Histoire de la Révolution française, du Consulat, de l'Empire, de la Restauration et de la Révolution de Juillet / par [...

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Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

Ferrand, Jules (1817-1894),Lamarque, Jules de (1820-1878). Histoire de la Révolution française, du Consulat, de l'Empire, de la Restauration et de la Révolution de Juillet / par MM. J. Ferrand et J. de Lamarque.... 1845.

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HISTOIRE
DE LA

RÉVOLUTION
FRANÇAISE.

HISTOIRE
DE U

RÉVOLUTION
FRANÇAISE
DU CONSULAT, ET DE DE LA L'EMPIRE, RÉVOLUTION DE DE LA RESTAURATION JUILLET if MM. J. FKRRAWD l'Af ET J. 1>E LAMARÇDE:

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D. CAVA1LLÉS, ÉDITEUR,
AU BUREAU DES
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PUBLICATIONS
RUE VIEILLE-DU-TEMPLE.

HISTORIQUES;

1845

HISTOIRE

DE

LA

REVOLUTION

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DEPUIS

i

1789

jusçc'bm

1830.

EMPIRE.

CHAPITRE PREMIER.
du gouvernement du sénatusProclamation impérial. consulte Rétablissement organique. Le des sénat anciennes prête «™ formes.

Organisation

Adhésiondesdépartements.-Manifestationcluclergé.-ProtestationdeLouisXyin. et de Russie, d'Angleterre de celles à l'exception de l'Europe, les cours Toutes de la conJugement de Napoléon. la nouvelle dignité reconnaissent de Suéde, de l'Empereur. Actes de clémence etc. de Pichegru, Georges,Moreau, spiration de Boulogne. au camp Napoléon de la Légion-d'Honneur. Inauguration des prix décennaux. Institution de l'école Polytechnique. Nouvelle organisation Recensement à Aix-la-Chapelle. en Belgique.Son séjour de Napoléon -Voyage à Notre-Dame. de l'Empereur et couronnement Sacre des votes populaires. du corps législatif. Ouverture au Champ-de-Mars. des aigles Distribution à ce ™a** de lord «^*£ Réponse roi d'Angleterre. au olfre la paix Napoléon de ^"«wmj Voeux de Fox et du parti anglais. sujet dans le parlement en ^«ujjen la nouvelle Comment paix. Ils sont repoussés par la majorité. changée La Républ qu italienne de la Hollande.constitution Nouvelle France, à Brienne.pour Milan. Il s'arrête Son départ roi d'Italie. en royaume. Napoléon de Made bataille le champ Il visite avec le pape à Turin. entrevue sa dernière i
V. 1

2

(1804} Son couronnement à Milan. rengo. Création de l'ordre de la Conronne-de-Fer. Réunion de Gènes à la France. Le prince vice-roi Eugène d'Italie. Dêputation du sénat de Lucques. Retour à de Napoléon Paris. Plan de son expédition maritime contre l'Angleterre. Mouvements des flottes françaises. Traité d'alliance entre l'Angleterre et la Russie. de l'Autriche Coopération et de la Suède. Troisième son but, coalition; ses forces et son plan de campagne. de Armements l'Autriche.se rend Napoléon au camp de Boulogne. Rassemblement de la flottille. Fautes de l'amiral Villeneuve; elles font échouer l'eipéditlon d'Angleterre. Colère de Napoléon: elle lui inspire le plan de la campagne d'Austerlitz.Marche des armées autrichiennes. Invasion de la Bavière. Napoléon vient dénoncer au sénat la guerre contre l'Autriche. Levée de quatre-vingt mille hommes. des gardes Réorganisation nationales. L'empereur part pour l'armée.

RÉVOLUTION

FRANÇAISE.

Il ne nouvelle ère venait de s'ouvrir. Après s'èSfti'e propagée au-dedans par la dictature repréla révolution, sentative, dans un personnifiée f. allait se répandre homme au-dehors & -ur-par la dictature militaire. A la parole devait succéder le _#. "1'0.t'I~ et comme ce fleuve qui ne couvre les glaive campagnes les la France, d'Égypte que pour féconder, en débordant sur l'Europe, n'allait accomplir qu'une mission civilisatrice. Elle avait vaincu entrer les rois elle voulut un maitre les humilier dans leur en faisant famille; et un soldat ou plutôt qu'il leur commandât

pour ainsi dire, de plus haut, le trône qu'elle plus éclatant avait foulé aux et l'y plaça rayonnant pieds. de gloire et de C'est majesté. là qu'on allait voir Napoléon de nouveaux accomplir prodirétablir de ges, l'empire mettre dans sa couCharlemagne, che la fille des Césars, et reculer, ainsi qu'il l'a dit luiles limites de la gloire. même, le sénatus-consulte D'après du 2 floréal an xh organique ( 18 mai 1804), Napoléon Bonaparte était déclaré empereur des Français; la justice devait être rendue en son nom par

pour elle releva

Duroc grand-maréchal Talleyrand grand-chambellan. et des petits jours. et par ordre en mâle directs. Paterson. La nouvelle de Baltimore la fille d'un négociant la réen outre. les grands laquais aux Tuileries on vit reparaître archie. du conseil d'État de de la haute cour impériale. Bonaparte archi-chancelier. impériales. l'étiquette et & excelLes titres d'altesse créa des princes français. Cambacérès du Caulincourt grand-maître Joubertot. de la succession impériale. des cérémonies. les aumôniers. lence Louis reparurent. On des grands les cordons. monsous l'ancienne De même qu'au château de Versailles. de mâle La dignité par lui. Madame . 3 héréditaire ture. les écuyers les chambellans les pages. de l'empire. sénat. les prérogatives tution réglait. électoraux. et de la promulgation l'ordre judiciaire statuait au sénatus-consulte qu'on Un titre additionnel soumettrait du sénat. Berthier grand-veneur. prit possession primé sur cette grande question. Bonaparte Fesch grand-aumônier. des collèges des lois. à ses opinions du premier républila disgrâce l'un et repoussés mais la vérité est qu'ils ne furent caines sans mariés l'autre par leur frère que parce qu'ils s'étaient le second à à une actrice le premier son consentement. le cardinal Lebrun archi-trésorier. consti2. Palais Ségur l miss fut grand-électeur. du les attributions de l'Empire dignités gence. Joseph connétable. grand-écuyer. l'arrêté du peuple à l'acceptation se fût exsans attendre que le suffrage populaire Napoléon. Joseph à succéder et Jérôme était impériale de primogéniet Louis Bona- A défaut d'héritiers étaient appelés parte de Lucien l'exclusion On attribua On remarqua à Napoléon.(1804)1 des officiers institués kmpiuç. les grandes du trifaunat du corps législatif.

Dans tous les départements de la France. comme disait-il. majesté. Lannes aux Au- généraux gereau Davoust. et Pérignon supprimé première au Consulat expier générale. qu'il et en chargea plus tard par eut lieu. la proclamation du elle fut faite par le chancelier du sénat. aux assemblées entièrement tion nationale statuant sur des questions autrefois réservées Le pouvoir représentatives. Le 27. républicaine de l'Empire Masséna. Bernadotte Bessières Il rétablit en à disparaître. Mortier. un autre .4 RÉVOLUTION FRANÇAISE. (1804) ce gouvernement qui avait disparut républicain tant d'orages et que tant de sang avait cimenté. passa législatif et au conseil et la représentaLe corps législatif ne rele tribunat seul avait cond'État. Jourdan. et l'on exemple d'être fidèles pieds et se dirent la magistrature. suivirent l'armée. de la police devait Ney. le sénat prêta serment de fidélité à l'Empereur. les autorités. Le clergé fit plus vation de Napoléon comme un acte providentiel l'a appelé des déserts de l'Égypte. A traversé de la Convention. vit les mêmes hommes qui avaient successives. avait Fouché sa chute Ensuite 1 Kellermann le ministère arrivant faute qu'il Lefebvre. comme l'exemple Napoléon se considérait le seul et véritable représentant il parlait soude la nation verainement. il célébra l'élé« Dieu. et d'un nombreux et magnifique cortège. ils l'appelèrent cet à quatre constitutions du nouvel élu de la fortune juré se jeter aux ses sujets. mais il Ainsi au sénat au gouvernement. Serrurier. en grande pompe. présentait plus qu'un souvenir servé quelque trace de son institution ne devait pas tarder Napoléon conféra Berthier. des présidents du corps législaaccompagné tif et du tribunat. le grade de maréchal Murat. sénatus-consulte en personne. Soult. les fonctionnaires. Brune. Moncey.

vient loin de France. qu'il protège. se trouvent la France et l'Europe. je proteste donner il pourrait contre tous les actes subséquentsauxquels lieu. n r n n rv S le sage empire de la France Moïse. – Napoléon fera concorder Le doigt de Dieu est avec le divin empire de Jésus-Christ. les je croirais Je déclare silence. Bonaparte Seigneur.ce prince nement comme parut dans L'Écriture chéri accompli dominant de Dieu l'assemblée vive -Qu'il cet empereur qu'il commande si grand. l'image soumission du gouverlui est due. et des hommes. -1 Il r n EMPIRE. de Bonaparte. impérial que de se faire déférer qui n'a Bonaparte par un corps contre ce titre et pas même d'existence légitime. qui reNouveau Matathias. a été nul.s (1804. du peuple envoyé par le nous trace dans le règne de Josaphat. par sa main puissante. le nouvel Auguste. Prions le Très-Haut ici. et Napoléon n'y répondit la France qu'en indifféet l'Europe la faisant insérer dans de reconnaître . ont le titre depuis amené l'ouverla crise actes effrayante je déclare états-généraux dans laquelle que. disait-il. dans l'orimes sougine. droits. à jamais. par lui. tation contre ce qu'il appelait l'usurpation « Ce nouvel acte d'une révolution où tout. dont les droits trahir donc. La sur tous à ses ministres comme de la Providence. Louis XVIII. çoit des mains de Dieu la couronne. envoyés » C'est l'auteur de Napoléon. Mais. l'homme de sa droite. comptable verains. parce que tel est l'ordre envers ainsi que l'Église se montrait reconnaissante du concordat. miens. » Cette protestation trouva rentes. tations ture des contre tous ne peut sans doute infirmer à tous les de ma conduite ne sont lésés que les pas moins la cause commune en gardant le mes protesaprès avoir renouvelé illégaux qui. retiré alors à Varsovie adressa Cependant une protesle 6 juin à tous les gouvernements de l'Europe.

On ne put s'entendre. » Or. rois. à cette affaire. (4804) le Moniteur. mais aujourd'hui que la dignité impériale est élevée sur les ruines de la monarchie. reque l'on pouvait garder comme un sinistre présage. la parité avec la nouvelle disait-il. triche. saluèrent de l'Empereur. dans la coalition Il demandait du royaume de Naples et du Hanovre. » Dégouttante encore du sang de Paul Ier. et. L'instabilité du gouvernement au milieu des triomphes de la République flattait encore les espérances des Bourbons. et de plus puiscontre la France. etc. tous. dans la foule des La révolution a jeté entre la France et les Bourbons un mur de diamant. » Tandis que Louis XVIII frappait vainement aux portes des cabinets. Alexandre avait pris et fait prendre le deuil par ses ambassadeurs. à l'exception de ceux de Russie. sants Mais ce n'était le jetaient l'évacuation motifs là qu'un prétexte.6 RÉVOLUTION FtANÇAISB. ni « L'intérêt nationale ni l'un et la force des peuples. ainsi qu'on l'a vu. d'Anl'avènement gleterre et de Suède. fait les Quand ils n'ont plus ils rentrent l'autre. insolemment avec et signa avec l'Angleterre France. un traité de commerce de subsides. elle rompit Quant à la Suède. maison de France. disait-elle. C'est au milieu des réjouissances publiques du la et joyeux . des deux nations se retirèrent des deux respectivement cours. le rétablissement du roi de Sardaigne. « évènément. dit ce journal. la cour de Russie gémissait sur le sort du duc d'EnNapoléon qu'après héréditaire d Au- On continuait à négocier avec elle relativement ghien. que tous les intérêts nouveaux ont un centre fixe tout est fini pour les Bourbons. pour eux individus. les négociations les ambassadeurs rompues. les soutient. Cependant que celui de Vienne ne reconnut II se fût proclamé empereur François « pour garder.

fut enfin Russillon. en partage. conquis de-Justice étaient encombrés. Moreau. vé de en se suicidant l'infamie du la Hollande. que la faveur ne voyait en lui que le grand capitaine. la sentence zier. à-coup tout ce qu'il y avait là de militaires se leva spontanément et lui présenta les armes ils avaient reconnu le fils de leur Mais Moreau. s'était qu'un Déjà Pichegru fait justice même. Ori se ferme Georges. était le prestige encore attaché à sa renommée. le vainpublique quêUr dé Hohenlinden. pièces Lajolais. attirait sur lui l'attention. d'une foule immense. mais le grand nom de Moreau dominait tout le débat. EMPIRE. Rivière Saint- Devillè. Jules de Polignac. Roger. Ce général inspirait le un de ses amis entra tout et quand plus grand respect dans la salle. Réduit aux supplications envers Bonaon a vu qu'il s'était humilié en vain. Armand de Polignac. de Coster rendue Bouvet Georges Cadoudal. Rochelle. qui avait reçu la bravoure du soldat général. 7 maété lui- le grand dont les que s'ouvrit procès chinations de Drake et des agents n'avaient anglais incident. Ducorps Picot. Louis Victor. Sa culpabilité parte. par son attitude et résignée. il se montra manquait du courage du citoyen faible et pusillanime. BufJoyaut à deux par un années grand de détention. ban. Léridant. Après douze jours de débats. dans sa prison (l)1 il avait ainsi saula gloire de celui qui avait supplice les abords du PalaisChaque jour. Lelan et Merille. n'était tions le prouvèrent assez. acte de clémence. Lemefcierj furent condamnés à mort. Gaillard. Jean Cadoudal. Napoléon le com- 1 Voyez les justificatives à la fin du volume. avec un jeune enfant dans ses bras. Rolland voulut et Hisày signaler. de ÎOCharles que trop qui furent évidente faites ses lettres et les diverses dépositel Cependant. d'Hozier. pressait dans l'auditoire. .(1804) avènement.

moins. » t. sur lui suffisait pour que nous ne pussions qui pesait le trois ans. J'en fait faire. damné. il s'exprimait à ce sujet entretien Bourrienne. mon premier pourtant j'héde Georges. arrangerait à une condamnation capitale. à Moreau. tout voir avec vende sans lui. qu'en mais encore leur peine à sept autres assassins Il remit subit la sienne Georges avec fermeté. (18(H) vint se jeter de son règne. tout. se Napoléon non qu'il mais il était son demi-acquittement tomber la tète de ce général. Mais ou quatre le temps. ou pour ces imbécilles la République dit que le soupçon fait venir. ces trois me animaux sa je déclarent au la lui aurais années. avec il aurait dû finir ses jours. et Moreau partit pour il commua où. je crois même de vous dire. je lui aurais de Moreau. je Quand pas d'une mûrement. avoir déterminai qu'après sitai à le faire arrêter. s'il préférait de visiter les champs réponse fut Sion ces que rait Qu'en faute je l'ai extraordinaire. bien certainement tombée sur l'échafaud. qu'on ce sele garder? que j'en fasse? Que voulez-vous Qu'il ai assez Sire. la conspiration consulté mon conseil. point au Temple? m'eussent je ne puis mais deux [Mémoires de Bourrienne. de les examiner je leur dis qu'il ne s'agissait je leur demandai contre s'il y avait franchement d'eux me dissent et j'exigeai qu'ils aflaire. c'est à ma vie touché de ses larmes » votre mari voulait je puis donc lui pardonner.8 mencement RÉVOLUTION FRANÇAISE. • Voici « comment. . qu'il premier donnée. eût élevé des doutes Si le conseil de royalistes. ce grand maître. lui aurais les de cessé d'être un drapeau pour grognards et son nom aurait plus été dangereux. fis mettre en furent les membres réunis. qu'il pouvait prétexte prendre en Europe pendant rait bien de voyager une misdes dernières de bataille guerres. biens et yeux. VL) pendant comme complicité un voleur un de mouchoirs. pas encore ferai-je qu'ils eté. sa gloire. Il mourut montra eût dans fort irrité faire de voulu l'intérêt avec Quant douze de ses complices. ne serait je la tête de Moreau que jamais il n'eût d'une condamnation capitale. n'ai pas besoin car il n'y avait plus à reculer. je l'aurais sur la culpabilité qu'il feplus vivre ensemble. Napoléon. et de sa politique qu'il fût conde sa position Néanà le désarmer sauf ensuite par le pardon. Bourrienne. ne peut se soustraire me le condamne et voilà chef est évidente. de ralliement. avec tout l'argent qu'il voudrait. lui dit-il. pour dans un les États-Unis. mais placé sous le coup fait grâce. la seule grande si e'était Encore vous avez été trompé – Oh oui. implorant « Madame. que. Alors je laissai qu'elle affirmative. était compromis dans fois que Moreau on me dit pour la première Quand fut de le mouvement croire.le procédure. sa peine en exil. je ne m'y toutes les pièces sous leurs yeux. petite Leut à mort. mes comme ses qu'il quitte la France. Madame de Polignac la grâce de son époux à ses pieds. Lesimbêcilles! assez fortes des charges pour une condamnation Moreau aller la fut unanime. que.

Vous le jutous les membres de la Légion-d'Honneur. leet-des cris de vive s'écrièrent Nous 'le jurons ce serment. le clergé. Ce jour-là.(1804) bmpire. se rendit à Napoléon au milieu d'un brillant cheval. tenaient des lits-de-juslorsqu'ils se couvrit tice. Alors. A droite Belloy. et fit l'appel des prononça de la Légion. ration de la Légion-d'Honneur créée par la loi du 29 mai 1802. dignitaires des maréchaux. si ordinaires principes Ainsi. entouré de sa garde. Napoléon officiers. à l'exemple des anla messe. au lieu cortège militaire. des grands de la couronne. de la cérémonie grands-officiers ciens rois de France. il évoquait les grands de la révolution . Napoléon. toute entreprise qui enfin. « Commandants. citoyens. etc. C'est dans l'église des Invalides que cette solennité fut célébrée. Après gion-d'Honneur le grand-chancelier de la Léun discours. 9 Le 14 juillet. ayant à sa tète le cardinal de à son entrée dans l'église. rez? » Aussitôt vant les mains. jour deux fois mémorable par la prise de la Bastille et par la première eut lieu l'inaugufédération. soldats. des ministres. dans par une la vie de l'Empereur accompagnèrent de ces contradictions étranges. léau milieu du plus gionnaires. base première de nos institutions. dit-il. vint le recevoir de l'autel s'élevait le trône impérial Napoléon l'occupa des colonels-généraux seul. maintien vous jurez de de la liberté à rétablir de tout le régime féodal votre pouvoir au et de l'égalité. tendrait concourir la République de combattre. Paris vit pour la première fois l'éclat de la pompe impériale. profond de vous dévouer territoire des lois au service dans de de l'Empire son intégrité et à la conservation à la défense et des de son de l'Empereur. et les la raison ont propriétés qu'elles par tous les moyens que la juslois autorisent. vous jurez sur votre honneur silence. consacrées tice.

Oudinot celui de Saint-Omer où il avait remplacé Boulogne. Harfleur vainement de tous d'incendier. Il s'y montra dans tout l'appareil de sa puissance et dans tout l'éclat de son nouveau rang. Les embarquer efforts commandait hommes Anglais des convois pouvaient s'y faisaient tous leurs français la réunion pour empêcher ils échouèrent devant Brest. Cette descente lat. Dans les paratifs transformés cette activité en chantiers prodigieuse et en arsenaux. yeux fixés Rassemblées sur la impatientes de franchir Grande-Bretagne. au camp de Boulogne Napoléon afin d'activer. ces combats. daise pour le transport bâtiments de la flottille de ses troupes. qu'ils tentèrent sions sortirent victorieuses arriver ports. Consul après la paix de Lunéville on se disposait à l'exécuter depuis la rupture du traité d'Amiens. Davoust les camps de Dunkerque et d'OsSoult celui de tende. cents Déjà dix-huit étaient construits cent vingt mille en trente heures. étaient séparait. et déjà elles n'existaient d'égalité plus. De grands prése faisaient sur les côtes de la Manche. Il était accompagné . que Napoléon on travaillait savait si bien ports avec inspirer. personnelle Napoléon ramena toutes ses pensées vers le grand but qui n'avait cessé de le préoccuper tout le temps pendant en Angleterre. la grande par sa présence. l'étroit canal qui se rendit. dans Nos diviet purent les différents elles les en et le Hàvre. le 18 juillet. à leur et les destination. son ambition satisfaite. qu'il entreprise méditait.10 au moment même RÉVOLUTION FRANÇAISE. et Marmont avait sous ses ordres la marine hollanJunot. Cependant. l'invasion Directoire de son consu-projetée par le et par le Premier après la paix de Campo-Formio. Ney ceux de Calais et de Montreuil. où il venait de les (1804) il parlait détruire et de liberté.

les ministres. Il n'en fallut pas davantage elle vit dans cette simple découverte tions de l'armée. nom de tour de César. dans une cérémonie. dont la nature avait de ce trône environné d'étendards devait Au un se placer fait tous les frais. Joseph et Louis Bonaparte. les maréchaux les grands officiers de la couronne. ranger ses deux frères. et dedrapeaux se disposaient que en li- des aigles d'or. D'heureux solennité. les sénateurs à Boulogne. La tour d'Ordre reçut le toutes nos protéger qui semblait etfut salué par les cris de grandes journées. monticule comme Autour c'est là que l'Empereur régulier sur un trône. vaste plaine. à ses côtés vinrent mille tambours surmontaient Murat. cédèrent. se battirent aux champs. Le 15 août. les colonels-généraux. Le 15 août.(1804) de ses deux ftères dignitaires Pendant EMPIRE. présents . l'Empereur. les troupes ceux de l'étoile d'hongnes comme autant de rayons figurant A l'arrivée de l'Empereur. main. jour de sa fête. pour assister à cette imposante milieu de cette plaine creusée s'élève circulairement. rassemblé© au nombre de quatre-vingt joie de toute l'armée. dix neur qu'elles allaient recevoir. pour celui qu'elle appelait son empereur. et elle en augura favorablement le doigt du destin. le grànd-amiral de l'Empire. mille hommes. i et des officiers de l'Empire près d'un mois que Napoléon passa des 44 grands sur les côtea les revues et les manœuvres militaires se sucde Boulogne. Il voulut faire de cette fête celle de son armée. le soleil. sous les ordres du maréchal Soult. avait été indiqué pour distribution de la Légion-d'Honune de croix grande neur. semblèrent de cette marquer l'approche présages où l'on construisait la tente de A la tour d'Ordre on découvrit quelques vestiges camp rola Grande-Bretad'un jadis tracé par César* pour menacer les superstipour réveiller gne. se leva radieux.

assista à plu- feu d'artifice par la croisière couronna cette Pendant sieurs dans combats l'un les escadres on vit cent quarante-six desquels de ligne. En même temps éclata un moment un orage épouvantable. de la flottille de qui. (1804) Apres d'Honneur. beau dans les ordres néalla en rade pour y donner se rétablit. la flottille rentra saine lecalme au camp où les revint le port. d'Aspreck. elle de la raillerie à la crainte. du trône. la décoration çurent des mains de l'Empereur cris de vive l'Empereur les falaises retentissaient A ce moment. On craignit pour la flottille Napoléon cessaires. par un mouvement spontané. et à la nouvelle de ces succès. les forts et du bruit des vagues et du canon. bateaux plats . les commandants Ensuite. magnifique son séjour à Boulogne. battre quatorze vaisseaux et chaloupes canonnières. crut bares le moment arrivé. vers l'Océan. de ce qu'elle appelait Aussi prit-elle les mesures l'invasion des Barles plus énergiques: anglaises. et Napoléon commencèrent. Bientôt et sauve jeux. garde une division du de la flottille de cinquante voiles. le répétèrent en l'accompagnant des pendant que les camps. à là première apparition L'Angleterre était passée s'en était égayée par des caricatures. et Fesuccessivement légionnaires s'approchèrent de la Légion. un discours un du roulement grand-chancelier de tambours de se la Légion- fit entendre. Napoléon se levant prononça officiers et soldats élevant et. à la hauteur Hàvre. la formule du serment.1S RÉVOLUTION FRANÇAISE. de manière et par la population fête militaire. Alors. Un les danses et les divertissements tiré anglaise de la côte. et des acclamatous les regards se dirigèrent tions universelles saluèrent le convoi. et les simples les grands officiers. parut avantdu cap A la vue de ce convoi si impatiemment attendu. leurs armes en l'air. Boulogne. Napoléon de la flottille contre à être aperçu de Douvres.

(1804)

IMMPIRE6

15

le drapeau rouge du Royaume-Uni directions

des côtes fut déployé sur toute l'étendue des signaux furent établis dans toutes les une levée en masse,

et, à l'exemple en 1793, le gouvernement de la France anglais fit distribuer de fusils. Il fit plus, il coudes piques à ceux qui manquaient vrit laManche de ses vaisseaux, hérissa d'une artillerie formià fortidable ses côtes les plus menacées, et l'on commença fier Londres. Napoléon ne à songeait point encore à s'attaquer cette grande puissance maritime. Ce n'était pas avec deux mille coquilles de noix, c'était avec des vaisseaux qu'il voulait s'ouvrir la Manche, et pendant l'ennemi, qu'il trompait Mais en le menaçant de sa flottille, il travaillait à se donner une et formait un plan de campagne maritime dont flotte, l'exécution devait le rendre, le maître du monde. disait-il, Mais fallait tout cela demandait remettre l'invasion et Napoléon temps, à l'année suivante. du vit qu'il

on ordonna

son départ de Boulogne, il passa une dernière fois en revue son armée d'Angleterre de son qui, en témoignage lui vota une statue colossale, en bronze, destidévouement, née à être élevée au milieu du camp de César. Mais le bronze manquait « Sire, dit le maréchal Soult du bronze, prêtez-moi je vous le rendrai taille. » Il ne tarda pas, en effet, de s'acquitter C'est décrets, l'école Polytechnique, mesure institutions de la République pour lesquels les beaux-arts. maire sacrer devaient à l'Empereur, à la première bade sa dette.

Avant

du camp de Boulogne que Napoléon data les deux l'un de la nouvelle toute militaire de organisation qui faussa l'une des plus belleg le second des prix décennaux, concourir toutes les sciences et tous au 18 brupar là, con-

Il en fixa la première distribution de l'an xviii (9 novembre 1809), voulant, de la république consulaire.

la fondation

M

RÉVOLUTION FRANÇAISE.

(1804)

De Boulogne, Napoléon rendez-vous avait donné chàteau de Laken, où tout

se dirigea vers la Belgique. à Joséphine qui le rejoignit avait

Il y au

disété magnifiquement ensuite son continua les recevoir. Napoléon posé pour il séjourna le Rhin voyage par les villes qui avoisinent comme pour y consulter quelque temps à Aix-la-Chapelle, de Charlemagne, dont il s'occupait souvenirs les grands à restaurer à l'empire. Il traversa Cologne et Coblentz, de où il reçut princes plusieurs Mayence, il s'ouvrit à eux de son système de la confédéral'empire; à ses contion du Rhin, et quelques répondirent promesses revint fidences. Napoléon Après un voyage de trois mois, et arriva à Paris, en octobre. Dans tous les visités, saluant, lution. dans s'étaient les populations pressées par leurs cris de joie, l'heureux à marquer Pour lui, il s'était appliqué avait qu'il pays sur son passage, soldat de la révoson séjour d'utilité pu-

mesures ville par d'importantes chaque ou d'embellissements. des projets d'améliorations blique, il voulut, de Charlemagne, l'empire Après avoir rétabli son pouvoir du fils de Pépin, faire sanctionner à l'exemple

encore il voulut élu du peuple, pontife par le souverain c'est à Rome être celui de Dieu. D'après l'usage antique, en tant que rois des Rod'Allemagne, que les empereurs des Césars, allaient se faire sacrer mains et représentants à Paris. voulut que le Pape vînt le couronner Napoléon le général il avait chargé son séjour 'à Mayence, Pendant les dispode cette mission. Caffarelli Depuis le concordat, sitions aussi du Saint-Siège étaient toutes favorables à la France; eut-elle un plein succès. Pie VII n'avait la négociation nos armes en Italie n'avait point point oublié que la fortune de au souverain pontificat, sur son élévation été sans influence élévation qui avait si fort contrarié l'Autriche. S'il faut en

(18Q4)
croire

pipiRE.

1{J

uns une ancienne amitié aurait existé quelques entre le pape et l'empereur, avant que l'un, simple évêque eût ceint la tiare, et l'autre, d'Imola; de la simple général la couronne Selon d'autres, République Bonaimpériale, parte, consul, en remettant, le» par le traité de Tolentino, clefs de Saint-Pierre lui aurait imposé entre cette les mains condition du successeur de Pie Quoi qu'il en expresse. soit, ce n'est pas une chose des moins étranges que de voir, pour la première fois, le chef de la chrétienté descendre volontairement de sa chaire et entreprendre un voyage de cinq venir cents lieues, dans la saison la plus rigoureuse, pour les droits d'un soldat. légitimer Pie VII partit de Rome le 3 novembre, accompagné suite nombreused'une avait donné des ordres Napoléon pour qu'il fût reçu partout avec la plus haute distinction Ils se rencontrèrent sur la route cortège. de Nemours, Pour éviter le cérémonial réglé d'avance, d'une chasse. Napoléon avait pris le prétexte Quand h voiture du pape arriva, il mit pied à terre le pape descendit à son *QUr, et, après s'être embrassés, ils montèrent ensemble dans la même voiture et se rendirent au palais de Fonr tainebleau cence. Napoléon, corps par un du 7 octobre, avait assister à son couronnement. décret convoqué le Un sénaqu'on avait préparé avec une grande magnifiil alla lui-même et d'un brillant au-devant du pape, suivi de l'impératrice

législatif pour avait proclamé, tus-consulte

le 6 novembre, le résultat des votes sur la question au peuple français. On avait présentée ouvert soixante-un mille neuf cent soixante-huit registres il y avait alors, en France, cent huit départements le nombre votes des votants, de l'armée en y comprenant les quatre cent mille de terre, et les cinquante mille des armées

46 .1.

RÉVOLUTION .Lin;1 nin ten:c m:llinne trois millions était de

FRANÇAISB. ninrt nnnf Ql\jv~n-.o_Rn~fn"'74

(1804)

navales, mille cent neuf

cent

huit.

cinq cent soixante-quatorze Votes affirmatifs: trois millions cinq trois cent

votes névingt-neuf deux mille cinq cent soixante-dix-neuf. Après avoir gatifs comme base fondamentale de l'hérédité reconnu le principe en corps le sénat, le 1 er décembre, se rendit de l'État, soixante-douze mille auprès de l'Empereur pour lui présenter le résultat des votes

populaires. appelé les vœux unanimes le cœur plein du sentiment du sénat, du peuple et de l'armée, des grandes destinées de ce peuple, que, du milieudescamps, salué du nom de grand. j'ai le premier lui « Depuis mon adolescence, mes pensées tout entières et mes et je dois le dire ici, mes plaisirs sont dévolues où m'ont que du bonheur plus aujourd'hui peines ne se composent ou du malheur de mon peuple. « Mes descendants ce trône. conserveront longtemps soldats de ils seront les premiers camps, leur vie pour la défense de leur pays. sacrifiant l'armée, « Magistrats, ils ne perdront jamais de vue que le mépris « Dans les des lois et l'ébranlement de la faiblesse « Vous, sénateurs, de l'ordre social, ne sont que le résultat et de l'incertitude dont les conseils des princes. ne m'ont et l'appui Napoléon répondit « Je monte au trône

les plus difficiles, dans les circonstances jamais manqué à vos successeurs. votre esprit se transmettra Soyez toujours conseillers de ce trône si nécesles soutiens et les premiers » saire au bonheur de ce vaste empire. On de était à la veille du sacre. où Fontainebleau lui avait à Paris, Déjà le pape s'était -rendu aux de Flore, le pavillon dans Sa présence produisit il y fut l'objet d'un res-

Tuileries, la capitale

été réservé.

un effet extraordinaire

(1804)
pect public et d'un

EMPIRE.

17

Il y avait à général. empressement et été renversés peine quatre ans que les autels y avaient de la grande les prêtres persécutés Cependant, l'approche fête à Paris une foule avait fait affluer qui se préparait, et de l'étranger. des départements considérable Indépenavait de l'État damment des premiers Napoléon corps adminisde toutes les autorités des députations convoqué et municipales, de toutes les gardes judiciaires de l'Empire. et de tous les corps militaires nationales et réglé le au 2 septembre, On avait fixé le couronnement tratives, Ce jour venu, en grande et l'Impératrice se rendirent le Pape, l'Empereur où devait avoir lieu la cépompe à l'église de Notre-Dame, selon du Pape marchait rémonie. Au-devant du cortège cérémonial d'après les anciennes coutumes. les Parisiens une mule qui égaya beaucoup l'usage la circonstance. nuisit à la gravité que commandait à Notre-Dame arriva le premier Napoléon y fut avec Joséphine d'or et traînée dans une voiture chevaux surmontée blancs d'une par huit et de sa cour. ce qui Le Pape conduit couronne de sa

il était escorté

garde La cathédrale

ornée. Le Pape, les avait été pompeusement et tous les grands corps cardinaux, archevêques, évêques de l'État, y attendaient l'Empereur. Après avoir été harangué du» manteau revêtu à la porte, vint se placer, Napoléon impérial, un trône de l'autel, un évêque, la couronne élevé au fond conduit par sur en main, sur et le sceptre au pied De là il s'avança de l'église. et un cardinal le grand-aumônier la tête lui avoir fait l'onction sainte, « Dieu tout-puissant, qui avez la Syrie, et Jéhu roi d'Israël, du prophète par l'organe sainte des rois l'onction

prononça établi Hazaël en leur Elie,

et le pape, après l'oraison suivante

pour manifestant

gouverner vos volontés

qui avez

également

répandu

V.

18

RÉVOLUTION

FRANÇAISE.

(1804)

sur la tête de Saül et de David répandez de vos bénédictions Samuel,

du prophète par le ministère par mes mains les trésors de vos grâces et sur votre serviteur Napoléon, que, malnous » consacrons aujour-

personnelle, gré notre indignité d'hui empereur en votre nom.

Après les prières du sacre, le Pape reconduisit l'Empereur sur son trône, d'où Napoléon s'avança une seconde fois vers A peine le souverain l'autel pour être couronné. pontife eutil béni la couronne, Napoléon la saisit, se la plaça lui-même pour donner à entendre que de Dieu et de son épée, et couronna ratrice qui était restée à genoux aux pieds sur la tête, comme L'office divin achevé, sur l'Empereur, assis, la tète et là main des cérémonies, qu'il ne la tenait ensuite l'Impéde l'autel. la couronne sur

l'Évangile M. de Ségur,

que tenait le grand-maître le serment prêta prescrit

« Je jure, dit-il, constitution. de maintepar la nouvelle de la République, nir l'intégrité du territoire de respecter et de faire respecter la liberté des cultes et les lois du con. cordat, la liberté biens de respecter politique et de faire respecter l'égalité des droits, et civile, l' irrévocabilité de la vente des lever aucun de la loi de n'établir impôt, de maintenir l'institu-

de ne nationaux taxe qu'en vertu aucune tion

de gouverner dans la seule de la Légion-d'Honneur et de la gloire du peuple frandu bonheur vue de l'intérêt, d'armes s'écria par trois çais. » Alors le chef des hérauts « Le très-glorieux et le très-auguste des fois empereur Français, pereur basilique Te Deum Napoléon, » Ce même une salve est couronné cri retentit d'artillerie et intronisé Vive l'Emde la un de aussitôt sous les voûtes

solennel,

l'égiise au bruit Pendant plusieurs

l'Empereur des acclamations. jours,

et, après y répondit, et son cortège sortirent

des fêtes

publiques

se succédè-

(1804)

EMPIRE.

Il y eut, le 8 décembre au Champ-de-Mars, une distribution solennelle des aigles impériales aux différents du haut d'un trône élevé decorps de l'armée. Napoléon, vant l'École-Militaire, à cette cérémonie, en préprésidait sence des grands corps de l'État, des de l'Empire dignitaires et d'une foule immense le vaste amphithéâqui garnissait tre du Champ-de-Mars. Au signal donné, toutes les colonnes de l'armée s'ébranlèrent et s'approchèrent du trône. Alors, se levant « Soldats, leur dit-il, Napoléon voilà vos drapeaux liement, gera ces aigles vous et elles seront pour serviront partout la défense toujours où votre de point de ralles juEmpereur de son trône et de son

rent.

-1

J9

nécessaires

jurez de les maintenir chemin « II serait acclamations

peuple. « Vous

de sacrifier constamment »

votre

vie pour les défendre, sur par votre courage, de

et le

de la victoire.

impossible, qui suivirent

a quelque chose que les personnes se laisser ensuite entraîner

les peindre les paroles de Bonaparte, et il y de si entraînant dans l'ivresse publique, Bourrienne, indifférentes au mouvement ne purent général. des nouvelles enseignes, les saluait de s'empêcher » On procéda et cha-

dit

à la distribution en les Mais

joie était celle que vit éclater la première fédération ouvrit Quelques en personne la jours après, Napoléon session du corps législatif. Cette solennité eut lieu d'après le cérémonial de l'an xn. prescrit par le sénatus-consulte « Princes, dit l'Empereur, magistrats, soldats, citoyens nous n'avons tous dans notre carrière seul but, l'inqu'un térêt de la patrie. Si ce trône, sur lequel la Providence et la volonté de la nation m'ont fait monter, est cher à mes

que groupe, acclamations.

recevant, que cette

par de nouvelles bien différente de

20

RÉVOLUTION

FRANÇAIS*.

(1805)

yeux, c'est les intérêts

et conserver il peut défendre Sans un du peuple français. aurait à craindre la France fort et paternel, gouvernement du La faiblesse a soufferts. des maux le retour qu'elle calamité des peuples. est la (plus affreuse suprême pouvoir emconsul, pensée; je n'ai eu qu'une Soldat ou premier de la les prospérités d'autre ai point je n'en pereur, par des vicJ'ai été assez heureux pour l'illustrer France. pour l'arracher par des traités, toires, pour la consolider des la renaissance et y préparer civiles, aux discordes Si la mort ne me de la société et de la religion. mœurs, de mes travaux, j'espère laisser à pas au milieu surprend ou un souvenir qui serve à jamais d'exemple la postérité » à mes successeurs. de reproche année de 1804. Dès cette mémorable Ainsi se termina le vœu eût fait sanctionner l'Église par que Napoléon fort de ce qu'il appeà l'empire, qui l'appelait populaire et divin, il voulut amener les lait son double droit national pour rois à la paix, en leur faisant voir que sa puissance, victoires. nouvelles n'avait être consolidée, pas besoin de du peu de succès de la lettre que, premier On se souvient il empereur, il avait écrite au roi d'Angleterre consul, encore des dangers qui menaçaient crut devoir, en présence ses tentatives parenouveler auprès de ce prince l'Europe, Voici ce qu'il lui écrivit cifiques. parce que, seul, les plus sacrés Monsieur mon frère,

et par les « Appelé au trône de France par la Providence mon premier du sénat, du peuple et de l'armée, suffrages et l'Angleterre est un vœu de paix. La France sentiment mais elles peuvent lutter des siècles usent leur prospérité bien le plus sacré de leurs gouvernements remplissent-ils

(18ÛS)

EMPIRE.

21

leurs

devoirs?

et tant

d'aucun perspective conscience? propre « Je n'attache point

de sang versé inutilement but ne les acouse-t-il pas de déshonneur à faire le

et sans dans leur

prouvé au monde que pas j'ai assez, je pense, elle ne m'offre des chances de la guerre; doute aucune La paix est le vœu de rien que je doive redouter. d'ailleurs à ma n'a jamais été contraire mon cœur mais la guerre gloire. « Je conjure heur de donner laisse Majesté de ne pas se refuser au bonne la paix au monde elle-même qu'elle car enfin à ses enfants douce satisfaction Votre

premier je ne re-

pas cette ni de moment il n'y eut jamais de plus belle circonstance et écoupour faire taire toutes les passions, plus favorable et de la raison de l'humanité ter uniquement le sentiment ce moment une fois quel terme perdu, efforts n'auraient pu assigner terminer

à une

? guerre que tous mes dix ans en terri« Votre Majesté a plus gagné depuis sa nation n'a d'étendue toire et en richesses que l'Europe est au plus haut point de prospérité. Que veut-elle espérer du continent? de la guerre puissances ? coaliser quelques ne ferait une coalition restera Le continent tranquille; continentale et la grandeur la prépondérance qu'accroître Les intérieurs? des troubles Renouveler de la France. nos finances ? Des temps ne sont plus les mêmes. Détruire ne se détruisent finances fondées sur une bonne agriculture ses colonies ? Les colonies à la France Enlever jamais. et Votre Majesté sont pour la France un objet secondaire, n'en n'en peut garder? possède-t-elle déjà pas plus qu'elle elle verra « Si Votre Majesté veut elle-même y songer, résultat présumable que la guerre est sans but, sans aucun les de faire battre quelle triste perspective pour elle. Eh

28

RÉVOLUTION

FRANÇAISE

(i80S)

Le monde est assez grand pour qu'ils se battent pour que nos deux nations puissent y vivre, et la raison a assez de puissance trouve les moyens de tout pour qu'on on en a la volonté. J'ai concilier, si, de part et d'autre, peuples toutefois cœur, rempli etc. » un devoir saint et précieux NAPOLÉON. avait la à mon

Signé En terreur écrivant imprimée cette lettre, Napoléon

pensé

que

camp de Boulogne, tions de paix mais déjà le cabinet anglais avait préparé ses contre-batteries de l'expédition de Boulogne, et cherché à détourner sur l'Europe en l'armant l'orage qui la menaçait, une troisième fois contre la France. Ses agents avaient, en effet, sondé et de Berlin, vorables Georges affectait les dispositions des cours de Russie, de Vienne et, de toutes parts, il recevait des nouvelles faà ses desseins. Rassuré sur ses propres dangers, le roi III refusa d'accéder aux propositions de celui qu'il le chef du gouvernement français, répondre par lord Mulgrave, qu'il

à l'Angleterre par les la rendrait plus accessible

du préparatifs à des proposi-

encore d'appeler et il se borna à lui faire n'y avait aucun

objet qu'il eût plus à cœur que de saisir la occasion de procurer de nouveau à ses sujets les première d'une paix fondée sur des bases qui ne fussent avantages pas avec la sûreté permanente et les intérêts incompatibles essentiels de ses États. « Sa Majesté, ajoutait la lettre, est persuadée que ce but ne peut être atteint que par des arran en même temps pourvoir à la sûreté gements qui puissent et à la tranquillité à venir de l'Europe, et prévenir le renouvellement des dangers et des malheurs dans lesquels elle s'est trouvé enveloppée. « Conformément à ces sentiments, Sa Majesté sent qu'il

et l'esprit d'inquiétude ne sont pas des motifs assez importants pour tion anglaise. qui règne dans nos manufacqui plane sur toute la populatures. ce la pensée hostile du cabinet qui l'avait dictée samment cinq jours après. ou nous Je n'examinerai voulons la guerre. Fox. qui s'agitait deux chambres . jusqu'à ce qu'elle avec avec les puissances du continent de communiquer elle se trouve engagée par des liaisons et des raplesquelles de avec l'empereur et particulièrement ports confidentiels. y fut l'objet d'une ponse de lord Mulgrave dont Fox était le chef le On sait que lç parti de l'opposition. pourquoi faire à l'ennemi qui nous s'écriait d'un gouverneindigne offre la paix une réponse évasive. ni restriction » Ainsi rien c'était de moins la. de sa fidélité de nouveau pour protester « Pourquoi.(1805) EMPIRE. de sa force ou de son honment qui doit avoir le sentiment neur ? Quelle est 1* question ? Nous voulons la paix. satisfaire toujours dans les cabinets. secrète adressée y disait-on. point ici. à la Russie. toutefois. ce but doit limites dans ses anciennes la France rentrer être atteint sans modification nos vues. les plus fortes de la sagesse Russie. dans une note qu'il expliqua effectivement. 23 à l'oude répondre lui est impossible plus particulièrement ait eu le temps verture qui lui a été faite. ne saurait guerre contre la révolution la rédu parlement. qui a donné les preuves et du vif dont il est animé.si la raison de la solitude notre commerce. faire « II faut. le défenseur et le plus éloquent s'y montra plus illustre il saisit cette occasion de la révolution constant française à ses principes. des sentiments et de l'élévation intérêt qu'il prend à la sûreté et à l'indépendance de l'Europe. aux Communiquée vive discussion. » en parlant de l'inétait vague. Cette réponse elle laissait voir suffides puissance tervention étrangères.

24 RÉVOLUTION FRANÇAISE. par conséquent. prouve que ces rapports dans la nouvelle guerre où doive être secourue l'Angleterre munication un orgueil a embarqués avidité de domination que muler ? » nous Tels étaient. dans nemis devait glorieux dans et la nation qu'il faite cette proposition. Pourquoi faire croire temps un mo- ne pas le dire franchement? mais alors pourquoi en cherchant à lui à mentir à la nation. un moment n'avait redoutable. lorsque rien ne et que. des en- il déclara que l'Empereur évasive. s'obstiner qui veut la guerre. si généreusement dominée offerte par le ministère. la situation qu'une la plus pour Considérant gouvernait. comme compter. ment. lorsqu'aucune confidentiels rapports à cet égard ne nous est faite. et la majorité. . arrêta négociation. réponse dans cette guerre. cette reur le sénat. repoussa la paix. (1805) de ceux qui pensent l'opinion justifier un terme à une guerre enfin de mettre qu'il serait suspendue avec plus de fureur que jamais. tous heureux. lorsqu'il que c'est l'ennemi enfin parler de vient encore de nous offrir la paix? Pourquoi comavec l'Europe. De son côté. social. sur tout son zèle. dans national nous mal entendu. pour recommencer est préJ'admets que la guerre. par la France. au roi d'Angleterre un monument de après avoir eu connaissance que la copie de la lettre de l'Empeserait consignée ses registres. qui nous accable de maux. le prince qui l'avait ensuite où la France obtenu que était dans comme écrite. Mais ses efforts et ceux de ses amis furent de l'ordre vains. le célèbre orateur ajouta que l'oligarposition pour la paix les peuples s'était chie européenne liguée pour maintenir à toute amélioration et s'opposer dans un état stationnaire. devrions mieux et une dissi- les vœux du chef de l'ople parlement. existent. férable à la paix qui nous rendrait etl'Europe avec nous.

ninck lui-même.(180») (1805) EMmE2S et de l'armée. sa grandeur vanta on sa sur récria générosité. accroître ne servitqu'à et le refus de l'Angleterre modération. du sang et de la poussière toute couverte de la patrie italienne. solennelle dience et elle a existé. à Schimmelpenfut confié à un grand-pensionnaire Ce gouhomme tout dévoué à la France. de l'Empereur. qu'un moyen Unies. On réduisit cier à Paris la nouvelle constitution exécutif et le pouvoir à vingt membres. ambassadeur penninck. des Provincesles beaux temps vernement. n'était. la réorganisation à vos intérêts que nous alors nécessaire « Vous crûtes et aujourd'hui. qui rappelait ainsi qu'on le verra plus tard. voulûtes que la République et elle le soit heureuse. corps grands à l'aule 17 mars 1805 Il se présenta d'Italie. couronne vous lui dit-il. italienne existât. tirée des à la tête d'une députation vint. italienne Veuillez que la monarchie sera. son orgueil et de châtier sa d'humilier nationale l'impatience perfidie. le corps législatif à vie. » encore volonté. du peuple sur la fidélité il devait compter des calamités se fit absoudre C'est ainsi que Napoléon On se remuer l'Europe. d'une guerre qui allait de nouveau sa d'ame. Pendant dans le gous'opérait Schimmelbatave et italienne. vernement des Républiques eut mission de négode Hollande. fussions vous voulez que nous la même pensée dans persistant ce temps. vice-président blique en royaume. italienne. de la Républiet Melzi. au régime monles Hollandais de transition préparer pour la Répud'État changea une consulte En Italie archique. le chef de votre gouvernement. une révolution . « Sire. que la offrir à Napoléon nouveau du royaume. « Notre première répondit Napoléon fut des batailles. de ce pays.

Après appelait lecture d'État. tant que la Méditerranée ne sera point rentrée dans son état habituel. serait dans ce moment funeste pendance Je la garderai. les constitutions du royaume et ma volonté l'auront appelée à régner. au mon à votre existence et à votre de M. qui. neuf cantons suisses. » Le lendemain. seront constamment et nous ne souffrirons ronne jamais qu'il y soit porté atteinte. animée de pourrai mon ouvrage. et soit toujours prête à esprit. » Napoléon fut vivement applaudi par l'assemblée mais n'y sera incorporée l'acte de médiation des dix- placerons ciens Lombards. Aucune nouvelle puissance les lois de la République batave. sur notre tête cette couronne et les . pour qu'elle ne soit point brisée au milieu des tempêtes qui la menaceront. (1805) de vos rois la séparation des couronnes soyons le premier de France et d'Italie.26 RÉVOLUTION FRANÇAIS!. dit ensuite accepté. « Le génie du mal cherchera en vain des prétextes pour mettre le continent en guerre. continue sacrifier sa personne et ses intérêts à la sûreté et au bonheur des peuples sur lesquels la Providence. mais seulement tout le temps que vos intérêts couronne. et ce premier statut du royaume d'Itasous la protection de notre coulie. pour la raffermir. nous qui avait un discours l'Empereur du statut se rendit solennellement l'Empereur été convoqué en séance extraordinaire. qui peut être utile pour assurer l'indéde vos descendants. cette tranquillité. et je verrai avec plaisir arriver la moment où je l'exigeront la placer sur une plus jeune tète. Ce qui a été réuni à notre de l'État Empire par les lois constitutionnelles y restera réuni. il fut fait des Français constitutionnel délibéré par la consulte et Napoléon de fer des an- « Nous avons et pour la retremper. sénat. de Talleyrand sur l'événement qui au trône d'Italie.

sacre eut lieu dans la cathédrale six cents de la poussière où elle était ensevelie couronne de fer des rois lomans. d'État. cette depuis où il fit son entrée du nouveau On tira solennelle le 8 mai.(180B) EMPIRE. 27 tribunes. césacre. ne s'aperçut mais qui ne tarda pas à se manipas d'abord. ensuite au vœu exprimé par la consulte le 1èr avril. Napoléon à Brienne. Après un court séjour dans il se dirigea cette ville sur le Piémont. fester. ronner Se rendant il quitta à Milan. il y avait laissé tant il se rendit Pie VII inquiétude Joséphine accompagnait villes. l'Empereur dées à la France par le traité de Tolentino. dans ses États. roi secrète lors du couronnement évènement pour d'Italie de l'Empereur à Milan comme que Pie VII ne vit pas sans une l'avenir de ses États. entre le un commencement de froideur dont on Pape et Napoléon. d'où il se rendit ensuite à Turin pour avoir une dernière entrevue qui devait De Turin. pour aller se faire cou- partit presque en même temps que du lui. en Italie ils visitèrent Napoléon En passant à Troyes. Le 26. et qui se trouvaient du monument élevé à la mémoire posa la première pierre de ses compagnons à morts à Marengo. passer de Marengo étant dans le voisinage il voulut revoir ces lieux célèbres a||a le visiter Napoléon avec le costiïme et le chapeau le jour de cette qu'il portait bataille. Le champ de de cette ville. l'antique . Il se rendit ensuite Milan. On y avait rassemblé tous les corps frangrande çais en Italie il les passa en revue. en route plusieurs n'oublia point de souvenirs de s'arrêter De Brienne à Lyon fc où il reçut un accueil digne de sa gloire. il s'arrêta trois semaines au château royal de Stupinitz. bataille par cette ville en retournant Napoléon partit pour Alexandrie. Paris. avec le Pape. en reconnaissance le rétablirait dans ses trois légations. De là. après avoir espéré vainement que. la de cérémonie ville.

Napoléon que premier théâtre le droit de Gênes français. des routes. En parment la session du corps législatif de ce royaume. qui sera animé moi. mais dont il saurait toujours garantir votre vœu. au le dernier doge de Gènes. de réunir nom de sa République. le 5 juin.28 RÉVOLUTION FRANÇAIS!. en son ablant du choix qu'il avait fait pour le représenter « Je laisse. et l'administration le gouvernement d'Italie son fils et nommé vice-roi il ouvrit solennelleadoptif. lui répondit de ses victoires. exclamation Fer. étudiant les besoins des peuples. qu'il Pendant devint fonda la légende de l'ordre de la Couronne-dede son couronnement. gare à qui la touche bards. dit-il aux députés. « Je bles. en le cardinal Caprara. des canaux. Cette s'écriant Dieu me la donne. de sence pour dépositaire ce jeune prince que j'ai élevé dès son enfance. » Après avoir organisé de ses nouveaux États. depuis en mémoire son séjour à Milan. Napoléon quitta Milan. indépendante. qui officiait. et se montrera digne de villes d'im- Le 10 juin. » de mon esprit. mon autorité. à l'abri impossible en prenant l'existence le pavillon dont il esclavage se mettre de ce honteux les puissances faienvers malgré lui. pour y prendre possession de cette RépubliqueIl y .visitales de l'Italie. Durazzo. grande à Gênes travaux. Napoléon y reçut. à l'Empire cette Ligurie. menses cations. réaliserai je vous réunirai à mon grand peuple. l'existence ses sujets. souffrait. des fortifiet excitant partout sur son passage le plus vif enthouIl s'arrêta au camp de Castiglione pour y faire une et se rendit ensuite distribution de croix d'honneur. principales ordonnant des ponts. le prince Eugène Beauharnais. des gens des Anglais rendant elle devait. (1805) des mains de l'archevêque Napoléon prit la couronne et la plaça sur sa tête. siasme. qui vint le supplier. ajouta-t-il.

déjà princesse en apanage et qui avait épousé un officier corse nommé Bacsouverain. les Alpes et revint. il avait commandé Déjà. écrivait la descente l'Empereur projetée. dans son nouveau royaume. digne du génie qui l'avait conçu. faciliter à nos escadres de Boulogne sant les flottes anglaises. se défendait contre vingt mille noirs. mis en effet à leur poursuite. lait sa grande affaire. » 1nT1r. le 30 juin. dans lui furent magnifiques dans Doria. triomphal à Paris. litaire. ayant mis à la voile les ordre de courir sur les Antilles et d'y jeter des renforts. données. sous Ganteaume. prévu » Ce fran- sous Villeà Toulon. la deuxième avec sième à Brest. il ne me faut être maître de la mer de la marine. enfin. était venue demander donna cette petite Napoléon de à sa sœur Élisa. que l'Angleterre Trois flottes était arrivé. ravagé la Dominique avec deux mille cinq cents hommes. où le général Ferrand.(1805) 1 EMPIRE. et de l'entraîner dre le change à l'ennemi. ministre Après ce voyage que six heures que çaises Napoléon pour avait cesse d'exister. le 18 juillet.T1r. pendant ses flottes divers mouvements ayant pour objet de faire prenloin de la Manche.Q~1 fit son entrée Des fêtes au palais Quint. sous les ordres de Desrassemblées. au « Il ne me faut. à qu'il était en Italie. neuve. en disperCe plan. devait. à Rochefort. la première et la troisous Missiessey. Napoléon coucha le lit même où avait dormi CharlesGènes la superbe rivale de Venise. ciochi. repassa Napoléon et tout entier à ce qu'il appeles regards fixés sur l'Océan. Après avoir Anglais s'étaient et fait lever le siège de Santo-Domingo. . et l'ancienne devint le plus pompeux appareil. de la vingt-huitième de Lucques division mi- _1 le chef-lieu du sénat un Une députation à l'Empereur République Piombino.

porter Missiessey et Ganteaume. « Si le général Bonaparte. à son retour des Antilles. » Ces paroles ne devaient pas tarder de s'accomplir. et couvrir ainsi le trajet de la flottille qui devait mille hommes jeter cent cinquante en Angleterre. A sa sortie de Brest. (i805) "I~ salines. de Champagny. et c'est François II qui allait offrir luimême à Napoléon l'occasion de battre. sourdement une troisième coalition contre la France. comme il disait. Tel était le plan de Napoléon. D'après ses instructions. c'est nous prépare actuellement. Ce ne fut que le 30 mars qu'ils remirent à la voile. pendant qu'il le cherchait l'amiral français arrivait aux Antilles. était rentré le 20 mai. Bonaparte a tant accompli de miracles. força à rentrer. Il avait compté que. après avoir rallié à Cadix il devait. Pitt était rentré au ministère les . grâce à la dispersion de leurs forces. et dans les eaux de l'Égypte. tandis que la pensée de Napoléon était toute à son projet d'expédition maritime contre ceux-ci préparaient l'Angleterre. et battra l'Angleterre en Allemagne. car il se rejettera sur nous. Ganteaume rencontra la flotte anglaise de Cornwallis qui le Nelson se mit à la piste de Villeneuve. Missiessey dans la rade de Rochefort. ambassadeur. qui n'accomplit pas celui qu'il s'il ne passe pas le détroit.30 RÉVOLUTION r. pouilles. se rendre de la Martinique à la autres vaisseaux Corogne. avait dit François si le général II à notre sept vaisseaux espagnols. l'Anen Allemagne. les Anglais ne pourraient lui opposer que bâtiments de hautcinquante-quatre bord. FRANÇAISE. y rallier quatorze franco-espase à Rochefort et à Brest. y prendre gnols. M. avec une flotte de soixante et un vaisseaux de ligne. chargé de dé- la tempête avait contraint Cependant Vi!1eneuve et Ganteaume de rentrer dans leurs ports. qui en serons les victimes. entrer enfin dans la Manche. gleterre En effet.

une frontière gne. . Et un crédit de cent soixante-quinze parlement. promit l'attitude maître.(1805) . et à exiger par la force d'Occident. 51 ^k BM la guerre dans le pardeux partis qui se faisaient si rudement ralliés pour repousles whigs et les torys. cabinets cherchèrent à attirer l'Audu monarque On exagéra auprès nouveau on le représenta. pacifiques à Saint-Pétersbourg. Quant aux autres puissances. en Italie. Naples. profitant négociations. à la tête dune prêt à se Charlemagne. L'empereur l'Europe. à conclure un était parvenu de la France avec la Russie. Reprendre le roi de Sardairétablir délivrer et à la Hollande. Le roi de Suède ne se promettait leur neutralité du grand Charles XII. se décida à entrer de la domination française à Paris proteset tandis que son ambassadeur la coalition de son le 5 août. après deux années de de la rupture le cabinet britannique. avec cette puissance. l'ambition autrichien armée nombreuse. A A • . ^i-. il garda le silence sur l'emploi des Dès le mois d'avril. 1 -• ^> ^w #4rt 1 A. sommes votées. à la Suisse rendre l'indépendance le Hanovre. donner. faire proclamer empereur de souverains des autres foi et hommage-lige des arme$. du moins sur immédiate. sinon sur leur coopération rien efficace. en deux fois du Pitt avait obtenu commun. ter. par puis ébranlé vainqueur de l'aple roi de Prusse de la coalition. dans en Italie. celui-ci. en triomphant moins que de surpasser D'abord irrésolu. • EMPIRE. des moyens qu'il à la France la connaissance afin de dérober allait diriger contre elle. puyer secrètement. ser l'ennemi millions. traité de coopération Cela triche fait. de l'Europe. des intentions tait officiellement. s'étaient lement. dans les deux la coalition. de Napoléon. la réunir à l'Autriche. déjà irrité de l'établissement François. par son ambassadeur conclu entre l'Angleterre accédait au traité de coopération on pouvait compet la Russie.

mille livres devait A la fin de la guerre un congrès général et fixer le code des nations sur une base détermis'engageaient sur pied cinq cent à fournir les subsides (15. du cales intentions avait fait sonder son retour d'Italie. commandée sonne. deuxième à Venise joint aux Suédois. avoir envahi la Bavière. on on fabriqua des armes. mais celui-ci. Toutefois. et forcer enfin la France Belgique dans ses anciennes tel était le but de la nouvelle limites. (1805) à rentrer à la Hollande. prêt pour opérer la tions . Un premier corps russe à Naples un aux Anglais et débarquer se joindre deun troisième. sur l'Inn. sterling Aussitôt un mouvement de la monarchie à marches forcées l'Angleterre annuellement forces rent autrichienne. dige. Italie et en Suisse. coalition. de la paix continende ses dispositions pour le maintien ne fut pas dupe de ses protestatale. Tout était sance qui en était l'ame.?>2 RÉVOLUTION FRANÇAISE. vait attaquer le Hanôvre. par le Tyrol. On forma des magasins. Venise fit des levées de chevaux D'après devait opérer en autrichienne l'armée plan de campagne. le fut fortifiée.000 par dix mille hommes). la puisil y vit un motif de plus pour frapper se formait. fut imprimé à toutes les général à mettre Des troupes se portèdans le Tyrol et sur l'A- » Les coalisés hommes. fidèle au rôle que lui avait binet de Vienne de nouveau de protester s'était empressé tracé l'Angleterre. Napoléon coalition la nouvelle qui et. « discuter née. de l'Emet les autres princes la Prusse entraîner pire. A la nouvelle à de l'Autriche. des préparatifs Napoléon. pérait sa jonction avec Alexandre par l'empereur et l'on esAlors on devait reprendre l'offensive. Après devait l'armée autrichienne devait opéré se borner à la défensive. pressentant hypocrites. la grande en pereût ce qu'elle jusqu'à armée russe.

prit ses avec une escadre Cependant elle orde l'Empereur les projets mesures pour déjouer devant Brest pour renforcer de se porter donna à Nelson Cornwallis. ver Villeneuve il s'édans son espoir. en Europe pour y frapper un grand et qu'il était retourné et comptant troul'amirauté. mais sa au Ferrol. artillerie. d'aller joindre V. armée de cent soixante quatorze la flottille. l'amirauté abîmée. mille chemille hommes. Déjà en Hol- et commandée destination. à la poursuite lança de nouveau deux fois eu avoir traversé Après pas plus' heureux. » 11avertit sur-le-champ et arriva à à Cadix. pour essayer Napoléon de part en pleine mer. dut s'éloigner la flotte anglaise et d'autre. au camp ainsi que la flottille lande à sa nous était l'avons rassemblée par au dit. Villeneuve l'aile l'amiral était attendu. bâtiments. coup. plus longtemps marche cherché inutilement dû. 33 et et soldats était favorable. Après l'avoir par qu'il n'aurait Nelson « ne douta plus qu'il avait été toute la Méditerranée. était arrivé Villeneuve Cependant et il s'y arrêtait avait été lente. le 2 août. contre soutenus combats Deux mille deux cent quatre-vingt-treize fut enfin battue. formée était gauche. cris le signal. où. la visita et. il prit cette direction. à grands demandaient matelots de Boulogne Napoléon se rendit. parvenue après plusieurs port d'Ambleteuse. et à l'escadre celle du Ferrol qui croisait devant Rochefort Calder. Verhuell.(1805) descente EMPIRE. le 19 juillet. afin d'y attirer les flottes anglaises. la saison projetée. Après une vive canonnade avancer des côtes. 3 que commandait . envoyé en Amérique. et où celle-ci la croisière anglaise. Gibraltar Trompé et ne fut de son ennemi. il rentra enfin à Portsmouth soixante-dix jours l'Atlantique. vaux et une nombreuse composaient il la fit ses forces. une et portant servis par seize mille marins.

» le 22 juillet. et après un combat sans résultat. dit M. dans son désespoir. était impaNapoléon tient de son retour.. sans s'arrêter. fut consterné. il perdait pensée de Napoléon. il était rentré A cette tion au Ferrol. depuis le Hanovre et la Hollande jusqu'aux con- . du Ferrol que Ganteaume de ce port et de faire des démonstrations l'escadre pour occuper anglaise. Avec dixportant. l'une des résolutions les plus hardies. -1- (1805) 1 ne comprit ni la grandeur de sa mission ni la Au lieu de cingler sur Brest. huit vaisseaux de guerre français et'douze vaisseaux espa- Villeneuve se laissera-t-il gnols. il dicta en entier le plan de la campagne le départ de tous les corps d'Austerlitz. marine s'écria-t-il. il prit. Celes jours s'écoulaient. ). bloquer par treize et même par vingt vaisseaux au pavillon la honte anglais? Qu'on épargne d'être bloqué au Ferrol inférieure Les par une escadre matelots sont braves. au lieu de se porter en avant. son temps à se ravitailler au Ferrol. « Témoignez à l'amiral Villeneuve mon mécontentement de ce qu'il perd un temps aussi imécrivait-il au ministre de la marine. pendant que le contreamiral Lallemand veillerait dans le golfe de Gascogne. reportant toute sa pensée vers Napoléon d'Angleterre « Quelle inutiles.II. et Villeneuve n'arrivait pendant pas il avait rencontré Calder près du cap Finistère. les capitaines les garnisons animés. tant de dépenses manquée. il ne faut pas se laisser périr d'inaction nombreuses et de Avec trente découragement. Daru qui était son secrétaire. ne sortit ordonna de sortir à l'amiral vaisseaux.34 V. « Sans hésiter. nouvelle. quel amiral quels » Alors. Alors à qui commandait mes amiraux ne anglais. il vit l'expéditant d'efforts. d'armée. doivent trente pas en craindre Villeneuve Napoléon Brest. sacrifices perdus le continent.a RÉVOLUTION FRANÇAISE.

les flottes anentreprise. sur une ligne justesse etla vaste prévoyance de départ de deux cents lieues. après avoir fait rentrer et laissé deux s'ébranlèrent Texel. et de fut les surprises mouvements divers de colonnes. d'après indications jusqu'à seules éprouvèrent mais les lieux furent quelque altération. jour par jour. tous Brest Napoléon les corps à ses généraux de la grande armée. Villeneuve encore Cependant pouvait de sortir sur-le-champ poléon lui ordonna se rendre semblait à Brest encore où sourire Ganteaume à son tout et lieu par lieu. il revint à expédi- l'Angleterre . les tout l'ennemi. 35 • l'ordre l'nrrlrA mapnhai! marches. Munich. où il ne tarda pas d'être bloqué par Collingwood et Calder. la vicprévu. Telles étaient la de ce plan. des lignes d'opération de trois cents lieues de longueur furent les suivies. du plan fut couronné » succès. la flottille dans les différents PuiSj camps de réserve pour la garder. toire assurée dans vive force. sur l'Allemagne. primitives. du Ferrol et de La fortune l'attendait. toutes nos forces rassemblées Mais vaisseaux que quarante de la marine pas l'homme que Napoléon chercha il craignit vainement une collision. jusqu'au des torrents. et Cornwallis n'avait à opposer à glaises étaient dispersées. toute sa vie et il ne sortit du Ferrol que pour aller se réfugier à Cadix. que. de cette capitale. de réunion des rtao. donna lorécheet se Villeneuve n'était comme précipitèrent. des et du sud de la la ïTrnr\PCk France les lieux de convergence et les attaques leur durée. Au-delà les époques Naréparer. de faire expier à l'Autriche Paris. ports. Plus que jamais effrayée de ses périls. et l'ensemble d'un plein atteints. A ce dernier dre du départ lonnés depuis coup.(1805) fine fins Aa de Vnnact l'ouest nt rln ctirl f\c± EMPIRE. toutes les hypothèses. son impatient tion avortée contre l'Angleterre.

de nouveau dans toutes génération . but de Alors le cabinet autrichien n'hésita ses préparatifs les agrandissements il reproduisit de la France. et lui fit notifier en même temps qu'il comme regarderait une déclaration de guerre la violation du territoire de Bavière. de Vienne les hostilités aux subsides consur-le-champ venus. l'Autriche notre La guerre a commencé et la Russie se sont est entraînée au milieu réunies de l'Allemagne et les à 1 Angleterre. En même temps. la Bavière fut envahie. Déjà cent l'archiduc mille hommes étaient rassemblés en Italie sous mille en Bavière quatre-vingt-cinq sous l'archiduc Ferdinand et Mack. porter un prompt secours à mes et défendre les intérêts alliés. se rendit Napoléon solennellement au sénat la guerre contre l'Autriche. Napoléon vit qu'il était temps d'arracher à la coalition le masque dont elle se couvrait il demanda au cabinet de Vienne une dernière explication. Le plan de la coalition était de réunir ses forces en Suisse et de Comté. les plus chers de mes peuP'es« Les vœux des éternels ennemis du continent sont accomplis. Après cet acte. dit-il je vais quitter ma capitale pour me mettre à la tête de l'armée. pour lui dénoncer et annonça que les vues de son « Sénateurs. plan qu'elle Dans cet état de choses. (1805) avait signifié au cabinet '1. A cet argument celui-ci avait enfin cédé irrésistible. toute négociation entre les deux cabinets fut rompue. Cent vingt mille Russes étaient Tyrol sous l'archiduc en marche. trente-cinq mille en Jean. et en FrancheCharles qu'il ou à renoncer eût à commencer contre de Russie partageait l'empereur entièrement allié. plus à avouer ses récriminations le en Alsace pénétrer réalisera en 1814. et donné ordre à ses troupes de se mettre en mouvement.36 RÉVOLUTION ('1 FRANÇAISE.

j'ai reçu de vous. de l'Angleterre. . ce nom à mériter il continuera pour sa gloire et la mienne. à la voix du peuple à votre vœu « Sénateurs quand imsur ma tète la couronne français tout entier. 37 Il y a peu de jours. Je gémis du sang Ils l'ont précipitée dération. l'influence patrie hors de la maintenir tous veulent citoyens. et de son armée. si elle prévad'ignomiqu'une paix environnée lait. (iMS) wy J y . avec moi à son tour. m'a donné. frontières. chienne se toutes mes espérances Bavière est chassé de sa capitale calamités sont évanouies. « Magistrats.J -ia~1. ne nous accorderait seraient conditions nie et de honte. n'a pris aucun engagement français si importante Dans cette circonstance. soldats. l'anéantissement le peuple je les ai tenues que j'ai faites au peuple français. j'espérais encore de la guerre. de justice et de mosous ses pas. Il volera qui. qui. qu'il n'ait surpassé. en obà l'Europe mais le nom français qu'il va en coûter tiendra un nouveau lustre. Mon peuple dans toutes les circonstances.EMPIRE. de son amour. dé la maintenir pure et sans tache. des preuves sous les drapeaux de sa confiance et de son empereur auront dépassé les dans peu de jours. l'engagement périale. et dont les principales de nos ports et le comblement de nos flottes l'incendie Toutes les promesses de notre industrie. dans cet instant du continent que s'est dévoilée la méchanceté encore la maniils craignaient ils craignaient amour pour là paix creusé du gouffre qu'ils avaient « C'est festation des ennemis de mon profond à l'aspect que l'Autriche. ne revînt à des sentiments dans la guerre. trages l'électeur de est envahie Munich a passé l'Inn. et les oules menaces troublée que la paix ne serait point Mais l'a>rmée autritrouvé m'avaient impassible. j'ai placé de tous les citoyens.

et qui. appelés On forma. avait déféré à l'Emperéorganisation reur la nomination des officiers. dans les attrinationale butions du corps législatif. à la disposition du chef de l'État. peuple. » mes soldats à l'appel de Napoléon. sous-officiers et solsans défense de reprendre du service avec les mêmes grades avant leur retraite. dans la suite.5* RÉVOLOTIOH FRANÇAISE. conscrits l'on donna dtts retirés. limitrophes. chargea spécialement et dont les jusqu'à commandements néraux Rampon et Kellermann. c'est cette loi de salut public si souvent invoquée mesures. Le sénat. à cette époque. les géet les maréchaux Lefebvre laissa le gouvernement à ans prises. en était une véritable par les partis. n'était-il pas urgent. le sénat vota une levée de quatre-vingt mille hommes et la réorganisation de la garde ce qui avait été. que la grande armée livrait nos côtes se porter au-nlelà du Rhin. jusqu'à ce jour. et précédentes à tous les officiers. en quelque de ces deux sorte. dans tous les départements des bataillons sous le nom de cohortes. l'illégalité pouvait justifier. furent soixante. depuis l'âge de vingt et un à prendre les armes. si quelque chose Cependant. Napoléon . dont je le saluai au milieu des champs de « Français! feront le leur Répondant votre vous fera son devoir. à quatre sénateurs. en décrétant qu'ils avaient la de la garde nationale. des années la faculté furent mis en activité. pour ainsi dire. Pendant pour toute la France. de la remplacer? Mais quel abus le sénat ne fit-il pas. Tous les Français. empereur ferez le vôtre. (1809) de grand bataille. Ces mesures furent donnés et d'Abbeville. Par deux autres les sénatus-consultes. de ces mesures extraordinaires ? Il s'autorisa de ce précédent le pour prodiguer pour en le mettant. sang français. que l'on de la garde des frontières. en effet.

La nation tout entière l'y accompagna Obligée. disait-il. » des armées courageuses. que la glo« Je veux. voyageant Je veux en Europe. éclatait l'envie qu'il devienne Dieu aidant. pour Joseph. son armée. le 24 septembre. un Nous demandons pour vous au Seigneur et la paix. nous vous servons la terre. pour visiter avec joie. joindre ses vœux. l'armée. se pressèrent le peuple. et quitta Paris. un jour. gouvernement le plus grand enthousiasme où on ne le séparait Heureux point jours. de tirer elle ne une injuste agression. tion On vit du drapeau commun. l'épée pour repousser de la révoludans l'Empereur. chez lui. élever la gloire du nom français rifier De toutes parts. des nations. disait-il. qu'un Français. autour de lui comme autour le moderne même le clergé célébrer Cyrus envoyé de Dieu « Prince.(1805) son frère EMPIRE. que le représentant voyait. une longue vie. » trouver toujours si haut. enfin. stable. et où il ne voulait lui-même encore de la patrie. et nous vous offrons nos bras contre vos ennemis. pour Napoléon. pour la troisième fois depuis douze 39 rede ans. la garde nationale. croie se .

navales Opérations coalition. – Reddition Trafalgar.– russe son armée. Passage de Werllngen. était sous les ordres de Murat. armée sur le Rbin. le Tyrol. Bataille d'Augterlltz.– Le roi Combats d'Italie Prise de Napoléon. – Ney dans armées L'armée – Aul'armée de et le Napo- de Castel-Franco. félicite impériaux. Mission – Napoléon de l'empereur – L'armée t récompense de ce prince. (130K/ CHAPITRE IL Campagne d'ÀusterlItz. Décrets la grande armée. des deux Portrait l'offensive. elle comptait cent ches forcées mille hommes divisés en sept corps ^soixante le sele premier commandé par Bernadotte Cependant. de t'armée et du Tagliamento. Passage bataille Russes de en Bavière.a le troisième le cinquième · par Davoust. le Vorarlberg. La cavalerie _1_ le quatrième le sixième par Ney. dans de l'Adige. Vérone. Vienne. de Jonction russes. cond par Marmont. 1 . d'AIbeck Napoléon Prusse Lambach. prend de de de d'Amstetten Passage entre dans avec auprès Dolgorouki. de la Brenta. par Lannes. – Marche du Rhin de la grande Danube.*) RÉVOLUTION FRANÇAISE. en Proclamation Combats d'Ulm. Opérations de la Piaye de Hollabrunn. Masséna commandait l'armée . Combat Combat – Jonction Alexandre. – Les Frantais de l'Inn. à la et du et d'Elcliliigen. par Soult. la grande armée s'avançait à marsur le Rhin. Arrivée des et de Dlenstetn. Moravie. le septième par Augereau. française gereau d'Italie Savary prince léon à adhère Munich.

44 d'Italie. entrer en lutte avec l'archiformé trois corps d'armée sous le comA Rennes. mont. Lefebvre. préparé venait d'endont l'Autriche de Bavière. Mayence. sur Heilbronn. Quant à l'électeur avec son il s'était vahir le territoire. effectué leur passage Spire. Kelh parti de Weist Le 25 septembre. de réserve mandement dans volants sous la conduite qu'il allait On avait. pour se joindre aux Français. les débouchés fait halte. Napoléon suivante la proclamation adressa à son armée expéla neutralité . établir de grenadiers. Strasbourg. après avoir se dide Rastadt. et à Marengo. de Soult se portèrent. cinquante mille hommes. aux environs après avoir le second à le corps de et celui de il Ney. Soult et Davoust. en outre. et le troisième devant jours en position et le second. dont il s'était déjà de Bade et de Wurtemberg. réfugié à Wisbourg armée. Davoust sur le Necker. sur Witzbourg. nison dirigé. pendant la nuit. Kellermann de. Napoléon son quartier-général. à Strasbourg. le premier à Manheim. Murat sur Mayence. son Pour favoriser où à obtenir il était parvenu en Allemagne. et Brune. Avant de passer le Rhin.(1808) forte de EMPIRE. des électeurs dans son dernier l'alliance voyage le long du Rhin. dans les forteresses à travers la Hesse. Pendant avait dition établi ce temps. à Durlach. C'est avec de Saint-Cyr. trois camps à Boulogne. que Marpendant en Hollande. et laissé garaprès avoir évacué le Hanovre s'était de Hameln et de Nienburg. était celui Ney sur Stuttgard. se dirigeait le Rhin à et Lannes passèrent Bernadotte. et renforcée de vingt mille Français ces forces seulement duc Charles. rigea sur Ludwigsburg. resta quelques le premier de la Forêt-Noire. on devait la Vendée.

de toute espèce à endurer. germanique de nos injustes assuré n'ayons l'indépensecouru nos alliés et con- Nous ne ferons agresseurs. ils se promirent de n'y pas être infidèles. attaqué et chassé de sa capitale notre allié. avez dû accourir mais à marches déjà nous plus que forcées passé à la défense le Rhin. notre générosité ne trompera est au milieu de vous vous que il se lèvera cette 1 votre empereur du l'avant-garde tout entier ligue nouvelle s'il est nécesgrand peuple à ma voix pour confondre et qu'ont tissue et la haine et dissoudre l'or de l'Angleterre. privations nous les vaincrons qu'on nous oppose. « Soldats n'êtes saire. d'une officiers et soldats s'indignèrent des menaces et en revoyant t puissance qu'ils avaient déjà vaincue les contrées où ils avaient laissé tant de glorieux souvenirs. « Mais. le 9 oc- . des fatigués obstacles Quelques des nous aurons des marches forcées à faire. et se rendit le lendemain Ludwisburg résidence du duc de Wurtemberg qui le au grand parc d'artilce fleuve à Kelh. vous Vous-mêmes. (1805) « La guerre de la troisième coalition est commencée a passé l'Inn l'armée autrichienne violé les traités. Cette proclamation excita au plus haut degré le courage de l'armée. coucha le même jour à Elklingen à l'électeur et les princes de Bade.42 « Soldats RÉVOLUTION FRANÇAISE. et nous ne prendrons pas de repos que nous n'ayons planté nos aigles sur le territoire » de nos ennemis. de nos Nous ne frontières nous dance fondu du avons nous arrêterons corps l'orgueil plus de paix sans garantie. Après lerie. avoir fait traverser le Rhin Napoléon passa lui-même où il fut reçu par tobre. soldats. plus notre politique.

la route d'Elklingen parti de Ludwisburg. s'avançaient gauche. en l'armée se trouva.(1805) hbpim. Vandamme arriva de s'emparer. le haut Necker pour éviter de front dans gement tour de la ville d'Ulm. venait le pont de la ville. Trompé par cette marche Mack avait cru et Murat à Stuttgard. et par le rassemblerapide. Lannes. son grand continuait et aux s'était porté à Wisbourg pour se joindre à Bernadotte la Ces trois corps d'armée. de Placée sur les derrières jettent dans la vallée du Danube. qui composaient se dirigeait Davoust sur le Danube. aux portes de Donawerth aux bords du Daà Neresheim Murat. sa ligne et passé concentré lui-même française auses troupes Mais le Danube. l'armée française reçut dans son palais. sur le Soult par Heilbronn sur Dônawerth par OEttingen et suivait Danube Ney s'était mis en marche de Stuttgard. étaient sur la de l'armée déjà cent mille hommes rive gauche de ce fleuve. sur Soult le passa à Donawerth. Voici quelle était la poet Nordlingen. ment de Ney. Marmont De Mayence. et y traversa à Donawerth. à Kœsle Reinitz Soult. à n'avait pas un moment que celui-ci plus avantageuse. dont Murat Le lendemain. de rivières et les lignes qui se parallèles tagnes Noires. était dans une position d'autant l'armée française l'ennemi. perdre sa perte. Bavarois. 43 En même temps. Lannes sur le Danube voulait déboucher par que l'armée française il avait opéré un chanen conséquence. avait Lannes. mouvement. pour se porter . Ainsi. Ney. par ce grand après avoir évité les monportée en Bavière peu de jours. étaient à Weissenbourg à OEttingen. singen nube. mouvement. pris celle d'Aalen et les Bavarois le 14 Bernadotte sition de l'armée française à cheval sur Davoust. 7 le Danube.

v --ile Lech. Dans cher sur heures de d'Ulm. Deux RÉVOLUTION FRANÇAISE.44 sur 1. le général marcher Guntzbourg. temps. canons. de mar- Drapeaux. le même Ulm. de la rive \e dos à Vienne résultat . officiers. à Wertingen. i de Murat (1808) t s'em- du pont du parèrent cette nouvelle. chargé où bagages. emportèrent force et s'emparèrent de la ville. goureuse rut pour pont fait douze attaqua. Mack à Guntzburg différents de se mettre était en de nous attendant douze corps en même une charge brillante. le dos à la position que pour France maîtresse et la face à Vienne. avec par Napoléon des forces inférieures.1-cents dragons du corps Lech. avaient eu de couper toutes les communications de l'armée autrichienne de sorte se trouvait à peu près qu'elle dans la même Mélas à Marengo. et du la route Mais quatre pont Son projet qui se trouvaient au-delà du en marche rejeter l'arrivée bataillons d'Albert s'avançait à quatre d'un de venir se défendre tandis qu'il escadrons DonaArrivé de l'armée de grenadiers pour pour lieues s'emparer couper envoie du régiment Murat werth. tout fut pris. A après rassemble à la hâte quelques troupes temps. que avait l'armée française. Ney. Ces premiers succès et le passage du Danube.. après avoir et pris six pièces de canon. Après combat l'ennemi fut mis en opiniâtre. deDonawerth. il rencontra et manœuvra sur-le-champ pour l'envelopper. pressé par la cavalerie française. l'ennemi deux déroute. et de Danube. défendre accou- de vive cents les Français le Guntzbourg. et il expédie aux généraux des au-dessous l'ordre d'Ulm. ne tarda pas de le suivre. le joindre. l'archiduc rentra dans Ulm. où Mack. celui-ci avait se disposait rassemblées une à à vi- sur les troupes qu'il Vainement les Autrichiens vainement l'archiduc opposèrent Ferdinand résistance. Penprisonniers dant la nuit du 9 au 10.1-. . quoiqu'avec autrichien au moment lui. russe. droite pendant du Danube.

de Marmont. d'Elchingen.(1805) EMPIRE. cune délies. s'avançait pour à appuyé forcées à marches Napoposition. qui occupait Albeck. pour se rendre hauteurs d'Illershein. Dupont. ajoutait harangue. Après avoir fait Déjà elle capituler pour Soult s'avança mie. sur les deux rives à Weissenhorn. du Tyrol. il cercle aux régiments. à la France. niers restèrent rétrograder. Il tombait affreux. y prendre et sa garde étaient partis d'Augsbourg le corps d'armée il rencontra Au pont du Lech. 1 45 et la-face Munich. gauche sur les léon sur Biberach la route et Augsbourg occupait la place de Memmingen. à Burgaw. et l'autre Marmont temps. et de la confiance qu'il avait en eux. En Ulm. Ulm est l'aboutissant avait conçu impatient d'un de voir arriver l'heure du grand nombre de routes Mack ses divisions par chale projet de faire échapper en conet de les réunir en Tyrol et en Bohême. débouchèet Werneck les divisions Hohenzollern séquence. Cerné par des plus opiniâtres. Ayant fait former le d'une del'imminence leur parla « de la situation de l'ennemi.. un temps avaient de la boue jusqu'aux genoux et éprouvaient troupes étaient de un froid assez vif. une autre par Memmingen. fut attasur la rive gauche du Danube. avait lieu pendant le cinquième bulletin.1. et couper Lannes nube. rent par Heydenheim. et les une neige abondante. prenaient vis-à-vis sur l'Iller. dont se composait Quinze cents prisonbraves à mais s'il força l'ennemi en son pouvoir. il ne put l'empêcher Napoléon se porta des hauteurs de s'emparer au camp de sa personne . mais les paroles de l'Empereur ses fatigues et ses le soldat oubliait en l'écoutant flamme et était privations. » combat. qué. l'un position. Cette grande bataille.e . Il y eut là un combat il fit face à tout avec les six mille mille hommes. vingt-cinq sa division. la droite ennedéborder même Ney et du Da- _u A_L.

à la pointe du jour. qui. Dans Le temps la nuit du par torrents. quinze mille hommes Le 14. de ses ponts: ce qui gêna beaucoup grande partie Mais l'Empereur. denheim par l'armée française. avait fermé Memmingen à l'ennemi Ferdinand toute d'autre retraite de ce côté. par la prise de gauche du Danube. Il s'empara trois mille prisonniers et leur prit vingt pièces de canon. avait débouché par Heyce qu'il fit en effet. Autrichiens d'Elchingen. Ney attaqua le pont de cette le traversa au pas de course. et Lannes eut ordre de se porter rapidement sur Aalen et Nordlingen.46 RÉVOLUTION FRANÇAISE. l'emporta. il y eut un déborda et rompit la plus l'armée pas dé- . déconcerté les projets de Mack sur la rive Soult. dans la direction de Heydenheim. poursessubsistances. et sa marche rapide sur Biberach. le vieux feld-maréchal Alexandrie. et Dupont par sa résisavaient tance. qui valut maréchal le titre de duc quelque temps après à l'illustre charges fit aux successives. mais Murat s'élança à sa pourquatre escadrons suite. ses troupes tranchements tombait ouragan il y fut comme prisonnier. sur la rive droite. Ulm. et disposa et forcer les reressource plus à dans devant et ordonna Le 15. Werneck. et le Danube terrible. ainsi qu'on l'a vu. Mack était resté dans Ulm avec deux bataillons Cependant Investi de tous côtés pour garder cette ville et ses hauteurs. la pluie 16 au 17. et. de rejoindre la division par des sentiers. Il ne restait donc que de se laisser enfermer Ulm ou d'essayer. après trois ville. de la position d'Elchingen. qui ne s'était était affreux. (1805) à Ney d'enlever cette position que défendaient et quarante canons. Tel fut ce brillant fait d'armes. en se dirigeant sur Aalen avec de cavalerie. Tandis que Ney par cette attaque. Napoléon se porta devant en bataille pour donner l'assaut de l'ennemi. ainsi que Wurmser dans Mantoue et Mélas dans Ulm.

47 son botté depuis huit jours. aude l'armée désespérée voyant la situation enfermé de Lichtenstein. fit appeler le prince trichienne. On trouva leur n'eurent dîner que le temps servi. La veille. lui fut accordé. où la garnison le triste droit de la au fil de l'épée que c'était passée lui dit qu'il se séparant du prince. a pour lui faire connaître qu'il désirait qu'elle il serait lui disant d'assaut. donnait soit par dre ce parti. de Napoléon. ce oui demanda alors Werneck Trochtelfingen. Le 19. qu'il Murat. capitula que dans huit Ferdinand. modérer l'impétuosité qui. vant toujours à capituler. Mack Sixième bulletin se rendit de la grande auprès armée. dans la place. une partie rejoindre. soit par les fautes qu'il avait commises. dans ce nouveau combat. De Neresheim. laient monter à l'assaut. s'étaient rencontrés au rende cinq cents charriots à sa poursuite. tous impatients.(1805) empire. et jours. En l'Empereur guerre Réduit à prenà Mack deux jours pour se décider. Un convoi village Murat avait forcé prince voulait de Languenau. poursui-Il parvint à la cerner à la division Werneck. deux teignit à Neresheim Ferdinand et mille hommes. de monter à assez vive. Après une se retirer en poursuivant de la division Werneck. que s'il la prenait capitulât Napoléon. l'atMurat s'élança dait sa retraite difficile. et sur l'assu- . un officier général drapeaux. fut de faire ce qu'il avait fait à Jaffa. l'ennemi à Murat se porta sur Nordlingen. encourageait. il ne pouvait les fatigues et les privations armée à supporter voudes soldats. par son exemple. obligé la force sous des choses. et sept de ses généraux cheval. et lui prit. le malheureux ne rendrait Mack la place l'archiduc que ce condition le 17. attaque en désordre.

le 1er octobre. traita votre maître fit appeler plus grands me fait une je ne sais généraux « Messieurs. touré les dit-il. d'Alleque l'empereur pas voulu la guerre. treize généraux.48 A RÉVOLUTION FRANÇAISE. » plus une puissance. dis au matin. Ainsi Napoléon avait passé le Rhin magne Danube. injuste. corps octobre. pereur hauteurs filé. position à Aalen et Munich. Bernadotte que pour avait se trouvait Lannes surveiller capitulé. entrées sur dans l'Inn. eues et le 17. le Munich. « Je donne encore ce conseil qu'il se hâte de faire à mon frère lemagne la paix. les occupait le déque dura Napoléon. une le 6. anéantie. « En ce cas. » Mack lui répondit doit r effrayer. franchement. musique avec les le temps entendre. égards. Il y avait dans cette trente place trois mille chevaux. était le 12. et Soult et Bregentz. (1805) rance delà cette entre que qui de rivière Ulm lui fut donnée que 1 que l'armée autrichienne en était était auentre l'Inn. de la ville. devant l'Emautrichienne l'armée tout se fit les défila française Le 20. ses troupes étaient L'armée étaient arrivés n'aurait mais qu'il y avait été vous n'êtes Napoléon. fut régiments des plus qu'avait l'Autriche de quatorze comme d'infanterie. ses avant-postes d'Ulm. la division Werneck Ulm 20 avec son la route Mack du Tyrol s'engagea à évacuer lendemain mille rante hommes. d'Allempereur c'est le moment de se rappeler ont un ternie l'idée que la que tous les empires fin de la dynastie de la maison de Lorraine serait arrivée. drapeaux et déposa une dans la journée du d'armée. pas ne sais ce qu'on veut de moi. quaet soixante l'armée ses armes Pendant pièces de canon attelées. formant Quelques l'armée dite de 1 Elle se composait . je me guerre pourquoi je vous bats. le 15. il belles maître autrichienne. autrichiens enet leur le je militaire de sa garde. reprit forcé par la Russie.

V. Deux cents conscrits dans les travaux tout le parc. Avant » témoigna en ces termes une avec nouvelle nos méthode et non de faire avec la nos jambes de quitter Ulm. régiments à votre de l'armée régiments patience dite du Tyrol. 41 Jamais pour en venir bout. cette armée. « L'Empereur a trouvé il bat l'ennemi guerre baïonnettes. de nos campagnes. est anéantie. Cette armée. à l'Angleterre que d'imprudence. quatre-vingt-dix drapeaux. Mais était venue ? son but est rempli. Nous avons chassé est rempli. Pour arriver à ces grands résultats. qui. hommes. et rétabli les troupes de la maison d'Autriche notre allié dans la souveraineté de ses États. » . il ne s'est pas sont en notre pouvoir tous les généraux de cette armée quinze mille échappé « Soldats. avec autant d'ostentation se placer sur nos frontières.(1805) EMPIRE. poste hommes. confiance à supporter de cinq régiments sans bornes les fativenus en votre empereur. Boulogne. « De cent mille hommes qui composaient soixante mille sont qu'importe Nous ne sommes plus à nos Ils iront remplacer prisonniers. ce succès est dû à votre dans Bavière. et son subside ne sera ni plus ni moins grand. que nous nous proposions de la Bavière. pièces de canon. c'^st à victoires ne furent plus rapides avait perdu plus de trois mille française peine si l'armée et les cinq sixièmes n'avaient pas tiré un coup de il n'avait fallu que fusil. Ce quinze jours. et de quinze de cavalerie. Napoléon à son armée sa satisfaction « Soldats « En de la grande armée nous avons fait une campagne. de treize d'Italie. Aussi le soldat disait souvent des marches et des manœuvres. jours avaient suffi à Napoléon ni moins coûteuses.

et lui ménagea une occasion de se réhabiliter. Tandis que Napoléon triomphait sur le continent. journée d'Ulm. « A ce combat est attaché Napoléon rait compté sénat il fut recu en libérateur. Cadix et de se rendre mandée par Nelson Villeneuve à Toulon. » en outre. que le mois d'octobre leur seordonna. Quoi qu'il en soit.1. « Mais nous ne nous arrêterons pas là. en retardant le départ de Rosily. Après ordonné la retraite au ministre allait balancer les succès de la de Villeneuve de la marine avait Napoléon de remplacer cet amiral à Cadix. struisit confidentiellement de sa disgrâce. la fortune semblait l'abandonner sur mer. rare intrépiVous êtes im- de commencer une seconde campagne. on dit que le ministre l'inpar Rosily. nous allons lui faire éprouver le même sort. (180S) –~–~ :1. C'était l'Angleterre à frapper dans les champs de là Moravie. qui l'a déjà été en Suisse et en Hollande l'infanterie est la seconde ou la première de l'Eufrançaise contre lesquels je puisse rope. et qu'il cherchait au cap Trafalgar. et après avoir envoyé au pour une campagne. –– 1-. Il n'y a point là de généraux avoir de la gloire à acquérir. de l'honneur plus spécialement fois c'est là que va se décider l'infanterie.-JI.a. -–~ de toute espèce. reçut l'ordre de sortir de Une flotte anglaise comVilleneuve. Cette armée patients russe que l'or de l'Angleterre a transportée des extrémités de l'univers. l'Angleterre. pour la seconde si cette question. Ami de Villeneuve. à votre gues et les privations dité. les drapeaux il se rendit à Munich où pris à l'ennemi. surveillait le port de Cadix .). Tout mon soin sera d'obtenir la victoire avec le moins possible d'effusion de sang mes soldats sont mes enfants.RÉVOLUTION 50 FRANÇAISE.=.

capitaines fera son devoir. mais tellement serrée que plusieurs de ses bâtiments se doublèrent et ne purent manoeuvrer. et était resté immobile devant Ainsi une commission fut détruite d'enquête. l'une (1). et sur laquelle poléon était parvenu de si grandes espérances. Il sortit donc avec dix-huit vaisseaux et français Le 21 octobre. qui commandait çaise. seize vaisseaux mis hors d'état de tenir la Anglais eurent mer. et sur-le-champ il disglaise à la hauteur voulant il rangea ses vaisseaux sur une posa son ordre de bataille seule ligne. de quinze vaisseaux manda en personne. au Nelson. résolut de livrer bataille. divisa sa flotte en deux colonnes contraire.(1805) EMPIRE. 1 51 1 sa faute par une victoire. il manœuvra de racheter 1 à couper le centre et la gauche des flottes alliées. les noir. compte. » Et. et ne tardèrent pas d'être capturés. fut envoyé pendant flotte que Nail avait placé quatre seulement rendont prisonnier. chacun de nous que. et à les écraser en les enveloppant. Treize trèrent à Cadix. il fut traduit sa prison. du cap Trafalgar. de la flotte franl'avant-garde la bataille. Cette manœuvre eut un plein la mort de Nelson tué au commencement succès. de malgré la bataille. et se suicida dans au jugement pour se soustraire qui l'attendait. Villeneuve fut fait mais. Cependant. Villeneuve perdit seize vaisseaux pris et douze coulés ou jetés à la côte. et il s'écria qu'il ne pouvait être partout. Quatre parvinrent à s'échapper avec DumaDe leur côté. cette belle et redoutable à former. et soldats. renvoyé en France quelque temps après. quel- . et perdirent trois mille hommes. Cette victoire livra l'empire exclusif des mers à l'Angleterre. il rencontra la flotte anquinze espagnols. manière sous Colingwood l'autre qu'il com« L'Angleterre à ses dit-il. favorisé par le vent. Dumanoir. devant un conseil de guerre. Napoléon en fut frappé au cœur. dans ce jour.

se jetèrent qui formaient l'avant-garde. s'arrêta en se rendant Alexandre. pour emà son armée de traverser pêcher cette jonction. un traité d'alliance avec Alexandre. Cependant. Vainement trouvait chiens. Murat de rencontra. et établit son quartier-gépassa lui-même néral à Braunau. que les alliés sentirent la nécessité de se renforcer. en Moravie pour rallier à elle les débris de l'armée s'avançait autrichienne que ramenait Kienmayer. de l'ennemi. Murat Kienmayer. le Danube. mais à la faveur bois. sur cette et l'atteignit une division accourut rivière. grande place bien approvisionnée. la Traun. que l'ennemi Après avoir de la grande armée.52 RÉVOLUTION FRANÇAISE. d'une telle scène. (1805) que fût ce désastre. la colonne de la nuit. Celui-ci. et signa. à se sauver par les l'ennemi sur de Lambach russe des avec la nation à la poursuite de Mérébach. Murat et Lannes. il disait que s'il en était roi. continua elle parvint sa marche en poursuivant en avant d'infanterie au secours l'épée dans les reins. et sur le chemin la culbuta. 1 Bulletins . commanda l'Inn. qui fut juré sur le tombeau du grand Frédéric mais son ombre ne put « son esprit. le clarer libre de tout engagement envers la France. sité. que humiliant allaient'le les lauriers d'Austerlitz Les succès le temps couvrir. son génie et que s'indigner ses voeux étaient et dont qu'il a tant estimée. à Berlin pour à son armée. engager le roi de Prusse à adhérer à la coalition. il ne se tirerait pas un coup de canon en Europe sans sa permission » l'armée russe sous les ordres de Kutusow. approchait où avaient été de la grande armée en Allemagne si rapides. Napoléon. de Bernadotte et de Marmont sur le déjà aigri par le passage saisit ce prétexte territoire pour se déprussien d'Anspach. qui se Autri- les Français les chargèrent avec une telle impétuodut se retirer en désordre. 2o octobre.

à Vienne. communications l'y attaqua sous les murs sur Léoben. autrichien pour prévenir Le 8. Réseulement contre mille hommes plus de trente sur Diernstein il donna l'ordre au à périr plutôt que de se rendre « Camarades î Henriod sur-le-champ major d'attaquer à ses grenadiers nous en s'adressant s'écria celui-ci solu . et poussa ses avant-postes général. de l'Autriche. à la tête de six bataillons.(1803) EJIPIKE. à la pointe du jour. de hullans. montagnes pour déborder sur la rive gauche Mortier manœuvrait de ce côté le passage à Mariazell le corps de l'ennemi. >'> ils franchirent à Lambach. voyant qu'il avait à faire à toute l'armée détruisant rétrograda deuxième de sa pour se porter au-devant avait fait occuper ce mais déjà Kutusow division dans un défilé penAinsi enfermé point par ses troupes. et quatre mille prisonniers. Mortier se vit réduit à lutter avec quatre dant la nuit. mille. se dirigeait avec l'armée d'Italie la du de Styrie. réduit à se sauver avec une centaine avec la sans doute de voir ses communications Craignant sur la rive de Mortier Moravie coupées par le mouvement en ce fleuve à Krems. pris position se retirant Kutusow. Kutusow le pont. Merfeld en fut pièces de canon. Cependant. repassa gauche du Danube. Dans le même ses ouvrir pour dans les Davoust. côté la capitale l'attaqua seize le mit en déroute après lui avoir pris trois drapeaux. puis. ennemie Marmont temps. son quartierde Molk. le 11. par la grande route s'était posté sur les hauteurs d'Amstetten la Traun de Linz Murat et l'Ens. il les poussa vivement. des Russes tout surpris d'y trouver il ennemie. il fut se porta sur Stein Mortier. Davoust rencontra Merfeld. gauche Danube. il y établit le lendemain de l'abbaye sur Saint-Polten. qui de de ce vers Neustadt pour couvrir s'avançait et avec impétuosité. Arrivé le 7 novembre et le força à la retraite.

et chaofficiel. diero butés l'armée de Vérone. à sauver gagnée en contribuant » Près de six mille Russes périrent une division entière. ces mots. Après un premier fut emporté à la baïonnette. Depuis cinq heures on combattait. toute la ligne. passé l'Adige jusqu'au-delà s'était fortifié mée ennemie. » A avec impétuosité sur les colonnes russes. en Allemagne. Alors les Russes. Charles Cependant Le 8 octobre. qui devait envahir l'Italie. « Sauver un soldat. après leur avoir sur française à les chasser. une vive fusillade des deux côtés. panique de Krems. sur les hauteurs. (1805) sommes sommes enveloppés que quatre par trente mais mille nous s'élancent mille les Russes. s'engage les charges à la baïonnette se multiplient. de prendre l'offensive En effet. Masséna combat. et nous ne point leurs ennemis. la deuxième division arriva. Masséna. parvint se retirèrent et les Autrichiens.. se reconnaissant. leur jonction au milieu de la opèrent disait joie la plus vive. tombent ou se dispersent. Bientôt le feu a cessé. les soldats ne comptent Français leur passerons sur le ventre. on se bat corps à corps dans les ravins. avait après s'être emparé et repoussé l'ennemi San-Michele occupé l'archiduc de San-Martino. put se rallier et frappé d'une terreur de la rivière qu'au-delà l'armée Cependant approchait française chiduc Charles. avait L'ar- capitale. dès à Masséna de l'archiduc. dans ce combat mémorable le reste de l'armée s'enfuit en désordre. se trouquand vant pris entre deux feux. le bulletin méritait la couronne de chêne.Si RÉVOLUTION FRANÇAISE. chez les Romains. avait ordonné pour arrêter la marche reçu l'ordre Mais Napoléon. de se porter ses premiers au secours succès de cette telle. on n'entend plus dans la nuit que les cris de et les deux diviqui vive ? et de France qui se répondent. . attaqua l'arle village de Calculd'où fait à Caldiero. qu'il ne cun dé nos soldats l'avait sions de Vienne.

l'impératrice. d'un grand nombre de rivières Ja Ja Brenta. Napoléon que ce n'était point à la tête d'une d'armistice corda armée de deux armée heures l'armée cent mille hommes qu'on traitait avec une il lui acCependant. la grande armée poursuivait en Allemagne. et la tale. sa marche ce temps. entrée dont dans Murat la et qui fuyait. Piave où il avait voulu se fortifier. A l'approche troupes autrichiennes avaient évacué Vienne s'étaient l'empereur à réfugiés fui de la capiles ministres. }a jonction de l'armée pour marcher et en avant de l'Isonzo. la capitulation. de canon position mais ils en avant comun corps de cinq mille Autrichiens avec armes et bagages.(1805) EMPHIE. le prince Charles commença le ehassa de au pas de charge. Le 1er novembre. 85 et trente pièces six mille hommes perdre se retirèrent en bon ordre pour prendre de Villa-Nova. la plus grande partie de la population Le comte Giulay vint. passa s'exposer précipita et attendit. par Hillinger. de forêts Coupé de sapins. François Brünn en Moravie. se concentra à Laybach. ne voulant point ce pays offrait à chaque pas en vain où l'ennemi des positions essayait inexpugnables toutes les des Français. traite. milice bourgeoise y faisait le service. Mais Charles sa retraite. Masséna prit position y séjourna Pendant victorieuse demi-lieue et couvert pour prendre quelque repos. lui répondit un armistice. pour régler quarante-huit Le 13 novembre. du Tyrol. de se retrancher. Maeséna le poursuivit Vienne. les Alpesr-Juliennes au secours de Vienne. si les grands avaient était restée. sa redans la nuit du 1er au 2. franchit et le Tagliamento. Déjà Murat n'était plus qu'à une de Vienne. Mais. à une action générale. de l'Autriehe capitale fit son française par le pont duThabor. à Napoléon de la part de l'empereur proposer d'Allemagne. . mandés se rendit et.

