Histoire de la Révolution française, du Consulat, de l'Empire, de la Restauration et de la Révolution de Juillet / par [...

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Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

Ferrand, Jules (1817-1894),Lamarque, Jules de (1820-1878). Histoire de la Révolution française, du Consulat, de l'Empire, de la Restauration et de la Révolution de Juillet / par MM. J. Ferrand et J. de Lamarque.... 1845.

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HISTOIRE
DE LA

RÉVOLUTION
FRANÇAISE.

HISTOIRE
DE U

RÉVOLUTION
FRANÇAISE
DU CONSULAT, ET DE DE LA L'EMPIRE, RÉVOLUTION DE DE LA RESTAURATION JUILLET if MM. J. FKRRAWD l'Af ET J. 1>E LAMARÇDE:

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D. CAVA1LLÉS, ÉDITEUR,
AU BUREAU DES
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PUBLICATIONS
RUE VIEILLE-DU-TEMPLE.

HISTORIQUES;

1845

HISTOIRE

DE

LA

REVOLUTION

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DEPUIS

i

1789

jusçc'bm

1830.

EMPIRE.

CHAPITRE PREMIER.
du gouvernement du sénatusProclamation impérial. consulte Rétablissement organique. Le des sénat anciennes prête «™ formes.

Organisation

Adhésiondesdépartements.-Manifestationcluclergé.-ProtestationdeLouisXyin. et de Russie, d'Angleterre de celles à l'exception de l'Europe, les cours Toutes de la conJugement de Napoléon. la nouvelle dignité reconnaissent de Suéde, de l'Empereur. Actes de clémence etc. de Pichegru, Georges,Moreau, spiration de Boulogne. au camp Napoléon de la Légion-d'Honneur. Inauguration des prix décennaux. Institution de l'école Polytechnique. Nouvelle organisation Recensement à Aix-la-Chapelle. en Belgique.Son séjour de Napoléon -Voyage à Notre-Dame. de l'Empereur et couronnement Sacre des votes populaires. du corps législatif. Ouverture au Champ-de-Mars. des aigles Distribution à ce ™a** de lord «^*£ Réponse roi d'Angleterre. au olfre la paix Napoléon de ^"«wmj Voeux de Fox et du parti anglais. sujet dans le parlement en ^«ujjen la nouvelle Comment paix. Ils sont repoussés par la majorité. changée La Républ qu italienne de la Hollande.constitution Nouvelle France, à Brienne.pour Milan. Il s'arrête Son départ roi d'Italie. en royaume. Napoléon de Made bataille le champ Il visite avec le pape à Turin. entrevue sa dernière i
V. 1

2

(1804} Son couronnement à Milan. rengo. Création de l'ordre de la Conronne-de-Fer. Réunion de Gènes à la France. Le prince vice-roi Eugène d'Italie. Dêputation du sénat de Lucques. Retour à de Napoléon Paris. Plan de son expédition maritime contre l'Angleterre. Mouvements des flottes françaises. Traité d'alliance entre l'Angleterre et la Russie. de l'Autriche Coopération et de la Suède. Troisième son but, coalition; ses forces et son plan de campagne. de Armements l'Autriche.se rend Napoléon au camp de Boulogne. Rassemblement de la flottille. Fautes de l'amiral Villeneuve; elles font échouer l'eipéditlon d'Angleterre. Colère de Napoléon: elle lui inspire le plan de la campagne d'Austerlitz.Marche des armées autrichiennes. Invasion de la Bavière. Napoléon vient dénoncer au sénat la guerre contre l'Autriche. Levée de quatre-vingt mille hommes. des gardes Réorganisation nationales. L'empereur part pour l'armée.

RÉVOLUTION

FRANÇAISE.

Il ne nouvelle ère venait de s'ouvrir. Après s'èSfti'e propagée au-dedans par la dictature repréla révolution, sentative, dans un personnifiée f. allait se répandre homme au-dehors & -ur-par la dictature militaire. A la parole devait succéder le _#. "1'0.t'I~ et comme ce fleuve qui ne couvre les glaive campagnes les la France, d'Égypte que pour féconder, en débordant sur l'Europe, n'allait accomplir qu'une mission civilisatrice. Elle avait vaincu entrer les rois elle voulut un maitre les humilier dans leur en faisant famille; et un soldat ou plutôt qu'il leur commandât

pour ainsi dire, de plus haut, le trône qu'elle plus éclatant avait foulé aux et l'y plaça rayonnant pieds. de gloire et de C'est majesté. là qu'on allait voir Napoléon de nouveaux accomplir prodirétablir de ges, l'empire mettre dans sa couCharlemagne, che la fille des Césars, et reculer, ainsi qu'il l'a dit luiles limites de la gloire. même, le sénatus-consulte D'après du 2 floréal an xh organique ( 18 mai 1804), Napoléon Bonaparte était déclaré empereur des Français; la justice devait être rendue en son nom par

pour elle releva

des cérémonies. électoraux. Paterson. impériales.(1804)1 des officiers institués kmpiuç. grand-écuyer. On des grands les cordons. consti2. l'arrêté du peuple à l'acceptation se fût exsans attendre que le suffrage populaire Napoléon. de la succession impériale. Palais Ségur l miss fut grand-électeur. monsous l'ancienne De même qu'au château de Versailles. Joseph à succéder et Jérôme était impériale de primogéniet Louis Bona- A défaut d'héritiers étaient appelés parte de Lucien l'exclusion On attribua On remarqua à Napoléon. de l'empire. Berthier grand-veneur. les aumôniers. l'étiquette et & excelLes titres d'altesse créa des princes français. La nouvelle de Baltimore la fille d'un négociant la réen outre. sénat. Bonaparte Fesch grand-aumônier. du les attributions de l'Empire dignités gence. le cardinal Lebrun archi-trésorier. des collèges des lois. les grandes du trifaunat du corps législatif. les prérogatives tution réglait. et par ordre en mâle directs. Cambacérès du Caulincourt grand-maître Joubertot. lence Louis reparurent. de mâle La dignité par lui. Bonaparte archi-chancelier. les grands laquais aux Tuileries on vit reparaître archie. 3 héréditaire ture. les écuyers les chambellans les pages. et des petits jours. Duroc grand-maréchal Talleyrand grand-chambellan. et de la promulgation l'ordre judiciaire statuait au sénatus-consulte qu'on Un titre additionnel soumettrait du sénat. prit possession primé sur cette grande question. à ses opinions du premier républila disgrâce l'un et repoussés mais la vérité est qu'ils ne furent caines sans mariés l'autre par leur frère que parce qu'ils s'étaient le second à à une actrice le premier son consentement. Joseph connétable. Madame . du conseil d'État de de la haute cour impériale.

aux assemblées entièrement tion nationale statuant sur des questions autrefois réservées Le pouvoir représentatives. la proclamation du elle fut faite par le chancelier du sénat. républicaine de l'Empire Masséna. qu'il et en chargea plus tard par eut lieu. Serrurier. mais il Ainsi au sénat au gouvernement. Lannes aux Au- généraux gereau Davoust. passa législatif et au conseil et la représentaLe corps législatif ne rele tribunat seul avait cond'État. Le clergé fit plus vation de Napoléon comme un acte providentiel l'a appelé des déserts de l'Égypte. suivirent l'armée. Jourdan. de la police devait Ney. (1804) ce gouvernement qui avait disparut républicain tant d'orages et que tant de sang avait cimenté. avait Fouché sa chute Ensuite 1 Kellermann le ministère arrivant faute qu'il Lefebvre. majesté. et l'on exemple d'être fidèles pieds et se dirent la magistrature. et Pérignon supprimé première au Consulat expier générale. des présidents du corps législaaccompagné tif et du tribunat. le sénat prêta serment de fidélité à l'Empereur. Moncey. Le 27. il célébra l'élé« Dieu. et d'un nombreux et magnifique cortège. ils l'appelèrent cet à quatre constitutions du nouvel élu de la fortune juré se jeter aux ses sujets. présentait plus qu'un souvenir servé quelque trace de son institution ne devait pas tarder Napoléon conféra Berthier. comme l'exemple Napoléon se considérait le seul et véritable représentant il parlait soude la nation verainement.4 RÉVOLUTION FRANÇAISE. sénatus-consulte en personne. un autre . Soult. Mortier. Dans tous les départements de la France. en grande pompe. comme disait-il. A traversé de la Convention. les fonctionnaires. les autorités. Bernadotte Bessières Il rétablit en à disparaître. le grade de maréchal Murat. Brune. vit les mêmes hommes qui avaient successives.

par sa main puissante. à jamais. ont le titre depuis amené l'ouverla crise actes effrayante je déclare états-généraux dans laquelle que. disait-il. de Bonaparte. dans l'orimes sougine. a été nul. dont les droits trahir donc. Mais. Prions le Très-Haut ici. çoit des mains de Dieu la couronne. le nouvel Auguste. tation contre ce qu'il appelait l'usurpation « Ce nouvel acte d'une révolution où tout. qu'il protège. tations ture des contre tous ne peut sans doute infirmer à tous les de ma conduite ne sont lésés que les pas moins la cause commune en gardant le mes protesaprès avoir renouvelé illégaux qui. je proteste donner il pourrait contre tous les actes subséquentsauxquels lieu. n r n n rv S le sage empire de la France Moïse. retiré alors à Varsovie adressa Cependant une protesle 6 juin à tous les gouvernements de l'Europe. » Cette protestation trouva rentes. droits. impérial que de se faire déférer qui n'a Bonaparte par un corps contre ce titre et pas même d'existence légitime. envoyés » C'est l'auteur de Napoléon. et Napoléon n'y répondit la France qu'en indifféet l'Europe la faisant insérer dans de reconnaître . du peuple envoyé par le nous trace dans le règne de Josaphat. Bonaparte Seigneur. comptable verains. parce que tel est l'ordre envers ainsi que l'Église se montrait reconnaissante du concordat. et des hommes. – Napoléon fera concorder Le doigt de Dieu est avec le divin empire de Jésus-Christ. -1 Il r n EMPIRE. vient loin de France. par lui. l'image soumission du gouverlui est due. miens.ce prince nement comme parut dans L'Écriture chéri accompli dominant de Dieu l'assemblée vive -Qu'il cet empereur qu'il commande si grand. qui reNouveau Matathias. les je croirais Je déclare silence.s (1804. se trouvent la France et l'Europe. Louis XVIII. l'homme de sa droite. La sur tous à ses ministres comme de la Providence.

dans la coalition Il demandait du royaume de Naples et du Hanovre. (4804) le Moniteur. à cette affaire. la cour de Russie gémissait sur le sort du duc d'EnNapoléon qu'après héréditaire d Au- On continuait à négocier avec elle relativement ghien. C'est au milieu des réjouissances publiques du la et joyeux . le rétablissement du roi de Sardaigne. etc. pour eux individus. que tous les intérêts nouveaux ont un centre fixe tout est fini pour les Bourbons. la parité avec la nouvelle disait-il. des deux nations se retirèrent des deux respectivement cours. Cependant que celui de Vienne ne reconnut II se fût proclamé empereur François « pour garder. mais aujourd'hui que la dignité impériale est élevée sur les ruines de la monarchie. et. à l'exception de ceux de Russie. dit ce journal.6 RÉVOLUTION FtANÇAISB. les soutient. L'instabilité du gouvernement au milieu des triomphes de la République flattait encore les espérances des Bourbons. Alexandre avait pris et fait prendre le deuil par ses ambassadeurs. triche. tous. rois. les négociations les ambassadeurs rompues. reque l'on pouvait garder comme un sinistre présage. « évènément. insolemment avec et signa avec l'Angleterre France. ni « L'intérêt nationale ni l'un et la force des peuples. On ne put s'entendre. » Or. dans la foule des La révolution a jeté entre la France et les Bourbons un mur de diamant. fait les Quand ils n'ont plus ils rentrent l'autre. et de plus puiscontre la France. ainsi qu'on l'a vu. » Tandis que Louis XVIII frappait vainement aux portes des cabinets. sants Mais ce n'était le jetaient l'évacuation motifs là qu'un prétexte. » Dégouttante encore du sang de Paul Ier. saluèrent de l'Empereur. disait-elle. elle rompit Quant à la Suède. maison de France. un traité de commerce de subsides. d'Anl'avènement gleterre et de Suède.

BufJoyaut à deux par un années grand de détention. conquis de-Justice étaient encombrés. Jean Cadoudal. Ce général inspirait le un de ses amis entra tout et quand plus grand respect dans la salle. la sentence zier. Rolland voulut et Hisày signaler. Réduit aux supplications envers Bonaon a vu qu'il s'était humilié en vain. d'une foule immense. à-coup tout ce qu'il y avait là de militaires se leva spontanément et lui présenta les armes ils avaient reconnu le fils de leur Mais Moreau. Lelan et Merille. que la faveur ne voyait en lui que le grand capitaine. n'était tions le prouvèrent assez. en partage. de ÎOCharles que trop qui furent évidente faites ses lettres et les diverses dépositel Cependant. d'Hozier. 7 maété lui- le grand dont les que s'ouvrit procès chinations de Drake et des agents n'avaient anglais incident. Rochelle. avec un jeune enfant dans ses bras. ban. Moreau. attirait sur lui l'attention. Armand de Polignac. dans sa prison (l)1 il avait ainsi saula gloire de celui qui avait supplice les abords du PalaisChaque jour. pressait dans l'auditoire. Gaillard. Lemefcierj furent condamnés à mort. . fut enfin Russillon. le vainpublique quêUr dé Hohenlinden. Ducorps Picot. Sa culpabilité parte.(1804) avènement. Ori se ferme Georges. Napoléon le com- 1 Voyez les justificatives à la fin du volume. acte de clémence. s'était qu'un Déjà Pichegru fait justice même. Léridant. pièces Lajolais. de Coster rendue Bouvet Georges Cadoudal. EMPIRE. qui avait reçu la bravoure du soldat général. Jules de Polignac. était le prestige encore attaché à sa renommée. vé de en se suicidant l'infamie du la Hollande. Louis Victor. par son attitude et résignée. Rivière Saint- Devillè. il se montra manquait du courage du citoyen faible et pusillanime. Après douze jours de débats. Roger. mais le grand nom de Moreau dominait tout le débat.

• Voici « comment. la conspiration consulté mon conseil. se Napoléon non qu'il mais il était son demi-acquittement tomber la tète de ce général. mon premier pourtant j'héde Georges. Napoléon. c'est à ma vie touché de ses larmes » votre mari voulait je puis donc lui pardonner. à Moreau. avec tout l'argent qu'il voudrait. et Moreau partit pour il commua où. tout voir avec vende sans lui. sur lui suffisait pour que nous ne pussions qui pesait le trois ans. VL) pendant comme complicité un voleur un de mouchoirs. ou pour ces imbécilles la République dit que le soupçon fait venir. . je Quand pas d'une mûrement. Lesimbêcilles! assez fortes des charges pour une condamnation Moreau aller la fut unanime. avec il aurait dû finir ses jours. sa peine en exil. petite Leut à mort. je l'aurais sur la culpabilité qu'il feplus vivre ensemble. Il mourut montra eût dans fort irrité faire de voulu l'intérêt avec Quant douze de ses complices. était compromis dans fois que Moreau on me dit pour la première Quand fut de le mouvement croire. de les examiner je leur dis qu'il ne s'agissait je leur demandai contre s'il y avait franchement d'eux me dissent et j'exigeai qu'ils aflaire. et de sa politique qu'il fût conde sa position Néanà le désarmer sauf ensuite par le pardon. J'en fait faire. qu'il pouvait prétexte prendre en Europe pendant rait bien de voyager une misdes dernières de bataille guerres. Madame de Polignac la grâce de son époux à ses pieds. je ne m'y toutes les pièces sous leurs yeux. lui aurais les de cessé d'être un drapeau pour grognards et son nom aurait plus été dangereux. ces trois me animaux sa je déclarent au la lui aurais années. Bourrienne. s'il préférait de visiter les champs réponse fut Sion ces que rait Qu'en faute je l'ai extraordinaire. de ralliement. eût élevé des doutes Si le conseil de royalistes.8 mencement RÉVOLUTION FRANÇAISE. bien certainement tombée sur l'échafaud. que. lui dit-il. mes comme ses qu'il quitte la France. n'ai pas besoin car il n'y avait plus à reculer. damné. arrangerait à une condamnation capitale. pas encore ferai-je qu'ils eté. la seule grande si e'était Encore vous avez été trompé – Oh oui. qu'on ce sele garder? que j'en fasse? Que voulez-vous Qu'il ai assez Sire. implorant « Madame. ce grand maître. moins. qu'en mais encore leur peine à sept autres assassins Il remit subit la sienne Georges avec fermeté. point au Temple? m'eussent je ne puis mais deux [Mémoires de Bourrienne. Mais ou quatre le temps. je lui aurais de Moreau. je crois même de vous dire. qu'il premier donnée. ne serait je la tête de Moreau que jamais il n'eût d'une condamnation capitale. (18(H) vint se jeter de son règne. pour dans un les États-Unis.le procédure. sa gloire. Alors je laissai qu'elle affirmative. ne peut se soustraire me le condamne et voilà chef est évidente. il s'exprimait à ce sujet entretien Bourrienne. fis mettre en furent les membres réunis. mais placé sous le coup fait grâce. » t. biens et yeux. avoir déterminai qu'après sitai à le faire arrêter. tout. que.

base première de nos institutions. des ministres. et fit l'appel des prononça de la Légion. vous jurez sur votre honneur silence. jour deux fois mémorable par la prise de la Bastille et par la première eut lieu l'inaugufédération. si ordinaires principes Ainsi. dignitaires des maréchaux. des grands de la couronne. Napoléon. C'est dans l'église des Invalides que cette solennité fut célébrée. A droite Belloy. « Commandants. Alors. Vous le jutous les membres de la Légion-d'Honneur. toute entreprise qui enfin. ration de la Légion-d'Honneur créée par la loi du 29 mai 1802. le clergé. ayant à sa tète le cardinal de à son entrée dans l'église.(1804) bmpire. etc. Après gion-d'Honneur le grand-chancelier de la Léun discours. léau milieu du plus gionnaires. il évoquait les grands de la révolution . se rendit à Napoléon au milieu d'un brillant cheval. Ce jour-là. tenaient des lits-de-juslorsqu'ils se couvrit tice. rez? » Aussitôt vant les mains. entouré de sa garde. dans par une la vie de l'Empereur accompagnèrent de ces contradictions étranges. consacrées tice. Napoléon officiers. Paris vit pour la première fois l'éclat de la pompe impériale. et les la raison ont propriétés qu'elles par tous les moyens que la juslois autorisent. au lieu cortège militaire. citoyens. maintien vous jurez de de la liberté à rétablir de tout le régime féodal votre pouvoir au et de l'égalité. vint le recevoir de l'autel s'élevait le trône impérial Napoléon l'occupa des colonels-généraux seul. 9 Le 14 juillet. soldats. profond de vous dévouer territoire des lois au service dans de de l'Empire son intégrité et à la conservation à la défense et des de son de l'Empereur. de la cérémonie grands-officiers ciens rois de France. dit-il. tendrait concourir la République de combattre. à l'exemple des anla messe. leet-des cris de vive s'écrièrent Nous 'le jurons ce serment.

qu'ils tentèrent sions sortirent victorieuses arriver ports. daise pour le transport bâtiments de la flottille de ses troupes. Il était accompagné . le 18 juillet.10 au moment même RÉVOLUTION FRANÇAISE. qu'il entreprise méditait. Les embarquer efforts commandait hommes Anglais des convois pouvaient s'y faisaient tous leurs français la réunion pour empêcher ils échouèrent devant Brest. Il s'y montra dans tout l'appareil de sa puissance et dans tout l'éclat de son nouveau rang. De grands prése faisaient sur les côtes de la Manche. Harfleur vainement de tous d'incendier. et Marmont avait sous ses ordres la marine hollanJunot. Oudinot celui de Saint-Omer où il avait remplacé Boulogne. la grande par sa présence. personnelle Napoléon ramena toutes ses pensées vers le grand but qui n'avait cessé de le préoccuper tout le temps pendant en Angleterre. ces combats. dans Nos diviet purent les différents elles les en et le Hàvre. l'étroit canal qui se rendit. où il venait de les (1804) il parlait détruire et de liberté. cents Déjà dix-huit étaient construits cent vingt mille en trente heures. Dans les paratifs transformés cette activité en chantiers prodigieuse et en arsenaux. Consul après la paix de Lunéville on se disposait à l'exécuter depuis la rupture du traité d'Amiens. Davoust les camps de Dunkerque et d'OsSoult celui de tende. étaient séparait. au camp de Boulogne Napoléon afin d'activer. et déjà elles n'existaient d'égalité plus. son ambition satisfaite. l'invasion Directoire de son consu-projetée par le et par le Premier après la paix de Campo-Formio. Cette descente lat. que Napoléon on travaillait savait si bien ports avec inspirer. Cependant. yeux fixés Rassemblées sur la impatientes de franchir Grande-Bretagne. à leur et les destination. Ney ceux de Calais et de Montreuil.

D'heureux solennité. jour de sa fête. les colonels-généraux. ranger ses deux frères. le soleil. main. présents . dont la nature avait de ce trône environné d'étendards devait Au un se placer fait tous les frais. et dedrapeaux se disposaient que en li- des aigles d'or. pour assister à cette imposante milieu de cette plaine creusée s'élève circulairement. Le 15 août. i et des officiers de l'Empire près d'un mois que Napoléon passa des 44 grands sur les côtea les revues et les manœuvres militaires se sucde Boulogne. les troupes ceux de l'étoile d'hongnes comme autant de rayons figurant A l'arrivée de l'Empereur. Il n'en fallut pas davantage elle vit dans cette simple découverte tions de l'armée. rassemblé© au nombre de quatre-vingt joie de toute l'armée. Le 15 août. et elle en augura favorablement le doigt du destin. se battirent aux champs. nom de tour de César.(1804) de ses deux ftères dignitaires Pendant EMPIRE. pour celui qu'elle appelait son empereur. le grànd-amiral de l'Empire. mille hommes. Joseph et Louis Bonaparte. sous les ordres du maréchal Soult. les maréchaux les grands officiers de la couronne. les ministres. semblèrent de cette marquer l'approche présages où l'on construisait la tente de A la tour d'Ordre on découvrit quelques vestiges camp rola Grande-Bretad'un jadis tracé par César* pour menacer les superstipour réveiller gne. se leva radieux. Il voulut faire de cette fête celle de son armée. à ses côtés vinrent mille tambours surmontaient Murat. dix neur qu'elles allaient recevoir. cédèrent. dans une cérémonie. vaste plaine. les sénateurs à Boulogne. monticule comme Autour c'est là que l'Empereur régulier sur un trône. l'Empereur. La tour d'Ordre reçut le toutes nos protéger qui semblait etfut salué par les cris de grandes journées. avait été indiqué pour distribution de la Légion-d'Honune de croix grande neur.

et des acclamatous les regards se dirigèrent tions universelles saluèrent le convoi. de la flottille de qui. la flottille rentra saine lecalme au camp où les revint le port. à la hauteur Hàvre. magnifique son séjour à Boulogne. parut avantdu cap A la vue de ce convoi si impatiemment attendu. et à la nouvelle de ces succès. les commandants Ensuite. beau dans les ordres néalla en rade pour y donner se rétablit. les forts et du bruit des vagues et du canon. Bientôt et sauve jeux. de ce qu'elle appelait Aussi prit-elle les mesures l'invasion des Barles plus énergiques: anglaises. crut bares le moment arrivé. assista à plu- feu d'artifice par la croisière couronna cette Pendant sieurs dans combats l'un les escadres on vit cent quarante-six desquels de ligne. (1804) Apres d'Honneur. à là première apparition L'Angleterre était passée s'en était égayée par des caricatures. la décoration çurent des mains de l'Empereur cris de vive l'Empereur les falaises retentissaient A ce moment. elle de la raillerie à la crainte. du trône. Alors. Napoléon se levant prononça officiers et soldats élevant et. battre quatorze vaisseaux et chaloupes canonnières. un discours un du roulement grand-chancelier de tambours de se la Légion- fit entendre. Boulogne. garde une division du de la flottille de cinquante voiles. et Napoléon commencèrent. d'Aspreck. de manière et par la population fête militaire. et Fesuccessivement légionnaires s'approchèrent de la Légion. la formule du serment. vers l'Océan. par un mouvement spontané. Napoléon de la flottille contre à être aperçu de Douvres. En même temps éclata un moment un orage épouvantable. On craignit pour la flottille Napoléon cessaires. leurs armes en l'air.1S RÉVOLUTION FRANÇAISE. le répétèrent en l'accompagnant des pendant que les camps. bateaux plats . et les simples les grands officiers. Un les danses et les divertissements tiré anglaise de la côte.

(1804)

IMMPIRE6

15

le drapeau rouge du Royaume-Uni directions

des côtes fut déployé sur toute l'étendue des signaux furent établis dans toutes les une levée en masse,

et, à l'exemple en 1793, le gouvernement de la France anglais fit distribuer de fusils. Il fit plus, il coudes piques à ceux qui manquaient vrit laManche de ses vaisseaux, hérissa d'une artillerie formià fortidable ses côtes les plus menacées, et l'on commença fier Londres. Napoléon ne à songeait point encore à s'attaquer cette grande puissance maritime. Ce n'était pas avec deux mille coquilles de noix, c'était avec des vaisseaux qu'il voulait s'ouvrir la Manche, et pendant l'ennemi, qu'il trompait Mais en le menaçant de sa flottille, il travaillait à se donner une et formait un plan de campagne maritime dont flotte, l'exécution devait le rendre, le maître du monde. disait-il, Mais fallait tout cela demandait remettre l'invasion et Napoléon temps, à l'année suivante. du vit qu'il

on ordonna

son départ de Boulogne, il passa une dernière fois en revue son armée d'Angleterre de son qui, en témoignage lui vota une statue colossale, en bronze, destidévouement, née à être élevée au milieu du camp de César. Mais le bronze manquait « Sire, dit le maréchal Soult du bronze, prêtez-moi je vous le rendrai taille. » Il ne tarda pas, en effet, de s'acquitter C'est décrets, l'école Polytechnique, mesure institutions de la République pour lesquels les beaux-arts. maire sacrer devaient à l'Empereur, à la première bade sa dette.

Avant

du camp de Boulogne que Napoléon data les deux l'un de la nouvelle toute militaire de organisation qui faussa l'une des plus belleg le second des prix décennaux, concourir toutes les sciences et tous au 18 brupar là, con-

Il en fixa la première distribution de l'an xviii (9 novembre 1809), voulant, de la république consulaire.

la fondation

M

RÉVOLUTION FRANÇAISE.

(1804)

De Boulogne, Napoléon rendez-vous avait donné chàteau de Laken, où tout

se dirigea vers la Belgique. à Joséphine qui le rejoignit avait

Il y au

disété magnifiquement ensuite son continua les recevoir. Napoléon posé pour il séjourna le Rhin voyage par les villes qui avoisinent comme pour y consulter quelque temps à Aix-la-Chapelle, de Charlemagne, dont il s'occupait souvenirs les grands à restaurer à l'empire. Il traversa Cologne et Coblentz, de où il reçut princes plusieurs Mayence, il s'ouvrit à eux de son système de la confédéral'empire; à ses contion du Rhin, et quelques répondirent promesses revint fidences. Napoléon Après un voyage de trois mois, et arriva à Paris, en octobre. Dans tous les visités, saluant, lution. dans s'étaient les populations pressées par leurs cris de joie, l'heureux à marquer Pour lui, il s'était appliqué avait qu'il pays sur son passage, soldat de la révoson séjour d'utilité pu-

mesures ville par d'importantes chaque ou d'embellissements. des projets d'améliorations blique, il voulut, de Charlemagne, l'empire Après avoir rétabli son pouvoir du fils de Pépin, faire sanctionner à l'exemple

encore il voulut élu du peuple, pontife par le souverain c'est à Rome être celui de Dieu. D'après l'usage antique, en tant que rois des Rod'Allemagne, que les empereurs des Césars, allaient se faire sacrer mains et représentants à Paris. voulut que le Pape vînt le couronner Napoléon le général il avait chargé son séjour 'à Mayence, Pendant les dispode cette mission. Caffarelli Depuis le concordat, sitions aussi du Saint-Siège étaient toutes favorables à la France; eut-elle un plein succès. Pie VII n'avait la négociation nos armes en Italie n'avait point point oublié que la fortune de au souverain pontificat, sur son élévation été sans influence élévation qui avait si fort contrarié l'Autriche. S'il faut en

(18Q4)
croire

pipiRE.

1{J

uns une ancienne amitié aurait existé quelques entre le pape et l'empereur, avant que l'un, simple évêque eût ceint la tiare, et l'autre, d'Imola; de la simple général la couronne Selon d'autres, République Bonaimpériale, parte, consul, en remettant, le» par le traité de Tolentino, clefs de Saint-Pierre lui aurait imposé entre cette les mains condition du successeur de Pie Quoi qu'il en expresse. soit, ce n'est pas une chose des moins étranges que de voir, pour la première fois, le chef de la chrétienté descendre volontairement de sa chaire et entreprendre un voyage de cinq venir cents lieues, dans la saison la plus rigoureuse, pour les droits d'un soldat. légitimer Pie VII partit de Rome le 3 novembre, accompagné suite nombreused'une avait donné des ordres Napoléon pour qu'il fût reçu partout avec la plus haute distinction Ils se rencontrèrent sur la route cortège. de Nemours, Pour éviter le cérémonial réglé d'avance, d'une chasse. Napoléon avait pris le prétexte Quand h voiture du pape arriva, il mit pied à terre le pape descendit à son *QUr, et, après s'être embrassés, ils montèrent ensemble dans la même voiture et se rendirent au palais de Fonr tainebleau cence. Napoléon, corps par un du 7 octobre, avait assister à son couronnement. décret convoqué le Un sénaqu'on avait préparé avec une grande magnifiil alla lui-même et d'un brillant au-devant du pape, suivi de l'impératrice

législatif pour avait proclamé, tus-consulte

le 6 novembre, le résultat des votes sur la question au peuple français. On avait présentée ouvert soixante-un mille neuf cent soixante-huit registres il y avait alors, en France, cent huit départements le nombre votes des votants, de l'armée en y comprenant les quatre cent mille de terre, et les cinquante mille des armées

46 .1.

RÉVOLUTION .Lin;1 nin ten:c m:llinne trois millions était de

FRANÇAISB. ninrt nnnf Ql\jv~n-.o_Rn~fn"'74

(1804)

navales, mille cent neuf

cent

huit.

cinq cent soixante-quatorze Votes affirmatifs: trois millions cinq trois cent

votes névingt-neuf deux mille cinq cent soixante-dix-neuf. Après avoir gatifs comme base fondamentale de l'hérédité reconnu le principe en corps le sénat, le 1 er décembre, se rendit de l'État, soixante-douze mille auprès de l'Empereur pour lui présenter le résultat des votes

populaires. appelé les vœux unanimes le cœur plein du sentiment du sénat, du peuple et de l'armée, des grandes destinées de ce peuple, que, du milieudescamps, salué du nom de grand. j'ai le premier lui « Depuis mon adolescence, mes pensées tout entières et mes et je dois le dire ici, mes plaisirs sont dévolues où m'ont que du bonheur plus aujourd'hui peines ne se composent ou du malheur de mon peuple. « Mes descendants ce trône. conserveront longtemps soldats de ils seront les premiers camps, leur vie pour la défense de leur pays. sacrifiant l'armée, « Magistrats, ils ne perdront jamais de vue que le mépris « Dans les des lois et l'ébranlement de la faiblesse « Vous, sénateurs, de l'ordre social, ne sont que le résultat et de l'incertitude dont les conseils des princes. ne m'ont et l'appui Napoléon répondit « Je monte au trône

les plus difficiles, dans les circonstances jamais manqué à vos successeurs. votre esprit se transmettra Soyez toujours conseillers de ce trône si nécesles soutiens et les premiers » saire au bonheur de ce vaste empire. On de était à la veille du sacre. où Fontainebleau lui avait à Paris, Déjà le pape s'était -rendu aux de Flore, le pavillon dans Sa présence produisit il y fut l'objet d'un res-

Tuileries, la capitale

été réservé.

un effet extraordinaire

(1804)
pect public et d'un

EMPIRE.

17

Il y avait à général. empressement et été renversés peine quatre ans que les autels y avaient de la grande les prêtres persécutés Cependant, l'approche fête à Paris une foule avait fait affluer qui se préparait, et de l'étranger. des départements considérable Indépenavait de l'État damment des premiers Napoléon corps adminisde toutes les autorités des députations convoqué et municipales, de toutes les gardes judiciaires de l'Empire. et de tous les corps militaires nationales et réglé le au 2 septembre, On avait fixé le couronnement tratives, Ce jour venu, en grande et l'Impératrice se rendirent le Pape, l'Empereur où devait avoir lieu la cépompe à l'église de Notre-Dame, selon du Pape marchait rémonie. Au-devant du cortège cérémonial d'après les anciennes coutumes. les Parisiens une mule qui égaya beaucoup l'usage la circonstance. nuisit à la gravité que commandait à Notre-Dame arriva le premier Napoléon y fut avec Joséphine d'or et traînée dans une voiture chevaux surmontée blancs d'une par huit et de sa cour. ce qui Le Pape conduit couronne de sa

il était escorté

garde La cathédrale

ornée. Le Pape, les avait été pompeusement et tous les grands corps cardinaux, archevêques, évêques de l'État, y attendaient l'Empereur. Après avoir été harangué du» manteau revêtu à la porte, vint se placer, Napoléon impérial, un trône de l'autel, un évêque, la couronne élevé au fond conduit par sur en main, sur et le sceptre au pied De là il s'avança de l'église. et un cardinal le grand-aumônier la tête lui avoir fait l'onction sainte, « Dieu tout-puissant, qui avez la Syrie, et Jéhu roi d'Israël, du prophète par l'organe sainte des rois l'onction

prononça établi Hazaël en leur Elie,

et le pape, après l'oraison suivante

pour manifestant

gouverner vos volontés

qui avez

également

répandu

V.

18

RÉVOLUTION

FRANÇAISE.

(1804)

sur la tête de Saül et de David répandez de vos bénédictions Samuel,

du prophète par le ministère par mes mains les trésors de vos grâces et sur votre serviteur Napoléon, que, malnous » consacrons aujour-

personnelle, gré notre indignité d'hui empereur en votre nom.

Après les prières du sacre, le Pape reconduisit l'Empereur sur son trône, d'où Napoléon s'avança une seconde fois vers A peine le souverain l'autel pour être couronné. pontife eutil béni la couronne, Napoléon la saisit, se la plaça lui-même pour donner à entendre que de Dieu et de son épée, et couronna ratrice qui était restée à genoux aux pieds sur la tête, comme L'office divin achevé, sur l'Empereur, assis, la tète et là main des cérémonies, qu'il ne la tenait ensuite l'Impéde l'autel. la couronne sur

l'Évangile M. de Ségur,

que tenait le grand-maître le serment prêta prescrit

« Je jure, dit-il, constitution. de maintepar la nouvelle de la République, nir l'intégrité du territoire de respecter et de faire respecter la liberté des cultes et les lois du con. cordat, la liberté biens de respecter politique et de faire respecter l'égalité des droits, et civile, l' irrévocabilité de la vente des lever aucun de la loi de n'établir impôt, de maintenir l'institu-

de ne nationaux taxe qu'en vertu aucune tion

de gouverner dans la seule de la Légion-d'Honneur et de la gloire du peuple frandu bonheur vue de l'intérêt, d'armes s'écria par trois çais. » Alors le chef des hérauts « Le très-glorieux et le très-auguste des fois empereur Français, pereur basilique Te Deum Napoléon, » Ce même une salve est couronné cri retentit d'artillerie et intronisé Vive l'Emde la un de aussitôt sous les voûtes

solennel,

l'égiise au bruit Pendant plusieurs

l'Empereur des acclamations. jours,

et, après y répondit, et son cortège sortirent

des fêtes

publiques

se succédè-

(1804)

EMPIRE.

Il y eut, le 8 décembre au Champ-de-Mars, une distribution solennelle des aigles impériales aux différents du haut d'un trône élevé decorps de l'armée. Napoléon, vant l'École-Militaire, à cette cérémonie, en préprésidait sence des grands corps de l'État, des de l'Empire dignitaires et d'une foule immense le vaste amphithéâqui garnissait tre du Champ-de-Mars. Au signal donné, toutes les colonnes de l'armée s'ébranlèrent et s'approchèrent du trône. Alors, se levant « Soldats, leur dit-il, Napoléon voilà vos drapeaux liement, gera ces aigles vous et elles seront pour serviront partout la défense toujours où votre de point de ralles juEmpereur de son trône et de son

rent.

-1

J9

nécessaires

jurez de les maintenir chemin « II serait acclamations

peuple. « Vous

de sacrifier constamment »

votre

vie pour les défendre, sur par votre courage, de

et le

de la victoire.

impossible, qui suivirent

a quelque chose que les personnes se laisser ensuite entraîner

les peindre les paroles de Bonaparte, et il y de si entraînant dans l'ivresse publique, Bourrienne, indifférentes au mouvement ne purent général. des nouvelles enseignes, les saluait de s'empêcher » On procéda et cha-

dit

à la distribution en les Mais

joie était celle que vit éclater la première fédération ouvrit Quelques en personne la jours après, Napoléon session du corps législatif. Cette solennité eut lieu d'après le cérémonial de l'an xn. prescrit par le sénatus-consulte « Princes, dit l'Empereur, magistrats, soldats, citoyens nous n'avons tous dans notre carrière seul but, l'inqu'un térêt de la patrie. Si ce trône, sur lequel la Providence et la volonté de la nation m'ont fait monter, est cher à mes

que groupe, acclamations.

recevant, que cette

par de nouvelles bien différente de

20

RÉVOLUTION

FRANÇAIS*.

(1805)

yeux, c'est les intérêts

et conserver il peut défendre Sans un du peuple français. aurait à craindre la France fort et paternel, gouvernement du La faiblesse a soufferts. des maux le retour qu'elle calamité des peuples. est la (plus affreuse suprême pouvoir emconsul, pensée; je n'ai eu qu'une Soldat ou premier de la les prospérités d'autre ai point je n'en pereur, par des vicJ'ai été assez heureux pour l'illustrer France. pour l'arracher par des traités, toires, pour la consolider des la renaissance et y préparer civiles, aux discordes Si la mort ne me de la société et de la religion. mœurs, de mes travaux, j'espère laisser à pas au milieu surprend ou un souvenir qui serve à jamais d'exemple la postérité » à mes successeurs. de reproche année de 1804. Dès cette mémorable Ainsi se termina le vœu eût fait sanctionner l'Église par que Napoléon fort de ce qu'il appeà l'empire, qui l'appelait populaire et divin, il voulut amener les lait son double droit national pour rois à la paix, en leur faisant voir que sa puissance, victoires. nouvelles n'avait être consolidée, pas besoin de du peu de succès de la lettre que, premier On se souvient il empereur, il avait écrite au roi d'Angleterre consul, encore des dangers qui menaçaient crut devoir, en présence ses tentatives parenouveler auprès de ce prince l'Europe, Voici ce qu'il lui écrivit cifiques. parce que, seul, les plus sacrés Monsieur mon frère,

et par les « Appelé au trône de France par la Providence mon premier du sénat, du peuple et de l'armée, suffrages et l'Angleterre est un vœu de paix. La France sentiment mais elles peuvent lutter des siècles usent leur prospérité bien le plus sacré de leurs gouvernements remplissent-ils

(18ÛS)

EMPIRE.

21

leurs

devoirs?

et tant

d'aucun perspective conscience? propre « Je n'attache point

de sang versé inutilement but ne les acouse-t-il pas de déshonneur à faire le

et sans dans leur

prouvé au monde que pas j'ai assez, je pense, elle ne m'offre des chances de la guerre; doute aucune La paix est le vœu de rien que je doive redouter. d'ailleurs à ma n'a jamais été contraire mon cœur mais la guerre gloire. « Je conjure heur de donner laisse Majesté de ne pas se refuser au bonne la paix au monde elle-même qu'elle car enfin à ses enfants douce satisfaction Votre

premier je ne re-

pas cette ni de moment il n'y eut jamais de plus belle circonstance et écoupour faire taire toutes les passions, plus favorable et de la raison de l'humanité ter uniquement le sentiment ce moment une fois quel terme perdu, efforts n'auraient pu assigner terminer

à une

? guerre que tous mes dix ans en terri« Votre Majesté a plus gagné depuis sa nation n'a d'étendue toire et en richesses que l'Europe est au plus haut point de prospérité. Que veut-elle espérer du continent? de la guerre puissances ? coaliser quelques ne ferait une coalition restera Le continent tranquille; continentale et la grandeur la prépondérance qu'accroître Les intérieurs? des troubles Renouveler de la France. nos finances ? Des temps ne sont plus les mêmes. Détruire ne se détruisent finances fondées sur une bonne agriculture ses colonies ? Les colonies à la France Enlever jamais. et Votre Majesté sont pour la France un objet secondaire, n'en n'en peut garder? possède-t-elle déjà pas plus qu'elle elle verra « Si Votre Majesté veut elle-même y songer, résultat présumable que la guerre est sans but, sans aucun les de faire battre quelle triste perspective pour elle. Eh

28

RÉVOLUTION

FRANÇAISE

(i80S)

Le monde est assez grand pour qu'ils se battent pour que nos deux nations puissent y vivre, et la raison a assez de puissance trouve les moyens de tout pour qu'on on en a la volonté. J'ai concilier, si, de part et d'autre, peuples toutefois cœur, rempli etc. » un devoir saint et précieux NAPOLÉON. avait la à mon

Signé En terreur écrivant imprimée cette lettre, Napoléon

pensé

que

camp de Boulogne, tions de paix mais déjà le cabinet anglais avait préparé ses contre-batteries de l'expédition de Boulogne, et cherché à détourner sur l'Europe en l'armant l'orage qui la menaçait, une troisième fois contre la France. Ses agents avaient, en effet, sondé et de Berlin, vorables Georges affectait les dispositions des cours de Russie, de Vienne et, de toutes parts, il recevait des nouvelles faà ses desseins. Rassuré sur ses propres dangers, le roi III refusa d'accéder aux propositions de celui qu'il le chef du gouvernement français, répondre par lord Mulgrave, qu'il

à l'Angleterre par les la rendrait plus accessible

du préparatifs à des proposi-

encore d'appeler et il se borna à lui faire n'y avait aucun

objet qu'il eût plus à cœur que de saisir la occasion de procurer de nouveau à ses sujets les première d'une paix fondée sur des bases qui ne fussent avantages pas avec la sûreté permanente et les intérêts incompatibles essentiels de ses États. « Sa Majesté, ajoutait la lettre, est persuadée que ce but ne peut être atteint que par des arran en même temps pourvoir à la sûreté gements qui puissent et à la tranquillité à venir de l'Europe, et prévenir le renouvellement des dangers et des malheurs dans lesquels elle s'est trouvé enveloppée. « Conformément à ces sentiments, Sa Majesté sent qu'il

(1805) EMPIRE. Cette réponse elle laissait voir suffides puissance tervention étrangères. les plus fortes de la sagesse Russie. point ici. et l'esprit d'inquiétude ne sont pas des motifs assez importants pour tion anglaise. ni restriction » Ainsi rien c'était de moins la. y fut l'objet d'une ponse de lord Mulgrave dont Fox était le chef le On sait que lç parti de l'opposition. ou nous Je n'examinerai voulons la guerre. qui règne dans nos manufacqui plane sur toute la populatures. satisfaire toujours dans les cabinets. qui a donné les preuves et du vif dont il est animé. de sa force ou de son honment qui doit avoir le sentiment neur ? Quelle est 1* question ? Nous voulons la paix. des sentiments et de l'élévation intérêt qu'il prend à la sûreté et à l'indépendance de l'Europe. Fox. qui s'agitait deux chambres . jusqu'à ce qu'elle avec avec les puissances du continent de communiquer elle se trouve engagée par des liaisons et des raplesquelles de avec l'empereur et particulièrement ports confidentiels. faire « II faut. toutefois. ce but doit limites dans ses anciennes la France rentrer être atteint sans modification nos vues. ne saurait guerre contre la révolution la rédu parlement.si la raison de la solitude notre commerce. le défenseur et le plus éloquent s'y montra plus illustre il saisit cette occasion de la révolution constant française à ses principes. de sa fidélité de nouveau pour protester « Pourquoi. dans une note qu'il expliqua effectivement. ce la pensée hostile du cabinet qui l'avait dictée samment cinq jours après. » en parlant de l'inétait vague. 23 à l'oude répondre lui est impossible plus particulièrement ait eu le temps verture qui lui a été faite. à la Russie. secrète adressée y disait-on. pourquoi faire à l'ennemi qui nous s'écriait d'un gouverneindigne offre la paix une réponse évasive. aux Communiquée vive discussion.

et la majorité. le prince qui l'avait ensuite où la France obtenu que était dans comme écrite. lorsque rien ne et que. réponse dans cette guerre. férable à la paix qui nous rendrait etl'Europe avec nous. De son côté. au roi d'Angleterre un monument de après avoir eu connaissance que la copie de la lettre de l'Empeserait consignée ses registres. social. Mais ses efforts et ceux de ses amis furent de l'ordre vains. tous heureux. cette reur le sénat. Pourquoi faire croire temps un mo- ne pas le dire franchement? mais alors pourquoi en cherchant à lui à mentir à la nation. la situation qu'une la plus pour Considérant gouvernait. s'obstiner qui veut la guerre. ment. qui nous accable de maux.24 RÉVOLUTION FRANÇAISE. repoussa la paix. . dans national nous mal entendu. dans nemis devait glorieux dans et la nation qu'il faite cette proposition. prouve que ces rapports dans la nouvelle guerre où doive être secourue l'Angleterre munication un orgueil a embarqués avidité de domination que muler ? » nous Tels étaient. lorsqu'il que c'est l'ennemi enfin parler de vient encore de nous offrir la paix? Pourquoi comavec l'Europe. sur tout son zèle. des en- il déclara que l'Empereur évasive. arrêta négociation. si généreusement dominée offerte par le ministère. lorsqu'aucune confidentiels rapports à cet égard ne nous est faite. devrions mieux et une dissi- les vœux du chef de l'ople parlement. par la France. par conséquent. (1805) de ceux qui pensent l'opinion justifier un terme à une guerre enfin de mettre qu'il serait suspendue avec plus de fureur que jamais. comme compter. pour recommencer est préJ'admets que la guerre. le célèbre orateur ajouta que l'oligarposition pour la paix les peuples s'était chie européenne liguée pour maintenir à toute amélioration et s'opposer dans un état stationnaire. un moment n'avait redoutable. existent.

de la Républiet Melzi. de l'Empereur. son orgueil et de châtier sa d'humilier nationale l'impatience perfidie. la réorganisation à vos intérêts que nous alors nécessaire « Vous crûtes et aujourd'hui. une révolution . » encore volonté. au régime monles Hollandais de transition préparer pour la Répud'État changea une consulte En Italie archique. de ce pays. « Sire. vice-président blique en royaume. sa grandeur vanta on sa sur récria générosité. que la offrir à Napoléon nouveau du royaume. voulûtes que la République et elle le soit heureuse. ninck lui-même. italienne. d'une guerre qui allait de nouveau sa d'ame. « Notre première répondit Napoléon fut des batailles. Pendant dans le gous'opérait Schimmelbatave et italienne. du sang et de la poussière toute couverte de la patrie italienne.(180») (1805) EMmE2S et de l'armée. des Provincesles beaux temps vernement. On réduisit cier à Paris la nouvelle constitution exécutif et le pouvoir à vingt membres. corps grands à l'aule 17 mars 1805 Il se présenta d'Italie. accroître ne servitqu'à et le refus de l'Angleterre modération. qu'un moyen Unies. qui rappelait ainsi qu'on le verra plus tard. tirée des à la tête d'une députation vint. ambassadeur penninck. n'était. couronne vous lui dit-il. à Schimmelpenfut confié à un grand-pensionnaire Ce gouhomme tout dévoué à la France. italienne Veuillez que la monarchie sera. le corps législatif à vie. du peuple sur la fidélité il devait compter des calamités se fit absoudre C'est ainsi que Napoléon On se remuer l'Europe. solennelle dience et elle a existé. fussions vous voulez que nous la même pensée dans persistant ce temps. vernement des Républiques eut mission de négode Hollande. italienne existât. le chef de votre gouvernement.

et je verrai avec plaisir arriver la moment où je l'exigeront la placer sur une plus jeune tète. qui. Aucune nouvelle puissance les lois de la République batave. dit ensuite accepté. (1805) de vos rois la séparation des couronnes soyons le premier de France et d'Italie. qui peut être utile pour assurer l'indéde vos descendants.26 RÉVOLUTION FRANÇAIS!. tant que la Méditerranée ne sera point rentrée dans son état habituel. pour la raffermir. et ce premier statut du royaume d'Itasous la protection de notre coulie. seront constamment et nous ne souffrirons ronne jamais qu'il y soit porté atteinte. « Le génie du mal cherchera en vain des prétextes pour mettre le continent en guerre. sur notre tête cette couronne et les . de Talleyrand sur l'événement qui au trône d'Italie. » Le lendemain. Ce qui a été réuni à notre de l'État Empire par les lois constitutionnelles y restera réuni. » Napoléon fut vivement applaudi par l'assemblée mais n'y sera incorporée l'acte de médiation des dix- placerons ciens Lombards. pour qu'elle ne soit point brisée au milieu des tempêtes qui la menaceront. nous qui avait un discours l'Empereur du statut se rendit solennellement l'Empereur été convoqué en séance extraordinaire. au mon à votre existence et à votre de M. il fut fait des Français constitutionnel délibéré par la consulte et Napoléon de fer des an- « Nous avons et pour la retremper. Après appelait lecture d'État. cette tranquillité. neuf cantons suisses. sénat. continue sacrifier sa personne et ses intérêts à la sûreté et au bonheur des peuples sur lesquels la Providence. les constitutions du royaume et ma volonté l'auront appelée à régner. animée de pourrai mon ouvrage. serait dans ce moment funeste pendance Je la garderai. mais seulement tout le temps que vos intérêts couronne. et soit toujours prête à esprit.

Le 26. d'État. avec le Pape. 27 tribunes.(180B) EMPIRE. Napoléon à Brienne. et qui se trouvaient du monument élevé à la mémoire posa la première pierre de ses compagnons à morts à Marengo. Le champ de de cette ville. fester. On y avait rassemblé tous les corps frangrande çais en Italie il les passa en revue. ne s'aperçut mais qui ne tarda pas à se manipas d'abord. d'où il se rendit ensuite à Turin pour avoir une dernière entrevue qui devait De Turin. sacre eut lieu dans la cathédrale six cents de la poussière où elle était ensevelie couronne de fer des rois lomans. césacre. après avoir espéré vainement que. Après un court séjour dans il se dirigea cette ville sur le Piémont. en Italie ils visitèrent Napoléon En passant à Troyes. il y avait laissé tant il se rendit Pie VII inquiétude Joséphine accompagnait villes. Il se rendit ensuite Milan. entre le un commencement de froideur dont on Pape et Napoléon. roi secrète lors du couronnement évènement pour d'Italie de l'Empereur à Milan comme que Pie VII ne vit pas sans une l'avenir de ses États. passer de Marengo étant dans le voisinage il voulut revoir ces lieux célèbres a||a le visiter Napoléon avec le costiïme et le chapeau le jour de cette qu'il portait bataille. l'antique . l'Empereur dées à la France par le traité de Tolentino. en reconnaissance le rétablirait dans ses trois légations. cette depuis où il fit son entrée du nouveau On tira solennelle le 8 mai. Paris. bataille par cette ville en retournant Napoléon partit pour Alexandrie. pour aller se faire cou- partit presque en même temps que du lui. ronner Se rendant il quitta à Milan. la de cérémonie ville. De là. en route plusieurs n'oublia point de souvenirs de s'arrêter De Brienne à Lyon fc où il reçut un accueil digne de sa gloire. il s'arrêta trois semaines au château royal de Stupinitz. ensuite au vœu exprimé par la consulte le 1èr avril. dans ses États.

des routes. à l'Empire cette Ligurie. grande à Gênes travaux. en son ablant du choix qu'il avait fait pour le représenter « Je laisse. gare à qui la touche bards. au le dernier doge de Gènes. » Après avoir organisé de ses nouveaux États. mais dont il saurait toujours garantir votre vœu. à l'abri impossible en prenant l'existence le pavillon dont il esclavage se mettre de ce honteux les puissances faienvers malgré lui. mon autorité. en le cardinal Caprara. menses cations. de sence pour dépositaire ce jeune prince que j'ai élevé dès son enfance. principales ordonnant des ponts. réaliserai je vous réunirai à mon grand peuple. dit-il aux députés. « Je bles. l'existence ses sujets. ajouta-t-il.visitales de l'Italie. qui officiait. des fortifiet excitant partout sur son passage le plus vif enthouIl s'arrêta au camp de Castiglione pour y faire une et se rendit ensuite distribution de croix d'honneur. et se montrera digne de villes d'im- Le 10 juin. pour y prendre possession de cette RépubliqueIl y . qu'il Pendant devint fonda la légende de l'ordre de la Couronne-dede son couronnement. de réunir nom de sa République. le prince Eugène Beauharnais. qui sera animé moi. indépendante. le 5 juin. des gens des Anglais rendant elle devait. siasme. En parment la session du corps législatif de ce royaume. depuis en mémoire son séjour à Milan. Napoléon y reçut. Cette s'écriant Dieu me la donne. » de mon esprit. qui vint le supplier. Napoléon quitta Milan. des canaux. et l'administration le gouvernement d'Italie son fils et nommé vice-roi il ouvrit solennelleadoptif. souffrait. (1805) des mains de l'archevêque Napoléon prit la couronne et la plaça sur sa tête. étudiant les besoins des peuples. lui répondit de ses victoires. Durazzo. Napoléon que premier théâtre le droit de Gênes français.28 RÉVOLUTION FRANÇAIS!. exclamation Fer.

à qu'il était en Italie. neuve. où le général Ferrand.T1r. mis en effet à leur poursuite.Q~1 fit son entrée Des fêtes au palais Quint. devait. le 30 juin. le 18 juillet. la première et la troisous Missiessey. ministre Après ce voyage que six heures que çaises Napoléon pour avait cesse d'exister. pendant ses flottes divers mouvements ayant pour objet de faire prenloin de la Manche. la deuxième avec sième à Brest. de la vingt-huitième de Lucques division mi- _1 le chef-lieu du sénat un Une députation à l'Empereur République Piombino. repassa Napoléon et tout entier à ce qu'il appeles regards fixés sur l'Océan. Après avoir Anglais s'étaient et fait lever le siège de Santo-Domingo. données. ciochi. en disperCe plan. les Alpes et revint. se défendait contre vingt mille noirs. Napoléon coucha le lit même où avait dormi CharlesGènes la superbe rivale de Venise. sous les ordres de Desrassemblées. faciliter à nos escadres de Boulogne sant les flottes anglaises. que l'Angleterre Trois flottes était arrivé. prévu » Ce fran- sous Villeà Toulon. lait sa grande affaire. écrivait la descente l'Empereur projetée. était venue demander donna cette petite Napoléon de à sa sœur Élisa. dans lui furent magnifiques dans Doria. il avait commandé Déjà. digne du génie qui l'avait conçu. il ne me faut être maître de la mer de la marine. ayant mis à la voile les ordre de courir sur les Antilles et d'y jeter des renforts. dans son nouveau royaume.(1805) 1 EMPIRE. à Rochefort. enfin. triomphal à Paris. et l'ancienne devint le plus pompeux appareil. au « Il ne me faut. sous Ganteaume. ravagé la Dominique avec deux mille cinq cents hommes. déjà princesse en apanage et qui avait épousé un officier corse nommé Bacsouverain. . et de l'entraîner dre le change à l'ennemi. » 1nT1r. litaire.

comme il disait. et couvrir ainsi le trajet de la flottille qui devait mille hommes jeter cent cinquante en Angleterre. Missiessey dans la rade de Rochefort. grâce à la dispersion de leurs forces. ambassadeur. Il avait compté que. Tel était le plan de Napoléon. sourdement une troisième coalition contre la France. et c'est François II qui allait offrir luimême à Napoléon l'occasion de battre. car il se rejettera sur nous. chargé de dé- la tempête avait contraint Cependant Vi!1eneuve et Ganteaume de rentrer dans leurs ports. était rentré le 20 mai. qui n'accomplit pas celui qu'il s'il ne passe pas le détroit. D'après ses instructions. « Si le général Bonaparte. tandis que la pensée de Napoléon était toute à son projet d'expédition maritime contre ceux-ci préparaient l'Angleterre. Pitt était rentré au ministère les . se rendre de la Martinique à la autres vaisseaux Corogne. y rallier quatorze franco-espase à Rochefort et à Brest. porter Missiessey et Ganteaume. (i805) "I~ salines.30 RÉVOLUTION r. Bonaparte a tant accompli de miracles. » Ces paroles ne devaient pas tarder de s'accomplir. après avoir rallié à Cadix il devait. y prendre gnols. M. qui en serons les victimes. Ce ne fut que le 30 mars qu'ils remirent à la voile. gleterre En effet. l'Anen Allemagne. força à rentrer. pouilles. c'est nous prépare actuellement. pendant qu'il le cherchait l'amiral français arrivait aux Antilles. et dans les eaux de l'Égypte. avait dit François si le général II à notre sept vaisseaux espagnols. FRANÇAISE. de Champagny. Ganteaume rencontra la flotte anglaise de Cornwallis qui le Nelson se mit à la piste de Villeneuve. entrer enfin dans la Manche. les Anglais ne pourraient lui opposer que bâtiments de hautcinquante-quatre bord. A sa sortie de Brest. et battra l'Angleterre en Allemagne. à son retour des Antilles. avec une flotte de soixante et un vaisseaux de ligne.

l'ambition autrichien armée nombreuse. L'empereur l'Europe. par puis ébranlé vainqueur de l'aple roi de Prusse de la coalition. pacifiques à Saint-Pétersbourg. de Napoléon. Reprendre le roi de Sardairétablir délivrer et à la Hollande. traité de coopération Cela triche fait. à la tête dune prêt à se Charlemagne. 51 ^k BM la guerre dans le pardeux partis qui se faisaient si rudement ralliés pour repousles whigs et les torys. du moins sur immédiate. se décida à entrer de la domination française à Paris proteset tandis que son ambassadeur la coalition de son le 5 août. Naples. A A • . dans en Italie. . sommes votées. après deux années de de la rupture le cabinet britannique. promit l'attitude maître. avec cette puissance. celui-ci. par son ambassadeur conclu entre l'Angleterre accédait au traité de coopération on pouvait compet la Russie. profitant négociations. dans les deux la coalition. la réunir à l'Autriche. ser l'ennemi millions. et à exiger par la force d'Occident. en deux fois du Pitt avait obtenu commun. il garda le silence sur l'emploi des Dès le mois d'avril. • EMPIRE. Le roi de Suède ne se promettait leur neutralité du grand Charles XII. déjà irrité de l'établissement François. de l'Europe. ^i-. s'étaient lement. des moyens qu'il à la France la connaissance afin de dérober allait diriger contre elle.(1805) . sinon sur leur coopération rien efficace. à la Suisse rendre l'indépendance le Hanovre. en triomphant moins que de surpasser D'abord irrésolu. Et un crédit de cent soixante-quinze parlement. cabinets cherchèrent à attirer l'Audu monarque On exagéra auprès nouveau on le représenta. donner. faire proclamer empereur de souverains des autres foi et hommage-lige des arme$. en Italie. des intentions tait officiellement. ter. 1 -• ^> ^w #4rt 1 A. Quant aux autres puissances. puyer secrètement. à conclure un était parvenu de la France avec la Russie. une frontière gne.

000 par dix mille hommes). pressentant hypocrites. la puisil y vit un motif de plus pour frapper se formait. dige. Venise fit des levées de chevaux D'après devait opérer en autrichienne l'armée plan de campagne. Après devait l'armée autrichienne devait opéré se borner à la défensive. Napoléon coalition la nouvelle qui et. Toutefois. mille livres devait A la fin de la guerre un congrès général et fixer le code des nations sur une base détermis'engageaient sur pied cinq cent à fournir les subsides (15.?>2 RÉVOLUTION FRANÇAISE. On forma des magasins. le fut fortifiée. sterling Aussitôt un mouvement de la monarchie à marches forcées l'Angleterre annuellement forces rent autrichienne. de la paix continende ses dispositions pour le maintien ne fut pas dupe de ses protestatale. par le Tyrol. fut imprimé à toutes les général à mettre Des troupes se portèdans le Tyrol et sur l'A- » Les coalisés hommes. des préparatifs Napoléon. deuxième à Venise joint aux Suédois. sur l'Inn. coalition. (1805) à rentrer à la Hollande. « discuter née. mais celui-ci. on on fabriqua des armes. Tout était sance qui en était l'ame. fidèle au rôle que lui avait binet de Vienne de nouveau de protester s'était empressé tracé l'Angleterre. Un premier corps russe à Naples un aux Anglais et débarquer se joindre deun troisième. la grande en pereût ce qu'elle jusqu'à armée russe. commandée sonne. de l'Emet les autres princes la Prusse entraîner pire. prêt pour opérer la tions . et forcer enfin la France Belgique dans ses anciennes tel était le but de la nouvelle limites. du cales intentions avait fait sonder son retour d'Italie. pérait sa jonction avec Alexandre par l'empereur et l'on esAlors on devait reprendre l'offensive. Italie et en Suisse. avoir envahi la Bavière. vait attaquer le Hanôvre. A la nouvelle à de l'Autriche.

où. ver Villeneuve il s'édans son espoir. 3 que commandait . Gibraltar Trompé et ne fut de son ennemi. Villeneuve l'aile l'amiral était attendu. était arrivé Villeneuve Cependant et il s'y arrêtait avait été lente. à la poursuite lança de nouveau deux fois eu avoir traversé Après pas plus' heureux. envoyé en Amérique. prit ses avec une escadre Cependant elle orde l'Empereur les projets mesures pour déjouer devant Brest pour renforcer de se porter donna à Nelson Cornwallis. afin d'y attirer les flottes anglaises. bâtiments. armée de cent soixante quatorze la flottille. artillerie. d'aller joindre V. il prit cette direction. la saison projetée. et où celle-ci la croisière anglaise. Verhuell. Après l'avoir par qu'il n'aurait Nelson « ne douta plus qu'il avait été toute la Méditerranée. contre soutenus combats Deux mille deux cent quatre-vingt-treize fut enfin battue.(1805) descente EMPIRE. à grands demandaient matelots de Boulogne Napoléon se rendit. dut s'éloigner la flotte anglaise et d'autre. Après une vive canonnade avancer des côtes. le 2 août. et à l'escadre celle du Ferrol qui croisait devant Rochefort Calder. l'amirauté abîmée. formée était gauche. parvenue après plusieurs port d'Ambleteuse. 33 et et soldats était favorable. pour essayer Napoléon de part en pleine mer. vaux et une nombreuse composaient il la fit ses forces. mais sa au Ferrol. coup. en Europe pour y frapper un grand et qu'il était retourné et comptant troul'amirauté. cris le signal. au camp ainsi que la flottille lande à sa nous était l'avons rassemblée par au dit. plus longtemps marche cherché inutilement dû. la visita et. le 19 juillet. une et portant servis par seize mille marins. il rentra enfin à Portsmouth soixante-dix jours l'Atlantique. » 11avertit sur-le-champ et arriva à à Cadix. mille chemille hommes. Déjà en Hol- et commandée destination.

nouvelle. dans son désespoir. sans s'arrêter. ). huit vaisseaux de guerre français et'douze vaisseaux espa- Villeneuve se laissera-t-il gnols.. bloquer par treize et même par vingt vaisseaux au pavillon la honte anglais? Qu'on épargne d'être bloqué au Ferrol inférieure Les par une escadre matelots sont braves. l'une des résolutions les plus hardies.II. et après un combat sans résultat. et Villeneuve n'arrivait pendant pas il avait rencontré Calder près du cap Finistère. au lieu de se porter en avant. sacrifices perdus le continent. -1- (1805) 1 ne comprit ni la grandeur de sa mission ni la Au lieu de cingler sur Brest.a RÉVOLUTION FRANÇAISE. son temps à se ravitailler au Ferrol. « Témoignez à l'amiral Villeneuve mon mécontentement de ce qu'il perd un temps aussi imécrivait-il au ministre de la marine. il ne faut pas se laisser périr d'inaction nombreuses et de Avec trente découragement. les capitaines les garnisons animés. il perdait pensée de Napoléon. il vit l'expéditant d'efforts. était impaNapoléon tient de son retour. Alors à qui commandait mes amiraux ne anglais. depuis le Hanovre et la Hollande jusqu'aux con- . il était rentré A cette tion au Ferrol. doivent trente pas en craindre Villeneuve Napoléon Brest. fut consterné. reportant toute sa pensée vers Napoléon d'Angleterre « Quelle inutiles. marine s'écria-t-il. Celes jours s'écoulaient. » le 22 juillet. Avec dixportant. ne sortit ordonna de sortir à l'amiral vaisseaux. Daru qui était son secrétaire. quel amiral quels » Alors. tant de dépenses manquée.34 V. il prit. d'armée. il dicta en entier le plan de la campagne le départ de tous les corps d'Austerlitz. dit M. « Sans hésiter. du Ferrol que Ganteaume de ce port et de faire des démonstrations l'escadre pour occuper anglaise. pendant que le contreamiral Lallemand veillerait dans le golfe de Gascogne.

et de fut les surprises mouvements divers de colonnes. les flottes anentreprise. jusqu'au des torrents. jour par jour. et l'ensemble d'un plein atteints. toutes les hypothèses. les tout l'ennemi. où il ne tarda pas d'être bloqué par Collingwood et Calder. il revint à expédi- l'Angleterre . tous Brest Napoléon les corps à ses généraux de la grande armée. toute sa vie et il ne sortit du Ferrol que pour aller se réfugier à Cadix. primitives. des et du sud de la la ïTrnr\PCk France les lieux de convergence et les attaques leur durée. du Ferrol et de La fortune l'attendait. Telles étaient la de ce plan. A ce dernier dre du départ lonnés depuis coup. donna lorécheet se Villeneuve n'était comme précipitèrent. des lignes d'opération de trois cents lieues de longueur furent les suivies. toutes nos forces rassemblées Mais vaisseaux que quarante de la marine pas l'homme que Napoléon chercha il craignit vainement une collision. après avoir fait rentrer et laissé deux s'ébranlèrent Texel. et Cornwallis n'avait à opposer à glaises étaient dispersées. ports. de réunion des rtao. Villeneuve encore Cependant pouvait de sortir sur-le-champ poléon lui ordonna se rendre semblait à Brest encore où sourire Ganteaume à son tout et lieu par lieu. son impatient tion avortée contre l'Angleterre. de faire expier à l'Autriche Paris. sur l'Allemagne. de cette capitale.(1805) fine fins Aa de Vnnact l'ouest nt rln ctirl f\c± EMPIRE. la vicprévu. 35 • l'ordre l'nrrlrA mapnhai! marches. Munich. d'après indications jusqu'à seules éprouvèrent mais les lieux furent quelque altération. du plan fut couronné » succès. toire assurée dans vive force. sur une ligne justesse etla vaste prévoyance de départ de deux cents lieues. que. Au-delà les époques Naréparer. la flottille dans les différents PuiSj camps de réserve pour la garder. Plus que jamais effrayée de ses périls.

et lui fit notifier en même temps qu'il comme regarderait une déclaration de guerre la violation du territoire de Bavière. et donné ordre à ses troupes de se mettre en mouvement. la Bavière fut envahie. toute négociation entre les deux cabinets fut rompue. les plus chers de mes peuP'es« Les vœux des éternels ennemis du continent sont accomplis. se rendit Napoléon solennellement au sénat la guerre contre l'Autriche. (1805) avait signifié au cabinet '1. A cet argument celui-ci avait enfin cédé irrésistible. pour lui dénoncer et annonça que les vues de son « Sénateurs. Napoléon vit qu'il était temps d'arracher à la coalition le masque dont elle se couvrait il demanda au cabinet de Vienne une dernière explication. Après cet acte. porter un prompt secours à mes et défendre les intérêts alliés. plan qu'elle Dans cet état de choses. En même temps. trente-cinq mille en Jean. plus à avouer ses récriminations le en Alsace pénétrer réalisera en 1814. l'Autriche notre La guerre a commencé et la Russie se sont est entraînée au milieu réunies de l'Allemagne et les à 1 Angleterre. de nouveau dans toutes génération .36 RÉVOLUTION ('1 FRANÇAISE. Cent vingt mille Russes étaient Tyrol sous l'archiduc en marche. de Vienne les hostilités aux subsides consur-le-champ venus. Le plan de la coalition était de réunir ses forces en Suisse et de Comté. Déjà cent l'archiduc mille hommes étaient rassemblés en Italie sous mille en Bavière quatre-vingt-cinq sous l'archiduc Ferdinand et Mack. but de Alors le cabinet autrichien n'hésita ses préparatifs les agrandissements il reproduisit de la France. et en FrancheCharles qu'il ou à renoncer eût à commencer contre de Russie partageait l'empereur entièrement allié. dit-il je vais quitter ma capitale pour me mettre à la tête de l'armée.

Je gémis du sang Ils l'ont précipitée dération. qu'il n'ait surpassé. ce nom à mériter il continuera pour sa gloire et la mienne.J -ia~1. à la voix du peuple à votre vœu « Sénateurs quand imsur ma tète la couronne français tout entier. de l'Angleterre. l'anéantissement le peuple je les ai tenues que j'ai faites au peuple français. . trages l'électeur de est envahie Munich a passé l'Inn. m'a donné. des preuves sous les drapeaux de sa confiance et de son empereur auront dépassé les dans peu de jours. j'espérais encore de la guerre. Mon peuple dans toutes les circonstances. et de son armée. dé la maintenir pure et sans tache. j'ai reçu de vous. (iMS) wy J y . soldats. Il volera qui. et les oules menaces troublée que la paix ne serait point Mais l'a>rmée autritrouvé m'avaient impassible. et dont les principales de nos ports et le comblement de nos flottes l'incendie Toutes les promesses de notre industrie. dans cet instant du continent que s'est dévoilée la méchanceté encore la maniils craignaient ils craignaient amour pour là paix creusé du gouffre qu'ils avaient « C'est festation des ennemis de mon profond à l'aspect que l'Autriche. « Magistrats. frontières. l'engagement périale. en obà l'Europe mais le nom français qu'il va en coûter tiendra un nouveau lustre. ne revînt à des sentiments dans la guerre. n'a pris aucun engagement français si importante Dans cette circonstance. chienne se toutes mes espérances Bavière est chassé de sa capitale calamités sont évanouies. avec moi à son tour. ne nous accorderait seraient conditions nie et de honte.EMPIRE. l'influence patrie hors de la maintenir tous veulent citoyens. 37 Il y a peu de jours. de son amour. de justice et de mosous ses pas. j'ai placé de tous les citoyens. si elle prévad'ignomiqu'une paix environnée lait. qui.

» mes soldats à l'appel de Napoléon. jusqu'à ce jour. chargea spécialement et dont les jusqu'à commandements néraux Rampon et Kellermann. de ces mesures extraordinaires ? Il s'autorisa de ce précédent le pour prodiguer pour en le mettant. en décrétant qu'ils avaient la de la garde nationale. à cette époque. en quelque de ces deux sorte. sang français. les géet les maréchaux Lefebvre laissa le gouvernement à ans prises. Tous les Français. l'illégalité pouvait justifier. et précédentes à tous les officiers. sous-officiers et solsans défense de reprendre du service avec les mêmes grades avant leur retraite. pour ainsi dire. si quelque chose Cependant. (1809) de grand bataille. dans les attrinationale butions du corps législatif. en effet. appelés On forma. conscrits l'on donna dtts retirés. à la disposition du chef de l'État. Napoléon . et qui. empereur ferez le vôtre. en était une véritable par les partis. de la remplacer? Mais quel abus le sénat ne fit-il pas. dans tous les départements des bataillons sous le nom de cohortes. dont je le saluai au milieu des champs de « Français! feront le leur Répondant votre vous fera son devoir. à quatre sénateurs. Ces mesures furent donnés et d'Abbeville. des années la faculté furent mis en activité. avait déféré à l'Emperéorganisation reur la nomination des officiers. furent soixante. n'était-il pas urgent. Par deux autres les sénatus-consultes.5* RÉVOLOTIOH FRANÇAISE. le sénat vota une levée de quatre-vingt mille hommes et la réorganisation de la garde ce qui avait été. que l'on de la garde des frontières. dans la suite. c'est cette loi de salut public si souvent invoquée mesures. Pendant pour toute la France. limitrophes. Le sénat. depuis l'âge de vingt et un à prendre les armes. peuple. que la grande armée livrait nos côtes se porter au-nlelà du Rhin.

» trouver toujours si haut. l'épée pour repousser de la révoludans l'Empereur. croie se . enfin. et nous vous offrons nos bras contre vos ennemis. la garde nationale. pour visiter avec joie. un jour. se pressèrent le peuple. le 24 septembre. de tirer elle ne une injuste agression. que la glo« Je veux. et où il ne voulait lui-même encore de la patrie.(1805) son frère EMPIRE. qu'un Français. gouvernement le plus grand enthousiasme où on ne le séparait Heureux point jours. l'armée. que le représentant voyait. » des armées courageuses. La nation tout entière l'y accompagna Obligée. chez lui. voyageant Je veux en Europe. nous vous servons la terre. un Nous demandons pour vous au Seigneur et la paix. stable. pour Napoléon. disait-il. disait-il. une longue vie. son armée. des nations. autour de lui comme autour le moderne même le clergé célébrer Cyrus envoyé de Dieu « Prince. tion On vit du drapeau commun. pour Joseph. élever la gloire du nom français rifier De toutes parts. joindre ses vœux. pour la troisième fois depuis douze 39 rede ans. éclatait l'envie qu'il devienne Dieu aidant. et quitta Paris.

Opérations de la Piaye de Hollabrunn. le septième par Augereau. en Proclamation Combats d'Ulm. Passage de Werllngen.*) RÉVOLUTION FRANÇAISE. – Ney dans armées L'armée – Aul'armée de et le Napo- de Castel-Franco. – Marche du Rhin de la grande Danube. Moravie. par Lannes. de t'armée et du Tagliamento. navales Opérations coalition. la grande armée s'avançait à marsur le Rhin. – Reddition Trafalgar. Mission – Napoléon de l'empereur – L'armée t récompense de ce prince. prend de de de d'Amstetten Passage entre dans avec auprès Dolgorouki. Passage bataille Russes de en Bavière. Vienne. par Soult. Combat Combat – Jonction Alexandre. 1 . Vérone. armée sur le Rbin. Décrets la grande armée. Bataille d'Augterlltz. elle comptait cent ches forcées mille hommes divisés en sept corps ^soixante le sele premier commandé par Bernadotte Cependant. Masséna commandait l'armée .– russe son armée. de la Brenta. était sous les ordres de Murat. de Jonction russes. (130K/ CHAPITRE IL Campagne d'ÀusterlItz. à la et du et d'Elcliliigen. d'AIbeck Napoléon Prusse Lambach. le Tyrol. des deux Portrait l'offensive.a le troisième le cinquième · par Davoust. dans de l'Adige. française gereau d'Italie Savary prince léon à adhère Munich. le Vorarlberg. La cavalerie _1_ le quatrième le sixième par Ney. cond par Marmont. Arrivée des et de Dlenstetn.– Le roi Combats d'Italie Prise de Napoléon. félicite impériaux. – Les Frantais de l'Inn.

Napoléon suivante la proclamation adressa à son armée expéla neutralité . Murat sur Mayence. mont. et renforcée de vingt mille Français ces forces seulement duc Charles. en outre. on devait la Vendée. Napoléon son quartier-général. rigea sur Ludwigsburg. dans les forteresses à travers la Hesse. pour se joindre aux Français. aux environs après avoir le second à le corps de et celui de il Ney. réfugié à Wisbourg armée. pendant la nuit. les débouchés fait halte. des électeurs dans son dernier l'alliance voyage le long du Rhin. préparé venait d'endont l'Autriche de Bavière. Avant de passer le Rhin. Kelh parti de Weist Le 25 septembre. effectué leur passage Spire. se dirigeait le Rhin à et Lannes passèrent Bernadotte. Pendant avait dition établi ce temps.(1808) forte de EMPIRE. Lefebvre. et Brune. Davoust sur le Necker. Quant à l'électeur avec son il s'était vahir le territoire. et le troisième devant jours en position et le second. Kellermann de. de réserve mandement dans volants sous la conduite qu'il allait On avait. à Durlach. à Strasbourg. après avoir se dide Rastadt. était celui Ney sur Stuttgard. Strasbourg. 44 d'Italie. entrer en lutte avec l'archiformé trois corps d'armée sous le comA Rennes. Mayence. C'est avec de Saint-Cyr. nison dirigé. cinquante mille hommes. et laissé garaprès avoir évacué le Hanovre s'était de Hameln et de Nienburg. son Pour favoriser où à obtenir il était parvenu en Allemagne. trois camps à Boulogne. de Soult se portèrent. établir de grenadiers. sur Heilbronn. et à Marengo. le premier à Manheim. Soult et Davoust. sur Witzbourg. que Marpendant en Hollande. dont il s'était déjà de Bade et de Wurtemberg. resta quelques le premier de la Forêt-Noire.

ils se promirent de n'y pas être infidèles. d'une officiers et soldats s'indignèrent des menaces et en revoyant t puissance qu'ils avaient déjà vaincue les contrées où ils avaient laissé tant de glorieux souvenirs. plus notre politique. (1805) « La guerre de la troisième coalition est commencée a passé l'Inn l'armée autrichienne violé les traités. vous Vous-mêmes. notre générosité ne trompera est au milieu de vous vous que il se lèvera cette 1 votre empereur du l'avant-garde tout entier ligue nouvelle s'il est nécesgrand peuple à ma voix pour confondre et qu'ont tissue et la haine et dissoudre l'or de l'Angleterre. des fatigués obstacles Quelques des nous aurons des marches forcées à faire. Cette proclamation excita au plus haut degré le courage de l'armée. et nous ne prendrons pas de repos que nous n'ayons planté nos aigles sur le territoire » de nos ennemis. germanique de nos injustes assuré n'ayons l'indépensecouru nos alliés et con- Nous ne ferons agresseurs. Après lerie. coucha le même jour à Elklingen à l'électeur et les princes de Bade. « Soldats n'êtes saire. avoir fait traverser le Rhin Napoléon passa lui-même où il fut reçu par tobre. de toute espèce à endurer. « Mais. de nos Nous ne frontières nous dance fondu du avons nous arrêterons corps l'orgueil plus de paix sans garantie. privations nous les vaincrons qu'on nous oppose. et se rendit le lendemain Ludwisburg résidence du duc de Wurtemberg qui le au grand parc d'artilce fleuve à Kelh. soldats. avez dû accourir mais à marches déjà nous plus que forcées passé à la défense le Rhin.42 « Soldats RÉVOLUTION FRANÇAISE. attaqué et chassé de sa capitale notre allié. le 9 oc- .

avait Lannes. singen nube. aux portes de Donawerth aux bords du Daà Neresheim Murat. de rivières et les lignes qui se parallèles tagnes Noires. étaient à Weissenbourg à OEttingen. à n'avait pas un moment que celui-ci plus avantageuse. à Kœsle Reinitz Soult. perdre sa perte. 43 En même temps. mouvement. l'armée française reçut dans son palais. Marmont De Mayence. s'avançaient gauche. sur Soult le passa à Donawerth. Voici quelle était la poet Nordlingen. qui composaient se dirigeait Davoust sur le Danube. et par le rassemblerapide. et y traversa à Donawerth. Trompé par cette marche Mack avait cru et Murat à Stuttgard. de Placée sur les derrières jettent dans la vallée du Danube. par ce grand après avoir évité les monportée en Bavière peu de jours. la route d'Elklingen parti de Ludwisburg. étaient sur la de l'armée déjà cent mille hommes rive gauche de ce fleuve. 7 le Danube. pour se porter . dont Murat Le lendemain. Lannes. sa ligne et passé concentré lui-même française auses troupes Mais le Danube. Vandamme arriva de s'emparer. pris celle d'Aalen et les Bavarois le 14 Bernadotte sition de l'armée française à cheval sur Davoust. le haut Necker pour éviter de front dans gement tour de la ville d'Ulm. sur le Soult par Heilbronn sur Dônawerth par OEttingen et suivait Danube Ney s'était mis en marche de Stuttgard. ment de Ney. en l'armée se trouva. était dans une position d'autant l'armée française l'ennemi. son grand continuait et aux s'était porté à Wisbourg pour se joindre à Bernadotte la Ces trois corps d'armée. Ney. venait le pont de la ville. Bavarois. Lannes sur le Danube voulait déboucher par que l'armée française il avait opéré un chanen conséquence. Ainsi.(1805) hbpim. mouvement.

russe. il rencontra et manœuvra sur-le-champ pour l'envelopper. après avoir et pris six pièces de canon. quoiqu'avec autrichien au moment lui. avec par Napoléon des forces inférieures. Après combat l'ennemi fut mis en opiniâtre. de mar- Drapeaux. où Mack. ne tarda pas de le suivre. l'archiduc rentra dans Ulm. Deux RÉVOLUTION FRANÇAISE. le dos à la position que pour France maîtresse et la face à Vienne. officiers. . de la rive \e dos à Vienne résultat . le même Ulm. Ces premiers succès et le passage du Danube. Ney. pressé par la cavalerie française. A après rassemble à la hâte quelques troupes temps. tout fut pris. à Wertingen. deDonawerth.1-.44 sur 1. défendre accou- de vive cents les Français le Guntzbourg. et du la route Mais quatre pont Son projet qui se trouvaient au-delà du en marche rejeter l'arrivée bataillons d'Albert s'avançait à quatre d'un de venir se défendre tandis qu'il escadrons DonaArrivé de l'armée de grenadiers pour pour lieues s'emparer couper envoie du régiment Murat werth. et de Danube. temps. Mack à Guntzburg différents de se mettre était en de nous attendant douze corps en même une charge brillante. le joindre. i de Murat (1808) t s'em- du pont du parèrent cette nouvelle.. Penprisonniers dant la nuit du 9 au 10. droite pendant du Danube. canons. goureuse rut pour pont fait douze attaqua. l'ennemi deux déroute.v --ile Lech. chargé où bagages. celui-ci avait se disposait rassemblées une à à vi- sur les troupes qu'il Vainement les Autrichiens vainement l'archiduc opposèrent Ferdinand résistance.1-cents dragons du corps Lech. emportèrent force et s'emparèrent de la ville. le général marcher Guntzbourg. avaient eu de couper toutes les communications de l'armée autrichienne de sorte se trouvait à peu près qu'elle dans la même Mélas à Marengo. que avait l'armée française. et il expédie aux généraux des au-dessous l'ordre d'Ulm. Dans cher sur heures de d'Ulm.

Il y eut là un combat il fit face à tout avec les six mille mille hommes. niers restèrent rétrograder. avait lieu pendant le cinquième bulletin. cune délies. Ayant fait former le d'une del'imminence leur parla « de la situation de l'ennemi. dont se composait Quinze cents prisonbraves à mais s'il força l'ennemi en son pouvoir. Dupont. la droite ennedéborder même Ney et du Da- _u A_L. pour se rendre hauteurs d'Illershein. 1 45 et la-face Munich. Après avoir fait Déjà elle capituler pour Soult s'avança mie. Cette grande bataille. qui occupait Albeck. s'avançait pour à appuyé forcées à marches Napoposition. gauche sur les léon sur Biberach la route et Augsbourg occupait la place de Memmingen. et couper Lannes nube. il cercle aux régiments. qué.1. sur les deux rives à Weissenhorn. » combat. d'Elchingen. à la France. prenaient vis-à-vis sur l'Iller. à Burgaw. Il tombait affreux. l'un position.e . du Tyrol.. et l'autre Marmont temps. y prendre et sa garde étaient partis d'Augsbourg le corps d'armée il rencontra Au pont du Lech. il ne put l'empêcher Napoléon se porta des hauteurs de s'emparer au camp de sa personne . En Ulm. rent par Heydenheim. une autre par Memmingen. vingt-cinq sa division. débouchèet Werneck les divisions Hohenzollern séquence.(1805) EMPIRE. et de la confiance qu'il avait en eux. un temps avaient de la boue jusqu'aux genoux et éprouvaient troupes étaient de un froid assez vif. et les une neige abondante. Ulm est l'aboutissant avait conçu impatient d'un de voir arriver l'heure du grand nombre de routes Mack ses divisions par chale projet de faire échapper en conet de les réunir en Tyrol et en Bohême. Cerné par des plus opiniâtres. fut attasur la rive gauche du Danube. de Marmont. mais les paroles de l'Empereur ses fatigues et ses le soldat oubliait en l'écoutant flamme et était privations. ajoutait harangue.

Dans Le temps la nuit du par torrents. et. de ses ponts: ce qui gêna beaucoup grande partie Mais l'Empereur. en se dirigeant sur Aalen avec de cavalerie. avait débouché par Heyce qu'il fit en effet. Il ne restait donc que de se laisser enfermer Ulm ou d'essayer. qui.46 RÉVOLUTION FRANÇAISE. avait fermé Memmingen à l'ennemi Ferdinand toute d'autre retraite de ce côté. ses troupes tranchements tombait ouragan il y fut comme prisonnier. Tandis que Ney par cette attaque. de la position d'Elchingen. mais Murat s'élança à sa pourquatre escadrons suite. et Dupont par sa résisavaient tance. Ulm. Autrichiens d'Elchingen. l'emporta. la pluie 16 au 17. qui valut maréchal le titre de duc quelque temps après à l'illustre charges fit aux successives. et Lannes eut ordre de se porter rapidement sur Aalen et Nordlingen. (1805) à Ney d'enlever cette position que défendaient et quarante canons. denheim par l'armée française. Il s'empara trois mille prisonniers et leur prit vingt pièces de canon. sur la rive droite. et le Danube terrible. dans la direction de Heydenheim. ainsi que Wurmser dans Mantoue et Mélas dans Ulm. quinze mille hommes Le 14. ainsi qu'on l'a vu. le vieux feld-maréchal Alexandrie. qui ne s'était était affreux. après trois ville. poursessubsistances. de rejoindre la division par des sentiers. il y eut un déborda et rompit la plus l'armée pas dé- . et disposa et forcer les reressource plus à dans devant et ordonna Le 15. Ney attaqua le pont de cette le traversa au pas de course. Tel fut ce brillant fait d'armes. à la pointe du jour. Napoléon se porta devant en bataille pour donner l'assaut de l'ennemi. Mack était resté dans Ulm avec deux bataillons Cependant Investi de tous côtés pour garder cette ville et ses hauteurs. et sa marche rapide sur Biberach. par la prise de gauche du Danube. Werneck. déconcerté les projets de Mack sur la rive Soult.

dans la place. encourageait. l'ennemi à Murat se porta sur Nordlingen. deux teignit à Neresheim Ferdinand et mille hommes. ce oui demanda alors Werneck Trochtelfingen. et sur l'assu- . aude l'armée désespérée voyant la situation enfermé de Lichtenstein. Le 19. En l'Empereur guerre Réduit à prenà Mack deux jours pour se décider. s'étaient rencontrés au rende cinq cents charriots à sa poursuite. et sept de ses généraux cheval. l'atMurat s'élança dait sa retraite difficile. poursui-Il parvint à la cerner à la division Werneck. que s'il la prenait capitulât Napoléon. dans ce nouveau combat. vant toujours à capituler. modérer l'impétuosité qui. soit par les fautes qu'il avait commises. Un convoi village Murat avait forcé prince voulait de Languenau. de Napoléon. fit appeler le prince trichienne. De Neresheim. On trouva leur n'eurent dîner que le temps servi. une partie rejoindre. Après une se retirer en poursuivant de la division Werneck. fut de faire ce qu'il avait fait à Jaffa. et lui prit. attaque en désordre. a pour lui faire connaître qu'il désirait qu'elle il serait lui disant d'assaut. tous impatients. capitula que dans huit Ferdinand. La veille. 47 son botté depuis huit jours. lui fut accordé. par son exemple. de monter à assez vive. et jours. un officier général drapeaux. qu'il Murat. Mack Sixième bulletin se rendit de la grande auprès armée. le malheureux ne rendrait Mack la place l'archiduc que ce condition le 17.(1805) empire. donnait soit par dre ce parti. laient monter à l'assaut. il ne pouvait les fatigues et les privations armée à supporter voudes soldats. obligé la force sous des choses. où la garnison le triste droit de la au fil de l'épée que c'était passée lui dit qu'il se séparant du prince.

la division Werneck Ulm 20 avec son la route Mack du Tyrol s'engagea à évacuer lendemain mille rante hommes. pas ne sais ce qu'on veut de moi. les occupait le déque dura Napoléon. corps octobre. musique avec les le temps entendre. d'Allempereur c'est le moment de se rappeler ont un ternie l'idée que la que tous les empires fin de la dynastie de la maison de Lorraine serait arrivée. il belles maître autrichienne. fut régiments des plus qu'avait l'Autriche de quatorze comme d'infanterie. Ainsi Napoléon avait passé le Rhin magne Danube.48 A RÉVOLUTION FRANÇAISE. égards. entrées sur dans l'Inn. franchement. dis au matin. (1805) rance delà cette entre que qui de rivière Ulm lui fut donnée que 1 que l'armée autrichienne en était était auentre l'Inn. drapeaux et déposa une dans la journée du d'armée. le Munich. » Mack lui répondit doit r effrayer. Bernadotte que pour avait se trouvait Lannes surveiller capitulé. une le 6. injuste. « Je donne encore ce conseil qu'il se hâte de faire à mon frère lemagne la paix. ses troupes étaient L'armée étaient arrivés n'aurait mais qu'il y avait été vous n'êtes Napoléon. « En ce cas. devant l'Emautrichienne l'armée tout se fit les défila française Le 20. de la ville. le 15. quaet soixante l'armée ses armes Pendant pièces de canon attelées. et Soult et Bregentz. position à Aalen et Munich. pereur hauteurs filé. le 1er octobre. anéantie. treize généraux. autrichiens enet leur le je militaire de sa garde. ses avant-postes d'Ulm. reprit forcé par la Russie. était le 12. je me guerre pourquoi je vous bats. d'Alleque l'empereur pas voulu la guerre. formant Quelques l'armée dite de 1 Elle se composait . eues et le 17. touré les dit-il. traita votre maître fit appeler plus grands me fait une je ne sais généraux « Messieurs. Il y avait dans cette trente place trois mille chevaux. » plus une puissance.

c'^st à victoires ne furent plus rapides avait perdu plus de trois mille française peine si l'armée et les cinq sixièmes n'avaient pas tiré un coup de il n'avait fallu que fusil. Nous avons chassé est rempli. et de quinze de cavalerie. « L'Empereur a trouvé il bat l'ennemi guerre baïonnettes. il ne s'est pas sont en notre pouvoir tous les généraux de cette armée quinze mille échappé « Soldats. Cette armée.(1805) EMPIRE. et rétabli les troupes de la maison d'Autriche notre allié dans la souveraineté de ses États. est anéantie. confiance à supporter de cinq régiments sans bornes les fativenus en votre empereur. de treize d'Italie. poste hommes. « De cent mille hommes qui composaient soixante mille sont qu'importe Nous ne sommes plus à nos Ils iront remplacer prisonniers. 41 Jamais pour en venir bout. » . Ce quinze jours. V. quatre-vingt-dix drapeaux. jours avaient suffi à Napoléon ni moins coûteuses. que nous nous proposions de la Bavière. et son subside ne sera ni plus ni moins grand. ce succès est dû à votre dans Bavière. qui. de nos campagnes. avec autant d'ostentation se placer sur nos frontières. Boulogne. Pour arriver à ces grands résultats. Napoléon à son armée sa satisfaction « Soldats « En de la grande armée nous avons fait une campagne. régiments à votre de l'armée régiments patience dite du Tyrol. Avant » témoigna en ces termes une avec nouvelle nos méthode et non de faire avec la nos jambes de quitter Ulm. hommes. Mais était venue ? son but est rempli. Deux cents conscrits dans les travaux tout le parc. à l'Angleterre que d'imprudence. Aussi le soldat disait souvent des marches et des manœuvres. pièces de canon. cette armée.

–– 1-. à votre gues et les privations dité. et après avoir envoyé au pour une campagne. en retardant le départ de Rosily.1. (180S) –~–~ :1.). struisit confidentiellement de sa disgrâce. C'était l'Angleterre à frapper dans les champs de là Moravie. Ami de Villeneuve. -–~ de toute espèce.=. l'Angleterre. « Mais nous ne nous arrêterons pas là. pour la seconde si cette question. qui l'a déjà été en Suisse et en Hollande l'infanterie est la seconde ou la première de l'Eufrançaise contre lesquels je puisse rope. Tandis que Napoléon triomphait sur le continent. les drapeaux il se rendit à Munich où pris à l'ennemi. « A ce combat est attaché Napoléon rait compté sénat il fut recu en libérateur. Cadix et de se rendre mandée par Nelson Villeneuve à Toulon. Quoi qu'il en soit.RÉVOLUTION 50 FRANÇAISE. que le mois d'octobre leur seordonna. de l'honneur plus spécialement fois c'est là que va se décider l'infanterie. Cette armée patients russe que l'or de l'Angleterre a transportée des extrémités de l'univers. Tout mon soin sera d'obtenir la victoire avec le moins possible d'effusion de sang mes soldats sont mes enfants.a.-JI. nous allons lui faire éprouver le même sort. on dit que le ministre l'inpar Rosily. reçut l'ordre de sortir de Une flotte anglaise comVilleneuve. rare intrépiVous êtes im- de commencer une seconde campagne. Il n'y a point là de généraux avoir de la gloire à acquérir. » en outre. et lui ménagea une occasion de se réhabiliter. journée d'Ulm. surveillait le port de Cadix . Après ordonné la retraite au ministre allait balancer les succès de la de Villeneuve de la marine avait Napoléon de remplacer cet amiral à Cadix. et qu'il cherchait au cap Trafalgar. la fortune semblait l'abandonner sur mer.

capitaines fera son devoir. de la flotte franl'avant-garde la bataille. favorisé par le vent. divisa sa flotte en deux colonnes contraire. du cap Trafalgar. il manœuvra de racheter 1 à couper le centre et la gauche des flottes alliées. Cependant. de malgré la bataille. Villeneuve fut fait mais. Napoléon en fut frappé au cœur. chacun de nous que. mais tellement serrée que plusieurs de ses bâtiments se doublèrent et ne purent manoeuvrer. qui commandait çaise. de quinze vaisseaux manda en personne. dans ce jour. il fut traduit sa prison. et perdirent trois mille hommes. et ne tardèrent pas d'être capturés. Cette manœuvre eut un plein la mort de Nelson tué au commencement succès. et sur-le-champ il disglaise à la hauteur voulant il rangea ses vaisseaux sur une posa son ordre de bataille seule ligne.(1805) EMPIRE. Il sortit donc avec dix-huit vaisseaux et français Le 21 octobre. et était resté immobile devant Ainsi une commission fut détruite d'enquête. les noir. résolut de livrer bataille. au Nelson. Treize trèrent à Cadix. et à les écraser en les enveloppant. Dumanoir. » Et. Villeneuve perdit seize vaisseaux pris et douze coulés ou jetés à la côte. manière sous Colingwood l'autre qu'il com« L'Angleterre à ses dit-il. cette belle et redoutable à former. renvoyé en France quelque temps après. seize vaisseaux mis hors d'état de tenir la Anglais eurent mer. l'une (1). et se suicida dans au jugement pour se soustraire qui l'attendait. et soldats. compte. et sur laquelle poléon était parvenu de si grandes espérances. Quatre parvinrent à s'échapper avec DumaDe leur côté. il rencontra la flotte anquinze espagnols. devant un conseil de guerre. Cette victoire livra l'empire exclusif des mers à l'Angleterre. et il s'écria qu'il ne pouvait être partout. fut envoyé pendant flotte que Nail avait placé quatre seulement rendont prisonnier. 1 51 1 sa faute par une victoire. quel- .

et signa. à se sauver par les l'ennemi sur de Lambach russe des avec la nation à la poursuite de Mérébach. engager le roi de Prusse à adhérer à la coalition. (1805) que fût ce désastre.52 RÉVOLUTION FRANÇAISE. le Danube. d'une telle scène. sur cette et l'atteignit une division accourut rivière. le clarer libre de tout engagement envers la France. s'arrêta en se rendant Alexandre. qui fut juré sur le tombeau du grand Frédéric mais son ombre ne put « son esprit. Murat Kienmayer. de Bernadotte et de Marmont sur le déjà aigri par le passage saisit ce prétexte territoire pour se déprussien d'Anspach. se jetèrent qui formaient l'avant-garde. la colonne de la nuit. et sur le chemin la culbuta. en Moravie pour rallier à elle les débris de l'armée s'avançait autrichienne que ramenait Kienmayer. un traité d'alliance avec Alexandre. Vainement trouvait chiens. et établit son quartier-gépassa lui-même néral à Braunau. il disait que s'il en était roi. que l'ennemi Après avoir de la grande armée. pour emà son armée de traverser pêcher cette jonction. commanda l'Inn. que les alliés sentirent la nécessité de se renforcer. 1 Bulletins . que humiliant allaient'le les lauriers d'Austerlitz Les succès le temps couvrir. continua elle parvint sa marche en poursuivant en avant d'infanterie au secours l'épée dans les reins. Celui-ci. à Berlin pour à son armée. Cependant. 2o octobre. il ne se tirerait pas un coup de canon en Europe sans sa permission » l'armée russe sous les ordres de Kutusow. la Traun. Murat de rencontra. sité. son génie et que s'indigner ses voeux étaient et dont qu'il a tant estimée. Murat et Lannes. grande place bien approvisionnée. de l'ennemi. mais à la faveur bois. qui se Autri- les Français les chargèrent avec une telle impétuodut se retirer en désordre. Napoléon. approchait où avaient été de la grande armée en Allemagne si rapides.

>'> ils franchirent à Lambach. Cependant. à la pointe du jour. à la tête de six bataillons. voyant qu'il avait à faire à toute l'armée détruisant rétrograda deuxième de sa pour se porter au-devant avait fait occuper ce mais déjà Kutusow division dans un défilé penAinsi enfermé point par ses troupes. ennemie Marmont temps. se dirigeait avec l'armée d'Italie la du de Styrie. pris position se retirant Kutusow. Kutusow le pont. Merfeld en fut pièces de canon. mille. réduit à se sauver avec une centaine avec la sans doute de voir ses communications Craignant sur la rive de Mortier Moravie coupées par le mouvement en ce fleuve à Krems. qui de de ce vers Neustadt pour couvrir s'avançait et avec impétuosité. montagnes pour déborder sur la rive gauche Mortier manœuvrait de ce côté le passage à Mariazell le corps de l'ennemi. communications l'y attaqua sous les murs sur Léoben. Réseulement contre mille hommes plus de trente sur Diernstein il donna l'ordre au à périr plutôt que de se rendre « Camarades î Henriod sur-le-champ major d'attaquer à ses grenadiers nous en s'adressant s'écria celui-ci solu . il y établit le lendemain de l'abbaye sur Saint-Polten. à Vienne. le 11. autrichien pour prévenir Le 8. et quatre mille prisonniers. il fut se porta sur Stein Mortier. Arrivé le 7 novembre et le força à la retraite. Mortier se vit réduit à lutter avec quatre dant la nuit. repassa gauche du Danube. et poussa ses avant-postes général. gauche Danube. des Russes tout surpris d'y trouver il ennemie. Dans le même ses ouvrir pour dans les Davoust.(1803) EJIPIKE. côté la capitale l'attaqua seize le mit en déroute après lui avoir pris trois drapeaux. de hullans. de l'Autriche. puis. il les poussa vivement. par la grande route s'était posté sur les hauteurs d'Amstetten la Traun de Linz Murat et l'Ens. Davoust rencontra Merfeld. son quartierde Molk.

Charles Cependant Le 8 octobre.. » A avec impétuosité sur les colonnes russes. dès à Masséna de l'archiduc. les soldats ne comptent Français leur passerons sur le ventre. on n'entend plus dans la nuit que les cris de et les deux diviqui vive ? et de France qui se répondent. de prendre l'offensive En effet. passé l'Adige jusqu'au-delà s'était fortifié mée ennemie. ces mots. une vive fusillade des deux côtés. Masséna. dans ce combat mémorable le reste de l'armée s'enfuit en désordre. Bientôt le feu a cessé. leur jonction au milieu de la opèrent disait joie la plus vive. s'engage les charges à la baïonnette se multiplient. on se bat corps à corps dans les ravins. toute la ligne. à sauver gagnée en contribuant » Près de six mille Russes périrent une division entière. la deuxième division arriva. qu'il ne cun dé nos soldats l'avait sions de Vienne. Après un premier fut emporté à la baïonnette. parvint se retirèrent et les Autrichiens. Depuis cinq heures on combattait. avait après s'être emparé et repoussé l'ennemi San-Michele occupé l'archiduc de San-Martino. se trouquand vant pris entre deux feux. panique de Krems. « Sauver un soldat. sur les hauteurs. attaqua l'arle village de Calculd'où fait à Caldiero. Alors les Russes. et nous ne point leurs ennemis. put se rallier et frappé d'une terreur de la rivière qu'au-delà l'armée Cependant approchait française chiduc Charles. chez les Romains. en Allemagne. Masséna combat. et chaofficiel. avait ordonné pour arrêter la marche reçu l'ordre Mais Napoléon. diero butés l'armée de Vérone. (1805) sommes sommes enveloppés que quatre par trente mais mille nous s'élancent mille les Russes. de se porter ses premiers au secours succès de cette telle. qui devait envahir l'Italie. après leur avoir sur française à les chasser. se reconnaissant.Si RÉVOLUTION FRANÇAISE. avait L'ar- capitale. tombent ou se dispersent. . le bulletin méritait la couronne de chêne.

sa marche ce temps. si les grands avaient était restée. pour régler quarante-huit Le 13 novembre. Maeséna le poursuivit Vienne. à une action générale. 85 et trente pièces six mille hommes perdre se retirèrent en bon ordre pour prendre de Villa-Nova. d'un grand nombre de rivières Ja Ja Brenta. du Tyrol. . }a jonction de l'armée pour marcher et en avant de l'Isonzo. Masséna prit position y séjourna Pendant victorieuse demi-lieue et couvert pour prendre quelque repos. à Napoléon de la part de l'empereur proposer d'Allemagne. lui répondit un armistice. Le 1er novembre. entrée dont dans Murat la et qui fuyait. A l'approche troupes autrichiennes avaient évacué Vienne s'étaient l'empereur à réfugiés fui de la capiles ministres. Déjà Murat n'était plus qu'à une de Vienne. le prince Charles commença le ehassa de au pas de charge. mandés se rendit et. milice bourgeoise y faisait le service. de canon position mais ils en avant comun corps de cinq mille Autrichiens avec armes et bagages.(1805) EMPHIE. Mais. traite. Mais Charles sa retraite. les Alpesr-Juliennes au secours de Vienne. sa redans la nuit du 1er au 2. franchit et le Tagliamento. la grande armée poursuivait en Allemagne. se concentra à Laybach. par Hillinger. la capitulation. la plus grande partie de la population Le comte Giulay vint. ne voulant point ce pays offrait à chaque pas en vain où l'ennemi des positions essayait inexpugnables toutes les des Français. Piave où il avait voulu se fortifier. l'impératrice. Napoléon que ce n'était point à la tête d'une d'armistice corda armée de deux armée heures l'armée cent mille hommes qu'on traitait avec une il lui acCependant. de se retrancher. passa s'exposer précipita et attendit. et la tale. de forêts Coupé de sapins. de l'Autriehe capitale fit son française par le pont duThabor. François Brünn en Moravie.

résolution rien ne son départ depuis l'eût arrêté. et ne parvint pu arriver. face qu'il aux dit affaires. au lieu de repasser occuper autre parce Vienne. pour joindre l'empereur ce général il aurait la grande armée russe. repassé à Olmutz Alexandre. (180ÎÎ) Lannes tion. et demanda. avec capitale. . mander des différents et publia du jour respect pour aux que l'on portât le plus grand et que l'on eût les plus grands égards « qui a vu. où « Si. sur gagner à susle à nos avant-postes. Znaïm. pour point d'être coupé. de Linz. tagnes chien avant Il ne le fit pas. corps de la ville. jour. Murat sa marche. fût venu une ce fleuve à Stein. dans empêché la soirée la destrucde ce mbme Il y Naporecom- y arriva lui-même palais impérial un ordre de Schœnbrunn. par marchait. Le 15. général ce qui après aurait droite. Kutusow. Murat et Lannes renconles Russes à Hollabrünn. disait-il. Déjà nées trèrent les Français étaient en Moravie et à plusieurs jourau-delà du Danube. qu'il et qui montre nous témoigne. par le peuple de cette la guerre injuste autant » le Daavoir sa conduite. craignit à notre avoir le duc se trouvait le Danube. s'en et un armistice Par ce moyen. de haine pour propriétés. Napoléon et s'établit par au un coup d'audace. de Rovigo. mais.5 SB RÉVOLUTION FRANÇAISE. il franchit qui. qu'on d'amitié a faite. Davoust. présenta à capituler l'armée russe. pendre ce stratagème point. fut conclu. Kutusow. on le croit du maréchal que le corps ne descendit des monet dispersé le corps autrià entrer à Vienne s'il eût eût pris cette qui marchait du Tyrol. à Vienne. avait ne imaginé doutant du temps. avaient. ne s'arrêta Napoléon point et continua à poursuivre nube. Alors un parlementaire au nom se voyant pour consentit du se czar. » et qu'il marché. du lui. battu Merfeld. pour une députation reçut léon leur fit accueil. après les Russes. donné du moins. peine.

tième corps l'armée d'Italie. par ce mouvement. Murât l'arrière- à Zuntersdoff. çait gros pressé tirer en vers de Feldkirch. après avoir passé le Rhin. dès ce moment. ennemie. où il avait placé Saint-Cyr en obserCelui-ci. elle descendit les Alpes-Tyroliennes pour se dans Venise. à Brünn. Augereau. s'être positions qu'il occupait. et. fut vive et. . lachich. de vive force emparé le 7 novembre à Ins- Botzen le 19. Cependant émigré français. considérée fut appelée comme à prendre le huipart de la grande et la força à ses opérations. de Scharnitz il entra pruck. à Klagenopérait brigade furth sa jonction déjà cette viiie. détachée de Masséna.'une de dragons. réussit et passa le Brenner par pour le mouve- la rencontre à l'archiduc d'Augereau. Mais Masséna avait prévu ce mouvement Tout en s'avançant sur Laybach. était l'archiduc Charles. le prince de Rohan. avec Ney. le Vorarlberg toute retraite sur le qui défendait les dés'avanavec le franchi Tyrol. avec se défendirent put intrépidité. Augereau. général arriver Ney sa retraite. pendant Jean de toutes les le Tyrol. chassait l'archiduc les grenadiers ce temps. Après et de Neustarck. et se dirigea et Klasur Villach prit Tandis il fermait à Je!que. se porta informé à sa rencontre de la à et pris ses dispositions. armée. et enlevé Lindau et Bergentz. une coupé par Ney et de se reet obtint Bohême. d'un où était Celui-ci mit bas le général autrichien se voyant les armes. garde russes Kutusow Dans russe. 57 Kutusow se remit du put continuer en marche. Jean puis coupée de Ney. Deux jours après. La lutte Bientôt détrompé. filés de la Forêt-Noire. de la colonne à capituler.(1805) kmpire. qui occupait Castel-Franco. genfurth. vation marche sur les bords de l'Adriatique. et atteign't. son par armée. les ordres à éviter se joindre ment jeter sous partie de ses troupes.

tI8 R~VOLUTION FRANÇAISE. avait opéré. sa pereur avec Kutusow. « Je ne pus me dérivée. l'avoir le mit en déroute. à cheval à chaque lui-même rencontra avec l'ennemi toute sa cavalerie. Je lui remis mon maître. Vers le soir. ayant chargé de lui porter . par son air de grandeur La nature fait pour lui. J'éprouvai du regret de le voir engagé l'étaient dans personnellement celles de l'Autriche. Savary vit Alexandre fendre d'un sentiment de crainte et de timidité en me trouvant moires en face de ce souverain.~t~–n* i~-––~ les tt. en lui disant que « l'Empereur. qu'avait eues d'aussi mais mauvaises affaires aussi je compris pour obtenir des succès avoir assez d'expéque toutes les facilités l'intrigue sur un esprit qui ne pouvait pas encore rience pour saisir toutes les difficultés conduire à bonne fin tout de l'Europe dans l'hiver année ma lettre. après parcourant il s'arrêtait tances. m'avait ce qui de cette était qui existaient pour à l'horizon politique 18O. a.i. et. Napoléon était entré à Brünn. où s'était le terrain généraux qui l'accompaexaminez bien ce terrain. Le lendemain. sur la route et. (1805) t– L. dit-il lui-même dans ses Mé- « Messieurs. Russes avaient préAprès le combat de Zuntersdoff. à Vischau. vous aurez un rôle à y gnaient. hauteur. le fit charger. Il avait alors vingt-six ans. jonction Napoléon envoya son aide-de-camp de son ardisait-il. d'Austerlitz. la seconde armée russe. par l'emAlexandre en personne. et il aurait été avait beaucoup difficile de trouver un modèle aussi parfait et aussi gracieux. dit-il aux passée cette affaire. à Olmutz. '?. il se porta d'Olmutz culbuté. en effet. capitale de cette province. et faisait mesurer des dis- il imposait et de noblesse. le cipité leur retraite à travers les plaines de la Moravie 21. « appris son arrivée à son armée. pour le féliciter. Savary auprès du czar. » C'était.'i.. commandée Cependant. celui où allait se livrer la bataille jouer.

d'armes de vingtune suspension ce temps-là. et de venir le saluer de sa part. dra entre les deux armées. il approchait l'oreille droite pour entendre ce qu'on lui disait. n p.(1805) EMPIRE. de sa mission il à l'Empereur rendit compte Savary de la jeunesse belliqueuses qu'à voir les dispositions comme inévitable. assez il articulait « Il parlait par phrases entrecoupées fortement mais long. une lettre en réponse remettant il avait été facile à Savary de comprendre. 99 « cette dépêche. il y aura. à tort et à travers. nels n'eut où Savary qu'à et des bons sentiments se louer personen lui le congédia ce prince à celle de Napoléon (3). parlaient « et. 1 Mémoires du duc de Hovigo. de sorte que son discours n'était dans il parlait la langue française les et employait sa pureté sans accent étranger. le ezar. on jugeait aisément dans son langage. et que. t. dans leurs projets de la réduire de la France. d'affectation que c'é» d'une éducation tait un des résultats soignée Après une conversation des grâces du bon accueil. . » duc de Rovigo. ses finales Au reste. vous lui direz ajouta russe rêva que je à l'heure qui lui convienlui propose demain. Mais au langage des que l'aveugleIls ses conseils. l'ambition à l'état de ne faisaient tous. qui environnaient jeunes Russes ment dans et la présomption régneraient de ce qu'ils appelaient en effet. jatoute de l'empereur Alexandre. toujours Comme il n'y avait point belles expressions académiques. ajoute le plus nuire. à part puis. il regardait l'action Napoléon « Retournez. 175. » L'empereur Alexandre avait déjà l'ouïe un peu dure du côté gauche. pouvoir le calcul de Perrette et du pot au lait. lui dit-il. pendant » quatre heures. le prenant quelque temps vers l'empereur une entrevue de Russie. bien entendu.

Alexandre son premier aideDolgorouki. il alla lui-même des ques1 officier russe voulut entamer miers compliments. « Si c'est je m'en lave les mains. la plus absolue Il était dans l'ignorance difficile à imaginer. à de folles espérances. en un mot. » la contenance réserqui avait pu remarquer Dolgorouki. d'ostentation. C'était. nous nous battrons les Russes 1 Trentième avec Savary. comme s'il y eût été contraint. de fer sur la tête du roi de Belgique et de mettre la couronne là ce que vous aviez à me dire. un jeune trompette de céder la à l'Empereur il proposa fin de la conversation. Sardaigne.60 RÉVOLUTION FRANÇAISE. Dès lors. se livrèrent bulletin. s'en retourna vée et timide de l'armée française plein de l'idée que cette armée était à la veille de sa perte. (1803) Napoléon fit faire a son armée un Savary partit. serais rapporté à son équité pour les conditions. « Après les preau devant du parlementaire. Aussitôt. il se retira et s'y relieues en arrière. à le voir je ne lui aurais montré que mon armée. Aussitôt il monta à cheval. lorsque je demandais que je ne croyais pas à ces dispositions. et. des intérêts de l Europe et de la situation » Sur la de l'Angleterre'. contre son usage. quand son aide-de-camp vée du prince. lui réà l'empereur Alexandre allez rapporter pondit Napoléon. trancha avec beaucoup d arriver à marches et à Davoust à Bernadotte ordonna forcées. avec une impertinence surtout Il tranchait tions politiques. Il n'était plus . et je m'en 11 le veut. prit une bonne position à trois il En même temps. ses. de nuit. du continent. les Ruset afin de mieux tromper mouvement rétrograde. Napoléon était à se promener vint le prévenir de l'arril'infanterie. A la suite d'une adressa à l'Empereur seconde entrevue le prince dans les bivouacs de de-camp.

où il s'était » Alors. l'anniversaire d'Austerlitz couvert au sa droite des terrains Bosenitz. Napoléon observait « Si je voulais l'empêcher de passer. par mont marécageux là que C'est victoire célébrer. par une du couronnement à jamais . l'avait prévu. par sa retraite pitée. de me demander d'évacuer sont dans l'iml'Italie. bataille précide nos avant-postes venait d'éva- alors quatre-vingt-dix mille comptait tous hommes. sur chassa et s'avança Vischau. ont-ils possibilité Quels projets de la France si j'étais battu? » Et donc. ils sont ressource. sont fous. jambes et bourrant sa pipe. vers Brünn. bataille la retirant hauteurs. l'ennemi prit l'offensive. au contraire. et que feraient-Hs vieux soldat le fusil entre ses passant près d'un qui. disait Napoléon. » en travers. en effet. c'est ici que je me placerais ordinaire si. que Napoléon persuadé devant et trompé d'ailleurs Brünn. fussent-ils mais je n'aurais qu'une ma droite en je resserre et que les Russes abandonnent ces au nombre de trois cent mille. L'armée Austerlitz que Soult répliqua-t-il. en le regardant: parlait.(180b) . 1 r EMPIRE. '1 '1 61 n mais de la tourner etde question de battre l'armée française. lorsqu'ils de m'arracher Vienne. que par la lâcheté « Ces gens-là des Autrichiens. Des hauteurs de Pratzen.1 r. dijses mouvements sait-il. nant cette magnifique position tablit sur le plateau son centre Mœnitz. les alliés commencèrent le fatal mouveLe 1er décembre. ainsi que Napoléon Tout arriva. n'y a plus qu'à nous avaler aussitôt de la conversation n'ira « Ces b. la prendre elle n'avait tant fait. l'avait écouté il dit. de l'Empereur. » Le « Oh vieux oh pendant là croient soldat qu'il qu'il se mit ça pas comme ça. retranché. disaient ils. alliée cuer. sa gauche appuyée armée allait grande mémorable. aux abandonil s'éétangs de la et perdus sans pris en défaut. nous nous mettrons n'oserait livrer Ainsi.

qui sont animés nation. « Les positions que nous occupons ma droite. qu'il faut vaincre ces stipendiés d'une si grande haine contre notre terre. jour. constamment poursuivis jusqu'ici. (1805) ment rent armée arrivés en plein sur le plateau de Pratzen. . par une marche de flanc. en prolongeant de sa posine pas oser sortir notre droite.62 RÉVOLUTION FRANÇAISE. le désordre vous portez mais si la victoire ennemis. sous prétexte d'emmener les blessés. de garnisse pas les rangs. Napoléon vit avec une indisur le champ venir se placer lui-même cible joie l'ennemi «Cette armée est à moi » s'écriade bataille qu'il avait choisi du jour la proclamaet aussitôt il fit mettre à l'ordre t-il tion suivante « Soldats « L'armée l'armée russe se présente devant vous pour venger d'Ulm. Du haut de son bivouac. on qui ne dé- de l'infanterie où il y va de l'honneur de toute la nation. Ce sont les mêmes bataillons autrichienne et que depuis vous avez que vous avez battus à Hollabrünn. ils me pour tourner pendant qu'ils marcheront présenteront « Soldats me tiendrai mée. et comme s'ils eussent ils l'abandonnècraint que cette leur échap- compromise. qui leur paraissait française pât. ils défilèrent. et sont formidables. si. importe tant à l'honneur « Que. Je moi-même tous vos bataillons dirigerai je accoutuloin du feu. et que chacun soit bien pénétré de l'Anglecette pensée. vous car tout le flanc. avec votre bravoure et la confusion était dans les rangs un moment incertaine. française. votre empereur la victoire ne saurait verriez s exposer aux premiers coups dans cette journée surhésiter. qui semblait tion.

armées qui se forment sera digne de mon voulut il fut visiter. la vaste plaine qu'elle fut illuminée et retentit d'unoccupait animes « Sire.tl"F. sous une baraque profondément que les soldats repousser faite si bien qu'il fut obligé de le secouer n'auras Queltorches de et dormant lui pour avaient le réveiller. C'était l'avant-garde de la division Legrand que les Russes venaient en de informer du village de Sokolnitz. et. toute la ligne suivit cet exemple. fit appeler Soult. Savary vint Il le trouva couché sur la paille l'Empereur. lui dit un vieux soldat. ques nuit venue. Il faisait un beau clair de lune. je te promets. à combattre grenadiers que tu n'auras que des demain les drapeaux yeux. Napoléon avait envoyé savoir d'où il provenait. peuple. la plus belle soirée de ma vie 1 n un tiraillement s'était à l'extrême Cependant engagé droite. reconnaître les feux des bivouacs ennemis et voir le mouvement des Russes sur sa droite. en rentrant dans son bivouac. « Voilà. acclamations tu au nom des pas besoin de t'exposer. à la pointe du jour. et que nous t'amènerons et l'artillerie de l'armée russe pour célébrer l'anniversaire de ton »couronnement. T\t'\t. à pied reconnu.a victoire Rnl" finira rons par alors reprendre les nouvelles EMPIRE. le front soldats Napoléon de son armée et en allumé des ayant spontanément paille.(1805) et « Ctiffa Cette 1:'1. les Russes suspendirent leur marche ils se contentèrent à se déployer de manière de se grouper sur ce point.npour- joints et France de vous la paix que je ferai et de moi. en un moment. -1notre et "1"1 nous campagne nos quartiers où nous seront d'hiver. » La secret. de l'armée. dit Napoléon. bientôt en 65 . ce qui se passait. rapidement . mais la nuit étant venue à s'obscurcir. Apprenant Napoléon monta à cheval pour aller visiter les postes.

colonnes de Dwasur les hauteurs de Bagration. formée en colonnes et la cavalerie. Napoléon en profita pour de la de la gauche à Lannes. eut ordre et de toute la cavaen tout hâte Davoust de se rendre au couvent nemie. . la cavalerie d'Austerlitz pour soutenir toute de tous ses maréchaux. à ses légions. avec Berthier. L'avant-garde.~ le lendemain. achever à-coup. Dès s'était Telnitz. bataillons ensuite de chaque régicomme auuns. aux premiers Ce jour là. s'avançait prince Conssous les ordres du grand-duc et la réserve. et l'avant-garde. et la cinquième. pour protéger rie.64 LI RÉVOLUTION 1 FRANÇAISE. ordres. (1805) Napoléon droite pour rentra fort tard non sans être inquiet sur sa n. ment. de du centre à Bernadotte. à Murat. des Russes se fût plus prononcée que l'attaque au madisait-il fait un faux mouvement. en mise alliée. roschau. se trouvait de sa garde et des grenadiers. trefois l'aile gauche enpour envelopper Raygene tout son état-major Junot. voyait entouré Napoléon. 2 décembre. dit-il au 57e qu'il le Terrible. l'armée ai surnommés le matin. ses dispositions. il attendait. leur rappelant. des la marche et Krutz. è. sur marchant la première sur Sokolet la quatrième de toute la cavalequi se composait nitz. le commandement Il donna droite lerie à Soult. en avant des hauteurs à marcher se disposait tantin. mouvement la troisième en cinq colonnes. l'infanterie son armée. « Quand l'ennemi la seconde. et vingt en reserve. pour donner les derniers par divisions à sa droite. Napoléon. rayons du soleil elle s'élevait à peine à soixante toute l'armée prit les armes Un brouillard épais s'étant levé toutcinq mille hommes. entre Blazowitz commandée par le de la droite. « Souveleurs exploits passés y a bien divisée des années je vous le front Il parcourut il parla à quelques César nez-vous.

