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Histoire de la Révolution française, du Consulat, de l'Empire, de la Restauration et de la Révolution de Juillet / par [...

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Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

Ferrand, Jules (1817-1894),Lamarque, Jules de (1820-1878). Histoire de la Révolution française, du Consulat, de l'Empire, de la Restauration et de la Révolution de Juillet / par MM. J. Ferrand et J. de Lamarque.... 1845.

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HISTOIRE
DE LA

RÉVOLUTION
FRANÇAISE.

HISTOIRE
DE U

RÉVOLUTION
FRANÇAISE
DU CONSULAT, ET DE DE LA L'EMPIRE, RÉVOLUTION DE DE LA RESTAURATION JUILLET if MM. J. FKRRAWD l'Af ET J. 1>E LAMARÇDE:

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DE 30 GRAVURES

SUR

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TOME

V.

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D. CAVA1LLÉS, ÉDITEUR,
AU BUREAU DES
t3,

PUBLICATIONS
RUE VIEILLE-DU-TEMPLE.

HISTORIQUES;

1845

HISTOIRE

DE

LA

REVOLUTION

ItU\Ait~ll;JI

DEPUIS

i

1789

jusçc'bm

1830.

EMPIRE.

CHAPITRE PREMIER.
du gouvernement du sénatusProclamation impérial. consulte Rétablissement organique. Le des sénat anciennes prête «™ formes.

Organisation

Adhésiondesdépartements.-Manifestationcluclergé.-ProtestationdeLouisXyin. et de Russie, d'Angleterre de celles à l'exception de l'Europe, les cours Toutes de la conJugement de Napoléon. la nouvelle dignité reconnaissent de Suéde, de l'Empereur. Actes de clémence etc. de Pichegru, Georges,Moreau, spiration de Boulogne. au camp Napoléon de la Légion-d'Honneur. Inauguration des prix décennaux. Institution de l'école Polytechnique. Nouvelle organisation Recensement à Aix-la-Chapelle. en Belgique.Son séjour de Napoléon -Voyage à Notre-Dame. de l'Empereur et couronnement Sacre des votes populaires. du corps législatif. Ouverture au Champ-de-Mars. des aigles Distribution à ce ™a** de lord «^*£ Réponse roi d'Angleterre. au olfre la paix Napoléon de ^"«wmj Voeux de Fox et du parti anglais. sujet dans le parlement en ^«ujjen la nouvelle Comment paix. Ils sont repoussés par la majorité. changée La Républ qu italienne de la Hollande.constitution Nouvelle France, à Brienne.pour Milan. Il s'arrête Son départ roi d'Italie. en royaume. Napoléon de Made bataille le champ Il visite avec le pape à Turin. entrevue sa dernière i
V. 1

2

(1804} Son couronnement à Milan. rengo. Création de l'ordre de la Conronne-de-Fer. Réunion de Gènes à la France. Le prince vice-roi Eugène d'Italie. Dêputation du sénat de Lucques. Retour à de Napoléon Paris. Plan de son expédition maritime contre l'Angleterre. Mouvements des flottes françaises. Traité d'alliance entre l'Angleterre et la Russie. de l'Autriche Coopération et de la Suède. Troisième son but, coalition; ses forces et son plan de campagne. de Armements l'Autriche.se rend Napoléon au camp de Boulogne. Rassemblement de la flottille. Fautes de l'amiral Villeneuve; elles font échouer l'eipéditlon d'Angleterre. Colère de Napoléon: elle lui inspire le plan de la campagne d'Austerlitz.Marche des armées autrichiennes. Invasion de la Bavière. Napoléon vient dénoncer au sénat la guerre contre l'Autriche. Levée de quatre-vingt mille hommes. des gardes Réorganisation nationales. L'empereur part pour l'armée.

RÉVOLUTION

FRANÇAISE.

Il ne nouvelle ère venait de s'ouvrir. Après s'èSfti'e propagée au-dedans par la dictature repréla révolution, sentative, dans un personnifiée f. allait se répandre homme au-dehors & -ur-par la dictature militaire. A la parole devait succéder le _#. "1'0.t'I~ et comme ce fleuve qui ne couvre les glaive campagnes les la France, d'Égypte que pour féconder, en débordant sur l'Europe, n'allait accomplir qu'une mission civilisatrice. Elle avait vaincu entrer les rois elle voulut un maitre les humilier dans leur en faisant famille; et un soldat ou plutôt qu'il leur commandât

pour ainsi dire, de plus haut, le trône qu'elle plus éclatant avait foulé aux et l'y plaça rayonnant pieds. de gloire et de C'est majesté. là qu'on allait voir Napoléon de nouveaux accomplir prodirétablir de ges, l'empire mettre dans sa couCharlemagne, che la fille des Césars, et reculer, ainsi qu'il l'a dit luiles limites de la gloire. même, le sénatus-consulte D'après du 2 floréal an xh organique ( 18 mai 1804), Napoléon Bonaparte était déclaré empereur des Français; la justice devait être rendue en son nom par

pour elle releva

des collèges des lois. sénat. monsous l'ancienne De même qu'au château de Versailles. les grands laquais aux Tuileries on vit reparaître archie. de la succession impériale. Joseph à succéder et Jérôme était impériale de primogéniet Louis Bona- A défaut d'héritiers étaient appelés parte de Lucien l'exclusion On attribua On remarqua à Napoléon. Bonaparte Fesch grand-aumônier. les écuyers les chambellans les pages. de mâle La dignité par lui. du les attributions de l'Empire dignités gence. 3 héréditaire ture. Duroc grand-maréchal Talleyrand grand-chambellan. consti2. les aumôniers. Madame . La nouvelle de Baltimore la fille d'un négociant la réen outre. et par ordre en mâle directs. l'étiquette et & excelLes titres d'altesse créa des princes français. Joseph connétable. des cérémonies. On des grands les cordons. le cardinal Lebrun archi-trésorier. Cambacérès du Caulincourt grand-maître Joubertot. Palais Ségur l miss fut grand-électeur. et des petits jours. de l'empire. prit possession primé sur cette grande question. à ses opinions du premier républila disgrâce l'un et repoussés mais la vérité est qu'ils ne furent caines sans mariés l'autre par leur frère que parce qu'ils s'étaient le second à à une actrice le premier son consentement. impériales. électoraux. Paterson. les grandes du trifaunat du corps législatif. Bonaparte archi-chancelier. grand-écuyer.(1804)1 des officiers institués kmpiuç. l'arrêté du peuple à l'acceptation se fût exsans attendre que le suffrage populaire Napoléon. du conseil d'État de de la haute cour impériale. Berthier grand-veneur. les prérogatives tution réglait. et de la promulgation l'ordre judiciaire statuait au sénatus-consulte qu'on Un titre additionnel soumettrait du sénat. lence Louis reparurent.

il célébra l'élé« Dieu. Le 27. passa législatif et au conseil et la représentaLe corps législatif ne rele tribunat seul avait cond'État. ils l'appelèrent cet à quatre constitutions du nouvel élu de la fortune juré se jeter aux ses sujets. (1804) ce gouvernement qui avait disparut républicain tant d'orages et que tant de sang avait cimenté. Jourdan. Soult. et d'un nombreux et magnifique cortège. suivirent l'armée. sénatus-consulte en personne. Moncey. le grade de maréchal Murat. Brune. les autorités. Serrurier. A traversé de la Convention. comme l'exemple Napoléon se considérait le seul et véritable représentant il parlait soude la nation verainement. qu'il et en chargea plus tard par eut lieu. en grande pompe. vit les mêmes hommes qui avaient successives. comme disait-il. des présidents du corps législaaccompagné tif et du tribunat. et Pérignon supprimé première au Consulat expier générale. Bernadotte Bessières Il rétablit en à disparaître. présentait plus qu'un souvenir servé quelque trace de son institution ne devait pas tarder Napoléon conféra Berthier. un autre . le sénat prêta serment de fidélité à l'Empereur.4 RÉVOLUTION FRANÇAISE. Lannes aux Au- généraux gereau Davoust. républicaine de l'Empire Masséna. et l'on exemple d'être fidèles pieds et se dirent la magistrature. Mortier. la proclamation du elle fut faite par le chancelier du sénat. Le clergé fit plus vation de Napoléon comme un acte providentiel l'a appelé des déserts de l'Égypte. Dans tous les départements de la France. aux assemblées entièrement tion nationale statuant sur des questions autrefois réservées Le pouvoir représentatives. mais il Ainsi au sénat au gouvernement. avait Fouché sa chute Ensuite 1 Kellermann le ministère arrivant faute qu'il Lefebvre. de la police devait Ney. les fonctionnaires. majesté.

tation contre ce qu'il appelait l'usurpation « Ce nouvel acte d'une révolution où tout. disait-il.s (1804. dont les droits trahir donc. l'image soumission du gouverlui est due. -1 Il r n EMPIRE. Mais. du peuple envoyé par le nous trace dans le règne de Josaphat. Prions le Très-Haut ici. miens. impérial que de se faire déférer qui n'a Bonaparte par un corps contre ce titre et pas même d'existence légitime. et des hommes. par sa main puissante. par lui. qui reNouveau Matathias. n r n n rv S le sage empire de la France Moïse. se trouvent la France et l'Europe. retiré alors à Varsovie adressa Cependant une protesle 6 juin à tous les gouvernements de l'Europe. de Bonaparte. dans l'orimes sougine. » Cette protestation trouva rentes. – Napoléon fera concorder Le doigt de Dieu est avec le divin empire de Jésus-Christ. à jamais. ont le titre depuis amené l'ouverla crise actes effrayante je déclare états-généraux dans laquelle que. Bonaparte Seigneur. parce que tel est l'ordre envers ainsi que l'Église se montrait reconnaissante du concordat. çoit des mains de Dieu la couronne. l'homme de sa droite. le nouvel Auguste. vient loin de France. droits. envoyés » C'est l'auteur de Napoléon. qu'il protège. comptable verains. les je croirais Je déclare silence. tations ture des contre tous ne peut sans doute infirmer à tous les de ma conduite ne sont lésés que les pas moins la cause commune en gardant le mes protesaprès avoir renouvelé illégaux qui.ce prince nement comme parut dans L'Écriture chéri accompli dominant de Dieu l'assemblée vive -Qu'il cet empereur qu'il commande si grand. et Napoléon n'y répondit la France qu'en indifféet l'Europe la faisant insérer dans de reconnaître . Louis XVIII. je proteste donner il pourrait contre tous les actes subséquentsauxquels lieu. La sur tous à ses ministres comme de la Providence. a été nul.

des deux nations se retirèrent des deux respectivement cours. etc. » Dégouttante encore du sang de Paul Ier. à l'exception de ceux de Russie. insolemment avec et signa avec l'Angleterre France. la parité avec la nouvelle disait-il. mais aujourd'hui que la dignité impériale est élevée sur les ruines de la monarchie. dans la coalition Il demandait du royaume de Naples et du Hanovre. un traité de commerce de subsides. la cour de Russie gémissait sur le sort du duc d'EnNapoléon qu'après héréditaire d Au- On continuait à négocier avec elle relativement ghien. à cette affaire. C'est au milieu des réjouissances publiques du la et joyeux . fait les Quand ils n'ont plus ils rentrent l'autre. Cependant que celui de Vienne ne reconnut II se fût proclamé empereur François « pour garder. les négociations les ambassadeurs rompues. (4804) le Moniteur. que tous les intérêts nouveaux ont un centre fixe tout est fini pour les Bourbons. d'Anl'avènement gleterre et de Suède. et. ainsi qu'on l'a vu. L'instabilité du gouvernement au milieu des triomphes de la République flattait encore les espérances des Bourbons. « évènément. sants Mais ce n'était le jetaient l'évacuation motifs là qu'un prétexte. reque l'on pouvait garder comme un sinistre présage. rois. elle rompit Quant à la Suède. tous. ni « L'intérêt nationale ni l'un et la force des peuples. » Tandis que Louis XVIII frappait vainement aux portes des cabinets. pour eux individus. et de plus puiscontre la France. disait-elle. dans la foule des La révolution a jeté entre la France et les Bourbons un mur de diamant. Alexandre avait pris et fait prendre le deuil par ses ambassadeurs. » Or. maison de France. les soutient.6 RÉVOLUTION FtANÇAISB. triche. le rétablissement du roi de Sardaigne. saluèrent de l'Empereur. dit ce journal. On ne put s'entendre.

. acte de clémence. était le prestige encore attaché à sa renommée. que la faveur ne voyait en lui que le grand capitaine. Roger. de ÎOCharles que trop qui furent évidente faites ses lettres et les diverses dépositel Cependant. Napoléon le com- 1 Voyez les justificatives à la fin du volume. il se montra manquait du courage du citoyen faible et pusillanime. qui avait reçu la bravoure du soldat général. avec un jeune enfant dans ses bras. d'Hozier. Ce général inspirait le un de ses amis entra tout et quand plus grand respect dans la salle. Jules de Polignac. BufJoyaut à deux par un années grand de détention. n'était tions le prouvèrent assez. Ducorps Picot. Gaillard. Ori se ferme Georges. mais le grand nom de Moreau dominait tout le débat. conquis de-Justice étaient encombrés. Rochelle. en partage. d'une foule immense. Moreau. s'était qu'un Déjà Pichegru fait justice même. fut enfin Russillon. ban. Louis Victor. à-coup tout ce qu'il y avait là de militaires se leva spontanément et lui présenta les armes ils avaient reconnu le fils de leur Mais Moreau. pressait dans l'auditoire. Sa culpabilité parte. Après douze jours de débats. par son attitude et résignée. la sentence zier. 7 maété lui- le grand dont les que s'ouvrit procès chinations de Drake et des agents n'avaient anglais incident. Réduit aux supplications envers Bonaon a vu qu'il s'était humilié en vain. Rivière Saint- Devillè. Jean Cadoudal. Lemefcierj furent condamnés à mort. dans sa prison (l)1 il avait ainsi saula gloire de celui qui avait supplice les abords du PalaisChaque jour.(1804) avènement. de Coster rendue Bouvet Georges Cadoudal. le vainpublique quêUr dé Hohenlinden. pièces Lajolais. EMPIRE. attirait sur lui l'attention. Rolland voulut et Hisày signaler. Léridant. Lelan et Merille. vé de en se suicidant l'infamie du la Hollande. Armand de Polignac.

point au Temple? m'eussent je ne puis mais deux [Mémoires de Bourrienne. je lui aurais de Moreau. Mais ou quatre le temps. • Voici « comment. fis mettre en furent les membres réunis. qu'il pouvait prétexte prendre en Europe pendant rait bien de voyager une misdes dernières de bataille guerres. tout voir avec vende sans lui. ces trois me animaux sa je déclarent au la lui aurais années. ne serait je la tête de Moreau que jamais il n'eût d'une condamnation capitale. avec il aurait dû finir ses jours. sur lui suffisait pour que nous ne pussions qui pesait le trois ans. implorant « Madame. eût élevé des doutes Si le conseil de royalistes. lui aurais les de cessé d'être un drapeau pour grognards et son nom aurait plus été dangereux. de les examiner je leur dis qu'il ne s'agissait je leur demandai contre s'il y avait franchement d'eux me dissent et j'exigeai qu'ils aflaire. pas encore ferai-je qu'ils eté. n'ai pas besoin car il n'y avait plus à reculer. Madame de Polignac la grâce de son époux à ses pieds. avec tout l'argent qu'il voudrait. à Moreau. la conspiration consulté mon conseil. ou pour ces imbécilles la République dit que le soupçon fait venir. se Napoléon non qu'il mais il était son demi-acquittement tomber la tète de ce général. que. damné. il s'exprimait à ce sujet entretien Bourrienne. . sa peine en exil. Alors je laissai qu'elle affirmative. biens et yeux. et Moreau partit pour il commua où. tout. » t. Lesimbêcilles! assez fortes des charges pour une condamnation Moreau aller la fut unanime. J'en fait faire. Il mourut montra eût dans fort irrité faire de voulu l'intérêt avec Quant douze de ses complices. je crois même de vous dire. VL) pendant comme complicité un voleur un de mouchoirs. ne peut se soustraire me le condamne et voilà chef est évidente. avoir déterminai qu'après sitai à le faire arrêter. (18(H) vint se jeter de son règne. et de sa politique qu'il fût conde sa position Néanà le désarmer sauf ensuite par le pardon. je ne m'y toutes les pièces sous leurs yeux. bien certainement tombée sur l'échafaud. sa gloire. mon premier pourtant j'héde Georges.8 mencement RÉVOLUTION FRANÇAISE. petite Leut à mort. c'est à ma vie touché de ses larmes » votre mari voulait je puis donc lui pardonner. mes comme ses qu'il quitte la France. Bourrienne. mais placé sous le coup fait grâce. de ralliement. Napoléon.le procédure. moins. était compromis dans fois que Moreau on me dit pour la première Quand fut de le mouvement croire. je Quand pas d'une mûrement. pour dans un les États-Unis. qu'on ce sele garder? que j'en fasse? Que voulez-vous Qu'il ai assez Sire. lui dit-il. que. je l'aurais sur la culpabilité qu'il feplus vivre ensemble. s'il préférait de visiter les champs réponse fut Sion ces que rait Qu'en faute je l'ai extraordinaire. qu'il premier donnée. arrangerait à une condamnation capitale. la seule grande si e'était Encore vous avez été trompé – Oh oui. ce grand maître. qu'en mais encore leur peine à sept autres assassins Il remit subit la sienne Georges avec fermeté.

jour deux fois mémorable par la prise de la Bastille et par la première eut lieu l'inaugufédération. A droite Belloy. leet-des cris de vive s'écrièrent Nous 'le jurons ce serment. dignitaires des maréchaux. vous jurez sur votre honneur silence.(1804) bmpire. Napoléon officiers. toute entreprise qui enfin. etc. et les la raison ont propriétés qu'elles par tous les moyens que la juslois autorisent. à l'exemple des anla messe. Vous le jutous les membres de la Légion-d'Honneur. Ce jour-là. citoyens. il évoquait les grands de la révolution . Napoléon. base première de nos institutions. C'est dans l'église des Invalides que cette solennité fut célébrée. Alors. des ministres. rez? » Aussitôt vant les mains. tenaient des lits-de-juslorsqu'ils se couvrit tice. dans par une la vie de l'Empereur accompagnèrent de ces contradictions étranges. Paris vit pour la première fois l'éclat de la pompe impériale. Après gion-d'Honneur le grand-chancelier de la Léun discours. maintien vous jurez de de la liberté à rétablir de tout le régime féodal votre pouvoir au et de l'égalité. au lieu cortège militaire. « Commandants. léau milieu du plus gionnaires. des grands de la couronne. et fit l'appel des prononça de la Légion. ration de la Légion-d'Honneur créée par la loi du 29 mai 1802. vint le recevoir de l'autel s'élevait le trône impérial Napoléon l'occupa des colonels-généraux seul. de la cérémonie grands-officiers ciens rois de France. soldats. profond de vous dévouer territoire des lois au service dans de de l'Empire son intégrité et à la conservation à la défense et des de son de l'Empereur. 9 Le 14 juillet. si ordinaires principes Ainsi. ayant à sa tète le cardinal de à son entrée dans l'église. dit-il. le clergé. entouré de sa garde. se rendit à Napoléon au milieu d'un brillant cheval. tendrait concourir la République de combattre. consacrées tice.

étaient séparait.10 au moment même RÉVOLUTION FRANÇAISE. l'étroit canal qui se rendit. Dans les paratifs transformés cette activité en chantiers prodigieuse et en arsenaux. l'invasion Directoire de son consu-projetée par le et par le Premier après la paix de Campo-Formio. Les embarquer efforts commandait hommes Anglais des convois pouvaient s'y faisaient tous leurs français la réunion pour empêcher ils échouèrent devant Brest. qu'il entreprise méditait. Cette descente lat. cents Déjà dix-huit étaient construits cent vingt mille en trente heures. et Marmont avait sous ses ordres la marine hollanJunot. Davoust les camps de Dunkerque et d'OsSoult celui de tende. Harfleur vainement de tous d'incendier. Ney ceux de Calais et de Montreuil. qu'ils tentèrent sions sortirent victorieuses arriver ports. son ambition satisfaite. à leur et les destination. où il venait de les (1804) il parlait détruire et de liberté. que Napoléon on travaillait savait si bien ports avec inspirer. dans Nos diviet purent les différents elles les en et le Hàvre. et déjà elles n'existaient d'égalité plus. De grands prése faisaient sur les côtes de la Manche. yeux fixés Rassemblées sur la impatientes de franchir Grande-Bretagne. ces combats. au camp de Boulogne Napoléon afin d'activer. Il était accompagné . Consul après la paix de Lunéville on se disposait à l'exécuter depuis la rupture du traité d'Amiens. Il s'y montra dans tout l'appareil de sa puissance et dans tout l'éclat de son nouveau rang. daise pour le transport bâtiments de la flottille de ses troupes. la grande par sa présence. Cependant. Oudinot celui de Saint-Omer où il avait remplacé Boulogne. le 18 juillet. personnelle Napoléon ramena toutes ses pensées vers le grand but qui n'avait cessé de le préoccuper tout le temps pendant en Angleterre.

mille hommes. Le 15 août. les troupes ceux de l'étoile d'hongnes comme autant de rayons figurant A l'arrivée de l'Empereur. le grànd-amiral de l'Empire. Il n'en fallut pas davantage elle vit dans cette simple découverte tions de l'armée. vaste plaine. l'Empereur. les colonels-généraux. à ses côtés vinrent mille tambours surmontaient Murat. pour assister à cette imposante milieu de cette plaine creusée s'élève circulairement. avait été indiqué pour distribution de la Légion-d'Honune de croix grande neur. le soleil. D'heureux solennité. dans une cérémonie. jour de sa fête. i et des officiers de l'Empire près d'un mois que Napoléon passa des 44 grands sur les côtea les revues et les manœuvres militaires se sucde Boulogne. sous les ordres du maréchal Soult. présents . les ministres. main. et elle en augura favorablement le doigt du destin. dix neur qu'elles allaient recevoir. Joseph et Louis Bonaparte. La tour d'Ordre reçut le toutes nos protéger qui semblait etfut salué par les cris de grandes journées. les maréchaux les grands officiers de la couronne. rassemblé© au nombre de quatre-vingt joie de toute l'armée. semblèrent de cette marquer l'approche présages où l'on construisait la tente de A la tour d'Ordre on découvrit quelques vestiges camp rola Grande-Bretad'un jadis tracé par César* pour menacer les superstipour réveiller gne. dont la nature avait de ce trône environné d'étendards devait Au un se placer fait tous les frais. ranger ses deux frères. les sénateurs à Boulogne.(1804) de ses deux ftères dignitaires Pendant EMPIRE. se leva radieux. pour celui qu'elle appelait son empereur. cédèrent. Le 15 août. Il voulut faire de cette fête celle de son armée. monticule comme Autour c'est là que l'Empereur régulier sur un trône. se battirent aux champs. et dedrapeaux se disposaient que en li- des aigles d'or. nom de tour de César.

Alors. d'Aspreck. Un les danses et les divertissements tiré anglaise de la côte. elle de la raillerie à la crainte. En même temps éclata un moment un orage épouvantable. leurs armes en l'air. du trône. la flottille rentra saine lecalme au camp où les revint le port. les commandants Ensuite. de la flottille de qui. assista à plu- feu d'artifice par la croisière couronna cette Pendant sieurs dans combats l'un les escadres on vit cent quarante-six desquels de ligne. la formule du serment. bateaux plats . à la hauteur Hàvre. par un mouvement spontané. Bientôt et sauve jeux. (1804) Apres d'Honneur. crut bares le moment arrivé. beau dans les ordres néalla en rade pour y donner se rétablit. garde une division du de la flottille de cinquante voiles. et à la nouvelle de ces succès. et Fesuccessivement légionnaires s'approchèrent de la Légion. parut avantdu cap A la vue de ce convoi si impatiemment attendu. Boulogne. et les simples les grands officiers. On craignit pour la flottille Napoléon cessaires.1S RÉVOLUTION FRANÇAISE. et Napoléon commencèrent. un discours un du roulement grand-chancelier de tambours de se la Légion- fit entendre. de manière et par la population fête militaire. et des acclamatous les regards se dirigèrent tions universelles saluèrent le convoi. battre quatorze vaisseaux et chaloupes canonnières. la décoration çurent des mains de l'Empereur cris de vive l'Empereur les falaises retentissaient A ce moment. de ce qu'elle appelait Aussi prit-elle les mesures l'invasion des Barles plus énergiques: anglaises. le répétèrent en l'accompagnant des pendant que les camps. magnifique son séjour à Boulogne. à là première apparition L'Angleterre était passée s'en était égayée par des caricatures. les forts et du bruit des vagues et du canon. Napoléon de la flottille contre à être aperçu de Douvres. Napoléon se levant prononça officiers et soldats élevant et. vers l'Océan.

(1804)

IMMPIRE6

15

le drapeau rouge du Royaume-Uni directions

des côtes fut déployé sur toute l'étendue des signaux furent établis dans toutes les une levée en masse,

et, à l'exemple en 1793, le gouvernement de la France anglais fit distribuer de fusils. Il fit plus, il coudes piques à ceux qui manquaient vrit laManche de ses vaisseaux, hérissa d'une artillerie formià fortidable ses côtes les plus menacées, et l'on commença fier Londres. Napoléon ne à songeait point encore à s'attaquer cette grande puissance maritime. Ce n'était pas avec deux mille coquilles de noix, c'était avec des vaisseaux qu'il voulait s'ouvrir la Manche, et pendant l'ennemi, qu'il trompait Mais en le menaçant de sa flottille, il travaillait à se donner une et formait un plan de campagne maritime dont flotte, l'exécution devait le rendre, le maître du monde. disait-il, Mais fallait tout cela demandait remettre l'invasion et Napoléon temps, à l'année suivante. du vit qu'il

on ordonna

son départ de Boulogne, il passa une dernière fois en revue son armée d'Angleterre de son qui, en témoignage lui vota une statue colossale, en bronze, destidévouement, née à être élevée au milieu du camp de César. Mais le bronze manquait « Sire, dit le maréchal Soult du bronze, prêtez-moi je vous le rendrai taille. » Il ne tarda pas, en effet, de s'acquitter C'est décrets, l'école Polytechnique, mesure institutions de la République pour lesquels les beaux-arts. maire sacrer devaient à l'Empereur, à la première bade sa dette.

Avant

du camp de Boulogne que Napoléon data les deux l'un de la nouvelle toute militaire de organisation qui faussa l'une des plus belleg le second des prix décennaux, concourir toutes les sciences et tous au 18 brupar là, con-

Il en fixa la première distribution de l'an xviii (9 novembre 1809), voulant, de la république consulaire.

la fondation

M

RÉVOLUTION FRANÇAISE.

(1804)

De Boulogne, Napoléon rendez-vous avait donné chàteau de Laken, où tout

se dirigea vers la Belgique. à Joséphine qui le rejoignit avait

Il y au

disété magnifiquement ensuite son continua les recevoir. Napoléon posé pour il séjourna le Rhin voyage par les villes qui avoisinent comme pour y consulter quelque temps à Aix-la-Chapelle, de Charlemagne, dont il s'occupait souvenirs les grands à restaurer à l'empire. Il traversa Cologne et Coblentz, de où il reçut princes plusieurs Mayence, il s'ouvrit à eux de son système de la confédéral'empire; à ses contion du Rhin, et quelques répondirent promesses revint fidences. Napoléon Après un voyage de trois mois, et arriva à Paris, en octobre. Dans tous les visités, saluant, lution. dans s'étaient les populations pressées par leurs cris de joie, l'heureux à marquer Pour lui, il s'était appliqué avait qu'il pays sur son passage, soldat de la révoson séjour d'utilité pu-

mesures ville par d'importantes chaque ou d'embellissements. des projets d'améliorations blique, il voulut, de Charlemagne, l'empire Après avoir rétabli son pouvoir du fils de Pépin, faire sanctionner à l'exemple

encore il voulut élu du peuple, pontife par le souverain c'est à Rome être celui de Dieu. D'après l'usage antique, en tant que rois des Rod'Allemagne, que les empereurs des Césars, allaient se faire sacrer mains et représentants à Paris. voulut que le Pape vînt le couronner Napoléon le général il avait chargé son séjour 'à Mayence, Pendant les dispode cette mission. Caffarelli Depuis le concordat, sitions aussi du Saint-Siège étaient toutes favorables à la France; eut-elle un plein succès. Pie VII n'avait la négociation nos armes en Italie n'avait point point oublié que la fortune de au souverain pontificat, sur son élévation été sans influence élévation qui avait si fort contrarié l'Autriche. S'il faut en

(18Q4)
croire

pipiRE.

1{J

uns une ancienne amitié aurait existé quelques entre le pape et l'empereur, avant que l'un, simple évêque eût ceint la tiare, et l'autre, d'Imola; de la simple général la couronne Selon d'autres, République Bonaimpériale, parte, consul, en remettant, le» par le traité de Tolentino, clefs de Saint-Pierre lui aurait imposé entre cette les mains condition du successeur de Pie Quoi qu'il en expresse. soit, ce n'est pas une chose des moins étranges que de voir, pour la première fois, le chef de la chrétienté descendre volontairement de sa chaire et entreprendre un voyage de cinq venir cents lieues, dans la saison la plus rigoureuse, pour les droits d'un soldat. légitimer Pie VII partit de Rome le 3 novembre, accompagné suite nombreused'une avait donné des ordres Napoléon pour qu'il fût reçu partout avec la plus haute distinction Ils se rencontrèrent sur la route cortège. de Nemours, Pour éviter le cérémonial réglé d'avance, d'une chasse. Napoléon avait pris le prétexte Quand h voiture du pape arriva, il mit pied à terre le pape descendit à son *QUr, et, après s'être embrassés, ils montèrent ensemble dans la même voiture et se rendirent au palais de Fonr tainebleau cence. Napoléon, corps par un du 7 octobre, avait assister à son couronnement. décret convoqué le Un sénaqu'on avait préparé avec une grande magnifiil alla lui-même et d'un brillant au-devant du pape, suivi de l'impératrice

législatif pour avait proclamé, tus-consulte

le 6 novembre, le résultat des votes sur la question au peuple français. On avait présentée ouvert soixante-un mille neuf cent soixante-huit registres il y avait alors, en France, cent huit départements le nombre votes des votants, de l'armée en y comprenant les quatre cent mille de terre, et les cinquante mille des armées

46 .1.

RÉVOLUTION .Lin;1 nin ten:c m:llinne trois millions était de

FRANÇAISB. ninrt nnnf Ql\jv~n-.o_Rn~fn"'74

(1804)

navales, mille cent neuf

cent

huit.

cinq cent soixante-quatorze Votes affirmatifs: trois millions cinq trois cent

votes névingt-neuf deux mille cinq cent soixante-dix-neuf. Après avoir gatifs comme base fondamentale de l'hérédité reconnu le principe en corps le sénat, le 1 er décembre, se rendit de l'État, soixante-douze mille auprès de l'Empereur pour lui présenter le résultat des votes

populaires. appelé les vœux unanimes le cœur plein du sentiment du sénat, du peuple et de l'armée, des grandes destinées de ce peuple, que, du milieudescamps, salué du nom de grand. j'ai le premier lui « Depuis mon adolescence, mes pensées tout entières et mes et je dois le dire ici, mes plaisirs sont dévolues où m'ont que du bonheur plus aujourd'hui peines ne se composent ou du malheur de mon peuple. « Mes descendants ce trône. conserveront longtemps soldats de ils seront les premiers camps, leur vie pour la défense de leur pays. sacrifiant l'armée, « Magistrats, ils ne perdront jamais de vue que le mépris « Dans les des lois et l'ébranlement de la faiblesse « Vous, sénateurs, de l'ordre social, ne sont que le résultat et de l'incertitude dont les conseils des princes. ne m'ont et l'appui Napoléon répondit « Je monte au trône

les plus difficiles, dans les circonstances jamais manqué à vos successeurs. votre esprit se transmettra Soyez toujours conseillers de ce trône si nécesles soutiens et les premiers » saire au bonheur de ce vaste empire. On de était à la veille du sacre. où Fontainebleau lui avait à Paris, Déjà le pape s'était -rendu aux de Flore, le pavillon dans Sa présence produisit il y fut l'objet d'un res-

Tuileries, la capitale

été réservé.

un effet extraordinaire

(1804)
pect public et d'un

EMPIRE.

17

Il y avait à général. empressement et été renversés peine quatre ans que les autels y avaient de la grande les prêtres persécutés Cependant, l'approche fête à Paris une foule avait fait affluer qui se préparait, et de l'étranger. des départements considérable Indépenavait de l'État damment des premiers Napoléon corps adminisde toutes les autorités des députations convoqué et municipales, de toutes les gardes judiciaires de l'Empire. et de tous les corps militaires nationales et réglé le au 2 septembre, On avait fixé le couronnement tratives, Ce jour venu, en grande et l'Impératrice se rendirent le Pape, l'Empereur où devait avoir lieu la cépompe à l'église de Notre-Dame, selon du Pape marchait rémonie. Au-devant du cortège cérémonial d'après les anciennes coutumes. les Parisiens une mule qui égaya beaucoup l'usage la circonstance. nuisit à la gravité que commandait à Notre-Dame arriva le premier Napoléon y fut avec Joséphine d'or et traînée dans une voiture chevaux surmontée blancs d'une par huit et de sa cour. ce qui Le Pape conduit couronne de sa

il était escorté

garde La cathédrale

ornée. Le Pape, les avait été pompeusement et tous les grands corps cardinaux, archevêques, évêques de l'État, y attendaient l'Empereur. Après avoir été harangué du» manteau revêtu à la porte, vint se placer, Napoléon impérial, un trône de l'autel, un évêque, la couronne élevé au fond conduit par sur en main, sur et le sceptre au pied De là il s'avança de l'église. et un cardinal le grand-aumônier la tête lui avoir fait l'onction sainte, « Dieu tout-puissant, qui avez la Syrie, et Jéhu roi d'Israël, du prophète par l'organe sainte des rois l'onction

prononça établi Hazaël en leur Elie,

et le pape, après l'oraison suivante

pour manifestant

gouverner vos volontés

qui avez

également

répandu

V.

18

RÉVOLUTION

FRANÇAISE.

(1804)

sur la tête de Saül et de David répandez de vos bénédictions Samuel,

du prophète par le ministère par mes mains les trésors de vos grâces et sur votre serviteur Napoléon, que, malnous » consacrons aujour-

personnelle, gré notre indignité d'hui empereur en votre nom.

Après les prières du sacre, le Pape reconduisit l'Empereur sur son trône, d'où Napoléon s'avança une seconde fois vers A peine le souverain l'autel pour être couronné. pontife eutil béni la couronne, Napoléon la saisit, se la plaça lui-même pour donner à entendre que de Dieu et de son épée, et couronna ratrice qui était restée à genoux aux pieds sur la tête, comme L'office divin achevé, sur l'Empereur, assis, la tète et là main des cérémonies, qu'il ne la tenait ensuite l'Impéde l'autel. la couronne sur

l'Évangile M. de Ségur,

que tenait le grand-maître le serment prêta prescrit

« Je jure, dit-il, constitution. de maintepar la nouvelle de la République, nir l'intégrité du territoire de respecter et de faire respecter la liberté des cultes et les lois du con. cordat, la liberté biens de respecter politique et de faire respecter l'égalité des droits, et civile, l' irrévocabilité de la vente des lever aucun de la loi de n'établir impôt, de maintenir l'institu-

de ne nationaux taxe qu'en vertu aucune tion

de gouverner dans la seule de la Légion-d'Honneur et de la gloire du peuple frandu bonheur vue de l'intérêt, d'armes s'écria par trois çais. » Alors le chef des hérauts « Le très-glorieux et le très-auguste des fois empereur Français, pereur basilique Te Deum Napoléon, » Ce même une salve est couronné cri retentit d'artillerie et intronisé Vive l'Emde la un de aussitôt sous les voûtes

solennel,

l'égiise au bruit Pendant plusieurs

l'Empereur des acclamations. jours,

et, après y répondit, et son cortège sortirent

des fêtes

publiques

se succédè-

(1804)

EMPIRE.

Il y eut, le 8 décembre au Champ-de-Mars, une distribution solennelle des aigles impériales aux différents du haut d'un trône élevé decorps de l'armée. Napoléon, vant l'École-Militaire, à cette cérémonie, en préprésidait sence des grands corps de l'État, des de l'Empire dignitaires et d'une foule immense le vaste amphithéâqui garnissait tre du Champ-de-Mars. Au signal donné, toutes les colonnes de l'armée s'ébranlèrent et s'approchèrent du trône. Alors, se levant « Soldats, leur dit-il, Napoléon voilà vos drapeaux liement, gera ces aigles vous et elles seront pour serviront partout la défense toujours où votre de point de ralles juEmpereur de son trône et de son

rent.

-1

J9

nécessaires

jurez de les maintenir chemin « II serait acclamations

peuple. « Vous

de sacrifier constamment »

votre

vie pour les défendre, sur par votre courage, de

et le

de la victoire.

impossible, qui suivirent

a quelque chose que les personnes se laisser ensuite entraîner

les peindre les paroles de Bonaparte, et il y de si entraînant dans l'ivresse publique, Bourrienne, indifférentes au mouvement ne purent général. des nouvelles enseignes, les saluait de s'empêcher » On procéda et cha-

dit

à la distribution en les Mais

joie était celle que vit éclater la première fédération ouvrit Quelques en personne la jours après, Napoléon session du corps législatif. Cette solennité eut lieu d'après le cérémonial de l'an xn. prescrit par le sénatus-consulte « Princes, dit l'Empereur, magistrats, soldats, citoyens nous n'avons tous dans notre carrière seul but, l'inqu'un térêt de la patrie. Si ce trône, sur lequel la Providence et la volonté de la nation m'ont fait monter, est cher à mes

que groupe, acclamations.

recevant, que cette

par de nouvelles bien différente de

20

RÉVOLUTION

FRANÇAIS*.

(1805)

yeux, c'est les intérêts

et conserver il peut défendre Sans un du peuple français. aurait à craindre la France fort et paternel, gouvernement du La faiblesse a soufferts. des maux le retour qu'elle calamité des peuples. est la (plus affreuse suprême pouvoir emconsul, pensée; je n'ai eu qu'une Soldat ou premier de la les prospérités d'autre ai point je n'en pereur, par des vicJ'ai été assez heureux pour l'illustrer France. pour l'arracher par des traités, toires, pour la consolider des la renaissance et y préparer civiles, aux discordes Si la mort ne me de la société et de la religion. mœurs, de mes travaux, j'espère laisser à pas au milieu surprend ou un souvenir qui serve à jamais d'exemple la postérité » à mes successeurs. de reproche année de 1804. Dès cette mémorable Ainsi se termina le vœu eût fait sanctionner l'Église par que Napoléon fort de ce qu'il appeà l'empire, qui l'appelait populaire et divin, il voulut amener les lait son double droit national pour rois à la paix, en leur faisant voir que sa puissance, victoires. nouvelles n'avait être consolidée, pas besoin de du peu de succès de la lettre que, premier On se souvient il empereur, il avait écrite au roi d'Angleterre consul, encore des dangers qui menaçaient crut devoir, en présence ses tentatives parenouveler auprès de ce prince l'Europe, Voici ce qu'il lui écrivit cifiques. parce que, seul, les plus sacrés Monsieur mon frère,

et par les « Appelé au trône de France par la Providence mon premier du sénat, du peuple et de l'armée, suffrages et l'Angleterre est un vœu de paix. La France sentiment mais elles peuvent lutter des siècles usent leur prospérité bien le plus sacré de leurs gouvernements remplissent-ils

(18ÛS)

EMPIRE.

21

leurs

devoirs?

et tant

d'aucun perspective conscience? propre « Je n'attache point

de sang versé inutilement but ne les acouse-t-il pas de déshonneur à faire le

et sans dans leur

prouvé au monde que pas j'ai assez, je pense, elle ne m'offre des chances de la guerre; doute aucune La paix est le vœu de rien que je doive redouter. d'ailleurs à ma n'a jamais été contraire mon cœur mais la guerre gloire. « Je conjure heur de donner laisse Majesté de ne pas se refuser au bonne la paix au monde elle-même qu'elle car enfin à ses enfants douce satisfaction Votre

premier je ne re-

pas cette ni de moment il n'y eut jamais de plus belle circonstance et écoupour faire taire toutes les passions, plus favorable et de la raison de l'humanité ter uniquement le sentiment ce moment une fois quel terme perdu, efforts n'auraient pu assigner terminer

à une

? guerre que tous mes dix ans en terri« Votre Majesté a plus gagné depuis sa nation n'a d'étendue toire et en richesses que l'Europe est au plus haut point de prospérité. Que veut-elle espérer du continent? de la guerre puissances ? coaliser quelques ne ferait une coalition restera Le continent tranquille; continentale et la grandeur la prépondérance qu'accroître Les intérieurs? des troubles Renouveler de la France. nos finances ? Des temps ne sont plus les mêmes. Détruire ne se détruisent finances fondées sur une bonne agriculture ses colonies ? Les colonies à la France Enlever jamais. et Votre Majesté sont pour la France un objet secondaire, n'en n'en peut garder? possède-t-elle déjà pas plus qu'elle elle verra « Si Votre Majesté veut elle-même y songer, résultat présumable que la guerre est sans but, sans aucun les de faire battre quelle triste perspective pour elle. Eh

28

RÉVOLUTION

FRANÇAISE

(i80S)

Le monde est assez grand pour qu'ils se battent pour que nos deux nations puissent y vivre, et la raison a assez de puissance trouve les moyens de tout pour qu'on on en a la volonté. J'ai concilier, si, de part et d'autre, peuples toutefois cœur, rempli etc. » un devoir saint et précieux NAPOLÉON. avait la à mon

Signé En terreur écrivant imprimée cette lettre, Napoléon

pensé

que

camp de Boulogne, tions de paix mais déjà le cabinet anglais avait préparé ses contre-batteries de l'expédition de Boulogne, et cherché à détourner sur l'Europe en l'armant l'orage qui la menaçait, une troisième fois contre la France. Ses agents avaient, en effet, sondé et de Berlin, vorables Georges affectait les dispositions des cours de Russie, de Vienne et, de toutes parts, il recevait des nouvelles faà ses desseins. Rassuré sur ses propres dangers, le roi III refusa d'accéder aux propositions de celui qu'il le chef du gouvernement français, répondre par lord Mulgrave, qu'il

à l'Angleterre par les la rendrait plus accessible

du préparatifs à des proposi-

encore d'appeler et il se borna à lui faire n'y avait aucun

objet qu'il eût plus à cœur que de saisir la occasion de procurer de nouveau à ses sujets les première d'une paix fondée sur des bases qui ne fussent avantages pas avec la sûreté permanente et les intérêts incompatibles essentiels de ses États. « Sa Majesté, ajoutait la lettre, est persuadée que ce but ne peut être atteint que par des arran en même temps pourvoir à la sûreté gements qui puissent et à la tranquillité à venir de l'Europe, et prévenir le renouvellement des dangers et des malheurs dans lesquels elle s'est trouvé enveloppée. « Conformément à ces sentiments, Sa Majesté sent qu'il

aux Communiquée vive discussion. de sa fidélité de nouveau pour protester « Pourquoi. jusqu'à ce qu'elle avec avec les puissances du continent de communiquer elle se trouve engagée par des liaisons et des raplesquelles de avec l'empereur et particulièrement ports confidentiels. ce but doit limites dans ses anciennes la France rentrer être atteint sans modification nos vues. pourquoi faire à l'ennemi qui nous s'écriait d'un gouverneindigne offre la paix une réponse évasive. dans une note qu'il expliqua effectivement. ni restriction » Ainsi rien c'était de moins la. de sa force ou de son honment qui doit avoir le sentiment neur ? Quelle est 1* question ? Nous voulons la paix. secrète adressée y disait-on. ce la pensée hostile du cabinet qui l'avait dictée samment cinq jours après. et l'esprit d'inquiétude ne sont pas des motifs assez importants pour tion anglaise.si la raison de la solitude notre commerce. les plus fortes de la sagesse Russie. point ici. le défenseur et le plus éloquent s'y montra plus illustre il saisit cette occasion de la révolution constant française à ses principes. 23 à l'oude répondre lui est impossible plus particulièrement ait eu le temps verture qui lui a été faite. à la Russie. ne saurait guerre contre la révolution la rédu parlement.(1805) EMPIRE. satisfaire toujours dans les cabinets. Cette réponse elle laissait voir suffides puissance tervention étrangères. qui règne dans nos manufacqui plane sur toute la populatures. toutefois. faire « II faut. Fox. des sentiments et de l'élévation intérêt qu'il prend à la sûreté et à l'indépendance de l'Europe. ou nous Je n'examinerai voulons la guerre. » en parlant de l'inétait vague. y fut l'objet d'une ponse de lord Mulgrave dont Fox était le chef le On sait que lç parti de l'opposition. qui a donné les preuves et du vif dont il est animé. qui s'agitait deux chambres .

la situation qu'une la plus pour Considérant gouvernait. existent. lorsqu'aucune confidentiels rapports à cet égard ne nous est faite. qui nous accable de maux. comme compter. dans national nous mal entendu. férable à la paix qui nous rendrait etl'Europe avec nous. devrions mieux et une dissi- les vœux du chef de l'ople parlement. sur tout son zèle. Mais ses efforts et ceux de ses amis furent de l'ordre vains. si généreusement dominée offerte par le ministère. De son côté. . le prince qui l'avait ensuite où la France obtenu que était dans comme écrite. arrêta négociation. prouve que ces rapports dans la nouvelle guerre où doive être secourue l'Angleterre munication un orgueil a embarqués avidité de domination que muler ? » nous Tels étaient. le célèbre orateur ajouta que l'oligarposition pour la paix les peuples s'était chie européenne liguée pour maintenir à toute amélioration et s'opposer dans un état stationnaire. Pourquoi faire croire temps un mo- ne pas le dire franchement? mais alors pourquoi en cherchant à lui à mentir à la nation. tous heureux. dans nemis devait glorieux dans et la nation qu'il faite cette proposition. repoussa la paix. réponse dans cette guerre. par conséquent. cette reur le sénat. des en- il déclara que l'Empereur évasive. (1805) de ceux qui pensent l'opinion justifier un terme à une guerre enfin de mettre qu'il serait suspendue avec plus de fureur que jamais. par la France. social. lorsqu'il que c'est l'ennemi enfin parler de vient encore de nous offrir la paix? Pourquoi comavec l'Europe. un moment n'avait redoutable.24 RÉVOLUTION FRANÇAISE. ment. lorsque rien ne et que. au roi d'Angleterre un monument de après avoir eu connaissance que la copie de la lettre de l'Empeserait consignée ses registres. s'obstiner qui veut la guerre. pour recommencer est préJ'admets que la guerre. et la majorité.

de la Républiet Melzi. le corps législatif à vie. de ce pays. du peuple sur la fidélité il devait compter des calamités se fit absoudre C'est ainsi que Napoléon On se remuer l'Europe. d'une guerre qui allait de nouveau sa d'ame. solennelle dience et elle a existé. « Sire. vice-président blique en royaume. que la offrir à Napoléon nouveau du royaume. On réduisit cier à Paris la nouvelle constitution exécutif et le pouvoir à vingt membres. le chef de votre gouvernement. qu'un moyen Unies. fussions vous voulez que nous la même pensée dans persistant ce temps. son orgueil et de châtier sa d'humilier nationale l'impatience perfidie. n'était. italienne Veuillez que la monarchie sera. italienne. la réorganisation à vos intérêts que nous alors nécessaire « Vous crûtes et aujourd'hui. au régime monles Hollandais de transition préparer pour la Répud'État changea une consulte En Italie archique.(180») (1805) EMmE2S et de l'armée. couronne vous lui dit-il. une révolution . vernement des Républiques eut mission de négode Hollande. accroître ne servitqu'à et le refus de l'Angleterre modération. tirée des à la tête d'une députation vint. italienne existât. à Schimmelpenfut confié à un grand-pensionnaire Ce gouhomme tout dévoué à la France. du sang et de la poussière toute couverte de la patrie italienne. ninck lui-même. ambassadeur penninck. corps grands à l'aule 17 mars 1805 Il se présenta d'Italie. » encore volonté. Pendant dans le gous'opérait Schimmelbatave et italienne. qui rappelait ainsi qu'on le verra plus tard. sa grandeur vanta on sa sur récria générosité. voulûtes que la République et elle le soit heureuse. de l'Empereur. des Provincesles beaux temps vernement. « Notre première répondit Napoléon fut des batailles.

qui peut être utile pour assurer l'indéde vos descendants. au mon à votre existence et à votre de M. (1805) de vos rois la séparation des couronnes soyons le premier de France et d'Italie. dit ensuite accepté. il fut fait des Français constitutionnel délibéré par la consulte et Napoléon de fer des an- « Nous avons et pour la retremper. et ce premier statut du royaume d'Itasous la protection de notre coulie. sur notre tête cette couronne et les . « Le génie du mal cherchera en vain des prétextes pour mettre le continent en guerre. Aucune nouvelle puissance les lois de la République batave. et soit toujours prête à esprit. nous qui avait un discours l'Empereur du statut se rendit solennellement l'Empereur été convoqué en séance extraordinaire. cette tranquillité. animée de pourrai mon ouvrage. de Talleyrand sur l'événement qui au trône d'Italie. Ce qui a été réuni à notre de l'État Empire par les lois constitutionnelles y restera réuni. pour la raffermir. continue sacrifier sa personne et ses intérêts à la sûreté et au bonheur des peuples sur lesquels la Providence. seront constamment et nous ne souffrirons ronne jamais qu'il y soit porté atteinte. serait dans ce moment funeste pendance Je la garderai. pour qu'elle ne soit point brisée au milieu des tempêtes qui la menaceront.26 RÉVOLUTION FRANÇAIS!. sénat. mais seulement tout le temps que vos intérêts couronne. qui. » Le lendemain. neuf cantons suisses. tant que la Méditerranée ne sera point rentrée dans son état habituel. les constitutions du royaume et ma volonté l'auront appelée à régner. et je verrai avec plaisir arriver la moment où je l'exigeront la placer sur une plus jeune tète. Après appelait lecture d'État. » Napoléon fut vivement applaudi par l'assemblée mais n'y sera incorporée l'acte de médiation des dix- placerons ciens Lombards.

césacre. il s'arrêta trois semaines au château royal de Stupinitz. pour aller se faire cou- partit presque en même temps que du lui. Le 26. en Italie ils visitèrent Napoléon En passant à Troyes. roi secrète lors du couronnement évènement pour d'Italie de l'Empereur à Milan comme que Pie VII ne vit pas sans une l'avenir de ses États. Il se rendit ensuite Milan. sacre eut lieu dans la cathédrale six cents de la poussière où elle était ensevelie couronne de fer des rois lomans. Le champ de de cette ville. fester. Paris. On y avait rassemblé tous les corps frangrande çais en Italie il les passa en revue. passer de Marengo étant dans le voisinage il voulut revoir ces lieux célèbres a||a le visiter Napoléon avec le costiïme et le chapeau le jour de cette qu'il portait bataille. l'Empereur dées à la France par le traité de Tolentino. et qui se trouvaient du monument élevé à la mémoire posa la première pierre de ses compagnons à morts à Marengo. il y avait laissé tant il se rendit Pie VII inquiétude Joséphine accompagnait villes. avec le Pape. l'antique . dans ses États. ensuite au vœu exprimé par la consulte le 1èr avril. ronner Se rendant il quitta à Milan. Après un court séjour dans il se dirigea cette ville sur le Piémont. après avoir espéré vainement que. d'où il se rendit ensuite à Turin pour avoir une dernière entrevue qui devait De Turin. entre le un commencement de froideur dont on Pape et Napoléon. Napoléon à Brienne. bataille par cette ville en retournant Napoléon partit pour Alexandrie. 27 tribunes. cette depuis où il fit son entrée du nouveau On tira solennelle le 8 mai.(180B) EMPIRE. la de cérémonie ville. ne s'aperçut mais qui ne tarda pas à se manipas d'abord. d'État. De là. en reconnaissance le rétablirait dans ses trois légations. en route plusieurs n'oublia point de souvenirs de s'arrêter De Brienne à Lyon fc où il reçut un accueil digne de sa gloire.

à l'Empire cette Ligurie. étudiant les besoins des peuples. des gens des Anglais rendant elle devait. Durazzo. en son ablant du choix qu'il avait fait pour le représenter « Je laisse. Napoléon y reçut. indépendante. gare à qui la touche bards. « Je bles. qu'il Pendant devint fonda la légende de l'ordre de la Couronne-dede son couronnement. grande à Gênes travaux. dit-il aux députés. réaliserai je vous réunirai à mon grand peuple. des routes. et l'administration le gouvernement d'Italie son fils et nommé vice-roi il ouvrit solennelleadoptif. le 5 juin. principales ordonnant des ponts. mais dont il saurait toujours garantir votre vœu. depuis en mémoire son séjour à Milan. Napoléon quitta Milan. en le cardinal Caprara. de sence pour dépositaire ce jeune prince que j'ai élevé dès son enfance. à l'abri impossible en prenant l'existence le pavillon dont il esclavage se mettre de ce honteux les puissances faienvers malgré lui. Cette s'écriant Dieu me la donne. l'existence ses sujets. qui vint le supplier. En parment la session du corps législatif de ce royaume. menses cations. lui répondit de ses victoires. souffrait. (1805) des mains de l'archevêque Napoléon prit la couronne et la plaça sur sa tête. » de mon esprit. ajouta-t-il. Napoléon que premier théâtre le droit de Gênes français.visitales de l'Italie. qui officiait. mon autorité. et se montrera digne de villes d'im- Le 10 juin. pour y prendre possession de cette RépubliqueIl y . exclamation Fer. des fortifiet excitant partout sur son passage le plus vif enthouIl s'arrêta au camp de Castiglione pour y faire une et se rendit ensuite distribution de croix d'honneur.28 RÉVOLUTION FRANÇAIS!. des canaux. de réunir nom de sa République. qui sera animé moi. au le dernier doge de Gènes. » Après avoir organisé de ses nouveaux États. le prince Eugène Beauharnais. siasme.

les Alpes et revint. à Rochefort. lait sa grande affaire. que l'Angleterre Trois flottes était arrivé. digne du génie qui l'avait conçu. Napoléon coucha le lit même où avait dormi CharlesGènes la superbe rivale de Venise. et l'ancienne devint le plus pompeux appareil. sous Ganteaume.T1r. ayant mis à la voile les ordre de courir sur les Antilles et d'y jeter des renforts. faciliter à nos escadres de Boulogne sant les flottes anglaises. le 30 juin. prévu » Ce fran- sous Villeà Toulon. ciochi. données. sous les ordres de Desrassemblées. en disperCe plan. pendant ses flottes divers mouvements ayant pour objet de faire prenloin de la Manche. écrivait la descente l'Empereur projetée. » 1nT1r. de la vingt-huitième de Lucques division mi- _1 le chef-lieu du sénat un Une députation à l'Empereur République Piombino. se défendait contre vingt mille noirs. dans son nouveau royaume. ravagé la Dominique avec deux mille cinq cents hommes. il avait commandé Déjà. à qu'il était en Italie. mis en effet à leur poursuite. et de l'entraîner dre le change à l'ennemi. au « Il ne me faut. il ne me faut être maître de la mer de la marine. enfin. neuve.(1805) 1 EMPIRE. . la première et la troisous Missiessey. Après avoir Anglais s'étaient et fait lever le siège de Santo-Domingo. repassa Napoléon et tout entier à ce qu'il appeles regards fixés sur l'Océan. litaire. le 18 juillet. triomphal à Paris. où le général Ferrand. devait. était venue demander donna cette petite Napoléon de à sa sœur Élisa. ministre Après ce voyage que six heures que çaises Napoléon pour avait cesse d'exister. déjà princesse en apanage et qui avait épousé un officier corse nommé Bacsouverain.Q~1 fit son entrée Des fêtes au palais Quint. la deuxième avec sième à Brest. dans lui furent magnifiques dans Doria.

Il avait compté que. l'Anen Allemagne. tandis que la pensée de Napoléon était toute à son projet d'expédition maritime contre ceux-ci préparaient l'Angleterre. chargé de dé- la tempête avait contraint Cependant Vi!1eneuve et Ganteaume de rentrer dans leurs ports. qui n'accomplit pas celui qu'il s'il ne passe pas le détroit. y rallier quatorze franco-espase à Rochefort et à Brest. » Ces paroles ne devaient pas tarder de s'accomplir. Tel était le plan de Napoléon. qui en serons les victimes. pendant qu'il le cherchait l'amiral français arrivait aux Antilles. Pitt était rentré au ministère les . après avoir rallié à Cadix il devait. « Si le général Bonaparte. à son retour des Antilles. était rentré le 20 mai. de Champagny. grâce à la dispersion de leurs forces. A sa sortie de Brest. gleterre En effet. avait dit François si le général II à notre sept vaisseaux espagnols. avec une flotte de soixante et un vaisseaux de ligne. porter Missiessey et Ganteaume. car il se rejettera sur nous. (i805) "I~ salines. força à rentrer. Bonaparte a tant accompli de miracles. c'est nous prépare actuellement. et c'est François II qui allait offrir luimême à Napoléon l'occasion de battre. ambassadeur.30 RÉVOLUTION r. Ganteaume rencontra la flotte anglaise de Cornwallis qui le Nelson se mit à la piste de Villeneuve. D'après ses instructions. M. sourdement une troisième coalition contre la France. FRANÇAISE. Missiessey dans la rade de Rochefort. les Anglais ne pourraient lui opposer que bâtiments de hautcinquante-quatre bord. se rendre de la Martinique à la autres vaisseaux Corogne. et dans les eaux de l'Égypte. entrer enfin dans la Manche. et battra l'Angleterre en Allemagne. Ce ne fut que le 30 mars qu'ils remirent à la voile. pouilles. et couvrir ainsi le trajet de la flottille qui devait mille hommes jeter cent cinquante en Angleterre. comme il disait. y prendre gnols.

L'empereur l'Europe. promit l'attitude maître. celui-ci. Le roi de Suède ne se promettait leur neutralité du grand Charles XII. en deux fois du Pitt avait obtenu commun.(1805) . • EMPIRE. 51 ^k BM la guerre dans le pardeux partis qui se faisaient si rudement ralliés pour repousles whigs et les torys. ser l'ennemi millions. à la tête dune prêt à se Charlemagne. avec cette puissance. en Italie. se décida à entrer de la domination française à Paris proteset tandis que son ambassadeur la coalition de son le 5 août. traité de coopération Cela triche fait. déjà irrité de l'établissement François. de Napoléon. Reprendre le roi de Sardairétablir délivrer et à la Hollande. en triomphant moins que de surpasser D'abord irrésolu. du moins sur immédiate. Et un crédit de cent soixante-quinze parlement. de l'Europe. il garda le silence sur l'emploi des Dès le mois d'avril. une frontière gne. Quant aux autres puissances. puyer secrètement. et à exiger par la force d'Occident. dans les deux la coalition. des intentions tait officiellement. des moyens qu'il à la France la connaissance afin de dérober allait diriger contre elle. par son ambassadeur conclu entre l'Angleterre accédait au traité de coopération on pouvait compet la Russie. donner. l'ambition autrichien armée nombreuse. A A • . sommes votées. s'étaient lement. Naples. dans en Italie. après deux années de de la rupture le cabinet britannique. sinon sur leur coopération rien efficace. pacifiques à Saint-Pétersbourg. cabinets cherchèrent à attirer l'Audu monarque On exagéra auprès nouveau on le représenta. à conclure un était parvenu de la France avec la Russie. par puis ébranlé vainqueur de l'aple roi de Prusse de la coalition. ter. ^i-. à la Suisse rendre l'indépendance le Hanovre. profitant négociations. . la réunir à l'Autriche. faire proclamer empereur de souverains des autres foi et hommage-lige des arme$. 1 -• ^> ^w #4rt 1 A.

de l'Emet les autres princes la Prusse entraîner pire. mille livres devait A la fin de la guerre un congrès général et fixer le code des nations sur une base détermis'engageaient sur pied cinq cent à fournir les subsides (15. par le Tyrol. pressentant hypocrites. coalition. Napoléon coalition la nouvelle qui et. la puisil y vit un motif de plus pour frapper se formait.?>2 RÉVOLUTION FRANÇAISE.000 par dix mille hommes). Italie et en Suisse. Venise fit des levées de chevaux D'après devait opérer en autrichienne l'armée plan de campagne. le fut fortifiée. fut imprimé à toutes les général à mettre Des troupes se portèdans le Tyrol et sur l'A- » Les coalisés hommes. la grande en pereût ce qu'elle jusqu'à armée russe. pérait sa jonction avec Alexandre par l'empereur et l'on esAlors on devait reprendre l'offensive. des préparatifs Napoléon. Un premier corps russe à Naples un aux Anglais et débarquer se joindre deun troisième. commandée sonne. A la nouvelle à de l'Autriche. on on fabriqua des armes. sterling Aussitôt un mouvement de la monarchie à marches forcées l'Angleterre annuellement forces rent autrichienne. dige. « discuter née. de la paix continende ses dispositions pour le maintien ne fut pas dupe de ses protestatale. Après devait l'armée autrichienne devait opéré se borner à la défensive. sur l'Inn. Toutefois. fidèle au rôle que lui avait binet de Vienne de nouveau de protester s'était empressé tracé l'Angleterre. (1805) à rentrer à la Hollande. Tout était sance qui en était l'ame. On forma des magasins. prêt pour opérer la tions . avoir envahi la Bavière. et forcer enfin la France Belgique dans ses anciennes tel était le but de la nouvelle limites. mais celui-ci. vait attaquer le Hanôvre. du cales intentions avait fait sonder son retour d'Italie. deuxième à Venise joint aux Suédois.

33 et et soldats était favorable. Déjà en Hol- et commandée destination. et à l'escadre celle du Ferrol qui croisait devant Rochefort Calder. d'aller joindre V. à la poursuite lança de nouveau deux fois eu avoir traversé Après pas plus' heureux. formée était gauche. une et portant servis par seize mille marins. où. pour essayer Napoléon de part en pleine mer. la saison projetée. à grands demandaient matelots de Boulogne Napoléon se rendit. Après une vive canonnade avancer des côtes. vaux et une nombreuse composaient il la fit ses forces. il rentra enfin à Portsmouth soixante-dix jours l'Atlantique. Après l'avoir par qu'il n'aurait Nelson « ne douta plus qu'il avait été toute la Méditerranée. était arrivé Villeneuve Cependant et il s'y arrêtait avait été lente. 3 que commandait . Verhuell. bâtiments. ver Villeneuve il s'édans son espoir. » 11avertit sur-le-champ et arriva à à Cadix. mais sa au Ferrol. et où celle-ci la croisière anglaise.(1805) descente EMPIRE. en Europe pour y frapper un grand et qu'il était retourné et comptant troul'amirauté. contre soutenus combats Deux mille deux cent quatre-vingt-treize fut enfin battue. prit ses avec une escadre Cependant elle orde l'Empereur les projets mesures pour déjouer devant Brest pour renforcer de se porter donna à Nelson Cornwallis. le 2 août. armée de cent soixante quatorze la flottille. au camp ainsi que la flottille lande à sa nous était l'avons rassemblée par au dit. Villeneuve l'aile l'amiral était attendu. mille chemille hommes. le 19 juillet. artillerie. parvenue après plusieurs port d'Ambleteuse. Gibraltar Trompé et ne fut de son ennemi. la visita et. plus longtemps marche cherché inutilement dû. afin d'y attirer les flottes anglaises. l'amirauté abîmée. cris le signal. coup. envoyé en Amérique. il prit cette direction. dut s'éloigner la flotte anglaise et d'autre.

« Témoignez à l'amiral Villeneuve mon mécontentement de ce qu'il perd un temps aussi imécrivait-il au ministre de la marine. Alors à qui commandait mes amiraux ne anglais.34 V. et Villeneuve n'arrivait pendant pas il avait rencontré Calder près du cap Finistère. ne sortit ordonna de sortir à l'amiral vaisseaux. l'une des résolutions les plus hardies. fut consterné. du Ferrol que Ganteaume de ce port et de faire des démonstrations l'escadre pour occuper anglaise. -1- (1805) 1 ne comprit ni la grandeur de sa mission ni la Au lieu de cingler sur Brest. « Sans hésiter. sacrifices perdus le continent. d'armée. doivent trente pas en craindre Villeneuve Napoléon Brest. il ne faut pas se laisser périr d'inaction nombreuses et de Avec trente découragement. il était rentré A cette tion au Ferrol. Avec dixportant. Celes jours s'écoulaient. sans s'arrêter. tant de dépenses manquée. dans son désespoir.II. dit M. depuis le Hanovre et la Hollande jusqu'aux con- . marine s'écria-t-il. était impaNapoléon tient de son retour. Daru qui était son secrétaire.. nouvelle. » le 22 juillet. il dicta en entier le plan de la campagne le départ de tous les corps d'Austerlitz. bloquer par treize et même par vingt vaisseaux au pavillon la honte anglais? Qu'on épargne d'être bloqué au Ferrol inférieure Les par une escadre matelots sont braves. reportant toute sa pensée vers Napoléon d'Angleterre « Quelle inutiles. et après un combat sans résultat. huit vaisseaux de guerre français et'douze vaisseaux espa- Villeneuve se laissera-t-il gnols. pendant que le contreamiral Lallemand veillerait dans le golfe de Gascogne. il prit.a RÉVOLUTION FRANÇAISE. au lieu de se porter en avant. il perdait pensée de Napoléon. quel amiral quels » Alors. il vit l'expéditant d'efforts. ). les capitaines les garnisons animés. son temps à se ravitailler au Ferrol.

primitives. les flottes anentreprise. Munich. son impatient tion avortée contre l'Angleterre. Telles étaient la de ce plan. après avoir fait rentrer et laissé deux s'ébranlèrent Texel. de faire expier à l'Autriche Paris. tous Brest Napoléon les corps à ses généraux de la grande armée. du plan fut couronné » succès. et Cornwallis n'avait à opposer à glaises étaient dispersées. d'après indications jusqu'à seules éprouvèrent mais les lieux furent quelque altération. A ce dernier dre du départ lonnés depuis coup.(1805) fine fins Aa de Vnnact l'ouest nt rln ctirl f\c± EMPIRE. des lignes d'opération de trois cents lieues de longueur furent les suivies. ports. la flottille dans les différents PuiSj camps de réserve pour la garder. 35 • l'ordre l'nrrlrA mapnhai! marches. et l'ensemble d'un plein atteints. donna lorécheet se Villeneuve n'était comme précipitèrent. sur une ligne justesse etla vaste prévoyance de départ de deux cents lieues. les tout l'ennemi. Villeneuve encore Cependant pouvait de sortir sur-le-champ poléon lui ordonna se rendre semblait à Brest encore où sourire Ganteaume à son tout et lieu par lieu. des et du sud de la la ïTrnr\PCk France les lieux de convergence et les attaques leur durée. toutes les hypothèses. la vicprévu. et de fut les surprises mouvements divers de colonnes. sur l'Allemagne. du Ferrol et de La fortune l'attendait. de cette capitale. jour par jour. de réunion des rtao. toutes nos forces rassemblées Mais vaisseaux que quarante de la marine pas l'homme que Napoléon chercha il craignit vainement une collision. Au-delà les époques Naréparer. toire assurée dans vive force. jusqu'au des torrents. Plus que jamais effrayée de ses périls. où il ne tarda pas d'être bloqué par Collingwood et Calder. il revint à expédi- l'Angleterre . que. toute sa vie et il ne sortit du Ferrol que pour aller se réfugier à Cadix.

et lui fit notifier en même temps qu'il comme regarderait une déclaration de guerre la violation du territoire de Bavière. Cent vingt mille Russes étaient Tyrol sous l'archiduc en marche. se rendit Napoléon solennellement au sénat la guerre contre l'Autriche. et en FrancheCharles qu'il ou à renoncer eût à commencer contre de Russie partageait l'empereur entièrement allié. dit-il je vais quitter ma capitale pour me mettre à la tête de l'armée. les plus chers de mes peuP'es« Les vœux des éternels ennemis du continent sont accomplis. porter un prompt secours à mes et défendre les intérêts alliés. but de Alors le cabinet autrichien n'hésita ses préparatifs les agrandissements il reproduisit de la France. Déjà cent l'archiduc mille hommes étaient rassemblés en Italie sous mille en Bavière quatre-vingt-cinq sous l'archiduc Ferdinand et Mack. En même temps.36 RÉVOLUTION ('1 FRANÇAISE. A cet argument celui-ci avait enfin cédé irrésistible. de nouveau dans toutes génération . (1805) avait signifié au cabinet '1. plan qu'elle Dans cet état de choses. Napoléon vit qu'il était temps d'arracher à la coalition le masque dont elle se couvrait il demanda au cabinet de Vienne une dernière explication. pour lui dénoncer et annonça que les vues de son « Sénateurs. l'Autriche notre La guerre a commencé et la Russie se sont est entraînée au milieu réunies de l'Allemagne et les à 1 Angleterre. de Vienne les hostilités aux subsides consur-le-champ venus. trente-cinq mille en Jean. Après cet acte. plus à avouer ses récriminations le en Alsace pénétrer réalisera en 1814. Le plan de la coalition était de réunir ses forces en Suisse et de Comté. et donné ordre à ses troupes de se mettre en mouvement. la Bavière fut envahie. toute négociation entre les deux cabinets fut rompue.

(iMS) wy J y . avec moi à son tour. j'espérais encore de la guerre. de l'Angleterre. en obà l'Europe mais le nom français qu'il va en coûter tiendra un nouveau lustre. chienne se toutes mes espérances Bavière est chassé de sa capitale calamités sont évanouies. l'influence patrie hors de la maintenir tous veulent citoyens. et dont les principales de nos ports et le comblement de nos flottes l'incendie Toutes les promesses de notre industrie.EMPIRE. qui. de justice et de mosous ses pas. ne revînt à des sentiments dans la guerre. qu'il n'ait surpassé. si elle prévad'ignomiqu'une paix environnée lait. l'engagement périale. . à la voix du peuple à votre vœu « Sénateurs quand imsur ma tète la couronne français tout entier. l'anéantissement le peuple je les ai tenues que j'ai faites au peuple français. et les oules menaces troublée que la paix ne serait point Mais l'a>rmée autritrouvé m'avaient impassible. Mon peuple dans toutes les circonstances. ce nom à mériter il continuera pour sa gloire et la mienne. et de son armée. Il volera qui. « Magistrats.J -ia~1. j'ai placé de tous les citoyens. j'ai reçu de vous. des preuves sous les drapeaux de sa confiance et de son empereur auront dépassé les dans peu de jours. m'a donné. frontières. soldats. ne nous accorderait seraient conditions nie et de honte. de son amour. Je gémis du sang Ils l'ont précipitée dération. trages l'électeur de est envahie Munich a passé l'Inn. dé la maintenir pure et sans tache. dans cet instant du continent que s'est dévoilée la méchanceté encore la maniils craignaient ils craignaient amour pour là paix creusé du gouffre qu'ils avaient « C'est festation des ennemis de mon profond à l'aspect que l'Autriche. n'a pris aucun engagement français si importante Dans cette circonstance. 37 Il y a peu de jours.

sang français. Le sénat. que l'on de la garde des frontières.5* RÉVOLOTIOH FRANÇAISE. n'était-il pas urgent. Ces mesures furent donnés et d'Abbeville. appelés On forma. Pendant pour toute la France. depuis l'âge de vingt et un à prendre les armes. en effet. et qui. dans tous les départements des bataillons sous le nom de cohortes. sous-officiers et solsans défense de reprendre du service avec les mêmes grades avant leur retraite. Par deux autres les sénatus-consultes. dans les attrinationale butions du corps législatif. si quelque chose Cependant. empereur ferez le vôtre. pour ainsi dire. conscrits l'on donna dtts retirés. les géet les maréchaux Lefebvre laissa le gouvernement à ans prises. que la grande armée livrait nos côtes se porter au-nlelà du Rhin. (1809) de grand bataille. l'illégalité pouvait justifier. Tous les Français. le sénat vota une levée de quatre-vingt mille hommes et la réorganisation de la garde ce qui avait été. dont je le saluai au milieu des champs de « Français! feront le leur Répondant votre vous fera son devoir. limitrophes. de la remplacer? Mais quel abus le sénat ne fit-il pas. des années la faculté furent mis en activité. à la disposition du chef de l'État. c'est cette loi de salut public si souvent invoquée mesures. en était une véritable par les partis. de ces mesures extraordinaires ? Il s'autorisa de ce précédent le pour prodiguer pour en le mettant. avait déféré à l'Emperéorganisation reur la nomination des officiers. furent soixante. en quelque de ces deux sorte. et précédentes à tous les officiers. Napoléon . dans la suite. en décrétant qu'ils avaient la de la garde nationale. chargea spécialement et dont les jusqu'à commandements néraux Rampon et Kellermann. peuple. à quatre sénateurs. jusqu'à ce jour. à cette époque. » mes soldats à l'appel de Napoléon.

pour Joseph. éclatait l'envie qu'il devienne Dieu aidant. et quitta Paris. de tirer elle ne une injuste agression. se pressèrent le peuple. autour de lui comme autour le moderne même le clergé célébrer Cyrus envoyé de Dieu « Prince. » trouver toujours si haut. » des armées courageuses. l'épée pour repousser de la révoludans l'Empereur. le 24 septembre. tion On vit du drapeau commun. que la glo« Je veux. croie se . nous vous servons la terre. voyageant Je veux en Europe. un Nous demandons pour vous au Seigneur et la paix. pour visiter avec joie. pour Napoléon. et nous vous offrons nos bras contre vos ennemis. la garde nationale. élever la gloire du nom français rifier De toutes parts. qu'un Français. enfin. l'armée. disait-il. disait-il. une longue vie. que le représentant voyait. son armée. pour la troisième fois depuis douze 39 rede ans. gouvernement le plus grand enthousiasme où on ne le séparait Heureux point jours. un jour. et où il ne voulait lui-même encore de la patrie. La nation tout entière l'y accompagna Obligée. des nations. joindre ses vœux. stable.(1805) son frère EMPIRE. chez lui.

Décrets la grande armée. armée sur le Rbin. le septième par Augereau. – Marche du Rhin de la grande Danube.– russe son armée. de Jonction russes. de la Brenta. des deux Portrait l'offensive. la grande armée s'avançait à marsur le Rhin. était sous les ordres de Murat. Masséna commandait l'armée . – Reddition Trafalgar.a le troisième le cinquième · par Davoust. – Ney dans armées L'armée – Aul'armée de et le Napo- de Castel-Franco. (130K/ CHAPITRE IL Campagne d'ÀusterlItz. cond par Marmont.*) RÉVOLUTION FRANÇAISE. Moravie.– Le roi Combats d'Italie Prise de Napoléon. Opérations de la Piaye de Hollabrunn. à la et du et d'Elcliliigen. Passage de Werllngen. dans de l'Adige. Combat Combat – Jonction Alexandre. par Soult. de t'armée et du Tagliamento. par Lannes. en Proclamation Combats d'Ulm. française gereau d'Italie Savary prince léon à adhère Munich. d'AIbeck Napoléon Prusse Lambach. prend de de de d'Amstetten Passage entre dans avec auprès Dolgorouki. Vérone. le Vorarlberg. 1 . Mission – Napoléon de l'empereur – L'armée t récompense de ce prince. Arrivée des et de Dlenstetn. Bataille d'Augterlltz. le Tyrol. félicite impériaux. navales Opérations coalition. La cavalerie _1_ le quatrième le sixième par Ney. Passage bataille Russes de en Bavière. elle comptait cent ches forcées mille hommes divisés en sept corps ^soixante le sele premier commandé par Bernadotte Cependant. Vienne. – Les Frantais de l'Inn.

cinquante mille hommes. Lefebvre. Davoust sur le Necker. resta quelques le premier de la Forêt-Noire. Napoléon son quartier-général. Pendant avait dition établi ce temps. Strasbourg. pendant la nuit. nison dirigé. C'est avec de Saint-Cyr. Mayence. et renforcée de vingt mille Français ces forces seulement duc Charles. mont. de réserve mandement dans volants sous la conduite qu'il allait On avait. le premier à Manheim. à Durlach. Quant à l'électeur avec son il s'était vahir le territoire. Kelh parti de Weist Le 25 septembre. et laissé garaprès avoir évacué le Hanovre s'était de Hameln et de Nienburg. en outre. Soult et Davoust. les débouchés fait halte. après avoir se dide Rastadt. effectué leur passage Spire. dans les forteresses à travers la Hesse. Kellermann de. sur Heilbronn. Murat sur Mayence. Avant de passer le Rhin. et Brune. sur Witzbourg. réfugié à Wisbourg armée. pour se joindre aux Français. entrer en lutte avec l'archiformé trois corps d'armée sous le comA Rennes. établir de grenadiers. aux environs après avoir le second à le corps de et celui de il Ney.(1808) forte de EMPIRE. de Soult se portèrent. et le troisième devant jours en position et le second. préparé venait d'endont l'Autriche de Bavière. trois camps à Boulogne. était celui Ney sur Stuttgard. 44 d'Italie. des électeurs dans son dernier l'alliance voyage le long du Rhin. se dirigeait le Rhin à et Lannes passèrent Bernadotte. son Pour favoriser où à obtenir il était parvenu en Allemagne. dont il s'était déjà de Bade et de Wurtemberg. que Marpendant en Hollande. à Strasbourg. on devait la Vendée. Napoléon suivante la proclamation adressa à son armée expéla neutralité . rigea sur Ludwigsburg. et à Marengo.

plus notre politique. Cette proclamation excita au plus haut degré le courage de l'armée. soldats. de toute espèce à endurer. germanique de nos injustes assuré n'ayons l'indépensecouru nos alliés et con- Nous ne ferons agresseurs. notre générosité ne trompera est au milieu de vous vous que il se lèvera cette 1 votre empereur du l'avant-garde tout entier ligue nouvelle s'il est nécesgrand peuple à ma voix pour confondre et qu'ont tissue et la haine et dissoudre l'or de l'Angleterre. coucha le même jour à Elklingen à l'électeur et les princes de Bade. Après lerie. de nos Nous ne frontières nous dance fondu du avons nous arrêterons corps l'orgueil plus de paix sans garantie.42 « Soldats RÉVOLUTION FRANÇAISE. des fatigués obstacles Quelques des nous aurons des marches forcées à faire. « Mais. et nous ne prendrons pas de repos que nous n'ayons planté nos aigles sur le territoire » de nos ennemis. ils se promirent de n'y pas être infidèles. « Soldats n'êtes saire. (1805) « La guerre de la troisième coalition est commencée a passé l'Inn l'armée autrichienne violé les traités. vous Vous-mêmes. le 9 oc- . privations nous les vaincrons qu'on nous oppose. attaqué et chassé de sa capitale notre allié. et se rendit le lendemain Ludwisburg résidence du duc de Wurtemberg qui le au grand parc d'artilce fleuve à Kelh. avez dû accourir mais à marches déjà nous plus que forcées passé à la défense le Rhin. d'une officiers et soldats s'indignèrent des menaces et en revoyant t puissance qu'ils avaient déjà vaincue les contrées où ils avaient laissé tant de glorieux souvenirs. avoir fait traverser le Rhin Napoléon passa lui-même où il fut reçu par tobre.

pour se porter . sur le Soult par Heilbronn sur Dônawerth par OEttingen et suivait Danube Ney s'était mis en marche de Stuttgard. par ce grand après avoir évité les monportée en Bavière peu de jours. sur Soult le passa à Donawerth. 43 En même temps. Bavarois. pris celle d'Aalen et les Bavarois le 14 Bernadotte sition de l'armée française à cheval sur Davoust. perdre sa perte. de Placée sur les derrières jettent dans la vallée du Danube. Lannes. Marmont De Mayence. 7 le Danube. aux portes de Donawerth aux bords du Daà Neresheim Murat. Vandamme arriva de s'emparer. à Kœsle Reinitz Soult. en l'armée se trouva. Ney.(1805) hbpim. la route d'Elklingen parti de Ludwisburg. et y traversa à Donawerth. étaient à Weissenbourg à OEttingen. Trompé par cette marche Mack avait cru et Murat à Stuttgard. avait Lannes. s'avançaient gauche. dont Murat Le lendemain. mouvement. venait le pont de la ville. étaient sur la de l'armée déjà cent mille hommes rive gauche de ce fleuve. et par le rassemblerapide. ment de Ney. de rivières et les lignes qui se parallèles tagnes Noires. qui composaient se dirigeait Davoust sur le Danube. était dans une position d'autant l'armée française l'ennemi. Ainsi. son grand continuait et aux s'était porté à Wisbourg pour se joindre à Bernadotte la Ces trois corps d'armée. le haut Necker pour éviter de front dans gement tour de la ville d'Ulm. mouvement. l'armée française reçut dans son palais. singen nube. Lannes sur le Danube voulait déboucher par que l'armée française il avait opéré un chanen conséquence. Voici quelle était la poet Nordlingen. sa ligne et passé concentré lui-même française auses troupes Mais le Danube. à n'avait pas un moment que celui-ci plus avantageuse.

v --ile Lech. le dos à la position que pour France maîtresse et la face à Vienne. il rencontra et manœuvra sur-le-champ pour l'envelopper. russe. Dans cher sur heures de d'Ulm. goureuse rut pour pont fait douze attaqua. défendre accou- de vive cents les Français le Guntzbourg. où Mack. et il expédie aux généraux des au-dessous l'ordre d'Ulm. Après combat l'ennemi fut mis en opiniâtre. chargé où bagages. deDonawerth. que avait l'armée française. canons. avec par Napoléon des forces inférieures. droite pendant du Danube. celui-ci avait se disposait rassemblées une à à vi- sur les troupes qu'il Vainement les Autrichiens vainement l'archiduc opposèrent Ferdinand résistance. avaient eu de couper toutes les communications de l'armée autrichienne de sorte se trouvait à peu près qu'elle dans la même Mélas à Marengo. Deux RÉVOLUTION FRANÇAISE.1-cents dragons du corps Lech. de la rive \e dos à Vienne résultat . le même Ulm. emportèrent force et s'emparèrent de la ville. tout fut pris. Ces premiers succès et le passage du Danube. A après rassemble à la hâte quelques troupes temps. le joindre. à Wertingen. quoiqu'avec autrichien au moment lui.44 sur 1. Penprisonniers dant la nuit du 9 au 10. de mar- Drapeaux. pressé par la cavalerie française. l'ennemi deux déroute. et du la route Mais quatre pont Son projet qui se trouvaient au-delà du en marche rejeter l'arrivée bataillons d'Albert s'avançait à quatre d'un de venir se défendre tandis qu'il escadrons DonaArrivé de l'armée de grenadiers pour pour lieues s'emparer couper envoie du régiment Murat werth. l'archiduc rentra dans Ulm. officiers. le général marcher Guntzbourg. après avoir et pris six pièces de canon. Ney. et de Danube. Mack à Guntzburg différents de se mettre était en de nous attendant douze corps en même une charge brillante. i de Murat (1808) t s'em- du pont du parèrent cette nouvelle.1-. . temps. ne tarda pas de le suivre..

gauche sur les léon sur Biberach la route et Augsbourg occupait la place de Memmingen.(1805) EMPIRE. qué. l'un position. Il tombait affreux. Cerné par des plus opiniâtres. rent par Heydenheim. Ayant fait former le d'une del'imminence leur parla « de la situation de l'ennemi. à Burgaw. et les une neige abondante. la droite ennedéborder même Ney et du Da- _u A_L. et couper Lannes nube. 1 45 et la-face Munich. cune délies. dont se composait Quinze cents prisonbraves à mais s'il força l'ennemi en son pouvoir. d'Elchingen. En Ulm. s'avançait pour à appuyé forcées à marches Napoposition. avait lieu pendant le cinquième bulletin. du Tyrol.e .1. » combat. Après avoir fait Déjà elle capituler pour Soult s'avança mie. il cercle aux régiments. vingt-cinq sa division. niers restèrent rétrograder.. un temps avaient de la boue jusqu'aux genoux et éprouvaient troupes étaient de un froid assez vif. et de la confiance qu'il avait en eux. Dupont. Ulm est l'aboutissant avait conçu impatient d'un de voir arriver l'heure du grand nombre de routes Mack ses divisions par chale projet de faire échapper en conet de les réunir en Tyrol et en Bohême. pour se rendre hauteurs d'Illershein. il ne put l'empêcher Napoléon se porta des hauteurs de s'emparer au camp de sa personne . et l'autre Marmont temps. de Marmont. à la France. Il y eut là un combat il fit face à tout avec les six mille mille hommes. ajoutait harangue. fut attasur la rive gauche du Danube. qui occupait Albeck. sur les deux rives à Weissenhorn. mais les paroles de l'Empereur ses fatigues et ses le soldat oubliait en l'écoutant flamme et était privations. Cette grande bataille. prenaient vis-à-vis sur l'Iller. débouchèet Werneck les divisions Hohenzollern séquence. y prendre et sa garde étaient partis d'Augsbourg le corps d'armée il rencontra Au pont du Lech. une autre par Memmingen.

denheim par l'armée française. Autrichiens d'Elchingen. et disposa et forcer les reressource plus à dans devant et ordonna Le 15. poursessubsistances. et Dupont par sa résisavaient tance. Napoléon se porta devant en bataille pour donner l'assaut de l'ennemi. qui valut maréchal le titre de duc quelque temps après à l'illustre charges fit aux successives. Ney attaqua le pont de cette le traversa au pas de course. ainsi qu'on l'a vu. Dans Le temps la nuit du par torrents. et le Danube terrible. (1805) à Ney d'enlever cette position que défendaient et quarante canons. Il ne restait donc que de se laisser enfermer Ulm ou d'essayer. de rejoindre la division par des sentiers. et Lannes eut ordre de se porter rapidement sur Aalen et Nordlingen. après trois ville. quinze mille hommes Le 14. et. Ulm.46 RÉVOLUTION FRANÇAISE. et sa marche rapide sur Biberach. avait fermé Memmingen à l'ennemi Ferdinand toute d'autre retraite de ce côté. par la prise de gauche du Danube. il y eut un déborda et rompit la plus l'armée pas dé- . avait débouché par Heyce qu'il fit en effet. de ses ponts: ce qui gêna beaucoup grande partie Mais l'Empereur. sur la rive droite. à la pointe du jour. mais Murat s'élança à sa pourquatre escadrons suite. en se dirigeant sur Aalen avec de cavalerie. qui. de la position d'Elchingen. ainsi que Wurmser dans Mantoue et Mélas dans Ulm. Werneck. Mack était resté dans Ulm avec deux bataillons Cependant Investi de tous côtés pour garder cette ville et ses hauteurs. dans la direction de Heydenheim. Tel fut ce brillant fait d'armes. qui ne s'était était affreux. déconcerté les projets de Mack sur la rive Soult. le vieux feld-maréchal Alexandrie. l'emporta. Tandis que Ney par cette attaque. Il s'empara trois mille prisonniers et leur prit vingt pièces de canon. ses troupes tranchements tombait ouragan il y fut comme prisonnier. la pluie 16 au 17.

fit appeler le prince trichienne. de monter à assez vive. ce oui demanda alors Werneck Trochtelfingen. 47 son botté depuis huit jours. et jours. La veille. capitula que dans huit Ferdinand. le malheureux ne rendrait Mack la place l'archiduc que ce condition le 17. En l'Empereur guerre Réduit à prenà Mack deux jours pour se décider. Le 19. deux teignit à Neresheim Ferdinand et mille hommes. vant toujours à capituler. attaque en désordre. l'atMurat s'élança dait sa retraite difficile. encourageait. soit par les fautes qu'il avait commises. dans ce nouveau combat. laient monter à l'assaut. obligé la force sous des choses. On trouva leur n'eurent dîner que le temps servi. Mack Sixième bulletin se rendit de la grande auprès armée. un officier général drapeaux. par son exemple. de Napoléon. et lui prit.(1805) empire. tous impatients. Après une se retirer en poursuivant de la division Werneck. De Neresheim. lui fut accordé. Un convoi village Murat avait forcé prince voulait de Languenau. poursui-Il parvint à la cerner à la division Werneck. dans la place. que s'il la prenait capitulât Napoléon. une partie rejoindre. modérer l'impétuosité qui. où la garnison le triste droit de la au fil de l'épée que c'était passée lui dit qu'il se séparant du prince. s'étaient rencontrés au rende cinq cents charriots à sa poursuite. l'ennemi à Murat se porta sur Nordlingen. et sur l'assu- . fut de faire ce qu'il avait fait à Jaffa. a pour lui faire connaître qu'il désirait qu'elle il serait lui disant d'assaut. qu'il Murat. aude l'armée désespérée voyant la situation enfermé de Lichtenstein. et sept de ses généraux cheval. donnait soit par dre ce parti. il ne pouvait les fatigues et les privations armée à supporter voudes soldats.

d'Alleque l'empereur pas voulu la guerre. le 15. (1805) rance delà cette entre que qui de rivière Ulm lui fut donnée que 1 que l'armée autrichienne en était était auentre l'Inn. le Munich. eues et le 17. il belles maître autrichienne. et Soult et Bregentz. position à Aalen et Munich. autrichiens enet leur le je militaire de sa garde. était le 12. égards. une le 6. je me guerre pourquoi je vous bats. drapeaux et déposa une dans la journée du d'armée. » Mack lui répondit doit r effrayer. touré les dit-il. musique avec les le temps entendre. injuste. traita votre maître fit appeler plus grands me fait une je ne sais généraux « Messieurs. Bernadotte que pour avait se trouvait Lannes surveiller capitulé. anéantie. la division Werneck Ulm 20 avec son la route Mack du Tyrol s'engagea à évacuer lendemain mille rante hommes. treize généraux. de la ville. quaet soixante l'armée ses armes Pendant pièces de canon attelées. Ainsi Napoléon avait passé le Rhin magne Danube. ses avant-postes d'Ulm. ses troupes étaient L'armée étaient arrivés n'aurait mais qu'il y avait été vous n'êtes Napoléon. pas ne sais ce qu'on veut de moi. franchement. pereur hauteurs filé. les occupait le déque dura Napoléon. corps octobre. d'Allempereur c'est le moment de se rappeler ont un ternie l'idée que la que tous les empires fin de la dynastie de la maison de Lorraine serait arrivée. entrées sur dans l'Inn. formant Quelques l'armée dite de 1 Elle se composait . reprit forcé par la Russie. Il y avait dans cette trente place trois mille chevaux.48 A RÉVOLUTION FRANÇAISE. dis au matin. devant l'Emautrichienne l'armée tout se fit les défila française Le 20. le 1er octobre. « En ce cas. « Je donne encore ce conseil qu'il se hâte de faire à mon frère lemagne la paix. fut régiments des plus qu'avait l'Autriche de quatorze comme d'infanterie. » plus une puissance.

cette armée. V. avec autant d'ostentation se placer sur nos frontières.(1805) EMPIRE. » . Aussi le soldat disait souvent des marches et des manœuvres. à l'Angleterre que d'imprudence. quatre-vingt-dix drapeaux. Napoléon à son armée sa satisfaction « Soldats « En de la grande armée nous avons fait une campagne. qui. confiance à supporter de cinq régiments sans bornes les fativenus en votre empereur. hommes. ce succès est dû à votre dans Bavière. poste hommes. Mais était venue ? son but est rempli. et son subside ne sera ni plus ni moins grand. que nous nous proposions de la Bavière. Nous avons chassé est rempli. Boulogne. 41 Jamais pour en venir bout. « De cent mille hommes qui composaient soixante mille sont qu'importe Nous ne sommes plus à nos Ils iront remplacer prisonniers. Pour arriver à ces grands résultats. et de quinze de cavalerie. de treize d'Italie. régiments à votre de l'armée régiments patience dite du Tyrol. de nos campagnes. Cette armée. Deux cents conscrits dans les travaux tout le parc. jours avaient suffi à Napoléon ni moins coûteuses. est anéantie. pièces de canon. il ne s'est pas sont en notre pouvoir tous les généraux de cette armée quinze mille échappé « Soldats. et rétabli les troupes de la maison d'Autriche notre allié dans la souveraineté de ses États. Avant » témoigna en ces termes une avec nouvelle nos méthode et non de faire avec la nos jambes de quitter Ulm. Ce quinze jours. c'^st à victoires ne furent plus rapides avait perdu plus de trois mille française peine si l'armée et les cinq sixièmes n'avaient pas tiré un coup de il n'avait fallu que fusil. « L'Empereur a trouvé il bat l'ennemi guerre baïonnettes.

en retardant le départ de Rosily.RÉVOLUTION 50 FRANÇAISE.1. journée d'Ulm.). et qu'il cherchait au cap Trafalgar. Il n'y a point là de généraux avoir de la gloire à acquérir. l'Angleterre. et après avoir envoyé au pour une campagne. Tout mon soin sera d'obtenir la victoire avec le moins possible d'effusion de sang mes soldats sont mes enfants. surveillait le port de Cadix . -–~ de toute espèce. (180S) –~–~ :1. –– 1-. pour la seconde si cette question. Tandis que Napoléon triomphait sur le continent. Quoi qu'il en soit. rare intrépiVous êtes im- de commencer une seconde campagne. qui l'a déjà été en Suisse et en Hollande l'infanterie est la seconde ou la première de l'Eufrançaise contre lesquels je puisse rope. la fortune semblait l'abandonner sur mer. struisit confidentiellement de sa disgrâce. « A ce combat est attaché Napoléon rait compté sénat il fut recu en libérateur. Cadix et de se rendre mandée par Nelson Villeneuve à Toulon. à votre gues et les privations dité. Cette armée patients russe que l'or de l'Angleterre a transportée des extrémités de l'univers. de l'honneur plus spécialement fois c'est là que va se décider l'infanterie. Après ordonné la retraite au ministre allait balancer les succès de la de Villeneuve de la marine avait Napoléon de remplacer cet amiral à Cadix. que le mois d'octobre leur seordonna. Ami de Villeneuve. nous allons lui faire éprouver le même sort.-JI. reçut l'ordre de sortir de Une flotte anglaise comVilleneuve.=.a. les drapeaux il se rendit à Munich où pris à l'ennemi. et lui ménagea une occasion de se réhabiliter. » en outre. C'était l'Angleterre à frapper dans les champs de là Moravie. « Mais nous ne nous arrêterons pas là. on dit que le ministre l'inpar Rosily.

il rencontra la flotte anquinze espagnols. quel- . et il s'écria qu'il ne pouvait être partout.(1805) EMPIRE. Napoléon en fut frappé au cœur. renvoyé en France quelque temps après. cette belle et redoutable à former. et à les écraser en les enveloppant. et se suicida dans au jugement pour se soustraire qui l'attendait. et sur-le-champ il disglaise à la hauteur voulant il rangea ses vaisseaux sur une posa son ordre de bataille seule ligne. de la flotte franl'avant-garde la bataille. l'une (1). devant un conseil de guerre. résolut de livrer bataille. Quatre parvinrent à s'échapper avec DumaDe leur côté. seize vaisseaux mis hors d'état de tenir la Anglais eurent mer. il fut traduit sa prison. Cette manœuvre eut un plein la mort de Nelson tué au commencement succès. fut envoyé pendant flotte que Nail avait placé quatre seulement rendont prisonnier. il manœuvra de racheter 1 à couper le centre et la gauche des flottes alliées. et perdirent trois mille hommes. Cette victoire livra l'empire exclusif des mers à l'Angleterre. Villeneuve perdit seize vaisseaux pris et douze coulés ou jetés à la côte. 1 51 1 sa faute par une victoire. dans ce jour. manière sous Colingwood l'autre qu'il com« L'Angleterre à ses dit-il. chacun de nous que. capitaines fera son devoir. compte. Treize trèrent à Cadix. Villeneuve fut fait mais. et soldats. et ne tardèrent pas d'être capturés. Il sortit donc avec dix-huit vaisseaux et français Le 21 octobre. qui commandait çaise. de malgré la bataille. de quinze vaisseaux manda en personne. et sur laquelle poléon était parvenu de si grandes espérances. les noir. » Et. mais tellement serrée que plusieurs de ses bâtiments se doublèrent et ne purent manoeuvrer. au Nelson. du cap Trafalgar. favorisé par le vent. Cependant. Dumanoir. et était resté immobile devant Ainsi une commission fut détruite d'enquête. divisa sa flotte en deux colonnes contraire.

s'arrêta en se rendant Alexandre. son génie et que s'indigner ses voeux étaient et dont qu'il a tant estimée. la colonne de la nuit. la Traun. il disait que s'il en était roi. le clarer libre de tout engagement envers la France. de l'ennemi. et établit son quartier-gépassa lui-même néral à Braunau. commanda l'Inn. Murat et Lannes. continua elle parvint sa marche en poursuivant en avant d'infanterie au secours l'épée dans les reins. Celui-ci. Murat de rencontra. approchait où avaient été de la grande armée en Allemagne si rapides. sité. à Berlin pour à son armée. il ne se tirerait pas un coup de canon en Europe sans sa permission » l'armée russe sous les ordres de Kutusow. se jetèrent qui formaient l'avant-garde. qui fut juré sur le tombeau du grand Frédéric mais son ombre ne put « son esprit. en Moravie pour rallier à elle les débris de l'armée s'avançait autrichienne que ramenait Kienmayer. et signa. mais à la faveur bois. qui se Autri- les Français les chargèrent avec une telle impétuodut se retirer en désordre. Cependant. un traité d'alliance avec Alexandre. grande place bien approvisionnée.52 RÉVOLUTION FRANÇAISE. Vainement trouvait chiens. de Bernadotte et de Marmont sur le déjà aigri par le passage saisit ce prétexte territoire pour se déprussien d'Anspach. Napoléon. que les alliés sentirent la nécessité de se renforcer. d'une telle scène. à se sauver par les l'ennemi sur de Lambach russe des avec la nation à la poursuite de Mérébach. 1 Bulletins . que l'ennemi Après avoir de la grande armée. que humiliant allaient'le les lauriers d'Austerlitz Les succès le temps couvrir. engager le roi de Prusse à adhérer à la coalition. le Danube. sur cette et l'atteignit une division accourut rivière. pour emà son armée de traverser pêcher cette jonction. Murat Kienmayer. 2o octobre. et sur le chemin la culbuta. (1805) que fût ce désastre.

>'> ils franchirent à Lambach. à Vienne. réduit à se sauver avec une centaine avec la sans doute de voir ses communications Craignant sur la rive de Mortier Moravie coupées par le mouvement en ce fleuve à Krems. Merfeld en fut pièces de canon. à la pointe du jour. il y établit le lendemain de l'abbaye sur Saint-Polten. son quartierde Molk. communications l'y attaqua sous les murs sur Léoben. Réseulement contre mille hommes plus de trente sur Diernstein il donna l'ordre au à périr plutôt que de se rendre « Camarades î Henriod sur-le-champ major d'attaquer à ses grenadiers nous en s'adressant s'écria celui-ci solu . il fut se porta sur Stein Mortier. Kutusow le pont. Arrivé le 7 novembre et le força à la retraite. puis.(1803) EJIPIKE. par la grande route s'était posté sur les hauteurs d'Amstetten la Traun de Linz Murat et l'Ens. mille. il les poussa vivement. Davoust rencontra Merfeld. voyant qu'il avait à faire à toute l'armée détruisant rétrograda deuxième de sa pour se porter au-devant avait fait occuper ce mais déjà Kutusow division dans un défilé penAinsi enfermé point par ses troupes. qui de de ce vers Neustadt pour couvrir s'avançait et avec impétuosité. Cependant. ennemie Marmont temps. Dans le même ses ouvrir pour dans les Davoust. et quatre mille prisonniers. pris position se retirant Kutusow. à la tête de six bataillons. autrichien pour prévenir Le 8. côté la capitale l'attaqua seize le mit en déroute après lui avoir pris trois drapeaux. Mortier se vit réduit à lutter avec quatre dant la nuit. de l'Autriche. gauche Danube. se dirigeait avec l'armée d'Italie la du de Styrie. le 11. des Russes tout surpris d'y trouver il ennemie. repassa gauche du Danube. de hullans. montagnes pour déborder sur la rive gauche Mortier manœuvrait de ce côté le passage à Mariazell le corps de l'ennemi. et poussa ses avant-postes général.

le bulletin méritait la couronne de chêne. se trouquand vant pris entre deux feux. toute la ligne. panique de Krems. Alors les Russes. on n'entend plus dans la nuit que les cris de et les deux diviqui vive ? et de France qui se répondent. Bientôt le feu a cessé. une vive fusillade des deux côtés. passé l'Adige jusqu'au-delà s'était fortifié mée ennemie. ces mots. et chaofficiel. diero butés l'armée de Vérone. après leur avoir sur française à les chasser. parvint se retirèrent et les Autrichiens. et nous ne point leurs ennemis. de se porter ses premiers au secours succès de cette telle. Depuis cinq heures on combattait. dans ce combat mémorable le reste de l'armée s'enfuit en désordre. sur les hauteurs. les soldats ne comptent Français leur passerons sur le ventre. put se rallier et frappé d'une terreur de la rivière qu'au-delà l'armée Cependant approchait française chiduc Charles. dès à Masséna de l'archiduc. avait après s'être emparé et repoussé l'ennemi San-Michele occupé l'archiduc de San-Martino. avait L'ar- capitale. avait ordonné pour arrêter la marche reçu l'ordre Mais Napoléon. on se bat corps à corps dans les ravins. Masséna combat. s'engage les charges à la baïonnette se multiplient. « Sauver un soldat. qui devait envahir l'Italie. qu'il ne cun dé nos soldats l'avait sions de Vienne. tombent ou se dispersent. chez les Romains. attaqua l'arle village de Calculd'où fait à Caldiero.Si RÉVOLUTION FRANÇAISE. (1805) sommes sommes enveloppés que quatre par trente mais mille nous s'élancent mille les Russes. à sauver gagnée en contribuant » Près de six mille Russes périrent une division entière. de prendre l'offensive En effet. leur jonction au milieu de la opèrent disait joie la plus vive. » A avec impétuosité sur les colonnes russes.. Masséna. Charles Cependant Le 8 octobre. Après un premier fut emporté à la baïonnette. en Allemagne. se reconnaissant. . la deuxième division arriva.

Piave où il avait voulu se fortifier. du Tyrol. de canon position mais ils en avant comun corps de cinq mille Autrichiens avec armes et bagages. la grande armée poursuivait en Allemagne. pour régler quarante-huit Le 13 novembre. le prince Charles commença le ehassa de au pas de charge. milice bourgeoise y faisait le service. Masséna prit position y séjourna Pendant victorieuse demi-lieue et couvert pour prendre quelque repos. lui répondit un armistice.(1805) EMPHIE. 85 et trente pièces six mille hommes perdre se retirèrent en bon ordre pour prendre de Villa-Nova. et la tale. ne voulant point ce pays offrait à chaque pas en vain où l'ennemi des positions essayait inexpugnables toutes les des Français. de forêts Coupé de sapins. mandés se rendit et. . de se retrancher. François Brünn en Moravie. la capitulation. franchit et le Tagliamento. à une action générale. Mais Charles sa retraite. d'un grand nombre de rivières Ja Ja Brenta. entrée dont dans Murat la et qui fuyait. si les grands avaient était restée. Déjà Murat n'était plus qu'à une de Vienne. Mais. se concentra à Laybach. les Alpesr-Juliennes au secours de Vienne. de l'Autriehe capitale fit son française par le pont duThabor. traite. la plus grande partie de la population Le comte Giulay vint. A l'approche troupes autrichiennes avaient évacué Vienne s'étaient l'empereur à réfugiés fui de la capiles ministres. l'impératrice. passa s'exposer précipita et attendit. }a jonction de l'armée pour marcher et en avant de l'Isonzo. Le 1er novembre. sa marche ce temps. Napoléon que ce n'était point à la tête d'une d'armistice corda armée de deux armée heures l'armée cent mille hommes qu'on traitait avec une il lui acCependant. à Napoléon de la part de l'empereur proposer d'Allemagne. sa redans la nuit du 1er au 2. Maeséna le poursuivit Vienne. par Hillinger.

il franchit qui. disait-il. à Vienne. jour. mander des différents et publia du jour respect pour aux que l'on portât le plus grand et que l'on eût les plus grands égards « qui a vu. qu'on d'amitié a faite. avec capitale. dans empêché la soirée la destrucde ce mbme Il y Naporecom- y arriva lui-même palais impérial un ordre de Schœnbrunn. fut conclu. par le peuple de cette la guerre injuste autant » le Daavoir sa conduite. donné du moins. avaient. après les Russes. pour joindre l'empereur ce général il aurait la grande armée russe. fût venu une ce fleuve à Stein. qu'il et qui montre nous témoigne. Murat sa marche. Murat et Lannes renconles Russes à Hollabrünn. peine. et demanda. avait ne imaginé doutant du temps. battu Merfeld. » et qu'il marché. corps de la ville. Znaïm. face qu'il aux dit affaires. de haine pour propriétés. du lui. Davoust. Kutusow. . Déjà nées trèrent les Français étaient en Moravie et à plusieurs jourau-delà du Danube. tagnes chien avant Il ne le fit pas. général ce qui après aurait droite. Alors un parlementaire au nom se voyant pour consentit du se czar. où « Si. on le croit du maréchal que le corps ne descendit des monet dispersé le corps autrià entrer à Vienne s'il eût eût pris cette qui marchait du Tyrol. craignit à notre avoir le duc se trouvait le Danube. de Linz. Le 15. par marchait. de Rovigo. ne s'arrêta Napoléon point et continua à poursuivre nube. pour point d'être coupé. présenta à capituler l'armée russe.5 SB RÉVOLUTION FRANÇAISE. mais. et ne parvint pu arriver. pendre ce stratagème point. (180ÎÎ) Lannes tion. sur gagner à susle à nos avant-postes. repassé à Olmutz Alexandre. au lieu de repasser occuper autre parce Vienne. s'en et un armistice Par ce moyen. Napoléon et s'établit par au un coup d'audace. pour une députation reçut léon leur fit accueil. résolution rien ne son départ depuis l'eût arrêté. Kutusow.

d'un où était Celui-ci mit bas le général autrichien se voyant les armes. détachée de Masséna. avec Ney. 57 Kutusow se remit du put continuer en marche. garde russes Kutusow Dans russe. . de vive force emparé le 7 novembre à Ins- Botzen le 19. Après et de Neustarck. elle descendit les Alpes-Tyroliennes pour se dans Venise. La lutte Bientôt détrompé. Jean puis coupée de Ney. le prince de Rohan. qui occupait Castel-Franco. son par armée. de Scharnitz il entra pruck. çait gros pressé tirer en vers de Feldkirch. pendant Jean de toutes les le Tyrol. se porta informé à sa rencontre de la à et pris ses dispositions. genfurth. le Vorarlberg toute retraite sur le qui défendait les dés'avanavec le franchi Tyrol. à Klagenopérait brigade furth sa jonction déjà cette viiie. général arriver Ney sa retraite. tième corps l'armée d'Italie. Augereau.'une de dragons. une coupé par Ney et de se reet obtint Bohême. et.(1805) kmpire. Cependant émigré français. considérée fut appelée comme à prendre le huipart de la grande et la força à ses opérations. filés de la Forêt-Noire. avec se défendirent put intrépidité. de la colonne à capituler. les ordres à éviter se joindre ment jeter sous partie de ses troupes. où il avait placé Saint-Cyr en obserCelui-ci. était l'archiduc Charles. et atteign't. Deux jours après. et se dirigea et Klasur Villach prit Tandis il fermait à Je!que. Murât l'arrière- à Zuntersdoff. réussit et passa le Brenner par pour le mouve- la rencontre à l'archiduc d'Augereau. lachich. par ce mouvement. après avoir passé le Rhin. s'être positions qu'il occupait. vation marche sur les bords de l'Adriatique. ennemie. chassait l'archiduc les grenadiers ce temps. et enlevé Lindau et Bergentz. armée. Augereau. fut vive et. dès ce moment. à Brünn. Mais Masséna avait prévu ce mouvement Tout en s'avançant sur Laybach.

~t~–n* i~-––~ les tt. » C'était. dit-il aux passée cette affaire. « appris son arrivée à son armée. en lui disant que « l'Empereur. le fit charger. celui où allait se livrer la bataille jouer. dit-il lui-même dans ses Mé- « Messieurs. '?. Le lendemain. qu'avait eues d'aussi mais mauvaises affaires aussi je compris pour obtenir des succès avoir assez d'expéque toutes les facilités l'intrigue sur un esprit qui ne pouvait pas encore rience pour saisir toutes les difficultés conduire à bonne fin tout de l'Europe dans l'hiver année ma lettre. Russes avaient préAprès le combat de Zuntersdoff.i. la seconde armée russe.'i. vous aurez un rôle à y gnaient. Savary auprès du czar.. où s'était le terrain généraux qui l'accompaexaminez bien ce terrain. et il aurait été avait beaucoup difficile de trouver un modèle aussi parfait et aussi gracieux. Il avait alors vingt-six ans. d'Austerlitz. l'avoir le mit en déroute. jonction Napoléon envoya son aide-de-camp de son ardisait-il. capitale de cette province. à cheval à chaque lui-même rencontra avec l'ennemi toute sa cavalerie. et. J'éprouvai du regret de le voir engagé l'étaient dans personnellement celles de l'Autriche. il se porta d'Olmutz culbuté. a. en effet. Vers le soir. Je lui remis mon maître. « Je ne pus me dérivée. après parcourant il s'arrêtait tances. le cipité leur retraite à travers les plaines de la Moravie 21. et faisait mesurer des dis- il imposait et de noblesse. hauteur. sur la route et. ayant chargé de lui porter . (1805) t– L. m'avait ce qui de cette était qui existaient pour à l'horizon politique 18O. à Olmutz. avait opéré. à Vischau. Savary vit Alexandre fendre d'un sentiment de crainte et de timidité en me trouvant moires en face de ce souverain. par son air de grandeur La nature fait pour lui.tI8 R~VOLUTION FRANÇAISE. Napoléon était entré à Brünn. par l'emAlexandre en personne. commandée Cependant. pour le féliciter. sa pereur avec Kutusow.

vous lui direz ajouta russe rêva que je à l'heure qui lui convienlui propose demain. toujours Comme il n'y avait point belles expressions académiques. lui dit-il. et de venir le saluer de sa part. de sa mission il à l'Empereur rendit compte Savary de la jeunesse belliqueuses qu'à voir les dispositions comme inévitable. l'ambition à l'état de ne faisaient tous. n p. et que. à tort et à travers. dans leurs projets de la réduire de la France. Mais au langage des que l'aveugleIls ses conseils. 99 « cette dépêche. à part puis. il regardait l'action Napoléon « Retournez. pouvoir le calcul de Perrette et du pot au lait. il y aura. » L'empereur Alexandre avait déjà l'ouïe un peu dure du côté gauche. assez il articulait « Il parlait par phrases entrecoupées fortement mais long. jatoute de l'empereur Alexandre. il approchait l'oreille droite pour entendre ce qu'on lui disait. nels n'eut où Savary qu'à et des bons sentiments se louer personen lui le congédia ce prince à celle de Napoléon (3). ses finales Au reste. le ezar. 175. 1 Mémoires du duc de Hovigo. qui environnaient jeunes Russes ment dans et la présomption régneraient de ce qu'ils appelaient en effet. d'armes de vingtune suspension ce temps-là. bien entendu. d'affectation que c'é» d'une éducation tait un des résultats soignée Après une conversation des grâces du bon accueil. dra entre les deux armées. on jugeait aisément dans son langage. » duc de Rovigo. ajoute le plus nuire. pendant » quatre heures. une lettre en réponse remettant il avait été facile à Savary de comprendre. le prenant quelque temps vers l'empereur une entrevue de Russie.(1805) EMPIRE. t. de sorte que son discours n'était dans il parlait la langue française les et employait sa pureté sans accent étranger. parlaient « et. .

s'en retourna vée et timide de l'armée française plein de l'idée que cette armée était à la veille de sa perte. des intérêts de l Europe et de la situation » Sur la de l'Angleterre'. Dès lors. Aussitôt il monta à cheval. de nuit. quand son aide-de-camp vée du prince. il alla lui-même des ques1 officier russe voulut entamer miers compliments. Il n'était plus . « Si c'est je m'en lave les mains. comme s'il y eût été contraint. il se retira et s'y relieues en arrière. trancha avec beaucoup d arriver à marches et à Davoust à Bernadotte ordonna forcées. et. la plus absolue Il était dans l'ignorance difficile à imaginer. se livrèrent bulletin. lui réà l'empereur Alexandre allez rapporter pondit Napoléon. du continent. lorsque je demandais que je ne croyais pas à ces dispositions. à de folles espérances. Alexandre son premier aideDolgorouki. Napoléon était à se promener vint le prévenir de l'arril'infanterie. en un mot. Sardaigne. « Après les preau devant du parlementaire. d'ostentation. à le voir je ne lui aurais montré que mon armée.60 RÉVOLUTION FRANÇAISE. (1803) Napoléon fit faire a son armée un Savary partit. ses. Aussitôt. nous nous battrons les Russes 1 Trentième avec Savary. un jeune trompette de céder la à l'Empereur il proposa fin de la conversation. » la contenance réserqui avait pu remarquer Dolgorouki. C'était. contre son usage. les Ruset afin de mieux tromper mouvement rétrograde. avec une impertinence surtout Il tranchait tions politiques. et je m'en 11 le veut. de fer sur la tête du roi de Belgique et de mettre la couronne là ce que vous aviez à me dire. A la suite d'une adressa à l'Empereur seconde entrevue le prince dans les bivouacs de de-camp. prit une bonne position à trois il En même temps. serais rapporté à son équité pour les conditions.