Napoléon et s'établit par au un coup d'audace. on le croit du maréchal que le corps ne descendit des monet dispersé le corps autrià entrer à Vienne s'il eût eût pris cette qui marchait du Tyrol. pour point d'être coupé. au lieu de repasser occuper autre parce Vienne. avait ne imaginé doutant du temps. pendre ce stratagème point. Alors un parlementaire au nom se voyant pour consentit du se czar. . qu'il et qui montre nous témoigne. de Linz. à Vienne. par le peuple de cette la guerre injuste autant » le Daavoir sa conduite. craignit à notre avoir le duc se trouvait le Danube. où « Si. Kutusow. pour une députation reçut léon leur fit accueil. général ce qui après aurait droite. avec capitale. Murat et Lannes renconles Russes à Hollabrünn. Murat sa marche. tagnes chien avant Il ne le fit pas. dans empêché la soirée la destrucde ce mbme Il y Naporecom- y arriva lui-même palais impérial un ordre de Schœnbrunn. battu Merfeld. Déjà nées trèrent les Français étaient en Moravie et à plusieurs jourau-delà du Danube.5 SB RÉVOLUTION FRANÇAISE. Kutusow. pour joindre l'empereur ce général il aurait la grande armée russe. fut conclu. jour. s'en et un armistice Par ce moyen. Znaïm. du lui. face qu'il aux dit affaires. et ne parvint pu arriver. peine. Le 15. disait-il. Davoust. corps de la ville. présenta à capituler l'armée russe. donné du moins. il franchit qui. qu'on d'amitié a faite. après les Russes. et demanda. de haine pour propriétés. » et qu'il marché. (180ÎÎ) Lannes tion. fût venu une ce fleuve à Stein. mais. de Rovigo. repassé à Olmutz Alexandre. sur gagner à susle à nos avant-postes. résolution rien ne son départ depuis l'eût arrêté. ne s'arrêta Napoléon point et continua à poursuivre nube. mander des différents et publia du jour respect pour aux que l'on portât le plus grand et que l'on eût les plus grands égards « qui a vu. par marchait. avaient.

une coupé par Ney et de se reet obtint Bohême. et atteign't. par ce mouvement. tième corps l'armée d'Italie. et se dirigea et Klasur Villach prit Tandis il fermait à Je!que. Cependant émigré français. Augereau. 57 Kutusow se remit du put continuer en marche. se porta informé à sa rencontre de la à et pris ses dispositions. Murât l'arrière- à Zuntersdoff.(1805) kmpire. Jean puis coupée de Ney. avec se défendirent put intrépidité. filés de la Forêt-Noire.'une de dragons. et enlevé Lindau et Bergentz. chassait l'archiduc les grenadiers ce temps. Augereau. ennemie. pendant Jean de toutes les le Tyrol. La lutte Bientôt détrompé. où il avait placé Saint-Cyr en obserCelui-ci. les ordres à éviter se joindre ment jeter sous partie de ses troupes. çait gros pressé tirer en vers de Feldkirch. de la colonne à capituler. son par armée. était l'archiduc Charles. Après et de Neustarck. Deux jours après. qui occupait Castel-Franco. détachée de Masséna. le Vorarlberg toute retraite sur le qui défendait les dés'avanavec le franchi Tyrol. et. d'un où était Celui-ci mit bas le général autrichien se voyant les armes. général arriver Ney sa retraite. à Klagenopérait brigade furth sa jonction déjà cette viiie. garde russes Kutusow Dans russe. le prince de Rohan. armée. réussit et passa le Brenner par pour le mouve- la rencontre à l'archiduc d'Augereau. à Brünn. vation marche sur les bords de l'Adriatique. Mais Masséna avait prévu ce mouvement Tout en s'avançant sur Laybach. dès ce moment. de vive force emparé le 7 novembre à Ins- Botzen le 19. . considérée fut appelée comme à prendre le huipart de la grande et la força à ses opérations. lachich. après avoir passé le Rhin. fut vive et. genfurth. elle descendit les Alpes-Tyroliennes pour se dans Venise. s'être positions qu'il occupait. de Scharnitz il entra pruck. avec Ney.

l'avoir le mit en déroute. vous aurez un rôle à y gnaient. il se porta d'Olmutz culbuté. d'Austerlitz. Je lui remis mon maître. a. dit-il lui-même dans ses Mé- « Messieurs. commandée Cependant. '?. le cipité leur retraite à travers les plaines de la Moravie 21. la seconde armée russe. avait opéré.'i. dit-il aux passée cette affaire. par son air de grandeur La nature fait pour lui. en effet. « Je ne pus me dérivée.. capitale de cette province. sur la route et. « appris son arrivée à son armée. ayant chargé de lui porter . et faisait mesurer des dis- il imposait et de noblesse. et. Vers le soir. Savary auprès du czar. jonction Napoléon envoya son aide-de-camp de son ardisait-il.tI8 R~VOLUTION FRANÇAISE. où s'était le terrain généraux qui l'accompaexaminez bien ce terrain. hauteur. qu'avait eues d'aussi mais mauvaises affaires aussi je compris pour obtenir des succès avoir assez d'expéque toutes les facilités l'intrigue sur un esprit qui ne pouvait pas encore rience pour saisir toutes les difficultés conduire à bonne fin tout de l'Europe dans l'hiver année ma lettre. le fit charger. pour le féliciter. (1805) t– L. m'avait ce qui de cette était qui existaient pour à l'horizon politique 18O. Napoléon était entré à Brünn. à cheval à chaque lui-même rencontra avec l'ennemi toute sa cavalerie.~t~–n* i~-––~ les tt. et il aurait été avait beaucoup difficile de trouver un modèle aussi parfait et aussi gracieux. en lui disant que « l'Empereur. Le lendemain. celui où allait se livrer la bataille jouer. J'éprouvai du regret de le voir engagé l'étaient dans personnellement celles de l'Autriche. sa pereur avec Kutusow. Russes avaient préAprès le combat de Zuntersdoff. » C'était. à Olmutz. après parcourant il s'arrêtait tances.i. Il avait alors vingt-six ans. à Vischau. par l'emAlexandre en personne. Savary vit Alexandre fendre d'un sentiment de crainte et de timidité en me trouvant moires en face de ce souverain.

et de venir le saluer de sa part.(1805) EMPIRE. le prenant quelque temps vers l'empereur une entrevue de Russie. . bien entendu. toujours Comme il n'y avait point belles expressions académiques. jatoute de l'empereur Alexandre. » duc de Rovigo. on jugeait aisément dans son langage. nels n'eut où Savary qu'à et des bons sentiments se louer personen lui le congédia ce prince à celle de Napoléon (3). et que. l'ambition à l'état de ne faisaient tous. assez il articulait « Il parlait par phrases entrecoupées fortement mais long. il y aura. » L'empereur Alexandre avait déjà l'ouïe un peu dure du côté gauche. ajoute le plus nuire. 1 Mémoires du duc de Hovigo. pouvoir le calcul de Perrette et du pot au lait. de sa mission il à l'Empereur rendit compte Savary de la jeunesse belliqueuses qu'à voir les dispositions comme inévitable. 99 « cette dépêche. une lettre en réponse remettant il avait été facile à Savary de comprendre. pendant » quatre heures. dra entre les deux armées. il approchait l'oreille droite pour entendre ce qu'on lui disait. le ezar. lui dit-il. n p. d'affectation que c'é» d'une éducation tait un des résultats soignée Après une conversation des grâces du bon accueil. 175. d'armes de vingtune suspension ce temps-là. de sorte que son discours n'était dans il parlait la langue française les et employait sa pureté sans accent étranger. il regardait l'action Napoléon « Retournez. t. ses finales Au reste. vous lui direz ajouta russe rêva que je à l'heure qui lui convienlui propose demain. dans leurs projets de la réduire de la France. à tort et à travers. à part puis. Mais au langage des que l'aveugleIls ses conseils. parlaient « et. qui environnaient jeunes Russes ment dans et la présomption régneraient de ce qu'ils appelaient en effet.

serais rapporté à son équité pour les conditions. (1803) Napoléon fit faire a son armée un Savary partit.60 RÉVOLUTION FRANÇAISE. et je m'en 11 le veut. s'en retourna vée et timide de l'armée française plein de l'idée que cette armée était à la veille de sa perte. Aussitôt. des intérêts de l Europe et de la situation » Sur la de l'Angleterre'. nous nous battrons les Russes 1 Trentième avec Savary. les Ruset afin de mieux tromper mouvement rétrograde. en un mot. Il n'était plus . Sardaigne. « Si c'est je m'en lave les mains. à le voir je ne lui aurais montré que mon armée. quand son aide-de-camp vée du prince. un jeune trompette de céder la à l'Empereur il proposa fin de la conversation. « Après les preau devant du parlementaire. de nuit. du continent. Dès lors. » la contenance réserqui avait pu remarquer Dolgorouki. de fer sur la tête du roi de Belgique et de mettre la couronne là ce que vous aviez à me dire. lorsque je demandais que je ne croyais pas à ces dispositions. il se retira et s'y relieues en arrière. contre son usage. prit une bonne position à trois il En même temps. trancha avec beaucoup d arriver à marches et à Davoust à Bernadotte ordonna forcées. la plus absolue Il était dans l'ignorance difficile à imaginer. Aussitôt il monta à cheval. il alla lui-même des ques1 officier russe voulut entamer miers compliments. C'était. Napoléon était à se promener vint le prévenir de l'arril'infanterie. avec une impertinence surtout Il tranchait tions politiques. comme s'il y eût été contraint. lui réà l'empereur Alexandre allez rapporter pondit Napoléon. Alexandre son premier aideDolgorouki. se livrèrent bulletin. d'ostentation. et. A la suite d'une adressa à l'Empereur seconde entrevue le prince dans les bivouacs de de-camp. à de folles espérances. ses.

ainsi que Napoléon Tout arriva. retranché. '1 '1 61 n mais de la tourner etde question de battre l'armée française. aux abandonil s'éétangs de la et perdus sans pris en défaut. alliée cuer. sa gauche appuyée armée allait grande mémorable. l'avait écouté il dit. de me demander d'évacuer sont dans l'iml'Italie. L'armée Austerlitz que Soult répliqua-t-il. vers Brünn. ont-ils possibilité Quels projets de la France si j'étais battu? » Et donc. sont fous. lorsqu'ils de m'arracher Vienne. Napoléon observait « Si je voulais l'empêcher de passer. dijses mouvements sait-il. par sa retraite pitée. en effet. c'est ici que je me placerais ordinaire si. l'ennemi prit l'offensive. disaient ils. sur chassa et s'avança Vischau. fussent-ils mais je n'aurais qu'une ma droite en je resserre et que les Russes abandonnent ces au nombre de trois cent mille. bataille la retirant hauteurs. la prendre elle n'avait tant fait. que par la lâcheté « Ces gens-là des Autrichiens. en le regardant: parlait. nous nous mettrons n'oserait livrer Ainsi. Des hauteurs de Pratzen. disait Napoléon. et que feraient-Hs vieux soldat le fusil entre ses passant près d'un qui. » en travers.(180b) . » Le « Oh vieux oh pendant là croient soldat qu'il qu'il se mit ça pas comme ça. l'anniversaire d'Austerlitz couvert au sa droite des terrains Bosenitz. par une du couronnement à jamais . que Napoléon persuadé devant et trompé d'ailleurs Brünn. par mont marécageux là que C'est victoire célébrer. où il s'était » Alors. les alliés commencèrent le fatal mouveLe 1er décembre. au contraire. 1 r EMPIRE. jambes et bourrant sa pipe. l'avait prévu. n'y a plus qu'à nous avaler aussitôt de la conversation n'ira « Ces b. de l'Empereur. bataille précide nos avant-postes venait d'éva- alors quatre-vingt-dix mille comptait tous hommes. ils sont ressource. nant cette magnifique position tablit sur le plateau son centre Mœnitz.1 r.

sous prétexte d'emmener les blessés. . (1805) ment rent armée arrivés en plein sur le plateau de Pratzen.62 RÉVOLUTION FRANÇAISE. par une marche de flanc. qu'il faut vaincre ces stipendiés d'une si grande haine contre notre terre. ils me pour tourner pendant qu'ils marcheront présenteront « Soldats me tiendrai mée. on qui ne dé- de l'infanterie où il y va de l'honneur de toute la nation. vous car tout le flanc. avec votre bravoure et la confusion était dans les rangs un moment incertaine. Je moi-même tous vos bataillons dirigerai je accoutuloin du feu. Du haut de son bivouac. votre empereur la victoire ne saurait verriez s exposer aux premiers coups dans cette journée surhésiter. qui semblait tion. si. Napoléon vit avec une indisur le champ venir se placer lui-même cible joie l'ennemi «Cette armée est à moi » s'écriade bataille qu'il avait choisi du jour la proclamaet aussitôt il fit mettre à l'ordre t-il tion suivante « Soldats « L'armée l'armée russe se présente devant vous pour venger d'Ulm. et comme s'ils eussent ils l'abandonnècraint que cette leur échap- compromise. importe tant à l'honneur « Que. française. qui leur paraissait française pât. ils défilèrent. Ce sont les mêmes bataillons autrichienne et que depuis vous avez que vous avez battus à Hollabrünn. constamment poursuivis jusqu'ici. en prolongeant de sa posine pas oser sortir notre droite. qui sont animés nation. de garnisse pas les rangs. le désordre vous portez mais si la victoire ennemis. et sont formidables. et que chacun soit bien pénétré de l'Anglecette pensée. « Les positions que nous occupons ma droite. jour.

lui dit un vieux soldat. peuple. C'était l'avant-garde de la division Legrand que les Russes venaient en de informer du village de Sokolnitz. la vaste plaine qu'elle fut illuminée et retentit d'unoccupait animes « Sire. le front soldats Napoléon de son armée et en allumé des ayant spontanément paille. rapidement . Napoléon avait envoyé savoir d'où il provenait. Apprenant Napoléon monta à cheval pour aller visiter les postes. dit Napoléon. en un moment. ce qui se passait. les Russes suspendirent leur marche ils se contentèrent à se déployer de manière de se grouper sur ce point. et que nous t'amènerons et l'artillerie de l'armée russe pour célébrer l'anniversaire de ton »couronnement. la plus belle soirée de ma vie 1 n un tiraillement s'était à l'extrême Cependant engagé droite. acclamations tu au nom des pas besoin de t'exposer. T\t'\t.tl"F.a victoire Rnl" finira rons par alors reprendre les nouvelles EMPIRE. à pied reconnu. bientôt en 65 . sous une baraque profondément que les soldats repousser faite si bien qu'il fut obligé de le secouer n'auras Queltorches de et dormant lui pour avaient le réveiller.(1805) et « Ctiffa Cette 1:'1. de l'armée. Savary vint Il le trouva couché sur la paille l'Empereur.npour- joints et France de vous la paix que je ferai et de moi. à combattre grenadiers que tu n'auras que des demain les drapeaux yeux. et. Il faisait un beau clair de lune. ques nuit venue. à la pointe du jour. » La secret. en rentrant dans son bivouac. toute la ligne suivit cet exemple. « Voilà. mais la nuit étant venue à s'obscurcir. armées qui se forment sera digne de mon voulut il fut visiter. -1notre et "1"1 nous campagne nos quartiers où nous seront d'hiver. fit appeler Soult. je te promets. reconnaître les feux des bivouacs ennemis et voir le mouvement des Russes sur sa droite.

en avant des hauteurs à marcher se disposait tantin. le commandement Il donna droite lerie à Soult. avec Berthier. de du centre à Bernadotte. formée en colonnes et la cavalerie. à Murat. colonnes de Dwasur les hauteurs de Bagration. bataillons ensuite de chaque régicomme auuns. eut ordre et de toute la cavaen tout hâte Davoust de se rendre au couvent nemie. ment. leur rappelant. mouvement la troisième en cinq colonnes. l'infanterie son armée. la cavalerie d'Austerlitz pour soutenir toute de tous ses maréchaux.~ le lendemain. dit-il au 57e qu'il le Terrible. achever à-coup. aux premiers Ce jour là.64 LI RÉVOLUTION 1 FRANÇAISE. roschau. « Quand l'ennemi la seconde. . Napoléon en profita pour de la de la gauche à Lannes. pour protéger rie. et la cinquième. à ses légions. sur marchant la première sur Sokolet la quatrième de toute la cavalequi se composait nitz. des Russes se fût plus prononcée que l'attaque au madisait-il fait un faux mouvement. se trouvait de sa garde et des grenadiers. entre Blazowitz commandée par le de la droite. Dès s'était Telnitz. ses dispositions. Napoléon. l'armée ai surnommés le matin. en mise alliée. pour donner les derniers par divisions à sa droite. è. (1805) Napoléon droite pour rentra fort tard non sans être inquiet sur sa n. « Souveleurs exploits passés y a bien divisée des années je vous le front Il parcourut il parla à quelques César nez-vous. des la marche et Krutz. L'avant-garde. rayons du soleil elle s'élevait à peine à soixante toute l'armée prit les armes Un brouillard épais s'étant levé toutcinq mille hommes. et l'avant-garde. s'avançait prince Conssous les ordres du grand-duc et la réserve. ordres. voyait entouré Napoléon. 2 décembre. il attendait. trefois l'aile gauche enpour envelopper Raygene tout son état-major Junot. et vingt en reserve.

V. il va se placer sur les derrières et de Telnitz. une canonnade ligne. il faut se garder de qui était auprès » Cependant. sa droite. et d'Autriche. Soult reste maître de leur le centre enneposition et de leur artillerie puis. galopant finir cette campagne » Au même par un coup de tonnerre. culbutées telle. Ses troupes s'avancent au pas mais après trois heures de combat. culbuta un régiment elle fut écrasée français par une charge de la garde de Napoléon.(1805) EMPIRE. elles sont et mises en déroute. Soult. s'élance que toute avec l'armée les deux s'ébranle divisions aux cris de vive l'Empereur! Vandamme et Saint-Hilaire. que son Kutusow occupation reconnaît droite. et à gauche de Pratzen. engami. 5 . assaillie par Murat et Lannes. et veut la réparer. » le canon se fait entendre ennemie avait Tout-à-coup. régnait dans de Rovigo. qu'il veloppés dans de lui. Un grand silence la plaine « On n'eût jamais pensé. et. de sur Austerlitz. à l'horizon. le combat et l'avant-garde russe. enfonçant de son aile gauche. o C'était. voit Napoléon sur les hauteurs venait d'une du en arrière l'ennemi de quitter était position devait décider sa faute de charge. que la gauche déjà débordée. à mesure que le soleil montait le brouillard se dissipait. dit le duc y avait autant de monde et de foudres à extrême ence petit espace. engagé entre Davoust « Soldats devant les rangs il faut s'écria-t-il. instant. importance sort de la bataille. bat de géants. retentissait sur toute la épouvantable dit le trentième un véritable combulletin. voulant rétablir Vainement la garde les communications russe à impériale du centre avec la gauche. Pendant ce gée dans les défilés de Sokolnitz temps. Cette pour nous tourner. des deux empereurs quartier-général Russie cheval. 63 réchal Soult l'interrompre. artillerie. la gauche de l'ennemi était » Déjà toute était rejetée coupée. Colonel.

de en autant de flanc dans un mouvement russe. décidée et les destinées Le lendemain. il félicita l'armée sur lexhamp de bataille de Rovigo. même tout fut enlevé. eut l'expression il faut citer du bulletin le 58s le ce jour valbubert officiel. couronna Telle fut cette immortelle journée. surprise de têtes de colonnes pour l'atqu'on lui présenta tronçons Bernadotte. de prix si vous êtes vaincus. » taquer1. plus de vingt mille de les étangs la glace qui couvrait les dans l'eau. mais je n'en ai vu aucune où la victoire ait été si disait-il. l'enlever pour et serrez vos « Souvenez-vous rangs! de l'ordre revenez plus du jour! vainqueurs. en position. « flrentl'impos43% le H'. débris de leur armée. ne dut son salut Constantin et le grand-duc qu'à la vitesse de son cheval. le de canin. de position et de Davoust. selon mémorable. « Toute la journée fut une suite de manl'armée et qui coupèrent œuvres dont pas une ne manqua. régiments qui. derrière Russie se retirèrent la position qu'ils avaient occupée la veille. luiAlors le centre. sur réfugiés s'abîmèrent Mœnitz. que les soldats appeou la journée de l'Anlèrentla bataille des trois empereurs et à laquelle Napoléon donna le nom de bataille comme celle-ci batailles « J'ai livré trente d' Auslerlitz. qui commandait et la mena battant de la garde russe. le 36«. » relèvera 17-. le 40-. soldats quatre leur dit-il d'une on me à la vie. mille Russes fà gauche mirent bas les armes de les attaques fuyait en désordre. 1 Mémoires Parmi sible » dans les du duc » si peu balancées*. je n'attache après la bataille. niversaire. . (1805) étendards. De pareils traits n'ont pas besoin de commentaires. A une heure Chassée Soult Huit s'étant de l'après-midi. etc. attaqua s'avança. l'enfonça l'infanterie une bonne lieue. Après avoir rassemblé les deux et de d'Autriche empereurs et l'armée française Austerlitz.66 RÉVOLUTION FRANÇAISE. Le général se la cuisse emportée Si vous d'un coup présentèrent voix de tonnerre. la victoire pressée ennemie par était décidée.

plus de trente mille prisonniers sont le résultat de cette journée à jamais célèbre. de vous vous je suis content avez décoré vos aigles d'une immortelle Une armée gloire de cent mille hommes commandée de par les empereurs Russie et d'Autriche. « Quarante les étendards de la garde impériale drapeaux. ou ou dispersée ce qui a coupée à votre feu s'est échappé noyé dans les lacs. cette troisième coalition a été vaincue et dissoute. » En outre. russes et autrichiens que les canons de pris sur le champ bataille d'Austerlitz. supérieur. . Ainsi. en moins de quatre heures. et deux cents francs à celles des soldats. vingt généraux.f1803) même EMPIRE. seraient fondus et serviraient à ériger sur la place Vendôme une colonne à la gloire de triomphale la grande armée. ordonna qu'ils seraient élevés et entretenus. leur dit-il. et leur permit de joindre à leurs noms de et de famille celui de baptême Il ordonna enfin Napoléon. russe. et désormais vous n'avez plus de rivaux à redouter. cent vingt pièces de canon.établis à ses frais. Il adopta leurs enfants. -. a été. par deux décrets datés du il camp d'Austerlitz. accorda six mille francs de pension aux veuves des généraux tués à Austerlitz deux mille quatre cents francs à celles des colonels et des majors à celles des capitaines douze cents à celles des lieutenants francs. et sous-lieutenants huit cents francs. Cette infanterie tant vantée et en nombre n'a pu résister à votre choc. 67 « Soldats. en deux mois.

Saint-Denis ganisation liorations. Panthéon rendu Réorde la presse et de la tribune. successeur du Rhin. et poursuivi par Mu- . Confédération sur le continent. de la Saxe de Napoléon. comte de Naples font leur de Armistice. a cessé de ré1et Josolen- que la dynastie la aile du roi de Bavière. Son entrevue Mission sa retraite. les armées Attitude Signal Sa suprématie Napoléon se rapproche Quatrième coalition. dans de Presbourg. Création de France. Napoléon Ouverture du corps législaMort de Pitt. Mariage à Paris. APOLÉON I passer lui donnât penses bataille promis le Rhin avant avait à ses soldats d'avoir de ne point fait une paix qui des récomla Après parole. Négociations Dispositions des pour la paix Puissances. f édératif Joseph Bonaparte.Napoléon et la Russie. – Silence Améde l'Université impériale. Ils Napoléon entrée Hollande-Duchés. Bonaparte. l'ennemis'était ordre coupé de la route d'Olmutz. retiré en dés- des garanties alliés. générale. sépulture impériale.. publics.la France du 20 juillet entre des négociations. la Banque travaux au ministère. séphine neIle l'Europe tif. retour. de Situation le titre de Grand.Occupation des hostilités. Il leur et assurât tint à ses d'Austerlitz. Napoléon prince Joie Eugène la paix. la paix de Presbourg. (*805) CHAPITRE III.déclare avec à avec du Napoléon. après Système Le de du Munich.-Rétablissement grands de de l'église Restauration au culte catholique. et de la Hesse prussiennes. – Rér. roi de Louis roi de Naples. de la Fox. demande d'Autriche L'empereur assurer Ruse d'Alexandre pour Traité gner. gorien. de Pitt – Traité Prusse. du calendrier gréflefs de rEmpire.Rupture téméraires par de la Prusse. Mort de Fox.(ÎS RÉVOLUTION FRANÇAISE. publique décerne Le sénat à leur réformes. solutions en est proclamé protecteur. Haugwitz.

me promet je en con- avec l'Angleterre trêve pour l'armée l'empereur puis vous vaincre. l'empereur envoyé le prince de Lichstenstein auprès lui demander une entrevue. ding. ce prince. en feu le continent le commerce qui mettraient pour s'assurer du monde. princes convinrent de la paix furent signés. » C'est l'intention autrichien vous vers de Alexandre. l'empereur reçois dans « Je vous pas d'arriver. le seul palais que j'habite depuis deux mois. désavouer les Anglais répétait-il. les deux empelui dit Napode ne plus me en s'embrassant. feux et attendit qui ne tarda partit d'Austerprès de Scharwitz. il fit faire des. d'Autriche de Napoléon avait pour cette position désespérée. » François pas de « Ce sont des marchands. II ajouFrançois qu'il abandonnait de l'Angleterre. Le 4. à neuf heures litz. du matin. en envoyant conversation le monarque répliqua Vous pouvez d'ailleurs un de vos de deux officiers heures. Dans où il s'était il avait été contraint cerné vu bientôt à Gœde se réfugier par l'armée victorieuse. d'Autriche parti de votre habitation. disait-il. dans sa querelle la France à faire également entièrement les affaires intérêt. . de Russie demandait d'un et armistice. l'assurer. Napoléon à ses avant-postes pour se rendre A son arrivée. répondit en souriant François II II ne craignit qu'elle doit vous plaire. « II n'y a raison » et il sollicita une dit Napoléon. si Votre Majesté dre passer je laisserai promet qu'elle retournera en Russie. » Ces deux les préliminaires ta que l'empereur sa paix séparée. 69 rat et Davoust. « Elle est cernée. ajouta-tà l'empereur Alexanil. Votre Majesté « Ainsi.(1803) EMPIRE. je désire faire une chose agréable me son armée. russe. » lui dit-il en lui faisant les honneurs « Vgus tirez si bon de son bivouac. et n'y prenait plus aucun a point de doute. Après une reurs se séparèrent léon en le quittant. cependant.

Napoléon de de l'empereur auprès Savary et comme à la capitulation. fois que c'est la première Pour homme de moi. de l'empereur à Savary et cependant c'est des détails vous l'art Alexandre. » elle de la guerre donne l'Empereur. arriva Savary aul'armée russe. dit-il. çois II. sitéenvers d'Allemagne l'empereur ma victoire. et lui fit connaître Et Savary l'objet de sa mission prince. il ne demande pressant. « sortit des États autrile désir de l'empereur que son armée la et par la route militaire chiens dans le plus bref délai que en faisant chaque jour le chemin ordinaire plus courte. Non. Je le suis aussi. inférieurs sur la prière demanda lui dit-il. mais comment prendre niez plus vite que vous n'êtes venu la route miliune autre règle pour se fixer. que d'admettre 1 taire et la distance d'étape. pour savoir s'il adhérait Franlui répondit je vous le jure. . du triste résultat de sa généros'il eût eu le pressentiment « Cet homme. bataille c'est la quarantième que fruit de quinze ans de gloire. il est bien votre maître exige donc que je m'en aille bien vite? pas que vous retourNon. ft fut introduit par le prince Czartorinski ce cc De quoi s'agit-il ? » lui demanda près d'Alexandre.70 RÉVOLUTION FRANÇAIS19t'~J'–T7~ (1805) faire la guerre. guerre. puis-je me retirer Hé bien soit. Déjà •Pendant du sur. car j'aurais pu suivre mais enfin russe et autrichienne toute l'armée et prendre » larmes de moins seront versées. Je n'ai jamais 11 m'a au secours de l'empereur d'Allemagne. fait une troupe en marche. « Mais. « Vous étiez tous Sire. répondit Savart. venu J'étais donc dans ma capitale. Je m'en avec vais de me mesurer eu la prétention je vois le feu. dé» Aussitôt. Cela est vrai. ma parole. et je tiendrai pêcha son aide-de-camp Russie. c'est un grand lui. sûr étiez la journée supérieurs Alexandre à moi. à minuit. Davoust. répliqua » Alexandre. pour la marche de chaque jour en mais. 2. cet entretien. les points d'attaque. j'y consens Sire. votre pasûreté ? Quelle garantie faut-il pour cela? » Je vous la donne role. quelques de au quartier-général le 5. Sire. me fait faire une faute. fait dire qu'il est content.

son mouvement. a changé l'adresse. de Haugwitz n'étant arrivé à Brünn que la veille de la bataille d'Austerlitz. la depuis le traité du 3 novembre. qu'il se défendit d'avoir pris part à la capitulation qui le sauvait avec « comme son armée si les Français dit Napoléon n'avaient pas dans leurs mains son propre écrit par lequel il priait le maréchal Davoust qui avait la marche de son corps suspendre avait négociation pour une capitulation1. « Voilà. en conséquence Signé: Alexandre. Celle-ci se mit en marche sur trois colonnes et se dirigea sur la Pologne. pêcha en même temps un courrier marche des Prussiens qui. l'ordre de laisser porta. « J'autorise les qu'il deux on lesquelles du passage de l'armée dans et porte connaître France «t qu'il la date au sont est en du ce général qu'il n'était l'avait envoyé russe à Var(Davoust). inutile de sacri- au crayon. par journées d'étape. passer l'armée russe. De son côté. tous les prisonniers de sa garde. français moment empereurs d'AUettiagnè dans cette y a. . le roi de Prusse avait envoyé à Napoléon le comte de Haugwitz. un armistice fier plus de braves gens. Napoléon avait ajourné le comte vint le féliciter de sa victoire Après la bataille. Merfeld à faire et dé 4 décembre. Alexandre partit pour Saint-Pétersbourg. à Berlin. ayeo mission d'obtenir satisfaction pour la violation du territoire mais d'Anspach par Bernadotte M. son audience. d6 attendu qu'il y » Alexandre dépour presser de Potsdam. voya sans échange A peine Alexandre eut-il assuré sa retraite. coupé d'armée sa retraite. Napoléon voulant lui donner une nouvelle lui renpreuve de sa générosité. » C'était lui faire voir des intentions Il lui parla Il est écrit le général dont la for- pas dupe Totd près dé loi. quand Savary de la part de Napoléon. avaient pris les armes. sous prétexte qu'il 71 y avait lui ap- négociation pour une capitulation. tune un compliment répliqua l'Empereur. que en conférence. cebHlet.(1805) avait suspendu EMPIRE. n partie.

venu qu'on le ferait occuper il à Vienne était retourné ce temps. comme dépôt jusqu'à la paix. ce que à Breslau. à deux fois avant de vos alliés. avec moi ? Il serait plus honorable celle de votre maître fait la guerre. Pendant Napoléon de la Presbourg pour le lieu des négociations ^t choisi .72 RÉVOLUTION FRANÇAISE. Cependant gleterre. livrer bataille. francs à de faux amis. ennemis pare de vous je préfère des pour traiter toutes Si vos pouvoirs ne sont pas assez étendus moi je vais marcher en règle. la Prusse acpar le roi de Prusse. Bien que M. à son envoyé son mécontentehautement sides. signifiait où elle était cet autre encore enfin. parce que j'y aurais regardé Vous voulez être les alliés de tout le monde. je ne m'y oppose pas. ou je me sési vous restez avec moi. de Haugwitz présenta du roi graviat. mettez-vous ces questions-là. armée. qui venait d'adhérer un traité de suben signant avec l'Angleterre à la coalition. quoique vous pour lui de m'avoir loyalement vous eussiez au moins servi n'ayez aucun motif pour cela. Il assembla de l'Ansans la ratification le Hanôvre voulait pas accepter et il fut conla sltuation était pressante. » sur mes ennemis. communiquant corps russe qui par la Prusse avec la grande franche. M. témoigna on ne son conseil.Dans la France son mardu Hanôvre etcédaità lapossession ce traité De retour à Berlin. est-ce une conduite que ajouta-il. (1803) sovie et de son arrivée il lui demanda était en Hanovre. je veux de la sincérité. de Haugwitz n'eût reçu mission que de déclala Russie. « Monsieur. il prit cepenrer l'alliance de son gouvernement avec se flattait dant surlui de conclureavec Napoléon un traitéqu'il cela n'est de faire ratifier ceptait ce traité. il faut opter entre eux et moi. ment de ce qu'il avait fait. à la ratification mais ce prince. partout où ils se trouvent. Si vous pas possible mais voulez aller vers ces messieurs.

exemple et à faire campagnes.(1805) EMPIRE. Cession par l'Autriche reconnu comme de ces États au royaume d'Italie Napoléon roi d'Italie. que helvétique régie par batave dance de la république principales l'indépendance l'acte de médiation. stipulations commencé l'abaissement de l'Autriche. » continué de Campo-Formio. et j'éprouve la nous célébrerons les plus tendres d'avance émotions mémoire de ceux au champ imiter leur qui. Giulay. sourit à mon cœur. qui « compléta. de la Souabe entre le duc des possessions les électeurs de de Bade. le Tyrol cédés à la et le Vorarlberg. dans ces deux et le monde d'honneur. dans ma capitale. et après nous le bonheur de notre patrie et les du premier fête aux pre- que je vous verrai tous. Le 29 décembre. clusion rendre de la paix. avant six mois. nous verra plus sont morts tous prêts à que nous n'a^ encore . rangés autour de mon palais. 73 le 26 décembre. partir pour me et des accordé de l'avancement à ceux qui se sont le plus distingués je vous récompenses Vous avez vu votre tiendrai tout ce que je vous ai promis. avec vous vos périls et vos fatigues je empereur partager de la grandeur veux aussi que vous veniez le voir entouré et de la splendeur qui appartiennent Je donnerai peuple de l'univers. le Burgaw. reconnues de la Républiet l'indépentelles furent les partage dit de ce traité. Bavière. par le traité Mignet. de Wurtemberg et le margrave comme rois. Napoléon « Je vais. « Soldats au souverain une grande vous y serez tous. elle fut signée par les plénipotenpaix et le général le prince de Lichstenstein tiaires Talleyrand réunion des États Vénitiens. miers jours de mai à Paris irons où nous rappelleront intérêts de notre l'idée gloire. par celui deLunéville. et le prince reconnus Bavière et de Wurtemberg de Bade comme grand-duc. J'ai à son armée la conannonça leur disait-il.

à vingt mille Anglo-Russes. par son ordre. Napoléon apprit qu'au mepris d'un traité conclu deux mois ses ports Naples venait d'ouvrir à son armée Aussitôt il annonça avait cessé de régner. de Naples que la dynastie d'exéle général Saint-Cyr et se rendit à Munich. (18M) vons fait. la cour de auparavant. Le 26 janvier 1806. Napoléon et du mariage du prince faire part du traité de Presbourg Eugène apprit prince l'Italie. il fille du roi de Bavière avec la princesse Augusta. l'Empereur dans Paris leur entrée solennelle siasme m éclata sur leur passage. et chargea cuter ce décret. avait décrété triomphal serait consacré à Napo- Déjà le sénat 1° Qu'un léon monument de Sa Majesté imen corps au-devant 2° Qu'il se rendrait de l'admiralhommage périale et royale. il partit où. ce jeune au sénat qu'il venait d'adopter également à régner après lui sur pour son fils. s'il le faut.74 RÉVOLUTION FRANÇAISE. et l'Impératrice le plus grand firent enthoule On décerna à Napoléon . ou qui se laisseraient » du continent. et lui présenterait du peuple franet de l'amour de la reconnaissance tion. Cela fait. qui voudraient attaquer séduire par l'or cornotre honneur. contre ceux de Schœnbrunn était arrivée depuis quinze Joséphine au sénat pour lui écrivit de cette capitale jours. et qu'il l'appelait aux fêtes et Joséphine présidaient que Napoléon les grands corps de ce mariage qui eurent lieu à l'occasion à célébrer dignede l'État et la ville de Paris se disposaient Pendant ment leur retour. des éternels ennemis rupteur Sur le point de quitter Vienne. çais. etc.

nent les différentes débris du grand les souverains parties. » Après avoir compromis quée. de son armée lui ai accordée. Battue pour la troisième se retira humiliée. par la violence. était il était mort en s'écriant après « 0 la la situation de l'Europe le 2 mars dernière s'est la session partie de l'Europe mées n'ont cessé de ne plus couronne sans fait partie l'Angleterre. et les constitutions La Russie qui en gouverne doit le retour des que je d'Au- session. la Russie gardait une attitude la Prusse. de vaincre que lorsque je leur ai ordonné combattre. la plus dit-il.(1806) de grand. disait-elle. Napoléon « Depuis ouvrit votre arrivés. grande Mes ar- prême. 78 furent avait déjà reçue. qu'au bienfait de la capitulation Maître de renverser le trône impérial La conduite du cabinet de Vienne je l'ai raffermi. sanction à Austerlitz. et les drapeaux conquis voûtes de Notre-Dame. coalisée avec législative. pleurait Pitt avait vu tous ses efforts -perdus. et l'Angleterre. Pitt était française. se voyait condamnée à subir l'alliance dans mort. en expiahostile. La presqu'île de l'Italie tout entière J'ai garanti. D'ailprotestations qui m'ont été faites par son souverain. . La maison de Naples a perdu sa retour. par le contre-coup sur sa tombe. mais non désfois. sera telle que la postérité ne me reprochera pas d'avoir J'ai ajouté une entière confiance aux manqué de prévoyance. la coalition L'Autriche se plaignit tout bas d'une paix « extorarmée. A la nouvelle du traité de Presbourg. aux suspendus A la double titre EMPIRE. et croyant les derniers jours de l'Angleterre mon pays » Telle paix de Presbourg. l'honneur de ses armes pour échapper à une perte certaine. déjà troublée son triomphe de Trafalgar d'Austerlitz. venait que l'Empire de s'ajouter à Austerlitz celle de la victoire. tion de ses perfidies. comme chef suEmpire. triche.

Schimmelpenninck gouvernait. seph de l'Empire celle de grand-électeur il joignit à sa dignité Ainsi que et le retint ainsi 'dans sa dépendance. Napoléon éleva au trône de Hollande charson frère Louis. victoires française il le donna à son frère Jode Naples. pas Je elle dut encore à la France elle fut conquise Qu'elle vous doive donc des rois qui protègent mais ne cessez jamais ses lois et sa religion . se tournant même douteuse. Je serai toujours rai jamais le moment. français. sous le nous l'avons dit. et. pour bases les stipulations prenant Nade ses ennemis. la haine implacable Mais. (1806) leurs. dit-il à la députation confier officielle. des sentiments nom de grand-pensionnaire. résolut de le changer II n'avait que trop appris à à qui le joug de Philippe nation. sa suprématie à étendre de venait l'armée non interrompues. « Prince. la Hollande par les sefut l'alliée ne dépendent des cours étrangères. le royaume conquérir mais en le reconnaissant pour roi des Deux-Siciles. prêt à la conclure en » du traité d'Amiens. « Je ne pouvais. d'une main infidèle. d'obéir. voulant déjouer les projets Napoléon la République batave: et des Anglais sur des orangistes cette Vainement en royaume. à Napomanifesta le gouvernement détester monarchique. connaissant d'une longue poléon vit bien que cette paix ne serait pas il s'attacha l'action de la coalition. et pour entraver Par une suite de sur le continent. ? durée.76 MfiVOLUTTONFRANÇAISE. ses libertés. elle le trouva invariable. ce pays. les hautes destinées de ma couronne et des dispositions de mon côté. régnez sur ces peuples vers son frère leur pères n'acquirent de la France. cours constants leurs de l'Angleterre son existence. contrainte léon ses répugnances elle se résigna. que indépendance Depuis. je n'en retardedésire la paix avec l'Angleterre. lui dit-il. je ne pouvais gée d'en faire la demande du nord à la garde ma frontière les places fortes qui couvrent » Puis.

et fit préparer dans les tombeaux de Saint-Denis une place pour sa dynastie. et Bernadotte de celles de Bénévent et de PonteTalleyrand Corvo. semé le germe d'un système vilèges princiers il rétablit le calendrier féodal. et à ses ministres. en duchés. « guidé. Vicence. Élisa rains Bacciochi il donna et Caroline Murat des établissements souveà la première la principauté de Guastalla. disait-il dans son message du 30 mars au sénat. théon au culte catholique. Padoue. Berthier de la principauté de Neufchàtel. les équipages. l'Isqui en était le fondement trie. à de Lucques et de déjà dotée des principautés celle de Massa-Carrara à son beau-frère Murat héréditaire la seconde. je jetais de tous côtés des ancres de salut au fond de la mer. Napoléon. Après s'être créé ainsi deux grands feudataires. Cadore. Feltre. Pauline Borghèse. le Frioul. Trévise. » érigea la Dalmatie. 77 d'être » Ainsi que le royaume de Naples. lande devait faire partie du grand Empire. et l'impôt sur le . D'autres actes non moins aristocratiques se succédèrent il abolit la taxe somptuaire sur les chevaux. la souveraineté des grands-duchés de Berg et de Clèves qu'il s'était fait céder par la Bavière et par la Prusse. a-t-il dit à Saint-Hélène. Quels appuis plus naturels pour moi que mes proches (4) » II en outre. Conégliano. l'ordre social et le trône par la grande pensée de consolider et la base.(1806) empire. la HolFrançais. Bellune. Rovigo. investit. et créa six autres fiefs dans le royaume trois dans les duchés de Parme et de Plaisance. grands fiefs de l'Empire. Piombino. et créa à ses trois sœurs. « Je sentais mon isolement. Bassano. en commençant la restauration des priet territoriaux. Après avoir. plus tard à ses généraux C'est ainsi de Naples et qu'il donna semblait s'efforcer que Napoléon chaque jour de fermer les voies de la révolution à laquelle il s'était substitué. restitua le Pangrégorien.

les droits soumit sur le sucre et les octrois furent augmentés il le palais impérial à un règlement digne de d'étiquette tout ce que la la cour de Louis XIV. condamnaient tribune n'osaient n'était plus qu'un corps chargé d'enrégime. De Valogne Bastia.78 RÉVOLUTION FRANÇAISE. et d'immenses importantes il créa l'Université la Banque de France. de Caen à Honfleur. comme les parlements au silence. On et de Nantes Sedan. sur le Rhin. les rescrits impériaux. sur le d'autres on en établissait Cher. entre les fabricants les différends temps. réformes améliorations. il réorganisa des ponts-et-chaussées. d'Alexandrie nouvelles s'ouà Monjoie des communications la-Chapelle et sur l'Isère. de la Belgique tels que tracés. Napoléon joile canar de Bourgogne. . on jetait des ponts sur la Durance vraient. révolution si contre des actes qui blessaient protester les des lois oppressives les sentiments nationaux. En même et les ouvriers. sur la Loire et sur la Saône. de la d'éducation des maisons pour les filles des membres des conseils de prud'hommes pour régler Légion-d'Honneur. le corps des ingénieurs impériale. & (1806) 1 sel. à à la Hogue. de grands travaux s'opéraient sur tous les points de l'Empire. sur la Meuse. De grands canaux étaient en exécution gnant le Rhin d'Arles et les canaux celui de Saint-Quentin. Ni la presse. le canal · d'embranchement ou étaient commencés autres quelques de à Aigues-Mortes de Beaucaire ceux de Saint-Valery à Brest. d'Ajaccio d'Aixde Paris à Mayence à Savonne. vivement et le sénat. registrer du gouvernement la grandeur Telle était cependant impéson despotisme par la gloire. le canal au Rhône. par rial. qu'il savait couvrir sous l'ancien des Ainsi. et l'on vit reparaître ni la avait voulu effacer à jamais. de Niort à La Rochelle voulait faire « quelque embellissait dont Napoléon Paris.

malheurs qui vers la Russie les unissait. timent de sa duplicité. trouvât dans l'acquisition de l'électorat une compar M. et comprît que son intérêt était dans notre alliance. à ses périls en concluant avec léon une paix prompte et séparée. Après la Prusse prit enfin possession du Hanôvre. Dans cet état de choses. soit qu'elle soit qu'elle du roi de Prusse. berg. en effet. de colossal. prolongea politique cent soixante mille hommes restèrent en magne campés Souabe. avoir donné un Après libre cours à son humeur la France. avec l'Angleterre. surprise le 4 juin. fut écarté M. nos jours. était hostile à la France. le comte des humiliations de ce qu'elle elle rompit ouvertement pensation perdait. Le premier M. de Hardemberg des conseils de Haugwitz. officiellement la guerre.(1806) EMPIRE. triche Berlin. autre côté. écrivit à Frédéric-Guillaume reau tant que qu'il ne remettrait pas l'épée la Prusse n'aurait pas rouvert dans le fourau ses ports ne se fiant point à ces preNapoléon mières avances de la Prusse dont il connaissait trop bien la le séjour de son armée en Allemobile. » disait-il. osa l'accuser de n'avoir « pas été insensible à la pluie d'or. contre chagrine . et fit entrer dans déclara. d'un tel changement. 79 chose de fabuleux. d'inconnu jusou'à le cabinet de Berlin continuait à subir le chàCependant. sans nombre. et remplacé chef du parti français. Alexandre. se tourna au nom de l'amitié qui Naen Bavière et la Prusse. sa cause le roi de Suède. » en se vendant aux Anglais. pour le perdre. et sur les bords de l'Inn. Ce prince. Napoléon. de Hardemministre. allaient fondre et conjura de l'arracher le roi de Prusse sur les pressentant sa monarchie. lui qui. et prêts à marcher menaçant sur Vienne l'Auet sur pavillon D'un anglais.

reux tableau qu'étalaient. ou ébranlées renversées plus salutaires de la à la politique enchainées la Hollande. elle lui avait donné la dostérile pour la Grande-Bretagne commerciale la suprématie les mers. pacification s'était conle parti de la guerre en Angleterre il n'y avait pas Dans le Parlement affaibli. même des vœux pour la paix qui fissent tourner de Pitt on la desirait aussi. la paix comme le but glorieux il devait rechercher la tente de son trône. Le mal était grand. le plus ambitieux du peuple sasier l'orgueil acheté de avait-elle Mais à quel prix la Grande-Bretagne les les barrières tels succès? rompu partout. Ce- les uns la voulaient laient la comédie . France tel était le doulouaffaiblie. songea changeant sérieusement de langage tout-à-coup à renouer avec Napoléon à une et d'attitude. Tout semblait mort de Pitt. sidérablement que les wighs parmi les disciples disaient les chefs A la générale. les wighs et les torys sincère que recommencer » Il y eut alors rapprochement mais en votant pour la paix ne voules autres et durable. la Russie vaincue et humiliée. peutdu continent. fondateur de passer sa vie sous Napoléon ne pouvait désirer dynastie. dans toute sûr à l'amour entre des Français. l'Espagne. Chef d'un grand peuple civilisé. misères et de l'Europe mais c'était bien mériter être irréparable sérieux pour y mettre de l'humanité que de tenter un effort d'une un terme. du traité d'Amiens. « Sans doute. immense. des relations pacifiques. considérablement l'Autriche les aux yeux du peuple anglais. L'équilibre la Suisse l'Italie. la Prusse subjuguée.gQ RÉVOUJTION FRANÇAISE. (1806) Alexandre. et son titre le plus la garantie de ses travaux. sur toute mination des denrées du commerce le monopole sur tous les marchés. n'avait pas été la guerre de l'opposition. de la terre. coloniales Il y avait là de quoi rasl'Europe.

81 pendant. de total dans la politique s'ouvrirent des négociations demanda mais l'Angleterre que la son alliée. son noble caractère. à traiter taisaient V. » mutuelles les instances de l'Angleterre de la Prusse et directement des vœux se sépara de son alliée. Bientôt. la moitié à Trafalgar. Bientôt. à l'autre avait Si l'une la suprématie sur vaincu à Austerlitz. cabinets. avait vaincu mers. ses faveurs avait donné. de signer une paix honorable. écrivait Fox. aux extrême à ne se présenter sur son heureuse alliée. Aux conquêtes de Gènes du l'Angleterre Tyrol. à la rigueur on le concevait. opposition son amitié à la tête duquel au système de son partis. ? Oui. de la Dalmatie et de Naples et aux toutes ses acquisitions dans l'Inde pouvait opposer Antilles. de Venise. avait réparti La fortune également et la France elle leur puissance des sceptre du continent. la Russie sur de l'Autriche.(1806) EMPIPE. Si elle traitait sous séparément il lui serait avait donc impossible un intérêt échec. Que la Grande-Bretagne son côté le prince Czartorinski. Sa sage un momentané entre les deux de fusion. vaincue du champ de bataille sa considéraune profonde le coup d'un attel tion et militaire en avait reçu politique teinte. et demanda avec la France. fut placé rival. « Veut-on. faire présager l'Angleterre. Veut-on que nous » disait de fit une paix séparée. Elle négociations qu'appuyée Telles étaient les dispositions et de la Russie. Ainsi toutes les cours la paix aux cris de guerre 6 pour dont . entre les deux Russie traiter traitions « intervînt changement en effet. entre cette le à l'une l'autre conjointement avec la Russie séparément ? Non. comme tout devait pour Napoléon. sortit un l'illustre de cet accord ministère Fox. au contraire s'éLa Russie. de leur fortune militaire devait se reproL'égalité duire tait dans retirée les négociations.

» Par des vengeances de l'Autriche. rité sur la confédération.82 RÉVOLUTION FRANÇAISE. tous les princes de l'empire « demandaient à s'allier à elle par un lien fédéla France. pour dans succédé deà trop exagérées Habitué à lire tromper Napoléon les plus cachés les desseins pacifiques sur leur but de de si nomlui pardonner qui ne pouvaient tant d'accord breuses défaites. dans toutes ses la compromettant avait perdu son prestige et son autoVainement elle voulut ressaisir sa achela guerre de 1805 et le traité de Presbourg suprématie de son impuissance et du changede la convaincre vèrent ment total qui s'était opéré dans les esprits en Allemagne. . dont sous le nom d'Étals confédérés de Bade et de Berg. l'Allemagne. ratif qui les affranchît suite d'actives et secrètes le 12 juillet. l'électeur de Ratisbonne et se déclarèrent indéprotecteur. par lequel étaient les rois négociations. voisins de Depuis lors. ses ennemis. l'abus qu'elle avait querelles. depuis soit par ses défaites. Peu à peu. (1806) elles retentissaient paroles étaient secret. fait de son longtemps. il y a si peu de temps. du Rhin. avaient Mais ces démonstrations de conciliation. de Hesse-Darmstadt. et de Wurtemberg. proclamé Une diète siégeant de toute puissance étrangère. il vit bien qu'ils ne mettaient et sa vigilance la paix que pour endormir à lui demander Alors. de il résolut vers l'empire germanique jetant ses regards se placer dans une position telle que la paix ne pût leur sersa puissance. se donner le temps de former une nouvelle coalition. en effet. vir à miner et à détruire Déjà brisée dans son unité par les guerres de la réforme. treize princes de Bavière un traité souverains fut signé dont les principaux les grands-ducs et le landgrave pétuité de l'empire confédération Napoléon pendants fut à perse séparèrent s'unirent entre eux par une germanique. pouvoir l'Autriche en aspirait soit par à l'indépendance.

Après ce grand acte politique. et États princes lui. Francfort.(18°6) a à EMP. sous 1 '1 83 VJ . germaniqne devoir envers l'empire de leur ~e. de la France. en y introduisant un régime uniforme de législation. à faire cause commune avec la France dans toute guerre continentale. soit en portant le dernier coup à la noblesse c'est-à-dire à cette foule de équestre.BS. l'empire établi par Bien que formée à Charlemagne. comme empereur et roi. dit Mignet. n'avait osé concevoir. « Maître absolu de la France et de l'Italie. les confédérés notifièrent à la<liètede Ratisbonne leur séparation du corps germanique. ils s'obligèrent à fournir soixante-trois mille hommes et la France deux cent mille (5). réduit au titre d'empereur héréditaire il régna sous le nom de d'Autriche. l'avantage cette confédération favorisa les intérêts de soit l'Allemagne. François II renonça formellement à son titre et de roi des Rod'empereur d'Allemagne il déclara mains dissous les liens qui l'avaient attaché à délia les électeurs. outre. en Allemagne. de la Suède par le traité de médiation. pour l'Autriche qu'à se résigner. avant lui. en cette qualité. Ceux-ci s'enen gagèrent. de et dela confédération Wurtemberg contre l'Autriche duRhin. des rois de Bavière. Après le coup il n'y avait plus d'Austerlitz. jouissaient de grands et nombreux privilèges. et il disposait. fut tout-puissant Napoléon sur le continent. Par un acte du 6 août. d'administration et d'impôt. Ainsi finit. François 1er. les intérêts des États confédérés. devait régler Le 1er août. il l'était encore de l'Espagne par la subordination de cette cour. et. la présidence du prince de Ratisbonne. et seigneurs de princes qui prétendaient ne relever que des empereurs. après mille ans de durée. et. que nul souverain. de et de la HolNaples lande par ses deux frères. et. dans ce cas.

russe. et de dégager la Prusse ration de l'Allemagne à le 20 juillet. après la paix d'Amiens. trefois. se faire le protecteur sa gloire dans la Mais. revint nacer la Prusse. à elle. qu'il aurait voulu fonder de former une Il lui fit proposer la durée. rendu. plus de motifs pour n'ayant Napoléon. eût la Prusse. ayant cherché de l'Europe. lui garantissait ou de ceux qui des États du nord de l'Allemagne. signé sans clause de réserve. M. quand elles apprirent et leur dépit furent extrêmes. appartenaient entrer la couronne impériale dans la maison de Brandebourg. dont rien ne surtout. le désir de hâter maître à négocier et l'Autriche. Il aurait et eût du nord et du midi de 1 Europe été le contre-poids Mais la cour de impossible. car c'est sur son alliance. toute coalition la grande de cette pensée Berlin n'était pas à la hauteur de sa ne respirait ame de Frédéric plus dans les conseils foi maladroite. cette paix. qui devait finir par la dépendance tinent ou par sa propre ruine. A la nouvelle du traité de la confédération . dans la pensée de Napoléon. dérateur à il se condamna et sa vie dans les conquêtes.g4 b4 RÉVOLUTION nn"v~A" FRANÇAISE. Ainsi constituée. (1806) en mainpu. auavaient fait place aux nobles passions qui la dirigeaient du Rhin. avant tout. signa. et la Prusse. politique. une mauvaise Une haine aveugle. avec la cune un plénipotentiaire chargé de négocier la paix le traité de la confédéFrance mais. Paris. leur surprise son avait déterminé la qui Toutefois pensée que croyant la libéétait. assurer la paix tions devaient avoir lieu le 15 août. ration du Rhin. l'envoyé de paix entre la France et la Russie. par là. de la France et le motenant la liberté. semblait medu continent. fédération et de faire à l'empire encore germanique. » la Russie avaient envoyé chaet 1 Angleterre Cependant. des préliminaires et dont les ratificaCe traité. Pierre d'Oubrill. domination du conune longue lutte.

à la tyrannie germanique 85 elle gémit sur la diset sur l'abaissement de des libelles fit répandre. devience que sont » dans ses devenues la Hollande. et de se porter sur les frontières de la Prusse et de la Saxe. s'écriait le publiciste Gentz. le Hanôvre de lui arracher pour que nous méditions Après avoir elle résolut de le ralune guerre secret qui exis- . sacrifié l'Autriche lumer eut l'infamie de lui c'était an tour de la Prusse.(1806) elle cria à la trahison. avaient voulu nous tromper en se faisant Napoléon ne douta plus du concert taitentre ces deux puissances. la domination de la France en Allemagne. et même l'assassinat. en 1805. se plaçant sur la défensive. prêcha l'insur- d'attitude à Bernadotte de s'emparer changea de Nuremberg. de Haugwitz des notre ambassadeur avait demandé il n'avait reçu que sur ce brusque changement. à sa politique: elle avait. l'intervalle l'inimitié avait qui divisait les deux cabinets cernée le grand-duché de Berg et la sur toutes les parties de sa fron- espérances il ordonna Prusse. On en appela à la patrie alle« L'Allemagne. génie de toutes les coalitions contre la France. explications et la évasives. solution de l'empire l'Autriche contre elle EMPIRE. et. déjà mis trois fois le feu au continent. L'Angleterre livrer révéler le secret et de lui de ses négociations avec la France. ses il attendit les évènements. sur la la Suisse et A sa voix. secrètes des sociétés rection mande dra-t-elle l'Italie?. par ses agents. Napoléon Dans en vain cessé. En même temps il fit avancer des forces nombreuses Prusse tière sur l'Ens et dans fut bientôt occidentale. Il était évident que l'Angleterre des réponses de Londres et de Berlin Prusse simulée. Trompé où l'on s'y formèrent. tout-à-coup à M. Ils ne tardèrent pas à justifier le mauvais Il était réservé à l'Angleterre d'être prévisions.

toute-puissante aux affaires. s'évertuait les jours. M. revers aux plus leurs épées sur les marches Le vieux dû rendre en chef. roi On se croyait comme si on eût oublié française jouait avec la révolution « C'est un feu de paille que nous éteindrons quand Valmy. aiguiser de France. n'était de fureur. » disait le premier M. ministre. à l'envi. de voler aux armes. Bientôt le restituer de l'armée pour la mobilisation et eurent lieu dans les provinces. des officiers Dans à sauver que le génie dans l'armée à venl'Europe celui qui avait à humilier dont elle le délire d'orgueil par leur appartenant insolemment vinrent de l'hôtel du ministre que son âge et ses mais qui ambitionnait pour ne pas rester en les rues. Lefebvre. communiquant aux résolutions 1 armée. au langage en« Il semblait. des camps. Vêtue de l'unitrès-active commandait électrisant elle se transportait les troupes par sa présence. duc de Brunswick. plus sage. sur l'esprit du roi. les réunions naissance.86 RÉVOLUTION FRANÇAISE. belle et hardie. de Hardemnous voudrons. des levées extraordinaires se mirent en toutes les forces de la monarchie prussienne mouvement. des ordres furent donnés Jeune. Rien que la guerre Prusse une explosion la ratide venger cet affront. A cette nouvelle. (1806) il y eut en à S. la force invincible résidaient de la guerre. thousiaste prussienne ger la honte abaissé était tant saisie. de couronnes. raires. . britannique. On parla d'empêcher capable fication du traité du 20 juillet. A la tête du parti de la guerre était la reine. On s'exaltait des jeunes officiers. elle prenait une part forme du régiment qu'elle au milieu et leur blesse. les plus la notémé- le feu qui l'animait. hautes familles. qu'elle était appelée d'Ulm et d'Austerlitz. poussaient on encore au temps du grand. auraient le commandement arrière du mouvement. dit M. berg. La cour. Tous de la garde.

la Thuringe. faire retomNapoléon n'avait qu'un but ber l'odieux de cette guerre sur ses ennemis et se reposer ensuite sur son épée du soin d'y mettre fin. Après avoir armé l'Angleterre s'agita auprès de la Russie pour l'empêcher de ratifier le traité du 20 juillet. Là. mille hommes. » la Prusse. et de s'avancer à marches forcées sur la frontière Puis il écrivit à prussienne. « Si la Prusse de cette était dés- de paix. ayant outre-passé Le 15 août. disait-il consent à faire rentrer et annonça d'eux. d'hymnes patriotiques et de chants de guerre1. 87 les théâtres. prêt il alla au-devant à régler ses mouvements à l'ambassadeur arme. retentissaient publiques. M. Frédéric-Guillaume la Prusse avait jeté le gant du combat la France devait le révéler. en effet. ordonna à tous les grand coup avant l'arrivée de se rassembler sur les corps de son armée d'Allemagne frontières de la Saxe et de de l'intérieur disponibles une levée de cent décréter Ainsi.(1806) EMPIRE. de l'Europe . en personne que « l'ami marcherait au secours de son ami. de se diriger mille hommes. ses cantonnements de la Westphalie autre côté. à toutes sur les forces et fit le Rhin. eut ordre Cabinets de proposer pendant au gouvernement le Consulat et l'Empire. et donna en même temps à ses troupes de se l'ordre mettre sur le grand pied de guerre. je rappellerai et des frontières de la Hollande. il notifia à la France son refus de ratifier le traité. Dans cette circonstance. L'empereur Alexandre ne tarda pas. comme à Berlin ses intrigues eurent un plein succès. comme ses pouvoirs. de anglais t. Napoléon. de désavouer son envoyé. à la tête d'une armée nombreuse et choisie. qu'il sur le leur. u. voulant frapper un des Russes. et qu'il mettait de suite à sa disposition soixante-dix » De son côté. Talleyrand 1 Histoire des ses troupes dans aussitôt les miennes D'un si elle puissance.

» Napoléon. forte de mouvement. férences Cédant des chefs furent enfin rompues. troupes de se mettre en de la plus était animée mille hommes. si. enfin. et pleine encore du souvenir noble ardeur. dirigées rope. c'est-à-dire par les partisans par les disciples même les conne furent jeu. ils diront ce qu'un ancien peuple répondit venez les prendre nos armes 1 » « Vous demandez nemis « II avait posé. à ses enmêmes. et le peuple français ne t on veut dicter la paix l'Empereur en euxConfiants relèveront pas même ces propositions.88 RÉVOLUTION FRANÇAISE. dit le Fox mourut. » Dès ce moment. les premières pierres du temple à l'édifice donné il aurait avaient pu être exaucés. la Russie de l'Angleterre. les négociations. « La France. roi s'en était réservé le commandement en comme général duc de Bunswick fait choix du vieux 1 Note du 18 septembre 1806. Bientôt plus qu'un guerre. si on affecte la suprématie exagéré impérieux. et des princes à ses avait ordonné la loi ni à l'Angleelle ne veut la recevoir ni de soient Que les conditions de l'armée. et la paix est faite. et avait suprême. aux obsessions de la reine. Sur ces entrefaites. une des fatalités en parlant de Fox. et si ses de la paix Times. terre. appelait jours. la cause des peuples l'eût emdisait-il aurions fixé un nouvel ordre de choses en Euporté. « S'il eût continué de sa carrière. reposées pour toutombe de cet illustre citoyen s'y seraient cet évènement à Saint-Hélène. si on se montre égales et modérées. cent quatre-vingt Le de Rosbach. Mais. (1806) que les négociations écrivit ce ministre. et nous en effet. le roi de Prusse Cette armée. . vœux et la que la mémoire une telle force et une telle solidité. ni à la Russie ni reprissent ne prétend mais leur dicter cours. de la de Pitt. de vivre.

(1806)

EMPIRE.

89

chef.

C'était

ce même et si ridicule

prince par

si fameux

en 1792, s'était rendu qui son manifeste et sa retraite en

Champagne. Le 21 septembre,

sa capitale et se rendit, quitta de la reine, au milieu de son armée. accompagné D'après le plan arrêté dans son conseil, les opérations devaient commencer par l'occupation Hohenlohe envahit la première, henlohe contraignit, en outre, parti de la Saxe et Blücher l'électeur et de la Hesse. la seconde; Hode Saxe à prendre

le roi

mille hommes. pour la Prusse et à lui livrer dix-huit de Hesse, de Quant à l'électeur qui avait armé en haine notre puissance, il se tint immobile, ni le courage n'ayant de se déclarer à laquelle l'attachaient ses pour la coalition passions citations lité Ainsi et ses préjugés, ni la volonté de céder aux sollide la France, qui ne lui demandait que sa neutra` commencèrent les hostilités. « Je suis innocent

dit Napoléon, de la guerre contre la Prusse, je ne l'ai proelle n'est point entrée dans mes calculs. voquée en rien si elle est de mon fait Un des princiQue je sois battu où je suis que mes ennemis de la confiance paux motifs seront dans celui détruits,* un moment où je suis c'est lorsqu'ils pensent de faiblesse, ils choisissent » que, m'attaquer précisément

le plus fort.

90

RÉVOLTJTION

FRANÇAISE.

(1806}

CHAPITRE IV.

Campagne tum et à ces de

de Prusse. du roi de Saalfield. du victoires. la colonne de Prusse,

Plan

il Napoléon. – Paroles de Napoléon du de Louis prince Prusse.-Batailles d'Erfurth. Son de de

de

pour part à Berthler. Prusse. d'Iéna et

son

armée.

Ultimade Scbleitz de Napoléon Suites de Il fait du Son

– Combats Réponse d'Auerstaedt. sur

– Mort roi

l'ultimatum deux

Prise

– Napoléon séjour à Potsdam. à l'envoyé contre

marche du duc de

Berlin. le tombeau

enlever grand entrée

Rosbach.

Il visite la noblesse.

Frédéric. solennelle

Réponse à Berlin.

Napoléon

Brunswick.

Ses ressentiments précipitée Blücher

II pardonne capitule de

au prince de Hazfeldt– à Prentzlow. Prise Magdebourg. Conquête Prusse s'enfuit tembourg, déric-Guillaume poléon à Posen.

Retraite de Lubeck.

dit rot de Prussemet bas les armes. et du Harfôvre

Hohenlohe

Capitulation par Silésie.

Occupation de la monarchie

de la Hesse prussienne. Négociations

électorale Les avec

à Kœnigsberg.– – Blocus continental. refuse Il réveille de son

en Français la Prusse. Armistice russe sur des

les Français. Le roi de de CharlotFréNa-

Arrivée l'armistice.

de l'armée

la Vistule. négociations.–

ratifier

Rupture

armée.

Le temple

de la Gloire.

L eja pied

toutes du

nos

forces

étaient qui

rassemblées sépare De

au

Fichtel-Gebirge, de la vallée

la vallée leur côté,

du Mein

de la Saale.

siens

du Rhin avaient de la confédération princes Prendre les Prusmis sur pied leur contingent. en un mot conrenouveler à revers en les coupant, les

(18°6) EMPIRB. 9J V*ûlûl'l V* f ¥fl11/1 I ** Afarf*»__ «. Jl– 1«wl « tre leur gauche, la grande manœuvre d'Ulm et de Marengo, tel était le projet de Pour cela, il fallait forcer l'Empereur. les défilés de Saalfield, de Lobenstein et de Hoff, se diriger ensuite sur le Haut-Elbe, et s'emparer enfin de toutes les routes qui conduisent à Leipsick et à Dresde. Le 24, Napoléon partit de Paris avec l'Impératrice, passa le Rhin le 1er octobre, et arriva le 7 à Bamberg. C'est là qu'il reçut l'ultimatum du roi de Prusse et une longue lettre de ce prince, On exigeait que les remplie de récriminations. troupes le Rhin, toutes sans françaises repassassent exception, en commençant leur marche du jour même où le roi se promettait la réponse de l'Empereur, et en la poursuivant sans s'arrêter obstacle ne fût mis désormais qu'aucun à la formation de la ligue du Nord, embrasqui devait ser, sans aucune tous les États non nommés exception, dans l'acte fondamental de la confédération du Rhin. En le roi demandait terminant, une réponse pour le 8 octobre. « Maréchal, dit l'Empereur à Berthier, on nous donne un rendez-vous d'honneur pour le 8; jamais un Français n'y a manqué. Mais, comme on dit qu'il y a une belle reine, qui veut être témoin des combats, et marsoyons courtois, chons, sans nous coucher, pour la Saxe. » « Soldats, dit-il ensuite à son armée, des cris de guerre se sont fait entendre à Berlin depuis deux mois, nous sommes provoqués avec une audace qui demande vengeance, « La même faction, le même esprit de vertige qui, à la faveur de nos dissensions il y a quaintestines, conduisit, torze ans, les Prussiens au milieu de la Champagne, dominent dans leurs conseils. Ils veulent que nous évacuions à l'aspect de leur armée Les insensés l'Allemagne qu'ils sachent mille fois plus qu'il serait facile de détruire la

92 grande capitale peuple! grand « Marchonsdonc que

RÉVOLUTION FRANÇAISE. de flétrir l'honneur des enfants

(1806) du

éprouvelemême Que l'armée prussienne ans Qu'ils apprennent sort qu'elle éprouva il y a quatorze de domaines un accroissement que, s'il est facile d'acquérir est plus notre inimitié avec notre amitié, et de puissance » de l'Océan terrible que les tempêtes de n'étaient pas en mesure Persuadé que les Français de les coudans l'espoir Brunswick, l'offensive, prendre et Erfurth son armée entre Eisenach per, avait concentré au-delà de s'étendait sa droite, sous les ordres de Blücher, et le roi de commandé son centre, par lui-même Gotha conduite sa gauche, d'Erfurth; Prusse, était placé autour Iéna et Blanentre de Hohenlohe, le campait prince par kenheim. Tandis qu'il manœuvrait dans l'armée française, pour surprendre Elle s'était déjà mise en mouvement. cent mille hommes celle de droite, composée sur trois colonnes s'avançait sur Hoff; le de Bayreuth des corps de Soult, se dirigeait de des corps de Murat de la réserve centre, composé se diriet de la garde impériale de Bernadotte Davoust la gauche, commandée par sur Saalbourg geait par Kionach par Cobourg sur Saalfield. Lannes s'avançait et Augereau, de Hoff, et rejeta le corps de Soult s'empara Le 8 octobre, le 9 et le où Bernadotte l'atteignit sur Schleitz, Tauenzien à Saalfield l'avantmit en déroute. Le 10, Lannes rencontra commandée par le prince Louis garde du prince Hohenlohe, lui de la guerre, champions de Prusse, un des plus ardents le prince Louis, lui tua six cents hommes, parmi lesquels et lui prit trente canons. fit mille prisonniers, se Brunswick des Français, A la nouvelle de la marche Forêt-de-Thuringe forte de deux celle-ci, la

(1806)

EMPIRE.

93

hâta

d'évacuer

il rétrograda à Weymar son quarmais, le 12, Napoléon transporta sur la rive son mouvement à Géra, continua tier-général Davoust et Murat sur Naumdroite de la Saale, et, poussant il se rabattit sur Iéna sur Dornbourg, bourg, et Bernadotte de et Augereau, avec Soult, Ney, Lannes pour y attaquer et Murat lui fermefront l'ennemi, que Davoust pendant raient prenant ment, toute voie de retraite à revers, dit le duc achèverait de Rovigo, sur Berlin, le et que Bernadotte, « Par ce mouvesa destruction.

sur replier et de Dornbourg, toutes ses forces;

la Forêt-de-Thuringe; l'Elbe et de s'assurer'des

mais, ponts

au lieu

de se

de Naumbourg et y concentra

tournait entièrel'Empereur nous arriment l'armée prussienne car, de cette manière, auraient dû prendre vions par le chemin que les Prussiens et eux venaient forpour venir de Prusse à notre rencontre cer le passage de la Saale par le chemin qui aurait dû être le Dans cette position, il bien manœuvré. nôtre, s'ils avaient était difficile qu'un événement » ne fût pas décisif pris de guerre n'eût pas lieu, et

qu'il Ainsi

campagne, Marengo, bulletin, cutées

dès le début de ia en flagrant délit, Brunswick, se trouvait dans la même position que Mélas à disait le troisième et Mack à Ulm. « Toutefois, du roi de Prusse l'armée se trouvèrent exéeût évaque, le 8 octobre, de la confédération, le Rhin,

les intentions il voulait

cué le territoire mais au lieu alors

française et elle l'avait

de repasser

à la lettre crut que Napoléon « Sire, lui dit-il, votre Majesté m'a donné du roi de Prusse rendez-vous le 8; en bon chevalier, paje lui ai tenu croie, j'ai role je suis au milieu de la Saxe. Qu'elle m'en C'est des forces
1 Mémoires

elle a passé devoir répondre

évacué; la Saale. »

telles

que toutes

ses forces

ne peuvent

balancer

du duc de Rorigo

t. 11 p. 273.

94

RÉVOLUTION

FRANÇAISE.

(1806)

la victoire. Sy-e, j'ai été votre ami depuis six ans, longtemps de cette espèce de vertige qui je ne veux point profiter des eret qui vous a fait commettre anime vos conseils, et est encore tout étonnée, dont l'Europe reurs politiques ne desquelles l'Europe des choses posSi elle m'eût demandé tardera pas à retentir. elle a desibles par sa note, je les lui eusse accordées elle devait être certaine de ma rémandé mon déshonneur, romLa guerre est donc faite entre nous, l'alliance ponse. elle Sire, Votre Majesté sera vaincue; pue pour jamais. de ses sule repos de ses jours, l'existence aura compromis des erreurs militaires de l'énormité Elle est aujourd'hui intacte, jets, sans l'ombre d'un prétexte. à son rang et peut traiter avec moi d'une manière conforme différente. elle traitera avant un mois dans une situation « Sire, je n'ai rien à gagner contre Votre Majesté je ne la guerre actuelle est veux rien et n'ai rien voulu d'elle une guerre impolitique. « Je sens que peut-être j'irrite taine susceptibilité de souverain demandent à l'essaim tourée de aucun dans mais cette lettre une cerne les circonstances

ménagement que Votre Majesté ordonne et d'inconsidérés dont elle est ende malveillants se taire de son trône, la tranquillité dans le respect à elle et à ses

à l'aspect qui lui est dû, et qu'elle rende
États. »

les combats de Schleitz et de. Saalfield, et la Cependant mort du prince Louis avaient jeté le trouble et la consternaLe roi, la reine, le duc de tion dans le camp des Prussiens. Brunswick et les chefs de l'armée tinrent conseil sur le Plusieurs ouvrirent généraux parti qu'il y avait à prendre. la Saale, et de se retirer derrière la ligne de l'avis de repasser mais le duc de Brunswick ce l'Elbe hésita, et, pendant C'est alors temps, Davoust et Murat gagnèrent Naumbourg.

M 806)

EMPIRE.

95

seulement Voulant

que

Brunswick

se décida,

mais

il était

trop tard.

le mouvement des Français, il partagea prévenir son armée en deux grandes masses l'une, commandée pat lui-même et le roi de Prusse, devait se diriger sur Freybourg et Naumbourg sous le prince Hohenpar Auerstaedt l'autre, à Iéna, afin de couvrir, lohe, devait rester soutenue par le ce mouvement de retraite. corps de Rùchel et les Saxons, du soleil, et du Napoléon arriva à Iéna le 13, au coucher haut notre il petit plateau qu'occupait avant-garde, dans la plaine d'énormes colonnes qui paraissaient aperçut manœuvrer le lendemain. pour attaquer Croyant que toute était là, et qu'il allait la surprendre, il fit ses dispositions, la marche de ses corps; Soult dépressa boucha sur la droite, Augereau et Ney sur la gauche, pen-dant que Murat, Davoust et Bernadotte recevaient l'ordre, le de revenir à toutes brides de Zeist, le second de paspremier ser la Saale pour prendre à dos l'ennemi, et le troisième de se rendre à Apolda pour tomber sur ses derrières. le spectacle de deux armées dont l'une déployait sa ligne sur six lieues d'étendue, tandis que l'autre était concentrée sur un petit point mouvement. non sphère étaient et dans Leurs toutes feux les deux à une de l'activité et du de caétaient C'était la nuit du 13 au 14 octobre elle offrait l'armée ennemie du

mais ceux des Prussiens ceux des Français,

demi-portée semblaient embraser dans un étroit

l'atmoespace.

resserrés

à peine apparents. Les sentinelles se touchaient presque, et il ne se faisait pas un mouvement qui ne fût entendu. Napoléon bivouaquait au milieu de ses soldats. Avant de se coucher, il voulut descendre à pied le plateau d'Iéna. Chemin faisant, il trouva tellement toute l'artillerie de Lannes dans un défilé portaient resserré, que les fusées côtés sur un roc. Cette artillerie engagée des essieux était celle

des deux

96

RÉVOLUTION FRANÇAISE.

(1806)

celle des autres corps était derqui devait servir la première rière elle. Surpris de ne point trouver là le général commanlui-même, de l'armée, dant l'artillerie Napoléon y suppléa les outils des parcs leur fit prendre appela les canonniers, à la main, et allumer des falots, et, en tenant un lui-même à il éclaira les canonniers, que ceux-ci travaillaient pendant les yeux, devant « J'ai toujours présent élargir la ravine. ce qui se dit le duc de Rovigo qui accompagnait Napoléon, en voyant l'Empepassait sur les figures de ces canonniers un falot à la main, les coups redoureur éclairer lui-même, Tous étaient épuisés de le rocher. ils frappaient bien l'imsentant fatigue, et pas un ne proféra une plainte, et ne se gênant pas pour du service qu'ils rendaient, portance de ce qu'il fallait que ce fût l'Empeleur surprise témoigner » à ses officiers. cet exemple reur lui-même qui donnât la nuit, et expédia Napoléon ne se retira que fort avant dans du repos. ordres avant de prendre encore quelques A la pointe du jour, toute l'armée prit les armes. Il faisait, blés dont ainsi qu'au heures, gnes sienne elle matin d'Austerlitz, monta « Soldats, est tournée un épais brouillard. devant à cheval, et passant s'écria-t-il, comme celle cette de armée Mack A huit les liprus-

Napoléon d'infanterie si fière

à Ulm

Le un passage. plus que pour s'ouvrir » A ces mots, déshonorerait. corps qui la laisserait passer se dans retentirent vive l'Empereur des cris de en avant déboudans un étroit espace, toute l'armée, qui, resserrée bacha aussitôt dans la plaine, pour se ranger en ordre de ne combat De son côté, Pendant enfin Hohenlohe deux à la rencontre s'avança couvrit le brouillard heures, des les

taille.

Français. deuxarmées tite portée

à pele soleil parut, et elles s'aperçurent Au premier de canon. Bientôt l'action s'engagea.

(4306)

empire.

97

choc des Français, la ligne prussienne plia et se rompit sur tous les points en vain des régiments, se formant en bataillons carrés, essayèrent de résister; en vain Rüchel accourut de Weymar et voulut ranimer le combat Soult, Augereau et Murat fondirent sur lui, et, en moins d'une heure, mais les vingt-six bataillons et les vingt t après une lutte opiniâtre, escadrons le corps de ce général disparurent qui composaient tout entiers, ou écrasés par les Français. Alors la foudroyés déroute fut complète, et l'ennemi se retira en désordre derrière l'Ilm1. de deux victoires jour devait être témoin morables. En effet, pendant que Napoléon triomphait de Hohenlohe à Iéna Davoust s'immortalisait prince en détruisant l'armée Auerstaedt, royale. On a vu qu'elle tait mise en marche Ce même médu à s'é-

Arrivée le 13 pour se porter sur l'Elbe. au soir à Auerstaedt, elle y avait pris position en avant de elle apprit les mouvements Salz, quand de Davoust et de Bernadotte. suivant leurs instructions, Ceux-ci, étaient partis sur Apolda de Naumbourg, pour se diriger, par Auerstaedt, les colonnes de Davoust marchaient en tête. A une lieue de Naumbourg, on a passé le pont de pierre sur la quand Saale, on gravit une montagne à peine Davoust était-il arrivé au sommet, l'armée prussienne. Il n'aqu'il découvrit vait que vingt-sept mille hommes, et il allait avoir à lutter contre une armée de soixante-cinq mille, de troupes d'élite,
1 « Au fort portait carrés; 'garde monde avant! ses ailes menacées l'Empereur, voyant se par la cavalerie, au galop ordonner pour des manœuvres et des changements de front en il était à chaque instant des interrompu cris de vive La par l'Empereur! à pied impériale un dépit avec ne pouvait voyait, qu'elle tout le dissimuler, aux mains et elle dans l'inaction. Plusieurs voix firent entendre les mots en dit « Qu'est-ce? Ce ne peut être qu'un jeune homme l'Empereur. qui n'a pas qui peut dans trente des vélites vouloir batailles dont préjuger ce que avant je dois de me était faire. donner Qu'il des attende avis. qu'il » C'était » ait comeffecrangées le jeune courage de la mêlée,

« de barbe « mandé tivement

impatient

de se signaler.
^(«yiwî/«u (Cinquième

u une tin.) bulletin.) 7

V.

gg

RÉVOLUTION

FRANÇAISE.

(1866)

et commandées de la Prusse. Davoust lui;

toutes par le roi et

les illustrations de

militaires

vainement supplia il lui montra vainement

et lui offrit

généreusement instructions, ses premières celui-ci refusa, alléguant corps dans un ainsi Davoust sur Apolda, plaçant et se dirigea à l'inaction. lui-même grand péril, et se condamnant Davoust déploya une fermeté et un Dans cette extrémité, la tête nue, l'épée à la main, il excitait sublimes; courage le regaret tandis que les Prussiens, de ses troupes, l'ardeur se réjouissaient déjà de leur triomphe, dant comme perdu, couil allait, dans un combat digne des temps héroïques, le deren portant la victoire d'Iéna, ronner glorieusement nier

se joindre à les ordres qui 1-y autorisaient, des deux le commandement Bernadotte

prussienne. coup à la monarchie entre la s'était engagée terribles Déjà une lutte des plus du corps de Davoust, division Gudin, qui ouvrait la marche Sans se laisser prussienne. et une grande partie de l'armée cette division se forma en badéconcerter par le nombre, à de Blücher essaya en vain la cavalerie carrés taillons vaillamment elle soutint de la culbuter, reprises plusieurs divisions le choc, et donna ainsi le temps aux deux autres à son secours et de la dégager. d'arriver et les Prussiens les Français Depuis plus de trois heures fait de grandes pertes étaient aux prises. Ceux-ci avaient et le le prince d'Orange deux autres généraux, Brunswick, avaient quitté le champ de blessés, frère du roi, grièvement Mollendorff, qui avait pris le co»le vieux maréchal bataille arrivé au duc de de l'armée mandement après le malheur Brunswick, la fortune pas non plus été épargné par le roi Désespéré lui aussi avait été blessé mortellement. sur les soldats de Daréserves de ses à la tête alors s'élança n'avait

Soldats. et le refoula sur Auerstaedt et Apolda. de cette journée doublement glorieuse pour nos armes. de cette belle et il ne restait superbe armée. mais à la nouvelle de l'occupation de cette ville par les et du Français. drapeaux. l'ofprenant fensive. plus de discipline. vinrent mettre le comble à la confusion. l'Empereur. les débris Cependant de l'armée se retiraient prussienne sur Weymar. s'il ne voulait pas y être contraint par la force. Alors Davoust. mille prisonniers. désastre d'Iéna. n'offrirent équipages. d'immenses tels furent les résultats approvisionnements. chacun errait à l'aventure cherchant un asyle et du Trente-deux pain. ils s'enfuirent et se dispersèrent dans le plus désordre. mille hommes tués ou blessés.(1806) EMPIRE. que la cam- voust. des hauteurs s'empara 1 étaientnt le d'Ecksberg qui e se jeta sur l'ennemi pomtdécisif. et qui à son souverain inspirait une telle confiance qu'il osait ordonner à Napoléon de sortir de l'Allemagne avant le 8 octobre. menaçait d'envahir la confédération du Rhin. vingt-cinq soixante trois cents pièces de canon. chevaux. Ainsi. 99 de ses gardes vinrent se briser contre une muraille d'acier. chefs. il lui fit proposer de régler avec lui les bases d'un armismais Napoléon tice lui répondit « que le moment n'était venu de pas une suspension négocier d'armes. grand Bientôt la nuit et la rencontre des fuyards d'Iéna. plus qu'un efpêle-mêle Plus de froyable. il y a peu de jours. de cette grande armée royale qui. mais ses efforts etceux . plus que des débris elle avait vu se vérifier cette menace de • Napoléon « L'inimitié du grand peuple est plus terrible que les tem» pêtes de l'Océan C'est sur le champ de bataille d'Auerstaedt que le roi de Prusse avait reçu la lettre de Dans sa détresse. Ainsi fut vengé l'affront de Rosbach.

Plus heumurs de Magdebourg. qu'il armée leur que de la Saxe et s'oppomes que pour assurer l'indépendance il ajouta que à la Prusse fût incorporée ser à ce qu'elle tous chez eux. sur le général fondit il piège. maréchal Mollendorff douze Kalkreuth à Greussen. Le 16. s'ils donles de était renvoyer intention son la France. » Napoen moi confiance je lui pardonne il six mille Saxons. contre de ne jamais servir naient leur parole venait . qui fuyait avec Soult atteignait. se rappelant mandé par le roi de Prusse. avec le reste de son l'ennemi. et son arAlexandre sauvé l'empereur avait reil stratagème ne donna point dans le mée après la bataille d'Austerlitz. devait recueillir de et Soult à la poursuite lancé Murat. Madame. chez vous et en ayant l'avez sauvé en restant vous poléon à cause de vous. les sous jusque poursuivit Blücher. avoir Ney Après armée. U8^») de traiter il et qu'avant de s'ouvrir. en son il avait pouvoir fit léon plus: et leur dit qu'il voyait avec peine leurs officiers rassembla n'avait pris les arlui fît la guerre. Ney et Murat vinrent même pas de le gouverneur n'essaya aux Français portes mille avec quatorze le lendemain il se rendit se défendre. gnante. Napoléon établit son quartier réla duchesse au palais où il fut reçu par il descendit lui dit Na« Vous avez sauvé votre mari. un passage à l'aide du même subà s'ouvrir était parvenu sur l'honneur que d'affirmer il n'avait pas craint terfuge l'armistice. reux que Kalkreuth. del'armistice invoqua en vain celui-ci mille hommes qu'un paSoult. coupé par Klein à Weissensée. et le le culbuta ennemi. hommes lesquels parmi ce temps. Napoléon avait accepté général à Weymar. le vieux feldle prince d'Orange. ses d'ouvrir Erfurth sommer Le 15. Pendant et quatre généraux. à peine pagne » les fruits de sa victoire.1W RÉVOLUTION FRANÇAiSE. il se diriga sur Berlin.

Lannes se dirigèrent. Davoust et Eugène de Wurtemberg. lui. le 18 octobre.(4806) Tous d'eux. Le 24. Cependant. tesse. qu'on respecté il « ouvrit plusieurs des ouvrages qu'il savait depuis sa mort et il remarquait que ce grand roi lisait de préférence. dans pendant la journée du 14. et ordonna prince fût transportée à qu'elle Paris. dit M. du duc de Rovlgo. le point de ralliement. Napoléon Napoléon de Rosbach silencieux. instant à leurs la déclaration 401 exigée Touché de la armes de familles. son inaction durent « Que d'orgueil tour-à-tour exalter et de triset assom- 1 Mémoires . il arriva à Potsdam. lorsréflexions. en détruisant à Hall la réserve commandée prussienne par le prince De leur côté. le champ de bataille il fit abattre la colonne que les Prussiens avaient élevée en mémoire de leur victoire sur le de Soubise. ment suprême le roi de Prusse de son armée avait remis ses le commande- comme gné Magdebourg Soult chassait l'ennemi Bernadotte rachetait et déau prince de Hohenlohe. placée sans trophées. signèrent et furent au ainsi même rendus EMPIRE. Tandis que devant cette direction. et le second sur Dessau. le premier sur Wittemberg. Napoléon voulut saluer la tombe du héros du xvme siècle elle est dans un caveau. de Napoléon l'électeur générosité sépara celles de la Prusse et embrassa la neutralité. Lefebvre. traversa. les notes qu'il avait mises de sa propre main à la marge. sans ornements. Dans la soirée il alla visiter le château il examina royal de Sans-Souci l'appartement de Fréderic avait religieusement II. devant cette tombe. Il y en avait qui respiqu'il avait fait quelques raient la mauvaise humeur » Le lendemain 25. comme si les grands souvenirs en disaient qu'elle rappelle plus que de vains simulacres rêveur et s'arrêta.

les vieux soldats de la guerre aux Invalides je les enverrai tout ce avec un respect religieux accueilleront du Hanôvre. « J'aime mieux cela que à la vue de ces nobles trophées s'écria-t-il vingt millions. Brunswick perde la souveraineté par les évèneEmporté de sa pensée dans une . je ne S'il arrive que la maison de un souverain. pas destiné le monde à son tour par l'éclat et la rapidité de sa chute? » de général. sa ceinture Napoléon prit l'épée de Frédéric. par ce prince mourant son duché.102 RÉVOLUTION FRANÇAISE. dans un officier prussien. avait construit duré l'oeuvre de Frédéric? qu'avait ments non moins la sanction Durerait-il du temps? seulement Il ce que par l'élan cette course où s'arrêterait de grandeur indéfinie. sphère dont chaque brillante par quelque noupas était marqué réveau prodige de force et de génie? Quel sort lui était-il serve à lui-même? Après avoir touché aux limites suprêmes à étonner n'était-il de la puissance humaine. (1806) Un jour de cette ombre auguste son ame en présence une monarchie lui avait suffi pour abattre qui avait lutté il en était de l'Europe pendant sept années contre la moitié Sa puissance et sa gloire laissaient bien le maitre aujourd'hui. puis reconnaître elle ne de ses ancêtres. qu'ils trouveront l'Empereur. Mais qu'est-ce que la loin derrière brir que laforce. Brunswick qu'il sera traité avec tous les égards dus à un mais que. sans gloire. dont l'histoire à l'un des premiers capitaines qui appartient garde dans conservera C'est le souvenir. Dites au général des ennemis dans les Français généreux. que portait la guerre de Sept Ans. elles celles du grand roi. officier prussien. sa et les drapeaux son cordon de l'Aigle-Noir. « Dites aux habitants de venir lui recommander lui répondit de Brunswick. qu'est-ce un édifice immense. à Potsdam » du pareçut le maréchal que Napoléon lais du duc de Brunswick. chargé.

«18°«) ttftliFM E«pmE. porté par dix hommes sur un misérable et sans autre brancard. Sire. 1'. il avait fui dans la direction d'Altona. d'un mot. qui. taille d'Auerstaedt. a accoutumée à tout soumettre » les ressentiments de Napoléon contre et l'un des plus coalition. En tête de l'armée. et craignant de tomber entre nos mains. quitta Potsdam pour se rendre à Berlin. de sang a été versé en Beaucoup peu de de grands jours désastres pèsent sur la monarchie prussienne. m fl'fin svn'A. croyez-en le compagnon le plus illustre de vos prédécesseurs puisque l'empereur Napoléon ne veut pas la guerre. peut-être mais ne surprendra qu'on jamais hors du chemin de l'honneur et de la gloire. par la porte de Charlottemdes maréchaux bourg. il expira dans les bras de son fils. Qu'il est digne de blâme. mais le vieux ardents mille braves qu'on parviendrait Tels étaient général déjà la fortune lui avait fait cruellement Blessé à mort à la baexpier ses menaces. taisez-vous retournez femmes. il avait dit Jeunesse inconsidérée. cet homme qui. à vos fuseaux et vous. dans l'autre. comme Nestor. x _1 i s'en nvandva pourra prendre de deux guerres qu'à l'auteur qui. et Augereau et marchant Davoust. ne le placez plus entre la gloire et le déshonneur! Ne vous engagez s'honore toire pas dans une lutte dangereuse avec une armée qui de quinze ans de travaux et que la vicglorieux. il y fit solennelle le 27. les s'avançaient Napoléon son entrée de la première de la nouvelle. élevant la parole au milieu des conseils. prétendit déshonorer deux cent à vaincre. les prévenir. accompagné Berthier. escorte foule d'enfants et de vagabonds qu'une qui se pressaient sur son passage A peine arrivé par curiosité. pouvait si. dans l'une. dans cette ville. entre les grenadiers et les chasseurs à cheval de sa garde. voulut saper ses fondements jusqu'en la grande capitale. promoteurs .

sa fille avaient été interceptées il faut la lui faire. lettres. tandis que ceux qui sauvés. non la guerre. le clergé protestant de Portugal 1 '1 et les cours Napoléon d'amertume guerre favori. de ma puissance. je ne veux pas comme vous le pensez. lui dit l'EmMonsieur. devant présenté en voici le résultat femmes ont voulu la guerre. dans la capitale les premiers neur d'entrer de la toute la population C'était par un temps magnifique au vieux palais et s'y ville était dehors. pereur. pas que je me défie et m'est précieux. ajouta l'Empereur. mais parce que le sang de mes peuples que pour sa devoir est de ne le répandre que mon premier est Mais ce bon peuple de Berlin sûreté et son honneur. de mendier si petite. <*806) _L. eux d'entre soixante éliraient riches les plus bourgeois et que les vingt cantons le corps municipal. et de la Porte. avaient le cœur allumé ulcéré qui venait avec l'alliance contre eux qui de rendre ceux et plein ou soufflé la impossible la Prusse. Ensuite. son rêve politique son ressentiment dures et humiliantes. Napoléon descendit soin fut d'ordonner que les deux mille Son premier établit. et calviniste. former pour la ville hommes chacun soixante pour garder fourniraient une il admit à son audience et en faire la police. » ne veut pas faire la guerre. vos votre famille. qu'elle de » A la vue du prince de cour obligée . les ambassadeurs du roi de Prusse. sera Je rendrai cette noblesse son pain. l'on attirée se sont victime de la guerre. « Hé bien lui.i(ji 1 RÉVOLUTION V'~ FRANÇAISE. s'étant Un gentilhomme prussien. le comte de Néale. d'Espagne. » Des lettres de vous devriez mieux contenir disaient ces « Napoléon. « Non. en paroles M. Aussi. et les ministres de ville. le chancelier du corps députation de Bavière.x l'honréservé m~ leur avait Napoléon vainqueurs d'Auerstaedt de la Prusse. était entré contre dans Berlin. s'exhala de justice.

arrêté. en faire lettre Après de son mari. pour prouver le jour et la sentence devait être exécutée allait le juger. jetez cette lettre au feu je ne Madame. Napoléon secrète pondance l'instruire assez Un moment avait après. en sept ans. parmi lesquels six cents pièces de canon. plus Nous avons fait soixante cinq drapeaux. vais. « Une des premières militaires puissances une honteuse osa naguère nous proposer capitulation.(1806) Hatzfeld. pris cinquantedes gardes du roi forteresses. lui dit Napoléon. lui dit-il. sont ceux trois de nos victoires. l'Elbe. quand avant six heures même. anéantie. Ses larmes émurent Napoléon. en ces termes à son armée finie. à Potsdam. » C'était à la mort retirez-vous dans vos terres. » serai plus assez puissant pour faire condamner deux heures plus se hâta de brûler la lettre Et la princesse la princesse « Hé bien tard son mari était perdu. était la conquête de la monarchie prussienne Cependant. il fit apporter été interceptée. Napoléon l'annonça de l'Europe. services. en effet. qu'il l'envoyait. et protester Hatzfeld vint se jeter aux genoux de Napoléon de l'innocence vous une mit. appris qu'il entretenait de ses fonctions avec le roi. les défilés de la Franconie. Nous avons précédé. à Berlin mille la renommée prisonniers. et abusait pour C'en était de l'armée des mouvements française. Madame. Les forêts. « Je lui dit-il. et la lui re» dit – lejugeyous-même. du prince qui avait l'avoir lue « Oh c'est bien là son écriture. et livré dans l'internous les avons traversés valle quatre combats et une grande bataille. 105 « Ne vous présentez civil de Berlin gouverneur je n'ai pas besoin de vos pas devant moi. votre mari. de la princesse du soir. de Prusse. qui est la Saale. » Aussitôt. empire. en sanglotant. . que nos pères n'eussent pas traversés en sept jours. le prince fut une corres- militaire Une commission sa trahison.

étaient les 12e.106 RÊTOLimON FRANÇAISE. (1806) de vingt généraux. Cependant. De toutes la paix. de gloire. en les voyant défiler devant ses regrets témoigna blessés beaucoup de vieux lui. vouement et la bravoure de savoir soldats dont morts ou grièvement il connaissait le dé- ans. nue était magnifique est et cepenplus fort que tout ce qui reste au roi de Prusse partie de mon armée. deun moment parts. dit-il aux soldats de Davoust les régiments Napoléon. le roi et la Tandis que Napoléon occupait reine de Prusse vers les extrémités orientales de fuyaient leur royaume. » leur capitale. et Soult avait passé 1 Elbe. » répondit les morts l'Empereur. » qui eut lieu le lendemain et récompensa Berlin. j'en conserverai Parmi qui avaient fait le plus de pertes. 61e et 85e Napoléon. Déjà la forrendue au maréchal s'était teresse de Spandau Lannes. d'enterrer trois leur jours pour enterrer les morts « Songez aux le soin et laissez-nous de trêve pour cela. Davoust était entré dans Leipsick. « Que veut votre lés chefs mander vivants. de son entrée à » un éternel souvenir. demandaient prussiens nous pourEmpereur ? nous disaient-ils suivra-t-il toujours lépée dans les reins? Nous n'avons pas » Ils voulaient de repos depuis la bataille. A la vue du depuis quatorze corps d'Augereau qui avait fort peu souffert. qu'en vous disant que je vous porte dans mon cœur l'amour Après avoir dans une revue tous que vous me montrez félicité et remercié son armée. nomma à toutes les places vacantes « Vous vous êtes couverts les braves. « Soldats les sentiments je ne puis mieux vous exprimer que j'ai pour vous. Chaque jour était marqué pour eux par la dant vous n'êtes que la dixième perte d'une place forte ou d'un corps d'armée. et dont la te« Votre corps. les jours. près de la moitié de vous regrette de n'avoir pas encore tiré un coup de fusil. il n'y a pas besoin . dit-il au maréchal.

« l'un des principaux boute-feu et Hohenlohe. sommé de de vous. A la nouvelle de la capitulation en de Hohenlohe. C'est en vain que Blücher veut se défendre. i07 Hohenlohe. « Si quelsait un moyen de sa- de s'ouvrir un parle. avait écrit vous avez débordé une colonne de huit Napoléon à Murat. onze plus après par le nomde la Trave. il lâcha prise et s'enfuit mais refoulé par nos troupes contre la frontière et placé dans bas les armes. de tous côtés par Murat. apparaissant tout-à-coup devant la ville. drapeaux. en forcent les portes et font irruption dans ses murs. Blücher effet. mettre qu'un bas fut par Murat à Prentzlow Il assembla son conseil les armes. Il commençait dans Lubeck. cent dix-huit quatre mille l'alternative de mourir le 7. en Bernadotte et Soult. l'emporta. six régiments soixante-quatre de cavalerie. Cinq soixante généraux. Stettin. » se rendit de cette guerre le 28 avec seize. du Holsteiu. officiers. » Quelques uns proposèrent mais le sentiment du péril commun passage en combattant.mille impie. l'artil- de vingt . qu'il hommes l'armée d'infanterie. mille hommes. et fut fait prisonnier. chevaux. cerné Messieurs. lut. » Traqué. état de soutenir un long siège et Custrin. à Schwartau. par le général Blücher que j'apprenne bientôt qu'elle a éprouvé le même sort. à s'y jeté en désespéré retrancher quand les Français. de toutes les places. octobre. prussienne. leur dit-il. il est repoussé de toutes les rues. sur la rive gauche bre. que sa position sur une île de l'Oder rendait fuinexpugnable. presque de terreur et capitulèrent. une lutte héroïque de quinze accablé heures. s'était mille hommes commandée ou de se rendre. pièces de canon élite de et qua- rante-cinq drapeaux. il mit Enfin. rent la première le 29 « II n'y a rien de fait tant qu'il reste à faire. frappées et la seconde le 1 er novembre.(1806) EMPIRB.