Cette pour nous tourner. et d'Autriche. galopant finir cette campagne » Au même par un coup de tonnerre. elles sont et mises en déroute. » le canon se fait entendre ennemie avait Tout-à-coup. V. voulant rétablir Vainement la garde les communications russe à impériale du centre avec la gauche. sa droite. la gauche de l'ennemi était » Déjà toute était rejetée coupée. Soult. assaillie par Murat et Lannes. à mesure que le soleil montait le brouillard se dissipait. s'élance que toute avec l'armée les deux s'ébranle divisions aux cris de vive l'Empereur! Vandamme et Saint-Hilaire. dit le duc y avait autant de monde et de foudres à extrême ence petit espace. et veut la réparer. engami. Soult reste maître de leur le centre enneposition et de leur artillerie puis. qu'il veloppés dans de lui. il faut se garder de qui était auprès » Cependant. Ses troupes s'avancent au pas mais après trois heures de combat. régnait dans de Rovigo. enfonçant de son aile gauche. bat de géants. que son Kutusow occupation reconnaît droite. Un grand silence la plaine « On n'eût jamais pensé. voit Napoléon sur les hauteurs venait d'une du en arrière l'ennemi de quitter était position devait décider sa faute de charge. culbutées telle. importance sort de la bataille. et.(1805) EMPIRE. 63 réchal Soult l'interrompre. et à gauche de Pratzen. Pendant ce gée dans les défilés de Sokolnitz temps. engagé entre Davoust « Soldats devant les rangs il faut s'écria-t-il. instant. Colonel. culbuta un régiment elle fut écrasée français par une charge de la garde de Napoléon. que la gauche déjà débordée. des deux empereurs quartier-général Russie cheval. artillerie. retentissait sur toute la épouvantable dit le trentième un véritable combulletin. à l'horizon. o C'était. de sur Austerlitz. le combat et l'avant-garde russe. une canonnade ligne. il va se placer sur les derrières et de Telnitz. 5 .

niversaire. le 40-. qui commandait et la mena battant de la garde russe. que les soldats appeou la journée de l'Anlèrentla bataille des trois empereurs et à laquelle Napoléon donna le nom de bataille comme celle-ci batailles « J'ai livré trente d' Auslerlitz. débris de leur armée. » taquer1. mille Russes fà gauche mirent bas les armes de les attaques fuyait en désordre. régiments qui. le de canin. plus de vingt mille de les étangs la glace qui couvrait les dans l'eau. de prix si vous êtes vaincus. « flrentl'impos43% le H'. (1805) étendards. Après avoir rassemblé les deux et de d'Autriche empereurs et l'armée française Austerlitz. soldats quatre leur dit-il d'une on me à la vie. Le général se la cuisse emportée Si vous d'un coup présentèrent voix de tonnerre. le 36«.66 RÉVOLUTION FRANÇAISE. A une heure Chassée Soult Huit s'étant de l'après-midi. De pareils traits n'ont pas besoin de commentaires. surprise de têtes de colonnes pour l'atqu'on lui présenta tronçons Bernadotte. etc. mais je n'en ai vu aucune où la victoire ait été si disait-il. selon mémorable. sur réfugiés s'abîmèrent Mœnitz. couronna Telle fut cette immortelle journée. l'enlever pour et serrez vos « Souvenez-vous rangs! de l'ordre revenez plus du jour! vainqueurs. de en autant de flanc dans un mouvement russe. décidée et les destinées Le lendemain. la victoire pressée ennemie par était décidée. luiAlors le centre. en position. l'enfonça l'infanterie une bonne lieue. « Toute la journée fut une suite de manl'armée et qui coupèrent œuvres dont pas une ne manqua. derrière Russie se retirèrent la position qu'ils avaient occupée la veille. je n'attache après la bataille. 1 Mémoires Parmi sible » dans les du duc » si peu balancées*. » relèvera 17-. . de position et de Davoust. eut l'expression il faut citer du bulletin le 58s le ce jour valbubert officiel. ne dut son salut Constantin et le grand-duc qu'à la vitesse de son cheval. même tout fut enlevé. il félicita l'armée sur lexhamp de bataille de Rovigo. attaqua s'avança.

de vous vous je suis content avez décoré vos aigles d'une immortelle Une armée gloire de cent mille hommes commandée de par les empereurs Russie et d'Autriche. Ainsi. en moins de quatre heures. supérieur. 67 « Soldats. vingt généraux. leur dit-il. » En outre. Il adopta leurs enfants. seraient fondus et serviraient à ériger sur la place Vendôme une colonne à la gloire de triomphale la grande armée. russe. cette troisième coalition a été vaincue et dissoute. Cette infanterie tant vantée et en nombre n'a pu résister à votre choc. en deux mois. -. ordonna qu'ils seraient élevés et entretenus. et leur permit de joindre à leurs noms de et de famille celui de baptême Il ordonna enfin Napoléon. et deux cents francs à celles des soldats. russes et autrichiens que les canons de pris sur le champ bataille d'Austerlitz.f1803) même EMPIRE. cent vingt pièces de canon. et sous-lieutenants huit cents francs. et désormais vous n'avez plus de rivaux à redouter. plus de trente mille prisonniers sont le résultat de cette journée à jamais célèbre. accorda six mille francs de pension aux veuves des généraux tués à Austerlitz deux mille quatre cents francs à celles des colonels et des majors à celles des capitaines douze cents à celles des lieutenants francs. .établis à ses frais. ou ou dispersée ce qui a coupée à votre feu s'est échappé noyé dans les lacs. par deux décrets datés du il camp d'Austerlitz. a été. « Quarante les étendards de la garde impériale drapeaux.

demande d'Autriche L'empereur assurer Ruse d'Alexandre pour Traité gner. gorien. dans de Presbourg.Rupture téméraires par de la Prusse. de Situation le titre de Grand.Saint-Denis ganisation liorations. – Silence Améde l'Université impériale. a cessé de ré1et Josolen- que la dynastie la aile du roi de Bavière.Occupation des hostilités.(ÎS RÉVOLUTION FRANÇAISE. et de la Hesse prussiennes. successeur du Rhin. Panthéon rendu Réorde la presse et de la tribune. publics. Mariage à Paris. séphine neIle l'Europe tif. sépulture impériale. et poursuivi par Mu- . Haugwitz. Création de France.. Napoléon prince Joie Eugène la paix. – Rér. de Pitt – Traité Prusse. après Système Le de du Munich. les armées Attitude Signal Sa suprématie Napoléon se rapproche Quatrième coalition. Négociations Dispositions des pour la paix Puissances. Mort de Fox. retour.-Rétablissement grands de de l'église Restauration au culte catholique. Napoléon Ouverture du corps législaMort de Pitt. la paix de Presbourg. de la Fox. la Banque travaux au ministère.déclare avec à avec du Napoléon. Bonaparte.Napoléon et la Russie. de la Saxe de Napoléon. roi de Louis roi de Naples. Son entrevue Mission sa retraite. du calendrier gréflefs de rEmpire. Ils Napoléon entrée Hollande-Duchés. APOLÉON I passer lui donnât penses bataille promis le Rhin avant avait à ses soldats d'avoir de ne point fait une paix qui des récomla Après parole. retiré en dés- des garanties alliés. (*805) CHAPITRE III. Il leur et assurât tint à ses d'Austerlitz. solutions en est proclamé protecteur. publique décerne Le sénat à leur réformes. l'ennemis'était ordre coupé de la route d'Olmutz. comte de Naples font leur de Armistice. générale. f édératif Joseph Bonaparte.la France du 20 juillet entre des négociations. Confédération sur le continent.

» lui dit-il en lui faisant les honneurs « Vgus tirez si bon de son bivouac. 69 rat et Davoust. l'empereur envoyé le prince de Lichstenstein auprès lui demander une entrevue. Votre Majesté « Ainsi. d'Autriche parti de votre habitation. russe. et n'y prenait plus aucun a point de doute. II ajouFrançois qu'il abandonnait de l'Angleterre. l'assurer. princes convinrent de la paix furent signés. désavouer les Anglais répétait-il. de Russie demandait d'un et armistice. ce prince. à neuf heures litz. dans sa querelle la France à faire également entièrement les affaires intérêt. les deux empelui dit Napode ne plus me en s'embrassant. Dans où il s'était il avait été contraint cerné vu bientôt à Gœde se réfugier par l'armée victorieuse. Napoléon à ses avant-postes pour se rendre A son arrivée. ding. je désire faire une chose agréable me son armée.(1803) EMPIRE. cependant. ajouta-tà l'empereur Alexanil. du matin. Le 4. en envoyant conversation le monarque répliqua Vous pouvez d'ailleurs un de vos de deux officiers heures. » C'est l'intention autrichien vous vers de Alexandre. le seul palais que j'habite depuis deux mois. il fit faire des. « Elle est cernée. Après une reurs se séparèrent léon en le quittant. en feu le continent le commerce qui mettraient pour s'assurer du monde. me promet je en con- avec l'Angleterre trêve pour l'armée l'empereur puis vous vaincre. » Ces deux les préliminaires ta que l'empereur sa paix séparée. feux et attendit qui ne tarda partit d'Austerprès de Scharwitz. disait-il. . « II n'y a raison » et il sollicita une dit Napoléon. si Votre Majesté dre passer je laisserai promet qu'elle retournera en Russie. » François pas de « Ce sont des marchands. l'empereur reçois dans « Je vous pas d'arriver. d'Autriche de Napoléon avait pour cette position désespérée. répondit en souriant François II II ne craignit qu'elle doit vous plaire.

me fait faire une faute. répliqua » Alexandre. c'est un grand lui. Je m'en avec vais de me mesurer eu la prétention je vois le feu. Davoust. ma parole. j'y consens Sire. Napoléon de de l'empereur auprès Savary et comme à la capitulation. « Mais. « sortit des États autrile désir de l'empereur que son armée la et par la route militaire chiens dans le plus bref délai que en faisant chaque jour le chemin ordinaire plus courte. ft fut introduit par le prince Czartorinski ce cc De quoi s'agit-il ? » lui demanda près d'Alexandre. du triste résultat de sa généros'il eût eu le pressentiment « Cet homme. arriva Savary aul'armée russe. . pour la marche de chaque jour en mais. Sire. que d'admettre 1 taire et la distance d'étape. de l'empereur à Savary et cependant c'est des détails vous l'art Alexandre. puis-je me retirer Hé bien soit. Je n'ai jamais 11 m'a au secours de l'empereur d'Allemagne. répondit Savart. cet entretien. car j'aurais pu suivre mais enfin russe et autrichienne toute l'armée et prendre » larmes de moins seront versées. 2. Non. fait une troupe en marche. mais comment prendre niez plus vite que vous n'êtes venu la route miliune autre règle pour se fixer. « Vous étiez tous Sire. fait dire qu'il est content. fois que c'est la première Pour homme de moi. il ne demande pressant. à minuit. pour savoir s'il adhérait Franlui répondit je vous le jure.70 RÉVOLUTION FRANÇAIS19t'~J'–T7~ (1805) faire la guerre. dé» Aussitôt. guerre. il est bien votre maître exige donc que je m'en aille bien vite? pas que vous retourNon. et lui fit connaître Et Savary l'objet de sa mission prince. et je tiendrai pêcha son aide-de-camp Russie. votre pasûreté ? Quelle garantie faut-il pour cela? » Je vous la donne role. venu J'étais donc dans ma capitale. » elle de la guerre donne l'Empereur. quelques de au quartier-général le 5. sitéenvers d'Allemagne l'empereur ma victoire. Cela est vrai. inférieurs sur la prière demanda lui dit-il. sûr étiez la journée supérieurs Alexandre à moi. çois II. dit-il. bataille c'est la quarantième que fruit de quinze ans de gloire. Je le suis aussi. les points d'attaque. Déjà •Pendant du sur.

Napoléon voulant lui donner une nouvelle lui renpreuve de sa générosité. d6 attendu qu'il y » Alexandre dépour presser de Potsdam. avaient pris les armes. tous les prisonniers de sa garde. Celle-ci se mit en marche sur trois colonnes et se dirigea sur la Pologne. cebHlet. « Voilà. Alexandre partit pour Saint-Pétersbourg. . coupé d'armée sa retraite. « J'autorise les qu'il deux on lesquelles du passage de l'armée dans et porte connaître France «t qu'il la date au sont est en du ce général qu'il n'était l'avait envoyé russe à Var(Davoust). De son côté. passer l'armée russe. n partie. que en conférence. la depuis le traité du 3 novembre. ayeo mission d'obtenir satisfaction pour la violation du territoire mais d'Anspach par Bernadotte M. l'ordre de laisser porta.(1805) avait suspendu EMPIRE. un armistice fier plus de braves gens. son audience. français moment empereurs d'AUettiagnè dans cette y a. pêcha en même temps un courrier marche des Prussiens qui. qu'il se défendit d'avoir pris part à la capitulation qui le sauvait avec « comme son armée si les Français dit Napoléon n'avaient pas dans leurs mains son propre écrit par lequel il priait le maréchal Davoust qui avait la marche de son corps suspendre avait négociation pour une capitulation1. » C'était lui faire voir des intentions Il lui parla Il est écrit le général dont la for- pas dupe Totd près dé loi. son mouvement. par journées d'étape. sous prétexte qu'il 71 y avait lui ap- négociation pour une capitulation. en conséquence Signé: Alexandre. le roi de Prusse avait envoyé à Napoléon le comte de Haugwitz. tune un compliment répliqua l'Empereur. voya sans échange A peine Alexandre eut-il assuré sa retraite. a changé l'adresse. à Berlin. Napoléon avait ajourné le comte vint le féliciter de sa victoire Après la bataille. Merfeld à faire et dé 4 décembre. de Haugwitz n'étant arrivé à Brünn que la veille de la bataille d'Austerlitz. quand Savary de la part de Napoléon. inutile de sacri- au crayon.

je veux de la sincérité. de Haugwitz n'eût reçu mission que de déclala Russie. ment de ce qu'il avait fait. ce que à Breslau. Il assembla de l'Ansans la ratification le Hanôvre voulait pas accepter et il fut conla sltuation était pressante. (1803) sovie et de son arrivée il lui demanda était en Hanovre. Bien que M. ennemis pare de vous je préfère des pour traiter toutes Si vos pouvoirs ne sont pas assez étendus moi je vais marcher en règle. à la ratification mais ce prince. Pendant Napoléon de la Presbourg pour le lieu des négociations ^t choisi . Si vous pas possible mais voulez aller vers ces messieurs. je ne m'y oppose pas. témoigna on ne son conseil. livrer bataille. francs à de faux amis. armée. « Monsieur. il prit cepenrer l'alliance de son gouvernement avec se flattait dant surlui de conclureavec Napoléon un traitéqu'il cela n'est de faire ratifier ceptait ce traité. quoique vous pour lui de m'avoir loyalement vous eussiez au moins servi n'ayez aucun motif pour cela. Cependant gleterre. la Prusse acpar le roi de Prusse. communiquant corps russe qui par la Prusse avec la grande franche. mettez-vous ces questions-là. de Haugwitz présenta du roi graviat. venu qu'on le ferait occuper il à Vienne était retourné ce temps. est-ce une conduite que ajouta-il. signifiait où elle était cet autre encore enfin. à son envoyé son mécontentehautement sides. avec moi ? Il serait plus honorable celle de votre maître fait la guerre. il faut opter entre eux et moi. M. comme dépôt jusqu'à la paix.Dans la France son mardu Hanôvre etcédaità lapossession ce traité De retour à Berlin. partout où ils se trouvent. parce que j'y aurais regardé Vous voulez être les alliés de tout le monde. » sur mes ennemis.72 RÉVOLUTION FRANÇAISE. à deux fois avant de vos alliés. qui venait d'adhérer un traité de suben signant avec l'Angleterre à la coalition. ou je me sési vous restez avec moi.

le Burgaw. elle fut signée par les plénipotenpaix et le général le prince de Lichstenstein tiaires Talleyrand réunion des États Vénitiens. le Tyrol cédés à la et le Vorarlberg. reconnues de la Républiet l'indépentelles furent les partage dit de ce traité. » continué de Campo-Formio. 73 le 26 décembre. clusion rendre de la paix. par le traité Mignet. J'ai à son armée la conannonça leur disait-il. stipulations commencé l'abaissement de l'Autriche. sourit à mon cœur. que helvétique régie par batave dance de la république principales l'indépendance l'acte de médiation. dans ma capitale. exemple et à faire campagnes. avec vous vos périls et vos fatigues je empereur partager de la grandeur veux aussi que vous veniez le voir entouré et de la splendeur qui appartiennent Je donnerai peuple de l'univers. nous verra plus sont morts tous prêts à que nous n'a^ encore . et après nous le bonheur de notre patrie et les du premier fête aux pre- que je vous verrai tous. qui « compléta. Bavière. dans ces deux et le monde d'honneur. et j'éprouve la nous célébrerons les plus tendres d'avance émotions mémoire de ceux au champ imiter leur qui. de la Souabe entre le duc des possessions les électeurs de de Bade. par celui deLunéville. de Wurtemberg et le margrave comme rois. avant six mois. partir pour me et des accordé de l'avancement à ceux qui se sont le plus distingués je vous récompenses Vous avez vu votre tiendrai tout ce que je vous ai promis. et le prince reconnus Bavière et de Wurtemberg de Bade comme grand-duc. Cession par l'Autriche reconnu comme de ces États au royaume d'Italie Napoléon roi d'Italie. rangés autour de mon palais. Le 29 décembre. miers jours de mai à Paris irons où nous rappelleront intérêts de notre l'idée gloire. Napoléon « Je vais. Giulay.(1805) EMPIRE. « Soldats au souverain une grande vous y serez tous.

et l'Impératrice le plus grand firent enthoule On décerna à Napoléon . Napoléon apprit qu'au mepris d'un traité conclu deux mois ses ports Naples venait d'ouvrir à son armée Aussitôt il annonça avait cessé de régner. il fille du roi de Bavière avec la princesse Augusta. il partit où. Le 26 janvier 1806. contre ceux de Schœnbrunn était arrivée depuis quinze Joséphine au sénat pour lui écrivit de cette capitale jours. Cela fait. etc. ce jeune au sénat qu'il venait d'adopter également à régner après lui sur pour son fils. par son ordre. et qu'il l'appelait aux fêtes et Joséphine présidaient que Napoléon les grands corps de ce mariage qui eurent lieu à l'occasion à célébrer dignede l'État et la ville de Paris se disposaient Pendant ment leur retour.74 RÉVOLUTION FRANÇAISE. qui voudraient attaquer séduire par l'or cornotre honneur. s'il le faut. la cour de auparavant. des éternels ennemis rupteur Sur le point de quitter Vienne. à vingt mille Anglo-Russes. l'Empereur dans Paris leur entrée solennelle siasme m éclata sur leur passage. ou qui se laisseraient » du continent. et lui présenterait du peuple franet de l'amour de la reconnaissance tion. çais. (18M) vons fait. et chargea cuter ce décret. avait décrété triomphal serait consacré à Napo- Déjà le sénat 1° Qu'un léon monument de Sa Majesté imen corps au-devant 2° Qu'il se rendrait de l'admiralhommage périale et royale. Napoléon et du mariage du prince faire part du traité de Presbourg Eugène apprit prince l'Italie. de Naples que la dynastie d'exéle général Saint-Cyr et se rendit à Munich.

La maison de Naples a perdu sa retour. sera telle que la postérité ne me reprochera pas d'avoir J'ai ajouté une entière confiance aux manqué de prévoyance. pleurait Pitt avait vu tous ses efforts -perdus. nent les différentes débris du grand les souverains parties. en expiahostile. sanction à Austerlitz. qu'au bienfait de la capitulation Maître de renverser le trône impérial La conduite du cabinet de Vienne je l'ai raffermi. par le contre-coup sur sa tombe. de vaincre que lorsque je leur ai ordonné combattre. de son armée lui ai accordée. la coalition L'Autriche se plaignit tout bas d'une paix « extorarmée. et croyant les derniers jours de l'Angleterre mon pays » Telle paix de Presbourg. A la nouvelle du traité de Presbourg.(1806) de grand. » Après avoir compromis quée. la plus dit-il. mais non désfois. se voyait condamnée à subir l'alliance dans mort. disait-elle. La presqu'île de l'Italie tout entière J'ai garanti. déjà troublée son triomphe de Trafalgar d'Austerlitz. par la violence. Pitt était française. était il était mort en s'écriant après « 0 la la situation de l'Europe le 2 mars dernière s'est la session partie de l'Europe mées n'ont cessé de ne plus couronne sans fait partie l'Angleterre. l'honneur de ses armes pour échapper à une perte certaine. et les constitutions La Russie qui en gouverne doit le retour des que je d'Au- session. . 78 furent avait déjà reçue. la Russie gardait une attitude la Prusse. et les drapeaux conquis voûtes de Notre-Dame. comme chef suEmpire. et l'Angleterre. coalisée avec législative. D'ailprotestations qui m'ont été faites par son souverain. Napoléon « Depuis ouvrit votre arrivés. aux suspendus A la double titre EMPIRE. venait que l'Empire de s'ajouter à Austerlitz celle de la victoire. triche. Battue pour la troisième se retira humiliée. tion de ses perfidies. grande Mes ar- prême.

sa suprématie à étendre de venait l'armée non interrompues. se tournant même douteuse. ses libertés. Schimmelpenninck gouvernait. « Prince. je n'en retardedésire la paix avec l'Angleterre. le royaume conquérir mais en le reconnaissant pour roi des Deux-Siciles. sous le nous l'avons dit. français. les hautes destinées de ma couronne et des dispositions de mon côté. elle le trouva invariable.76 MfiVOLUTTONFRANÇAISE. ? durée. résolut de le changer II n'avait que trop appris à à qui le joug de Philippe nation. lui dit-il. la haine implacable Mais. et. d'obéir. pas Je elle dut encore à la France elle fut conquise Qu'elle vous doive donc des rois qui protègent mais ne cessez jamais ses lois et sa religion . je ne pouvais gée d'en faire la demande du nord à la garde ma frontière les places fortes qui couvrent » Puis. des sentiments nom de grand-pensionnaire. ce pays. d'une main infidèle. la Hollande par les sefut l'alliée ne dépendent des cours étrangères. pour bases les stipulations prenant Nade ses ennemis. (1806) leurs. et pour entraver Par une suite de sur le continent. dit-il à la députation confier officielle. Napoléon éleva au trône de Hollande charson frère Louis. victoires française il le donna à son frère Jode Naples. régnez sur ces peuples vers son frère leur pères n'acquirent de la France. contrainte léon ses répugnances elle se résigna. voulant déjouer les projets Napoléon la République batave: et des Anglais sur des orangistes cette Vainement en royaume. Je serai toujours rai jamais le moment. cours constants leurs de l'Angleterre son existence. à Napomanifesta le gouvernement détester monarchique. prêt à la conclure en » du traité d'Amiens. « Je ne pouvais. seph de l'Empire celle de grand-électeur il joignit à sa dignité Ainsi que et le retint ainsi 'dans sa dépendance. que indépendance Depuis. connaissant d'une longue poléon vit bien que cette paix ne serait pas il s'attacha l'action de la coalition.

semé le germe d'un système vilèges princiers il rétablit le calendrier féodal. et Bernadotte de celles de Bénévent et de PonteTalleyrand Corvo. Après avoir. Trévise. et créa six autres fiefs dans le royaume trois dans les duchés de Parme et de Plaisance. restitua le Pangrégorien. Conégliano. Vicence. D'autres actes non moins aristocratiques se succédèrent il abolit la taxe somptuaire sur les chevaux. les équipages. et fit préparer dans les tombeaux de Saint-Denis une place pour sa dynastie. Rovigo. Pauline Borghèse. l'Isqui en était le fondement trie. Napoléon. en commençant la restauration des priet territoriaux. investit. Après s'être créé ainsi deux grands feudataires. à de Lucques et de déjà dotée des principautés celle de Massa-Carrara à son beau-frère Murat héréditaire la seconde. Élisa rains Bacciochi il donna et Caroline Murat des établissements souveà la première la principauté de Guastalla. Bassano. « Je sentais mon isolement. je jetais de tous côtés des ancres de salut au fond de la mer. Piombino. Padoue. plus tard à ses généraux C'est ainsi de Naples et qu'il donna semblait s'efforcer que Napoléon chaque jour de fermer les voies de la révolution à laquelle il s'était substitué. Feltre.(1806) empire. Bellune. et l'impôt sur le . Berthier de la principauté de Neufchàtel. en duchés. grands fiefs de l'Empire. a-t-il dit à Saint-Hélène. » érigea la Dalmatie. et créa à ses trois sœurs. et à ses ministres. le Frioul. disait-il dans son message du 30 mars au sénat. l'ordre social et le trône par la grande pensée de consolider et la base. théon au culte catholique. 77 d'être » Ainsi que le royaume de Naples. Quels appuis plus naturels pour moi que mes proches (4) » II en outre. Cadore. la HolFrançais. la souveraineté des grands-duchés de Berg et de Clèves qu'il s'était fait céder par la Bavière et par la Prusse. lande devait faire partie du grand Empire. « guidé.

comme les parlements au silence. on jetait des ponts sur la Durance vraient. d'Alexandrie nouvelles s'ouà Monjoie des communications la-Chapelle et sur l'Isère. registrer du gouvernement la grandeur Telle était cependant impéson despotisme par la gloire. réformes améliorations. le corps des ingénieurs impériale. d'Ajaccio d'Aixde Paris à Mayence à Savonne. les droits soumit sur le sucre et les octrois furent augmentés il le palais impérial à un règlement digne de d'étiquette tout ce que la la cour de Louis XIV. et d'immenses importantes il créa l'Université la Banque de France. Ni la presse. de la Belgique tels que tracés. il réorganisa des ponts-et-chaussées. En même et les ouvriers. de Niort à La Rochelle voulait faire « quelque embellissait dont Napoléon Paris. par rial. De grands canaux étaient en exécution gnant le Rhin d'Arles et les canaux celui de Saint-Quentin. le canal · d'embranchement ou étaient commencés autres quelques de à Aigues-Mortes de Beaucaire ceux de Saint-Valery à Brest. sur le d'autres on en établissait Cher. sur la Meuse. Napoléon joile canar de Bourgogne.78 RÉVOLUTION FRANÇAISE. condamnaient tribune n'osaient n'était plus qu'un corps chargé d'enrégime. et l'on vit reparaître ni la avait voulu effacer à jamais. le canal au Rhône. On et de Nantes Sedan. De Valogne Bastia. entre les fabricants les différends temps. . & (1806) 1 sel. les rescrits impériaux. qu'il savait couvrir sous l'ancien des Ainsi. de Caen à Honfleur. de grands travaux s'opéraient sur tous les points de l'Empire. sur la Loire et sur la Saône. de la d'éducation des maisons pour les filles des membres des conseils de prud'hommes pour régler Légion-d'Honneur. sur le Rhin. à à la Hogue. révolution si contre des actes qui blessaient protester les des lois oppressives les sentiments nationaux. vivement et le sénat.

» disait-il. officiellement la guerre. contre chagrine . et remplacé chef du parti français. timent de sa duplicité. malheurs qui vers la Russie les unissait. lui qui. sans nombre. nos jours. pour le perdre. d'un tel changement. était hostile à la France. berg. osa l'accuser de n'avoir « pas été insensible à la pluie d'or. triche Berlin. écrivit à Frédéric-Guillaume reau tant que qu'il ne remettrait pas l'épée la Prusse n'aurait pas rouvert dans le fourau ses ports ne se fiant point à ces preNapoléon mières avances de la Prusse dont il connaissait trop bien la le séjour de son armée en Allemobile. et comprît que son intérêt était dans notre alliance. avoir donné un Après libre cours à son humeur la France. de Hardemministre. sa cause le roi de Suède. le comte des humiliations de ce qu'elle elle rompit ouvertement pensation perdait. et sur les bords de l'Inn. trouvât dans l'acquisition de l'électorat une compar M. fut écarté M.(1806) EMPIRE. autre côté. Alexandre. Le premier M. Dans cet état de choses. et fit entrer dans déclara. à ses périls en concluant avec léon une paix prompte et séparée. Ce prince. surprise le 4 juin. soit qu'elle soit qu'elle du roi de Prusse. avec l'Angleterre. se tourna au nom de l'amitié qui Naen Bavière et la Prusse. en effet. » en se vendant aux Anglais. Napoléon. de colossal. 79 chose de fabuleux. et prêts à marcher menaçant sur Vienne l'Auet sur pavillon D'un anglais. prolongea politique cent soixante mille hommes restèrent en magne campés Souabe. d'inconnu jusou'à le cabinet de Berlin continuait à subir le chàCependant. Après la Prusse prit enfin possession du Hanôvre. de Hardemberg des conseils de Haugwitz. allaient fondre et conjura de l'arracher le roi de Prusse sur les pressentant sa monarchie.

considérablement l'Autriche les aux yeux du peuple anglais. même des vœux pour la paix qui fissent tourner de Pitt on la desirait aussi. songea changeant sérieusement de langage tout-à-coup à renouer avec Napoléon à une et d'attitude. des relations pacifiques. Chef d'un grand peuple civilisé. peutdu continent. la Prusse subjuguée. du traité d'Amiens. immense. L'équilibre la Suisse l'Italie. (1806) Alexandre. fondateur de passer sa vie sous Napoléon ne pouvait désirer dynastie. l'Espagne. n'avait pas été la guerre de l'opposition. reux tableau qu'étalaient. elle lui avait donné la dostérile pour la Grande-Bretagne commerciale la suprématie les mers. les wighs et les torys sincère que recommencer » Il y eut alors rapprochement mais en votant pour la paix ne voules autres et durable. misères et de l'Europe mais c'était bien mériter être irréparable sérieux pour y mettre de l'humanité que de tenter un effort d'une un terme. « Sans doute. Tout semblait mort de Pitt. Le mal était grand. sidérablement que les wighs parmi les disciples disaient les chefs A la générale. ou ébranlées renversées plus salutaires de la à la politique enchainées la Hollande. dans toute sûr à l'amour entre des Français. Ce- les uns la voulaient laient la comédie . pacification s'était conle parti de la guerre en Angleterre il n'y avait pas Dans le Parlement affaibli. de la terre. la paix comme le but glorieux il devait rechercher la tente de son trône. la Russie vaincue et humiliée. et son titre le plus la garantie de ses travaux. le plus ambitieux du peuple sasier l'orgueil acheté de avait-elle Mais à quel prix la Grande-Bretagne les les barrières tels succès? rompu partout. coloniales Il y avait là de quoi rasl'Europe. sur toute mination des denrées du commerce le monopole sur tous les marchés. France tel était le doulouaffaiblie.gQ RÉVOUJTION FRANÇAISE.

Ainsi toutes les cours la paix aux cris de guerre 6 pour dont . de signer une paix honorable. entre les deux Russie traiter traitions « intervînt changement en effet. ? Oui. fut placé rival. Veut-on que nous » disait de fit une paix séparée. 81 pendant. « Veut-on. de Venise. aux extrême à ne se présenter sur son heureuse alliée. vaincue du champ de bataille sa considéraune profonde le coup d'un attel tion et militaire en avait reçu politique teinte. et demanda avec la France. opposition son amitié à la tête duquel au système de son partis. Aux conquêtes de Gènes du l'Angleterre Tyrol. entre cette le à l'une l'autre conjointement avec la Russie séparément ? Non. de la Dalmatie et de Naples et aux toutes ses acquisitions dans l'Inde pouvait opposer Antilles. à traiter taisaient V. à la rigueur on le concevait. avait vaincu mers. Elle négociations qu'appuyée Telles étaient les dispositions et de la Russie. au contraire s'éLa Russie. ses faveurs avait donné. Bientôt. faire présager l'Angleterre. écrivait Fox. de leur fortune militaire devait se reproL'égalité duire tait dans retirée les négociations. de total dans la politique s'ouvrirent des négociations demanda mais l'Angleterre que la son alliée. la Russie sur de l'Autriche. sortit un l'illustre de cet accord ministère Fox. Si elle traitait sous séparément il lui serait avait donc impossible un intérêt échec. cabinets. Bientôt.(1806) EMPIPE. son noble caractère. la moitié à Trafalgar. avait réparti La fortune également et la France elle leur puissance des sceptre du continent. à l'autre avait Si l'une la suprématie sur vaincu à Austerlitz. Sa sage un momentané entre les deux de fusion. Que la Grande-Bretagne son côté le prince Czartorinski. comme tout devait pour Napoléon. » mutuelles les instances de l'Angleterre de la Prusse et directement des vœux se sépara de son alliée.

vir à miner et à détruire Déjà brisée dans son unité par les guerres de la réforme. ratif qui les affranchît suite d'actives et secrètes le 12 juillet. voisins de Depuis lors. depuis soit par ses défaites. de il résolut vers l'empire germanique jetant ses regards se placer dans une position telle que la paix ne pût leur sersa puissance. l'électeur de Ratisbonne et se déclarèrent indéprotecteur. et de Wurtemberg. il y a si peu de temps. fait de son longtemps. . il vit bien qu'ils ne mettaient et sa vigilance la paix que pour endormir à lui demander Alors. dont sous le nom d'Étals confédérés de Bade et de Berg. Peu à peu. rité sur la confédération. de Hesse-Darmstadt. l'abus qu'elle avait querelles. avaient Mais ces démonstrations de conciliation. du Rhin.82 RÉVOLUTION FRANÇAISE. » Par des vengeances de l'Autriche. pour dans succédé deà trop exagérées Habitué à lire tromper Napoléon les plus cachés les desseins pacifiques sur leur but de de si nomlui pardonner qui ne pouvaient tant d'accord breuses défaites. (1806) elles retentissaient paroles étaient secret. en effet. dans toutes ses la compromettant avait perdu son prestige et son autoVainement elle voulut ressaisir sa achela guerre de 1805 et le traité de Presbourg suprématie de son impuissance et du changede la convaincre vèrent ment total qui s'était opéré dans les esprits en Allemagne. pouvoir l'Autriche en aspirait soit par à l'indépendance. tous les princes de l'empire « demandaient à s'allier à elle par un lien fédéla France. ses ennemis. se donner le temps de former une nouvelle coalition. proclamé Une diète siégeant de toute puissance étrangère. l'Allemagne. par lequel étaient les rois négociations. treize princes de Bavière un traité souverains fut signé dont les principaux les grands-ducs et le landgrave pétuité de l'empire confédération Napoléon pendants fut à perse séparèrent s'unirent entre eux par une germanique.

et. François 1er. germaniqne devoir envers l'empire de leur ~e. outre. Par un acte du 6 août. et. « Maître absolu de la France et de l'Italie. fut tout-puissant Napoléon sur le continent. dit Mignet. Ceux-ci s'enen gagèrent. sous 1 '1 83 VJ . jouissaient de grands et nombreux privilèges. et. en y introduisant un régime uniforme de législation.(18°6) a à EMP. soit en portant le dernier coup à la noblesse c'est-à-dire à cette foule de équestre. et il disposait. de la France. Après ce grand acte politique. et États princes lui. ils s'obligèrent à fournir soixante-trois mille hommes et la France deux cent mille (5). que nul souverain. les intérêts des États confédérés. en Allemagne. Ainsi finit. à faire cause commune avec la France dans toute guerre continentale. dans ce cas. de et dela confédération Wurtemberg contre l'Autriche duRhin. devait régler Le 1er août. Francfort.BS. de la Suède par le traité de médiation. et seigneurs de princes qui prétendaient ne relever que des empereurs. en cette qualité. de et de la HolNaples lande par ses deux frères. après mille ans de durée. des rois de Bavière. réduit au titre d'empereur héréditaire il régna sous le nom de d'Autriche. n'avait osé concevoir. les confédérés notifièrent à la<liètede Ratisbonne leur séparation du corps germanique. pour l'Autriche qu'à se résigner. il l'était encore de l'Espagne par la subordination de cette cour. l'empire établi par Bien que formée à Charlemagne. d'administration et d'impôt. l'avantage cette confédération favorisa les intérêts de soit l'Allemagne. la présidence du prince de Ratisbonne. avant lui. François II renonça formellement à son titre et de roi des Rod'empereur d'Allemagne il déclara mains dissous les liens qui l'avaient attaché à délia les électeurs. comme empereur et roi. Après le coup il n'y avait plus d'Austerlitz.

russe. fédération et de faire à l'empire encore germanique. A la nouvelle du traité de la confédération . signa. dérateur à il se condamna et sa vie dans les conquêtes. signé sans clause de réserve. avant tout. revint nacer la Prusse. dont rien ne surtout. qu'il aurait voulu fonder de former une Il lui fit proposer la durée. après la paix d'Amiens. trefois. quand elles apprirent et leur dépit furent extrêmes. le désir de hâter maître à négocier et l'Autriche. domination du conune longue lutte. leur surprise son avait déterminé la qui Toutefois pensée que croyant la libéétait. assurer la paix tions devaient avoir lieu le 15 août. une mauvaise Une haine aveugle. l'envoyé de paix entre la France et la Russie. auavaient fait place aux nobles passions qui la dirigeaient du Rhin. ration du Rhin. rendu. semblait medu continent. M. cette paix. car c'est sur son alliance. Ainsi constituée. et de dégager la Prusse ration de l'Allemagne à le 20 juillet. à elle. par là. Pierre d'Oubrill. politique. qui devait finir par la dépendance tinent ou par sa propre ruine. » la Russie avaient envoyé chaet 1 Angleterre Cependant. toute coalition la grande de cette pensée Berlin n'était pas à la hauteur de sa ne respirait ame de Frédéric plus dans les conseils foi maladroite. et la Prusse. se faire le protecteur sa gloire dans la Mais. dans la pensée de Napoléon. Il aurait et eût du nord et du midi de 1 Europe été le contre-poids Mais la cour de impossible. (1806) en mainpu. lui garantissait ou de ceux qui des États du nord de l'Allemagne. avec la cune un plénipotentiaire chargé de négocier la paix le traité de la confédéFrance mais. ayant cherché de l'Europe. de la France et le motenant la liberté. Paris. des préliminaires et dont les ratificaCe traité. appartenaient entrer la couronne impériale dans la maison de Brandebourg.g4 b4 RÉVOLUTION nn"v~A" FRANÇAISE. eût la Prusse. plus de motifs pour n'ayant Napoléon.

et. sur la la Suisse et A sa voix. se plaçant sur la défensive. de Haugwitz des notre ambassadeur avait demandé il n'avait reçu que sur ce brusque changement. l'intervalle l'inimitié avait qui divisait les deux cabinets cernée le grand-duché de Berg et la sur toutes les parties de sa fron- espérances il ordonna Prusse.(1806) elle cria à la trahison. prêcha l'insur- d'attitude à Bernadotte de s'emparer changea de Nuremberg. s'écriait le publiciste Gentz. Il était évident que l'Angleterre des réponses de Londres et de Berlin Prusse simulée. et de se porter sur les frontières de la Prusse et de la Saxe. en 1805. Napoléon Dans en vain cessé. avaient voulu nous tromper en se faisant Napoléon ne douta plus du concert taitentre ces deux puissances. ses il attendit les évènements. et même l'assassinat. devience que sont » dans ses devenues la Hollande. le Hanôvre de lui arracher pour que nous méditions Après avoir elle résolut de le ralune guerre secret qui exis- . à la tyrannie germanique 85 elle gémit sur la diset sur l'abaissement de des libelles fit répandre. L'Angleterre livrer révéler le secret et de lui de ses négociations avec la France. tout-à-coup à M. sacrifié l'Autriche lumer eut l'infamie de lui c'était an tour de la Prusse. Ils ne tardèrent pas à justifier le mauvais Il était réservé à l'Angleterre d'être prévisions. à sa politique: elle avait. génie de toutes les coalitions contre la France. Trompé où l'on s'y formèrent. la domination de la France en Allemagne. En même temps il fit avancer des forces nombreuses Prusse tière sur l'Ens et dans fut bientôt occidentale. On en appela à la patrie alle« L'Allemagne. solution de l'empire l'Autriche contre elle EMPIRE. secrètes des sociétés rection mande dra-t-elle l'Italie?. explications et la évasives. déjà mis trois fois le feu au continent. par ses agents.

les réunions naissance. aiguiser de France. les plus la notémé- le feu qui l'animait. auraient le commandement arrière du mouvement. revers aux plus leurs épées sur les marches Le vieux dû rendre en chef. Bientôt le restituer de l'armée pour la mobilisation et eurent lieu dans les provinces. des ordres furent donnés Jeune. britannique. de Hardemnous voudrons. sur l'esprit du roi. toute-puissante aux affaires. de couronnes. On parla d'empêcher capable fication du traité du 20 juillet. Vêtue de l'unitrès-active commandait électrisant elle se transportait les troupes par sa présence. plus sage. M. raires. . (1806) il y eut en à S. poussaient on encore au temps du grand. » disait le premier M. On s'exaltait des jeunes officiers. A cette nouvelle. La cour. à l'envi. la force invincible résidaient de la guerre. duc de Brunswick. n'était de fureur. dit M. Rien que la guerre Prusse une explosion la ratide venger cet affront. des officiers Dans à sauver que le génie dans l'armée à venl'Europe celui qui avait à humilier dont elle le délire d'orgueil par leur appartenant insolemment vinrent de l'hôtel du ministre que son âge et ses mais qui ambitionnait pour ne pas rester en les rues. s'évertuait les jours. ministre. Tous de la garde.86 RÉVOLUTION FRANÇAISE. A la tête du parti de la guerre était la reine. des camps. des levées extraordinaires se mirent en toutes les forces de la monarchie prussienne mouvement. au langage en« Il semblait. roi On se croyait comme si on eût oublié française jouait avec la révolution « C'est un feu de paille que nous éteindrons quand Valmy. communiquant aux résolutions 1 armée. Lefebvre. qu'elle était appelée d'Ulm et d'Austerlitz. berg. de voler aux armes. belle et hardie. thousiaste prussienne ger la honte abaissé était tant saisie. hautes familles. elle prenait une part forme du régiment qu'elle au milieu et leur blesse.

eut ordre Cabinets de proposer pendant au gouvernement le Consulat et l'Empire. Frédéric-Guillaume la Prusse avait jeté le gant du combat la France devait le révéler. ses cantonnements de la Westphalie autre côté. et qu'il mettait de suite à sa disposition soixante-dix » De son côté. ayant outre-passé Le 15 août. u. de l'Europe . mille hommes. comme ses pouvoirs. de se diriger mille hommes. Dans cette circonstance. faire retomNapoléon n'avait qu'un but ber l'odieux de cette guerre sur ses ennemis et se reposer ensuite sur son épée du soin d'y mettre fin. de désavouer son envoyé. comme à Berlin ses intrigues eurent un plein succès.(1806) EMPIRE. à la tête d'une armée nombreuse et choisie. d'hymnes patriotiques et de chants de guerre1. la Thuringe. L'empereur Alexandre ne tarda pas. « Si la Prusse de cette était dés- de paix. en personne que « l'ami marcherait au secours de son ami. 87 les théâtres. et donna en même temps à ses troupes de se l'ordre mettre sur le grand pied de guerre. en effet. Là. de anglais t. voulant frapper un des Russes. Talleyrand 1 Histoire des ses troupes dans aussitôt les miennes D'un si elle puissance. je rappellerai et des frontières de la Hollande. » la Prusse. et de s'avancer à marches forcées sur la frontière Puis il écrivit à prussienne. prêt il alla au-devant à régler ses mouvements à l'ambassadeur arme. à toutes sur les forces et fit le Rhin. Après avoir armé l'Angleterre s'agita auprès de la Russie pour l'empêcher de ratifier le traité du 20 juillet. ordonna à tous les grand coup avant l'arrivée de se rassembler sur les corps de son armée d'Allemagne frontières de la Saxe et de de l'intérieur disponibles une levée de cent décréter Ainsi. disait-il consent à faire rentrer et annonça d'eux. M. Napoléon. qu'il sur le leur. il notifia à la France son refus de ratifier le traité. retentissaient publiques.

le roi de Prusse Cette armée. c'est-à-dire par les partisans par les disciples même les conne furent jeu. (1806) que les négociations écrivit ce ministre. à ses enmêmes. férences Cédant des chefs furent enfin rompues. Sur ces entrefaites. dit le Fox mourut. vœux et la que la mémoire une telle force et une telle solidité. reposées pour toutombe de cet illustre citoyen s'y seraient cet évènement à Saint-Hélène. de la de Pitt. et la paix est faite. les négociations. et avait suprême. forte de mouvement. et le peuple français ne t on veut dicter la paix l'Empereur en euxConfiants relèveront pas même ces propositions. » Napoléon. Bientôt plus qu'un guerre. troupes de se mettre en de la plus était animée mille hommes. » Dès ce moment. enfin. si. une des fatalités en parlant de Fox. « La France. les premières pierres du temple à l'édifice donné il aurait avaient pu être exaucés. Mais. cent quatre-vingt Le de Rosbach. . appelait jours. ils diront ce qu'un ancien peuple répondit venez les prendre nos armes 1 » « Vous demandez nemis « II avait posé.88 RÉVOLUTION FRANÇAISE. et si ses de la paix Times. aux obsessions de la reine. « S'il eût continué de sa carrière. la Russie de l'Angleterre. roi s'en était réservé le commandement en comme général duc de Bunswick fait choix du vieux 1 Note du 18 septembre 1806. et des princes à ses avait ordonné la loi ni à l'Angleelle ne veut la recevoir ni de soient Que les conditions de l'armée. de vivre. si on se montre égales et modérées. dirigées rope. la cause des peuples l'eût emdisait-il aurions fixé un nouvel ordre de choses en Euporté. si on affecte la suprématie exagéré impérieux. ni à la Russie ni reprissent ne prétend mais leur dicter cours. terre. et nous en effet. et pleine encore du souvenir noble ardeur.

(1806)

EMPIRE.

89

chef.

C'était

ce même et si ridicule

prince par

si fameux

en 1792, s'était rendu qui son manifeste et sa retraite en

Champagne. Le 21 septembre,

sa capitale et se rendit, quitta de la reine, au milieu de son armée. accompagné D'après le plan arrêté dans son conseil, les opérations devaient commencer par l'occupation Hohenlohe envahit la première, henlohe contraignit, en outre, parti de la Saxe et Blücher l'électeur et de la Hesse. la seconde; Hode Saxe à prendre

le roi

mille hommes. pour la Prusse et à lui livrer dix-huit de Hesse, de Quant à l'électeur qui avait armé en haine notre puissance, il se tint immobile, ni le courage n'ayant de se déclarer à laquelle l'attachaient ses pour la coalition passions citations lité Ainsi et ses préjugés, ni la volonté de céder aux sollide la France, qui ne lui demandait que sa neutra` commencèrent les hostilités. « Je suis innocent

dit Napoléon, de la guerre contre la Prusse, je ne l'ai proelle n'est point entrée dans mes calculs. voquée en rien si elle est de mon fait Un des princiQue je sois battu où je suis que mes ennemis de la confiance paux motifs seront dans celui détruits,* un moment où je suis c'est lorsqu'ils pensent de faiblesse, ils choisissent » que, m'attaquer précisément

le plus fort.

90

RÉVOLTJTION

FRANÇAISE.

(1806}

CHAPITRE IV.

Campagne tum et à ces de

de Prusse. du roi de Saalfield. du victoires. la colonne de Prusse,

Plan

il Napoléon. – Paroles de Napoléon du de Louis prince Prusse.-Batailles d'Erfurth. Son de de

de

pour part à Berthler. Prusse. d'Iéna et

son

armée.

Ultimade Scbleitz de Napoléon Suites de Il fait du Son

– Combats Réponse d'Auerstaedt. sur

– Mort roi

l'ultimatum deux

Prise

– Napoléon séjour à Potsdam. à l'envoyé contre

marche du duc de

Berlin. le tombeau

enlever grand entrée

Rosbach.

Il visite la noblesse.

Frédéric. solennelle

Réponse à Berlin.

Napoléon

Brunswick.

Ses ressentiments précipitée Blücher

II pardonne capitule de

au prince de Hazfeldt– à Prentzlow. Prise Magdebourg. Conquête Prusse s'enfuit tembourg, déric-Guillaume poléon à Posen.

Retraite de Lubeck.

dit rot de Prussemet bas les armes. et du Harfôvre

Hohenlohe

Capitulation par Silésie.

Occupation de la monarchie

de la Hesse prussienne. Négociations

électorale Les avec

à Kœnigsberg.– – Blocus continental. refuse Il réveille de son

en Français la Prusse. Armistice russe sur des

les Français. Le roi de de CharlotFréNa-

Arrivée l'armistice.

de l'armée

la Vistule. négociations.–

ratifier

Rupture

armée.

Le temple

de la Gloire.

L eja pied

toutes du

nos

forces

étaient qui

rassemblées sépare De

au

Fichtel-Gebirge, de la vallée

la vallée leur côté,

du Mein

de la Saale.

siens

du Rhin avaient de la confédération princes Prendre les Prusmis sur pied leur contingent. en un mot conrenouveler à revers en les coupant, les

(18°6) EMPIRB. 9J V*ûlûl'l V* f ¥fl11/1 I ** Afarf*»__ «. Jl– 1«wl « tre leur gauche, la grande manœuvre d'Ulm et de Marengo, tel était le projet de Pour cela, il fallait forcer l'Empereur. les défilés de Saalfield, de Lobenstein et de Hoff, se diriger ensuite sur le Haut-Elbe, et s'emparer enfin de toutes les routes qui conduisent à Leipsick et à Dresde. Le 24, Napoléon partit de Paris avec l'Impératrice, passa le Rhin le 1er octobre, et arriva le 7 à Bamberg. C'est là qu'il reçut l'ultimatum du roi de Prusse et une longue lettre de ce prince, On exigeait que les remplie de récriminations. troupes le Rhin, toutes sans françaises repassassent exception, en commençant leur marche du jour même où le roi se promettait la réponse de l'Empereur, et en la poursuivant sans s'arrêter obstacle ne fût mis désormais qu'aucun à la formation de la ligue du Nord, embrasqui devait ser, sans aucune tous les États non nommés exception, dans l'acte fondamental de la confédération du Rhin. En le roi demandait terminant, une réponse pour le 8 octobre. « Maréchal, dit l'Empereur à Berthier, on nous donne un rendez-vous d'honneur pour le 8; jamais un Français n'y a manqué. Mais, comme on dit qu'il y a une belle reine, qui veut être témoin des combats, et marsoyons courtois, chons, sans nous coucher, pour la Saxe. » « Soldats, dit-il ensuite à son armée, des cris de guerre se sont fait entendre à Berlin depuis deux mois, nous sommes provoqués avec une audace qui demande vengeance, « La même faction, le même esprit de vertige qui, à la faveur de nos dissensions il y a quaintestines, conduisit, torze ans, les Prussiens au milieu de la Champagne, dominent dans leurs conseils. Ils veulent que nous évacuions à l'aspect de leur armée Les insensés l'Allemagne qu'ils sachent mille fois plus qu'il serait facile de détruire la

92 grande capitale peuple! grand « Marchonsdonc que

RÉVOLUTION FRANÇAISE. de flétrir l'honneur des enfants

(1806) du

éprouvelemême Que l'armée prussienne ans Qu'ils apprennent sort qu'elle éprouva il y a quatorze de domaines un accroissement que, s'il est facile d'acquérir est plus notre inimitié avec notre amitié, et de puissance » de l'Océan terrible que les tempêtes de n'étaient pas en mesure Persuadé que les Français de les coudans l'espoir Brunswick, l'offensive, prendre et Erfurth son armée entre Eisenach per, avait concentré au-delà de s'étendait sa droite, sous les ordres de Blücher, et le roi de commandé son centre, par lui-même Gotha conduite sa gauche, d'Erfurth; Prusse, était placé autour Iéna et Blanentre de Hohenlohe, le campait prince par kenheim. Tandis qu'il manœuvrait dans l'armée française, pour surprendre Elle s'était déjà mise en mouvement. cent mille hommes celle de droite, composée sur trois colonnes s'avançait sur Hoff; le de Bayreuth des corps de Soult, se dirigeait de des corps de Murat de la réserve centre, composé se diriet de la garde impériale de Bernadotte Davoust la gauche, commandée par sur Saalbourg geait par Kionach par Cobourg sur Saalfield. Lannes s'avançait et Augereau, de Hoff, et rejeta le corps de Soult s'empara Le 8 octobre, le 9 et le où Bernadotte l'atteignit sur Schleitz, Tauenzien à Saalfield l'avantmit en déroute. Le 10, Lannes rencontra commandée par le prince Louis garde du prince Hohenlohe, lui de la guerre, champions de Prusse, un des plus ardents le prince Louis, lui tua six cents hommes, parmi lesquels et lui prit trente canons. fit mille prisonniers, se Brunswick des Français, A la nouvelle de la marche Forêt-de-Thuringe forte de deux celle-ci, la

(1806)

EMPIRE.

93

hâta

d'évacuer

il rétrograda à Weymar son quarmais, le 12, Napoléon transporta sur la rive son mouvement à Géra, continua tier-général Davoust et Murat sur Naumdroite de la Saale, et, poussant il se rabattit sur Iéna sur Dornbourg, bourg, et Bernadotte de et Augereau, avec Soult, Ney, Lannes pour y attaquer et Murat lui fermefront l'ennemi, que Davoust pendant raient prenant ment, toute voie de retraite à revers, dit le duc achèverait de Rovigo, sur Berlin, le et que Bernadotte, « Par ce mouvesa destruction.

sur replier et de Dornbourg, toutes ses forces;

la Forêt-de-Thuringe; l'Elbe et de s'assurer'des

mais, ponts

au lieu

de se

de Naumbourg et y concentra

tournait entièrel'Empereur nous arriment l'armée prussienne car, de cette manière, auraient dû prendre vions par le chemin que les Prussiens et eux venaient forpour venir de Prusse à notre rencontre cer le passage de la Saale par le chemin qui aurait dû être le Dans cette position, il bien manœuvré. nôtre, s'ils avaient était difficile qu'un événement » ne fût pas décisif pris de guerre n'eût pas lieu, et

qu'il Ainsi

campagne, Marengo, bulletin, cutées

dès le début de ia en flagrant délit, Brunswick, se trouvait dans la même position que Mélas à disait le troisième et Mack à Ulm. « Toutefois, du roi de Prusse l'armée se trouvèrent exéeût évaque, le 8 octobre, de la confédération, le Rhin,

les intentions il voulait

cué le territoire mais au lieu alors

française et elle l'avait

de repasser

à la lettre crut que Napoléon « Sire, lui dit-il, votre Majesté m'a donné du roi de Prusse rendez-vous le 8; en bon chevalier, paje lui ai tenu croie, j'ai role je suis au milieu de la Saxe. Qu'elle m'en C'est des forces
1 Mémoires

elle a passé devoir répondre

évacué; la Saale. »

telles

que toutes

ses forces

ne peuvent

balancer

du duc de Rorigo

t. 11 p. 273.

94

RÉVOLUTION

FRANÇAISE.

(1806)

la victoire. Sy-e, j'ai été votre ami depuis six ans, longtemps de cette espèce de vertige qui je ne veux point profiter des eret qui vous a fait commettre anime vos conseils, et est encore tout étonnée, dont l'Europe reurs politiques ne desquelles l'Europe des choses posSi elle m'eût demandé tardera pas à retentir. elle a desibles par sa note, je les lui eusse accordées elle devait être certaine de ma rémandé mon déshonneur, romLa guerre est donc faite entre nous, l'alliance ponse. elle Sire, Votre Majesté sera vaincue; pue pour jamais. de ses sule repos de ses jours, l'existence aura compromis des erreurs militaires de l'énormité Elle est aujourd'hui intacte, jets, sans l'ombre d'un prétexte. à son rang et peut traiter avec moi d'une manière conforme différente. elle traitera avant un mois dans une situation « Sire, je n'ai rien à gagner contre Votre Majesté je ne la guerre actuelle est veux rien et n'ai rien voulu d'elle une guerre impolitique. « Je sens que peut-être j'irrite taine susceptibilité de souverain demandent à l'essaim tourée de aucun dans mais cette lettre une cerne les circonstances

ménagement que Votre Majesté ordonne et d'inconsidérés dont elle est ende malveillants se taire de son trône, la tranquillité dans le respect à elle et à ses

à l'aspect qui lui est dû, et qu'elle rende
États. »

les combats de Schleitz et de. Saalfield, et la Cependant mort du prince Louis avaient jeté le trouble et la consternaLe roi, la reine, le duc de tion dans le camp des Prussiens. Brunswick et les chefs de l'armée tinrent conseil sur le Plusieurs ouvrirent généraux parti qu'il y avait à prendre. la Saale, et de se retirer derrière la ligne de l'avis de repasser mais le duc de Brunswick ce l'Elbe hésita, et, pendant C'est alors temps, Davoust et Murat gagnèrent Naumbourg.

M 806)

EMPIRE.

95

seulement Voulant

que

Brunswick

se décida,

mais

il était

trop tard.

le mouvement des Français, il partagea prévenir son armée en deux grandes masses l'une, commandée pat lui-même et le roi de Prusse, devait se diriger sur Freybourg et Naumbourg sous le prince Hohenpar Auerstaedt l'autre, à Iéna, afin de couvrir, lohe, devait rester soutenue par le ce mouvement de retraite. corps de Rùchel et les Saxons, du soleil, et du Napoléon arriva à Iéna le 13, au coucher haut notre il petit plateau qu'occupait avant-garde, dans la plaine d'énormes colonnes qui paraissaient aperçut manœuvrer le lendemain. pour attaquer Croyant que toute était là, et qu'il allait la surprendre, il fit ses dispositions, la marche de ses corps; Soult dépressa boucha sur la droite, Augereau et Ney sur la gauche, pen-dant que Murat, Davoust et Bernadotte recevaient l'ordre, le de revenir à toutes brides de Zeist, le second de paspremier ser la Saale pour prendre à dos l'ennemi, et le troisième de se rendre à Apolda pour tomber sur ses derrières. le spectacle de deux armées dont l'une déployait sa ligne sur six lieues d'étendue, tandis que l'autre était concentrée sur un petit point mouvement. non sphère étaient et dans Leurs toutes feux les deux à une de l'activité et du de caétaient C'était la nuit du 13 au 14 octobre elle offrait l'armée ennemie du

mais ceux des Prussiens ceux des Français,

demi-portée semblaient embraser dans un étroit

l'atmoespace.

resserrés

à peine apparents. Les sentinelles se touchaient presque, et il ne se faisait pas un mouvement qui ne fût entendu. Napoléon bivouaquait au milieu de ses soldats. Avant de se coucher, il voulut descendre à pied le plateau d'Iéna. Chemin faisant, il trouva tellement toute l'artillerie de Lannes dans un défilé portaient resserré, que les fusées côtés sur un roc. Cette artillerie engagée des essieux était celle

des deux

96

RÉVOLUTION FRANÇAISE.

(1806)

celle des autres corps était derqui devait servir la première rière elle. Surpris de ne point trouver là le général commanlui-même, de l'armée, dant l'artillerie Napoléon y suppléa les outils des parcs leur fit prendre appela les canonniers, à la main, et allumer des falots, et, en tenant un lui-même à il éclaira les canonniers, que ceux-ci travaillaient pendant les yeux, devant « J'ai toujours présent élargir la ravine. ce qui se dit le duc de Rovigo qui accompagnait Napoléon, en voyant l'Empepassait sur les figures de ces canonniers un falot à la main, les coups redoureur éclairer lui-même, Tous étaient épuisés de le rocher. ils frappaient bien l'imsentant fatigue, et pas un ne proféra une plainte, et ne se gênant pas pour du service qu'ils rendaient, portance de ce qu'il fallait que ce fût l'Empeleur surprise témoigner » à ses officiers. cet exemple reur lui-même qui donnât la nuit, et expédia Napoléon ne se retira que fort avant dans du repos. ordres avant de prendre encore quelques A la pointe du jour, toute l'armée prit les armes. Il faisait, blés dont ainsi qu'au heures, gnes sienne elle matin d'Austerlitz, monta « Soldats, est tournée un épais brouillard. devant à cheval, et passant s'écria-t-il, comme celle cette de armée Mack A huit les liprus-

Napoléon d'infanterie si fière

à Ulm

Le un passage. plus que pour s'ouvrir » A ces mots, déshonorerait. corps qui la laisserait passer se dans retentirent vive l'Empereur des cris de en avant déboudans un étroit espace, toute l'armée, qui, resserrée bacha aussitôt dans la plaine, pour se ranger en ordre de ne combat De son côté, Pendant enfin Hohenlohe deux à la rencontre s'avança couvrit le brouillard heures, des les

taille.

Français. deuxarmées tite portée

à pele soleil parut, et elles s'aperçurent Au premier de canon. Bientôt l'action s'engagea.

(4306)

empire.

97

choc des Français, la ligne prussienne plia et se rompit sur tous les points en vain des régiments, se formant en bataillons carrés, essayèrent de résister; en vain Rüchel accourut de Weymar et voulut ranimer le combat Soult, Augereau et Murat fondirent sur lui, et, en moins d'une heure, mais les vingt-six bataillons et les vingt t après une lutte opiniâtre, escadrons le corps de ce général disparurent qui composaient tout entiers, ou écrasés par les Français. Alors la foudroyés déroute fut complète, et l'ennemi se retira en désordre derrière l'Ilm1. de deux victoires jour devait être témoin morables. En effet, pendant que Napoléon triomphait de Hohenlohe à Iéna Davoust s'immortalisait prince en détruisant l'armée Auerstaedt, royale. On a vu qu'elle tait mise en marche Ce même médu à s'é-

Arrivée le 13 pour se porter sur l'Elbe. au soir à Auerstaedt, elle y avait pris position en avant de elle apprit les mouvements Salz, quand de Davoust et de Bernadotte. suivant leurs instructions, Ceux-ci, étaient partis sur Apolda de Naumbourg, pour se diriger, par Auerstaedt, les colonnes de Davoust marchaient en tête. A une lieue de Naumbourg, on a passé le pont de pierre sur la quand Saale, on gravit une montagne à peine Davoust était-il arrivé au sommet, l'armée prussienne. Il n'aqu'il découvrit vait que vingt-sept mille hommes, et il allait avoir à lutter contre une armée de soixante-cinq mille, de troupes d'élite,
1 « Au fort portait carrés; 'garde monde avant! ses ailes menacées l'Empereur, voyant se par la cavalerie, au galop ordonner pour des manœuvres et des changements de front en il était à chaque instant des interrompu cris de vive La par l'Empereur! à pied impériale un dépit avec ne pouvait voyait, qu'elle tout le dissimuler, aux mains et elle dans l'inaction. Plusieurs voix firent entendre les mots en dit « Qu'est-ce? Ce ne peut être qu'un jeune homme l'Empereur. qui n'a pas qui peut dans trente des vélites vouloir batailles dont préjuger ce que avant je dois de me était faire. donner Qu'il des attende avis. qu'il » C'était » ait comeffecrangées le jeune courage de la mêlée,

« de barbe « mandé tivement

impatient

de se signaler.
^(«yiwî/«u (Cinquième

u une tin.) bulletin.) 7

V.

gg

RÉVOLUTION

FRANÇAISE.

(1866)

et commandées de la Prusse. Davoust lui;

toutes par le roi et

les illustrations de

militaires

vainement supplia il lui montra vainement

et lui offrit

généreusement instructions, ses premières celui-ci refusa, alléguant corps dans un ainsi Davoust sur Apolda, plaçant et se dirigea à l'inaction. lui-même grand péril, et se condamnant Davoust déploya une fermeté et un Dans cette extrémité, la tête nue, l'épée à la main, il excitait sublimes; courage le regaret tandis que les Prussiens, de ses troupes, l'ardeur se réjouissaient déjà de leur triomphe, dant comme perdu, couil allait, dans un combat digne des temps héroïques, le deren portant la victoire d'Iéna, ronner glorieusement nier

se joindre à les ordres qui 1-y autorisaient, des deux le commandement Bernadotte

prussienne. coup à la monarchie entre la s'était engagée terribles Déjà une lutte des plus du corps de Davoust, division Gudin, qui ouvrait la marche Sans se laisser prussienne. et une grande partie de l'armée cette division se forma en badéconcerter par le nombre, à de Blücher essaya en vain la cavalerie carrés taillons vaillamment elle soutint de la culbuter, reprises plusieurs divisions le choc, et donna ainsi le temps aux deux autres à son secours et de la dégager. d'arriver et les Prussiens les Français Depuis plus de trois heures fait de grandes pertes étaient aux prises. Ceux-ci avaient et le le prince d'Orange deux autres généraux, Brunswick, avaient quitté le champ de blessés, frère du roi, grièvement Mollendorff, qui avait pris le co»le vieux maréchal bataille arrivé au duc de de l'armée mandement après le malheur Brunswick, la fortune pas non plus été épargné par le roi Désespéré lui aussi avait été blessé mortellement. sur les soldats de Daréserves de ses à la tête alors s'élança n'avait

ils s'enfuirent et se dispersèrent dans le plus désordre. vingt-cinq soixante trois cents pièces de canon. plus de discipline. Ainsi. mais ses efforts etceux . les débris Cependant de l'armée se retiraient prussienne sur Weymar.(1806) EMPIRE. chevaux. il y a peu de jours. et qui à son souverain inspirait une telle confiance qu'il osait ordonner à Napoléon de sortir de l'Allemagne avant le 8 octobre. mais à la nouvelle de l'occupation de cette ville par les et du Français. l'Empereur. plus qu'un efpêle-mêle Plus de froyable. des hauteurs s'empara 1 étaientnt le d'Ecksberg qui e se jeta sur l'ennemi pomtdécisif. de cette journée doublement glorieuse pour nos armes. drapeaux. de cette belle et il ne restait superbe armée. plus que des débris elle avait vu se vérifier cette menace de • Napoléon « L'inimitié du grand peuple est plus terrible que les tem» pêtes de l'Océan C'est sur le champ de bataille d'Auerstaedt que le roi de Prusse avait reçu la lettre de Dans sa détresse. que la cam- voust. il lui fit proposer de régler avec lui les bases d'un armismais Napoléon tice lui répondit « que le moment n'était venu de pas une suspension négocier d'armes. désastre d'Iéna. vinrent mettre le comble à la confusion. n'offrirent équipages. et le refoula sur Auerstaedt et Apolda. Alors Davoust. Ainsi fut vengé l'affront de Rosbach. menaçait d'envahir la confédération du Rhin. Soldats. d'immenses tels furent les résultats approvisionnements. s'il ne voulait pas y être contraint par la force. l'ofprenant fensive. chefs. chacun errait à l'aventure cherchant un asyle et du Trente-deux pain. de cette grande armée royale qui. mille hommes tués ou blessés. grand Bientôt la nuit et la rencontre des fuyards d'Iéna. 99 de ses gardes vinrent se briser contre une muraille d'acier. mille prisonniers.

avec le reste de son l'ennemi. U8^») de traiter il et qu'avant de s'ouvrir. les sous jusque poursuivit Blücher. avoir Ney Après armée. et son arAlexandre sauvé l'empereur avait reil stratagème ne donna point dans le mée après la bataille d'Austerlitz. le vieux feldle prince d'Orange. contre de ne jamais servir naient leur parole venait . hommes lesquels parmi ce temps. sur le général fondit il piège. Le 16. del'armistice invoqua en vain celui-ci mille hommes qu'un paSoult. s'ils donles de était renvoyer intention son la France. devait recueillir de et Soult à la poursuite lancé Murat. Napoléon établit son quartier réla duchesse au palais où il fut reçu par il descendit lui dit Na« Vous avez sauvé votre mari. Napoléon avait accepté général à Weymar. Ney et Murat vinrent même pas de le gouverneur n'essaya aux Français portes mille avec quatorze le lendemain il se rendit se défendre. Plus heumurs de Magdebourg. qu'il armée leur que de la Saxe et s'oppomes que pour assurer l'indépendance il ajouta que à la Prusse fût incorporée ser à ce qu'elle tous chez eux. qui fuyait avec Soult atteignait. un passage à l'aide du même subà s'ouvrir était parvenu sur l'honneur que d'affirmer il n'avait pas craint terfuge l'armistice. il se diriga sur Berlin. gnante. chez vous et en ayant l'avez sauvé en restant vous poléon à cause de vous. en son il avait pouvoir fit léon plus: et leur dit qu'il voyait avec peine leurs officiers rassembla n'avait pris les arlui fît la guerre. et le le culbuta ennemi. Pendant et quatre généraux. maréchal Mollendorff douze Kalkreuth à Greussen.1W RÉVOLUTION FRANÇAiSE. reux que Kalkreuth. ses d'ouvrir Erfurth sommer Le 15. se rappelant mandé par le roi de Prusse. Madame. » Napoen moi confiance je lui pardonne il six mille Saxons. à peine pagne » les fruits de sa victoire. coupé par Klein à Weissensée.

instant à leurs la déclaration 401 exigée Touché de la armes de familles. placée sans trophées. Il y en avait qui respiqu'il avait fait quelques raient la mauvaise humeur » Le lendemain 25. Napoléon Napoléon de Rosbach silencieux. Cependant. qu'on respecté il « ouvrit plusieurs des ouvrages qu'il savait depuis sa mort et il remarquait que ce grand roi lisait de préférence. Lannes se dirigèrent. sans ornements. traversa. du duc de Rovlgo. les notes qu'il avait mises de sa propre main à la marge. lui. tesse. et ordonna prince fût transportée à qu'elle Paris. et le second sur Dessau. Le 24. le champ de bataille il fit abattre la colonne que les Prussiens avaient élevée en mémoire de leur victoire sur le de Soubise. le 18 octobre.(4806) Tous d'eux. le premier sur Wittemberg. dit M. Napoléon voulut saluer la tombe du héros du xvme siècle elle est dans un caveau. Lefebvre. Davoust et Eugène de Wurtemberg. Dans la soirée il alla visiter le château il examina royal de Sans-Souci l'appartement de Fréderic avait religieusement II. dans pendant la journée du 14. son inaction durent « Que d'orgueil tour-à-tour exalter et de triset assom- 1 Mémoires . signèrent et furent au ainsi même rendus EMPIRE. comme si les grands souvenirs en disaient qu'elle rappelle plus que de vains simulacres rêveur et s'arrêta. en détruisant à Hall la réserve commandée prussienne par le prince De leur côté. ment suprême le roi de Prusse de son armée avait remis ses le commande- comme gné Magdebourg Soult chassait l'ennemi Bernadotte rachetait et déau prince de Hohenlohe. de Napoléon l'électeur générosité sépara celles de la Prusse et embrassa la neutralité. Tandis que devant cette direction. il arriva à Potsdam. lorsréflexions. le point de ralliement. devant cette tombe.

102 RÉVOLUTION FRANÇAISE. les vieux soldats de la guerre aux Invalides je les enverrai tout ce avec un respect religieux accueilleront du Hanôvre. dont l'histoire à l'un des premiers capitaines qui appartient garde dans conservera C'est le souvenir. Brunswick perde la souveraineté par les évèneEmporté de sa pensée dans une . Brunswick qu'il sera traité avec tous les égards dus à un mais que. avait construit duré l'oeuvre de Frédéric? qu'avait ments non moins la sanction Durerait-il du temps? seulement Il ce que par l'élan cette course où s'arrêterait de grandeur indéfinie. « J'aime mieux cela que à la vue de ces nobles trophées s'écria-t-il vingt millions. à Potsdam » du pareçut le maréchal que Napoléon lais du duc de Brunswick. elles celles du grand roi. je ne S'il arrive que la maison de un souverain. Dites au général des ennemis dans les Français généreux. que portait la guerre de Sept Ans. par ce prince mourant son duché. puis reconnaître elle ne de ses ancêtres. qu'est-ce un édifice immense. sans gloire. « Dites aux habitants de venir lui recommander lui répondit de Brunswick. qu'ils trouveront l'Empereur. chargé. sa et les drapeaux son cordon de l'Aigle-Noir. sa ceinture Napoléon prit l'épée de Frédéric. sphère dont chaque brillante par quelque noupas était marqué réveau prodige de force et de génie? Quel sort lui était-il serve à lui-même? Après avoir touché aux limites suprêmes à étonner n'était-il de la puissance humaine. officier prussien. pas destiné le monde à son tour par l'éclat et la rapidité de sa chute? » de général. dans un officier prussien. Mais qu'est-ce que la loin derrière brir que laforce. (1806) Un jour de cette ombre auguste son ame en présence une monarchie lui avait suffi pour abattre qui avait lutté il en était de l'Europe pendant sept années contre la moitié Sa puissance et sa gloire laissaient bien le maitre aujourd'hui.

voulut saper ses fondements jusqu'en la grande capitale. entre les grenadiers et les chasseurs à cheval de sa garde. escorte foule d'enfants et de vagabonds qu'une qui se pressaient sur son passage A peine arrivé par curiosité. il expira dans les bras de son fils. croyez-en le compagnon le plus illustre de vos prédécesseurs puisque l'empereur Napoléon ne veut pas la guerre. quitta Potsdam pour se rendre à Berlin. élevant la parole au milieu des conseils. par la porte de Charlottemdes maréchaux bourg. à vos fuseaux et vous. pouvait si. taisez-vous retournez femmes. porté par dix hommes sur un misérable et sans autre brancard. dans cette ville. d'un mot. 1'. prétendit déshonorer deux cent à vaincre. cet homme qui. les prévenir. ne le placez plus entre la gloire et le déshonneur! Ne vous engagez s'honore toire pas dans une lutte dangereuse avec une armée qui de quinze ans de travaux et que la vicglorieux. peut-être mais ne surprendra qu'on jamais hors du chemin de l'honneur et de la gloire. En tête de l'armée. Qu'il est digne de blâme. les s'avançaient Napoléon son entrée de la première de la nouvelle. il y fit solennelle le 27. x _1 i s'en nvandva pourra prendre de deux guerres qu'à l'auteur qui. dans l'autre. m fl'fin svn'A. il avait fui dans la direction d'Altona. de sang a été versé en Beaucoup peu de de grands jours désastres pèsent sur la monarchie prussienne. taille d'Auerstaedt. et Augereau et marchant Davoust. et craignant de tomber entre nos mains. Sire. qui. dans l'une. il avait dit Jeunesse inconsidérée.«18°«) ttftliFM E«pmE. comme Nestor. promoteurs . accompagné Berthier. a accoutumée à tout soumettre » les ressentiments de Napoléon contre et l'un des plus coalition. mais le vieux ardents mille braves qu'on parviendrait Tels étaient général déjà la fortune lui avait fait cruellement Blessé à mort à la baexpier ses menaces.

devant présenté en voici le résultat femmes ont voulu la guerre. <*806) _L. qu'elle de » A la vue du prince de cour obligée . les ambassadeurs du roi de Prusse. pas que je me défie et m'est précieux. tandis que ceux qui sauvés. de mendier si petite. s'étant Un gentilhomme prussien.i(ji 1 RÉVOLUTION V'~ FRANÇAISE. son rêve politique son ressentiment dures et humiliantes. et les ministres de ville. sa fille avaient été interceptées il faut la lui faire. s'exhala de justice. de ma puissance. en paroles M. lettres. » Des lettres de vous devriez mieux contenir disaient ces « Napoléon. je ne veux pas comme vous le pensez. non la guerre. dans la capitale les premiers neur d'entrer de la toute la population C'était par un temps magnifique au vieux palais et s'y ville était dehors. « Hé bien lui. sera Je rendrai cette noblesse son pain. » ne veut pas faire la guerre. Napoléon descendit soin fut d'ordonner que les deux mille Son premier établit. lui dit l'EmMonsieur. avaient le cœur allumé ulcéré qui venait avec l'alliance contre eux qui de rendre ceux et plein ou soufflé la impossible la Prusse. mais parce que le sang de mes peuples que pour sa devoir est de ne le répandre que mon premier est Mais ce bon peuple de Berlin sûreté et son honneur. Aussi. eux d'entre soixante éliraient riches les plus bourgeois et que les vingt cantons le corps municipal. Ensuite. former pour la ville hommes chacun soixante pour garder fourniraient une il admit à son audience et en faire la police. le comte de Néale. le chancelier du corps députation de Bavière. le clergé protestant de Portugal 1 '1 et les cours Napoléon d'amertume guerre favori. pereur. était entré contre dans Berlin.x l'honréservé m~ leur avait Napoléon vainqueurs d'Auerstaedt de la Prusse. et de la Porte. d'Espagne. et calviniste. l'on attirée se sont victime de la guerre. vos votre famille. ajouta l'Empereur. « Non.

arrêté. pour prouver le jour et la sentence devait être exécutée allait le juger. Nous avons précédé. de la princesse du soir. » serai plus assez puissant pour faire condamner deux heures plus se hâta de brûler la lettre Et la princesse la princesse « Hé bien tard son mari était perdu. appris qu'il entretenait de ses fonctions avec le roi. « Je lui dit-il. votre mari. qu'il l'envoyait. sont ceux trois de nos victoires. lui dit-il. du prince qui avait l'avoir lue « Oh c'est bien là son écriture. et abusait pour C'en était de l'armée des mouvements française. en faire lettre Après de son mari. et protester Hatzfeld vint se jeter aux genoux de Napoléon de l'innocence vous une mit. à Berlin mille la renommée prisonniers. services. en sanglotant. les défilés de la Franconie. et la lui re» dit – lejugeyous-même. l'Elbe. quand avant six heures même. plus Nous avons fait soixante cinq drapeaux. était la conquête de la monarchie prussienne Cependant. en effet. que nos pères n'eussent pas traversés en sept jours. anéantie. Napoléon secrète pondance l'instruire assez Un moment avait après. empire. à Potsdam. pris cinquantedes gardes du roi forteresses. « Une des premières militaires puissances une honteuse osa naguère nous proposer capitulation.(1806) Hatzfeld. lui dit Napoléon. vais. » C'était à la mort retirez-vous dans vos terres. le prince fut une corres- militaire Une commission sa trahison. » Aussitôt. Ses larmes émurent Napoléon. Les forêts. qui est la Saale. parmi lesquels six cents pièces de canon. en ces termes à son armée finie. et livré dans l'internous les avons traversés valle quatre combats et une grande bataille. de Prusse. en sept ans. Madame. il fit apporter été interceptée. jetez cette lettre au feu je ne Madame. 105 « Ne vous présentez civil de Berlin gouverneur je n'ai pas besoin de vos pas devant moi. . Napoléon l'annonça de l'Europe.

» répondit les morts l'Empereur. 61e et 85e Napoléon. le roi et la Tandis que Napoléon occupait reine de Prusse vers les extrémités orientales de fuyaient leur royaume. j'en conserverai Parmi qui avaient fait le plus de pertes. nue était magnifique est et cepenplus fort que tout ce qui reste au roi de Prusse partie de mon armée. les jours. « Soldats les sentiments je ne puis mieux vous exprimer que j'ai pour vous. Cependant. il n'y a pas besoin . (1806) de vingt généraux. » qui eut lieu le lendemain et récompensa Berlin. près de la moitié de vous regrette de n'avoir pas encore tiré un coup de fusil. deun moment parts. qu'en vous disant que je vous porte dans mon cœur l'amour Après avoir dans une revue tous que vous me montrez félicité et remercié son armée. dit-il au maréchal. Davoust était entré dans Leipsick. Déjà la forrendue au maréchal s'était teresse de Spandau Lannes. nomma à toutes les places vacantes « Vous vous êtes couverts les braves. Chaque jour était marqué pour eux par la dant vous n'êtes que la dixième perte d'une place forte ou d'un corps d'armée. et Soult avait passé 1 Elbe. demandaient prussiens nous pourEmpereur ? nous disaient-ils suivra-t-il toujours lépée dans les reins? Nous n'avons pas » Ils voulaient de repos depuis la bataille. De toutes la paix. vouement et la bravoure de savoir soldats dont morts ou grièvement il connaissait le dé- ans. A la vue du depuis quatorze corps d'Augereau qui avait fort peu souffert. en les voyant défiler devant ses regrets témoigna blessés beaucoup de vieux lui. et dont la te« Votre corps. de son entrée à » un éternel souvenir. » leur capitale. « Que veut votre lés chefs mander vivants. de gloire. dit-il aux soldats de Davoust les régiments Napoléon. d'enterrer trois leur jours pour enterrer les morts « Songez aux le soin et laissez-nous de trêve pour cela. étaient les 12e.106 RÊTOLimON FRANÇAISE.

C'est en vain que Blücher veut se défendre. apparaissant tout-à-coup devant la ville. sur la rive gauche bre. pièces de canon élite de et qua- rante-cinq drapeaux. à Schwartau. mettre qu'un bas fut par Murat à Prentzlow Il assembla son conseil les armes. il lâcha prise et s'enfuit mais refoulé par nos troupes contre la frontière et placé dans bas les armes. cent dix-huit quatre mille l'alternative de mourir le 7. de toutes les places. que sa position sur une île de l'Oder rendait fuinexpugnable. il mit Enfin. avait écrit vous avez débordé une colonne de huit Napoléon à Murat. » se rendit de cette guerre le 28 avec seize. onze plus après par le nomde la Trave. Stettin. presque de terreur et capitulèrent. à s'y jeté en désespéré retrancher quand les Français. Il commençait dans Lubeck. frappées et la seconde le 1 er novembre. et fut fait prisonnier. s'était mille hommes commandée ou de se rendre. » Quelques uns proposèrent mais le sentiment du péril commun passage en combattant. i07 Hohenlohe.mille impie. A la nouvelle de la capitulation en de Hohenlohe. l'artil- de vingt . officiers. Cinq soixante généraux. mille hommes. cerné Messieurs. Blücher effet. » Traqué. « l'un des principaux boute-feu et Hohenlohe. leur dit-il.(1806) EMPIRB. chevaux. en forcent les portes et font irruption dans ses murs. « Si quelsait un moyen de sa- de s'ouvrir un parle. de tous côtés par Murat. qu'il hommes l'armée d'infanterie. état de soutenir un long siège et Custrin. sommé de de vous. par le général Blücher que j'apprenne bientôt qu'elle a éprouvé le même sort. une lutte héroïque de quinze accablé heures. il est repoussé de toutes les rues. prussienne. du Holsteiu. octobre. six régiments soixante-quatre de cavalerie. lut. en Bernadotte et Soult. l'emporta. drapeaux. rent la première le 29 « II n'y a rien de fait tant qu'il reste à faire.

» avait le et il avait chargé Mortier. par la capitulation c'était la Depuis quinze jours. (1806) lerie entière. par celle du prince et la quade Stettin. Mecklembourg que les troupes de la conoccupés. les généraux la première. astres « Ainsi. entra avec lui dans le Hanôvre. maîtres la mer du Nord et de la Baltique. plus grande place forte de huit cents pièces de camille hommes. non et de magasins de Stettin et de Cusà l'exemple mois siège de plusieurs trin. étaient. Hambourg meln. pendant et de Vansous les ordres de Jérôme Bonaparte fédération. Dès le 1 er novembre. qui. De son côté. ainsi que la Poméranie furent. officiel. le bulletin ce qui avait échappé en notre tomba aux déspouvoir. d'Ulm par la capituquatre fois la catastrophe de Hohenla seconde.-J08 RÉVOLUTION FRANÇAISE. le roi de de la Hesse électorale. damme. . du duc de Brunswick. des places de la Silésie. « Ils ne règneront de Hesse-Cassel plus. s'emparaient du côté de de toutes les villes anséatiques Ainsi. Ney bloquait Magdebourg. et. qui commandait dit Napoléon. suédoise. Hollande s'empara Hase joignant à Mortier. et le Brême Brunswick. son de vingt-cinq un soutenir elle pouvait immenses. » de Schwartau. du pays de Munster et d'Osnabruck. ces généraux prussiens s'étaient permis tant de ont renouvelé autrichiens. lohe par la reddition. ce décret. de l'Empereur. par là. dans sarcasmes d'Iéna disait en un mot tout et d'Auerstaedt. le délire contre de leur vanité. trième. Niewbourg. et. nous fermions au commerce successivement anglais ses grands entrepôts sur tous ces points. elle demanda Parmi damment l'électeur à capituler. Pourvue d'une garnide la Prusse. d'exécuter huitième corps. et le roi de Hollande au nom Mortier avait pris possession. lation d'Erfurth. de cette guerre les instigateurs indépenle prince de Fulde-Orange. la troisième.

s'enfuit qu'à disait M. en pensant de l'avenir. de l'Autriche. cette Tous ses généraux prussienne. implorer la générosité Bien qu'il sur l'appui de son allié l'empereur comptât il avait appris. à le Alexandre. frayeur. Neisse. et l'autre à Varsovie. » les places de Glogau. par l'exemple redouter de et son esprit était rempli plus qu'à le désirer. se dérobant de sa cour. et Glatz. à Kœnigsberg. s'empressa-t-il de demander n'a la paix. Brieg. tombées en notre étaient l'un à Davoust et Murat avaient fait leur entrée. rapide qui. quoique appartenir aux temps « Quelle fabuleux destinée inconcevable et inattendue frappés. du vainqueur. aux terribles éventualités à l'influence Aussi. en Silésie.(1606) EMPIRE. monarchie que l'Eu- les vieux compagnons du grand s'était rendu maître Napoléon rope. et Étrange évènement semble d'hier. « Personne. Alors. De toute son armée. écrivit-il malheureuses déploré qui plus que moi les circonstances ont amené entre nous un état de guerre incompatible avec les intérêts de nos deux nations. commençait dont Napoléon se disposait à frapper l'Angleterre. en sept ans de guerre. pour anéantir la Pologne ou blessés. et ne songea plus. Quelques jours avaient armée si belle et commandée par Frédéric d'une en quelques jours. inconsidérément d'avoir pour m'accuser cherché pour à rompre des vous me rendaient liens que mes sentiments personnels Vous êtes trop chers doublement . n'avait pu dompter. Breslaw. à Napoléon. Vous êtes trop juste. monsieur mon frère. il ne restait au roi de Prusse que renfermés dans quelques quinze mille hommes places de la Silésie étaient suffi et de morts. 109 l'exécution de ce projet de système continental. ou pris. le roi de Prusse dans sa détresse. Schallembourg la foudre nous a Cependant Schweidnitz pouvoir. Posen.

le il Par-là. porter à m'apprécier C'était le moment pour Napoléon un grand acte d'opérer il s'était elle était politique vengé des perfidies de la Prusse grand maintenant pardon. signé à Charlottemdu roi bourg. Mais Napoléon la Prusse. intérêt de notre peuple irrévocablement consacrut rien. que son alliance. continental. avant que la paix générale ne soit conclue. premier » crée. de la puissance ottomane ne soient et l'indépendance absolue de ce vaste empire. de son système Napoléon s'occupait. Russie à faire la paix. invariables de notre conduite. il eût contenu l'Autriche. sa proclamation du 26 octobre. que les fondements affermis. à ses pieds. pris pour principes écrivait-il au sénat. ni la a fait tomber dans nos province que la force des armes mains. à la vengeance devait succéder la monarchie Après avoir renversé prussienne. « Nous ne poserons avait-il dit plus les armes. ni Varsovie. donc qu'une avec la Prusse ne Napoléon terminerait et. forcé la comgrandi avec sa fortune à l'Oder et de l'Oder à la Visconquis les colonies les deux par nos armes territoires servissent de compensation pour et ses alliés avaient dans perdues avons que la France « Nous Indes. colonies dues. la fortifier. un armistice soumettait paix séparée il ne se refusa fut point à négocier. de n'évacuer ni Berlin. D'ailn'espérait plus s'attacher leurs ses prétentions mandant en maître tule. que les et hollandaises ne soient renespagnoles françaises. que nous n'ayons obligé . (1806) d'une seule journée puisse vous pour que le résultat » moins. Toutefois. Pendant de Prusse. en retour. fallait la relever. dans qu'on ce traité à la ratification à Berlin. le 6 novembre.HO RÉVOLUTION FRANÇAISE. il voulait que avaient du Rhin les ne lui demander et. et l'Angleterre à déposer les armes.

rencontrera des guerres res. semblait se jouer de tous l'Angleterre les coups dirigés sa puissance. un instant. et de faire réagir contre lui ses » propres fureurs. à l'Empereur port qu'il adressa. Voici le décret qu'il rendit à Berlin. la cruauté. confisquant pressant traitant en ennemis actifs tous les individus non armés en état d'hostilité avec elle. perfides. et tout cela l'intolérance. les matelots.tf806) EMPIRE. » Seule. ? » Dans un rapà ce sujet. ou plutôt ses coutumes barbavisitant. Souveraine absolue ^contre des mers depuis sa victoire de Trafalgar elle y appliquait à l'aise ses lois maritimes. de l'Angleterre disait le président des États-Unis. suivi universellement par tous les peuples policés 2° Qu'elle ennemi tout individu répute à appartenant faire. des révoltes des traités excitées. C'est ce que fit Napoléon. l'usurpation. en effet. « Napoléon. peut-on soi-même pour la contraindre à ne les plus violer? Le droit de la défense naturelle permet d'opposer à son ennemi les armes dont il se sert. M. des Français empereur roi d'Italie considérant 10 Que l'Angleterre n'admet point le droit des gens. bloquant les ports et pillant impunément les propriétés « Qu'on ouvre l'histoire particulières. des intrigues des stratagèmes corruptrices. pirates. les neutres. de Talque leyrand connaît s'exprimait à ce point ainsi toutes « Contre les idées une puissance que qui méde justice. la tyrannie. (6). le rompus. massacre. ces éternels ennemis de notre nation. on ne des expéditions de destructives. le commerce pour monopoliser du monde. le 25 novembre décret qui devait remuer le monde et avoir tant d'influence sur les destinées de l'Empire. sinon de les oublier . les Anglais. à renoncer au projet de troubler le continent et à la tyrannie des mers. pendant subisque toute l'Europe sait notre suprématie.

et de commerce des vaisseaux les équipages et même les facteurs du commerce des navires marchands. d'après qui n'est applicable places fortes. incapables toutes ses forces réunies seraient côtes entières et tout un Empire du droit de blocus n'a d'au5° Que cet abus monstrueux les entre les communications tre but que d'empêcher de l'Angleet l'industrie le commerce et d'élever peuples. prisonniers armés des vaisseaux les équipages de guerre en guerre.J12 RÉVOLUTION FBANÇAISK. elle des places devant lesquelles Qu'elle déclare bloquées de guerre quoiqu'une n'a pas même un seul bâtiment investie elle est tellement place ne soit bloquée que quand sans un danger ne puisse tenter de s'en approcher qu'on imminent en état de blocus des lieux que même déclare Qu'elle des de bloquer. et aux embouchures aux havres forti6és de tous le raison et l'usage droit de blocus. digne en tout des . en conséquence. qui ne peut s'appliquer ennemi non étend aux villes et ports de commerce 4° Qu'elle le des rivières. plice 7» Que cette conduite de'l'Angleterre. du conet du commerce terre sur la ruine de l'industrie tinent de l'Angleterre quicon6° Que tel étant le but évident des marchandises le commerce que fait sur le continent et s'en rend le comfavorise par là ses desseins anglaises. qu'aux les peuples policés. encore non-seulement mais et fait. leur néet les négociants pour les af/aires de qui voyagent goce u aa du marchandises et bâtiments aux étend 3° Qu'elle le droit de condes particuliers et aux propriétés commerce à l'État qu'à ce qui appartient quête. (1806) • l'État ennemi.

de toutes les autres est de droit il se sert. des armes et que le droit de blocus gers à la profession doit être restreint aux places fortes réellement investies par des forces suffisantes.(1806) premiers détriment EMPIRE. est prise. suit « Les Iles-Britanniques cus. . sera fait prisonsujet toute sujet marchandise anglais. provede déclarée 8 ou à l'Angleterre appartenant de ses fabriques ou de ses colonies. « Le commerce et toute nant bonne marchandise des marchandises anglaises est défendu. qu'elle a consacrés un principe fondamental de l'Empire. sont et toute déclarés commerce et toute déclarées ni peut s'étendre des individus étran- correspondance avec elles sont pés par nier de guerre. appartenant à un propriété de bonne prise. V. « Tout magasin. « Tout anglais qui sera trouvé dans les pays occunos troupes ou celles de nos alliés. en conséquence. sont décrété et décrétons en état de ce qui blo« Nous avons. « Tout interdits. âges de la barbarie. parmi les hommes avons résolu d'appliquer à l'Angleterre les usages dans sa législation et d'en faire maritime. combat a profité à cette puissance à l'ennemi de la même 113 au 8° Qu'il armes nière dont qu'il d'opposer et de le combattre naturel les ma- de justice civilisation « Nous méconnaît toutes les idées lorsqu'il et tous les sentiments résultat de la libéraux. jusqu'à ce que l'Anait reconnu et le gleterre que le droit de la guerre est un même sur terre et sur mer qu'il ne aux propriétés ni à la personne privées.

tyrannie ce au fond. propriété à Tel était le moyen employé pour arriver par Napoléon et le son grand but. Il nous en a coûté de faire dépendre de la querelle des rois. avec la terre. Tout cela était conrétablissement traire moderne et de la mode la civilisation aux principes mais provoquée il le savait rale sociale. des premiers aux principes âges des nations qui caractérisent mais nous avons la été les mêmes armes à l'ennemi commun d'opposer commanil se servait contre nous. et nous avons orà notre elles des dispositions qui répugnaient les intérêts des cœur. (1806) « Aucun des colonies bâtiment venant directement d'Angleterre ou anglaises ne sera reçu dans aucun port. Napoléon envoya en « Nous avons mis les Iles-Britanniques décret au sénat état de blocus. nous sommes prêts à la faire avec la Russie. au moyen d'une fausse déclaration. Ces déterminations. après tant particuliers d'années barbarie contraints dont dées de civilisation. donné contre dit-il dans son message. était. un juste sentiment ni par la passion ni par la haine. contreviendra comme s'ils étaient seront vire et la cargaison confisqués » anglaise. juste et nécessaire. « Tout bâtiment qui. la ruine de la puissance britannique de la liberté des mers. encore elle ne peut être conclue que sur des bases à qui que ce soit de s'arroger autelles. sera saisi. et le naà la disposition ci-dessus.H4 RÉVOLUTION FRANÇAISE. ne m'ont été de réciprocité. Ce que nous avons inspirées les trois coalitions avoir dissipé offert qui avaient après nous l'offrons à la gloire de nos peuples. par les abus et la cette mesure maritime de la législation anglaise. et de revenir. cun droit de suprématie qu'elle Prusse mais . qu'elle ne permette rende les à notre égard. tant contribué par de nouveaux que nos armes ont obtenu aujourd'hui Nous sommes prêts à faire la paix avec l'Angletriomphes.

fut rompue et ne songea plus qu'à aller chercher Napoléon la paix là où il rencontrerait les Russes. les réveiller » et. des mauvais sur le découragement de avaient à souffrir jours. chargé de lui demander la ratification la chose ne dépend plus de moi. rendaient les armes à leurs vainqueurs. Il quitta Berlin le 25 novembre. et je me suis jeté dans ses bras. et qu'elle garantisse et à notre industrie la prospérité » atteindre. dit-il. Ayant reçu plusieurs qui. et arriva le 28 à Posen. alors proclamations. « Il n'est plus temps.(*806) 1 EMPIRE. enveloppés. comme celle des improvisateurs fallait écrire avec Il était une incroyable sérieux. Les bataillons russes épouvantés en déroute. Prussiens couraient vers sur la Vistule. avait-il dit à Duroc. du prince de depuis quelques et de toutes sortes temps. colonies merce doivent à leur métropole. dire avait combien sa sur dicté. l'empereur de Russie m'a offert du secours. sa dictée le trépied. que vous étiez sur le champ mémorable d'Austerlitz. activité il était pour et Dieu l'air ainsi car sait inspiré. rapports ses troupes. Frédéric-Guillaume avait refusé de ratifier l'armistice de Charlottembourg. était une C'est telle alors ou et se faisait en riant relire ce qu'il fois je l'ai de l'effet que produirait . dit Bourrienne. 1 à notre à laquelle comils Cependant cinquante Hohenlohe l'Oder pour se réunir aux Russes.) phrase. à cette heure même. j'en ai écrit tête se montait et il imque telle pour le suivre. » toute négociation Après cette réponse. « Soldats 1 « Il y a aujourd'hui un an. ils « Quand sous Bonaparte dictait ses sa dictée. ^j. fuyaient ou. De son côté.U vu. plus d'une » (Mémoires de Bourrienne. cent mille mille Russes s'avançaient ralliés autour x 1. sur-le· il dicta la proclamation suivante' champ. s'applaudir vu provisation. des mauvais chemins de privations: « Je vais. Il avait par moment Italiens. Le lendemain.

et les le cap de Bonne-Espérance des Indes. Mais l'allié sur la tactique ils en ont ourdi une quatrième.CTION . coalition. à notre commerce sa liberté liés. leurs fatigues. Le brave et infortuné Vistule. n'ait restitué nos Pondichéry. sept cents pièces drapeaux. fondaient ils duquel ses arses magasins. de bataille. ancienne pitale de cette en vous Polonais. deux cent quatre-vingts senaux. la cavoulu défendre « C'est en vain que les Russes ont l'aigle française et illustre Pologne. fortes. la sur plane de leur les légions de Sobieski de retour revoir croit voyant. L'Oder. bliaient Rien ne saurait . mémorable expédition. de mauvais temps tout a fui à tout surmonté Vous avez tout bravé. forcées l'espace qui les séparait oude l'Empereur se trouvaient rapprochés plus et ceux qui etaspileurs maux. ment.716 FRANÇAISE.– _11_i~a a. de la troisième aux désastres être condamnable. par l'effet peuses. cinq grandes de la Pologne. dit en arrière. n'est déjà leur principale espérance. votre approche. (18M) mais elles étaient tromdes paroles de paix firent entendre d'une générosité peutA peine échappés. les les déserts la Wartha. le leur donnerait destins Qui les balancer de Russes aux desseins ? Eux ET Nous si de renverser de justes droit SOMMES-NOUS Ï>AS LES SOLDATS DAUSTERL1TZ ? » l'effet prodigieux que cette propeindre « Les corps stationnes sur toute l'armée: clamation produisit à marches de traverser brûlaient Bourrienne. RÉV01. sur l'Elbe et l'Oder. leurs privations. la ne déposerons point les armes que nous « Soldats! de nos alaffermi et assuré la puissance n'ait paix générale et ses colonies. pouvoir n'ont pu vous arrêter un mola saison. sont en notre places de guerre. Ses places plus. Nous avons conquis. ses capitales. encore du quartier-général. établissements le droit de faire espérer Qui donnerait colonies espagnoles.

les « L'Empereur a dit cela. des dans l'intérieur du monument. quand il avait senti la nécessité souliers. et de la Madeleine. hommes. Napoléon Qu'il serait élevé.1806) raient à combattre. consacrer le souvenir de ses deux derdécréta campagnes. nières en outre. » de les réveiller. sur l'emplacement monument dédié à la grande armée Que. EMPIRE. morts sur ces les noms de tous ceux qui étaient des bas-reliefs où sculptés des régiments de chacun les colonnes avec leurs noms conquis sur du monudes batailles par aux ba- de bataille de la salle seraient Qu'autour représentées de la grande armée étendards et trophées statues. les noms tables de marbre. sur corps d'armée tailles d'Ulm. . Voulant. » Ils se rappelaient entre eux combats sans où ils s'étaient trouvés ils marchaient ils passaient de longues heures sans se plaindre. massif. mais ils se disaient naient guère ce que disait Napoléon. champs seraient et par régiment. qui avaient assisté et sur des tables d'or d'Austerlitz et d'Iéna. H7 ils ne compreLa plupart du temps. de ceux une fête en méil y serait célébré morts dans ces journées à jamais qui étaient célèbres. de tous gaiement sans vivres. aux anniversaires d'Austerlitz moire et d'Iéna. l'enthousiasme ou tant était prodigieux plutôt le fanatisme que Napoléon savait inspirer à ses soldats. l'intérieur les ennemis seraient dans déposés ment. et que tous les ans. seraient les un inscrits. Que les armes.

Russes. mation sitt de à Tilsitt de Kœnlsberg. l'avenir de la Porte avec Rupture de la France. sur la Vlstute. Ene prussienne. bat en retraite. de l'armée Mouvements de Dantzig. énergique devant les Dardanelles. Combats de Guttstadt. (1806) CHAPITRE V.à Varsovie.– Suite des différend» ses jours de repos. ments. Entrevue l'Empereur Prise Armistice. – Il passe de Nasielsk et de Pulstuck. de la Moldavie Retraite en France Le sultan Reprise Napoléon d'Eylau. des hostilités de la Valachie Rôle de Bataille d'Eylau. oubliant -la secourir. sultan de cette des évacuent Séllm dans ces nation. se présentait et quoique la saison mées étaient nombreuses. russe. fût devant d'elles. avancée. – Sa vie pendant – elle envole une flotte veut intervenir: de la Porte avec la Russie. Napoléon n'ose de Czarnovo. de Spanden Confiance Friedland.- l'Indépendance proclamer et se port* au-devant la Narew Les Russes – Le et la Rouie. Napoléon sur à son armée. – depar des sur la PoloIII Basses. . de défense. L'Angleterre de l'amAttitude Sommation au sultan. ProciamaPaix de Til- visite Napoléon de la campagne. Alarmes événe- Il fait reprendre à son armée de Napoléon. et terrible qu'elle avait reçue à Austertante pour venger la Prusse. Siège et prise et de Batailles d'Heilsberg et de Lomitten. Campagne – Son Combats de entrée Pologne. mande l'alliance la Russie. Déjà Napoléon les Russes n'hésita avaient aupas à marcher occupé Varsovie.lia8 RfiYOLcnoK nunçÀisi. Ses ar[ litz. ses quartiers d'hiver. le Niémen.Occupation lui déclare la guerre. le champ de bataille PRÈS avoir été fatale à l'Autriche en voulant la leçon éclala Russie. – La flotte formidables anglaise bassadeur Préparatifs français.

position de l'armée vant-garde des Français. ni le sentiment de la patrie. les armes à la main. d'évènement plus mémorable. dans le cœur des Polonais. 111 EMPIRE. par des députations. ils s'armaient et sollicitaient par des adresses. le rétablissement de leur nationaDes députés du duché de Posen vinrent leurs présenter vœux à l'Empereur « La nation polonaise encore gémissant sous le joug des nations lui dirent-ils. n'avait étouffé. partages de la Pologne. je ne puis néanmoins votre indéproclamer vous serez décidés pendance que lorsque à défendre vos droits. ils avaient . son exisreprendra-t-elle tence et son indépendance? Du fond de son tombeau renaîtra-t-elle à la vie? Dieu seul. leur n'a jamais reconnu les différents répondit Napoléon. lité. certes. germaniques. prie humblement et implore le très-auguste empereur qu'il fasse renaître la Pologne de ses cendres. et quand Napoléon arriva à Posen. plus digne il n'y eut jamais » d'intérêt. par toutes sortes de sacrifices.(^806) • mais. civilisation. et prouvez réunissez-vous. est l'arbitre de ce grand problème politique mais. à la face du monde et en accompli pleine sous le nom de partage. il fit écrire dans son bulletin « Le trône de Pologne se réet cette grande nation tablira-t-il. Instruits par vos malheurs. n'osa proclamer Napoléon de la Pologne l'indépendance son génie hésita devant cette question et chargée de périls. De toutes parts. celui même de la vie. Cet assassinat d'un peuple. » « La France. il y fut reçu en libérateur. comme nation. au monde même qu'un » esprit anime toute la nation polonaise. U9 9 à l'approche m et pris française Cependant de Napoléon l'apparition sur les bords de la a Vistule avait réveillé les espérances de la Pologne. qui tient dans ses mains les combinaisons de tous les évènements. ni l'amour. entre la Narew repassé la Vistule et l'Oukra tandis que l'as'établissait sur le Bug.

se montrait toujours Napoléon. échappé d'un peloton. instant à chaque près de s'abatsur son cheval. et. passant la Nafinir avec les Russes il lança sur eux Davoust. (180W De Posen. lui disait un vieux grenadier. et de Cynéas du conseil parodie côté. se mit à rire. plusieurs en furent chassés et menés battant pendant que Soult pendant Davoust se porta ensuite à Tykoczyn. 'a Souvent un mot plaisant. m. comme ça. y passer comptant lieues. vo et les contraignit à Czarnoqui les rencontra ils s'y à Nasielsk. batdans un pays difficile et coupé de bois.n Varsovie se dirigea Il ne put y resun délire universel. à tout supporter.rm.420 IBM 1 p RÉVOLUTION FRANÇAISE. répliquaient cantonnés. dans Napoléon cette ville excita hâte d'en ter. sur Golymin et Lannes sur Makow. au milieu d'eux. que vous ayez un fameux coup sans pain par des chemins dans la tête. par une pluie le besoin de boue. Après avoir atteint et culbuté Napoléon des il fit prendre russe (26 décembre). en outre couverts tante et des chemins A tant de se faisait sentir dans toute l'armée. à se retirer. les soldats. mais souvenez-vous-en. se mit à fredonner excitait une hilarité On ne saurait Le court Cette son trop embellir espace de la vie. » cantonnerons nous nous parce que leur tint parole. par son exemple. t. eh bien ? ce n'est pas trop. l'armée à Pulstuck contre lutter péniblement Un soldat voyant l'Empereur générale.) t. ~_· enn son nnirôn entrée sur V. Vain espoir. Augereau se dirigeait On marchait cantonnés. » (Meneval Souoenirs Souvenirs historiques. quatre jours »– «Allons. les à cheval. . Arrivés ils la nuit. courait de rang en rang. retranchèrent. « II faut. encore tout seuls après.) qui d. »–« alors vous serez rien plus et je ne vous demande l'Empereur. encourageant. à Pyrrhus ne déplut pas à l'Empereur. qui paraissait ta boue et chancelant alors en vogue chanson d'une ce refrain bre.III. il avait rew. de subsistances leur gaieté les soldats opposaient fatigues et de privations. pour nous mener répondait Encore quatre jours de patience. où les Russes s'étaient sur Pulstuck.

la Turquie rayctar. rompant vieille France. lachie la VaIl fit plus de Napoléon. possible. Napoà cette révolution. De son côté.806) cantonnements empire. étaient en réalité devenues et la Moldavie provinces sous son obéissance. léon. le sultan Tous deux Pendant à se passaient de grands évènements alors hommes supérieurs gouvernaient Sélim III et son vizir entrepris Mustapha-Ba- de la régénérer. et. cette ville. dont l'habile y présidait politique et à de porter un nouveau vit l'occasion coup à l'Angleterre Réveillant la la Russie. il les chassa feste qu'il publia de Constantinople. avaient les Moscovites. il avertit des Turcs contre querelle et la protection de la Russie. se tourna vers la celui-ci. armée. ce temps. ger sur la place de la République dans les rues de avec ostentation que les Russes traînaient ils la traversaient pour aller lorsque naguère mille hommes tués. le 5 janvier. de la nouvelle campagne. Sélim se prépara Russes. à repousser De son côté. il vint s'établir Pologne prussienne. Mais il voulut les faire rentrer et demanda l'amitié de quatre-vingt des l'agression dans un mani- russes. 121 à ses troupes il les plaça à cheval sur la la cavalerie le plus resserrée l'infanterie Vistule. Deux Constantinople. et il ne la laissa point échapper. la et tandis que les Russes évacuaient sur la rive gauche à Varsovie.('. Sélim du sort que lui réservait avec sa prétendue alliée. il appela sur eux les vengeances . le roi de Prusse quitta Kœnigsberg pour se avec les débris de son rendre à Mamel sur la mer Baltique. Alexandre envoya Michelson avec une armée mille hommes pour occuper les principautés. pièces de canon que Napoléon fit ranQuatre-vingt-neuf celles-là mêmes à Varsovie. au-devant des Français vingt-cinq résultats tels avaient été les premiers blessés ou prisonniers.

hommes. « Qui pourrait écrivait-il au sénat. le nombre des campagnes faire un guerres. de la grande ville l'emportait sur les conseils d'uue à nos neveux un long hésage prévoyance ? Nous laisserions et de malheurs. afin de l'opconservât poser comme sie. de Valachie. dans cette lutte trop tarfanatiques civilisée venait à périr. Barayctar de janissaires partirent de Conpée. de vingt-cinq mille composée était arrivée à Bucharest. L'hospodar le prince Ipsilanti. des forces imposantes sur le Danube. armes aux pachas de Bosnie et de Scutari. dive. (1807) de l'islamisme. stantinople plusieurs passèrent Le 15 janvier. et les rendit et des malheurs du sang qui serait responsables qui devaient accabler l'humanité. fut déclaré traître. Sentant combien il était important ottoman que l'empire son indépendance et son intégrité. verrait de nos jours nos provinces attaquées par une nuée de et de barbares et si. la guerre contre la proclamé Après avoir solennellement il envoya au grand-vizir la pelisse et l'éRussie. et justement serait un titre d'opprobre » dans l'histoire. On proclama à sa place le prince Souzzo. qu'il faudrait de la perte de jour pour réparer les malheurs qui résulteraient si l'amour d'un lâche repos et des l'empire de Constantinople. notre coupable indifl'Europe férence exciterait les plaintes de la postérité. et partisan des Russes. répandu. Napoléon une barrière aux envahissements de la Rusil resserra ses y aida par tous les moyens liens d'amitié et envoya des officiers et des avec le sultan. La tiare grecque relevée et ritage de guerres délices on triomphante depuis la Baltique jusqu'à la Méditerranée.122 RÉVOLUTION FRANÇAISE. la durée des calculer. les nouvelles de Constantinople ne changèrent Cependant et tandis point les dispositions du czar contre les Français. Vingt-huit régiments autres d'Asie en Europe. lavant-garde. il comqu'il dirigeait . sa tête mise à prix.

elle était comde Paul Ier. et des renforts. Ce à ses troupes de reprendre l'offensive Déjà l'armée russe s'était mise en marche l'un des meurtriers mandée par Benigsen nous surprendre dans nos cantonnements. de manière . allait fondre sur Bernadotte par son centre. Varsovie. A mesure qu'il approchait de l'armée ennemie corps rendus et la forçait de la sienne. de Après le combat il se retira sur Osterode de sorte que l'ennemi. que luidu côté opposé.(1807) manda EMPIRE. qui marchait toujours. Il avait envoyé la journée Napoléon à chacun resserrait l'ordre les d'être à pou- dans du 8. C'est ce que fit ce maréchal. qui s'était donna découvrant le mouvement porté en avant. toutes 17. toute l'armée quartiers française fut en mouvement. celui de l'ennemi. se dirigèrent. mouvement Varsovie et leva ses temps. général espérait nous jeter au-delà de la Vistule. lendemain. en l'attirant sur la BasseVistule. dont quitta des Russes. Audacieux il jusqu'à la témérité. repoussée elle se retira sur Liebstadt mais le surdivisions avoir russes reçu la joignirent. et passer lui-même ce fleuve sur le pont de Dantzig. sur la la neige couvrait les par un hiver des plus rudes routes. par ce feint. Basse-Vistule. Bernadotte Elbing. Napoléon quitta d'hiver. s'avanl'ennemi Cependant çait. aussitôt l'alarme à toute l'armée jusqu'à à temps. 125 sur la Vistule. quand Ney. Mohrungen. C'était plusieurs après Bientôt (15 janvier). de l'ennemi. nous donnait autant d'avance même En par notre en prenait même droite. et les fleuves étaientgelés. Napoléon ordonna à Bernadotte de battre en retraite et de favoriser. en s'avançant sur notre gauche. réunit ses il rencontra Averti troupes et se porta au-devant à Mohrungen l'avant-garde et mise en déroute. à Eylau de rétrograder. il n'y avait pas un moment à perdre. Dès le 1er février.

mi. le canon fait attacher couvert réveille sur de les son a peine connaissance.124 voir livrer bataille RÉVOLUTION FRANÇAISE. Dans cette obscurité. de Hoff de Wuterdorff. et d'Eylau. débouchait pour se porter sur russe. Battues « A la bataille rhumatismes. l'officier (1807) chargé les Russes et fut pris par de porter cet ordre à Bernadotte. changea Il se trouva la hâte son armée. Tandis qu'Augereau les deux une neige épaisse couvrit tout-à-coup son centre. prit le chemin de Kœnigsberg. en pleine déles croyait le 7 février. en effet. l'armée en mesure française d'attaquer ainsi. lorsque le lendemain. en bataille sur des à la pointe du jour. route. sa dépêche portée à Benigsen. était malade au galop dit le bulletin et avait à la tête otnciet. s'égara entre le centre et la réserve ses colonnes furent formidable. par une artillerie blessé. 8. les Russes repoussé Après avoir. le maréchal mais s'être Augereau. reau et quarante pièces de canon de sa garde pour répondre et dans en nombre Bien qu'inférieurs au feu de l'ennemi. grièvement Murat arriva avec sa cavaSur ces entrefaites. braves II revole cbeval. et. emporté du champ et lui-même. voyant à ses dispositions. de l'enneJe direction. le 7 février. le piège où Celui-ci. rassemblant on l'entraînait. ce soutinrent les Français une position moins avantageuse l'enUn moment fermeté. écrasées. ils commencèrent l'attaque par une vive canonnade fit avancer Aussitôt le corps d'AugeNapoléon Eylau. Napoléon. deBergfried. de bataille. grande fut sa surprise. son point armées. Aussi. après . de son corps. A sept heures du hauteurs qu'ils avaient hérissées matin. successivement de Deppen. perdant Augereau. pour qui ne devait être opérer le lendemain. il les trouva rangés de canons. deGuttstadt. choc avec une héroïque terrible mais notre gauche nemi sembla manœuvrer pour déborder sur Davoust de l'armée sur les derrières en tombant la dégagea. » d'Eylau. réunie que dans la journée du 8. le 9. Malheureusement.

la garde audacieuse fondit s'il à l'improviste en fût jamais. compromise. Deux horrible la bataille ne fut plus qu'un ne réla troisième russe furent rompues d'infanterie s'adossant deux fois à un bois toute Des escadrons russe cette exécuta Pendant l'armée de la garde mais le lieucharge brilce temps. et aux Français. il tenta. soutenu par manœuvre EMPIRE. malgré les actions de également elle appartient Alexandre. et le re- qui d'Hautpoul. neuf ou dix mille cadacarrée. à ce mouvement s'opposer massacre. par l'empereur grâces ordonnées maîtres du champ de bataille. de reprendre à la retraite. les morts. le déborda le comDepuis dix heures. Davoust. Les deux armées s'atla victoire mais. et recula sur Kœnigsberg. derrière débouchant l'ennemi. entre Alors Ney et Davoust. quarante sur heures plusieurs les blessés et fairecueillant se figure. il se détermina dont les Telle fut l'une des journées les plus sanglantes annales tribuèrent de la guerre fassent mention. trois cents boun'avait bat ou plutôt le carnage pas cessé la la mort de part et d'autre. Ney déborda les Russes sur leur flanc droit. ches à feu vomissaient quand. . 125 sur les Russes de gloire destruction la cavalerie inévitable et qui sauva nos la cavalerie Vainement qui colonnes enne- voulut lignes sista qu'en traversèrent elle fut culbutée. gré la nuit. N'ayant pu y parvenir. se placer au village serré tellement se trouva et vint de Schenaditten. Benigsen que. qui restèrent mille aux Russes quinze qui prirent pièces de canon et seize drapeaux. poussa du plateau qu'il occupait.(1807) lerie couvrit d'une mie Alors et. tenant-général fut frappé à mort. crai- malgnant de voir son arrière-garde ce village. disait le bulletin. nuit approchant. lante et inouïe. tous les jours passa Napoléon le champ de bataille d'Eylau. « Qu'on sant ensevelir sur un espace d'une lieue prisonniers.

des lignes de sacs quatre ou cinq mille chevaux russes. nous allons nous de la Vistule et rentrer dans nos cantonnements. la paix et l'horreur envoya à Paris les seize drapeaux Napoléon pris à la baen même temps qu'une statue setaille d'Eylau il ordonna rait élevée mort général d'Hautpoul. ce jour. opiniâtre d'être en vain. vingt-quatre pièces de caon voyait les cadavres des conducnon. au contraire.126 RÉVOLUTION '1 FRANÇAISE. Cette statue devait être érigée sur la place de ses blessures. On exagérait et. elle allait. « Soldats dit l'Empereur à son armée. des victoires émue. des débris de fusils et de sabres. teurs enlever tués au moment tout cela avait où ils faisaient plus de relief des efforts sur un fond pour les de neige. d'obus. » . de et les soldats au-delà des fri- rapprocher Qui osera en troubler de la Vistule mas nous de l'hiver serons comme comme l'automne. auprès desquelles vres. le repos. au-delà du Danube. où tant de sang venait prodigué pagne comme n'avait point encore pâli Mais l'étoile de Napoléon briller du plus vif éclat à sa gloire. s'en repentira car. et faite avec les canons dans pris à l'ennemi cette fameuse journée. de cette résultat peu décisif. Napoléon les avait habituées à en fut vivement plus faciles. blics. en voyant la résistance on s'alarmait sur l'avenir d'une camdes Russes. l'opinion et une baisse notable se fit sentir dans les fonds puJusqu'à nos pertes. l'amour de est fait pour inspirer aux princes Ce spectacle » de la guerre. ni l'armée. Friedland. bataille. au milieu au commencement français. la terre couverte de de munitions boulets. ne se réjouirent du résultat si chèrement acheté et si à la mémoire du brave Cependant. A Paris. r 1 · 1 (1807) tués. des Victoires. ni la nation. fran- toujours les soldats çais de la grande armée.

comligne. il pourvoyait à tout. qui formait la seconde de quinze mille Polonais. faisait-il de plus grand crime point que celui de ne pas les faire jouir de tout ce que la loi et les règlements leur accordent. à peine achevées et armées. les têtes Tous les ponts sur la Visdire dans ses bulletins. et sur les moindres détails de l'administration « Les soldats français sont les enfants militaire. à le long de l'Omulew et de la Passarge.i (1807. couvrait son centre à Nieet à Passenheim elle était approvisionnée dembourg par les villes d'Elbing. son quartier-général à Ostetransporté à rétablir son armée et à refaire son occupa C'est surtout dans ses longs quartiers d'hiver que et son activité se déployaient. de la nation. et par l'île de Nogat. Meneval. pays d'une très-grande fertilité. Napoléon autres à Marienwerder et à Marienbourg. effet. de Sierock. et l'équipement. son génie M. sur tout. « Napoléon dit n'était jamais plus » Attentif à tous veillait actif que quand il paraisles besoins de ses soldats. » Son armée pourvue et rétablie. Un corps d'observation mandé par le général Zayonehek. 127 l'armée Après huit jours de repos en française reprit. et. Ces positions couvraient les cantonnements tule furent de Moldin. de Thorn. ce de l'armée rétablis. sur l'ard'approvisionnement. à quaBraunsberg. de la Vistule. Napoléon rode. de Braunsberg. EMPIRE. Il s'y artillerie. sur les fours. sur les hauteurs de Guttstadt. il n'est . pas seulement aux opérations de la française. et sa gauche Passarge. en fit élever Alors. ses quartiers elle était cantonnée d'hiver derrière la sa droite appuyée sur la Narew. magasins mement sur les hôpitaux. sur les avait rante lieues en avant sait se reposer. deux n'était de pont de Prag. il travailla à faire couvrir ses cantonnements il fit fortifier les ponts de Spanden et sur la Passarge et construire des ouvrages d'Elditten.

428 ÉVOLUTION FRANÇAISE. et une enfin traitant ces diverses matières. Bignon tout entier. les plus faibles et de l'ensemble avec la même connaissance foule d'autres. aux justes à répondre rien trouvé ce différend et. et le retour jussons générales. mais encore aux guerre qu'il consacrait « Pour conde l'Empire. de quelle continuité. le passage. et à la giberne du soldat mouvements. depuis les combinairéglant des escadres. teté d'idées été pour il pas existé soit dans tant que avec la même fidélité de mémoire. turque Bender. aux mêmes heures. le 25 janvier. après avoir pris Choczine • par les Français. questions relatives des détails. Sur ces entrefaites. au monde un autre individu. où l'avant-garde s'était arrêté à Bucharest. d un seul homme de quelle est capable. avait suffi pour lui fermer à une se présenta son ambassadeur intervint l'Angleterre au sujet de conférence qui eut lieu. de travail étendue » de la Vistule que Benigsen venait d'être repoussé et Michelson. la même ministériels Peut-être neteût n'a-tque si chacun des départements lui l'objet d'une étude exclusive. des États jusqu aux soins à prendre pour s'assurer puissants. l'artillerie. au gouvernement soins à donner le il faudrait dit M. qui ait prouvé. jusqu'à la chaussure toutes les parties de la marine. nières parcourant la de l'intérieur du ministère la direction jusqu'à depuis de la toutes les parties de l'église du village. la composition gne. à la Porte. l'intelligence ` soit dans les hautes. depuis les plans de campaet ses de l'armée le génie. l'expédition canonde ses chaloupes de la dernière qu'à l'armement toutes les parties de l'administration. les basses régions de la société. naître Napoléon toutes les discutant voir le même jour. (1807j ses jours de repos. à la guerre. aude quelle variété. n'ayant . réparation avec les États les plus ses négociations depuis politique. Tandis Napoléon.

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rencontra. descendre du haut rang où l'ont placé ses ancêtres. lui dit-il. Cependant. de céder aux Russes la Moldavie et la Valachie ainsi que la place d'Ismaïl et celles du Danube. il envoya chercher le général Sébastiani. ainsi que sa flotte et ses munitions de déclarer la guerre à la France. et somma le Sultan de remettre aux Anglais les châteaux des Dardanelles. navales et de renvoyer l'ambassadeur Sébastiani enfin. qu'il ne voudra pas. disparut. Mais le divan. “ Bientôt. résolu de s'ensevelir sous les ruines de Constantinople plutôt que de subir de telles conditions. décida le effrayé.(J8OT) récriminations Russie. des vivres. six vaisseaux turcs qu'elle brûla. « On veut. en effet. contre la conduite hostile 129 de la il s'embarqua sur une frégate. » Ranimé par l'attitude de l'ambassadeur franénergique le Sultan fit répondre çais. par une faiblesse indigne de lui. Sébastiani refusa de partir. à l'envoyé du Grand-Seirépondit-il gneur. glorieux Vos remparts ne sont pas armés mais vous avez du fer. le peuple courut aux armes. « Dites à votre maître. Puis. qui le trouva à cheval au milieu de ses soldats. A cette nouvelle. coupa ses câbles et Voulant. jeta l'ancre devant le Sérail. commandée par l'amiral Duckword. aux Anglais qu'il ne traiterait tant que l'escadre point serait en-decà des Dardanelles. à Ténédos l'escadre anglaise. que chasse l'ambassadeur de France et que je fasse la je guerre à mon meilleur ami Écris à l'Empereur encore qu'hier j'ai une lettre de lui. Sultan à y souscrire. la flotte . des bras du courage. en imposer par un coup d'éclat. malgré le feu des châteaux. Y. des munitions. que je persévérerai reçu dans mes desseins. ajoutez-y et vous triompherez de vos ennemis. à la il était allé rejoindre Porte. du divan empire. anglaise parut devant les Darles traversa danelles. à la hauteur de Gallipoli.

de chemins. quelque accès auprès de celui de Madrid. s'établir à des opérade là qu'il fit affaire. son contingent de son traité d'alliance notre politique qui poursuivait l'Angleterre. rent Dix vaisseaux jusqu'aux de battre prudent de guerre. Poméranie il appela serve dans et qu'il d'avance saxonnes: troupes grossit de quelques de 1808. et il n'en insista que plus sur l'ende se promettant trée en France du contingent espagnol. venir sur cette Russie. en traversant un pays où il n'y . quand il en aurait fini avec la et la Prusse Aux il vint premiers jour» du printemps. quelques les côtes de génie et d'artillerie dans la nuit.150 RÉVOLUTION MANÇAISE. Déjà les équipages fallu tirer des forteresses de la Silésie et de une étendue a pas de plus de cent lieues. mais après avoir perdu deux à renforcer son continuait Pendant ce temps. x Et il Dix officiers la défense de sa capitale. le Sérail. (1807) qu'il peut le chargea compter sur moi comme je compte sur lui. armés et équipés. Napoléon du fait la disparition le vide qu'avait armée. d'organiser arrivés français étaient les appel* à son aide de Dalmatie et. avait trouvé cabinet. des différents de France régiments. tions qui commencer qu'il l'Oder. dans avait terminèrent la campagne. étaient arrivés. grâce à l'énergie de six cents et d'Asie et les détroits se hérissèrent d'Europe canons. les dépôts tout ce qui était dans il écrivit au roi d'Espagne pour lui demander. où il resta jusqu'au renouvellement Finkestein. corvettes et sept cents hommes. C'est de siège le siège de Dantzig. s'avancèAtors la flotte anglaise Dardanelles. en exécution déjà de cabinet en mais l'intérieur. Napoléon le savait. pour remplir il rappela celui de Mortier qui était en corps d'Augereau. qui forma réla conscription et fit venir en poste. après. avec lui. jugea en retraite elle repassa le détroit. Sébastîani jours des Turcs.

assaillie sur les deux rives. une corvette armée de vingt-quatre anglaise. à y Déjà les soldats commençaient monter. et un jours de tranchée Après cinquante ouverte. entra dans la Vistule à vers Dantzig. jours après. là belle saison les armées allaient se remettre eh camd'en finir avec Dantzig pour marcher pagne. les lettre leur repatentes.(1807) f EMPIRE 13j ordonna à Lefebvre Napoléon le dixième qui commandait la place. se dirigeant mais. Située sur la mer Baltique < à l'embouchure de la Vistule. quand le général Kalkreuth demanda à capituler (24 Trois mai). l'assaut fut enfin résolu. Mortier renforcer Napoléon le corps de envoya Lefebvre. Cette capitulation nous rendait maîtres du grand port militaire de la Baltique. d'investir et le célèbre ingénieur Bousmard défendaient avec dix-huit mille hommes. canons. d'Oudinôt Cinq jours après. Vainement lé ùiir avec vingt-cinq par mer Kamïnski mille hommes délivrer vainement. Impatient Sûr les Russes. les assiégés résistaient Cependant On était dans toujours. Napoléon récompensa Lefebvre en lé nômiflaat duc de Dairëzig. elle par une vive fusillade fut obligée d'amener. 27. son appuya les Russes du haut de ses remparts. et qu'eux-mêmes . n'était Dantzig pas encore bloquée langue de terre qui sépare le Frisch-Haff de laitier le siège en fut-il long et laborieux. pleines voiles. par la aussi envoya pour la la garni- par une vive canonnade Napoléon à temps avait prévenu renforcé Lefebvre de Lanflei et et Kamihskî fut repoussé. que le général prussien Kalkreuth corps. il évacua la place et alla rejoindre Farinée coalisée* après s'être engagé à ne pas servir contre la France pendant un an. trace les vertus de leur ils s'en repêre. et chargée de poudre et de boulets. d Que ce ti«te porté ses par disaient descendants. montée par cent vingt marins soldats anglais et quarantè russes ou prussiens.