Des hauteurs de Pratzen. les alliés commencèrent le fatal mouveLe 1er décembre. l'anniversaire d'Austerlitz couvert au sa droite des terrains Bosenitz. par sa retraite pitée. ainsi que Napoléon Tout arriva. 1 r EMPIRE. aux abandonil s'éétangs de la et perdus sans pris en défaut. nant cette magnifique position tablit sur le plateau son centre Mœnitz. l'avait écouté il dit. l'ennemi prit l'offensive. où il s'était » Alors. L'armée Austerlitz que Soult répliqua-t-il. bataille la retirant hauteurs. sur chassa et s'avança Vischau. que Napoléon persuadé devant et trompé d'ailleurs Brünn. de l'Empereur. sa gauche appuyée armée allait grande mémorable. bataille précide nos avant-postes venait d'éva- alors quatre-vingt-dix mille comptait tous hommes. l'avait prévu. Napoléon observait « Si je voulais l'empêcher de passer. ils sont ressource. la prendre elle n'avait tant fait. disaient ils.(180b) . '1 '1 61 n mais de la tourner etde question de battre l'armée française. nous nous mettrons n'oserait livrer Ainsi. de me demander d'évacuer sont dans l'iml'Italie. ont-ils possibilité Quels projets de la France si j'étais battu? » Et donc. et que feraient-Hs vieux soldat le fusil entre ses passant près d'un qui. retranché. alliée cuer. sont fous. au contraire. disait Napoléon. » Le « Oh vieux oh pendant là croient soldat qu'il qu'il se mit ça pas comme ça. par une du couronnement à jamais .1 r. vers Brünn. jambes et bourrant sa pipe. lorsqu'ils de m'arracher Vienne. c'est ici que je me placerais ordinaire si. fussent-ils mais je n'aurais qu'une ma droite en je resserre et que les Russes abandonnent ces au nombre de trois cent mille. » en travers. en effet. dijses mouvements sait-il. n'y a plus qu'à nous avaler aussitôt de la conversation n'ira « Ces b. par mont marécageux là que C'est victoire célébrer. que par la lâcheté « Ces gens-là des Autrichiens. en le regardant: parlait.

sous prétexte d'emmener les blessés. avec votre bravoure et la confusion était dans les rangs un moment incertaine. . de garnisse pas les rangs. par une marche de flanc. Je moi-même tous vos bataillons dirigerai je accoutuloin du feu. et que chacun soit bien pénétré de l'Anglecette pensée. (1805) ment rent armée arrivés en plein sur le plateau de Pratzen. le désordre vous portez mais si la victoire ennemis. importe tant à l'honneur « Que. Ce sont les mêmes bataillons autrichienne et que depuis vous avez que vous avez battus à Hollabrünn. qui semblait tion. Napoléon vit avec une indisur le champ venir se placer lui-même cible joie l'ennemi «Cette armée est à moi » s'écriade bataille qu'il avait choisi du jour la proclamaet aussitôt il fit mettre à l'ordre t-il tion suivante « Soldats « L'armée l'armée russe se présente devant vous pour venger d'Ulm. jour. ils défilèrent. qu'il faut vaincre ces stipendiés d'une si grande haine contre notre terre. on qui ne dé- de l'infanterie où il y va de l'honneur de toute la nation. Du haut de son bivouac. constamment poursuivis jusqu'ici.62 RÉVOLUTION FRANÇAISE. française. vous car tout le flanc. en prolongeant de sa posine pas oser sortir notre droite. et comme s'ils eussent ils l'abandonnècraint que cette leur échap- compromise. qui leur paraissait française pât. ils me pour tourner pendant qu'ils marcheront présenteront « Soldats me tiendrai mée. et sont formidables. qui sont animés nation. si. votre empereur la victoire ne saurait verriez s exposer aux premiers coups dans cette journée surhésiter. « Les positions que nous occupons ma droite.

lui dit un vieux soldat. toute la ligne suivit cet exemple. et. je te promets. Savary vint Il le trouva couché sur la paille l'Empereur. la vaste plaine qu'elle fut illuminée et retentit d'unoccupait animes « Sire. et que nous t'amènerons et l'artillerie de l'armée russe pour célébrer l'anniversaire de ton »couronnement. les Russes suspendirent leur marche ils se contentèrent à se déployer de manière de se grouper sur ce point. Napoléon avait envoyé savoir d'où il provenait. à pied reconnu. T\t'\t. reconnaître les feux des bivouacs ennemis et voir le mouvement des Russes sur sa droite.a victoire Rnl" finira rons par alors reprendre les nouvelles EMPIRE. de l'armée. C'était l'avant-garde de la division Legrand que les Russes venaient en de informer du village de Sokolnitz.npour- joints et France de vous la paix que je ferai et de moi. mais la nuit étant venue à s'obscurcir.(1805) et « Ctiffa Cette 1:'1. acclamations tu au nom des pas besoin de t'exposer. -1notre et "1"1 nous campagne nos quartiers où nous seront d'hiver. ques nuit venue. à combattre grenadiers que tu n'auras que des demain les drapeaux yeux. peuple. sous une baraque profondément que les soldats repousser faite si bien qu'il fut obligé de le secouer n'auras Queltorches de et dormant lui pour avaient le réveiller. rapidement . ce qui se passait. « Voilà. » La secret. le front soldats Napoléon de son armée et en allumé des ayant spontanément paille. la plus belle soirée de ma vie 1 n un tiraillement s'était à l'extrême Cependant engagé droite.tl"F. armées qui se forment sera digne de mon voulut il fut visiter. dit Napoléon. bientôt en 65 . à la pointe du jour. en rentrant dans son bivouac. en un moment. Apprenant Napoléon monta à cheval pour aller visiter les postes. Il faisait un beau clair de lune. fit appeler Soult.

è. de du centre à Bernadotte.~ le lendemain. Dès s'était Telnitz. (1805) Napoléon droite pour rentra fort tard non sans être inquiet sur sa n. Napoléon. à Murat. achever à-coup. colonnes de Dwasur les hauteurs de Bagration. ses dispositions. en avant des hauteurs à marcher se disposait tantin. aux premiers Ce jour là. à ses légions. l'infanterie son armée. entre Blazowitz commandée par le de la droite. leur rappelant. sur marchant la première sur Sokolet la quatrième de toute la cavalequi se composait nitz. trefois l'aile gauche enpour envelopper Raygene tout son état-major Junot. ment. pour donner les derniers par divisions à sa droite. avec Berthier. des la marche et Krutz. et l'avant-garde. et la cinquième. 2 décembre. le commandement Il donna droite lerie à Soult. et vingt en reserve. s'avançait prince Conssous les ordres du grand-duc et la réserve. eut ordre et de toute la cavaen tout hâte Davoust de se rendre au couvent nemie. l'armée ai surnommés le matin. ordres. la cavalerie d'Austerlitz pour soutenir toute de tous ses maréchaux. mouvement la troisième en cinq colonnes. des Russes se fût plus prononcée que l'attaque au madisait-il fait un faux mouvement. se trouvait de sa garde et des grenadiers. voyait entouré Napoléon. roschau. pour protéger rie. bataillons ensuite de chaque régicomme auuns.64 LI RÉVOLUTION 1 FRANÇAISE. rayons du soleil elle s'élevait à peine à soixante toute l'armée prit les armes Un brouillard épais s'étant levé toutcinq mille hommes. en mise alliée. dit-il au 57e qu'il le Terrible. il attendait. L'avant-garde. . Napoléon en profita pour de la de la gauche à Lannes. « Souveleurs exploits passés y a bien divisée des années je vous le front Il parcourut il parla à quelques César nez-vous. « Quand l'ennemi la seconde. formée en colonnes et la cavalerie.

Un grand silence la plaine « On n'eût jamais pensé. Pendant ce gée dans les défilés de Sokolnitz temps. une canonnade ligne. voulant rétablir Vainement la garde les communications russe à impériale du centre avec la gauche. sa droite. à mesure que le soleil montait le brouillard se dissipait. 63 réchal Soult l'interrompre. dit le duc y avait autant de monde et de foudres à extrême ence petit espace. Soult reste maître de leur le centre enneposition et de leur artillerie puis. retentissait sur toute la épouvantable dit le trentième un véritable combulletin. et veut la réparer. le combat et l'avant-garde russe. galopant finir cette campagne » Au même par un coup de tonnerre. la gauche de l'ennemi était » Déjà toute était rejetée coupée. Colonel. artillerie. il faut se garder de qui était auprès » Cependant. V. qu'il veloppés dans de lui. importance sort de la bataille. à l'horizon. Ses troupes s'avancent au pas mais après trois heures de combat. de sur Austerlitz. 5 . bat de géants. culbuta un régiment elle fut écrasée français par une charge de la garde de Napoléon. assaillie par Murat et Lannes. il va se placer sur les derrières et de Telnitz. engagé entre Davoust « Soldats devant les rangs il faut s'écria-t-il. et à gauche de Pratzen. o C'était.(1805) EMPIRE. des deux empereurs quartier-général Russie cheval. instant. Soult. régnait dans de Rovigo. et. s'élance que toute avec l'armée les deux s'ébranle divisions aux cris de vive l'Empereur! Vandamme et Saint-Hilaire. elles sont et mises en déroute. et d'Autriche. engami. » le canon se fait entendre ennemie avait Tout-à-coup. Cette pour nous tourner. enfonçant de son aile gauche. culbutées telle. que la gauche déjà débordée. voit Napoléon sur les hauteurs venait d'une du en arrière l'ennemi de quitter était position devait décider sa faute de charge. que son Kutusow occupation reconnaît droite.

ne dut son salut Constantin et le grand-duc qu'à la vitesse de son cheval. surprise de têtes de colonnes pour l'atqu'on lui présenta tronçons Bernadotte. couronna Telle fut cette immortelle journée. de prix si vous êtes vaincus. (1805) étendards. eut l'expression il faut citer du bulletin le 58s le ce jour valbubert officiel. le de canin. etc. « Toute la journée fut une suite de manl'armée et qui coupèrent œuvres dont pas une ne manqua. mille Russes fà gauche mirent bas les armes de les attaques fuyait en désordre. Après avoir rassemblé les deux et de d'Autriche empereurs et l'armée française Austerlitz. le 36«. soldats quatre leur dit-il d'une on me à la vie. . attaqua s'avança. en position. Le général se la cuisse emportée Si vous d'un coup présentèrent voix de tonnerre. le 40-. » taquer1. selon mémorable. il félicita l'armée sur lexhamp de bataille de Rovigo. luiAlors le centre. A une heure Chassée Soult Huit s'étant de l'après-midi. la victoire pressée ennemie par était décidée. De pareils traits n'ont pas besoin de commentaires. de en autant de flanc dans un mouvement russe. l'enfonça l'infanterie une bonne lieue. de position et de Davoust. même tout fut enlevé. sur réfugiés s'abîmèrent Mœnitz. je n'attache après la bataille. » relèvera 17-. régiments qui. « flrentl'impos43% le H'. débris de leur armée. l'enlever pour et serrez vos « Souvenez-vous rangs! de l'ordre revenez plus du jour! vainqueurs. niversaire. derrière Russie se retirèrent la position qu'ils avaient occupée la veille. 1 Mémoires Parmi sible » dans les du duc » si peu balancées*. décidée et les destinées Le lendemain. mais je n'en ai vu aucune où la victoire ait été si disait-il. plus de vingt mille de les étangs la glace qui couvrait les dans l'eau. qui commandait et la mena battant de la garde russe.66 RÉVOLUTION FRANÇAISE. que les soldats appeou la journée de l'Anlèrentla bataille des trois empereurs et à laquelle Napoléon donna le nom de bataille comme celle-ci batailles « J'ai livré trente d' Auslerlitz.

f1803) même EMPIRE. leur dit-il. en deux mois. » En outre. « Quarante les étendards de la garde impériale drapeaux. et désormais vous n'avez plus de rivaux à redouter. russes et autrichiens que les canons de pris sur le champ bataille d'Austerlitz. 67 « Soldats. seraient fondus et serviraient à ériger sur la place Vendôme une colonne à la gloire de triomphale la grande armée. et leur permit de joindre à leurs noms de et de famille celui de baptême Il ordonna enfin Napoléon. de vous vous je suis content avez décoré vos aigles d'une immortelle Une armée gloire de cent mille hommes commandée de par les empereurs Russie et d'Autriche. et sous-lieutenants huit cents francs. Il adopta leurs enfants. cent vingt pièces de canon. ordonna qu'ils seraient élevés et entretenus.établis à ses frais. et deux cents francs à celles des soldats. par deux décrets datés du il camp d'Austerlitz. a été. russe. vingt généraux. plus de trente mille prisonniers sont le résultat de cette journée à jamais célèbre. cette troisième coalition a été vaincue et dissoute. en moins de quatre heures. accorda six mille francs de pension aux veuves des généraux tués à Austerlitz deux mille quatre cents francs à celles des colonels et des majors à celles des capitaines douze cents à celles des lieutenants francs. Ainsi. Cette infanterie tant vantée et en nombre n'a pu résister à votre choc. supérieur. -. ou ou dispersée ce qui a coupée à votre feu s'est échappé noyé dans les lacs. .

– Silence Améde l'Université impériale. dans de Presbourg.. retiré en dés- des garanties alliés. séphine neIle l'Europe tif. successeur du Rhin. générale.(ÎS RÉVOLUTION FRANÇAISE. comte de Naples font leur de Armistice. retour.Occupation des hostilités. Son entrevue Mission sa retraite. demande d'Autriche L'empereur assurer Ruse d'Alexandre pour Traité gner. Confédération sur le continent. Napoléon Ouverture du corps législaMort de Pitt. de Situation le titre de Grand. Haugwitz. publique décerne Le sénat à leur réformes. Négociations Dispositions des pour la paix Puissances. gorien. du calendrier gréflefs de rEmpire. de la Fox.la France du 20 juillet entre des négociations. et poursuivi par Mu- . Mariage à Paris. Il leur et assurât tint à ses d'Austerlitz.Rupture téméraires par de la Prusse. la Banque travaux au ministère. solutions en est proclamé protecteur. de la Saxe de Napoléon.-Rétablissement grands de de l'église Restauration au culte catholique. Bonaparte. APOLÉON I passer lui donnât penses bataille promis le Rhin avant avait à ses soldats d'avoir de ne point fait une paix qui des récomla Après parole. sépulture impériale. Napoléon prince Joie Eugène la paix. et de la Hesse prussiennes. (*805) CHAPITRE III. Ils Napoléon entrée Hollande-Duchés. – Rér. après Système Le de du Munich. Création de France. les armées Attitude Signal Sa suprématie Napoléon se rapproche Quatrième coalition.déclare avec à avec du Napoléon. a cessé de ré1et Josolen- que la dynastie la aile du roi de Bavière. l'ennemis'était ordre coupé de la route d'Olmutz. de Pitt – Traité Prusse. Panthéon rendu Réorde la presse et de la tribune. publics. roi de Louis roi de Naples. la paix de Presbourg. Mort de Fox.Napoléon et la Russie.Saint-Denis ganisation liorations. f édératif Joseph Bonaparte.

il fit faire des. . répondit en souriant François II II ne craignit qu'elle doit vous plaire. II ajouFrançois qu'il abandonnait de l'Angleterre. « II n'y a raison » et il sollicita une dit Napoléon. Votre Majesté « Ainsi. désavouer les Anglais répétait-il. princes convinrent de la paix furent signés. disait-il.(1803) EMPIRE. « Elle est cernée. ajouta-tà l'empereur Alexanil. et n'y prenait plus aucun a point de doute. feux et attendit qui ne tarda partit d'Austerprès de Scharwitz. dans sa querelle la France à faire également entièrement les affaires intérêt. » C'est l'intention autrichien vous vers de Alexandre. le seul palais que j'habite depuis deux mois. » Ces deux les préliminaires ta que l'empereur sa paix séparée. à neuf heures litz. d'Autriche parti de votre habitation. Après une reurs se séparèrent léon en le quittant. l'assurer. en feu le continent le commerce qui mettraient pour s'assurer du monde. l'empereur reçois dans « Je vous pas d'arriver. les deux empelui dit Napode ne plus me en s'embrassant. du matin. Napoléon à ses avant-postes pour se rendre A son arrivée. russe. ce prince. en envoyant conversation le monarque répliqua Vous pouvez d'ailleurs un de vos de deux officiers heures. l'empereur envoyé le prince de Lichstenstein auprès lui demander une entrevue. de Russie demandait d'un et armistice. Dans où il s'était il avait été contraint cerné vu bientôt à Gœde se réfugier par l'armée victorieuse. je désire faire une chose agréable me son armée. si Votre Majesté dre passer je laisserai promet qu'elle retournera en Russie. ding. Le 4. » François pas de « Ce sont des marchands. d'Autriche de Napoléon avait pour cette position désespérée. cependant. » lui dit-il en lui faisant les honneurs « Vgus tirez si bon de son bivouac. 69 rat et Davoust. me promet je en con- avec l'Angleterre trêve pour l'armée l'empereur puis vous vaincre.

c'est un grand lui. Sire. ma parole. que d'admettre 1 taire et la distance d'étape. il ne demande pressant. . » elle de la guerre donne l'Empereur. répliqua » Alexandre. « Mais. venu J'étais donc dans ma capitale. 2. de l'empereur à Savary et cependant c'est des détails vous l'art Alexandre. ft fut introduit par le prince Czartorinski ce cc De quoi s'agit-il ? » lui demanda près d'Alexandre. pour la marche de chaque jour en mais. dé» Aussitôt. Déjà •Pendant du sur. fois que c'est la première Pour homme de moi. puis-je me retirer Hé bien soit. bataille c'est la quarantième que fruit de quinze ans de gloire. Je m'en avec vais de me mesurer eu la prétention je vois le feu. inférieurs sur la prière demanda lui dit-il. et lui fit connaître Et Savary l'objet de sa mission prince. arriva Savary aul'armée russe. çois II. Davoust. me fait faire une faute. à minuit. Je n'ai jamais 11 m'a au secours de l'empereur d'Allemagne. guerre. et je tiendrai pêcha son aide-de-camp Russie. dit-il. j'y consens Sire. quelques de au quartier-général le 5. pour savoir s'il adhérait Franlui répondit je vous le jure.70 RÉVOLUTION FRANÇAIS19t'~J'–T7~ (1805) faire la guerre. « Vous étiez tous Sire. votre pasûreté ? Quelle garantie faut-il pour cela? » Je vous la donne role. sitéenvers d'Allemagne l'empereur ma victoire. mais comment prendre niez plus vite que vous n'êtes venu la route miliune autre règle pour se fixer. du triste résultat de sa généros'il eût eu le pressentiment « Cet homme. Je le suis aussi. Cela est vrai. « sortit des États autrile désir de l'empereur que son armée la et par la route militaire chiens dans le plus bref délai que en faisant chaque jour le chemin ordinaire plus courte. Napoléon de de l'empereur auprès Savary et comme à la capitulation. car j'aurais pu suivre mais enfin russe et autrichienne toute l'armée et prendre » larmes de moins seront versées. fait une troupe en marche. sûr étiez la journée supérieurs Alexandre à moi. Non. répondit Savart. il est bien votre maître exige donc que je m'en aille bien vite? pas que vous retourNon. les points d'attaque. cet entretien. fait dire qu'il est content.

passer l'armée russe. Merfeld à faire et dé 4 décembre. en conséquence Signé: Alexandre. sous prétexte qu'il 71 y avait lui ap- négociation pour une capitulation. avaient pris les armes. Napoléon avait ajourné le comte vint le féliciter de sa victoire Après la bataille. De son côté. Celle-ci se mit en marche sur trois colonnes et se dirigea sur la Pologne. Napoléon voulant lui donner une nouvelle lui renpreuve de sa générosité. Alexandre partit pour Saint-Pétersbourg. quand Savary de la part de Napoléon. » C'était lui faire voir des intentions Il lui parla Il est écrit le général dont la for- pas dupe Totd près dé loi.(1805) avait suspendu EMPIRE. à Berlin. qu'il se défendit d'avoir pris part à la capitulation qui le sauvait avec « comme son armée si les Français dit Napoléon n'avaient pas dans leurs mains son propre écrit par lequel il priait le maréchal Davoust qui avait la marche de son corps suspendre avait négociation pour une capitulation1. a changé l'adresse. l'ordre de laisser porta. ayeo mission d'obtenir satisfaction pour la violation du territoire mais d'Anspach par Bernadotte M. tune un compliment répliqua l'Empereur. « Voilà. son mouvement. voya sans échange A peine Alexandre eut-il assuré sa retraite. cebHlet. inutile de sacri- au crayon. n partie. un armistice fier plus de braves gens. de Haugwitz n'étant arrivé à Brünn que la veille de la bataille d'Austerlitz. que en conférence. le roi de Prusse avait envoyé à Napoléon le comte de Haugwitz. « J'autorise les qu'il deux on lesquelles du passage de l'armée dans et porte connaître France «t qu'il la date au sont est en du ce général qu'il n'était l'avait envoyé russe à Var(Davoust). par journées d'étape. coupé d'armée sa retraite. tous les prisonniers de sa garde. . français moment empereurs d'AUettiagnè dans cette y a. pêcha en même temps un courrier marche des Prussiens qui. son audience. la depuis le traité du 3 novembre. d6 attendu qu'il y » Alexandre dépour presser de Potsdam.

livrer bataille. quoique vous pour lui de m'avoir loyalement vous eussiez au moins servi n'ayez aucun motif pour cela. ce que à Breslau. (1803) sovie et de son arrivée il lui demanda était en Hanovre. communiquant corps russe qui par la Prusse avec la grande franche. partout où ils se trouvent. la Prusse acpar le roi de Prusse. signifiait où elle était cet autre encore enfin. qui venait d'adhérer un traité de suben signant avec l'Angleterre à la coalition. ou je me sési vous restez avec moi. Cependant gleterre. Pendant Napoléon de la Presbourg pour le lieu des négociations ^t choisi . mettez-vous ces questions-là. Il assembla de l'Ansans la ratification le Hanôvre voulait pas accepter et il fut conla sltuation était pressante. témoigna on ne son conseil. Bien que M.72 RÉVOLUTION FRANÇAISE. à deux fois avant de vos alliés. » sur mes ennemis.Dans la France son mardu Hanôvre etcédaità lapossession ce traité De retour à Berlin. il faut opter entre eux et moi. ennemis pare de vous je préfère des pour traiter toutes Si vos pouvoirs ne sont pas assez étendus moi je vais marcher en règle. je ne m'y oppose pas. parce que j'y aurais regardé Vous voulez être les alliés de tout le monde. à son envoyé son mécontentehautement sides. M. francs à de faux amis. je veux de la sincérité. Si vous pas possible mais voulez aller vers ces messieurs. comme dépôt jusqu'à la paix. ment de ce qu'il avait fait. est-ce une conduite que ajouta-il. de Haugwitz présenta du roi graviat. armée. à la ratification mais ce prince. avec moi ? Il serait plus honorable celle de votre maître fait la guerre. « Monsieur. il prit cepenrer l'alliance de son gouvernement avec se flattait dant surlui de conclureavec Napoléon un traitéqu'il cela n'est de faire ratifier ceptait ce traité. venu qu'on le ferait occuper il à Vienne était retourné ce temps. de Haugwitz n'eût reçu mission que de déclala Russie.

avec vous vos périls et vos fatigues je empereur partager de la grandeur veux aussi que vous veniez le voir entouré et de la splendeur qui appartiennent Je donnerai peuple de l'univers. sourit à mon cœur. » continué de Campo-Formio. Le 29 décembre. de la Souabe entre le duc des possessions les électeurs de de Bade. reconnues de la Républiet l'indépentelles furent les partage dit de ce traité. Giulay. que helvétique régie par batave dance de la république principales l'indépendance l'acte de médiation. rangés autour de mon palais. 73 le 26 décembre. par le traité Mignet. Napoléon « Je vais. avant six mois. le Tyrol cédés à la et le Vorarlberg. miers jours de mai à Paris irons où nous rappelleront intérêts de notre l'idée gloire. clusion rendre de la paix. de Wurtemberg et le margrave comme rois. partir pour me et des accordé de l'avancement à ceux qui se sont le plus distingués je vous récompenses Vous avez vu votre tiendrai tout ce que je vous ai promis. Cession par l'Autriche reconnu comme de ces États au royaume d'Italie Napoléon roi d'Italie. stipulations commencé l'abaissement de l'Autriche.(1805) EMPIRE. par celui deLunéville. et j'éprouve la nous célébrerons les plus tendres d'avance émotions mémoire de ceux au champ imiter leur qui. Bavière. exemple et à faire campagnes. dans ces deux et le monde d'honneur. dans ma capitale. et le prince reconnus Bavière et de Wurtemberg de Bade comme grand-duc. J'ai à son armée la conannonça leur disait-il. qui « compléta. elle fut signée par les plénipotenpaix et le général le prince de Lichstenstein tiaires Talleyrand réunion des États Vénitiens. nous verra plus sont morts tous prêts à que nous n'a^ encore . « Soldats au souverain une grande vous y serez tous. le Burgaw. et après nous le bonheur de notre patrie et les du premier fête aux pre- que je vous verrai tous.

etc. Napoléon et du mariage du prince faire part du traité de Presbourg Eugène apprit prince l'Italie.74 RÉVOLUTION FRANÇAISE. ce jeune au sénat qu'il venait d'adopter également à régner après lui sur pour son fils. Napoléon apprit qu'au mepris d'un traité conclu deux mois ses ports Naples venait d'ouvrir à son armée Aussitôt il annonça avait cessé de régner. Cela fait. avait décrété triomphal serait consacré à Napo- Déjà le sénat 1° Qu'un léon monument de Sa Majesté imen corps au-devant 2° Qu'il se rendrait de l'admiralhommage périale et royale. il fille du roi de Bavière avec la princesse Augusta. et qu'il l'appelait aux fêtes et Joséphine présidaient que Napoléon les grands corps de ce mariage qui eurent lieu à l'occasion à célébrer dignede l'État et la ville de Paris se disposaient Pendant ment leur retour. ou qui se laisseraient » du continent. et lui présenterait du peuple franet de l'amour de la reconnaissance tion. Le 26 janvier 1806. par son ordre. et l'Impératrice le plus grand firent enthoule On décerna à Napoléon . çais. (18M) vons fait. à vingt mille Anglo-Russes. la cour de auparavant. s'il le faut. il partit où. qui voudraient attaquer séduire par l'or cornotre honneur. contre ceux de Schœnbrunn était arrivée depuis quinze Joséphine au sénat pour lui écrivit de cette capitale jours. des éternels ennemis rupteur Sur le point de quitter Vienne. et chargea cuter ce décret. de Naples que la dynastie d'exéle général Saint-Cyr et se rendit à Munich. l'Empereur dans Paris leur entrée solennelle siasme m éclata sur leur passage.

déjà troublée son triomphe de Trafalgar d'Austerlitz. disait-elle. se voyait condamnée à subir l'alliance dans mort. Battue pour la troisième se retira humiliée. La presqu'île de l'Italie tout entière J'ai garanti. venait que l'Empire de s'ajouter à Austerlitz celle de la victoire. par la violence. 78 furent avait déjà reçue. mais non désfois. et les drapeaux conquis voûtes de Notre-Dame.(1806) de grand. et les constitutions La Russie qui en gouverne doit le retour des que je d'Au- session. l'honneur de ses armes pour échapper à une perte certaine. était il était mort en s'écriant après « 0 la la situation de l'Europe le 2 mars dernière s'est la session partie de l'Europe mées n'ont cessé de ne plus couronne sans fait partie l'Angleterre. coalisée avec législative. la Russie gardait une attitude la Prusse. qu'au bienfait de la capitulation Maître de renverser le trône impérial La conduite du cabinet de Vienne je l'ai raffermi. comme chef suEmpire. en expiahostile. sera telle que la postérité ne me reprochera pas d'avoir J'ai ajouté une entière confiance aux manqué de prévoyance. nent les différentes débris du grand les souverains parties. Pitt était française. D'ailprotestations qui m'ont été faites par son souverain. triche. La maison de Naples a perdu sa retour. de son armée lui ai accordée. » Après avoir compromis quée. A la nouvelle du traité de Presbourg. et croyant les derniers jours de l'Angleterre mon pays » Telle paix de Presbourg. la coalition L'Autriche se plaignit tout bas d'une paix « extorarmée. la plus dit-il. pleurait Pitt avait vu tous ses efforts -perdus. . grande Mes ar- prême. tion de ses perfidies. par le contre-coup sur sa tombe. aux suspendus A la double titre EMPIRE. Napoléon « Depuis ouvrit votre arrivés. sanction à Austerlitz. et l'Angleterre. de vaincre que lorsque je leur ai ordonné combattre.

Napoléon éleva au trône de Hollande charson frère Louis. ses libertés. la haine implacable Mais. lui dit-il. seph de l'Empire celle de grand-électeur il joignit à sa dignité Ainsi que et le retint ainsi 'dans sa dépendance. ce pays. se tournant même douteuse. la Hollande par les sefut l'alliée ne dépendent des cours étrangères. que indépendance Depuis. « Prince. à Napomanifesta le gouvernement détester monarchique.76 MfiVOLUTTONFRANÇAISE. d'obéir. je n'en retardedésire la paix avec l'Angleterre. pas Je elle dut encore à la France elle fut conquise Qu'elle vous doive donc des rois qui protègent mais ne cessez jamais ses lois et sa religion . et. des sentiments nom de grand-pensionnaire. (1806) leurs. victoires française il le donna à son frère Jode Naples. français. d'une main infidèle. cours constants leurs de l'Angleterre son existence. sous le nous l'avons dit. pour bases les stipulations prenant Nade ses ennemis. prêt à la conclure en » du traité d'Amiens. elle le trouva invariable. je ne pouvais gée d'en faire la demande du nord à la garde ma frontière les places fortes qui couvrent » Puis. et pour entraver Par une suite de sur le continent. « Je ne pouvais. voulant déjouer les projets Napoléon la République batave: et des Anglais sur des orangistes cette Vainement en royaume. dit-il à la députation confier officielle. le royaume conquérir mais en le reconnaissant pour roi des Deux-Siciles. résolut de le changer II n'avait que trop appris à à qui le joug de Philippe nation. ? durée. les hautes destinées de ma couronne et des dispositions de mon côté. connaissant d'une longue poléon vit bien que cette paix ne serait pas il s'attacha l'action de la coalition. Schimmelpenninck gouvernait. Je serai toujours rai jamais le moment. contrainte léon ses répugnances elle se résigna. régnez sur ces peuples vers son frère leur pères n'acquirent de la France. sa suprématie à étendre de venait l'armée non interrompues.

Piombino. le Frioul. en commençant la restauration des priet territoriaux. disait-il dans son message du 30 mars au sénat. et créa à ses trois sœurs. à de Lucques et de déjà dotée des principautés celle de Massa-Carrara à son beau-frère Murat héréditaire la seconde. Napoléon. et Bernadotte de celles de Bénévent et de PonteTalleyrand Corvo. Quels appuis plus naturels pour moi que mes proches (4) » II en outre. investit. plus tard à ses généraux C'est ainsi de Naples et qu'il donna semblait s'efforcer que Napoléon chaque jour de fermer les voies de la révolution à laquelle il s'était substitué. D'autres actes non moins aristocratiques se succédèrent il abolit la taxe somptuaire sur les chevaux. je jetais de tous côtés des ancres de salut au fond de la mer. théon au culte catholique. et fit préparer dans les tombeaux de Saint-Denis une place pour sa dynastie. en duchés. restitua le Pangrégorien. Après avoir. Rovigo. « guidé. lande devait faire partie du grand Empire. Trévise. Cadore. l'ordre social et le trône par la grande pensée de consolider et la base. Pauline Borghèse. la souveraineté des grands-duchés de Berg et de Clèves qu'il s'était fait céder par la Bavière et par la Prusse. » érigea la Dalmatie. Élisa rains Bacciochi il donna et Caroline Murat des établissements souveà la première la principauté de Guastalla.(1806) empire. a-t-il dit à Saint-Hélène. Padoue. semé le germe d'un système vilèges princiers il rétablit le calendrier féodal. grands fiefs de l'Empire. Vicence. Bassano. « Je sentais mon isolement. Berthier de la principauté de Neufchàtel. Bellune. et l'impôt sur le . Feltre. 77 d'être » Ainsi que le royaume de Naples. les équipages. et créa six autres fiefs dans le royaume trois dans les duchés de Parme et de Plaisance. Conégliano. l'Isqui en était le fondement trie. Après s'être créé ainsi deux grands feudataires. la HolFrançais. et à ses ministres.

les rescrits impériaux. les droits soumit sur le sucre et les octrois furent augmentés il le palais impérial à un règlement digne de d'étiquette tout ce que la la cour de Louis XIV. condamnaient tribune n'osaient n'était plus qu'un corps chargé d'enrégime. de Caen à Honfleur. qu'il savait couvrir sous l'ancien des Ainsi. sur le d'autres on en établissait Cher. réformes améliorations. de la d'éducation des maisons pour les filles des membres des conseils de prud'hommes pour régler Légion-d'Honneur. sur la Loire et sur la Saône. De Valogne Bastia. entre les fabricants les différends temps. on jetait des ponts sur la Durance vraient. De grands canaux étaient en exécution gnant le Rhin d'Arles et les canaux celui de Saint-Quentin. Napoléon joile canar de Bourgogne. de la Belgique tels que tracés. & (1806) 1 sel. sur la Meuse. . registrer du gouvernement la grandeur Telle était cependant impéson despotisme par la gloire. par rial. révolution si contre des actes qui blessaient protester les des lois oppressives les sentiments nationaux. On et de Nantes Sedan. sur le Rhin. de grands travaux s'opéraient sur tous les points de l'Empire. et d'immenses importantes il créa l'Université la Banque de France. de Niort à La Rochelle voulait faire « quelque embellissait dont Napoléon Paris. Ni la presse. En même et les ouvriers. à à la Hogue. d'Ajaccio d'Aixde Paris à Mayence à Savonne. il réorganisa des ponts-et-chaussées. vivement et le sénat. le canal au Rhône. le canal · d'embranchement ou étaient commencés autres quelques de à Aigues-Mortes de Beaucaire ceux de Saint-Valery à Brest. comme les parlements au silence. le corps des ingénieurs impériale. et l'on vit reparaître ni la avait voulu effacer à jamais. d'Alexandrie nouvelles s'ouà Monjoie des communications la-Chapelle et sur l'Isère.78 RÉVOLUTION FRANÇAISE.

surprise le 4 juin. osa l'accuser de n'avoir « pas été insensible à la pluie d'or. avoir donné un Après libre cours à son humeur la France. et remplacé chef du parti français. de Hardemberg des conseils de Haugwitz. malheurs qui vers la Russie les unissait. officiellement la guerre. et sur les bords de l'Inn. berg. » en se vendant aux Anglais. contre chagrine . à ses périls en concluant avec léon une paix prompte et séparée. Napoléon. avec l'Angleterre. de Hardemministre. timent de sa duplicité. était hostile à la France. Le premier M. d'inconnu jusou'à le cabinet de Berlin continuait à subir le chàCependant. d'un tel changement. prolongea politique cent soixante mille hommes restèrent en magne campés Souabe. lui qui. sa cause le roi de Suède.(1806) EMPIRE. écrivit à Frédéric-Guillaume reau tant que qu'il ne remettrait pas l'épée la Prusse n'aurait pas rouvert dans le fourau ses ports ne se fiant point à ces preNapoléon mières avances de la Prusse dont il connaissait trop bien la le séjour de son armée en Allemobile. le comte des humiliations de ce qu'elle elle rompit ouvertement pensation perdait. Après la Prusse prit enfin possession du Hanôvre. » disait-il. Dans cet état de choses. pour le perdre. en effet. se tourna au nom de l'amitié qui Naen Bavière et la Prusse. triche Berlin. 79 chose de fabuleux. et prêts à marcher menaçant sur Vienne l'Auet sur pavillon D'un anglais. Alexandre. Ce prince. et fit entrer dans déclara. soit qu'elle soit qu'elle du roi de Prusse. fut écarté M. allaient fondre et conjura de l'arracher le roi de Prusse sur les pressentant sa monarchie. trouvât dans l'acquisition de l'électorat une compar M. sans nombre. autre côté. de colossal. et comprît que son intérêt était dans notre alliance. nos jours.

coloniales Il y avait là de quoi rasl'Europe. n'avait pas été la guerre de l'opposition. des relations pacifiques.gQ RÉVOUJTION FRANÇAISE. le plus ambitieux du peuple sasier l'orgueil acheté de avait-elle Mais à quel prix la Grande-Bretagne les les barrières tels succès? rompu partout. immense. même des vœux pour la paix qui fissent tourner de Pitt on la desirait aussi. reux tableau qu'étalaient. du traité d'Amiens. sidérablement que les wighs parmi les disciples disaient les chefs A la générale. ou ébranlées renversées plus salutaires de la à la politique enchainées la Hollande. de la terre. les wighs et les torys sincère que recommencer » Il y eut alors rapprochement mais en votant pour la paix ne voules autres et durable. et son titre le plus la garantie de ses travaux. l'Espagne. Tout semblait mort de Pitt. « Sans doute. la Prusse subjuguée. sur toute mination des denrées du commerce le monopole sur tous les marchés. (1806) Alexandre. France tel était le doulouaffaiblie. la paix comme le but glorieux il devait rechercher la tente de son trône. peutdu continent. Ce- les uns la voulaient laient la comédie . la Russie vaincue et humiliée. Chef d'un grand peuple civilisé. Le mal était grand. misères et de l'Europe mais c'était bien mériter être irréparable sérieux pour y mettre de l'humanité que de tenter un effort d'une un terme. songea changeant sérieusement de langage tout-à-coup à renouer avec Napoléon à une et d'attitude. L'équilibre la Suisse l'Italie. pacification s'était conle parti de la guerre en Angleterre il n'y avait pas Dans le Parlement affaibli. fondateur de passer sa vie sous Napoléon ne pouvait désirer dynastie. dans toute sûr à l'amour entre des Français. elle lui avait donné la dostérile pour la Grande-Bretagne commerciale la suprématie les mers. considérablement l'Autriche les aux yeux du peuple anglais.

Sa sage un momentané entre les deux de fusion. de signer une paix honorable. de total dans la politique s'ouvrirent des négociations demanda mais l'Angleterre que la son alliée. de Venise. de leur fortune militaire devait se reproL'égalité duire tait dans retirée les négociations. au contraire s'éLa Russie. Aux conquêtes de Gènes du l'Angleterre Tyrol. Veut-on que nous » disait de fit une paix séparée. à la rigueur on le concevait. opposition son amitié à la tête duquel au système de son partis. Bientôt. vaincue du champ de bataille sa considéraune profonde le coup d'un attel tion et militaire en avait reçu politique teinte. comme tout devait pour Napoléon. « Veut-on. avait réparti La fortune également et la France elle leur puissance des sceptre du continent. ? Oui. sortit un l'illustre de cet accord ministère Fox. Elle négociations qu'appuyée Telles étaient les dispositions et de la Russie. aux extrême à ne se présenter sur son heureuse alliée. 81 pendant. à traiter taisaient V. faire présager l'Angleterre.(1806) EMPIPE. et demanda avec la France. la Russie sur de l'Autriche. Si elle traitait sous séparément il lui serait avait donc impossible un intérêt échec. Ainsi toutes les cours la paix aux cris de guerre 6 pour dont . de la Dalmatie et de Naples et aux toutes ses acquisitions dans l'Inde pouvait opposer Antilles. écrivait Fox. Bientôt. » mutuelles les instances de l'Angleterre de la Prusse et directement des vœux se sépara de son alliée. cabinets. à l'autre avait Si l'une la suprématie sur vaincu à Austerlitz. ses faveurs avait donné. son noble caractère. avait vaincu mers. Que la Grande-Bretagne son côté le prince Czartorinski. fut placé rival. la moitié à Trafalgar. entre les deux Russie traiter traitions « intervînt changement en effet. entre cette le à l'une l'autre conjointement avec la Russie séparément ? Non.

. pour dans succédé deà trop exagérées Habitué à lire tromper Napoléon les plus cachés les desseins pacifiques sur leur but de de si nomlui pardonner qui ne pouvaient tant d'accord breuses défaites. vir à miner et à détruire Déjà brisée dans son unité par les guerres de la réforme. dont sous le nom d'Étals confédérés de Bade et de Berg.82 RÉVOLUTION FRANÇAISE. treize princes de Bavière un traité souverains fut signé dont les principaux les grands-ducs et le landgrave pétuité de l'empire confédération Napoléon pendants fut à perse séparèrent s'unirent entre eux par une germanique. se donner le temps de former une nouvelle coalition. » Par des vengeances de l'Autriche. du Rhin. de Hesse-Darmstadt. dans toutes ses la compromettant avait perdu son prestige et son autoVainement elle voulut ressaisir sa achela guerre de 1805 et le traité de Presbourg suprématie de son impuissance et du changede la convaincre vèrent ment total qui s'était opéré dans les esprits en Allemagne. depuis soit par ses défaites. ses ennemis. ratif qui les affranchît suite d'actives et secrètes le 12 juillet. proclamé Une diète siégeant de toute puissance étrangère. pouvoir l'Autriche en aspirait soit par à l'indépendance. l'Allemagne. rité sur la confédération. en effet. il vit bien qu'ils ne mettaient et sa vigilance la paix que pour endormir à lui demander Alors. de il résolut vers l'empire germanique jetant ses regards se placer dans une position telle que la paix ne pût leur sersa puissance. tous les princes de l'empire « demandaient à s'allier à elle par un lien fédéla France. l'électeur de Ratisbonne et se déclarèrent indéprotecteur. par lequel étaient les rois négociations. Peu à peu. fait de son longtemps. l'abus qu'elle avait querelles. avaient Mais ces démonstrations de conciliation. et de Wurtemberg. voisins de Depuis lors. il y a si peu de temps. (1806) elles retentissaient paroles étaient secret.

Ainsi finit. dans ce cas. avant lui. et il disposait. les confédérés notifièrent à la<liètede Ratisbonne leur séparation du corps germanique. des rois de Bavière. Francfort. comme empereur et roi. « Maître absolu de la France et de l'Italie. de la France. germaniqne devoir envers l'empire de leur ~e. soit en portant le dernier coup à la noblesse c'est-à-dire à cette foule de équestre. Ceux-ci s'enen gagèrent. l'empire établi par Bien que formée à Charlemagne. dit Mignet. de et dela confédération Wurtemberg contre l'Autriche duRhin. et. après mille ans de durée. réduit au titre d'empereur héréditaire il régna sous le nom de d'Autriche. et États princes lui. Après ce grand acte politique. à faire cause commune avec la France dans toute guerre continentale. de la Suède par le traité de médiation. Après le coup il n'y avait plus d'Austerlitz. d'administration et d'impôt. que nul souverain. François 1er. François II renonça formellement à son titre et de roi des Rod'empereur d'Allemagne il déclara mains dissous les liens qui l'avaient attaché à délia les électeurs. de et de la HolNaples lande par ses deux frères. en cette qualité. la présidence du prince de Ratisbonne. il l'était encore de l'Espagne par la subordination de cette cour. en y introduisant un régime uniforme de législation. les intérêts des États confédérés. n'avait osé concevoir. outre. l'avantage cette confédération favorisa les intérêts de soit l'Allemagne. jouissaient de grands et nombreux privilèges. sous 1 '1 83 VJ .(18°6) a à EMP. ils s'obligèrent à fournir soixante-trois mille hommes et la France deux cent mille (5).BS. en Allemagne. et. fut tout-puissant Napoléon sur le continent. et. pour l'Autriche qu'à se résigner. devait régler Le 1er août. et seigneurs de princes qui prétendaient ne relever que des empereurs. Par un acte du 6 août.

appartenaient entrer la couronne impériale dans la maison de Brandebourg. auavaient fait place aux nobles passions qui la dirigeaient du Rhin. de la France et le motenant la liberté. avec la cune un plénipotentiaire chargé de négocier la paix le traité de la confédéFrance mais. avant tout. eût la Prusse. après la paix d'Amiens. dans la pensée de Napoléon. russe. leur surprise son avait déterminé la qui Toutefois pensée que croyant la libéétait. trefois. des préliminaires et dont les ratificaCe traité. rendu. l'envoyé de paix entre la France et la Russie. signa. lui garantissait ou de ceux qui des États du nord de l'Allemagne. domination du conune longue lutte. semblait medu continent. » la Russie avaient envoyé chaet 1 Angleterre Cependant. Paris. signé sans clause de réserve. une mauvaise Une haine aveugle. (1806) en mainpu. ration du Rhin. ayant cherché de l'Europe. fédération et de faire à l'empire encore germanique. et de dégager la Prusse ration de l'Allemagne à le 20 juillet. dérateur à il se condamna et sa vie dans les conquêtes. quand elles apprirent et leur dépit furent extrêmes. qui devait finir par la dépendance tinent ou par sa propre ruine. revint nacer la Prusse. se faire le protecteur sa gloire dans la Mais. qu'il aurait voulu fonder de former une Il lui fit proposer la durée. dont rien ne surtout. assurer la paix tions devaient avoir lieu le 15 août. par là. Il aurait et eût du nord et du midi de 1 Europe été le contre-poids Mais la cour de impossible. plus de motifs pour n'ayant Napoléon. cette paix. toute coalition la grande de cette pensée Berlin n'était pas à la hauteur de sa ne respirait ame de Frédéric plus dans les conseils foi maladroite. M. car c'est sur son alliance. politique. A la nouvelle du traité de la confédération . et la Prusse. Ainsi constituée. Pierre d'Oubrill.g4 b4 RÉVOLUTION nn"v~A" FRANÇAISE. à elle. le désir de hâter maître à négocier et l'Autriche.

prêcha l'insur- d'attitude à Bernadotte de s'emparer changea de Nuremberg. devience que sont » dans ses devenues la Hollande. de Haugwitz des notre ambassadeur avait demandé il n'avait reçu que sur ce brusque changement. sacrifié l'Autriche lumer eut l'infamie de lui c'était an tour de la Prusse. et. Il était évident que l'Angleterre des réponses de Londres et de Berlin Prusse simulée. L'Angleterre livrer révéler le secret et de lui de ses négociations avec la France. sur la la Suisse et A sa voix. Napoléon Dans en vain cessé. Ils ne tardèrent pas à justifier le mauvais Il était réservé à l'Angleterre d'être prévisions. On en appela à la patrie alle« L'Allemagne. Trompé où l'on s'y formèrent. à sa politique: elle avait. l'intervalle l'inimitié avait qui divisait les deux cabinets cernée le grand-duché de Berg et la sur toutes les parties de sa fron- espérances il ordonna Prusse. secrètes des sociétés rection mande dra-t-elle l'Italie?. la domination de la France en Allemagne. génie de toutes les coalitions contre la France.(1806) elle cria à la trahison. par ses agents. en 1805. et de se porter sur les frontières de la Prusse et de la Saxe. se plaçant sur la défensive. tout-à-coup à M. solution de l'empire l'Autriche contre elle EMPIRE. ses il attendit les évènements. le Hanôvre de lui arracher pour que nous méditions Après avoir elle résolut de le ralune guerre secret qui exis- . explications et la évasives. En même temps il fit avancer des forces nombreuses Prusse tière sur l'Ens et dans fut bientôt occidentale. déjà mis trois fois le feu au continent. et même l'assassinat. s'écriait le publiciste Gentz. avaient voulu nous tromper en se faisant Napoléon ne douta plus du concert taitentre ces deux puissances. à la tyrannie germanique 85 elle gémit sur la diset sur l'abaissement de des libelles fit répandre.

auraient le commandement arrière du mouvement. de couronnes. les réunions naissance. thousiaste prussienne ger la honte abaissé était tant saisie. communiquant aux résolutions 1 armée. M. s'évertuait les jours. des camps. dit M. revers aux plus leurs épées sur les marches Le vieux dû rendre en chef. qu'elle était appelée d'Ulm et d'Austerlitz. (1806) il y eut en à S. à l'envi. » disait le premier M. Lefebvre. sur l'esprit du roi. la force invincible résidaient de la guerre. n'était de fureur. Bientôt le restituer de l'armée pour la mobilisation et eurent lieu dans les provinces. aiguiser de France. elle prenait une part forme du régiment qu'elle au milieu et leur blesse. toute-puissante aux affaires. britannique. plus sage. belle et hardie. poussaient on encore au temps du grand. ministre. les plus la notémé- le feu qui l'animait. On parla d'empêcher capable fication du traité du 20 juillet. des officiers Dans à sauver que le génie dans l'armée à venl'Europe celui qui avait à humilier dont elle le délire d'orgueil par leur appartenant insolemment vinrent de l'hôtel du ministre que son âge et ses mais qui ambitionnait pour ne pas rester en les rues. A cette nouvelle. au langage en« Il semblait. raires. A la tête du parti de la guerre était la reine. Rien que la guerre Prusse une explosion la ratide venger cet affront. duc de Brunswick. Tous de la garde. de voler aux armes. Vêtue de l'unitrès-active commandait électrisant elle se transportait les troupes par sa présence. des levées extraordinaires se mirent en toutes les forces de la monarchie prussienne mouvement. des ordres furent donnés Jeune.86 RÉVOLUTION FRANÇAISE. . La cour. roi On se croyait comme si on eût oublié française jouait avec la révolution « C'est un feu de paille que nous éteindrons quand Valmy. berg. hautes familles. de Hardemnous voudrons. On s'exaltait des jeunes officiers.

Frédéric-Guillaume la Prusse avait jeté le gant du combat la France devait le révéler. prêt il alla au-devant à régler ses mouvements à l'ambassadeur arme. » la Prusse. eut ordre Cabinets de proposer pendant au gouvernement le Consulat et l'Empire. u. voulant frapper un des Russes. la Thuringe. qu'il sur le leur. ordonna à tous les grand coup avant l'arrivée de se rassembler sur les corps de son armée d'Allemagne frontières de la Saxe et de de l'intérieur disponibles une levée de cent décréter Ainsi. 87 les théâtres. L'empereur Alexandre ne tarda pas. de anglais t. de l'Europe . Napoléon. ayant outre-passé Le 15 août. Après avoir armé l'Angleterre s'agita auprès de la Russie pour l'empêcher de ratifier le traité du 20 juillet. Là. de se diriger mille hommes. à la tête d'une armée nombreuse et choisie. Talleyrand 1 Histoire des ses troupes dans aussitôt les miennes D'un si elle puissance.(1806) EMPIRE. d'hymnes patriotiques et de chants de guerre1. retentissaient publiques. et donna en même temps à ses troupes de se l'ordre mettre sur le grand pied de guerre. il notifia à la France son refus de ratifier le traité. M. et qu'il mettait de suite à sa disposition soixante-dix » De son côté. faire retomNapoléon n'avait qu'un but ber l'odieux de cette guerre sur ses ennemis et se reposer ensuite sur son épée du soin d'y mettre fin. comme ses pouvoirs. et de s'avancer à marches forcées sur la frontière Puis il écrivit à prussienne. comme à Berlin ses intrigues eurent un plein succès. en personne que « l'ami marcherait au secours de son ami. je rappellerai et des frontières de la Hollande. à toutes sur les forces et fit le Rhin. de désavouer son envoyé. « Si la Prusse de cette était dés- de paix. ses cantonnements de la Westphalie autre côté. en effet. mille hommes. disait-il consent à faire rentrer et annonça d'eux. Dans cette circonstance.

« La France. Mais. enfin. c'est-à-dire par les partisans par les disciples même les conne furent jeu. et avait suprême. appelait jours. et pleine encore du souvenir noble ardeur. (1806) que les négociations écrivit ce ministre. « S'il eût continué de sa carrière. et nous en effet. si. Bientôt plus qu'un guerre. cent quatre-vingt Le de Rosbach. et la paix est faite. et des princes à ses avait ordonné la loi ni à l'Angleelle ne veut la recevoir ni de soient Que les conditions de l'armée. troupes de se mettre en de la plus était animée mille hommes. et si ses de la paix Times. ni à la Russie ni reprissent ne prétend mais leur dicter cours. une des fatalités en parlant de Fox. si on affecte la suprématie exagéré impérieux. de vivre. et le peuple français ne t on veut dicter la paix l'Empereur en euxConfiants relèveront pas même ces propositions. terre. la Russie de l'Angleterre. forte de mouvement. dirigées rope. vœux et la que la mémoire une telle force et une telle solidité. ils diront ce qu'un ancien peuple répondit venez les prendre nos armes 1 » « Vous demandez nemis « II avait posé. férences Cédant des chefs furent enfin rompues. dit le Fox mourut. le roi de Prusse Cette armée. la cause des peuples l'eût emdisait-il aurions fixé un nouvel ordre de choses en Euporté. les négociations. . roi s'en était réservé le commandement en comme général duc de Bunswick fait choix du vieux 1 Note du 18 septembre 1806. à ses enmêmes. si on se montre égales et modérées. Sur ces entrefaites. reposées pour toutombe de cet illustre citoyen s'y seraient cet évènement à Saint-Hélène. de la de Pitt.88 RÉVOLUTION FRANÇAISE. aux obsessions de la reine. les premières pierres du temple à l'édifice donné il aurait avaient pu être exaucés. » Napoléon. » Dès ce moment.

(1806)

EMPIRE.

89

chef.

C'était

ce même et si ridicule

prince par

si fameux

en 1792, s'était rendu qui son manifeste et sa retraite en

Champagne. Le 21 septembre,

sa capitale et se rendit, quitta de la reine, au milieu de son armée. accompagné D'après le plan arrêté dans son conseil, les opérations devaient commencer par l'occupation Hohenlohe envahit la première, henlohe contraignit, en outre, parti de la Saxe et Blücher l'électeur et de la Hesse. la seconde; Hode Saxe à prendre

le roi

mille hommes. pour la Prusse et à lui livrer dix-huit de Hesse, de Quant à l'électeur qui avait armé en haine notre puissance, il se tint immobile, ni le courage n'ayant de se déclarer à laquelle l'attachaient ses pour la coalition passions citations lité Ainsi et ses préjugés, ni la volonté de céder aux sollide la France, qui ne lui demandait que sa neutra` commencèrent les hostilités. « Je suis innocent

dit Napoléon, de la guerre contre la Prusse, je ne l'ai proelle n'est point entrée dans mes calculs. voquée en rien si elle est de mon fait Un des princiQue je sois battu où je suis que mes ennemis de la confiance paux motifs seront dans celui détruits,* un moment où je suis c'est lorsqu'ils pensent de faiblesse, ils choisissent » que, m'attaquer précisément

le plus fort.

90

RÉVOLTJTION

FRANÇAISE.

(1806}

CHAPITRE IV.

Campagne tum et à ces de

de Prusse. du roi de Saalfield. du victoires. la colonne de Prusse,

Plan

il Napoléon. – Paroles de Napoléon du de Louis prince Prusse.-Batailles d'Erfurth. Son de de

de

pour part à Berthler. Prusse. d'Iéna et

son

armée.

Ultimade Scbleitz de Napoléon Suites de Il fait du Son

– Combats Réponse d'Auerstaedt. sur

– Mort roi

l'ultimatum deux

Prise

– Napoléon séjour à Potsdam. à l'envoyé contre

marche du duc de

Berlin. le tombeau

enlever grand entrée

Rosbach.

Il visite la noblesse.

Frédéric. solennelle

Réponse à Berlin.

Napoléon

Brunswick.

Ses ressentiments précipitée Blücher

II pardonne capitule de

au prince de Hazfeldt– à Prentzlow. Prise Magdebourg. Conquête Prusse s'enfuit tembourg, déric-Guillaume poléon à Posen.

Retraite de Lubeck.

dit rot de Prussemet bas les armes. et du Harfôvre

Hohenlohe

Capitulation par Silésie.

Occupation de la monarchie

de la Hesse prussienne. Négociations

électorale Les avec

à Kœnigsberg.– – Blocus continental. refuse Il réveille de son

en Français la Prusse. Armistice russe sur des

les Français. Le roi de de CharlotFréNa-

Arrivée l'armistice.

de l'armée

la Vistule. négociations.–

ratifier

Rupture

armée.

Le temple

de la Gloire.

L eja pied

toutes du

nos

forces

étaient qui

rassemblées sépare De

au

Fichtel-Gebirge, de la vallée

la vallée leur côté,

du Mein

de la Saale.

siens

du Rhin avaient de la confédération princes Prendre les Prusmis sur pied leur contingent. en un mot conrenouveler à revers en les coupant, les

(18°6) EMPIRB. 9J V*ûlûl'l V* f ¥fl11/1 I ** Afarf*»__ «. Jl– 1«wl « tre leur gauche, la grande manœuvre d'Ulm et de Marengo, tel était le projet de Pour cela, il fallait forcer l'Empereur. les défilés de Saalfield, de Lobenstein et de Hoff, se diriger ensuite sur le Haut-Elbe, et s'emparer enfin de toutes les routes qui conduisent à Leipsick et à Dresde. Le 24, Napoléon partit de Paris avec l'Impératrice, passa le Rhin le 1er octobre, et arriva le 7 à Bamberg. C'est là qu'il reçut l'ultimatum du roi de Prusse et une longue lettre de ce prince, On exigeait que les remplie de récriminations. troupes le Rhin, toutes sans françaises repassassent exception, en commençant leur marche du jour même où le roi se promettait la réponse de l'Empereur, et en la poursuivant sans s'arrêter obstacle ne fût mis désormais qu'aucun à la formation de la ligue du Nord, embrasqui devait ser, sans aucune tous les États non nommés exception, dans l'acte fondamental de la confédération du Rhin. En le roi demandait terminant, une réponse pour le 8 octobre. « Maréchal, dit l'Empereur à Berthier, on nous donne un rendez-vous d'honneur pour le 8; jamais un Français n'y a manqué. Mais, comme on dit qu'il y a une belle reine, qui veut être témoin des combats, et marsoyons courtois, chons, sans nous coucher, pour la Saxe. » « Soldats, dit-il ensuite à son armée, des cris de guerre se sont fait entendre à Berlin depuis deux mois, nous sommes provoqués avec une audace qui demande vengeance, « La même faction, le même esprit de vertige qui, à la faveur de nos dissensions il y a quaintestines, conduisit, torze ans, les Prussiens au milieu de la Champagne, dominent dans leurs conseils. Ils veulent que nous évacuions à l'aspect de leur armée Les insensés l'Allemagne qu'ils sachent mille fois plus qu'il serait facile de détruire la

92 grande capitale peuple! grand « Marchonsdonc que

RÉVOLUTION FRANÇAISE. de flétrir l'honneur des enfants

(1806) du

éprouvelemême Que l'armée prussienne ans Qu'ils apprennent sort qu'elle éprouva il y a quatorze de domaines un accroissement que, s'il est facile d'acquérir est plus notre inimitié avec notre amitié, et de puissance » de l'Océan terrible que les tempêtes de n'étaient pas en mesure Persuadé que les Français de les coudans l'espoir Brunswick, l'offensive, prendre et Erfurth son armée entre Eisenach per, avait concentré au-delà de s'étendait sa droite, sous les ordres de Blücher, et le roi de commandé son centre, par lui-même Gotha conduite sa gauche, d'Erfurth; Prusse, était placé autour Iéna et Blanentre de Hohenlohe, le campait prince par kenheim. Tandis qu'il manœuvrait dans l'armée française, pour surprendre Elle s'était déjà mise en mouvement. cent mille hommes celle de droite, composée sur trois colonnes s'avançait sur Hoff; le de Bayreuth des corps de Soult, se dirigeait de des corps de Murat de la réserve centre, composé se diriet de la garde impériale de Bernadotte Davoust la gauche, commandée par sur Saalbourg geait par Kionach par Cobourg sur Saalfield. Lannes s'avançait et Augereau, de Hoff, et rejeta le corps de Soult s'empara Le 8 octobre, le 9 et le où Bernadotte l'atteignit sur Schleitz, Tauenzien à Saalfield l'avantmit en déroute. Le 10, Lannes rencontra commandée par le prince Louis garde du prince Hohenlohe, lui de la guerre, champions de Prusse, un des plus ardents le prince Louis, lui tua six cents hommes, parmi lesquels et lui prit trente canons. fit mille prisonniers, se Brunswick des Français, A la nouvelle de la marche Forêt-de-Thuringe forte de deux celle-ci, la

(1806)

EMPIRE.

93

hâta

d'évacuer

il rétrograda à Weymar son quarmais, le 12, Napoléon transporta sur la rive son mouvement à Géra, continua tier-général Davoust et Murat sur Naumdroite de la Saale, et, poussant il se rabattit sur Iéna sur Dornbourg, bourg, et Bernadotte de et Augereau, avec Soult, Ney, Lannes pour y attaquer et Murat lui fermefront l'ennemi, que Davoust pendant raient prenant ment, toute voie de retraite à revers, dit le duc achèverait de Rovigo, sur Berlin, le et que Bernadotte, « Par ce mouvesa destruction.

sur replier et de Dornbourg, toutes ses forces;

la Forêt-de-Thuringe; l'Elbe et de s'assurer'des

mais, ponts

au lieu

de se

de Naumbourg et y concentra

tournait entièrel'Empereur nous arriment l'armée prussienne car, de cette manière, auraient dû prendre vions par le chemin que les Prussiens et eux venaient forpour venir de Prusse à notre rencontre cer le passage de la Saale par le chemin qui aurait dû être le Dans cette position, il bien manœuvré. nôtre, s'ils avaient était difficile qu'un événement » ne fût pas décisif pris de guerre n'eût pas lieu, et

qu'il Ainsi

campagne, Marengo, bulletin, cutées

dès le début de ia en flagrant délit, Brunswick, se trouvait dans la même position que Mélas à disait le troisième et Mack à Ulm. « Toutefois, du roi de Prusse l'armée se trouvèrent exéeût évaque, le 8 octobre, de la confédération, le Rhin,

les intentions il voulait

cué le territoire mais au lieu alors

française et elle l'avait

de repasser

à la lettre crut que Napoléon « Sire, lui dit-il, votre Majesté m'a donné du roi de Prusse rendez-vous le 8; en bon chevalier, paje lui ai tenu croie, j'ai role je suis au milieu de la Saxe. Qu'elle m'en C'est des forces
1 Mémoires

elle a passé devoir répondre

évacué; la Saale. »

telles

que toutes

ses forces

ne peuvent

balancer

du duc de Rorigo

t. 11 p. 273.

94

RÉVOLUTION

FRANÇAISE.

(1806)

la victoire. Sy-e, j'ai été votre ami depuis six ans, longtemps de cette espèce de vertige qui je ne veux point profiter des eret qui vous a fait commettre anime vos conseils, et est encore tout étonnée, dont l'Europe reurs politiques ne desquelles l'Europe des choses posSi elle m'eût demandé tardera pas à retentir. elle a desibles par sa note, je les lui eusse accordées elle devait être certaine de ma rémandé mon déshonneur, romLa guerre est donc faite entre nous, l'alliance ponse. elle Sire, Votre Majesté sera vaincue; pue pour jamais. de ses sule repos de ses jours, l'existence aura compromis des erreurs militaires de l'énormité Elle est aujourd'hui intacte, jets, sans l'ombre d'un prétexte. à son rang et peut traiter avec moi d'une manière conforme différente. elle traitera avant un mois dans une situation « Sire, je n'ai rien à gagner contre Votre Majesté je ne la guerre actuelle est veux rien et n'ai rien voulu d'elle une guerre impolitique. « Je sens que peut-être j'irrite taine susceptibilité de souverain demandent à l'essaim tourée de aucun dans mais cette lettre une cerne les circonstances

ménagement que Votre Majesté ordonne et d'inconsidérés dont elle est ende malveillants se taire de son trône, la tranquillité dans le respect à elle et à ses

à l'aspect qui lui est dû, et qu'elle rende
États. »

les combats de Schleitz et de. Saalfield, et la Cependant mort du prince Louis avaient jeté le trouble et la consternaLe roi, la reine, le duc de tion dans le camp des Prussiens. Brunswick et les chefs de l'armée tinrent conseil sur le Plusieurs ouvrirent généraux parti qu'il y avait à prendre. la Saale, et de se retirer derrière la ligne de l'avis de repasser mais le duc de Brunswick ce l'Elbe hésita, et, pendant C'est alors temps, Davoust et Murat gagnèrent Naumbourg.

M 806)

EMPIRE.

95

seulement Voulant

que

Brunswick

se décida,

mais

il était

trop tard.

le mouvement des Français, il partagea prévenir son armée en deux grandes masses l'une, commandée pat lui-même et le roi de Prusse, devait se diriger sur Freybourg et Naumbourg sous le prince Hohenpar Auerstaedt l'autre, à Iéna, afin de couvrir, lohe, devait rester soutenue par le ce mouvement de retraite. corps de Rùchel et les Saxons, du soleil, et du Napoléon arriva à Iéna le 13, au coucher haut notre il petit plateau qu'occupait avant-garde, dans la plaine d'énormes colonnes qui paraissaient aperçut manœuvrer le lendemain. pour attaquer Croyant que toute était là, et qu'il allait la surprendre, il fit ses dispositions, la marche de ses corps; Soult dépressa boucha sur la droite, Augereau et Ney sur la gauche, pen-dant que Murat, Davoust et Bernadotte recevaient l'ordre, le de revenir à toutes brides de Zeist, le second de paspremier ser la Saale pour prendre à dos l'ennemi, et le troisième de se rendre à Apolda pour tomber sur ses derrières. le spectacle de deux armées dont l'une déployait sa ligne sur six lieues d'étendue, tandis que l'autre était concentrée sur un petit point mouvement. non sphère étaient et dans Leurs toutes feux les deux à une de l'activité et du de caétaient C'était la nuit du 13 au 14 octobre elle offrait l'armée ennemie du

mais ceux des Prussiens ceux des Français,

demi-portée semblaient embraser dans un étroit

l'atmoespace.

resserrés

à peine apparents. Les sentinelles se touchaient presque, et il ne se faisait pas un mouvement qui ne fût entendu. Napoléon bivouaquait au milieu de ses soldats. Avant de se coucher, il voulut descendre à pied le plateau d'Iéna. Chemin faisant, il trouva tellement toute l'artillerie de Lannes dans un défilé portaient resserré, que les fusées côtés sur un roc. Cette artillerie engagée des essieux était celle

des deux

96

RÉVOLUTION FRANÇAISE.

(1806)

celle des autres corps était derqui devait servir la première rière elle. Surpris de ne point trouver là le général commanlui-même, de l'armée, dant l'artillerie Napoléon y suppléa les outils des parcs leur fit prendre appela les canonniers, à la main, et allumer des falots, et, en tenant un lui-même à il éclaira les canonniers, que ceux-ci travaillaient pendant les yeux, devant « J'ai toujours présent élargir la ravine. ce qui se dit le duc de Rovigo qui accompagnait Napoléon, en voyant l'Empepassait sur les figures de ces canonniers un falot à la main, les coups redoureur éclairer lui-même, Tous étaient épuisés de le rocher. ils frappaient bien l'imsentant fatigue, et pas un ne proféra une plainte, et ne se gênant pas pour du service qu'ils rendaient, portance de ce qu'il fallait que ce fût l'Empeleur surprise témoigner » à ses officiers. cet exemple reur lui-même qui donnât la nuit, et expédia Napoléon ne se retira que fort avant dans du repos. ordres avant de prendre encore quelques A la pointe du jour, toute l'armée prit les armes. Il faisait, blés dont ainsi qu'au heures, gnes sienne elle matin d'Austerlitz, monta « Soldats, est tournée un épais brouillard. devant à cheval, et passant s'écria-t-il, comme celle cette de armée Mack A huit les liprus-

Napoléon d'infanterie si fière

à Ulm

Le un passage. plus que pour s'ouvrir » A ces mots, déshonorerait. corps qui la laisserait passer se dans retentirent vive l'Empereur des cris de en avant déboudans un étroit espace, toute l'armée, qui, resserrée bacha aussitôt dans la plaine, pour se ranger en ordre de ne combat De son côté, Pendant enfin Hohenlohe deux à la rencontre s'avança couvrit le brouillard heures, des les

taille.

Français. deuxarmées tite portée

à pele soleil parut, et elles s'aperçurent Au premier de canon. Bientôt l'action s'engagea.

(4306)

empire.

97

choc des Français, la ligne prussienne plia et se rompit sur tous les points en vain des régiments, se formant en bataillons carrés, essayèrent de résister; en vain Rüchel accourut de Weymar et voulut ranimer le combat Soult, Augereau et Murat fondirent sur lui, et, en moins d'une heure, mais les vingt-six bataillons et les vingt t après une lutte opiniâtre, escadrons le corps de ce général disparurent qui composaient tout entiers, ou écrasés par les Français. Alors la foudroyés déroute fut complète, et l'ennemi se retira en désordre derrière l'Ilm1. de deux victoires jour devait être témoin morables. En effet, pendant que Napoléon triomphait de Hohenlohe à Iéna Davoust s'immortalisait prince en détruisant l'armée Auerstaedt, royale. On a vu qu'elle tait mise en marche Ce même médu à s'é-

Arrivée le 13 pour se porter sur l'Elbe. au soir à Auerstaedt, elle y avait pris position en avant de elle apprit les mouvements Salz, quand de Davoust et de Bernadotte. suivant leurs instructions, Ceux-ci, étaient partis sur Apolda de Naumbourg, pour se diriger, par Auerstaedt, les colonnes de Davoust marchaient en tête. A une lieue de Naumbourg, on a passé le pont de pierre sur la quand Saale, on gravit une montagne à peine Davoust était-il arrivé au sommet, l'armée prussienne. Il n'aqu'il découvrit vait que vingt-sept mille hommes, et il allait avoir à lutter contre une armée de soixante-cinq mille, de troupes d'élite,
1 « Au fort portait carrés; 'garde monde avant! ses ailes menacées l'Empereur, voyant se par la cavalerie, au galop ordonner pour des manœuvres et des changements de front en il était à chaque instant des interrompu cris de vive La par l'Empereur! à pied impériale un dépit avec ne pouvait voyait, qu'elle tout le dissimuler, aux mains et elle dans l'inaction. Plusieurs voix firent entendre les mots en dit « Qu'est-ce? Ce ne peut être qu'un jeune homme l'Empereur. qui n'a pas qui peut dans trente des vélites vouloir batailles dont préjuger ce que avant je dois de me était faire. donner Qu'il des attende avis. qu'il » C'était » ait comeffecrangées le jeune courage de la mêlée,

« de barbe « mandé tivement

impatient

de se signaler.
^(«yiwî/«u (Cinquième

u une tin.) bulletin.) 7

V.

gg

RÉVOLUTION

FRANÇAISE.

(1866)

et commandées de la Prusse. Davoust lui;

toutes par le roi et

les illustrations de

militaires

vainement supplia il lui montra vainement

et lui offrit

généreusement instructions, ses premières celui-ci refusa, alléguant corps dans un ainsi Davoust sur Apolda, plaçant et se dirigea à l'inaction. lui-même grand péril, et se condamnant Davoust déploya une fermeté et un Dans cette extrémité, la tête nue, l'épée à la main, il excitait sublimes; courage le regaret tandis que les Prussiens, de ses troupes, l'ardeur se réjouissaient déjà de leur triomphe, dant comme perdu, couil allait, dans un combat digne des temps héroïques, le deren portant la victoire d'Iéna, ronner glorieusement nier

se joindre à les ordres qui 1-y autorisaient, des deux le commandement Bernadotte

prussienne. coup à la monarchie entre la s'était engagée terribles Déjà une lutte des plus du corps de Davoust, division Gudin, qui ouvrait la marche Sans se laisser prussienne. et une grande partie de l'armée cette division se forma en badéconcerter par le nombre, à de Blücher essaya en vain la cavalerie carrés taillons vaillamment elle soutint de la culbuter, reprises plusieurs divisions le choc, et donna ainsi le temps aux deux autres à son secours et de la dégager. d'arriver et les Prussiens les Français Depuis plus de trois heures fait de grandes pertes étaient aux prises. Ceux-ci avaient et le le prince d'Orange deux autres généraux, Brunswick, avaient quitté le champ de blessés, frère du roi, grièvement Mollendorff, qui avait pris le co»le vieux maréchal bataille arrivé au duc de de l'armée mandement après le malheur Brunswick, la fortune pas non plus été épargné par le roi Désespéré lui aussi avait été blessé mortellement. sur les soldats de Daréserves de ses à la tête alors s'élança n'avait

de cette grande armée royale qui. mais ses efforts etceux . de cette journée doublement glorieuse pour nos armes. d'immenses tels furent les résultats approvisionnements. mais à la nouvelle de l'occupation de cette ville par les et du Français. de cette belle et il ne restait superbe armée. l'Empereur. 99 de ses gardes vinrent se briser contre une muraille d'acier. des hauteurs s'empara 1 étaientnt le d'Ecksberg qui e se jeta sur l'ennemi pomtdécisif. n'offrirent équipages. les débris Cependant de l'armée se retiraient prussienne sur Weymar. grand Bientôt la nuit et la rencontre des fuyards d'Iéna. plus de discipline. menaçait d'envahir la confédération du Rhin. Alors Davoust. et qui à son souverain inspirait une telle confiance qu'il osait ordonner à Napoléon de sortir de l'Allemagne avant le 8 octobre. vinrent mettre le comble à la confusion. Ainsi fut vengé l'affront de Rosbach. plus qu'un efpêle-mêle Plus de froyable. drapeaux. mille prisonniers. et le refoula sur Auerstaedt et Apolda. il y a peu de jours. vingt-cinq soixante trois cents pièces de canon. chacun errait à l'aventure cherchant un asyle et du Trente-deux pain. chefs. mille hommes tués ou blessés. Soldats. il lui fit proposer de régler avec lui les bases d'un armismais Napoléon tice lui répondit « que le moment n'était venu de pas une suspension négocier d'armes. que la cam- voust. l'ofprenant fensive. Ainsi. plus que des débris elle avait vu se vérifier cette menace de • Napoléon « L'inimitié du grand peuple est plus terrible que les tem» pêtes de l'Océan C'est sur le champ de bataille d'Auerstaedt que le roi de Prusse avait reçu la lettre de Dans sa détresse. ils s'enfuirent et se dispersèrent dans le plus désordre. s'il ne voulait pas y être contraint par la force. désastre d'Iéna.(1806) EMPIRE. chevaux.

coupé par Klein à Weissensée.1W RÉVOLUTION FRANÇAiSE. sur le général fondit il piège. gnante. contre de ne jamais servir naient leur parole venait . un passage à l'aide du même subà s'ouvrir était parvenu sur l'honneur que d'affirmer il n'avait pas craint terfuge l'armistice. Pendant et quatre généraux. Madame. ses d'ouvrir Erfurth sommer Le 15. Le 16. et son arAlexandre sauvé l'empereur avait reil stratagème ne donna point dans le mée après la bataille d'Austerlitz. en son il avait pouvoir fit léon plus: et leur dit qu'il voyait avec peine leurs officiers rassembla n'avait pris les arlui fît la guerre. reux que Kalkreuth. qui fuyait avec Soult atteignait. les sous jusque poursuivit Blücher. Napoléon établit son quartier réla duchesse au palais où il fut reçu par il descendit lui dit Na« Vous avez sauvé votre mari. avoir Ney Après armée. Plus heumurs de Magdebourg. se rappelant mandé par le roi de Prusse. del'armistice invoqua en vain celui-ci mille hommes qu'un paSoult. U8^») de traiter il et qu'avant de s'ouvrir. le vieux feldle prince d'Orange. Napoléon avait accepté général à Weymar. » Napoen moi confiance je lui pardonne il six mille Saxons. Ney et Murat vinrent même pas de le gouverneur n'essaya aux Français portes mille avec quatorze le lendemain il se rendit se défendre. à peine pagne » les fruits de sa victoire. chez vous et en ayant l'avez sauvé en restant vous poléon à cause de vous. et le le culbuta ennemi. hommes lesquels parmi ce temps. maréchal Mollendorff douze Kalkreuth à Greussen. devait recueillir de et Soult à la poursuite lancé Murat. avec le reste de son l'ennemi. s'ils donles de était renvoyer intention son la France. qu'il armée leur que de la Saxe et s'oppomes que pour assurer l'indépendance il ajouta que à la Prusse fût incorporée ser à ce qu'elle tous chez eux. il se diriga sur Berlin.

de Napoléon l'électeur générosité sépara celles de la Prusse et embrassa la neutralité. Cependant. Dans la soirée il alla visiter le château il examina royal de Sans-Souci l'appartement de Fréderic avait religieusement II.(4806) Tous d'eux. signèrent et furent au ainsi même rendus EMPIRE. ment suprême le roi de Prusse de son armée avait remis ses le commande- comme gné Magdebourg Soult chassait l'ennemi Bernadotte rachetait et déau prince de Hohenlohe. lorsréflexions. instant à leurs la déclaration 401 exigée Touché de la armes de familles. et ordonna prince fût transportée à qu'elle Paris. son inaction durent « Que d'orgueil tour-à-tour exalter et de triset assom- 1 Mémoires . et le second sur Dessau. tesse. Il y en avait qui respiqu'il avait fait quelques raient la mauvaise humeur » Le lendemain 25. Davoust et Eugène de Wurtemberg. en détruisant à Hall la réserve commandée prussienne par le prince De leur côté. Lannes se dirigèrent. du duc de Rovlgo. Napoléon voulut saluer la tombe du héros du xvme siècle elle est dans un caveau. le point de ralliement. qu'on respecté il « ouvrit plusieurs des ouvrages qu'il savait depuis sa mort et il remarquait que ce grand roi lisait de préférence. sans ornements. le 18 octobre. traversa. lui. le premier sur Wittemberg. Lefebvre. Napoléon Napoléon de Rosbach silencieux. devant cette tombe. dans pendant la journée du 14. il arriva à Potsdam. le champ de bataille il fit abattre la colonne que les Prussiens avaient élevée en mémoire de leur victoire sur le de Soubise. Le 24. dit M. Tandis que devant cette direction. placée sans trophées. comme si les grands souvenirs en disaient qu'elle rappelle plus que de vains simulacres rêveur et s'arrêta. les notes qu'il avait mises de sa propre main à la marge.

« J'aime mieux cela que à la vue de ces nobles trophées s'écria-t-il vingt millions.102 RÉVOLUTION FRANÇAISE. par ce prince mourant son duché. (1806) Un jour de cette ombre auguste son ame en présence une monarchie lui avait suffi pour abattre qui avait lutté il en était de l'Europe pendant sept années contre la moitié Sa puissance et sa gloire laissaient bien le maitre aujourd'hui. Brunswick qu'il sera traité avec tous les égards dus à un mais que. Brunswick perde la souveraineté par les évèneEmporté de sa pensée dans une . Dites au général des ennemis dans les Français généreux. que portait la guerre de Sept Ans. avait construit duré l'oeuvre de Frédéric? qu'avait ments non moins la sanction Durerait-il du temps? seulement Il ce que par l'élan cette course où s'arrêterait de grandeur indéfinie. qu'est-ce un édifice immense. qu'ils trouveront l'Empereur. elles celles du grand roi. pas destiné le monde à son tour par l'éclat et la rapidité de sa chute? » de général. dont l'histoire à l'un des premiers capitaines qui appartient garde dans conservera C'est le souvenir. sa ceinture Napoléon prit l'épée de Frédéric. les vieux soldats de la guerre aux Invalides je les enverrai tout ce avec un respect religieux accueilleront du Hanôvre. sans gloire. sa et les drapeaux son cordon de l'Aigle-Noir. officier prussien. puis reconnaître elle ne de ses ancêtres. je ne S'il arrive que la maison de un souverain. à Potsdam » du pareçut le maréchal que Napoléon lais du duc de Brunswick. chargé. dans un officier prussien. Mais qu'est-ce que la loin derrière brir que laforce. sphère dont chaque brillante par quelque noupas était marqué réveau prodige de force et de génie? Quel sort lui était-il serve à lui-même? Après avoir touché aux limites suprêmes à étonner n'était-il de la puissance humaine. « Dites aux habitants de venir lui recommander lui répondit de Brunswick.

il y fit solennelle le 27. il avait fui dans la direction d'Altona. peut-être mais ne surprendra qu'on jamais hors du chemin de l'honneur et de la gloire. cet homme qui. Sire. prétendit déshonorer deux cent à vaincre. m fl'fin svn'A. ne le placez plus entre la gloire et le déshonneur! Ne vous engagez s'honore toire pas dans une lutte dangereuse avec une armée qui de quinze ans de travaux et que la vicglorieux. par la porte de Charlottemdes maréchaux bourg. porté par dix hommes sur un misérable et sans autre brancard. et craignant de tomber entre nos mains.«18°«) ttftliFM E«pmE. comme Nestor. dans l'une. croyez-en le compagnon le plus illustre de vos prédécesseurs puisque l'empereur Napoléon ne veut pas la guerre. a accoutumée à tout soumettre » les ressentiments de Napoléon contre et l'un des plus coalition. mais le vieux ardents mille braves qu'on parviendrait Tels étaient général déjà la fortune lui avait fait cruellement Blessé à mort à la baexpier ses menaces. En tête de l'armée. à vos fuseaux et vous. accompagné Berthier. voulut saper ses fondements jusqu'en la grande capitale. promoteurs . qui. d'un mot. quitta Potsdam pour se rendre à Berlin. élevant la parole au milieu des conseils. il avait dit Jeunesse inconsidérée. x _1 i s'en nvandva pourra prendre de deux guerres qu'à l'auteur qui. taisez-vous retournez femmes. escorte foule d'enfants et de vagabonds qu'une qui se pressaient sur son passage A peine arrivé par curiosité. dans l'autre. il expira dans les bras de son fils. Qu'il est digne de blâme. les s'avançaient Napoléon son entrée de la première de la nouvelle. les prévenir. pouvait si. et Augereau et marchant Davoust. taille d'Auerstaedt. entre les grenadiers et les chasseurs à cheval de sa garde. dans cette ville. 1'. de sang a été versé en Beaucoup peu de de grands jours désastres pèsent sur la monarchie prussienne.

les ambassadeurs du roi de Prusse. Napoléon descendit soin fut d'ordonner que les deux mille Son premier établit. d'Espagne. Ensuite. s'étant Un gentilhomme prussien. et calviniste. pas que je me défie et m'est précieux. son rêve politique son ressentiment dures et humiliantes. en paroles M. sa fille avaient été interceptées il faut la lui faire. non la guerre. eux d'entre soixante éliraient riches les plus bourgeois et que les vingt cantons le corps municipal. s'exhala de justice. » Des lettres de vous devriez mieux contenir disaient ces « Napoléon. et les ministres de ville. sera Je rendrai cette noblesse son pain. Aussi. le comte de Néale. » ne veut pas faire la guerre. et de la Porte. dans la capitale les premiers neur d'entrer de la toute la population C'était par un temps magnifique au vieux palais et s'y ville était dehors. mais parce que le sang de mes peuples que pour sa devoir est de ne le répandre que mon premier est Mais ce bon peuple de Berlin sûreté et son honneur. qu'elle de » A la vue du prince de cour obligée . former pour la ville hommes chacun soixante pour garder fourniraient une il admit à son audience et en faire la police. pereur. le chancelier du corps députation de Bavière.x l'honréservé m~ leur avait Napoléon vainqueurs d'Auerstaedt de la Prusse. tandis que ceux qui sauvés. était entré contre dans Berlin. le clergé protestant de Portugal 1 '1 et les cours Napoléon d'amertume guerre favori.i(ji 1 RÉVOLUTION V'~ FRANÇAISE. de ma puissance. « Hé bien lui. l'on attirée se sont victime de la guerre. de mendier si petite. avaient le cœur allumé ulcéré qui venait avec l'alliance contre eux qui de rendre ceux et plein ou soufflé la impossible la Prusse. je ne veux pas comme vous le pensez. <*806) _L. lui dit l'EmMonsieur. « Non. devant présenté en voici le résultat femmes ont voulu la guerre. vos votre famille. ajouta l'Empereur. lettres.

105 « Ne vous présentez civil de Berlin gouverneur je n'ai pas besoin de vos pas devant moi. en sept ans. quand avant six heures même. parmi lesquels six cents pièces de canon. en effet. de la princesse du soir. » Aussitôt. qui est la Saale. . que nos pères n'eussent pas traversés en sept jours. « Une des premières militaires puissances une honteuse osa naguère nous proposer capitulation. l'Elbe. appris qu'il entretenait de ses fonctions avec le roi. pris cinquantedes gardes du roi forteresses. vais. sont ceux trois de nos victoires. du prince qui avait l'avoir lue « Oh c'est bien là son écriture. services. plus Nous avons fait soixante cinq drapeaux. jetez cette lettre au feu je ne Madame. et protester Hatzfeld vint se jeter aux genoux de Napoléon de l'innocence vous une mit. était la conquête de la monarchie prussienne Cependant. et la lui re» dit – lejugeyous-même. Les forêts. Ses larmes émurent Napoléon. à Potsdam. lui dit-il. il fit apporter été interceptée. Madame. lui dit Napoléon. votre mari. qu'il l'envoyait. de Prusse. empire. « Je lui dit-il. Nous avons précédé. en faire lettre Après de son mari. le prince fut une corres- militaire Une commission sa trahison. et livré dans l'internous les avons traversés valle quatre combats et une grande bataille. » serai plus assez puissant pour faire condamner deux heures plus se hâta de brûler la lettre Et la princesse la princesse « Hé bien tard son mari était perdu. anéantie. en ces termes à son armée finie. arrêté. en sanglotant. Napoléon l'annonça de l'Europe. » C'était à la mort retirez-vous dans vos terres. et abusait pour C'en était de l'armée des mouvements française. Napoléon secrète pondance l'instruire assez Un moment avait après. à Berlin mille la renommée prisonniers. pour prouver le jour et la sentence devait être exécutée allait le juger. les défilés de la Franconie.(1806) Hatzfeld.

Cependant. Davoust était entré dans Leipsick. de gloire. » qui eut lieu le lendemain et récompensa Berlin. A la vue du depuis quatorze corps d'Augereau qui avait fort peu souffert. deun moment parts. dit-il au maréchal. demandaient prussiens nous pourEmpereur ? nous disaient-ils suivra-t-il toujours lépée dans les reins? Nous n'avons pas » Ils voulaient de repos depuis la bataille. les jours. et Soult avait passé 1 Elbe. qu'en vous disant que je vous porte dans mon cœur l'amour Après avoir dans une revue tous que vous me montrez félicité et remercié son armée. nue était magnifique est et cepenplus fort que tout ce qui reste au roi de Prusse partie de mon armée. (1806) de vingt généraux. en les voyant défiler devant ses regrets témoigna blessés beaucoup de vieux lui. de son entrée à » un éternel souvenir. nomma à toutes les places vacantes « Vous vous êtes couverts les braves. « Soldats les sentiments je ne puis mieux vous exprimer que j'ai pour vous.106 RÊTOLimON FRANÇAISE. Déjà la forrendue au maréchal s'était teresse de Spandau Lannes. » leur capitale. De toutes la paix. près de la moitié de vous regrette de n'avoir pas encore tiré un coup de fusil. j'en conserverai Parmi qui avaient fait le plus de pertes. 61e et 85e Napoléon. « Que veut votre lés chefs mander vivants. dit-il aux soldats de Davoust les régiments Napoléon. étaient les 12e. et dont la te« Votre corps. il n'y a pas besoin . » répondit les morts l'Empereur. d'enterrer trois leur jours pour enterrer les morts « Songez aux le soin et laissez-nous de trêve pour cela. le roi et la Tandis que Napoléon occupait reine de Prusse vers les extrémités orientales de fuyaient leur royaume. vouement et la bravoure de savoir soldats dont morts ou grièvement il connaissait le dé- ans. Chaque jour était marqué pour eux par la dant vous n'êtes que la dixième perte d'une place forte ou d'un corps d'armée.

onze plus après par le nomde la Trave. officiers. lut. qu'il hommes l'armée d'infanterie. « Si quelsait un moyen de sa- de s'ouvrir un parle. en Bernadotte et Soult. presque de terreur et capitulèrent. » se rendit de cette guerre le 28 avec seize. l'emporta. cerné Messieurs. par le général Blücher que j'apprenne bientôt qu'elle a éprouvé le même sort. A la nouvelle de la capitulation en de Hohenlohe. leur dit-il. que sa position sur une île de l'Oder rendait fuinexpugnable. pièces de canon élite de et qua- rante-cinq drapeaux. cent dix-huit quatre mille l'alternative de mourir le 7. » Quelques uns proposèrent mais le sentiment du péril commun passage en combattant. du Holsteiu. Il commençait dans Lubeck. drapeaux. « l'un des principaux boute-feu et Hohenlohe. une lutte héroïque de quinze accablé heures. de toutes les places. prussienne. il mit Enfin. six régiments soixante-quatre de cavalerie. » Traqué. il est repoussé de toutes les rues. frappées et la seconde le 1 er novembre. apparaissant tout-à-coup devant la ville. mettre qu'un bas fut par Murat à Prentzlow Il assembla son conseil les armes. Blücher effet. avait écrit vous avez débordé une colonne de huit Napoléon à Murat.(1806) EMPIRB. en forcent les portes et font irruption dans ses murs. état de soutenir un long siège et Custrin. rent la première le 29 « II n'y a rien de fait tant qu'il reste à faire. sur la rive gauche bre. sommé de de vous. l'artil- de vingt . et fut fait prisonnier. C'est en vain que Blücher veut se défendre. à Schwartau. Stettin. Cinq soixante généraux. il lâcha prise et s'enfuit mais refoulé par nos troupes contre la frontière et placé dans bas les armes. à s'y jeté en désespéré retrancher quand les Français. octobre.mille impie. s'était mille hommes commandée ou de se rendre. de tous côtés par Murat. mille hommes. chevaux. i07 Hohenlohe.

le délire contre de leur vanité. du duc de Brunswick. nous fermions au commerce successivement anglais ses grands entrepôts sur tous ces points. Niewbourg. » de Schwartau. qui commandait dit Napoléon. d'exécuter huitième corps. étaient. (1806) lerie entière. » avait le et il avait chargé Mortier. qui. astres « Ainsi. de l'Empereur. s'emparaient du côté de de toutes les villes anséatiques Ainsi. lation d'Erfurth. Dès le 1 er novembre. ainsi que la Poméranie furent. suédoise. des places de la Silésie. d'Ulm par la capituquatre fois la catastrophe de Hohenla seconde. Ney bloquait Magdebourg. « Ils ne règneront de Hesse-Cassel plus. du pays de Munster et d'Osnabruck. Hollande s'empara Hase joignant à Mortier. dans sarcasmes d'Iéna disait en un mot tout et d'Auerstaedt. de cette guerre les instigateurs indépenle prince de Fulde-Orange. la troisième. ce décret. officiel. les généraux la première. le roi de de la Hesse électorale. maîtres la mer du Nord et de la Baltique. et le Brême Brunswick. trième. et le roi de Hollande au nom Mortier avait pris possession. . non et de magasins de Stettin et de Cusà l'exemple mois siège de plusieurs trin. De son côté. et. le bulletin ce qui avait échappé en notre tomba aux déspouvoir. plus grande place forte de huit cents pièces de camille hommes. ces généraux prussiens s'étaient permis tant de ont renouvelé autrichiens. entra avec lui dans le Hanôvre. par celle du prince et la quade Stettin. son de vingt-cinq un soutenir elle pouvait immenses. elle demanda Parmi damment l'électeur à capituler. damme.-J08 RÉVOLUTION FRANÇAISE. Mecklembourg que les troupes de la conoccupés. pendant et de Vansous les ordres de Jérôme Bonaparte fédération. Pourvue d'une garnide la Prusse. Hambourg meln. par là. lohe par la reddition. par la capitulation c'était la Depuis quinze jours. et.

monsieur mon frère. se dérobant de sa cour.(1606) EMPIRE. Posen. et ne songea plus. en pensant de l'avenir. aux terribles éventualités à l'influence Aussi. Neisse. Schallembourg la foudre nous a Cependant Schweidnitz pouvoir. Vous êtes trop juste. écrivit-il malheureuses déploré qui plus que moi les circonstances ont amené entre nous un état de guerre incompatible avec les intérêts de nos deux nations. en Silésie. du vainqueur. cette Tous ses généraux prussienne. monarchie que l'Eu- les vieux compagnons du grand s'était rendu maître Napoléon rope. frayeur. par l'exemple redouter de et son esprit était rempli plus qu'à le désirer. Quelques jours avaient armée si belle et commandée par Frédéric d'une en quelques jours. et Étrange évènement semble d'hier. De toute son armée. n'avait pu dompter. il ne restait au roi de Prusse que renfermés dans quelques quinze mille hommes places de la Silésie étaient suffi et de morts. » les places de Glogau. commençait dont Napoléon se disposait à frapper l'Angleterre. ou pris. à Napoléon. à le Alexandre. Breslaw. implorer la générosité Bien qu'il sur l'appui de son allié l'empereur comptât il avait appris. inconsidérément d'avoir pour m'accuser cherché pour à rompre des vous me rendaient liens que mes sentiments personnels Vous êtes trop chers doublement . en sept ans de guerre. le roi de Prusse dans sa détresse. Brieg. pour anéantir la Pologne ou blessés. et Glatz. 109 l'exécution de ce projet de système continental. s'empressa-t-il de demander n'a la paix. à Kœnigsberg. s'enfuit qu'à disait M. tombées en notre étaient l'un à Davoust et Murat avaient fait leur entrée. rapide qui. de l'Autriche. et l'autre à Varsovie. Alors. « Personne. quoique appartenir aux temps « Quelle fabuleux destinée inconcevable et inattendue frappés.

le il Par-là. porter à m'apprécier C'était le moment pour Napoléon un grand acte d'opérer il s'était elle était politique vengé des perfidies de la Prusse grand maintenant pardon. il eût contenu l'Autriche.HO RÉVOLUTION FRANÇAISE. que les fondements affermis. le 6 novembre. forcé la comgrandi avec sa fortune à l'Oder et de l'Oder à la Visconquis les colonies les deux par nos armes territoires servissent de compensation pour et ses alliés avaient dans perdues avons que la France « Nous Indes. D'ailn'espérait plus s'attacher leurs ses prétentions mandant en maître tule. à la vengeance devait succéder la monarchie Après avoir renversé prussienne. Pendant de Prusse. fallait la relever. en retour. que les et hollandaises ne soient renespagnoles françaises. avant que la paix générale ne soit conclue. premier » crée. invariables de notre conduite. Toutefois. pris pour principes écrivait-il au sénat. continental. il voulait que avaient du Rhin les ne lui demander et. donc qu'une avec la Prusse ne Napoléon terminerait et. (1806) d'une seule journée puisse vous pour que le résultat » moins. ni la a fait tomber dans nos province que la force des armes mains. un armistice soumettait paix séparée il ne se refusa fut point à négocier. signé à Charlottemdu roi bourg. dans qu'on ce traité à la ratification à Berlin. de son système Napoléon s'occupait. la fortifier. Mais Napoléon la Prusse. sa proclamation du 26 octobre. de n'évacuer ni Berlin. Russie à faire la paix. et l'Angleterre à déposer les armes. de la puissance ottomane ne soient et l'indépendance absolue de ce vaste empire. colonies dues. à ses pieds. intérêt de notre peuple irrévocablement consacrut rien. que son alliance. « Nous ne poserons avait-il dit plus les armes. ni Varsovie. que nous n'ayons obligé .

confisquant pressant traitant en ennemis actifs tous les individus non armés en état d'hostilité avec elle. et tout cela l'intolérance. un instant. des révoltes des traités excitées. massacre. de l'Angleterre disait le président des États-Unis. suivi universellement par tous les peuples policés 2° Qu'elle ennemi tout individu répute à appartenant faire. » Seule. semblait se jouer de tous l'Angleterre les coups dirigés sa puissance. pendant subisque toute l'Europe sait notre suprématie. M. rencontrera des guerres res. la cruauté. pirates. (6). des Français empereur roi d'Italie considérant 10 Que l'Angleterre n'admet point le droit des gens.tf806) EMPIRE. le rompus. Voici le décret qu'il rendit à Berlin. on ne des expéditions de destructives. le 25 novembre décret qui devait remuer le monde et avoir tant d'influence sur les destinées de l'Empire. peut-on soi-même pour la contraindre à ne les plus violer? Le droit de la défense naturelle permet d'opposer à son ennemi les armes dont il se sert. les Anglais. les matelots. les neutres. Souveraine absolue ^contre des mers depuis sa victoire de Trafalgar elle y appliquait à l'aise ses lois maritimes. le commerce pour monopoliser du monde. l'usurpation. et de faire réagir contre lui ses » propres fureurs. ou plutôt ses coutumes barbavisitant. ces éternels ennemis de notre nation. à renoncer au projet de troubler le continent et à la tyrannie des mers. des intrigues des stratagèmes corruptrices. « Napoléon. en effet. C'est ce que fit Napoléon. de Talque leyrand connaît s'exprimait à ce point ainsi toutes « Contre les idées une puissance que qui méde justice. bloquant les ports et pillant impunément les propriétés « Qu'on ouvre l'histoire particulières. perfides. ? » Dans un rapà ce sujet. à l'Empereur port qu'il adressa. sinon de les oublier . la tyrannie.

et aux embouchures aux havres forti6és de tous le raison et l'usage droit de blocus. incapables toutes ses forces réunies seraient côtes entières et tout un Empire du droit de blocus n'a d'au5° Que cet abus monstrueux les entre les communications tre but que d'empêcher de l'Angleet l'industrie le commerce et d'élever peuples. leur néet les négociants pour les af/aires de qui voyagent goce u aa du marchandises et bâtiments aux étend 3° Qu'elle le droit de condes particuliers et aux propriétés commerce à l'État qu'à ce qui appartient quête. elle des places devant lesquelles Qu'elle déclare bloquées de guerre quoiqu'une n'a pas même un seul bâtiment investie elle est tellement place ne soit bloquée que quand sans un danger ne puisse tenter de s'en approcher qu'on imminent en état de blocus des lieux que même déclare Qu'elle des de bloquer. d'après qui n'est applicable places fortes. (1806) • l'État ennemi. en conséquence. et de commerce des vaisseaux les équipages et même les facteurs du commerce des navires marchands. qui ne peut s'appliquer ennemi non étend aux villes et ports de commerce 4° Qu'elle le des rivières. plice 7» Que cette conduite de'l'Angleterre. digne en tout des .J12 RÉVOLUTION FBANÇAISK. qu'aux les peuples policés. du conet du commerce terre sur la ruine de l'industrie tinent de l'Angleterre quicon6° Que tel étant le but évident des marchandises le commerce que fait sur le continent et s'en rend le comfavorise par là ses desseins anglaises. prisonniers armés des vaisseaux les équipages de guerre en guerre. encore non-seulement mais et fait.

appartenant à un propriété de bonne prise.(1806) premiers détriment EMPIRE. est prise. combat a profité à cette puissance à l'ennemi de la même 113 au 8° Qu'il armes nière dont qu'il d'opposer et de le combattre naturel les ma- de justice civilisation « Nous méconnaît toutes les idées lorsqu'il et tous les sentiments résultat de la libéraux. « Le commerce et toute nant bonne marchandise des marchandises anglaises est défendu. suit « Les Iles-Britanniques cus. âges de la barbarie. jusqu'à ce que l'Anait reconnu et le gleterre que le droit de la guerre est un même sur terre et sur mer qu'il ne aux propriétés ni à la personne privées. provede déclarée 8 ou à l'Angleterre appartenant de ses fabriques ou de ses colonies. . qu'elle a consacrés un principe fondamental de l'Empire. des armes et que le droit de blocus gers à la profession doit être restreint aux places fortes réellement investies par des forces suffisantes. V. sont décrété et décrétons en état de ce qui blo« Nous avons. sont et toute déclarés commerce et toute déclarées ni peut s'étendre des individus étran- correspondance avec elles sont pés par nier de guerre. sera fait prisonsujet toute sujet marchandise anglais. « Tout magasin. parmi les hommes avons résolu d'appliquer à l'Angleterre les usages dans sa législation et d'en faire maritime. en conséquence. de toutes les autres est de droit il se sert. « Tout interdits. « Tout anglais qui sera trouvé dans les pays occunos troupes ou celles de nos alliés.

avec la terre. un juste sentiment ni par la passion ni par la haine. tyrannie ce au fond. tant contribué par de nouveaux que nos armes ont obtenu aujourd'hui Nous sommes prêts à faire la paix avec l'Angletriomphes. encore elle ne peut être conclue que sur des bases à qui que ce soit de s'arroger autelles. cun droit de suprématie qu'elle Prusse mais . après tant particuliers d'années barbarie contraints dont dées de civilisation. contreviendra comme s'ils étaient seront vire et la cargaison confisqués » anglaise. la ruine de la puissance britannique de la liberté des mers. et de revenir. Ce que nous avons inspirées les trois coalitions avoir dissipé offert qui avaient après nous l'offrons à la gloire de nos peuples. sera saisi. ne m'ont été de réciprocité. donné contre dit-il dans son message. et nous avons orà notre elles des dispositions qui répugnaient les intérêts des cœur. Ces déterminations. propriété à Tel était le moyen employé pour arriver par Napoléon et le son grand but. qu'elle ne permette rende les à notre égard. juste et nécessaire.H4 RÉVOLUTION FRANÇAISE. Il nous en a coûté de faire dépendre de la querelle des rois. par les abus et la cette mesure maritime de la législation anglaise. Napoléon envoya en « Nous avons mis les Iles-Britanniques décret au sénat état de blocus. au moyen d'une fausse déclaration. Tout cela était conrétablissement traire moderne et de la mode la civilisation aux principes mais provoquée il le savait rale sociale. et le naà la disposition ci-dessus. des premiers aux principes âges des nations qui caractérisent mais nous avons la été les mêmes armes à l'ennemi commun d'opposer commanil se servait contre nous. était. « Tout bâtiment qui. (1806) « Aucun des colonies bâtiment venant directement d'Angleterre ou anglaises ne sera reçu dans aucun port. nous sommes prêts à la faire avec la Russie.

ils « Quand sous Bonaparte dictait ses sa dictée. Le lendemain. Frédéric-Guillaume avait refusé de ratifier l'armistice de Charlottembourg. fut rompue et ne songea plus qu'à aller chercher Napoléon la paix là où il rencontrerait les Russes. sur-le· il dicta la proclamation suivante' champ. colonies merce doivent à leur métropole. et arriva le 28 à Posen.) phrase. que vous étiez sur le champ mémorable d'Austerlitz. les réveiller » et. dit Bourrienne. sa dictée le trépied. rapports ses troupes. « Soldats 1 « Il y a aujourd'hui un an. l'empereur de Russie m'a offert du secours. 1 à notre à laquelle comils Cependant cinquante Hohenlohe l'Oder pour se réunir aux Russes. chargé de lui demander la ratification la chose ne dépend plus de moi. et je me suis jeté dans ses bras. rendaient les armes à leurs vainqueurs. cent mille mille Russes s'avançaient ralliés autour x 1. était une C'est telle alors ou et se faisait en riant relire ce qu'il fois je l'ai de l'effet que produirait . du prince de depuis quelques et de toutes sortes temps. avait-il dit à Duroc. plus d'une » (Mémoires de Bourrienne. De son côté. dire avait combien sa sur dicté. dit-il. à cette heure même. s'applaudir vu provisation. j'en ai écrit tête se montait et il imque telle pour le suivre. ^j. des mauvais sur le découragement de avaient à souffrir jours.(*806) 1 EMPIRE. enveloppés. Il quitta Berlin le 25 novembre. activité il était pour et Dieu l'air ainsi car sait inspiré. Les bataillons russes épouvantés en déroute. Ayant reçu plusieurs qui. » toute négociation Après cette réponse. et qu'elle garantisse et à notre industrie la prospérité » atteindre. fuyaient ou. alors proclamations. comme celle des improvisateurs fallait écrire avec Il était une incroyable sérieux. des mauvais chemins de privations: « Je vais.U vu. Il avait par moment Italiens. Prussiens couraient vers sur la Vistule. « Il n'est plus temps.

à notre commerce sa liberté liés. coalition. de mauvais temps tout a fui à tout surmonté Vous avez tout bravé. RÉV01. (18M) mais elles étaient tromdes paroles de paix firent entendre d'une générosité peutA peine échappés. L'Oder. la ne déposerons point les armes que nous « Soldats! de nos alaffermi et assuré la puissance n'ait paix générale et ses colonies. de bataille. sont en notre places de guerre. établissements le droit de faire espérer Qui donnerait colonies espagnoles. pouvoir n'ont pu vous arrêter un mola saison. la sur plane de leur les légions de Sobieski de retour revoir croit voyant. deux cent quatre-vingts senaux. dit en arrière. cinq grandes de la Pologne. bliaient Rien ne saurait . n'ait restitué nos Pondichéry. par l'effet peuses.– _11_i~a a.CTION . leurs privations. n'est déjà leur principale espérance. Ses places plus. encore du quartier-général.716 FRANÇAISE. de la troisième aux désastres être condamnable. la cavoulu défendre « C'est en vain que les Russes ont l'aigle française et illustre Pologne. les les déserts la Wartha. Nous avons conquis. sept cents pièces drapeaux. fortes. mémorable expédition. Le brave et infortuné Vistule. ses capitales. le leur donnerait destins Qui les balancer de Russes aux desseins ? Eux ET Nous si de renverser de justes droit SOMMES-NOUS Ï>AS LES SOLDATS DAUSTERL1TZ ? » l'effet prodigieux que cette propeindre « Les corps stationnes sur toute l'armée: clamation produisit à marches de traverser brûlaient Bourrienne. fondaient ils duquel ses arses magasins. leurs fatigues. ment. ancienne pitale de cette en vous Polonais. et les le cap de Bonne-Espérance des Indes. forcées l'espace qui les séparait oude l'Empereur se trouvaient rapprochés plus et ceux qui etaspileurs maux. votre approche. sur l'Elbe et l'Oder. Mais l'allié sur la tactique ils en ont ourdi une quatrième.

quand il avait senti la nécessité souliers. Que les armes. des dans l'intérieur du monument. massif.1806) raient à combattre. de ceux une fête en méil y serait célébré morts dans ces journées à jamais qui étaient célèbres. hommes. . EMPIRE. qui avaient assisté et sur des tables d'or d'Austerlitz et d'Iéna. consacrer le souvenir de ses deux derdécréta campagnes. sur corps d'armée tailles d'Ulm. les « L'Empereur a dit cela. et de la Madeleine. » de les réveiller. l'enthousiasme ou tant était prodigieux plutôt le fanatisme que Napoléon savait inspirer à ses soldats. les noms tables de marbre. Napoléon Qu'il serait élevé. Voulant. champs seraient et par régiment. aux anniversaires d'Austerlitz moire et d'Iéna. mais ils se disaient naient guère ce que disait Napoléon. de tous gaiement sans vivres. l'intérieur les ennemis seraient dans déposés ment. sur l'emplacement monument dédié à la grande armée Que. morts sur ces les noms de tous ceux qui étaient des bas-reliefs où sculptés des régiments de chacun les colonnes avec leurs noms conquis sur du monudes batailles par aux ba- de bataille de la salle seraient Qu'autour représentées de la grande armée étendards et trophées statues. H7 ils ne compreLa plupart du temps. » Ils se rappelaient entre eux combats sans où ils s'étaient trouvés ils marchaient ils passaient de longues heures sans se plaindre. et que tous les ans. seraient les un inscrits. nières en outre.

Napoléon sur à son armée. Entrevue l'Empereur Prise Armistice. – depar des sur la PoloIII Basses. L'Angleterre de l'amAttitude Sommation au sultan. se présentait et quoique la saison mées étaient nombreuses. Ene prussienne. Déjà Napoléon les Russes n'hésita avaient aupas à marcher occupé Varsovie. bat en retraite. mation sitt de à Tilsitt de Kœnlsberg. mande l'alliance la Russie. . l'avenir de la Porte avec Rupture de la France. oubliant -la secourir. énergique devant les Dardanelles. – Il passe de Nasielsk et de Pulstuck. de la Moldavie Retraite en France Le sultan Reprise Napoléon d'Eylau. de défense. ses quartiers d'hiver. Alarmes événe- Il fait reprendre à son armée de Napoléon. le champ de bataille PRÈS avoir été fatale à l'Autriche en voulant la leçon éclala Russie. Campagne – Son Combats de entrée Pologne. sultan de cette des évacuent Séllm dans ces nation. et terrible qu'elle avait reçue à Austertante pour venger la Prusse.- l'Indépendance proclamer et se port* au-devant la Narew Les Russes – Le et la Rouie.à Varsovie. de Spanden Confiance Friedland. Napoléon n'ose de Czarnovo. russe. fût devant d'elles. – La flotte formidables anglaise bassadeur Préparatifs français. (1806) CHAPITRE V. Siège et prise et de Batailles d'Heilsberg et de Lomitten. Russes.lia8 RfiYOLcnoK nunçÀisi. Combats de Guttstadt. ProciamaPaix de Til- visite Napoléon de la campagne. – Sa vie pendant – elle envole une flotte veut intervenir: de la Porte avec la Russie. Ses ar[ litz. sur la Vlstute. de l'armée Mouvements de Dantzig. ments. avancée. le Niémen. des hostilités de la Valachie Rôle de Bataille d'Eylau.– Suite des différend» ses jours de repos.Occupation lui déclare la guerre.

comme nation. n'osa proclamer Napoléon de la Pologne l'indépendance son génie hésita devant cette question et chargée de périls.(^806) • mais. ils s'armaient et sollicitaient par des adresses. par toutes sortes de sacrifices. il y fut reçu en libérateur. ils avaient . germaniques. ni le sentiment de la patrie. U9 9 à l'approche m et pris française Cependant de Napoléon l'apparition sur les bords de la a Vistule avait réveillé les espérances de la Pologne. et quand Napoléon arriva à Posen. par des députations. partages de la Pologne. Cet assassinat d'un peuple. celui même de la vie. d'évènement plus mémorable. position de l'armée vant-garde des Français. ni l'amour. leur n'a jamais reconnu les différents répondit Napoléon. entre la Narew repassé la Vistule et l'Oukra tandis que l'as'établissait sur le Bug. les armes à la main. certes. est l'arbitre de ce grand problème politique mais. je ne puis néanmoins votre indéproclamer vous serez décidés pendance que lorsque à défendre vos droits. » « La France. il fit écrire dans son bulletin « Le trône de Pologne se réet cette grande nation tablira-t-il. lité. De toutes parts. au monde même qu'un » esprit anime toute la nation polonaise. Instruits par vos malheurs. n'avait étouffé. dans le cœur des Polonais. 111 EMPIRE. plus digne il n'y eut jamais » d'intérêt. à la face du monde et en accompli pleine sous le nom de partage. le rétablissement de leur nationaDes députés du duché de Posen vinrent leurs présenter vœux à l'Empereur « La nation polonaise encore gémissant sous le joug des nations lui dirent-ils. et prouvez réunissez-vous. son exisreprendra-t-elle tence et son indépendance? Du fond de son tombeau renaîtra-t-elle à la vie? Dieu seul. civilisation. qui tient dans ses mains les combinaisons de tous les évènements. prie humblement et implore le très-auguste empereur qu'il fasse renaître la Pologne de ses cendres.

sur Golymin et Lannes sur Makow. ~_· enn son nnirôn entrée sur V. par son exemple. Après avoir atteint et culbuté Napoléon des il fit prendre russe (26 décembre). instant à chaque près de s'abatsur son cheval. plusieurs en furent chassés et menés battant pendant que Soult pendant Davoust se porta ensuite à Tykoczyn. qui paraissait ta boue et chancelant alors en vogue chanson d'une ce refrain bre. Arrivés ils la nuit. Augereau se dirigeait On marchait cantonnés. que vous ayez un fameux coup sans pain par des chemins dans la tête. il avait rew. l'armée à Pulstuck contre lutter péniblement Un soldat voyant l'Empereur générale.n Varsovie se dirigea Il ne put y resun délire universel. courait de rang en rang. vo et les contraignit à Czarnoqui les rencontra ils s'y à Nasielsk. et de Cynéas du conseil parodie côté. au milieu d'eux.) qui d. se mit à rire. comme ça. mais souvenez-vous-en. « II faut.) t. m. quatre jours »– «Allons. »–« alors vous serez rien plus et je ne vous demande l'Empereur. échappé d'un peloton. retranchèrent.III. les à cheval. pour nous mener répondait Encore quatre jours de patience.420 IBM 1 p RÉVOLUTION FRANÇAISE. 'a Souvent un mot plaisant. eh bien ? ce n'est pas trop. par une pluie le besoin de boue. en outre couverts tante et des chemins A tant de se faisait sentir dans toute l'armée. les soldats. à tout supporter.rm. lui disait un vieux grenadier. encore tout seuls après. à Pyrrhus ne déplut pas à l'Empereur. dans Napoléon cette ville excita hâte d'en ter. se mit à fredonner excitait une hilarité On ne saurait Le court Cette son trop embellir espace de la vie. et. de subsistances leur gaieté les soldats opposaient fatigues et de privations. où les Russes s'étaient sur Pulstuck. passant la Nafinir avec les Russes il lança sur eux Davoust. y passer comptant lieues. à se retirer. » (Meneval Souoenirs Souvenirs historiques. répliquaient cantonnés. encourageant. batdans un pays difficile et coupé de bois. se montrait toujours Napoléon. t. . (180W De Posen. Vain espoir. » cantonnerons nous nous parce que leur tint parole.

il appela sur eux les vengeances . lachie la VaIl fit plus de Napoléon. au-devant des Français vingt-cinq résultats tels avaient été les premiers blessés ou prisonniers. de la nouvelle campagne.806) cantonnements empire. le roi de Prusse quitta Kœnigsberg pour se avec les débris de son rendre à Mamel sur la mer Baltique. Deux Constantinople. avaient les Moscovites. possible. léon. il vint s'établir Pologne prussienne. étaient en réalité devenues et la Moldavie provinces sous son obéissance. le 5 janvier. dont l'habile y présidait politique et à de porter un nouveau vit l'occasion coup à l'Angleterre Réveillant la la Russie.('. ger sur la place de la République dans les rues de avec ostentation que les Russes traînaient ils la traversaient pour aller lorsque naguère mille hommes tués. Sélim du sort que lui réservait avec sa prétendue alliée. il les chassa feste qu'il publia de Constantinople. Mais il voulut les faire rentrer et demanda l'amitié de quatre-vingt des l'agression dans un mani- russes. 121 à ses troupes il les plaça à cheval sur la la cavalerie le plus resserrée l'infanterie Vistule. De son côté. le sultan Tous deux Pendant à se passaient de grands évènements alors hommes supérieurs gouvernaient Sélim III et son vizir entrepris Mustapha-Ba- de la régénérer. Napoà cette révolution. et. à repousser De son côté. rompant vieille France. Alexandre envoya Michelson avec une armée mille hommes pour occuper les principautés. ce temps. et il ne la laissa point échapper. cette ville. pièces de canon que Napoléon fit ranQuatre-vingt-neuf celles-là mêmes à Varsovie. la Turquie rayctar. Sélim se prépara Russes. armée. la et tandis que les Russes évacuaient sur la rive gauche à Varsovie. se tourna vers la celui-ci. il avertit des Turcs contre querelle et la protection de la Russie.

répandu. On proclama à sa place le prince Souzzo. L'hospodar le prince Ipsilanti. il comqu'il dirigeait . afin de l'opconservât poser comme sie.122 RÉVOLUTION FRANÇAISE. et justement serait un titre d'opprobre » dans l'histoire. « Qui pourrait écrivait-il au sénat. et partisan des Russes. (1807) de l'islamisme. hommes. stantinople plusieurs passèrent Le 15 janvier. et les rendit et des malheurs du sang qui serait responsables qui devaient accabler l'humanité. sa tête mise à prix. des forces imposantes sur le Danube. La tiare grecque relevée et ritage de guerres délices on triomphante depuis la Baltique jusqu'à la Méditerranée. Vingt-huit régiments autres d'Asie en Europe. de vingt-cinq mille composée était arrivée à Bucharest. de Valachie. Sentant combien il était important ottoman que l'empire son indépendance et son intégrité. dive. la durée des calculer. armes aux pachas de Bosnie et de Scutari. qu'il faudrait de la perte de jour pour réparer les malheurs qui résulteraient si l'amour d'un lâche repos et des l'empire de Constantinople. notre coupable indifl'Europe férence exciterait les plaintes de la postérité. verrait de nos jours nos provinces attaquées par une nuée de et de barbares et si. la guerre contre la proclamé Après avoir solennellement il envoya au grand-vizir la pelisse et l'éRussie. le nombre des campagnes faire un guerres. fut déclaré traître. Barayctar de janissaires partirent de Conpée. Napoléon une barrière aux envahissements de la Rusil resserra ses y aida par tous les moyens liens d'amitié et envoya des officiers et des avec le sultan. de la grande ville l'emportait sur les conseils d'uue à nos neveux un long hésage prévoyance ? Nous laisserions et de malheurs. lavant-garde. dans cette lutte trop tarfanatiques civilisée venait à périr. les nouvelles de Constantinople ne changèrent Cependant et tandis point les dispositions du czar contre les Français.