Ney bloquait Magdebourg. son de vingt-cinq un soutenir elle pouvait immenses. Dès le 1 er novembre. les généraux la première. le roi de de la Hesse électorale. du duc de Brunswick. par celle du prince et la quade Stettin. ce décret. dans sarcasmes d'Iéna disait en un mot tout et d'Auerstaedt. non et de magasins de Stettin et de Cusà l'exemple mois siège de plusieurs trin. pendant et de Vansous les ordres de Jérôme Bonaparte fédération. Niewbourg. entra avec lui dans le Hanôvre. trième. suédoise. et. plus grande place forte de huit cents pièces de camille hommes. et le Brême Brunswick. d'Ulm par la capituquatre fois la catastrophe de Hohenla seconde. et le roi de Hollande au nom Mortier avait pris possession. d'exécuter huitième corps. le bulletin ce qui avait échappé en notre tomba aux déspouvoir. étaient. De son côté. par la capitulation c'était la Depuis quinze jours. » de Schwartau. Hollande s'empara Hase joignant à Mortier. nous fermions au commerce successivement anglais ses grands entrepôts sur tous ces points. Hambourg meln. « Ils ne règneront de Hesse-Cassel plus. s'emparaient du côté de de toutes les villes anséatiques Ainsi. officiel. ces généraux prussiens s'étaient permis tant de ont renouvelé autrichiens. Pourvue d'une garnide la Prusse. lation d'Erfurth. qui. elle demanda Parmi damment l'électeur à capituler. lohe par la reddition. maîtres la mer du Nord et de la Baltique. le délire contre de leur vanité. (1806) lerie entière. » avait le et il avait chargé Mortier. des places de la Silésie. . qui commandait dit Napoléon. par là. de cette guerre les instigateurs indépenle prince de Fulde-Orange. du pays de Munster et d'Osnabruck. la troisième. de l'Empereur. Mecklembourg que les troupes de la conoccupés. et. astres « Ainsi.-J08 RÉVOLUTION FRANÇAISE. damme. ainsi que la Poméranie furent.

et l'autre à Varsovie. à le Alexandre. Vous êtes trop juste. à Kœnigsberg. « Personne. en pensant de l'avenir. Quelques jours avaient armée si belle et commandée par Frédéric d'une en quelques jours. il ne restait au roi de Prusse que renfermés dans quelques quinze mille hommes places de la Silésie étaient suffi et de morts. en Silésie. rapide qui. inconsidérément d'avoir pour m'accuser cherché pour à rompre des vous me rendaient liens que mes sentiments personnels Vous êtes trop chers doublement . se dérobant de sa cour. Alors. Neisse. n'avait pu dompter. frayeur. du vainqueur. pour anéantir la Pologne ou blessés. et Glatz. Schallembourg la foudre nous a Cependant Schweidnitz pouvoir. Breslaw. » les places de Glogau. en sept ans de guerre. s'empressa-t-il de demander n'a la paix. à Napoléon. Brieg. De toute son armée. monarchie que l'Eu- les vieux compagnons du grand s'était rendu maître Napoléon rope. s'enfuit qu'à disait M. par l'exemple redouter de et son esprit était rempli plus qu'à le désirer. quoique appartenir aux temps « Quelle fabuleux destinée inconcevable et inattendue frappés. le roi de Prusse dans sa détresse. cette Tous ses généraux prussienne. tombées en notre étaient l'un à Davoust et Murat avaient fait leur entrée. ou pris. commençait dont Napoléon se disposait à frapper l'Angleterre.(1606) EMPIRE. de l'Autriche. et ne songea plus. implorer la générosité Bien qu'il sur l'appui de son allié l'empereur comptât il avait appris. monsieur mon frère. écrivit-il malheureuses déploré qui plus que moi les circonstances ont amené entre nous un état de guerre incompatible avec les intérêts de nos deux nations. Posen. 109 l'exécution de ce projet de système continental. aux terribles éventualités à l'influence Aussi. et Étrange évènement semble d'hier.

premier » crée. et l'Angleterre à déposer les armes. de son système Napoléon s'occupait. à la vengeance devait succéder la monarchie Après avoir renversé prussienne. D'ailn'espérait plus s'attacher leurs ses prétentions mandant en maître tule. invariables de notre conduite. porter à m'apprécier C'était le moment pour Napoléon un grand acte d'opérer il s'était elle était politique vengé des perfidies de la Prusse grand maintenant pardon. il voulait que avaient du Rhin les ne lui demander et. forcé la comgrandi avec sa fortune à l'Oder et de l'Oder à la Visconquis les colonies les deux par nos armes territoires servissent de compensation pour et ses alliés avaient dans perdues avons que la France « Nous Indes. sa proclamation du 26 octobre. avant que la paix générale ne soit conclue. en retour. la fortifier. de la puissance ottomane ne soient et l'indépendance absolue de ce vaste empire.HO RÉVOLUTION FRANÇAISE. Pendant de Prusse. signé à Charlottemdu roi bourg. que nous n'ayons obligé . « Nous ne poserons avait-il dit plus les armes. que les et hollandaises ne soient renespagnoles françaises. donc qu'une avec la Prusse ne Napoléon terminerait et. un armistice soumettait paix séparée il ne se refusa fut point à négocier. ni Varsovie. Toutefois. Russie à faire la paix. (1806) d'une seule journée puisse vous pour que le résultat » moins. à ses pieds. que les fondements affermis. le il Par-là. Mais Napoléon la Prusse. fallait la relever. colonies dues. ni la a fait tomber dans nos province que la force des armes mains. que son alliance. le 6 novembre. continental. de n'évacuer ni Berlin. dans qu'on ce traité à la ratification à Berlin. intérêt de notre peuple irrévocablement consacrut rien. pris pour principes écrivait-il au sénat. il eût contenu l'Autriche.

ou plutôt ses coutumes barbavisitant. l'usurpation. peut-on soi-même pour la contraindre à ne les plus violer? Le droit de la défense naturelle permet d'opposer à son ennemi les armes dont il se sert. (6). on ne des expéditions de destructives. à l'Empereur port qu'il adressa. » Seule. des Français empereur roi d'Italie considérant 10 Que l'Angleterre n'admet point le droit des gens. les matelots. ? » Dans un rapà ce sujet. pendant subisque toute l'Europe sait notre suprématie. un instant. C'est ce que fit Napoléon. rencontrera des guerres res. Voici le décret qu'il rendit à Berlin. et tout cela l'intolérance. massacre. confisquant pressant traitant en ennemis actifs tous les individus non armés en état d'hostilité avec elle. en effet. des révoltes des traités excitées. la tyrannie. « Napoléon.tf806) EMPIRE. bloquant les ports et pillant impunément les propriétés « Qu'on ouvre l'histoire particulières. le rompus. M. à renoncer au projet de troubler le continent et à la tyrannie des mers. et de faire réagir contre lui ses » propres fureurs. les Anglais. le commerce pour monopoliser du monde. pirates. des intrigues des stratagèmes corruptrices. suivi universellement par tous les peuples policés 2° Qu'elle ennemi tout individu répute à appartenant faire. ces éternels ennemis de notre nation. perfides. sinon de les oublier . Souveraine absolue ^contre des mers depuis sa victoire de Trafalgar elle y appliquait à l'aise ses lois maritimes. semblait se jouer de tous l'Angleterre les coups dirigés sa puissance. de l'Angleterre disait le président des États-Unis. la cruauté. le 25 novembre décret qui devait remuer le monde et avoir tant d'influence sur les destinées de l'Empire. de Talque leyrand connaît s'exprimait à ce point ainsi toutes « Contre les idées une puissance que qui méde justice. les neutres.

du conet du commerce terre sur la ruine de l'industrie tinent de l'Angleterre quicon6° Que tel étant le but évident des marchandises le commerce que fait sur le continent et s'en rend le comfavorise par là ses desseins anglaises. d'après qui n'est applicable places fortes. encore non-seulement mais et fait. qu'aux les peuples policés.J12 RÉVOLUTION FBANÇAISK. leur néet les négociants pour les af/aires de qui voyagent goce u aa du marchandises et bâtiments aux étend 3° Qu'elle le droit de condes particuliers et aux propriétés commerce à l'État qu'à ce qui appartient quête. plice 7» Que cette conduite de'l'Angleterre. qui ne peut s'appliquer ennemi non étend aux villes et ports de commerce 4° Qu'elle le des rivières. et de commerce des vaisseaux les équipages et même les facteurs du commerce des navires marchands. et aux embouchures aux havres forti6és de tous le raison et l'usage droit de blocus. digne en tout des . (1806) • l'État ennemi. en conséquence. elle des places devant lesquelles Qu'elle déclare bloquées de guerre quoiqu'une n'a pas même un seul bâtiment investie elle est tellement place ne soit bloquée que quand sans un danger ne puisse tenter de s'en approcher qu'on imminent en état de blocus des lieux que même déclare Qu'elle des de bloquer. incapables toutes ses forces réunies seraient côtes entières et tout un Empire du droit de blocus n'a d'au5° Que cet abus monstrueux les entre les communications tre but que d'empêcher de l'Angleet l'industrie le commerce et d'élever peuples. prisonniers armés des vaisseaux les équipages de guerre en guerre.

V. sera fait prisonsujet toute sujet marchandise anglais. des armes et que le droit de blocus gers à la profession doit être restreint aux places fortes réellement investies par des forces suffisantes. en conséquence. « Tout interdits. âges de la barbarie. appartenant à un propriété de bonne prise.(1806) premiers détriment EMPIRE. « Tout anglais qui sera trouvé dans les pays occunos troupes ou celles de nos alliés. de toutes les autres est de droit il se sert. « Le commerce et toute nant bonne marchandise des marchandises anglaises est défendu. est prise. jusqu'à ce que l'Anait reconnu et le gleterre que le droit de la guerre est un même sur terre et sur mer qu'il ne aux propriétés ni à la personne privées. « Tout magasin. sont et toute déclarés commerce et toute déclarées ni peut s'étendre des individus étran- correspondance avec elles sont pés par nier de guerre. combat a profité à cette puissance à l'ennemi de la même 113 au 8° Qu'il armes nière dont qu'il d'opposer et de le combattre naturel les ma- de justice civilisation « Nous méconnaît toutes les idées lorsqu'il et tous les sentiments résultat de la libéraux. qu'elle a consacrés un principe fondamental de l'Empire. parmi les hommes avons résolu d'appliquer à l'Angleterre les usages dans sa législation et d'en faire maritime. . provede déclarée 8 ou à l'Angleterre appartenant de ses fabriques ou de ses colonies. sont décrété et décrétons en état de ce qui blo« Nous avons. suit « Les Iles-Britanniques cus.

tyrannie ce au fond. au moyen d'une fausse déclaration. ne m'ont été de réciprocité. donné contre dit-il dans son message. avec la terre. juste et nécessaire. Napoléon envoya en « Nous avons mis les Iles-Britanniques décret au sénat état de blocus. (1806) « Aucun des colonies bâtiment venant directement d'Angleterre ou anglaises ne sera reçu dans aucun port. Ce que nous avons inspirées les trois coalitions avoir dissipé offert qui avaient après nous l'offrons à la gloire de nos peuples. par les abus et la cette mesure maritime de la législation anglaise. la ruine de la puissance britannique de la liberté des mers. des premiers aux principes âges des nations qui caractérisent mais nous avons la été les mêmes armes à l'ennemi commun d'opposer commanil se servait contre nous. « Tout bâtiment qui. et nous avons orà notre elles des dispositions qui répugnaient les intérêts des cœur. qu'elle ne permette rende les à notre égard. était. un juste sentiment ni par la passion ni par la haine. après tant particuliers d'années barbarie contraints dont dées de civilisation. tant contribué par de nouveaux que nos armes ont obtenu aujourd'hui Nous sommes prêts à faire la paix avec l'Angletriomphes. Ces déterminations. Il nous en a coûté de faire dépendre de la querelle des rois. Tout cela était conrétablissement traire moderne et de la mode la civilisation aux principes mais provoquée il le savait rale sociale. cun droit de suprématie qu'elle Prusse mais .H4 RÉVOLUTION FRANÇAISE. encore elle ne peut être conclue que sur des bases à qui que ce soit de s'arroger autelles. et le naà la disposition ci-dessus. nous sommes prêts à la faire avec la Russie. sera saisi. propriété à Tel était le moyen employé pour arriver par Napoléon et le son grand but. et de revenir. contreviendra comme s'ils étaient seront vire et la cargaison confisqués » anglaise.

et je me suis jeté dans ses bras. sur-le· il dicta la proclamation suivante' champ. comme celle des improvisateurs fallait écrire avec Il était une incroyable sérieux. ^j. « Il n'est plus temps. colonies merce doivent à leur métropole. Les bataillons russes épouvantés en déroute. Il quitta Berlin le 25 novembre.(*806) 1 EMPIRE. « Soldats 1 « Il y a aujourd'hui un an. sa dictée le trépied. et arriva le 28 à Posen. à cette heure même. 1 à notre à laquelle comils Cependant cinquante Hohenlohe l'Oder pour se réunir aux Russes. des mauvais sur le découragement de avaient à souffrir jours. plus d'une » (Mémoires de Bourrienne. cent mille mille Russes s'avançaient ralliés autour x 1. j'en ai écrit tête se montait et il imque telle pour le suivre. Prussiens couraient vers sur la Vistule. rendaient les armes à leurs vainqueurs. chargé de lui demander la ratification la chose ne dépend plus de moi. fuyaient ou. Il avait par moment Italiens. Frédéric-Guillaume avait refusé de ratifier l'armistice de Charlottembourg. avait-il dit à Duroc. dit Bourrienne. l'empereur de Russie m'a offert du secours. des mauvais chemins de privations: « Je vais. dire avait combien sa sur dicté. alors proclamations.U vu. dit-il. les réveiller » et. De son côté. que vous étiez sur le champ mémorable d'Austerlitz. était une C'est telle alors ou et se faisait en riant relire ce qu'il fois je l'ai de l'effet que produirait . rapports ses troupes. Ayant reçu plusieurs qui.) phrase. enveloppés. s'applaudir vu provisation. Le lendemain. du prince de depuis quelques et de toutes sortes temps. ils « Quand sous Bonaparte dictait ses sa dictée. » toute négociation Après cette réponse. fut rompue et ne songea plus qu'à aller chercher Napoléon la paix là où il rencontrerait les Russes. et qu'elle garantisse et à notre industrie la prospérité » atteindre. activité il était pour et Dieu l'air ainsi car sait inspiré.

n'ait restitué nos Pondichéry. et les le cap de Bonne-Espérance des Indes. Mais l'allié sur la tactique ils en ont ourdi une quatrième. sont en notre places de guerre. la cavoulu défendre « C'est en vain que les Russes ont l'aigle française et illustre Pologne. Nous avons conquis. fondaient ils duquel ses arses magasins. établissements le droit de faire espérer Qui donnerait colonies espagnoles. Ses places plus. sept cents pièces drapeaux. leurs fatigues.CTION . sur l'Elbe et l'Oder. de la troisième aux désastres être condamnable.– _11_i~a a. votre approche. coalition. ses capitales. RÉV01. Le brave et infortuné Vistule. L'Oder. dit en arrière. de mauvais temps tout a fui à tout surmonté Vous avez tout bravé. mémorable expédition. forcées l'espace qui les séparait oude l'Empereur se trouvaient rapprochés plus et ceux qui etaspileurs maux. encore du quartier-général. bliaient Rien ne saurait . de bataille. leurs privations. ment. ancienne pitale de cette en vous Polonais. n'est déjà leur principale espérance. la sur plane de leur les légions de Sobieski de retour revoir croit voyant. cinq grandes de la Pologne. à notre commerce sa liberté liés. le leur donnerait destins Qui les balancer de Russes aux desseins ? Eux ET Nous si de renverser de justes droit SOMMES-NOUS Ï>AS LES SOLDATS DAUSTERL1TZ ? » l'effet prodigieux que cette propeindre « Les corps stationnes sur toute l'armée: clamation produisit à marches de traverser brûlaient Bourrienne.716 FRANÇAISE. la ne déposerons point les armes que nous « Soldats! de nos alaffermi et assuré la puissance n'ait paix générale et ses colonies. par l'effet peuses. (18M) mais elles étaient tromdes paroles de paix firent entendre d'une générosité peutA peine échappés. fortes. deux cent quatre-vingts senaux. pouvoir n'ont pu vous arrêter un mola saison. les les déserts la Wartha.

morts sur ces les noms de tous ceux qui étaient des bas-reliefs où sculptés des régiments de chacun les colonnes avec leurs noms conquis sur du monudes batailles par aux ba- de bataille de la salle seraient Qu'autour représentées de la grande armée étendards et trophées statues. . seraient les un inscrits. Que les armes. Voulant. l'enthousiasme ou tant était prodigieux plutôt le fanatisme que Napoléon savait inspirer à ses soldats. les « L'Empereur a dit cela. des dans l'intérieur du monument. sur l'emplacement monument dédié à la grande armée Que. quand il avait senti la nécessité souliers. les noms tables de marbre. de tous gaiement sans vivres. H7 ils ne compreLa plupart du temps. mais ils se disaient naient guère ce que disait Napoléon. hommes. » Ils se rappelaient entre eux combats sans où ils s'étaient trouvés ils marchaient ils passaient de longues heures sans se plaindre. qui avaient assisté et sur des tables d'or d'Austerlitz et d'Iéna. EMPIRE.1806) raient à combattre. l'intérieur les ennemis seraient dans déposés ment. Napoléon Qu'il serait élevé. sur corps d'armée tailles d'Ulm. et que tous les ans. nières en outre. aux anniversaires d'Austerlitz moire et d'Iéna. » de les réveiller. massif. et de la Madeleine. champs seraient et par régiment. de ceux une fête en méil y serait célébré morts dans ces journées à jamais qui étaient célèbres. consacrer le souvenir de ses deux derdécréta campagnes.

ProciamaPaix de Til- visite Napoléon de la campagne. le Niémen. fût devant d'elles. Alarmes événe- Il fait reprendre à son armée de Napoléon. mation sitt de à Tilsitt de Kœnlsberg. Napoléon sur à son armée. – Sa vie pendant – elle envole une flotte veut intervenir: de la Porte avec la Russie. de la Moldavie Retraite en France Le sultan Reprise Napoléon d'Eylau. – La flotte formidables anglaise bassadeur Préparatifs français. Campagne – Son Combats de entrée Pologne. et terrible qu'elle avait reçue à Austertante pour venger la Prusse. Combats de Guttstadt. – depar des sur la PoloIII Basses. énergique devant les Dardanelles. de Spanden Confiance Friedland. ses quartiers d'hiver. sur la Vlstute. L'Angleterre de l'amAttitude Sommation au sultan. Déjà Napoléon les Russes n'hésita avaient aupas à marcher occupé Varsovie.– Suite des différend» ses jours de repos. – Il passe de Nasielsk et de Pulstuck. bat en retraite. de l'armée Mouvements de Dantzig. Siège et prise et de Batailles d'Heilsberg et de Lomitten. des hostilités de la Valachie Rôle de Bataille d'Eylau.- l'Indépendance proclamer et se port* au-devant la Narew Les Russes – Le et la Rouie. . Russes.à Varsovie. russe. mande l'alliance la Russie. l'avenir de la Porte avec Rupture de la France. ments. (1806) CHAPITRE V.lia8 RfiYOLcnoK nunçÀisi. sultan de cette des évacuent Séllm dans ces nation. Ene prussienne. le champ de bataille PRÈS avoir été fatale à l'Autriche en voulant la leçon éclala Russie. se présentait et quoique la saison mées étaient nombreuses. oubliant -la secourir. Ses ar[ litz. Entrevue l'Empereur Prise Armistice. Napoléon n'ose de Czarnovo. avancée.Occupation lui déclare la guerre. de défense.

au monde même qu'un » esprit anime toute la nation polonaise. position de l'armée vant-garde des Français. le rétablissement de leur nationaDes députés du duché de Posen vinrent leurs présenter vœux à l'Empereur « La nation polonaise encore gémissant sous le joug des nations lui dirent-ils. leur n'a jamais reconnu les différents répondit Napoléon. ils avaient . Cet assassinat d'un peuple. à la face du monde et en accompli pleine sous le nom de partage. et prouvez réunissez-vous. U9 9 à l'approche m et pris française Cependant de Napoléon l'apparition sur les bords de la a Vistule avait réveillé les espérances de la Pologne. dans le cœur des Polonais. il fit écrire dans son bulletin « Le trône de Pologne se réet cette grande nation tablira-t-il.(^806) • mais. certes. prie humblement et implore le très-auguste empereur qu'il fasse renaître la Pologne de ses cendres. entre la Narew repassé la Vistule et l'Oukra tandis que l'as'établissait sur le Bug. les armes à la main. et quand Napoléon arriva à Posen. il y fut reçu en libérateur. ni le sentiment de la patrie. ils s'armaient et sollicitaient par des adresses. par des députations. germaniques. partages de la Pologne. plus digne il n'y eut jamais » d'intérêt. est l'arbitre de ce grand problème politique mais. Instruits par vos malheurs. je ne puis néanmoins votre indéproclamer vous serez décidés pendance que lorsque à défendre vos droits. ni l'amour. celui même de la vie. » « La France. comme nation. n'osa proclamer Napoléon de la Pologne l'indépendance son génie hésita devant cette question et chargée de périls. qui tient dans ses mains les combinaisons de tous les évènements. son exisreprendra-t-elle tence et son indépendance? Du fond de son tombeau renaîtra-t-elle à la vie? Dieu seul. lité. De toutes parts. 111 EMPIRE. d'évènement plus mémorable. civilisation. n'avait étouffé. par toutes sortes de sacrifices.

répliquaient cantonnés. t. retranchèrent. par son exemple. Augereau se dirigeait On marchait cantonnés. vo et les contraignit à Czarnoqui les rencontra ils s'y à Nasielsk. les soldats. ~_· enn son nnirôn entrée sur V. au milieu d'eux. 'a Souvent un mot plaisant.n Varsovie se dirigea Il ne put y resun délire universel. sur Golymin et Lannes sur Makow. (180W De Posen.III.) qui d. pour nous mener répondait Encore quatre jours de patience. il avait rew. Arrivés ils la nuit. passant la Nafinir avec les Russes il lança sur eux Davoust. l'armée à Pulstuck contre lutter péniblement Un soldat voyant l'Empereur générale. échappé d'un peloton. les à cheval. Après avoir atteint et culbuté Napoléon des il fit prendre russe (26 décembre). qui paraissait ta boue et chancelant alors en vogue chanson d'une ce refrain bre. » cantonnerons nous nous parce que leur tint parole. de subsistances leur gaieté les soldats opposaient fatigues et de privations. eh bien ? ce n'est pas trop. instant à chaque près de s'abatsur son cheval. m. encore tout seuls après. mais souvenez-vous-en. à tout supporter. se mit à rire. et. plusieurs en furent chassés et menés battant pendant que Soult pendant Davoust se porta ensuite à Tykoczyn. courait de rang en rang. quatre jours »– «Allons. lui disait un vieux grenadier. se mit à fredonner excitait une hilarité On ne saurait Le court Cette son trop embellir espace de la vie. se montrait toujours Napoléon.420 IBM 1 p RÉVOLUTION FRANÇAISE. à se retirer. en outre couverts tante et des chemins A tant de se faisait sentir dans toute l'armée.) t. « II faut. Vain espoir. y passer comptant lieues.rm. » (Meneval Souoenirs Souvenirs historiques. et de Cynéas du conseil parodie côté. par une pluie le besoin de boue. »–« alors vous serez rien plus et je ne vous demande l'Empereur. . à Pyrrhus ne déplut pas à l'Empereur. encourageant. que vous ayez un fameux coup sans pain par des chemins dans la tête. dans Napoléon cette ville excita hâte d'en ter. batdans un pays difficile et coupé de bois. où les Russes s'étaient sur Pulstuck. comme ça.

et il ne la laissa point échapper. dont l'habile y présidait politique et à de porter un nouveau vit l'occasion coup à l'Angleterre Réveillant la la Russie. avaient les Moscovites. la et tandis que les Russes évacuaient sur la rive gauche à Varsovie. Sélim du sort que lui réservait avec sa prétendue alliée. pièces de canon que Napoléon fit ranQuatre-vingt-neuf celles-là mêmes à Varsovie.806) cantonnements empire. Deux Constantinople. il avertit des Turcs contre querelle et la protection de la Russie. ger sur la place de la République dans les rues de avec ostentation que les Russes traînaient ils la traversaient pour aller lorsque naguère mille hommes tués. De son côté. il vint s'établir Pologne prussienne. le sultan Tous deux Pendant à se passaient de grands évènements alors hommes supérieurs gouvernaient Sélim III et son vizir entrepris Mustapha-Ba- de la régénérer. la Turquie rayctar. il appela sur eux les vengeances . se tourna vers la celui-ci. lachie la VaIl fit plus de Napoléon. rompant vieille France. possible. à repousser De son côté. Alexandre envoya Michelson avec une armée mille hommes pour occuper les principautés. 121 à ses troupes il les plaça à cheval sur la la cavalerie le plus resserrée l'infanterie Vistule. Sélim se prépara Russes. de la nouvelle campagne. il les chassa feste qu'il publia de Constantinople. Mais il voulut les faire rentrer et demanda l'amitié de quatre-vingt des l'agression dans un mani- russes. armée. cette ville.('. léon. et. au-devant des Français vingt-cinq résultats tels avaient été les premiers blessés ou prisonniers. ce temps. Napoà cette révolution. le roi de Prusse quitta Kœnigsberg pour se avec les débris de son rendre à Mamel sur la mer Baltique. le 5 janvier. étaient en réalité devenues et la Moldavie provinces sous son obéissance.

Barayctar de janissaires partirent de Conpée. Sentant combien il était important ottoman que l'empire son indépendance et son intégrité. afin de l'opconservât poser comme sie. répandu. et partisan des Russes. L'hospodar le prince Ipsilanti. de vingt-cinq mille composée était arrivée à Bucharest. fut déclaré traître. sa tête mise à prix. de la grande ville l'emportait sur les conseils d'uue à nos neveux un long hésage prévoyance ? Nous laisserions et de malheurs. (1807) de l'islamisme. Napoléon une barrière aux envahissements de la Rusil resserra ses y aida par tous les moyens liens d'amitié et envoya des officiers et des avec le sultan. « Qui pourrait écrivait-il au sénat. stantinople plusieurs passèrent Le 15 janvier. et les rendit et des malheurs du sang qui serait responsables qui devaient accabler l'humanité. le nombre des campagnes faire un guerres. lavant-garde. verrait de nos jours nos provinces attaquées par une nuée de et de barbares et si. la durée des calculer. il comqu'il dirigeait . notre coupable indifl'Europe férence exciterait les plaintes de la postérité.122 RÉVOLUTION FRANÇAISE. la guerre contre la proclamé Après avoir solennellement il envoya au grand-vizir la pelisse et l'éRussie. les nouvelles de Constantinople ne changèrent Cependant et tandis point les dispositions du czar contre les Français. On proclama à sa place le prince Souzzo. hommes. dive. des forces imposantes sur le Danube. La tiare grecque relevée et ritage de guerres délices on triomphante depuis la Baltique jusqu'à la Méditerranée. qu'il faudrait de la perte de jour pour réparer les malheurs qui résulteraient si l'amour d'un lâche repos et des l'empire de Constantinople. dans cette lutte trop tarfanatiques civilisée venait à périr. Vingt-huit régiments autres d'Asie en Europe. et justement serait un titre d'opprobre » dans l'histoire. armes aux pachas de Bosnie et de Scutari. de Valachie.

Audacieux il jusqu'à la témérité. Il avait envoyé la journée Napoléon à chacun resserrait l'ordre les d'être à pou- dans du 8. celui de l'ennemi. Mohrungen. elle était comde Paul Ier. repoussée elle se retira sur Liebstadt mais le surdivisions avoir russes reçu la joignirent. à Eylau de rétrograder. lendemain. de Après le combat il se retira sur Osterode de sorte que l'ennemi. qui marchait toujours. il n'y avait pas un moment à perdre. Basse-Vistule. de manière . s'avanl'ennemi Cependant çait. Napoléon ordonna à Bernadotte de battre en retraite et de favoriser. dont quitta des Russes. qui s'était donna découvrant le mouvement porté en avant. quand Ney. C'est ce que fit ce maréchal. Dès le 1er février.(1807) manda EMPIRE. Varsovie. nous donnait autant d'avance même En par notre en prenait même droite. allait fondre sur Bernadotte par son centre. C'était plusieurs après Bientôt (15 janvier). A mesure qu'il approchait de l'armée ennemie corps rendus et la forçait de la sienne. en s'avançant sur notre gauche. en l'attirant sur la BasseVistule. 125 sur la Vistule. par ce feint. général espérait nous jeter au-delà de la Vistule. Bernadotte Elbing. Ce à ses troupes de reprendre l'offensive Déjà l'armée russe s'était mise en marche l'un des meurtriers mandée par Benigsen nous surprendre dans nos cantonnements. toute l'armée quartiers française fut en mouvement. et passer lui-même ce fleuve sur le pont de Dantzig. Napoléon quitta d'hiver. et des renforts. mouvement Varsovie et leva ses temps. et les fleuves étaientgelés. se dirigèrent. réunit ses il rencontra Averti troupes et se porta au-devant à Mohrungen l'avant-garde et mise en déroute. que luidu côté opposé. sur la la neige couvrait les par un hiver des plus rudes routes. toutes 17. de l'ennemi. aussitôt l'alarme à toute l'armée jusqu'à à temps.

deBergfried. en pleine déles croyait le 7 février. grièvement Murat arriva avec sa cavaSur ces entrefaites. le 9. Dans cette obscurité. successivement de Deppen. emporté du champ et lui-même.124 voir livrer bataille RÉVOLUTION FRANÇAISE. lorsque le lendemain. était malade au galop dit le bulletin et avait à la tête otnciet. Tandis qu'Augereau les deux une neige épaisse couvrit tout-à-coup son centre. de Hoff de Wuterdorff. réunie que dans la journée du 8. route. par une artillerie blessé. il les trouva rangés de canons. et d'Eylau. braves II revole cbeval. grande fut sa surprise. le canon fait attacher couvert réveille sur de les son a peine connaissance. de bataille. » d'Eylau. changea Il se trouva la hâte son armée. Napoléon. pour qui ne devait être opérer le lendemain. le 7 février. de son corps. et. l'officier (1807) chargé les Russes et fut pris par de porter cet ordre à Bernadotte. Aussi. débouchait pour se porter sur russe. perdant Augereau. après . Malheureusement. les Russes repoussé Après avoir. ils commencèrent l'attaque par une vive canonnade fit avancer Aussitôt le corps d'AugeNapoléon Eylau. mi. le maréchal mais s'être Augereau. choc avec une héroïque terrible mais notre gauche nemi sembla manœuvrer pour déborder sur Davoust de l'armée sur les derrières en tombant la dégagea. Battues « A la bataille rhumatismes. de l'enneJe direction. voyant à ses dispositions. sa dépêche portée à Benigsen. 8. A sept heures du hauteurs qu'ils avaient hérissées matin. en bataille sur des à la pointe du jour. prit le chemin de Kœnigsberg. ce soutinrent les Français une position moins avantageuse l'enUn moment fermeté. son point armées. l'armée en mesure française d'attaquer ainsi. écrasées. le piège où Celui-ci. reau et quarante pièces de canon de sa garde pour répondre et dans en nombre Bien qu'inférieurs au feu de l'ennemi. s'égara entre le centre et la réserve ses colonnes furent formidable. en effet. deGuttstadt. rassemblant on l'entraînait.

lante et inouïe. il se détermina dont les Telle fut l'une des journées les plus sanglantes annales tribuèrent de la guerre fassent mention. à ce mouvement s'opposer massacre. tous les jours passa Napoléon le champ de bataille d'Eylau. la garde audacieuse fondit s'il à l'improviste en fût jamais. et recula sur Kœnigsberg. gré la nuit. Les deux armées s'atla victoire mais. malgré les actions de également elle appartient Alexandre. Deux horrible la bataille ne fut plus qu'un ne réla troisième russe furent rompues d'infanterie s'adossant deux fois à un bois toute Des escadrons russe cette exécuta Pendant l'armée de la garde mais le lieucharge brilce temps. tenant-général fut frappé à mort. compromise. . et aux Français. trois cents boun'avait bat ou plutôt le carnage pas cessé la la mort de part et d'autre. disait le bulletin. de reprendre à la retraite. soutenu par manœuvre EMPIRE. neuf ou dix mille cadacarrée. poussa du plateau qu'il occupait. 125 sur les Russes de gloire destruction la cavalerie inévitable et qui sauva nos la cavalerie Vainement qui colonnes enne- voulut lignes sista qu'en traversèrent elle fut culbutée. nuit approchant. les morts. « Qu'on sant ensevelir sur un espace d'une lieue prisonniers. derrière débouchant l'ennemi. crai- malgnant de voir son arrière-garde ce village. quarante sur heures plusieurs les blessés et fairecueillant se figure.(1807) lerie couvrit d'une mie Alors et. il tenta. qui restèrent mille aux Russes quinze qui prirent pièces de canon et seize drapeaux. et le re- qui d'Hautpoul. Davoust. Ney déborda les Russes sur leur flanc droit. le déborda le comDepuis dix heures. entre Alors Ney et Davoust. par l'empereur grâces ordonnées maîtres du champ de bataille. N'ayant pu y parvenir. Benigsen que. ches à feu vomissaient quand. se placer au village serré tellement se trouva et vint de Schenaditten.

teurs enlever tués au moment tout cela avait où ils faisaient plus de relief des efforts sur un fond pour les de neige. On exagérait et. A Paris. des lignes de sacs quatre ou cinq mille chevaux russes. ce jour. r 1 · 1 (1807) tués. s'en repentira car. des débris de fusils et de sabres. au contraire. l'amour de est fait pour inspirer aux princes Ce spectacle » de la guerre. au milieu au commencement français. Friedland. opiniâtre d'être en vain. au-delà du Danube. ni l'armée. « Soldats dit l'Empereur à son armée. de cette résultat peu décisif. ni la nation. d'obus. des victoires émue. bataille. le repos.126 RÉVOLUTION '1 FRANÇAISE. des Victoires. fran- toujours les soldats çais de la grande armée. en voyant la résistance on s'alarmait sur l'avenir d'une camdes Russes. Cette statue devait être érigée sur la place de ses blessures. où tant de sang venait prodigué pagne comme n'avait point encore pâli Mais l'étoile de Napoléon briller du plus vif éclat à sa gloire. la paix et l'horreur envoya à Paris les seize drapeaux Napoléon pris à la baen même temps qu'une statue setaille d'Eylau il ordonna rait élevée mort général d'Hautpoul. de et les soldats au-delà des fri- rapprocher Qui osera en troubler de la Vistule mas nous de l'hiver serons comme comme l'automne. auprès desquelles vres. » . ne se réjouirent du résultat si chèrement acheté et si à la mémoire du brave Cependant. l'opinion et une baisse notable se fit sentir dans les fonds puJusqu'à nos pertes. elle allait. nous allons nous de la Vistule et rentrer dans nos cantonnements. et faite avec les canons dans pris à l'ennemi cette fameuse journée. la terre couverte de de munitions boulets. vingt-quatre pièces de caon voyait les cadavres des conducnon. blics. Napoléon les avait habituées à en fut vivement plus faciles.

à quaBraunsberg. deux n'était de pont de Prag. Napoléon rode. comligne. à le long de l'Omulew et de la Passarge.i (1807. de la nation. Il s'y artillerie. couvrait son centre à Nieet à Passenheim elle était approvisionnée dembourg par les villes d'Elbing. Napoléon autres à Marienwerder et à Marienbourg. et sur les moindres détails de l'administration « Les soldats français sont les enfants militaire. son génie M. EMPIRE. pays d'une très-grande fertilité. 127 l'armée Après huit jours de repos en française reprit. qui formait la seconde de quinze mille Polonais. sur tout. sur l'ard'approvisionnement. sur les fours. il travailla à faire couvrir ses cantonnements il fit fortifier les ponts de Spanden et sur la Passarge et construire des ouvrages d'Elditten. Un corps d'observation mandé par le général Zayonehek. il pourvoyait à tout. et. son quartier-général à Ostetransporté à rétablir son armée et à refaire son occupa C'est surtout dans ses longs quartiers d'hiver que et son activité se déployaient. « Napoléon dit n'était jamais plus » Attentif à tous veillait actif que quand il paraisles besoins de ses soldats. faisait-il de plus grand crime point que celui de ne pas les faire jouir de tout ce que la loi et les règlements leur accordent. sur les avait rante lieues en avant sait se reposer. Ces positions couvraient les cantonnements tule furent de Moldin. de la Vistule. les têtes Tous les ponts sur la Visdire dans ses bulletins. en fit élever Alors. sur les hauteurs de Guttstadt. pas seulement aux opérations de la française. ce de l'armée rétablis. Meneval. de Sierock. il n'est . de Braunsberg. et par l'île de Nogat. magasins mement sur les hôpitaux. effet. » Son armée pourvue et rétablie. et l'équipement. de Thorn. et sa gauche Passarge. à peine achevées et armées. ses quartiers elle était cantonnée d'hiver derrière la sa droite appuyée sur la Narew.

qui ait prouvé. naître Napoléon toutes les discutant voir le même jour. des États jusqu aux soins à prendre pour s'assurer puissants. l'expédition canonde ses chaloupes de la dernière qu'à l'armement toutes les parties de l'administration. les plus faibles et de l'ensemble avec la même connaissance foule d'autres. les basses régions de la société. Tandis Napoléon. questions relatives des détails. et le retour jussons générales. d un seul homme de quelle est capable. et à la giberne du soldat mouvements. aux justes à répondre rien trouvé ce différend et. Bignon tout entier. de quelle continuité.428 ÉVOLUTION FRANÇAISE. depuis les combinairéglant des escadres. (1807j ses jours de repos. la même ministériels Peut-être neteût n'a-tque si chacun des départements lui l'objet d'une étude exclusive. aux mêmes heures. mais encore aux guerre qu'il consacrait « Pour conde l'Empire. après avoir pris Choczine • par les Français. à la guerre. aude quelle variété. de travail étendue » de la Vistule que Benigsen venait d'être repoussé et Michelson. où l'avant-garde s'était arrêté à Bucharest. réparation avec les États les plus ses négociations depuis politique. la composition gne. à la Porte. teté d'idées été pour il pas existé soit dans tant que avec la même fidélité de mémoire. Sur ces entrefaites. depuis les plans de campaet ses de l'armée le génie. jusqu'à la chaussure toutes les parties de la marine. avait suffi pour lui fermer à une se présenta son ambassadeur intervint l'Angleterre au sujet de conférence qui eut lieu. nières parcourant la de l'intérieur du ministère la direction jusqu'à depuis de la toutes les parties de l'église du village. l'artillerie. l'intelligence ` soit dans les hautes. au monde un autre individu. n'ayant . et une enfin traitant ces diverses matières. turque Bender. au gouvernement soins à donner le il faudrait dit M. le 25 janvier. le passage.

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coupa ses câbles et Voulant. que je persévérerai reçu dans mes desseins. « On veut. des vivres. descendre du haut rang où l'ont placé ses ancêtres. contre la conduite hostile 129 de la il s'embarqua sur une frégate. aux Anglais qu'il ne traiterait tant que l'escadre point serait en-decà des Dardanelles. il envoya chercher le général Sébastiani. Puis. qui le trouva à cheval au milieu de ses soldats. en effet. et somma le Sultan de remettre aux Anglais les châteaux des Dardanelles. à la hauteur de Gallipoli. “ Bientôt. glorieux Vos remparts ne sont pas armés mais vous avez du fer. des munitions. « Dites à votre maître. anglaise parut devant les Darles traversa danelles. » Ranimé par l'attitude de l'ambassadeur franénergique le Sultan fit répondre çais. malgré le feu des châteaux. à l'envoyé du Grand-Seirépondit-il gneur. ainsi que sa flotte et ses munitions de déclarer la guerre à la France. A cette nouvelle. commandée par l'amiral Duckword. lui dit-il. par une faiblesse indigne de lui. jeta l'ancre devant le Sérail. ajoutez-y et vous triompherez de vos ennemis. Sultan à y souscrire. Mais le divan. à Ténédos l'escadre anglaise. que chasse l'ambassadeur de France et que je fasse la je guerre à mon meilleur ami Écris à l'Empereur encore qu'hier j'ai une lettre de lui. qu'il ne voudra pas. du divan empire. en imposer par un coup d'éclat. le peuple courut aux armes.(J8OT) récriminations Russie. décida le effrayé. Y. la flotte . des bras du courage. rencontra. à la il était allé rejoindre Porte. de céder aux Russes la Moldavie et la Valachie ainsi que la place d'Ismaïl et celles du Danube. disparut. Cependant. résolu de s'ensevelir sous les ruines de Constantinople plutôt que de subir de telles conditions. Sébastiani refusa de partir. navales et de renvoyer l'ambassadeur Sébastiani enfin. six vaisseaux turcs qu'elle brûla.

s'établir à des opérade là qu'il fit affaire. son contingent de son traité d'alliance notre politique qui poursuivait l'Angleterre. corvettes et sept cents hommes. en exécution déjà de cabinet en mais l'intérieur. les dépôts tout ce qui était dans il écrivit au roi d'Espagne pour lui demander. Poméranie il appela serve dans et qu'il d'avance saxonnes: troupes grossit de quelques de 1808. après. tions qui commencer qu'il l'Oder. quand il en aurait fini avec la et la Prusse Aux il vint premiers jour» du printemps. qui forma réla conscription et fit venir en poste. étaient arrivés. le Sérail. dans avait terminèrent la campagne. quelque accès auprès de celui de Madrid. s'avancèAtors la flotte anglaise Dardanelles. en traversant un pays où il n'y . avait trouvé cabinet. Napoléon le savait. Déjà les équipages fallu tirer des forteresses de la Silésie et de une étendue a pas de plus de cent lieues. grâce à l'énergie de six cents et d'Asie et les détroits se hérissèrent d'Europe canons. C'est de siège le siège de Dantzig. pour remplir il rappela celui de Mortier qui était en corps d'Augereau. mais après avoir perdu deux à renforcer son continuait Pendant ce temps. d'organiser arrivés français étaient les appel* à son aide de Dalmatie et. (1807) qu'il peut le chargea compter sur moi comme je compte sur lui. rent Dix vaisseaux jusqu'aux de battre prudent de guerre. Napoléon du fait la disparition le vide qu'avait armée. des différents de France régiments. jugea en retraite elle repassa le détroit. de chemins. quelques les côtes de génie et d'artillerie dans la nuit. armés et équipés. où il resta jusqu'au renouvellement Finkestein. Sébastîani jours des Turcs. et il n'en insista que plus sur l'ende se promettant trée en France du contingent espagnol. x Et il Dix officiers la défense de sa capitale.150 RÉVOLUTION MANÇAISE. venir sur cette Russie. avec lui.

se dirigeant mais. l'assaut fut enfin résolu. là belle saison les armées allaient se remettre eh camd'en finir avec Dantzig pour marcher pagne. Cette capitulation nous rendait maîtres du grand port militaire de la Baltique. d'investir et le célèbre ingénieur Bousmard défendaient avec dix-huit mille hommes. par la aussi envoya pour la la garni- par une vive canonnade Napoléon à temps avait prévenu renforcé Lefebvre de Lanflei et et Kamihskî fut repoussé. 27. Napoléon récompensa Lefebvre en lé nômiflaat duc de Dairëzig. entra dans la Vistule à vers Dantzig. à y Déjà les soldats commençaient monter. les lettre leur repatentes.(1807) f EMPIRE 13j ordonna à Lefebvre Napoléon le dixième qui commandait la place. quand le général Kalkreuth demanda à capituler (24 Trois mai). trace les vertus de leur ils s'en repêre. les assiégés résistaient Cependant On était dans toujours. il évacua la place et alla rejoindre Farinée coalisée* après s'être engagé à ne pas servir contre la France pendant un an. d'Oudinôt Cinq jours après. canons. montée par cent vingt marins soldats anglais et quarantè russes ou prussiens. son appuya les Russes du haut de ses remparts. assaillie sur les deux rives. d Que ce ti«te porté ses par disaient descendants. et chargée de poudre et de boulets. et qu'eux-mêmes . Située sur la mer Baltique < à l'embouchure de la Vistule. jours après. Mortier renforcer Napoléon le corps de envoya Lefebvre. Vainement lé ùiir avec vingt-cinq par mer Kamïnski mille hommes délivrer vainement. et un jours de tranchée Après cinquante ouverte. une corvette armée de vingt-quatre anglaise. que le général prussien Kalkreuth corps. elle par une vive fusillade fut obligée d'amener. n'était Dantzig pas encore bloquée langue de terre qui sépare le Frisch-Haff de laitier le siège en fut-il long et laborieux. pleines voiles. Impatient Sûr les Russes.

. revint se placer derrière goureusement. y était campagne. Au pont les renouvelèrent. Cependant. mon envers mais des devoirs voient jamais un privilège. et l'empereur connaissent les Français surprendre de sa personne. Croyant ainsi qu'il l'avait fait avant la bataille manœuvra Benigsen à Guttstadt. A la nouvelle mille elle avait été portée à cent quatre-vingt l'offensive. dans le nom qu'ils portent. au début de la blable à celui qui les avait forcés de reculer. Mortier. eût été rassemce que toute l'armée jusqu'à s'y maintint blée. qui était et. Douze régiBernadotte qui en occupait également firent de vains efforts sept fois ils ments russes et prussiens et sept fois ils furent repoussés.^32 REVOLUTION FRANÇAISE. ils se mirent en retraite. pour marcher Davoust. s'avança Benigsen le pont. et sa garde. et celle du 7 stein les ordres nécessaires il donna sur-le-champ au 8 à Deppen il dirigea Soult sur Wosfesdorfl sur l'ennemi. » peuple et envers nous. le 5 juin. russe prit l'armée de la prise de Dantzig. d'Eylau. Ney. Une partie de Lannes. des Russes sur sa au premier avis de l'attaque de Finkenson quartier-général ligne. sur Spanden pour forcer De Guttstadt. mais celui-ci lui résista vien avant de la ligne de l'armée. avec Ney sur Guttstadt et se porta lui-même l'arrièreMurat. et la Passarge. les Russes ne furent pas Soult de Lomitten que défendait sempar un mouvement Surpris eux-mêmes plus heureux. Napoléon avait quitté il passa la nuit du 5 au 6 juin à Saafeld. il attaqua. (1807) s'ils préféraient jamais un lâche repos indignes. Alexandre hommes sans compter les Prussiens. de la grande ville aux périls et à la noble pouset l'oisiveté sa carrière d'eux ne termine Qu'aucun sière des camps de sans avoir versé son sang pour la gloire et l'honneur ils ne notre belle France Que.

où déjà les Russes s'étaient retranchés. soit qu'à l'aspect des préparatifs qu'elle voyait faire devant elle ne jugeât elle assez formidables. continuant son mouvement enavant. se dirigea sur Heilsberg. pas ses retranchements elle passa dans la nuit sur la rive droite de l'Alle.l. démontrée par la prise de Dantzig. par là. qui exigent en position.:i et voulait disputer pris position le passage. droite de l'Aile afin de posséder la rive gauche et de pouvoir. vingt-quatre on ne peut heures avoir pour que mettre des tous les corps affaires partielles . soit que ce mouvement. qui le portait sur la Basse-Alle. dès le matin. et ces retranchements. fît craindre à l'armée russe pour son flanc droit. et laissant à la disposition des Français leurs leurs blessés. abandonnant tout le pays de la gauche. et.. restèrent attaque. en bataille Pen- en avant Napoléon il ordon- avait. vre. Il s'agissait.(1807) SarHftftnnflmÎA EMPIRE. ceux-ci n'obtinrent que le faible avan- sous les retranchements tage de s'établir dant toute la journée du 11. par une habile et audacieuse manœules débusqua. les prévenir à Kœnigsberg. elle le sera d'une manière si les Russes atplus éclatante encore. magasins fruit d'un travail si long et si pénible. le soir.«. mais Murât. droite. de les rejeter sur la rive pour Napoléon. d'une de l'ennemi. jeta ce défi à l'ennemi « L'impuissance de l'armée russe. vient de l'être encore par l'évacuation du camp de Heilsberg elle l'est par sa retraite. disposé ses troupes na à Davoust de faire un changement de front par son extrémité en avant. fut immédiatement Heilsberg dans son bulletin occupé. Napoléon. 133 nncîtinn ô fllsit*»»* j: avait nric à garde ennemie avait Glottau ™i. tendent l'armée française mais dans de si grandes armées. officiel. Après un combat sanglant où les Russes avaient perdu dix mille hommes et les Français sept mille. l'armée entra de vive française force dans Guttstadt. les Russes Dans la prévision d'Heilsberg. la gauche Or..

1 avant-garde taqua « G est un jour de bonheurl canon qui se firent entendre de Marengo 1 et il fit c est l'anniversaire s'écria Napoléon ce en haleine dire à Lannes et à Mortier de tenir l'ennemi Alors en effet. Alors. un régiment par pée sur Eylau. en nos flanc prendre i l'apde cavalerie qui. coiiuée par un long étang qui Le 14. allait de la une prairie basse. dont le quartier-général à l'Empereur. l'ennemi pas disposée » générale. firent. si étroit qu'il était rempli formait une anse dont le fond. dans la plaine. à Soult et à Dayoust. se dont le Lannes. en avant de Friedland pendant son armée et la déploya en première marchait ligne. depuis et. reconnaître et alla lui-même arriva Napoléon cette rivière Sur la rive gauche de l'Alle. de manœuvrer en peret sa garde Victor H marcha avec Ney Mortier. jusqu'à quatre heures du soir. sur cette ville. il fit occuper à ses troupes une chaîne était. française. il se dirige*. n finîi* KravpmAnt USO7) lorsque l'une d'elles n'est dans une affaire querelle l'Aile et de traverser à Friedland. proche des masses se hâta de faire défiler d'être prévenu. pour prendre il passa la rivière. nous la disputer. un message à Muordonna à Aussitôt. Benigsen C'est ce qu'il fit. Arrivé à deux lieues de dirigeait et envoya de collines. craignant Benigsen.154 u ii RÉVOLUTION t J:nn*nAn FRANÇAIS*. arrivé le 13 devant mais il trouva la ville occucolonnes. se retira ennemies. qu ils l'armée russe. la Eylau. Napoléon veille. opérant Friedland. déboucha cette ville et atpar le pont de de Aux premiers coups de Lannes. sur Koenigsberg. finir bravement la la . rat. corps que distance. la routedeKœnigsherget ses ponts.était et en partie par eu partie par la petite ville de Friedland. d'arriver En se hâtant pouvait encore ressaisir sur le pont de cette ville. par la rive droite avoir brûlé après position sur la Prégel de l'Alle sur Wehlau. sonne sur Friedland.

tirée au de l'Empereur. donnale signal de la bataille. à pied et à cheval. Or. et la refoula dans l'anse. Victor et la la position de puis. les Russes ne pouvaient passer sur la rive droite que par un seul pont. qui se trouvait acculée à Friedland. que ce d'exercice. après avoir fait tourner plusieurs moulins. ses instrucprécises. la culbuta Alors. avec sa gauche et étendant fort loin sa droite rivière vers Kœnigsberg. marcha sur la garde impéet en fit un horrible riale. Nadroite. l'aile carnage. après avoir reconnu manda d'enlever la ville de sur-le-champ sant un changement brusquement avant. et fit commencer de cetteaile. 135 se jeter dans l'Alle. ébranlée qui fut un moment qui formait la droite de la réserve. tions c'en était fait de toute dans sa droite. l'attaque par l'extrémité A cinq heures et demie. tout entière le long de la et son centre ville les bois à la lisière toutes il les fit déboucher étaient tellement s'opéra s'était placé desquels à la fois. Napoléon ses colonnes Lannes. Dès lors. une salve d'artillerie. sa gauche enfoncés. que avait embusquée dans le ravin qui entoure FriedBenigsen avec intrépidité land. Sur ces la garde impériale russe. se gauche entrefaites. Mortier à la gauche. l'imprudent avait disposé son armée dans la Benigsen la couvrant plaine en avant de cette position. Après avoir fait former manœuvra dans ce but. la gauche des Russes. quartier-général Aussitôt Victor Ney se mit en mouvement soutenu en arrière par il aborda en faiFriedland. des Russes. la droite en et protégé par soixante pièces d'artillerie.(1807) bspibe. mouvement poléon simples et tellement comme une manœuvre il porta Ney à la pressa l'attaque centre. il coml'ennemi. de front. . garde Lannes au en réserve. déboucha et chargea la gauche de Ney mais la division Dupont. Or. où elle fit de vains efforts pour se mouvoir et ressaisir sa position. Battus. et ce pont était dans la ville.

« digne sœur. blessés plusieurs ou pris. dit un gué le duc de Rovigo. et Ney était sur Friedland maître de la ville. Vains efforts. écrivait les trophées Napoléon à Joséphine. et l'activité que japlus puissant en effet. les Russes cherchèrent lut dans la fuite. Alors. tels et cinq mille prisonniers. dats. sans ordre et semblable qui s'enfuit » A huit heures du soir. Il avait Cette et d'Iéna. le couvraient ennemis mille cadavres Quinze complète. exposés. Rien de plus simple Napoléon. génévingt-cinq drapeaux. leur Pendant que Ney exterminait à son tour droite. mais on le vit pas'seulement que les boulets près de lui ou vepassaient à cheval les points les parcourir .Iln. rien de plus rapide de ses solsuivant l'expression des yeux. Du côté des Français. et ses rues jonchées de cadavres la gauche des Rosses. « Ils se jetèrent pêle-mêle dans la rivière. avant de s'être assurés s'il y avait un gué en trouvèrent mais d'autres beaucoup s'y noyèrent le reste. pressés sur leur sale flanc et chargés en queue. Aussi déploya-t-il avait montrés et redoutable. » de Marengo. Ainsi se trouvèrent tre les Russes. __Ú1~r-'–~ (1807) ~~N*~–tf. mais. d'Austerlitz il y eut quinze cents morts et quatre vérifiées victoire les menaces le rendit de Napoléon con- eu à combattre. se voyant pris en tète.I1n. un ennemi nombreux dans cette bataille le génie dans qu'il dentes. les campagnes précéque le plan. mille blessés. nombre raux furent de caissons. la victoire était peau de moutons. journée. reculait repoussée mais déjà le pont n'existait plus. Friedland fut ennemis. même. naient plus ne combattit pendant mourir à ses pieds.156 u RÉVOLUTION FRANÇAISE. champ de bataille. en désordre '1 dans 1 1- la ville. par Lannes et Mortier. rien ne put retenir face de notre gauche à un trouvers ce point. dès lors. "A. de cette tués. replia forcé. un grand Soixante-dix pièces de canon. que l'exécution.

et prussiens. de la rive gauche du fleuve. qu'on des pour lui rendre ainsi que cela était d'usage. tandis que 1 Mémoires du duc de Rovigo. la place Ils y trouvèdes approviet cent mille champ à voir. Déjà Murat. les lignes de debont. Il visita ensuite le le spectacle était hideux « On suivait l'ordre des carrés russes par la ligne des monceaux de leurs cadavres on jugeait de la position de leur artillerie » par les chevaux morts ensuite que l'ennemi Apprenant essayait de se rallier sur la rive droite de l'Alle. où le général prussien s'était enfermé avec vingt-cinq Lestocq mille hommes. de bataille des Russes. Soult et Davoust étaient arrivés dans cette ville. une nuée de cosaques l'arrièrequi formaient garde ennemie sur la rive droite. . t. honneurs. m. dont possession. parcourant son armée. cents bâtiments anglais. Les soldats dormaient encore. p. On voyait encore. sur 16 Niémen Napoléon s'avançait de quitter l'empereur que venaient de Russie et le roi de Prusse. 92. tant ils étaient faIl défendit les éveillât tigués. le 19. aussitôt russes deux il évacua et les Français en prirent rent vingt mille blessés sionnements fusils immenses. de manœuvrer sur Napoléon continua la rive gauche pour le couper de Kœnigsberg. Napoléon était arrivé sur les confins de l'empire russe. Ce qui restait au roi de Prusse était conquis. 157 T*T 1 » m Napoléon passa la nuit au bivouac le lendemain à la il était pointe du jour. il entra à Tilsitt. Il s'y maintint les journées du 15 et du pendant 16 mais à la nouvelle de la défaite des Russes à Friedland et de la marche de l'armée victorieuse. Pendant ce temps. n'avait Napoléon la Niémen qu'à franchir en Russie pour porter la guerre elle n'avait plus l'hiver pour allié son armée fuyait avec le sentiment de sa faiblesse et de son impuissance.(1807) empire.

3. Le 5 juin. L'ennemi Il s'est aperçu trop tard que notre ses de notre inactivité. la paix il se décida à demander Alexandre cependant. repos était celui du lion de Heilsberg. Il y aura un armistice dans cet intervalle. Celle des deux parties contractantes ce que Dieu ne veuille. çaise et l'armée une paix qui mette fin à une et conclure signer négocier. 1er. il se repent de lavoir troublé. En 1807. L'armée française ront un armistice séparé.JJg RÉVOLUTION HIANÇAISB. afin de pouvoir. Voici les principales armistice. nous avons . fini elle aurait autrement cette expédition. opposé progrès de l'armée française. qui fut accepté et signé le de ce traité dispositions entre franl'armée « Art. effusion de sang si contraire qui voudra « Art. comme en 1813. lités pourront concluet l'armée prussienne « Art. à son armée la proclamation adressa ensuite Napoléon suivante « Soldats! 1 dans nos cantonneété attaqués s'est mépris sur les cauments par l'armée russe. un à Napoléon pour lui proposer officiers de un ses envoya 22. rompre et ce ne sera armée. les cinq celle entreprit qu'il que avant tout. ils s'attribuaient nationaleaux une résistance point. que si Napoléon 11 est donc vraisemblable dans ea victoire. e| ils o'eussept la faute d§ leurs défaites. eût voulu tenter ans plus tard. 2. dans celle « Dans les journées de Guttstadt. à l'humanité. sera tenue de pré1 armistice. (1807) la nôtre. russe. superstitieux Russes avaient été les agresseurs. de l'autre venir au quartier-général la date des notifications que les hostide un mois qu'après recommencer. venait de puiser de nouvelles forces à peine entamée. » etc.

magasins. Il est temps que notre patrie vive en repos. ments qui étaient dans ce port. Vous rentrerez en France de tous vos lauriers. Alexandre. fusils que lAngleterjpe munitions. dans et de Russie. et surmontées. influence de l'Angleterre. des armes crement de France rent armé. couverts et après avoir obtenu une paix glorieuse qui porte avec elle la garantie de sa durée. « Des bords de la Vistule. . un radeau sur lequel s'élevait un pavillon avec deux portes opposées. » pas faite dans quinze jours. par des marins Napoléon ayant de la garde. « On me demande écriune entrevue. ce|te célébré celui de la bataille année. nous sommes arrivés sur ceux du Niémen aveola rapidité de l'aigle. les bâti- le pavillon: il alla k la porte se plaça sur le bord du radeau pour qu'il ouvrit. qui mit fin à la guerre de la seconde coalition. de Ja maligne P. ? de se voir et d/établir Napoléon et Alexandre convinrent les bases de la paix. vait Napoléon à Talleyrand je ne m'en soucie que médiocependant mais si la paix n'est je l'ai acceptée. ses hôr ses ambulances la place de Kasnigsjberg. envoyai pour armer nos ennemis. On avait fait établir au milieu du Niémen. chacune d'une petite précédées salle d'attente. arriva opposée recevoir s'embarquè1W canot bien le premier et qui à l'abri tué. je passe le Niémen. chargés de toute espèce de et les. ainsi q^e la toiture. blessé ou fait prisonniers soixante mille à l'armée ennemie tous ses. Cette entrevue eut lieu le 25. Vous célébrâtes à Austerlitz l'anniversaire du couronnements vous av$z. « Français 1 vous avez été dignes de vous et de moi.(1807) à jamais pagne mémorable nous BMI'IBE. avons pris cent dans 139 dix jours de cam~ vingt pièces de canon enfin sept drapeaux enlevé Russes pitaux. de Friedland. dignement de Marengo. Les deux empereurs en même monté mais temps.

en reprovisoirement tacite pour conserver dont on convienla question à une autre entrevue mettant dit Alexandre drait • longtemps les haïssez. tes. « Je hais les Anglais autant que votre » plus tard. restèrent » Les deux empereurs en une seule acclamation'. répondit. à laquelle le sur le Niémen. visite à Napoléon. que cette scène. parmi lesquelles se trouvaitcelle avec attensur cette carte. qui les reçut avec beaucoup Nales conférences. Quelquefois.J4Q RÉVOLUTION FRANÇAIS! (i807) avait encore un peu de trajet à faire. Il fut question également Meneval. Napoléon introduivive amitié. il demandait alors deux cardans son cabinet sait Alexandre de la Turquie d'Europe. ensemble. de rayer la Prusse du nombre . d'égards. Meneval. » cas. ils n'étaient point parfaitement sur lequel point ne voulait pas laisser s'éleétait aisé de voir que Napoléon des débats qui auraient pu troubler ver sur ces questions un accord rétablie entre eux. puis continuer être un me parut Constantinople les occupaient. et qu'il s'établissait t'harmonie le statu quo. je serai » « En ce second dans tout ce que vous ferez contre eux. l'observer Je les ai vus penchés Des projets de en causant. ti«. à laquelle se spectacle sur les des deux armées répandues mêlèrent les acclamations de la rive Des applaudissements partis rives du fleuve. partage Il d'accord. et se confondirent droite furent répétés sur la rive gauche. « Ce fut un beau assez vous à Napoléon. à marcher tion. Napoléon. rendre et la reine de Prusse y vinrent le roi Bientôt séjour. souvenirs historiques. Après une seconde entrevue se rendit à Tilsitt et y prit Alexandre roi de Prusse assista. tout le temps que durèrent Pendant de la plus avec les marques se traitèrent Alexandre et poléon dit M. A son arrivée ils s'embrassèrent. la paix est faite.

comme roi de Naples. c'est-à-dire lui retira que Napoléon les provinces situées entre le Rhin et l'Elbe. le vainqueur pour désarmer qui l'avait tant dans ses bulletins outragée toutes les séductions de son esprit et de sa beauté furent sur Napoléon. prouver combien ajoutait il désirait entre les deux empires. impuissantes et ne purent lui faire obtenir des conditions moins dures pour sa couronne (7). et celles qui lui étaient échues dans les divers partages de la Pologne. elle fut conservée. nôvre. le second comme roi de et le troisième Hollande. comme roi de Westphalie. l'empereur de Russie voulant.(1807) mais mais. ai« des des nnissanf. dre. d'établir. le traité.™». afin d'établir des limites naturelles entre cet empire et le duché de Varsovie. m nnu>> l'a. puis l'avènement excepté la Silésie. Ce traité signé et ratifié (8). reconnut Napoléon comme protecteur de la confédération du Rhin. d'Oldembourg Comme la Russie était encore en avec la Porte. la Prusse rendit tout ce qu'elle avait acquis dede Frédéric II au trône. De son côté.es nar par égard en faisant &anrA pour l'empereur Alexantoutefois des pertes énor- ses supplications à joignit-elle celles de son époux. EMPIRE. et ses frères Louis et Jérôme. les rapports les plus intimes et les plus durables. Vainement la reine . et que les Russes évacueraient la Valachie et la Moldavie. Il céda à la Russie un district de la Pologne prussienne. le Brunswick et une partie du Hade Westphalie. de Varsovie et les donna au roi de Saxe. A Tilsitt. II rendit à la ville de Dantzig son et leurs indépendance première. en y joignant la Hesse. Il forma avec les premières. États aux ducs et de Mecklembourg. le premier Joseph. il guerre fut stipulé que les hostilités cesseraient. puissances. le royaume qu'il donna à son frère Jérôme il les érigea en grand-duché quant aux secondes. les deux empereurs se quittè- mes.

Napoléon de la d'un grenadier à la boutonnière rieur. l'attachant rang qui était à la droite du premier garde d'Alexandre lui dit-il. mes devenus amis. _0 . Napoléon sur ta rive gauche où la garde russe était en bataille. Après s'être détacha sa croix de la Légion-d'Honembrassés. et. que c'est le jour où nous som« Tu te souviendras. ton maître et moi. tuat-ques de Russiejusque l'empereur d'estime etd'atoltié.~4t RÉVOLUTION MANCAME.111 (1807) <tt~1JL~ rent avec de grandes accompagna du Niémen. » .

– Traité de Napoléon avec le roi de Napoléon la grande Bâtâmes Paroles Retraite gosse. . ouverture en Espagne. . avènement de événements Perplexité Napoléon après les Il part pour Bayonne et y appelle la famille Pruâse. – Retour – Suppression dans – Bombar- a* du Napoléon tribunat. à Murât. funestes nationale de la Péninsule. créé un empire avec cent vingt tique. Abolition – Nouvelle de Tllsllt. sur la Péninsule de Portugal. grandeur garde Les armé Effet qu'il dé l'Empfre. Murat à Madrid. ronne royale d'Espa– Scènes scandaleuses. p A victoire de Marengo avait consacré le Consucelle d'Austerlitz. Première abdication l'Angleterre. du Somo-Sierra. Armede de Paris. /unie de Bayonne. substitutions du de la presse. et prise de Sarrapour Paris. contre projets – Ses toi de Suède. Ferdinand restitue la couà son père. Fontainebleau. 44B CHAPITRE Suites de la palï à paris. Espagnes par la junte lé conseil de et la municipalité Castille de Madrid. – Entrée Ses d'Aranjuez. d'EspInosa – Passage de Napoléon à la grande députation. Insurrection à Madrid. des Anglais. le Code Pres- de Copenhague tout le coritinerit la marine r-Don-quicbotttsme par les Anglais. éleva la grandeur de Napoléon à son rFriedland du continent.1T De l'Ebre au Danube. en Europe. Soumission et d-0clès.(1S07) -K). . instructions gne. Puissance rendus et VI. la victoire de l'Empire. –. – Capitulation Napoléon part pour de cet événementse réfugie à Vittoria. 'de Efforts produit se déclare relever tlon de française.. Réveil ments de P Autriche. Celui-ci fait proclamer son frère roi des Joseph de gouvernement. lat. Insurrection seph à Madrid. Arbitre suprême s'enivrer de sa gloire et de sa toute-puissance. Honneurs de la liberté noblesse. Prise – Entrevue Marche de Burgos. de la mer de Bretagne à l'Adriail s'était. il put i apogée. et d'Alexandre armée à Erfurth. Rentrée corps de Napoléon. en faveur qui en dispose de Napoléon. "< empirb. – Affaires révolud'Espagne VU. Jo– Suit** d'Oporto. de Ferdinand IV. Insurrection de la coalition. d'Aranjuez.––=. dement que à la impériale. Proclamation et dé Tudela. Convention de Cintra. de VictQires Joseph dans d'Almaraz Madrid. en effet.- expédition de Charles Napolédn pour Traité de espagnole. – Prise de la Catalogne. Constitution espagnole.Joseph Bataille de Vimeiro. de Madrid. Bataille de Médina de de Rio-Seco. civil. Départ – Siège de Napoléon du Bâylén. législatif.t.

ni les louanges. qu'à lui! » Ainsi. il était de retour à Paris. Séguier. Comment. au lieu de s'en faire. et imau mil'alliance de la France. élevé porte pour revenir en par où elle devait un arc-de-triommais où à fêter dignement s'était impériale A la barrière son entrée à Paris.de là à Dresde. On ne lui épargna « On ne peut plus louer du sénat. 11 avait réduit la Prusse de moitié. on avait renversé l'ancien semblait s'appliquer révolution à peine d'une qui et le langage des courtisans régime. de Saxe. posé à la Russie le résultat de cette lieu de l'ivresse générale qui accueillit on se demanda Napoléon n'anouvelle campagne. où se mouvait Napoléon sphère trompeuse et ses n'aurait-il pas perdu de vue son origine plébéienne devoirs envers cette révolution qui ne l'avait placé si haut que pour Après disposa garde France. pour Napoléon avait quitté Tilsitt vers en compagnie du roi se rendre à Varsovie et. il n'y a que l'amour qui puisse s'élever jusde l'admiration. . avec mise de la route on avait seule magnifique une en arcade. Napoléon d'appel. faire phe son premier avoir exalté outre être représentant mesure la gloire du maître. Votre dignement ni les flatteries. Cependant. de l'histoire est au-dessus M. on se ses illustres compagnons. il est au-dessus aux siècles héroïques il appartient humaine. lui dit le président être placé à la distance de il faudrait gloire est trop haute » « Nahorizon. {1807) de sujets. Tous les corps de Nord. l'État s'empressèrent de venir le féliciter. Le 27. Déjà la en marche du Nord. dans cette à le faire revivre.m RÉVOLUTION FRANÇAISE. une alliée pour contenir le milieu de juillet. pourquoi On vit avec regret qu'il l'eût savait pas rétabli la Pologne. dans le millions cette puissance. sortait son ambition. son immense la postérité pour découvrir de la cour s'écria à son tour le premier président poléon. crifiée à l'amitié de la Russie. votre Majesté.

de ces enfants chéris du génie qui préside aux batailles. à Friedland. de ces favoris de la victoire. Alors le corps municipal. Napoléon méditait eût sauvée au 18 brumaire. elle se rendit aux Champs-Élysées où un somptueux lui avait été préparé. en passant. garde impériale. et des inscriptions couvraient de ses faces.(^807) vingt hommes empire. et l'admiration ple. Arrivée aux Tuileries. Recevez. de la Seine en lejpréfet au-devant tête. et. « Invincible de. 145 surmonté chacune Il était pouvaient passer de front.la paix. Tandis que la nation se réjouissait de lui ravir celle de la conclusion la seule liberté peude la pre gloire son palais. apposées celle-ci défila ensuite à travers une foule immense qui formait la haie sur son passage. ses aigles sous l'arc du Carrousel de là. des braves l'approche Bientôt des cris ils parurent. les couronnes aux aigles de la garde. elle déposa. traversant le jardin des Tuileries. à Eylau. par un quadrige doré. après une harangue du d'or votées par la ville de Paris furent préfet. v- de la tribune. les vœux du grand et bon par notre organe. s'avança d'eux. à Iéna. banquet D'autres fêtes lui furent données à Paris: l'Académie Triomphe de Trajan et le sénat de musique la convia au impériale c'était lui offrir le spectacle de sa prolui fit une réception solennelle dans lui dit le président. qu'elle A voir son io . dont l'amour vous présagent ceux » postérité. aigles réunis ne formèrent qu'un seul groupe qui précéda la colonne. Dès le matin une foule immense de joie et leurs portée annoncèrent à l'arc-de-triomphe. le sénat vient au-devant de vous il aime à voir les dignes représentants de la grande armée remplir ses portiques il se plaît à se voir entouré de ces braves qui ont combattu à Austerlitz. C'était s'était le 25 novembre.

la suppression il conspirait tre-révolutionnaire. poléon. » question du pouvoir absolu Mémoires de Bourrienne. (1807) grandir avec sa fortune. point point d'opposition pour voter de l'argent. de lui-même. la servilité « car enfin. dans l'autre. son œuvre condonc. voilà ce que voulut Nala presse enchaînée qu'il voudrait mais le mois de mars 1814 résolut la Il l'obtint. l'homme qui semblait cause de son origine révolutionnaire. qu'une public. pendant sections du tribunat. et récompensa osé conserver qui avaient de sa part.44g ambition RfiVOLDTlOM FRAHÇAISB. ce corps nombre de membres. de réflexion tout ce lité de faire. Bien que. une C'était. un corps législatif sénat pour voter des hommes. session. dans C'est pourquoi et discordéplacée l'édifice pièce inutile. et ayant chacune sept membres séparément tribuns se yengea des quelques C'est ainsi que Napoléon une opinion libre. vu. à effacer tout ce qui pouvait lui rappeler s'appliquer « comme n'offrant il le supprima. des lois. t. et qui ne fut comdante. annonça qu'à l'avenir. et au corps législatif que le 18 septemau tribunat muniqué de la fin de et à compter bre 1807. . délibérant du corps législatif. c'était au tribunat d'ingratitude. poursuivant Depuis longtemps du tribunat. sous les seules lois de son bon plaisir. réduit à un très-petit et ne fût plus que l'ombre eût déjà perdu toute son influence à il ne laissait pas cependant que d'offusquer. la discussion la durée de chaque le serait. grande marque à vie. la sienne. par trois commissions (9). ses victoires n'était pour lui qu'un de on eût dit que chacune pas de plus vers le despo- tisme. » Un sénatus-consulte du 19 août. qui était faite par les la session 1807. qu'un dans l'un. c'était encore au tribunat qu'il avait dû le consulat mais il fallait qu'il ne lui restât plus qu'il devait l'empire. du plus grand nombre. plus. la possibinulle part de contrôle.

avait voulu rétablir la liberté antique. qu'il reçut avec respect le coup qui le frappait. qui avaient animé le corps. et que les sentiments et de dévouement d'amqur pour le monarque. celle de la presse par la censure. par là. tombés dans la servicitoyens tude.(i 807) f––k ~i 1 l BMPIRJI. « la révolution. et. la crainte en acclamations les suffrages. il la transforma l'Europe 1 Statut Impérial du 1" mars 1806. proposition irait « porqu'une députation ter aux pieds du trdne une adresse les peuples qui frappât de cette idée que les tribuns avaient reçu l'acte du sénat sans regret pour leurs fonctions sans inquiétude politiques. d'illustres et en conservant aux âges futurs l'image toujours des récompenses qui. » d'opiner Napoléon ne borna point là sa restauration de l'ancien réla liberté de la tribune. détruisit le principe d'égalité qui formait la perfection de ce Code. d'opposition sur la de Carion-Nisas. n'ont plus ni liberté ni volonté. pour la patrie. les une louable et la flatterie rendus » à l'État grands services Bien plus. le tribunat alla remercier le pouvoir de ce qu'il avait bien voulu le « Quand les supprimer. non-seulement entourer son trône de la splendeur à sa dignité. vivraient éternellement dans chacun de ses membres. qui convenait mais encore nourrir au cœur de ses sujets souvenirs présente suivent en perpétuant émulation. dit Mignet. où ce corps était tombé. 'II < 147 tel était le degré d'abaissement Cependant. » Ainsi. dit Rousseau. restaura la hiérarchie Napoléon militaire du moyen âge elle avait fait des il fit des vassaux citoyens. sous un gouvernement juste. . on adore ou l'on maudit telle était la manière du sénat sous les empereurs. il introduisit dans le Code civil les substitutions. changent on ne délibère plus. disait-il. Nulle apparence :"H décida au contraire. gime après avoir détruit il abolit. elle avait changé en républiques. « Il avait voulu.

aux ministres. duc de Frioul de Reggio. prince d'Eckmühl. duc Oudinot. aux maires des trente-sept aux évèques.148 BfiVOLUTIOH FRANÇAISE. duc d'Elchingen. Victor. réconcilier favoriser les avait titre féodal créés innou- empêcher. duc de Valmy. duc de Péluse. prince de la Moskowa. vo Davoust. Ainsi. de Rovigo duc de Cadore. aux présidents aux archevêques. duc duc d'Otrante Fouché. de Castiglione. Murat. aux sénateurs. duc d'Albuféra. la France la fusion de l'an- . comptes. prince de Ponte-Corrand. Mortier. celui dechevaliers (10). Kellermann. Clarke. Cambacérès. Duroc. Ces différents « pour titres Napoléon impériaux. Gaudin. duc d'Auerstaedt. Il organisa il put l'arranger passagèrement de aux grands dignitaires il octroya une nouvelle noblesse. l'Empire du corps législatif. Montebello. des des cours de cassation. à 1812. Champagny. prince de Bénévent Masséna. duc de Lannes. Marmont. aux présidents ges électoraux. Macdonald. et de Wagram Talleydevint prince de Neufchatel Berthier Bernadotte. duc de Raguse Junot. Arrighi duc de Padoue Régnier. aux présidents d'État. compatible velle avec la France ancienne. duc de Massa. duc de Trévise. Moncey. duc Lebrun. le retour de tout disait-il. comme il était survenu avait fatigué le monde en l'ébranlant. duc de BasCaulincourt. duc de Vicence. duc de Dalmatie. duc d'IsBessières. de Plaisance. le titre de princes. duc de Feltre. d'appel. duc d'Abrantès. (1807) il était grand et fort. de la Légionaux membres bonnes villes. duc de Bellune. duc de Tarente. aux conseillers des collècelui de comtes. prince d'Essling. duc duc de Conégliano. celui de barons. Augereau. duc de Dantzig. Suchet. Soult. après une secousse qui selon sa pensée. Comme Lefebvre. duc de Parme. de 1808 d'Honneur. duc de Gaëte sano Monge. trie en fiefs. Savary. avec les constitutions. duc de Rivoli Ney.

l'Angleà l'entraver. et le maréchal Brune. il se demanda de quel droit un soldat Quant à l'étranger. reconnaître nouvelle aristocratie. terre continental. Il y signé un armile cours de son don- cherchait . Il la tenait sans cesse en éveil de la regretce terrible mot qui était avec de son plein gré quichottisme armé. pas une voix ne s'éleva alors ni dans le sénat. A la vérité. ce n'était pas là ce qui inquiétait Napoléon. couronné se permettait une nouvelle noblesse d'improviser paux avec et des aventuriers acte. Sa création aux yeux de la première. qui ne vit dans les nouveaux nobles que des jacobins parés des orirégime qu'ils avaient tant foulés aux pieds. avait et le roi de Suède. toute l'attention publique On était en guerre reportée vers les affaires extérieures. repris après avoir que Napoléon ne laissait pas le temps ter. auaussi des de l'ancien on fit voir de l'indifférence par fut comme la fatalité de son règne la guerre A cette époque en effet. noblesse dans EMPIRE. parvenus plus révolutionnaire de la monarchie que la création impériale. ni l'Europe » Mais ni la nane voulurent ne fut. de l'Europe. la nation. elle vengea la seconde. disait-il.mission et de tout le littoral de la Baltique. de l'île de jours sa . on s'était contre montré l'établissement ardent d'un à conquérir à sa perte. et. Toutefois. ni dans Autant tant l'opinion. de la pensée qu'une conséquence contre révolutionnaire son qui inspirait Napoléon depuis avènement au consulat. en attaquant les neutres. s'était préparé de grandes Napoléon tandis qu'il en pressait l'exécution. stice. l'Angleterre. en s'emparant de Stralsund. la liberté. avec son Ruyen Mais système difficultés. qu'il avait chargé de châtier le monarque avait accompli en peu de téméraire. Il faut dire à la nation pareil régime. avec celles mettre les institutions 149 de la en harmonie ni la noblesse cette ancienne.(1807) cienne France tion.

pourrait compenserez-vous jours après. l'Angleterre de la Baltique et. c'était le Danemark. qui consistait bricks mais inutile résistance. On lui réet somma cette ville de se rendre. et les Anglais s'emparèrent six en dix-huit vaisseaux. les Anglais invespondit par un refus plein de fierté. indigna dont Napoléon avait frappé l'Angleterre. Depuis longtemps. hautement qu'il de les principes toute relation rompait . blocus continental daLe gouvernement Aussi s'empressa-t-elle d'y adhérer. Copenhague. de sa politique au prince régent le ministre Jackson elle envoya signifier et de lui de faire avec elle une alliance offensive et défensive. livrer. les avec de l'argent compenserait « Et avec quoi éprouver. et vingt-cinq chaloupes n'offrait pas d'exemdont l'histoire Cet acte de violence. répondit et vaisseaux flotte anglaise de vingt-trois vint jeter l'ancre devant trente et une frégates ou corvettes. l'empereur la neutralité jour de l'Empire. et la bombardèrent l'honneur?» dant six jours. contre la France morale par sa dignité dans toujours refusé d'entrer qui. l'eût dont la possession les devoirs que lui imposait le droit des gens. ajouta pertes pour que que garantie. interdit avec la France un traité qu'au dernier les sujets tout commerce confisqua anglais. avec l'Angleterre. l'Angleterre le Danemark sa flotte Le ministre et sa capitale. nois fit arrêter tous priétés. Alors pentirent la ville par mer et par terre. de Russie proclama et déclara armée auquel il resta fidèle jusPar l'ukase du 31 octobre. quoiqu'elle de l'entrée rendue maîtresse à l'intérêt sacrifiant fût en pleine paix avec le Danemark. du elle y vit la justification toute l'Europe. elle capitula. quinze frégates.150 avait une nation RÊVOLUTI01q FRANÇAISE. Après une héroïque de la flotte danoise. et sa sagesse les coalitions convoitait Copenhague. ple. leurs proet conclut d'alliance. canonnières. une Trois le prince. (1807 avait constante.

mis à un voyage en Angleterre. les propriétés et le commerce de l'Angleterre. ils sont déclarés de bonne et valable prise. isi eût été donnée jusqu'à ce que satisfaction au Danemark. ainsi dénationalisés du gouvernement par les mesures arbitraires anglais. Soit que les dits bâtiments. usant à son tour de représailles. la visite d'un « Art. . est. 2. tel. Après les bâtiments des étaient assujettis mais encore puissances non-seulement à une et même alliées neutres à la visite des croiseurs obligée dans un des ports arbitraire sur leur charnouvelle violence par le la Russie avec anglais. capturé. par cela seul. entrent dans nos ports ou dans ceux de nos alliés soit qu'ils tombent au pouvoir de nos vaisseaux de guerre ou de nos corsaires. blocus nation ports 3. Alors cellepagne et la Hollande ci. En même il fit exécuter avec la plus grande temps. de l'Angleterre. la Prusse. déclaré dénationalisé. frappa de la même interdiction tous les ports du continent dont le pavillon anglais était exclu elle déclara que tout navire sortant de ces ports. dans rigueur. quel ou d'Angleterre que soit son chargement. gement. toute la Russie. et la paix faite avec la France. décret suivant station et à une imposition à cette Napoléon répondit bâtiment. les décrets du système continental contre les sujets. Tout aura souffert de quelque nation qu'il soit. l'Autriche^ Esse déclarèrent contre elle. soit. a Art. qui vaisseau ou se sera souanglais.(1807) hhpirb. et est devenu propriété anglaise. des colonies anglaises. « Art. Les Iles-Britanniques sur mer comme sur terre. ou aura payé une imposition quelconque au gouvernement anglais. a perdu la garantie de son pavillon. qu'il sont déclarées en état de de quelque expédie des ou des pays Tout bâtiment. ou devant serait légitimement et que s'y rendre. l'Angleterre et le Danemark.

continent qui. en quelque de la Péninsule espagnole. ses ennemis. comme occupés par les troupes anglaises. Ainsi. à tous nos chan- . que. qui assimile sa législation leur effet pour toutes les nations qui sauraient obliger le leur pavillon. quand contre Napoléon. 4. au besoin. Néanmoins. qui ne sont qu'une juste réciprocité le système barbare adopté par le gouvernement anglais. « Art.152 RÉVOLUTION FRANÇAISE. elle pouvait attendre et. point. au présent décret. seaux de guerre ou nos corsaires. entrepris. anglais à respecter gouvernement pour seront abrogées et du présent décret « Les dispositions sera revenu aux nulles par le fait. on construisit sur ce nouveau champ dans quelques années. extraordinaire un mouvement état) capables furent De grands travaux fut imprimé on creusa des ports. de son côté. l'Angleterre Avant toute chose. cependant. qui sont aussi ceux de la justice principes » et de l'honneur. Il sera capturé contrevenant par nos vaiset adjugé au capteur. était forces et à créer alors dans des ressources triste maritimes le plus (notre marine de balancer les de l'Angleterre. elle soulèverait de nouveau le elle le voudrait. que nous doit encore. (1807) est de bonne prise. notre revanche de Trafalgar. née dans les mers du Nord comme dans la Méditerrafut mise au ban de l'Europe l'Angleterre elle ne se découragea continentale. à tous nos arsenaux tout enfin fut disposé des vaisseaux les côtes. revanche de bataille. dès que ce gouvernement du droit des gens. employa toute enson activité et tout son génie à lui susciter de nouveaux nemis. elle comptait de ses leviers d'or pour être certaine assez sur la puissance et l'Océan. Appuyée sur ses onze cents vaisseaux de guerre de toute espèce. Napoléon voulut s'assurer dont l'alliance formait. pour prendre. cesseront d'avoir à celle d'Alger. on fortifia tiers. Ces mesures.

sous peine. depuis des chaque jour à la France. Sans elle. jg5 de son système continental. comprenant la ville de Lisle nom de Lusitanie. érigé en royaume Portugal sous au roi d'Étrurie. en cas de refus. déclara Napoléon que la maison de Bragance avait cessé de régner. sans avantage pour la France. déchue de sorte. il conclut avec la cour d'Espagne un traité par lequel celle-ci s'engageait à donner le passage et lés vivres à une armée le Portugal. ou en Pologne. difficultés . il gardait une neutralité qui. Napoléon somma le prince régent de faire alliance avec lui. l'unissait qu'elle fit. on devait partager Après la conquête le en trois portions le nord. Voyant qu'il n'obtenait que des réponses évasives. sollicitée tendait l'Espagne Louis XIV. Seul. et à fourhir française chargée d'envahir elle-même un corps de troupes destiné à coopérer dans la même direction. d'être traité en ennemi. se rappelant la politique du la Péninsule grand roi. pour fournir son contingent. en de la Toscane cédée à la France le midi. et. un aventurier gouvernée par un roi imbécille amant de sa femme. Napoléon ne pouvait plus compter sur elle. son ancienne plutôt par les intrigues splendeur. çaise en y plaçant le Portugal était le vassal de Depuis longtemps l'Angleterre. érigé en échange souveraineté des Algarves et de au prince de la l'Alentejo Paix. le 27 octobre 1807. il n'apendant qu'il se portait en Allemagne vait plus ses derrières et une armée pouvait assurés.1807) EMPIRE. franchir les Pyrénées et être à Paris en six jours. et. C'était rendre à l'Angleterre sa monnaie de Copenhague. Or. pendant ou par la base la guerre de Pologne. devait être donné à rompre On se souvient de l'Angleterre le lien qui. s'était pendant que toute l'Europe déclarée contre elle. il résolut de rendre à jamais fransa dynastie. Manuel Godoï le centre. ouvrait aux Anglais le chemin du continent. en effet.

d'organiser de aux troupes françaises. ville de deux cent mille ames. bleau. qu'il ne leur fût pourvoir dit le duc de Rovigo. RÉVOLUTION FRANÇAISE. et. surtout de un gouvernement chargé retour. aux qu'il portes eut à surde Lisbonne. et les montagnes les torrents qui l'arrêtaient même de vivres et le manque Il arriva enfin. » faire les choses de meilleure grâce.|54 bonne. contraire son en attendant et venait. monter. que le traité edt été signé à Fontainedes mille hommes à la tète de vingt-cinq il traversa l'Esavait passé la Bidassoa. au Il prévint même point de s'y opposer. et de munitions haletant. le nom qu'inspirait vais chemins. par la terreur Protégé à la du Portugal dans la capitale entra Junot français. C'est ainsi qu'il s'empara. et de faim de fatigue exténués avec quinze cents hommes arrêté par la pluie et les maule reste n'ayant pu le suivre. pagne au pas de course résistance d'autre que celle que lui opposaient rencontrer à chaque pas. comme il n'avait pas de tète de ses quelques la cavalerie poril prit. presque à lui seul. (1807) de Beïra et de l'Esde Tras-los-Montès. Quant à Junot. avant Junot. fait aucune insulte. qui avait douze mille hom-r du prince régent. avec sa famille et quinze mille nobles il s'embarqua Ensuite escorté du royaume. sans et entra dans le Portugal. de bons logements procurer et d'empêcher à leurs besoins. il s'empara ment. Déjà. d'une tugaise. ni être plus prévenant. conscrits. toutes les richesses qui emportaient anglaise qui avait aidé à son déménage^ par une escadre réordu gouvernement. générale. mes de garnison et telle était la frayeur . qu'il n'essaya ses vassaux que la défense était inutile. cavalerie. les provinces devait rester sous le séquestre jusqu'à la paix tramadure. pour leur avantage. pour lui servir d'escorte. s'absenter. qu'il allait. « On ne pouvait. dernières levées.

^8°7) BMPIRK. Algarves opérée en si peu de temps et par une armée de conscrits. les Franpour exterminer çais. Rien enfin ne fut négligé par les agents secrets de la cour et de l'Angleterre pour le faire de son côté. attroupements les quais. Junot avait mais.. cette énergie. femme. sans vêtements. De nombreux rues. se remplirent de Bientôt le bruit se'répandit suppliants. les places. décimés parles marcljes presque forcées et la disette. 153 ganisa son se portaient espagnoles et sur le Douro. dant que armée. mal armés semblait tenir du proon eût dit que Napoléon avait communiqué. dige même aux plus jeunes. homme garde-duse formèrent. le centre licencia du les troupes pendans les royaume. naturellement faible de sa favori mérite. un com. et le peuple se porta sur les hauteurs de la ville. et toujours attendu comme le Messie par les allait enfin reparaître Portugais. à son tour. qui et occupa les divisions l'avait tout rejoint. Pendant famille et indolent. la plupart petits. et cet regarder événement avait produit une grande sensation dans la ville. maigres. insurger. pour le voir arriver de plus loin. prestige qui faisaient le 18 décembre. Manuel que. de simple . mencement ment d'insurrection. de groupes. qu'un préjugé pofait comme un présent pulaire du ciel. pris ses mesures. subissait sans naissance ce temps. portugais. et le peuple fut dispersé. Cette invasion. les châteaux français et la du drapeau flotte. il y eut à Lisbonne Cependant. et les églises les le drapeau à la place portugaises. d'Alcala en Afrique. qui. était l'esclave d'un et sans l'influence Godoï. que le roi don Sémort depuis cinq cents ans à la bataille bastien. cette activité et surtout ce tout plier devant lui. On venait d'arborer solennelle-» sur les forts. d'Espagne. la plus royale anarchie divisait la grande Charles IV.

prenant un projet de décret. Alors le vieux roi demanda avait formé le comcontre son fils. qui. vertement à il chercha avait juré sa perte. partageait le peuple i. papiers le titre de roi. Ainsi constitué d'attenter entre de cette de profiter des Bourde cette branche occasion unique pour de fale système dans sa propre dynastie. bons. Godol. et enchaîner le père et le fils Napoléon se délivrer résolut de la France'. qu'à l'inimitié dont il jouissait la popularité du favori. . Aussi méprisable que national. disait-il. Ferdinand. été résolues sa mort avaient et peut-être « son abdication le prince fut arrêté et ses Aussitôt les conspirateurs. en Espagne. vengeance et s'était porté jusqu'à l'excès de le détrôner. homme d'un qui treprises il sollià Napoléon. par saisis: on y trouva la copie de sa lettre à Napoléon. il dans lequel. s'adressant les prévenir. ministre. fait premier de la Paix. de la conjuration que au roi. • Voyez le Mémorial de Sainte-Hélène. Sous le prétexte dans son d'assurer langage DrutsI. (*808) généralissime. la ses putana: • il appelait. elalcauete (le proxénète). était maudit par Ce favori prince grand-amiral.isg corps. et le prince des Asturies. etc. aux destinées l'Espagne mille de Louis XIV. à cet égard le sentiment ce prince ne devait son père par sa fausseté et sa faiblesse. Il se déclara oude sa mère et aux persécutions des enmais ayant tout à craindre son ennemi. la reine. A cet effet. de s'allier à une personne et l'honneur cita sa protection vent dans le palais On eut bientôt de son auguste famille. plot horrible arbitre contre la vie de sa mère. en lui faisant entendre la dénonça les preuves. et le favori en ayant recueilli du prince. des Casle gouvernement au duc de l'Infantado donnait à son tour à Napoléon tilles. la reine avait HÉVOLCTIOH PRAKÇAISE. le l'occupation roi cabron (bouc) du Portugal. continuer.

avec l'armée de réserve rassemblée à Bayonne. Dupont. . avec dixmille entra dans la Catalogne. Bessières. dans la nuit du la plus grande y excita 17 au 18 mars 1808. les provinces occupa basques. qui le peuple et les partisans de pour le départ. avait été fixée dans la ville. à peu près égale. > 1 15» des explications. enfin les yeux. l'insurrection un caractère prit le lendemain Godoï. objet de la effrayant. à l'exemple de la maison de Bragance. de Madrid de la France que l'intérêt la réunion exigeait à l'Empire des provinces situées entre l'Ebre et les Pyrénées. Godoï. entrèrent en Espagne. après y avoir exposé d'Aranjuez. Mexique. avec vingt-huit mille hommes. empêchez-le fermentation. il proposa le qui menaçaient de la famille royale départ et de là pour le pour Séville. Duhesme. en étaient dans » de partir. les principales places frontières de l'Espagne. fut chargé de garder le passage des Pyrénées. Figuières. et occupèrent les avenues du château. avait-il dit.. « Le prince de la sortant du conseil. ainsi etc. ouvrant fit assembler le conseil du roi au palais et. et qu'il offrait en compensation le Portugal. à tous Tout cela n'était tel était pas justifié mais de Fonpar le traité et la lâcheté de l'aveuglement (1808) a BMPiiiE. Pampelune. Son avis prévalut. tàinebleau Godoï. Ce signal de révolte donné. occupés. les malheurs la monarchie. aux la salle: il veut emmener Ce propos. répandu et. A cette nouvelle. gardes-du-corps qui mon père. Les côtes. hommes. mais le prince cution. Barcelone. vint s'établir sur le Douro à la tète d'une force Moncey. se trouvèrent Saint-Sébastien. des Paix Asturies à son exés'opposa est un traître.sous le commandement en chef de Murat troupes. Ferdinand se mirent en mouvement. qu'il n'osa demander et ordonna les commandants de place de céder aux sommations des généraux Bientôt Napoléon signifia à la cour français.

Vous avez affaire à un peuple chéries Espagnols. il a tout le courage. l'énergie et il aura quelque jour tout l'enneuf. L'affaire je reste dans une grande les événements une nation désarmée vous attaquiez et que vous n'ayez que des troupes à montrer pour soumettre du 20 mars prouve qu'il y a de La révolution l'Espagne. Les dans évènements l'esprit son unique « Je crains. comme solliciter de Charles l'arrièresuccesseur d'Anjou. il fut arrêté et jeté en prison. sur la situation trompiez vous trompiez ment compliqué perplexité. FRANÇAISE. « Ne croyez d'Aranjuez jetèrent quelque incertitude sur les affaires de la Péninsule. fût avec lui. de faire rendre son à l'Empereur il demanda par la force de Louis XIV. en faveur de son fils qui fut proclamé Charles IV abdiqua haine roi sous le nom de Ferdinand Aussitôt le 24. palais publique. et l'on vit un descendant favori à la liberté. « L'aristocratie et le clergé sont les maîtres de l'Espagne et pour leur existence. après eut a*\n son v*ol<iïa saccagé. Madrid et y fit son entrée roi. s'ils craignent pour leurs privilèges éterils feront contre nous des levées en masse qui pourront . écrivit-il que vous ne me je crains et que vous ne vous de l'Espagne.i58 i REVOLUTION :n «. ment Murat marcha sur en même fut salué VII. une abdication une grâce d'aller vivre avec sa famille dans un lieu sûr. monstrations de joie. ami 1 son ami. chez des hommes thousiasme que n'ont que l'on rencontre pas que point usés les passions politiques. dont l'avènedéde grandes Charles protesta temps que le nouveau avec dans toute l'Espagne le vieux Cependant disait-il contre qui lui avait été arrachée. de Napoléon à Murat. (1808) shiit carwnûro ot anr^J! stvrtir avoir et. couru les plus grands périls. pourvu que celui qu'il appelait le pauvre prince de la Paix. du 19 mars a singulièremême.1*1:».

si je me présente en conquérant. le plus grand nombre bre de ces vices et de cette profite anarchie. il n'y a qu'une révolution qui l'état de ce pays c'est peut-être puisse celui de changer Les gens qui voient qui y est le moins préparé. nous on n'en fasse un héros. je puis faire beaucoup à Quels sont les meilleurs moyens à 1 Espagne. monstrueux de ce gouvernement.r la guerre. les armes tage c'est L'Espagne a plus de cent mille hommes sous plus qu'il n'en faut pour soutenir avec avanintérieure divisée sur plusieurs points. pas use de violences qu'on envers les personnages de cette fail n'est jamais utile de se rendre mille odieux et d'enflammer les haines. une guerre peuvent servir de soulèvement « Je vous l'ensemble des obstacles présente qui sont iné. je n'en aurai plus. L'Angleterre ne laissera cette occasion de multiplier nos pas échapper embarras elle expédie journellement des avisos aux forces qu'elle tient sur les côtes du Portugal et dans la Méditerraelle fait des enrôlements née de Siciliens et de Portugais. . ils total à la monarchie entière. l'Europe les vices « Dans de bien prendre? t l'intérêt de mon empire. J'ai T des '1 partisans.(1808) empire. il en est d'autres vitables que vous sentirez. cela n'empêchera pas que. « Le prince de la Paix est détesté. « Le prince des Asturies n'a aucune des qualités qui sont nécessaires au chef d'un enation. Je ne veux pour l'opposer. « La famille royale n'ayant point quitté l'Espagne pour aller s'établir aux Indes. i89 niser . et l'anarchie qui a pris la place de Iautorité font le plus petit nomlégale. parce qu'on l'accuse d'avoir livré l'Espagne à la France voilà le grief qui a servi à l'usurpation de Ferdinand le parti populaire est le plus faible.

160 RÉVOLUTION FRANÇAISB. Vous leur démontrerez qu'ils peuvent tiet la paix dans l'intérerd'une régénération politique. tutions politiques pour la mettre de l'Europe. des institutions qui raniment l'inusurpations et les arts. Vous leur peindrez l'état de dustrie. qu'ils ne se soutien- pas trois mois. aux gens éclairés. ans. Vous leur respectés. Napoléon précipiter. veulent qu'on l'a fait roi le placer tions qui. de recréer la machine qu'il lui faut et des de l'arbitraire les citoyens des lois qui garantissent de la féodalité. et de faire en sorte que les Espagnols « Cela le parti qu'il prendra. . leurs d'Espagne. depuis vingt-cinq » de la France. la reine et de bons procédés de la Paix. malgré les guertranquillité de la religion. à Madrid? en prononçant difficile de faire régner son favori draient sont tellement l'acte d'un grand protecexercerai-je entre le père et le fils? Il me semble et IV son gouvernement Charles dépopularisés. ajoutait-il. la splendeur res où elle s'est trouvée engagée. avec l'état de la civilisation pour la soustraire et aux Vous direz aux magistrats au régime des favoris. des villes. si « Vous ferez entendre à la noblesse la France doit intervenir dans les affaires seront et leurs immunités privilèges des instidésire le perfectionnement direz que l'Empereur en rapport de l'Espagne. je n'en sais rien moi-même. que l'Espagneabesoin bourgeois de son gouvernement. au concordat que j'ai signé avec qui doit son rétablissement les avantages le Pape. « Ferdinand est l'ennemi de la France sur le trône. (1806) « Irai-je torat. l'agriculture et d'aisance dont jouit la France. ne puissent plus soupçonner ne sera pas difficile.L'ordre rieur tel doit être l'esprit de vos discours et de vos écrits. le prince recommande d'user pour cela sera servir les facc'est l'anéantissement de ne rien ensuite à son lieutenant envers le roi. et au clergé que.

d'amis votre altesse royale n'en aura plus si jamais elle est malheureuse. C'est dans cette disposition d'esprit que Napoléon partit où il. c'est qu'il est dangereux pour les rois d'accoutumer les peuples à répandre du sang.(*808) EMPIRE. 161 1 soit maintenue que la discipline de la manière la plus sévère point de grâce pour les plus petites fautes. s'allumait. protection et craignant d'être prévenu par son père. L'on aura pour l'habitant les plus grands égards. l'on respectera les églises et les couvents. persuadé qu'il ne pouvait régner sans la de l'Empereur. Les peuples se vengent volontiers des homUne cousine v. « C'est à la politique et aux négociations qu'H appartient de décider des destinées de l'Espagne. Il n'est pas de l'intérêt de l'Espagne de faire du mal à un prince qui a du sang épousé une princesse et qui a si royal'. en le reconnaissant quiétudes comme roi mais il n'en le 16 avril. v. obtint. Jusqu'à ce jour. » etc. Dieu que votre altesse n'en fasse pas un jour elleroyale même l'expérience. il ne faut pas que d'aucun côté il soit brûlé une amorce. ainsi espérant. « J'ordonne germaine de Charles IV. il s'était abstenu de saluer Ferdinand du titre de roi.appela la famille royale espagnole. Celui-ci. disposer Arrivé Napoléon à Vittoria. 11 . Il n'a plus longtemps régi le royaume. que cette mémorable réponse « Je ne suis point juge de ce qui s'est passé. en sa faveur. et à se faire Je prie justice eux-mêmes. principalement « L'armée évitera toute rencontre. pour Bayonne. il lui écrivit pour le de dissiper les insupplier de ses sujets. Si la guerre tout serait perdu. soit avec les corps de l'armée soit avec des détachements espagnole. résolut de se rendre à Bayonne. et de la conduite du prince de la Paix. que ses conseillers. mais ce que je sais bien.

de le voir avilir sa dignité pour aller ple. avant de reconnaître connaître. Qu'elle ferme l'oreille Elle n'a pas le droit de faibles et perfides. à des conseils Paix. France. Vainementle peuCette réponse n'arrêta point Ferdinand. Comment. de Charles IV. . faiblesse bles hommes que nous sommes que le prince notre devise. difficulté je ne fais aucune » votre altesse royale comme roi d'Espagne. je paraîtrais aux yeux de l'Europe du trône mon employé tant de troupes que pour précipiter voisin. pourraitmages qu'ils nous rendent. a pas été forcé par l'insurrection et je reconnais de l'admettre.1(J2 RÉVOLUTION FRANÇAISE. Ses crimes. aux Espagnols. la reine on faire le procès au prince de la Paix sans le faire à les haines et les et au roi votre père? Ce procès alimentera en sera funeste le résultat pour votre factieuses passions Votre altesse royale n'y a de droits que ceux que couronne. juger le prince de la dans les droits du trône. et à démitié du roi Charles m'a porté souvent lui a transmis sa mère. s'opposer « Comment! entra le 20 à Bayonne. et Ferdinand tèrent. si on lui en reproche. si l'abdication et l'émeute d'Aranjuez. la reconnaissance mendier du prince remporles conseillers à son voyage. Mais tout cela peut se concilier et je lui offre un refuge en de la Paix soit exilé d'Espagne. votre alSi le procès la déshonore. c'est et erreur. J'ai souvent manifesté se perdent l'ale désir que le prince de la Paix fût éloigné des affaires à me taire. elle a eu lieu Quant à l'abdication les Espagnes. et. s'il n'y du roi Charles est de pur mouvement. il m'est permis de allié et mon ami. tourner Misérales yeux des faiblesses de son attachement. qui s'indignait voulut d'un souverain étranger. dans un moment où mes armées couvraient n'avoir et de la postérité. (1808) d'ailleurs. tesse royale déchire par là ses droits. vouloir au monde entier le dis à votre altesse royale. Comme souverain Je cette abdication.