Cependant. le 5 juin. Alexandre hommes sans compter les Prussiens. les Russes ne furent pas Soult de Lomitten que défendait sempar un mouvement Surpris eux-mêmes plus heureux. Douze régiBernadotte qui en occupait également firent de vains efforts sept fois ils ments russes et prussiens et sept fois ils furent repoussés. il attaqua. » peuple et envers nous. Au pont les renouvelèrent. mais celui-ci lui résista vien avant de la ligne de l'armée. dans le nom qu'ils portent. (1807) s'ils préféraient jamais un lâche repos indignes. et celle du 7 stein les ordres nécessaires il donna sur-le-champ au 8 à Deppen il dirigea Soult sur Wosfesdorfl sur l'ennemi. Ney. des Russes sur sa au premier avis de l'attaque de Finkenson quartier-général ligne. s'avança Benigsen le pont. qui était et. sur Spanden pour forcer De Guttstadt. russe prit l'armée de la prise de Dantzig. d'Eylau. pour marcher Davoust. de la grande ville aux périls et à la noble pouset l'oisiveté sa carrière d'eux ne termine Qu'aucun sière des camps de sans avoir versé son sang pour la gloire et l'honneur ils ne notre belle France Que. y était campagne. et sa garde. au début de la blable à celui qui les avait forcés de reculer. Mortier. Napoléon avait quitté il passa la nuit du 5 au 6 juin à Saafeld. ils se mirent en retraite. avec Ney sur Guttstadt et se porta lui-même l'arrièreMurat.^32 REVOLUTION FRANÇAISE. revint se placer derrière goureusement. mon envers mais des devoirs voient jamais un privilège. A la nouvelle mille elle avait été portée à cent quatre-vingt l'offensive. . Une partie de Lannes. Croyant ainsi qu'il l'avait fait avant la bataille manœuvra Benigsen à Guttstadt. eût été rassemce que toute l'armée jusqu'à s'y maintint blée. et l'empereur connaissent les Français surprendre de sa personne. et la Passarge.

démontrée par la prise de Dantzig. jeta ce défi à l'ennemi « L'impuissance de l'armée russe. en bataille Pen- en avant Napoléon il ordon- avait. par une habile et audacieuse manœules débusqua. et ces retranchements. droite de l'Aile afin de posséder la rive gauche et de pouvoir. officiel. tendent l'armée française mais dans de si grandes armées. soit qu'à l'aspect des préparatifs qu'elle voyait faire devant elle ne jugeât elle assez formidables. vingt-quatre on ne peut heures avoir pour que mettre des tous les corps affaires partielles . qui le portait sur la Basse-Alle. où déjà les Russes s'étaient retranchés. abandonnant tout le pays de la gauche. par là. continuant son mouvement enavant. restèrent attaque. qui exigent en position. fut immédiatement Heilsberg dans son bulletin occupé. vre. Napoléon. les prévenir à Kœnigsberg. elle le sera d'une manière si les Russes atplus éclatante encore.l. le soir. l'armée entra de vive française force dans Guttstadt. 133 nncîtinn ô fllsit*»»* j: avait nric à garde ennemie avait Glottau ™i. ceux-ci n'obtinrent que le faible avan- sous les retranchements tage de s'établir dant toute la journée du 11. de les rejeter sur la rive pour Napoléon. mais Murât. droite. la gauche Or.:i et voulait disputer pris position le passage.«. vient de l'être encore par l'évacuation du camp de Heilsberg elle l'est par sa retraite. et laissant à la disposition des Français leurs leurs blessés. se dirigea sur Heilsberg. d'une de l'ennemi. disposé ses troupes na à Davoust de faire un changement de front par son extrémité en avant. les Russes Dans la prévision d'Heilsberg.(1807) SarHftftnnflmÎA EMPIRE. soit que ce mouvement. et. pas ses retranchements elle passa dans la nuit sur la rive droite de l'Alle. fît craindre à l'armée russe pour son flanc droit.. dès le matin. magasins fruit d'un travail si long et si pénible.. Après un combat sanglant où les Russes avaient perdu dix mille hommes et les Français sept mille. Il s'agissait.

arrivé le 13 devant mais il trouva la ville occucolonnes. dont le quartier-général à l'Empereur. qu ils l'armée russe. un régiment par pée sur Eylau. proche des masses se hâta de faire défiler d'être prévenu. se retira ennemies. en nos flanc prendre i l'apde cavalerie qui. Arrivé à deux lieues de dirigeait et envoya de collines. nous la disputer. dans la plaine. craignant Benigsen. d'arriver En se hâtant pouvait encore ressaisir sur le pont de cette ville. par la rive droite avoir brûlé après position sur la Prégel de l'Alle sur Wehlau. sur Koenigsberg. sonne sur Friedland. coiiuée par un long étang qui Le 14. n finîi* KravpmAnt USO7) lorsque l'une d'elles n'est dans une affaire querelle l'Aile et de traverser à Friedland. allait de la une prairie basse. corps que distance. se dont le Lannes. un message à Muordonna à Aussitôt. il fit occuper à ses troupes une chaîne était. Alors. jusqu'à quatre heures du soir.était et en partie par eu partie par la petite ville de Friedland. sur cette ville. la Eylau. finir bravement la la . Napoléon veille. depuis et.154 u ii RÉVOLUTION t J:nn*nAn FRANÇAIS*. il se dirige*. firent. rat. déboucha cette ville et atpar le pont de de Aux premiers coups de Lannes. Benigsen C'est ce qu'il fit. reconnaître et alla lui-même arriva Napoléon cette rivière Sur la rive gauche de l'Alle. opérant Friedland. si étroit qu'il était rempli formait une anse dont le fond. française. 1 avant-garde taqua « G est un jour de bonheurl canon qui se firent entendre de Marengo 1 et il fit c est l'anniversaire s'écria Napoléon ce en haleine dire à Lannes et à Mortier de tenir l'ennemi Alors en effet. l'ennemi pas disposée » générale. de manœuvrer en peret sa garde Victor H marcha avec Ney Mortier. en avant de Friedland pendant son armée et la déploya en première marchait ligne. pour prendre il passa la rivière. la routedeKœnigsherget ses ponts. à Soult et à Dayoust.

tout entière le long de la et son centre ville les bois à la lisière toutes il les fit déboucher étaient tellement s'opéra s'était placé desquels à la fois. et la refoula dans l'anse. et ce pont était dans la ville. Nadroite. donnale signal de la bataille. la culbuta Alors. des Russes. de front. ébranlée qui fut un moment qui formait la droite de la réserve. la droite en et protégé par soixante pièces d'artillerie. qui se trouvait acculée à Friedland. il coml'ennemi. à pied et à cheval. mouvement poléon simples et tellement comme une manœuvre il porta Ney à la pressa l'attaque centre. déboucha et chargea la gauche de Ney mais la division Dupont. après avoir fait tourner plusieurs moulins. garde Lannes au en réserve. que avait embusquée dans le ravin qui entoure FriedBenigsen avec intrépidité land. une salve d'artillerie. où elle fit de vains efforts pour se mouvoir et ressaisir sa position. après avoir reconnu manda d'enlever la ville de sur-le-champ sant un changement brusquement avant. Mortier à la gauche. et fit commencer de cetteaile. Or. Victor et la la position de puis. Dès lors. sa gauche enfoncés. avec sa gauche et étendant fort loin sa droite rivière vers Kœnigsberg.(1807) bspibe. Or. l'attaque par l'extrémité A cinq heures et demie. Napoléon ses colonnes Lannes. l'aile carnage. Battus. se gauche entrefaites. l'imprudent avait disposé son armée dans la Benigsen la couvrant plaine en avant de cette position. 135 se jeter dans l'Alle. ses instrucprécises. les Russes ne pouvaient passer sur la rive droite que par un seul pont. Après avoir fait former manœuvra dans ce but. tions c'en était fait de toute dans sa droite. marcha sur la garde impéet en fit un horrible riale. la gauche des Russes. Sur ces la garde impériale russe. . que ce d'exercice. tirée au de l'Empereur. quartier-général Aussitôt Victor Ney se mit en mouvement soutenu en arrière par il aborda en faiFriedland.

et Ney était sur Friedland maître de la ville.I1n. » de Marengo. même. dès lors. pressés sur leur sale flanc et chargés en queue. nombre raux furent de caissons. écrivait les trophées Napoléon à Joséphine. dats. Rien de plus simple Napoléon. replia forcé. dit un gué le duc de Rovigo. Aussi déploya-t-il avait montrés et redoutable. et l'activité que japlus puissant en effet. rien de plus rapide de ses solsuivant l'expression des yeux. Du côté des Français. mais on le vit pas'seulement que les boulets près de lui ou vepassaient à cheval les points les parcourir . journée. exposés. mais. Friedland fut ennemis. « Ils se jetèrent pêle-mêle dans la rivière. avant de s'être assurés s'il y avait un gué en trouvèrent mais d'autres beaucoup s'y noyèrent le reste. d'Austerlitz il y eut quinze cents morts et quatre vérifiées victoire les menaces le rendit de Napoléon con- eu à combattre. reculait repoussée mais déjà le pont n'existait plus.Iln. que l'exécution. en désordre '1 dans 1 1- la ville. les Russes cherchèrent lut dans la fuite. la victoire était peau de moutons. un grand Soixante-dix pièces de canon. les campagnes précéque le plan. un ennemi nombreux dans cette bataille le génie dans qu'il dentes. et ses rues jonchées de cadavres la gauche des Rosses. se voyant pris en tète. leur Pendant que Ney exterminait à son tour droite. génévingt-cinq drapeaux. Ainsi se trouvèrent tre les Russes. champ de bataille. le couvraient ennemis mille cadavres Quinze complète. Vains efforts. sans ordre et semblable qui s'enfuit » A huit heures du soir. Alors. « digne sœur.156 u RÉVOLUTION FRANÇAISE. __Ú1~r-'–~ (1807) ~~N*~–tf. Il avait Cette et d'Iéna. naient plus ne combattit pendant mourir à ses pieds. tels et cinq mille prisonniers. mille blessés. rien ne put retenir face de notre gauche à un trouvers ce point. blessés plusieurs ou pris. par Lannes et Mortier. "A. de cette tués.

parcourant son armée. . Il s'y maintint les journées du 15 et du pendant 16 mais à la nouvelle de la défaite des Russes à Friedland et de la marche de l'armée victorieuse. de manœuvrer sur Napoléon continua la rive gauche pour le couper de Kœnigsberg. cents bâtiments anglais. le 19. p. m. Déjà Murat. aussitôt russes deux il évacua et les Français en prirent rent vingt mille blessés sionnements fusils immenses. les lignes de debont. Napoléon était arrivé sur les confins de l'empire russe. Il visita ensuite le le spectacle était hideux « On suivait l'ordre des carrés russes par la ligne des monceaux de leurs cadavres on jugeait de la position de leur artillerie » par les chevaux morts ensuite que l'ennemi Apprenant essayait de se rallier sur la rive droite de l'Alle. qu'on des pour lui rendre ainsi que cela était d'usage. dont possession. tandis que 1 Mémoires du duc de Rovigo. n'avait Napoléon la Niémen qu'à franchir en Russie pour porter la guerre elle n'avait plus l'hiver pour allié son armée fuyait avec le sentiment de sa faiblesse et de son impuissance. Les soldats dormaient encore. une nuée de cosaques l'arrièrequi formaient garde ennemie sur la rive droite. sur 16 Niémen Napoléon s'avançait de quitter l'empereur que venaient de Russie et le roi de Prusse. de bataille des Russes. 92. il entra à Tilsitt. la place Ils y trouvèdes approviet cent mille champ à voir. honneurs. Pendant ce temps. 157 T*T 1 » m Napoléon passa la nuit au bivouac le lendemain à la il était pointe du jour. Ce qui restait au roi de Prusse était conquis.(1807) empire. et prussiens. t. de la rive gauche du fleuve. où le général prussien s'était enfermé avec vingt-cinq Lestocq mille hommes. tant ils étaient faIl défendit les éveillât tigués. Soult et Davoust étaient arrivés dans cette ville. On voyait encore.

russe. les cinq celle entreprit qu'il que avant tout. lités pourront concluet l'armée prussienne « Art. à son armée la proclamation adressa ensuite Napoléon suivante « Soldats! 1 dans nos cantonneété attaqués s'est mépris sur les cauments par l'armée russe. L'armée française ront un armistice séparé. 2. çaise et l'armée une paix qui mette fin à une et conclure signer négocier. nous avons . L'ennemi Il s'est aperçu trop tard que notre ses de notre inactivité. afin de pouvoir. à l'humanité. fini elle aurait autrement cette expédition. e| ils o'eussept la faute d§ leurs défaites. rompre et ce ne sera armée. effusion de sang si contraire qui voudra « Art. opposé progrès de l'armée française. sera tenue de pré1 armistice. la paix il se décida à demander Alexandre cependant. En 1807. 1er. repos était celui du lion de Heilsberg. (1807) la nôtre. dans celle « Dans les journées de Guttstadt. que si Napoléon 11 est donc vraisemblable dans ea victoire. Celle des deux parties contractantes ce que Dieu ne veuille. eût voulu tenter ans plus tard. qui fut accepté et signé le de ce traité dispositions entre franl'armée « Art. venait de puiser de nouvelles forces à peine entamée.JJg RÉVOLUTION HIANÇAISB. un à Napoléon pour lui proposer officiers de un ses envoya 22. superstitieux Russes avaient été les agresseurs. il se repent de lavoir troublé. de l'autre venir au quartier-général la date des notifications que les hostide un mois qu'après recommencer. Il y aura un armistice dans cet intervalle. Voici les principales armistice. ils s'attribuaient nationaleaux une résistance point. comme en 1813. 3. Le 5 juin. » etc.

nous sommes arrivés sur ceux du Niémen aveola rapidité de l'aigle. et surmontées. des armes crement de France rent armé. de Ja maligne P. vait Napoléon à Talleyrand je ne m'en soucie que médiocependant mais si la paix n'est je l'ai acceptée. avons pris cent dans 139 dix jours de cam~ vingt pièces de canon enfin sept drapeaux enlevé Russes pitaux. « On me demande écriune entrevue. influence de l'Angleterre. blessé ou fait prisonniers soixante mille à l'armée ennemie tous ses. « Français 1 vous avez été dignes de vous et de moi.(1807) à jamais pagne mémorable nous BMI'IBE. ? de se voir et d/établir Napoléon et Alexandre convinrent les bases de la paix. Vous rentrerez en France de tous vos lauriers. dignement de Marengo. Alexandre. un radeau sur lequel s'élevait un pavillon avec deux portes opposées. chacune d'une petite précédées salle d'attente. couverts et après avoir obtenu une paix glorieuse qui porte avec elle la garantie de sa durée. . » pas faite dans quinze jours. Il est temps que notre patrie vive en repos. On avait fait établir au milieu du Niémen. Les deux empereurs en même monté mais temps. magasins. qui mit fin à la guerre de la seconde coalition. « Des bords de la Vistule. chargés de toute espèce de et les. fusils que lAngleterjpe munitions. dans et de Russie. par des marins Napoléon ayant de la garde. Vous célébrâtes à Austerlitz l'anniversaire du couronnements vous av$z. ainsi q^e la toiture. ments qui étaient dans ce port. de Friedland. ses hôr ses ambulances la place de Kasnigsjberg. les bâti- le pavillon: il alla k la porte se plaça sur le bord du radeau pour qu'il ouvrit. ce|te célébré celui de la bataille année. envoyai pour armer nos ennemis. arriva opposée recevoir s'embarquè1W canot bien le premier et qui à l'abri tué. Cette entrevue eut lieu le 25. je passe le Niémen.

ensemble. et qu'il s'établissait t'harmonie le statu quo. Napoléon introduivive amitié. il demandait alors deux cardans son cabinet sait Alexandre de la Turquie d'Europe. tes. Napoléon. la paix est faite. partage Il d'accord. Après une seconde entrevue se rendit à Tilsitt et y prit Alexandre roi de Prusse assista. parmi lesquelles se trouvaitcelle avec attensur cette carte. restèrent » Les deux empereurs en une seule acclamation'. en reprovisoirement tacite pour conserver dont on convienla question à une autre entrevue mettant dit Alexandre drait • longtemps les haïssez. à marcher tion. Il fut question également Meneval. qui les reçut avec beaucoup Nales conférences. à laquelle se spectacle sur les des deux armées répandues mêlèrent les acclamations de la rive Des applaudissements partis rives du fleuve. à laquelle le sur le Niémen. » cas. souvenirs historiques. visite à Napoléon. de rayer la Prusse du nombre . « Ce fut un beau assez vous à Napoléon.J4Q RÉVOLUTION FRANÇAIS! (i807) avait encore un peu de trajet à faire. Quelquefois. ils n'étaient point parfaitement sur lequel point ne voulait pas laisser s'éleétait aisé de voir que Napoléon des débats qui auraient pu troubler ver sur ces questions un accord rétablie entre eux. puis continuer être un me parut Constantinople les occupaient. tout le temps que durèrent Pendant de la plus avec les marques se traitèrent Alexandre et poléon dit M. répondit. ti«. d'égards. rendre et la reine de Prusse y vinrent le roi Bientôt séjour. « Je hais les Anglais autant que votre » plus tard. que cette scène. Meneval. A son arrivée ils s'embrassèrent. l'observer Je les ai vus penchés Des projets de en causant. je serai » « En ce second dans tout ce que vous ferez contre eux. et se confondirent droite furent répétés sur la rive gauche.

États aux ducs et de Mecklembourg. les deux empereurs se quittè- mes. afin d'établir des limites naturelles entre cet empire et le duché de Varsovie. dre.™». nôvre. la Prusse rendit tout ce qu'elle avait acquis dede Frédéric II au trône. A Tilsitt. reconnut Napoléon comme protecteur de la confédération du Rhin. Vainement la reine .es nar par égard en faisant &anrA pour l'empereur Alexantoutefois des pertes énor- ses supplications à joignit-elle celles de son époux. le Brunswick et une partie du Hade Westphalie. l'empereur de Russie voulant. puis l'avènement excepté la Silésie. le second comme roi de et le troisième Hollande. Ce traité signé et ratifié (8). EMPIRE. elle fut conservée. impuissantes et ne purent lui faire obtenir des conditions moins dures pour sa couronne (7). il guerre fut stipulé que les hostilités cesseraient. II rendit à la ville de Dantzig son et leurs indépendance première. Il céda à la Russie un district de la Pologne prussienne. puissances. les rapports les plus intimes et les plus durables.(1807) mais mais. Il forma avec les premières. le premier Joseph. ai« des des nnissanf. m nnu>> l'a. de Varsovie et les donna au roi de Saxe. et que les Russes évacueraient la Valachie et la Moldavie. le royaume qu'il donna à son frère Jérôme il les érigea en grand-duché quant aux secondes. c'est-à-dire lui retira que Napoléon les provinces situées entre le Rhin et l'Elbe. le traité. et ses frères Louis et Jérôme. comme roi de Westphalie. et celles qui lui étaient échues dans les divers partages de la Pologne. en y joignant la Hesse. d'Oldembourg Comme la Russie était encore en avec la Porte. De son côté. prouver combien ajoutait il désirait entre les deux empires. comme roi de Naples. le vainqueur pour désarmer qui l'avait tant dans ses bulletins outragée toutes les séductions de son esprit et de sa beauté furent sur Napoléon. d'établir.

l'attachant rang qui était à la droite du premier garde d'Alexandre lui dit-il. Napoléon sur ta rive gauche où la garde russe était en bataille. Après s'être détacha sa croix de la Légion-d'Honembrassés. _0 .111 (1807) <tt~1JL~ rent avec de grandes accompagna du Niémen. tuat-ques de Russiejusque l'empereur d'estime etd'atoltié. et. » . Napoléon de la d'un grenadier à la boutonnière rieur. ton maître et moi.~4t RÉVOLUTION MANCAME. que c'est le jour où nous som« Tu te souviendras. mes devenus amis.

le Code Pres- de Copenhague tout le coritinerit la marine r-Don-quicbotttsme par les Anglais. de la mer de Bretagne à l'Adriail s'était. substitutions du de la presse. Départ – Siège de Napoléon du Bâylén. dement que à la impériale. – Prise de la Catalogne. Armede de Paris. sur la Péninsule de Portugal. Insurrection seph à Madrid.1T De l'Ebre au Danube. avènement de événements Perplexité Napoléon après les Il part pour Bayonne et y appelle la famille Pruâse. de Ferdinand IV. /unie de Bayonne. . . il put i apogée. à Murât. Insurrection à Madrid. lat. de Madrid. des Anglais. du Somo-Sierra. la victoire de l'Empire. Arbitre suprême s'enivrer de sa gloire et de sa toute-puissance. Ferdinand restitue la couà son père. ronne royale d'Espa– Scènes scandaleuses.t. Constitution espagnole. de VictQires Joseph dans d'Almaraz Madrid. ouverture en Espagne. Fontainebleau. et prise de Sarrapour Paris. Prise – Entrevue Marche de Burgos. Insurrection de la coalition. en faveur qui en dispose de Napoléon. –. p A victoire de Marengo avait consacré le Consucelle d'Austerlitz.(1S07) -K). d'EspInosa – Passage de Napoléon à la grande députation. créé un empire avec cent vingt tique. Rentrée corps de Napoléon. – Capitulation Napoléon part pour de cet événementse réfugie à Vittoria. Réveil ments de P Autriche.- expédition de Charles Napolédn pour Traité de espagnole. en Europe.Joseph Bataille de Vimeiro. Espagnes par la junte lé conseil de et la municipalité Castille de Madrid. 44B CHAPITRE Suites de la palï à paris. et d'Alexandre armée à Erfurth. Soumission et d-0clès. Puissance rendus et VI.––=.. Abolition – Nouvelle de Tllsllt. Celui-ci fait proclamer son frère roi des Joseph de gouvernement. Convention de Cintra. en effet. 'de Efforts produit se déclare relever tlon de française. Proclamation et dé Tudela. civil. Murat à Madrid. . instructions gne. Jo– Suit** d'Oporto. funestes nationale de la Péninsule. grandeur garde Les armé Effet qu'il dé l'Empfre. – Entrée Ses d'Aranjuez. – Retour – Suppression dans – Bombar- a* du Napoléon tribunat. – Traité de Napoléon avec le roi de Napoléon la grande Bâtâmes Paroles Retraite gosse. Première abdication l'Angleterre. "< empirb. Honneurs de la liberté noblesse. éleva la grandeur de Napoléon à son rFriedland du continent. – Affaires révolud'Espagne VU. Bataille de Médina de de Rio-Seco. contre projets – Ses toi de Suède. législatif. d'Aranjuez.

Comment. faire phe son premier avoir exalté outre être représentant mesure la gloire du maître. 11 avait réduit la Prusse de moitié. pourquoi On vit avec regret qu'il l'eût savait pas rétabli la Pologne. lui dit le président être placé à la distance de il faudrait gloire est trop haute » « Nahorizon. Séguier. avec mise de la route on avait seule magnifique une en arcade. {1807) de sujets. . Déjà la en marche du Nord. il n'y a que l'amour qui puisse s'élever jusde l'admiration. où se mouvait Napoléon sphère trompeuse et ses n'aurait-il pas perdu de vue son origine plébéienne devoirs envers cette révolution qui ne l'avait placé si haut que pour Après disposa garde France. l'État s'empressèrent de venir le féliciter. élevé porte pour revenir en par où elle devait un arc-de-triommais où à fêter dignement s'était impériale A la barrière son entrée à Paris. Le 27. et imau mil'alliance de la France. Votre dignement ni les flatteries. posé à la Russie le résultat de cette lieu de l'ivresse générale qui accueillit on se demanda Napoléon n'anouvelle campagne.m RÉVOLUTION FRANÇAISE. dans le millions cette puissance. Tous les corps de Nord.de là à Dresde. votre Majesté. au lieu de s'en faire. qu'à lui! » Ainsi. de Saxe. sortait son ambition. on se ses illustres compagnons. de l'histoire est au-dessus M. on avait renversé l'ancien semblait s'appliquer révolution à peine d'une qui et le langage des courtisans régime. Cependant. pour Napoléon avait quitté Tilsitt vers en compagnie du roi se rendre à Varsovie et. dans cette à le faire revivre. ni les louanges. son immense la postérité pour découvrir de la cour s'écria à son tour le premier président poléon. crifiée à l'amitié de la Russie. On ne lui épargna « On ne peut plus louer du sénat. Napoléon d'appel. il est au-dessus aux siècles héroïques il appartient humaine. il était de retour à Paris. une alliée pour contenir le milieu de juillet.

après une harangue du d'or votées par la ville de Paris furent préfet. Napoléon méditait eût sauvée au 18 brumaire. de ces enfants chéris du génie qui préside aux batailles. elle déposa. garde impériale. à Eylau. banquet D'autres fêtes lui furent données à Paris: l'Académie Triomphe de Trajan et le sénat de musique la convia au impériale c'était lui offrir le spectacle de sa prolui fit une réception solennelle dans lui dit le président. « Invincible de. Tandis que la nation se réjouissait de lui ravir celle de la conclusion la seule liberté peude la pre gloire son palais. et. les vœux du grand et bon par notre organe. dont l'amour vous présagent ceux » postérité. Alors le corps municipal. Recevez. à Iéna. et l'admiration ple. traversant le jardin des Tuileries. v- de la tribune. 145 surmonté chacune Il était pouvaient passer de front.(^807) vingt hommes empire. Arrivée aux Tuileries. C'était s'était le 25 novembre. apposées celle-ci défila ensuite à travers une foule immense qui formait la haie sur son passage. elle se rendit aux Champs-Élysées où un somptueux lui avait été préparé. le sénat vient au-devant de vous il aime à voir les dignes représentants de la grande armée remplir ses portiques il se plaît à se voir entouré de ces braves qui ont combattu à Austerlitz. qu'elle A voir son io . et des inscriptions couvraient de ses faces. aigles réunis ne formèrent qu'un seul groupe qui précéda la colonne. les couronnes aux aigles de la garde. s'avança d'eux. en passant.la paix. par un quadrige doré. à Friedland. de la Seine en lejpréfet au-devant tête. de ces favoris de la victoire. Dès le matin une foule immense de joie et leurs portée annoncèrent à l'arc-de-triomphe. ses aigles sous l'arc du Carrousel de là. des braves l'approche Bientôt des cris ils parurent.

pendant sections du tribunat. et récompensa osé conserver qui avaient de sa part. poursuivant Depuis longtemps du tribunat. et ayant chacune sept membres séparément tribuns se yengea des quelques C'est ainsi que Napoléon une opinion libre. qui était faite par les la session 1807. des lois. point point d'opposition pour voter de l'argent. l'homme qui semblait cause de son origine révolutionnaire. vu. dans C'est pourquoi et discordéplacée l'édifice pièce inutile. par trois commissions (9). . la servilité « car enfin. t. » Un sénatus-consulte du 19 août. Bien que. délibérant du corps législatif. qu'un dans l'un. annonça qu'à l'avenir. voilà ce que voulut Nala presse enchaînée qu'il voudrait mais le mois de mars 1814 résolut la Il l'obtint. sous les seules lois de son bon plaisir. son œuvre condonc. grande marque à vie. la suppression il conspirait tre-révolutionnaire. réduit à un très-petit et ne fût plus que l'ombre eût déjà perdu toute son influence à il ne laissait pas cependant que d'offusquer. dans l'autre. une C'était. session. un corps législatif sénat pour voter des hommes. du plus grand nombre. ses victoires n'était pour lui qu'un de on eût dit que chacune pas de plus vers le despo- tisme. (1807) grandir avec sa fortune. et qui ne fut comdante. de réflexion tout ce lité de faire. poléon. plus. de lui-même. » question du pouvoir absolu Mémoires de Bourrienne. ce corps nombre de membres. la sienne.44g ambition RfiVOLDTlOM FRAHÇAISB. la possibinulle part de contrôle. c'était encore au tribunat qu'il avait dû le consulat mais il fallait qu'il ne lui restât plus qu'il devait l'empire. qu'une public. la discussion la durée de chaque le serait. et au corps législatif que le 18 septemau tribunat muniqué de la fin de et à compter bre 1807. à effacer tout ce qui pouvait lui rappeler s'appliquer « comme n'offrant il le supprima. c'était au tribunat d'ingratitude.

qui convenait mais encore nourrir au cœur de ses sujets souvenirs présente suivent en perpétuant émulation. « la révolution. tombés dans la servicitoyens tude. « Il avait voulu. changent on ne délibère plus. il la transforma l'Europe 1 Statut Impérial du 1" mars 1806. restaura la hiérarchie Napoléon militaire du moyen âge elle avait fait des il fit des vassaux citoyens. elle avait changé en républiques. et. 'II < 147 tel était le degré d'abaissement Cependant. avait voulu rétablir la liberté antique. qu'il reçut avec respect le coup qui le frappait. dit Rousseau. d'opposition sur la de Carion-Nisas. d'illustres et en conservant aux âges futurs l'image toujours des récompenses qui. » Ainsi. et que les sentiments et de dévouement d'amqur pour le monarque. Nulle apparence :"H décida au contraire. on adore ou l'on maudit telle était la manière du sénat sous les empereurs. non-seulement entourer son trône de la splendeur à sa dignité. vivraient éternellement dans chacun de ses membres. par là. le tribunat alla remercier le pouvoir de ce qu'il avait bien voulu le « Quand les supprimer. qui avaient animé le corps. pour la patrie. » d'opiner Napoléon ne borna point là sa restauration de l'ancien réla liberté de la tribune. la crainte en acclamations les suffrages. les une louable et la flatterie rendus » à l'État grands services Bien plus. détruisit le principe d'égalité qui formait la perfection de ce Code. où ce corps était tombé. dit Mignet. . disait-il.(i 807) f––k ~i 1 l BMPIRJI. gime après avoir détruit il abolit. il introduisit dans le Code civil les substitutions. sous un gouvernement juste. celle de la presse par la censure. n'ont plus ni liberté ni volonté. proposition irait « porqu'une députation ter aux pieds du trdne une adresse les peuples qui frappât de cette idée que les tribuns avaient reçu l'acte du sénat sans regret pour leurs fonctions sans inquiétude politiques.

Il organisa il put l'arranger passagèrement de aux grands dignitaires il octroya une nouvelle noblesse. le titre de princes. après une secousse qui selon sa pensée. duc duc de Conégliano. Savary. duc de Rivoli Ney. duc de Dalmatie. aux présidents ges électoraux. prince d'Essling. Augereau. Victor. Mortier. l'Empire du corps législatif. duc de Dantzig. duc de BasCaulincourt. vo Davoust. Gaudin. duc de Vicence. (1807) il était grand et fort. duc de Feltre. duc Lebrun. duc d'IsBessières. Marmont. de Plaisance. trie en fiefs. duc d'Abrantès. Macdonald. Montebello. Duroc. duc de Frioul de Reggio. Ainsi. duc d'Albuféra. duc de Valmy. de 1808 d'Honneur. comme il était survenu avait fatigué le monde en l'ébranlant. prince d'Eckmühl. Kellermann. le retour de tout disait-il. Soult. de Castiglione. aux présidents aux archevêques. réconcilier favoriser les avait titre féodal créés innou- empêcher. et de Wagram Talleydevint prince de Neufchatel Berthier Bernadotte. celui de barons. Ces différents « pour titres Napoléon impériaux. Suchet. des des cours de cassation. Arrighi duc de Padoue Régnier. duc de Massa. duc de Péluse. duc de Lannes. duc d'Elchingen. prince de la Moskowa. aux ministres. Comme Lefebvre. la France la fusion de l'an- . duc de Tarente. Murat. avec les constitutions. Moncey. Clarke. aux sénateurs. duc de Gaëte sano Monge. celui dechevaliers (10). Champagny. duc de Trévise. aux maires des trente-sept aux évèques.148 BfiVOLUTIOH FRANÇAISE. de la Légionaux membres bonnes villes. de Rovigo duc de Cadore. duc de Raguse Junot. compatible velle avec la France ancienne. duc duc d'Otrante Fouché. à 1812. duc Oudinot. Cambacérès. comptes. duc d'Auerstaedt. d'appel. aux présidents d'État. prince de Ponte-Corrand. aux conseillers des collècelui de comtes. prince de Bénévent Masséna. duc de Bellune. duc de Parme.

de l'Europe. couronné se permettait une nouvelle noblesse d'improviser paux avec et des aventuriers acte. avait et le roi de Suède. Sa création aux yeux de la première. qui ne vit dans les nouveaux nobles que des jacobins parés des orirégime qu'ils avaient tant foulés aux pieds. ni l'Europe » Mais ni la nane voulurent ne fut. de l'île de jours sa . reconnaître nouvelle aristocratie. toute l'attention publique On était en guerre reportée vers les affaires extérieures. elle vengea la seconde. en attaquant les neutres. ni dans Autant tant l'opinion. ce n'était pas là ce qui inquiétait Napoléon. stice. parvenus plus révolutionnaire de la monarchie que la création impériale. auaussi des de l'ancien on fit voir de l'indifférence par fut comme la fatalité de son règne la guerre A cette époque en effet. l'Angleterre. Toutefois. disait-il. l'Angleà l'entraver.(1807) cienne France tion. on s'était contre montré l'établissement ardent d'un à conquérir à sa perte. la nation.mission et de tout le littoral de la Baltique. il se demanda de quel droit un soldat Quant à l'étranger. qu'il avait chargé de châtier le monarque avait accompli en peu de téméraire. avec son Ruyen Mais système difficultés. avec celles mettre les institutions 149 de la en harmonie ni la noblesse cette ancienne. Il la tenait sans cesse en éveil de la regretce terrible mot qui était avec de son plein gré quichottisme armé. la liberté. de la pensée qu'une conséquence contre révolutionnaire son qui inspirait Napoléon depuis avènement au consulat. et le maréchal Brune. et. Il y signé un armile cours de son don- cherchait . Il faut dire à la nation pareil régime. terre continental. noblesse dans EMPIRE. en s'emparant de Stralsund. s'était préparé de grandes Napoléon tandis qu'il en pressait l'exécution. A la vérité. pas une voix ne s'éleva alors ni dans le sénat. repris après avoir que Napoléon ne laissait pas le temps ter.

et la bombardèrent l'honneur?» dant six jours. quoiqu'elle de l'entrée rendue maîtresse à l'intérêt sacrifiant fût en pleine paix avec le Danemark. ple. de Russie proclama et déclara armée auquel il resta fidèle jusPar l'ukase du 31 octobre. l'empereur la neutralité jour de l'Empire. l'Angleterre de la Baltique et. les avec de l'argent compenserait « Et avec quoi éprouver. interdit avec la France un traité qu'au dernier les sujets tout commerce confisqua anglais. indigna dont Napoléon avait frappé l'Angleterre. du elle y vit la justification toute l'Europe. l'eût dont la possession les devoirs que lui imposait le droit des gens. pourrait compenserez-vous jours après. elle capitula. de sa politique au prince régent le ministre Jackson elle envoya signifier et de lui de faire avec elle une alliance offensive et défensive. (1807 avait constante. et sa sagesse les coalitions convoitait Copenhague. contre la France morale par sa dignité dans toujours refusé d'entrer qui. et les Anglais s'emparèrent six en dix-huit vaisseaux.150 avait une nation RÊVOLUTI01q FRANÇAISE. Copenhague. Alors pentirent la ville par mer et par terre. qui consistait bricks mais inutile résistance. Depuis longtemps. répondit et vaisseaux flotte anglaise de vingt-trois vint jeter l'ancre devant trente et une frégates ou corvettes. On lui réet somma cette ville de se rendre. quinze frégates. nois fit arrêter tous priétés. livrer. canonnières. avec l'Angleterre. leurs proet conclut d'alliance. Après une héroïque de la flotte danoise. ajouta pertes pour que que garantie. et vingt-cinq chaloupes n'offrait pas d'exemdont l'histoire Cet acte de violence. les Anglais invespondit par un refus plein de fierté. c'était le Danemark. une Trois le prince. l'Angleterre le Danemark sa flotte Le ministre et sa capitale. blocus continental daLe gouvernement Aussi s'empressa-t-elle d'y adhérer. hautement qu'il de les principes toute relation rompait .

. Après les bâtiments des étaient assujettis mais encore puissances non-seulement à une et même alliées neutres à la visite des croiseurs obligée dans un des ports arbitraire sur leur charnouvelle violence par le la Russie avec anglais. a perdu la garantie de son pavillon. isi eût été donnée jusqu'à ce que satisfaction au Danemark. capturé. la Prusse. et est devenu propriété anglaise. ils sont déclarés de bonne et valable prise. Les Iles-Britanniques sur mer comme sur terre. déclaré dénationalisé. l'Autriche^ Esse déclarèrent contre elle. ou devant serait légitimement et que s'y rendre. les décrets du système continental contre les sujets.(1807) hhpirb. et la paix faite avec la France. des colonies anglaises. les propriétés et le commerce de l'Angleterre. l'Angleterre et le Danemark. qui vaisseau ou se sera souanglais. gement. qu'il sont déclarées en état de de quelque expédie des ou des pays Tout bâtiment. ou aura payé une imposition quelconque au gouvernement anglais. la visite d'un « Art. Soit que les dits bâtiments. est. Tout aura souffert de quelque nation qu'il soit. tel. usant à son tour de représailles. ainsi dénationalisés du gouvernement par les mesures arbitraires anglais. entrent dans nos ports ou dans ceux de nos alliés soit qu'ils tombent au pouvoir de nos vaisseaux de guerre ou de nos corsaires. 2. frappa de la même interdiction tous les ports du continent dont le pavillon anglais était exclu elle déclara que tout navire sortant de ces ports. quel ou d'Angleterre que soit son chargement. dans rigueur. « Art. toute la Russie. soit. a Art. blocus nation ports 3. En même il fit exécuter avec la plus grande temps. Alors cellepagne et la Hollande ci. mis à un voyage en Angleterre. par cela seul. décret suivant station et à une imposition à cette Napoléon répondit bâtiment. de l'Angleterre.

on fortifia tiers. qui assimile sa législation leur effet pour toutes les nations qui sauraient obliger le leur pavillon.152 RÉVOLUTION FRANÇAISE. entrepris. Ainsi. en quelque de la Péninsule espagnole. l'Angleterre Avant toute chose. comme occupés par les troupes anglaises. employa toute enson activité et tout son génie à lui susciter de nouveaux nemis. ses ennemis. elle soulèverait de nouveau le elle le voudrait. que. au présent décret. de son côté. que nous doit encore. Ces mesures. extraordinaire un mouvement état) capables furent De grands travaux fut imprimé on creusa des ports. seaux de guerre ou nos corsaires. notre revanche de Trafalgar. anglais à respecter gouvernement pour seront abrogées et du présent décret « Les dispositions sera revenu aux nulles par le fait. 4. quand contre Napoléon. Napoléon voulut s'assurer dont l'alliance formait. née dans les mers du Nord comme dans la Méditerrafut mise au ban de l'Europe l'Angleterre elle ne se découragea continentale. elle comptait de ses leviers d'or pour être certaine assez sur la puissance et l'Océan. pour prendre. cesseront d'avoir à celle d'Alger. elle pouvait attendre et. on construisit sur ce nouveau champ dans quelques années. Il sera capturé contrevenant par nos vaiset adjugé au capteur. continent qui. « Art. cependant. Appuyée sur ses onze cents vaisseaux de guerre de toute espèce. Néanmoins. à tous nos arsenaux tout enfin fut disposé des vaisseaux les côtes. était forces et à créer alors dans des ressources triste maritimes le plus (notre marine de balancer les de l'Angleterre. dès que ce gouvernement du droit des gens. point. revanche de bataille. qui ne sont qu'une juste réciprocité le système barbare adopté par le gouvernement anglais. à tous nos chan- . (1807) est de bonne prise. qui sont aussi ceux de la justice principes » et de l'honneur. au besoin.

Voyant qu'il n'obtenait que des réponses évasives. Sans elle. se rappelant la politique du la Péninsule grand roi. en effet. il gardait une neutralité qui. Seul. en cas de refus. çaise en y plaçant le Portugal était le vassal de Depuis longtemps l'Angleterre. il n'apendant qu'il se portait en Allemagne vait plus ses derrières et une armée pouvait assurés. le 27 octobre 1807. un aventurier gouvernée par un roi imbécille amant de sa femme. Napoléon somma le prince régent de faire alliance avec lui. il conclut avec la cour d'Espagne un traité par lequel celle-ci s'engageait à donner le passage et lés vivres à une armée le Portugal. franchir les Pyrénées et être à Paris en six jours. son ancienne plutôt par les intrigues splendeur. sollicitée tendait l'Espagne Louis XIV. difficultés . pour fournir son contingent. sous peine. pendant ou par la base la guerre de Pologne. Manuel Godoï le centre. depuis des chaque jour à la France. déclara Napoléon que la maison de Bragance avait cessé de régner. Or. ou en Pologne. sans avantage pour la France. et. Napoléon ne pouvait plus compter sur elle. d'être traité en ennemi. en de la Toscane cédée à la France le midi. et. C'était rendre à l'Angleterre sa monnaie de Copenhague. jg5 de son système continental. déchue de sorte. devait être donné à rompre On se souvient de l'Angleterre le lien qui. s'était pendant que toute l'Europe déclarée contre elle. on devait partager Après la conquête le en trois portions le nord. érigé en royaume Portugal sous au roi d'Étrurie. l'unissait qu'elle fit. érigé en échange souveraineté des Algarves et de au prince de la l'Alentejo Paix. il résolut de rendre à jamais fransa dynastie. comprenant la ville de Lisle nom de Lusitanie.1807) EMPIRE. et à fourhir française chargée d'envahir elle-même un corps de troupes destiné à coopérer dans la même direction. ouvrait aux Anglais le chemin du continent.

et. toutes les richesses qui emportaient anglaise qui avait aidé à son déménage^ par une escadre réordu gouvernement. dernières levées. qu'il allait. » faire les choses de meilleure grâce. pour leur avantage. mes de garnison et telle était la frayeur . le nom qu'inspirait vais chemins. avec sa famille et quinze mille nobles il s'embarqua Ensuite escorté du royaume. pagne au pas de course résistance d'autre que celle que lui opposaient rencontrer à chaque pas. et les montagnes les torrents qui l'arrêtaient même de vivres et le manque Il arriva enfin. ville de deux cent mille ames. (1807) de Beïra et de l'Esde Tras-los-Montès. d'une tugaise. et de munitions haletant. ni être plus prévenant. « On ne pouvait. Quant à Junot. de bons logements procurer et d'empêcher à leurs besoins. et de faim de fatigue exténués avec quinze cents hommes arrêté par la pluie et les maule reste n'ayant pu le suivre. qu'il ne leur fût pourvoir dit le duc de Rovigo. C'est ainsi qu'il s'empara.|54 bonne. s'absenter. que le traité edt été signé à Fontainedes mille hommes à la tète de vingt-cinq il traversa l'Esavait passé la Bidassoa. avant Junot. comme il n'avait pas de tète de ses quelques la cavalerie poril prit. qui avait douze mille hom-r du prince régent. surtout de un gouvernement chargé retour. monter. au Il prévint même point de s'y opposer. il s'empara ment. les provinces devait rester sous le séquestre jusqu'à la paix tramadure. cavalerie. par la terreur Protégé à la du Portugal dans la capitale entra Junot français. presque à lui seul. sans et entra dans le Portugal. contraire son en attendant et venait. Déjà. générale. bleau. qu'il n'essaya ses vassaux que la défense était inutile. fait aucune insulte. pour lui servir d'escorte. RÉVOLUTION FRANÇAISE. aux qu'il portes eut à surde Lisbonne. conscrits. d'organiser de aux troupes françaises.

que le roi don Sémort depuis cinq cents ans à la bataille bastien. qu'un préjugé pofait comme un présent pulaire du ciel. mal armés semblait tenir du proon eût dit que Napoléon avait communiqué. insurger.^8°7) BMPIRK. de simple . les places. Manuel que. 153 ganisa son se portaient espagnoles et sur le Douro. De nombreux rues. d'Espagne. qui et occupa les divisions l'avait tout rejoint. Algarves opérée en si peu de temps et par une armée de conscrits. la plus royale anarchie divisait la grande Charles IV. et toujours attendu comme le Messie par les allait enfin reparaître Portugais. et cet regarder événement avait produit une grande sensation dans la ville. se remplirent de Bientôt le bruit se'répandit suppliants. sans vêtements. d'Alcala en Afrique. cette activité et surtout ce tout plier devant lui. et le peuple se porta sur les hauteurs de la ville. maigres. qui. de groupes. les Franpour exterminer çais. et le peuple fut dispersé. cette énergie. il y eut à Lisbonne Cependant. la plupart petits. homme garde-duse formèrent. Cette invasion. dant que armée. pour le voir arriver de plus loin. pris ses mesures. décimés parles marcljes presque forcées et la disette. prestige qui faisaient le 18 décembre. portugais. les châteaux français et la du drapeau flotte. et les églises les le drapeau à la place portugaises. dige même aux plus jeunes. femme. Pendant famille et indolent. naturellement faible de sa favori mérite. était l'esclave d'un et sans l'influence Godoï. un com. à son tour. subissait sans naissance ce temps. On venait d'arborer solennelle-» sur les forts. le centre licencia du les troupes pendans les royaume.. Junot avait mais. mencement ment d'insurrection. attroupements les quais. Rien enfin ne fut négligé par les agents secrets de la cour et de l'Angleterre pour le faire de son côté.

• Voyez le Mémorial de Sainte-Hélène. vertement à il chercha avait juré sa perte. et enchaîner le père et le fils Napoléon se délivrer résolut de la France'. vengeance et s'était porté jusqu'à l'excès de le détrôner. à cet égard le sentiment ce prince ne devait son père par sa fausseté et sa faiblesse. qu'à l'inimitié dont il jouissait la popularité du favori. Il se déclara oude sa mère et aux persécutions des enmais ayant tout à craindre son ennemi. etc. des Casle gouvernement au duc de l'Infantado donnait à son tour à Napoléon tilles. la reine. de s'allier à une personne et l'honneur cita sa protection vent dans le palais On eut bientôt de son auguste famille. bons. Ferdinand. disait-il. qui. la reine avait HÉVOLCTIOH PRAKÇAISE. Sous le prétexte dans son d'assurer langage DrutsI. en lui faisant entendre la dénonça les preuves. en Espagne. papiers le titre de roi. été résolues sa mort avaient et peut-être « son abdication le prince fut arrêté et ses Aussitôt les conspirateurs. la ses putana: • il appelait. plot horrible arbitre contre la vie de sa mère. s'adressant les prévenir. . aux destinées l'Espagne mille de Louis XIV. le l'occupation roi cabron (bouc) du Portugal. était maudit par Ce favori prince grand-amiral. de la conjuration que au roi. par saisis: on y trouva la copie de sa lettre à Napoléon. homme d'un qui treprises il sollià Napoléon. et le favori en ayant recueilli du prince. continuer. A cet effet. et le prince des Asturies. prenant un projet de décret. Ainsi constitué d'attenter entre de cette de profiter des Bourde cette branche occasion unique pour de fale système dans sa propre dynastie. fait premier de la Paix. il dans lequel. partageait le peuple i.isg corps. (*808) généralissime. Alors le vieux roi demanda avait formé le comcontre son fils. Godol. elalcauete (le proxénète). ministre. Aussi méprisable que national.

les malheurs la monarchie. des Paix Asturies à son exés'opposa est un traître. « Le prince de la sortant du conseil. Son avis prévalut. avait été fixée dans la ville. Les côtes. vint s'établir sur le Douro à la tète d'une force Moncey. les provinces occupa basques. de Madrid de la France que l'intérêt la réunion exigeait à l'Empire des provinces situées entre l'Ebre et les Pyrénées. avec dixmille entra dans la Catalogne. avait-il dit. se trouvèrent Saint-Sébastien. ouvrant fit assembler le conseil du roi au palais et. dans la nuit du la plus grande y excita 17 au 18 mars 1808.. avec vingt-huit mille hommes. hommes. et qu'il offrait en compensation le Portugal. A cette nouvelle. Ferdinand se mirent en mouvement. avec l'armée de réserve rassemblée à Bayonne. Figuières. enfin les yeux.sous le commandement en chef de Murat troupes. Godoï. Dupont. et occupèrent les avenues du château. objet de la effrayant. Ce signal de révolte donné. Barcelone. tàinebleau Godoï. Duhesme. qui le peuple et les partisans de pour le départ. > 1 15» des explications. Bessières. Pampelune. . fut chargé de garder le passage des Pyrénées. à tous Tout cela n'était tel était pas justifié mais de Fonpar le traité et la lâcheté de l'aveuglement (1808) a BMPiiiE. gardes-du-corps qui mon père. mais le prince cution. ainsi etc. l'insurrection un caractère prit le lendemain Godoï. qu'il n'osa demander et ordonna les commandants de place de céder aux sommations des généraux Bientôt Napoléon signifia à la cour français. en étaient dans » de partir. Mexique. empêchez-le fermentation. aux la salle: il veut emmener Ce propos. à l'exemple de la maison de Bragance. après y avoir exposé d'Aranjuez. répandu et. les principales places frontières de l'Espagne. occupés. entrèrent en Espagne. à peu près égale. il proposa le qui menaçaient de la famille royale départ et de là pour le pour Séville.

chez des hommes thousiasme que n'ont que l'on rencontre pas que point usés les passions politiques. Vous avez affaire à un peuple chéries Espagnols. « L'aristocratie et le clergé sont les maîtres de l'Espagne et pour leur existence. de Napoléon à Murat. écrivit-il que vous ne me je crains et que vous ne vous de l'Espagne. pourvu que celui qu'il appelait le pauvre prince de la Paix. monstrations de joie. dont l'avènedéde grandes Charles protesta temps que le nouveau avec dans toute l'Espagne le vieux Cependant disait-il contre qui lui avait été arrachée. une abdication une grâce d'aller vivre avec sa famille dans un lieu sûr. Madrid et y fit son entrée roi. Les dans évènements l'esprit son unique « Je crains. ment Murat marcha sur en même fut salué VII. ami 1 son ami. sur la situation trompiez vous trompiez ment compliqué perplexité. FRANÇAISE. palais publique. couru les plus grands périls. il fut arrêté et jeté en prison.1*1:». (1808) shiit carwnûro ot anr^J! stvrtir avoir et. comme solliciter de Charles l'arrièresuccesseur d'Anjou. en faveur de son fils qui fut proclamé Charles IV abdiqua haine roi sous le nom de Ferdinand Aussitôt le 24. il a tout le courage. « Ne croyez d'Aranjuez jetèrent quelque incertitude sur les affaires de la Péninsule. s'ils craignent pour leurs privilèges éterils feront contre nous des levées en masse qui pourront . du 19 mars a singulièremême.i58 i REVOLUTION :n «. après eut a*\n son v*ol<iïa saccagé. l'énergie et il aura quelque jour tout l'enneuf. L'affaire je reste dans une grande les événements une nation désarmée vous attaquiez et que vous n'ayez que des troupes à montrer pour soumettre du 20 mars prouve qu'il y a de La révolution l'Espagne. fût avec lui. et l'on vit un descendant favori à la liberté. de faire rendre son à l'Empereur il demanda par la force de Louis XIV.

les armes tage c'est L'Espagne a plus de cent mille hommes sous plus qu'il n'en faut pour soutenir avec avanintérieure divisée sur plusieurs points.r la guerre. monstrueux de ce gouvernement. parce qu'on l'accuse d'avoir livré l'Espagne à la France voilà le grief qui a servi à l'usurpation de Ferdinand le parti populaire est le plus faible. « La famille royale n'ayant point quitté l'Espagne pour aller s'établir aux Indes. il en est d'autres vitables que vous sentirez. le plus grand nombre bre de ces vices et de cette profite anarchie. il n'y a qu'une révolution qui l'état de ce pays c'est peut-être puisse celui de changer Les gens qui voient qui y est le moins préparé. ils total à la monarchie entière. J'ai T des '1 partisans. L'Angleterre ne laissera cette occasion de multiplier nos pas échapper embarras elle expédie journellement des avisos aux forces qu'elle tient sur les côtes du Portugal et dans la Méditerraelle fait des enrôlements née de Siciliens et de Portugais. je n'en aurai plus. si je me présente en conquérant. « Le prince des Asturies n'a aucune des qualités qui sont nécessaires au chef d'un enation. cela n'empêchera pas que. et l'anarchie qui a pris la place de Iautorité font le plus petit nomlégale. je puis faire beaucoup à Quels sont les meilleurs moyens à 1 Espagne. . pas use de violences qu'on envers les personnages de cette fail n'est jamais utile de se rendre mille odieux et d'enflammer les haines.(1808) empire. i89 niser . Je ne veux pour l'opposer. « Le prince de la Paix est détesté. l'Europe les vices « Dans de bien prendre? t l'intérêt de mon empire. une guerre peuvent servir de soulèvement « Je vous l'ensemble des obstacles présente qui sont iné. nous on n'en fasse un héros.

que l'Espagneabesoin bourgeois de son gouvernement. je n'en sais rien moi-même. l'agriculture et d'aisance dont jouit la France. malgré les guertranquillité de la religion.L'ordre rieur tel doit être l'esprit de vos discours et de vos écrits. le prince recommande d'user pour cela sera servir les facc'est l'anéantissement de ne rien ensuite à son lieutenant envers le roi. depuis vingt-cinq » de la France. Napoléon précipiter.160 RÉVOLUTION FRANÇAISB. tutions politiques pour la mettre de l'Europe. la splendeur res où elle s'est trouvée engagée. Vous leur démontrerez qu'ils peuvent tiet la paix dans l'intérerd'une régénération politique. et de faire en sorte que les Espagnols « Cela le parti qu'il prendra. Vous leur peindrez l'état de dustrie. des villes. « Ferdinand est l'ennemi de la France sur le trône. veulent qu'on l'a fait roi le placer tions qui. ans. aux gens éclairés. (1806) « Irai-je torat. ajoutait-il. au concordat que j'ai signé avec qui doit son rétablissement les avantages le Pape. à Madrid? en prononçant difficile de faire régner son favori draient sont tellement l'acte d'un grand protecexercerai-je entre le père et le fils? Il me semble et IV son gouvernement Charles dépopularisés. la reine et de bons procédés de la Paix. si « Vous ferez entendre à la noblesse la France doit intervenir dans les affaires seront et leurs immunités privilèges des instidésire le perfectionnement direz que l'Empereur en rapport de l'Espagne. avec l'état de la civilisation pour la soustraire et aux Vous direz aux magistrats au régime des favoris. des institutions qui raniment l'inusurpations et les arts. leurs d'Espagne. et au clergé que. Vous leur respectés. qu'ils ne se soutien- pas trois mois. de recréer la machine qu'il lui faut et des de l'arbitraire les citoyens des lois qui garantissent de la féodalité. ne puissent plus soupçonner ne sera pas difficile. .

» etc. c'est qu'il est dangereux pour les rois d'accoutumer les peuples à répandre du sang.appela la famille royale espagnole. il lui écrivit pour le de dissiper les insupplier de ses sujets. 11 . protection et craignant d'être prévenu par son père. que cette mémorable réponse « Je ne suis point juge de ce qui s'est passé. il ne faut pas que d'aucun côté il soit brûlé une amorce. l'on respectera les églises et les couvents. Jusqu'à ce jour. pour Bayonne. 161 1 soit maintenue que la discipline de la manière la plus sévère point de grâce pour les plus petites fautes. Celui-ci. en sa faveur. ainsi espérant. obtint. persuadé qu'il ne pouvait régner sans la de l'Empereur. L'on aura pour l'habitant les plus grands égards. et à se faire Je prie justice eux-mêmes. et de la conduite du prince de la Paix. « J'ordonne germaine de Charles IV. v. Si la guerre tout serait perdu. disposer Arrivé Napoléon à Vittoria. s'allumait. Il n'est pas de l'intérêt de l'Espagne de faire du mal à un prince qui a du sang épousé une princesse et qui a si royal'. Il n'a plus longtemps régi le royaume. principalement « L'armée évitera toute rencontre. il s'était abstenu de saluer Ferdinand du titre de roi. d'amis votre altesse royale n'en aura plus si jamais elle est malheureuse. Dieu que votre altesse n'en fasse pas un jour elleroyale même l'expérience. Les peuples se vengent volontiers des homUne cousine v. mais ce que je sais bien.(*808) EMPIRE. en le reconnaissant quiétudes comme roi mais il n'en le 16 avril. « C'est à la politique et aux négociations qu'H appartient de décider des destinées de l'Espagne. soit avec les corps de l'armée soit avec des détachements espagnole. résolut de se rendre à Bayonne. que ses conseillers. C'est dans cette disposition d'esprit que Napoléon partit où il.

1(J2 RÉVOLUTION FRANÇAISE. si l'abdication et l'émeute d'Aranjuez. . c'est et erreur. de le voir avilir sa dignité pour aller ple. J'ai souvent manifesté se perdent l'ale désir que le prince de la Paix fût éloigné des affaires à me taire. Comme souverain Je cette abdication. je paraîtrais aux yeux de l'Europe du trône mon employé tant de troupes que pour précipiter voisin. s'il n'y du roi Charles est de pur mouvement. tesse royale déchire par là ses droits. tourner Misérales yeux des faiblesses de son attachement. Qu'elle ferme l'oreille Elle n'a pas le droit de faibles et perfides. la reconnaissance mendier du prince remporles conseillers à son voyage. il m'est permis de allié et mon ami. Ses crimes. la reine on faire le procès au prince de la Paix sans le faire à les haines et les et au roi votre père? Ce procès alimentera en sera funeste le résultat pour votre factieuses passions Votre altesse royale n'y a de droits que ceux que couronne. votre alSi le procès la déshonore. de Charles IV. France. pourraitmages qu'ils nous rendent. juger le prince de la dans les droits du trône. aux Espagnols. et Ferdinand tèrent. dans un moment où mes armées couvraient n'avoir et de la postérité. qui s'indignait voulut d'un souverain étranger. s'opposer « Comment! entra le 20 à Bayonne. Mais tout cela peut se concilier et je lui offre un refuge en de la Paix soit exilé d'Espagne. avant de reconnaître connaître. faiblesse bles hommes que nous sommes que le prince notre devise. Comment. Vainementle peuCette réponse n'arrêta point Ferdinand. vouloir au monde entier le dis à votre altesse royale. elle a eu lieu Quant à l'abdication les Espagnes. (1808) d'ailleurs. à des conseils Paix. et à démitié du roi Charles m'a porté souvent lui a transmis sa mère. si on lui en reproche. et. a pas été forcé par l'insurrection et je reconnais de l'admettre. difficulté je ne fais aucune » votre altesse royale comme roi d'Espagne.

tant que les Bourbons en le trône. le roi et la reine arrivèrent à leur tour à Bayonne. vous avez soulevé mes gardes-du-corps contre moi. il vient? Non. de l'incapacité dit-il. leur fit une réception mais ce Napoléon royale ce fut de revoir le prince de la Paix. voulut le forcer à lui rendre sa couronne. votre père lui-même a été votre prisonnier. rappelant ses griefs contre son fils. lui dit-il. je fus sensible aux larmes de votre mère. et refuge au milieu de ses protection envers moi. « J'ai dû. Je trouvai dans vos papiers la conviction de votre culpabilité. s'écria de ses troupes et environné de l'éclat du trône. Vous avez flétri mes cheveux blancs vous les avez dépouillés d'une couronne j'avais conservée non plus comme portée avec sans tache. Mais sur la fin de ma carrière. et que gloire par mes ancêtres. mais comme un roi malheureux et abanJ'ai trouvé donné. en proie à la douleur de voir mon fils périr sur l'échafaud. et je vous pardonnai. me ressouvenir de mes droits de père et de roi. Votre conduite ont mis une barrière d'airain entre vous et le trôpe d'Espagne. » un roi à la tête . » occuperont Dix jours après. Je suis roi du droit de mes mon pères abdication est le résultat de la force et de la violence je n'ai donc rien à recevoir de vous. je ne pourrai compter sur l'Espagne. camps. qui les charma surtout. je vous fis arrêter. J'ai eu recours à l'Empereur. ^65 en apprenant son arrivée. pour l'envoyer Alors commencèrent une suite d entrevues et d'intrigues dans lesquelles Charles IV. que Murat avait fait délivrer en France. H n'est hi de votre intérêt ni de celui des Espagnes que vous y prétendiez. Quelle a été votre conduite? Vous avez mis en rumeur tout mon palais. vos lettres interceptées.{1808} BNpiitK. Napoléon cela n'est pas possible » mais dès qu'il eut pu juger par lui-même de ce prince « Jamais.

» Puis. Ce à Madrid le sang répandu d'un parti que vous ne ne peut être que l'œuvre massacre et je ne reconnaîtrai jamais pour roi pouvez pas désavouer. aucun parti sur mais d'avoir trempé dans le coml'Empereur. son fils regardant » ce qu'il en coûte de régner. celui qui a ordonné d'Espagne Je n'ai d'engagement reconduire à Madrid. qui. arrêté à ce moment je ne m'étais jusqu'à les évènements qui fixe vous ont amené ici mes irrésolutions. se rendit chez le roi Charles IV. et aux ordres de son père. dans toute l'Espagne. ou en les conduisant Non. . devant plot. et se livra à tous les excès. mais pour éclater fut comprimée. nand. dans qu'avec le roi votre père. les armes à ses troupes. et lui en témoigna colère. et. à son frère Carlos et son oncle Antonio adhérèrent à son ancien maître. avaient tous achevé ces scènes scandaleuses éclatait du à Madrid favori. tu apprendras «Va. 11 1 se passaient le départ à de des la délivrance d'y l'invasion Cependant. toute son indignation. à son tour. la famille Français. Ferdinand restitua plutôt à la volonté formelle de Napoléon. et s'emporta alors Napoléon. partout et leur faisant la guerre. je ne le veux pas. « Prince. bientôt plus vive et plus terrible de A la nouvelle de ces évènements. en un moment. les Français Murat fit prendre la révolte la multitude. qu'irais-je » contre moi? un pays où il a armé toutes les passions et je ne Je ne trouverais que des sujets soulevés. le meurtre de mes soldats. et je vais le faire «Moi! dit Charles. Celui-ci fit appeler son fils. transporté Napoléon. l'accusa.164 RÉVOLUTION FRANÇAISE. ma vieillesse veux pas déshonorer à l'échafaud. la couronne 1808. massacra que une insurrection royale. lui dit jusqu'à vouloir le frapper. ajouta-t-il. qui exaspérer isolés. (1808) Pendant Bayonne. par un traité du 5 mai Ferdis'en démit à son tour en faveur de Napoléon. ou cédant aux menaces Enfin. il s'en chargera mieux que moi.

la junte de gouvernement. Joseph Bonaparte le conseil de pour roi Castille et la municipalité de Madrid adhérèrent à ce vœu mais Napoléon voulut le faire sanctionner par la nation et il convoqua. grandesse pour faire une constitution en même temps. il adressa au peuple espagnol la proclamation suivante « Espagnols longue agonie. jgg ce traité. Alors. au bout. par délibération du 13 mai.(1808) EMPIRE. sans désordres. ce pays est la continuation du sol de la il n'a de communication France. de la députés et de la bourgeoisie. sur l'invitation de Murat et d'après le désir de l'Empereur. tion géographique. en effet mettre au niveau des » était de régénérer « Après une de la l'Espagne sociétés Par sa posieuropéennes. dans une proclamation. sans convulsions. une de cent cinquante junte d'État du clergé. ou une mauvaise régi par une bonne administration. espagnole. je veux y porter remède. et je vous ferai jouir. à Bayonne. me et son inséparable ami. Son but. si vous me secondez. les Espagnols à traiter les Français en frères. vint habiter et enCompiègne suite Marseille. J'ai vu vos maux. après avoir nommé lui-même Murât lieutedu royaume. demanda. pour le 15 juin. et se retirèrent à Valençay avec sa femCharles. Votre monarchie est vieille: ma mission est de la J'améliorerai rajeunir. sans froissements. il n'y a plus de Pyrénées vulnérable par l'immense étendue de ses côtes il peut être la terreur ou la proie de selon qu'il est l'Angleterre. des bienfaits d'une réforme. nant-général et invité. Il était donc dans l'intérêt de la France de s'attacher l'Espagne . ce qu'avec elle sont les colonnes d'Hercule. toutes vos institutions. enfin. votre nation périssait.

. disait-il. par trop cynique. et des Indes. qu'autre ne brusque pas plus les réformes de son œuvre dans la moralité avait compromis Napçléon entrevue regarda de Bayonne. on ne pouvait la et pourtant. sous ce un acte de la plus haute politique Napoléon faisait rapport. gouvernement. mais on et bonne action. S il l'exécutait de la mettre en pratique. (1808) de gouvernement» et. que toute l'Europe l'entrevue où il avait attiré les Bourbons pour comme un guet-apens l'a confessé à Sainteà son profit. à l'espoir. libérale « J'aurais à la nation dû. » des Bourbons. l'Espagne prospérait à ses engagements.166 révolutiob française. laisser prétexte à leurs machinations. l'immoralité quai fort mal toute et l'attrer par trop patente. l'injustice tentat ne se présente plus que dans sa hideuse nudité. s'il manquait avec nos mœurs nouvelles et seraient l'auraient eux-mêmes renvoyé. multiplié perdu ouvert une école mes embarras. au Napoléon de la junte municipalité des Espagnes Naples. compliqué qué ma moralité. Napoléon les dépouiller à mis de l'importance d'avoir il se reprochait Hélène par des principes uniformes détrôner donner des la dynastie une constitution Bourbons. attaelle a divisé mes forces. es Espagnols J'embarun maître. et espagnole. privé bienfaits et des nombreux qui remplisde tout le grandiose m'a Cette malheureuse mon intention. d'après les vœux impérial du conseil de Castille et de la son frère Joseph roi proclamait de Joseph abdiqua sa couronne Murat. Ferdinand charger et se mettait en harmonie de bonne foi. en même temps qu'une grande et déjà chose. dans la Péninsule. il de Madrid. rendit du un décret aux intrigues. à qui fut transférée où. guerre saient mes efforts. C'est moi qui ai formé l'armée anglaise aux soldats anglais. ajoutait-il. et il partit pour Bayonne. de leur donner venus me solliciter dut se moncette affaire.

A son arrivée. cortès marqué. les députations contre. le droit de changer. Après par proposée de l'Empire. était. s'ouvrit. Il n'y avait tème d'imposition pouvait pour trois représentant qu'un seul code civil et qu'un même sysTout Espagnol pour tout le royaume. ou assemblée se composait des du conseil d'État. D'après du roi. que les cortès. le peuple bancs étaient nommés d'un par le roi ceux du troisième en raison peuple. était plus libérale qui que celle de l'Empire. les grands d'Espagne. un régénérateur si grand. impôt ne libre et réparti sans le consentement ne pouvait être arrêté sans un citoyen à la liberté de la presse. vinrent offrir leurs hommages l'armée. cinq. fût. l'imposition se faisait. de ses ministres. la charte espagnole les quelque imparfaite qu'elle et Napoléon. tion. à Bayonne. de de l'Inquisition des conseils du conseil de Castille au nouveau roi. améliorer. Au jour plusieurs Napoléon. la noblesse avait vingtégalement députés vingt-cinq Ceux des deux premiers cent vingt-deux. et de l'ordre des députés de la nation. assemblés avaient besoins Ainsi. elle devait être par le cent mille pouvait des cortès. Quant de la constituétablie deux ans après la mise à exécution extraordinairement en 1820. 16^ le 7 juin. fait les nations civilisées. et aucun aux emplois publics. le clergé Les cortès étaient divisés en trois bancs judiciaire. ames. son orgueil tout l'arbitre national entière de par pour se levait . ordre prétendre être ordonné Aucun signé. à peu près constitution. Tandis l'Espagne. du temps et les enseignements réformer.(18C8) EMPIRE. selon de l'expérience. que Napoléon blessée dans celle-ci d'un roi étranger. et cette la junte extraordinaire elle adopta la constitution sur celle calquée le gouvernement du sénat. séances. se porta en pompeux cortège à sa renNapoléon. pour la Péninsule. même celle qui l'avait opprimait véritable.

Déjà tout avait pris. et lança une déeffet. et s'être emparé si célèbre. ce que les prêtres mon enfant. « Dis-moi. dans ce royaume. il y eut aussi des mouvements populaires. semblement. Ce furent les moines qui. à Baà la Caroline. troupes françaises. à Valladolid. des catéchismes de la multitude. d'un s'étant bâtiment français sur la côte. les de villes.168 RÉVOLUTION FRANÇAISE. » Une autre junte. verneur junte de déen grande partie de moines. le fanatisme exaltaient incendiaires lentes. dans la de l'Angleterre avait demandé Oviédo l'appui faire aux Français. devenue disent les écrivains aux cœurs firent entendre espagnols. un rass'étaient insurgées. vioDes proclamations et les excès de 93 furent surpassés. qui aux enfants . Voici. serteurs. espagnoles excepté et les gouverneurs avec le peuple. à San-Lucar. à Grenade. après avait institué cette de l'autorité. et le fanatisme religieux politique lurent entre autres. un grand nombre de Madrid. un moine. elle reconnut pour roi Ferdinand claration de guerre.enseignaient es tu ? – Espagnol. à la tête d'une bande A Valence. cause commune qui voudajoz. dans les provinces que n'occupaient point A Séville. qu'elle par l'influence depuis A peine installée. les troupes Partout. par la l'équipage jours après par une frégate anglaise. « les premiers. VII. de la religion. d'une prédication fanatique. firent à Madrid. avait soulevé le peuple au seul cri de mort aux Français Quelques poursuivi réfugié A Carthagène. (1808) un asle repousser. . en exerça sur celles des autres provinces. y périt victime à Sarragosse. convoquée à secouer un joug exécrable. Ce n'était furent massacrés. A l'exemple pect redoutable. composé le gouavoir massacré de contrebandiers. au mouvement s'opposer où les fureurs de la Ligue qu'une suite de scènes sanglantes. et les excitèrent à castillans la voix du devoir. guerre « légitime et sainte » qu'elle allait de paysans.

l'Espagne comme la France en 1792. et Manuel GoNapoléon. Lequel des trois est le plus méchant ? Ils le sont tous trois également. 169 ~): dire ~~– ii.~ est l'ennemi Qu'est-ce ? ?–- Homme de '1 Quel des Français. – Du De qui dérive Napoléon ? Murat? De Napoléon. devenus Que La confiance Au Séville entre 15 juin. surrection et des armées de toutes parts il y eut surgirent des compagnies de Brutus. la nature y a-t-il d'empereurs personnes Murat. la trahison et l'isont les Français? D'anciens chrétiens Est-ce un péché hérétiques. le soulèvement nous et les armes. o par là ? félicité ? – Trir Que veux-tut. du premier Quel est 'l'esprit ? et le despotisme. s'était déclarée autres. » junte suprême aux armes. des compagnies c'édel Popolo taient les compagnies des étudiants des écoles. Un véritable en trois ment les nomme-t-on ? Deux. r~a de llinn Dieu. se trouva une prête à repousser injuste agression. Comhumaine et la des Français ? Comtrompeuses. on gagne le ciel en Français Non tuant un de ces chiens d'hérétiques.(1808) arâra grâce bien. – Du troisième ? – La cupidité. était universel. En peu de jours enfin. Qui nous délivrera de nos ennemis ? gnorance. Et Godoï? péché. Les moines firent parler la vierge del Pilar et les saints de toutes les Bientôt des juntes d'inEspagnes. Quel supplice mérite à ses devoirs? l'Espagnol qui manque La mort et l'infamie des traîtres. de natures Combien diabolique. en revêtant cet appel des formes religieuses et sacramentelles. Du second? L'orgueil -La rapine et la cruauté. De la fornication des deux. bien a-t-il de notre C'est L'empereur un méchant. de mettre un à mort? mon père. d'autres dont les compagnies des noms de saints portaient c'était l'insurrection des paysans. La junte de elle appela la nation . !1"n EMPIM. doï.

marchant sur Cadix. il s'emparer et s'y sur la rive droite du Guadalquivir. cependant. sous les ordres des généraux semblaient à néanmoins Il réussit et Reding pour lui livrer bataille. nous sur était les moins frontières conde la fortune essuyèrent. ils étaient parvenus.JfO REVOLUTION FRANÇAISE. de Cordoue. C'était et la rencontra à Médina de Rio-Seco. plateau. chargé de s'assurer Moncey. mille hommes. une armée de dix mille insurlence. Duhesme perdu deux mille enun mois. et. Cuesta avait placé sa première le 14 juillet: ligne sur un Sa sele front couvert par ses pièces de position. les en état de se défendre. et se retira dans la Manche ment de prendre ayant ne fut pas plus heureux hommes. et les Espagnols traire. régulières que de bataillons en Castille sous les ordres Cette armée. à la rencontre des renforts de Madrid. de Vavers la Sierra-Moréna. entre Burgos et le de s'établir du général Cuesta. commandés par Védel. à l'aide un terrible échec. desquels il détacha six mille hommes. rassemblée insurgés. après avoir saccagé cette ville. conde ligne. ciplinés. était renforcée elle était déployée à une grande mille paysans de dix-huit . avait déjà mis sous les ordres du général Palafox. le peuple en armes. se rasen Andalousie Anglais. il renàGirône. la ville et les citoyens quand tra à Barcelone. (1808) Dupont. se présentèrent Français Au nord. de la guerre. menaçait d'elle avec quatorze Bessières se porta au-devant Douro. composée des meilleures troupes. tant de troupes mille hommes. se retira à Andujar. trouva régulières que des troupes pendant Castanos à Séville. à former une armée de trente-cinq Dès le commencement des devant ses murs. Léon. eut d'abord à combattre mais il essaya vainedans les montagnes gés qu'il culbuta la ville. en attendant fortifia. livréquinzecombats Aprësavoir une poignée de soldats mal disA Sarragosse.

Ce général. furent les trophées de cette première victoire. Aussitôt Alors Cuesta ment sur Bessières aborde de la première. s'organiser. Dupré. se replia alors sur Dupont Védel. par des lettres interceptées. instruit. Après l'attaque furent mis en pleine dé- mille quinze avec un grand matériel tiré de Cadix. empire. Bessières fait charger ce flanc dégarni sion Merle. le flanc de sa mais ce mouvement canon est plus impétueux Ce mouvement sépare ses deux ailes et expose droite. Baylen pour rejoindre Arrivé à la Ramblar. dix-huit pièces de canon. était Dupont tait immobile. Douze mille hommes tués ou pris. A l'instant l'action s'enfait fortement son avant-garde. tandis que la garde une lutte sanglante. Mais son séjour n'y fut pas long. Son centre s'appuyait sur 171 la le front espagnol ligne. Joseph entra à Madrid quelques jours après. En effet. qui ne coûta aux Français que deux cents hommes. trente mille toujours Castanos à Andujar et Reding et. de la position isolée de Dupont et de son Ils avaient de se replier sur Baylen. On dit qu'en recevant la nouvelle de cette bataille. dans qu'il fallait passer avant d'entrer les gorges de la Sierra-Moréna. une espagnol .(1808) distance ville. insurgés. pendant qu'il resen profitèrent pour hommes de troupes et par la divide front. gage Dupont appuyer et lance successivement les généraux Chabert. Schramm et un escadron de cuirassiers sur les lignes ennemies. les Espagnols route. Il fallut forcer le passage. projet avait résolu d'arrêter sa marche. il fut tout surpris d'y heurter les avant-postes de Reding. Napoléon s'écria que Bessières avait mis Joseph sur le trône. Déjà tout un régiment est exterminé. enlève porte en avant sa seconde nous son aile droite. pousse hardisix pièces de que réfléchi. et nous et le rompt.

à la tête de ses braves. Védel. des Espagnols sur les derrières qui il se trouva fut de tirer Son premier mouvement face à Dupont. menace de Dupont. à San-Lucar . accourut faisaient l'épée s'il le fallait. et les canons pris du sans cesse nos ailes débordent des rochers. attiré par le bruit du canon. sur des vaisseaux être embarquées mais les à Rochefort. au fil de l'épée sa divi- devaient les troupes françaises ou à Rota. à son lieutenant commander qui était libre et victorieux. du milieu des bois du flanc des paysans armés. attaqué sur ses derrières par Castanos. supérieurs haut des montagnes. le champ traversant se retirer la première ligne quand un aidede bataille. devoir lui imposaient l'obligation même. les canonniers détruite. à Védel de cesser Védel le feu. outragés. et lui annoncer obéit et voulut que lui fit Reding de passer lui orsa position. gauche. qui les transporteraient espagnols leur victoire en violant la capitulation. dont les coups de surgissent au milieu des réserves et des blessés. mais les ennemis. Pendant ce temps. de sur les pontons de Védel allèrent périr misérablement capitulation. souillèrent Espagnols les soldats de Dupont et ceux mutilés. et le et obtint un armistice. n'ayant Alors.172 RÉVOLUTION FRANÇAISE. (1808) batterie sabrés établie sur leur sur leurs pièces en nombre. Déjà ennemie. feu portent le désordre aucune noude ses communications. quand l'honneur pont demanda et de mourir de combattre. prisonnier. il ne pouvait oubliant de rester. les belles ne sut couronner C'est ainsi que le héros d'Albeck en actions de sa vie guerrière qu'en signant une capitulation rase campagne D'après cette sur la mais Dupont. il avait culbuté et des drapeaux. Dépouillés. donna que. séparé Duvelle de Védel. si Védel quittait sion qui était cernée. pris des canons de-camp ordonner gociait. qu'on vint né- et de charger. d'oliviers.

de sucqui. les Portugais s'étaient le 16 juin. ne s'écria point Varus Varus fait de mes légions? qu'as-tu mais il versa des larmes de sang sur ses aigles humiliées. sous le commandement d'Arthur Wellesley. terre. de Cabréra. ne la croyant pas susceptible cès. Junot essaya de résister et alla attaquer les Anglais à sidents . mais vingt Français deux mille Anglais. en effet. allaient se réunir autour du trône de Joseph. débarquèrent à faire face à une insurrection et à une armée régulière. Attaqués soulevés. de toutes parts. français. » Cet événement. se vit contraint d'aller se réfugier à Vittoria (1er août). à Mondégo. morts les armes à la main. exalta le courage et espagnol les soldats il porta un coup mortel au parti franmultiplia et rallia au parti de l'insurrection les disçais en Espagne. les s'étaient concentrés dans les places. Cette virginité tricolore était les invincibles pour le nom fussent tous de gloire qu'il jugeait perdue pour jamais. à Oporto. sur la capitale. Tous les corps français se repliès'avançait rent sur la ligne de l'Ebre et Joseph. inséparable Le charme » du drapeau était rompu. dans l'île EMPmE. On retrouve qui ne se retrouve point. une tache « Napoléon. A l'exemple des Espagnols. Aussi. il n'y a que l'honneur vengés. valu qu'ils Nous les eussions des soldats. coalition. Tel fut ce premier revers des armées il comfrançaises et provoqua la cinquième mença la réaction contre l'Empire. ou sur les pontons 173 d'Angle- en apprenant ce désastre. avaient été vaincus. Réduit depuis duc de Wellington. dit le général Foy.(1808) Cadix. huit jours après son arrivée à Madrid. la elle éclata même joie fut grande à Madrid à cette nouvelle d'une manière on y apprit bruyante quand que Castanos nombreux. « C'est mieux il eût s'écriait-il.

dont les alliances Déjà. (1808) Vimeiro. révolutionnaires diride considérables. à il joignit la menace de ruiner Lisl'appui de sa proposition. la Péninsule du mais avant de se porter dans le Midi. Alors le pays. tionale mements dans elle introduisit ses États. en menaces effet.t. de sourdes s'y faisaient et l'Autriche l'Allemagne recommençaient a avait. point acceptée. tout en faisant voir à l'Autriche qu'on était prêt à la Sch«U. Celle-ci à s'agiter. par ses agents. sur l'insurrection et sur des armées régulières. avec l'Angleterre négocia toutes gea. La convention fut sisi elle n'était bonne. elle pensa que le moment » et. et enfin les sociétés se disposa à une nouvelle en lutte. depuis le traité de Presbourg.174 RÉVOLUTION FRANÇAISE. Nord. à condition que son armée serait transportée en France avec armes et bagages et. et d'en faire la conquête. et n'obtint que des protestations explications Il n'invita d'amitié. Junot Il fut battu et se retira à Torrès-Vedras. proposa d'évacuer sortirent du Portugal Junot et ses soldats gnée à Cintra mais les Anglais restèrent avec les honneurs de la guerre • maîtres du pays.p. pas moins les princes de la confédération « à préparer leurs contingents. pour éviter une guerre sans motif. fit des arréorganisa renouvela secrètement son alliance avec la Prusse et la Russie. sortant tout-à-coup de sa rouétait arrivé' d'éclater tine militaire.. les moyens préparé son ancien et de reprendre à la nouvelle politique de l'Europe rang dans le système des évènements de la Péninsule. ix. Napoléon résolut de se transporter avec sa grande-armée. la conscription et la garde nales landwehr. demanda Napoléon à l'Autriche.m . l'Allemagne. il voulut s'assurer l'avaient si souvent trompé. de se débarrasser de ce traité entendre la Suède. s'appuyant des A la nouvelle de ces apprêts. lui-même dans Alors.

et « C'étaient Napoléon. de caché deux dont l'un jeunes gens les plaisirs en l'autre.(1808) soutenir. sur le Rhin et dans l'intérieur. de bonne compagnie. celle d'Espagne. et les deux empereurs cepta. il écrivit su sénat J7g que. celled'Albanie. Avant de . dans la plus grande intimité. cellede Silésie. celle de Danemark. sur les côtes. Le 19. il pour l'évacuation proposa à Alexandre une entrevue « dans laquelle les affaires du monde se règleraient de manière qu'il pût être quatre ans sans même une tranquille. Napoléon était de retour à Saint-Cloud. » mées de réserve que ses voisins augmentaient devoir la sienne. avait Napoléon alors douze armées celle de Pologne. Napoléon. celle deDalmatie. Après avoir signé un traité avec le roi de Prusse de ses États. rées où l'on jouait OEdipe. lui fit l'application L'amitié d'un grand homme est de ce vers un bienfait des de Voltaire dieux Ils se promirent ne serait que cette amitié qui les unissait et après s'être garantis le repos et la soumispoint rompue sion de l'Europe. puisil était de son de vos'empressa ter la levée de cent soixante mille hommes. Ils y séjournèrent (6 octobre). celle de Prusse. se penchant vers Alexandre. au milieu d'une cour de rois. assuré de ce côté. d'augmenter leurs armées. celle de Naples. se rencontrèrent à Erfurth. » En même BHPIRE. disait commun n'auraient » Alexandre acexplication. les deux maîtres de l'Occident et du Nord se séparèrent. Le sénat eu rien pour avait fait venir à Erfurth les principaux Napoléon acteurs du Théâtre-Français ils y donnèrent de nombreuses reOn dit que dans une de ces soiprésentations dramatiques. et des arà Boulogne. dans le voisinage d'Iéna pendant quelques jours. temps. celle d'Italie.

Soldats vous avez surpassé avons des outrages mais avez-vous des armées modernes la renommée égalé la des armées de Rome. et en Illyrie sur le Rhin et sur l'Euphrate. armée avait évacué Déjà la grande traversait la France elle « Solet se dirigeait sur les Pyrénées. triomphèrent gloire sur le Tage? » en Espagne. se mettre à la tête de son armée. couronner dans Madrid du corps légisde Russie et lui étaient la paix comme pour en même temps qu'il allait et. vous avez traversé l'Allemagne à marches forcées je vous fais aujourd'hui traverser la France sans vous donner un moment de hideuse La présence de vous! j'ai besoin repos. de l'Espagne du Léopard souille le continent devant vos aigles triomQu'à votre aspect il fuie épouvanté nous là aussi colonnes d'Hercule jusqu'aux phantes. des déDe ce chaos était sorti une junte centrale composée elle siégeait à Aranjuez. putés de chaque junte provinciale et. une On rapporte qu'à autre très-riche « Je l'accepte Erfurth Napoléon et à Constantin. plus qu'on à orgafût grande. (1808) marcher latif en Espagne. il ouvrit la session il lui annonça que l'empereur amis d'accord et invariablement Il lui apprit pour la guerre'. niser quatre armées de trentecelle d Andalousie. comme une jamais donna qu'en de elle. dats leur avait dit Napoléon en partant.176 REVOLUTION FRANÇAISE. anarchie une effroyable régnait Cependant. et planter l'Allemagne. recevant cette votre » amitié. Soldats! et du Portugal. avec l'aide de Dieu. deux la sienne à Alexandre Alexandre est bien et de Napoléon. après avoir triomphé sur les bords du Danube et de la Vistule. on ne parvint l'exaltation que lentement de vingt mille hommes celle d'Aragon. et commandée par Palafox. Votre Majesté lui dit certaine marque contre que je ne la tirerai . dans une même campagne. bien que mais on y délibérait n'agissait. qui. gles sur les forts de Lisbonne. épées. ses ai- le roi d'Espagne. à venger.

vers Tudela.2 française. mille soldats de la garnison cent pièces d'artillerie défendaient les remparts. Quarante mille Anglais devaient leurs mouappuyer vements. à Espinosa celles d'Aragon et de Valence à Tudela. à Vittoria. cinq mille par Napoléon vembre se rendit courses Vittoria. se composait des corps de Soult. regardé et arriva le 1 er décembre devant Madrid. et celle de l'Estramadure. les moines appelaient le peuple aux armes mille paysans plus de quarante étaient venus. Après avoir détruit l'armée d'Estramadure celle de Galice. à Burgos. Joseph et l'armée hommes. dont l'extrémité Moncey formaient s'appuyait aux montagnes de l'Aragon. où. pendant que ses armées de droite et de gauche manœuvraient la jonction des débris des troupes pour empêcher vaincues avec le corps d'armée qui couvrait la capitale. était forte au golfe partit il arriva de Paris dans les premiers avec la rapidité trajet jours de nod'un trait. “ 177 celle de Galice. Il franchit le défilé de Somo-Sierra. de la garde imde cavalerie périale et de la réserve les corps de Ney et de l'aile gauche. . toutes les cloches des églises sonnaient le tocsin. on se préparait à la défense. mille hommes. Il fit ce dernier de la première. des campagnes se joindre aux huit voisines. comme inexpugnable. et en deux à hommes à Bayonne à Vittoria. vingt-cinq La Romana par Blake et Galuzzo. rante-cinq de mille hommes. de quaCastanos. il marcha sur Madrid. à Napoléon pour changer Quelques jours suffirent la fortune de la guerre dans la Péninsule. . Son aile droite. où il rejoignit de cent mille à cheval il alla à Tolosa.(1808) -il empiré. Les rues étaient barricadées. était formée des corps de Victor et de le centre. depuis huit jours. et de la seconde Celle-ci appuyée de Gascogne. Lefebvre et à cheval sur la grand' route de Madrid. Napoléon somma la ville de se rendre V.

un maître. Toutes aux droits de la nation et étaient contraires je les chasserai de la Pénipsule. pitale par une amnistie non comme aux Espagnols. « Les armées anglaises. il ne doit y avoir. . Napoléon. les invita les horreurs aux habitants lant épargner ce qu'ils firent. 11 (1806) 1 lui fit répondre mais te junte qu'on y était résolu à l'entrée sous les ruines plutôt que d'en permettre s'ensevelir investit la place.178 RÉVOLUTION FRANÇAISE. dans un avaient les justices particulières justice. L'égoïsme. Napoléon voulut signaler son entrée dans cette de se et. de la canique les chaleurs saient plus à votre agriculture cule. senter leurs hommages fidélité au roi Joseph. à six heures de nouveau à se soumettre cadu matin. douze cents des principaux les diverses municipales. ayant à leur tête le corrégidor et prêter à l'Empereur. et l'Europe exercer aucune juridiction mais ne doivent les consciences. « Comme État. députations composant du corps de la noblesse et et séculier. Bientôt le feu s'engagea à 1 attaquer du Retiro. et se disposa Alors Napoléon aux Français. « J'ai supprimé des pêchedes fours. des madragues. tions. il se présenta faire des partisans. du clergé des corporavinrent préserment de contre lequel Les prêtres doivent guider réclamaient. le 4. régulier de la ville. militaire habitants Le 9. ce tribunal « J'ai aboli. blir des hôtelleries. et la prospérité richesse. ries. je les ai détruites. mais comme un libérateur. vouhauteurs Après s'être emparé des d'un siège. dans l'espoir générale. à l'entrée des faubourgs. et donner un libre essor à nuid un petit nombre d'hommes. sur les citoyens. et corporelle extérieure et chacun pourra étales droits féodaux. qu'une il n'y a qu'un Dieu. la son industrie. été usurpées. leur dit Napoléon le siècle de Madrid.

ainsi que fermant les yèui a» progrès et à gieux la civilisation il repoussa toutes que Napoléon lui apportait. projet été une guerre de terre sans de l'Angleterre qu'on dont le résultat insensé. Seant-Cyr ioxxaak la Gatatogae j Soaft. je ne me refuse point de céder mes droits de conquête au roi. leur désir est rnsensé. en y établissant qu'il y a de provinces.(1808) EMPIRE. «79 « Cétaif établir la prépondérance et qui aurait fait couler de» ftols de sang. et produira tôt on tard leur fin ruine. de loi. Cependant. « La génération Trop de passions béniront des jours comme présente pourra varier dans son opinion. S'il en est qui le dé^ par l'Angleterre. cette donné capitale. les iiéfoi?r»eS. le» lorsque facile. et de de l'Espagne. leurs sentiments citoyens que nobles. et je serais obligé de gouverner FEsautant de vice-rois pagne. et leur renferme hommes fidélité. négociants. ont été mises en jeu mais vos neveux me votre régénérateur ils placetom au nombre ceux aux t'exemple connaître à la nation où j'ai paru parmi vous. et à l'établir dans Madrid. auront eceiésias^ manifesté pro« Il me serait en Espagne. » ces jours datera la prospérité C'était J^i» em effet. firent. Pendant ce temps. la mission de Napoléon dans la Péninmais les nobles et les moines exaltèreat sule à F envi le ou par le fanatisme relipeuple par le fanatisme politique et & est. mémorables . Aucune ne peut exister sur le puissance influencée continent. pour se jeter dans ce qu'il appelait la guerra a cucktlio (guerre a» couteau). et fait qm son existence et son bonheur d'un roi et dune dépendent constitution favorable aux peuples libérale et contraire seulement à legoïsme et aux passions des orgueilleuses grands. trente mille tiques. vôdlait aurait éclairé le peuple vinces.

pendant la ville fut emle plus haut église. leurs canons. Le 10 janvier. alors le combat prit maison. un crucifix de la voix et du geste. sommet chement chaque intérieur. mêmes l'exemple jours de Après vingt-huit tranchée portée ouverte. on voyait former un logement. mille dans le dévouement. de famine mais et d'épidémie. ques ouvrages à la force de la place plus en que d'art. maîtres du se rendirent terrible. (480!)) les força à les Anglais l'épée dans les reins. vingt-trois de- gré d'opiniàtreté.180 RÉVOLUTION FRANÇAISE. leur général en chef (Moore). corps à à faisaient et combattaient de qui s'efforçaient corps avec les troupes et les travailleurs Dans ces sanglantes affaires. avec le plus grand coucombattant les femmes. monastère était Chaque une citadelle chaque jours. après une résistance un retrancomme de derrière mais les citoyens. Lefebvre battit les débris de l'armée d'Estrapoursuivant madure lousie fallut à Almaraz à Uclès deux enfin mois d'un et Victor Lannes siège les débris soumit de l'armée l'Aragon pour s'emparer d'Andamais il lui terrible de Sar- ragosse. habitants. d'assaut. exécutés avec plus de zèle défensifs. et les moines. ces travaux ajoutaient force était dans l'exalSa véritable qu'en réalité. point encore lassé le courage de la ville le le bombardement commencèrent les Français ils y montèrent vigoureusement. à la Corogne. et donnant euxépée. 26. leurs bagages. d'une main. et. il avait fait jeter à la hâte quelcette ville avec son armée mais. chaque et. les excitant du dévouement. . les enfants. ayant ouvert la brèche. entretenaient des sorties un feu continuel et. après leur avoir fait perdre dix s'embarquer mille hommes. apparence tation. dont huit dans le fanatisme mois de ses soixante n'avaient de résistance héroïque (il). instant. dé l'autre une rage. dans Palafox s'était renfermé Après la bataille de Tudela.

de le 20 février. le leur rendre. cette que des ruines et en étage. fois. . à leur demande. laissant qu'il se portait au-devant pour d'achever de le pacifier. huit mille sept cents chefs de famille avaient Saint-Sacrement. pospour la seconde session d'un trône qu'il ne devait pas garder longtemps. sur voulait le si Napoléon céda hésitations Napoléon Après quelques et Joseph prit. pierre par pierre. 181 il fallut chambre trente mais davres. Napoléon partit le soin à son frère et à ses lieutenants Paris. décidé Joseph d'Almaraz Madrid. d'Uclès avaient à rentrer dans De toutes villes s'empressaient de lui prêter serment. de ses enfants étant morts.(i809) EMPIRE. en faire le siège séparément. d'étage en chambre. de défendre ce prince les parts A Madrid. Enfin. Ayant ainsi réglé les affaires de ce royaume. ville capitula et des ca- mille elle ne livra aux vainqueurs les victoires Cependant. vingtjuré. pendant de la cinquième coalition.

succès. – Campagne de Davoust et de Masséna. l'Autriche avait réparé ses pertes . Armée Retraite Il détermine jeune Allede Bataille sur Talaveyra. de Lobau. | jV en contre elle nouvel orage s'amassait un Aile. avec Lefebvre.de Vienne. Son mauvais Napoléon à Paris. Bataille effet du TyroL de l'armée Bataille d'Essling. Reddition sur Anglais Tentative Retour Madrid.j loin de se découmagne. de Mettemleh. Après tant de défaites. romains à l'Empire. d'assassinat de l'Empereur de la Corogne de et du Ferrol. expédition des États Retraite de Soult. marche des la paix. ? rager venu d'en finir avec la révole moment croyant '1 levée à une se elle cinquième lution française. de l'Inn pour Dispositions par les armées l'armée. Dès 1808. Départ frande Nablessé de t'armée Jonction Napoléon de Napoléon çaise en Allemagne. de la Bavière. du continent. prépara endant de boucliers. du Danube. Insurrection Jonction Second Inorganisation et de l'armée d'Italie de Dalmatie d'Oporto. Soumission Situation du Seconde Portugal. en Belgique. Vienne. d'Allemagne. de Znalm.-Eipédition à faire l'Autriche mand. Prise Campagne d'attaque. de l'Autricheautrichiennes. la coalition avait profité de ses fautes. de Capitulation de Lannes. poléon Prisa devant Ratisbonne. Réunion du l'Ile de Wagram. – Armispassage Révolution de du Tyrol. sur cette ville. tions mée tice Suède.I9E. Cinquième Passage coalition. qu'elle produit ffBbere&erg. Retraite Mouvements Disposiavec l'ar- Europe. de Tannée. Hapoléon Invasion et M.» RÉVOLUTION f*jU«ÇA.Traité que la France luttait dans la Péninsule. des Anglo-Portugais Marche en elle Espagne. (1809) CHAPITRE VII. passage des Français dans en Allemagne. Mort en Position Danube. Mouvements et d'Eckmühl. Batailles d'Abensberg de cette ville. par un anglo-espagnole: Wellington. de 1809 Bataille de Wagram. et.

su regagner dont on ne ce qu'elles immuable dans sa obstinée. Jusqu'à lutte séparément. le signal. Deux hommes régions et Fouché. . Cependant. y compris couer le joug humiliant qui de Presbourg. il semblait que l'Autriche avait campagnes où elle avait . De son côté. l'empereur en 1805 sur la coalition cette fois Alexandre. C'est ainsi qu'après que lorsqu'elle trois elle allait payé pour la coalition. les ressentiments et les espérances de tous les partis ils avaient même des intelligences dans du pouvoir. les peuples à la révolte. a toujours Patiente elle se disposait à sesur elle depuis le traité puissance. attitude. l'Angleterre préparait ses ports une tenue secrète. soit en flattant leurs rêves d'indépendance. et silencieuse l'occasion de les réparer. le tombeau s'était le serment du grand Frédéric. elle organisa elle embrassa et provoqua. quels que soient les coups dont la fortune l'acpolitique.r w. sourdement ses levées de cent cinquante compte plus lui ont fait perdre.a a. De toutes des ennemis parts ses nombreux agents nous suscitaient ils exploitaient. pesait Chose étrange! cette les défaites. et. dans chaque présentée un plan ce jour. multiplia secrètes. elle épie longuement.(4809) 1 empire. soit par des écrits ou des proclamations. autres. ne craignaient Talleyrand pas leurs complices (12). et n éclate a cru la trouver. témérairement une quatrième s'engager fois. en France. De cette conjuration l' Autriche donnerait dont la destination sortir une devait les hautes entre d'être dans était guerre en mille plus vaste les sociétés des bandes avait Déjà celle-ci organisé sur une armée masse. appuyée les landwhér hommes. à voir la situation des choses. dont grande expédition. générale. d insurgés. dans une humble lentement. cable. a igs les cours Dans et de Pétersbourg une visite du roi et de la reine on avait renouvelé de Berlin s'étaient de Prusse prêté rapprochées.

avait achevé de le séduire. où. Il avait organisé autrichien. lui offraient des chances les dispositions de succès treprises. elle en effet. se replacer au ee qu'elle avait perdu. se voyant chassée de la Péninsule. joint aux illusions troupes Il s'était.484 RÉYOLUTIOH FHANÇÀISB. de l'Autriche. plus à espérer qu'à craindre. enfin. ses troupes à la française. à Paris. et l'enlacer était revenu à l'ambassadeur encore mettre faire une campagne » d'insurrections. ou plutôt de l'appui secret de la Prusse assuré de la neutralité sur toutes les nations méconet comptait et de la Russie. car enfin je dois craindre. depuis l'esprit public dans toute l'Allemagne. à présent qu'elle est en Espagne que vous la trouvez comréVoilà un étrange raisonnement. ce'qui. « Qu'est-ce M. leurs la résistance des Espagnols. il ne s'ensuivait pas qu'elle le serait encore. le despote. Il saisit donc le moment où Napoguerre et de l'occupation. et un corps de engagée à lui fournir cent millions de subsides du cabinet auxiliaires. et je suis payé pour être prulorsque dent. elle lui ces dispositions habilement exploiter et s'était avait révélé le but de l'expédition qu'elle préparait. avait su L'Angleterre. pouvait reconquérir et d'aill'avait fait déchoir guerre rang dont la dernière l'irritation de l'Allemagne. vous ne trouviez pas votre existence menacée. de en comde qu'elle n'avait pas eues dans ses précédentes en- d'Autriche le monde voulez-vous j'avais mon armée en Allemaet c'est gne. » Et comme M. Que va-t-il promise sulter de cela? C'est que je vais armer puisque vous armez. travailler léon était encore peuples contre Mais déjà l'Empereur que cela signifie? dit-il Metternich bustion ? Comment! « pour en Espagne. de Metternich se défendait « Mon- . du continent. (1809) De ce qu'elle avait été vaincue. et fait tentes. en outre. de la le fardeau on supportait impatiemment longtemps.

M. car Alex« faux comme un Grec du andre. pour en 1805. Et puis ils diront que c'est moi qui ne puis rester en repos. de Caulincourt. et trop peu pour la guerre. Il ne revenait pas de cette « Il guerre. nous je réclame son secours. » n'avait Bas-Empire. » Dans chargea cette extrémité. » C'était la première fois que Napoléon se voyait pris si fort au dépourvu. souscrit le traité de Tilsitt que pour éloigner à tout prix la Un de ses aides-de-camp. nous allons voir comment cela ira cette fois. que j'ai de l'ambition lorsque ce sont leurs bêtises qui me forcent Napoléon ambassadeur. reprit Napoléon dans toutes mes transactions avec net j'ai votre toujours cour. le colonel Boutourlin guerre. en a fait l'aveu militaire nécessaire de « Il s'agissait la campagne surtout.(1809) sieur. qu'il y ait quelque projet que je n'aperçois pas. à soutenir dans de gagner le temps convenablement la pour se préparer lutte que l'on savait bien être un jour. d'en avoir » ce que lui avait mandé son que la Russie ne s'en tien« Nous allons voir. verrons comment » Il ne le vit que je serai secouru. le cas de se renouveler s'adressa au Napoléon sénat il Régnauld de Saint-Jean-d'Angély de lui demander . on m'attaque. diet si elle marchera se flattait. Je suis son allié. disait-il à ses familiers. drait pas à observer la neutralité. d'après faut. il n'avait pas encore à sa disposition les premiers éléments de son armée. dit-il dans son Histoire de Russie. avait déjà que l'Autriche rassemblé les siennes. trop mais pour apprendre à ne compter que sur lui. car il y a de la folie à me faire la guerre. Ils me croient mort. si la Russie est une puissance sait-il. en l'interrompant. dupe parler EMPIRE. moi comme elle a marché pour les Autrichiens. 185 été il faut t elle fait trop de bruit pour la continuation de la paix.

{&>

RÉVOLUTION «ÀNÇAISE.

(MW9)

l'Empereur auxquels d'en joindre dix mille pris par quart avait jugé convenable « Vous con1807, 1808 et 1809. sur les classes de 1806, une levée de granit cette colonne dit Régnauld, ces intrépides à Marengo qui que rien ne put ébranler les Russes à culbutèrent Bessières menés par le maréchal <xa gardiens de tous les climats, ces vainqueurs Austerlitz naissez, Messieurs, de tout ce que le monde a de plus grand, de ce que la France immortelles, qui a de plus cher; c'est dans ces phalanges sacré chez ce que fut le bataillon sont aux armées françaises les anciens, c'est dans veut placer l'Empereur conla nouvelle on appela sur-le-champ Cela obtenu, à la hâte, et on la fit partir en voiture. on l'équipa scription, à la garde impériale, En même temps, qui était encore en Allemagne. eut ordre de se rendre Burgos, n'avait mis sur pied des forces aussi l'Autriche Jamais imposantes soixantedeux régiments de frontière, quatre corps giments de bataillons cent cinquante-quatre au grand complet, mille Honmobile, quarante ou de garde nationale landwher de troupes de cavalerie, mille hommes grois, enfin soixante de ses forces tel était l'ensemble et de génie d'artillerie celui d'Allemagne elles formaient cinq corps d'armée sous l'archiduc mille comptait cent soixante-quinze mille; celui du Tyrol, sous Jellachich, vingt-cinq hommes; celui mille Jean, sous l'archiduc cinquante celui d'Italie sous Giulay, de Dalmatie, vingt mille; celui de Pologne, Charles, sous l'archiduc mille; enfin les landquarante de et les dépôts de régiments wher, les troupes hongroises formille hommes, deux cent vingt-quatre ligne, comptant maient la réserve. Ferdinand, réde ligne, dix-huit francs ou légions, portés garde glorieuse ces dix mille hommes sa fidèle, que choisis. » et

de trente

mille

hommes,

(1869)

EMPIRE.

J87

A toutes

ces forces,

magne que les corps viron quatre-vingt mille hommes milie hommes quinze en Dalmatie sous Marmout, et quelques divisions en Italie, sous le prince Eugène ce qui, joint aux trente mille Bavarois sous Lefebvre, aux dix du aux mille dix mille Vandamme, troupes présentait Or, ces Saxons Wurtembergeois sous Bernadotte,

Napoléon de Davoust

n'avait

à opposer en Alleformant enet d'Oudinot,

sous et aux

de Varsovie sous grand-duché Poniatowski une masse de cent quatre-vingt mille hommes. forces étaient non-seulement mais insuffisantes,

en mesure immédiatepoint toutes d'opérer ment. Il fallait, en outre, que les corps de Lannes, de Masséna et d'Augereau eussent le temps de rejoindre. Après avoir donné provisoirement à Berthier le commandement en chef de la grande armée française en Allemagne, Napoléon le fit partir avec rien, vous prennent tions cet ordre « Si les ennemis n'entreposiles » laisserez les troupes dans leurs mais si elles commencent derrière

elles n'étaient

mon arrivée jusqu'à vous réunirez hostilités, bien vite l'armée

le Lech.

était en pleine sécurité à Paris, le Napoléon lorsque, 12 avril au soir, il apprit par un courrier du roi de Bavière, avaient passé l'Inn. Deux heures après, que les Autrichiens il était sur la route d'Allemagne. Arrivé le 17 à Donawerth, il donna mée « Soldats « Le territoire autrichien que dité nous de la Confédération a été violé. Le général de ses armes, et avec la rapile souverain de ses ordres à ses maréchaux, et parla ainsi à son ar-

veut que nous lui abandonnions

fuyions à l'aspect nos alliés. J'arrive de vous lorsque

de l'éclair. j'étais entouré

« Soldats

jg8

BËVOM1TION

FRANÇAISE.

(1809)

l'Autriche tendu nelle. notre

vint

à mon ma

bivouac clémence

en Moravie

vous l'avez

en-

implorer Vainqueurs

dans

et me jurer une amitié étera dû tout à l'Autriche trois guerres,

Nos succès trois fois elle a été parjure générosité de la victoire qui nous attend. passés nous sont un sûr garant reconnaisse Marchons donc, et qu'à notre aspect l'ennemi son vainqueurs. Cependant, avait pereur, » Berthier laissé pas compris à Ratisbonne l'ordre de l'Emà

n'ayant Davoust

et Lefebvre

et d'avoir de sorte que, -loin d'être concentrée Abensberg, était disséminée l'armée une attitude offensive, pendant et ne présenlieues sur les deux rives du Danube, quarante en un clintait nulle part une forte résistance. Napoléon, à Davoust de Il ordonna d'œil, répara les fautes de Berthier. quitter Ratisbonne et de marcher droite était sur Neustadt à Masséna, sur Aul'extrême Son plan de l'armée, de refuser de se porter sa gauche aux

qui occupait Pfaffenhofen. trichiens,

« Douze ou quinze mille sa droite. en avançant à Masséna, doivent écrivait-il hommes de cette canaille, » Il fut servi à souêtre attaqués par six mille de nos gens. hait. à une partie de la gauche de l'ennemi fit sa jonction à Abensberg, et Davoust après Pfaffenhofen, avoir passé, à Tann, sur le corps de vingt mille Autrichiens. à Abensavait joint Lefebvre ce temps, Pendant Napoléon le centre de qu'il lui serait facile de traverser berg. Jugeant il laissa Davoust dans ses positions, et, s'ala ligne ennemie, élecet aux Wurtembergeois qu'il aux Bavarois dressant il marcha avec eux sur la route de trisa par ses paroles, aules deux ailes de l'armée Roor à Landshut, qui séparait Hiller, la se jeta sur sa gauche que commandait trichienne, Cette affaire, et la mit dans une déroute complète. culbuta, Hilla bataille d'Abensberg. qui eut lieu le 20, fut appelée Masséna culbuta

(1809)

bmpire.

189

la nuit sur Landshut, ville située en pendant entre deux bras de l'Iser mais le lendemain, partie de très-bonne on recommença à le poursuivre, heure, et l'on entra pêle-mêle avec lui dans Landshut. Il voulut en défenle pont une fusillade d'un bord de l'Iser à s'engagea l'autre. Alors le général Mouton arriva, et enleva le pont de vive force. Hiller se sauva dans les rues, mais il ne put s'y défendre Masséna longtemps. Voyant qui arrivait par la rive droite, il s'enfuit en laissant dix mille prisur l'Inn sonniers et tous ses bagages. avec Napoléon lança Bessières trois rabattit divisions par la route Il le trouva appuyé avec son armée au bourg d'Eckmühl, et couvert du Laber. par la petite rivière de Sans perdre il fit commencer assailli en arrière temps, Alors l'attaque. par Napoléon, œuvre savante s'enfuit sur temps que Davoust, par une manet hardie, arrivait sur son flanc, Charles laissant Ratisbonne, cinq mille morts, vingt en même à sa poursuite. sur l'archiduc Charles, Puis, faisant il se volte-face, de Ratisbonne. dre

1er se retira

mille prisonniers, seize pièces de canon et quinze drapeaux. Cette victoire, que trois heures de combat avaient décidée, ouvrit aux Français la route de Vienne, et acheva la délivrance de la Bavière Ratisbonne flanquées les autres (22 avril). est ceinte de vieilles Les Autrichiens d'infanterie,

murailles, avaient

de tours. de soldats

et ses portes sont garni les unes et l'approche

A peine Napoléon dangereuse. l'escalade, qu'il fut blessé au talon, d'une balle tirée de la muraille de la ville. Il y eut, à cette nouvelle, un moment de trouble et d'anxiété dans l'armée. Aussitôt, monta à cheval, Napoléon et se montra mations
1« Quoique

ce qui en rendait venait d'ordonner

aux troupes qui le saluèrent des plus vives acclacet accident, l'ouverture faite à la muraille 'Après
sa botte n'eût pas été entamée, la blessure était très-douloureuse;

190

RÉVOLUTION

FRANÇAISE.

(1809)

enfin la on disposa l'assaut; ayant été reconnue praticable, de prisonville fut enlevée, et l'on y fit un grand nombre à passer le Danube. était parvenu mais l'archiduc niers aussi « manœuvre d'une n'offre L histoire pas d'exemple le d'aussi loin, et exécutée à point nommé armée dont la douzième jour du départ de Paris, avec une dans un mois auparavant, moitié des soldats étaient encore, hardie, menée la pioche champs, à tout ce qu'ils avaient leurs à la main, » fait depuis vous avez justifié mon attente, « Soldats leur dit Napoléon, En peu de vous avez suppléé au nombre par votre bravoure. de Tann, dans les trois batailles jours, nous avons triomphé de les trois combats et dans et d'Eckmühl, d'Abensberg Cent pièces de caet de Ratisbonne. de Landshut Feissing, mille prisonniers, trois cinquante non, quarante drapeaux, attelées les de pont, trois mille voitures portant équipages voilà les résultats toutes les caisses des régiments, bagages, et de votre courage. de vos marches de la rapidité ne enivré par un cabinet parjure, « L'ennemi, paraissait de vous. Vous lui avez apparu un souvenir plus conserver l'Inn et ennaguère il a traversé que jamais plus terribles de il se promettait de nos alliés vahi le territoire naguère porter défait, patrie aujourd'hui, il fuit en désordre. Déjà mon avant-garde épouvanté, » avant un mois nous serons à Vienne. a passé l'Inn à justifier touOr, comme si la fortune eût pris plaisir tes ses paroles, après avoir passé la Saltza le 30, enlevé le 3 mai la position
cependant cette après il flt bonne courte

et ne comprenant si peu de temps

rien

la guerre

dans

le sein de notre

inexpugnable
contenance mais

d'Ebersberg,
la nature ne perdit

traversé

cette
Rentré portées tout-

maison dan* une pettte promenade fut son courage été blessé, de fusil du lieu où il avait aucune suite n'eut heureusement à-fait. Cet'te blessure Meneval, Napoléon 1 Mémoires Mémoires du duc duc de Rovigo, Rovigo t. t iv, ty, p. 9t. 94.

pas ses droits. qui était à- quelques à bout, et il s'évanouit fâcheuse, » et Marie-Louist,

t, t.

(1809)
viHfr«n

empire.

191

rejeté riva, en effet, le 10, devant la capitale de l'Autriche., « à la même heure, le même jour, disait le bulletin officiel, et un mois juste après que l'armée autrichienne avait passé non la Bavière' » Mais cette fois la ville pour envahir était disposée à se défendre. On avait armé les remparts, et l'archiduc hommes mentaire seulement Alors on avec quinze mille s'y était renfermé de troupes. On envoya sur parleparlementaire à l'archiduc.; mais les envoyés nonfrançais ne furent pas accueillis, mais furent maltraités. bombarda la ville. On a dit à tort était restée malade Marie-Louise que la jeune au palais imMaximilien

flammes et jonchée de cadavres ennemis» aprèsavoir les Autrichiens sur la rive gauche du Danube, il ar-

archiduchesse périal,

et que Napoléon, avait fait cesser le feu. 1 apprenant, la garnison évacua secrèAprès quatre jours de résistance, tement enfin fois ses la ville, qui ouvrit pour la seconde dans son ordre du portes aux Français .(13 mai). Napoléon, jour grands pour qui du 14, égards recommanda pour à ses soldats de Vienne. d'avoir les habitants les plus « Soyez bons

les pauvres leur dit-il, pour ce bon peuple paysans, a tant de droits à notre estime ne conservons aucun

rapporte avant que, « quelques journées Vienne, l'Empereur se faiun le nom de tous expliquer par gutde tes villages et de la moindre ruine qu'il trouvait sur son chemin, lui montra son guide sur une éminence les restes presdétruits d'un ancien « Voilà, lui dit le guide, qu'entièrement château fort les restes « du château de Diernsteia. s'arrêta » Napoléon tout-à-coup, prit un air rêveur, et resta quelque à immobile ces ruines. Puis, se tournant temps contempler vers le maréchal Lannes à cheval: qui l'accompagnait lui dit l'Empereur, «Regarde, voilà la sant « prison « lestine. a plus de Stebacd Cœur-de-Lion, mon le Ût Lui aussi, brave enfermer Lannes, il alla n'était Un duc là. C'était comment bien! comme pas nous plus Le Cœur-de-Lion, heureux que moi en Sy rie et en Pabrave que toi. Il fut le vendit à un embarbarie. Quelle d'AutriCe »

• Bourrienne

â Saint-Jean-d'Acre. civilisation! On a vu

d'Autriche le temps traité le traiterai les j'ai

«. pereur d'Allemagne « différence avec notre

qui

de,la encore tètes t. vin

l'empereur

« che.qutje faire pouvais Eh prisonnier. « n'est pas moi qui veux cela, c'est le temps;

je il faut respecter

de même couronnées. p. 189.)

(Mémoires

de Bourrienne,

102
.iJ'~

RÉVOLUTION 1'l1;li.. FRANÇAISE.
..n.v..u..a.

(1809)

orgueil de nos succès voyons-y une preuve de cette justice » et le parjure. divine qui punit l'ingrat l'archiduc Charles s'échassé de Ratisbonne, Cependant, il avait fait un long cirtait jeté par Cham en Bohème le Danube, cuit et était revenu parBudweisssur après avoir résolut de Biller. Napoléon rallié à son armée lès troupes mais le grand gauche Napoléon en fit jeter un de cinpont de Vienne était brûlé. de la ville. à deux lieues au-dessous bateaux quante-quatre son de préférence Il avait choisi ce point pour effectuer et s'y divise en effet, le Danube y est très-large passage d'aller à sa rencontre sur la rive en trois lune, tour convoi, rive dont des îles considérables inégaux formant celle de Lobau, a huit mille toises de entre autres, de bois. Un premier elle était alors toute couverte bras parti le 19, à la nuit le 20, l'armée close, alla prendre poste à la se déà passer, commença

gauche; à mesure ployant,

dans la vaste plaine qu'elle débouchait, en tout trente mille homde Marchfeld. Déjà trois divisions, et d'Essling, dans les villages d'Aspern mes, s'établissaient derrière de cavalerie le rideau l'ennemi, reployant quand lequel laissa voir une armée de quatrecaché, mille hommes rangée en bataille. C'est avec ces forvingt-dix au moces triples qu'il attaqua les trois divisions françaises, venant à être rompus ment même où nos ponts, par une sans communications les laissèrent crue subite du Danube, il s'était avec la rive droite. Dans cette extrémité, et parvinrent, le plus grand courage, qui ne cessa qu'à la nuit, à se maintenir plus meurtriers en prodans les villages Napoléon qu'elles occupaient. fita pour réparer ses ponts et faire passer ses troupes sur la rive C'était gauche. léon monta à cheval à la pointe du jour, Napoet fit prendre les armes à son armée le 22 mai elles déployèrent après un combat des

(1809)

EMPIRE.

195

il avait alors cinquante Davoust et les parcs Danube. A trois

mille hommes

qui étaient heures du matin,

il attendait, en outre, encore de l'autre côté du il prit l'offensive. fut rompue. Déjà au milieu Du celle

choc la ligne autrichienne premier des Français se déployait victorieuse ennemie, quand le Danube croissant la saison arriver venaient de la fonte Davoust d'être des neiges et ses parcs, complètement sans munitions

de l'armée

toujours

du Tyrol),

(on était dans au lieu de voir

Napoléon

commanda la retraite. PenNapoléon nos soldats ne rendaient le terrain que à peine repris leur position pied à pied. Ils avaient de la les y attaqua veille, que l'ennemi de vive force. Alors le on se prit corps à corps plus terrible combat s'engagea ne de munitions, aux canons de l'enne se servaient nemi, les Français plus que de la baionnette. entrèrent dans les deux villages, Cinq fois les Autrichiens cinq fois ils en furent repoussés enfin, après une dernière pouvant répondre, ils parvinrent à s'en emparer. Essling, Cepenle salut de notre retraite dant, était dans la reprise de ce donna l'ordre au général Mouton poste. Napoléon de prendre la brigade des fusiliers de la garde et d'attaquer sur-leattaque sans s'inquiéter Celui-ci, du nombre de troupes auchamp. quel il avait affaire, entra au pas de charge dans le village, et sauva, l'emporta la retraite de par ce coup de vigueur, l'armée Ainsi Essling avait été pris et repris jusfrançaise. qu'à treize fois dans les deux journées du 21 et du 22. Alors, l'ennemi contre ce bloc de voyant ses efforts échouer granit la garde), n'agit (c'est ainsi qu'on désignait plus que par une canonnade, mais un de ses derniers insignifiante boulets devait finir la glorieuse carrière de Lannes. Napo– ~-––~ bavaavuov vuaa4ülG üG LQ1111GD. nutJV*

qui le laissait achever sa victoire, dant ce mouvement,

apprit que les ponts A ce coup terrible, emportés. et sans forces suffisantes pour

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sur

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trouvé un dans ce mot. Sire. n'en dirait son visage un coup de pied s'il recevait par derrière. « Adieu. « Lannes. et appartenant peu cynique dans un bas de soie. dit originalité l'esprit. lui du cou de Napoléon à un souvenir vivez pour tous. épuisé par une grande et levant ses liras affaiblis pour les yeux. avait taillé les d'Austerlitz. moi! c est Bonaparte! perte de A ces mots. en pleurant: » tu nous seras conservé! Lannes. entr'ouvre autour les passer son esprit avait Napoléon. (1809) il à peine quitté le champ de bataille quand d'avoir venait compagnon que son malheureux apprit Il en fut vid'un coup de canon. et accordez quelque dit-il. » il était devenu un géant grandi au niveau de son courage avec ses maréchaux tint conseil l'Empereur Cependant Tous étaient d'avis de la mettre de l'armée. même l'armée le duc des de mots M. qui. s'éfut des plus touchantes. pleuloigna le cœur brisé.J9J RÉVOLUTION FRANÇAISE. » « C'est de la m. à couvert tait le brave des braves. « C'érait avec lui la perte d'un de ses plus dignes enfants. vement affecté. Il faut rester dans Lobau et y attendre car tes alliés. de la diplomatie plumes rien. C'est me connais-tu? lui dit-il. » Cette scène toute l'armée Huit jours après. de Talleyrand Il résumait et la mais dont la concision à un langage trop militaire. dit Napoléon il nous faudrait courir et la fortune que la victoire défaite nous les ôtera et les tournera une apparente contre nous. et toujours si expressifs quHui énergiques piquants. sur la situation « Vous voulez repasser le Dasur la rive droite. qui sera peut-être tout entier M. nous ont donnés. nage que. les jambes emportées il Un moment et versa des larmes. sang. le maréchal. n existera de vos meilleurs amis. disait nube. de Talleyrand de ce personde l'impassibilité Il disait à coups de sabre. «Considéré Montcbello avait hors une de sa extrême sphère d'homme dans de guerre. Meneval. que la victoire la bataille après sait à M. être surpassées ne peuvent profondeur . avant une heure. un recueil C'est lui qui diéchappaient. Napoléon plus. léon avait sur leurs fule vit passer porté par douze vieux grenadiers il le fit diribranches de chêne sils croisés avec quelques et voulut être seul auprès de lui il l'embrassa ger à l'écart. après. On ferait jusqu'au Rhin.

excité par Chasteller. traqué le Tyrol. d abord elle eut. à travers les flots agités. » Alors il donna empire. Brunswick.(1809) d'Italie. par la nuit la plus sombre et la plus orageuse. A la nouvelle nemis mille de cette retraite de la France hommes. s'enfuit en Bohème. les débris de la bataille. tous les ende joie la Prusse leva cent contenu et l'Angleterre dans lenord tions s'agitèrent berg. les troupes évacuèrent les deux villages et s établirent dans l'île. lui dit-il. se disposa à jeter une armée les popula* Allemagne. mez-vous. faites. le Brandeles populations « Arà la révolte dans provoquant disaient-ils. sans que l'ennemi. les chefs des sociétés secrètes. les conduisit. Dans ce pays surtout. Schill. tu achèveras ce que tu as si il n'y-a a que toi qui puisses en commencé. osât inquiéter leur retraite. mais sa révolte se ressentit de son caractère et de sauvage son fanatisme aubergiste premier. » A la nuit close. et Brunswick. Napoléon s'embarqua avecBerthier sur une positions nacelle. la Saxe. pour la liberté et pour la délivrance » Mais presque tous échouède 1 Europe et du genre humain rent dans leurs expéditions Schill fut tué dans un combat. de toutes parts. glorieusement à l'archiduc. Dornse jetèrent la Westphalie. de la rive gauche et et chargea Masséna des Iles. A minuit. Ces dispar Masséna. pays tout catholique et dévoué à la maison le peuple. de l' tressaillirent des Français. jusfusils et aux cuirasses des morts qu'aux Napoléon ne voulant un seul trophée dont celui-ci pût pas laisser à l'ennemi faire un signe de victoire. bourg. religieux et un moine. s'était insurgé. de l'autre côté du Danube il est vrai qu'elle portait César et sa fortune. ainsi pour chefs un le s'appelait et les Bavarois Dans avait les Français . on fit imposer passer dans Lobau les blessés. d'Autriche. aux troupes du commandement l'ordre 195 de se reployer. les canons. qui. « Masséna. Andréas chassé en effet Hofer.

et l'île en ses ponts à l'abri d'une rupture. 1 (1809) à la suite de la statue du Tyrol. Quatre ponts brasures de l'île avec la rive droite avaient rétabli les communications sur la rivé être jetés en une heure pouvaient en si peu de n'avait vu construire gauche. l'offensive. pour trophées. et à Marmont. bach. qui commandait armée. coupèrent en effet. pour la construction et les emdes pièces d'artillerie pour garnir les épaulements dont on avait bordé le bras du fleuve. ayant forcé les Autrichiens mais pour se soumirent. l'oren Dalmatie. D'immenses et sur leDanube. les de Constance. ter. prisonniers. qués par Lefebvre et ses Bavarois. Jean et l'archiduc à Saint-Michel. le général Danube. pris Goritz.196 RÉVOLUTION FRANÇAISB. réorganisé il avait envoyé au prince Eugène. éclater plus terribles après la bataille d'Essling. . Ils reprirent. et était entré à Inspruck de la Vierge que l'on promena par la ville sur un char attelé la bataille d'Eckmûhl de quatre chevaux blancs. et des ferrures des cordages. dre. dre de venir le rejoindre meilleur Trieste. routes jusqu'aux d'Allemagne portes de Vérone. A la bataille de considérables. Pendant ce temps. Eugène. LayAprès avoir franchi la Piave.On à rouvrir la camNapoléon se préparait dans Lobau travaux avaient été entrepris des bois. Cependant. pagne. cinquante douze drapeaux. deux cents canons. le il le disait lui-même. mille trente-sept en lui apportant. s'emparèrent et s'avancèrent et d'Italie. comme cinq autres à le dompil était parvenu officier de l'Autriche. écrasé Jellachich en effet. attales Tyroliens. Il avait. armée. en outre. en mettant et renforcé son état de défense. qui commandait ce qui fut sans perdre de temps. opéra sa jonction avec la grande à Raab. devienne avait tiré de l'arsenal des ponts. Jamais campagne n'avait plus à crainNapoléon temps de si beaux ouvrages. mille fusils et des magasins fait. en Italie. à la retraite.

força par cette action héroïque. Celle composaient de l'archiduc Charles s'élevait à cent soixante-quinze mille à gauche hommes elle s'appuyait. les Autrichiens voulurent enlever cette ville pour lui fermer le pasle 84e. Cent canons foudroyèrent autrichienne couvrait que l'artillerie effroyable d'éclairs se joindre le vent et de tonnerre vint . bas. Parti de Zara. une armée de vingt mille hommes. le reste à la retraite. il n'avait en Dalmatie. sur ce point. Charles avait fait couvrir les de redoutes armées de canons. on se disposait de part Cent cinquante mille et d'autre. dans de manière les retranchements son erreur.(1809) EMPIRE. lui heures. avait Toutefois. ou prit seize cents. arrêta pendant douze sage. trois cents escasept cent cinquante pièces de campagne. Tout étant Napoléon Enzersdorf. arrivé à Gratz. Un seul régiment français. il fit jeter de passer plus projeté et à rendre inutiles à revers. les hostilités. le 5 juillet. livrée l'anniversaire le 14 juin. ponts pour le laisser en face d'Aspern et villages la défensive. surtout. Danube encore le que Napoléon passerait Croyant au nord de Lobau. hommes à reprendre d'infanterie. il avait. le passage. il avait pas été moins heureux la Save et la Drave mais. prêt pour fit commencer pendant l'île de ses boulets. et la jonction de Marmont. drons de cavalerie l'armée de l'Empereur. 197 Raab. suivante serait inscrite sur DIX. Quant à Marmont. à droite sur Aspern sur Enzersdorf. et s'était tenu sur mais Napoléon à prendre de l'archiduc. traversé en tua asstfra. A ce vacarme celui d'un orage accompagné à minuit. de Marengo et de Friedland célébré dignement ce qui donna lien à l'Empereur d'écrire à son fils d'adoption « Votre victoire est une petite-fille de Marengo. le feu. ordonna Napoléon que la devise le drapeau de ce régiment UN CONTRE Cependant. deux d'Essling.

la bataille au lenet. et Wagram. Au point du jour* le ciel avait et toute l'armée se trouvait et sa sérénité. cinq ponts à l'est de l'île. et Masséna d'Essling. était à pied au bord du fleuve. » s'écria-t il. qui avait déployé la Napoléon. et chassa culbuta les Saxons de Bernadotte. dant ce temps. et elles défilèren soufflait avec violence. renvoyant pas de suite à cette attaque. Déjà notre aile gauche était débordée nombreux entre se déployait l'ennemi nos ponts menacés. ment repris et dans un ordre son calme parfait. Napoléon Il fit jeter. que celle-ci. présidant trapideminutes. à ce qui se passait Napoléon ni de l'épouni dés progrès des Autrichiens. il ne donna leshauteursdeWagram. Wagram. la canonnade avait lui-même s'engagea au centre des deux armées. Napoléon avait sur Ainsi par une son adver- rangée en bataille se retira alors obliquement sans exemple. ne sur le Russbach. partie de la nuit à s'y préparer. les deux armées étaient en plaine d'Enzersdorf. l'attaque par sa gaucommandée et pendant che sur notre droite. il passa une grande demain. (1809) Penla pluie tombait par torrents. vante qu'ils commençaient « La bataille de Davoust avait réussi qu'il vit que l'attaque Aspern Attentif ^st gagnée. Charles sur l'extrême gauche de ennemi. sur Aspern. nous séparer nos flancs et de projeté d'atteindre Il commença du Danube. qu'il couvrait d'une artillerie formidable. il se jeta le combat sur le Russbach. soutenait par Davoust. Aussitôt. en quelques au passage de ses troupes. A peine le jour avait Charles avait paru. Vers le soir. s'inquiétait et dès à jeter dans son armée. manœuvre surpris inutiles et en l'obligeant tous ses ouvrages saire en rendant sur le terrain qu'il à sortir de ses positions pour combattre choisi. il forma son centre en . mais la nuit étant voulut enlever présence.198 RÉVOLUTION FRANÇAISE. sienne dans l'immense venue.

