien auquel les motifs qui le déterminèrent il était attaché c'était moins pour lui que pour »»depuis tant d'années Il pensa de choses établi en France. était relatif au sort de l'Impératrice. fit. un désagrément pourencore éprouvé sur lui. quelques il avait du vice-roi. en sanglotant. elle les suites de sa sensibilité de son cœur. Il espérait de guerres dont ce serait sortir il voulait à tout prix. une compagne dont pénible qu'il était sensible pour elle. et l'Imdans cette fit à haute voix l'Empereur était de rompre son mariage pératrice. prévu la dissolution des personnes un jour fixe. de son côté. tel Joséphine dans le temps où il s'était marié. la même déclaration. l'archi-chancelier circonstance. parmi lesquelles et M. parce qu'il qui dinait tous pressa souffrait le moment de l'état dans de la dissolution réglé tout ce qui manière grande sans doute du mariage. il reconnaiséviter. 805 de consolider l'obligation rait été remis. Il n'y avait enpersonnes qui étaient les témoins tre lui et l'impératrice aucun autre lien qu'un acte civil. et généreuse. dans cette le cas où son eût aussi pu lui que eût été menacé par un évènement système d'une ruine servir et se préserver d'appui un moyen de mettre fin à cette suite elle quelconque. parce part il que d'une tant pas à l'idée de fixer son héritage tombé dans les et que par là il serait avait des parents plus proches. et il disait qu'il n'avait pas reur content de sa soumission quelquefois Il ne s'arrêta de la part du vice-roi. il y eut le soir chez l'Empereur une réunion dont étaient l'office était nécessaire M.

Ce FeMgn fut elle qui sollicita l'Empereur de le remettre eu pouvait pour s'accoutumer il envoyait souvent savoir fonctions après la conjuration <ie . où il avait été s'établir. entourée d'une peuplade d'enfants par ses bontés. temps demandé presque pas eu un jour de sa vie où elle n'ait quelque grâce elle ne connaissait pour quelqu'un que souvent pas. en fit l'application et déclara le mariage dissous. Elle Joséphine. la loi. neurs. parce savait tout ce qu'on qu'elle ne lui disait jamais que du bien de presque Elle fut même utile à M. son séjour à la Malmaison. De son côté matin. ses ennemis il n'y a même en ont été protégés. qui le servait. faisait ce qu'il à être seul à Trianon. une fois à ce chacun la seet fort « L'Empereur.604 RÉVOLUTION FRANÇAISE. mais qu'elle savait n'a mériter son intérêt. D'après et descendit une fois remplies. en disant des de qui était encore tout plein du souvenir avec beaucoup descendit du rang suprême de la perte des honétait dédommagée qu'elle d'avoir obéi à la volonté de l'Empereur. de son côté. Sa prévenance envers aimée. le grand chemin ne fut qu'une la mauvaise procession. parce que jamais personne tout le monde fut la même. « Le prince archi-chancelier lecture de l'article de ayant fait donner au cas présent. dans ses dépenses et dans dont les lui impoli que de ne pas en revenir Elle comblé. étant impératrice. pour aller s'établir l'Empereur alla le même jour à Trianon il ne voulait seul dans cet impas rester mense château l'impératrice de résignation. malgré comme un devoir de s'y présenter au moins de Paris saison. accepter on ne pouvait entrer chez et dotées La méchanceté un peu de prodigalité faut-il l'en blâmer ? reprochait On n'a pas mis le même soin à compter les éducations qu'elle payait pour des enfants de parents on n'a point parlé des aumônes indigents. Fouché. à s'occuper des auToute sa journée se dépensait peu d'elle. elle partit le lendemain à la Malmaison. quitta par la cour: Tuileries. que sorte se rendre tres. « Les formalités reur. années été avaient elle a établi elle mariées était ses dernières mères un grand nombre de familles. Elle la consolation mais ne la quittèrent pointé on l'avait toujours ne fut si bonne. des arrangements convenus à l'avance. Tout le monde la regretta pour l'Empereur. été auparaqu'elle l'avait elle donnait avec profusion et avec tant de bonne grâce vant qu'on aules coeurs rait elle cru être sans nui à personne dans le jamais de sa puissance. « Pendant château regardait maine. qu'elle faisait porter à domicile. l'Impératrice prit congé de l'Empedans son appartement qui était au rez-de-chaussée. qui avait voulu en quell'instrument de son divorce un an plus tôt •.