» un roi à la tête . de l'incapacité dit-il. me ressouvenir de mes droits de père et de roi. Vous avez flétri mes cheveux blancs vous les avez dépouillés d'une couronne j'avais conservée non plus comme portée avec sans tache. lui dit-il. » occuperont Dix jours après. et que gloire par mes ancêtres. vous avez soulevé mes gardes-du-corps contre moi. je ne pourrai compter sur l'Espagne. je fus sensible aux larmes de votre mère. pour l'envoyer Alors commencèrent une suite d entrevues et d'intrigues dans lesquelles Charles IV. tant que les Bourbons en le trône. Quelle a été votre conduite? Vous avez mis en rumeur tout mon palais. H n'est hi de votre intérêt ni de celui des Espagnes que vous y prétendiez. Napoléon cela n'est pas possible » mais dès qu'il eut pu juger par lui-même de ce prince « Jamais. « J'ai dû. s'écria de ses troupes et environné de l'éclat du trône. en proie à la douleur de voir mon fils périr sur l'échafaud. et je vous pardonnai. Votre conduite ont mis une barrière d'airain entre vous et le trôpe d'Espagne. vos lettres interceptées. ^65 en apprenant son arrivée. il vient? Non. Mais sur la fin de ma carrière. voulut le forcer à lui rendre sa couronne. je vous fis arrêter. mais comme un roi malheureux et abanJ'ai trouvé donné. leur fit une réception mais ce Napoléon royale ce fut de revoir le prince de la Paix. Je trouvai dans vos papiers la conviction de votre culpabilité. camps. qui les charma surtout. J'ai eu recours à l'Empereur. et refuge au milieu de ses protection envers moi. Je suis roi du droit de mes mon pères abdication est le résultat de la force et de la violence je n'ai donc rien à recevoir de vous. votre père lui-même a été votre prisonnier. rappelant ses griefs contre son fils.{1808} BNpiitK. que Murat avait fait délivrer en France. le roi et la reine arrivèrent à leur tour à Bayonne.

et se livra à tous les excès. 11 1 se passaient le départ à de des la délivrance d'y l'invasion Cependant. à son frère Carlos et son oncle Antonio adhérèrent à son ancien maître. en un moment. je ne le veux pas. « Prince. le meurtre de mes soldats. et. qui exaspérer isolés. aucun parti sur mais d'avoir trempé dans le coml'Empereur. nand. et lui en témoigna colère. qu'irais-je » contre moi? un pays où il a armé toutes les passions et je ne Je ne trouverais que des sujets soulevés. son fils regardant » ce qu'il en coûte de régner.164 RÉVOLUTION FRANÇAISE. les Français Murat fit prendre la révolte la multitude. celui qui a ordonné d'Espagne Je n'ai d'engagement reconduire à Madrid. à son tour. toute son indignation. se rendit chez le roi Charles IV. et s'emporta alors Napoléon. la couronne 1808. dans qu'avec le roi votre père. mais pour éclater fut comprimée. les armes à ses troupes. Ce à Madrid le sang répandu d'un parti que vous ne ne peut être que l'œuvre massacre et je ne reconnaîtrai jamais pour roi pouvez pas désavouer. lui dit jusqu'à vouloir le frapper. ma vieillesse veux pas déshonorer à l'échafaud. Celui-ci fit appeler son fils. dans toute l'Espagne. (1808) Pendant Bayonne. » Puis. avaient tous achevé ces scènes scandaleuses éclatait du à Madrid favori. qui. ou cédant aux menaces Enfin. tu apprendras «Va. et aux ordres de son père. massacra que une insurrection royale. il s'en chargera mieux que moi. bientôt plus vive et plus terrible de A la nouvelle de ces évènements. partout et leur faisant la guerre. Ferdinand restitua plutôt à la volonté formelle de Napoléon. . ou en les conduisant Non. la famille Français. l'accusa. devant plot. par un traité du 5 mai Ferdis'en démit à son tour en faveur de Napoléon. arrêté à ce moment je ne m'étais jusqu'à les évènements qui fixe vous ont amené ici mes irrésolutions. transporté Napoléon. et je vais le faire «Moi! dit Charles. ajouta-t-il.

sans désordres. grandesse pour faire une constitution en même temps. me et son inséparable ami.(1808) EMPIRE. espagnole. une de cent cinquante junte d'État du clergé. au bout. si vous me secondez. après avoir nommé lui-même Murât lieutedu royaume. Il était donc dans l'intérêt de la France de s'attacher l'Espagne . la junte de gouvernement. Alors. tion géographique. ce pays est la continuation du sol de la il n'a de communication France. toutes vos institutions. il n'y a plus de Pyrénées vulnérable par l'immense étendue de ses côtes il peut être la terreur ou la proie de selon qu'il est l'Angleterre. des bienfaits d'une réforme. vint habiter et enCompiègne suite Marseille. et se retirèrent à Valençay avec sa femCharles. dans une proclamation. Joseph Bonaparte le conseil de pour roi Castille et la municipalité de Madrid adhérèrent à ce vœu mais Napoléon voulut le faire sanctionner par la nation et il convoqua. jgg ce traité. Votre monarchie est vieille: ma mission est de la J'améliorerai rajeunir. à Bayonne. votre nation périssait. en effet mettre au niveau des » était de régénérer « Après une de la l'Espagne sociétés Par sa posieuropéennes. je veux y porter remède. par délibération du 13 mai. nant-général et invité. sans convulsions. pour le 15 juin. les Espagnols à traiter les Français en frères. enfin. sur l'invitation de Murat et d'après le désir de l'Empereur. ou une mauvaise régi par une bonne administration. J'ai vu vos maux. ce qu'avec elle sont les colonnes d'Hercule. de la députés et de la bourgeoisie. il adressa au peuple espagnol la proclamation suivante « Espagnols longue agonie. et je vous ferai jouir. sans froissements. demanda. Son but.

(1808) de gouvernement» et. gouvernement. et espagnole. S il l'exécutait de la mettre en pratique. Ferdinand charger et se mettait en harmonie de bonne foi. guerre saient mes efforts. en même temps qu'une grande et déjà chose. attaelle a divisé mes forces. l'injustice tentat ne se présente plus que dans sa hideuse nudité. l'Espagne prospérait à ses engagements. dans la Péninsule. laisser prétexte à leurs machinations. C'est moi qui ai formé l'armée anglaise aux soldats anglais. compliqué qué ma moralité. mais on et bonne action. et il partit pour Bayonne. disait-il. l'immoralité quai fort mal toute et l'attrer par trop patente. que toute l'Europe l'entrevue où il avait attiré les Bourbons pour comme un guet-apens l'a confessé à Sainteà son profit. s'il manquait avec nos mœurs nouvelles et seraient l'auraient eux-mêmes renvoyé. ajoutait-il. rendit du un décret aux intrigues. à l'espoir. es Espagnols J'embarun maître. » des Bourbons. privé bienfaits et des nombreux qui remplisde tout le grandiose m'a Cette malheureuse mon intention. de leur donner venus me solliciter dut se moncette affaire. à qui fut transférée où. . Napoléon les dépouiller à mis de l'importance d'avoir il se reprochait Hélène par des principes uniformes détrôner donner des la dynastie une constitution Bourbons. on ne pouvait la et pourtant. au Napoléon de la junte municipalité des Espagnes Naples. libérale « J'aurais à la nation dû. et des Indes.166 révolutiob française. multiplié perdu ouvert une école mes embarras. sous ce un acte de la plus haute politique Napoléon faisait rapport. par trop cynique. qu'autre ne brusque pas plus les réformes de son œuvre dans la moralité avait compromis Napçléon entrevue regarda de Bayonne. d'après les vœux impérial du conseil de Castille et de la son frère Joseph roi proclamait de Joseph abdiqua sa couronne Murat. il de Madrid.

même celle qui l'avait opprimait véritable. les grands d'Espagne. la charte espagnole les quelque imparfaite qu'elle et Napoléon. un régénérateur si grand.(18C8) EMPIRE. était. du temps et les enseignements réformer. l'imposition se faisait. fût. Après par proposée de l'Empire. son orgueil tout l'arbitre national entière de par pour se levait . était plus libérale qui que celle de l'Empire. Au jour plusieurs Napoléon. et de l'ordre des députés de la nation. se porta en pompeux cortège à sa renNapoléon. de de l'Inquisition des conseils du conseil de Castille au nouveau roi. et cette la junte extraordinaire elle adopta la constitution sur celle calquée le gouvernement du sénat. à peu près constitution. améliorer. vinrent offrir leurs hommages l'armée. que Napoléon blessée dans celle-ci d'un roi étranger. impôt ne libre et réparti sans le consentement ne pouvait être arrêté sans un citoyen à la liberté de la presse. Il n'y avait tème d'imposition pouvait pour trois représentant qu'un seul code civil et qu'un même sysTout Espagnol pour tout le royaume. de ses ministres. Quant de la constituétablie deux ans après la mise à exécution extraordinairement en 1820. et aucun aux emplois publics. Tandis l'Espagne. cortès marqué. A son arrivée. à Bayonne. assemblés avaient besoins Ainsi. ames. D'après du roi. elle devait être par le cent mille pouvait des cortès. cinq. que les cortès. le clergé Les cortès étaient divisés en trois bancs judiciaire. 16^ le 7 juin. séances. ou assemblée se composait des du conseil d'État. fait les nations civilisées. tion. la noblesse avait vingtégalement députés vingt-cinq Ceux des deux premiers cent vingt-deux. les députations contre. le peuple bancs étaient nommés d'un par le roi ceux du troisième en raison peuple. le droit de changer. ordre prétendre être ordonné Aucun signé. selon de l'expérience. s'ouvrit. pour la Péninsule.

verneur junte de déen grande partie de moines. d'un s'étant bâtiment français sur la côte. à Valladolid. devenue disent les écrivains aux cœurs firent entendre espagnols. semblement. à Baà la Caroline. et le fanatisme religieux politique lurent entre autres. et les excitèrent à castillans la voix du devoir. Déjà tout avait pris. il y eut aussi des mouvements populaires. convoquée à secouer un joug exécrable. un moine. après avait institué cette de l'autorité. composé le gouavoir massacré de contrebandiers. dans ce royaume. et s'être emparé si célèbre. serteurs. un rass'étaient insurgées. espagnoles excepté et les gouverneurs avec le peuple. un grand nombre de Madrid. y périt victime à Sarragosse. et lança une déeffet. » Une autre junte. les de villes. elle reconnut pour roi Ferdinand claration de guerre. des catéchismes de la multitude. à San-Lucar. avait soulevé le peuple au seul cri de mort aux Français Quelques poursuivi réfugié A Carthagène. Voici. le fanatisme exaltaient incendiaires lentes. les troupes Partout. A l'exemple pect redoutable. vioDes proclamations et les excès de 93 furent surpassés. « Dis-moi. de la religion. à la tête d'une bande A Valence. dans les provinces que n'occupaient point A Séville. qu'elle par l'influence depuis A peine installée. « les premiers.enseignaient es tu ? – Espagnol. à Grenade. ce que les prêtres mon enfant. (1808) un asle repousser. Ce n'était furent massacrés. . dans la de l'Angleterre avait demandé Oviédo l'appui faire aux Français. troupes françaises. cause commune qui voudajoz. guerre « légitime et sainte » qu'elle allait de paysans. au mouvement s'opposer où les fureurs de la Ligue qu'une suite de scènes sanglantes. qui aux enfants .168 RÉVOLUTION FRANÇAISE. d'une prédication fanatique. en exerça sur celles des autres provinces. par la l'équipage jours après par une frégate anglaise. firent à Madrid. VII. Ce furent les moines qui.

Et Godoï? péché. Comhumaine et la des Français ? Comtrompeuses.~ est l'ennemi Qu'est-ce ? ?–- Homme de '1 Quel des Français. des compagnies c'édel Popolo taient les compagnies des étudiants des écoles. du premier Quel est 'l'esprit ? et le despotisme. la trahison et l'isont les Français? D'anciens chrétiens Est-ce un péché hérétiques. o par là ? félicité ? – Trir Que veux-tut. » junte suprême aux armes. Un véritable en trois ment les nomme-t-on ? Deux. était universel. En peu de jours enfin. De la fornication des deux. d'autres dont les compagnies des noms de saints portaient c'était l'insurrection des paysans. !1"n EMPIM. r~a de llinn Dieu. Qui nous délivrera de nos ennemis ? gnorance. de natures Combien diabolique. – Du troisième ? – La cupidité. Du second? L'orgueil -La rapine et la cruauté. et Manuel GoNapoléon. Les moines firent parler la vierge del Pilar et les saints de toutes les Bientôt des juntes d'inEspagnes. La junte de elle appela la nation . l'Espagne comme la France en 1792. on gagne le ciel en Français Non tuant un de ces chiens d'hérétiques. Lequel des trois est le plus méchant ? Ils le sont tous trois également. surrection et des armées de toutes parts il y eut surgirent des compagnies de Brutus.(1808) arâra grâce bien. doï. de mettre un à mort? mon père. bien a-t-il de notre C'est L'empereur un méchant. se trouva une prête à repousser injuste agression. s'était déclarée autres. 169 ~): dire ~~– ii. le soulèvement nous et les armes. en revêtant cet appel des formes religieuses et sacramentelles. Quel supplice mérite à ses devoirs? l'Espagnol qui manque La mort et l'infamie des traîtres. la nature y a-t-il d'empereurs personnes Murat. devenus Que La confiance Au Séville entre 15 juin. – Du De qui dérive Napoléon ? Murat? De Napoléon.

Léon. eut d'abord à combattre mais il essaya vainedans les montagnes gés qu'il culbuta la ville. tant de troupes mille hommes. le peuple en armes. chargé de s'assurer Moncey. Cuesta avait placé sa première le 14 juillet: ligne sur un Sa sele front couvert par ses pièces de position. commandés par Védel. (1808) Dupont. livréquinzecombats Aprësavoir une poignée de soldats mal disA Sarragosse. ils étaient parvenus. à l'aide un terrible échec. ciplinés. la ville et les citoyens quand tra à Barcelone. en attendant fortifia. mille hommes. il s'emparer et s'y sur la rive droite du Guadalquivir. marchant sur Cadix. entre Burgos et le de s'établir du général Cuesta. se rasen Andalousie Anglais. nous sur était les moins frontières conde la fortune essuyèrent. C'était et la rencontra à Médina de Rio-Seco. de la guerre. cependant. se présentèrent Français Au nord. à former une armée de trente-cinq Dès le commencement des devant ses murs. avait déjà mis sous les ordres du général Palafox. régulières que de bataillons en Castille sous les ordres Cette armée. menaçait d'elle avec quatorze Bessières se porta au-devant Douro. les en état de se défendre. et se retira dans la Manche ment de prendre ayant ne fut pas plus heureux hommes.JfO REVOLUTION FRANÇAISE. et les Espagnols traire. sous les ordres des généraux semblaient à néanmoins Il réussit et Reding pour lui livrer bataille. Duhesme perdu deux mille enun mois. se retira à Andujar. plateau. conde ligne. à la rencontre des renforts de Madrid. il renàGirône. de Vavers la Sierra-Moréna. une armée de dix mille insurlence. desquels il détacha six mille hommes. et. de Cordoue. rassemblée insurgés. après avoir saccagé cette ville. était renforcée elle était déployée à une grande mille paysans de dix-huit . composée des meilleures troupes. trouva régulières que des troupes pendant Castanos à Séville.

était Dupont tait immobile. le flanc de sa mais ce mouvement canon est plus impétueux Ce mouvement sépare ses deux ailes et expose droite. Joseph entra à Madrid quelques jours après. Après l'attaque furent mis en pleine dé- mille quinze avec un grand matériel tiré de Cadix. insurgés.(1808) distance ville. empire. Napoléon s'écria que Bessières avait mis Joseph sur le trône. projet avait résolu d'arrêter sa marche. de la position isolée de Dupont et de son Ils avaient de se replier sur Baylen. Son centre s'appuyait sur 171 la le front espagnol ligne. trente mille toujours Castanos à Andujar et Reding et. Dupré. A l'instant l'action s'enfait fortement son avant-garde. par des lettres interceptées. pendant qu'il resen profitèrent pour hommes de troupes et par la divide front. enlève porte en avant sa seconde nous son aile droite. et nous et le rompt. On dit qu'en recevant la nouvelle de cette bataille. Baylen pour rejoindre Arrivé à la Ramblar. il fut tout surpris d'y heurter les avant-postes de Reding. s'organiser. Schramm et un escadron de cuirassiers sur les lignes ennemies. qui ne coûta aux Français que deux cents hommes. pousse hardisix pièces de que réfléchi. tandis que la garde une lutte sanglante. En effet. Déjà tout un régiment est exterminé. dans qu'il fallait passer avant d'entrer les gorges de la Sierra-Moréna. dix-huit pièces de canon. les Espagnols route. Aussitôt Alors Cuesta ment sur Bessières aborde de la première. Ce général. furent les trophées de cette première victoire. Mais son séjour n'y fut pas long. se replia alors sur Dupont Védel. Bessières fait charger ce flanc dégarni sion Merle. Il fallut forcer le passage. une espagnol . Douze mille hommes tués ou pris. instruit. gage Dupont appuyer et lance successivement les généraux Chabert.

gauche. les canonniers détruite. il avait culbuté et des drapeaux. donna que. Dépouillés. dont les coups de surgissent au milieu des réserves et des blessés. quand l'honneur pont demanda et de mourir de combattre. si Védel quittait sion qui était cernée. feu portent le désordre aucune noude ses communications. il ne pouvait oubliant de rester. n'ayant Alors. souillèrent Espagnols les soldats de Dupont et ceux mutilés. du milieu des bois du flanc des paysans armés. de sur les pontons de Védel allèrent périr misérablement capitulation. attiré par le bruit du canon. devoir lui imposaient l'obligation même. outragés. Védel. pris des canons de-camp ordonner gociait. mais les ennemis. séparé Duvelle de Védel. à la tête de ses braves. et lui annoncer obéit et voulut que lui fit Reding de passer lui orsa position. accourut faisaient l'épée s'il le fallait. Pendant ce temps. attaqué sur ses derrières par Castanos. Déjà ennemie. sur des vaisseaux être embarquées mais les à Rochefort. et le et obtint un armistice. des Espagnols sur les derrières qui il se trouva fut de tirer Son premier mouvement face à Dupont. à Védel de cesser Védel le feu. à San-Lucar . d'oliviers. menace de Dupont. (1808) batterie sabrés établie sur leur sur leurs pièces en nombre. les belles ne sut couronner C'est ainsi que le héros d'Albeck en actions de sa vie guerrière qu'en signant une capitulation rase campagne D'après cette sur la mais Dupont. et les canons pris du sans cesse nos ailes débordent des rochers.172 RÉVOLUTION FRANÇAISE. qu'on vint né- et de charger. prisonnier. à son lieutenant commander qui était libre et victorieux. au fil de l'épée sa divi- devaient les troupes françaises ou à Rota. qui les transporteraient espagnols leur victoire en violant la capitulation. supérieurs haut des montagnes. le champ traversant se retirer la première ligne quand un aidede bataille.

exalta le courage et espagnol les soldats il porta un coup mortel au parti franmultiplia et rallia au parti de l'insurrection les disçais en Espagne. morts les armes à la main. allaient se réunir autour du trône de Joseph. français. Tel fut ce premier revers des armées il comfrançaises et provoqua la cinquième mença la réaction contre l'Empire. ne s'écria point Varus Varus fait de mes légions? qu'as-tu mais il versa des larmes de sang sur ses aigles humiliées. une tache « Napoléon. ou sur les pontons 173 d'Angle- en apprenant ce désastre. dans l'île EMPmE. Attaqués soulevés. Junot essaya de résister et alla attaquer les Anglais à sidents . Cette virginité tricolore était les invincibles pour le nom fussent tous de gloire qu'il jugeait perdue pour jamais.(1808) Cadix. dit le général Foy. A l'exemple des Espagnols. avaient été vaincus. Réduit depuis duc de Wellington. coalition. huit jours après son arrivée à Madrid. terre. de Cabréra. » Cet événement. il n'y a que l'honneur vengés. « C'est mieux il eût s'écriait-il. valu qu'ils Nous les eussions des soldats. Tous les corps français se repliès'avançait rent sur la ligne de l'Ebre et Joseph. Aussi. à Mondégo. inséparable Le charme » du drapeau était rompu. la elle éclata même joie fut grande à Madrid à cette nouvelle d'une manière on y apprit bruyante quand que Castanos nombreux. à Oporto. sur la capitale. de sucqui. On retrouve qui ne se retrouve point. se vit contraint d'aller se réfugier à Vittoria (1er août). en effet. les s'étaient concentrés dans les places. de toutes parts. mais vingt Français deux mille Anglais. débarquèrent à faire face à une insurrection et à une armée régulière. sous le commandement d'Arthur Wellesley. ne la croyant pas susceptible cès. les Portugais s'étaient le 16 juin.

t. la Péninsule du mais avant de se porter dans le Midi. et enfin les sociétés se disposa à une nouvelle en lutte. fit des arréorganisa renouvela secrètement son alliance avec la Prusse et la Russie. Alors le pays. tionale mements dans elle introduisit ses États. sortant tout-à-coup de sa rouétait arrivé' d'éclater tine militaire. pas moins les princes de la confédération « à préparer leurs contingents. s'appuyant des A la nouvelle de ces apprêts. avec l'Angleterre négocia toutes gea. La convention fut sisi elle n'était bonne. elle pensa que le moment » et.m . et d'en faire la conquête. à condition que son armée serait transportée en France avec armes et bagages et. et n'obtint que des protestations explications Il n'invita d'amitié. proposa d'évacuer sortirent du Portugal Junot et ses soldats gnée à Cintra mais les Anglais restèrent avec les honneurs de la guerre • maîtres du pays. ix. les moyens préparé son ancien et de reprendre à la nouvelle politique de l'Europe rang dans le système des évènements de la Péninsule. point acceptée. Junot Il fut battu et se retira à Torrès-Vedras. sur l'insurrection et sur des armées régulières. Celle-ci à s'agiter. demanda Napoléon à l'Autriche. Napoléon résolut de se transporter avec sa grande-armée. la conscription et la garde nales landwehr. depuis le traité de Presbourg. il voulut s'assurer l'avaient si souvent trompé. tout en faisant voir à l'Autriche qu'on était prêt à la Sch«U. dont les alliances Déjà. à il joignit la menace de ruiner Lisl'appui de sa proposition.174 RÉVOLUTION FRANÇAISE. (1808) Vimeiro.p. l'Allemagne. en menaces effet. révolutionnaires diride considérables. pour éviter une guerre sans motif. de se débarrasser de ce traité entendre la Suède. lui-même dans Alors. Nord. par ses agents. de sourdes s'y faisaient et l'Autriche l'Allemagne recommençaient a avait..

» mées de réserve que ses voisins augmentaient devoir la sienne.(1808) soutenir. de caché deux dont l'un jeunes gens les plaisirs en l'autre. dans le voisinage d'Iéna pendant quelques jours. celle d'Espagne. sur le Rhin et dans l'intérieur. et « C'étaient Napoléon. celled'Albanie. d'augmenter leurs armées. celle de Danemark. celle de Naples. avait Napoléon alors douze armées celle de Pologne. assuré de ce côté. Le sénat eu rien pour avait fait venir à Erfurth les principaux Napoléon acteurs du Théâtre-Français ils y donnèrent de nombreuses reOn dit que dans une de ces soiprésentations dramatiques. temps. dans la plus grande intimité. au milieu d'une cour de rois. il pour l'évacuation proposa à Alexandre une entrevue « dans laquelle les affaires du monde se règleraient de manière qu'il pût être quatre ans sans même une tranquille. il écrivit su sénat J7g que. Ils y séjournèrent (6 octobre). Après avoir signé un traité avec le roi de Prusse de ses États. » En même BHPIRE. se penchant vers Alexandre. et les deux empereurs cepta. Napoléon. et des arà Boulogne. se rencontrèrent à Erfurth. rées où l'on jouait OEdipe. celle de Prusse. Napoléon était de retour à Saint-Cloud. disait commun n'auraient » Alexandre acexplication. celle d'Italie. de bonne compagnie. puisil était de son de vos'empressa ter la levée de cent soixante mille hommes. Le 19. celle deDalmatie. sur les côtes. les deux maîtres de l'Occident et du Nord se séparèrent. cellede Silésie. lui fit l'application L'amitié d'un grand homme est de ce vers un bienfait des de Voltaire dieux Ils se promirent ne serait que cette amitié qui les unissait et après s'être garantis le repos et la soumispoint rompue sion de l'Europe. Avant de .

de l'Espagne du Léopard souille le continent devant vos aigles triomQu'à votre aspect il fuie épouvanté nous là aussi colonnes d'Hercule jusqu'aux phantes. et en Illyrie sur le Rhin et sur l'Euphrate. comme une jamais donna qu'en de elle. à venger. anarchie une effroyable régnait Cependant. qui. on ne parvint l'exaltation que lentement de vingt mille hommes celle d'Aragon.176 REVOLUTION FRANÇAISE. vous avez traversé l'Allemagne à marches forcées je vous fais aujourd'hui traverser la France sans vous donner un moment de hideuse La présence de vous! j'ai besoin repos. il ouvrit la session il lui annonça que l'empereur amis d'accord et invariablement Il lui apprit pour la guerre'. des déDe ce chaos était sorti une junte centrale composée elle siégeait à Aranjuez. ses ai- le roi d'Espagne. Soldats vous avez surpassé avons des outrages mais avez-vous des armées modernes la renommée égalé la des armées de Rome. armée avait évacué Déjà la grande traversait la France elle « Solet se dirigeait sur les Pyrénées. deux la sienne à Alexandre Alexandre est bien et de Napoléon. (1808) marcher latif en Espagne. Soldats! et du Portugal. gles sur les forts de Lisbonne. putés de chaque junte provinciale et. dans une même campagne. avec l'aide de Dieu. après avoir triomphé sur les bords du Danube et de la Vistule. et commandée par Palafox. une On rapporte qu'à autre très-riche « Je l'accepte Erfurth Napoléon et à Constantin. et planter l'Allemagne. Votre Majesté lui dit certaine marque contre que je ne la tirerai . niser quatre armées de trentecelle d Andalousie. recevant cette votre » amitié. se mettre à la tête de son armée. épées. couronner dans Madrid du corps légisde Russie et lui étaient la paix comme pour en même temps qu'il allait et. dats leur avait dit Napoléon en partant. bien que mais on y délibérait n'agissait. plus qu'on à orgafût grande. triomphèrent gloire sur le Tage? » en Espagne.

Il franchit le défilé de Somo-Sierra. se composait des corps de Soult. “ 177 celle de Galice. pendant que ses armées de droite et de gauche manœuvraient la jonction des débris des troupes pour empêcher vaincues avec le corps d'armée qui couvrait la capitale. à Espinosa celles d'Aragon et de Valence à Tudela. comme inexpugnable. rante-cinq de mille hommes. Il fit ce dernier de la première. Quarante mille Anglais devaient leurs mouappuyer vements. à Vittoria. et celle de l'Estramadure. mille hommes. de la garde imde cavalerie périale et de la réserve les corps de Ney et de l'aile gauche.2 française. était formée des corps de Victor et de le centre. à Napoléon pour changer Quelques jours suffirent la fortune de la guerre dans la Péninsule. les moines appelaient le peuple aux armes mille paysans plus de quarante étaient venus. à Burgos. Après avoir détruit l'armée d'Estramadure celle de Galice. regardé et arriva le 1 er décembre devant Madrid. vingt-cinq La Romana par Blake et Galuzzo. Napoléon somma la ville de se rendre V.(1808) -il empiré. dont l'extrémité Moncey formaient s'appuyait aux montagnes de l'Aragon. des campagnes se joindre aux huit voisines. vers Tudela. où il rejoignit de cent mille à cheval il alla à Tolosa. Lefebvre et à cheval sur la grand' route de Madrid. mille soldats de la garnison cent pièces d'artillerie défendaient les remparts. Joseph et l'armée hommes. on se préparait à la défense. Son aile droite. toutes les cloches des églises sonnaient le tocsin. était forte au golfe partit il arriva de Paris dans les premiers avec la rapidité trajet jours de nod'un trait. . de quaCastanos. il marcha sur Madrid. cinq mille par Napoléon vembre se rendit courses Vittoria. où. et en deux à hommes à Bayonne à Vittoria. et de la seconde Celle-ci appuyée de Gascogne. Les rues étaient barricadées. . depuis huit jours.

militaire habitants Le 9. ce tribunal « J'ai aboli. et l'Europe exercer aucune juridiction mais ne doivent les consciences. été usurpées. je les ai détruites. régulier de la ville. L'égoïsme. mais comme un libérateur. Napoléon voulut signaler son entrée dans cette de se et. Bientôt le feu s'engagea à 1 attaquer du Retiro. douze cents des principaux les diverses municipales. Toutes aux droits de la nation et étaient contraires je les chasserai de la Pénipsule. à l'entrée des faubourgs. et donner un libre essor à nuid un petit nombre d'hommes. leur dit Napoléon le siècle de Madrid. à six heures de nouveau à se soumettre cadu matin. ries. dans un avaient les justices particulières justice. les invita les horreurs aux habitants lant épargner ce qu'ils firent. et la prospérité richesse. un maître. il ne doit y avoir. « Les armées anglaises. il se présenta faire des partisans. la son industrie. ayant à leur tête le corrégidor et prêter à l'Empereur. des madragues. vouhauteurs Après s'être emparé des d'un siège. et corporelle extérieure et chacun pourra étales droits féodaux. tions. de la canique les chaleurs saient plus à votre agriculture cule. « Comme État. . députations composant du corps de la noblesse et et séculier. pitale par une amnistie non comme aux Espagnols. dans l'espoir générale. du clergé des corporavinrent préserment de contre lequel Les prêtres doivent guider réclamaient. « J'ai supprimé des pêchedes fours. le 4. 11 (1806) 1 lui fit répondre mais te junte qu'on y était résolu à l'entrée sous les ruines plutôt que d'en permettre s'ensevelir investit la place. qu'une il n'y a qu'un Dieu.178 RÉVOLUTION FRANÇAISE. blir des hôtelleries. Napoléon. et se disposa Alors Napoléon aux Français. sur les citoyens. senter leurs hommages fidélité au roi Joseph.

les iiéfoi?r»eS. auront eceiésias^ manifesté pro« Il me serait en Espagne. et de de l'Espagne. leur désir est rnsensé. en y établissant qu'il y a de provinces. et fait qm son existence et son bonheur d'un roi et dune dépendent constitution favorable aux peuples libérale et contraire seulement à legoïsme et aux passions des orgueilleuses grands. et leur renferme hommes fidélité. et je serais obligé de gouverner FEsautant de vice-rois pagne. Aucune ne peut exister sur le puissance influencée continent. Cependant. S'il en est qui le dé^ par l'Angleterre. ont été mises en jeu mais vos neveux me votre régénérateur ils placetom au nombre ceux aux t'exemple connaître à la nation où j'ai paru parmi vous. vôdlait aurait éclairé le peuple vinces. cette donné capitale. négociants.(1808) EMPIRE. mémorables . projet été une guerre de terre sans de l'Angleterre qu'on dont le résultat insensé. je ne me refuse point de céder mes droits de conquête au roi. leurs sentiments citoyens que nobles. « La génération Trop de passions béniront des jours comme présente pourra varier dans son opinion. Seant-Cyr ioxxaak la Gatatogae j Soaft. et à l'établir dans Madrid. la mission de Napoléon dans la Péninmais les nobles et les moines exaltèreat sule à F envi le ou par le fanatisme relipeuple par le fanatisme politique et & est. de loi. Pendant ce temps. le» lorsque facile. » ces jours datera la prospérité C'était J^i» em effet. pour se jeter dans ce qu'il appelait la guerra a cucktlio (guerre a» couteau). ainsi que fermant les yèui a» progrès et à gieux la civilisation il repoussa toutes que Napoléon lui apportait. et produira tôt on tard leur fin ruine. trente mille tiques. «79 « Cétaif établir la prépondérance et qui aurait fait couler de» ftols de sang. firent.

leur général en chef (Moore). . entretenaient des sorties un feu continuel et. les excitant du dévouement. à la Corogne. dé l'autre une rage. leurs bagages. sommet chement chaque intérieur. leurs canons. habitants.180 RÉVOLUTION FRANÇAISE. mille dans le dévouement. ayant ouvert la brèche. vingt-trois de- gré d'opiniàtreté. un crucifix de la voix et du geste. d'assaut. dans Palafox s'était renfermé Après la bataille de Tudela. dont huit dans le fanatisme mois de ses soixante n'avaient de résistance héroïque (il). après une résistance un retrancomme de derrière mais les citoyens. corps à à faisaient et combattaient de qui s'efforçaient corps avec les troupes et les travailleurs Dans ces sanglantes affaires. instant. Le 10 janvier. les enfants. exécutés avec plus de zèle défensifs. et donnant euxépée. (480!)) les força à les Anglais l'épée dans les reins. et les moines. on voyait former un logement. chaque et. mêmes l'exemple jours de Après vingt-huit tranchée portée ouverte. ques ouvrages à la force de la place plus en que d'art. il avait fait jeter à la hâte quelcette ville avec son armée mais. pendant la ville fut emle plus haut église. maîtres du se rendirent terrible. de famine mais et d'épidémie. Lefebvre battit les débris de l'armée d'Estrapoursuivant madure lousie fallut à Almaraz à Uclès deux enfin mois d'un et Victor Lannes siège les débris soumit de l'armée l'Aragon pour s'emparer d'Andamais il lui terrible de Sar- ragosse. monastère était Chaque une citadelle chaque jours. d'une main. 26. apparence tation. après leur avoir fait perdre dix s'embarquer mille hommes. ces travaux ajoutaient force était dans l'exalSa véritable qu'en réalité. alors le combat prit maison. point encore lassé le courage de la ville le le bombardement commencèrent les Français ils y montèrent vigoureusement. avec le plus grand coucombattant les femmes. et.

à leur demande.(i809) EMPIRE. Napoléon partit le soin à son frère et à ses lieutenants Paris. d'Uclès avaient à rentrer dans De toutes villes s'empressaient de lui prêter serment. vingtjuré. fois. de ses enfants étant morts. laissant qu'il se portait au-devant pour d'achever de le pacifier. sur voulait le si Napoléon céda hésitations Napoléon Après quelques et Joseph prit. huit mille sept cents chefs de famille avaient Saint-Sacrement. de défendre ce prince les parts A Madrid. pendant de la cinquième coalition. pospour la seconde session d'un trône qu'il ne devait pas garder longtemps. d'étage en chambre. en faire le siège séparément. Ayant ainsi réglé les affaires de ce royaume. 181 il fallut chambre trente mais davres. décidé Joseph d'Almaraz Madrid. cette que des ruines et en étage. de le 20 février. ville capitula et des ca- mille elle ne livra aux vainqueurs les victoires Cependant. le leur rendre. pierre par pierre. Enfin. .

de la Bavière. tions mée tice Suède. prépara endant de boucliers.I9E. poléon Prisa devant Ratisbonne. marche des la paix. – Armispassage Révolution de du Tyrol. Dès 1808. d'assassinat de l'Empereur de la Corogne de et du Ferrol. Reddition sur Anglais Tentative Retour Madrid. sur cette ville. de Mettemleh. Armée Retraite Il détermine jeune Allede Bataille sur Talaveyra. Mouvements et d'Eckmühl. avec Lefebvre. des Anglo-Portugais Marche en elle Espagne. passage des Français dans en Allemagne. du Danube. Après tant de défaites. Son mauvais Napoléon à Paris. Insurrection Jonction Second Inorganisation et de l'armée d'Italie de Dalmatie d'Oporto. Prise Campagne d'attaque. ? rager venu d'en finir avec la révole moment croyant '1 levée à une se elle cinquième lution française. Départ frande Nablessé de t'armée Jonction Napoléon de Napoléon çaise en Allemagne. de 1809 Bataille de Wagram. en Belgique. de l'Autricheautrichiennes. de Lobau. Réunion du l'Ile de Wagram. Retraite Mouvements Disposiavec l'ar- Europe. | jV en contre elle nouvel orage s'amassait un Aile. Batailles d'Abensberg de cette ville. – Campagne de Davoust et de Masséna.Traité que la France luttait dans la Péninsule.-Eipédition à faire l'Autriche mand. expédition des États Retraite de Soult. de Tannée. Hapoléon Invasion et M. de Znalm. d'Allemagne.de Vienne. de l'Inn pour Dispositions par les armées l'armée. la coalition avait profité de ses fautes.j loin de se découmagne. Soumission Situation du Seconde Portugal. Mort en Position Danube. romains à l'Empire. Bataille effet du TyroL de l'armée Bataille d'Essling. Cinquième Passage coalition.» RÉVOLUTION f*jU«ÇA. (1809) CHAPITRE VII. l'Autriche avait réparé ses pertes . de Capitulation de Lannes. qu'elle produit ffBbere&erg. Vienne. et. par un anglo-espagnole: Wellington. succès. du continent.

dans chaque présentée un plan ce jour. elle épie longuement. pesait Chose étrange! cette les défaites. témérairement une quatrième s'engager fois. multiplia secrètes. ne craignaient Talleyrand pas leurs complices (12). soit par des écrits ou des proclamations. cable. De cette conjuration l' Autriche donnerait dont la destination sortir une devait les hautes entre d'être dans était guerre en mille plus vaste les sociétés des bandes avait Déjà celle-ci organisé sur une armée masse. le tombeau s'était le serment du grand Frédéric. autres. sourdement ses levées de cent cinquante compte plus lui ont fait perdre.r w. Deux hommes régions et Fouché. et silencieuse l'occasion de les réparer. quels que soient les coups dont la fortune l'acpolitique. dont grande expédition. le signal. à voir la situation des choses. il semblait que l'Autriche avait campagnes où elle avait . y compris couer le joug humiliant qui de Presbourg.a a. les peuples à la révolte. De toutes des ennemis parts ses nombreux agents nous suscitaient ils exploitaient. a igs les cours Dans et de Pétersbourg une visite du roi et de la reine on avait renouvelé de Berlin s'étaient de Prusse prêté rapprochées. a toujours Patiente elle se disposait à sesur elle depuis le traité puissance. et. l'Angleterre préparait ses ports une tenue secrète. De son côté. en France. . attitude. Jusqu'à lutte séparément. d insurgés. et n éclate a cru la trouver.(4809) 1 empire. dans une humble lentement. elle organisa elle embrassa et provoqua. appuyée les landwhér hommes. Cependant. les ressentiments et les espérances de tous les partis ils avaient même des intelligences dans du pouvoir. C'est ainsi qu'après que lorsqu'elle trois elle allait payé pour la coalition. l'empereur en 1805 sur la coalition cette fois Alexandre. su regagner dont on ne ce qu'elles immuable dans sa obstinée. soit en flattant leurs rêves d'indépendance. générale.

depuis l'esprit public dans toute l'Allemagne. avait su L'Angleterre. travailler léon était encore peuples contre Mais déjà l'Empereur que cela signifie? dit-il Metternich bustion ? Comment! « pour en Espagne. enfin. plus à espérer qu'à craindre. elle lui ces dispositions habilement exploiter et s'était avait révélé le but de l'expédition qu'elle préparait. vous ne trouviez pas votre existence menacée. ou plutôt de l'appui secret de la Prusse assuré de la neutralité sur toutes les nations méconet comptait et de la Russie. elle en effet. Il avait organisé autrichien. ses troupes à la française. (1809) De ce qu'elle avait été vaincue. avait achevé de le séduire. de Metternich se défendait « Mon- . ce'qui. et un corps de engagée à lui fournir cent millions de subsides du cabinet auxiliaires. et fait tentes. car enfin je dois craindre. » Et comme M. pouvait reconquérir et d'aill'avait fait déchoir guerre rang dont la dernière l'irritation de l'Allemagne. Il saisit donc le moment où Napoguerre et de l'occupation. lui offraient des chances les dispositions de succès treprises. de l'Autriche. et je suis payé pour être prulorsque dent. leurs la résistance des Espagnols. de en comde qu'elle n'avait pas eues dans ses précédentes en- d'Autriche le monde voulez-vous j'avais mon armée en Allemaet c'est gne. où. de la le fardeau on supportait impatiemment longtemps. il ne s'ensuivait pas qu'elle le serait encore.484 RÉYOLUTIOH FHANÇÀISB. joint aux illusions troupes Il s'était. « Qu'est-ce M. à présent qu'elle est en Espagne que vous la trouvez comréVoilà un étrange raisonnement. du continent. et l'enlacer était revenu à l'ambassadeur encore mettre faire une campagne » d'insurrections. en outre. Que va-t-il promise sulter de cela? C'est que je vais armer puisque vous armez. le despote. se voyant chassée de la Péninsule. se replacer au ee qu'elle avait perdu. à Paris.

car Alex« faux comme un Grec du andre. il n'avait pas encore à sa disposition les premiers éléments de son armée. dupe parler EMPIRE. reprit Napoléon dans toutes mes transactions avec net j'ai votre toujours cour. le colonel Boutourlin guerre. Ils me croient mort. que j'ai de l'ambition lorsque ce sont leurs bêtises qui me forcent Napoléon ambassadeur. diet si elle marchera se flattait. » C'était la première fois que Napoléon se voyait pris si fort au dépourvu. nous je réclame son secours. Et puis ils diront que c'est moi qui ne puis rester en repos. moi comme elle a marché pour les Autrichiens. qu'il y ait quelque projet que je n'aperçois pas. trop mais pour apprendre à ne compter que sur lui. si la Russie est une puissance sait-il. le cas de se renouveler s'adressa au Napoléon sénat il Régnauld de Saint-Jean-d'Angély de lui demander . de Caulincourt. souscrit le traité de Tilsitt que pour éloigner à tout prix la Un de ses aides-de-camp. avait déjà que l'Autriche rassemblé les siennes. d'après faut. pour en 1805. Je suis son allié.(1809) sieur. verrons comment » Il ne le vit que je serai secouru. dit-il dans son Histoire de Russie. M. drait pas à observer la neutralité. » n'avait Bas-Empire. car il y a de la folie à me faire la guerre. » Dans chargea cette extrémité. et trop peu pour la guerre. 185 été il faut t elle fait trop de bruit pour la continuation de la paix. d'en avoir » ce que lui avait mandé son que la Russie ne s'en tien« Nous allons voir. Il ne revenait pas de cette « Il guerre. en a fait l'aveu militaire nécessaire de « Il s'agissait la campagne surtout. en l'interrompant. disait-il à ses familiers. on m'attaque. à soutenir dans de gagner le temps convenablement la pour se préparer lutte que l'on savait bien être un jour. nous allons voir comment cela ira cette fois.

{&>

RÉVOLUTION «ÀNÇAISE.

(MW9)

l'Empereur auxquels d'en joindre dix mille pris par quart avait jugé convenable « Vous con1807, 1808 et 1809. sur les classes de 1806, une levée de granit cette colonne dit Régnauld, ces intrépides à Marengo qui que rien ne put ébranler les Russes à culbutèrent Bessières menés par le maréchal <xa gardiens de tous les climats, ces vainqueurs Austerlitz naissez, Messieurs, de tout ce que le monde a de plus grand, de ce que la France immortelles, qui a de plus cher; c'est dans ces phalanges sacré chez ce que fut le bataillon sont aux armées françaises les anciens, c'est dans veut placer l'Empereur conla nouvelle on appela sur-le-champ Cela obtenu, à la hâte, et on la fit partir en voiture. on l'équipa scription, à la garde impériale, En même temps, qui était encore en Allemagne. eut ordre de se rendre Burgos, n'avait mis sur pied des forces aussi l'Autriche Jamais imposantes soixantedeux régiments de frontière, quatre corps giments de bataillons cent cinquante-quatre au grand complet, mille Honmobile, quarante ou de garde nationale landwher de troupes de cavalerie, mille hommes grois, enfin soixante de ses forces tel était l'ensemble et de génie d'artillerie celui d'Allemagne elles formaient cinq corps d'armée sous l'archiduc mille comptait cent soixante-quinze mille; celui du Tyrol, sous Jellachich, vingt-cinq hommes; celui mille Jean, sous l'archiduc cinquante celui d'Italie sous Giulay, de Dalmatie, vingt mille; celui de Pologne, Charles, sous l'archiduc mille; enfin les landquarante de et les dépôts de régiments wher, les troupes hongroises formille hommes, deux cent vingt-quatre ligne, comptant maient la réserve. Ferdinand, réde ligne, dix-huit francs ou légions, portés garde glorieuse ces dix mille hommes sa fidèle, que choisis. » et

de trente

mille

hommes,

(1869)

EMPIRE.

J87

A toutes

ces forces,

magne que les corps viron quatre-vingt mille hommes milie hommes quinze en Dalmatie sous Marmout, et quelques divisions en Italie, sous le prince Eugène ce qui, joint aux trente mille Bavarois sous Lefebvre, aux dix du aux mille dix mille Vandamme, troupes présentait Or, ces Saxons Wurtembergeois sous Bernadotte,

Napoléon de Davoust

n'avait

à opposer en Alleformant enet d'Oudinot,

sous et aux

de Varsovie sous grand-duché Poniatowski une masse de cent quatre-vingt mille hommes. forces étaient non-seulement mais insuffisantes,

en mesure immédiatepoint toutes d'opérer ment. Il fallait, en outre, que les corps de Lannes, de Masséna et d'Augereau eussent le temps de rejoindre. Après avoir donné provisoirement à Berthier le commandement en chef de la grande armée française en Allemagne, Napoléon le fit partir avec rien, vous prennent tions cet ordre « Si les ennemis n'entreposiles » laisserez les troupes dans leurs mais si elles commencent derrière

elles n'étaient

mon arrivée jusqu'à vous réunirez hostilités, bien vite l'armée

le Lech.

était en pleine sécurité à Paris, le Napoléon lorsque, 12 avril au soir, il apprit par un courrier du roi de Bavière, avaient passé l'Inn. Deux heures après, que les Autrichiens il était sur la route d'Allemagne. Arrivé le 17 à Donawerth, il donna mée « Soldats « Le territoire autrichien que dité nous de la Confédération a été violé. Le général de ses armes, et avec la rapile souverain de ses ordres à ses maréchaux, et parla ainsi à son ar-

veut que nous lui abandonnions

fuyions à l'aspect nos alliés. J'arrive de vous lorsque

de l'éclair. j'étais entouré

« Soldats

jg8

BËVOM1TION

FRANÇAISE.

(1809)

l'Autriche tendu nelle. notre

vint

à mon ma

bivouac clémence

en Moravie

vous l'avez

en-

implorer Vainqueurs

dans

et me jurer une amitié étera dû tout à l'Autriche trois guerres,

Nos succès trois fois elle a été parjure générosité de la victoire qui nous attend. passés nous sont un sûr garant reconnaisse Marchons donc, et qu'à notre aspect l'ennemi son vainqueurs. Cependant, avait pereur, » Berthier laissé pas compris à Ratisbonne l'ordre de l'Emà

n'ayant Davoust

et Lefebvre

et d'avoir de sorte que, -loin d'être concentrée Abensberg, était disséminée l'armée une attitude offensive, pendant et ne présenlieues sur les deux rives du Danube, quarante en un clintait nulle part une forte résistance. Napoléon, à Davoust de Il ordonna d'œil, répara les fautes de Berthier. quitter Ratisbonne et de marcher droite était sur Neustadt à Masséna, sur Aul'extrême Son plan de l'armée, de refuser de se porter sa gauche aux

qui occupait Pfaffenhofen. trichiens,

« Douze ou quinze mille sa droite. en avançant à Masséna, doivent écrivait-il hommes de cette canaille, » Il fut servi à souêtre attaqués par six mille de nos gens. hait. à une partie de la gauche de l'ennemi fit sa jonction à Abensberg, et Davoust après Pfaffenhofen, avoir passé, à Tann, sur le corps de vingt mille Autrichiens. à Abensavait joint Lefebvre ce temps, Pendant Napoléon le centre de qu'il lui serait facile de traverser berg. Jugeant il laissa Davoust dans ses positions, et, s'ala ligne ennemie, élecet aux Wurtembergeois qu'il aux Bavarois dressant il marcha avec eux sur la route de trisa par ses paroles, aules deux ailes de l'armée Roor à Landshut, qui séparait Hiller, la se jeta sur sa gauche que commandait trichienne, Cette affaire, et la mit dans une déroute complète. culbuta, Hilla bataille d'Abensberg. qui eut lieu le 20, fut appelée Masséna culbuta

(1809)

bmpire.

189

la nuit sur Landshut, ville située en pendant entre deux bras de l'Iser mais le lendemain, partie de très-bonne on recommença à le poursuivre, heure, et l'on entra pêle-mêle avec lui dans Landshut. Il voulut en défenle pont une fusillade d'un bord de l'Iser à s'engagea l'autre. Alors le général Mouton arriva, et enleva le pont de vive force. Hiller se sauva dans les rues, mais il ne put s'y défendre Masséna longtemps. Voyant qui arrivait par la rive droite, il s'enfuit en laissant dix mille prisur l'Inn sonniers et tous ses bagages. avec Napoléon lança Bessières trois rabattit divisions par la route Il le trouva appuyé avec son armée au bourg d'Eckmühl, et couvert du Laber. par la petite rivière de Sans perdre il fit commencer assailli en arrière temps, Alors l'attaque. par Napoléon, œuvre savante s'enfuit sur temps que Davoust, par une manet hardie, arrivait sur son flanc, Charles laissant Ratisbonne, cinq mille morts, vingt en même à sa poursuite. sur l'archiduc Charles, Puis, faisant il se volte-face, de Ratisbonne. dre

1er se retira

mille prisonniers, seize pièces de canon et quinze drapeaux. Cette victoire, que trois heures de combat avaient décidée, ouvrit aux Français la route de Vienne, et acheva la délivrance de la Bavière Ratisbonne flanquées les autres (22 avril). est ceinte de vieilles Les Autrichiens d'infanterie,

murailles, avaient

de tours. de soldats

et ses portes sont garni les unes et l'approche

A peine Napoléon dangereuse. l'escalade, qu'il fut blessé au talon, d'une balle tirée de la muraille de la ville. Il y eut, à cette nouvelle, un moment de trouble et d'anxiété dans l'armée. Aussitôt, monta à cheval, Napoléon et se montra mations
1« Quoique

ce qui en rendait venait d'ordonner

aux troupes qui le saluèrent des plus vives acclacet accident, l'ouverture faite à la muraille 'Après
sa botte n'eût pas été entamée, la blessure était très-douloureuse;

190

RÉVOLUTION

FRANÇAISE.

(1809)

enfin la on disposa l'assaut; ayant été reconnue praticable, de prisonville fut enlevée, et l'on y fit un grand nombre à passer le Danube. était parvenu mais l'archiduc niers aussi « manœuvre d'une n'offre L histoire pas d'exemple le d'aussi loin, et exécutée à point nommé armée dont la douzième jour du départ de Paris, avec une dans un mois auparavant, moitié des soldats étaient encore, hardie, menée la pioche champs, à tout ce qu'ils avaient leurs à la main, » fait depuis vous avez justifié mon attente, « Soldats leur dit Napoléon, En peu de vous avez suppléé au nombre par votre bravoure. de Tann, dans les trois batailles jours, nous avons triomphé de les trois combats et dans et d'Eckmühl, d'Abensberg Cent pièces de caet de Ratisbonne. de Landshut Feissing, mille prisonniers, trois cinquante non, quarante drapeaux, attelées les de pont, trois mille voitures portant équipages voilà les résultats toutes les caisses des régiments, bagages, et de votre courage. de vos marches de la rapidité ne enivré par un cabinet parjure, « L'ennemi, paraissait de vous. Vous lui avez apparu un souvenir plus conserver l'Inn et ennaguère il a traversé que jamais plus terribles de il se promettait de nos alliés vahi le territoire naguère porter défait, patrie aujourd'hui, il fuit en désordre. Déjà mon avant-garde épouvanté, » avant un mois nous serons à Vienne. a passé l'Inn à justifier touOr, comme si la fortune eût pris plaisir tes ses paroles, après avoir passé la Saltza le 30, enlevé le 3 mai la position
cependant cette après il flt bonne courte

et ne comprenant si peu de temps

rien

la guerre

dans

le sein de notre

inexpugnable
contenance mais

d'Ebersberg,
la nature ne perdit

traversé

cette
Rentré portées tout-

maison dan* une pettte promenade fut son courage été blessé, de fusil du lieu où il avait aucune suite n'eut heureusement à-fait. Cet'te blessure Meneval, Napoléon 1 Mémoires Mémoires du duc duc de Rovigo, Rovigo t. t iv, ty, p. 9t. 94.

pas ses droits. qui était à- quelques à bout, et il s'évanouit fâcheuse, » et Marie-Louist,

t, t.

(1809)
viHfr«n

empire.

191

rejeté riva, en effet, le 10, devant la capitale de l'Autriche., « à la même heure, le même jour, disait le bulletin officiel, et un mois juste après que l'armée autrichienne avait passé non la Bavière' » Mais cette fois la ville pour envahir était disposée à se défendre. On avait armé les remparts, et l'archiduc hommes mentaire seulement Alors on avec quinze mille s'y était renfermé de troupes. On envoya sur parleparlementaire à l'archiduc.; mais les envoyés nonfrançais ne furent pas accueillis, mais furent maltraités. bombarda la ville. On a dit à tort était restée malade Marie-Louise que la jeune au palais imMaximilien

flammes et jonchée de cadavres ennemis» aprèsavoir les Autrichiens sur la rive gauche du Danube, il ar-

archiduchesse périal,

et que Napoléon, avait fait cesser le feu. 1 apprenant, la garnison évacua secrèAprès quatre jours de résistance, tement enfin fois ses la ville, qui ouvrit pour la seconde dans son ordre du portes aux Français .(13 mai). Napoléon, jour grands pour qui du 14, égards recommanda pour à ses soldats de Vienne. d'avoir les habitants les plus « Soyez bons

les pauvres leur dit-il, pour ce bon peuple paysans, a tant de droits à notre estime ne conservons aucun

rapporte avant que, « quelques journées Vienne, l'Empereur se faiun le nom de tous expliquer par gutde tes villages et de la moindre ruine qu'il trouvait sur son chemin, lui montra son guide sur une éminence les restes presdétruits d'un ancien « Voilà, lui dit le guide, qu'entièrement château fort les restes « du château de Diernsteia. s'arrêta » Napoléon tout-à-coup, prit un air rêveur, et resta quelque à immobile ces ruines. Puis, se tournant temps contempler vers le maréchal Lannes à cheval: qui l'accompagnait lui dit l'Empereur, «Regarde, voilà la sant « prison « lestine. a plus de Stebacd Cœur-de-Lion, mon le Ût Lui aussi, brave enfermer Lannes, il alla n'était Un duc là. C'était comment bien! comme pas nous plus Le Cœur-de-Lion, heureux que moi en Sy rie et en Pabrave que toi. Il fut le vendit à un embarbarie. Quelle d'AutriCe »

• Bourrienne

â Saint-Jean-d'Acre. civilisation! On a vu

d'Autriche le temps traité le traiterai les j'ai

«. pereur d'Allemagne « différence avec notre

qui

de,la encore tètes t. vin

l'empereur

« che.qutje faire pouvais Eh prisonnier. « n'est pas moi qui veux cela, c'est le temps;

je il faut respecter

de même couronnées. p. 189.)

(Mémoires

de Bourrienne,

102
.iJ'~

RÉVOLUTION 1'l1;li.. FRANÇAISE.
..n.v..u..a.

(1809)

orgueil de nos succès voyons-y une preuve de cette justice » et le parjure. divine qui punit l'ingrat l'archiduc Charles s'échassé de Ratisbonne, Cependant, il avait fait un long cirtait jeté par Cham en Bohème le Danube, cuit et était revenu parBudweisssur après avoir résolut de Biller. Napoléon rallié à son armée lès troupes mais le grand gauche Napoléon en fit jeter un de cinpont de Vienne était brûlé. de la ville. à deux lieues au-dessous bateaux quante-quatre son de préférence Il avait choisi ce point pour effectuer et s'y divise en effet, le Danube y est très-large passage d'aller à sa rencontre sur la rive en trois lune, tour convoi, rive dont des îles considérables inégaux formant celle de Lobau, a huit mille toises de entre autres, de bois. Un premier elle était alors toute couverte bras parti le 19, à la nuit le 20, l'armée close, alla prendre poste à la se déà passer, commença

gauche; à mesure ployant,

dans la vaste plaine qu'elle débouchait, en tout trente mille homde Marchfeld. Déjà trois divisions, et d'Essling, dans les villages d'Aspern mes, s'établissaient derrière de cavalerie le rideau l'ennemi, reployant quand lequel laissa voir une armée de quatrecaché, mille hommes rangée en bataille. C'est avec ces forvingt-dix au moces triples qu'il attaqua les trois divisions françaises, venant à être rompus ment même où nos ponts, par une sans communications les laissèrent crue subite du Danube, il s'était avec la rive droite. Dans cette extrémité, et parvinrent, le plus grand courage, qui ne cessa qu'à la nuit, à se maintenir plus meurtriers en prodans les villages Napoléon qu'elles occupaient. fita pour réparer ses ponts et faire passer ses troupes sur la rive C'était gauche. léon monta à cheval à la pointe du jour, Napoet fit prendre les armes à son armée le 22 mai elles déployèrent après un combat des

(1809)

EMPIRE.

195

il avait alors cinquante Davoust et les parcs Danube. A trois

mille hommes

qui étaient heures du matin,

il attendait, en outre, encore de l'autre côté du il prit l'offensive. fut rompue. Déjà au milieu Du celle

choc la ligne autrichienne premier des Français se déployait victorieuse ennemie, quand le Danube croissant la saison arriver venaient de la fonte Davoust d'être des neiges et ses parcs, complètement sans munitions

de l'armée

toujours

du Tyrol),

(on était dans au lieu de voir

Napoléon

commanda la retraite. PenNapoléon nos soldats ne rendaient le terrain que à peine repris leur position pied à pied. Ils avaient de la les y attaqua veille, que l'ennemi de vive force. Alors le on se prit corps à corps plus terrible combat s'engagea ne de munitions, aux canons de l'enne se servaient nemi, les Français plus que de la baionnette. entrèrent dans les deux villages, Cinq fois les Autrichiens cinq fois ils en furent repoussés enfin, après une dernière pouvant répondre, ils parvinrent à s'en emparer. Essling, Cepenle salut de notre retraite dant, était dans la reprise de ce donna l'ordre au général Mouton poste. Napoléon de prendre la brigade des fusiliers de la garde et d'attaquer sur-leattaque sans s'inquiéter Celui-ci, du nombre de troupes auchamp. quel il avait affaire, entra au pas de charge dans le village, et sauva, l'emporta la retraite de par ce coup de vigueur, l'armée Ainsi Essling avait été pris et repris jusfrançaise. qu'à treize fois dans les deux journées du 21 et du 22. Alors, l'ennemi contre ce bloc de voyant ses efforts échouer granit la garde), n'agit (c'est ainsi qu'on désignait plus que par une canonnade, mais un de ses derniers insignifiante boulets devait finir la glorieuse carrière de Lannes. Napo– ~-––~ bavaavuov vuaa4ülG üG LQ1111GD. nutJV*

qui le laissait achever sa victoire, dant ce mouvement,

apprit que les ponts A ce coup terrible, emportés. et sans forces suffisantes pour

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sur

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et toujours si expressifs quHui énergiques piquants. en pleurant: » tu nous seras conservé! Lannes. un recueil C'est lui qui diéchappaient. et accordez quelque dit-il. Sire. léon avait sur leurs fule vit passer porté par douze vieux grenadiers il le fit diribranches de chêne sils croisés avec quelques et voulut être seul auprès de lui il l'embrassa ger à l'écart. sur la situation « Vous voulez repasser le Dasur la rive droite. trouvé un dans ce mot. C'est me connais-tu? lui dit-il. lui du cou de Napoléon à un souvenir vivez pour tous. » « C'est de la m. n existera de vos meilleurs amis. « Adieu. Meneval. vement affecté. sang. de la diplomatie plumes rien. Napoléon plus. On ferait jusqu'au Rhin. qui. les jambes emportées il Un moment et versa des larmes. de Talleyrand Il résumait et la mais dont la concision à un langage trop militaire. pleuloigna le cœur brisé. que la victoire la bataille après sait à M. de Talleyrand de ce personde l'impassibilité Il disait à coups de sabre. nage que. « C'érait avec lui la perte d'un de ses plus dignes enfants. » il était devenu un géant grandi au niveau de son courage avec ses maréchaux tint conseil l'Empereur Cependant Tous étaient d'avis de la mettre de l'armée. Il faut rester dans Lobau et y attendre car tes alliés. épuisé par une grande et levant ses liras affaiblis pour les yeux. (1809) il à peine quitté le champ de bataille quand d'avoir venait compagnon que son malheureux apprit Il en fut vid'un coup de canon. avant une heure. le maréchal. s'éfut des plus touchantes. dit originalité l'esprit. moi! c est Bonaparte! perte de A ces mots. «Considéré Montcbello avait hors une de sa extrême sphère d'homme dans de guerre. dit Napoléon il nous faudrait courir et la fortune que la victoire défaite nous les ôtera et les tournera une apparente contre nous. » Cette scène toute l'armée Huit jours après. « Lannes. nous ont donnés. et appartenant peu cynique dans un bas de soie. être surpassées ne peuvent profondeur . entr'ouvre autour les passer son esprit avait Napoléon. à couvert tait le brave des braves. même l'armée le duc des de mots M. qui sera peut-être tout entier M.J9J RÉVOLUTION FRANÇAISE. n'en dirait son visage un coup de pied s'il recevait par derrière. avait taillé les d'Austerlitz. disait nube. après.

on fit imposer passer dans Lobau les blessés. Dornse jetèrent la Westphalie. les chefs des sociétés secrètes. traqué le Tyrol. Napoléon s'embarqua avecBerthier sur une positions nacelle. religieux et un moine. Schill. Dans ce pays surtout. aux troupes du commandement l'ordre 195 de se reployer. ainsi pour chefs un le s'appelait et les Bavarois Dans avait les Français . Ces dispar Masséna. faites. » A la nuit close. A minuit. les troupes évacuèrent les deux villages et s établirent dans l'île. « Masséna. de l'autre côté du Danube il est vrai qu'elle portait César et sa fortune. la Saxe. qui. de l' tressaillirent des Français. s'était insurgé. d'Autriche. mais sa révolte se ressentit de son caractère et de sauvage son fanatisme aubergiste premier. les canons. excité par Chasteller. d abord elle eut. bourg. lui dit-il. sans que l'ennemi. tu achèveras ce que tu as si il n'y-a a que toi qui puisses en commencé. de toutes parts. se disposa à jeter une armée les popula* Allemagne. s'enfuit en Bohème. glorieusement à l'archiduc. osât inquiéter leur retraite. par la nuit la plus sombre et la plus orageuse. de la rive gauche et et chargea Masséna des Iles. les débris de la bataille. jusfusils et aux cuirasses des morts qu'aux Napoléon ne voulant un seul trophée dont celui-ci pût pas laisser à l'ennemi faire un signe de victoire.(1809) d'Italie. pour la liberté et pour la délivrance » Mais presque tous échouède 1 Europe et du genre humain rent dans leurs expéditions Schill fut tué dans un combat. mez-vous. à travers les flots agités. Andréas chassé en effet Hofer. Brunswick. A la nouvelle nemis mille de cette retraite de la France hommes. et Brunswick. » Alors il donna empire. le Brandeles populations « Arà la révolte dans provoquant disaient-ils. pays tout catholique et dévoué à la maison le peuple. tous les ende joie la Prusse leva cent contenu et l'Angleterre dans lenord tions s'agitèrent berg. les conduisit.

le général Danube. mille trente-sept en lui apportant. Quatre ponts brasures de l'île avec la rive droite avaient rétabli les communications sur la rivé être jetés en une heure pouvaient en si peu de n'avait vu construire gauche. mille fusils et des magasins fait. devienne avait tiré de l'arsenal des ponts. Il avait. D'immenses et sur leDanube. Jean et l'archiduc à Saint-Michel. routes jusqu'aux d'Allemagne portes de Vérone. en outre.196 RÉVOLUTION FRANÇAISB. . à la retraite. attales Tyroliens. ayant forcé les Autrichiens mais pour se soumirent. Pendant ce temps. en Italie.On à rouvrir la camNapoléon se préparait dans Lobau travaux avaient été entrepris des bois. s'emparèrent et s'avancèrent et d'Italie. deux cents canons. Jamais campagne n'avait plus à crainNapoléon temps de si beaux ouvrages. et était entré à Inspruck de la Vierge que l'on promena par la ville sur un char attelé la bataille d'Eckmûhl de quatre chevaux blancs. qués par Lefebvre et ses Bavarois. éclater plus terribles après la bataille d'Essling. l'oren Dalmatie. réorganisé il avait envoyé au prince Eugène. coupèrent en effet. LayAprès avoir franchi la Piave. Eugène. qui commandait ce qui fut sans perdre de temps. pagne. le il le disait lui-même. cinquante douze drapeaux. prisonniers. ter. pris Goritz. Ils reprirent. en mettant et renforcé son état de défense. 1 (1809) à la suite de la statue du Tyrol. armée. dre. comme cinq autres à le dompil était parvenu officier de l'Autriche. opéra sa jonction avec la grande à Raab. Cependant. les de Constance. dre de venir le rejoindre meilleur Trieste. et des ferrures des cordages. pour trophées. et l'île en ses ponts à l'abri d'une rupture. l'offensive. écrasé Jellachich en effet. et à Marmont. qui commandait armée. bach. A la bataille de considérables. pour la construction et les emdes pièces d'artillerie pour garnir les épaulements dont on avait bordé le bras du fleuve.

hommes à reprendre d'infanterie. surtout. força par cette action héroïque. trois cents escasept cent cinquante pièces de campagne.(1809) EMPIRE. 197 Raab. lui heures. livrée l'anniversaire le 14 juin. sur ce point. bas. Danube encore le que Napoléon passerait Croyant au nord de Lobau. traversé en tua asstfra. les Autrichiens voulurent enlever cette ville pour lui fermer le pasle 84e. et la jonction de Marmont. de Marengo et de Friedland célébré dignement ce qui donna lien à l'Empereur d'écrire à son fils d'adoption « Votre victoire est une petite-fille de Marengo. le reste à la retraite. Cent canons foudroyèrent autrichienne couvrait que l'artillerie effroyable d'éclairs se joindre le vent et de tonnerre vint . Un seul régiment français. arrêta pendant douze sage. une armée de vingt mille hommes. on se disposait de part Cent cinquante mille et d'autre. Parti de Zara. il avait pas été moins heureux la Save et la Drave mais. et s'était tenu sur mais Napoléon à prendre de l'archiduc. Celle composaient de l'archiduc Charles s'élevait à cent soixante-quinze mille à gauche hommes elle s'appuyait. ou prit seize cents. le 5 juillet. il n'avait en Dalmatie. avait Toutefois. à droite sur Aspern sur Enzersdorf. dans de manière les retranchements son erreur. le passage. les hostilités. ordonna Napoléon que la devise le drapeau de ce régiment UN CONTRE Cependant. Tout étant Napoléon Enzersdorf. deux d'Essling. Charles avait fait couvrir les de redoutes armées de canons. il fit jeter de passer plus projeté et à rendre inutiles à revers. ponts pour le laisser en face d'Aspern et villages la défensive. il avait. le feu. A ce vacarme celui d'un orage accompagné à minuit. prêt pour fit commencer pendant l'île de ses boulets. arrivé à Gratz. suivante serait inscrite sur DIX. drons de cavalerie l'armée de l'Empereur. Quant à Marmont.

que celle-ci. renvoyant pas de suite à cette attaque. » s'écria-t il.198 RÉVOLUTION FRANÇAISE. Aussitôt. et Wagram. Vers le soir. l'attaque par sa gaucommandée et pendant che sur notre droite. A peine le jour avait Charles avait paru. qui avait déployé la Napoléon. en quelques au passage de ses troupes. mais la nuit étant voulut enlever présence. partie de la nuit à s'y préparer. s'inquiétait et dès à jeter dans son armée. Charles sur l'extrême gauche de ennemi. manœuvre surpris inutiles et en l'obligeant tous ses ouvrages saire en rendant sur le terrain qu'il à sortir de ses positions pour combattre choisi. les deux armées étaient en plaine d'Enzersdorf. et Masséna d'Essling. ne sur le Russbach. soutenait par Davoust. Déjà notre aile gauche était débordée nombreux entre se déployait l'ennemi nos ponts menacés. il se jeta le combat sur le Russbach. Wagram. sur Aspern. qu'il couvrait d'une artillerie formidable. sienne dans l'immense venue. il forma son centre en . Napoléon avait sur Ainsi par une son adver- rangée en bataille se retira alors obliquement sans exemple. dant ce temps. (1809) Penla pluie tombait par torrents. nous séparer nos flancs et de projeté d'atteindre Il commença du Danube. ment repris et dans un ordre son calme parfait. et elles défilèren soufflait avec violence. il passa une grande demain. et chassa culbuta les Saxons de Bernadotte. présidant trapideminutes. la canonnade avait lui-même s'engagea au centre des deux armées. à ce qui se passait Napoléon ni de l'épouni dés progrès des Autrichiens. cinq ponts à l'est de l'île. vante qu'ils commençaient « La bataille de Davoust avait réussi qu'il vit que l'attaque Aspern Attentif ^st gagnée. il ne donna leshauteursdeWagram. Napoléon Il fit jeter. la bataille au lenet. était à pied au bord du fleuve. Au point du jour* le ciel avait et toute l'armée se trouvait et sa sérénité.

Napoléon la poursuite de l'archiduc qui faisait sa retraite par la route de Bohême. Rien pendant que cent bouches à feu éclairaient ne résiste s'opposer devant cette masse terrible. Cette pièces victoire de canon. proposé un suspendirent armistice et signé dans la nuit. les négociations pouvoir en longueur ses forces réorganiser il espérait. Le 12. mais l'empereur qui n'avait ratifié l'armisde continuer la tice du 12 juillet qu'avec l'arrière-pensée guerre pendant fit traîner ce temps. était presque avaient restait quante Après encore mille avoir prince hommes. déconcerta et. champ de bataille vingt-cinq quarante pages.(1809) EMPIRE. Bientôt des qui fut accepté à Vienne. pour la conclusion de la. il atteignit ce prince à Znaïm. un grand nombre d'équià son mouvement et vengea coalition. Du haut des remde la ville l'immense de parts et des édifices population Vienne résultats aux assista à la défaite de son armée. Déjà les deux armées étaient aux prises des cris de paix lorsque le combat. paix. son passage. offensif: en vain Charles veut poussé par Masséna et par Davoust sur qui reprend Essling. Charles avait. dix drapeaux. 199 colonne avec Macdonald en tête. l'honneur français de la honte de Bayleh. qui se précipite il reéule et se met en retraite. sur le champ de bataille avaient laborieux travaux et aux savantes les Cependant été loin de répondre conceptions qui vivement journée perte et il cin- la nouvelle de cette précédé les dispositions la victoire avait failli nous échapper notre disputée. deux 11 divisions de cavalerie sur les ailes et la garde en arrière. et le lança dans la plaine. au Charles une armée de cent se mit à passé le nuit à Wagram. aussi grande que celle des Autrichiens. en effet. D'un autre . s'ouvrirent négociations d'Autriche. mille hommes. en laissant sur le Wagram.

les évènements trompèrent ses espé- l'armistice tion. Hofer lui-même à Milan. Ceux qui résissoumettre. chassés par les neiges. son oncle. le 13 mai. négocier refusés. s'y étaient pas mis fin à l'insurrecdes forces sans s'affaiy envoyer avec les révoltés. tion espagnole se rallumait. Alors. mais ceux-ci n'avait il chargea l'armée d'Italie de les ce qui ne tarda pas d'être fait.200 RÉVOLUTION FRANÇAISE. et cette diversion être avantapouvait côté. (1809) le Tyrol résistait la Suède avait repris les toujours. le roi virent de Suède son peuple et son arpar mécontenter mée. Vainement on le supplia. conduit prisonnier Chevalier de toutes les coalitions contre la France. les chefs mis dans l'alternative de qui l'avaient céderaux vœux de la nation ou de cesser de régner. ne pouvant avait voulu blir. l'insurrecarmes. Cet évèet lui fit mettre froideur restituele Direcelle était de l'armée avait fini forcés de rentrer dans la cour de Rome était en longtemps. dre ses plus belles provinces. de sa personne. taient encore dans les montagnes. XIII. les états-généraux sa proclamèrent Quelques jours après. rentrée dans l'opposition européenne contre-révolution- . Napoléon. et appelèrent au trône le duc de Sundermanie. de mettre fin à une lutte qui déjà lui avait fait peril demeura inflexible. d'abdiquer. qui régna sous le nom de Charles nement de la Suède changea les dispositions bas les armes. Depuis avec la France: elle avait espéré vainement qu'on rait au domaine les provinces que ecclésiastique toire avait réunies à la République et cisalpine. s'emparèet le forcèrent rent. au nom des maux de la patrie. les Anglais faisaient leur expédition en Belgique. déchéance. fut pris. Alors. où il fut jugé et fusillé. le Pape venait de rompre avec Napoléon. geuse à l'Autriche rances. se leurs villages. Dans le Tyrol.

d'Italie. vous des émissaires entrât dans anglais.(1809) naire. il arriva. Nos armées mais d'Urbin. des montagnes. les campagnes désertes. l'ennemi. mais aussi sans résul- dispositions nous possédions avions de la Galice. pendant qu'il nous fallait combattre pour en conquérir en sorte que dans cette guerre les d'autres les contre-marches et les engagements se multimarches. restaient ardente s'emparaient soumettaient les populations de diviser nos forces.. dont il s'empara. pour toute réponse. de mille hommes. se dirigeantsur Santiagoavec vingt-cinq Oporto par Vigo et Tuy. devant Chavès mit en déroute l'armée portugaise . soit à cause des indomptables. Soult avait reçu de l'EmpeAprès la conquête reur l'ordre de chasser les Anglais du Portugal. Arrivé sur le Minho. nous et que l'ennemi vegarder les points que nait nous disputer. qui fiet terdes Conde la à continuait. les légations d'Ancône rent partie du royaume Dans la Péninsule rible. pliaient sans avantages pour tat décisif pour nos armes. de le traverser essaya vainement près de son embouchure le point où il fallait aborder étant gardé par l'ennemi remonta les bandes la rivière jusqu'à l'Orenze. Après une marche lente à travers difficiles et un temps affreux. ses États étaient devenus demanda 201 le rendezque le Pape de ses États les Napoléon le système continental. etc. et exclût il donna sans résultat. le par des chemins 10 mars. traints guerre. en chassant devant il il lui de la Romana. et pénétra en Portugal par la route de Chavès il trouva les villages abandonnés. Il était parti. lui enleva naça de ses foudres Napoléon. Après des négociations l'ordre au général Miollis d'occuper le Pape le meRome. soit à cause de la nature du sol. le 28 janvier. forts. Ney et Victor devaient l'appuyer au besoin. EMPIRE. De 1807 à 1808. les villes. la lutte de Camérino. Anglais.

et quarante détachés et étendus hommes armés réunis dans son enceinte sous les ordres de à négocier. qui le défendait. à Calho da Este. et prenant la modération de son état-major. cette journée. y arriva le 27. Deux des Français chemin dans jours la seconde qui mit entre ville du Portugal et leur les mains ouvrit un Victor avait les provinces du nord. faire expier. le lendemain. impatientes de leur général pour une perfidie. jusqu'à Almandraléjo gnole sous les ordres persait à Ciudad-Réal Soult resta environ de Cuesta. le maréchal mis la frontière du sud à découvert. elles retenon se rendit en foule dans les églises: bataille. que prooù il laissa une garnison. victoire. et la ville sacblessés ou noyés cagée. Des milliers de paysans armés étaient venus se d'en venir aux mains. du général sous les ordres tégeait une armée nombreuse Freice. leur rent fiance il marcha ensuite Soult ne tarda barbarie pas de leur et leur folle con- sur Oporto. Après un combat sanglant nemi fut rejeté sur le Douro ou dans la mer. Plus de vingt mille hommes tués tirent de nombreux magasins. des munitions furent les de toute de trophées espèce. Soult demanda l'évêque la Pendant la nuit qui précéda les Portugais s'y refusèrent. de s'emparer pas. et l'insur des ouvrages vestit. trente bâtiments avant cette des tentes. Deux cents pièces de canon montées mille en avant de la ville. contre les Français. joindre à ses troupes. mais la défendaient. l'ende la ville. (1809) et força la ville à se rendre. Soult se porta sur Braga. l'armée que de la Manche.202 RÉVOLUTION FRANÇAISE. anglais. De Chavès. et éluavec les officiers le massacrèrent à sa place un officier Anglais. qui. ce et de menaces d imprécations 29. s'occupant . tandis Sébastiani dis- un mois immobile à Oporto. en battant près MeI armée espaet en poussant dellin. qui ne les empêcha dans les rues.

Suchet doublement cet éche« de nos Cependant répara armes sur le général gagnées espagnol par deux victoires le 15 5 juin sous les murs de Sarragosse. l'un sur Menforte dans une direction furent tendirent heureux à la poursuite de la Romana et l'autre sur Vigo Ni l'un ni l'autre ne opposée. ils marchèrent. Douro à Lomégo. Au lieu que Soult les en avait char- l'un à guerleur temps Ney et Victor avaient perdu et l'autre à s'arrêter à Mérida.(1809) à rétablir six mille barquèrent mouvement Aveiro. à Sona pour réorganiser ses avec les autres au pont de pas. lord l'ordre Anglais. plus qu'à le passage n'ayant pas de se retirer. moins Portugal. et pour se trouver en position d'agir de passer le Soto-Major Ney. bon ordre (18 mai). Après avoir inutilement Soult retourna. mais déjà du Douro. combattre pour s'ouvrir il parvint à contenir queue. Tel fut le résultat de cette résultat dû. marchaient Averti trop ne songea par Vizas. £03 vingtdéWellesley. Beresford. ville. ils se mirent en les ordres Dix jours h Lisbonne. pendant trois semaines. défaut d'ensemble battre. d'où il s'avança jusqu'à Zamorra troupes armées. tandis que seize mille Portugais. la première et la seconde. l'ennemi. et par Coïmbre commandés par le pour traverser avaient Anglais surpris une retraite. le 17. ainsi d'appuyer gés. dans sous cette empire. Blake. Pendant d'Arthur après ce temps. en essayant . qu'au son mouvement. ou plutôt ils ne s'enla Romana poursuivi le 24 juin. Soult se joignit au corps de Ney à Lugo conAprès s'être certés pour opérer un mouvement en Galice. dans leur expédition. Soult tard. forces les suffisantes. royer dans les Asturies. où il le défit complètement. il fallut en en tète et en à Orense contre Assailli et arriva expédition aux obstacles qu'elle seconde le eut à com- de ses opérations. bria. à Belchitte. pour recouvrer passant Oporto.

» trop grande pour en faire l'énumération on était parvenu à former. de revenir sur ses pas. elle la guerre. ce fut encore elle les coalitions n'avait de la Péninsule.£04 RÉVOLUTION FRANÇAISE. (1809) un corps qui commandait par Murillo. . de guerre. hommes mandement une nouvelle armée d'infanterie et de huit de quarante-cinq dont mille cavaliers mille le com- fut confié au général Cuesta. soixantepagne avec leurs munitions. l'Angleterre guerre qui ne devait finir avait armé et payé toutes Arthur le Portugal. et en chasser Joseph. soixante-dix-neuf millions de balles de plomb. Estramadure. quinze mille barils de poudre trois soixante-douze mille habillements complets. sent chassée. Pugo. cinquanteaunes de drap. Celui-ci se concerta et tous deux convinrent avec Arthur d'opérer Wellesley. cent cinquante-six dix mille paires mille équipements de souliers. dit un historien anglais. mille trente-sept trois paires cent de mille deux cent cinquante mille tentes. quarante mille aunes de toile. Après cette équipée dans résolut d'entrer en Espagne. mille piques. vingt-trois dix mille sabres. pour recouvrer la capitale de l'Espagne Histoire de ta guerre d'Espagne et du Portugal. depuis le commencement le colonel sir Jones. cent dix-huit avec une variété d'autres fournitures quatre mille havresacs. retira à Astorga. U 1. l'Angleterre aidant. Bien que nos armes pas cessé Vellesley l'en eus- d'y souffler une C'était elle qui qu avec l'Empire. bottes. en Ainsi. avait fait passer aux armées espagnoles (outre deux millions de camde livres sterling) cent cinquante pièces d'artillerie deux cent mille fusils. seul dans un pays sans ressources et le Ferrol. et se il évacua la Galice et même la Corogne fut repoussé et obligé espagnol. à l'insurrection des subsides qui fournit de « Dans l'espace de douze mois. 51 canon. Alors se voyant et hérissé d'insurrections.

qui était portèrent sur l'Alberge. agir sur les flancs ou sur les derrières des la communication Francais. qui commandait à une vallée considérable. menaçant Aranjuez. et Jourdan se Joseph arrêtées. l'ennemi en position pour mettre d'être coupé par Soult. en Joseph commandait ses ordres Victor et SébasJourdan. pendant que Soult. tâcherait de s'emparer de Tolède. A la nouvelle de ce mouvement. Joseph prit l'offensive. et il avait écrit qu'il ne pouvait que du 3 au 5 au lieu d'attendre août. jetterait Joseph et Sébastiani leur jonction. et Sébastiani à Consuegra. se joindre. ce qui forma une armée opérèrent de quarante mille hommes. mais Soult était encore fort éloiarriver gné. Ces dispositions se mit en marche Wellesley par et effectua. Deux fois. le 20 juillet. çaises du nord et celles qu'on devait attaquer. ayant sous tiani. sa jonctionavecCuesta. et qu'il avait fortifiée par des ouvrages personne. et s'avança l'ennemi rangé en bataille sur une hauteur imposante. par un mouvel'attaque. sa coopération. ment hardi et rapide. ou. et que des postes espagnols à Pérales et à Banos couperaient entre les troupes franpar ces passages avec Beresford.de se Alors. Robert Wilson. gnols. devait concourir à garder ces points imet la légion lusitanienne. . s'avancer par la droite du Tage sur Madrid. sous les ordres de sir portants. Victor. nos troupes parvinrent à atteindre la hauteur sur laquelle était appuyée la gauche des Anglais. en avant dans la vallée du Tage. sur les derrières et le flanc de l'ennemi. devaient venir les traversant les montagnes. l'armée portugaise. Salvatierra. avec quatorze mille Espapendant que le général Vanegas. ils devaient. passa l'Alsur Talaveyra de la Reyna il y trouva berge. retirer sur la capitale. 205 leurs dispositions.(1809) empire. D'après après avoir réuni leurs forces. Il fit commencer de campagne.

et des pertes égales de part et d'aucombat de cinq heures. gal. prisonnier moins vancer et eût impatient sur Talaveyra. de vivres que sir manque hors de était trop avisé pour s'aventurer Arthur Wellesley d'avoir su très-heureux sa position. s'ils « furent incapaconsidérèrent s'ils restèrent imbles de poursuivre leur victoire éclatante. Tandis .106 •ÉVOLUTION FKA. que le mobiles à Talaveyra. Il perdait l'armée lord Wellesley fût venu avec son armée Napoléon. gré l'avis contraire sur toute la ligne. et. Quoi qu'il en soit. et. deux fois elles furent obli- fut p ndant la nuit. eût si le roi Joseph de guerre. Cependant gées d'en descendre. couvrant repasser il arriva. continué de reculer. se mit en retraite. Alors. reprise le lendemain. laissa battre au pont de l'Arzobispo. France. Bien qu'ils les Anglais. en Belgique ils ne recueillaient ils avaient A la fin de juillet de la honte de leur entreprise. MM. titre de duc de Wellington Cependan n'eussent fait lington. le 28. Après un et ordonna d'attaquer générale. essoufflées et sans ordre. à Badajoz. on se sépara sans résultat décisif. selon une expression anglaise. il se hâta de de Cuesta qu'il son entrée à Placencia qu'il apprit sa retraite le Tage. désastreux engagements et. les Anglais se leur position. » C'est-à-dire était extrême. Wellesley Welde Talaveyra. dit le colonel sir Jones. çais couchèrent Joseph regagna Madrid avec ses position derrière l'Alberge. c'est. Joseph. malse décida à livrer une bataille deJourdan. que conserver comme vainqueurs. et prirent. (1809) mais. les Frantre. Victor devant en laissant réserves. qu'il devait s'estimer reçut à cette occasion le garder. après plusieurs et rentra dans le Portude en été au lieu de s'a- que des succès douque les Anglais n'obtenaient que teux dans la Péninsule.. sur le champ de bataille. dès sur le bruit de la marche de Soult. l'attaque Suspendue mais sans plus de succès.

l'Autriche en armant la main contre Napoléon . 207 armé et équipé lord Chatam. mille hommes campé avec ses dix-huit du champ de bataille. de tortue. essaya de se venger. en mesure par le Dalmatie en Italie en Pologne en par Poniatowski. tard. y était resté immobile tion. d'attaquer » a dit Napoléon mais il était trop au cœur de l'Angleterre. il y août. avait débarqué dans Walcheren. de cent mille hommes. nale. et découragées. s'occupait. Cette grande aravait été chargé de conduire. Walcheren.(4809) empire. plus dit pris le 15 cents millions. « ce pistolet chargé ou plutôt de détruire Anvers. et qui portait qui avait coûtéeinq « une armée superbe. n'étaient plus d'attaquer. cette ville Il fallut donc mise sur un pied de défense en retraite et même évacuer de cette un formidable. perdu le secret depuis Alors l'Autriche se détermina à faire la paix. mada à grands frais une flotte qu'un frère de Pitt. et n'avait pris part qu'à la retraite. de Batz. enfin à Wagram par Napoléon. dans le but remontèrent les Anglais l'Escaut. D'ailleurs. à tel point qu'à Wagram divisées l'archiduc Eugène. à quatre pendant lieues l'ac- de signer son humiliation. Tel fut le résultat faire éclater avoir en France elle ne servit qu'à expédition de ces mouvements dont elle semblait 1792. prince Battues sur tous les points. Jean. ses armées. quoique nombreuses. par la lâcheté de sa' garnison. à prendre des bouillons et malade. comme le colonel le fort sir Jones. dans s'était battre Pendant l'île vieux que lord Chatam. et en la Belgique. et investi Flessingue. avant Cependant. qui se rendit A cette nouvelle. de colère et d'indignation eut en France une explosion on mobilisa la garde natiotous les départements se levèrent. on fit partir les dépôts et la gendarmerie couvrirent quelques jours cent mille hommes Cependant d'élite. elles étaient par Marmont.

fut jugé et condamné fatal serva jusqu'au moment Il ne fit aucun son calme aveu et conAret sa fermeté. lui. Napoléon pasde ligne. jeune homme. c'est un devoir. m'en sauriez-vous gré?– Je ne vous en tuerais pas moins. sentiments si doux. (1809) d'un C'était le 13 octobre jeune fanatique. qui m'a mis les armes à la main. Vous êtes fou. néral Rapp.208 RÉVOLUTION FRANÇAISE. « Si je vous faisais grâce. On -Il- de son insistance. sur vous ? – Celui de ma meilleure amie. pas craint J'ai cédé à une voix plus forte que celle de ma tendresse. sortit à lui parler. ordonna fait l'avais ni l'autre. surpris un couteau de cuisine et un présence demanda-t-il. du château de Schœnbrunn. lui dit-il. nommé Frédéric âgé de dix-huit ans. qui. et en devenant un assassin. « -Que Parce de' portrait fit venir le jeune homme en sa prévenu. ou vous êtes malade. Un crime n'est donc rien pour vous? – Vous tuer n'est trouvé Quel fest ce portrait pas un crime. de tâter « Monsieur » Napoléon fit appeler Corvisart et lui ce qu'ayant le pouls du jeune Staps. Napoléon Staps. c'est l'intime Personne. Je vous se porte bien. tuer? Qui vous conviction Napoléon. » reprit fut stupéfait Napoléon Staps avec une sorte de satisfaction. » le jeune Staps Traduit devant une commission militaire à mort. bien dit. Ni l'un. vous n'avez les êtres que vous aimez? de perdre d'affliger. Vous que vous faites a poussé à ce crime? qu'en vous tuant je rendrai le plus grand service à mon pays et à l'Europe. dans la cour sait la revue de quelques régiments Un étudiant. en demandant assez mal en français. . Pourquoi le malheur vouliez-vous me de mon pays. sur trouva femme. lui de la foule et s'avança vers il s'expliquait et comme lui dit de s'adresser au géle fit arrêter. dit Corvisart. de la fille adoptive de mon vertueux Quoi 1 votre cœur est ouvert à des père. faire de votre couteau ? lui vouliez-vous tuer.

et tous les pays situés à la droite de la Save. Montefalcone. la paix fut enfin signée Après trois mois de négociations. de la confédération de Berchtolsgaden à la France. de Goritz. et s'engagea cinq millions à n'avoir sur pied que cent cinquante mille hommes. Trieste. et une partie les pays de Saltzde la Haute-Autri- rivé au lieu che la Carniole. retourner Ainsi avoir fait ses adieux quitta à Vienne la capitale en faisant sauter ses pour Napoléon à Paris. de l'Autriche la Russie. g09 du supplice. part de celles de « pour avoir tenu sous les armes. dit Bourrienne. l'Autriche céda aux souverains bourg. Cracovie et la Gallicie occidentale. en outre. Par ce traité du 14 octobre. qui trèsaurait marché contre Napoléon s'il eût été probablement » L'Autriche battu. paya quatre-vingtde contributions de guerre. tous les changereconnut. l'Autriche. VM finit cette mémorable . ments survenus et à survenir en Espagne. à Vienne. qu'à l'immense les négociations. reçut encore à Vienne sa Prusse. puissance de la qui avait eu à Tilsitt une part des dépouilles son alliée. trois en y souscrivant. un corps d'observation de trente mille hommes. une de 1809. Après remparts. à de la Gallicie orientale. le comté du Rhin. cette partie Ainsi. couDaient toutes ses comeût. en Portugal et en Italie. moins à sa victoire de Waaccroissement de ses forces pendant gram. adhéra au système continental. et il fallait que l'Autriche en eût bien peur ou qu'elle sée. conservé une arrière-pende pour s'être imposé des sacrifices qui la privaient millions et demi de sujets. à partir du point où cette rivière sort de la Carniole jusqu'à la frontière de la Bosnie elle abandonna au duché de Varsovie.(1809) empire. le cercle de Willach. il s'écria « Vive la liberté vive l'Allemagne 1 » et il tomba sous les balles. Napoléon campagne dut le résultat qui la couronna.

aux jours Aussi se la reprocha-t-il même après Wagram. Il est populaire près des rois. me rendre être sans perdre auprès des peuples. (1809) munications avec la mer. d'arbitrer nous. Mais dans sa pensée de Hongrie d'Autriche. passagers peu des murmures je m'inquiélais bien ment. poléon. tout désarmé qu'il était. « Je vouNapoléon dynastique.après en commit une plus grande encore en agissant de subsister. blaient. préparer la fusion ainsi que j'avais opéré péens. sûr » le nouveau que le résultat devait me les ramener infaillible- rôle que Napoléon s'était imposé mais tandis que les rois dont il recherchait l'alliance semde ses vœux. qui avait commis. scène. et l'entamaient sur le Danube et sur les Alpes noriques. Il avait appris par expérience et il n'aurait de l'Autriche. lais. ne devaient engager Tel était . avec lui une lutte où il devait finir par succomber. ne voyait plus que les rois. Cependant. elle à ne plus compdû traiter avec des trois couronnes préalable que sous la séparation et de Bohême. ter sur l'alliance de l'adversité. et Nalafautedele laisser Austerlitz. J'ambitionnais il me fallait peuples et dés rois eurodes grands intérêts celle des partis au milieu de un jour la grande cause des donc me créer des titres au- au milieu d'eux. pour mieux le perdre. aller au-devant à leur tour les peuples de la qu'il avait fait disparaître pas tarder pour d'y rentrer.210 RÉVOLUTION FRANÇAISE. vrai que ce ne pouvait mais j'étais tout-puissant et peu timide je le sentais bien des peuples. a-t-il dit. il restait encore à cet empire assez de forces pour se relever.

– Son Traité Traité de de la France entre la France avec Vains Départ ambassade efforts de rapprochement entre la France avec et la continental. après avoir s/ tout subjugué. lui comme devant one pmssaace inconnue. fondations. de décadence. Action – Trofsième de – Bataille – Lérida. moins de quinze ans. Paix But de de ville. de Napoléon avec Marie-Louise. Dernière de la Suède là France la Son à Witn». – Masséna Retraite devant les de Wellington. Naissance et baptême du roi de Rome. Siège et prise – Bataillé Situation extérieure et intérieure de l'Empire. dans séjour La guerre Ultimatum cette est Napoléon à l'empereur pour Alexandre ee que le génie d'an seul homme et réaliser. républidu etc. l'avait conçu et réalisé. et l'Autriche. de la patï de Vienne. avec la Russie. éviter guerre. gonte. expédition de Torrès-Vedras. il s'était élancé.(f809) wii>iRE. la Russie. Bernadotte l'Empire. Armements de Napoléon pour Dresde. dans une révolution. devait s'arrêter. de Suède. out Né humble et obscur. pitulation de Campagnes Victor devant Bayïen. lt renversé. – Prise de Valence. l'Empire Hollande. la Russie. Rupture Traité de la Turquie Napoléon. de Sa– Sympdu sysPrusse. Divorce de Napoléon avec Joséphine. Réunion à Mariage de là de des de la villes anséàtlques. étonnée. de Francfort. déclarée. de 1810 et de 18tl Cadix. en peut concevoir Napoléon. Pareil à devant . et de la Russie. Cnnsécfueitces – Portrait de* cette princesse. i'Oldembourg. – Création – Nouvelles du grand-duché prince sor tous les points de travaux grands en Espagne. tômes tème de Fuente-di-Onor. Triomphe Détresse de l'Angleterre. la Russie. par Soult. et de la Russie. 211 CHAPITRE VIII. du fond de son ile. de l'Andalousie Conquête brillante de six cents de la caprisonniers de Portugal. lignes – Prise de Tortose. Provinces des milique Valais espagnoles régies par gouvernements taires royal indépendants.qui. de Tarragone.

lui donner un Déjà Napoléon la séparation qu'il méditait. il ne pouvait dytant de leur durée. et avec lui cet empire qu'il « Ils se sont tous donné avait fondé. et ajoutaient. suprême. disait-il pas le premier. (1809) il avait grandi dans l'aigle dont il avait adopté l'emblême. qui l'environqui suit l'ambiIl de l'avenir. soit qu'il de le laisser après lui livré à des ambitions rivales. que les rois de Saxe. et au-delà tème chie sein il n'y a plus que l'infini. Avec son sysdesquelles il avait résolu ce grand problème de monarfédératif. après avoir vu le monde d'humilité exemple laissé soupçonner à Joséphine à ses pieds. allait et de résignation. d'où il pouvait embrasser d'un regard le monde entier. d'efforts? cette suite de guerres continuelles qu'on lui suscitait d'autre but que de le renverser.21 2 RÉVOLUTION FRANÇAISE. grand avait Un que n'avait . de Bavière et de Wurtemberg. créé un empire. il s'était élevé à ces hauteurs la région des tempêtes. il éprouvait comme ce vague ennui naient. fondé une'dynastie mais cette dycet empire lui survivraient-ils? Où était la garantie l'héritier et conserver D'un autre son œuvre qui devait continuer cet édifice qu'il avait élevé avec se dissimuler côté. tion satisfaite et que fait naitre l'incertitude de cette avait nastie. sirs. au retour de la campagne de Tandis que Paris se livrait aux fêtes et aux plaiWagram. une femme. sortie du peuple pour devenir impératrice. au tant rêvé par les philosophes. plus attendre à la fin de 1809. par l'éclat de leur présence. à la splendeur de la cour impériale. de remercier le héros qui les avait élevés au rang empressés venaient assister à son lever. rendez-vous sur ma mais c'est à qui n'y viendra tombe. » Or. universelle mais. nastique. de cette puissance grandeur. soit qu'il voulût le consolider à jamais. craignît il résolut rité qu'il C'était de chercher dans une nouvelle alliance une posténe pouvait de Joséphine.

assemblée de tous les rois. Napoléon y avait appelé. cilié les partis. veulent guidé toutes à des enfants. son sacrifice avec Joséphine envisagea et se résigna à un malheur sans remède. de l'état civil de « La politique de de mes peuples. elle n'avait point été au-dessous abandon souples fortune. son exquise politesse. années. résistible. et élégants. pleine de grâce. Ma bien-aimée épouse a embelli quinze ans ce qui me porte à saà n'écouter de mon cœur. associée à ses hautes desCompagne de sa merveilleuse tinées. depuis plusieurs des enfants de mon mariage d'avoir c'est épouse l'impératrice Joséphine crifier l'espérance bien-aimée les plus douces affections de notre maque le bien de l'État. Amie dévouée. lui révéla enfin toute sa pensée.(1809) EMPIRE. dans mon esprit et l'espérance dans ma pensée les enfants qu'il plaira à la Providence de me donner. qui ont constamment moi je laisse qu'après ce trône pour mes peuples. héritiers dé mon amour où la Providence j'ai perdu avec ma m'a placé. Aussi. je puis concevoir riage. le 15 décembre. dans le cabinet de l'Empereur. Après avoir donné un libre cours à sa douleur. princes et princesses de la famille impériale. son mol Créole. qu'il fut sensible pour elle lui avait gagné les cœurs et conle sacrifice fut aussi pénible pour lui elle. ses mouvements Il y eut. il après un repas des plus tristes et des plus silencieux. et à vouloir la dissolution à l'âge de quarante Parvenu ans. de vivre assez pour élever. n'était mais elle était belle Joséphine pas régulièrement de douceur et de bonté. courage. à neuf heures du soir. mes actions. l'intérêt et le besoin dit-il. l'archi-chancelier et le secrétaire (Cambacérès) la maison impériale (le comte Régnauld). de Napoléon. Cependant. par lettres closes. son humeur avaient un charme irtoujours égale. 215 soir. . ma monarchie. et des dignitaires de l'Empire.

Encore. par les descendants on de leurs déclarations et à l'Impératrice à l'Empereur 16. dressa un propès-^verbal. çlara. rompu. ambition C'est à qui une Française prenait Je à la nation qu'une étrangère. chercha pour couronner Napoléon. le lendemain. et cher époux la plus grande preuve d'attachement auguste je et de dévouement qui ait jamais été donnée sur ta terre le rang tiens tout de ses bontés c'est sa main qui m'a couronnée. léon et Joséphine l'officialité sentence par le PapeJoséphine brisée dans descendit ses plus sans regret. qui la prive du bonheur » Acte fut donné d'un grand homme. le sénat déet. » le trahira peut-être gère livrera les secrets de l'État les rese retira à la Malmaison (13) elle emporta Joséphine grets ange du peuple. en cou- . par un sénatus-consulte était dissous. disait-elle. l'aimait et la regardait comme le bon Sop premier mariage son œuvre dynastique. mais cette le métropolitain. s'il serait des bourgeoises de Paris annula par confirmée que le mariage Après quelques le lien religieux entre Napodifficultés. et. une alliance qui. dq haut de ce trône. un jour gouvernée d'être France.J^ de ma vie qu'elle conserve elle RÉVOLUTION FBAHÇAIBB. princesse plus agréable Une étranne puis me défendre de tristes pressentiments. fut condamnée reur que je tremble. <* Je me plais. d'affection à la dissolution en consentant naître tous ces sentiments au bien de la est un obstacle d'un mariage qui. a été couronnée et le titre de ma main. désormais. mais du rang suprême « C'est pour l'Empechères affections. Qui sait où va le porter son lui donnera 1 La dernière une femme. (1809) Je veux » Joséd'impératrice. à donner à notre phine parla ensuite. je n'a» reçu que des témoignages Je crois reconet d'amour du peuple français. qui de Napoléon. dit-elle.

le même celui du côté de l'Autriche. Dès que la jeune princesse elle se regarda Napoléon elle avait l'homme 1 « Les jeux apprit comme grandi qui lui habituels dans avait de son l'inimitié fait tant frère et de ses projetée avec une victime dévouée à que sa famille portait Cependant M. Des ouvertures dre. l'offre faire officiellement jour. se tourna prit l'initiative son choix à son conseil. à Napoléon. en témoigna une grande joie. de religion. nation. Mais la négociation éprouvant en attendant la réponse de retards. écrivait Alexandre sont pas toujours d'accord avec mes vœux. signifia Schwartzemberg de l'archiduchesse conclu et signé conditions que vint Marie-Louise. Napoléon quelques de Russie fit sonder indirectement la légation l'empereur avec l'ambasDéjà l'on s'était entendu On commençait à sadeur M. qui n'avait pas oublié l'offre faite à Ërfurth. de Napoléon Alexandre pour l'empereur qu'il afd'une fait furent d'abord faites à songer à Alexan- fut question l'empereur penchant fectionnait l'avaient véritablement une princesse russe. » Et il demanda ne voulant à attendre du temps. Ce prince. consis son union de mal'. sœurs dit elle talent . Le lendemain. en effet. de la Russie cachaient un que les hésitations soupçonner refus déguisé on prétextait. entre sa maison et celles des rois.(1810) vrant avait EMPIRE. 215 achevât cette fusion qu'il son origine révolutionnaire. Meneval. Nasa dignité ni celle de la et de sa mère. de Marie-Antoinette fut proposé. l'extrême jeunesse autrichienne on soulevait des difficultés de la princesse. ni avec la politique. d'Autriche. Cependant. et le prince de la main à Paris. Il déjà commencée saxonne et de la fille aînée de princesse les vues politiques et le d'Autriche. ne « Les idées de ma mère. poléon. ni même avec la raison. pas compromettre de l'empereur la décision du refus. Ce mariage et sous les mêmes formes et dont le contrat fut adopté pour modèle. Schwartzemberg.

216 RÉYOLlITIOiV FRANÇAISE. 322. Souvenir* historiques. à la succession Ce mêimpériale. (1810) _L__a ––t-t J~~ -t-: des – princesses autrisachant que le sort résigna. me jour. l'acte civil du mariage fut signé. le dépit secret On sut dissimuler. en même temps Caroline. canon. à la politique de leur maison chiennes est d'être sacrifiées L'acte des les orages et de conjurer qui la menacent. ranger taient la l'armée noire inaccoutumée. àBrunau. fut traité avec de cette union Berthier qu'on y éprouvait une distinction sents.) . l'usage. Marie-Louise 14. prince fut pour épouser en son nom l'archiduchesse. selon renonça solennellement. et la plus la lardaient à coups des tourments que ainsi. sait éprouver à leur famille le chef redouté contre les elrorts des armées lequel et les foudres du cabinet de Vienne étalent » trichiennes impuissants. de sa famille. naire Il chargea un service signé le 16 février 1810. à la cour de Vienne. Il la rencontra une troupe à la tête à quelques statuettes da laquelle Ils lieues en bois ou Ils avaient au-delà en soin cire. se vengeant t. Berthier. ( Napoléon et Marie-Louise. et prêta serment. Dauphin de la nouvelle l'arrivée piègne attendre impératrice. avec la recevoir sur la frontière. plus blaient d'outrages. française. et alla au-devant de l'Impépartit incognito ratrice. d'aller. elle fut remise. à Vienne. Napoléon envoya en ambassade extraordide Neufchàtel. après avoir reçu les adieux de l'Autriche au bruit des cloches et du quitta la capitale entre les mains de Le 16. déroutant convenue. cérémonie Le l'archevêque religieuse. Le 11 eut lieu la de Vienne officiant. l'archiduchesse et reçut de magnifiques pré- Le 9 mars. sur ce chef inoffensif.qui de mettre d'épingles. après d'honneur. de Compiègne. représentant venait d'apprendre l'arrivée de Marie-Louise à Napoléon toute l'étiquette Soissons. les mêmes dispositions avoir prescrit que pour le mariage du il alla lui-même à Comavec Marie-Antoinette. l'Empereur. se fiançailles Berthier. t. de Soisreprésenla Ogure et l'accafaiau- en ligne de petites rébarbative. sa sœur. p. et. il Aussitôt.