Déjà les deux armées étaient aux prises des cris de paix lorsque le combat. son passage. Charles avait. les négociations pouvoir en longueur ses forces réorganiser il espérait. D'un autre . l'honneur français de la honte de Bayleh.(1809) EMPIRE. paix. mais l'empereur qui n'avait ratifié l'armisde continuer la tice du 12 juillet qu'avec l'arrière-pensée guerre pendant fit traîner ce temps. proposé un suspendirent armistice et signé dans la nuit. au Charles une armée de cent se mit à passé le nuit à Wagram. Cette pièces victoire de canon. dix drapeaux. en laissant sur le Wagram. et le lança dans la plaine. il atteignit ce prince à Znaïm. deux 11 divisions de cavalerie sur les ailes et la garde en arrière. pour la conclusion de la. sur le champ de bataille avaient laborieux travaux et aux savantes les Cependant été loin de répondre conceptions qui vivement journée perte et il cin- la nouvelle de cette précédé les dispositions la victoire avait failli nous échapper notre disputée. qui se précipite il reéule et se met en retraite. 199 colonne avec Macdonald en tête. en effet. Napoléon la poursuite de l'archiduc qui faisait sa retraite par la route de Bohême. était presque avaient restait quante Après encore mille avoir prince hommes. Bientôt des qui fut accepté à Vienne. s'ouvrirent négociations d'Autriche. mille hommes. aussi grande que celle des Autrichiens. Le 12. Du haut des remde la ville l'immense de parts et des édifices population Vienne résultats aux assista à la défaite de son armée. déconcerta et. un grand nombre d'équià son mouvement et vengea coalition. champ de bataille vingt-cinq quarante pages. Rien pendant que cent bouches à feu éclairaient ne résiste s'opposer devant cette masse terrible. offensif: en vain Charles veut poussé par Masséna et par Davoust sur qui reprend Essling.

les Anglais faisaient leur expédition en Belgique. Hofer lui-même à Milan. d'abdiquer. tion espagnole se rallumait. Cet évèet lui fit mettre froideur restituele Direcelle était de l'armée avait fini forcés de rentrer dans la cour de Rome était en longtemps. Dans le Tyrol. rentrée dans l'opposition européenne contre-révolution- . qui régna sous le nom de Charles nement de la Suède changea les dispositions bas les armes. au nom des maux de la patrie. (1809) le Tyrol résistait la Suède avait repris les toujours. déchéance. dre ses plus belles provinces. se leurs villages. de mettre fin à une lutte qui déjà lui avait fait peril demeura inflexible. s'y étaient pas mis fin à l'insurrecdes forces sans s'affaiy envoyer avec les révoltés. les états-généraux sa proclamèrent Quelques jours après. et cette diversion être avantapouvait côté. le Pape venait de rompre avec Napoléon. négocier refusés. de sa personne. fut pris. où il fut jugé et fusillé. mais ceux-ci n'avait il chargea l'armée d'Italie de les ce qui ne tarda pas d'être fait. Alors. son oncle. Ceux qui résissoumettre. Vainement on le supplia. conduit prisonnier Chevalier de toutes les coalitions contre la France. l'insurrecarmes. les chefs mis dans l'alternative de qui l'avaient céderaux vœux de la nation ou de cesser de régner. le 13 mai. Depuis avec la France: elle avait espéré vainement qu'on rait au domaine les provinces que ecclésiastique toire avait réunies à la République et cisalpine.200 RÉVOLUTION FRANÇAISE. le roi virent de Suède son peuple et son arpar mécontenter mée. ne pouvant avait voulu blir. s'emparèet le forcèrent rent. et appelèrent au trône le duc de Sundermanie. XIII. Napoléon. chassés par les neiges. Alors. les évènements trompèrent ses espé- l'armistice tion. taient encore dans les montagnes. geuse à l'Autriche rances.

les villes. la lutte de Camérino. et pénétra en Portugal par la route de Chavès il trouva les villages abandonnés. pliaient sans avantages pour tat décisif pour nos armes. soit à cause de la nature du sol. nous et que l'ennemi vegarder les points que nait nous disputer. Anglais. De 1807 à 1808. EMPIRE. restaient ardente s'emparaient soumettaient les populations de diviser nos forces. etc. en chassant devant il il lui de la Romana.. se dirigeantsur Santiagoavec vingt-cinq Oporto par Vigo et Tuy. l'ennemi.(1809) naire. et exclût il donna sans résultat. Soult avait reçu de l'EmpeAprès la conquête reur l'ordre de chasser les Anglais du Portugal. vous des émissaires entrât dans anglais. les campagnes désertes. mais aussi sans résul- dispositions nous possédions avions de la Galice. pour toute réponse. forts. de le traverser essaya vainement près de son embouchure le point où il fallait aborder étant gardé par l'ennemi remonta les bandes la rivière jusqu'à l'Orenze. Nos armées mais d'Urbin. des montagnes. il arriva. Ney et Victor devaient l'appuyer au besoin. devant Chavès mit en déroute l'armée portugaise . pendant qu'il nous fallait combattre pour en conquérir en sorte que dans cette guerre les d'autres les contre-marches et les engagements se multimarches. ses États étaient devenus demanda 201 le rendezque le Pape de ses États les Napoléon le système continental. qui fiet terdes Conde la à continuait. de mille hommes. soit à cause des indomptables. lui enleva naça de ses foudres Napoléon. traints guerre. Après des négociations l'ordre au général Miollis d'occuper le Pape le meRome. le 28 janvier. d'Italie. les légations d'Ancône rent partie du royaume Dans la Péninsule rible. Après une marche lente à travers difficiles et un temps affreux. dont il s'empara. Arrivé sur le Minho. Il était parti. le par des chemins 10 mars.

elles retenon se rendit en foule dans les églises: bataille. anglais. De Chavès. (1809) et força la ville à se rendre. et l'insur des ouvrages vestit. Après un combat sanglant nemi fut rejeté sur le Douro ou dans la mer. faire expier. joindre à ses troupes. ce et de menaces d imprécations 29. cette journée. en battant près MeI armée espaet en poussant dellin. jusqu'à Almandraléjo gnole sous les ordres persait à Ciudad-Réal Soult resta environ de Cuesta. leur rent fiance il marcha ensuite Soult ne tarda barbarie pas de leur et leur folle con- sur Oporto. des munitions furent les de toute de trophées espèce. contre les Français. qui ne les empêcha dans les rues. Deux des Français chemin dans jours la seconde qui mit entre ville du Portugal et leur les mains ouvrit un Victor avait les provinces du nord. qui. tandis Sébastiani dis- un mois immobile à Oporto. s'occupant . du général sous les ordres tégeait une armée nombreuse Freice. Des milliers de paysans armés étaient venus se d'en venir aux mains. Plus de vingt mille hommes tués tirent de nombreux magasins. et quarante détachés et étendus hommes armés réunis dans son enceinte sous les ordres de à négocier. de s'emparer pas. le maréchal mis la frontière du sud à découvert. et la ville sacblessés ou noyés cagée. Soult demanda l'évêque la Pendant la nuit qui précéda les Portugais s'y refusèrent. mais la défendaient. victoire. Deux cents pièces de canon montées mille en avant de la ville. et prenant la modération de son état-major. l'ende la ville. Soult se porta sur Braga. l'armée que de la Manche. et éluavec les officiers le massacrèrent à sa place un officier Anglais. y arriva le 27.202 RÉVOLUTION FRANÇAISE. impatientes de leur général pour une perfidie. qui le défendait. le lendemain. que prooù il laissa une garnison. trente bâtiments avant cette des tentes. à Calho da Este.

l'ennemi. Suchet doublement cet éche« de nos Cependant répara armes sur le général gagnées espagnol par deux victoires le 15 5 juin sous les murs de Sarragosse. ainsi d'appuyer gés. à Belchitte. dans leur expédition. défaut d'ensemble battre. bria. lord l'ordre Anglais. plus qu'à le passage n'ayant pas de se retirer. l'un sur Menforte dans une direction furent tendirent heureux à la poursuite de la Romana et l'autre sur Vigo Ni l'un ni l'autre ne opposée. Après avoir inutilement Soult retourna. Au lieu que Soult les en avait char- l'un à guerleur temps Ney et Victor avaient perdu et l'autre à s'arrêter à Mérida. marchaient Averti trop ne songea par Vizas. et pour se trouver en position d'agir de passer le Soto-Major Ney. le 17. Pendant d'Arthur après ce temps. à Sona pour réorganiser ses avec les autres au pont de pas. Beresford. ils marchèrent. combattre pour s'ouvrir il parvint à contenir queue. tandis que seize mille Portugais. Douro à Lomégo. il fallut en en tète et en à Orense contre Assailli et arriva expédition aux obstacles qu'elle seconde le eut à com- de ses opérations. pour recouvrer passant Oporto. en essayant . et par Coïmbre commandés par le pour traverser avaient Anglais surpris une retraite. bon ordre (18 mai). Blake. pendant trois semaines. où il le défit complètement. mais déjà du Douro. Tel fut le résultat de cette résultat dû. qu'au son mouvement. £03 vingtdéWellesley. d'où il s'avança jusqu'à Zamorra troupes armées. moins Portugal. Soult se joignit au corps de Ney à Lugo conAprès s'être certés pour opérer un mouvement en Galice. royer dans les Asturies.(1809) à rétablir six mille barquèrent mouvement Aveiro. Soult tard. la première et la seconde. dans sous cette empire. ville. ou plutôt ils ne s'enla Romana poursuivi le 24 juin. forces les suffisantes. ils se mirent en les ordres Dix jours h Lisbonne.

de revenir sur ses pas. cent dix-huit avec une variété d'autres fournitures quatre mille havresacs. U 1. Après cette équipée dans résolut d'entrer en Espagne. quarante mille aunes de toile. . ce fut encore elle les coalitions n'avait de la Péninsule. retira à Astorga. hommes mandement une nouvelle armée d'infanterie et de huit de quarante-cinq dont mille cavaliers mille le com- fut confié au général Cuesta. (1809) un corps qui commandait par Murillo. et en chasser Joseph. 51 canon. » trop grande pour en faire l'énumération on était parvenu à former. Estramadure. sent chassée.£04 RÉVOLUTION FRANÇAISE. bottes. l'Angleterre aidant. en Ainsi. avait fait passer aux armées espagnoles (outre deux millions de camde livres sterling) cent cinquante pièces d'artillerie deux cent mille fusils. Celui-ci se concerta et tous deux convinrent avec Arthur d'opérer Wellesley. l'Angleterre guerre qui ne devait finir avait armé et payé toutes Arthur le Portugal. de guerre. elle la guerre. quinze mille barils de poudre trois soixante-douze mille habillements complets. soixante-dix-neuf millions de balles de plomb. pour recouvrer la capitale de l'Espagne Histoire de ta guerre d'Espagne et du Portugal. dit un historien anglais. mille piques. Bien que nos armes pas cessé Vellesley l'en eus- d'y souffler une C'était elle qui qu avec l'Empire. soixantepagne avec leurs munitions. Pugo. depuis le commencement le colonel sir Jones. vingt-trois dix mille sabres. à l'insurrection des subsides qui fournit de « Dans l'espace de douze mois. Alors se voyant et hérissé d'insurrections. et se il évacua la Galice et même la Corogne fut repoussé et obligé espagnol. mille trente-sept trois paires cent de mille deux cent cinquante mille tentes. cent cinquante-six dix mille paires mille équipements de souliers. cinquanteaunes de drap. seul dans un pays sans ressources et le Ferrol.

s'avancer par la droite du Tage sur Madrid. en avant dans la vallée du Tage. . et que des postes espagnols à Pérales et à Banos couperaient entre les troupes franpar ces passages avec Beresford. devait concourir à garder ces points imet la légion lusitanienne. Deux fois. et s'avança l'ennemi rangé en bataille sur une hauteur imposante. Ces dispositions se mit en marche Wellesley par et effectua. passa l'Alsur Talaveyra de la Reyna il y trouva berge. par un mouvel'attaque. devaient venir les traversant les montagnes. ils devaient. qui commandait à une vallée considérable. l'ennemi en position pour mettre d'être coupé par Soult. jetterait Joseph et Sébastiani leur jonction. ce qui forma une armée opérèrent de quarante mille hommes. sur les derrières et le flanc de l'ennemi.de se Alors. Robert Wilson. pendant que Soult. çaises du nord et celles qu'on devait attaquer. 205 leurs dispositions. et qu'il avait fortifiée par des ouvrages personne. et Sébastiani à Consuegra. en Joseph commandait ses ordres Victor et SébasJourdan. mais Soult était encore fort éloiarriver gné. D'après après avoir réuni leurs forces. nos troupes parvinrent à atteindre la hauteur sur laquelle était appuyée la gauche des Anglais.(1809) empire. tâcherait de s'emparer de Tolède. A la nouvelle de ce mouvement. sa jonctionavecCuesta. le 20 juillet. qui était portèrent sur l'Alberge. ment hardi et rapide. menaçant Aranjuez. l'armée portugaise. ou. Salvatierra. avec quatorze mille Espapendant que le général Vanegas. et il avait écrit qu'il ne pouvait que du 3 au 5 au lieu d'attendre août. agir sur les flancs ou sur les derrières des la communication Francais. gnols. Victor. retirer sur la capitale. ayant sous tiani. sa coopération. se joindre. Joseph prit l'offensive. sous les ordres de sir portants. Il fit commencer de campagne. et Jourdan se Joseph arrêtées.

Bien qu'ils les Anglais. et. dès sur le bruit de la marche de Soult. Il perdait l'armée lord Wellesley fût venu avec son armée Napoléon. MM. titre de duc de Wellington Cependan n'eussent fait lington. gré l'avis contraire sur toute la ligne. Cependant gées d'en descendre. malse décida à livrer une bataille deJourdan. l'attaque Suspendue mais sans plus de succès. les Frantre. gal. en Belgique ils ne recueillaient ils avaient A la fin de juillet de la honte de leur entreprise. et prirent. Joseph. laissa battre au pont de l'Arzobispo. il se hâta de de Cuesta qu'il son entrée à Placencia qu'il apprit sa retraite le Tage. de vivres que sir manque hors de était trop avisé pour s'aventurer Arthur Wellesley d'avoir su très-heureux sa position.. que conserver comme vainqueurs. dit le colonel sir Jones. les Anglais se leur position. France. Victor devant en laissant réserves. eût si le roi Joseph de guerre. après plusieurs et rentra dans le Portude en été au lieu de s'a- que des succès douque les Anglais n'obtenaient que teux dans la Péninsule. qu'il devait s'estimer reçut à cette occasion le garder. désastreux engagements et. Alors. couvrant repasser il arriva. sur le champ de bataille. » C'est-à-dire était extrême. et des pertes égales de part et d'aucombat de cinq heures.106 •ÉVOLUTION FKA. et. prisonnier moins vancer et eût impatient sur Talaveyra. Quoi qu'il en soit. Wellesley Welde Talaveyra. Tandis . s'ils « furent incapaconsidérèrent s'ils restèrent imbles de poursuivre leur victoire éclatante. reprise le lendemain. le 28. çais couchèrent Joseph regagna Madrid avec ses position derrière l'Alberge. se mit en retraite. deux fois elles furent obli- fut p ndant la nuit. Après un et ordonna d'attaquer générale. que le mobiles à Talaveyra. c'est. continué de reculer. à Badajoz. on se sépara sans résultat décisif. selon une expression anglaise. (1809) mais. essoufflées et sans ordre.

quoique nombreuses. 207 armé et équipé lord Chatam. nale. essaya de se venger. Cette grande aravait été chargé de conduire. qui se rendit A cette nouvelle. avant Cependant. l'Autriche en armant la main contre Napoléon . on fit partir les dépôts et la gendarmerie couvrirent quelques jours cent mille hommes Cependant d'élite. comme le colonel le fort sir Jones. « ce pistolet chargé ou plutôt de détruire Anvers. mada à grands frais une flotte qu'un frère de Pitt. enfin à Wagram par Napoléon. et en la Belgique. il y août. et investi Flessingue. Walcheren. plus dit pris le 15 cents millions. Jean.(4809) empire. avait débarqué dans Walcheren. et découragées. de cent mille hommes. d'attaquer » a dit Napoléon mais il était trop au cœur de l'Angleterre. et n'avait pris part qu'à la retraite. cette ville Il fallut donc mise sur un pied de défense en retraite et même évacuer de cette un formidable. D'ailleurs. par la lâcheté de sa' garnison. prince Battues sur tous les points. à quatre pendant lieues l'ac- de signer son humiliation. ses armées. n'étaient plus d'attaquer. en mesure par le Dalmatie en Italie en Pologne en par Poniatowski. Tel fut le résultat faire éclater avoir en France elle ne servit qu'à expédition de ces mouvements dont elle semblait 1792. elles étaient par Marmont. et qui portait qui avait coûtéeinq « une armée superbe. de colère et d'indignation eut en France une explosion on mobilisa la garde natiotous les départements se levèrent. de Batz. mille hommes campé avec ses dix-huit du champ de bataille. à tel point qu'à Wagram divisées l'archiduc Eugène. de tortue. tard. perdu le secret depuis Alors l'Autriche se détermina à faire la paix. dans le but remontèrent les Anglais l'Escaut. s'occupait. y était resté immobile tion. dans s'était battre Pendant l'île vieux que lord Chatam. à prendre des bouillons et malade.

sur trouva femme. de la fille adoptive de mon vertueux Quoi 1 votre cœur est ouvert à des père. qui m'a mis les armes à la main. fut jugé et condamné fatal serva jusqu'au moment Il ne fit aucun son calme aveu et conAret sa fermeté. ordonna fait l'avais ni l'autre. et en devenant un assassin. c'est l'intime Personne. Napoléon Staps. Napoléon pasde ligne. sentiments si doux. Vous que vous faites a poussé à ce crime? qu'en vous tuant je rendrai le plus grand service à mon pays et à l'Europe. lui dit-il. m'en sauriez-vous gré?– Je ne vous en tuerais pas moins. dans la cour sait la revue de quelques régiments Un étudiant. lui de la foule et s'avança vers il s'expliquait et comme lui dit de s'adresser au géle fit arrêter. dit Corvisart. ou vous êtes malade. tuer? Qui vous conviction Napoléon. « -Que Parce de' portrait fit venir le jeune homme en sa prévenu. On -Il- de son insistance. Je vous se porte bien. Ni l'un. du château de Schœnbrunn. sur vous ? – Celui de ma meilleure amie. . de tâter « Monsieur » Napoléon fit appeler Corvisart et lui ce qu'ayant le pouls du jeune Staps. « Si je vous faisais grâce. Pourquoi le malheur vouliez-vous me de mon pays. Vous êtes fou. » reprit fut stupéfait Napoléon Staps avec une sorte de satisfaction. lui.208 RÉVOLUTION FRANÇAISE. bien dit. (1809) d'un C'était le 13 octobre jeune fanatique. qui. » le jeune Staps Traduit devant une commission militaire à mort. c'est un devoir. Un crime n'est donc rien pour vous? – Vous tuer n'est trouvé Quel fest ce portrait pas un crime. nommé Frédéric âgé de dix-huit ans. faire de votre couteau ? lui vouliez-vous tuer. pas craint J'ai cédé à une voix plus forte que celle de ma tendresse. néral Rapp. sortit à lui parler. jeune homme. vous n'avez les êtres que vous aimez? de perdre d'affliger. en demandant assez mal en français. surpris un couteau de cuisine et un présence demanda-t-il.

et une partie les pays de Saltzde la Haute-Autri- rivé au lieu che la Carniole. qu'à l'immense les négociations. Cracovie et la Gallicie occidentale. le comté du Rhin. trois en y souscrivant. à Vienne. Montefalcone. le cercle de Willach. moins à sa victoire de Waaccroissement de ses forces pendant gram. l'Autriche céda aux souverains bourg. de l'Autriche la Russie. à de la Gallicie orientale. il s'écria « Vive la liberté vive l'Allemagne 1 » et il tomba sous les balles. et il fallait que l'Autriche en eût bien peur ou qu'elle sée. reçut encore à Vienne sa Prusse.(1809) empire. conservé une arrière-pende pour s'être imposé des sacrifices qui la privaient millions et demi de sujets. en Portugal et en Italie. l'Autriche. Napoléon campagne dut le résultat qui la couronna. la paix fut enfin signée Après trois mois de négociations. Par ce traité du 14 octobre. VM finit cette mémorable . paya quatre-vingtde contributions de guerre. dit Bourrienne. Trieste. de la confédération de Berchtolsgaden à la France. de Goritz. ments survenus et à survenir en Espagne. couDaient toutes ses comeût. Après remparts. en outre. à partir du point où cette rivière sort de la Carniole jusqu'à la frontière de la Bosnie elle abandonna au duché de Varsovie. adhéra au système continental. part de celles de « pour avoir tenu sous les armes. cette partie Ainsi. une de 1809. et s'engagea cinq millions à n'avoir sur pied que cent cinquante mille hommes. un corps d'observation de trente mille hommes. et tous les pays situés à la droite de la Save. retourner Ainsi avoir fait ses adieux quitta à Vienne la capitale en faisant sauter ses pour Napoléon à Paris. g09 du supplice. puissance de la qui avait eu à Tilsitt une part des dépouilles son alliée. qui trèsaurait marché contre Napoléon s'il eût été probablement » L'Autriche battu. tous les changereconnut.

ne voyait plus que les rois. et Nalafautedele laisser Austerlitz. sûr » le nouveau que le résultat devait me les ramener infaillible- rôle que Napoléon s'était imposé mais tandis que les rois dont il recherchait l'alliance semde ses vœux. aux jours Aussi se la reprocha-t-il même après Wagram. passagers peu des murmures je m'inquiélais bien ment. scène. d'arbitrer nous. Mais dans sa pensée de Hongrie d'Autriche. il restait encore à cet empire assez de forces pour se relever. pour mieux le perdre. préparer la fusion ainsi que j'avais opéré péens. (1809) munications avec la mer. Il avait appris par expérience et il n'aurait de l'Autriche. Il est populaire près des rois. elle à ne plus compdû traiter avec des trois couronnes préalable que sous la séparation et de Bohême. ter sur l'alliance de l'adversité. me rendre être sans perdre auprès des peuples.après en commit une plus grande encore en agissant de subsister. blaient. avec lui une lutte où il devait finir par succomber. tout désarmé qu'il était. vrai que ce ne pouvait mais j'étais tout-puissant et peu timide je le sentais bien des peuples. qui avait commis. aller au-devant à leur tour les peuples de la qu'il avait fait disparaître pas tarder pour d'y rentrer. poléon. ne devaient engager Tel était . J'ambitionnais il me fallait peuples et dés rois eurodes grands intérêts celle des partis au milieu de un jour la grande cause des donc me créer des titres au- au milieu d'eux. « Je vouNapoléon dynastique. a-t-il dit. et l'entamaient sur le Danube et sur les Alpes noriques.210 RÉVOLUTION FRANÇAISE. lais. Cependant.

out Né humble et obscur. la Russie. républidu etc. de Francfort. tômes tème de Fuente-di-Onor. – Masséna Retraite devant les de Wellington. – Prise de Valence. de 1810 et de 18tl Cadix. Dernière de la Suède là France la Son à Witn». de l'Andalousie Conquête brillante de six cents de la caprisonniers de Portugal. fondations. de décadence. de Napoléon avec Marie-Louise. l'avait conçu et réalisé. lui comme devant one pmssaace inconnue. la Russie. pitulation de Campagnes Victor devant Bayïen. dans séjour La guerre Ultimatum cette est Napoléon à l'empereur pour Alexandre ee que le génie d'an seul homme et réaliser. et de la Russie. gonte. 211 CHAPITRE VIII. et l'Autriche. Provinces des milique Valais espagnoles régies par gouvernements taires royal indépendants. après avoir s/ tout subjugué. – Son Traité Traité de de la France entre la France avec Vains Départ ambassade efforts de rapprochement entre la France avec et la continental. lignes – Prise de Tortose. Siège et prise – Bataillé Situation extérieure et intérieure de l'Empire. devait s'arrêter. de Suède. la Russie. dans une révolution. de la patï de Vienne.qui.(f809) wii>iRE. Divorce de Napoléon avec Joséphine. Armements de Napoléon pour Dresde. Réunion à Mariage de là de des de la villes anséàtlques. éviter guerre. étonnée. expédition de Torrès-Vedras. Naissance et baptême du roi de Rome. déclarée. avec la Russie. Rupture Traité de la Turquie Napoléon. il s'était élancé. Paix But de de ville. Pareil à devant . de Tarragone. Cnnsécfueitces – Portrait de* cette princesse. par Soult. – Création – Nouvelles du grand-duché prince sor tous les points de travaux grands en Espagne. Action – Trofsième de – Bataille – Lérida. Triomphe Détresse de l'Angleterre. l'Empire Hollande. et de la Russie. de Sa– Sympdu sysPrusse. i'Oldembourg. du fond de son ile. Bernadotte l'Empire. moins de quinze ans. en peut concevoir Napoléon. lt renversé.

au tant rêvé par les philosophes. craignît il résolut rité qu'il C'était de chercher dans une nouvelle alliance une posténe pouvait de Joséphine. il éprouvait comme ce vague ennui naient. Avec son sysdesquelles il avait résolu ce grand problème de monarfédératif. sirs. de cette puissance grandeur. par l'éclat de leur présence.21 2 RÉVOLUTION FRANÇAISE. nastique. d'où il pouvait embrasser d'un regard le monde entier. (1809) il avait grandi dans l'aigle dont il avait adopté l'emblême. il ne pouvait dytant de leur durée. d'efforts? cette suite de guerres continuelles qu'on lui suscitait d'autre but que de le renverser. et avec lui cet empire qu'il « Ils se sont tous donné avait fondé. disait-il pas le premier. créé un empire. qui l'environqui suit l'ambiIl de l'avenir. soit qu'il de le laisser après lui livré à des ambitions rivales. allait et de résignation. plus attendre à la fin de 1809. rendez-vous sur ma mais c'est à qui n'y viendra tombe. grand avait Un que n'avait . tion satisfaite et que fait naitre l'incertitude de cette avait nastie. de Bavière et de Wurtemberg. au retour de la campagne de Tandis que Paris se livrait aux fêtes et aux plaiWagram. il s'était élevé à ces hauteurs la région des tempêtes. à la splendeur de la cour impériale. une femme. universelle mais. que les rois de Saxe. soit qu'il voulût le consolider à jamais. fondé une'dynastie mais cette dycet empire lui survivraient-ils? Où était la garantie l'héritier et conserver D'un autre son œuvre qui devait continuer cet édifice qu'il avait élevé avec se dissimuler côté. après avoir vu le monde d'humilité exemple laissé soupçonner à Joséphine à ses pieds. suprême. de remercier le héros qui les avait élevés au rang empressés venaient assister à son lever. lui donner un Déjà Napoléon la séparation qu'il méditait. » Or. sortie du peuple pour devenir impératrice. et ajoutaient. et au-delà tème chie sein il n'y a plus que l'infini.

Cependant. . 215 soir. de l'état civil de « La politique de de mes peuples. assemblée de tous les rois. veulent guidé toutes à des enfants. dans le cabinet de l'Empereur. et élégants. de vivre assez pour élever. son sacrifice avec Joséphine envisagea et se résigna à un malheur sans remède. résistible. n'était mais elle était belle Joséphine pas régulièrement de douceur et de bonté. ses mouvements Il y eut. mes actions. courage. qu'il fut sensible pour elle lui avait gagné les cœurs et conle sacrifice fut aussi pénible pour lui elle. années. il après un repas des plus tristes et des plus silencieux. elle n'avait point été au-dessous abandon souples fortune. je puis concevoir riage. ma monarchie. par lettres closes. l'intérêt et le besoin dit-il. associée à ses hautes desCompagne de sa merveilleuse tinées. depuis plusieurs des enfants de mon mariage d'avoir c'est épouse l'impératrice Joséphine crifier l'espérance bien-aimée les plus douces affections de notre maque le bien de l'État.(1809) EMPIRE. et des dignitaires de l'Empire. le 15 décembre. Aussi. Napoléon y avait appelé. qui ont constamment moi je laisse qu'après ce trône pour mes peuples. l'archi-chancelier et le secrétaire (Cambacérès) la maison impériale (le comte Régnauld). cilié les partis. Amie dévouée. Ma bien-aimée épouse a embelli quinze ans ce qui me porte à saà n'écouter de mon cœur. dans mon esprit et l'espérance dans ma pensée les enfants qu'il plaira à la Providence de me donner. et à vouloir la dissolution à l'âge de quarante Parvenu ans. pleine de grâce. de Napoléon. son mol Créole. princes et princesses de la famille impériale. héritiers dé mon amour où la Providence j'ai perdu avec ma m'a placé. son humeur avaient un charme irtoujours égale. à neuf heures du soir. son exquise politesse. lui révéla enfin toute sa pensée. Après avoir donné un libre cours à sa douleur.

mais du rang suprême « C'est pour l'Empechères affections. en cou- . » le trahira peut-être gère livrera les secrets de l'État les rese retira à la Malmaison (13) elle emporta Joséphine grets ange du peuple. à donner à notre phine parla ensuite. ambition C'est à qui une Française prenait Je à la nation qu'une étrangère.J^ de ma vie qu'elle conserve elle RÉVOLUTION FBAHÇAIBB. un jour gouvernée d'être France. princesse plus agréable Une étranne puis me défendre de tristes pressentiments. qui de Napoléon. (1809) Je veux » Joséd'impératrice. Encore. une alliance qui. dressa un propès-^verbal. je n'a» reçu que des témoignages Je crois reconet d'amour du peuple français. qui la prive du bonheur » Acte fut donné d'un grand homme. et cher époux la plus grande preuve d'attachement auguste je et de dévouement qui ait jamais été donnée sur ta terre le rang tiens tout de ses bontés c'est sa main qui m'a couronnée. a été couronnée et le titre de ma main. rompu. s'il serait des bourgeoises de Paris annula par confirmée que le mariage Après quelques le lien religieux entre Napodifficultés. léon et Joséphine l'officialité sentence par le PapeJoséphine brisée dans descendit ses plus sans regret. par un sénatus-consulte était dissous. le sénat déet. <* Je me plais. le lendemain. désormais. chercha pour couronner Napoléon. dq haut de ce trône. mais cette le métropolitain. disait-elle. dit-elle. Qui sait où va le porter son lui donnera 1 La dernière une femme. fut condamnée reur que je tremble. par les descendants on de leurs déclarations et à l'Impératrice à l'Empereur 16. l'aimait et la regardait comme le bon Sop premier mariage son œuvre dynastique. d'affection à la dissolution en consentant naître tous ces sentiments au bien de la est un obstacle d'un mariage qui. et. çlara.

ni même avec la raison. se tourna prit l'initiative son choix à son conseil. l'offre faire officiellement jour. qui n'avait pas oublié l'offre faite à Ërfurth. et le prince de la main à Paris. l'extrême jeunesse autrichienne on soulevait des difficultés de la princesse. de Marie-Antoinette fut proposé. 215 achevât cette fusion qu'il son origine révolutionnaire. ni avec la politique. nation. Nasa dignité ni celle de la et de sa mère. à Napoléon. Dès que la jeune princesse elle se regarda Napoléon elle avait l'homme 1 « Les jeux apprit comme grandi qui lui habituels dans avait de son l'inimitié fait tant frère et de ses projetée avec une victime dévouée à que sa famille portait Cependant M. en effet. Ce mariage et sous les mêmes formes et dont le contrat fut adopté pour modèle. de Napoléon Alexandre pour l'empereur qu'il afd'une fait furent d'abord faites à songer à Alexan- fut question l'empereur penchant fectionnait l'avaient véritablement une princesse russe. de la Russie cachaient un que les hésitations soupçonner refus déguisé on prétextait. consis son union de mal'. Le lendemain. Mais la négociation éprouvant en attendant la réponse de retards. pas compromettre de l'empereur la décision du refus. signifia Schwartzemberg de l'archiduchesse conclu et signé conditions que vint Marie-Louise. » Et il demanda ne voulant à attendre du temps. le même celui du côté de l'Autriche. entre sa maison et celles des rois. Napoléon quelques de Russie fit sonder indirectement la légation l'empereur avec l'ambasDéjà l'on s'était entendu On commençait à sadeur M. écrivait Alexandre sont pas toujours d'accord avec mes vœux. sœurs dit elle talent . Il déjà commencée saxonne et de la fille aînée de princesse les vues politiques et le d'Autriche. Ce prince. poléon. Meneval. ne « Les idées de ma mère. de religion. en témoigna une grande joie. Cependant. d'Autriche. Des ouvertures dre.(1810) vrant avait EMPIRE. Schwartzemberg.

Il la rencontra une troupe à la tête à quelques statuettes da laquelle Ils lieues en bois ou Ils avaient au-delà en soin cire. de sa famille. le dépit secret On sut dissimuler. sait éprouver à leur famille le chef redouté contre les elrorts des armées lequel et les foudres du cabinet de Vienne étalent » trichiennes impuissants. naire Il chargea un service signé le 16 février 1810. p. àBrunau. à la politique de leur maison chiennes est d'être sacrifiées L'acte des les orages et de conjurer qui la menacent. après d'honneur. après avoir reçu les adieux de l'Autriche au bruit des cloches et du quitta la capitale entre les mains de Le 16. plus blaient d'outrages. de Soisreprésenla Ogure et l'accafaiau- en ligne de petites rébarbative. à la cour de Vienne. et la plus la lardaient à coups des tourments que ainsi. t. Souvenir* historiques.qui de mettre d'épingles. les mêmes dispositions avoir prescrit que pour le mariage du il alla lui-même à Comavec Marie-Antoinette. Berthier. française. (1810) _L__a ––t-t J~~ -t-: des – princesses autrisachant que le sort résigna. l'archiduchesse et reçut de magnifiques pré- Le 9 mars. sa sœur. et alla au-devant de l'Impépartit incognito ratrice. déroutant convenue. à Vienne. canon. Napoléon envoya en ambassade extraordide Neufchàtel. à la succession Ce mêimpériale. elle fut remise. fut traité avec de cette union Berthier qu'on y éprouvait une distinction sents. et prêta serment. ranger taient la l'armée noire inaccoutumée. me jour. l'acte civil du mariage fut signé. et. représentant venait d'apprendre l'arrivée de Marie-Louise à Napoléon toute l'étiquette Soissons. prince fut pour épouser en son nom l'archiduchesse.) . Marie-Louise 14. d'aller. cérémonie Le l'archevêque religieuse. Le 11 eut lieu la de Vienne officiant. se vengeant t. ( Napoléon et Marie-Louise. selon renonça solennellement. il Aussitôt. l'Empereur. de Compiègne. se fiançailles Berthier. sur ce chef inoffensif. en même temps Caroline. avec la recevoir sur la frontière. 322. l'usage.216 RÉYOLlITIOiV FRANÇAISE. Dauphin de la nouvelle l'arrivée piègne attendre impératrice.

lais. à Paris par le Hâvre.. dans l'enivrement de son bonheur et de sa puissance. Bar-le-Duc. EMPIRE. et revinrent Boulogne. deux ses peuples. le champ libre aux ne quitta point le palais. les deux dinal où le mariage civil fut célébré. 1 11 217 connaître. Saint-Cloud. Le carépoux firent leur entrée solennelle grand-aumônier. CaGand. que l'Impératrice la couronne du sacre la céréfut. été qu'une suite de fêtes et de on célébra le retour des deux époux triomphes par denouvelles A Paris et dans tous les réjouissances publiques. que tous magnifiques signalèrent les poètes. la cour partit pour conjectures. départements. laissant nuit-là. sa jeune épouse à ce qu'il appelait à la fin d'avril ils viside Compiègne partirent Anvers. sur la recommandation vertuèrent à chanter. en remonde Lacken tant l'Escaut. sur le passage portée à dix heures du soir. s'é- Fesch. Se que Henri IV avait agi de la sorte envers Marie de cette dans une pareille circonstance. surprise agréablement s'était Une foule immense quand elle il vint à le 11 du cortège. au des flambeaux. cette cérémonie pendant monie religieuse cette couronne achevée. Dunkerque. reportée déposés. de Fouché. qui arriva à Compiègne et à la lueur bruit des salves d'artillerie rappelant Médicis. Saint-Quentin. Le lendemain. Napoléon. ainsi que le où ils restaient cet évènement.(1810) sons elle fut 1 11. Ostende. . Ce voyage n'avait Rouen. elles se succédèrent pendant plusieurs jours. Après lui avoir formé une maison nombreuse. Berg-op-Zoom. manteau à Notre-Dame impérial. Bruges. Des fêtes Napoléon. Deux jours après (1er avril). trois jours au château passèrent traversèrent Lille. Flessingue vinrent à Anvers par le North et le Sud-Beveland. voulut montrer Tous tèrent Bade. Dieppe. et l'île de Walcheren reMiddelbourg. à Paris. nuptiale. Napoléon avait ordonné leur donna la bénédiction porterait.

qu'on avait. Depuis vingt ans que la révolution .218 RÉVOLUTION FRANÇAISE. esprits. A publique clairvoyante ses ses desseins et endormir gage trompeur pour couvrir la avait fait ce mariage. (1810) J'incendie qui termina le bal donné par le prince fit une et à l'Impératrice. et dans les sur les places des rassemblements publiques du sacrifice on se plaignait rues. qui affligea Antoinette. qu'ils ont ourdi ma. divorce n'aurait pas eu lieu. mon m'eût été nécessaire chute Un fils de Joséphine à Sainte Hélène. Ce mariage che. la politique ennemis. On sévit contre ces maniexigé de l'empereur festations. de fleurs qui c'est sous je n'aurais m'a perdu! Après couronna. disait-on. disait Napole défaire. évènement la paix de Vienne et le grand qui la il semblait qu'il n'y avait plus pour Napoléon la conquête du suivre d'Auguste après qu'à l'exemple ou la guerre monde. pouvait politique léon le masque des alliances. Selon elle. « Ils l'ont avoué. de Napoléon le lendemain dans la famille des rois absolus. nette On crut de Louis les fêtes du mariage et de fàcheux pressentiments (14) ne fut populaire voir en Marie-Louise XVI avec saisirent Marietous les ni en France une autre ni en AutriMarie-Antoi- on disait que les princesses d'Autriche avaient toujours à la France on craignait qu'elle ne la trahit porté malheur on regarda comme un piège perfide tendu par la coalition. d'Autriche. l'entrée Vienne. je serais pas mis le pied sur l'anime » encore couvert sur le trône. du sang même. Quant livré la victime que comme de l'opielle fut plus un. à l'Empereur Schwartzemberg de la catastrophe on se souvint triste diversion à ces fètcs Cependant. et sous celui de l'amitié. nion mais elles suffisaient en Autriche. il y eut du départ de l'Impératrice. elle n'avait pour révéler l'état à la cour.

« Il fallut. il ne fit qu'obéir contre fatale qui devait faire tomber à ses pieds on soulever sous laquelle il Venu après la Convention. que tout se pour assurer sa dictature. chaque jour. en effet. ni aux besoins moraux il Né de la guerre. il ne recula devant aucune considération grande assemblée. en cela. et. dit Mignet. au lieu de cela. chacun gênais. à se séparer Oubliant ceux de leurs peuples pour épouser Il Nommais-je un roi. pas temps. ils du grand comme les feudataires empire. de laisser les même des fruits qu'elles lui avaient rapportés. qui les mettais aux diverses commune une impulsion deux eût imprimé . roi par la grâce de Dieu. comme les rois. germer et se développer il ne crut pacificateur comprit pas son rôle de conquérant ni aux grands princides peuples. m'occuper la aussitôt Tous avaient bien de se rendre indépendant. c'était moi qui les en péril. il avait hérité de son énergie. soumit. ses frères comme faits dans quel but et dans et. quel esprit il les avait sur lequel je pouCe n'était pas un lieutenant épidémique. tant le mot est » les étrangers. Si. dans leur semences de civilisation qu'elles avaient déposées ne en repos? Mais Napoléon sein. tout en jouissant mettre l'épée dans le fourreau. loin rois. lui toute l'Europe armes. préférés à moi. comme cette de sa politique de son activité. avait proclamés. manie de se croire adorés. Il n'avait qu'un devait vivre et périr par la guerre. le chef de l'Église ses alliés comme ses ennemis. 2*9 n'était-il les peuples. destinée à sa nature: dominer. pes que la révolution but. tendaient. de plus dont je devais c'était un ennemi vais me reposer mais ses efforts n'étaient pas de me seconder. de se regarder de ses au contraire. a dit de la coalition. de reluiet. ses frères avaient pris leur dignité au sérieux. sitôt il se croyait intérêts et même ceux ausNapoléon. avait fait ses premières inflexible et.(1810) travaillaient EMPIRE.

l'Europe jouirait tème nouveau Placée entre » la France froissée dans également était devenue. tout se fût abaissé devant nous. le 9. abdiqua perdrez Quand rien.220 «ÉVOLUTION FRANÇAISE. Mais Louis n'en qu'il méditait de s'allier à l'Angleterre. c'est-à-dire des artères de l'Empire c'était un pas nécesenfin. et un coup mortel vainement de porté à l'Angleterre. sions changé la face du monde. compléter Hollande. Louis esprit . dit-il ensuite à son Hollande à l'Empire. d'ailleurs ce pays était réellement une portion de la France. mais Napoléon la et. dans quelque position que vous placent ma politique et l'intérêt de mon Empire. Murat. grandes saire à la restauration de notre marine. vous paierez N'oubliez jamais. les peuples » qu'après. même ceux envers vous confier. de la Meuse et de l'Escaut. son système de guerre. dit-il. » Après avoir essayé le 3 juillet en faveur de son fils. « Votre royaume frère Louis est une province lui anglaise. mon fils. vous La conduite serez de votre père et la vôtre. que vos premiers devoirs sont envers moi. chandises et l'Angleterre. animés du même que je afflige sa dette mon cœur. de commerce. Joseph. grand.. mais sous aucun prétexte la France ne souffrira dit-il que la Hollande se sépare de la cause continentale. la Hollande était ses intérêts et elle commerciaux. Napoléon envoya des troupes pour occuper la « C'était. un entrepôt de mar- à son Napoléon en fit de vifs reproches anglaises. vous n'y résister. « Venez. tint pas compte. réunit rejeta cette abdication. n'était que l'allupuisqu'il vion du Rhin. vos seconds envers la France tous vos autres devoirs. (1M0) masses que je leur avais confiées. neveu le grand-duc de Berg. nous eussions marché nous d'un eussys- jusqu'aux pôles. à cause de ses besoins. ne viennent pourrais étaient Jérôme. je serai votre père. et pendant de politique.

prodigue dans sa Westphalie. de prince héréditaire Il demanda Suède. de l'Ebre. etc. l'Empereur avait d'armes. a entendu créer un ples un grand dignitaire roi qui ne cesserait » Murat se soumit. dans son.. ce qui enlevait à la Westphalie cinq cent mille ames. fit de achever de séparer cer tous les Français des provinces des gouvernements inespagnoles sous les ordres de ses généraux.JI Roi d'un pays ~<–~ et chargé de vingt d'indépendance. pour tous ses compagnons le choix de la Suède. y avec les ajouta toutes les côtes depuis l'Ems jusqu'à l'Elbe'. à Napoléon des lettres d'émancipation. les tout villes le duché de Brème. s'avisa également ses intérêts de ceux de la France. loin de contredire rendu à l'armée française dans les rangs de lad'hommage C'est-à-dire pauté beck. pour la réunion à la France de la rive gauche disait-il. d'Aremberg. villes anséatiques. A l'exemple de Louis. lui dit-il. et peut-être aussi du pays jusqu'au Douro. par les états-généraux. pauvre millions de dotations. pas d'être Français. une partie du uuché de Berg. et frivole. en plaçant à Nagrand feudataire: de l'Empire. ta princide Lu- une vieille amitié le duché d'Oidembourg. dépendants XIII sur 1$ Après la révolution qui avait mis Charles trône de Suède. royaume de Naples. suivi à se faire naturaliser qui l'avaient lui rappela rudement ses devoirs de Napolitains. Napoléon. la plupart pour de pacifier l'Espagne. qui était une sorte et. de Salm. (1810) 221 ~t~~w~~A~ T~ __1 . Napoléon. .EMPIRE. Bien qu'il ne fût pas très-content de ce prince. de Hambourg. Napoléon « La France. en réunissant la Hollande à l'Empire. et voulut forMurat. ce prince ayant perdu son fils. Joseph méditait de se lier à l'Angleterre préparer. vivait maJérôme. Bernadotte avait été élu. et ne répondait aux gnifiquement remontrances de l'Empereur d'abdique par des menaces cation.

de l'Empire. et la réunion sur le continent. dit-il à Bernadotte. le 12 déexposé présenté la commonicatioR ouvrent pour un sans quitter à Anvers. ne sera pas un moindre si important pour le commerce. titre sous de son nouveau déclara la guerre s'étendre Celui-ci le nom de à l'Angle- la Suède le système continental. achevé.222 ^1-unlin aIIa *fA«%nît queue elle venait donc ta couronne REVOLUTION FRANÇAISE. seront à plusieurs peuplées départements. des landes. liTi » à votre fortune. de l'accepter. et vous com- choisir dftVl/licîi* un l'Ai roi. due et à la puissance et de travaux vait son système qui devaient d'organisation était la face. il lui donna généreusement Napoléon en Suède d'une lions de son trésor pour qu'il pût arriver manière convenable possession Bientôt au alla prendre Charles-Jean. J'avais enfin c'est votre épée qui vous fait roi. vous le savez. n'ont et les mers du centre et du midi. sions par du prince du Valais. bienfait pour l'agriculture égales en superficie et fertilisées. ministre cembre de l'intérieur 1809 dans un au corps législatif. les fleuves entre les fleuves et les mers du nord de l'Empire. terre. Déjà le canal de Saint-Quentin en changer disait le « Deux lieues d'un souterrain imposant. je vous perun autre désir. que ce n'est pas à moi à m opposer deux milfit plus. et près de huit lieues cessé de travailler de cette voie nouvelle ouverte au Rhin et à la Meuse. il (1810) mets mais prenez 3 «Tt*i tl « fYïf Ou Vftll'ft vous llfTl'lS offre il V l'agréa. semblait Ainsi l'influence française et admit Napoléon compléta la création du grand-duché Eugène. de Suède. . leurs eaux réunies faire arriver Ce canal. sont exécutées instant le sol de la France actuelle. rang qu'il allait occuper. Sept mille ouvriers au canal du nord. Pendant le système de Francfort chaque jour de ses possesen faveur à l'Empire de la république Napoléon ajoutait encore à l'étenqu'à l'extérieur il poursuià 1 intérieur.

abandonnés par l'ancien à Dunkerque. Le port de Marseille offre un Le port à des vaisseaux de Cette a été de liaut-bord. les qui traversent AI ennins. cette année. entre l'Yonne et Saint-Florentin. il a donné asyle approfondi. dépensés en 1809 au canal Napoléon. à en créer anciennes. Déjà la navigation lieu de Dôle à Dijon. Partout les projets qui tendent à améliorer les navigations à les prolonger. de recevoir la plus grande a impulsion. Ce canal sera mis en communication avec la Seine par celui de Bourgogne. facile. on travaille aujourd'hui entre Dijon et le pont de Pany. jamais été. de nouvelles. Marseille. ont été entrepris ou suivis avec activité. et l'écluse à la mer s'élève au-dessus de ses fondations. ceux de Cherun immense bourg offrent déjà à l'œil étonné port creusé dans le roc des revêtements de granit donnent au port et à ses quais extérieurs deur et de durée. une écluse octogone près terminée qui doit dessécher des terrains et assurer une navigation précieux. sur la Somme. plus facile qu'il n'a mouillage du Simplon. celles dans tous les sens les Alpes. . Anvers. prochains aussi beaux des bords que faciles conduisent du Tanaro et du Pô aux Les grands les plus de la Méditerranée. d'Alexandrie rivages Des chemins à Savone. paraîtront baignées par les mêmes eaux. Les travaux ont fait de grands progrès. maritimes travaux. Les routes du Mont-Cenis. le caractère L'écluse le plus imposant de chasse du Hâvre de granest à pe. £25 conquêtes paisibles tôt et nos richesses été utilement de l'industrie. ou de degré d'avancement perfection. a été achevée Le bassin d'Anvers est creusé dans toute sa partie antérieure. et notre elles augmenteront bienDeux millions ont prospérité. Plusieurs écluses sur la Seine. sur l'Aube. Cologne. qui unit le Rhône au Rhin. dont les viennent gouvernement. importantes ont été achevées en 1809. les ont reçu un nouveau yrénées.(1810j EMPIBE.

celui de Saint-Michel a été débarrassé des maisons Les quais Napoléon et: du Louvre ont qui l'obstruaient. assises qui à la barrière les dernières dè Neuilly. ponts de Bezons. pléter sa réunion avec les Tuileries.2i" ~tt~MA~~to dessèchements ~1o RÉVOLUTION FRANÇAISE. Quarante- . les habitants mêmes de cette cité. il sera digne d'une pierre pour la dureté et pour le grain. été terminés. la fontaine des Innocents. où sera achevé le magnifique édifice qui lui qu'au moment est destiné. viennent d'être été rétabli. ont déjà devient chaque jour plus d'un de ces la métropole de Rn"nnir Bourgoin. déjà elle jouit d'une partie ficence des que doit lui amener le canal de la Villette. d'être par ses monuments. de stériles marais. Sèvres. et qui déjà s'élève au-dessus du sol le Temple de sement la Gloire d'ouvriers occupe un grand nombre de sa noble destination. attendent. jusmais convenable. nn"v rin l`nfnnfin ceux de Cotentin. par ses progrès. celui se restaure. ~in (18iO) Rnn~ninwi de Rochefort. terminé. un établisments a reçu la Bourse. de l'Étoile la corecevront les voûtes de l'arc-de-triomphe lonne teur. dans l'histoire les rain. se grouempires autour desquels tout ce qui fut contempotemps. changé en terres fertiles digne. Paris des pe. au plus beau marbre. riers jusqu'à la moitié de sa haude bronzes qui éterniseront les faits d'armes de nos guerréunit le goût et la magnil'arc du Carrousel. d'Austerlitz est revêtue. le Louvre dans la de nouvelles beautés développe la galerie qui doit commarche rapide de sa restauration étonne. Quatre massifs revêtus égale. A ses abords. commencés de Choisy. provisoire. des arches. sur de grands et beaux alignele port de la Rapée s'exécute des greniers d'abondance sont fondés. celui d'Iéna dépasse l'esplanade des Invalides. de Charenton Dans de a celui de Saint-Cloud son inté- lebeau pont d'Iéna a été conduit jusqu'à la naissance rieur. des créations aussi belles qu'elles eaux de l'Ourcq le bassin offrent à la capitale sont utiles.

la chapelle de Suède Quant à la religion qui est celle de l'Empereur. la famille elle a été. qu'ils exerçaient leur culte leur église a été reconnue. de et de l'immense des Français. à leur entretien a asl'Empereur suré ainsi se guéiira peu à peu une des plus hideuses plaies des États policés. l'État. et. rien n'est guent. les réd'utiles compenses. temple. Le cadastre se poursuit. décernés. L'Uniest entrée en fonctions les académies se les lycées continuent s'établissent. de la contribution avec les Les religions chrétiennes fondées sur la morale de produits. le nombre Les luthériens s'élève du Saint-Antoine.. Le Muséum d'histoire naturelle quise distindécennaux vont être a été agrandi. de et à celle sujets à l'École Polytechnique de Saint-Cyr. Tous les genres d'encouragements sont donnés aux sciences. ainsi les mœurs publiques et l'industrie d'un travail profiteront au malheur et à la dépravation qui arrachera tant d'êtres en apparence. condamnés. ~~t At . faubourg six mille. fournir de nombreux à ne pouvoir s'y soustraire. des arts travaux confiés aux artistes Les prix négligé. aux lettres et aux arts les honneurs.L. l'Évangile. sont toutes utiles dont de à la société. Une école de théologie calviniste a été établie à Montauban.(~ 81~~ f1L17~Q deux l~a wt~~f)~!tA dépôts de mendicité les fonds nécessaires ~Âr~Atc- EMPIRE.7_ ont été établis. on en recueille les fruits dans la sous-répartition d'un de cantons et de communes grand nombre on ne tardera du système de l'impôt pas à lui devoir l'amélioration générale et la juste proportion foncier. impériale majorité de la part du gouvernement. l'objet des soins les 15 .W. sieurs de ces établissements versité impériale les facultés forment. celui a reçu de nouvelles richesses des par l'acquisition chefs-d'œuvre de la galerie Borghèse. leurs ministres ont été nommés et sont entretenus aux frais de par L'Empereur. Pluont été mis en activité. n'avaient pas à plus de de temps immé- c'était dans morial. V.

autres. séminaires le nombre ont des été aitû inwtllüC formés. difin- terceptaient nements nos communications c'était. soit l'effet Il avait fait de chaque le succès. centre du goucette province. espagnoles se reformaient ficile et couvert comme par enchantement. ne compensaient situde de cette guerre où les avantages pas la Russie. De là. quées. En conséquence. de conquérir de Cadix. dès les premiers Joseph vernement clef de toute . car sa«présence cette unité qui leur et aux opérations au commandement et la mort. aurait imprimé montrer. Déjà d'Ocana avec Soult (19 s'était novembre ouvert l'Andalousie par la victoire de concert 1809). et de s'emparer insurrectionnel. de guérillas qui enlevaient en un mot. » Or.2gg BÊVOLBTIO» --t F* ANC AISE. « Quand je paraîtrai de 1809. compromises. souvent. la guerre. que nous avions à combattre avait dit Naau-delà des Pyrénées. le pays était nos convois.o De nouveaux plus assidus. manquait des résultats entre eux. pas tardé d'éclater mandes expéditions des campagnes indécis. Il avait résolu. le de la session législative poléon à l'ouverture cherchera l Océan pour éviter la honte. (1810) _L~_LJ_ 11. menté. à s y et le léopard continuait n'avait point marché en Espagne. Napoléon eut tort. la léopard épouvanté défaite soit lasde son mariage. édifices du culte réparés. nos cantoninquiétaient comme une Vendée nouvelle dans le midi. il soit les craintes que lui inspirait les sacrifices. les ~na succursales aug- son la guerre de la Péninsule poursuivait Cependant les le terrain cours. pour en assurer militaires autant de gouvernements qu'il avait conprovince les uns des ainsi rendus fiés à ses généraux indépendants n'avaient de graves mésintelligences des divisions. à peine détruites. Il fallait disputer pied à pied. prendre les années villes de vive force. » etc.

Je Six cents pri- espagnoles. l'armée de Victor rejoignirent de l'Andalousie. donna lieu. Soult parvint supérieur véritable l'ordre souveraineté. s'était emparé de l'administration militaire de ce royaume il y établit quelque ordre. passa et la»dispersa ses canons devant même hommes dansl'Estramadure. il marcha au dont Napoléon lui avait donné le province. détenus sur les pond'un mauvais sous navire.(1811) EMPIRE. et arma les Portugais disciplina . Cependant. Cadix. et ses drapeaux. qui n'avait pas même se pourvut. Apprenant était inquiétée par des bandes sorties du et de 1 Estramadure. de garnison. au pendant que Joseph perdait lieu de marcher sur Cadix. en possession sur Malaga. jours sous ses ordres Mortier. sonniers tons. Il refuge. Soult. et quand Victor se présenta pour l'occuper. cette ville. il la trouva à l'abri de toute surprise. Wellington y était resté dans l'inaction ne voulant rien tenter en Espagne avant de s'être assuré un Il se prépara néanmoins à y recevoir Masséna. Puis qui se rendit le 11 mars 1811. anglaises sur le rivage. à une action brillante dans la rade. que l'Andalousie de la Murcie Portugal. poussa Sébastiani avec vingt mille après onze jours armée espagnole mille vestir hommes. de siège. devant Séville mais empara. du temps à y faire le roi. 227 de janvier 1810. le Portugal. reçut d'envahir et à s'en faire une Masséna Depuis huit mois. laissa Victor et se jeta lui Il prit lui avoir et le feu de l'ennemi. la Guadiana après Olivenza joignit une pris huit il alla in- Badajoz. traversèrent. en peu de temps. franchi les défilés il arriva il pétait Victor mis en mouvement. s'emparèrent les escadres et espagnoles. des Français devant cette place l'apparition 26 mai. secours de cette commandement à la délivrer De son côté. et Sébastian! Après et battu et s'en deux ayant avoir armées de la Sierra-Moréna. de la capitulation de Bayjen.

Après de Montbrun. elles arrivèrent ches pénibles et des privations devant tranché. sur son passage ordonnant de Torrès-Védras. Bientôt maître de cette place.228 RÉVOLUTION FRANÇAISE. (1811> se renforça soixante-cinq Ney. C'était un flanqué à droite par le Tage. et par trois lignes de redoutes Pendant mille hommes. évacua sa dès le lendemain pour couvrir Lisbonne. passant de alla se poster sur le plateau de Busaco. Junot cinq mille prise et s'établit mille sur les frontières hommes. quatre Alors Wellington sur Coïmbre. assailli par un chassant devant il recula. Nos troupes donc à traverser un pays désert et ravagé. De son et cette habileté Masséna à Essling qu'il avait déployées sans ressources. lui Wellington. trompant . Après des marsans nombre. position et se retira. pour de la disséminer. et Wellington ni l'autre les osât tenter les chances nous côté. il résolut Alors lieutenants. cinq mois par cent trente sans que restèrent en présence. il continua d'Astorga le Mondego. se voyant seul. d'une étaient bataille. des villes et villages. Malheur vers les lignes la dévastation l'enlèvement à ceux qui eurent pendus ou fusillés. laissant sur le champ de grand feu de mitraille. l'ende se retirer. résistaient la destruction ils étaient des routes. juillet 1810). Masséna l'attaqua front dans cette position formidable. mais. s'être ouvert environ le Portugal (10 (6 mai) et celle de Ciudad-Rodrigo et en fit le siège. mal servi par ses faire vivre son armée. qui. supérieurs cette audace Anglo-Portugais en nombre. obligé. des vivres. il se porta contre Alméida son mouvement. et marcha mille hommes bataille (27 septembre). l'incendie des récoltes. Masséna avec avait une armée de sous ses ordres cinquantepar la J et la cavalerie hommes. couvert défendu Masséna ni l'un les lignes de Torrès-Védras. sans renforts. Cependant. à gauche armées de canons. trois n'avait fois plus camp repar la mer.

sous les ordres de Badajoz. points encore un effort. fit sauter en colonne et rejoignit Masséna. mais Quoique inférieur il se retira. Brenier la nuit traversa qui les commanles remparts de la au pas de charge en baqui l'attendait à Salamanque. Il les trouva dans une belle position. les Anglais le siège de cette ville et allèrent prendre position à en forces. Beresford. n'ayant Beresford. Après deux les Anglais furent repoussés (16 juin). butés leur sur selon Masséna Après cette sa bravoure. Déjà ils étaient culleur cavalerie mise en déroute. que Ney protégea par d'où il se porta sur Alméida. mal secondé fait de l'armée mécontentes. « Ainsi. Soult les attaqua. enfin à Ciudadvesur plusieurs centre même leur habitude. Wellington rejoignit et Badajoz fut de nouveau investi. apla marche de Marmont sur cette ville. Alors. et c'en était entamé par ses troupes ne put achever sa victoire. Rodrigo. dant. l'Andes Espagnes Lorsque aura enfin ressenti les maux . anglaise. Wellington. EMPIRE. cette lutte devoir qui paraissait de l'Océan ou au-delà se décider des mers. Soult levèrent Albuéra. disait Napoléon. il arriva pénible retraite. en Portugal. il prit la route il fut forcé de Coïmbre de se rabattre 229 mais sur poursuivi Miranda. des hauteurs. sur le le sera hâte. sur le plateau de Fuenteordonna l'attaque. champ donc désormais gleterre Carthage de bataille dans les plaines qu'elle sera épuisée. il ne se retira fermés dait ville. par Wellington. pu les déposter. et de là sur Celerico. Il avertit pendant serrée. Alors Masséna se retira une autre avait repris en toute 'armée Cependant. l'armée taille dans celui-ci sortit anglaise Masséna Alméida. di-Onor. attaques. prenant se retira contre accourut anglaise Olivenza et investissait A son approche. (10 mai 1811). que les Anglais naient d'investir.(1811) nemi par ses manœuvres. Cepenrenpoint sans avoir délivré les Français mais.

ne s'effacera disait le bnlletin. Suchet commença par le fort de l'Olivo. de ses armées. (1814) elle verse depuis vingt ans sur le tant de cruauté qu'avec du continent. de longtemps ont hommes Setston de «11. semblait défier toutes les feu Tarragone. la flotte anglaise il fut enlevé. cette seconde fortes. glode 1811 par des sièges savants. le fort mer. rieusement » guerre punique couronnait dans la Catalogne. sieurs assauts. les et en dispersant de Lérida et de Tortose. par une escadre anglaise. mille des Espagnols. faire le siège de charagosse. l'assaut. la brèche de la il y eut entre eux et les hommes emporté. prit le large. sur un rocher escarpé et armé de trois cents bouches à Royal et celui de l'Olivo. Alors ouvrir la tranchée. la nuit. en bravant pendant et nos soldats on donna fut formée. garnison une lutte horrible.230 RBfOLUTion Hamçaisb. il la campagne les places les plus en enlevant bandes espagnoles. rope et l'Asie en terminant En attendant. Après pluEspagnols. sous les ordres de Codrington. que la moitié de ses familles seront couvertes fin aux affaires mettra un coup de tonnerre voile funèbre. . passant au fil de l'épée tout ce siège. Suchet. « dont le souvenir. Nos soldats furieux que maison. entrèrent dans la ville. sa garnison attaques. l'ayant où périrent plus de deux mille On fit ensuite le siège du fort Royal. par sa position. la mémoire Quatre dans les rues parmi dix ou douze été tués Blstoors de l'Empcftur. Déjà maître aHa mettre située au bord de la le siège devant Tarragone couvert par deux forts. Mais là comme à Saret les Français chaque rue. de Tel fut ce qu'ils rencontraient. il fallut conquérir se jetèrent dans la ville. mais on l'attaque le sol étant du roc pur. et vengera l'Euaux destinées dé là Péninsule. ne pouvait des hommes s'attelèrent à des canons et les conduisirent Dès que le feu des remparts. et soutenue était nombreuse De plus.

de Venise. Ainsi. et il y compris cinq cents officiers. mille hommes. mois après il avait franchi le Guales prodiges d'Ulm de par la'prise Valence. il lui donna le et à la stabilité de 1 Empire. reste dans les hôpitaux quinze cents blessés. de Brunswick avaient d'Orange. Aussivançait de Valence avec vingt-cinq tôt il marcha à sa rencontre. qu'on a épargnés. ses canons Suchet Napoléon récompensa dignement bâton de maréchal et le titre de duc d'Albuféra. Cette ville était devenue le dépôt général de toutes les forces et de tous les approvisionnements des insurgés. de cent millions de revenu. de Hollande. tout semblait concourir à l'éclat et ses magasins. elle se rendit avec sa garnison. Suchet alla ensuite assiéger A peine maître de la ville. ne faisait plus partie de la Sardaigne. Augmenté de seize départements. il n'y avait plus de Républiques cessé de régner de Gènes. la maison était réduite à la Sicile celle de Bragance au Bré- de Hesse.(1811) EMPIRE. plus d'États l'Autriche était devenue une puissance romains. 351 mille de se sauver en passant qui essayaient par dessus les mille ont été sabrés ou noyés murailles nous avons fait dix mille prisonniers. le battit et le rejeta dans cette Après ville Un (26 octobre). de second relevée de ordre sa la monarchie chute d'Iéna prussienne l'Espagne côtés par de ne s'était était pas de'Naples sil les princes de tous l'Angleterre. » la prise de Tarragone. dans sa fortune. plus d'empire germanique. et renouvelé dalaviar. de trois cents lieues de côtes. de cinq millions de population. il apprit que Blake s'aSagonte. Il avait chassé la Savoie Napoléon pouvait se confier les Bourbons de trois trônes. traquée était aux abois. il s'étendait etDantdepuis Hambourg zig jusqu'à Trieste et Corfou. conquise le système concet abaissement . Au milieu tinental.

du sacrifice de ses De 1805 à 1810. le commerce s'alliaient contre l'ennemi comle sacerdoce. cette même ande bataille près de six cents mille hommes. en dépouillant le successeur de saint Pierre à sa neté temporelle. le maîtrc"qui . au-dedans. fiefs. ses lycées. jetait le désespoir croître qu'avec crainte leurs enfant* inn'oquel- les souffrances des prospérités impériales. elle avait envoyé sur les champs enfants. née 181 l'. si elle faisait entendre c'était pour flatter servilement ques accents. au silence. (18H) les puissances de l'Europe. les peuples. des symptômes On se lassait t commençaient de ces guerres continuelles l'ambition d'un seul homme. elle avait huit cent mille hommes sous les armes. la de décadence pour satisfaire entreprises nation n'était pas consolée. Arrivé à ce faîte. ou. et son chef suprême. dont trois cent cinquante nouvelle devant térieures conscription les mères ne voyaient l'éclat mille employés en Espagne. à se manifester. dre il avait rendu Napoléon la France ne pouvait plus que descendes États de toutes mais aux dépens de sa liberté il avait vaincu les rois. aux mun. par la gloire. frappé par lui d'anathême. fédératifs. sa populapire s'élevait. rappeler il avait mission primitive. sa noblesse héréditaire.232 RÉVOLUTION FRANÇAIS». Chaque dans les familles. le grand Emavec ses cent trente départements. son caractère et yeux des catholiques. il avait affamé l'Angleterre. ses cours spésa discipline civile ciales. la tribune condamnée s'effaçaient. tion de quarante millions d'habitants. glorieuse et de ses conquêtes révolutionmais il ne les avait pas soude sa souverai- le Pape mis il avait voulu. ses royaumes ses grands secondaires. auguste mais il avait mécontenté sacré. encore sait les faire parler. naires et toute-puissante. tous les peuples les rois. mais. et tandis qu'au-dehors. perdu. ses quarante millions général d'ames son système d'administration.

C'était le 20 mars 1811. était soumise aux caprices de la d'État avaient été instituées où le prisons faisait renfermer sans jugement et à sa volonté pouvoir les prévenus C'était sous un nouveau rétablir. symbole Cependant. quand. 233 l'opprimait. aux grandes dépenses qu'il nécessitait. autre côté. l'ancien D'un non régime. appela les bénédictions du ciel et l'Europe étaient dans l'attente du grand évènement « Cent un qui allait s'accomplir. à s'embrouiller administrateur de des les lettres de cachet. c'était à qui serait le plus servile. Huit autres que dans les départements il n'y aurait seul journal qu'un s'en attribua-t-il la propriété. Des prières fupubliques rent et le clergé prescrites. le trouvaient les finances mais plus libre que le nouveau. révolution semblaient les vieillards perdus qui avaient vu nom. était venu où il serait obligé de suffire. quoique on le et à la fin de novembre un message au 1810. tous les grands corps de Tous les fruits de la l'État. avec les le moment seuls revenus de l'Empire. cette nouvelle excita dans tout l'Empire un intérêt général. Le nombre un décret du 3 impérial décidé que celui de la Seine. des journaux août 1810 il en était avait avait été de même réduit de la presse. on l'admirait et on l'aimait. cations. d'un prince.(1811) EMPIRE. apprit sénat la grossesse de 1 Impératrice. Parmi que Napoléon deniers de l'État commençaient ne se montrât rigide les contributions guerre qu'il soit à l'entretien de ses armées. sur cette heureuse fécondité. soit aux gratifiemployait soit aux monuments. le préférait à l'avenir. on regardait comme l'Empereur vivant de la nation. encore le gouvernement La liberté individuelle police. le présent fût pénible à supporter. devant cesser avec la paix. politiques. et coups de canon devaient saluer la naissance la France .

Joseph. des fêtes improvisées pèce. et on lui donna les noms de Napoléon François-Charlesroi de Rome. le sénat. la flatterie jusqu'au ridicule. de On se fel'anxiété les premiers coups de canon furent comptés. la cour. De là. de Naples et de Westphalie. le corps diplomatique. (4811) seulement ta naissance vingt-un rait difficilement une idée. arrivèrent à l'Empereur de toutes les cours de citations avec lesquelles on était en relation. dans la chapelle par le cardinal grand-aumônier. avec les cérémonies le nouveau-né fut ondoyé en usage dans l'ancienne cour des Tuileries. une illumination générale. du conseil d'État et du corps législatif. qui les reçut assis sur son trône. les espérangrandl'ange de la Des félipaix. dit avec laquelle d'une M.234 DÉVOLUTION FRANÇAISE. les autorités. ils se rendirent chez le poussant des révérences etdes discours. des corporations. roi de Rome. en comsembla ranimer blant les vœux de l'Empereur. du corps municipal et des . et lui adressèrent de la Légion-d'Honneur et le grand-chanle grand-chancelier de Fer. régna jusqu'au éclata. Les rois d'Espal'Europe en personne à se rendirent gne. en présence des trois baptême grands corps de l'État. La plus grande magnificence à la cérémonie du présida elle eut lieu à Notre-Dame. Tous les corps de l'État. Meneval. et on se livra à 1 avenir avec joie et sécurité. déposèrent sur son berceau le celier de la Couronne Des réjouissances de toute escordon de ces ordres. signalèrent qui. du sénat. princesse. prince impérial. ces de la nation. mais Un profond silence vingt-unième. par cet évènement. » Tout se fit. dans cette circonstance. On crut voir dans cet enfant Paris. il se fit une explosion d'apquand le vingt-deuxième et d'acclamations simultanéplaudissements qui retentirent ment dans tous les quartiers de Paris. vinrent féliciter Napoléon. des cours et tribunaux.

ainsi que du corps diplomatique. et des drapeaux de riches tapisseries. on avait tendu jusqu'à Notre-Dame. taxe sur sur empruut. emprunt nent. l'Angleterre jetaitdes cris s'était ébranlé. dans tous qu'un même de cet enfant nature dans les départements. une double haie de troupes sous les armes du cortège. sa dette ses finances de 9 milliards et. du lieu toutes les mains applausistants. à cette le silence la cérémoPendant imposant. malgré la sainteté De même qu'à Paris. immense de peuple se Un concours à travers sur le passage du cortège. mais quand et le recueillement régnèrent fête un éclat son fils dans ses bras. lesystème conAprès trois ans de souffrancesetde un nouveau droit putinental semblait avoir porté ses fruits. dirent. au milieu de l'encombrement augmentée en ne pouvant elle était contrainte. Depuis lés Tuilèries la façade flottaient des maisons aux fenêtres. On eût dit qu'à la venue sentiment le monde enfanté allait la Vain espoir! respirer. le crédit elle voulait la guerre. qui saluaient donnait nie. d'un de recourir à l'établissement les produits. blic régissait la France et l'Europe. rigueurs. qu'à regret ( 15) et déjà se préparait et avec lui cet qui devait l'emporter. puissance qui soutenaitsa se trouvaient dans le plus triste état.(1811) EMPIRE. elle se . menacée de troubles. le montra aux asprenant Napoléon. assiégée de plaintes. qui s'avançait pfessait leur belle tenue. enfin ne l'avait le Nord la tempête Empire qui lui était promis. il n'y toutes les voix éclatèrent. le monopole du compapier-monnaie des mers. les acclala splendeur et la marche triomphale l'enfant tout universelles mations impérial. après avoir entassé taxe. et déjà chassée du contila domination merce. de ses manufactures. eut. même cri de joie. échanger de détresse. 255 députations des cinquante bonnes villes. qu'un de bonheur.

. Tilsitt. amas de vivres et de munitions. d'ailleurs. les métiers s'effrayait désespérée. l'apla fortune et ses principes. Déjà ses ouvriers et attaquant les prodes dispositions du s'inde la gouvernement Dans cette position de sa haine et réveilla avoir l'Autriche l'instrument contre l'Angleterre se rapprocha son inimitié. peuple. et dans endormie. la France. Depuis le joug que Napoléon lui donc impatiemment Si. tout annonçait en Occident et en Orient proche d'une des empires. déjà la rupture Turquie. semque Tilsitt et Erfurth l'avoir cherché vainement l'Angleterre avait enfin semdes des de sa vengeance en effet. spirant Russie blaient dans . D'immenses blaient se mesurer préparatifs. la Russie en s'alliant s'était condamavec la France. occupées était arrêtée dans les con» Ainsi. elle n'avait pas pris c'est qu'elle ne l'avait pu. à elle en rouvrant tardé de se donner ses ports à son comen eût-il été autrement? En merce. Comment. avait compté sur son ami C'est donc en vain que Napoléon rait elle-même n'avait Alexandre pas par l'Angleterre. Après la Prusse. née à souffrir dans ses intérêts elle avait blessé ses idées elle supportait avait imposé. « à cause parti pour l'Autriche.236 RÉVOLUTION FRANÇAISE. Napoléon et Alexandre Depuis longtemps. prises d'armes. une suprématie à laquelle elle aspibrage sa rivale s'arroger depuis Pierre Ier. deux fois vaincue. d'Erfurth Tenté adhérant au système continental. en Suède et en de l'éloignement de ses armées. (18H) voyait criaient priétés. fatales qui changent de ces guerres Bien que la France eût tout fait pour désarcelle-ci voyait avec un secret ommer sa grande ennemie. dans la guerre de 1809. des levées d'hommes. du regard. Jusque là elle n'avait essayé ses alliés ses forces contre elle que pour défendre quoique elle allait se présenter seule dans la lutte.rouvé réduite famine. Le à lutter brisant contre elle-même.

disait « Que prétend Veut-elle Napoléon. pour sa dignité. Bien que cette rédaction provinces composant ne fût que trop claire. que comme de la part de la France. est interdite. entreprise de ne donner aucune assistance à toute puissance qui aurait cette vue. Celui-ci. il n'attendit plus qu'un une prétexte avait 257 pour été 1810. un autre. et lui en substitua ne le con- ces soupçons injurieux? Si j'avais voulu rétablir la Pologne. grand-duché partie de territoire qui aurait appartenu de Pologne. Paris pour recevoir la ràtification de Napoléon. convention ambassadeur signée à Saint-Pétersbourg les dispositions principales par notre en voici rétabli. Pourquoi et l'insulte. ni appui direct ou indirect à toute insurrection des ce royaume.(1811) seils du cabinet éclater. Alexandre la rejeta. favoriser aucune tendant à rétablir la Pologne. qui n'avait donné à son ambassadeur aucune instruction spéciale pour conclure ce traité dont les termes absolus et la forme sidéra étaient d'ailleurs blessants un projet. ratifiée « 3° Toute réunion au de ne figureront Varsovie d'une à l'ancien royaume fut transmise à par Alexandre. » Cette convention. de ne qui contenait l'engagement. il y revint même avec une insistance et une aigreur poussées jusqu'à la colère la Russie par un pareil langage? la guerre? ces plaintes. Je ne veux pas rétablir la dans les Pologne je ne veux pas aller finir mes destinées . je l'aurais dit. « 1° Le royaume de Pologne ne sera jamais « 2° Les noms de et de Polonais Pologne désormais dans aucun acte public. et persista dans sa formule. et je n'aurais pas retiré mes troupes d'Allemagne. Veut-elle me préparer à sa défection ? Je serai en guerre avec elle le jour dû elle sera en paix avec l'Angleterre. Au commencement de russe empire.

en un mot des bouches de l'Elbe et du duché du Rhin. la Elle guerre. que de déclarer plus qu'avouer lant qu'elle fait. de lui fournir de nouveaux menacé dans l'avenir. ce ne peut être que contre moi. flétrir ma mémoire en mettant car c'est le sceau à cet acte d'une politique machiavélique. Il faut que votre sang coule pour mettre la aux Français Pologne sous le joug de ta Russie. (1811) sables rêts de ses déserts qu'on ne m'y et je ne prendrai à mes peuples. de m'armer contre gagement Non. préparatifs pour commencer la de ses forces majeure partie avoue qu'elle voulait Boutourlin sujets et il protesta. mais qu'elle reconnut pas alors qu'elle n'était de guerre écrivait « Vous faites des préparatifs en mesure. et en échanges faisait d'Oldembourg. Mais Napoléon à Alexandre nos intérêts communs. à moins et à ses inté- au contraire bien servi. je ne me déclarerai pas leur ennemi. anséatiques. qui m'ont témoiqui m'ont et un grand dévouement. du Weser. Mais je ne force.238 RÉVOLUTION FRANÇAISE. Je n'ai je défends contre l'Angleterre Vous m'obligez à vous imi donc pas envie de vous attaquer. la Russie matiques. » ne répondit rien. en résulter. quoique je ne la veuille ter la guerre pourra . empire 1811 se passa en négociations Pendant ce temps. Toute l'année de notes diplosecrètement ses rassembla occidentale. je ne puis prendre l'endes gens qui ne m'ont rien je me dois à la France pas les armes. gné une bonne volonté constante et je ne dirai pas Non. mais il en garda un profond Alexandre Bientôt la réunion à l'empire de la Hollande. sur la frontière au printemps de attaquer l'année 1811. des vint villes l'Escaut. me rendre ridicule en parle langage de la divinité. Il crut son de plaintes. ressentiment. ne sera jamais rétablie. pour des intérêts étrangers de en déclarant veux pas me déshonorer que le royaume Pologne ne sera jamais rétabli. le partage de la Pologne.

commença par s'assurer Sentant que dans cette lutte ou notre Prusse celui ennemie offrit de sans elle-même elle ne pourrait rester neutre à une ruine certaine. de la Russie. qu'il s'était de la guerre.(4812) pas. . le silence et continuait Napoléon. avoués avancé dictatorial ne portaient grand' chose. sur toutes les autres susmentionnés puissances. £59 et que vous-même ne la désiriez peut-être point. « Napoléon. qui paya russe. Aussi ne conclut-il avec lui qu'une alliance défensive. ses préparatifs. pendant 1 Histoire militaire de la campagne le Russie. fait livrer à prix de sa tête la sé- la France Jugeant inévitable. en obtenant le redressement des griefs car la question celle du pouvoir principale. mais l'empereur Alexandre sentait trop bien que les griefs deux parties. Par un traité du 26 février purement à fournir contre la Russie un con1812. EMPIRE. expédia avec la le général Czernicheff de travailler à faire disparaître les griefs des proposition Ces griefs étaient de la part principalement. lin. avant de s'y enga- ger. de On n'eût pas que sur des accessoires. la s'exposer de lier irrévocablement son sort à défiance Napoléon n'accepta qu'avec l'offre d'un cabinet à lui que par l'impuisqui ne s'alliait sance de le combattre. » N'y a-t-il aucun moyen de s'entendre? Dans le mois de février 1812. ajoute Boutourà Pétersbourg. aucun mouvement militaire. la France. aucun rassemblement de troupes. n'était susceptible d être résolue que par la voie des armes » Czernicheff ne revint pas il avait emporté avec lui l'état effectif des armées d'or par un commis duction du général Alexandre gardait la guerre françaises. la prise de possession du duché d'Oldembourg. la Prusse s'engagea tingent de vingt mille hommes mais un des articles secrets portait qu'elle ne pourrait faire aucune levée. des alliances.

et à procurer. pour écraser adoptive son à la patrie. en menaçant la par sa position géographique. les charges de sa coopération dans cette guerre. pour être réunie à ce royaume. non-seulement. notre armée il devait en être autrement. s'unir ennemis. il lui fallut anciens au moment du danger. KÉYOLUTION FRANÇAISE. Plus tard. Son contingent le royaume de Pologne venant par suite de la guerre. abandonner. Mais ce succès dut lui coûter cher. seul au milieu des noblesses jeté presque et des cours anciennes. Si.Gallicie. Bernadotte. le cas d'une heureuse issue de la campagne. sur lesquelles Napoléon avait le droit de compter. celle-ci se recruta de l'un de ses ennemis les plus acharnés. à son alliée. penseraient mais qui seraient un monument de l'union intime et durable qui existait Telles étaient entre les deux souverains. A la deplus facile avec l'Autriche. Pour l'obtenir. La Suède. Russie d'une diversion couvrait la gauche de redoutable. en outre. naguère les siens. par là. à y consentir. et. occuperait son territoire ou serait (1812) sur se montra Napoléon mande de son alliance.240 que l'armée le territoire française ennemi. tant qu'il serait victorieux. der la. il entrait dans les convenances de l'Autriche rétabli. « Dans cette contre l'aristocratie. Les deux lui échappèrent la Suède et la Turplus importantes quie. les et les auteurs de sa gloire. mettre sa patrie d'abord les deux alliées en échange dès à pré- fit plus à tous leurs ancienne . Il réussit. à être de cé- des provinces illyriennes. la France s'engageait. des indemnités et des augmentations de territoire comqui. ner. il compagnons on l'a vu marcher sur leurs corps sanglants. ne songea qu'à s'en faire adopter. celle-ci s'était empressée de la dondevait être de trente mille hommes. dans sent. dit Séguerre de la démocratie grande gur.

armée pendant l'année 1812. pour la donner-à a que. j'ai et dissimulé ses fautes Pourtant. subside. 40. à demi dévorée par la Russie. il va trahir à la fois et son ancienne mark coûté et sa nouvelle allié était notre sa flotte. pour sasang. Un homme circonvenu Bernadotte. S41 merci du premier arrivé czar ambitieux de régner sur la Balti- que1. Il faut à Bernadotte le baptême de l'ancienne aristocratie un baptême de Et vous allez voir que. patrie. je l'ai fait général enfin Mais que font à un ingrattant de bienfaits et le pardon de tant d'injures ? Depuis un siècle.(1819) EMPIRE. en effet. guerre avec de l'argent. maréchal. » A peine en Suède. Il a toujours tout sacrifié à ses intérêts il s'est opposé Quand il n'espérait que dans le désordre. avait par l'Angleterre continental. secrètement si celui-ci voulait lui donner la Norwège et un l'Empereur. et roi. 1 p. Mais il n'importe. par une perfidie. si la Suède. prince. 1 Quelle ingratitude qui tient tout de ma bonté Je devais m'y attendre. c'est grâce à l'appui de la France. V. au 18 brumaire C'est lui qui a conspiré dans l'Ouest contre le rétablissement de la justice et de la religion Son envieuse et perfide inaction n'a-t-elle pas déjà trahi l'armée française à Auerstaedt? Que de fois. de sa capitale. s'il fallait faire la il répondit Quant au subside. à ses intrigues pardonné en chef. duc. il s'offrit à système Cependant. existe encore indépendante. cherché à s'affranchir du et avait l'incendie ne voulut pas payer sa fidélité Napoléon la Norwège en lui arrachant la Suède. « Il m'ose proposer une infamie s'écria Napoléon. 16 . et la Russie. Depuis son attachement amené longtemps à la France le Danelui avait par égard pour Joseph2. » l'Angleterre toujours 1 Histoire Bernadotte de Napoléon était son et de la grande beau-frère. renchérirait sur lui. 1. et de sang français tisfaire son envie et son ambition.

sort. de ce cheréha à attirer lui et à elle Bernadotte refusait. Déjà son côté. des frontières garde à quarante hommes valides de vingt-six formé ans. non-seuMoreau). même la Guadeloupe. promesse Alexandre en effet. dans son traité avec l'Au- . (1812) Celle-ci. du ministre rent mises à la disposition Ainsi qu'on l'a vu. Depuis le meurtre désespérant militaire une puissance faire de la Turquie pour 1 opposer à sentant tout le s'était éloigné d'elle. il voulut y revenir. et se fit céder. Napoléon. par un traité à combattre contre nous. n'était plus lim. dans les conseils l'avaient prévenu trigues de l'Angleterre du divan. (le général mais la Norwège. et lorsque. déjà l'or et les inprix dê son alliance. renversé. Napoléon. tout avait changé Dans la Turquie. à la France le 24 mai. la Russie. et c'est Mahmoud qui occupait de de Sélim. l'ami de Napoléon. la Russie cent avait fait descendre étaient du nord des armées De mille hommes sur le Niémen. Il fit un complice de l'Amérique. que Napoléon le sollicita vivement par la De son côté avec la Russie plus de sa défection lement restituée il s'engagea au fond il alla chercher. qui l'avait remplacé. qui ne fut qu'en 1814. même Sôdepuis trois ans l'avait une révolution éprouvé le le trôae des sulavait Mustapha IV. tans. de tous les à la garde des tous les hommes cent fu- l'arrière-ban comprenant départements à celle des communes à soixante. valides de quarante ban (près de cent mille hommes) du premier cohortes de la guerre. nombreuses à la grande armée de s'avancer ordonna Napoléon cent vingt mille conscrits furent appelés sous sur la Vistule en trois bans la garde nationale on distribua les drapeaux le premier ban de l'intérieur le service composé pour à la était destiné de vingt à vingt-six ans des hommes le second ban.242 RÉVOLUTION FRANÇAISE.

chargé de la part de la France. le refroidissement « Avant leur régénération. après Austerlitz. à ce sujet. Il y avait moins d'obstacles On aurait laissé à le tiers de ce royaume. dit royaume de Polocessions à faire pour le rétablissement de cette entrepoint les difficultés contre ses amis prise. avait prévu le rétablissement en effet. « II faut que les Polonais les desseins à et qu'ils coopèrent Ils ne doivent considérer reur. au moment du grand-duau gouvernement devez donner changegrands en faveur de la de l'Empe- une impulsion les propre à préparer se propose que l'Empereur d'opérer secondent eux-mêmes les Français polonaise. de Russie. « l'organisation proposait. que comme de puisune première solide alliance avec la Prusse.(1812) empire. d'offrir aux principales puissances. la Prusse possédait on aula Russie ce qu'elle aurait voulu absolument garder rait donné des indemnités à l'Autriche. Il se avec tout de ce royaume. . 248 triche.Vous ché. ments nation Napoléon y expose les motifs et les vues de son même de l'entreprendre. avait de et de poser sur sa tête la couronne à vaincre. des comme indemnite « de grands sacrifices en territoire. de » il voulait de Pologne les royaumes et la Prusse. ou portion de son ancien territoire. but. nisant ceux de Saxe et de Westphalie. Russie avait par la création réduit l'Autriche du royaume en formant la Pologne. où la France devait lutter également des instructions Voici un fragment et contre ses ennemis. le 18 avril. » Il ne se dissimulait Varsovie expédition «. à qu'il donna. sants auxiliaires. « réduire comme de Bavière en orga» Dans ce la il et de Wurtemberg. à son chargé d'affaires gne. été de faire une pensée de l'Empereur avec le roi de Prusse. puisque déjà Pologne. après Iéna. il avait donné à son ambassadeur à Pétersbourg des pouet envoyé à Vienne un négociateur voirs très-étendus.

de leur malheureuse . qui constitueront son nouvel état social. prince dont pour souverain a été employée à faire le bonheur de ses sujets. de son patriotisme. n'est pas sans périls que lieues de leur territoire et la Pologne doit attendre autant de ses propres de l'Empereur. taquaient a Les peuples du grand-duché les temps ils résistèrent où. il faut renoncer à les La Pologne doit tirer sa force de son esprit y contraindre. « L'objet de votre mission est donc d'éclairer. (1812) « Après nous pour dans ses revers la Prusse avait trop de haine contre ne pas chercher à modérer sa puissance. que de l'appui Si la les Polonais ne doivent la considérer guerre s'engage. aussitôt fédérer ments que les évènements sous les bannières de l'indépendance du grand-duché le permettront. « Dans ces circonstances. forces. c'est cette vue qu'a été organisé le grand. autant que des institutions public. Ce l'on porte des armées à cinq cents veulent le rétablissement de préparer les arriver pourront de la Pologne. par leur patriotisme aux nombreuses armées et par qui at- les dangers sont imminents.duché de Varsovie. leur indépendance. d'encourales patriotes polonais. à satisfaire les Polonais par des institutions qui à leurs mœurs et à leur On lui a donné la vie entière On a cherché leur et qui convenaient plaisaient caractère. de diriger dans leurs opérations « Les malheurs et la faiblesse de la République de Pologne ont été causés par une aristocratie qui n'avait ni règle. Ils doivent leur se rappeler courage. On a mal agi en tous sens. faire conles démembre- patrie. S'il est des Polonais sous la domination de la Russie ou sous celle de l'Autriche qui se refusent à retourner à la mère-patrie. que comme un moyen ajouté à leurs propres ressources. le roi de Saxe. Le gouvernement doit.2*i RÉVOLUTION FRANÇAISE. ger. c'est à eux qu'il appartient voies par lesquelles les provinces usurpées à prononcer leur volonté.

l'Anvenir dans qu'en ses bras ? Mais à bout le où si le cas le requiert. ajoutait-il. population brave.t. devenues ses réserves. Ces sentiments doivent avoir qui crû Le patriotisme par le temps et par l'oppression. la bourgeoisie et le peuple n'était soumise. N'est-ce pas tée de la fable. si elle est défaite avec la facilité de reparaître aussitôt. ou se retirant au milieu des glaces. Il se représentait ce grand empire nelles. au sein de la désolation. là la tête de l'hydre. rien. existence. même aux individus maisons. ni par les côtés ni qu'on ne saurait attaquer sur les derrières. A . de faire des constitutions sa qui assurent des peuples. se conciliant avec la privilèges des États voisins. à l'idée d'une disait-il. dont on ne saurait saisissant trouver tendre. le tout de la mort. ment naturel aux Polonais. elle et conservatrice. sur vous. adossé à des glaces éteravec sa nombreuse sédentaire. enet ses immenses dévouée. tiendra sans restrictions L'Empereur qu'il a faite par l'art. durcie. puissante. Il y aura pour la Pologne indétranquillité » pendance et liberté. était purement du repos et de la sécurité de tous. comme aujourd'hui. moscovite « On ne peut s'empêcher de frémir. t_ -1'11 1 245 ni mesure. modernes celle c'était des temps qu'à nous d'oser y préeût dû être la plus popucelle du bon sens et des vrais intérêts. il y avait dans cette nation soutint un amour sa débile pour la liberté et pour l'indépendance.(1812) EMPIRE. la noblesse était. régir le grand-duché liberté et les 25 du traité par est un sentides grandes la promesse du 9 juillet 1807. A cette époque. telle masse. Mais au milieu de ces désordres. laire au corps et l'étouffant l'Hercule ? Il n'appartenait Cette guerre. inonqui déborde impunément dant tout si elle triomphe. peuplades que la et le vagabondage semblent pousser vers le midi. tout-à-fait europacifique . Tel était le but de Napoléon. misère assis sous le pôle.. passive.

en cet instant la s'il ne termine de son existence l'énergie demain il peut perdre les constitution politique de l'Europe. allait consacrer une ba- qui eussent raître les périls des temps. d'une nature morte » Napoléon ne désert. et engourdie'. pour les remplacer n'entrait et l'ambition pour rien dans mes vues. En relevant d'Auun archiduc Raccordais que ce fût un roi de Prusse. de sa position et succomber avantages « L'Empire la France. . jamais je ne méritai davantage.246 RÉVOLUTION FRANÇAISE. de ces les esprits préoccupaient de cet empire sans nouveaux Barbares qu'on allait combattre. Je ne prétendais rien acquérir que la gloire du bien je ne me réservais de l'avenir. départ. jouit actuellement français. reconnût Bien que depuis l'opinion publique longtemps elle me laissait pas que l'utilité sociale de cette expédition. les souffrances. attaquable pendant aux assaillants que des forêts et des marécages. de l'Emdans l'intérieur dierents partis encore existants Vainement on pire ? Où sont-ils 1 Mémorial fait dispapar un avenir ? Je n'en vois qu'un seul contre moi. tranquille la Pologne. » dans ses entreprises. triche ou tout autre qui en occupât le trône. lui représentait laissée. celui de Suintt-Uiténe. européenne. Quand on déserte. Croirait-on et les bénédictions que ce dût être ma perte? Jamais je n'avais là où j'échouerais et trouverais » mieux fait. pensée de réformation voyait que sa grande d'en redouter de toute disait-il. et un quart de l'année. pressentiments on s'effrayait de ce peuple. et continentale. par son sans armée et sans chef. (ISlâj péenne lance. seulement fin. des combinaisons Son succès nouvelles. qui n'offrait d'un sol les privations « que les rigueurs. « Ma renommée rélui demandait qui la défendrait mon absence des menacer D'ailleurs pourquoi pondait-il. De sombres les approches. cette véritable clef de toute la voûte. seule.

le complice.(1812) EMPIRE. lui parlaient de ses périls dans les volontés du destin? accompli but que je ne connais je n'y serai plus utile. continental et de ses défaites geât du système Celuidéfinitive. furent transformées Aleipar l'empereur tout-à-fait communications. la guerre. une chute de cheles jours val à la chasse. alors un atome suffira pour m'abattre. tous mais. une cabale. me tueront aussi bien qu'un boulet ») sont comptés Cependant. aurait été supposa le principal entreterelative russe du conseil intérieure. de l'ancienne 1 vieux et sans expérience une poignée contre de# masses mais qu'ai-je besoin d'eux? Quand je les soutiens. à la politique. disait-il coup de canon. nait à des andre étrangères avec le secrétaire-général d'administration objets et autorisée longtemps soudoyé par dont l'empereur Napoléon Speranski. elle s'était tout-à-fait emparée la ven- dans ses sentiments ne justifiait guère. au czar une explication Napoléon demanda ses « Il n'y avait pas d'intrigues. Speranski fut brusque- . Quand je l'aurai atteint. par le gouvernement en complot. qu'elle n'employât pour exalter d'écritures contre de pièces-. Paris l'esprit N'est-ce du peuple car. il affectionnait véritablement n'avait pas une foi que l'événepersonnels « Aucun de nos débats ne vaut dans toute » et il ne voyait. son ancienne et avait ment un cette Napoléon Il se flattait amitié. une fièvre. Alexandre. contre moi. dès d'une correspondance preuves et le secrétaire du cabinet acteur. 1811. Quand mon heure sera venue. jusque-là. que le doigt le maître effet. 247 de quelques la plupart noblesse. je me fais tort à moi-même dans jè. dit M. en de l'Angleterre. A la fin de dont et de signatures. moi ? roi du tiers-état. n'était plus de lui 1. agent des était le baron d'Armfeldt.. d'État qui avait l'Angleterre. Il fallait désastre que le plus épouvantable en Espagne. les efforts ou l'armée. affaire. humains c'est donc rien ne pourront une même chose. que suispoint assez? » A ceux qui « Ai-je donc cette guerre Je me sens poussé vers un dès que pas. Ce dernier une français correspondance été ordonnée Ces français. Meneval. falsification l'empereur Napoléon supposition passions le principal tout lui était bon. d'éviter perdu l'espoir Alexandre à ramener qu'il pourrait ce prince. royalistes.

avec la fille des Césars. Jamais il n'avait paru plus grand ni plus heureux. d'Autriche. tous les princes de l'Allemagne vinrent saluer sa fortune. RÉVOLUTION FRANÇAISE. Napoléon vit qu'Alexandre avait pris son parti.a:. 1 Ségur. tous accouraient. assemblée brillante de souverains. et partit accompagné où l'empereur le roi de Prusse et pour Dresde. Ce n'est point sa couronne. leurs léon'. le luxe de sa cour. des nuits entières. pour se précipiter nobles comme plébéiens. le conduisait à s'engager par un traité qu'on convint de tenir secret jusqu'au moment où éclateraient » les hostilités. son rang. Napoléon s'y sent de ce genre par des artifices que l'Angleterre agissait sur l'esprit de et qu'elle soupçonneux l'empereur Alexandre. amis et ennemis. cet ébranlement de toutes les forces du continent. par un ultimatum avant tout. ment disgracié et exilé sans avoir été entendu. sur les routes. dans les places publiques ils passaient des jours. (1812) ci lui répondit où il exigeait. contempler à recueillir. riches et pauvres. on eût dit ce roi des rois chanté « Des peuples entiers s'étaient par Homère. On se presser dans les rues. Des fêtes magnifiques son séjour dans cette casignalèrent pitale de la Saxe. les yeux fixés sur la porte et sur les fenêtres de son palais. qu'ils à compatriotes. déplacés sur ses pas. voyait curieuse attentive. dit-il. de l'Impératrice. c'est tout au plus celui que Catherine tenir au dernier roi de Pologne pouvait » Aussitôt.248 wx. tout semble déclarer que la guerre de Russie est européenne. et qu'il était engagé trop avant avec l'Angleterre pour « Quel langage reculer. C'était . au milieu de cette Assis. il quitta Paris. ont vu Napo- Ainsi. c'est un souvenir Ils veulent c'est lui seul qu'ils qu'ils viennent cherchent de ses traits leur foule "J~ descendants » dire à leurs pouvoir moins heureux. l'évacuation de la Prusse et la retraite des armées françaises derrière le Rhin. ce grand concours de peuples et de rois.

la cause du siècle gagnée. explication n'aient françaises Nous s'accomplir croirait-elle donc dégénérés ? Ne serions-nous donc plus les soldats d'Austerlitz? Elle nous place entre le déshonneur et la guerre en avant! ritoire le choix Passons La seconde ne saurait le Niémen être douteux. il l'avoue. nos alliés à sa discrétion traînée par la fatalité. repassé La Russie est ende les aigles laissant. a exercée » depuis . « Soldats « La seconde mière Russie nelle Elle s'est a juré guerre de Pologne terminée à Friedland éternelle alliance elle viole aucune est commencée. à son quartier-général à Wilna. aujourd'hui à l'Angleterre. 240 dont il reconinvisible. A cette ambassade il adressa à son armée la proclamation suivante nouvelle. ne veut donner que et guerre éterses serments son étrange le Rhin. visita Dantzig. » la grande armée s'avançait de la Vistule sur Cependant. par là. et la révoeuropéen lution accomplie.(J8I2) EMPIRE. et à Tilsitt. «par une puissance nait les droits et l'empire. PoNapoléon quitta Dresde le 29 mai. lui avait envoyé Napoléon une dernière elle ne fut même pas reçue. La preA Tilsitt la à la France. ses destins doivent conduite. Marchons donc la guerre sur son terde Pologne sera glorieuse aux Portons guerre comme la première mais la paix que nous armes françaises concluerons et mettra un terme portera avec elle sa garantie. le Niémen. sera fondé. traversa et s'arrêta à Kœnigsberg. poussé. et qui a décidé de cette affaire comme de tant d'autres' le système Après cette guerre. Alexandre était sen. cinquante Lettre à Alexandre du 28 juin 1812. à cette orgueilleuse influence que la Russie ans sur les affaires de l'Europe.

Bataille ville. Napoléon entraînait à sa suite en Russie plus de cinq cent mille hommes et français étrangers. Napoléon Valoutlna. Napoléon de l'empereur Napoléon à Dépulation de l'Empereur. de cette de Moskow. sortant de la GaimilleAutriavec trente . Revue sur le champ de bataille Moskow. La diète de Varsovie Séjour royaume gouvernement poléon général Combats armées guerre. de Napoléon AUCUNE époque aussi considérables on n'avait vu d'armements que ceux qui signalèrent cette fatale année 1812. – Héroïsme du sur la rePa- française.de sur des Français Bataille marche Incendie dans Borystbene.-EnBataille de Po– à de de Valouttna. Wilna. -Marche trée lolsk. traite de l'armée de Pologne. des Russes à Na- du – Mission sur la Dwina. des Français Combat – Entrée Départ de – Bataille pour paix. Les sur Discours Napoléon Proclamation Russes prennent du président et réponse Retraite part de Wilna. de Mald-Iaroslawetz et de Wiasma.des face deux de la et de Mohllow. Alexandre. de Smolensk. des Français 11 soutient pour à Smolensk. –L'armée de la Bérézlna. Campagne – Position des armées respective de campagne de Napoléon. Witepsk. l'hiver. à Wilna. change jonction Nouvelle l'offensive. Napoléon Moskow.250 RÉVOLUTION FRANÇAISE. de Russie. de Erasnol. Toute l'Europe était -1 sur pied. provisoire polonaise de la diète. – Retraite maréchal Départ Ney. (1812) CHAPITRE IX. dn – passage Niémen. du Smolensk.– française Plan entre à dn Ce gouvernement le rétablissement à Wilna. Négociations Bataille Arrivée la Passage sa ligne d'opération». Commencement la Bérézlna. de la Moskowa. adhère Organisation à la déclaration d'un françaises – L'armée déclare en Russie. – Bataille cette ville. Winkowno. licie sur Drogiczin. Balachoff. A l'extrême Schwartzemberg droite. et un vieux pope. d'Ostrowno russes.française ris. dans cette vule.Passage repasse le Niémen.

mille de cinquante de soixanted'armée de trente mille. sous Wolkovitz Bagraau nord de Kowno. sous Barde cent trente mille hommes. la seconde était de cinquante au sud de Grodno était mille vers hommes. Mortier et Bessières le tout formant environ Macdonald avec devant Tilsitt. avec Eugène loin.(iglS) bmpirk. la troisième était à Lutsk. la première et Kowno jusqu'à Lida de Wilna clay de Tolly. hommes. masof. s'étendait à gauche au Niéet Grodno. tnille Westphaliens. de quarante elle devait être devant le Haut-Bug. Kowno. renforcée hommes dix mille lîoctoroff à Rossieny. le tout occu- pant De son côté. deux cent mille d'équipages chevaux. dites serve armée Alexandre d'Occident à nous opposer trois armées. la garde la réserve de cavalerie deux cent mille hom- d'Oudinot de Davoust. trois mille voitures d'arplus de douze cents canons. mille telle avec cinquante réserve sur l'Elbe. l'Empereur et de Ney. sous de l'armée par il y avait à Wilna hommes. et armée de réarmée d'Orient. Murat. quatre mille voitures d'administration. s appuyant à droite à la Wilia. en seconde en réserve. enfin Victor avec trente-deux Vistule. à Lida. avec soixante-sept devant au centre. le roi de Westphalie Polonais et Saxons avec sous sous mes les corps Lefebvre. à l'extrême gauche. d'innombratillerie. vivres et d'ambulance. plusieurs bles troupeaux siège. quatre-vingt . avait des chefs. plus. elle traînait lé Niémen. marchant soixante-sept sur Grodno. men tion. Moldavie un corps un autre ligne. 85* chiens mille à droite Italiens vers Pilony plus et Bavarois. dé milliers de fourgons de bœufs. mille avec trente Wittgenstein sous Tormille hommes. entre l'Oder et lii vingt mille Prussiens et dix mille Français en mille hommes. Augereau de franchir était la position dq la grande armée au moment de avec elle six équipages En outre.

23£ RÉVOLUTION FBANÇAISE. de quel côté le combat s'engageait. qu'ils allaieat qu'ils devaient bientôt couvrir de leurs vastes débris. eut présenté au soleil toutes ces masses d'armes le signal fut donné. on apercevait la tente de l'Empereur. les vallées. ou. (1812) mille hommes et des troupes ligne. Autour d'elle. pouvait être surprise. du moins. et aussitôt colonnes cette les vers à peu près baainsi éparpillée On les voyait serpenter en descendant la courte du Niémen. lancées. pourraient y être refoulés et pris. et. Ainsi. sur qu'en se portant et de là sur Wilna il les couperait Kowno. Mais. il ordonna que ville. dit Ségur. « On croyait entendre le canon. Nous écoutions. étincelantes. de Cosaques. . les marais de la Bérézina au lieu de s'en couvrir. plaine qui les séparait gagner les trois passages et se rétrécir s'allonger pour les traverce sol étranger ser. à de quelques de Cosaques ce jour-là l'exception troupes comme les suivants le ciel seul se montra notre ennemi. Dès que la terre revêtues mobiles. toutes les collines. les levées qui s'opéraient vaste camp retranché s'élevait de la Dwina. étaient couvertes d'hommes et de chevaux. multitude à s'écouler en trois commença trois ponts. que Barclay et Bagration. se dirigea sur Kowno pour y passer le Niémen. « A trois cents pas du fleuve sur la hauteur la plus élevée. et d'opération. il arriva aux avant-postes près de cette le fleuve russe. après avoir reconnu trois ponts fussent jetés pour opérer le passage. s'en approcher. gronder en marchant. étaient dans un repli les forces Napoléon jugea que l'armée russe. Dans la nuit du 23 au 24 juin. derrière le Niémen sur une ligne de soixante lieues. de leur ligne Il partagea donc ses forces en cinq armées. leurs pentes. couvrant dispersée. et atteindre et dévaster. en troisième dans tout l'empire enfin un devant Drissa. de part et d'autre.

» Dtjà. Lithuanie De toutes et l'ancien fut éfttettné des Russes palais d'une Jagellons. en furent efenthousiastes. situé sur la rive gauche. EMPIRE. forte citadelle. Quelques naguère frayés comme d'un funeste "présage. tout qu'on dissemblait . l'Empereur agité l'air. en la forçant à se diviser. passa l'entrée. et s'enfuit » avant-gardes sur Wilna. coupé le corps de Doctoroff et l'armée de Bagration de celle de Barclay. on établit un camp retranché. Ils crurent que ces nuées enflammées sur nos têtes. et nous apporta les sinistres roulements Ce ciel menaçant. cette terre sans abri nous uns même. pour nous en défendre entra à Kowno en chassant les la Wilia.(1812) En effet. et s'abaissaient s'amoncelaient sur cette terre Napoléon russes. en effet. qu'un le jour s'obscurcit. il avait. à marcher par corps isolés. des y avaient parts on se félicitait et la présence de Napouniexcité un enthousiasme les places publiques « les vieillards parurent et on s'embrassait les retentissaient de chants patriotivêtus de leur ancien cosils les idées de 'gloire** d'indépendance qui rappelait de joie à la vue des bannières nationales pleuraient venait enfin de relever. Il avait. n'étaient qu'en radeaux. Barclay évacua tion de Drissa pour y rallier toute son armée. et se dirigea cette ville. Napoléon lança Murât et Ney à sa poursuite. Sur ques ouvrages la rive droite de la Wilia. il y une position avantageuse Wilna offrait à Napoléon afin de la mettre à profit. Des hôséjourna quelque temps. dans la grande armée russe. rues. avait-il Bientôt 855 passé le fleuve. et entra le 28 à Wilna. enfin. le du tonattrista. A son ap- dans la direcproche. léon en versel. la retraite Cependant. atteint son but il avait jeté le désordre par ce mouvement. des magasins furent organisés on construisit quelde défense. à peine bruit sourd avait vent s'éleva nerre. ques tume. on jeta sur pilotis les ponts qui pitaux.

. depuis aspiraient. de le non-succès contre d'une seconde campagne la Lithuanie. à l'acte le comte Sierakowski. vement. Prozor. steppes plus doux et les contrées plus fertiles de l'Europe méridionale. que le jour où la victoire dont les troupes nemies les deux puissances co-partageantes les deux ailes de son armée. prépublia et M. « Sire. de fronde Pologne et rétablir le royaume pour servir tière pire lisé. vers le ciel arides.894 REVOLUTION FRANÇAISE. Il établit à Wilna un gouvernement composé de provisoire. de l'université son adhésion Ce gouvernement de la confédération générale. système et qu'il trouva sa ruine. qu'il l'avait même leur climat Napoléon y fuyant provoqué. le comte Tysenhaus. son et de boulevart à l'emréaCe grand projet. les resdans cette province. aux contre devait États leurs de l'Allemagne. (1812) en Pologne pour tenter et l'on se souvient comptait. posé Il voyait que les Russes un mouvement. Mais c'est continental. s'il avait lieu. Il était évident là qu'était il aurait pour enl'abandonnerait. l'ancienne Il voulait donc les refouler dans Moscovie. formaient la diète de Varsovie Le 26 juin le prince Adam Czartoriski nommé s'être fut de constituée déclarer ensuite en confédération le rétablissement tous s'était son réunie et avait compléter son danger générale. aux familles les plus considérasept membres appartenant le prince le comte Soltan savoir bles de la Lithuanie. glacé et leurs Pierre let. Sniadecki. du royaume Après président. soit pour se préparer. Le sénateur Wibecki à Napoléon. envahissements. De son côté. Alexandre le comte sident Sopieha. dit-il la présidait. chercha à organiser la première. la diète de Varsovie envoya une députation Le 14 juillet. son premier acte elle invita les Polonais de Pologne à se confédérer. sources soit pour favoriser ce grand mouNapoléon. de Wilna. le comte Potocki.

que nous sommes les dignes descendants « Ce qui constitue en même temps nos droits constitue nos devoirs. Nous avons où il a péri. nous « Devant Dieu comme devant les hommes. seize millions de Polonais. Sire. sembler des Jagellons et des Sode rasnationale. Nous décret sera. elle existe exister par le fait! de ses divisions? Veut-il perla confédération à votre protection nous suprême pour le a fédératif lacté pour soumettre et requiert votre puissante de Pologne. n'a jamais déchirée dernier nation roi traîné princes avec qui nous n'avions et qui ne nous ont pas conquis. Quatre millions de Polonais sont mais nos par les lois polonaises la plus grande partie de la population formant de leurs Nous osons réclamer sont encore esclaves dans la réunion de la grande fadéjà libres et frères les Li- la Pologne. «1er nos ancêtres. notre Polonais. Or. les bras. 8SS nation libre et indépendante. à l'Empereur.mêmes divisés. et les comprendre droits. des vu notre et notre SainWétersbourg lambeaux par nous n'avons mais conà en conquêtes. Sire ce jour. royaume « Dites. ni par des été soumis ni par des traités. sommes parmi lesquels il n'y en ne soient dévoués a pas un dont le sang. et de prouver. pour notre pays natal. guerre. la fortune. .(1812) EMPIRE. de Pologne eœiste! et ce Que le royaume à la réalité. équivalent pour le monde. par les Dieu ne l'a-t-il pétuer députés sanction. indépendance de nous armer nous. gouvernés thuaniens. en nous battant pour lui. du trône nous avons le rétablissement de ressaisir nos membres pas de sommes de le droit déclarer bieski. nos la Pologne est lois de l'égalité de proclamée mais elle doit pas assez punie malheurs ? Non. la trahison par la perfidie et la trahison. « Sire. donc libres de droit nous. stitué des droits. mille polonaise.

Chaque sacrifice léger. que son rétablissement où Votre Majesté a élevé la France Depuis trois siècles. si Votre entreprise qui n'aura pas Majesté veut daigner l'appuyer. n'a cessé de tourner les yeux Pologne. j'ai beaucoup d'intérêts répondit « Gentilshommes. et de la Prusse. mais le destin en a réservé le terme vers la grande nation au chef de la quatrième dynastie. « Polonais. . la dans ses malheurs. cette tenir avant de la paix. le sang qui coule dans nos veines afin d'achever été formée » bien arrêtée de faire du rétaen vain. condition des Polonais étaient pour le révoeux de la grande majorité tablissement de la patrie. Quelle que fût sa résolution blissement Napoléon. et. morales. Si le démembrement de la monarchie fut le signal de la décadence de la fran- soit la preuve de la prospérité çaise. en y concourant dans cet Nous le serment engagement nos facultés avec une tout de toutes jusqu'à de tous nos moyens. Majesté l'acte de la confédération l'existence nom de la Pologne. au de persévérer la fin. ma situation. et l'heureuse issue de la guerre à les manifester. s'il le fallait. (181$) nous paraîtra à Votre Majesté. ses alun et langage prudent s'assurer si les tout. il devait. j'aurais pensé et agi comme vous dans l'assemblée devoir « Dans de Varsovie. députés de la confédération j'ai entendu avec intérêt ce que vous venez de me dire.256 RÉVOLUTION FRANÇAISE. de la Dwina au pour effet le rétablissement Dniester. Voici ce qu'il pouvait seule les déterminer de Pologne. de l'homme L'amour de son pays est le premier à concilier civilisé. D'ailleurs. liées dans réservé. Pologne du Borysthène à l'Oder. de tous nos frères. solennel à Votre présentons par lequel nous réclamons Nous renouvelons devant vous. s'il a de notre patrie. de la Pologne la première en présence de l'Autriche dut guerre.

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17 tant ce oui de titres pourra . Pendant les champs seize à mes côtés dans ans. et si étendues. animées du même esprit que j'ai vu dans la grande Polocouronnera votre bonne cause par des gne. Witepsk. j'autorise les efforts de moi que vous voulez faire je ferai tout ce qui dépendra vos résolutions. pour seconder « Si vos efforts sont unanimes. m'eut mis en état de rétablir de devoirs régné pendant de la Pologne. et que je ne puis reur d'Autriche l'intégrité ou aucun sanctionner aucune manœuvre mouvement qui tende à troubler la paisible possession de ce qui lui reste des de Pologne. lotsk. Aussitôt que la lois dans vos anciennes et une partie de vos provinces. provinces « Faites que la Lithuanie. 257 et beaucoup le premier. entièrement dans ennemis à reconnaître si éloignées l'unanimité des efforts vos droits. Si j'avais le second ou le troisième partage armé mes peuples pour la défendre. j'ai vu vos de l'Italie et dans ceux de l'Espagne. « J'applaudis à ce que vous avez fait. et la Providence succès. je dois y ajouter que j'ai garanti à l'empede ses domaines. Po- la Podolie. Mohilow. la Wolhynie. c'est de la population du succès. vous pouvez concevoir de réduire vos l'espoir dans des contrées mais. « J'aime soldats votre nation. soient l'Ukraine.(1812) EMPIRE. l'espoir qui les couvre que vous pouvez trouver « Je vous ai tenu le même langage dès ma enpremière trée en Pologne. dépendre T. capitale je le fis sans à prolonger la guerre à réchercher qui aurait continué pandre le sang de mes sujets. la Samogitie. Je récompenserai ce dévouement de vos contrées et vous acquiert qui vous rend si intéressants à mon estime et à ma protection par tout » de moi dans les circonstances. j'aurais victoire votre à remplir.

Bientôt la dinombre par l'effet dé cette transition non. saule front sur leurs fusils. été établis depuis avaient de nombreux magasins Dantzig duisaient. en campagne on a vu. le les Russes. tes avait divisés. . dès Wilna. jusqu'à chemins système séchée. en effet. partout avant d'en venir faim. . ennuyés D'un autre côté. les mauvais le manque de destruction tout semblait de fourrage adopté par la pauvreté du pays. que charriots » Napoléon n'ignora « Du Niémen à la engagé. Déjà. « Il y en eut. faute de sette commença à se faire sentir dans l'armée. qui rendit les chemins de chede nos convois. Ï1812) 1 en Surprenant tès Russes. aux transports s'opposer le soldat fut obligé de se livrer à pénurie. On les trouabandonnés. ne voulut pas lâcher prise et perdre il cohtison avantage nua donc à les poursuivre. la Wilia des- de cette de vivres. et se faisaient Ils s'appuyaient ter la cervelle au milieu des chemins. qui se tuèrent les plus jeunes 1 c'étaient d'autres à ces extrémités après. il Napoléon.&. maient ou les laissaient périr d'inanition. et caissons vastées. le temps vint à chanTout-à-coup il passa subitement à un froid il plut à verse pendant deux jours consécutifs ce très-vif et retarda la marche impraticables. déil n'avait vu que des maisons lui disait Mortier.1. de grands déspour se nourrir. Déjà nous avions perdu beaucoup ger d'une extrême chaleur il en périt un plus grand le passage du Niémen subite. Par suite la maraude ordres laient Varsovie mais les marches forcées. Wilia. traînards avaient eu lieu de nombreux s'éparpilet les bouleversant les cabanes dans la campagne de quoi pouvoir apaiser leur et cherchant châteaux. dit Ségur. que d'immenses d'entrer mais ceux qui les conconvois de bœufs suivaient l'armée de leur marche les assomtrop lente.S$3B RÉVOLUTION c FRANÇAIS! 1 . mais il était point ces malheurs. vaux avant avant car elle avait été abondamment pourvue prévoyance.