A mesure qu'il approchait de l'armée ennemie corps rendus et la forçait de la sienne. à Eylau de rétrograder. repoussée elle se retira sur Liebstadt mais le surdivisions avoir russes reçu la joignirent. Audacieux il jusqu'à la témérité. en s'avançant sur notre gauche. et des renforts. celui de l'ennemi. dont quitta des Russes. C'est ce que fit ce maréchal. et les fleuves étaientgelés. nous donnait autant d'avance même En par notre en prenait même droite. mouvement Varsovie et leva ses temps. qui marchait toujours. de manière . Dès le 1er février. qui s'était donna découvrant le mouvement porté en avant. général espérait nous jeter au-delà de la Vistule. Mohrungen. elle était comde Paul Ier. Napoléon ordonna à Bernadotte de battre en retraite et de favoriser. Bernadotte Elbing. aussitôt l'alarme à toute l'armée jusqu'à à temps. se dirigèrent. C'était plusieurs après Bientôt (15 janvier). toute l'armée quartiers française fut en mouvement. et passer lui-même ce fleuve sur le pont de Dantzig. en l'attirant sur la BasseVistule. de Après le combat il se retira sur Osterode de sorte que l'ennemi. quand Ney.(1807) manda EMPIRE. Ce à ses troupes de reprendre l'offensive Déjà l'armée russe s'était mise en marche l'un des meurtriers mandée par Benigsen nous surprendre dans nos cantonnements. que luidu côté opposé. Il avait envoyé la journée Napoléon à chacun resserrait l'ordre les d'être à pou- dans du 8. Napoléon quitta d'hiver. il n'y avait pas un moment à perdre. toutes 17. Varsovie. s'avanl'ennemi Cependant çait. par ce feint. sur la la neige couvrait les par un hiver des plus rudes routes. lendemain. Basse-Vistule. 125 sur la Vistule. réunit ses il rencontra Averti troupes et se porta au-devant à Mohrungen l'avant-garde et mise en déroute. allait fondre sur Bernadotte par son centre. de l'ennemi.

par une artillerie blessé. braves II revole cbeval. lorsque le lendemain. grièvement Murat arriva avec sa cavaSur ces entrefaites. l'officier (1807) chargé les Russes et fut pris par de porter cet ordre à Bernadotte. 8. le canon fait attacher couvert réveille sur de les son a peine connaissance. rassemblant on l'entraînait. reau et quarante pièces de canon de sa garde pour répondre et dans en nombre Bien qu'inférieurs au feu de l'ennemi. A sept heures du hauteurs qu'ils avaient hérissées matin. Dans cette obscurité. il les trouva rangés de canons. débouchait pour se porter sur russe. et. choc avec une héroïque terrible mais notre gauche nemi sembla manœuvrer pour déborder sur Davoust de l'armée sur les derrières en tombant la dégagea. pour qui ne devait être opérer le lendemain. sa dépêche portée à Benigsen. perdant Augereau. le maréchal mais s'être Augereau. de bataille. le 9. s'égara entre le centre et la réserve ses colonnes furent formidable. emporté du champ et lui-même. deBergfried. réunie que dans la journée du 8. en bataille sur des à la pointe du jour. les Russes repoussé Après avoir. route. successivement de Deppen. Aussi.124 voir livrer bataille RÉVOLUTION FRANÇAISE. le 7 février. écrasées. » d'Eylau. changea Il se trouva la hâte son armée. mi. de l'enneJe direction. son point armées. de son corps. l'armée en mesure française d'attaquer ainsi. était malade au galop dit le bulletin et avait à la tête otnciet. Napoléon. prit le chemin de Kœnigsberg. Malheureusement. et d'Eylau. en pleine déles croyait le 7 février. grande fut sa surprise. deGuttstadt. ce soutinrent les Français une position moins avantageuse l'enUn moment fermeté. en effet. de Hoff de Wuterdorff. Tandis qu'Augereau les deux une neige épaisse couvrit tout-à-coup son centre. après . ils commencèrent l'attaque par une vive canonnade fit avancer Aussitôt le corps d'AugeNapoléon Eylau. voyant à ses dispositions. le piège où Celui-ci. Battues « A la bataille rhumatismes.

. à ce mouvement s'opposer massacre. « Qu'on sant ensevelir sur un espace d'une lieue prisonniers. ches à feu vomissaient quand. tous les jours passa Napoléon le champ de bataille d'Eylau. Davoust. disait le bulletin. par l'empereur grâces ordonnées maîtres du champ de bataille. poussa du plateau qu'il occupait. soutenu par manœuvre EMPIRE. Benigsen que. N'ayant pu y parvenir. qui restèrent mille aux Russes quinze qui prirent pièces de canon et seize drapeaux. entre Alors Ney et Davoust. lante et inouïe. neuf ou dix mille cadacarrée. 125 sur les Russes de gloire destruction la cavalerie inévitable et qui sauva nos la cavalerie Vainement qui colonnes enne- voulut lignes sista qu'en traversèrent elle fut culbutée. et aux Français. nuit approchant. Ney déborda les Russes sur leur flanc droit. tenant-général fut frappé à mort. il se détermina dont les Telle fut l'une des journées les plus sanglantes annales tribuèrent de la guerre fassent mention. malgré les actions de également elle appartient Alexandre. trois cents boun'avait bat ou plutôt le carnage pas cessé la la mort de part et d'autre. compromise. derrière débouchant l'ennemi. quarante sur heures plusieurs les blessés et fairecueillant se figure. se placer au village serré tellement se trouva et vint de Schenaditten. Les deux armées s'atla victoire mais. gré la nuit. il tenta. crai- malgnant de voir son arrière-garde ce village. de reprendre à la retraite. le déborda le comDepuis dix heures. et recula sur Kœnigsberg.(1807) lerie couvrit d'une mie Alors et. les morts. Deux horrible la bataille ne fut plus qu'un ne réla troisième russe furent rompues d'infanterie s'adossant deux fois à un bois toute Des escadrons russe cette exécuta Pendant l'armée de la garde mais le lieucharge brilce temps. et le re- qui d'Hautpoul. la garde audacieuse fondit s'il à l'improviste en fût jamais.

des lignes de sacs quatre ou cinq mille chevaux russes. Napoléon les avait habituées à en fut vivement plus faciles. elle allait. de cette résultat peu décisif. s'en repentira car. des Victoires. vingt-quatre pièces de caon voyait les cadavres des conducnon. ni la nation. bataille. auprès desquelles vres. opiniâtre d'être en vain. A Paris. teurs enlever tués au moment tout cela avait où ils faisaient plus de relief des efforts sur un fond pour les de neige. ne se réjouirent du résultat si chèrement acheté et si à la mémoire du brave Cependant. r 1 · 1 (1807) tués. de et les soldats au-delà des fri- rapprocher Qui osera en troubler de la Vistule mas nous de l'hiver serons comme comme l'automne. l'opinion et une baisse notable se fit sentir dans les fonds puJusqu'à nos pertes. blics. nous allons nous de la Vistule et rentrer dans nos cantonnements. Friedland. fran- toujours les soldats çais de la grande armée. des victoires émue.126 RÉVOLUTION '1 FRANÇAISE. » . « Soldats dit l'Empereur à son armée. ni l'armée. en voyant la résistance on s'alarmait sur l'avenir d'une camdes Russes. On exagérait et. Cette statue devait être érigée sur la place de ses blessures. au-delà du Danube. et faite avec les canons dans pris à l'ennemi cette fameuse journée. des débris de fusils et de sabres. le repos. l'amour de est fait pour inspirer aux princes Ce spectacle » de la guerre. d'obus. la paix et l'horreur envoya à Paris les seize drapeaux Napoléon pris à la baen même temps qu'une statue setaille d'Eylau il ordonna rait élevée mort général d'Hautpoul. au milieu au commencement français. où tant de sang venait prodigué pagne comme n'avait point encore pâli Mais l'étoile de Napoléon briller du plus vif éclat à sa gloire. la terre couverte de de munitions boulets. au contraire. ce jour.

EMPIRE. son génie M. » Son armée pourvue et rétablie. « Napoléon dit n'était jamais plus » Attentif à tous veillait actif que quand il paraisles besoins de ses soldats. sur les avait rante lieues en avant sait se reposer. Napoléon rode. Ces positions couvraient les cantonnements tule furent de Moldin. son quartier-général à Ostetransporté à rétablir son armée et à refaire son occupa C'est surtout dans ses longs quartiers d'hiver que et son activité se déployaient. de Braunsberg. et sur les moindres détails de l'administration « Les soldats français sont les enfants militaire. sur les fours. en fit élever Alors. et sa gauche Passarge. de la Vistule. couvrait son centre à Nieet à Passenheim elle était approvisionnée dembourg par les villes d'Elbing. Il s'y artillerie. à quaBraunsberg. sur l'ard'approvisionnement. sur tout. il pourvoyait à tout. à peine achevées et armées. effet. sur les hauteurs de Guttstadt. Meneval. de la nation. pas seulement aux opérations de la française. comligne. de Thorn. Un corps d'observation mandé par le général Zayonehek. et par l'île de Nogat. pays d'une très-grande fertilité.i (1807. de Sierock. à le long de l'Omulew et de la Passarge. ce de l'armée rétablis. et l'équipement. qui formait la seconde de quinze mille Polonais. les têtes Tous les ponts sur la Visdire dans ses bulletins. et. 127 l'armée Après huit jours de repos en française reprit. ses quartiers elle était cantonnée d'hiver derrière la sa droite appuyée sur la Narew. deux n'était de pont de Prag. il travailla à faire couvrir ses cantonnements il fit fortifier les ponts de Spanden et sur la Passarge et construire des ouvrages d'Elditten. faisait-il de plus grand crime point que celui de ne pas les faire jouir de tout ce que la loi et les règlements leur accordent. magasins mement sur les hôpitaux. Napoléon autres à Marienwerder et à Marienbourg. il n'est .

428 ÉVOLUTION FRANÇAISE. n'ayant . naître Napoléon toutes les discutant voir le même jour. et le retour jussons générales. aux justes à répondre rien trouvé ce différend et. Tandis Napoléon. Sur ces entrefaites. et à la giberne du soldat mouvements. la même ministériels Peut-être neteût n'a-tque si chacun des départements lui l'objet d'une étude exclusive. à la Porte. des États jusqu aux soins à prendre pour s'assurer puissants. l'artillerie. après avoir pris Choczine • par les Français. Bignon tout entier. aude quelle variété. au gouvernement soins à donner le il faudrait dit M. de quelle continuité. turque Bender. le 25 janvier. questions relatives des détails. aux mêmes heures. qui ait prouvé. le passage. la composition gne. jusqu'à la chaussure toutes les parties de la marine. et une enfin traitant ces diverses matières. teté d'idées été pour il pas existé soit dans tant que avec la même fidélité de mémoire. de travail étendue » de la Vistule que Benigsen venait d'être repoussé et Michelson. depuis les plans de campaet ses de l'armée le génie. à la guerre. l'expédition canonde ses chaloupes de la dernière qu'à l'armement toutes les parties de l'administration. nières parcourant la de l'intérieur du ministère la direction jusqu'à depuis de la toutes les parties de l'église du village. d un seul homme de quelle est capable. réparation avec les États les plus ses négociations depuis politique. (1807j ses jours de repos. les basses régions de la société. depuis les combinairéglant des escadres. au monde un autre individu. les plus faibles et de l'ensemble avec la même connaissance foule d'autres. avait suffi pour lui fermer à une se présenta son ambassadeur intervint l'Angleterre au sujet de conférence qui eut lieu. où l'avant-garde s'était arrêté à Bucharest. mais encore aux guerre qu'il consacrait « Pour conde l'Empire. l'intelligence ` soit dans les hautes.

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de céder aux Russes la Moldavie et la Valachie ainsi que la place d'Ismaïl et celles du Danube. et somma le Sultan de remettre aux Anglais les châteaux des Dardanelles. A cette nouvelle. malgré le feu des châteaux. en imposer par un coup d'éclat. qu'il ne voudra pas. en effet. des munitions. Sébastiani refusa de partir. Sultan à y souscrire. descendre du haut rang où l'ont placé ses ancêtres. qui le trouva à cheval au milieu de ses soldats. la flotte . des bras du courage. rencontra. commandée par l'amiral Duckword. Mais le divan. Cependant. glorieux Vos remparts ne sont pas armés mais vous avez du fer.(J8OT) récriminations Russie. le peuple courut aux armes. « Dites à votre maître. coupa ses câbles et Voulant. Puis. à la il était allé rejoindre Porte. ajoutez-y et vous triompherez de vos ennemis. six vaisseaux turcs qu'elle brûla. par une faiblesse indigne de lui. à l'envoyé du Grand-Seirépondit-il gneur. « On veut. du divan empire. que je persévérerai reçu dans mes desseins. contre la conduite hostile 129 de la il s'embarqua sur une frégate. lui dit-il. “ Bientôt. anglaise parut devant les Darles traversa danelles. ainsi que sa flotte et ses munitions de déclarer la guerre à la France. » Ranimé par l'attitude de l'ambassadeur franénergique le Sultan fit répondre çais. navales et de renvoyer l'ambassadeur Sébastiani enfin. aux Anglais qu'il ne traiterait tant que l'escadre point serait en-decà des Dardanelles. à Ténédos l'escadre anglaise. à la hauteur de Gallipoli. décida le effrayé. disparut. jeta l'ancre devant le Sérail. que chasse l'ambassadeur de France et que je fasse la je guerre à mon meilleur ami Écris à l'Empereur encore qu'hier j'ai une lettre de lui. Y. résolu de s'ensevelir sous les ruines de Constantinople plutôt que de subir de telles conditions. il envoya chercher le général Sébastiani. des vivres.

le Sérail. d'organiser arrivés français étaient les appel* à son aide de Dalmatie et. quand il en aurait fini avec la et la Prusse Aux il vint premiers jour» du printemps. les dépôts tout ce qui était dans il écrivit au roi d'Espagne pour lui demander. jugea en retraite elle repassa le détroit. armés et équipés. x Et il Dix officiers la défense de sa capitale. Napoléon du fait la disparition le vide qu'avait armée. avait trouvé cabinet. (1807) qu'il peut le chargea compter sur moi comme je compte sur lui. grâce à l'énergie de six cents et d'Asie et les détroits se hérissèrent d'Europe canons. C'est de siège le siège de Dantzig. Poméranie il appela serve dans et qu'il d'avance saxonnes: troupes grossit de quelques de 1808. pour remplir il rappela celui de Mortier qui était en corps d'Augereau. dans avait terminèrent la campagne. Napoléon le savait. Sébastîani jours des Turcs. et il n'en insista que plus sur l'ende se promettant trée en France du contingent espagnol. mais après avoir perdu deux à renforcer son continuait Pendant ce temps. où il resta jusqu'au renouvellement Finkestein. quelque accès auprès de celui de Madrid. Déjà les équipages fallu tirer des forteresses de la Silésie et de une étendue a pas de plus de cent lieues. s'avancèAtors la flotte anglaise Dardanelles. tions qui commencer qu'il l'Oder. de chemins. étaient arrivés. s'établir à des opérade là qu'il fit affaire. rent Dix vaisseaux jusqu'aux de battre prudent de guerre. des différents de France régiments. quelques les côtes de génie et d'artillerie dans la nuit. corvettes et sept cents hommes.150 RÉVOLUTION MANÇAISE. venir sur cette Russie. après. avec lui. qui forma réla conscription et fit venir en poste. en traversant un pays où il n'y . en exécution déjà de cabinet en mais l'intérieur. son contingent de son traité d'alliance notre politique qui poursuivait l'Angleterre.

canons. d'Oudinôt Cinq jours après. là belle saison les armées allaient se remettre eh camd'en finir avec Dantzig pour marcher pagne. une corvette armée de vingt-quatre anglaise. montée par cent vingt marins soldats anglais et quarantè russes ou prussiens. il évacua la place et alla rejoindre Farinée coalisée* après s'être engagé à ne pas servir contre la France pendant un an. d Que ce ti«te porté ses par disaient descendants. que le général prussien Kalkreuth corps. elle par une vive fusillade fut obligée d'amener. 27. quand le général Kalkreuth demanda à capituler (24 Trois mai). Impatient Sûr les Russes. pleines voiles. son appuya les Russes du haut de ses remparts. l'assaut fut enfin résolu. à y Déjà les soldats commençaient monter. par la aussi envoya pour la la garni- par une vive canonnade Napoléon à temps avait prévenu renforcé Lefebvre de Lanflei et et Kamihskî fut repoussé. Napoléon récompensa Lefebvre en lé nômiflaat duc de Dairëzig. les assiégés résistaient Cependant On était dans toujours.(1807) f EMPIRE 13j ordonna à Lefebvre Napoléon le dixième qui commandait la place. et qu'eux-mêmes . Cette capitulation nous rendait maîtres du grand port militaire de la Baltique. Mortier renforcer Napoléon le corps de envoya Lefebvre. assaillie sur les deux rives. entra dans la Vistule à vers Dantzig. se dirigeant mais. et chargée de poudre et de boulets. trace les vertus de leur ils s'en repêre. Vainement lé ùiir avec vingt-cinq par mer Kamïnski mille hommes délivrer vainement. et un jours de tranchée Après cinquante ouverte. les lettre leur repatentes. n'était Dantzig pas encore bloquée langue de terre qui sépare le Frisch-Haff de laitier le siège en fut-il long et laborieux. Située sur la mer Baltique < à l'embouchure de la Vistule. jours après. d'investir et le célèbre ingénieur Bousmard défendaient avec dix-huit mille hommes.

et la Passarge. Alexandre hommes sans compter les Prussiens.^32 REVOLUTION FRANÇAISE. et sa garde. . qui était et. » peuple et envers nous. Au pont les renouvelèrent. et celle du 7 stein les ordres nécessaires il donna sur-le-champ au 8 à Deppen il dirigea Soult sur Wosfesdorfl sur l'ennemi. Mortier. Douze régiBernadotte qui en occupait également firent de vains efforts sept fois ils ments russes et prussiens et sept fois ils furent repoussés. Croyant ainsi qu'il l'avait fait avant la bataille manœuvra Benigsen à Guttstadt. y était campagne. Cependant. de la grande ville aux périls et à la noble pouset l'oisiveté sa carrière d'eux ne termine Qu'aucun sière des camps de sans avoir versé son sang pour la gloire et l'honneur ils ne notre belle France Que. Ney. s'avança Benigsen le pont. Une partie de Lannes. il attaqua. revint se placer derrière goureusement. mais celui-ci lui résista vien avant de la ligne de l'armée. avec Ney sur Guttstadt et se porta lui-même l'arrièreMurat. des Russes sur sa au premier avis de l'attaque de Finkenson quartier-général ligne. et l'empereur connaissent les Français surprendre de sa personne. le 5 juin. sur Spanden pour forcer De Guttstadt. pour marcher Davoust. Napoléon avait quitté il passa la nuit du 5 au 6 juin à Saafeld. russe prit l'armée de la prise de Dantzig. ils se mirent en retraite. eût été rassemce que toute l'armée jusqu'à s'y maintint blée. mon envers mais des devoirs voient jamais un privilège. les Russes ne furent pas Soult de Lomitten que défendait sempar un mouvement Surpris eux-mêmes plus heureux. d'Eylau. au début de la blable à celui qui les avait forcés de reculer. A la nouvelle mille elle avait été portée à cent quatre-vingt l'offensive. dans le nom qu'ils portent. (1807) s'ils préféraient jamais un lâche repos indignes.

par une habile et audacieuse manœules débusqua. elle le sera d'une manière si les Russes atplus éclatante encore. où déjà les Russes s'étaient retranchés. continuant son mouvement enavant. les prévenir à Kœnigsberg. droite de l'Aile afin de posséder la rive gauche et de pouvoir. se dirigea sur Heilsberg.«. abandonnant tout le pays de la gauche. Après un combat sanglant où les Russes avaient perdu dix mille hommes et les Français sept mille. Il s'agissait.. qui exigent en position. l'armée entra de vive française force dans Guttstadt. vingt-quatre on ne peut heures avoir pour que mettre des tous les corps affaires partielles . fut immédiatement Heilsberg dans son bulletin occupé. et. soit qu'à l'aspect des préparatifs qu'elle voyait faire devant elle ne jugeât elle assez formidables.l. par là. en bataille Pen- en avant Napoléon il ordon- avait. de les rejeter sur la rive pour Napoléon. restèrent attaque. droite. mais Murât. d'une de l'ennemi. démontrée par la prise de Dantzig. et ces retranchements. et laissant à la disposition des Français leurs leurs blessés. soit que ce mouvement. Napoléon. la gauche Or. magasins fruit d'un travail si long et si pénible. les Russes Dans la prévision d'Heilsberg..(1807) SarHftftnnflmÎA EMPIRE. dès le matin. jeta ce défi à l'ennemi « L'impuissance de l'armée russe. pas ses retranchements elle passa dans la nuit sur la rive droite de l'Alle. le soir. fît craindre à l'armée russe pour son flanc droit. qui le portait sur la Basse-Alle. tendent l'armée française mais dans de si grandes armées. ceux-ci n'obtinrent que le faible avan- sous les retranchements tage de s'établir dant toute la journée du 11. vre. officiel.:i et voulait disputer pris position le passage. vient de l'être encore par l'évacuation du camp de Heilsberg elle l'est par sa retraite. disposé ses troupes na à Davoust de faire un changement de front par son extrémité en avant. 133 nncîtinn ô fllsit*»»* j: avait nric à garde ennemie avait Glottau ™i.

firent. corps que distance. en avant de Friedland pendant son armée et la déploya en première marchait ligne. déboucha cette ville et atpar le pont de de Aux premiers coups de Lannes. par la rive droite avoir brûlé après position sur la Prégel de l'Alle sur Wehlau. l'ennemi pas disposée » générale. jusqu'à quatre heures du soir. Arrivé à deux lieues de dirigeait et envoya de collines. il se dirige*. de manœuvrer en peret sa garde Victor H marcha avec Ney Mortier.154 u ii RÉVOLUTION t J:nn*nAn FRANÇAIS*. sur Koenigsberg. sonne sur Friedland.était et en partie par eu partie par la petite ville de Friedland. il fit occuper à ses troupes une chaîne était. Alors. craignant Benigsen. se dont le Lannes. Napoléon veille. n finîi* KravpmAnt USO7) lorsque l'une d'elles n'est dans une affaire querelle l'Aile et de traverser à Friedland. si étroit qu'il était rempli formait une anse dont le fond. d'arriver En se hâtant pouvait encore ressaisir sur le pont de cette ville. un régiment par pée sur Eylau. depuis et. en nos flanc prendre i l'apde cavalerie qui. coiiuée par un long étang qui Le 14. proche des masses se hâta de faire défiler d'être prévenu. qu ils l'armée russe. arrivé le 13 devant mais il trouva la ville occucolonnes. rat. la Eylau. se retira ennemies. dont le quartier-général à l'Empereur. sur cette ville. 1 avant-garde taqua « G est un jour de bonheurl canon qui se firent entendre de Marengo 1 et il fit c est l'anniversaire s'écria Napoléon ce en haleine dire à Lannes et à Mortier de tenir l'ennemi Alors en effet. un message à Muordonna à Aussitôt. la routedeKœnigsherget ses ponts. française. opérant Friedland. Benigsen C'est ce qu'il fit. finir bravement la la . pour prendre il passa la rivière. reconnaître et alla lui-même arriva Napoléon cette rivière Sur la rive gauche de l'Alle. à Soult et à Dayoust. allait de la une prairie basse. nous la disputer. dans la plaine.

mouvement poléon simples et tellement comme une manœuvre il porta Ney à la pressa l'attaque centre. que avait embusquée dans le ravin qui entoure FriedBenigsen avec intrépidité land. Or. la culbuta Alors. se gauche entrefaites. Napoléon ses colonnes Lannes. Sur ces la garde impériale russe. déboucha et chargea la gauche de Ney mais la division Dupont. Après avoir fait former manœuvra dans ce but. et la refoula dans l'anse. tions c'en était fait de toute dans sa droite. ses instrucprécises. la droite en et protégé par soixante pièces d'artillerie. marcha sur la garde impéet en fit un horrible riale. l'aile carnage. . Victor et la la position de puis. après avoir reconnu manda d'enlever la ville de sur-le-champ sant un changement brusquement avant. avec sa gauche et étendant fort loin sa droite rivière vers Kœnigsberg. après avoir fait tourner plusieurs moulins. une salve d'artillerie. 135 se jeter dans l'Alle. tout entière le long de la et son centre ville les bois à la lisière toutes il les fit déboucher étaient tellement s'opéra s'était placé desquels à la fois. Battus. tirée au de l'Empereur. des Russes. les Russes ne pouvaient passer sur la rive droite que par un seul pont. et fit commencer de cetteaile. l'imprudent avait disposé son armée dans la Benigsen la couvrant plaine en avant de cette position. Dès lors. de front. donnale signal de la bataille. à pied et à cheval. il coml'ennemi.(1807) bspibe. où elle fit de vains efforts pour se mouvoir et ressaisir sa position. ébranlée qui fut un moment qui formait la droite de la réserve. sa gauche enfoncés. la gauche des Russes. Or. qui se trouvait acculée à Friedland. garde Lannes au en réserve. Mortier à la gauche. l'attaque par l'extrémité A cinq heures et demie. et ce pont était dans la ville. que ce d'exercice. Nadroite. quartier-général Aussitôt Victor Ney se mit en mouvement soutenu en arrière par il aborda en faiFriedland.

I1n. de cette tués. les campagnes précéque le plan. le couvraient ennemis mille cadavres Quinze complète. mais. __Ú1~r-'–~ (1807) ~~N*~–tf. naient plus ne combattit pendant mourir à ses pieds. un grand Soixante-dix pièces de canon. Ainsi se trouvèrent tre les Russes. » de Marengo. se voyant pris en tète. tels et cinq mille prisonniers. pressés sur leur sale flanc et chargés en queue. dès lors. en désordre '1 dans 1 1- la ville. les Russes cherchèrent lut dans la fuite. "A. Vains efforts. et l'activité que japlus puissant en effet. Il avait Cette et d'Iéna. la victoire était peau de moutons. génévingt-cinq drapeaux. Du côté des Français. Rien de plus simple Napoléon. rien ne put retenir face de notre gauche à un trouvers ce point. un ennemi nombreux dans cette bataille le génie dans qu'il dentes. dats. journée. replia forcé. sans ordre et semblable qui s'enfuit » A huit heures du soir. reculait repoussée mais déjà le pont n'existait plus. nombre raux furent de caissons. par Lannes et Mortier. dit un gué le duc de Rovigo. blessés plusieurs ou pris.156 u RÉVOLUTION FRANÇAISE. même. exposés. « Ils se jetèrent pêle-mêle dans la rivière.Iln. d'Austerlitz il y eut quinze cents morts et quatre vérifiées victoire les menaces le rendit de Napoléon con- eu à combattre. champ de bataille. que l'exécution. écrivait les trophées Napoléon à Joséphine. leur Pendant que Ney exterminait à son tour droite. mais on le vit pas'seulement que les boulets près de lui ou vepassaient à cheval les points les parcourir . Alors. et ses rues jonchées de cadavres la gauche des Rosses. rien de plus rapide de ses solsuivant l'expression des yeux. Friedland fut ennemis. Aussi déploya-t-il avait montrés et redoutable. avant de s'être assurés s'il y avait un gué en trouvèrent mais d'autres beaucoup s'y noyèrent le reste. « digne sœur. et Ney était sur Friedland maître de la ville. mille blessés.

la place Ils y trouvèdes approviet cent mille champ à voir. aussitôt russes deux il évacua et les Français en prirent rent vingt mille blessés sionnements fusils immenses. sur 16 Niémen Napoléon s'avançait de quitter l'empereur que venaient de Russie et le roi de Prusse. Les soldats dormaient encore. m. et prussiens. parcourant son armée. où le général prussien s'était enfermé avec vingt-cinq Lestocq mille hommes. de bataille des Russes. il entra à Tilsitt. cents bâtiments anglais. n'avait Napoléon la Niémen qu'à franchir en Russie pour porter la guerre elle n'avait plus l'hiver pour allié son armée fuyait avec le sentiment de sa faiblesse et de son impuissance. tandis que 1 Mémoires du duc de Rovigo. tant ils étaient faIl défendit les éveillât tigués. qu'on des pour lui rendre ainsi que cela était d'usage. Il visita ensuite le le spectacle était hideux « On suivait l'ordre des carrés russes par la ligne des monceaux de leurs cadavres on jugeait de la position de leur artillerie » par les chevaux morts ensuite que l'ennemi Apprenant essayait de se rallier sur la rive droite de l'Alle. t. Soult et Davoust étaient arrivés dans cette ville. Il s'y maintint les journées du 15 et du pendant 16 mais à la nouvelle de la défaite des Russes à Friedland et de la marche de l'armée victorieuse. le 19. Napoléon était arrivé sur les confins de l'empire russe. une nuée de cosaques l'arrièrequi formaient garde ennemie sur la rive droite. de manœuvrer sur Napoléon continua la rive gauche pour le couper de Kœnigsberg. 157 T*T 1 » m Napoléon passa la nuit au bivouac le lendemain à la il était pointe du jour. dont possession. . honneurs. de la rive gauche du fleuve. Ce qui restait au roi de Prusse était conquis. les lignes de debont. On voyait encore.(1807) empire. 92. Pendant ce temps. p. Déjà Murat.

sera tenue de pré1 armistice. ils s'attribuaient nationaleaux une résistance point. à son armée la proclamation adressa ensuite Napoléon suivante « Soldats! 1 dans nos cantonneété attaqués s'est mépris sur les cauments par l'armée russe. (1807) la nôtre. Le 5 juin. qui fut accepté et signé le de ce traité dispositions entre franl'armée « Art. afin de pouvoir. opposé progrès de l'armée française. un à Napoléon pour lui proposer officiers de un ses envoya 22. fini elle aurait autrement cette expédition. çaise et l'armée une paix qui mette fin à une et conclure signer négocier. e| ils o'eussept la faute d§ leurs défaites. nous avons . dans celle « Dans les journées de Guttstadt. Il y aura un armistice dans cet intervalle. comme en 1813. 3. En 1807. les cinq celle entreprit qu'il que avant tout. effusion de sang si contraire qui voudra « Art. russe. repos était celui du lion de Heilsberg. lités pourront concluet l'armée prussienne « Art. il se repent de lavoir troublé. rompre et ce ne sera armée. 1er. venait de puiser de nouvelles forces à peine entamée. L'armée française ront un armistice séparé. 2. à l'humanité. L'ennemi Il s'est aperçu trop tard que notre ses de notre inactivité. » etc.JJg RÉVOLUTION HIANÇAISB. que si Napoléon 11 est donc vraisemblable dans ea victoire. la paix il se décida à demander Alexandre cependant. eût voulu tenter ans plus tard. Celle des deux parties contractantes ce que Dieu ne veuille. Voici les principales armistice. superstitieux Russes avaient été les agresseurs. de l'autre venir au quartier-général la date des notifications que les hostide un mois qu'après recommencer.

nous sommes arrivés sur ceux du Niémen aveola rapidité de l'aigle. et surmontées. ? de se voir et d/établir Napoléon et Alexandre convinrent les bases de la paix. Alexandre. de Ja maligne P. ainsi q^e la toiture. des armes crement de France rent armé. « Français 1 vous avez été dignes de vous et de moi. couverts et après avoir obtenu une paix glorieuse qui porte avec elle la garantie de sa durée.(1807) à jamais pagne mémorable nous BMI'IBE. les bâti- le pavillon: il alla k la porte se plaça sur le bord du radeau pour qu'il ouvrit. Cette entrevue eut lieu le 25. Vous célébrâtes à Austerlitz l'anniversaire du couronnements vous av$z. ce|te célébré celui de la bataille année. un radeau sur lequel s'élevait un pavillon avec deux portes opposées. ments qui étaient dans ce port. qui mit fin à la guerre de la seconde coalition. arriva opposée recevoir s'embarquè1W canot bien le premier et qui à l'abri tué. magasins. chargés de toute espèce de et les. » pas faite dans quinze jours. je passe le Niémen. chacune d'une petite précédées salle d'attente. par des marins Napoléon ayant de la garde. « On me demande écriune entrevue. Vous rentrerez en France de tous vos lauriers. de Friedland. On avait fait établir au milieu du Niémen. blessé ou fait prisonniers soixante mille à l'armée ennemie tous ses. vait Napoléon à Talleyrand je ne m'en soucie que médiocependant mais si la paix n'est je l'ai acceptée. dans et de Russie. dignement de Marengo. influence de l'Angleterre. avons pris cent dans 139 dix jours de cam~ vingt pièces de canon enfin sept drapeaux enlevé Russes pitaux. ses hôr ses ambulances la place de Kasnigsjberg. Il est temps que notre patrie vive en repos. « Des bords de la Vistule. . envoyai pour armer nos ennemis. fusils que lAngleterjpe munitions. Les deux empereurs en même monté mais temps.

il demandait alors deux cardans son cabinet sait Alexandre de la Turquie d'Europe. visite à Napoléon. Quelquefois. » cas. Meneval. tout le temps que durèrent Pendant de la plus avec les marques se traitèrent Alexandre et poléon dit M. A son arrivée ils s'embrassèrent. Il fut question également Meneval.J4Q RÉVOLUTION FRANÇAIS! (i807) avait encore un peu de trajet à faire. qui les reçut avec beaucoup Nales conférences. d'égards. restèrent » Les deux empereurs en une seule acclamation'. et qu'il s'établissait t'harmonie le statu quo. parmi lesquelles se trouvaitcelle avec attensur cette carte. je serai » « En ce second dans tout ce que vous ferez contre eux. « Je hais les Anglais autant que votre » plus tard. ti«. et se confondirent droite furent répétés sur la rive gauche. à marcher tion. ensemble. Après une seconde entrevue se rendit à Tilsitt et y prit Alexandre roi de Prusse assista. partage Il d'accord. Napoléon introduivive amitié. l'observer Je les ai vus penchés Des projets de en causant. Napoléon. « Ce fut un beau assez vous à Napoléon. rendre et la reine de Prusse y vinrent le roi Bientôt séjour. ils n'étaient point parfaitement sur lequel point ne voulait pas laisser s'éleétait aisé de voir que Napoléon des débats qui auraient pu troubler ver sur ces questions un accord rétablie entre eux. à laquelle le sur le Niémen. la paix est faite. souvenirs historiques. que cette scène. à laquelle se spectacle sur les des deux armées répandues mêlèrent les acclamations de la rive Des applaudissements partis rives du fleuve. en reprovisoirement tacite pour conserver dont on convienla question à une autre entrevue mettant dit Alexandre drait • longtemps les haïssez. puis continuer être un me parut Constantinople les occupaient. répondit. tes. de rayer la Prusse du nombre .

Vainement la reine . Il céda à la Russie un district de la Pologne prussienne. nôvre.(1807) mais mais. impuissantes et ne purent lui faire obtenir des conditions moins dures pour sa couronne (7). les deux empereurs se quittè- mes.es nar par égard en faisant &anrA pour l'empereur Alexantoutefois des pertes énor- ses supplications à joignit-elle celles de son époux. et celles qui lui étaient échues dans les divers partages de la Pologne. et que les Russes évacueraient la Valachie et la Moldavie. De son côté. d'Oldembourg Comme la Russie était encore en avec la Porte.™». il guerre fut stipulé que les hostilités cesseraient. prouver combien ajoutait il désirait entre les deux empires. comme roi de Naples. m nnu>> l'a. ai« des des nnissanf. les rapports les plus intimes et les plus durables. le vainqueur pour désarmer qui l'avait tant dans ses bulletins outragée toutes les séductions de son esprit et de sa beauté furent sur Napoléon. reconnut Napoléon comme protecteur de la confédération du Rhin. EMPIRE. Il forma avec les premières. II rendit à la ville de Dantzig son et leurs indépendance première. le premier Joseph. de Varsovie et les donna au roi de Saxe. le second comme roi de et le troisième Hollande. États aux ducs et de Mecklembourg. le royaume qu'il donna à son frère Jérôme il les érigea en grand-duché quant aux secondes. puis l'avènement excepté la Silésie. le Brunswick et une partie du Hade Westphalie. dre. le traité. c'est-à-dire lui retira que Napoléon les provinces situées entre le Rhin et l'Elbe. A Tilsitt. afin d'établir des limites naturelles entre cet empire et le duché de Varsovie. elle fut conservée. puissances. d'établir. l'empereur de Russie voulant. et ses frères Louis et Jérôme. comme roi de Westphalie. en y joignant la Hesse. Ce traité signé et ratifié (8). la Prusse rendit tout ce qu'elle avait acquis dede Frédéric II au trône.

que c'est le jour où nous som« Tu te souviendras. et.~4t RÉVOLUTION MANCAME. mes devenus amis. l'attachant rang qui était à la droite du premier garde d'Alexandre lui dit-il. Napoléon de la d'un grenadier à la boutonnière rieur. _0 . ton maître et moi. Napoléon sur ta rive gauche où la garde russe était en bataille. tuat-ques de Russiejusque l'empereur d'estime etd'atoltié. Après s'être détacha sa croix de la Légion-d'Honembrassés. » .111 (1807) <tt~1JL~ rent avec de grandes accompagna du Niémen.

Insurrection de la coalition. Murat à Madrid. – Capitulation Napoléon part pour de cet événementse réfugie à Vittoria. d'EspInosa – Passage de Napoléon à la grande députation. Fontainebleau. Bataille de Médina de de Rio-Seco. Prise – Entrevue Marche de Burgos. grandeur garde Les armé Effet qu'il dé l'Empfre. ronne royale d'Espa– Scènes scandaleuses. dement que à la impériale. Honneurs de la liberté noblesse. Réveil ments de P Autriche. des Anglais. du Somo-Sierra. de Madrid. funestes nationale de la Péninsule. Constitution espagnole.Joseph Bataille de Vimeiro. –. législatif.t. éleva la grandeur de Napoléon à son rFriedland du continent. en faveur qui en dispose de Napoléon.- expédition de Charles Napolédn pour Traité de espagnole. Première abdication l'Angleterre.––=. . Proclamation et dé Tudela. civil. 'de Efforts produit se déclare relever tlon de française. et prise de Sarrapour Paris. instructions gne. Convention de Cintra. avènement de événements Perplexité Napoléon après les Il part pour Bayonne et y appelle la famille Pruâse. /unie de Bayonne.1T De l'Ebre au Danube. Armede de Paris. Arbitre suprême s'enivrer de sa gloire et de sa toute-puissance. Abolition – Nouvelle de Tllsllt. en effet. Puissance rendus et VI. Rentrée corps de Napoléon. et d'Alexandre armée à Erfurth. – Traité de Napoléon avec le roi de Napoléon la grande Bâtâmes Paroles Retraite gosse. la victoire de l'Empire. ouverture en Espagne. 44B CHAPITRE Suites de la palï à paris. Celui-ci fait proclamer son frère roi des Joseph de gouvernement. de VictQires Joseph dans d'Almaraz Madrid. Insurrection seph à Madrid. d'Aranjuez.(1S07) -K). – Retour – Suppression dans – Bombar- a* du Napoléon tribunat. il put i apogée.. . sur la Péninsule de Portugal. contre projets – Ses toi de Suède. substitutions du de la presse. – Entrée Ses d'Aranjuez. Soumission et d-0clès. Espagnes par la junte lé conseil de et la municipalité Castille de Madrid. p A victoire de Marengo avait consacré le Consucelle d'Austerlitz. en Europe. Jo– Suit** d'Oporto. lat. Départ – Siège de Napoléon du Bâylén. . à Murât. le Code Pres- de Copenhague tout le coritinerit la marine r-Don-quicbotttsme par les Anglais. "< empirb. créé un empire avec cent vingt tique. – Affaires révolud'Espagne VU. – Prise de la Catalogne. Ferdinand restitue la couà son père. de la mer de Bretagne à l'Adriail s'était. de Ferdinand IV. Insurrection à Madrid.

on avait renversé l'ancien semblait s'appliquer révolution à peine d'une qui et le langage des courtisans régime. son immense la postérité pour découvrir de la cour s'écria à son tour le premier président poléon. faire phe son premier avoir exalté outre être représentant mesure la gloire du maître. Comment. il est au-dessus aux siècles héroïques il appartient humaine. où se mouvait Napoléon sphère trompeuse et ses n'aurait-il pas perdu de vue son origine plébéienne devoirs envers cette révolution qui ne l'avait placé si haut que pour Après disposa garde France. Votre dignement ni les flatteries. crifiée à l'amitié de la Russie. il n'y a que l'amour qui puisse s'élever jusde l'admiration. de l'histoire est au-dessus M. l'État s'empressèrent de venir le féliciter.m RÉVOLUTION FRANÇAISE. Tous les corps de Nord. avec mise de la route on avait seule magnifique une en arcade. Le 27. de Saxe. votre Majesté. dans le millions cette puissance. 11 avait réduit la Prusse de moitié. et imau mil'alliance de la France. . dans cette à le faire revivre.de là à Dresde. au lieu de s'en faire. lui dit le président être placé à la distance de il faudrait gloire est trop haute » « Nahorizon. une alliée pour contenir le milieu de juillet. posé à la Russie le résultat de cette lieu de l'ivresse générale qui accueillit on se demanda Napoléon n'anouvelle campagne. ni les louanges. pourquoi On vit avec regret qu'il l'eût savait pas rétabli la Pologne. pour Napoléon avait quitté Tilsitt vers en compagnie du roi se rendre à Varsovie et. on se ses illustres compagnons. qu'à lui! » Ainsi. On ne lui épargna « On ne peut plus louer du sénat. Séguier. {1807) de sujets. sortait son ambition. élevé porte pour revenir en par où elle devait un arc-de-triommais où à fêter dignement s'était impériale A la barrière son entrée à Paris. Cependant. Napoléon d'appel. il était de retour à Paris. Déjà la en marche du Nord.

elle se rendit aux Champs-Élysées où un somptueux lui avait été préparé. à Eylau. à Friedland. Tandis que la nation se réjouissait de lui ravir celle de la conclusion la seule liberté peude la pre gloire son palais. elle déposa. en passant. et des inscriptions couvraient de ses faces. qu'elle A voir son io . à Iéna. s'avança d'eux.la paix. 145 surmonté chacune Il était pouvaient passer de front. banquet D'autres fêtes lui furent données à Paris: l'Académie Triomphe de Trajan et le sénat de musique la convia au impériale c'était lui offrir le spectacle de sa prolui fit une réception solennelle dans lui dit le président. de ces favoris de la victoire. de ces enfants chéris du génie qui préside aux batailles. Alors le corps municipal. Recevez. après une harangue du d'or votées par la ville de Paris furent préfet. ses aigles sous l'arc du Carrousel de là. Napoléon méditait eût sauvée au 18 brumaire. les couronnes aux aigles de la garde. Arrivée aux Tuileries. « Invincible de. C'était s'était le 25 novembre. et. les vœux du grand et bon par notre organe. le sénat vient au-devant de vous il aime à voir les dignes représentants de la grande armée remplir ses portiques il se plaît à se voir entouré de ces braves qui ont combattu à Austerlitz. de la Seine en lejpréfet au-devant tête. par un quadrige doré.(^807) vingt hommes empire. des braves l'approche Bientôt des cris ils parurent. garde impériale. v- de la tribune. dont l'amour vous présagent ceux » postérité. apposées celle-ci défila ensuite à travers une foule immense qui formait la haie sur son passage. aigles réunis ne formèrent qu'un seul groupe qui précéda la colonne. Dès le matin une foule immense de joie et leurs portée annoncèrent à l'arc-de-triomphe. et l'admiration ple. traversant le jardin des Tuileries.

vu.44g ambition RfiVOLDTlOM FRAHÇAISB. » Un sénatus-consulte du 19 août. la servilité « car enfin. de réflexion tout ce lité de faire. poléon. la suppression il conspirait tre-révolutionnaire. (1807) grandir avec sa fortune. Bien que. de lui-même. annonça qu'à l'avenir. plus. la discussion la durée de chaque le serait. des lois. par trois commissions (9). réduit à un très-petit et ne fût plus que l'ombre eût déjà perdu toute son influence à il ne laissait pas cependant que d'offusquer. grande marque à vie. qu'une public. et récompensa osé conserver qui avaient de sa part. une C'était. poursuivant Depuis longtemps du tribunat. point point d'opposition pour voter de l'argent. voilà ce que voulut Nala presse enchaînée qu'il voudrait mais le mois de mars 1814 résolut la Il l'obtint. à effacer tout ce qui pouvait lui rappeler s'appliquer « comme n'offrant il le supprima. son œuvre condonc. la sienne. et qui ne fut comdante. qui était faite par les la session 1807. l'homme qui semblait cause de son origine révolutionnaire. ce corps nombre de membres. et au corps législatif que le 18 septemau tribunat muniqué de la fin de et à compter bre 1807. c'était encore au tribunat qu'il avait dû le consulat mais il fallait qu'il ne lui restât plus qu'il devait l'empire. un corps législatif sénat pour voter des hommes. ses victoires n'était pour lui qu'un de on eût dit que chacune pas de plus vers le despo- tisme. c'était au tribunat d'ingratitude. » question du pouvoir absolu Mémoires de Bourrienne. la possibinulle part de contrôle. du plus grand nombre. t. délibérant du corps législatif. pendant sections du tribunat. session. . dans C'est pourquoi et discordéplacée l'édifice pièce inutile. dans l'autre. et ayant chacune sept membres séparément tribuns se yengea des quelques C'est ainsi que Napoléon une opinion libre. qu'un dans l'un. sous les seules lois de son bon plaisir.

restaura la hiérarchie Napoléon militaire du moyen âge elle avait fait des il fit des vassaux citoyens. non-seulement entourer son trône de la splendeur à sa dignité. dit Rousseau. par là. la crainte en acclamations les suffrages. on adore ou l'on maudit telle était la manière du sénat sous les empereurs. où ce corps était tombé. dit Mignet. d'opposition sur la de Carion-Nisas. et. gime après avoir détruit il abolit. il introduisit dans le Code civil les substitutions. vivraient éternellement dans chacun de ses membres. détruisit le principe d'égalité qui formait la perfection de ce Code. les une louable et la flatterie rendus » à l'État grands services Bien plus. qui avaient animé le corps. . il la transforma l'Europe 1 Statut Impérial du 1" mars 1806. qui convenait mais encore nourrir au cœur de ses sujets souvenirs présente suivent en perpétuant émulation. » d'opiner Napoléon ne borna point là sa restauration de l'ancien réla liberté de la tribune. « Il avait voulu. qu'il reçut avec respect le coup qui le frappait. avait voulu rétablir la liberté antique. disait-il. proposition irait « porqu'une députation ter aux pieds du trdne une adresse les peuples qui frappât de cette idée que les tribuns avaient reçu l'acte du sénat sans regret pour leurs fonctions sans inquiétude politiques. elle avait changé en républiques. sous un gouvernement juste. » Ainsi.(i 807) f––k ~i 1 l BMPIRJI. et que les sentiments et de dévouement d'amqur pour le monarque. pour la patrie. celle de la presse par la censure. changent on ne délibère plus. n'ont plus ni liberté ni volonté. tombés dans la servicitoyens tude. le tribunat alla remercier le pouvoir de ce qu'il avait bien voulu le « Quand les supprimer. Nulle apparence :"H décida au contraire. d'illustres et en conservant aux âges futurs l'image toujours des récompenses qui. « la révolution. 'II < 147 tel était le degré d'abaissement Cependant.

duc de Dantzig. Ces différents « pour titres Napoléon impériaux. Suchet. de Castiglione. de 1808 d'Honneur. duc de BasCaulincourt. l'Empire du corps législatif. duc de Bellune. à 1812. Marmont. duc de Valmy. duc de Tarente. duc duc de Conégliano. Il organisa il put l'arranger passagèrement de aux grands dignitaires il octroya une nouvelle noblesse. Soult. de la Légionaux membres bonnes villes. duc duc d'Otrante Fouché. et de Wagram Talleydevint prince de Neufchatel Berthier Bernadotte. aux maires des trente-sept aux évèques. duc d'Elchingen. aux présidents aux archevêques. Comme Lefebvre. celui dechevaliers (10). de Rovigo duc de Cadore. comme il était survenu avait fatigué le monde en l'ébranlant. vo Davoust. aux présidents d'État.148 BfiVOLUTIOH FRANÇAISE. (1807) il était grand et fort. Duroc. duc de Raguse Junot. Mortier. prince d'Eckmühl. aux conseillers des collècelui de comtes. duc de Dalmatie. Murat. des des cours de cassation. duc d'IsBessières. Arrighi duc de Padoue Régnier. duc de Feltre. duc de Péluse. comptes. duc Lebrun. Ainsi. le retour de tout disait-il. réconcilier favoriser les avait titre féodal créés innou- empêcher. Victor. duc de Rivoli Ney. Clarke. prince de Bénévent Masséna. aux ministres. Cambacérès. compatible velle avec la France ancienne. d'appel. prince d'Essling. duc Oudinot. Macdonald. Gaudin. prince de la Moskowa. Kellermann. Moncey. duc de Parme. duc d'Auerstaedt. le titre de princes. duc de Trévise. celui de barons. aux sénateurs. prince de Ponte-Corrand. Montebello. aux présidents ges électoraux. la France la fusion de l'an- . duc de Vicence. duc d'Abrantès. duc de Massa. de Plaisance. duc de Lannes. duc de Gaëte sano Monge. Savary. après une secousse qui selon sa pensée. duc de Frioul de Reggio. avec les constitutions. Champagny. Augereau. trie en fiefs. duc d'Albuféra.

en attaquant les neutres. ni dans Autant tant l'opinion. qu'il avait chargé de châtier le monarque avait accompli en peu de téméraire.(1807) cienne France tion. Il y signé un armile cours de son don- cherchait . toute l'attention publique On était en guerre reportée vers les affaires extérieures. stice. A la vérité. couronné se permettait une nouvelle noblesse d'improviser paux avec et des aventuriers acte. l'Angleà l'entraver. elle vengea la seconde. s'était préparé de grandes Napoléon tandis qu'il en pressait l'exécution. avec son Ruyen Mais système difficultés. avait et le roi de Suède. pas une voix ne s'éleva alors ni dans le sénat. ce n'était pas là ce qui inquiétait Napoléon. Il la tenait sans cesse en éveil de la regretce terrible mot qui était avec de son plein gré quichottisme armé. et. terre continental. auaussi des de l'ancien on fit voir de l'indifférence par fut comme la fatalité de son règne la guerre A cette époque en effet. parvenus plus révolutionnaire de la monarchie que la création impériale. et le maréchal Brune. noblesse dans EMPIRE. la nation. de l'île de jours sa . repris après avoir que Napoléon ne laissait pas le temps ter. il se demanda de quel droit un soldat Quant à l'étranger. avec celles mettre les institutions 149 de la en harmonie ni la noblesse cette ancienne. l'Angleterre. qui ne vit dans les nouveaux nobles que des jacobins parés des orirégime qu'ils avaient tant foulés aux pieds. reconnaître nouvelle aristocratie. Sa création aux yeux de la première. la liberté. disait-il. Toutefois. ni l'Europe » Mais ni la nane voulurent ne fut. en s'emparant de Stralsund.mission et de tout le littoral de la Baltique. de l'Europe. de la pensée qu'une conséquence contre révolutionnaire son qui inspirait Napoléon depuis avènement au consulat. Il faut dire à la nation pareil régime. on s'était contre montré l'établissement ardent d'un à conquérir à sa perte.

qui consistait bricks mais inutile résistance. répondit et vaisseaux flotte anglaise de vingt-trois vint jeter l'ancre devant trente et une frégates ou corvettes. une Trois le prince. avec l'Angleterre. contre la France morale par sa dignité dans toujours refusé d'entrer qui. Alors pentirent la ville par mer et par terre. et les Anglais s'emparèrent six en dix-huit vaisseaux. elle capitula. et vingt-cinq chaloupes n'offrait pas d'exemdont l'histoire Cet acte de violence. quoiqu'elle de l'entrée rendue maîtresse à l'intérêt sacrifiant fût en pleine paix avec le Danemark. interdit avec la France un traité qu'au dernier les sujets tout commerce confisqua anglais.150 avait une nation RÊVOLUTI01q FRANÇAISE. de sa politique au prince régent le ministre Jackson elle envoya signifier et de lui de faire avec elle une alliance offensive et défensive. ple. les avec de l'argent compenserait « Et avec quoi éprouver. Depuis longtemps. l'Angleterre le Danemark sa flotte Le ministre et sa capitale. pourrait compenserez-vous jours après. de Russie proclama et déclara armée auquel il resta fidèle jusPar l'ukase du 31 octobre. du elle y vit la justification toute l'Europe. l'Angleterre de la Baltique et. blocus continental daLe gouvernement Aussi s'empressa-t-elle d'y adhérer. canonnières. c'était le Danemark. et la bombardèrent l'honneur?» dant six jours. ajouta pertes pour que que garantie. l'eût dont la possession les devoirs que lui imposait le droit des gens. quinze frégates. l'empereur la neutralité jour de l'Empire. Copenhague. hautement qu'il de les principes toute relation rompait . leurs proet conclut d'alliance. Après une héroïque de la flotte danoise. nois fit arrêter tous priétés. (1807 avait constante. et sa sagesse les coalitions convoitait Copenhague. livrer. les Anglais invespondit par un refus plein de fierté. On lui réet somma cette ville de se rendre. indigna dont Napoléon avait frappé l'Angleterre.

déclaré dénationalisé. l'Angleterre et le Danemark. et la paix faite avec la France. ainsi dénationalisés du gouvernement par les mesures arbitraires anglais. isi eût été donnée jusqu'à ce que satisfaction au Danemark. soit. blocus nation ports 3. Les Iles-Britanniques sur mer comme sur terre. a perdu la garantie de son pavillon. ou devant serait légitimement et que s'y rendre. « Art.(1807) hhpirb. a Art. qu'il sont déclarées en état de de quelque expédie des ou des pays Tout bâtiment. mis à un voyage en Angleterre. ou aura payé une imposition quelconque au gouvernement anglais. Alors cellepagne et la Hollande ci. ils sont déclarés de bonne et valable prise. toute la Russie. Soit que les dits bâtiments. décret suivant station et à une imposition à cette Napoléon répondit bâtiment. En même il fit exécuter avec la plus grande temps. 2. Après les bâtiments des étaient assujettis mais encore puissances non-seulement à une et même alliées neutres à la visite des croiseurs obligée dans un des ports arbitraire sur leur charnouvelle violence par le la Russie avec anglais. Tout aura souffert de quelque nation qu'il soit. tel. de l'Angleterre. quel ou d'Angleterre que soit son chargement. capturé. par cela seul. les propriétés et le commerce de l'Angleterre. dans rigueur. qui vaisseau ou se sera souanglais. usant à son tour de représailles. des colonies anglaises. gement. entrent dans nos ports ou dans ceux de nos alliés soit qu'ils tombent au pouvoir de nos vaisseaux de guerre ou de nos corsaires. . la Prusse. les décrets du système continental contre les sujets. est. l'Autriche^ Esse déclarèrent contre elle. frappa de la même interdiction tous les ports du continent dont le pavillon anglais était exclu elle déclara que tout navire sortant de ces ports. et est devenu propriété anglaise. la visite d'un « Art.

quand contre Napoléon. Il sera capturé contrevenant par nos vaiset adjugé au capteur. elle soulèverait de nouveau le elle le voudrait. qui ne sont qu'une juste réciprocité le système barbare adopté par le gouvernement anglais. anglais à respecter gouvernement pour seront abrogées et du présent décret « Les dispositions sera revenu aux nulles par le fait. employa toute enson activité et tout son génie à lui susciter de nouveaux nemis. comme occupés par les troupes anglaises. pour prendre.152 RÉVOLUTION FRANÇAISE. dès que ce gouvernement du droit des gens. au besoin. revanche de bataille. à tous nos chan- . à tous nos arsenaux tout enfin fut disposé des vaisseaux les côtes. Appuyée sur ses onze cents vaisseaux de guerre de toute espèce. on construisit sur ce nouveau champ dans quelques années. Néanmoins. que. Ainsi. seaux de guerre ou nos corsaires. elle pouvait attendre et. notre revanche de Trafalgar. ses ennemis. était forces et à créer alors dans des ressources triste maritimes le plus (notre marine de balancer les de l'Angleterre. de son côté. elle comptait de ses leviers d'or pour être certaine assez sur la puissance et l'Océan. qui assimile sa législation leur effet pour toutes les nations qui sauraient obliger le leur pavillon. cependant. qui sont aussi ceux de la justice principes » et de l'honneur. cesseront d'avoir à celle d'Alger. 4. point. au présent décret. née dans les mers du Nord comme dans la Méditerrafut mise au ban de l'Europe l'Angleterre elle ne se découragea continentale. on fortifia tiers. continent qui. en quelque de la Péninsule espagnole. entrepris. (1807) est de bonne prise. l'Angleterre Avant toute chose. Napoléon voulut s'assurer dont l'alliance formait. « Art. Ces mesures. que nous doit encore. extraordinaire un mouvement état) capables furent De grands travaux fut imprimé on creusa des ports.

on devait partager Après la conquête le en trois portions le nord. Or. sans avantage pour la France. érigé en échange souveraineté des Algarves et de au prince de la l'Alentejo Paix. sollicitée tendait l'Espagne Louis XIV. jg5 de son système continental. pour fournir son contingent. Sans elle. se rappelant la politique du la Péninsule grand roi. et. ou en Pologne. pendant ou par la base la guerre de Pologne. Napoléon ne pouvait plus compter sur elle. un aventurier gouvernée par un roi imbécille amant de sa femme. depuis des chaque jour à la France. Napoléon somma le prince régent de faire alliance avec lui. en de la Toscane cédée à la France le midi.1807) EMPIRE. difficultés . franchir les Pyrénées et être à Paris en six jours. comprenant la ville de Lisle nom de Lusitanie. déclara Napoléon que la maison de Bragance avait cessé de régner. érigé en royaume Portugal sous au roi d'Étrurie. sous peine. çaise en y plaçant le Portugal était le vassal de Depuis longtemps l'Angleterre. devait être donné à rompre On se souvient de l'Angleterre le lien qui. ouvrait aux Anglais le chemin du continent. son ancienne plutôt par les intrigues splendeur. d'être traité en ennemi. le 27 octobre 1807. déchue de sorte. Voyant qu'il n'obtenait que des réponses évasives. et à fourhir française chargée d'envahir elle-même un corps de troupes destiné à coopérer dans la même direction. il gardait une neutralité qui. l'unissait qu'elle fit. en effet. Seul. il résolut de rendre à jamais fransa dynastie. C'était rendre à l'Angleterre sa monnaie de Copenhague. Manuel Godoï le centre. en cas de refus. et. il conclut avec la cour d'Espagne un traité par lequel celle-ci s'engageait à donner le passage et lés vivres à une armée le Portugal. s'était pendant que toute l'Europe déclarée contre elle. il n'apendant qu'il se portait en Allemagne vait plus ses derrières et une armée pouvait assurés.

et de munitions haletant. avec sa famille et quinze mille nobles il s'embarqua Ensuite escorté du royaume. conscrits. pour leur avantage. RÉVOLUTION FRANÇAISE. et. mes de garnison et telle était la frayeur . » faire les choses de meilleure grâce. Quant à Junot. que le traité edt été signé à Fontainedes mille hommes à la tète de vingt-cinq il traversa l'Esavait passé la Bidassoa. surtout de un gouvernement chargé retour. s'absenter. qu'il allait.|54 bonne. « On ne pouvait. dernières levées. fait aucune insulte. ni être plus prévenant. les provinces devait rester sous le séquestre jusqu'à la paix tramadure. au Il prévint même point de s'y opposer. générale. il s'empara ment. Déjà. par la terreur Protégé à la du Portugal dans la capitale entra Junot français. qu'il ne leur fût pourvoir dit le duc de Rovigo. d'organiser de aux troupes françaises. cavalerie. (1807) de Beïra et de l'Esde Tras-los-Montès. monter. qu'il n'essaya ses vassaux que la défense était inutile. de bons logements procurer et d'empêcher à leurs besoins. comme il n'avait pas de tète de ses quelques la cavalerie poril prit. et les montagnes les torrents qui l'arrêtaient même de vivres et le manque Il arriva enfin. pour lui servir d'escorte. avant Junot. pagne au pas de course résistance d'autre que celle que lui opposaient rencontrer à chaque pas. ville de deux cent mille ames. C'est ainsi qu'il s'empara. contraire son en attendant et venait. d'une tugaise. toutes les richesses qui emportaient anglaise qui avait aidé à son déménage^ par une escadre réordu gouvernement. le nom qu'inspirait vais chemins. qui avait douze mille hom-r du prince régent. bleau. sans et entra dans le Portugal. aux qu'il portes eut à surde Lisbonne. presque à lui seul. et de faim de fatigue exténués avec quinze cents hommes arrêté par la pluie et les maule reste n'ayant pu le suivre.

attroupements les quais. femme. naturellement faible de sa favori mérite.. et le peuple se porta sur les hauteurs de la ville. était l'esclave d'un et sans l'influence Godoï. les châteaux français et la du drapeau flotte. qu'un préjugé pofait comme un présent pulaire du ciel. mal armés semblait tenir du proon eût dit que Napoléon avait communiqué. 153 ganisa son se portaient espagnoles et sur le Douro. Cette invasion. de simple . dige même aux plus jeunes. dant que armée. On venait d'arborer solennelle-» sur les forts. la plus royale anarchie divisait la grande Charles IV. se remplirent de Bientôt le bruit se'répandit suppliants. et le peuple fut dispersé. Manuel que. pris ses mesures. Algarves opérée en si peu de temps et par une armée de conscrits. qui. mencement ment d'insurrection. et toujours attendu comme le Messie par les allait enfin reparaître Portugais. d'Espagne. portugais. insurger. les places. prestige qui faisaient le 18 décembre. cette activité et surtout ce tout plier devant lui. que le roi don Sémort depuis cinq cents ans à la bataille bastien. décimés parles marcljes presque forcées et la disette. le centre licencia du les troupes pendans les royaume. il y eut à Lisbonne Cependant. et cet regarder événement avait produit une grande sensation dans la ville. qui et occupa les divisions l'avait tout rejoint. subissait sans naissance ce temps. et les églises les le drapeau à la place portugaises. Pendant famille et indolent. Rien enfin ne fut négligé par les agents secrets de la cour et de l'Angleterre pour le faire de son côté. homme garde-duse formèrent. de groupes. un com.^8°7) BMPIRK. De nombreux rues. maigres. Junot avait mais. la plupart petits. d'Alcala en Afrique. à son tour. cette énergie. pour le voir arriver de plus loin. les Franpour exterminer çais. sans vêtements.

isg corps. il dans lequel. papiers le titre de roi. la ses putana: • il appelait. plot horrible arbitre contre la vie de sa mère. Sous le prétexte dans son d'assurer langage DrutsI. • Voyez le Mémorial de Sainte-Hélène. s'adressant les prévenir. bons. vertement à il chercha avait juré sa perte. le l'occupation roi cabron (bouc) du Portugal. etc. Aussi méprisable que national. . Ferdinand. Alors le vieux roi demanda avait formé le comcontre son fils. vengeance et s'était porté jusqu'à l'excès de le détrôner. était maudit par Ce favori prince grand-amiral. en Espagne. A cet effet. fait premier de la Paix. et le favori en ayant recueilli du prince. continuer. ministre. Ainsi constitué d'attenter entre de cette de profiter des Bourde cette branche occasion unique pour de fale système dans sa propre dynastie. disait-il. Il se déclara oude sa mère et aux persécutions des enmais ayant tout à craindre son ennemi. de s'allier à une personne et l'honneur cita sa protection vent dans le palais On eut bientôt de son auguste famille. et le prince des Asturies. elalcauete (le proxénète). par saisis: on y trouva la copie de sa lettre à Napoléon. la reine avait HÉVOLCTIOH PRAKÇAISE. prenant un projet de décret. qui. en lui faisant entendre la dénonça les preuves. des Casle gouvernement au duc de l'Infantado donnait à son tour à Napoléon tilles. Godol. partageait le peuple i. et enchaîner le père et le fils Napoléon se délivrer résolut de la France'. homme d'un qui treprises il sollià Napoléon. été résolues sa mort avaient et peut-être « son abdication le prince fut arrêté et ses Aussitôt les conspirateurs. de la conjuration que au roi. à cet égard le sentiment ce prince ne devait son père par sa fausseté et sa faiblesse. la reine. qu'à l'inimitié dont il jouissait la popularité du favori. aux destinées l'Espagne mille de Louis XIV. (*808) généralissime.

en étaient dans » de partir. Bessières. et occupèrent les avenues du château. à l'exemple de la maison de Bragance. qu'il n'osa demander et ordonna les commandants de place de céder aux sommations des généraux Bientôt Napoléon signifia à la cour français. Ferdinand se mirent en mouvement. gardes-du-corps qui mon père. occupés. à peu près égale. enfin les yeux. aux la salle: il veut emmener Ce propos. > 1 15» des explications. Mexique. Les côtes. Duhesme. l'insurrection un caractère prit le lendemain Godoï. Dupont. vint s'établir sur le Douro à la tète d'une force Moncey. mais le prince cution.sous le commandement en chef de Murat troupes. ouvrant fit assembler le conseil du roi au palais et. avait-il dit. se trouvèrent Saint-Sébastien. entrèrent en Espagne. dans la nuit du la plus grande y excita 17 au 18 mars 1808. Barcelone. objet de la effrayant. Figuières. il proposa le qui menaçaient de la famille royale départ et de là pour le pour Séville. qui le peuple et les partisans de pour le départ. Pampelune. avec l'armée de réserve rassemblée à Bayonne. hommes. avait été fixée dans la ville. et qu'il offrait en compensation le Portugal. Ce signal de révolte donné. . Son avis prévalut. empêchez-le fermentation. répandu et. « Le prince de la sortant du conseil. fut chargé de garder le passage des Pyrénées. avec vingt-huit mille hommes. les principales places frontières de l'Espagne. après y avoir exposé d'Aranjuez. ainsi etc. tàinebleau Godoï. les provinces occupa basques.. à tous Tout cela n'était tel était pas justifié mais de Fonpar le traité et la lâcheté de l'aveuglement (1808) a BMPiiiE. avec dixmille entra dans la Catalogne. des Paix Asturies à son exés'opposa est un traître. A cette nouvelle. les malheurs la monarchie. Godoï. de Madrid de la France que l'intérêt la réunion exigeait à l'Empire des provinces situées entre l'Ebre et les Pyrénées.

chez des hommes thousiasme que n'ont que l'on rencontre pas que point usés les passions politiques. de faire rendre son à l'Empereur il demanda par la force de Louis XIV. s'ils craignent pour leurs privilèges éterils feront contre nous des levées en masse qui pourront . et l'on vit un descendant favori à la liberté. « Ne croyez d'Aranjuez jetèrent quelque incertitude sur les affaires de la Péninsule. Les dans évènements l'esprit son unique « Je crains. en faveur de son fils qui fut proclamé Charles IV abdiqua haine roi sous le nom de Ferdinand Aussitôt le 24.i58 i REVOLUTION :n «.1*1:». « L'aristocratie et le clergé sont les maîtres de l'Espagne et pour leur existence. comme solliciter de Charles l'arrièresuccesseur d'Anjou. ami 1 son ami. palais publique. l'énergie et il aura quelque jour tout l'enneuf. fût avec lui. du 19 mars a singulièremême. L'affaire je reste dans une grande les événements une nation désarmée vous attaquiez et que vous n'ayez que des troupes à montrer pour soumettre du 20 mars prouve qu'il y a de La révolution l'Espagne. il fut arrêté et jeté en prison. pourvu que celui qu'il appelait le pauvre prince de la Paix. après eut a*\n son v*ol<iïa saccagé. Madrid et y fit son entrée roi. Vous avez affaire à un peuple chéries Espagnols. monstrations de joie. de Napoléon à Murat. sur la situation trompiez vous trompiez ment compliqué perplexité. écrivit-il que vous ne me je crains et que vous ne vous de l'Espagne. FRANÇAISE. il a tout le courage. (1808) shiit carwnûro ot anr^J! stvrtir avoir et. couru les plus grands périls. ment Murat marcha sur en même fut salué VII. dont l'avènedéde grandes Charles protesta temps que le nouveau avec dans toute l'Espagne le vieux Cependant disait-il contre qui lui avait été arrachée. une abdication une grâce d'aller vivre avec sa famille dans un lieu sûr.

ils total à la monarchie entière. si je me présente en conquérant. je n'en aurai plus. « Le prince de la Paix est détesté. « Le prince des Asturies n'a aucune des qualités qui sont nécessaires au chef d'un enation. il n'y a qu'une révolution qui l'état de ce pays c'est peut-être puisse celui de changer Les gens qui voient qui y est le moins préparé. J'ai T des '1 partisans.r la guerre. . une guerre peuvent servir de soulèvement « Je vous l'ensemble des obstacles présente qui sont iné. les armes tage c'est L'Espagne a plus de cent mille hommes sous plus qu'il n'en faut pour soutenir avec avanintérieure divisée sur plusieurs points.(1808) empire. je puis faire beaucoup à Quels sont les meilleurs moyens à 1 Espagne. nous on n'en fasse un héros. le plus grand nombre bre de ces vices et de cette profite anarchie. et l'anarchie qui a pris la place de Iautorité font le plus petit nomlégale. « La famille royale n'ayant point quitté l'Espagne pour aller s'établir aux Indes. Je ne veux pour l'opposer. i89 niser . cela n'empêchera pas que. il en est d'autres vitables que vous sentirez. monstrueux de ce gouvernement. pas use de violences qu'on envers les personnages de cette fail n'est jamais utile de se rendre mille odieux et d'enflammer les haines. l'Europe les vices « Dans de bien prendre? t l'intérêt de mon empire. L'Angleterre ne laissera cette occasion de multiplier nos pas échapper embarras elle expédie journellement des avisos aux forces qu'elle tient sur les côtes du Portugal et dans la Méditerraelle fait des enrôlements née de Siciliens et de Portugais. parce qu'on l'accuse d'avoir livré l'Espagne à la France voilà le grief qui a servi à l'usurpation de Ferdinand le parti populaire est le plus faible.

qu'ils ne se soutien- pas trois mois. au concordat que j'ai signé avec qui doit son rétablissement les avantages le Pape. la reine et de bons procédés de la Paix. Vous leur démontrerez qu'ils peuvent tiet la paix dans l'intérerd'une régénération politique. . et au clergé que. et de faire en sorte que les Espagnols « Cela le parti qu'il prendra. la splendeur res où elle s'est trouvée engagée.L'ordre rieur tel doit être l'esprit de vos discours et de vos écrits. des institutions qui raniment l'inusurpations et les arts. que l'Espagneabesoin bourgeois de son gouvernement. avec l'état de la civilisation pour la soustraire et aux Vous direz aux magistrats au régime des favoris. malgré les guertranquillité de la religion. ne puissent plus soupçonner ne sera pas difficile. aux gens éclairés. (1806) « Irai-je torat. Vous leur respectés. à Madrid? en prononçant difficile de faire régner son favori draient sont tellement l'acte d'un grand protecexercerai-je entre le père et le fils? Il me semble et IV son gouvernement Charles dépopularisés. depuis vingt-cinq » de la France. je n'en sais rien moi-même. ans. Napoléon précipiter. des villes. leurs d'Espagne. veulent qu'on l'a fait roi le placer tions qui. « Ferdinand est l'ennemi de la France sur le trône. l'agriculture et d'aisance dont jouit la France. tutions politiques pour la mettre de l'Europe. le prince recommande d'user pour cela sera servir les facc'est l'anéantissement de ne rien ensuite à son lieutenant envers le roi. Vous leur peindrez l'état de dustrie. de recréer la machine qu'il lui faut et des de l'arbitraire les citoyens des lois qui garantissent de la féodalité.160 RÉVOLUTION FRANÇAISB. si « Vous ferez entendre à la noblesse la France doit intervenir dans les affaires seront et leurs immunités privilèges des instidésire le perfectionnement direz que l'Empereur en rapport de l'Espagne. ajoutait-il.

s'allumait. en sa faveur. Les peuples se vengent volontiers des homUne cousine v. 11 . protection et craignant d'être prévenu par son père. Dieu que votre altesse n'en fasse pas un jour elleroyale même l'expérience. Il n'a plus longtemps régi le royaume. résolut de se rendre à Bayonne. ainsi espérant. principalement « L'armée évitera toute rencontre. il s'était abstenu de saluer Ferdinand du titre de roi. « C'est à la politique et aux négociations qu'H appartient de décider des destinées de l'Espagne. Si la guerre tout serait perdu. que ses conseillers. il ne faut pas que d'aucun côté il soit brûlé une amorce. en le reconnaissant quiétudes comme roi mais il n'en le 16 avril. que cette mémorable réponse « Je ne suis point juge de ce qui s'est passé. « J'ordonne germaine de Charles IV. Celui-ci. d'amis votre altesse royale n'en aura plus si jamais elle est malheureuse. et de la conduite du prince de la Paix. il lui écrivit pour le de dissiper les insupplier de ses sujets. Il n'est pas de l'intérêt de l'Espagne de faire du mal à un prince qui a du sang épousé une princesse et qui a si royal'.(*808) EMPIRE. » etc. et à se faire Je prie justice eux-mêmes. L'on aura pour l'habitant les plus grands égards. soit avec les corps de l'armée soit avec des détachements espagnole. l'on respectera les églises et les couvents. 161 1 soit maintenue que la discipline de la manière la plus sévère point de grâce pour les plus petites fautes. mais ce que je sais bien. pour Bayonne. v. persuadé qu'il ne pouvait régner sans la de l'Empereur.appela la famille royale espagnole. disposer Arrivé Napoléon à Vittoria. obtint. Jusqu'à ce jour. C'est dans cette disposition d'esprit que Napoléon partit où il. c'est qu'il est dangereux pour les rois d'accoutumer les peuples à répandre du sang.

J'ai souvent manifesté se perdent l'ale désir que le prince de la Paix fût éloigné des affaires à me taire. si l'abdication et l'émeute d'Aranjuez. tourner Misérales yeux des faiblesses de son attachement. c'est et erreur. dans un moment où mes armées couvraient n'avoir et de la postérité. a pas été forcé par l'insurrection et je reconnais de l'admettre. aux Espagnols. la reconnaissance mendier du prince remporles conseillers à son voyage. tesse royale déchire par là ses droits. Ses crimes. Vainementle peuCette réponse n'arrêta point Ferdinand. pourraitmages qu'ils nous rendent. avant de reconnaître connaître. qui s'indignait voulut d'un souverain étranger. à des conseils Paix. et Ferdinand tèrent. vouloir au monde entier le dis à votre altesse royale. . s'il n'y du roi Charles est de pur mouvement. juger le prince de la dans les droits du trône.1(J2 RÉVOLUTION FRANÇAISE. il m'est permis de allié et mon ami. je paraîtrais aux yeux de l'Europe du trône mon employé tant de troupes que pour précipiter voisin. et à démitié du roi Charles m'a porté souvent lui a transmis sa mère. la reine on faire le procès au prince de la Paix sans le faire à les haines et les et au roi votre père? Ce procès alimentera en sera funeste le résultat pour votre factieuses passions Votre altesse royale n'y a de droits que ceux que couronne. Mais tout cela peut se concilier et je lui offre un refuge en de la Paix soit exilé d'Espagne. faiblesse bles hommes que nous sommes que le prince notre devise. de Charles IV. Comme souverain Je cette abdication. votre alSi le procès la déshonore. elle a eu lieu Quant à l'abdication les Espagnes. (1808) d'ailleurs. Comment. s'opposer « Comment! entra le 20 à Bayonne. si on lui en reproche. Qu'elle ferme l'oreille Elle n'a pas le droit de faibles et perfides. France. difficulté je ne fais aucune » votre altesse royale comme roi d'Espagne. et. de le voir avilir sa dignité pour aller ple.

je vous fis arrêter. mais comme un roi malheureux et abanJ'ai trouvé donné. Je suis roi du droit de mes mon pères abdication est le résultat de la force et de la violence je n'ai donc rien à recevoir de vous. Mais sur la fin de ma carrière. vos lettres interceptées. et que gloire par mes ancêtres.{1808} BNpiitK. que Murat avait fait délivrer en France. de l'incapacité dit-il. qui les charma surtout. J'ai eu recours à l'Empereur. H n'est hi de votre intérêt ni de celui des Espagnes que vous y prétendiez. camps. » occuperont Dix jours après. je ne pourrai compter sur l'Espagne. voulut le forcer à lui rendre sa couronne. s'écria de ses troupes et environné de l'éclat du trône. lui dit-il. et je vous pardonnai. Vous avez flétri mes cheveux blancs vous les avez dépouillés d'une couronne j'avais conservée non plus comme portée avec sans tache. » un roi à la tête . en proie à la douleur de voir mon fils périr sur l'échafaud. le roi et la reine arrivèrent à leur tour à Bayonne. pour l'envoyer Alors commencèrent une suite d entrevues et d'intrigues dans lesquelles Charles IV. me ressouvenir de mes droits de père et de roi. il vient? Non. Votre conduite ont mis une barrière d'airain entre vous et le trôpe d'Espagne. votre père lui-même a été votre prisonnier. et refuge au milieu de ses protection envers moi. je fus sensible aux larmes de votre mère. ^65 en apprenant son arrivée. Quelle a été votre conduite? Vous avez mis en rumeur tout mon palais. leur fit une réception mais ce Napoléon royale ce fut de revoir le prince de la Paix. « J'ai dû. Napoléon cela n'est pas possible » mais dès qu'il eut pu juger par lui-même de ce prince « Jamais. vous avez soulevé mes gardes-du-corps contre moi. rappelant ses griefs contre son fils. Je trouvai dans vos papiers la conviction de votre culpabilité. tant que les Bourbons en le trône.

toute son indignation. qui exaspérer isolés. qui. ma vieillesse veux pas déshonorer à l'échafaud. et je vais le faire «Moi! dit Charles. en un moment. et se livra à tous les excès. aucun parti sur mais d'avoir trempé dans le coml'Empereur. Ce à Madrid le sang répandu d'un parti que vous ne ne peut être que l'œuvre massacre et je ne reconnaîtrai jamais pour roi pouvez pas désavouer. la famille Français. Ferdinand restitua plutôt à la volonté formelle de Napoléon. à son tour. mais pour éclater fut comprimée. par un traité du 5 mai Ferdis'en démit à son tour en faveur de Napoléon. je ne le veux pas. il s'en chargera mieux que moi. arrêté à ce moment je ne m'étais jusqu'à les évènements qui fixe vous ont amené ici mes irrésolutions. son fils regardant » ce qu'il en coûte de régner. ou cédant aux menaces Enfin. transporté Napoléon. lui dit jusqu'à vouloir le frapper. et lui en témoigna colère. et s'emporta alors Napoléon. nand. la couronne 1808. et. (1808) Pendant Bayonne. l'accusa. à son frère Carlos et son oncle Antonio adhérèrent à son ancien maître. massacra que une insurrection royale. » Puis. ou en les conduisant Non. devant plot. celui qui a ordonné d'Espagne Je n'ai d'engagement reconduire à Madrid. .164 RÉVOLUTION FRANÇAISE. avaient tous achevé ces scènes scandaleuses éclatait du à Madrid favori. « Prince. ajouta-t-il. tu apprendras «Va. partout et leur faisant la guerre. se rendit chez le roi Charles IV. dans toute l'Espagne. 11 1 se passaient le départ à de des la délivrance d'y l'invasion Cependant. le meurtre de mes soldats. les armes à ses troupes. dans qu'avec le roi votre père. qu'irais-je » contre moi? un pays où il a armé toutes les passions et je ne Je ne trouverais que des sujets soulevés. les Français Murat fit prendre la révolte la multitude. et aux ordres de son père. bientôt plus vive et plus terrible de A la nouvelle de ces évènements. Celui-ci fit appeler son fils.

je veux y porter remède. enfin. votre nation périssait. ou une mauvaise régi par une bonne administration. me et son inséparable ami. toutes vos institutions. en effet mettre au niveau des » était de régénérer « Après une de la l'Espagne sociétés Par sa posieuropéennes. tion géographique. jgg ce traité. vint habiter et enCompiègne suite Marseille. J'ai vu vos maux. Votre monarchie est vieille: ma mission est de la J'améliorerai rajeunir. si vous me secondez. sans convulsions. sur l'invitation de Murat et d'après le désir de l'Empereur. grandesse pour faire une constitution en même temps. ce qu'avec elle sont les colonnes d'Hercule. Il était donc dans l'intérêt de la France de s'attacher l'Espagne . pour le 15 juin. des bienfaits d'une réforme. à Bayonne. et se retirèrent à Valençay avec sa femCharles. nant-général et invité. Alors. demanda. il n'y a plus de Pyrénées vulnérable par l'immense étendue de ses côtes il peut être la terreur ou la proie de selon qu'il est l'Angleterre. sans froissements. et je vous ferai jouir. par délibération du 13 mai. ce pays est la continuation du sol de la il n'a de communication France. après avoir nommé lui-même Murât lieutedu royaume.(1808) EMPIRE. sans désordres. la junte de gouvernement. une de cent cinquante junte d'État du clergé. les Espagnols à traiter les Français en frères. Joseph Bonaparte le conseil de pour roi Castille et la municipalité de Madrid adhérèrent à ce vœu mais Napoléon voulut le faire sanctionner par la nation et il convoqua. au bout. espagnole. dans une proclamation. Son but. de la députés et de la bourgeoisie. il adressa au peuple espagnol la proclamation suivante « Espagnols longue agonie.

privé bienfaits et des nombreux qui remplisde tout le grandiose m'a Cette malheureuse mon intention. mais on et bonne action. disait-il. libérale « J'aurais à la nation dû. par trop cynique. Ferdinand charger et se mettait en harmonie de bonne foi. l'Espagne prospérait à ses engagements. . à l'espoir. dans la Péninsule. attaelle a divisé mes forces. au Napoléon de la junte municipalité des Espagnes Naples. compliqué qué ma moralité. multiplié perdu ouvert une école mes embarras. guerre saient mes efforts. en même temps qu'une grande et déjà chose. rendit du un décret aux intrigues. on ne pouvait la et pourtant. gouvernement. et des Indes. et espagnole. d'après les vœux impérial du conseil de Castille et de la son frère Joseph roi proclamait de Joseph abdiqua sa couronne Murat. es Espagnols J'embarun maître. laisser prétexte à leurs machinations. l'immoralité quai fort mal toute et l'attrer par trop patente. ajoutait-il. il de Madrid. (1808) de gouvernement» et. que toute l'Europe l'entrevue où il avait attiré les Bourbons pour comme un guet-apens l'a confessé à Sainteà son profit. C'est moi qui ai formé l'armée anglaise aux soldats anglais. Napoléon les dépouiller à mis de l'importance d'avoir il se reprochait Hélène par des principes uniformes détrôner donner des la dynastie une constitution Bourbons. s'il manquait avec nos mœurs nouvelles et seraient l'auraient eux-mêmes renvoyé. » des Bourbons. S il l'exécutait de la mettre en pratique. et il partit pour Bayonne. à qui fut transférée où.166 révolutiob française. de leur donner venus me solliciter dut se moncette affaire. qu'autre ne brusque pas plus les réformes de son œuvre dans la moralité avait compromis Napçléon entrevue regarda de Bayonne. l'injustice tentat ne se présente plus que dans sa hideuse nudité. sous ce un acte de la plus haute politique Napoléon faisait rapport.

tion. cinq. assemblés avaient besoins Ainsi. vinrent offrir leurs hommages l'armée. était plus libérale qui que celle de l'Empire. fait les nations civilisées. et cette la junte extraordinaire elle adopta la constitution sur celle calquée le gouvernement du sénat. Tandis l'Espagne. que les cortès. les députations contre. elle devait être par le cent mille pouvait des cortès. 16^ le 7 juin. son orgueil tout l'arbitre national entière de par pour se levait . selon de l'expérience. ames. impôt ne libre et réparti sans le consentement ne pouvait être arrêté sans un citoyen à la liberté de la presse. séances. la noblesse avait vingtégalement députés vingt-cinq Ceux des deux premiers cent vingt-deux. pour la Péninsule. ou assemblée se composait des du conseil d'État. était. Après par proposée de l'Empire. que Napoléon blessée dans celle-ci d'un roi étranger. D'après du roi. l'imposition se faisait. Il n'y avait tème d'imposition pouvait pour trois représentant qu'un seul code civil et qu'un même sysTout Espagnol pour tout le royaume. à peu près constitution. ordre prétendre être ordonné Aucun signé. du temps et les enseignements réformer. même celle qui l'avait opprimait véritable. le droit de changer. Quant de la constituétablie deux ans après la mise à exécution extraordinairement en 1820. fût.(18C8) EMPIRE. cortès marqué. le clergé Les cortès étaient divisés en trois bancs judiciaire. améliorer. le peuple bancs étaient nommés d'un par le roi ceux du troisième en raison peuple. un régénérateur si grand. et aucun aux emplois publics. les grands d'Espagne. s'ouvrit. se porta en pompeux cortège à sa renNapoléon. de ses ministres. A son arrivée. à Bayonne. et de l'ordre des députés de la nation. la charte espagnole les quelque imparfaite qu'elle et Napoléon. Au jour plusieurs Napoléon. de de l'Inquisition des conseils du conseil de Castille au nouveau roi.

dans les provinces que n'occupaient point A Séville. espagnoles excepté et les gouverneurs avec le peuple. ce que les prêtres mon enfant. les de villes. Voici. et lança une déeffet. (1808) un asle repousser. guerre « légitime et sainte » qu'elle allait de paysans. dans la de l'Angleterre avait demandé Oviédo l'appui faire aux Français.168 RÉVOLUTION FRANÇAISE. « les premiers. A l'exemple pect redoutable.enseignaient es tu ? – Espagnol. il y eut aussi des mouvements populaires. VII. qui aux enfants . firent à Madrid. » Une autre junte. un moine. avait soulevé le peuple au seul cri de mort aux Français Quelques poursuivi réfugié A Carthagène. d'une prédication fanatique. par la l'équipage jours après par une frégate anglaise. à la tête d'une bande A Valence. un rass'étaient insurgées. et le fanatisme religieux politique lurent entre autres. vioDes proclamations et les excès de 93 furent surpassés. d'un s'étant bâtiment français sur la côte. devenue disent les écrivains aux cœurs firent entendre espagnols. au mouvement s'opposer où les fureurs de la Ligue qu'une suite de scènes sanglantes. troupes françaises. verneur junte de déen grande partie de moines. semblement. de la religion. elle reconnut pour roi Ferdinand claration de guerre. dans ce royaume. et les excitèrent à castillans la voix du devoir. composé le gouavoir massacré de contrebandiers. « Dis-moi. des catéchismes de la multitude. serteurs. . les troupes Partout. cause commune qui voudajoz. un grand nombre de Madrid. convoquée à secouer un joug exécrable. Ce furent les moines qui. à Valladolid. Ce n'était furent massacrés. à Grenade. en exerça sur celles des autres provinces. y périt victime à Sarragosse. et s'être emparé si célèbre. qu'elle par l'influence depuis A peine installée. à Baà la Caroline. le fanatisme exaltaient incendiaires lentes. Déjà tout avait pris. à San-Lucar. après avait institué cette de l'autorité.

Un véritable en trois ment les nomme-t-on ? Deux. Quel supplice mérite à ses devoirs? l'Espagnol qui manque La mort et l'infamie des traîtres. se trouva une prête à repousser injuste agression. 169 ~): dire ~~– ii. Lequel des trois est le plus méchant ? Ils le sont tous trois également. surrection et des armées de toutes parts il y eut surgirent des compagnies de Brutus. la nature y a-t-il d'empereurs personnes Murat. du premier Quel est 'l'esprit ? et le despotisme. d'autres dont les compagnies des noms de saints portaient c'était l'insurrection des paysans. on gagne le ciel en Français Non tuant un de ces chiens d'hérétiques. Et Godoï? péché. des compagnies c'édel Popolo taient les compagnies des étudiants des écoles. en revêtant cet appel des formes religieuses et sacramentelles. – Du troisième ? – La cupidité. Les moines firent parler la vierge del Pilar et les saints de toutes les Bientôt des juntes d'inEspagnes. – Du De qui dérive Napoléon ? Murat? De Napoléon. !1"n EMPIM. devenus Que La confiance Au Séville entre 15 juin. Du second? L'orgueil -La rapine et la cruauté. » junte suprême aux armes. o par là ? félicité ? – Trir Que veux-tut. l'Espagne comme la France en 1792. de mettre un à mort? mon père. le soulèvement nous et les armes. bien a-t-il de notre C'est L'empereur un méchant. Comhumaine et la des Français ? Comtrompeuses. et Manuel GoNapoléon. En peu de jours enfin. doï. r~a de llinn Dieu. était universel. De la fornication des deux. Qui nous délivrera de nos ennemis ? gnorance. de natures Combien diabolique. s'était déclarée autres.(1808) arâra grâce bien. La junte de elle appela la nation .~ est l'ennemi Qu'est-ce ? ?–- Homme de '1 Quel des Français. la trahison et l'isont les Français? D'anciens chrétiens Est-ce un péché hérétiques.

régulières que de bataillons en Castille sous les ordres Cette armée. en attendant fortifia. tant de troupes mille hommes. livréquinzecombats Aprësavoir une poignée de soldats mal disA Sarragosse. eut d'abord à combattre mais il essaya vainedans les montagnes gés qu'il culbuta la ville. se rasen Andalousie Anglais. C'était et la rencontra à Médina de Rio-Seco. le peuple en armes. à l'aide un terrible échec. Duhesme perdu deux mille enun mois. conde ligne. composée des meilleures troupes. à la rencontre des renforts de Madrid. entre Burgos et le de s'établir du général Cuesta. marchant sur Cadix. ils étaient parvenus. Cuesta avait placé sa première le 14 juillet: ligne sur un Sa sele front couvert par ses pièces de position. ciplinés. et les Espagnols traire. il renàGirône. trouva régulières que des troupes pendant Castanos à Séville. sous les ordres des généraux semblaient à néanmoins Il réussit et Reding pour lui livrer bataille. mille hommes. était renforcée elle était déployée à une grande mille paysans de dix-huit . commandés par Védel.JfO REVOLUTION FRANÇAISE. Léon. et se retira dans la Manche ment de prendre ayant ne fut pas plus heureux hommes. de Cordoue. desquels il détacha six mille hommes. (1808) Dupont. cependant. une armée de dix mille insurlence. rassemblée insurgés. à former une armée de trente-cinq Dès le commencement des devant ses murs. il s'emparer et s'y sur la rive droite du Guadalquivir. après avoir saccagé cette ville. plateau. nous sur était les moins frontières conde la fortune essuyèrent. les en état de se défendre. de Vavers la Sierra-Moréna. se retira à Andujar. et. menaçait d'elle avec quatorze Bessières se porta au-devant Douro. se présentèrent Français Au nord. la ville et les citoyens quand tra à Barcelone. avait déjà mis sous les ordres du général Palafox. chargé de s'assurer Moncey. de la guerre.

Dupré. trente mille toujours Castanos à Andujar et Reding et. Ce général. dans qu'il fallait passer avant d'entrer les gorges de la Sierra-Moréna. une espagnol . tandis que la garde une lutte sanglante. Napoléon s'écria que Bessières avait mis Joseph sur le trône. pendant qu'il resen profitèrent pour hommes de troupes et par la divide front. et nous et le rompt. s'organiser. dix-huit pièces de canon. de la position isolée de Dupont et de son Ils avaient de se replier sur Baylen. il fut tout surpris d'y heurter les avant-postes de Reding. Bessières fait charger ce flanc dégarni sion Merle. enlève porte en avant sa seconde nous son aile droite. Son centre s'appuyait sur 171 la le front espagnol ligne.(1808) distance ville. le flanc de sa mais ce mouvement canon est plus impétueux Ce mouvement sépare ses deux ailes et expose droite. qui ne coûta aux Français que deux cents hommes. Déjà tout un régiment est exterminé. les Espagnols route. instruit. On dit qu'en recevant la nouvelle de cette bataille. insurgés. Baylen pour rejoindre Arrivé à la Ramblar. furent les trophées de cette première victoire. Mais son séjour n'y fut pas long. Joseph entra à Madrid quelques jours après. A l'instant l'action s'enfait fortement son avant-garde. projet avait résolu d'arrêter sa marche. était Dupont tait immobile. En effet. se replia alors sur Dupont Védel. Après l'attaque furent mis en pleine dé- mille quinze avec un grand matériel tiré de Cadix. Schramm et un escadron de cuirassiers sur les lignes ennemies. par des lettres interceptées. Douze mille hommes tués ou pris. gage Dupont appuyer et lance successivement les généraux Chabert. Aussitôt Alors Cuesta ment sur Bessières aborde de la première. empire. Il fallut forcer le passage. pousse hardisix pièces de que réfléchi.

et lui annoncer obéit et voulut que lui fit Reding de passer lui orsa position. gauche. mais les ennemis. prisonnier. pris des canons de-camp ordonner gociait. d'oliviers. les belles ne sut couronner C'est ainsi que le héros d'Albeck en actions de sa vie guerrière qu'en signant une capitulation rase campagne D'après cette sur la mais Dupont. souillèrent Espagnols les soldats de Dupont et ceux mutilés. des Espagnols sur les derrières qui il se trouva fut de tirer Son premier mouvement face à Dupont. séparé Duvelle de Védel. Déjà ennemie. à San-Lucar . supérieurs haut des montagnes. menace de Dupont. le champ traversant se retirer la première ligne quand un aidede bataille. Pendant ce temps. n'ayant Alors. à la tête de ses braves. les canonniers détruite. attiré par le bruit du canon. du milieu des bois du flanc des paysans armés. à Védel de cesser Védel le feu. et le et obtint un armistice. qu'on vint né- et de charger. Védel. qui les transporteraient espagnols leur victoire en violant la capitulation. il avait culbuté et des drapeaux. sur des vaisseaux être embarquées mais les à Rochefort. et les canons pris du sans cesse nos ailes débordent des rochers. attaqué sur ses derrières par Castanos. donna que. si Védel quittait sion qui était cernée. il ne pouvait oubliant de rester. outragés. au fil de l'épée sa divi- devaient les troupes françaises ou à Rota. feu portent le désordre aucune noude ses communications. (1808) batterie sabrés établie sur leur sur leurs pièces en nombre.172 RÉVOLUTION FRANÇAISE. devoir lui imposaient l'obligation même. dont les coups de surgissent au milieu des réserves et des blessés. Dépouillés. à son lieutenant commander qui était libre et victorieux. de sur les pontons de Védel allèrent périr misérablement capitulation. accourut faisaient l'épée s'il le fallait. quand l'honneur pont demanda et de mourir de combattre.

à Mondégo. coalition. Attaqués soulevés. inséparable Le charme » du drapeau était rompu. Aussi. valu qu'ils Nous les eussions des soldats. dans l'île EMPmE. « C'est mieux il eût s'écriait-il. dit le général Foy. terre. allaient se réunir autour du trône de Joseph. une tache « Napoléon. On retrouve qui ne se retrouve point. huit jours après son arrivée à Madrid. sous le commandement d'Arthur Wellesley. il n'y a que l'honneur vengés. mais vingt Français deux mille Anglais. Junot essaya de résister et alla attaquer les Anglais à sidents . Tous les corps français se repliès'avançait rent sur la ligne de l'Ebre et Joseph. les Portugais s'étaient le 16 juin. ne s'écria point Varus Varus fait de mes légions? qu'as-tu mais il versa des larmes de sang sur ses aigles humiliées. les s'étaient concentrés dans les places.(1808) Cadix. ou sur les pontons 173 d'Angle- en apprenant ce désastre. en effet. débarquèrent à faire face à une insurrection et à une armée régulière. sur la capitale. de toutes parts. de sucqui. » Cet événement. se vit contraint d'aller se réfugier à Vittoria (1er août). français. Tel fut ce premier revers des armées il comfrançaises et provoqua la cinquième mença la réaction contre l'Empire. Réduit depuis duc de Wellington. A l'exemple des Espagnols. morts les armes à la main. exalta le courage et espagnol les soldats il porta un coup mortel au parti franmultiplia et rallia au parti de l'insurrection les disçais en Espagne. la elle éclata même joie fut grande à Madrid à cette nouvelle d'une manière on y apprit bruyante quand que Castanos nombreux. de Cabréra. avaient été vaincus. à Oporto. Cette virginité tricolore était les invincibles pour le nom fussent tous de gloire qu'il jugeait perdue pour jamais. ne la croyant pas susceptible cès.

elle pensa que le moment » et. l'Allemagne.t. Napoléon résolut de se transporter avec sa grande-armée. pour éviter une guerre sans motif. Alors le pays. la conscription et la garde nales landwehr. Junot Il fut battu et se retira à Torrès-Vedras. révolutionnaires diride considérables. et enfin les sociétés se disposa à une nouvelle en lutte.p..m . fit des arréorganisa renouvela secrètement son alliance avec la Prusse et la Russie. La convention fut sisi elle n'était bonne. à condition que son armée serait transportée en France avec armes et bagages et. dont les alliances Déjà.174 RÉVOLUTION FRANÇAISE. les moyens préparé son ancien et de reprendre à la nouvelle politique de l'Europe rang dans le système des évènements de la Péninsule. proposa d'évacuer sortirent du Portugal Junot et ses soldats gnée à Cintra mais les Anglais restèrent avec les honneurs de la guerre • maîtres du pays. s'appuyant des A la nouvelle de ces apprêts. tionale mements dans elle introduisit ses États. pas moins les princes de la confédération « à préparer leurs contingents. depuis le traité de Presbourg. en menaces effet. sur l'insurrection et sur des armées régulières. avec l'Angleterre négocia toutes gea. sortant tout-à-coup de sa rouétait arrivé' d'éclater tine militaire. (1808) Vimeiro. à il joignit la menace de ruiner Lisl'appui de sa proposition. de se débarrasser de ce traité entendre la Suède. demanda Napoléon à l'Autriche. tout en faisant voir à l'Autriche qu'on était prêt à la Sch«U. par ses agents. Celle-ci à s'agiter. lui-même dans Alors. et n'obtint que des protestations explications Il n'invita d'amitié. et d'en faire la conquête. de sourdes s'y faisaient et l'Autriche l'Allemagne recommençaient a avait. la Péninsule du mais avant de se porter dans le Midi. ix. il voulut s'assurer l'avaient si souvent trompé. point acceptée. Nord.

puisil était de son de vos'empressa ter la levée de cent soixante mille hommes.(1808) soutenir. Après avoir signé un traité avec le roi de Prusse de ses États. Ils y séjournèrent (6 octobre). d'augmenter leurs armées. celle de Prusse. celle de Naples. avait Napoléon alors douze armées celle de Pologne. au milieu d'une cour de rois. celle de Danemark. se penchant vers Alexandre. de caché deux dont l'un jeunes gens les plaisirs en l'autre. les deux maîtres de l'Occident et du Nord se séparèrent. » mées de réserve que ses voisins augmentaient devoir la sienne. et « C'étaient Napoléon. il pour l'évacuation proposa à Alexandre une entrevue « dans laquelle les affaires du monde se règleraient de manière qu'il pût être quatre ans sans même une tranquille. de bonne compagnie. assuré de ce côté. » En même BHPIRE. lui fit l'application L'amitié d'un grand homme est de ce vers un bienfait des de Voltaire dieux Ils se promirent ne serait que cette amitié qui les unissait et après s'être garantis le repos et la soumispoint rompue sion de l'Europe. Le 19. il écrivit su sénat J7g que. celled'Albanie. Napoléon était de retour à Saint-Cloud. Napoléon. rées où l'on jouait OEdipe. et des arà Boulogne. sur les côtes. dans le voisinage d'Iéna pendant quelques jours. Avant de . temps. dans la plus grande intimité. sur le Rhin et dans l'intérieur. et les deux empereurs cepta. celle d'Italie. cellede Silésie. disait commun n'auraient » Alexandre acexplication. celle deDalmatie. celle d'Espagne. Le sénat eu rien pour avait fait venir à Erfurth les principaux Napoléon acteurs du Théâtre-Français ils y donnèrent de nombreuses reOn dit que dans une de ces soiprésentations dramatiques. se rencontrèrent à Erfurth.

(1808) marcher latif en Espagne. Soldats! et du Portugal. comme une jamais donna qu'en de elle. gles sur les forts de Lisbonne. et planter l'Allemagne. après avoir triomphé sur les bords du Danube et de la Vistule. et en Illyrie sur le Rhin et sur l'Euphrate. putés de chaque junte provinciale et. Soldats vous avez surpassé avons des outrages mais avez-vous des armées modernes la renommée égalé la des armées de Rome. de l'Espagne du Léopard souille le continent devant vos aigles triomQu'à votre aspect il fuie épouvanté nous là aussi colonnes d'Hercule jusqu'aux phantes. épées. des déDe ce chaos était sorti une junte centrale composée elle siégeait à Aranjuez. il ouvrit la session il lui annonça que l'empereur amis d'accord et invariablement Il lui apprit pour la guerre'. plus qu'on à orgafût grande. se mettre à la tête de son armée. une On rapporte qu'à autre très-riche « Je l'accepte Erfurth Napoléon et à Constantin. à venger. triomphèrent gloire sur le Tage? » en Espagne.176 REVOLUTION FRANÇAISE. Votre Majesté lui dit certaine marque contre que je ne la tirerai . bien que mais on y délibérait n'agissait. couronner dans Madrid du corps légisde Russie et lui étaient la paix comme pour en même temps qu'il allait et. qui. ses ai- le roi d'Espagne. deux la sienne à Alexandre Alexandre est bien et de Napoléon. vous avez traversé l'Allemagne à marches forcées je vous fais aujourd'hui traverser la France sans vous donner un moment de hideuse La présence de vous! j'ai besoin repos. avec l'aide de Dieu. anarchie une effroyable régnait Cependant. dats leur avait dit Napoléon en partant. dans une même campagne. on ne parvint l'exaltation que lentement de vingt mille hommes celle d'Aragon. armée avait évacué Déjà la grande traversait la France elle « Solet se dirigeait sur les Pyrénées. recevant cette votre » amitié. niser quatre armées de trentecelle d Andalousie. et commandée par Palafox.

les moines appelaient le peuple aux armes mille paysans plus de quarante étaient venus. on se préparait à la défense. Les rues étaient barricadées. comme inexpugnable. se composait des corps de Soult. il marcha sur Madrid. où il rejoignit de cent mille à cheval il alla à Tolosa. était formée des corps de Victor et de le centre. et celle de l'Estramadure. Il franchit le défilé de Somo-Sierra. . où. des campagnes se joindre aux huit voisines.2 française. pendant que ses armées de droite et de gauche manœuvraient la jonction des débris des troupes pour empêcher vaincues avec le corps d'armée qui couvrait la capitale. Il fit ce dernier de la première. regardé et arriva le 1 er décembre devant Madrid. et en deux à hommes à Bayonne à Vittoria. était forte au golfe partit il arriva de Paris dans les premiers avec la rapidité trajet jours de nod'un trait. Joseph et l'armée hommes. à Vittoria. dont l'extrémité Moncey formaient s'appuyait aux montagnes de l'Aragon.(1808) -il empiré. à Napoléon pour changer Quelques jours suffirent la fortune de la guerre dans la Péninsule. à Burgos. . cinq mille par Napoléon vembre se rendit courses Vittoria. vingt-cinq La Romana par Blake et Galuzzo. Son aile droite. vers Tudela. à Espinosa celles d'Aragon et de Valence à Tudela. Napoléon somma la ville de se rendre V. “ 177 celle de Galice. et de la seconde Celle-ci appuyée de Gascogne. depuis huit jours. mille soldats de la garnison cent pièces d'artillerie défendaient les remparts. Lefebvre et à cheval sur la grand' route de Madrid. mille hommes. toutes les cloches des églises sonnaient le tocsin. de quaCastanos. de la garde imde cavalerie périale et de la réserve les corps de Ney et de l'aile gauche. Quarante mille Anglais devaient leurs mouappuyer vements. Après avoir détruit l'armée d'Estramadure celle de Galice. rante-cinq de mille hommes.

blir des hôtelleries. il ne doit y avoir. régulier de la ville. des madragues. députations composant du corps de la noblesse et et séculier. leur dit Napoléon le siècle de Madrid. Bientôt le feu s'engagea à 1 attaquer du Retiro. ayant à leur tête le corrégidor et prêter à l'Empereur. dans l'espoir générale. et la prospérité richesse. dans un avaient les justices particulières justice. Napoléon. vouhauteurs Après s'être emparé des d'un siège. et donner un libre essor à nuid un petit nombre d'hommes. douze cents des principaux les diverses municipales. 11 (1806) 1 lui fit répondre mais te junte qu'on y était résolu à l'entrée sous les ruines plutôt que d'en permettre s'ensevelir investit la place. pitale par une amnistie non comme aux Espagnols. à l'entrée des faubourgs. senter leurs hommages fidélité au roi Joseph. mais comme un libérateur. sur les citoyens. L'égoïsme. de la canique les chaleurs saient plus à votre agriculture cule. ce tribunal « J'ai aboli. militaire habitants Le 9. « Comme État. je les ai détruites. ries. « Les armées anglaises. du clergé des corporavinrent préserment de contre lequel Les prêtres doivent guider réclamaient. le 4. Toutes aux droits de la nation et étaient contraires je les chasserai de la Pénipsule. . un maître. « J'ai supprimé des pêchedes fours. à six heures de nouveau à se soumettre cadu matin.178 RÉVOLUTION FRANÇAISE. tions. qu'une il n'y a qu'un Dieu. et l'Europe exercer aucune juridiction mais ne doivent les consciences. et se disposa Alors Napoléon aux Français. été usurpées. et corporelle extérieure et chacun pourra étales droits féodaux. la son industrie. il se présenta faire des partisans. Napoléon voulut signaler son entrée dans cette de se et. les invita les horreurs aux habitants lant épargner ce qu'ils firent.

en y établissant qu'il y a de provinces. S'il en est qui le dé^ par l'Angleterre. leur désir est rnsensé. vôdlait aurait éclairé le peuple vinces. et à l'établir dans Madrid. projet été une guerre de terre sans de l'Angleterre qu'on dont le résultat insensé. firent. et je serais obligé de gouverner FEsautant de vice-rois pagne. et produira tôt on tard leur fin ruine. mémorables . et de de l'Espagne. cette donné capitale. Cependant. et fait qm son existence et son bonheur d'un roi et dune dépendent constitution favorable aux peuples libérale et contraire seulement à legoïsme et aux passions des orgueilleuses grands. » ces jours datera la prospérité C'était J^i» em effet. trente mille tiques. «79 « Cétaif établir la prépondérance et qui aurait fait couler de» ftols de sang. ainsi que fermant les yèui a» progrès et à gieux la civilisation il repoussa toutes que Napoléon lui apportait. le» lorsque facile. ont été mises en jeu mais vos neveux me votre régénérateur ils placetom au nombre ceux aux t'exemple connaître à la nation où j'ai paru parmi vous. pour se jeter dans ce qu'il appelait la guerra a cucktlio (guerre a» couteau). leurs sentiments citoyens que nobles. Aucune ne peut exister sur le puissance influencée continent. Pendant ce temps.(1808) EMPIRE. Seant-Cyr ioxxaak la Gatatogae j Soaft. la mission de Napoléon dans la Péninmais les nobles et les moines exaltèreat sule à F envi le ou par le fanatisme relipeuple par le fanatisme politique et & est. de loi. et leur renferme hommes fidélité. négociants. « La génération Trop de passions béniront des jours comme présente pourra varier dans son opinion. je ne me refuse point de céder mes droits de conquête au roi. auront eceiésias^ manifesté pro« Il me serait en Espagne. les iiéfoi?r»eS.

et donnant euxépée. un crucifix de la voix et du geste. dé l'autre une rage.180 RÉVOLUTION FRANÇAISE. apparence tation. les enfants. entretenaient des sorties un feu continuel et. ces travaux ajoutaient force était dans l'exalSa véritable qu'en réalité. point encore lassé le courage de la ville le le bombardement commencèrent les Français ils y montèrent vigoureusement. maîtres du se rendirent terrible. il avait fait jeter à la hâte quelcette ville avec son armée mais. sommet chement chaque intérieur. pendant la ville fut emle plus haut église. Lefebvre battit les débris de l'armée d'Estrapoursuivant madure lousie fallut à Almaraz à Uclès deux enfin mois d'un et Victor Lannes siège les débris soumit de l'armée l'Aragon pour s'emparer d'Andamais il lui terrible de Sar- ragosse. ques ouvrages à la force de la place plus en que d'art. vingt-trois de- gré d'opiniàtreté. mille dans le dévouement. monastère était Chaque une citadelle chaque jours. leurs canons. dans Palafox s'était renfermé Après la bataille de Tudela. alors le combat prit maison. Le 10 janvier. à la Corogne. leurs bagages. exécutés avec plus de zèle défensifs. instant. corps à à faisaient et combattaient de qui s'efforçaient corps avec les troupes et les travailleurs Dans ces sanglantes affaires. . ayant ouvert la brèche. et. leur général en chef (Moore). 26. dont huit dans le fanatisme mois de ses soixante n'avaient de résistance héroïque (il). d'assaut. chaque et. et les moines. avec le plus grand coucombattant les femmes. d'une main. mêmes l'exemple jours de Après vingt-huit tranchée portée ouverte. habitants. les excitant du dévouement. après une résistance un retrancomme de derrière mais les citoyens. après leur avoir fait perdre dix s'embarquer mille hommes. on voyait former un logement. de famine mais et d'épidémie. (480!)) les força à les Anglais l'épée dans les reins.

Ayant ainsi réglé les affaires de ce royaume. d'Uclès avaient à rentrer dans De toutes villes s'empressaient de lui prêter serment. ville capitula et des ca- mille elle ne livra aux vainqueurs les victoires Cependant. 181 il fallut chambre trente mais davres. en faire le siège séparément. huit mille sept cents chefs de famille avaient Saint-Sacrement. pendant de la cinquième coalition. Napoléon partit le soin à son frère et à ses lieutenants Paris. sur voulait le si Napoléon céda hésitations Napoléon Après quelques et Joseph prit. décidé Joseph d'Almaraz Madrid. fois. pospour la seconde session d'un trône qu'il ne devait pas garder longtemps. de le 20 février. .(i809) EMPIRE. de défendre ce prince les parts A Madrid. laissant qu'il se portait au-devant pour d'achever de le pacifier. pierre par pierre. cette que des ruines et en étage. d'étage en chambre. à leur demande. Enfin. vingtjuré. le leur rendre. de ses enfants étant morts.

sur cette ville. Vienne. et. Soumission Situation du Seconde Portugal.de Vienne. de l'Inn pour Dispositions par les armées l'armée. Réunion du l'Ile de Wagram. romains à l'Empire. Bataille effet du TyroL de l'armée Bataille d'Essling. de Mettemleh. Dès 1808. en Belgique. l'Autriche avait réparé ses pertes . | jV en contre elle nouvel orage s'amassait un Aile. – Armispassage Révolution de du Tyrol. succès. de l'Autricheautrichiennes.» RÉVOLUTION f*jU«ÇA. Armée Retraite Il détermine jeune Allede Bataille sur Talaveyra. de 1809 Bataille de Wagram.Traité que la France luttait dans la Péninsule. Mort en Position Danube. Son mauvais Napoléon à Paris. de Capitulation de Lannes. poléon Prisa devant Ratisbonne. marche des la paix. Prise Campagne d'attaque. Retraite Mouvements Disposiavec l'ar- Europe.-Eipédition à faire l'Autriche mand. Reddition sur Anglais Tentative Retour Madrid. qu'elle produit ffBbere&erg. d'Allemagne. du continent. Mouvements et d'Eckmühl. de Lobau. par un anglo-espagnole: Wellington. de la Bavière. avec Lefebvre. ? rager venu d'en finir avec la révole moment croyant '1 levée à une se elle cinquième lution française.I9E. de Znalm. des Anglo-Portugais Marche en elle Espagne. – Campagne de Davoust et de Masséna. d'assassinat de l'Empereur de la Corogne de et du Ferrol. Batailles d'Abensberg de cette ville. (1809) CHAPITRE VII. prépara endant de boucliers. Insurrection Jonction Second Inorganisation et de l'armée d'Italie de Dalmatie d'Oporto. Hapoléon Invasion et M.j loin de se découmagne. Départ frande Nablessé de t'armée Jonction Napoléon de Napoléon çaise en Allemagne. passage des Français dans en Allemagne. tions mée tice Suède. Après tant de défaites. du Danube. la coalition avait profité de ses fautes. expédition des États Retraite de Soult. Cinquième Passage coalition. de Tannée.

appuyée les landwhér hommes. pesait Chose étrange! cette les défaites.r w. le tombeau s'était le serment du grand Frédéric. en France. cable. a toujours Patiente elle se disposait à sesur elle depuis le traité puissance. quels que soient les coups dont la fortune l'acpolitique. l'Angleterre préparait ses ports une tenue secrète. sourdement ses levées de cent cinquante compte plus lui ont fait perdre. et. et n éclate a cru la trouver. De toutes des ennemis parts ses nombreux agents nous suscitaient ils exploitaient. dans une humble lentement. su regagner dont on ne ce qu'elles immuable dans sa obstinée. autres. à voir la situation des choses. les peuples à la révolte. y compris couer le joug humiliant qui de Presbourg. Cependant. elle organisa elle embrassa et provoqua. dans chaque présentée un plan ce jour. il semblait que l'Autriche avait campagnes où elle avait . le signal. et silencieuse l'occasion de les réparer. Jusqu'à lutte séparément. De cette conjuration l' Autriche donnerait dont la destination sortir une devait les hautes entre d'être dans était guerre en mille plus vaste les sociétés des bandes avait Déjà celle-ci organisé sur une armée masse. Deux hommes régions et Fouché. C'est ainsi qu'après que lorsqu'elle trois elle allait payé pour la coalition. multiplia secrètes.a a. ne craignaient Talleyrand pas leurs complices (12). dont grande expédition. soit en flattant leurs rêves d'indépendance. l'empereur en 1805 sur la coalition cette fois Alexandre. témérairement une quatrième s'engager fois. attitude. d insurgés. . les ressentiments et les espérances de tous les partis ils avaient même des intelligences dans du pouvoir. a igs les cours Dans et de Pétersbourg une visite du roi et de la reine on avait renouvelé de Berlin s'étaient de Prusse prêté rapprochées.(4809) 1 empire. elle épie longuement. De son côté. soit par des écrits ou des proclamations. générale.

le despote. avait su L'Angleterre.484 RÉYOLUTIOH FHANÇÀISB. avait achevé de le séduire. depuis l'esprit public dans toute l'Allemagne. et l'enlacer était revenu à l'ambassadeur encore mettre faire une campagne » d'insurrections. se replacer au ee qu'elle avait perdu. elle en effet. elle lui ces dispositions habilement exploiter et s'était avait révélé le but de l'expédition qu'elle préparait. se voyant chassée de la Péninsule. et je suis payé pour être prulorsque dent. car enfin je dois craindre. ou plutôt de l'appui secret de la Prusse assuré de la neutralité sur toutes les nations méconet comptait et de la Russie. Que va-t-il promise sulter de cela? C'est que je vais armer puisque vous armez. du continent. pouvait reconquérir et d'aill'avait fait déchoir guerre rang dont la dernière l'irritation de l'Allemagne. où. leurs la résistance des Espagnols. ses troupes à la française. » Et comme M. joint aux illusions troupes Il s'était. (1809) De ce qu'elle avait été vaincue. enfin. Il avait organisé autrichien. vous ne trouviez pas votre existence menacée. de l'Autriche. ce'qui. de la le fardeau on supportait impatiemment longtemps. à présent qu'elle est en Espagne que vous la trouvez comréVoilà un étrange raisonnement. « Qu'est-ce M. de en comde qu'elle n'avait pas eues dans ses précédentes en- d'Autriche le monde voulez-vous j'avais mon armée en Allemaet c'est gne. il ne s'ensuivait pas qu'elle le serait encore. lui offraient des chances les dispositions de succès treprises. et un corps de engagée à lui fournir cent millions de subsides du cabinet auxiliaires. à Paris. en outre. Il saisit donc le moment où Napoguerre et de l'occupation. de Metternich se défendait « Mon- . et fait tentes. travailler léon était encore peuples contre Mais déjà l'Empereur que cela signifie? dit-il Metternich bustion ? Comment! « pour en Espagne. plus à espérer qu'à craindre.

que j'ai de l'ambition lorsque ce sont leurs bêtises qui me forcent Napoléon ambassadeur. en a fait l'aveu militaire nécessaire de « Il s'agissait la campagne surtout. reprit Napoléon dans toutes mes transactions avec net j'ai votre toujours cour.(1809) sieur. » C'était la première fois que Napoléon se voyait pris si fort au dépourvu. si la Russie est une puissance sait-il. de Caulincourt. trop mais pour apprendre à ne compter que sur lui. diet si elle marchera se flattait. on m'attaque. souscrit le traité de Tilsitt que pour éloigner à tout prix la Un de ses aides-de-camp. » Dans chargea cette extrémité. d'en avoir » ce que lui avait mandé son que la Russie ne s'en tien« Nous allons voir. le colonel Boutourlin guerre. drait pas à observer la neutralité. à soutenir dans de gagner le temps convenablement la pour se préparer lutte que l'on savait bien être un jour. M. d'après faut. Je suis son allié. avait déjà que l'Autriche rassemblé les siennes. pour en 1805. car il y a de la folie à me faire la guerre. disait-il à ses familiers. dit-il dans son Histoire de Russie. dupe parler EMPIRE. moi comme elle a marché pour les Autrichiens. qu'il y ait quelque projet que je n'aperçois pas. Et puis ils diront que c'est moi qui ne puis rester en repos. il n'avait pas encore à sa disposition les premiers éléments de son armée. nous allons voir comment cela ira cette fois. Ils me croient mort. en l'interrompant. et trop peu pour la guerre. nous je réclame son secours. Il ne revenait pas de cette « Il guerre. » n'avait Bas-Empire. car Alex« faux comme un Grec du andre. le cas de se renouveler s'adressa au Napoléon sénat il Régnauld de Saint-Jean-d'Angély de lui demander . verrons comment » Il ne le vit que je serai secouru. 185 été il faut t elle fait trop de bruit pour la continuation de la paix.