à Paris. sur le passage portée à dix heures du soir. en remonde Lacken tant l'Escaut. Dieppe. Bar-le-Duc.(1810) sons elle fut 1 11. départements. Le carépoux firent leur entrée solennelle grand-aumônier. la cour partit pour conjectures. sur la recommandation vertuèrent à chanter. Napoléon avait ordonné leur donna la bénédiction porterait. dans l'enivrement de son bonheur et de sa puissance. Ce voyage n'avait Rouen. Berg-op-Zoom. Bruges. et l'île de Walcheren reMiddelbourg. Après lui avoir formé une maison nombreuse. Saint-Cloud. Napoléon. Le lendemain. Flessingue vinrent à Anvers par le North et le Sud-Beveland. que l'Impératrice la couronne du sacre la céréfut. le champ libre aux ne quitta point le palais. Des fêtes Napoléon. Saint-Quentin. Ostende. Se que Henri IV avait agi de la sorte envers Marie de cette dans une pareille circonstance.. été qu'une suite de fêtes et de on célébra le retour des deux époux triomphes par denouvelles A Paris et dans tous les réjouissances publiques. deux ses peuples. laissant nuit-là. CaGand. Deux jours après (1er avril). de Fouché. les deux dinal où le mariage civil fut célébré. . qui arriva à Compiègne et à la lueur bruit des salves d'artillerie rappelant Médicis. au des flambeaux. 1 11 217 connaître. que tous magnifiques signalèrent les poètes. EMPIRE. sa jeune épouse à ce qu'il appelait à la fin d'avril ils viside Compiègne partirent Anvers. lais. à Paris par le Hâvre. voulut montrer Tous tèrent Bade. Dunkerque. elles se succédèrent pendant plusieurs jours. ainsi que le où ils restaient cet évènement. trois jours au château passèrent traversèrent Lille. cette cérémonie pendant monie religieuse cette couronne achevée. s'é- Fesch. surprise agréablement s'était Une foule immense quand elle il vint à le 11 du cortège. reportée déposés. et revinrent Boulogne. nuptiale. manteau à Notre-Dame impérial.

disait Napole défaire. mon m'eût été nécessaire chute Un fils de Joséphine à Sainte Hélène. et sous celui de l'amitié. qu'ils ont ourdi ma. la politique ennemis. Ce mariage che. « Ils l'ont avoué. qui affligea Antoinette. divorce n'aurait pas eu lieu. disait-on. (1810) J'incendie qui termina le bal donné par le prince fit une et à l'Impératrice. nette On crut de Louis les fêtes du mariage et de fàcheux pressentiments (14) ne fut populaire voir en Marie-Louise XVI avec saisirent Marietous les ni en France une autre ni en AutriMarie-Antoi- on disait que les princesses d'Autriche avaient toujours à la France on craignait qu'elle ne la trahit porté malheur on regarda comme un piège perfide tendu par la coalition. du sang même. de Napoléon le lendemain dans la famille des rois absolus. je serais pas mis le pied sur l'anime » encore couvert sur le trône. il y eut du départ de l'Impératrice. évènement la paix de Vienne et le grand qui la il semblait qu'il n'y avait plus pour Napoléon la conquête du suivre d'Auguste après qu'à l'exemple ou la guerre monde.218 RÉVOLUTION FRANÇAISE. de fleurs qui c'est sous je n'aurais m'a perdu! Après couronna. Quant livré la victime que comme de l'opielle fut plus un. qu'on avait. l'entrée Vienne. On sévit contre ces maniexigé de l'empereur festations. Selon elle. et dans les sur les places des rassemblements publiques du sacrifice on se plaignait rues. A publique clairvoyante ses ses desseins et endormir gage trompeur pour couvrir la avait fait ce mariage. pouvait politique léon le masque des alliances. nion mais elles suffisaient en Autriche. esprits. elle n'avait pour révéler l'état à la cour. à l'Empereur Schwartzemberg de la catastrophe on se souvint triste diversion à ces fètcs Cependant. d'Autriche. Depuis vingt ans que la révolution .

au lieu de cela. il avait hérité de son énergie. manie de se croire adorés. comme les rois. pas temps. en cela. loin rois. avait fait ses premières inflexible et. tout en jouissant mettre l'épée dans le fourreau. c'était moi qui les en péril. chacun gênais. le chef de l'Église ses alliés comme ses ennemis. tendaient. préférés à moi. chaque jour. pes que la révolution but. de se regarder de ses au contraire. a dit de la coalition. 2*9 n'était-il les peuples. dans leur semences de civilisation qu'elles avaient déposées ne en repos? Mais Napoléon sein. ni aux besoins moraux il Né de la guerre. ils du grand comme les feudataires empire. comme cette de sa politique de son activité. quel esprit il les avait sur lequel je pouCe n'était pas un lieutenant épidémique. « Il fallut. qui les mettais aux diverses commune une impulsion deux eût imprimé . sitôt il se croyait intérêts et même ceux ausNapoléon. avait proclamés. ses frères comme faits dans quel but et dans et. et. roi par la grâce de Dieu. que tout se pour assurer sa dictature. de reluiet. de plus dont je devais c'était un ennemi vais me reposer mais ses efforts n'étaient pas de me seconder. destinée à sa nature: dominer. Il n'avait qu'un devait vivre et périr par la guerre. dit Mignet. en effet. de laisser les même des fruits qu'elles lui avaient rapportés. tant le mot est » les étrangers. Si. m'occuper la aussitôt Tous avaient bien de se rendre indépendant. à se séparer Oubliant ceux de leurs peuples pour épouser Il Nommais-je un roi. lui toute l'Europe armes.(1810) travaillaient EMPIRE. il ne recula devant aucune considération grande assemblée. germer et se développer il ne crut pacificateur comprit pas son rôle de conquérant ni aux grands princides peuples. soumit. ses frères avaient pris leur dignité au sérieux. il ne fit qu'obéir contre fatale qui devait faire tomber à ses pieds on soulever sous laquelle il Venu après la Convention.

Napoléon envoya des troupes pour occuper la « C'était. nous eussions marché nous d'un eussys- jusqu'aux pôles. et pendant de politique. à cause de ses besoins. Murat. la Hollande était ses intérêts et elle commerciaux. vous n'y résister. dit-il. mais Napoléon la et. mais sous aucun prétexte la France ne souffrira dit-il que la Hollande se sépare de la cause continentale. les peuples » qu'après. « Venez. vous La conduite serez de votre père et la vôtre. n'était que l'allupuisqu'il vion du Rhin. un entrepôt de mar- à son Napoléon en fit de vifs reproches anglaises. et un coup mortel vainement de porté à l'Angleterre. le 9. vos seconds envers la France tous vos autres devoirs. Louis esprit . Mais Louis n'en qu'il méditait de s'allier à l'Angleterre. « Votre royaume frère Louis est une province lui anglaise. de commerce. vous paierez N'oubliez jamais. » Après avoir essayé le 3 juillet en faveur de son fils. c'est-à-dire des artères de l'Empire c'était un pas nécesenfin. (1M0) masses que je leur avais confiées. Joseph. dans quelque position que vous placent ma politique et l'intérêt de mon Empire. son système de guerre. animés du même que je afflige sa dette mon cœur. compléter Hollande. sions changé la face du monde. d'ailleurs ce pays était réellement une portion de la France. tint pas compte. grandes saire à la restauration de notre marine. réunit rejeta cette abdication. mon fils. tout se fût abaissé devant nous.220 «ÉVOLUTION FRANÇAISE. chandises et l'Angleterre. que vos premiers devoirs sont envers moi.. l'Europe jouirait tème nouveau Placée entre » la France froissée dans également était devenue. abdiqua perdrez Quand rien. neveu le grand-duc de Berg. je serai votre père. même ceux envers vous confier. ne viennent pourrais étaient Jérôme. dit-il ensuite à son Hollande à l'Empire. grand. de la Meuse et de l'Escaut.

prodigue dans sa Westphalie. Bien qu'il ne fût pas très-content de ce prince. Napoléon. loin de contredire rendu à l'armée française dans les rangs de lad'hommage C'est-à-dire pauté beck. une partie du uuché de Berg. vivait maJérôme. (1810) 221 ~t~~w~~A~ T~ __1 . pour tous ses compagnons le choix de la Suède. et voulut forMurat. d'Aremberg. dans son. en réunissant la Hollande à l'Empire. Bernadotte avait été élu. par les états-généraux. et frivole. etc. pauvre millions de dotations. y avec les ajouta toutes les côtes depuis l'Ems jusqu'à l'Elbe'. suivi à se faire naturaliser qui l'avaient lui rappela rudement ses devoirs de Napolitains. A l'exemple de Louis. de prince héréditaire Il demanda Suède. royaume de Naples. pour la réunion à la France de la rive gauche disait-il. en plaçant à Nagrand feudataire: de l'Empire. de Salm. Napoléon « La France. à Napoléon des lettres d'émancipation. ta princide Lu- une vieille amitié le duché d'Oidembourg. de Hambourg. villes anséatiques. les tout villes le duché de Brème. . et ne répondait aux gnifiquement remontrances de l'Empereur d'abdique par des menaces cation. la plupart pour de pacifier l'Espagne.EMPIRE. l'Empereur avait d'armes. lui dit-il. ce prince ayant perdu son fils.JI Roi d'un pays ~<–~ et chargé de vingt d'indépendance. ce qui enlevait à la Westphalie cinq cent mille ames. qui était une sorte et.. Joseph méditait de se lier à l'Angleterre préparer. dépendants XIII sur 1$ Après la révolution qui avait mis Charles trône de Suède. de l'Ebre. Napoléon. s'avisa également ses intérêts de ceux de la France. pas d'être Français. fit de achever de séparer cer tous les Français des provinces des gouvernements inespagnoles sous les ordres de ses généraux. a entendu créer un ples un grand dignitaire roi qui ne cesserait » Murat se soumit. et peut-être aussi du pays jusqu'au Douro.

n'ont et les mers du centre et du midi. seront à plusieurs peuplées départements. je vous perun autre désir. et vous com- choisir dftVl/licîi* un l'Ai roi. achevé. terre.222 ^1-unlin aIIa *fA«%nît queue elle venait donc ta couronne REVOLUTION FRANÇAISE. Pendant le système de Francfort chaque jour de ses possesen faveur à l'Empire de la république Napoléon ajoutait encore à l'étenqu'à l'extérieur il poursuià 1 intérieur. ne sera pas un moindre si important pour le commerce. des landes. . de l'accepter. bienfait pour l'agriculture égales en superficie et fertilisées. et près de huit lieues cessé de travailler de cette voie nouvelle ouverte au Rhin et à la Meuse. dit-il à Bernadotte. vous le savez. le 12 déexposé présenté la commonicatioR ouvrent pour un sans quitter à Anvers. semblait Ainsi l'influence française et admit Napoléon compléta la création du grand-duché Eugène. et la réunion sur le continent. titre sous de son nouveau déclara la guerre s'étendre Celui-ci le nom de à l'Angle- la Suède le système continental. de Suède. liTi » à votre fortune. il (1810) mets mais prenez 3 «Tt*i tl « fYïf Ou Vftll'ft vous llfTl'lS offre il V l'agréa. de l'Empire. les fleuves entre les fleuves et les mers du nord de l'Empire. rang qu'il allait occuper. ministre cembre de l'intérieur 1809 dans un au corps législatif. due et à la puissance et de travaux vait son système qui devaient d'organisation était la face. sions par du prince du Valais. Sept mille ouvriers au canal du nord. il lui donna généreusement Napoléon en Suède d'une lions de son trésor pour qu'il pût arriver manière convenable possession Bientôt au alla prendre Charles-Jean. sont exécutées instant le sol de la France actuelle. Déjà le canal de Saint-Quentin en changer disait le « Deux lieues d'un souterrain imposant. que ce n'est pas à moi à m opposer deux milfit plus. J'avais enfin c'est votre épée qui vous fait roi. leurs eaux réunies faire arriver Ce canal.

facile. celles dans tous les sens les Alpes. . et l'écluse à la mer s'élève au-dessus de ses fondations.(1810j EMPIBE. Le port de Marseille offre un Le port à des vaisseaux de Cette a été de liaut-bord. d'Alexandrie rivages Des chemins à Savone. plus facile qu'il n'a mouillage du Simplon. les qui traversent AI ennins. ont été entrepris ou suivis avec activité. a été achevée Le bassin d'Anvers est creusé dans toute sa partie antérieure. Partout les projets qui tendent à améliorer les navigations à les prolonger. Plusieurs écluses sur la Seine. Ce canal sera mis en communication avec la Seine par celui de Bourgogne. sur la Somme. entre l'Yonne et Saint-Florentin. ceux de Cherun immense bourg offrent déjà à l'œil étonné port creusé dans le roc des revêtements de granit donnent au port et à ses quais extérieurs deur et de durée. il a donné asyle approfondi. et notre elles augmenteront bienDeux millions ont prospérité. on travaille aujourd'hui entre Dijon et le pont de Pany. à en créer anciennes. de nouvelles. sur l'Aube. de recevoir la plus grande a impulsion. dépensés en 1809 au canal Napoléon. dont les viennent gouvernement. Marseille. paraîtront baignées par les mêmes eaux. qui unit le Rhône au Rhin. le caractère L'écluse le plus imposant de chasse du Hâvre de granest à pe. les ont reçu un nouveau yrénées. une écluse octogone près terminée qui doit dessécher des terrains et assurer une navigation précieux. £25 conquêtes paisibles tôt et nos richesses été utilement de l'industrie. maritimes travaux. prochains aussi beaux des bords que faciles conduisent du Tanaro et du Pô aux Les grands les plus de la Méditerranée. cette année. Anvers. Les travaux ont fait de grands progrès. jamais été. Les routes du Mont-Cenis. Cologne. Déjà la navigation lieu de Dôle à Dijon. abandonnés par l'ancien à Dunkerque. ou de degré d'avancement perfection. importantes ont été achevées en 1809.

~in (18iO) Rnn~ninwi de Rochefort. où sera achevé le magnifique édifice qui lui qu'au moment est destiné. au plus beau marbre. de l'Étoile la corecevront les voûtes de l'arc-de-triomphe lonne teur. les habitants mêmes de cette cité. d'Austerlitz est revêtue. et qui déjà s'élève au-dessus du sol le Temple de sement la Gloire d'ouvriers occupe un grand nombre de sa noble destination. assises qui à la barrière les dernières dè Neuilly. changé en terres fertiles digne. riers jusqu'à la moitié de sa haude bronzes qui éterniseront les faits d'armes de nos guerréunit le goût et la magnil'arc du Carrousel. celui de Saint-Michel a été débarrassé des maisons Les quais Napoléon et: du Louvre ont qui l'obstruaient. Quarante- . nn"v rin l`nfnnfin ceux de Cotentin. pléter sa réunion avec les Tuileries. ponts de Bezons. été terminés. Quatre massifs revêtus égale. la fontaine des Innocents. de Charenton Dans de a celui de Saint-Cloud son inté- lebeau pont d'Iéna a été conduit jusqu'à la naissance rieur. A ses abords. terminé. des arches. viennent d'être été rétabli. un établisments a reçu la Bourse. ont déjà devient chaque jour plus d'un de ces la métropole de Rn"nnir Bourgoin. commencés de Choisy. dans l'histoire les rain. de stériles marais. celui d'Iéna dépasse l'esplanade des Invalides. attendent. Paris des pe. le Louvre dans la de nouvelles beautés développe la galerie qui doit commarche rapide de sa restauration étonne. sur de grands et beaux alignele port de la Rapée s'exécute des greniers d'abondance sont fondés. par ses progrès.2i" ~tt~MA~~to dessèchements ~1o RÉVOLUTION FRANÇAISE. se grouempires autour desquels tout ce qui fut contempotemps. Sèvres. il sera digne d'une pierre pour la dureté et pour le grain. celui se restaure. provisoire. des créations aussi belles qu'elles eaux de l'Ourcq le bassin offrent à la capitale sont utiles. déjà elle jouit d'une partie ficence des que doit lui amener le canal de la Villette. d'être par ses monuments. jusmais convenable.

Tous les genres d'encouragements sont donnés aux sciences. condamnés. à leur entretien a asl'Empereur suré ainsi se guéiira peu à peu une des plus hideuses plaies des États policés. Le Muséum d'histoire naturelle quise distindécennaux vont être a été agrandi. n'avaient pas à plus de de temps immé- c'était dans morial. L'Uniest entrée en fonctions les académies se les lycées continuent s'établissent. temple. les réd'utiles compenses.W. décernés. de et à celle sujets à l'École Polytechnique de Saint-Cyr. fournir de nombreux à ne pouvoir s'y soustraire. l'objet des soins les 15 . de la contribution avec les Les religions chrétiennes fondées sur la morale de produits. qu'ils exerçaient leur culte leur église a été reconnue. la chapelle de Suède Quant à la religion qui est celle de l'Empereur. impériale majorité de la part du gouvernement. leurs ministres ont été nommés et sont entretenus aux frais de par L'Empereur. la famille elle a été. l'État.(~ 81~~ f1L17~Q deux l~a wt~~f)~!tA dépôts de mendicité les fonds nécessaires ~Âr~Atc- EMPIRE. ~~t At . celui a reçu de nouvelles richesses des par l'acquisition chefs-d'œuvre de la galerie Borghèse. Le cadastre se poursuit. de et de l'immense des Français. on en recueille les fruits dans la sous-répartition d'un de cantons et de communes grand nombre on ne tardera du système de l'impôt pas à lui devoir l'amélioration générale et la juste proportion foncier.L.7_ ont été établis. sieurs de ces établissements versité impériale les facultés forment. sont toutes utiles dont de à la société. ainsi les mœurs publiques et l'industrie d'un travail profiteront au malheur et à la dépravation qui arrachera tant d'êtres en apparence. rien n'est guent. faubourg six mille.. V. et. l'Évangile. Une école de théologie calviniste a été établie à Montauban. le nombre Les luthériens s'élève du Saint-Antoine. Pluont été mis en activité. aux lettres et aux arts les honneurs. des arts travaux confiés aux artistes Les prix négligé.

pour en assurer militaires autant de gouvernements qu'il avait conprovince les uns des ainsi rendus fiés à ses généraux indépendants n'avaient de graves mésintelligences des divisions. Napoléon eut tort. que nous avions à combattre avait dit Naau-delà des Pyrénées. nos cantoninquiétaient comme une Vendée nouvelle dans le midi. le pays était nos convois.2gg BÊVOLBTIO» --t F* ANC AISE. ne compensaient situde de cette guerre où les avantages pas la Russie. le de la session législative poléon à l'ouverture cherchera l Océan pour éviter la honte. de guérillas qui enlevaient en un mot. Déjà d'Ocana avec Soult (19 s'était novembre ouvert l'Andalousie par la victoire de concert 1809). la léopard épouvanté défaite soit lasde son mariage. et de s'emparer insurrectionnel. à s y et le léopard continuait n'avait point marché en Espagne. manquait des résultats entre eux. soit l'effet Il avait fait de chaque le succès. à peine détruites. De là. menté. aurait imprimé montrer. quées. En conséquence. édifices du culte réparés. pas tardé d'éclater mandes expéditions des campagnes indécis. prendre les années villes de vive force. difin- terceptaient nements nos communications c'était. dès les premiers Joseph vernement clef de toute . compromises. il soit les craintes que lui inspirait les sacrifices. espagnoles se reformaient ficile et couvert comme par enchantement. autres. car sa«présence cette unité qui leur et aux opérations au commandement et la mort. » Or. de conquérir de Cadix. » etc. Il fallait disputer pied à pied.o De nouveaux plus assidus. « Quand je paraîtrai de 1809. Il avait résolu. (1810) _L~_LJ_ 11. les ~na succursales aug- son la guerre de la Péninsule poursuivait Cependant les le terrain cours. séminaires le nombre ont des été aitû inwtllüC formés. la guerre. souvent. centre du goucette province.

s'emparèrent les escadres et espagnoles. à une action brillante dans la rade. s'était emparé de l'administration militaire de ce royaume il y établit quelque ordre. il la trouva à l'abri de toute surprise. Apprenant était inquiétée par des bandes sorties du et de 1 Estramadure. Soult. l'armée de Victor rejoignirent de l'Andalousie. passa et la»dispersa ses canons devant même hommes dansl'Estramadure. Soult parvint supérieur véritable l'ordre souveraineté. en peu de temps. devant Séville mais empara. reçut d'envahir et à s'en faire une Masséna Depuis huit mois. des Français devant cette place l'apparition 26 mai. au pendant que Joseph perdait lieu de marcher sur Cadix. anglaises sur le rivage. sonniers tons. Cependant. Puis qui se rendit le 11 mars 1811. Wellington y était resté dans l'inaction ne voulant rien tenter en Espagne avant de s'être assuré un Il se prépara néanmoins à y recevoir Masséna. du temps à y faire le roi. en possession sur Malaga. Je Six cents pri- espagnoles. de la capitulation de Bayjen. de garnison. cette ville. Cadix. qui n'avait pas même se pourvut.(1811) EMPIRE. la Guadiana après Olivenza joignit une pris huit il alla in- Badajoz. Il refuge. laissa Victor et se jeta lui Il prit lui avoir et le feu de l'ennemi. secours de cette commandement à la délivrer De son côté. poussa Sébastiani avec vingt mille après onze jours armée espagnole mille vestir hommes. de siège. le Portugal. et Sébastian! Après et battu et s'en deux ayant avoir armées de la Sierra-Moréna. il marcha au dont Napoléon lui avait donné le province. 227 de janvier 1810. jours sous ses ordres Mortier. franchi les défilés il arriva il pétait Victor mis en mouvement. que l'Andalousie de la Murcie Portugal. et arma les Portugais disciplina . et quand Victor se présenta pour l'occuper. détenus sur les pond'un mauvais sous navire. donna lieu. traversèrent. et ses drapeaux.

Après des marsans nombre. position et se retira. l'ende se retirer. assailli par un chassant devant il recula. se voyant seul. et marcha mille hommes bataille (27 septembre). laissant sur le champ de grand feu de mitraille. trompant . Nos troupes donc à traverser un pays désert et ravagé. qui. à gauche armées de canons. mal servi par ses faire vivre son armée. il continua d'Astorga le Mondego. Malheur vers les lignes la dévastation l'enlèvement à ceux qui eurent pendus ou fusillés. l'incendie des récoltes. et Wellington ni l'autre les osât tenter les chances nous côté. juillet 1810). De son et cette habileté Masséna à Essling qu'il avait déployées sans ressources. Masséna l'attaqua front dans cette position formidable. C'était un flanqué à droite par le Tage. couvert défendu Masséna ni l'un les lignes de Torrès-Védras. d'une étaient bataille. supérieurs cette audace Anglo-Portugais en nombre. Cependant. Masséna avec avait une armée de sous ses ordres cinquantepar la J et la cavalerie hommes.228 RÉVOLUTION FRANÇAISE. trois n'avait fois plus camp repar la mer. cinq mois par cent trente sans que restèrent en présence. Bientôt maître de cette place. résistaient la destruction ils étaient des routes. il se porta contre Alméida son mouvement. mais. Après de Montbrun. elles arrivèrent ches pénibles et des privations devant tranché. des villes et villages. sans renforts. s'être ouvert environ le Portugal (10 (6 mai) et celle de Ciudad-Rodrigo et en fit le siège. il résolut Alors lieutenants. (1811> se renforça soixante-cinq Ney. des vivres. obligé. évacua sa dès le lendemain pour couvrir Lisbonne. Junot cinq mille prise et s'établit mille sur les frontières hommes. sur son passage ordonnant de Torrès-Védras. passant de alla se poster sur le plateau de Busaco. quatre Alors Wellington sur Coïmbre. pour de la disséminer. lui Wellington. et par trois lignes de redoutes Pendant mille hommes.

Soult levèrent Albuéra. Cepenrenpoint sans avoir délivré les Français mais. n'ayant Beresford. Wellington. et c'en était entamé par ses troupes ne put achever sa victoire. Alors Masséna se retira une autre avait repris en toute 'armée Cependant. Il les trouva dans une belle position. Déjà ils étaient culleur cavalerie mise en déroute. il prit la route il fut forcé de Coïmbre de se rabattre 229 mais sur poursuivi Miranda. Wellington rejoignit et Badajoz fut de nouveau investi.(1811) nemi par ses manœuvres. il ne se retira fermés dait ville. cette lutte devoir qui paraissait de l'Océan ou au-delà se décider des mers. « Ainsi. Rodrigo. sur le plateau de Fuenteordonna l'attaque. champ donc désormais gleterre Carthage de bataille dans les plaines qu'elle sera épuisée. anglaise. que Ney protégea par d'où il se porta sur Alméida. enfin à Ciudadvesur plusieurs centre même leur habitude. sous les ordres de Badajoz. il arriva pénible retraite. disait Napoléon. par Wellington. dant. l'Andes Espagnes Lorsque aura enfin ressenti les maux . prenant se retira contre accourut anglaise Olivenza et investissait A son approche. attaques. di-Onor. que les Anglais naient d'investir. sur le le sera hâte. (10 mai 1811). l'armée taille dans celui-ci sortit anglaise Masséna Alméida. Après deux les Anglais furent repoussés (16 juin). fit sauter en colonne et rejoignit Masséna. et de là sur Celerico. en Portugal. mal secondé fait de l'armée mécontentes. Soult les attaqua. mais Quoique inférieur il se retira. Alors. des hauteurs. points encore un effort. butés leur sur selon Masséna Après cette sa bravoure. Beresford. Il avertit pendant serrée. les Anglais le siège de cette ville et allèrent prendre position à en forces. pu les déposter. apla marche de Marmont sur cette ville. EMPIRE. Brenier la nuit traversa qui les commanles remparts de la au pas de charge en baqui l'attendait à Salamanque.

la mémoire Quatre dans les rues parmi dix ou douze été tués Blstoors de l'Empcftur. ne s'effacera disait le bnlletin. sous les ordres de Codrington. cette seconde fortes. le fort mer.230 RBfOLUTion Hamçaisb. Après pluEspagnols. glode 1811 par des sièges savants. ne pouvait des hommes s'attelèrent à des canons et les conduisirent Dès que le feu des remparts. l'ayant où périrent plus de deux mille On fit ensuite le siège du fort Royal. mais on l'attaque le sol étant du roc pur. Déjà maître aHa mettre située au bord de la le siège devant Tarragone couvert par deux forts. passant au fil de l'épée tout ce siège. mille des Espagnols. Mais là comme à Saret les Français chaque rue. . rieusement » guerre punique couronnait dans la Catalogne. rope et l'Asie en terminant En attendant. de Tel fut ce qu'ils rencontraient. Suchet commença par le fort de l'Olivo. que la moitié de ses familles seront couvertes fin aux affaires mettra un coup de tonnerre voile funèbre. il la campagne les places les plus en enlevant bandes espagnoles. la nuit. sieurs assauts. l'assaut. Nos soldats furieux que maison. « dont le souvenir. en bravant pendant et nos soldats on donna fut formée. et vengera l'Euaux destinées dé là Péninsule. Alors ouvrir la tranchée. par sa position. entrèrent dans la ville. sa garnison attaques. et soutenue était nombreuse De plus. par une escadre anglaise. la flotte anglaise il fut enlevé. les et en dispersant de Lérida et de Tortose. Suchet. de ses armées. la brèche de la il y eut entre eux et les hommes emporté. prit le large. garnison une lutte horrible. sur un rocher escarpé et armé de trois cents bouches à Royal et celui de l'Olivo. il fallut conquérir se jetèrent dans la ville. faire le siège de charagosse. semblait défier toutes les feu Tarragone. de longtemps ont hommes Setston de «11. (1814) elle verse depuis vingt ans sur le tant de cruauté qu'avec du continent.

dans sa fortune. il n'y avait plus de Républiques cessé de régner de Gènes. Il avait chassé la Savoie Napoléon pouvait se confier les Bourbons de trois trônes. ne faisait plus partie de la Sardaigne. Aussivançait de Valence avec vingt-cinq tôt il marcha à sa rencontre. il lui donna le et à la stabilité de 1 Empire. Ainsi. Augmenté de seize départements. mois après il avait franchi le Guales prodiges d'Ulm de par la'prise Valence. il s'étendait etDantdepuis Hambourg zig jusqu'à Trieste et Corfou. de Hollande. mille hommes. de second relevée de ordre sa la monarchie chute d'Iéna prussienne l'Espagne côtés par de ne s'était était pas de'Naples sil les princes de tous l'Angleterre. et renouvelé dalaviar. traquée était aux abois. reste dans les hôpitaux quinze cents blessés. la maison était réduite à la Sicile celle de Bragance au Bré- de Hesse. 351 mille de se sauver en passant qui essayaient par dessus les mille ont été sabrés ou noyés murailles nous avons fait dix mille prisonniers. plus d'États l'Autriche était devenue une puissance romains. de Venise. qu'on a épargnés. il apprit que Blake s'aSagonte. de Brunswick avaient d'Orange.(1811) EMPIRE. et il y compris cinq cents officiers. Suchet alla ensuite assiéger A peine maître de la ville. de trois cents lieues de côtes. le battit et le rejeta dans cette Après ville Un (26 octobre). ses canons Suchet Napoléon récompensa dignement bâton de maréchal et le titre de duc d'Albuféra. elle se rendit avec sa garnison. Cette ville était devenue le dépôt général de toutes les forces et de tous les approvisionnements des insurgés. » la prise de Tarragone. conquise le système concet abaissement . de cent millions de revenu. Au milieu tinental. tout semblait concourir à l'éclat et ses magasins. de cinq millions de population. plus d'empire germanique.

frappé par lui d'anathême. née 181 l'. aux mun. ses lycées. il avait affamé l'Angleterre. sa noblesse héréditaire. par la gloire. dont trois cent cinquante nouvelle devant térieures conscription les mères ne voyaient l'éclat mille employés en Espagne. le maîtrc"qui . tion de quarante millions d'habitants. cette même ande bataille près de six cents mille hommes. ses quarante millions général d'ames son système d'administration. le grand Emavec ses cent trente départements. au silence. ses royaumes ses grands secondaires. si elle faisait entendre c'était pour flatter servilement ques accents. auguste mais il avait mécontenté sacré. jetait le désespoir croître qu'avec crainte leurs enfant* inn'oquel- les souffrances des prospérités impériales. elle avait envoyé sur les champs enfants. (18H) les puissances de l'Europe. Arrivé à ce faîte. ses cours spésa discipline civile ciales. encore sait les faire parler. à se manifester. la de décadence pour satisfaire entreprises nation n'était pas consolée. les peuples. le commerce s'alliaient contre l'ennemi comle sacerdoce. dre il avait rendu Napoléon la France ne pouvait plus que descendes États de toutes mais aux dépens de sa liberté il avait vaincu les rois. sa populapire s'élevait. rappeler il avait mission primitive. ou. mais. et tandis qu'au-dehors. fédératifs. elle avait huit cent mille hommes sous les armes. au-dedans. en dépouillant le successeur de saint Pierre à sa neté temporelle. des symptômes On se lassait t commençaient de ces guerres continuelles l'ambition d'un seul homme. et son chef suprême. tous les peuples les rois. naires et toute-puissante. fiefs.232 RÉVOLUTION FRANÇAIS». du sacrifice de ses De 1805 à 1810. la tribune condamnée s'effaçaient. son caractère et yeux des catholiques. perdu. Chaque dans les familles. glorieuse et de ses conquêtes révolutionmais il ne les avait pas soude sa souverai- le Pape mis il avait voulu.

cette nouvelle excita dans tout l'Empire un intérêt général. d'un prince. avec les le moment seuls revenus de l'Empire. apprit sénat la grossesse de 1 Impératrice. Des prières fupubliques rent et le clergé prescrites. sur cette heureuse fécondité. le préférait à l'avenir. devant cesser avec la paix. tous les grands corps de Tous les fruits de la l'État. était venu où il serait obligé de suffire. appela les bénédictions du ciel et l'Europe étaient dans l'attente du grand évènement « Cent un qui allait s'accomplir. soit aux gratifiemployait soit aux monuments. cations. était soumise aux caprices de la d'État avaient été instituées où le prisons faisait renfermer sans jugement et à sa volonté pouvoir les prévenus C'était sous un nouveau rétablir. et coups de canon devaient saluer la naissance la France . Le nombre un décret du 3 impérial décidé que celui de la Seine. on l'admirait et on l'aimait. autre côté.(1811) EMPIRE. on regardait comme l'Empereur vivant de la nation. Parmi que Napoléon deniers de l'État commençaient ne se montrât rigide les contributions guerre qu'il soit à l'entretien de ses armées. quoique on le et à la fin de novembre un message au 1810. Huit autres que dans les départements il n'y aurait seul journal qu'un s'en attribua-t-il la propriété. symbole Cependant. c'était à qui serait le plus servile. à s'embrouiller administrateur de des les lettres de cachet. 233 l'opprimait. encore le gouvernement La liberté individuelle police. aux grandes dépenses qu'il nécessitait. quand. le trouvaient les finances mais plus libre que le nouveau. l'ancien D'un non régime. des journaux août 1810 il en était avait avait été de même réduit de la presse. révolution semblaient les vieillards perdus qui avaient vu nom. politiques. C'était le 20 mars 1811. le présent fût pénible à supporter.

de Naples et de Westphalie. des cours et tribunaux. vinrent féliciter Napoléon. les espérangrandl'ange de la Des félipaix. dit avec laquelle d'une M. dans cette circonstance. une illumination générale. la cour. On crut voir dans cet enfant Paris. il se fit une explosion d'apquand le vingt-deuxième et d'acclamations simultanéplaudissements qui retentirent ment dans tous les quartiers de Paris. arrivèrent à l'Empereur de toutes les cours de citations avec lesquelles on était en relation. des fêtes improvisées pèce. et lui adressèrent de la Légion-d'Honneur et le grand-chanle grand-chancelier de Fer. roi de Rome. Tous les corps de l'État. et on lui donna les noms de Napoléon François-Charlesroi de Rome. La plus grande magnificence à la cérémonie du présida elle eut lieu à Notre-Dame. ils se rendirent chez le poussant des révérences etdes discours. » Tout se fit. en comsembla ranimer blant les vœux de l'Empereur. Joseph. Meneval. Les rois d'Espal'Europe en personne à se rendirent gne. avec les cérémonies le nouveau-né fut ondoyé en usage dans l'ancienne cour des Tuileries. le corps diplomatique. les autorités. princesse. mais Un profond silence vingt-unième. des corporations. prince impérial. De là. régna jusqu'au éclata. qui les reçut assis sur son trône. en présence des trois baptême grands corps de l'État. et on se livra à 1 avenir avec joie et sécurité. du corps municipal et des . (4811) seulement ta naissance vingt-un rait difficilement une idée. le sénat. du conseil d'État et du corps législatif.234 DÉVOLUTION FRANÇAISE. dans la chapelle par le cardinal grand-aumônier. déposèrent sur son berceau le celier de la Couronne Des réjouissances de toute escordon de ces ordres. la flatterie jusqu'au ridicule. ces de la nation. de On se fel'anxiété les premiers coups de canon furent comptés. signalèrent qui. du sénat. par cet évènement.

le montra aux asprenant Napoléon. qui s'avançait pfessait leur belle tenue. 255 députations des cinquante bonnes villes. eut. On eût dit qu'à la venue sentiment le monde enfanté allait la Vain espoir! respirer.(1811) EMPIRE. après avoir entassé taxe. d'un de recourir à l'établissement les produits. dirent. l'Angleterre jetaitdes cris s'était ébranlé. dans tous qu'un même de cet enfant nature dans les départements. elle se . il n'y toutes les voix éclatèrent. Depuis lés Tuilèries la façade flottaient des maisons aux fenêtres. à cette le silence la cérémoPendant imposant. blic régissait la France et l'Europe. échanger de détresse. lesystème conAprès trois ans de souffrancesetde un nouveau droit putinental semblait avoir porté ses fruits. le monopole du compapier-monnaie des mers. du lieu toutes les mains applausistants. malgré la sainteté De même qu'à Paris. une double haie de troupes sous les armes du cortège. qu'un de bonheur. puissance qui soutenaitsa se trouvaient dans le plus triste état. emprunt nent. sa dette ses finances de 9 milliards et. rigueurs. au milieu de l'encombrement augmentée en ne pouvant elle était contrainte. enfin ne l'avait le Nord la tempête Empire qui lui était promis. de ses manufactures. menacée de troubles. qui saluaient donnait nie. taxe sur sur empruut. les acclala splendeur et la marche triomphale l'enfant tout universelles mations impérial. on avait tendu jusqu'à Notre-Dame. immense de peuple se Un concours à travers sur le passage du cortège. et déjà chassée du contila domination merce. et des drapeaux de riches tapisseries. qu'à regret ( 15) et déjà se préparait et avec lui cet qui devait l'emporter. même cri de joie. le crédit elle voulait la guerre. ainsi que du corps diplomatique. mais quand et le recueillement régnèrent fête un éclat son fils dans ses bras. assiégée de plaintes.

Tilsitt. peuple. à elle en rouvrant tardé de se donner ses ports à son comen eût-il été autrement? En merce. Déjà ses ouvriers et attaquant les prodes dispositions du s'inde la gouvernement Dans cette position de sa haine et réveilla avoir l'Autriche l'instrument contre l'Angleterre se rapprocha son inimitié. d'Erfurth Tenté adhérant au système continental. Le à lutter brisant contre elle-même. D'immenses blaient se mesurer préparatifs. elle n'avait pas pris c'est qu'elle ne l'avait pu. née à souffrir dans ses intérêts elle avait blessé ses idées elle supportait avait imposé. en Suède et en de l'éloignement de ses armées. Après la Prusse. Napoléon et Alexandre Depuis longtemps. les métiers s'effrayait désespérée. Depuis le joug que Napoléon lui donc impatiemment Si. déjà la rupture Turquie. une suprématie à laquelle elle aspibrage sa rivale s'arroger depuis Pierre Ier.rouvé réduite famine. du regard. fatales qui changent de ces guerres Bien que la France eût tout fait pour désarcelle-ci voyait avec un secret ommer sa grande ennemie. avait compté sur son ami C'est donc en vain que Napoléon rait elle-même n'avait Alexandre pas par l'Angleterre. semque Tilsitt et Erfurth l'avoir cherché vainement l'Angleterre avait enfin semdes des de sa vengeance en effet. deux fois vaincue. (18H) voyait criaient priétés.236 RÉVOLUTION FRANÇAISE. spirant Russie blaient dans . prises d'armes. la Russie en s'alliant s'était condamavec la France. Comment. tout annonçait en Occident et en Orient proche d'une des empires. des levées d'hommes. la France. amas de vivres et de munitions. dans la guerre de 1809. l'apla fortune et ses principes. . occupées était arrêtée dans les con» Ainsi. « à cause parti pour l'Autriche. et dans endormie. d'ailleurs. Jusque là elle n'avait essayé ses alliés ses forces contre elle que pour défendre quoique elle allait se présenter seule dans la lutte.

Je ne veux pas rétablir la dans les Pologne je ne veux pas aller finir mes destinées . Celui-ci. et lui en substitua ne le con- ces soupçons injurieux? Si j'avais voulu rétablir la Pologne. entreprise de ne donner aucune assistance à toute puissance qui aurait cette vue. Paris pour recevoir la ràtification de Napoléon. » Cette convention. Alexandre la rejeta. Au commencement de russe empire. Bien que cette rédaction provinces composant ne fût que trop claire. est interdite. pour sa dignité. et je n'aurais pas retiré mes troupes d'Allemagne. Pourquoi et l'insulte. de ne qui contenait l'engagement. il n'attendit plus qu'un une prétexte avait 257 pour été 1810. convention ambassadeur signée à Saint-Pétersbourg les dispositions principales par notre en voici rétabli. favoriser aucune tendant à rétablir la Pologne. « 1° Le royaume de Pologne ne sera jamais « 2° Les noms de et de Polonais Pologne désormais dans aucun acte public. qui n'avait donné à son ambassadeur aucune instruction spéciale pour conclure ce traité dont les termes absolus et la forme sidéra étaient d'ailleurs blessants un projet. et persista dans sa formule. disait « Que prétend Veut-elle Napoléon. que comme de la part de la France. je l'aurais dit. Veut-elle me préparer à sa défection ? Je serai en guerre avec elle le jour dû elle sera en paix avec l'Angleterre. ratifiée « 3° Toute réunion au de ne figureront Varsovie d'une à l'ancien royaume fut transmise à par Alexandre. ni appui direct ou indirect à toute insurrection des ce royaume.(1811) seils du cabinet éclater. un autre. il y revint même avec une insistance et une aigreur poussées jusqu'à la colère la Russie par un pareil langage? la guerre? ces plaintes. grand-duché partie de territoire qui aurait appartenu de Pologne.

Il faut que votre sang coule pour mettre la aux Français Pologne sous le joug de ta Russie. pour des intérêts étrangers de en déclarant veux pas me déshonorer que le royaume Pologne ne sera jamais rétabli. gné une bonne volonté constante et je ne dirai pas Non. je ne me déclarerai pas leur ennemi. mais il en garda un profond Alexandre Bientôt la réunion à l'empire de la Hollande. des vint villes l'Escaut. en un mot des bouches de l'Elbe et du duché du Rhin. Mais je ne force. flétrir ma mémoire en mettant car c'est le sceau à cet acte d'une politique machiavélique. je ne puis prendre l'endes gens qui ne m'ont rien je me dois à la France pas les armes. anséatiques. à moins et à ses inté- au contraire bien servi. qui m'ont témoiqui m'ont et un grand dévouement. » ne répondit rien. Toute l'année de notes diplosecrètement ses rassembla occidentale. Il crut son de plaintes. préparatifs pour commencer la de ses forces majeure partie avoue qu'elle voulait Boutourlin sujets et il protesta. ne sera jamais rétablie. empire 1811 se passa en négociations Pendant ce temps. me rendre ridicule en parle langage de la divinité. (1811) sables rêts de ses déserts qu'on ne m'y et je ne prendrai à mes peuples. Mais Napoléon à Alexandre nos intérêts communs. que de déclarer plus qu'avouer lant qu'elle fait. de lui fournir de nouveaux menacé dans l'avenir. de m'armer contre gagement Non. Je n'ai je défends contre l'Angleterre Vous m'obligez à vous imi donc pas envie de vous attaquer. mais qu'elle reconnut pas alors qu'elle n'était de guerre écrivait « Vous faites des préparatifs en mesure. le partage de la Pologne. la Elle guerre. la Russie matiques. et en échanges faisait d'Oldembourg. du Weser. ce ne peut être que contre moi. quoique je ne la veuille ter la guerre pourra . en résulter. ressentiment. sur la frontière au printemps de attaquer l'année 1811.238 RÉVOLUTION FRANÇAISE.

la s'exposer de lier irrévocablement son sort à défiance Napoléon n'accepta qu'avec l'offre d'un cabinet à lui que par l'impuisqui ne s'alliait sance de le combattre. de la Russie. en obtenant le redressement des griefs car la question celle du pouvoir principale. la France. aucun mouvement militaire. mais l'empereur Alexandre sentait trop bien que les griefs deux parties. » N'y a-t-il aucun moyen de s'entendre? Dans le mois de février 1812. Aussi ne conclut-il avec lui qu'une alliance défensive.(4812) pas. avoués avancé dictatorial ne portaient grand' chose. . ses préparatifs. expédia avec la le général Czernicheff de travailler à faire disparaître les griefs des proposition Ces griefs étaient de la part principalement. aucun rassemblement de troupes. la Prusse s'engagea tingent de vingt mille hommes mais un des articles secrets portait qu'elle ne pourrait faire aucune levée. avant de s'y enga- ger. qui paya russe. sur toutes les autres susmentionnés puissances. « Napoléon. pendant 1 Histoire militaire de la campagne le Russie. lin. commença par s'assurer Sentant que dans cette lutte ou notre Prusse celui ennemie offrit de sans elle-même elle ne pourrait rester neutre à une ruine certaine. £59 et que vous-même ne la désiriez peut-être point. le silence et continuait Napoléon. de On n'eût pas que sur des accessoires. n'était susceptible d être résolue que par la voie des armes » Czernicheff ne revint pas il avait emporté avec lui l'état effectif des armées d'or par un commis duction du général Alexandre gardait la guerre françaises. des alliances. EMPIRE. fait livrer à prix de sa tête la sé- la France Jugeant inévitable. Par un traité du 26 février purement à fournir contre la Russie un con1812. ajoute Boutourà Pétersbourg. la prise de possession du duché d'Oldembourg. qu'il s'était de la guerre.

naguère les siens.Gallicie. tant qu'il serait victorieux. ner. « Dans cette contre l'aristocratie. La Suède. celle-ci s'était empressée de la dondevait être de trente mille hommes. dit Séguerre de la démocratie grande gur. en menaçant la par sa position géographique. abandonner. Son contingent le royaume de Pologne venant par suite de la guerre. celle-ci se recruta de l'un de ses ennemis les plus acharnés. Les deux lui échappèrent la Suède et la Turplus importantes quie. pour être réunie à ce royaume. il entrait dans les convenances de l'Autriche rétabli. à être de cé- des provinces illyriennes. à y consentir. A la deplus facile avec l'Autriche. les et les auteurs de sa gloire. sur lesquelles Napoléon avait le droit de compter. ne songea qu'à s'en faire adopter. seul au milieu des noblesses jeté presque et des cours anciennes. non-seulement. Mais ce succès dut lui coûter cher. et. et à procurer. penseraient mais qui seraient un monument de l'union intime et durable qui existait Telles étaient entre les deux souverains. en outre. Plus tard. par là. KÉYOLUTION FRANÇAISE. la France s'engageait. s'unir ennemis. les charges de sa coopération dans cette guerre. mettre sa patrie d'abord les deux alliées en échange dès à pré- fit plus à tous leurs ancienne . Russie d'une diversion couvrait la gauche de redoutable.240 que l'armée le territoire française ennemi. des indemnités et des augmentations de territoire comqui. Si. Il réussit. il lui fallut anciens au moment du danger. occuperait son territoire ou serait (1812) sur se montra Napoléon mande de son alliance. der la. à son alliée. Bernadotte. dans sent. Pour l'obtenir. il compagnons on l'a vu marcher sur leurs corps sanglants. pour écraser adoptive son à la patrie. notre armée il devait en être autrement. le cas d'une heureuse issue de la campagne.

Il faut à Bernadotte le baptême de l'ancienne aristocratie un baptême de Et vous allez voir que. en effet. patrie. existe encore indépendante. » A peine en Suède. par une perfidie. 40. pour la donner-à a que. V. prince. je l'ai fait général enfin Mais que font à un ingrattant de bienfaits et le pardon de tant d'injures ? Depuis un siècle. de sa capitale. avait par l'Angleterre continental. à demi dévorée par la Russie. armée pendant l'année 1812. secrètement si celui-ci voulait lui donner la Norwège et un l'Empereur. s'il fallait faire la il répondit Quant au subside. il s'offrit à système Cependant. et de sang français tisfaire son envie et son ambition. pour sasang. Un homme circonvenu Bernadotte. « Il m'ose proposer une infamie s'écria Napoléon. » l'Angleterre toujours 1 Histoire Bernadotte de Napoléon était son et de la grande beau-frère. au 18 brumaire C'est lui qui a conspiré dans l'Ouest contre le rétablissement de la justice et de la religion Son envieuse et perfide inaction n'a-t-elle pas déjà trahi l'armée française à Auerstaedt? Que de fois. duc. cherché à s'affranchir du et avait l'incendie ne voulut pas payer sa fidélité Napoléon la Norwège en lui arrachant la Suède. et roi. 1 Quelle ingratitude qui tient tout de ma bonté Je devais m'y attendre. et la Russie. 1 p. Mais il n'importe. renchérirait sur lui. à ses intrigues pardonné en chef. Il a toujours tout sacrifié à ses intérêts il s'est opposé Quand il n'espérait que dans le désordre. Depuis son attachement amené longtemps à la France le Danelui avait par égard pour Joseph2. j'ai et dissimulé ses fautes Pourtant. c'est grâce à l'appui de la France. 1. S41 merci du premier arrivé czar ambitieux de régner sur la Balti- que1. 16 . guerre avec de l'argent. maréchal. subside. il va trahir à la fois et son ancienne mark coûté et sa nouvelle allié était notre sa flotte. si la Suède.(1819) EMPIRE.

la Russie. promesse Alexandre en effet. valides de quarante ban (près de cent mille hommes) du premier cohortes de la guerre. la Russie cent avait fait descendre étaient du nord des armées De mille hommes sur le Niémen. tans. renversé. tout avait changé Dans la Turquie. de tous les à la garde des tous les hommes cent fu- l'arrière-ban comprenant départements à celle des communes à soixante. il voulut y revenir. Napoléon. (le général mais la Norwège. et c'est Mahmoud qui occupait de de Sélim. par un traité à combattre contre nous. Il fit un complice de l'Amérique. non-seuMoreau). même Sôdepuis trois ans l'avait une révolution éprouvé le le trôae des sulavait Mustapha IV. à la France le 24 mai. Napoléon. et lorsque. dans les conseils l'avaient prévenu trigues de l'Angleterre du divan. n'était plus lim. qui ne fut qu'en 1814. nombreuses à la grande armée de s'avancer ordonna Napoléon cent vingt mille conscrits furent appelés sous sur la Vistule en trois bans la garde nationale on distribua les drapeaux le premier ban de l'intérieur le service composé pour à la était destiné de vingt à vingt-six ans des hommes le second ban. même la Guadeloupe. que Napoléon le sollicita vivement par la De son côté avec la Russie plus de sa défection lement restituée il s'engagea au fond il alla chercher. (1812) Celle-ci. déjà l'or et les inprix dê son alliance. du ministre rent mises à la disposition Ainsi qu'on l'a vu. et se fit céder. de ce cheréha à attirer lui et à elle Bernadotte refusait. qui l'avait remplacé. des frontières garde à quarante hommes valides de vingt-six formé ans.242 RÉVOLUTION FRANÇAISE. sort. dans son traité avec l'Au- . Depuis le meurtre désespérant militaire une puissance faire de la Turquie pour 1 opposer à sentant tout le s'était éloigné d'elle. l'ami de Napoléon. Déjà son côté.

chargé de la part de la France. dit royaume de Polocessions à faire pour le rétablissement de cette entrepoint les difficultés contre ses amis prise. » Il ne se dissimulait Varsovie expédition «. d'offrir aux principales puissances. après Iéna. 248 triche. Russie avait par la création réduit l'Autriche du royaume en formant la Pologne. au moment du grand-duau gouvernement devez donner changegrands en faveur de la de l'Empe- une impulsion les propre à préparer se propose que l'Empereur d'opérer secondent eux-mêmes les Français polonaise. avait prévu le rétablissement en effet. des comme indemnite « de grands sacrifices en territoire. le 18 avril. de Russie. « l'organisation proposait. avait de et de poser sur sa tête la couronne à vaincre. ou portion de son ancien territoire. de » il voulait de Pologne les royaumes et la Prusse. la Prusse possédait on aula Russie ce qu'elle aurait voulu absolument garder rait donné des indemnités à l'Autriche. où la France devait lutter également des instructions Voici un fragment et contre ses ennemis. « II faut que les Polonais les desseins à et qu'ils coopèrent Ils ne doivent considérer reur. sants auxiliaires. ments nation Napoléon y expose les motifs et les vues de son même de l'entreprendre. le refroidissement « Avant leur régénération. . nisant ceux de Saxe et de Westphalie.Vous ché. après Austerlitz.(1812) empire. Il y avait moins d'obstacles On aurait laissé à le tiers de ce royaume. à ce sujet. que comme de puisune première solide alliance avec la Prusse. à qu'il donna. il avait donné à son ambassadeur à Pétersbourg des pouet envoyé à Vienne un négociateur voirs très-étendus. puisque déjà Pologne. à son chargé d'affaires gne. été de faire une pensée de l'Empereur avec le roi de Prusse. « réduire comme de Bavière en orga» Dans ce la il et de Wurtemberg. but. Il se avec tout de ce royaume.

taquaient a Les peuples du grand-duché les temps ils résistèrent où. Ce l'on porte des armées à cinq cents veulent le rétablissement de préparer les arriver pourront de la Pologne. « Dans ces circonstances. ger. S'il est des Polonais sous la domination de la Russie ou sous celle de l'Autriche qui se refusent à retourner à la mère-patrie. autant que des institutions public.duché de Varsovie. par leur patriotisme aux nombreuses armées et par qui at- les dangers sont imminents. Ils doivent leur se rappeler courage. aussitôt fédérer ments que les évènements sous les bannières de l'indépendance du grand-duché le permettront.2*i RÉVOLUTION FRANÇAISE. On a mal agi en tous sens. de diriger dans leurs opérations « Les malheurs et la faiblesse de la République de Pologne ont été causés par une aristocratie qui n'avait ni règle. que de l'appui Si la les Polonais ne doivent la considérer guerre s'engage. prince dont pour souverain a été employée à faire le bonheur de ses sujets. leur indépendance. faire conles démembre- patrie. (1812) « Après nous pour dans ses revers la Prusse avait trop de haine contre ne pas chercher à modérer sa puissance. de son patriotisme. que comme un moyen ajouté à leurs propres ressources. c'est à eux qu'il appartient voies par lesquelles les provinces usurpées à prononcer leur volonté. « L'objet de votre mission est donc d'éclairer. d'encourales patriotes polonais. il faut renoncer à les La Pologne doit tirer sa force de son esprit y contraindre. de leur malheureuse . Le gouvernement doit. n'est pas sans périls que lieues de leur territoire et la Pologne doit attendre autant de ses propres de l'Empereur. c'est cette vue qu'a été organisé le grand. le roi de Saxe. qui constitueront son nouvel état social. forces. à satisfaire les Polonais par des institutions qui à leurs mœurs et à leur On lui a donné la vie entière On a cherché leur et qui convenaient plaisaient caractère.

comme aujourd'hui.(1812) EMPIRE.t. Tel était le but de Napoléon. sur vous. durcie. existence. tout-à-fait europacifique . adossé à des glaces éteravec sa nombreuse sédentaire. rien. A cette époque. ment naturel aux Polonais. modernes celle c'était des temps qu'à nous d'oser y préeût dû être la plus popucelle du bon sens et des vrais intérêts. misère assis sous le pôle. de faire des constitutions sa qui assurent des peuples.. laire au corps et l'étouffant l'Hercule ? Il n'appartenait Cette guerre. peuplades que la et le vagabondage semblent pousser vers le midi. si elle est défaite avec la facilité de reparaître aussitôt. la noblesse était. Il se représentait ce grand empire nelles. tiendra sans restrictions L'Empereur qu'il a faite par l'art. dont on ne saurait saisissant trouver tendre. t_ -1'11 1 245 ni mesure. puissante. Mais au milieu de ces désordres. ajoutait-il. au sein de la désolation. se conciliant avec la privilèges des États voisins. enet ses immenses dévouée. même aux individus maisons. il y avait dans cette nation soutint un amour sa débile pour la liberté et pour l'indépendance. moscovite « On ne peut s'empêcher de frémir. N'est-ce pas tée de la fable. telle masse. le tout de la mort. Ces sentiments doivent avoir qui crû Le patriotisme par le temps et par l'oppression. là la tête de l'hydre. ni par les côtés ni qu'on ne saurait attaquer sur les derrières. régir le grand-duché liberté et les 25 du traité par est un sentides grandes la promesse du 9 juillet 1807. inonqui déborde impunément dant tout si elle triomphe. passive. était purement du repos et de la sécurité de tous. Il y aura pour la Pologne indétranquillité » pendance et liberté. A . elle et conservatrice. la bourgeoisie et le peuple n'était soumise. ou se retirant au milieu des glaces. l'Anvenir dans qu'en ses bras ? Mais à bout le où si le cas le requiert. population brave. à l'idée d'une disait-il. devenues ses réserves.

européenne. En relevant d'Auun archiduc Raccordais que ce fût un roi de Prusse. De sombres les approches. d'une nature morte » Napoléon ne désert. de l'Emdans l'intérieur dierents partis encore existants Vainement on pire ? Où sont-ils 1 Mémorial fait dispapar un avenir ? Je n'en vois qu'un seul contre moi. (ISlâj péenne lance. Je ne prétendais rien acquérir que la gloire du bien je ne me réservais de l'avenir. « Ma renommée rélui demandait qui la défendrait mon absence des menacer D'ailleurs pourquoi pondait-il. celui de Suintt-Uiténe. en cet instant la s'il ne termine de son existence l'énergie demain il peut perdre les constitution politique de l'Europe. lui représentait laissée. seulement fin. les souffrances. et un quart de l'année. départ. triche ou tout autre qui en occupât le trône. pensée de réformation voyait que sa grande d'en redouter de toute disait-il. de sa position et succomber avantages « L'Empire la France. reconnût Bien que depuis l'opinion publique longtemps elle me laissait pas que l'utilité sociale de cette expédition. cette véritable clef de toute la voûte. et engourdie'. . jouit actuellement français. Quand on déserte. attaquable pendant aux assaillants que des forêts et des marécages. allait consacrer une ba- qui eussent raître les périls des temps. pour les remplacer n'entrait et l'ambition pour rien dans mes vues. de ces les esprits préoccupaient de cet empire sans nouveaux Barbares qu'on allait combattre. des combinaisons Son succès nouvelles. tranquille la Pologne. » dans ses entreprises. seule. pressentiments on s'effrayait de ce peuple. Croirait-on et les bénédictions que ce dût être ma perte? Jamais je n'avais là où j'échouerais et trouverais » mieux fait. par son sans armée et sans chef. et continentale.246 RÉVOLUTION FRANÇAISE. jamais je ne méritai davantage. qui n'offrait d'un sol les privations « que les rigueurs.

affaire. contre moi. Paris l'esprit N'est-ce du peuple car. son ancienne et avait ment un cette Napoléon Il se flattait amitié. une chute de cheles jours val à la chasse. Speranski fut brusque- . qu'elle n'employât pour exalter d'écritures contre de pièces-. disait-il coup de canon. elle s'était tout-à-fait emparée la ven- dans ses sentiments ne justifiait guère. je me fais tort à moi-même dans jè. Il fallait désastre que le plus épouvantable en Espagne. lui parlaient de ses périls dans les volontés du destin? accompli but que je ne connais je n'y serai plus utile. que le doigt le maître effet. me tueront aussi bien qu'un boulet ») sont comptés Cependant. alors un atome suffira pour m'abattre. nait à des andre étrangères avec le secrétaire-général d'administration objets et autorisée longtemps soudoyé par dont l'empereur Napoléon Speranski. dès d'une correspondance preuves et le secrétaire du cabinet acteur. royalistes. Quand mon heure sera venue. Quand je l'aurai atteint. dit M. en de l'Angleterre. au czar une explication Napoléon demanda ses « Il n'y avait pas d'intrigues. que suispoint assez? » A ceux qui « Ai-je donc cette guerre Je me sens poussé vers un dès que pas. moi ? roi du tiers-état. furent transformées Aleipar l'empereur tout-à-fait communications. de l'ancienne 1 vieux et sans expérience une poignée contre de# masses mais qu'ai-je besoin d'eux? Quand je les soutiens. continental et de ses défaites geât du système Celuidéfinitive. il affectionnait véritablement n'avait pas une foi que l'événepersonnels « Aucun de nos débats ne vaut dans toute » et il ne voyait.. falsification l'empereur Napoléon supposition passions le principal tout lui était bon. 1811. par le gouvernement en complot. la guerre. Ce dernier une français correspondance été ordonnée Ces français. d'éviter perdu l'espoir Alexandre à ramener qu'il pourrait ce prince. tous mais. jusque-là. une cabale. aurait été supposa le principal entreterelative russe du conseil intérieure. le complice.(1812) EMPIRE. Alexandre. n'était plus de lui 1. agent des était le baron d'Armfeldt. Meneval. une fièvre. à la politique. 247 de quelques la plupart noblesse. d'État qui avait l'Angleterre. les efforts ou l'armée. humains c'est donc rien ne pourront une même chose. A la fin de dont et de signatures.

de l'Impératrice. tout semble déclarer que la guerre de Russie est européenne. dit-il. (1812) ci lui répondit où il exigeait. ont vu Napo- Ainsi. par un ultimatum avant tout. le luxe de sa cour. et qu'il était engagé trop avant avec l'Angleterre pour « Quel langage reculer. déplacés sur ses pas. tous accouraient. tous les princes de l'Allemagne vinrent saluer sa fortune. qu'ils à compatriotes. On se presser dans les rues. le conduisait à s'engager par un traité qu'on convint de tenir secret jusqu'au moment où éclateraient » les hostilités. c'est tout au plus celui que Catherine tenir au dernier roi de Pologne pouvait » Aussitôt. sur les routes. et partit accompagné où l'empereur le roi de Prusse et pour Dresde. Ce n'est point sa couronne. on eût dit ce roi des rois chanté « Des peuples entiers s'étaient par Homère. riches et pauvres. des nuits entières.a:. au milieu de cette Assis. ce grand concours de peuples et de rois. cet ébranlement de toutes les forces du continent. assemblée brillante de souverains. il quitta Paris. pour se précipiter nobles comme plébéiens. RÉVOLUTION FRANÇAISE. son rang. Des fêtes magnifiques son séjour dans cette casignalèrent pitale de la Saxe. dans les places publiques ils passaient des jours. d'Autriche. amis et ennemis. 1 Ségur. leurs léon'. l'évacuation de la Prusse et la retraite des armées françaises derrière le Rhin. avec la fille des Césars. Napoléon s'y sent de ce genre par des artifices que l'Angleterre agissait sur l'esprit de et qu'elle soupçonneux l'empereur Alexandre.248 wx. C'était . ment disgracié et exilé sans avoir été entendu. contempler à recueillir. voyait curieuse attentive. les yeux fixés sur la porte et sur les fenêtres de son palais. c'est un souvenir Ils veulent c'est lui seul qu'ils qu'ils viennent cherchent de ses traits leur foule "J~ descendants » dire à leurs pouvoir moins heureux. Jamais il n'avait paru plus grand ni plus heureux. Napoléon vit qu'Alexandre avait pris son parti.

explication n'aient françaises Nous s'accomplir croirait-elle donc dégénérés ? Ne serions-nous donc plus les soldats d'Austerlitz? Elle nous place entre le déshonneur et la guerre en avant! ritoire le choix Passons La seconde ne saurait le Niémen être douteux. A cette ambassade il adressa à son armée la proclamation suivante nouvelle. il l'avoue.(J8I2) EMPIRE. et la révoeuropéen lution accomplie. cinquante Lettre à Alexandre du 28 juin 1812. nos alliés à sa discrétion traînée par la fatalité. poussé. ne veut donner que et guerre éterses serments son étrange le Rhin. « Soldats « La seconde mière Russie nelle Elle s'est a juré guerre de Pologne terminée à Friedland éternelle alliance elle viole aucune est commencée. » la grande armée s'avançait de la Vistule sur Cependant. a exercée » depuis . PoNapoléon quitta Dresde le 29 mai. la cause du siècle gagnée. aujourd'hui à l'Angleterre. Alexandre était sen. à son quartier-général à Wilna. à cette orgueilleuse influence que la Russie ans sur les affaires de l'Europe. ses destins doivent conduite. sera fondé. La preA Tilsitt la à la France. traversa et s'arrêta à Kœnigsberg. repassé La Russie est ende les aigles laissant. «par une puissance nait les droits et l'empire. Marchons donc la guerre sur son terde Pologne sera glorieuse aux Portons guerre comme la première mais la paix que nous armes françaises concluerons et mettra un terme portera avec elle sa garantie. et à Tilsitt. visita Dantzig. par là. 240 dont il reconinvisible. le Niémen. et qui a décidé de cette affaire comme de tant d'autres' le système Après cette guerre. lui avait envoyé Napoléon une dernière elle ne fut même pas reçue.

des Français Combat – Entrée Départ de – Bataille pour paix. adhère Organisation à la déclaration d'un françaises – L'armée déclare en Russie. Napoléon Moskow. des Français 11 soutient pour à Smolensk. Witepsk. provisoire polonaise de la diète.Passage repasse le Niémen.-EnBataille de Po– à de de Valouttna. Alexandre.250 RÉVOLUTION FRANÇAISE. Napoléon de l'empereur Napoléon à Dépulation de l'Empereur. du Smolensk. –L'armée de la Bérézlna. traite de l'armée de Pologne. A l'extrême Schwartzemberg droite. Revue sur le champ de bataille Moskow. de cette de Moskow. -Marche trée lolsk. Winkowno. à Wilna. de Smolensk. Campagne – Position des armées respective de campagne de Napoléon.française ris. licie sur Drogiczin. (1812) CHAPITRE IX. Commencement la Bérézlna. Wilna. de Mald-Iaroslawetz et de Wiasma. change jonction Nouvelle l'offensive. l'hiver. Bataille ville. de Napoléon AUCUNE époque aussi considérables on n'avait vu d'armements que ceux qui signalèrent cette fatale année 1812. Napoléon entraînait à sa suite en Russie plus de cinq cent mille hommes et français étrangers.– française Plan entre à dn Ce gouvernement le rétablissement à Wilna. sortant de la GaimilleAutriavec trente . La diète de Varsovie Séjour royaume gouvernement poléon général Combats armées guerre. de Erasnol. Balachoff. d'Ostrowno russes. de Russie.de sur des Français Bataille marche Incendie dans Borystbene.des face deux de la et de Mohllow. Les sur Discours Napoléon Proclamation Russes prennent du président et réponse Retraite part de Wilna. de la Moskowa. – Bataille cette ville. Napoléon Valoutlna. dans cette vule. Négociations Bataille Arrivée la Passage sa ligne d'opération». Toute l'Europe était -1 sur pied. – Héroïsme du sur la rePa- française. – Retraite maréchal Départ Ney. dn – passage Niémen. et un vieux pope. des Russes à Na- du – Mission sur la Dwina.

quatre mille voitures d'administration. le tout occu- pant De son côté. elle traînait lé Niémen. sous de l'armée par il y avait à Wilna hommes. plusieurs bles troupeaux siège. à Lida. avec soixante-sept devant au centre. vivres et d'ambulance. entre l'Oder et lii vingt mille Prussiens et dix mille Français en mille hommes. 85* chiens mille à droite Italiens vers Pilony plus et Bavarois. le roi de Westphalie Polonais et Saxons avec sous sous mes les corps Lefebvre. plus. mille telle avec cinquante réserve sur l'Elbe. s appuyant à droite à la Wilia. Murat. dé milliers de fourgons de bœufs. mille de cinquante de soixanted'armée de trente mille. l'Empereur et de Ney. marchant soixante-sept sur Grodno. la troisième était à Lutsk. men tion.(iglS) bmpirk. deux cent mille d'équipages chevaux. de quarante elle devait être devant le Haut-Bug. masof. Mortier et Bessières le tout formant environ Macdonald avec devant Tilsitt. tnille Westphaliens. Moldavie un corps un autre ligne. s'étendait à gauche au Niéet Grodno. en seconde en réserve. hommes. avait des chefs. la seconde était de cinquante au sud de Grodno était mille vers hommes. la garde la réserve de cavalerie deux cent mille hom- d'Oudinot de Davoust. et armée de réarmée d'Orient. sous Wolkovitz Bagraau nord de Kowno. avec Eugène loin. Augereau de franchir était la position dq la grande armée au moment de avec elle six équipages En outre. renforcée hommes dix mille lîoctoroff à Rossieny. la première et Kowno jusqu'à Lida de Wilna clay de Tolly. d'innombratillerie. Kowno. enfin Victor avec trente-deux Vistule. mille avec trente Wittgenstein sous Tormille hommes. à l'extrême gauche. quatre-vingt . sous Barde cent trente mille hommes. dites serve armée Alexandre d'Occident à nous opposer trois armées. trois mille voitures d'arplus de douze cents canons.

sur qu'en se portant et de là sur Wilna il les couperait Kowno. qu'ils allaieat qu'ils devaient bientôt couvrir de leurs vastes débris. . couvrant dispersée. et d'opération. leurs pentes. lancées. ou. Ainsi. de leur ligne Il partagea donc ses forces en cinq armées. (1812) mille hommes et des troupes ligne. multitude à s'écouler en trois commença trois ponts. les marais de la Bérézina au lieu de s'en couvrir. à de quelques de Cosaques ce jour-là l'exception troupes comme les suivants le ciel seul se montra notre ennemi. eut présenté au soleil toutes ces masses d'armes le signal fut donné. et atteindre et dévaster. derrière le Niémen sur une ligne de soixante lieues. plaine qui les séparait gagner les trois passages et se rétrécir s'allonger pour les traverce sol étranger ser. de part et d'autre. après avoir reconnu trois ponts fussent jetés pour opérer le passage. « On croyait entendre le canon. dit Ségur. il arriva aux avant-postes près de cette le fleuve russe. du moins. Dans la nuit du 23 au 24 juin. Mais. étaient couvertes d'hommes et de chevaux. Dès que la terre revêtues mobiles. gronder en marchant. « A trois cents pas du fleuve sur la hauteur la plus élevée. de Cosaques. étaient dans un repli les forces Napoléon jugea que l'armée russe. de quel côté le combat s'engageait. pouvait être surprise. Nous écoutions. les vallées. il ordonna que ville. et. en troisième dans tout l'empire enfin un devant Drissa. s'en approcher. les levées qui s'opéraient vaste camp retranché s'élevait de la Dwina. Autour d'elle. que Barclay et Bagration. et aussitôt colonnes cette les vers à peu près baainsi éparpillée On les voyait serpenter en descendant la courte du Niémen.23£ RÉVOLUTION FBANÇAISE. se dirigea sur Kowno pour y passer le Niémen. pourraient y être refoulés et pris. on apercevait la tente de l'Empereur. toutes les collines. étincelantes.

situé sur la rive gauche. Sur ques ouvrages la rive droite de la Wilia. Des hôséjourna quelque temps. il avait. des magasins furent organisés on construisit quelde défense. on jeta sur pilotis les ponts qui pitaux. tout qu'on dissemblait . et se dirigea cette ville. cette terre sans abri nous uns même. en furent efenthousiastes. dans la grande armée russe. forte citadelle. Barclay évacua tion de Drissa pour y rallier toute son armée. léon en versel. rues. en la forçant à se diviser. atteint son but il avait jeté le désordre par ce mouvement. et s'abaissaient s'amoncelaient sur cette terre Napoléon russes. et s'enfuit » avant-gardes sur Wilna. coupé le corps de Doctoroff et l'armée de Bagration de celle de Barclay. à peine bruit sourd avait vent s'éleva nerre. EMPIRE. Lithuanie De toutes et l'ancien fut éfttettné des Russes palais d'une Jagellons. la retraite Cependant. A son ap- dans la direcproche. il y une position avantageuse Wilna offrait à Napoléon afin de la mettre à profit. Ils crurent que ces nuées enflammées sur nos têtes. des y avaient parts on se félicitait et la présence de Napouniexcité un enthousiasme les places publiques « les vieillards parurent et on s'embrassait les retentissaient de chants patriotivêtus de leur ancien cosils les idées de 'gloire** d'indépendance qui rappelait de joie à la vue des bannières nationales pleuraient venait enfin de relever. qu'un le jour s'obscurcit. pour nous en défendre entra à Kowno en chassant les la Wilia. Napoléon lança Murât et Ney à sa poursuite. passa l'entrée. on établit un camp retranché. Il avait. ques tume. » Dtjà.(1812) En effet. Quelques naguère frayés comme d'un funeste "présage. n'étaient qu'en radeaux. à marcher par corps isolés. en effet. l'Empereur agité l'air. et nous apporta les sinistres roulements Ce ciel menaçant. avait-il Bientôt 855 passé le fleuve. et entra le 28 à Wilna. enfin. le du tonattrista.

« Sire. Sniadecki. formaient la diète de Varsovie Le 26 juin le prince Adam Czartoriski nommé s'être fut de constituée déclarer ensuite en confédération le rétablissement tous s'était son réunie et avait compléter son danger générale. son premier acte elle invita les Polonais de Pologne à se confédérer. sources soit pour favoriser ce grand mouNapoléon. aux familles les plus considérasept membres appartenant le prince le comte Soltan savoir bles de la Lithuanie. soit pour se préparer. depuis aspiraient. envahissements. la diète de Varsovie envoya une députation Le 14 juillet. de le non-succès contre d'une seconde campagne la Lithuanie. Mais c'est continental. Le sénateur Wibecki à Napoléon. vers le ciel arides. vement. Il était évident là qu'était il aurait pour enl'abandonnerait. steppes plus doux et les contrées plus fertiles de l'Europe méridionale. . glacé et leurs Pierre let. son et de boulevart à l'emréaCe grand projet. le comte Tysenhaus. aux contre devait États leurs de l'Allemagne. Il établit à Wilna un gouvernement composé de provisoire.894 REVOLUTION FRANÇAISE. que le jour où la victoire dont les troupes nemies les deux puissances co-partageantes les deux ailes de son armée. les resdans cette province. s'il avait lieu. à l'acte le comte Sierakowski. chercha à organiser la première. dit-il la présidait. de fronde Pologne et rétablir le royaume pour servir tière pire lisé. l'ancienne Il voulait donc les refouler dans Moscovie. prépublia et M. posé Il voyait que les Russes un mouvement. (1812) en Pologne pour tenter et l'on se souvient comptait. système et qu'il trouva sa ruine. Alexandre le comte sident Sopieha. De son côté. qu'il l'avait même leur climat Napoléon y fuyant provoqué. du royaume Après président. le comte Potocki. de Wilna. Prozor. de l'université son adhésion Ce gouvernement de la confédération générale.

«1er nos ancêtres. notre Polonais.mêmes divisés. Sire ce jour. Or.(1812) EMPIRE. pour notre pays natal. en nous battant pour lui. n'a jamais déchirée dernier nation roi traîné princes avec qui nous n'avions et qui ne nous ont pas conquis. seize millions de Polonais. la fortune. indépendance de nous armer nous. guerre. donc libres de droit nous. 8SS nation libre et indépendante. équivalent pour le monde. de Pologne eœiste! et ce Que le royaume à la réalité. sembler des Jagellons et des Sode rasnationale. du trône nous avons le rétablissement de ressaisir nos membres pas de sommes de le droit déclarer bieski. nous « Devant Dieu comme devant les hommes. . des vu notre et notre SainWétersbourg lambeaux par nous n'avons mais conà en conquêtes. et de prouver. Nous décret sera. sommes parmi lesquels il n'y en ne soient dévoués a pas un dont le sang. elle existe exister par le fait! de ses divisions? Veut-il perla confédération à votre protection nous suprême pour le a fédératif lacté pour soumettre et requiert votre puissante de Pologne. et les comprendre droits. mille polonaise. « Sire. les bras. que nous sommes les dignes descendants « Ce qui constitue en même temps nos droits constitue nos devoirs. Sire. la trahison par la perfidie et la trahison. ni par des été soumis ni par des traités. par les Dieu ne l'a-t-il pétuer députés sanction. Nous avons où il a péri. royaume « Dites. nos la Pologne est lois de l'égalité de proclamée mais elle doit pas assez punie malheurs ? Non. stitué des droits. gouvernés thuaniens. Quatre millions de Polonais sont mais nos par les lois polonaises la plus grande partie de la population formant de leurs Nous osons réclamer sont encore esclaves dans la réunion de la grande fadéjà libres et frères les Li- la Pologne. à l'Empereur.

députés de la confédération j'ai entendu avec intérêt ce que vous venez de me dire. si Votre entreprise qui n'aura pas Majesté veut daigner l'appuyer. s'il le fallait. n'a cessé de tourner les yeux Pologne. « Polonais. en y concourant dans cet Nous le serment engagement nos facultés avec une tout de toutes jusqu'à de tous nos moyens. D'ailleurs. ma situation. de tous nos frères. Chaque sacrifice léger. solennel à Votre présentons par lequel nous réclamons Nous renouvelons devant vous. de la Pologne la première en présence de l'Autriche dut guerre. Pologne du Borysthène à l'Oder. ses alun et langage prudent s'assurer si les tout. liées dans réservé. de la Dwina au pour effet le rétablissement Dniester. de l'homme L'amour de son pays est le premier à concilier civilisé. cette tenir avant de la paix. Voici ce qu'il pouvait seule les déterminer de Pologne. Majesté l'acte de la confédération l'existence nom de la Pologne. et l'heureuse issue de la guerre à les manifester. . et de la Prusse. condition des Polonais étaient pour le révoeux de la grande majorité tablissement de la patrie. que son rétablissement où Votre Majesté a élevé la France Depuis trois siècles. j'aurais pensé et agi comme vous dans l'assemblée devoir « Dans de Varsovie. au de persévérer la fin. Quelle que fût sa résolution blissement Napoléon. j'ai beaucoup d'intérêts répondit « Gentilshommes. le sang qui coule dans nos veines afin d'achever été formée » bien arrêtée de faire du rétaen vain. la dans ses malheurs. s'il a de notre patrie. morales. et. il devait.256 RÉVOLUTION FRANÇAISE. Si le démembrement de la monarchie fut le signal de la décadence de la fran- soit la preuve de la prospérité çaise. mais le destin en a réservé le terme vers la grande nation au chef de la quatrième dynastie. (181$) nous paraîtra à Votre Majesté.

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la Samogitie. Je récompenserai ce dévouement de vos contrées et vous acquiert qui vous rend si intéressants à mon estime et à ma protection par tout » de moi dans les circonstances. Witepsk. m'eut mis en état de rétablir de devoirs régné pendant de la Pologne. « J'aime soldats votre nation. provinces « Faites que la Lithuanie. soient l'Ukraine. capitale je le fis sans à prolonger la guerre à réchercher qui aurait continué pandre le sang de mes sujets. Si j'avais le second ou le troisième partage armé mes peuples pour la défendre. entièrement dans ennemis à reconnaître si éloignées l'unanimité des efforts vos droits. l'espoir qui les couvre que vous pouvez trouver « Je vous ai tenu le même langage dès ma enpremière trée en Pologne. lotsk. et la Providence succès. dépendre T. pour seconder « Si vos efforts sont unanimes. Aussitôt que la lois dans vos anciennes et une partie de vos provinces. j'autorise les efforts de moi que vous voulez faire je ferai tout ce qui dépendra vos résolutions. je dois y ajouter que j'ai garanti à l'empede ses domaines. 17 tant ce oui de titres pourra . « J'applaudis à ce que vous avez fait. vous pouvez concevoir de réduire vos l'espoir dans des contrées mais.(1812) EMPIRE. animées du même esprit que j'ai vu dans la grande Polocouronnera votre bonne cause par des gne. 257 et beaucoup le premier. et que je ne puis reur d'Autriche l'intégrité ou aucun sanctionner aucune manœuvre mouvement qui tende à troubler la paisible possession de ce qui lui reste des de Pologne. Mohilow. et si étendues. Po- la Podolie. j'aurais victoire votre à remplir. Pendant les champs seize à mes côtés dans ans. j'ai vu vos de l'Italie et dans ceux de l'Espagne. la Wolhynie. c'est de la population du succès.

qui rendit les chemins de chede nos convois. vaux avant avant car elle avait été abondamment pourvue prévoyance. saule front sur leurs fusils. et se faisaient Ils s'appuyaient ter la cervelle au milieu des chemins. aux transports s'opposer le soldat fut obligé de se livrer à pénurie. il Napoléon. jusqu'à chemins système séchée. les mauvais le manque de destruction tout semblait de fourrage adopté par la pauvreté du pays. On les trouabandonnés. que d'immenses d'entrer mais ceux qui les conconvois de bœufs suivaient l'armée de leur marche les assomtrop lente. Déjà. le temps vint à chanTout-à-coup il passa subitement à un froid il plut à verse pendant deux jours consécutifs ce très-vif et retarda la marche impraticables. faute de sette commença à se faire sentir dans l'armée. en campagne on a vu. que charriots » Napoléon n'ignora « Du Niémen à la engagé. maient ou les laissaient périr d'inanition. été établis depuis avaient de nombreux magasins Dantzig duisaient. déil n'avait vu que des maisons lui disait Mortier. « Il y en eut. Bientôt la dinombre par l'effet dé cette transition non. Par suite la maraude ordres laient Varsovie mais les marches forcées. .&. Déjà nous avions perdu beaucoup ger d'une extrême chaleur il en périt un plus grand le passage du Niémen subite. dit Ségur. ennuyés D'un autre côté. . traînards avaient eu lieu de nombreux s'éparpilet les bouleversant les cabanes dans la campagne de quoi pouvoir apaiser leur et cherchant châteaux. le les Russes. Wilia.1. qui se tuèrent les plus jeunes 1 c'étaient d'autres à ces extrémités après. et caissons vastées. Ï1812) 1 en Surprenant tès Russes.S$3B RÉVOLUTION c FRANÇAIS! 1 . tes avait divisés. en effet. mais il était point ces malheurs. la Wilia des- de cette de vivres. de grands déspour se nourrir. partout avant d'en venir faim. dès Wilna. ne voulut pas lâcher prise et perdre il cohtison avantage nua donc à les poursuivre.

Alexandre se rappelant le refus qu'avait de recevoir notre ambassadeur. rivèrent il fit de Wiitta de communications à Wilna. porteur quartier-général de l'empereur Alexandre. rassaient à respirer c'était un nouveau fléau que pluinsupportable froides sieurs rible. de cette tardive communication.(1812) EMPIRE. çà et là et pillés Il avait cru suivre comme s'ils avaient été pris par l'ennemi. et qu'un accommodement serait encore possible. il regarderait comme non avenu. – s'écria Napoléon. (c'était le ministre fait l'empereur fut étrangement et du choix rasse dont surpris du négociateur de la police . ments. ouverts. toute comDéjà Napoléon était au cœur de la Litimanie munication entre les deux puissances. équipages. leur pluies d'orage. Cependant. mais déjà l'armée en était partie et ainsi elle se trouva toujours en avant de ses magasins. 259 sur les chemins et dans les champs ils étaient dispersés et les effets répandus renversés. vait une déroute. comparent à la famine. Napoléon ne négligea situation. » Puis il ajouta « qu'il fallait bien supde quelques celle chevaux. et seule nourriture. habitations C'estun torrent qui s écoule un rien mal pour un bien. Ils gisaient sur la route qu'ils embarleurs cadavres exhalaient une odeur méphitique. » Napoléon. Ce prince autographe au « que. Où sont leurs ne meuvingt jours de vivres ? Des soldats bien commandés rent jamais de faim porter la perte des même est bien plus tergarde sont morts de de quelques c'est le mauvais côté de la guerre. » cette pour changer centre d'approvisionneLes vivres ar- un grand avec ses derrières. si Napoléon à retirer ses troupes consentait du territoire ce qui s'était passé e russe. Dix mille chevaux avaient été tués et par les seigles verts. Mais celui-ci par les nouvelle Déjà plusieurs soldats de la jeune « C'est impossible faim. paraissait rompue lorsqu'arriva d'une lettre déclarait un officier russe.

Aussitôt où camp de Drissa. à Beszinckowiczi par de mouvements « Ses ordres telle précision. et atteignit. devinant Napoléon marcha dans cette direction. de braves . dans » Napoléon. que toute la Lithuanie la chaleur les chemins de Wilna Apprenant n'arrivàr était conquise. Napoléon ce mouvement.(1812) la mission manda était sans doute toute pouvoirs. n attaqué 11 envoya demander de et les trois quarts enfants gens ils méritent dit l'Empereur. à Glubokoï. que « le sort en était jeté. avec une conduisait Doctoroff. l'Empereur en plaine. les routes avaient son Dans ce moment. plusieurs le bulletin. d'en dé- tout près de deux de la cavalerie ennemie. que ses armées arrivaient et de l'ouest. du nord été exécutés arrière-garde.£GÛ RÉVOLUTION FRANÇAISE. était avaient sur une hauteur. n'ayant voulut les y forcer. que tous ces et par des routes corps. humi- Pres- Le soleil avait rétabli Parti commençait le 16 juillet. fendre les approches des défilés 1 «A l'un de les Russes ceux-ci qui avaient ces essayèrent dans Après trois combats' lieues. Cependant. vers Besprojet. ils furent repoussés.. n'avait ni inmais celui-ci se bornait ne vit. » tous ils dit combats. leur belle « Du que à Beszinckowiczi. neuvième. différentes. de qui. à être très-forte. et à cent lieues du point où ils s'étaient quittés se trouvèrent à la fois réunis pu prévenir Vainement à Ostrowno. et se dirigea en toute hâte sur Witepsk. quel corps de Faris. zinckowiczi. son il espérait se joindre à Bagration. à demander dans cette dé- sommation de l'empereur Alexandre. « Dites-leur. ce sont la croix!» étaient. que Napoléon Barclay craignit il abandonna son avant lui à Witepsk. ni pouvoirs sa mission structions du territoire. après un malgré mois de séparation. qu'une et il lui répondit liante. cents voltigeurs Frappé Ils répondirent: contenance. était. le 18. l'évacuaLion Napoléon marche s'il avait des Il lui ded'observation). la droite Witepsk. seuls. partis du Niémen à des époques des obstacles de tout genre. » nos avant-postes étaient sur la Dwina.

apsès un combat sanglant. pas une arme. et à Mohilow. Barclay pendant que Baet rejeté derrière le par Davoust. par MitisDniéper. passer les corps en revue. il s'arrêta dans cette ville pour donzina et du Borysthène repos à son armée. se dirigeait. russe. les la vaste plaine la veille. enfin qui pût indiquer avait été informé. nemi. vide et abandonnée occupaient trace. trograder gration. aucune pas un soldat. les magasins L'arapprovisionner mée campa sur les bords de la Dwina et du Borysthène. à et à Bieloé. reculant law. quiétait pendant qu'Augereau rassemblait une onzième armée à Stettin. Barclay ment s'y de l'armée défendre ayant Russes quinze cents de munitions. les derrières couvrant de la grande armée que Tormasof inVictor partait de la Vistule avec sa réserve. sur Smolensk il avait abandonné en secret sa position pour régénérale sur cette ville.(1812) EMPIRE. française à la pointe mais le lendemain passé la Laczissa. Ney et la garde entre Orcha et et Saint-Cyr A la gauche. la nuit. et organiser les hôpitaux. Niémen . à Pototsk l'extrême berg gauche. trouvèrent Séparé seuleil menaçait de Français que les du jour. dix pièces de canon. Apprenant que Barclay avait Napoléon dans l'intervalle de la Béréfait sa jonction avec Bagration. Davoust et Junot Poniatowski dans l'intervalle ner quelque le long du Dniéper Murat. vingt caissons de ces premiers les résultats engagements se retira derrière la Laczissa. à la tête vers Slonim occupaient. des corps l'intervalle Riga saxons du Schwartzemet autrichiens. encore devant une bataille et. 261 Six mille hommes tués ou blessés. Oudinot étaient campés Witepsk. prisonniers. arrêté entra à Witepsk. à Mohilow au Bug. Macdonald devant et Régnier. la route qu'avait suivie l'enrien. pas un effet. sur la route de Saint-Pétersbourg. tels furent avec l'armée par cette rivière.

En moins d'un mois. une armée de cinq çenf mille hommes pouvait être sur pied. la croix dans nos coeurs. les gouvernements décrétaient la Français. lant les serfs sûreté à défendre par des proet religieuses. et cependant mencée. mais dans la calcul. et appeexcitant. Depuis deux mois. D'un autre côté. disait-il Chassons. (1813} dans un pays désert. par- de son empire. acquises qu'Alexandre Jusque-là. pour se créer de nouvelles ressources. nous marchions Ces marpar des routes affreuses et une chaleur excessive. l'armée de Moldavie désormais . et celle de quinze été donnés et qui soit mille hommes cent mille quatre-vingt roubles pour les équiper. Déjà des ordres secrets guerre allait prendre avaient des villes. la une autre face. dans une assemblée levée des milices. les deux dans ordres ce seul de la noblesse et des marla levée de gouvernement. A Moskow. cette race de sauterelles. de la patrie et la universel et ses légions « l'indépendance le tyran de l'Église contre d'esclaves. qui eut lieu le 27 août chands votèrent. pas oublié l'indépendance. on avait tout ménagé vieille Russie. ches de vivres avaient déjà beaucoup pénibles et le manque la guerre semblait à peine comréduit l'armée. la dévastation pour l'incendie des routes et la destruction des vivres sur le passage des De toutes parts. la paix avec la Turquie ayant été signée à Buchafest. D'un autre deux ailes de l'armée russe venaient i côté. de se réunir. n'avaient soit précipitation. en se retirant. courait Alexandre. les provinces nationales les passions clamations.962 RÉVOLUTION FBANÇAISB. d'abord les par une première Dispersées attaque. le fer dans nos mains Portons arrachons les dents à cette tète de lion et renversons ce Moloch qui veut détruire la terre » C'est ses sujets préparait nouvellement dans des provinces par de tels moyens aux plus grands sacrifices. libre dans ses mouvements. ce pays de la superstition et de la servitude.

Orcha et nous ne saurions être trop de jnqnde. il traversa de Witepsk C'était pour la première fois le Borysthène. Smolensk.(1812) put se mettre russe. ce même le 13 août. vingt-quatre « le cette nous plus beau dit » Çp campagne. connu des Romains par. et Bagration iant nous surprendre et attaquèrent vers Rudnja circonstances chefs de l'armée ques et refait leur armée. per. en remontant Parti à Rassasna. sur son flanc vaicherchait au nombre de cent gauche et sur ses . que l'on continuât sur Smolensk. Quatre jours suffirent son mouvement opérer fait dans Batturlin qu'il ait peut-être effet pendant que l'ennemi surpris poléon pour nement devantlui. sur la suite des opérations Quelle plus d'avis de s'arrêter furent dit-on. Quoi qu'il grand nombre. puis. y aura une de se porter et. Oudinot rejeté Napoléon le derrière la Drissa Napoléon renforça par Wittgenstein de se lier avec et lui ordonna général français de Saint-Cyr de Witepsk sa ligne d'opération Macdonald. changeant contre celle de Minsk. sur trois colonnes ils s'avancèrent nos généraux. il donna à ses troupes l'ordre de moucomme « Si l'ennemi tient à Smolensk je suis ce sera une affaire écrivit-il à Davoust. jour.penser à Smolensk. » Son projet grande bataille sur la rive gauche du Dniérapidement central de l'armée. décisive vement. avec les principaux tint conseil Napoléon militaires. mille nousétions hommes. deviendra qu'il était le point porte à . jonction Vourésolurent de prendre l'offensive. à Nade porter une armée française. Après avoir en marche leur empire pour renforcer la grande 2(V5 armée opéré Barclay. de prévenir les Russes à ce fleuve. leurs défaites. les opérations. il fut décidé que l'on marcherait venait d'être fit ses dispositions. Tout Dans ces avant-postes. en soit. venait que ce fleuve. fondé à le penser. rassemblés.

et environné de tours. et de la rejeter de couper l'armée mais de tout le centre dans le nord. qui se déployaient Français leur retraite. russes arrivèrent généraux Ils avaient ordre de livrer sur ba- collines de Murat. après avoir passe sur un corps de dix mille Russes qui s'était dévoué pour défendre les approches de cette ville. droite. dit un vieux proverbe russe. les hauteurs taille pour A la vue des cent quarante mille devant ils ne songèrent eux. (1812) derrières. est considéré comme le boulevart de Moskow. C'est alors seulement que Barclay et Bagration ne fut plus question de Smolensk. les deux de la rive droite. non-seulerusse. Il jeta dans et dans les faubourgs environ mille homquarante le reste de son armée se forma sur les belles poside la rive droite. ment pire. « Quand Smolensk czar sera détrôné. à l'extrême Dans ce moment. plus à la défendre que pour protéger Barclay vers Elnia pour s'assurer de la route de Bagration envoya Moskow la place mes tions et se chargea de la défense de la ville. çaient rapidement vit avec joie ce mouvement des deux généraux Napoléon russes. Russie. le danger qui les menaçait il mais de marcher au secours j le Borysescarpées qui resserrent murailles thène. le » Cependant s'avanBarclay et Bagration vers cette ville. menaçant de Moskow. Parvenu sur la hauteur. d'épaisses flanquées une des plus belles et des plus fortes villes de la Smolensk. niatowski tre. positions.264 RÉVOLUTION FRANÇAISE. Poà la droite la garde fut mise en réserve au cenet la cavalerie sous les Eugène en réserve à la droite. ordres « Je les tiens » s'écria-t-il et aussitôt il fit ses disIl plaça Ney à la gauche Davoust au centre. sera pris. Bâti sur deux apprirent d'attaquer. se refusait Voyant que l'ennemi . sauver la ville. et du midi de l'em- Napoléon arriva le 16 devant Smolensk.

Smolensk « Au milieu offrait d'une belle nuit aux Français une éruption armée le specdu Véfit son d'août. mais après avoir mis le sur la rive droite. sire. et abattait l'ennemi nuit. les Russes eux-mêmes qui avaient réignorant que c'étaient à Napoléon.ous de la ville à tous les malheureux ouverte que l'incendie « Vous avez » Touché de cette réponse laisse sans asyle lui dit Napoléon oui. Si tous Allez. courage. Après une résistance A une heure fut rejeté dans ses murs.(1812) empire. Dieu veillera sur les victimes raison innocentes de votre il vous récompensera de la guerre retournez à votre poste. lavoir Napoléon « Non. de l'incendie. répondit le pope. s'engagea. » trouva dans Smolensk. foudroyait que notre artillerie pendant les murailles. aux habitants qu'offre suve. le seul qu'on pope. 265 obstinément décida de livrer bataille devant la ville. après mi- aax portes. ne voulant que ses cendres. sa musique sur ces phante pour témoin Un vieux avec son oret ensanglantés triomet sa pompe accoutumés. vint le reprocher Après lui demanda si écouté attentivement. duit la ville dans cet état. vos popes eussent pas . bon prêtre. dans la ville décombres fumants de Naples la grande matin à la lueur elle traversa. de flammes et de fumée témoignèBientôt des tourbillons rent tacle de sa résolution dit le bulletin. s'avancèrent Sous le feu terrible dans les des On se battit refaubourgs avec acharnement les ponts opiniâtre. il la protègera car je l'ai Dieu sera plus puissant que v. son église avait été brûlée. Napoléon se à faire attaquer. s'ils n eussent imité votre exemple. Aussitôt la canonnade nos Russes. il repassa nous abandonner feu à la ville. guerrière et n'ayant ruines qu'elle-même désertes de sa gloire. » A cinq heures du entrée « ces dre. barbare. tranchés troupes et les enlevèrent.

étant et Wittgenstein enprêt. « A cinq heures tout il donne le signal dormi. il trompa l'ennemi par la proposition retirer les blessés et surtout par des déEn même temps il ralliait en si- monstrations lence pour de retraite. l'empereur qu'on vous connaissent l'a représenté. » le Après lui avoir donné des secours. délivrés du Rassurez-vous donc. des impies Tandis que Napoléon. Napoléon renvoya prêtre à son temple avec une escorte. respecté vos saints car nous sommes tous chrétiens. et remercions comme d'être devoir de les haïr pénible » et des incendiaires. je lui ai parlé. tous ses combattants il les disposait en trois colonnes et les cachait derrière d'attaque. A la vue de nos soldats. paix qu'ils s'ils n'eussent les temples que leur seule prépas abandonné mes soldats auraient sence rend sacrés. rent un cri déchirant lâchement la mission de des païens. Saint-Cyr clay à se retirer. La guerre c'est un démêlé politiqu'il apporte n'est point religieuse Ses soldats ne combattent que avec notre empereur. repoussait à Pototsk. Oh comme on nous avait mes enfants de France n'est point tel trompés. les malheureux qui s'étaient réfugiés dans cet asyle poussèet se pressèrent. que nos soldats Ils n'égorgent comme on nous l'avait dit. les point. à Smolensk venait de forcer Barce même jour. le village de Spas et dans des plis de terrain.266 RÉVOLUTION FRANÇAISE. « Depuis le point du jour jusqu'à Wittgenstein cinq d'un heures accord du soir. (1812) trahi ont reçue du ciel. et votre Bog est noasyles tre Dieu. aussitôt son artillerie éclate et surpris résistent vai- Les Russes . « J'ai vu Napol'autel leur dit-il léon. femmes Dieu et les enfants. 18. autour de effarés mais le pope se hâta de les rassurer. ses colonnes se précipitent. Apprenez que lui et ses soldats et adorent le même Dieu que nous.

sentant sés Ney les attaqua Dès que les ponts furent rétablis. ne les couper. qui marchait en même temps il ordonna Gudin avant des Russes sur la rive gauohe. couverte par un ruisseau marécageux « Le pour l'nborder.petit pont en bois qu'il fallait passer le gé7e d'infanterie légère. i Histoire marcha ce passage. . Napoléon envoya au général Saint-Cyr le bâton de maréchal. distance tina. voyer des secours et marcha lui-même se déployer des forces supérieures devant Ney vit bientôt des renforts.(1812) kmpitir. le premier pour forcer aux le ruisseau. ayant l'arme au bras et en tête néral Chaque Ségnr Gudin peloton. trop faible dont Saint-Cyr » d'user que pour mieux se défendre A la nouvelle de cette victoire. qu'il hauteur sur l'ennemi elle s'avança qui comme inexpugnable. mille prisonniers. il demanda lui Napoléon lui envoya la division en à Junot. croyait qui allait du soir. Alors. en ouappelait sur lequel était un tre. nement. 267 bientôt leur çend'abord leur gauche est enfoncée. de cosaques y avait laisque Bagration quatre régiments et les poussa vivement. ils abandonnent tre fuit en déroute vingt et un champ de bataille couvert de morts pièces de canon ne pouvait feindre l'offensive. regardait le champ sacré. Barclay se hâta de leur endans cette direction. Cette position était. la division Gudin arriva en colonnes. que pour retarder n'y avait sur cette route. à la suite de l'ennemi pour marcher le danger dont il était menacé.. en franchissant répondait et de la grande armée Qendanti'anptée JW2- de napoléon . Napoléon c'était une bataille garde Vers les quatre et. à quelque il de traverse. s'étant formée occupait et qu'il une heures de passer le fleuve et de qu'à une affaire d'avantse livrer. Barclay s'étant retiré par des chemins notre marche. le Pniéper Ney traversa à Valouil le rejoignit sur la route de Mosde Smolensk. kow.

(1812) nombreux répété 21e et du 127e. gne décidé. sur le champ de Vale lendemain Napoléon se transporta « Quatre Russes pour loutina. > Arrivé devant dit « Désignez-moi désignez-mui Dites-moi » ce régiment. Cependant. fois Gérard les repoussa'. moi. répondre. mon ce n'est Tliémistocle te second. Le 127e n'avait ne s'étant à aucune trouvé jusque-là d'aigle poléon corps lui en de Ney. « Ces récompenses il fit former officier Sire du » encore Nale 11 satisfit sur données par tous Gourgaud. pas c'est Ce régiment le brave en cet instant. dont les vêtements et le visage du terrible choc de la veille. le meilleur le meilleur. Quatre fois les colonnes russes se précipitèrent sur eux. voisin. dit-il au général Gérard. point. comme le cercle régiment. par le cri mille fois fut suivi du 12e. les capitaines. » Cette victoire achevée quatre ordonné à Junot. . ils sont Allons. bons. remit un de ses mains. Il fut remLe combat devint extrêmement placé par le comte Gérard. avec de pareilles troupes on doit aller au bout Parmi les régiments qui furent magnifiquement ceux de Gudin c'étaient sés. 21e. général Gudin eut les deux jambes fracassées par un boulet. des Russes. c'en était fait de toute par le mouvement et le sort de la campaenveloppée mais Junot n'obéit la route resta libre. il distribua des décorations et des champ de bataille grades qu'à à tous les régiments la vue de ces braves On dit qui s'étaient distingués. du portaient s'écria. Après l'avoir passé en revue un Français Voilà. c'est Voyons. les Français la hauteur atteignirent opposée. il encore l'empreinte « Poursuivons nos succès plein d'enthousiasme du monde récompenle 12e.268 RBVOLUTION FRANÇAISE. vif. on remarqua 127e de ligne et le 7e léger2. coups de canon de vive l'Empereur mais. comme j'aime un » Puis. tous – Sire. et les Russes se retirèrent après avoir perdu plus de huit l'armée russe elle était mille hommes (19 août). ils sont tous Le premier. point bataille aussi le champ et leur bons.

les troupes. là qu'il enfin le il était pour Naretiraient. mais République. et les récompensant aussitôt. et frapper de la Russie. qui cette fois. trophées en militaire et imposant'. l'ennemi Witepsk et Smolensk. Les officiers désiheureux gnaient. il interpellait que régiment les soldats. Tout d'ailleurs Quatorzième bulletin. les transportèrent. morts des mourants. car devait décider livrerait semblait bataille engager . celui de la révolution. l'Empereur approuva. 269 des dé- offraient un spectacle de la victoire. pour marcher se sur Moskow. les soldats comme confirmèrent. disait-il. pas venu -» II fallait une masure. la grande armée russe. successivement s'entourer de chaà comme d'une famille. les choix furent faits suret confirmés avec accla- le-champ. la mort le Parthe. dit Ségur. du simple solqui faisaient du maître de l'Europe. conquérir C'est là que Barclay et Bagration devait grand certain rencontrer coup ne pouvait pas s'arrêter si loin. « Ces manières paternelles dat le compagnon de guerre les usages toujours mes qui reproduisaient de la regrettés C'était un monarque. Là. dehaute voix les officiers. Ainsi. lui. mation par en cercle. cette victoire décisive que poursuivait Napoléon venait encore de lui échapper. l'ennemi que.(612) d'honneur bris et des au milieu des ehpikb. mais comme cette clef de la vieille en laissant Russie. les sous-officiers. Ainsi. ces for- fuyait. ou les plus mandant les plus braves entre ces braves. Après lui avoir livré sans bataille rain Wilna. et ils aimaient un souvec'était » parvenu qui les faisait parvenir. » Elles furent grandes vraiment et par la manière les distribua. Napoléon « Il n'était à Smolensk. elles-mêmes dont Napoléon « On le vit. et la dévastation après lui. défendre sa capitale. devant il l'a dit lui-même.

le 23 auprès de Doregoboui. d un dizaine allaient de Napoléon marches. browski. encore etc. Marienverder. sur Oder. se tetotsk nait en observation hommes les cent à passer de renfort. ce parti Davoust Ney à Valoutina. sous Augereau de gardes nationales et la conscription De plus. ses communications. cohortes te Rhin sur la Bérézina. l'étendue de ses lignes. . cinquante mille «'étaient mis en marche devaient de 18i3 se tenir prêtes fut appetée. que fortifiés. se dépôt. l'ennemi fuyait d'assurer Moskow lensk. (1812) poléon à prendre berg à Molodusna. à Riga et Dunabourg et Régnier par Schwartzemberg devait servir de point dappui à l'armée de Moskow et maintenir ses communications avec la Lithuanie. à Mohilow. sa ligne d'opérations paraissait à Pototsk à sa gauche. tout faisait croire à uœ ses prébataille. les Posen enfin. à Elbing. Victor avait Barclay ayant rejoint Bagration l'atteistance. la Dwina Victor par Macdonald à Witepsk. qui le poursuivaient. les places fortes que nous occupions. en troisième les magasins de Minsk et de Wilna trouvaient dé Grodno et de Bialistock ceux de ligne ceux de Kowno quatrième Varsovie. Bromberg. Toute l'armée russe gnirent était rangée en bataille le choix du terrain. droite. quand Murat et Dàvoust. et des' refais de poste assuraient la D'un autre côté à craindre qu'avait-il et le Dniéper? Ils étaient Smolensk et Mohilow. la Lithuanie. Domavec les levées lithuaniennes et polonaises. venait Saint-Cyr n'était éloigné de Witepsk et Smode devenir A huit deux points d'appui. deux vainqueurs devant couverte.2TC KSVOLLTlUN PkANÇAlSK. Thorn ligne étaient ceux de Dantzig. paratifs. reculé sans rési- vers Saint-Cyr sur le Bug. plus en arrière en sixième ligne. étaient Schwattzemà sa lui. par garpar Po- grandes places marches en arrière établis dans magasins Des stations militaires route pour dés jusqu'à Wilna.