Napoléon ne négligea situation. 259 sur les chemins et dans les champs ils étaient dispersés et les effets répandus renversés. toute comDéjà Napoléon était au cœur de la Litimanie munication entre les deux puissances. – s'écria Napoléon. comparent à la famine. çà et là et pillés Il avait cru suivre comme s'ils avaient été pris par l'ennemi. rivèrent il fit de Wiitta de communications à Wilna. Alexandre se rappelant le refus qu'avait de recevoir notre ambassadeur. vait une déroute. paraissait rompue lorsqu'arriva d'une lettre déclarait un officier russe. il regarderait comme non avenu. habitations C'estun torrent qui s écoule un rien mal pour un bien. porteur quartier-général de l'empereur Alexandre. (c'était le ministre fait l'empereur fut étrangement et du choix rasse dont surpris du négociateur de la police . Cependant. et qu'un accommodement serait encore possible. mais déjà l'armée en était partie et ainsi elle se trouva toujours en avant de ses magasins. » Napoléon. équipages. si Napoléon à retirer ses troupes consentait du territoire ce qui s'était passé e russe. ments. Dix mille chevaux avaient été tués et par les seigles verts. » cette pour changer centre d'approvisionneLes vivres ar- un grand avec ses derrières. rassaient à respirer c'était un nouveau fléau que pluinsupportable froides sieurs rible. Ce prince autographe au « que. Mais celui-ci par les nouvelle Déjà plusieurs soldats de la jeune « C'est impossible faim. et seule nourriture. Ils gisaient sur la route qu'ils embarleurs cadavres exhalaient une odeur méphitique. » Puis il ajouta « qu'il fallait bien supde quelques celle chevaux. ouverts. Où sont leurs ne meuvingt jours de vivres ? Des soldats bien commandés rent jamais de faim porter la perte des même est bien plus tergarde sont morts de de quelques c'est le mauvais côté de la guerre.(1812) EMPIRE. leur pluies d'orage. de cette tardive communication.

cents voltigeurs Frappé Ils répondirent: contenance. l'évacuaLion Napoléon marche s'il avait des Il lui ded'observation).£GÛ RÉVOLUTION FRANÇAISE. était. de qui. n'avait ni inmais celui-ci se bornait ne vit. et se dirigea en toute hâte sur Witepsk. l'Empereur en plaine. après un malgré mois de séparation. n attaqué 11 envoya demander de et les trois quarts enfants gens ils méritent dit l'Empereur.(1812) la mission manda était sans doute toute pouvoirs. était avaient sur une hauteur. dans » Napoléon. à Beszinckowiczi par de mouvements « Ses ordres telle précision. n'ayant voulut les y forcer. que toute la Lithuanie la chaleur les chemins de Wilna Apprenant n'arrivàr était conquise. humi- Pres- Le soleil avait rétabli Parti commençait le 16 juillet. zinckowiczi. que tous ces et par des routes corps. Napoléon ce mouvement. et à cent lieues du point où ils s'étaient quittés se trouvèrent à la fois réunis pu prévenir Vainement à Ostrowno. à Glubokoï. fendre les approches des défilés 1 «A l'un de les Russes ceux-ci qui avaient ces essayèrent dans Après trois combats' lieues. Aussitôt où camp de Drissa. à demander dans cette dé- sommation de l'empereur Alexandre. le 18. » tous ils dit combats. ce sont la croix!» étaient. et atteignit. que ses armées arrivaient et de l'ouest. partis du Niémen à des époques des obstacles de tout genre. qu'une et il lui répondit liante. neuvième. que Napoléon Barclay craignit il abandonna son avant lui à Witepsk. du nord été exécutés arrière-garde. plusieurs le bulletin.. son il espérait se joindre à Bagration. seuls. la droite Witepsk. que « le sort en était jeté. avec une conduisait Doctoroff. » nos avant-postes étaient sur la Dwina. à être très-forte. ils furent repoussés. leur belle « Du que à Beszinckowiczi. ni pouvoirs sa mission structions du territoire. « Dites-leur. quel corps de Faris. Cependant. vers Besprojet. différentes. de braves . d'en dé- tout près de deux de la cavalerie ennemie. devinant Napoléon marcha dans cette direction. les routes avaient son Dans ce moment.

pas un effet. la route qu'avait suivie l'enrien. vingt caissons de ces premiers les résultats engagements se retira derrière la Laczissa. française à la pointe mais le lendemain passé la Laczissa. nemi. Barclay pendant que Baet rejeté derrière le par Davoust. se dirigeait. prisonniers. les la vaste plaine la veille. Macdonald devant et Régnier. à Pototsk l'extrême berg gauche. enfin qui pût indiquer avait été informé. Oudinot étaient campés Witepsk. Barclay ment s'y de l'armée défendre ayant Russes quinze cents de munitions. dix pièces de canon. encore devant une bataille et. par MitisDniéper. aucune pas un soldat. 261 Six mille hommes tués ou blessés. à et à Bieloé. des corps l'intervalle Riga saxons du Schwartzemet autrichiens. tels furent avec l'armée par cette rivière. les derrières couvrant de la grande armée que Tormasof inVictor partait de la Vistule avec sa réserve. Ney et la garde entre Orcha et et Saint-Cyr A la gauche. apsès un combat sanglant. la nuit. et à Mohilow. trograder gration. sur Smolensk il avait abandonné en secret sa position pour régénérale sur cette ville. il s'arrêta dans cette ville pour donzina et du Borysthène repos à son armée. à la tête vers Slonim occupaient. passer les corps en revue. russe. Niémen . reculant law. et organiser les hôpitaux. Apprenant que Barclay avait Napoléon dans l'intervalle de la Béréfait sa jonction avec Bagration. à Mohilow au Bug. sur la route de Saint-Pétersbourg. trouvèrent Séparé seuleil menaçait de Français que les du jour. vide et abandonnée occupaient trace. pas une arme.(1812) EMPIRE. arrêté entra à Witepsk. Davoust et Junot Poniatowski dans l'intervalle ner quelque le long du Dniéper Murat. les magasins L'arapprovisionner mée campa sur les bords de la Dwina et du Borysthène. quiétait pendant qu'Augereau rassemblait une onzième armée à Stettin.

les deux dans ordres ce seul de la noblesse et des marla levée de gouvernement. on avait tout ménagé vieille Russie. l'armée de Moldavie désormais . acquises qu'Alexandre Jusque-là. nous marchions Ces marpar des routes affreuses et une chaleur excessive. cette race de sauterelles. une armée de cinq çenf mille hommes pouvait être sur pied. courait Alexandre. En moins d'un mois. qui eut lieu le 27 août chands votèrent. dans une assemblée levée des milices. libre dans ses mouvements. de la patrie et la universel et ses légions « l'indépendance le tyran de l'Église contre d'esclaves. Depuis deux mois. les provinces nationales les passions clamations. d'abord les par une première Dispersées attaque. la une autre face. ches de vivres avaient déjà beaucoup pénibles et le manque la guerre semblait à peine comréduit l'armée. et appeexcitant. D'un autre deux ailes de l'armée russe venaient i côté. la croix dans nos coeurs. les gouvernements décrétaient la Français. A Moskow. de se réunir. n'avaient soit précipitation. et cependant mencée. disait-il Chassons.962 RÉVOLUTION FBANÇAISB. par- de son empire. la paix avec la Turquie ayant été signée à Buchafest. le fer dans nos mains Portons arrachons les dents à cette tète de lion et renversons ce Moloch qui veut détruire la terre » C'est ses sujets préparait nouvellement dans des provinces par de tels moyens aux plus grands sacrifices. lant les serfs sûreté à défendre par des proet religieuses. Déjà des ordres secrets guerre allait prendre avaient des villes. ce pays de la superstition et de la servitude. (1813} dans un pays désert. pour se créer de nouvelles ressources. et celle de quinze été donnés et qui soit mille hommes cent mille quatre-vingt roubles pour les équiper. la dévastation pour l'incendie des routes et la destruction des vivres sur le passage des De toutes parts. pas oublié l'indépendance. mais dans la calcul. D'un autre côté. en se retirant.

deviendra qu'il était le point porte à . changeant contre celle de Minsk. il fut décidé que l'on marcherait venait d'être fit ses dispositions. il donna à ses troupes l'ordre de moucomme « Si l'ennemi tient à Smolensk je suis ce sera une affaire écrivit-il à Davoust. y aura une de se porter et. Tout Dans ces avant-postes. Smolensk. venait que ce fleuve. de prévenir les Russes à ce fleuve. sur son flanc vaicherchait au nombre de cent gauche et sur ses . connu des Romains par. en remontant Parti à Rassasna. puis. sur trois colonnes ils s'avancèrent nos généraux. en soit. il traversa de Witepsk C'était pour la première fois le Borysthène. Oudinot rejeté Napoléon le derrière la Drissa Napoléon renforça par Wittgenstein de se lier avec et lui ordonna général français de Saint-Cyr de Witepsk sa ligne d'opération Macdonald. jonction Vourésolurent de prendre l'offensive. vingt-quatre « le cette nous plus beau dit » Çp campagne. à Nade porter une armée française. et Bagration iant nous surprendre et attaquèrent vers Rudnja circonstances chefs de l'armée ques et refait leur armée. leurs défaites. sur la suite des opérations Quelle plus d'avis de s'arrêter furent dit-on. décisive vement. que l'on continuât sur Smolensk. Quatre jours suffirent son mouvement opérer fait dans Batturlin qu'il ait peut-être effet pendant que l'ennemi surpris poléon pour nement devantlui.(1812) put se mettre russe. mille nousétions hommes. per.penser à Smolensk. » Son projet grande bataille sur la rive gauche du Dniérapidement central de l'armée. jour. rassemblés. Quoi qu'il grand nombre. ce même le 13 août. Orcha et nous ne saurions être trop de jnqnde. fondé à le penser. Après avoir en marche leur empire pour renforcer la grande 2(V5 armée opéré Barclay. avec les principaux tint conseil Napoléon militaires. les opérations.

les deux de la rive droite. (1812) derrières. le » Cependant s'avanBarclay et Bagration vers cette ville.264 RÉVOLUTION FRANÇAISE. et environné de tours. droite. « Quand Smolensk czar sera détrôné. sera pris. Il jeta dans et dans les faubourgs environ mille homquarante le reste de son armée se forma sur les belles poside la rive droite. qui se déployaient Français leur retraite. après avoir passe sur un corps de dix mille Russes qui s'était dévoué pour défendre les approches de cette ville. plus à la défendre que pour protéger Barclay vers Elnia pour s'assurer de la route de Bagration envoya Moskow la place mes tions et se chargea de la défense de la ville. C'est alors seulement que Barclay et Bagration ne fut plus question de Smolensk. se refusait Voyant que l'ennemi . dit un vieux proverbe russe. non-seulerusse. ordres « Je les tiens » s'écria-t-il et aussitôt il fit ses disIl plaça Ney à la gauche Davoust au centre. Russie. et du midi de l'em- Napoléon arriva le 16 devant Smolensk. ment pire. positions. est considéré comme le boulevart de Moskow. Parvenu sur la hauteur. et de la rejeter de couper l'armée mais de tout le centre dans le nord. Bâti sur deux apprirent d'attaquer. sauver la ville. russes arrivèrent généraux Ils avaient ordre de livrer sur ba- collines de Murat. d'épaisses flanquées une des plus belles et des plus fortes villes de la Smolensk. le danger qui les menaçait il mais de marcher au secours j le Borysescarpées qui resserrent murailles thène. à l'extrême Dans ce moment. les hauteurs taille pour A la vue des cent quarante mille devant ils ne songèrent eux. menaçant de Moskow. çaient rapidement vit avec joie ce mouvement des deux généraux Napoléon russes. niatowski tre. Poà la droite la garde fut mise en réserve au cenet la cavalerie sous les Eugène en réserve à la droite.

sire. de flammes et de fumée témoignèBientôt des tourbillons rent tacle de sa résolution dit le bulletin. courage. lavoir Napoléon « Non. répondit le pope. le seul qu'on pope. il repassa nous abandonner feu à la ville. Si tous Allez. s'engagea. sa musique sur ces phante pour témoin Un vieux avec son oret ensanglantés triomet sa pompe accoutumés. tranchés troupes et les enlevèrent. » A cinq heures du entrée « ces dre.ous de la ville à tous les malheureux ouverte que l'incendie « Vous avez » Touché de cette réponse laisse sans asyle lui dit Napoléon oui. et abattait l'ennemi nuit. duit la ville dans cet état. barbare. vos popes eussent pas . Dieu veillera sur les victimes raison innocentes de votre il vous récompensera de la guerre retournez à votre poste. 265 obstinément décida de livrer bataille devant la ville. les Russes eux-mêmes qui avaient réignorant que c'étaient à Napoléon. foudroyait que notre artillerie pendant les murailles.(1812) empire. il la protègera car je l'ai Dieu sera plus puissant que v. aux habitants qu'offre suve. guerrière et n'ayant ruines qu'elle-même désertes de sa gloire. s'avancèrent Sous le feu terrible dans les des On se battit refaubourgs avec acharnement les ponts opiniâtre. Napoléon se à faire attaquer. Après une résistance A une heure fut rejeté dans ses murs. mais après avoir mis le sur la rive droite. s'ils n eussent imité votre exemple. » trouva dans Smolensk. ne voulant que ses cendres. son église avait été brûlée. après mi- aax portes. de l'incendie. Smolensk « Au milieu offrait d'une belle nuit aux Français une éruption armée le specdu Véfit son d'août. dans la ville décombres fumants de Naples la grande matin à la lueur elle traversa. bon prêtre. Aussitôt la canonnade nos Russes. vint le reprocher Après lui demanda si écouté attentivement.

« J'ai vu Napol'autel leur dit-il léon. ses colonnes se précipitent. Napoléon renvoya prêtre à son temple avec une escorte. repoussait à Pototsk. que nos soldats Ils n'égorgent comme on nous l'avait dit. « A cinq heures tout il donne le signal dormi. l'empereur qu'on vous connaissent l'a représenté. les malheureux qui s'étaient réfugiés dans cet asyle poussèet se pressèrent. je lui ai parlé. (1812) trahi ont reçue du ciel. rent un cri déchirant lâchement la mission de des païens. femmes Dieu et les enfants. les point. et remercions comme d'être devoir de les haïr pénible » et des incendiaires. respecté vos saints car nous sommes tous chrétiens. et votre Bog est noasyles tre Dieu. délivrés du Rassurez-vous donc. 18. autour de effarés mais le pope se hâta de les rassurer. Saint-Cyr clay à se retirer. des impies Tandis que Napoléon. Apprenez que lui et ses soldats et adorent le même Dieu que nous. aussitôt son artillerie éclate et surpris résistent vai- Les Russes . La guerre c'est un démêlé politiqu'il apporte n'est point religieuse Ses soldats ne combattent que avec notre empereur. « Depuis le point du jour jusqu'à Wittgenstein cinq d'un heures accord du soir. étant et Wittgenstein enprêt. Oh comme on nous avait mes enfants de France n'est point tel trompés. A la vue de nos soldats. à Smolensk venait de forcer Barce même jour. le village de Spas et dans des plis de terrain.266 RÉVOLUTION FRANÇAISE. paix qu'ils s'ils n'eussent les temples que leur seule prépas abandonné mes soldats auraient sence rend sacrés. tous ses combattants il les disposait en trois colonnes et les cachait derrière d'attaque. » le Après lui avoir donné des secours. il trompa l'ennemi par la proposition retirer les blessés et surtout par des déEn même temps il ralliait en si- monstrations lence pour de retraite.

couverte par un ruisseau marécageux « Le pour l'nborder. mille prisonniers. ne les couper. de cosaques y avait laisque Bagration quatre régiments et les poussa vivement. croyait qui allait du soir. nement. ayant l'arme au bras et en tête néral Chaque Ségnr Gudin peloton.petit pont en bois qu'il fallait passer le gé7e d'infanterie légère. en franchissant répondait et de la grande armée Qendanti'anptée JW2- de napoléon . en ouappelait sur lequel était un tre.(1812) kmpitir. voyer des secours et marcha lui-même se déployer des forces supérieures devant Ney vit bientôt des renforts. que pour retarder n'y avait sur cette route. Alors. 267 bientôt leur çend'abord leur gauche est enfoncée. distance tina. trop faible dont Saint-Cyr » d'user que pour mieux se défendre A la nouvelle de cette victoire. Napoléon c'était une bataille garde Vers les quatre et. Napoléon envoya au général Saint-Cyr le bâton de maréchal. ils abandonnent tre fuit en déroute vingt et un champ de bataille couvert de morts pièces de canon ne pouvait feindre l'offensive. Barclay se hâta de leur endans cette direction. kow. à quelque il de traverse. le Pniéper Ney traversa à Valouil le rejoignit sur la route de Mosde Smolensk. i Histoire marcha ce passage. s'étant formée occupait et qu'il une heures de passer le fleuve et de qu'à une affaire d'avantse livrer. qui marchait en même temps il ordonna Gudin avant des Russes sur la rive gauohe. qu'il hauteur sur l'ennemi elle s'avança qui comme inexpugnable. Cette position était.. le premier pour forcer aux le ruisseau. Barclay s'étant retiré par des chemins notre marche. la division Gudin arriva en colonnes. sentant sés Ney les attaqua Dès que les ponts furent rétablis. à la suite de l'ennemi pour marcher le danger dont il était menacé. regardait le champ sacré. il demanda lui Napoléon lui envoya la division en à Junot. .

Quatre fois les colonnes russes se précipitèrent sur eux. avec de pareilles troupes on doit aller au bout Parmi les régiments qui furent magnifiquement ceux de Gudin c'étaient sés. ils sont tous Le premier. pas c'est Ce régiment le brave en cet instant. les Français la hauteur atteignirent opposée. par le cri mille fois fut suivi du 12e. comme le cercle régiment.268 RBVOLUTION FRANÇAISE. dont les vêtements et le visage du terrible choc de la veille. Cependant. sur le champ de Vale lendemain Napoléon se transporta « Quatre Russes pour loutina. il encore l'empreinte « Poursuivons nos succès plein d'enthousiasme du monde récompenle 12e. bons. . 21e. c'en était fait de toute par le mouvement et le sort de la campaenveloppée mais Junot n'obéit la route resta libre. des Russes. comme j'aime un » Puis. on remarqua 127e de ligne et le 7e léger2. le meilleur le meilleur. gne décidé. les capitaines. > Arrivé devant dit « Désignez-moi désignez-mui Dites-moi » ce régiment. Il fut remLe combat devint extrêmement placé par le comte Gérard. (1812) nombreux répété 21e et du 127e. moi. du portaient s'écria. général Gudin eut les deux jambes fracassées par un boulet. « Ces récompenses il fit former officier Sire du » encore Nale 11 satisfit sur données par tous Gourgaud. fois Gérard les repoussa'. répondre. point bataille aussi le champ et leur bons. vif. ils sont Allons. coups de canon de vive l'Empereur mais. Après l'avoir passé en revue un Français Voilà. il distribua des décorations et des champ de bataille grades qu'à à tous les régiments la vue de ces braves On dit qui s'étaient distingués. dit-il au général Gérard. » Cette victoire achevée quatre ordonné à Junot. et les Russes se retirèrent après avoir perdu plus de huit l'armée russe elle était mille hommes (19 août). c'est Voyons. tous – Sire. mon ce n'est Tliémistocle te second. point. voisin. Le 127e n'avait ne s'étant à aucune trouvé jusque-là d'aigle poléon corps lui en de Ney. remit un de ses mains.

Tout d'ailleurs Quatorzième bulletin. Napoléon « Il n'était à Smolensk. du simple solqui faisaient du maître de l'Europe. qui cette fois. les troupes. pour marcher se sur Moskow. lui. car devait décider livrerait semblait bataille engager . trophées en militaire et imposant'. mais comme cette clef de la vieille en laissant Russie. Là. l'ennemi Witepsk et Smolensk. et frapper de la Russie. Les officiers désiheureux gnaient. ces for- fuyait. et ils aimaient un souvec'était » parvenu qui les faisait parvenir. il interpellait que régiment les soldats. disait-il. là qu'il enfin le il était pour Naretiraient. les choix furent faits suret confirmés avec accla- le-champ. » Elles furent grandes vraiment et par la manière les distribua. devant il l'a dit lui-même. défendre sa capitale. pas venu -» II fallait une masure. Après lui avoir livré sans bataille rain Wilna. les soldats comme confirmèrent. les transportèrent. les sous-officiers. ou les plus mandant les plus braves entre ces braves. 269 des dé- offraient un spectacle de la victoire. mais République. dehaute voix les officiers. la mort le Parthe. morts des mourants. « Ces manières paternelles dat le compagnon de guerre les usages toujours mes qui reproduisaient de la regrettés C'était un monarque. l'Empereur approuva. cette victoire décisive que poursuivait Napoléon venait encore de lui échapper. mation par en cercle. la grande armée russe. et la dévastation après lui. Ainsi. dit Ségur. et les récompensant aussitôt. celui de la révolution. elles-mêmes dont Napoléon « On le vit. l'ennemi que. successivement s'entourer de chaà comme d'une famille. conquérir C'est là que Barclay et Bagration devait grand certain rencontrer coup ne pouvait pas s'arrêter si loin.(612) d'honneur bris et des au milieu des ehpikb. Ainsi.

ses communications. Thorn ligne étaient ceux de Dantzig. à Elbing. se tetotsk nait en observation hommes les cent à passer de renfort. et des' refais de poste assuraient la D'un autre côté à craindre qu'avait-il et le Dniéper? Ils étaient Smolensk et Mohilow. tout faisait croire à uœ ses prébataille. l'étendue de ses lignes. Marienverder. se dépôt. ce parti Davoust Ney à Valoutina. cohortes te Rhin sur la Bérézina. étaient Schwattzemà sa lui. à Riga et Dunabourg et Régnier par Schwartzemberg devait servir de point dappui à l'armée de Moskow et maintenir ses communications avec la Lithuanie. cinquante mille «'étaient mis en marche devaient de 18i3 se tenir prêtes fut appetée. en troisième les magasins de Minsk et de Wilna trouvaient dé Grodno et de Bialistock ceux de ligne ceux de Kowno quatrième Varsovie. Victor avait Barclay ayant rejoint Bagration l'atteistance. sur Oder. sa ligne d'opérations paraissait à Pototsk à sa gauche. Bromberg. le 23 auprès de Doregoboui. encore etc. d un dizaine allaient de Napoléon marches. sous Augereau de gardes nationales et la conscription De plus. paratifs. qui le poursuivaient. venait Saint-Cyr n'était éloigné de Witepsk et Smode devenir A huit deux points d'appui. la Dwina Victor par Macdonald à Witepsk. plus en arrière en sixième ligne. reculé sans rési- vers Saint-Cyr sur le Bug. deux vainqueurs devant couverte. l'ennemi fuyait d'assurer Moskow lensk. par garpar Po- grandes places marches en arrière établis dans magasins Des stations militaires route pour dés jusqu'à Wilna. . Domavec les levées lithuaniennes et polonaises. browski. quand Murat et Dàvoust. que fortifiés. les places fortes que nous occupions.2TC KSVOLLTlUN PkANÇAlSK. les Posen enfin. la Lithuanie. Toute l'armée russe gnirent était rangée en bataille le choix du terrain. droite. à Mohilow. (1812) poléon à prendre berg à Molodusna.

et leur habitude de vaincre toutes les difficultés. qu'une Après s'y être arrêté le temps nécessaire Son armée. L'habitude en était curieux et cônti»spectacle que celui nuels de tant d hommes. de la manière de vivre des soldats l'ordre avait été donné. Suivant centre la même la colonne que les Russes. Naavec sa garde. Poniatowski à droite et l'armée d Italie à Ney et Davoust. nombre de charriots du pays qu'il fallait sans cesse renouet un troupeau.des à tous les métiers. que renouvelait chaque jour l'esprit avisé -des soldats français et polonais. £71 1 Aussitôt vers l'Empereur dépêchèrent pour l'en prévenir et te presser d'arriver À cette nouvelle. ûela ils sauraient bien pourvoir eux-mêmes à Jétits suffisait besoins. car ils se prêtaient veler. et leur goût pour les hasards et les irrégularités de ce jeu terrible d'une vie aventureuse. Voici la description peu de ressources.(1812) EJMP1RR. L'armée marchait repartit sur trois colonnes au centre. Ceux-là mansoldats. et réellement prise des efforts volontaires c'était un à Witepsk. L'existence de l'armée était un prodige. L'Em . comme route du que Murat et Davoust y trouvait fait M. grandes industrieux et actif. de Ségur « A Smolensk. de prendre en partant pour plusieurs jours n'en ignorait mais il comptait sûr pereur pas la difficulté. « Il y avait à la suite de chaque régiment une multitude de ces chèvâtax un grand nains dont la fofogne fourmille. de vivres. Les bagages étaient conduits pat. l'industrie des chefs et des soldats ils étaient avertis. avec Empereur Murat. il en pour attendre rêter le £4 et se dirigea vers Moskow. comme à Smolensk ville en cendres. et fit douze lieues sans s'arpoléort accourut mais déjà Tiéhnëmi avait disparu Napoléon lie trouva. gauche. poursuivre un seul homme à de si distances.

de ces animaux la chaleur et la alors. et faisaient qu'ils écrasaient seigle nouveau viande manqua moins que le pain. La bouillir. ils rencontraient quand. de l'eau. que ils. sions. « En attendant tour de leurs par brigades à la découverte leurs détachements. était une seconde indispensable armée de cet pour à la preon le parti « Dans cette organisation et faite en marchant. attirail porter mière. prompte s'était plié aux usages et à toutes les difficultés des lieux génie des soldats avait admirablement tiré le meilleur du pays. il est vrai. suivant meté. qu'on pouvait se procurer quelChaque soir. commandés rarement par diviet le plus souvent et s'enfonçaient les soldats par rédans la et de sa ferle degré de son zèle. mais ici le défaut la nécessité de tout traîner avec soi. qu'ils enflaient « On remarqua. chacun d'eux. campagne. Quant aux chefs. plus marcher. quelquefois allaient giments. que les divisions . et « Car ce n'était que par des excursions sur ses flancs au traversd'un paysinconnu. restés au- sur la de ce qu'ils trouvaient aigles vivaient c'étaient des graines de route militaire le plus souvent. excusaient dans il fallait. avec une telle fureur. des faibles ressources possible comme les ordres généraux supposaient toujours des distributions régulières qui ne se faisaient jamais. ou pour ainsi conduire ce qui dire. poussière ches. s'y précipitaient si ims'en remplissaient d'autres beaucoup s'y noyèrent et ne pouvaient modérément. la marche arrêtée et les bivouacs ques vivres.272 RÉVOLUTION FRANÇAISE. suivirent fit perdre beaucoup les suffoquaient. de son intelligence s'était plus ou moins emparé de la maraude. établis. des détachements. comme avant Smolensk. les rangs. à cause des bestiaux qui et surtout la rapidité des marmais la longueur. (1812) quaient vivres.

était rempli long et étroit. un panustensiles de quelques et soixante propreté. de la charpie. attachée par-dessus. pesait trente-trois biscuits de placés quatre et dans le fond. Le et la capote roulée et livres douze onces. presque fatigués d'un désordre « Chacun de ces sacs. chacun de trois livres.du premier chements. cartouches. les régiments ou qu'on trouvait dans vil- . avec une moindre armée. tourne-vis. toile contenant avec son sabre. quante-huit quatre sa giberne trois pierres à feu. « Quand le sac de farine grain était vide. un sac de de dix livres de farine. il était chargé de cin- coups « Derrière livres. sac de Ainsi. son garnie. les deux chacun côtés étaient de rechange. contenait deux chemises deux paires de souliers talon avec des clous et des semelles et des de toile. 1-- 373 Até- corps restaient les plus nombreuses leurs déta- plus disciplinés de mal aux habitants. « Dans seize toile. réduit au strict nécessaire quant aux vêtements. rapportaient plus et faisaient Ceux qui étaient restés au dra- dont la bonne tenue reposait de leurs sacs. pour jours de biscuit. et soixante à tirer. lui. pris sur les lieux dans un autre pays. sinon par des moulins moulin qui suivaient T. les yeux. bras les lit et qu'on faisait trouvait qu'on s'il s'en rencontrait. on l'emplissait de moudre au premier à. onces au-dessous. peau vivaient universel. ses bretelles sac entier ainsi composé. demi-guêtres une bande à pansement. et avait pour quatre jours de pain. moins (1812) -1-- empire. « Chaque soldat portait encore en bandoulière un deux pains. des voitures traînaient encore pour six mais on ne pouvait guère compter sur ces jours de vivres. pour sept jours de farine. qui eussent été si commodes transports. et dans une guerre plus régulière. sa banderolle et son fusil.

magasins. lagcs fallait ce pays.. notre villes. échappées pour reconnaître Ainsi. on ment et par écrit. jusque dans ils se retirèrent en y metet on au trouva dans la pillage des Russes.274 > RÉVOLUTION V FRANÇAISE. nous disaient-elles. seize hommes et douze heures dans pour moudre. les Russes ils mettaient récolponts. Wiasma cette tant ville le feu. Ainsi. chacun le grain nécessaire. que des chants de ^reconnaissance veuille to'oa Français. la faim. paroles l'on ment l air. par des lettres il apprit russe s'approinterceptées. Oientten et des nous rapports faire remercier dans Il semble triomphants. Dieu de la victoire des par terre. on au ciel et à la terre. corps renfermaient tout s'y confectionnait que vivres et vêtements. sa nouvelle conquête On parvint ville quelques ressources à l'éteindre. chaque maison ayant un four. on ment onv ment Nos grands hommes traitent la Russie partout. C'étaient des colonies à la fois cis'y réparait » vilisées et nomades. peu du premier des ouvriers de toute espèce. d'avance. un enfant comme mais il y a de la crédulité à nous croire » si civédules. le feu. que le gouvernement et s'efforçait de faire croire que la perte priait nos succès. (1812) car ces peuples n'en connaissent Il guère d'autres. habitations. Le 28. sacrifiaient tout pour retarder routes. n'entendons ici que le son des cloches. Napoléon y séjourna et le parti qu'il en pouvait tirer. marche . tes. la grande armée traversa les vastes les Russes plaines de de sorte « Dans l'avant-garde mais pendant repoussa la nuit. C'est là que. d'eux pour un jour. ou en marchant. ils manles boulangers car les régiments quèrent abondaient. le désert entre richesses. à cent i trente hommes. de tant de provinces était l'effet d'un plan général adopté « Quand nos villes brûlent.

Après avoir le fetr à cette ville retiré. inceninaction Valeutina. dans le tout avait changé Dans l'intervalle. depuis l'empese faire un reur jusqu au simple soldat. à superstitieuses. guerre. une guerre pas seulement et religieuse nationale encore une guerre c'était qu'il nous nos opéSmolensk. par ce choix.. forte de cent trente mille hommes. deux kowa. heures de l'après-midi. de cette retraite indignée par Kutuet Barclay avait été remplacé nationaliser la Alexandre sow ayant voulu. était parvenu parti formidable. eux et nous. geâeeà linconcevable il s'arrêta enfin sur dié Wiasma et Gjatz en les traversant. tenu refusant deux jours la bataille à Smolensk après avoir échappé qui lui et mis à 1 en l'abandonnant de Junot. à deux sa marche au point du jour. elle continua demain. Cher au clergé par ses pratiques la vieille noblesse moscovite qui par un air de nationalité camp des Russes qui la déshonorait. e n'était s'était l'ennemi troupes. se reLe 4. en était partagée Celle-ci. larmée ner du repos à ses troupes. vrer bataille. était offerte. elle arriva en vue de 1 armée russe. Kutusow. avait été accueillie en était arrivé Napoléon parti le 30 de Wiasma. 275 de rois. le lenelle campa ce jour-là près du village de Gridewna. masses sa droite par et couverte du côté '>ous Barclay. française sur trois colonnes marchant toujours mit en mouvement. la Kalogha àBorodino. résolu d'y lien avant de Moskow. Russie avecune et sa nomination joie universelle.il 812) EMPIRE. un grand retranchement. larme© s'était qu'habile générappela» SwWarow. en flattant ral. plus adroit courtisan la nation entière. Il s'y arrêta deux jours pour donà Gjatz le 1er septembre. Cependant. fallait soutenir. Depuis Wilna jusqu'à marche été qu'une n'avaient rations militaires coupée par Harcelé de sanglants combats par nos d'arrière-garde. de la Mossa gauche .

de la ligne ordonna reconnue. troisième bataillon Napoléon « JI est passa dans ce régiment la redoute. était son je lendemain. tout le front de lignes. malgré les efforts des Russes pour la reprendre. tout sanglant et mutilé1. depuis Quand. en mis en fuite. plus accessible enlevée la veille n'en que laredoute était adossée à un grand bois. Aux premières lueurs du crépuscule. défendait soutenue revue. (1812) sous de la gauche petite rivière qui coule dans un ravin et qui va Kalogha. le feu cessa. melon où était la redoute. infanterie. Sa droite bordait la Kason embouchure sur la Moskowa jusqu'à depuis et était appuyée Borodino. Après un combat par A sept heures du soir. entre les deux Napoléon s'avança de hauteur en hauteur. formant vrait plus de quinze le centre gauche l'ayant mille hommes.Schwardino et le bois sur les hauteurs de la rive Napoléon. approches. couposition de bataille des Russes. Devant la gauche. et parcourut.276 RfivoLUTicm française. le général Coml'attaque commença se porta sur le mapans. la Moskowa depuis jusqu'à logha la vieille route de Moskow. elle fut enlevée d'un seul élan et à la baïonnette le 61e. On passa la journée du 6 à se reconnaître. s'élevait une redoute arformidable. à deux mamelons fortement retranchés et armés de batteries. A quatre heures. sur un mamelon situé entre le village Bagration. mée de canons en arrière et sur ses flancs on apercevait de fortes colonnes artillerie et cavalerie. se jeter dans la Moskowa. Sa gauche. plus les par un où il demanda » répartit le colonel . s'y maintint ils furent chassés du bois et meurtrier. lever. sans différer de l'enCette de . à la tête des 57e et 61e régiments. la vieille route de qui couvre Smolensk à Moskow. russes. l'armée russe il la vit se déployant sur un vaste demi-cercle de deux lieues de développement. qui. à quelque distance de Moskow.

le plateau d'artillerie centre. devant le front de son armée sous les signes révérés de la religion. à Smolensk. au Borodino. de cette image sacrée de leurs objet de leur vénération sanctuaires souillés de sang." des Puis. leur aile prince route la gauche ennemie. Borodino. qu'il aux disait s'être miracu- Serge. Kutusow fit ses dispositions rien pour exalter le courage et le fanatisme Entouré promener les armes. . mains sacrilèges soustraite. à cent grand pour armée 277 capas de l'autre. que devait attaquer le maréchal De son côté. élevant la voix. faite. de Semenofskoï. de saint leusement de toutes 2° d'empêcher l'ennemi de renforcer l'extrémité de son Davoust » il ne négligea de ses soldats. perturbateur 1 Gourgaud. il parla à ses soldats du ciel. « D'après l'ordre général le prince Eugène devait. Sa reconnaissance bataille sa ligne jusqu'au protégeaient avait détruit que l'ennemi et d'infanterie et village couvrir son y appuyer Eugène centre Davoust et Ney. ce tyrannique du monde.(1812) mamelon nons. en seconde ligne Murat et Junot et en réserve la garde. Napoléon droite. de leurs autels renversés « par ce despote universel. dégarnir pour aile gauche. l'un Deux 1 couronné autres d'une mamelons EMPIRE. les pompes et militaires. et surtout l'image évêque moscovite. toute sa droite. devait tourner le bois sur lequel s'appuyait de la bataille. Poniatowski de Smolensk à Moskow. Français. sur par une attaque attirer l'attention des ennemis sur leur centre et afin 1° de favoriser faire dans le mouvement la direction devait que le de la vieille disposa son armée en elle comptait cent vingt mille hommes. s'avançant la vieille route de Smolensk. il fit religieuses par ses popes. A droite. Il plaça à gauche. sur Poniatowski. devant sur la Kalogha. redoute armés de vingt-un de redoutes.

je vous le dis.278 RÉVOLUTION PRANÇAISB. Ne craignez tions des hommes. aux intempéries donc pas. se crurent dévoués par Dieu lui-même fense du ciel et de leur sol sacré. les bénédictions de leurs les exhortations prêtres. dépend de vous de bons quartiers d'hiver. Soldats sumées fants. et qu'il ne combatte pas son Michel. la plus reculée cite avec orgueil postérité dans cette journée que l'on dise de vous » grande bataille sous les murs de Moskow. reur. votre protection songez à votre empeet demain. tracez sûr que mes yeux expirants verraient la victoire. Tous. à Smolensk. et que la votre Il était conduite à cette à Friedland. patrie les caractères de l'agresseur de votre foi et et de ses guerde la vraie arche qui exposait la sainte image. l'abondance. de fanatiser leur courage. avec le sang « Ce spectacle ce discours. pensez au sacrifice de vos cités conà vos enpar les flammes 'pensez à vos femmes. achevèrent. (18121 ce vermisseau. fidélité sur le sol de votre » de votre riers. solennel. ajouta-t-il. jùsqu'aux dres soldats. leurs officiers. avec l'épée de l'archange propre ennemi « C'est dans cette croyance et que je vais combattre et c'est dans cette croyance vaincre que je combattrais clier en avant mourrais. retour Déque vous avez tant désirée elle nous est nécessaire. dit Ségur. . que ce Dieu qu'il a insulté ne veuille point être avec vous 'qu'il ne veuille point placer son boude vos rangs. sormais d'invoquer ne s'adressa qu'à yoilà la bataille venait » le fanatisme la raison moinà la dé- de ses soldats « Soldats 1 des siens. dans la patrie Conduisezvous comme à Witepsk. cet archi-rebelle du Seigneur. représentée par des saisons. aux profana- qui réclament à vos seigneurs. avant le coucher du soleil. la victoire elle nous donnera et un prompt à Austerlitz. Kutusow Napoléon leur dit-il.

« C'est française le soleil se leva sans nuages » dit le soleil d'Austerlitz! l'augure. commencèrent feu. et. dans accourut avec des renforts pour les déBagration furent impuissantes. il renverse russes leur et termine centre. Vainement fendre à mort. heure la défaite entière Cependant. 279 Napoléon passa des ou à prescrire à cheval centrale bataille. accepta parti de la-batterie Au même de notre bouches l'action. il restait de droite le général Morand y marche de tous côtés. et arrache à l'ennemi. et lui-même blessé ses attaques Alors Murat s'élança avec la rapidité de 1 âdtoL la plaine que l'attaque de Ney et de Davoust ^HÉ| l'ennenm^^ d'ouvrir. avant une les rejette sur pousse.. position et en avant de la redoute conquise de la tous les évènements suivre d'où il pouvait et demie. quand Déjà il était sur les hauteurs. droite.1. del'autre son panache. combattant d'une main. le 5. de la nuit à recevoir 1 Au point dispositions. l'Empereur. de leur aile gauche.(181-2) EMPIRE. droite. Mura:t court il se précipite sur l'ennemi. il ne peut s'y attaqué fit Alors Kutusow mais. par des charges les lignes les et réitérées. Murat se redoute. se fit entendre. à des rapports du jour. de jeta un moment reparaissant pour reprendre trouble réfugie élevant ranime sions redoutes à un autre opiniâtres parmi dansla les Français. qu'ils s'y jetèrent même pas aux Russes le temps de retirer leurs canons. cent vingt A ce signal. et. sa position. il appelle tous les siens et les et agitant Mais déjà Ney a reformé ses divipar son exemple. L'armée coup de canon. placées à notre extrême Davoust ils les redoutes de Semenofskoï et Ney attaquèrent ne laissèrent avec tant d'impétuosité. de nouveau: les dégage Murat. le reste ''1. un instant. Se voyant enveloppé. à l'ennemi ses redoutes et les enlève maintenir. A cinq heures la veille il avait plu. il était _1 -. . A peine échappé à ce péril. il s'élance.

n'avait pu s'y maintenir de nouveau et de la reprendre. leurs atils et au pied de ces ouvrages élevés. après s'être emparé mais Napoléon lui grande redoute. et jusqu'à la garde russe. devant nos rangs avec opiniâtreté sont sans cesse ramenés au combat ils viennent avaient mourir sans par cesse leurs vaincus. ses masses épaisses tombent cette sa cavalerie A son tour. entrent par la gorge mais elle devient heures quand si elle décida dans la redoute le tombeau cette sanglante. Tout cède l'ennemi est partout Pendant ce temps. quand les de Gaulincourt culbutent tout ce qui arrivent. pour un dernier il attaque notre centre. de Borodino et de la Eugène. de reprendre pivoté SemeDéjà il menace mais le général Friand nofskoï s'y porte avec son infanterie son mouvequatre-vingts pièces de canon soutiennent ment. de leur général. (1812) ses réserves. heures. sur lequel avait effort notre droite.ordonné I quatre volcan cuirassiers leur s'en résiste. les Russes se battirent »On les voyait se pelotonner pour leur retraite. généraux qu'eux-mêmes ravins. Après s'être battus pour la victoire. et droite. Alors Napoléon avec sa cavalerie devant cette et écrafoudroyées ordonne à Murat de en pivotant sur son masse redoutable.280 avancer toutes RÉVOLUTION FRANÇAISE. taques et leur retraite. Ils s'y protégeaient défendirent avec rage jusqu'à à . elle remportée ne la finit pas. d'attaquer «. de nouveaux « On ne put poursuivre leurs débris et derrière eux des redoutes armées. victoire fut emparent. Il était quatre dernière du sort de la bataille mais. briser s'avance En vain contre Kutusow lance ligne d'airain. elle vient son infanterie se sées par notre artillerie. repoussé sur notre Barclay était aux prises avec le prince Celui-ci. faire une grande charge aile gauche. les Français luttaient sur le penchant et sous cette pluie de fer et de plomb.

D'ailleurs il s'attendait à une autre bataille sous les murs de Moskow. lier. il fit dire au gouverneur Rosqu'il était prêt à la défendre jusqu'à la dernière topchin goutte de son sang. canons. le Français n'est . mille donner que cents coups de canon. suivi mettre par la grande quelque ordre Il était parvenu Arrivé. sous les murs de cette ville.donnerai vous bien de haches et de piques. Armezje. le signal. pouvait laquelle. sur Moskow. Déjà. dans sa retraite. sainte. en finir les excitations il y Naavec ne lui de quatre-vingt-douze aurait pu. Notre artillerie sanglante. et se conserver ce qui était comme une place de guerre à l'abrite se raldans un moment de péril. pourà De la Moskowa. en faisant russe. 28i ainsi la grande route de Moskow.U812) la nuit. l'armée. Mais. la perte ne s'éleva pas à moins de vingt mille hommes hors de combat. cinquante champ ou pris et soixante parmi lesquels trente-cinq généraux. prenez pas plus lourd 1 Ségur. enfin sur la Moskowa. laissant sur le Ils se retirèrent mille hommes de bataille blessés tués. Kutusow armée se retira victorieuse. à cinq et avec une armée d'étrangers d'autre lien que qui n'avaient il ne voulut pas s'exposer il aima sa fortune à un revers. Du côté des Français. si vous voulez faire mieux. le 13 septembre. manquèrent pas. leur magasin. mieux corps se contenter d'élite d'une demi-victoire. Telle ne s'en tira près poléon l'armée fut cette était pas mémorable livré bataille. On assure même lieues de sa capitale. leur ville » leur dépôt. de plus Depuis longtemps. et. leur refuge'. celui-ci avait fait afficher la veille cette étrange proclamation « Dans deux ou trois jours. couvrant impire. la garde. des fourches qu'une gerbe à trois dents de blé.

ville de mar- . donna. plusieurs églises et des espaces inl'autre. Il écrivit à son souverain d'être forcé d'abandonner Moskow. palais. ses instructions. et triangulaire. était un vaste et bizarre assemblage de deux cent châteaux de quatre-vingt-quinze avec leurs jardins et de quinze cents églises. à l'approche des Français. lui. dans la ville. les cachots s'ouvrirent. délivrés leur donna il les rassembla. et leurs dépendances. ià est Moskow et » Alors Rostopchin dévoua aux l'empire au pillage et à la dévastation cette antique cité des fffinmes.leprinceKutusow. « Nous renverrons rons rendre lame. renfermait encore. dont la vaste et double demi-lieue de pourtour. czars. Ces palais entremêlés de jolies maisons de étaient inégal sur plusieurs disposés ils se groupaient autour ivres de vin et d'une et leurs parcs brique bois et même de chaumières. exterminer nos ennemis. je me porte bien guérison. des mesures pour et nous leur fe- « Demain pour prendre. Par son ordre. la nuit. A. » ensuiteauprèsdeS._1 tt_ (1812) n_.ZN lv. Kutusow abanCependant. les et appela les dispersa joie barbare.1_1_ FRANÇAISE. justement nommée par ses poètes Moskow aux coupoles dorées. a Cette capitale. j'avais mal à un oeil. lui la population. "L. que partout le peuple est l'ame là où est le peuple russe. sans combat. un vaste bazar. avec conjointement au diable ces hôtes. cultes plusieurs et rocailleux.A_~Ji. et. enpendant traînant avec « qu il venait du peuple qui d'un tout empire. cette capitale. l'une. "'––: RÉVOLUTION 1_~ l. mais maintenant « Je me rendrai je vois très-bien des deux. que de Russie. lieues d'une carrées forteresse d'une d'un terrain élevée enceinte.L_ j'irai voir les blessés à l'hôpital Sainte-Catherine j'y ferai dire une messe et bénir l'eau pour leur prompte Pour moi. tous les criminels qu'ils renfermaient enfants de la Russie. mais vide en est la vie.

l'ancienne à en sortir qu'à ne parvint avec sa garde. il conde feu. d'abord dominé par la croix du Christ '» » sant de Mahomet du Salut. . le croissant. plus! Napoléon. les églises. ses jardins. Ségnr. templait. de La civilisation ils font la guerre! comme donc. ses clochers. exécutés! d'être venaient de Rostopchin océan bàtie en bois. des ce sont toujours nous a trompés Saint-Pétersbourg de disputer nos soldats essayèrent » Vainement Scythes! cinq ville aux flammes qui la dévoraient cette malheureuse russe n'existait de l'empire capitale jours après. et jusqu'aux boutiques. « Ces édifices. Napoléon des czars et des anciens patriarKremlin. puis. d'un fer poli et coloré tous couverts clochers et de plusieurs d'une terrasse surmontée minaient étaient chacune que terla croix. au repos. ville. sa ches grecs. A la vue du trône et de l'image de de Charles XII. dit-il. enfin des globes d'or. de joie. victorieuse. gion. avec mine Moskow. tout-à-coup.(1812) ]i~1PIRF. qui dode la montagne des hauteurs Quand. laient réunies. il était loin de songer aux désastres conquête. antique demeure Pierre Ier. transportés et étincelantes dorées en » et ils y entrèrent « Moskow Moskow s'écrièrent alla prendre séjour au chantant la Marseillaise. triste et rêveur. ils de la ville. des quatre parties du monde bril- ces palais. •81 où les richesses chands. ils au soleil. se livraient quand les ordres les directions dans toutes flammes s'élevèrent Bientôt la ville. nos soldats virent cette immense ses coupoles ses palais. pris possession Déjà nos soldats avaient des vers minuit. Quel réveil pour Napoléon! « Voilà cet effroyable spectacle. ne fut plus qu'un presqu'entièrement De ses fenêtres. c'était l'Asie et sa relide ce peuple l'histoire rappelaient et enfin le croisensuite vaincue. ses églises.

Cependant. équipages. impérial il eut la pensée de marcher sur Saint-Pétersbourg. et aux églises que les flammes avaient respectés. ressources quelques dans la et y rappela une partie des y rétablit l'ordre. il ne s'occupa plus. il travaillait à l'expédition des affaires administratives chaque jour. dont le costume le luxe et la rappelait forme asiatiques son peuple avec ses costumes ses grecs ses jardins palais. des monceaux de cendres. et semblait montrer avec orgueil ses seigneurs si fiers de leurs antiques et de leurs vastes privilèges possessions ses marchands. de distance en distance. son empire dans les intervalles de temps que lui laissaient les revues et les soins de la guerre. Napoléon il restait encore . Un moment. ses vastes bazars. voilà ce qu'il retrouva de cette grande cité. des pans de muraille ou des piliers à demi écroulés. la veille encore. Puis. maisons Quelques restées éparses. et. ville. retentissait du bruit des de l'éclat des fêtes et des festins. Du Kremlin. de Pétrowski. qui. qu'à laisser reposer son armée et à la mettre en état de commencer sa retraite. Il se retira à une lieue de au château Moskow. magnifiques ses richesses. qu'on était parvenu à sauver des flammes. (1812) travers la fumée et les ruines. Déjà son était tracé plan de campagne mais ses généraux le détournèrent de cette entreprise. comme des il gouvernait Tuileries. il recevait ses dépêches et rendait des décrets. des d'asyle et distribuer vivres et de l'argent sa sollicitude s'étendit aux également blessés aux établissements russes. il leur fit ouvrir des lieux habitants. hommes et quelques quelques femmes russes errants çà et là dans ces décombres. céda et fit des propositions Napoléon de Il rentra au Kremlin. et à y négocier. paix à Alexandre.28* RÉVOLUTION FRANÇAISE. et l'engagèrent à rester à Moskow. debout au milieu des ruines. pendant un mois.

Kutusow. se glissant même dans nos demeures et jusque dans le Kremlin. qui. au lieu de continuer à le poursuivre. « Que Moskow soit sa prison. il est au sein du désert il est au centre de la Russie. » Dominé Alexandre Napoléon. resta dix jours dans l'inacle résultat des négociations tion. approchait. écrivait-il à Alexandre. il lui fauéchapper les rangs serrés de nos soldats intrépides. environné pour d'armées qui l'arrêtent et dra fuir à travers Reculerons-nous ses regards Alors. Moskow » Kutusow il avait à la famine. leur peignit le danger parla à ses troupes. S83 sur les ruines de Moskow. ce temps. puissante. Pendant C'est ainsi il se décida Russie. ses renforçait recrues arrivaient de toutes parts. par l'incendie à notre insu. que l'ennemi soit dans Moskow. de la Comédie-Française. tous les paysans étaient sur pied. d'un qu'il s'occupa. attendant pour la paix. quand l'Europe résolut cent de prendre soixante-et-dix l'offensive mille devant Il hommes. à continuer la guerre. et pas un Russe n'est à ses pieds. son tombeau de Napoléon et celui de sa .(1812) EMPIRE. au sud-ouest de Moskow. t ne daigna même pas répondre aux ouvertures de le plus puissant allié de la Voyant que l'hiver. Kutusow son armée. Il est au milieu d'une population l'attendent. réglement A la faveur du désordre produit de Moskow. sur la route de Kalogha. « Qu'importe. nous encourage de donc. par le parti qui avait tué son père et brûlé Moskow. Bientôt. « les uns en armes. Cependant nos forces s'accroissent et l'entourent. s'était porté de la route de Kolomna. disait-il dans ses proclamations. Il menaçait de là nos communications avec il fut repoussé à Winkowno Mojaïsk par Murat. les autres en observation sur le sommet des clochers ou dans nos camps. en suivant la Palkra.

Néanmoins chant cents canons ces quatre-vingt à la tète avec leurs sacs. aux à Wilna. de Kalogha avancer. marplus de six encore cet » A et l'artillerie se traînaient plutôt qu'elles ne mar- terrible de guerriers appareil leur suite venaient pêle-mêle riots et d'équipages chargés butin des « rappelaient du monde. à ceux qui nouvelle. paysans attirail qui embarrassait. ou à Witepsk. mandait l'armée affaire la route trouva Eugène. l'infanterie était bien refaite. russes. nous prévenir. sur mon passage » Son projet se trouveront les frontières de Pologne par Kalogha et était de regagner son séjour à Moskow. et deux mille caissons. vainqueurs un grand vivres. avant-garde. des à Malo-Jaroslawetz. (1812J grande armée! s'écria-t-ii. Après avoir il sortit de Moskow avec quatre-vingt fait sauter le Kremlin. passage de la Narew. russe. ordonna que combarrée par Bien qu'il eût l'attaque. mille leurs combattants armes. » à Winkowno. etc. immense tout un jour fut sacrifié au de l'armée. il en avait fait partir la plus grande partie.. la marche Ainsi. Arrivée ce qui donna notre aux Russes le temps de de trophées et de des enfants. il s était préparé Pendant Smolensk. et renforcé son armée. A son tour il surprit Murat A cette mouvement.^gg RÉVOLUTION FRANÇAISE. Eugène . mais la camille combattants valerie chaient. nombre de char- de des femmes. premières ges. Prenons et le battit la France en Russie. reil avait réorganisé à la retraite ses munitions. la retraite de ses Déjà. Il était nuit il fallait à des forces triples. nombreux nei- sur Smolensk. retardait malades. fait son artillerie. disposé des masaugmenté ses d'approvisionnements le rétablissement protégé blessés et malades à Smolensk. donne à son armée l'ordre de Napoléon et malheur « Marchons sur Kalogha dit-il.

voust proposa de se retirer larmée irait-elle se traîner sans guides et incertaine sur une route inconnue. renverser tout. des Russes. qu'il était temps de ne » Alors Daplus songer qu'à sauver les restes de l'armée. mot. î Medyn ou Mojaïsk ? Telle était la question à résoudre. et rouvrir à l'armée la route de Kalogha. Borowsk Véréia nous conduisent ne vaut-il sans danger à Mojaïsk. Murat se lève et dit « que s'arrêter est impossible. fuir dangereux. qu'il faut donc poursuivre. à la retraite.(1812) Bâtie sur un empire ressauts Français 287 à de penchant rapide entrecoupé pic. sept fois la ville fut prise et reprise par les effort. poléon lui observa qu'on n'avait que trop fait pour la gloire. pas mieux choisir cette voie où des où tout nous est connu? » Napoléon sur Mojaïsk se décida vivres nous attendent. au moment même où Kutusow. offrant son flanc à tous les coups de l'ennemi ? Quand. le chemin le plus court. disait-il. pour l'avis de Murat. Le premier. » – « Pourquoi. et il se dirigea ébranlé par le . où le prince enfin. observa Murat. de villages en un couverte encore debout. intacte. « C'épar Medyn et Smolensk un sol fertile. elle allait décider du sort de I armée. après un dernier Eugène ils parvinrent à forcer lui-même avec sa réserve. nourricière. Smolensk était était avant-garde n'en resta pas moins victorieuse. dans leurs bataillons. avec s'engagea les Russes mais la Napoléon tint conseil le but. une route vierge. à portée de Kutusow. fermée. derrière et nous.» Napo« que c était assez de témérité. Y marcherait-on ses géné- par Kalogha. Notre route de Kalogha Dans cette extrémité. seulement les restes de sa cavalerie et celle de la garde. tait. raux. et il va s'enfoncer dans leurs forêts. grasse. et cette attitude Qu'importe menaçante leurs bois impénétrables lui donne Qu'on ? il les méprise.

à deux lieues de Wiasma. Elle revit Mojaïsk le 28. chargés de frimas. la poussa sous les pieds à leurs regards. elle atteignit y avait laissés de Gjatz elle regagna Wiasma en deux marches. Bientôt la terre disparaît arbres seuls. levé. se retirait. à la hâte et en désordre. dans cette circonstance. l'espoir d'arriver soutenu tous les courages. s'arrêta à la de Kolotzkoi les malades grande abbaye pour y reprendre et les blessés qu'elle le soir. il n'y avait cette armée qui fuyait plus qu'à marcher pour disperser (26 octobre). le 6. le Jusque-là. traversa la Kalogha et le champ de bataille de la Moskowa. Après s'être fait jour à travers quarante mille Russes. Ney et Eugène. un soleil brilbientôt à Smoheureux. il marche et s'engouffre dans les profondeurs sous ses pas. au-delà de Kalogha au moment enfin où. Napoléon. avaient le ciel se voila notre armée cial s'étant la neige tomba par flocons. manqua de cette témérité occasions. que la neige dérobe . et redoutant une seconde bataille. semblait des combats avoir favorisé notre retraite. Ney releva Davoust On était au commencement de novembre. marCependant. s'en détachent. chant sur quatre colonnes et la garde en avant.' Tout-à-coup. et Napoléon y laissa Ney pour attendre Eugène se porta sur Smolensk. Quelques Le soldat ne voit plus son chemin. Napoléon Davoust enfin.288 KiroLUTiON frahçaisk. ils poursuivirent leur marche.Jaroslawetz. temps lant. Telle fut la principale cause des désastres de la retraite. Ces derniers. et forma l'arrière-garde. sage de nos soldats. (1812) choc de Malo. le plus grand effort étant fait. trouvèrent la route coupée par l'ennemi. Gjatz et Davoust. qui l'avait si bien inspiré dans tant d'autres la grande armée continuait sa retraite. de sombres et froides vapeurs enveloppèrent et un vent et devant glale vi- lensk. qu'elle trouva encore couvert de cadavres.

levaient leur bivouac. reprenaient Il fallut trophées sauver. officiers. où se reposer. instrument militaire A la pointe du jour. on s'arà s'établir mais la tempête rêtait. Relation . généraux. qui était noire et bourbeuse. plus de discipline marchaient tous confondus le malheur avait fait dispatout infanterie. quelques racines pour se nourrir et du bois sec pour neige du feu ? Cependant. pour cartouches. les premiers Parvenait-on à les alluapprêts allumer « comme il était impossible mer ? on préparait le repas de de l'eau. on l'assaisonnait qui. ou plutôt 19 les rangs. dormait. chacun souvent pour ne plus se réveiller. Bourgeois.(1812) empirp. et dre pendant spontanément leur mouvement. on faisait fondre dans une marsuffisante de neige pour produire quantité lume d'eau dont on avait besoin. la bise. parce que la glace couvrait se procurer toutes les sources et tous les marais. les soldats jetaient leurs armes. une portion dont on était pourvu. ceux que la mort n'était pas venue surprenla nuit. On délayait ensuite cette eau. artillerie. et s'enle repas. de René y. on ensuite. Cavalerie. où s'arrêter. raître était de Moskow. 289 où s'astout. au brouet noir des Spartiates se plaçait autour » ou trois y jetait deux de la poudre. qui couvrait où trouver un abri contre l'àpreté de seoir. d'un noir sa couleur. Nos jeter dans un lac nos dépouilles à charge on ne songeait nous étaient qu'à se Plus d'ordre. farine plus ou moins grossière mite une faisait le vodans de la et on Sur cette ce mélange de bouillie épaissir jusqu'à consistance avec du sel. en lui donnant le goût lui ôtaient son extrême fadeur. et la teignaient foncé qui la faisait ressembler beaucoup. sans qu'aucun donnât le signal. à son défaut. soldats. on cherchait dispersait des bivouacs. pêle-mêle. Après du feu. succombant à la fatigue. ou.

pendu à leur côté. échappé à tant Un homme. pas même la nuit pour se reposer des feux ils erraient à l'aventure. Bourgeois. des neiges. n'avaient la facher- le vent. une besace rem- bras de chevaux. Il enveloppait toutes les colonnes par ses cosacomme les Arabes qui s'écartaient le jour. (1812) elles tombaient d'elles-mêmes « avaient sur leurs de leurs uns Quelques plie de farine. et les voitures harcelés Ainsi. donnaient tout nus sur la neige. nos malheureux dans les déserts. 2. quand on ne pouvait y entrer. Chaque jour voyait augmenter le nombre des isolés. après les avoir dépouillés. et tous les bâtiments hangars qu'on rencontrait. » soldats les qui enlevaient. mine. on y mettait le feu pour en faire sortir ceux qui s'y trouvaient c'est des officiers-généraux surtout ce qui arrivait s'en quand étaient emparés. à travers des déserts « On se précipitait dans les maisons. les chassaient chant un asyle et du pain. ché avec ombres une épaules et portaient. par son cou- Vingt-neuvième .290 EfiVOLUTIOK CRANÇAISE. trains qui voyait sur les chemins calamité l'armée chercha à qui frappait française. et ne rencontrant le plus souvent les abanque des cosaques qui. « L'ennemi. « Nous cheminions abandonnés à nouspéniblement. les mêmes. affreuse en profiter. » après en avoir expulsé les premiers les traces occude cette au milieu pants'. sur lesquels étaient de chargés l'attirail la cuisine et les chétives provisions. « Très-souvent. s'éleva qui avaient en ces jours de calamité. cées. 1 Relation de Keni et périr ces braves à tant de périls. les granges. un pot attad'autres traînaient corde par la bride des engourdis. sur des routes à peine traet d'immenses forêts de sapins. ques. de combats. la neige. bulletin.

toutes les nuits. Les chevaux de cavalerie. il combattit ainsi ^l'armée ville. et. de verglas. soldat. Il partit ou du moins sur la Bérézina. plus froides un nouveau bivouac dans de trompeuses de quitter.(1812) \AV~ ~J EMPIRE. au-dessous huit degrés verts train. d'artillerie. périssaient de France et d'Allemagne surtout les chevaux par milliers. nos le temps soldats de s'écouler trouvent vers et donna Smolensk. sur les charles blessés les malades. Après il avait. lâchaient leurs armes. Le froid. ~u ~n_. ses soldats. encore que les forêts qu'ils viennent « Quelque dur qui) 1 à Smolensk. de mais non par centaines. Napoléon ne put s'arrêter dans une si cruelle en mouvement lui parût de se mettre il espérait état des choses le nécessitait. de reculer précipitamment l'arrière-garde soutenu Wiasma. Asderrière à qui le froid. un de leurs Redevenu nemi. à Minsk. il se voyait ses canons. qui avait commencé seize et dixdu 14 au 15 et au 16. 261 rage à la hauteur Dans son héroïsme au salut mandait. le 16. Arrivés dans cette n'y point d'asyles point de quartiers d'hiver préparés. le thermomètre marqua coufurent les chemins de glace. depuis avoir sacrifié ses bagages. s'accrut subitement. il les ramène contint l'endix jours entiers. fusils. de l'armée. il coucha avant l'enle 13 de Smolensk à Krasnoï. c'est grande route passant au travers d'un vain nom ruines. la faim et la prise déjà même et saisissant se jetant au milieu d eux quand au feu qu'il recommence. fatigue arrachaient ils fuyaient. restent dans les rues. le Dniéper. le 7. la c'est toujours C'est encore. fatale arriver nemi. de nos dangers il les accepta Seul avec cet homme tout entiers Ney I et se dévoua c'est comqu'il notre retraite. rettes qui les ont apportés. Notre périrent plus de trente mille chevaux . en peu de jours. obligé saillis par les Russes. le nouvel saison. point de bois.

de notre De toutes retraite parts.» la nouvelle la Russie. leur bonne humeur. Kutusow s'était emparé de la route et s'avançait de Wiasma sur Krasnoï. défaut de munitions nous s'était jeté sur Pototsk. nous Ainsi. sans artillerie. presque sans artillerie. Wittgenstein Cyr ne put se maintenir sur Schwartzemberg. subitement jointe à un froid excessif rendit venu. était bien différente dès le sans cavalerie. 14. perdirent leur gaieté. l'autre s'élevant sud. d'Elnia. Cependant. (1812) cavalerie se trouva toute à pied notre artillerie et nos trans- ports se trouvaient truire une bonne de guerre « Cette sans attelage. parurent ébranlés. . 'Vingt-neuvième bulletin. Tchichagow et tous deux. armée. si belle le 6. avait mis en mouelle avait repris où SaintCependant. Cette diffiqui éclairât culté. et cela. sans transports sans cavalerie. du de se joindre vers Borisow. et ne rêvèrent que malheurs et catastrophes ceux qu'elle a créés supérieurs à tout conservèrent leur gaieté et leurs manières et ordinaires. il fallait marcher à une bataille. Il fallut abandonner et départie de nos pièces et de nos munitions et de bouche. Les hommes que la nature n'a pas assez fortement trempés de toutes les pour être au-dessus chances du sort et de la fortune. s'étaient efforcés passage chaient. pour ne pas être contraints que le de désirer il fallait empêchait occuper un certain espace pour ne pas être tournés. une bataille et attendre de pied ferme. vement toute l'offensive. et déjà ils y touDe son côté. virent une nouvelle différentes à gloire dans les difficultés surmonter 1.$92 BÉYOLUTION FRANÇAISE. sans cavalerie et liât les colonnes. C'était le le plus difficile de notre retraite. notre situation fâcheuse. l'un descendant du nord. nous ne pouvions à un pas nous éclairer nous ne pouvions pas risquer quart de lieue.

les Russes aunombrede vingt-cinq de Napoléon. avait il fallait pas à attendre. obligée elle se proun contre dix. loin de Krasnoï. ne paraissait Eugène pas tion n'était Si l'on voulait du secours. position une heure. au-devant répond qu'en se précipitant de^es au combat ou pour périr avec les amener faible troupe qu'il vient de laisser s'organise. la plupart sans armes. et de sa Après le passage de l'Empereur et s'établirent s'enhardirent. Parti de Smolensk mille traîneurs. pour Alors la clame un chef et se partage en pelotons puis.(1812) allions russe. atteignit Krasnoï. en travers pour ordre de la grande percer ce rideau. A deux lieues de Krasnoï. l'aller pour chercher. à son tour. quand il Eugène et qu'il son corps d'armée. par avec au travers ce mouvement. Napoqui n'osa l'attaquer de sa vieille garde. DaEugène de douze six mille suivis voulut passer à son tour. fortement. pas tenable. garde. comme ils devenaient passa au travers des feux ennemis. au milieu des grenadiers et. Alors Sept à la coimposa une rangée de cosaques huit tirailleurs suffirent lonne s'avança en bon à l'ennemi. aller il n'y en On était trop le prince rejoindre . il il les envoya éteindre. sans grades. elle s'avance sous le feu des Russes mais. 293 au travers de toute l'armée jour la colonne impériale découvrit route. il n'y ordre. Cependant. avoir à nous faire empire. sans chefs. Sommé de se rendre. mille. soldats de la grande route. de prendre pendant la posi- elle les tient en respect pour se défendre. importuns. divisions elles. sa ferme contenance que par ses canons. léon. de toutes nations. On se décida Eugène. s'aperçut qu'il avait devancé de tous n'avait près de lui qu'environ quinze cents hommes sans organisation. séparant voust et Ney. Deux heures après.

sans se lui dit-il à voix basse. Déjà. « Tais-toi. tombe héroïque qui alla re- Eugène. en retenant leur le plus critique. vint éclairer 'voix russe éclate. le temps de le rejoindre pour donner à ce prince à Cherkowa et à Maliewo. sortant d'alarme. et parvient de cette marche hasardeuse.294 RÉVOLUTION FRANÇAISE. « Au milieu dit Ségur. d'arrêter. s'avançait que les On essaya de percer. il y eut un moment quand ces hommes. sa langue. » Après deux heures de marche. nons ennemis. de tant* de combats. tint bon jusqu'à la nuit. avait arrêté. des deux côtés de la route que Vainement. (1812) Aussitôt. ils sont. et pas que nous sommes du corps d'Ouwaroff. trompé. à s'échapper per. et se au travers de dix mille fusils et caprécipita. il s'en écarte. leurs leur mouvements. depuis une heure. crie le long de l'armée russe d'un regard ou d'un cri brillante En même d'un nuage temps. se tut. Mais perdus! parlant malheureux! lui dans et leur demande qui un Polonais. par une le mouvement de l'armée russe. Eugène arriva enfin à Krasnoï. terrible. on leur cric de se rendre nos soldats. point. et la pointe « que par un silence ne leur répondent de leurs armes. Klisky. court troubler « Ne vois-tu à ce Russe. . la colonne se serra en une seule masse. Napoléon. Alors l'ennemi trompant se jette entre la route et le Dniéavec ses divisions. Mais la attaque nocturne. tout-à-coup épais. et le bruit de leurs pas quand tout pour eux dépendait la lune. tête baissée. s'avançant farouche russes colonne joindre Russes Accablé toujours. s'écoulaient. » Alors tous tes feux à bout blessée portant. restes haleine Dans l'instant avec ses divisions. « que nous allons en expédition secrète ? Le Russe. une Ils se crurent et. et cependant ne désespérant par le nombre. ou morte et la moitié le reste de la éclatent à la fois. arrêtaient Eugène par ses feux. bordent les Russes.

livré près de Krasnoï. il que le 17. D'un il laissa Davoust ne pouvait pas il n'y avait pas et Mortier à Krasnoï. plein du son compagnon il se retira d'armes. Ney lui Cependant. le 17.~t +:1. autant de traîneurs. » Il s'était donc mis en marche avait avec environ douzaine de six mille combattants. On lui donna un mouchoir pour qu'il put essuyer sa figure. . Seul et séparé de l'aril ne se mée française. On avec quatre vit ce. à la tête de sa vieille garde. contre l'armée russe. ~x: )':–tj!~Lt.. maréchal mille combattants. revenant sur ses pas. une et une grande de pièces de canons. se portait sur à perdre recommandant d'abandonner Ney.rI_f t. qui commandait l'extrême arrière-garde. A joie de revoir son fils adoptif fut troublée par l'inquiétude sur le sort de Davoust et de Ney. saisissant il est temps que je fasse le général » Alors. 29iî ~~– n~ ~1. et. lui prescrivant fait répondre de que « ses instructions ne quitter Smolensk du matin. à sacrifier de fumée.1. sans délai à se 'mettre en mouvement mais alors. couverte de toutes parts l'ennemi débordait Lyadi pour se résoudre un moment en leur désespoir à Orcha. quantité Il se heurta. il se jeta sur un pain qu'un de ses compagnons milieu mes lui offrit. et. Ney. de la part de Davoust. faible troupe. Kutusow Napoléon autre côté. et le dévora. son épèe ordres.t. » Cependant.(i8t2) EMPIRE. Avertila veille du combat n'était parti deSmolenskque il avait été invité. nous fermer le retour. à huit heures ne partirait pas plus tôt. dans cette circonstance eritique. il envoie ses « J'ai assez fait l'empereur. d'y tenir jusqu'à la nuit. au s'enfonce phalange héroïque dit-il de quatre-vingt mille ennemis. et dégage Davoust. réduite à dix mille hommes. avec cette bagages qui étaient restés en arrière. il s'avance à pied. Résolu de les arracher au sein de cette Russie qui s'est refermée sur eux. restes de soixante de d'arfaim. reparaître « Il était sans linge et exténué mille.

incomplètes. Un paysan d'équipage Point le conduit qu'il découvre • de pont pour le traverser > Idem. et la fortune qui. Il n'avait cinquante çais. et l'ennemi « Ney reconnaît qu'il a tente il attend que la fuite des siens ait mis entre eux le ravin qui désormais est sa seule ressource il les reforme. il parvient sales. Poursuivi il se par l'ennemi. 1 Sègur. . grand comme le péaffaiblies1 ril qui le menace. des rangs entiers côté. une artillerie immense sur une position formidable. sans espoir et sans crainte. envoyé par Kutusow. bien nourris. des nante. les seuls qui champs avec trois mille soldats. à elle seule. « Un parlemente point achevé sa sommation. le feu redouble. tient lieu de tout. il s'élance pour s'ouvrir un passage. sur le Dniéper. l'impossible. (1812) d'infortune. vint le sommer de se rendre. manqua point à lui-même ni à ses compagnons Un Russe. enfin tout. Il range deux là. tous les siens. quatre-vingt pleins. et fois. que tout-à-coup bouches à feu vomissent la mitraille sur les Franmaréchal ne se rend point. sous le feu des Russes. Déjà la nuit général perdu anglais. héros. mille hommes contre quatre-vingt il répond au feu mille de six cents bouches avec six canons. était venue il avait. de nombreux profonds. des lignes redoublées. on ne mon prisonnier » pas sous le feu. a nommé la dans ce combat des qu'un Wilson. cinq mille soldats. languissante. Trois à se faire un jour. bataille presque jette à travers avaient pu échapper. trois fois il le voit se refermer.296 RÉVOLUTION FRANÇAISE. escadrons. une colonne traîune marche incertaine. et fait honte à la for» tune d'avoir pu trahir un si grand courage2. De l'autre côté. il voit « d'un Cependant Ney s'en exalte mille hommes. vous êtes lui dit Ney. tes dans des mains armes la plupart muettes et chancelan» Alors. morcelée.

il passa trois le surprendre. et pendant trois jours. avec ci s élance à sa poursuite. leurs canons cosaques qui « disparaissant comme les Scythes. ouet. sans Ney. Ney les conla nuit . en fuyant. il en profite pour décamper. par la fatigue conquit épuisés par le sans cavacanons. n'ayant pu traverser les bagages et le train d'artilleavec les traineurs. lerie. Beaucoup péce passage.venue. elle commença à passer le fleuve. D'ausur la rive le fleuve. Sa troupe ralliée.(1812) empire. s'avançant de. pied à pied sa glorieuse retraite. Cependant. pouvait et sans Il s'arrête dans son manteau. leurs et lançaient avec une • jours et vingt lieues. faibles ou blessés. restèrent tres. . vée dans un grand village. tous et par la faim. 297 0 le fleuve point tenter ordre. tient nons. tenaient devant se retira sa lentement devant comme six mille assiégée. reparaître mais avec cette montés avec arcs sur des traî- et lançaient. leurs agilité que jadis leurs pères maniaient » leurs flèches1. sans cavalerie. Arrielle s'y reposait. Celuimais ses premiers pas ont donné l'éveil à l'ennemi. poignée froid. Ainsi. leurs différence qu'ils maniaient neaux. bliant que l'ennemi pouvait heures à attendre et à dormir sur la neige. quand tout-àsous les ordres de Platow. puis. à quinze cents hommes réduite sans casa troupe armés. gauche rirent dàns rie. de cosaques coup des milliers sortant des forêts voisines. Ney. excepté Ney de nuit sur un s'était le passage mais. aussitôt funeste la même petite colonne ses sorties pour ancêtres. la petite armée se remet en marche. dans sa marche il avait laissé en arrière la moitié des siens. arrêté. vers minuit. est pris où le cours et la glace des glaçons 1 est mobile. fondent sur elle. Ségur. pendant d'hommes deux boulets. s'enveloppant pour les rallier. la glace pliant sous leurs pas.

et dont les pieds étaient enveloppés et hérissé d une barbe le visage terreux de toute espèce » ils marchaient « confusésans armes. Rien ne saugénéembrassements. de roussis et troués ou de sales manteaux et une aigles. enfin à la vue d'Orcha. Ney arriva et toute l'armée le croyaient perdu. voir tout un grand nombre de blessés. armes. quérante spectres morceaux couverts de lambeaux. hideuse. tenant en respect. et confondirent raux. liers d'hommes. pour le trésor rache- l'un des plus beaux et que. de pelisses de femme. et huit restait que quarante Ce n'était plus cette grande colonne conmille combattants. par ce mouvement. de tapis. généraux. sans honte. de haillons par les feux. Après mille traverses. nous trente avions perdu tous nos bagages. il s'écria mes caves du palais » d'un tel homme des Tuileries. et combattant à chaque pas. une traînée de de Moskow. ame et un grand génie peuvent grande et de ressources dans l'adversité. profitant RÉVOLUTION FRANÇAISE. . canons. dans le officiers. vingt-sept soixante mille morts prisonniers. des plus hardis Ney qu'un corps l'honneur des sauva les débris de douze régiments français. des moindres accidents (1812) du sol. leurs transport qui est dans ne pouvait croire à ce retour inespéré « J'aurais donné de sa joie. Déjà on s'attaNapoléon toutes les conjectures on épuisait chait aux souvenirs l'ennemi quand soudain ce cri se fit entendre des cavaliers le prince et marcha voici reparaît cette nouvelle. se mêlèrent Napoléon Soldats. « Ney est sauvé il » A qui l'annoncent! milquelques de Ney. de traîneurs et fit ce qu'une de courage Moskow.298 bois en bois. polonais Eugène rassembla au secours rait peindre leur joie en se revoyant. d'armée ait pu tenter. « c était. dit Ségur. il ne nous ter la perte C'est ainsi déployer Depuis cinq cents quarante mille mille traîneurs sans armes.

joindre Dombrowski s'assurer le mouvement lui-même et de couvrir Minsk. sans ponts. lieues. reprendre d'Oudinot. à l'amaintenant ressource devant nous pour nous comme à l'arrière-garde. nos baïonne nous reste plus qu'à nous faire jour avec que Schwartznettes. des bords du en se reportant avait laissé passer emberg et pour échaptout-à-coup.nnri vers In la 4-a»1»A terre. pour se rétablir d'être prices deux places venaient et Minsk: sur Vitepsk « ïl s'écrie A cette nouvelle. la tète basse. n'ayant fermée par cent vingt enveloppés charriant nous qu'une rivière fort large. les trois léon apprit que déjà Tchichagow serré. Napoléon ses par les Russes. traverser « Votre armée est notre unique Napoléon écrivit à Victor elle doit fournir au plus pressé. mais l'ennemi. dans un espace de quinze ennemies. C'en était fait.(1812) 1 EMPIRE. mats que l'ombre » de la grande armée. Napoléon ne s'oublia en était maître. ce qui fut fait nous semblait le pont. et de lui enlever droit à Tchichagow il résolut de marcher brûla en se retirant. vant-garde » C'est pourderrière nous pour le fermer. per en même temps à Kutusow la Bérézina à Borisow. elle comptait. Bug sur Sionim et en s'arrêtant il fallait et à Wittgenstein. entre Napo Ainsi resarmées péril. faible obstacle. fbis passé et dernière elle avait pour la troisième épreuves ce devant à s'arrêter Kutusow et contraint le Dniéper.. ment. lence. Ce n'était les yeux plus £nin fixés . et s'arrêter. c'était l'ombre elle n'était pas arrivée au terme de ses Cruelles Cependant. Oudinot marcha sur Borisow mais arrivé à Bohr. toute voie de retraite mille Russes. » Mais pour joindre ce nouvel ennemi. Borisow. sur Bofisow pour Oudinot de diriger quoi il lui ordonna et du pont de la Bérézina. devant pas dans ce nouveau . 4^1 et en Si- d'une armée. ouvrir le chemin.

qu'il appela son escadron faisaient les fonctions de capitaines. presque inabordable à cause de ses marais. Dans ces compagnies sacré. à trois lieues en amont de Borisow. que des débris: des officiers de cette arme encore montés. d'où Dans la nuit du 25 Ensuite. cavaliers il fit tout pour y échapper. les généraux compagnies. il forma quatre de cent cinquante hommes chacune. plongés dans . il se prépara Dix-huit cents de sa garde étaient démontés il les rallia en deux il ne restait de notre cavalerie bataillons. ordinaires. à passer le fleuve. pentromper dant que Tchichagow était persuadé sur que nous marchions secrètement à Studzianka des moyens Minsk. la plus périlleuse où il se soit jamais il osa. » péril. « II fallut des efforts inouïs. il faudrait Dans cette situation. avec son dit Butturlin. Il en donna au général et déplacer l'ennemi. vière et. une crue subite avait fait disparaître le gué. monstrations pour il fit faire en avant de Borisow des dé- il protégea la construction des ponts. Nos généraux opposer que quarante mille combattants. trouvé Napoléon ne désespéra point de sa fortune mesurer ledangerde l'œil du génie. dominantes et s'établit avec du passage. calme et son activité Dès le 23. pour comble de malheur. et les colonels celles de le commandement sous-officiers. On y avait découvert un gué. un premier chevalet fut enfoncé dans le lit de la rimais elle était fangeuse. au 26. Oudinot alla prendre position Dombrowski sur les hauteurs à Studzianka. dont l'ennemi nous n'avions à occupait tous les passages. De Borisow dont il céda l'occupation à Napoléon. et le général d'artillerie Éblé y avait été envoyé avec des sapeurs et des pontonniers pour y construire deux ponts.300 BÉVOLCTIOH FRANÇAISE. et que nos malheureux sapeurs. et. on préparait de passage. « que si l'Empereur disaient sortait de plus déterminés et lui les ce décidément croire à son étoile. et. (1812) des glaçons. Grouchy.

ces glaçons que poussait d'aller C'était le 26 novembre. qui rompaient une troisième fois. sur fleuve à la nage. On était écrasé. Plusieurs par périrent » un vent violent. Tous se pressaient. Vers les quatre l'autre rive. ayant manqué . et un premier engagement russes. s'assura Borisow. les ponts étant Oudinot traversa. dans la rivière. voulurent cet assiéger voulaient se culbutaient. sage. quelques poloprendre possession avaient des voltigeurs. passer et d'armée arrivés. combattissent de froid. dans leur impatience cavaliers de l'autre rive. faisait Victor. il ce temps. une route fuse étroit s'étant les ponts. poussait Il y en de désespoir. à coups eut qui s'ouvrirent un passage un chemin à leurs voitures qui frayèrent de sabre d'autres plus cruel encore. de et l'artillerie On vit en un moment chevaux et de charriots d'hommes. ou submergés riait le fleuve. en croupe nais. à le passage. Eugène passa avec la garde Napoléon le suivirent en même temps Victor prit position Davoust sur les hauteurs de Studzianka. les cherchèrent à se frayer une masse con- les bagages sur l'autre. Eugène passa avec six mille à StudOudinot. Pendant Ses trois corps les bagages et les traîneurs. achevés. Déjà.(1812) EMPIRE. 301 les glaces que charles flots jusqu'à la bouche. et Davoust. avec les avant-postes heures. passage. le 27. Napoléon attendait. foulé aux pieds « Beaucoup lancés de ceux qui s'étaient cette foule de désespérés. de la conserchacun. ou précipité dans les premiers le pont. indiffèrent au sort de son compagnon. ordonna le pasNapoléon et de la route de Zembin. On mit deux jours et deux nuits à effectuer cause des nombreux accidents brisé Celui des voitures traineurs. vation. emporté par l'instinct passer à la fois sourd aux cris vers son but avec fureur. Ney l'ennemi vers poussa hommes pour soutenir zianka. portant passé le avait eu lieu.

mourant de Studzianka. quamille. rent deux drapeaux Victor tint jusqu'à la dernière mais à la fin. Napoléon. » Tous bras raidis les tenaient les efforts de Napoléon blir l'ordre et sauver et ceux de ses lieutenants furent ces malheureux. environnés de leur priprès de sept mille prisonniers. Ils prétendaient les deux rives de la Bérézina. il fut arrêté par Ney et Oudivoulut déborder notre droite on comptait not Russes. leur firent le choc de plus de soixante nourris et complètement à demi-nus. bien mille Russes. pour inutiles. et par une énorme masse de bavictorieusement gages. Victor prévenu. rejeta Tchichagow Victor. (1812) mais la plupart furent repoussés par ses côtés des femmes au midans le fleuve. pendant que sur contre et Eugène. extrémité 'Ségur. armés. Du vingt-sept à peine dix-huit mille comfit ses dispositions battants. avec dix mille hommes. Tchichagow rière lui toute armée. opéré leur une attapar enfermer que.302 RÉVOLUTION FRANÇAISE. . les élelieu des glaçons. mille vingt-sept surZembin avec Davoust Borisow. huit mille hommes suffirent se portant Alors Napoléon. réta- Wittgenstein Cependant Alors ces deux jonction. Ce fut là qu'on aperçut dans leurs bras. une rivière. dix-huit de faim. soutinrent bien vêtus. avec leurs enfants l'escalader leurs vant à mesure qu'elles s'enfonçaient déjà submergées. mille Français sur contenait Wittgenstein séparés par mille traimarais. avaient etTchichagow concertèrent généraux les Français Ils avaient. les hauteurs Ainsi. à Studzianka et le second le premier. mal armés. et six pièces de canon. encore au-dessus d'elles 1. enfin embarrassés par plus de cinquante neurs malades ou blessés. sur la rive gauche et derOudinot. rante-six côté des mille Français hommes. gardait la tête du pont étaient sur la rive droite.

Charriots. « On de cette dernière nuit pour passer sur la rive opposée. Après le passage Zembin sur Wilna. horrible unépouvantableencombrement. blessés. s'ouvrit au milieu Bientôtles mettre de ces boulets à la un ` le comble malheureux à StudVictor ayant laissé une arrière-garde soit que le froid les eût engourdis. traîneurs. marcha Napoléon de la grande armée. sans avoir et gelés tout contraires. par qui complètement. Bientôt s'amonceler à la fois. et l'arrivée de Victor vinrent Victor chemin. les restes avaient encore conservé quelque se débandèrent mille hommes. les fruits. malades. entassés femmes. pêle-mêle. fourgons. les chevalets et. . ni aile. soit qu'ils fussent zianka. les vit errer désolées sur les bords du fleuve. il n'y avait plus et Italiens plus les corps Français et Allemands. encore soixante marchaient pêle- mêle. cavalerie. la rive gauche. enfants. cèrent qui par croula sons eux brûlés par deux supplices des uns et des autres contre rurent. sur restaient encore et battre le reste attendit remporté la victoire. apparence C'étaient Tous d'organisation. ils s'étaient refusés à profiter trop attachés à leurs bagages. y réduit formaient ennemis désolation. d'autres il y en eut qui s'élande glaces qu'il charriait. mais sans ensemble.(1-812) EMPIRE. artilleurs. Polonais fantassins. de la Bérézina. et les bagages en obmais les traîneurs replia vers le pont struaient encore les avenues. 305 il se à cinq mille hommes et écrasé par le nombre. troupes se risquèrent sur les Les uns s'y jetèrent à la nage. et voyant les Russes Quinze mille traîneurs il mit le s'approcher. ni centre. Alors. Biend'armée qui avaient agi tôt on ne distingua Ségur. ils périrent on aperçut les corps avec les glaçons » Ils pales Russes ils en recueillirent feu aux ponts. pièces tête baissée au milieu des flammes du pont.

les embrassa Bien militaire qu'elle et partit l'armée. de son départ. Il marchait à pied grande armée. tomber uns de ces glorieux débris. il. eût il leur serra dans affectueusement la nuit pour Paris. « il était indispensable. quelques Arrivé à Smorgoni. en France pour la rassurer. pour contenir au secours de enfin. tous. au milieu d'eux. « Je laisse dit-il en les quittant. qu'on y trouverait vivres et des munitions de toute espèce. il leur exposa les raisons à Wilna. Dans dessous cette garde elle ne comptait encore de faire la retraite qui venaient elle-même vit éclaircir impériale plus en bon de ses arque trois cents vétérans ordre pour la garde de leurs ne fut pas auNapoléon et au milieu de ces déserts désastreuse retraite. qu'il retournât pour l'armer. et que le plus grand accord régnera entre vous. disaitNey pour la couvrir. des et en arrière. Son armée était détruite devait-il assister à son agonie? 2 et Eugène suffiraient pour la diriger. marchant aigles. avec sérénité toutes leurs pripartageant et le cœur navré de douleur chaque fois qu'il voyait vations. » Ayant fait appeler ses généraux. son existence de son chef. de boue et de glace.504 RÉVOLUTION FRANÇAISE. de là tous les Allemands dans leur fidélité. La de ceux rangs més. résolut de partir pour PaNapoléon ris. (1819) sur la Dwina Moskow. et Pour lui. de braves était toujours la et lui le grand empereur. » Alors. ressources de Kœnigsberg des quartiers d'hiver et de Murat A ses yeux cette poignée les immenses derqu'ensuite on prendrait Dantzig rière le Niémen. la main. ganisait des renforts. perdu depuis à la nouvelle longtemps du départ . pour revenir avec des forces nouvelles sa grande armée. Il ajouta que tout se réorle corps d'Augereau. D'ailleurs. de lui-même. le commandement de l'armée au roi de Naples j'espère que vous lui obéirez comme à moi.

vint res- dans à trente degrés. dit Ségur. « Ceux de nos soldats jusque-là les plus persévérants rebutèrent. « On s'écoulait ombres malheureuses. 305 tomba le plus absolu découragement la personne de Napoléon avait toujours été pour elle un point de ralliement.et semblait que tout ce qu'il y avait de mouvement et de vie dans la nature. le départ de Napoléon. le froid. côté. pour retarder leur marche. atteint. plus de colère ni d'imprécations. celui du désespoir et les larmes qui l'annoncent. restait-elle soit faiblesse ou résignation. L'atmosphère était immobile. souvent. soit que l'on ne se plaigne que ce qui et qu'on croit être plaint. dans silence. plus de paroles. Tantôt la neige s'ouvrait sous leurs pieds. qu'il s'éque ce sol ennemi sous leurs efforts. muette aucun murmure. à peine la force de prier suppose un reste de chaleur la plupart tombaient même sans se plaindre. qui descendit de ruiner l'armée. se plus sa surface miroitée ne leur offrant aucun appui. un morne Alors. le craquement seuls cette vaste et lugubre des mourants interrompaient taciturnité rien de Alors. ils à chaque pas et marchaient de chute en chute il refusât de les porter. On vit flotter dans l'air des molécules glacées les oiseaux tombèrent raidis et gelés. que le vent même fût et comme glacé par une mort universelle. qu'il leur tendît des embûches et les 20 0 pour embarrasser. elle ne vit plus désormais aucun espoir de salut il n'y eut militaires. il cet empire de la mort comme des Le bruit sourd et monotone de nos de la neige. le ciel se montra plus terrible encore. enchaîné.(18121 EMPIRE. lorsqu'on espère attendrir. Chaque bivouac abandonné « Le jour même qui suivit à un champ de bataille. et les faibles gémissements pas. on jeta les armes on se rua en cohué peaux D'un autre achever semblait plus de drasur la route. . glissaient semblait chappât comme V. plus d'opérations plus de discipline.

d'allonger sans déranger sans détourner la se pas. nous et la terre d'un œil consterné. par le malheur. car enfin qu'avaient-ils perdu succombant ? que quittaient-ils? On souffrait tant On était encore si loin de la France si dépaysé par les aspects. 1-- ou à leur terrible dès qu'épuisés ils s'arrêtaient un instant. fixe et c'étaient leurs adieux à cette nature barbare qui et leurs aller sur les reproches genoux. et plongés dans la stupeur. insensibles hagard les torturait. que tous les doux souvenirs étaient rompus. De leurs yeux rougis et enflammés conpar l'aspect tinuel d'une neige éclatante. C'était vainement ces malqu'alors se sentant heureux. leur poitrine exhalait il sortait de véritables larmes de de profonds ils regarsoupirs le ciel. çons. dans leurs veines. et chaque Ils ne les même plaignaient en pas. peut-être. aussitôt d'un sang livide. réellement. et leur bouche béante laissait échapper sons quelques elle tombait à son tour sur la enfin agonisants neige. car leur barbe. se relevaient. 1 hiver. leur cœur.306 «ÉVOLUTION FRANÇAISE. et leurs soufqu'elle rougissait frances avaient cessé. et . ensuite Bientôt sur ils se les mains seaux. ils faisaient leur sang se glaçant quelques pas tels que des automates. chancelaient comme dans un état d'ivresse. leurs cheveux étaient hérissés de glamouvement était une douleur. « Et aux Russes D. appesantissant sur eux sa main de glace. déjà engourdis. qui les poursuivaient. sans voix. par la privation allanguissait ces moribonds par la fumée sang daient des bivouacs. du sommeil. comme les eaux dans le cours des ruispuis il refluait vers leur tête alors. et que. de peur tète. (1812) livrer climat. laissaient leur tête vaguait encore quelques instants à droite et à gauche. se saisissait de cette proie. « Leurs d'un compagnons les dépassaient leur chemin.

l'espoir devenu fortunés étendus et aussitôt raidis. il s'en tenaient si proches. dernières nuits furent plus affreuses cedx qu'elles encore ensemble loin de toute habitation. par ton. lever. se couchant . là. une horrible et le lendemain les contraignait à s'éils s'effotçaient en vain de se redouleur qu'ils n'avaient plus ne souffraient plus aussi détruit. l'insultant même mais. 307 était grand nombre par nécessité. commedès C'étaient. le plus de fantômes. « A la lueur nouveaux de ces de neige. Smolensk. Ces infortunés que repoussaient erraient d'un bivouac premiers venus. accouraient les toute la nuit et de Alors. ainsi que les parties gelées de leur corps que le feu décomposait. à la vue de ces in*plus souvent. saisis par le froid et le désespoir. presque indifférent sur la mort. tendre. à défaut de sel. se contentant de penser. ceux que l'hiver avait laissés presque entiers et qui conservaient un reste de courage. derrière compagnons sans moyens la forêt. s'arrêtèrent surprirent sur la lisière des bois.Alors. « Cependant. qu'ils se reposaient. quelques tranches de cheval grillées et de la farine de seigle délayée et bouillie dans de l'eau qu'ils assaisonnaient. qu'ils « Tels furent les derniers Les jours de la grande armée. par habitude de la Voir. ils y expiraient. leurs cartouches. Quelques les hauts sapins de pour abattre d'en enflammer le pied essayèrent vainement . devant toute la nuit droits et immobiles comme lesquels ils restaient des spectres. de besoins. et sans forces jusqu'à ils s'abandonnassent» le cercle à l'autre. que leurs vêtements brûlaient. plus heureux.(1812) empire. de leurs ans. sur la neige. ce que. Ils ne pouvaient se rassasier de cette chaleur. ils allumèrent des feux. ou pétrie en galettes. avec la poudre feux. préparaient leurs tristesrepas. le quelquefois.

les vivants ne pouvant écarfeux tres autour de quelques sur eux pour y expirer ter les morts du foyer. Bientôt. « On vit points ficiers. s'y entassaient s'y précipitaient. les flammes qu'ils leurs en démolirent fois. Bientôt. parler de prédictions. ils gradont de ces infortunés.308 mais toutes bientôt la mort RÉVOLUTION FRANÇAISE. les uns contre les auils se serraient comme des bestiaux. se plaçaient à leur times. « Il arriva feux. Ceux de nous que leurs compagnons le lendemain abris sauvèrent. et les soldats qu'elles par le ces froid. repoussés leurs bivouacs. sous les vastes de plus hangars grandes quelques qui bordent Soldats et ofhorreurs. uns respiraient quelques « C'était là cette armée sortie sée cette armée de l'Europe. y étaient achevés par le feu. et servir d'autres de lit de mort foules pénétrer dans à de nouvelles vicde traîneurs se présentaient ces asyles. comète avait éclairé ques uns prétendirent qu'une notre passage de la Bérézina. Là. les monceaux de la nation la plus civilivictosi brillante par-dessus encore. les surprit autour de ces arbres (1812) dans les attitudes. de la route. par un horrible effort. nous entendîmes nos présages. à ces habitations. D'autres sec pour en alimenter d'en abriter ils se contentaient et découragés. se communiquaient à demi-morts renfermaient. trouvèrent glacés et perclus ces catacombes. tour. tous en foule. naguère et dont le moment. Pour sortir de que. ils les asles murs de bois et. rieuse des hommes jusqu'à son dernier nom régnait encore dans tant de capitales conquises nous eûmes « Alors comme les peuples superstitieux. vissent autour il fallait de leurs feux éteints. feux sinistres « II y en eut d'autres qui citèrent d'anciennes Quelde ses prédic- . encore. ne pouvant souvent siégeaient.

309 . étrange. de'rations neuf millions étaient les soldats que Il y avait trois millions de rations affamés. voyant coup son lui cria que jeter mains son s'il son des arme. dont du il 11 rechargea tint. énergie par une se rendre antique. à l'ennemi. menaça lâcheté les bras profitant les plus et parvint compagnon de feu entre les promptement en arbre il le tuerait. Skgob. à rejoindre sa troupe. Vain espoir Ainsi. Ainsi Cosaques. eux. disaient-ils. terrain. armée l'année et de la grande pendant action d'une Il se passa une milieu de ce dépérissement. mille. Beaucoup répu avait adopté. entre eux ce grand et meurtrier se rappelaient « D'autres notre entrée sur les terres russes. à cause d'entre à Wilna six cent de vin et et les distridu mode n'ayant 1812. et en étonnement. se précipita espérant quante ils avaient fait trouver un terme à ses maux. du ciel et de la terre – » cuper toutes les puissances jours.C. orage qui avait marqué Voilà le malheur « Alors le ciel avait parlé qu'il prédicette caavait fait effort pour repousser « sait La nature « tastrophe. quatre millions mille rations de viande. « elle pas quatre n'était Pourquoi notre incrédulité obstinée ne l'avait- pour cette éposur les rives de la _aa. gagna commettait fusil cette et tendre puis. .!I~ tions « Elles avaient. Et les voilà en effet libres de passer sur l'armée » « française abattue. Au d'être de leur colonne de la garde venaient Deux marins coupés et voulut sur eux. a· annoncé de Tartares « que une invasion jusque « Seine. pour l'accomplir. plus de vingt mille hommes périrent encore à cinde faim et de froid 2 le reste. L'un perdit courage Tartares qui s'acharnaient 1 Histoire de Napoléon tout fet. d'eau-de-vie. » Tant cette chute simultanée de comprise événement dans le fait e cent mille hommes qui et que cette foule d'épidémies pas plus extraordinaire sans cesse le monde.(1812) EMPIRE. et d'arbre il recula. butions gulier mais ne se faisaient qu'on ils y succombèrent. d'un en combattant. en trois le dernier effort. leur pade révolutions qui ravagent et qui avait dû ocraissait un évènement unique. bande de l'autre. 11 les con» efil l'abattit lentement. de farine. qui se montait dans enfin y Wilna. de leur hardis.

l'ennemi me suit. (1812) restèrent dans les rues. ne rendirentils pas à ceux qui eurent le bonheur de se réfugier dans leurs maisons C'est là enfin que nos malheureux soldats ce repos tant désiré Ils ne devaient t A peine étaientpas en jouir longtemps ils dans la ville. lonais. et y périrent. les juifs se souillèrent par ces lâches cruautés. venait de' joindre l'armée. qui avaient n'y trouvèrent souvent ou la mort. » trouvèrent d'autres mais de Wréde. pour la première longtemps. quels soins les patriotes poces compagnons fidèles des Français. frir de vous conduire l'épée à la main. se rendit chez Ney. d'asyle. lui dit-il. Murat lui enjoignit de se rendre à Ruckoni avec ses Bavarois. de par Minsk. l'avant-garde fut rejeté dans Wilna. il risquerait de tomber plus longtemps Mémoires du général Guillaume de Vaudoncourt . Ney le rassura s'il restait à Wilna. On battit la De Wréde. hors d'état et dévoués touraient'. de la Wilia par la rive droite Tchichagow Kutusow par Smorgoni. Je viens vous ofen sûreté sur la route de Kowno. que le canon de 1 ennemi se fit entenc'étaient les trois armées dre russes qui arrivaient. « On les que l'abandon fois depuis voyait. p la pitié ou à l'inhumanité de ceux qui les en» II y en eut qui furent jetés vivants dans les que ils avaient trouver l'on dépouilla avant de les assassiner mais si quelques et surtout Lithuaniens. générale. rues reposé à l'abri des injures de l'air. lui objecta que insistant. gisant à la place où. « Maréchal. bavarois ce après un noble effort Wittgenstein qui remplit la ville d'une nouvelle confusion. Ceux rencontré un toit qu'ils croy aienthospitalier. de se mouvoir pour chercher detardifs secours.310 EÉVOLUTIOK F1UHÇA1SE. On essaya d'abord le général de Wréde résister. dans cette dernière Attaqué position par les corps1 de cosaques qui précédaient le général russe.

Tout pas de charge. trésor. n'avaient pu suivre et que les juifs jetèrent sur leur pas-. de la division Ney se mit à la tête de quatre mille Loison et donna le temps à la foule de répliqua Ney. le 10. sage. rien pour ne craignez « Non. Français de cosaques été oublié. en un moment. rapporta fidèlement le dépôt qui lui . 5H au pouvoir de l'ennemi. cinj'ai ici. Cinq à six millions ges. qui. et parvient sur lui-même garde. Sans se déconcerter. le désordre Cependant et « Voilà les cosaques 1 » se fit entendre Bientôt le cri la déroute hommes s'écouler. et. bagade glace. muraille on fut hors avait de danger. nos malades et nos blessés qui massacrant ques y entrèrent. moi français. puis. de la terre et tous les cosaques non. dans ma maison. quante grenadiers » huit heures. ne me feront pas déloger avant demain était à son comble dans la ville. Aussitôt des milliers en poussant de grands cris déjà ils croient tenir l'officier leur nouvelle français proie. il tourne sans brusquement ramerezperte. recommença.(181£) EMPIRE. été confié. longtemps la fit distribuer après. la ville est évacuée. et aussitôt rière-garde. de l'arAprès s'être encore chargé volontairement les cosail sortit de la ville. On furent perdus. profitant à rejoindre. et le défilé cette nos fuyards de Ponari. tout-à-coup venant du pont de la Wiapparut. Tous s'arrêtèrent leurs efforts elle retint tout. Au milieu quet de trente lia où il avait accourent de ces scènes un pide carnage. range ses soldats en cercle et leur commande la baïonnette fuit devant en avant. général. blessés. Alors. de l'Empereur à sauver la cassette seulement Ney parvint et quand à la garde. il marche lui. devant sétant au de la lâcheté des cosaques. le feu. A deux la hauteur brisés contre lieues de Wilna.

traverse tant. menacent luiTmème. La grande armée Murat Ney protégea n'existait plus. fuyant. A huit heures sur la rive alliée. commandait l'arqui formaient du corps de Macdonald il traita avec les Russes. Cependant. Alors repassa le Niémen et se retira à Kœnigsberg avec ses cinq à six mille Français. de cette fatale lui avoir porté le dernier coup. en reculant. commandait s'était fondue entre ses mains. Ce prince déploya une grande activité il arrêta le mouveMacdonald . au moment Kowno. une trentaine d'hommes. c'était nos la mais encore là cdmme à Smolensk. Murat. Russie. (1812) Après quarante-six jours malheureux débris arrivèrent dernière comme ville de l'empire russe d'une enfin marche à Kowno mortelle. abandonna l'armée et en remit le commandement à Eugène. les défections. Kowno et le Niémen. désespérant où elle touchait à son Wilna. après avoir laissé vingt mille hommes dans les plaines de la et conduit Vistule. Quatre fois l'arrièredisparu garde qu'il etn'ayant rassembler main. Seul il parvient à pour soldats que ses aides-de-camp. un fusil à la il court avec sa défend le pont. la retraite jusqu'à Posen. même une de leurs passé le Niémen et pris pied sur les terres prussiennes elle marche au pont de Kowno pour fermer à Ney cette issue et lui couper toute retraite. mais en combatle dernier de la grande armée.312 RÉVOLUTION FRANÇAISE. après du soir. poignée de braves. tout avait Ney entre dans la ville ou succombé autour de lui. il était Commencée Alors vinrent les perfidies. le 18 octobre. Le les Prussiens général Yorck. et sort. Déjà en Tout fuyait devant l'endu salut de la retraite terme. Alors. à Wilna la retraite. rière-garde et entra dans leurs rangs avec son corps d'armée. les trahisons. nemi. avait traversé les Russes colonnes a comme la ville. la retraite finit ie 13 décembre. De son côté.

le Niémen. tira de ses derrières rétrograde. l'antiquité Que sont. des soldats dition les Scythes. avec Alors notre il occupait Berlin. aux de Berlin portes retira sur l'Elbe. les forêts de la Germanie ? Et cependant. auprès de cette immense et la disparition infortune. Bien que réduite à dix-huit mille hommes. des munitions. 313 ment rétablit la discipline. évacua cette ville. et se aile gauche et le 21 février Posen De cinq cent mille homtrois cent trente mille ou prisonniers sur ce funeste territoire. Et que lui a-t-il à ce but? Vainqueur de l'Europe. logne à la Russie. Schwartzemberg avoir fait une trêve dans la Gallicie. aient été le motif et le résultat. en effet. celle de Russie la plus généreuse ? Quels qu'en son but était d'arracher la Po- opposant pour arriver de prévenir un nouvel envahissement des en les rejetant au-delà du Borysthène et une nouvelle barrière. aile à contenir rendre aux Russes il se retira les Russes mais une nouvelle déses efforts Varsovie avec notre inutiles. droite. l'armée française parvint fection vint abandonna avec Ainsi notre eux. cher à Napoléon ? De toutes n'était-elle pas la plus grande. et donna le temps refaire. du Nord hommes en leur manqué de Cambyse de Darius contre dans les sables de la Libye. et n'a rien à comparer à ce grand désastre. Eugène de Russie. v après ses Autrichiens fortune. le.(1812) eMPire. le 18 janvier. après de Francfort-sur-l'Oder. les places de l'Oapprovisionna aux troupes de se reposer et de se der. Jamais la France n'avait eu à pleurer sur tant de pertes. les Russes franchirent la VistuCependant. elle . Ainsi finit l'expédition mes qui avaient passé étaient restés morts Eugène quitta avoir brûlé les ponts de Crossen et les cosaques étaient Cependant. des armes. et l'expéet la défaite de Varusdans qui oserait la reproses entreprises. tombèrent.

qui m'ont anéanti?. disait-il à Non. sous les aigles françaises pour dans ses ancienne! limites « Napoléon c'est un hiver. le froid ne fût survenu. la Prusse. à travers tous ces deux cabinets dont pas le devait obsta- saura à regagner sa position sur la Dwina. Dans Français. devenues bientôt maître. « D'homme à homme. et dépit de ses habitants. l'Allemagne. bien des choses en- un jour. à général. Bila lutte de . Robert Wilson. marchaient la Russie repousser ne devait-il l'impas croire le moment arrivé de consolider mense édifice qu'il avait élevé. Dans toute cette guerre. c'est une capitale incendiée en » Il avait passé le Niémen. de sottes corps autrichien. » Néanmoins. de général dit M. la supériorité. porter ses nombreuqu'elle pourrait. n'a pas cessé d'être aux gnon. dompter la nature. je n'étais et deux armées alliées que le moindre échec ennemies. qu'on ait le droit de m'attribuer. en effet. rendre mes derrières. 1 Mémoires de Napoléon. une congélaétrangères par des intrigues tion dont l'apparition subite et l'excès furent une espèce de ce sont les fausses manœuvres. les contrephénomène marches intrigues. il serait parvenu « si. » Il avait vaincu il n'a pu l'ennemi. la Suisse. d'une armée à l'autre. et planté « Cependant.314 HÉVOLliTIO» FRANÇAISE. de la bêtise. cles. de la trahison. l'Italie. mais sur le sommet duquel la Russie pèserait de tout le poids de sa puissance aussi à son gré. et qui pourront atténuer peut-être ou justifier la seule faute grossière. Moskow. à une telle entreprise en laissant sur mes ailes. (1813) s'était levée à sa voix l'Autriche. fin qu'on du de faux rapports.. les Russes n'ont pas même su profiter des avantages que les éléments leur donnaient contre nous. longtemps ses armées ses sur l'Oder '? aigles jusque dans sont-ce les Russes Sainte-Hélène. comme l'a dit un Anglais lui-même. en diplomatie et en celle de m'être livré guerre.

revenus vainqueurs défaits par le fléau. » Comme les soldats de Timoseul a été plus fort que lui'! les léon obligés. « Nous sommes armée ont pu dire soldats de la grande mais nous avons été des Syracusains. de lever le siège de Syracuse. la palme est toujours statrégie.(t8«) »I»E- M8 l'hiver restée à Napoléoi». 1 les officiers russes les disaient. mais bien te général . Iii retraite Après Kututow ce n'était pas le général Morotow (la gelée). » de Moskow. Français. par la peste. en qui avait vaincu que plaisantant.

Règlement des finances. Mort de Moreau. Retraite de l'armée française. elle avait . Mouvement des armées russe et prussienne. -Défection de la Bavière. Napoléon confie la régence à Marie-Louise et part pour l'armée. Dissolution de la confédération 19u Rhin. Médlallon armée de l'Autriche. Combat de Weissenfels. Napoléon à Dresde. Nouveaux de Napoléon. Mort de Duroc. Nouvelle consUtution espagnole. SItnatlon de l'Empire. Nouvel ultimatum dosâmes. -Rupture à Madrid. Bataille de Vittoria. Conspiration de MalleL Son jugement et son exécution. Bataille de Leipzig. Allocution de Napoléon aux députés. Armistice de Plesswitz. Convention de Breslaw.Wellington Soult marche sur cette et en chasse capitale les Anglais. Négociations secrètes avec Joseph. Les Français en Silésie.Bataille de Salamanque. Traité de Reichembach. Bataille de Lutzen.oreauau des alliés.316 ItfVOLCTION FRANÇAISE. Napoléon Il se prépare à une nouvelle campagne. Bataille de Hanau. Rupture du congrès. repasse Affaires d'Espagne. Invasion de la France. Adhésion secrète de l'Autriche à la et M. toute la la Bien arriva publication qu'elle à Paris du fût vingt vingt-neuvième loin de -quatre heures bulle- faire connaître malheurs justifié le silence de la grande et jeté une vive lumière sur les armée. Déclaration de guerre de 'c"e. Napoléon pourvoit au gouvernement la Champagne.Campagne de 1812 en Espagne. Concordat de Fontainebleau. à Dresde. Ouverture du corps législatif Son opposition au gouvernement impérial. Congrès de Prague. Napoléon s'elforce de réparer ses revers. Napoléon Bataille de Bautzen. Retraite de Wellington en Portugal. de l'Empire. Sa popularité.Q+Pn~ retraite. camp Bataille de Dresde. Napoléon le Rhin. préparatifs Sixième coalition. Prise de Badajoz par les Angtais. Ouverture du corps législatif. Travaux de la session. U812) CHAPITRE X. Retour de Napoléon à Paris. Douleur de la France à la nouvelle dn désastre de Moskow. Siège de Burgos. Retraite de alliés. Mort de Poniatowski. Dernière entrevue de Napoléon et du roi de Saxe.Assemblée des Cortès à Séville. Campagne de 1813. Mort de Bessières. Napoléon trouva la nation surprise vérité. Traité d'alliance entre la Prusse et la Bnsste. Napoléon marche sur Berlin. Arrivée de à Saint-Cloud. rln la de la 'l'. de Melternlch coalition. des négociations. Ultimatum des puissances. réorganise la garde nationale et part pour apolÉon | après tin.

ils ont été pénétrés en appreles combler. saluer son retour nous venons présenter aux pieds du trône de Votre Majesté de ses félicitations sur l'heuet royale. Tous reuse arrivée de Votre de Votre Majesté au milieu « L'absence lamité nationale Sire. et l'accusa avait d'avoir abandonné son armée au moment où elle besoin de lui. et il receAinsi. dans cette cirreposaient il était moins impérieux constance. voeux et les espérance venait de perdre son armée. d'assister à l'agonie de quittait. événement. Napoléon on était encore vait des félicitations. Ivv 317 Pour 1 • "1 lui. de tout le peuple français. l'opinion fit peser publique sur le chef de l'État la responsabilité de ce grand désastre. est toujours une caqui remplit » etc. lui dit le président du sénat. vos fidèles dit-il. il est clair que. Cependant. Majesté. joie et de confiance Après le sénat vint le conseil d'État « Sire.(1812) ti d'un désastre le calme 1 f aussi d'une inaccoutumé. avec et au-dessus il l'envisagea des coups de 1» de venir les corps de l'État s'empressèrent « Sire. 1 11 ne faut pas oublier que c'est un Russe qui parle. ame ferme • empire. « Napoléon. leurs félicitales senti- que Votre Majesté venait de ses peuples. dit Butturlin n'était le chef de l'armée i pas seulement qu'il tière les destinées de la France enmais. sous l'impression de ce funeste et les corps officiels n'avaient pas d'autres consolations à offrir qu'une et de plate attitude basses flatteries! Plus sévère. le premier besoin qu'éprouvent. l'hommage impériale la fortune. plus que jamais Napoléon n'avait rien fait en cela que de raisonnable. . » etc. par sa présence. les membres avec tous au pied du trône de Votre Majesté d'apporter tions sur son heureux et de lui exprimer retour. puisque sur sa tête. de votre conseil sujets. sa présence est un bienfait de ses peuples. ments nant de reconnaissance dont est d'État.

. on était sans nouvelles Depuis longtemps.318 RftVOLUTlOM FIANÇAIS*. » Tuileries. l'épuration rités. Avant là révolution. semblable transmis Tout une grande et avait pour son absence. commençait A onze heures dégénérai. Mémoires du duc de Rovigo. en uniforme et accompagné d'un de ses complices. Un général républicain. t7. plus truite. les conspirations grecque républicain par un caractère nous a dont l'antiquité » les portrait» à ceux et romaine son plan reposait sur cette supposition « L Empereur est mort » Une série d'actes eri était la conséquence. du haut de mon trône aux la' tête de mon armée que le froid a déqu'à avait failli le ren- du grand empire qu'il encore mieux « le suis Mallet. avait eeafu unaneien le projet de changer seul le gouvernement. C était de la Franche-Comté. s'adressa aux deux ehefs. Mallet avait tout prévu. de fausses lettres de service. il se rendit. p. du 22 au 23 où Par une étrange la retraite deMoskow. H entra de bonne avec foi dans la révolution. U i v. à agir. ferveur. une conspiration du trône. gouvernait. du 2e régiment d'infanterie de la garde de Paris. aux quartiers qui lui servait d'aide-de-camp. (1812) son armée. Une proclamation du sénat au peuple un sénatus-consulte qui déclarait Napoléon et sa famille déchus du trône. et Il était en professa les principes conscience. et de la 10e cohorte des gardes nationales. gentilhomme Il avait servi dans les mousquetaires de la maison du roi. et se décida r exécution de son plan à la nuit c'était le moment coïncidence. Maltet fixé crut le moment favorable. et nommait un pouvoir exécutif des autoprovisoire. tout préparé. fort. à cheval. de l'armée 11 avait octobre. le caporal Rateau. Pendant verser que de veiller à la sûreté » Napoléon se justifiait en parlant disait-il. du soir.

que de la Napoléon fut stupéfait. le préfet remplaça par deux aides-de-campde bien. leurs corps à sa disposition. moins de cette tentative. Arrivé à l'état-major voulut employer la force contre le général Hullin et le chef de bataillon du matin. Il répondit du complot. Jusque-là le ministre et les tout allait de la police Savary.(1813) Rabbe et Soulier. dans A neuf heures avant que L'aul'ordre. entreprise sur une erreur. crédules. qui lui demandait « Toute la France. Mallet monde pour réussir. et des calembourgs des suppositions sur Savary un fameux tour de et Pasquier. BMPIRE. Mallet treize trop fut condamné s'il si et fusillé à la plaine de Grenelle. » j'avais réussi*. signifiant. Mallet ne démentit son caractère. au président. avait des complices vous-même. qui avaient serve par force (prison). mais cette audacieuse de police Moreau. A la tête de ces troupes. Mallet et ses complices furent traduits devant une commilitaire. » « Cette idée le frappa. point qu'il se montra ferme et réservé. torité se borna à le faire connaître au public par un avis inOn se dédommagea de son silence et de sa ré. 310 mirent Mallet mit en qui. on eût soupçonné l'existence du complot. sur ce qu'ii et ramenait son esprit à de tristes réflexions 1 Thibandeau. faible défense qu'on lui avait opposée. et il aurait fallu tromper trop de reposait de la place. 4t . avec dont tout le crime fut d'avoir été de ses compagnons. s'empara prison Pasquier. des postes du Trésor. et qu'à la décharge calme. disait-on. de l'Hôtekïe-Ville. sur le vu de ses fausses pièces. dans Paris Laborde: tout était il fut désarmé fini et rentré et arrêté. fait. mission On dit que « dans le cours des débats. Jconstamment il assuma sur lui toute la responsabilité V de ses coaccusés.

enferme se donc tout ici? les institutions. Agissant comme assemblée nationale et souveraine. plus songé qu'à obtenir ce qui leur fut accordé. il revint à la charge. à l'exemple de la Constituante. le roi de Rome. ville l'ayant livrée aux Anglais. se prête à faire arranger salle d'apparat de factieux. après paré de Ciudad-Rodrigo. l'Angleterre la Russie pour faire dans tives. assemblées à Caconvoquées par la junte de Séville. dit-il des officiers mènent des régiments forcer les croyait saisir des » -« inconnu. s'étaient dix vers la fin de 1810. espagnol une ca-t à se lasser de commençait cette guerre le gouvernement s'était constitué. il était allé assiéger Badajoz.v 1 n (1812) avoir déjà donné de solidité à son système sur l'ordre d'un premier mot de ma mort. Puis. à la voix de quelques sa grande soldats. Quoiqu'on eût reconnu Ferdinand VII. Au autorités Un concierge les premières ministres sous les guichets Un préfet de la capitale. après pris et repoussé. _m·o·. pour je ne sais quelle assemblée tandis tres. De son côté. Cependant un siège de vingt jours. rien? » avait profité de notre guerre de nouvelles avec tenta- prisons. on entama avec Joseph des négociations secrètes Mémoires du duc de Rovigo. et. Il avait cru surprendre la place et l'enlever surpar un coup de main. les Cortès. elles abolirent le régime féodal et préparèrent une constitution qui fut proclamée le 19 mars 1812. Arrêtés par l'impossibilité de la reprendre.r. il parvint à se rendre maître de la un bataillon de Nassau laissé dans la citadelle. mais il fut lui-même s'était emWellington y avoir laissé garnison. Au commencement la Péninsule de 1812.. mes minisde l'État! Un homme est-il pouvoirs les serments. que l'Impératrice et tous les grands est là.320 -11-~ A RÉVOLUTION 1 J_ FRANÇAISE. . les Français n'avaient pitulation honorable le peuple Cependant.

Welforma son armée en masse et recula. Clauzel. lamanque Après la prise de Badajoz. cinquante mille hommes.(1812) 1- EMPIRE. qui observait se mit en marche Cadix. avait une armée Wellington espagnole que les Cortès avaient mise sous'ses ce qui portait ses forces à ordres. où il opéra sa joncil marcha sur se concentra droite. il évacua l'Andalousie dont il s'était fait une véritable et se replia dans tion avec Joseph. 21 . Salamanque. Joseph n'ayant pas assez de forces pour s'était retiré sur Valence. A cette nouvelle. et en chassa les Anglais. Soult. Par suite des renforts que Napoléon avait tiré de ses armées d'Espagne pour les diriger vers le le corps de Marmont Rhin. De là il s'était avancé sur Outre les Portugais. Wellington souveraineté. reprenant l'offensive. l'aile qui commandait de la gauche. Madrid le royaume de Valence Alors. battue. Marmont dans cette position il fut blessé dès le l'attaqua premier et son armée choc. s'y défendre. par Tordesillas sur l'extrême droite des Anglais. ~m_ 1 11 3âl allait triompher. Il ne put défendre contre les Salamanque Anglais. fensive le seul point par où Soult et Marmont pussent communiquer (22 mai). Wellington avait continué l'ofil avait fait enlever le pont d'Almaraz. française quand la bataille de Savint lui porter un coup fatal. renforcé de huit mille hommes. Marmont déboucha prit l'offensive. et les culbuta. avec une qui s'y était enfermé de dix-huit cents hommes. garnison Après trente-cinq jours v. avait été réduit à vingt-deux mille hommes. F. et se replia jusAlors qu'à Burgos. lington Il s'établit sur les hauteurs des Arapiles près de Salamanque. et se replia sur le Douro. rallia sur elle les débris la cause à Burgos et essaya de s'emparer du château mais il fut arrêté par le général Dubreton. marcha sur Madrid il y enWellington tra sans obstacle. Alors. Celles des Français étaient de beaucoup inférieures en nombre.

vant des nouveaux sacrifices Ce grand qu'il lui demandait. se réunir par ses revers. campagne sembla aller au-dequoique déjà cruellement éprouvée. Toutefois. et. mille hommes viendrait de février. positions Joseph.ft forcé de 00. il s'occupa d améliorations. Il alla visiter les établissements il se rendit avec l'Impératrice à publics. On les conseils ren- à la grande armée. fut 'r. d'y être attaqué à la faveur d'un brouillard. des mouvements de troupes. l'hôtel des Invalides.32S rln. comme s'il n'eût pas douté de l avenir. Wellington Il alla reprendre mais position aux Arapiles (22 octobre) cette fois. poléon s'occupa le vit travaillant espagnole. une Bientôt réserve il annonça de trois cent dans le courant que. et la situation dans laquelle il la plaçait ne servit qa à faire éclater son énergie et la vigueur de son chef. ordonnant des dispositions civiles.o. désastre n'avait pas affaibli sa puissance. Ii décampa. Sentant toutè leur nécessité. et se créant de nouvelles ressources. et activité. Nade les réparer. loin de se laisser sans relàche abattre des moyens jour et nuit. «ÉVOLUTION FBANÇA1SB. multipliant dant décrets sur décrets.lnto Wn~nrntnn ~ni. connut ce retour de fortune elles des Cortès et firent la constitution et rentra en Portugal.PA" se retirer de siège et cinq assauts. compagnons à Napoléon pourvut tout: il activa les grands travaux. (1813) -t ninn t». la nation. temps. et que la campagne s'ouvrirait prochaine avec des forces doubles de celles qui avaient combattu la dernière. menacé avec des forces égales. passa en revue ces vieux soldats et s'inA l'intérieur comme à l'extérieur . se trouva prêt à tenir la promesse qu'il avait faite à ses malheureux en les quittant.QQ'. après avoir sacrifié son arrière-garde. Napoléon refit en peu de d'esprit avec sa prodigieuse une nouvelle armée.n1. ne changea rien aux disles négociations avec rompirent l'empereur de Russie qui re- alliance avec Cependant.

le 13 février. Il prononça le discours suivant législa- .non-avenue. qu'il et d'union. enthousiasme 11 et exaltant et la famipar sa simplicité rien pour s'aaliarité de ses manières enfin il ne négligea et l'idole. janvier). du souverain Napoléon crut que les conseillers pontife. » Napoléon chercha Il se rendit l'Église. 565 '1 forma s'arrêtant de leurs dans leur besoins. raisons qu'il dat. Il exposa à l'Empereur ses scrupules avait de s'opposer à l'exécution de ce concorpas et les « signé inconsidérément » et par fragilité humaine. disait-il au le peuple et m'estime.(1813) III empire. le 14 février. s entretenant avec les ouvriers. transféré en 1812 en même temps à faire sa paix avec où le pape avait été à Fontainebleau. il eut avec lui plusieurs conférences parà la suite desquelles un concordat fut signé ( 25 ticulières. indistinctement voit ses frères. Pie VII ne tarda à se repentir. partout était immense. enrichis. avaient intéressé sa conscience à revenir sur des concessions faites dans rétractation un esprit de concorde comme. sa et il regarda du oorps Napoléon ouvrit. son m'aime des salons et la gros bon sens 4 emporte sur la métaphysique en opposition de vous des niais. qui fut publiée comme loi de l'État. déeorés. Il me suivrait métaphysique c'est qu'il ne connalt c'est par moi qu'il tous que moi jouit sans crainte de tout ce qu'il a acquis ses fils. le pape devait résider à Avignon. les ateliers. et toupar moi qu'il voit ses bras facilement ses sueurs accompagnées de quelques jouisjours employés. la session tif. D'après cette convention. avait librement. c'est c'est par moi qu'il avancés. « Partout. Cependant. Il parcourut ensuite les faubourgs. surer la faveur de ce peuple dont il était l'œuvre Aussi conseil sa popularité d'État. initiés aux secrets de nos ennemis. sances. devenu siège de la chrétienté.

en quatre jours. de Smolensk de la Moskowa. de ce vaste empire. qu'ils avaient Ils ont. En peu de nuits. tenir voir. (1815) « Messieurs les Députés « La guerre. L'incendie triomphé même de Moskow. n'avait rien changé à l'état prospère de mes affaires. ils ont anéanti le fruit des travaux et des épargnes de quarante générations. rallumée dans le nord de l'Europe. pertes. de Malo-Jaroslawetz russes n'ont part les armées pu Moskow est tombé en notre pou- de ses armes que l'impuissance Tartares ont tourné leurs mains belles provinces lés à défendre. plus de quatre mille de leurs plus beaux villages. Toutes leurs espéninsule rances ont été déçues leur armée a échoué devant la citadelle de Burgos. avons de retarder notre marche les plus été appe- de tous ces obstacles. « Lorsque les barrières de la Russie ont été forcées. haine. plus de cinde leurs plus belles villes assouvissant ainsi leur quante ancienne en nous et sous le prétexte environnant d'un désert. un essaim parricides contre et de devant victorieuses de Mohilow. offrait aux projets une occasion favorable des Anglais sur la Péils ont fait de grands efforts. a été reconnue. malgré les larmes et le désespoir des infortunés incendié Moscovites.324 REVOLUTION FRANÇAISE. aux champs d'Ostrowno. où. en peu de semaines. nulle nos aigles. «Mais la rigueur excessive et prématurée de l'hiver a fait peser sur mon armée une affreuse calamité. et a dû après avoir essuyé de grandes le territoire de toutes les Espagnes. la joie de l'An- « Nous . évacuer « Je suis moi-même entré en Russie. « A la vue des maux qui nous ont frappés. Les armes françaises ont été constamment de Polotsk. j'ai vu tout changer.

malgré les gransituation et continentale maritime des armées que l'état de guerre avait continué obligeait de tenir sur pied. en Espagne. proclamer la guerre « L'Angleterre à la guerre civile la Providence victime perpétuelle. « Je désire ta paix elle est nécessaire Quatre fois. depuis Ja rupture je l'ai qui a suivi le traité d'Amiens. A la seconde séance. « La dynastie française règne et régnera au monde. proposée qu'une dans des démarches solennelles. et conforme paix honorable de mon empire. Napoléon de la un magnifique au corps législatif exposé présenter de l'Empire on y voyait « que. France. les manufactures D'après cent mille l'ancienne les ames. grandeur « J'ai besoin ressources de grandes toutes les qu'exigent dépenses mesures différentes je ne devrai » qui les que Je ne ferai jamais aux intérêts et à la face à mais. fit eut lieu le 25. notre population avait fait de nouveaux de s'accroître que notre industrie été mieux cultin'avaient que jamais les terres progrès la richesse plus plus florissantes dans les diverses classes de la société. vingt-huit raillions elle sept était cent de quarante-deus pour les millions départements mille sept de . ses espérances gleterre a été grande à la Elle offrait nos plus belles provinces pour récompense à la paix le déchireelle mettait trahison pour condition sous d'autres ment de ce bel empire c'était termes.(1815) EMPIRE. ministre imposer mon proposera aucune nouvelle charge à mes peuples. 325 n'ont pas eu de bornes. répandue connaît le simple cultivateur « Aujourd'hui. y disait-on vées. la première entier les fureurs l'a elle-même de l'anarchie désignée et de la guerre pour être civile. voir voudrait et à toutes le continent en proie mais de l'anarchie. pour faire circonstances vous moyennant des finances. derniers dont recensements.

000 fr.000f. à la simplification des lois sur la propriété » et sur tes hypothèques.526 RÉvonmoi» fiurçàish. .000 fr. et ce que l'expérience démonsubstitué aux anciennes routise sont multipliées le système des arrosements mieux enten- le produit de nos augmentent les bestiaux se multiplient. de nouvelles cultures. ceux velles valeur coles. (1815) les jouissances qui lui furent jusqu'à présent étrangères il achète. nombre moine et affranchi ce grand suppression qui a constitué de propriétés le patriparticulières. à cette des fr.600. ceux des nouà €5.000.000. année à que le travail livrait chaque une valeur égale à 7. des manufactures industries on de la main-d'œuvre montrait à 1. aujourd'hui libre d'une multitude de familles jadis prolétaires. il reconstruit ses maisons et plus solides.031 . enfin. Les prairies artificielles des jachères s'abandonne dus. Les nouveaux plus commodes procédés dans l'agriculture dans l'industrie dans les arts utiles ne sont plus repoussés par cela même qu'ils sont nouveaux. au plus haut prix.300. abondante on tente des essais partout tre préférable est utilement nes. à de hauts prix.035. les terres qui sont à sa convesa nourriture sont meilleurs est plus ses vêtements nance et plus substantielle. laboureurs ont acquis les moyens de se procude simples les étarer. les béliers de race espagnole tons î éclairés sur espèces de chevaux leurs vrais intérêts ils n'hésitent pas à faire ces utiles achats les besoins de nos manufactures de notre ainsi agriculture et de nos armées sont chaque jour mieux assurés. des main-morte. féodalité des ordres monastiques.000. On y portait les produits de l'agricultureà 5. Ce degré de prospérité est dû à la suppression de la des dtmes. il de nos meilleures est dû à l'égalité des partages à la clarté. les races s'améliorent terres.000 en ajoutant la bruts agriproduits nos consommations.

de l'administration tait enfin l'histoire générale de régler le corps législatif Dans cette session. la mise en et décréta cent cinquante millions milliard des biens des eom^ millions. soixante-deux millions. millions. la prospérité que je veux soustraire mes jamais aux lois de l'Angleterre. « J'irai me mettre bientôt confondre les promesses à la tête et troupes. palais impériaux.(f8i3) 1 Après l'examen des HH>m«. dinaires de l'année actuelle et au déficit des deux année» il fixa le budget de 1813 à un C'est pourquoi précédentes. savoir en douze ans. cent dix-«ept milmillions cent quarante-quatre ports deux cent vingt-sept millions routes. les députés présent dans laquelle ils lui prometbornes. pour cent soixante-dix munes. et qui avaient. de t'Empire. une adresse à 1 Empereur. des routes publics compte des grands travaux achevés ou entrepris. analogue sera ce grand Dans peu d'années œuvre peuples. but. de nos ennemis. s'occupa à la fois aux besoins extraorIl avait à pourvoir les finances. n'ont qu'un « Tous mes desseins toutes mes entreprises à de l'Empire. par la Providence uni' a été graduelle ma marche cet Empire. coûté un milliard. taient Napoléon leur répondit de la nation. venté. une assistance sans des inscriptions de en échange. millions. des embellissements des canaux. on 327 rendait des ponts. à constituer de et à l'intérêt des événements à l'esprit forme. trentelions cent vingt-trois canaux et dessèchements un millions t édifiées cent deux million» travaux de Paris. C?é^ cent quarante-neuf publics des départements. Dans de mes fallacieuses . et la volonté « Appelé. et tout ce qui existe complètement terminé. ponts. allèrent Puis. consolidé. fortifications. rentes ter Celles-ci reçurent. bénéfices du commerce. sur le grand-livre.