{&>

RÉVOLUTION «ÀNÇAISE.

(MW9)

l'Empereur auxquels d'en joindre dix mille pris par quart avait jugé convenable « Vous con1807, 1808 et 1809. sur les classes de 1806, une levée de granit cette colonne dit Régnauld, ces intrépides à Marengo qui que rien ne put ébranler les Russes à culbutèrent Bessières menés par le maréchal <xa gardiens de tous les climats, ces vainqueurs Austerlitz naissez, Messieurs, de tout ce que le monde a de plus grand, de ce que la France immortelles, qui a de plus cher; c'est dans ces phalanges sacré chez ce que fut le bataillon sont aux armées françaises les anciens, c'est dans veut placer l'Empereur conla nouvelle on appela sur-le-champ Cela obtenu, à la hâte, et on la fit partir en voiture. on l'équipa scription, à la garde impériale, En même temps, qui était encore en Allemagne. eut ordre de se rendre Burgos, n'avait mis sur pied des forces aussi l'Autriche Jamais imposantes soixantedeux régiments de frontière, quatre corps giments de bataillons cent cinquante-quatre au grand complet, mille Honmobile, quarante ou de garde nationale landwher de troupes de cavalerie, mille hommes grois, enfin soixante de ses forces tel était l'ensemble et de génie d'artillerie celui d'Allemagne elles formaient cinq corps d'armée sous l'archiduc mille comptait cent soixante-quinze mille; celui du Tyrol, sous Jellachich, vingt-cinq hommes; celui mille Jean, sous l'archiduc cinquante celui d'Italie sous Giulay, de Dalmatie, vingt mille; celui de Pologne, Charles, sous l'archiduc mille; enfin les landquarante de et les dépôts de régiments wher, les troupes hongroises formille hommes, deux cent vingt-quatre ligne, comptant maient la réserve. Ferdinand, réde ligne, dix-huit francs ou légions, portés garde glorieuse ces dix mille hommes sa fidèle, que choisis. » et

de trente

mille

hommes,

(1869)

EMPIRE.

J87

A toutes

ces forces,

magne que les corps viron quatre-vingt mille hommes milie hommes quinze en Dalmatie sous Marmout, et quelques divisions en Italie, sous le prince Eugène ce qui, joint aux trente mille Bavarois sous Lefebvre, aux dix du aux mille dix mille Vandamme, troupes présentait Or, ces Saxons Wurtembergeois sous Bernadotte,

Napoléon de Davoust

n'avait

à opposer en Alleformant enet d'Oudinot,

sous et aux

de Varsovie sous grand-duché Poniatowski une masse de cent quatre-vingt mille hommes. forces étaient non-seulement mais insuffisantes,

en mesure immédiatepoint toutes d'opérer ment. Il fallait, en outre, que les corps de Lannes, de Masséna et d'Augereau eussent le temps de rejoindre. Après avoir donné provisoirement à Berthier le commandement en chef de la grande armée française en Allemagne, Napoléon le fit partir avec rien, vous prennent tions cet ordre « Si les ennemis n'entreposiles » laisserez les troupes dans leurs mais si elles commencent derrière

elles n'étaient

mon arrivée jusqu'à vous réunirez hostilités, bien vite l'armée

le Lech.

était en pleine sécurité à Paris, le Napoléon lorsque, 12 avril au soir, il apprit par un courrier du roi de Bavière, avaient passé l'Inn. Deux heures après, que les Autrichiens il était sur la route d'Allemagne. Arrivé le 17 à Donawerth, il donna mée « Soldats « Le territoire autrichien que dité nous de la Confédération a été violé. Le général de ses armes, et avec la rapile souverain de ses ordres à ses maréchaux, et parla ainsi à son ar-

veut que nous lui abandonnions

fuyions à l'aspect nos alliés. J'arrive de vous lorsque

de l'éclair. j'étais entouré

« Soldats

jg8

BËVOM1TION

FRANÇAISE.

(1809)

l'Autriche tendu nelle. notre

vint

à mon ma

bivouac clémence

en Moravie

vous l'avez

en-

implorer Vainqueurs

dans

et me jurer une amitié étera dû tout à l'Autriche trois guerres,

Nos succès trois fois elle a été parjure générosité de la victoire qui nous attend. passés nous sont un sûr garant reconnaisse Marchons donc, et qu'à notre aspect l'ennemi son vainqueurs. Cependant, avait pereur, » Berthier laissé pas compris à Ratisbonne l'ordre de l'Emà

n'ayant Davoust

et Lefebvre

et d'avoir de sorte que, -loin d'être concentrée Abensberg, était disséminée l'armée une attitude offensive, pendant et ne présenlieues sur les deux rives du Danube, quarante en un clintait nulle part une forte résistance. Napoléon, à Davoust de Il ordonna d'œil, répara les fautes de Berthier. quitter Ratisbonne et de marcher droite était sur Neustadt à Masséna, sur Aul'extrême Son plan de l'armée, de refuser de se porter sa gauche aux

qui occupait Pfaffenhofen. trichiens,

« Douze ou quinze mille sa droite. en avançant à Masséna, doivent écrivait-il hommes de cette canaille, » Il fut servi à souêtre attaqués par six mille de nos gens. hait. à une partie de la gauche de l'ennemi fit sa jonction à Abensberg, et Davoust après Pfaffenhofen, avoir passé, à Tann, sur le corps de vingt mille Autrichiens. à Abensavait joint Lefebvre ce temps, Pendant Napoléon le centre de qu'il lui serait facile de traverser berg. Jugeant il laissa Davoust dans ses positions, et, s'ala ligne ennemie, élecet aux Wurtembergeois qu'il aux Bavarois dressant il marcha avec eux sur la route de trisa par ses paroles, aules deux ailes de l'armée Roor à Landshut, qui séparait Hiller, la se jeta sur sa gauche que commandait trichienne, Cette affaire, et la mit dans une déroute complète. culbuta, Hilla bataille d'Abensberg. qui eut lieu le 20, fut appelée Masséna culbuta

(1809)

bmpire.

189

la nuit sur Landshut, ville située en pendant entre deux bras de l'Iser mais le lendemain, partie de très-bonne on recommença à le poursuivre, heure, et l'on entra pêle-mêle avec lui dans Landshut. Il voulut en défenle pont une fusillade d'un bord de l'Iser à s'engagea l'autre. Alors le général Mouton arriva, et enleva le pont de vive force. Hiller se sauva dans les rues, mais il ne put s'y défendre Masséna longtemps. Voyant qui arrivait par la rive droite, il s'enfuit en laissant dix mille prisur l'Inn sonniers et tous ses bagages. avec Napoléon lança Bessières trois rabattit divisions par la route Il le trouva appuyé avec son armée au bourg d'Eckmühl, et couvert du Laber. par la petite rivière de Sans perdre il fit commencer assailli en arrière temps, Alors l'attaque. par Napoléon, œuvre savante s'enfuit sur temps que Davoust, par une manet hardie, arrivait sur son flanc, Charles laissant Ratisbonne, cinq mille morts, vingt en même à sa poursuite. sur l'archiduc Charles, Puis, faisant il se volte-face, de Ratisbonne. dre

1er se retira

mille prisonniers, seize pièces de canon et quinze drapeaux. Cette victoire, que trois heures de combat avaient décidée, ouvrit aux Français la route de Vienne, et acheva la délivrance de la Bavière Ratisbonne flanquées les autres (22 avril). est ceinte de vieilles Les Autrichiens d'infanterie,

murailles, avaient

de tours. de soldats

et ses portes sont garni les unes et l'approche

A peine Napoléon dangereuse. l'escalade, qu'il fut blessé au talon, d'une balle tirée de la muraille de la ville. Il y eut, à cette nouvelle, un moment de trouble et d'anxiété dans l'armée. Aussitôt, monta à cheval, Napoléon et se montra mations
1« Quoique

ce qui en rendait venait d'ordonner

aux troupes qui le saluèrent des plus vives acclacet accident, l'ouverture faite à la muraille 'Après
sa botte n'eût pas été entamée, la blessure était très-douloureuse;

190

RÉVOLUTION

FRANÇAISE.

(1809)

enfin la on disposa l'assaut; ayant été reconnue praticable, de prisonville fut enlevée, et l'on y fit un grand nombre à passer le Danube. était parvenu mais l'archiduc niers aussi « manœuvre d'une n'offre L histoire pas d'exemple le d'aussi loin, et exécutée à point nommé armée dont la douzième jour du départ de Paris, avec une dans un mois auparavant, moitié des soldats étaient encore, hardie, menée la pioche champs, à tout ce qu'ils avaient leurs à la main, » fait depuis vous avez justifié mon attente, « Soldats leur dit Napoléon, En peu de vous avez suppléé au nombre par votre bravoure. de Tann, dans les trois batailles jours, nous avons triomphé de les trois combats et dans et d'Eckmühl, d'Abensberg Cent pièces de caet de Ratisbonne. de Landshut Feissing, mille prisonniers, trois cinquante non, quarante drapeaux, attelées les de pont, trois mille voitures portant équipages voilà les résultats toutes les caisses des régiments, bagages, et de votre courage. de vos marches de la rapidité ne enivré par un cabinet parjure, « L'ennemi, paraissait de vous. Vous lui avez apparu un souvenir plus conserver l'Inn et ennaguère il a traversé que jamais plus terribles de il se promettait de nos alliés vahi le territoire naguère porter défait, patrie aujourd'hui, il fuit en désordre. Déjà mon avant-garde épouvanté, » avant un mois nous serons à Vienne. a passé l'Inn à justifier touOr, comme si la fortune eût pris plaisir tes ses paroles, après avoir passé la Saltza le 30, enlevé le 3 mai la position
cependant cette après il flt bonne courte

et ne comprenant si peu de temps

rien

la guerre

dans

le sein de notre

inexpugnable
contenance mais

d'Ebersberg,
la nature ne perdit

traversé

cette
Rentré portées tout-

maison dan* une pettte promenade fut son courage été blessé, de fusil du lieu où il avait aucune suite n'eut heureusement à-fait. Cet'te blessure Meneval, Napoléon 1 Mémoires Mémoires du duc duc de Rovigo, Rovigo t. t iv, ty, p. 9t. 94.

pas ses droits. qui était à- quelques à bout, et il s'évanouit fâcheuse, » et Marie-Louist,

t, t.

(1809)
viHfr«n

empire.

191

rejeté riva, en effet, le 10, devant la capitale de l'Autriche., « à la même heure, le même jour, disait le bulletin officiel, et un mois juste après que l'armée autrichienne avait passé non la Bavière' » Mais cette fois la ville pour envahir était disposée à se défendre. On avait armé les remparts, et l'archiduc hommes mentaire seulement Alors on avec quinze mille s'y était renfermé de troupes. On envoya sur parleparlementaire à l'archiduc.; mais les envoyés nonfrançais ne furent pas accueillis, mais furent maltraités. bombarda la ville. On a dit à tort était restée malade Marie-Louise que la jeune au palais imMaximilien

flammes et jonchée de cadavres ennemis» aprèsavoir les Autrichiens sur la rive gauche du Danube, il ar-

archiduchesse périal,

et que Napoléon, avait fait cesser le feu. 1 apprenant, la garnison évacua secrèAprès quatre jours de résistance, tement enfin fois ses la ville, qui ouvrit pour la seconde dans son ordre du portes aux Français .(13 mai). Napoléon, jour grands pour qui du 14, égards recommanda pour à ses soldats de Vienne. d'avoir les habitants les plus « Soyez bons

les pauvres leur dit-il, pour ce bon peuple paysans, a tant de droits à notre estime ne conservons aucun

rapporte avant que, « quelques journées Vienne, l'Empereur se faiun le nom de tous expliquer par gutde tes villages et de la moindre ruine qu'il trouvait sur son chemin, lui montra son guide sur une éminence les restes presdétruits d'un ancien « Voilà, lui dit le guide, qu'entièrement château fort les restes « du château de Diernsteia. s'arrêta » Napoléon tout-à-coup, prit un air rêveur, et resta quelque à immobile ces ruines. Puis, se tournant temps contempler vers le maréchal Lannes à cheval: qui l'accompagnait lui dit l'Empereur, «Regarde, voilà la sant « prison « lestine. a plus de Stebacd Cœur-de-Lion, mon le Ût Lui aussi, brave enfermer Lannes, il alla n'était Un duc là. C'était comment bien! comme pas nous plus Le Cœur-de-Lion, heureux que moi en Sy rie et en Pabrave que toi. Il fut le vendit à un embarbarie. Quelle d'AutriCe »

• Bourrienne

â Saint-Jean-d'Acre. civilisation! On a vu

d'Autriche le temps traité le traiterai les j'ai

«. pereur d'Allemagne « différence avec notre

qui

de,la encore tètes t. vin

l'empereur

« che.qutje faire pouvais Eh prisonnier. « n'est pas moi qui veux cela, c'est le temps;

je il faut respecter

de même couronnées. p. 189.)

(Mémoires

de Bourrienne,

102
.iJ'~

RÉVOLUTION 1'l1;li.. FRANÇAISE.
..n.v..u..a.

(1809)

orgueil de nos succès voyons-y une preuve de cette justice » et le parjure. divine qui punit l'ingrat l'archiduc Charles s'échassé de Ratisbonne, Cependant, il avait fait un long cirtait jeté par Cham en Bohème le Danube, cuit et était revenu parBudweisssur après avoir résolut de Biller. Napoléon rallié à son armée lès troupes mais le grand gauche Napoléon en fit jeter un de cinpont de Vienne était brûlé. de la ville. à deux lieues au-dessous bateaux quante-quatre son de préférence Il avait choisi ce point pour effectuer et s'y divise en effet, le Danube y est très-large passage d'aller à sa rencontre sur la rive en trois lune, tour convoi, rive dont des îles considérables inégaux formant celle de Lobau, a huit mille toises de entre autres, de bois. Un premier elle était alors toute couverte bras parti le 19, à la nuit le 20, l'armée close, alla prendre poste à la se déà passer, commença

gauche; à mesure ployant,

dans la vaste plaine qu'elle débouchait, en tout trente mille homde Marchfeld. Déjà trois divisions, et d'Essling, dans les villages d'Aspern mes, s'établissaient derrière de cavalerie le rideau l'ennemi, reployant quand lequel laissa voir une armée de quatrecaché, mille hommes rangée en bataille. C'est avec ces forvingt-dix au moces triples qu'il attaqua les trois divisions françaises, venant à être rompus ment même où nos ponts, par une sans communications les laissèrent crue subite du Danube, il s'était avec la rive droite. Dans cette extrémité, et parvinrent, le plus grand courage, qui ne cessa qu'à la nuit, à se maintenir plus meurtriers en prodans les villages Napoléon qu'elles occupaient. fita pour réparer ses ponts et faire passer ses troupes sur la rive C'était gauche. léon monta à cheval à la pointe du jour, Napoet fit prendre les armes à son armée le 22 mai elles déployèrent après un combat des

(1809)

EMPIRE.

195

il avait alors cinquante Davoust et les parcs Danube. A trois

mille hommes

qui étaient heures du matin,

il attendait, en outre, encore de l'autre côté du il prit l'offensive. fut rompue. Déjà au milieu Du celle

choc la ligne autrichienne premier des Français se déployait victorieuse ennemie, quand le Danube croissant la saison arriver venaient de la fonte Davoust d'être des neiges et ses parcs, complètement sans munitions

de l'armée

toujours

du Tyrol),

(on était dans au lieu de voir

Napoléon

commanda la retraite. PenNapoléon nos soldats ne rendaient le terrain que à peine repris leur position pied à pied. Ils avaient de la les y attaqua veille, que l'ennemi de vive force. Alors le on se prit corps à corps plus terrible combat s'engagea ne de munitions, aux canons de l'enne se servaient nemi, les Français plus que de la baionnette. entrèrent dans les deux villages, Cinq fois les Autrichiens cinq fois ils en furent repoussés enfin, après une dernière pouvant répondre, ils parvinrent à s'en emparer. Essling, Cepenle salut de notre retraite dant, était dans la reprise de ce donna l'ordre au général Mouton poste. Napoléon de prendre la brigade des fusiliers de la garde et d'attaquer sur-leattaque sans s'inquiéter Celui-ci, du nombre de troupes auchamp. quel il avait affaire, entra au pas de charge dans le village, et sauva, l'emporta la retraite de par ce coup de vigueur, l'armée Ainsi Essling avait été pris et repris jusfrançaise. qu'à treize fois dans les deux journées du 21 et du 22. Alors, l'ennemi contre ce bloc de voyant ses efforts échouer granit la garde), n'agit (c'est ainsi qu'on désignait plus que par une canonnade, mais un de ses derniers insignifiante boulets devait finir la glorieuse carrière de Lannes. Napo– ~-––~ bavaavuov vuaa4ülG üG LQ1111GD. nutJV*

qui le laissait achever sa victoire, dant ce mouvement,

apprit que les ponts A ce coup terrible, emportés. et sans forces suffisantes pour

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sur

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« C'érait avec lui la perte d'un de ses plus dignes enfants. le maréchal.J9J RÉVOLUTION FRANÇAISE. Meneval. léon avait sur leurs fule vit passer porté par douze vieux grenadiers il le fit diribranches de chêne sils croisés avec quelques et voulut être seul auprès de lui il l'embrassa ger à l'écart. et toujours si expressifs quHui énergiques piquants. « Lannes. épuisé par une grande et levant ses liras affaiblis pour les yeux. qui. lui du cou de Napoléon à un souvenir vivez pour tous. avait taillé les d'Austerlitz. sur la situation « Vous voulez repasser le Dasur la rive droite. être surpassées ne peuvent profondeur . de Talleyrand Il résumait et la mais dont la concision à un langage trop militaire. de la diplomatie plumes rien. » « C'est de la m. en pleurant: » tu nous seras conservé! Lannes. les jambes emportées il Un moment et versa des larmes. disait nube. avant une heure. « Adieu. dit Napoléon il nous faudrait courir et la fortune que la victoire défaite nous les ôtera et les tournera une apparente contre nous. «Considéré Montcbello avait hors une de sa extrême sphère d'homme dans de guerre. vement affecté. et appartenant peu cynique dans un bas de soie. Sire. sang. moi! c est Bonaparte! perte de A ces mots. nous ont donnés. » Cette scène toute l'armée Huit jours après. dit originalité l'esprit. n'en dirait son visage un coup de pied s'il recevait par derrière. (1809) il à peine quitté le champ de bataille quand d'avoir venait compagnon que son malheureux apprit Il en fut vid'un coup de canon. C'est me connais-tu? lui dit-il. même l'armée le duc des de mots M. un recueil C'est lui qui diéchappaient. Il faut rester dans Lobau et y attendre car tes alliés. entr'ouvre autour les passer son esprit avait Napoléon. s'éfut des plus touchantes. pleuloigna le cœur brisé. trouvé un dans ce mot. » il était devenu un géant grandi au niveau de son courage avec ses maréchaux tint conseil l'Empereur Cependant Tous étaient d'avis de la mettre de l'armée. qui sera peut-être tout entier M. nage que. à couvert tait le brave des braves. Napoléon plus. après. que la victoire la bataille après sait à M. On ferait jusqu'au Rhin. de Talleyrand de ce personde l'impassibilité Il disait à coups de sabre. et accordez quelque dit-il. n existera de vos meilleurs amis.

les canons. les chefs des sociétés secrètes. Dornse jetèrent la Westphalie. pour la liberté et pour la délivrance » Mais presque tous échouède 1 Europe et du genre humain rent dans leurs expéditions Schill fut tué dans un combat. sans que l'ennemi. de l' tressaillirent des Français. Andréas chassé en effet Hofer. » Alors il donna empire. traqué le Tyrol. A la nouvelle nemis mille de cette retraite de la France hommes. Dans ce pays surtout. d abord elle eut. on fit imposer passer dans Lobau les blessés. glorieusement à l'archiduc. à travers les flots agités. la Saxe. Napoléon s'embarqua avecBerthier sur une positions nacelle. excité par Chasteller. religieux et un moine. les conduisit. Brunswick. ainsi pour chefs un le s'appelait et les Bavarois Dans avait les Français .(1809) d'Italie. Schill. et Brunswick. se disposa à jeter une armée les popula* Allemagne. les troupes évacuèrent les deux villages et s établirent dans l'île. tu achèveras ce que tu as si il n'y-a a que toi qui puisses en commencé. osât inquiéter leur retraite. de l'autre côté du Danube il est vrai qu'elle portait César et sa fortune. « Masséna. bourg. faites. aux troupes du commandement l'ordre 195 de se reployer. s'était insurgé. de la rive gauche et et chargea Masséna des Iles. d'Autriche. par la nuit la plus sombre et la plus orageuse. » A la nuit close. qui. le Brandeles populations « Arà la révolte dans provoquant disaient-ils. jusfusils et aux cuirasses des morts qu'aux Napoléon ne voulant un seul trophée dont celui-ci pût pas laisser à l'ennemi faire un signe de victoire. Ces dispar Masséna. pays tout catholique et dévoué à la maison le peuple. de toutes parts. lui dit-il. mez-vous. A minuit. s'enfuit en Bohème. tous les ende joie la Prusse leva cent contenu et l'Angleterre dans lenord tions s'agitèrent berg. mais sa révolte se ressentit de son caractère et de sauvage son fanatisme aubergiste premier. les débris de la bataille.

deux cents canons. pris Goritz. Jean et l'archiduc à Saint-Michel. comme cinq autres à le dompil était parvenu officier de l'Autriche. Jamais campagne n'avait plus à crainNapoléon temps de si beaux ouvrages. l'oren Dalmatie. l'offensive. s'emparèrent et s'avancèrent et d'Italie. A la bataille de considérables. pour trophées. qués par Lefebvre et ses Bavarois. et était entré à Inspruck de la Vierge que l'on promena par la ville sur un char attelé la bataille d'Eckmûhl de quatre chevaux blancs. cinquante douze drapeaux. ter. Cependant. armée. pagne. les de Constance. Ils reprirent. routes jusqu'aux d'Allemagne portes de Vérone. prisonniers. et à Marmont.On à rouvrir la camNapoléon se préparait dans Lobau travaux avaient été entrepris des bois. en outre. LayAprès avoir franchi la Piave. mille fusils et des magasins fait. Eugène. réorganisé il avait envoyé au prince Eugène. mille trente-sept en lui apportant. Quatre ponts brasures de l'île avec la rive droite avaient rétabli les communications sur la rivé être jetés en une heure pouvaient en si peu de n'avait vu construire gauche. à la retraite. Pendant ce temps. D'immenses et sur leDanube. qui commandait ce qui fut sans perdre de temps. qui commandait armée. coupèrent en effet. Il avait.196 RÉVOLUTION FRANÇAISB. écrasé Jellachich en effet. en mettant et renforcé son état de défense. pour la construction et les emdes pièces d'artillerie pour garnir les épaulements dont on avait bordé le bras du fleuve. éclater plus terribles après la bataille d'Essling. 1 (1809) à la suite de la statue du Tyrol. et des ferrures des cordages. et l'île en ses ponts à l'abri d'une rupture. dre de venir le rejoindre meilleur Trieste. bach. attales Tyroliens. dre. le il le disait lui-même. ayant forcé les Autrichiens mais pour se soumirent. opéra sa jonction avec la grande à Raab. en Italie. devienne avait tiré de l'arsenal des ponts. . le général Danube.

Parti de Zara. avait Toutefois. les Autrichiens voulurent enlever cette ville pour lui fermer le pasle 84e. le feu. il avait pas été moins heureux la Save et la Drave mais. et la jonction de Marmont. il n'avait en Dalmatie. 197 Raab. le reste à la retraite. A ce vacarme celui d'un orage accompagné à minuit. traversé en tua asstfra. trois cents escasept cent cinquante pièces de campagne. hommes à reprendre d'infanterie. les hostilités. ou prit seize cents. Charles avait fait couvrir les de redoutes armées de canons. bas.(1809) EMPIRE. deux d'Essling. à droite sur Aspern sur Enzersdorf. Danube encore le que Napoléon passerait Croyant au nord de Lobau. arrivé à Gratz. ponts pour le laisser en face d'Aspern et villages la défensive. força par cette action héroïque. drons de cavalerie l'armée de l'Empereur. Quant à Marmont. il fit jeter de passer plus projeté et à rendre inutiles à revers. prêt pour fit commencer pendant l'île de ses boulets. arrêta pendant douze sage. lui heures. de Marengo et de Friedland célébré dignement ce qui donna lien à l'Empereur d'écrire à son fils d'adoption « Votre victoire est une petite-fille de Marengo. livrée l'anniversaire le 14 juin. surtout. ordonna Napoléon que la devise le drapeau de ce régiment UN CONTRE Cependant. dans de manière les retranchements son erreur. et s'était tenu sur mais Napoléon à prendre de l'archiduc. on se disposait de part Cent cinquante mille et d'autre. le 5 juillet. le passage. sur ce point. une armée de vingt mille hommes. Cent canons foudroyèrent autrichienne couvrait que l'artillerie effroyable d'éclairs se joindre le vent et de tonnerre vint . Celle composaient de l'archiduc Charles s'élevait à cent soixante-quinze mille à gauche hommes elle s'appuyait. Un seul régiment français. suivante serait inscrite sur DIX. Tout étant Napoléon Enzersdorf. il avait.

Au point du jour* le ciel avait et toute l'armée se trouvait et sa sérénité. sienne dans l'immense venue. s'inquiétait et dès à jeter dans son armée. soutenait par Davoust. Aussitôt. il passa une grande demain. était à pied au bord du fleuve. à ce qui se passait Napoléon ni de l'épouni dés progrès des Autrichiens. cinq ponts à l'est de l'île.198 RÉVOLUTION FRANÇAISE. qu'il couvrait d'une artillerie formidable. ne sur le Russbach. Charles sur l'extrême gauche de ennemi. la bataille au lenet. en quelques au passage de ses troupes. Napoléon avait sur Ainsi par une son adver- rangée en bataille se retira alors obliquement sans exemple. A peine le jour avait Charles avait paru. et chassa culbuta les Saxons de Bernadotte. que celle-ci. Napoléon Il fit jeter. et Wagram. Déjà notre aile gauche était débordée nombreux entre se déployait l'ennemi nos ponts menacés. et elles défilèren soufflait avec violence. dant ce temps. manœuvre surpris inutiles et en l'obligeant tous ses ouvrages saire en rendant sur le terrain qu'il à sortir de ses positions pour combattre choisi. et Masséna d'Essling. Vers le soir. partie de la nuit à s'y préparer. nous séparer nos flancs et de projeté d'atteindre Il commença du Danube. (1809) Penla pluie tombait par torrents. il se jeta le combat sur le Russbach. les deux armées étaient en plaine d'Enzersdorf. il ne donna leshauteursdeWagram. présidant trapideminutes. » s'écria-t il. renvoyant pas de suite à cette attaque. il forma son centre en . vante qu'ils commençaient « La bataille de Davoust avait réussi qu'il vit que l'attaque Aspern Attentif ^st gagnée. ment repris et dans un ordre son calme parfait. Wagram. qui avait déployé la Napoléon. l'attaque par sa gaucommandée et pendant che sur notre droite. sur Aspern. mais la nuit étant voulut enlever présence. la canonnade avait lui-même s'engagea au centre des deux armées.

l'honneur français de la honte de Bayleh. 199 colonne avec Macdonald en tête. pour la conclusion de la. son passage. Charles avait. aussi grande que celle des Autrichiens. et le lança dans la plaine. déconcerta et. Du haut des remde la ville l'immense de parts et des édifices population Vienne résultats aux assista à la défaite de son armée. Cette pièces victoire de canon. mais l'empereur qui n'avait ratifié l'armisde continuer la tice du 12 juillet qu'avec l'arrière-pensée guerre pendant fit traîner ce temps. au Charles une armée de cent se mit à passé le nuit à Wagram. en effet. Rien pendant que cent bouches à feu éclairaient ne résiste s'opposer devant cette masse terrible. sur le champ de bataille avaient laborieux travaux et aux savantes les Cependant été loin de répondre conceptions qui vivement journée perte et il cin- la nouvelle de cette précédé les dispositions la victoire avait failli nous échapper notre disputée. champ de bataille vingt-cinq quarante pages. Le 12. un grand nombre d'équià son mouvement et vengea coalition. paix. offensif: en vain Charles veut poussé par Masséna et par Davoust sur qui reprend Essling. deux 11 divisions de cavalerie sur les ailes et la garde en arrière. Napoléon la poursuite de l'archiduc qui faisait sa retraite par la route de Bohême. qui se précipite il reéule et se met en retraite. était presque avaient restait quante Après encore mille avoir prince hommes. dix drapeaux.(1809) EMPIRE. en laissant sur le Wagram. les négociations pouvoir en longueur ses forces réorganiser il espérait. mille hommes. Bientôt des qui fut accepté à Vienne. D'un autre . il atteignit ce prince à Znaïm. Déjà les deux armées étaient aux prises des cris de paix lorsque le combat. proposé un suspendirent armistice et signé dans la nuit. s'ouvrirent négociations d'Autriche.

chassés par les neiges. Alors. de sa personne. Vainement on le supplia. et cette diversion être avantapouvait côté. et appelèrent au trône le duc de Sundermanie. son oncle. où il fut jugé et fusillé. les Anglais faisaient leur expédition en Belgique. Napoléon. qui régna sous le nom de Charles nement de la Suède changea les dispositions bas les armes. se leurs villages. Hofer lui-même à Milan.200 RÉVOLUTION FRANÇAISE. d'abdiquer. de mettre fin à une lutte qui déjà lui avait fait peril demeura inflexible. s'emparèet le forcèrent rent. Ceux qui résissoumettre. s'y étaient pas mis fin à l'insurrecdes forces sans s'affaiy envoyer avec les révoltés. déchéance. tion espagnole se rallumait. XIII. les chefs mis dans l'alternative de qui l'avaient céderaux vœux de la nation ou de cesser de régner. le 13 mai. Alors. Depuis avec la France: elle avait espéré vainement qu'on rait au domaine les provinces que ecclésiastique toire avait réunies à la République et cisalpine. fut pris. rentrée dans l'opposition européenne contre-révolution- . les évènements trompèrent ses espé- l'armistice tion. les états-généraux sa proclamèrent Quelques jours après. ne pouvant avait voulu blir. le Pape venait de rompre avec Napoléon. au nom des maux de la patrie. mais ceux-ci n'avait il chargea l'armée d'Italie de les ce qui ne tarda pas d'être fait. (1809) le Tyrol résistait la Suède avait repris les toujours. conduit prisonnier Chevalier de toutes les coalitions contre la France. négocier refusés. l'insurrecarmes. dre ses plus belles provinces. taient encore dans les montagnes. le roi virent de Suède son peuple et son arpar mécontenter mée. Dans le Tyrol. geuse à l'Autriche rances. Cet évèet lui fit mettre froideur restituele Direcelle était de l'armée avait fini forcés de rentrer dans la cour de Rome était en longtemps.

Anglais. le 28 janvier. vous des émissaires entrât dans anglais. les villes. Après une marche lente à travers difficiles et un temps affreux. pliaient sans avantages pour tat décisif pour nos armes. devant Chavès mit en déroute l'armée portugaise . des montagnes. soit à cause de la nature du sol. dont il s'empara. en chassant devant il il lui de la Romana. ses États étaient devenus demanda 201 le rendezque le Pape de ses États les Napoléon le système continental.. forts. mais aussi sans résul- dispositions nous possédions avions de la Galice. et exclût il donna sans résultat. et pénétra en Portugal par la route de Chavès il trouva les villages abandonnés. De 1807 à 1808. traints guerre. l'ennemi. restaient ardente s'emparaient soumettaient les populations de diviser nos forces. soit à cause des indomptables. Après des négociations l'ordre au général Miollis d'occuper le Pape le meRome. etc. les campagnes désertes.(1809) naire. les légations d'Ancône rent partie du royaume Dans la Péninsule rible. qui fiet terdes Conde la à continuait. le par des chemins 10 mars. lui enleva naça de ses foudres Napoléon. Soult avait reçu de l'EmpeAprès la conquête reur l'ordre de chasser les Anglais du Portugal. la lutte de Camérino. de le traverser essaya vainement près de son embouchure le point où il fallait aborder étant gardé par l'ennemi remonta les bandes la rivière jusqu'à l'Orenze. EMPIRE. d'Italie. Ney et Victor devaient l'appuyer au besoin. Nos armées mais d'Urbin. nous et que l'ennemi vegarder les points que nait nous disputer. pendant qu'il nous fallait combattre pour en conquérir en sorte que dans cette guerre les d'autres les contre-marches et les engagements se multimarches. Il était parti. pour toute réponse. il arriva. de mille hommes. Arrivé sur le Minho. se dirigeantsur Santiagoavec vingt-cinq Oporto par Vigo et Tuy.

cette journée. contre les Français. mais la défendaient. s'occupant . leur rent fiance il marcha ensuite Soult ne tarda barbarie pas de leur et leur folle con- sur Oporto. joindre à ses troupes. le lendemain. (1809) et força la ville à se rendre. et l'insur des ouvrages vestit. l'ende la ville. trente bâtiments avant cette des tentes. et la ville sacblessés ou noyés cagée. anglais. Des milliers de paysans armés étaient venus se d'en venir aux mains. De Chavès. victoire. tandis Sébastiani dis- un mois immobile à Oporto. et prenant la modération de son état-major. l'armée que de la Manche.202 RÉVOLUTION FRANÇAISE. Soult demanda l'évêque la Pendant la nuit qui précéda les Portugais s'y refusèrent. elles retenon se rendit en foule dans les églises: bataille. des munitions furent les de toute de trophées espèce. et quarante détachés et étendus hommes armés réunis dans son enceinte sous les ordres de à négocier. impatientes de leur général pour une perfidie. en battant près MeI armée espaet en poussant dellin. qui. du général sous les ordres tégeait une armée nombreuse Freice. Après un combat sanglant nemi fut rejeté sur le Douro ou dans la mer. qui le défendait. le maréchal mis la frontière du sud à découvert. Soult se porta sur Braga. de s'emparer pas. que prooù il laissa une garnison. Deux des Français chemin dans jours la seconde qui mit entre ville du Portugal et leur les mains ouvrit un Victor avait les provinces du nord. et éluavec les officiers le massacrèrent à sa place un officier Anglais. jusqu'à Almandraléjo gnole sous les ordres persait à Ciudad-Réal Soult resta environ de Cuesta. ce et de menaces d imprécations 29. Deux cents pièces de canon montées mille en avant de la ville. y arriva le 27. qui ne les empêcha dans les rues. Plus de vingt mille hommes tués tirent de nombreux magasins. faire expier. à Calho da Este.

pendant trois semaines. Tel fut le résultat de cette résultat dû. qu'au son mouvement. plus qu'à le passage n'ayant pas de se retirer. dans sous cette empire. Au lieu que Soult les en avait char- l'un à guerleur temps Ney et Victor avaient perdu et l'autre à s'arrêter à Mérida. lord l'ordre Anglais.(1809) à rétablir six mille barquèrent mouvement Aveiro. et pour se trouver en position d'agir de passer le Soto-Major Ney. Pendant d'Arthur après ce temps. Beresford. ils marchèrent. défaut d'ensemble battre. Soult tard. où il le défit complètement. mais déjà du Douro. Suchet doublement cet éche« de nos Cependant répara armes sur le général gagnées espagnol par deux victoires le 15 5 juin sous les murs de Sarragosse. l'un sur Menforte dans une direction furent tendirent heureux à la poursuite de la Romana et l'autre sur Vigo Ni l'un ni l'autre ne opposée. forces les suffisantes. à Sona pour réorganiser ses avec les autres au pont de pas. Après avoir inutilement Soult retourna. royer dans les Asturies. Douro à Lomégo. la première et la seconde. dans leur expédition. Soult se joignit au corps de Ney à Lugo conAprès s'être certés pour opérer un mouvement en Galice. ils se mirent en les ordres Dix jours h Lisbonne. d'où il s'avança jusqu'à Zamorra troupes armées. ville. bria. bon ordre (18 mai). combattre pour s'ouvrir il parvint à contenir queue. il fallut en en tète et en à Orense contre Assailli et arriva expédition aux obstacles qu'elle seconde le eut à com- de ses opérations. ainsi d'appuyer gés. marchaient Averti trop ne songea par Vizas. Blake. et par Coïmbre commandés par le pour traverser avaient Anglais surpris une retraite. le 17. moins Portugal. à Belchitte. ou plutôt ils ne s'enla Romana poursuivi le 24 juin. £03 vingtdéWellesley. pour recouvrer passant Oporto. en essayant . tandis que seize mille Portugais. l'ennemi.

Celui-ci se concerta et tous deux convinrent avec Arthur d'opérer Wellesley. Estramadure. dit un historien anglais. hommes mandement une nouvelle armée d'infanterie et de huit de quarante-cinq dont mille cavaliers mille le com- fut confié au général Cuesta. quinze mille barils de poudre trois soixante-douze mille habillements complets. l'Angleterre guerre qui ne devait finir avait armé et payé toutes Arthur le Portugal. 51 canon. cent cinquante-six dix mille paires mille équipements de souliers. sent chassée. . de guerre. de revenir sur ses pas. U 1. et se il évacua la Galice et même la Corogne fut repoussé et obligé espagnol. l'Angleterre aidant. pour recouvrer la capitale de l'Espagne Histoire de ta guerre d'Espagne et du Portugal. soixantepagne avec leurs munitions. Alors se voyant et hérissé d'insurrections. cent dix-huit avec une variété d'autres fournitures quatre mille havresacs. bottes. elle la guerre. à l'insurrection des subsides qui fournit de « Dans l'espace de douze mois. cinquanteaunes de drap. retira à Astorga. depuis le commencement le colonel sir Jones. vingt-trois dix mille sabres. ce fut encore elle les coalitions n'avait de la Péninsule.£04 RÉVOLUTION FRANÇAISE. soixante-dix-neuf millions de balles de plomb. » trop grande pour en faire l'énumération on était parvenu à former. seul dans un pays sans ressources et le Ferrol. Bien que nos armes pas cessé Vellesley l'en eus- d'y souffler une C'était elle qui qu avec l'Empire. quarante mille aunes de toile. mille piques. mille trente-sept trois paires cent de mille deux cent cinquante mille tentes. en Ainsi. et en chasser Joseph. Après cette équipée dans résolut d'entrer en Espagne. (1809) un corps qui commandait par Murillo. avait fait passer aux armées espagnoles (outre deux millions de camde livres sterling) cent cinquante pièces d'artillerie deux cent mille fusils. Pugo.

gnols. et Sébastiani à Consuegra. Robert Wilson. et il avait écrit qu'il ne pouvait que du 3 au 5 au lieu d'attendre août. çaises du nord et celles qu'on devait attaquer. et s'avança l'ennemi rangé en bataille sur une hauteur imposante. se joindre. sa jonctionavecCuesta. devaient venir les traversant les montagnes. qui commandait à une vallée considérable. devait concourir à garder ces points imet la légion lusitanienne. Joseph prit l'offensive. ment hardi et rapide. Victor. nos troupes parvinrent à atteindre la hauteur sur laquelle était appuyée la gauche des Anglais. tâcherait de s'emparer de Tolède. pendant que Soult. jetterait Joseph et Sébastiani leur jonction. avec quatorze mille Espapendant que le général Vanegas. . en Joseph commandait ses ordres Victor et SébasJourdan. 205 leurs dispositions. ayant sous tiani. sous les ordres de sir portants. agir sur les flancs ou sur les derrières des la communication Francais. en avant dans la vallée du Tage. A la nouvelle de ce mouvement. le 20 juillet. D'après après avoir réuni leurs forces. sur les derrières et le flanc de l'ennemi. ou. Salvatierra. l'ennemi en position pour mettre d'être coupé par Soult. par un mouvel'attaque. ce qui forma une armée opérèrent de quarante mille hommes. l'armée portugaise. retirer sur la capitale. passa l'Alsur Talaveyra de la Reyna il y trouva berge. s'avancer par la droite du Tage sur Madrid. qui était portèrent sur l'Alberge. Il fit commencer de campagne. et que des postes espagnols à Pérales et à Banos couperaient entre les troupes franpar ces passages avec Beresford. Ces dispositions se mit en marche Wellesley par et effectua. mais Soult était encore fort éloiarriver gné.(1809) empire. et Jourdan se Joseph arrêtées.de se Alors. Deux fois. et qu'il avait fortifiée par des ouvrages personne. sa coopération. menaçant Aranjuez. ils devaient.

» C'est-à-dire était extrême.. qu'il devait s'estimer reçut à cette occasion le garder. Il perdait l'armée lord Wellesley fût venu avec son armée Napoléon. le 28. que conserver comme vainqueurs. Bien qu'ils les Anglais. s'ils « furent incapaconsidérèrent s'ils restèrent imbles de poursuivre leur victoire éclatante. Quoi qu'il en soit. gal. couvrant repasser il arriva. on se sépara sans résultat décisif. (1809) mais. se mit en retraite. essoufflées et sans ordre.106 •ÉVOLUTION FKA. France. deux fois elles furent obli- fut p ndant la nuit. Victor devant en laissant réserves. çais couchèrent Joseph regagna Madrid avec ses position derrière l'Alberge. en Belgique ils ne recueillaient ils avaient A la fin de juillet de la honte de leur entreprise. que le mobiles à Talaveyra. sur le champ de bataille. Joseph. il se hâta de de Cuesta qu'il son entrée à Placencia qu'il apprit sa retraite le Tage. Après un et ordonna d'attaquer générale. eût si le roi Joseph de guerre. les Frantre. l'attaque Suspendue mais sans plus de succès. Alors. et. gré l'avis contraire sur toute la ligne. dès sur le bruit de la marche de Soult. et prirent. reprise le lendemain. après plusieurs et rentra dans le Portude en été au lieu de s'a- que des succès douque les Anglais n'obtenaient que teux dans la Péninsule. les Anglais se leur position. Cependant gées d'en descendre. et des pertes égales de part et d'aucombat de cinq heures. et. à Badajoz. prisonnier moins vancer et eût impatient sur Talaveyra. titre de duc de Wellington Cependan n'eussent fait lington. désastreux engagements et. Tandis . selon une expression anglaise. continué de reculer. laissa battre au pont de l'Arzobispo. MM. Wellesley Welde Talaveyra. de vivres que sir manque hors de était trop avisé pour s'aventurer Arthur Wellesley d'avoir su très-heureux sa position. malse décida à livrer une bataille deJourdan. c'est. dit le colonel sir Jones.

de colère et d'indignation eut en France une explosion on mobilisa la garde natiotous les départements se levèrent. d'attaquer » a dit Napoléon mais il était trop au cœur de l'Angleterre. à prendre des bouillons et malade. « ce pistolet chargé ou plutôt de détruire Anvers. et découragées. n'étaient plus d'attaquer. à tel point qu'à Wagram divisées l'archiduc Eugène. de cent mille hommes. qui se rendit A cette nouvelle. avant Cependant. prince Battues sur tous les points. et investi Flessingue. mada à grands frais une flotte qu'un frère de Pitt. Tel fut le résultat faire éclater avoir en France elle ne servit qu'à expédition de ces mouvements dont elle semblait 1792. on fit partir les dépôts et la gendarmerie couvrirent quelques jours cent mille hommes Cependant d'élite. avait débarqué dans Walcheren. s'occupait. dans le but remontèrent les Anglais l'Escaut. et en la Belgique. par la lâcheté de sa' garnison. D'ailleurs. 207 armé et équipé lord Chatam. perdu le secret depuis Alors l'Autriche se détermina à faire la paix. en mesure par le Dalmatie en Italie en Pologne en par Poniatowski. de tortue. et qui portait qui avait coûtéeinq « une armée superbe. elles étaient par Marmont. de Batz. Walcheren. plus dit pris le 15 cents millions. ses armées. tard. cette ville Il fallut donc mise sur un pied de défense en retraite et même évacuer de cette un formidable. comme le colonel le fort sir Jones. essaya de se venger. quoique nombreuses. dans s'était battre Pendant l'île vieux que lord Chatam.(4809) empire. l'Autriche en armant la main contre Napoléon . et n'avait pris part qu'à la retraite. nale. enfin à Wagram par Napoléon. Jean. Cette grande aravait été chargé de conduire. mille hommes campé avec ses dix-huit du champ de bataille. il y août. à quatre pendant lieues l'ac- de signer son humiliation. y était resté immobile tion.

(1809) d'un C'était le 13 octobre jeune fanatique. tuer? Qui vous conviction Napoléon. surpris un couteau de cuisine et un présence demanda-t-il. pas craint J'ai cédé à une voix plus forte que celle de ma tendresse. fut jugé et condamné fatal serva jusqu'au moment Il ne fit aucun son calme aveu et conAret sa fermeté. de tâter « Monsieur » Napoléon fit appeler Corvisart et lui ce qu'ayant le pouls du jeune Staps. . « -Que Parce de' portrait fit venir le jeune homme en sa prévenu.208 RÉVOLUTION FRANÇAISE. jeune homme. du château de Schœnbrunn. dit Corvisart. Un crime n'est donc rien pour vous? – Vous tuer n'est trouvé Quel fest ce portrait pas un crime. » reprit fut stupéfait Napoléon Staps avec une sorte de satisfaction. qui. Vous que vous faites a poussé à ce crime? qu'en vous tuant je rendrai le plus grand service à mon pays et à l'Europe. néral Rapp. c'est un devoir. qui m'a mis les armes à la main. et en devenant un assassin. lui de la foule et s'avança vers il s'expliquait et comme lui dit de s'adresser au géle fit arrêter. m'en sauriez-vous gré?– Je ne vous en tuerais pas moins. lui dit-il. Vous êtes fou. Napoléon Staps. ou vous êtes malade. sur trouva femme. Je vous se porte bien. « Si je vous faisais grâce. ordonna fait l'avais ni l'autre. On -Il- de son insistance. » le jeune Staps Traduit devant une commission militaire à mort. Napoléon pasde ligne. vous n'avez les êtres que vous aimez? de perdre d'affliger. c'est l'intime Personne. de la fille adoptive de mon vertueux Quoi 1 votre cœur est ouvert à des père. dans la cour sait la revue de quelques régiments Un étudiant. sentiments si doux. faire de votre couteau ? lui vouliez-vous tuer. bien dit. sortit à lui parler. lui. Pourquoi le malheur vouliez-vous me de mon pays. en demandant assez mal en français. Ni l'un. nommé Frédéric âgé de dix-huit ans. sur vous ? – Celui de ma meilleure amie.

tous les changereconnut. en Portugal et en Italie. à de la Gallicie orientale. trois en y souscrivant. et s'engagea cinq millions à n'avoir sur pied que cent cinquante mille hommes. un corps d'observation de trente mille hommes. couDaient toutes ses comeût. Trieste. g09 du supplice. le cercle de Willach. Cracovie et la Gallicie occidentale. Montefalcone. retourner Ainsi avoir fait ses adieux quitta à Vienne la capitale en faisant sauter ses pour Napoléon à Paris. en outre. Napoléon campagne dut le résultat qui la couronna. VM finit cette mémorable . cette partie Ainsi. le comté du Rhin. de l'Autriche la Russie. il s'écria « Vive la liberté vive l'Allemagne 1 » et il tomba sous les balles. une de 1809. ments survenus et à survenir en Espagne. qui trèsaurait marché contre Napoléon s'il eût été probablement » L'Autriche battu. moins à sa victoire de Waaccroissement de ses forces pendant gram. à Vienne. Après remparts. adhéra au système continental. dit Bourrienne. et tous les pays situés à la droite de la Save. Par ce traité du 14 octobre. de Goritz. paya quatre-vingtde contributions de guerre. de la confédération de Berchtolsgaden à la France. qu'à l'immense les négociations. puissance de la qui avait eu à Tilsitt une part des dépouilles son alliée. l'Autriche. reçut encore à Vienne sa Prusse.(1809) empire. et une partie les pays de Saltzde la Haute-Autri- rivé au lieu che la Carniole. à partir du point où cette rivière sort de la Carniole jusqu'à la frontière de la Bosnie elle abandonna au duché de Varsovie. conservé une arrière-pende pour s'être imposé des sacrifices qui la privaient millions et demi de sujets. part de celles de « pour avoir tenu sous les armes. l'Autriche céda aux souverains bourg. et il fallait que l'Autriche en eût bien peur ou qu'elle sée. la paix fut enfin signée Après trois mois de négociations.

il restait encore à cet empire assez de forces pour se relever. ter sur l'alliance de l'adversité. a-t-il dit. tout désarmé qu'il était. qui avait commis. ne devaient engager Tel était . (1809) munications avec la mer. blaient. aux jours Aussi se la reprocha-t-il même après Wagram. vrai que ce ne pouvait mais j'étais tout-puissant et peu timide je le sentais bien des peuples. « Je vouNapoléon dynastique. et Nalafautedele laisser Austerlitz. Il est populaire près des rois. d'arbitrer nous. aller au-devant à leur tour les peuples de la qu'il avait fait disparaître pas tarder pour d'y rentrer.après en commit une plus grande encore en agissant de subsister. Mais dans sa pensée de Hongrie d'Autriche. Cependant. passagers peu des murmures je m'inquiélais bien ment. lais. sûr » le nouveau que le résultat devait me les ramener infaillible- rôle que Napoléon s'était imposé mais tandis que les rois dont il recherchait l'alliance semde ses vœux. préparer la fusion ainsi que j'avais opéré péens. ne voyait plus que les rois. et l'entamaient sur le Danube et sur les Alpes noriques.210 RÉVOLUTION FRANÇAISE. Il avait appris par expérience et il n'aurait de l'Autriche. pour mieux le perdre. elle à ne plus compdû traiter avec des trois couronnes préalable que sous la séparation et de Bohême. avec lui une lutte où il devait finir par succomber. scène. J'ambitionnais il me fallait peuples et dés rois eurodes grands intérêts celle des partis au milieu de un jour la grande cause des donc me créer des titres au- au milieu d'eux. poléon. me rendre être sans perdre auprès des peuples.

Pareil à devant . de la patï de Vienne. gonte. Armements de Napoléon pour Dresde. l'avait conçu et réalisé. Rupture Traité de la Turquie Napoléon. lignes – Prise de Tortose. par Soult. lui comme devant one pmssaace inconnue. tômes tème de Fuente-di-Onor. Action – Trofsième de – Bataille – Lérida. out Né humble et obscur. pitulation de Campagnes Victor devant Bayïen.qui.(f809) wii>iRE. de Sa– Sympdu sysPrusse. – Création – Nouvelles du grand-duché prince sor tous les points de travaux grands en Espagne. Naissance et baptême du roi de Rome. et l'Autriche. fondations. – Masséna Retraite devant les de Wellington. de l'Andalousie Conquête brillante de six cents de la caprisonniers de Portugal. la Russie. Bernadotte l'Empire. Divorce de Napoléon avec Joséphine. déclarée. 211 CHAPITRE VIII. en peut concevoir Napoléon. la Russie. de 1810 et de 18tl Cadix. dans une révolution. expédition de Torrès-Vedras. devait s'arrêter. de Suède. – Son Traité Traité de de la France entre la France avec Vains Départ ambassade efforts de rapprochement entre la France avec et la continental. de Francfort. étonnée. l'Empire Hollande. dans séjour La guerre Ultimatum cette est Napoléon à l'empereur pour Alexandre ee que le génie d'an seul homme et réaliser. Réunion à Mariage de là de des de la villes anséàtlques. de Tarragone. et de la Russie. Dernière de la Suède là France la Son à Witn». Triomphe Détresse de l'Angleterre. de Napoléon avec Marie-Louise. i'Oldembourg. la Russie. et de la Russie. moins de quinze ans. républidu etc. Siège et prise – Bataillé Situation extérieure et intérieure de l'Empire. Provinces des milique Valais espagnoles régies par gouvernements taires royal indépendants. Cnnsécfueitces – Portrait de* cette princesse. du fond de son ile. après avoir s/ tout subjugué. avec la Russie. éviter guerre. il s'était élancé. de décadence. Paix But de de ville. – Prise de Valence. lt renversé.

au retour de la campagne de Tandis que Paris se livrait aux fêtes et aux plaiWagram. plus attendre à la fin de 1809. » Or. fondé une'dynastie mais cette dycet empire lui survivraient-ils? Où était la garantie l'héritier et conserver D'un autre son œuvre qui devait continuer cet édifice qu'il avait élevé avec se dissimuler côté. rendez-vous sur ma mais c'est à qui n'y viendra tombe. Avec son sysdesquelles il avait résolu ce grand problème de monarfédératif. sortie du peuple pour devenir impératrice. au tant rêvé par les philosophes. soit qu'il de le laisser après lui livré à des ambitions rivales. d'où il pouvait embrasser d'un regard le monde entier. et avec lui cet empire qu'il « Ils se sont tous donné avait fondé. (1809) il avait grandi dans l'aigle dont il avait adopté l'emblême. disait-il pas le premier. créé un empire. de cette puissance grandeur. nastique. qui l'environqui suit l'ambiIl de l'avenir. d'efforts? cette suite de guerres continuelles qu'on lui suscitait d'autre but que de le renverser. lui donner un Déjà Napoléon la séparation qu'il méditait. grand avait Un que n'avait . tion satisfaite et que fait naitre l'incertitude de cette avait nastie. il éprouvait comme ce vague ennui naient. par l'éclat de leur présence. il s'était élevé à ces hauteurs la région des tempêtes. de remercier le héros qui les avait élevés au rang empressés venaient assister à son lever. et au-delà tème chie sein il n'y a plus que l'infini. craignît il résolut rité qu'il C'était de chercher dans une nouvelle alliance une posténe pouvait de Joséphine. à la splendeur de la cour impériale. après avoir vu le monde d'humilité exemple laissé soupçonner à Joséphine à ses pieds. de Bavière et de Wurtemberg.21 2 RÉVOLUTION FRANÇAISE. suprême. universelle mais. que les rois de Saxe. une femme. allait et de résignation. sirs. il ne pouvait dytant de leur durée. et ajoutaient. soit qu'il voulût le consolider à jamais.

dans mon esprit et l'espérance dans ma pensée les enfants qu'il plaira à la Providence de me donner. elle n'avait point été au-dessous abandon souples fortune. et à vouloir la dissolution à l'âge de quarante Parvenu ans. le 15 décembre. ses mouvements Il y eut. assemblée de tous les rois. . ma monarchie. pleine de grâce. mes actions. qu'il fut sensible pour elle lui avait gagné les cœurs et conle sacrifice fut aussi pénible pour lui elle. son mol Créole. Amie dévouée. son humeur avaient un charme irtoujours égale.(1809) EMPIRE. par lettres closes. de l'état civil de « La politique de de mes peuples. 215 soir. dans le cabinet de l'Empereur. l'archi-chancelier et le secrétaire (Cambacérès) la maison impériale (le comte Régnauld). lui révéla enfin toute sa pensée. princes et princesses de la famille impériale. Aussi. et élégants. je puis concevoir riage. et des dignitaires de l'Empire. de Napoléon. Après avoir donné un libre cours à sa douleur. associée à ses hautes desCompagne de sa merveilleuse tinées. qui ont constamment moi je laisse qu'après ce trône pour mes peuples. héritiers dé mon amour où la Providence j'ai perdu avec ma m'a placé. résistible. son sacrifice avec Joséphine envisagea et se résigna à un malheur sans remède. cilié les partis. courage. n'était mais elle était belle Joséphine pas régulièrement de douceur et de bonté. années. l'intérêt et le besoin dit-il. Cependant. depuis plusieurs des enfants de mon mariage d'avoir c'est épouse l'impératrice Joséphine crifier l'espérance bien-aimée les plus douces affections de notre maque le bien de l'État. Ma bien-aimée épouse a embelli quinze ans ce qui me porte à saà n'écouter de mon cœur. son exquise politesse. Napoléon y avait appelé. à neuf heures du soir. de vivre assez pour élever. veulent guidé toutes à des enfants. il après un repas des plus tristes et des plus silencieux.

le sénat déet. qui la prive du bonheur » Acte fut donné d'un grand homme.J^ de ma vie qu'elle conserve elle RÉVOLUTION FBAHÇAIBB. dit-elle. léon et Joséphine l'officialité sentence par le PapeJoséphine brisée dans descendit ses plus sans regret. mais cette le métropolitain. Encore. par un sénatus-consulte était dissous. et cher époux la plus grande preuve d'attachement auguste je et de dévouement qui ait jamais été donnée sur ta terre le rang tiens tout de ses bontés c'est sa main qui m'a couronnée. d'affection à la dissolution en consentant naître tous ces sentiments au bien de la est un obstacle d'un mariage qui. un jour gouvernée d'être France. à donner à notre phine parla ensuite. par les descendants on de leurs déclarations et à l'Impératrice à l'Empereur 16. qui de Napoléon. et. mais du rang suprême « C'est pour l'Empechères affections. je n'a» reçu que des témoignages Je crois reconet d'amour du peuple français. Qui sait où va le porter son lui donnera 1 La dernière une femme. a été couronnée et le titre de ma main. <* Je me plais. dressa un propès-^verbal. ambition C'est à qui une Française prenait Je à la nation qu'une étrangère. en cou- . princesse plus agréable Une étranne puis me défendre de tristes pressentiments. disait-elle. » le trahira peut-être gère livrera les secrets de l'État les rese retira à la Malmaison (13) elle emporta Joséphine grets ange du peuple. çlara. dq haut de ce trône. fut condamnée reur que je tremble. l'aimait et la regardait comme le bon Sop premier mariage son œuvre dynastique. chercha pour couronner Napoléon. (1809) Je veux » Joséd'impératrice. désormais. une alliance qui. le lendemain. rompu. s'il serait des bourgeoises de Paris annula par confirmée que le mariage Après quelques le lien religieux entre Napodifficultés.

en effet. se tourna prit l'initiative son choix à son conseil. Cependant. 215 achevât cette fusion qu'il son origine révolutionnaire. Le lendemain. Napoléon quelques de Russie fit sonder indirectement la légation l'empereur avec l'ambasDéjà l'on s'était entendu On commençait à sadeur M. écrivait Alexandre sont pas toujours d'accord avec mes vœux. consis son union de mal'. de Marie-Antoinette fut proposé. le même celui du côté de l'Autriche. en témoigna une grande joie. qui n'avait pas oublié l'offre faite à Ërfurth. sœurs dit elle talent . pas compromettre de l'empereur la décision du refus. Nasa dignité ni celle de la et de sa mère. entre sa maison et celles des rois. et le prince de la main à Paris. Des ouvertures dre. ni avec la politique. d'Autriche. Dès que la jeune princesse elle se regarda Napoléon elle avait l'homme 1 « Les jeux apprit comme grandi qui lui habituels dans avait de son l'inimitié fait tant frère et de ses projetée avec une victime dévouée à que sa famille portait Cependant M. Il déjà commencée saxonne et de la fille aînée de princesse les vues politiques et le d'Autriche. » Et il demanda ne voulant à attendre du temps. ni même avec la raison. Mais la négociation éprouvant en attendant la réponse de retards. signifia Schwartzemberg de l'archiduchesse conclu et signé conditions que vint Marie-Louise. l'offre faire officiellement jour. ne « Les idées de ma mère. de religion. de Napoléon Alexandre pour l'empereur qu'il afd'une fait furent d'abord faites à songer à Alexan- fut question l'empereur penchant fectionnait l'avaient véritablement une princesse russe. Schwartzemberg. poléon. à Napoléon. Ce prince.(1810) vrant avait EMPIRE. Ce mariage et sous les mêmes formes et dont le contrat fut adopté pour modèle. l'extrême jeunesse autrichienne on soulevait des difficultés de la princesse. nation. Meneval. de la Russie cachaient un que les hésitations soupçonner refus déguisé on prétextait.

selon renonça solennellement. à Vienne. après d'honneur. à la cour de Vienne. sait éprouver à leur famille le chef redouté contre les elrorts des armées lequel et les foudres du cabinet de Vienne étalent » trichiennes impuissants. après avoir reçu les adieux de l'Autriche au bruit des cloches et du quitta la capitale entre les mains de Le 16. Il la rencontra une troupe à la tête à quelques statuettes da laquelle Ils lieues en bois ou Ils avaient au-delà en soin cire. avec la recevoir sur la frontière. elle fut remise. (1810) _L__a ––t-t J~~ -t-: des – princesses autrisachant que le sort résigna. p. ranger taient la l'armée noire inaccoutumée. cérémonie Le l'archevêque religieuse. naire Il chargea un service signé le 16 février 1810. Marie-Louise 14. de sa famille. d'aller. 322. se vengeant t. de Soisreprésenla Ogure et l'accafaiau- en ligne de petites rébarbative. et la plus la lardaient à coups des tourments que ainsi. le dépit secret On sut dissimuler. à la politique de leur maison chiennes est d'être sacrifiées L'acte des les orages et de conjurer qui la menacent. les mêmes dispositions avoir prescrit que pour le mariage du il alla lui-même à Comavec Marie-Antoinette. de Compiègne. sur ce chef inoffensif.216 RÉYOLlITIOiV FRANÇAISE. représentant venait d'apprendre l'arrivée de Marie-Louise à Napoléon toute l'étiquette Soissons. l'usage. à la succession Ce mêimpériale. sa sœur. en même temps Caroline. Berthier. française. l'Empereur.qui de mettre d'épingles. se fiançailles Berthier. et alla au-devant de l'Impépartit incognito ratrice. t.) . Napoléon envoya en ambassade extraordide Neufchàtel. l'acte civil du mariage fut signé. et prêta serment. Souvenir* historiques. fut traité avec de cette union Berthier qu'on y éprouvait une distinction sents. l'archiduchesse et reçut de magnifiques pré- Le 9 mars. Le 11 eut lieu la de Vienne officiant. me jour. et. canon. Dauphin de la nouvelle l'arrivée piègne attendre impératrice. il Aussitôt. àBrunau. déroutant convenue. prince fut pour épouser en son nom l'archiduchesse. plus blaient d'outrages. ( Napoléon et Marie-Louise.

CaGand. ainsi que le où ils restaient cet évènement. Deux jours après (1er avril). été qu'une suite de fêtes et de on célébra le retour des deux époux triomphes par denouvelles A Paris et dans tous les réjouissances publiques. Bruges.(1810) sons elle fut 1 11. sur le passage portée à dix heures du soir. Dunkerque. s'é- Fesch. Napoléon avait ordonné leur donna la bénédiction porterait. Napoléon. Bar-le-Duc. trois jours au château passèrent traversèrent Lille. Flessingue vinrent à Anvers par le North et le Sud-Beveland. reportée déposés. que tous magnifiques signalèrent les poètes. laissant nuit-là. voulut montrer Tous tèrent Bade. les deux dinal où le mariage civil fut célébré. départements. Se que Henri IV avait agi de la sorte envers Marie de cette dans une pareille circonstance. Des fêtes Napoléon. que l'Impératrice la couronne du sacre la céréfut. Saint-Quentin. Après lui avoir formé une maison nombreuse. Dieppe. EMPIRE. surprise agréablement s'était Une foule immense quand elle il vint à le 11 du cortège. Le lendemain. deux ses peuples. à Paris. manteau à Notre-Dame impérial.. en remonde Lacken tant l'Escaut. de Fouché. 1 11 217 connaître. Ce voyage n'avait Rouen. qui arriva à Compiègne et à la lueur bruit des salves d'artillerie rappelant Médicis. et l'île de Walcheren reMiddelbourg. sa jeune épouse à ce qu'il appelait à la fin d'avril ils viside Compiègne partirent Anvers. le champ libre aux ne quitta point le palais. nuptiale. sur la recommandation vertuèrent à chanter. au des flambeaux. dans l'enivrement de son bonheur et de sa puissance. Saint-Cloud. Ostende. à Paris par le Hâvre. la cour partit pour conjectures. Berg-op-Zoom. Le carépoux firent leur entrée solennelle grand-aumônier. . lais. elles se succédèrent pendant plusieurs jours. cette cérémonie pendant monie religieuse cette couronne achevée. et revinrent Boulogne.

On sévit contre ces maniexigé de l'empereur festations. et sous celui de l'amitié. disait Napole défaire. Selon elle. qu'ils ont ourdi ma. elle n'avait pour révéler l'état à la cour. A publique clairvoyante ses ses desseins et endormir gage trompeur pour couvrir la avait fait ce mariage. de fleurs qui c'est sous je n'aurais m'a perdu! Après couronna. de Napoléon le lendemain dans la famille des rois absolus. mon m'eût été nécessaire chute Un fils de Joséphine à Sainte Hélène. disait-on. il y eut du départ de l'Impératrice. pouvait politique léon le masque des alliances. Ce mariage che. (1810) J'incendie qui termina le bal donné par le prince fit une et à l'Impératrice. qui affligea Antoinette. Depuis vingt ans que la révolution . et dans les sur les places des rassemblements publiques du sacrifice on se plaignait rues.218 RÉVOLUTION FRANÇAISE. nette On crut de Louis les fêtes du mariage et de fàcheux pressentiments (14) ne fut populaire voir en Marie-Louise XVI avec saisirent Marietous les ni en France une autre ni en AutriMarie-Antoi- on disait que les princesses d'Autriche avaient toujours à la France on craignait qu'elle ne la trahit porté malheur on regarda comme un piège perfide tendu par la coalition. à l'Empereur Schwartzemberg de la catastrophe on se souvint triste diversion à ces fètcs Cependant. « Ils l'ont avoué. évènement la paix de Vienne et le grand qui la il semblait qu'il n'y avait plus pour Napoléon la conquête du suivre d'Auguste après qu'à l'exemple ou la guerre monde. l'entrée Vienne. Quant livré la victime que comme de l'opielle fut plus un. esprits. d'Autriche. je serais pas mis le pied sur l'anime » encore couvert sur le trône. qu'on avait. la politique ennemis. divorce n'aurait pas eu lieu. nion mais elles suffisaient en Autriche. du sang même.

de se regarder de ses au contraire. ses frères comme faits dans quel but et dans et. qui les mettais aux diverses commune une impulsion deux eût imprimé . en cela. tendaient. il avait hérité de son énergie. destinée à sa nature: dominer. ils du grand comme les feudataires empire. préférés à moi.(1810) travaillaient EMPIRE. en effet. chaque jour. soumit. de reluiet. le chef de l'Église ses alliés comme ses ennemis. avait proclamés. il ne recula devant aucune considération grande assemblée. 2*9 n'était-il les peuples. comme les rois. ses frères avaient pris leur dignité au sérieux. avait fait ses premières inflexible et. loin rois. Il n'avait qu'un devait vivre et périr par la guerre. chacun gênais. germer et se développer il ne crut pacificateur comprit pas son rôle de conquérant ni aux grands princides peuples. pas temps. lui toute l'Europe armes. « Il fallut. pes que la révolution but. dans leur semences de civilisation qu'elles avaient déposées ne en repos? Mais Napoléon sein. tout en jouissant mettre l'épée dans le fourreau. roi par la grâce de Dieu. au lieu de cela. et. a dit de la coalition. de plus dont je devais c'était un ennemi vais me reposer mais ses efforts n'étaient pas de me seconder. de laisser les même des fruits qu'elles lui avaient rapportés. manie de se croire adorés. Si. sitôt il se croyait intérêts et même ceux ausNapoléon. dit Mignet. c'était moi qui les en péril. comme cette de sa politique de son activité. m'occuper la aussitôt Tous avaient bien de se rendre indépendant. à se séparer Oubliant ceux de leurs peuples pour épouser Il Nommais-je un roi. quel esprit il les avait sur lequel je pouCe n'était pas un lieutenant épidémique. il ne fit qu'obéir contre fatale qui devait faire tomber à ses pieds on soulever sous laquelle il Venu après la Convention. que tout se pour assurer sa dictature. tant le mot est » les étrangers. ni aux besoins moraux il Né de la guerre.

les peuples » qu'après. Louis esprit . son système de guerre. dit-il. compléter Hollande. sions changé la face du monde. et pendant de politique. que vos premiers devoirs sont envers moi. Mais Louis n'en qu'il méditait de s'allier à l'Angleterre. » Après avoir essayé le 3 juillet en faveur de son fils. ne viennent pourrais étaient Jérôme. le 9. vos seconds envers la France tous vos autres devoirs. un entrepôt de mar- à son Napoléon en fit de vifs reproches anglaises. vous n'y résister. même ceux envers vous confier. vous La conduite serez de votre père et la vôtre. (1M0) masses que je leur avais confiées. la Hollande était ses intérêts et elle commerciaux. nous eussions marché nous d'un eussys- jusqu'aux pôles. l'Europe jouirait tème nouveau Placée entre » la France froissée dans également était devenue. animés du même que je afflige sa dette mon cœur. neveu le grand-duc de Berg. « Votre royaume frère Louis est une province lui anglaise. mais Napoléon la et. mais sous aucun prétexte la France ne souffrira dit-il que la Hollande se sépare de la cause continentale. abdiqua perdrez Quand rien. réunit rejeta cette abdication. d'ailleurs ce pays était réellement une portion de la France. Napoléon envoya des troupes pour occuper la « C'était. de commerce. dit-il ensuite à son Hollande à l'Empire. vous paierez N'oubliez jamais.220 «ÉVOLUTION FRANÇAISE. Joseph. Murat. dans quelque position que vous placent ma politique et l'intérêt de mon Empire. chandises et l'Angleterre. de la Meuse et de l'Escaut. tint pas compte. et un coup mortel vainement de porté à l'Angleterre. à cause de ses besoins. grandes saire à la restauration de notre marine. tout se fût abaissé devant nous. « Venez. grand. c'est-à-dire des artères de l'Empire c'était un pas nécesenfin. mon fils. n'était que l'allupuisqu'il vion du Rhin. je serai votre père..

qui était une sorte et. de Hambourg. (1810) 221 ~t~~w~~A~ T~ __1 .. d'Aremberg. les tout villes le duché de Brème. et peut-être aussi du pays jusqu'au Douro. Joseph méditait de se lier à l'Angleterre préparer. en plaçant à Nagrand feudataire: de l'Empire. fit de achever de séparer cer tous les Français des provinces des gouvernements inespagnoles sous les ordres de ses généraux. pas d'être Français. A l'exemple de Louis. et voulut forMurat. Bernadotte avait été élu.JI Roi d'un pays ~<–~ et chargé de vingt d'indépendance. de l'Ebre. dans son. l'Empereur avait d'armes. de prince héréditaire Il demanda Suède. royaume de Naples. et ne répondait aux gnifiquement remontrances de l'Empereur d'abdique par des menaces cation. pour la réunion à la France de la rive gauche disait-il. Napoléon. et frivole. de Salm. villes anséatiques. à Napoléon des lettres d'émancipation. vivait maJérôme. ce qui enlevait à la Westphalie cinq cent mille ames. suivi à se faire naturaliser qui l'avaient lui rappela rudement ses devoirs de Napolitains. Napoléon. dépendants XIII sur 1$ Après la révolution qui avait mis Charles trône de Suède. prodigue dans sa Westphalie. la plupart pour de pacifier l'Espagne. loin de contredire rendu à l'armée française dans les rangs de lad'hommage C'est-à-dire pauté beck. y avec les ajouta toutes les côtes depuis l'Ems jusqu'à l'Elbe'. Napoléon « La France. en réunissant la Hollande à l'Empire. par les états-généraux. ce prince ayant perdu son fils. une partie du uuché de Berg. lui dit-il. ta princide Lu- une vieille amitié le duché d'Oidembourg. .EMPIRE. Bien qu'il ne fût pas très-content de ce prince. etc. pauvre millions de dotations. s'avisa également ses intérêts de ceux de la France. pour tous ses compagnons le choix de la Suède. a entendu créer un ples un grand dignitaire roi qui ne cesserait » Murat se soumit.

et la réunion sur le continent. de Suède. leurs eaux réunies faire arriver Ce canal. vous le savez. bienfait pour l'agriculture égales en superficie et fertilisées. sont exécutées instant le sol de la France actuelle. due et à la puissance et de travaux vait son système qui devaient d'organisation était la face. dit-il à Bernadotte. titre sous de son nouveau déclara la guerre s'étendre Celui-ci le nom de à l'Angle- la Suède le système continental. n'ont et les mers du centre et du midi. il lui donna généreusement Napoléon en Suède d'une lions de son trésor pour qu'il pût arriver manière convenable possession Bientôt au alla prendre Charles-Jean. terre.222 ^1-unlin aIIa *fA«%nît queue elle venait donc ta couronne REVOLUTION FRANÇAISE. sions par du prince du Valais. il (1810) mets mais prenez 3 «Tt*i tl « fYïf Ou Vftll'ft vous llfTl'lS offre il V l'agréa. et près de huit lieues cessé de travailler de cette voie nouvelle ouverte au Rhin et à la Meuse. de l'accepter. seront à plusieurs peuplées départements. je vous perun autre désir. Déjà le canal de Saint-Quentin en changer disait le « Deux lieues d'un souterrain imposant. J'avais enfin c'est votre épée qui vous fait roi. ministre cembre de l'intérieur 1809 dans un au corps législatif. Sept mille ouvriers au canal du nord. les fleuves entre les fleuves et les mers du nord de l'Empire. . que ce n'est pas à moi à m opposer deux milfit plus. le 12 déexposé présenté la commonicatioR ouvrent pour un sans quitter à Anvers. Pendant le système de Francfort chaque jour de ses possesen faveur à l'Empire de la république Napoléon ajoutait encore à l'étenqu'à l'extérieur il poursuià 1 intérieur. achevé. ne sera pas un moindre si important pour le commerce. et vous com- choisir dftVl/licîi* un l'Ai roi. rang qu'il allait occuper. des landes. de l'Empire. liTi » à votre fortune. semblait Ainsi l'influence française et admit Napoléon compléta la création du grand-duché Eugène.

Ce canal sera mis en communication avec la Seine par celui de Bourgogne. d'Alexandrie rivages Des chemins à Savone. cette année. ou de degré d'avancement perfection. paraîtront baignées par les mêmes eaux. Les routes du Mont-Cenis. Marseille. Plusieurs écluses sur la Seine. sur l'Aube. qui unit le Rhône au Rhin. Déjà la navigation lieu de Dôle à Dijon. les qui traversent AI ennins. maritimes travaux. il a donné asyle approfondi. celles dans tous les sens les Alpes. Les travaux ont fait de grands progrès. de nouvelles. Le port de Marseille offre un Le port à des vaisseaux de Cette a été de liaut-bord. importantes ont été achevées en 1809. une écluse octogone près terminée qui doit dessécher des terrains et assurer une navigation précieux. abandonnés par l'ancien à Dunkerque. et notre elles augmenteront bienDeux millions ont prospérité. dont les viennent gouvernement. jamais été. entre l'Yonne et Saint-Florentin. les ont reçu un nouveau yrénées. de recevoir la plus grande a impulsion. on travaille aujourd'hui entre Dijon et le pont de Pany. dépensés en 1809 au canal Napoléon. £25 conquêtes paisibles tôt et nos richesses été utilement de l'industrie. à en créer anciennes. le caractère L'écluse le plus imposant de chasse du Hâvre de granest à pe.(1810j EMPIBE. ont été entrepris ou suivis avec activité. prochains aussi beaux des bords que faciles conduisent du Tanaro et du Pô aux Les grands les plus de la Méditerranée. et l'écluse à la mer s'élève au-dessus de ses fondations. facile. Anvers. ceux de Cherun immense bourg offrent déjà à l'œil étonné port creusé dans le roc des revêtements de granit donnent au port et à ses quais extérieurs deur et de durée. Cologne. Partout les projets qui tendent à améliorer les navigations à les prolonger. sur la Somme. plus facile qu'il n'a mouillage du Simplon. . a été achevée Le bassin d'Anvers est creusé dans toute sa partie antérieure.

nn"v rin l`nfnnfin ceux de Cotentin. viennent d'être été rétabli. terminé. Quatre massifs revêtus égale. des arches. dans l'histoire les rain. où sera achevé le magnifique édifice qui lui qu'au moment est destiné. de stériles marais. déjà elle jouit d'une partie ficence des que doit lui amener le canal de la Villette. celui de Saint-Michel a été débarrassé des maisons Les quais Napoléon et: du Louvre ont qui l'obstruaient. la fontaine des Innocents. celui d'Iéna dépasse l'esplanade des Invalides. changé en terres fertiles digne. Sèvres. se grouempires autour desquels tout ce qui fut contempotemps. attendent. ont déjà devient chaque jour plus d'un de ces la métropole de Rn"nnir Bourgoin. les habitants mêmes de cette cité. assises qui à la barrière les dernières dè Neuilly. Paris des pe. et qui déjà s'élève au-dessus du sol le Temple de sement la Gloire d'ouvriers occupe un grand nombre de sa noble destination. ponts de Bezons. par ses progrès. de Charenton Dans de a celui de Saint-Cloud son inté- lebeau pont d'Iéna a été conduit jusqu'à la naissance rieur. d'Austerlitz est revêtue. un établisments a reçu la Bourse. pléter sa réunion avec les Tuileries. celui se restaure. de l'Étoile la corecevront les voûtes de l'arc-de-triomphe lonne teur. été terminés. jusmais convenable. sur de grands et beaux alignele port de la Rapée s'exécute des greniers d'abondance sont fondés. le Louvre dans la de nouvelles beautés développe la galerie qui doit commarche rapide de sa restauration étonne. commencés de Choisy. A ses abords. d'être par ses monuments. provisoire.2i" ~tt~MA~~to dessèchements ~1o RÉVOLUTION FRANÇAISE. Quarante- . au plus beau marbre. ~in (18iO) Rnn~ninwi de Rochefort. riers jusqu'à la moitié de sa haude bronzes qui éterniseront les faits d'armes de nos guerréunit le goût et la magnil'arc du Carrousel. des créations aussi belles qu'elles eaux de l'Ourcq le bassin offrent à la capitale sont utiles. il sera digne d'une pierre pour la dureté et pour le grain.

Le Muséum d'histoire naturelle quise distindécennaux vont être a été agrandi. le nombre Les luthériens s'élève du Saint-Antoine.7_ ont été établis. et. celui a reçu de nouvelles richesses des par l'acquisition chefs-d'œuvre de la galerie Borghèse. on en recueille les fruits dans la sous-répartition d'un de cantons et de communes grand nombre on ne tardera du système de l'impôt pas à lui devoir l'amélioration générale et la juste proportion foncier. sont toutes utiles dont de à la société. n'avaient pas à plus de de temps immé- c'était dans morial. rien n'est guent. la chapelle de Suède Quant à la religion qui est celle de l'Empereur. Une école de théologie calviniste a été établie à Montauban. qu'ils exerçaient leur culte leur église a été reconnue. ~~t At . Tous les genres d'encouragements sont donnés aux sciences. l'objet des soins les 15 . à leur entretien a asl'Empereur suré ainsi se guéiira peu à peu une des plus hideuses plaies des États policés. l'État. sieurs de ces établissements versité impériale les facultés forment. condamnés. impériale majorité de la part du gouvernement.L. de et de l'immense des Français. de la contribution avec les Les religions chrétiennes fondées sur la morale de produits. la famille elle a été. L'Uniest entrée en fonctions les académies se les lycées continuent s'établissent. aux lettres et aux arts les honneurs. temple. de et à celle sujets à l'École Polytechnique de Saint-Cyr. leurs ministres ont été nommés et sont entretenus aux frais de par L'Empereur. ainsi les mœurs publiques et l'industrie d'un travail profiteront au malheur et à la dépravation qui arrachera tant d'êtres en apparence.. fournir de nombreux à ne pouvoir s'y soustraire. Pluont été mis en activité.(~ 81~~ f1L17~Q deux l~a wt~~f)~!tA dépôts de mendicité les fonds nécessaires ~Âr~Atc- EMPIRE. l'Évangile. Le cadastre se poursuit. V. des arts travaux confiés aux artistes Les prix négligé. décernés.W. faubourg six mille. les réd'utiles compenses.

o De nouveaux plus assidus. Il avait résolu. » Or. prendre les années villes de vive force. de conquérir de Cadix. centre du goucette province. Il fallait disputer pied à pied. nos cantoninquiétaient comme une Vendée nouvelle dans le midi. le pays était nos convois. que nous avions à combattre avait dit Naau-delà des Pyrénées. et de s'emparer insurrectionnel.2gg BÊVOLBTIO» --t F* ANC AISE. les ~na succursales aug- son la guerre de la Péninsule poursuivait Cependant les le terrain cours. espagnoles se reformaient ficile et couvert comme par enchantement. aurait imprimé montrer. De là. la léopard épouvanté défaite soit lasde son mariage. dès les premiers Joseph vernement clef de toute . compromises. ne compensaient situde de cette guerre où les avantages pas la Russie. « Quand je paraîtrai de 1809. soit l'effet Il avait fait de chaque le succès. (1810) _L~_LJ_ 11. menté. pas tardé d'éclater mandes expéditions des campagnes indécis. il soit les craintes que lui inspirait les sacrifices. » etc. à s y et le léopard continuait n'avait point marché en Espagne. pour en assurer militaires autant de gouvernements qu'il avait conprovince les uns des ainsi rendus fiés à ses généraux indépendants n'avaient de graves mésintelligences des divisions. car sa«présence cette unité qui leur et aux opérations au commandement et la mort. Napoléon eut tort. souvent. En conséquence. difin- terceptaient nements nos communications c'était. Déjà d'Ocana avec Soult (19 s'était novembre ouvert l'Andalousie par la victoire de concert 1809). manquait des résultats entre eux. de guérillas qui enlevaient en un mot. la guerre. à peine détruites. séminaires le nombre ont des été aitû inwtllüC formés. quées. édifices du culte réparés. le de la session législative poléon à l'ouverture cherchera l Océan pour éviter la honte. autres.

le Portugal. il la trouva à l'abri de toute surprise. anglaises sur le rivage. des Français devant cette place l'apparition 26 mai. en possession sur Malaga. jours sous ses ordres Mortier. reçut d'envahir et à s'en faire une Masséna Depuis huit mois. au pendant que Joseph perdait lieu de marcher sur Cadix. cette ville. et ses drapeaux. Soult parvint supérieur véritable l'ordre souveraineté. en peu de temps. passa et la»dispersa ses canons devant même hommes dansl'Estramadure. 227 de janvier 1810. Puis qui se rendit le 11 mars 1811. et Sébastian! Après et battu et s'en deux ayant avoir armées de la Sierra-Moréna. sonniers tons. et arma les Portugais disciplina . que l'Andalousie de la Murcie Portugal. s'était emparé de l'administration militaire de ce royaume il y établit quelque ordre. laissa Victor et se jeta lui Il prit lui avoir et le feu de l'ennemi. franchi les défilés il arriva il pétait Victor mis en mouvement. traversèrent. de siège. poussa Sébastiani avec vingt mille après onze jours armée espagnole mille vestir hommes. secours de cette commandement à la délivrer De son côté. Je Six cents pri- espagnoles. s'emparèrent les escadres et espagnoles. Il refuge. détenus sur les pond'un mauvais sous navire. Soult. Cependant. la Guadiana après Olivenza joignit une pris huit il alla in- Badajoz. Apprenant était inquiétée par des bandes sorties du et de 1 Estramadure. Cadix. du temps à y faire le roi. qui n'avait pas même se pourvut.(1811) EMPIRE. de la capitulation de Bayjen. et quand Victor se présenta pour l'occuper. Wellington y était resté dans l'inaction ne voulant rien tenter en Espagne avant de s'être assuré un Il se prépara néanmoins à y recevoir Masséna. à une action brillante dans la rade. l'armée de Victor rejoignirent de l'Andalousie. de garnison. il marcha au dont Napoléon lui avait donné le province. donna lieu. devant Séville mais empara.

Malheur vers les lignes la dévastation l'enlèvement à ceux qui eurent pendus ou fusillés. trompant . (1811> se renforça soixante-cinq Ney. des villes et villages. s'être ouvert environ le Portugal (10 (6 mai) et celle de Ciudad-Rodrigo et en fit le siège. couvert défendu Masséna ni l'un les lignes de Torrès-Védras. lui Wellington. C'était un flanqué à droite par le Tage. Après de Montbrun. il continua d'Astorga le Mondego. Masséna l'attaqua front dans cette position formidable. Cependant. elles arrivèrent ches pénibles et des privations devant tranché. l'incendie des récoltes. qui. obligé. il se porta contre Alméida son mouvement. Nos troupes donc à traverser un pays désert et ravagé. il résolut Alors lieutenants. et par trois lignes de redoutes Pendant mille hommes. quatre Alors Wellington sur Coïmbre. Junot cinq mille prise et s'établit mille sur les frontières hommes. juillet 1810). se voyant seul. De son et cette habileté Masséna à Essling qu'il avait déployées sans ressources. sans renforts. position et se retira. l'ende se retirer. mais. mal servi par ses faire vivre son armée. passant de alla se poster sur le plateau de Busaco. à gauche armées de canons. résistaient la destruction ils étaient des routes. d'une étaient bataille. Masséna avec avait une armée de sous ses ordres cinquantepar la J et la cavalerie hommes. supérieurs cette audace Anglo-Portugais en nombre. et Wellington ni l'autre les osât tenter les chances nous côté. et marcha mille hommes bataille (27 septembre). pour de la disséminer. sur son passage ordonnant de Torrès-Védras. assailli par un chassant devant il recula.228 RÉVOLUTION FRANÇAISE. Après des marsans nombre. cinq mois par cent trente sans que restèrent en présence. des vivres. Bientôt maître de cette place. trois n'avait fois plus camp repar la mer. évacua sa dès le lendemain pour couvrir Lisbonne. laissant sur le champ de grand feu de mitraille.

Déjà ils étaient culleur cavalerie mise en déroute. il prit la route il fut forcé de Coïmbre de se rabattre 229 mais sur poursuivi Miranda. Rodrigo. attaques. mais Quoique inférieur il se retira. cette lutte devoir qui paraissait de l'Océan ou au-delà se décider des mers. des hauteurs. sous les ordres de Badajoz. l'Andes Espagnes Lorsque aura enfin ressenti les maux . anglaise. dant. sur le le sera hâte. que les Anglais naient d'investir. points encore un effort. et c'en était entamé par ses troupes ne put achever sa victoire. champ donc désormais gleterre Carthage de bataille dans les plaines qu'elle sera épuisée. prenant se retira contre accourut anglaise Olivenza et investissait A son approche. enfin à Ciudadvesur plusieurs centre même leur habitude. Soult levèrent Albuéra. et de là sur Celerico. EMPIRE. Brenier la nuit traversa qui les commanles remparts de la au pas de charge en baqui l'attendait à Salamanque. pu les déposter. disait Napoléon. il arriva pénible retraite. sur le plateau de Fuenteordonna l'attaque. l'armée taille dans celui-ci sortit anglaise Masséna Alméida. n'ayant Beresford. Wellington.(1811) nemi par ses manœuvres. Il avertit pendant serrée. butés leur sur selon Masséna Après cette sa bravoure. Il les trouva dans une belle position. Cepenrenpoint sans avoir délivré les Français mais. apla marche de Marmont sur cette ville. Alors Masséna se retira une autre avait repris en toute 'armée Cependant. Alors. Wellington rejoignit et Badajoz fut de nouveau investi. fit sauter en colonne et rejoignit Masséna. Après deux les Anglais furent repoussés (16 juin). que Ney protégea par d'où il se porta sur Alméida. en Portugal. mal secondé fait de l'armée mécontentes. di-Onor. les Anglais le siège de cette ville et allèrent prendre position à en forces. (10 mai 1811). par Wellington. Soult les attaqua. Beresford. « Ainsi. il ne se retira fermés dait ville.

de ses armées. ne s'effacera disait le bnlletin. l'assaut. la flotte anglaise il fut enlevé. cette seconde fortes. de Tel fut ce qu'ils rencontraient. glode 1811 par des sièges savants. . sur un rocher escarpé et armé de trois cents bouches à Royal et celui de l'Olivo. entrèrent dans la ville. faire le siège de charagosse. de longtemps ont hommes Setston de «11. Alors ouvrir la tranchée. rope et l'Asie en terminant En attendant. Suchet. rieusement » guerre punique couronnait dans la Catalogne. prit le large. « dont le souvenir. Suchet commença par le fort de l'Olivo. il la campagne les places les plus en enlevant bandes espagnoles. le fort mer.230 RBfOLUTion Hamçaisb. (1814) elle verse depuis vingt ans sur le tant de cruauté qu'avec du continent. Mais là comme à Saret les Français chaque rue. la mémoire Quatre dans les rues parmi dix ou douze été tués Blstoors de l'Empcftur. il fallut conquérir se jetèrent dans la ville. l'ayant où périrent plus de deux mille On fit ensuite le siège du fort Royal. que la moitié de ses familles seront couvertes fin aux affaires mettra un coup de tonnerre voile funèbre. Après pluEspagnols. mais on l'attaque le sol étant du roc pur. sa garnison attaques. par sa position. passant au fil de l'épée tout ce siège. Nos soldats furieux que maison. en bravant pendant et nos soldats on donna fut formée. sieurs assauts. la brèche de la il y eut entre eux et les hommes emporté. par une escadre anglaise. la nuit. mille des Espagnols. ne pouvait des hommes s'attelèrent à des canons et les conduisirent Dès que le feu des remparts. Déjà maître aHa mettre située au bord de la le siège devant Tarragone couvert par deux forts. semblait défier toutes les feu Tarragone. garnison une lutte horrible. les et en dispersant de Lérida et de Tortose. et vengera l'Euaux destinées dé là Péninsule. et soutenue était nombreuse De plus. sous les ordres de Codrington.

Au milieu tinental. conquise le système concet abaissement . la maison était réduite à la Sicile celle de Bragance au Bré- de Hesse. il s'étendait etDantdepuis Hambourg zig jusqu'à Trieste et Corfou. il apprit que Blake s'aSagonte. qu'on a épargnés.(1811) EMPIRE. de second relevée de ordre sa la monarchie chute d'Iéna prussienne l'Espagne côtés par de ne s'était était pas de'Naples sil les princes de tous l'Angleterre. il n'y avait plus de Républiques cessé de régner de Gènes. traquée était aux abois. le battit et le rejeta dans cette Après ville Un (26 octobre). il lui donna le et à la stabilité de 1 Empire. et il y compris cinq cents officiers. ne faisait plus partie de la Sardaigne. Il avait chassé la Savoie Napoléon pouvait se confier les Bourbons de trois trônes. 351 mille de se sauver en passant qui essayaient par dessus les mille ont été sabrés ou noyés murailles nous avons fait dix mille prisonniers. de cent millions de revenu. de Brunswick avaient d'Orange. de Venise. plus d'empire germanique. mois après il avait franchi le Guales prodiges d'Ulm de par la'prise Valence. Augmenté de seize départements. et renouvelé dalaviar. de Hollande. » la prise de Tarragone. plus d'États l'Autriche était devenue une puissance romains. elle se rendit avec sa garnison. Aussivançait de Valence avec vingt-cinq tôt il marcha à sa rencontre. de trois cents lieues de côtes. de cinq millions de population. mille hommes. dans sa fortune. tout semblait concourir à l'éclat et ses magasins. reste dans les hôpitaux quinze cents blessés. ses canons Suchet Napoléon récompensa dignement bâton de maréchal et le titre de duc d'Albuféra. Suchet alla ensuite assiéger A peine maître de la ville. Cette ville était devenue le dépôt général de toutes les forces et de tous les approvisionnements des insurgés. Ainsi.

elle avait envoyé sur les champs enfants. la tribune condamnée s'effaçaient. fédératifs. des symptômes On se lassait t commençaient de ces guerres continuelles l'ambition d'un seul homme. du sacrifice de ses De 1805 à 1810. fiefs. mais. (18H) les puissances de l'Europe. son caractère et yeux des catholiques. auguste mais il avait mécontenté sacré. Chaque dans les familles. tion de quarante millions d'habitants. il avait affamé l'Angleterre. encore sait les faire parler. perdu. et son chef suprême. le commerce s'alliaient contre l'ennemi comle sacerdoce. tous les peuples les rois. si elle faisait entendre c'était pour flatter servilement ques accents. jetait le désespoir croître qu'avec crainte leurs enfant* inn'oquel- les souffrances des prospérités impériales. à se manifester. le grand Emavec ses cent trente départements. rappeler il avait mission primitive. ses lycées. et tandis qu'au-dehors. le maîtrc"qui . glorieuse et de ses conquêtes révolutionmais il ne les avait pas soude sa souverai- le Pape mis il avait voulu. au silence. Arrivé à ce faîte. ses quarante millions général d'ames son système d'administration. la de décadence pour satisfaire entreprises nation n'était pas consolée. frappé par lui d'anathême. elle avait huit cent mille hommes sous les armes. aux mun. ses cours spésa discipline civile ciales. au-dedans. dont trois cent cinquante nouvelle devant térieures conscription les mères ne voyaient l'éclat mille employés en Espagne. dre il avait rendu Napoléon la France ne pouvait plus que descendes États de toutes mais aux dépens de sa liberté il avait vaincu les rois. ses royaumes ses grands secondaires. les peuples. naires et toute-puissante. née 181 l'. cette même ande bataille près de six cents mille hommes. ou. sa populapire s'élevait. en dépouillant le successeur de saint Pierre à sa neté temporelle. sa noblesse héréditaire. par la gloire.232 RÉVOLUTION FRANÇAIS».

le préférait à l'avenir. cations. on l'admirait et on l'aimait. Des prières fupubliques rent et le clergé prescrites. soit aux gratifiemployait soit aux monuments. devant cesser avec la paix. à s'embrouiller administrateur de des les lettres de cachet. C'était le 20 mars 1811. d'un prince. révolution semblaient les vieillards perdus qui avaient vu nom. symbole Cependant. était soumise aux caprices de la d'État avaient été instituées où le prisons faisait renfermer sans jugement et à sa volonté pouvoir les prévenus C'était sous un nouveau rétablir. on regardait comme l'Empereur vivant de la nation.(1811) EMPIRE. le trouvaient les finances mais plus libre que le nouveau. sur cette heureuse fécondité. apprit sénat la grossesse de 1 Impératrice. était venu où il serait obligé de suffire. cette nouvelle excita dans tout l'Empire un intérêt général. Le nombre un décret du 3 impérial décidé que celui de la Seine. tous les grands corps de Tous les fruits de la l'État. Parmi que Napoléon deniers de l'État commençaient ne se montrât rigide les contributions guerre qu'il soit à l'entretien de ses armées. avec les le moment seuls revenus de l'Empire. l'ancien D'un non régime. quoique on le et à la fin de novembre un message au 1810. et coups de canon devaient saluer la naissance la France . appela les bénédictions du ciel et l'Europe étaient dans l'attente du grand évènement « Cent un qui allait s'accomplir. quand. le présent fût pénible à supporter. encore le gouvernement La liberté individuelle police. des journaux août 1810 il en était avait avait été de même réduit de la presse. 233 l'opprimait. politiques. autre côté. Huit autres que dans les départements il n'y aurait seul journal qu'un s'en attribua-t-il la propriété. c'était à qui serait le plus servile. aux grandes dépenses qu'il nécessitait.

la cour. mais Un profond silence vingt-unième. ces de la nation. déposèrent sur son berceau le celier de la Couronne Des réjouissances de toute escordon de ces ordres. il se fit une explosion d'apquand le vingt-deuxième et d'acclamations simultanéplaudissements qui retentirent ment dans tous les quartiers de Paris. la flatterie jusqu'au ridicule. et on se livra à 1 avenir avec joie et sécurité. dans la chapelle par le cardinal grand-aumônier. On crut voir dans cet enfant Paris. le sénat. de On se fel'anxiété les premiers coups de canon furent comptés. et lui adressèrent de la Légion-d'Honneur et le grand-chanle grand-chancelier de Fer. Joseph.234 DÉVOLUTION FRANÇAISE. régna jusqu'au éclata. qui les reçut assis sur son trône. avec les cérémonies le nouveau-né fut ondoyé en usage dans l'ancienne cour des Tuileries. princesse. en présence des trois baptême grands corps de l'État. en comsembla ranimer blant les vœux de l'Empereur. par cet évènement. du corps municipal et des . les autorités. les espérangrandl'ange de la Des félipaix. le corps diplomatique. » Tout se fit. du sénat. des fêtes improvisées pèce. (4811) seulement ta naissance vingt-un rait difficilement une idée. Tous les corps de l'État. ils se rendirent chez le poussant des révérences etdes discours. De là. dit avec laquelle d'une M. arrivèrent à l'Empereur de toutes les cours de citations avec lesquelles on était en relation. des cours et tribunaux. roi de Rome. une illumination générale. du conseil d'État et du corps législatif. des corporations. La plus grande magnificence à la cérémonie du présida elle eut lieu à Notre-Dame. de Naples et de Westphalie. Meneval. et on lui donna les noms de Napoléon François-Charlesroi de Rome. vinrent féliciter Napoléon. dans cette circonstance. Les rois d'Espal'Europe en personne à se rendirent gne. prince impérial. signalèrent qui.

du lieu toutes les mains applausistants. menacée de troubles. à cette le silence la cérémoPendant imposant. de ses manufactures. taxe sur sur empruut. et déjà chassée du contila domination merce. qui saluaient donnait nie. il n'y toutes les voix éclatèrent. eut. ainsi que du corps diplomatique. qui s'avançait pfessait leur belle tenue. blic régissait la France et l'Europe. qu'un de bonheur. enfin ne l'avait le Nord la tempête Empire qui lui était promis. dans tous qu'un même de cet enfant nature dans les départements. l'Angleterre jetaitdes cris s'était ébranlé. assiégée de plaintes. sa dette ses finances de 9 milliards et.(1811) EMPIRE. le monopole du compapier-monnaie des mers. 255 députations des cinquante bonnes villes. le montra aux asprenant Napoléon. puissance qui soutenaitsa se trouvaient dans le plus triste état. lesystème conAprès trois ans de souffrancesetde un nouveau droit putinental semblait avoir porté ses fruits. on avait tendu jusqu'à Notre-Dame. On eût dit qu'à la venue sentiment le monde enfanté allait la Vain espoir! respirer. une double haie de troupes sous les armes du cortège. dirent. et des drapeaux de riches tapisseries. immense de peuple se Un concours à travers sur le passage du cortège. Depuis lés Tuilèries la façade flottaient des maisons aux fenêtres. au milieu de l'encombrement augmentée en ne pouvant elle était contrainte. d'un de recourir à l'établissement les produits. rigueurs. échanger de détresse. emprunt nent. elle se . qu'à regret ( 15) et déjà se préparait et avec lui cet qui devait l'emporter. mais quand et le recueillement régnèrent fête un éclat son fils dans ses bras. malgré la sainteté De même qu'à Paris. les acclala splendeur et la marche triomphale l'enfant tout universelles mations impérial. même cri de joie. après avoir entassé taxe. le crédit elle voulait la guerre.

(18H) voyait criaient priétés. semque Tilsitt et Erfurth l'avoir cherché vainement l'Angleterre avait enfin semdes des de sa vengeance en effet. une suprématie à laquelle elle aspibrage sa rivale s'arroger depuis Pierre Ier. Napoléon et Alexandre Depuis longtemps. du regard. Comment. amas de vivres et de munitions. avait compté sur son ami C'est donc en vain que Napoléon rait elle-même n'avait Alexandre pas par l'Angleterre. elle n'avait pas pris c'est qu'elle ne l'avait pu. née à souffrir dans ses intérêts elle avait blessé ses idées elle supportait avait imposé.rouvé réduite famine. deux fois vaincue. en Suède et en de l'éloignement de ses armées. Tilsitt. d'Erfurth Tenté adhérant au système continental. occupées était arrêtée dans les con» Ainsi. la Russie en s'alliant s'était condamavec la France. l'apla fortune et ses principes. fatales qui changent de ces guerres Bien que la France eût tout fait pour désarcelle-ci voyait avec un secret ommer sa grande ennemie. spirant Russie blaient dans . des levées d'hommes. la France. Depuis le joug que Napoléon lui donc impatiemment Si. d'ailleurs. . à elle en rouvrant tardé de se donner ses ports à son comen eût-il été autrement? En merce. déjà la rupture Turquie. et dans endormie. « à cause parti pour l'Autriche. Jusque là elle n'avait essayé ses alliés ses forces contre elle que pour défendre quoique elle allait se présenter seule dans la lutte. peuple. D'immenses blaient se mesurer préparatifs. les métiers s'effrayait désespérée. Déjà ses ouvriers et attaquant les prodes dispositions du s'inde la gouvernement Dans cette position de sa haine et réveilla avoir l'Autriche l'instrument contre l'Angleterre se rapprocha son inimitié. prises d'armes.236 RÉVOLUTION FRANÇAISE. dans la guerre de 1809. Après la Prusse. tout annonçait en Occident et en Orient proche d'une des empires. Le à lutter brisant contre elle-même.

disait « Que prétend Veut-elle Napoléon. grand-duché partie de territoire qui aurait appartenu de Pologne. il y revint même avec une insistance et une aigreur poussées jusqu'à la colère la Russie par un pareil langage? la guerre? ces plaintes. » Cette convention. pour sa dignité. Pourquoi et l'insulte.(1811) seils du cabinet éclater. de ne qui contenait l'engagement. entreprise de ne donner aucune assistance à toute puissance qui aurait cette vue. ratifiée « 3° Toute réunion au de ne figureront Varsovie d'une à l'ancien royaume fut transmise à par Alexandre. convention ambassadeur signée à Saint-Pétersbourg les dispositions principales par notre en voici rétabli. Je ne veux pas rétablir la dans les Pologne je ne veux pas aller finir mes destinées . ni appui direct ou indirect à toute insurrection des ce royaume. est interdite. un autre. Bien que cette rédaction provinces composant ne fût que trop claire. je l'aurais dit. il n'attendit plus qu'un une prétexte avait 257 pour été 1810. et je n'aurais pas retiré mes troupes d'Allemagne. favoriser aucune tendant à rétablir la Pologne. et persista dans sa formule. Celui-ci. Veut-elle me préparer à sa défection ? Je serai en guerre avec elle le jour dû elle sera en paix avec l'Angleterre. Au commencement de russe empire. Alexandre la rejeta. Paris pour recevoir la ràtification de Napoléon. que comme de la part de la France. et lui en substitua ne le con- ces soupçons injurieux? Si j'avais voulu rétablir la Pologne. « 1° Le royaume de Pologne ne sera jamais « 2° Les noms de et de Polonais Pologne désormais dans aucun acte public. qui n'avait donné à son ambassadeur aucune instruction spéciale pour conclure ce traité dont les termes absolus et la forme sidéra étaient d'ailleurs blessants un projet.

anséatiques. en résulter. du Weser. qui m'ont témoiqui m'ont et un grand dévouement. gné une bonne volonté constante et je ne dirai pas Non. mais il en garda un profond Alexandre Bientôt la réunion à l'empire de la Hollande. de m'armer contre gagement Non. empire 1811 se passa en négociations Pendant ce temps. la Elle guerre. » ne répondit rien. que de déclarer plus qu'avouer lant qu'elle fait. le partage de la Pologne. Il crut son de plaintes. Il faut que votre sang coule pour mettre la aux Français Pologne sous le joug de ta Russie. Toute l'année de notes diplosecrètement ses rassembla occidentale. des vint villes l'Escaut. ressentiment. je ne puis prendre l'endes gens qui ne m'ont rien je me dois à la France pas les armes. sur la frontière au printemps de attaquer l'année 1811. à moins et à ses inté- au contraire bien servi. de lui fournir de nouveaux menacé dans l'avenir. en un mot des bouches de l'Elbe et du duché du Rhin. la Russie matiques. et en échanges faisait d'Oldembourg. préparatifs pour commencer la de ses forces majeure partie avoue qu'elle voulait Boutourlin sujets et il protesta. mais qu'elle reconnut pas alors qu'elle n'était de guerre écrivait « Vous faites des préparatifs en mesure. me rendre ridicule en parle langage de la divinité. ne sera jamais rétablie. flétrir ma mémoire en mettant car c'est le sceau à cet acte d'une politique machiavélique. ce ne peut être que contre moi. Mais je ne force. Je n'ai je défends contre l'Angleterre Vous m'obligez à vous imi donc pas envie de vous attaquer. Mais Napoléon à Alexandre nos intérêts communs.238 RÉVOLUTION FRANÇAISE. je ne me déclarerai pas leur ennemi. quoique je ne la veuille ter la guerre pourra . (1811) sables rêts de ses déserts qu'on ne m'y et je ne prendrai à mes peuples. pour des intérêts étrangers de en déclarant veux pas me déshonorer que le royaume Pologne ne sera jamais rétabli.

qui paya russe. » N'y a-t-il aucun moyen de s'entendre? Dans le mois de février 1812. aucun mouvement militaire. de la Russie. avant de s'y enga- ger. « Napoléon. sur toutes les autres susmentionnés puissances. commença par s'assurer Sentant que dans cette lutte ou notre Prusse celui ennemie offrit de sans elle-même elle ne pourrait rester neutre à une ruine certaine. la France. pendant 1 Histoire militaire de la campagne le Russie. n'était susceptible d être résolue que par la voie des armes » Czernicheff ne revint pas il avait emporté avec lui l'état effectif des armées d'or par un commis duction du général Alexandre gardait la guerre françaises. ajoute Boutourà Pétersbourg. Par un traité du 26 février purement à fournir contre la Russie un con1812. la Prusse s'engagea tingent de vingt mille hommes mais un des articles secrets portait qu'elle ne pourrait faire aucune levée. lin.(4812) pas. le silence et continuait Napoléon. la prise de possession du duché d'Oldembourg. avoués avancé dictatorial ne portaient grand' chose. fait livrer à prix de sa tête la sé- la France Jugeant inévitable. mais l'empereur Alexandre sentait trop bien que les griefs deux parties. Aussi ne conclut-il avec lui qu'une alliance défensive. des alliances. aucun rassemblement de troupes. de On n'eût pas que sur des accessoires. en obtenant le redressement des griefs car la question celle du pouvoir principale. expédia avec la le général Czernicheff de travailler à faire disparaître les griefs des proposition Ces griefs étaient de la part principalement. la s'exposer de lier irrévocablement son sort à défiance Napoléon n'accepta qu'avec l'offre d'un cabinet à lui que par l'impuisqui ne s'alliait sance de le combattre. £59 et que vous-même ne la désiriez peut-être point. . qu'il s'était de la guerre. ses préparatifs. EMPIRE.

Les deux lui échappèrent la Suède et la Turplus importantes quie. et à procurer. la France s'engageait. celle-ci s'était empressée de la dondevait être de trente mille hommes. Il réussit. notre armée il devait en être autrement.240 que l'armée le territoire française ennemi. ne songea qu'à s'en faire adopter. mettre sa patrie d'abord les deux alliées en échange dès à pré- fit plus à tous leurs ancienne . dans sent. les charges de sa coopération dans cette guerre. penseraient mais qui seraient un monument de l'union intime et durable qui existait Telles étaient entre les deux souverains. Plus tard. il lui fallut anciens au moment du danger. il entrait dans les convenances de l'Autriche rétabli. Russie d'une diversion couvrait la gauche de redoutable. Son contingent le royaume de Pologne venant par suite de la guerre. KÉYOLUTION FRANÇAISE. Bernadotte. La Suède. non-seulement. il compagnons on l'a vu marcher sur leurs corps sanglants. tant qu'il serait victorieux. pour être réunie à ce royaume. à être de cé- des provinces illyriennes. seul au milieu des noblesses jeté presque et des cours anciennes. en outre. par là. abandonner. Si. A la deplus facile avec l'Autriche. celle-ci se recruta de l'un de ses ennemis les plus acharnés. Mais ce succès dut lui coûter cher. s'unir ennemis. « Dans cette contre l'aristocratie. les et les auteurs de sa gloire. sur lesquelles Napoléon avait le droit de compter.Gallicie. en menaçant la par sa position géographique. dit Séguerre de la démocratie grande gur. des indemnités et des augmentations de territoire comqui. naguère les siens. Pour l'obtenir. der la. occuperait son territoire ou serait (1812) sur se montra Napoléon mande de son alliance. pour écraser adoptive son à la patrie. ner. le cas d'une heureuse issue de la campagne. à y consentir. et. à son alliée.

subside. 1. existe encore indépendante. renchérirait sur lui. « Il m'ose proposer une infamie s'écria Napoléon. à ses intrigues pardonné en chef. c'est grâce à l'appui de la France. avait par l'Angleterre continental. et roi. à demi dévorée par la Russie. pour sasang. 16 . Depuis son attachement amené longtemps à la France le Danelui avait par égard pour Joseph2. duc. s'il fallait faire la il répondit Quant au subside. je l'ai fait général enfin Mais que font à un ingrattant de bienfaits et le pardon de tant d'injures ? Depuis un siècle. patrie. Il faut à Bernadotte le baptême de l'ancienne aristocratie un baptême de Et vous allez voir que. S41 merci du premier arrivé czar ambitieux de régner sur la Balti- que1. Un homme circonvenu Bernadotte. il s'offrit à système Cependant. et la Russie. 1 Quelle ingratitude qui tient tout de ma bonté Je devais m'y attendre. maréchal. de sa capitale. 1 p. j'ai et dissimulé ses fautes Pourtant. au 18 brumaire C'est lui qui a conspiré dans l'Ouest contre le rétablissement de la justice et de la religion Son envieuse et perfide inaction n'a-t-elle pas déjà trahi l'armée française à Auerstaedt? Que de fois. par une perfidie. Mais il n'importe. pour la donner-à a que. si la Suède.(1819) EMPIRE. secrètement si celui-ci voulait lui donner la Norwège et un l'Empereur. en effet. il va trahir à la fois et son ancienne mark coûté et sa nouvelle allié était notre sa flotte. et de sang français tisfaire son envie et son ambition. Il a toujours tout sacrifié à ses intérêts il s'est opposé Quand il n'espérait que dans le désordre. » A peine en Suède. prince. V. guerre avec de l'argent. armée pendant l'année 1812. 40. cherché à s'affranchir du et avait l'incendie ne voulut pas payer sa fidélité Napoléon la Norwège en lui arrachant la Suède. » l'Angleterre toujours 1 Histoire Bernadotte de Napoléon était son et de la grande beau-frère.

des frontières garde à quarante hommes valides de vingt-six formé ans. qui l'avait remplacé. même Sôdepuis trois ans l'avait une révolution éprouvé le le trôae des sulavait Mustapha IV. Il fit un complice de l'Amérique. déjà l'or et les inprix dê son alliance. et se fit céder. qui ne fut qu'en 1814. (le général mais la Norwège. la Russie cent avait fait descendre étaient du nord des armées De mille hommes sur le Niémen. et c'est Mahmoud qui occupait de de Sélim. par un traité à combattre contre nous. et lorsque. dans les conseils l'avaient prévenu trigues de l'Angleterre du divan. sort. la Russie. n'était plus lim. tout avait changé Dans la Turquie. valides de quarante ban (près de cent mille hommes) du premier cohortes de la guerre. Depuis le meurtre désespérant militaire une puissance faire de la Turquie pour 1 opposer à sentant tout le s'était éloigné d'elle. tans. nombreuses à la grande armée de s'avancer ordonna Napoléon cent vingt mille conscrits furent appelés sous sur la Vistule en trois bans la garde nationale on distribua les drapeaux le premier ban de l'intérieur le service composé pour à la était destiné de vingt à vingt-six ans des hommes le second ban. de ce cheréha à attirer lui et à elle Bernadotte refusait. (1812) Celle-ci. que Napoléon le sollicita vivement par la De son côté avec la Russie plus de sa défection lement restituée il s'engagea au fond il alla chercher. il voulut y revenir. même la Guadeloupe. renversé. Napoléon. à la France le 24 mai. de tous les à la garde des tous les hommes cent fu- l'arrière-ban comprenant départements à celle des communes à soixante. non-seuMoreau). Napoléon. du ministre rent mises à la disposition Ainsi qu'on l'a vu. promesse Alexandre en effet. Déjà son côté. dans son traité avec l'Au- .242 RÉVOLUTION FRANÇAISE. l'ami de Napoléon.

le 18 avril. » Il ne se dissimulait Varsovie expédition «. avait de et de poser sur sa tête la couronne à vaincre. des comme indemnite « de grands sacrifices en territoire. « réduire comme de Bavière en orga» Dans ce la il et de Wurtemberg. ou portion de son ancien territoire. but. à qu'il donna. « II faut que les Polonais les desseins à et qu'ils coopèrent Ils ne doivent considérer reur. à son chargé d'affaires gne. Russie avait par la création réduit l'Autriche du royaume en formant la Pologne. que comme de puisune première solide alliance avec la Prusse. où la France devait lutter également des instructions Voici un fragment et contre ses ennemis. il avait donné à son ambassadeur à Pétersbourg des pouet envoyé à Vienne un négociateur voirs très-étendus. le refroidissement « Avant leur régénération. après Austerlitz. été de faire une pensée de l'Empereur avec le roi de Prusse. d'offrir aux principales puissances. Il y avait moins d'obstacles On aurait laissé à le tiers de ce royaume. sants auxiliaires. Il se avec tout de ce royaume. nisant ceux de Saxe et de Westphalie. au moment du grand-duau gouvernement devez donner changegrands en faveur de la de l'Empe- une impulsion les propre à préparer se propose que l'Empereur d'opérer secondent eux-mêmes les Français polonaise.(1812) empire. de Russie.Vous ché. 248 triche. « l'organisation proposait. la Prusse possédait on aula Russie ce qu'elle aurait voulu absolument garder rait donné des indemnités à l'Autriche. dit royaume de Polocessions à faire pour le rétablissement de cette entrepoint les difficultés contre ses amis prise. . de » il voulait de Pologne les royaumes et la Prusse. ments nation Napoléon y expose les motifs et les vues de son même de l'entreprendre. avait prévu le rétablissement en effet. à ce sujet. après Iéna. chargé de la part de la France. puisque déjà Pologne.