L'Em .des à tous les métiers. grandes industrieux et actif. et leur goût pour les hasards et les irrégularités de ce jeu terrible d'une vie aventureuse. qu'une Après s'y être arrêté le temps nécessaire Son armée. £71 1 Aussitôt vers l'Empereur dépêchèrent pour l'en prévenir et te presser d'arriver À cette nouvelle. car ils se prêtaient veler. avec Empereur Murat. de la manière de vivre des soldats l'ordre avait été donné. l'industrie des chefs et des soldats ils étaient avertis. Voici la description peu de ressources. comme à Smolensk ville en cendres. Suivant centre la même la colonne que les Russes. Naavec sa garde. gauche. comme route du que Murat et Davoust y trouvait fait M. il en pour attendre rêter le £4 et se dirigea vers Moskow. poursuivre un seul homme à de si distances. Poniatowski à droite et l'armée d Italie à Ney et Davoust. Les bagages étaient conduits pat. Ceux-là mansoldats. L'existence de l'armée était un prodige. et fit douze lieues sans s'arpoléort accourut mais déjà Tiéhnëmi avait disparu Napoléon lie trouva.(1812) EJMP1RR. que renouvelait chaque jour l'esprit avisé -des soldats français et polonais. « Il y avait à la suite de chaque régiment une multitude de ces chèvâtax un grand nains dont la fofogne fourmille. et réellement prise des efforts volontaires c'était un à Witepsk. de prendre en partant pour plusieurs jours n'en ignorait mais il comptait sûr pereur pas la difficulté. de vivres. et leur habitude de vaincre toutes les difficultés. de Ségur « A Smolensk. L'armée marchait repartit sur trois colonnes au centre. L'habitude en était curieux et cônti»spectacle que celui nuels de tant d hommes. nombre de charriots du pays qu'il fallait sans cesse renouet un troupeau. ûela ils sauraient bien pourvoir eux-mêmes à Jétits suffisait besoins.

commandés rarement par diviet le plus souvent et s'enfonçaient les soldats par rédans la et de sa ferle degré de son zèle. était une seconde indispensable armée de cet pour à la preon le parti « Dans cette organisation et faite en marchant. avec une telle fureur. excusaient dans il fallait. sions. les rangs. à cause des bestiaux qui et surtout la rapidité des marmais la longueur. de son intelligence s'était plus ou moins emparé de la maraude. qu'ils enflaient « On remarqua. de ces animaux la chaleur et la alors. s'y précipitaient si ims'en remplissaient d'autres beaucoup s'y noyèrent et ne pouvaient modérément. mais ici le défaut la nécessité de tout traîner avec soi. prompte s'était plié aux usages et à toutes les difficultés des lieux génie des soldats avait admirablement tiré le meilleur du pays. « En attendant tour de leurs par brigades à la découverte leurs détachements. poussière ches. suivant meté. Quant aux chefs. restés au- sur la de ce qu'ils trouvaient aigles vivaient c'étaient des graines de route militaire le plus souvent. La bouillir. et faisaient qu'ils écrasaient seigle nouveau viande manqua moins que le pain. (1812) quaient vivres. attirail porter mière. campagne. comme avant Smolensk.272 RÉVOLUTION FRANÇAISE. qu'on pouvait se procurer quelChaque soir. il est vrai. de l'eau. des détachements. et « Car ce n'était que par des excursions sur ses flancs au traversd'un paysinconnu. ils rencontraient quand. suivirent fit perdre beaucoup les suffoquaient. quelquefois allaient giments. des faibles ressources possible comme les ordres généraux supposaient toujours des distributions régulières qui ne se faisaient jamais. que ils. chacun d'eux. que les divisions . établis. ou pour ainsi conduire ce qui dire. plus marcher. la marche arrêtée et les bivouacs ques vivres.

était rempli long et étroit. « Quand le sac de farine grain était vide. moins (1812) -1-- empire. il était chargé de cin- coups « Derrière livres. peau vivaient universel. 1-- 373 Até- corps restaient les plus nombreuses leurs déta- plus disciplinés de mal aux habitants.du premier chements. les régiments ou qu'on trouvait dans vil- . et dans une guerre plus régulière. rapportaient plus et faisaient Ceux qui étaient restés au dra- dont la bonne tenue reposait de leurs sacs. sinon par des moulins moulin qui suivaient T. Le et la capote roulée et livres douze onces. son garnie. attachée par-dessus. pour jours de biscuit. sa banderolle et son fusil. presque fatigués d'un désordre « Chacun de ces sacs. « Chaque soldat portait encore en bandoulière un deux pains. demi-guêtres une bande à pansement. les yeux. un panustensiles de quelques et soixante propreté. de la charpie. un sac de de dix livres de farine. pris sur les lieux dans un autre pays. contenait deux chemises deux paires de souliers talon avec des clous et des semelles et des de toile. pesait trente-trois biscuits de placés quatre et dans le fond. onces au-dessous. bras les lit et qu'on faisait trouvait qu'on s'il s'en rencontrait. « Dans seize toile. quante-huit quatre sa giberne trois pierres à feu. pour sept jours de farine. des voitures traînaient encore pour six mais on ne pouvait guère compter sur ces jours de vivres. et soixante à tirer. tourne-vis. lui. avec une moindre armée. les deux chacun côtés étaient de rechange. et avait pour quatre jours de pain. qui eussent été si commodes transports. toile contenant avec son sabre. réduit au strict nécessaire quant aux vêtements. cartouches. sac de Ainsi. chacun de trois livres. on l'emplissait de moudre au premier à. ses bretelles sac entier ainsi composé.

on ment onv ment Nos grands hommes traitent la Russie partout. chaque maison ayant un four. tes. que le gouvernement et s'efforçait de faire croire que la perte priait nos succès. peu du premier des ouvriers de toute espèce. C'est là que. nous disaient-elles. jusque dans ils se retirèrent en y metet on au trouva dans la pillage des Russes. de tant de provinces était l'effet d'un plan général adopté « Quand nos villes brûlent. Wiasma cette tant ville le feu. C'étaient des colonies à la fois cis'y réparait » vilisées et nomades. ils manles boulangers car les régiments quèrent abondaient. d'avance. (1812) car ces peuples n'en connaissent Il guère d'autres. sacrifiaient tout pour retarder routes. magasins. la grande armée traversa les vastes les Russes plaines de de sorte « Dans l'avant-garde mais pendant repoussa la nuit. le feu. la faim. chacun le grain nécessaire. Ainsi. un enfant comme mais il y a de la crédulité à nous croire » si civédules. corps renfermaient tout s'y confectionnait que vivres et vêtements. on ment et par écrit.274 > RÉVOLUTION V FRANÇAISE. lagcs fallait ce pays. habitations. on au ciel et à la terre. paroles l'on ment l air. par des lettres il apprit russe s'approinterceptées. d'eux pour un jour. Le 28. marche . Dieu de la victoire des par terre. Oientten et des nous rapports faire remercier dans Il semble triomphants. n'entendons ici que le son des cloches. que des chants de ^reconnaissance veuille to'oa Français. le désert entre richesses. sa nouvelle conquête On parvint ville quelques ressources à l'éteindre. les Russes ils mettaient récolponts.. ou en marchant. notre villes. à cent i trente hommes. seize hommes et douze heures dans pour moudre. échappées pour reconnaître Ainsi. Napoléon y séjourna et le parti qu'il en pouvait tirer.

française sur trois colonnes marchant toujours mit en mouvement. à deux sa marche au point du jour. geâeeà linconcevable il s'arrêta enfin sur dié Wiasma et Gjatz en les traversant. fallait soutenir. avait été accueillie en était arrivé Napoléon parti le 30 de Wiasma. depuis l'empese faire un reur jusqu au simple soldat. larme© s'était qu'habile générappela» SwWarow.il 812) EMPIRE.. de cette retraite indignée par Kutuet Barclay avait été remplacé nationaliser la Alexandre sow ayant voulu. inceninaction Valeutina. forte de cent trente mille hommes. de la Mossa gauche . Depuis Wilna jusqu'à marche été qu'une n'avaient rations militaires coupée par Harcelé de sanglants combats par nos d'arrière-garde. par ce choix. était offerte. était parvenu parti formidable. masses sa droite par et couverte du côté '>ous Barclay. vrer bataille. le lenelle campa ce jour-là près du village de Gridewna. résolu d'y lien avant de Moskow. Cependant. larmée ner du repos à ses troupes. e n'était s'était l'ennemi troupes. Il s'y arrêta deux jours pour donà Gjatz le 1er septembre. dans le tout avait changé Dans l'intervalle. heures de l'après-midi. à superstitieuses. Russie avecune et sa nomination joie universelle. la Kalogha àBorodino. plus adroit courtisan la nation entière. une guerre pas seulement et religieuse nationale encore une guerre c'était qu'il nous nos opéSmolensk. guerre. Kutusow. deux kowa. tenu refusant deux jours la bataille à Smolensk après avoir échappé qui lui et mis à 1 en l'abandonnant de Junot. se reLe 4. en flattant ral. Après avoir le fetr à cette ville retiré. elle continua demain. Cher au clergé par ses pratiques la vieille noblesse moscovite qui par un air de nationalité camp des Russes qui la déshonorait. en était partagée Celle-ci. elle arriva en vue de 1 armée russe. un grand retranchement. eux et nous. 275 de rois.

de la ligne ordonna reconnue. s'y maintint ils furent chassés du bois et meurtrier. A quatre heures. elle fut enlevée d'un seul élan et à la baïonnette le 61e. Sa droite bordait la Kason embouchure sur la Moskowa jusqu'à depuis et était appuyée Borodino.276 RfivoLUTicm française. malgré les efforts des Russes pour la reprendre. melon où était la redoute. la vieille route de qui couvre Smolensk à Moskow. était son je lendemain. sans différer de l'enCette de . infanterie.Schwardino et le bois sur les hauteurs de la rive Napoléon. le feu cessa. qui. russes. plus accessible enlevée la veille n'en que laredoute était adossée à un grand bois. en mis en fuite. entre les deux Napoléon s'avança de hauteur en hauteur. On passa la journée du 6 à se reconnaître. Aux premières lueurs du crépuscule. sur un mamelon situé entre le village Bagration. à quelque distance de Moskow. la Moskowa depuis jusqu'à logha la vieille route de Moskow. et parcourut. tout sanglant et mutilé1. s'élevait une redoute arformidable. depuis Quand. l'armée russe il la vit se déployant sur un vaste demi-cercle de deux lieues de développement. lever. plus les par un où il demanda » répartit le colonel . formant vrait plus de quinze le centre gauche l'ayant mille hommes. se jeter dans la Moskowa. mée de canons en arrière et sur ses flancs on apercevait de fortes colonnes artillerie et cavalerie. le général Coml'attaque commença se porta sur le mapans. tout le front de lignes. défendait soutenue revue. à la tête des 57e et 61e régiments. troisième bataillon Napoléon « JI est passa dans ce régiment la redoute. Devant la gauche. (1812) sous de la gauche petite rivière qui coule dans un ravin et qui va Kalogha. Après un combat par A sept heures du soir. approches. Sa gauche. couposition de bataille des Russes. à deux mamelons fortement retranchés et armés de batteries.

. élevant la voix. perturbateur 1 Gourgaud. au Borodino. Kutusow fit ses dispositions rien pour exalter le courage et le fanatisme Entouré promener les armes. en seconde ligne Murat et Junot et en réserve la garde. les pompes et militaires. Sa reconnaissance bataille sa ligne jusqu'au protégeaient avait détruit que l'ennemi et d'infanterie et village couvrir son y appuyer Eugène centre Davoust et Ney. toute sa droite. faite. Français. qu'il aux disait s'être miracu- Serge. à cent grand pour armée 277 capas de l'autre. dégarnir pour aile gauche. le plateau d'artillerie centre. de leurs autels renversés « par ce despote universel. « D'après l'ordre général le prince Eugène devait. mains sacrilèges soustraite. A droite. Il plaça à gauche. il fit religieuses par ses popes. l'un Deux 1 couronné autres d'une mamelons EMPIRE." des Puis. devant le front de son armée sous les signes révérés de la religion. Poniatowski de Smolensk à Moskow. Napoléon droite. à Smolensk. leur aile prince route la gauche ennemie. il parla à ses soldats du ciel. ce tyrannique du monde. de saint leusement de toutes 2° d'empêcher l'ennemi de renforcer l'extrémité de son Davoust » il ne négligea de ses soldats. devait tourner le bois sur lequel s'appuyait de la bataille. de Semenofskoï. et surtout l'image évêque moscovite. devant sur la Kalogha. de cette image sacrée de leurs objet de leur vénération sanctuaires souillés de sang. que devait attaquer le maréchal De son côté.(1812) mamelon nons. Borodino. sur par une attaque attirer l'attention des ennemis sur leur centre et afin 1° de favoriser faire dans le mouvement la direction devait que le de la vieille disposa son armée en elle comptait cent vingt mille hommes. sur Poniatowski. s'avançant la vieille route de Smolensk. redoute armés de vingt-un de redoutes.

représentée par des saisons. pensez au sacrifice de vos cités conà vos enpar les flammes 'pensez à vos femmes. sormais d'invoquer ne s'adressa qu'à yoilà la bataille venait » le fanatisme la raison moinà la dé- de ses soldats « Soldats 1 des siens. achevèrent. la victoire elle nous donnera et un prompt à Austerlitz. la plus reculée cite avec orgueil postérité dans cette journée que l'on dise de vous » grande bataille sous les murs de Moskow. tracez sûr que mes yeux expirants verraient la victoire. dit Ségur. Ne craignez tions des hommes. et qu'il ne combatte pas son Michel. aux profana- qui réclament à vos seigneurs. patrie les caractères de l'agresseur de votre foi et et de ses guerde la vraie arche qui exposait la sainte image. solennel. dépend de vous de bons quartiers d'hiver. votre protection songez à votre empeet demain. de fanatiser leur courage. . jùsqu'aux dres soldats. leurs officiers. Soldats sumées fants. fidélité sur le sol de votre » de votre riers. aux intempéries donc pas. reur. je vous le dis. avant le coucher du soleil. se crurent dévoués par Dieu lui-même fense du ciel et de leur sol sacré. les bénédictions de leurs les exhortations prêtres. Kutusow Napoléon leur dit-il. à Smolensk. et que la votre Il était conduite à cette à Friedland. retour Déque vous avez tant désirée elle nous est nécessaire. que ce Dieu qu'il a insulté ne veuille point être avec vous 'qu'il ne veuille point placer son boude vos rangs. dans la patrie Conduisezvous comme à Witepsk.278 RÉVOLUTION PRANÇAISB. avec l'épée de l'archange propre ennemi « C'est dans cette croyance et que je vais combattre et c'est dans cette croyance vaincre que je combattrais clier en avant mourrais. avec le sang « Ce spectacle ce discours. (18121 ce vermisseau. l'abondance. Tous. cet archi-rebelle du Seigneur. ajouta-t-il.

de leur aile gauche. à l'ennemi ses redoutes et les enlève maintenir. le 5. le reste ''1. quand Déjà il était sur les hauteurs. et. par des charges les lignes les et réitérées. avant une les rejette sur pousse.(181-2) EMPIRE. il était _1 -. un instant. droite. 279 Napoléon passa des ou à prescrire à cheval centrale bataille. placées à notre extrême Davoust ils les redoutes de Semenofskoï et Ney attaquèrent ne laissèrent avec tant d'impétuosité. droite. Vainement fendre à mort. combattant d'une main. il appelle tous les siens et les et agitant Mais déjà Ney a reformé ses divipar son exemple. Se voyant enveloppé. cent vingt A ce signal. accepta parti de la-batterie Au même de notre bouches l'action. de nouveau: les dégage Murat. Murat se redoute. « C'est française le soleil se leva sans nuages » dit le soleil d'Austerlitz! l'augure. et. L'armée coup de canon. commencèrent feu. à des rapports du jour. sa position. il ne peut s'y attaqué fit Alors Kutusow mais. se fit entendre. de la nuit à recevoir 1 Au point dispositions. l'Empereur.1.. et lui-même blessé ses attaques Alors Murat s'élança avec la rapidité de 1 âdtoL la plaine que l'attaque de Ney et de Davoust ^HÉ| l'ennenm^^ d'ouvrir. et arrache à l'ennemi. position et en avant de la redoute conquise de la tous les évènements suivre d'où il pouvait et demie. de jeta un moment reparaissant pour reprendre trouble réfugie élevant ranime sions redoutes à un autre opiniâtres parmi dansla les Français. dans accourut avec des renforts pour les déBagration furent impuissantes. qu'ils s'y jetèrent même pas aux Russes le temps de retirer leurs canons. il s'élance. il renverse russes leur et termine centre. . il restait de droite le général Morand y marche de tous côtés. heure la défaite entière Cependant. del'autre son panache. A peine échappé à ce péril. A cinq heures la veille il avait plu. Mura:t court il se précipite sur l'ennemi.

devant nos rangs avec opiniâtreté sont sans cesse ramenés au combat ils viennent avaient mourir sans par cesse leurs vaincus. elle vient son infanterie se sées par notre artillerie. et jusqu'à la garde russe. ses masses épaisses tombent cette sa cavalerie A son tour. sur lequel avait effort notre droite. Après s'être battus pour la victoire. les Français luttaient sur le penchant et sous cette pluie de fer et de plomb. et droite. pour un dernier il attaque notre centre. de leur général. Ils s'y protégeaient défendirent avec rage jusqu'à à . heures. (1812) ses réserves. faire une grande charge aile gauche.280 avancer toutes RÉVOLUTION FRANÇAISE. repoussé sur notre Barclay était aux prises avec le prince Celui-ci. les Russes se battirent »On les voyait se pelotonner pour leur retraite. Alors Napoléon avec sa cavalerie devant cette et écrafoudroyées ordonne à Murat de en pivotant sur son masse redoutable. quand les de Gaulincourt culbutent tout ce qui arrivent. généraux qu'eux-mêmes ravins. de reprendre pivoté SemeDéjà il menace mais le général Friand nofskoï s'y porte avec son infanterie son mouvequatre-vingts pièces de canon soutiennent ment. d'attaquer «. entrent par la gorge mais elle devient heures quand si elle décida dans la redoute le tombeau cette sanglante. Tout cède l'ennemi est partout Pendant ce temps. elle remportée ne la finit pas. taques et leur retraite. de nouveaux « On ne put poursuivre leurs débris et derrière eux des redoutes armées. après s'être emparé mais Napoléon lui grande redoute.ordonné I quatre volcan cuirassiers leur s'en résiste. leurs atils et au pied de ces ouvrages élevés. Il était quatre dernière du sort de la bataille mais. n'avait pu s'y maintenir de nouveau et de la reprendre. victoire fut emparent. briser s'avance En vain contre Kutusow lance ligne d'airain. de Borodino et de la Eugène.

la perte ne s'éleva pas à moins de vingt mille hommes hors de combat. mille donner que cents coups de canon. et se conserver ce qui était comme une place de guerre à l'abrite se raldans un moment de péril. prenez pas plus lourd 1 Ségur. Notre artillerie sanglante. le 13 septembre. suivi mettre par la grande quelque ordre Il était parvenu Arrivé. On assure même lieues de sa capitale.donnerai vous bien de haches et de piques. enfin sur la Moskowa. manquèrent pas. Kutusow armée se retira victorieuse.U812) la nuit. Telle ne s'en tira près poléon l'armée fut cette était pas mémorable livré bataille. des fourches qu'une gerbe à trois dents de blé. en finir les excitations il y Naavec ne lui de quatre-vingt-douze aurait pu. leur ville » leur dépôt. celui-ci avait fait afficher la veille cette étrange proclamation « Dans deux ou trois jours. le signal. il fit dire au gouverneur Rosqu'il était prêt à la défendre jusqu'à la dernière topchin goutte de son sang. 28i ainsi la grande route de Moskow. cinquante champ ou pris et soixante parmi lesquels trente-cinq généraux. Armezje. dans sa retraite. à cinq et avec une armée d'étrangers d'autre lien que qui n'avaient il ne voulut pas s'exposer il aima sa fortune à un revers. en faisant russe. lier. sous les murs de cette ville. l'armée. sur Moskow. de plus Depuis longtemps. laissant sur le Ils se retirèrent mille hommes de bataille blessés tués. si vous voulez faire mieux. la garde. le Français n'est . D'ailleurs il s'attendait à une autre bataille sous les murs de Moskow. mieux corps se contenter d'élite d'une demi-victoire. sainte. couvrant impire. canons. Déjà. leur magasin. et. Mais. pourà De la Moskowa. pouvait laquelle. Du côté des Français. leur refuge'.

leprinceKutusow. A.L_ j'irai voir les blessés à l'hôpital Sainte-Catherine j'y ferai dire une messe et bénir l'eau pour leur prompte Pour moi. et leurs dépendances. Par son ordre. ià est Moskow et » Alors Rostopchin dévoua aux l'empire au pillage et à la dévastation cette antique cité des fffinmes. délivrés leur donna il les rassembla. donna. sans combat. et. justement nommée par ses poètes Moskow aux coupoles dorées. à l'approche des Français. « Nous renverrons rons rendre lame. mais vide en est la vie. palais. la nuit. des mesures pour et nous leur fe- « Demain pour prendre. renfermait encore. cultes plusieurs et rocailleux. Il écrivit à son souverain d'être forcé d'abandonner Moskow. que partout le peuple est l'ame là où est le peuple russe.ZN lv. mais maintenant « Je me rendrai je vois très-bien des deux. lui la population. les cachots s'ouvrirent. lieues d'une carrées forteresse d'une d'un terrain élevée enceinte. Ces palais entremêlés de jolies maisons de étaient inégal sur plusieurs disposés ils se groupaient autour ivres de vin et d'une et leurs parcs brique bois et même de chaumières. était un vaste et bizarre assemblage de deux cent châteaux de quatre-vingt-quinze avec leurs jardins et de quinze cents églises. "'––: RÉVOLUTION 1_~ l. ville de mar- . l'une. "L.1_1_ FRANÇAISE. czars. a Cette capitale. tous les criminels qu'ils renfermaient enfants de la Russie. un vaste bazar.A_~Ji. Kutusow abanCependant._1 tt_ (1812) n_. je me porte bien guérison. dont la vaste et double demi-lieue de pourtour. j'avais mal à un oeil. exterminer nos ennemis. dans la ville. lui. cette capitale. » ensuiteauprèsdeS. enpendant traînant avec « qu il venait du peuple qui d'un tout empire. avec conjointement au diable ces hôtes. et triangulaire. que de Russie. ses instructions. les et appela les dispersa joie barbare. plusieurs églises et des espaces inl'autre.

l'ancienne à en sortir qu'à ne parvint avec sa garde. Napoléon des czars et des anciens patriarKremlin. au repos. des quatre parties du monde bril- ces palais. ses jardins. qui dode la montagne des hauteurs Quand. se livraient quand les ordres les directions dans toutes flammes s'élevèrent Bientôt la ville. templait. ses clochers. Ségnr. gion. sa ches grecs. transportés et étincelantes dorées en » et ils y entrèrent « Moskow Moskow s'écrièrent alla prendre séjour au chantant la Marseillaise. ne fut plus qu'un presqu'entièrement De ses fenêtres. triste et rêveur. exécutés! d'être venaient de Rostopchin océan bàtie en bois. les églises. c'était l'Asie et sa relide ce peuple l'histoire rappelaient et enfin le croisensuite vaincue. d'un fer poli et coloré tous couverts clochers et de plusieurs d'une terrasse surmontée minaient étaient chacune que terla croix. antique demeure Pierre Ier. ils de la ville. le croissant. Quel réveil pour Napoléon! « Voilà cet effroyable spectacle. pris possession Déjà nos soldats avaient des vers minuit. ses églises. . de joie. et jusqu'aux boutiques. « Ces édifices. enfin des globes d'or. d'abord dominé par la croix du Christ '» » sant de Mahomet du Salut. nos soldats virent cette immense ses coupoles ses palais. laient réunies. victorieuse. ils au soleil. de La civilisation ils font la guerre! comme donc. des ce sont toujours nous a trompés Saint-Pétersbourg de disputer nos soldats essayèrent » Vainement Scythes! cinq ville aux flammes qui la dévoraient cette malheureuse russe n'existait de l'empire capitale jours après. puis. A la vue du trône et de l'image de de Charles XII. ville. plus! Napoléon. dit-il. avec mine Moskow.(1812) ]i~1PIRF. •81 où les richesses chands. il était loin de songer aux désastres conquête. il conde feu. tout-à-coup.

et.28* RÉVOLUTION FRANÇAISE. debout au milieu des ruines. impérial il eut la pensée de marcher sur Saint-Pétersbourg. des pans de muraille ou des piliers à demi écroulés. équipages. comme des il gouvernait Tuileries. et l'engagèrent à rester à Moskow. qu'on était parvenu à sauver des flammes. il ne s'occupa plus. retentissait du bruit des de l'éclat des fêtes et des festins. Du Kremlin. de distance en distance. il recevait ses dépêches et rendait des décrets. magnifiques ses richesses. il leur fit ouvrir des lieux habitants. (1812) travers la fumée et les ruines. Un moment. céda et fit des propositions Napoléon de Il rentra au Kremlin. des d'asyle et distribuer vivres et de l'argent sa sollicitude s'étendit aux également blessés aux établissements russes. Puis. des monceaux de cendres. qu'à laisser reposer son armée et à la mettre en état de commencer sa retraite. Il se retira à une lieue de au château Moskow. ses vastes bazars. dont le costume le luxe et la rappelait forme asiatiques son peuple avec ses costumes ses grecs ses jardins palais. Déjà son était tracé plan de campagne mais ses généraux le détournèrent de cette entreprise. hommes et quelques quelques femmes russes errants çà et là dans ces décombres. et à y négocier. Cependant. ressources quelques dans la et y rappela une partie des y rétablit l'ordre. il travaillait à l'expédition des affaires administratives chaque jour. voilà ce qu'il retrouva de cette grande cité. ville. qui. maisons Quelques restées éparses. Napoléon il restait encore . son empire dans les intervalles de temps que lui laissaient les revues et les soins de la guerre. et aux églises que les flammes avaient respectés. et semblait montrer avec orgueil ses seigneurs si fiers de leurs antiques et de leurs vastes privilèges possessions ses marchands. paix à Alexandre. de Pétrowski. pendant un mois. la veille encore.

il est au sein du désert il est au centre de la Russie. quand l'Europe résolut cent de prendre soixante-et-dix l'offensive mille devant Il hommes. de la Comédie-Française. tous les paysans étaient sur pied. leur peignit le danger parla à ses troupes. Pendant C'est ainsi il se décida Russie. que l'ennemi soit dans Moskow. attendant pour la paix. les autres en observation sur le sommet des clochers ou dans nos camps. écrivait-il à Alexandre. réglement A la faveur du désordre produit de Moskow. Kutusow son armée. à continuer la guerre. puissante.(1812) EMPIRE. resta dix jours dans l'inacle résultat des négociations tion. ses renforçait recrues arrivaient de toutes parts. sur la route de Kalogha. disait-il dans ses proclamations. Bientôt. t ne daigna même pas répondre aux ouvertures de le plus puissant allié de la Voyant que l'hiver. Il menaçait de là nos communications avec il fut repoussé à Winkowno Mojaïsk par Murat. environné pour d'armées qui l'arrêtent et dra fuir à travers Reculerons-nous ses regards Alors. « les uns en armes. Cependant nos forces s'accroissent et l'entourent. au sud-ouest de Moskow. qui. au lieu de continuer à le poursuivre. se glissant même dans nos demeures et jusque dans le Kremlin. Moskow » Kutusow il avait à la famine. son tombeau de Napoléon et celui de sa . s'était porté de la route de Kolomna. par le parti qui avait tué son père et brûlé Moskow. « Que Moskow soit sa prison. d'un qu'il s'occupa. par l'incendie à notre insu. approchait. S83 sur les ruines de Moskow. » Dominé Alexandre Napoléon. en suivant la Palkra. et pas un Russe n'est à ses pieds. ce temps. Kutusow. Il est au milieu d'une population l'attendent. nous encourage de donc. « Qu'importe. il lui fauéchapper les rangs serrés de nos soldats intrépides.

retardait malades. Après avoir il sortit de Moskow avec quatre-vingt fait sauter le Kremlin.. etc. Il était nuit il fallait à des forces triples. russe. fait son artillerie. et renforcé son armée. disposé des masaugmenté ses d'approvisionnements le rétablissement protégé blessés et malades à Smolensk. nombre de char- de des femmes. russes. mais la camille combattants valerie chaient. (1812J grande armée! s'écria-t-ii. passage de la Narew. la retraite de ses Déjà. A son tour il surprit Murat A cette mouvement. de Kalogha avancer. la marche Ainsi. mille leurs combattants armes. il en avait fait partir la plus grande partie. premières ges. Arrivée ce qui donna notre aux Russes le temps de de trophées et de des enfants. » à Winkowno. reil avait réorganisé à la retraite ses munitions. paysans attirail qui embarrassait. ou à Witepsk.^gg RÉVOLUTION FRANÇAISE. avant-garde. ordonna que combarrée par Bien qu'il eût l'attaque. des à Malo-Jaroslawetz. à ceux qui nouvelle. aux à Wilna. immense tout un jour fut sacrifié au de l'armée. et deux mille caissons. Néanmoins chant cents canons ces quatre-vingt à la tète avec leurs sacs. il s était préparé Pendant Smolensk. Eugène . donne à son armée l'ordre de Napoléon et malheur « Marchons sur Kalogha dit-il. nombreux nei- sur Smolensk. mandait l'armée affaire la route trouva Eugène. nous prévenir. marplus de six encore cet » A et l'artillerie se traînaient plutôt qu'elles ne mar- terrible de guerriers appareil leur suite venaient pêle-mêle riots et d'équipages chargés butin des « rappelaient du monde. vainqueurs un grand vivres. l'infanterie était bien refaite. Prenons et le battit la France en Russie. sur mon passage » Son projet se trouveront les frontières de Pologne par Kalogha et était de regagner son séjour à Moskow.

une route vierge. des Russes. grasse. poléon lui observa qu'on n'avait que trop fait pour la gloire. observa Murat. avec s'engagea les Russes mais la Napoléon tint conseil le but. après un dernier Eugène ils parvinrent à forcer lui-même avec sa réserve. disait-il. et rouvrir à l'armée la route de Kalogha. le chemin le plus court. où le prince enfin. offrant son flanc à tous les coups de l'ennemi ? Quand. pour l'avis de Murat. Borowsk Véréia nous conduisent ne vaut-il sans danger à Mojaïsk. qu'il faut donc poursuivre. fermée. pas mieux choisir cette voie où des où tout nous est connu? » Napoléon sur Mojaïsk se décida vivres nous attendent. Murat se lève et dit « que s'arrêter est impossible. î Medyn ou Mojaïsk ? Telle était la question à résoudre. seulement les restes de sa cavalerie et celle de la garde. et il va s'enfoncer dans leurs forêts. » – « Pourquoi. Y marcherait-on ses géné- par Kalogha.» Napo« que c était assez de témérité. dans leurs bataillons. intacte. de villages en un couverte encore debout. qu'il était temps de ne » Alors Daplus songer qu'à sauver les restes de l'armée. Smolensk était était avant-garde n'en resta pas moins victorieuse. derrière et nous. au moment même où Kutusow. renverser tout. sept fois la ville fut prise et reprise par les effort. à la retraite. et il se dirigea ébranlé par le . raux. mot. elle allait décider du sort de I armée. à portée de Kutusow. « C'épar Medyn et Smolensk un sol fertile.(1812) Bâtie sur un empire ressauts Français 287 à de penchant rapide entrecoupé pic. tait. et cette attitude Qu'importe menaçante leurs bois impénétrables lui donne Qu'on ? il les méprise. fuir dangereux. Le premier. voust proposa de se retirer larmée irait-elle se traîner sans guides et incertaine sur une route inconnue. Notre route de Kalogha Dans cette extrémité. nourricière.

Elle revit Mojaïsk le 28. chargés de frimas. à la hâte et en désordre.' Tout-à-coup. Après s'être fait jour à travers quarante mille Russes. et forma l'arrière-garde. à deux lieues de Wiasma. Napoléon. ils poursuivirent leur marche. la poussa sous les pieds à leurs regards. Ney et Eugène. le 6. au-delà de Kalogha au moment enfin où. Bientôt la terre disparaît arbres seuls.Jaroslawetz. Quelques Le soldat ne voit plus son chemin.288 KiroLUTiON frahçaisk. et Napoléon y laissa Ney pour attendre Eugène se porta sur Smolensk. Telle fut la principale cause des désastres de la retraite. il marche et s'engouffre dans les profondeurs sous ses pas. trouvèrent la route coupée par l'ennemi. s'arrêta à la de Kolotzkoi les malades grande abbaye pour y reprendre et les blessés qu'elle le soir. que la neige dérobe . manqua de cette témérité occasions. qui l'avait si bien inspiré dans tant d'autres la grande armée continuait sa retraite. et redoutant une seconde bataille. elle atteignit y avait laissés de Gjatz elle regagna Wiasma en deux marches. Napoléon Davoust enfin. (1812) choc de Malo. levé. chant sur quatre colonnes et la garde en avant. avaient le ciel se voila notre armée cial s'étant la neige tomba par flocons. temps lant. l'espoir d'arriver soutenu tous les courages. traversa la Kalogha et le champ de bataille de la Moskowa. le plus grand effort étant fait. qu'elle trouva encore couvert de cadavres. de sombres et froides vapeurs enveloppèrent et un vent et devant glale vi- lensk. marCependant. se retirait. un soleil brilbientôt à Smoheureux. il n'y avait cette armée qui fuyait plus qu'à marcher pour disperser (26 octobre). Ney releva Davoust On était au commencement de novembre. s'en détachent. dans cette circonstance. semblait des combats avoir favorisé notre retraite. sage de nos soldats. le Jusque-là. Ces derniers. Gjatz et Davoust.

dormait. 289 où s'astout. sans qu'aucun donnât le signal. et dre pendant spontanément leur mouvement. on cherchait dispersait des bivouacs. et la teignaient foncé qui la faisait ressembler beaucoup. officiers. quelques racines pour se nourrir et du bois sec pour neige du feu ? Cependant. soldats. parce que la glace couvrait se procurer toutes les sources et tous les marais. au brouet noir des Spartiates se plaçait autour » ou trois y jetait deux de la poudre. les premiers Parvenait-on à les alluapprêts allumer « comme il était impossible mer ? on préparait le repas de de l'eau. ceux que la mort n'était pas venue surprenla nuit. On délayait ensuite cette eau. d'un noir sa couleur. la bise. pêle-mêle. Relation . levaient leur bivouac. pour cartouches. on s'arà s'établir mais la tempête rêtait. chacun souvent pour ne plus se réveiller. reprenaient Il fallut trophées sauver. une portion dont on était pourvu. on ensuite. en lui donnant le goût lui ôtaient son extrême fadeur. généraux. ou. artillerie. qui était noire et bourbeuse.(1812) empirp. et s'enle repas. ou plutôt 19 les rangs. où se reposer. où s'arrêter. les soldats jetaient leurs armes. on faisait fondre dans une marsuffisante de neige pour produire quantité lume d'eau dont on avait besoin. succombant à la fatigue. farine plus ou moins grossière mite une faisait le vodans de la et on Sur cette ce mélange de bouillie épaissir jusqu'à consistance avec du sel. instrument militaire A la pointe du jour. de René y. qui couvrait où trouver un abri contre l'àpreté de seoir. à son défaut. Cavalerie. Après du feu. raître était de Moskow. on l'assaisonnait qui. Bourgeois. Nos jeter dans un lac nos dépouilles à charge on ne songeait nous étaient qu'à se Plus d'ordre. plus de discipline marchaient tous confondus le malheur avait fait dispatout infanterie.

des neiges. après les avoir dépouillés. pendu à leur côté. un pot attad'autres traînaient corde par la bride des engourdis. donnaient tout nus sur la neige. les granges. sur lesquels étaient de chargés l'attirail la cuisine et les chétives provisions. bulletin. de combats. échappé à tant Un homme. à travers des déserts « On se précipitait dans les maisons. nos malheureux dans les déserts. les mêmes. ques. 1 Relation de Keni et périr ces braves à tant de périls. trains qui voyait sur les chemins calamité l'armée chercha à qui frappait française. ché avec ombres une épaules et portaient. cées. et ne rencontrant le plus souvent les abanque des cosaques qui. mine. Bourgeois. une besace rem- bras de chevaux. affreuse en profiter. n'avaient la facher- le vent. sur des routes à peine traet d'immenses forêts de sapins. Il enveloppait toutes les colonnes par ses cosacomme les Arabes qui s'écartaient le jour. par son cou- Vingt-neuvième . quand on ne pouvait y entrer. » après en avoir expulsé les premiers les traces occude cette au milieu pants'. on y mettait le feu pour en faire sortir ceux qui s'y trouvaient c'est des officiers-généraux surtout ce qui arrivait s'en quand étaient emparés. 2.290 EfiVOLUTIOK CRANÇAISE. « Très-souvent. s'éleva qui avaient en ces jours de calamité. Chaque jour voyait augmenter le nombre des isolés. « L'ennemi. » soldats les qui enlevaient. (1812) elles tombaient d'elles-mêmes « avaient sur leurs de leurs uns Quelques plie de farine. la neige. et tous les bâtiments hangars qu'on rencontrait. « Nous cheminions abandonnés à nouspéniblement. pas même la nuit pour se reposer des feux ils erraient à l'aventure. les chassaient chant un asyle et du pain. et les voitures harcelés Ainsi.

obligé saillis par les Russes. qui avait commencé seize et dixdu 14 au 15 et au 16. de mais non par centaines. périssaient de France et d'Allemagne surtout les chevaux par milliers. il les ramène contint l'endix jours entiers. Les chevaux de cavalerie. Après il avait. depuis avoir sacrifié ses bagages. lâchaient leurs armes. ses soldats. le Dniéper. le nouvel saison. Il partit ou du moins sur la Bérézina. il combattit ainsi ^l'armée ville.(1812) \AV~ ~J EMPIRE. de l'armée. de nos dangers il les accepta Seul avec cet homme tout entiers Ney I et se dévoua c'est comqu'il notre retraite. au-dessous huit degrés verts train. le thermomètre marqua coufurent les chemins de glace. nos le temps soldats de s'écouler trouvent vers et donna Smolensk. sur les charles blessés les malades. ~u ~n_. en peu de jours. point de bois. la faim et la prise déjà même et saisissant se jetant au milieu d eux quand au feu qu'il recommence. le 16. encore que les forêts qu'ils viennent « Quelque dur qui) 1 à Smolensk. fatale arriver nemi. Le froid. toutes les nuits. rettes qui les ont apportés. Napoléon ne put s'arrêter dans une si cruelle en mouvement lui parût de se mettre il espérait état des choses le nécessitait. à Minsk. il se voyait ses canons. il coucha avant l'enle 13 de Smolensk à Krasnoï. la c'est toujours C'est encore. de verglas. d'artillerie. un de leurs Redevenu nemi. Asderrière à qui le froid. fatigue arrachaient ils fuyaient. 261 rage à la hauteur Dans son héroïsme au salut mandait. et. restent dans les rues. le 7. fusils. Notre périrent plus de trente mille chevaux . s'accrut subitement. de reculer précipitamment l'arrière-garde soutenu Wiasma. Arrivés dans cette n'y point d'asyles point de quartiers d'hiver préparés. plus froides un nouveau bivouac dans de trompeuses de quitter. soldat. c'est grande route passant au travers d'un vain nom ruines.

» la nouvelle la Russie. armée. nous Ainsi. une bataille et attendre de pied ferme. Kutusow s'était emparé de la route et s'avançait de Wiasma sur Krasnoï. presque sans artillerie. il fallait marcher à une bataille. vement toute l'offensive. sans artillerie. perdirent leur gaieté. 'Vingt-neuvième bulletin. l'un descendant du nord. pour ne pas être contraints que le de désirer il fallait empêchait occuper un certain espace pour ne pas être tournés. (1812) cavalerie se trouva toute à pied notre artillerie et nos trans- ports se trouvaient truire une bonne de guerre « Cette sans attelage. Cependant. Tchichagow et tous deux. 14. Il fallut abandonner et départie de nos pièces et de nos munitions et de bouche. . si belle le 6. l'autre s'élevant sud. notre situation fâcheuse. sans transports sans cavalerie. et ne rêvèrent que malheurs et catastrophes ceux qu'elle a créés supérieurs à tout conservèrent leur gaieté et leurs manières et ordinaires. virent une nouvelle différentes à gloire dans les difficultés surmonter 1. Wittgenstein Cyr ne put se maintenir sur Schwartzemberg. d'Elnia. sans cavalerie et liât les colonnes. du de se joindre vers Borisow. leur bonne humeur. de notre De toutes retraite parts. Cette diffiqui éclairât culté. nous ne pouvions à un pas nous éclairer nous ne pouvions pas risquer quart de lieue. avait mis en mouelle avait repris où SaintCependant. subitement jointe à un froid excessif rendit venu. et cela. et déjà ils y touDe son côté. défaut de munitions nous s'était jeté sur Pototsk. était bien différente dès le sans cavalerie. Les hommes que la nature n'a pas assez fortement trempés de toutes les pour être au-dessus chances du sort et de la fortune. s'étaient efforcés passage chaient.$92 BÉYOLUTION FRANÇAISE. C'était le le plus difficile de notre retraite. parurent ébranlés.

Parti de Smolensk mille traîneurs. loin de Krasnoï. aller il n'y en On était trop le prince rejoindre . séparant voust et Ney. Alors Sept à la coimposa une rangée de cosaques huit tirailleurs suffirent lonne s'avança en bon à l'ennemi. importuns. de toutes nations. DaEugène de douze six mille suivis voulut passer à son tour. Cependant. sans grades. ne paraissait Eugène pas tion n'était Si l'on voulait du secours. il il les envoya éteindre. On se décida Eugène. avoir à nous faire empire. garde. elle s'avance sous le feu des Russes mais. Napoqui n'osa l'attaquer de sa vieille garde. pas tenable. sans chefs. sa ferme contenance que par ses canons. position une heure. la plupart sans armes.(1812) allions russe. et de sa Après le passage de l'Empereur et s'établirent s'enhardirent. A deux lieues de Krasnoï. quand il Eugène et qu'il son corps d'armée. par avec au travers ce mouvement. en travers pour ordre de la grande percer ce rideau. pour Alors la clame un chef et se partage en pelotons puis. fortement. Deux heures après. obligée elle se proun contre dix. à son tour. atteignit Krasnoï. 293 au travers de toute l'armée jour la colonne impériale découvrit route. avait il fallait pas à attendre. de prendre pendant la posi- elle les tient en respect pour se défendre. il n'y ordre. léon. l'aller pour chercher. au-devant répond qu'en se précipitant de^es au combat ou pour périr avec les amener faible troupe qu'il vient de laisser s'organise. Sommé de se rendre. comme ils devenaient passa au travers des feux ennemis. soldats de la grande route. s'aperçut qu'il avait devancé de tous n'avait près de lui qu'environ quinze cents hommes sans organisation. mille. divisions elles. au milieu des grenadiers et. les Russes aunombrede vingt-cinq de Napoléon.

de tant* de combats. court troubler « Ne vois-tu à ce Russe. Alors l'ennemi trompant se jette entre la route et le Dniéavec ses divisions. s'avançant farouche russes colonne joindre Russes Accablé toujours. et le bruit de leurs pas quand tout pour eux dépendait la lune. il s'en écarte. restes haleine Dans l'instant avec ses divisions. Eugène arriva enfin à Krasnoï. tête baissée. Napoléon. il y eut un moment quand ces hommes. crie le long de l'armée russe d'un regard ou d'un cri brillante En même d'un nuage temps. sa langue. et pas que nous sommes du corps d'Ouwaroff. et se au travers de dix mille fusils et caprécipita. « Au milieu dit Ségur. terrible. d'arrêter. s'écoulaient. » Après deux heures de marche. sortant d'alarme. arrêtaient Eugène par ses feux. avait arrêté. ou morte et la moitié le reste de la éclatent à la fois. « Tais-toi. trompé. se tut. par une le mouvement de l'armée russe. (1812) Aussitôt. et la pointe « que par un silence ne leur répondent de leurs armes. sans se lui dit-il à voix basse. vint éclairer 'voix russe éclate. tombe héroïque qui alla re- Eugène. en retenant leur le plus critique. Mais perdus! parlant malheureux! lui dans et leur demande qui un Polonais. s'avançait que les On essaya de percer. » Alors tous tes feux à bout blessée portant. depuis une heure. une Ils se crurent et. et parvient de cette marche hasardeuse. Mais la attaque nocturne.294 RÉVOLUTION FRANÇAISE. Déjà. . point. tint bon jusqu'à la nuit. et cependant ne désespérant par le nombre. ils sont. leurs leur mouvements. nons ennemis. le temps de le rejoindre pour donner à ce prince à Cherkowa et à Maliewo. des deux côtés de la route que Vainement. « que nous allons en expédition secrète ? Le Russe. Klisky. la colonne se serra en une seule masse. à s'échapper per. tout-à-coup épais. bordent les Russes. on leur cric de se rendre nos soldats.

et dégage Davoust.(i8t2) EMPIRE. » Il s'était donc mis en marche avait avec environ douzaine de six mille combattants.t. Avertila veille du combat n'était parti deSmolenskque il avait été invité.. Seul et séparé de l'aril ne se mée française. d'y tenir jusqu'à la nuit. revenant sur ses pas. de la part de Davoust. lui prescrivant fait répondre de que « ses instructions ne quitter Smolensk du matin. Résolu de les arracher au sein de cette Russie qui s'est refermée sur eux. faible troupe. il se jeta sur un pain qu'un de ses compagnons milieu mes lui offrit. et. il que le 17. Kutusow Napoléon autre côté. » Cependant. et. saisissant il est temps que je fasse le général » Alors. le 17. Ney. reparaître « Il était sans linge et exténué mille.~t +:1. quantité Il se heurta. avec cette bagages qui étaient restés en arrière. On avec quatre vit ce. une et une grande de pièces de canons. sans délai à se 'mettre en mouvement mais alors. ~x: )':–tj!~Lt.rI_f t. D'un il laissa Davoust ne pouvait pas il n'y avait pas et Mortier à Krasnoï. nous fermer le retour. qui commandait l'extrême arrière-garde. Ney lui Cependant. 29iî ~~– n~ ~1. son épèe ordres. restes de soixante de d'arfaim. réduite à dix mille hommes. il envoie ses « J'ai assez fait l'empereur. plein du son compagnon il se retira d'armes. il s'avance à pied. couverte de toutes parts l'ennemi débordait Lyadi pour se résoudre un moment en leur désespoir à Orcha. A joie de revoir son fils adoptif fut troublée par l'inquiétude sur le sort de Davoust et de Ney.1. à sacrifier de fumée. se portait sur à perdre recommandant d'abandonner Ney. maréchal mille combattants. . livré près de Krasnoï. et le dévora. contre l'armée russe. dans cette circonstance eritique. à la tête de sa vieille garde. autant de traîneurs. au s'enfonce phalange héroïque dit-il de quatre-vingt mille ennemis. à huit heures ne partirait pas plus tôt. On lui donna un mouchoir pour qu'il put essuyer sa figure.

des lignes redoublées. « Un parlemente point achevé sa sommation. et l'ennemi « Ney reconnaît qu'il a tente il attend que la fuite des siens ait mis entre eux le ravin qui désormais est sa seule ressource il les reforme. languissante. il s'élance pour s'ouvrir un passage. enfin tout. et fois. Il range deux là. des nante. sous le feu des Russes. les seuls qui champs avec trois mille soldats. Trois à se faire un jour. . une colonne traîune marche incertaine. bien nourris. il voit « d'un Cependant Ney s'en exalte mille hommes. à elle seule. mille hommes contre quatre-vingt il répond au feu mille de six cents bouches avec six canons. Il n'avait cinquante çais. Poursuivi il se par l'ennemi. De l'autre côté. tient lieu de tout. tous les siens. et la fortune qui. Déjà la nuit général perdu anglais. des rangs entiers côté. était venue il avait. escadrons. morcelée. Un paysan d'équipage Point le conduit qu'il découvre • de pont pour le traverser > Idem. on ne mon prisonnier » pas sous le feu. a nommé la dans ce combat des qu'un Wilson. bataille presque jette à travers avaient pu échapper. vous êtes lui dit Ney. envoyé par Kutusow. il parvient sales.296 RÉVOLUTION FRANÇAISE. manqua point à lui-même ni à ses compagnons Un Russe. (1812) d'infortune. cinq mille soldats. grand comme le péaffaiblies1 ril qui le menace. 1 Sègur. que tout-à-coup bouches à feu vomissent la mitraille sur les Franmaréchal ne se rend point. une artillerie immense sur une position formidable. héros. le feu redouble. l'impossible. et fait honte à la for» tune d'avoir pu trahir un si grand courage2. incomplètes. tes dans des mains armes la plupart muettes et chancelan» Alors. sur le Dniéper. quatre-vingt pleins. vint le sommer de se rendre. de nombreux profonds. sans espoir et sans crainte. trois fois il le voit se refermer.

de cosaques coup des milliers sortant des forêts voisines. leurs agilité que jadis leurs pères maniaient » leurs flèches1. bliant que l'ennemi pouvait heures à attendre et à dormir sur la neige. aussitôt funeste la même petite colonne ses sorties pour ancêtres. reparaître mais avec cette montés avec arcs sur des traî- et lançaient. leurs et lançaient avec une • jours et vingt lieues. . Sa troupe ralliée. avec ci s élance à sa poursuite.(1812) empire. s'enveloppant pour les rallier. elle commença à passer le fleuve. Celuimais ses premiers pas ont donné l'éveil à l'ennemi. ouet. leurs canons cosaques qui « disparaissant comme les Scythes. tenaient devant se retira sa lentement devant comme six mille assiégée. pied à pied sa glorieuse retraite. Beaucoup péce passage. en fuyant. gauche rirent dàns rie. Arrielle s'y reposait. vée dans un grand village. la glace pliant sous leurs pas. 297 0 le fleuve point tenter ordre. et pendant trois jours. vers minuit. n'ayant pu traverser les bagages et le train d'artilleavec les traineurs. restèrent tres. Ségur. leurs différence qu'ils maniaient neaux. pouvait et sans Il s'arrête dans son manteau. sans Ney. quand tout-àsous les ordres de Platow. tient nons. excepté Ney de nuit sur un s'était le passage mais.venue. par la fatigue conquit épuisés par le sans cavacanons. dans sa marche il avait laissé en arrière la moitié des siens. pendant d'hommes deux boulets. fondent sur elle. faibles ou blessés. Ney les conla nuit . s'avançant de. arrêté. sans cavalerie. il passa trois le surprendre. lerie. puis. à quinze cents hommes réduite sans casa troupe armés. D'ausur la rive le fleuve. tous et par la faim. Ainsi. Cependant. il en profite pour décamper. est pris où le cours et la glace des glaçons 1 est mobile. la petite armée se remet en marche. Ney. poignée froid.

vingt-sept soixante mille morts prisonniers. il ne nous ter la perte C'est ainsi déployer Depuis cinq cents quarante mille mille traîneurs sans armes. « c était. une traînée de de Moskow. et huit restait que quarante Ce n'était plus cette grande colonne conmille combattants. et combattant à chaque pas. Déjà on s'attaNapoléon toutes les conjectures on épuisait chait aux souvenirs l'ennemi quand soudain ce cri se fit entendre des cavaliers le prince et marcha voici reparaît cette nouvelle. il s'écria mes caves du palais » d'un tel homme des Tuileries. dans le officiers. liers d'hommes. ame et un grand génie peuvent grande et de ressources dans l'adversité. enfin à la vue d'Orcha. se mêlèrent Napoléon Soldats. Ney arriva et toute l'armée le croyaient perdu. et dont les pieds étaient enveloppés et hérissé d une barbe le visage terreux de toute espèce » ils marchaient « confusésans armes. des moindres accidents (1812) du sol. de roussis et troués ou de sales manteaux et une aigles. généraux. leurs transport qui est dans ne pouvait croire à ce retour inespéré « J'aurais donné de sa joie. quérante spectres morceaux couverts de lambeaux. polonais Eugène rassembla au secours rait peindre leur joie en se revoyant. nous trente avions perdu tous nos bagages. dit Ségur. voir tout un grand nombre de blessés. d'armée ait pu tenter. tenant en respect. de haillons par les feux. de tapis. hideuse. Rien ne saugénéembrassements. pour le trésor rache- l'un des plus beaux et que.298 bois en bois. canons. des plus hardis Ney qu'un corps l'honneur des sauva les débris de douze régiments français. par ce mouvement. profitant RÉVOLUTION FRANÇAISE. de pelisses de femme. sans honte. de traîneurs et fit ce qu'une de courage Moskow. Après mille traverses. . armes. « Ney est sauvé il » A qui l'annoncent! milquelques de Ney. et confondirent raux.

fbis passé et dernière elle avait pour la troisième épreuves ce devant à s'arrêter Kutusow et contraint le Dniéper. Oudinot marcha sur Borisow mais arrivé à Bohr. toute voie de retraite mille Russes. pour se rétablir d'être prices deux places venaient et Minsk: sur Vitepsk « ïl s'écrie A cette nouvelle. sans ponts. Ce n'était les yeux plus £nin fixés . des bords du en se reportant avait laissé passer emberg et pour échaptout-à-coup. lence. 4^1 et en Si- d'une armée. lieues.. la tète basse. devant pas dans ce nouveau . à l'amaintenant ressource devant nous pour nous comme à l'arrière-garde. Napoléon ne s'oublia en était maître. les trois léon apprit que déjà Tchichagow serré. ouvrir le chemin. per en même temps à Kutusow la Bérézina à Borisow. mats que l'ombre » de la grande armée. reprendre d'Oudinot. vant-garde » C'est pourderrière nous pour le fermer. et s'arrêter. nos baïonne nous reste plus qu'à nous faire jour avec que Schwartznettes. mais l'ennemi. ce qui fut fait nous semblait le pont. » Mais pour joindre ce nouvel ennemi. elle comptait. dans un espace de quinze ennemies. et de lui enlever droit à Tchichagow il résolut de marcher brûla en se retirant. sur Bofisow pour Oudinot de diriger quoi il lui ordonna et du pont de la Bérézina.(1812) 1 EMPIRE. joindre Dombrowski s'assurer le mouvement lui-même et de couvrir Minsk. faible obstacle. n'ayant fermée par cent vingt enveloppés charriant nous qu'une rivière fort large. Bug sur Sionim et en s'arrêtant il fallait et à Wittgenstein. traverser « Votre armée est notre unique Napoléon écrivit à Victor elle doit fournir au plus pressé. entre Napo Ainsi resarmées péril. ment. c'était l'ombre elle n'était pas arrivée au terme de ses Cruelles Cependant. Napoléon ses par les Russes. C'en était fait.nnri vers In la 4-a»1»A terre. Borisow.

à trois lieues en amont de Borisow. pour comble de malheur. ordinaires. plongés dans . il se prépara Dix-huit cents de sa garde étaient démontés il les rallia en deux il ne restait de notre cavalerie bataillons. et le général d'artillerie Éblé y avait été envoyé avec des sapeurs et des pontonniers pour y construire deux ponts. et. « II fallut des efforts inouïs. Il en donna au général et déplacer l'ennemi. pentromper dant que Tchichagow était persuadé sur que nous marchions secrètement à Studzianka des moyens Minsk. d'où Dans la nuit du 25 Ensuite. il faudrait Dans cette situation. » péril. cavaliers il fit tout pour y échapper. presque inabordable à cause de ses marais. on préparait de passage. monstrations pour il fit faire en avant de Borisow des dé- il protégea la construction des ponts. « que si l'Empereur disaient sortait de plus déterminés et lui les ce décidément croire à son étoile. et les colonels celles de le commandement sous-officiers. avec son dit Butturlin. un premier chevalet fut enfoncé dans le lit de la rimais elle était fangeuse. dominantes et s'établit avec du passage. au 26. il forma quatre de cent cinquante hommes chacune. (1812) des glaçons. qu'il appela son escadron faisaient les fonctions de capitaines. calme et son activité Dès le 23. vière et. Nos généraux opposer que quarante mille combattants. Grouchy. à passer le fleuve. la plus périlleuse où il se soit jamais il osa. les généraux compagnies. On y avait découvert un gué. De Borisow dont il céda l'occupation à Napoléon. dont l'ennemi nous n'avions à occupait tous les passages. Dans ces compagnies sacré. Oudinot alla prendre position Dombrowski sur les hauteurs à Studzianka. et. et que nos malheureux sapeurs.300 BÉVOLCTIOH FRANÇAISE. une crue subite avait fait disparaître le gué. trouvé Napoléon ne désespéra point de sa fortune mesurer ledangerde l'œil du génie. que des débris: des officiers de cette arme encore montés.

Eugène passa avec la garde Napoléon le suivirent en même temps Victor prit position Davoust sur les hauteurs de Studzianka. Plusieurs par périrent » un vent violent. Eugène passa avec six mille à StudOudinot. en croupe nais. passage. à coups eut qui s'ouvrirent un passage un chemin à leurs voitures qui frayèrent de sabre d'autres plus cruel encore. ou précipité dans les premiers le pont. dans leur impatience cavaliers de l'autre rive. sage. ayant manqué . le 27. qui rompaient une troisième fois. On mit deux jours et deux nuits à effectuer cause des nombreux accidents brisé Celui des voitures traineurs. portant passé le avait eu lieu. une route fuse étroit s'étant les ponts. Pendant Ses trois corps les bagages et les traîneurs. foulé aux pieds « Beaucoup lancés de ceux qui s'étaient cette foule de désespérés. Tous se pressaient. passer et d'armée arrivés. vation. poussait Il y en de désespoir. Déjà. Ney l'ennemi vers poussa hommes pour soutenir zianka. indiffèrent au sort de son compagnon. à le passage. On était écrasé. Vers les quatre l'autre rive. 301 les glaces que charles flots jusqu'à la bouche. s'assura Borisow. Napoléon attendait. il ce temps. les ponts étant Oudinot traversa. voulurent cet assiéger voulaient se culbutaient. ces glaçons que poussait d'aller C'était le 26 novembre. achevés. de la conserchacun.(1812) EMPIRE. ou submergés riait le fleuve. dans la rivière. combattissent de froid. de et l'artillerie On vit en un moment chevaux et de charriots d'hommes. et un premier engagement russes. avec les avant-postes heures. emporté par l'instinct passer à la fois sourd aux cris vers son but avec fureur. quelques poloprendre possession avaient des voltigeurs. ordonna le pasNapoléon et de la route de Zembin. sur fleuve à la nage. les cherchèrent à se frayer une masse con- les bagages sur l'autre. et Davoust. faisait Victor.

Victor prévenu. mal armés. (1812) mais la plupart furent repoussés par ses côtés des femmes au midans le fleuve. encore au-dessus d'elles 1. armés. Tchichagow rière lui toute armée. huit mille hommes suffirent se portant Alors Napoléon. » Tous bras raidis les tenaient les efforts de Napoléon blir l'ordre et sauver et ceux de ses lieutenants furent ces malheureux. et six pièces de canon. gardait la tête du pont étaient sur la rive droite. réta- Wittgenstein Cependant Alors ces deux jonction. une rivière. rejeta Tchichagow Victor. quamille. Napoléon. opéré leur une attapar enfermer que. avec dix mille hommes. pour inutiles. . mourant de Studzianka. mille Français sur contenait Wittgenstein séparés par mille traimarais. Ils prétendaient les deux rives de la Bérézina. dix-huit de faim. à Studzianka et le second le premier. pendant que sur contre et Eugène.302 RÉVOLUTION FRANÇAISE. rante-six côté des mille Français hommes. Du vingt-sept à peine dix-huit mille comfit ses dispositions battants. et par une énorme masse de bavictorieusement gages. leur firent le choc de plus de soixante nourris et complètement à demi-nus. mille vingt-sept surZembin avec Davoust Borisow. avec leurs enfants l'escalader leurs vant à mesure qu'elles s'enfonçaient déjà submergées. enfin embarrassés par plus de cinquante neurs malades ou blessés. Ce fut là qu'on aperçut dans leurs bras. avaient etTchichagow concertèrent généraux les Français Ils avaient. sur la rive gauche et derOudinot. environnés de leur priprès de sept mille prisonniers. les hauteurs Ainsi. rent deux drapeaux Victor tint jusqu'à la dernière mais à la fin. il fut arrêté par Ney et Oudivoulut déborder notre droite on comptait not Russes. les élelieu des glaçons. extrémité 'Ségur. bien mille Russes. soutinrent bien vêtus.

d'autres il y en eut qui s'élande glaces qu'il charriait. malades. et l'arrivée de Victor vinrent Victor chemin. mais sans ensemble. cèrent qui par croula sons eux brûlés par deux supplices des uns et des autres contre rurent. blessés. ni aile. encore soixante marchaient pêle- mêle. Alors. s'ouvrit au milieu Bientôtles mettre de ces boulets à la un ` le comble malheureux à StudVictor ayant laissé une arrière-garde soit que le froid les eût engourdis. ils périrent on aperçut les corps avec les glaçons » Ils pales Russes ils en recueillirent feu aux ponts. les vit errer désolées sur les bords du fleuve. pêle-mêle. et les bagages en obmais les traîneurs replia vers le pont struaient encore les avenues. Biend'armée qui avaient agi tôt on ne distingua Ségur. les restes avaient encore conservé quelque se débandèrent mille hommes.(1-812) EMPIRE. ni centre. Bientôt s'amonceler à la fois. traîneurs. les chevalets et. les fruits. fourgons. la rive gauche. « On de cette dernière nuit pour passer sur la rive opposée. ils s'étaient refusés à profiter trop attachés à leurs bagages. Charriots. marcha Napoléon de la grande armée. . apparence C'étaient Tous d'organisation. artilleurs. sur restaient encore et battre le reste attendit remporté la victoire. sans avoir et gelés tout contraires. Après le passage Zembin sur Wilna. il n'y avait plus et Italiens plus les corps Français et Allemands. soit qu'ils fussent zianka. troupes se risquèrent sur les Les uns s'y jetèrent à la nage. entassés femmes. y réduit formaient ennemis désolation. de la Bérézina. horrible unépouvantableencombrement. pièces tête baissée au milieu des flammes du pont. 305 il se à cinq mille hommes et écrasé par le nombre. cavalerie. et voyant les Russes Quinze mille traîneurs il mit le s'approcher. Polonais fantassins. enfants. par qui complètement.

Il ajouta que tout se réorle corps d'Augereau. « Je laisse dit-il en les quittant. de boue et de glace. les embrassa Bien militaire qu'elle et partit l'armée. et Pour lui. il. marchant aigles. et que le plus grand accord régnera entre vous. quelques Arrivé à Smorgoni. de braves était toujours la et lui le grand empereur. au milieu d'eux. ganisait des renforts. » Alors. tous. le commandement de l'armée au roi de Naples j'espère que vous lui obéirez comme à moi. de là tous les Allemands dans leur fidélité. des et en arrière. en France pour la rassurer. eût il leur serra dans affectueusement la nuit pour Paris. tomber uns de ces glorieux débris. (1819) sur la Dwina Moskow. pour contenir au secours de enfin. La de ceux rangs més. » Ayant fait appeler ses généraux. résolut de partir pour PaNapoléon ris. de son départ. pour revenir avec des forces nouvelles sa grande armée. avec sérénité toutes leurs pripartageant et le cœur navré de douleur chaque fois qu'il voyait vations. Son armée était détruite devait-il assister à son agonie? 2 et Eugène suffiraient pour la diriger. qu'il retournât pour l'armer. qu'on y trouverait vivres et des munitions de toute espèce.504 RÉVOLUTION FRANÇAISE. Dans dessous cette garde elle ne comptait encore de faire la retraite qui venaient elle-même vit éclaircir impériale plus en bon de ses arque trois cents vétérans ordre pour la garde de leurs ne fut pas auNapoléon et au milieu de ces déserts désastreuse retraite. la main. ressources de Kœnigsberg des quartiers d'hiver et de Murat A ses yeux cette poignée les immenses derqu'ensuite on prendrait Dantzig rière le Niémen. D'ailleurs. son existence de son chef. disaitNey pour la couvrir. il leur exposa les raisons à Wilna. de lui-même. « il était indispensable. Il marchait à pied grande armée. perdu depuis à la nouvelle longtemps du départ .

. restait-elle soit faiblesse ou résignation. celui du désespoir et les larmes qui l'annoncent. elle ne vit plus désormais aucun espoir de salut il n'y eut militaires. se plus sa surface miroitée ne leur offrant aucun appui. qui descendit de ruiner l'armée. un morne Alors. lorsqu'on espère attendrir. on jeta les armes on se rua en cohué peaux D'un autre achever semblait plus de drasur la route. « On s'écoulait ombres malheureuses. soit que l'on ne se plaigne que ce qui et qu'on croit être plaint. enchaîné. dans silence. qu'il s'éque ce sol ennemi sous leurs efforts. souvent. ils à chaque pas et marchaient de chute en chute il refusât de les porter. vint res- dans à trente degrés. On vit flotter dans l'air des molécules glacées les oiseaux tombèrent raidis et gelés.(18121 EMPIRE. plus de paroles. que le vent même fût et comme glacé par une mort universelle. dit Ségur. 305 tomba le plus absolu découragement la personne de Napoléon avait toujours été pour elle un point de ralliement. Tantôt la neige s'ouvrait sous leurs pieds. L'atmosphère était immobile. pour retarder leur marche.et semblait que tout ce qu'il y avait de mouvement et de vie dans la nature. et les faibles gémissements pas. le départ de Napoléon. à peine la force de prier suppose un reste de chaleur la plupart tombaient même sans se plaindre. atteint. muette aucun murmure. glissaient semblait chappât comme V. « Ceux de nos soldats jusque-là les plus persévérants rebutèrent. le craquement seuls cette vaste et lugubre des mourants interrompaient taciturnité rien de Alors. il cet empire de la mort comme des Le bruit sourd et monotone de nos de la neige. côté. Chaque bivouac abandonné « Le jour même qui suivit à un champ de bataille. le froid. plus de colère ni d'imprécations. le ciel se montra plus terrible encore. plus d'opérations plus de discipline. qu'il leur tendît des embûches et les 20 0 pour embarrasser.

306 «ÉVOLUTION FRANÇAISE. du sommeil. laissaient leur tête vaguait encore quelques instants à droite et à gauche. de peur tète. et leurs soufqu'elle rougissait frances avaient cessé. aussitôt d'un sang livide. par la privation allanguissait ces moribonds par la fumée sang daient des bivouacs. par le malheur. « Et aux Russes D. car enfin qu'avaient-ils perdu succombant ? que quittaient-ils? On souffrait tant On était encore si loin de la France si dépaysé par les aspects. que tous les doux souvenirs étaient rompus. 1-- ou à leur terrible dès qu'épuisés ils s'arrêtaient un instant. nous et la terre d'un œil consterné. se saisissait de cette proie. et chaque Ils ne les même plaignaient en pas. sans voix. et . leur cœur. insensibles hagard les torturait. et que. leurs cheveux étaient hérissés de glamouvement était une douleur. car leur barbe. d'allonger sans déranger sans détourner la se pas. réellement. C'était vainement ces malqu'alors se sentant heureux. et leur bouche béante laissait échapper sons quelques elle tombait à son tour sur la enfin agonisants neige. qui les poursuivaient. se relevaient. 1 hiver. çons. chancelaient comme dans un état d'ivresse. dans leurs veines. « Leurs d'un compagnons les dépassaient leur chemin. fixe et c'étaient leurs adieux à cette nature barbare qui et leurs aller sur les reproches genoux. et plongés dans la stupeur. (1812) livrer climat. leur poitrine exhalait il sortait de véritables larmes de de profonds ils regarsoupirs le ciel. ils faisaient leur sang se glaçant quelques pas tels que des automates. appesantissant sur eux sa main de glace. peut-être. De leurs yeux rougis et enflammés conpar l'aspect tinuel d'une neige éclatante. ensuite Bientôt sur ils se les mains seaux. déjà engourdis. comme les eaux dans le cours des ruispuis il refluait vers leur tête alors.

accouraient les toute la nuit et de Alors. par habitude de la Voir.Alors. 307 était grand nombre par nécessité. là. se couchant . Ces infortunés que repoussaient erraient d'un bivouac premiers venus. se contentant de penser. qu'ils se reposaient. sur la neige. il s'en tenaient si proches. Ils ne pouvaient se rassasier de cette chaleur. ou pétrie en galettes. s'arrêtèrent surprirent sur la lisière des bois. préparaient leurs tristesrepas. à la vue de ces in*plus souvent. devant toute la nuit droits et immobiles comme lesquels ils restaient des spectres. qu'ils « Tels furent les derniers Les jours de la grande armée. le quelquefois. Quelques les hauts sapins de pour abattre d'en enflammer le pied essayèrent vainement . « A la lueur nouveaux de ces de neige. lever. « Cependant. l'insultant même mais. derrière compagnons sans moyens la forêt. leurs cartouches. commedès C'étaient. presque indifférent sur la mort. ils y expiraient. dernières nuits furent plus affreuses cedx qu'elles encore ensemble loin de toute habitation. quelques tranches de cheval grillées et de la farine de seigle délayée et bouillie dans de l'eau qu'ils assaisonnaient. le plus de fantômes. ainsi que les parties gelées de leur corps que le feu décomposait. à défaut de sel. par ton. une horrible et le lendemain les contraignait à s'éils s'effotçaient en vain de se redouleur qu'ils n'avaient plus ne souffraient plus aussi détruit. et sans forces jusqu'à ils s'abandonnassent» le cercle à l'autre. plus heureux. ceux que l'hiver avait laissés presque entiers et qui conservaient un reste de courage. ils allumèrent des feux. Smolensk. ce que. de leurs ans. l'espoir devenu fortunés étendus et aussitôt raidis. tendre. avec la poudre feux.(1812) empire. de besoins. que leurs vêtements brûlaient. saisis par le froid et le désespoir.

et servir d'autres de lit de mort foules pénétrer dans à de nouvelles vicde traîneurs se présentaient ces asyles. les surprit autour de ces arbres (1812) dans les attitudes. tous en foule. à ces habitations. encore. et les soldats qu'elles par le ces froid. sous les vastes de plus hangars grandes quelques qui bordent Soldats et ofhorreurs. parler de prédictions. Là. repoussés leurs bivouacs. rieuse des hommes jusqu'à son dernier nom régnait encore dans tant de capitales conquises nous eûmes « Alors comme les peuples superstitieux. nous entendîmes nos présages. se communiquaient à demi-morts renfermaient. les monceaux de la nation la plus civilivictosi brillante par-dessus encore. se plaçaient à leur times. feux sinistres « II y en eut d'autres qui citèrent d'anciennes Quelde ses prédic- . s'y entassaient s'y précipitaient. par un horrible effort. « Il arriva feux. les uns contre les auils se serraient comme des bestiaux. les vivants ne pouvant écarfeux tres autour de quelques sur eux pour y expirer ter les morts du foyer. D'autres sec pour en alimenter d'en abriter ils se contentaient et découragés.308 mais toutes bientôt la mort RÉVOLUTION FRANÇAISE. ils gradont de ces infortunés. les flammes qu'ils leurs en démolirent fois. Bientôt. naguère et dont le moment. y étaient achevés par le feu. comète avait éclairé ques uns prétendirent qu'une notre passage de la Bérézina. ils les asles murs de bois et. « On vit points ficiers. Bientôt. de la route. tour. ne pouvant souvent siégeaient. Pour sortir de que. Ceux de nous que leurs compagnons le lendemain abris sauvèrent. vissent autour il fallait de leurs feux éteints. uns respiraient quelques « C'était là cette armée sortie sée cette armée de l'Europe. trouvèrent glacés et perclus ces catacombes.

Skgob. voyant coup son lui cria que jeter mains son s'il son des arme. orage qui avait marqué Voilà le malheur « Alors le ciel avait parlé qu'il prédicette caavait fait effort pour repousser « sait La nature « tastrophe. L'un perdit courage Tartares qui s'acharnaient 1 Histoire de Napoléon tout fet. pour l'accomplir. énergie par une se rendre antique. bande de l'autre. Ainsi Cosaques. de'rations neuf millions étaient les soldats que Il y avait trois millions de rations affamés. terrain. et d'arbre il recula. à rejoindre sa troupe. qui se montait dans enfin y Wilna.(1812) EMPIRE. Et les voilà en effet libres de passer sur l'armée » « française abattue. « elle pas quatre n'était Pourquoi notre incrédulité obstinée ne l'avait- pour cette éposur les rives de la _aa. du ciel et de la terre – » cuper toutes les puissances jours. et en étonnement. dont du il 11 rechargea tint.!I~ tions « Elles avaient. Beaucoup répu avait adopté. se précipita espérant quante ils avaient fait trouver un terme à ses maux. de farine. gagna commettait fusil cette et tendre puis. entre eux ce grand et meurtrier se rappelaient « D'autres notre entrée sur les terres russes. à cause d'entre à Wilna six cent de vin et et les distridu mode n'ayant 1812. .C. eux. d'un en combattant. Vain espoir Ainsi. butions gulier mais ne se faisaient qu'on ils y succombèrent. plus de vingt mille hommes périrent encore à cinde faim et de froid 2 le reste. a· annoncé de Tartares « que une invasion jusque « Seine. 309 . quatre millions mille rations de viande. étrange. leur pade révolutions qui ravagent et qui avait dû ocraissait un évènement unique. 11 les con» efil l'abattit lentement. à l'ennemi. de leur hardis. armée l'année et de la grande pendant action d'une Il se passa une milieu de ce dépérissement. d'eau-de-vie. » Tant cette chute simultanée de comprise événement dans le fait e cent mille hommes qui et que cette foule d'épidémies pas plus extraordinaire sans cesse le monde. disaient-ils. menaça lâcheté les bras profitant les plus et parvint compagnon de feu entre les promptement en arbre il le tuerait. en trois le dernier effort. Au d'être de leur colonne de la garde venaient Deux marins coupés et voulut sur eux. mille.

venait de' joindre l'armée. frir de vous conduire l'épée à la main. On battit la De Wréde. l'avant-garde fut rejeté dans Wilna. On essaya d'abord le général de Wréde résister. de la Wilia par la rive droite Tchichagow Kutusow par Smorgoni. lui dit-il. d'asyle. les juifs se souillèrent par ces lâches cruautés. pour la première longtemps. de par Minsk. qui avaient n'y trouvèrent souvent ou la mort. et y périrent. lonais. « On les que l'abandon fois depuis voyait. que le canon de 1 ennemi se fit entenc'étaient les trois armées dre russes qui arrivaient. (1812) restèrent dans les rues. l'ennemi me suit. générale. bavarois ce après un noble effort Wittgenstein qui remplit la ville d'une nouvelle confusion. Ney le rassura s'il restait à Wilna. Ceux rencontré un toit qu'ils croy aienthospitalier. Murat lui enjoignit de se rendre à Ruckoni avec ses Bavarois. il risquerait de tomber plus longtemps Mémoires du général Guillaume de Vaudoncourt . hors d'état et dévoués touraient'. se rendit chez Ney. p la pitié ou à l'inhumanité de ceux qui les en» II y en eut qui furent jetés vivants dans les que ils avaient trouver l'on dépouilla avant de les assassiner mais si quelques et surtout Lithuaniens.310 EÉVOLUTIOK F1UHÇA1SE. ne rendirentils pas à ceux qui eurent le bonheur de se réfugier dans leurs maisons C'est là enfin que nos malheureux soldats ce repos tant désiré Ils ne devaient t A peine étaientpas en jouir longtemps ils dans la ville. Je viens vous ofen sûreté sur la route de Kowno. rues reposé à l'abri des injures de l'air. gisant à la place où. dans cette dernière Attaqué position par les corps1 de cosaques qui précédaient le général russe. quels soins les patriotes poces compagnons fidèles des Français. lui objecta que insistant. » trouvèrent d'autres mais de Wréde. de se mouvoir pour chercher detardifs secours. « Maréchal.

rapporta fidèlement le dépôt qui lui . de la terre et tous les cosaques non. Tout pas de charge. Cinq à six millions ges. il marche lui. bagade glace. devant sétant au de la lâcheté des cosaques. sage. et le défilé cette nos fuyards de Ponari. nos malades et nos blessés qui massacrant ques y entrèrent. et. de la division Ney se mit à la tête de quatre mille Loison et donna le temps à la foule de répliqua Ney. le désordre Cependant et « Voilà les cosaques 1 » se fit entendre Bientôt le cri la déroute hommes s'écouler. A deux la hauteur brisés contre lieues de Wilna. et aussitôt rière-garde. On furent perdus. blessés. recommença. été confié. Tous s'arrêtèrent leurs efforts elle retint tout. il tourne sans brusquement ramerezperte. Alors. qui. longtemps la fit distribuer après. Au milieu quet de trente lia où il avait accourent de ces scènes un pide carnage. Français de cosaques été oublié. muraille on fut hors avait de danger. quante grenadiers » huit heures. trésor. ne me feront pas déloger avant demain était à son comble dans la ville.(181£) EMPIRE. range ses soldats en cercle et leur commande la baïonnette fuit devant en avant. de l'arAprès s'être encore chargé volontairement les cosail sortit de la ville. dans ma maison. moi français. Aussitôt des milliers en poussant de grands cris déjà ils croient tenir l'officier leur nouvelle français proie. de l'Empereur à sauver la cassette seulement Ney parvint et quand à la garde. le feu. 5H au pouvoir de l'ennemi. puis. profitant à rejoindre. en un moment. la ville est évacuée. Sans se déconcerter. tout-à-coup venant du pont de la Wiapparut. cinj'ai ici. et parvient sur lui-même garde. rien pour ne craignez « Non. général. n'avaient pu suivre et que les juifs jetèrent sur leur pas-. le 10.

c'était nos la mais encore là cdmme à Smolensk. le 18 octobre. La grande armée Murat Ney protégea n'existait plus. Alors. désespérant où elle touchait à son Wilna. au moment Kowno. poignée de braves. la retraite finit ie 13 décembre. il était Commencée Alors vinrent les perfidies. la retraite jusqu'à Posen. Ce prince déploya une grande activité il arrêta le mouveMacdonald . même une de leurs passé le Niémen et pris pied sur les terres prussiennes elle marche au pont de Kowno pour fermer à Ney cette issue et lui couper toute retraite. avait traversé les Russes colonnes a comme la ville. après avoir laissé vingt mille hommes dans les plaines de la et conduit Vistule. Russie. Murat. commandait l'arqui formaient du corps de Macdonald il traita avec les Russes. A huit heures sur la rive alliée. abandonna l'armée et en remit le commandement à Eugène. après du soir. Seul il parvient à pour soldats que ses aides-de-camp. Kowno et le Niémen. et sort. Cependant. nemi. commandait s'était fondue entre ses mains. De son côté. rière-garde et entra dans leurs rangs avec son corps d'armée.312 RÉVOLUTION FRANÇAISE. une trentaine d'hommes. menacent luiTmème. Le les Prussiens général Yorck. les défections. mais en combatle dernier de la grande armée. les trahisons. de cette fatale lui avoir porté le dernier coup. Quatre fois l'arrièredisparu garde qu'il etn'ayant rassembler main. un fusil à la il court avec sa défend le pont. Déjà en Tout fuyait devant l'endu salut de la retraite terme. en reculant. traverse tant. (1812) Après quarante-six jours malheureux débris arrivèrent dernière comme ville de l'empire russe d'une enfin marche à Kowno mortelle. à Wilna la retraite. tout avait Ney entre dans la ville ou succombé autour de lui. Alors repassa le Niémen et se retira à Kœnigsberg avec ses cinq à six mille Français. fuyant.

Et que lui a-t-il à ce but? Vainqueur de l'Europe. le 18 janvier. des munitions. elle . et se aile gauche et le 21 février Posen De cinq cent mille homtrois cent trente mille ou prisonniers sur ce funeste territoire. et n'a rien à comparer à ce grand désastre. auprès de cette immense et la disparition infortune. Ainsi finit l'expédition mes qui avaient passé étaient restés morts Eugène quitta avoir brûlé les ponts de Crossen et les cosaques étaient Cependant. tombèrent.(1812) eMPire. v après ses Autrichiens fortune. aient été le motif et le résultat. Bien que réduite à dix-huit mille hommes. droite. aux de Berlin portes retira sur l'Elbe. les forêts de la Germanie ? Et cependant. avec Alors notre il occupait Berlin. les Russes franchirent la VistuCependant. des soldats dition les Scythes. et l'expéet la défaite de Varusdans qui oserait la reproses entreprises. Schwartzemberg avoir fait une trêve dans la Gallicie. 313 ment rétablit la discipline. le. le Niémen. Jamais la France n'avait eu à pleurer sur tant de pertes. celle de Russie la plus généreuse ? Quels qu'en son but était d'arracher la Po- opposant pour arriver de prévenir un nouvel envahissement des en les rejetant au-delà du Borysthène et une nouvelle barrière. évacua cette ville. l'antiquité Que sont. en effet. des armes. du Nord hommes en leur manqué de Cambyse de Darius contre dans les sables de la Libye. les places de l'Oapprovisionna aux troupes de se reposer et de se der. après de Francfort-sur-l'Oder. et donna le temps refaire. cher à Napoléon ? De toutes n'était-elle pas la plus grande. logne à la Russie. aile à contenir rendre aux Russes il se retira les Russes mais une nouvelle déses efforts Varsovie avec notre inutiles. Eugène de Russie. tira de ses derrières rétrograde. l'armée française parvint fection vint abandonna avec Ainsi notre eux.

la Suisse. comme l'a dit un Anglais lui-même. de la bêtise. c'est une capitale incendiée en » Il avait passé le Niémen. la Prusse. et qui pourront atténuer peut-être ou justifier la seule faute grossière. Moskow. qui m'ont anéanti?. bien des choses en- un jour. mais sur le sommet duquel la Russie pèserait de tout le poids de sa puissance aussi à son gré. à général. « D'homme à homme. la supériorité. porter ses nombreuqu'elle pourrait. le froid ne fût survenu. les contrephénomène marches intrigues. disait-il à Non. de général dit M. cles. » Il avait vaincu il n'a pu l'ennemi. et planté « Cependant. en diplomatie et en celle de m'être livré guerre. rendre mes derrières. Dans toute cette guerre. (1813) s'était levée à sa voix l'Autriche. dompter la nature. en effet.314 HÉVOLliTIO» FRANÇAISE. longtemps ses armées ses sur l'Oder '? aigles jusque dans sont-ce les Russes Sainte-Hélène. Dans Français. à travers tous ces deux cabinets dont pas le devait obsta- saura à regagner sa position sur la Dwina. et dépit de ses habitants. Bila lutte de . marchaient la Russie repousser ne devait-il l'impas croire le moment arrivé de consolider mense édifice qu'il avait élevé. » Néanmoins. une congélaétrangères par des intrigues tion dont l'apparition subite et l'excès furent une espèce de ce sont les fausses manœuvres. l'Italie. à une telle entreprise en laissant sur mes ailes. Robert Wilson. je n'étais et deux armées alliées que le moindre échec ennemies. les Russes n'ont pas même su profiter des avantages que les éléments leur donnaient contre nous. sous les aigles françaises pour dans ses ancienne! limites « Napoléon c'est un hiver. n'a pas cessé d'être aux gnon. fin qu'on du de faux rapports. de sottes corps autrichien. il serait parvenu « si. qu'on ait le droit de m'attribuer. devenues bientôt maître. d'une armée à l'autre.. de la trahison. 1 Mémoires de Napoléon. l'Allemagne.

en qui avait vaincu que plaisantant. » de Moskow. Français. » Comme les soldats de Timoseul a été plus fort que lui'! les léon obligés. mais bien te général . 1 les officiers russes les disaient. « Nous sommes armée ont pu dire soldats de la grande mais nous avons été des Syracusains. la palme est toujours statrégie. revenus vainqueurs défaits par le fléau.(t8«) »I»E- M8 l'hiver restée à Napoléoi». par la peste. de lever le siège de Syracuse. Iii retraite Après Kututow ce n'était pas le général Morotow (la gelée).

Dernière entrevue de Napoléon et du roi de Saxe. Bataille de Lutzen. Négociations secrètes avec Joseph. préparatifs Sixième coalition. Prise de Badajoz par les Angtais. Retraite de alliés. Ouverture du corps législatif. Nouveaux de Napoléon. Nouvelle consUtution espagnole. Armistice de Plesswitz. Concordat de Fontainebleau. Napoléon Bataille de Bautzen. Arrivée de à Saint-Cloud. Retraite de Wellington en Portugal. Sa popularité. Bataille de Vittoria. Mouvement des armées russe et prussienne. Campagne de 1813.Assemblée des Cortès à Séville. -Rupture à Madrid. Les Français en Silésie. Travaux de la session. Bataille de Leipzig. elle avait .oreauau des alliés. Retraite de l'armée française. Règlement des finances. Napoléon marche sur Berlin. Napoléon confie la régence à Marie-Louise et part pour l'armée. de l'Empire. camp Bataille de Dresde. Dissolution de la confédération 19u Rhin. Retour de Napoléon à Paris. Douleur de la France à la nouvelle dn désastre de Moskow. Napoléon Il se prépare à une nouvelle campagne. Mort de Moreau. rln la de la 'l'. de Melternlch coalition. Mort de Bessières. -Défection de la Bavière. Congrès de Prague. SItnatlon de l'Empire. Napoléon trouva la nation surprise vérité. Traité de Reichembach. Traité d'alliance entre la Prusse et la Bnsste.316 ItfVOLCTION FRANÇAISE. Mort de Duroc. Combat de Weissenfels. Nouvel ultimatum dosâmes. réorganise la garde nationale et part pour apolÉon | après tin. Allocution de Napoléon aux députés. Convention de Breslaw.Wellington Soult marche sur cette et en chasse capitale les Anglais.Bataille de Salamanque. Siège de Burgos. Mort de Poniatowski. Ouverture du corps législatif Son opposition au gouvernement impérial. des négociations.Q+Pn~ retraite. Bataille de Hanau. Conspiration de MalleL Son jugement et son exécution. Napoléon à Dresde. Rupture du congrès. U812) CHAPITRE X. à Dresde. Napoléon le Rhin. Napoléon pourvoit au gouvernement la Champagne. repasse Affaires d'Espagne. Invasion de la France. Médlallon armée de l'Autriche.Campagne de 1812 en Espagne. Déclaration de guerre de 'c"e. Napoléon s'elforce de réparer ses revers. Adhésion secrète de l'Autriche à la et M. Ultimatum des puissances. toute la la Bien arriva publication qu'elle à Paris du fût vingt vingt-neuvième loin de -quatre heures bulle- faire connaître malheurs justifié le silence de la grande et jeté une vive lumière sur les armée.

les membres avec tous au pied du trône de Votre Majesté d'apporter tions sur son heureux et de lui exprimer retour. voeux et les espérance venait de perdre son armée. dit Butturlin n'était le chef de l'armée i pas seulement qu'il tière les destinées de la France enmais. . de votre conseil sujets. et l'accusa avait d'avoir abandonné son armée au moment où elle besoin de lui.(1812) ti d'un désastre le calme 1 f aussi d'une inaccoutumé. l'opinion fit peser publique sur le chef de l'État la responsabilité de ce grand désastre. le premier besoin qu'éprouvent. ments nant de reconnaissance dont est d'État. d'assister à l'agonie de quittait. leurs félicitales senti- que Votre Majesté venait de ses peuples. vos fidèles dit-il. Tous reuse arrivée de Votre de Votre Majesté au milieu « L'absence lamité nationale Sire. Cependant. de tout le peuple français. sous l'impression de ce funeste et les corps officiels n'avaient pas d'autres consolations à offrir qu'une et de plate attitude basses flatteries! Plus sévère. Napoléon on était encore vait des félicitations. et il receAinsi. ame ferme • empire. ils ont été pénétrés en appreles combler. saluer son retour nous venons présenter aux pieds du trône de Votre Majesté de ses félicitations sur l'heuet royale. est toujours une caqui remplit » etc. » etc. joie et de confiance Après le sénat vint le conseil d'État « Sire. il est clair que. événement. par sa présence. lui dit le président du sénat. Ivv 317 Pour 1 • "1 lui. dans cette cirreposaient il était moins impérieux constance. Majesté. puisque sur sa tête. plus que jamais Napoléon n'avait rien fait en cela que de raisonnable. sa présence est un bienfait de ses peuples. l'hommage impériale la fortune. avec et au-dessus il l'envisagea des coups de 1» de venir les corps de l'État s'empressèrent « Sire. « Napoléon. 1 11 ne faut pas oublier que c'est un Russe qui parle.

du haut de mon trône aux la' tête de mon armée que le froid a déqu'à avait failli le ren- du grand empire qu'il encore mieux « le suis Mallet. fort. Mallet avait tout prévu. Un général républicain. du 2e régiment d'infanterie de la garde de Paris. du 22 au 23 où Par une étrange la retraite deMoskow. les conspirations grecque républicain par un caractère nous a dont l'antiquité » les portrait» à ceux et romaine son plan reposait sur cette supposition « L Empereur est mort » Une série d'actes eri était la conséquence. de l'armée 11 avait octobre. du soir. Pendant verser que de veiller à la sûreté » Napoléon se justifiait en parlant disait-il. à cheval. semblable transmis Tout une grande et avait pour son absence. gentilhomme Il avait servi dans les mousquetaires de la maison du roi. p. Maltet fixé crut le moment favorable. en uniforme et accompagné d'un de ses complices. U i v. H entra de bonne avec foi dans la révolution. gouvernait. l'épuration rités. le caporal Rateau. et nommait un pouvoir exécutif des autoprovisoire. tout préparé. aux quartiers qui lui servait d'aide-de-camp. une conspiration du trône. Une proclamation du sénat au peuple un sénatus-consulte qui déclarait Napoléon et sa famille déchus du trône. Avant là révolution. on était sans nouvelles Depuis longtemps. Mémoires du duc de Rovigo. il se rendit. et se décida r exécution de son plan à la nuit c'était le moment coïncidence. t7. C était de la Franche-Comté. à agir. commençait A onze heures dégénérai. plus truite. avait eeafu unaneien le projet de changer seul le gouvernement. (1812) son armée. et Il était en professa les principes conscience. ferveur. s'adressa aux deux ehefs. » Tuileries. et de la 10e cohorte des gardes nationales. .318 RftVOLUTlOM FIANÇAIS*. de fausses lettres de service.

disait-on. Mallet treize trop fut condamné s'il si et fusillé à la plaine de Grenelle. entreprise sur une erreur. le préfet remplaça par deux aides-de-campde bien. et il aurait fallu tromper trop de reposait de la place. Mallet et ses complices furent traduits devant une commilitaire. A la tête de ces troupes. 310 mirent Mallet mit en qui. dans A neuf heures avant que L'aul'ordre. mission On dit que « dans le cours des débats. BMPIRE. fait. avait des complices vous-même. de l'Hôtekïe-Ville. mais cette audacieuse de police Moreau. Arrivé à l'état-major voulut employer la force contre le général Hullin et le chef de bataillon du matin. au président. faible défense qu'on lui avait opposée. moins de cette tentative. Jusque-là le ministre et les tout allait de la police Savary. qui avaient serve par force (prison). et qu'à la décharge calme. des postes du Trésor. Mallet monde pour réussir. et des calembourgs des suppositions sur Savary un fameux tour de et Pasquier. torité se borna à le faire connaître au public par un avis inOn se dédommagea de son silence et de sa ré. avec dont tout le crime fut d'avoir été de ses compagnons. signifiant.(1813) Rabbe et Soulier. » « Cette idée le frappa. s'empara prison Pasquier. point qu'il se montra ferme et réservé. que de la Napoléon fut stupéfait. qui lui demandait « Toute la France. Jconstamment il assuma sur lui toute la responsabilité V de ses coaccusés. sur ce qu'ii et ramenait son esprit à de tristes réflexions 1 Thibandeau. on eût soupçonné l'existence du complot. Mallet ne démentit son caractère. » j'avais réussi*. 4t . sur le vu de ses fausses pièces. dans Paris Laborde: tout était il fut désarmé fini et rentré et arrêté. crédules. leurs corps à sa disposition. Il répondit du complot.

que l'Impératrice et tous les grands est là. il revint à la charge. il parvint à se rendre maître de la un bataillon de Nassau laissé dans la citadelle. Agissant comme assemblée nationale et souveraine. . s'étaient dix vers la fin de 1810. pour je ne sais quelle assemblée tandis tres. elles abolirent le régime féodal et préparèrent une constitution qui fut proclamée le 19 mars 1812. Quoiqu'on eût reconnu Ferdinand VII. et. à l'exemple de la Constituante. il était allé assiéger Badajoz. on entama avec Joseph des négociations secrètes Mémoires du duc de Rovigo. Arrêtés par l'impossibilité de la reprendre. mais il fut lui-même s'était emWellington y avoir laissé garnison. après pris et repoussé. ville l'ayant livrée aux Anglais. enferme se donc tout ici? les institutions.v 1 n (1812) avoir déjà donné de solidité à son système sur l'ordre d'un premier mot de ma mort. dit-il des officiers mènent des régiments forcer les croyait saisir des » -« inconnu. plus songé qu'à obtenir ce qui leur fut accordé. espagnol une ca-t à se lasser de commençait cette guerre le gouvernement s'était constitué. Puis. Il avait cru surprendre la place et l'enlever surpar un coup de main. assemblées à Caconvoquées par la junte de Séville. à la voix de quelques sa grande soldats.r. après paré de Ciudad-Rodrigo. Au autorités Un concierge les premières ministres sous les guichets Un préfet de la capitale. l'Angleterre la Russie pour faire dans tives. _m·o·. se prête à faire arranger salle d'apparat de factieux. De son côté. les Cortès.320 -11-~ A RÉVOLUTION 1 J_ FRANÇAISE. les Français n'avaient pitulation honorable le peuple Cependant.. le roi de Rome. Au commencement la Péninsule de 1812. rien? » avait profité de notre guerre de nouvelles avec tenta- prisons. mes minisde l'État! Un homme est-il pouvoirs les serments. Cependant un siège de vingt jours.

Joseph n'ayant pas assez de forces pour s'était retiré sur Valence. Alors. fensive le seul point par où Soult et Marmont pussent communiquer (22 mai). Soult. française quand la bataille de Savint lui porter un coup fatal. cinquante mille hommes. F. il évacua l'Andalousie dont il s'était fait une véritable et se replia dans tion avec Joseph. Welforma son armée en masse et recula.(1812) 1- EMPIRE. lamanque Après la prise de Badajoz. et se replia jusAlors qu'à Burgos. Wellington avait continué l'ofil avait fait enlever le pont d'Almaraz. Salamanque. s'y défendre. De là il s'était avancé sur Outre les Portugais. Celles des Français étaient de beaucoup inférieures en nombre. où il opéra sa joncil marcha sur se concentra droite. 21 . Marmont dans cette position il fut blessé dès le l'attaqua premier et son armée choc. garnison Après trente-cinq jours v. Wellington souveraineté. battue. Il ne put défendre contre les Salamanque Anglais. A cette nouvelle. renforcé de huit mille hommes. qui observait se mit en marche Cadix. rallia sur elle les débris la cause à Burgos et essaya de s'emparer du château mais il fut arrêté par le général Dubreton. Par suite des renforts que Napoléon avait tiré de ses armées d'Espagne pour les diriger vers le le corps de Marmont Rhin. reprenant l'offensive. et se replia sur le Douro. et les culbuta. avait une armée Wellington espagnole que les Cortès avaient mise sous'ses ce qui portait ses forces à ordres. marcha sur Madrid il y enWellington tra sans obstacle. Madrid le royaume de Valence Alors. l'aile qui commandait de la gauche. avec une qui s'y était enfermé de dix-huit cents hommes. lington Il s'établit sur les hauteurs des Arapiles près de Salamanque. Marmont déboucha prit l'offensive. avait été réduit à vingt-deux mille hommes. et en chassa les Anglais. par Tordesillas sur l'extrême droite des Anglais. Clauzel. ~m_ 1 11 3âl allait triompher.

se trouva prêt à tenir la promesse qu'il avait faite à ses malheureux en les quittant. et la situation dans laquelle il la plaçait ne servit qa à faire éclater son énergie et la vigueur de son chef. (1813) -t ninn t». une Bientôt réserve il annonça de trois cent dans le courant que.ft forcé de 00. loin de se laisser sans relàche abattre des moyens jour et nuit. se réunir par ses revers. «ÉVOLUTION FBANÇA1SB. Ii décampa.32S rln.o. il s'occupa d améliorations. Wellington Il alla reprendre mais position aux Arapiles (22 octobre) cette fois. connut ce retour de fortune elles des Cortès et firent la constitution et rentra en Portugal.n1.QQ'. désastre n'avait pas affaibli sa puissance. des mouvements de troupes. Nade les réparer. Napoléon refit en peu de d'esprit avec sa prodigieuse une nouvelle armée. Il alla visiter les établissements il se rendit avec l'Impératrice à publics. et activité. l'hôtel des Invalides. d'y être attaqué à la faveur d'un brouillard. et se créant de nouvelles ressources. temps. et. la nation. fut 'r. On les conseils ren- à la grande armée. campagne sembla aller au-dequoique déjà cruellement éprouvée. menacé avec des forces égales. Toutefois.PA" se retirer de siège et cinq assauts. multipliant dant décrets sur décrets. et que la campagne s'ouvrirait prochaine avec des forces doubles de celles qui avaient combattu la dernière. Sentant toutè leur nécessité. positions Joseph.lnto Wn~nrntnn ~ni. ordonnant des dispositions civiles. mille hommes viendrait de février. poléon s'occupa le vit travaillant espagnole. passa en revue ces vieux soldats et s'inA l'intérieur comme à l'extérieur . ne changea rien aux disles négociations avec rompirent l'empereur de Russie qui re- alliance avec Cependant. après avoir sacrifié son arrière-garde. vant des nouveaux sacrifices Ce grand qu'il lui demandait. compagnons à Napoléon pourvut tout: il activa les grands travaux. comme s'il n'eût pas douté de l avenir.

raisons qu'il dat. Il prononça le discours suivant législa- . » Napoléon chercha Il se rendit l'Église. sances. transféré en 1812 en même temps à faire sa paix avec où le pape avait été à Fontainebleau. qui fut publiée comme loi de l'État. disait-il au le peuple et m'estime. sa et il regarda du oorps Napoléon ouvrit. qu'il et d'union. Il parcourut ensuite les faubourgs. déeorés. devenu siège de la chrétienté. Il exposa à l'Empereur ses scrupules avait de s'opposer à l'exécution de ce concorpas et les « signé inconsidérément » et par fragilité humaine. il eut avec lui plusieurs conférences parà la suite desquelles un concordat fut signé ( 25 ticulières. surer la faveur de ce peuple dont il était l'œuvre Aussi conseil sa popularité d'État. avait librement. la session tif. le 13 février. s entretenant avec les ouvriers. c'est c'est par moi qu'il avancés.non-avenue. avaient intéressé sa conscience à revenir sur des concessions faites dans rétractation un esprit de concorde comme. le 14 février. Cependant. D'après cette convention. le pape devait résider à Avignon. Pie VII ne tarda à se repentir. « Partout. 565 '1 forma s'arrêtant de leurs dans leur besoins. initiés aux secrets de nos ennemis. indistinctement voit ses frères. Il me suivrait métaphysique c'est qu'il ne connalt c'est par moi qu'il tous que moi jouit sans crainte de tout ce qu'il a acquis ses fils.(1813) III empire. son m'aime des salons et la gros bon sens 4 emporte sur la métaphysique en opposition de vous des niais. enthousiasme 11 et exaltant et la famipar sa simplicité rien pour s'aaliarité de ses manières enfin il ne négligea et l'idole. et toupar moi qu'il voit ses bras facilement ses sueurs accompagnées de quelques jouisjours employés. janvier). du souverain Napoléon crut que les conseillers pontife. les ateliers. enrichis. partout était immense.

ils ont anéanti le fruit des travaux et des épargnes de quarante générations. (1815) « Messieurs les Députés « La guerre. la joie de l'An- « Nous . n'avait rien changé à l'état prospère de mes affaires. Les armes françaises ont été constamment de Polotsk. L'incendie triomphé même de Moskow. de Malo-Jaroslawetz russes n'ont part les armées pu Moskow est tombé en notre pou- de ses armes que l'impuissance Tartares ont tourné leurs mains belles provinces lés à défendre. Toutes leurs espéninsule rances ont été déçues leur armée a échoué devant la citadelle de Burgos. «Mais la rigueur excessive et prématurée de l'hiver a fait peser sur mon armée une affreuse calamité. de ce vaste empire. offrait aux projets une occasion favorable des Anglais sur la Péils ont fait de grands efforts. en peu de semaines. tenir voir. En peu de nuits. haine. nulle nos aigles. et a dû après avoir essuyé de grandes le territoire de toutes les Espagnes. plus de quatre mille de leurs plus beaux villages. « Lorsque les barrières de la Russie ont été forcées. où. de Smolensk de la Moskowa. pertes. évacuer « Je suis moi-même entré en Russie. malgré les larmes et le désespoir des infortunés incendié Moscovites. a été reconnue.324 REVOLUTION FRANÇAISE. un essaim parricides contre et de devant victorieuses de Mohilow. j'ai vu tout changer. plus de cinde leurs plus belles villes assouvissant ainsi leur quante ancienne en nous et sous le prétexte environnant d'un désert. qu'ils avaient Ils ont. avons de retarder notre marche les plus été appe- de tous ces obstacles. « A la vue des maux qui nous ont frappés. aux champs d'Ostrowno. en quatre jours. rallumée dans le nord de l'Europe.

proclamer la guerre « L'Angleterre à la guerre civile la Providence victime perpétuelle. malgré les gransituation et continentale maritime des armées que l'état de guerre avait continué obligeait de tenir sur pied. France. 325 n'ont pas eu de bornes. en Espagne. ses espérances gleterre a été grande à la Elle offrait nos plus belles provinces pour récompense à la paix le déchireelle mettait trahison pour condition sous d'autres ment de ce bel empire c'était termes. vingt-huit raillions elle sept était cent de quarante-deus pour les millions départements mille sept de . notre population avait fait de nouveaux de s'accroître que notre industrie été mieux cultin'avaient que jamais les terres progrès la richesse plus plus florissantes dans les diverses classes de la société. voir voudrait et à toutes le continent en proie mais de l'anarchie. la première entier les fureurs l'a elle-même de l'anarchie désignée et de la guerre pour être civile. grandeur « J'ai besoin ressources de grandes toutes les qu'exigent dépenses mesures différentes je ne devrai » qui les que Je ne ferai jamais aux intérêts et à la face à mais. fit eut lieu le 25. depuis Ja rupture je l'ai qui a suivi le traité d'Amiens. derniers dont recensements.(1815) EMPIRE. les manufactures D'après cent mille l'ancienne les ames. A la seconde séance. « Je désire ta paix elle est nécessaire Quatre fois. y disait-on vées. et conforme paix honorable de mon empire. proposée qu'une dans des démarches solennelles. ministre imposer mon proposera aucune nouvelle charge à mes peuples. répandue connaît le simple cultivateur « Aujourd'hui. Napoléon de la un magnifique au corps législatif exposé présenter de l'Empire on y voyait « que. pour faire circonstances vous moyennant des finances. « La dynastie française règne et régnera au monde.