part à cet évènement été sa propre affaire. je crois il y aurait été le plus souvent lui-même. reine de Bavière'. » il ne restait à Paris que quelques membres de la famille de l'Empereur. pératrice. et la les opinions de tout le monde. l'arà l'alliance M. cela avait de l'Empereur que le mariage de toutes les conversations. Le roi de Naples. aux Tuileries. et le sujet aise de se Il voulut celibre pour autre chose.PIÈCES JUSTIFICATIVES. son conseil consulter H fut dans cette grande occasion. M. voir était devenu l'anecdote il était du jour aussi bien De son côté. en faisaient partie. privé. de voix fuprincesse Beaucoup de la Russie et l'Empereur en ayant rent en faveur demandé les mode remarquer était la crainte que le principal qu'une autrichienne ne fût accessible à quelque ressentiment princesse particusuite de la mort du roi et de la reine de lier par sa grande-tante. tels que quelques désirant l'alliance de suite. Fouclié « L'état M. SOS de l'Impératrice à la Malmaison. il dece qui vaudrait manda d'abord mieux une pour la France. qui intéressait quelques tifs. pendant. autrichienne. de raisons de fixer promptement « Il y avait beaucoup pour désirer car chacun avait pris comme si tous les esprits. Ce fut le dernier. de bonne grâce. mais alléguant d'autres projets étrangers peut-être et l'Autriche transactions politiques. c'est-à-dire. de disbeaucoup Il avait pris un au service de l'Im- princes qui étaient soin de ce qui concernait la particulier d'honneur de laquelle il avait fait attacher que l'on procurât venus lui faire visite. eut occasion . A Paris. présentant « L'Empereur aimait à connaitre la Rustel qu'il était. pations « A l'occasion de cet évènement. il avait appelé membres de sa famille ils vinrent lui tenir compagnie des nouvelles et la reine celui passa des de Bavière souverains arrivèrent de aussi à Paris dans l'Allemagne masqués lui-même que sans à Paris ses occu- quelques à Trianon. ques opposants chi-trésorier. tous les princes étaient retournés chez eux. des dames du palais A la fin de janvier. afin d'avoir l'esprit marié. de Talleyrand. on aime tant à causer de tout. France. d'épouser de Russie ou une princesse autrichienne. L'hiver se de ce genre. au nombre desquels était de la question y fut posé sie ne disant pas non. les ministres. des motifs de retard qui couvraient à cet évènement. considération qu'une Or ce n'était secondaire. le roi en bals gaiement recommanda L'Empereur traction aux qui y resta et autres divertissements ce temps-là. assemblé qui y fut un des plus énergiM. l'archi-chancelier.

f madame l'archiduchesse Marieagir autrement. de l'expliquer je n'ai pas jugé convenable davantage. c'est-à-dire la classe marchande. et même de l'approcher que quelqu'un. pour la Russie. « Comme ceci est purement une arwilote. A.906 RÉVOLUTION FRANÇAISE. qui n'avait pas toutà-fait perdu confiance dans les augures. R. J'ai de me convaincre de petits intérêts pinion que beaucoup avaient personnels concouru à faire changer aussi prompUment les résolutions de l'Empereur. prise. donné ne fût plus depuis. la main de S. signé en même temps que la demande en forme de l'archiduchesse pour qu'il eu occasion. l'intervention de cette puissance en faveur d'autres intérêts qui devenaient étrangers à la France. quelque fondée qu'elle soit.) NOTE f5 (PAGE 255). Marie-Louise. cependant observer pu du rite grec n'aurait que l'exercice pas plus troublé l'Église les et les Juifs. elles . (Mémoires du duc de Rovigo. n'avait nui aux de pas projets l'Autriche. russe nous aurait que l'influence dominés de la même manière à s'établir qu'elle cherchait On aurait partout. et l'Empepersonnes qui penchaient. avec parce que son âge lui convenait mieux. dont la fatalité a superstitieuses voulu qu'une partie se réalisât. que l'Empereur serait et mille autres prédictions malheureux. disait que les alliances avec l'Autriche avaient été fatales toujours à la France. reur n'ayant de motifs raisonnables pas vu qu'on lui assignât pour en se décida pour S. « Cette que décision soir une fois si rapidement. madame ment. 1 iy. Lorsque l'Empereur se fut prononcé. pour réclamer. et que la manière Louise. que protestants « Le peuple. qui avait les facilités de très-près. A. on en mena l'exécution de mariage de l'Empereur fut dressé. la présentait l'Autriche était faite pour lui inspirer laquelle de beaucoup confiance. «Les premières douleurs se firent sentir la veille au soir. que on écrivit l'on y avait en Russie formé. d'autres. Conséquemsuite au projet de l'o- le même le contrat par lui et envoyé à Vienne. dans un autre temps. par cette raison. tout le monde trouva qu'il avait pris le meilleur parti les uns disaient russe aurait qu'une princesse amené un schisme dans la religion.