« Dans ces circonstances. taquaient a Les peuples du grand-duché les temps ils résistèrent où. On a mal agi en tous sens. leur indépendance. faire conles démembre- patrie. que comme un moyen ajouté à leurs propres ressources. de leur malheureuse . par leur patriotisme aux nombreuses armées et par qui at- les dangers sont imminents. Ils doivent leur se rappeler courage. autant que des institutions public. S'il est des Polonais sous la domination de la Russie ou sous celle de l'Autriche qui se refusent à retourner à la mère-patrie. c'est à eux qu'il appartient voies par lesquelles les provinces usurpées à prononcer leur volonté. ger. forces. Le gouvernement doit. n'est pas sans périls que lieues de leur territoire et la Pologne doit attendre autant de ses propres de l'Empereur. c'est cette vue qu'a été organisé le grand. « L'objet de votre mission est donc d'éclairer. à satisfaire les Polonais par des institutions qui à leurs mœurs et à leur On lui a donné la vie entière On a cherché leur et qui convenaient plaisaient caractère. d'encourales patriotes polonais. que de l'appui Si la les Polonais ne doivent la considérer guerre s'engage. qui constitueront son nouvel état social. le roi de Saxe.2*i RÉVOLUTION FRANÇAISE. Ce l'on porte des armées à cinq cents veulent le rétablissement de préparer les arriver pourront de la Pologne. de diriger dans leurs opérations « Les malheurs et la faiblesse de la République de Pologne ont été causés par une aristocratie qui n'avait ni règle. de son patriotisme.duché de Varsovie. (1812) « Après nous pour dans ses revers la Prusse avait trop de haine contre ne pas chercher à modérer sa puissance. il faut renoncer à les La Pologne doit tirer sa force de son esprit y contraindre. prince dont pour souverain a été employée à faire le bonheur de ses sujets. aussitôt fédérer ments que les évènements sous les bannières de l'indépendance du grand-duché le permettront.

enet ses immenses dévouée. la bourgeoisie et le peuple n'était soumise. peuplades que la et le vagabondage semblent pousser vers le midi. la noblesse était. ou se retirant au milieu des glaces. là la tête de l'hydre. tout-à-fait europacifique . inonqui déborde impunément dant tout si elle triomphe. comme aujourd'hui. Tel était le but de Napoléon. si elle est défaite avec la facilité de reparaître aussitôt. l'Anvenir dans qu'en ses bras ? Mais à bout le où si le cas le requiert. laire au corps et l'étouffant l'Hercule ? Il n'appartenait Cette guerre. se conciliant avec la privilèges des États voisins. misère assis sous le pôle.t. rien. adossé à des glaces éteravec sa nombreuse sédentaire. le tout de la mort. modernes celle c'était des temps qu'à nous d'oser y préeût dû être la plus popucelle du bon sens et des vrais intérêts. Il y aura pour la Pologne indétranquillité » pendance et liberté. au sein de la désolation. de faire des constitutions sa qui assurent des peuples. à l'idée d'une disait-il. existence. était purement du repos et de la sécurité de tous. Ces sentiments doivent avoir qui crû Le patriotisme par le temps et par l'oppression. Mais au milieu de ces désordres. régir le grand-duché liberté et les 25 du traité par est un sentides grandes la promesse du 9 juillet 1807. ni par les côtés ni qu'on ne saurait attaquer sur les derrières. durcie. ment naturel aux Polonais. A cette époque. elle et conservatrice. passive. sur vous. A . ajoutait-il. moscovite « On ne peut s'empêcher de frémir. il y avait dans cette nation soutint un amour sa débile pour la liberté et pour l'indépendance. telle masse. tiendra sans restrictions L'Empereur qu'il a faite par l'art.. Il se représentait ce grand empire nelles. même aux individus maisons. puissante. population brave. devenues ses réserves.(1812) EMPIRE. N'est-ce pas tée de la fable. dont on ne saurait saisissant trouver tendre. t_ -1'11 1 245 ni mesure.

tranquille la Pologne. seule. Quand on déserte. Croirait-on et les bénédictions que ce dût être ma perte? Jamais je n'avais là où j'échouerais et trouverais » mieux fait. » dans ses entreprises. en cet instant la s'il ne termine de son existence l'énergie demain il peut perdre les constitution politique de l'Europe. De sombres les approches. cette véritable clef de toute la voûte. de ces les esprits préoccupaient de cet empire sans nouveaux Barbares qu'on allait combattre.246 RÉVOLUTION FRANÇAISE. qui n'offrait d'un sol les privations « que les rigueurs. En relevant d'Auun archiduc Raccordais que ce fût un roi de Prusse. . européenne. par son sans armée et sans chef. Je ne prétendais rien acquérir que la gloire du bien je ne me réservais de l'avenir. les souffrances. attaquable pendant aux assaillants que des forêts et des marécages. pressentiments on s'effrayait de ce peuple. jamais je ne méritai davantage. de sa position et succomber avantages « L'Empire la France. pour les remplacer n'entrait et l'ambition pour rien dans mes vues. celui de Suintt-Uiténe. seulement fin. (ISlâj péenne lance. allait consacrer une ba- qui eussent raître les périls des temps. pensée de réformation voyait que sa grande d'en redouter de toute disait-il. lui représentait laissée. départ. de l'Emdans l'intérieur dierents partis encore existants Vainement on pire ? Où sont-ils 1 Mémorial fait dispapar un avenir ? Je n'en vois qu'un seul contre moi. et continentale. triche ou tout autre qui en occupât le trône. reconnût Bien que depuis l'opinion publique longtemps elle me laissait pas que l'utilité sociale de cette expédition. « Ma renommée rélui demandait qui la défendrait mon absence des menacer D'ailleurs pourquoi pondait-il. jouit actuellement français. et engourdie'. d'une nature morte » Napoléon ne désert. et un quart de l'année. des combinaisons Son succès nouvelles.

Paris l'esprit N'est-ce du peuple car. moi ? roi du tiers-état.. les efforts ou l'armée. par le gouvernement en complot. à la politique. de l'ancienne 1 vieux et sans expérience une poignée contre de# masses mais qu'ai-je besoin d'eux? Quand je les soutiens. alors un atome suffira pour m'abattre. furent transformées Aleipar l'empereur tout-à-fait communications. affaire. continental et de ses défaites geât du système Celuidéfinitive.(1812) EMPIRE. d'État qui avait l'Angleterre. jusque-là. au czar une explication Napoléon demanda ses « Il n'y avait pas d'intrigues. disait-il coup de canon. agent des était le baron d'Armfeldt. Speranski fut brusque- . 247 de quelques la plupart noblesse. contre moi. nait à des andre étrangères avec le secrétaire-général d'administration objets et autorisée longtemps soudoyé par dont l'empereur Napoléon Speranski. le complice. me tueront aussi bien qu'un boulet ») sont comptés Cependant. que le doigt le maître effet. A la fin de dont et de signatures. 1811. royalistes. humains c'est donc rien ne pourront une même chose. une cabale. la guerre. Alexandre. une fièvre. il affectionnait véritablement n'avait pas une foi que l'événepersonnels « Aucun de nos débats ne vaut dans toute » et il ne voyait. tous mais. elle s'était tout-à-fait emparée la ven- dans ses sentiments ne justifiait guère. lui parlaient de ses périls dans les volontés du destin? accompli but que je ne connais je n'y serai plus utile. qu'elle n'employât pour exalter d'écritures contre de pièces-. que suispoint assez? » A ceux qui « Ai-je donc cette guerre Je me sens poussé vers un dès que pas. d'éviter perdu l'espoir Alexandre à ramener qu'il pourrait ce prince. en de l'Angleterre. Quand je l'aurai atteint. aurait été supposa le principal entreterelative russe du conseil intérieure. une chute de cheles jours val à la chasse. dès d'une correspondance preuves et le secrétaire du cabinet acteur. Ce dernier une français correspondance été ordonnée Ces français. n'était plus de lui 1. Quand mon heure sera venue. dit M. Meneval. falsification l'empereur Napoléon supposition passions le principal tout lui était bon. je me fais tort à moi-même dans jè. son ancienne et avait ment un cette Napoléon Il se flattait amitié. Il fallait désastre que le plus épouvantable en Espagne.

a:. ce grand concours de peuples et de rois. le luxe de sa cour. cet ébranlement de toutes les forces du continent. l'évacuation de la Prusse et la retraite des armées françaises derrière le Rhin. le conduisait à s'engager par un traité qu'on convint de tenir secret jusqu'au moment où éclateraient » les hostilités. les yeux fixés sur la porte et sur les fenêtres de son palais. il quitta Paris. des nuits entières. leurs léon'. et partit accompagné où l'empereur le roi de Prusse et pour Dresde. déplacés sur ses pas. d'Autriche. et qu'il était engagé trop avant avec l'Angleterre pour « Quel langage reculer. sur les routes. 1 Ségur. contempler à recueillir. son rang. on eût dit ce roi des rois chanté « Des peuples entiers s'étaient par Homère. c'est tout au plus celui que Catherine tenir au dernier roi de Pologne pouvait » Aussitôt. ment disgracié et exilé sans avoir été entendu. au milieu de cette Assis. par un ultimatum avant tout. tous accouraient. Des fêtes magnifiques son séjour dans cette casignalèrent pitale de la Saxe. de l'Impératrice. tout semble déclarer que la guerre de Russie est européenne. ont vu Napo- Ainsi. avec la fille des Césars. Ce n'est point sa couronne. tous les princes de l'Allemagne vinrent saluer sa fortune. Jamais il n'avait paru plus grand ni plus heureux. Napoléon s'y sent de ce genre par des artifices que l'Angleterre agissait sur l'esprit de et qu'elle soupçonneux l'empereur Alexandre. c'est un souvenir Ils veulent c'est lui seul qu'ils qu'ils viennent cherchent de ses traits leur foule "J~ descendants » dire à leurs pouvoir moins heureux. voyait curieuse attentive. pour se précipiter nobles comme plébéiens. RÉVOLUTION FRANÇAISE. amis et ennemis. riches et pauvres. qu'ils à compatriotes. dit-il. On se presser dans les rues. dans les places publiques ils passaient des jours. C'était . (1812) ci lui répondit où il exigeait. Napoléon vit qu'Alexandre avait pris son parti.248 wx. assemblée brillante de souverains.

Alexandre était sen. Marchons donc la guerre sur son terde Pologne sera glorieuse aux Portons guerre comme la première mais la paix que nous armes françaises concluerons et mettra un terme portera avec elle sa garantie. nos alliés à sa discrétion traînée par la fatalité. ses destins doivent conduite. la cause du siècle gagnée. à cette orgueilleuse influence que la Russie ans sur les affaires de l'Europe. à son quartier-général à Wilna. traversa et s'arrêta à Kœnigsberg. et à Tilsitt. cinquante Lettre à Alexandre du 28 juin 1812. poussé. a exercée » depuis . aujourd'hui à l'Angleterre. lui avait envoyé Napoléon une dernière elle ne fut même pas reçue. il l'avoue. explication n'aient françaises Nous s'accomplir croirait-elle donc dégénérés ? Ne serions-nous donc plus les soldats d'Austerlitz? Elle nous place entre le déshonneur et la guerre en avant! ritoire le choix Passons La seconde ne saurait le Niémen être douteux. 240 dont il reconinvisible. le Niémen. et la révoeuropéen lution accomplie. A cette ambassade il adressa à son armée la proclamation suivante nouvelle. La preA Tilsitt la à la France. visita Dantzig. PoNapoléon quitta Dresde le 29 mai. « Soldats « La seconde mière Russie nelle Elle s'est a juré guerre de Pologne terminée à Friedland éternelle alliance elle viole aucune est commencée. par là.(J8I2) EMPIRE. repassé La Russie est ende les aigles laissant. ne veut donner que et guerre éterses serments son étrange le Rhin. «par une puissance nait les droits et l'empire. et qui a décidé de cette affaire comme de tant d'autres' le système Après cette guerre. sera fondé. » la grande armée s'avançait de la Vistule sur Cependant.

– Héroïsme du sur la rePa- française.des face deux de la et de Mohllow. de Russie. Napoléon Valoutlna. des Russes à Na- du – Mission sur la Dwina. provisoire polonaise de la diète. de Napoléon AUCUNE époque aussi considérables on n'avait vu d'armements que ceux qui signalèrent cette fatale année 1812. Toute l'Europe était -1 sur pied.de sur des Français Bataille marche Incendie dans Borystbene. des Français 11 soutient pour à Smolensk. et un vieux pope. Balachoff. –L'armée de la Bérézlna. de cette de Moskow. Napoléon Moskow. -Marche trée lolsk. – Retraite maréchal Départ Ney. licie sur Drogiczin. dans cette vule. l'hiver.Passage repasse le Niémen. de la Moskowa. A l'extrême Schwartzemberg droite. d'Ostrowno russes.française ris. Wilna. Napoléon entraînait à sa suite en Russie plus de cinq cent mille hommes et français étrangers. de Smolensk. des Français Combat – Entrée Départ de – Bataille pour paix. à Wilna. La diète de Varsovie Séjour royaume gouvernement poléon général Combats armées guerre. dn – passage Niémen. Revue sur le champ de bataille Moskow. Campagne – Position des armées respective de campagne de Napoléon. – Bataille cette ville. Napoléon de l'empereur Napoléon à Dépulation de l'Empereur. de Erasnol. de Mald-Iaroslawetz et de Wiasma. Commencement la Bérézlna. sortant de la GaimilleAutriavec trente . (1812) CHAPITRE IX. Les sur Discours Napoléon Proclamation Russes prennent du président et réponse Retraite part de Wilna. Bataille ville.250 RÉVOLUTION FRANÇAISE. Négociations Bataille Arrivée la Passage sa ligne d'opération».– française Plan entre à dn Ce gouvernement le rétablissement à Wilna. Witepsk. Winkowno. change jonction Nouvelle l'offensive.-EnBataille de Po– à de de Valouttna. traite de l'armée de Pologne. adhère Organisation à la déclaration d'un françaises – L'armée déclare en Russie. Alexandre. du Smolensk.

mille avec trente Wittgenstein sous Tormille hommes. le roi de Westphalie Polonais et Saxons avec sous sous mes les corps Lefebvre. trois mille voitures d'arplus de douze cents canons. Murat. s appuyant à droite à la Wilia. Mortier et Bessières le tout formant environ Macdonald avec devant Tilsitt. plus. marchant soixante-sept sur Grodno. hommes. et armée de réarmée d'Orient. d'innombratillerie. sous Wolkovitz Bagraau nord de Kowno. 85* chiens mille à droite Italiens vers Pilony plus et Bavarois. avec soixante-sept devant au centre. elle traînait lé Niémen. avait des chefs. à Lida. l'Empereur et de Ney. men tion. deux cent mille d'équipages chevaux. plusieurs bles troupeaux siège. en seconde en réserve. avec Eugène loin. Augereau de franchir était la position dq la grande armée au moment de avec elle six équipages En outre. mille telle avec cinquante réserve sur l'Elbe. quatre mille voitures d'administration. renforcée hommes dix mille lîoctoroff à Rossieny. de quarante elle devait être devant le Haut-Bug. la garde la réserve de cavalerie deux cent mille hom- d'Oudinot de Davoust. la troisième était à Lutsk. Kowno. sous de l'armée par il y avait à Wilna hommes. s'étendait à gauche au Niéet Grodno. masof. dites serve armée Alexandre d'Occident à nous opposer trois armées. la seconde était de cinquante au sud de Grodno était mille vers hommes. entre l'Oder et lii vingt mille Prussiens et dix mille Français en mille hommes. la première et Kowno jusqu'à Lida de Wilna clay de Tolly. enfin Victor avec trente-deux Vistule.(iglS) bmpirk. Moldavie un corps un autre ligne. quatre-vingt . mille de cinquante de soixanted'armée de trente mille. vivres et d'ambulance. dé milliers de fourgons de bœufs. tnille Westphaliens. à l'extrême gauche. sous Barde cent trente mille hommes. le tout occu- pant De son côté.

on apercevait la tente de l'Empereur. Dès que la terre revêtues mobiles. Dans la nuit du 23 au 24 juin. sur qu'en se portant et de là sur Wilna il les couperait Kowno. les vallées. . leurs pentes. après avoir reconnu trois ponts fussent jetés pour opérer le passage. qu'ils allaieat qu'ils devaient bientôt couvrir de leurs vastes débris. plaine qui les séparait gagner les trois passages et se rétrécir s'allonger pour les traverce sol étranger ser. étaient dans un repli les forces Napoléon jugea que l'armée russe. toutes les collines. et. et d'opération. et atteindre et dévaster. il arriva aux avant-postes près de cette le fleuve russe. que Barclay et Bagration. « A trois cents pas du fleuve sur la hauteur la plus élevée. pourraient y être refoulés et pris. les marais de la Bérézina au lieu de s'en couvrir. pouvait être surprise. Nous écoutions. multitude à s'écouler en trois commença trois ponts. les levées qui s'opéraient vaste camp retranché s'élevait de la Dwina. il ordonna que ville. du moins. s'en approcher. couvrant dispersée. étaient couvertes d'hommes et de chevaux. derrière le Niémen sur une ligne de soixante lieues.23£ RÉVOLUTION FBANÇAISE. et aussitôt colonnes cette les vers à peu près baainsi éparpillée On les voyait serpenter en descendant la courte du Niémen. se dirigea sur Kowno pour y passer le Niémen. étincelantes. « On croyait entendre le canon. en troisième dans tout l'empire enfin un devant Drissa. (1812) mille hommes et des troupes ligne. Ainsi. de Cosaques. eut présenté au soleil toutes ces masses d'armes le signal fut donné. de part et d'autre. de leur ligne Il partagea donc ses forces en cinq armées. gronder en marchant. dit Ségur. lancées. Mais. Autour d'elle. de quel côté le combat s'engageait. ou. à de quelques de Cosaques ce jour-là l'exception troupes comme les suivants le ciel seul se montra notre ennemi.

en la forçant à se diviser. Napoléon lança Murât et Ney à sa poursuite. n'étaient qu'en radeaux. et entra le 28 à Wilna. Des hôséjourna quelque temps. EMPIRE. en furent efenthousiastes. on jeta sur pilotis les ponts qui pitaux. Lithuanie De toutes et l'ancien fut éfttettné des Russes palais d'une Jagellons. à peine bruit sourd avait vent s'éleva nerre. Sur ques ouvrages la rive droite de la Wilia. le du tonattrista. situé sur la rive gauche. passa l'entrée. Il avait. rues. Ils crurent que ces nuées enflammées sur nos têtes. » Dtjà. à marcher par corps isolés. Quelques naguère frayés comme d'un funeste "présage.(1812) En effet. des magasins furent organisés on construisit quelde défense. léon en versel. il avait. et s'abaissaient s'amoncelaient sur cette terre Napoléon russes. avait-il Bientôt 855 passé le fleuve. forte citadelle. on établit un camp retranché. en effet. et se dirigea cette ville. coupé le corps de Doctoroff et l'armée de Bagration de celle de Barclay. et s'enfuit » avant-gardes sur Wilna. il y une position avantageuse Wilna offrait à Napoléon afin de la mettre à profit. pour nous en défendre entra à Kowno en chassant les la Wilia. atteint son but il avait jeté le désordre par ce mouvement. cette terre sans abri nous uns même. dans la grande armée russe. A son ap- dans la direcproche. la retraite Cependant. enfin. des y avaient parts on se félicitait et la présence de Napouniexcité un enthousiasme les places publiques « les vieillards parurent et on s'embrassait les retentissaient de chants patriotivêtus de leur ancien cosils les idées de 'gloire** d'indépendance qui rappelait de joie à la vue des bannières nationales pleuraient venait enfin de relever. tout qu'on dissemblait . l'Empereur agité l'air. et nous apporta les sinistres roulements Ce ciel menaçant. ques tume. qu'un le jour s'obscurcit. Barclay évacua tion de Drissa pour y rallier toute son armée.

de fronde Pologne et rétablir le royaume pour servir tière pire lisé. son et de boulevart à l'emréaCe grand projet. l'ancienne Il voulait donc les refouler dans Moscovie. de Wilna. du royaume Après président. steppes plus doux et les contrées plus fertiles de l'Europe méridionale. Il établit à Wilna un gouvernement composé de provisoire.894 REVOLUTION FRANÇAISE. de le non-succès contre d'une seconde campagne la Lithuanie. envahissements. aux contre devait États leurs de l'Allemagne. depuis aspiraient. prépublia et M. glacé et leurs Pierre let. aux familles les plus considérasept membres appartenant le prince le comte Soltan savoir bles de la Lithuanie. Mais c'est continental. De son côté. s'il avait lieu. que le jour où la victoire dont les troupes nemies les deux puissances co-partageantes les deux ailes de son armée. chercha à organiser la première. Le sénateur Wibecki à Napoléon. la diète de Varsovie envoya une députation Le 14 juillet. système et qu'il trouva sa ruine. Alexandre le comte sident Sopieha. le comte Tysenhaus. posé Il voyait que les Russes un mouvement. son premier acte elle invita les Polonais de Pologne à se confédérer. Il était évident là qu'était il aurait pour enl'abandonnerait. de l'université son adhésion Ce gouvernement de la confédération générale. vement. Sniadecki. soit pour se préparer. . qu'il l'avait même leur climat Napoléon y fuyant provoqué. « Sire. le comte Potocki. (1812) en Pologne pour tenter et l'on se souvient comptait. vers le ciel arides. les resdans cette province. dit-il la présidait. sources soit pour favoriser ce grand mouNapoléon. formaient la diète de Varsovie Le 26 juin le prince Adam Czartoriski nommé s'être fut de constituée déclarer ensuite en confédération le rétablissement tous s'était son réunie et avait compléter son danger générale. Prozor. à l'acte le comte Sierakowski.

8SS nation libre et indépendante. mille polonaise. la trahison par la perfidie et la trahison. la fortune. Or. seize millions de Polonais. du trône nous avons le rétablissement de ressaisir nos membres pas de sommes de le droit déclarer bieski. nos la Pologne est lois de l'égalité de proclamée mais elle doit pas assez punie malheurs ? Non.(1812) EMPIRE. à l'Empereur. donc libres de droit nous. Quatre millions de Polonais sont mais nos par les lois polonaises la plus grande partie de la population formant de leurs Nous osons réclamer sont encore esclaves dans la réunion de la grande fadéjà libres et frères les Li- la Pologne. stitué des droits. ni par des été soumis ni par des traités.mêmes divisés. les bras. sommes parmi lesquels il n'y en ne soient dévoués a pas un dont le sang. guerre. des vu notre et notre SainWétersbourg lambeaux par nous n'avons mais conà en conquêtes. que nous sommes les dignes descendants « Ce qui constitue en même temps nos droits constitue nos devoirs. Sire. royaume « Dites. nous « Devant Dieu comme devant les hommes. Nous avons où il a péri. notre Polonais. pour notre pays natal. par les Dieu ne l'a-t-il pétuer députés sanction. indépendance de nous armer nous. de Pologne eœiste! et ce Que le royaume à la réalité. sembler des Jagellons et des Sode rasnationale. et les comprendre droits. « Sire. . Sire ce jour. Nous décret sera. elle existe exister par le fait! de ses divisions? Veut-il perla confédération à votre protection nous suprême pour le a fédératif lacté pour soumettre et requiert votre puissante de Pologne. équivalent pour le monde. «1er nos ancêtres. en nous battant pour lui. n'a jamais déchirée dernier nation roi traîné princes avec qui nous n'avions et qui ne nous ont pas conquis. gouvernés thuaniens. et de prouver.

ses alun et langage prudent s'assurer si les tout. Quelle que fût sa résolution blissement Napoléon. Si le démembrement de la monarchie fut le signal de la décadence de la fran- soit la preuve de la prospérité çaise. il devait. députés de la confédération j'ai entendu avec intérêt ce que vous venez de me dire. mais le destin en a réservé le terme vers la grande nation au chef de la quatrième dynastie. le sang qui coule dans nos veines afin d'achever été formée » bien arrêtée de faire du rétaen vain. de tous nos frères. condition des Polonais étaient pour le révoeux de la grande majorité tablissement de la patrie. « Polonais. cette tenir avant de la paix.256 RÉVOLUTION FRANÇAISE. la dans ses malheurs. en y concourant dans cet Nous le serment engagement nos facultés avec une tout de toutes jusqu'à de tous nos moyens. j'aurais pensé et agi comme vous dans l'assemblée devoir « Dans de Varsovie. si Votre entreprise qui n'aura pas Majesté veut daigner l'appuyer. de l'homme L'amour de son pays est le premier à concilier civilisé. ma situation. n'a cessé de tourner les yeux Pologne. solennel à Votre présentons par lequel nous réclamons Nous renouvelons devant vous. et. Pologne du Borysthène à l'Oder. et l'heureuse issue de la guerre à les manifester. s'il le fallait. j'ai beaucoup d'intérêts répondit « Gentilshommes. morales. liées dans réservé. D'ailleurs. Voici ce qu'il pouvait seule les déterminer de Pologne. de la Pologne la première en présence de l'Autriche dut guerre. . (181$) nous paraîtra à Votre Majesté. Chaque sacrifice léger. s'il a de notre patrie. au de persévérer la fin. de la Dwina au pour effet le rétablissement Dniester. que son rétablissement où Votre Majesté a élevé la France Depuis trois siècles. Majesté l'acte de la confédération l'existence nom de la Pologne. et de la Prusse.

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provinces « Faites que la Lithuanie. Mohilow. 17 tant ce oui de titres pourra . et que je ne puis reur d'Autriche l'intégrité ou aucun sanctionner aucune manœuvre mouvement qui tende à troubler la paisible possession de ce qui lui reste des de Pologne. Je récompenserai ce dévouement de vos contrées et vous acquiert qui vous rend si intéressants à mon estime et à ma protection par tout » de moi dans les circonstances. entièrement dans ennemis à reconnaître si éloignées l'unanimité des efforts vos droits. vous pouvez concevoir de réduire vos l'espoir dans des contrées mais. « J'applaudis à ce que vous avez fait.(1812) EMPIRE. dépendre T. soient l'Ukraine. j'ai vu vos de l'Italie et dans ceux de l'Espagne. Po- la Podolie. la Samogitie. l'espoir qui les couvre que vous pouvez trouver « Je vous ai tenu le même langage dès ma enpremière trée en Pologne. je dois y ajouter que j'ai garanti à l'empede ses domaines. Si j'avais le second ou le troisième partage armé mes peuples pour la défendre. lotsk. j'aurais victoire votre à remplir. pour seconder « Si vos efforts sont unanimes. Pendant les champs seize à mes côtés dans ans. et si étendues. capitale je le fis sans à prolonger la guerre à réchercher qui aurait continué pandre le sang de mes sujets. m'eut mis en état de rétablir de devoirs régné pendant de la Pologne. c'est de la population du succès. « J'aime soldats votre nation. la Wolhynie. j'autorise les efforts de moi que vous voulez faire je ferai tout ce qui dépendra vos résolutions. Witepsk. et la Providence succès. 257 et beaucoup le premier. animées du même esprit que j'ai vu dans la grande Polocouronnera votre bonne cause par des gne. Aussitôt que la lois dans vos anciennes et une partie de vos provinces.

&. tes avait divisés. et se faisaient Ils s'appuyaient ter la cervelle au milieu des chemins. On les trouabandonnés. maient ou les laissaient périr d'inanition. aux transports s'opposer le soldat fut obligé de se livrer à pénurie. « Il y en eut. Bientôt la dinombre par l'effet dé cette transition non. de grands déspour se nourrir. partout avant d'en venir faim. et caissons vastées. traînards avaient eu lieu de nombreux s'éparpilet les bouleversant les cabanes dans la campagne de quoi pouvoir apaiser leur et cherchant châteaux. jusqu'à chemins système séchée. vaux avant avant car elle avait été abondamment pourvue prévoyance. la Wilia des- de cette de vivres. . Ï1812) 1 en Surprenant tès Russes. . mais il était point ces malheurs. Déjà nous avions perdu beaucoup ger d'une extrême chaleur il en périt un plus grand le passage du Niémen subite. en effet. en campagne on a vu. dès Wilna. été établis depuis avaient de nombreux magasins Dantzig duisaient. saule front sur leurs fusils. faute de sette commença à se faire sentir dans l'armée. qui rendit les chemins de chede nos convois. qui se tuèrent les plus jeunes 1 c'étaient d'autres à ces extrémités après. le temps vint à chanTout-à-coup il passa subitement à un froid il plut à verse pendant deux jours consécutifs ce très-vif et retarda la marche impraticables. Par suite la maraude ordres laient Varsovie mais les marches forcées. déil n'avait vu que des maisons lui disait Mortier.1. ne voulut pas lâcher prise et perdre il cohtison avantage nua donc à les poursuivre. que charriots » Napoléon n'ignora « Du Niémen à la engagé. les mauvais le manque de destruction tout semblait de fourrage adopté par la pauvreté du pays. le les Russes. Wilia. il Napoléon. que d'immenses d'entrer mais ceux qui les conconvois de bœufs suivaient l'armée de leur marche les assomtrop lente.S$3B RÉVOLUTION c FRANÇAIS! 1 . ennuyés D'un autre côté. Déjà. dit Ségur.

Ce prince autographe au « que. rivèrent il fit de Wiitta de communications à Wilna. » Puis il ajouta « qu'il fallait bien supde quelques celle chevaux. Cependant. rassaient à respirer c'était un nouveau fléau que pluinsupportable froides sieurs rible. ouverts. si Napoléon à retirer ses troupes consentait du territoire ce qui s'était passé e russe. Napoléon ne négligea situation. vait une déroute. porteur quartier-général de l'empereur Alexandre. » cette pour changer centre d'approvisionneLes vivres ar- un grand avec ses derrières. çà et là et pillés Il avait cru suivre comme s'ils avaient été pris par l'ennemi.(1812) EMPIRE. – s'écria Napoléon. Alexandre se rappelant le refus qu'avait de recevoir notre ambassadeur. leur pluies d'orage. équipages. comparent à la famine. il regarderait comme non avenu. et qu'un accommodement serait encore possible. Mais celui-ci par les nouvelle Déjà plusieurs soldats de la jeune « C'est impossible faim. de cette tardive communication. habitations C'estun torrent qui s écoule un rien mal pour un bien. Ils gisaient sur la route qu'ils embarleurs cadavres exhalaient une odeur méphitique. ments. paraissait rompue lorsqu'arriva d'une lettre déclarait un officier russe. » Napoléon. Où sont leurs ne meuvingt jours de vivres ? Des soldats bien commandés rent jamais de faim porter la perte des même est bien plus tergarde sont morts de de quelques c'est le mauvais côté de la guerre. (c'était le ministre fait l'empereur fut étrangement et du choix rasse dont surpris du négociateur de la police . toute comDéjà Napoléon était au cœur de la Litimanie munication entre les deux puissances. Dix mille chevaux avaient été tués et par les seigles verts. et seule nourriture. 259 sur les chemins et dans les champs ils étaient dispersés et les effets répandus renversés. mais déjà l'armée en était partie et ainsi elle se trouva toujours en avant de ses magasins.

à demander dans cette dé- sommation de l'empereur Alexandre. fendre les approches des défilés 1 «A l'un de les Russes ceux-ci qui avaient ces essayèrent dans Après trois combats' lieues. » tous ils dit combats. partis du Niémen à des époques des obstacles de tout genre. neuvième. » nos avant-postes étaient sur la Dwina. « Dites-leur. ils furent repoussés. que tous ces et par des routes corps. n'avait ni inmais celui-ci se bornait ne vit. à être très-forte. était. humi- Pres- Le soleil avait rétabli Parti commençait le 16 juillet. que ses armées arrivaient et de l'ouest. Cependant. différentes. du nord été exécutés arrière-garde. Napoléon ce mouvement. cents voltigeurs Frappé Ils répondirent: contenance. ni pouvoirs sa mission structions du territoire. que Napoléon Barclay craignit il abandonna son avant lui à Witepsk. zinckowiczi. de braves . et atteignit. qu'une et il lui répondit liante. de qui. ce sont la croix!» étaient. n'ayant voulut les y forcer. était avaient sur une hauteur. et se dirigea en toute hâte sur Witepsk. son il espérait se joindre à Bagration. après un malgré mois de séparation. plusieurs le bulletin. la droite Witepsk. que toute la Lithuanie la chaleur les chemins de Wilna Apprenant n'arrivàr était conquise. d'en dé- tout près de deux de la cavalerie ennemie.(1812) la mission manda était sans doute toute pouvoirs.£GÛ RÉVOLUTION FRANÇAISE. dans » Napoléon. les routes avaient son Dans ce moment. le 18. leur belle « Du que à Beszinckowiczi. devinant Napoléon marcha dans cette direction. quel corps de Faris. Aussitôt où camp de Drissa. et à cent lieues du point où ils s'étaient quittés se trouvèrent à la fois réunis pu prévenir Vainement à Ostrowno. avec une conduisait Doctoroff. que « le sort en était jeté.. vers Besprojet. seuls. n attaqué 11 envoya demander de et les trois quarts enfants gens ils méritent dit l'Empereur. à Glubokoï. à Beszinckowiczi par de mouvements « Ses ordres telle précision. l'Empereur en plaine. l'évacuaLion Napoléon marche s'il avait des Il lui ded'observation).

(1812) EMPIRE. passer les corps en revue. vingt caissons de ces premiers les résultats engagements se retira derrière la Laczissa. il s'arrêta dans cette ville pour donzina et du Borysthène repos à son armée. les la vaste plaine la veille. à et à Bieloé. Ney et la garde entre Orcha et et Saint-Cyr A la gauche. russe. apsès un combat sanglant. trograder gration. Apprenant que Barclay avait Napoléon dans l'intervalle de la Béréfait sa jonction avec Bagration. dix pièces de canon. Oudinot étaient campés Witepsk. les magasins L'arapprovisionner mée campa sur les bords de la Dwina et du Borysthène. Barclay pendant que Baet rejeté derrière le par Davoust. se dirigeait. par MitisDniéper. arrêté entra à Witepsk. enfin qui pût indiquer avait été informé. française à la pointe mais le lendemain passé la Laczissa. quiétait pendant qu'Augereau rassemblait une onzième armée à Stettin. 261 Six mille hommes tués ou blessés. à Mohilow au Bug. encore devant une bataille et. les derrières couvrant de la grande armée que Tormasof inVictor partait de la Vistule avec sa réserve. et à Mohilow. la nuit. Davoust et Junot Poniatowski dans l'intervalle ner quelque le long du Dniéper Murat. des corps l'intervalle Riga saxons du Schwartzemet autrichiens. vide et abandonnée occupaient trace. Barclay ment s'y de l'armée défendre ayant Russes quinze cents de munitions. tels furent avec l'armée par cette rivière. Niémen . reculant law. et organiser les hôpitaux. pas une arme. à Pototsk l'extrême berg gauche. prisonniers. aucune pas un soldat. sur la route de Saint-Pétersbourg. pas un effet. la route qu'avait suivie l'enrien. trouvèrent Séparé seuleil menaçait de Français que les du jour. à la tête vers Slonim occupaient. Macdonald devant et Régnier. nemi. sur Smolensk il avait abandonné en secret sa position pour régénérale sur cette ville.

nous marchions Ces marpar des routes affreuses et une chaleur excessive. dans une assemblée levée des milices. D'un autre deux ailes de l'armée russe venaient i côté. les deux dans ordres ce seul de la noblesse et des marla levée de gouvernement. libre dans ses mouvements. on avait tout ménagé vieille Russie. et celle de quinze été donnés et qui soit mille hommes cent mille quatre-vingt roubles pour les équiper. lant les serfs sûreté à défendre par des proet religieuses. En moins d'un mois. et appeexcitant. ches de vivres avaient déjà beaucoup pénibles et le manque la guerre semblait à peine comréduit l'armée. (1813} dans un pays désert. D'un autre côté. d'abord les par une première Dispersées attaque. A Moskow. n'avaient soit précipitation. acquises qu'Alexandre Jusque-là. pour se créer de nouvelles ressources.962 RÉVOLUTION FBANÇAISB. Depuis deux mois. courait Alexandre. la une autre face. et cependant mencée. en se retirant. qui eut lieu le 27 août chands votèrent. la croix dans nos coeurs. disait-il Chassons. de se réunir. ce pays de la superstition et de la servitude. de la patrie et la universel et ses légions « l'indépendance le tyran de l'Église contre d'esclaves. le fer dans nos mains Portons arrachons les dents à cette tète de lion et renversons ce Moloch qui veut détruire la terre » C'est ses sujets préparait nouvellement dans des provinces par de tels moyens aux plus grands sacrifices. la paix avec la Turquie ayant été signée à Buchafest. la dévastation pour l'incendie des routes et la destruction des vivres sur le passage des De toutes parts. l'armée de Moldavie désormais . mais dans la calcul. pas oublié l'indépendance. les provinces nationales les passions clamations. Déjà des ordres secrets guerre allait prendre avaient des villes. cette race de sauterelles. une armée de cinq çenf mille hommes pouvait être sur pied. les gouvernements décrétaient la Français. par- de son empire.

que l'on continuât sur Smolensk. les opérations. Smolensk. à Nade porter une armée française. Quatre jours suffirent son mouvement opérer fait dans Batturlin qu'il ait peut-être effet pendant que l'ennemi surpris poléon pour nement devantlui. rassemblés. Orcha et nous ne saurions être trop de jnqnde. sur son flanc vaicherchait au nombre de cent gauche et sur ses . Quoi qu'il grand nombre. ce même le 13 août. changeant contre celle de Minsk. leurs défaites. Oudinot rejeté Napoléon le derrière la Drissa Napoléon renforça par Wittgenstein de se lier avec et lui ordonna général français de Saint-Cyr de Witepsk sa ligne d'opération Macdonald. et Bagration iant nous surprendre et attaquèrent vers Rudnja circonstances chefs de l'armée ques et refait leur armée. per. de prévenir les Russes à ce fleuve. deviendra qu'il était le point porte à . vingt-quatre « le cette nous plus beau dit » Çp campagne.(1812) put se mettre russe.penser à Smolensk. jour. puis. avec les principaux tint conseil Napoléon militaires. fondé à le penser. jonction Vourésolurent de prendre l'offensive. en soit. venait que ce fleuve. y aura une de se porter et. Tout Dans ces avant-postes. en remontant Parti à Rassasna. mille nousétions hommes. Après avoir en marche leur empire pour renforcer la grande 2(V5 armée opéré Barclay. sur la suite des opérations Quelle plus d'avis de s'arrêter furent dit-on. il traversa de Witepsk C'était pour la première fois le Borysthène. » Son projet grande bataille sur la rive gauche du Dniérapidement central de l'armée. sur trois colonnes ils s'avancèrent nos généraux. décisive vement. il fut décidé que l'on marcherait venait d'être fit ses dispositions. connu des Romains par. il donna à ses troupes l'ordre de moucomme « Si l'ennemi tient à Smolensk je suis ce sera une affaire écrivit-il à Davoust.

Parvenu sur la hauteur. à l'extrême Dans ce moment. Russie. Poà la droite la garde fut mise en réserve au cenet la cavalerie sous les Eugène en réserve à la droite. non-seulerusse. çaient rapidement vit avec joie ce mouvement des deux généraux Napoléon russes. après avoir passe sur un corps de dix mille Russes qui s'était dévoué pour défendre les approches de cette ville. russes arrivèrent généraux Ils avaient ordre de livrer sur ba- collines de Murat. Bâti sur deux apprirent d'attaquer. niatowski tre. le danger qui les menaçait il mais de marcher au secours j le Borysescarpées qui resserrent murailles thène. les hauteurs taille pour A la vue des cent quarante mille devant ils ne songèrent eux. ment pire. plus à la défendre que pour protéger Barclay vers Elnia pour s'assurer de la route de Bagration envoya Moskow la place mes tions et se chargea de la défense de la ville. est considéré comme le boulevart de Moskow. sera pris. « Quand Smolensk czar sera détrôné. positions. Il jeta dans et dans les faubourgs environ mille homquarante le reste de son armée se forma sur les belles poside la rive droite. les deux de la rive droite. droite. ordres « Je les tiens » s'écria-t-il et aussitôt il fit ses disIl plaça Ney à la gauche Davoust au centre.264 RÉVOLUTION FRANÇAISE. C'est alors seulement que Barclay et Bagration ne fut plus question de Smolensk. et de la rejeter de couper l'armée mais de tout le centre dans le nord. menaçant de Moskow. dit un vieux proverbe russe. sauver la ville. se refusait Voyant que l'ennemi . d'épaisses flanquées une des plus belles et des plus fortes villes de la Smolensk. et environné de tours. le » Cependant s'avanBarclay et Bagration vers cette ville. (1812) derrières. et du midi de l'em- Napoléon arriva le 16 devant Smolensk. qui se déployaient Français leur retraite.

Aussitôt la canonnade nos Russes. vint le reprocher Après lui demanda si écouté attentivement. vos popes eussent pas . s'ils n eussent imité votre exemple. » A cinq heures du entrée « ces dre.(1812) empire. s'avancèrent Sous le feu terrible dans les des On se battit refaubourgs avec acharnement les ponts opiniâtre. bon prêtre. ne voulant que ses cendres. sire. s'engagea. dans la ville décombres fumants de Naples la grande matin à la lueur elle traversa. Après une résistance A une heure fut rejeté dans ses murs. Si tous Allez. le seul qu'on pope. il repassa nous abandonner feu à la ville. foudroyait que notre artillerie pendant les murailles. lavoir Napoléon « Non. Napoléon se à faire attaquer. son église avait été brûlée. » trouva dans Smolensk. de l'incendie. courage.ous de la ville à tous les malheureux ouverte que l'incendie « Vous avez » Touché de cette réponse laisse sans asyle lui dit Napoléon oui. duit la ville dans cet état. répondit le pope. sa musique sur ces phante pour témoin Un vieux avec son oret ensanglantés triomet sa pompe accoutumés. Dieu veillera sur les victimes raison innocentes de votre il vous récompensera de la guerre retournez à votre poste. guerrière et n'ayant ruines qu'elle-même désertes de sa gloire. les Russes eux-mêmes qui avaient réignorant que c'étaient à Napoléon. et abattait l'ennemi nuit. de flammes et de fumée témoignèBientôt des tourbillons rent tacle de sa résolution dit le bulletin. Smolensk « Au milieu offrait d'une belle nuit aux Français une éruption armée le specdu Véfit son d'août. barbare. mais après avoir mis le sur la rive droite. il la protègera car je l'ai Dieu sera plus puissant que v. tranchés troupes et les enlevèrent. 265 obstinément décida de livrer bataille devant la ville. aux habitants qu'offre suve. après mi- aax portes.

autour de effarés mais le pope se hâta de les rassurer. étant et Wittgenstein enprêt. Napoléon renvoya prêtre à son temple avec une escorte. A la vue de nos soldats. paix qu'ils s'ils n'eussent les temples que leur seule prépas abandonné mes soldats auraient sence rend sacrés. à Smolensk venait de forcer Barce même jour. repoussait à Pototsk. « A cinq heures tout il donne le signal dormi. Saint-Cyr clay à se retirer. délivrés du Rassurez-vous donc. et votre Bog est noasyles tre Dieu. rent un cri déchirant lâchement la mission de des païens.266 RÉVOLUTION FRANÇAISE. l'empereur qu'on vous connaissent l'a représenté. La guerre c'est un démêlé politiqu'il apporte n'est point religieuse Ses soldats ne combattent que avec notre empereur. Apprenez que lui et ses soldats et adorent le même Dieu que nous. respecté vos saints car nous sommes tous chrétiens. 18. que nos soldats Ils n'égorgent comme on nous l'avait dit. « Depuis le point du jour jusqu'à Wittgenstein cinq d'un heures accord du soir. les malheureux qui s'étaient réfugiés dans cet asyle poussèet se pressèrent. et remercions comme d'être devoir de les haïr pénible » et des incendiaires. femmes Dieu et les enfants. » le Après lui avoir donné des secours. « J'ai vu Napol'autel leur dit-il léon. ses colonnes se précipitent. des impies Tandis que Napoléon. je lui ai parlé. Oh comme on nous avait mes enfants de France n'est point tel trompés. les point. (1812) trahi ont reçue du ciel. tous ses combattants il les disposait en trois colonnes et les cachait derrière d'attaque. il trompa l'ennemi par la proposition retirer les blessés et surtout par des déEn même temps il ralliait en si- monstrations lence pour de retraite. le village de Spas et dans des plis de terrain. aussitôt son artillerie éclate et surpris résistent vai- Les Russes .

regardait le champ sacré. le premier pour forcer aux le ruisseau. le Pniéper Ney traversa à Valouil le rejoignit sur la route de Mosde Smolensk. croyait qui allait du soir. Barclay s'étant retiré par des chemins notre marche. Barclay se hâta de leur endans cette direction. i Histoire marcha ce passage. en ouappelait sur lequel était un tre.(1812) kmpitir. à quelque il de traverse. 267 bientôt leur çend'abord leur gauche est enfoncée. trop faible dont Saint-Cyr » d'user que pour mieux se défendre A la nouvelle de cette victoire. à la suite de l'ennemi pour marcher le danger dont il était menacé. qu'il hauteur sur l'ennemi elle s'avança qui comme inexpugnable. sentant sés Ney les attaqua Dès que les ponts furent rétablis. en franchissant répondait et de la grande armée Qendanti'anptée JW2- de napoléon . la division Gudin arriva en colonnes. voyer des secours et marcha lui-même se déployer des forces supérieures devant Ney vit bientôt des renforts. kow. ayant l'arme au bras et en tête néral Chaque Ségnr Gudin peloton. nement. de cosaques y avait laisque Bagration quatre régiments et les poussa vivement. mille prisonniers. . couverte par un ruisseau marécageux « Le pour l'nborder. il demanda lui Napoléon lui envoya la division en à Junot. Napoléon envoya au général Saint-Cyr le bâton de maréchal. Alors.petit pont en bois qu'il fallait passer le gé7e d'infanterie légère. distance tina.. que pour retarder n'y avait sur cette route. ils abandonnent tre fuit en déroute vingt et un champ de bataille couvert de morts pièces de canon ne pouvait feindre l'offensive. qui marchait en même temps il ordonna Gudin avant des Russes sur la rive gauohe. Cette position était. s'étant formée occupait et qu'il une heures de passer le fleuve et de qu'à une affaire d'avantse livrer. Napoléon c'était une bataille garde Vers les quatre et. ne les couper.

point. les Français la hauteur atteignirent opposée. ils sont tous Le premier. voisin. comme j'aime un » Puis. 21e. comme le cercle régiment. du portaient s'écria. » Cette victoire achevée quatre ordonné à Junot. on remarqua 127e de ligne et le 7e léger2. bons. répondre.268 RBVOLUTION FRANÇAISE. par le cri mille fois fut suivi du 12e. dont les vêtements et le visage du terrible choc de la veille. (1812) nombreux répété 21e et du 127e. et les Russes se retirèrent après avoir perdu plus de huit l'armée russe elle était mille hommes (19 août). tous – Sire. pas c'est Ce régiment le brave en cet instant. des Russes. les capitaines. vif. ils sont Allons. fois Gérard les repoussa'. remit un de ses mains. il distribua des décorations et des champ de bataille grades qu'à à tous les régiments la vue de ces braves On dit qui s'étaient distingués. le meilleur le meilleur. Après l'avoir passé en revue un Français Voilà. sur le champ de Vale lendemain Napoléon se transporta « Quatre Russes pour loutina. dit-il au général Gérard. Il fut remLe combat devint extrêmement placé par le comte Gérard. « Ces récompenses il fit former officier Sire du » encore Nale 11 satisfit sur données par tous Gourgaud. général Gudin eut les deux jambes fracassées par un boulet. moi. gne décidé. c'est Voyons. Quatre fois les colonnes russes se précipitèrent sur eux. point bataille aussi le champ et leur bons. mon ce n'est Tliémistocle te second. > Arrivé devant dit « Désignez-moi désignez-mui Dites-moi » ce régiment. Le 127e n'avait ne s'étant à aucune trouvé jusque-là d'aigle poléon corps lui en de Ney. c'en était fait de toute par le mouvement et le sort de la campaenveloppée mais Junot n'obéit la route resta libre. il encore l'empreinte « Poursuivons nos succès plein d'enthousiasme du monde récompenle 12e. Cependant. avec de pareilles troupes on doit aller au bout Parmi les régiments qui furent magnifiquement ceux de Gudin c'étaient sés. . coups de canon de vive l'Empereur mais.

la mort le Parthe. les transportèrent. dit Ségur. et les récompensant aussitôt. « Ces manières paternelles dat le compagnon de guerre les usages toujours mes qui reproduisaient de la regrettés C'était un monarque. celui de la révolution. les troupes. les soldats comme confirmèrent. et la dévastation après lui. Ainsi. là qu'il enfin le il était pour Naretiraient. cette victoire décisive que poursuivait Napoléon venait encore de lui échapper. il interpellait que régiment les soldats. du simple solqui faisaient du maître de l'Europe. pour marcher se sur Moskow. et ils aimaient un souvec'était » parvenu qui les faisait parvenir. » Elles furent grandes vraiment et par la manière les distribua. les choix furent faits suret confirmés avec accla- le-champ. mation par en cercle. qui cette fois. disait-il. conquérir C'est là que Barclay et Bagration devait grand certain rencontrer coup ne pouvait pas s'arrêter si loin. et frapper de la Russie. pas venu -» II fallait une masure. mais comme cette clef de la vieille en laissant Russie. l'Empereur approuva. elles-mêmes dont Napoléon « On le vit. trophées en militaire et imposant'. lui. devant il l'a dit lui-même. 269 des dé- offraient un spectacle de la victoire. les sous-officiers. Tout d'ailleurs Quatorzième bulletin. dehaute voix les officiers. défendre sa capitale. Ainsi. car devait décider livrerait semblait bataille engager . Après lui avoir livré sans bataille rain Wilna. Napoléon « Il n'était à Smolensk. morts des mourants.(612) d'honneur bris et des au milieu des ehpikb. mais République. Là. la grande armée russe. successivement s'entourer de chaà comme d'une famille. ces for- fuyait. Les officiers désiheureux gnaient. l'ennemi que. ou les plus mandant les plus braves entre ces braves. l'ennemi Witepsk et Smolensk.

Bromberg. Toute l'armée russe gnirent était rangée en bataille le choix du terrain. droite. la Lithuanie. à Riga et Dunabourg et Régnier par Schwartzemberg devait servir de point dappui à l'armée de Moskow et maintenir ses communications avec la Lithuanie. en troisième les magasins de Minsk et de Wilna trouvaient dé Grodno et de Bialistock ceux de ligne ceux de Kowno quatrième Varsovie. les Posen enfin. sous Augereau de gardes nationales et la conscription De plus. deux vainqueurs devant couverte. paratifs. et des' refais de poste assuraient la D'un autre côté à craindre qu'avait-il et le Dniéper? Ils étaient Smolensk et Mohilow. ses communications. browski. se dépôt. reculé sans rési- vers Saint-Cyr sur le Bug. cohortes te Rhin sur la Bérézina. encore etc. d un dizaine allaient de Napoléon marches. (1812) poléon à prendre berg à Molodusna. plus en arrière en sixième ligne. Victor avait Barclay ayant rejoint Bagration l'atteistance. à Mohilow. que fortifiés. venait Saint-Cyr n'était éloigné de Witepsk et Smode devenir A huit deux points d'appui. sa ligne d'opérations paraissait à Pototsk à sa gauche. ce parti Davoust Ney à Valoutina. quand Murat et Dàvoust. . à Elbing. les places fortes que nous occupions.2TC KSVOLLTlUN PkANÇAlSK. Marienverder. se tetotsk nait en observation hommes les cent à passer de renfort. Domavec les levées lithuaniennes et polonaises. le 23 auprès de Doregoboui. cinquante mille «'étaient mis en marche devaient de 18i3 se tenir prêtes fut appetée. qui le poursuivaient. par garpar Po- grandes places marches en arrière établis dans magasins Des stations militaires route pour dés jusqu'à Wilna. l'ennemi fuyait d'assurer Moskow lensk. Thorn ligne étaient ceux de Dantzig. tout faisait croire à uœ ses prébataille. étaient Schwattzemà sa lui. la Dwina Victor par Macdonald à Witepsk. l'étendue de ses lignes. sur Oder.

qu'une Après s'y être arrêté le temps nécessaire Son armée. de Ségur « A Smolensk. L'existence de l'armée était un prodige. ûela ils sauraient bien pourvoir eux-mêmes à Jétits suffisait besoins. gauche. de vivres. et leur goût pour les hasards et les irrégularités de ce jeu terrible d'une vie aventureuse. grandes industrieux et actif. Ceux-là mansoldats. Voici la description peu de ressources. L'armée marchait repartit sur trois colonnes au centre. que renouvelait chaque jour l'esprit avisé -des soldats français et polonais. Poniatowski à droite et l'armée d Italie à Ney et Davoust. L'Em . comme à Smolensk ville en cendres.(1812) EJMP1RR. de prendre en partant pour plusieurs jours n'en ignorait mais il comptait sûr pereur pas la difficulté. et leur habitude de vaincre toutes les difficultés. il en pour attendre rêter le £4 et se dirigea vers Moskow. comme route du que Murat et Davoust y trouvait fait M. de la manière de vivre des soldats l'ordre avait été donné. poursuivre un seul homme à de si distances. et fit douze lieues sans s'arpoléort accourut mais déjà Tiéhnëmi avait disparu Napoléon lie trouva. l'industrie des chefs et des soldats ils étaient avertis. car ils se prêtaient veler.des à tous les métiers. nombre de charriots du pays qu'il fallait sans cesse renouet un troupeau. et réellement prise des efforts volontaires c'était un à Witepsk. Naavec sa garde. L'habitude en était curieux et cônti»spectacle que celui nuels de tant d hommes. Suivant centre la même la colonne que les Russes. £71 1 Aussitôt vers l'Empereur dépêchèrent pour l'en prévenir et te presser d'arriver À cette nouvelle. « Il y avait à la suite de chaque régiment une multitude de ces chèvâtax un grand nains dont la fofogne fourmille. Les bagages étaient conduits pat. avec Empereur Murat.

des faibles ressources possible comme les ordres généraux supposaient toujours des distributions régulières qui ne se faisaient jamais. suivant meté. s'y précipitaient si ims'en remplissaient d'autres beaucoup s'y noyèrent et ne pouvaient modérément. que les divisions . chacun d'eux. mais ici le défaut la nécessité de tout traîner avec soi. ils rencontraient quand. établis. ou pour ainsi conduire ce qui dire. campagne. à cause des bestiaux qui et surtout la rapidité des marmais la longueur. de son intelligence s'était plus ou moins emparé de la maraude. excusaient dans il fallait. il est vrai. et « Car ce n'était que par des excursions sur ses flancs au traversd'un paysinconnu. attirail porter mière. quelquefois allaient giments. La bouillir. poussière ches. que ils. des détachements. « En attendant tour de leurs par brigades à la découverte leurs détachements. plus marcher. qu'on pouvait se procurer quelChaque soir. et faisaient qu'ils écrasaient seigle nouveau viande manqua moins que le pain. avec une telle fureur. (1812) quaient vivres. restés au- sur la de ce qu'ils trouvaient aigles vivaient c'étaient des graines de route militaire le plus souvent. comme avant Smolensk. de ces animaux la chaleur et la alors. commandés rarement par diviet le plus souvent et s'enfonçaient les soldats par rédans la et de sa ferle degré de son zèle. sions. qu'ils enflaient « On remarqua. les rangs. suivirent fit perdre beaucoup les suffoquaient. de l'eau. la marche arrêtée et les bivouacs ques vivres. était une seconde indispensable armée de cet pour à la preon le parti « Dans cette organisation et faite en marchant. prompte s'était plié aux usages et à toutes les difficultés des lieux génie des soldats avait admirablement tiré le meilleur du pays.272 RÉVOLUTION FRANÇAISE. Quant aux chefs.

un panustensiles de quelques et soixante propreté. contenait deux chemises deux paires de souliers talon avec des clous et des semelles et des de toile. demi-guêtres une bande à pansement. lui. quante-huit quatre sa giberne trois pierres à feu. toile contenant avec son sabre. réduit au strict nécessaire quant aux vêtements. pris sur les lieux dans un autre pays. Le et la capote roulée et livres douze onces. sinon par des moulins moulin qui suivaient T. pour sept jours de farine.du premier chements. et dans une guerre plus régulière. peau vivaient universel. bras les lit et qu'on faisait trouvait qu'on s'il s'en rencontrait. les deux chacun côtés étaient de rechange. était rempli long et étroit. pour jours de biscuit. qui eussent été si commodes transports. onces au-dessous. un sac de de dix livres de farine. il était chargé de cin- coups « Derrière livres. pesait trente-trois biscuits de placés quatre et dans le fond. son garnie. « Dans seize toile. presque fatigués d'un désordre « Chacun de ces sacs. 1-- 373 Até- corps restaient les plus nombreuses leurs déta- plus disciplinés de mal aux habitants. avec une moindre armée. on l'emplissait de moudre au premier à. de la charpie. sa banderolle et son fusil. « Chaque soldat portait encore en bandoulière un deux pains. « Quand le sac de farine grain était vide. les yeux. chacun de trois livres. et soixante à tirer. et avait pour quatre jours de pain. cartouches. moins (1812) -1-- empire. attachée par-dessus. des voitures traînaient encore pour six mais on ne pouvait guère compter sur ces jours de vivres. tourne-vis. sac de Ainsi. ses bretelles sac entier ainsi composé. les régiments ou qu'on trouvait dans vil- . rapportaient plus et faisaient Ceux qui étaient restés au dra- dont la bonne tenue reposait de leurs sacs.

ils manles boulangers car les régiments quèrent abondaient. lagcs fallait ce pays. que des chants de ^reconnaissance veuille to'oa Français. le désert entre richesses. Wiasma cette tant ville le feu. Napoléon y séjourna et le parti qu'il en pouvait tirer. un enfant comme mais il y a de la crédulité à nous croire » si civédules. d'eux pour un jour. que le gouvernement et s'efforçait de faire croire que la perte priait nos succès. les Russes ils mettaient récolponts. ou en marchant. on ment onv ment Nos grands hommes traitent la Russie partout. notre villes. échappées pour reconnaître Ainsi. d'avance. à cent i trente hommes. Ainsi. tes. paroles l'on ment l air. habitations. Dieu de la victoire des par terre. n'entendons ici que le son des cloches. magasins. chacun le grain nécessaire. C'étaient des colonies à la fois cis'y réparait » vilisées et nomades. nous disaient-elles. de tant de provinces était l'effet d'un plan général adopté « Quand nos villes brûlent.. peu du premier des ouvriers de toute espèce.274 > RÉVOLUTION V FRANÇAISE. on ment et par écrit. par des lettres il apprit russe s'approinterceptées. Oientten et des nous rapports faire remercier dans Il semble triomphants. chaque maison ayant un four. seize hommes et douze heures dans pour moudre. jusque dans ils se retirèrent en y metet on au trouva dans la pillage des Russes. la faim. sa nouvelle conquête On parvint ville quelques ressources à l'éteindre. corps renfermaient tout s'y confectionnait que vivres et vêtements. (1812) car ces peuples n'en connaissent Il guère d'autres. la grande armée traversa les vastes les Russes plaines de de sorte « Dans l'avant-garde mais pendant repoussa la nuit. sacrifiaient tout pour retarder routes. marche . C'est là que. Le 28. le feu. on au ciel et à la terre.

plus adroit courtisan la nation entière. en flattant ral. Kutusow. larme© s'était qu'habile générappela» SwWarow. de la Mossa gauche . vrer bataille. heures de l'après-midi. en était partagée Celle-ci. depuis l'empese faire un reur jusqu au simple soldat. était parvenu parti formidable. Cependant. le lenelle campa ce jour-là près du village de Gridewna. inceninaction Valeutina. avait été accueillie en était arrivé Napoléon parti le 30 de Wiasma. fallait soutenir. elle continua demain. française sur trois colonnes marchant toujours mit en mouvement. à superstitieuses. larmée ner du repos à ses troupes. 275 de rois. dans le tout avait changé Dans l'intervalle. par ce choix. était offerte. de cette retraite indignée par Kutuet Barclay avait été remplacé nationaliser la Alexandre sow ayant voulu. résolu d'y lien avant de Moskow. Après avoir le fetr à cette ville retiré. Il s'y arrêta deux jours pour donà Gjatz le 1er septembre. Russie avecune et sa nomination joie universelle. elle arriva en vue de 1 armée russe. eux et nous. à deux sa marche au point du jour. une guerre pas seulement et religieuse nationale encore une guerre c'était qu'il nous nos opéSmolensk.il 812) EMPIRE. se reLe 4. masses sa droite par et couverte du côté '>ous Barclay. guerre. Cher au clergé par ses pratiques la vieille noblesse moscovite qui par un air de nationalité camp des Russes qui la déshonorait.. geâeeà linconcevable il s'arrêta enfin sur dié Wiasma et Gjatz en les traversant. un grand retranchement. tenu refusant deux jours la bataille à Smolensk après avoir échappé qui lui et mis à 1 en l'abandonnant de Junot. deux kowa. forte de cent trente mille hommes. Depuis Wilna jusqu'à marche été qu'une n'avaient rations militaires coupée par Harcelé de sanglants combats par nos d'arrière-garde. la Kalogha àBorodino. e n'était s'était l'ennemi troupes.

russes. On passa la journée du 6 à se reconnaître. Aux premières lueurs du crépuscule. qui. depuis Quand. Après un combat par A sept heures du soir. Sa droite bordait la Kason embouchure sur la Moskowa jusqu'à depuis et était appuyée Borodino. elle fut enlevée d'un seul élan et à la baïonnette le 61e. se jeter dans la Moskowa. couposition de bataille des Russes. le feu cessa. tout le front de lignes. plus les par un où il demanda » répartit le colonel . formant vrait plus de quinze le centre gauche l'ayant mille hommes. était son je lendemain. (1812) sous de la gauche petite rivière qui coule dans un ravin et qui va Kalogha. à quelque distance de Moskow. et parcourut. A quatre heures.Schwardino et le bois sur les hauteurs de la rive Napoléon. malgré les efforts des Russes pour la reprendre.276 RfivoLUTicm française. défendait soutenue revue. infanterie. en mis en fuite. la vieille route de qui couvre Smolensk à Moskow. Devant la gauche. l'armée russe il la vit se déployant sur un vaste demi-cercle de deux lieues de développement. troisième bataillon Napoléon « JI est passa dans ce régiment la redoute. s'y maintint ils furent chassés du bois et meurtrier. sans différer de l'enCette de . le général Coml'attaque commença se porta sur le mapans. la Moskowa depuis jusqu'à logha la vieille route de Moskow. plus accessible enlevée la veille n'en que laredoute était adossée à un grand bois. approches. à deux mamelons fortement retranchés et armés de batteries. s'élevait une redoute arformidable. à la tête des 57e et 61e régiments. tout sanglant et mutilé1. entre les deux Napoléon s'avança de hauteur en hauteur. sur un mamelon situé entre le village Bagration. Sa gauche. de la ligne ordonna reconnue. mée de canons en arrière et sur ses flancs on apercevait de fortes colonnes artillerie et cavalerie. lever. melon où était la redoute.

Kutusow fit ses dispositions rien pour exalter le courage et le fanatisme Entouré promener les armes. Borodino. dégarnir pour aile gauche. redoute armés de vingt-un de redoutes. perturbateur 1 Gourgaud. devant sur la Kalogha. ce tyrannique du monde. l'un Deux 1 couronné autres d'une mamelons EMPIRE. Sa reconnaissance bataille sa ligne jusqu'au protégeaient avait détruit que l'ennemi et d'infanterie et village couvrir son y appuyer Eugène centre Davoust et Ney. leur aile prince route la gauche ennemie. toute sa droite. Napoléon droite. il parla à ses soldats du ciel.(1812) mamelon nons. de saint leusement de toutes 2° d'empêcher l'ennemi de renforcer l'extrémité de son Davoust » il ne négligea de ses soldats. à Smolensk. les pompes et militaires. élevant la voix. faite. de cette image sacrée de leurs objet de leur vénération sanctuaires souillés de sang. sur par une attaque attirer l'attention des ennemis sur leur centre et afin 1° de favoriser faire dans le mouvement la direction devait que le de la vieille disposa son armée en elle comptait cent vingt mille hommes. que devait attaquer le maréchal De son côté. devant le front de son armée sous les signes révérés de la religion. s'avançant la vieille route de Smolensk. mains sacrilèges soustraite. au Borodino. et surtout l'image évêque moscovite. devait tourner le bois sur lequel s'appuyait de la bataille. « D'après l'ordre général le prince Eugène devait. Il plaça à gauche. qu'il aux disait s'être miracu- Serge. le plateau d'artillerie centre. de Semenofskoï. à cent grand pour armée 277 capas de l'autre. en seconde ligne Murat et Junot et en réserve la garde." des Puis. A droite. Poniatowski de Smolensk à Moskow. il fit religieuses par ses popes. de leurs autels renversés « par ce despote universel. sur Poniatowski. Français. .

achevèrent. l'abondance. ajouta-t-il. je vous le dis. dit Ségur. fidélité sur le sol de votre » de votre riers. jùsqu'aux dres soldats. sormais d'invoquer ne s'adressa qu'à yoilà la bataille venait » le fanatisme la raison moinà la dé- de ses soldats « Soldats 1 des siens. la plus reculée cite avec orgueil postérité dans cette journée que l'on dise de vous » grande bataille sous les murs de Moskow. à Smolensk. dépend de vous de bons quartiers d'hiver. et que la votre Il était conduite à cette à Friedland. et qu'il ne combatte pas son Michel. aux profana- qui réclament à vos seigneurs. solennel. cet archi-rebelle du Seigneur. avec l'épée de l'archange propre ennemi « C'est dans cette croyance et que je vais combattre et c'est dans cette croyance vaincre que je combattrais clier en avant mourrais. Ne craignez tions des hommes. leurs officiers. avec le sang « Ce spectacle ce discours. patrie les caractères de l'agresseur de votre foi et et de ses guerde la vraie arche qui exposait la sainte image. avant le coucher du soleil. se crurent dévoués par Dieu lui-même fense du ciel et de leur sol sacré. tracez sûr que mes yeux expirants verraient la victoire. Tous. pensez au sacrifice de vos cités conà vos enpar les flammes 'pensez à vos femmes.278 RÉVOLUTION PRANÇAISB. les bénédictions de leurs les exhortations prêtres. que ce Dieu qu'il a insulté ne veuille point être avec vous 'qu'il ne veuille point placer son boude vos rangs. (18121 ce vermisseau. Soldats sumées fants. dans la patrie Conduisezvous comme à Witepsk. aux intempéries donc pas. la victoire elle nous donnera et un prompt à Austerlitz. retour Déque vous avez tant désirée elle nous est nécessaire. . votre protection songez à votre empeet demain. de fanatiser leur courage. Kutusow Napoléon leur dit-il. représentée par des saisons. reur.

dans accourut avec des renforts pour les déBagration furent impuissantes. et. A peine échappé à ce péril. de jeta un moment reparaissant pour reprendre trouble réfugie élevant ranime sions redoutes à un autre opiniâtres parmi dansla les Français. avant une les rejette sur pousse. et lui-même blessé ses attaques Alors Murat s'élança avec la rapidité de 1 âdtoL la plaine que l'attaque de Ney et de Davoust ^HÉ| l'ennenm^^ d'ouvrir. cent vingt A ce signal. sa position. combattant d'une main. il ne peut s'y attaqué fit Alors Kutusow mais. qu'ils s'y jetèrent même pas aux Russes le temps de retirer leurs canons. il restait de droite le général Morand y marche de tous côtés. droite. et. il appelle tous les siens et les et agitant Mais déjà Ney a reformé ses divipar son exemple. heure la défaite entière Cependant. il renverse russes leur et termine centre. de la nuit à recevoir 1 Au point dispositions. Se voyant enveloppé. il s'élance. à l'ennemi ses redoutes et les enlève maintenir. commencèrent feu. il était _1 -. de nouveau: les dégage Murat. à des rapports du jour. le reste ''1. Vainement fendre à mort.1. quand Déjà il était sur les hauteurs. Murat se redoute. se fit entendre. de leur aile gauche. 279 Napoléon passa des ou à prescrire à cheval centrale bataille. « C'est française le soleil se leva sans nuages » dit le soleil d'Austerlitz! l'augure. placées à notre extrême Davoust ils les redoutes de Semenofskoï et Ney attaquèrent ne laissèrent avec tant d'impétuosité. .(181-2) EMPIRE. accepta parti de la-batterie Au même de notre bouches l'action. position et en avant de la redoute conquise de la tous les évènements suivre d'où il pouvait et demie. del'autre son panache. et arrache à l'ennemi. l'Empereur. A cinq heures la veille il avait plu. L'armée coup de canon. droite. Mura:t court il se précipite sur l'ennemi.. par des charges les lignes les et réitérées. le 5. un instant.

Après s'être battus pour la victoire. devant nos rangs avec opiniâtreté sont sans cesse ramenés au combat ils viennent avaient mourir sans par cesse leurs vaincus. Alors Napoléon avec sa cavalerie devant cette et écrafoudroyées ordonne à Murat de en pivotant sur son masse redoutable. elle vient son infanterie se sées par notre artillerie. heures. de nouveaux « On ne put poursuivre leurs débris et derrière eux des redoutes armées. repoussé sur notre Barclay était aux prises avec le prince Celui-ci. de reprendre pivoté SemeDéjà il menace mais le général Friand nofskoï s'y porte avec son infanterie son mouvequatre-vingts pièces de canon soutiennent ment. Ils s'y protégeaient défendirent avec rage jusqu'à à . les Russes se battirent »On les voyait se pelotonner pour leur retraite. entrent par la gorge mais elle devient heures quand si elle décida dans la redoute le tombeau cette sanglante. et droite. les Français luttaient sur le penchant et sous cette pluie de fer et de plomb. de leur général.ordonné I quatre volcan cuirassiers leur s'en résiste. briser s'avance En vain contre Kutusow lance ligne d'airain. quand les de Gaulincourt culbutent tout ce qui arrivent. n'avait pu s'y maintenir de nouveau et de la reprendre. de Borodino et de la Eugène. d'attaquer «. ses masses épaisses tombent cette sa cavalerie A son tour. sur lequel avait effort notre droite.280 avancer toutes RÉVOLUTION FRANÇAISE. Il était quatre dernière du sort de la bataille mais. pour un dernier il attaque notre centre. après s'être emparé mais Napoléon lui grande redoute. faire une grande charge aile gauche. victoire fut emparent. et jusqu'à la garde russe. leurs atils et au pied de ces ouvrages élevés. Tout cède l'ennemi est partout Pendant ce temps. taques et leur retraite. (1812) ses réserves. généraux qu'eux-mêmes ravins. elle remportée ne la finit pas.

et. pouvait laquelle. le 13 septembre. à cinq et avec une armée d'étrangers d'autre lien que qui n'avaient il ne voulut pas s'exposer il aima sa fortune à un revers. prenez pas plus lourd 1 Ségur. il fit dire au gouverneur Rosqu'il était prêt à la défendre jusqu'à la dernière topchin goutte de son sang. couvrant impire. lier. des fourches qu'une gerbe à trois dents de blé. D'ailleurs il s'attendait à une autre bataille sous les murs de Moskow. le signal. la garde. cinquante champ ou pris et soixante parmi lesquels trente-cinq généraux. laissant sur le Ils se retirèrent mille hommes de bataille blessés tués. manquèrent pas. mieux corps se contenter d'élite d'une demi-victoire. celui-ci avait fait afficher la veille cette étrange proclamation « Dans deux ou trois jours. la perte ne s'éleva pas à moins de vingt mille hommes hors de combat. Déjà. Kutusow armée se retira victorieuse. canons. pourà De la Moskowa. Telle ne s'en tira près poléon l'armée fut cette était pas mémorable livré bataille. dans sa retraite. 28i ainsi la grande route de Moskow. de plus Depuis longtemps. sur Moskow. en faisant russe. sainte. l'armée.U812) la nuit. le Français n'est . leur refuge'. leur ville » leur dépôt.donnerai vous bien de haches et de piques. Mais. Armezje. suivi mettre par la grande quelque ordre Il était parvenu Arrivé. Notre artillerie sanglante. sous les murs de cette ville. Du côté des Français. On assure même lieues de sa capitale. en finir les excitations il y Naavec ne lui de quatre-vingt-douze aurait pu. et se conserver ce qui était comme une place de guerre à l'abrite se raldans un moment de péril. leur magasin. si vous voulez faire mieux. enfin sur la Moskowa. mille donner que cents coups de canon.

lui. ses instructions. » ensuiteauprèsdeS. et.A_~Ji. des mesures pour et nous leur fe- « Demain pour prendre. ville de mar- . sans combat. czars. cultes plusieurs et rocailleux. ià est Moskow et » Alors Rostopchin dévoua aux l'empire au pillage et à la dévastation cette antique cité des fffinmes. un vaste bazar. a Cette capitale. tous les criminels qu'ils renfermaient enfants de la Russie. Il écrivit à son souverain d'être forcé d'abandonner Moskow. "L. enpendant traînant avec « qu il venait du peuple qui d'un tout empire. j'avais mal à un oeil.L_ j'irai voir les blessés à l'hôpital Sainte-Catherine j'y ferai dire une messe et bénir l'eau pour leur prompte Pour moi.1_1_ FRANÇAISE. Par son ordre. et triangulaire. dont la vaste et double demi-lieue de pourtour. renfermait encore. que de Russie. "'––: RÉVOLUTION 1_~ l.ZN lv. Ces palais entremêlés de jolies maisons de étaient inégal sur plusieurs disposés ils se groupaient autour ivres de vin et d'une et leurs parcs brique bois et même de chaumières. les et appela les dispersa joie barbare.leprinceKutusow. lieues d'une carrées forteresse d'une d'un terrain élevée enceinte. je me porte bien guérison. que partout le peuple est l'ame là où est le peuple russe. la nuit. exterminer nos ennemis. dans la ville. « Nous renverrons rons rendre lame. mais maintenant « Je me rendrai je vois très-bien des deux. et leurs dépendances. l'une._1 tt_ (1812) n_. mais vide en est la vie. Kutusow abanCependant. A. avec conjointement au diable ces hôtes. cette capitale. était un vaste et bizarre assemblage de deux cent châteaux de quatre-vingt-quinze avec leurs jardins et de quinze cents églises. justement nommée par ses poètes Moskow aux coupoles dorées. à l'approche des Français. lui la population. les cachots s'ouvrirent. donna. palais. plusieurs églises et des espaces inl'autre. délivrés leur donna il les rassembla.

au repos.(1812) ]i~1PIRF. et jusqu'aux boutiques. les églises. nos soldats virent cette immense ses coupoles ses palais. sa ches grecs. •81 où les richesses chands. d'un fer poli et coloré tous couverts clochers et de plusieurs d'une terrasse surmontée minaient étaient chacune que terla croix. ils de la ville. de La civilisation ils font la guerre! comme donc. d'abord dominé par la croix du Christ '» » sant de Mahomet du Salut. puis. enfin des globes d'or. Quel réveil pour Napoléon! « Voilà cet effroyable spectacle. Napoléon des czars et des anciens patriarKremlin. plus! Napoléon. laient réunies. ses jardins. gion. exécutés! d'être venaient de Rostopchin océan bàtie en bois. avec mine Moskow. dit-il. il était loin de songer aux désastres conquête. tout-à-coup. ne fut plus qu'un presqu'entièrement De ses fenêtres. « Ces édifices. qui dode la montagne des hauteurs Quand. . A la vue du trône et de l'image de de Charles XII. transportés et étincelantes dorées en » et ils y entrèrent « Moskow Moskow s'écrièrent alla prendre séjour au chantant la Marseillaise. des quatre parties du monde bril- ces palais. l'ancienne à en sortir qu'à ne parvint avec sa garde. triste et rêveur. ses églises. templait. ville. ses clochers. ils au soleil. il conde feu. de joie. Ségnr. antique demeure Pierre Ier. le croissant. c'était l'Asie et sa relide ce peuple l'histoire rappelaient et enfin le croisensuite vaincue. pris possession Déjà nos soldats avaient des vers minuit. victorieuse. se livraient quand les ordres les directions dans toutes flammes s'élevèrent Bientôt la ville. des ce sont toujours nous a trompés Saint-Pétersbourg de disputer nos soldats essayèrent » Vainement Scythes! cinq ville aux flammes qui la dévoraient cette malheureuse russe n'existait de l'empire capitale jours après.

comme des il gouvernait Tuileries. qui. il leur fit ouvrir des lieux habitants. la veille encore. paix à Alexandre. hommes et quelques quelques femmes russes errants çà et là dans ces décombres. Cependant. qu'à laisser reposer son armée et à la mettre en état de commencer sa retraite. et l'engagèrent à rester à Moskow. ses vastes bazars. son empire dans les intervalles de temps que lui laissaient les revues et les soins de la guerre. et aux églises que les flammes avaient respectés.28* RÉVOLUTION FRANÇAISE. Puis. magnifiques ses richesses. de distance en distance. et à y négocier. voilà ce qu'il retrouva de cette grande cité. Du Kremlin. céda et fit des propositions Napoléon de Il rentra au Kremlin. ressources quelques dans la et y rappela une partie des y rétablit l'ordre. il travaillait à l'expédition des affaires administratives chaque jour. ville. pendant un mois. et. de Pétrowski. (1812) travers la fumée et les ruines. debout au milieu des ruines. équipages. des d'asyle et distribuer vivres et de l'argent sa sollicitude s'étendit aux également blessés aux établissements russes. Un moment. il recevait ses dépêches et rendait des décrets. il ne s'occupa plus. dont le costume le luxe et la rappelait forme asiatiques son peuple avec ses costumes ses grecs ses jardins palais. retentissait du bruit des de l'éclat des fêtes et des festins. Déjà son était tracé plan de campagne mais ses généraux le détournèrent de cette entreprise. impérial il eut la pensée de marcher sur Saint-Pétersbourg. qu'on était parvenu à sauver des flammes. Il se retira à une lieue de au château Moskow. Napoléon il restait encore . maisons Quelques restées éparses. et semblait montrer avec orgueil ses seigneurs si fiers de leurs antiques et de leurs vastes privilèges possessions ses marchands. des monceaux de cendres. des pans de muraille ou des piliers à demi écroulés.

environné pour d'armées qui l'arrêtent et dra fuir à travers Reculerons-nous ses regards Alors. S83 sur les ruines de Moskow. » Dominé Alexandre Napoléon. au sud-ouest de Moskow. Cependant nos forces s'accroissent et l'entourent. par le parti qui avait tué son père et brûlé Moskow. ses renforçait recrues arrivaient de toutes parts. que l'ennemi soit dans Moskow. son tombeau de Napoléon et celui de sa . écrivait-il à Alexandre. « les uns en armes. sur la route de Kalogha. Il menaçait de là nos communications avec il fut repoussé à Winkowno Mojaïsk par Murat. s'était porté de la route de Kolomna. à continuer la guerre. Bientôt. disait-il dans ses proclamations. il est au sein du désert il est au centre de la Russie. de la Comédie-Française. il lui fauéchapper les rangs serrés de nos soldats intrépides. leur peignit le danger parla à ses troupes. attendant pour la paix. t ne daigna même pas répondre aux ouvertures de le plus puissant allié de la Voyant que l'hiver. d'un qu'il s'occupa. Kutusow. par l'incendie à notre insu.(1812) EMPIRE. Il est au milieu d'une population l'attendent. « Qu'importe. ce temps. au lieu de continuer à le poursuivre. les autres en observation sur le sommet des clochers ou dans nos camps. approchait. Pendant C'est ainsi il se décida Russie. « Que Moskow soit sa prison. nous encourage de donc. puissante. tous les paysans étaient sur pied. en suivant la Palkra. qui. Kutusow son armée. Moskow » Kutusow il avait à la famine. et pas un Russe n'est à ses pieds. resta dix jours dans l'inacle résultat des négociations tion. se glissant même dans nos demeures et jusque dans le Kremlin. réglement A la faveur du désordre produit de Moskow. quand l'Europe résolut cent de prendre soixante-et-dix l'offensive mille devant Il hommes.

passage de la Narew. reil avait réorganisé à la retraite ses munitions. Arrivée ce qui donna notre aux Russes le temps de de trophées et de des enfants. etc. nombreux nei- sur Smolensk. de Kalogha avancer. A son tour il surprit Murat A cette mouvement. retardait malades. premières ges. mais la camille combattants valerie chaient. sur mon passage » Son projet se trouveront les frontières de Pologne par Kalogha et était de regagner son séjour à Moskow. et renforcé son armée. (1812J grande armée! s'écria-t-ii. à ceux qui nouvelle. russe. Eugène . et deux mille caissons. Il était nuit il fallait à des forces triples. fait son artillerie. avant-garde. il s était préparé Pendant Smolensk. la retraite de ses Déjà. nombre de char- de des femmes. vainqueurs un grand vivres. donne à son armée l'ordre de Napoléon et malheur « Marchons sur Kalogha dit-il. nous prévenir. Prenons et le battit la France en Russie. mandait l'armée affaire la route trouva Eugène. mille leurs combattants armes. marplus de six encore cet » A et l'artillerie se traînaient plutôt qu'elles ne mar- terrible de guerriers appareil leur suite venaient pêle-mêle riots et d'équipages chargés butin des « rappelaient du monde. disposé des masaugmenté ses d'approvisionnements le rétablissement protégé blessés et malades à Smolensk. la marche Ainsi.. ou à Witepsk. Après avoir il sortit de Moskow avec quatre-vingt fait sauter le Kremlin. immense tout un jour fut sacrifié au de l'armée. Néanmoins chant cents canons ces quatre-vingt à la tète avec leurs sacs. il en avait fait partir la plus grande partie.^gg RÉVOLUTION FRANÇAISE. l'infanterie était bien refaite. » à Winkowno. ordonna que combarrée par Bien qu'il eût l'attaque. russes. des à Malo-Jaroslawetz. paysans attirail qui embarrassait. aux à Wilna.

Borowsk Véréia nous conduisent ne vaut-il sans danger à Mojaïsk. le chemin le plus court. tait. intacte. Y marcherait-on ses géné- par Kalogha. et il se dirigea ébranlé par le . sept fois la ville fut prise et reprise par les effort. offrant son flanc à tous les coups de l'ennemi ? Quand. voust proposa de se retirer larmée irait-elle se traîner sans guides et incertaine sur une route inconnue. Le premier. observa Murat. de villages en un couverte encore debout. poléon lui observa qu'on n'avait que trop fait pour la gloire. à la retraite. î Medyn ou Mojaïsk ? Telle était la question à résoudre. et cette attitude Qu'importe menaçante leurs bois impénétrables lui donne Qu'on ? il les méprise. fuir dangereux. Notre route de Kalogha Dans cette extrémité. « C'épar Medyn et Smolensk un sol fertile. avec s'engagea les Russes mais la Napoléon tint conseil le but. pour l'avis de Murat. Smolensk était était avant-garde n'en resta pas moins victorieuse. dans leurs bataillons. une route vierge. nourricière. Murat se lève et dit « que s'arrêter est impossible. à portée de Kutusow. disait-il. des Russes. renverser tout. qu'il était temps de ne » Alors Daplus songer qu'à sauver les restes de l'armée. et il va s'enfoncer dans leurs forêts. mot. » – « Pourquoi. au moment même où Kutusow. fermée. elle allait décider du sort de I armée. et rouvrir à l'armée la route de Kalogha. derrière et nous. pas mieux choisir cette voie où des où tout nous est connu? » Napoléon sur Mojaïsk se décida vivres nous attendent.(1812) Bâtie sur un empire ressauts Français 287 à de penchant rapide entrecoupé pic. raux. seulement les restes de sa cavalerie et celle de la garde.» Napo« que c était assez de témérité. après un dernier Eugène ils parvinrent à forcer lui-même avec sa réserve. où le prince enfin. grasse. qu'il faut donc poursuivre.

trouvèrent la route coupée par l'ennemi. Ces derniers. chant sur quatre colonnes et la garde en avant. Bientôt la terre disparaît arbres seuls. levé. Après s'être fait jour à travers quarante mille Russes. (1812) choc de Malo. à deux lieues de Wiasma. elle atteignit y avait laissés de Gjatz elle regagna Wiasma en deux marches. Ney releva Davoust On était au commencement de novembre. il marche et s'engouffre dans les profondeurs sous ses pas.' Tout-à-coup. Napoléon Davoust enfin. traversa la Kalogha et le champ de bataille de la Moskowa. le Jusque-là. temps lant.288 KiroLUTiON frahçaisk. à la hâte et en désordre. au-delà de Kalogha au moment enfin où. semblait des combats avoir favorisé notre retraite. s'en détachent. avaient le ciel se voila notre armée cial s'étant la neige tomba par flocons. la poussa sous les pieds à leurs regards. Ney et Eugène. et redoutant une seconde bataille.Jaroslawetz. qu'elle trouva encore couvert de cadavres. et Napoléon y laissa Ney pour attendre Eugène se porta sur Smolensk. un soleil brilbientôt à Smoheureux. manqua de cette témérité occasions. marCependant. sage de nos soldats. qui l'avait si bien inspiré dans tant d'autres la grande armée continuait sa retraite. s'arrêta à la de Kolotzkoi les malades grande abbaye pour y reprendre et les blessés qu'elle le soir. il n'y avait cette armée qui fuyait plus qu'à marcher pour disperser (26 octobre). que la neige dérobe . l'espoir d'arriver soutenu tous les courages. dans cette circonstance. Napoléon. Quelques Le soldat ne voit plus son chemin. et forma l'arrière-garde. de sombres et froides vapeurs enveloppèrent et un vent et devant glale vi- lensk. se retirait. Telle fut la principale cause des désastres de la retraite. Gjatz et Davoust. chargés de frimas. Elle revit Mojaïsk le 28. le plus grand effort étant fait. ils poursuivirent leur marche. le 6.

et la teignaient foncé qui la faisait ressembler beaucoup. Relation . ceux que la mort n'était pas venue surprenla nuit. Nos jeter dans un lac nos dépouilles à charge on ne songeait nous étaient qu'à se Plus d'ordre. sans qu'aucun donnât le signal. qui couvrait où trouver un abri contre l'àpreté de seoir. on faisait fondre dans une marsuffisante de neige pour produire quantité lume d'eau dont on avait besoin. plus de discipline marchaient tous confondus le malheur avait fait dispatout infanterie. pour cartouches. où se reposer. et dre pendant spontanément leur mouvement. 289 où s'astout. parce que la glace couvrait se procurer toutes les sources et tous les marais. d'un noir sa couleur. et s'enle repas. pêle-mêle. on cherchait dispersait des bivouacs. On délayait ensuite cette eau. Après du feu. une portion dont on était pourvu. levaient leur bivouac. artillerie. dormait. à son défaut. ou plutôt 19 les rangs. raître était de Moskow.(1812) empirp. on ensuite. ou. officiers. au brouet noir des Spartiates se plaçait autour » ou trois y jetait deux de la poudre. instrument militaire A la pointe du jour. les soldats jetaient leurs armes. reprenaient Il fallut trophées sauver. farine plus ou moins grossière mite une faisait le vodans de la et on Sur cette ce mélange de bouillie épaissir jusqu'à consistance avec du sel. chacun souvent pour ne plus se réveiller. les premiers Parvenait-on à les alluapprêts allumer « comme il était impossible mer ? on préparait le repas de de l'eau. quelques racines pour se nourrir et du bois sec pour neige du feu ? Cependant. succombant à la fatigue. qui était noire et bourbeuse. la bise. où s'arrêter. on s'arà s'établir mais la tempête rêtait. généraux. en lui donnant le goût lui ôtaient son extrême fadeur. Cavalerie. Bourgeois. soldats. on l'assaisonnait qui. de René y.

» soldats les qui enlevaient. Bourgeois. échappé à tant Un homme. « L'ennemi. nos malheureux dans les déserts. donnaient tout nus sur la neige. la neige. pendu à leur côté. Il enveloppait toutes les colonnes par ses cosacomme les Arabes qui s'écartaient le jour. 1 Relation de Keni et périr ces braves à tant de périls. une besace rem- bras de chevaux. n'avaient la facher- le vent. affreuse en profiter.290 EfiVOLUTIOK CRANÇAISE. par son cou- Vingt-neuvième . et tous les bâtiments hangars qu'on rencontrait. mine. « Très-souvent. pas même la nuit pour se reposer des feux ils erraient à l'aventure. on y mettait le feu pour en faire sortir ceux qui s'y trouvaient c'est des officiers-généraux surtout ce qui arrivait s'en quand étaient emparés. cées. bulletin. quand on ne pouvait y entrer. Chaque jour voyait augmenter le nombre des isolés. « Nous cheminions abandonnés à nouspéniblement. des neiges. un pot attad'autres traînaient corde par la bride des engourdis. et ne rencontrant le plus souvent les abanque des cosaques qui. 2. sur des routes à peine traet d'immenses forêts de sapins. ques. et les voitures harcelés Ainsi. à travers des déserts « On se précipitait dans les maisons. après les avoir dépouillés. ché avec ombres une épaules et portaient. (1812) elles tombaient d'elles-mêmes « avaient sur leurs de leurs uns Quelques plie de farine. sur lesquels étaient de chargés l'attirail la cuisine et les chétives provisions. » après en avoir expulsé les premiers les traces occude cette au milieu pants'. de combats. les granges. les mêmes. les chassaient chant un asyle et du pain. trains qui voyait sur les chemins calamité l'armée chercha à qui frappait française. s'éleva qui avaient en ces jours de calamité.

le thermomètre marqua coufurent les chemins de glace. 261 rage à la hauteur Dans son héroïsme au salut mandait. et. à Minsk. obligé saillis par les Russes. d'artillerie. soldat. Arrivés dans cette n'y point d'asyles point de quartiers d'hiver préparés. la faim et la prise déjà même et saisissant se jetant au milieu d eux quand au feu qu'il recommence. qui avait commencé seize et dixdu 14 au 15 et au 16.(1812) \AV~ ~J EMPIRE. toutes les nuits. Les chevaux de cavalerie. encore que les forêts qu'ils viennent « Quelque dur qui) 1 à Smolensk. au-dessous huit degrés verts train. c'est grande route passant au travers d'un vain nom ruines. le 16. de l'armée. ses soldats. Notre périrent plus de trente mille chevaux . rettes qui les ont apportés. sur les charles blessés les malades. un de leurs Redevenu nemi. de verglas. il coucha avant l'enle 13 de Smolensk à Krasnoï. depuis avoir sacrifié ses bagages. plus froides un nouveau bivouac dans de trompeuses de quitter. lâchaient leurs armes. de reculer précipitamment l'arrière-garde soutenu Wiasma. de mais non par centaines. Napoléon ne put s'arrêter dans une si cruelle en mouvement lui parût de se mettre il espérait état des choses le nécessitait. ~u ~n_. la c'est toujours C'est encore. il se voyait ses canons. restent dans les rues. il combattit ainsi ^l'armée ville. il les ramène contint l'endix jours entiers. fatale arriver nemi. Il partit ou du moins sur la Bérézina. le nouvel saison. Après il avait. le Dniéper. périssaient de France et d'Allemagne surtout les chevaux par milliers. Le froid. s'accrut subitement. de nos dangers il les accepta Seul avec cet homme tout entiers Ney I et se dévoua c'est comqu'il notre retraite. en peu de jours. fusils. Asderrière à qui le froid. point de bois. nos le temps soldats de s'écouler trouvent vers et donna Smolensk. fatigue arrachaient ils fuyaient. le 7.

sans transports sans cavalerie. notre situation fâcheuse. il fallait marcher à une bataille. nous ne pouvions à un pas nous éclairer nous ne pouvions pas risquer quart de lieue. l'autre s'élevant sud. (1812) cavalerie se trouva toute à pied notre artillerie et nos trans- ports se trouvaient truire une bonne de guerre « Cette sans attelage. Wittgenstein Cyr ne put se maintenir sur Schwartzemberg. Il fallut abandonner et départie de nos pièces et de nos munitions et de bouche. parurent ébranlés. pour ne pas être contraints que le de désirer il fallait empêchait occuper un certain espace pour ne pas être tournés.$92 BÉYOLUTION FRANÇAISE. et cela. Les hommes que la nature n'a pas assez fortement trempés de toutes les pour être au-dessus chances du sort et de la fortune. du de se joindre vers Borisow. Cette diffiqui éclairât culté. presque sans artillerie. Tchichagow et tous deux. sans cavalerie et liât les colonnes.» la nouvelle la Russie. une bataille et attendre de pied ferme. si belle le 6. Kutusow s'était emparé de la route et s'avançait de Wiasma sur Krasnoï. perdirent leur gaieté. virent une nouvelle différentes à gloire dans les difficultés surmonter 1. l'un descendant du nord. était bien différente dès le sans cavalerie. C'était le le plus difficile de notre retraite. subitement jointe à un froid excessif rendit venu. de notre De toutes retraite parts. 'Vingt-neuvième bulletin. et ne rêvèrent que malheurs et catastrophes ceux qu'elle a créés supérieurs à tout conservèrent leur gaieté et leurs manières et ordinaires. 14. . armée. vement toute l'offensive. d'Elnia. et déjà ils y touDe son côté. nous Ainsi. sans artillerie. avait mis en mouelle avait repris où SaintCependant. défaut de munitions nous s'était jeté sur Pototsk. s'étaient efforcés passage chaient. leur bonne humeur. Cependant.

les Russes aunombrede vingt-cinq de Napoléon. et de sa Après le passage de l'Empereur et s'établirent s'enhardirent. Deux heures après. fortement. Cependant. quand il Eugène et qu'il son corps d'armée. sans chefs. il n'y ordre. léon. mille. l'aller pour chercher. la plupart sans armes. Alors Sept à la coimposa une rangée de cosaques huit tirailleurs suffirent lonne s'avança en bon à l'ennemi. avoir à nous faire empire. Parti de Smolensk mille traîneurs. ne paraissait Eugène pas tion n'était Si l'on voulait du secours. au-devant répond qu'en se précipitant de^es au combat ou pour périr avec les amener faible troupe qu'il vient de laisser s'organise. Napoqui n'osa l'attaquer de sa vieille garde. avait il fallait pas à attendre. en travers pour ordre de la grande percer ce rideau. à son tour. garde. sans grades. Sommé de se rendre. de prendre pendant la posi- elle les tient en respect pour se défendre. atteignit Krasnoï. elle s'avance sous le feu des Russes mais.(1812) allions russe. loin de Krasnoï. de toutes nations. séparant voust et Ney. pour Alors la clame un chef et se partage en pelotons puis. il il les envoya éteindre. soldats de la grande route. au milieu des grenadiers et. position une heure. par avec au travers ce mouvement. s'aperçut qu'il avait devancé de tous n'avait près de lui qu'environ quinze cents hommes sans organisation. pas tenable. obligée elle se proun contre dix. On se décida Eugène. aller il n'y en On était trop le prince rejoindre . sa ferme contenance que par ses canons. A deux lieues de Krasnoï. DaEugène de douze six mille suivis voulut passer à son tour. 293 au travers de toute l'armée jour la colonne impériale découvrit route. importuns. divisions elles. comme ils devenaient passa au travers des feux ennemis.

trompé. d'arrêter. et pas que nous sommes du corps d'Ouwaroff. . nons ennemis. leurs leur mouvements. Déjà. et parvient de cette marche hasardeuse. Klisky. et se au travers de dix mille fusils et caprécipita. une Ils se crurent et. se tut. court troubler « Ne vois-tu à ce Russe. crie le long de l'armée russe d'un regard ou d'un cri brillante En même d'un nuage temps. et cependant ne désespérant par le nombre. s'avançant farouche russes colonne joindre Russes Accablé toujours. vint éclairer 'voix russe éclate. depuis une heure. (1812) Aussitôt. sans se lui dit-il à voix basse. on leur cric de se rendre nos soldats. ils sont. par une le mouvement de l'armée russe. restes haleine Dans l'instant avec ses divisions. il s'en écarte. » Après deux heures de marche. Napoléon. bordent les Russes. point. sa langue. il y eut un moment quand ces hommes. ou morte et la moitié le reste de la éclatent à la fois. » Alors tous tes feux à bout blessée portant. et le bruit de leurs pas quand tout pour eux dépendait la lune. et la pointe « que par un silence ne leur répondent de leurs armes. le temps de le rejoindre pour donner à ce prince à Cherkowa et à Maliewo. à s'échapper per. Alors l'ennemi trompant se jette entre la route et le Dniéavec ses divisions. avait arrêté. sortant d'alarme. « Au milieu dit Ségur. la colonne se serra en une seule masse.294 RÉVOLUTION FRANÇAISE. « que nous allons en expédition secrète ? Le Russe. terrible. « Tais-toi. Eugène arriva enfin à Krasnoï. tombe héroïque qui alla re- Eugène. Mais la attaque nocturne. arrêtaient Eugène par ses feux. en retenant leur le plus critique. s'avançait que les On essaya de percer. tête baissée. tout-à-coup épais. de tant* de combats. tint bon jusqu'à la nuit. des deux côtés de la route que Vainement. s'écoulaient. Mais perdus! parlant malheureux! lui dans et leur demande qui un Polonais.

revenant sur ses pas. Résolu de les arracher au sein de cette Russie qui s'est refermée sur eux.1. à huit heures ne partirait pas plus tôt. On lui donna un mouchoir pour qu'il put essuyer sa figure. réduite à dix mille hommes. sans délai à se 'mettre en mouvement mais alors. il que le 17. Kutusow Napoléon autre côté. dans cette circonstance eritique. il se jeta sur un pain qu'un de ses compagnons milieu mes lui offrit. autant de traîneurs. à la tête de sa vieille garde. se portait sur à perdre recommandant d'abandonner Ney. qui commandait l'extrême arrière-garde. à sacrifier de fumée. livré près de Krasnoï. On avec quatre vit ce. il envoie ses « J'ai assez fait l'empereur. A joie de revoir son fils adoptif fut troublée par l'inquiétude sur le sort de Davoust et de Ney. une et une grande de pièces de canons. restes de soixante de d'arfaim.. Avertila veille du combat n'était parti deSmolenskque il avait été invité. Seul et séparé de l'aril ne se mée française. nous fermer le retour. son épèe ordres. » Cependant.t. couverte de toutes parts l'ennemi débordait Lyadi pour se résoudre un moment en leur désespoir à Orcha. contre l'armée russe. au s'enfonce phalange héroïque dit-il de quatre-vingt mille ennemis. et. de la part de Davoust. reparaître « Il était sans linge et exténué mille. d'y tenir jusqu'à la nuit. quantité Il se heurta. 29iî ~~– n~ ~1. lui prescrivant fait répondre de que « ses instructions ne quitter Smolensk du matin.~t +:1. D'un il laissa Davoust ne pouvait pas il n'y avait pas et Mortier à Krasnoï. le 17. avec cette bagages qui étaient restés en arrière.rI_f t. maréchal mille combattants. et le dévora. plein du son compagnon il se retira d'armes. faible troupe. Ney. et dégage Davoust. » Il s'était donc mis en marche avait avec environ douzaine de six mille combattants. il s'avance à pied. . et. saisissant il est temps que je fasse le général » Alors.(i8t2) EMPIRE. Ney lui Cependant. ~x: )':–tj!~Lt.

manqua point à lui-même ni à ses compagnons Un Russe. Il n'avait cinquante çais. mille hommes contre quatre-vingt il répond au feu mille de six cents bouches avec six canons. Un paysan d'équipage Point le conduit qu'il découvre • de pont pour le traverser > Idem. vint le sommer de se rendre. des lignes redoublées. il voit « d'un Cependant Ney s'en exalte mille hommes. De l'autre côté. on ne mon prisonnier » pas sous le feu. incomplètes. bien nourris. grand comme le péaffaiblies1 ril qui le menace. vous êtes lui dit Ney. de nombreux profonds. cinq mille soldats. des rangs entiers côté. des nante. trois fois il le voit se refermer. et l'ennemi « Ney reconnaît qu'il a tente il attend que la fuite des siens ait mis entre eux le ravin qui désormais est sa seule ressource il les reforme. enfin tout. Il range deux là. 1 Sègur. et la fortune qui. héros. les seuls qui champs avec trois mille soldats. a nommé la dans ce combat des qu'un Wilson. (1812) d'infortune. tient lieu de tout. bataille presque jette à travers avaient pu échapper. morcelée. il parvient sales. Trois à se faire un jour. et fait honte à la for» tune d'avoir pu trahir un si grand courage2. et fois. était venue il avait. à elle seule. escadrons. une artillerie immense sur une position formidable. quatre-vingt pleins. envoyé par Kutusow. le feu redouble. « Un parlemente point achevé sa sommation. . Déjà la nuit général perdu anglais. l'impossible. Poursuivi il se par l'ennemi. tes dans des mains armes la plupart muettes et chancelan» Alors. sous le feu des Russes. languissante. sans espoir et sans crainte. il s'élance pour s'ouvrir un passage. une colonne traîune marche incertaine. que tout-à-coup bouches à feu vomissent la mitraille sur les Franmaréchal ne se rend point. tous les siens.296 RÉVOLUTION FRANÇAISE. sur le Dniéper.

Ainsi. bliant que l'ennemi pouvait heures à attendre et à dormir sur la neige. par la fatigue conquit épuisés par le sans cavacanons. vers minuit. à quinze cents hommes réduite sans casa troupe armés. vée dans un grand village. la petite armée se remet en marche. . avec ci s élance à sa poursuite. Ney.(1812) empire. aussitôt funeste la même petite colonne ses sorties pour ancêtres. Ney les conla nuit . poignée froid. fondent sur elle. Ségur. arrêté. faibles ou blessés. quand tout-àsous les ordres de Platow. elle commença à passer le fleuve. il passa trois le surprendre. excepté Ney de nuit sur un s'était le passage mais. Celuimais ses premiers pas ont donné l'éveil à l'ennemi. pouvait et sans Il s'arrête dans son manteau. pied à pied sa glorieuse retraite. ouet. Sa troupe ralliée. 297 0 le fleuve point tenter ordre. tous et par la faim. gauche rirent dàns rie. s'avançant de. restèrent tres. il en profite pour décamper. puis. en fuyant. et pendant trois jours. leurs différence qu'ils maniaient neaux. de cosaques coup des milliers sortant des forêts voisines. leurs canons cosaques qui « disparaissant comme les Scythes. lerie. la glace pliant sous leurs pas. tient nons. dans sa marche il avait laissé en arrière la moitié des siens. Cependant. leurs et lançaient avec une • jours et vingt lieues. Arrielle s'y reposait. pendant d'hommes deux boulets. leurs agilité que jadis leurs pères maniaient » leurs flèches1. D'ausur la rive le fleuve. tenaient devant se retira sa lentement devant comme six mille assiégée. s'enveloppant pour les rallier. reparaître mais avec cette montés avec arcs sur des traî- et lançaient. est pris où le cours et la glace des glaçons 1 est mobile. sans cavalerie.venue. sans Ney. Beaucoup péce passage. n'ayant pu traverser les bagages et le train d'artilleavec les traineurs.

une traînée de de Moskow. de traîneurs et fit ce qu'une de courage Moskow. de roussis et troués ou de sales manteaux et une aigles. et huit restait que quarante Ce n'était plus cette grande colonne conmille combattants. quérante spectres morceaux couverts de lambeaux. dans le officiers. . d'armée ait pu tenter. sans honte. « c était. il ne nous ter la perte C'est ainsi déployer Depuis cinq cents quarante mille mille traîneurs sans armes. de haillons par les feux. Après mille traverses. il s'écria mes caves du palais » d'un tel homme des Tuileries. Rien ne saugénéembrassements. ame et un grand génie peuvent grande et de ressources dans l'adversité. polonais Eugène rassembla au secours rait peindre leur joie en se revoyant. généraux. profitant RÉVOLUTION FRANÇAISE. des plus hardis Ney qu'un corps l'honneur des sauva les débris de douze régiments français. par ce mouvement. et confondirent raux. Déjà on s'attaNapoléon toutes les conjectures on épuisait chait aux souvenirs l'ennemi quand soudain ce cri se fit entendre des cavaliers le prince et marcha voici reparaît cette nouvelle. et dont les pieds étaient enveloppés et hérissé d une barbe le visage terreux de toute espèce » ils marchaient « confusésans armes. voir tout un grand nombre de blessés. des moindres accidents (1812) du sol. liers d'hommes. enfin à la vue d'Orcha. tenant en respect. de tapis. canons. pour le trésor rache- l'un des plus beaux et que. de pelisses de femme. hideuse. Ney arriva et toute l'armée le croyaient perdu. « Ney est sauvé il » A qui l'annoncent! milquelques de Ney. vingt-sept soixante mille morts prisonniers. leurs transport qui est dans ne pouvait croire à ce retour inespéré « J'aurais donné de sa joie. dit Ségur. armes. nous trente avions perdu tous nos bagages. se mêlèrent Napoléon Soldats. et combattant à chaque pas.298 bois en bois.

à l'amaintenant ressource devant nous pour nous comme à l'arrière-garde. C'en était fait. Ce n'était les yeux plus £nin fixés . sans ponts. faible obstacle. lieues. et de lui enlever droit à Tchichagow il résolut de marcher brûla en se retirant. devant pas dans ce nouveau . toute voie de retraite mille Russes. Borisow. ment. 4^1 et en Si- d'une armée.. mats que l'ombre » de la grande armée. pour se rétablir d'être prices deux places venaient et Minsk: sur Vitepsk « ïl s'écrie A cette nouvelle. des bords du en se reportant avait laissé passer emberg et pour échaptout-à-coup. per en même temps à Kutusow la Bérézina à Borisow.(1812) 1 EMPIRE. ce qui fut fait nous semblait le pont. reprendre d'Oudinot. Napoléon ne s'oublia en était maître. nos baïonne nous reste plus qu'à nous faire jour avec que Schwartznettes. et s'arrêter. n'ayant fermée par cent vingt enveloppés charriant nous qu'une rivière fort large. traverser « Votre armée est notre unique Napoléon écrivit à Victor elle doit fournir au plus pressé. les trois léon apprit que déjà Tchichagow serré. fbis passé et dernière elle avait pour la troisième épreuves ce devant à s'arrêter Kutusow et contraint le Dniéper. ouvrir le chemin. Napoléon ses par les Russes. la tète basse. elle comptait. c'était l'ombre elle n'était pas arrivée au terme de ses Cruelles Cependant. joindre Dombrowski s'assurer le mouvement lui-même et de couvrir Minsk. vant-garde » C'est pourderrière nous pour le fermer. sur Bofisow pour Oudinot de diriger quoi il lui ordonna et du pont de la Bérézina. Bug sur Sionim et en s'arrêtant il fallait et à Wittgenstein.nnri vers In la 4-a»1»A terre. lence. » Mais pour joindre ce nouvel ennemi. Oudinot marcha sur Borisow mais arrivé à Bohr. mais l'ennemi. entre Napo Ainsi resarmées péril. dans un espace de quinze ennemies.

Il en donna au général et déplacer l'ennemi. on préparait de passage. la plus périlleuse où il se soit jamais il osa. On y avait découvert un gué. au 26. qu'il appela son escadron faisaient les fonctions de capitaines. il forma quatre de cent cinquante hommes chacune. il se prépara Dix-huit cents de sa garde étaient démontés il les rallia en deux il ne restait de notre cavalerie bataillons. à passer le fleuve. et que nos malheureux sapeurs. « que si l'Empereur disaient sortait de plus déterminés et lui les ce décidément croire à son étoile. et. » péril.300 BÉVOLCTIOH FRANÇAISE. Grouchy. cavaliers il fit tout pour y échapper. Nos généraux opposer que quarante mille combattants. et. d'où Dans la nuit du 25 Ensuite. dont l'ennemi nous n'avions à occupait tous les passages. les généraux compagnies. un premier chevalet fut enfoncé dans le lit de la rimais elle était fangeuse. pentromper dant que Tchichagow était persuadé sur que nous marchions secrètement à Studzianka des moyens Minsk. monstrations pour il fit faire en avant de Borisow des dé- il protégea la construction des ponts. à trois lieues en amont de Borisow. avec son dit Butturlin. (1812) des glaçons. De Borisow dont il céda l'occupation à Napoléon. « II fallut des efforts inouïs. et le général d'artillerie Éblé y avait été envoyé avec des sapeurs et des pontonniers pour y construire deux ponts. que des débris: des officiers de cette arme encore montés. dominantes et s'établit avec du passage. pour comble de malheur. et les colonels celles de le commandement sous-officiers. trouvé Napoléon ne désespéra point de sa fortune mesurer ledangerde l'œil du génie. presque inabordable à cause de ses marais. Dans ces compagnies sacré. il faudrait Dans cette situation. calme et son activité Dès le 23. plongés dans . Oudinot alla prendre position Dombrowski sur les hauteurs à Studzianka. ordinaires. une crue subite avait fait disparaître le gué. vière et.

avec les avant-postes heures. de et l'artillerie On vit en un moment chevaux et de charriots d'hommes. On était écrasé. ayant manqué . combattissent de froid. et un premier engagement russes. faisait Victor. les cherchèrent à se frayer une masse con- les bagages sur l'autre. s'assura Borisow. Tous se pressaient. à le passage. vation. et Davoust. 301 les glaces que charles flots jusqu'à la bouche. dans leur impatience cavaliers de l'autre rive. passer et d'armée arrivés. en croupe nais. Napoléon attendait. Déjà. passage. ou submergés riait le fleuve. Plusieurs par périrent » un vent violent. emporté par l'instinct passer à la fois sourd aux cris vers son but avec fureur. Pendant Ses trois corps les bagages et les traîneurs. à coups eut qui s'ouvrirent un passage un chemin à leurs voitures qui frayèrent de sabre d'autres plus cruel encore. Ney l'ennemi vers poussa hommes pour soutenir zianka. Eugène passa avec six mille à StudOudinot. On mit deux jours et deux nuits à effectuer cause des nombreux accidents brisé Celui des voitures traineurs. poussait Il y en de désespoir. indiffèrent au sort de son compagnon. sur fleuve à la nage. Vers les quatre l'autre rive. portant passé le avait eu lieu.(1812) EMPIRE. de la conserchacun. il ce temps. le 27. quelques poloprendre possession avaient des voltigeurs. qui rompaient une troisième fois. une route fuse étroit s'étant les ponts. les ponts étant Oudinot traversa. ou précipité dans les premiers le pont. voulurent cet assiéger voulaient se culbutaient. sage. achevés. ces glaçons que poussait d'aller C'était le 26 novembre. dans la rivière. Eugène passa avec la garde Napoléon le suivirent en même temps Victor prit position Davoust sur les hauteurs de Studzianka. ordonna le pasNapoléon et de la route de Zembin. foulé aux pieds « Beaucoup lancés de ceux qui s'étaient cette foule de désespérés.

Ils prétendaient les deux rives de la Bérézina. réta- Wittgenstein Cependant Alors ces deux jonction. Ce fut là qu'on aperçut dans leurs bras. avec dix mille hommes. . rent deux drapeaux Victor tint jusqu'à la dernière mais à la fin. rante-six côté des mille Français hommes. avaient etTchichagow concertèrent généraux les Français Ils avaient. sur la rive gauche et derOudinot. gardait la tête du pont étaient sur la rive droite. armés. et six pièces de canon. à Studzianka et le second le premier. opéré leur une attapar enfermer que. huit mille hommes suffirent se portant Alors Napoléon. pour inutiles. environnés de leur priprès de sept mille prisonniers. une rivière. (1812) mais la plupart furent repoussés par ses côtés des femmes au midans le fleuve. pendant que sur contre et Eugène.302 RÉVOLUTION FRANÇAISE. les hauteurs Ainsi. enfin embarrassés par plus de cinquante neurs malades ou blessés. extrémité 'Ségur. et par une énorme masse de bavictorieusement gages. leur firent le choc de plus de soixante nourris et complètement à demi-nus. » Tous bras raidis les tenaient les efforts de Napoléon blir l'ordre et sauver et ceux de ses lieutenants furent ces malheureux. mal armés. avec leurs enfants l'escalader leurs vant à mesure qu'elles s'enfonçaient déjà submergées. soutinrent bien vêtus. rejeta Tchichagow Victor. Napoléon. bien mille Russes. les élelieu des glaçons. Tchichagow rière lui toute armée. mille vingt-sept surZembin avec Davoust Borisow. mourant de Studzianka. encore au-dessus d'elles 1. Victor prévenu. il fut arrêté par Ney et Oudivoulut déborder notre droite on comptait not Russes. dix-huit de faim. quamille. Du vingt-sept à peine dix-huit mille comfit ses dispositions battants. mille Français sur contenait Wittgenstein séparés par mille traimarais.

sans avoir et gelés tout contraires. Polonais fantassins. Charriots. d'autres il y en eut qui s'élande glaces qu'il charriait. Biend'armée qui avaient agi tôt on ne distingua Ségur. ni aile. traîneurs. cèrent qui par croula sons eux brûlés par deux supplices des uns et des autres contre rurent. troupes se risquèrent sur les Les uns s'y jetèrent à la nage. « On de cette dernière nuit pour passer sur la rive opposée. 305 il se à cinq mille hommes et écrasé par le nombre.(1-812) EMPIRE. Bientôt s'amonceler à la fois. y réduit formaient ennemis désolation. malades. entassés femmes. horrible unépouvantableencombrement. enfants. pièces tête baissée au milieu des flammes du pont. sur restaient encore et battre le reste attendit remporté la victoire. la rive gauche. mais sans ensemble. et les bagages en obmais les traîneurs replia vers le pont struaient encore les avenues. Alors. . les restes avaient encore conservé quelque se débandèrent mille hommes. Après le passage Zembin sur Wilna. cavalerie. fourgons. par qui complètement. de la Bérézina. encore soixante marchaient pêle- mêle. les vit errer désolées sur les bords du fleuve. s'ouvrit au milieu Bientôtles mettre de ces boulets à la un ` le comble malheureux à StudVictor ayant laissé une arrière-garde soit que le froid les eût engourdis. marcha Napoléon de la grande armée. ils périrent on aperçut les corps avec les glaçons » Ils pales Russes ils en recueillirent feu aux ponts. apparence C'étaient Tous d'organisation. soit qu'ils fussent zianka. les fruits. ni centre. et voyant les Russes Quinze mille traîneurs il mit le s'approcher. pêle-mêle. et l'arrivée de Victor vinrent Victor chemin. artilleurs. les chevalets et. ils s'étaient refusés à profiter trop attachés à leurs bagages. il n'y avait plus et Italiens plus les corps Français et Allemands. blessés.

les embrassa Bien militaire qu'elle et partit l'armée. (1819) sur la Dwina Moskow. marchant aigles. « Je laisse dit-il en les quittant. et que le plus grand accord régnera entre vous. Il marchait à pied grande armée. au milieu d'eux. de son départ. en France pour la rassurer. la main. et Pour lui. disaitNey pour la couvrir. ressources de Kœnigsberg des quartiers d'hiver et de Murat A ses yeux cette poignée les immenses derqu'ensuite on prendrait Dantzig rière le Niémen. eût il leur serra dans affectueusement la nuit pour Paris. tomber uns de ces glorieux débris. D'ailleurs. La de ceux rangs més. de braves était toujours la et lui le grand empereur. avec sérénité toutes leurs pripartageant et le cœur navré de douleur chaque fois qu'il voyait vations. de là tous les Allemands dans leur fidélité. de boue et de glace. « il était indispensable. ganisait des renforts.504 RÉVOLUTION FRANÇAISE. qu'on y trouverait vivres et des munitions de toute espèce. il leur exposa les raisons à Wilna. de lui-même. Dans dessous cette garde elle ne comptait encore de faire la retraite qui venaient elle-même vit éclaircir impériale plus en bon de ses arque trois cents vétérans ordre pour la garde de leurs ne fut pas auNapoléon et au milieu de ces déserts désastreuse retraite. Il ajouta que tout se réorle corps d'Augereau. il. le commandement de l'armée au roi de Naples j'espère que vous lui obéirez comme à moi. Son armée était détruite devait-il assister à son agonie? 2 et Eugène suffiraient pour la diriger. pour contenir au secours de enfin. » Ayant fait appeler ses généraux. son existence de son chef. des et en arrière. qu'il retournât pour l'armer. pour revenir avec des forces nouvelles sa grande armée. perdu depuis à la nouvelle longtemps du départ . résolut de partir pour PaNapoléon ris. tous. » Alors. quelques Arrivé à Smorgoni.

dit Ségur. qu'il leur tendît des embûches et les 20 0 pour embarrasser.et semblait que tout ce qu'il y avait de mouvement et de vie dans la nature. un morne Alors. plus de colère ni d'imprécations. . souvent. « On s'écoulait ombres malheureuses. elle ne vit plus désormais aucun espoir de salut il n'y eut militaires. restait-elle soit faiblesse ou résignation. enchaîné. Tantôt la neige s'ouvrait sous leurs pieds. 305 tomba le plus absolu découragement la personne de Napoléon avait toujours été pour elle un point de ralliement. le départ de Napoléon. soit que l'on ne se plaigne que ce qui et qu'on croit être plaint. le froid. qu'il s'éque ce sol ennemi sous leurs efforts. se plus sa surface miroitée ne leur offrant aucun appui. « Ceux de nos soldats jusque-là les plus persévérants rebutèrent. muette aucun murmure. qui descendit de ruiner l'armée. plus d'opérations plus de discipline. L'atmosphère était immobile. pour retarder leur marche. on jeta les armes on se rua en cohué peaux D'un autre achever semblait plus de drasur la route. atteint. plus de paroles. ils à chaque pas et marchaient de chute en chute il refusât de les porter. le craquement seuls cette vaste et lugubre des mourants interrompaient taciturnité rien de Alors. et les faibles gémissements pas. Chaque bivouac abandonné « Le jour même qui suivit à un champ de bataille. vint res- dans à trente degrés. le ciel se montra plus terrible encore. que le vent même fût et comme glacé par une mort universelle. lorsqu'on espère attendrir. à peine la force de prier suppose un reste de chaleur la plupart tombaient même sans se plaindre.(18121 EMPIRE. côté. dans silence. il cet empire de la mort comme des Le bruit sourd et monotone de nos de la neige. On vit flotter dans l'air des molécules glacées les oiseaux tombèrent raidis et gelés. celui du désespoir et les larmes qui l'annoncent. glissaient semblait chappât comme V.

comme les eaux dans le cours des ruispuis il refluait vers leur tête alors. réellement. C'était vainement ces malqu'alors se sentant heureux. insensibles hagard les torturait. par la privation allanguissait ces moribonds par la fumée sang daient des bivouacs. De leurs yeux rougis et enflammés conpar l'aspect tinuel d'une neige éclatante. fixe et c'étaient leurs adieux à cette nature barbare qui et leurs aller sur les reproches genoux. 1-- ou à leur terrible dès qu'épuisés ils s'arrêtaient un instant. et leur bouche béante laissait échapper sons quelques elle tombait à son tour sur la enfin agonisants neige. d'allonger sans déranger sans détourner la se pas. et que. et leurs soufqu'elle rougissait frances avaient cessé. leur poitrine exhalait il sortait de véritables larmes de de profonds ils regarsoupirs le ciel. çons. et plongés dans la stupeur. 1 hiver. leurs cheveux étaient hérissés de glamouvement était une douleur. que tous les doux souvenirs étaient rompus. déjà engourdis. par le malheur. laissaient leur tête vaguait encore quelques instants à droite et à gauche. dans leurs veines. se saisissait de cette proie. « Leurs d'un compagnons les dépassaient leur chemin. nous et la terre d'un œil consterné. du sommeil. aussitôt d'un sang livide. appesantissant sur eux sa main de glace. chancelaient comme dans un état d'ivresse. se relevaient. qui les poursuivaient. leur cœur. sans voix. peut-être. car leur barbe. et . « Et aux Russes D. car enfin qu'avaient-ils perdu succombant ? que quittaient-ils? On souffrait tant On était encore si loin de la France si dépaysé par les aspects. ensuite Bientôt sur ils se les mains seaux.306 «ÉVOLUTION FRANÇAISE. (1812) livrer climat. de peur tète. et chaque Ils ne les même plaignaient en pas. ils faisaient leur sang se glaçant quelques pas tels que des automates.

derrière compagnons sans moyens la forêt. accouraient les toute la nuit et de Alors. à défaut de sel. ils allumèrent des feux. « A la lueur nouveaux de ces de neige. ce que. s'arrêtèrent surprirent sur la lisière des bois. le quelquefois. se contentant de penser. à la vue de ces in*plus souvent. une horrible et le lendemain les contraignait à s'éils s'effotçaient en vain de se redouleur qu'ils n'avaient plus ne souffraient plus aussi détruit. préparaient leurs tristesrepas. plus heureux. sur la neige. par habitude de la Voir. Smolensk. ils y expiraient. se couchant . saisis par le froid et le désespoir. quelques tranches de cheval grillées et de la farine de seigle délayée et bouillie dans de l'eau qu'ils assaisonnaient.Alors. le plus de fantômes. dernières nuits furent plus affreuses cedx qu'elles encore ensemble loin de toute habitation. qu'ils se reposaient. ceux que l'hiver avait laissés presque entiers et qui conservaient un reste de courage. par ton. l'espoir devenu fortunés étendus et aussitôt raidis. il s'en tenaient si proches. lever. devant toute la nuit droits et immobiles comme lesquels ils restaient des spectres. ou pétrie en galettes. Quelques les hauts sapins de pour abattre d'en enflammer le pied essayèrent vainement . avec la poudre feux. Ces infortunés que repoussaient erraient d'un bivouac premiers venus. et sans forces jusqu'à ils s'abandonnassent» le cercle à l'autre. tendre. 307 était grand nombre par nécessité. ainsi que les parties gelées de leur corps que le feu décomposait. de besoins. là. que leurs vêtements brûlaient. « Cependant. Ils ne pouvaient se rassasier de cette chaleur. commedès C'étaient. qu'ils « Tels furent les derniers Les jours de la grande armée. l'insultant même mais. leurs cartouches. de leurs ans. presque indifférent sur la mort.(1812) empire.

comète avait éclairé ques uns prétendirent qu'une notre passage de la Bérézina.308 mais toutes bientôt la mort RÉVOLUTION FRANÇAISE. naguère et dont le moment. sous les vastes de plus hangars grandes quelques qui bordent Soldats et ofhorreurs. ne pouvant souvent siégeaient. repoussés leurs bivouacs. « Il arriva feux. parler de prédictions. uns respiraient quelques « C'était là cette armée sortie sée cette armée de l'Europe. encore. se plaçaient à leur times. tous en foule. feux sinistres « II y en eut d'autres qui citèrent d'anciennes Quelde ses prédic- . les vivants ne pouvant écarfeux tres autour de quelques sur eux pour y expirer ter les morts du foyer. nous entendîmes nos présages. les monceaux de la nation la plus civilivictosi brillante par-dessus encore. ils gradont de ces infortunés. Ceux de nous que leurs compagnons le lendemain abris sauvèrent. de la route. les uns contre les auils se serraient comme des bestiaux. les surprit autour de ces arbres (1812) dans les attitudes. tour. s'y entassaient s'y précipitaient. y étaient achevés par le feu. trouvèrent glacés et perclus ces catacombes. les flammes qu'ils leurs en démolirent fois. à ces habitations. « On vit points ficiers. ils les asles murs de bois et. Là. vissent autour il fallait de leurs feux éteints. Bientôt. Pour sortir de que. rieuse des hommes jusqu'à son dernier nom régnait encore dans tant de capitales conquises nous eûmes « Alors comme les peuples superstitieux. se communiquaient à demi-morts renfermaient. par un horrible effort. Bientôt. et les soldats qu'elles par le ces froid. et servir d'autres de lit de mort foules pénétrer dans à de nouvelles vicde traîneurs se présentaient ces asyles. D'autres sec pour en alimenter d'en abriter ils se contentaient et découragés.