000. Les nouveaux plus commodes procédés dans l'agriculture dans l'industrie dans les arts utiles ne sont plus repoussés par cela même qu'ils sont nouveaux.000. à cette des fr. Ce degré de prospérité est dû à la suppression de la des dtmes. au plus haut prix. abondante on tente des essais partout tre préférable est utilement nes. nombre moine et affranchi ce grand suppression qui a constitué de propriétés le patriparticulières.000 fr. enfin.526 RÉvonmoi» fiurçàish.600. de nouvelles cultures. et ce que l'expérience démonsubstitué aux anciennes routise sont multipliées le système des arrosements mieux enten- le produit de nos augmentent les bestiaux se multiplient. année à que le travail livrait chaque une valeur égale à 7.035.000. On y portait les produits de l'agricultureà 5. aujourd'hui libre d'une multitude de familles jadis prolétaires.031 .000 en ajoutant la bruts agriproduits nos consommations. des main-morte. ceux des nouà €5. ceux velles valeur coles. à de hauts prix. les races s'améliorent terres. laboureurs ont acquis les moyens de se procude simples les étarer. à la simplification des lois sur la propriété » et sur tes hypothèques. il reconstruit ses maisons et plus solides. féodalité des ordres monastiques.000 fr. les béliers de race espagnole tons î éclairés sur espèces de chevaux leurs vrais intérêts ils n'hésitent pas à faire ces utiles achats les besoins de nos manufactures de notre ainsi agriculture et de nos armées sont chaque jour mieux assurés. Les prairies artificielles des jachères s'abandonne dus.300. les terres qui sont à sa convesa nourriture sont meilleurs est plus ses vêtements nance et plus substantielle. . des manufactures industries on de la main-d'œuvre montrait à 1. (1815) les jouissances qui lui furent jusqu'à présent étrangères il achète.000f. il de nos meilleures est dû à l'égalité des partages à la clarté.

par la Providence uni' a été graduelle ma marche cet Empire. savoir en douze ans. bénéfices du commerce. rentes ter Celles-ci reçurent. des embellissements des canaux. la mise en et décréta cent cinquante millions milliard des biens des eom^ millions. venté.(f8i3) 1 Après l'examen des HH>m«. s'occupa à la fois aux besoins extraorIl avait à pourvoir les finances. fortifications. cent dix-«ept milmillions cent quarante-quatre ports deux cent vingt-sept millions routes. des routes publics compte des grands travaux achevés ou entrepris. millions. ponts. et qui avaient. à constituer de et à l'intérêt des événements à l'esprit forme. de nos ennemis. palais impériaux. millions. allèrent Puis. sur le grand-livre. une assistance sans des inscriptions de en échange. analogue sera ce grand Dans peu d'années œuvre peuples. taient Napoléon leur répondit de la nation. on 327 rendait des ponts. de l'administration tait enfin l'histoire générale de régler le corps législatif Dans cette session. une adresse à 1 Empereur. but. dinaires de l'année actuelle et au déficit des deux année» il fixa le budget de 1813 à un C'est pourquoi précédentes. de t'Empire. les députés présent dans laquelle ils lui prometbornes. pour cent soixante-dix munes. la prospérité que je veux soustraire mes jamais aux lois de l'Angleterre. et la volonté « Appelé. consolidé. trentelions cent vingt-trois canaux et dessèchements un millions t édifiées cent deux million» travaux de Paris. C?é^ cent quarante-neuf publics des départements. soixante-deux millions. et tout ce qui existe complètement terminé. n'ont qu'un « Tous mes desseins toutes mes entreprises à de l'Empire. « J'irai me mettre bientôt confondre les promesses à la tête et troupes. coûté un milliard. Dans de mes fallacieuses .

Midi mille hommes de gardes d'honet se monter s'équiper Outre . joint à la conscription formait environ De plus. pour une nouvelle campagne. les cent cohortes garde nationale. l'intégrité de l'Empire n'est ni ne sera en question. qui. savoir mille hommes quatre-vingt-dix de la conscription de 1814. en effet. expérimentés qu'il avait appelés d'Esfournit les officiers et sous-officiers Par un sénatus-conban de la du premier un an. enfin. il appela cent cinquante mille conscrits de 1814 ce de 1813 qui était en marche. nouvelle armée. pour reformer sulte du 11 janvier. De toutes où on lui déclarait pour par qu'il achevât la Providence. officiers d'artillerie servi avaient des conscrits été envoyés sur l'Elbe. pour augmenter ses armées actives. de 1809 à 1812. La gendarmerie nécessaires la cavalerie. soixante-dix de canonniers tirées des régiments de marine. de Paris offrit cinq cents hommes de cavalerie tout armés et tout équipés. RÉVOLUTION FRANÇAISE. destinés à la défense des frontières de l'Ouest et du de garde nationale neur à cheval qui devaient quatre-vingt enfin dix mille hommes s'habiller. la ville cinq cent mille hommes. à Napoléon des adresses qu'on « était résolu à tous les sacrifices. en obtint Napoléon encore du sénat cent quatre-vingt mille. (1813) négociation. Son exemple fut suivi dans tous les départements. compagnies et six régiments Napoléon s'était née précédente. disposition en la levée de cent mille conscrits outre. la grande œuvre qui lui avait été confiée » parts arrivaient ces cinq cent mille hommes. » Tout s'organisait. deux mille caissons. Déjà six cents canons. levés et organisés l'anéléments de vieux de sa sous- mise les premiers pour former il les avait encadrés entre et des officiers pagne. furent mises à la organisées depuis du ministre de la guerre le sénat ordonna.1.328 1 aucune .

529 à leurs blesse frais. pour retireraient Bûchez p. La levée des (15 ou 20 mille francs) euxaux armées les remplacés gardes d'honneur appelait mêmes. Cette dernière et la bourgeoisie. ter1. du général Yorck.(1813) EMPIRE. avaient faites au nom fils de leurs qui furent villes et de leurs chargés Ce furent » ce temps leurs de les acquit- can- avec activité. Histoire puissances belligéranles Français se d'après laquelle deret les Russes resteraient de la Révolution française. l'Angleterre agissait Dans son implacable elle avait juré de ne poser les haine. travailla les populations et sollicita vivement la Prusse et l'Autriche l'Allemagne. t. elle resserra fruits à tenter un subside. son alliance la Russie. xxxix. traita avec la Suède. proposa tes. Pendant Profitant de sa politique. armes qu'après la défaite de la France le temps approchait où elle de notre allait recueillir les avec rupture de avec elle. 40t. un nouvel effort dans ses pour rentrer limites de 1806. si on lui donnait ou soixante cinquante mille hommes au service de la France et lui laissa entredes deux pays l'alliance voir le désir de cimenter politique nièce de Nade famille. la Prusse chercha à gagner du temps. et de Napoléon ne négligea rien pour endormir la prudence elle désavoua la défection offrit même. d'or crier la nolevée « fit beaucoup C'était sur elle que s'appesantissait si longdepuis à prix en payant des remplaçants. du sang que le peuple acquittait l'impôt et dont elle rachetait ses enfants temps. d'entrer Décidée dans la coalition. de lever sa médiation obtenir entre une trêve l'Elbe. C'est ainsi qu'on régularisa les offres que les autorités tons. parlementaire derrière et Roux. les deux . le mariage d'une par une alliance elle fit plus elle poléon avec le prince royal de Prusse.

De son côté. fit des alliés. et appela ça que la confédération aux armes tous les Allemands « Que chacun". ils promirent les roiscôté. y disait-on noble ou de bas étage. appelés sous peine laquelle tous les princes courir à l'affranchissement privés de leurs Etats. armée de ligne. de son corps et de sa vie. car. elle lui déclara la mais. (1813) et ce fut Napoléon rejeta cette proposition. les projets d'Alexandre la puissance des armes et de Frédéric » les princes parjures fut créé pour administrer. en l'acceptant. tout à coup jetant le masque. devait Prusse masse. Alexandre jura « de ne point poser les armes que l'Allemagne ne fût délivrée du joug des FranCependant. à négocier avee la France. de cœur et d'esprit. elle espérait conquérir la liberté. une milice et une levée États de ta confédération. seconde de son bien et de prince son sang. On menaça à la cause de de un conseil l'Allemagne. des constitutions. Alors fut conclue la convention allemands de leur Bientôt étaient de Breslaw. le 22 février. par à cond'être annonla Prusse un traité mettre d'alliance sur offensive et défensive c la Russie la en pied cent mille mille hommes. Depuis au proet organiser une dans les en masse souffrait de notre occulongtemps. le roi de Prusse temps nécessaire pour se réorganiser. un tort. cinquante sans compter ses levées quatre-vingt patrie. continua çais. il se serait donné le peut-être Alors. guerre. De leur l'exploitèrent habilement. en s'armant contre la France.530 rière la Vistule. se lia secrètement avec Alexandre ils signèrent. Aussi son mouvement fut-il à h fois national et révolutionnaire. les provinces conquises. une proclamation du Rhin était dissoute. RÉVOLUTION FRANÇAISE. . l'Allemagne c'est donc avec joie qu'elle vit le moment venu de pation la secouer mais.

l'Allemagne peut seule produire bles. c'était brillante. vous rangs à côté du fils du prince. Si elle désirait la paix. 531 et parièrent. et rendre leur éclat à celles c'est au nom de la liberté ne comptent généalogiques de nos aïeux sont effacés par régénération de nouvelles familles La de no- qui le furent les peuples geaient la révolution avait employées française allaient combattre cette même révolution et de l'égalité contre nous. nos cotes. c'est jadis. de pays. Pendant tement que la Russie contre la France. politique encore à l'alliance après étroitement nos . » Ainsi. elle déclarait et la Prusse l'Autriche « qu'elle se déclaraient son amitié son système de nouveau de protestait restait inébranlable dans était fondée sur les intérêts les que l'alliance les plus permanents. plus et pour toujours Les pro- s'efforçait l'attachait 1 Europe. soyez libres affronterons le langage de 93.la Russie. nos arbres y trouverez Allemands! rien. les plus essentiellement plus naturels. de saisir. « Peuvenez à nous! Dieu est â l'enfer et ses alliés! Toute de Al- nos légions lemands nous de rang. Les exploits plus pour l'avilissement de leurs descendants. et nous distinction leurs manifestes. de naissance. y disaient-ils. elle-même. qu'ils Quel plus grand faiblesse Mai* cette ouver- de sa force et de leur propre témoignage de Napoléon et. nous sommes tous des hommes vous ouvrons nos est bannie libres le fils du laboureur à partir de 1812. fait naître c'était l'Autriche qui l'avaient qui l'avait recherchée elle avait bien réfléchi avant. grès moins pour la France. salutaires comme les motifs qu'elle devait être éternelle. dans ples. c'est lui seul qui devait succomber. dans déjà son esprit s était retiré lutte suprême. que les rois insuravec les armes que contre eux. dont la position était que pour de.(1813) EMPIRE. la prépondérance que cette puissance et son système l'alarmaient.

à il conviendra à l'empereur Napoléon. trop l'Autriche pour avait au'elle abaissée Napoléon pris son parti ne cherchât point à se . laisserait L'Autriche dans la guerre. à employer » monarchie. avec elle de relations directes que quand la France n'aurait elle » Poussant plus loin la confidence. et qui ne pouvait que elle était prête. Napoléon L'empereur elle les ferait valoir de dicter qu'à lui seul était n'avait position consolider qu'elle la puissance la paix. prétendît aussi mais par la force que donne un esprit de conciliation que le sien. et. en mesure c'était de ne pas la paix. rendait communes l'Impératrice. qu'elle influer non qu'elle par son importance propre. avait celui de aussi besoin son bonheur intérieur. de son côté. faire connaître désintéressé intact. l'y autoriserait. que comme n'agir ne point de laisser faire le qu'il proposait. Si on voulait agît officieusement. si les Russes se refucontre eux toutes les forces de la sent à la paix. que nos finances seuleVaines protestations! Napoléon n'en était pas dupe ses mesures.332 RÉVOLUTION PHA.NÇAISE. Tout ce les faire connaître très-généreuses cabinet autrichien nouvelle campagne. (1813) revers. et prenait longDepuis temps. donne à « Outre les sept millions sterling qu'elle ajouta de elle nous offre dix millions la Russie. « qu'elle l'Autriche déclara Au sujet de l'Angleterre. ment il laissait dire. et de presser les préparatifs pour une à Nous nous engageons. pour changer son offre avec mépris. étaient des considérations aux deux de repos altéré par souve- désirait la seule donc ardemment de son alliée. Nous avons repoussé quoisystème. les inquiétudes de qu'un même intérêt rains. » soient dans le plus grand délabrement. disait-elle. ses vues. l'avait en effet. La France. qui la enviait en Europe. faire un pas à son insu. qu'on bases lui seul était lui demandait.

'Marmont. l'offensive. Déjà ils s'éDe leur côté les Prussiens De l'Elbe. le 15 avril. comme son qu'elle se présentait adhérait ses ennemis. division d'inl'ennemi n'a montré qu'une plus prudent par le combat de Weissen- . à une médiation intervention Bientôt. Ney. et de langage vis-à-vis de la d'attitude changeant son elle déclara à Napoléon qu'elle devait borner France. le lendemain senfels. rendit à Erfurth.1815) relever. à l'avantl'ennemi à Weis- le général Wintzingerode dont l'une était celle du divisions. Wittgenstein celle-ci se dirigeait s'avançait garde. De son côté. qu'il n'avait pu garder. de Dresde. temps de prendre il quitta SaintAprès avoir confié la régence à Marie-Louise. le défilé le repoussa. 1er mai. et fraya à toute l'armée vint s'établir dans les plaines de Lutzen. avec des forces considérables. la route par où elle de Rippach. elle convention nait et tandis avec kmpire. mancommandaient la garde. ils avaient pour divisée et Oudinot. secrètement S35 alliée à la traitait de Breslaw. à l'exemple nationale par la levée de sa landwehr. enleva. Tandis qu'Eugène Bessières sa jonction avec la grande armée. Napoléon s'il ne voulait pas être prévenu. Mortier. en quatre corps il y passa ses avec les prinil se. armée. en revue troupes ces de la confédération. Cependant. œuvrait pour opérer sur Leipzig. ordonet. rencontra passa la Saale à Kosen. Devenu C'est disait le bulletin. Bertrand Soult. ces trois qui commandait général Lanskoi fanterie. à peu près par un Ney. s'avançaient toujours. « Quinze ont donc été chassés de ces belles plaines pareil nombre d'infanterie. Son armée chefs était le 19 à Mayence conférences et eut plusieurs et arriva De Mayence. avaient occupé taient les Russes Hambourg.. mille hommes de cavalerie. l'insurrection de la Prusse. emparés vit qu'il était Eugène s'était retiré sur la Saale. Cloud.

mais. et le jeta raide mort. l'ennemi résolut d'attaquer Cependant l'armée pour la des positions déposter qu'elle avait prises. et Notre perte se monte à par notre mitraille. pour la journée du 3. le premier coup de canon qui fut tiré dans cette journée. Il s'était avancé à cinq cents pas du côté des tirailleurs la plaine. résolut Napoléon dans son mouvement. du bel ordre -]-- u -1 '1 hommes. pensant qu'il ne pourrait attaquer que le 3. Apprenant qu'il débouchait et passait l'Elster aux ponts de Zwenkau.s il a été écrasé trente-trois et du sang-froid de notre marn'a osé aborder d aucune part l'infanterie. dont un chef etcînquante-cinqblessés. qu'on peut à juste titre nommer brave et juste. dans une position toute différente de celle où ils avaient et où elle était effeccompté la trouver. (1813) fels che. Napoléon établit son quartier général à Lutzen. . était recommandable autant par son coup-d'œil militaire.. ordonna au général Lauriston. pour bien reconnaître Ce maréchal. par grande expérience que par ses qualités civiles et son attachement à l'Empereur. afin de déconporter certer les projets de l'ennemi.i_ R~VOLUTJON FRAr4ÇAISE. et de placer l'armée française. lui perça la poitrine. 'de bataillon. outre un grand nombre de chevaux. en comparaison qui a eu trois colonels trente officiers et quatre cents hommes tués ou blessés. et. Pi« de le prévenir gau et Zeist. sa de l'arme de la cavalerie. Sa mort sur le champ d'honneur est la plus digne d'envie. » Dans la nuit du 1er au 2 mai.554 r. dont le corps formait lextrémité de la gauche. coupa le poignet au duc d'Istrie (Bessières). de laguerre par une de ces fatalités dont l'histoire est pleine. Cette perte pourrait être considérée comme extrêmement de celle de l'ennemi légère. de se sur Leipzig. Il est peu de pertes qui pussent être plus sensibles au cœur de l'Empereur. et étonné l'ennemi i.

du premier duc de Raguse. ainsi la confusion et le désordre dès le matin. des forces qui paraissaient L'Empereur Le vice-roi de se ses dispositions. de l'Elster.(1813) EMPIRE. marchait de son entreprise. droite. le-champ reçut l'ordre de la Moskowa mais il lui porter sur la gauche du prince fallait troisheures ce mouvement. qui dispositions. demi-heure devint souterri- présentait fit sur- à la tête de la garde Sa Majesté se porta elle-même soutenant la droite du prince derrière le centre de l'armée. l'arrêta tout court. marine soutinrent régimehts"de plusieurs le champ de bataille froid. Leduc de Raguse. occupait l'extrême déboucher sur les derrières où la ligne se trouverait tune se plut à couronner Le général de l'armée Bertrand ennemie. avec ses trois divisions. Les de Weissenfels. qui au bout ble. une Napoléon ayant entendu canonnade du côté de Leipzig. et couvrirent chargesavecsangde l'élite de la ca- . Ce jour-là. gagner le chemin général de brigade mière division du certain de la réussite paraissait notre droite et pour déborder Le général Compans. Napoléon « n'attendait res positions seraient toute son armée dans Leipzig. à revers boucha fondeur que le moment enlevées pour mettre cette direction. où ces dernièen mouvement passer sur la droite mais à dix heures vers Kaia. eut ordre de au moment le plus fortement du plus brillant La forengagée. de la Moskowa. avec d'une ses cinq divisions. succès toutes ces L'ennemi. du matin. et de porter » leurs colonnes. 335 tivement dans le 2. les ponts en avant de cette venaient troupes d'attaquer ville. à la tête de la premérite. L'ennemi immenses.Le pour exécuter prince de la Moskowa prit les armes. tint te combat. Nos s'y porta au galop. et. l'horizon pivoter sur et prendre l'ennemi l'armée ennemie dénoire pr© la faire sur plusieurs colonnes d'une en était obscurci.

bau dirigea le général Ricard pour reprendre le village. et venger la pulvériser France de ses malheurs. 1 Bulletins la réserve de l'ennemi et attaquait au village où l'ennemi sa droite. entraiten ligne sur la gauche. » sur la hauteur. de vaincre ou de mouFrançais qui avaient balles. Il ce coup de tonnerre qui de- les espérances de ses ennemis. prince de la Moskowa. Napoléon. Au milieu du feu. de fumée et de tourbillons de poussière. y il ne s'exposa davantage. Le le général Souham. Jamais la nécessité de frapper au contraire. il animait ses « C'est la journée de la France. le moment était arrivé. le général Girard. poussière Au même et le duc on commençait et les premiers feux moment. Blessé de plusieurs partout. le vice-roi de Tarente à apercevoir dans le lointain la du corps du général Bertrand. (1813) mais les grands efforts d'infanterie. le général Girard voulut rester sur le champ de bail déclara vouloir mourir en commandant taille et dirigeant ses troupes. puisque pour tous les du cœur. couverte de feu. contemplaient une part active. Dans ce appuyait il redoubla ses efforts sur le centre le village de de ta grande armée .336 _1_ RÉVOLUTION '1 FRANÇAISE. rir1. « La bataille embrassait une valerie le combat. abordait moment. il gées. ligne de deux lieues. des Quatre du prince de la Moskowa étaient cinq divisions déjà engaLe village de Kaïa fut pris et repris fois. d'artillerie et de cavalerie étaient sur le centre. l'empereur de Russie et le roi de Placés Prusse prenait sentait vait fut repris. étaient faisaient face à tout. jeunes soldats leur criaitLa patrie il en avant vous regarde sachez mourir pour elle » « Cependant. Ce plusieurs Le comte de Lovillage était resté au pouvoir de l'ennemi. ennemie.

toute notre cavalerie. Ils pas le danger. rangée en bataille derrière. épouvantable. au galop avec leurs quatre-vingts bouches à feu placées en un même Le feu devint L'ennemi groupe. « Notre perte'se monte à dix mille hommes tués ou celle de l'ennemi blessés peut être évaluée de vingt-cinq à trente détruite. V- 22 .(1813) IW~ Kaïa f. artillerie de l'ennemi. rablement cuirassiers mille hommes. infanterie. se rallia Sa Majesté jugea que le moment de crise qui l'Empereur décide du gain ou de la perte des batailles était arrivé il à perdre. la noblesse du sang de Prusse a été royale de Russie ont considéde dix régiments de sans emporta et continua l'ennemi. sur Au même moment. qui fut disposée en échelons comme quatre redoutes. valeureuse en criant 357 queljeuVive Ade nouveau emporté se débandèrent ques bataillons nesse. porter en avant en battant Cavalerie. coup à se « Nos jeunes soldats ne considéraient ont. notre mais centre cette fléchit. à son aide-de-camp le général Drouot. fléchit férir de tous côtés. pour soutenir le centre. ordonna au n'y avait plus un moment L'Empereur duc de Trévise de se porter avec seize bataillons de la jeune au village de Kaïa. de réunir une batterie de quatregarde vingts pièces. et de la placer en avant de la vieille garde. Les généraux Drouot et Devaux partirent Dulauloy. de donner tête baissée. officier d'artillerie de la plus grande distinction. La garde Les gardes de l'empereur souffert les deux divisions russes. ont été écrasées. de culbuter de reprendre le village.~f fut EMPIRE. révélé toute » francais Bulletins de la grande armée. tout se mit en retraite. dans cette circonstance. culbuta la charge. à la vue de l'Empereur. Le duc de Trévise le village de Kaïa. et de faire main-basse l'ennemi. Sa Majesté ordonna toutcequi s'y trouvait.

. de forces numériquement cavalerie et une artillerie témoigna. ils arrivaient « Aujourd'hui. de Friedland d'Iéna. et par le roi de PrusAlexandre commandée par l'empereur lustre à la gloire de mes avez ajouté un nouveau le sang tout ce dont est capable vous avez montré aigles. par une à son à venait peine suffisante. les armées françaises. 2 mai. des bafrancais. défait et mis en déroute l'armée russe et prussienne. en ces termes. sans cavalerie. supérieures. et avec une artillerie rangée. nombreuse. se. Vous n'a trouvé de refuge « Dans la campagne passée. formidables. tout entiers dans le grand désastre « Depuis vingt ans encore dans leurs enfants. tailles d'Austerlitz. dans la célèbre journée du par votre bravoure. je que je commande » Peu et de dévouement.338 RÏVOLUTIOH FRANÇAISE. respiraient dit Napoléon. content de vous Vous avez mon atrempli bonne volonté et Vous avez suppléé à tout par votre Vous avez. l'ennemi contre nos armes. selon l'usage des gouvernements des déserts entre nous et eux . qu'en suivant la méthode féroce des barses ont incendié bares ses ancêtres des armées de Tartares ses villes. la sainte campagnes. en effet. (181 3) Telle fut cette mémorable journée que les vieux soldats de la grande et qu'ils de Moskow. en bataille et soutenues elle fit voir à l'Europe armée n'étaient pas morts Napoléon armée sa satisfaction « Soldats! a Je suis tente. pour. tre armée. mettre dans nos contrées. n'ai jamais vu plus de bravoure noet composée en grande partie de conscrits. entre la Vistule despotiques. La bataille de Luizen sera mise au-dessus et de la Moskowa. de triompher. laient allumer un incendie moral Moskow elle-même Ils vouet le Rhin.

elle n'était que dehors de Napoléon. de Russie et le roi de Prusse l'empereur Cependant. de Bautzen. et paraissaient Napodisposés de Torgau sur Berlin léon partit de Dresde. léon sur les derrières lui étaient de l'ennemi. accepta l'offre de V Autriche. par ce mouvement. déserts Cette victoire ouvrit aux et de Dresde. Napo- donald. fût conpour la paix. capitale. . sous les murs l'attaquerait Bertrand. la bataille. avec soixante Ney. par Bautzen. à recevoir mée. seul mettre un congrès pouvait tingent voulant donner une nouvelle preuve de son désir Napoléon. renforcé ils avaient leur aravaient pris position à Bautzen. soumettre. vous avez ces Tartares pas franchir. de ses mauvaises écrivait-il dispositions à son beau-père. à légal de la brute 1 est ravalé où l'homme corruption. » généreux. même de front. mourir je préférerais si l'on voulait me dicter « Touteà son égard. suspendue conserver de l'impartialité plus son conqu'elle » fin à la guerre. climats. journée. • de l'Europe Soldats vous avez bien mérité civilisée. mille que Napopendant MacDéjà Marmont. sur la Si- Napoléon le 8 mai. Il rétablit la mauvaise et Frédéric se dirigèrent. quoiqu'il vaincu fois. Ney marchait de rétrograder lui prescrivit Napoléon devait tomber. A la nouvelle du succès vela ses protestations elle. l'Autriche « L alliance amicales existait. séjour d'esclavage. dèle dans Alexandre lésie. comme dans la qui lui resta fibonne fortune. 538 déjoué tous leurs dans leurs affreux Qu'ils restent de barbarie dans et de glaCès. pour ne fournissait c'était renoudisaitles les portes de Leipzig Français dans cette dernière fit son entrée le roi de Saxe.(1815) « Dans complots. leurs une seule Nous rejetterons ne doivent qu'ils empire. hommes. comme tous les Français les armes à la main à K|e des conditions. sur Bautzen.

Si nous étions d'un plus vieux. il s'étendait Prévoyant l'Autriche. les armes à la main car j'aurais de la cavalerie. n'y est plus. je veux m'entendre des Autrichiens. » C'était une position l'ennemi à la ville. qui domien outre. il fit Sur-le-champ. Sans cela. dit le bulletin. beaucoup retranché. il lui envoya un parlementaire chargé de lui proposer un armistice. il occupait. » .340 RÉVOLUTION FRANÇAISE. jamais je n'ai en une plus belle chance de succès. « Cela est vrai. mille hommes qui va leur tomber sur le corps ( les soixante de Ney). aux montagnes des Géants. pour me débarrasser mois avec les Russes oui. (1813) léon y arriva. » Tout la Sprée. le front sur de l'ennemi lieue fatales était couvert sur une et demie de terrain. répondit mais Frédéric Napoléon. au centre. reconnaître la position de l'ennemi. dans la matinée. je ne demanderais jamais une plus belle occasion les affaires du pour finir. Napoléon tenta d'y échapper en s'adressant directement à Alexandre. formidable. le 19. « Oui disait-il en attendant la réponse d'Alexandre. Ils sont loin de s'attendre à ce proposerais pas l'armistice. une douc'était un plus forte que la première liés garni de nombreux ouvrages la Sprée ble position vaste camp entre eux par des ravins et un ruisseau et marécageux. Ce serait sur les bords de la Vistule que je leur dicterais mes et que mon beau-père me supplierait d'oublier conditions. je ne lui monde. le passé. à droite.de quel que fût le résultat de la bataille. Dans ce but. les considérer comme des qu'on pouvait places fortes. sans doute les suites de la médiation. retranchée et couverte par des redoutes aux mamelons fortifiés de Krekewitz. A gauche. en arrière. On lui rapporta que c'était celle-là même qu'avait autrefois le grand occupée Frédéric. appuyé sur trois villages. « où l'on avait fait tant de travaux. naient s'appuyait crénelée.

entra à huit heures du soir à Bautzen. par ce moyen. qui appuyaient entre le corps du prince de la . entre Tarente. de tourner la droite de l'ennemi. Bautzen autre que et les montagnes pont sur chevalets cette rivière au duc de Raguse. à une demi-lieue de dit le bulletin. charges que l'ennemi le général Compans fit occuper le général Bonnet Bautzen le village de Niedkayn. de s'approcher sur la Sprée. « A midi. enfin. de jeter un sur la Sprée. Alors Napoléon mai. Le duc de Raguse jeta son pont tout son corps d'armée passa sur l'autre rive de la Sprée. et de au duc de Dalmatie. le comte Klix. Reggio. passa un des bras de la Sprée mais l'ennemi conserva les hauteurs et. 341 Alexandre positions. Moskowa et notre « L'Empereur se maintint armée. n'eut pas besoin de jeter son pont sur chevalets il trouva devant lui un pont de pierre dont il força le passage. et.(J815) EMPIRE. et sa droite. Lauriston de passer et de se porter sur son quartier-général là sur Weissemberg. corps. « Il donna ordre fit ses disau duc de de passer la Sprée. la canonnade et le général Régnier. et enleva au pas de charge occupa un plateau qui le rendit maître de tout le centre de la position de l'ennemi le duc de Reggio s'empara des hauteurs. dans l'enfoncement sur la gauche. Bautzen. de Wurtchen. Après six heures d'une vive canonnade et plusieurs fit sans succès. Le duc de Tarente s'engagea. et d'attaquer les la gauche de l'ennemi au duc de montagnes qui appuyaient de jeter un pont sur chevalets sur la Sprée. à sept heures du soir. au prince de la pour inquiéter sous les ordres duquel étaient le troisième Moskowa. forme auquel Sa Majesté avait donné le commandement du centre de passer la Sprée supérieur la droite de l'ennemi. l'ennemi fut rejeté sur sa seconde Le général Bertrand position. ne répondit C'était le 20 point.

en avant nonnade nemis. Cette joursi elle était isolée. midi ou une heure. L'Empereur de Tarente le combat. Déjà toutes ses dispositions de la bataille ne devait plus se décider Ses immenses La droite travaux inutiles. a Cependant. née. la bataille de de la bataille de Wurtchen. sur les de sa position. la posn'étaient à comprendre Ses espérances dès ce moment. sage de sa défaite. avec les senpar les habitants devaient avoir des alliés heureux de se voir des Kotzbue et des cosaques. se porta sur de Bautzen. qu'on Bautzen. et il devait avoir.5*4 fut accueilli. à cinq heures les hauteurs. n'était que le prélude l'ennemi forcé dans commençait plus les mêmes. sibilité d'être pourrait appeler. afin que leur gauche ne fût ordonna aux ducs de Reggio et pas tournée. Les Russes. qui était opposée au quatrième et il était obligé de jeter sa droite. rière cents Le destin ses sa position. qui formait une bonne au prince de la Moskopour s'opposer partie de son armée. (1813) que des Stein et les autorites. devant le duc de Raguse et engagea de sa position. devenaient et trois redoutes corps. devenait son centre. gées. que défendait de cette position avaient qui sentaient l'importance placé là une forte partie de leur armée. afin d'empêcher la gauche de l'ennemi de se dégarnir. wa. timents délivrés RftVOLUTlOB FlANÇAISB. le préétaient chander- retranchements. « Le 21. dans un lieu qu'il n'avait pas étudié et qu'il croyait hors de sa portée. quarts de Reggio soutenait l'Empereur de lieue en avant une vive fusillade la gauche de l'ennemi. les redoutes marcha une à mille toises caend'entretenir épouvantable et tous les retranchements . « Le duc hauteurs à trois du matin. et de lui masquer la véritable dont le résultat ne pouvait pas se faire sentir avant attaque. « A onze heures.

Le moment de décider la bataille se trouvait de Dalmatie. sa position. infanterie et cava- faciles masquées par un rideau. Pendant l'ennemi ce temps. L'ëttnëmi fut tes vicissitudes que présenterait sur le véritable tenu ainsi incertain point d'attaque. enle- gauche. coupant garde. tre divisions quantité de l'ennemi. mais les réserves de l'enneil enleva le village dix heures. indiqué. dont il dirigea le « Le général Devaux établit une'batterie. le le quartier-général avancées mi s'étant pour couvrir le village de fut ramené. à l'attaque du duo Il voulut s'opposer pêcher de déboucher. dès lors. et perdit de la Moskowa prince à déboucher à une Preilitz. avec les divisions de Klein-Buschwitz. et la réserve de l'armée. avaient des débouchés éeloii pour se porter en avant par la gauche ou par ta droite là journée. Le duc de Dalmatie commença tout le danheure après midi. avec soixante généraux le duc de Tréen avant. vèrent qui était devenu le centre « La division Morand et la division wurtembergeoise le mamelon dont l'ennemi avait fait son point d'appui. le chemin de Wurtchen rie de réserve. sentit que le seul moyen de soutenir était de nous emcombat contre le prince de la Moskowa. et menait batA tant ce qu'il avait devant lui jusqu'au village de Preilitz. Les feu sur les masses qui voulaient reprendre pièces de batteDulauloy et Drouot. L'Empereur. . se portèrent de la jeune Uumoutier et Barrois vise. se porta. passait la Sprée. en vingt minutes.(1615) EHPIRE. 143 « Lia garde lerie. le prince de la Moskowa culbutait au village deKlix. qui avait compris qu'avait prise la bapar la direction ger dont il était menacé le avec avantage taille. se dirigea sur l'auberge à Bautzen. L'ennemi. général sur d'artillerie du le flanc bien à par un mouvement avec la garde. Enfin. les quaet une grande Latour-Maubourg de droite de là position de Farinée russe.

deSchoppen le lendemain de cette bataille. Il était trois ayant débordé l'armée ennemie. quand un boulet perdu le frappa mortellement. l'Empereur Il le trouva avec toute sa connaissance et mongrand Le duc serra sang-froid. de lui pouvoir que le il fallut le chasser en ligne de trois lieues. il est une autre vie C'est là « Duroc. à gauche par la garde. fit une perte Napoléon. Duroc venait de le quitter un ordre pour donner relatif à son service. était gagnée. de Frioul. trant les postes furent placés. et que nous nous retrouverons m'attendre « que vous. rompu au centre par Napoléon. mais ce sera dans trente ans. de vos ennemis. et marcha en avant. « Dès que ses bivouacs. Le prince de la Moskowa en profita. porta sur ses lèvres.344 RÉVOLUTION FRANÇAISE. Je laisse une fille je ne me reproche « quand « toutes «Votre Majesté lui servira de père. et réalisé triomphé les espérances de notre patrie. a été consacrée dont elle pouvait « que pour l'utilité lui dit l'Empereur. la main ma vie. et qu'un feu épouvantable se grande incertitude faisait annonça entendre sur une que la bataille débordé Bientôt. l'ennemi se mit en retraite sur Gorlitz mais il ne laissa en notre On le poursuivit champ de bataille. « L'ennemi « L'ennemi fnt obligé fut obligé sur Wurtchen. Il prit le village de Preisig.irez » « un jour « Oui. et s'avança. rien. » l'Empereur le plus qu'il l'Empereur. à droite par le duc de Raguse. « Toute à votre service. » vous aurez et je ne la regrette » vous être encore . cruelle. (1815) de dégarnir sa droite droite nnnr de sa dégarnir pour narer parer à cette nouvelle attaque. Sire. menacé à revers par le prince de la Moskowa. « dit-il. heures était dans la plus et. en effet. et que l'armée eut pris alla voir le duc ajoute le bulletin. lorsque l'armée après midi de succès. J ai vécu en hon« nête homme. combattant et de Reichembach deWeissemberg.

. Marmont à Glogau à sous Régnier. et ne reçut personne pendant Douze heures après. armée passa la Neiss. Duroc toute la nuit. Ney et Lauriston. les routes. de retraite. se voyant sur le point d'être sa gauche. M. ainsi que celui de Bessières. était Schweidnitz Breslaw. ce spectacle vous peine s'appuyant sur le duc de Dalmatie et sur le grand-écuyer. En quelques jours. devait être prononcé en présence de l'Empereur dans l'église des ne lui permimais les évènements Invalides qui suivirent rent d'estime pas de donner cette marque mémoire de ses deux fidèles compagnons et de regret d'armes. Mais. devant Le sa droite. C'est » que NapoNe vieux amis. quitta le duc de Frioul sans pouvoir lui dire autre chose que ces mots « Adieu donc. dans le plus profond silence. allez vousgauche. Alors. la moitié le qu'il était en intelligence suivit dans son mouvement sous Macdonald. la Katsbach. détruisant ses parcs. et Bertrand. Villemain de composer l'oraison funèbre du grand-maréchal Duroc. jour ses Cet éloge. chal. ravageant continua à le poursuivre elle entra dans Gorlitz. par ces coups de celui qu'elle lui préparait? Napoléon chargea rapides. Sire. « Ah » L'Empereur. l'ennemi sacrifia ses communications par ce fleuve et la Pologne pour aller s'appuyer sur la Bohéme. Cette singulière marche prouvait suffisamment Napoléon 1er juin. à la l'ennemi se retirait en bon ordre. ainsi « en léon voyait tomber chaque plus semblait-il pas que la fortune voulût l'avertir. sous Victor avec l'Autriche. lieu de repasser la Queiss le Bober. 548 « L'Empereur. Notre bagages. au l'Oder et de gagner Breslau. il avait délivré la Saxe et conquis de la Silésie. expira. serrant de la main droite le grand-maréla tête appuyée sur la main resta un quart d'heure.(1813) empire. brûlant ses Cependant. son centre. et Sébastiani. mon ami » Sa Majesté rentra dans sa tente.

Prusse conclurent en effet. que « si les alliés n'étaient pas de bonne foi. à Friedland. amener un rapprochement acceptèrent crut Napoléon dans les propositions que cette trêve à un arbataille. la Russie une alliance offensive et défensive et la avec et signèrent. il lui fallait montrer qu'il ne d'autre désir que faisait que se défendre. de réparer leurs en partant disait-il. Aussi. » pouvait échecs. du temps. Ne semblait-il maître de l'Europe? pas que ressentît de la fatigue commune ? D'un autre de ne vouloir que ces coups d'audace qui. # Austerlitz. à Reichembach. deux traités par l'Angleterre. sur eux-mêmes les alliés Qu'étaient devenus de la France. de me jeter dans les bras de ces mêmes qui me pressaient ennemis! » l'armistice fut signé le 5 juin Après six jours de débats. la route et consentit une seule fermer et leur au moment où il pouvait. lesquels cette dernière puissance . accusé la guerre. ner le temps aux coalisés de se réorganiser. cet armistice nousdevenir bien fatal. en parlant de cette époque de sa vie de du danger et à me trouver tout seul à juger de l'imminence de me voir placé entre les coalisés. il devait durer jusqu'au 28 juillet.548 '11 '1 RÉVOLUTION FRANÇAISE. entre nos ennemis. Dix jours après. « Quelles n'étaient pas mes tribulations à Sainte-Hélène. de mes ministres mêmes. semblait faire cause commune son aveuglement. dans avec eux et les à m étouffer. çaient notre existence. Napoléon pour Dresde. qui menaqui. qui s'apprêtaient harassements de tous les miens. y pourvoir et l'esprit de l'intérieur. le rendirent trois fois son génie se côté. C'était donà Plesswitz. leur accordait un subside. (i813) 11 sur les montagnes. et qu'il n'avait a-t-il dit la paix. les souverains acculés qu'ils pourrait mistice refouler avaient et sentant alliés la nécessité 1 1 de gagner 11 repoussées. les 14 et 15 juin. à Marengo.

elle devait pas encore en mesure de se déclarer. tégrité français. mes ennemis sont au moment de revenir de leurs illusions.334 empire. parla de l'influence était jaloux d'acquérir. d'armistice tre intervention.666 entrer dans la ri» de fifift sterling livres Quant sterling. ments pris. Celui-ci étant venu le trouver à Dresde « Vous lui dit Napoléon. elle proposa. Sans vode l'armitraités de On parle aussi d'un traité avec une troisième mais vous en êtes mieux informé que moi. mes embarras ce qu'il pour recouvier est de savoir si vous pouvez me rançonner » traitons. Or. au nom de l'Autriche. la paix était faite. son que l'empereur.(1813) à à l'nnA I une Ha de 1 333 33A 1. du nouvel ordre qu'il voudes forces. Votre cabinet sont les réunit derveut profiter de a perdu. voulut lui-même Napoléon négocier avec ce ministre. « Parlez clair. de Metternich envers la coalition. pour gagner du temps. mais n'étant coalition. La question sans combattre. dans ce moment. mais n'oubliez pas que je . de Metternich maître. du congrès. voilà donc. et soupçonnant les engageVoyant le but de l'armistice. telle était la situation que les évéet ses intrigues lui avaient faite. Metternich. l'ouverture et offrit sa médiation.333. que voulez-vous? Voyons. livras livres atArlinir 347 •à à l'aritr» l'autre RRR 666. à l'Autriche. lait établir par la sage répartition dit Napoléon en l'interrompant. et qu'elle la balance devait faire pencher du côté où elle jetterait son nements épée. qu'elle se trouvait. votre médiation devient il ne vous convient l'inhostile plus de garantir de l'empire Je gagne deux batailles. Vous puissance du temps. avez voulu gagner vos deux cent aujourd'hui mille rière hommes le rideau prêts. par M. Schwartzemberg de la Bohême. l'arbitre du sort de l'Europe. Quel résultat stice ? Je n'en connais pas d'autre que les deux Reichembach. et vous venez me parler de médiation. M.

rester vous. derrière le Rhin. sans même tirer l'Autriche. le ministre autrichien non-seulement mais la Napoléon. s'écria de l'Italie de point que nous ne pouvons il faut que nous soyons pour ou contre fit ses propositions. de l'Empire Dofrançais. l'Angleterre pour jouer ce rôle ? » paie-t-elle « Dans Blessé au cœur. le retour l'Espagne. en sont au et 1 abandon de la confédération riez de la modération votre alliance d'un VoHà donc ce que vous nomme? Vous n'êtes occupés qu'à transporter Au fait. à de telles conditions! Et qui accueille un tel projet! c'est lui qui combien vous Metternich. la Prusse veut la Saxe. c'est mon beau-père Ah vous envoie que se flatte de me faire souscrire est aux portes de Bertriomphante quand jesuis ici à la têtede trois cent mille sans dbup férir. de Metternich garda le silence. (1813) suis un soldat qui sait mieux rompre que plier. pirez tous qu'au démembrement il me faudrait ramener mes légions. veut la Hollande et la Suède veut la Norwège. dit Metternich. » Alors. quand mon lin et de Breslau. Je vous offre l'Illyrie'pour rester neutre cela vous convient-il ? Mon armée est suffisante pour amener les Russes et les Prussiens à la raison. vous voulez camp à l'autre. m'en je suis vainqueur. l'épée. cile à votre politique. l'Italie. la Pologne. e-it l'auteur des Mémoires d'un la colère qui ranimait. « Quoi moitié Votre neutralité vous.348 RÉVOLUTION FRANÇAISE. l'Angleterre vous n'asLe mot de paix n'est qu'un prétexte la Belgique. hommes. me livrer ceux flottent dont à mes ennemis. la Russie veut la Pologne. de la Vistule aux bouches armée à la générosité de Et c'est quand mes drapeaux et sur les rives de l'Oremettre der. les Alpes et les Pyrénées. la crosse en l'air. du Rhin du Pape à Rome de la Hollande. . M. de la Suisse. Il ne tient forces. ce que je demande. de disposer de nos est tout qu'à les choses neutres. l'Illyrie.

(1815) EMPIRE. reprises sa fierté se réhésita. Si le 10 au soir au moment où devait expirer mistice. de Metternich se retira. et que l'Autriche avait depuis longtemps croire que ne pouvait pris son parti. Napoléon sacrifierait une alliance qui reposait sur l'empereur François Il accepta des intérêts si chers aux ennemis de son gendre. déclara s'était dissous l'Autriche sez tard. . qui serait partagé 20 le rétablissement des villes de et la Prusse. de et dans leur indépendance 3° la renonciation du aux titres de médiateur de la confédération Napoléon Rhin et de protecteur suisse. » Bientôt M. entre Varsovie. 549 Homme d'État. ainsi manderait duché de du des puissances 1° La dissolution la Russie. Après de longs débats. Napoléon volta à l'idée de subir les conditions des vaincus. donc sa médiation. etc. au nom . furent signifiées à Napoléon par l'Autriche. Il se décida sa réponse que le 10 asmais il ne fit connaître cependant.. rompu. et les hostilités dès le lendemain. respectueusement autre moment il ne le fit pas alors et l'Empereur le repoussa sans le fouler aux pieds. Déjà le congrès et qu'elle était entrée dans la coaliqu'il n'était plus temps. et du congrès que l'ouverture consentit à proroger l'armistice jusqu'au 10 août. Ces le 7 l'ar- le congrès devait être Napoléon n'avait j*ts accepté. On ne tarda pas à s'apercevoir que la médiation et achever qu'il offrait n'était qu'un masque pour couvrir ses armements. 4° la rede la confédération de l'Ilconstitution de la Prusse S0 la cession à l'Autriche lyrie 6° l'indépendance de la Hollande et de l'Espagne. il s'ouvrit le 29 juilCe congrès devait se tenir à Prague deil fut arrêté que l'Autriche let. Jusque-là vainqueur.le ministre Napoléon autrichien l'eût avait laissé tomber 1 son chapeau relevé en tout 11 l'Autriche Hambourg franchises dans leurs anciennes Brême Lubeck. Cependant. propositions août.

dit-on avec cent mille étranger.. et s'écria de ce qu'il y a de que le cabinet de Vienne « venait d'abuser un médiateur. Pendant à profit. devaient marcher sur Dresde. Schwartzemberg et Wittgenstein avec cent mille Russes et Autrichiens. t1 la__a a_1_t 1. n'avait à opposer à Prague. Une réunion avait y avait les coalisés eu lieu avaient le 9 juillet. savoir cent cinq mille Russes trente mille Autrichiens mille hommes fournis quatre-vingt vingt-cinq avait cinq cent cinquantemille Prussiens. la coalition vingt mille hommes sous les armes. de l'Angleterre devait recevoir que l'Autriche ( 13 millions par mois). cent Suédois. à cette masse d'ennemis et étrangers par Oudinot sous son comBliàcher était Ces par quelques princes allemands. envoyé de chaque fut pas. la bataille que de ses cent A la reprise des hostilités. celle de Bohême. ne auquel Moreau qu'on avait fait venir des États-Unis. reculant toujours devant lieutenants. D'après ce plan.310 REVOLUTION FRANÇAISE. destinés à agir contre . combattants étaient divisés en trois ar- que mille combattants.. trente mille cinq cent vingt mille celle du Nord. un congrès et plus sacré pour les hommes. sous Napoléon deux cent trente quatre-vingt-dix devaient opérer mandement Schwartzemberg. mées sous Bernadotte campait sur le Hacelle de Silésie. commandées et que deux autres par Bernadotte Blücher tiendraient Napoléon les Français et n'acceptant en échec. berg avait les négociations. ensemble armées. et arrêté le plan de campagne. pendant Prussiens. le nom de la paix » » tion. Français mille hommes. spusBlùcher. (1813) Alors Napoléon vit 1 abîme où il était tombé. cent vingt mille. mis le temps à TrachemOn y le subside a_ ·1_ t~7_IL_- _a l'_L! l'Autriche fixé les contingents puissance. commandés sur Berlin étaient direct. deux représentants. mel occupait l'Oder.

de toutes sur sous Saint-Cyr devaient . tiré de la par une batterie tua Moreau indiquait pendant que ce général jeune garde. il s'était retiré tout derrière l'Elbe. bat n'avait à Gross-Béeren Oudinot. qu'une résisla fortune ses vingt mille conscrits. après une lutte désespérée. avec des pertes considérables. de lui ses lieutenants n éprouvaient que dans Kulm par un rejeté et enfermé en nombre. battu et chassé de la Silésie par Bliicher. Assaillis partout pleine blessés. plus et Saint-Cyr. Ney. '– –~ –*)t- 351 ~–~ les vingt mille centre -11.- ~-–- restants. retrouve Napoléon sur Il se jette de nouveau son génie et toute et le repousse Blücher . retraite laissant qu'un Ce fut alors de Napoléon changea en avec furie. qui était venu de la route de Witvainement l'ennemi de déposter essayé temberg. Battu à Dennevitz. autour Vandamme. A cette son activité. désespérée. La présence du combat. dans son mouvement comsur Après un violent pas été plusheureux. venait d'être attaqué. s'étaient Aussitôt Jusqu'alors décidés à ce Napoléon et ses de deux ces deux le conseil souverains de Moreau. mouvement revint arriva car déjà avec tance sur d'après ses pas avec abandonnant la rapidité attaqué Blücher de l'éclair.1_a ~–– garder Blücher Dresde. des échecs. les al liés se mirent de morts et de le terrain couvert boulet. Breslaw. entre l'Elbe et l'Oder.(t8!5) 1_- EMPÏM. cette n'opposait à Macdonald Il était temps à Dresde les alliés avaient ville. avait remplacer Wittemberg. nouvelle. cinq fois supérieur Macdonald de poser les armes. Oudinot. à l'empereur Alexandre une manœuvre (27 août). restés marcha toutes les opérations. ce nouvel Tandis sur avantage que Napoléon remportait les coalisés. Il venait de forcer il apprit à la tête en Bohême. ennemi avait été contraint. Bernadotte l'avait forcé à se replier sur Berlin. positions sur la marche d'Alexandre et de Frédéric cent mille combattants. Napoléon à abandonner quand Dresde.

Napoléon et.' disait-il à pouvait Sainte-Hélène. et. cette désertion il se décide compromet à abandonner se rabatsur l'Elbe et en tenter un généraux. et je n'y pouvais rien. se présente de nouveau Napoléon court à lui. Blücher Après deux défaites. que le mouvement de Bernadotte a laissé à découvert: il y établira son quartier-général. position qui se trouvait des deux grandes armées des placée au centre coalisés. « Un coup de tonnerre seul nous sauver. Ils avaient bu à la coupe des jouissances. etchaque jour. dont la position n'est plus tenable. de gorgés de trop de considérations. pendant que Napoléon se défend seul contre deux armées. traversant la Moldaw alla prendre à Leipzig. malmaladroits. Blücher disparaît. Mais. et conséquemment ce n'étaient heureux du début de notre plus les hommes ni ceux de mes beaux moments révolution. pour tre sur Berlin. par une fatalité ou une autre. (1845 Silésie jusqu'en prend le chemin Napoléon à rentrer revient dans sort de la Bohême et reSchwartzemberg de Dresde. et force le général autrichien ses montagnes. sur ses pas. avaient conseillés Ceux-ci suivi Napoléon dans et dirigés sa marche par Bernadotte sur cette ville. nos chances diminuaient la fatigue. Je voyais donc arriver l'heure décisive. fera le centre de ses nouvelles C'était opérations. je les avais de trop d'honneurs. sa cause Alors. effort digne de son génie. et eussent acheté du repos à tout prix. trop de richesses. Dresde. » arrêta son mouvement sur Berlin.352 rByolutioh fbançaise. A peine vainqueur de Blücher. D'un autre tout-à-coup côté. Il en fut détourné par ses . Je sentais les rênes m'échapper. Bernadotte force sa gauche sur l'Elbe. pour la troisième fois. la Bavière vient la retraite de déserter de l'armée. le découragement le plus grand nombre mes lieutenants gagnaient devenaient mous. gauches.

Napoléon. Il ne resta. de l'armée saxonne. fit face à tout. pour s'y soixante mille hommes. six fois leurs positions. Napoléon replia ses postes. en ce moment. trois était rendu. moins deux de valeur. le 18 septembre. Bientôt. A deux heures du matin. le lendemain. et plaça son armée. avec ses cent quarante mille Français. Baskirs. en avant. mais livra à l'ennemi le débouché important confié à l'armée saxonne. Cette trahison. quand jusqu'à Napoléon se décida à une nouvelle bataille livrer. 3S5 Benigsen. était pour nous de ce côté. sur les masses « La victoire. l'armée cavalerie saxonne. dit le bulletin. Nos soldats. au milieu du bouches à feu. ennemies.(1813) EMPIRE. le centre à Probstheyda. passèrent entières à l'ennemi. qu'il demi-cercle C'était de troupes serrées en masse et couvertes par quinze cents pièces de canon.. la gauche à Stœtteritz. qui la commandait hommes. comme contre la grande armée. tout wurtembergeoise. de son et Russes. Après nications. Déjà Bernadotte et Blücher pliaient. infanterie. dans mille d'hommes plus d'un demi-million cet étroit espace. au point de qui poussa l'infamie V23 un immense du côté où était . la droite à Connewitz. elle fut terrible. et cinq cents général Zaschau. y firent des. Pendant les appuyer. Tartares s'entrechoquèrent fracas de trois d'un contre jours. et et la cavalerie artillerie. que le en chef. nos se troupes au pas de course et les baïonnettes précipitaient. prodiges Déjà dans les deux premiers ils avaient perdu et repris jours. coureurs Renfermé avoir fait ses il attendit annoncèrent dans et assuré ses commudispositions l'ennemi de pied ferme. la vieille garde était rangée en réserve sur la hauteur. les marchait sur toute la ligne. l'Empereur mais. non-seulement mit le vide dans nos lignes. contre l'armée de Silésie. avec côté.

le carnage avait cessé A la nuit. Napoléon fit partir sur-le-champ » Cette circonstance. il y a un défilé de deux lieues. le feu pendant suffisait à peine pour entretenir Il fallut songer à la retraite. les parcs les bagages. dispositions On avait étaient épuisées. ses quarante Un moment (1813) pièces de canon contre de désordre s'ensuivit. ce qui deux heures. aux française à renoncer obligea l'armée ajoute le bulletin. afin d empêcher . l'ennemi s'empara dont il sur Reidnitz et marcha passa la Partha de il ne se trouvait plus qu'à une demi-lieue Leipzig. La promple village fut l'ordre rétablit de ces mouvements titude envoya et l'ennemi repoussé fort loin. mes jonchaient » soixante mille hom- de Napoléon prenait il apprit quand nouvelles pour le lendemain.554 tourner sur-le-champ Durutte. hommes et soixante pièces de canon dans la ville de Leipzig. traversé Leipzig à Lindenau. De n'était « Mais ce mouvement pas sans difficultés. défilé. fruits des deux victoires et en nombre battu des troupes de beaucoup supérieures les armées de tout le continent. par le général Nansouty le long de en flanc les troupes de prendre qui s avançaient avec la Partha. et d'incendier d'occuper ses vastes cette ville comme tête de faubourgs. avec tant de gloire. le champ de bataille. et il n en restait plus que seize mille. l'artillerie. six mille de mettre On proposa par cinq ou six ponts. afin avec vingt pièces d'artillerie. où elle avait. repris. par la route de Lindenau. et ses réserves que ses munitions ces tiré deux cent vingt mille coups de canon pendant trois jours. qui a des remparts. pour attaquer Leipzig. « L'Empereur commandée sa garde à cheval. Il se porta lui-même une division de la garde au village de Reidnitz. la division RÉVOLUTION FRANÇAISE.

pour lui servir devant Leipzig de l'ennemi.(1813) empire. le défilé. l'Elster sur le grand Napoléon pont qui cette ville quitta est entre Leipzig con- dans de Macdonald et franchit et Lindenau. « A centaines voitures à perdre s'exposer ce parti barque d'adopter mieux toute les bagages. tous les parcs. qui. Seuls . l'artillerie. depuis et qui était L'Empereur de d une telle défense avait voulu affligé saxonne. Après laissé avoir et au défilé de ses têtes de colonne présidé sous les ordres une forte arrière-garde Leipzig et de Poniatowski. quelques bare. la pointe de l'arla garde et les deux tiers la cavalerie. à l'abri du mouvement pour le mettre à Lindese rendit « Une demi-heure l'Empereur après. et voir les de Leipzig l'évacuation nau. 555 l'ennemi de s'y loger. mée avaient passé heures. Alors les alliés attaquèrent la ville avec fureur. à cheval. des belles de les genres et cela sous accompagner de la conduite Dresde. de l'armée « Quelque odieuse que fût la trahison à détruire une ne put se résoudre l'Empereur à tous les de la livrer villes de l'Allemagne désordres yeux du inséparables roi. y attendre pour en avant de se mettre les ponts dernières passer troupes » marche. et de ne pas quitter faire ce qu'il voudrait. entra dans « A neuf maître de ce prince et alla voir Leipzig en les ses États. de son armée. Dresde L'Empereur de garde et le palais du roi. de sédition à cet esprit laissant qu'on avait fomenté exposés à été formé saxon avait Un bataillon les soldats. parmi le fit ranger à et joint à la jeune garde. si vivement aima 1 Empereur. du jour. et de donner jeu à notre artillerie placée sur les remparts. monta l'Empereur Il a laissé le roi.

croyant premiers coups de fusil tirés des remparts le moment mis le feu à la mine. chacun crutque le pont était au pouvoir de l'ennemi. Tous les peuples de l'Europe moins les Anglais et les Espagnols. de Crécy et d'Azincourt. tant tués que blessés. masses de la ville. Aux Poniatowski et Macdonald souimposantes. les Allemands la bataille des l'appellent nations. Rivale des sanglantes journées de Poitiers. venu. On se battit dans les fausur les remparts."56 RÉVOLUTION FRANÇAISE. et tout était sauvé. coûta à l'humanité environ cent trente-cinq mille hommes. l'épouvante dans nos rangs. dans les rues. et ne songea plus qu'à mourir en combattant ou à se sauver par la fuite les uns se dans les maisons. des temps modernes. moins parvint Poniatowski heureux. réfugièrent Beaucoup Macdonald périrent. Déjà la plus grande partie de l'armée avait passé Lindenau. l'acheva poléon tous les alliés qui lui restaient encore. les autres se jetèrent à la nage. (1813) tre leurs tinrent bourgs. et mit l'Europe le coup de cloche de l'agonie de disait alors un royaliste Bonaparte. çais. en effet. » Napoléon ne songea plus qu'à aller abriter les débris de entière contre lui. « C'est Telle fut l'une des plus terribles batailles se lança dans la rivière et y fut tué le vieux roi et un grand nombre de généraux furent faits pri- . dont mille du côté des Francinquante mille du côté des alliés. de la cour d'Hartwell. elle s'y trouvèrent. nos sapeurs avaient se répandit Alors. représentés. et quatre-vingt-cinq Si la retraite de Moskow avait commencé la ruine de le désastre de Leipzig il enleva à Nal'Empire. vaillamment leur choc. dans les maisons. emportés par le courant. mais tout-à-coup un grand bruit se fait entendre c'est le pont qui vient de sauter. et un second doit l'achever. à gagner la rive opposée. encore un effort. de Saxe sonniers.

perdu plusieurs drapeaux canons (31 octobre).(1813) son armée derrière le Rhin. de 1813. heures arriva. Napoléon sur fit tous un insensiblement » geste. du ligne bois. repassé dix mille hommes. toutes Celle-ci au village pouvaient de Ruchingen sur de cavalerie Arrivé afin de le Rhin. sur les plusieurs charges ennemis. et pas point Napoléon nos alliés en bataille. l'endu soir. pour succès. Cette campagne dit de la grande armée. « sera. Culbuté fut mis en pleine retraite. il étendit tirailleurs Dubreton. Napoléon d'artillerie de jonction rien tirer droite. couper il apprit que lavant-garde lui fermer six bataillons les routes qui dans avait ville et prétendait en effet. était près déjà 3S7 de Hanau. Napoléon avait franchi Ainsifinit 1 Bulletins les points. et de la nouvelle de notre nombre mille général il accula de la vieille route. bouches hommes jusqu'au une rangés à feu. Ne pouvant il essaya de le feu du fut sur sa deuxième engagée commandée le contenir. cette placé. à deux lieues mille de Hanau. à la supériorité de leur brigade grand de deux par le infanterie. conduire octobre. il avait après avoir et plusieurs il continua le Rhin. Bavarois. suffirent Quelques coups de canon et une charge pour les faire reculer précipitamment. et elle du toute trois temps. Arrivé. le 29 ennemie le passage. en gagnant de l'après-midi1. la campagne son mouvement le 2 novembre. jusqu'à Bientôt l'artillerie ouvrit nemi un feu terrible. . A six heures en déroute la petite rivière de Kintzig. et le général Sébastiani fit exécuter avec dans l'éclairci du bois. de quarante n'avait sur les lisières découvrit la veille. tirailleurs ainsi opposer parti Une et couverts avec par quatre-vingts lui que quinze mille l'ennemi « dans le bois. Nos cinq mille tirailleurs continrent l'armée ennemie. EMPIRE. corps.

(1813) le triomphe du courage inné dans la jeunesse Napoléon. Valladolid. verains. toute pour la garder. De ces une seule armée. Tandis son. et essaya pour s'y opposer. quillement. le Portugal. qu'au-delà faisait n'avions en expier pas du Rhin nos succès été plus Burgos l'Aragon mais. passés. à cent vingt par en mille Salatrandevant anil profita combattants. de concentrer ses à Bur- .388 RÉVOLUTION FRANÇAISE. la fidélité. que la Péninsule. qu'il lui avait génie ce pays-là. iuanque. de Valence royaume tés en notre pouvoir assuré de sa conquête. heureux. mille mille et la Catalogne. marquera ques. étaient rescomme si Napoléon eût été laissé. ou perdit son temps vice-royauté. petite aux anglaise. laquelle mauvais imposé. eu point de la marche Il s'avança d'ennemis du général Cependant. reprendre à faire guérillas. lui. Alors Wellington pour agir. ou bien Au de s'occuper dû alla être devant ne on aurait chacun pas la combattre. des sociétés avec celledela des peuples frananelle politi- grandeséparation la flétrissure leurssoumilitaires vertus la loyauté. rées des nous nous Anglais l'époque enfin de la désorganisation des premières » l'honneur. Quand glais. il reprit se dirigea comme Joseph déjà voyant Ayant vers s'il fut trop porté Zamora n'avait informé tard disséminées. il n'avait dans ou plutôt la trahiau delà des Pyréla retraite Après Madrid. celui de 1 intrigue celui de l'impudeur dans le cabinet autrichien glaise. quatre-vingt quatre-vingt sous hommes hommes il avait formé prince le commandement et militaire qu'un dans politique il semblait de Joseph. avait soufflé lieu incapable du rôle D'un autre côté sur la direction de l'arcampé la chasse à sa de nos armes mée vue. et de 1 astuce dans la diplomatie çaise. nos troupes son armée et. la fortune. troupes il était Madrid. évacua l'offensive débouchant et Toro.

et la retraite. quelques furent années auparavant étaient supérieures à ce que romaines. sut se retirer C'était à livrer se décida Joseph il ne sur tous les points. jamais les armées et cette cette discipline et le peu de soin que l'on eut d'elles. enleva Foy. au sénat. lÈbre. à arrêter parvint à Paris le 14 novembre. où le général Napoléon dit-il d'hui. par la licence perdirent. déroute de bataille. comment dit le duc de Rovigo qui. laissa Wellington s'emparer la et en un instant ne songea chacun plus qu'à son bagage. grande » Et il commença l'exemple par donner de déà tous ses préparatifs activité présida . et celle avait . pas commander Alors de la route de Bayonne. tout fut voitures. fut complète canons. sur le champ restèrent cinq mille Français pris des troupes « Voilà.(1815) EMPIRE. aujourque l'opi- monde est faite donc aurions par la France sans à redouter l'Angleterre. nion Nous sance la plus du toute les Anglais..J_ sur il~ la- Il était du géfranchi. et la puisl'énergie de la nation. arriva toute 1 Europe tout l'Europe marche marchait contre avec nous ou « II y a un nous c'est par an. les plus belliles peuples de courage sans laquelle élévation obla supériorité ne parviendraient qu'ils jamais à queux » sur les autres. quelle parvenu néral mais 11- Wellington voyant de l'avance. sur descendre l'Êbre et de bataille. caissons. tiennent Ce nouveau désastre nous deux sans retour. Jourdan. Il se dirigea qui arriva posait devaient avant de il apprit quand sur Vittoria où venir lui. Saragosse Battu le 21 juin. l'Espagne Notre armée se retira invasions. anglais. à la tète de seize entre et plaça la France sur Tolosa en désordre mille hommes. il avait à mettre ce fleuve prolonger il se retira entre que son sa sur armée droite. contre ce dernier il comptait Vain lavis rallier les troupes Wellington qui proy espoir de Alors. 359 _1_~ gos. le joindre.

le corps législatif et l'appela à concourir à la défense commune. franchies fense. Il ne s'agissait de laisser à Naplus. ce secours il put pourvoir aux besoins les plus pressants. et le rétablisseétaient une condition sine dynastie. Dans ce premier moment frappés d'hésitation ils chargèrent M. mains. les avaient si qui. de Saint-Aignan d'une partit pour Paris. 11 (1815) devant la nécessité de frapper le toujours il eut recours au trésor. arrivés au Rhin. Reculant . Après avoir obtenu du sénat une levée de trois cent mille hommes sur les conscriptions de 1813 à il convoqua 18U. est disajouta lord Aberdeen. des services à l'intérieur. de Napoléon Metternich. de Saint-Aignan. M.360 F «ÉVOLUTION FRANÇAISE. porteur note qu'il devait remettre lui-même à Napoléon. et qu'il tenait depuis longtemps en réserve dans les caves des Tuileries. de Nesselrode posée à rendre à pleines et le de Schwartzemberg renchérirent sur ces protestaprince tions. de crainte. arrêtés. ministre de France près la cour deWeimar. veut à la dynastie de l'empereur lui dit M. et former de nouveaux réorganiser corps de troupès. de transmettre au gouvernement impérial de nouvelles propositions « Personne n'en d'accommodement. depuis souvent les eussent pour aller vaincre l'Europe. et y puisa trente millions qu'il consacra aux dépenses A l'aide de publiques. – L'Angleterre. comme si l'aspect de nos frontières militaires et le souvenir de ces armées nombreuses 1792. plus que a les frontières c'est-à-dire dance ment le Rhin de l'Allemagne. fruit peuple de nouveaux impôts des contributions de guerre. comme à Prague toutes les conquêtes de la République et la plus poléon territoriales de l'Empire grande partie des possessions on ne lui accordait naturelles du Rhin. » M. les alliés s'étaient Cependant. de son ancienne les Alpes et les Pyrénées l'indépencelle de l'Espagne.

Des négociations ont été entamées spérité sances coalisées. « J'avais conçu et exécuté de grands desseins pour la proet père. on pourra. ultimatum suspendent des alliés. cependant que les négociations rations militaires. dil'acceptation sur la rive droite du Rhin. le cours dés opé- l'Allemagne France. 561 quanon. tel lieu qu'on sait-on. neutraliser. comme celui de gouvernement rester complètement en dehors de celui de la et proposa Napoléon y répondit. « J'ai plusieurs avaient tout perdu. pas attribués que presse le voeu du monde. le de ces bases. et où les plénipotentiaires de toutes les jugera convenable se rendront sans puissances belligérantes sur-le-champ. toutes les pièces vous communiquât originales qui ment des affaires sance au portefeuille de mon départeconnaisVous en prendrez étrangères. et pour le bonheur du monde Monarque du trône et à celle je sens ce que la paix ajoute à la sécurité avec les puisdes familles. cours « Je n'ai jamais été séduit par la prospérité. j'ai élevé des trônes pour des rois qui m'ont abandonné. » Tel était le nouvel fût. J'ai adhéré J'avais donc aux bases ont présentées. Voici les passages les plus importants de son disgislatif. Après de l'Italie devait. qui ne sont ce moment qu'on sei trouvent « J'ai ordonné à la France. cette session. Les orateurs d'une commission. fois donné L'adversité me Quelque durqu'il la ville de Manheim la paix aux nations lorsqu'elles D'une part des conquêtes. nouveaux ont différé l'espoir de Manheim qu'elles préliminaires l'ouverture de qu'avant serait réuni mais de le congrès retards. la session du corps léNapoléon ouvrit. par Intermédiaire .(1813) KBPIHE. pour la réunion le 19 décembre. du congrès proposé par les souverains. trouverait au-dessus de ses atteintes.

Je connais en est aucun parce qu'Un je dis des Français. de Barbé-Marbois et du général Beurnonvilde MM. recevoir les communications qui devaient fit choix de Fontanes. le corps législatif et le séà nommer les commissions extraordinat furent autorisés naires. à ce peuple généreux de « C'est à regret que je demande mais ils sont commandés nouveaux sacrifices. et Maine des conférences . Gallois. La commission Le sénat Saint-Marsan le le corps Flaugergues Aussitôt législatif. qui est le plus grand ennemi députés des départements au corps législatif. Lainé. ne traitent avec Un accroisse- Ce que mon indispensable. l'avenir. d une énergie qui recomc'est à vous de donner l'exemple conseillers d'État. ministre des finances tème des finances que j'ai établi. Français: qui désirât la paix au prix de l'honneur. mande du pays en vain. » à la France! pendant quatre siècles. de Talleyrand. Nous ferons face à tout sans et sans papier-monnaie. vous êtes les organes naturels de -ce trône. qui consomme de Tordre social. par ses plus J'ai dû renforcer mes arnobles et ses plus chers intérêts^ mées par de nombreuses sécurité qu'en déployant ment dans les recettes levées toutes devient les nations leurs forces. Raynouard. de ma part. au rétablissement de « Rien ne s'oppose. dents. est conforme au sysvous proposera. aux générations Qu'elles génération intérêts ils ont sacrifié les premiers pas de nous Ils ont reconnu les lois que l' Angleterre a cherché « Sénateurs. (1815) de mon conseil vous feront connaître ma volonté sur cet objet. notre ne disent futures. s'établirent. du de Biran.362 RÉVOLl T1ON FRANÇAISE. emprunt. de de MM. tous les sentiments des et je partage la paix. les préside cinq membres non compris composées annoncées. à imposer Par un décret du 21 décembre.

« Dans l'ordre après l'Empereur le conseil d'État après le est le sénat. de la commission avait fait du corps lénisation du gouvernement. dans son refus. ce corps serait souvetions un corps représentant rien. eh Si l'ennemi soin de l'humanité. Napoléon mais pour voter non pour proposer. persiste tombeaux bien t nous combattrons pour la patrie entré les Il » de nos enfants de nos pères et les berceaux des voeux de du sénat alla au-devant' Si la commission de sédition un certain esprit présida au travail Napoléon. lui de lois qu'on daignait tous les projets silencieusement il le ce rôle de muet. de nos constitutions. et le beest le vœu de la France « La paix. Cette position inférieure. une assemblée. à propos d'une lui avait rappelé d'une façon assez insolente. à une adresse de Joséphine réponse « Le fait dire à l'Impératrice avaient journaux Quelques » Le lendemain. à M.(1813) sénat confia la rédaction EMPIRE. M l'Impératrice elle sait trop bien que le premier bien nos constitutions. le sénat vota une adresse à l'Empereur. législatif. y disait-on. et ses volontés les autres rain corps ne seraient tout. après le sénat est après le corps législatif conseil d État est le corps législatif dans 1 oret fonctionnaire public. gislatif. qui représente oorpe législatif on lisait ce qui suit dans le Moniteur n'a point dit cela elle connaît trop « S. du corps. Dans sa nouvelle orgadu corps législatif. de Fontanes. de son rapport la séance du 27 A la suite de cette lec- . viennent chaque tribunal car s'il y avait dans nos constitudre de ses attributions la nation. soumettre. car tout pouc'est l'Empereur de la nation. représentant voir vient de Dieu et de la nation. seraient ont été rele corps législatif même « La Convention. la nation. 363 dans qui le présenta ture.

la seconde autorité reorganes de ses décisions est le sénat la troisième. puisqu'il n'a pas la faculté de faire des lois. Cette occasion lui était enfin offerte. improprement appelé de ce nom. Courbée depuis longtemps devant l'idole c'est seulement quand elle la vit sur le point de tomber que. Le conseil est donc la réunion des mandataires législatif des collèges on les appelle députés des départements. résolu de saisir la première occasion de venger son offense. a le quatrième rang. devrait être appelé conseil législalif. n'en ayant pas la proposition. « Dans l'ordre de notre hiérarchie le constitutionnelle. Ce serait une prétention et même criminelle. Nos malheurs sont venus en partie de cette exagération d'idées.36* présentants telles HÉVOLUTION FRANÇAISE. poussée par un . « Tout rentrerait dans le désordre. parce qu'ils sont nommés par les départements.t-il le fauteuil de l'assemblée de la nation principe que le président était avant les autorités de la nation. avec l'Eule corps léassemblée! » monarchiques. Triste courage de cette gislatif en profita-t-il. son trône. chimérique que de vouloir rela nation avant l'Empereur. présenter « Le corps législatif. Après lui avoir imposé silence si longtemps. il révélait le danger de sa situation. électoraux. Blessé profondément. et les premier représentant ministres. pervertir stitutionnelles tions venaient le conseil le conseil si d'autres d'État. qui législatif idées con- les idées de nos constitu- le corps législatif se contint. de la nation est l'Empereur. en l'appelant autour de pressé par ses ennemis. en l'initiant au secret de ses différends Aussi rope. étaient nos constitutions (1813) aussi le alors au roi. venait à lui conseillé par le Napoléon malheur. se fondant sur ce président disputa. présentante a de véritables attributions législatives.

1. hautement le désir de la paix. non pas ses passions ou ses opinions car elle n'avait ni politiques mais les rancunes ni passions de cette nature et opinions » Ceux-ci.(1813) EMPIRE. uns de nos sentiments. Messieurs. lieu des désastres nations prononcer à l'envi le nom de paix. lui avait donné Napoléon pour duc de Massa. connaissance des intérêts politiques prendre au mi« On éprouve ensuite un sentiment d'espérance en voyant les rois et les de la guerre. il résultait. p. . les griefs de sa majorité1. et non belligérantes ils ajoutaient « Comme réflexions française des le corps législatif attend de sa commission une réponse digne de la nation propres à préparer nous nous permettrons de vous et de l'Empereur. le choix de ses commissaires. 1 565 1 sentiment elle osa de la cour. avec le vœu si généralement exprimé autour de chacun de nous dans son départenaturel. avaient exposé les négocia« que toutes les puissances disaient-ils. « Les déclarations et réitérées des puissances solennelles avec le vœu s'accordent en effet. par un esprit de patriotisme. exprimé Après avoir président non député. exposer quelques « Le premier est celui de la reconnaissance. Ce choix d'un président Régnier. ment. t. belligérantes pour la paix. -ne se livrèdes pièces diplomatiques un parti rent à l'examen qu'avec leur Daas la séance du 28. et dont le corps législatif est l'organe les bienfaits? 2 « Cette paix. rapport tions. personnel relever la tête.d'où au corps législatif. qui donc peut en retarder universel de l'Europe Vaulabelle. pour une comen ce moment le corps législatif à munication qui appelle de l'État. en effet. ce que cette « qui représentaient. 154. Histoire des deux Restaurations. ils présentèrent pris d'opposition. et pris parmi les agents acheva assemblée lui fit voir par de l'indisposer.

le libre exercice de la sûreté. « II parait donc indispensable qu'en les mesures même temps que le gouvernement proposera Sa Majesté soit les plus promptes pour la sûreté de l'État exécution des l'entière et constante suppliée de maintenir les droits de la liberté. au gouvernement conseil qu'il croira les plus prompts et les plus sûrs pour rel'ennemi et asseoir la paix sur des bases durables. de en ces graves Sa Majesté. autour du trône les députés Si la première pensée a été d'appeler circonstances. de aux Français lois qui garantissent de la propriété. moyens véridique des rois. l'arbitraire. à votre commission « Ces idées ont été suggérées par le le trône et la nation désir et le besoin de lier intimement afin de réunir et les ennemis « leurs efforts contre l'anarchie.. si Ion ne garantit qui ils le seront. 1 . hautement « C'est. rendit 1. les bienfaits de l'une et de l'autre.566 RÉVOLUTION Les puissances coalisées 1. si les Français n'aspire plus qu'à la gloire de la paix que le gouvernement sont convaincus si les Français que leur sang une patrie et des lois ne sera plus versé que pour défendre de paix et de patrie Mais ces mots consolateurs protectrices. promettent à votre commission. . pousser sont persuadés Ces moyens seront efficaces. le plus efficace a paru à votre commission à leur aux Français 1 énergie nécessaire « Cette garantie de rendre moyen propre défense. et le besoin des peuples même de la couronne. de notre patrie. et à la nation. Nous sement de l'équilibre et de la tranquillité cette avons pour premiers garants de ses desseins pacifiqueset adversité.1. les institutions retentiraient en vain. FRANÇAISK. et l'intérêt exprimé à proposer les d après les lois. ses droits politiques.1 té- au rétablismoignage qu'il a adopté des bases essentielles de l'Europe.1 (1813) à l'Empereur 1 éclatant 1 .

à l'éducation. été chargé dit-il paraissent propositions. et les fruits . jouit pas. » rappelle dit-il'. dernier pour et craint nous que l'étranger elles prouvent à des bornes Ce n'est nous respecte. sur tous l'agriculture Français plaie de ses frontières 1 industrie dans le commerce est anéanti. annuellement par les secours le trésor qui se dissipe à grossir et affamées. que vous tion. en parlant honorables du adresse que ulla na- M. Depuis et sans but engloutit barbare périodiqueune guerre née à l'agriculture. qui n'ait à guérir. pas lui qui assigne le droit c'est le monde notre puissance. nous des alliés. arrachée une jeunesse ment L'agriculteur. Raynouard « De telles timatum tion. effrayé qui invoque et le Rhin les Alpes Les Pyrénées.(1813) de la nation dignement vérité Ce leur à cette EMFlHfc. » – « 11 n'y et votre « Nos présence. la patrie comble. maux les points à la constituque vos fonctions Et il continue est menacée a ici d'inconstitutionnel » réplique sont à leur M. que cette parce trois fois l'andeux ans. du fut avait peuple suivi pas au S67 de répondre monarque la et le vœu rapport » pour la paix? dune de la lecture de rédiger. Raynouard. point de une ne languit. le président lui demandez. n'est-il devoir premier en portant convocation. des nations. ruinées sans cesse des armées que réclament un odieux est devenue' La conscription pour toute la France dans été outrée mesure a toujours fléau. commun ne dont plusieurs territoire un vaste provinces renferment la royale et cependant des lys relevaient pas de l'empire de gloire et de majesté était brillante de France couronne puisqu entre tous les diadèmes. expire ou sa famille et il n'est dans depuis sa fortune cinq ans cruelle servent de ses travaux il vit à peine. à l'ordre est contraire l'orateur « Ce A ces mots. on moissonne l'exécution.

Un pareil langage. Après adopté un débat assez vif. (1813) On au Les » larmes des mères et les des peuples sont-elles sueurs donc le patrimoine des rois? Il est temps que les nations il est temps que les respirent cessent de s'entrechoquer puissances et de se déchirer les il est entrailles temps que les trônes s'affermissent. toutes les lois sous la sauveplaçaient » garde d'une dictature. était-ce le moment de protester. . auraient dû voiler la statue de la Liberté. pour chacun A cette nouvelle. « et. voulant cacher aux Napoléon. en présence du était même un acte despotisme impérial. loin de mettre des conditions au concours du corps législatif. » Ce tableau de la situation de l'Empire était loin de celui que le gouvernement avait présenté au corps législatif. Vaulabelle. moment suprême. y FRABÇA1SE. de chercher à l'en séparer? Toute opposition devait se taire devant ce grand péril.wr aux a_ arts. si l'Empire l'avait laissée debout. au commencement de 1813.. et que l'on cesse de reprocher à la France de vouloir porter dans tout le monde les torches révolutionnaires. de créer ainsi au chef du gouvernement des embarras les commissaires. exprimait quelques vérités. gitimes cette lassitude comce besoin de paix et de liberté mune. ainsi que le rapport. Néanmoins. que la nation éprouvait alors réellement. mais de courage le moment était-il bien choisi ? Quand l'invasion étrangère nous menaçait. quelques plaintes léil révélait. à travers ses exagéil rations.568 RÏYOLUTIOH nAmmûiiAn commerce *-» et ». quand Napoléon n'était plus que le premier soldat de l'Empire. dit M. étrangers le spectacle de nos fit arrêter l'impression divisions. Les républiques dans ce antiques. inattendus. à une grande pression à six exemplaires de ses membres. et saisir les premières épreuves de ce rapport il refusa de recevoir le rapport fut mis aux voix et L'assemblée en ordonna l'immajorité.

Ce qui se passait "vers les tuée au régime des coups d'État. « Qu'espériez-vous en opposition? vous en vous mettant vos moyens ? Êtessaisir du pouvoir ? Mais quels étaient du peuple ? Je le suis. et sur le Rhin absorbait d'ailleurs Pyrénées Désireux. commandé le supporter et vous auet le faubourg que la Conles Guadet eût été et bientôt poids des factions ? Elles Saint-Antoine riez été anéantis par le faubourg été plus puissants Auriez-vous Saint-Marceau. Vous n'êtes que les députés des départements de l'Empire. à Napoléon. et votre sort . leurs hommages adressa « Députés « Vous pouviez de mal. et le 3 1 ar un dé- le corps législatif fut ajourné. Voici l'allocution leur beaucoup « Les onze sont douzièmes vous les autres des factieux. Ce nouveau Ainsi se termina 19 brumaire la nation était habiDepuis longtemps s'opéra sans bruit. ? Ils sont morts.(i814) EMPIRE. de faire oublier du corps législatif vinrent. avez fait opposition. « Qu'auriez-vous fait dans les l'ennemi? où il s'agit de repousser les armées? auriez-vous eu assez circonstances Auriez-vous actuelles. de force pour vous auraient écrasés. le 1 er janvier 1814. T. les députés présenter qu'il leur sans doute. 569 l'adresse la salle des séances fut fermée. du corps législatif faire beaucoup d'entre de bien et vous sont bons. et quatre de cinq millions de citoyens pour moi. cret impérial. stituante et la Convention? Que sont devenus les Vergniaud le même. J'ai un titre. et vous n'en avez pas. son attention. moi vous représentants quatre fois fois j'ai eu les votes j'ai été appelé par la nation. l'année 1813.

a été rédigé avec une astuce et des inrapport dont vous ne vous doutez pas. (1814) et vous êtes venus appelés pour m'aider. « Votre commission a été entraînée par des gens dévoués à l'Angleterre M. Deux batailles perDesèze :je le suivrai de l'œil. vous voudriez que je leur « Je vous avais dues en Champagne eussent fait moins de mal. mon orgueil. de moi ce que n'exigent pas les alliés. rapport. mais qu'on ne déshonore pas. dire et faire ce qu'il fallait pour seconder r étranger au lieu de nous réunir. vous nous divisez. au bien de la France. et lorsque j'étais disposé à faire tous les sacrifices. mon ambition. au reste?2 morceaux de bois revêtus d'un morceau de velours. Lainé. Comment me pouvez-vous mes malheurs vous avez mis l'ironie ? Je les ai supportés avec honneur. votre rapporteur. « J'ai sacrifié mes passions. a Cependant.570 RÉVOLUTION PH ANC AISE. est un méchant homme il est en correspondance avec elle par l'intermédiaire de l'avocat « Vous exigez me demandaient donnasse « Votre tentions la Brie. tendais de vous. et je les atj'avais besoin de consolations. m'engageriez avec point compatibles J'ai été trompé dans mon espoir. que vous à ne pas faire ceux l'honneur de la na- « Dans votre glante donné la plus sanà côté des reproches Vous dites que l'adversité m'a des conseils salutaires. fort et fier et si je n'avais pas parce que j'ai un caractère cette fierté dans l'ame. Vous avez voulu me couvrir de boue. . Je m'attendais que vous m'en sauriez quelque gré. S'ils la Champagne. « Étàit-ce relever Quatre par de pareils reproches que vous prétendiez l'éclat du trône ? Qu'est-ce que !e trône. j'espérais qui ne seraient tion. mais je suis de ces hommes qu'on tue. je ne me serais point élevé au prereprocher mier trône du monde.

celle de Bohême. « Est-ce deux cent le moment individuelles. et mille Anglais. Espagnols D'un autre côté. faire partie que mieux du peuple j'aimerais » d'être roi esclave. Pendant ensemble avaient mille hommes. en effet. le trone. Est-ce l'indépendance contre garanties France ne m'en « N'ètes-vous sur les libertés et les sûretés disputer quand il s agit de sauver la liberté politique et des demandent nationale ? Vos idéologues le pouvoir dans ce moment toute la demande que contre rennetni. et alors j'abandonnerais pas le roi qui existait souverain. Pourquoi parler devant l'Euces et des malheurs Il faut laver son linge sale rope de nos débats domestiques? ConstiY Assemblée Vous voulez donc imiter en famille. fortes . qu'il parlait de trois cent ainsi. et sur la Meuse. franchissent nos frontières? quai^d. ou atqu'il fallait en demander y a quatre mois de vexatendre deux ans après la paix. une révolution? Mais je n'imiterai et commencer tuante.(18:14) BWPIRB- Tout dépend de celui qui et l'on ne peut nation. celle de l'autre. mille Auaux Pyrénées. deux armées. même. cent soixante avaient passé la Bidasconduits par Wellington. et paraissaient et Bubna. trichiens. sous Schwartzfranchi la frontière sur par la Suisse et le Haut-Rhin s'avançait emberg. remontrances. sur la Haute-Moselle et se dirigeait blentz. sous Beltegarde Italiens. cinquante l'une. le moment mille cosaques de venir s'y assied. sous Blücher. Illyriens. aa'attaquer Le trône sans 11 &\ 1 est dans la l'attaquer elle- de me faire des. Quatre-vingt soa. les deux vallées du Doubs et de la Saône avait passé le Rhin entre Spire et CoSilésie. Vous parlez d'abus. Portugais. cela dépend des circonstantions je sais cela comme vous du temps. C'est il de la constitution? pas contents une autre.

dans Quatre cent mille autres pésoldats Ainsi.S7Î 2 . qui me restent que l'offre d'un bras sexagénaire. avaient envahi la Hollande et la Belgique. de conquérir une paix et de faire que l'amour glorieuse. » Napoléon chargea Carnot de la défense marchait par celle de d'Anvers. un homme l'abandonner. pour la première fois. sur Paris par la la Champagne. si la nation à elle qu'à la dernière extrémité. « Sire. en réserve. d'un grand peuple vous soit rendu. lui écrivit-il. vint à Napoléon et lui demanda à combattre dans ses rangs. Schwartzemberg route de Bourgogne. avait été son enqui jusque-là nemi. connus.L__· cherchaient Il à se RÉVOLUTION FRAHÇAISB. sans doute. mais j'ai pensé que d'un soldat dont les sentiments l'exemple sont patriotiques rallier à vos aigles beaucoup pourrait de gens incertains sur le parti qu'ils doivent et qui peuvent prendre. Il est encore temps. Napoléon n'avait à lui opposer que soixante mille conscrits et son génie.. d'offrir à Votre je me suis abstenu Majesté des services que je n'ai pas cru lui être agréables. Blücher . se persuader que ce serait servir leur pays que de l'abandonner. aujourd'hui fortune met votre constance que la mauvaise à une grande épreuve je ne balance pas à vous faire l'offre des faibles moyens c'est peu. l'eût secondé mais il n'eut recours Cependant. tout semblait suprême. » Pendant dans ce moment que. à travers Alpes. l'Europe entière s'avançait contre nous. Cent mille hommes l'armée composant sous Bernadotte. (1814) les frayer. Sire. c'est à qui lui donnera le coup de pied de l'âne.1. patrie. « Ils regardent le lion comme mort. un chemin du jusqu'à Nord. nétraient étaient Lyon. ne voyant plus que le danger de la Carnot. aussi longtemps que le succès a couronné vos entreprises. disait-il. C'eût été assez.

Je partirai l'esprit sous votre seront Napoléon sur-Marne acheva ses préparatifs. Après avoir. » On lui répondit après la France. et le remets à vos soins. et de déde fidélité et des serments par des acclamations vouement. dit à sa femme et à son fils un Il ne devait plus les revoir 1 il partit. Puis.1- . Je vous recommande votre à ébranler à vous diviser. bla l'en« Je pars. 373 Du 15 au 25 son premier quartier général. on ne d'être nemi. distoutes les troupes dont il pouvait janvier. aux Tuileries. avait été organisée. A la veille de partir. il pourvut son frère et lui adjoignit confia la régence à Marie-Louise pour Joseph en qualité de lieutenant-général. unis envers vous. Il avait choisi Châlons- . il y dirigea il de l'Empire au gouvernement poser. lorsqu'ils inquiétude. dans la nuit. sauvegarde. de Paris la garde nationale Par un décret du 8 janvier. d'une dégagé voix émue. Napoléon rassemtout le corps dans le salon des maréchaux. je vais combattre des officiers. ajouta-t-il toutes ces coupables instigations. livré aux flammes les plus secrets. de toute ma femme et mon fils.(1814) empire. leur dit-il. Je vous laisse ce que j'ai de plus cher au monde. pas de chercher manquera sur vous pour repousser fidélité à vos devoirs je compte Je vous laisse. ses papiers long adieu.

reserve. carrière ses de ses victoires allaient la et la glorieuse là que destinées se car. de Donnemarle. pour courir Combats de Mormans. se met à sa poursuite. Schwartzemberg Seine. plénipotentiaires Napoléon du 11 avril. Terreur Traité ïier. Napoléon Bourbons. I 'est dans les v Révolution commencé c'est encore plaines avait fait de la Champagne que ses premières armes. du Rupture plan de campagne. Son arrivée BlÔcher Bataille a Chàlons-surde la Rothière. rand Son nouveau Journée salon. Combat de Château-Thierry. Chose étrange! 1 . en faveur rapide de Napoléon. Jonction de toutes les forces alliées à Châlons-sûr-Marne elles marchent sur Paris.374 RÉVOLUTION FRANÇAISE.de Paris.– Pa- de Napoléon. de l'ImDépart et du roi de Rome pératrice Blois. l'tan de campagne – Combat XI. Combat de Champaubert. s'avance sur de Montmlrail. de sa femme entre Rejet sans et de son fils. Marche de Schwartzembérg sur Parts. de Talleysur la souverains congrès Parti alliés. Retour Bataille des ses de Napoléon d'Arcis-sur-Aube. Ses maréchaux II envoie et les des des s'y oppo- H veut Paris. (1814) CHAPITRE Campagne Marne. Napoléon Reddition de Soissons. II décrète la levée en masse. Second mouvement de Blücher sur Paris. de Vitrolles. de Nangis. Bataille – Congrès de Cnâlillon. son entrevue avec l'empereur de Russie. d'Elbe. Bataille niars à Paris. à Saint-DiLes Anglais M. Napoléon Blùcher quitte sur les Autrichiens. Fontainebleau. se retire sur Troyes. et son s'avance et retraite une seconde des fois sur Paris. Convocation du marcher M. et capitulation. de Talleyrand. du 12 mars. de Brienne. · de Chaumont. Arrivée pour des alliés devant Paris. Mission Châtillon. espérances de M. Les VarieLouise. Joie des Retour Armistice royalistes. qu'à Napoléon c'est à ses conquêtes qu'ils en voulaient. à Fontainebleau. Napoléon chasse les Busses de Reims. Combat de Béry-sur-Seirie. Ses adieux l'empereur de la régence. Déclaration Napoléon sent. du peuple. de Saint-Dizier. Bataille de Vauxchamps. Alexandre Retour Traité pour nie plénipoà tente Conférence Abdication -Dérection de Marmont. Napoléon ris. Départ Combats de la Fère-Champenoise et de La Ferté-Gaucher. de Il reprend l'offensive. Bataille de Montereau. au soir. Il abdique tentiaires à Paris. Attitude Il arrive Les à einq chez il lieues alliés souverains Conseil sénat. le 30 font leur entrée 4 Bordeaux. Bataille de Craonne. à sa garde. bien que les rois ne parussent faire jouer la guerre c'est à elle surtout. Convocation du conseil de régence.décrète la déchéance. – Napoléon arrive à Troyes. Il part plénipotentiaires. sur de Paris. de se suicider. de IMÎ. des souverains. Réapparition royaliste.

avec soixante-dix reté. marcha Quand Napoléon leur jonction. l'ennemi dit-il me seconde est son plan. Napoléon se préà là lutte qui là regarde. Dès le Lendemain. Troyes en sûHors de là. il avait à peine résister à toutes ces de nouvelles levées. par pléera. la terre « Nouvel Antée. puissances et lorsque. ainsi la jonction et empêcher 1 Vaulafoelle. de Saint-Dizier. l'ennemi il traversa des deux armées. à des conditions en souscrivant moi le Napoléon arriva à Châlons Parti de Paris le 25 janvier. toute l'énergie natale pour retrouver » belles années de gloire de ses et plus plus jeunes Schwartzemen Champagne. Si la frontière sous Eugène défendaient pas pour elle ses du Nord était faiblement gardée. Il chassa il reprit l'offensive. étaient sur le point d'opérer et Blücher berg le point où ils Paris était le but de tous leurs efforts. devaient mille Soult et Suchet. Napoléon se croyait se réunir. Histoire des deux Restaurations. hommes le passage des Alpes. Comment hommes il supses attaques. « Si la nation mon parti est me trahit. indifférente plus Jamais il ne se sera montré sente pour la soutenir. n'avait-elle ses places fortes? De ces ses fleuves ses rivières. canaux Son seul pédonc rien à craindre. attaquée par seul. si la fortune marche à sa perte ni la nation ni n'avilirai tiens pas au trône ne je je pris » honteuses. va diriger c'est contre elles que Napoléon mille avec lui soixante ainsi qu'on l'a vu. . n'avait ans Napoléon Pendant vingt elle reste les conjurées. Voulant occuper Troyes avant lui. il multipliera masses ? Il les divisera Tel du nombre. (. même jour. à 1 infériorité leur vigueur. trois côtés Paris n'avait et de Blücher ril était dans les armées de Schwartzemberg ses coups. mille hommes cinquante arrêtaient Wellington.~7!\ HMPIRR. Aux Pyrénées. Or. il lui aura suffi de toucher grand de ses toute la force.8~ {18Í~) _t 1cessé de la comnaure.

376

RÉVOLUTION

FRANÇAISE.

(i&U)

la forêt dli la ILT<vn»:n_ -v_. Tk -i • i la forêt du Tifr Der, atteignit le OO 28 Montier-en-Der, atteignit et arriva le 29 à Brienne. Blücher en occupait le château. avec Attaqué il fut contraint vigueur par Napoléon, de se retirer, et ne dut son salut qu'à la vitesse de son cheval.

C'était néraux trèrent, droite, vaient village

une victoire ennemis, en effet,

mais elle ne servit qu'aux deux gédont elle hâta la jonction. Ils se renconà Bar-sur-Aube. la rive Alors, descendant sur Brienne. et demie Un combat Français hommes, Nos avant-postes au-dessus de cette s'engagea. soutinrent Pendant se trouville au

ils revinrent à deux lieues de la Rothière.

douze

heures, quarante de cent soixante le champ passèrent bon ordre Pendant

mille mille

de bataille (1er février). sur la rive gauche de l'Aube, sur Troyes.

le choc de plus et parvinrent à conserver A la faveur de la nuit, ils et se retirèrent en

ce temps, Marmont arrivait à Arcis, après s'être ouvert, l'épée à la main la route de cette ville, que vingtlui avaient coupée. cinq mille Austro-Bavarois les souverains alliés n'avaient Cependant, pas renoncé à leur projet d'un congrès pour la pacification de générale Avant de passer le Rhin, ils avaient l'Europe. publié une déclaration dans laquelle ils protestaient de leur désir pour la de la justice et de la générosité paix de leurs vues. « Les souverains grande, grande social. merce alliés, y disait-on désirent que la France soit forte et heureuse, parce que la puissance française, et forte, est une des bases fondamentales de l'édifice lis désirent que la France soit heureuse, que le comrenaisse, ces bienfaits français de Ja que les arts,

paix, refleurissent, parce qu'un grand peuple ne saurait être tranquille Les puissances qu'autant qu'il est heureux. confirment à l'Empire de territoire français une étendue que n'a jamais connue la France sous ses rois, parce qu'une na-

(1814)
11

EMPIRE.
.1.

377

tion

valeureuse dans

ne déchoit une lutte

des revers combattu

pas pour avoir à son tour éprouvé où elle a et sanglante, opiniâtre accoutumée. ils déclaraient »

avec son audace

Après ces protestations, raient pas les armes avant ne fût muables tions, de nouveau n'eussent avant

« qu'ils ne posede l'Europe que l'état politique imavant que des principes affermi, repris leurs droits sur de vaines prétendes traités n'eût assuré une paix

véritable Ainsi

que la sainteté » à l'Europe.

langage dont cette

alliés. Il y avait loin de ce les souverains parlaient Telle était la crainte de Brunswick. au manifeste nation les avait

vingt ans, que, pendant remplis tout leur imposer. elle semblait même vaincue Cependant, ils en offrant la paix, ils ne se hâtaient pas de la conclure; sur du congrès. Ils dormaient l'ouverture différaient toujours Il ne fallut pas moins que Napoléon la foi de leur-victoire. Alors on convint tirât l'épée pour les réveiller. que le conmais à Châtillon-surnon plus à Manheim, grès s'ouvrirait Seine. Voici les noms des plénipotentiaires pour la Russie, le comte Razumouski; pour l'Angleterre, lord Castlereagh;

pourl'Autriche, le comte de Stadion; pour la Prusse, le baron de Vicence. Humboldt; pour la France, M. de Caulincourt,ducde de ne au duc de Vicence avait d'abord prescrit Napoléon naturelles. rien céder sur les frontières Après la seconde journée de Brienne, duire les négociations et éviter nation. une bataille » des alliés de traiter avec leur grandi sur les bases des frontières avaient fait proposer. dans les limites rentre il lui donna carte blanche à une heureuse où étaient issue, « pour consauver la capitale espérances de la

les dernières

Mais les prétentions ils refusèrent fortune naturelles « Que

qu'ils avaient eux-mêmes la France, disaient-ils,

378

RÉVOLUTION

FRANÇAISE.

1/1814)

avait avant qu'elle toute influence hors

la

Révolution

et qu'elle limites;

renonce

à

de ses anciennes

et sans exception, les forte« Qu'elle rende sans délai resses des pays cédés, et toutes celle encore occupées par ses troupes en Hollande, en Belgique, en Allemagne en Italie « Que les places de Besançon soient Béfort, Huningue remises aux armées alliées, également sans délai, à titre de » de la paix définitive1. dépôt jusqu'à ratification se figure la colère de Napoléon à la lecture de ce Il était alors à Nogent. Berthier et le duc de Basprotocole. sano étaient présents dans son cabinet quand il le reçut. Ils Qu'on ïui conseillèrent de céder « Quoi vous voulez que je signe un pareil s'écria-t-il, et que je foule aux pieds mon serment Des revers traité, inouïs ont pu m'arracher la promesse aux conde renoncer aussi celles quêtes que j'ai faites; mais que j'abandonne qui ont été faites avant moi; que, pour prix de tant d'efforts, de sang et de victoires, je laisse la France plus petite Vous êtes effrayés de la que je ne l'ai trouvée jamais de la guerre moi, je le suis de dangers plus certains à la que vous ne voyez pas. Si nous renonçons limite du Rhin, ce n'est pas seulement la France qui recule, c'est l'Autriche et la Prusse qui s'avancent! Songez-y. Que serais-je pour les Français quand j'aurai signé leur humiliation? aux républiQue pourrais-je répondre cains du sénat, quand ils viendront Aie demander leur barrière pondez que du Rhin? me préserve de tels affronts! Réà Caulincourt, si vous le voulez; mais dites-lui ce traité. préfère de la guerre. » Je courir les chances les Dieu continuation

je rejette

plus rigoureuses
Protocole

du 7 février.