Midi mille hommes de gardes d'honet se monter s'équiper Outre . pour augmenter ses armées actives. soixante-dix de canonniers tirées des régiments de marine. levés et organisés l'anéléments de vieux de sa sous- mise les premiers pour former il les avait encadrés entre et des officiers pagne. la grande œuvre qui lui avait été confiée » parts arrivaient ces cinq cent mille hommes. l'intégrité de l'Empire n'est ni ne sera en question. nouvelle armée. de Paris offrit cinq cents hommes de cavalerie tout armés et tout équipés. » Tout s'organisait. il appela cent cinquante mille conscrits de 1814 ce de 1813 qui était en marche. en effet. les cent cohortes garde nationale. en obtint Napoléon encore du sénat cent quatre-vingt mille. La gendarmerie nécessaires la cavalerie. pour une nouvelle campagne. compagnies et six régiments Napoléon s'était née précédente. Son exemple fut suivi dans tous les départements. destinés à la défense des frontières de l'Ouest et du de garde nationale neur à cheval qui devaient quatre-vingt enfin dix mille hommes s'habiller. à Napoléon des adresses qu'on « était résolu à tous les sacrifices. Déjà six cents canons. joint à la conscription formait environ De plus. De toutes où on lui déclarait pour par qu'il achevât la Providence. furent mises à la organisées depuis du ministre de la guerre le sénat ordonna. disposition en la levée de cent mille conscrits outre. pour reformer sulte du 11 janvier. RÉVOLUTION FRANÇAISE. officiers d'artillerie servi avaient des conscrits été envoyés sur l'Elbe. de 1809 à 1812. enfin.328 1 aucune . la ville cinq cent mille hommes. qui. savoir mille hommes quatre-vingt-dix de la conscription de 1814. (1813) négociation. deux mille caissons. expérimentés qu'il avait appelés d'Esfournit les officiers et sous-officiers Par un sénatus-conban de la du premier un an.1.

si on lui donnait ou soixante cinquante mille hommes au service de la France et lui laissa entredes deux pays l'alliance voir le désir de cimenter politique nièce de Nade famille. les deux . et de Napoléon ne négligea rien pour endormir la prudence elle désavoua la défection offrit même. du général Yorck. la Prusse chercha à gagner du temps. de lever sa médiation obtenir entre une trêve l'Elbe. d'entrer Décidée dans la coalition. xxxix. 40t. t. le mariage d'une par une alliance elle fit plus elle poléon avec le prince royal de Prusse. traita avec la Suède. l'Angleterre agissait Dans son implacable elle avait juré de ne poser les haine. pour retireraient Bûchez p. Cette dernière et la bourgeoisie. parlementaire derrière et Roux. avaient faites au nom fils de leurs qui furent villes et de leurs chargés Ce furent » ce temps leurs de les acquit- can- avec activité. un nouvel effort dans ses pour rentrer limites de 1806. d'or crier la nolevée « fit beaucoup C'était sur elle que s'appesantissait si longdepuis à prix en payant des remplaçants. Pendant Profitant de sa politique. Histoire puissances belligéranles Français se d'après laquelle deret les Russes resteraient de la Révolution française. elle resserra fruits à tenter un subside. La levée des (15 ou 20 mille francs) euxaux armées les remplacés gardes d'honneur appelait mêmes. 529 à leurs blesse frais. du sang que le peuple acquittait l'impôt et dont elle rachetait ses enfants temps. proposa tes. armes qu'après la défaite de la France le temps approchait où elle de notre allait recueillir les avec rupture de avec elle. ter1. travailla les populations et sollicita vivement la Prusse et l'Autriche l'Allemagne.(1813) EMPIRE. C'est ainsi qu'on régularisa les offres que les autorités tons. son alliance la Russie.

RÉVOLUTION FRANÇAISE. tout à coup jetant le masque.530 rière la Vistule. il se serait donné le peut-être Alors. continua çais. en l'acceptant. de son corps et de sa vie. de cœur et d'esprit. les projets d'Alexandre la puissance des armes et de Frédéric » les princes parjures fut créé pour administrer. l'Allemagne c'est donc avec joie qu'elle vit le moment venu de pation la secouer mais. en s'armant contre la France. Alors fut conclue la convention allemands de leur Bientôt étaient de Breslaw. De leur l'exploitèrent habilement. appelés sous peine laquelle tous les princes courir à l'affranchissement privés de leurs Etats. elle lui déclara la mais. et appela ça que la confédération aux armes tous les Allemands « Que chacun". (1813) et ce fut Napoléon rejeta cette proposition. à négocier avee la France. y disait-on noble ou de bas étage. . De son côté. les provinces conquises. une milice et une levée États de ta confédération. seconde de son bien et de prince son sang. fit des alliés. le 22 février. elle espérait conquérir la liberté. un tort. Depuis au proet organiser une dans les en masse souffrait de notre occulongtemps. cinquante sans compter ses levées quatre-vingt patrie. ils promirent les roiscôté. des constitutions. Alexandre jura « de ne point poser les armes que l'Allemagne ne fût délivrée du joug des FranCependant. guerre. On menaça à la cause de de un conseil l'Allemagne. une proclamation du Rhin était dissoute. Aussi son mouvement fut-il à h fois national et révolutionnaire. car. par à cond'être annonla Prusse un traité mettre d'alliance sur offensive et défensive c la Russie la en pied cent mille mille hommes. armée de ligne. devait Prusse masse. le roi de Prusse temps nécessaire pour se réorganiser. se lia secrètement avec Alexandre ils signèrent.

qu'ils Quel plus grand faiblesse Mai* cette ouver- de sa force et de leur propre témoignage de Napoléon et. c'est lui seul qui devait succomber. la prépondérance que cette puissance et son système l'alarmaient. dans ples. de naissance. soyez libres affronterons le langage de 93. salutaires comme les motifs qu'elle devait être éternelle. elle déclarait et la Prusse l'Autriche « qu'elle se déclaraient son amitié son système de nouveau de protestait restait inébranlable dans était fondée sur les intérêts les que l'alliance les plus permanents.la Russie. c'était brillante. y disaient-ils. politique encore à l'alliance après étroitement nos . nous sommes tous des hommes vous ouvrons nos est bannie libres le fils du laboureur à partir de 1812. et rendre leur éclat à celles c'est au nom de la liberté ne comptent généalogiques de nos aïeux sont effacés par régénération de nouvelles familles La de no- qui le furent les peuples geaient la révolution avait employées française allaient combattre cette même révolution et de l'égalité contre nous. Si elle désirait la paix. dont la position était que pour de. de pays. « Peuvenez à nous! Dieu est â l'enfer et ses alliés! Toute de Al- nos légions lemands nous de rang. nos cotes. et nous distinction leurs manifestes. vous rangs à côté du fils du prince. Pendant tement que la Russie contre la France. les plus essentiellement plus naturels. 531 et parièrent. c'est jadis. plus et pour toujours Les pro- s'efforçait l'attachait 1 Europe.(1813) EMPIRE. nos arbres y trouverez Allemands! rien. fait naître c'était l'Autriche qui l'avaient qui l'avait recherchée elle avait bien réfléchi avant. » Ainsi. que les rois insuravec les armes que contre eux. grès moins pour la France. Les exploits plus pour l'avilissement de leurs descendants. elle-même. l'Allemagne peut seule produire bles. dans déjà son esprit s était retiré lutte suprême. de saisir.

l'y autoriserait. La France. et qui ne pouvait que elle était prête. « qu'elle l'Autriche déclara Au sujet de l'Angleterre. en mesure c'était de ne pas la paix. faire un pas à son insu. » soient dans le plus grand délabrement. avec elle de relations directes que quand la France n'aurait elle » Poussant plus loin la confidence. et prenait longDepuis temps. rendait communes l'Impératrice.NÇAISE. étaient des considérations aux deux de repos altéré par souve- désirait la seule donc ardemment de son alliée. laisserait L'Autriche dans la guerre. disait-elle. à employer » monarchie. de son côté. et. faire connaître désintéressé intact. trop l'Autriche pour avait au'elle abaissée Napoléon pris son parti ne cherchât point à se . Tout ce les faire connaître très-généreuses cabinet autrichien nouvelle campagne. à il conviendra à l'empereur Napoléon. qu'elle influer non qu'elle par son importance propre. Nous avons repoussé quoisystème. que comme n'agir ne point de laisser faire le qu'il proposait. prétendît aussi mais par la force que donne un esprit de conciliation que le sien. ment il laissait dire.332 RÉVOLUTION PHA. Napoléon L'empereur elle les ferait valoir de dicter qu'à lui seul était n'avait position consolider qu'elle la puissance la paix. qu'on bases lui seul était lui demandait. (1813) revers. l'avait en effet. si les Russes se refucontre eux toutes les forces de la sent à la paix. que nos finances seuleVaines protestations! Napoléon n'en était pas dupe ses mesures. pour changer son offre avec mépris. Si on voulait agît officieusement. ses vues. qui la enviait en Europe. avait celui de aussi besoin son bonheur intérieur. les inquiétudes de qu'un même intérêt rains. et de presser les préparatifs pour une à Nous nous engageons. donne à « Outre les sept millions sterling qu'elle ajouta de elle nous offre dix millions la Russie.

secrètement S35 alliée à la traitait de Breslaw. enleva. Devenu C'est disait le bulletin. Bertrand Soult.. ces trois qui commandait général Lanskoi fanterie. ordonet. Mortier. avaient occupé taient les Russes Hambourg. s'avançaient toujours. à l'exemple nationale par la levée de sa landwehr. le 15 avril. Cloud. de Dresde. l'offensive. en quatre corps il y passa ses avec les prinil se. à peu près par un Ney. mancommandaient la garde. Cependant. emparés vit qu'il était Eugène s'était retiré sur la Saale. qu'il n'avait pu garder. Napoléon s'il ne voulait pas être prévenu. à l'avantl'ennemi à Weis- le général Wintzingerode dont l'une était celle du divisions. la route par où elle de Rippach. « Quinze ont donc été chassés de ces belles plaines pareil nombre d'infanterie. le défilé le repoussa. en revue troupes ces de la confédération. elle convention nait et tandis avec kmpire. temps de prendre il quitta SaintAprès avoir confié la régence à Marie-Louise. rendit à Erfurth.1815) relever. Tandis qu'Eugène Bessières sa jonction avec la grande armée. et fraya à toute l'armée vint s'établir dans les plaines de Lutzen. 1er mai. Déjà ils s'éDe leur côté les Prussiens De l'Elbe. le lendemain senfels. ils avaient pour divisée et Oudinot. comme son qu'elle se présentait adhérait ses ennemis. à une médiation intervention Bientôt. Son armée chefs était le 19 à Mayence conférences et eut plusieurs et arriva De Mayence. De son côté.'Marmont. l'insurrection de la Prusse. armée. et de langage vis-à-vis de la d'attitude changeant son elle déclara à Napoléon qu'elle devait borner France. Ney. avec des forces considérables. Wittgenstein celle-ci se dirigeait s'avançait garde. division d'inl'ennemi n'a montré qu'une plus prudent par le combat de Weissen- . rencontra passa la Saale à Kosen. œuvrait pour opérer sur Leipzig. mille hommes de cavalerie.

en comparaison qui a eu trois colonels trente officiers et quatre cents hommes tués ou blessés. pour bien reconnaître Ce maréchal. Apprenant qu'il débouchait et passait l'Elster aux ponts de Zwenkau. mais. de se sur Leipzig.i_ R~VOLUTJON FRAr4ÇAISE. résolut Napoléon dans son mouvement. pour la journée du 3. du bel ordre -]-- u -1 '1 hommes. était recommandable autant par son coup-d'œil militaire. (1813) fels che. Sa mort sur le champ d'honneur est la plus digne d'envie. par grande expérience que par ses qualités civiles et son attachement à l'Empereur. . coupa le poignet au duc d'Istrie (Bessières). de laguerre par une de ces fatalités dont l'histoire est pleine.554 r. outre un grand nombre de chevaux. dont un chef etcînquante-cinqblessés. dans une position toute différente de celle où ils avaient et où elle était effeccompté la trouver. qu'on peut à juste titre nommer brave et juste. lui perça la poitrine. sa de l'arme de la cavalerie. 'de bataillon. Pi« de le prévenir gau et Zeist. pensant qu'il ne pourrait attaquer que le 3. » Dans la nuit du 1er au 2 mai. et. et Notre perte se monte à par notre mitraille. Napoléon établit son quartier général à Lutzen. ordonna au général Lauriston. et le jeta raide mort. et étonné l'ennemi i. Il est peu de pertes qui pussent être plus sensibles au cœur de l'Empereur. Il s'était avancé à cinq cents pas du côté des tirailleurs la plaine. Cette perte pourrait être considérée comme extrêmement de celle de l'ennemi légère.. dont le corps formait lextrémité de la gauche. le premier coup de canon qui fut tiré dans cette journée. l'ennemi résolut d'attaquer Cependant l'armée pour la des positions déposter qu'elle avait prises. et de placer l'armée française.s il a été écrasé trente-trois et du sang-froid de notre marn'a osé aborder d aucune part l'infanterie. afin de déconporter certer les projets de l'ennemi.

Ce jour-là. gagner le chemin général de brigade mière division du certain de la réussite paraissait notre droite et pour déborder Le général Compans. eut ordre de au moment le plus fortement du plus brillant La forengagée. demi-heure devint souterri- présentait fit sur- à la tête de la garde Sa Majesté se porta elle-même soutenant la droite du prince derrière le centre de l'armée. des forces qui paraissaient L'Empereur Le vice-roi de se ses dispositions. ainsi la confusion et le désordre dès le matin. où ces dernièen mouvement passer sur la droite mais à dix heures vers Kaia. avec ses trois divisions. et couvrirent chargesavecsangde l'élite de la ca- . l'arrêta tout court. Les de Weissenfels. qui au bout ble. avec d'une ses cinq divisions. à la tête de la premérite. de l'Elster. Napoléon « n'attendait res positions seraient toute son armée dans Leipzig. tint te combat. succès toutes ces L'ennemi. occupait l'extrême déboucher sur les derrières où la ligne se trouverait tune se plut à couronner Le général de l'armée Bertrand ennemie. Nos s'y porta au galop. 335 tivement dans le 2. Leduc de Raguse. du premier duc de Raguse. l'horizon pivoter sur et prendre l'ennemi l'armée ennemie dénoire pr© la faire sur plusieurs colonnes d'une en était obscurci.(1813) EMPIRE. les ponts en avant de cette venaient troupes d'attaquer ville. et de porter » leurs colonnes. L'ennemi immenses. du matin. qui dispositions. de la Moskowa. à revers boucha fondeur que le moment enlevées pour mettre cette direction. le-champ reçut l'ordre de la Moskowa mais il lui porter sur la gauche du prince fallait troisheures ce mouvement.Le pour exécuter prince de la Moskowa prit les armes. marine soutinrent régimehts"de plusieurs le champ de bataille froid. une Napoléon ayant entendu canonnade du côté de Leipzig. droite. marchait de son entreprise. et.

ligne de deux lieues. Napoléon. bau dirigea le général Ricard pour reprendre le village. de vaincre ou de mouFrançais qui avaient balles. étaient faisaient face à tout. Il ce coup de tonnerre qui de- les espérances de ses ennemis. Blessé de plusieurs partout. poussière Au même et le duc on commençait et les premiers feux moment. prince de la Moskowa. couverte de feu. » sur la hauteur. y il ne s'exposa davantage. Le le général Souham. le vice-roi de Tarente à apercevoir dans le lointain la du corps du général Bertrand. le général Girard. « La bataille embrassait une valerie le combat. il gées. rir1. Jamais la nécessité de frapper au contraire. de fumée et de tourbillons de poussière. Ce plusieurs Le comte de Lovillage était resté au pouvoir de l'ennemi. Dans ce appuyait il redoubla ses efforts sur le centre le village de de ta grande armée . des Quatre du prince de la Moskowa étaient cinq divisions déjà engaLe village de Kaïa fut pris et repris fois. et venger la pulvériser France de ses malheurs. ennemie. il animait ses « C'est la journée de la France. le moment était arrivé. puisque pour tous les du cœur. d'artillerie et de cavalerie étaient sur le centre. jeunes soldats leur criaitLa patrie il en avant vous regarde sachez mourir pour elle » « Cependant. (1813) mais les grands efforts d'infanterie. entraiten ligne sur la gauche. abordait moment. le général Girard voulut rester sur le champ de bail déclara vouloir mourir en commandant taille et dirigeant ses troupes. 1 Bulletins la réserve de l'ennemi et attaquait au village où l'ennemi sa droite. Au milieu du feu. l'empereur de Russie et le roi de Placés Prusse prenait sentait vait fut repris.336 _1_ RÉVOLUTION '1 FRANÇAISE. contemplaient une part active.

rangée en bataille derrière. notre mais centre cette fléchit. La garde Les gardes de l'empereur souffert les deux divisions russes. et de la placer en avant de la vieille garde. Les généraux Drouot et Devaux partirent Dulauloy. V- 22 . de réunir une batterie de quatregarde vingts pièces. infanterie. épouvantable. coup à se « Nos jeunes soldats ne considéraient ont. Sa Majesté ordonna toutcequi s'y trouvait. et de faire main-basse l'ennemi. officier d'artillerie de la plus grande distinction. se rallia Sa Majesté jugea que le moment de crise qui l'Empereur décide du gain ou de la perte des batailles était arrivé il à perdre. culbuta la charge. « Notre perte'se monte à dix mille hommes tués ou celle de l'ennemi blessés peut être évaluée de vingt-cinq à trente détruite. révélé toute » francais Bulletins de la grande armée. fléchit férir de tous côtés. tout se mit en retraite. ordonna au n'y avait plus un moment L'Empereur duc de Trévise de se porter avec seize bataillons de la jeune au village de Kaïa. de donner tête baissée. au galop avec leurs quatre-vingts bouches à feu placées en un même Le feu devint L'ennemi groupe. qui fut disposée en échelons comme quatre redoutes. valeureuse en criant 357 queljeuVive Ade nouveau emporté se débandèrent ques bataillons nesse. pour soutenir le centre. artillerie de l'ennemi. toute notre cavalerie.~f fut EMPIRE. sur Au même moment. à la vue de l'Empereur. la noblesse du sang de Prusse a été royale de Russie ont considéde dix régiments de sans emporta et continua l'ennemi. porter en avant en battant Cavalerie. de culbuter de reprendre le village. à son aide-de-camp le général Drouot.(1813) IW~ Kaïa f. Le duc de Trévise le village de Kaïa. ont été écrasées. dans cette circonstance. rablement cuirassiers mille hommes. Ils pas le danger.

(181 3) Telle fut cette mémorable journée que les vieux soldats de la grande et qu'ils de Moskow. en effet. 2 mai. se. de forces numériquement cavalerie et une artillerie témoigna. et avec une artillerie rangée. n'ai jamais vu plus de bravoure noet composée en grande partie de conscrits. respiraient dit Napoléon. et par le roi de PrusAlexandre commandée par l'empereur lustre à la gloire de mes avez ajouté un nouveau le sang tout ce dont est capable vous avez montré aigles. de Friedland d'Iéna. en bataille et soutenues elle fit voir à l'Europe armée n'étaient pas morts Napoléon armée sa satisfaction « Soldats! a Je suis tente. tre armée. entre la Vistule despotiques. formidables. par une à son à venait peine suffisante. pour. mettre dans nos contrées. nombreuse. la sainte campagnes. sans cavalerie. selon l'usage des gouvernements des déserts entre nous et eux . ils arrivaient « Aujourd'hui. l'ennemi contre nos armes. tailles d'Austerlitz. les armées françaises. des bafrancais. de triompher. supérieures. qu'en suivant la méthode féroce des barses ont incendié bares ses ancêtres des armées de Tartares ses villes. content de vous Vous avez mon atrempli bonne volonté et Vous avez suppléé à tout par votre Vous avez. défait et mis en déroute l'armée russe et prussienne.338 RÏVOLUTIOH FRANÇAISE. en ces termes.. La bataille de Luizen sera mise au-dessus et de la Moskowa. dans la célèbre journée du par votre bravoure. je que je commande » Peu et de dévouement. Vous n'a trouvé de refuge « Dans la campagne passée. laient allumer un incendie moral Moskow elle-même Ils vouet le Rhin. tout entiers dans le grand désastre « Depuis vingt ans encore dans leurs enfants.

Ney marchait de rétrograder lui prescrivit Napoléon devait tomber. fût conpour la paix. pour ne fournissait c'était renoudisaitles les portes de Leipzig Français dans cette dernière fit son entrée le roi de Saxe. hommes. climats. capitale. léon sur les derrières lui étaient de l'ennemi. A la nouvelle du succès vela ses protestations elle. de ses mauvaises écrivait-il dispositions à son beau-père. de Bautzen. soumettre.(1815) « Dans complots. journée. mourir je préférerais si l'on voulait me dicter « Touteà son égard. renforcé ils avaient leur aravaient pris position à Bautzen. accepta l'offre de V Autriche. déserts Cette victoire ouvrit aux et de Dresde. elle n'était que dehors de Napoléon. et paraissaient Napodisposés de Torgau sur Berlin léon partit de Dresde. comme tous les Français les armes à la main à K|e des conditions. sur la Si- Napoléon le 8 mai. Il rétablit la mauvaise et Frédéric se dirigèrent. de Russie et le roi de Prusse l'empereur Cependant. séjour d'esclavage. avec soixante Ney. la bataille. sous les murs l'attaquerait Bertrand. par Bautzen. • de l'Europe Soldats vous avez bien mérité civilisée. » généreux. leurs une seule Nous rejetterons ne doivent qu'ils empire. comme dans la qui lui resta fibonne fortune. quoiqu'il vaincu fois. seul mettre un congrès pouvait tingent voulant donner une nouvelle preuve de son désir Napoléon. à recevoir mée. . 538 déjoué tous leurs dans leurs affreux Qu'ils restent de barbarie dans et de glaCès. l'Autriche « L alliance amicales existait. même de front. vous avez ces Tartares pas franchir. Napo- donald. suspendue conserver de l'impartialité plus son conqu'elle » fin à la guerre. dèle dans Alexandre lésie. à légal de la brute 1 est ravalé où l'homme corruption. mille que Napopendant MacDéjà Marmont. par ce mouvement. sur Bautzen.

A gauche. beaucoup retranché. naient s'appuyait crénelée. formidable.de quel que fût le résultat de la bataille. sans doute les suites de la médiation. je veux m'entendre des Autrichiens. » . jamais je n'ai en une plus belle chance de succès. il s'étendait Prévoyant l'Autriche. Dans ce but. reconnaître la position de l'ennemi. Ce serait sur les bords de la Vistule que je leur dicterais mes et que mon beau-père me supplierait d'oublier conditions. il fit Sur-le-champ. On lui rapporta que c'était celle-là même qu'avait autrefois le grand occupée Frédéric. une douc'était un plus forte que la première liés garni de nombreux ouvrages la Sprée ble position vaste camp entre eux par des ravins et un ruisseau et marécageux. le front sur de l'ennemi lieue fatales était couvert sur une et demie de terrain. mille hommes qui va leur tomber sur le corps ( les soixante de Ney). Sans cela. dans la matinée. répondit mais Frédéric Napoléon. retranchée et couverte par des redoutes aux mamelons fortifiés de Krekewitz. appuyé sur trois villages. (1813) léon y arriva. » C'était une position l'ennemi à la ville. « où l'on avait fait tant de travaux. Ils sont loin de s'attendre à ce proposerais pas l'armistice. en arrière. au centre.340 RÉVOLUTION FRANÇAISE. n'y est plus. aux montagnes des Géants. il occupait. dit le bulletin. « Cela est vrai. Napoléon tenta d'y échapper en s'adressant directement à Alexandre. Si nous étions d'un plus vieux. les armes à la main car j'aurais de la cavalerie. le 19. « Oui disait-il en attendant la réponse d'Alexandre. » Tout la Sprée. je ne demanderais jamais une plus belle occasion les affaires du pour finir. je ne lui monde. il lui envoya un parlementaire chargé de lui proposer un armistice. le passé. qui domien outre. les considérer comme des qu'on pouvait places fortes. pour me débarrasser mois avec les Russes oui. à droite.

de Wurtchen. forme auquel Sa Majesté avait donné le commandement du centre de passer la Sprée supérieur la droite de l'ennemi. n'eut pas besoin de jeter son pont sur chevalets il trouva devant lui un pont de pierre dont il força le passage. de jeter un sur la Sprée. au prince de la pour inquiéter sous les ordres duquel étaient le troisième Moskowa. la canonnade et le général Régnier. charges que l'ennemi le général Compans fit occuper le général Bonnet Bautzen le village de Niedkayn. « Il donna ordre fit ses disau duc de de passer la Sprée. à sept heures du soir. et. « A midi. Le duc de Tarente s'engagea. de s'approcher sur la Sprée. le comte Klix. et d'attaquer les la gauche de l'ennemi au duc de montagnes qui appuyaient de jeter un pont sur chevalets sur la Sprée. 341 Alexandre positions. Reggio. Alors Napoléon mai. de tourner la droite de l'ennemi. entre Tarente. ne répondit C'était le 20 point. à une demi-lieue de dit le bulletin. passa un des bras de la Sprée mais l'ennemi conserva les hauteurs et. Le duc de Raguse jeta son pont tout son corps d'armée passa sur l'autre rive de la Sprée. Bautzen. Après six heures d'une vive canonnade et plusieurs fit sans succès. Bautzen autre que et les montagnes pont sur chevalets cette rivière au duc de Raguse. Moskowa et notre « L'Empereur se maintint armée. entra à huit heures du soir à Bautzen. et de au duc de Dalmatie. corps. et sa droite. enfin. par ce moyen.(J815) EMPIRE. dans l'enfoncement sur la gauche. Lauriston de passer et de se porter sur son quartier-général là sur Weissemberg. et enleva au pas de charge occupa un plateau qui le rendit maître de tout le centre de la position de l'ennemi le duc de Reggio s'empara des hauteurs. qui appuyaient entre le corps du prince de la . l'ennemi fut rejeté sur sa seconde Le général Bertrand position.

née. sur les de sa position. devant le duc de Raguse et engagea de sa position. le préétaient chander- retranchements. que défendait de cette position avaient qui sentaient l'importance placé là une forte partie de leur armée. wa. devenait son centre. afin d'empêcher la gauche de l'ennemi de se dégarnir. se porta sur de Bautzen. Déjà toutes ses dispositions de la bataille ne devait plus se décider Ses immenses La droite travaux inutiles. Les Russes. midi ou une heure. la bataille de de la bataille de Wurtchen. qui formait une bonne au prince de la Moskopour s'opposer partie de son armée. qui était opposée au quatrième et il était obligé de jeter sa droite. « A onze heures. n'était que le prélude l'ennemi forcé dans commençait plus les mêmes. Cette joursi elle était isolée. et il devait avoir. sage de sa défaite. « Le 21. à cinq heures les hauteurs. en avant nonnade nemis. quarts de Reggio soutenait l'Empereur de lieue en avant une vive fusillade la gauche de l'ennemi. devenaient et trois redoutes corps. « Le duc hauteurs à trois du matin. L'Empereur de Tarente le combat. et de lui masquer la véritable dont le résultat ne pouvait pas se faire sentir avant attaque. sibilité d'être pourrait appeler. avec les senpar les habitants devaient avoir des alliés heureux de se voir des Kotzbue et des cosaques. la posn'étaient à comprendre Ses espérances dès ce moment. gées. qu'on Bautzen. rière cents Le destin ses sa position. les redoutes marcha une à mille toises caend'entretenir épouvantable et tous les retranchements . dans un lieu qu'il n'avait pas étudié et qu'il croyait hors de sa portée. timents délivrés RftVOLUTlOB FlANÇAISB. a Cependant. afin que leur gauche ne fût ordonna aux ducs de Reggio et pas tournée.5*4 fut accueilli. (1813) que des Stein et les autorites.

avec les divisions de Klein-Buschwitz. infanterie et cava- faciles masquées par un rideau. qui avait compris qu'avait prise la bapar la direction ger dont il était menacé le avec avantage taille. dont il dirigea le « Le général Devaux établit une'batterie. en vingt minutes. Le moment de décider la bataille se trouvait de Dalmatie. et la réserve de l'armée. se portèrent de la jeune Uumoutier et Barrois vise. L'ennemi. mais les réserves de l'enneil enleva le village dix heures. sa position. dès lors. 143 « Lia garde lerie. sentit que le seul moyen de soutenir était de nous emcombat contre le prince de la Moskowa. enle- gauche. et perdit de la Moskowa prince à déboucher à une Preilitz. vèrent qui était devenu le centre « La division Morand et la division wurtembergeoise le mamelon dont l'ennemi avait fait son point d'appui. le le quartier-général avancées mi s'étant pour couvrir le village de fut ramené. à l'attaque du duo Il voulut s'opposer pêcher de déboucher. . général sur d'artillerie du le flanc bien à par un mouvement avec la garde. Les feu sur les masses qui voulaient reprendre pièces de batteDulauloy et Drouot. avec soixante généraux le duc de Tréen avant. les quaet une grande Latour-Maubourg de droite de là position de Farinée russe. Pendant l'ennemi ce temps. coupant garde. avaient des débouchés éeloii pour se porter en avant par la gauche ou par ta droite là journée. et menait batA tant ce qu'il avait devant lui jusqu'au village de Preilitz. se dirigea sur l'auberge à Bautzen.(1615) EHPIRE. Enfin. le prince de la Moskowa culbutait au village deKlix. Le duc de Dalmatie commença tout le danheure après midi. tre divisions quantité de l'ennemi. indiqué. L'Empereur. L'ëttnëmi fut tes vicissitudes que présenterait sur le véritable tenu ainsi incertain point d'attaque. passait la Sprée. le chemin de Wurtchen rie de réserve. se porta.

« L'ennemi « L'ennemi fnt obligé fut obligé sur Wurtchen. quand un boulet perdu le frappa mortellement. combattant et de Reichembach deWeissemberg. » l'Empereur le plus qu'il l'Empereur. à gauche par la garde. « Toute à votre service. heures était dans la plus et. de lui pouvoir que le il fallut le chasser en ligne de trois lieues. Duroc venait de le quitter un ordre pour donner relatif à son service. et s'avança. Il était trois ayant débordé l'armée ennemie. a été consacrée dont elle pouvait « que pour l'utilité lui dit l'Empereur. et que nous nous retrouverons m'attendre « que vous. lorsque l'armée après midi de succès. il est une autre vie C'est là « Duroc. de vos ennemis. J ai vécu en hon« nête homme. l'Empereur Il le trouva avec toute sa connaissance et mongrand Le duc serra sang-froid. et réalisé triomphé les espérances de notre patrie. Il prit le village de Preisig. en effet. rompu au centre par Napoléon. deSchoppen le lendemain de cette bataille.344 RÉVOLUTION FRANÇAISE. fit une perte Napoléon. menacé à revers par le prince de la Moskowa. Le prince de la Moskowa en profita. à droite par le duc de Raguse. et qu'un feu épouvantable se grande incertitude faisait annonça entendre sur une que la bataille débordé Bientôt. trant les postes furent placés. et que l'armée eut pris alla voir le duc ajoute le bulletin. porta sur ses lèvres. (1815) de dégarnir sa droite droite nnnr de sa dégarnir pour narer parer à cette nouvelle attaque. la main ma vie.irez » « un jour « Oui. l'ennemi se mit en retraite sur Gorlitz mais il ne laissa en notre On le poursuivit champ de bataille. Sire. était gagnée. de Frioul. Je laisse une fille je ne me reproche « quand « toutes «Votre Majesté lui servira de père. « dit-il. rien. » vous aurez et je ne la regrette » vous être encore . mais ce sera dans trente ans. « Dès que ses bivouacs. et marcha en avant. cruelle.

Alors. Duroc toute la nuit. et Sébastiani. mon ami » Sa Majesté rentra dans sa tente. brûlant ses Cependant. Sire. Cette singulière marche prouvait suffisamment Napoléon 1er juin. de retraite. Notre bagages. 548 « L'Empereur. allez vousgauche. sous Victor avec l'Autriche. expira. . Villemain de composer l'oraison funèbre du grand-maréchal Duroc. serrant de la main droite le grand-maréla tête appuyée sur la main resta un quart d'heure. par ces coups de celui qu'elle lui préparait? Napoléon chargea rapides. C'est » que NapoNe vieux amis. armée passa la Neiss. ce spectacle vous peine s'appuyant sur le duc de Dalmatie et sur le grand-écuyer. ainsi que celui de Bessières. jour ses Cet éloge. à la l'ennemi se retirait en bon ordre. dans le plus profond silence. devait être prononcé en présence de l'Empereur dans l'église des ne lui permimais les évènements Invalides qui suivirent rent d'estime pas de donner cette marque mémoire de ses deux fidèles compagnons et de regret d'armes. quitta le duc de Frioul sans pouvoir lui dire autre chose que ces mots « Adieu donc. Ney et Lauriston. et Bertrand. la Katsbach. la moitié le qu'il était en intelligence suivit dans son mouvement sous Macdonald.(1813) empire. l'ennemi sacrifia ses communications par ce fleuve et la Pologne pour aller s'appuyer sur la Bohéme. détruisant ses parcs. et ne reçut personne pendant Douze heures après. Marmont à Glogau à sous Régnier. lieu de repasser la Queiss le Bober. était Schweidnitz Breslaw. il avait délivré la Saxe et conquis de la Silésie. ainsi « en léon voyait tomber chaque plus semblait-il pas que la fortune voulût l'avertir. au l'Oder et de gagner Breslau. se voyant sur le point d'être sa gauche. M. son centre. En quelques jours. les routes. devant Le sa droite. ravageant continua à le poursuivre elle entra dans Gorlitz. Mais. chal. « Ah » L'Empereur.

à Friedland. » pouvait échecs. Prusse conclurent en effet. en parlant de cette époque de sa vie de du danger et à me trouver tout seul à juger de l'imminence de me voir placé entre les coalisés. leur accordait un subside. Aussi. les 14 et 15 juin. il lui fallait montrer qu'il ne d'autre désir que faisait que se défendre. « Quelles n'étaient pas mes tribulations à Sainte-Hélène. à Reichembach. amener un rapprochement acceptèrent crut Napoléon dans les propositions que cette trêve à un arbataille. de mes ministres mêmes. entre nos ennemis. ner le temps aux coalisés de se réorganiser. çaient notre existence. les souverains acculés qu'ils pourrait mistice refouler avaient et sentant alliés la nécessité 1 1 de gagner 11 repoussées. de me jeter dans les bras de ces mêmes qui me pressaient ennemis! » l'armistice fut signé le 5 juin Après six jours de débats. y pourvoir et l'esprit de l'intérieur. C'était donà Plesswitz. semblait faire cause commune son aveuglement. Dix jours après. qui menaqui. deux traités par l'Angleterre. Napoléon pour Dresde. que « si les alliés n'étaient pas de bonne foi. sur eux-mêmes les alliés Qu'étaient devenus de la France. qui s'apprêtaient harassements de tous les miens. du temps. le rendirent trois fois son génie se côté. dans avec eux et les à m étouffer. # Austerlitz. accusé la guerre. il devait durer jusqu'au 28 juillet. (i813) 11 sur les montagnes. Ne semblait-il maître de l'Europe? pas que ressentît de la fatigue commune ? D'un autre de ne vouloir que ces coups d'audace qui. la route et consentit une seule fermer et leur au moment où il pouvait.548 '11 '1 RÉVOLUTION FRANÇAISE. lesquels cette dernière puissance . de réparer leurs en partant disait-il. cet armistice nousdevenir bien fatal. et qu'il n'avait a-t-il dit la paix. la Russie une alliance offensive et défensive et la avec et signèrent. à Marengo.

et qu'elle la balance devait faire pencher du côté où elle jetterait son nements épée. dans ce moment. votre médiation devient il ne vous convient l'inhostile plus de garantir de l'empire Je gagne deux batailles. Sans vode l'armitraités de On parle aussi d'un traité avec une troisième mais vous en êtes mieux informé que moi. de Metternich envers la coalition.(1813) à à l'nnA I une Ha de 1 333 33A 1. voilà donc. mes embarras ce qu'il pour recouvier est de savoir si vous pouvez me rançonner » traitons. à l'Autriche.334 empire. « Parlez clair. et soupçonnant les engageVoyant le but de l'armistice. lait établir par la sage répartition dit Napoléon en l'interrompant. ments pris. elle proposa. son que l'empereur. l'ouverture et offrit sa médiation. mes ennemis sont au moment de revenir de leurs illusions. avez voulu gagner vos deux cent aujourd'hui mille rière hommes le rideau prêts. voulut lui-même Napoléon négocier avec ce ministre. de Metternich maître. mais n'étant coalition. Votre cabinet sont les réunit derveut profiter de a perdu. Metternich. parla de l'influence était jaloux d'acquérir. du congrès. La question sans combattre. Or. qu'elle se trouvait. Celui-ci étant venu le trouver à Dresde « Vous lui dit Napoléon. Schwartzemberg de la Bohême. M. Quel résultat stice ? Je n'en connais pas d'autre que les deux Reichembach. d'armistice tre intervention. par M. tégrité français. elle devait pas encore en mesure de se déclarer. au nom de l'Autriche. Vous puissance du temps. livras livres atArlinir 347 •à à l'aritr» l'autre RRR 666. la paix était faite. pour gagner du temps. du nouvel ordre qu'il voudes forces. telle était la situation que les évéet ses intrigues lui avaient faite.666 entrer dans la ri» de fifift sterling livres Quant sterling. mais n'oubliez pas que je . l'arbitre du sort de l'Europe. que voulez-vous? Voyons. et vous venez me parler de médiation.333.

cile à votre politique. . l'Illyrie. à de telles conditions! Et qui accueille un tel projet! c'est lui qui combien vous Metternich. me livrer ceux flottent dont à mes ennemis. l'Angleterre vous n'asLe mot de paix n'est qu'un prétexte la Belgique. les Alpes et les Pyrénées. M. hommes. veut la Hollande et la Suède veut la Norwège. en sont au et 1 abandon de la confédération riez de la modération votre alliance d'un VoHà donc ce que vous nomme? Vous n'êtes occupés qu'à transporter Au fait. la crosse en l'air. de la Suisse. de Metternich garda le silence. m'en je suis vainqueur. » Alors. s'écria de l'Italie de point que nous ne pouvons il faut que nous soyons pour ou contre fit ses propositions. du Rhin du Pape à Rome de la Hollande. derrière le Rhin. la Pologne. vous voulez camp à l'autre. de la Vistule aux bouches armée à la générosité de Et c'est quand mes drapeaux et sur les rives de l'Oremettre der. sans même tirer l'Autriche. « Quoi moitié Votre neutralité vous. dit Metternich. Il ne tient forces. e-it l'auteur des Mémoires d'un la colère qui ranimait. (1813) suis un soldat qui sait mieux rompre que plier. le retour l'Espagne. quand mon lin et de Breslau. la Prusse veut la Saxe. l'épée. ce que je demande. de disposer de nos est tout qu'à les choses neutres. de l'Empire Dofrançais. le ministre autrichien non-seulement mais la Napoléon. c'est mon beau-père Ah vous envoie que se flatte de me faire souscrire est aux portes de Bertriomphante quand jesuis ici à la têtede trois cent mille sans dbup férir. l'Angleterre pour jouer ce rôle ? » paie-t-elle « Dans Blessé au cœur. l'Italie. rester vous. pirez tous qu'au démembrement il me faudrait ramener mes légions.348 RÉVOLUTION FRANÇAISE. Je vous offre l'Illyrie'pour rester neutre cela vous convient-il ? Mon armée est suffisante pour amener les Russes et les Prussiens à la raison. la Russie veut la Pologne.

et que l'Autriche avait depuis longtemps croire que ne pouvait pris son parti. Napoléon sacrifierait une alliance qui reposait sur l'empereur François Il accepta des intérêts si chers aux ennemis de son gendre.. 549 Homme d'État. Si le 10 au soir au moment où devait expirer mistice. Jusque-là vainqueur. etc. furent signifiées à Napoléon par l'Autriche. reprises sa fierté se réhésita. 4° la rede la confédération de l'Ilconstitution de la Prusse S0 la cession à l'Autriche lyrie 6° l'indépendance de la Hollande et de l'Espagne. ainsi manderait duché de du des puissances 1° La dissolution la Russie. il s'ouvrit le 29 juilCe congrès devait se tenir à Prague deil fut arrêté que l'Autriche let. entre Varsovie. rompu. de et dans leur indépendance 3° la renonciation du aux titres de médiateur de la confédération Napoléon Rhin et de protecteur suisse. Déjà le congrès et qu'elle était entrée dans la coaliqu'il n'était plus temps. déclara s'était dissous l'Autriche sez tard.(1815) EMPIRE. et les hostilités dès le lendemain. de Metternich se retira. et du congrès que l'ouverture consentit à proroger l'armistice jusqu'au 10 août. propositions août. » Bientôt M. Il se décida sa réponse que le 10 asmais il ne fit connaître cependant. On ne tarda pas à s'apercevoir que la médiation et achever qu'il offrait n'était qu'un masque pour couvrir ses armements. qui serait partagé 20 le rétablissement des villes de et la Prusse. Napoléon volta à l'idée de subir les conditions des vaincus. respectueusement autre moment il ne le fit pas alors et l'Empereur le repoussa sans le fouler aux pieds. Ces le 7 l'ar- le congrès devait être Napoléon n'avait j*ts accepté.le ministre Napoléon autrichien l'eût avait laissé tomber 1 son chapeau relevé en tout 11 l'Autriche Hambourg franchises dans leurs anciennes Brême Lubeck. . Après de longs débats. Cependant. au nom . donc sa médiation.

commandées et que deux autres par Bernadotte Blücher tiendraient Napoléon les Français et n'acceptant en échec. Français mille hommes. reculant toujours devant lieutenants. et arrêté le plan de campagne. de l'Angleterre devait recevoir que l'Autriche ( 13 millions par mois). cent Suédois. n'avait à opposer à Prague. (1813) Alors Napoléon vit 1 abîme où il était tombé. trente mille cinq cent vingt mille celle du Nord. cent vingt mille. ensemble armées. un congrès et plus sacré pour les hommes. combattants étaient divisés en trois ar- que mille combattants. ne auquel Moreau qu'on avait fait venir des États-Unis. et s'écria de ce qu'il y a de que le cabinet de Vienne « venait d'abuser un médiateur. mel occupait l'Oder. Pendant à profit. sous Napoléon deux cent trente quatre-vingt-dix devaient opérer mandement Schwartzemberg. envoyé de chaque fut pas. t1 la__a a_1_t 1. spusBlùcher.. devaient marcher sur Dresde. commandés sur Berlin étaient direct. le nom de la paix » » tion. mis le temps à TrachemOn y le subside a_ ·1_ t~7_IL_- _a l'_L! l'Autriche fixé les contingents puissance.310 REVOLUTION FRANÇAISE.. Une réunion avait y avait les coalisés eu lieu avaient le 9 juillet. berg avait les négociations. savoir cent cinq mille Russes trente mille Autrichiens mille hommes fournis quatre-vingt vingt-cinq avait cinq cent cinquantemille Prussiens. celle de Bohême. Schwartzemberg et Wittgenstein avec cent mille Russes et Autrichiens. destinés à agir contre . dit-on avec cent mille étranger. mées sous Bernadotte campait sur le Hacelle de Silésie. la coalition vingt mille hommes sous les armes. la bataille que de ses cent A la reprise des hostilités. à cette masse d'ennemis et étrangers par Oudinot sous son comBliàcher était Ces par quelques princes allemands. D'après ce plan. deux représentants. pendant Prussiens.

Napoléon à abandonner quand Dresde. Battu à Dennevitz. A cette son activité. Il venait de forcer il apprit à la tête en Bohême. '– –~ –*)t- 351 ~–~ les vingt mille centre -11.1_a ~–– garder Blücher Dresde. venait d'être attaqué. plus et Saint-Cyr. restés marcha toutes les opérations. tiré de la par une batterie tua Moreau indiquait pendant que ce général jeune garde. Ney. retraite laissant qu'un Ce fut alors de Napoléon changea en avec furie. désespérée. après une lutte désespérée.- ~-–- restants. avec des pertes considérables. cinq fois supérieur Macdonald de poser les armes. ennemi avait été contraint. Assaillis partout pleine blessés. il s'était retiré tout derrière l'Elbe. retrouve Napoléon sur Il se jette de nouveau son génie et toute et le repousse Blücher . ce nouvel Tandis sur avantage que Napoléon remportait les coalisés. Breslaw. qu'une résisla fortune ses vingt mille conscrits. de toutes sur sous Saint-Cyr devaient .(t8!5) 1_- EMPÏM. Oudinot. qui était venu de la route de Witvainement l'ennemi de déposter essayé temberg. entre l'Elbe et l'Oder. de lui ses lieutenants n éprouvaient que dans Kulm par un rejeté et enfermé en nombre. mouvement revint arriva car déjà avec tance sur d'après ses pas avec abandonnant la rapidité attaqué Blücher de l'éclair. nouvelle. des échecs. positions sur la marche d'Alexandre et de Frédéric cent mille combattants. bat n'avait à Gross-Béeren Oudinot. battu et chassé de la Silésie par Bliicher. les al liés se mirent de morts et de le terrain couvert boulet. avait remplacer Wittemberg. s'étaient Aussitôt Jusqu'alors décidés à ce Napoléon et ses de deux ces deux le conseil souverains de Moreau. cette n'opposait à Macdonald Il était temps à Dresde les alliés avaient ville. La présence du combat. Bernadotte l'avait forcé à se replier sur Berlin. dans son mouvement comsur Après un violent pas été plusheureux. autour Vandamme. à l'empereur Alexandre une manœuvre (27 août).

352 rByolutioh fbançaise. Blücher Après deux défaites. Il en fut détourné par ses . le découragement le plus grand nombre mes lieutenants gagnaient devenaient mous. (1845 Silésie jusqu'en prend le chemin Napoléon à rentrer revient dans sort de la Bohême et reSchwartzemberg de Dresde. gauches. fera le centre de ses nouvelles C'était opérations. etchaque jour. que le mouvement de Bernadotte a laissé à découvert: il y établira son quartier-général. et. et force le général autrichien ses montagnes. la Bavière vient la retraite de déserter de l'armée. nos chances diminuaient la fatigue. sur ses pas. » arrêta son mouvement sur Berlin. et eussent acheté du repos à tout prix. D'un autre tout-à-coup côté. sa cause Alors. malmaladroits. Napoléon et. cette désertion il se décide compromet à abandonner se rabatsur l'Elbe et en tenter un généraux. Ils avaient bu à la coupe des jouissances. par une fatalité ou une autre. position qui se trouvait des deux grandes armées des placée au centre coalisés. Mais. Blücher disparaît. je les avais de trop d'honneurs. Bernadotte force sa gauche sur l'Elbe. Je sentais les rênes m'échapper.' disait-il à pouvait Sainte-Hélène. pour tre sur Berlin. et je n'y pouvais rien. Dresde. avaient conseillés Ceux-ci suivi Napoléon dans et dirigés sa marche par Bernadotte sur cette ville. traversant la Moldaw alla prendre à Leipzig. « Un coup de tonnerre seul nous sauver. A peine vainqueur de Blücher. de gorgés de trop de considérations. pendant que Napoléon se défend seul contre deux armées. trop de richesses. se présente de nouveau Napoléon court à lui. effort digne de son génie. et conséquemment ce n'étaient heureux du début de notre plus les hommes ni ceux de mes beaux moments révolution. pour la troisième fois. dont la position n'est plus tenable. Je voyais donc arriver l'heure décisive.

avec ses cent quarante mille Français. ennemies. Napoléon. elle fut terrible. Déjà Bernadotte et Blücher pliaient. y firent des. trois était rendu.(1813) EMPIRE. fit face à tout. sur les masses « La victoire. la droite à Connewitz. Cette trahison. était pour nous de ce côté. qui la commandait hommes. l'Empereur mais. comme contre la grande armée. 3S5 Benigsen. passèrent entières à l'ennemi. coureurs Renfermé avoir fait ses il attendit annoncèrent dans et assuré ses commudispositions l'ennemi de pied ferme. le lendemain. en ce moment. et plaça son armée. contre l'armée de Silésie. pour s'y soixante mille hommes. prodiges Déjà dans les deux premiers ils avaient perdu et repris jours. le 18 septembre. Napoléon replia ses postes.. en avant. mais livra à l'ennemi le débouché important confié à l'armée saxonne. avec côté. nos se troupes au pas de course et les baïonnettes précipitaient. Il ne resta. Tartares s'entrechoquèrent fracas de trois d'un contre jours. que le en chef. au point de qui poussa l'infamie V23 un immense du côté où était . Baskirs. tout wurtembergeoise. et cinq cents général Zaschau. la gauche à Stœtteritz. dit le bulletin. dans mille d'hommes plus d'un demi-million cet étroit espace. A deux heures du matin. infanterie. six fois leurs positions. Bientôt. non-seulement mit le vide dans nos lignes. quand jusqu'à Napoléon se décida à une nouvelle bataille livrer. Pendant les appuyer. Nos soldats. le centre à Probstheyda. de l'armée saxonne. au milieu du bouches à feu. de son et Russes. et et la cavalerie artillerie. les marchait sur toute la ligne. Après nications. l'armée cavalerie saxonne. la vieille garde était rangée en réserve sur la hauteur. qu'il demi-cercle C'était de troupes serrées en masse et couvertes par quinze cents pièces de canon. moins deux de valeur.

afin d empêcher . l'artillerie. « L'Empereur commandée sa garde à cheval. De n'était « Mais ce mouvement pas sans difficultés. et il n en restait plus que seize mille. ses quarante Un moment (1813) pièces de canon contre de désordre s'ensuivit. dispositions On avait étaient épuisées. le feu pendant suffisait à peine pour entretenir Il fallut songer à la retraite. et d'incendier d'occuper ses vastes cette ville comme tête de faubourgs. six mille de mettre On proposa par cinq ou six ponts. mes jonchaient » soixante mille hom- de Napoléon prenait il apprit quand nouvelles pour le lendemain. hommes et soixante pièces de canon dans la ville de Leipzig. où elle avait. La promple village fut l'ordre rétablit de ces mouvements titude envoya et l'ennemi repoussé fort loin. par la route de Lindenau. traversé Leipzig à Lindenau. avec tant de gloire. afin avec vingt pièces d'artillerie. l'ennemi s'empara dont il sur Reidnitz et marcha passa la Partha de il ne se trouvait plus qu'à une demi-lieue Leipzig. le champ de bataille. par le général Nansouty le long de en flanc les troupes de prendre qui s avançaient avec la Partha. aux française à renoncer obligea l'armée ajoute le bulletin. pour attaquer Leipzig. il y a un défilé de deux lieues. Napoléon fit partir sur-le-champ » Cette circonstance. les parcs les bagages. fruits des deux victoires et en nombre battu des troupes de beaucoup supérieures les armées de tout le continent. Il se porta lui-même une division de la garde au village de Reidnitz.554 tourner sur-le-champ Durutte. et ses réserves que ses munitions ces tiré deux cent vingt mille coups de canon pendant trois jours. qui a des remparts. défilé. le carnage avait cessé A la nuit. ce qui deux heures. la division RÉVOLUTION FRANÇAISE. repris.

monta l'Empereur Il a laissé le roi. 555 l'ennemi de s'y loger. de l'armée « Quelque odieuse que fût la trahison à détruire une ne put se résoudre l'Empereur à tous les de la livrer villes de l'Allemagne désordres yeux du inséparables roi. Dresde L'Empereur de garde et le palais du roi. l'Elster sur le grand Napoléon pont qui cette ville quitta est entre Leipzig con- dans de Macdonald et franchit et Lindenau. parmi le fit ranger à et joint à la jeune garde. quelques bare. depuis et qui était L'Empereur de d une telle défense avait voulu affligé saxonne. tous les parcs. des belles de les genres et cela sous accompagner de la conduite Dresde. si vivement aima 1 Empereur. la pointe de l'arla garde et les deux tiers la cavalerie. du jour. de son armée. à l'abri du mouvement pour le mettre à Lindese rendit « Une demi-heure l'Empereur après. Alors les alliés attaquèrent la ville avec fureur. Après laissé avoir et au défilé de ses têtes de colonne présidé sous les ordres une forte arrière-garde Leipzig et de Poniatowski. et voir les de Leipzig l'évacuation nau. « A centaines voitures à perdre s'exposer ce parti barque d'adopter mieux toute les bagages. pour lui servir devant Leipzig de l'ennemi. mée avaient passé heures. y attendre pour en avant de se mettre les ponts dernières passer troupes » marche. le défilé.(1813) empire. qui. à cheval. de sédition à cet esprit laissant qu'on avait fomenté exposés à été formé saxon avait Un bataillon les soldats. et de donner jeu à notre artillerie placée sur les remparts. l'artillerie. et de ne pas quitter faire ce qu'il voudrait. Seuls . entra dans « A neuf maître de ce prince et alla voir Leipzig en les ses États.

masses de la ville. croyant premiers coups de fusil tirés des remparts le moment mis le feu à la mine. emportés par le courant. réfugièrent Beaucoup Macdonald périrent. Rivale des sanglantes journées de Poitiers."56 RÉVOLUTION FRANÇAISE. et quatre-vingt-cinq Si la retraite de Moskow avait commencé la ruine de le désastre de Leipzig il enleva à Nal'Empire. dans les rues. des temps modernes. l'épouvante dans nos rangs. Déjà la plus grande partie de l'armée avait passé Lindenau. çais. à gagner la rive opposée. vaillamment leur choc. dans les maisons. venu. On se battit dans les fausur les remparts. Tous les peuples de l'Europe moins les Anglais et les Espagnols. les Allemands la bataille des l'appellent nations. et ne songea plus qu'à mourir en combattant ou à se sauver par la fuite les uns se dans les maisons. représentés. elle s'y trouvèrent. chacun crutque le pont était au pouvoir de l'ennemi. (1813) tre leurs tinrent bourgs. dont mille du côté des Francinquante mille du côté des alliés. de Crécy et d'Azincourt. nos sapeurs avaient se répandit Alors. Aux Poniatowski et Macdonald souimposantes. et un second doit l'achever. tant tués que blessés. et mit l'Europe le coup de cloche de l'agonie de disait alors un royaliste Bonaparte. » Napoléon ne songea plus qu'à aller abriter les débris de entière contre lui. de la cour d'Hartwell. les autres se jetèrent à la nage. coûta à l'humanité environ cent trente-cinq mille hommes. en effet. et tout était sauvé. moins parvint Poniatowski heureux. de Saxe sonniers. l'acheva poléon tous les alliés qui lui restaient encore. mais tout-à-coup un grand bruit se fait entendre c'est le pont qui vient de sauter. « C'est Telle fut l'une des plus terribles batailles se lança dans la rivière et y fut tué le vieux roi et un grand nombre de généraux furent faits pri- . encore un effort.

sur les plusieurs charges ennemis. suffirent Quelques coups de canon et une charge pour les faire reculer précipitamment. et le général Sébastiani fit exécuter avec dans l'éclairci du bois. Napoléon d'artillerie de jonction rien tirer droite.(1813) son armée derrière le Rhin. perdu plusieurs drapeaux canons (31 octobre). A six heures en déroute la petite rivière de Kintzig. et de la nouvelle de notre nombre mille général il accula de la vieille route. tirailleurs ainsi opposer parti Une et couverts avec par quatre-vingts lui que quinze mille l'ennemi « dans le bois. l'endu soir. de 1813. jusqu'à Bientôt l'artillerie ouvrit nemi un feu terrible. il avait après avoir et plusieurs il continua le Rhin. de quarante n'avait sur les lisières découvrit la veille. du ligne bois. pour succès. repassé dix mille hommes. à la supériorité de leur brigade grand de deux par le infanterie. Nos cinq mille tirailleurs continrent l'armée ennemie. bouches hommes jusqu'au une rangés à feu. la campagne son mouvement le 2 novembre. à deux lieues mille de Hanau. Napoléon sur fit tous un insensiblement » geste. . Bavarois. conduire octobre. était près déjà 3S7 de Hanau. en gagnant de l'après-midi1. Ne pouvant il essaya de le feu du fut sur sa deuxième engagée commandée le contenir. corps. et pas point Napoléon nos alliés en bataille. il étendit tirailleurs Dubreton. Culbuté fut mis en pleine retraite. le 29 ennemie le passage. EMPIRE. Napoléon avait franchi Ainsifinit 1 Bulletins les points. « sera. couper il apprit que lavant-garde lui fermer six bataillons les routes qui dans avait ville et prétendait en effet. cette placé. toutes Celle-ci au village pouvaient de Ruchingen sur de cavalerie Arrivé afin de le Rhin. heures arriva. et elle du toute trois temps. Cette campagne dit de la grande armée. Arrivé.

petite aux anglaise. toute pour la garder. il reprit se dirigea comme Joseph déjà voyant Ayant vers s'il fut trop porté Zamora n'avait informé tard disséminées. reprendre à faire guérillas. évacua l'offensive débouchant et Toro. Alors Wellington pour agir. quatre-vingt quatre-vingt sous hommes hommes il avait formé prince le commandement et militaire qu'un dans politique il semblait de Joseph. celui de 1 intrigue celui de l'impudeur dans le cabinet autrichien glaise.388 RÉVOLUTION FRANÇAISE. étaient rescomme si Napoléon eût été laissé. des sociétés avec celledela des peuples frananelle politi- grandeséparation la flétrissure leurssoumilitaires vertus la loyauté. eu point de la marche Il s'avança d'ennemis du général Cependant. ou bien Au de s'occuper dû alla être devant ne on aurait chacun pas la combattre. De ces une seule armée. marquera ques. mille mille et la Catalogne. il n'avait dans ou plutôt la trahiau delà des Pyréla retraite Après Madrid. et essaya pour s'y opposer. heureux. passés. qu'il lui avait génie ce pays-là. Tandis son. laquelle mauvais imposé. lui. Valladolid. rées des nous nous Anglais l'époque enfin de la désorganisation des premières » l'honneur. de Valence royaume tés en notre pouvoir assuré de sa conquête. ou perdit son temps vice-royauté. verains. et de 1 astuce dans la diplomatie çaise. que la Péninsule. iuanque. quillement. avait soufflé lieu incapable du rôle D'un autre côté sur la direction de l'arcampé la chasse à sa de nos armes mée vue. à cent vingt par en mille Salatrandevant anil profita combattants. le Portugal. Quand glais. troupes il était Madrid. la fidélité. qu'au-delà faisait n'avions en expier pas du Rhin nos succès été plus Burgos l'Aragon mais. la fortune. de concentrer ses à Bur- . (1813) le triomphe du courage inné dans la jeunesse Napoléon. nos troupes son armée et.

grande » Et il commença l'exemple par donner de déà tous ses préparatifs activité présida . enleva Foy. à arrêter parvint à Paris le 14 novembre. sut se retirer C'était à livrer se décida Joseph il ne sur tous les points. où le général Napoléon dit-il d'hui. aujourque l'opi- monde est faite donc aurions par la France sans à redouter l'Angleterre. sur descendre l'Êbre et de bataille. fut complète canons. Saragosse Battu le 21 juin. déroute de bataille. jamais les armées et cette cette discipline et le peu de soin que l'on eut d'elles. et la puisl'énergie de la nation. arriva toute 1 Europe tout l'Europe marche marchait contre avec nous ou « II y a un nous c'est par an. au sénat. et la retraite. laissa Wellington s'emparer la et en un instant ne songea chacun plus qu'à son bagage. les plus belliles peuples de courage sans laquelle élévation obla supériorité ne parviendraient qu'ils jamais à queux » sur les autres. Jourdan.J_ sur il~ la- Il était du géfranchi. caissons. 359 _1_~ gos. l'Espagne Notre armée se retira invasions. tout fut voitures. lÈbre. à la tète de seize entre et plaça la France sur Tolosa en désordre mille hommes. quelques furent années auparavant étaient supérieures à ce que romaines. pas commander Alors de la route de Bayonne. il avait à mettre ce fleuve prolonger il se retira entre que son sa sur armée droite.(1815) EMPIRE. quelle parvenu néral mais 11- Wellington voyant de l'avance. contre ce dernier il comptait Vain lavis rallier les troupes Wellington qui proy espoir de Alors. sur le champ restèrent cinq mille Français pris des troupes « Voilà. anglais. Il se dirigea qui arriva posait devaient avant de il apprit quand sur Vittoria où venir lui. tiennent Ce nouveau désastre nous deux sans retour. le joindre. nion Nous sance la plus du toute les Anglais. et celle avait .. comment dit le duc de Rovigo qui. par la licence perdirent.

les avaient si qui. de son ancienne les Alpes et les Pyrénées l'indépencelle de l'Espagne. arrivés au Rhin. les alliés s'étaient Cependant. Reculant . veut à la dynastie de l'empereur lui dit M. et y puisa trente millions qu'il consacra aux dépenses A l'aide de publiques. de Saint-Aignan d'une partit pour Paris. ministre de France près la cour deWeimar. » M. comme si l'aspect de nos frontières militaires et le souvenir de ces armées nombreuses 1792. de Saint-Aignan. mains. des services à l'intérieur. de transmettre au gouvernement impérial de nouvelles propositions « Personne n'en d'accommodement. de Napoléon Metternich. Après avoir obtenu du sénat une levée de trois cent mille hommes sur les conscriptions de 1813 à il convoqua 18U. Dans ce premier moment frappés d'hésitation ils chargèrent M. depuis souvent les eussent pour aller vaincre l'Europe. Il ne s'agissait de laisser à Naplus. plus que a les frontières c'est-à-dire dance ment le Rhin de l'Allemagne. arrêtés. porteur note qu'il devait remettre lui-même à Napoléon. franchies fense. est disajouta lord Aberdeen. fruit peuple de nouveaux impôts des contributions de guerre. de crainte. M. – L'Angleterre. 11 (1815) devant la nécessité de frapper le toujours il eut recours au trésor. le corps législatif et l'appela à concourir à la défense commune. et former de nouveaux réorganiser corps de troupès. et qu'il tenait depuis longtemps en réserve dans les caves des Tuileries. de Nesselrode posée à rendre à pleines et le de Schwartzemberg renchérirent sur ces protestaprince tions. ce secours il put pourvoir aux besoins les plus pressants. et le rétablisseétaient une condition sine dynastie. comme à Prague toutes les conquêtes de la République et la plus poléon territoriales de l'Empire grande partie des possessions on ne lui accordait naturelles du Rhin.360 F «ÉVOLUTION FRANÇAISE.

la session du corps léNapoléon ouvrit. tel lieu qu'on sait-on. comme celui de gouvernement rester complètement en dehors de celui de la et proposa Napoléon y répondit. j'ai élevé des trônes pour des rois qui m'ont abandonné. dil'acceptation sur la rive droite du Rhin. cette session. pas attribués que presse le voeu du monde.(1813) KBPIHE. « J'avais conçu et exécuté de grands desseins pour la proet père. 561 quanon. » Tel était le nouvel fût. on pourra. le de ces bases. toutes les pièces vous communiquât originales qui ment des affaires sance au portefeuille de mon départeconnaisVous en prendrez étrangères. nouveaux ont différé l'espoir de Manheim qu'elles préliminaires l'ouverture de qu'avant serait réuni mais de le congrès retards. neutraliser. cours « Je n'ai jamais été séduit par la prospérité. Voici les passages les plus importants de son disgislatif. pour la réunion le 19 décembre. et où les plénipotentiaires de toutes les jugera convenable se rendront sans puissances belligérantes sur-le-champ. J'ai adhéré J'avais donc aux bases ont présentées. fois donné L'adversité me Quelque durqu'il la ville de Manheim la paix aux nations lorsqu'elles D'une part des conquêtes. Les orateurs d'une commission. qui ne sont ce moment qu'on sei trouvent « J'ai ordonné à la France. du congrès proposé par les souverains. trouverait au-dessus de ses atteintes. « J'ai plusieurs avaient tout perdu. par Intermédiaire . et pour le bonheur du monde Monarque du trône et à celle je sens ce que la paix ajoute à la sécurité avec les puisdes familles. Après de l'Italie devait. ultimatum suspendent des alliés. Des négociations ont été entamées spérité sances coalisées. cependant que les négociations rations militaires. le cours dés opé- l'Allemagne France.

Je connais en est aucun parce qu'Un je dis des Français. est conforme au sysvous proposera. aux générations Qu'elles génération intérêts ils ont sacrifié les premiers pas de nous Ils ont reconnu les lois que l' Angleterre a cherché « Sénateurs. qui consomme de Tordre social.362 RÉVOLl T1ON FRANÇAISE. à imposer Par un décret du 21 décembre. de Talleyrand. qui est le plus grand ennemi députés des départements au corps législatif. de Barbé-Marbois et du général Beurnonvilde MM. de de MM. Raynouard. » à la France! pendant quatre siècles. du de Biran. de ma part. le corps législatif et le séà nommer les commissions extraordinat furent autorisés naires. recevoir les communications qui devaient fit choix de Fontanes. à ce peuple généreux de « C'est à regret que je demande mais ils sont commandés nouveaux sacrifices. et Maine des conférences . l'avenir. s'établirent. Gallois. La commission Le sénat Saint-Marsan le le corps Flaugergues Aussitôt législatif. par ses plus J'ai dû renforcer mes arnobles et ses plus chers intérêts^ mées par de nombreuses sécurité qu'en déployant ment dans les recettes levées toutes devient les nations leurs forces. Lainé. vous êtes les organes naturels de -ce trône. mande du pays en vain. au rétablissement de « Rien ne s'oppose. ne traitent avec Un accroisse- Ce que mon indispensable. notre ne disent futures. Français: qui désirât la paix au prix de l'honneur. d une énergie qui recomc'est à vous de donner l'exemple conseillers d'État. (1815) de mon conseil vous feront connaître ma volonté sur cet objet. tous les sentiments des et je partage la paix. ministre des finances tème des finances que j'ai établi. Nous ferons face à tout sans et sans papier-monnaie. dents. emprunt. les préside cinq membres non compris composées annoncées.

de nos constitutions. persiste tombeaux bien t nous combattrons pour la patrie entré les Il » de nos enfants de nos pères et les berceaux des voeux de du sénat alla au-devant' Si la commission de sédition un certain esprit présida au travail Napoléon. gislatif. car tout pouc'est l'Empereur de la nation. soumettre. ce corps serait souvetions un corps représentant rien. du corps. 363 dans qui le présenta ture. et le beest le vœu de la France « La paix. M l'Impératrice elle sait trop bien que le premier bien nos constitutions. législatif. à une adresse de Joséphine réponse « Le fait dire à l'Impératrice avaient journaux Quelques » Le lendemain. seraient ont été rele corps législatif même « La Convention. « Dans l'ordre après l'Empereur le conseil d'État après le est le sénat. à propos d'une lui avait rappelé d'une façon assez insolente.(1813) sénat confia la rédaction EMPIRE. lui de lois qu'on daignait tous les projets silencieusement il le ce rôle de muet. à M. après le sénat est après le corps législatif conseil d État est le corps législatif dans 1 oret fonctionnaire public. eh Si l'ennemi soin de l'humanité. qui représente oorpe législatif on lisait ce qui suit dans le Moniteur n'a point dit cela elle connaît trop « S. y disait-on. la nation. le sénat vota une adresse à l'Empereur. une assemblée. viennent chaque tribunal car s'il y avait dans nos constitudre de ses attributions la nation. et ses volontés les autres rain corps ne seraient tout. Cette position inférieure. Napoléon mais pour voter non pour proposer. représentant voir vient de Dieu et de la nation. Dans sa nouvelle orgadu corps législatif. dans son refus. de son rapport la séance du 27 A la suite de cette lec- . de la commission avait fait du corps lénisation du gouvernement. de Fontanes.

venait à lui conseillé par le Napoléon malheur. poussée par un . chimérique que de vouloir rela nation avant l'Empereur. Courbée depuis longtemps devant l'idole c'est seulement quand elle la vit sur le point de tomber que. puisqu'il n'a pas la faculté de faire des lois. Après lui avoir imposé silence si longtemps. « Tout rentrerait dans le désordre. en l'initiant au secret de ses différends Aussi rope. Triste courage de cette gislatif en profita-t-il. étaient nos constitutions (1813) aussi le alors au roi. « Dans l'ordre de notre hiérarchie le constitutionnelle. pervertir stitutionnelles tions venaient le conseil le conseil si d'autres d'État. présenter « Le corps législatif. la seconde autorité reorganes de ses décisions est le sénat la troisième. parce qu'ils sont nommés par les départements. Blessé profondément. Ce serait une prétention et même criminelle. son trône. improprement appelé de ce nom. a le quatrième rang. devrait être appelé conseil législalif. avec l'Eule corps léassemblée! » monarchiques.t-il le fauteuil de l'assemblée de la nation principe que le président était avant les autorités de la nation. n'en ayant pas la proposition. résolu de saisir la première occasion de venger son offense. électoraux. Nos malheurs sont venus en partie de cette exagération d'idées. Cette occasion lui était enfin offerte. se fondant sur ce président disputa. qui législatif idées con- les idées de nos constitu- le corps législatif se contint. et les premier représentant ministres. présentante a de véritables attributions législatives. il révélait le danger de sa situation.36* présentants telles HÉVOLUTION FRANÇAISE. en l'appelant autour de pressé par ses ennemis. Le conseil est donc la réunion des mandataires législatif des collèges on les appelle députés des départements. de la nation est l'Empereur.

t. Histoire des deux Restaurations. 1. non pas ses passions ou ses opinions car elle n'avait ni politiques mais les rancunes ni passions de cette nature et opinions » Ceux-ci. et pris parmi les agents acheva assemblée lui fit voir par de l'indisposer. les griefs de sa majorité1. « Les déclarations et réitérées des puissances solennelles avec le vœu s'accordent en effet. le choix de ses commissaires. hautement le désir de la paix. exprimé Après avoir président non député. avec le vœu si généralement exprimé autour de chacun de nous dans son départenaturel. Messieurs. en effet.(1813) EMPIRE. ils présentèrent pris d'opposition. et dont le corps législatif est l'organe les bienfaits? 2 « Cette paix. par un esprit de patriotisme. -ne se livrèdes pièces diplomatiques un parti rent à l'examen qu'avec leur Daas la séance du 28. Ce choix d'un président Régnier. qui donc peut en retarder universel de l'Europe Vaulabelle. ce que cette « qui représentaient. ment. p. exposer quelques « Le premier est celui de la reconnaissance. et non belligérantes ils ajoutaient « Comme réflexions française des le corps législatif attend de sa commission une réponse digne de la nation propres à préparer nous nous permettrons de vous et de l'Empereur. uns de nos sentiments. lieu des désastres nations prononcer à l'envi le nom de paix. personnel relever la tête. avaient exposé les négocia« que toutes les puissances disaient-ils. belligérantes pour la paix. connaissance des intérêts politiques prendre au mi« On éprouve ensuite un sentiment d'espérance en voyant les rois et les de la guerre. pour une comen ce moment le corps législatif à munication qui appelle de l'État. 154. . rapport tions. 1 565 1 sentiment elle osa de la cour. il résultait. lui avait donné Napoléon pour duc de Massa.d'où au corps législatif.

« II parait donc indispensable qu'en les mesures même temps que le gouvernement proposera Sa Majesté soit les plus promptes pour la sûreté de l'État exécution des l'entière et constante suppliée de maintenir les droits de la liberté. de aux Français lois qui garantissent de la propriété. ses droits politiques. si les Français n'aspire plus qu'à la gloire de la paix que le gouvernement sont convaincus si les Français que leur sang une patrie et des lois ne sera plus versé que pour défendre de paix et de patrie Mais ces mots consolateurs protectrices. de notre patrie. autour du trône les députés Si la première pensée a été d'appeler circonstances. le plus efficace a paru à votre commission à leur aux Français 1 énergie nécessaire « Cette garantie de rendre moyen propre défense. 1 . . au gouvernement conseil qu'il croira les plus prompts et les plus sûrs pour rel'ennemi et asseoir la paix sur des bases durables. les bienfaits de l'une et de l'autre.566 RÉVOLUTION Les puissances coalisées 1.1 té- au rétablismoignage qu'il a adopté des bases essentielles de l'Europe. promettent à votre commission. le libre exercice de la sûreté.1 (1813) à l'Empereur 1 éclatant 1 . et le besoin des peuples même de la couronne. rendit 1. de en ces graves Sa Majesté. pousser sont persuadés Ces moyens seront efficaces. Nous sement de l'équilibre et de la tranquillité cette avons pour premiers garants de ses desseins pacifiqueset adversité. moyens véridique des rois.1. et l'intérêt exprimé à proposer les d après les lois. à votre commission « Ces idées ont été suggérées par le le trône et la nation désir et le besoin de lier intimement afin de réunir et les ennemis « leurs efforts contre l'anarchie. les institutions retentiraient en vain. et à la nation.. si Ion ne garantit qui ils le seront. FRANÇAISK. hautement « C'est. l'arbitraire.

(1813) de la nation dignement vérité Ce leur à cette EMFlHfc. et les fruits . le président lui demandez. à l'éducation. la patrie comble. arrachée une jeunesse ment L'agriculteur. effrayé qui invoque et le Rhin les Alpes Les Pyrénées. expire ou sa famille et il n'est dans depuis sa fortune cinq ans cruelle servent de ses travaux il vit à peine. que vous tion. maux les points à la constituque vos fonctions Et il continue est menacée a ici d'inconstitutionnel » réplique sont à leur M. n'est-il devoir premier en portant convocation. Raynouard. en parlant honorables du adresse que ulla na- M. Depuis et sans but engloutit barbare périodiqueune guerre née à l'agriculture. » – « 11 n'y et votre « Nos présence. été chargé dit-il paraissent propositions. nous des alliés. pas lui qui assigne le droit c'est le monde notre puissance. on moissonne l'exécution. Raynouard « De telles timatum tion. du fut avait peuple suivi pas au S67 de répondre monarque la et le vœu rapport » pour la paix? dune de la lecture de rédiger. des nations. jouit pas. » rappelle dit-il'. dernier pour et craint nous que l'étranger elles prouvent à des bornes Ce n'est nous respecte. qui n'ait à guérir. ruinées sans cesse des armées que réclament un odieux est devenue' La conscription pour toute la France dans été outrée mesure a toujours fléau. à l'ordre est contraire l'orateur « Ce A ces mots. que cette parce trois fois l'andeux ans. sur tous l'agriculture Français plaie de ses frontières 1 industrie dans le commerce est anéanti. point de une ne languit. commun ne dont plusieurs territoire un vaste provinces renferment la royale et cependant des lys relevaient pas de l'empire de gloire et de majesté était brillante de France couronne puisqu entre tous les diadèmes. annuellement par les secours le trésor qui se dissipe à grossir et affamées.

à travers ses exagéil rations. exprimait quelques vérités. ainsi que le rapport. si l'Empire l'avait laissée debout. voulant cacher aux Napoléon. toutes les lois sous la sauveplaçaient » garde d'une dictature.568 RÏYOLUTIOH nAmmûiiAn commerce *-» et ». inattendus. Vaulabelle. quelques plaintes léil révélait. . Les républiques dans ce antiques. de chercher à l'en séparer? Toute opposition devait se taire devant ce grand péril. étrangers le spectacle de nos fit arrêter l'impression divisions. (1813) On au Les » larmes des mères et les des peuples sont-elles sueurs donc le patrimoine des rois? Il est temps que les nations il est temps que les respirent cessent de s'entrechoquer puissances et de se déchirer les il est entrailles temps que les trônes s'affermissent. auraient dû voiler la statue de la Liberté. que la nation éprouvait alors réellement. y FRABÇA1SE. » Ce tableau de la situation de l'Empire était loin de celui que le gouvernement avait présenté au corps législatif. Néanmoins. à une grande pression à six exemplaires de ses membres. Un pareil langage. et saisir les premières épreuves de ce rapport il refusa de recevoir le rapport fut mis aux voix et L'assemblée en ordonna l'immajorité. dit M. et que l'on cesse de reprocher à la France de vouloir porter dans tout le monde les torches révolutionnaires. moment suprême. « et. au commencement de 1813. était-ce le moment de protester. en présence du était même un acte despotisme impérial. loin de mettre des conditions au concours du corps législatif. de créer ainsi au chef du gouvernement des embarras les commissaires. pour chacun A cette nouvelle.. Après adopté un débat assez vif. quand Napoléon n'était plus que le premier soldat de l'Empire.wr aux a_ arts. mais de courage le moment était-il bien choisi ? Quand l'invasion étrangère nous menaçait. gitimes cette lassitude comce besoin de paix et de liberté mune.

(i814) EMPIRE. son attention. avez fait opposition. de faire oublier du corps législatif vinrent. stituante et la Convention? Que sont devenus les Vergniaud le même. à Napoléon. le 1 er janvier 1814. et sur le Rhin absorbait d'ailleurs Pyrénées Désireux. Voici l'allocution leur beaucoup « Les onze sont douzièmes vous les autres des factieux. Ce qui se passait "vers les tuée au régime des coups d'État. commandé le supporter et vous auet le faubourg que la Conles Guadet eût été et bientôt poids des factions ? Elles Saint-Antoine riez été anéantis par le faubourg été plus puissants Auriez-vous Saint-Marceau. « Qu'espériez-vous en opposition? vous en vous mettant vos moyens ? Êtessaisir du pouvoir ? Mais quels étaient du peuple ? Je le suis. et votre sort . Ce nouveau Ainsi se termina 19 brumaire la nation était habiDepuis longtemps s'opéra sans bruit. 569 l'adresse la salle des séances fut fermée. Vous n'êtes que les députés des départements de l'Empire. ? Ils sont morts. du corps législatif faire beaucoup d'entre de bien et vous sont bons. et vous n'en avez pas. moi vous représentants quatre fois fois j'ai eu les votes j'ai été appelé par la nation. « Qu'auriez-vous fait dans les l'ennemi? où il s'agit de repousser les armées? auriez-vous eu assez circonstances Auriez-vous actuelles. leurs hommages adressa « Députés « Vous pouviez de mal. de force pour vous auraient écrasés. les députés présenter qu'il leur sans doute. J'ai un titre. l'année 1813. cret impérial. et quatre de cinq millions de citoyens pour moi. et le 3 1 ar un dé- le corps législatif fut ajourné. T.

. et je les atj'avais besoin de consolations. « Votre commission a été entraînée par des gens dévoués à l'Angleterre M. que vous à ne pas faire ceux l'honneur de la na- « Dans votre glante donné la plus sanà côté des reproches Vous dites que l'adversité m'a des conseils salutaires. Comment me pouvez-vous mes malheurs vous avez mis l'ironie ? Je les ai supportés avec honneur. S'ils la Champagne. vous nous divisez. tendais de vous. Je m'attendais que vous m'en sauriez quelque gré. mon orgueil. vous voudriez que je leur « Je vous avais dues en Champagne eussent fait moins de mal. (1814) et vous êtes venus appelés pour m'aider. mais qu'on ne déshonore pas. a Cependant. au reste?2 morceaux de bois revêtus d'un morceau de velours. Deux batailles perDesèze :je le suivrai de l'œil. mon ambition. est un méchant homme il est en correspondance avec elle par l'intermédiaire de l'avocat « Vous exigez me demandaient donnasse « Votre tentions la Brie. de moi ce que n'exigent pas les alliés.570 RÉVOLUTION PH ANC AISE. m'engageriez avec point compatibles J'ai été trompé dans mon espoir. et lorsque j'étais disposé à faire tous les sacrifices. « J'ai sacrifié mes passions. fort et fier et si je n'avais pas parce que j'ai un caractère cette fierté dans l'ame. Vous avez voulu me couvrir de boue. rapport. au bien de la France. « Étàit-ce relever Quatre par de pareils reproches que vous prétendiez l'éclat du trône ? Qu'est-ce que !e trône. votre rapporteur. je ne me serais point élevé au prereprocher mier trône du monde. a été rédigé avec une astuce et des inrapport dont vous ne vous doutez pas. mais je suis de ces hommes qu'on tue. Lainé. j'espérais qui ne seraient tion. dire et faire ce qu'il fallait pour seconder r étranger au lieu de nous réunir.

Portugais. deux armées. franchissent nos frontières? quai^d. sous Schwartzfranchi la frontière sur par la Suisse et le Haut-Rhin s'avançait emberg. trichiens. fortes . cela dépend des circonstantions je sais cela comme vous du temps. cinquante l'une. en effet. et alors j'abandonnerais pas le roi qui existait souverain. C'est il de la constitution? pas contents une autre. Vous parlez d'abus. Pendant ensemble avaient mille hommes. faire partie que mieux du peuple j'aimerais » d'être roi esclave. celle de Bohême. le moment mille cosaques de venir s'y assied. « Est-ce deux cent le moment individuelles. sur la Haute-Moselle et se dirigeait blentz. et sur la Meuse. Est-ce l'indépendance contre garanties France ne m'en « N'ètes-vous sur les libertés et les sûretés disputer quand il s agit de sauver la liberté politique et des demandent nationale ? Vos idéologues le pouvoir dans ce moment toute la demande que contre rennetni. Illyriens. les deux vallées du Doubs et de la Saône avait passé le Rhin entre Spire et CoSilésie. celle de l'autre. même. et mille Anglais. ou atqu'il fallait en demander y a quatre mois de vexatendre deux ans après la paix. sous Blücher. cent soixante avaient passé la Bidasconduits par Wellington. qu'il parlait de trois cent ainsi. le trone. une révolution? Mais je n'imiterai et commencer tuante. Espagnols D'un autre côté. mille Auaux Pyrénées. et paraissaient et Bubna. sous Beltegarde Italiens. Pourquoi parler devant l'Euces et des malheurs Il faut laver son linge sale rope de nos débats domestiques? ConstiY Assemblée Vous voulez donc imiter en famille.(18:14) BWPIRB- Tout dépend de celui qui et l'on ne peut nation. remontrances. Quatre-vingt soa. aa'attaquer Le trône sans 11 &\ 1 est dans la l'attaquer elle- de me faire des.

(1814) les frayer. de conquérir une paix et de faire que l'amour glorieuse. Blücher . tout semblait suprême. « Sire.S7Î 2 . si la nation à elle qu'à la dernière extrémité. aujourd'hui fortune met votre constance que la mauvaise à une grande épreuve je ne balance pas à vous faire l'offre des faibles moyens c'est peu. ne voyant plus que le danger de la Carnot. nétraient étaient Lyon. disait-il. vint à Napoléon et lui demanda à combattre dans ses rangs. sans doute. l'eût secondé mais il n'eut recours Cependant. c'est à qui lui donnera le coup de pied de l'âne. un chemin du jusqu'à Nord. l'Europe entière s'avançait contre nous. pour la première fois. d'un grand peuple vous soit rendu. en réserve. » Napoléon chargea Carnot de la défense marchait par celle de d'Anvers. Il est encore temps.1. Napoléon n'avait à lui opposer que soixante mille conscrits et son génie. aussi longtemps que le succès a couronné vos entreprises. Sire. dans Quatre cent mille autres pésoldats Ainsi. connus. qui me restent que l'offre d'un bras sexagénaire. sur Paris par la la Champagne. d'offrir à Votre je me suis abstenu Majesté des services que je n'ai pas cru lui être agréables. se persuader que ce serait servir leur pays que de l'abandonner. à travers Alpes. un homme l'abandonner. mais j'ai pensé que d'un soldat dont les sentiments l'exemple sont patriotiques rallier à vos aigles beaucoup pourrait de gens incertains sur le parti qu'ils doivent et qui peuvent prendre. Schwartzemberg route de Bourgogne. lui écrivit-il. patrie.L__· cherchaient Il à se RÉVOLUTION FRAHÇAISB.. avaient envahi la Hollande et la Belgique. « Ils regardent le lion comme mort. Cent mille hommes l'armée composant sous Bernadotte. C'eût été assez. » Pendant dans ce moment que. avait été son enqui jusque-là nemi.

de Paris la garde nationale Par un décret du 8 janvier. Napoléon rassemtout le corps dans le salon des maréchaux. je vais combattre des officiers. pas de chercher manquera sur vous pour repousser fidélité à vos devoirs je compte Je vous laisse. avait été organisée.(1814) empire.1- . ses papiers long adieu. sauvegarde. bla l'en« Je pars. lorsqu'ils inquiétude. et le remets à vos soins. Il avait choisi Châlons- . ajouta-t-il toutes ces coupables instigations. A la veille de partir. Je vous laisse ce que j'ai de plus cher au monde. dit à sa femme et à son fils un Il ne devait plus les revoir 1 il partit. aux Tuileries. Je vous recommande votre à ébranler à vous diviser. unis envers vous. Après avoir. livré aux flammes les plus secrets. distoutes les troupes dont il pouvait janvier. d'une dégagé voix émue. 373 Du 15 au 25 son premier quartier général. il pourvut son frère et lui adjoignit confia la régence à Marie-Louise pour Joseph en qualité de lieutenant-général. de toute ma femme et mon fils. dans la nuit. leur dit-il. Je partirai l'esprit sous votre seront Napoléon sur-Marne acheva ses préparatifs. il y dirigea il de l'Empire au gouvernement poser. » On lui répondit après la France. on ne d'être nemi. et de déde fidélité et des serments par des acclamations vouement. Puis.

qu'à Napoléon c'est à ses conquêtes qu'ils en voulaient. reserve.de Paris. Terreur Traité ïier. pour courir Combats de Mormans. Attitude Il arrive Les à einq chez il lieues alliés souverains Conseil sénat. de Talleysur la souverains congrès Parti alliés. plénipotentiaires Napoléon du 11 avril. de Il reprend l'offensive. Napoléon Blùcher quitte sur les Autrichiens. et capitulation. Chose étrange! 1 . son entrevue avec l'empereur de Russie. Mission Châtillon. Ses adieux l'empereur de la régence. Les VarieLouise. à Fontainebleau. Bataille de Montereau. le 30 font leur entrée 4 Bordeaux. Marche de Schwartzembérg sur Parts. Napoléon Bourbons. au soir. du peuple. Napoléon ris. de Talleyrand. du Rupture plan de campagne. Bataille – Congrès de Cnâlillon. rand Son nouveau Journée salon. Ses maréchaux II envoie et les des des s'y oppo- H veut Paris.374 RÉVOLUTION FRANÇAISE. Bataille de Craonne. Napoléon Reddition de Soissons. du 12 mars. Combat de Château-Thierry. de Saint-Dizier. l'tan de campagne – Combat XI. Déclaration Napoléon sent. Arrivée pour des alliés devant Paris. Bataille de Vauxchamps. Il part plénipotentiaires. de se suicider. Il abdique tentiaires à Paris. des souverains. bien que les rois ne parussent faire jouer la guerre c'est à elle surtout. Jonction de toutes les forces alliées à Châlons-sûr-Marne elles marchent sur Paris. Départ Combats de la Fère-Champenoise et de La Ferté-Gaucher. Bataille niars à Paris. et son s'avance et retraite une seconde des fois sur Paris. Retour Bataille des ses de Napoléon d'Arcis-sur-Aube. de sa femme entre Rejet sans et de son fils. Second mouvement de Blücher sur Paris. Combat de Champaubert. Napoléon chasse les Busses de Reims. en faveur rapide de Napoléon. à Saint-DiLes Anglais M. carrière ses de ses victoires allaient la et la glorieuse là que destinées se car. à sa garde. Son arrivée BlÔcher Bataille a Chàlons-surde la Rothière. Fontainebleau. I 'est dans les v Révolution commencé c'est encore plaines avait fait de la Champagne que ses premières armes. Réapparition royaliste. de Vitrolles. – Napoléon arrive à Troyes. de Brienne. s'avance sur de Montmlrail. se retire sur Troyes. de Donnemarle. II décrète la levée en masse.décrète la déchéance. Schwartzemberg Seine. · de Chaumont. de Nangis. se met à sa poursuite. Convocation du marcher M. Convocation du conseil de régence. espérances de M. sur de Paris. Joie des Retour Armistice royalistes.– Pa- de Napoléon. (1814) CHAPITRE Campagne Marne. de IMÎ. d'Elbe. de l'ImDépart et du roi de Rome pératrice Blois. Combat de Béry-sur-Seirie. Alexandre Retour Traité pour nie plénipoà tente Conférence Abdication -Dérection de Marmont.

ainsi la jonction et empêcher 1 Vaulafoelle. puissances et lorsque. la terre « Nouvel Antée. avec soixante-dix reté. devaient mille Soult et Suchet. Si la frontière sous Eugène défendaient pas pour elle ses du Nord était faiblement gardée. Or. Comment hommes il supses attaques. va diriger c'est contre elles que Napoléon mille avec lui soixante ainsi qu'on l'a vu. mille hommes cinquante arrêtaient Wellington. n'avait ans Napoléon Pendant vingt elle reste les conjurées. étaient sur le point d'opérer et Blücher berg le point où ils Paris était le but de tous leurs efforts. hommes le passage des Alpes. il multipliera masses ? Il les divisera Tel du nombre. n'avait-elle ses places fortes? De ces ses fleuves ses rivières. canaux Son seul pédonc rien à craindre. par pléera. indifférente plus Jamais il ne se sera montré sente pour la soutenir. à 1 infériorité leur vigueur. Histoire des deux Restaurations. Napoléon se préà là lutte qui là regarde. il avait à peine résister à toutes ces de nouvelles levées. . même jour. de Saint-Dizier.8~ {18Í~) _t 1cessé de la comnaure. il lui aura suffi de toucher grand de ses toute la force.~7!\ HMPIRR. l'ennemi dit-il me seconde est son plan. Dès le Lendemain. l'ennemi il traversa des deux armées. attaquée par seul. Il chassa il reprit l'offensive. Voulant occuper Troyes avant lui. trois côtés Paris n'avait et de Blücher ril était dans les armées de Schwartzemberg ses coups. « Si la nation mon parti est me trahit. Napoléon se croyait se réunir. Troyes en sûHors de là. si la fortune marche à sa perte ni la nation ni n'avilirai tiens pas au trône ne je je pris » honteuses. toute l'énergie natale pour retrouver » belles années de gloire de ses et plus plus jeunes Schwartzemen Champagne. Aux Pyrénées. (. à des conditions en souscrivant moi le Napoléon arriva à Châlons Parti de Paris le 25 janvier. marcha Quand Napoléon leur jonction.

376

RÉVOLUTION

FRANÇAISE.

(i&U)

la forêt dli la ILT<vn»:n_ -v_. Tk -i • i la forêt du Tifr Der, atteignit le OO 28 Montier-en-Der, atteignit et arriva le 29 à Brienne. Blücher en occupait le château. avec Attaqué il fut contraint vigueur par Napoléon, de se retirer, et ne dut son salut qu'à la vitesse de son cheval.

C'était néraux trèrent, droite, vaient village

une victoire ennemis, en effet,

mais elle ne servit qu'aux deux gédont elle hâta la jonction. Ils se renconà Bar-sur-Aube. la rive Alors, descendant sur Brienne. et demie Un combat Français hommes, Nos avant-postes au-dessus de cette s'engagea. soutinrent Pendant se trouville au

ils revinrent à deux lieues de la Rothière.

douze

heures, quarante de cent soixante le champ passèrent bon ordre Pendant

mille mille

de bataille (1er février). sur la rive gauche de l'Aube, sur Troyes.

le choc de plus et parvinrent à conserver A la faveur de la nuit, ils et se retirèrent en

ce temps, Marmont arrivait à Arcis, après s'être ouvert, l'épée à la main la route de cette ville, que vingtlui avaient coupée. cinq mille Austro-Bavarois les souverains alliés n'avaient Cependant, pas renoncé à leur projet d'un congrès pour la pacification de générale Avant de passer le Rhin, ils avaient l'Europe. publié une déclaration dans laquelle ils protestaient de leur désir pour la de la justice et de la générosité paix de leurs vues. « Les souverains grande, grande social. merce alliés, y disait-on désirent que la France soit forte et heureuse, parce que la puissance française, et forte, est une des bases fondamentales de l'édifice lis désirent que la France soit heureuse, que le comrenaisse, ces bienfaits français de Ja que les arts,

paix, refleurissent, parce qu'un grand peuple ne saurait être tranquille Les puissances qu'autant qu'il est heureux. confirment à l'Empire de territoire français une étendue que n'a jamais connue la France sous ses rois, parce qu'une na-

(1814)
11

EMPIRE.
.1.

377

tion

valeureuse dans

ne déchoit une lutte

des revers combattu

pas pour avoir à son tour éprouvé où elle a et sanglante, opiniâtre accoutumée. ils déclaraient »

avec son audace

Après ces protestations, raient pas les armes avant ne fût muables tions, de nouveau n'eussent avant

« qu'ils ne posede l'Europe que l'état politique imavant que des principes affermi, repris leurs droits sur de vaines prétendes traités n'eût assuré une paix

véritable Ainsi

que la sainteté » à l'Europe.

langage dont cette

alliés. Il y avait loin de ce les souverains parlaient Telle était la crainte de Brunswick. au manifeste nation les avait

vingt ans, que, pendant remplis tout leur imposer. elle semblait même vaincue Cependant, ils en offrant la paix, ils ne se hâtaient pas de la conclure; sur du congrès. Ils dormaient l'ouverture différaient toujours Il ne fallut pas moins que Napoléon la foi de leur-victoire. Alors on convint tirât l'épée pour les réveiller. que le conmais à Châtillon-surnon plus à Manheim, grès s'ouvrirait Seine. Voici les noms des plénipotentiaires pour la Russie, le comte Razumouski; pour l'Angleterre, lord Castlereagh;

pourl'Autriche, le comte de Stadion; pour la Prusse, le baron de Vicence. Humboldt; pour la France, M. de Caulincourt,ducde de ne au duc de Vicence avait d'abord prescrit Napoléon naturelles. rien céder sur les frontières Après la seconde journée de Brienne, duire les négociations et éviter nation. une bataille » des alliés de traiter avec leur grandi sur les bases des frontières avaient fait proposer. dans les limites rentre il lui donna carte blanche à une heureuse où étaient issue, « pour consauver la capitale espérances de la

les dernières

Mais les prétentions ils refusèrent fortune naturelles « Que

qu'ils avaient eux-mêmes la France, disaient-ils,

378

RÉVOLUTION

FRANÇAISE.

1/1814)

avait avant qu'elle toute influence hors

la

Révolution

et qu'elle limites;

renonce

à

de ses anciennes

et sans exception, les forte« Qu'elle rende sans délai resses des pays cédés, et toutes celle encore occupées par ses troupes en Hollande, en Belgique, en Allemagne en Italie « Que les places de Besançon soient Béfort, Huningue remises aux armées alliées, également sans délai, à titre de » de la paix définitive1. dépôt jusqu'à ratification se figure la colère de Napoléon à la lecture de ce Il était alors à Nogent. Berthier et le duc de Basprotocole. sano étaient présents dans son cabinet quand il le reçut. Ils Qu'on ïui conseillèrent de céder « Quoi vous voulez que je signe un pareil s'écria-t-il, et que je foule aux pieds mon serment Des revers traité, inouïs ont pu m'arracher la promesse aux conde renoncer aussi celles quêtes que j'ai faites; mais que j'abandonne qui ont été faites avant moi; que, pour prix de tant d'efforts, de sang et de victoires, je laisse la France plus petite Vous êtes effrayés de la que je ne l'ai trouvée jamais de la guerre moi, je le suis de dangers plus certains à la que vous ne voyez pas. Si nous renonçons limite du Rhin, ce n'est pas seulement la France qui recule, c'est l'Autriche et la Prusse qui s'avancent! Songez-y. Que serais-je pour les Français quand j'aurai signé leur humiliation? aux républiQue pourrais-je répondre cains du sénat, quand ils viendront Aie demander leur barrière pondez que du Rhin? me préserve de tels affronts! Réà Caulincourt, si vous le voulez; mais dites-lui ce traité. préfère de la guerre. » Je courir les chances les Dieu continuation

je rejette

plus rigoureuses
Protocole

du 7 février.

(1814) -(

BMPIM1

57S

Disant ces mots, Napoléon se jeta sur son lit-de-camp. de le quitter, A peine Berthier et le duc de Bassano venaient ses un rapport de Macdonald qui vint ranimer il reçut rentra; Un moment après, le duc de Bassano espérances. un compas à la cartes couché sur d'immenses il le trouva il s'agit maintelui dit Napoléon main. « Ah vous voilà à Je suis en ce moment choses nant de bien d'autres 'sur Paris par la route de l'œil; il s'avance battre Blücher de Montmirail demain je le battrai je le battrai je pars a le succès qu'il doit avoir, si ce mouvement après demain et nous changé, l'état des affaires se trouvera complètement verrons alors. » Il franchit rapideAussitôt Napoléon se mit en marche. la route qu'il qui séparent ment les douze lieues de traverse et rencontra, Blücher, de celle que suivait barrait alors, le 10 février, à Champaubert, de ses colonnes. plusieurs et déroute, les mit en pleine fois l'armée de Silésie.

sur-le-champ, il les attaqua seconde coupa en deux une 11 y avait

un régiment que de jeunes qui n'était composé « Ces enfants, les Marie-Louise. on les appelait conscrits: de force et d'instrucmanquaient dit le colonel Fabvier, tout, et leur chez eux, t'honneur remplaçait mais, tion les MarieEn avant Au cri courage était indomptable. de la se couvrir éteintes leurs figures on voyait Louise affaiblis par la fatigue et par la faim plus noble rougeur; Quant à pour voler à l'ennemi. leurs genoux se raidissaient le russes les grenadiers faire, peuvent savaient ce qu'ils dire. » de neuf « le corps d'Alsufieff, composé A Champaubert, fut totalement mille grenadiers, ajoute le colonel Fabvier, ce général fut pris dans le bois par un chasseur détruit; le quitdu 16e conscrit de six mois, qui ne voulut jamais

5*0

RÉVOLUTION 1Y'I'1I'~1

FRANÇAISE. <

(1814)

qu'il naire.

I.. ter

ne l'eût

n.,a.

conduit

à l'Empereur ans amena un grand tout-à-fait disait-il, d'une

il-

il fut fait légionlieue grede boucher deux

« Un enfant nadiers. Il avait

de treize pour d'un »

arme air

couteau

qu'il brandissait lards-là voulaient fait marcher1. A la nouvelle qui n'étaient et revinrent

broncher, de la défaite

« Ces gailplaisant. mais je les ai bien Sacken et Yorck,

de Blücher,

qu'à une petite distance de Meaux, s'arrêtèrent, en toute hâte sur leurs pas. Napoléon s'avança au-devant les d'eux, rencontra à Montmirail, les culbuta sur tous les points, et les poursuivit Châteaujusqu'à d'où il les chassa et les obligea à s'enfuir Thierry, vers Soissons. Cependant, s'ouvrir une léon, marcha laissant Blücher seconde s'était renforcé il s'avança de Chàlons à Paris. pour

fois la route

à Mortier

à la rencontre

plaine de Vauxchamps, ses dispositions, et le lendemain qu'ils fussent à peine un contre tèrent retraite. l'ennemi sur tous les

Napola poursuite de Sacken et d'Yorck, du général prussien. Arrivé dans la il s'y posta, passa la nuit à faire ordonna quatre, Bien l'attaque. nos soldats culbuà la

points

et le forcèrent

Ainsi, en cinq jours, avec sa faible troupe, Napoléon, était parvenu à disperser une armée de cent mille hommes. « Il est beau de le voir dans ce dit Mignet, non moment, non plus conquérant, plus oppresseur, défendre pied à pied, par de nouvelles victoires, le sol de la patrie en même temps que son empire et sa renommée. » Napoléon
> Journal

écrivit

à son plénipotentiaire
du sixtèrfie ta campagne

des opérations

çvrpt

pendant

de m*.

(1814)

EMPIRE.

381

« Monsieur « Je vous et éviter nation. mes, deux même tention avais

le duc de Vicence, donné carte blanche pour sauver Paris, de la

une bataille La bataille

qui était la dernière a eu lieu; la Providence

espérance a béni nos aret enlevé doit être

j'ai fait trente à quarante cents pièces de canon. vous devez tout faire

mille prisonniers Votre attitude

la

mais mon inpour la paix est que vous ne signiez rien sans mon ordre, parce » ma position. que seul je connais se multipliait, mais il ne pouvait faire face à Napoléon il de tous côtés par des forces supérieures, Attaqué où il n'était était envahi partout où il n'était partout pas Blücher sur la qu'il battait plus. C'est ainsi que, pendant de la Seine avait forcé le passage Marne, Schwartzemberg tout. à Nogent, Alors, à Bray, à Montereau, quitte la poursuite pour courir Napoléon Secondé par le patriotisme de la popusur les Autrichiens. il les bat à Mormans, à Nangis, à Donnemarie, et les lation, chasse devant les chemins dant, lui. Schwartzemberg de ses morts couverts se retire, laissant tous et de ses blessés. Cependéfendre Montereau le qui dominent y fait établir des batet commande le feu. et s'avançait de Blücher sur Paris.

les Wurtembergeois il enlève accourt, Napoléon confluent teries, de la Seine

veulent

les hauteurs

et de l'Yonne,

ses canons, pointe lui-même à ses côtés sans s'émouvoir, les boulets Il voit tomber de le voir s'exposer ennemis. Ses soldats murmurent ainsi; « Allez, mes amis, ils insistent même pour qu'il se retire leur répond-il, le boulet

qui doit me tuer n'est pas encore fondu. » Alors il lance Gérard sur le faubourg le plus sur les ponts. Un et Pajol, avec sa cavalerie, rapproché, ces deux mouvements; l'ennemi couronne plein succès

382

révolution

FHAi\(,»tsis.

(1814)

est refoulé Seine,

dans

après

la ville, et y est écrasé il repasse avoir perdu six mille hommes.

bientôt

la

ordonne la retraite sur Troyes. Schwartzemberg Napoà sa poursuite, léon s'élance par Bray et Nogent. Arrivé à il trouve cette ville occupée par un corps Méry-sur-Seine, de Blücher. s'était soixante Ce général après la bataille retiré en désordre sur Châlons. mille hommes, il se de Vauxchamps Parvenu à rallier

sur Troyes portait pour y le 22 février, rejoindre Schwartzemberg, lorsqu'il se heurta, à Méry, contre les colonnes de marche de Napoléon. Après un combat où Blücher lui-même fut blessé, la sanglant ville fut emportée et l'ennemi rejeté sur l'Aube. Napoléon à Troyes, que les souverains alliés venaient d'évacuer de trois semaines. un séjour C'est ainsi qu'en après six il avait forcé les Autrichiens à reculer de plus de jours, soixante lieues. arriva lui fit demander Schwartzemberg consentit à négocier, mais il n'en un armistice. continua Napoléon pas moins à

l'ennemi poursuivre l'épée dans les reins. Battu à BJéry, et sa jonction avec se trouSchwartzemberg vant manquée, Blücher avait repassél'Aube et gagné de nouveau le bassin de la Marne. Arrivé là, ilrésolutde tenter un mouvement sur Paris, que couvraient Marmont et Mortier, mais avec dix mille hommes seulement. Déjà il n était plus deux journées de marchedela qu capitale. A cettenouvelle, au secours de Paris; Napoléon part de Troyes et marche mais à peine a-t-il quitté Troyes, qu'il apprend que Schwartza repris l'offensive, rallié ses forces et revient, emberg de son côté, sur Paris. Placé entre deux assaillants, Napoléon ne désespère pas de leur tenir tête. Il arrive, par Sézanne, à la Ferté-Gaucher. son mouvement, A son approche, et passe la Marne. Napoléon Blücher arrête croit tenir son

(1814) adversaire,

EMPIRE.

383

la Fertérdes hauteurs qui dominent quand sur l'autre rive, se retirant sur sous-Jouarre, il le découvre il passe la Marne et court sur cette ville. Soissons. Aussitôt, des des traînards, laissait à chaque pas des blessés, Blücher D'un autre côté, pressé sur sa droite par Napoléon, bagages. à gauche à qui Napoléon par Mortier et Marmont, l'offensive avait ordonné de reprendre par Villers-Cotterets,, il dont Soissons arrêté par l'Aisne, garde le seul passage, devant cette il arrive inévitable. voit sa perte Désespéré mais la ville ne se défend pas ville, ordonne l'attaque il entre dans la place; il y trouve Bulow et Wintétonné, menacé qui venaient zingerode de son commandant, se défendre, pouvant néral prussien. Blücher Après suivit l'Aisne avoir ne s'arrêta de s'en emparer par la lâche faiblesse en effet, Morau. Celui-ci, le général avait capitulé, et, par là, sauvé il se retira Soissons, le gé-

essayé le mouvement

pas dans Soissons, d'enlever vainement de l'ennemi.

sur Laon.

et rencontra à Berry-au-Bac, retranché. où il s'était de Craonne ser mais Blücher sauva sa retraite, II avait

Il força Blücher sur les hauteurs Il

Napoléon le passage de

parvint à l'en chaset se replia sur Laon.

lieues. rétrogradé de vingt-cinq il se vit de Bernadotte, Hejoint par une partie de l'armée encore à plus de cent il commandait plus fort que jamais à lui opposer n'eût Bien qu'il que trente mille hommes. mais tous de l'attaquer résolut mille conscrits, Napoléon ses efforts vinrent se briser contre un la force contre et le nombre. nuit, qui étaient avait leur de la position cinq. Dans la ce les

le corps avait encore

Nos,soldats de Marmont réduit

été surpris

nombre.

et dispersé, avec Napoléon,

vingt mille hommes et de là sur Reims,

se retira sur Soissons, qui lui restaient, d'où il chassa le corps russe de Saint-

384

RÉVOLUTIOH

FRANÇAISE. lui <i«r/\ii* fnit ns.Am.* « ±

(1814)
*11.

Priest, qui l'occupait, après lui avoir fait perdre quatre mille hommes et son général. Il séjourna trois jours dans cette ville, où Blücher n'avait pas osé le suivre. « Du moment de l'entrée des troupes avait dit alliées
l*Af?l>linait tinràc

PriPfit

nill

Blücher

dans

sa

gauche du Rhin, çais devra cesser. cet ordre alliées punis seront ils seront de mort.

avec l'Empire franTous ceux qui ne se conformeront pas à de trahison envers les puissances coupables traduits devant un conseil de guerre, et

aux proclamation toute communication

habitants

de

la rive

» à cette proclamation par le décret sui-

Napoléon vant

répondit

« Considérant passeraient les armes.

alliés ont déclaré qu'ils que les généraux par les armes tous les paysans qui prendraient

« 1° Tous les citoyens risés à courir aux armes,

autofrançais sont, non-seulement mais requis de le faire de sonner le tocsin aussitôt qu'ils entendront le canon de nos troupes de se rassembler, s'approcher d'eux; de fouiller les bois, de couper les ponts, d'intercepter les flancs et sur les derrières « 20 Tout citoyen français mis à mort, sera sur-le-champ sailles, d'un prisonnier « Considérant que ennemi. les routes, de l'ennemi. pris par et de tomber sur

vengé

et qui serait par la mort, en repré-

l'ennemi

les peuples des villes et des campades horreurs gnes, indignés sur eux les que commettent et spécialement ennemis, les Russes et les cosaques, courent aux armes par un juste sentiment de l'honneur national, pour arrêter des partis de l'ennemi, enlever ses convois et lui faire le plus de mal possible mais que dans plusieurs lieux ils en ont été détournés par le maire ou par d'autres magistrats

.

le forcer lui. Le 16. d'une et habitants le refroi- · · dissent. il quitte jour sur et arrive de même poléon encore. Napoléon se décide à se jeter avec sur ses derrières.(lgU) EMPIRE 585 1 « Tous qui. pour la marcher route qui ensuite. en con- masse sur . les citoyens traîtres. On dit qu'alors lieues au-delà à quelques dre s'écria sa tête à plusieurs en blanchirait. ses derrières. fonctionnaires l'élan patriotique d'exciter dissuadent publics du peuple. légitime comme tels. il avait passé cette rivière de la capitale. coupées par ce mou- vement triche hardi et ils s'enfuient. venait d'arriver Napoléon retraite cette il apprit quand sur ses derrières. la rive le 20. pour sa petite de Le 17. » et traités une seconde fois Schwartzemberg s'avançait Dans la nuit du 13 au 14sur Paris par la vallée de la Seine. droite de ses pas l'ennemi croyait à la hauteur arrivé considérable tenu fait à plus de vingt lieues. de Russie jusqu'à Dijon. assez troupes Dans un conseil avait de Russie forces une alliés. à deux jours de marche garde était à Provins. » durant cette d'Aul'empereur et le roi de Prusse Alexan« que marche. gagne sa marche Reims se retourner armée. seront au lieu ou les maires. considérés comme défense. par les souverains l'empereur décider la concentration de toutes les à Chàlons. Paris. il découvrit un corps d'Arcis. replié sur l'autre côté de l'Aube. de l'ennemi. son avantmars. Or. reprises. chien. et à contre le Nade suspendre à Épernay. quand. l'empereur de Troyes. Déjà leurs communications et imprévu. devait 25 de la coalition seule Y. autriParis et le généralissime se placer entre Ne pouvant Cependant. à Pont. de la nuit. voir A la nouvelle Schwartzemberg les souverains avec le Rhin la marche effrayé se retire ils croient Son effroi alliés. Il revint sur hameau au petit de Châtres. Continuant son il partit et remonta de Châtres. mouvement dans l'Aube.

rope. son fois plus nombreux se dé- l'autre courage s'exalte. un traité la Prusse. les électrisent. « qui avait pour et de les but. d'arriver l'équilibre de Châtillon. il ne comde vaincre. en Par à une Eule Ce traité. livres sterling à répartir avoir lieu avec l'en Aucune ne pouvait négociation séparée nemi commun. mont. et c'est A la ployant le pont Bientôt y rencontra.800. pas voulu de lui dans Arcis. par lequel l'Autriche. dans à Chaule cas le avec con- où Napoléon refuserait d'accepter 17 février.386 RÉVOLUTION FRANÇAISE. disait-il. Il repasse l'Aube après que pour les ponts. proposées la guerre puissance cent Chaque active campagne cinquante un subside annuel et l'Angleterre fournir de 4. les négociateurs de l'armistice s'étaient retirés. elles conclurent. Alors la Russie. l'obus. Napoléon parvient n s'y maintenir. (1814) duire lui que Schwartzemberg Napoléon vue sur à Châlons traversait Arcis. à un nouveau Repoussé mais voyant bat plus avoir brûlé La mort n'avait péril. vigueur tinentale mille devait hommes. et la ville. la bataille il se porte au-devant de sa personne. Napoléon des charges de cavalerie dont il d'un obus prêt à éclater son dans cheval ses sur la garde s'ébranle lance Napoléon et reproche à ses vieux compagnons Ses paroles son cheval est tué d'eux. l'Angleterre. la lutte se poursuivant Cependant. qu'il lui est impossible assurer sa retraite. pendant et dans un parfait concert. plus active que jamais. il s'élance une faiblesse l'obus et court Tout-à-coup sur un autre. indigne éclate s'engage au milieu A la vue lutte l'épée à la main. traversant Autrichiens. les conditions vingt ans. tenir en s'engageaient. à poursuivre. est enveloppé. » n'arrêta pas maintenir négociations . rangs. des et.000 entre ses trois alliées. d'un ennemi huit rive. pacification générale.

387 protocole tiaire mandes. et qu'ainsi esprit. les qu'apparentes. que leurs regardent une des mais conditions d'équilibre avant ne poseront qu'elles pas les armes n'aient été reconnus et admis par son principes » gouvernement. de Talleyrand. le grand la dimensions qu'elles à la de état cet guerrg d'un qu'elles comme politique. à la princesse Élisa d Italie. au prince Eula principauté à Berthier et le Ces propositions. final du projet des coalisés. au plénipotenpas de leurs' deSi. furent protocole une force rejetées. Pour grès du 13 mars. sans conditions. le 15. le congrès un signa territoriale « que la France gardant lequel il déclara. pas seraient ajoutait-il. qu'ils les alliés ne signifièrent français et provoquèrent pas accepté toute se départiraient une réponse catégorique. écrivait Napoléon . gène la couronne de Lucques duché de Neufchâtel la principauté à M.(1814) impirb. de Bénévent négation Avant dans formelle de se dissoudre. d'attaque effectué ne conservant des positions ofau moyen son goudesquels tant de bouleversements. à la cours alliées but prolongation déclarent espèFrance empire négociations qu'indissolublement rent atteindre. seulement le contre-projet bases de paix est essentiellement remplit des aucune à leur opposé conditions mises des de Châtillon unies elles ne font les premières justes pour point les mais proposées. présenté Considéne s'éloigne qu'il il ne portait fensives l'équilibre avait qu'elle et des points déjà ferait que des vernement cessions rant. Caulincourt de traité qui laissait un projet la rive gauche du Rhin et la Savoie Anvers. au conprésenta à la France la Belgique. infiniment plus grande que ne le comde l'Europe. « Si j'avais signé les anciennes limites. était le congrès le traité réponse. il n'avait rompu. le 15.

. Il n'en pour quelque chose dans les délibérations fut rien cependant que lui sa situation gociant. du territoire. du moins et. (1814) à son frère Joseph. Protestations et qui contribuèrent habiles. nationale guerre que l'indépendance menacée. suis maître de soldats. Voir la paje :î8i. de mon côté. en plusieurs qu'il y fût autorisé. plus que le nombre et la force de leurs armées au succès de leur invasion Beaucoup. le point vulnérable d'Achille. « Nous ne faisons » ne cessaient-ils de déclarer. en faire ? Dans ce péril suque pouvait-il eut tort de ne pas se fier -à lui. j'aurais couru aux armes deux ans après. s'il ne les avait point repoussées avait-il acquis le droit que ses victoires lui fussent comptées du congrès. et j'aurais dit à la nation que ce n'était pas une paix. y crurent. découvrir les souverains ils n'avaient alliés connaissaient mieux voulu que l'abuser en néils avaient fini par Après vingt ans de combats. quand la Conventiou de la patrie. mais une capitulation. Cependant. il avait. Napoléon c'est-à-dire deux rité. autorisé mais est-ce ainsi qu'on donne l'élan mes ple ? Quand proclamèrent l'Assemblée le danger à courir aux arà un grand peulégislative. armes. point. puisque la fortune de mes conditions. s'était déjà insurgé pour repousser l'invasion. mois après l'invasion de la Lorraine. Je ne pourrais le dire d'après le nouvel état de choses. depuis gne. avait fait face aux deux grandes armées de la coalition. elles provoquèrent sans attendre le peuple. point la guerre à la France. je » Seul. Napoléon dans cette mais sans et séparèrent la cause de effèt. Des endroits. de l'Alsace et des tous les citoyens français Vosges. de celle de la France. A la véprême.388 RÉVOLUTION FRANÇAISE. avec sa poignée le commencement de la campaétant revenue Napoléon. elles n'autorisèrent et la patrie fut sauvée. en effet. par le décret du 5 mars'. le peuple ne vit Seul.

« Dans cette l'avait le sol qui campagne chavu naître. « Jamais. les et soulevant le feu de la guerre. des montagnards. s'élever des colonnes c'étaient à la faveur pour nous. au lieu de reaconosé franchir rains n'auraient Journal des opérations du G' corps pendant la campagne de 1814. . ravageaient cher ces actes et leur faisaient soulevaient se payer paysans autridétachements Dans les Vosges. si. leurs d'épaisses des vivres paysans Souvent ressources. (1814) \~V~~J 1 a. àcK* 1 les enlevant les campagnes.EMPIRE. populations. reconnut. » sées aux d'autres barbares fois. Après la bataille y eut recours. nos nous cruelles des scènes voyait nos efforts. soufflant et la Lorraine. dit le colonel Fabvier. dans mêmes sacrée que la Meuse. Vaulabelle. parvers la Haute-Meuse traverse. sur son passage tout et au cet appel à l'énergie n y a deux mois. nombreux parcouraient partis à l'enles corps isolés. tantôt. défendait et en Champagne. les les habitations exaspérés. les pillages nous offrir du milieu et les incendies. Napoléon il C'est pourquoi nationale. ou attendrissantes donner tants malgré naient voyait. par la d'Arcis. tué un en général Alsace et les le régiment qui en Bourgogne la Haute-Saône. en vainqueurs. les propriétés. tirer d'une insurrection pouvait il se porta. de la fureur été victimes avaient chiens Dans russe. on les haras- tout le parti qu'il mais trop tard. à la fronl'ennemi arrêté aurait des masses patriotisme les souvedit M. et causaient les patrouilles. et dispersé un corps de partisans avait l'escortait. assurément. tière. les coalisés Sur leur passage. qui cuisaient à nos colonnes de la nuit. plusieurs de violence. apportait. symptômes où chacun se manifestaient. nemi des pertes considérables. jour. fumée. il fallait abanmalgré et leurs habinos villages villes. le Rhin. ces nobles et alors veon de y rentrions dernières forêts. convois.

vriers vrir des villes toutes de ces deux les ressources provinces. épuisés. il avait conçu le hardi projet d'y rallier les insurgés et les garnisons des places. ou à travers les platitudes oratoires de ses fonctionnaires. dans la Lorraine. velle sanschanger jamais. Tel était son nouveau plan de . les princes de la de la sortie de la France. pour le maintien Triste condition des fortunes ou les que l'aveuglement des nations font si hautes ce génie préjugés Napoléon. ses fonctionnaires enrichis. Après vingt ans de silence et d'oubli. et dont le banal dévouem ent à tous les puissants et à tous les régimes. de ses autorités de ce monde officiel qui se renouconstituées. Napoléon pouvait tune en se jetant. » encore espérer dans sa forCependant. par Saint-Dizier. ne voyait plus rien. ils avaient de son indépendance. comme la République classes que jusque-là vingt ans auparavant il n'avait aperçues que du haut des fenêtres de ses palais. Appuyé sur un demi-million d'hommes armés. n'a jamais sauvé ni un pouvoir ni un souverain. moins tardif le patriotisme si fortes et pourtant aurait sauvé dans inépuisable si dédaignées. dont le regard était si perçant. (1814) adversaires ses lieutenants pour uniques Napoléon. son empire. ainsi que le contact inattendu où elle le mit avec les de la Champagne et de la Bourgogne. tionales.390 RÉVOLUTION FRANÇAISE. vignerons avec les oulongtemps. et ses soldats dû lutter contre la nation tout entière. depuis que lui faisait son enofficiel. qu'il aurait pour lui faire découdans le pu trouver de ces classes si nadont le concours il avait sauvé au-delà de l'horizon borné debout et armée trer 1 courage. lui fermer la base campagne. sans conviction. Il fallut les hasards de la campagne de tourage 1814. lildevait tomber sur les flancs et les derrières de l'ennemi. et l'obliger ainsi à changer ses opérations.

d'Angoulême « J'arle drapeau avait arboré royaliste. était nos revers. lavaientopéJus- la France envahie. réponSoult. vos fers. les ennemis de notre dernier jusqu'au Haine implacable notre chère France. . Déjà le duc de Berry le duc des alliés. d'Artois de l'armée à la suite à Saint-Jean-de-Luz. dit dans une proclamation. que Wellington poussait du jour dans lequel dit à cette proclamation par un ordre il disait « On famie être a osé insulter les envers dans à l'honneur Français à trahir Cette armes national. Ce qu'ils menacée. publique quelconque. je viens déployer Je viens briser avec tant de suivaient sans tache que vos pères le drapeau braves de lui. 39i maison tenté ré de Bourbon vainement s'étaient enfin réveillés. le sang. les efforts prodigieux templons de lui soyons dignes ses victoires Soyons toujours signalées. d'exciter parjures que vengée l'Empereur. qui avaient leurs vint ranimer espéranl'invasion étrangère rents le comte à Jersey. autour Français Ralliez-vous transports. » de la tyrannie au renversement tous ensemble marchons alors sur Toulouse. en 1814. leurs on a eu l'inet à serments.(1814)– ™™. Aux offense Que ne peut être dans tout le midi ce cri retentisse de l'Empire vouons à l'opprobre « Soldats tout Français qui insidieux combattons aura favorisé. Empereur et de auguste à mort à Guerre du nom français! et aux ennemis aux traîtres Conde nous diviser pour nous détruire ceux qui tenteraient et de notre grand Empereur. Celui-ci anglaise. notre devoir les projets est tracé. je suis en France avait-il rive. et la révolution s'était borné à des protestations le rôle de ces princes que-là indifféles cabinets trouvé ou à des intrigues. et à l'exécration d'une Quant manière à nous. avaient en 1792. des ennemis. était arrivé ces. le drapeau blanc. avec l'arrière-garde à Vesoul.

de la guerre ché de vous voir sacrifiés. A Troyes. dans quelques . Ce qu'ils désiraient. le 12 mars. plus d'impôts vexatoires! à la répondait-il foule qui le saluait de ses acclamations et ces paroles. contre-révolution. depuis vingt ans. tous les suffrace mouvement ne s'étendit ges. il fut sans influence sur les grands évènements qui suivirent. châteaux de province. Plus de guerre. le nom des Bourbons ne fut jamais prononcé. rélui conquirent pétées de bouche en bouche. les premiers. qui. » « L'Autriche.392 RÉVOLUTION FRANÇAISE. plus de conscription. alors d'y songer. Bordeaux ayant ouvert ses portes aux Anglais. Toutefois. au congrès de Chùtillon. A cette époque. en effet. vre à notre déshonneur » ville où l'antique cri de vive le roi! Troyes fut la première se fit entendre. c'était la paix. Dans qu'à espérer. disaientils. Quoique fatiguée du régime politila nation ne demandait que de l'Empire. ne se prêtera jamais à une com« Les chances » Ce prince leur sont incertaines. Ainsi. quelques étaient venus supplier « d'agréer Alexandre royalistes leur vœu pour le rétablissement de la maison de Bourroyale bon sur le trône de France. on se bornait à faire des vœux pour la chute de Napoléon. s'étaient armés pour sa cause. le duc d'Angoulême y entra. ni ne voulait de elle vivait. précédé du et de quelques corps municipal volontaires à cheval qui s'étaient portés à sa rencontre. Sa venue excita un véritable enthousiasme. avait répondu et je serais fftétaient loin le parti royaliste n'en était encore quelques salons de Paris. Les coalisés euxcomplet oubli de l'ancienne mêmes. à la main plutôt (1814) que de survi- et mourons les armes Français. dans un monarchie. plus de droits réunis. disait le prince de Lichtenstein Napoléon. à regarder comme que l'on commençait un évènement possible. de pas au-delà Bordeaux contre le despotisme simple protestation impérial.