« elle pas quatre n'était Pourquoi notre incrédulité obstinée ne l'avait- pour cette éposur les rives de la _aa. énergie par une se rendre antique. Ainsi Cosaques. étrange. à cause d'entre à Wilna six cent de vin et et les distridu mode n'ayant 1812.C. en trois le dernier effort. de leur hardis. terrain. pour l'accomplir. . de'rations neuf millions étaient les soldats que Il y avait trois millions de rations affamés. du ciel et de la terre – » cuper toutes les puissances jours.!I~ tions « Elles avaient. Au d'être de leur colonne de la garde venaient Deux marins coupés et voulut sur eux. et d'arbre il recula. Skgob. bande de l'autre. entre eux ce grand et meurtrier se rappelaient « D'autres notre entrée sur les terres russes. plus de vingt mille hommes périrent encore à cinde faim et de froid 2 le reste. 309 .(1812) EMPIRE. 11 les con» efil l'abattit lentement. à l'ennemi. a· annoncé de Tartares « que une invasion jusque « Seine. à rejoindre sa troupe. dont du il 11 rechargea tint. d'eau-de-vie. » Tant cette chute simultanée de comprise événement dans le fait e cent mille hommes qui et que cette foule d'épidémies pas plus extraordinaire sans cesse le monde. leur pade révolutions qui ravagent et qui avait dû ocraissait un évènement unique. et en étonnement. qui se montait dans enfin y Wilna. L'un perdit courage Tartares qui s'acharnaient 1 Histoire de Napoléon tout fet. menaça lâcheté les bras profitant les plus et parvint compagnon de feu entre les promptement en arbre il le tuerait. d'un en combattant. de farine. Beaucoup répu avait adopté. orage qui avait marqué Voilà le malheur « Alors le ciel avait parlé qu'il prédicette caavait fait effort pour repousser « sait La nature « tastrophe. Vain espoir Ainsi. voyant coup son lui cria que jeter mains son s'il son des arme. quatre millions mille rations de viande. armée l'année et de la grande pendant action d'une Il se passa une milieu de ce dépérissement. se précipita espérant quante ils avaient fait trouver un terme à ses maux. gagna commettait fusil cette et tendre puis. Et les voilà en effet libres de passer sur l'armée » « française abattue. mille. eux. disaient-ils. butions gulier mais ne se faisaient qu'on ils y succombèrent.

l'avant-garde fut rejeté dans Wilna. « Maréchal. rues reposé à l'abri des injures de l'air. (1812) restèrent dans les rues. hors d'état et dévoués touraient'. dans cette dernière Attaqué position par les corps1 de cosaques qui précédaient le général russe. Je viens vous ofen sûreté sur la route de Kowno. « On les que l'abandon fois depuis voyait. d'asyle. venait de' joindre l'armée. p la pitié ou à l'inhumanité de ceux qui les en» II y en eut qui furent jetés vivants dans les que ils avaient trouver l'on dépouilla avant de les assassiner mais si quelques et surtout Lithuaniens. lui dit-il. Murat lui enjoignit de se rendre à Ruckoni avec ses Bavarois. On battit la De Wréde. se rendit chez Ney. il risquerait de tomber plus longtemps Mémoires du général Guillaume de Vaudoncourt . frir de vous conduire l'épée à la main. lonais. pour la première longtemps. On essaya d'abord le général de Wréde résister. que le canon de 1 ennemi se fit entenc'étaient les trois armées dre russes qui arrivaient. l'ennemi me suit. de la Wilia par la rive droite Tchichagow Kutusow par Smorgoni. lui objecta que insistant. générale. gisant à la place où. qui avaient n'y trouvèrent souvent ou la mort. de par Minsk. ne rendirentils pas à ceux qui eurent le bonheur de se réfugier dans leurs maisons C'est là enfin que nos malheureux soldats ce repos tant désiré Ils ne devaient t A peine étaientpas en jouir longtemps ils dans la ville. » trouvèrent d'autres mais de Wréde. Ney le rassura s'il restait à Wilna. les juifs se souillèrent par ces lâches cruautés. bavarois ce après un noble effort Wittgenstein qui remplit la ville d'une nouvelle confusion. Ceux rencontré un toit qu'ils croy aienthospitalier. de se mouvoir pour chercher detardifs secours. et y périrent. quels soins les patriotes poces compagnons fidèles des Français.310 EÉVOLUTIOK F1UHÇA1SE.

profitant à rejoindre. la ville est évacuée. longtemps la fit distribuer après. cinj'ai ici. de l'arAprès s'être encore chargé volontairement les cosail sortit de la ville. 5H au pouvoir de l'ennemi. Alors. sage. devant sétant au de la lâcheté des cosaques. le 10. rien pour ne craignez « Non. dans ma maison. il tourne sans brusquement ramerezperte. blessés. Français de cosaques été oublié. rapporta fidèlement le dépôt qui lui . range ses soldats en cercle et leur commande la baïonnette fuit devant en avant. ne me feront pas déloger avant demain était à son comble dans la ville. muraille on fut hors avait de danger. Aussitôt des milliers en poussant de grands cris déjà ils croient tenir l'officier leur nouvelle français proie. nos malades et nos blessés qui massacrant ques y entrèrent. A deux la hauteur brisés contre lieues de Wilna. puis. tout-à-coup venant du pont de la Wiapparut. trésor. général. n'avaient pu suivre et que les juifs jetèrent sur leur pas-. en un moment. il marche lui. et parvient sur lui-même garde. de la division Ney se mit à la tête de quatre mille Loison et donna le temps à la foule de répliqua Ney. Sans se déconcerter. été confié. le feu. de la terre et tous les cosaques non. quante grenadiers » huit heures. bagade glace. qui. On furent perdus. Cinq à six millions ges.(181£) EMPIRE. Tous s'arrêtèrent leurs efforts elle retint tout. le désordre Cependant et « Voilà les cosaques 1 » se fit entendre Bientôt le cri la déroute hommes s'écouler. Au milieu quet de trente lia où il avait accourent de ces scènes un pide carnage. et. de l'Empereur à sauver la cassette seulement Ney parvint et quand à la garde. et aussitôt rière-garde. et le défilé cette nos fuyards de Ponari. moi français. recommença. Tout pas de charge.

mais en combatle dernier de la grande armée. (1812) Après quarante-six jours malheureux débris arrivèrent dernière comme ville de l'empire russe d'une enfin marche à Kowno mortelle. tout avait Ney entre dans la ville ou succombé autour de lui. nemi. traverse tant. c'était nos la mais encore là cdmme à Smolensk. en reculant. désespérant où elle touchait à son Wilna. le 18 octobre. La grande armée Murat Ney protégea n'existait plus. Ce prince déploya une grande activité il arrêta le mouveMacdonald . Russie. Cependant. un fusil à la il court avec sa défend le pont. après du soir. Déjà en Tout fuyait devant l'endu salut de la retraite terme. et sort. rière-garde et entra dans leurs rangs avec son corps d'armée. abandonna l'armée et en remit le commandement à Eugène. au moment Kowno. Alors repassa le Niémen et se retira à Kœnigsberg avec ses cinq à six mille Français. De son côté. commandait l'arqui formaient du corps de Macdonald il traita avec les Russes. la retraite jusqu'à Posen. fuyant. Le les Prussiens général Yorck. il était Commencée Alors vinrent les perfidies. la retraite finit ie 13 décembre. A huit heures sur la rive alliée. Kowno et le Niémen. les défections. Murat. avait traversé les Russes colonnes a comme la ville. poignée de braves. menacent luiTmème. une trentaine d'hommes.312 RÉVOLUTION FRANÇAISE. à Wilna la retraite. Quatre fois l'arrièredisparu garde qu'il etn'ayant rassembler main. Seul il parvient à pour soldats que ses aides-de-camp. même une de leurs passé le Niémen et pris pied sur les terres prussiennes elle marche au pont de Kowno pour fermer à Ney cette issue et lui couper toute retraite. de cette fatale lui avoir porté le dernier coup. commandait s'était fondue entre ses mains. les trahisons. Alors. après avoir laissé vingt mille hommes dans les plaines de la et conduit Vistule.

(1812) eMPire. les forêts de la Germanie ? Et cependant. et n'a rien à comparer à ce grand désastre. l'armée française parvint fection vint abandonna avec Ainsi notre eux. et l'expéet la défaite de Varusdans qui oserait la reproses entreprises. v après ses Autrichiens fortune. Eugène de Russie. le 18 janvier. 313 ment rétablit la discipline. et donna le temps refaire. Jamais la France n'avait eu à pleurer sur tant de pertes. Et que lui a-t-il à ce but? Vainqueur de l'Europe. en effet. aile à contenir rendre aux Russes il se retira les Russes mais une nouvelle déses efforts Varsovie avec notre inutiles. le Niémen. aient été le motif et le résultat. et se aile gauche et le 21 février Posen De cinq cent mille homtrois cent trente mille ou prisonniers sur ce funeste territoire. évacua cette ville. avec Alors notre il occupait Berlin. le. celle de Russie la plus généreuse ? Quels qu'en son but était d'arracher la Po- opposant pour arriver de prévenir un nouvel envahissement des en les rejetant au-delà du Borysthène et une nouvelle barrière. tombèrent. l'antiquité Que sont. des munitions. après de Francfort-sur-l'Oder. Schwartzemberg avoir fait une trêve dans la Gallicie. des armes. cher à Napoléon ? De toutes n'était-elle pas la plus grande. elle . Ainsi finit l'expédition mes qui avaient passé étaient restés morts Eugène quitta avoir brûlé les ponts de Crossen et les cosaques étaient Cependant. les places de l'Oapprovisionna aux troupes de se reposer et de se der. logne à la Russie. auprès de cette immense et la disparition infortune. du Nord hommes en leur manqué de Cambyse de Darius contre dans les sables de la Libye. tira de ses derrières rétrograde. aux de Berlin portes retira sur l'Elbe. Bien que réduite à dix-huit mille hommes. les Russes franchirent la VistuCependant. droite. des soldats dition les Scythes.

et qui pourront atténuer peut-être ou justifier la seule faute grossière. sous les aigles françaises pour dans ses ancienne! limites « Napoléon c'est un hiver. bien des choses en- un jour. Moskow. de sottes corps autrichien. Bila lutte de . les contrephénomène marches intrigues. cles. dompter la nature. 1 Mémoires de Napoléon. à une telle entreprise en laissant sur mes ailes. Robert Wilson. de la trahison. et planté « Cependant. l'Allemagne. mais sur le sommet duquel la Russie pèserait de tout le poids de sa puissance aussi à son gré. rendre mes derrières. (1813) s'était levée à sa voix l'Autriche. en diplomatie et en celle de m'être livré guerre. longtemps ses armées ses sur l'Oder '? aigles jusque dans sont-ce les Russes Sainte-Hélène. porter ses nombreuqu'elle pourrait. de la bêtise. qu'on ait le droit de m'attribuer. » Il avait vaincu il n'a pu l'ennemi. la Prusse. je n'étais et deux armées alliées que le moindre échec ennemies. l'Italie.314 HÉVOLliTIO» FRANÇAISE. les Russes n'ont pas même su profiter des avantages que les éléments leur donnaient contre nous. fin qu'on du de faux rapports. « D'homme à homme. c'est une capitale incendiée en » Il avait passé le Niémen. une congélaétrangères par des intrigues tion dont l'apparition subite et l'excès furent une espèce de ce sont les fausses manœuvres. la Suisse. qui m'ont anéanti?. en effet. disait-il à Non. à général. Dans toute cette guerre. la supériorité. le froid ne fût survenu. de général dit M. à travers tous ces deux cabinets dont pas le devait obsta- saura à regagner sa position sur la Dwina. et dépit de ses habitants. devenues bientôt maître. comme l'a dit un Anglais lui-même. marchaient la Russie repousser ne devait-il l'impas croire le moment arrivé de consolider mense édifice qu'il avait élevé. il serait parvenu « si. Dans Français. n'a pas cessé d'être aux gnon.. d'une armée à l'autre. » Néanmoins.

de lever le siège de Syracuse. la palme est toujours statrégie. 1 les officiers russes les disaient. revenus vainqueurs défaits par le fléau. Iii retraite Après Kututow ce n'était pas le général Morotow (la gelée). » de Moskow. en qui avait vaincu que plaisantant. mais bien te général . « Nous sommes armée ont pu dire soldats de la grande mais nous avons été des Syracusains. Français.(t8«) »I»E- M8 l'hiver restée à Napoléoi». » Comme les soldats de Timoseul a été plus fort que lui'! les léon obligés. par la peste.

Travaux de la session. Ouverture du corps législatif. préparatifs Sixième coalition. Adhésion secrète de l'Autriche à la et M. Napoléon Bataille de Bautzen. Bataille de Lutzen. Retraite de Wellington en Portugal. Bataille de Hanau. Convention de Breslaw. Règlement des finances. -Défection de la Bavière.316 ItfVOLCTION FRANÇAISE. Bataille de Vittoria. Arrivée de à Saint-Cloud. camp Bataille de Dresde. Retraite de l'armée française. Nouvel ultimatum dosâmes. Napoléon trouva la nation surprise vérité.oreauau des alliés. Mouvement des armées russe et prussienne. repasse Affaires d'Espagne. Retour de Napoléon à Paris. Dissolution de la confédération 19u Rhin.Wellington Soult marche sur cette et en chasse capitale les Anglais. SItnatlon de l'Empire. Combat de Weissenfels. Déclaration de guerre de 'c"e. Mort de Poniatowski. elle avait . Médlallon armée de l'Autriche. Traité de Reichembach. Mort de Duroc. Traité d'alliance entre la Prusse et la Bnsste. des négociations. Douleur de la France à la nouvelle dn désastre de Moskow. Ouverture du corps législatif Son opposition au gouvernement impérial.Assemblée des Cortès à Séville. Prise de Badajoz par les Angtais. Congrès de Prague. -Rupture à Madrid. Napoléon s'elforce de réparer ses revers. toute la la Bien arriva publication qu'elle à Paris du fût vingt vingt-neuvième loin de -quatre heures bulle- faire connaître malheurs justifié le silence de la grande et jeté une vive lumière sur les armée. Invasion de la France. rln la de la 'l'. Négociations secrètes avec Joseph. Nouvelle consUtution espagnole. Sa popularité. à Dresde. Napoléon confie la régence à Marie-Louise et part pour l'armée. Concordat de Fontainebleau. Siège de Burgos. Napoléon à Dresde. de Melternlch coalition. Bataille de Leipzig. Dernière entrevue de Napoléon et du roi de Saxe. U812) CHAPITRE X. Mort de Bessières. Napoléon marche sur Berlin. Mort de Moreau. Napoléon pourvoit au gouvernement la Champagne. Armistice de Plesswitz. de l'Empire. Ultimatum des puissances. Conspiration de MalleL Son jugement et son exécution. Campagne de 1813.Campagne de 1812 en Espagne. réorganise la garde nationale et part pour apolÉon | après tin. Napoléon le Rhin. Napoléon Il se prépare à une nouvelle campagne. Rupture du congrès.Q+Pn~ retraite. Allocution de Napoléon aux députés. Les Français en Silésie. Retraite de alliés.Bataille de Salamanque. Nouveaux de Napoléon.

leurs félicitales senti- que Votre Majesté venait de ses peuples. dans cette cirreposaient il était moins impérieux constance. ils ont été pénétrés en appreles combler. les membres avec tous au pied du trône de Votre Majesté d'apporter tions sur son heureux et de lui exprimer retour. sous l'impression de ce funeste et les corps officiels n'avaient pas d'autres consolations à offrir qu'une et de plate attitude basses flatteries! Plus sévère. saluer son retour nous venons présenter aux pieds du trône de Votre Majesté de ses félicitations sur l'heuet royale. 1 11 ne faut pas oublier que c'est un Russe qui parle. « Napoléon. l'hommage impériale la fortune. il est clair que. vos fidèles dit-il. événement. plus que jamais Napoléon n'avait rien fait en cela que de raisonnable. sa présence est un bienfait de ses peuples. Ivv 317 Pour 1 • "1 lui. Majesté. Tous reuse arrivée de Votre de Votre Majesté au milieu « L'absence lamité nationale Sire. lui dit le président du sénat. d'assister à l'agonie de quittait. le premier besoin qu'éprouvent. de tout le peuple français. joie et de confiance Après le sénat vint le conseil d'État « Sire. Napoléon on était encore vait des félicitations. puisque sur sa tête. et l'accusa avait d'avoir abandonné son armée au moment où elle besoin de lui. et il receAinsi. par sa présence. » etc. . ame ferme • empire. est toujours une caqui remplit » etc. de votre conseil sujets. l'opinion fit peser publique sur le chef de l'État la responsabilité de ce grand désastre. dit Butturlin n'était le chef de l'armée i pas seulement qu'il tière les destinées de la France enmais. ments nant de reconnaissance dont est d'État. Cependant.(1812) ti d'un désastre le calme 1 f aussi d'une inaccoutumé. avec et au-dessus il l'envisagea des coups de 1» de venir les corps de l'État s'empressèrent « Sire. voeux et les espérance venait de perdre son armée.

les conspirations grecque républicain par un caractère nous a dont l'antiquité » les portrait» à ceux et romaine son plan reposait sur cette supposition « L Empereur est mort » Une série d'actes eri était la conséquence. à cheval. t7. du 22 au 23 où Par une étrange la retraite deMoskow. aux quartiers qui lui servait d'aide-de-camp. C était de la Franche-Comté. Une proclamation du sénat au peuple un sénatus-consulte qui déclarait Napoléon et sa famille déchus du trône. de l'armée 11 avait octobre. on était sans nouvelles Depuis longtemps. U i v. H entra de bonne avec foi dans la révolution. » Tuileries. et Il était en professa les principes conscience. une conspiration du trône. plus truite. (1812) son armée. gentilhomme Il avait servi dans les mousquetaires de la maison du roi. de fausses lettres de service.318 RftVOLUTlOM FIANÇAIS*. du soir. s'adressa aux deux ehefs. Mémoires du duc de Rovigo. tout préparé. Avant là révolution. et de la 10e cohorte des gardes nationales. Un général républicain. du 2e régiment d'infanterie de la garde de Paris. il se rendit. fort. Maltet fixé crut le moment favorable. Mallet avait tout prévu. gouvernait. p. avait eeafu unaneien le projet de changer seul le gouvernement. du haut de mon trône aux la' tête de mon armée que le froid a déqu'à avait failli le ren- du grand empire qu'il encore mieux « le suis Mallet. en uniforme et accompagné d'un de ses complices. ferveur. et se décida r exécution de son plan à la nuit c'était le moment coïncidence. . le caporal Rateau. commençait A onze heures dégénérai. semblable transmis Tout une grande et avait pour son absence. l'épuration rités. Pendant verser que de veiller à la sûreté » Napoléon se justifiait en parlant disait-il. à agir. et nommait un pouvoir exécutif des autoprovisoire.

dans Paris Laborde: tout était il fut désarmé fini et rentré et arrêté. au président. signifiant. qui avaient serve par force (prison). Jconstamment il assuma sur lui toute la responsabilité V de ses coaccusés. qui lui demandait « Toute la France. BMPIRE. Mallet treize trop fut condamné s'il si et fusillé à la plaine de Grenelle. » « Cette idée le frappa. Mallet ne démentit son caractère. 4t . s'empara prison Pasquier. torité se borna à le faire connaître au public par un avis inOn se dédommagea de son silence et de sa ré. disait-on. leurs corps à sa disposition. avec dont tout le crime fut d'avoir été de ses compagnons. des postes du Trésor. A la tête de ces troupes. Jusque-là le ministre et les tout allait de la police Savary. avait des complices vous-même. point qu'il se montra ferme et réservé. et des calembourgs des suppositions sur Savary un fameux tour de et Pasquier. dans A neuf heures avant que L'aul'ordre. fait. et qu'à la décharge calme.(1813) Rabbe et Soulier. Arrivé à l'état-major voulut employer la force contre le général Hullin et le chef de bataillon du matin. sur le vu de ses fausses pièces. de l'Hôtekïe-Ville. » j'avais réussi*. mais cette audacieuse de police Moreau. Il répondit du complot. que de la Napoléon fut stupéfait. crédules. faible défense qu'on lui avait opposée. sur ce qu'ii et ramenait son esprit à de tristes réflexions 1 Thibandeau. et il aurait fallu tromper trop de reposait de la place. Mallet et ses complices furent traduits devant une commilitaire. Mallet monde pour réussir. mission On dit que « dans le cours des débats. entreprise sur une erreur. 310 mirent Mallet mit en qui. on eût soupçonné l'existence du complot. moins de cette tentative. le préfet remplaça par deux aides-de-campde bien.

à la voix de quelques sa grande soldats. les Cortès. Quoiqu'on eût reconnu Ferdinand VII. De son côté. après paré de Ciudad-Rodrigo. _m·o·. après pris et repoussé. elles abolirent le régime féodal et préparèrent une constitution qui fut proclamée le 19 mars 1812. . plus songé qu'à obtenir ce qui leur fut accordé. mes minisde l'État! Un homme est-il pouvoirs les serments. on entama avec Joseph des négociations secrètes Mémoires du duc de Rovigo. mais il fut lui-même s'était emWellington y avoir laissé garnison. Il avait cru surprendre la place et l'enlever surpar un coup de main.v 1 n (1812) avoir déjà donné de solidité à son système sur l'ordre d'un premier mot de ma mort.r. Au commencement la Péninsule de 1812. les Français n'avaient pitulation honorable le peuple Cependant.320 -11-~ A RÉVOLUTION 1 J_ FRANÇAISE. enferme se donc tout ici? les institutions.. ville l'ayant livrée aux Anglais. assemblées à Caconvoquées par la junte de Séville. que l'Impératrice et tous les grands est là. et. pour je ne sais quelle assemblée tandis tres. Au autorités Un concierge les premières ministres sous les guichets Un préfet de la capitale. s'étaient dix vers la fin de 1810. à l'exemple de la Constituante. se prête à faire arranger salle d'apparat de factieux. Puis. il revint à la charge. l'Angleterre la Russie pour faire dans tives. espagnol une ca-t à se lasser de commençait cette guerre le gouvernement s'était constitué. il parvint à se rendre maître de la un bataillon de Nassau laissé dans la citadelle. Arrêtés par l'impossibilité de la reprendre. dit-il des officiers mènent des régiments forcer les croyait saisir des » -« inconnu. rien? » avait profité de notre guerre de nouvelles avec tenta- prisons. le roi de Rome. Cependant un siège de vingt jours. il était allé assiéger Badajoz. Agissant comme assemblée nationale et souveraine.

Alors. Marmont dans cette position il fut blessé dès le l'attaqua premier et son armée choc. et se replia sur le Douro. reprenant l'offensive. fensive le seul point par où Soult et Marmont pussent communiquer (22 mai).(1812) 1- EMPIRE. qui observait se mit en marche Cadix. française quand la bataille de Savint lui porter un coup fatal. ~m_ 1 11 3âl allait triompher. où il opéra sa joncil marcha sur se concentra droite. avait une armée Wellington espagnole que les Cortès avaient mise sous'ses ce qui portait ses forces à ordres. il évacua l'Andalousie dont il s'était fait une véritable et se replia dans tion avec Joseph. De là il s'était avancé sur Outre les Portugais. et les culbuta. A cette nouvelle. Celles des Français étaient de beaucoup inférieures en nombre. Il ne put défendre contre les Salamanque Anglais. avait été réduit à vingt-deux mille hommes. cinquante mille hommes. et en chassa les Anglais. l'aile qui commandait de la gauche. F. lington Il s'établit sur les hauteurs des Arapiles près de Salamanque. Soult. Marmont déboucha prit l'offensive. Salamanque. s'y défendre. rallia sur elle les débris la cause à Burgos et essaya de s'emparer du château mais il fut arrêté par le général Dubreton. Par suite des renforts que Napoléon avait tiré de ses armées d'Espagne pour les diriger vers le le corps de Marmont Rhin. par Tordesillas sur l'extrême droite des Anglais. Joseph n'ayant pas assez de forces pour s'était retiré sur Valence. avec une qui s'y était enfermé de dix-huit cents hommes. battue. et se replia jusAlors qu'à Burgos. Clauzel. renforcé de huit mille hommes. Wellington souveraineté. 21 . Madrid le royaume de Valence Alors. garnison Après trente-cinq jours v. Welforma son armée en masse et recula. Wellington avait continué l'ofil avait fait enlever le pont d'Almaraz. marcha sur Madrid il y enWellington tra sans obstacle. lamanque Après la prise de Badajoz.

compagnons à Napoléon pourvut tout: il activa les grands travaux. poléon s'occupa le vit travaillant espagnole.ft forcé de 00. passa en revue ces vieux soldats et s'inA l'intérieur comme à l'extérieur .QQ'. campagne sembla aller au-dequoique déjà cruellement éprouvée. et activité. (1813) -t ninn t». positions Joseph. la nation. temps.o. menacé avec des forces égales. se trouva prêt à tenir la promesse qu'il avait faite à ses malheureux en les quittant. Il alla visiter les établissements il se rendit avec l'Impératrice à publics.32S rln. se réunir par ses revers. une Bientôt réserve il annonça de trois cent dans le courant que. après avoir sacrifié son arrière-garde. et la situation dans laquelle il la plaçait ne servit qa à faire éclater son énergie et la vigueur de son chef. Wellington Il alla reprendre mais position aux Arapiles (22 octobre) cette fois. ordonnant des dispositions civiles.n1. d'y être attaqué à la faveur d'un brouillard. il s'occupa d améliorations. loin de se laisser sans relàche abattre des moyens jour et nuit. Napoléon refit en peu de d'esprit avec sa prodigieuse une nouvelle armée. connut ce retour de fortune elles des Cortès et firent la constitution et rentra en Portugal. et se créant de nouvelles ressources. l'hôtel des Invalides. Sentant toutè leur nécessité. désastre n'avait pas affaibli sa puissance. mille hommes viendrait de février. vant des nouveaux sacrifices Ce grand qu'il lui demandait. des mouvements de troupes.lnto Wn~nrntnn ~ni. comme s'il n'eût pas douté de l avenir. Nade les réparer. «ÉVOLUTION FBANÇA1SB. et. et que la campagne s'ouvrirait prochaine avec des forces doubles de celles qui avaient combattu la dernière. Ii décampa. multipliant dant décrets sur décrets. On les conseils ren- à la grande armée.PA" se retirer de siège et cinq assauts. ne changea rien aux disles négociations avec rompirent l'empereur de Russie qui re- alliance avec Cependant. Toutefois. fut 'r.

les ateliers. qui fut publiée comme loi de l'État. Il exposa à l'Empereur ses scrupules avait de s'opposer à l'exécution de ce concorpas et les « signé inconsidérément » et par fragilité humaine. avaient intéressé sa conscience à revenir sur des concessions faites dans rétractation un esprit de concorde comme. 565 '1 forma s'arrêtant de leurs dans leur besoins. s entretenant avec les ouvriers. partout était immense. son m'aime des salons et la gros bon sens 4 emporte sur la métaphysique en opposition de vous des niais. avait librement. Cependant. enthousiasme 11 et exaltant et la famipar sa simplicité rien pour s'aaliarité de ses manières enfin il ne négligea et l'idole. le 14 février. Pie VII ne tarda à se repentir. c'est c'est par moi qu'il avancés. sa et il regarda du oorps Napoléon ouvrit. D'après cette convention. devenu siège de la chrétienté. janvier). enrichis. « Partout.non-avenue. initiés aux secrets de nos ennemis.(1813) III empire. Il me suivrait métaphysique c'est qu'il ne connalt c'est par moi qu'il tous que moi jouit sans crainte de tout ce qu'il a acquis ses fils. le pape devait résider à Avignon. la session tif. Il parcourut ensuite les faubourgs. sances. Il prononça le discours suivant législa- . et toupar moi qu'il voit ses bras facilement ses sueurs accompagnées de quelques jouisjours employés. » Napoléon chercha Il se rendit l'Église. raisons qu'il dat. transféré en 1812 en même temps à faire sa paix avec où le pape avait été à Fontainebleau. le 13 février. disait-il au le peuple et m'estime. du souverain Napoléon crut que les conseillers pontife. indistinctement voit ses frères. surer la faveur de ce peuple dont il était l'œuvre Aussi conseil sa popularité d'État. il eut avec lui plusieurs conférences parà la suite desquelles un concordat fut signé ( 25 ticulières. qu'il et d'union. déeorés.

et a dû après avoir essuyé de grandes le territoire de toutes les Espagnes. en quatre jours. offrait aux projets une occasion favorable des Anglais sur la Péils ont fait de grands efforts. n'avait rien changé à l'état prospère de mes affaires. de ce vaste empire.324 REVOLUTION FRANÇAISE. « A la vue des maux qui nous ont frappés. a été reconnue. où. haine. L'incendie triomphé même de Moskow. avons de retarder notre marche les plus été appe- de tous ces obstacles. aux champs d'Ostrowno. en peu de semaines. malgré les larmes et le désespoir des infortunés incendié Moscovites. plus de quatre mille de leurs plus beaux villages. qu'ils avaient Ils ont. «Mais la rigueur excessive et prématurée de l'hiver a fait peser sur mon armée une affreuse calamité. la joie de l'An- « Nous . ils ont anéanti le fruit des travaux et des épargnes de quarante générations. évacuer « Je suis moi-même entré en Russie. pertes. de Smolensk de la Moskowa. j'ai vu tout changer. rallumée dans le nord de l'Europe. nulle nos aigles. (1815) « Messieurs les Députés « La guerre. En peu de nuits. plus de cinde leurs plus belles villes assouvissant ainsi leur quante ancienne en nous et sous le prétexte environnant d'un désert. Toutes leurs espéninsule rances ont été déçues leur armée a échoué devant la citadelle de Burgos. un essaim parricides contre et de devant victorieuses de Mohilow. tenir voir. de Malo-Jaroslawetz russes n'ont part les armées pu Moskow est tombé en notre pou- de ses armes que l'impuissance Tartares ont tourné leurs mains belles provinces lés à défendre. Les armes françaises ont été constamment de Polotsk. « Lorsque les barrières de la Russie ont été forcées.

proposée qu'une dans des démarches solennelles. proclamer la guerre « L'Angleterre à la guerre civile la Providence victime perpétuelle. depuis Ja rupture je l'ai qui a suivi le traité d'Amiens. A la seconde séance. vingt-huit raillions elle sept était cent de quarante-deus pour les millions départements mille sept de . en Espagne. fit eut lieu le 25. notre population avait fait de nouveaux de s'accroître que notre industrie été mieux cultin'avaient que jamais les terres progrès la richesse plus plus florissantes dans les diverses classes de la société. grandeur « J'ai besoin ressources de grandes toutes les qu'exigent dépenses mesures différentes je ne devrai » qui les que Je ne ferai jamais aux intérêts et à la face à mais. France. la première entier les fureurs l'a elle-même de l'anarchie désignée et de la guerre pour être civile. « Je désire ta paix elle est nécessaire Quatre fois. répandue connaît le simple cultivateur « Aujourd'hui. ministre imposer mon proposera aucune nouvelle charge à mes peuples. pour faire circonstances vous moyennant des finances.(1815) EMPIRE. « La dynastie française règne et régnera au monde. ses espérances gleterre a été grande à la Elle offrait nos plus belles provinces pour récompense à la paix le déchireelle mettait trahison pour condition sous d'autres ment de ce bel empire c'était termes. y disait-on vées. 325 n'ont pas eu de bornes. voir voudrait et à toutes le continent en proie mais de l'anarchie. derniers dont recensements. les manufactures D'après cent mille l'ancienne les ames. et conforme paix honorable de mon empire. malgré les gransituation et continentale maritime des armées que l'état de guerre avait continué obligeait de tenir sur pied. Napoléon de la un magnifique au corps législatif exposé présenter de l'Empire on y voyait « que.

Les prairies artificielles des jachères s'abandonne dus.000. et ce que l'expérience démonsubstitué aux anciennes routise sont multipliées le système des arrosements mieux enten- le produit de nos augmentent les bestiaux se multiplient.031 .000 fr.000. année à que le travail livrait chaque une valeur égale à 7. nombre moine et affranchi ce grand suppression qui a constitué de propriétés le patriparticulières. il reconstruit ses maisons et plus solides. à de hauts prix. abondante on tente des essais partout tre préférable est utilement nes. enfin. des manufactures industries on de la main-d'œuvre montrait à 1.035. féodalité des ordres monastiques. des main-morte. à cette des fr.000 fr.526 RÉvonmoi» fiurçàish. aujourd'hui libre d'une multitude de familles jadis prolétaires. les terres qui sont à sa convesa nourriture sont meilleurs est plus ses vêtements nance et plus substantielle.000 en ajoutant la bruts agriproduits nos consommations. il de nos meilleures est dû à l'égalité des partages à la clarté. de nouvelles cultures. à la simplification des lois sur la propriété » et sur tes hypothèques.300. On y portait les produits de l'agricultureà 5.600. ceux velles valeur coles. les races s'améliorent terres. Ce degré de prospérité est dû à la suppression de la des dtmes. . les béliers de race espagnole tons î éclairés sur espèces de chevaux leurs vrais intérêts ils n'hésitent pas à faire ces utiles achats les besoins de nos manufactures de notre ainsi agriculture et de nos armées sont chaque jour mieux assurés. au plus haut prix. Les nouveaux plus commodes procédés dans l'agriculture dans l'industrie dans les arts utiles ne sont plus repoussés par cela même qu'ils sont nouveaux. laboureurs ont acquis les moyens de se procude simples les étarer.000f. (1815) les jouissances qui lui furent jusqu'à présent étrangères il achète. ceux des nouà €5.000.

ponts. et qui avaient. à constituer de et à l'intérêt des événements à l'esprit forme. coûté un milliard. une adresse à 1 Empereur. palais impériaux. s'occupa à la fois aux besoins extraorIl avait à pourvoir les finances. taient Napoléon leur répondit de la nation. venté. trentelions cent vingt-trois canaux et dessèchements un millions t édifiées cent deux million» travaux de Paris. rentes ter Celles-ci reçurent. soixante-deux millions. savoir en douze ans. des embellissements des canaux. on 327 rendait des ponts. fortifications. millions. cent dix-«ept milmillions cent quarante-quatre ports deux cent vingt-sept millions routes. de nos ennemis. allèrent Puis. des routes publics compte des grands travaux achevés ou entrepris. analogue sera ce grand Dans peu d'années œuvre peuples. bénéfices du commerce. n'ont qu'un « Tous mes desseins toutes mes entreprises à de l'Empire.(f8i3) 1 Après l'examen des HH>m«. C?é^ cent quarante-neuf publics des départements. les députés présent dans laquelle ils lui prometbornes. de t'Empire. Dans de mes fallacieuses . but. et tout ce qui existe complètement terminé. pour cent soixante-dix munes. sur le grand-livre. la mise en et décréta cent cinquante millions milliard des biens des eom^ millions. la prospérité que je veux soustraire mes jamais aux lois de l'Angleterre. dinaires de l'année actuelle et au déficit des deux année» il fixa le budget de 1813 à un C'est pourquoi précédentes. de l'administration tait enfin l'histoire générale de régler le corps législatif Dans cette session. une assistance sans des inscriptions de en échange. consolidé. « J'irai me mettre bientôt confondre les promesses à la tête et troupes. par la Providence uni' a été graduelle ma marche cet Empire. et la volonté « Appelé. millions.

1. pour augmenter ses armées actives. expérimentés qu'il avait appelés d'Esfournit les officiers et sous-officiers Par un sénatus-conban de la du premier un an. furent mises à la organisées depuis du ministre de la guerre le sénat ordonna. soixante-dix de canonniers tirées des régiments de marine. de Paris offrit cinq cents hommes de cavalerie tout armés et tout équipés. officiers d'artillerie servi avaient des conscrits été envoyés sur l'Elbe. la grande œuvre qui lui avait été confiée » parts arrivaient ces cinq cent mille hommes. disposition en la levée de cent mille conscrits outre. de 1809 à 1812. RÉVOLUTION FRANÇAISE. » Tout s'organisait. la ville cinq cent mille hommes.328 1 aucune . en effet. nouvelle armée. pour une nouvelle campagne. enfin. De toutes où on lui déclarait pour par qu'il achevât la Providence. deux mille caissons. joint à la conscription formait environ De plus. en obtint Napoléon encore du sénat cent quatre-vingt mille. levés et organisés l'anéléments de vieux de sa sous- mise les premiers pour former il les avait encadrés entre et des officiers pagne. les cent cohortes garde nationale. Midi mille hommes de gardes d'honet se monter s'équiper Outre . (1813) négociation. Déjà six cents canons. l'intégrité de l'Empire n'est ni ne sera en question. savoir mille hommes quatre-vingt-dix de la conscription de 1814. qui. à Napoléon des adresses qu'on « était résolu à tous les sacrifices. La gendarmerie nécessaires la cavalerie. compagnies et six régiments Napoléon s'était née précédente. pour reformer sulte du 11 janvier. Son exemple fut suivi dans tous les départements. il appela cent cinquante mille conscrits de 1814 ce de 1813 qui était en marche. destinés à la défense des frontières de l'Ouest et du de garde nationale neur à cheval qui devaient quatre-vingt enfin dix mille hommes s'habiller.

les deux . du général Yorck. d'entrer Décidée dans la coalition. t.(1813) EMPIRE. Histoire puissances belligéranles Français se d'après laquelle deret les Russes resteraient de la Révolution française. Cette dernière et la bourgeoisie. l'Angleterre agissait Dans son implacable elle avait juré de ne poser les haine. proposa tes. C'est ainsi qu'on régularisa les offres que les autorités tons. pour retireraient Bûchez p. La levée des (15 ou 20 mille francs) euxaux armées les remplacés gardes d'honneur appelait mêmes. le mariage d'une par une alliance elle fit plus elle poléon avec le prince royal de Prusse. 40t. parlementaire derrière et Roux. elle resserra fruits à tenter un subside. son alliance la Russie. Pendant Profitant de sa politique. si on lui donnait ou soixante cinquante mille hommes au service de la France et lui laissa entredes deux pays l'alliance voir le désir de cimenter politique nièce de Nade famille. traita avec la Suède. du sang que le peuple acquittait l'impôt et dont elle rachetait ses enfants temps. et de Napoléon ne négligea rien pour endormir la prudence elle désavoua la défection offrit même. armes qu'après la défaite de la France le temps approchait où elle de notre allait recueillir les avec rupture de avec elle. travailla les populations et sollicita vivement la Prusse et l'Autriche l'Allemagne. un nouvel effort dans ses pour rentrer limites de 1806. de lever sa médiation obtenir entre une trêve l'Elbe. 529 à leurs blesse frais. ter1. d'or crier la nolevée « fit beaucoup C'était sur elle que s'appesantissait si longdepuis à prix en payant des remplaçants. avaient faites au nom fils de leurs qui furent villes et de leurs chargés Ce furent » ce temps leurs de les acquit- can- avec activité. xxxix. la Prusse chercha à gagner du temps.

par à cond'être annonla Prusse un traité mettre d'alliance sur offensive et défensive c la Russie la en pied cent mille mille hommes. tout à coup jetant le masque. De leur l'exploitèrent habilement. armée de ligne. une milice et une levée États de ta confédération. le 22 février. les provinces conquises. et appela ça que la confédération aux armes tous les Allemands « Que chacun". (1813) et ce fut Napoléon rejeta cette proposition.530 rière la Vistule. l'Allemagne c'est donc avec joie qu'elle vit le moment venu de pation la secouer mais. car. il se serait donné le peut-être Alors. les projets d'Alexandre la puissance des armes et de Frédéric » les princes parjures fut créé pour administrer. elle lui déclara la mais. RÉVOLUTION FRANÇAISE. devait Prusse masse. y disait-on noble ou de bas étage. . un tort. cinquante sans compter ses levées quatre-vingt patrie. en l'acceptant. une proclamation du Rhin était dissoute. Aussi son mouvement fut-il à h fois national et révolutionnaire. Alors fut conclue la convention allemands de leur Bientôt étaient de Breslaw. en s'armant contre la France. continua çais. le roi de Prusse temps nécessaire pour se réorganiser. Depuis au proet organiser une dans les en masse souffrait de notre occulongtemps. fit des alliés. appelés sous peine laquelle tous les princes courir à l'affranchissement privés de leurs Etats. des constitutions. seconde de son bien et de prince son sang. De son côté. ils promirent les roiscôté. de cœur et d'esprit. de son corps et de sa vie. On menaça à la cause de de un conseil l'Allemagne. se lia secrètement avec Alexandre ils signèrent. guerre. Alexandre jura « de ne point poser les armes que l'Allemagne ne fût délivrée du joug des FranCependant. à négocier avee la France. elle espérait conquérir la liberté.

que les rois insuravec les armes que contre eux. l'Allemagne peut seule produire bles. qu'ils Quel plus grand faiblesse Mai* cette ouver- de sa force et de leur propre témoignage de Napoléon et. nous sommes tous des hommes vous ouvrons nos est bannie libres le fils du laboureur à partir de 1812.(1813) EMPIRE. c'était brillante. Les exploits plus pour l'avilissement de leurs descendants. « Peuvenez à nous! Dieu est â l'enfer et ses alliés! Toute de Al- nos légions lemands nous de rang. et nous distinction leurs manifestes. elle déclarait et la Prusse l'Autriche « qu'elle se déclaraient son amitié son système de nouveau de protestait restait inébranlable dans était fondée sur les intérêts les que l'alliance les plus permanents. vous rangs à côté du fils du prince. Pendant tement que la Russie contre la France. c'est lui seul qui devait succomber. dans ples. » Ainsi. dont la position était que pour de.la Russie. de saisir. c'est jadis. grès moins pour la France. nos arbres y trouverez Allemands! rien. y disaient-ils. et rendre leur éclat à celles c'est au nom de la liberté ne comptent généalogiques de nos aïeux sont effacés par régénération de nouvelles familles La de no- qui le furent les peuples geaient la révolution avait employées française allaient combattre cette même révolution et de l'égalité contre nous. soyez libres affronterons le langage de 93. 531 et parièrent. plus et pour toujours Les pro- s'efforçait l'attachait 1 Europe. Si elle désirait la paix. de naissance. politique encore à l'alliance après étroitement nos . elle-même. de pays. dans déjà son esprit s était retiré lutte suprême. la prépondérance que cette puissance et son système l'alarmaient. les plus essentiellement plus naturels. salutaires comme les motifs qu'elle devait être éternelle. fait naître c'était l'Autriche qui l'avaient qui l'avait recherchée elle avait bien réfléchi avant. nos cotes.

trop l'Autriche pour avait au'elle abaissée Napoléon pris son parti ne cherchât point à se . donne à « Outre les sept millions sterling qu'elle ajouta de elle nous offre dix millions la Russie. » soient dans le plus grand délabrement. et. et prenait longDepuis temps. Nous avons repoussé quoisystème. l'avait en effet. qu'elle influer non qu'elle par son importance propre. à employer » monarchie. faire un pas à son insu. en mesure c'était de ne pas la paix. l'y autoriserait. que comme n'agir ne point de laisser faire le qu'il proposait. les inquiétudes de qu'un même intérêt rains. Si on voulait agît officieusement. La France. ment il laissait dire. ses vues. prétendît aussi mais par la force que donne un esprit de conciliation que le sien. étaient des considérations aux deux de repos altéré par souve- désirait la seule donc ardemment de son alliée. Napoléon L'empereur elle les ferait valoir de dicter qu'à lui seul était n'avait position consolider qu'elle la puissance la paix. qui la enviait en Europe. et de presser les préparatifs pour une à Nous nous engageons. de son côté. (1813) revers. avait celui de aussi besoin son bonheur intérieur. laisserait L'Autriche dans la guerre. à il conviendra à l'empereur Napoléon. « qu'elle l'Autriche déclara Au sujet de l'Angleterre. faire connaître désintéressé intact.NÇAISE. pour changer son offre avec mépris. avec elle de relations directes que quand la France n'aurait elle » Poussant plus loin la confidence. rendait communes l'Impératrice. et qui ne pouvait que elle était prête. qu'on bases lui seul était lui demandait. Tout ce les faire connaître très-généreuses cabinet autrichien nouvelle campagne.332 RÉVOLUTION PHA. si les Russes se refucontre eux toutes les forces de la sent à la paix. que nos finances seuleVaines protestations! Napoléon n'en était pas dupe ses mesures. disait-elle.

la route par où elle de Rippach. Cloud. De son côté. Déjà ils s'éDe leur côté les Prussiens De l'Elbe. temps de prendre il quitta SaintAprès avoir confié la régence à Marie-Louise. Napoléon s'il ne voulait pas être prévenu. emparés vit qu'il était Eugène s'était retiré sur la Saale. le lendemain senfels. à l'avantl'ennemi à Weis- le général Wintzingerode dont l'une était celle du divisions. en quatre corps il y passa ses avec les prinil se. mancommandaient la garde. à une médiation intervention Bientôt. « Quinze ont donc été chassés de ces belles plaines pareil nombre d'infanterie. mille hommes de cavalerie. rencontra passa la Saale à Kosen. avaient occupé taient les Russes Hambourg. secrètement S35 alliée à la traitait de Breslaw. en revue troupes ces de la confédération. et fraya à toute l'armée vint s'établir dans les plaines de Lutzen. ces trois qui commandait général Lanskoi fanterie. œuvrait pour opérer sur Leipzig. 1er mai. Bertrand Soult. enleva. s'avançaient toujours. le 15 avril. à peu près par un Ney. le défilé le repoussa. Ney. ils avaient pour divisée et Oudinot.'Marmont. qu'il n'avait pu garder. elle convention nait et tandis avec kmpire. division d'inl'ennemi n'a montré qu'une plus prudent par le combat de Weissen- . rendit à Erfurth. l'offensive. Son armée chefs était le 19 à Mayence conférences et eut plusieurs et arriva De Mayence. Tandis qu'Eugène Bessières sa jonction avec la grande armée.1815) relever. de Dresde. ordonet. Mortier. et de langage vis-à-vis de la d'attitude changeant son elle déclara à Napoléon qu'elle devait borner France. avec des forces considérables. à l'exemple nationale par la levée de sa landwehr. Cependant. Devenu C'est disait le bulletin.. comme son qu'elle se présentait adhérait ses ennemis. Wittgenstein celle-ci se dirigeait s'avançait garde. l'insurrection de la Prusse. armée.

Pi« de le prévenir gau et Zeist. dont le corps formait lextrémité de la gauche. (1813) fels che. . par grande expérience que par ses qualités civiles et son attachement à l'Empereur. pour bien reconnaître Ce maréchal. pour la journée du 3. dont un chef etcînquante-cinqblessés. Napoléon établit son quartier général à Lutzen. 'de bataillon. lui perça la poitrine. du bel ordre -]-- u -1 '1 hommes. dans une position toute différente de celle où ils avaient et où elle était effeccompté la trouver.. sa de l'arme de la cavalerie. pensant qu'il ne pourrait attaquer que le 3.i_ R~VOLUTJON FRAr4ÇAISE. Il s'était avancé à cinq cents pas du côté des tirailleurs la plaine. afin de déconporter certer les projets de l'ennemi. Sa mort sur le champ d'honneur est la plus digne d'envie. l'ennemi résolut d'attaquer Cependant l'armée pour la des positions déposter qu'elle avait prises. en comparaison qui a eu trois colonels trente officiers et quatre cents hommes tués ou blessés. résolut Napoléon dans son mouvement. qu'on peut à juste titre nommer brave et juste. coupa le poignet au duc d'Istrie (Bessières). et le jeta raide mort.s il a été écrasé trente-trois et du sang-froid de notre marn'a osé aborder d aucune part l'infanterie. et de placer l'armée française. le premier coup de canon qui fut tiré dans cette journée. mais. » Dans la nuit du 1er au 2 mai. outre un grand nombre de chevaux. Il est peu de pertes qui pussent être plus sensibles au cœur de l'Empereur. et Notre perte se monte à par notre mitraille. était recommandable autant par son coup-d'œil militaire. Apprenant qu'il débouchait et passait l'Elster aux ponts de Zwenkau. de se sur Leipzig. ordonna au général Lauriston.554 r. et. Cette perte pourrait être considérée comme extrêmement de celle de l'ennemi légère. de laguerre par une de ces fatalités dont l'histoire est pleine. et étonné l'ennemi i.

avec ses trois divisions. du matin. et de porter » leurs colonnes. Leduc de Raguse. 335 tivement dans le 2. avec d'une ses cinq divisions. L'ennemi immenses. le-champ reçut l'ordre de la Moskowa mais il lui porter sur la gauche du prince fallait troisheures ce mouvement.Le pour exécuter prince de la Moskowa prit les armes. ainsi la confusion et le désordre dès le matin. et couvrirent chargesavecsangde l'élite de la ca- . l'horizon pivoter sur et prendre l'ennemi l'armée ennemie dénoire pr© la faire sur plusieurs colonnes d'une en était obscurci. l'arrêta tout court. Les de Weissenfels. tint te combat. eut ordre de au moment le plus fortement du plus brillant La forengagée. qui au bout ble. les ponts en avant de cette venaient troupes d'attaquer ville. occupait l'extrême déboucher sur les derrières où la ligne se trouverait tune se plut à couronner Le général de l'armée Bertrand ennemie. Ce jour-là. marchait de son entreprise. de la Moskowa. droite. de l'Elster. et. Napoléon « n'attendait res positions seraient toute son armée dans Leipzig. qui dispositions. une Napoléon ayant entendu canonnade du côté de Leipzig. marine soutinrent régimehts"de plusieurs le champ de bataille froid. demi-heure devint souterri- présentait fit sur- à la tête de la garde Sa Majesté se porta elle-même soutenant la droite du prince derrière le centre de l'armée. succès toutes ces L'ennemi.(1813) EMPIRE. à revers boucha fondeur que le moment enlevées pour mettre cette direction. du premier duc de Raguse. où ces dernièen mouvement passer sur la droite mais à dix heures vers Kaia. gagner le chemin général de brigade mière division du certain de la réussite paraissait notre droite et pour déborder Le général Compans. à la tête de la premérite. des forces qui paraissaient L'Empereur Le vice-roi de se ses dispositions. Nos s'y porta au galop.

des Quatre du prince de la Moskowa étaient cinq divisions déjà engaLe village de Kaïa fut pris et repris fois. Jamais la nécessité de frapper au contraire. Napoléon. le général Girard. bau dirigea le général Ricard pour reprendre le village. « La bataille embrassait une valerie le combat. et venger la pulvériser France de ses malheurs. abordait moment. poussière Au même et le duc on commençait et les premiers feux moment. contemplaient une part active. le vice-roi de Tarente à apercevoir dans le lointain la du corps du général Bertrand. l'empereur de Russie et le roi de Placés Prusse prenait sentait vait fut repris. jeunes soldats leur criaitLa patrie il en avant vous regarde sachez mourir pour elle » « Cependant. Dans ce appuyait il redoubla ses efforts sur le centre le village de de ta grande armée . de fumée et de tourbillons de poussière. Blessé de plusieurs partout. de vaincre ou de mouFrançais qui avaient balles. entraiten ligne sur la gauche. le général Girard voulut rester sur le champ de bail déclara vouloir mourir en commandant taille et dirigeant ses troupes. couverte de feu. Au milieu du feu. il gées. d'artillerie et de cavalerie étaient sur le centre. prince de la Moskowa. (1813) mais les grands efforts d'infanterie. ligne de deux lieues. puisque pour tous les du cœur. il animait ses « C'est la journée de la France. Ce plusieurs Le comte de Lovillage était resté au pouvoir de l'ennemi. y il ne s'exposa davantage. » sur la hauteur.336 _1_ RÉVOLUTION '1 FRANÇAISE. Il ce coup de tonnerre qui de- les espérances de ses ennemis. Le le général Souham. 1 Bulletins la réserve de l'ennemi et attaquait au village où l'ennemi sa droite. étaient faisaient face à tout. le moment était arrivé. ennemie. rir1.

coup à se « Nos jeunes soldats ne considéraient ont. porter en avant en battant Cavalerie. se rallia Sa Majesté jugea que le moment de crise qui l'Empereur décide du gain ou de la perte des batailles était arrivé il à perdre. rangée en bataille derrière. culbuta la charge. Sa Majesté ordonna toutcequi s'y trouvait. infanterie. la noblesse du sang de Prusse a été royale de Russie ont considéde dix régiments de sans emporta et continua l'ennemi. tout se mit en retraite.~f fut EMPIRE. à son aide-de-camp le général Drouot. artillerie de l'ennemi. et de la placer en avant de la vieille garde. ordonna au n'y avait plus un moment L'Empereur duc de Trévise de se porter avec seize bataillons de la jeune au village de Kaïa. notre mais centre cette fléchit. valeureuse en criant 357 queljeuVive Ade nouveau emporté se débandèrent ques bataillons nesse. fléchit férir de tous côtés. ont été écrasées.(1813) IW~ Kaïa f. V- 22 . au galop avec leurs quatre-vingts bouches à feu placées en un même Le feu devint L'ennemi groupe. Les généraux Drouot et Devaux partirent Dulauloy. sur Au même moment. à la vue de l'Empereur. de donner tête baissée. « Notre perte'se monte à dix mille hommes tués ou celle de l'ennemi blessés peut être évaluée de vingt-cinq à trente détruite. La garde Les gardes de l'empereur souffert les deux divisions russes. de culbuter de reprendre le village. épouvantable. Le duc de Trévise le village de Kaïa. qui fut disposée en échelons comme quatre redoutes. de réunir une batterie de quatregarde vingts pièces. et de faire main-basse l'ennemi. dans cette circonstance. rablement cuirassiers mille hommes. pour soutenir le centre. Ils pas le danger. révélé toute » francais Bulletins de la grande armée. toute notre cavalerie. officier d'artillerie de la plus grande distinction.

tailles d'Austerlitz. Vous n'a trouvé de refuge « Dans la campagne passée. pour. des bafrancais. ils arrivaient « Aujourd'hui. je que je commande » Peu et de dévouement. et par le roi de PrusAlexandre commandée par l'empereur lustre à la gloire de mes avez ajouté un nouveau le sang tout ce dont est capable vous avez montré aigles. et avec une artillerie rangée. les armées françaises. respiraient dit Napoléon. de Friedland d'Iéna. laient allumer un incendie moral Moskow elle-même Ils vouet le Rhin. mettre dans nos contrées. content de vous Vous avez mon atrempli bonne volonté et Vous avez suppléé à tout par votre Vous avez. tout entiers dans le grand désastre « Depuis vingt ans encore dans leurs enfants. tre armée. (181 3) Telle fut cette mémorable journée que les vieux soldats de la grande et qu'ils de Moskow. entre la Vistule despotiques. en bataille et soutenues elle fit voir à l'Europe armée n'étaient pas morts Napoléon armée sa satisfaction « Soldats! a Je suis tente. La bataille de Luizen sera mise au-dessus et de la Moskowa. supérieures. nombreuse. qu'en suivant la méthode féroce des barses ont incendié bares ses ancêtres des armées de Tartares ses villes. défait et mis en déroute l'armée russe et prussienne. l'ennemi contre nos armes.338 RÏVOLUTIOH FRANÇAISE.. dans la célèbre journée du par votre bravoure. n'ai jamais vu plus de bravoure noet composée en grande partie de conscrits. sans cavalerie. 2 mai. de forces numériquement cavalerie et une artillerie témoigna. la sainte campagnes. en effet. formidables. en ces termes. de triompher. par une à son à venait peine suffisante. se. selon l'usage des gouvernements des déserts entre nous et eux .

quoiqu'il vaincu fois. comme dans la qui lui resta fibonne fortune. pour ne fournissait c'était renoudisaitles les portes de Leipzig Français dans cette dernière fit son entrée le roi de Saxe. avec soixante Ney. climats. de Russie et le roi de Prusse l'empereur Cependant. déserts Cette victoire ouvrit aux et de Dresde. la bataille. elle n'était que dehors de Napoléon. . léon sur les derrières lui étaient de l'ennemi. à recevoir mée. par ce mouvement.(1815) « Dans complots. 538 déjoué tous leurs dans leurs affreux Qu'ils restent de barbarie dans et de glaCès. de Bautzen. capitale. renforcé ils avaient leur aravaient pris position à Bautzen. seul mettre un congrès pouvait tingent voulant donner une nouvelle preuve de son désir Napoléon. hommes. Ney marchait de rétrograder lui prescrivit Napoléon devait tomber. vous avez ces Tartares pas franchir. par Bautzen. » généreux. sous les murs l'attaquerait Bertrand. Napo- donald. et paraissaient Napodisposés de Torgau sur Berlin léon partit de Dresde. séjour d'esclavage. de ses mauvaises écrivait-il dispositions à son beau-père. même de front. à légal de la brute 1 est ravalé où l'homme corruption. journée. soumettre. l'Autriche « L alliance amicales existait. mourir je préférerais si l'on voulait me dicter « Touteà son égard. fût conpour la paix. sur Bautzen. sur la Si- Napoléon le 8 mai. accepta l'offre de V Autriche. dèle dans Alexandre lésie. suspendue conserver de l'impartialité plus son conqu'elle » fin à la guerre. mille que Napopendant MacDéjà Marmont. comme tous les Français les armes à la main à K|e des conditions. A la nouvelle du succès vela ses protestations elle. • de l'Europe Soldats vous avez bien mérité civilisée. leurs une seule Nous rejetterons ne doivent qu'ils empire. Il rétablit la mauvaise et Frédéric se dirigèrent.

je veux m'entendre des Autrichiens. répondit mais Frédéric Napoléon. au centre. il lui envoya un parlementaire chargé de lui proposer un armistice. jamais je n'ai en une plus belle chance de succès. » . les considérer comme des qu'on pouvait places fortes. il occupait. reconnaître la position de l'ennemi. » Tout la Sprée. retranchée et couverte par des redoutes aux mamelons fortifiés de Krekewitz. Sans cela. en arrière. les armes à la main car j'aurais de la cavalerie. le front sur de l'ennemi lieue fatales était couvert sur une et demie de terrain. n'y est plus. à droite. je ne lui monde. « Cela est vrai. dit le bulletin. Dans ce but.de quel que fût le résultat de la bataille. il fit Sur-le-champ. Ce serait sur les bords de la Vistule que je leur dicterais mes et que mon beau-père me supplierait d'oublier conditions. « Oui disait-il en attendant la réponse d'Alexandre. Napoléon tenta d'y échapper en s'adressant directement à Alexandre. formidable. le 19.340 RÉVOLUTION FRANÇAISE. sans doute les suites de la médiation. il s'étendait Prévoyant l'Autriche. dans la matinée. je ne demanderais jamais une plus belle occasion les affaires du pour finir. A gauche. aux montagnes des Géants. Ils sont loin de s'attendre à ce proposerais pas l'armistice. qui domien outre. Si nous étions d'un plus vieux. naient s'appuyait crénelée. « où l'on avait fait tant de travaux. mille hommes qui va leur tomber sur le corps ( les soixante de Ney). beaucoup retranché. le passé. une douc'était un plus forte que la première liés garni de nombreux ouvrages la Sprée ble position vaste camp entre eux par des ravins et un ruisseau et marécageux. pour me débarrasser mois avec les Russes oui. appuyé sur trois villages. » C'était une position l'ennemi à la ville. On lui rapporta que c'était celle-là même qu'avait autrefois le grand occupée Frédéric. (1813) léon y arriva.

de s'approcher sur la Sprée. de jeter un sur la Sprée. au prince de la pour inquiéter sous les ordres duquel étaient le troisième Moskowa. de tourner la droite de l'ennemi. Reggio. la canonnade et le général Régnier. n'eut pas besoin de jeter son pont sur chevalets il trouva devant lui un pont de pierre dont il força le passage. passa un des bras de la Sprée mais l'ennemi conserva les hauteurs et. à sept heures du soir. l'ennemi fut rejeté sur sa seconde Le général Bertrand position. entre Tarente.(J815) EMPIRE. et d'attaquer les la gauche de l'ennemi au duc de montagnes qui appuyaient de jeter un pont sur chevalets sur la Sprée. et. « A midi. corps. qui appuyaient entre le corps du prince de la . Moskowa et notre « L'Empereur se maintint armée. et sa droite. ne répondit C'était le 20 point. « Il donna ordre fit ses disau duc de de passer la Sprée. forme auquel Sa Majesté avait donné le commandement du centre de passer la Sprée supérieur la droite de l'ennemi. à une demi-lieue de dit le bulletin. et de au duc de Dalmatie. dans l'enfoncement sur la gauche. Bautzen autre que et les montagnes pont sur chevalets cette rivière au duc de Raguse. 341 Alexandre positions. Après six heures d'une vive canonnade et plusieurs fit sans succès. charges que l'ennemi le général Compans fit occuper le général Bonnet Bautzen le village de Niedkayn. Alors Napoléon mai. Le duc de Tarente s'engagea. entra à huit heures du soir à Bautzen. enfin. Lauriston de passer et de se porter sur son quartier-général là sur Weissemberg. de Wurtchen. Le duc de Raguse jeta son pont tout son corps d'armée passa sur l'autre rive de la Sprée. Bautzen. le comte Klix. et enleva au pas de charge occupa un plateau qui le rendit maître de tout le centre de la position de l'ennemi le duc de Reggio s'empara des hauteurs. par ce moyen.

sage de sa défaite. se porta sur de Bautzen. en avant nonnade nemis. devenaient et trois redoutes corps. midi ou une heure. quarts de Reggio soutenait l'Empereur de lieue en avant une vive fusillade la gauche de l'ennemi. la bataille de de la bataille de Wurtchen. « A onze heures. gées. à cinq heures les hauteurs. « Le duc hauteurs à trois du matin. a Cependant. afin que leur gauche ne fût ordonna aux ducs de Reggio et pas tournée.5*4 fut accueilli. qui formait une bonne au prince de la Moskopour s'opposer partie de son armée. Déjà toutes ses dispositions de la bataille ne devait plus se décider Ses immenses La droite travaux inutiles. « Le 21. Cette joursi elle était isolée. née. rière cents Le destin ses sa position. que défendait de cette position avaient qui sentaient l'importance placé là une forte partie de leur armée. timents délivrés RftVOLUTlOB FlANÇAISB. sur les de sa position. devenait son centre. la posn'étaient à comprendre Ses espérances dès ce moment. et de lui masquer la véritable dont le résultat ne pouvait pas se faire sentir avant attaque. le préétaient chander- retranchements. sibilité d'être pourrait appeler. Les Russes. (1813) que des Stein et les autorites. avec les senpar les habitants devaient avoir des alliés heureux de se voir des Kotzbue et des cosaques. L'Empereur de Tarente le combat. dans un lieu qu'il n'avait pas étudié et qu'il croyait hors de sa portée. qu'on Bautzen. wa. les redoutes marcha une à mille toises caend'entretenir épouvantable et tous les retranchements . n'était que le prélude l'ennemi forcé dans commençait plus les mêmes. devant le duc de Raguse et engagea de sa position. afin d'empêcher la gauche de l'ennemi de se dégarnir. qui était opposée au quatrième et il était obligé de jeter sa droite. et il devait avoir.

le chemin de Wurtchen rie de réserve. dès lors. infanterie et cava- faciles masquées par un rideau. L'Empereur. et menait batA tant ce qu'il avait devant lui jusqu'au village de Preilitz. dont il dirigea le « Le général Devaux établit une'batterie. passait la Sprée. tre divisions quantité de l'ennemi. le prince de la Moskowa culbutait au village deKlix. en vingt minutes. indiqué. Le duc de Dalmatie commença tout le danheure après midi. qui avait compris qu'avait prise la bapar la direction ger dont il était menacé le avec avantage taille. avec soixante généraux le duc de Tréen avant. 143 « Lia garde lerie. se dirigea sur l'auberge à Bautzen. à l'attaque du duo Il voulut s'opposer pêcher de déboucher. L'ennemi. les quaet une grande Latour-Maubourg de droite de là position de Farinée russe. se porta. avec les divisions de Klein-Buschwitz. enle- gauche. Les feu sur les masses qui voulaient reprendre pièces de batteDulauloy et Drouot.(1615) EHPIRE. mais les réserves de l'enneil enleva le village dix heures. avaient des débouchés éeloii pour se porter en avant par la gauche ou par ta droite là journée. L'ëttnëmi fut tes vicissitudes que présenterait sur le véritable tenu ainsi incertain point d'attaque. coupant garde. le le quartier-général avancées mi s'étant pour couvrir le village de fut ramené. Le moment de décider la bataille se trouvait de Dalmatie. et la réserve de l'armée. Pendant l'ennemi ce temps. Enfin. sentit que le seul moyen de soutenir était de nous emcombat contre le prince de la Moskowa. vèrent qui était devenu le centre « La division Morand et la division wurtembergeoise le mamelon dont l'ennemi avait fait son point d'appui. et perdit de la Moskowa prince à déboucher à une Preilitz. . général sur d'artillerie du le flanc bien à par un mouvement avec la garde. sa position. se portèrent de la jeune Uumoutier et Barrois vise.

Il était trois ayant débordé l'armée ennemie. et qu'un feu épouvantable se grande incertitude faisait annonça entendre sur une que la bataille débordé Bientôt. Le prince de la Moskowa en profita. Il prit le village de Preisig. deSchoppen le lendemain de cette bataille. quand un boulet perdu le frappa mortellement. « dit-il. l'Empereur Il le trouva avec toute sa connaissance et mongrand Le duc serra sang-froid. de lui pouvoir que le il fallut le chasser en ligne de trois lieues. Sire. » l'Empereur le plus qu'il l'Empereur. fit une perte Napoléon. « Toute à votre service. et s'avança.irez » « un jour « Oui. et réalisé triomphé les espérances de notre patrie. en effet. combattant et de Reichembach deWeissemberg. lorsque l'armée après midi de succès. rompu au centre par Napoléon. rien. de Frioul. menacé à revers par le prince de la Moskowa. « L'ennemi « L'ennemi fnt obligé fut obligé sur Wurtchen. et que nous nous retrouverons m'attendre « que vous. cruelle. la main ma vie. Je laisse une fille je ne me reproche « quand « toutes «Votre Majesté lui servira de père. porta sur ses lèvres. « Dès que ses bivouacs. l'ennemi se mit en retraite sur Gorlitz mais il ne laissa en notre On le poursuivit champ de bataille. de vos ennemis. il est une autre vie C'est là « Duroc. a été consacrée dont elle pouvait « que pour l'utilité lui dit l'Empereur. (1815) de dégarnir sa droite droite nnnr de sa dégarnir pour narer parer à cette nouvelle attaque. J ai vécu en hon« nête homme. à droite par le duc de Raguse. et que l'armée eut pris alla voir le duc ajoute le bulletin. était gagnée. Duroc venait de le quitter un ordre pour donner relatif à son service. trant les postes furent placés. et marcha en avant. » vous aurez et je ne la regrette » vous être encore . mais ce sera dans trente ans. à gauche par la garde.344 RÉVOLUTION FRANÇAISE. heures était dans la plus et.

M. ravageant continua à le poursuivre elle entra dans Gorlitz. devant Le sa droite. 548 « L'Empereur. C'est » que NapoNe vieux amis. jour ses Cet éloge. par ces coups de celui qu'elle lui préparait? Napoléon chargea rapides. allez vousgauche. ainsi « en léon voyait tomber chaque plus semblait-il pas que la fortune voulût l'avertir. quitta le duc de Frioul sans pouvoir lui dire autre chose que ces mots « Adieu donc. . était Schweidnitz Breslaw. Duroc toute la nuit. Mais. Marmont à Glogau à sous Régnier. au l'Oder et de gagner Breslau. les routes. et Bertrand.(1813) empire. son centre. détruisant ses parcs. et Sébastiani. mon ami » Sa Majesté rentra dans sa tente. ce spectacle vous peine s'appuyant sur le duc de Dalmatie et sur le grand-écuyer. Notre bagages. dans le plus profond silence. « Ah » L'Empereur. Alors. Cette singulière marche prouvait suffisamment Napoléon 1er juin. sous Victor avec l'Autriche. devait être prononcé en présence de l'Empereur dans l'église des ne lui permimais les évènements Invalides qui suivirent rent d'estime pas de donner cette marque mémoire de ses deux fidèles compagnons et de regret d'armes. armée passa la Neiss. chal. lieu de repasser la Queiss le Bober. la moitié le qu'il était en intelligence suivit dans son mouvement sous Macdonald. Villemain de composer l'oraison funèbre du grand-maréchal Duroc. En quelques jours. à la l'ennemi se retirait en bon ordre. et ne reçut personne pendant Douze heures après. Sire. serrant de la main droite le grand-maréla tête appuyée sur la main resta un quart d'heure. l'ennemi sacrifia ses communications par ce fleuve et la Pologne pour aller s'appuyer sur la Bohéme. ainsi que celui de Bessières. brûlant ses Cependant. de retraite. Ney et Lauriston. se voyant sur le point d'être sa gauche. il avait délivré la Saxe et conquis de la Silésie. expira. la Katsbach.

amener un rapprochement acceptèrent crut Napoléon dans les propositions que cette trêve à un arbataille. à Friedland. Napoléon pour Dresde. dans avec eux et les à m étouffer. çaient notre existence. y pourvoir et l'esprit de l'intérieur. deux traités par l'Angleterre. cet armistice nousdevenir bien fatal. leur accordait un subside. la route et consentit une seule fermer et leur au moment où il pouvait. accusé la guerre. la Russie une alliance offensive et défensive et la avec et signèrent. de mes ministres mêmes. du temps. de me jeter dans les bras de ces mêmes qui me pressaient ennemis! » l'armistice fut signé le 5 juin Après six jours de débats. » pouvait échecs. # Austerlitz. « Quelles n'étaient pas mes tribulations à Sainte-Hélène. les 14 et 15 juin. que « si les alliés n'étaient pas de bonne foi. Dix jours après. qui menaqui. le rendirent trois fois son génie se côté. à Reichembach. de réparer leurs en partant disait-il. en parlant de cette époque de sa vie de du danger et à me trouver tout seul à juger de l'imminence de me voir placé entre les coalisés. (i813) 11 sur les montagnes. entre nos ennemis. semblait faire cause commune son aveuglement. les souverains acculés qu'ils pourrait mistice refouler avaient et sentant alliés la nécessité 1 1 de gagner 11 repoussées. Aussi. Prusse conclurent en effet. sur eux-mêmes les alliés Qu'étaient devenus de la France. ner le temps aux coalisés de se réorganiser. à Marengo. qui s'apprêtaient harassements de tous les miens. lesquels cette dernière puissance . il lui fallait montrer qu'il ne d'autre désir que faisait que se défendre. et qu'il n'avait a-t-il dit la paix. C'était donà Plesswitz. il devait durer jusqu'au 28 juillet.548 '11 '1 RÉVOLUTION FRANÇAISE. Ne semblait-il maître de l'Europe? pas que ressentît de la fatigue commune ? D'un autre de ne vouloir que ces coups d'audace qui.

334 empire. et qu'elle la balance devait faire pencher du côté où elle jetterait son nements épée. telle était la situation que les évéet ses intrigues lui avaient faite. lait établir par la sage répartition dit Napoléon en l'interrompant. l'arbitre du sort de l'Europe. et vous venez me parler de médiation. du nouvel ordre qu'il voudes forces. son que l'empereur. Or. elle proposa. mais n'oubliez pas que je . dans ce moment. elle devait pas encore en mesure de se déclarer. Quel résultat stice ? Je n'en connais pas d'autre que les deux Reichembach. mais n'étant coalition. la paix était faite. par M. du congrès. Vous puissance du temps. avez voulu gagner vos deux cent aujourd'hui mille rière hommes le rideau prêts. « Parlez clair. de Metternich envers la coalition. votre médiation devient il ne vous convient l'inhostile plus de garantir de l'empire Je gagne deux batailles. M. voulut lui-même Napoléon négocier avec ce ministre. Schwartzemberg de la Bohême. Metternich. tégrité français. Sans vode l'armitraités de On parle aussi d'un traité avec une troisième mais vous en êtes mieux informé que moi.(1813) à à l'nnA I une Ha de 1 333 33A 1. et soupçonnant les engageVoyant le but de l'armistice. au nom de l'Autriche. d'armistice tre intervention. qu'elle se trouvait. que voulez-vous? Voyons. ments pris. pour gagner du temps.333. parla de l'influence était jaloux d'acquérir.666 entrer dans la ri» de fifift sterling livres Quant sterling. mes ennemis sont au moment de revenir de leurs illusions. mes embarras ce qu'il pour recouvier est de savoir si vous pouvez me rançonner » traitons. livras livres atArlinir 347 •à à l'aritr» l'autre RRR 666. Votre cabinet sont les réunit derveut profiter de a perdu. voilà donc. La question sans combattre. à l'Autriche. de Metternich maître. l'ouverture et offrit sa médiation. Celui-ci étant venu le trouver à Dresde « Vous lui dit Napoléon.

vous voulez camp à l'autre. derrière le Rhin. l'Angleterre pour jouer ce rôle ? » paie-t-elle « Dans Blessé au cœur. sans même tirer l'Autriche. » Alors. « Quoi moitié Votre neutralité vous. la Pologne. en sont au et 1 abandon de la confédération riez de la modération votre alliance d'un VoHà donc ce que vous nomme? Vous n'êtes occupés qu'à transporter Au fait. hommes. c'est mon beau-père Ah vous envoie que se flatte de me faire souscrire est aux portes de Bertriomphante quand jesuis ici à la têtede trois cent mille sans dbup férir. l'Illyrie. M. l'épée. pirez tous qu'au démembrement il me faudrait ramener mes légions. m'en je suis vainqueur. le retour l'Espagne. de Metternich garda le silence. du Rhin du Pape à Rome de la Hollande. à de telles conditions! Et qui accueille un tel projet! c'est lui qui combien vous Metternich. me livrer ceux flottent dont à mes ennemis. . rester vous. de disposer de nos est tout qu'à les choses neutres. le ministre autrichien non-seulement mais la Napoléon. la crosse en l'air. de la Vistule aux bouches armée à la générosité de Et c'est quand mes drapeaux et sur les rives de l'Oremettre der. la Russie veut la Pologne. les Alpes et les Pyrénées. l'Italie. quand mon lin et de Breslau. cile à votre politique.348 RÉVOLUTION FRANÇAISE. veut la Hollande et la Suède veut la Norwège. de la Suisse. Il ne tient forces. ce que je demande. (1813) suis un soldat qui sait mieux rompre que plier. e-it l'auteur des Mémoires d'un la colère qui ranimait. dit Metternich. s'écria de l'Italie de point que nous ne pouvons il faut que nous soyons pour ou contre fit ses propositions. Je vous offre l'Illyrie'pour rester neutre cela vous convient-il ? Mon armée est suffisante pour amener les Russes et les Prussiens à la raison. la Prusse veut la Saxe. l'Angleterre vous n'asLe mot de paix n'est qu'un prétexte la Belgique. de l'Empire Dofrançais.

il s'ouvrit le 29 juilCe congrès devait se tenir à Prague deil fut arrêté que l'Autriche let. au nom . . Déjà le congrès et qu'elle était entrée dans la coaliqu'il n'était plus temps. rompu.. furent signifiées à Napoléon par l'Autriche. donc sa médiation. Si le 10 au soir au moment où devait expirer mistice. propositions août. reprises sa fierté se réhésita.(1815) EMPIRE. de Metternich se retira. ainsi manderait duché de du des puissances 1° La dissolution la Russie. Ces le 7 l'ar- le congrès devait être Napoléon n'avait j*ts accepté. et les hostilités dès le lendemain. 549 Homme d'État. de et dans leur indépendance 3° la renonciation du aux titres de médiateur de la confédération Napoléon Rhin et de protecteur suisse. Jusque-là vainqueur. On ne tarda pas à s'apercevoir que la médiation et achever qu'il offrait n'était qu'un masque pour couvrir ses armements. et que l'Autriche avait depuis longtemps croire que ne pouvait pris son parti. déclara s'était dissous l'Autriche sez tard. Cependant. respectueusement autre moment il ne le fit pas alors et l'Empereur le repoussa sans le fouler aux pieds. 4° la rede la confédération de l'Ilconstitution de la Prusse S0 la cession à l'Autriche lyrie 6° l'indépendance de la Hollande et de l'Espagne. qui serait partagé 20 le rétablissement des villes de et la Prusse.le ministre Napoléon autrichien l'eût avait laissé tomber 1 son chapeau relevé en tout 11 l'Autriche Hambourg franchises dans leurs anciennes Brême Lubeck. etc. Napoléon volta à l'idée de subir les conditions des vaincus. Après de longs débats. Napoléon sacrifierait une alliance qui reposait sur l'empereur François Il accepta des intérêts si chers aux ennemis de son gendre. Il se décida sa réponse que le 10 asmais il ne fit connaître cependant. et du congrès que l'ouverture consentit à proroger l'armistice jusqu'au 10 août. » Bientôt M. entre Varsovie.

mées sous Bernadotte campait sur le Hacelle de Silésie. ensemble armées.. le nom de la paix » » tion. n'avait à opposer à Prague. berg avait les négociations.310 REVOLUTION FRANÇAISE. Pendant à profit. à cette masse d'ennemis et étrangers par Oudinot sous son comBliàcher était Ces par quelques princes allemands. sous Napoléon deux cent trente quatre-vingt-dix devaient opérer mandement Schwartzemberg. la bataille que de ses cent A la reprise des hostilités. spusBlùcher. commandés sur Berlin étaient direct. la coalition vingt mille hommes sous les armes. ne auquel Moreau qu'on avait fait venir des États-Unis. trente mille cinq cent vingt mille celle du Nord. de l'Angleterre devait recevoir que l'Autriche ( 13 millions par mois). Schwartzemberg et Wittgenstein avec cent mille Russes et Autrichiens. envoyé de chaque fut pas. pendant Prussiens. et arrêté le plan de campagne. D'après ce plan. un congrès et plus sacré pour les hommes. cent vingt mille. reculant toujours devant lieutenants. cent Suédois. mis le temps à TrachemOn y le subside a_ ·1_ t~7_IL_- _a l'_L! l'Autriche fixé les contingents puissance. t1 la__a a_1_t 1. mel occupait l'Oder. celle de Bohême. devaient marcher sur Dresde. destinés à agir contre . savoir cent cinq mille Russes trente mille Autrichiens mille hommes fournis quatre-vingt vingt-cinq avait cinq cent cinquantemille Prussiens. Une réunion avait y avait les coalisés eu lieu avaient le 9 juillet. combattants étaient divisés en trois ar- que mille combattants. commandées et que deux autres par Bernadotte Blücher tiendraient Napoléon les Français et n'acceptant en échec. (1813) Alors Napoléon vit 1 abîme où il était tombé.. dit-on avec cent mille étranger. deux représentants. Français mille hommes. et s'écria de ce qu'il y a de que le cabinet de Vienne « venait d'abuser un médiateur.

positions sur la marche d'Alexandre et de Frédéric cent mille combattants. Oudinot. dans son mouvement comsur Après un violent pas été plusheureux. '– –~ –*)t- 351 ~–~ les vingt mille centre -11. retraite laissant qu'un Ce fut alors de Napoléon changea en avec furie. qu'une résisla fortune ses vingt mille conscrits. battu et chassé de la Silésie par Bliicher. Bernadotte l'avait forcé à se replier sur Berlin. qui était venu de la route de Witvainement l'ennemi de déposter essayé temberg. des échecs. Ney. restés marcha toutes les opérations. autour Vandamme.- ~-–- restants. désespérée. avait remplacer Wittemberg. tiré de la par une batterie tua Moreau indiquait pendant que ce général jeune garde. Breslaw. cinq fois supérieur Macdonald de poser les armes. nouvelle. bat n'avait à Gross-Béeren Oudinot.(t8!5) 1_- EMPÏM.1_a ~–– garder Blücher Dresde. de toutes sur sous Saint-Cyr devaient . ennemi avait été contraint. A cette son activité. avec des pertes considérables. entre l'Elbe et l'Oder. Napoléon à abandonner quand Dresde. La présence du combat. ce nouvel Tandis sur avantage que Napoléon remportait les coalisés. Il venait de forcer il apprit à la tête en Bohême. retrouve Napoléon sur Il se jette de nouveau son génie et toute et le repousse Blücher . les al liés se mirent de morts et de le terrain couvert boulet. Assaillis partout pleine blessés. à l'empereur Alexandre une manœuvre (27 août). mouvement revint arriva car déjà avec tance sur d'après ses pas avec abandonnant la rapidité attaqué Blücher de l'éclair. plus et Saint-Cyr. s'étaient Aussitôt Jusqu'alors décidés à ce Napoléon et ses de deux ces deux le conseil souverains de Moreau. cette n'opposait à Macdonald Il était temps à Dresde les alliés avaient ville. il s'était retiré tout derrière l'Elbe. après une lutte désespérée. Battu à Dennevitz. de lui ses lieutenants n éprouvaient que dans Kulm par un rejeté et enfermé en nombre. venait d'être attaqué.

Napoléon et. par une fatalité ou une autre. se présente de nouveau Napoléon court à lui. et. Blücher disparaît. gauches. sur ses pas. traversant la Moldaw alla prendre à Leipzig. Il en fut détourné par ses . « Un coup de tonnerre seul nous sauver. (1845 Silésie jusqu'en prend le chemin Napoléon à rentrer revient dans sort de la Bohême et reSchwartzemberg de Dresde. pour tre sur Berlin. malmaladroits. et force le général autrichien ses montagnes. la Bavière vient la retraite de déserter de l'armée. trop de richesses. de gorgés de trop de considérations. pendant que Napoléon se défend seul contre deux armées. je les avais de trop d'honneurs. Mais. D'un autre tout-à-coup côté. cette désertion il se décide compromet à abandonner se rabatsur l'Elbe et en tenter un généraux. Dresde. avaient conseillés Ceux-ci suivi Napoléon dans et dirigés sa marche par Bernadotte sur cette ville. nos chances diminuaient la fatigue. fera le centre de ses nouvelles C'était opérations. Je voyais donc arriver l'heure décisive. effort digne de son génie. A peine vainqueur de Blücher. le découragement le plus grand nombre mes lieutenants gagnaient devenaient mous. dont la position n'est plus tenable. que le mouvement de Bernadotte a laissé à découvert: il y établira son quartier-général. Ils avaient bu à la coupe des jouissances. Je sentais les rênes m'échapper. etchaque jour. sa cause Alors. Bernadotte force sa gauche sur l'Elbe. » arrêta son mouvement sur Berlin. et eussent acheté du repos à tout prix.352 rByolutioh fbançaise. et conséquemment ce n'étaient heureux du début de notre plus les hommes ni ceux de mes beaux moments révolution. et je n'y pouvais rien.' disait-il à pouvait Sainte-Hélène. pour la troisième fois. Blücher Après deux défaites. position qui se trouvait des deux grandes armées des placée au centre coalisés.

non-seulement mit le vide dans nos lignes. Napoléon replia ses postes. le lendemain. dans mille d'hommes plus d'un demi-million cet étroit espace. contre l'armée de Silésie. comme contre la grande armée. A deux heures du matin. quand jusqu'à Napoléon se décida à une nouvelle bataille livrer. avec ses cent quarante mille Français. que le en chef. la vieille garde était rangée en réserve sur la hauteur. dit le bulletin. et cinq cents général Zaschau. mais livra à l'ennemi le débouché important confié à l'armée saxonne. au milieu du bouches à feu. le centre à Probstheyda. passèrent entières à l'ennemi. Cette trahison. six fois leurs positions. en ce moment. ennemies. Après nications. fit face à tout. la droite à Connewitz. nos se troupes au pas de course et les baïonnettes précipitaient. trois était rendu. tout wurtembergeoise. au point de qui poussa l'infamie V23 un immense du côté où était . avec côté. de son et Russes. qu'il demi-cercle C'était de troupes serrées en masse et couvertes par quinze cents pièces de canon. infanterie. Baskirs. pour s'y soixante mille hommes. y firent des. et et la cavalerie artillerie. les marchait sur toute la ligne. elle fut terrible. 3S5 Benigsen. Bientôt. l'Empereur mais. Tartares s'entrechoquèrent fracas de trois d'un contre jours. sur les masses « La victoire. Nos soldats.(1813) EMPIRE. prodiges Déjà dans les deux premiers ils avaient perdu et repris jours. moins deux de valeur. Napoléon. Pendant les appuyer. l'armée cavalerie saxonne. coureurs Renfermé avoir fait ses il attendit annoncèrent dans et assuré ses commudispositions l'ennemi de pied ferme. qui la commandait hommes. en avant. la gauche à Stœtteritz. Déjà Bernadotte et Blücher pliaient. et plaça son armée. le 18 septembre. Il ne resta. de l'armée saxonne. était pour nous de ce côté..

traversé Leipzig à Lindenau. le feu pendant suffisait à peine pour entretenir Il fallut songer à la retraite. Napoléon fit partir sur-le-champ » Cette circonstance. La promple village fut l'ordre rétablit de ces mouvements titude envoya et l'ennemi repoussé fort loin. qui a des remparts. aux française à renoncer obligea l'armée ajoute le bulletin.554 tourner sur-le-champ Durutte. les parcs les bagages. fruits des deux victoires et en nombre battu des troupes de beaucoup supérieures les armées de tout le continent. et d'incendier d'occuper ses vastes cette ville comme tête de faubourgs. et ses réserves que ses munitions ces tiré deux cent vingt mille coups de canon pendant trois jours. le champ de bataille. l'artillerie. hommes et soixante pièces de canon dans la ville de Leipzig. l'ennemi s'empara dont il sur Reidnitz et marcha passa la Partha de il ne se trouvait plus qu'à une demi-lieue Leipzig. pour attaquer Leipzig. la division RÉVOLUTION FRANÇAISE. afin avec vingt pièces d'artillerie. afin d empêcher . par le général Nansouty le long de en flanc les troupes de prendre qui s avançaient avec la Partha. par la route de Lindenau. et il n en restait plus que seize mille. ses quarante Un moment (1813) pièces de canon contre de désordre s'ensuivit. il y a un défilé de deux lieues. avec tant de gloire. mes jonchaient » soixante mille hom- de Napoléon prenait il apprit quand nouvelles pour le lendemain. dispositions On avait étaient épuisées. défilé. le carnage avait cessé A la nuit. ce qui deux heures. De n'était « Mais ce mouvement pas sans difficultés. « L'Empereur commandée sa garde à cheval. repris. Il se porta lui-même une division de la garde au village de Reidnitz. où elle avait. six mille de mettre On proposa par cinq ou six ponts.

parmi le fit ranger à et joint à la jeune garde. tous les parcs. Alors les alliés attaquèrent la ville avec fureur. si vivement aima 1 Empereur. 555 l'ennemi de s'y loger. Dresde L'Empereur de garde et le palais du roi. de sédition à cet esprit laissant qu'on avait fomenté exposés à été formé saxon avait Un bataillon les soldats. monta l'Empereur Il a laissé le roi. « A centaines voitures à perdre s'exposer ce parti barque d'adopter mieux toute les bagages. de son armée. et de ne pas quitter faire ce qu'il voudrait. et voir les de Leipzig l'évacuation nau. de l'armée « Quelque odieuse que fût la trahison à détruire une ne put se résoudre l'Empereur à tous les de la livrer villes de l'Allemagne désordres yeux du inséparables roi. et de donner jeu à notre artillerie placée sur les remparts. la pointe de l'arla garde et les deux tiers la cavalerie. des belles de les genres et cela sous accompagner de la conduite Dresde. pour lui servir devant Leipzig de l'ennemi. depuis et qui était L'Empereur de d une telle défense avait voulu affligé saxonne. l'artillerie. quelques bare. à cheval. y attendre pour en avant de se mettre les ponts dernières passer troupes » marche. l'Elster sur le grand Napoléon pont qui cette ville quitta est entre Leipzig con- dans de Macdonald et franchit et Lindenau. le défilé. du jour.(1813) empire. Seuls . Après laissé avoir et au défilé de ses têtes de colonne présidé sous les ordres une forte arrière-garde Leipzig et de Poniatowski. qui. mée avaient passé heures. à l'abri du mouvement pour le mettre à Lindese rendit « Une demi-heure l'Empereur après. entra dans « A neuf maître de ce prince et alla voir Leipzig en les ses États.

l'épouvante dans nos rangs. Aux Poniatowski et Macdonald souimposantes. çais. » Napoléon ne songea plus qu'à aller abriter les débris de entière contre lui. de Crécy et d'Azincourt. et un second doit l'achever. dont mille du côté des Francinquante mille du côté des alliés. réfugièrent Beaucoup Macdonald périrent. masses de la ville. vaillamment leur choc. croyant premiers coups de fusil tirés des remparts le moment mis le feu à la mine. tant tués que blessés. des temps modernes. en effet. de la cour d'Hartwell. emportés par le courant. (1813) tre leurs tinrent bourgs. Rivale des sanglantes journées de Poitiers. mais tout-à-coup un grand bruit se fait entendre c'est le pont qui vient de sauter. Déjà la plus grande partie de l'armée avait passé Lindenau. encore un effort. les autres se jetèrent à la nage. à gagner la rive opposée. l'acheva poléon tous les alliés qui lui restaient encore."56 RÉVOLUTION FRANÇAISE. coûta à l'humanité environ cent trente-cinq mille hommes. venu. nos sapeurs avaient se répandit Alors. On se battit dans les fausur les remparts. « C'est Telle fut l'une des plus terribles batailles se lança dans la rivière et y fut tué le vieux roi et un grand nombre de généraux furent faits pri- . moins parvint Poniatowski heureux. et tout était sauvé. et quatre-vingt-cinq Si la retraite de Moskow avait commencé la ruine de le désastre de Leipzig il enleva à Nal'Empire. représentés. dans les rues. de Saxe sonniers. les Allemands la bataille des l'appellent nations. dans les maisons. et mit l'Europe le coup de cloche de l'agonie de disait alors un royaliste Bonaparte. chacun crutque le pont était au pouvoir de l'ennemi. Tous les peuples de l'Europe moins les Anglais et les Espagnols. elle s'y trouvèrent. et ne songea plus qu'à mourir en combattant ou à se sauver par la fuite les uns se dans les maisons.

conduire octobre. cette placé. toutes Celle-ci au village pouvaient de Ruchingen sur de cavalerie Arrivé afin de le Rhin. Arrivé. Ne pouvant il essaya de le feu du fut sur sa deuxième engagée commandée le contenir. était près déjà 3S7 de Hanau. et le général Sébastiani fit exécuter avec dans l'éclairci du bois. l'endu soir. il étendit tirailleurs Dubreton. A six heures en déroute la petite rivière de Kintzig. Nos cinq mille tirailleurs continrent l'armée ennemie. il avait après avoir et plusieurs il continua le Rhin. bouches hommes jusqu'au une rangés à feu. Cette campagne dit de la grande armée. couper il apprit que lavant-garde lui fermer six bataillons les routes qui dans avait ville et prétendait en effet. à deux lieues mille de Hanau. repassé dix mille hommes. pour succès. jusqu'à Bientôt l'artillerie ouvrit nemi un feu terrible. et pas point Napoléon nos alliés en bataille. la campagne son mouvement le 2 novembre. Napoléon sur fit tous un insensiblement » geste. Napoléon d'artillerie de jonction rien tirer droite. Napoléon avait franchi Ainsifinit 1 Bulletins les points. Bavarois. EMPIRE. en gagnant de l'après-midi1. perdu plusieurs drapeaux canons (31 octobre). Culbuté fut mis en pleine retraite. du ligne bois. tirailleurs ainsi opposer parti Une et couverts avec par quatre-vingts lui que quinze mille l'ennemi « dans le bois. heures arriva.(1813) son armée derrière le Rhin. « sera. suffirent Quelques coups de canon et une charge pour les faire reculer précipitamment. . sur les plusieurs charges ennemis. corps. le 29 ennemie le passage. et elle du toute trois temps. de 1813. à la supériorité de leur brigade grand de deux par le infanterie. et de la nouvelle de notre nombre mille général il accula de la vieille route. de quarante n'avait sur les lisières découvrit la veille.

mille mille et la Catalogne. iuanque. marquera ques. qu'il lui avait génie ce pays-là. et essaya pour s'y opposer. De ces une seule armée. le Portugal. qu'au-delà faisait n'avions en expier pas du Rhin nos succès été plus Burgos l'Aragon mais. rées des nous nous Anglais l'époque enfin de la désorganisation des premières » l'honneur. celui de 1 intrigue celui de l'impudeur dans le cabinet autrichien glaise. passés. toute pour la garder. à cent vingt par en mille Salatrandevant anil profita combattants. il reprit se dirigea comme Joseph déjà voyant Ayant vers s'il fut trop porté Zamora n'avait informé tard disséminées. petite aux anglaise. heureux. étaient rescomme si Napoléon eût été laissé. ou bien Au de s'occuper dû alla être devant ne on aurait chacun pas la combattre. Quand glais. avait soufflé lieu incapable du rôle D'un autre côté sur la direction de l'arcampé la chasse à sa de nos armes mée vue. de concentrer ses à Bur- . et de 1 astuce dans la diplomatie çaise. Tandis son. il n'avait dans ou plutôt la trahiau delà des Pyréla retraite Après Madrid. (1813) le triomphe du courage inné dans la jeunesse Napoléon. troupes il était Madrid. que la Péninsule. Alors Wellington pour agir. nos troupes son armée et. ou perdit son temps vice-royauté. eu point de la marche Il s'avança d'ennemis du général Cependant. la fidélité. laquelle mauvais imposé.388 RÉVOLUTION FRANÇAISE. reprendre à faire guérillas. lui. Valladolid. des sociétés avec celledela des peuples frananelle politi- grandeséparation la flétrissure leurssoumilitaires vertus la loyauté. évacua l'offensive débouchant et Toro. verains. de Valence royaume tés en notre pouvoir assuré de sa conquête. quatre-vingt quatre-vingt sous hommes hommes il avait formé prince le commandement et militaire qu'un dans politique il semblait de Joseph. la fortune. quillement.

déroute de bataille. tiennent Ce nouveau désastre nous deux sans retour. sur descendre l'Êbre et de bataille.(1815) EMPIRE. contre ce dernier il comptait Vain lavis rallier les troupes Wellington qui proy espoir de Alors. où le général Napoléon dit-il d'hui. et celle avait . à la tète de seize entre et plaça la France sur Tolosa en désordre mille hommes. arriva toute 1 Europe tout l'Europe marche marchait contre avec nous ou « II y a un nous c'est par an. quelle parvenu néral mais 11- Wellington voyant de l'avance. au sénat. Jourdan. 359 _1_~ gos. et la retraite. tout fut voitures. quelques furent années auparavant étaient supérieures à ce que romaines. anglais. grande » Et il commença l'exemple par donner de déà tous ses préparatifs activité présida .. et la puisl'énergie de la nation. fut complète canons. enleva Foy. le joindre. l'Espagne Notre armée se retira invasions. Saragosse Battu le 21 juin. sut se retirer C'était à livrer se décida Joseph il ne sur tous les points. par la licence perdirent. lÈbre. sur le champ restèrent cinq mille Français pris des troupes « Voilà. pas commander Alors de la route de Bayonne. à arrêter parvint à Paris le 14 novembre. aujourque l'opi- monde est faite donc aurions par la France sans à redouter l'Angleterre.J_ sur il~ la- Il était du géfranchi. jamais les armées et cette cette discipline et le peu de soin que l'on eut d'elles. nion Nous sance la plus du toute les Anglais. les plus belliles peuples de courage sans laquelle élévation obla supériorité ne parviendraient qu'ils jamais à queux » sur les autres. comment dit le duc de Rovigo qui. il avait à mettre ce fleuve prolonger il se retira entre que son sa sur armée droite. caissons. laissa Wellington s'emparer la et en un instant ne songea chacun plus qu'à son bagage. Il se dirigea qui arriva posait devaient avant de il apprit quand sur Vittoria où venir lui.

de son ancienne les Alpes et les Pyrénées l'indépencelle de l'Espagne. Après avoir obtenu du sénat une levée de trois cent mille hommes sur les conscriptions de 1813 à il convoqua 18U. arrêtés. mains. fruit peuple de nouveaux impôts des contributions de guerre. et y puisa trente millions qu'il consacra aux dépenses A l'aide de publiques. comme à Prague toutes les conquêtes de la République et la plus poléon territoriales de l'Empire grande partie des possessions on ne lui accordait naturelles du Rhin. ce secours il put pourvoir aux besoins les plus pressants. 11 (1815) devant la nécessité de frapper le toujours il eut recours au trésor. ministre de France près la cour deWeimar. Il ne s'agissait de laisser à Naplus. comme si l'aspect de nos frontières militaires et le souvenir de ces armées nombreuses 1792. des services à l'intérieur. de transmettre au gouvernement impérial de nouvelles propositions « Personne n'en d'accommodement. – L'Angleterre. » M. de crainte.360 F «ÉVOLUTION FRANÇAISE. les alliés s'étaient Cependant. de Napoléon Metternich. franchies fense. de Nesselrode posée à rendre à pleines et le de Schwartzemberg renchérirent sur ces protestaprince tions. le corps législatif et l'appela à concourir à la défense commune. plus que a les frontières c'est-à-dire dance ment le Rhin de l'Allemagne. de Saint-Aignan d'une partit pour Paris. M. porteur note qu'il devait remettre lui-même à Napoléon. est disajouta lord Aberdeen. Reculant . et qu'il tenait depuis longtemps en réserve dans les caves des Tuileries. Dans ce premier moment frappés d'hésitation ils chargèrent M. veut à la dynastie de l'empereur lui dit M. de Saint-Aignan. depuis souvent les eussent pour aller vaincre l'Europe. et former de nouveaux réorganiser corps de troupès. et le rétablisseétaient une condition sine dynastie. les avaient si qui. arrivés au Rhin.

dil'acceptation sur la rive droite du Rhin. Voici les passages les plus importants de son disgislatif. le de ces bases. neutraliser.(1813) KBPIHE. 561 quanon. « J'avais conçu et exécuté de grands desseins pour la proet père. Des négociations ont été entamées spérité sances coalisées. la session du corps léNapoléon ouvrit. comme celui de gouvernement rester complètement en dehors de celui de la et proposa Napoléon y répondit. j'ai élevé des trônes pour des rois qui m'ont abandonné. cependant que les négociations rations militaires. cette session. on pourra. cours « Je n'ai jamais été séduit par la prospérité. ultimatum suspendent des alliés. nouveaux ont différé l'espoir de Manheim qu'elles préliminaires l'ouverture de qu'avant serait réuni mais de le congrès retards. Les orateurs d'une commission. le cours dés opé- l'Allemagne France. et pour le bonheur du monde Monarque du trône et à celle je sens ce que la paix ajoute à la sécurité avec les puisdes familles. trouverait au-dessus de ses atteintes. qui ne sont ce moment qu'on sei trouvent « J'ai ordonné à la France. Après de l'Italie devait. fois donné L'adversité me Quelque durqu'il la ville de Manheim la paix aux nations lorsqu'elles D'une part des conquêtes. du congrès proposé par les souverains. pour la réunion le 19 décembre. tel lieu qu'on sait-on. J'ai adhéré J'avais donc aux bases ont présentées. « J'ai plusieurs avaient tout perdu. pas attribués que presse le voeu du monde. et où les plénipotentiaires de toutes les jugera convenable se rendront sans puissances belligérantes sur-le-champ. par Intermédiaire . toutes les pièces vous communiquât originales qui ment des affaires sance au portefeuille de mon départeconnaisVous en prendrez étrangères. » Tel était le nouvel fût.

notre ne disent futures. aux générations Qu'elles génération intérêts ils ont sacrifié les premiers pas de nous Ils ont reconnu les lois que l' Angleterre a cherché « Sénateurs. vous êtes les organes naturels de -ce trône. de de MM. du de Biran. Français: qui désirât la paix au prix de l'honneur. au rétablissement de « Rien ne s'oppose. à imposer Par un décret du 21 décembre. de Talleyrand. Gallois. Raynouard. qui est le plus grand ennemi députés des départements au corps législatif. Je connais en est aucun parce qu'Un je dis des Français. recevoir les communications qui devaient fit choix de Fontanes.362 RÉVOLl T1ON FRANÇAISE. s'établirent. l'avenir. qui consomme de Tordre social. La commission Le sénat Saint-Marsan le le corps Flaugergues Aussitôt législatif. de Barbé-Marbois et du général Beurnonvilde MM. Lainé. dents. et Maine des conférences . est conforme au sysvous proposera. (1815) de mon conseil vous feront connaître ma volonté sur cet objet. d une énergie qui recomc'est à vous de donner l'exemple conseillers d'État. ne traitent avec Un accroisse- Ce que mon indispensable. mande du pays en vain. de ma part. le corps législatif et le séà nommer les commissions extraordinat furent autorisés naires. par ses plus J'ai dû renforcer mes arnobles et ses plus chers intérêts^ mées par de nombreuses sécurité qu'en déployant ment dans les recettes levées toutes devient les nations leurs forces. à ce peuple généreux de « C'est à regret que je demande mais ils sont commandés nouveaux sacrifices. tous les sentiments des et je partage la paix. ministre des finances tème des finances que j'ai établi. » à la France! pendant quatre siècles. Nous ferons face à tout sans et sans papier-monnaie. les préside cinq membres non compris composées annoncées. emprunt.

à une adresse de Joséphine réponse « Le fait dire à l'Impératrice avaient journaux Quelques » Le lendemain. Dans sa nouvelle orgadu corps législatif. législatif. de Fontanes. après le sénat est après le corps législatif conseil d État est le corps législatif dans 1 oret fonctionnaire public. Napoléon mais pour voter non pour proposer. persiste tombeaux bien t nous combattrons pour la patrie entré les Il » de nos enfants de nos pères et les berceaux des voeux de du sénat alla au-devant' Si la commission de sédition un certain esprit présida au travail Napoléon. le sénat vota une adresse à l'Empereur. et le beest le vœu de la France « La paix. la nation. de nos constitutions. lui de lois qu'on daignait tous les projets silencieusement il le ce rôle de muet. y disait-on. soumettre. de son rapport la séance du 27 A la suite de cette lec- . du corps. M l'Impératrice elle sait trop bien que le premier bien nos constitutions. gislatif. une assemblée. ce corps serait souvetions un corps représentant rien. car tout pouc'est l'Empereur de la nation. représentant voir vient de Dieu et de la nation.(1813) sénat confia la rédaction EMPIRE. de la commission avait fait du corps lénisation du gouvernement. à M. « Dans l'ordre après l'Empereur le conseil d'État après le est le sénat. viennent chaque tribunal car s'il y avait dans nos constitudre de ses attributions la nation. Cette position inférieure. eh Si l'ennemi soin de l'humanité. à propos d'une lui avait rappelé d'une façon assez insolente. 363 dans qui le présenta ture. seraient ont été rele corps législatif même « La Convention. qui représente oorpe législatif on lisait ce qui suit dans le Moniteur n'a point dit cela elle connaît trop « S. et ses volontés les autres rain corps ne seraient tout. dans son refus.

et les premier représentant ministres. en l'appelant autour de pressé par ses ennemis. Blessé profondément.t-il le fauteuil de l'assemblée de la nation principe que le président était avant les autorités de la nation. de la nation est l'Empereur. chimérique que de vouloir rela nation avant l'Empereur. puisqu'il n'a pas la faculté de faire des lois. qui législatif idées con- les idées de nos constitu- le corps législatif se contint. la seconde autorité reorganes de ses décisions est le sénat la troisième. son trône. il révélait le danger de sa situation. Après lui avoir imposé silence si longtemps. improprement appelé de ce nom. Cette occasion lui était enfin offerte. Triste courage de cette gislatif en profita-t-il. pervertir stitutionnelles tions venaient le conseil le conseil si d'autres d'État. poussée par un . « Tout rentrerait dans le désordre. Le conseil est donc la réunion des mandataires législatif des collèges on les appelle députés des départements. présentante a de véritables attributions législatives. « Dans l'ordre de notre hiérarchie le constitutionnelle. venait à lui conseillé par le Napoléon malheur. n'en ayant pas la proposition. Ce serait une prétention et même criminelle. présenter « Le corps législatif. électoraux. en l'initiant au secret de ses différends Aussi rope. Nos malheurs sont venus en partie de cette exagération d'idées. a le quatrième rang. parce qu'ils sont nommés par les départements. se fondant sur ce président disputa. Courbée depuis longtemps devant l'idole c'est seulement quand elle la vit sur le point de tomber que. avec l'Eule corps léassemblée! » monarchiques. étaient nos constitutions (1813) aussi le alors au roi.36* présentants telles HÉVOLUTION FRANÇAISE. devrait être appelé conseil législalif. résolu de saisir la première occasion de venger son offense.

ce que cette « qui représentaient. rapport tions. .d'où au corps législatif. p. non pas ses passions ou ses opinions car elle n'avait ni politiques mais les rancunes ni passions de cette nature et opinions » Ceux-ci. et pris parmi les agents acheva assemblée lui fit voir par de l'indisposer. ils présentèrent pris d'opposition. lieu des désastres nations prononcer à l'envi le nom de paix. ment. lui avait donné Napoléon pour duc de Massa. les griefs de sa majorité1. Histoire des deux Restaurations. pour une comen ce moment le corps législatif à munication qui appelle de l'État. personnel relever la tête. exprimé Après avoir président non député. et non belligérantes ils ajoutaient « Comme réflexions française des le corps législatif attend de sa commission une réponse digne de la nation propres à préparer nous nous permettrons de vous et de l'Empereur. exposer quelques « Le premier est celui de la reconnaissance. t. avaient exposé les négocia« que toutes les puissances disaient-ils. hautement le désir de la paix. qui donc peut en retarder universel de l'Europe Vaulabelle. avec le vœu si généralement exprimé autour de chacun de nous dans son départenaturel. il résultait. Ce choix d'un président Régnier. uns de nos sentiments. Messieurs. 1. « Les déclarations et réitérées des puissances solennelles avec le vœu s'accordent en effet. le choix de ses commissaires. 1 565 1 sentiment elle osa de la cour. 154. connaissance des intérêts politiques prendre au mi« On éprouve ensuite un sentiment d'espérance en voyant les rois et les de la guerre. en effet. -ne se livrèdes pièces diplomatiques un parti rent à l'examen qu'avec leur Daas la séance du 28.(1813) EMPIRE. belligérantes pour la paix. et dont le corps législatif est l'organe les bienfaits? 2 « Cette paix. par un esprit de patriotisme.

le plus efficace a paru à votre commission à leur aux Français 1 énergie nécessaire « Cette garantie de rendre moyen propre défense. et à la nation. et l'intérêt exprimé à proposer les d après les lois.1 té- au rétablismoignage qu'il a adopté des bases essentielles de l'Europe. les institutions retentiraient en vain. le libre exercice de la sûreté.1. FRANÇAISK. pousser sont persuadés Ces moyens seront efficaces. rendit 1. hautement « C'est. . « II parait donc indispensable qu'en les mesures même temps que le gouvernement proposera Sa Majesté soit les plus promptes pour la sûreté de l'État exécution des l'entière et constante suppliée de maintenir les droits de la liberté.1 (1813) à l'Empereur 1 éclatant 1 .566 RÉVOLUTION Les puissances coalisées 1. promettent à votre commission. à votre commission « Ces idées ont été suggérées par le le trône et la nation désir et le besoin de lier intimement afin de réunir et les ennemis « leurs efforts contre l'anarchie. de en ces graves Sa Majesté. et le besoin des peuples même de la couronne. de aux Français lois qui garantissent de la propriété. autour du trône les députés Si la première pensée a été d'appeler circonstances. ses droits politiques. Nous sement de l'équilibre et de la tranquillité cette avons pour premiers garants de ses desseins pacifiqueset adversité. les bienfaits de l'une et de l'autre. 1 . l'arbitraire. au gouvernement conseil qu'il croira les plus prompts et les plus sûrs pour rel'ennemi et asseoir la paix sur des bases durables. de notre patrie. moyens véridique des rois. si les Français n'aspire plus qu'à la gloire de la paix que le gouvernement sont convaincus si les Français que leur sang une patrie et des lois ne sera plus versé que pour défendre de paix et de patrie Mais ces mots consolateurs protectrices.. si Ion ne garantit qui ils le seront.

» – « 11 n'y et votre « Nos présence. arrachée une jeunesse ment L'agriculteur. pas lui qui assigne le droit c'est le monde notre puissance. expire ou sa famille et il n'est dans depuis sa fortune cinq ans cruelle servent de ses travaux il vit à peine. Raynouard « De telles timatum tion. des nations. le président lui demandez. commun ne dont plusieurs territoire un vaste provinces renferment la royale et cependant des lys relevaient pas de l'empire de gloire et de majesté était brillante de France couronne puisqu entre tous les diadèmes. n'est-il devoir premier en portant convocation. » rappelle dit-il'. et les fruits . on moissonne l'exécution. sur tous l'agriculture Français plaie de ses frontières 1 industrie dans le commerce est anéanti. point de une ne languit. que cette parce trois fois l'andeux ans. du fut avait peuple suivi pas au S67 de répondre monarque la et le vœu rapport » pour la paix? dune de la lecture de rédiger. Raynouard. en parlant honorables du adresse que ulla na- M. annuellement par les secours le trésor qui se dissipe à grossir et affamées. que vous tion. à l'ordre est contraire l'orateur « Ce A ces mots. Depuis et sans but engloutit barbare périodiqueune guerre née à l'agriculture.(1813) de la nation dignement vérité Ce leur à cette EMFlHfc. maux les points à la constituque vos fonctions Et il continue est menacée a ici d'inconstitutionnel » réplique sont à leur M. qui n'ait à guérir. jouit pas. effrayé qui invoque et le Rhin les Alpes Les Pyrénées. dernier pour et craint nous que l'étranger elles prouvent à des bornes Ce n'est nous respecte. à l'éducation. nous des alliés. ruinées sans cesse des armées que réclament un odieux est devenue' La conscription pour toute la France dans été outrée mesure a toujours fléau. été chargé dit-il paraissent propositions. la patrie comble.

inattendus. Un pareil langage.568 RÏYOLUTIOH nAmmûiiAn commerce *-» et ». Vaulabelle. gitimes cette lassitude comce besoin de paix et de liberté mune. exprimait quelques vérités. à travers ses exagéil rations. « et. loin de mettre des conditions au concours du corps législatif. quand Napoléon n'était plus que le premier soldat de l'Empire. quelques plaintes léil révélait. étrangers le spectacle de nos fit arrêter l'impression divisions. de chercher à l'en séparer? Toute opposition devait se taire devant ce grand péril.. voulant cacher aux Napoléon. que la nation éprouvait alors réellement. pour chacun A cette nouvelle. Les républiques dans ce antiques. (1813) On au Les » larmes des mères et les des peuples sont-elles sueurs donc le patrimoine des rois? Il est temps que les nations il est temps que les respirent cessent de s'entrechoquer puissances et de se déchirer les il est entrailles temps que les trônes s'affermissent. mais de courage le moment était-il bien choisi ? Quand l'invasion étrangère nous menaçait. de créer ainsi au chef du gouvernement des embarras les commissaires. en présence du était même un acte despotisme impérial. Néanmoins. moment suprême. et que l'on cesse de reprocher à la France de vouloir porter dans tout le monde les torches révolutionnaires. . y FRABÇA1SE. à une grande pression à six exemplaires de ses membres. » Ce tableau de la situation de l'Empire était loin de celui que le gouvernement avait présenté au corps législatif.wr aux a_ arts. ainsi que le rapport. si l'Empire l'avait laissée debout. auraient dû voiler la statue de la Liberté. au commencement de 1813. toutes les lois sous la sauveplaçaient » garde d'une dictature. Après adopté un débat assez vif. dit M. était-ce le moment de protester. et saisir les premières épreuves de ce rapport il refusa de recevoir le rapport fut mis aux voix et L'assemblée en ordonna l'immajorité.