de la cour. et dames grands dignitaires. serait l'accouchement très-vives. suivi de l'accoucheur. par les mots les plus L'Impératrice était augmentaient allait la sacrifier. avec reporté vive anxiété enfant un faible membres officiers premières M. il contemquand Les mère.PIÈCES JUSTIFICATIVES. préféré assister (MENEVAL. L'archi-chancelier accourut en toute hâte. les principaux les lorsque du matin. il ne donnait avait une cri cet aucun enfant signe toute cet si désiré vint au de vie. qui mais le docteur parce parfaite faisaient Dubois que présager ne tarda que pas furent s'apercevoir qu'il tait de côté. Il s'approcha de son lit en dissimulant sa et femme. après douloureux. embrassa tendrement rassurants. les plus mais la plait Les de terreur. Dulorsque à l'Empereur de vives inquiébain. été mandés au palais mais vers cinq heures pourrait n'avoir inquiétudes. et annonça. de Luçay et de Montesquiou étaient seules restées avec le les dames et les femmes de chambre. douleurs criait inquiétude. . sa maison de » t. L'Empereur passé de la nuit la voyant il remonta auprès ct'elle dans endormie son appartement. d'annonce. S07 elles cessèrent et l'imsupportables jusqu'au jour alors. sa L'Empereur. i. avait le commencement pératrice put s'endormir. sa joie. jour rassuré sur l'état de son fils. L'Empereur bois ouvrit brusquement que très-difficile. et successivement arrivèrent le prince de toute la cour et les principaux Neufchâtel. la porte. était qu'on L'Empereur extrême et disait que si l'enfant agitation. était dans une l'enfant les préliminaires tudes. hâte une robe l'Impératrice. qui devaient être témoins de l'accouchement. et l'encouragea d'intensité. douleurs se firent pensé que ce dernier les avaient sentir apparence fit évanouir ses inanimé. FIN DES NOTES DU CINQUIÈME VOLUME. à une bataille. se présenM. Une heure après. de l'accouchement lui donnaient sécurité. et. les efforts Enfin. Sans lui répondre. son passa descendit à la chez hors du l'Empereur s'élança de xhambre. fonctionnaires de l'Etat. sollicitude sur en c'était un fils. frappée dans une bien. dans l'effusion de L'Empereur. l'Impératrice fut à éveillée par des serait douleurs prochain. Dubois que poussa de la famille impériale. tout le monde.) l'Impé- il Napoléon et Marie-Louise. annonça lui-même la naissance de son fils à toute était encore ému du spectacle douloureux de l'accouchement et disait qu'il aurait ratrice. l'Empereur mesdames de Montebello. tout troublé. que dans ayant la délivrance lieu vingt-quatre avait renvoyé heures. ne pouvait venir à il fallait avant tout qu'on sauvât la mère. médecin. et se mit au bain.

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d'Angleterre.TABLE UHB JJVÏIÈKKS. Napoléon de l'amiral elles font échouer d'AngleFautes l'expédition Villeneuve. Recensement – Inauguration organisation de Napoléon populaires. . DéputaEugène à Paris. Voeux de de à Aix-la-Chapelle.l'Angleterre. en royaume. Protestation et de Russie.prête de Louis XVIII. à l'exception de celles Toutes les cours reconnaissent la nouvelle de Napoléon. but. de clémence camp des de prix Boulogne. CHAPITRE PREMIER. son vice-roi d'Italie.-Son Sacre au au roi séjour et couronnement Champ-de-Mars. Invasion – Napoléon vient dénonmille hommes. – Napoléon Institution de l'école Polytechnique. Actes serment. italienne constitution de la Hollande. contre l'Autriche. La République changée Nouvelle Brienne. Réorganisation . Il-visite avec Sa dernière entrevue pape – à Milan. de la Rassemblement se rend au camp de Boulogne. Son Milan. à Notre-Da