Votre et de les vues C'est ni dans les souhaits de la nation. l'avait surchargé les soit pour en recueillir et de traitede dignités vice-grand-électeur du conseil membre Napoléon il l'avait fait prince de Bénévent. régence. M. aux coups tour applaudi au gouvernement Toute sa politique minisémigré sous la Convention. d'État de fructidor et de brumaire. tre sous le Directoire.(1814) EMPIRE. Sceptique qu'aux ou s'en retirait. il attendait. observait. observant. de Talleyrand en se livrant à sa fortune évêque constitutionrévolution nel sous la Constituante. il voulait la ruine de la n'allaient ses désirs pas au-delà . Alors il s'y attachait faits accomplis. » et au despotisme républicain « selon à manœuvrer consistait qui se succédaient obligé de tous les évènements Personnage il ne jouait comme l'acteur antique. mais ne voulant avant pas se compromettre. -1 395 binaison hostile à l'existence au maintien l'ancienne alliés. les suites. de l'Empire. vice-président M. ni dans famille n'était politique » Ainsi. le vent. profondément politiques. il côté Il ne conspirait pas. de du sénat. qu'il se décida et s'accomplit. de l'indifférence. de Talleyrand. la avait traversé Noble de vieille race. il ne croyait en toutes choses. s'écroulerait de Napoléon Toutefois. de TalleyTombé depuis peu dans sa disgrâce. à son rand allait se déclarer contre lui. de quel de se prononcer. mais. il avait tour-àprince sous l'Empire. après avoir contribué élévation. dans de M. il n'avertissait était et agissant. ments soit pour aider au naufrage. de Majesté le rétablissement des souverains à Paris. l'édifice. son rôle que couvert c'était le calme rien ne remuait pable de haïr et d'aimer. incad'un masque. Dans cette ame. Homme des tempêtes suivant qu'il en pressentait il les voyait venir de loin. le salon de sa dynastie. débris. depuis trente années. quand le moment tre à l'écart. venu. du péril que lui seul et savait se metégoïste. impérial.

il s'ouvrit à lui de son projet. les Bourbons. On parla de à Châtillon l'envoyer pour savoir ce qui se passait au congrès. polientendit de M. où était une audience de ce prince. et sonder les sentiments des alliés. On demanda à M. que Alors de Dalberg. D'ailleurs. on y commentait les bulletins publiés C'est dans une de ces conversations par le Moniteur. Aventudes Bourbons. furent du les sur lettres tentiaire naître. jeunes carnet. sentiment il aspiraitau homme rétablissement de M. de Talleyrand M. de Talleyrand. Il sollicita Alexandre pour se rendit l'empereur et l'obtint. de Vitiques. de Dalberg. de Talleyrand parler trolles. perspective il y pensait souriait à peine. je préférerais disait-il à la duchesse de Vicence. tout. de Vitrolles à Paris les derniers d'une d'octobre 1813. c'est disait-il. Ami par le vague etrésolu. Un frivole auprès pour sortit s'en plénipofaire recon- la Restauration Châtillon. à « A l'Empereur. tait de leurs projets. devenus le rendez-vous de tous les opSes salons On y était sans nouvelles des alliés. avant le quelque temps 31 mars. avait une rétémoigné « Rétablir carrière personne ouvrir dyà des venn'y songe cette extrême le trône. quelques pour laceréditer se souvenant des relations lignes avec un de Ils souvenir. de Vitrolles Alexandre. et lui avaient eues vit leurs noms M. Ces paroles toute sa conduite dans les expliquent premiers mois de étaient 1814. pugnance nastie geances sur à Troyes. Bourbons. M. De de créances autrichien. M. que M. on s'y inquiéposants. deStadion écriseules de Vienne. Ces M. de Vitrolles lui suffirent voilà d'où deux dames noms il refusa. Jusque-là. (1814) régence son de Marie-Louise. . Quant aux Une telle égoïsme. le plus avant dans l'intimité de M. était attiré reux Ancien venu soldat dans de l'armée de Condé. ajoutait-il. même les Bourbons. jours crise prochaine.3W RÉVOLUTION FRANÇAISE. terribles.

que leur pays r. où nous n'avançons d'ailleurs. gagné les forces de Châlons. toutes les plaines rains rières emberg jours qti'on coalition A cette était entré le 23 mars alliées Dans avaient à Saint-Dizier. proposèrent d'irrésolution marcherait se mirent nouvelle. Ce même en retraite. comme seu» à Paris et nous doit se décientre Napoléon que la question Je suis las. de SchwartzAprès deux d'Alexandre. Napoléon de l'opinion vernement En êtes-vous Alexandre vous. les provinces la mesure royaliste. les masses de la et le 25. der. Napoléon et le prince sur sur le Rhin. que c'est tète. cause des M. représentent-ils avec tant plaida ptinces. que pour battre Après prit congé Bourbons. Napoléon s'écria « Je suis plus près . Napoléon jour. ce n'est peucentre que les partisans de leurs forces. des c'est qu'il de finit ébranler dans dit M. la présence de Le roi de Prusse de se retirer il fut décidé sur Paris.. lavis sur leurs der- hésitèrent les effrayait. pales nombreux raîtront sous les murs de la capitale. de Vitrolles. je l'ai dit cent fois de cette lutte sans résultats. qui je veux jouer dura trois il l'avait le tout à la pour le tout. Quelques est émigrés venant nous à l'oreille royaliste. opéré leur jonction dans ce moment les souvedécisif. sur ma réponds « Je crois le silence. irrésistible. Je l'ai toujours pensé. donner au goufoyer de toutes les résistances alliées Le jour où les troupes de Napoléon. l'opinion chaleur par pas vent » M. mouvement contre éclatera général. de Vitrolles cet entretien d'Alexandre heures.(1814) empire. lement dit-il bien sûr? J'en un moment garda ensuite à M. de Vitrolles. 393 aucune dire voix ne les appelle. royaliset le tes qu'elle renferme ne craindront pas de se montrer. de Vitrolles publique? la cause de ces et de conviction Alexandre. « Sire. toutes en mouvement. Bourbons à Paris.

n'avait aule Napoléon ne glorieux capitaine. de l'est se portant et d'user et du centre. ne le sont 1 il de FKAJiÇAISK. » Tout m 1 m entier à son il passa la nuit sur ses cartes. digne devait tout détourner par n'as- Napoléon d'honneurs repus un repos même d'eux. n'ayant sur les distance Na- vers pu le rejoinpar masses sarfs atta- se retiraient Paris poussés le dévouement Lettre s'engagea. Cependant.596 RÉVOLUTION m V • 1 *• de Munich projet. le peuple les parmi des sacrifices que et de richesses. et qui. Il n'osa Condamné à subir l'influence de ceux qui l'entoupoint il céda à leurs obsessions. de Marmont et de Mortier. vait plus qui. . piraient regardé nationaux trouvés national. les capitales de ses adversaires. qui. raient. coalisées. et qui. de la Fère-Champenoise. qu'à suivant de représailles Ce magnifique son expression. campagnes. de son génie. d'enfermer. vétérans conscrits n'aimpériale de la révolution de nationalité. et reprit. par l'indépartements dans Paris. ou tout sauver'. perdre ses généraux. le 28 mars. en les soud'y sur surrection verains rallier des alliés Allemagne. sans ses gloire. à Marie-Louise. Un moment de pousser droit au Rhin. il eut en l'idée qu'ils effet. qui. que lui. vivaient encore. C'était sentiment qu'à raient marcher suivi le patriotique et tous souvenirs grands là que l'esprit s'étaient réfugiés. prêts Dans à tous soldats. la route de Paris. ils atteignirent poléon avait dre. • 1 T\ (1814) Paris. leur avait pas promis en vain la conquête du monde. les garnisons françaises. et. pour sauver ces régions la corruption les point envahies. s'en laissa projet. de trois mille et elle leur eût été fatale conscrits vendéens. sur la capitale. S'il avait les gardes il les aurait l'honneur au-dessous mobilisés. Une les souverains A quelque les corps rappelés alors lutte alliés s'avançaient de Châlons et paysans tant de fois.

Cambacérès. des ennemis de malheureux m'a toujours des Grecs. l'Impératrice. paru le sort le plus au conseil jusque-là » Cette lettre. les comtes Mollien Champagny Defer(de Saint-Jean-d'Angely). Régnier. « II fallait. ÏOT i_397 -1 et sommés de aux cris se faire tuer le 28. et sauver l'Impératrice disaient-ils. que dans resterait. (25 mars). et le départ le rallia partagé. l'Impératrice dit. Daru. par ils arrivèrent. à ou se retirer à Paris rester mont et Sussy. et rappelez-vous les mains le savoir dans la Seine plutôt qu'entre préférerais Le sort d'Astyanax. Clarke le duc de Rovigo. « Quelle chute fut décidé. Blois? Telle était la question s'opposa « On se méfiait de moi a-t-il au départ. C'étaient Joseph. les alliés s'emparèrent Ce même jour Robert. communiquée l'histoire. je savais que si je conseillais demeurât. leyrand. » Josa retraite le but de décider plus sûrement la parole à plusieurs et Clarke Cambacérès prirent seph. je n'ai insisté pour qu'elle sur Blois. Gaudin. Parvenus ville occupée combattant. de Talleyrand à résoudre. de réle conseil aux Tuileries Alors Joseph convoqua non compris membres. TalLebrun. mieux Cette diversion dix fois plus qués par des forces aimèrent mettre bas les armes de vive l'Empereur deux maréchaux traite. dit M. de Talleyrand dans l'histoire au en sortant du conseil. le départ. Donner son nom à des aventures.(1814) BMPIRI! nombreuses. Après s'être permit aux de remouvement cette ils trouvèrent ouvert la route en . Boulay Montalivet. et dans un enfant Napoléon vivement frère que je « Ne quittez pas mon fils. reprises: eût reposé dans une femme » comme si la patrie son fils avait écrit à son A la vérité. Regnault (de la Meurthe). Ce conseil comptait seize gence. leur de poursuivre à La Ferté-Gaucher l'ennemi. à Rosoy et à Brie-Comtede Meaux. Devait-on M. à un de ses collègues. prisonnier de la France.

on était impatient de nouvelles on ne savait rien encore du de l'Impératrice départ et du roi de Rome vers les quand. Joseph. on se demandait la cause de cette invasion des habitants de la campagne.. de Romainville. emmenant avec eux leurs leurs enfants femmes. loin son à tel imprévoyance que. accompagnés et d'une impériale Paris au moment où quelques batteries longue fut disposé l'Impéradétachement de quittèétablissait et s'em- la garde rent déjà parait file d'équipages des alliés lavant-garde sur le canal Saint-Martin des hauteurs était défense. prince qui rôle que pour celui de Clarke. instant. la nuit du 28 au 29 le départ. englou- de cet édifice. et leurs troupeaux les grandes rues des faubourgs étaient encombrées de charrettes de chargées On se groupait sur les boulevarts bagages. plus lieutenant-général fait pour ce nouveau et sans des Indes. par les barrières des habitants des villages voisins. e. ces jours difficiles avait pris un aspect inaccoutumé. pas à tout Maintenant le monde Allons de se laisser nous mars du d'un verrons tout matin. serait avait laissé la ca- Napoléon pitale avaient S'arrêter.598 linn «ÉVOLUTION ~n 1. n'était rai des pas sans pu point l'ennemi si Marmont entré et Mortier à Paris sans le rejoindre. 11 (4gU) lieu de le donner m empêcher dre ? Il ne convient tir sous les ruines arrivera. pour trice » Dans peux à son siècle d'en Quand je pense quel à cela parti je ne prence qui gémir. A on voyait arriver. le roi fit publier la proclamation Joseph suivante . FRANÇAISE. riger Dès le matin.. la situation homme tels étaient dans Paris d obéissance les trois passive hommes le gécourage et non de comqui devaient di- mandement. néral initiative comme Hullin. . chaque du Nord. de l'Empire. sans ministre de la Espagnes homme guerre. A dix heures et demie et le roi de Rome. deux heures.1.

cette ville. on ne comptait litaire. de dépôt casernés tier. sur la foi que l'Empereur inquiétude. on pouvait réaliser un effectif de plus de . et le gouRomainville occupait ne prenait aucune mesure de défense. pour défendre tout ce qui nous est nos femmes.f!814) empire. A Vincennes. Déjà l'ennemi et Noisy. 399 « Citoyens « Une colonne de Paris s'est elle sur Meaux portée la suit mais l'Empereur s'avance par la route d'Allemagne. à la tête dune armée victorieuse. Marie-Louise où et avec vous opposer à ce départ. vernement à l'École-Miles moyens ne manquaient pas. « Le conseil de régence a pourvu à la sûreté de l'Impéraennemie trice et du roi de Rome. ses richesses. de gros calibre pas moins de quatre cents pièces d'artillerie et de Moret vingt mille fusils. Paris aurait fait respecter l'ennemi. Cette tions. en triomphe! marche à notre vive résistance secours. de près. ses monuments. Joseph ne l'ayant pas dit dans sa proclamation. sans on se séparait allait arriver. Cependant. les soldats gardes nationaux. Avec les corps de Marmont et les dans la banlieue. pour repousser quoi il fallait s'armer Cependant. « Armons-nous espère franchir « L'Empereur une courte » proclamation On s'indignait « Vous auriez devint de dû. Secondez-le par l'honneur et conservons qui passaient. au Champ-de-Mars. un camp pour quelques cher Que cette vaste cité devienne trouve sa honte sous ces murs qu'il et que l'ennemi instants. régente. au dépôt central. Je reste avec vous. nos enfants. le texte l'abandon criait-on de toutes les conversade la capitale par la aux gardes nationaux même par la force » On se demandait et français.

plus d'un mois. dit le duc de Rovigo. etc.. rien n'avait été mis à couvert. élèves de l'École détachements Polytechnique. Belleville. (1814) mille ouvriers quarante ne demandaient que des armes. plusieurs d'artillerie de la garde. quand nos troupes arrivèrent. que la garde nationale demandait avec instance lui délivrât des fusils de qu'on au lieu de ces piques ridicules munition. mandement défendre la partie puis le faubourg approches de la Villette jusqu'à se chargea de Paris qui s'étend Charenton Mortier . plus de trois cents hommes combattirent pieds nus. dans l'inaction et re Joseph et Clarke restèrent fusèrent même le concours « Il y avait qu'on leur offrait. des deux corps des avait investi ce maréchal Marmont du comde deNapoléon. près de trois centaines de gardes quelques nationaux les volontaires. et environ cinq cents soldats de toutes armes. 29. On s'était borné à placer quelques canons en arrière des canaux Saint-Denis et Saint-Martin. avec lesquelles. voilà tout ce que Paris avait à opposer aux masses alliées qui s'avançaient pour l'envahir. » Paris. deux mille composant mille hommes les corps de Marmont sous les généraux et Compans mille hommes de la garde impériale. cinq et de Mor- soixante mille hommes en outre. « Tout demeurait à l'abandon. dès le 17 mars. dit le colonel Fabvier on croira difficilement le que. le lendemain. elle avait renouvelé fois plusieurs sa demande sans pouvoir rien obtenir. elles n'y trouvèrent pas une ration de vivres ou de et que. » Aux abords de où quelques fortifications de campagne et quelques batteries auraient arrêté le premier effort de l'ennemi.on l'avait en partie armée. Sept à huit cents cavaliers tier Arrighi trois mille hommes d'infanterie. Au lieu d'utiliser toutes ce» ressources. à Charenton.'00 RÉYOLUTIOH FKANÇAISE. de la marine et des Invalides. fourrages.

Cette première est couronnée attaque succès. l'ennemi quand de nouvelles colonnes alliées se présentent. et s'étendant. de Marmont jetés sur les premières première Pendant briser ébranlés A sept maisons par la mitraille. Alors. deux fois soldats d'élite. se bornant à envoyer aux. Alors. acles soldats ils sont re- au-delà de leur le maréchal reforme sa ligne. la ligne enfermée et Neuilly. il se forma entre Romainville à droite sur Bagnolet. position. assis aux fenêtres d'un étaient tranquilles specpavillon du village de Montmartre. s'appuyant vers Pantin. par sa gauche. Ses dispositions il prit faites. à cinquante hommes demanmille quarante les munitions daient vainement des armes manquaient. le généralissime autrichien appelle de treize mille à son aide la garde royale prussienne. rien n'avait pour la défense V. hauteurs. forte en ligne. au-delà d'un des plein fuyait déjà. et de le rejeter lage et du bois de Romainville. ainsi que les masses qui ensuite de Belleville et des défenseurs que les héroïques l'entrée de à Schwartzemberg buttes Chaumont disputaient la capitale ouverte. mit ses troupes en mouvede La Villette par de ment. tateurs Dans du combat. Deux fois elle se présenta Accueillie d'abord elle fut repoussée. • 26 . Joseph et Clarke. nouvelles. une heure tous les efforts de l'ennemi viennent se contre elle. Chaumont. de Belleville. par le feu des batteries de Belleville. Cependant. Culbuté sur tous les points.(1814) de celle de toute EMPIRE. Son dessein était de chasser l'ennemi du villeville. reculent. Paris. l'appuyaient. l'offensive. Marmont entre 401 le faubourg de La Chapelle-Saint-Denis Au point du jour. Pendant des buttes par le feu des batteries elle fut obligée de fuir. cablés par le nombre. Arrêté aux premiers jardins et Belnombreux corps alliés. heures et demie. été disposé A Montmartre.

d'une l'importance d'arsuspension était entré en négociation avec quand il reçut l'ordre de Joseph. qui étaient devant eux. a Si je restais. me vouloir prendre en otage. ni un prisonnier re-t-on. lui dit-il. » Puis il partit pour Blois. Ayant à lutter contre deux armées. les alliés. (1814) « Les plates-formes n'étaient il n'y pas même ébauchées avait pas une esplanade de faite poui1 mettre du canon en batterie. en cas d'armistice. de la prochaine arrivée de Napoléon. On raconte . troupes « d'entrer Joseph écrivit aux deux maréchaux en pourparlers avec le prince de Schwartzemberg et l'empereur da Russie. enjoindre Vainement le général Dejean insista pour qu'il retirât aux maréchaux les ordres qu'il venait de leur donner.402 révolution fkançaisk. pas moins à se battre. A midi. informé et comprenant toute mes de quelques heures. si un de ses frères se trouvait entre les mains de l'ennemi? » DéjàMortier. Bien plus. Montmartre était sans troupes. assuvoyait obligé de se retirer. entre les mains de que dans les derniers enveinstants. au moment où Napoléon lui faisait annoncer son retour. il se qu'il n'avait « mais sans avoir laissé. jusqu'au dernier moment le duc de Raguse soutint noblement leur choc. et de tenir jusque-là. Marmont n'en continua Cependant. car il donna à Blücher le temps d'arriver. Schwartzemberg. la garde nationale fut obligée de l'occuper » A la vue des nouvelles alliées qui S'avançaient. Après la résistance après avoir tué à l'ennemi plus de soldats de combattants. ni un canon. I Mémoires du duc de Rovigo. Il devait nous être fatal. il y avait eu de part et d'autre un moment de repos. 1 ennemi. loppé dans la grande rue de Belleville par les corps alliés de ramener sa droite depuis qui venaient il dut Bagnolet. la plus désespérée. pourraient Que dirait l'Empereur.

y arriver quarante-huit si Paris résistait seulement avant eux. Fossard. que les alliés eussent heures. la nuit3. pour sa à se faire jour et à gagner la barrière. » a aurait dû mourir8 gloire. et d'armes. il n'était il se voyait 1 capituler Joseph plus qu'à cinq lieues de Paris. Yonne. . ce maréchal Napoléon. n avait portait encore Vaulabelle. il n'était venu la prochaine arrivée à Marmont de faire connaître Mortier. Bien comme on l'a vu. pour te. d'user le temps de la suspension dti'Empereur. Moret. son retour. des deux de Rovigu. ni/e à la seule main qui lui restait de libre1. Pont-surSens. de tenter un nouvel effort pour atteindre. il se jeta dans une A quelques matin. 1 de furent blessés près de et Pelleport à ses côtés percés de coups de baïonnettes mes tombèrent de balles. et traversa rapidement d'osier. Il était trop tard aux Tuileries. côté de la rue où On se fusillait il était enfermé. il avait expédié un de ses aides-de-camp le 29. de grand et s'était remis en marche passé la nuit. Ce fut à furent troués ses habits son chapeau. Alors. avoir perdu cinq jours à délibérer Après que le 28. Dans une heure Paris venait de Les généraux onze homlui « à la pensée de Dejean ni de parti. tourné sur sa gauche Marmont. il y avait Arrêté à Troyes. près de se voir forcé en tête. n'était parti de Saint-Dizier une avance de trois jours. carriole du A dix heures Fontainebleau. lieues de cette ville'. A la première fait quinze grandes à Joseph. 3 Mémoires eu le bras Histoire du duc droit cassé par un blscayen A la bataille de Salamanque. pied.(1814) EMPIBE. soir. il avait encore hallieues avec sa garde. de quarante C'est là que. 11 le en écharpe. il pouvait. une épée qu'il parvint grenadiers. Dans cette seule journée du 28. *>5 combattre chaque Ricard en simple soldat. Restaurations. des croisées. lui annoncer et à la tête seulement le 30.

les arsenaux. c -1Il- (1814) et sur sa droite. et maoù ils se capitu- « IV. elle sera conservée. La garde nationale ou urbaine est totalement séparée des troupes de ligne. » A cinq heures du soir. Les blessés et maraudeurs restés après à Paris. » « VI. désarmée ou liselon les dispositions des cours alliées. Ier. il avait fait demander un armistice aux souve« Ce n'est pas à la nation française que nous avait cru devoir a. « III. supplié de prendre d'un acte que l'on regardait comme le salut de Paris. seront qu'il fût ateliers. Ce n'est pas même à lui. la capitulation « Art. un armistice de quatre heures avait été sisur lui la responsabilité gné. Tous gasins militaires. « VII. partagera sept heures à la générosité . à sept heu- « II. faisons -4 faire usage de l'autorisation. de Joseph. état question de la présente « V.chargé deux de ses aides-de-camp suivante clure. Ils emmèneront d'armée. en son nom. c'est-à-dire du matin. Le corps de la gendarmerie municipale entièrement le sort de la garde nationale. le duc de de conRaguse avait . seront prisonniers de guerre.+ FRANÇAISE. mais à son ambition. cenciée. heures à neuf Les hostilités avec eux l'artillerie de leurs corps après heures ne pourront récommencer l'évacuation de la ville. la ville de Paris le 31 mars. avait ajouté le roi de Prusse.404 RfiVOLUTIOH a. la guerre avait dit Alexandre au parlementaire mais à Napoléon. trouvaient ayant lation. Alors. La ville de Paris est recommandée des hautes puissances alliées. rains alliés. français. Les corps des maréchaux duc de Trévise et de Raguse évacueront res du matin. laissés dans établissements le même que deux le 31 mars. « VIII.

. ressources sur de sept cent mille d'où la Convention Paris. » de sa capitale. à l'exception la garde nationale. et ce fut qui. i p. m0trouve. qu'avaient eu lieu les conle duc de Raguse lui qu'on accusa justice des peuples en héros ». chera surtout dans ces tristes jours.(1814) Ainsi. s'était rendue après une lutte de quelques c'est la nuit. que je et c'est par un juste arrêt de la Providence motifs. et qui juge se défendre. la redingote qui recouvrait » noir de était poudre. Histoire lambeaux. à part un ne fit pas son devoir que la bourgeoisie dévoués. sous les murs à mon tour. la « Ce n'est point moi qui ai provoqué bienveillant. sa population Paris. sa barbe avait huit am de la tète pieds « il jours. la ville de la révolution. au gouvernement. » Ajoutons qu'elle reprode l'invasion courut au-devant et son défaut d'initiative. un pauvre férences avait « Mais cabaret de La Villette. il reconnaissable. avait fait l'admiration vingt-cinq la grande capitale Paris. de Dix Ans hôtel témoin était de la rue de oculaire. ' Louis Blanc. i7. enfin. en grande tenue. l'Europe heures et. et de citoyens valeureux d'écoliers petit nombre 2. Déjà une députation entrée solennelle pour réclamer s'était rendue auprès d'Alexandre municipal l'accueil le avait fait aux députés Ce prince sa protection. t. pende et la terreur Singulière défendu Paris l'histoire de des mensonges au-dessus qui plane les nations endormies pour jamais. 31 mars. Un cortège de cinquante > était Quand à peine il parut dans le salon a son de son dit un uniforme Vaular)e. des deux Restaurations. dans comme s'il avait voulu cacher sa honte. les souverains du corps dans Paris. que toire dira qu'en 1814 Paris ne voulut pas de quelques gens de cœur. l'hisparti. en Histoire Paradis-Poissonnière. «S ames avait armées nos frontières ans. mille hommes. et sa lâche inaction alliés firent leur Ce même jour. enfin. plus a envahi mes États sans leur avait-il dit Napoléon guerre.le. Paris et ses immenses lancé dant quatorze avec BMPIRE.

les souverains alliés saretenues. conseil à l'hôtel Saint-Florentin. une modération et une politesse qui semblaient tenir pect et de la crainte. qui représentait d'Autriche. que les habitants tous montraient soldats. du haut des croisées. ils redoutaient le réveil révolutionnaire. prince de Schwartzemberg. jetaient des fleurs sous de leurs chevaux. Ils se portaient joie des royalistes en cavalcades au-devant. Bien que maîtres de la capitale. On en vit plus d'une. l'empereur De chaque côté des boulevards la foule était grande. Tandis que. de Talleyrand de Russie. du res- chezz M. promener Ce jour-là. quils saluaient vent les libérateurs Des femmes.406 RÉVOLUTION FRANÇAISE. eux-mêmes officiers. de la civilisation moracontait tant de dans merveilles. à leurs la discipline troupes en se voyant dans la capitale ce Paris paraissaient dont la renommée plus étonnées et non la nation Aussi dont commandè- rent-ils Celles-ci. le sentiment du malheur national retint les filles de joie elles laissèrent aux grandes dames les orgies de la rue et de la place publique. le peuple téson humiliation. les comtes de Nesselrode et Pozzo-di-Borgo y assistèrent. généraux. le roi de Prussêrle l'empereur le prince de Lichtenstein. le soir. la plus rigoureuse. moignait qu'il ressentait la profondément n'avait pas de bornes. le soir. entre le roi de Prusse et le prince de Schwartzemberg. (J814) les souverains. Alexandre marchait en avant accompagnait du groupe des généraux. Il y eut. quoique d'un certain rang. se en compagnie d'un cosaque. par son attitude contenue et silencieuse. derne. le duc de Dalberg. agitaientdes mouchoirs blancs à leur passage: moins d'autres.des du cri de vialliés. les pieds vaient que Napoléon seul était vaincu. Le débat fut réduit à ces trois questions faire la paix avec Napoléon maintenir la régence rétablir les .

grande et la constitution que la et garantiront « Ils reconnaîtront nation le sénat française se donnera. par un retour vers un gouvernement produ repos. pour la rappel des prit la parole et se prononça Talleyrand nous « Vpjlà qui est décidé 1 répliqua Alexandre Bourbons. ne traiterons pas avee Napoléon encore nous pouvons du trône. France lorsque. telle l'intégrité « Qu'ils respectent même ils peuvent a existé sous ses rois légitimes. EMPIRE. bonheur le pour forte. ?– Les autorités ces deux événements le cond'obtenir je me fais fort pondit M. « Qu'ils ne traiteront plus avec Napoléon avec aucun membre de sa famille de l'ancienne France. par conséquent. alliés prenaient pour le vœu de la Ainsi. qu'elle toujours le principe que. visoire qui puisse pourvoir aux au peuple la constitution qui conviendra et à préparer » français. les souverains à désigner en conséquence . de furent écartées. Mais ce n'est pas à nous. Les deux premières Bourbons. la. Ils invitent. à le précipiter étrangers. de Ta. faire plus.(1814) c°tt. ils déclarent nation française renfermer de la paix devaient « Que si les conditions d'enchaîner s'agissait lorsqu'il garanties de plus fortes être plus favorables elles doivent de Bonaparte. M. » Alors on rédigea alliées ont occupé la capitale « Les armées des puissances le vœu de la alliés accueillent Les souverains de la France. Alors. de décider Qui se chargera les Bourbons. Les souverains elle-même offrira l'assurance clament ni Bonaparte. parce qu'ils professeront soit il faut que la Frapçe de l'Europe.lleyi1Htd suivante la déclaration cours du sénat. moins y appeler Sire. un gouvernement prosur-le-champ besoins de l'administration. l'ambition sage. réconstituées.

en sa qualité de de l'Empire vice-grand-électeur et de vicedu sénat. r( Considérant qu'il a mis le comble aux malheurs de la patrie « Par son refus de traiter à des conditions que l'intérêt national l'obligeait d'accepter. il a déchiré le pacte qui l'unissait au peuple français. prononçaient pas sur la forme du gouvernement à établir. Cette tâche.. de Talleyrand. des en prisons d'État. pas trop présumé* de sa servilité. le 2 avril le décret sui- que Napoléon Bonaparte. de Talleyrand. A peine assemblé. le sénat établit un gouvernement provisoire. la liberté de la presse.s·r. en effet.1 les cris de femmes et de quelques quelques royalistes. avait donné à la nation des sujets de compter.408 ir. etc. justice. tes de sagesse et de mais qu'ensuite. M. « Par l'abus qu'il a fait de tous les moyens qu'on lui a en confiés. se président chargea de le convoquer en se faisant fort de son il n'avait concours. l'abbé de (jg^ nation Montesquiou vant « Considérant puis il rendit. hommes et en argent. anéantissant la responsabilité des ministres. pendant quelque temps d'un gouvernement ferme et prudent. BÏVOLUTiOH FRANÇAISE. clarant qu'ils ne traiteraient ils ne se plus avec Napoléon. de Dalberg. « Considérant que le vœu mani feste de tous les Fran- . 1~ . l'indépendance des corps judiciaires. en levant des impôts autrement de la loi qu'en vertu en ajournant sans nécessité le corps législatif en rendant illégalement plusieurs décrets portant de en établissant peine mort. en déNéanmoins. ils l'avaient dévolue au sénat. sur des acpour l'avenir. composé de MM. dans les rues et sur les boulevards. de Jaucourt. le général Beurnonville. et qui ne compromettaient pas l'honneur français.

le » sénat se rendit de en corps auprès de son décret.EMPIRE. Alexandre pour lui faire hommage l'empereur au et les mêmes hommes pas craint d'insulter qui n'avaient Jusdu vainqueur. la pamême de son despotisme. lui sont déliés envers et l'armée « Le peuple français du serment Après de fidélité. vous entière le sénat et la France de Napoléon. devant que-là courbés le même abaissement c'était. nistres. soldats « Napoléon n'a » Au peuple de vos serments. de changée. « Vous n'êtes plus les Il dit à l'armée des proclamations. et publia libéra les conscrits. que la jeunesse ne soit plus reprenne de les pormoissonnée par les armes. le gouvernement provisoire les levées en masse. dévoré vos richesses Il a. dégagent sans but Il n'a cessé d'entreprendre. trie n'est plus avec lui un nouvel ordre de choses peut seul la sauver. l'intérêt ni dans Il n'a su régner et votre population. de mourir avant ses enfants! ne soit et » . jamais été Français en aventurier qui veut et sans motif. Rallions-nous Qu'à l'abri d'un trône paternel. dans peu d'années. la séance. épuisée l'agriculture sa liberté d'entraves. (JgU) ~iVi~s~ 409 résultat dont le premier un ordre de choses çais appelle et qui soit aussi de la paix générale. il n'y avait que l'idole des minomma De son côté. être fameux. toujours Napoléon. et le droit d'hérédité bli dans sa famille est aboli. ni dans l'intérêt national. à l'envi la générosité exaltèrent vaincu. des guerres injustes. pour eux. soit le rétablissement entre tous les États solennelle d'une réconciliation l'époque de la grande famille européenne « Le sénat déclare éta« Napoléon est déchu du trône. avant d'avoir la force de la nature que l'ordre que le vieillard puisse espérer ter plus inter-rompu. chargé refleurisse que le commerce.

la cour des comptes. et la paix va mettre un terme au Talleyrand de l'Europe. Juste retour d'une ambiDans ce monde officiel qui se mouvait mesure avait abaissé toutes les ames il Napoléon le fruit de son despotisme Alors. les plus odieux.n n'éses injures. inférieurs. les journaux. il y avait de la lâcheté. de exemple. de l'Empire alliés. était cent mille baïonnettes Napoléon il y avait plus que de la honte à soulever la nation abattu. disaient les autres et ses collègues.avait donné l'éveil par ses attaques véhémentes à la presse. Dèsce moment. un Ms«r«Napoléon-le à cheval un Jupiter-Scapin. (1814) . un Robespierre Ils les noms Alexandre à Marc-Aurèle. On descendit la colonne. des Débats. de Châteaubriand.a: ~b ce 1.410 RÉVOLUTION · _a FRANÇAISE. des royalistes. n'était plusqu'un tyran. qui. les maires. comles défections le corps législatif adhéra au décret de lui. en effet. la cour de cassation. sa statue de impérial fuen l'honneur . les tribunaux cour impériale.i. Celui qu'ils avaient Grand. en quelques langage. A part contre lui. passées vont finir. des couplets rent brisés. les officiers de la garde nationale. et tous les insignes du gouvernement à l'Opéra. De Buonaparte et des Bourbons. de la vérité de deux mais en présence tait pas au-dessous et quand ennemies. et passionnées. » Dans un pamphlet publié le 1er avril sous ce M. suivirent son « Les calamités M. de leur dévouement le maudirent protestaient titre et lui donnèrent appelé pateur. bouleversement Les augustes alliés en ont donné leur parole. la veille encore. parties. Parmi nom de Journal l'organe les hommes que Napoléon avait le plus comblés c'était à qui lui jetterait la pierre. à l'Empereur. la corps constitués. On chanta. tion sans autour recueillait mencèrent du sénat. et ne tacomparaient l'empereur sur la magnanimité rissaient des pas d'éloges sur les vertus. Le Journal souverains sous le devint. de bienfaits.

à Fontainebleau. et la défection Il du pas enfrappé. nos Bourbons. effort. Vive Vive Sans Sans Alexandre! rois! ce rot des rien nous dicter prétendre. le pillage. enfin. comme des bienfaits. JI. Vive Et ses Guillaume guerriers vaillants! De ce royaume les enfants. il ne désespérait Quoique si rudement core.1. avaient pris position qui avaient entre cette rivière et de Champagne et l'armée l'Essonne. avec cinquante vait tenter un nouvel Voici ces couplets t. Ainsi campé à quinze lieues de Paris. De nous auguste renom de juste. offert jours tionale un plus honteux le peuple Seul spectacle. Dès le 1er avril. Namille hommes pou qui lui restaient. 411 On célébra de Russie et du roi de Prusse de l'empereur 1 incenle viol. les corps de Mortier et de Marmont derrière défendu Paris. y avait appris sénat. le meurtre. Paris n'avait die. Jamais. Il sauve par sa victoire donne la paix. rendre 2. Ce prince A le triple De héros. Fontainebleau. III sa gloire II nous ses Et compte Par nombreux . le sentiment conserva dans de ces tristes nade fait la dignité des malheurs n'avait rien en silence il gémissait outragée et restait fidèle à Napoléon la patrie. des lois. Satisfait de la conduite de Mar- poléon. qui pour lui S était Napoléon la capitulation retourné de Paris Cependant.(1814) KMPME. bienfaits. fruits odieux de l'invasion.

les maréchaux se récrièrent Paris.4*2 RÉVOLUTION FRANÇAISE. à sa nous a dérobé trois marches. des émigrés auxquels nous avons ont arboré la pardonné. et se sont joints aux ennemis. l'empereur Napoléon. se voyant trahi Napoléon prit une plume d'insensé et déclarèrent de céder à sa généraux. A cette tèrent nouvelle. Alors fortune. tion suivante par le sénat. l'ennemi et s'est rendu maître de Paris. « Fait en notre « NAPOLÉON. contraint qu'ils mauvaise le projet d'attaquer ne marcheraient pas. Les lâches l ils recevront le prix de ce nouvel attentat Jurons de vaincre ou de mourir colore Jurons de faire qui. depuis vingt la gloire et de l'honneur pereur donna Paris l'ordre Paris respecter ans. déclare qu'il est prêt à descendre du trône. palais de Fontainebleau. « Soldats dit-il et le jurons les soldats. à quitter la France et même la vie pour le bien de la des patrie. nous trouve Nous /s'écrièrent cette cocarde tride sur le chemin se décida de l'avant-garde. il lui laissa à marcher le commandement sur la capitale. le 4 avril 1814. (1814) mont. par ses et écrivit la déclara- « Les puissances alliées ayant proclamé que l'empereur Napoléon était le seul obstacle au rétablissement de la paix en Europe fidèle à ses serments. cocarde blanche. » Puis. garde. il faut aller à Paris . Vive l'Em- de transférer le quartier » EtNapoléon au-delà de impérial ils trai- Ponthierry. et remettant l'acte aux maréchaux défendre – les « Messieurs leur dit-il. inséparable droits de son fils. de ceux de la régence de l'Impératrice et du maintien des lois de l'Empire. Il faut l'en chasser D'indignes Français. se levant.

à Essonne le duc de Raguse. puis. et les siens crurent la partie Talleyrand garts. les EMPIRE. aurait je coûté avec de repousser était présenté armée n'est le vœu par pas surtout lorsqu'il française. la situation. plètement Messieurs. il m'en dit-il. absolue. Macdonald. Vous ment où je parle. » Et il nomma pour les ses inté- t com- missaires le prince des souverains le duc de Vicence. t 413 L ft*t 9 intérêts la France surtout de l'armée. le corps tout entier du duc de Raguse poléon la cause impériale et passe de notre côté au moabandonne il traverse les lignes de mes soldats. L'abdication comque ce fait change ne suffit conditionnelle à une abdication nouvelle.camp vint lui tout-à-coup. la parole. introduits Caulincourt. » cependant un aide -de. auprès de la Moskowa et le duc de Tarente. apporter s'adressant résistais s'il fallait furent fuir un moment M. une partie ne veut plus de Naentre autres. Mais cette tels que vous. de toutes perdue. on se demandait Les plénipotentiaires dre. quand. Vers minuit. unanime. alliés. » se doit se résigner plus Napoléon Attérés par cette foudroyante retirèrent les maréchaux . ou rester. Ney. Les cris aé vive le roi pandue.(18U) «. se bornait auprès d'Alexanprirent successivement que les « choses il paraissait avec le sénat. ajouta-t-il. blanches les cocardes vivent les alliés s'étaient ralentis avaient Pâles et consternés disparu. la lut rapidement. Saint. d • m **k t intérêts rêts de de mon fils. comprenez. à répondre aux plénipotentiaires peine à vos instances de l'armée hommes des « Messieurs. ils parurent dans les salons de l'hôtel allait attaquer s'y était réque Napoléon Déjà la nouvelle et chacun avait pris peur.Florentin. Après avoir pris en route les trois plénipotentiaires partirent pour Paris. de et. Alexandre étaient bien avancées ébranlé. Alexandre une dépèche.

» Au moment de se rendre. après avoir pris l'avis mit. mes troupes. (1814) ce qui s'était Plusieurs émissaires été envoyés à Marmont voir et de les écouter. Que si égards alliées. quitteront les drapeaux de Napoléon Bonaparte se retirer librement en qu'elles pourront avec armes. D un autre côté. mais il reste la France à sauver son sort est entre vos mains. le lui gouvernement provisoire « La cause de l'Empereur écrivait est perdue. l'armée de l'empereur aux Napoléon. ler. Voici passé du gouvernement il avait De son côté.4** RÉVOLUTION FRANÇAISE. à concourir un rapprochement venir toute chance entre le peuple et l'armée de guerre civile et arrêter pas la force de de ses généraux. avaient provisoire eu la faiblesse de les rece- lui Schwartzemberg avait fait des ouvertures a à se ranger sous pour l'engager les drapeaux de la bonne cause française. résister. les événements . Moi. il transà n'eut qui doit prél'effusion du avec conpar En conséquence. sang français. dans la nuit du 3 au 4 sa réponse au généralissime « Je suis disposé. de Schwartzemberg. » Ainsi pressé. prince maréchal et commandant en chef les armées alliées. sollicité combattu Marmont et. ditions suivantes dont je vous demande la garantie écrit. Normandie. et honneurs militaires que se doivent les par suite de ce mouvement. il l'avait comme placé à l'avant-garde c'était lui qui couvrait l'armée et sur son dévouement et comptait Fontainebleau. je suis prêt à quitter. et avec les bagages et munitions mêmes troupes « Il. Charles. Napoléon sa fidélité. je garantis à toutes les troupes françaises qui par suite du décret du sénat du 2 avril. autrichien: lui dit -il. Marmont avait hésité était son Napoléon bienfaiteur. à un poste son ami de confiance. « Art.

il partit avec les lui renoù Schwartzemberg Petit-Bourg. Marmont il offrit dé se renNéanmoins. 8a parole.(1844) EMPIRE. les trois négociateurs s'arrêtèrent chez de Raguse et lui apprirent l'objet de leur mission. d'une à l'investir celui-ci songeait l'avait choisi pour l'un des plénipotentiaires chargés de plaider la cause avait-il dit. mon en fant. s empressa de souscrire Schwartzemberg ainsi 1 Empereur Pendant que le duc de Raguse trahissait Il mission de confiance. Alors ses généraux. » à ces conditions. en 1815. tente! » Et Macdonald reste Arrivés le duc à Essonne. avait en lui illimitée Touché de la confiance que Napoléon aux plénipotentiaires son il avoua se troubla. suite vers Paris. toutes les ïnc'est là que s'adresseront est indispensable Il faut que j'aie à ce de Paris. traité avec Schwartzemberg. dre avec eux Après avoir donné faire aucun mouvement commissaires l'ordre formel de ne à ses généraux jusqu à son retour. pour il se dirigea enDe Petit-Bourg dit. fut nommé à la place du duc de Raguse. de où était le quartier^général à Petit-Bourg. confidence de son traité « effrayés dans un Mémoire a-t->il dit lui-même publié qu'ils étaient. 415 de la guêtre faisaient tomber entre les mains des puissances de Napoléon sa vie et sa alliées la personne Bonaparte et dans un espace de terrain liberté lui seraient garanties alliées au choix des puissances dans un pays circonscrit et du gouvernement français. pagner ensuite à Paris. être dont ils croyaient personnels dangers et le déet dont ils avaient eu 1 idée par l'arrivée des . et de les accomsa parole. en effet. toutes les trahisons trigues. 11 y corps d'armée. que Marmont Puis. pour retirer Schwartzemberg. se ravisant à son « Il vaut mieux. de son fils. qu'il avait mis dans la avec Schwartzemberg. menacés. élevé dans ma poste un homme comme Marmont.

colonel Paris. le Tout-à-coup ajouta-t-il. celle avait refusé d'obéir. rien à ce mouvement. et il était où il attendait Fabvier parut. et. A sa vue. je suis de haute taille. Marmont. que commandait a Les braves ne désertent Ce en les voyant. vous êtes le colonel vos troupes perdu répondit passent à l'enne» Dans ce moment. à quatre heures du matin. et je n'ai Florentin.rA«. le duc de Raguse devint et s'écria « Je suis perdu très-pâle Oui. ils doivent mourir Lucotte. mi et Caulincourt enNey.in jt> (1814) & venus de Fontained'état-major bleau.MnîA. à leur poste. prenant en avait demandé la cause aux généraux Souham Bordesoulle. » Sur les instances Fabvier rien et qu'on attendit pour qu'on ne précipitât « Tout cela est bel et bon! s'écria Souham. de rendre de compte s'est mis part plusieurs nffïsiiû* officiers /i'Atnt en sûreté. et Compans. dre du jour. « Je n'ai pas mes l'habitude répondit actes à mes inférieurs. avaient mis les troupes en mouvement » Vainement pour Versailles. et la tête dans tous les cas ne serait répliqua Macdonald pas de trop. réunis sous le commandement jason or- du . nulle envie de me faire raccourcir de par la tête. moi. » dit-il dans D'un autre côté les soldats arrivés à Versailles contre leurs généraux et demandaient à rejoinDéjà. mais le vin est il faut le boire » Alors Fabvier tiré partit rapidement pour guse. Souham. s'emportaient dre l'Empereur. s'assemblèrent. kowa. s'écria-t-il de mes généraux. » Cependant tout n'était pas encore perdu toutes les divisions du 6e corps n'avaient point pris part au mouvement. le colonel Fabvier. général mais entre autres. Macdonald trèrent pour « Je donnerais réparer la faute un bras. ne comqui était placé aux avant-postes. Dites le crime.**6 nart RÉVOLUTION Ha de nfiiaÎAiira FRANÇAISE. . Celui-ci dans l'intention fait d'aller avertir le duc de Ran'avait à l'hôtel Saintque se présenter rentré à l'hôtel du prince de la Mosles plénipotentiaires..

lutte contre ses généraux. retirer derrière la Loire de mais. à Napoléon la dertainebleau. qu'une Ne pouvait-il disait-il. C'est ainsi gloire. en effet. se rendre sans combattre. il parut dans les salons où on lui fit une véritable ovation. jours. avec cent cinquante mille combattants en qui lui restaient. à tout réparer de ses généraux. sur l'avis contraire « Eh bien! s'il faut renoncer à s'écria-t-il. « L'ingrat il sera resta Dès lors. un grand Marmont en marche A cette songer fection sur Fontainebleau. -une condition. cet homme dont le génie avait tant de fois indomptable commandé à la fortune. pas.(141. de Suchet et l'armée du prince réunissant il pensa soutenir encore la lutte? Un moment. Il ne voulait pas. doutant parlait plus qu'à des ombres. expire. Quel pénible effort dut alors faire sur lui-même. des alliés. de Talleyrand. loin de de la dé- nouvelle. sa de combattant de Paris souilla que le dernier et se condamna au remords qui a pesé sur le reste Fontainebleau à découvert. pendant Aussi.4) colonel Ordener. deux ce ne fut. généraux fendre la France. Eugène. les corps de Soult. sa vie de son corps. t elle pas l'Italie ne nous offre retraite encore à se ses déune encore digne de nous ? Veut-on m'y suivre une fois ? Marchons il ne vers les Alpes » Appel inutile lui-même de Alors. et Napoléon se dit-il en applus malheureux étaient de retour à Fonles plénipotentiaires Cependant. nombre d'entre eux s'étaient aux cris de vive l' partit pour Versailles. il accepta en arrêtant A son retour. de M. la responsabilité la marche 417 mis Empereur 1 et. trouva à la discrétion la défection prenant que moi 1 a de Marmont. son génie ^7 V et de sa fortune. Ney se chargea d'apprendre abdication sans rière résolution des souverains alliés. – – – ™-j quand -j^ – – – – il n'avait – –– qu'à – marcher 27 .

« A l'époque Napoléon s'était de la retraite procuré. Je ne signerai pas. et entendant apprenant Napoléon se plaindre de ce que l'action du poison n était pas assez il avait perdu la tête. On ajoute qu'un long assoupissement était survenu. le moyen de ne les mains de l'ennemi. un sachet d'opium' qu'il avait porté à son cou. Depuis. Yvan avait été mais. l'avait entendu . dans la nuit du 11 au 12 avril. dit le baron pas tomber vivant entre fait remettre par son chirurgien Yyan. C'était alors qu'il avait fait appeler ses serviteurs les plus intimes. et que les avaient symptômes effrayants fini par s'effacer. et s'était prompte. le moment lui avait paru arrivé de recourir à cette dernière resderrière sa porte qui couchait entr'ouverte. aux pour lui et ses enfants.•? devant ses soldats RÉVOLUTION FRANÇAISE. pour s'en voir HHi) encore. une sueur abondante les douqu'après leurs avaient cessé. Fain. et. trônes de France et d'Italie. Cette nuit. refusa d abord de le ratifier. et reçut en échange. en cas d accident. il renonça. quelque boire et se recoucher. Ce traité. Tavait vu délayer chose dans un verre d'eau. indiquée » par Ca- source. « Ce n'était la même pas seulement dont Condorcet de I opium une préparation c'était se servit pour se donner la mort. la souveraineté de lile d'EJbe. Napoléon Vainenement le duc de Vicence insistait. il avait conservé avec grand soin ce sachet dans un secret de son nécessaire. Il s'était de Moskow. se lever. Il parja de suicide. sujyj ? même au bout du monde. par le traité du 11 avril. Le valet de chambre. pendant tout le temps qu'avait duré le danger. soit que la dose se fût trouvée insuffisante. ma honte. précipitamment sauvé de Fontainebleau. il tenta de s empoisonner. Bientôt les douleurs avaient arraché à Napoléon l'aveu de sa fin prochaine. » ne cessait de répéter Napoléon. 1 banis. appelé aussi ce qui venait de se passer.

et. Napoléon ligne dans la cour du Cheval-Blanc. et de bravoure. Dans ces derniers vous n'avez cessé d'être des modèles de fidélité prospérité. notre cause n'était « Avec des hommes c'eût été la était interminable. guerre Je à ceux de la patrie. mes amis. à me survivre. au drapeau! Que j'embrasse Le général Petit s'avança Napoléon le serra dans ses bras sa poitrine. s'écria-t-il. Mais la guerre pas perdue en fût devenue et la France plus malheucivile. Si j'ai consenti les c'est pour servir encore à votre gloire. garde. Manuscrit de 18U. je vous fais mes adieux et de la de l'honneur sur le chemin trouvés constamment temps comme dans ceux de notre gloire.. » lç veut pas s'était-il mais avant de il ratifia le traité Napoléon se résigna. sous-officiers et soldats de ma vieille . avait le venin. contre il prit une aigle et la pressa vivement le glorieux emblêen embrassant « Chère aigle. choses que nous avons faites ensemble grandes tous sur mon cœur! vous presser mes enfants 1 Je voudrais » votre moins votre général. La garde impériale Vers midi. continuez pars il sera toujours l'objet était mon unique pensée bonheur de mes vœux. vers sa le grand escalier du palais.(4814) \1 soit que le femps étonné Napoléon. fois il voulut parler une dernière partir de Fontainebleau. « Ne plaignez pas mon sort. Dieune HWWPen eût amorti de vivre. tels que vous. J'ai donc sacrifié nos intérêts la France 1 Son à servir Vous. Tout d'armes. C'était le 20 avril. s'avançant descendit garde « Officiers. réfléchi 0» dit enfin jns&nfs quelques} #9 que écfiç l. Depuis vingt ans je vous ai dit-il. à ses vieux compagnons était rangée en était prêt pour le départ. Je veux écrire Adieu. reuse.

mes vieux compagnons en voiture et humides de larmes. « Adieu adieu 1 » Et. (1814) que ce dernier mes. il monta .sôldats me.480 KfiTOLUTlON FRAHÇAISB. encore baiser retentisse dans le cœur de tous une fois. les yeux disparut.

– La Chambre à bord en permanence.-Commissaires XVIII à Calais son XVIII à Paris. – Le comte lieutenant-général Traité Déclaration Nouveau des provisoire. Le duc à la nouvelle pour rige du Lyon.– Menaces contre les militaires acquéreur» Congrès au goife de Paris d'Artois Il se diJournée et du nationaux. Passage Retraite des alliées.– Départ pour l'Ile Nouvelle de la révolution.– iuBellérophon. (l'Angoulênie Déclaration à Bordeaux._ a cet On a déjà vu comment appel il répondu viendra . Arrivée Constant.- – Napoléon d'Angouiéme Traité Benjamin dans le Midi.– aux Tuileries.– se déclare Sa lettre des de la Samdes RepréRo- de Napoléon Abdication des Quatre-Bras.-Conseil avril.– Situation dans Napoléon Quiberon.1. Louis XVIII est appelé au trône. tère. Rédaction bres. Départ Ministère 20 mars.– Bataille sentants chefort– -Sentence Sainte-Hélène. –Départ d'Elbe. sur Jugement de Napoléon. – Adhésion an nouveau dn du 23 de minisChamLes In- gouvernement.– du Champ de Mai. actes. de son Marche Son arrivée à Fontainebleau. Les orphelines destinées Monument de à la noblesse.– Protestation Napoléon. impérial. sur Paris. de Napoléon.– au prince régent alliées. – Arrivée Saint-Ouen.– de Napoléon de Napoléon La duchesse XVIII à Gand.– d'État de Louis –Entrée de toi sur Écoles de Toulouse.– de Louis XVIII. phase de datée de Buckingham.Situation de Napoléon. Retour par les des additionnel.-Bataille royaume.1 le sénat avait _a.– Agitation débarquement. W ans une proclamation Louis XVIII avait dit 1er janvier Le 1814 « Une destinée glorieuse appelle le sénat à être dele premier instrument du grand bienfait qui la plus honorable la plus solide comme de son U~~ W~'U' existence et de ses prérogatives.– des Prussiens.– Ouverture la censure. Départ du comte Il y fait son entrée.– Juan. Napoléon Son départ pour puissances d'Angleterre. 421 CHAPITRE XII.– de la Charte. .– Cérémonies expiatoires.– Assemblée militaire pour l'armée. Son entrée à Grenoble.– sur Ordonnance cette ville. du roi. Constitution nouvelle.-Proclamatton et financlère de la France. des puissances elles Comment alliées.-Louls 25 mars. de la Légion-d'Honneur.-Ouvertures souverains.– de l'Ile politique.– de l'acte armées bre.-Projet valides. d'Artois. ~U' » garantie b.– Napoléon part Bataille de Ligny.– sont reçues pacifiques Mouvement national.(1814) RESTAURATION. r.– Débarquement les Basses-Alpes.b. à Paris. de Louis séjour Ses premiers extraordinaires à Complégne.-Marche Campagne Atfolre de 1815.– de biens de Vienne.– Départ des souverains alliés. Anglais. Retraite de Waterloo.

s'empresdu jour. généraux. Il y fit son entrée te M. les colonnes au nouveau gouvercolonel disait M. la dernière le 19. « J'offre aujourd'hui du 3e régiment des gardes d'honneur. Davoust à Hambourg. bataille de la campagne. fonctionnaires. Chaque Moniteur nement. à TouAprès avoir livré.•422 &t plus. de Talleyrand. à la tête des principales autorités . de Vitrolles 12. de Talleyrand sent nous avons eu la gloire. le comte cipé dans la personne de Nessëlrode charqui avait fait pattie de la commission gée de rédiger l'acte constitutionnel. tés autres dre ancien:. dans l'orprofut membres de là maison de Napoléon par Alexandre. visoire librement de France au trône de France Louisfrère du dernier roi. il Après avoir proclamé la déchéance le 6 avril. Aussitôt accompagné M. après de Bourbon. et de quelques émigrés. » – au successeur. M. (1814) de Napoléon. REVOLUTION PRANÇAlSt. au descendant disait « L'Université. fiiage de son amour Carnot à Anvers. gardes des rois de mes pèhâte de où elle pourra à l'hériprésenter tier de saint Louis. nouvelle. par laquelle « le peuple français appelait Stanislas-Xavier lui. le prince se dirigea vers Paris. mes seize cents et moi res. de Fontanes. » Augereau à Lyon. d'Artois était alors à Naney. tous Ses vœux le moment M. t>ès tors. Après le rejet de « Jusqu'à lui avait écrit pré» de le 10 avril. venez nous rendre l'honneur. sèrent d'offrir leurs services. de François I*r et de Henri IV. mission se soumirent. Suchet dans le Midi. Soult fit sa sou- Le comte la régence. louse. Comme la nomination et la déchéance du gouvernement cette constitution et autorisée Il y avait même partiprescrite de son premier ministre. sur la proposition du gouvernement vota proune constitution visoire. M. de Ségur. étaient remplies d'adhésions magistrats. et. l'homet de sa fidélité.

était allé té recevoir à la bàriière dans le Cortège du prince une remarquât au soir. du prince. la connaissance la Francer à ses de tous les actes commissaires des divisions extraordinaires militàires « de répandre dans le payé rendu exacte des événements qui avaient l'exécution et d'assurer souverains légitimes. leur obéir rement ofles instructions » D'après provisoire. Ce conseil était un conseil d État provisoire. entre les abdiqua le gouvernement provisoire tre. A six heures blatte flottàit et le drapèati était entre aux Tuileries. he voulait tien ïùi céder. de Talleyrand des génédu comte de Jaucourt. royaume./j£j« RESTAURATION. de Vitrolles crétaire d'État. par un premier mains du comte d'Artois. nombreuse troupe dd roi sut le dé l'Horloge. institua des maréchaux Moncêy et Oucomposé de M. Alors. » Ces com- ils pouvaient les dépositaires de toutes les classes et de tous les rangs . envoyés dans avec mission et Dessolles. pavillon le sénat s'était Soit pat tm reste dé p1ïdeur.< soit fierté. On déBôndy. du de lieutenant-général le titre comte d'Artois accepta l'ac-et promit du sénat. *23 parisiennes. provisoipublique. devaient civiles et militaires les autorités suspendre et les agents ou destituer de l'autorité etc. d'aller au-devant Appuyé sûr les souveabstenu avaient solennellement promis dërécon/iaftre rains alliésquî il attendait la constitution et de garantir qu'il avait votée. en fut nonïnjé Des chacune et de l'abbé secrétaire. dinot. lé frété dé Cavaliers cosaques. le sénat le 14. de Montesq^uïotî. du gouvernement « toutes ficielles. du due de Dalberg raux Beurnonville M. 17. l'avait déterminé andre à ce prince. CeDe son côté. ceptation à se soumetlà Veille. pendant. au nom du roi son frère. AlexUne visite dé l'empereur âé la constitution. arrêté du Celui-ci. le ebihté d'Artois Le se rendit ëfc corps aux Tuileries. avec le titre' ûe sefurent du royaume.

au lieu de faciliter la vingt-cinq transition du régime tombé au régime nouveau. si les nécessités Cependant. en grande partie composes absents de d'émigrés. Talleyrand et que le comte d'Artois négocia. plus de droits réunis. d'Artois dans les deux y pourl'une le 20 avril à tous les enjoignit de huit mois des contribuà tiers il fallut ordonnances. ler. le comte à verser. ratifia le 26 avril acte qui dépossédait et désarmait la France! Voici ce traité « Art. du moment en pouvaient sorte qùelque justifier ces mesures comment excuser l'acte de que M. « II. Les caisses voir. et semaient ainsi des germes de colère qui. Par deux et la seconde contribuables dater du tions ordinaires du Trésor étaient vides. ne firent que ranimer les anciennes Ils allaient passions. maintint la perception de toutes les taxes sous le nom de droits comprises réunis. au 1 jun- rétablissement des .424 HÉVO1UT1OH FRANÇAISE. précédent. flgjj) missaires. d'avoir et un délai 1er février extraordinaires antérieurement décrétées et pour 1814. Toutes demeurent France. signées. oubliant ainsi les promesses solennelles qu'il avait faites avant d'entrer à Paris qu'il n'y aurait plus d'impôts vexatoires. prêchant partout la réaction et l'intolérance. France depuis près de ans. le 27. à quelque temps de là devaient forcer les Bourbons à un nouvel exil. d'amitié Pour entre constater le suspendues hostilités entre sur terre les et sur mer alliées sont et et la puissances rapports les puissances alliées et la France et pour la faire jouir autant que possible des avantages d'avance de la paix les puissances alliées feront évacuer par leurs armées le territoire tel qu'il se trouvait français.

nera. royaume commandants et sera demeurera particulière. c'est-à-dire et riches terles acquisitions toutes les ride l'Empire. et remises « III. des forteresses « La dotation et tout ce qui n'est pas remis en entier Le lieutenant-général aux en conséquence. ans parla toutes les conquêtes.RESTAURATION. totale puisse être effectuée Elles avec armes et bagages. de trois pièces par chaque portion et blessés compris. à mesure que les places encore de ces limites aux par les troupe* alliés. Les garniau 1er juin prochain. trenteavec un grand frégates . modèles. des arsenaux pleins avec un de haut immense cinquante-trois douze mille d'armes matériel. sortiront sons de ces places dans la prode campagne. de bâtiments rang. l'artillerie emmener pourront malades mille hommes. et de la République amassées toutes les ressources France. seront ap» 1814. Les stipulations précédent sions maritimes. françaises du occupées hors seront évacuées de France de don- ces places. de l'an de grâce inventaires. de tous genres etc. et de munitions remplis d'efvoilà ce que et d'approvisionnements. propriété aucun objet. plans. et onze des magasins de guerre. sans qu'il puisse être distrait les dépôts d'arnon-seulement sont compris la dotation toutes autres provimais encore et de munitions tillerie ainsi que les archives. six cents bou- de grandes ches à feu des fonderies un vaisseaux nombre provinces. Dans aux alliés. pliquées aux places le 23 avril « Fait à Paris Ainsi ritoriales chesses. des ports. fets d'équipement donnait aux alliés. (1814) 425 vier 419%. à ce que la remise de manière l'ordre de les remettre. M. de Talleyrand d'un trait de plume. toutes pendant vingt-deux places fortes.l'article « IV. de. cartes.

désordre. {1814) sans même sans compensation. dans une étendue dé moins de quinze lieues carrées. et de rendre la paix le repos et le bonheur à tous les » peuples. par un demi à toutes les appartenant races et à toutes les nations de l'Europe Napoléon (à Fontainebleau). eut un moment. impératrice Rome (à Rambouillet). Entré à Londres le 21 avril. le comte d'Artois (aux Joséphine (à Rueiï). du 10 au 20 où l'on vit réunis. on" lui avait fait une rébrillante. sur une simple déclaration tfarfnisUce On dit que plusieurs millions furent le prix de ce honteux ou plutôt dé cette indigne traité. well. que f attribuerai le rétablissement toujours. trahison. Ce mois d'avril 1814 offrit un étrange De spectacle.*26 et cela. ûn traité de paix. C'est pays aux conseils de altesse à te 0oiieûx et à là confiance la diSur le vient dè m'adresser. sans REVOLUTION KKANÇAiSt. de calmer les passions. . et le prince Paris). Iî y que ruines. Marié-Louise l'impéràtrice et te roi de et d'Au(à de Suède' de Russie royal Louis XVIII avait quitté sa retraite d'HartCependant. Vâufâbelle. et protégés million de soldats. côté que portassent les regards quelque dit M. Voici ce qu'il avait répondu au ception prince régent « Je prie votre altesse les plus vives et royale d'agréer les plus sincères actions de grâce pour les félicitations Je lui en rends de particulières soutenues dont j'ai été l'objet pour les attentions tant de là part dé vôtre altesse des royale que de celte dé chacun qu'elle membres totre de ses vine trône dè votre royale. habitants Providence. après de notre maison de ses ancêtres et cet heureux état de choses qui promet de fermer les plaies. on n'apercevait confusion. condition. illustre maison. » Tuileries). les empereurs le roi de Prusse triche.

si jamais. tes garanties stipulées de transiger mais. fief s'était faMiMaarisé avec la nécessité fi ne pouvait de ce qtf H appelait les droits de sa naissance. ce que France n'aura plus besoin de votre épée. 1 -9 &1 se des 6ourbons que le chef de ta dynastie envers une nation qui avait provoreconnaissant montrait là France contre les coalitions depuis qué et soldé toutes tllf9' à ©Ouvres te 24. Il y reçut tous les corps politiques. avant son entrée à Paris. plus ptécieux de entre moi et tes représentants. je marcherais de tos senf'assurâneë reçois af ec la plus vive satisfaction Ifs mejsdrit d'autant qtré j'y vois le timents. il s'arrêta sur la terre de France. de Talleyrand A chaque reki d'acdes notes pour lui faire sentir & nécessité des rapports. sur le trône qu'en vertu du rappel à ne monter se résoudre dw séna« Conseillé quelques et qtf'après avoir soleonettement juré d accepter et par ptétt- ses conditions. émigrés.i 4 BESTAUKÀTtON. gage d'uiie union parfaite du seule peut Mîtré ta stàbiHté De cette union la nation. » Àtf corps législatif je suis. qu'il décida . et la félicité publique. par anciens M. nistratifs une favorable im^fessîôW. Louis XVIII cepter la constitution de reconnaître non qtt'H refusât de se prononcer hésitait il dans cet acte depuis lôWgtem'ps. admi29 à Compiègne. son confident Louis XVIlï intime. qui se présentèrent il répondit î << J'èspèf que la les premiers pour le féliciter. tout goutteux i Je avec vous. et. Ces réponses produisirent au roi avait fait remettre M. deBlacas. on nous forçait à la tirer. après trn exil de vingt-deux le Parti de? Calais le 2f6. sur un yacht XVIH Rembarqua Lirais ans. il abordé enfin âflglaîs. (4 81 -4) ~L. que Dieu ne vetHîlé. C'est ainsi Aux maréchaux et judiciaires. unique ofbjet de vois gotifernem'ent » ïmn% et de ma coftstatnte sotlicitude.

Louis XVIII y voyait une atteinte aux droits de la couronne. éclairé par les malheurs de la nation que nous soiuAverti . recevoir il la donnerait. Alexandre écrivit n'est pas publiée ce soir telle qu'elle a été convenue. qu'il daterait son règne de la mort de Louis XVII. Bénévent. on envoya au journal officiel la déclaration suivante « Louis. « de la nécessité de conserver question ce sénat. constituant le pouvoir Ayant dont ainsi retiré à cette elle s'était drait partit pour le château de Saint-Ouen. (1814) du trône sans condition possession Alors le préalable. le 2 mai. M. par la grâce de Dieu roi de France et de Navarre. à tous ceux qui ces présentes salut verront. on n'entrera pas demain dans Paris. et qu'au lieu de du sénat la constitution. de Talleyrand chargé de rédiger. de Talleyrand qu'on oppo« Si la déclaration sait. « M. chaque phrase de ce projet fut l'objet de vifs commentaires. C'est là qu'il devait signer la déclaration la veille avec Alexandre. vous seriez assis et je serais debout. » de la résistance par M. et que M. de notre peuple. » A quelques instants de là. de Talleyrand. de Talleyrand apporta son était emparé Il y arriva convenue avait été Il y aux projet. lumières duquel le roi devait en partie son retour.*28 RÉVOLUTION FRANÇAIS!. » Chaque mot. sénat eut recours à Alexandre* comme il l'avait fait pour le comte d'Artois à la suite d'une visite faite par l'empereur de Russie à Louis XVIII il fut convenu que le roi conserverait le titre de roi de France et de Navarre. dit-il au prince de si je jurais la constitution. « Rappelé. C'était méconnaître le principe de la souveraineté nationale consacrée assemblée Louis XVIII dans l'acte du sénat. par l'amour au trône de nos pères. de jurer et faire jurer d'observer la Charte dès qu'elle aurait été consentie par les corps représentatifs. et acceptée par le peuple français.

« Après première pensée est d'insi nécessaire à notre repos. 1 destiné _a_ à gouverner. garantie. maintenu savoir des députés « Le gouvernement représentatif existe aujourd'hui. partements. 1. nombre d'articles de la précigrand portant l'empreinte avec laquelle ils ont été indiqués. « Les par ministres responsables législatives. ils ne peuvent. sera librement et individuelle publique de la presse respectée. « Résolu d'adopter devenir une lois fondamentales libérale. « L'impôt « La liberté « La liberté nécessaires et la Chambre composée consenti. qu'elle soit sagement une qu'il est indispensable de et ne pouvant nous rectifier. nous avoir lu attentivement proposé par le sénat dans la séance avons reconnu mais qu'un que les bases en étaient bonnes. la vente des être poursuivis pourront et jugés par l'autre. divisé en deux « Le sénat. del'État.(1814) RESTAURATION. et à donner suivantes sera corps. inamovibles. le plan de constitution du 6 avril dernier. pitation dans leur forme actuelle. et le pouvoir judiciaire w . voulant en accepter constitution conservée. publique. inviolables assurée. sauf les précautions à la tranquillité « La liberté des cultes « Les propriétés seront biens nationaux restera irrévocable. notre confiance mutuelie. _1__ -1~ 429 mes voquer cette à son bonheur. seront et sacrées. une des Chambres « Les juges indépendant. pour le 10 du mois de juin de la présente et le corps législatif nous engageant à mettre yeux le travail que nous aurons fait avec une choisie dans le sein de ces deux les garanties à cette constitution convoquons le sénat année sous leurs commission pour base tel qu'il des dé- corps.

en masse sur son passage et le salua de ses acclamations. les pensions. Il était en habit impériale comme lencieux. Il composa fallait également il le sayajtj mais. » Cette déclaration. le vieu& roi se mit à l'œuvre de France depour la consolider. . Absent puis un quart de siècle. pour suivre sa famille à la tour du la duchesse d. affichée surtous les ne pourra être inquiété pour ces et les esprits en faveur du roi. disposa dans \e Moniteur. ce jour-là." Angoulème tomba évanouie. soit enthousiasme le peuple se porta sincère. Temple. sera maintenue. rêts anciens et d'intérêts satisfaire. (i$H) i « La dette publique sera garantie. Soit curiosité. On dit qu'en rentrant dans ce palais.. A cinq heures. « Enfin nul individu opinions et ses votes. Ses premiers des souvenirs et des essais d'ancien régime. Une fois eu possession de sa couronne. Louis XVIII était dans une calèche gauche la duchesse d'Angoulème. dans son travail de reconstruction c'est au monarchique actes ne furent que passé d'abord qu'il songea. faire son entrée dans la capitale.450 RÉVOLUTION FRANÇAISE. publiée le lendemain murs de Paris. que l'ancienne « La Légion-d la dédont nous déterminerons Honneur. conservés. Rome. Sa tâche n était il se trouvait nouveaux en présence qu'il d'inté- pas sans périls. suivaient les ces rois vaincus des triomphateurs. coration. Louis XYHÏ arriva aux Tuileries. « Tout Français sera admissible aux emplois civils et mjr litaires. le cortège quelques de l'exbataillons ces vieux soldats défilaient mornes et siqui. On vit garde chars figurer dans découverte et devant ayant à sa lui le prince de ville. qu'elle avait quitté enfant. ainsi grades et honneurs militaires seront la nouvelle noblesse. de Condé et le duc dé Bourbon. Il devait.

tenu des solliciteurs. . aux fil'abbé de Montesquiou l'intérieur. dont le seul titre officiers improvisés. étrangères à le baron Louis. Louis ensuite de former son mjnjgtère. des de prendre part à la curée. Affublés d'uniformes inconnus. réclamant le prix de la chute de celui qu'ils apet du retour des Bourbons. Un titre nouveau fut ciéi pour celui de ministre de la maison du roi. de Taljeyrand. mjnistre de la guerre sous le gouvernement fut mainprovisoire. de la police M. entrée et voix au conseil. Avoir quitté le service de la avoir échappé aux désastres ou servi France.814) RESTAURATION. de Blacas. campagnes L'ouverture des deux Chambres Ordonnance du 25 mai. Tous voudes grades qu'ils s'étaient donnés on vit la cohue XVIII t r 11 1_- -J_- _1_- v pelaient Buonaparte. Duppot. celle des postes. officiers furent et remplacés était d'avoir Près de quatorze dans leurs foyers avec une demi-solde. Beugnot eut la direction générale M. et projeta 1$ comte d'Artois et le prince de Condé reprirent leurs anciens titres de colonels-généraux de des Suisses e^de. renvoyés par des fait les Ce avait été fixée au 31. mandait. tOi de rétablir )es gardeMïHCorps. maison. ces hommes assiédes Tuileries les escaliers d§ ainsi que les bureaux geaient la guerre. cejte plaie de tous les régimes. avec M. le général nances. de Quiberon Alors tels étaient les titres que le gouvernement deà l'étranger'. M. non l'ex-vieille compris mille jeunes et braves garde impériale. à la marine. s'occupa aux affaires Il appela M. l'infanterie sa ligne. Malouet. se presser aux portes du nouveau avipouvoir. de l'émigration. et sous-officiers soldats. laient la confirmation fixèrent le pied de paix de T^rmée ai Cinq ordonnances deux cent mille sept cent seize officiers. Ferrand.

l'Autriche. et se dirigèrent vers l'Angleterre. de sécurité acquièrent accroît également la sienne. La guerre était la réconciliation universelle l'est pareillement. et par conséquent ajoute à sa véritable. la conclusion de la paix Alexandre déclaré ne vouloir rien ayant de la constitution signer avant que la question fût résolue. compagné « Messieurs.*3* révolution française. et la l'Angleterre une paix dans laquelle Prusse. elle avait terminé son le 30. La commission fut nommée le 18 le 27. « Le rang que la France a toujours occupé parmi les nations. pereur de Russie. des représentants de me prodiguer les plus touchantes de son amour. avait été enfantée en quelques et sur un ordre de l'emséances. signa le traité de paix. dit-il aux députés. lorsque pour la première fois je viens dans cette enceinte m'environner des grands d'une nation qui ne cesse corps de l'État. Louis XVIII se rendit au Palais-Bourbon acdes membres de sa famille. Ainsi. sont compris leurs alliés. (1814) l'acte constitutionnel jour-là devait être promulgué. daigne accorder « J'ai fait avec la Russie. On avait ajourné au 4. On était au 17. Alexandre travail. de l'Europe les souverains alliés quitaccomplie. L'œuvre . tèrent Paris. marques je me félicite d'être devenu des bienfaits dispensateur que la divine Providence à mon peuple.juin l'ouverture des Chambres. c'est-à-dire tous les princes de la chrétienté. ne doit donc pas être regardé comme retranché de sa force réelle. n'a été transféré à aucune autre et lui demeure sans Tout ce que les autres États partage. Ce jour-là. et la devait préparer le travail commission'qui n'était Ces retards arrêtaient pas encore nommée. Ce qu'elle puissance ne conserve pas de ses conquêtes. cette charte dont on a fait tant d'honneur à Louis XVIII.

Dambray. Mt 433 « La gloire des armées françaises de leur valeur te les monuments d'œuvre des arts nous appartiennent stables et plus sacrés que ceux n'a reçu subsistent. Ferchancelier. Nos manufactures nous vont refleurir. Après un discours de M. si longtemps vont fermées. et j'occupe aujourd'hui Mais. toutefois troubler et tout dupromet qu'un long calme au-dehors rable au-dedans seront les heureux fruits « Un souvenir joie.. timents c'est guidé par l'expérience et sequi le dictèrent. A cette lecture. souvent interrompue par les cris de vive 28 le . libres. ou qu'elle recouvre à ne les obtenir qu'à des conditions ruineuses. Le marché de la France ne sera plus seul ouvert de son sol et de son industrie celles dont productions lui a fait un besoin. l'habitude ou qui sont nécessaires aux arts qu'elle exerce.1 1 RESTAURATION. il revit place dans ce testament à l'instruction de l'auguste qu'il destinait et malheureux enfant C'est les auquel je devais succéder c'est pénétré des senyeux fixés sur cet immortel ouvrage. et une de la paix. du moins. V. que j'ai réconstitutionnelle digé la charte la lecture. je me flattais de rester toute ma vie le plus du meilleur sa des rois. du commerce. il n'est pas mort tout entier. J'étais fidèle sujet douloureux vient félicité ma né. et qui asseoit sur de l'État. lui seront fournies par les possessions elle ne sera plus réduite à s'en priver. périté « Mon chancelier détail mes intentions va vous paternelles.(1814) 11. désormais aucune attein- et les chefs- plus « Les routes être aux par des droits de la victoire. rand donna lecture à l'assemblée de l'acte constitutionnel. dont des vous allez solides entendre la prosde bases faire » connaître avec plus De longs applaudissements la voix du monarcouvrirent M. nos villes maritimes vont renaître. que. condé par les conseils de plusieurs d'entre vous.

nombre de sénateurs.1. des écoles exclusivement aux pour les attribuer enfants de la noblesse. et de M. était jouée par les mêmes membre comédie persop- le remplaçait. les avait situation constitution. en activité de service ou morts devant les bourses l'ennemi. sition. du serment. le gouvernement se faire . Celle-ci se placés Symbole et gage de la paix. succéda d'être depuis nages 1 Dans la nouvelle C'est la Chambre . Guizot.¿'In ~o FRANÇAISE. et ceuxauxdonnait le nom de républicains. la première Ainsi. une en ramenant favorable. garantie Ce projet de loi. où. on menaça de peines terribles les régicides et les révolutionnaires. la Y"no. entre autres les régicides. Plus de onze qu'une. ~L_~ (1814) .r·ni roi jura qui. dès ce moment.4!1. fut amendé par les Chambres. cents invalides furent chassés de France cents quinze autres renvoyés dans leurs foyers. il sembla ne irriter. Royer-Collard ancien correspondant de Louis XVIII. mesure qu'à s'appliquer qu'il aux Chambres eut pour but la suppression de la proposa liberté de la presse.pardonner les torts royal pouvait de son avènement. de cent cinquante-quatre Un grand composait membres. œuvre commune de M. au lieu de réparer. prestation Chaque fidèle au roi et à la charte. mais. secrétaire particulier du ministre de l'intérieur. avec des pensions honteusement On retira aux fils des officiers modiques. se manifesta une assez forte oppo- .434 RÉVOLUTION ~'I"1I. par la charte. les Bourbons. et les possesseurs de biens militaires. La dans fortune. Des cinq maisons d'éducation sous l'Emqui existaiept de la Légion-d'Honneur pire pour les orphelines on n'en laissa subsister celle de Saint-Denis. des pairs qui le sénat n'existait plus. quelson avaient été exclus de la nouvelle assemblée. Solennelle trente ans.

la France en pays conquis. certificat de catho- . les journaux royalistes les plus arbitraires. enfin. que le congrès qui ne les restituesoit aux curés. devait opérer têtes d'hommes. Ce n'était point par étendue ce partage. soit aux nobles. menaçant propriétés. Il fit dire dal et tous les chouans C'est surtout CadouPichegru. à Vienne pour un congrès devait s'assembler Cependant. Il ordonna descérémonies de la mort de Louis XVI.Antoinette. le gouvernement poussaient Selon un sans nul ne deeux. dans les guerres de la Vendée. aux mesures vait être admis aux emplois licisme. de Quiberon pour les malheurs » Telle ne fut pas Il proposa d'éterniser et la journée en comexpiatoires · même des services et du jeune solennels pour Moreau. Beaucoup croyaient que le rétablisétait le retour de l'ancien des Bourbons sement régime. mémoration de madame Élisabeth royal. Chaque jour. Louis XVII. Des courtisans RESTAURATION. les raient détenteurs de biens nationaux pas. la conduite des monu- les victoires et. que les émigrés veulent traiter en plusieurs au-dessus se mettre. du 21 janvier. et la douleur! du gouvernement l'épisode par des monuments. mais par France. étrangères. « Il semble écrivait le maire de Darnac à la Chambre. de les dépouiller dès que Tibère répondit le gouvernement · pressaient ce prince leur le silence d'élever « Il faut un autel '136 serait à la Vengeance ments pour domestiques. aux dépouilles de la puissance régler la part de chaque de terrain. morts de Marie. d'autres et ne reconnaître lois des autorités constituées. dans les départements que la réaction royaliste se faisait sentir. Ils paraissent endroits. du sort de Jézabel dites du clergé. » Les prêtres réclamaient les anciennes que leur volonté.()844) nationaux affermi.

la Norwège à la Suède le Hanôvre à l'Angleterre. et l'Autriche. exigeait. et la Sa-la Lombardie à la Sardaigne. qui refusèrent d'y accéder. M. Russie et l'Autriche n'avaient la décision du pas attendu l'une avait fait occuper en congrès pour se faire leur part. de Talleyrand notre plénipocorporation tentiaire à ce congrès. était réunie à la Hollande. à l'Autriche.Venise.n J – miî le compte ilil s'élevait à trente-deux millions. l'autre le nord de l'Italie. le 1er novembre. Pologne.*56 avnïf On an en avait On 1a RÉVOLUTION FRANÇAISE. Seule. Alors la Prusse. n'avait pas encore osé mettre la main sur sa elle s'était bornée à proie. à la Prusse par une l'Angleterre répondit note qui rejetait la dépossession du roi de Saxe. sous la présidence de M. infailliblecompromettrait de l'Europe. gne Mais la . dont Napoléon l'avait dépouillée. la Saxe et l'ancienne de Venise. de Metternich. Restaient encore en litige. sa demande de l'inde la Saxe. Ainsi. pand-duché consentit à abandonner à la Russie cette portion de ses anciennes possessions si la Saxe polonaises qu'elle convoitait. qui avait des droits à faire valoir sur le de Varsovie. déclarant que l'incorporation ment la tranquillité nouveau de point l'Autriche. tout en convoitant la Sa'xe. la Polola Prusse. de concert avec les représentants de et de l'Autriche. par les rivalités que ce contact soulèverait entre la Prusse et demandée . (1814) /inmnta a'Alsivmit X *_yi*«4. grès s'ouvrit première force toute l'ancienne le conDès la la Prusse renouvela séance. en faire la demande officielle aux cours d'Autriche et d'Angleterre. parmi les voie territoires les plus considérables. la Pologne. Ce chiffre était cependant réduit et des par des cessions restitutions de territoire la Belgique déjà opérées. république alliée Chaque puissance comme prix de ses sacrifices la Russie. la Saxe. la Prusse. Tel était l'état de choses quand.

Non moins opposée aux projets de la Russie sur la Poprologne. à prola diguer le sang de ses soldats pour assurer à ses spoliateurs tranquille qu'ils lui avaient arrajouissance des possessions » chées*. L'Autriche effrayés déclara des ordres Prusse pour était. 437 A. longer son territoire depuis la Silésie jusqu'à l'empire Vainement sations la Prusse elle s'en tint et la Russie aux termes des compende sa déclaration. liance agir offensive de concert et défensive.occ. occupaient que la cession tous A cette pour leurs sa frontière de Bocompromettait que cette incorporation hême.l. non contente sement. la de la Saxe. Vanlabelle. elle ne pouvait se résoudre à voir cette puissance turc. le présentée par M. lui offrirent une rupture devenait imminente. le 6 novembre. de sacrifice. la France par lequel l'exécution elles s'engageaient à du traité de Paris.(181S) 1devenait et dont le prix les troupes RESTAURATION. un traité d'alche et la France conclurent. on se prépara le 3 janvier 1815. mille homêt son abais- Dans cet état de choses. la placé. de son royaume. 1 une note au roi de Prusse.Qv~nt1. Sur les deux millions ce que renfermait Cependant sept cent mille furent donnés royaume. il pas signer sa honte. de Metternich 28 janvier. Alors le roi de Saxe était à Friedrichofeld. » Mais t.ce ~n4'#n. Ainsi. Histoire des deux . bataille de Leipzig. depuis des souverains.l. Alexandre intéressé. en possession nouvelle. L'Angleterre. pour assurer devait fournir Chaque puissance d'avoir mes. souverainetés. sous la surveillance Sommé refusa. les princes protestèrent. vint mettre fin aux débats sur la question de la d'habitants Saxe. l'AutriDe tous côtés. le royaume en litige donna eût lieu. allemands. de consentir disant « qu'il au démembrement ne voulait Restaurations. à la lutte. et. n.Q 1.a ainsi nnm~ 1nf. cent cinquante signé sa honte « s'obligeait à épuiser ses trésors.

de Talleyrand « Je vous avais bien s'approcha Itti dit-il. » conspirait. que cela ne durerait pas.· 11' FRANÇAISE. '1 (1815) le congrès. de Metternich. s'agitait jour ce que l'invasion seule avait produit. ne savait rien de ce Il y avait alors deux sortes d opposants tes . des intrigues de la duchesse gaieté des bonnes d'Oldenbourg. » C'est ainsi que la coalition fit expier à ce noble et vieux le tort d'avoir été. les Bourbons n'avaient rien Après vingt-deux ni rien oublié. Ainsi. « On pour renverser comme on dit.. d assoupissement ne voyait rien. deTalleyrand bal. du roi de Wurtemberg. Bercé tp'ar ïà politique le gouvernement seul qui se passait. fortunes de la grosse d'Alexandre le loustic de la brigade royale. « vu la réunion du roi de Saxe au plus cruel ennemi de l'Allemagne. jusqu'au Frédéric-Auguste. » ans d'exil. la Prusse se mettre incontinent en possession de là partie de pouvait la Saxe qui lui avait été dévolue. Un soir. d'une intrigue lord Castleréagfc. de « la rotonl'empereur dité colossale. au coin des rues. Toutes des fêtes membres ces hontes étaient débattues et signées au milieu réunissaient à Vienne les les dépêche^ les comptes-rendus d'un Aussi qui chaque jour. sœur de M. étaient plutôt galante. et des amours de chez M.438 1. du roi de Dahettiark. sur les bordes. celui-ci au grand t esprit révolutionnaire. de Blacas. pressé den finir. bout. » de M. on s'interroge de l'île d'Elbe venait de débarquer en France Alexde M. du congrès et les souverains. que d'une délibération.J' RÉVOLUTION n. de Metternich. déclara que. Tandis qu'ils croyaient avoit vaincu appris annoncé. il se plaisait à entretenir le roi des costumes que portaient d'Autriche et le roi de Bavière. de M. oh dansait une l'exilé andre nouvelle Tout-à-coup se répand on se regarde. loyal et fidèle envers son allié.

il était en lieu de sûreté. n'en espérez jamais rien ne pou» Si les royalistes et incorrigibles. dès le dèles à son souvenir comSon voisinage mois de janvier. de la banque mes de la bourgeoisie avec la Restauration tout compromis seconds repoussaient et l'Empede l'Empire ne voulaient que le rétablissement reur c'était celui de l'armée le parti national. composé aux espérances le désigner Lès et du commerce. les souverains. qu'ils étaient de vue la n'avait à l'île d'Elbe. Seul de tous les Bourbons « Le duc d Orléans est le seul quelque popularité. pas perdu Napoléon. difficile. moi qui dois l'en délivrer. je ne veux grandes occasions. de le déporter « Oui. c'est Je partirai. Napoléon. étaient odieux à qui les Bourbons venus à la suite de l'invasion. sont incorrigés le voté de son père dans le jugement vaient lui pardonner servé de Louis part XVI les constitutionnels avait prise aux de la révolution. La fortune Je partirai. le ils espéraient laient pas sortir de là charte. non point seul. à l'île de Malte où à Sainte-Hélène. L'entreprise' mais elle n'est pas au-dessus est grave. et des classes par cela seul populaires. de le confiner au Déjà on s occupait. C'est moi qui ai donné les Bourbons résolu. . 439 ne vouLes premiers et les impérialistes. à la France. y ramener sur le trône le duc roi par la voie légale. il avait songé au retour. ils Alexandre quant aux autres. n'avaient premières C'en était pas oublié la luttes et aux assez pour des hom- glorieuse qu'il victoires premières de ce parti. avait dit membre de là famille qui ait des idées libérales. et. disait-il.(1815) constitutionnels RESTAURATION. périlleuse les dans ne m'a jamais abandonné de moi. et le peuple étaient restés fiil savait que l'armée France et invoquaient sa présence. placer ce prince avait cond'Orléans. hâta son départ j'y suis prévenu. sinon. mençait congrès question à inquiéter de Vienne.

cents cent grenadiers s'ouvrit et Drouot à bord de sa du brick de sa garde. l'Inconstant. une heureuse la flottille entra le traversée. pas été vaincus ( Marmont et Augereau) leur bienfaiteur. Avec quel acharnement ils les dénaturent ils cherchent à empoisonner ce que le monde tre gloire. ans que nous avons vus pendant vingt-cinq courir l'Europe des ennemis. il s'embarqua avec chasseurs quatre corses. cents le golfe Juan. je lui appargrenadiers. « Soldats sortis de nous n'avons nos rangs leur prince. parent qu'ils calomnient notre qui nous même gloire? Si leur règne durait. c'est et s'il reste parmi encore des défenseurs que nous de noavons ces mêmes de bataille. Alors le drapeau tricolore fut arboré. ma » vie! Napoléon résolution. et la proclamation suivante lue à chaque compagnie. Je partirai avec mon épée. eux n'ont lauriers. Deux cents et deux ments.440 RÉVOLUTION FRANÇAISE. tout serait perdu. pour nous susciter qui contre nous dans les rangs passé leur vie à combattre armées étrangères. ennemis sur le champ . tiens. le souvenir de nos immortelles journées. aux généraux Bertrand et. mes Polonais mes La France est tout pour moi. « Ceux paront des pré- les regards? Souffrirons jamais pu en soutenir qu'ils héritent du fruit de nos glorieux travaux ? qu'ils s'emde nos honneurs de nos biens. Napoléon se jeta dans un canot et aborda le rivage le reste de l'expédition débarqua. combattus admire. mon sang. Deux ont hommes trahi nos Après 1er mars dans chevaux-légers polonais suivaient sur trois petits bâtiflanqueurs. je lui sacrifierai avec joie mon repos. (1815) la main sur le collet par des genpoint me laisser mettre darmes. en maudissant notre belle France tendraientils commander et enchaîner nos aigles. le 26 février.

(1815) RESTAURATION. vous portiez dans nos grandes journées. nos braves seraient des crimes cès seraient si comme le prétendent les ennemis du peuple. « Arrachez pendant ennemis ces couleurs et qui. « Votre général appelé au trône par le vœu du peuple. « Nous devons oublier que nous avons nations mais nous ne devons pas mêle de nos affaires. 441 « Soldats arrivé dans mon exil. sont de la Grande-Armée. est leur battant contre eux pour se soustraire condamnation. dela. que les étrangers le récit de tant ils sont les ennemis de notre gloire puisque comd'actions héroïques qui ont illustré le peuple français. comme ils ils règneront et là. à Wurtchen à Montmirail Pensezsi arrode Français aujourd'hui poignée d'où en soutenir la vue? Ils retourneront puissent gants. à Smolensk. du Rhin. « Les vétérans d'Italie. les les périls. de l'Ouest d'Égypte leurs sucsont flétries cicatrices leurs honorables humiliés. vous est rendu venez le rejoinet élevé sur vos pavois à travers tous dre. de ralliement à tous les servirent cette cocarde tricolore que des j'ai entendu tous obstacles. ils viennent. à Friedland à Austerlitz à Iéna à Ulm à la à Wagram. votre voix. l'avoir fait depuis dix-neuf ans. pas de plus vous ont imposés mis que ces princes. prétendent vous que cette « Vos rangs. que la nation a proscrites. Qui prétendrait être été les maîtres souffrir se qu'aucune maître chez nous? Qui en aurait le pouvoir? Reprenez ces aigles que vous aviez à Tuà Eylau. à Eckmülh. je suis ans vingt-cinq arborez de la France. les soules rangs ennegrands . Moskowa à Lutzen. à Essling. à leur joug. s'ils veulent. des rebelles. vos biens et la gloire de vos enfants. votre n'ont gloire les biens. des armées de Sambre-et-Meuse.

entourés entendront avec volera de nationales de Notre-Dame. et Je lendemain. et qui â délivré Paris de la a souillure et la présence de l'ennemi que la trahison y ont « empreinte. » « Honneur à ces braves soldats la gloire de la patrie et honte dans quelque rang criminels. Français les ait fait naître que la fortune qui combattirent vingtans avec cinq » l'étranger pour déchirer le sein de la pairie « Napoléon. alors aurez fait vous vieillesse vous et considérés respect de vos raconter dire avec orgueil « Et moi pourrez « aussi. la patrie et contre vous ranger sous Son existence que ceux et sa gloire et votre l'aigle. Napoléon à la tète de sa petite se mit en marche. je faisais partie de cette grande armée qui est en« trée deux fois dans les murs de Vienne. avec les couleurs vous pourrez serez les libérateurs « Dans votre tours jusqu'aux vanter de ce que vous de la patrie. les honceux qui les ont servis « Soldats tre chef. » concitoyens vos hauts-faits ils vous éternelle aux du soir. A onze heures . vers sa petite colonne. verains neurs. (181 S. clocher droits votre ne sont les drapeaux de vone se compose que de la vôtre ses du peuple et les vôtres son intérêt. aux cris de vive l'Empereur! A Digne. étape! les paysans se portaient avec des aliments. à Gap. contre venez 11'. étaient légitimes les récompenses. ne sont que votre La victoire marchera autres intérêt au pas son honneur honneur de charge clocher en vous gloire. la limite des Basses-Alpes atteignit.442 RÉVOLUTION FRANÇAISE. Il traversa troupe Cannes Grasse. il avait fait vingt lieues dans cette seule Sur son passage. au milieu leur de l'ennemi. affection sont pour nous. dans ceux de Ber« lin de Madrid de Moskow.

on le fusillera. sur dirigea mais le peuple torité avait fait fermer les portes de la ville. salué par les acclamations il se De Vizille. « Vraiment. **3 à La Mure. s'être réunies. et des des habitants dans Vizille. Grenoble. pour s'être clarait « Napoléon Bonaparte du Var. tes fit voler enéclats et vint en offrir les débris triomphe. Napoléon entra elles se mirent en marche. barrée sur le d'un corps avant-garde Naà Grenoble. Aux Tuileries. Après À ces mots. voisines. dans les premiers sire. val. « Soldats du les troupes royales s'il en est un seul parmi vous qui il le peut. disait au croire. par sept de six mille veuille tuer son général. et nous n'en enDieu.(1815) \. Son entrée dans cette ville fut un véritable à s'était répandu son débarquement de bruit le Déjà les il étourdit Paris. aucune il trouva résistance la route mais. » et à main armée dans le département introduit de la force commandants « tous les gouverneurs enjoignait . des campagnes accourus paysans l'auA la nouvelle de son approche. et publia une ordonnance par laquelle il déles Chambres. il n'y eut qu'un cri parmi les deux troupes. vers et s'avançant s'écria-t-il 5e de ligne. mé. point ou huit il n'éprouva à Vizille d'arriver cents soldats.1lJJ.V'j RESTAURATION. traître et rebelle. extraordinairement le roi se décida à convoquer pressantes. Accueilli avec transport par le peuple. me voilà! » son empereur. déconcerta et royalistes alaron n'en parut nullement moments. Il faut en remercier devenant » Mais les nouvelles plus tendrons plus parler.Dandré. les constitutionnels. on refusa même d'y aurait osé débarquer! ce coquin de Bonaparte roiM. à l'Empereur. rassemblait hommes que le gouvernement vers la code ses officiers d'ordonnance poléon envoya un mais de le faire reconnaître avec l'ordre lonne royale la menace qui lui fut faite de devant celui-ci dut se retirer de cheAlors Napoléon descendit tirer sur lui s'il insistait.

sardes gardes . et même aux simde lui courir ples citoyens. Monsieur. le 20 à Fontainebleau. tous se pressaient sur son passage. Après avoir traversé successivement Chalonsur-Saône. Ordre lui fut donné de se rendre à Marseille pour y prendre le commandement des cinq divisions militaires du Midi. le comte d'Artois partit pour Lyon. mais les ouvriers s'y opposèrent. où le maréchal Sens. il arriva Ney vint le rejoindre. le duc de Bourbon pour la Vendée. contre lui l'apdes peines plication portées etc. Auxerre. Déjà le comte d'Artois l'avait prévenu dans cette ville. Le duc d'Angoulême était alors à Bordeaux. mattres et ouvriers. aux acclamations de cent mille voix.iU RÉVOLUTION FRANÇAISB. Napoléon poursuivit sa marche triomphale il revit les champs de sa dernière et immortelle Ce fut là surtout campagne. Après avoir séjourné trois jours dans cette ville. Joigny. femmes. sus. Vainement il mit tout en œuvre pour exalter l'enthousiasme des troupes: celles-ci restèrent froides et impassibles. civiles. cela ne m'est pas et si je criais quelque chose. habitants des campagnes. On dut se borner à barquelques ricades. de l'arrêter et de le traduire incontinent 'devant un conseil de guerre. Au même instant. crie vive le roi Non. qui. Napoléon entra le 10 mars dans la seconde ville de l'Empire. ce serait vive possible l'Empereur! » Alors il donna l'ordre de couper les deux ponts. Napoléon ne s'arrêta il en partit le qu'un jour à Grenoble 8 pour se porter à marche forcée sur Lyon. après avoir reconnu devait prononcer l'identité. nntnn'tôc ^i^o ^« “» ? autorités nationales. enfants. Montereau. « Allons. camarade. dit-il à un dragon en passant une revue. s'élancent sur les ponts les barricades sont renversées. Vieillards. et Lyon est aux troupes impériales. le qu'il retrouva peuple fidèle. (J815) nationales. parurent de l'autre côté du fleuve les troupes Soldats et ouvriers impériales. armée. lui répondit le soldat. » En même par la loi temps. armée.

et arrêta mée. de aux portes de Paris. toutes de Napoléon quitté Paris à Fontainebleau dans la nuit. pour. l'une au peuple et l'autre à l'aradressa deux proclamations. opposé à qui. rencontre. ou plutôt larévolution dernier moment. Napoléon A huit heures l'épée pour le défendre. n'avait osé. Il sa marche que des menaces. du soir. la veille encore. avoir franchi deux cent trente . prit des mesures énergiques. Alors en semestous les militaires rappela sous les drapeaux de toutes les gardes tre ou en congé. ordonna l'organisation du royaume. Nul de tous ceux qui. tiré un coup de fusil. à la lueur des flambeaux. des déà la Chambre Louis de la nation. M. Napoléon composa le duc à l'intérieur Carnot. étrangères pela aux affaires après et jours. l'étendard avait à ceux sera de l'Horloge pour faire disparu du pavillon dans le silence et la solitude tricolore régnaient drapeau de l'arrivée A la nouvelle les parties du palais. 445 n'avait le gouvernement. Arrivé aux Tuileries. Il apson ministère. une profonde sécurité. et porté entre mille bras au palais. juraient tirer de mourir pour lui. au moment suprême. rentra lieues dans Paris. des représentants putés et réclama le concours était Il était trop tard! Déjà Napoléon. au bruit des acclamations qui s'était porté à sa il fut enlevé de sa voiture. le roi et sa cour avaient royal place au se diriger vers la frontière du Nord. de Paris XVIII d'une armée commandée se rendit solennellement par le duc de Berri. A dix heures du matin. Blacas garda disait-il l'avertir. Ce même soir. la levée en masse de tous les citoyens nationales sous les murs la formation en étàt de servir. Seul jusqu'au « Vous croyez donc. que Buonaparte qui venaient assez fou pour venir à Paris s'y faire écharper ? » C'était le 20 mars. jusque-là.(1815) CENT-JOURS. en vingt sans que ses neuf cents soldats lentement la ville. Il traversa eussent du peuple.

l'habitude d'être en défense et de chicaner l'autorité. l'empereur des soldats. des débats. parait revenu. Le peuple. ^a multitude. quis. que Napoléon se relâcha de son pouvoir. je n'ai pas conJe ne suis pas seulement. au trésor le comte Mollien. ou. ce n'est que la minorité ne vous y trompez qui le veut pas. mes pas. Chose étrange 1 c'est alors que le salut de la nation demandait la dictature. si vous l'aimez mieux. me cherchant. Si la nomination de Carnot fut accueillie avec joie. « Aujourd'hui. à la marine à la police Decrès. à la guerre Davoust. Constant de rédiger la nouvelle constitution. et pardonna à ses généraux le plus odieusement qui l'avaient abanil consentit même à recevoir donné les membres de l'anqui avait donné le signal des défections. cette multitude. Vous ne l'avez pas vue.Cependant. aux finances Gaudin. comme on l'a dit. alla au-devant des vœux de la nation il rendit à la presse la liberté la plus absolue. dit. au peuple l'élection de ses muniet chargea Benjamin cipalités.il à Benjamin tout est Constant. Fouché. avait consenti à reprendre un homme dont l'immoralité était proverbiale. Le goût des constitutions. Un gouvernement faible. me saluant! De Cannes ici. . celle de Fouché fut généralement on se demandait blâmée comment Napoléon. qui déjà l'avait chassé de son conseil. (1815) de Vicence. changé. Napoléon signala son retour par des actes d'une grande il réintégra ses fonctionnaires sagesse civils. disait-il. véritable il esprit libéral. à la justice Cambacérès. Pas un ne sortit de sa bouche « J'oublie tout ce reproche qui s'est Animé d'un passé. cien sénat. ne veut que de moi. je suis celui des des paysans. j'ai administré. des harangues.**> RÉVOLUTION FRANÇAISE. contraire aux intérêts naa donné à ces intérêts tionaux. se précipitait m'appelant. se pressant sur du haut des montagnes.

à la bonne heure. je ils ne m'entoune les flattais pas. » Douée le devoir. J'ai eu demandée. sorti des rangs du peuple ma répond ces fils de paysans voix agit sur lui. Ils ont les nobles seront massacrés si bien manœuvré Mais je ne veux pas être le roi d'une Jacquerie. le Languedoc et la Proessayèrent vence dans me charge sins. que le retour d'un complot. de la France. des Beauveau. Je n'ai jamais voulu l'opvolontés. leur sauveur les yeux.11 . des Mortemart il était bien dressé. depuis je la lui dois. Voyez ces conscrits. dent comme leur soutien. Dans le Midi. J'ai il faut que je prête l'oreille à ses même à ses caprices. je les traitais rudement raient pas moins. Je suis autre chose. du peuple.(1815) CENT-JOURS. avait dit la duchesse à son mari. mais je le sentais faisait des courbettes. sollicitée. à moi. Le cheval mais il n'y a jamais eu analogie. des Noailles. S'il y a des moyens de gouverner Je suis l'homme avec une constitution. Il y a sympathie voyez le peuple revenir Ce n'est pas comme avec les priviligiés. de grands desseins le sort primer pour mon plaisir. si le peuple reconnu sa souveraineté veut la liberté. de place qu'elle n'ait acceptée. ils ne criaient pas moins vive l'Empereur! Ils me regareux et moi il y a même nature. les Bourbons le résultat n'avaient pas rendu les armes. C'est qu'entre contre les nobles. à la mienne. des Montmorency. Je n'ai qu'à faire un signe. convaincus de Napoléon était Cependant. je de garder Bordeaux et tous les départements voide ce courage qui fit dire à Napoléon qu'elle dix mois c'est Avec le peuple. malgré plébéiens entre nous. le duc et la duchesse d'Angoulême « Maintenez de résister. La fibre populaire tout . ou plutôt à détourner dans toutes les provinces. Il n'y a pas elle s'est lancée en foule dans mes antichambres. des Rohan. 1 W le passé. vous Aussi. La noblesse m'a servi. J'avais » en a décidé. frémir.

le duc d'Angoulème. « Traités. « le seul homme visita de sa famille.a 1 1 iL RÉVOLUTION . Alors. h. grada sur cruel. Repoussé replia sur La Palud. Cependant. Vains efforts la garde nationale et les troupes reconnurent le' gouvernement et la duchesse impérial. tous les faits qui de l'ardeur et de témoignaient l'activité des puissances alliées à envahir une seconde fois la étaient France. MM. de encore » Moins heureux. Histoire des deux Restaurations t. Quatre de ses ministres. tous armements. de Chade Lally-Tolendal. Après monté la vallée du Rhône il se jusqu'à Valence.A1SL n (1815} était revues. dans ce journal avec le plus enregistrés » grand luxe de publicité1. avait qui le pressaient conclu. Il s'établit dans un hôtel particulier. après vingt ans d'exil et de malheurs. et leur avant-garde elles se dispooccupant déjà Donzère. Louis XVIII s'était réfugié à Gand. sortir du territoire que par capitulation. les actes. dut quitter Bordeaux. toute résistance avait cessé sur la surface de l'Empire. notes diplomamarches tiques. teaubriand. en étaient les principaux rédacteurs.'II. pressa l'enrôlement taires.~48 ~a. où le comte d'Artois et le duc de Berry étaient venus le rejoindre. de Jaucourt et Beugnot. s'expatrier ne devait avoir revit arrêté il rétro- passa des des volon- de cette ville. une capitulation qui l'obligeait à poser les armes et à s'embarquer au port de Cette. devant Romans par les troupes impériales. 1 Vaulabelle. saient à l'attaquer mais déjà le duc. « 0 Dieu il est bien s'écria-t-elle. les troupes impériales n'avaient pas cessé de le poursuivre. p. et. avec le général Gilly. comme il n'entendait pas interil constitua son gouvernement rompre son règne et voulut avoir son Moniteur.A¡. mémorandum. il se Pont-Saint-Esprit. '1 » la duchesse les casernes. 388. Arrivées à Montélimar. effrayé du mouvement des gardes nationales de toutes parts. de troupes. . Le 16 avril.

Par une convention à fournir. elles se hâtèrent de hors les lois civiles et sociales. Ils sont l'ou- irrésistible io 13 niais. et de le li- Napoléon vrer à la vindicte un nouPuis. de paix. que l'Europe ne cessait de témoigner de ses intentions Napoléon pacifil'initiative des ouques. mon entrée à Paris et la retraite des Bourbons. cent mille hommes. annuel comadpar s'engagea un subside de cinq retentissait encore de cris de guerre. retour sur les côtes de France. Voici la lettre qu'il adressa à chacun des mon dans le cours du mois dernier. mille hommes. . accord. de deux cent cinquante la troisième de deux Wellington mandée par l'empereur Alexandre. mars. . trois cent quarante-quatre sous Schwartzemmille hommes. l'ouvrage de la volonté 29 Déclaration ciaiauuii V. et à ne poser les armes guerre que d'un commun aurait été atteint. à fournir chacune cent cinquante mille hommes. à ses trois alliées. ditionnelle au traité. sterling. appris. leur trône mettre chanceler à cette secousse. La véritable nature de ces évènements doit être connue vrage d'une du uu maintenant de Votre Majesté. Sa fierté même se plia à prendre vertures souverains « Monsieur « Vous avez mon frère. elles conclurent publique1 veau traité par lequel elles s'engagèrent à diriger tous leurs efforts contre l'ennemi commun et tous ceux de sa faction. sous berg la seconde. l'Angleterre portions millions Tandis égales.n ~n 449 la nouvelle du retour de Napoléon était tomCependant. et lorsque le but de la trois grandes l'une de armées furent formées Aussitôt.(1815) 1_ n cknt-jouks. bée comme un coup de foudre au milieu du congrès de comme si les puissances alliées avaient senti Vienne et. puissance.

Je suis venu. et du point où j'ai touché le rivage. temps de du trône Ma utile s'associer de mon cœur d'une est de payer tant d'afhonorable Le tranquillité. Si tels sont. d une grande nation. dû se séparer deux. l'attente qui m'avait décidé au plus grand des sacrifices. la France a ni à ses sentiments. « La France ce noble . grands les vicissitudes revers à de ouverte Après est aujourd'hui à y descendre. Sa voix appelait un libérateur. d'autre rivalité désormais d'autre lutte que présenté il sera plus doux que celle des avantages la lutte sainte de la félicité le prinde sa politique sera le respect le plus absolu cipe invariable des autres nations. » se plaît à proclamer avec franchise but de tous ses vœux. assise aux confins des divers suffira États. l'amour de mes peuples m'a porté jusqu'au sein de ma capitale. La dynastie que la force avait rendue au peuple franles Bourbons n'ont voulu çais n'était plus faite pour lui ni à ses mœurs. de gloire nations. peuples. « Assez des diverses succéder belle arène le premier le spectacle naître la paix. avait été trompée. aux souverains. de j'en ai l'heureuse personnels Votre Majesté. au bonheur impérial était nécessaire en plus douce pensée est de le rendre à l'affermissement du repos de l'Eua illustré tour-à-tour du sort les drapeaux ont assez fait plus et je suis au monde de ne conde des Une rope.450 unanime RÉVOLUTION FRANÇAISE. (1815) qui connaît ses devoirs et ses droits. grands succès. seule pour en garder les frontières. « Le premier besoin fection par le maintien rétablissement des même Français. le calme général est assuré pour longtemps et la justice. avoir de grands combats. comme pour l'indépendance les sentiments confiance. Jalouse de son indépendance.

fût supérieure quelle d'autres libre. convoqué. entier. dans tous les départements. régiments et A Paris de volontaires. en compagnies s'organisèrent « Au on forma des fédérations. allé au-devant conditions? Aussi. de tous qu'elle sur plus inviolabiles agents responsabilité principes à la charte pouvoir. qu'elle avait repoussé. aux constitutions cent six vote» mille deux Il n'y eut que quatre du peuple. d'un point. par un décret de Mai. du champ extraordinaire d'Assemblée électoraux les fêtes eut lieu des départements. tels étaient les liberté individuelle. Napoléon. à les fédérés disaient parisiens de la patrie. gouvernement N'était-il de la guerre. Sire. pas. e. » la vôtre. comme Ce n'était en 1792. consacrait. sous le titre les collèges qui rappela des avait daté de Lyon. en ne pouvait plus être le prétexte les N'en avait-il de la paix? pas accepté effet. Cette beaux le solennité. judiciaire. et par vides des des écoles un élan spontané. 451 Cet Dès faire appel. lors. pour de ligne se remplirent.(~ 815) CENT-JOURS. de ne combattre vos mains que pour sa cause et Constant avait chargé On a vu que Napoléon Benjamin reliliberté constitution de la nouvelle de la rédaction gieuse. négatifs. lité du Bien du liberté pouvoir de la presse. Publiée qu'elle à la sanction elle fut soumise de l'Empire. jours 1er juin département. de la en révolution. nom entre nous jurons des armes donnez-nous l'Empereur. présence des plus populaires au Champ-de-Mars électoraux de collèges chaque . la nation la guerre à les rois vit ne voulurent bien qu'ils même n'avaient et imposer pas l'entend v. Napoléon. la révolution. donc plus lui qui était tout le peuple se leva-t-il les cadres courir aux armes les jeunes gens l'agresseur. n'était les uns trouvèrent pas assez qu'elle additionnel sous le nom d'acte l'était trop. but qu'un un à la France à ses yeux.

la ou garde nationale seconde. Pendant que l'Europe. son manteau puis. les discussions du congrès. était encore le grand pied de guerre. Chaque corps passa devant au son des fanfares Napoléon. communes.«ÉVOLUTION FRANÇAIS*. toutes les épées. Alors. de l'acte l'acceptation sur l'Évangile. était destinée à la défense des frontières. et aux cris de vive l'Empereur! trouva la France désarmée Napoléon le traité de Paris. à la défense des sédentaire. prêta serment. et la divisa en deux classes la première. la main en éveil par en armes et sur à peine présentait hommes de toutes se mit l'œuvre. soldats des troupes de terre et de mer dit-il à la foule armée qui remplissait l'enceinte. Aussitôt. soldats et gardes nationaux de jurèrent mourir pour la patrie. Après une messe J a “ de l'armée et de et au milieu d'un le chef des additionnel proclama solennelle. Napoléon. contre vous jurez qu'elle sera toujours votre signe de ralliement! vous le jurez! » A ces mots. je vous confie l'aigle impériale aux couleurs nationales 1 Vous jurez de la défendre au prix de votre les ennemis de la patrie 1 sang. ou garde nationale mobile. d'armes des (lue namitntî/\v\n de tous les régiments nationales de l'Empire. I » • (1815) députations toutes les gardes peuple hérauts immense. notre armée un effectif de cent mille soixante-quinze armes. quittant et s'avançant sur le impérial bord de l'estrade « Soldats de la garde nationale de l'Empire. . et démantelée tenue par par le peuple. Il appela aux armes la virile de population la France. et le peuple répondit à leurs serments par ses acclamations. Bientôt le défilé commença. Napoléon Jamais il n'avait déployé il travaillait plus d'activité seize jusqu'à heures par jour. des hommes de vingt à composée quarante ans. tous les casques s'agitèrent.

Napoléon et chargé sive. son absence. dans repris ouvriers. De grands préparatifs s'ouvrirent ries.(1815) CENT-JOURS. un conseil composé pendant mille à leur de ses frères le 12 juin. Lobau. pour le champ de Waterloo. hommes. des fondesur tous les points du furent faits. léon A Paris. Douze cent s'avançaient contre nous. Excelmans. par les généraux rard. s'était Pajol. de bataille il partit. » augmentées. l'empereur sur d'Autriche étaient de Vienne partis pour se porter mille hommes notre frontière. comte et Milhaut. le vrai trésor la bonne volonté du peuple. et commandée Vandamme. la grande armée de Napoléon. mise en marche . 453 Des forges. Mais déjà la coalition s'était mise en mouvement Wellington D'un autre et Blücher étaient sur la Meuse et sur l'Escaut. entrepreneur cent millions en or avait retrouvé c'était à tort. que le grand que l'Empereur croyait de son trésor des Tuileries qu'il retrouva non-seulement capitalistes fut l'affection de la masse français et hollandais sur un état militaire de huit à neuf comptait Napoléon armés et organisés. Bien qu'il n'en eût que deux cent dix-sept de prendre l'offenrésolut opposer. Après avoir ouvert la session des Chambres. pour le 1er octobre. du gouvernement. Mémoires Grouchy. mais aussi des de la nation. de Russie. Gé- de cent quinze mille Composée Drouet d'Erlon. Reille. jour. à trois heures et demie du matin. le roi de Prusse et l'empereur côté. des ateliers d'armes. disaient toute la France » « On est de retour. Joseph et Lucien et de ses ministres. cent mille hommes. Kellermann le 14. territoire. sans que les contributions fussent avait des travaux le grand publics système les « On voit bien. NapoOn arma et on approvisionna suffit à tout cela. on fabriqua jusqu'à trois mille fusils par les places fortes.

« Les insensés un moment de prospérité les aveugle. suivante fit du jour la proclamation et l'Europe. contre nous étions ces mêmes un contre Prussiens trois. Beauà Beau- le lendemain. les Hanovriens d'être les soldats de « Les Saxons la confédération leurs droits bras gémissent à la cause de tous des princes ennemis les peuples. du Rhin. de Belges. la plus injuste des agressions. ils savent que dévoré douze un million dévorer les obligés de prêter de la justice et des cette coalition est de Polonais. nous et aux Aujourd aujourd'hui qui décida après l'anniversaire deux Austerlitz Nous que coalisés droits fois du de Marengo de le 13. les mêmes « Soldats d'hui rail hommes? aujourà Montmi- si arrogants un contre six. (1815) elle campait sur les trois directions de Philippeville. Napoléon. six millions ordre insatiable douze Après avoir millions d'Italiens. États de deuxième de l'Allemagne. de destin après aux comme fûmes comme crûmes nous Wagram protestations sur le trône t trop généreux serments des princes hui cependant et aux laissâmes eux entre ils en veulent à l'indépendance Ils ont commencé donc à leur les plus sacrés de la France.454 RÉVOLUTION FRANÇAISE. elle devra millions de Saxons. Arrivé mettre à Avesnes à l'ordre « Soldats! « C'est Friedland Alors. ceux d'entre « Que glais freux vous qu'ils vous qui ont fassent le récit de leurs été prisonniers des Anet des maux afpontons ont soufferts les Belges. Marchons rencontre Eux et nous ne sommes-nous plus à Iéna. . et avait son quartier mont et Maubeuge. général mont.

le 14 au soir fort trancent à cinq cents le second avait avec le premier. et 1 humiliation du peuple en France. ché du quartier-général sur du matin à trois heures en marche. bonheur nous avons S'ils entrent CENT-JOURS. il monta à cheval et se porta en indiquée. Jeunes le moment officiers est aret soldats d'en et de Tous étaient ce mâle langage. bord d'attaquer ne pourrait pas se le 15 que l'armée frontière prussienne le 14 il en conséquence en ligne avant le 17 présenter donna à son armée l'ordre de mouvement. venger la patrie de ses derniers Wellington quilles dans deux mille Bruxelles. pour le centre quatre aux deux sur un deux jours entiers généraux même champ de bataille. afin d'isoler se rassembler des deux armées en- armée et de rester maître de chaque Il résolut d'afaire tomber son effort sur l'une ou sur l'autre. tombeau « Soldats batailles stance. comprirent de sauver l'indépendance venir aux mains. A l'heure . des et le à livrer la victoire mais des périls à courir les droits sera à nous de la con- l'honneur de la patrie seront reconquis « Pour tout Français qui a du coeur >i rivé de vaincre ou de périr avides de batailles.(4{M g) L'oppression leur pouvoir. le corps de Gérard dede Blücher. corps. le point le plus rapproPosté en avant de Philippeville. la en franchissant Il espérait. des marches 455 sont hors de français leur ils y trouveront forcées avec à faire. cents et Blücher leurs étaient. ardents. revers. cantonnements hommes avec le sien impatients nationale. Blücher. Napoléon résolut de percer nemies. avait son quartier-général trente-trois mille Il fallait cent hommes à Namur. vait se mettre la troisième division de ce commandait Bourmont Charleroi.

Napoléon divisa son armée en trois masses fortes chacune de quarante à quarante-cinq mille hommes il donna le commandement de l'aile gauche à Ney. surpris deux armées ennemies. changea quelques Au lieu de se diriger sur Charleroi. en entrant dans cette entre Bry et présence. Il était pour reconnaître suivi de cinq officiers. passé la Sambre. et percé leur ligne à son point de jonction. Il résolut A deux heures il fit Sombref.456 RÉVOLUTION FRANÇAISE. d'en chasser l'ennemi et de le rejeter au-delà de Fleurus. Napoléon averti unes de ses dispositions. Pendant que son lieutenant se dirigeait vers le point de concentration à tous indiqué les corps de se porta lui-même l'armée anglaise Napoléon sur la route de Fleurus. Napoléon ordonna à Vandamme de se porter sur ce village. de front l'ordre Dans la nuit avant de sa division comme . prendre position aux Quatre-Bras. Ney venait de rejoindre Il eut ordre d'aller l'Empereur. vers le point de concentration assigné à l'armée un premier prussienne. Gérard reçut ordre de passer la Sambre au Chàtelet. Napoléon franchit la Sambre et occupa Charleroi. Napoléon ville. Arrivé aux de l'ennemi. Napoléon Il avait. considérables. (1815J la route. du 15 au 16. Le 15. et tout-à-coup avec sa suite. les Prussiens Repoussés s'étaient retirés sur Gilly. Cette disparut désertion porta un coup funeste à notre armée. la d'apprendre de masses prussiennes sur-le-champ changement bataille. Après combat où l'ennemi fut mis en fuite revint à Charleroi. à Grouchy celui de l'aile il garda sous sa droite direction le centre et la réserve. avant-postes il parlementa. dans cette première journée. de livrer faire un à ses différents sur Fleurus. avait donné Déjà Blücher. averti corps de se porter à marches forcées fut surpris.

A huit Blücher heures. que cette et se porta deux heures à Charleroi. était en pleine sécurité. etenlever Il hésita. Cependant y avoir péril à laisser mille Français de Vandamme trente et de Gérard aux prises avec des forces trois fois plus nombreuses. 457 sur donna Fleurus. et sur ses derrières. au maréchal et de pousser Ney d'attaquer tout ce qui était devant lui. l'attaque commença.(1815) CKNT-JOURS. le maréchal Que faisait. nouvelle au galop il parvint lorsque le général C'est à Bruxelles. Napoléon était depuis douze heures son irruption bal. prendre Napoléon lui expédia. Après où Blücher eut un cheval tué sous lui. il pouvait culbuter les Quatre-Bras. Ligny avait et repris quatre fois par nos il pouvait les troupes. la droite en avant en même temps il or- au général Gérard de se diriger sur Ligny et d'enlever ce village. les quarante-cinq mille hommes de Ney. partie des cuirassiers l'infanterie de la garde et un violent combat. après avoir perdu mille hommes. la gardés que par huit mille hommes. près de vingt-cinq ce temps. en Belgique. avait devant lui Napoléon. chargé de lui rapensuite sur pendant ses ordres. qui n'étaient qu'il avait devant lui. et cinquante-six tout ce pièces de canons. anglais connut au milieu d'un le surprit. le pouvant à dos. veille au soir. Prussiens se retirèrent en désordre sur Sombref. Wellington. A sept heures du pris soir une Napoléon dirigea sur Ligny Milhaut. peler Déjà ne recevant pas de nouvelles un officier l'action. nos troupes forcèrent tous les passages et emportèrent A neuf heures. été de ce maréchal. Alors il donna ses ordres sur le point menacé en moins de à y rassembler cinquante mille hom- . et de se rabattre vigoureusement concourir à envelopper le corps de Bry pour Blücher. les Ligny. pendant Ney? Il avait Avec vingt-deux mille hommes reçu les ordres de Napoléon.

458 RÉVOLUTION nf_ FRANÇAISE. attaqué les Anglais avec toutes ses forces. touché des forces à attaquer. du soir près Il était avant de Soignes. » grande eût la grande et qu'il « A une compagné matin. dit Napoléon. et opérer heure pour avec du se joindre elle. n du « Si le maréchal heure et par un effort il se vit arrêté supérieu- avait de Ney. bonne écrasés. 17 ne fut pour dans la qu'une donné jourà Ney leurs fait Napoléon de renouveler heures. pour position de Planchenoit. Alors. après Prussiens. il arriva Wellington Napoléon à quatre s'était prit son mouvement de la forêt trop tard Bruxelles. et voilà quatre disaient-ils faire Pourquoi » se dirigea là-dessous. tôt endanse. A onze Ils au point du jour l'attaque ses soldats étaient encore de afin ce repos d'entrer « Nous plus des Quatredans avons bivouacs. de faire Obligé. le point sur Bruxelles. occupa où Napoléon les Quatre-Bras. par la retraite mouvement s'était replié parallèle sur Wellington A une dès heure. sortit à pied. ac- seulement Son dessein . de Blücher. de grâce armée avait aux Prus- serait La journée née perdue. (1815) mes. Après avoir. ne 1 était deux fois Mais. C'est alors 1- seulement lui était permis que Ney se décida heures. l'ordre Bras. Continuant heures arrêté. à Wavres. qu'il croyait bataille se livrerait probablement à manœuvrer armée. siens. en du jour. aux Quatre-Bras res. l'attaquer. la soupe rien chose murmuraient à la pointe du jour. le lendemain à la droite de « qu'une il fit prévenir Grouchy. il les aurait venu donner le coup notre nuit. ce qui il y a deux furieux par plus. heures ne se bat-on qu'on nous laisse sans pas? Il y a encore quelque sur cette avec la les un Napoléon lui-même position ordonné à Grouchy de poursuivre avoir garde. de son l'Empereur grand-maréchal.

bivouacs profond suite sommeil. près du bois et heures deux il était en marche colonne d'une bruit commencer devait l'arrière-garde demie.. . sa à quitter cette illusion si position fut courte. confirmèrent mouvement. et de tàcher aussitôt de la nuit qu'elle malgré 1 obscurité la ligne des grandes Il parcourut gardes. serait en marche. ^ était de suivre l'armée anglaise dans sa retraite.JgiB) EENT-JOURS. Belle-Alliance L'armée anglosilence le plus régnait. aucun ne faisaient Anglo-Hollandais un paysan lui amenèrent qui les coureurs heures. avait derrière battu. il dans la position qa'il occupait la guerre.(. à la se préparait lui rapportèrent que leur armée régiment. toute retraite lui était impossible. lant position prendre leur de quitter Deux déserteurs hain. que de rester s'il était lui les défilés de la forêt de Soignes. il entendit Ar- Divers par torrents. de retour des affidés que les officiers à trois en reconnaissance. rien faire de plus conne pouvait ennemi « Le général à l'esprit de «on parti et de sa nation aux intérêts traire de et même aux règles les plus simples de cette campagne. qui venaient belges. avait servi de guide au village d'Osur l'extrême gauche. n'avait mouvement rétrograde bataille qu'aucun faisait des vœux pour les succès de l'Empeque la Belgique et les Prussiens également y étaient reur. du feu des était resplendissant et de la Haie. Or. à cette heure. et demie. dans un profond était ensevelie hollandaise de l'entamer. l'houn incendie comme La forêt de Soignes apparaissait de la les fermes Braine-Laleud cette forêt. l'ennemi Le bruit envoyés heures était cessa en retraite la pluie mais tombait et précédents. eu lieu. des rivé fatigues qu'elle avait essuyées les jours le du château d'Hougoumont. que les Anglais haïs. entre rizon. A quatre alde cavalerie à une brigade anglaise.

(1818) « Les troupes étaient bivouaquées françaises de la boue les officiers tenaient pour impossible bataille au milieu de donner dans ce jour. il s'exposerait il a jeté les dés. si Wellington Votre mais je viens lui annoncer Majesté. à une perte certaine temps. ils n'avaient pris ni « Nous n'en avons repos ni nourriture. monta à cheval. et pas dix contre. et de les séparer puissent gagner Bruxelles de Wellington. Trempés par la pluie qui n'avait pas cessé de tomber pendant toute la nuit. « Si la masse des Prussiens. tant elles étaient détrempées. que soixante-cinq mille combattants. il n'est plus répliqua l'Empereur. et ils sont à nous. à poindre l'Empereur rentra à son quartier-général de plein de satisfaction la grande faute que faisait le et fort inquiet général ennemi que le mauvais temps ne l'empêchât d'en profiter. avant de se couques rayons la perte de l'armée » anglaise' Napoléon reçut de Greuchy un rapport daté de Gembloux. » Aussitôt 1 Mémoires éclairer Napoléon de Napoléon. « Sans doute répondit le maréchal était assez simple pour attendre Ney. je la suivrai dans cette direction. » Rassuré de ce côté.*W BÉVOLUTION FRANÇAISE. Mais déjà à cinq heures s'éclaircissait l'atmosphère il aperçut quelfaibles de ce soleil qui devait. pas moins quatrechances pour nous. afin qu'ils ne cher. l'artillerie et la cavalerie ne pourraient manœuvrer dans les terres. Napoléon Aux quatre-vingt-dix mille hommes dont se composait l'armée il n'avait à opposer anglaise. vingt-dix » dit Napoléon à ses généraux. » « Vous avez mal vu. fit ses dispositions. ils estimaient douze heures qu'il faudrait de beau temps Le jour commençait pour les étancher. que déjà ses colonnes r sont en pleine retraite elles disparaissent dans la forêt. il se porta vers la . disait ce maréchal se retire sur Wavres.