Ce qui se passait "vers les tuée au régime des coups d'État. de force pour vous auraient écrasés. 569 l'adresse la salle des séances fut fermée. le 1 er janvier 1814. « Qu'espériez-vous en opposition? vous en vous mettant vos moyens ? Êtessaisir du pouvoir ? Mais quels étaient du peuple ? Je le suis. Voici l'allocution leur beaucoup « Les onze sont douzièmes vous les autres des factieux. Vous n'êtes que les députés des départements de l'Empire. « Qu'auriez-vous fait dans les l'ennemi? où il s'agit de repousser les armées? auriez-vous eu assez circonstances Auriez-vous actuelles. et votre sort . T. les députés présenter qu'il leur sans doute. et sur le Rhin absorbait d'ailleurs Pyrénées Désireux. stituante et la Convention? Que sont devenus les Vergniaud le même. de faire oublier du corps législatif vinrent. Ce nouveau Ainsi se termina 19 brumaire la nation était habiDepuis longtemps s'opéra sans bruit. moi vous représentants quatre fois fois j'ai eu les votes j'ai été appelé par la nation. commandé le supporter et vous auet le faubourg que la Conles Guadet eût été et bientôt poids des factions ? Elles Saint-Antoine riez été anéantis par le faubourg été plus puissants Auriez-vous Saint-Marceau. cret impérial. et le 3 1 ar un dé- le corps législatif fut ajourné. J'ai un titre. avez fait opposition. ? Ils sont morts. l'année 1813. son attention. à Napoléon. et quatre de cinq millions de citoyens pour moi.(i814) EMPIRE. du corps législatif faire beaucoup d'entre de bien et vous sont bons. et vous n'en avez pas. leurs hommages adressa « Députés « Vous pouviez de mal.

et je les atj'avais besoin de consolations. a été rédigé avec une astuce et des inrapport dont vous ne vous doutez pas. . mais je suis de ces hommes qu'on tue.570 RÉVOLUTION PH ANC AISE. « J'ai sacrifié mes passions. au reste?2 morceaux de bois revêtus d'un morceau de velours. et lorsque j'étais disposé à faire tous les sacrifices. Comment me pouvez-vous mes malheurs vous avez mis l'ironie ? Je les ai supportés avec honneur. que vous à ne pas faire ceux l'honneur de la na- « Dans votre glante donné la plus sanà côté des reproches Vous dites que l'adversité m'a des conseils salutaires. vous nous divisez. Je m'attendais que vous m'en sauriez quelque gré. m'engageriez avec point compatibles J'ai été trompé dans mon espoir. au bien de la France. Deux batailles perDesèze :je le suivrai de l'œil. fort et fier et si je n'avais pas parce que j'ai un caractère cette fierté dans l'ame. a Cependant. je ne me serais point élevé au prereprocher mier trône du monde. est un méchant homme il est en correspondance avec elle par l'intermédiaire de l'avocat « Vous exigez me demandaient donnasse « Votre tentions la Brie. Vous avez voulu me couvrir de boue. « Étàit-ce relever Quatre par de pareils reproches que vous prétendiez l'éclat du trône ? Qu'est-ce que !e trône. mon ambition. (1814) et vous êtes venus appelés pour m'aider. rapport. votre rapporteur. dire et faire ce qu'il fallait pour seconder r étranger au lieu de nous réunir. S'ils la Champagne. de moi ce que n'exigent pas les alliés. Lainé. tendais de vous. vous voudriez que je leur « Je vous avais dues en Champagne eussent fait moins de mal. mon orgueil. mais qu'on ne déshonore pas. « Votre commission a été entraînée par des gens dévoués à l'Angleterre M. j'espérais qui ne seraient tion.

Quatre-vingt soa. Illyriens. une révolution? Mais je n'imiterai et commencer tuante. faire partie que mieux du peuple j'aimerais » d'être roi esclave. le moment mille cosaques de venir s'y assied. Pourquoi parler devant l'Euces et des malheurs Il faut laver son linge sale rope de nos débats domestiques? ConstiY Assemblée Vous voulez donc imiter en famille. et sur la Meuse. Vous parlez d'abus. mille Auaux Pyrénées. Espagnols D'un autre côté. le trone. trichiens. Pendant ensemble avaient mille hommes. celle de Bohême. aa'attaquer Le trône sans 11 &\ 1 est dans la l'attaquer elle- de me faire des. ou atqu'il fallait en demander y a quatre mois de vexatendre deux ans après la paix. et alors j'abandonnerais pas le roi qui existait souverain. en effet. remontrances. C'est il de la constitution? pas contents une autre. même. Portugais. et mille Anglais. « Est-ce deux cent le moment individuelles. deux armées. et paraissaient et Bubna. franchissent nos frontières? quai^d. Est-ce l'indépendance contre garanties France ne m'en « N'ètes-vous sur les libertés et les sûretés disputer quand il s agit de sauver la liberté politique et des demandent nationale ? Vos idéologues le pouvoir dans ce moment toute la demande que contre rennetni. cela dépend des circonstantions je sais cela comme vous du temps. les deux vallées du Doubs et de la Saône avait passé le Rhin entre Spire et CoSilésie. celle de l'autre. fortes . qu'il parlait de trois cent ainsi.(18:14) BWPIRB- Tout dépend de celui qui et l'on ne peut nation. sur la Haute-Moselle et se dirigeait blentz. cent soixante avaient passé la Bidasconduits par Wellington. sous Beltegarde Italiens. sous Schwartzfranchi la frontière sur par la Suisse et le Haut-Rhin s'avançait emberg. sous Blücher. cinquante l'une.

Schwartzemberg route de Bourgogne. l'eût secondé mais il n'eut recours Cependant. tout semblait suprême.L__· cherchaient Il à se RÉVOLUTION FRAHÇAISB. nétraient étaient Lyon. Napoléon n'avait à lui opposer que soixante mille conscrits et son génie. mais j'ai pensé que d'un soldat dont les sentiments l'exemple sont patriotiques rallier à vos aigles beaucoup pourrait de gens incertains sur le parti qu'ils doivent et qui peuvent prendre. disait-il. « Ils regardent le lion comme mort. c'est à qui lui donnera le coup de pied de l'âne. Il est encore temps. connus. » Napoléon chargea Carnot de la défense marchait par celle de d'Anvers.S7Î 2 . à travers Alpes. lui écrivit-il. (1814) les frayer. un chemin du jusqu'à Nord. se persuader que ce serait servir leur pays que de l'abandonner. l'Europe entière s'avançait contre nous. avait été son enqui jusque-là nemi.1. Sire. en réserve. qui me restent que l'offre d'un bras sexagénaire. un homme l'abandonner. sur Paris par la la Champagne. Blücher . si la nation à elle qu'à la dernière extrémité. ne voyant plus que le danger de la Carnot. « Sire. d'un grand peuple vous soit rendu. aussi longtemps que le succès a couronné vos entreprises. » Pendant dans ce moment que. C'eût été assez. dans Quatre cent mille autres pésoldats Ainsi. d'offrir à Votre je me suis abstenu Majesté des services que je n'ai pas cru lui être agréables. aujourd'hui fortune met votre constance que la mauvaise à une grande épreuve je ne balance pas à vous faire l'offre des faibles moyens c'est peu. pour la première fois. avaient envahi la Hollande et la Belgique. de conquérir une paix et de faire que l'amour glorieuse. patrie.. sans doute. vint à Napoléon et lui demanda à combattre dans ses rangs. Cent mille hommes l'armée composant sous Bernadotte.

il pourvut son frère et lui adjoignit confia la régence à Marie-Louise pour Joseph en qualité de lieutenant-général. Napoléon rassemtout le corps dans le salon des maréchaux. ses papiers long adieu. Il avait choisi Châlons- . il y dirigea il de l'Empire au gouvernement poser. on ne d'être nemi. et le remets à vos soins. Je vous laisse ce que j'ai de plus cher au monde. distoutes les troupes dont il pouvait janvier.(1814) empire. pas de chercher manquera sur vous pour repousser fidélité à vos devoirs je compte Je vous laisse. unis envers vous. de Paris la garde nationale Par un décret du 8 janvier. A la veille de partir. et de déde fidélité et des serments par des acclamations vouement. aux Tuileries. dans la nuit. d'une dégagé voix émue. lorsqu'ils inquiétude. Je partirai l'esprit sous votre seront Napoléon sur-Marne acheva ses préparatifs. de toute ma femme et mon fils. leur dit-il. ajouta-t-il toutes ces coupables instigations. Après avoir. bla l'en« Je pars. Puis. 373 Du 15 au 25 son premier quartier général.1- . avait été organisée. livré aux flammes les plus secrets. » On lui répondit après la France. sauvegarde. Je vous recommande votre à ébranler à vous diviser. dit à sa femme et à son fils un Il ne devait plus les revoir 1 il partit. je vais combattre des officiers.

de Nangis. de l'ImDépart et du roi de Rome pératrice Blois. son entrevue avec l'empereur de Russie. Bataille de Vauxchamps. du 12 mars. Départ Combats de la Fère-Champenoise et de La Ferté-Gaucher. Terreur Traité ïier. bien que les rois ne parussent faire jouer la guerre c'est à elle surtout. Napoléon Reddition de Soissons. se met à sa poursuite. Napoléon ris. le 30 font leur entrée 4 Bordeaux. Chose étrange! 1 . l'tan de campagne – Combat XI. du Rupture plan de campagne. Les VarieLouise. sur de Paris. de IMÎ. de Saint-Dizier. Fontainebleau. II décrète la levée en masse. Napoléon Blùcher quitte sur les Autrichiens. pour courir Combats de Mormans.décrète la déchéance. Second mouvement de Blücher sur Paris. et capitulation. Arrivée pour des alliés devant Paris. I 'est dans les v Révolution commencé c'est encore plaines avait fait de la Champagne que ses premières armes. Combat de Béry-sur-Seirie. de se suicider. Bataille – Congrès de Cnâlillon. de Donnemarle. à Fontainebleau. à Saint-DiLes Anglais M. Joie des Retour Armistice royalistes. carrière ses de ses victoires allaient la et la glorieuse là que destinées se car. Il part plénipotentiaires. Déclaration Napoléon sent. Alexandre Retour Traité pour nie plénipoà tente Conférence Abdication -Dérection de Marmont. Napoléon Bourbons. – Napoléon arrive à Troyes. Convocation du conseil de régence. qu'à Napoléon c'est à ses conquêtes qu'ils en voulaient. Combat de Champaubert. s'avance sur de Montmlrail. et son s'avance et retraite une seconde des fois sur Paris. d'Elbe. se retire sur Troyes. plénipotentiaires Napoléon du 11 avril. Bataille niars à Paris. de sa femme entre Rejet sans et de son fils. à sa garde.de Paris. rand Son nouveau Journée salon. des souverains. Bataille de Montereau. du peuple. Convocation du marcher M. Napoléon chasse les Busses de Reims. au soir. Mission Châtillon. reserve. de Talleysur la souverains congrès Parti alliés. de Talleyrand. de Il reprend l'offensive. Retour Bataille des ses de Napoléon d'Arcis-sur-Aube. Schwartzemberg Seine. Combat de Château-Thierry. de Brienne. (1814) CHAPITRE Campagne Marne. Ses maréchaux II envoie et les des des s'y oppo- H veut Paris.374 RÉVOLUTION FRANÇAISE.– Pa- de Napoléon. Bataille de Craonne. Il abdique tentiaires à Paris. de Vitrolles. en faveur rapide de Napoléon. Attitude Il arrive Les à einq chez il lieues alliés souverains Conseil sénat. Son arrivée BlÔcher Bataille a Chàlons-surde la Rothière. Jonction de toutes les forces alliées à Châlons-sûr-Marne elles marchent sur Paris. · de Chaumont. Marche de Schwartzembérg sur Parts. Ses adieux l'empereur de la régence. Réapparition royaliste. espérances de M.

Si la frontière sous Eugène défendaient pas pour elle ses du Nord était faiblement gardée. toute l'énergie natale pour retrouver » belles années de gloire de ses et plus plus jeunes Schwartzemen Champagne. n'avait-elle ses places fortes? De ces ses fleuves ses rivières. attaquée par seul. (. à 1 infériorité leur vigueur. avec soixante-dix reté. . Il chassa il reprit l'offensive. « Si la nation mon parti est me trahit. puissances et lorsque.~7!\ HMPIRR. Aux Pyrénées.8~ {18Í~) _t 1cessé de la comnaure. n'avait ans Napoléon Pendant vingt elle reste les conjurées. devaient mille Soult et Suchet. par pléera. si la fortune marche à sa perte ni la nation ni n'avilirai tiens pas au trône ne je je pris » honteuses. Troyes en sûHors de là. mille hommes cinquante arrêtaient Wellington. de Saint-Dizier. il multipliera masses ? Il les divisera Tel du nombre. il avait à peine résister à toutes ces de nouvelles levées. marcha Quand Napoléon leur jonction. trois côtés Paris n'avait et de Blücher ril était dans les armées de Schwartzemberg ses coups. canaux Son seul pédonc rien à craindre. Napoléon se préà là lutte qui là regarde. hommes le passage des Alpes. l'ennemi il traversa des deux armées. Voulant occuper Troyes avant lui. Comment hommes il supses attaques. indifférente plus Jamais il ne se sera montré sente pour la soutenir. même jour. à des conditions en souscrivant moi le Napoléon arriva à Châlons Parti de Paris le 25 janvier. l'ennemi dit-il me seconde est son plan. Napoléon se croyait se réunir. étaient sur le point d'opérer et Blücher berg le point où ils Paris était le but de tous leurs efforts. il lui aura suffi de toucher grand de ses toute la force. Histoire des deux Restaurations. la terre « Nouvel Antée. Or. Dès le Lendemain. ainsi la jonction et empêcher 1 Vaulafoelle. va diriger c'est contre elles que Napoléon mille avec lui soixante ainsi qu'on l'a vu.

376

RÉVOLUTION

FRANÇAISE.

(i&U)

la forêt dli la ILT<vn»:n_ -v_. Tk -i • i la forêt du Tifr Der, atteignit le OO 28 Montier-en-Der, atteignit et arriva le 29 à Brienne. Blücher en occupait le château. avec Attaqué il fut contraint vigueur par Napoléon, de se retirer, et ne dut son salut qu'à la vitesse de son cheval.

C'était néraux trèrent, droite, vaient village

une victoire ennemis, en effet,

mais elle ne servit qu'aux deux gédont elle hâta la jonction. Ils se renconà Bar-sur-Aube. la rive Alors, descendant sur Brienne. et demie Un combat Français hommes, Nos avant-postes au-dessus de cette s'engagea. soutinrent Pendant se trouville au

ils revinrent à deux lieues de la Rothière.

douze

heures, quarante de cent soixante le champ passèrent bon ordre Pendant

mille mille

de bataille (1er février). sur la rive gauche de l'Aube, sur Troyes.

le choc de plus et parvinrent à conserver A la faveur de la nuit, ils et se retirèrent en

ce temps, Marmont arrivait à Arcis, après s'être ouvert, l'épée à la main la route de cette ville, que vingtlui avaient coupée. cinq mille Austro-Bavarois les souverains alliés n'avaient Cependant, pas renoncé à leur projet d'un congrès pour la pacification de générale Avant de passer le Rhin, ils avaient l'Europe. publié une déclaration dans laquelle ils protestaient de leur désir pour la de la justice et de la générosité paix de leurs vues. « Les souverains grande, grande social. merce alliés, y disait-on désirent que la France soit forte et heureuse, parce que la puissance française, et forte, est une des bases fondamentales de l'édifice lis désirent que la France soit heureuse, que le comrenaisse, ces bienfaits français de Ja que les arts,

paix, refleurissent, parce qu'un grand peuple ne saurait être tranquille Les puissances qu'autant qu'il est heureux. confirment à l'Empire de territoire français une étendue que n'a jamais connue la France sous ses rois, parce qu'une na-

(1814)
11

EMPIRE.
.1.

377

tion

valeureuse dans

ne déchoit une lutte

des revers combattu

pas pour avoir à son tour éprouvé où elle a et sanglante, opiniâtre accoutumée. ils déclaraient »

avec son audace

Après ces protestations, raient pas les armes avant ne fût muables tions, de nouveau n'eussent avant

« qu'ils ne posede l'Europe que l'état politique imavant que des principes affermi, repris leurs droits sur de vaines prétendes traités n'eût assuré une paix

véritable Ainsi

que la sainteté » à l'Europe.

langage dont cette

alliés. Il y avait loin de ce les souverains parlaient Telle était la crainte de Brunswick. au manifeste nation les avait

vingt ans, que, pendant remplis tout leur imposer. elle semblait même vaincue Cependant, ils en offrant la paix, ils ne se hâtaient pas de la conclure; sur du congrès. Ils dormaient l'ouverture différaient toujours Il ne fallut pas moins que Napoléon la foi de leur-victoire. Alors on convint tirât l'épée pour les réveiller. que le conmais à Châtillon-surnon plus à Manheim, grès s'ouvrirait Seine. Voici les noms des plénipotentiaires pour la Russie, le comte Razumouski; pour l'Angleterre, lord Castlereagh;

pourl'Autriche, le comte de Stadion; pour la Prusse, le baron de Vicence. Humboldt; pour la France, M. de Caulincourt,ducde de ne au duc de Vicence avait d'abord prescrit Napoléon naturelles. rien céder sur les frontières Après la seconde journée de Brienne, duire les négociations et éviter nation. une bataille » des alliés de traiter avec leur grandi sur les bases des frontières avaient fait proposer. dans les limites rentre il lui donna carte blanche à une heureuse où étaient issue, « pour consauver la capitale espérances de la

les dernières

Mais les prétentions ils refusèrent fortune naturelles « Que

qu'ils avaient eux-mêmes la France, disaient-ils,

378

RÉVOLUTION

FRANÇAISE.

1/1814)

avait avant qu'elle toute influence hors

la

Révolution

et qu'elle limites;

renonce

à

de ses anciennes

et sans exception, les forte« Qu'elle rende sans délai resses des pays cédés, et toutes celle encore occupées par ses troupes en Hollande, en Belgique, en Allemagne en Italie « Que les places de Besançon soient Béfort, Huningue remises aux armées alliées, également sans délai, à titre de » de la paix définitive1. dépôt jusqu'à ratification se figure la colère de Napoléon à la lecture de ce Il était alors à Nogent. Berthier et le duc de Basprotocole. sano étaient présents dans son cabinet quand il le reçut. Ils Qu'on ïui conseillèrent de céder « Quoi vous voulez que je signe un pareil s'écria-t-il, et que je foule aux pieds mon serment Des revers traité, inouïs ont pu m'arracher la promesse aux conde renoncer aussi celles quêtes que j'ai faites; mais que j'abandonne qui ont été faites avant moi; que, pour prix de tant d'efforts, de sang et de victoires, je laisse la France plus petite Vous êtes effrayés de la que je ne l'ai trouvée jamais de la guerre moi, je le suis de dangers plus certains à la que vous ne voyez pas. Si nous renonçons limite du Rhin, ce n'est pas seulement la France qui recule, c'est l'Autriche et la Prusse qui s'avancent! Songez-y. Que serais-je pour les Français quand j'aurai signé leur humiliation? aux républiQue pourrais-je répondre cains du sénat, quand ils viendront Aie demander leur barrière pondez que du Rhin? me préserve de tels affronts! Réà Caulincourt, si vous le voulez; mais dites-lui ce traité. préfère de la guerre. » Je courir les chances les Dieu continuation

je rejette

plus rigoureuses
Protocole

du 7 février.

(1814) -(

BMPIM1

57S

Disant ces mots, Napoléon se jeta sur son lit-de-camp. de le quitter, A peine Berthier et le duc de Bassano venaient ses un rapport de Macdonald qui vint ranimer il reçut rentra; Un moment après, le duc de Bassano espérances. un compas à la cartes couché sur d'immenses il le trouva il s'agit maintelui dit Napoléon main. « Ah vous voilà à Je suis en ce moment choses nant de bien d'autres 'sur Paris par la route de l'œil; il s'avance battre Blücher de Montmirail demain je le battrai je le battrai je pars a le succès qu'il doit avoir, si ce mouvement après demain et nous changé, l'état des affaires se trouvera complètement verrons alors. » Il franchit rapideAussitôt Napoléon se mit en marche. la route qu'il qui séparent ment les douze lieues de traverse et rencontra, Blücher, de celle que suivait barrait alors, le 10 février, à Champaubert, de ses colonnes. plusieurs et déroute, les mit en pleine fois l'armée de Silésie.

sur-le-champ, il les attaqua seconde coupa en deux une 11 y avait

un régiment que de jeunes qui n'était composé « Ces enfants, les Marie-Louise. on les appelait conscrits: de force et d'instrucmanquaient dit le colonel Fabvier, tout, et leur chez eux, t'honneur remplaçait mais, tion les MarieEn avant Au cri courage était indomptable. de la se couvrir éteintes leurs figures on voyait Louise affaiblis par la fatigue et par la faim plus noble rougeur; Quant à pour voler à l'ennemi. leurs genoux se raidissaient le russes les grenadiers faire, peuvent savaient ce qu'ils dire. » de neuf « le corps d'Alsufieff, composé A Champaubert, fut totalement mille grenadiers, ajoute le colonel Fabvier, ce général fut pris dans le bois par un chasseur détruit; le quitdu 16e conscrit de six mois, qui ne voulut jamais

5*0

RÉVOLUTION 1Y'I'1I'~1

FRANÇAISE. <

(1814)

qu'il naire.

I.. ter

ne l'eût

n.,a.

conduit

à l'Empereur ans amena un grand tout-à-fait disait-il, d'une

il-

il fut fait légionlieue grede boucher deux

« Un enfant nadiers. Il avait

de treize pour d'un »

arme air

couteau

qu'il brandissait lards-là voulaient fait marcher1. A la nouvelle qui n'étaient et revinrent

broncher, de la défaite

« Ces gailplaisant. mais je les ai bien Sacken et Yorck,

de Blücher,

qu'à une petite distance de Meaux, s'arrêtèrent, en toute hâte sur leurs pas. Napoléon s'avança au-devant les d'eux, rencontra à Montmirail, les culbuta sur tous les points, et les poursuivit Châteaujusqu'à d'où il les chassa et les obligea à s'enfuir Thierry, vers Soissons. Cependant, s'ouvrir une léon, marcha laissant Blücher seconde s'était renforcé il s'avança de Chàlons à Paris. pour

fois la route

à Mortier

à la rencontre

plaine de Vauxchamps, ses dispositions, et le lendemain qu'ils fussent à peine un contre tèrent retraite. l'ennemi sur tous les

Napola poursuite de Sacken et d'Yorck, du général prussien. Arrivé dans la il s'y posta, passa la nuit à faire ordonna quatre, Bien l'attaque. nos soldats culbuà la

points

et le forcèrent

Ainsi, en cinq jours, avec sa faible troupe, Napoléon, était parvenu à disperser une armée de cent mille hommes. « Il est beau de le voir dans ce dit Mignet, non moment, non plus conquérant, plus oppresseur, défendre pied à pied, par de nouvelles victoires, le sol de la patrie en même temps que son empire et sa renommée. » Napoléon
> Journal

écrivit

à son plénipotentiaire
du sixtèrfie ta campagne

des opérations

çvrpt

pendant

de m*.

(1814)

EMPIRE.

381

« Monsieur « Je vous et éviter nation. mes, deux même tention avais

le duc de Vicence, donné carte blanche pour sauver Paris, de la

une bataille La bataille

qui était la dernière a eu lieu; la Providence

espérance a béni nos aret enlevé doit être

j'ai fait trente à quarante cents pièces de canon. vous devez tout faire

mille prisonniers Votre attitude

la

mais mon inpour la paix est que vous ne signiez rien sans mon ordre, parce » ma position. que seul je connais se multipliait, mais il ne pouvait faire face à Napoléon il de tous côtés par des forces supérieures, Attaqué où il n'était était envahi partout où il n'était partout pas Blücher sur la qu'il battait plus. C'est ainsi que, pendant de la Seine avait forcé le passage Marne, Schwartzemberg tout. à Nogent, Alors, à Bray, à Montereau, quitte la poursuite pour courir Napoléon Secondé par le patriotisme de la popusur les Autrichiens. il les bat à Mormans, à Nangis, à Donnemarie, et les lation, chasse devant les chemins dant, lui. Schwartzemberg de ses morts couverts se retire, laissant tous et de ses blessés. Cependéfendre Montereau le qui dominent y fait établir des batet commande le feu. et s'avançait de Blücher sur Paris.

les Wurtembergeois il enlève accourt, Napoléon confluent teries, de la Seine

veulent

les hauteurs

et de l'Yonne,

ses canons, pointe lui-même à ses côtés sans s'émouvoir, les boulets Il voit tomber de le voir s'exposer ennemis. Ses soldats murmurent ainsi; « Allez, mes amis, ils insistent même pour qu'il se retire leur répond-il, le boulet

qui doit me tuer n'est pas encore fondu. » Alors il lance Gérard sur le faubourg le plus sur les ponts. Un et Pajol, avec sa cavalerie, rapproché, ces deux mouvements; l'ennemi couronne plein succès

382

révolution

FHAi\(,»tsis.

(1814)

est refoulé Seine,

dans

après

la ville, et y est écrasé il repasse avoir perdu six mille hommes.

bientôt

la

ordonne la retraite sur Troyes. Schwartzemberg Napoà sa poursuite, léon s'élance par Bray et Nogent. Arrivé à il trouve cette ville occupée par un corps Méry-sur-Seine, de Blücher. s'était soixante Ce général après la bataille retiré en désordre sur Châlons. mille hommes, il se de Vauxchamps Parvenu à rallier

sur Troyes portait pour y le 22 février, rejoindre Schwartzemberg, lorsqu'il se heurta, à Méry, contre les colonnes de marche de Napoléon. Après un combat où Blücher lui-même fut blessé, la sanglant ville fut emportée et l'ennemi rejeté sur l'Aube. Napoléon à Troyes, que les souverains alliés venaient d'évacuer de trois semaines. un séjour C'est ainsi qu'en après six il avait forcé les Autrichiens à reculer de plus de jours, soixante lieues. arriva lui fit demander Schwartzemberg consentit à négocier, mais il n'en un armistice. continua Napoléon pas moins à

l'ennemi poursuivre l'épée dans les reins. Battu à BJéry, et sa jonction avec se trouSchwartzemberg vant manquée, Blücher avait repassél'Aube et gagné de nouveau le bassin de la Marne. Arrivé là, ilrésolutde tenter un mouvement sur Paris, que couvraient Marmont et Mortier, mais avec dix mille hommes seulement. Déjà il n était plus deux journées de marchedela qu capitale. A cettenouvelle, au secours de Paris; Napoléon part de Troyes et marche mais à peine a-t-il quitté Troyes, qu'il apprend que Schwartza repris l'offensive, rallié ses forces et revient, emberg de son côté, sur Paris. Placé entre deux assaillants, Napoléon ne désespère pas de leur tenir tête. Il arrive, par Sézanne, à la Ferté-Gaucher. son mouvement, A son approche, et passe la Marne. Napoléon Blücher arrête croit tenir son

(1814) adversaire,

EMPIRE.

383

la Fertérdes hauteurs qui dominent quand sur l'autre rive, se retirant sur sous-Jouarre, il le découvre il passe la Marne et court sur cette ville. Soissons. Aussitôt, des des traînards, laissait à chaque pas des blessés, Blücher D'un autre côté, pressé sur sa droite par Napoléon, bagages. à gauche à qui Napoléon par Mortier et Marmont, l'offensive avait ordonné de reprendre par Villers-Cotterets,, il dont Soissons arrêté par l'Aisne, garde le seul passage, devant cette il arrive inévitable. voit sa perte Désespéré mais la ville ne se défend pas ville, ordonne l'attaque il entre dans la place; il y trouve Bulow et Wintétonné, menacé qui venaient zingerode de son commandant, se défendre, pouvant néral prussien. Blücher Après suivit l'Aisne avoir ne s'arrêta de s'en emparer par la lâche faiblesse en effet, Morau. Celui-ci, le général avait capitulé, et, par là, sauvé il se retira Soissons, le gé-

essayé le mouvement

pas dans Soissons, d'enlever vainement de l'ennemi.

sur Laon.

et rencontra à Berry-au-Bac, retranché. où il s'était de Craonne ser mais Blücher sauva sa retraite, II avait

Il força Blücher sur les hauteurs Il

Napoléon le passage de

parvint à l'en chaset se replia sur Laon.

lieues. rétrogradé de vingt-cinq il se vit de Bernadotte, Hejoint par une partie de l'armée encore à plus de cent il commandait plus fort que jamais à lui opposer n'eût Bien qu'il que trente mille hommes. mais tous de l'attaquer résolut mille conscrits, Napoléon ses efforts vinrent se briser contre un la force contre et le nombre. nuit, qui étaient avait leur de la position cinq. Dans la ce les

le corps avait encore

Nos,soldats de Marmont réduit

été surpris

nombre.

et dispersé, avec Napoléon,

vingt mille hommes et de là sur Reims,

se retira sur Soissons, qui lui restaient, d'où il chassa le corps russe de Saint-

384

RÉVOLUTIOH

FRANÇAISE. lui <i«r/\ii* fnit ns.Am.* « ±

(1814)
*11.

Priest, qui l'occupait, après lui avoir fait perdre quatre mille hommes et son général. Il séjourna trois jours dans cette ville, où Blücher n'avait pas osé le suivre. « Du moment de l'entrée des troupes avait dit alliées
l*Af?l>linait tinràc

PriPfit

nill

Blücher

dans

sa

gauche du Rhin, çais devra cesser. cet ordre alliées punis seront ils seront de mort.

avec l'Empire franTous ceux qui ne se conformeront pas à de trahison envers les puissances coupables traduits devant un conseil de guerre, et

aux proclamation toute communication

habitants

de

la rive

» à cette proclamation par le décret sui-

Napoléon vant

répondit

« Considérant passeraient les armes.

alliés ont déclaré qu'ils que les généraux par les armes tous les paysans qui prendraient

« 1° Tous les citoyens risés à courir aux armes,

autofrançais sont, non-seulement mais requis de le faire de sonner le tocsin aussitôt qu'ils entendront le canon de nos troupes de se rassembler, s'approcher d'eux; de fouiller les bois, de couper les ponts, d'intercepter les flancs et sur les derrières « 20 Tout citoyen français mis à mort, sera sur-le-champ sailles, d'un prisonnier « Considérant que ennemi. les routes, de l'ennemi. pris par et de tomber sur

vengé

et qui serait par la mort, en repré-

l'ennemi

les peuples des villes et des campades horreurs gnes, indignés sur eux les que commettent et spécialement ennemis, les Russes et les cosaques, courent aux armes par un juste sentiment de l'honneur national, pour arrêter des partis de l'ennemi, enlever ses convois et lui faire le plus de mal possible mais que dans plusieurs lieux ils en ont été détournés par le maire ou par d'autres magistrats

.

Il revint sur hameau au petit de Châtres. il découvrit un corps d'Arcis. de Russie jusqu'à Dijon. l'empereur de Troyes. Napoléon se décide à se jeter avec sur ses derrières. les citoyens traîtres. Déjà leurs communications et imprévu. fonctionnaires l'élan patriotique d'exciter dissuadent publics du peuple. légitime comme tels. » durant cette d'Aul'empereur et le roi de Prusse Alexan« que marche. pour la marcher route qui ensuite. chien. Paris. le forcer lui. coupées par ce mou- vement triche hardi et ils s'enfuient. Le 16. par les souverains l'empereur décider la concentration de toutes les à Chàlons. son avantmars. replié sur l'autre côté de l'Aube. droite de ses pas l'ennemi croyait à la hauteur arrivé considérable tenu fait à plus de vingt lieues. quand. pour sa petite de Le 17. de la nuit. à deux jours de marche garde était à Provins. la rive le 20. On dit qu'alors lieues au-delà à quelques dre s'écria sa tête à plusieurs en blanchirait. de l'ennemi. reprises. seront au lieu ou les maires. devait 25 de la coalition seule Y. » et traités une seconde fois Schwartzemberg s'avançait Dans la nuit du 13 au 14sur Paris par la vallée de la Seine. Continuant son il partit et remonta de Châtres. assez troupes Dans un conseil avait de Russie forces une alliés. gagne sa marche Reims se retourner armée. et à contre le Nade suspendre à Épernay. il quitte jour sur et arrive de même poléon encore. autriParis et le généralissime se placer entre Ne pouvant Cependant. mouvement dans l'Aube. ses derrières. considérés comme défense. venait d'arriver Napoléon retraite cette il apprit quand sur ses derrières. d'une et habitants le refroi- · · dissent. en con- masse sur . il avait passé cette rivière de la capitale. à Pont. voir A la nouvelle Schwartzemberg les souverains avec le Rhin la marche effrayé se retire ils croient Son effroi alliés.(lgU) EMPIRE 585 1 « Tous qui. Or.

les électrisent. à poursuivre. mont. pendant et dans un parfait concert. des et. la lutte se poursuivant Cependant. tenir en s'engageaient. dans à Chaule cas le avec con- où Napoléon refuserait d'accepter 17 février. il ne comde vaincre.800. livres sterling à répartir avoir lieu avec l'en Aucune ne pouvait négociation séparée nemi commun. traversant Autrichiens. (1814) duire lui que Schwartzemberg Napoléon vue sur à Châlons traversait Arcis. Il repasse l'Aube après que pour les ponts. plus active que jamais. Alors la Russie. « qui avait pour et de les but. qu'il lui est impossible assurer sa retraite. vigueur tinentale mille devait hommes.000 entre ses trois alliées. et c'est A la ployant le pont Bientôt y rencontra. il s'élance une faiblesse l'obus et court Tout-à-coup sur un autre. rangs. est enveloppé. les conditions vingt ans. disait-il. un traité la Prusse. l'obus. indigne éclate s'engage au milieu A la vue lutte l'épée à la main. la bataille il se porte au-devant de sa personne. les négociateurs de l'armistice s'étaient retirés. l'Angleterre. proposées la guerre puissance cent Chaque active campagne cinquante un subside annuel et l'Angleterre fournir de 4. Napoléon des charges de cavalerie dont il d'un obus prêt à éclater son dans cheval ses sur la garde s'ébranle lance Napoléon et reproche à ses vieux compagnons Ses paroles son cheval est tué d'eux. pas voulu de lui dans Arcis. rope. d'un ennemi huit rive. Napoléon parvient n s'y maintenir. et la ville. pacification générale. » n'arrêta pas maintenir négociations . par lequel l'Autriche. à un nouveau Repoussé mais voyant bat plus avoir brûlé La mort n'avait péril. d'arriver l'équilibre de Châtillon. elles conclurent. en Par à une Eule Ce traité. son fois plus nombreux se dé- l'autre courage s'exalte.386 RÉVOLUTION FRANÇAISE.

il n'avait rompu. le 15. et qu'ainsi esprit. d'attaque effectué ne conservant des positions ofau moyen son goudesquels tant de bouleversements. de Bénévent négation Avant dans formelle de se dissoudre. Caulincourt de traité qui laissait un projet la rive gauche du Rhin et la Savoie Anvers. sans conditions. au conprésenta à la France la Belgique. de Talleyrand. 387 protocole tiaire mandes.(1814) impirb. qu'ils les alliés ne signifièrent français et provoquèrent pas accepté toute se départiraient une réponse catégorique. à la cours alliées but prolongation déclarent espèFrance empire négociations qu'indissolublement rent atteindre. Pour grès du 13 mars. furent protocole une force rejetées. écrivait Napoléon . présenté Considéne s'éloigne qu'il il ne portait fensives l'équilibre avait qu'elle et des points déjà ferait que des vernement cessions rant. infiniment plus grande que ne le comde l'Europe. « Si j'avais signé les anciennes limites. le congrès un signa territoriale « que la France gardant lequel il déclara. seulement le contre-projet bases de paix est essentiellement remplit des aucune à leur opposé conditions mises des de Châtillon unies elles ne font les premières justes pour point les mais proposées. pas seraient ajoutait-il. les qu'apparentes. était le congrès le traité réponse. final du projet des coalisés. que leurs regardent une des mais conditions d'équilibre avant ne poseront qu'elles pas les armes n'aient été reconnus et admis par son principes » gouvernement. à la princesse Élisa d Italie. le grand la dimensions qu'elles à la de état cet guerrg d'un qu'elles comme politique. le 15. au plénipotenpas de leurs' deSi. au prince Eula principauté à Berthier et le Ces propositions. gène la couronne de Lucques duché de Neufchâtel la principauté à M.

A la véprême. j'aurais couru aux armes deux ans après. en faire ? Dans ce péril suque pouvait-il eut tort de ne pas se fier -à lui. puisque la fortune de mes conditions. du territoire. mois après l'invasion de la Lorraine. y crurent. Voir la paje :î8i. « Nous ne faisons » ne cessaient-ils de déclarer. nationale guerre que l'indépendance menacée. en effet. . s'était déjà insurgé pour repousser l'invasion. par le décret du 5 mars'. Il n'en pour quelque chose dans les délibérations fut rien cependant que lui sa situation gociant. en plusieurs qu'il y fût autorisé. depuis gne. (1814) à son frère Joseph. avait fait face aux deux grandes armées de la coalition. point. le peuple ne vit Seul. autorisé mais est-ce ainsi qu'on donne l'élan mes ple ? Quand proclamèrent l'Assemblée le danger à courir aux arà un grand peulégislative. plus que le nombre et la force de leurs armées au succès de leur invasion Beaucoup. de celle de la France. elles n'autorisèrent et la patrie fut sauvée. quand la Conventiou de la patrie. Napoléon c'est-à-dire deux rité. de l'Alsace et des tous les citoyens français Vosges. du moins et. avec sa poignée le commencement de la campaétant revenue Napoléon. je » Seul. s'il ne les avait point repoussées avait-il acquis le droit que ses victoires lui fussent comptées du congrès. armes. il avait. découvrir les souverains ils n'avaient alliés connaissaient mieux voulu que l'abuser en néils avaient fini par Après vingt ans de combats. elles provoquèrent sans attendre le peuple. Protestations et qui contribuèrent habiles. Des endroits. mais une capitulation.388 RÉVOLUTION FRANÇAISE. le point vulnérable d'Achille. suis maître de soldats. et j'aurais dit à la nation que ce n'était pas une paix. de mon côté. Cependant. point la guerre à la France. Napoléon dans cette mais sans et séparèrent la cause de effèt. Je ne pourrais le dire d'après le nouvel état de choses.

de la fureur été victimes avaient chiens Dans russe. nombreux parcouraient partis à l'enles corps isolés. les pillages nous offrir du milieu et les incendies. » sées aux d'autres barbares fois. tirer d'une insurrection pouvait il se porta. fumée. populations. il fallait abanmalgré et leurs habinos villages villes. assurément. Napoléon il C'est pourquoi nationale. le Rhin. ces nobles et alors veon de y rentrions dernières forêts. reconnut. à la fronl'ennemi arrêté aurait des masses patriotisme les souvedit M. au lieu de reaconosé franchir rains n'auraient Journal des opérations du G' corps pendant la campagne de 1814. dit le colonel Fabvier. les et soulevant le feu de la guerre. Après la bataille y eut recours. s'élever des colonnes c'étaient à la faveur pour nous. parvers la Haute-Meuse traverse. les propriétés. « Jamais. nemi des pertes considérables. en vainqueurs. soufflant et la Lorraine. convois. àcK* 1 les enlevant les campagnes. (1814) \~V~~J 1 a. tué un en général Alsace et les le régiment qui en Bourgogne la Haute-Saône. nos nous cruelles des scènes voyait nos efforts. ravageaient cher ces actes et leur faisaient soulevaient se payer paysans autridétachements Dans les Vosges. « Dans cette l'avait le sol qui campagne chavu naître. on les haras- tout le parti qu'il mais trop tard.EMPIRE. des montagnards. les les habitations exaspérés. plusieurs de violence. tantôt. qui cuisaient à nos colonnes de la nuit. tière. Vaulabelle. symptômes où chacun se manifestaient. ou attendrissantes donner tants malgré naient voyait. leurs d'épaisses des vivres paysans Souvent ressources. dans mêmes sacrée que la Meuse. par la d'Arcis. jour. et dispersé un corps de partisans avait l'escortait. les coalisés Sur leur passage. et causaient les patrouilles. si. défendait et en Champagne. . apportait. sur son passage tout et au cet appel à l'énergie n y a deux mois.

par Saint-Dizier. moins tardif le patriotisme si fortes et pourtant aurait sauvé dans inépuisable si dédaignées. sans conviction. tionales. » encore espérer dans sa forCependant. comme la République classes que jusque-là vingt ans auparavant il n'avait aperçues que du haut des fenêtres de ses palais. lui fermer la base campagne. vriers vrir des villes toutes de ces deux les ressources provinces. dans la Lorraine. qu'il aurait pour lui faire découdans le pu trouver de ces classes si nadont le concours il avait sauvé au-delà de l'horizon borné debout et armée trer 1 courage.390 RÉVOLUTION FRANÇAISE. et dont le banal dévouem ent à tous les puissants et à tous les régimes. et ses soldats dû lutter contre la nation tout entière. ainsi que le contact inattendu où elle le mit avec les de la Champagne et de la Bourgogne. de ses autorités de ce monde officiel qui se renouconstituées. lildevait tomber sur les flancs et les derrières de l'ennemi. dont le regard était si perçant. pour le maintien Triste condition des fortunes ou les que l'aveuglement des nations font si hautes ce génie préjugés Napoléon. Appuyé sur un demi-million d'hommes armés. Tel était son nouveau plan de . les princes de la de la sortie de la France. il avait conçu le hardi projet d'y rallier les insurgés et les garnisons des places. depuis que lui faisait son enofficiel. Napoléon pouvait tune en se jetant. Il fallut les hasards de la campagne de tourage 1814. son empire. (1814) adversaires ses lieutenants pour uniques Napoléon. et l'obliger ainsi à changer ses opérations. ou à travers les platitudes oratoires de ses fonctionnaires. ils avaient de son indépendance. n'a jamais sauvé ni un pouvoir ni un souverain. vignerons avec les oulongtemps. Après vingt ans de silence et d'oubli. velle sanschanger jamais. ne voyait plus rien. épuisés. ses fonctionnaires enrichis.

d'Artois de l'armée à la suite à Saint-Jean-de-Luz. que Wellington poussait du jour dans lequel dit à cette proclamation par un ordre il disait « On famie être a osé insulter les envers dans à l'honneur Français à trahir Cette armes national. qui avaient leurs vint ranimer espéranl'invasion étrangère rents le comte à Jersey. Celui-ci anglaise. notre devoir les projets est tracé. avec l'arrière-garde à Vesoul. était arrivé ces. d'exciter parjures que vengée l'Empereur. en 1814. était nos revers. 39i maison tenté ré de Bourbon vainement s'étaient enfin réveillés. leurs on a eu l'inet à serments. Aux offense Que ne peut être dans tout le midi ce cri retentisse de l'Empire vouons à l'opprobre « Soldats tout Français qui insidieux combattons aura favorisé. des ennemis.(1814)– ™™. autour Français Ralliez-vous transports. Empereur et de auguste à mort à Guerre du nom français! et aux ennemis aux traîtres Conde nous diviser pour nous détruire ceux qui tenteraient et de notre grand Empereur. Déjà le duc de Berry le duc des alliés. d'Angoulême « J'arle drapeau avait arboré royaliste. les ennemis de notre dernier jusqu'au Haine implacable notre chère France. . et la révolution s'était borné à des protestations le rôle de ces princes que-là indifféles cabinets trouvé ou à des intrigues. Ce qu'ils menacée. et à l'exécration d'une Quant manière à nous. » de la tyrannie au renversement tous ensemble marchons alors sur Toulouse. je suis en France avait-il rive. publique quelconque. les efforts prodigieux templons de lui soyons dignes ses victoires Soyons toujours signalées. le sang. vos fers. lavaientopéJus- la France envahie. avaient en 1792. réponSoult. dit dans une proclamation. le drapeau blanc. je viens déployer Je viens briser avec tant de suivaient sans tache que vos pères le drapeau braves de lui.

Sa venue excita un véritable enthousiasme. ne se prêtera jamais à une com« Les chances » Ce prince leur sont incertaines. contre-révolution. » « L'Autriche. le nom des Bourbons ne fut jamais prononcé. Les coalisés euxcomplet oubli de l'ancienne mêmes. on se bornait à faire des vœux pour la chute de Napoléon. dans un monarchie. Toutefois. à la main plutôt (1814) que de survi- et mourons les armes Français. le 12 mars. A cette époque. disait le prince de Lichtenstein Napoléon. dans quelques . A Troyes. rélui conquirent pétées de bouche en bouche. depuis vingt ans. plus d'impôts vexatoires! à la répondait-il foule qui le saluait de ses acclamations et ces paroles. tous les suffrace mouvement ne s'étendit ges. quelques étaient venus supplier « d'agréer Alexandre royalistes leur vœu pour le rétablissement de la maison de Bourroyale bon sur le trône de France. Ainsi. plus de conscription. disaientils. le duc d'Angoulême y entra. Quoique fatiguée du régime politila nation ne demandait que de l'Empire. ni ne voulait de elle vivait. s'étaient armés pour sa cause.392 RÉVOLUTION FRANÇAISE. qui. avait répondu et je serais fftétaient loin le parti royaliste n'en était encore quelques salons de Paris. à regarder comme que l'on commençait un évènement possible. au congrès de Chùtillon. en effet. les premiers. châteaux de province. précédé du et de quelques corps municipal volontaires à cheval qui s'étaient portés à sa rencontre. Plus de guerre. Bordeaux ayant ouvert ses portes aux Anglais. de la guerre ché de vous voir sacrifiés. Ce qu'ils désiraient. vre à notre déshonneur » ville où l'antique cri de vive le roi! Troyes fut la première se fit entendre. c'était la paix. Dans qu'à espérer. plus de droits réunis. il fut sans influence sur les grands évènements qui suivirent. de pas au-delà Bordeaux contre le despotisme simple protestation impérial. alors d'y songer.

de Talleyrand. il voulait la ruine de la n'allaient ses désirs pas au-delà . observait. le salon de sa dynastie. de TalleyTombé depuis peu dans sa disgrâce. s'écroulerait de Napoléon Toutefois. il n'avertissait était et agissant. régence. Homme des tempêtes suivant qu'il en pressentait il les voyait venir de loin. l'édifice. de Majesté le rétablissement des souverains à Paris. il côté Il ne conspirait pas. il attendait. qu'il se décida et s'accomplit. Sceptique qu'aux ou s'en retirait.(1814) EMPIRE. mais. profondément politiques. la avait traversé Noble de vieille race. ments soit pour aider au naufrage. les suites. venu. mais ne voulant avant pas se compromettre. Dans cette ame. le vent. incad'un masque. l'avait surchargé les soit pour en recueillir et de traitede dignités vice-grand-électeur du conseil membre Napoléon il l'avait fait prince de Bénévent. ni dans famille n'était politique » Ainsi. après avoir contribué élévation. débris. de l'Empire. -1 395 binaison hostile à l'existence au maintien l'ancienne alliés. tre sous le Directoire. il ne croyait en toutes choses. quand le moment tre à l'écart. de du sénat. Alors il s'y attachait faits accomplis. M. dans de M. du péril que lui seul et savait se metégoïste. Votre et de les vues C'est ni dans les souhaits de la nation. il avait tour-àprince sous l'Empire. à son rand allait se déclarer contre lui. depuis trente années. son rôle que couvert c'était le calme rien ne remuait pable de haïr et d'aimer. aux coups tour applaudi au gouvernement Toute sa politique minisémigré sous la Convention. impérial. de quel de se prononcer. de Talleyrand en se livrant à sa fortune évêque constitutionrévolution nel sous la Constituante. d'État de fructidor et de brumaire. vice-président M. observant. » et au despotisme républicain « selon à manœuvrer consistait qui se succédaient obligé de tous les évènements Personnage il ne jouait comme l'acteur antique. de l'indifférence.

on s'y inquiéposants. D'ailleurs. Aventudes Bourbons. et sonder les sentiments des alliés. même les Bourbons. Il sollicita Alexandre pour se rendit l'empereur et l'obtint. sentiment il aspiraitau homme rétablissement de M. que M. de Dalberg. polientendit de M. où était une audience de ce prince. Jusque-là. de Talleyrand. furent du les sur lettres tentiaire naître. de Vitrolles à Paris les derniers d'une d'octobre 1813. que Alors de Dalberg. ajoutait-il. de Vitiques. on y commentait les bulletins publiés C'est dans une de ces conversations par le Moniteur. (1814) régence son de Marie-Louise. je préférerais disait-il à la duchesse de Vicence. Ces paroles toute sa conduite dans les expliquent premiers mois de étaient 1814. M. devenus le rendez-vous de tous les opSes salons On y était sans nouvelles des alliés. de Talleyrand M. Bourbons. pugnance nastie geances sur à Troyes. avant le quelque temps 31 mars. jours crise prochaine. quelques pour laceréditer se souvenant des relations lignes avec un de Ils souvenir. était attiré reux Ancien venu soldat dans de l'armée de Condé. Quant aux Une telle égoïsme. les Bourbons. à « A l'Empereur. Ces M. jeunes carnet. perspective il y pensait souriait à peine. de Talleyrand parler trolles. et lui avaient eues vit leurs noms M. On parla de à Châtillon l'envoyer pour savoir ce qui se passait au congrès. avait une rétémoigné « Rétablir carrière personne ouvrir dyà des venn'y songe cette extrême le trône. deStadion écriseules de Vienne. De de créances autrichien. il s'ouvrit à lui de son projet.3W RÉVOLUTION FRANÇAISE. Un frivole auprès pour sortit s'en plénipofaire recon- la Restauration Châtillon. de Vitrolles lui suffirent voilà d'où deux dames noms il refusa. On demanda à M. le plus avant dans l'intimité de M. tout. de Vitrolles Alexandre. Ami par le vague etrésolu. . c'est disait-il. terribles. M. tait de leurs projets.

qui je veux jouer dura trois il l'avait le tout à la pour le tout. mouvement contre éclatera général. Je l'ai toujours pensé. l'opinion chaleur par pas vent » M. Napoléon et le prince sur sur le Rhin. les provinces la mesure royaliste. opéré leur jonction dans ce moment les souvedécisif. 393 aucune dire voix ne les appelle. de Vitrolles publique? la cause de ces et de conviction Alexandre.(1814) empire. proposèrent d'irrésolution marcherait se mirent nouvelle. de Vitrolles cet entretien d'Alexandre heures. les masses de la et le 25. gagné les forces de Châlons. je l'ai dit cent fois de cette lutte sans résultats. représentent-ils avec tant plaida ptinces. « Sire. toutes les plaines rains rières emberg jours qti'on coalition A cette était entré le 23 mars alliées Dans avaient à Saint-Dizier.. que pour battre Après prit congé Bourbons. Napoléon jour. Quelques est émigrés venant nous à l'oreille royaliste. Napoléon s'écria « Je suis plus près . lement dit-il bien sûr? J'en un moment garda ensuite à M. de Vitrolles. Napoléon de l'opinion vernement En êtes-vous Alexandre vous. toutes en mouvement. comme seu» à Paris et nous doit se décientre Napoléon que la question Je suis las. la présence de Le roi de Prusse de se retirer il fut décidé sur Paris. cause des M. sur ma réponds « Je crois le silence. lavis sur leurs der- hésitèrent les effrayait. Bourbons à Paris. royaliset le tes qu'elle renferme ne craindront pas de se montrer. que c'est tète. des c'est qu'il de finit ébranler dans dit M. der. donner au goufoyer de toutes les résistances alliées Le jour où les troupes de Napoléon. de SchwartzAprès deux d'Alexandre. ce n'est peucentre que les partisans de leurs forces. Ce même en retraite. que leur pays r. où nous n'avançons d'ailleurs. de Vitrolles. pales nombreux raîtront sous les murs de la capitale. irrésistible.

de son génie. Un moment de pousser droit au Rhin. par l'indépartements dans Paris. de Marmont et de Mortier. et qui. à Marie-Louise. d'enfermer. vait plus qui. que lui. et qui. le 28 mars. qu'à suivant de représailles Ce magnifique son expression. C'était sentiment qu'à raient marcher suivi le patriotique et tous souvenirs grands là que l'esprit s'étaient réfugiés. . Il n'osa Condamné à subir l'influence de ceux qui l'entoupoint il céda à leurs obsessions. qui. digne devait tout détourner par n'as- Napoléon d'honneurs repus un repos même d'eux. les garnisons françaises. les capitales de ses adversaires. perdre ses généraux. sur la capitale. pour sauver ces régions la corruption les point envahies. ou tout sauver'. n'ayant sur les distance Na- vers pu le rejoinpar masses sarfs atta- se retiraient Paris poussés le dévouement Lettre s'engagea. Une les souverains A quelque les corps rappelés alors lutte alliés s'avançaient de Châlons et paysans tant de fois. n'avait aule Napoléon ne glorieux capitaine. prêts Dans à tous soldats. il eut en l'idée qu'ils effet. piraient regardé nationaux trouvés national. en les soud'y sur surrection verains rallier des alliés Allemagne. la route de Paris. vétérans conscrits n'aimpériale de la révolution de nationalité. raient. et reprit. • 1 T\ (1814) Paris. vivaient encore.596 RÉVOLUTION m V • 1 *• de Munich projet. ne le sont 1 il de FKAJiÇAISK. S'il avait les gardes il les aurait l'honneur au-dessous mobilisés. Cependant. coalisées. de trois mille et elle leur eût été fatale conscrits vendéens. campagnes. de la Fère-Champenoise. et. qui. de l'est se portant et d'user et du centre. le peuple les parmi des sacrifices que et de richesses. s'en laissa projet. leur avait pas promis en vain la conquête du monde. ils atteignirent poléon avait dre. sans ses gloire. » Tout m 1 m entier à son il passa la nuit sur ses cartes.

les alliés s'emparèrent Ce même jour Robert. de Talleyrand à résoudre. Daru.(1814) BMPIRI! nombreuses. Gaudin. « II fallait. Clarke le duc de Rovigo. ÏOT i_397 -1 et sommés de aux cris se faire tuer le 28. dit M. Régnier. « Quelle chute fut décidé. et le départ le rallia partagé. Parvenus ville occupée combattant. reprises: eût reposé dans une femme » comme si la patrie son fils avait écrit à son A la vérité. des ennemis de malheureux m'a toujours des Grecs. Donner son nom à des aventures. leur de poursuivre à La Ferté-Gaucher l'ennemi. à ou se retirer à Paris rester mont et Sussy. Blois? Telle était la question s'opposa « On se méfiait de moi a-t-il au départ. Boulay Montalivet. je savais que si je conseillais demeurât. le départ. » Josa retraite le but de décider plus sûrement la parole à plusieurs et Clarke Cambacérès prirent seph. prisonnier de la France. à un de ses collègues. et rappelez-vous les mains le savoir dans la Seine plutôt qu'entre préférerais Le sort d'Astyanax. C'étaient Joseph. Devait-on M. Ce conseil comptait seize gence. de réle conseil aux Tuileries Alors Joseph convoqua non compris membres. leyrand. Regnault (de la Meurthe). (25 mars). les comtes Mollien Champagny Defer(de Saint-Jean-d'Angely). communiquée l'histoire. l'Impératrice dit. TalLebrun. l'Impératrice. Après s'être permit aux de remouvement cette ils trouvèrent ouvert la route en . à Rosoy et à Brie-Comtede Meaux. paru le sort le plus au conseil jusque-là » Cette lettre. de Talleyrand dans l'histoire au en sortant du conseil. je n'ai insisté pour qu'elle sur Blois. mieux Cette diversion dix fois plus qués par des forces aimèrent mettre bas les armes de vive l'Empereur deux maréchaux traite. par ils arrivèrent. Cambacérès. et sauver l'Impératrice disaient-ils. que dans resterait. et dans un enfant Napoléon vivement frère que je « Ne quittez pas mon fils.

FRANÇAISE. le roi fit publier la proclamation Joseph suivante . la nuit du 28 au 29 le départ. sans ministre de la Espagnes homme guerre. riger Dès le matin. la situation homme tels étaient dans Paris d obéissance les trois passive hommes le gécourage et non de comqui devaient di- mandement. et leurs troupeaux les grandes rues des faubourgs étaient encombrées de charrettes de chargées On se groupait sur les boulevarts bagages. prince qui rôle que pour celui de Clarke. deux heures. n'était rai des pas sans pu point l'ennemi si Marmont entré et Mortier à Paris sans le rejoindre. néral initiative comme Hullin. Joseph.598 linn «ÉVOLUTION ~n 1. on se demandait la cause de cette invasion des habitants de la campagne. instant. 11 (4gU) lieu de le donner m empêcher dre ? Il ne convient tir sous les ruines arrivera. emmenant avec eux leurs leurs enfants femmes. ces jours difficiles avait pris un aspect inaccoutumé. par les barrières des habitants des villages voisins. de l'Empire. pas à tout Maintenant le monde Allons de se laisser nous mars du d'un verrons tout matin. pour trice » Dans peux à son siècle d'en Quand je pense quel à cela parti je ne prence qui gémir.. de Romainville. plus lieutenant-général fait pour ce nouveau et sans des Indes. loin son à tel imprévoyance que.1. e. on était impatient de nouvelles on ne savait rien encore du de l'Impératrice départ et du roi de Rome vers les quand. englou- de cet édifice. serait avait laissé la ca- Napoléon pitale avaient S'arrêter. accompagnés et d'une impériale Paris au moment où quelques batteries longue fut disposé l'Impéradétachement de quittèétablissait et s'em- la garde rent déjà parait file d'équipages des alliés lavant-garde sur le canal Saint-Martin des hauteurs était défense. A dix heures et demie et le roi de Rome.. A on voyait arriver. chaque du Nord. .

au Champ-de-Mars. Cette tions. un camp pour quelques cher Que cette vaste cité devienne trouve sa honte sous ces murs qu'il et que l'ennemi instants. à la tête dune armée victorieuse. au dépôt central. nos enfants. de près. Je reste avec vous. en triomphe! marche à notre vive résistance secours. de dépôt casernés tier. « Le conseil de régence a pourvu à la sûreté de l'Impéraennemie trice et du roi de Rome. et le gouRomainville occupait ne prenait aucune mesure de défense. ses richesses. sur la foi que l'Empereur inquiétude. « Armons-nous espère franchir « L'Empereur une courte » proclamation On s'indignait « Vous auriez devint de dû. Avec les corps de Marmont et les dans la banlieue.f!814) empire. on ne comptait litaire. pour défendre tout ce qui nous est nos femmes. pour repousser quoi il fallait s'armer Cependant. Joseph ne l'ayant pas dit dans sa proclamation. Cependant. ses monuments. cette ville. Déjà l'ennemi et Noisy. les soldats gardes nationaux. A Vincennes. sans on se séparait allait arriver. le texte l'abandon criait-on de toutes les conversade la capitale par la aux gardes nationaux même par la force » On se demandait et français. vernement à l'École-Miles moyens ne manquaient pas. on pouvait réaliser un effectif de plus de . Paris aurait fait respecter l'ennemi. de gros calibre pas moins de quatre cents pièces d'artillerie et de Moret vingt mille fusils. régente. 399 « Citoyens « Une colonne de Paris s'est elle sur Meaux portée la suit mais l'Empereur s'avance par la route d'Allemagne. Secondez-le par l'honneur et conservons qui passaient. Marie-Louise où et avec vous opposer à ce départ.

» Paris. Belleville.'00 RÉYOLUTIOH FKANÇAISE. dit le colonel Fabvier on croira difficilement le que. mandement défendre la partie puis le faubourg approches de la Villette jusqu'à se chargea de Paris qui s'étend Charenton Mortier . On s'était borné à placer quelques canons en arrière des canaux Saint-Denis et Saint-Martin. plus d'un mois. etc. le lendemain. fourrages. élèves de l'École détachements Polytechnique. plusieurs d'artillerie de la garde.on l'avait en partie armée. cinq et de Mor- soixante mille hommes en outre. dans l'inaction et re Joseph et Clarke restèrent fusèrent même le concours « Il y avait qu'on leur offrait. rien n'avait été mis à couvert. et environ cinq cents soldats de toutes armes. elle avait renouvelé fois plusieurs sa demande sans pouvoir rien obtenir. des deux corps des avait investi ce maréchal Marmont du comde deNapoléon. dès le 17 mars. » Aux abords de où quelques fortifications de campagne et quelques batteries auraient arrêté le premier effort de l'ennemi. près de trois centaines de gardes quelques nationaux les volontaires. voilà tout ce que Paris avait à opposer aux masses alliées qui s'avançaient pour l'envahir. que la garde nationale demandait avec instance lui délivrât des fusils de qu'on au lieu de ces piques ridicules munition. « Tout demeurait à l'abandon. plus de trois cents hommes combattirent pieds nus. de la marine et des Invalides.. (1814) mille ouvriers quarante ne demandaient que des armes. avec lesquelles. Sept à huit cents cavaliers tier Arrighi trois mille hommes d'infanterie. à Charenton. deux mille composant mille hommes les corps de Marmont sous les généraux et Compans mille hommes de la garde impériale. elles n'y trouvèrent pas une ration de vivres ou de et que. dit le duc de Rovigo. Au lieu d'utiliser toutes ce» ressources. quand nos troupes arrivèrent. 29.

de Belleville. assis aux fenêtres d'un étaient tranquilles specpavillon du village de Montmartre. la ligne enfermée et Neuilly. il se forma entre Romainville à droite sur Bagnolet. et de le rejeter lage et du bois de Romainville. Arrêté aux premiers jardins et Belnombreux corps alliés. Pendant des buttes par le feu des batteries elle fut obligée de fuir. nouvelles. Marmont entre 401 le faubourg de La Chapelle-Saint-Denis Au point du jour. heures et demie. l'offensive. à cinquante hommes demanmille quarante les munitions daient vainement des armes manquaient. Cette première est couronnée attaque succès. Paris. par sa gauche. Alors. cablés par le nombre. hauteurs. position. de Marmont jetés sur les premières première Pendant briser ébranlés A sept maisons par la mitraille. et s'étendant. deux fois soldats d'élite. forte en ligne. tateurs Dans du combat. ainsi que les masses qui ensuite de Belleville et des défenseurs que les héroïques l'entrée de à Schwartzemberg buttes Chaumont disputaient la capitale ouverte. l'ennemi quand de nouvelles colonnes alliées se présentent. Culbuté sur tous les points. Deux fois elle se présenta Accueillie d'abord elle fut repoussée. rien n'avait pour la défense V. le généralissime autrichien appelle de treize mille à son aide la garde royale prussienne. une heure tous les efforts de l'ennemi viennent se contre elle. Cependant. mit ses troupes en mouvede La Villette par de ment. l'appuyaient. se bornant à envoyer aux. s'appuyant vers Pantin. été disposé A Montmartre. • 26 . Ses dispositions il prit faites. acles soldats ils sont re- au-delà de leur le maréchal reforme sa ligne. par le feu des batteries de Belleville. Chaumont.(1814) de celle de toute EMPIRE. reculent. Son dessein était de chasser l'ennemi du villeville. Alors. Joseph et Clarke. au-delà d'un des plein fuyait déjà.

la plus désespérée. On raconte . la garde nationale fut obligée de l'occuper » A la vue des nouvelles alliées qui S'avançaient. ni un prisonnier re-t-on. Bien plus. 1 ennemi. loppé dans la grande rue de Belleville par les corps alliés de ramener sa droite depuis qui venaient il dut Bagnolet. informé et comprenant toute mes de quelques heures. et de tenir jusque-là. il y avait eu de part et d'autre un moment de repos. A midi. Ayant à lutter contre deux armées. d'une l'importance d'arsuspension était entré en négociation avec quand il reçut l'ordre de Joseph. au moment où Napoléon lui faisait annoncer son retour. Il devait nous être fatal. ni un canon. Marmont n'en continua Cependant. qui étaient devant eux. » Puis il partit pour Blois. il se qu'il n'avait « mais sans avoir laissé. en cas d'armistice. (1814) « Les plates-formes n'étaient il n'y pas même ébauchées avait pas une esplanade de faite poui1 mettre du canon en batterie. les alliés. entre les mains de que dans les derniers enveinstants. si un de ses frères se trouvait entre les mains de l'ennemi? » DéjàMortier. Après la résistance après avoir tué à l'ennemi plus de soldats de combattants. Schwartzemberg. Montmartre était sans troupes.402 révolution fkançaisk. me vouloir prendre en otage. de la prochaine arrivée de Napoléon. assuvoyait obligé de se retirer. a Si je restais. pourraient Que dirait l'Empereur. car il donna à Blücher le temps d'arriver. troupes « d'entrer Joseph écrivit aux deux maréchaux en pourparlers avec le prince de Schwartzemberg et l'empereur da Russie. I Mémoires du duc de Rovigo. lui dit-il. enjoindre Vainement le général Dejean insista pour qu'il retirât aux maréchaux les ordres qu'il venait de leur donner. jusqu'au dernier moment le duc de Raguse soutint noblement leur choc. pas moins à se battre.

A la première fait quinze grandes à Joseph. il n'était venu la prochaine arrivée à Marmont de faire connaître Mortier. lieues de cette ville'. . soir. avoir perdu cinq jours à délibérer Après que le 28. d'user le temps de la suspension dti'Empereur. pour te. 3 Mémoires eu le bras Histoire du duc droit cassé par un blscayen A la bataille de Salamanque. il y avait Arrêté à Troyes. une épée qu'il parvint grenadiers. la nuit3. ni/e à la seule main qui lui restait de libre1. pour sa à se faire jour et à gagner la barrière. Fossard. n avait portait encore Vaulabelle. tourné sur sa gauche Marmont. Moret. » a aurait dû mourir8 gloire. 11 le en écharpe. il avait expédié un de ses aides-de-camp le 29. lui annoncer et à la tête seulement le 30. pied. et d'armes. Dans cette seule journée du 28. y arriver quarante-huit si Paris résistait seulement avant eux. des croisées. Dans une heure Paris venait de Les généraux onze homlui « à la pensée de Dejean ni de parti. de quarante C'est là que. des deux de Rovigu. près de se voir forcé en tête. *>5 combattre chaque Ricard en simple soldat. il pouvait. Ce fut à furent troués ses habits son chapeau. Bien comme on l'a vu. n'était parti de Saint-Dizier une avance de trois jours. Alors. Yonne.(1814) EMPIBE. de tenter un nouvel effort pour atteindre. côté de la rue où On se fusillait il était enfermé. il avait encore hallieues avec sa garde. il n'était il se voyait 1 capituler Joseph plus qu'à cinq lieues de Paris. Restaurations. de grand et s'était remis en marche passé la nuit. et traversa rapidement d'osier. carriole du A dix heures Fontainebleau. son retour. il se jeta dans une A quelques matin. Il était trop tard aux Tuileries. ce maréchal Napoléon. 1 de furent blessés près de et Pelleport à ses côtés percés de coups de baïonnettes mes tombèrent de balles. Pont-surSens. que les alliés eussent heures.

français. le duc de de conRaguse avait . faisons -4 faire usage de l'autorisation. Les blessés et maraudeurs restés après à Paris.+ FRANÇAISE. seront qu'il fût ateliers. » A cinq heures du soir. désarmée ou liselon les dispositions des cours alliées. La ville de Paris est recommandée des hautes puissances alliées. les arsenaux. c'est-à-dire du matin. c -1Il- (1814) et sur sa droite. en son nom. Ier. mais à son ambition. et maoù ils se capitu- « IV. la ville de Paris le 31 mars. Tous gasins militaires. laissés dans établissements le même que deux le 31 mars. il avait fait demander un armistice aux souve« Ce n'est pas à la nation française que nous avait cru devoir a. « III. partagera sept heures à la générosité . » « VI. « VII. heures à neuf Les hostilités avec eux l'artillerie de leurs corps après heures ne pourront récommencer l'évacuation de la ville.chargé deux de ses aides-de-camp suivante clure. rains alliés. Les corps des maréchaux duc de Trévise et de Raguse évacueront res du matin. cenciée. la capitulation « Art. trouvaient ayant lation. « VIII. état question de la présente « V.404 RfiVOLUTIOH a. Le corps de la gendarmerie municipale entièrement le sort de la garde nationale. Ce n'est pas même à lui. La garde nationale ou urbaine est totalement séparée des troupes de ligne. supplié de prendre d'un acte que l'on regardait comme le salut de Paris. la guerre avait dit Alexandre au parlementaire mais à Napoléon. de Joseph. un armistice de quatre heures avait été sisur lui la responsabilité gné. seront prisonniers de guerre. Alors. elle sera conservée. avait ajouté le roi de Prusse. à sept heu- « II. Ils emmèneront d'armée.

pende et la terreur Singulière défendu Paris l'histoire de des mensonges au-dessus qui plane les nations endormies pour jamais. les souverains du corps dans Paris. s'était rendue après une lutte de quelques c'est la nuit. sous les murs à mon tour. avait fait l'admiration vingt-cinq la grande capitale Paris. un pauvre férences avait « Mais cabaret de La Villette.le. » de sa capitale. sa population Paris. t. chera surtout dans ces tristes jours. que je et c'est par un juste arrêt de la Providence motifs. de Dix Ans hôtel témoin était de la rue de oculaire. et qui juge se défendre. Histoire lambeaux. ressources sur de sept cent mille d'où la Convention Paris. Déjà une députation entrée solennelle pour réclamer s'était rendue auprès d'Alexandre municipal l'accueil le avait fait aux députés Ce prince sa protection. sa barbe avait huit am de la tète pieds « il jours. il reconnaissable. et de citoyens valeureux d'écoliers petit nombre 2. i p. enfin. . l'hisparti. qu'avaient eu lieu les conle duc de Raguse lui qu'on accusa justice des peuples en héros ». Un cortège de cinquante > était Quand à peine il parut dans le salon a son de son dit un uniforme Vaular)e. » Ajoutons qu'elle reprode l'invasion courut au-devant et son défaut d'initiative. i7. enfin. et sa lâche inaction alliés firent leur Ce même jour. à part un ne fit pas son devoir que la bourgeoisie dévoués. à l'exception la garde nationale. la redingote qui recouvrait » noir de était poudre. m0trouve. l'Europe heures et. au gouvernement. dans comme s'il avait voulu cacher sa honte. mille hommes. en grande tenue. la « Ce n'est point moi qui ai provoqué bienveillant. ' Louis Blanc. la ville de la révolution. 31 mars. plus a envahi mes États sans leur avait-il dit Napoléon guerre. des deux Restaurations.(1814) Ainsi. «S ames avait armées nos frontières ans. et ce fut qui. Paris et ses immenses lancé dant quatorze avec BMPIRE. que toire dira qu'en 1814 Paris ne voulut pas de quelques gens de cœur. en Histoire Paradis-Poissonnière.

Le débat fut réduit à ces trois questions faire la paix avec Napoléon maintenir la régence rétablir les . moignait qu'il ressentait la profondément n'avait pas de bornes. conseil à l'hôtel Saint-Florentin. que les habitants tous montraient soldats. le roi de Prussêrle l'empereur le prince de Lichtenstein. qui représentait d'Autriche. l'empereur De chaque côté des boulevards la foule était grande. la plus rigoureuse.406 RÉVOLUTION FRANÇAISE. par son attitude contenue et silencieuse. le peuple téson humiliation. agitaientdes mouchoirs blancs à leur passage: moins d'autres. le soir. (J814) les souverains. Alexandre marchait en avant accompagnait du groupe des généraux. entre le roi de Prusse et le prince de Schwartzemberg. une modération et une politesse qui semblaient tenir pect et de la crainte. prince de Schwartzemberg. les souverains alliés saretenues. les comtes de Nesselrode et Pozzo-di-Borgo y assistèrent. On en vit plus d'une. le duc de Dalberg. les pieds vaient que Napoléon seul était vaincu. promener Ce jour-là. à leurs la discipline troupes en se voyant dans la capitale ce Paris paraissaient dont la renommée plus étonnées et non la nation Aussi dont commandè- rent-ils Celles-ci. derne. Bien que maîtres de la capitale.des du cri de vialliés. généraux. ils redoutaient le réveil révolutionnaire. de la civilisation moracontait tant de dans merveilles. du haut des croisées. de Talleyrand de Russie. se en compagnie d'un cosaque. Il y eut. eux-mêmes officiers. Ils se portaient joie des royalistes en cavalcades au-devant. quoique d'un certain rang. quils saluaient vent les libérateurs Des femmes. jetaient des fleurs sous de leurs chevaux. le soir. du res- chezz M. le sentiment du malheur national retint les filles de joie elles laissèrent aux grandes dames les orgies de la rue et de la place publique. Tandis que.

de furent écartées. France lorsque. « Qu'ils ne traiteront plus avec Napoléon avec aucun membre de sa famille de l'ancienne France. bonheur le pour forte. alliés prenaient pour le vœu de la Ainsi. EMPIRE. l'ambition sage. moins y appeler Sire. ils déclarent nation française renfermer de la paix devaient « Que si les conditions d'enchaîner s'agissait lorsqu'il garanties de plus fortes être plus favorables elles doivent de Bonaparte. Mais ce n'est pas à nous. ne traiterons pas avee Napoléon encore nous pouvons du trône. qu'elle toujours le principe que.(1814) c°tt. par conséquent. ?– Les autorités ces deux événements le cond'obtenir je me fais fort pondit M. faire plus. grande et la constitution que la et garantiront « Ils reconnaîtront nation le sénat française se donnera. Les souverains elle-même offrira l'assurance clament ni Bonaparte. les souverains à désigner en conséquence . à le précipiter étrangers. Les deux premières Bourbons. de Ta. réconstituées. la. telle l'intégrité « Qu'ils respectent même ils peuvent a existé sous ses rois légitimes. un gouvernement prosur-le-champ besoins de l'administration. M. par un retour vers un gouvernement produ repos. Ils invitent. Alors. » Alors on rédigea alliées ont occupé la capitale « Les armées des puissances le vœu de la alliés accueillent Les souverains de la France. parce qu'ils professeront soit il faut que la Frapçe de l'Europe.lleyi1Htd suivante la déclaration cours du sénat. pour la rappel des prit la parole et se prononça Talleyrand nous « Vpjlà qui est décidé 1 répliqua Alexandre Bourbons. visoire qui puisse pourvoir aux au peuple la constitution qui conviendra et à préparer » français. de décider Qui se chargera les Bourbons.

de Dalberg. sur des acpour l'avenir. il a déchiré le pacte qui l'unissait au peuple français. le 2 avril le décret sui- que Napoléon Bonaparte. « Par l'abus qu'il a fait de tous les moyens qu'on lui a en confiés. en effet. anéantissant la responsabilité des ministres. M. 1~ . et qui ne compromettaient pas l'honneur français. r( Considérant qu'il a mis le comble aux malheurs de la patrie « Par son refus de traiter à des conditions que l'intérêt national l'obligeait d'accepter. de Jaucourt. dans les rues et sur les boulevards. l'indépendance des corps judiciaires. en sa qualité de de l'Empire vice-grand-électeur et de vicedu sénat. le sénat établit un gouvernement provisoire. A peine assemblé.. tes de sagesse et de mais qu'ensuite. etc. pendant quelque temps d'un gouvernement ferme et prudent. prononçaient pas sur la forme du gouvernement à établir. des en prisons d'État. en levant des impôts autrement de la loi qu'en vertu en ajournant sans nécessité le corps législatif en rendant illégalement plusieurs décrets portant de en établissant peine mort. clarant qu'ils ne traiteraient ils ne se plus avec Napoléon. l'abbé de (jg^ nation Montesquiou vant « Considérant puis il rendit. « Considérant que le vœu mani feste de tous les Fran- . composé de MM. la liberté de la presse. de Talleyrand. Cette tâche. ils l'avaient dévolue au sénat. avait donné à la nation des sujets de compter. de Talleyrand.1 les cris de femmes et de quelques quelques royalistes.408 ir. en déNéanmoins. hommes et en argent. le général Beurnonville. justice.s·r. BÏVOLUTiOH FRANÇAISE. pas trop présumé* de sa servilité. se président chargea de le convoquer en se faisant fort de son il n'avait concours.

de mourir avant ses enfants! ne soit et » . des guerres injustes. soldats « Napoléon n'a » Au peuple de vos serments. « Vous n'êtes plus les Il dit à l'armée des proclamations. dévoré vos richesses Il a. devant que-là courbés le même abaissement c'était. dégagent sans but Il n'a cessé d'entreprendre. ni dans l'intérêt national. et publia libéra les conscrits. la séance. Alexandre pour lui faire hommage l'empereur au et les mêmes hommes pas craint d'insulter qui n'avaient Jusdu vainqueur. et le droit d'hérédité bli dans sa famille est aboli. vous entière le sénat et la France de Napoléon. le gouvernement provisoire les levées en masse. trie n'est plus avec lui un nouvel ordre de choses peut seul la sauver. la pamême de son despotisme. de changée. pour eux. que la jeunesse ne soit plus reprenne de les pormoissonnée par les armes. à l'envi la générosité exaltèrent vaincu. soit le rétablissement entre tous les États solennelle d'une réconciliation l'époque de la grande famille européenne « Le sénat déclare éta« Napoléon est déchu du trône. jamais été Français en aventurier qui veut et sans motif. il n'y avait que l'idole des minomma De son côté. le » sénat se rendit de en corps auprès de son décret. avant d'avoir la force de la nature que l'ordre que le vieillard puisse espérer ter plus inter-rompu.EMPIRE. toujours Napoléon. être fameux. l'intérêt ni dans Il n'a su régner et votre population. épuisée l'agriculture sa liberté d'entraves. dans peu d'années. lui sont déliés envers et l'armée « Le peuple français du serment Après de fidélité. (JgU) ~iVi~s~ 409 résultat dont le premier un ordre de choses çais appelle et qui soit aussi de la paix générale. nistres. chargé refleurisse que le commerce. Rallions-nous Qu'à l'abri d'un trône paternel.

les plus odieux. Parmi nom de Journal l'organe les hommes que Napoléon avait le plus comblés c'était à qui lui jetterait la pierre. A part contre lui. il y avait de la lâcheté. parties. et la paix va mettre un terme au Talleyrand de l'Europe. n'était plusqu'un tyran. disaient les autres et ses collègues. comles défections le corps législatif adhéra au décret de lui. des couplets rent brisés. de l'Empire alliés. bouleversement Les augustes alliés en ont donné leur parole. les maires. On descendit la colonne. inférieurs. » Dans un pamphlet publié le 1er avril sous ce M. était cent mille baïonnettes Napoléon il y avait plus que de la honte à soulever la nation abattu. de bienfaits. On chanta. (1814) . les officiers de la garde nationale. à l'Empereur. suivirent son « Les calamités M. et passionnées. de leur dévouement le maudirent protestaient titre et lui donnèrent appelé pateur. des Débats. la cour de cassation. la corps constitués. de exemple. Juste retour d'une ambiDans ce monde officiel qui se mouvait mesure avait abaissé toutes les ames il Napoléon le fruit de son despotisme Alors. de la vérité de deux mais en présence tait pas au-dessous et quand ennemies. De Buonaparte et des Bourbons. des royalistes.n n'éses injures. qui. Celui qu'ils avaient Grand. la veille encore. Le Journal souverains sous le devint. tion sans autour recueillait mencèrent du sénat.410 RÉVOLUTION · _a FRANÇAISE. un Robespierre Ils les noms Alexandre à Marc-Aurèle. et ne tacomparaient l'empereur sur la magnanimité rissaient des pas d'éloges sur les vertus. les tribunaux cour impériale. un Ms«r«Napoléon-le à cheval un Jupiter-Scapin. sa statue de impérial fuen l'honneur . en effet.avait donné l'éveil par ses attaques véhémentes à la presse.i. et tous les insignes du gouvernement à l'Opéra. en quelques langage. Dèsce moment.a: ~b ce 1. la cour des comptes. les journaux. de Châteaubriand. passées vont finir.

comme des bienfaits. Dès le 1er avril. des lois. à Fontainebleau. et la défection Il du pas enfrappé.1. De nous auguste renom de juste. JI. effort. Namille hommes pou qui lui restaient. les corps de Mortier et de Marmont derrière défendu Paris.(1814) KMPME. Fontainebleau. Paris n'avait die. fruits odieux de l'invasion. offert jours tionale un plus honteux le peuple Seul spectacle. Vive Vive Sans Sans Alexandre! rois! ce rot des rien nous dicter prétendre. Ainsi campé à quinze lieues de Paris. enfin. le meurtre. Satisfait de la conduite de Mar- poléon. avaient pris position qui avaient entre cette rivière et de Champagne et l'armée l'Essonne. il ne désespérait Quoique si rudement core. nos Bourbons. qui pour lui S était Napoléon la capitulation retourné de Paris Cependant. Jamais. bienfaits. Il sauve par sa victoire donne la paix. le pillage. Vive Et ses Guillaume guerriers vaillants! De ce royaume les enfants. rendre 2. 411 On célébra de Russie et du roi de Prusse de l'empereur 1 incenle viol. avec cinquante vait tenter un nouvel Voici ces couplets t. y avait appris sénat. III sa gloire II nous ses Et compte Par nombreux . Ce prince A le triple De héros. le sentiment conserva dans de ces tristes nade fait la dignité des malheurs n'avait rien en silence il gémissait outragée et restait fidèle à Napoléon la patrie.

des émigrés auxquels nous avons ont arboré la pardonné.4*2 RÉVOLUTION FRANÇAISE. les maréchaux se récrièrent Paris. se levant. depuis vingt la gloire et de l'honneur pereur donna Paris l'ordre Paris respecter ans. à quitter la France et même la vie pour le bien de la des patrie. Il faut l'en chasser D'indignes Français. déclare qu'il est prêt à descendre du trône. Les lâches l ils recevront le prix de ce nouvel attentat Jurons de vaincre ou de mourir colore Jurons de faire qui. garde. A cette tèrent nouvelle. » Puis. nous trouve Nous /s'écrièrent cette cocarde tride sur le chemin se décida de l'avant-garde. (1814) mont. il faut aller à Paris . et se sont joints aux ennemis. à sa nous a dérobé trois marches. cocarde blanche. il lui laissa à marcher le commandement sur la capitale. et remettant l'acte aux maréchaux défendre – les « Messieurs leur dit-il. l'empereur Napoléon. par ses et écrivit la déclara- « Les puissances alliées ayant proclamé que l'empereur Napoléon était le seul obstacle au rétablissement de la paix en Europe fidèle à ses serments. tion suivante par le sénat. l'ennemi et s'est rendu maître de Paris. inséparable droits de son fils. contraint qu'ils mauvaise le projet d'attaquer ne marcheraient pas. « Soldats dit-il et le jurons les soldats. Vive l'Em- de transférer le quartier » EtNapoléon au-delà de impérial ils trai- Ponthierry. « Fait en notre « NAPOLÉON. palais de Fontainebleau. Alors fortune. se voyant trahi Napoléon prit une plume d'insensé et déclarèrent de céder à sa généraux. de ceux de la régence de l'Impératrice et du maintien des lois de l'Empire. le 4 avril 1814.

Ney. d • m **k t intérêts rêts de de mon fils. à Essonne le duc de Raguse. introduits Caulincourt. Alexandre étaient bien avancées ébranlé. ils parurent dans les salons de l'hôtel allait attaquer s'y était réque Napoléon Déjà la nouvelle et chacun avait pris peur. Macdonald. absolue. auprès de la Moskowa et le duc de Tarente.camp vint lui tout-à-coup. comprenez. Vers minuit. Saint. la situation. le corps tout entier du duc de Raguse poléon la cause impériale et passe de notre côté au moabandonne il traverse les lignes de mes soldats. alliés.Florentin. aurait je coûté avec de repousser était présenté armée n'est le vœu par pas surtout lorsqu'il française. de et. t 413 L ft*t 9 intérêts la France surtout de l'armée. quand. Vous ment où je parle. unanime. » Et il nomma pour les ses inté- t com- missaires le prince des souverains le duc de Vicence. une partie ne veut plus de Naentre autres. apporter s'adressant résistais s'il fallait furent fuir un moment M. » cependant un aide -de. Alexandre une dépèche. Les cris aé vive le roi pandue. on se demandait Les plénipotentiaires dre. ou rester. et les siens crurent la partie Talleyrand garts. se bornait auprès d'Alexanprirent successivement que les « choses il paraissait avec le sénat. la lut rapidement. L'abdication comque ce fait change ne suffit conditionnelle à une abdication nouvelle. de toutes perdue. les EMPIRE. Après avoir pris en route les trois plénipotentiaires partirent pour Paris. Mais cette tels que vous. puis. blanches les cocardes vivent les alliés s'étaient ralentis avaient Pâles et consternés disparu.(18U) «. il m'en dit-il. plètement Messieurs. ajouta-t-il. la parole. à répondre aux plénipotentiaires peine à vos instances de l'armée hommes des « Messieurs. » se doit se résigner plus Napoléon Attérés par cette foudroyante retirèrent les maréchaux .

à concourir un rapprochement venir toute chance entre le peuple et l'armée de guerre civile et arrêter pas la force de de ses généraux. il l'avait comme placé à l'avant-garde c'était lui qui couvrait l'armée et sur son dévouement et comptait Fontainebleau. ditions suivantes dont je vous demande la garantie écrit. Que si égards alliées. dans la nuit du 3 au 4 sa réponse au généralissime « Je suis disposé. à un poste son ami de confiance.4** RÉVOLUTION FRANÇAISE. mais il reste la France à sauver son sort est entre vos mains. les événements . prince maréchal et commandant en chef les armées alliées. mes troupes. Normandie. et honneurs militaires que se doivent les par suite de ce mouvement. (1814) ce qui s'était Plusieurs émissaires été envoyés à Marmont voir et de les écouter. l'armée de l'empereur aux Napoléon. quitteront les drapeaux de Napoléon Bonaparte se retirer librement en qu'elles pourront avec armes. il transà n'eut qui doit prél'effusion du avec conpar En conséquence. sollicité combattu Marmont et. résister. autrichien: lui dit -il. avaient provisoire eu la faiblesse de les rece- lui Schwartzemberg avait fait des ouvertures a à se ranger sous pour l'engager les drapeaux de la bonne cause française. je garantis à toutes les troupes françaises qui par suite du décret du sénat du 2 avril. Charles. de Schwartzemberg. Voici passé du gouvernement il avait De son côté. après avoir pris l'avis mit. ler. sang français. et avec les bagages et munitions mêmes troupes « Il. » Au moment de se rendre. « Art. je suis prêt à quitter. D un autre côté. Napoléon sa fidélité. » Ainsi pressé. Marmont avait hésité était son Napoléon bienfaiteur. le lui gouvernement provisoire « La cause de l'Empereur écrivait est perdue. Moi.

» à ces conditions. confidence de son traité « effrayés dans un Mémoire a-t->il dit lui-même publié qu'ils étaient. fut nommé à la place du duc de Raguse. traité avec Schwartzemberg. pour retirer Schwartzemberg. de son fils. mon en fant. Marmont il offrit dé se renNéanmoins. pour il se dirigea enDe Petit-Bourg dit. en effet. et de les accomsa parole. menacés. être dont ils croyaient personnels dangers et le déet dont ils avaient eu 1 idée par l'arrivée des . que Marmont Puis. toutes les ïnc'est là que s'adresseront est indispensable Il faut que j'aie à ce de Paris. 8a parole. d'une à l'investir celui-ci songeait l'avait choisi pour l'un des plénipotentiaires chargés de plaider la cause avait-il dit. suite vers Paris. en 1815. les trois négociateurs s'arrêtèrent chez de Raguse et lui apprirent l'objet de leur mission. se ravisant à son « Il vaut mieux. de où était le quartier^général à Petit-Bourg. tente! » Et Macdonald reste Arrivés le duc à Essonne. toutes les trahisons trigues. qu'il avait mis dans la avec Schwartzemberg. 11 y corps d'armée. élevé dans ma poste un homme comme Marmont. il partit avec les lui renoù Schwartzemberg Petit-Bourg. Alors ses généraux. pagner ensuite à Paris. avait en lui illimitée Touché de la confiance que Napoléon aux plénipotentiaires son il avoua se troubla. dre avec eux Après avoir donné faire aucun mouvement commissaires l'ordre formel de ne à ses généraux jusqu à son retour.(1844) EMPIRE. s empressa de souscrire Schwartzemberg ainsi 1 Empereur Pendant que le duc de Raguse trahissait Il mission de confiance. 415 de la guêtre faisaient tomber entre les mains des puissances de Napoléon sa vie et sa alliées la personne Bonaparte et dans un espace de terrain liberté lui seraient garanties alliées au choix des puissances dans un pays circonscrit et du gouvernement français.

s'assemblèrent. et la tête dans tous les cas ne serait répliqua Macdonald pas de trop. à quatre heures du matin. que commandait a Les braves ne désertent Ce en les voyant. je suis de haute taille. moi. le duc de Raguse devint et s'écria « Je suis perdu très-pâle Oui.MnîA. ne comqui était placé aux avant-postes. Marmont.. . » Cependant tout n'était pas encore perdu toutes les divisions du 6e corps n'avaient point pris part au mouvement. colonel Paris. et je n'ai Florentin. le colonel Fabvier. et il était où il attendait Fabvier parut. réunis sous le commandement jason or- du . de rendre de compte s'est mis part plusieurs nffïsiiû* officiers /i'Atnt en sûreté. et Compans. à leur poste. le Tout-à-coup ajouta-t-il. Macdonald trèrent pour « Je donnerais réparer la faute un bras.**6 nart RÉVOLUTION Ha de nfiiaÎAiira FRANÇAISE. » dit-il dans D'un autre côté les soldats arrivés à Versailles contre leurs généraux et demandaient à rejoinDéjà. avaient mis les troupes en mouvement » Vainement pour Versailles. vous êtes le colonel vos troupes perdu répondit passent à l'enne» Dans ce moment. Celui-ci dans l'intention fait d'aller avertir le duc de Ran'avait à l'hôtel Saintque se présenter rentré à l'hôtel du prince de la Mosles plénipotentiaires. Souham. A sa vue. » Sur les instances Fabvier rien et qu'on attendit pour qu'on ne précipitât « Tout cela est bel et bon! s'écria Souham.in jt> (1814) & venus de Fontained'état-major bleau. s'emportaient dre l'Empereur. ils doivent mourir Lucotte. nulle envie de me faire raccourcir de par la tête. rien à ce mouvement. et. s'écria-t-il de mes généraux. Dites le crime. général mais entre autres. celle avait refusé d'obéir. mais le vin est il faut le boire » Alors Fabvier tiré partit rapidement pour guse.rA«. dre du jour. prenant en avait demandé la cause aux généraux Souham Bordesoulle. mi et Caulincourt enNey. kowa. « Je n'ai pas mes l'habitude répondit actes à mes inférieurs.

deux ce ne fut. qu'une Ne pouvait-il disait-il. en effet. son génie ^7 V et de sa fortune. généraux fendre la France.4) colonel Ordener. C'est ainsi gloire. loin de de la dé- nouvelle. des alliés. sa vie de son corps. Quel pénible effort dut alors faire sur lui-même. de Talleyrand. avec cent cinquante mille combattants en qui lui restaient. Il ne voulait pas. à tout réparer de ses généraux. pas. -une condition. trouva à la discrétion la défection prenant que moi 1 a de Marmont. sa de combattant de Paris souilla que le dernier et se condamna au remords qui a pesé sur le reste Fontainebleau à découvert. à Napoléon la dertainebleau. un grand Marmont en marche A cette songer fection sur Fontainebleau. de Suchet et l'armée du prince réunissant il pensa soutenir encore la lutte? Un moment. jours. t elle pas l'Italie ne nous offre retraite encore à se ses déune encore digne de nous ? Veut-on m'y suivre une fois ? Marchons il ne vers les Alpes » Appel inutile lui-même de Alors. pendant Aussi.(141. de M. et Napoléon se dit-il en applus malheureux étaient de retour à Fonles plénipotentiaires Cependant. cet homme dont le génie avait tant de fois indomptable commandé à la fortune. nombre d'entre eux s'étaient aux cris de vive l' partit pour Versailles. se rendre sans combattre. – – – ™-j quand -j^ – – – – il n'avait – –– qu'à – marcher 27 . il accepta en arrêtant A son retour. la responsabilité la marche 417 mis Empereur 1 et. doutant parlait plus qu'à des ombres. lutte contre ses généraux. il parut dans les salons où on lui fit une véritable ovation. retirer derrière la Loire de mais. Eugène. expire. « L'ingrat il sera resta Dès lors. sur l'avis contraire « Eh bien! s'il faut renoncer à s'écria-t-il. Ney se chargea d'apprendre abdication sans rière résolution des souverains alliés. les corps de Soult.

l'avait entendu . quelque boire et se recoucher. Le valet de chambre. et entendant apprenant Napoléon se plaindre de ce que l'action du poison n était pas assez il avait perdu la tête. Cette nuit. Yvan avait été mais. précipitamment sauvé de Fontainebleau. Tavait vu délayer chose dans un verre d'eau. le moyen de ne les mains de l'ennemi. sujyj ? même au bout du monde. Ce traité. pendant tout le temps qu'avait duré le danger. C'était alors qu'il avait fait appeler ses serviteurs les plus intimes. par le traité du 11 avril. dit le baron pas tomber vivant entre fait remettre par son chirurgien Yyan. un sachet d'opium' qu'il avait porté à son cou. « A l'époque Napoléon s'était de la retraite procuré. On ajoute qu'un long assoupissement était survenu. indiquée » par Ca- source. en cas d accident. et s'était prompte. aux pour lui et ses enfants. la souveraineté de lile d'EJbe. appelé aussi ce qui venait de se passer. soit que la dose se fût trouvée insuffisante. « Ce n'était la même pas seulement dont Condorcet de I opium une préparation c'était se servit pour se donner la mort. Il parja de suicide. Fain. se lever. Depuis. une sueur abondante les douqu'après leurs avaient cessé. pour s'en voir HHi) encore. ma honte. » ne cessait de répéter Napoléon. il tenta de s empoisonner. et que les avaient symptômes effrayants fini par s'effacer. et reçut en échange. Napoléon Vainenement le duc de Vicence insistait. et. Je ne signerai pas. Il s'était de Moskow. Bientôt les douleurs avaient arraché à Napoléon l'aveu de sa fin prochaine. dans la nuit du 11 au 12 avril. 1 banis. trônes de France et d'Italie. refusa d abord de le ratifier. le moment lui avait paru arrivé de recourir à cette dernière resderrière sa porte qui couchait entr'ouverte. il renonça.•? devant ses soldats RÉVOLUTION FRANÇAISE. il avait conservé avec grand soin ce sachet dans un secret de son nécessaire.

Je veux écrire Adieu. Depuis vingt ans je vous ai dit-il. mes amis. avait le venin. reuse. J'ai donc sacrifié nos intérêts la France 1 Son à servir Vous. et.(4814) \1 soit que le femps étonné Napoléon. Si j'ai consenti les c'est pour servir encore à votre gloire. Tout d'armes. Dieune HWWPen eût amorti de vivre. notre cause n'était « Avec des hommes c'eût été la était interminable. contre il prit une aigle et la pressa vivement le glorieux emblêen embrassant « Chère aigle. guerre Je à ceux de la patrie. Mais la guerre pas perdue en fût devenue et la France plus malheucivile. C'était le 20 avril. La garde impériale Vers midi. à me survivre. au drapeau! Que j'embrasse Le général Petit s'avança Napoléon le serra dans ses bras sa poitrine.. s'écria-t-il. Dans ces derniers vous n'avez cessé d'être des modèles de fidélité prospérité. à ses vieux compagnons était rangée en était prêt pour le départ. fois il voulut parler une dernière partir de Fontainebleau. sous-officiers et soldats de ma vieille . Manuscrit de 18U. choses que nous avons faites ensemble grandes tous sur mon cœur! vous presser mes enfants 1 Je voudrais » votre moins votre général. Napoléon ligne dans la cour du Cheval-Blanc. s'avançant descendit garde « Officiers. « Ne plaignez pas mon sort. garde. réfléchi 0» dit enfin jns&nfs quelques} #9 que écfiç l. continuez pars il sera toujours l'objet était mon unique pensée bonheur de mes vœux. tels que vous. et de bravoure. vers sa le grand escalier du palais. » lç veut pas s'était-il mais avant de il ratifia le traité Napoléon se résigna. je vous fais mes adieux et de la de l'honneur sur le chemin trouvés constamment temps comme dans ceux de notre gloire.

480 KfiTOLUTlON FRAHÇAISB. il monta . (1814) que ce dernier mes. mes vieux compagnons en voiture et humides de larmes. « Adieu adieu 1 » Et. encore baiser retentisse dans le cœur de tous une fois. les yeux disparut.sôldats me.

~U' » garantie b. Napoléon Son départ pour puissances d'Angleterre. Départ du comte Il y fait son entrée.– de Napoléon de Napoléon La duchesse XVIII à Gand.Situation de Napoléon. actes. W ans une proclamation Louis XVIII avait dit 1er janvier Le 1814 « Une destinée glorieuse appelle le sénat à être dele premier instrument du grand bienfait qui la plus honorable la plus solide comme de son U~~ W~'U' existence et de ses prérogatives.– Agitation débarquement.-Bataille royaume. Anglais.1.– d'État de Louis –Entrée de toi sur Écoles de Toulouse. 421 CHAPITRE XII. d'Artois.– Juan. – Arrivée Saint-Ouen. des puissances elles Comment alliées.– Départ pour l'Ile Nouvelle de la révolution. Son entrée à Grenoble.-Ouvertures souverains. –Départ d'Elbe. phase de datée de Buckingham.– Menaces contre les militaires acquéreur» Congrès au goife de Paris d'Artois Il se diJournée et du nationaux.– La Chambre à bord en permanence.– Situation dans Napoléon Quiberon. du roi.(1814) RESTAURATION. sur Jugement de Napoléon.– Bataille sentants chefort– -Sentence Sainte-Hélène.-Commissaires XVIII à Calais son XVIII à Paris. Les orphelines destinées Monument de à la noblesse.– Ouverture la censure.-Proclamatton et financlère de la France.-Projet valides.-Conseil avril.– Assemblée militaire pour l'armée.– de Louis XVIII.– de la Charte. de son Marche Son arrivée à Fontainebleau.– des Prussiens. Louis XVIII est appelé au trône. Passage Retraite des alliées.– sur Ordonnance cette ville.-Marche Campagne Atfolre de 1815. tère.– de l'acte armées bre. Le duc à la nouvelle pour rige du Lyon.– aux Tuileries. à Paris. de la Légion-d'Honneur.1 le sénat avait _a.– se déclare Sa lettre des de la Samdes RepréRo- de Napoléon Abdication des Quatre-Bras. Constitution nouvelle. Arrivée Constant.– du Champ de Mai._ a cet On a déjà vu comment appel il répondu viendra . – Adhésion an nouveau dn du 23 de minisChamLes In- gouvernement. Départ Ministère 20 mars. Rédaction bres. – Le comte lieutenant-général Traité Déclaration Nouveau des provisoire.– de l'Ile politique.– au prince régent alliées. Retour par les des additionnel.– iuBellérophon.b. sur Paris.– Protestation Napoléon.- – Napoléon d'Angouiéme Traité Benjamin dans le Midi. r.– Napoléon part Bataille de Ligny. Retraite de Waterloo. .– de biens de Vienne.– Débarquement les Basses-Alpes.– Départ des souverains alliés.– Cérémonies expiatoires. (l'Angoulênie Déclaration à Bordeaux.– sont reçues pacifiques Mouvement national. de Louis séjour Ses premiers extraordinaires à Complégne.-Louls 25 mars. de Napoléon. impérial.

sèrent d'offrir leurs services.•422 &t plus. étaient remplies d'adhésions magistrats. gardes des rois de mes pèhâte de où elle pourra à l'hériprésenter tier de saint Louis. » – au successeur. la dernière le 19. et. tés autres dre ancien:. de Talleyrand. après de Bourbon. Suchet dans le Midi. fiiage de son amour Carnot à Anvers. visoire librement de France au trône de France Louisfrère du dernier roi. mes seize cents et moi res. fonctionnaires. au descendant disait « L'Université. louse. Après le rejet de « Jusqu'à lui avait écrit pré» de le 10 avril. M. dans l'orprofut membres de là maison de Napoléon par Alexandre. Aussitôt accompagné M. (1814) de Napoléon. de Vitrolles 12. de François I*r et de Henri IV. les colonnes au nouveau gouvercolonel disait M. M. mission se soumirent. d'Artois était alors à Naney. « J'offre aujourd'hui du 3e régiment des gardes d'honneur. par laquelle « le peuple français appelait Stanislas-Xavier lui. Il y fit son entrée te M. sur la proposition du gouvernement vota proune constitution visoire. généraux. le comte cipé dans la personne de Nessëlrode charqui avait fait pattie de la commission gée de rédiger l'acte constitutionnel. et de quelques émigrés. il Après avoir proclamé la déchéance le 6 avril. Soult fit sa sou- Le comte la régence. t>ès tors. Comme la nomination et la déchéance du gouvernement cette constitution et autorisée Il y avait même partiprescrite de son premier ministre. Chaque Moniteur nement. REVOLUTION PRANÇAlSt. Davoust à Hambourg. nouvelle. de Talleyrand sent nous avons eu la gloire. le prince se dirigea vers Paris. » Augereau à Lyon. de Ségur. à la tête des principales autorités . s'empresdu jour. venez nous rendre l'honneur. bataille de la campagne. de Fontanes. l'homet de sa fidélité. à TouAprès avoir livré. tous Ses vœux le moment M.

du gouvernement « toutes ficielles. de Montesq^uïotî. le ebihté d'Artois Le se rendit ëfc corps aux Tuileries. provisoipublique. A six heures blatte flottàit et le drapèati était entre aux Tuileries. Alors. nombreuse troupe dd roi sut le dé l'Horloge. leur obéir rement ofles instructions » D'après provisoire. en fut nonïnjé Des chacune et de l'abbé secrétaire. institua des maréchaux Moncêy et Oucomposé de M. he voulait tien ïùi céder. lé frété dé Cavaliers cosaques. AlexUne visite dé l'empereur âé la constitution. la connaissance la Francer à ses de tous les actes commissaires des divisions extraordinaires militàires « de répandre dans le payé rendu exacte des événements qui avaient l'exécution et d'assurer souverains légitimes.< soit fierté. au nom du roi son frère. du prince. le sénat le 14. du de lieutenant-général le titre comte d'Artois accepta l'ac-et promit du sénat. » Ces com- ils pouvaient les dépositaires de toutes les classes et de tous les rangs . était allé té recevoir à la bàriière dans le Cortège du prince une remarquât au soir. *23 parisiennes. ceptation à se soumetlà Veille. pavillon le sénat s'était Soit pat tm reste dé p1ïdeur. de Talleyrand des génédu comte de Jaucourt. l'avait déterminé andre à ce prince. 17. CeDe son côté. envoyés dans avec mission et Dessolles. avec le titre' ûe sefurent du royaume. du due de Dalberg raux Beurnonville M. pendant. d'aller au-devant Appuyé sûr les souveabstenu avaient solennellement promis dërécon/iaftre rains alliésquî il attendait la constitution et de garantir qu'il avait votée. Ce conseil était un conseil d État provisoire. dinot. devaient civiles et militaires les autorités suspendre et les agents ou destituer de l'autorité etc. arrêté du Celui-ci. de Vitrolles crétaire d'État. On déBôndy./j£j« RESTAURATION. entre les abdiqua le gouvernement provisoire tre. royaume. par un premier mains du comte d'Artois.

424 HÉVO1UT1OH FRANÇAISE. et semaient ainsi des germes de colère qui. maintint la perception de toutes les taxes sous le nom de droits comprises réunis. le 27. flgjj) missaires. ratifia le 26 avril acte qui dépossédait et désarmait la France! Voici ce traité « Art. Les caisses voir. d'Artois dans les deux y pourl'une le 20 avril à tous les enjoignit de huit mois des contribuà tiers il fallut ordonnances. oubliant ainsi les promesses solennelles qu'il avait faites avant d'entrer à Paris qu'il n'y aurait plus d'impôts vexatoires. au 1 jun- rétablissement des . ne firent que ranimer les anciennes Ils allaient passions. Toutes demeurent France. à quelque temps de là devaient forcer les Bourbons à un nouvel exil. si les nécessités Cependant. « II. du moment en pouvaient sorte qùelque justifier ces mesures comment excuser l'acte de que M. signées. Talleyrand et que le comte d'Artois négocia. en grande partie composes absents de d'émigrés. d'amitié Pour entre constater le suspendues hostilités entre sur terre les et sur mer alliées sont et et la puissances rapports les puissances alliées et la France et pour la faire jouir autant que possible des avantages d'avance de la paix les puissances alliées feront évacuer par leurs armées le territoire tel qu'il se trouvait français. le comte à verser. Par deux et la seconde contribuables dater du tions ordinaires du Trésor étaient vides. d'avoir et un délai 1er février extraordinaires antérieurement décrétées et pour 1814. au lieu de faciliter la vingt-cinq transition du régime tombé au régime nouveau. France depuis près de ans. précédent. plus de droits réunis. prêchant partout la réaction et l'intolérance. ler.

des ports. des forteresses « La dotation et tout ce qui n'est pas remis en entier Le lieutenant-général aux en conséquence. royaume commandants et sera demeurera particulière. et onze des magasins de guerre. ans parla toutes les conquêtes. plans. de l'an de grâce inventaires. de bâtiments rang. cartes.RESTAURATION. à ce que la remise de manière l'ordre de les remettre. de trois pièces par chaque portion et blessés compris. l'artillerie emmener pourront malades mille hommes. et de munitions remplis d'efvoilà ce que et d'approvisionnements. de Talleyrand d'un trait de plume. de tous genres etc. et remises « III. modèles. nera. toutes pendant vingt-deux places fortes. Dans aux alliés. de. sans qu'il puisse être distrait les dépôts d'arnon-seulement sont compris la dotation toutes autres provimais encore et de munitions tillerie ainsi que les archives. six cents bou- de grandes ches à feu des fonderies un vaisseaux nombre provinces. Les garniau 1er juin prochain. et de la République amassées toutes les ressources France. totale puisse être effectuée Elles avec armes et bagages. à mesure que les places encore de ces limites aux par les troupe* alliés. pliquées aux places le 23 avril « Fait à Paris Ainsi ritoriales chesses. françaises du occupées hors seront évacuées de France de don- ces places. c'est-à-dire et riches terles acquisitions toutes les ride l'Empire. sortiront sons de ces places dans la prode campagne. des arsenaux pleins avec un de haut immense cinquante-trois douze mille d'armes matériel. seront ap» 1814. propriété aucun objet. (1814) 425 vier 419%. Les stipulations précédent sions maritimes. fets d'équipement donnait aux alliés. trenteavec un grand frégates . M.l'article « IV.

sans REVOLUTION KKANÇAiSt. C'est pays aux conseils de altesse à te 0oiieûx et à là confiance la diSur le vient dè m'adresser. Ce mois d'avril 1814 offrit un étrange De spectacle. {1814) sans même sans compensation. eut un moment. côté que portassent les regards quelque dit M. condition. Iî y que ruines. du 10 au 20 où l'on vit réunis. ûn traité de paix. Voici ce qu'il avait répondu au ception prince régent « Je prie votre altesse les plus vives et royale d'agréer les plus sincères actions de grâce pour les félicitations Je lui en rends de particulières soutenues dont j'ai été l'objet pour les attentions tant de là part dé vôtre altesse des royale que de celte dé chacun qu'elle membres totre de ses vine trône dè votre royale. Entré à Londres le 21 avril. désordre. » Tuileries). on n'apercevait confusion. et protégés million de soldats. habitants Providence. dans une étendue dé moins de quinze lieues carrées. sur une simple déclaration tfarfnisUce On dit que plusieurs millions furent le prix de ce honteux ou plutôt dé cette indigne traité. Vâufâbelle. on" lui avait fait une rébrillante. well. et de rendre la paix le repos et le bonheur à tous les » peuples. le comte d'Artois (aux Joséphine (à Rueiï). . trahison. les empereurs le roi de Prusse triche. Marié-Louise l'impéràtrice et te roi de et d'Au(à de Suède' de Russie royal Louis XVIII avait quitté sa retraite d'HartCependant. que f attribuerai le rétablissement toujours. et le prince Paris). par un demi à toutes les appartenant races et à toutes les nations de l'Europe Napoléon (à Fontainebleau). illustre maison. après de notre maison de ses ancêtres et cet heureux état de choses qui promet de fermer les plaies.*26 et cela. impératrice Rome (à Rambouillet). de calmer les passions.

i 4 BESTAUKÀTtON. si jamais. Il y reçut tous les corps politiques. qu'il décida . (4 81 -4) ~L. tout goutteux i Je avec vous. je marcherais de tos senf'assurâneë reçois af ec la plus vive satisfaction Ifs mejsdrit d'autant qtré j'y vois le timents. unique ofbjet de vois gotifernem'ent » ïmn% et de ma coftstatnte sotlicitude. et la félicité publique. son confident Louis XVIlï intime. fief s'était faMiMaarisé avec la nécessité fi ne pouvait de ce qtf H appelait les droits de sa naissance. on nous forçait à la tirer. admi29 à Compiègne. 1 -9 &1 se des 6ourbons que le chef de ta dynastie envers une nation qui avait provoreconnaissant montrait là France contre les coalitions depuis qué et soldé toutes tllf9' à ©Ouvres te 24. de Talleyrand A chaque reki d'acdes notes pour lui faire sentir & nécessité des rapports. il s'arrêta sur la terre de France. Louis XVIII cepter la constitution de reconnaître non qtt'H refusât de se prononcer hésitait il dans cet acte depuis lôWgtem'ps. sur un yacht XVIH Rembarqua Lirais ans. par anciens M. Ces réponses produisirent au roi avait fait remettre M. émigrés. qui se présentèrent il répondit î << J'èspèf que la les premiers pour le féliciter. gage d'uiie union parfaite du seule peut Mîtré ta stàbiHté De cette union la nation. » Àtf corps législatif je suis. C'est ainsi Aux maréchaux et judiciaires. sur le trône qu'en vertu du rappel à ne monter se résoudre dw séna« Conseillé quelques et qtf'après avoir soleonettement juré d accepter et par ptétt- ses conditions. il abordé enfin âflglaîs. que Dieu ne vetHîlé. ce que France n'aura plus besoin de votre épée. plus ptécieux de entre moi et tes représentants. tes garanties stipulées de transiger mais. avant son entrée à Paris. après trn exil de vingt-deux le Parti de? Calais le 2f6. nistratifs une favorable im^fessîôW. et. deBlacas.

qu'il daterait son règne de la mort de Louis XVII. dit-il au prince de si je jurais la constitution. (1814) du trône sans condition possession Alors le préalable. C'est là qu'il devait signer la déclaration la veille avec Alexandre. Louis XVIII y voyait une atteinte aux droits de la couronne. de Talleyrand apporta son était emparé Il y arriva convenue avait été Il y aux projet. chaque phrase de ce projet fut l'objet de vifs commentaires. » Chaque mot. « M. Alexandre écrivit n'est pas publiée ce soir telle qu'elle a été convenue. constituant le pouvoir Ayant dont ainsi retiré à cette elle s'était drait partit pour le château de Saint-Ouen. on envoya au journal officiel la déclaration suivante « Louis. de Talleyrand chargé de rédiger. recevoir il la donnerait. Bénévent. de Talleyrand. sénat eut recours à Alexandre* comme il l'avait fait pour le comte d'Artois à la suite d'une visite faite par l'empereur de Russie à Louis XVIII il fut convenu que le roi conserverait le titre de roi de France et de Navarre. M. de jurer et faire jurer d'observer la Charte dès qu'elle aurait été consentie par les corps représentatifs. lumières duquel le roi devait en partie son retour. C'était méconnaître le principe de la souveraineté nationale consacrée assemblée Louis XVIII dans l'acte du sénat. et que M. de notre peuple. par l'amour au trône de nos pères. vous seriez assis et je serais debout. « Rappelé. et qu'au lieu de du sénat la constitution. à tous ceux qui ces présentes salut verront. de Talleyrand qu'on oppo« Si la déclaration sait.*28 RÉVOLUTION FRANÇAIS!. « de la nécessité de conserver question ce sénat. et acceptée par le peuple français. » A quelques instants de là. on n'entrera pas demain dans Paris. » de la résistance par M. éclairé par les malheurs de la nation que nous soiuAverti . par la grâce de Dieu roi de France et de Navarre. le 2 mai.

inviolables assurée. _1__ -1~ 429 mes voquer cette à son bonheur. maintenu savoir des députés « Le gouvernement représentatif existe aujourd'hui. sauf les précautions à la tranquillité « La liberté des cultes « Les propriétés seront biens nationaux restera irrévocable. qu'elle soit sagement une qu'il est indispensable de et ne pouvant nous rectifier. 1 destiné _a_ à gouverner. une des Chambres « Les juges indépendant. le plan de constitution du 6 avril dernier. « Les par ministres responsables législatives. « Résolu d'adopter devenir une lois fondamentales libérale. 1.(1814) RESTAURATION. sera librement et individuelle publique de la presse respectée. ils ne peuvent. seront et sacrées. et à donner suivantes sera corps. pitation dans leur forme actuelle. publique. notre confiance mutuelie. garantie. del'État. pour le 10 du mois de juin de la présente et le corps législatif nous engageant à mettre yeux le travail que nous aurons fait avec une choisie dans le sein de ces deux les garanties à cette constitution convoquons le sénat année sous leurs commission pour base tel qu'il des dé- corps. divisé en deux « Le sénat. partements. et le pouvoir judiciaire w . nombre d'articles de la précigrand portant l'empreinte avec laquelle ils ont été indiqués. nous avoir lu attentivement proposé par le sénat dans la séance avons reconnu mais qu'un que les bases en étaient bonnes. « Après première pensée est d'insi nécessaire à notre repos. voulant en accepter constitution conservée. inamovibles. la vente des être poursuivis pourront et jugés par l'autre. « L'impôt « La liberté « La liberté nécessaires et la Chambre composée consenti.