La victoire qui avaient assisté ils cherchaient ce nouvel ordre de bataille bats. orgueilleuse et l'ennemi. admirèrent à pénétrer les vues ultérieures ils discude leur général. jusqu'au lui paraître dernier double avec tant de précision. se trouva rangée sur six lignes formant la les rangs.(1815) CSNT-JOURS. taient le point et la manière dont devait avoir lieu l'attaque. figure et demie. fléchi un quart d'heure. était « Ces onze colonnes qu'il n'y eut aucune qui lui était désignée masses ne se remuèrent grandes heures ment tion taille. sabres. A dix tout le mouvece qui parait incroyable. différents corps d'armée onze Après avoir réde bataille que Les aides-de-camp étaient L'armée sous s'é- pleins d'impatience sur et se mit en marche qui et d'ardeur. l'Empereur donna ses derniers ordres. Ce spectacle qui à découvrir placé de manière l'armée dut dut en être frappé. tant de braves. homme. Pendant ce temps. il dicta « l'ordre assis par terre. était magnifique. 461 et reconnut Haie-Sainte. légère. toutes les troupes étaient à leur posiétait achevé sur le champ de bale plus profond silence régnait L'armée de six V. se déployèrent la place et chacun confusion. dragons schakos taine au bout les vieux de leurs soldats. le portèrent les armes. occupa dans la pensée du chef jamais de si avec tant de facilité. Il serait difficile d'expri«L'Empereur parcourut l'infanmer l'enthousiasme tous les soldats qui animait les au bout des baïonnettes terie légère avait ses schakos ou et cavalerie leurs casques cuirassiers. cerparaissait à tant de com- . deux généraux écrivaient. branla aux la ligne ennemie. en nombre de ce qu'elle était réellement. colonnes les trom- la musique sonnaient aux champs pettes et les tambours le souvenir aux soldats retentissait des airs qui retraçaient de porter La terre paraissait de cent victoires.

et aperregard de Saint-Lambert. Le succès de cette de Wellington. ordonna et celle le lieutenant-général avec sa division de cavalerie sa droite. pour éelairer avec les troupes muniquer sur promptement qui arrivaient la réunion Saint-Lambert. Il dit à son major général « Maréchal que – sur Saint-Lambert voyez-vous J'y crois voir cinq à six grande mille hommes c'est » Toutes les chy. Histoire des deux Restavralions t 11. des arbres uns. à armées du champ de porter de bataille l. Les uns soutenaient. et à gauche Son projet était son principal effort sur le centre de la ligne anglaise. plus et lui légère com- délibérer. leur traîner la destruction C'est cette au maréchal devait séparer les deux ailes attaque rendre toute retraite et enimpossible. « I! voulait le percer en l'abordant du Mont-Saint-Juan. au sommet des six V. Il mit pied à terre. FRANÇAISE. ce point. Mémoires » Vaulabelle. de l'armée Ney qu'il anglaise confia a. quelques cette incertitude. » à la tête 1. Grouchy. Le temps comme il arrive en point un détachement de Grouprobablement lunettes de i'état-major furent fixées sur était assez brumeux. il les deux la vue s'étendait fort loin. Subervic . quec'étaient sans Domont. sur de Rossomme. et se rens'emparer dre ainsi maître du principal débouché de la forêt de Soignes. » de le commandement Avant d'en donner le signal. par la chaussée. un nuage çut.irut être des troupes. que c'étaient c'étaient des colonnes en position. dans la direction qui p. -1- (1815) et se porta.. pareille circonstance. . lut jeter un dernier sur le champ de bataille. les hauteurs découvrait droite r~r de sa garde. des troupes en marche. qu'il n'y avait que de troupes.1. de Napoléon. si elles appartenaient au opérer maréchal les contenir si elles étaient ennemies. de là. Dans il fit appeler de se porter du général d'autres. il « vouattaque.-A.4Q& BÉVOLUTIOn ~1'"6 _6'0.

à la droite des Anglais. et envoie son détaà Gembloux. (ISjg) 46S Ces trois mille hommes quatre pour n'eurent rapidement rangèrent l'armée. le de leurs cadavres couvrirent valeur. commise hier de s'amuser car en sera plus décisive. contre nous faute qu'il a et si Grouchy répare l'horrible quarante. c'était le quatriëme corps prussien l'orà Grouchy sur-le-champ donné à Ligny. de chasseurs d'être fait amena noir prussien un hussard qui d'une colonne par les coureurs prisonnier était Ce hussard et donna de d'une lettre. les gardes anglaises mais non sans vendre chèredu château. l'arrivée en avons encore soixante pour nous. Après diverses vicissitudes qui occupèrent . un officier venait volante. et s'yy à trois mille toises. d'heure en qu'un à droite par ils se portèrent de l'armée. à faire sur toute la droite de potence « Un quart après. dit-il au maréchal mais en fait perdre trente. Napoléon détacha corps du général Bulow. au bois Déjà l'action était engagée « II se fit de part et d autre des prodiges de d'Hougoumont. le comte de Lobau avec dix mille hommes contre le général prussien. être hors des lignes et sans confusion en bataille. bois et les avenues ment leur san».CENT-JOURS. hommes. le corps de Bulow sera entièrement au envoya Napoléon Une heure venait de sonner quand maréchal Ney l'ordre d'attaquer. il était plein d'intelligence porteur La désirer. qui pas qui n'avait hommes. la victoire avec rapidité. » Soult expédia à dos le et de prendre sur Saint-Lambert dre de marcher En même temps. tous les renseignements qu'on pouvait vive-voix était l'avantvers Saint-Lambert colonne que l'on apercevait arrivait avec plus de trente mille garde du général Bulow. ce qui réduisit « Nous avions son armée ce matin à cinquante-cinq mille chances quatre-vingt-dix de Bulow nous Soult. chement » perdu.

anglais. revient à sa place de bataille. 1 plusieurs Français. Dans ce moment. arbre. suivait tous les mouvements de limpétueux maréchal. de la journée. se lancent à fond de train sur les et parviennent batteries. Mais plusieurs corps de son infanterie battent en retraite. et. A ce bruit. bouches à feu vomissaient quatre-vingts la mort sur la gauche de la ligne anglaise. la position prise par les Anglais en avant de la forêt à Waterloo. fuyards. une résistance opposait invincible. où s'étaient crénelés resta aux . puissante Blücher avait réorganisé son armée. Deux régiments de dragons à moitié ivres d'eau-de-vie. deSoignes. sa grande Ney faisait transporter artillerie sur le plateau du Mont-Saint-Jean.464 nlneionna RÉVOLUTION 1" xasrçsiss. le bois tout entier le château. à les dislomais Ney leur fait quer il envoie payer cher leur audace contre eux les cuirassiers Milhaut qui en font un effroyable carnage. ainsi que la présence de Napoléon en Mémoires de Napoléon. Aussitôt il lance son cheval au milieu des les arrête. de Smouhen et de la Haie-Sainte. la nuit. après les avoir ramenés au combat. la garde se portait sur le plateau pour achever la défaite des Anglais quand tout-à-coup de fortes décharges d'artillerie se font entendre sur nos derrières. les Ney emportait hameaux de Papelotte. dans Ayant appris. Cependant Ney n'en continua pas moins de s'avancer sur le front de l'armée.. le feu aux qui mirent et aux toits. (t8tÕ) plusieurs de braves. De son côté. sur lesquels elle à cheval près d'un s'appuyait. centaines heures mais a. Wellington. et rendirent granges les maîtres de cette position Français » Pendant ce temps. ordonna de réunir une batterie l'Empereur de huit obusiers. la garde s'arrête c était Bulow et ses trente mille Prussiens dans ce moment qui opéraient leur diversion.

il avait fait à son secours. « C'est Grouchy » fusillade éclate à notre extrême droite à une attaque dispose Sainte. dire par le comte été obligé de livrer bataille. tes les épées soldats demandent troisième Y. après la plus effroyable d'être écrasé se Bulow venait par nos troupes. mais. le jour baissait. tous jurent de vaincre. touA cette nouvelle. ranime et exalte s'écrie Napoléon. à cause de disposer de sa réserve avait fait dire â Ney de se borner à garder la Haie-Sainte. Ney obéit. la joie est grande. et leur monConduits tre la formidable enlever. la confiance renaît dans les rangs ils se raffermissent des Anglais et sur toute la ligne ils reprennent Napoléon. lance sa cavalerie carrés bientôt et apparaît anglais. Une des Anglais. glais qu'il arriverait avait ordonné à Bulow de se porter de Waterloo. Il est donné. privé du secours plateau à son tourparla cavalerieennemie. tous les sabres sont levés officiers et s'agitent. Une seconde fois lui-même sur la crète du qu'il attendait. sa cavalerie décisive. la plus vive impatience le secours Au promis par Blücher. sur les batteries et les franchit le talus. à grands cris le signal. avec Wellington attendait Toujours debout sous son arbre. Bulow avait Arrêté au général anDès la pointe du jour. bruit du canon de Bulow. 465 avant du Mont-Saint-Jean. Ney. une seconde fois elle est repoussée lutte. l'intervention l'offensive. dre. sous le feu terrible 30 . ne pouvant de Bulow. gravit fois. une vive par Ney. mais. Cependant. Arrivé au bord du plateau.(1815) CENT-JOURS. position qu'ils doivent Dans ce moment. il sur le champ de bataille de Lobau à Planchenoit. il ser. Napoléon Il se porte sur la Haiele courage des soldats. il est contraint et chargé de descen- du plateau. il ne veut pas s'arrêter. attaqué par les Anil dut combattre pour les repousglais dans cette position. s'empare au pied de la position.

franchit le talus et se précipite. Blücher. A la vue de ce mouvement la vieille rétrograde. en pièces tous ces braves gens la vieille me faudra» homme ce moment. sur les carrés ennemis. milieu mêlée. Wellington. avec désespoir. engagés sur le plateau. l'épie à la main. Ce n'est plus une bataille. masse confuse. il se de lesrallier ses paro- au milieu . Alors Welsuspend sa marche. tout était ébranlé. il continue du feu. toujours. Pendant ce temps. droite mais. et les lance en avant. un à commander au et. et l'armée léon jette ne présente plus se demande la cause de ce désordre. enhardi Blücher. pour appuyer garde nos soldats toire. Renversé il se relève. de Grouchy avaient d'entrer en ligne à de bataille. le duc regardait sa montre et engnée. » A chaque instant. croyant brûlaient leurs dernières cartouches. la vicles cris Ces de sauve nous sommes trahis quipeut cris émeuvent et ébranlent nos soldats. de cavalerie. fortes de six lington fit avancer deux brigades les Prussiens. abîdisponible. ces masses pour De son côté. tête des siens. achever Soudain.466 'dÉVOLUTION FRANÇAISE. Wellington plus dit Jomini. Devant par le flottement concentre toutes de nos ses forces se font entendre. régiments. Alors. dant que son intervention que la lenteur et l'inaction laissé libre l'extrême dats. de troupes et les progrès un dernier s'avance effort. et se forme en carrés. des fuyards. Blücher formidables. (18SK i les pentes du plateau. à la de cheval. Déjà nos sol- inexplicables de ses mouvements venait de notre champ se retiraient en surpris par cette attaque imprévue. « Mon Dieu s'écriait-il voyait des officiers en découverte. t-il voir tailler Dans en voyant ses rangs séclaircir. désordre. et tente nos troupes se débandent. pengarde s'avançait devait achever la victoire. qu'une NapoVainement. la bataille était ga mé si une troupe fraîche se présentait. c'est une affreuse « n'avait On se bat corps à corps.

de à ce champ l'entourent et l'arrachent encore. foudroyés Wellington sont trente fois plus nombreux. que pouvaient-ils ? sinon mourir. gue et à l'épuisement. par reste l'épée à la main. et pousla charge. de es- sa voix. 1 prend la direction. saie d'arrêter par un ennemi successivement Cambronne. Seuls contre à poursuivit succombant à la fati- n'aet sans armes. du maréchal Blücher la victoire par l'arrivée hommes renfort de troupes fraîches. coulèrent en carrés. pâle ses yeux. C'estainsique victorieuse d'une armée de cent vingt était. en Napoléon. se vit arracher avec trente occupait la moitié du champ de bataille des Anet avait repoussé le corps du général Bulow. glo-Hollandais. le feo commande et. croisant la hwionnette.(181S) les ne sont CENT-JOURS. des larmes formée Assaillis. Un dernier carré. lèrent entre mille hommes. la cavalerie Pendant outrance nos malheureux qui. et ses soldats garde. sans chaussures soldats. Plusieurs officiers vaient plus même la force de marcher la mort pour ne pas tomber vivants et soldats se donnèrent Il y en eut même qui se fusilentre les mains de l'ennemi. précipitent trois armées. a dit Napoléon. et ordonne Alors. la vieille 467 couvre effroyable de le reconnaître. . sept carrés commandé détruits. ennemie toute la nuit. qui mille en ligne à près de cent cinquante à deux et demi contre un. eux plutôt que de se rendre. et Blücher. On lui crie de se rendre il répond par un refus énergique. la grande armée. avec sa fortune. se les grenadiers sant un dernier cri de Vive l'Empereur tête baissée sur les rangs ennemis. Journée mille portait l'armée alliée c'est-à-dire hommes. Cependant. mais ses généraux bataille où il veut rester Cambronne Cependant. à sept heures du soir. décidé à mourir. « qui. On dit qu'alors. un tumulte point entendues et l'obscurité de la nuit empêche et immobile. sont encore debout.

18 brumaire. s'emparer le dire. de la dictature. et le peuple. Appuyé par la garde il ne sut vouloir ni tenter disait- . pli Singulière assuré de la France Sans la déde mes mains le triomphe eu trahison mes ennemis en ouvrant j'anéantissais la campagne je les écrasais à Ligny. Y a-t-il concours -–– ae tatalités inouïes a-t-il a II dit ~:t N'y a-t-il eu que du malheur? tout ce qui tenait à l'habileté avait été accomEt pourtant. de l'indépendance fixât les yeux sur Rome après la bataille » Vainement sur Carthage après Zama qu'elle et non avait dit . pressé de tous côtés par les Barbares.Napoléon « N'imitons aux Chambres du Bas-Empire. de l'énergie. L_I~1 (i8i5) -L_L1_. de qu'elle de la gloire. défaite. proposition et se déclara en permanence. entière l'honneur. malgré la plus Singulière la gloire du vaincu n'a pas souffert. où j'ai vu trois fois s'échapper campagne. abstraites au de la postérité. du gouvernement. « On veut que j'abdique. caractère. il fut au-dessous nationale. m'eût pas manqué. si la gauche eût fait ne si ma droite son devoir! je les écrasais à Waterloo. des Représentants la de Lafayette. ni celle du vainqueur vra à sa destruction peut-être dans La mémoire de l'un surviaugmenté s'ensevelira la mémoire de l'autre » Cependant. il fallait son triomphe « tout pouvait se réparer mais il fallait du de la fermeté de la part des génétoute des Chambres. en s'occupant de discussions Aidez-moi moment où le bélier brisait les portes de la ville. où.468 REvam'noK FRANÇAISE. sertion d'un traître. t incompréhensible encore. horrible catastrophe. pas l'exemple se rendit la risée qui. un nouveau les fédérés ou à qu'à abdiquer plus à Napoléon il faut Dans ce moment suprême. à sauver Chambre » Sur la patrie. de lui-même. tenterait des traîtres de la quiconque la de la peine menaça Il ne restait dissoudre. raux. de la nation fût animée par les sentiments nationale de Cannes.

des Français. « NAPOLÉON. empereur ment sous la présidence provisoire. ment sur le vaisseau Napoléon anglais de son propre mouvele Bellérophon. réponse pour écrivit « J'en ces gens-là n'ont où il arriva Rochefort. Thémistocle. et à l'iniqui divisent de l'Europe j'ai terminé puissances comme et je viens. c'était impruporter en avant. encore gardant lui me rej'offre mes services comme général. au prince régent » Et il partit point d'énergie le 3 juillet. ce n'est CENT-JOORS. dit Napoléon son cette répondit sances étrangères offre. qui le conduisit passa . « Rochefort. écrivit-il à la commission du gouvernement. Napoléon jugea d'un coup d'œil le danger du général « Dans et y vit l'occasion de prendre sa revanche. qui futproclamé par les Chambres. s'avançait à l'ennemi des Anglais pour se C'était plus que téméraire.(181S) il. des plus grandes ma carrière politique. dent. généreux de mes ennemis. prussien. c'est la peur. 469 c'est Waterloo. ces graves circonstances. m'asseoir au foyer du peuple britannique je me mets sous de ses lois. que je réclame. » Deux jours après. « que les engagements pris envers les puisne étais permettaient pas d'accepter en recevant sûr. » On comme le premier soldat de la patrie. pas la liberté qui me dépose. Voici la lettre qu'il d'Angleterre «Ate sse royale. le danger allait croissant. Cependant marches forcées Blücher s'était séparé du duc d'Otrante. » Et il se décida à abdiquer en faveur de son sous le titre de Nafils. On nomma un gouvernepoléon II. a En butte mitié aux factions mon pays. de Votre Altesse la protection du plus constant et du plus Royale comme du plus puissant. 13 juillet 1815.

anglais. vint librement. foi pour l'Angleterre. répondit-on. Keith qui vint le lui signifier leur la senprisonbri- dédirait spécialement sa garde au gouvernement tannique. qui fit vingt J'en à appelle ans la guerre cherpreuve ? Mais ennemi dans son infortune. l'instigation je suis même l'hôte de l'Angleterre. sur de je fus Aussitôt du des ainsi peuple ordres ma à bord Bellérophon le gouvernement le foyer en donnant de me une recevoir embûche britannique. (1815) Alors à Plymouth. plus éclatante asyle sourf ses lois. u A Iturii du lluliérophon. désormais voudraient parler que les Anglais La foi britannique se trouvera de leurs lois et de leur liberté. par la force. au capitaine suite n'a Bellérophon que me tendre tri son pavillon. que il a forfait se consommait à l'honneur ce serait Si cet acte de leur loyauté. dans l'hospitalité perdu elle dira qu'un l'histoire au peuple cher un pouvait-il comment mité ? On nemi.470 RÉVOLUTION FRANÇAISE. de ma personne sant. suis venu librement prisonnier. mettre assis Je sous suite. qui m'est hommes. et. Quelle et de sa confiance de son estime lui donner en Angleterre. » . des puissances tence nier. et confiait l'amiral alliées. Je ne suis pas à bord du Bellérophon. du Bellérophon. à la face du ciel et des solennellement ici « Je proteste la violence contre faite. qui m'était venir me a dit J'y avoir suis des venu ordres en Anme suis la produ Si du voulu et fléen vain à du capitaine de me recevoir si cela du gouvernement avec ma gleterre présenté tection de des bonne lois et de me conduire agréable. à la mer. les plus sacrés en dispode mes droits la violation contre Je et de ma liberté. une main de tendre feignit quand il se fut livré de à une telle magnanià cet en- hospitalière foi bonne on l'immola « NAPOLÉON. dit Napoléon.

que les peuplés s'arpar un châtiment procontribua à sa ce qui avait à son élévation . entre de la liberté. voilà tout ce qu'elle lui laissa du monde qu'il avait conquis si elle et. l'intervalle au nom étouffa contre sous lui. en vue et qu'en passant du cap la Hogue. et lui. chère France la grande traîtres de moins et tu serais Quelques » nation et la maîtresse du monde! encore de la scène disparut des temps modernes. de l'Océan dont il avait elle plaça. Soldat. Mais. depuis et mourait ans. tudes de la fortune. Héritage glorieux que ses enfants Avec lui finit cette sauront recueillir en 1830 FIN DE L'EMPIRK. combattait pour sa foi nouvelle. comme eût craint un nouvel effort la terre C'est et qu'il mèrent videntiel. à son tour il subit les vicissiposé à son gré des couronnes.(181 S) ceut-jocrs. son despotisme. homme qui renommée. 471 Protestation land. révolutionnaire génération qui. vaine il fut transféré sur le Northumber- On dit que Naqui mit à la voile pour Sainte-Hélène. chute. si le champ de Waterloo lui survécut. de |on génie. vingt-cinq fut sa tombe. Ainsi travers tion les politique consul. C'est ainsi que. son œuvre. la révolution. le plus grand empereur. peuples pour rendre témoignage armé. il la salua pour la dernière fois de ces paroles « Adieu adieu terre des braves adieu. Après avoir rempli le monde l'avait il passa à de la révolude sa et displanté ses aigles sur toutes les capitales. Un rocher stérile. servi reçu ses pouvoirs. ses regards détacher de cette terre où il poléon ne pouvait ne laissait plus rien que sa gloire.

.

Pichegru tressée habituellement. à la Le gendarme à minuit. et Sale conseiller d'État Réal. en ayant quatre centimètres. NOTE 1 (PAGE 7). Le dans sa poche sept heures jusqu'à et qu'elle était restée dans l'antichamlui-même Sirot. de Pichegru la chambre dans pour y étant entré clefs du Temple. Lapointe. à sept heures Popon. dépêché commandant vary. • 473 PIÈCES JUSTIFICATIVES. Thibaudeau ment. La page où est déà Réal. avoir servi à souper du matin. concierge Aussitôt un police. à dix heures Popon déclara la clef de la chambre. par le grand-juge. quet. porteLe 16 germinal. après « Le porte-clefs que la veille. « II semblait prévus pour rapporte la ainsi qu'il suit les circonstances évènements de cet évène- que fatalité rassemblât les le le de la conspiration à l'affaire imprimer du matin. ce qui avait produit de Sénèque. qui était de planton onze heures tour du Temple. avait demandé Pichegru un commissaire de crite la mort de Caton était cornée. Sur la table de nuit était un volume que tait tous les signes. plus tragique. et ne l'ayant du feu. du soir. alla préni vu ni entendu remuer. il avait emporté à Pichegru. Conla gendarmerie par le Premier d'élite. qui en accoururent donna tout de suite avis aux les plus caractère im- . de soie noire qu'il portait tour du cou la cravate était passé un bâton long de quarante dans laquelle en forme de corde. n'avait rien entendu. Le livre était ouvert. couché sul. n'avait bre. envoyé chirurgien. sur le côté droit. tourniformant ou cinq de circonférence. allumer venir diverses Fauconnier autorités. qui a passé la nuit renfermé gendarme toussé de avait beaucoup sinon que le général rien entendu.PIÈCES JUSTIFICATIVES. dont la face du cadavre porl'étranglement. ayant auétait mort dans son lit.

ouvrant d'excharges pédier et vigoureux il arrêté dans son lit. toutes les précautions Il ordonna à sa vie pour qu'il ne pùt attenter ceon le trouva. bien des gens le crurent. envoya cinq dp. Gaillard. endormir. de la cour de depuis membre à la cause royale. Pichegru. « Si la strangulation lui. d'après tion où ils l'avaient trouvé et les observations qu'ils avaient faites et dont ils rendaient l'individu dont ils avaient visité le cadavre et qu'on compte. où à rejeter sur le Premier l'on fut si empressé Consul la mort de ce généde Napoléon. pour les récompenser . « Que le mode de strangulation comme de Napoléon. les amis de Moreau vait Premier le proclamèrent lui-même s'étrangler Consul avait à l'envi. Le fait est identique. cela ne se serait s'était y aurait débattu contre de Pichegru pas fait sans douze hommes été opérée il était violence. et déclarèrent la posiqu'ils estimaient que. sur le grand vestibule d'entrée. pendant étranglé par un tourniquet qu'il avait fait avec un cerceau du baquet destiné à ses besoins. Des agents l'écrivirent à leurs cours. au Temple. après le renversement pris sa place dans l'histoire. et. dats. beaucoup d'autres. par lui rendus Un accusé pour les services à mort aux assises de Melun fut condamné présidées par ce magistrat. Est-ce de leur complaisance. ne pouet que le leur avait dit être celui du général fait expédier des solPichegru par Dans le public. cassation. sans qu'on leur ouvrît les portes. Les assassins ges. par lequel Pichegru s'est suicidé elle ne c'est ce qu'attestent les hommes pas physiquement impossible. dit en effet. ne pouvaient des nues dans sa chambre. les bruits toujours porté à adopter les plus exagérés et les formes les plus tragiques. Les partisans des conspirateurs. ils ne pouvaient D'après s'y introduire Il y avait là concierge. soit dans toute l'Europe. que. n'ayant nous l'avons » On le pu le convaincre. ral. garde. des gendarmes. dans son cachot. le parti royaliste.474 « Le trihunal criminel RÉVOLUTION FRANÇAISE. il On ne l'aurait corps. dans le secret. étranglé « fasse ce qu'on voudra. dressèrent chirurgiens par eux commis. ses membres Six ou médecins. Sa chambre pas exposé aux regards n'éétait de tait pas isolée elle de Lozier et de Georprès de celles Bouvet. s'était lui-même. pas tomber Pichegru l'ordre établi pour la police du Temple. de il y en a des exemples l'art les plus instruits. étranglé. après l'abdication nous en avons entendu citer un en France nommé par M. de procès-verbal l'examen du corps. même en Angleterre. la calomnie diplomatiques circula a. En 1814. porteofficier de factionnaire à à écarter ou à mettre clefs. avec sa Ils soutenaient cravate et un qu'un homme tourniquet. qui l'avaient avait d'autres par fort que par eu quelques traces de violences sur son de quinze ou vingt personnes. dit le conseiller on n'en dira Qu'on Real « pas moins que. des Mamelouks.

sa conduite ? S'il confiées.PIÈCES JUSTIFICATIVES. la République il avait trahi proIl y de la France. avait plus. le gouverneil ne pouvait c'était l'as- clandestinement les charges qui pesaient des lois. revêtu l'homme exécuteurs mort. peine de ce pouvoir. pour celui qui a conquis à la mort du duc relativement du même auteur Voici les réflexions d'Enghien. effacé le souvenir avaient actuelle son. gagné payé. leur vie. celle du Premier à flétrir Il n'y avait de sa mémoire plus de danger une oeuvre mériune justice. établir l'existence du crime. pour les autres oublié. pas encore l'amour qui n'avait de les révélations Consul craignait Dira-t-on de la nation. que mon mon cher Vauborel. comme comme Consul. de Mauroy. des vengeurs aux menaces n'a cédé aux offres. tant et se tàne. Ses de ses services. qu'en sait-on révélations ? S'il ne les avait pas d'avance à son desassociés ceux qui s'étaient les avait communiquées. MM. « Tout ce mond»-là. les plus acharnés ennemis avec Georges pour renverser sur lui étaient accablantes Un crime avait encore utile peut-être. Oui. que le Premier il n'en Son influence sur le peuple. et de l'armée perdu l'estime de la liberté. Aux uns il était inil était hors des rangs. plusieurs pour pu trembler des amis de Pichegru. qu'a régna il est enchaîné: il a été détrôné. à la vengeance échapper dont la gloire de Moreau. » la Hollande! « Consul. connu. comme était obéir mais cela leurs à leur tour. et l'armée. sous seraient-ils se pratique devenus? en Turquie? Et de la vie. complices qui avaient eux d'entre ou de ces lâches et pas un ont sùrvécu. s'écria concluons qu'il s'est fait justice lui-même. sur l'armée? son influence Pichegru. sur et des qui puisse de Pichegru. pas qui n'avait à du pouvoir la faveur pour avoir sacrifié qui passait quitté sa patrie. que assassins. « On avait arrêté à Ettenheim de l'armée en même de Condé temps que le duc d'Enghien. de Vaùborel. se trouvait un billet à Vauborel de votre inspirer avertissement à Bonaparte. Depuis dix années sa trahichez ceux qui l'avaient estimé. ainsi conçu remercie. était ment était crime inutile. lui adressé • « Je vous du général les papiers de la main du duc. de la situade son inutilité. nous dévoué généraux plusieurs Dans de Thumery. sassinat de l'éclat. à l'échafaud. pourquoi ne les ont-ils jamais publiées? Y tin et qui lui ont survécu. aux vendu de PicheL'assassinat pas présumable. 475 on les aurait aussi expédiés. et par le pouvoir. dira-t-on. de tout docude l'absence du Premier connu Consul. « Du caractère ment tion les lois évidemment d'après le Premier « Noble fin. De ces honnêtes devait. sans utilité n'est il s'était revenu Général. ici pourrait « les soupçons séjour . C'était considéré toire « Un gru scrit.

du 14 janvier 1804. là est le poste d'honneur En ce pour un Bourbon. les partisans de la royauté à de noupoussa « velles attaques contre le gouvernement consulaire. de ces dignes et loyaux défenm'éloigner « seurs de la monarchie. » les papiers du même général était l'ordre ci-dessus relaté du conseil privé. « de la monarchie. M. si particulièrement. et son autodit-il. et Walter-Scott à la frontière présence se liait avec le complot tramé anpar le cabinet glais contre la vie du Premier Consul. « L'Angleterre. Britannique « moment. du gouvernement ces plans c'était de Berri devait état de choses. protègent comme le seul comme des gouvernements énergiques qui sont reconnues par de grandes « puissances « par une paix juste. « margrave de où le duc Le duc Bade. qu'elle pourrait « Le duc. la protection doute d'être du tou- . « quoi qu'il en puisse arriver. opération « droite du Rhin c'est un coup « cution que l'ordre de marcher. « rite ici est irrécusable. trop exaltés pour bien apprécier le véritable encore « gérèrent auprès « ces. pour n'être pas alarmés » pas sur les bords du Rhin pour faire atteste que sa également sa première « tinent. « Dans encore colonel les papiers du duc saisis d'Enghien lui était adressée à l'armée à Ettenheim par le comte on trouva « Dans la lettre suivante. de Condé. exaleurs espéranbritannique de soulever une descente les royalistes et favoriser faire fixa son séjour sous d'Enghien au château afin sans d'Ettenheiru. aux enjoint « émigrés retraités de se rendre sur les bords du Rhin. « Ces deux pièces furent d'abord au Premier portées Consul. C'est « tesse « verra ait le projet de rendre la tranquillité à l'Europe moyen ces bases seront nécessairement le rétablissement ce qui me fait désirer vivement que Votre Alun peu des rives du Rhin. « nous les vues je le pense. qui les garda. Là où « dangers auxquels m'expose « il y a du danger. sa tyrannique influence en ce pays. Monseigneur a quelque crainte du conque si l'ennemi sera de prévenir et d'occuper la rive de main qui ne demande pour son exéet cette idée m'est pénible. « Si.476 RÉVOLUTION FRANÇAISE. Voici quels étaient « dans l'Ouest « l'insurrection. « de Votre Altesse nous est trop de s'éloigner comme moi « dangers courir. je ne saurais. la personne des précieuse.d'Enghien n'était donc l'amour et se livrer au plaisir de la chasse. où l'ordre du conseil privé de S. qui du régiment de son nom de Lanan. Les ministres ac« cueillirent avec trop de facilité les promesses et les plans d'individus « qui. n février 1804. Munich.

de Bedmas ne fut-il dans sa propre de Minerve? Le marquis pas arrêté sans la de Venise. Le seul reproche qu'on à de Vincennes. mais chez des s'il ne l'ad'Enghien c'était pour ne point donner ocpoint par crainte. portée ce n'était point chez eux spiration trouvé des asyles.PIÈCES JUSTIFICATIVES. par quand une foule le dramenaÉtait-on à asyle dans le temple çante ? « Ilrespecterait gitimes vernement dans cinq cent mais de l'opinion qu'il faut publique quand ils seraientlésavoir C'est au goumépriser. a jours prêt à se mettre de l'Est. trouva quelques Il vint courantes. qui tout à l'improviste au conseil rassemblé les affaires en explication de suite. pour qu'elle ren- « Il ne consentirait les Bourbons. que. et n'aurait-il pas été pendu par le sénat maison. été respecté crainte de la puissance espagnole ? Le droit des gens avait-il à Vienne peau à l'égard de Bernadotte. 1 Jo 4IÏ1 ou même. « Il dit que la population de badauds de Paris était un ramas qui ajouN'avaient-ils de dire les plus absurdes. de ceux de Paris. Aucune ils n'étaient que filles Georges plainte pour rien ne'lui dans était la conavaient mauvais le duc et les Polignac et quelques publiques sujets. sur son national arboré les jugements elle a des caprices ambassadeur hôtel fut insulté français. qu'elle du Premier Consul. ils secrets de cette famille d'éclater il ne voulait point c'était tout ce qu'il leur demandait. « Il n'avait fectaient rendraient verrait leur aux proscriptions en masse. fut qu'elle ressemblait beaucoup pût faire à la procédure celle taitaux entours était des oubliettes. mais malheur individuellement Ils seraient sévèrement coupables punis. à la paix comme avec Louis serait l'Angleterre XIV toujours renvoya qu'autant les Stuarts. et à ceux ses écarts. C'est sous Bourbons. exécuter publiquement cœurs. mille à l'éclairer et non à la suivre qui en font partie. Il avait pour lui la volonté de la nation et une armée de avec cela il saurait faire respecter la républi- hommes. taient foi aux bruits pas imaginé cachés dans l'hôtel de l'ambassadeur d'Autriche? étaient que les princes Comme s'il n'aurait osé les aller chercher dans cet ne pouvaient être poursuivis où les criminels Athènes. et non pour improbateurs et entra l'intérêt qu'on porjusque dans les d'État. pour ce rapport. en Angleterre dangereuse . si à la tête des royalistes » « l'occasion s'en présentait. et de se perdre. « Il aurait pu faire vait pas fait ce n'était casion aux partisans étaient tranquilles au fond des les regrets poursuivre les émigrés contre amnistiés. présence parce que la France. « Tels sont les propres termes de Walter-Scott. Ceux qui afgarde de revenir à ceux qui se de le craindre ne le croyaient pas.

pas que l'argent à ses ennemis et servît à lui faire la guerre. cution au conseil d'État il l'a confirmé « J'ai fait. romans publiés sur la surprise par lui prescrite faite dans au le qui répond par Consul et dans l'exécution ses remords. dès ce moment. du prince? cet événement a fourni entre matière à beauet étaient mais la nation la précipitation sur ses regrets. vingt coup la Restauration d'écrits. dans les provinces. Bade n'avait pas hésité à livrer le duc d'Enghien. il leva les sur la séance. » Et tous j'agirais aussi il l'ont prouvé pour Murat et Napoléon. tres membres de la famille à Varsovie que parce y consentait. que l'Angleterre put concevoir de renouer une nouvelle c'est tirer de cet évènel'espérance coalition ment des conséquences fort exagérées. lorsque de son soixante assassins à Paris. aveu. l'empereur Alexandremontra des dispositions telles. Sainte-Hélène il est venu des pas une qui parhonora- versions contradictoi- a tout place dans l'histoire. avec les juges de Louis XVI. vengeait-il « Dix ans. entretenait. On ne souffrait les auConsul que le Premier une pension aux Bour- à la dépendance du gouvernement il anglais. L'ancienne noblesse en fut sans contredit émue. w à l'intérêt et à l'honneur cela ne mérite de la terre . ticipèrent bles. tifs le jetèrent qu'elles Ce ne fut qu'un dans à Erfurth. dans les chàteaux. être que vivement touchées de la fin tragique d'un prince. capables la mémoire ans après. d'accusations. Napoléon se fit par cet acte plus de mal que. suivant fait les Anglais. à l'étranger. de la France allât parce qu'il ne voulait s'y était refusé. « Après « Voilà Premier cette allocution à tous Murat.i7S RÉVOLUTION FRANÇAISE. Du res tout à la mort rocher de du duc en a inondé la France les hommes des amendes il y a eu d'Enghien. semblable circonstance encore de même. pour Le roi de Prusse les soustraire l'engageait à faire La Le prince de renvoyés. contre A Tilsitt. res ne pouvaient Mais sure en traitant de l'intérêt Les cours étranger y resta indifférente. Bonaparte Ce que dans le moment même il dit dans son allopris sur son compte. que ne lui en avaient que. « le comte d'Artois « Dans les rois une du peuple français. bons. elles avaient donné la mede prendre à la mort du duc de plus puissants moprétexte pour Alexandre la coalition et l'armèrent la France. y par son testament « est-il dit. générale un mot de Pitt. la Suède les avaient Russie. jugement « Prétendre une consternation que la mort du duc d'Enghien répandit à Paris. Des débats scandaleux se sont élevés l'Europe. arrêter et juger le due d'Enghien parce que cela était néces« saire à la sûreté. d'Enghien. la Prusse.

même l'éviter formerait un événement assez Je ne me propose pour me rendre de manœuvre notre point à ma destination. mal- manœuvre sur lui tous qui lui correspond border si la circonstance gnaux officiers bord reur. favorable. à moins qui la détournerait que ce ne fût une division de bâtiments de guerre de joindre. pération nemi. ne chassera aucun L'escadre. parallèle le succès avantageuse pour soutenir un vaisseau décider la défaite d'un vaisseau enfrançais trop vivement ou tout autre qui lui serait au vent l'attendre à nous sur et lui pressé. capitaine et un signal à qui réunit braves de l'Empetroupes le feu ne serait pas à son capitaine heureuse de celui Si l'ennemi. appartient nous devons et témoigne l'inune ligne de ba- ne se bornera et à venir souvent de bataille rie. bâtiment de sa route. attaquer. verser et à porter sur ceux de nos vaisseaux des pequ'il aurait désunis. L'ennemi à la nôtre. mais. Dans ce cas. lotons des siens pour les envelopper et les réduire. en- . à nous traplus heureux. c'est bien plus de son courage et de son amour de la gloire qu'un capitaine commandant doit prendre conseil. et nous vaisseaux combat celui doit pas hésiter ferai très-peu à l'ade sides tout du courage de chaque j'attends et des équipages. défaite. Si l'ennemi est sous le vent nous formerons chacun ennemie. donner tention taille peut être ou pour le secours au de nous bien serrée. un fragment des instructions Villeneuve que l'amiral de son escadre avant de quitter le port de Toulon capitaines « La mission de l'escadre a un Voici adressa aux c'est vers ce but que nous devons but tendre sans déviation. Les frégates doivent également prendre part à l'action. important pour mériter d'aller chercher l'ennemi. de la remorque se présente contraire. et dont qu'on aurait la certitude la défaite l'attention. que des signaux de l'amiral. mais toujours au il cherchera à entourer notre arrière-garde. mais à la fois dans la ligne lui est de bataille. et de la circonstance vaisseaux une qui portion ne serait des plus pas dans de nos Tout serait une tache déshonorante pour l'y rappeler poste.PIÈCES JOSTIFIGÀTITEB. qui. notre de nos et ne Je vous ordre équipaà nous. pour lui. 479 NOTE 2 (PAGE 51). en conséquence. nécessaire. je n'en ai elles doivent choisir le point où leur coopas besoin pour des signaux. point ges et entrainerait tres de notre arriverons elle découragerait honteuse. si nous nos de fixer je veux les ren- contrions. dont sur une ligne pas à se former nous livrer un combat d'artille- au plus habile.

plus la facilité secours cadre bord. mes commencer avancée « Pensant vaisseaux former colonnes au besoin que ponts une ligne ce qui pourra touvaisseaux avec celle des Le commandant intentions. qui nous 74 n'ont étonner dans la vue d'une esà pas cinq cents hommes de deux ans. Entin la confiance des succès ère les plus glorieux et d'une nouvelle impériale. qui peuvent sans une perte de temps telle qu'on laisserait l'occasion probablement échapper de manière à rendre l'affaire l'ennemi décisive j'ai résolu de d'engager du commandant tenir la flotte (à l'exception des vaisseaux en chef et du à ce que l'ordre commandant en second) dans une position de marche soit aussi de l'ordre seize lonnes de huit jours deux second. d'y pénétrer où il pourra s'il ne peut parvenir queue (ou partout l'atteindre. Ils sont habiles à la manœuvre! Dans nous le serons autant tout se réunit pour nous qu'eux. gagé lui-même dans d'en le combat faire. moins d'amour par une croisière et ont infiniment de la patrie. » la marine Si l'on compare ces instructions de ce dernier devait que l'attaque pas été secondé par l'impéritie à celles être de l'amiral anglais quand même on verra il n'eût irrésistible. A bord du Vîctory. leurs anglaise ils sont harassés . secourir que la tête ne pourrait je ferai vraisemblablement signal au commandant en second vers le douzième à partir de la vaisseau. elle sera probablement la queue. devant Cadix. rection seaux bataille vaisseaux à deux j'y parviens chacune. plus des en donnera et enveloppé Tous les efforts ne doit de vaisseaux assaillis Rien vaisseaux la fumée. de vingt-quatre en chef voudra. en ligne de bataille et que les deux colonnes et l'escadre avancée atteindre cette lipuissent gne.braves battre. en rangeant la flotte sur une escadre deux coet composant les plus fins voiliers. si étendue. « Si l'on découvre la flotte de l'ennemi au vent. un mois donner pour que nous. jusque sur les vaisl'attaque soient pris ou détruits. En conséquence. . le 10 octobre i8o5. de son adversaire.480 RÉVOLUTION FRANÇAISE. ils ne sont pas de motifs pour se bien moins dans l'exemple. n'a peut-être doivent tendre à se porter au et à se rapprocher du vaisseau amiral. de conduire au combat une flotte qu'il est presque impossible vaisseaux de ligne avec de? vents variables de quarante par un temps brumeux at dans d'autres circonstances se présenter. aura en la di- le commandant après que je lui aurai absolue de sa colonne. fait connaître pour et la suivre jusqu'à ce qu'ils ennemis.

de manière à être sûre d'atteindre le vaisseau du commandant en chef de la flotte ennemie. sans se mêler avec les vaisseaux Je suppose vaisseaux que la flotte ennemie compte quarante-six qu'ils la nôtre tous les vaisseaux si elles en ont moins. mais. Les capitaines doivent regarder dans le cas où point de ralliement. ( Escadre ) Colonne Coionne « Ligne v. ma colonne pénétrera trois ou quatre vaisseaux en avant du centre. « 40 seaux. ennemie. être aperçus ou parfaitement un compris. se placer entre l'ennemi vaisseaux sur tous désemparés le résultat. si l'ennemi alors. puisse et. ennemis que ceux des vaisseaux mais j'ai l'ennemi la confiance d'obtenir la victoire. devront passer sous le vent les vaisseaux capturés de la flotte que devra ses propres sans crainte « Dans mouvements les circonstances lonne si l'ennemi britannique. Je suppose ainsi que vingt vaisseaux centre). . en la tenant dans le permettront. vire vent que dans de l'avant-garde ce cas. Ordre « Divisions de la floite anglaise. et l'escadre avancée à deux là). 4^1 vers le centre. ou à les poursuivre Si l'avant-garde de l'ens'ils tentaient de s'échapper. avant secourir son arrière-garde. engagés. le commandant de sa colonne. s'approche je suis en second un ordre dirigera aussi serré les les cas possibles. de ligne. un nombre quarante. et les vaisseaux et qu'elle aura pris.PIÈCES JUSTIFICATIVES. 8 1 16 le vent. la flotte la flotte britanniarrière. les boulets par-dessus emporteront mâts et les vergues de nos vaisseaux. ou à secourir leurs compace qui même serait impossible. nemi vire vent devant. quelque bat naval. « Il faut laisser rien n'est sûr dans un comchose au hasard. s'il place son vaisseau par le travers d'un que leur co- de marche avancée du vent. serait les vingt vaisseaux ennemis britannique prête à recevoir intacts. 16 J 46 vaisseaux. proporde vaisseaux de la ligne ennemie sera coupé. tionné anglais avant faire une manœuvre puissent qui les amène à pouvoir une partie de la flotte britannique. mais les vaisseaux doivent être d'un quart plus nombreux ennemis que les vaisseaux coupés. doit être de réduire britannique second ou le troisième en avant le ennemis. jusqu'à de la ligne ennemie n'auront mais il s'écoulera du pas été attaqués temps attaquer gnons. comme leur respective les signaux ne pourront pas ne fera pas de faute capitaine vaisseau ennemi. Le but général de la flotte qu'on doit faire tous ses efforts pour capturer. depuis du commandant en chef ( supposé au la queue de la ligne. aussi bien les tout autre. de dessous et de bataille.

m'ont vous direz à votre maître . lorsque En l'empereur Paul. du temps de son ennemi ni celui de la France. exprimés Je ne suis point disposé à •moi pour lui en donner le retour. Le reste de la flotte ennemie que demeurera les mouvements en au commandant en chef. ils de la ligne. mais ils seront S'il y en a quelques la défaite complèteront vire vent douze arrière tout vaisseaux à même toujours uns qui se trouvent de douze on de seconder leurs jetés à la queue Si la flotte ennemie vaisseaux ennemis. n'étant « Monsieur. promptement que possible. avec l'empereur le duc de Rovigo Alexandre ajoate ies détails suivante sur sen que ies sentiments fait beaucoup je ferai tout ce qui de plaisir. toujours ordonné par le commansous le vent. portée de dessous le vent de faire porter et fait à la colonne dehors. lui dit ce prince.482 « Les divisions qu'à sera environ une RfiVOLUTIOH FRANÇAISE. de la flotte ensemble seront conduites jusbritannique alors le signal de canon de la ligne ennemie. de desde la colonne être l'objet des attaques doivent l'ennemi. à moins qu'il n'en soit autrement parce que la direction dant en chef. ce à quoi il ne faut guère s'attendre. même les bonnettes. compagnons. probablement de mettre toutes aussi voiles en et de la couper. dépendra Il doit se rappeler que. Dans entrevue ses Mémoires. à partir de la queue. que possible. » NOTE 5 (PAGB89). afin d'atteindre. du le vent (après de dessous absolue de la colonne que les intentions à l'amiral doit être laissée été exprimées) en chef auront commandant commandant cette colonne. les de la première l'arrière-garde position. Quelques vaisau douzième vaisseau commençant à l'endroit où ils le devaient ne pourront seaux pas couper peut-être faire. partage du commandant en second soient qui prendra soin aussi peu troublés a la fois. fan de les affaires encore que grand-duc. dans formant. « Nixson. la ligne ennemie. dans sa lettre. fait porter pour courir largue.

4Ï*5 et ne rencontraient France éprouvaient de la contrariété. vouloir un État Votre fussent précédée Elle fait le plus grand la paix que de proposer modération aussi des conditions au roi des Romains que celles qui sont offertes ? Je vois que vous ne les connaissez pas. Je commande à de braves gens. Vous avez été C'est pour atteindre ce but tranquillité. » « Réponse. Je prends la liberté de lui faire observer que n'ai ni n'ai d'autre mission caractère. Je crois être sûr que dire. je ne me séparerai pas du roi des Romains dans un moment ( il désignait l'empereur d'Allemagne). mais j'en ai ouï parler. dans qu'ont amenée qu'il n'avait pas provoqués. tions cette est-ce pour qui l'ont démarche. il faut l'avouer. France Si aujourd'hui je suis dans d'autres a adopté d'autres dont les principes. cette situation. apje près d'elle aucun porter une constances me parIe d'événements et de cirla révolution de mon pays. «» Non. la démarche l'Empereur qu'il fait eu lettre mais Majesté ce moment pourrait » « Vous avez mais il faudrait raison. eri allié fidèle. conformes aux sentiments honneur à sa que les proposiqui ont dicté mais. Sire. j'ai traversé et si elle daigne me préciser ce qu'elle vient de me faire l'honneur de me la satisfaire sur beaucoup de points. vous devez çonvçnir qu'elles ne sont pas acceptables. » « Réponse. pour « – Site. on ne l'Empereur peut en soupçonner la sincérité. fait le premier des ouvertures de paix. choses convenable servi par la admirablement que je suis sorti de chez moi. j'ai bien retenu faire l'honneur de me dire. plupart en faisant la Russie. que de lui. principatcs qui était établi c'est que la chez vous. « L'Empereur. mais puisque ici un devoir le respect m'impose que j'observe Votre Majesté veut bien m'écouter. Il est dans une mauvaise mais repose situation. Il a cru devoir faire le premier pas. fortune. et si votre maîpas encore sans remède. puissances la de choses sentiments. et ai beauje suis intervenu. mais. des événements Si donc. indépendamment de tout ce que je dirais à l'appui. où son avenir sur moi. .PIÈCES JUSTIFICATIVES. à entraîner. « – Eh bien si vous les connaissez. désastreuses en être une preuve. qui me sont connus. coup contribué. je pourrai est plus que disposé à faire la paix. «t L'Empereur. que des entraves dans la des cabinets de l'Europe. tre m'y force. de lui l'honneur J'aurai faire remarquer ne demande des que l'Empereur qui soit au-delà rîen et qui sont le résultat d'une révolution prétentions qu'il peut appuyer. par son prononcer les autres de l'Europe à reconnaître toutes l'ordre exemple. ont conçu de l'Europe de l'inquiétude puissances pour leur Je suis appelé par elles pour concourir à établir un ordre de et fassûfànt pour toutes. je leur commanderai de faire leur devoir. » « Réponse « ce que Votre Majesté vient de me Sire.

» etc. » « L'Empereur. de Votre Majesté. non. l'adresse il toujours en-dessous. et je la changerai avec bien du plaisir aussitôt » qu'il m'en aura fourni l'occasion. Nous nous ne diminuera rien de la bonne flattonsqu'elle ont emportée opinion de nous. dépens. » parce a Réponse. si. « Ce n'est a été heureuse. cela ne la jugera d'Italie. Sans cela. « Je lui répondis règle d'étiquette. me remettant sa réponse finissait. Comme général d'un eux roi content qui portait « – Votre ces mots « Au chef du gouvernement ne peut être qu'une pas différemment. l'Empereur à la lettre tenait que je lui avais apportée. 176et suiv. je vous que vous ne serez et que vous serez pas retenu. a Oui. je prie Votre qu'elles comme un point venu près d'elle et combien elle me ferait de tort. « L'Empereur. que j'ai de pouvoir cher de lui. reconduit chez vous ce soir » même. elle me retenait et me privait ainsi de l'occasion de remplir mon devoir. » « Réponse. mais il veut une paix durable ménager avec de bonnes garanties.*8-* RÉVOLUTION FRANÇAISE. observateur. du duc de Rovigo. t. (Mémoires du suffrage des Français. malgré le cas particulier que et le désir bientôt me rapproje fais de son talent. p. satisfaction à être reconnu. à ces bagatelles mais cela point d'importance est une règle d'étiquette.) . il commandait de la qu'il trouve rendrai compte des dernières paroles « Il me donna congé. elle nous que. pas en supporter souscrira pas. il m'obligera d'ordonner à mes troupes de faire leur devoir. usant de sa puissance. Si cela doit être. « donne ma parole Non. Sire nous nous qui avons ne devons mais il ne faut point faire la guerre à ses pas suscité et commencé ia guerre. « Tant pis. me dit « Voici ma réponse. « – Cela pourra être fâcheux mais nous ne serons pas venus de si loin pour éviter l'occasion de leur donner une nouvelle preuve de notre estime. la dignité . l'adresse ne porte pas le caractère qu'il a Je n'attache pris depuis.'e la partie adverse. si les armées doivent se mesurer. qui ne blessent point. et je suis bien et l'Empereur en chef de l'armée et heureux Majesté aussi a raison. déjà à plus ce n'est que pour Néanmoins. » les frais. h. je lui » « La conversation Majesté de considérer que je ne suis persuadé que l'Empereur n'y « L'Empereur. « Je lus l'adresse » français. « C'est précisément une paix durable pour obtenir des conditions qu'il faut proposer raisonnables. elle ne peut être durable.

J¡~ de n. de « prises dans le grand-duché « 2° Des terres du revenu le duché de revenu.000 fr.000 fr. soit des biens allodiaux aux fr.180.000 fr. que vous avez sur le grand-livre. une ~1-1au duché 200. de Guastalla j'ai ordonné à 300.000 « prises dans l'Etat de l'Ost-Frise. qui y étaient et satisfaire suffisants jointes. Ainsi. dans l'intention étant mille francs a plus d'un million cent cinquante « qu'il y fût joint « 1° Des terres du revenu de de Berg..PIÈCES JUSTIFICATIVES.000 « Ce qui fera « de revenu augmentation . chargé de vous . Mais j'ai en même temps or« ser au prince Borghèse fr.000 de Neuilly entre M. n__ Ces nnn 800. pour que sa son penchant à la libéralité. Il La lettre » suivante montre large et sa sollicitude indépendance. du duché de Guastalla. « duit des salines. un revenu a de treize cent mille francs pour vous seule. 150.000 fr.000 nnn r_ 800.000 150. joints et aux 180. dont vous jouissez sur ma cassette fussent « donné que les 480. par des lettres patentes disposé. « 200.n_ Guastalla. de rente « provenant.000 « réduits « maison « J'ai fr. moyen qu'au la dotation du duché de Guastalla. 435 NOTE 4 (PAGE 77). Paris. du 1er janvier une somme « à compter 1808. de porter « Ma sœur. pour sa sœur. à dater du 1er janvier la payer le revenu du grand-duché de Berg. de « 4° Des terres du revenu « prises en Westphalie. Il ne jugea point le revenu de cette souveraineté. « de 150. et de lais« 1809. pour l'année 1807. de. le iCI mars 1809.000 fr.000 fr. « L'Empereur avait du duché de Guastalla en toute et propriété et les allocations principauté son rang soeur pût soutenir voulut lui assurer une son affection du 50 mars 18Oj. du duché porteront les revenus de cette augmentation de revenu « Vous jouirez de maintenir à même votre rang. soit du proà 1. de du revenu « 3° Des terres « prises dans le comté de Hanau. en faveur de la princesse pour en jouir Pauline. Je à 150. Estève désire dans de cette disposition. ce qui vous fera disponible cela vous assurera. ce qui vous mettra ses autres revenus.

aux grandeurs. qu'il peut retirer de Rome. pouvez « tous les renseignements dont vous aurez besoin. en Corse. Daru. en retour.i00. et ne désira jamais le pouvoir. en 1820. Borghese jouira alors d'un revenu 150. de Lucedio.000 75. Elle participait des princesses Pauline et Élisa.000 300. e Indépendamment de. Elle fut tendrement gré les légers sujets de contrariété qu'elle lui donna quelquefois.000fr. en Moravie. Sans être . capitaine. Vous faire venir M.detevenu.000 &. l'humeur de l'Empereur. s'était en mariée Marianne-Ëlisa. se montra.000 825. » à gouverner. Elle a gouverné les États de toscane avec une supériorité qui aurait pu s'exercer dans une sphère moins circonscrite. de quarante-cinq « Caroline. Bacciocchi. «Total. la meilleure « L'ainée des sœurs de Napoléon. « désire que vous voyièz dans « que je vous porte. toujours aimée de son frère. son amie constante et dévouée. Elle eût d'ailleurs d'ambition. avec M. te de l'affection donnera fr. « Signé « La princesse Pauline. mal- dépourvue l'esprit indépendant. et préféra libérale. simple était déjà célèbre victoires par ses grandes la paix de Campo-Formio. et on peut ajoudes femmes de son temps. de sa place.<£86 révolution FRANÇAISE. contrastait lorsque et venait avec son frère de signer celui de la La princesse Élisa avait un esprit mâle et une ame Elle était instruite et avait le goût des lettres et des arts elle énergique. Elle a été la plus belle. âgée de moins était la plus jeune des soeurs de qui a été reine de Naples. Elle mourut à Trieste. « Le prince de «de de «etde. sur les salines. l'Empereur. seule qui n'eut pas d'États noces un prince étranger. prien 1814 par les Autrichiens. sentait tout ce qu'elle valait.000 300. aimait le pouvoir et connut l'art de régner. ans. elle était Elle avait les plaisirs tout-à-fait la seconde des sœurs i. Son caractère 1797. ces dispositions Une preuve qui vous NàPolSon. a7!000 <i!aura. Elle soutint l'adversité et avec une résignation Elle fut retenue l'ingratitude philosophique. fut la Mais elle avait épousé en secondes été peu propre aux affaires. sonnière la qui lui donnèrent pour prison ville de Brunn. « Votre affectionné frère. princesse Pauline. Pauline. en Italie. sur le grand-livre. ter. dans la bonne comme dans la mauvaise fortune.

le prinôe et HohBrtzDllefn-Sigtnaiinlé prince cTÎssembouf^et le comte de la gen. les absences et habile les rênes du gouvernement. teyen.) Napoléon NOTES (frÀftfi 83). la reine. Napoléon lact. quand. TraWé de tx Ccmpf. on croirait un jour que je vous du feu roi notre (Meneval. lui répondit ai frustrée de l'héritage f parait iib peu forte* et la vérité y est sade d'une réclamation Un" peu importuné L'Empereur* a A vous entendre. pendant l'armée à Hos grandes il allait étonner appelé par l'Empereur guerres. M. prouvé dé gâïantiej ont ne pourrait sorte tion germanique plus Offrir aucune nommé plénipotentiaires. qui une tète deCromwell sur les épaules d'une ambition ont fourni dit (Telle qu'elle portait femme. elle a su.PIÈCES JUStn'ICAÏtVES. père. et d'atîtr « S. §S. à ses victoires. avait une haute de caractère. du roi. On attribue l'un à M. a et extérieure Texpéfience {Jour laquelle et tout récemment encore. de Hohënzollel*B-Hechingen lés princes et Sâlm-ïîyïbotlrg. sâV'ôif. rieure de LiBhtenstein assurer la paix intéCofiVetiableë voulant. Bristein. » et Marie-Louise. tenir d'une main ferme idée de sa capacité. MÉ. aussi 487 belle que Pauline. La capaet contribuer cheValereêqne. elle était extrêmement jolie. par des stipulations du midi dé l'Allemagne. par son intrépidité cité dont auvait jolie crifiée de la reine la curiosité Caroline s'est et son emparer.DÉK Aîret* Du Rhin. etc. les rois de Bavière et dé Bàde. le sujet de deux mots. beaucoup et une grande ambition. bourg. te 3flC de Berg et dedlèvës. è par êt de Wurtemberg. de Talleyrand. les élecLL. d'une part. Régente. Elle complètetiienl de sa personne des talents de réunissait aux grâces naturels. l'Empereur aes Français. . en effet. que la constitudepuis si longtemps. LL AA. les princes de Sâitn-Sâlni le duc d'Arémbërg. Voici lés dispositions principales de ce traité roi d'Italie. teurs archi-chancelier le landgrave de Nassau-Ûsîngén et de tfassau-Wéilles princes de Hesse-Darmstadt. Mais l'hyperbole au bon mot.

. notifier à la diète sa séparation d'avec archi-chancelier le duc prendra les titres et le l'em- de prince éminentissime. les électeurs les princes de Hesse-Darmstadt. La diète sera présidée et. présidera le collège des rois. lière. les terres équestres Quant souveraineté. et le comte de la Leyen le duc seront d'Aremberg séparés eux par une et le prince de Lichà perpétuité du territoire « Art. en toute et des princes confédérés possédera. A. à Francfort. également « XXXIV. le titre de prince « VI. elles entre deux des États confédérés. du Rhin. S. SS. lUiin. I. lorsque par S. l'Empereur des Français fédération du Rhin. sous le nom d'Etats confédérés à ceux de ses titres K IH. le successeur. le landgrave de Hohenzollern-Hechingen et le prince gen et de Nassau-Weilbourg. en cette qualité. quant mais de manière que faire se pourra. et. « V. « XII. enclavées dans ses possessions. MM. AA. et prérogatives honneurs des droits. LL. morcellement. le duc de Berg et LL. Ils jouiront à la dignité royale.Chacun confédérés renoncera des rois etprinces des rapports qui expriment il fera ter août prochain. Les États de LL. Chacun des rois sera de laconprotecteur proclamé au décès de chaque prince primat. « Le chef de la maison de Nassau prendra la Leyen. le prince tenstein de l'empire d'Issembourg-Bristein. de Nassau-Usinde Clèves. A. attachés le titre de duc. A. Les intérêts communs diète dont le siège sera des États de Berg et de Clèves. les rois de Bavière etde et unis entre confédération particugermanique. sont convenus des articles suivants de Wurtemberg. Em. après communiqué pleins pouvoirs respectifs. leurs «Lesquels. les princes de Salm-Salm et Salm-Hyrbourg. S. le landle titre de grand-duc. « X. le princeprimat. M. pire. S. l'électeur avec l'empire quelconques germanique. SS. collectivement à ce qu'il n'en résulte ni confédérés du et les États français en vertu de laquelle une alliance. États. ni mélange de territoires. primat et d'altesse de Bade. aux terres équestres interposées aussi entre les deux à la souveraineté. et le duc de Nassau le collège des princes.488 s'être RÉVOLUTION FRANÇAISE. l'électeur prendront grave de Hesse-Darmstadt. Il y aura entre l'Empire et séparément. il en nommera «XXV. aura à délibérer sur quelque seulement l'un des deux collèges affaire. AA. seront partagées. et qui sera divisée savoir le collège des rois et le collège des princes. « IV. Hohenzollern-Sigmaringen. S. Em. seront et le comte de confédérés traités dans une en deux collèges. archi-chancelier et de Bade.

mille hommes. trente mille de Wurtemberg. a Le grand-duc de Darmstadt. l'empereur des puissances alliées. le ministre contractantes. douze autres NOTE 6 (page 141). 489 toute soutenir. ou sujet de l'Angleterre. soient confisquées tout commerce de marchandises que anglaises de guerre . armes par chacun des alliés. que occupés les pays par les ar- atPuisque l'Angleterre aux propriétés des négociants privées paisibles. cue. que les bloquées! Puisque ou sujet l'Angleterre Anglais. « guerre continentale deviendra les hautes armeront des parties contractantes aurait que rune immédiatement commune à toutes les autres. pourvu. « XXXVII. un contingent de quatre mille hommes. de Berg. puissance à XXXV. princes confédérés. M. quatre « LL. momais l'armement ne sera effectué biles d'une invitaqu'en conséquence tion adressée et roi à chacune par S. « La France Le contingent est fixé comme fournira à fournir il suit cent mille hommes hommes mille de toutes de toutes armes. que la France déclare. AA. pour le cas deux hommes de Bade. cinq mille hommes.PIÈCES JUSTIFICATIVES. soit fait prisonnier répute trouvé ennemi dans Iles-Britanniques tout Français. huit mille hommes. pareillement. que les propriétés de tout Anglais. M. d'après de rune d'elles à Francfort. » a Le grand-duc « Le grand-duc « Le royaume « Le royaume de Bavière. Dans le cas où une parties armerait. de guerre. à l'alliance et voisine étrangère pour ne pas être prises au déla demande qui en sera faite par « Le contingent des alliés devra fournir étant divisé en quatre que chacun la diète déterminera combien de quarts devront être rendus quarts. tente de l'Angleterre. de Talleyrand terminait ainsi son rapport entière en état de blosont tout « Puisque a osé déclarer la France l'Angleterre à son tour. de quelque nature qu'elles soient. SS. les duc et prince de Nassau avec les fourniront. mées françaises.

tout navire NOTE 7 (PAGE 141).490 RÉVOLUTION FRANÇAlSk. ses . avait été très-belle mais elle disait-il. dit– il^ d'autre moyen de se débarrasser* qu'en ramenant la chose au ton de la haute ce en lui comédie qu'il essaya un de s'y asseoir. sur le séjour de la reine au Mémorial de Sainte-Hélène détails de Prusse à Tilsitt. en un mot toutdemandant. « La Prusse s'était aveuglée sur sa puis« sance. disait-elle. trouvé dans et que tout produit de inanufacture andes colonies les lieux occupés soit conpar les troupes françaises. La gloire du grand Frédéric. son héritage. « avaient trop enÛé le cœur de la Prusse. Nous commençait « L'Empereur de son arrivée. et il n'imagina. non armés et paisibles. Voici quelqués les empruntons « Dès le moment faire visite. soit déclaré glaises illicite. Aussitôt le droit des gens que suivent que l'Angleterre universellement les peuplés aussitôt reconnaîtra policés. Elle n'en continua avançant siège. que le qu'elle droit de guerre est un et le même sur mer que sur terre. terloqué. veut interrompre navire Venant les ports et tout côninavigation des Iles ou des colonies britantoute ni dans ceux des pays de se ren- fisqué « Puisque merce niques l'Angleterre maritime. mesures tions niais non pas injustes. à-fait en scène c'était de la véritable Il en fut un moment intragédie. et la forçant pas moins du ton le plus pathétique. Chimène. et que le droit dé blocus doit être resindividus treint aux places fottes réellement Votre Majesté fera cesser ces investies. qui tenterait dre de ces ports en Angleterre soit saisi et confisqué admettra «. car la justice entre les na- de France. ne soit qu'aucun reçu ni dans et que occupés par l'armée française. » n'est que fexacte réciprocité. rigoureuses. elle avait osé combattre an héros.. souvenirs. aux s'opposer « destinées de la France. que ce droit et ne peuvent ni aux propriétés ni aux Celui de conquête s'étendre privées. dit que cette reine le reçut comme M11*Duchesnois dans criant justice renversée en arrière. ils causaient sa ruine etc. son heureuse amitié elle en était bien négliger « punie ?. à perdre de sa première jeunesse. se rendit chez elle pour lui l'Empereur La reine de Prusse.

«Il ne vous a parole échappée me prouver à homme. le contraire. Ce Contré-temps. « L'Empereur eUt la reine lui. étaient fort agréables à dîner. elles toute sa coquetterie. vis-à-'Vis de disait-il. de toute espèce pour demeurer exempt d'autant douteuse. elle dit avec Magdebourg. s'étant Napoléon. dont On s'était empereurs. souvent à bout. observa tout une femme et de la galanterie ne qu'après système conçu pour les destinées et que l'on à l'instant. à Votre Majesté quoi l'Empereur j'observerai que « c'est moi qui la donne. plus que j'étais soipar Alexandre. taques pleura voulut même il avait la signature du traité. leyrand dent. prêt à témoigner à Napoléon. l'Empereur. avant parole et tout particulièrement approché à la reine. Il manda M. le roi essaya toute l'affaire « et je flis d'un et montra la conversation de l'humeur. surtout était Magdebourg eut à se tenir le mieux regard expressif. La reine. toujours. il me fallut beâutoutefois. réprouva de mettre Heureusement. avança pouvaient d'un grand « jours. signât de suite. elle ii'étàit pas sans charmes. » dit l'Empereur. Sur « Oui. qu'il exigeait que l'on conclût « Ainsi la convervoulu.PIÈCES JlUSTIFICAtlYES. Éii effet. ajoutait-il. la bonne oreille venu. parla de la grosse les gros mots. peuple. » « Mais j'étais résolu de tenir bon. 491 « etc. je j'en Mais Alexandre avait » Le lendemain. « rien promis. manqué été un témoin même Ô16 présent. en sa faveur au dangereux. efforts. son second dîner. Alexandre fut oblige d'aller luipas accepter elle jetait les hauts cris. d'après Le soir qui firent d'Alexandre assaut de de se mettre à table. à table entre les deux placé à peine. dit-il. et. visant aussitôt. de ses vœux. Napoléon. Ellu quand de ne plus voir l'empereur et résolut Elle ne beaucoup. suppliait. gâta Ii délivré. pris qu'il présenta dont la main exprima une espèce de refus apprêté se rad'abord mais. et il le fera. mais au moins lui répliqua « Mais. « coup d'attention sur moi-méitie « d'engagement « gneusement « Un instant d'une et de toute observé. tout soit esprit. lâchant. la décider elle prétendait que Napoléon de parole. elle en avait beaucoup toutes ses înanières. » Elle l'objet de ses sollicitait. son mot dans L'Empereur arriva. le traité de huit ou quinze disait-il. et la reine il eri est retirée. elle fut indignée la reine se préparait elle apprit à venir renouveler ses atni ne devaient altérer un lui avait à la moindre inoindre geste. lui' disait-il si vous pouvez « m'engage ici à le lui faire tenir d'homme . galanterie. une très-belle rose. résolut d'en finir. et vous qui allez la recevoir. la de mais qui s'était vu cessé d'être qui n'avait plus grande amabilité. elle déploya. Le diner et tout y avait le reste «La une du temps reine était il entend se passa de la sorte. console. ce qui fut l'ait comme il l'avait « sation de la reine de Prusse. le mari implorait. (Jli'iî put. de Talpourtant poussé et le prince Kourakin.

la moyenne l'Uker-Marck. JO « Alexandre. les pays. l'Empereur roi d'Italie. M.2 RÉVOLUTION FRANÇAISE. le diner fini. et la nouvelle district Silésie de avec le comté située d'une de au Glat? bord de la de du chaussée Schneidcercle de la Netze. présent traité. et à Schneidmuhl. et. NapoEnfin. devant être libre et et réciproquement. en suivant allant ligne les limites et le canal Bromberg. « La partie du duché de Magdebourg à la droite « La Marche-Pregnitz. disait-ene. lequel devra appartenir « Le duché « La haute de Poméranie. paix et amitié parfaite de toutes les Russies. M. Mais et vous il m'a n'avez donné à entendre. M. de l'Elbe et la nouvelle Manche « Là partie du de Driezen allant muhl à la Vistule. depuis Driesen jusqu'à la Vistule. par Wlaclau. qui n'avait plus à se défendre. » Et il prit congé d'elle. l'empereur savoir quis et dénommés ci-après. S. par la rivière Bromberg. Il y aura. ou cercle de Kotbus à l'exception du Kotbuser-Kreys. . l'Empereur toutes a d'unir les Russies. la reconduisant. à compter du jour de l'échange entre S. c'est un effet de ma mauvaise étoile. le roi de Prusse.«u. la navigation deNetze. la Poméranie. Non. I". M. je suis à plaindre. conet territoires inaltérables. disait rien à lui reprocher. de Brandebourg. arrivant au milieu quand elle voulut se retirer. NOTE* (PAGE 141) de ce traité quelques dispositions des ratifications du « Art. « Est-il possible de sentiment eu le bonheur de voir espèce qu'ayant « d'aussi du siècle et de l'histoire. elle vint. M. située villes allié de S. elle lui serra la main. par égard pour S. à S. il ne me laisse pas la li près l'homme « berté et la satisfaction de pouvoir l'assurer qu'il m'a attachée pour la « vie! lui répondit Madame. gravement l'Empe« reur. M. Elle joua quelques moments le rôle de coquette offensée. l'Empereur du désir sincère donner une preuve et voulant qu'il amitié et d'une nations par les liens d'une confiance à restituer à S. M. « suis sûr. pour elle. n'en fut que plus aimable léon. l'Empereur des Français. l'île de Nogath. et S. Voici « IV. Napoléon où il s'arrêtait. le roi de Saxe dans la Basse-Lusace. et lui dit avec une de l'escalier. les pays à la droite franche de tout péage. tous de toutes les Russies. les deux consent de Napoléon.

sous le titre de duché de Varsovie. jusqu'à troupes des ratifications du futur traité de l'échange définitif entre la Russie et la Porte-Ottomane. Toutes les hostilités cesseront immédiatement sur terre et sur de toutes les Russies. « Art. 1er janvier de l'an1772. bunat. M. ché. « Les hautes courriers possible « XXII. du corps Ier. châplaces. préalable de la fin de la session qui va s'oudu tricommissions de législation qui est faite par les sections pendant la durée sous le titre législatif. M. seront. le roi de Saxe. faisaient partie cien et qui ont passé depuis. Schweidnitz. de chaque session. de Pologne. l'article 9 ci-après.Valachie de Moldavie. EXTRAIT DU SÊNATUS-CONSUME DU 19 AOUT. £g3 de Nogath de Prusse. M. se concilient « XXI. aux généraux Les le plus promptement tions « V. dans tous les points où la nouvelle de la signature du présent traité sera parvenue.PIÈCES JUSTIFICATIVES. respectifs. A l'avenir. se trouvent dans l'état où les dites maintenant. l'empereur et celles de S. mais les dites provinces ne pourront être occupées par les de S. par trois la première de commission . et généralement châteaux et forts des pays ci-dessus teaux et forts de Grandentz. Stettin. la discussion le sera. en toute propriété et souveraineté possédés par S. mer. Hosel et Neiss. tel qu'il était au 1" janvier 1772. citadelles. toutes les places et citadelles. Brieg. Breslau. paix » etc. M. Glatz. en assurant des peuples de ce duavec la tranquillité des États voisins. parties contractantes pour qu'elles et commandants les feront porter sans délai par des extraordinaires. et à compter des lois. vrir. entre les forces de S. retireront des provinces NOTE 9 (PAGE 146). et enfin le royaume l'Ermeland. à diverses époques. et en outre la ville et la citadelle et au nord du cercle de Culm parviennent russes se troupes et de. Glogau. Les au susnommés. et régis par des constituprovinces qui. l'exception pays qui sont nommés ou désignés au précédent et de ceux qui sont spécifiés en article. avec les places de Spandau. Custrin. royaume les libertés et les privilèges qui. sous la domination à des prussienne.

le Le les législatif. et par ordre leur fils aîné des majorats auxquels suivant les conditions pourront instituer. de commission des finances. cortions de l'Empire jusqu'en au corps à l'année 1812 du calendrier entreront respondant grégorien Les membres législatif. 89 de l'acte des constituet dont les pouvoirs avaient été. « HI. de commission « II. aux termes de l'acte du sénat conen date du 19 fructidor an x. d'État à vie. et sans as- nommés de sept membres par le corps lécomposée secret et à la majorité absolue des votx.494 RÉVOLUTION FhANÇAISE. les préleur vie. jusqu'à l'époque où leurs fonctions « IX. du tribunat NOTE 10 (page US). Les fils aînés des grands dignitaires de l'Empire. premier premier dignitaires à leur descendance en mâle. soit parmi les autres qui. Chacune délibérera de ces commissions séparément civile et criminelle. leur père aura institué lorsque duisant grandes sérinissime. nos conseillers porteront.000 « Ce titre et ce majorat seront transmissibles ou adoptive. d'administration la seconde. sistance elle sera intérieure. de cassatioH. francs 200. pour seront attachés des titres déterminées ci-après. soit parmi les membres de ta commission. dignités porteront le titre auront de duc prodide ou en leur faveur un majorat de revenu. primogéniture. . Nos ministres. I". devaient l'an xvn. éleetoraux de notre de notre de cour cour de comte ou de « IV. sera nommé par l'Empereur. Les grands puiné. pendant de nos collèges Les présidents et procureur-général président et le procureur-général président département. titre important. les sénateurs. la troisième. resterjusqa'eri servateur. sidents le titre « VIII. auraient et feront dû cesser partie de ce corps » au tribunat. prorogés l'an xxi. par l'article du 28 floréal an xn. itvait fait reculer « Art. baron. des Il est pour marquer à quel point de l'Empire de droit Napoléon le Les titulaires de prince et iïattesse « II. des comptes. de mâle naturelle recte et légitime. du corps de comte. Le président au scrutin gislatif. Voici ce décret. les archevêques. la révolution. membres du corps législatif.

porteront et ceux de çhevalier. Entraînés d'une telle intrépidité. précipitèrent et recommencèrent sur l'ennemi un feu épouvantable. de jours après son arrivée. âgée de 22 ans. « Peu pereur. elle avait un petit bouclier d'honneur brodé sur la manche de sa robe. et née dans la classe du peuple. présidents les évêques. à t'avenir. une membre relation du siège du collège de Sarragosse par Charles on lit l'épisode suivant d'Oxford. NOTE H (page 480). » artilleur « C'est NOTE 12 (page 183). L'Emcontre le prj/iice de . les soldats hésitaient à recommencer le feu. arrache une mèche encore allumée des mains d'un met le feu à une pièce de 26. et sautant expirant. par l'exemple les Arragonais se à l'instant même dans la batterie. le titre distinction. obtiendront Les membres cette de la Légion-d'Honneur. ensuite sur ce canon elle jure solennellement attachée tant le d'y rester que durera siège. Dans ghen. un conseil privé qui avait de justes sujets de mécontentement fut convoqué. alors s'élance au milieu des Augustine morts et des blessés. pendant baron. ce poste venaient de succomber sous les coups de l'ennemi. le titre de porteront. couronnement. arriva près de cette batterie des provipour y apporter au moment même où tous ceux qui défendaient sions. l'auteur de cette relation vit cette Lorsque héroïne à Sarragosse. Zaragoza. Richard Vau- là qu'une femme déploya un héroïsme dont l'histoire offre peu La belle Augustine d'exemples. avec ce mot une pension « Zaragoza ». qui. 495 et les procureurs-généraux premiers de nos cours d'appel. les maires des trente-sept bonnes villes qui ont droit d'assister à notre leur vie. Elle recevait du gouvernement et la paie journalière d'un tirailleur. « XI.PIÈCES JUSTIFICATIVES. Les citoyens.

de Béde lui. Par les divers moyens qu'il avait plus grande des choil avait appris sur le compte de M. du menacé Talleyrand que vous avez eue à la de Napoléon. laissé emporter plus il plus il s'était par son ressentiment. las de se heurter connaissait bien la part Et vous osez dire que vous n'avez été de ce etc. actes. lui disait-il. une partie des dont il rendit témoins la scène violente ses qui justifiaient de Bénévent avait Dans les entretiens membres du conseil. que le prince époquesavec entendu je l'avais l'Espagne. Sa colère sévérité. cevoir ment s'était rand.qu'oubliant et avait même nier il la dignité impériale. qui avait été chargé à le terminer. étaient connus de de la part qu'il y avait prise. et ses dénégations L'immobilité l'Empereur. névent avec contint qu'une son humeur occasion qui s'échauffait en vint à n'être la les digues se rompirent.496 RÉVOLUTION FRANÇAISE. il traita le prince plus maître Enfin. Bénévent. il jugea . à le faire oublier Comme il n'avait propas ce qu'un vieux coura appliqué aux anciens formulé en deux mots énergiques. n'attendait l'Empereur. de cette scène. du futur gouverneles membres le rapprochement qai n'ignorait si le cas arrivait. Un des Le lendemain. il y avait cercle à la cour. de Talleyrand d'être informé. Réfléchissant travail pressé. et. du duc d'Enghien « pour rien dans les affaires étant arrivé à son dernier courroux et Napoléon. l'impassibilité au point. tie. la durée de ci. «Et vous « condamnation osez. chercherait verbe. exalté était la colère redevenu entre Fouché et Talleyautre. insistant grida. d'un le duc de Gaëte par l'Empereur ministres. » Le paroxysme etc. contre quitta la paril savait qu'il était dans sa l'Empereur. avaient du patient. dignation. degré. poing. pourrait dans le conquérant seil de gouvernement. pendant pour éclater. de quelque ou contre le poison tre le poignard le cas où ces était persuadé prévoyant que le prince de Bénévent. eus à différentes l'Empereur. Le prince nature que. qui était un dimanche. ce but. son étaient opéré exécution même dans sa course dont nommés. dominé à mesure par son inqu'il parlait. parler L'Emmoine fanatique. pereur atteindre et où la balle d'un guérillero craintes se réaliseraient. conseil. Alexandre. un roc inébranlable. avait consacré ce dimanche que l'Empereur aimait à voir ses ministres assidus à sa cour. Les confidences du duc sur le procès d'Espagne. n'en l'Empereur cependant et les propos mier. d'Espagne tomba par son excès même. de Talleyrand sur la révolution sa désapprobation de ces d'Enghien. ou victorieuse. aucun ressentiment au pretémoigna de M. de ses traits. il jugea qu'il devait feindre de ne pas se souvenir tisans. l'organisation Personne dans tout avait était pensé à former un conet prête à repréparée. sous-lieutenant. lui citer les relativement exemples en Espade sa présence sur la nécessité conà prendre nécessaires pour se prémunir sur à ses projets des jésuites Mala- des précautions gne.

qu'il l'embarras de se trouver seul avec la scène dont il avait été témoin. du prince gauche de Bénévent. ne songea pas à interdire sa cour à un homme contre lequel il n'avait pas assez de preuves pour le mettre en jugement.' de Talleydans le troisième volume de ses souvenirs historiques: le récit de ce qui se passa dans la séance du conseil 32 « J'ai privii . Le dimanche M. ou ébranlé dans sa conviction par tant d'assurance. plaça de l'Empéreur. il répondit pour lui et obligea l'Empereur à 1. Il tourna la tête en passant devant le prince. donné v- de se placer auprès pour avoir la faculté miliation dans à qui nous avons emprunté ces détails sur M.PIÈCES JUSTIFICATIVES. et s'arrêta devant son voisin de droite.· n"n une aux A à 1'r. ayant à sa main sa tail puisait largement. sans être dése encore sur le concerté. de Talleyrand. étaient désarmé privées. mais la curiosité le retint. dans certaines était aussi sévère occasions. questionné. ajoute. et s'y montra aussi assidu qu'au temps de sa faveur. selon lui. continua de venir aux entrées. L'Empeselon son habitude. sacrifier qu'il pouvait rendit de bonne heure fin. qui. pour qu'il dût l'éloigner à jamais de la gestion des affaires.1~1~ l'accomplissement avec l'intention Tuileries. saiTalleyrand sit toutes les occasions d'attirer l'attention de l'Empereur. 4Q. l'Empereur. parce que le sentiment de sa puissance et son ame supérieure à toutes les petites le rendaient passions Le prince de Bénévent indulgent.'écouter. était resté cloué à la place qu'il avait qui le preoccupée mier auprès de la cheminée. mais qui était assez coupable. La glace ainsi rompue. par une telle persévérance. traverser à la hâte la salle du Trône. Meneval. laquelle et parlant aux personnes qui debout sur le premier Arrivé au voisin de plan. Le ministre arriva aux Tuileries avant tout le monde et pendant achevait qu'on il voulut d'allumer. De la place où il s'était prince il salua le premier mis. pour aller occuper la place la plus favorable à la fugue qu'il méditait. après fit rétrograder le ministre dans qui se promena le salon en attendant précédent. l'Empereur de se retirer et de retourner après l'avoir salué à son travail. lui. en public qu'il était constamment et indulgent dans ses relations patient batière. en dépit du caractère attribué à ses compatriotes. heure de ce devoir. rand. Il se de la porte par laquelle devait arriver. et voyant passage que son voisin. L'Empereur. était hésitait qui à répondre. que la salle du trône se remplit et qu'il pût la traverser en évitant le tête-à-téte du de Bénévent. l'Empereur échangea quelques paroles avec lui. Quel fut son étonnement le prince de Bénévent d'apercevoir seul auprès de la cheminée 1 Un sentiment de pudeur à l'égard d'un homme si oublieux de l'huavait subie la veille. suivant. qui. et fut libre de se retirer. fit le tour de la salle. reur. » M. ne savait pas conserver de rancune.

matin au lever. de Talleyrand parlait la Restauration. quelques desquels Il est relatif aux conférences dont je donne plus bas la substance. on peut et à la charge de grand-chambellan. ottoman. J'ignore avec l'empereur conndentielles ses communications si l'empereur nocturnes cesse a été Napoléon que M.o: ~· a~ à l'issue de séance à son retour d'Espagne laquelle que tint l'Empereur et les plus les plus violents à M. antérieurement furth. en Espagne. si je devance leurs.qui à la diextérieures des relations de réunir le ministère de justes raisons. lui a été quelquefois les. Quels étaient presque non-seulement de faire connaître. pourraient son initiation plomatiques. s'est chargé de Bénévent mais aussi dans ses causeries chaque le retenait. M. personnage et des chrodes annalistes il est tombé dans le domaine homme public. du des services habitude Une longue tous deux au lieu de l'entrevue. Déjà. de Bénévent bien avait informé avec de la nature le czar chez des madame entretiens la prin- de la Tour assistaient que le prince dans ses Mémoires. d'un à l'égard nuisible. de Talleyrand. des affaires d'Espagne. et auquel homme. tout le monde de les souverains du spectacle auquel à l'issue et Taxis. sur l'empire venait l'Empereur desseins. gnité de vice-grand-électeur lui devint fuvenir à Erfurth. on me pardonnera initié à ces confidences. .RÉVOLUTION FRANÇAISE. rieux. l'empereur les emmena par M. a Lorsque rains. intimes. de Champagny. cirdans diverses nécessaire lui en rendait l'emploi de Bénévent prince didans les conférences de ce ministre il jugea que l'habileté constances lui être utià ses vues politiques. L'Empereur à Erfurth. C'est ce ces entretiens? tous les soirs. et à la rédaction ont été communiqués.• s'était rendu dont le prince coupable trahison dont quelques Mémoires passages M. de la conduite qu'il avait tenue avec complaisance d'un secret. Il l'entretenait Quand de ses de M. « A Erfurth. ~u_. en le faisant dire que celle qu'il commit. comme à l'histoire cet important appartient à présent. de Talleyrand s'était ses vues retiré. sonne Depuis Les à cette époque. Si cette imprudence il n'avait par pas permis. A Erfurth. moires qu'a laissés ont copiés. et qu'il eût été remplacé ministre. dans le prince de Bénévent surtout employa neste.. Dans les Me. l'Empereur Alexandre. avait des torts envers lui. que ses secrétaires un chapitre cuil se trouve uns même ont coopéré. ii)8 niqueurs. D'ailne sont donc pas la violation révélations qui suivent auquel le public sera le temps marqué par lui-même. l'entrevue d'Erfurth eut été convenue entre les deux souve- ne fût plus de Bénévent le prince quoique Napoléon. dès cette indiscrétion.J'r. de Talleyrand les reproches il adressa l'étendue de la ne connaissait point à cette époque mérités. et de Russie à Erde France lieu entre les deux Empereurs qui eurent fit en perà la campagne que Napoléon en 1808.

le baron de Vincent. Il est difficile cependant de croire qu'elles fussent entièrement désintéressées l'Autriche par de sa part. d'observer ce qui se passerait à Erfurth et de prendre connaissance de ce qui tramer contre pourrait s'y l'Autriche. Ce ministre donnait à ses relations avec l'empereur de Russie et avec le ministre autrichien. j'ai entendu l'empereur conviction. de l'administration. du bonheur qu'il aurait d'asd'État et de s'iniprésidé par Napoléon. Quant à la donnée récompense en quoi elle consista des audiences il faisait l'usage que Napoléon vient qu'on accordait de voir. L'encreur Alexandre à Erparlait Paris. Le cabinet autrichien ne pouvait se passer de la présence d'un représentant à Erfurth. cette que cet on velléité Mais les révélations son pas ind'augmenter ex-ministre n'ait facilement délicats ainsi de visiter à la science séances sous un tel maître. a dû payer Alexl'empereur de Bénéque dans et la circonspection et produire de fâcheux nécessaires. tirer de son alliance. J'ignore jusqu'à était sincère. d'Autriohe L'empereur y d& un pécha d'une lettre dont l'objet était de féliciter envoyé porteur l'empereur Napoléon à l'occasion de sa présence en Allemagne. M. des concessions mesurées grase proposait de lui faire.J__ n__ la conduite qu'il ges qu'il duellement qu'il devait furth sister tier. roulent toujours sans mission enveces comprendra sur des points ne sont peuvent que et s'ils portunité prétés « Le prince de Bénévent ne se contentait de la confiance pas d'abuser de Napoléon en ce qui concernait la Russie. M. quel point l'expression de ce vœu de Russie en parler avec une apparente du prince de Bénévent ont dû modérer timité avec Napoléon. quoique de si précieux voici andre. un motif dont je parlerai tout-à-l'heurer. eut ordre de voir le prince de Bénévent et de recevoir ses confidences. et de le rassarer sur ses dispositions mais en réalité avec la mission amicales. fut désigné Il pour cette mission.dans ses voulait f71~54 f. qui.n-1I'II tenir "l"II" envers )' entretiens du soir. n'ayant pu obtenir pour son souverain une invitation de venir à Erfurth était resté à Paris. lorsavec l'oppoint traités être faussement inter- au prince il lui dit . où ses fonctions d'ambassadeur le retenaient. En admettant nimé sortes qu'ils les confidences de confidences sont abordés de l'Empereur. il rendait à l'Autriche un autre service. « Dans une vent. faites. effets. recevoir Il préparait insinuations de son aux dé l'empereur qui lui seraient ardent désir du conseil ce prince aux communications qu'il et l'avertissait du but caché des Napoléon. que le de Bénévent prince avait déjà présenté à Paris et à Varsovie dans des circonstances à peu près analogues. 499 11. espérait qu'il ne se faisait des avantal'empereur Alexandre. et dont je n'aie aucune du prix dont preuve avis. de Metternich. Le prince de Talleyrand avoua de livrer ces confidences pas scrupule au czar.Plt£ES JUSTIFICATIVES.

un service Il se persuada signalé à la France. fait par M. de Bénévent la main Le prince prince. Votre des-de-camp. « Sire. de prince qu'il avait étant duchesse qui. rait tirer pour lui-même reur Alexandre. et l'usurpateur. qu'il rendrait à celle ressemble Une telle apologie et à l'Europe. plus grand Courlande Alexandre. les vœux souvent de mon neveu Edmond. Périgord. sur-le-champ comprit Il s'en de cette confidence. qu'il se chargerait pagné le duc de Vicence faite. pour le contraindre la modération. avait accom- comblerait qui avait Bénévent. en France. aux cheveux saisissant l'occasion. regarder a Après ce récit. l'empereur de ce qui se passa à Erfurth développements. à l'ambassade de France de Périgord. désir dispositions J'ai faveur. vernement de la Restauration sant. qu'ils avaient voulu affamer pour leur justification. l'intention. du nerf de la guerre. ses causeries familières serait sœur avec l'empereur d'un divorce. infidèles de ces comptables qui se posaient didu gouvernement en victimes déchu. dont Napoléon rapprodame de la Tour et Taxis. l'aîné de mes neveux malheur de perdre jeune homme marier m'en reste un que je voudrais avantageusement je dois y renoncer. où l'empereur et de la nécessité d'une des grandes-duchesses proposée par ce le parti qu'il pourfélicita avec l'empeil lui dit: maeu le été indirectement de se remarier". Effrayé des danqu'il allègue pour justifier eut de Bénévent le prince de Napoléon. héritières pour ses aiL'Empereur garde les riches mon à laquelle a pour Majesté sujette une famille de Dorothée La main de la princesse serait de m'allier. Il d'espérance mais. en retournant avec lui Edmond qu'il emmènerait en Russie. de la puissance gereux progrès de son . Puis. d'Alexandre.500 RÉVOLUTION FRANÇAISE. son itle. de lui promettre s'empressa chez la de s'arrêter à Pétersbourg. Il venait envoyé de en mourir courrier à Berlin à Pétersbourg d'une fluxion en de était parti «an» victime prea de poitrwe. . avait à parler Napoléon de Russie. Votre Majesté est dans de si heureuses puisque une de lui demander elle me permettra trimoniales. en le privant à l'impuissance le réduire chez manocturnes du prince de Bénévent rendez-vous « Les fréquents finit par être informé. de Talleyrand avec d'amples lui-même. de entre lui. de Courlande. » L'empereur au de son désir d'être agréable protesté dit son intervention. lui-même à Napoléon devant le goude régiments. de l'éventualité venu ce prince étant Alexandre. la chose comme et qu'il pouvait à la duchesse. 1 Le comte dre le temps Louis de se de reposer. la raison de connaître on doit désirer Russie et le diplomate autrichien.essor et à arrêter de chercher la pensée l'impétuosité patriotique à de ses projets l'exécution à entraver aventureux. alors attaché de le faire agréer à Erfurth. Ce motif le voici sa conduite.

et ne me que ces une émotion proet ses larmes ne dit placée à gauche et je vois Horaussi lès pleurs « Quand j'entrai. s'échappaient il ne ce triste dîner. 501 chés contre d'autres avaient indices. « yeux mon ami. et cherchant à cacher qui tombaient « Joséphine entre mains. Pour moi. et lui. qu'elle tenait pressée sa voix et longtemps ses larmes les deux siennes entrecoupèrent puis. un peu d'empire enfin.PIÈCES JUSTIFICATIVES. reprenant Il m'a délaissée. J'ai bout mon rôle de femme dans ce monde. abandonnée. avait pris une auprès d'elle. n'étant plus sa femme. de ses yeux. quel a sinistres dans « et il me fallait répudiée que la mort ai-je vécu jusqu'au jour fatal où il m'avoua C'était le longtemps je lisais sur sa physionomie et qu'il y avait de choses air il avait ce jour-là. qu'aux n'appartiennent « Dans quelle contenance. lui permirent de tense le souvenir » Elle les prononça avec m'attendrit encore aujourd'hui. Quels regards. Je ne dis pas un mot pendant à un de ses serviteurs « rompit le silence quel temps que pour demander et l'orage « il faisait. « Eh bien t mots dont fonde. malgré moi. avec Joséphine. « temps où. son regard Nous dînâmes étouffer de mes larmes. dans quelle incertireprit-elle. « mes yeux. Joséphine mon ami dans ses Mémoires le récit d'une en- à la Malmaison: me tendit la main. un de ces sourires douloureux qui de n'être et dont il est impossible pas les derniers j'ai passé à tous les j'étais obligée de le paraître laissent que ceux que les courtisans Dans quel vague. debout devant la cheminée.errer sur ses lèvres » En prononçant ces derniers mots. qui. Bourrienne trevue qu'il fait eut en ces termes. me fit signe de m'asseoir la cheminée. sur elle-même « Mon cher Bourrienne. laissa. pénétré. jeté dans » la fidélité de son ministre. je vis bien que le temps était à l'orage. ensemble comme à l'ordinaire. de mes Joséphine femmes. « me dit-elle. . j'ai subi tout mon malheur. sur l'ottomane Elle s'assit pas de poursuivre. « tomber sur une femme « tude plus cruelle « enfin ce que depuis « 30 novembre. son esprit de violents soupçons NOTE 13 (PAGE 214). « J'ai joué jusqu'au « tout souffert et je me suis résignée.

je crus ma raison « à jamais perdue sans connaissance. il aurait pris quelque assurer son héritage au vice-roi. ma destinée est plus forte que ma volonté. car quand je repris mes sens « il était près de moi avec ma pauvre fille. me prit et moi j'éprouvais un frisson uni- « ne tarda NOTEU (page 218). me « regarda sans rien dire. Joséphine. et quand je revins je demeurai à « moi je me trouvai dans ma chambre. Aussitôt pas à éclater. Votre ami Corvisart vous pourra « dire mieux que moi ce qui se passa alors. de l'Impératrice avaient été seuls dans sa famille. mais enfin je voyais bien que mon « heure « versel. je vous comprends. Le vice-roi était une ame élevée. il avait Je lisais dans l'altération quel regard de ses traits le a combat qui se passait dans son ame. et que rien n'eût été dérangé de l'ordre qu'il avait établi. mais le coup n'en est pas moins Il s'approcha un moment tremblant. de graves porté deux. intéressantes sur le divorce n'avait point semblaient de Rovigo. Il était la posa sur son cœur. arrangement pour parce que la nation eût passé par cette transaction sans secousse ni déchirement. très-bien ayant ses devoirs envers et il se serait lui-même l'Empereur un prince l'étendue de imposé .502 RÉVOLUTION FRANÇAISE. eut pris son café que Bonaparte il « congédia tout le monde. » – N'en dites pas plus. était arrivée. mortel. son principe et sans de destruction si les deux enfants cependant que. poursuivit Joséphine. de moi. » K France. « Mes affections les plus chères doivent se taire devant les intérêts de la la main je m'y « attendais. de Napoléon avec l'Impératrice et il n'aurait du duc quelques Joséphine. tourner sa faire inconvénients. « Je ne puis pas en dire davantage. ces papuis enfin laissa échapper « roles funestes tu sais si je fai aimée! a Joséphine! ma bonne Joséphine K C'est à toi. en pu avait particu- « L'Empereur dont les destinées pensée vers d'enfants: déjà dans quelque avec son eux. je crois que je proférai des cris. qui aurait institution même. Quel air. et je demeurai seule avec lui. je ne sais ce « qui se passa en moi. Je crois fixées. Bour« rienne. connaissant laborieux. à toi seule que j'ai dû les seuls instants de bonheur que j'ai « goûtés en ce inonde. eus-je la force de répondre. sans tomber chose d'imparfait. Nous larités dans les Mémoires trouvons.

téresser un État puissant à l'ordre plusieurs sans oser larmes dant ont fois à cette lui parler communication il craignait pour trouvé le chemin une il en dit l'arrivée qu'il voulait faire à l'Impératrice. en sanglotant. et l'Imdans cette fit à haute voix l'Empereur était de rompre son mariage pératrice. Là. Il espérait de guerres dont ce serait sortir il voulait à tout prix. lequel de les jours et passait le reste de la soirée en présence de sa descente du trône. il reconnaiséviter. ne s'expliqua pas avant venir fice ce fut lui-même il se conduisit et dévoué avec mots à l'Impératrice. parce qu'il qui dinait tous pressa souffrait le moment de l'état dans de la dissolution réglé tout ce qui manière grande sans doute du mariage. « Tels furent à rompre un lien auquel les motifs qui le déterminèrent il était attaché c'était moins pour lui que pour »»depuis tant d'années Il pensa de choses établi en France. à son projet les toujours il crut avoir rencontré le plus sûr occasion favorable Cepenavant de mais il de mandé quitter Fontainebleau. « Ce qui m'a donné tout le système du gouvernement qui lui au- vu l'Empec'est que j'ai toujours opinion. et il disait qu'il n'avait pas reur content de sa soumission quelquefois Il ne s'arrêta de la part du vice-roi. Il n'y avait enpersonnes qui étaient les témoins tre lui et l'impératrice aucun autre lien qu'un acte civil. il y eut le soir chez l'Empereur une réunion dont étaient l'office était nécessaire M. auquel qui parla à sa mère et la porta à ce grand sacrirecondans cette occasion en bon fils et en homme en lui évitant l'éloignement L'Empereur qu'il établit des explications était un sacrifice ayant d'une douaussi naissant loureuses à son bienfaiteur. la déclaration de l'intention dans laquelle il avec Joséphine qui était présente. la même déclaration. Or. et généreuse. l'archi-chancelier circonstance. de son côté. une compagne dont pénible qu'il était sensible pour elle. .PIÈCES JUSTIFICATIVES. était l'Impératrice elle-même. 805 de consolider l'obligation rait été remis. dans cette le cas où son eût aussi pu lui que eût été menacé par un évènement système d'une ruine servir et se préserver d'appui un moyen de mettre fin à cette suite elle quelconque. tel Joséphine dans le temps où il s'était marié. Régnault de Saint-Jean-d'Angely. elle les suites de sa sensibilité de son cœur. un désagrément pourencore éprouvé sur lui. parmi lesquelles et M. en conséquence. quelques il avait du vice-roi. parce part il que d'une tant pas à l'idée de fixer son héritage tombé dans les et que par là il serait avait des parents plus proches. les lois que cela était d'usage à avaient de ces sortes de contrats. prévu la dissolution des personnes un jour fixe. fit. Mais ensuite discordes qu'il voulait principalement assez puissante de se donner une alliance sait la nécessité pour que. totale. était relatif au sort de l'Impératrice.

D'après et descendit une fois remplies. « Les formalités reur. dans ses dépenses et dans dont les lui impoli que de ne pas en revenir Elle comblé. années été avaient elle a établi elle mariées était ses dernières mères un grand nombre de familles. qui le servait. la loi. une fois à ce chacun la seet fort « L'Empereur. accepter on ne pouvait entrer chez et dotées La méchanceté un peu de prodigalité faut-il l'en blâmer ? reprochait On n'a pas mis le même soin à compter les éducations qu'elle payait pour des enfants de parents on n'a point parlé des aumônes indigents. entourée d'une peuplade d'enfants par ses bontés. de son côté. que sorte se rendre tres. été auparaqu'elle l'avait elle donnait avec profusion et avec tant de bonne grâce vant qu'on aules coeurs rait elle cru être sans nui à personne dans le jamais de sa puissance. Fouché. où il avait été s'établir. parce savait tout ce qu'on qu'elle ne lui disait jamais que du bien de presque Elle fut même utile à M. « Le prince archi-chancelier lecture de l'article de ayant fait donner au cas présent. temps demandé presque pas eu un jour de sa vie où elle n'ait quelque grâce elle ne connaissait pour quelqu'un que souvent pas. parce que jamais personne tout le monde fut la même. Tout le monde la regretta pour l'Empereur. neurs. ses ennemis il n'y a même en ont été protégés. elle partit le lendemain à la Malmaison.604 RÉVOLUTION FRANÇAISE. en disant des de qui était encore tout plein du souvenir avec beaucoup descendit du rang suprême de la perte des honétait dédommagée qu'elle d'avoir obéi à la volonté de l'Empereur. faisait ce qu'il à être seul à Trianon. son séjour à la Malmaison. quitta par la cour: Tuileries. qu'elle faisait porter à domicile. des arrangements convenus à l'avance. Elle la consolation mais ne la quittèrent pointé on l'avait toujours ne fut si bonne. mais qu'elle savait n'a mériter son intérêt. qui avait voulu en quell'instrument de son divorce un an plus tôt •. le grand chemin ne fut qu'une la mauvaise procession. Ce FeMgn fut elle qui sollicita l'Empereur de le remettre eu pouvait pour s'accoutumer il envoyait souvent savoir fonctions après la conjuration <ie . pour aller s'établir l'Empereur alla le même jour à Trianon il ne voulait seul dans cet impas rester mense château l'impératrice de résignation. malgré comme un devoir de s'y présenter au moins de Paris saison. Elle Joséphine. à s'occuper des auToute sa journée se dépensait peu d'elle. Sa prévenance envers aimée. l'Impératrice prit congé de l'Empedans son appartement qui était au rez-de-chaussée. en fit l'application et déclara le mariage dissous. De son côté matin. « Pendant château regardait maine. étant impératrice.

c'est-à-dire. eut occasion . autrichienne. l'archi-chancelier. part à cet évènement été sa propre affaire. aux Tuileries. considération qu'une Or ce n'était secondaire. privé. son conseil consulter H fut dans cette grande occasion. de disbeaucoup Il avait pris un au service de l'Im- princes qui étaient soin de ce qui concernait la particulier d'honneur de laquelle il avait fait attacher que l'on procurât venus lui faire visite. reine de Bavière'. pératrice. d'épouser de Russie ou une princesse autrichienne. en faisaient partie. au nombre desquels était de la question y fut posé sie ne disant pas non. cela avait de l'Empereur que le mariage de toutes les conversations. SOS de l'Impératrice à la Malmaison. les ministres. L'hiver se de ce genre. on aime tant à causer de tout. afin d'avoir l'esprit marié. de bonne grâce. assemblé qui y fut un des plus énergiM. de voix fuprincesse Beaucoup de la Russie et l'Empereur en ayant rent en faveur demandé les mode remarquer était la crainte que le principal qu'une autrichienne ne fût accessible à quelque ressentiment princesse particusuite de la mort du roi et de la reine de lier par sa grande-tante. A Paris. l'arà l'alliance M. Le roi de Naples. tels que quelques désirant l'alliance de suite. mais alléguant d'autres projets étrangers peut-être et l'Autriche transactions politiques. Ce fut le dernier. le roi en bals gaiement recommanda L'Empereur traction aux qui y resta et autres divertissements ce temps-là. et le sujet aise de se Il voulut celibre pour autre chose. qui intéressait quelques tifs. tous les princes étaient retournés chez eux. de raisons de fixer promptement « Il y avait beaucoup pour désirer car chacun avait pris comme si tous les esprits. de Talleyrand.PIÈCES JUSTIFICATIVES. France. Fouclié « L'état M. il avait appelé membres de sa famille ils vinrent lui tenir compagnie des nouvelles et la reine celui passa des de Bavière souverains arrivèrent de aussi à Paris dans l'Allemagne masqués lui-même que sans à Paris ses occu- quelques à Trianon. ques opposants chi-trésorier. présentant « L'Empereur aimait à connaitre la Rustel qu'il était. » il ne restait à Paris que quelques membres de la famille de l'Empereur. des dames du palais A la fin de janvier. M. il dece qui vaudrait manda d'abord mieux une pour la France. je crois il y aurait été le plus souvent lui-même. des motifs de retard qui couvraient à cet évènement. et la les opinions de tout le monde. pations « A l'occasion de cet évènement. voir était devenu l'anecdote il était du jour aussi bien De son côté. pendant.

) NOTE f5 (PAGE 255). A.906 RÉVOLUTION FRANÇAISE. la main de S. que l'Empereur serait et mille autres prédictions malheureux. elles . et même de l'approcher que quelqu'un. (Mémoires du duc de Rovigo. on en mena l'exécution de mariage de l'Empereur fut dressé. pour la Russie. Lorsque l'Empereur se fut prononcé. Conséquemsuite au projet de l'o- le même le contrat par lui et envoyé à Vienne. reur n'ayant de motifs raisonnables pas vu qu'on lui assignât pour en se décida pour S. la présentait l'Autriche était faite pour lui inspirer laquelle de beaucoup confiance. de l'expliquer je n'ai pas jugé convenable davantage. prise. qui avait les facilités de très-près. dont la fatalité a superstitieuses voulu qu'une partie se réalisât. A. l'intervention de cette puissance en faveur d'autres intérêts qui devenaient étrangers à la France. que protestants « Le peuple. et l'Empepersonnes qui penchaient. quelque fondée qu'elle soit. dans un autre temps. c'est-à-dire la classe marchande. « Cette que décision soir une fois si rapidement. J'ai de me convaincre de petits intérêts pinion que beaucoup avaient personnels concouru à faire changer aussi prompUment les résolutions de l'Empereur. signé en même temps que la demande en forme de l'archiduchesse pour qu'il eu occasion. f madame l'archiduchesse Marieagir autrement. R. russe nous aurait que l'influence dominés de la même manière à s'établir qu'elle cherchait On aurait partout. et que la manière Louise. madame ment. Marie-Louise. cependant observer pu du rite grec n'aurait que l'exercice pas plus troublé l'Église les et les Juifs. d'autres. pour réclamer. donné ne fût plus depuis. qui n'avait pas toutà-fait perdu confiance dans les augures. 1 iy. que on écrivit l'on y avait en Russie formé. «Les premières douleurs se firent sentir la veille au soir. avec parce que son âge lui convenait mieux. n'avait nui aux de pas projets l'Autriche. tout le monde trouva qu'il avait pris le meilleur parti les uns disaient russe aurait qu'une princesse amené un schisme dans la religion. par cette raison. disait que les alliances avec l'Autriche avaient été fatales toujours à la France. « Comme ceci est purement une arwilote.

qui devaient être témoins de l'accouchement. il contemquand Les mère. annonça lui-même la naissance de son fils à toute était encore ému du spectacle douloureux de l'accouchement et disait qu'il aurait ratrice. Une heure après. suivi de l'accoucheur. douleurs criait inquiétude. serait l'accouchement très-vives. que dans ayant la délivrance lieu vingt-quatre avait renvoyé heures. . après douloureux. l'Impératrice fut à éveillée par des serait douleurs prochain. Dubois que poussa de la famille impériale. jour rassuré sur l'état de son fils. i. tout troublé. les efforts Enfin. douleurs se firent pensé que ce dernier les avaient sentir apparence fit évanouir ses inanimé. sa maison de » t. frappée dans une bien. et l'encouragea d'intensité. hâte une robe l'Impératrice. à une bataille.) l'Impé- il Napoléon et Marie-Louise. et dames grands dignitaires. Sans lui répondre. sollicitude sur en c'était un fils. L'Empereur bois ouvrit brusquement que très-difficile. sa L'Empereur. avec reporté vive anxiété enfant un faible membres officiers premières M. qui mais le docteur parce parfaite faisaient Dubois que présager ne tarda que pas furent s'apercevoir qu'il tait de côté. par les mots les plus L'Impératrice était augmentaient allait la sacrifier. FIN DES NOTES DU CINQUIÈME VOLUME. d'annonce. de Luçay et de Montesquiou étaient seules restées avec le les dames et les femmes de chambre. et se mit au bain. fonctionnaires de l'Etat. sa joie. les plus mais la plait Les de terreur. embrassa tendrement rassurants. de l'accouchement lui donnaient sécurité. ne pouvait venir à il fallait avant tout qu'on sauvât la mère. et annonça. les principaux les lorsque du matin. été mandés au palais mais vers cinq heures pourrait n'avoir inquiétudes. de la cour. S07 elles cessèrent et l'imsupportables jusqu'au jour alors. l'Empereur mesdames de Montebello. avait le commencement pératrice put s'endormir. et. son passa descendit à la chez hors du l'Empereur s'élança de xhambre. tout le monde.PIÈCES JUSTIFICATIVES. Dulorsque à l'Empereur de vives inquiébain. dans l'effusion de L'Empereur. préféré assister (MENEVAL. et successivement arrivèrent le prince de toute la cour et les principaux Neufchâtel. Il s'approcha de son lit en dissimulant sa et femme. L'Empereur passé de la nuit la voyant il remonta auprès ct'elle dans endormie son appartement. L'archi-chancelier accourut en toute hâte. était dans une l'enfant les préliminaires tudes. la porte. médecin. se présenM. il ne donnait avait une cri cet aucun enfant signe toute cet si désiré vint au de vie. était qu'on L'Empereur extrême et disait que si l'enfant agitation.

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prête de Louis XVIII. Réponse Fox et du de parti la nouvelle pour l'opposition est accueillie en la en paix. son vice-roi d'Italie. des aigles offre la paix au Légion-d'Honneur. CHAPITRE PREMIER. en royaume.l'Angleterre. – Création Son couronnement rengo. Réorganisation . – Ouverture Débats à ce de lord Mulgrave. Troisième l'Autriche. de Lucques. et la Russie.TABLE UHB JJVÏIÈKKS.– Manif es talion de l'Europe. Réunion tion liance du sénat entre maritime de Gènes à la France. -Plan de son Retour de Napoléon expédition Traité d'aldes flottes Mouvements françaises. Son Milan. du clergé. l'Empereur du corps législatif. contre l'Angleterre coalition. – le plan de la campagne de la Ravlère. – Levée de quatre-vingt la guerre 1 nationales. – Coopération de l'Autriche et de la Suède. Il-visite avec Sa dernière entrevue pape – à Milan. Moreau. Le des sénat anciennes formes. flottille. Actes serment. etc. d'Angleterre de la conJugement de l'Empereur. à Notre-Dame. Marche ecr Armements de ses forces et son plan de campagne. à l'exception de celles Toutes les cours reconnaissent la nouvelle de Napoléon. de clémence camp des de prix Boulogne. Protestation et de Russie.-Son Sacre au au roi séjour et couronnement Champ-de-Mars. – Napoléon Institution de l'école Polytechnique. Le prince le parlement Ils sont repoussés anglais. terre.– Adhésiondesdépartements. but. d'Angleterre. Napoléon de l'amiral elles font échouer d'AngleFautes l'expédition Villeneuve. Recensement – Inauguration organisation de Napoléon populaires. de Suède. contre l'Autriche.- – Comment par la majorité. du gouvernement Organisation Proclamation du sénatus- Impérial. consulte Rétablissement organique. en Belgique. de la Georges. décennaux. 509 TABLE DES MATIERES CONTENUES DANS LE CINQUIÈME VOLUME. Invasion – Napoléon vient dénonmille hommes. Voeux de de à Aix-la-Chapelle. dignité spiration Nouvelle -Voyage des votes Distribution Napoléon sujet dans de Pichegru. italienne constitution de la Hollande.L'Empereur des gardes part pour l'armée lui Inspire – Colère au sénat de Napoléon. La République changée Nouvelle Brienne. DéputaEugène à Paris. d'Austerlltz. France. . Napoléon départ pour le champ de bataille de Male à Turin.Il s'arrête à roi d'Italie. elle des armées autrichiennes. de l'ordre de la Couronne-de-Fer. de la Rassemblement se rend au camp de Boulogne.

armée sur le Rhin. le tombeau Frédéric. – il de Napgléon prince Prusse. déclare que la dynastie Napoléon de Naples a cessé de rédu prince avec la fille do roi de Bavière. de Jonction de la grande et du Danube. roi le titre de Grand. Mariage Eugène et JoNapoléon à Munich. de l'Adige. Amé- travaux ministère. Louis Situation du corps Bonaparte. du Plan – Mort roi de Prise de IV. et le Napoléon Bataille d'Austerlitz. successeur du Rhin.– Système Hollande. publics. Ses ressentiments II pardonne . – L'armée prend l'offensive. Au-Jonction russes. Napoléon de Brunswick. Arrivée des Russes en d'Amstetten Lambach. Attitude de Napoléon. gner.– du Duchés. calendrier de l'Europe après tif. Son entrevue avec Napoléon. – Mort de Fox. – Traité de Presbourg. d'Autriche L'empereur demande la paix. de Pitt au impériale. L'armée – Sey dans le Tyrol. prince Dolgorouki. – Fox. Moravie. – RéorImpériale. – Le roi – Combats d'Italie Prise de en Bavière. Il visite séjour à l'envoyé contre du duc la noblesse. pour la paix générale. roi Saalfleld. Campagne Napoléon. de – – Napoléon marche sur à Potsdam. – de de de de t'armée et du Tagliamento. Napoléon félicite et récompense son armée.-Combat la grande armée. colonne enlever grand entrée Rosbach. Son Louis – Batailles de part Prusse. française gereau d'Italie Savary dans avec auprès et de Diensteln. grands Rétablissement Le Panthéon rendu au culte Restauration catholique. Ils font leur publique entrée solennelle dans Paris. Campagne tum du et à ces de de Prusse. Combats de de Berlin. Vérone. – Silence de la presse Création de l'Université Négociations Dispositions des gréde l'église de et de la tribone. de l'Iun. Ouverture législaroi de de Naples. Proclamation – Combats d'Ulm. navales bataille de Napoléon Opérations Pmsse adhère à la coalition. des deux de ce prince.-Paroles du de ^Napoléon. Puissances. d'Albeck et d'Elchingen. solennelle Réponse à Berlin. Ultimagçhhritz Napoléon Suites il de fait du – Son à Berthier. – Opérations de la Brenta. – Confédération en est proclamé Napoléon Sa suprématie sur le continent. d'Austerlitz. – Portrait CHAPITRE m.– des coalition.– gorien. flefs de l'Empire. se rapproche de la Napoléon Prusse. Décrets impériaux 40 russe Aleiandre. de l'empereur Castel-Franco. – Ruse d'Alexandre assurer sa retraite– Mission du comte pour de Haiigwilz. Joie séphine a leur retour. et Réponse d'Auerstaedt. de la Piave Combat de HolUbrunn.– RéRupture négociations. de France. la paix fédératif: de Presbourg. Signal Traité CHAPITRE de Prusse. Joseph de Pitt. ['ultimatum deux la victoires.– Saint-Denis ganisatton liorations. du 20 juillet entre la France et la Russie. 68 prussiennes. Marche du Rhin Les Français – Passage de Wei tlngen. de l'armée de armées Mission le Vorarlberg. -Le sénat décerne à Napoléon – Mort Bonaparte. Quatrième solutions téméraires de la Prusse. Passage à Munich.de la Saie Occupation et de la Hesse par les années des hostilités. protecteur.MO TABLE DBS MATlftRBS. Passage entre dans Vienne. d'Iéna pour son armée. sépulture de la Banque réformes. – Reddition Trafalgar. d'Erfurth. Armistice. CHAPITRE n.

quartiers de la Porte les de Napoléon. Prise de Kœnisberg. s'enfuit Retraite de Labeck. Campagne Son Combats Pologne. formidables de Dantzig. CHAPITRE V. impériale. devant bassadeur bat Combats Friedland. – Suites . Capitulation de Baylen. au prtnce de Haïfeldt– à Prentzlow. – Bombar-Don-quichottisme dement de Copenhague Effet qu'il produit en Europe. l'avenir ses de la Porte avec Rupture de la France. Traité de projets espagnole. sultan de cette des évacuent Sélim nation.– tes armes. Junte de Bayonne. seph à Madrid. Insurrection nationale de la Péninsule. de Nasielsk de n'ose proclamer l'indépendance la Narew et se porte au-devant Les Russes Le et la Russie. Sa vie pendant ses jours de repos. Siège Mouvements de Guttstadt. avec la Russie.– Il fait d'hiver. précipitée – Blucber du met électorale Les avec roi de bas Prusse. IV. Prisé Magdebourg. gne. Nouvelle noblesse. royale restitue d'Espala cou- en dispose en faveur fait proclamer de Napoléon. négociations. qni de Ferdinand événements la famille Ferdinand révolu– Entrée Ses d'Aranjflez. mande l'alliance la Russie. ronne à son père. énergique – La flotte de l'armée anglaise russe.– Le rot de FréNa90 de Charlot- occupation de la monarchie à Eœnigsberg. ments. en retraite. de bataille le champ Confiance de la Moldavie Napoléon Reprise dans ces évène– Retraite des d'Eylau.TABLE DES MATIÈRES. tion Première expédition de Portugal. Paix de Til«8 CHAPITRE Tî. Retour de de la liberté de la presse. Celui-ci son frère roi des Espagnes de gouvernement. Hanovre en russe Hobenlohe 9f| capitule de Capitulation par les Frtnçate. abdication de Charles d'Aranjuez. de paix à Paris. continental. Suites de la Napoléon tribunat. Négociations et du Français la Prusse. Armistice sur des la Vistule. des hostilités sur la Vistule. tout le continent se déclare contre Efforts de Napoléon que l'Angleterre. déric-Guillaume poléon à Posen. Napoléon part pour Paris. Arrivée l'armistice. Prespar les Anglais. Fontainebleau. de la Vatachle Rôle de – Bataille d'Eylau.– Blocus de la Hesse prussienne. – Insurrection à Madrid. Dardanelles. de Spanden et de Lomitten. Honneurs Puissance rendus et à la grandeur garde Les de l'Empire. – Napoléon" de l'Empereur à son armée. Constitution espagnole. Entrevue sur Batailles et de d'Heilsberg – Armistice. Affaires d'Espagne VII.- et de Pulstuck. veut intervenir L'Angleterre – Sommation – Préparatifs et prise au sultan. substitutions du Suppression dans le Code armé du roi de Suéde.de Napoléon Perplexité après les instructions à MuraL Il part pour Baronne et rappelle Scènes scandaleuses. pour relever la marine Ses sur la Péninsule française. avènement de Murât à Madrid. la PoloIII depar Russes.Occupation sultan Le lui déclare la guerre. Russes. de ratiner son armée. Proclamale Niémen. Alarmes en France sur à son armée reprendre Suite des différends elle envoie une de flotte fam- visite Napoléon de la campagne. le conseil de Joseph par la junte Oastllle et la municipalité de Madrid. civil. français. Silésie. à Tilsitt. – passe de Czarnovo. JoBataille de Médina de Rio-Seco.- gne prussienne. Conquête Prusse tembourg. de Attitude défense. Abolition Tilsitt. Napoléon entrée à Varsovie. de l'armée -Rupture refuse Il réveille – Le temple de la Gloire. mation sitt.

avec Rupture de la France rapprochement la France entre . de Znalm. û'Oporto.- Triomphe de l'Angleterre. de Napoléon. Ratisbonne. tions mée tice Suède. Action brillante de six cents Troisième – Bataille de Portugal.– de Cintra. de Wagram. lignes Prise gonte. grands de 1810 et de 1811 en Espagne. continental. etc. succès. législatif. d'Ebersberg.– Expédition l'Autriche à faire la paix. Son mauvais Napoléon à Paris. d'Almaraz Madrid. extérieure et intérieure du roi de Rome. l'Empire que taires royal du de Vienne. armées de l'Autriche. Second Situation des États Marche des passage du romains du Danube.-Situation Naissance Détresse et prise de Tarragone. d'Espinosa de Napoléon à la grande des Anglais. – Disposidu Tjrol. se réfugie à Vlttorta. Soumission d'Uclès. de Capitulation Retraite Lannes. Armede de Prusse. de Hetternich. en Belgique. par un CHAPITRE VIII. d'assassinat de l'Empereur Soumission Seconde cette Corogne Danube. de SaBataille – Sympdu sysla Russie. 143 Départ de Napoléon CHAPITRE VII. expédition de Fuente-di-Onor. Napoléon Marie-Louise. Réunion – Mort de l'tle de Lobau. Poravec Joséphine.- du grand-duché de Francfort. des avec Lefebvre. Autriche. Somo-Slerra. autrichiennes.Traité de Vienne. marche Bataille sur des Anglais Wellington. – Insurrection – Réorganisation de l'armée d'Itatie et de l'armée de Dalmatle avecl'arJonction d'Essling. Réunion à avec villes de la anséatiques. de l'Empire.Réveil Napoléon avec le roi du du de Insurrection de la coalition.M* TAJBLB DES MATIÈRES. et corps Espagne. Sarra- et d'Alexandre armée en Ouverture Proclamation Passage députation. Retraite du Portugal. et baptême la Russie. Retraite II détermine jeune Alle182 de du expédition ville. et d'Eckmûhl. Retour de Talaveyra. par Soult. de Madrid. effet qu'elle en Europe. des espagnoles régies l'Empire. Son Traité avec et de décadence. Mouvements produit de l'armée.– de Vimeiro. de Valence. par des gouvernements républimili- de la paix Conséquences trait de cette princesse. d'Allemagne. de l'Inn Dispositions par les l'armée. ArmisRévolution de Tyrol. pitulation de Torrès-Vedras. Cinquième Passage coalition. Bataille du continent. – Armée Ferrol. de l'Andalousie Campagnes Conquête Victor devant Cadix. Prise d'attaque. poléon devant Vienne. de la Bavière. de Suède.– Siège et de Tudela. sur de la Reddition sur Madrld. funestes Bataille ments Napoléon la grande Batailles Paroles Retraite gosse. à l'Empire. Siège de la caprisonniers Masséna devant les de Wellington. Divorce de de la Hollande. Prise – Prise et prise pour Entrevue Marche de Burgos. de Paris. Position de Davoust et de Masséna. de Napoléon Mariage de l'Oidembourg.. de Soult. Provinces Valais indépendants. et d'Oporto. Napoléon Invasion et M. – Campagne Batailles Mouvements de Wagram. Victoires Rentrée de Joseph dans de la Catalogne. Tortose. de cet événement. de Baylen. d'Abensberg ville.tômes tème de Prise Retraite de Lérida. de 1809 en Campagne elle anglo-espagnole: Anglo-Portugais Espagne.– Tentative mand. de l'armée Jonction – Napoléon Départ frande Nablessé de Napoléon pour çaise en Allemagne. – Bernadotte prince – Création de Nouvelles travaux sur tous les points fondations. la Prusse. de l' – Traité Joseph – Convention de à Erfurth. – Bataille Bataille Prise du de cette Passage dans Français en Allemagne.

dans de sur Wllna.Prise de Badajoz Assemblée des Cortès à par les Anglais. de Lutzen. de Moskow. 211 ambassade CHAPITRE IX.– Conspiration Campagne de 1812 en Espagne. de Russie. Alexandre. la Russie. à Witepsk. tuation veaux Prusse du – Concordat Napoléon de Fontainebleau. traite ris. de Krasnol. de l'Autriche de Prag ne.Sévllle. Paix la Russie. Traité de la Suède et de la Russie. secrètes avec Joseph. dans cette ville. Douleur de la France à la nouvelle du désastre de Moskow. et M. préparatifs – Convention et la Russie. pour Ultimatum de de Napoléon à l'empereur Son pour Dresde. Armements de la France et de la Russie. secrète Congrès ~• à la coalition. Dernière et l'Autriche.TABLE DES MATIÈRES.des face deux de la et de Mohilow. des Russes polonaise à Na- Discours Napoléon Proclamation prennent du président et réponse part de Wilna. entre à française le rétablissement du à Wilna. Bataille Mort de Français Adhésion Dresde. – Wellington – Soult marche sur cette et en chasse capitale les Anglais. But de efforts de Napoléon éviter la guerre. Armistice de à Marie Mort Bataille Plesswitz.