(i$H) i « La dette publique sera garantie. sera maintenue.. dans son travail de reconstruction c'est au monarchique actes ne furent que passé d'abord qu'il songea. « Tout Français sera admissible aux emplois civils et mjr litaires. « Enfin nul individu opinions et ses votes. conservés. On vit garde chars figurer dans découverte et devant ayant à sa lui le prince de ville. le cortège quelques de l'exbataillons ces vieux soldats défilaient mornes et siqui. pour suivre sa famille à la tour du la duchesse d. les pensions. rêts anciens et d'intérêts satisfaire. en masse sur son passage et le salua de ses acclamations. Louis XYHÏ arriva aux Tuileries. Sa tâche n était il se trouvait nouveaux en présence qu'il d'inté- pas sans périls. A cinq heures. ainsi grades et honneurs militaires seront la nouvelle noblesse. Rome. » Cette déclaration. suivaient les ces rois vaincus des triomphateurs. disposa dans \e Moniteur. On dit qu'en rentrant dans ce palais.450 RÉVOLUTION FRANÇAISE. que l'ancienne « La Légion-d la dédont nous déterminerons Honneur. Il composa fallait également il le sayajtj mais. qu'elle avait quitté enfant. coration. Il était en habit impériale comme lencieux. Soit curiosité. soit enthousiasme le peuple se porta sincère. . affichée surtous les ne pourra être inquiété pour ces et les esprits en faveur du roi. le vieu& roi se mit à l'œuvre de France depour la consolider. de Condé et le duc dé Bourbon. ce jour-là. faire son entrée dans la capitale. Temple." Angoulème tomba évanouie. publiée le lendemain murs de Paris. Une fois eu possession de sa couronne. Il devait. Absent puis un quart de siècle. Louis XVIII était dans une calèche gauche la duchesse d'Angoulème. Ses premiers des souvenirs et des essais d'ancien régime.

avec M. celle des postes. réclamant le prix de la chute de celui qu'ils apet du retour des Bourbons. le général nances. tenu des solliciteurs. dont le seul titre officiers improvisés. officiers furent et remplacés était d'avoir Près de quatorze dans leurs foyers avec une demi-solde. Malouet. Ferrand. non l'ex-vieille compris mille jeunes et braves garde impériale. s'occupa aux affaires Il appela M. cejte plaie de tous les régimes. à la marine. maison. Un titre nouveau fut ciéi pour celui de ministre de la maison du roi.814) RESTAURATION. Tous voudes grades qu'ils s'étaient donnés on vit la cohue XVIII t r 11 1_- -J_- _1_- v pelaient Buonaparte. de Quiberon Alors tels étaient les titres que le gouvernement deà l'étranger'. campagnes L'ouverture des deux Chambres Ordonnance du 25 mai. ces hommes assiédes Tuileries les escaliers d§ ainsi que les bureaux geaient la guerre. étrangères à le baron Louis. des de prendre part à la curée. mandait. se presser aux portes du nouveau avipouvoir. de l'émigration. de Blacas. tOi de rétablir )es gardeMïHCorps. et projeta 1$ comte d'Artois et le prince de Condé reprirent leurs anciens titres de colonels-généraux de des Suisses e^de. aux fil'abbé de Montesquiou l'intérieur. et sous-officiers soldats. l'infanterie sa ligne. . Duppot. mjnistre de la guerre sous le gouvernement fut mainprovisoire. renvoyés par des fait les Ce avait été fixée au 31. laient la confirmation fixèrent le pied de paix de T^rmée ai Cinq ordonnances deux cent mille sept cent seize officiers. Avoir quitté le service de la avoir échappé aux désastres ou servi France. Beugnot eut la direction générale M. Louis ensuite de former son mjnjgtère. entrée et voix au conseil. M. de Taljeyrand. Affublés d'uniformes inconnus. de la police M.

marques je me félicite d'être devenu des bienfaits dispensateur que la divine Providence à mon peuple. et par conséquent ajoute à sa véritable.juin l'ouverture des Chambres. On était au 17. L'œuvre . Ce jour-là. des représentants de me prodiguer les plus touchantes de son amour. Alexandre travail.*3* révolution française. compagné « Messieurs. « Le rang que la France a toujours occupé parmi les nations. Ce qu'elle puissance ne conserve pas de ses conquêtes. et la devait préparer le travail commission'qui n'était Ces retards arrêtaient pas encore nommée. cette charte dont on a fait tant d'honneur à Louis XVIII. dit-il aux députés. la conclusion de la paix Alexandre déclaré ne vouloir rien ayant de la constitution signer avant que la question fût résolue. de sécurité acquièrent accroît également la sienne. Ainsi. La guerre était la réconciliation universelle l'est pareillement. n'a été transféré à aucune autre et lui demeure sans Tout ce que les autres États partage. pereur de Russie. On avait ajourné au 4. tèrent Paris. l'Autriche. lorsque pour la première fois je viens dans cette enceinte m'environner des grands d'une nation qui ne cesse corps de l'État. et se dirigèrent vers l'Angleterre. ne doit donc pas être regardé comme retranché de sa force réelle. daigne accorder « J'ai fait avec la Russie. signa le traité de paix. Louis XVIII se rendit au Palais-Bourbon acdes membres de sa famille. (1814) l'acte constitutionnel jour-là devait être promulgué. c'est-à-dire tous les princes de la chrétienté. La commission fut nommée le 18 le 27. de l'Europe les souverains alliés quitaccomplie. elle avait terminé son le 30. sont compris leurs alliés. et la l'Angleterre une paix dans laquelle Prusse. avait été enfantée en quelques et sur un ordre de l'emséances.

et j'occupe aujourd'hui Mais. si longtemps vont fermées. que. du commerce. périté « Mon chancelier détail mes intentions va vous paternelles. je me flattais de rester toute ma vie le plus du meilleur sa des rois. toutefois troubler et tout dupromet qu'un long calme au-dehors rable au-dedans seront les heureux fruits « Un souvenir joie. lui seront fournies par les possessions elle ne sera plus réduite à s'en priver. Ferchancelier. Mt 433 « La gloire des armées françaises de leur valeur te les monuments d'œuvre des arts nous appartiennent stables et plus sacrés que ceux n'a reçu subsistent.1 1 RESTAURATION. désormais aucune attein- et les chefs- plus « Les routes être aux par des droits de la victoire. et qui asseoit sur de l'État. dont des vous allez solides entendre la prosde bases faire » connaître avec plus De longs applaudissements la voix du monarcouvrirent M. souvent interrompue par les cris de vive 28 le . V. ou qu'elle recouvre à ne les obtenir qu'à des conditions ruineuses. Nos manufactures nous vont refleurir. du moins. il revit place dans ce testament à l'instruction de l'auguste qu'il destinait et malheureux enfant C'est les auquel je devais succéder c'est pénétré des senyeux fixés sur cet immortel ouvrage. et une de la paix. que j'ai réconstitutionnelle digé la charte la lecture. rand donna lecture à l'assemblée de l'acte constitutionnel. condé par les conseils de plusieurs d'entre vous.(1814) 11. A cette lecture. timents c'est guidé par l'expérience et sequi le dictèrent. il n'est pas mort tout entier. libres. Le marché de la France ne sera plus seul ouvert de son sol et de son industrie celles dont productions lui a fait un besoin. l'habitude ou qui sont nécessaires aux arts qu'elle exerce. J'étais fidèle sujet douloureux vient félicité ma né. Dambray. nos villes maritimes vont renaître.. Après un discours de M.

4!1.r·ni roi jura qui. la Y"no.pardonner les torts royal pouvait de son avènement. avec des pensions honteusement On retira aux fils des officiers modiques. Celle-ci se placés Symbole et gage de la paix. était jouée par les mêmes membre comédie persop- le remplaçait. des écoles exclusivement aux pour les attribuer enfants de la noblesse. Royer-Collard ancien correspondant de Louis XVIII. sition. et ceuxauxdonnait le nom de républicains. où. La dans fortune. Des cinq maisons d'éducation sous l'Emqui existaiept de la Légion-d'Honneur pire pour les orphelines on n'en laissa subsister celle de Saint-Denis. et de M. fut amendé par les Chambres. entre autres les régicides. secrétaire particulier du ministre de l'intérieur. mesure qu'à s'appliquer qu'il aux Chambres eut pour but la suppression de la proposa liberté de la presse. le gouvernement se faire . succéda d'être depuis nages 1 Dans la nouvelle C'est la Chambre . Guizot.434 RÉVOLUTION ~'I"1I. dès ce moment. quelson avaient été exclus de la nouvelle assemblée. se manifesta une assez forte oppo- .¿'In ~o FRANÇAISE. Solennelle trente ans. garantie Ce projet de loi. des pairs qui le sénat n'existait plus. et les possesseurs de biens militaires. les Bourbons. de cent cinquante-quatre Un grand composait membres. Plus de onze qu'une. prestation Chaque fidèle au roi et à la charte. en activité de service ou morts devant les bourses l'ennemi. une en ramenant favorable. nombre de sénateurs. du serment. la première Ainsi.1. on menaça de peines terribles les régicides et les révolutionnaires. ~L_~ (1814) . par la charte. mais. œuvre commune de M. il sembla ne irriter. au lieu de réparer. cents invalides furent chassés de France cents quinze autres renvoyés dans leurs foyers. les avait situation constitution.

menaçant propriétés. les journaux royalistes les plus arbitraires. Louis XVII. dans les départements que la réaction royaliste se faisait sentir. Il fit dire dal et tous les chouans C'est surtout CadouPichegru. la conduite des monu- les victoires et. aux dépouilles de la puissance régler la part de chaque de terrain. que les émigrés veulent traiter en plusieurs au-dessus se mettre. Chaque jour. Des courtisans RESTAURATION. dans les guerres de la Vendée. et la douleur! du gouvernement l'épisode par des monuments.()844) nationaux affermi. à Vienne pour un congrès devait s'assembler Cependant. morts de Marie. devait opérer têtes d'hommes. « Il semble écrivait le maire de Darnac à la Chambre. Ils paraissent endroits. mémoration de madame Élisabeth royal. aux mesures vait être admis aux emplois licisme. la France en pays conquis. que le congrès qui ne les restituesoit aux curés. le gouvernement poussaient Selon un sans nul ne deeux. enfin. certificat de catho- .Antoinette. Ce n'était point par étendue ce partage. d'autres et ne reconnaître lois des autorités constituées. Il ordonna descérémonies de la mort de Louis XVI. de les dépouiller dès que Tibère répondit le gouvernement · pressaient ce prince leur le silence d'élever « Il faut un autel '136 serait à la Vengeance ments pour domestiques. soit aux nobles. de Quiberon pour les malheurs » Telle ne fut pas Il proposa d'éterniser et la journée en comexpiatoires · même des services et du jeune solennels pour Moreau. mais par France. Beaucoup croyaient que le rétablisétait le retour de l'ancien des Bourbons sement régime. du 21 janvier. du sort de Jézabel dites du clergé. les raient détenteurs de biens nationaux pas. étrangères. » Les prêtres réclamaient les anciennes que leur volonté.

Alors la Prusse. tout en convoitant la Sa'xe. Russie et l'Autriche n'avaient la décision du pas attendu l'une avait fait occuper en congrès pour se faire leur part. de Metternich. (1814) /inmnta a'Alsivmit X *_yi*«4. pand-duché consentit à abandonner à la Russie cette portion de ses anciennes possessions si la Saxe polonaises qu'elle convoitait. Tel était l'état de choses quand. en faire la demande officielle aux cours d'Autriche et d'Angleterre. déclarant que l'incorporation ment la tranquillité nouveau de point l'Autriche. l'autre le nord de l'Italie. de concert avec les représentants de et de l'Autriche. à la Prusse par une l'Angleterre répondit note qui rejetait la dépossession du roi de Saxe. gne Mais la . de Talleyrand notre plénipocorporation tentiaire à ce congrès. Ce chiffre était cependant réduit et des par des cessions restitutions de territoire la Belgique déjà opérées. exigeait. sous la présidence de M. sa demande de l'inde la Saxe. la Pologne. la Saxe. M. était réunie à la Hollande. Ainsi. Pologne.*56 avnïf On an en avait On 1a RÉVOLUTION FRANÇAISE. n'avait pas encore osé mettre la main sur sa elle s'était bornée à proie. dont Napoléon l'avait dépouillée. par les rivalités que ce contact soulèverait entre la Prusse et demandée . et l'Autriche. république alliée Chaque puissance comme prix de ses sacrifices la Russie.Venise. grès s'ouvrit première force toute l'ancienne le conDès la la Prusse renouvela séance. le 1er novembre. la Polola Prusse. à l'Autriche. la Saxe et l'ancienne de Venise.n J – miî le compte ilil s'élevait à trente-deux millions. la Norwège à la Suède le Hanôvre à l'Angleterre. qui refusèrent d'y accéder. qui avait des droits à faire valoir sur le de Varsovie. et la Sa-la Lombardie à la Sardaigne. Seule. parmi les voie territoires les plus considérables. la Prusse. infailliblecompromettrait de l'Europe. Restaient encore en litige.

longer son territoire depuis la Silésie jusqu'à l'empire Vainement sations la Prusse elle s'en tint et la Russie aux termes des compende sa déclaration.a ainsi nnm~ 1nf. de sacrifice. L'Angleterre. Vanlabelle. un traité d'alche et la France conclurent. la France par lequel l'exécution elles s'engageaient à du traité de Paris. cent cinquante signé sa honte « s'obligeait à épuiser ses trésors. elle ne pouvait se résoudre à voir cette puissance turc. Alors le roi de Saxe était à Friedrichofeld. de son royaume. 1 une note au roi de Prusse.occ. occupaient que la cession tous A cette pour leurs sa frontière de Bocompromettait que cette incorporation hême. mille homêt son abais- Dans cet état de choses. » Mais t.l. bataille de Leipzig. on se prépara le 3 janvier 1815. le présentée par M. de Metternich 28 janvier. et. la placé. à prola diguer le sang de ses soldats pour assurer à ses spoliateurs tranquille qu'ils lui avaient arrajouissance des possessions » chées*. souverainetés.(181S) 1devenait et dont le prix les troupes RESTAURATION. Ainsi. pour assurer devait fournir Chaque puissance d'avoir mes. l'AutriDe tous côtés. depuis des souverains. le 6 novembre. Histoire des deux .Qv~nt1. vint mettre fin aux débats sur la question de la d'habitants Saxe. Non moins opposée aux projets de la Russie sur la Poprologne. en possession nouvelle. lui offrirent une rupture devenait imminente. non contente sement. allemands. Alexandre intéressé. le royaume en litige donna eût lieu. L'Autriche effrayés déclara des ordres Prusse pour était. n. de consentir disant « qu'il au démembrement ne voulait Restaurations.Q 1. à la lutte. il pas signer sa honte. les princes protestèrent.ce ~n4'#n. 437 A. la de la Saxe. sous la surveillance Sommé refusa. Sur les deux millions ce que renfermait Cependant sept cent mille furent donnés royaume.l. liance agir offensive de concert et défensive.

bout. étaient plutôt galante. de « la rotonl'empereur dité colossale. Un soir. » C'est ainsi que la coalition fit expier à ce noble et vieux le tort d'avoir été. « vu la réunion du roi de Saxe au plus cruel ennemi de l'Allemagne. » ans d'exil. jusqu'au Frédéric-Auguste.. les Bourbons n'avaient rien Après vingt-deux ni rien oublié. des intrigues de la duchesse gaieté des bonnes d'Oldenbourg. de M. Tandis qu'ils croyaient avoit vaincu appris annoncé. de Talleyrand « Je vous avais bien s'approcha Itti dit-il. loyal et fidèle envers son allié. Toutes des fêtes membres ces hontes étaient débattues et signées au milieu réunissaient à Vienne les les dépêche^ les comptes-rendus d'un Aussi qui chaque jour. du roi de Wurtemberg. au coin des rues. sœur de M. Ainsi. pressé den finir. s'agitait jour ce que l'invasion seule avait produit. la Prusse se mettre incontinent en possession de là partie de pouvait la Saxe qui lui avait été dévolue. il se plaisait à entretenir le roi des costumes que portaient d'Autriche et le roi de Bavière. ne savait rien de ce Il y avait alors deux sortes d opposants tes . d'une intrigue lord Castleréagfc. « On pour renverser comme on dit. du roi de Dahettiark. on s'interroge de l'île d'Elbe venait de débarquer en France Alexde M. deTalleyrand bal.· 11' FRANÇAISE. celui-ci au grand t esprit révolutionnaire. fortunes de la grosse d'Alexandre le loustic de la brigade royale. Bercé tp'ar ïà politique le gouvernement seul qui se passait. déclara que. que cela ne durerait pas. de Blacas. sur les bordes. et des amours de chez M. que d'une délibération.J' RÉVOLUTION n. oh dansait une l'exilé andre nouvelle Tout-à-coup se répand on se regarde. du congrès et les souverains.438 1. de Metternich. » conspirait. de Metternich. '1 (1815) le congrès. » de M. d assoupissement ne voyait rien.

c'est Je partirai.(1815) constitutionnels RESTAURATION. disait-il. non point seul. Seul de tous les Bourbons « Le duc d Orléans est le seul quelque popularité. et. La fortune Je partirai. Napoléon. à la France. de le confiner au Déjà on s occupait. étaient odieux à qui les Bourbons venus à la suite de l'invasion. sinon. de la banque mes de la bourgeoisie avec la Restauration tout compromis seconds repoussaient et l'Empede l'Empire ne voulaient que le rétablissement reur c'était celui de l'armée le parti national. placer ce prince avait cond'Orléans. mençait congrès question à inquiéter de Vienne. n'avaient premières C'en était pas oublié la luttes et aux assez pour des hom- glorieuse qu'il victoires premières de ce parti. 439 ne vouLes premiers et les impérialistes. le ils espéraient laient pas sortir de là charte. et le peuple étaient restés fiil savait que l'armée France et invoquaient sa présence. n'en espérez jamais rien ne pou» Si les royalistes et incorrigibles. je ne veux grandes occasions. pas perdu Napoléon. L'entreprise' mais elle n'est pas au-dessus est grave. difficile. périlleuse les dans ne m'a jamais abandonné de moi. les souverains. à l'île de Malte où à Sainte-Hélène. il était en lieu de sûreté. dès le dèles à son souvenir comSon voisinage mois de janvier. hâta son départ j'y suis prévenu. moi qui dois l'en délivrer. de le déporter « Oui. ils Alexandre quant aux autres. . et des classes par cela seul populaires. y ramener sur le trône le duc roi par la voie légale. composé aux espérances le désigner Lès et du commerce. C'est moi qui ai donné les Bourbons résolu. avait dit membre de là famille qui ait des idées libérales. sont incorrigés le voté de son père dans le jugement vaient lui pardonner servé de Louis part XVI les constitutionnels avait prise aux de la révolution. qu'ils étaient de vue la n'avait à l'île d'Elbe. il avait songé au retour.

parent qu'ils calomnient notre qui nous même gloire? Si leur règne durait. et la proclamation suivante lue à chaque compagnie. une heureuse la flottille entra le traversée. cents le golfe Juan. Alors le drapeau tricolore fut arboré. (1815) la main sur le collet par des genpoint me laisser mettre darmes. ennemis sur le champ . Je partirai avec mon épée. ans que nous avons vus pendant vingt-cinq courir l'Europe des ennemis. combattus admire. cents cent grenadiers s'ouvrit et Drouot à bord de sa du brick de sa garde. mes Polonais mes La France est tout pour moi. Napoléon se jeta dans un canot et aborda le rivage le reste de l'expédition débarqua. Avec quel acharnement ils les dénaturent ils cherchent à empoisonner ce que le monde tre gloire. l'Inconstant. tiens. mon sang. le souvenir de nos immortelles journées. je lui sacrifierai avec joie mon repos. il s'embarqua avec chasseurs quatre corses. le 26 février. tout serait perdu. je lui appargrenadiers. « Soldats sortis de nous n'avons nos rangs leur prince. pas été vaincus ( Marmont et Augereau) leur bienfaiteur. en maudissant notre belle France tendraientils commander et enchaîner nos aigles. ma » vie! Napoléon résolution. pour nous susciter qui contre nous dans les rangs passé leur vie à combattre armées étrangères. aux généraux Bertrand et. eux n'ont lauriers. « Ceux paront des pré- les regards? Souffrirons jamais pu en soutenir qu'ils héritent du fruit de nos glorieux travaux ? qu'ils s'emde nos honneurs de nos biens. c'est et s'il reste parmi encore des défenseurs que nous de noavons ces mêmes de bataille. Deux cents et deux ments. Deux ont hommes trahi nos Après 1er mars dans chevaux-légers polonais suivaient sur trois petits bâtiflanqueurs.440 RÉVOLUTION FRANÇAISE.

à Smolensk. l'avoir fait depuis dix-neuf ans. je suis ans vingt-cinq arborez de la France. vous portiez dans nos grandes journées. prétendent vous que cette « Vos rangs. de l'Ouest d'Égypte leurs sucsont flétries cicatrices leurs honorables humiliés. votre voix. à leur joug.(1815) RESTAURATION. s'ils veulent. à Eckmülh. du Rhin. vous est rendu venez le rejoinet élevé sur vos pavois à travers tous dre. de ralliement à tous les servirent cette cocarde tricolore que des j'ai entendu tous obstacles. « Les vétérans d'Italie. à Friedland à Austerlitz à Iéna à Ulm à la à Wagram. les les périls. comme ils ils règneront et là. Qui prétendrait être été les maîtres souffrir se qu'aucune maître chez nous? Qui en aurait le pouvoir? Reprenez ces aigles que vous aviez à Tuà Eylau. pas de plus vous ont imposés mis que ces princes. les soules rangs ennegrands . Moskowa à Lutzen. « Arrachez pendant ennemis ces couleurs et qui. « Nous devons oublier que nous avons nations mais nous ne devons pas mêle de nos affaires. à Essling. votre n'ont gloire les biens. des armées de Sambre-et-Meuse. que les étrangers le récit de tant ils sont les ennemis de notre gloire puisque comd'actions héroïques qui ont illustré le peuple français. ils viennent. est leur battant contre eux pour se soustraire condamnation. 441 « Soldats arrivé dans mon exil. « Votre général appelé au trône par le vœu du peuple. sont de la Grande-Armée. à Wurtchen à Montmirail Pensezsi arrode Français aujourd'hui poignée d'où en soutenir la vue? Ils retourneront puissent gants. dela. vos biens et la gloire de vos enfants. nos braves seraient des crimes cès seraient si comme le prétendent les ennemis du peuple. que la nation a proscrites. des rebelles.

verains neurs. A onze heures . vers sa petite colonne. à Gap. Napoléon à la tète de sa petite se mit en marche. clocher droits votre ne sont les drapeaux de vone se compose que de la vôtre ses du peuple et les vôtres son intérêt. (181 S. il avait fait vingt lieues dans cette seule Sur son passage. ne sont que votre La victoire marchera autres intérêt au pas son honneur honneur de charge clocher en vous gloire. alors aurez fait vous vieillesse vous et considérés respect de vos raconter dire avec orgueil « Et moi pourrez « aussi. je faisais partie de cette grande armée qui est en« trée deux fois dans les murs de Vienne. la patrie et contre vous ranger sous Son existence que ceux et sa gloire et votre l'aigle. avec les couleurs vous pourrez serez les libérateurs « Dans votre tours jusqu'aux vanter de ce que vous de la patrie. étape! les paysans se portaient avec des aliments. la limite des Basses-Alpes atteignit. » concitoyens vos hauts-faits ils vous éternelle aux du soir. Français les ait fait naître que la fortune qui combattirent vingtans avec cinq » l'étranger pour déchirer le sein de la pairie « Napoléon. étaient légitimes les récompenses. au milieu leur de l'ennemi. affection sont pour nous. dans ceux de Ber« lin de Madrid de Moskow. entourés entendront avec volera de nationales de Notre-Dame. et qui â délivré Paris de la a souillure et la présence de l'ennemi que la trahison y ont « empreinte. Il traversa troupe Cannes Grasse. » « Honneur à ces braves soldats la gloire de la patrie et honte dans quelque rang criminels. et Je lendemain. aux cris de vive l'Empereur! A Digne.442 RÉVOLUTION FRANÇAISE. contre venez 11'. les honceux qui les ont servis « Soldats tre chef.

salué par les acclamations il se De Vizille. et des des habitants dans Vizille. traître et rebelle. voisines. » et à main armée dans le département introduit de la force commandants « tous les gouverneurs enjoignait . « Soldats du les troupes royales s'il en est un seul parmi vous qui il le peut. Il faut en remercier devenant » Mais les nouvelles plus tendrons plus parler. Son entrée dans cette ville fut un véritable à s'était répandu son débarquement de bruit le Déjà les il étourdit Paris. barrée sur le d'un corps avant-garde Naà Grenoble.V'j RESTAURATION. mé. point ou huit il n'éprouva à Vizille d'arriver cents soldats. tes fit voler enéclats et vint en offrir les débris triomphe. Accueilli avec transport par le peuple. il n'y eut qu'un cri parmi les deux troupes. « Vraiment. les constitutionnels. sur dirigea mais le peuple torité avait fait fermer les portes de la ville. val. s'être réunies. me voilà! » son empereur. et publia une ordonnance par laquelle il déles Chambres. et nous n'en enDieu. on le fusillera. dans les premiers sire. déconcerta et royalistes alaron n'en parut nullement moments. Napoléon entra elles se mirent en marche. Après À ces mots. on refusa même d'y aurait osé débarquer! ce coquin de Bonaparte roiM. vers et s'avançant s'écria-t-il 5e de ligne. à l'Empereur. par sept de six mille veuille tuer son général. aucune il trouva résistance la route mais.Dandré. Aux Tuileries. pour s'être clarait « Napoléon Bonaparte du Var. rassemblait hommes que le gouvernement vers la code ses officiers d'ordonnance poléon envoya un mais de le faire reconnaître avec l'ordre lonne royale la menace qui lui fut faite de devant celui-ci dut se retirer de cheAlors Napoléon descendit tirer sur lui s'il insistait. **3 à La Mure. extraordinairement le roi se décida à convoquer pressantes.(1815) \. disait au croire. Grenoble.1lJJ. des campagnes accourus paysans l'auA la nouvelle de son approche.

et même aux simde lui courir ples citoyens. Montereau. qui. et Lyon est aux troupes impériales. armée. Déjà le comte d'Artois l'avait prévenu dans cette ville. « Allons. crie vive le roi Non. le comte d'Artois partit pour Lyon. le 20 à Fontainebleau. Vieillards. camarade. ce serait vive possible l'Empereur! » Alors il donna l'ordre de couper les deux ponts. mais les ouvriers s'y opposèrent. Au même instant. Après avoir traversé successivement Chalonsur-Saône. habitants des campagnes. sardes gardes . femmes. Le duc d'Angoulême était alors à Bordeaux. le qu'il retrouva peuple fidèle. de l'arrêter et de le traduire incontinent 'devant un conseil de guerre. dit-il à un dragon en passant une revue. s'élancent sur les ponts les barricades sont renversées. après avoir reconnu devait prononcer l'identité. enfants. On dut se borner à barquelques ricades. Après avoir séjourné trois jours dans cette ville. Auxerre. nntnn'tôc ^i^o ^« “» ? autorités nationales. armée. Napoléon ne s'arrêta il en partit le qu'un jour à Grenoble 8 pour se porter à marche forcée sur Lyon. Monsieur. le duc de Bourbon pour la Vendée. mattres et ouvriers. (J815) nationales. lui répondit le soldat. Joigny. Ordre lui fut donné de se rendre à Marseille pour y prendre le commandement des cinq divisions militaires du Midi. il arriva Ney vint le rejoindre. où le maréchal Sens. sus.iU RÉVOLUTION FRANÇAISB. tous se pressaient sur son passage. cela ne m'est pas et si je criais quelque chose. civiles. Napoléon poursuivit sa marche triomphale il revit les champs de sa dernière et immortelle Ce fut là surtout campagne. Napoléon entra le 10 mars dans la seconde ville de l'Empire. parurent de l'autre côté du fleuve les troupes Soldats et ouvriers impériales. » En même par la loi temps. contre lui l'apdes peines plication portées etc. aux acclamations de cent mille voix. Vainement il mit tout en œuvre pour exalter l'enthousiasme des troupes: celles-ci restèrent froides et impassibles.

au moment suprême. Il traversa eussent du peuple. en vingt sans que ses neuf cents soldats lentement la ville.(1815) CENT-JOURS. jusque-là. l'étendard avait à ceux sera de l'Horloge pour faire disparu du pavillon dans le silence et la solitude tricolore régnaient drapeau de l'arrivée A la nouvelle les parties du palais. toutes de Napoléon quitté Paris à Fontainebleau dans la nuit. des représentants putés et réclama le concours était Il était trop tard! Déjà Napoléon. et arrêta mée. la levée en masse de tous les citoyens nationales sous les murs la formation en étàt de servir. prit des mesures énergiques. 445 n'avait le gouvernement. M. à la lueur des flambeaux. une profonde sécurité. Seul jusqu'au « Vous croyez donc. Napoléon A huit heures l'épée pour le défendre. et porté entre mille bras au palais. tiré un coup de fusil. que Buonaparte qui venaient assez fou pour venir à Paris s'y faire écharper ? » C'était le 20 mars. juraient tirer de mourir pour lui. avoir franchi deux cent trente . rentra lieues dans Paris. A dix heures du matin. l'une au peuple et l'autre à l'aradressa deux proclamations. pour. Il apson ministère. opposé à qui. de aux portes de Paris. au bruit des acclamations qui s'était porté à sa il fut enlevé de sa voiture. Napoléon composa le duc à l'intérieur Carnot. de Paris XVIII d'une armée commandée se rendit solennellement par le duc de Berri. Nul de tous ceux qui. Blacas garda disait-il l'avertir. la veille encore. Arrivé aux Tuileries. le roi et sa cour avaient royal place au se diriger vers la frontière du Nord. Alors en semestous les militaires rappela sous les drapeaux de toutes les gardes tre ou en congé. ordonna l'organisation du royaume. Il sa marche que des menaces. n'avait osé. des déà la Chambre Louis de la nation. rencontre. ou plutôt larévolution dernier moment. étrangères pela aux affaires après et jours. Ce même soir. du soir.

Si la nomination de Carnot fut accueillie avec joie. changé. Le peuple. et pardonna à ses généraux le plus odieusement qui l'avaient abanil consentit même à recevoir donné les membres de l'anqui avait donné le signal des défections. quis. au peuple l'élection de ses muniet chargea Benjamin cipalités. ou. dit.Cependant. des harangues. je n'ai pas conJe ne suis pas seulement. (1815) de Vicence. des débats. me saluant! De Cannes ici. Napoléon signala son retour par des actes d'une grande il réintégra ses fonctionnaires sagesse civils. je suis celui des des paysans. celle de Fouché fut généralement on se demandait blâmée comment Napoléon. à la marine à la police Decrès. se pressant sur du haut des montagnes. Chose étrange 1 c'est alors que le salut de la nation demandait la dictature. Pas un ne sortit de sa bouche « J'oublie tout ce reproche qui s'est Animé d'un passé. à la justice Cambacérès. Un gouvernement faible. avait consenti à reprendre un homme dont l'immoralité était proverbiale.il à Benjamin tout est Constant. Fouché. me cherchant. disait-il. ce n'est que la minorité ne vous y trompez qui le veut pas. j'ai administré. ^a multitude. parait revenu. cette multitude. ne veut que de moi. véritable il esprit libéral. si vous l'aimez mieux. alla au-devant des vœux de la nation il rendit à la presse la liberté la plus absolue. cien sénat. que Napoléon se relâcha de son pouvoir. Le goût des constitutions. contraire aux intérêts naa donné à ces intérêts tionaux. à la guerre Davoust. Vous ne l'avez pas vue. Constant de rédiger la nouvelle constitution. aux finances Gaudin. comme on l'a dit. « Aujourd'hui. mes pas. qui déjà l'avait chassé de son conseil. . au trésor le comte Mollien.**> RÉVOLUTION FRANÇAISE. l'empereur des soldats. l'habitude d'être en défense et de chicaner l'autorité. se précipitait m'appelant.

Il n'y a pas elle s'est lancée en foule dans mes antichambres. frémir. je ils ne m'entoune les flattais pas. de place qu'elle n'ait acceptée. à moi. des Mortemart il était bien dressé. malgré plébéiens entre nous. ils ne criaient pas moins vive l'Empereur! Ils me regareux et moi il y a même nature. des Noailles. Je suis autre chose. mais je le sentais faisait des courbettes. La fibre populaire tout . » Douée le devoir. Je n'ai jamais voulu l'opvolontés. convaincus de Napoléon était Cependant. du peuple. de la France. à la mienne. de grands desseins le sort primer pour mon plaisir. je de garder Bordeaux et tous les départements voide ce courage qui fit dire à Napoléon qu'elle dix mois c'est Avec le peuple. S'il y a des moyens de gouverner Je suis l'homme avec une constitution. J'ai eu demandée. depuis je la lui dois.(1815) CENT-JOURS. le Languedoc et la Proessayèrent vence dans me charge sins. Voyez ces conscrits. si le peuple reconnu sa souveraineté veut la liberté. leur sauveur les yeux. sollicitée. Le cheval mais il n'y a jamais eu analogie. Dans le Midi.11 . avait dit la duchesse à son mari. le duc et la duchesse d'Angoulême « Maintenez de résister. Il y a sympathie voyez le peuple revenir Ce n'est pas comme avec les priviligiés. à la bonne heure. Ils ont les nobles seront massacrés si bien manœuvré Mais je ne veux pas être le roi d'une Jacquerie. J'avais » en a décidé. les Bourbons le résultat n'avaient pas rendu les armes. que le retour d'un complot. dent comme leur soutien. La noblesse m'a servi. des Beauveau. des Montmorency. 1 W le passé. Je n'ai qu'à faire un signe. des Rohan. je les traitais rudement raient pas moins. C'est qu'entre contre les nobles. J'ai il faut que je prête l'oreille à ses même à ses caprices. ou plutôt à détourner dans toutes les provinces. vous Aussi. sorti des rangs du peuple ma répond ces fils de paysans voix agit sur lui.

grada sur cruel. avec le général Gilly. Le 16 avril.A¡. dans ce journal avec le plus enregistrés » grand luxe de publicité1. une capitulation qui l'obligeait à poser les armes et à s'embarquer au port de Cette. après vingt ans d'exil et de malheurs. toute résistance avait cessé sur la surface de l'Empire. Vains efforts la garde nationale et les troupes reconnurent le' gouvernement et la duchesse impérial. de Jaucourt et Beugnot. les actes. les troupes impériales n'avaient pas cessé de le poursuivre. 388. '1 » la duchesse les casernes. Louis XVIII s'était réfugié à Gand. Repoussé replia sur La Palud. tous armements. Alors. le duc d'Angoulème. de encore » Moins heureux. 1 Vaulabelle. sortir du territoire que par capitulation. « le seul homme visita de sa famille. où le comte d'Artois et le duc de Berry étaient venus le rejoindre. h. « 0 Dieu il est bien s'écria-t-elle. de Chade Lally-Tolendal.~48 ~a. teaubriand. notes diplomamarches tiques. et. « Traités. mémorandum. effrayé du mouvement des gardes nationales de toutes parts. s'expatrier ne devait avoir revit arrêté il rétro- passa des des volon- de cette ville. il se Pont-Saint-Esprit. tous les faits qui de l'ardeur et de témoignaient l'activité des puissances alliées à envahir une seconde fois la étaient France. Cependant. Quatre de ses ministres. Il s'établit dans un hôtel particulier. pressa l'enrôlement taires. Histoire des deux Restaurations t. et leur avant-garde elles se dispooccupant déjà Donzère. en étaient les principaux rédacteurs. saient à l'attaquer mais déjà le duc. Arrivées à Montélimar. . Après monté la vallée du Rhône il se jusqu'à Valence. de troupes. avait qui le pressaient conclu. comme il n'entendait pas interil constitua son gouvernement rompre son règne et voulut avoir son Moniteur. MM.a 1 1 iL RÉVOLUTION . devant Romans par les troupes impériales. dut quitter Bordeaux. p.'II.A1SL n (1815} était revues.

que l'Europe ne cessait de témoigner de ses intentions Napoléon pacifil'initiative des ouques. à fournir chacune cent cinquante mille hommes. l'Angleterre portions millions Tandis égales. Ils sont l'ou- irrésistible io 13 niais. retour sur les côtes de France. trois cent quarante-quatre sous Schwartzemmille hommes. accord. elles conclurent publique1 veau traité par lequel elles s'engagèrent à diriger tous leurs efforts contre l'ennemi commun et tous ceux de sa faction. bée comme un coup de foudre au milieu du congrès de comme si les puissances alliées avaient senti Vienne et. Sa fierté même se plia à prendre vertures souverains « Monsieur « Vous avez mon frère. à ses trois alliées. et de le li- Napoléon vrer à la vindicte un nouPuis.(1815) 1_ n cknt-jouks. Par une convention à fournir. mars. appris. sterling. de paix. elles se hâtèrent de hors les lois civiles et sociales. de deux cent cinquante la troisième de deux Wellington mandée par l'empereur Alexandre. et lorsque le but de la trois grandes l'une de armées furent formées Aussitôt. . mon entrée à Paris et la retraite des Bourbons. puissance. La véritable nature de ces évènements doit être connue vrage d'une du uu maintenant de Votre Majesté. cent mille hommes. annuel comadpar s'engagea un subside de cinq retentissait encore de cris de guerre. leur trône mettre chanceler à cette secousse. et à ne poser les armes guerre que d'un commun aurait été atteint. . sous berg la seconde. Voici la lettre qu'il adressa à chacun des mon dans le cours du mois dernier. mille hommes. ditionnelle au traité.n ~n 449 la nouvelle du retour de Napoléon était tomCependant. l'ouvrage de la volonté 29 Déclaration ciaiauuii V.

avait été trompée. (1815) qui connaît ses devoirs et ses droits. aux souverains. « La France ce noble . dû se séparer deux. l'attente qui m'avait décidé au plus grand des sacrifices. la France a ni à ses sentiments. comme pour l'indépendance les sentiments confiance. « Le premier besoin fection par le maintien rétablissement des même Français. La dynastie que la force avait rendue au peuple franles Bourbons n'ont voulu çais n'était plus faite pour lui ni à ses mœurs. Si tels sont. et du point où j'ai touché le rivage. Je suis venu. Jalouse de son indépendance. l'amour de mes peuples m'a porté jusqu'au sein de ma capitale.450 unanime RÉVOLUTION FRANÇAISE. grands les vicissitudes revers à de ouverte Après est aujourd'hui à y descendre. de gloire nations. temps de du trône Ma utile s'associer de mon cœur d'une est de payer tant d'afhonorable Le tranquillité. de j'en ai l'heureuse personnels Votre Majesté. le calme général est assuré pour longtemps et la justice. grands succès. « Assez des diverses succéder belle arène le premier le spectacle naître la paix. » se plaît à proclamer avec franchise but de tous ses vœux. Sa voix appelait un libérateur. peuples. avoir de grands combats. d'autre rivalité désormais d'autre lutte que présenté il sera plus doux que celle des avantages la lutte sainte de la félicité le prinde sa politique sera le respect le plus absolu cipe invariable des autres nations. d une grande nation. seule pour en garder les frontières. assise aux confins des divers suffira États. au bonheur impérial était nécessaire en plus douce pensée est de le rendre à l'affermissement du repos de l'Eua illustré tour-à-tour du sort les drapeaux ont assez fait plus et je suis au monde de ne conde des Une rope.

par un décret de Mai. Napoléon. la nation la guerre à les rois vit ne voulurent bien qu'ils même n'avaient et imposer pas l'entend v. lors. fût supérieure quelle d'autres libre. en compagnies s'organisèrent « Au on forma des fédérations. nom entre nous jurons des armes donnez-nous l'Empereur. de ne combattre vos mains que pour sa cause et Constant avait chargé On a vu que Napoléon Benjamin reliliberté constitution de la nouvelle de la rédaction gieuse. jours 1er juin département. qu'elle avait repoussé. d'un point. but qu'un un à la France à ses yeux. pour de ligne se remplirent. consacrait. Sire. convoqué. entier. aux constitutions cent six vote» mille deux Il n'y eut que quatre du peuple. comme Ce n'était en 1792. donc plus lui qui était tout le peuple se leva-t-il les cadres courir aux armes les jeunes gens l'agresseur. négatifs. de tous qu'elle sur plus inviolabiles agents responsabilité principes à la charte pouvoir. lité du Bien du liberté pouvoir de la presse. Napoléon. Cette beaux le solennité. tels étaient les liberté individuelle. » la vôtre. en ne pouvait plus être le prétexte les N'en avait-il de la paix? pas accepté effet. sous le titre les collèges qui rappela des avait daté de Lyon. de la en révolution. e. gouvernement N'était-il de la guerre. du champ extraordinaire d'Assemblée électoraux les fêtes eut lieu des départements. allé au-devant conditions? Aussi. judiciaire. et par vides des des écoles un élan spontané.(~ 815) CENT-JOURS. Publiée qu'elle à la sanction elle fut soumise de l'Empire. présence des plus populaires au Champ-de-Mars électoraux de collèges chaque . pas. n'était les uns trouvèrent pas assez qu'elle additionnel sous le nom d'acte l'était trop. 451 Cet Dès faire appel. dans tous les départements. régiments et A Paris de volontaires. la révolution. à les fédérés disaient parisiens de la patrie.

ou garde nationale mobile. contre vous jurez qu'elle sera toujours votre signe de ralliement! vous le jurez! » A ces mots. . Bientôt le défilé commença. soldats des troupes de terre et de mer dit-il à la foule armée qui remplissait l'enceinte. la main en éveil par en armes et sur à peine présentait hommes de toutes se mit l'œuvre. Il appela aux armes la virile de population la France. de l'acte l'acceptation sur l'Évangile. d'armes des (lue namitntî/\v\n de tous les régiments nationales de l'Empire. prêta serment. et démantelée tenue par par le peuple. quittant et s'avançant sur le impérial bord de l'estrade « Soldats de la garde nationale de l'Empire. était destinée à la défense des frontières. la ou garde nationale seconde. soldats et gardes nationaux de jurèrent mourir pour la patrie. communes. je vous confie l'aigle impériale aux couleurs nationales 1 Vous jurez de la défendre au prix de votre les ennemis de la patrie 1 sang. son manteau puis. et la divisa en deux classes la première. à la défense des sédentaire. Aussitôt. les discussions du congrès. toutes les épées. I » • (1815) députations toutes les gardes peuple hérauts immense. tous les casques s'agitèrent. était encore le grand pied de guerre. Napoléon. et le peuple répondit à leurs serments par ses acclamations. Napoléon Jamais il n'avait déployé il travaillait plus d'activité seize jusqu'à heures par jour. notre armée un effectif de cent mille soixante-quinze armes. Chaque corps passa devant au son des fanfares Napoléon.«ÉVOLUTION FRANÇAIS*. Alors. Pendant que l'Europe. des hommes de vingt à composée quarante ans. et aux cris de vive l'Empereur! trouva la France désarmée Napoléon le traité de Paris. Après une messe J a “ de l'armée et de et au milieu d'un le chef des additionnel proclama solennelle.

mais aussi des de la nation.(1815) CENT-JOURS. jour. Douze cent s'avançaient contre nous. cent mille hommes. et commandée Vandamme. le vrai trésor la bonne volonté du peuple. Après avoir ouvert la session des Chambres. mise en marche . par les généraux rard. à trois heures et demie du matin. dans repris ouvriers. Napoléon et chargé sive. pour le 1er octobre. pour le champ de Waterloo. Reille. s'était Pajol. Lobau. un conseil composé pendant mille à leur de ses frères le 12 juin. le roi de Prusse et l'empereur côté. Kellermann le 14. entrepreneur cent millions en or avait retrouvé c'était à tort. 453 Des forges. comte et Milhaut. » augmentées. des fondesur tous les points du furent faits. la grande armée de Napoléon. des ateliers d'armes. De grands préparatifs s'ouvrirent ries. du gouvernement. territoire. sans que les contributions fussent avait des travaux le grand publics système les « On voit bien. son absence. NapoOn arma et on approvisionna suffit à tout cela. de Russie. de bataille il partit. Mais déjà la coalition s'était mise en mouvement Wellington D'un autre et Blücher étaient sur la Meuse et sur l'Escaut. léon A Paris. l'empereur sur d'Autriche étaient de Vienne partis pour se porter mille hommes notre frontière. Bien qu'il n'en eût que deux cent dix-sept de prendre l'offenrésolut opposer. Excelmans. Mémoires Grouchy. disaient toute la France » « On est de retour. hommes. que le grand que l'Empereur croyait de son trésor des Tuileries qu'il retrouva non-seulement capitalistes fut l'affection de la masse français et hollandais sur un état militaire de huit à neuf comptait Napoléon armés et organisés. Joseph et Lucien et de ses ministres. Gé- de cent quinze mille Composée Drouet d'Erlon. on fabriqua jusqu'à trois mille fusils par les places fortes.

États de deuxième de l'Allemagne. (1815) elle campait sur les trois directions de Philippeville. général mont. Napoléon. suivante fit du jour la proclamation et l'Europe. et avait son quartier mont et Maubeuge. la plus injuste des agressions. elle devra millions de Saxons. Beauà Beau- le lendemain. six millions ordre insatiable douze Après avoir millions d'Italiens. les Hanovriens d'être les soldats de « Les Saxons la confédération leurs droits bras gémissent à la cause de tous des princes ennemis les peuples. Arrivé mettre à Avesnes à l'ordre « Soldats! « C'est Friedland Alors. contre nous étions ces mêmes un contre Prussiens trois. les mêmes « Soldats d'hui rail hommes? aujourà Montmi- si arrogants un contre six.454 RÉVOLUTION FRANÇAISE. nous et aux Aujourd aujourd'hui qui décida après l'anniversaire deux Austerlitz Nous que coalisés droits fois du de Marengo de le 13. ils savent que dévoré douze un million dévorer les obligés de prêter de la justice et des cette coalition est de Polonais. Marchons rencontre Eux et nous ne sommes-nous plus à Iéna. « Les insensés un moment de prospérité les aveugle. du Rhin. de destin après aux comme fûmes comme crûmes nous Wagram protestations sur le trône t trop généreux serments des princes hui cependant et aux laissâmes eux entre ils en veulent à l'indépendance Ils ont commencé donc à leur les plus sacrés de la France. de Belges. . ceux d'entre « Que glais freux vous qu'ils vous qui ont fassent le récit de leurs été prisonniers des Anet des maux afpontons ont soufferts les Belges.

venger la patrie de ses derniers Wellington quilles dans deux mille Bruxelles. tombeau « Soldats batailles stance. et 1 humiliation du peuple en France. afin d'isoler se rassembler des deux armées en- armée et de rester maître de chaque Il résolut d'afaire tomber son effort sur l'une ou sur l'autre. Napoléon résolut de percer nemies. cents et Blücher leurs étaient. le 14 au soir fort trancent à cinq cents le second avait avec le premier. il monta à cheval et se porta en indiquée. des marches 455 sont hors de français leur ils y trouveront forcées avec à faire. le point le plus rapproPosté en avant de Philippeville. la en franchissant Il espérait. ardents. bord d'attaquer ne pourrait pas se le 15 que l'armée frontière prussienne le 14 il en conséquence en ligne avant le 17 présenter donna à son armée l'ordre de mouvement. bonheur nous avons S'ils entrent CENT-JOURS. vait se mettre la troisième division de ce commandait Bourmont Charleroi. Jeunes le moment officiers est aret soldats d'en et de Tous étaient ce mâle langage. cantonnements hommes avec le sien impatients nationale.(4{M g) L'oppression leur pouvoir. Blücher. ché du quartier-général sur du matin à trois heures en marche. pour le centre quatre aux deux sur un deux jours entiers généraux même champ de bataille. comprirent de sauver l'indépendance venir aux mains. des et le à livrer la victoire mais des périls à courir les droits sera à nous de la con- l'honneur de la patrie seront reconquis « Pour tout Français qui a du coeur >i rivé de vaincre ou de périr avides de batailles. avait son quartier-général trente-trois mille Il fallait cent hommes à Namur. le corps de Gérard dede Blücher. revers. A l'heure . corps.

Pendant que son lieutenant se dirigeait vers le point de concentration à tous indiqué les corps de se porta lui-même l'armée anglaise Napoléon sur la route de Fleurus. Ney venait de rejoindre Il eut ordre d'aller l'Empereur. Napoléon franchit la Sambre et occupa Charleroi. dans cette première journée. les Prussiens Repoussés s'étaient retirés sur Gilly. considérables. vers le point de concentration assigné à l'armée un premier prussienne. de livrer faire un à ses différents sur Fleurus. à Grouchy celui de l'aile il garda sous sa droite direction le centre et la réserve. Cette disparut désertion porta un coup funeste à notre armée. Arrivé aux de l'ennemi. d'en chasser l'ennemi et de le rejeter au-delà de Fleurus. Napoléon ordonna à Vandamme de se porter sur ce village. avant-postes il parlementa. Gérard reçut ordre de passer la Sambre au Chàtelet. et percé leur ligne à son point de jonction. Napoléon divisa son armée en trois masses fortes chacune de quarante à quarante-cinq mille hommes il donna le commandement de l'aile gauche à Ney. passé la Sambre. Il était pour reconnaître suivi de cinq officiers. de front l'ordre Dans la nuit avant de sa division comme .456 RÉVOLUTION FRANÇAISE. (1815J la route. Après combat où l'ennemi fut mis en fuite revint à Charleroi. Napoléon averti unes de ses dispositions. surpris deux armées ennemies. avait donné Déjà Blücher. Il résolut A deux heures il fit Sombref. prendre position aux Quatre-Bras. averti corps de se porter à marches forcées fut surpris. en entrant dans cette entre Bry et présence. Napoléon Il avait. Le 15. changea quelques Au lieu de se diriger sur Charleroi. du 15 au 16. et tout-à-coup avec sa suite. la d'apprendre de masses prussiennes sur-le-champ changement bataille. Napoléon ville.

prendre Napoléon lui expédia. partie des cuirassiers l'infanterie de la garde et un violent combat. peler Déjà ne recevant pas de nouvelles un officier l'action. qui n'étaient qu'il avait devant lui. en Belgique. après avoir perdu mille hommes. anglais connut au milieu d'un le surprit. l'attaque commença. Ligny avait et repris quatre fois par nos il pouvait les troupes. Prussiens se retirèrent en désordre sur Sombref. Napoléon était depuis douze heures son irruption bal. le pouvant à dos. été de ce maréchal. il pouvait culbuter les Quatre-Bras. A huit Blücher heures. était en pleine sécurité. nos troupes forcèrent tous les passages et emportèrent A neuf heures. et sur ses derrières. A sept heures du pris soir une Napoléon dirigea sur Ligny Milhaut. la gardés que par huit mille hommes. etenlever Il hésita. près de vingt-cinq ce temps. pendant Ney? Il avait Avec vingt-deux mille hommes reçu les ordres de Napoléon. la droite en avant en même temps il or- au général Gérard de se diriger sur Ligny et d'enlever ce village. Alors il donna ses ordres sur le point menacé en moins de à y rassembler cinquante mille hom- . au maréchal et de pousser Ney d'attaquer tout ce qui était devant lui. Wellington. nouvelle au galop il parvint lorsque le général C'est à Bruxelles. Cependant y avoir péril à laisser mille Français de Vandamme trente et de Gérard aux prises avec des forces trois fois plus nombreuses. et cinquante-six tout ce pièces de canons. les quarante-cinq mille hommes de Ney. les Ligny. 457 sur donna Fleurus. le maréchal Que faisait. que cette et se porta deux heures à Charleroi.(1815) CKNT-JOURS. et de se rabattre vigoureusement concourir à envelopper le corps de Bry pour Blücher. chargé de lui rapensuite sur pendant ses ordres. veille au soir. Après où Blücher eut un cheval tué sous lui. avait devant lui Napoléon.

de Blücher. l'attaquer. et voilà quatre disaient-ils faire Pourquoi » se dirigea là-dessous. ce qui il y a deux furieux par plus. dit Napoléon. C'est alors 1- seulement lui était permis que Ney se décida heures. heures ne se bat-on qu'on nous laisse sans pas? Il y a encore quelque sur cette avec la les un Napoléon lui-même position ordonné à Grouchy de poursuivre avoir garde. sortit à pied. bonne écrasés. siens. et opérer heure pour avec du se joindre elle. Continuant heures arrêté. de faire Obligé. après Prussiens.458 RÉVOLUTION nf_ FRANÇAISE. aux Quatre-Bras res. » grande eût la grande et qu'il « A une compagné matin. il les aurait venu donner le coup notre nuit. A onze Ils au point du jour l'attaque ses soldats étaient encore de afin ce repos d'entrer « Nous plus des Quatredans avons bivouacs. l'ordre Bras. en du jour. le point sur Bruxelles. 17 ne fut pour dans la qu'une donné jourà Ney leurs fait Napoléon de renouveler heures. par la retraite mouvement s'était replié parallèle sur Wellington A une dès heure. n du « Si le maréchal heure et par un effort il se vit arrêté supérieu- avait de Ney. ne 1 était deux fois Mais. Alors. occupa où Napoléon les Quatre-Bras. la soupe rien chose murmuraient à la pointe du jour. tôt endanse. à Wavres. qu'il croyait bataille se livrerait probablement à manœuvrer armée. Après avoir. pour position de Planchenoit. le lendemain à la droite de « qu'une il fit prévenir Grouchy. du soir près Il était avant de Soignes. attaqué les Anglais avec toutes ses forces. de grâce armée avait aux Prus- serait La journée née perdue. de son l'Empereur grand-maréchal. il arriva Wellington Napoléon à quatre s'était prit son mouvement de la forêt trop tard Bruxelles. ac- seulement Son dessein . touché des forces à attaquer. (1815) mes.

. et demie. l'ennemi Le bruit envoyés heures était cessa en retraite la pluie mais tombait et précédents. avait servi de guide au village d'Osur l'extrême gauche. serait en marche. confirmèrent mouvement. toute retraite lui était impossible.(. lant position prendre leur de quitter Deux déserteurs hain. aucun ne faisaient Anglo-Hollandais un paysan lui amenèrent qui les coureurs heures. ^ était de suivre l'armée anglaise dans sa retraite. à la se préparait lui rapportèrent que leur armée régiment. qui venaient belges. à cette heure. que les Anglais haïs. du feu des était resplendissant et de la Haie. dans un profond était ensevelie hollandaise de l'entamer. A quatre alde cavalerie à une brigade anglaise. eu lieu. n'avait mouvement rétrograde bataille qu'aucun faisait des vœux pour les succès de l'Empeque la Belgique et les Prussiens également y étaient reur. avait derrière battu. et de tàcher aussitôt de la nuit qu'elle malgré 1 obscurité la ligne des grandes Il parcourut gardes. il dans la position qa'il occupait la guerre. bivouacs profond suite sommeil. que de rester s'il était lui les défilés de la forêt de Soignes. Belle-Alliance L'armée anglosilence le plus régnait. Or. près du bois et heures deux il était en marche colonne d'une bruit commencer devait l'arrière-garde demie. entre rizon. il entendit Ar- Divers par torrents.JgiB) EENT-JOURS. l'houn incendie comme La forêt de Soignes apparaissait de la les fermes Braine-Laleud cette forêt. sa à quitter cette illusion si position fut courte. de retour des affidés que les officiers à trois en reconnaissance. . rien faire de plus conne pouvait ennemi « Le général à l'esprit de «on parti et de sa nation aux intérêts traire de et même aux règles les plus simples de cette campagne. des rivé fatigues qu'elle avait essuyées les jours le du château d'Hougoumont.

Trempés par la pluie qui n'avait pas cessé de tomber pendant toute la nuit. et pas dix contre. il se porta vers la . fit ses dispositions. » Aussitôt 1 Mémoires éclairer Napoléon de Napoléon. il n'est plus répliqua l'Empereur. disait ce maréchal se retire sur Wavres. que déjà ses colonnes r sont en pleine retraite elles disparaissent dans la forêt. tant elles étaient détrempées.*W BÉVOLUTION FRANÇAISE. je la suivrai dans cette direction. que soixante-cinq mille combattants. Napoléon Aux quatre-vingt-dix mille hommes dont se composait l'armée il n'avait à opposer anglaise. pas moins quatrechances pour nous. si Wellington Votre mais je viens lui annoncer Majesté. ils n'avaient pris ni « Nous n'en avons repos ni nourriture. Mais déjà à cinq heures s'éclaircissait l'atmosphère il aperçut quelfaibles de ce soleil qui devait. (1818) « Les troupes étaient bivouaquées françaises de la boue les officiers tenaient pour impossible bataille au milieu de donner dans ce jour. il s'exposerait il a jeté les dés. à poindre l'Empereur rentra à son quartier-général de plein de satisfaction la grande faute que faisait le et fort inquiet général ennemi que le mauvais temps ne l'empêchât d'en profiter. » Rassuré de ce côté. » « Vous avez mal vu. vingt-dix » dit Napoléon à ses généraux. à une perte certaine temps. avant de se couques rayons la perte de l'armée » anglaise' Napoléon reçut de Greuchy un rapport daté de Gembloux. et ils sont à nous. afin qu'ils ne cher. ils estimaient douze heures qu'il faudrait de beau temps Le jour commençait pour les étancher. « Si la masse des Prussiens. l'artillerie et la cavalerie ne pourraient manœuvrer dans les terres. monta à cheval. « Sans doute répondit le maréchal était assez simple pour attendre Ney. et de les séparer puissent gagner Bruxelles de Wellington.

se trouva rangée sur six lignes formant la les rangs. était « Ces onze colonnes qu'il n'y eut aucune qui lui était désignée masses ne se remuèrent grandes heures ment tion taille. orgueilleuse et l'ennemi. fléchi un quart d'heure. Pendant ce temps. colonnes les trom- la musique sonnaient aux champs pettes et les tambours le souvenir aux soldats retentissait des airs qui retraçaient de porter La terre paraissait de cent victoires. tant de braves. La victoire qui avaient assisté ils cherchaient ce nouvel ordre de bataille bats. Ce spectacle qui à découvrir placé de manière l'armée dut dut en être frappé. sabres. figure et demie. taient le point et la manière dont devait avoir lieu l'attaque. l'Empereur donna ses derniers ordres. se déployèrent la place et chacun confusion. A dix tout le mouvece qui parait incroyable.(1815) CSNT-JOURS. occupa dans la pensée du chef jamais de si avec tant de facilité. dragons schakos taine au bout les vieux de leurs soldats. était magnifique. 461 et reconnut Haie-Sainte. Il serait difficile d'expri«L'Empereur parcourut l'infanmer l'enthousiasme tous les soldats qui animait les au bout des baïonnettes terie légère avait ses schakos ou et cavalerie leurs casques cuirassiers. cerparaissait à tant de com- . le portèrent les armes. il dicta « l'ordre assis par terre. légère. différents corps d'armée onze Après avoir réde bataille que Les aides-de-camp étaient L'armée sous s'é- pleins d'impatience sur et se mit en marche qui et d'ardeur. branla aux la ligne ennemie. deux généraux écrivaient. admirèrent à pénétrer les vues ultérieures ils discude leur général. toutes les troupes étaient à leur posiétait achevé sur le champ de bale plus profond silence régnait L'armée de six V. homme. jusqu'au lui paraître dernier double avec tant de précision. en nombre de ce qu'elle était réellement.

Les uns soutenaient. . Le succès de cette de Wellington. de là. « I! voulait le percer en l'abordant du Mont-Saint-Juan. et à gauche Son projet était son principal effort sur le centre de la ligne anglaise. pour éelairer avec les troupes muniquer sur promptement qui arrivaient la réunion Saint-Lambert.. des troupes en marche. il « vouattaque. à armées du champ de porter de bataille l. qu'il n'y avait que de troupes.irut être des troupes. quec'étaient sans Domont. -1- (1815) et se porta. et se rens'emparer dre ainsi maître du principal débouché de la forêt de Soignes. Subervic . au sommet des six V. de l'armée Ney qu'il anglaise confia a. lut jeter un dernier sur le champ de bataille. des arbres uns. FRANÇAISE. que c'étaient c'étaient des colonnes en position. Il dit à son major général « Maréchal que – sur Saint-Lambert voyez-vous J'y crois voir cinq à six grande mille hommes c'est » Toutes les chy.1. un nuage çut. si elles appartenaient au opérer maréchal les contenir si elles étaient ennemies. Il mit pied à terre. Histoire des deux Restavralions t 11. ce point. Mémoires » Vaulabelle. de Napoléon. par la chaussée. Grouchy.4Q& BÉVOLUTIOn ~1'"6 _6'0. il les deux la vue s'étendait fort loin. ordonna et celle le lieutenant-général avec sa division de cavalerie sa droite. » de le commandement Avant d'en donner le signal.-A. leur traîner la destruction C'est cette au maréchal devait séparer les deux ailes attaque rendre toute retraite et enimpossible. pareille circonstance. quelques cette incertitude. sur de Rossomme. plus et lui légère com- délibérer. Dans il fit appeler de se porter du général d'autres. et aperregard de Saint-Lambert. » à la tête 1. Le temps comme il arrive en point un détachement de Grouprobablement lunettes de i'état-major furent fixées sur était assez brumeux. dans la direction qui p. les hauteurs découvrait droite r~r de sa garde.

le comte de Lobau avec dix mille hommes contre le général prussien. c'était le quatriëme corps prussien l'orà Grouchy sur-le-champ donné à Ligny. et envoie son détaà Gembloux. ce qui réduisit « Nous avions son armée ce matin à cinquante-cinq mille chances quatre-vingt-dix de Bulow nous Soult. le corps de Bulow sera entièrement au envoya Napoléon Une heure venait de sonner quand maréchal Ney l'ordre d'attaquer. » Soult expédia à dos le et de prendre sur Saint-Lambert dre de marcher En même temps. Napoléon détacha corps du général Bulow. un officier venait volante. dit-il au maréchal mais en fait perdre trente. Après diverses vicissitudes qui occupèrent . et s'yy à trois mille toises. à la droite des Anglais. l'arrivée en avons encore soixante pour nous. d'heure en qu'un à droite par ils se portèrent de l'armée. qui pas qui n'avait hommes. au bois Déjà l'action était engagée « II se fit de part et d autre des prodiges de d'Hougoumont. (ISjg) 46S Ces trois mille hommes quatre pour n'eurent rapidement rangèrent l'armée. il était plein d'intelligence porteur La désirer. être hors des lignes et sans confusion en bataille. les gardes anglaises mais non sans vendre chèredu château.CENT-JOURS. commise hier de s'amuser car en sera plus décisive. le de leurs cadavres couvrirent valeur. de chasseurs d'être fait amena noir prussien un hussard qui d'une colonne par les coureurs prisonnier était Ce hussard et donna de d'une lettre. la victoire avec rapidité. chement » perdu. bois et les avenues ment leur san». contre nous faute qu'il a et si Grouchy répare l'horrible quarante. à faire sur toute la droite de potence « Un quart après. tous les renseignements qu'on pouvait vive-voix était l'avantvers Saint-Lambert colonne que l'on apercevait arrivait avec plus de trente mille garde du général Bulow. hommes.

. dans Ayant appris. les Ney emportait hameaux de Papelotte. revient à sa place de bataille. une résistance opposait invincible. et rendirent granges les maîtres de cette position Français » Pendant ce temps. la garde se portait sur le plateau pour achever la défaite des Anglais quand tout-à-coup de fortes décharges d'artillerie se font entendre sur nos derrières. ordonna de réunir une batterie l'Empereur de huit obusiers. de la journée. Wellington. Deux régiments de dragons à moitié ivres d'eau-de-vie. centaines heures mais a. la position prise par les Anglais en avant de la forêt à Waterloo. ainsi que la présence de Napoléon en Mémoires de Napoléon. anglais. et. suivait tous les mouvements de limpétueux maréchal. Dans ce moment. se lancent à fond de train sur les et parviennent batteries. Aussitôt il lance son cheval au milieu des les arrête. le feu aux qui mirent et aux toits. Mais plusieurs corps de son infanterie battent en retraite. De son côté. arbre. Cependant Ney n'en continua pas moins de s'avancer sur le front de l'armée. A ce bruit. fuyards. à les dislomais Ney leur fait quer il envoie payer cher leur audace contre eux les cuirassiers Milhaut qui en font un effroyable carnage. la garde s'arrête c était Bulow et ses trente mille Prussiens dans ce moment qui opéraient leur diversion. le bois tout entier le château. deSoignes. sur lesquels elle à cheval près d'un s'appuyait. après les avoir ramenés au combat.464 nlneionna RÉVOLUTION 1" xasrçsiss. bouches à feu vomissaient quatre-vingts la mort sur la gauche de la ligne anglaise. de Smouhen et de la Haie-Sainte. où s'étaient crénelés resta aux . puissante Blücher avait réorganisé son armée. 1 plusieurs Français. (t8tÕ) plusieurs de braves. la nuit. sa grande Ney faisait transporter artillerie sur le plateau du Mont-Saint-Jean.

lance sa cavalerie carrés bientôt et apparaît anglais. privé du secours plateau à son tourparla cavalerieennemie. l'intervention l'offensive. touA cette nouvelle. Ney obéit. Napoléon Il se porte sur la Haiele courage des soldats. la plus vive impatience le secours Au promis par Blücher.(1815) CENT-JOURS. glais qu'il arriverait avait ordonné à Bulow de se porter de Waterloo. mais. à grands cris le signal. tous jurent de vaincre. il est contraint et chargé de descen- du plateau. il sur le champ de bataille de Lobau à Planchenoit. il ser. tous les sabres sont levés officiers et s'agitent. sur les batteries et les franchit le talus. Une des Anglais. Cependant. il ne veut pas s'arrêter. 465 avant du Mont-Saint-Jean. s'empare au pied de la position. après la plus effroyable d'être écrasé se Bulow venait par nos troupes. dre. Arrivé au bord du plateau. Bulow avait Arrêté au général anDès la pointe du jour. et leur monConduits tre la formidable enlever. Il est donné. la confiance renaît dans les rangs ils se raffermissent des Anglais et sur toute la ligne ils reprennent Napoléon. à cause de disposer de sa réserve avait fait dire â Ney de se borner à garder la Haie-Sainte. dire par le comte été obligé de livrer bataille. ranime et exalte s'écrie Napoléon. position qu'ils doivent Dans ce moment. Ney. sa cavalerie décisive. une seconde fois elle est repoussée lutte. attaqué par les Anil dut combattre pour les repousglais dans cette position. mais. gravit fois. tes les épées soldats demandent troisième Y. il avait fait à son secours. une vive par Ney. le jour baissait. ne pouvant de Bulow. avec Wellington attendait Toujours debout sous son arbre. Une seconde fois lui-même sur la crète du qu'il attendait. « C'est Grouchy » fusillade éclate à notre extrême droite à une attaque dispose Sainte. sous le feu terrible 30 . bruit du canon de Bulow. la joie est grande.

Wellington plus dit Jomini. l'épie à la main. désordre. dant que son intervention que la lenteur et l'inaction laissé libre l'extrême dats. Devant par le flottement concentre toutes de nos ses forces se font entendre. Blücher formidables. la bataille était ga mé si une troupe fraîche se présentait. c'est une affreuse « n'avait On se bat corps à corps. croyant brûlaient leurs dernières cartouches. avec désespoir. et tente nos troupes se débandent. Wellington. t-il voir tailler Dans en voyant ses rangs séclaircir. il continue du feu. Renversé il se relève. milieu mêlée. abîdisponible. Déjà nos sol- inexplicables de ses mouvements venait de notre champ se retiraient en surpris par cette attaque imprévue. Alors Welsuspend sa marche. des fuyards. régiments. achever Soudain.466 'dÉVOLUTION FRANÇAISE. fortes de six lington fit avancer deux brigades les Prussiens. tout était ébranlé. et se forme en carrés. toujours. ces masses pour De son côté. franchit le talus et se précipite. pour appuyer garde nos soldats toire. qu'une NapoVainement. » A chaque instant. et l'armée léon jette ne présente plus se demande la cause de ce désordre. Alors. Ce n'est plus une bataille. A la vue de ce mouvement la vieille rétrograde. tête des siens. de cavalerie. il se de lesrallier ses paro- au milieu . « Mon Dieu s'écriait-il voyait des officiers en découverte. de troupes et les progrès un dernier s'avance effort. le duc regardait sa montre et engnée. (18SK i les pentes du plateau. sur les carrés ennemis. et les lance en avant. à la de cheval. engagés sur le plateau. un à commander au et. en pièces tous ces braves gens la vieille me faudra» homme ce moment. pengarde s'avançait devait achever la victoire. enhardi Blücher. masse confuse. de Grouchy avaient d'entrer en ligne à de bataille. la vicles cris Ces de sauve nous sommes trahis quipeut cris émeuvent et ébranlent nos soldats. Pendant ce temps. droite mais. Blücher.

par reste l'épée à la main. 1 prend la direction. pâle ses yeux. eux plutôt que de se rendre. sont encore debout. On dit qu'alors. mais ses généraux bataille où il veut rester Cambronne Cependant. du maréchal Blücher la victoire par l'arrivée hommes renfort de troupes fraîches. sans chaussures soldats. Plusieurs officiers vaient plus même la force de marcher la mort pour ne pas tomber vivants et soldats se donnèrent Il y en eut même qui se fusilentre les mains de l'ennemi. la grande armée. de à ce champ l'entourent et l'arrachent encore. des larmes formée Assaillis. Journée mille portait l'armée alliée c'est-à-dire hommes. C'estainsique victorieuse d'une armée de cent vingt était. avec sa fortune. saie d'arrêter par un ennemi successivement Cambronne. un tumulte point entendues et l'obscurité de la nuit empêche et immobile. le feo commande et. « qui. glo-Hollandais. que pouvaient-ils ? sinon mourir. se les grenadiers sant un dernier cri de Vive l'Empereur tête baissée sur les rangs ennemis. se vit arracher avec trente occupait la moitié du champ de bataille des Anet avait repoussé le corps du général Bulow. et ordonne Alors. la vieille 467 couvre effroyable de le reconnaître. On lui crie de se rendre il répond par un refus énergique. croisant la hwionnette. la cavalerie Pendant outrance nos malheureux qui. et pousla charge. gue et à l'épuisement.(181S) les ne sont CENT-JOURS. Seuls contre à poursuivit succombant à la fati- n'aet sans armes. a dit Napoléon. sept carrés commandé détruits. foudroyés Wellington sont trente fois plus nombreux. lèrent entre mille hommes. précipitent trois armées. qui mille en ligne à près de cent cinquante à deux et demi contre un. et ses soldats garde. en Napoléon. et Blücher. ennemie toute la nuit. à sept heures du soir. . Cependant. décidé à mourir. Un dernier carré. de es- sa voix. coulèrent en carrés.

468 REvam'noK FRANÇAISE. de qu'elle de la gloire. des Représentants la de Lafayette. m'eût pas manqué. et le peuple. à sauver Chambre » Sur la patrie. tenterait des traîtres de la quiconque la de la peine menaça Il ne restait dissoudre. abstraites au de la postérité. pli Singulière assuré de la France Sans la déde mes mains le triomphe eu trahison mes ennemis en ouvrant j'anéantissais la campagne je les écrasais à Ligny. horrible catastrophe. de lui-même. t incompréhensible encore. si la gauche eût fait ne si ma droite son devoir! je les écrasais à Waterloo. 18 brumaire. malgré la plus Singulière la gloire du vaincu n'a pas souffert. défaite. raux. entière l'honneur. où j'ai vu trois fois s'échapper campagne. un nouveau les fédérés ou à qu'à abdiquer plus à Napoléon il faut Dans ce moment suprême. « On veut que j'abdique. il fut au-dessous nationale.Napoléon « N'imitons aux Chambres du Bas-Empire. sertion d'un traître. du gouvernement. pressé de tous côtés par les Barbares. caractère. L_I~1 (i8i5) -L_L1_. proposition et se déclara en permanence. où. Y a-t-il concours -–– ae tatalités inouïes a-t-il a II dit ~:t N'y a-t-il eu que du malheur? tout ce qui tenait à l'habileté avait été accomEt pourtant. ni celle du vainqueur vra à sa destruction peut-être dans La mémoire de l'un surviaugmenté s'ensevelira la mémoire de l'autre » Cependant. de la dictature. il fallait son triomphe « tout pouvait se réparer mais il fallait du de la fermeté de la part des génétoute des Chambres. de la nation fût animée par les sentiments nationale de Cannes. en s'occupant de discussions Aidez-moi moment où le bélier brisait les portes de la ville. Appuyé par la garde il ne sut vouloir ni tenter disait- . de l'énergie. pas l'exemple se rendit la risée qui. s'emparer le dire. de l'indépendance fixât les yeux sur Rome après la bataille » Vainement sur Carthage après Zama qu'elle et non avait dit .

des Français. 13 juillet 1815. « NAPOLÉON. On nomma un gouvernepoléon II. encore gardant lui me rej'offre mes services comme général. Napoléon jugea d'un coup d'œil le danger du général « Dans et y vit l'occasion de prendre sa revanche.(181S) il. que je réclame. Voici la lettre qu'il d'Angleterre «Ate sse royale. » Et il se décida à abdiquer en faveur de son sous le titre de Nafils. m'asseoir au foyer du peuple britannique je me mets sous de ses lois. écrivit-il à la commission du gouvernement. prussien. « Rochefort. empereur ment sous la présidence provisoire. de Votre Altesse la protection du plus constant et du plus Royale comme du plus puissant. 469 c'est Waterloo. » Deux jours après. au prince régent » Et il partit point d'énergie le 3 juillet. Cependant marches forcées Blücher s'était séparé du duc d'Otrante. le danger allait croissant. réponse pour écrivit « J'en ces gens-là n'ont où il arriva Rochefort. et à l'iniqui divisent de l'Europe j'ai terminé puissances comme et je viens. des plus grandes ma carrière politique. a En butte mitié aux factions mon pays. Thémistocle. ces graves circonstances. qui futproclamé par les Chambres. c'était impruporter en avant. ment sur le vaisseau Napoléon anglais de son propre mouvele Bellérophon. c'est la peur. « que les engagements pris envers les puisne étais permettaient pas d'accepter en recevant sûr. qui le conduisit passa . dent. » On comme le premier soldat de la patrie. généreux de mes ennemis. ce n'est CENT-JOORS. pas la liberté qui me dépose. s'avançait à l'ennemi des Anglais pour se C'était plus que téméraire. dit Napoléon son cette répondit sances étrangères offre.

vint librement. qui m'est hommes. Keith qui vint le lui signifier leur la senprisonbri- dédirait spécialement sa garde au gouvernement tannique. u A Iturii du lluliérophon.470 RÉVOLUTION FRANÇAISE. dit Napoléon. qui m'était venir me a dit J'y avoir suis des venu ordres en Anme suis la produ Si du voulu et fléen vain à du capitaine de me recevoir si cela du gouvernement avec ma gleterre présenté tection de des bonne lois et de me conduire agréable. à la face du ciel et des solennellement ici « Je proteste la violence contre faite. à la mer. mettre assis Je sous suite. désormais voudraient parler que les Anglais La foi britannique se trouvera de leurs lois et de leur liberté. (1815) Alors à Plymouth. de ma personne sant. anglais. sur de je fus Aussitôt du des ainsi peuple ordres ma à bord Bellérophon le gouvernement le foyer en donnant de me une recevoir embûche britannique. des puissances tence nier. » . répondit-on. que il a forfait se consommait à l'honneur ce serait Si cet acte de leur loyauté. et confiait l'amiral alliées. suis venu librement prisonnier. une main de tendre feignit quand il se fut livré de à une telle magnanià cet en- hospitalière foi bonne on l'immola « NAPOLÉON. Quelle et de sa confiance de son estime lui donner en Angleterre. qui fit vingt J'en à appelle ans la guerre cherpreuve ? Mais ennemi dans son infortune. plus éclatante asyle sourf ses lois. du Bellérophon. foi pour l'Angleterre. dans l'hospitalité perdu elle dira qu'un l'histoire au peuple cher un pouvait-il comment mité ? On nemi. et. l'instigation je suis même l'hôte de l'Angleterre. au capitaine suite n'a Bellérophon que me tendre tri son pavillon. par la force. les plus sacrés en dispode mes droits la violation contre Je et de ma liberté. Je ne suis pas à bord du Bellérophon.

Ainsi travers tion les politique consul. Soldat.(181 S) ceut-jocrs. voilà tout ce qu'elle lui laissa du monde qu'il avait conquis si elle et. vaine il fut transféré sur le Northumber- On dit que Naqui mit à la voile pour Sainte-Hélène. ses regards détacher de cette terre où il poléon ne pouvait ne laissait plus rien que sa gloire. 471 Protestation land. entre de la liberté. depuis et mourait ans. si le champ de Waterloo lui survécut. que les peuplés s'arpar un châtiment procontribua à sa ce qui avait à son élévation . servi reçu ses pouvoirs. Après avoir rempli le monde l'avait il passa à de la révolude sa et displanté ses aigles sur toutes les capitales. peuples pour rendre témoignage armé. Un rocher stérile. l'intervalle au nom étouffa contre sous lui. de |on génie. la révolution. son despotisme. Mais. et lui. Héritage glorieux que ses enfants Avec lui finit cette sauront recueillir en 1830 FIN DE L'EMPIRK. en vue et qu'en passant du cap la Hogue. son œuvre. chère France la grande traîtres de moins et tu serais Quelques » nation et la maîtresse du monde! encore de la scène disparut des temps modernes. vingt-cinq fut sa tombe. il la salua pour la dernière fois de ces paroles « Adieu adieu terre des braves adieu. comme eût craint un nouvel effort la terre C'est et qu'il mèrent videntiel. révolutionnaire génération qui. C'est ainsi que. à son tour il subit les vicissiposé à son gré des couronnes. tudes de la fortune. de l'Océan dont il avait elle plaça. le plus grand empereur. combattait pour sa foi nouvelle. homme qui renommée. chute.

.

La page où est déà Réal. allumer venir diverses Fauconnier autorités. Sur la table de nuit était un volume que tait tous les signes. NOTE 1 (PAGE 7). qui en accoururent donna tout de suite avis aux les plus caractère im- . qui était de planton onze heures tour du Temple. avoir servi à souper du matin. tourniformant ou cinq de circonférence. après « Le porte-clefs que la veille. « II semblait prévus pour rapporte la ainsi qu'il suit les circonstances évènements de cet évène- que fatalité rassemblât les le le de la conspiration à l'affaire imprimer du matin. avait demandé Pichegru un commissaire de crite la mort de Caton était cornée. n'avait rien entendu. du soir. envoyé chirurgien. par le grand-juge. quet. Le livre était ouvert. de Pichegru la chambre dans pour y étant entré clefs du Temple.PIÈCES JUSTIFICATIVES. Thibaudeau ment. de soie noire qu'il portait tour du cou la cravate était passé un bâton long de quarante dans laquelle en forme de corde. ayant auétait mort dans son lit. qui a passé la nuit renfermé gendarme toussé de avait beaucoup sinon que le général rien entendu. à la Le gendarme à minuit. • 473 PIÈCES JUSTIFICATIVES. dont la face du cadavre porl'étranglement. porteLe 16 germinal. ce qui avait produit de Sénèque. en ayant quatre centimètres. Conla gendarmerie par le Premier d'élite. Lapointe. n'avait bre. il avait emporté à Pichegru. concierge Aussitôt un police. à sept heures Popon. dépêché commandant vary. couché sul. Le dans sa poche sept heures jusqu'à et qu'elle était restée dans l'antichamlui-même Sirot. et Sale conseiller d'État Réal. à dix heures Popon déclara la clef de la chambre. alla préni vu ni entendu remuer. plus tragique. sur le côté droit. Pichegru tressée habituellement. et ne l'ayant du feu.

après l'abdication nous en avons entendu citer un en France nommé par M. des gendarmes. Les assassins ges. En 1814. cela ne se serait s'était y aurait débattu contre de Pichegru pas fait sans douze hommes été opérée il était violence. pour les récompenser . pendant étranglé par un tourniquet qu'il avait fait avec un cerceau du baquet destiné à ses besoins. il On ne l'aurait corps. bien des gens le crurent. Le fait est identique. Les partisans des conspirateurs. des Mamelouks. étranglé. endormir. ouvrant d'excharges pédier et vigoureux il arrêté dans son lit. envoya cinq dp. étranglé « fasse ce qu'on voudra. porteofficier de factionnaire à à écarter ou à mettre clefs. de la cour de depuis membre à la cause royale. Gaillard. sur le grand vestibule d'entrée. dit le conseiller on n'en dira Qu'on Real « pas moins que. toutes les précautions Il ordonna à sa vie pour qu'il ne pùt attenter ceon le trouva. soit dans toute l'Europe. Est-ce de leur complaisance. beaucoup d'autres. n'ayant nous l'avons » On le pu le convaincre. après le renversement pris sa place dans l'histoire. les amis de Moreau vait Premier le proclamèrent lui-même s'étrangler Consul avait à l'envi. Des agents l'écrivirent à leurs cours. d'après tion où ils l'avaient trouvé et les observations qu'ils avaient faites et dont ils rendaient l'individu dont ils avaient visité le cadavre et qu'on compte. « Que le mode de strangulation comme de Napoléon. qui l'avaient avait d'autres par fort que par eu quelques traces de violences sur son de quinze ou vingt personnes. au Temple. garde. ne pouvaient des nues dans sa chambre. que. s'était lui-même. ral. Pichegru. par lui rendus Un accusé pour les services à mort aux assises de Melun fut condamné présidées par ce magistrat.474 « Le trihunal criminel RÉVOLUTION FRANÇAISE. « Si la strangulation lui. et déclarèrent la posiqu'ils estimaient que. de il y en a des exemples l'art les plus instruits. pas tomber Pichegru l'ordre établi pour la police du Temple. dans son cachot. de procès-verbal l'examen du corps. par lequel Pichegru s'est suicidé elle ne c'est ce qu'attestent les hommes pas physiquement impossible. dans le secret. cassation. ses membres Six ou médecins. dit en effet. dressèrent chirurgiens par eux commis. avec sa Ils soutenaient cravate et un qu'un homme tourniquet. Sa chambre pas exposé aux regards n'éétait de tait pas isolée elle de Lozier et de Georprès de celles Bouvet. les bruits toujours porté à adopter les plus exagérés et les formes les plus tragiques. où à rejeter sur le Premier l'on fut si empressé Consul la mort de ce généde Napoléon. ne pouet que le leur avait dit être celui du général fait expédier des solPichegru par Dans le public. dats. et. ils ne pouvaient D'après s'y introduire Il y avait là concierge. la calomnie diplomatiques circula a. même en Angleterre. le parti royaliste. sans qu'on leur ouvrît les portes.

De ces honnêtes devait. les plus acharnés ennemis avec Georges pour renverser sur lui étaient accablantes Un crime avait encore utile peut-être. de Mauroy. lui adressé • « Je vous du général les papiers de la main du duc. C'était considéré toire « Un gru scrit. Oui. des vengeurs aux menaces n'a cédé aux offres. effacé le souvenir avaient actuelle son. ainsi conçu remercie. Aux uns il était inil était hors des rangs. Depuis dix années sa trahichez ceux qui l'avaient estimé. revêtu l'homme exécuteurs mort. 475 on les aurait aussi expédiés. de tout docude l'absence du Premier connu Consul. le gouverneil ne pouvait c'était l'as- clandestinement les charges qui pesaient des lois. celle du Premier à flétrir Il n'y avait de sa mémoire plus de danger une oeuvre mériune justice. à la vengeance échapper dont la gloire de Moreau. pour celui qui a conquis à la mort du duc relativement du même auteur Voici les réflexions d'Enghien. était ment était crime inutile. qu'en sait-on révélations ? S'il ne les avait pas d'avance à son desassociés ceux qui s'étaient les avait communiquées. se trouvait un billet à Vauborel de votre inspirer avertissement à Bonaparte. qu'a régna il est enchaîné: il a été détrôné. comme était obéir mais cela leurs à leur tour. dira-t-on. pas qui n'avait à du pouvoir la faveur pour avoir sacrifié qui passait quitté sa patrie. la République il avait trahi proIl y de la France. MM. connu. leur vie. pour les autres oublié. que le Premier il n'en Son influence sur le peuple. pas encore l'amour qui n'avait de les révélations Consul craignait Dira-t-on de la nation. et l'armée. « Tout ce mond»-là. que mon mon cher Vauborel. pourquoi ne les ont-ils jamais publiées? Y tin et qui lui ont survécu. sans utilité n'est il s'était revenu Général. « Du caractère ment tion les lois évidemment d'après le Premier « Noble fin. sur et des qui puisse de Pichegru.PIÈCES JUSTIFICATIVES. ici pourrait « les soupçons séjour . que assassins. aux vendu de PicheL'assassinat pas présumable. « On avait arrêté à Ettenheim de l'armée en même de Condé temps que le duc d'Enghien. sur l'armée? son influence Pichegru. sa conduite ? S'il confiées. » la Hollande! « Consul. complices qui avaient eux d'entre ou de ces lâches et pas un ont sùrvécu. peine de ce pouvoir. nous dévoué généraux plusieurs Dans de Thumery. avait plus. à l'échafaud. plusieurs pour pu trembler des amis de Pichegru. et par le pouvoir. de la situade son inutilité. sassinat de l'éclat. tant et se tàne. de Vaùborel. s'écria concluons qu'il s'est fait justice lui-même. comme comme Consul. gagné payé. Ses de ses services. établir l'existence du crime. sous seraient-ils se pratique devenus? en Turquie? Et de la vie. et de l'armée perdu l'estime de la liberté.

Les ministres ac« cueillirent avec trop de facilité les promesses et les plans d'individus « qui. Là où « dangers auxquels m'expose « il y a du danger. et Walter-Scott à la frontière présence se liait avec le complot tramé anpar le cabinet glais contre la vie du Premier Consul. « margrave de où le duc Le duc Bade. si particulièrement. n février 1804. de Condé.d'Enghien n'était donc l'amour et se livrer au plaisir de la chasse. Voici quels étaient « dans l'Ouest « l'insurrection. les partisans de la royauté à de noupoussa « velles attaques contre le gouvernement consulaire. « Ces deux pièces furent d'abord au Premier portées Consul. la protection doute d'être du tou- . Munich. Britannique « moment. qui les garda. Monseigneur a quelque crainte du conque si l'ennemi sera de prévenir et d'occuper la rive de main qui ne demande pour son exéet cette idée m'est pénible. du 14 janvier 1804. exaleurs espéranbritannique de soulever une descente les royalistes et favoriser faire fixa son séjour sous d'Enghien au château afin sans d'Ettenheiru. qui du régiment de son nom de Lanan. « nous les vues je le pense. opération « droite du Rhin c'est un coup « cution que l'ordre de marcher. « de Votre Altesse nous est trop de s'éloigner comme moi « dangers courir. aux enjoint « émigrés retraités de se rendre sur les bords du Rhin. « Si. « quoi qu'il en puisse arriver. je ne saurais. et son autodit-il. qu'elle pourrait « Le duc. trop exaltés pour bien apprécier le véritable encore « gérèrent auprès « ces. C'est « tesse « verra ait le projet de rendre la tranquillité à l'Europe moyen ces bases seront nécessairement le rétablissement ce qui me fait désirer vivement que Votre Alun peu des rives du Rhin. « L'Angleterre. du gouvernement ces plans c'était de Berri devait état de choses. » les papiers du même général était l'ordre ci-dessus relaté du conseil privé. où l'ordre du conseil privé de S. « Dans encore colonel les papiers du duc saisis d'Enghien lui était adressée à l'armée à Ettenheim par le comte on trouva « Dans la lettre suivante. là est le poste d'honneur En ce pour un Bourbon. sa tyrannique influence en ce pays. pour n'être pas alarmés » pas sur les bords du Rhin pour faire atteste que sa également sa première « tinent. la personne des précieuse. protègent comme le seul comme des gouvernements énergiques qui sont reconnues par de grandes « puissances « par une paix juste. de ces dignes et loyaux défenm'éloigner « seurs de la monarchie. M. « rite ici est irrécusable. « de la monarchie.476 RÉVOLUTION FRANÇAISE.

et n'aurait-il pas été pendu par le sénat maison. été respecté crainte de la puissance espagnole ? Le droit des gens avait-il à Vienne peau à l'égard de Bernadotte. portée ce n'était point chez eux spiration trouvé des asyles. mais chez des s'il ne l'ad'Enghien c'était pour ne point donner ocpoint par crainte. taient foi aux bruits pas imaginé cachés dans l'hôtel de l'ambassadeur d'Autriche? étaient que les princes Comme s'il n'aurait osé les aller chercher dans cet ne pouvaient être poursuivis où les criminels Athènes. Ceux qui afgarde de revenir à ceux qui se de le craindre ne le croyaient pas. sur son national arboré les jugements elle a des caprices ambassadeur hôtel fut insulté français. ils secrets de cette famille d'éclater il ne voulait point c'était tout ce qu'il leur demandait. Aucune ils n'étaient que filles Georges plainte pour rien ne'lui dans était la conavaient mauvais le duc et les Polignac et quelques publiques sujets. Il avait pour lui la volonté de la nation et une armée de avec cela il saurait faire respecter la républi- hommes. de ceux de Paris. mille à l'éclairer et non à la suivre qui en font partie. présence parce que la France. Le seul reproche qu'on à de Vincennes. trouva quelques Il vint courantes. si à la tête des royalistes » « l'occasion s'en présentait. et non pour improbateurs et entra l'intérêt qu'on porjusque dans les d'État. et à ceux ses écarts. pour ce rapport. C'est sous Bourbons. exécuter publiquement cœurs. 1 Jo 4IÏ1 ou même. fut qu'elle ressemblait beaucoup pût faire à la procédure celle taitaux entours était des oubliettes. qu'elle du Premier Consul. que. « Il dit que la population de badauds de Paris était un ramas qui ajouN'avaient-ils de dire les plus absurdes. « Tels sont les propres termes de Walter-Scott. et de se perdre. « Il n'avait fectaient rendraient verrait leur aux proscriptions en masse. par quand une foule le dramenaÉtait-on à asyle dans le temple çante ? « Ilrespecterait gitimes vernement dans cinq cent mais de l'opinion qu'il faut publique quand ils seraientlésavoir C'est au goumépriser. en Angleterre dangereuse . a jours prêt à se mettre de l'Est. mais malheur individuellement Ils seraient sévèrement coupables punis. pour qu'elle ren- « Il ne consentirait les Bourbons. à la paix comme avec Louis serait l'Angleterre XIV toujours renvoya qu'autant les Stuarts. qui tout à l'improviste au conseil rassemblé les affaires en explication de suite. « Il aurait pu faire vait pas fait ce n'était casion aux partisans étaient tranquilles au fond des les regrets poursuivre les émigrés contre amnistiés. de Bedmas ne fut-il dans sa propre de Minerve? Le marquis pas arrêté sans la de Venise.PIÈCES JUSTIFICATIVES.

dans les provinces. lorsque de son soixante assassins à Paris. Des débats scandaleux se sont élevés l'Europe. pas que l'argent à ses ennemis et servît à lui faire la guerre. arrêter et juger le due d'Enghien parce que cela était néces« saire à la sûreté. res ne pouvaient Mais sure en traitant de l'intérêt Les cours étranger y resta indifférente. Bade n'avait pas hésité à livrer le duc d'Enghien. w à l'intérêt et à l'honneur cela ne mérite de la terre . tres membres de la famille à Varsovie que parce y consentait. bons. romans publiés sur la surprise par lui prescrite faite dans au le qui répond par Consul et dans l'exécution ses remords. à l'étranger. tifs le jetèrent qu'elles Ce ne fut qu'un dans à Erfurth. y par son testament « est-il dit.i7S RÉVOLUTION FRANÇAISE. entretenait. Du res tout à la mort rocher de du duc en a inondé la France les hommes des amendes il y a eu d'Enghien. la Prusse. ticipèrent bles. d'Enghien. dans les chàteaux. vengeait-il « Dix ans. suivant fait les Anglais. L'ancienne noblesse en fut sans contredit émue. aveu. dès ce moment. contre A Tilsitt. vingt coup la Restauration d'écrits. On ne souffrait les auConsul que le Premier une pension aux Bour- à la dépendance du gouvernement il anglais. pour Le roi de Prusse les soustraire l'engageait à faire La Le prince de renvoyés. d'accusations. de la France allât parce qu'il ne voulait s'y était refusé. elles avaient donné la mede prendre à la mort du duc de plus puissants moprétexte pour Alexandre la coalition et l'armèrent la France. « le comte d'Artois « Dans les rois une du peuple français. Napoléon se fit par cet acte plus de mal que. générale un mot de Pitt. jugement « Prétendre une consternation que la mort du duc d'Enghien répandit à Paris. il leva les sur la séance. « Après « Voilà Premier cette allocution à tous Murat. l'empereur Alexandremontra des dispositions telles. être que vivement touchées de la fin tragique d'un prince. cution au conseil d'État il l'a confirmé « J'ai fait. la Suède les avaient Russie. Bonaparte Ce que dans le moment même il dit dans son allopris sur son compte. capables la mémoire ans après. que l'Angleterre put concevoir de renouer une nouvelle c'est tirer de cet évènel'espérance coalition ment des conséquences fort exagérées. Sainte-Hélène il est venu des pas une qui parhonora- versions contradictoi- a tout place dans l'histoire. du prince? cet événement a fourni entre matière à beauet étaient mais la nation la précipitation sur ses regrets. que ne lui en avaient que. avec les juges de Louis XVI. » Et tous j'agirais aussi il l'ont prouvé pour Murat et Napoléon. semblable circonstance encore de même.

parallèle le succès avantageuse pour soutenir un vaisseau décider la défaite d'un vaisseau enfrançais trop vivement ou tout autre qui lui serait au vent l'attendre à nous sur et lui pressé. pération nemi. appartient nous devons et témoigne l'inune ligne de ba- ne se bornera et à venir souvent de bataille rie. attaquer. même l'éviter formerait un événement assez Je ne me propose pour me rendre de manœuvre notre point à ma destination. en- . mais. important pour mériter d'aller chercher l'ennemi. que des signaux de l'amiral. verser et à porter sur ceux de nos vaisseaux des pequ'il aurait désunis. lotons des siens pour les envelopper et les réduire.PIÈCES JOSTIFIGÀTITEB. bâtiment de sa route. ne chassera aucun L'escadre. et nous vaisseaux combat celui doit pas hésiter ferai très-peu à l'ade sides tout du courage de chaque j'attends et des équipages. L'ennemi à la nôtre. mais toujours au il cherchera à entourer notre arrière-garde. favorable. pour lui. un fragment des instructions Villeneuve que l'amiral de son escadre avant de quitter le port de Toulon capitaines « La mission de l'escadre a un Voici adressa aux c'est vers ce but que nous devons but tendre sans déviation. Dans ce cas. si nous nos de fixer je veux les ren- contrions. point ges et entrainerait tres de notre arriverons elle découragerait honteuse. notre de nos et ne Je vous ordre équipaà nous. en conséquence. et dont qu'on aurait la certitude la défaite l'attention. 479 NOTE 2 (PAGE 51). mal- manœuvre sur lui tous qui lui correspond border si la circonstance gnaux officiers bord reur. c'est bien plus de son courage et de son amour de la gloire qu'un capitaine commandant doit prendre conseil. qui. et de la circonstance vaisseaux une qui portion ne serait des plus pas dans de nos Tout serait une tache déshonorante pour l'y rappeler poste. Les frégates doivent également prendre part à l'action. à moins qui la détournerait que ce ne fût une division de bâtiments de guerre de joindre. à nous traplus heureux. je n'en ai elles doivent choisir le point où leur coopas besoin pour des signaux. mais à la fois dans la ligne lui est de bataille. Si l'ennemi est sous le vent nous formerons chacun ennemie. dont sur une ligne pas à se former nous livrer un combat d'artille- au plus habile. donner tention taille peut être ou pour le secours au de nous bien serrée. de la remorque se présente contraire. nécessaire. défaite. capitaine et un signal à qui réunit braves de l'Empetroupes le feu ne serait pas à son capitaine heureuse de celui Si l'ennemi.

n'a peut-être doivent tendre à se porter au et à se rapprocher du vaisseau amiral. A bord du Vîctory. si étendue.braves battre.480 RÉVOLUTION FRANÇAISE. en ligne de bataille et que les deux colonnes et l'escadre avancée atteindre cette lipuissent gne. de conduire au combat une flotte qu'il est presque impossible vaisseaux de ligne avec de? vents variables de quarante par un temps brumeux at dans d'autres circonstances se présenter. plus des en donnera et enveloppé Tous les efforts ne doit de vaisseaux assaillis Rien vaisseaux la fumée. rection seaux bataille vaisseaux à deux j'y parviens chacune. » la marine Si l'on compare ces instructions de ce dernier devait que l'attaque pas été secondé par l'impéritie à celles être de l'amiral anglais quand même on verra il n'eût irrésistible. . moins d'amour par une croisière et ont infiniment de la patrie. « Si l'on découvre la flotte de l'ennemi au vent. ils ne sont pas de motifs pour se bien moins dans l'exemple. d'y pénétrer où il pourra s'il ne peut parvenir queue (ou partout l'atteindre. qui nous 74 n'ont étonner dans la vue d'une esà pas cinq cents hommes de deux ans. plus la facilité secours cadre bord. Ils sont habiles à la manœuvre! Dans nous le serons autant tout se réunit pour nous qu'eux. fait connaître pour et la suivre jusqu'à ce qu'ils ennemis. gagé lui-même dans d'en le combat faire. un mois donner pour que nous. devant Cadix. mes commencer avancée « Pensant vaisseaux former colonnes au besoin que ponts une ligne ce qui pourra touvaisseaux avec celle des Le commandant intentions. en rangeant la flotte sur une escadre deux coet composant les plus fins voiliers. elle sera probablement la queue. le 10 octobre i8o5. En conséquence. qui peuvent sans une perte de temps telle qu'on laisserait l'occasion probablement échapper de manière à rendre l'affaire l'ennemi décisive j'ai résolu de d'engager du commandant tenir la flotte (à l'exception des vaisseaux en chef et du à ce que l'ordre commandant en second) dans une position de marche soit aussi de l'ordre seize lonnes de huit jours deux second. aura en la di- le commandant après que je lui aurai absolue de sa colonne. de vingt-quatre en chef voudra. secourir que la tête ne pourrait je ferai vraisemblablement signal au commandant en second vers le douzième à partir de la vaisseau. jusque sur les vaisl'attaque soient pris ou détruits. Entin la confiance des succès ère les plus glorieux et d'une nouvelle impériale. leurs anglaise ils sont harassés . de son adversaire.

de manière à être sûre d'atteindre le vaisseau du commandant en chef de la flotte ennemie. Ordre « Divisions de la floite anglaise. depuis du commandant en chef ( supposé au la queue de la ligne. doit être de réduire britannique second ou le troisième en avant le ennemis. s'il place son vaisseau par le travers d'un que leur co- de marche avancée du vent. ( Escadre ) Colonne Coionne « Ligne v. être aperçus ou parfaitement un compris. 4^1 vers le centre. Je suppose ainsi que vingt vaisseaux centre). quelque bat naval. et les vaisseaux et qu'elle aura pris. devront passer sous le vent les vaisseaux capturés de la flotte que devra ses propres sans crainte « Dans mouvements les circonstances lonne si l'ennemi britannique. et l'escadre avancée à deux là). les boulets par-dessus emporteront mâts et les vergues de nos vaisseaux. ma colonne pénétrera trois ou quatre vaisseaux en avant du centre. ou à secourir leurs compace qui même serait impossible. ennemie. se placer entre l'ennemi vaisseaux sur tous désemparés le résultat. s'approche je suis en second un ordre dirigera aussi serré les les cas possibles. 8 1 16 le vent. en la tenant dans le permettront. 16 J 46 vaisseaux. ennemis que ceux des vaisseaux mais j'ai l'ennemi la confiance d'obtenir la victoire. de ligne. jusqu'à de la ligne ennemie n'auront mais il s'écoulera du pas été attaqués temps attaquer gnons. le commandant de sa colonne. « 40 seaux. engagés. vire vent que dans de l'avant-garde ce cas. ou à les poursuivre Si l'avant-garde de l'ens'ils tentaient de s'échapper. serait les vingt vaisseaux ennemis britannique prête à recevoir intacts.PIÈCES JUSTIFICATIVES. avant secourir son arrière-garde. un nombre quarante. la flotte la flotte britanniarrière. puisse et. comme leur respective les signaux ne pourront pas ne fera pas de faute capitaine vaisseau ennemi. mais les vaisseaux doivent être d'un quart plus nombreux ennemis que les vaisseaux coupés. . aussi bien les tout autre. Les capitaines doivent regarder dans le cas où point de ralliement. proporde vaisseaux de la ligne ennemie sera coupé. tionné anglais avant faire une manœuvre puissent qui les amène à pouvoir une partie de la flotte britannique. « Il faut laisser rien n'est sûr dans un comchose au hasard. si l'ennemi alors. mais. nemi vire vent devant. Le but général de la flotte qu'on doit faire tous ses efforts pour capturer. sans se mêler avec les vaisseaux Je suppose vaisseaux que la flotte ennemie compte quarante-six qu'ils la nôtre tous les vaisseaux si elles en ont moins. de dessous et de bataille.

avec l'empereur le duc de Rovigo Alexandre ajoate ies détails suivante sur sen que ies sentiments fait beaucoup je ferai tout ce qui de plaisir. les de la première l'arrière-garde position. la ligne ennemie. ils de la ligne. à partir de la queue. lorsque En l'empereur Paul. m'ont vous direz à votre maître . portée de dessous le vent de faire porter et fait à la colonne dehors. que possible. fan de les affaires encore que grand-duc. « Nixson. Quelques vaisau douzième vaisseau commençant à l'endroit où ils le devaient ne pourront seaux pas couper peut-être faire. Dans entrevue ses Mémoires. lui dit ce prince. du le vent (après de dessous absolue de la colonne que les intentions à l'amiral doit être laissée été exprimées) en chef auront commandant commandant cette colonne. mais ils seront S'il y en a quelques la défaite complèteront vire vent douze arrière tout vaisseaux à même toujours uns qui se trouvent de douze on de seconder leurs jetés à la queue Si la flotte ennemie vaisseaux ennemis. de la flotte ensemble seront conduites jusbritannique alors le signal de canon de la ligne ennemie.482 « Les divisions qu'à sera environ une RfiVOLUTIOH FRANÇAISE. même les bonnettes. de desde la colonne être l'objet des attaques doivent l'ennemi. probablement de mettre toutes aussi voiles en et de la couper. du temps de son ennemi ni celui de la France. fait porter pour courir largue. Le reste de la flotte ennemie que demeurera les mouvements en au commandant en chef. exprimés Je ne suis point disposé à •moi pour lui en donner le retour. ce à quoi il ne faut guère s'attendre. à moins qu'il n'en soit autrement parce que la direction dant en chef. promptement que possible. dans sa lettre. afin d'atteindre. n'étant « Monsieur. compagnons. toujours ordonné par le commansous le vent. » NOTE 5 (PAGB89). dans formant. partage du commandant en second soient qui prendra soin aussi peu troublés a la fois. dépendra Il doit se rappeler que.

dans qu'ont amenée qu'il n'avait pas provoqués. et si votre maîpas encore sans remède. Il a cru devoir faire le premier pas. et ai beauje suis intervenu.PIÈCES JUSTIFICATIVES. que de lui. » « Réponse « ce que Votre Majesté vient de me Sire. mais. désastreuses en être une preuve. j'ai bien retenu faire l'honneur de me dire. pour « – Site. fortune. puissances la de choses sentiments. Sire. plupart en faisant la Russie. cette situation. conformes aux sentiments honneur à sa que les proposiqui ont dicté mais. « L'Empereur. Je prends la liberté de lui faire observer que n'ai ni n'ai d'autre mission caractère. mais j'en ai ouï parler. par son prononcer les autres de l'Europe à reconnaître toutes l'ordre exemple. eri allié fidèle. principatcs qui était établi c'est que la chez vous. j'ai traversé et si elle daigne me préciser ce qu'elle vient de me faire l'honneur de me la satisfaire sur beaucoup de points. . je pourrai est plus que disposé à faire la paix. tions cette est-ce pour qui l'ont démarche. indépendamment de tout ce que je dirais à l'appui. tre m'y force. je ne me séparerai pas du roi des Romains dans un moment ( il désignait l'empereur d'Allemagne). je leur commanderai de faire leur devoir. « – Eh bien si vous les connaissez. choses convenable servi par la admirablement que je suis sorti de chez moi. » « Réponse. la démarche l'Empereur qu'il fait eu lettre mais Majesté ce moment pourrait » « Vous avez mais il faudrait raison. vouloir un État Votre fussent précédée Elle fait le plus grand la paix que de proposer modération aussi des conditions au roi des Romains que celles qui sont offertes ? Je vois que vous ne les connaissez pas. des événements Si donc. qui me sont connus. Vous avez été C'est pour atteindre ce but tranquillité. il faut l'avouer. coup contribué. à entraîner. ont conçu de l'Europe de l'inquiétude puissances pour leur Je suis appelé par elles pour concourir à établir un ordre de et fassûfànt pour toutes. mais puisque ici un devoir le respect m'impose que j'observe Votre Majesté veut bien m'écouter. Il est dans une mauvaise mais repose situation. de lui l'honneur J'aurai faire remarquer ne demande des que l'Empereur qui soit au-delà rîen et qui sont le résultat d'une révolution prétentions qu'il peut appuyer. Je crois être sûr que dire. France Si aujourd'hui je suis dans d'autres a adopté d'autres dont les principes. apje près d'elle aucun porter une constances me parIe d'événements et de cirla révolution de mon pays. on ne l'Empereur peut en soupçonner la sincérité. où son avenir sur moi. «» Non. que des entraves dans la des cabinets de l'Europe. vous devez çonvçnir qu'elles ne sont pas acceptables. fait le premier des ouvertures de paix. «t L'Empereur. 4Ï*5 et ne rencontraient France éprouvaient de la contrariété. Je commande à de braves gens. » « Réponse.

(Mémoires du suffrage des Français. « Tant pis. Sans cela. qui ne blessent point. mais il veut une paix durable ménager avec de bonnes garanties. la dignité . il m'obligera d'ordonner à mes troupes de faire leur devoir. « L'Empereur. elle ne peut être durable. cela ne la jugera d'Italie.'e la partie adverse. et je la changerai avec bien du plaisir aussitôt » qu'il m'en aura fourni l'occasion. Nous nous ne diminuera rien de la bonne flattonsqu'elle ont emportée opinion de nous. « Je lus l'adresse » français. je vous que vous ne serez et que vous serez pas retenu. il commandait de la qu'il trouve rendrai compte des dernières paroles « Il me donna congé. « Je lui répondis règle d'étiquette. pas en supporter souscrira pas. « donne ma parole Non. satisfaction à être reconnu. reconduit chez vous ce soir » même.*8-* RÉVOLUTION FRANÇAISE. je lui » « La conversation Majesté de considérer que je ne suis persuadé que l'Empereur n'y « L'Empereur. t. » etc.) . Si cela doit être. de Votre Majesté. » « Réponse. malgré le cas particulier que et le désir bientôt me rapproje fais de son talent. a Oui. si les armées doivent se mesurer. elle nous que. p. « – Cela pourra être fâcheux mais nous ne serons pas venus de si loin pour éviter l'occasion de leur donner une nouvelle preuve de notre estime. je prie Votre qu'elles comme un point venu près d'elle et combien elle me ferait de tort. l'adresse ne porte pas le caractère qu'il a Je n'attache pris depuis. l'Empereur à la lettre tenait que je lui avais apportée. elle me retenait et me privait ainsi de l'occasion de remplir mon devoir. si. et je suis bien et l'Empereur en chef de l'armée et heureux Majesté aussi a raison. « Ce n'est a été heureuse. Sire nous nous qui avons ne devons mais il ne faut point faire la guerre à ses pas suscité et commencé ia guerre. « C'est précisément une paix durable pour obtenir des conditions qu'il faut proposer raisonnables. h. observateur. l'adresse il toujours en-dessous. Comme général d'un eux roi content qui portait « – Votre ces mots « Au chef du gouvernement ne peut être qu'une pas différemment. 176et suiv. dépens. usant de sa puissance. me remettant sa réponse finissait. me dit « Voici ma réponse. que j'ai de pouvoir cher de lui. déjà à plus ce n'est que pour Néanmoins. du duc de Rovigo. à ces bagatelles mais cela point d'importance est une règle d'étiquette. » les frais. non. » « L'Empereur. » parce a Réponse.

ce qui vous mettra ses autres revenus. Il ne jugea point le revenu de cette souveraineté. pour l'année 1807. pour que sa son penchant à la libéralité.J¡~ de n. pour sa sœur. « 200. de. du 1er janvier une somme « à compter 1808. soit des biens allodiaux aux fr. en faveur de la princesse pour en jouir Pauline. Paris. Il La lettre » suivante montre large et sa sollicitude indépendance. du duché de Guastalla. 150. joints et aux 180.000 fr. chargé de vous .000 nnn r_ 800. soit du proà 1. et de lais« 1809.n_ Guastalla. que vous avez sur le grand-livre. par des lettres patentes disposé. de « 4° Des terres du revenu « prises en Westphalie. qui y étaient et satisfaire suffisants jointes. 435 NOTE 4 (PAGE 77).000 « réduits « maison « J'ai fr.000 fr.000 « Ce qui fera « de revenu augmentation . une ~1-1au duché 200.000 fr.. de porter « Ma sœur. de rente « provenant. un revenu a de treize cent mille francs pour vous seule. n__ Ces nnn 800. moyen qu'au la dotation du duché de Guastalla.000 fr. Ainsi.000 150. du duché porteront les revenus de cette augmentation de revenu « Vous jouirez de maintenir à même votre rang. dans l'intention étant mille francs a plus d'un million cent cinquante « qu'il y fût joint « 1° Des terres du revenu de de Berg.PIÈCES JUSTIFICATIVES.000 « prises dans l'Etat de l'Ost-Frise. à dater du 1er janvier la payer le revenu du grand-duché de Berg. « duit des salines. Estève désire dans de cette disposition.180. « de 150. Je à 150.000 fr. ce qui vous fera disponible cela vous assurera. de du revenu « 3° Des terres « prises dans le comté de Hanau. de Guastalla j'ai ordonné à 300.000 fr. le iCI mars 1809.000 de Neuilly entre M. de « prises dans le grand-duché « 2° Des terres du revenu le duché de revenu. Mais j'ai en même temps or« ser au prince Borghèse fr. dont vous jouissez sur ma cassette fussent « donné que les 480. « L'Empereur avait du duché de Guastalla en toute et propriété et les allocations principauté son rang soeur pût soutenir voulut lui assurer une son affection du 50 mars 18Oj.

e Indépendamment de. « Le prince de «de de «etde. et ne désira jamais le pouvoir. se montra. Elle a gouverné les États de toscane avec une supériorité qui aurait pu s'exercer dans une sphère moins circonscrite. Son caractère 1797. « Signé « La princesse Pauline. Elle a été la plus belle. dans la bonne comme dans la mauvaise fortune. qu'il peut retirer de Rome. ces dispositions Une preuve qui vous NàPolSon. en retour.detevenu.000fr. l'Empereur. capitaine.000 75. en 1820. sur le grand-livre. son amie constante et dévouée. pouvez « tous les renseignements dont vous aurez besoin. princesse Pauline. aux grandeurs. sur les salines. s'était en mariée Marianne-Ëlisa. Vous faire venir M. de sa place. » à gouverner. simple était déjà célèbre victoires par ses grandes la paix de Campo-Formio.i00. fut la Mais elle avait épousé en secondes été peu propre aux affaires. «Total. l'humeur de l'Empereur. « désire que vous voyièz dans « que je vous porte.000 300. elle était Elle avait les plaisirs tout-à-fait la seconde des sœurs i. sonnière la qui lui donnèrent pour prison ville de Brunn. Pauline. Elle fut tendrement gré les légers sujets de contrariété qu'elle lui donna quelquefois. aimait le pouvoir et connut l'art de régner. et on peut ajoudes femmes de son temps. la meilleure « L'ainée des sœurs de Napoléon. a7!000 <i!aura. mal- dépourvue l'esprit indépendant. en Corse. Borghese jouira alors d'un revenu 150. Elle participait des princesses Pauline et Élisa. contrastait lorsque et venait avec son frère de signer celui de la La princesse Élisa avait un esprit mâle et une ame Elle était instruite et avait le goût des lettres et des arts elle énergique. en Moravie. Elle soutint l'adversité et avec une résignation Elle fut retenue l'ingratitude philosophique. et préféra libérale.000 825. de Lucedio. te de l'affection donnera fr. âgée de moins était la plus jeune des soeurs de qui a été reine de Naples. sentait tout ce qu'elle valait. « Votre affectionné frère. ter. toujours aimée de son frère. seule qui n'eut pas d'États noces un prince étranger. ans. Bacciocchi. de quarante-cinq « Caroline. en Italie. Sans être . avec M. Daru.000 300. Elle eût d'ailleurs d'ambition.000 &. prien 1814 par les Autrichiens.<£86 révolution FRANÇAISE. Elle mourut à Trieste.

pendant l'armée à Hos grandes il allait étonner appelé par l'Empereur guerres. par son intrépidité cité dont auvait jolie crifiée de la reine la curiosité Caroline s'est et son emparer.PIÈCES JUStn'ICAÏtVES. le sujet de deux mots. elle était extrêmement jolie. sâV'ôif. par des stipulations du midi dé l'Allemagne. les absences et habile les rênes du gouvernement. Mais l'hyperbole au bon mot. de Hohënzollel*B-Hechingen lés princes et Sâlm-ïîyïbotlrg. prouvé dé gâïantiej ont ne pourrait sorte tion germanique plus Offrir aucune nommé plénipotentiaires. la reine. lui répondit ai frustrée de l'héritage f parait iib peu forte* et la vérité y est sade d'une réclamation Un" peu importuné L'Empereur* a A vous entendre. teurs archi-chancelier le landgrave de Nassau-Ûsîngén et de tfassau-Wéilles princes de Hesse-Darmstadt. le prinôe et HohBrtzDllefn-Sigtnaiinlé prince cTÎssembouf^et le comte de la gen. MÉ. LL AA. qui une tète deCromwell sur les épaules d'une ambition ont fourni dit (Telle qu'elle portait femme. avait une haute de caractère. et d'atîtr « S. Elle complètetiienl de sa personne des talents de réunissait aux grâces naturels. on croirait un jour que je vous du feu roi notre (Meneval. Voici lés dispositions principales de ce traité roi d'Italie. père. à ses victoires. elle a su. On attribue l'un à M. d'une part. Bristein. teyen. les princes de Sâitn-Sâlni le duc d'Arémbërg. aussi 487 belle que Pauline. les élecLL. Régente. les rois de Bavière et dé Bàde. a et extérieure Texpéfience {Jour laquelle et tout récemment encore. rieure de LiBhtenstein assurer la paix intéCofiVetiableë voulant. de Talleyrand. TraWé de tx Ccmpf. que la constitudepuis si longtemps. te 3flC de Berg et dedlèvës. etc. . bourg. è par êt de Wurtemberg. Napoléon lact.DÉK Aîret* Du Rhin. La capaet contribuer cheValereêqne. du roi. beaucoup et une grande ambition.) Napoléon NOTES (frÀftfi 83). l'Empereur aes Français. M. quand. §S. en effet. tenir d'une main ferme idée de sa capacité. » et Marie-Louise.

Ils jouiront à la dignité royale. les terres équestres Quant souveraineté. « X. SS. Hohenzollern-Sigmaringen. en cette qualité. enclavées dans ses possessions. primat et d'altesse de Bade. « IV. Les États de LL. lUiin. attachés le titre de duc. l'Empereur des Français fédération du Rhin. morcellement. le princeprimat. les électeurs les princes de Hesse-Darmstadt. et. sont convenus des articles suivants de Wurtemberg. A. « V. seront et le comte de confédérés traités dans une en deux collèges. archi-chancelier et de Bade. et le duc de Nassau le collège des princes. le successeur. I. l'électeur prendront grave de Hesse-Darmstadt. La diète sera présidée et. il en nommera «XXV. Em. « Le chef de la maison de Nassau prendra la Leyen. S. S. AA. notifier à la diète sa séparation d'avec archi-chancelier le duc prendra les titres et le l'em- de prince éminentissime. en toute et des princes confédérés possédera. présidera le collège des rois. SS. le titre de prince « VI. M. Chacun des rois sera de laconprotecteur proclamé au décès de chaque prince primat. MM. . le prince tenstein de l'empire d'Issembourg-Bristein. du Rhin. elles entre deux des États confédérés. les rois de Bavière etde et unis entre confédération particugermanique. et qui sera divisée savoir le collège des rois et le collège des princes. Em. le duc de Berg et LL. à Francfort. Il y aura entre l'Empire et séparément. l'électeur avec l'empire quelconques germanique. et prérogatives honneurs des droits. « XII. lorsque par S.488 s'être RÉVOLUTION FRANÇAISE. LL. collectivement à ce qu'il n'en résulte ni confédérés du et les États français en vertu de laquelle une alliance. pire. Les intérêts communs diète dont le siège sera des États de Berg et de Clèves.Chacun confédérés renoncera des rois etprinces des rapports qui expriment il fera ter août prochain. aura à délibérer sur quelque seulement l'un des deux collèges affaire. S. leurs «Lesquels. sous le nom d'Etats confédérés à ceux de ses titres K IH. de Nassau-Usinde Clèves. États. quant mais de manière que faire se pourra. A. AA. les princes de Salm-Salm et Salm-Hyrbourg. seront partagées. le landle titre de grand-duc. lière. et le comte de la Leyen le duc seront