(1814) -(

BMPIM1

57S

Disant ces mots, Napoléon se jeta sur son lit-de-camp. de le quitter, A peine Berthier et le duc de Bassano venaient ses un rapport de Macdonald qui vint ranimer il reçut rentra; Un moment après, le duc de Bassano espérances. un compas à la cartes couché sur d'immenses il le trouva il s'agit maintelui dit Napoléon main. « Ah vous voilà à Je suis en ce moment choses nant de bien d'autres 'sur Paris par la route de l'œil; il s'avance battre Blücher de Montmirail demain je le battrai je le battrai je pars a le succès qu'il doit avoir, si ce mouvement après demain et nous changé, l'état des affaires se trouvera complètement verrons alors. » Il franchit rapideAussitôt Napoléon se mit en marche. la route qu'il qui séparent ment les douze lieues de traverse et rencontra, Blücher, de celle que suivait barrait alors, le 10 février, à Champaubert, de ses colonnes. plusieurs et déroute, les mit en pleine fois l'armée de Silésie.

sur-le-champ, il les attaqua seconde coupa en deux une 11 y avait

un régiment que de jeunes qui n'était composé « Ces enfants, les Marie-Louise. on les appelait conscrits: de force et d'instrucmanquaient dit le colonel Fabvier, tout, et leur chez eux, t'honneur remplaçait mais, tion les MarieEn avant Au cri courage était indomptable. de la se couvrir éteintes leurs figures on voyait Louise affaiblis par la fatigue et par la faim plus noble rougeur; Quant à pour voler à l'ennemi. leurs genoux se raidissaient le russes les grenadiers faire, peuvent savaient ce qu'ils dire. » de neuf « le corps d'Alsufieff, composé A Champaubert, fut totalement mille grenadiers, ajoute le colonel Fabvier, ce général fut pris dans le bois par un chasseur détruit; le quitdu 16e conscrit de six mois, qui ne voulut jamais

5*0

RÉVOLUTION 1Y'I'1I'~1

FRANÇAISE. <

(1814)

qu'il naire.

I.. ter

ne l'eût

n.,a.

conduit

à l'Empereur ans amena un grand tout-à-fait disait-il, d'une

il-

il fut fait légionlieue grede boucher deux

« Un enfant nadiers. Il avait

de treize pour d'un »

arme air

couteau

qu'il brandissait lards-là voulaient fait marcher1. A la nouvelle qui n'étaient et revinrent

broncher, de la défaite

« Ces gailplaisant. mais je les ai bien Sacken et Yorck,

de Blücher,

qu'à une petite distance de Meaux, s'arrêtèrent, en toute hâte sur leurs pas. Napoléon s'avança au-devant les d'eux, rencontra à Montmirail, les culbuta sur tous les points, et les poursuivit Châteaujusqu'à d'où il les chassa et les obligea à s'enfuir Thierry, vers Soissons. Cependant, s'ouvrir une léon, marcha laissant Blücher seconde s'était renforcé il s'avança de Chàlons à Paris. pour

fois la route

à Mortier

à la rencontre

plaine de Vauxchamps, ses dispositions, et le lendemain qu'ils fussent à peine un contre tèrent retraite. l'ennemi sur tous les

Napola poursuite de Sacken et d'Yorck, du général prussien. Arrivé dans la il s'y posta, passa la nuit à faire ordonna quatre, Bien l'attaque. nos soldats culbuà la

points

et le forcèrent

Ainsi, en cinq jours, avec sa faible troupe, Napoléon, était parvenu à disperser une armée de cent mille hommes. « Il est beau de le voir dans ce dit Mignet, non moment, non plus conquérant, plus oppresseur, défendre pied à pied, par de nouvelles victoires, le sol de la patrie en même temps que son empire et sa renommée. » Napoléon
> Journal

écrivit

à son plénipotentiaire
du sixtèrfie ta campagne

des opérations

çvrpt

pendant

de m*.

(1814)

EMPIRE.

381

« Monsieur « Je vous et éviter nation. mes, deux même tention avais

le duc de Vicence, donné carte blanche pour sauver Paris, de la

une bataille La bataille

qui était la dernière a eu lieu; la Providence

espérance a béni nos aret enlevé doit être

j'ai fait trente à quarante cents pièces de canon. vous devez tout faire

mille prisonniers Votre attitude

la

mais mon inpour la paix est que vous ne signiez rien sans mon ordre, parce » ma position. que seul je connais se multipliait, mais il ne pouvait faire face à Napoléon il de tous côtés par des forces supérieures, Attaqué où il n'était était envahi partout où il n'était partout pas Blücher sur la qu'il battait plus. C'est ainsi que, pendant de la Seine avait forcé le passage Marne, Schwartzemberg tout. à Nogent, Alors, à Bray, à Montereau, quitte la poursuite pour courir Napoléon Secondé par le patriotisme de la popusur les Autrichiens. il les bat à Mormans, à Nangis, à Donnemarie, et les lation, chasse devant les chemins dant, lui. Schwartzemberg de ses morts couverts se retire, laissant tous et de ses blessés. Cependéfendre Montereau le qui dominent y fait établir des batet commande le feu. et s'avançait de Blücher sur Paris.

les Wurtembergeois il enlève accourt, Napoléon confluent teries, de la Seine

veulent

les hauteurs

et de l'Yonne,

ses canons, pointe lui-même à ses côtés sans s'émouvoir, les boulets Il voit tomber de le voir s'exposer ennemis. Ses soldats murmurent ainsi; « Allez, mes amis, ils insistent même pour qu'il se retire leur répond-il, le boulet

qui doit me tuer n'est pas encore fondu. » Alors il lance Gérard sur le faubourg le plus sur les ponts. Un et Pajol, avec sa cavalerie, rapproché, ces deux mouvements; l'ennemi couronne plein succès

382

révolution

FHAi\(,»tsis.

(1814)

est refoulé Seine,

dans

après

la ville, et y est écrasé il repasse avoir perdu six mille hommes.

bientôt

la

ordonne la retraite sur Troyes. Schwartzemberg Napoà sa poursuite, léon s'élance par Bray et Nogent. Arrivé à il trouve cette ville occupée par un corps Méry-sur-Seine, de Blücher. s'était soixante Ce général après la bataille retiré en désordre sur Châlons. mille hommes, il se de Vauxchamps Parvenu à rallier

sur Troyes portait pour y le 22 février, rejoindre Schwartzemberg, lorsqu'il se heurta, à Méry, contre les colonnes de marche de Napoléon. Après un combat où Blücher lui-même fut blessé, la sanglant ville fut emportée et l'ennemi rejeté sur l'Aube. Napoléon à Troyes, que les souverains alliés venaient d'évacuer de trois semaines. un séjour C'est ainsi qu'en après six il avait forcé les Autrichiens à reculer de plus de jours, soixante lieues. arriva lui fit demander Schwartzemberg consentit à négocier, mais il n'en un armistice. continua Napoléon pas moins à

l'ennemi poursuivre l'épée dans les reins. Battu à BJéry, et sa jonction avec se trouSchwartzemberg vant manquée, Blücher avait repassél'Aube et gagné de nouveau le bassin de la Marne. Arrivé là, ilrésolutde tenter un mouvement sur Paris, que couvraient Marmont et Mortier, mais avec dix mille hommes seulement. Déjà il n était plus deux journées de marchedela qu capitale. A cettenouvelle, au secours de Paris; Napoléon part de Troyes et marche mais à peine a-t-il quitté Troyes, qu'il apprend que Schwartza repris l'offensive, rallié ses forces et revient, emberg de son côté, sur Paris. Placé entre deux assaillants, Napoléon ne désespère pas de leur tenir tête. Il arrive, par Sézanne, à la Ferté-Gaucher. son mouvement, A son approche, et passe la Marne. Napoléon Blücher arrête croit tenir son

(1814) adversaire,

EMPIRE.

383

la Fertérdes hauteurs qui dominent quand sur l'autre rive, se retirant sur sous-Jouarre, il le découvre il passe la Marne et court sur cette ville. Soissons. Aussitôt, des des traînards, laissait à chaque pas des blessés, Blücher D'un autre côté, pressé sur sa droite par Napoléon, bagages. à gauche à qui Napoléon par Mortier et Marmont, l'offensive avait ordonné de reprendre par Villers-Cotterets,, il dont Soissons arrêté par l'Aisne, garde le seul passage, devant cette il arrive inévitable. voit sa perte Désespéré mais la ville ne se défend pas ville, ordonne l'attaque il entre dans la place; il y trouve Bulow et Wintétonné, menacé qui venaient zingerode de son commandant, se défendre, pouvant néral prussien. Blücher Après suivit l'Aisne avoir ne s'arrêta de s'en emparer par la lâche faiblesse en effet, Morau. Celui-ci, le général avait capitulé, et, par là, sauvé il se retira Soissons, le gé-

essayé le mouvement

pas dans Soissons, d'enlever vainement de l'ennemi.

sur Laon.

et rencontra à Berry-au-Bac, retranché. où il s'était de Craonne ser mais Blücher sauva sa retraite, II avait

Il força Blücher sur les hauteurs Il

Napoléon le passage de

parvint à l'en chaset se replia sur Laon.

lieues. rétrogradé de vingt-cinq il se vit de Bernadotte, Hejoint par une partie de l'armée encore à plus de cent il commandait plus fort que jamais à lui opposer n'eût Bien qu'il que trente mille hommes. mais tous de l'attaquer résolut mille conscrits, Napoléon ses efforts vinrent se briser contre un la force contre et le nombre. nuit, qui étaient avait leur de la position cinq. Dans la ce les

le corps avait encore

Nos,soldats de Marmont réduit

été surpris

nombre.

et dispersé, avec Napoléon,

vingt mille hommes et de là sur Reims,

se retira sur Soissons, qui lui restaient, d'où il chassa le corps russe de Saint-

384

RÉVOLUTIOH

FRANÇAISE. lui <i«r/\ii* fnit ns.Am.* « ±

(1814)
*11.

Priest, qui l'occupait, après lui avoir fait perdre quatre mille hommes et son général. Il séjourna trois jours dans cette ville, où Blücher n'avait pas osé le suivre. « Du moment de l'entrée des troupes avait dit alliées
l*Af?l>linait tinràc

PriPfit

nill

Blücher

dans

sa

gauche du Rhin, çais devra cesser. cet ordre alliées punis seront ils seront de mort.

avec l'Empire franTous ceux qui ne se conformeront pas à de trahison envers les puissances coupables traduits devant un conseil de guerre, et

aux proclamation toute communication

habitants

de

la rive

» à cette proclamation par le décret sui-

Napoléon vant

répondit

« Considérant passeraient les armes.

alliés ont déclaré qu'ils que les généraux par les armes tous les paysans qui prendraient

« 1° Tous les citoyens risés à courir aux armes,

autofrançais sont, non-seulement mais requis de le faire de sonner le tocsin aussitôt qu'ils entendront le canon de nos troupes de se rassembler, s'approcher d'eux; de fouiller les bois, de couper les ponts, d'intercepter les flancs et sur les derrières « 20 Tout citoyen français mis à mort, sera sur-le-champ sailles, d'un prisonnier « Considérant que ennemi. les routes, de l'ennemi. pris par et de tomber sur

vengé

et qui serait par la mort, en repré-

l'ennemi

les peuples des villes et des campades horreurs gnes, indignés sur eux les que commettent et spécialement ennemis, les Russes et les cosaques, courent aux armes par un juste sentiment de l'honneur national, pour arrêter des partis de l'ennemi, enlever ses convois et lui faire le plus de mal possible mais que dans plusieurs lieux ils en ont été détournés par le maire ou par d'autres magistrats

.

pour sa petite de Le 17. à deux jours de marche garde était à Provins. les citoyens traîtres. il quitte jour sur et arrive de même poléon encore. venait d'arriver Napoléon retraite cette il apprit quand sur ses derrières. Il revint sur hameau au petit de Châtres. chien. devait 25 de la coalition seule Y. et à contre le Nade suspendre à Épernay. fonctionnaires l'élan patriotique d'exciter dissuadent publics du peuple. de la nuit. le forcer lui. légitime comme tels. il avait passé cette rivière de la capitale. par les souverains l'empereur décider la concentration de toutes les à Chàlons. coupées par ce mou- vement triche hardi et ils s'enfuient. Le 16. en con- masse sur . replié sur l'autre côté de l'Aube. Déjà leurs communications et imprévu. d'une et habitants le refroi- · · dissent. seront au lieu ou les maires. de l'ennemi. » et traités une seconde fois Schwartzemberg s'avançait Dans la nuit du 13 au 14sur Paris par la vallée de la Seine. droite de ses pas l'ennemi croyait à la hauteur arrivé considérable tenu fait à plus de vingt lieues. autriParis et le généralissime se placer entre Ne pouvant Cependant. voir A la nouvelle Schwartzemberg les souverains avec le Rhin la marche effrayé se retire ils croient Son effroi alliés. à Pont. quand. gagne sa marche Reims se retourner armée. reprises.(lgU) EMPIRE 585 1 « Tous qui. » durant cette d'Aul'empereur et le roi de Prusse Alexan« que marche. pour la marcher route qui ensuite. Paris. Or. il découvrit un corps d'Arcis. Napoléon se décide à se jeter avec sur ses derrières. assez troupes Dans un conseil avait de Russie forces une alliés. Continuant son il partit et remonta de Châtres. la rive le 20. son avantmars. On dit qu'alors lieues au-delà à quelques dre s'écria sa tête à plusieurs en blanchirait. mouvement dans l'Aube. considérés comme défense. l'empereur de Troyes. ses derrières. de Russie jusqu'à Dijon.

les électrisent. livres sterling à répartir avoir lieu avec l'en Aucune ne pouvait négociation séparée nemi commun. « qui avait pour et de les but. indigne éclate s'engage au milieu A la vue lutte l'épée à la main. pendant et dans un parfait concert. qu'il lui est impossible assurer sa retraite. par lequel l'Autriche. disait-il. Alors la Russie. en Par à une Eule Ce traité. plus active que jamais. pas voulu de lui dans Arcis. d'un ennemi huit rive. tenir en s'engageaient. à un nouveau Repoussé mais voyant bat plus avoir brûlé La mort n'avait péril.000 entre ses trois alliées. il ne comde vaincre. et c'est A la ployant le pont Bientôt y rencontra. mont.800. est enveloppé. pacification générale. rope.386 RÉVOLUTION FRANÇAISE. rangs. l'Angleterre. proposées la guerre puissance cent Chaque active campagne cinquante un subside annuel et l'Angleterre fournir de 4. la bataille il se porte au-devant de sa personne. son fois plus nombreux se dé- l'autre courage s'exalte. il s'élance une faiblesse l'obus et court Tout-à-coup sur un autre. des et. traversant Autrichiens. à poursuivre. elles conclurent. l'obus. » n'arrêta pas maintenir négociations . vigueur tinentale mille devait hommes. Il repasse l'Aube après que pour les ponts. et la ville. (1814) duire lui que Schwartzemberg Napoléon vue sur à Châlons traversait Arcis. Napoléon parvient n s'y maintenir. d'arriver l'équilibre de Châtillon. les conditions vingt ans. dans à Chaule cas le avec con- où Napoléon refuserait d'accepter 17 février. les négociateurs de l'armistice s'étaient retirés. un traité la Prusse. Napoléon des charges de cavalerie dont il d'un obus prêt à éclater son dans cheval ses sur la garde s'ébranle lance Napoléon et reproche à ses vieux compagnons Ses paroles son cheval est tué d'eux. la lutte se poursuivant Cependant.

était le congrès le traité réponse. au prince Eula principauté à Berthier et le Ces propositions. pas seraient ajoutait-il. au conprésenta à la France la Belgique. gène la couronne de Lucques duché de Neufchâtel la principauté à M. seulement le contre-projet bases de paix est essentiellement remplit des aucune à leur opposé conditions mises des de Châtillon unies elles ne font les premières justes pour point les mais proposées. les qu'apparentes. furent protocole une force rejetées. il n'avait rompu. présenté Considéne s'éloigne qu'il il ne portait fensives l'équilibre avait qu'elle et des points déjà ferait que des vernement cessions rant. écrivait Napoléon . de Bénévent négation Avant dans formelle de se dissoudre. à la cours alliées but prolongation déclarent espèFrance empire négociations qu'indissolublement rent atteindre. Caulincourt de traité qui laissait un projet la rive gauche du Rhin et la Savoie Anvers. sans conditions. et qu'ainsi esprit. à la princesse Élisa d Italie. qu'ils les alliés ne signifièrent français et provoquèrent pas accepté toute se départiraient une réponse catégorique. le 15. infiniment plus grande que ne le comde l'Europe. Pour grès du 13 mars. 387 protocole tiaire mandes. le 15. de Talleyrand. le grand la dimensions qu'elles à la de état cet guerrg d'un qu'elles comme politique. « Si j'avais signé les anciennes limites. final du projet des coalisés.(1814) impirb. au plénipotenpas de leurs' deSi. que leurs regardent une des mais conditions d'équilibre avant ne poseront qu'elles pas les armes n'aient été reconnus et admis par son principes » gouvernement. le congrès un signa territoriale « que la France gardant lequel il déclara. d'attaque effectué ne conservant des positions ofau moyen son goudesquels tant de bouleversements.

388 RÉVOLUTION FRANÇAISE. et j'aurais dit à la nation que ce n'était pas une paix. de mon côté. du territoire. en plusieurs qu'il y fût autorisé. par le décret du 5 mars'. nationale guerre que l'indépendance menacée. Des endroits. mais une capitulation. en faire ? Dans ce péril suque pouvait-il eut tort de ne pas se fier -à lui. le point vulnérable d'Achille. point la guerre à la France. elles provoquèrent sans attendre le peuple. Voir la paje :î8i. du moins et. mois après l'invasion de la Lorraine. j'aurais couru aux armes deux ans après. découvrir les souverains ils n'avaient alliés connaissaient mieux voulu que l'abuser en néils avaient fini par Après vingt ans de combats. avait fait face aux deux grandes armées de la coalition. en effet. depuis gne. Cependant. Napoléon dans cette mais sans et séparèrent la cause de effèt. s'il ne les avait point repoussées avait-il acquis le droit que ses victoires lui fussent comptées du congrès. le peuple ne vit Seul. Protestations et qui contribuèrent habiles. Je ne pourrais le dire d'après le nouvel état de choses. de celle de la France. y crurent. il avait. s'était déjà insurgé pour repousser l'invasion. point. suis maître de soldats. (1814) à son frère Joseph. de l'Alsace et des tous les citoyens français Vosges. . plus que le nombre et la force de leurs armées au succès de leur invasion Beaucoup. quand la Conventiou de la patrie. puisque la fortune de mes conditions. elles n'autorisèrent et la patrie fut sauvée. Napoléon c'est-à-dire deux rité. A la véprême. avec sa poignée le commencement de la campaétant revenue Napoléon. Il n'en pour quelque chose dans les délibérations fut rien cependant que lui sa situation gociant. armes. « Nous ne faisons » ne cessaient-ils de déclarer. je » Seul. autorisé mais est-ce ainsi qu'on donne l'élan mes ple ? Quand proclamèrent l'Assemblée le danger à courir aux arà un grand peulégislative.

Vaulabelle. au lieu de reaconosé franchir rains n'auraient Journal des opérations du G' corps pendant la campagne de 1814. plusieurs de violence. Napoléon il C'est pourquoi nationale. les propriétés. tière. de la fureur été victimes avaient chiens Dans russe. assurément. tué un en général Alsace et les le régiment qui en Bourgogne la Haute-Saône. leurs d'épaisses des vivres paysans Souvent ressources. nemi des pertes considérables. symptômes où chacun se manifestaient. et causaient les patrouilles. tirer d'une insurrection pouvait il se porta. les coalisés Sur leur passage. tantôt. il fallait abanmalgré et leurs habinos villages villes. à la fronl'ennemi arrêté aurait des masses patriotisme les souvedit M. fumée. défendait et en Champagne. on les haras- tout le parti qu'il mais trop tard. » sées aux d'autres barbares fois. « Dans cette l'avait le sol qui campagne chavu naître. (1814) \~V~~J 1 a. les pillages nous offrir du milieu et les incendies. qui cuisaient à nos colonnes de la nuit. dit le colonel Fabvier. . jour. les les habitations exaspérés. Après la bataille y eut recours. nombreux parcouraient partis à l'enles corps isolés. populations. nos nous cruelles des scènes voyait nos efforts. convois. le Rhin. « Jamais. et dispersé un corps de partisans avait l'escortait. ou attendrissantes donner tants malgré naient voyait. ces nobles et alors veon de y rentrions dernières forêts. les et soulevant le feu de la guerre. si.EMPIRE. sur son passage tout et au cet appel à l'énergie n y a deux mois. par la d'Arcis. parvers la Haute-Meuse traverse. des montagnards. soufflant et la Lorraine. ravageaient cher ces actes et leur faisaient soulevaient se payer paysans autridétachements Dans les Vosges. reconnut. s'élever des colonnes c'étaient à la faveur pour nous. apportait. dans mêmes sacrée que la Meuse. en vainqueurs. àcK* 1 les enlevant les campagnes.

les princes de la de la sortie de la France. n'a jamais sauvé ni un pouvoir ni un souverain. ne voyait plus rien. Tel était son nouveau plan de . ainsi que le contact inattendu où elle le mit avec les de la Champagne et de la Bourgogne. dont le regard était si perçant. son empire. par Saint-Dizier. ils avaient de son indépendance. Après vingt ans de silence et d'oubli. et l'obliger ainsi à changer ses opérations. moins tardif le patriotisme si fortes et pourtant aurait sauvé dans inépuisable si dédaignées. » encore espérer dans sa forCependant. Appuyé sur un demi-million d'hommes armés. depuis que lui faisait son enofficiel. sans conviction. et ses soldats dû lutter contre la nation tout entière. qu'il aurait pour lui faire découdans le pu trouver de ces classes si nadont le concours il avait sauvé au-delà de l'horizon borné debout et armée trer 1 courage. (1814) adversaires ses lieutenants pour uniques Napoléon. Napoléon pouvait tune en se jetant. dans la Lorraine. lildevait tomber sur les flancs et les derrières de l'ennemi. vignerons avec les oulongtemps. ou à travers les platitudes oratoires de ses fonctionnaires. ses fonctionnaires enrichis. Il fallut les hasards de la campagne de tourage 1814. épuisés. de ses autorités de ce monde officiel qui se renouconstituées. vriers vrir des villes toutes de ces deux les ressources provinces. pour le maintien Triste condition des fortunes ou les que l'aveuglement des nations font si hautes ce génie préjugés Napoléon. lui fermer la base campagne. tionales. il avait conçu le hardi projet d'y rallier les insurgés et les garnisons des places.390 RÉVOLUTION FRANÇAISE. velle sanschanger jamais. comme la République classes que jusque-là vingt ans auparavant il n'avait aperçues que du haut des fenêtres de ses palais. et dont le banal dévouem ent à tous les puissants et à tous les régimes.

Celui-ci anglaise. 39i maison tenté ré de Bourbon vainement s'étaient enfin réveillés. leurs on a eu l'inet à serments. Empereur et de auguste à mort à Guerre du nom français! et aux ennemis aux traîtres Conde nous diviser pour nous détruire ceux qui tenteraient et de notre grand Empereur. Aux offense Que ne peut être dans tout le midi ce cri retentisse de l'Empire vouons à l'opprobre « Soldats tout Français qui insidieux combattons aura favorisé. le sang. que Wellington poussait du jour dans lequel dit à cette proclamation par un ordre il disait « On famie être a osé insulter les envers dans à l'honneur Français à trahir Cette armes national. publique quelconque. d'Angoulême « J'arle drapeau avait arboré royaliste. qui avaient leurs vint ranimer espéranl'invasion étrangère rents le comte à Jersey. le drapeau blanc. des ennemis. les efforts prodigieux templons de lui soyons dignes ses victoires Soyons toujours signalées. vos fers. et la révolution s'était borné à des protestations le rôle de ces princes que-là indifféles cabinets trouvé ou à des intrigues. les ennemis de notre dernier jusqu'au Haine implacable notre chère France. lavaientopéJus- la France envahie. était arrivé ces. Ce qu'ils menacée. en 1814. dit dans une proclamation.(1814)– ™™. je viens déployer Je viens briser avec tant de suivaient sans tache que vos pères le drapeau braves de lui. et à l'exécration d'une Quant manière à nous. réponSoult. je suis en France avait-il rive. avaient en 1792. d'Artois de l'armée à la suite à Saint-Jean-de-Luz. avec l'arrière-garde à Vesoul. d'exciter parjures que vengée l'Empereur. » de la tyrannie au renversement tous ensemble marchons alors sur Toulouse. Déjà le duc de Berry le duc des alliés. autour Français Ralliez-vous transports. . était nos revers. notre devoir les projets est tracé.

dans un monarchie. précédé du et de quelques corps municipal volontaires à cheval qui s'étaient portés à sa rencontre. qui. Ce qu'ils désiraient. disait le prince de Lichtenstein Napoléon. de pas au-delà Bordeaux contre le despotisme simple protestation impérial. tous les suffrace mouvement ne s'étendit ges. Bordeaux ayant ouvert ses portes aux Anglais. depuis vingt ans. plus de droits réunis. A Troyes. à regarder comme que l'on commençait un évènement possible. Les coalisés euxcomplet oubli de l'ancienne mêmes. c'était la paix. ni ne voulait de elle vivait. dans quelques . s'étaient armés pour sa cause. le 12 mars. le nom des Bourbons ne fut jamais prononcé. châteaux de province. » « L'Autriche. quelques étaient venus supplier « d'agréer Alexandre royalistes leur vœu pour le rétablissement de la maison de Bourroyale bon sur le trône de France. ne se prêtera jamais à une com« Les chances » Ce prince leur sont incertaines. à la main plutôt (1814) que de survi- et mourons les armes Français. le duc d'Angoulême y entra. Toutefois. il fut sans influence sur les grands évènements qui suivirent. Dans qu'à espérer. au congrès de Chùtillon. en effet. Plus de guerre. vre à notre déshonneur » ville où l'antique cri de vive le roi! Troyes fut la première se fit entendre. alors d'y songer. les premiers. disaientils.392 RÉVOLUTION FRANÇAISE. on se bornait à faire des vœux pour la chute de Napoléon. Sa venue excita un véritable enthousiasme. plus d'impôts vexatoires! à la répondait-il foule qui le saluait de ses acclamations et ces paroles. rélui conquirent pétées de bouche en bouche. Ainsi. A cette époque. Quoique fatiguée du régime politila nation ne demandait que de l'Empire. de la guerre ché de vous voir sacrifiés. avait répondu et je serais fftétaient loin le parti royaliste n'en était encore quelques salons de Paris. contre-révolution. plus de conscription.

débris. les suites. Homme des tempêtes suivant qu'il en pressentait il les voyait venir de loin. M. qu'il se décida et s'accomplit. régence. après avoir contribué élévation. venu. Votre et de les vues C'est ni dans les souhaits de la nation. ni dans famille n'était politique » Ainsi. aux coups tour applaudi au gouvernement Toute sa politique minisémigré sous la Convention. depuis trente années. Sceptique qu'aux ou s'en retirait. mais ne voulant avant pas se compromettre. de TalleyTombé depuis peu dans sa disgrâce.(1814) EMPIRE. quand le moment tre à l'écart. vice-président M. observait. s'écroulerait de Napoléon Toutefois. ments soit pour aider au naufrage. dans de M. il voulait la ruine de la n'allaient ses désirs pas au-delà . incad'un masque. son rôle que couvert c'était le calme rien ne remuait pable de haïr et d'aimer. mais. de Talleyrand. le salon de sa dynastie. tre sous le Directoire. observant. de l'indifférence. » et au despotisme républicain « selon à manœuvrer consistait qui se succédaient obligé de tous les évènements Personnage il ne jouait comme l'acteur antique. la avait traversé Noble de vieille race. de Talleyrand en se livrant à sa fortune évêque constitutionrévolution nel sous la Constituante. il avait tour-àprince sous l'Empire. de l'Empire. l'édifice. du péril que lui seul et savait se metégoïste. le vent. profondément politiques. Dans cette ame. Alors il s'y attachait faits accomplis. impérial. de quel de se prononcer. il côté Il ne conspirait pas. -1 395 binaison hostile à l'existence au maintien l'ancienne alliés. d'État de fructidor et de brumaire. de Majesté le rétablissement des souverains à Paris. à son rand allait se déclarer contre lui. de du sénat. il n'avertissait était et agissant. l'avait surchargé les soit pour en recueillir et de traitede dignités vice-grand-électeur du conseil membre Napoléon il l'avait fait prince de Bénévent. il attendait. il ne croyait en toutes choses.

les Bourbons. que Alors de Dalberg. où était une audience de ce prince. était attiré reux Ancien venu soldat dans de l'armée de Condé. M. de Talleyrand. à « A l'Empereur. de Talleyrand parler trolles. polientendit de M. terribles. de Vitrolles lui suffirent voilà d'où deux dames noms il refusa. de Dalberg. deStadion écriseules de Vienne. Bourbons. De de créances autrichien. de Vitrolles Alexandre. Quant aux Une telle égoïsme. de Vitrolles à Paris les derniers d'une d'octobre 1813. tait de leurs projets. jours crise prochaine. ajoutait-il. on s'y inquiéposants. devenus le rendez-vous de tous les opSes salons On y était sans nouvelles des alliés. avait une rétémoigné « Rétablir carrière personne ouvrir dyà des venn'y songe cette extrême le trône. et lui avaient eues vit leurs noms M. . D'ailleurs. de Talleyrand M. sentiment il aspiraitau homme rétablissement de M. Ces M. Aventudes Bourbons. que M. M. même les Bourbons. furent du les sur lettres tentiaire naître. il s'ouvrit à lui de son projet. Ces paroles toute sa conduite dans les expliquent premiers mois de étaient 1814. Un frivole auprès pour sortit s'en plénipofaire recon- la Restauration Châtillon. et sonder les sentiments des alliés. Il sollicita Alexandre pour se rendit l'empereur et l'obtint. On parla de à Châtillon l'envoyer pour savoir ce qui se passait au congrès. perspective il y pensait souriait à peine. pugnance nastie geances sur à Troyes. Ami par le vague etrésolu. je préférerais disait-il à la duchesse de Vicence. c'est disait-il.3W RÉVOLUTION FRANÇAISE. tout. quelques pour laceréditer se souvenant des relations lignes avec un de Ils souvenir. (1814) régence son de Marie-Louise. avant le quelque temps 31 mars. On demanda à M. Jusque-là. jeunes carnet. on y commentait les bulletins publiés C'est dans une de ces conversations par le Moniteur. le plus avant dans l'intimité de M. de Vitiques.

Napoléon jour. Napoléon et le prince sur sur le Rhin. « Sire. qui je veux jouer dura trois il l'avait le tout à la pour le tout. lavis sur leurs der- hésitèrent les effrayait. les provinces la mesure royaliste. les masses de la et le 25. Quelques est émigrés venant nous à l'oreille royaliste. pales nombreux raîtront sous les murs de la capitale. opéré leur jonction dans ce moment les souvedécisif. Napoléon s'écria « Je suis plus près . des c'est qu'il de finit ébranler dans dit M.. sur ma réponds « Je crois le silence. ce n'est peucentre que les partisans de leurs forces. gagné les forces de Châlons. de Vitrolles cet entretien d'Alexandre heures. où nous n'avançons d'ailleurs. de SchwartzAprès deux d'Alexandre. irrésistible. 393 aucune dire voix ne les appelle. l'opinion chaleur par pas vent » M. lement dit-il bien sûr? J'en un moment garda ensuite à M. Bourbons à Paris. toutes les plaines rains rières emberg jours qti'on coalition A cette était entré le 23 mars alliées Dans avaient à Saint-Dizier. la présence de Le roi de Prusse de se retirer il fut décidé sur Paris. que pour battre Après prit congé Bourbons. je l'ai dit cent fois de cette lutte sans résultats. comme seu» à Paris et nous doit se décientre Napoléon que la question Je suis las. représentent-ils avec tant plaida ptinces. royaliset le tes qu'elle renferme ne craindront pas de se montrer. mouvement contre éclatera général. der. de Vitrolles. Je l'ai toujours pensé. cause des M. que leur pays r. Napoléon de l'opinion vernement En êtes-vous Alexandre vous. de Vitrolles. toutes en mouvement. proposèrent d'irrésolution marcherait se mirent nouvelle. que c'est tète. de Vitrolles publique? la cause de ces et de conviction Alexandre. Ce même en retraite. donner au goufoyer de toutes les résistances alliées Le jour où les troupes de Napoléon.(1814) empire.

n'avait aule Napoléon ne glorieux capitaine. sur la capitale. qu'à suivant de représailles Ce magnifique son expression. en les soud'y sur surrection verains rallier des alliés Allemagne. • 1 T\ (1814) Paris. et. Une les souverains A quelque les corps rappelés alors lutte alliés s'avançaient de Châlons et paysans tant de fois. par l'indépartements dans Paris. s'en laissa projet. ou tout sauver'. leur avait pas promis en vain la conquête du monde. il eut en l'idée qu'ils effet. piraient regardé nationaux trouvés national. raient. ne le sont 1 il de FKAJiÇAISK. sans ses gloire. de son génie.596 RÉVOLUTION m V • 1 *• de Munich projet. n'ayant sur les distance Na- vers pu le rejoinpar masses sarfs atta- se retiraient Paris poussés le dévouement Lettre s'engagea. qui. le 28 mars. et qui. et qui. ils atteignirent poléon avait dre. S'il avait les gardes il les aurait l'honneur au-dessous mobilisés. de Marmont et de Mortier. digne devait tout détourner par n'as- Napoléon d'honneurs repus un repos même d'eux. campagnes. le peuple les parmi des sacrifices que et de richesses. Un moment de pousser droit au Rhin. les capitales de ses adversaires. vétérans conscrits n'aimpériale de la révolution de nationalité. perdre ses généraux. de trois mille et elle leur eût été fatale conscrits vendéens. vait plus qui. et reprit. les garnisons françaises. prêts Dans à tous soldats. d'enfermer. pour sauver ces régions la corruption les point envahies. coalisées. . qui. de la Fère-Champenoise. la route de Paris. que lui. de l'est se portant et d'user et du centre. » Tout m 1 m entier à son il passa la nuit sur ses cartes. vivaient encore. Cependant. Il n'osa Condamné à subir l'influence de ceux qui l'entoupoint il céda à leurs obsessions. C'était sentiment qu'à raient marcher suivi le patriotique et tous souvenirs grands là que l'esprit s'étaient réfugiés. à Marie-Louise.

Gaudin. je savais que si je conseillais demeurât. Daru.(1814) BMPIRI! nombreuses. je n'ai insisté pour qu'elle sur Blois. Régnier. et dans un enfant Napoléon vivement frère que je « Ne quittez pas mon fils. Clarke le duc de Rovigo. Blois? Telle était la question s'opposa « On se méfiait de moi a-t-il au départ. à Rosoy et à Brie-Comtede Meaux. paru le sort le plus au conseil jusque-là » Cette lettre. Devait-on M. à ou se retirer à Paris rester mont et Sussy. (25 mars). à un de ses collègues. Ce conseil comptait seize gence. reprises: eût reposé dans une femme » comme si la patrie son fils avait écrit à son A la vérité. les comtes Mollien Champagny Defer(de Saint-Jean-d'Angely). le départ. « II fallait. les alliés s'emparèrent Ce même jour Robert. C'étaient Joseph. et rappelez-vous les mains le savoir dans la Seine plutôt qu'entre préférerais Le sort d'Astyanax. prisonnier de la France. Après s'être permit aux de remouvement cette ils trouvèrent ouvert la route en . et sauver l'Impératrice disaient-ils. » Josa retraite le but de décider plus sûrement la parole à plusieurs et Clarke Cambacérès prirent seph. Regnault (de la Meurthe). de Talleyrand à résoudre. TalLebrun. de Talleyrand dans l'histoire au en sortant du conseil. par ils arrivèrent. Cambacérès. communiquée l'histoire. de réle conseil aux Tuileries Alors Joseph convoqua non compris membres. dit M. Parvenus ville occupée combattant. leyrand. que dans resterait. l'Impératrice dit. et le départ le rallia partagé. leur de poursuivre à La Ferté-Gaucher l'ennemi. ÏOT i_397 -1 et sommés de aux cris se faire tuer le 28. Donner son nom à des aventures. Boulay Montalivet. des ennemis de malheureux m'a toujours des Grecs. « Quelle chute fut décidé. l'Impératrice. mieux Cette diversion dix fois plus qués par des forces aimèrent mettre bas les armes de vive l'Empereur deux maréchaux traite.

11 (4gU) lieu de le donner m empêcher dre ? Il ne convient tir sous les ruines arrivera. on était impatient de nouvelles on ne savait rien encore du de l'Impératrice départ et du roi de Rome vers les quand. accompagnés et d'une impériale Paris au moment où quelques batteries longue fut disposé l'Impéradétachement de quittèétablissait et s'em- la garde rent déjà parait file d'équipages des alliés lavant-garde sur le canal Saint-Martin des hauteurs était défense.. loin son à tel imprévoyance que. de Romainville. plus lieutenant-général fait pour ce nouveau et sans des Indes. e. la situation homme tels étaient dans Paris d obéissance les trois passive hommes le gécourage et non de comqui devaient di- mandement. . FRANÇAISE. la nuit du 28 au 29 le départ. néral initiative comme Hullin. serait avait laissé la ca- Napoléon pitale avaient S'arrêter. A on voyait arriver. de l'Empire. ces jours difficiles avait pris un aspect inaccoutumé. chaque du Nord. deux heures. Joseph. prince qui rôle que pour celui de Clarke. emmenant avec eux leurs leurs enfants femmes. sans ministre de la Espagnes homme guerre. instant. et leurs troupeaux les grandes rues des faubourgs étaient encombrées de charrettes de chargées On se groupait sur les boulevarts bagages. A dix heures et demie et le roi de Rome. englou- de cet édifice. on se demandait la cause de cette invasion des habitants de la campagne. pas à tout Maintenant le monde Allons de se laisser nous mars du d'un verrons tout matin.1.598 linn «ÉVOLUTION ~n 1. le roi fit publier la proclamation Joseph suivante . par les barrières des habitants des villages voisins. riger Dès le matin. n'était rai des pas sans pu point l'ennemi si Marmont entré et Mortier à Paris sans le rejoindre. pour trice » Dans peux à son siècle d'en Quand je pense quel à cela parti je ne prence qui gémir..

Paris aurait fait respecter l'ennemi. « Armons-nous espère franchir « L'Empereur une courte » proclamation On s'indignait « Vous auriez devint de dû. ses richesses. pour défendre tout ce qui nous est nos femmes. on ne comptait litaire. de gros calibre pas moins de quatre cents pièces d'artillerie et de Moret vingt mille fusils. ses monuments. sur la foi que l'Empereur inquiétude. Déjà l'ennemi et Noisy. en triomphe! marche à notre vive résistance secours. régente. Cependant. de près.f!814) empire. Avec les corps de Marmont et les dans la banlieue. pour repousser quoi il fallait s'armer Cependant. de dépôt casernés tier. Je reste avec vous. A Vincennes. Joseph ne l'ayant pas dit dans sa proclamation. sans on se séparait allait arriver. nos enfants. cette ville. au dépôt central. à la tête dune armée victorieuse. le texte l'abandon criait-on de toutes les conversade la capitale par la aux gardes nationaux même par la force » On se demandait et français. Secondez-le par l'honneur et conservons qui passaient. Cette tions. on pouvait réaliser un effectif de plus de . Marie-Louise où et avec vous opposer à ce départ. 399 « Citoyens « Une colonne de Paris s'est elle sur Meaux portée la suit mais l'Empereur s'avance par la route d'Allemagne. vernement à l'École-Miles moyens ne manquaient pas. « Le conseil de régence a pourvu à la sûreté de l'Impéraennemie trice et du roi de Rome. un camp pour quelques cher Que cette vaste cité devienne trouve sa honte sous ces murs qu'il et que l'ennemi instants. les soldats gardes nationaux. au Champ-de-Mars. et le gouRomainville occupait ne prenait aucune mesure de défense.

à Charenton. » Paris. elles n'y trouvèrent pas une ration de vivres ou de et que.on l'avait en partie armée. elle avait renouvelé fois plusieurs sa demande sans pouvoir rien obtenir. mandement défendre la partie puis le faubourg approches de la Villette jusqu'à se chargea de Paris qui s'étend Charenton Mortier . le lendemain. etc. voilà tout ce que Paris avait à opposer aux masses alliées qui s'avançaient pour l'envahir. plusieurs d'artillerie de la garde. de la marine et des Invalides. dit le duc de Rovigo. 29. On s'était borné à placer quelques canons en arrière des canaux Saint-Denis et Saint-Martin. que la garde nationale demandait avec instance lui délivrât des fusils de qu'on au lieu de ces piques ridicules munition. « Tout demeurait à l'abandon. dit le colonel Fabvier on croira difficilement le que. rien n'avait été mis à couvert. et environ cinq cents soldats de toutes armes. plus de trois cents hommes combattirent pieds nus. dès le 17 mars. » Aux abords de où quelques fortifications de campagne et quelques batteries auraient arrêté le premier effort de l'ennemi. Belleville. Au lieu d'utiliser toutes ce» ressources.'00 RÉYOLUTIOH FKANÇAISE.. plus d'un mois. des deux corps des avait investi ce maréchal Marmont du comde deNapoléon. dans l'inaction et re Joseph et Clarke restèrent fusèrent même le concours « Il y avait qu'on leur offrait. avec lesquelles. Sept à huit cents cavaliers tier Arrighi trois mille hommes d'infanterie. cinq et de Mor- soixante mille hommes en outre. (1814) mille ouvriers quarante ne demandaient que des armes. quand nos troupes arrivèrent. fourrages. deux mille composant mille hommes les corps de Marmont sous les généraux et Compans mille hommes de la garde impériale. élèves de l'École détachements Polytechnique. près de trois centaines de gardes quelques nationaux les volontaires.

assis aux fenêtres d'un étaient tranquilles specpavillon du village de Montmartre. et de le rejeter lage et du bois de Romainville. l'appuyaient. mit ses troupes en mouvede La Villette par de ment. reculent. Son dessein était de chasser l'ennemi du villeville. forte en ligne. se bornant à envoyer aux. Cette première est couronnée attaque succès. le généralissime autrichien appelle de treize mille à son aide la garde royale prussienne. hauteurs. Ses dispositions il prit faites. il se forma entre Romainville à droite sur Bagnolet. nouvelles. par sa gauche. de Marmont jetés sur les premières première Pendant briser ébranlés A sept maisons par la mitraille. de Belleville. l'ennemi quand de nouvelles colonnes alliées se présentent. Pendant des buttes par le feu des batteries elle fut obligée de fuir. Alors. tateurs Dans du combat. Culbuté sur tous les points. • 26 . Deux fois elle se présenta Accueillie d'abord elle fut repoussée. Alors. Cependant. à cinquante hommes demanmille quarante les munitions daient vainement des armes manquaient. et s'étendant. Paris. heures et demie. l'offensive. Joseph et Clarke. au-delà d'un des plein fuyait déjà. deux fois soldats d'élite. la ligne enfermée et Neuilly. Arrêté aux premiers jardins et Belnombreux corps alliés. Chaumont. ainsi que les masses qui ensuite de Belleville et des défenseurs que les héroïques l'entrée de à Schwartzemberg buttes Chaumont disputaient la capitale ouverte. une heure tous les efforts de l'ennemi viennent se contre elle. acles soldats ils sont re- au-delà de leur le maréchal reforme sa ligne. été disposé A Montmartre. par le feu des batteries de Belleville. s'appuyant vers Pantin.(1814) de celle de toute EMPIRE. cablés par le nombre. position. rien n'avait pour la défense V. Marmont entre 401 le faubourg de La Chapelle-Saint-Denis Au point du jour.

402 révolution fkançaisk. ni un prisonnier re-t-on. A midi. informé et comprenant toute mes de quelques heures. si un de ses frères se trouvait entre les mains de l'ennemi? » DéjàMortier. la plus désespérée. pourraient Que dirait l'Empereur. la garde nationale fut obligée de l'occuper » A la vue des nouvelles alliées qui S'avançaient. au moment où Napoléon lui faisait annoncer son retour. 1 ennemi. il se qu'il n'avait « mais sans avoir laissé. I Mémoires du duc de Rovigo. Ayant à lutter contre deux armées. de la prochaine arrivée de Napoléon. et de tenir jusque-là. qui étaient devant eux. lui dit-il. les alliés. Marmont n'en continua Cependant. en cas d'armistice. Schwartzemberg. pas moins à se battre. jusqu'au dernier moment le duc de Raguse soutint noblement leur choc. (1814) « Les plates-formes n'étaient il n'y pas même ébauchées avait pas une esplanade de faite poui1 mettre du canon en batterie. Il devait nous être fatal. loppé dans la grande rue de Belleville par les corps alliés de ramener sa droite depuis qui venaient il dut Bagnolet. ni un canon. d'une l'importance d'arsuspension était entré en négociation avec quand il reçut l'ordre de Joseph. il y avait eu de part et d'autre un moment de repos. Bien plus. On raconte . Montmartre était sans troupes. me vouloir prendre en otage. » Puis il partit pour Blois. car il donna à Blücher le temps d'arriver. a Si je restais. entre les mains de que dans les derniers enveinstants. Après la résistance après avoir tué à l'ennemi plus de soldats de combattants. troupes « d'entrer Joseph écrivit aux deux maréchaux en pourparlers avec le prince de Schwartzemberg et l'empereur da Russie. enjoindre Vainement le général Dejean insista pour qu'il retirât aux maréchaux les ordres qu'il venait de leur donner. assuvoyait obligé de se retirer.

de quarante C'est là que. Pont-surSens. » a aurait dû mourir8 gloire. il n'était il se voyait 1 capituler Joseph plus qu'à cinq lieues de Paris. tourné sur sa gauche Marmont. lieues de cette ville'. Bien comme on l'a vu. pied. *>5 combattre chaque Ricard en simple soldat. A la première fait quinze grandes à Joseph. il n'était venu la prochaine arrivée à Marmont de faire connaître Mortier. lui annoncer et à la tête seulement le 30. Dans une heure Paris venait de Les généraux onze homlui « à la pensée de Dejean ni de parti. de grand et s'était remis en marche passé la nuit. ce maréchal Napoléon. carriole du A dix heures Fontainebleau. côté de la rue où On se fusillait il était enfermé. de tenter un nouvel effort pour atteindre. y arriver quarante-huit si Paris résistait seulement avant eux. la nuit3. il pouvait.(1814) EMPIBE. pour te. Fossard. Il était trop tard aux Tuileries. ni/e à la seule main qui lui restait de libre1. et d'armes. que les alliés eussent heures. il avait expédié un de ses aides-de-camp le 29. une épée qu'il parvint grenadiers. des croisées. n avait portait encore Vaulabelle. 1 de furent blessés près de et Pelleport à ses côtés percés de coups de baïonnettes mes tombèrent de balles. Ce fut à furent troués ses habits son chapeau. des deux de Rovigu. soir. pour sa à se faire jour et à gagner la barrière. Yonne. il avait encore hallieues avec sa garde. son retour. n'était parti de Saint-Dizier une avance de trois jours. Alors. Restaurations. Moret. et traversa rapidement d'osier. il y avait Arrêté à Troyes. d'user le temps de la suspension dti'Empereur. près de se voir forcé en tête. il se jeta dans une A quelques matin. . avoir perdu cinq jours à délibérer Après que le 28. Dans cette seule journée du 28. 3 Mémoires eu le bras Histoire du duc droit cassé par un blscayen A la bataille de Salamanque. 11 le en écharpe.

état question de la présente « V. Ier. Le corps de la gendarmerie municipale entièrement le sort de la garde nationale. c -1Il- (1814) et sur sa droite. de Joseph. en son nom. Ce n'est pas même à lui. avait ajouté le roi de Prusse. Tous gasins militaires. et maoù ils se capitu- « IV. « VII. Alors. « III. « VIII. cenciée. elle sera conservée. mais à son ambition. c'est-à-dire du matin. la ville de Paris le 31 mars. il avait fait demander un armistice aux souve« Ce n'est pas à la nation française que nous avait cru devoir a. seront prisonniers de guerre.404 RfiVOLUTIOH a. Les blessés et maraudeurs restés après à Paris. Ils emmèneront d'armée. La garde nationale ou urbaine est totalement séparée des troupes de ligne. français. le duc de de conRaguse avait . la guerre avait dit Alexandre au parlementaire mais à Napoléon. supplié de prendre d'un acte que l'on regardait comme le salut de Paris. trouvaient ayant lation. » A cinq heures du soir. laissés dans établissements le même que deux le 31 mars. Les corps des maréchaux duc de Trévise et de Raguse évacueront res du matin. seront qu'il fût ateliers. partagera sept heures à la générosité .+ FRANÇAISE. à sept heu- « II. désarmée ou liselon les dispositions des cours alliées. » « VI. un armistice de quatre heures avait été sisur lui la responsabilité gné. rains alliés. les arsenaux.chargé deux de ses aides-de-camp suivante clure. heures à neuf Les hostilités avec eux l'artillerie de leurs corps après heures ne pourront récommencer l'évacuation de la ville. la capitulation « Art. faisons -4 faire usage de l'autorisation. La ville de Paris est recommandée des hautes puissances alliées.

la « Ce n'est point moi qui ai provoqué bienveillant. sa barbe avait huit am de la tète pieds « il jours. et de citoyens valeureux d'écoliers petit nombre 2. en Histoire Paradis-Poissonnière. et sa lâche inaction alliés firent leur Ce même jour. l'Europe heures et. de Dix Ans hôtel témoin était de la rue de oculaire. enfin. que toire dira qu'en 1814 Paris ne voulut pas de quelques gens de cœur. à part un ne fit pas son devoir que la bourgeoisie dévoués. des deux Restaurations. la ville de la révolution. au gouvernement. l'hisparti. Paris et ses immenses lancé dant quatorze avec BMPIRE. chera surtout dans ces tristes jours. s'était rendue après une lutte de quelques c'est la nuit. t. ressources sur de sept cent mille d'où la Convention Paris. » Ajoutons qu'elle reprode l'invasion courut au-devant et son défaut d'initiative. les souverains du corps dans Paris. 31 mars.(1814) Ainsi. ' Louis Blanc.le. que je et c'est par un juste arrêt de la Providence motifs. m0trouve. qu'avaient eu lieu les conle duc de Raguse lui qu'on accusa justice des peuples en héros ». à l'exception la garde nationale. Un cortège de cinquante > était Quand à peine il parut dans le salon a son de son dit un uniforme Vaular)e. dans comme s'il avait voulu cacher sa honte. Histoire lambeaux. «S ames avait armées nos frontières ans. enfin. et ce fut qui. i p. et qui juge se défendre. mille hommes. il reconnaissable. » de sa capitale. en grande tenue. Déjà une députation entrée solennelle pour réclamer s'était rendue auprès d'Alexandre municipal l'accueil le avait fait aux députés Ce prince sa protection. un pauvre férences avait « Mais cabaret de La Villette. pende et la terreur Singulière défendu Paris l'histoire de des mensonges au-dessus qui plane les nations endormies pour jamais. sous les murs à mon tour. sa population Paris. i7. la redingote qui recouvrait » noir de était poudre. . avait fait l'admiration vingt-cinq la grande capitale Paris. plus a envahi mes États sans leur avait-il dit Napoléon guerre.

les comtes de Nesselrode et Pozzo-di-Borgo y assistèrent. le soir. à leurs la discipline troupes en se voyant dans la capitale ce Paris paraissaient dont la renommée plus étonnées et non la nation Aussi dont commandè- rent-ils Celles-ci. Le débat fut réduit à ces trois questions faire la paix avec Napoléon maintenir la régence rétablir les . par son attitude contenue et silencieuse.406 RÉVOLUTION FRANÇAISE. On en vit plus d'une. derne. Bien que maîtres de la capitale. prince de Schwartzemberg. que les habitants tous montraient soldats. généraux. entre le roi de Prusse et le prince de Schwartzemberg. Ils se portaient joie des royalistes en cavalcades au-devant. de la civilisation moracontait tant de dans merveilles. conseil à l'hôtel Saint-Florentin. du haut des croisées. une modération et une politesse qui semblaient tenir pect et de la crainte. eux-mêmes officiers. l'empereur De chaque côté des boulevards la foule était grande. de Talleyrand de Russie. la plus rigoureuse. Alexandre marchait en avant accompagnait du groupe des généraux. jetaient des fleurs sous de leurs chevaux. quoique d'un certain rang. le soir. le roi de Prussêrle l'empereur le prince de Lichtenstein. agitaientdes mouchoirs blancs à leur passage: moins d'autres. qui représentait d'Autriche. les souverains alliés saretenues. les pieds vaient que Napoléon seul était vaincu. (J814) les souverains.des du cri de vialliés. moignait qu'il ressentait la profondément n'avait pas de bornes. le sentiment du malheur national retint les filles de joie elles laissèrent aux grandes dames les orgies de la rue et de la place publique. quils saluaient vent les libérateurs Des femmes. Tandis que. le peuple téson humiliation. Il y eut. le duc de Dalberg. promener Ce jour-là. du res- chezz M. ils redoutaient le réveil révolutionnaire. se en compagnie d'un cosaque.

grande et la constitution que la et garantiront « Ils reconnaîtront nation le sénat française se donnera. ?– Les autorités ces deux événements le cond'obtenir je me fais fort pondit M. Les deux premières Bourbons. un gouvernement prosur-le-champ besoins de l'administration. ils déclarent nation française renfermer de la paix devaient « Que si les conditions d'enchaîner s'agissait lorsqu'il garanties de plus fortes être plus favorables elles doivent de Bonaparte. Mais ce n'est pas à nous. pour la rappel des prit la parole et se prononça Talleyrand nous « Vpjlà qui est décidé 1 répliqua Alexandre Bourbons. visoire qui puisse pourvoir aux au peuple la constitution qui conviendra et à préparer » français. moins y appeler Sire. de décider Qui se chargera les Bourbons. réconstituées. telle l'intégrité « Qu'ils respectent même ils peuvent a existé sous ses rois légitimes. EMPIRE. l'ambition sage. qu'elle toujours le principe que. les souverains à désigner en conséquence . M. à le précipiter étrangers. Alors. faire plus. Les souverains elle-même offrira l'assurance clament ni Bonaparte. la. de furent écartées. France lorsque. de Ta.lleyi1Htd suivante la déclaration cours du sénat. par conséquent. ne traiterons pas avee Napoléon encore nous pouvons du trône. » Alors on rédigea alliées ont occupé la capitale « Les armées des puissances le vœu de la alliés accueillent Les souverains de la France. par un retour vers un gouvernement produ repos. Ils invitent. « Qu'ils ne traiteront plus avec Napoléon avec aucun membre de sa famille de l'ancienne France. parce qu'ils professeront soit il faut que la Frapçe de l'Europe.(1814) c°tt. bonheur le pour forte. alliés prenaient pour le vœu de la Ainsi.

s·r. BÏVOLUTiOH FRANÇAISE. l'abbé de (jg^ nation Montesquiou vant « Considérant puis il rendit. de Talleyrand. la liberté de la presse. etc. des en prisons d'État. se président chargea de le convoquer en se faisant fort de son il n'avait concours. pendant quelque temps d'un gouvernement ferme et prudent. pas trop présumé* de sa servilité. en déNéanmoins. M. ils l'avaient dévolue au sénat. Cette tâche. le sénat établit un gouvernement provisoire. « Considérant que le vœu mani feste de tous les Fran- . le 2 avril le décret sui- que Napoléon Bonaparte. A peine assemblé. il a déchiré le pacte qui l'unissait au peuple français. de Dalberg.. 1~ . composé de MM. l'indépendance des corps judiciaires. en effet. prononçaient pas sur la forme du gouvernement à établir. justice. r( Considérant qu'il a mis le comble aux malheurs de la patrie « Par son refus de traiter à des conditions que l'intérêt national l'obligeait d'accepter. sur des acpour l'avenir. de Talleyrand. dans les rues et sur les boulevards. « Par l'abus qu'il a fait de tous les moyens qu'on lui a en confiés.408 ir. et qui ne compromettaient pas l'honneur français. en levant des impôts autrement de la loi qu'en vertu en ajournant sans nécessité le corps législatif en rendant illégalement plusieurs décrets portant de en établissant peine mort. avait donné à la nation des sujets de compter. en sa qualité de de l'Empire vice-grand-électeur et de vicedu sénat. hommes et en argent. tes de sagesse et de mais qu'ensuite. clarant qu'ils ne traiteraient ils ne se plus avec Napoléon.1 les cris de femmes et de quelques quelques royalistes. anéantissant la responsabilité des ministres. le général Beurnonville. de Jaucourt.

devant que-là courbés le même abaissement c'était. jamais été Français en aventurier qui veut et sans motif. le gouvernement provisoire les levées en masse. chargé refleurisse que le commerce. de changée. toujours Napoléon. il n'y avait que l'idole des minomma De son côté. dans peu d'années. vous entière le sénat et la France de Napoléon. et publia libéra les conscrits. que la jeunesse ne soit plus reprenne de les pormoissonnée par les armes. ni dans l'intérêt national. de mourir avant ses enfants! ne soit et » . Rallions-nous Qu'à l'abri d'un trône paternel. nistres. la séance. trie n'est plus avec lui un nouvel ordre de choses peut seul la sauver. soit le rétablissement entre tous les États solennelle d'une réconciliation l'époque de la grande famille européenne « Le sénat déclare éta« Napoléon est déchu du trône. des guerres injustes. dévoré vos richesses Il a. et le droit d'hérédité bli dans sa famille est aboli.EMPIRE. « Vous n'êtes plus les Il dit à l'armée des proclamations. être fameux. à l'envi la générosité exaltèrent vaincu. l'intérêt ni dans Il n'a su régner et votre population. pour eux. (JgU) ~iVi~s~ 409 résultat dont le premier un ordre de choses çais appelle et qui soit aussi de la paix générale. Alexandre pour lui faire hommage l'empereur au et les mêmes hommes pas craint d'insulter qui n'avaient Jusdu vainqueur. épuisée l'agriculture sa liberté d'entraves. soldats « Napoléon n'a » Au peuple de vos serments. avant d'avoir la force de la nature que l'ordre que le vieillard puisse espérer ter plus inter-rompu. dégagent sans but Il n'a cessé d'entreprendre. la pamême de son despotisme. lui sont déliés envers et l'armée « Le peuple français du serment Après de fidélité. le » sénat se rendit de en corps auprès de son décret.

disaient les autres et ses collègues. les tribunaux cour impériale. parties. la corps constitués. en quelques langage. de bienfaits. les maires. comles défections le corps législatif adhéra au décret de lui. de l'Empire alliés. de leur dévouement le maudirent protestaient titre et lui donnèrent appelé pateur. Parmi nom de Journal l'organe les hommes que Napoléon avait le plus comblés c'était à qui lui jetterait la pierre. (1814) . Celui qu'ils avaient Grand.a: ~b ce 1. de Châteaubriand. était cent mille baïonnettes Napoléon il y avait plus que de la honte à soulever la nation abattu.avait donné l'éveil par ses attaques véhémentes à la presse. les journaux. les officiers de la garde nationale. à l'Empereur. Dèsce moment. On descendit la colonne. en effet. sa statue de impérial fuen l'honneur . De Buonaparte et des Bourbons. des couplets rent brisés. inférieurs. de exemple. et la paix va mettre un terme au Talleyrand de l'Europe. n'était plusqu'un tyran. la veille encore. un Ms«r«Napoléon-le à cheval un Jupiter-Scapin. des royalistes. Le Journal souverains sous le devint.n n'éses injures. bouleversement Les augustes alliés en ont donné leur parole. et passionnées. et tous les insignes du gouvernement à l'Opéra. » Dans un pamphlet publié le 1er avril sous ce M. il y avait de la lâcheté. Juste retour d'une ambiDans ce monde officiel qui se mouvait mesure avait abaissé toutes les ames il Napoléon le fruit de son despotisme Alors.410 RÉVOLUTION · _a FRANÇAISE. des Débats. On chanta. A part contre lui. passées vont finir. la cour des comptes. de la vérité de deux mais en présence tait pas au-dessous et quand ennemies. et ne tacomparaient l'empereur sur la magnanimité rissaient des pas d'éloges sur les vertus. tion sans autour recueillait mencèrent du sénat. la cour de cassation. qui.i. suivirent son « Les calamités M. un Robespierre Ils les noms Alexandre à Marc-Aurèle. les plus odieux.

411 On célébra de Russie et du roi de Prusse de l'empereur 1 incenle viol. De nous auguste renom de juste. avec cinquante vait tenter un nouvel Voici ces couplets t. fruits odieux de l'invasion. enfin. avaient pris position qui avaient entre cette rivière et de Champagne et l'armée l'Essonne. comme des bienfaits. Jamais. le pillage. offert jours tionale un plus honteux le peuple Seul spectacle. le sentiment conserva dans de ces tristes nade fait la dignité des malheurs n'avait rien en silence il gémissait outragée et restait fidèle à Napoléon la patrie. il ne désespérait Quoique si rudement core. à Fontainebleau. Vive Vive Sans Sans Alexandre! rois! ce rot des rien nous dicter prétendre. et la défection Il du pas enfrappé. nos Bourbons. y avait appris sénat. qui pour lui S était Napoléon la capitulation retourné de Paris Cependant. effort. le meurtre. Vive Et ses Guillaume guerriers vaillants! De ce royaume les enfants. Ce prince A le triple De héros. III sa gloire II nous ses Et compte Par nombreux . rendre 2.(1814) KMPME. JI. des lois.1. Fontainebleau. Satisfait de la conduite de Mar- poléon. les corps de Mortier et de Marmont derrière défendu Paris. Ainsi campé à quinze lieues de Paris. Namille hommes pou qui lui restaient. bienfaits. Il sauve par sa victoire donne la paix. Paris n'avait die. Dès le 1er avril.

se voyant trahi Napoléon prit une plume d'insensé et déclarèrent de céder à sa généraux. se levant. » Puis. par ses et écrivit la déclara- « Les puissances alliées ayant proclamé que l'empereur Napoléon était le seul obstacle au rétablissement de la paix en Europe fidèle à ses serments. l'ennemi et s'est rendu maître de Paris. Alors fortune. palais de Fontainebleau. cocarde blanche. « Fait en notre « NAPOLÉON. il lui laissa à marcher le commandement sur la capitale. déclare qu'il est prêt à descendre du trône. Vive l'Em- de transférer le quartier » EtNapoléon au-delà de impérial ils trai- Ponthierry. des émigrés auxquels nous avons ont arboré la pardonné. (1814) mont. A cette tèrent nouvelle. nous trouve Nous /s'écrièrent cette cocarde tride sur le chemin se décida de l'avant-garde. « Soldats dit-il et le jurons les soldats. l'empereur Napoléon. et remettant l'acte aux maréchaux défendre – les « Messieurs leur dit-il. de ceux de la régence de l'Impératrice et du maintien des lois de l'Empire. garde.4*2 RÉVOLUTION FRANÇAISE. il faut aller à Paris . Il faut l'en chasser D'indignes Français. contraint qu'ils mauvaise le projet d'attaquer ne marcheraient pas. depuis vingt la gloire et de l'honneur pereur donna Paris l'ordre Paris respecter ans. inséparable droits de son fils. Les lâches l ils recevront le prix de ce nouvel attentat Jurons de vaincre ou de mourir colore Jurons de faire qui. le 4 avril 1814. les maréchaux se récrièrent Paris. à quitter la France et même la vie pour le bien de la des patrie. à sa nous a dérobé trois marches. et se sont joints aux ennemis. tion suivante par le sénat.

la parole. les EMPIRE. introduits Caulincourt.(18U) «. t 413 L ft*t 9 intérêts la France surtout de l'armée. » Et il nomma pour les ses inté- t com- missaires le prince des souverains le duc de Vicence. de toutes perdue. Ney. » cependant un aide -de. » se doit se résigner plus Napoléon Attérés par cette foudroyante retirèrent les maréchaux . se bornait auprès d'Alexanprirent successivement que les « choses il paraissait avec le sénat. et les siens crurent la partie Talleyrand garts. blanches les cocardes vivent les alliés s'étaient ralentis avaient Pâles et consternés disparu. il m'en dit-il. la lut rapidement. Vers minuit. L'abdication comque ce fait change ne suffit conditionnelle à une abdication nouvelle. à répondre aux plénipotentiaires peine à vos instances de l'armée hommes des « Messieurs. Macdonald. puis.camp vint lui tout-à-coup. absolue. Vous ment où je parle. alliés. la situation. le corps tout entier du duc de Raguse poléon la cause impériale et passe de notre côté au moabandonne il traverse les lignes de mes soldats. Les cris aé vive le roi pandue. de et. apporter s'adressant résistais s'il fallait furent fuir un moment M. auprès de la Moskowa et le duc de Tarente. Alexandre étaient bien avancées ébranlé.Florentin. comprenez. Alexandre une dépèche. Mais cette tels que vous. Après avoir pris en route les trois plénipotentiaires partirent pour Paris. une partie ne veut plus de Naentre autres. d • m **k t intérêts rêts de de mon fils. Saint. unanime. ajouta-t-il. on se demandait Les plénipotentiaires dre. aurait je coûté avec de repousser était présenté armée n'est le vœu par pas surtout lorsqu'il française. plètement Messieurs. à Essonne le duc de Raguse. ils parurent dans les salons de l'hôtel allait attaquer s'y était réque Napoléon Déjà la nouvelle et chacun avait pris peur. quand. ou rester.

et honneurs militaires que se doivent les par suite de ce mouvement. à un poste son ami de confiance. sang français. mes troupes. Que si égards alliées. Marmont avait hésité était son Napoléon bienfaiteur. Voici passé du gouvernement il avait De son côté. mais il reste la France à sauver son sort est entre vos mains. Moi. de Schwartzemberg. ler. (1814) ce qui s'était Plusieurs émissaires été envoyés à Marmont voir et de les écouter. le lui gouvernement provisoire « La cause de l'Empereur écrivait est perdue. Napoléon sa fidélité. dans la nuit du 3 au 4 sa réponse au généralissime « Je suis disposé. ditions suivantes dont je vous demande la garantie écrit. avaient provisoire eu la faiblesse de les rece- lui Schwartzemberg avait fait des ouvertures a à se ranger sous pour l'engager les drapeaux de la bonne cause française. je suis prêt à quitter. » Ainsi pressé. « Art. il transà n'eut qui doit prél'effusion du avec conpar En conséquence.4** RÉVOLUTION FRANÇAISE. et avec les bagages et munitions mêmes troupes « Il. résister. autrichien: lui dit -il. sollicité combattu Marmont et. quitteront les drapeaux de Napoléon Bonaparte se retirer librement en qu'elles pourront avec armes. à concourir un rapprochement venir toute chance entre le peuple et l'armée de guerre civile et arrêter pas la force de de ses généraux. Normandie. les événements . prince maréchal et commandant en chef les armées alliées. l'armée de l'empereur aux Napoléon. il l'avait comme placé à l'avant-garde c'était lui qui couvrait l'armée et sur son dévouement et comptait Fontainebleau. après avoir pris l'avis mit. D un autre côté. je garantis à toutes les troupes françaises qui par suite du décret du sénat du 2 avril. Charles. » Au moment de se rendre.

415 de la guêtre faisaient tomber entre les mains des puissances de Napoléon sa vie et sa alliées la personne Bonaparte et dans un espace de terrain liberté lui seraient garanties alliées au choix des puissances dans un pays circonscrit et du gouvernement français. se ravisant à son « Il vaut mieux. il partit avec les lui renoù Schwartzemberg Petit-Bourg. et de les accomsa parole. » à ces conditions. toutes les trahisons trigues. traité avec Schwartzemberg. 8a parole. que Marmont Puis. Alors ses généraux. confidence de son traité « effrayés dans un Mémoire a-t->il dit lui-même publié qu'ils étaient. de où était le quartier^général à Petit-Bourg. s empressa de souscrire Schwartzemberg ainsi 1 Empereur Pendant que le duc de Raguse trahissait Il mission de confiance.(1844) EMPIRE. qu'il avait mis dans la avec Schwartzemberg. toutes les ïnc'est là que s'adresseront est indispensable Il faut que j'aie à ce de Paris. menacés. pour retirer Schwartzemberg. 11 y corps d'armée. fut nommé à la place du duc de Raguse. les trois négociateurs s'arrêtèrent chez de Raguse et lui apprirent l'objet de leur mission. pagner ensuite à Paris. avait en lui illimitée Touché de la confiance que Napoléon aux plénipotentiaires son il avoua se troubla. élevé dans ma poste un homme comme Marmont. tente! » Et Macdonald reste Arrivés le duc à Essonne. Marmont il offrit dé se renNéanmoins. suite vers Paris. en effet. dre avec eux Après avoir donné faire aucun mouvement commissaires l'ordre formel de ne à ses généraux jusqu à son retour. être dont ils croyaient personnels dangers et le déet dont ils avaient eu 1 idée par l'arrivée des . pour il se dirigea enDe Petit-Bourg dit. de son fils. d'une à l'investir celui-ci songeait l'avait choisi pour l'un des plénipotentiaires chargés de plaider la cause avait-il dit. mon en fant. en 1815.

s'assemblèrent. Macdonald trèrent pour « Je donnerais réparer la faute un bras. celle avait refusé d'obéir. que commandait a Les braves ne désertent Ce en les voyant. Marmont. le colonel Fabvier. et je n'ai Florentin. et. et la tête dans tous les cas ne serait répliqua Macdonald pas de trop. à quatre heures du matin. nulle envie de me faire raccourcir de par la tête. s'emportaient dre l'Empereur.rA«. prenant en avait demandé la cause aux généraux Souham Bordesoulle. ne comqui était placé aux avant-postes. A sa vue. moi. « Je n'ai pas mes l'habitude répondit actes à mes inférieurs. s'écria-t-il de mes généraux. à leur poste. dre du jour.**6 nart RÉVOLUTION Ha de nfiiaÎAiira FRANÇAISE.. général mais entre autres. Celui-ci dans l'intention fait d'aller avertir le duc de Ran'avait à l'hôtel Saintque se présenter rentré à l'hôtel du prince de la Mosles plénipotentiaires. je suis de haute taille. et il était où il attendait Fabvier parut. » Cependant tout n'était pas encore perdu toutes les divisions du 6e corps n'avaient point pris part au mouvement. kowa.MnîA. vous êtes le colonel vos troupes perdu répondit passent à l'enne» Dans ce moment. mi et Caulincourt enNey. Souham. avaient mis les troupes en mouvement » Vainement pour Versailles. et Compans. ils doivent mourir Lucotte. rien à ce mouvement. le duc de Raguse devint et s'écria « Je suis perdu très-pâle Oui. mais le vin est il faut le boire » Alors Fabvier tiré partit rapidement pour guse. colonel Paris. . de rendre de compte s'est mis part plusieurs nffïsiiû* officiers /i'Atnt en sûreté. Dites le crime. » Sur les instances Fabvier rien et qu'on attendit pour qu'on ne précipitât « Tout cela est bel et bon! s'écria Souham. réunis sous le commandement jason or- du .in jt> (1814) & venus de Fontained'état-major bleau. » dit-il dans D'un autre côté les soldats arrivés à Versailles contre leurs généraux et demandaient à rejoinDéjà. le Tout-à-coup ajouta-t-il.

en effet. il accepta en arrêtant A son retour. et Napoléon se dit-il en applus malheureux étaient de retour à Fonles plénipotentiaires Cependant. – – – ™-j quand -j^ – – – – il n'avait – –– qu'à – marcher 27 .4) colonel Ordener. t elle pas l'Italie ne nous offre retraite encore à se ses déune encore digne de nous ? Veut-on m'y suivre une fois ? Marchons il ne vers les Alpes » Appel inutile lui-même de Alors. cet homme dont le génie avait tant de fois indomptable commandé à la fortune. -une condition. Eugène. un grand Marmont en marche A cette songer fection sur Fontainebleau. Ney se chargea d'apprendre abdication sans rière résolution des souverains alliés. lutte contre ses généraux. de Suchet et l'armée du prince réunissant il pensa soutenir encore la lutte? Un moment. expire. sa vie de son corps. de Talleyrand. les corps de Soult. pas. pendant Aussi. trouva à la discrétion la défection prenant que moi 1 a de Marmont. doutant parlait plus qu'à des ombres. son génie ^7 V et de sa fortune. sa de combattant de Paris souilla que le dernier et se condamna au remords qui a pesé sur le reste Fontainebleau à découvert. Il ne voulait pas. nombre d'entre eux s'étaient aux cris de vive l' partit pour Versailles. à Napoléon la dertainebleau. « L'ingrat il sera resta Dès lors. des alliés. généraux fendre la France. la responsabilité la marche 417 mis Empereur 1 et. Quel pénible effort dut alors faire sur lui-même. à tout réparer de ses généraux. avec cent cinquante mille combattants en qui lui restaient. sur l'avis contraire « Eh bien! s'il faut renoncer à s'écria-t-il. il parut dans les salons où on lui fit une véritable ovation. jours. de M. retirer derrière la Loire de mais. C'est ainsi gloire. deux ce ne fut. loin de de la dé- nouvelle.(141. se rendre sans combattre. qu'une Ne pouvait-il disait-il.

trônes de France et d'Italie. soit que la dose se fût trouvée insuffisante. et reçut en échange. Le valet de chambre. il tenta de s empoisonner.•? devant ses soldats RÉVOLUTION FRANÇAISE. pour s'en voir HHi) encore. Depuis. quelque boire et se recoucher. Cette nuit. dit le baron pas tomber vivant entre fait remettre par son chirurgien Yyan. Napoléon Vainenement le duc de Vicence insistait. et s'était prompte. aux pour lui et ses enfants. appelé aussi ce qui venait de se passer. Bientôt les douleurs avaient arraché à Napoléon l'aveu de sa fin prochaine. On ajoute qu'un long assoupissement était survenu. le moyen de ne les mains de l'ennemi. « A l'époque Napoléon s'était de la retraite procuré. se lever. une sueur abondante les douqu'après leurs avaient cessé. indiquée » par Ca- source. un sachet d'opium' qu'il avait porté à son cou. l'avait entendu . Il parja de suicide. dans la nuit du 11 au 12 avril. et. Tavait vu délayer chose dans un verre d'eau. Fain. 1 banis. la souveraineté de lile d'EJbe. le moment lui avait paru arrivé de recourir à cette dernière resderrière sa porte qui couchait entr'ouverte. « Ce n'était la même pas seulement dont Condorcet de I opium une préparation c'était se servit pour se donner la mort. pendant tout le temps qu'avait duré le danger. ma honte. Yvan avait été mais. précipitamment sauvé de Fontainebleau. par le traité du 11 avril. » ne cessait de répéter Napoléon. il avait conservé avec grand soin ce sachet dans un secret de son nécessaire. Je ne signerai pas. et que les avaient symptômes effrayants fini par s'effacer. Ce traité. et entendant apprenant Napoléon se plaindre de ce que l'action du poison n était pas assez il avait perdu la tête. Il s'était de Moskow. il renonça. refusa d abord de le ratifier. sujyj ? même au bout du monde. C'était alors qu'il avait fait appeler ses serviteurs les plus intimes. en cas d accident.

à me survivre. s'avançant descendit garde « Officiers. Manuscrit de 18U. » lç veut pas s'était-il mais avant de il ratifia le traité Napoléon se résigna. continuez pars il sera toujours l'objet était mon unique pensée bonheur de mes vœux. Napoléon ligne dans la cour du Cheval-Blanc. vers sa le grand escalier du palais. contre il prit une aigle et la pressa vivement le glorieux emblêen embrassant « Chère aigle. avait le venin. « Ne plaignez pas mon sort. mes amis. je vous fais mes adieux et de la de l'honneur sur le chemin trouvés constamment temps comme dans ceux de notre gloire. et. Dieune HWWPen eût amorti de vivre. garde. Si j'ai consenti les c'est pour servir encore à votre gloire. reuse. au drapeau! Que j'embrasse Le général Petit s'avança Napoléon le serra dans ses bras sa poitrine. Dans ces derniers vous n'avez cessé d'être des modèles de fidélité prospérité. Mais la guerre pas perdue en fût devenue et la France plus malheucivile. s'écria-t-il. Je veux écrire Adieu. et de bravoure. guerre Je à ceux de la patrie.(4814) \1 soit que le femps étonné Napoléon. fois il voulut parler une dernière partir de Fontainebleau. notre cause n'était « Avec des hommes c'eût été la était interminable. réfléchi 0» dit enfin jns&nfs quelques} #9 que écfiç l. C'était le 20 avril. J'ai donc sacrifié nos intérêts la France 1 Son à servir Vous. à ses vieux compagnons était rangée en était prêt pour le départ. La garde impériale Vers midi. tels que vous. sous-officiers et soldats de ma vieille . Tout d'armes. Depuis vingt ans je vous ai dit-il.. choses que nous avons faites ensemble grandes tous sur mon cœur! vous presser mes enfants 1 Je voudrais » votre moins votre général.

« Adieu adieu 1 » Et.480 KfiTOLUTlON FRAHÇAISB. les yeux disparut. encore baiser retentisse dans le cœur de tous une fois. il monta . mes vieux compagnons en voiture et humides de larmes.sôldats me. (1814) que ce dernier mes.

du roi.– Agitation débarquement. de son Marche Son arrivée à Fontainebleau. 421 CHAPITRE XII. –Départ d'Elbe. Son entrée à Grenoble.-Bataille royaume.– La Chambre à bord en permanence. – Adhésion an nouveau dn du 23 de minisChamLes In- gouvernement. phase de datée de Buckingham.1. de Napoléon.b.– Assemblée militaire pour l'armée. . Napoléon Son départ pour puissances d'Angleterre. sur Jugement de Napoléon. sur Paris.– sont reçues pacifiques Mouvement national. Retour par les des additionnel.-Conseil avril.-Ouvertures souverains. de la Légion-d'Honneur.– de la Charte. (l'Angoulênie Déclaration à Bordeaux.-Proclamatton et financlère de la France. ~U' » garantie b. d'Artois. Constitution nouvelle. – Le comte lieutenant-général Traité Déclaration Nouveau des provisoire.– de l'acte armées bre.– de l'Ile politique.– Juan. W ans une proclamation Louis XVIII avait dit 1er janvier Le 1814 « Une destinée glorieuse appelle le sénat à être dele premier instrument du grand bienfait qui la plus honorable la plus solide comme de son U~~ W~'U' existence et de ses prérogatives.– sur Ordonnance cette ville. – Arrivée Saint-Ouen.-Projet valides.– Débarquement les Basses-Alpes.– Protestation Napoléon. des puissances elles Comment alliées. impérial. actes. Louis XVIII est appelé au trône. à Paris.– iuBellérophon. Retraite de Waterloo.1 le sénat avait _a.– Bataille sentants chefort– -Sentence Sainte-Hélène. Anglais.– Cérémonies expiatoires.– du Champ de Mai.– de biens de Vienne._ a cet On a déjà vu comment appel il répondu viendra .-Marche Campagne Atfolre de 1815. Les orphelines destinées Monument de à la noblesse. Le duc à la nouvelle pour rige du Lyon. Passage Retraite des alliées. tère.– Napoléon part Bataille de Ligny.– de Napoléon de Napoléon La duchesse XVIII à Gand. Arrivée Constant.– d'État de Louis –Entrée de toi sur Écoles de Toulouse. Départ Ministère 20 mars.– Situation dans Napoléon Quiberon.– Départ des souverains alliés.Situation de Napoléon.– de Louis XVIII.– au prince régent alliées. de Louis séjour Ses premiers extraordinaires à Complégne. Rédaction bres. Départ du comte Il y fait son entrée.– se déclare Sa lettre des de la Samdes RepréRo- de Napoléon Abdication des Quatre-Bras.-Louls 25 mars.-Commissaires XVIII à Calais son XVIII à Paris.– Départ pour l'Ile Nouvelle de la révolution.– aux Tuileries.- – Napoléon d'Angouiéme Traité Benjamin dans le Midi.– des Prussiens. r.– Ouverture la censure.(1814) RESTAURATION.– Menaces contre les militaires acquéreur» Congrès au goife de Paris d'Artois Il se diJournée et du nationaux.

dans l'orprofut membres de là maison de Napoléon par Alexandre. Soult fit sa sou- Le comte la régence. au descendant disait « L'Université. REVOLUTION PRANÇAlSt. louse. Suchet dans le Midi. visoire librement de France au trône de France Louisfrère du dernier roi. gardes des rois de mes pèhâte de où elle pourra à l'hériprésenter tier de saint Louis. et. après de Bourbon. d'Artois était alors à Naney. (1814) de Napoléon. » – au successeur. sèrent d'offrir leurs services. fiiage de son amour Carnot à Anvers. fonctionnaires. Davoust à Hambourg. tés autres dre ancien:. de Fontanes. M. le prince se dirigea vers Paris. de Talleyrand. Après le rejet de « Jusqu'à lui avait écrit pré» de le 10 avril. M. de François I*r et de Henri IV. et de quelques émigrés. bataille de la campagne. t>ès tors.•422 &t plus. » Augereau à Lyon. Chaque Moniteur nement. « J'offre aujourd'hui du 3e régiment des gardes d'honneur. par laquelle « le peuple français appelait Stanislas-Xavier lui. l'homet de sa fidélité. à la tête des principales autorités . étaient remplies d'adhésions magistrats. le comte cipé dans la personne de Nessëlrode charqui avait fait pattie de la commission gée de rédiger l'acte constitutionnel. s'empresdu jour. nouvelle. mes seize cents et moi res. Aussitôt accompagné M. les colonnes au nouveau gouvercolonel disait M. de Vitrolles 12. Comme la nomination et la déchéance du gouvernement cette constitution et autorisée Il y avait même partiprescrite de son premier ministre. la dernière le 19. il Après avoir proclamé la déchéance le 6 avril. à TouAprès avoir livré. tous Ses vœux le moment M. de Ségur. sur la proposition du gouvernement vota proune constitution visoire. de Talleyrand sent nous avons eu la gloire. venez nous rendre l'honneur. généraux. mission se soumirent. Il y fit son entrée te M.

17. l'avait déterminé andre à ce prince. du prince. d'aller au-devant Appuyé sûr les souveabstenu avaient solennellement promis dërécon/iaftre rains alliésquî il attendait la constitution et de garantir qu'il avait votée. pendant. ceptation à se soumetlà Veille. dinot. devaient civiles et militaires les autorités suspendre et les agents ou destituer de l'autorité etc. avec le titre' ûe sefurent du royaume. royaume. par un premier mains du comte d'Artois. entre les abdiqua le gouvernement provisoire tre. du due de Dalberg raux Beurnonville M. au nom du roi son frère./j£j« RESTAURATION. envoyés dans avec mission et Dessolles. Alors. arrêté du Celui-ci. leur obéir rement ofles instructions » D'après provisoire. était allé té recevoir à la bàriière dans le Cortège du prince une remarquât au soir. » Ces com- ils pouvaient les dépositaires de toutes les classes et de tous les rangs . A six heures blatte flottàit et le drapèati était entre aux Tuileries. lé frété dé Cavaliers cosaques. provisoipublique. du gouvernement « toutes ficielles.< soit fierté. he voulait tien ïùi céder. nombreuse troupe dd roi sut le dé l'Horloge. du de lieutenant-général le titre comte d'Artois accepta l'ac-et promit du sénat. On déBôndy. la connaissance la Francer à ses de tous les actes commissaires des divisions extraordinaires militàires « de répandre dans le payé rendu exacte des événements qui avaient l'exécution et d'assurer souverains légitimes. AlexUne visite dé l'empereur âé la constitution. de Talleyrand des génédu comte de Jaucourt. CeDe son côté. Ce conseil était un conseil d État provisoire. le ebihté d'Artois Le se rendit ëfc corps aux Tuileries. le sénat le 14. en fut nonïnjé Des chacune et de l'abbé secrétaire. institua des maréchaux Moncêy et Oucomposé de M. de Montesq^uïotî. de Vitrolles crétaire d'État. *23 parisiennes. pavillon le sénat s'était Soit pat tm reste dé p1ïdeur.

le 27. « II. si les nécessités Cependant.424 HÉVO1UT1OH FRANÇAISE. oubliant ainsi les promesses solennelles qu'il avait faites avant d'entrer à Paris qu'il n'y aurait plus d'impôts vexatoires. ler. plus de droits réunis. flgjj) missaires. prêchant partout la réaction et l'intolérance. d'avoir et un délai 1er février extraordinaires antérieurement décrétées et pour 1814. au lieu de faciliter la vingt-cinq transition du régime tombé au régime nouveau. du moment en pouvaient sorte qùelque justifier ces mesures comment excuser l'acte de que M. ratifia le 26 avril acte qui dépossédait et désarmait la France! Voici ce traité « Art. maintint la perception de toutes les taxes sous le nom de droits comprises réunis. et semaient ainsi des germes de colère qui. ne firent que ranimer les anciennes Ils allaient passions. France depuis près de ans. signées. d'amitié Pour entre constater le suspendues hostilités entre sur terre les et sur mer alliées sont et et la puissances rapports les puissances alliées et la France et pour la faire jouir autant que possible des avantages d'avance de la paix les puissances alliées feront évacuer par leurs armées le territoire tel qu'il se trouvait français. précédent. Les caisses voir. Talleyrand et que le comte d'Artois négocia. en grande partie composes absents de d'émigrés. le comte à verser. Par deux et la seconde contribuables dater du tions ordinaires du Trésor étaient vides. Toutes demeurent France. à quelque temps de là devaient forcer les Bourbons à un nouvel exil. d'Artois dans les deux y pourl'une le 20 avril à tous les enjoignit de huit mois des contribuà tiers il fallut ordonnances. au 1 jun- rétablissement des .

ans parla toutes les conquêtes. et de munitions remplis d'efvoilà ce que et d'approvisionnements. des ports. plans. de trois pièces par chaque portion et blessés compris. fets d'équipement donnait aux alliés. Les stipulations précédent sions maritimes. et remises « III. et de la République amassées toutes les ressources France. des arsenaux pleins avec un de haut immense cinquante-trois douze mille d'armes matériel. de bâtiments rang. sortiront sons de ces places dans la prode campagne. M. et onze des magasins de guerre. toutes pendant vingt-deux places fortes. modèles. royaume commandants et sera demeurera particulière. seront ap» 1814.l'article « IV. de tous genres etc. l'artillerie emmener pourront malades mille hommes. de. (1814) 425 vier 419%.RESTAURATION. totale puisse être effectuée Elles avec armes et bagages. cartes. propriété aucun objet. pliquées aux places le 23 avril « Fait à Paris Ainsi ritoriales chesses. Les garniau 1er juin prochain. nera. de l'an de grâce inventaires. françaises du occupées hors seront évacuées de France de don- ces places. sans qu'il puisse être distrait les dépôts d'arnon-seulement sont compris la dotation toutes autres provimais encore et de munitions tillerie ainsi que les archives. c'est-à-dire et riches terles acquisitions toutes les ride l'Empire. à mesure que les places encore de ces limites aux par les troupe* alliés. Dans aux alliés. trenteavec un grand frégates . de Talleyrand d'un trait de plume. à ce que la remise de manière l'ordre de les remettre. six cents bou- de grandes ches à feu des fonderies un vaisseaux nombre provinces. des forteresses « La dotation et tout ce qui n'est pas remis en entier Le lieutenant-général aux en conséquence.

Voici ce qu'il avait répondu au ception prince régent « Je prie votre altesse les plus vives et royale d'agréer les plus sincères actions de grâce pour les félicitations Je lui en rends de particulières soutenues dont j'ai été l'objet pour les attentions tant de là part dé vôtre altesse des royale que de celte dé chacun qu'elle membres totre de ses vine trône dè votre royale. ûn traité de paix. après de notre maison de ses ancêtres et cet heureux état de choses qui promet de fermer les plaies.*26 et cela. C'est pays aux conseils de altesse à te 0oiieûx et à là confiance la diSur le vient dè m'adresser. et de rendre la paix le repos et le bonheur à tous les » peuples. . et protégés million de soldats. » Tuileries). côté que portassent les regards quelque dit M. impératrice Rome (à Rambouillet). de calmer les passions. sur une simple déclaration tfarfnisUce On dit que plusieurs millions furent le prix de ce honteux ou plutôt dé cette indigne traité. eut un moment. et le prince Paris). habitants Providence. well. Ce mois d'avril 1814 offrit un étrange De spectacle. {1814) sans même sans compensation. on" lui avait fait une rébrillante. du 10 au 20 où l'on vit réunis. Entré à Londres le 21 avril. condition. que f attribuerai le rétablissement toujours. Iî y que ruines. Vâufâbelle. désordre. sans REVOLUTION KKANÇAiSt. par un demi à toutes les appartenant races et à toutes les nations de l'Europe Napoléon (à Fontainebleau). trahison. Marié-Louise l'impéràtrice et te roi de et d'Au(à de Suède' de Russie royal Louis XVIII avait quitté sa retraite d'HartCependant. on n'apercevait confusion. le comte d'Artois (aux Joséphine (à Rueiï). les empereurs le roi de Prusse triche. dans une étendue dé moins de quinze lieues carrées. illustre maison.

et. je marcherais de tos senf'assurâneë reçois af ec la plus vive satisfaction Ifs mejsdrit d'autant qtré j'y vois le timents. ce que France n'aura plus besoin de votre épée. par anciens M. qui se présentèrent il répondit î << J'èspèf que la les premiers pour le féliciter. de Talleyrand A chaque reki d'acdes notes pour lui faire sentir & nécessité des rapports. fief s'était faMiMaarisé avec la nécessité fi ne pouvait de ce qtf H appelait les droits de sa naissance. deBlacas. 1 -9 &1 se des 6ourbons que le chef de ta dynastie envers une nation qui avait provoreconnaissant montrait là France contre les coalitions depuis qué et soldé toutes tllf9' à ©Ouvres te 24.i 4 BESTAUKÀTtON. nistratifs une favorable im^fessîôW. émigrés. plus ptécieux de entre moi et tes représentants. que Dieu ne vetHîlé. tes garanties stipulées de transiger mais. qu'il décida . sur le trône qu'en vertu du rappel à ne monter se résoudre dw séna« Conseillé quelques et qtf'après avoir soleonettement juré d accepter et par ptétt- ses conditions. sur un yacht XVIH Rembarqua Lirais ans. gage d'uiie union parfaite du seule peut Mîtré ta stàbiHté De cette union la nation. on nous forçait à la tirer. Louis XVIII cepter la constitution de reconnaître non qtt'H refusât de se prononcer hésitait il dans cet acte depuis lôWgtem'ps. après trn exil de vingt-deux le Parti de? Calais le 2f6. avant son entrée à Paris. unique ofbjet de vois gotifernem'ent » ïmn% et de ma coftstatnte sotlicitude. » Àtf corps législatif je suis. il abordé enfin âflglaîs. tout goutteux i Je avec vous. si jamais. C'est ainsi Aux maréchaux et judiciaires. admi29 à Compiègne. Ces réponses produisirent au roi avait fait remettre M. son confident Louis XVIlï intime. Il y reçut tous les corps politiques. (4 81 -4) ~L. il s'arrêta sur la terre de France. et la félicité publique.

(1814) du trône sans condition possession Alors le préalable. par la grâce de Dieu roi de France et de Navarre. et que M. « Rappelé. de notre peuple. de jurer et faire jurer d'observer la Charte dès qu'elle aurait été consentie par les corps représentatifs. et qu'au lieu de du sénat la constitution. sénat eut recours à Alexandre* comme il l'avait fait pour le comte d'Artois à la suite d'une visite faite par l'empereur de Russie à Louis XVIII il fut convenu que le roi conserverait le titre de roi de France et de Navarre. éclairé par les malheurs de la nation que nous soiuAverti . C'était méconnaître le principe de la souveraineté nationale consacrée assemblée Louis XVIII dans l'acte du sénat. de Talleyrand chargé de rédiger. lumières duquel le roi devait en partie son retour. vous seriez assis et je serais debout. de Talleyrand apporta son était emparé Il y arriva convenue avait été Il y aux projet. de Talleyrand. on n'entrera pas demain dans Paris. M.*28 RÉVOLUTION FRANÇAIS!. dit-il au prince de si je jurais la constitution. Alexandre écrivit n'est pas publiée ce soir telle qu'elle a été convenue. le 2 mai. Bénévent. de Talleyrand qu'on oppo« Si la déclaration sait. » de la résistance par M. Louis XVIII y voyait une atteinte aux droits de la couronne. C'est là qu'il devait signer la déclaration la veille avec Alexandre. recevoir il la donnerait. « de la nécessité de conserver question ce sénat. par l'amour au trône de nos pères. à tous ceux qui ces présentes salut verront. et acceptée par le peuple français. qu'il daterait son règne de la mort de Louis XVII. on envoya au journal officiel la déclaration suivante « Louis. » A quelques instants de là. constituant le pouvoir Ayant dont ainsi retiré à cette elle s'était drait partit pour le château de Saint-Ouen. » Chaque mot. « M. chaque phrase de ce projet fut l'objet de vifs commentaires.

« Les par ministres responsables législatives. inviolables assurée. le plan de constitution du 6 avril dernier. sauf les précautions à la tranquillité « La liberté des cultes « Les propriétés seront biens nationaux restera irrévocable. _1__ -1~ 429 mes voquer cette à son bonheur. divisé en deux « Le sénat. voulant en accepter constitution conservée. « L'impôt « La liberté « La liberté nécessaires et la Chambre composée consenti. sera librement et individuelle publique de la presse respectée. 1 destiné _a_ à gouverner. pour le 10 du mois de juin de la présente et le corps législatif nous engageant à mettre yeux le travail que nous aurons fait avec une choisie dans le sein de ces deux les garanties à cette constitution convoquons le sénat année sous leurs commission pour base tel qu'il des dé- corps. « Résolu d'adopter devenir une lois fondamentales libérale. maintenu savoir des députés « Le gouvernement représentatif existe aujourd'hui. seront et sacrées. 1. qu'elle soit sagement une qu'il est indispensable de et ne pouvant nous rectifier. pitation dans leur forme actuelle. publique. inamovibles. la vente des être poursuivis pourront et jugés par l'autre. nous avoir lu attentivement proposé par le sénat dans la séance avons reconnu mais qu'un que les bases en étaient bonnes. del'État. ils ne peuvent. partements. et à donner suivantes sera corps. garantie. nombre d'articles de la précigrand portant l'empreinte avec laquelle ils ont été indiqués. une des Chambres « Les juges indépendant. « Après première pensée est d'insi nécessaire à notre repos.(1814) RESTAURATION. et le pouvoir judiciaire w . notre confiance mutuelie.

Soit curiosité. Rome. . Absent puis un quart de siècle. Louis XYHÏ arriva aux Tuileries. On vit garde chars figurer dans découverte et devant ayant à sa lui le prince de ville. le cortège quelques de l'exbataillons ces vieux soldats défilaient mornes et siqui.. Une fois eu possession de sa couronne. On dit qu'en rentrant dans ce palais. soit enthousiasme le peuple se porta sincère. Temple. « Tout Français sera admissible aux emplois civils et mjr litaires." Angoulème tomba évanouie. ce jour-là. les pensions. suivaient les ces rois vaincus des triomphateurs. » Cette déclaration. Sa tâche n était il se trouvait nouveaux en présence qu'il d'inté- pas sans périls. publiée le lendemain murs de Paris. rêts anciens et d'intérêts satisfaire. Il était en habit impériale comme lencieux. qu'elle avait quitté enfant. pour suivre sa famille à la tour du la duchesse d. A cinq heures. affichée surtous les ne pourra être inquiété pour ces et les esprits en faveur du roi. dans son travail de reconstruction c'est au monarchique actes ne furent que passé d'abord qu'il songea. Il devait. (i$H) i « La dette publique sera garantie. disposa dans \e Moniteur.450 RÉVOLUTION FRANÇAISE. « Enfin nul individu opinions et ses votes. Il composa fallait également il le sayajtj mais. le vieu& roi se mit à l'œuvre de France depour la consolider. ainsi grades et honneurs militaires seront la nouvelle noblesse. que l'ancienne « La Légion-d la dédont nous déterminerons Honneur. coration. de Condé et le duc dé Bourbon. conservés. sera maintenue. Ses premiers des souvenirs et des essais d'ancien régime. Louis XVIII était dans une calèche gauche la duchesse d'Angoulème. en masse sur son passage et le salua de ses acclamations. faire son entrée dans la capitale.

à la marine. de l'émigration. Louis ensuite de former son mjnjgtère. entrée et voix au conseil. non l'ex-vieille compris mille jeunes et braves garde impériale. Affublés d'uniformes inconnus. M. Avoir quitté le service de la avoir échappé aux désastres ou servi France. tenu des solliciteurs. officiers furent et remplacés était d'avoir Près de quatorze dans leurs foyers avec une demi-solde. dont le seul titre officiers improvisés. celle des postes. Malouet. laient la confirmation fixèrent le pied de paix de T^rmée ai Cinq ordonnances deux cent mille sept cent seize officiers. et sous-officiers soldats. et projeta 1$ comte d'Artois et le prince de Condé reprirent leurs anciens titres de colonels-généraux de des Suisses e^de. de la police M. mjnistre de la guerre sous le gouvernement fut mainprovisoire. de Taljeyrand. s'occupa aux affaires Il appela M. Ferrand.814) RESTAURATION. renvoyés par des fait les Ce avait été fixée au 31. maison. campagnes L'ouverture des deux Chambres Ordonnance du 25 mai. des de prendre part à la curée. l'infanterie sa ligne. le général nances. ces hommes assiédes Tuileries les escaliers d§ ainsi que les bureaux geaient la guerre. tOi de rétablir )es gardeMïHCorps. Beugnot eut la direction générale M. Tous voudes grades qu'ils s'étaient donnés on vit la cohue XVIII t r 11 1_- -J_- _1_- v pelaient Buonaparte. mandait. avec M. Duppot. de Blacas. cejte plaie de tous les régimes. . aux fil'abbé de Montesquiou l'intérieur. réclamant le prix de la chute de celui qu'ils apet du retour des Bourbons. se presser aux portes du nouveau avipouvoir. Un titre nouveau fut ciéi pour celui de ministre de la maison du roi. étrangères à le baron Louis. de Quiberon Alors tels étaient les titres que le gouvernement deà l'étranger'.

Ce jour-là. (1814) l'acte constitutionnel jour-là devait être promulgué.juin l'ouverture des Chambres. sont compris leurs alliés. On était au 17. et par conséquent ajoute à sa véritable. signa le traité de paix. lorsque pour la première fois je viens dans cette enceinte m'environner des grands d'une nation qui ne cesse corps de l'État. la conclusion de la paix Alexandre déclaré ne vouloir rien ayant de la constitution signer avant que la question fût résolue. La guerre était la réconciliation universelle l'est pareillement. Louis XVIII se rendit au Palais-Bourbon acdes membres de sa famille. compagné « Messieurs. c'est-à-dire tous les princes de la chrétienté. tèrent Paris. des représentants de me prodiguer les plus touchantes de son amour. ne doit donc pas être regardé comme retranché de sa force réelle. Ainsi. cette charte dont on a fait tant d'honneur à Louis XVIII. dit-il aux députés. pereur de Russie. et se dirigèrent vers l'Angleterre. de sécurité acquièrent accroît également la sienne. L'œuvre . n'a été transféré à aucune autre et lui demeure sans Tout ce que les autres États partage. avait été enfantée en quelques et sur un ordre de l'emséances. daigne accorder « J'ai fait avec la Russie. l'Autriche. Ce qu'elle puissance ne conserve pas de ses conquêtes. elle avait terminé son le 30. de l'Europe les souverains alliés quitaccomplie. On avait ajourné au 4. « Le rang que la France a toujours occupé parmi les nations. et la devait préparer le travail commission'qui n'était Ces retards arrêtaient pas encore nommée. marques je me félicite d'être devenu des bienfaits dispensateur que la divine Providence à mon peuple.*3* révolution française. La commission fut nommée le 18 le 27. Alexandre travail. et la l'Angleterre une paix dans laquelle Prusse.

J'étais fidèle sujet douloureux vient félicité ma né. et une de la paix. du moins. désormais aucune attein- et les chefs- plus « Les routes être aux par des droits de la victoire. je me flattais de rester toute ma vie le plus du meilleur sa des rois. V.(1814) 11. il revit place dans ce testament à l'instruction de l'auguste qu'il destinait et malheureux enfant C'est les auquel je devais succéder c'est pénétré des senyeux fixés sur cet immortel ouvrage. lui seront fournies par les possessions elle ne sera plus réduite à s'en priver. du commerce. et qui asseoit sur de l'État. ou qu'elle recouvre à ne les obtenir qu'à des conditions ruineuses. périté « Mon chancelier détail mes intentions va vous paternelles. et j'occupe aujourd'hui Mais. toutefois troubler et tout dupromet qu'un long calme au-dehors rable au-dedans seront les heureux fruits « Un souvenir joie. que. nos villes maritimes vont renaître. Ferchancelier. timents c'est guidé par l'expérience et sequi le dictèrent. Le marché de la France ne sera plus seul ouvert de son sol et de son industrie celles dont productions lui a fait un besoin. libres. Nos manufactures nous vont refleurir. l'habitude ou qui sont nécessaires aux arts qu'elle exerce. que j'ai réconstitutionnelle digé la charte la lecture.. dont des vous allez solides entendre la prosde bases faire » connaître avec plus De longs applaudissements la voix du monarcouvrirent M. A cette lecture. rand donna lecture à l'assemblée de l'acte constitutionnel.1 1 RESTAURATION. il n'est pas mort tout entier. souvent interrompue par les cris de vive 28 le . Mt 433 « La gloire des armées françaises de leur valeur te les monuments d'œuvre des arts nous appartiennent stables et plus sacrés que ceux n'a reçu subsistent. condé par les conseils de plusieurs d'entre vous. Après un discours de M. Dambray. si longtemps vont fermées.

Plus de onze qu'une.434 RÉVOLUTION ~'I"1I. La dans fortune. se manifesta une assez forte oppo- . Solennelle trente ans. fut amendé par les Chambres. quelson avaient été exclus de la nouvelle assemblée. en activité de service ou morts devant les bourses l'ennemi. le gouvernement se faire . des écoles exclusivement aux pour les attribuer enfants de la noblesse. entre autres les régicides. cents invalides furent chassés de France cents quinze autres renvoyés dans leurs foyers. par la charte. secrétaire particulier du ministre de l'intérieur. œuvre commune de M. de cent cinquante-quatre Un grand composait membres. prestation Chaque fidèle au roi et à la charte. il sembla ne irriter. on menaça de peines terribles les régicides et les révolutionnaires.pardonner les torts royal pouvait de son avènement. au lieu de réparer. Royer-Collard ancien correspondant de Louis XVIII.¿'In ~o FRANÇAISE. du serment. et les possesseurs de biens militaires. dès ce moment. la première Ainsi. sition. et ceuxauxdonnait le nom de républicains. mais. les Bourbons. et de M. la Y"no. les avait situation constitution.1. Des cinq maisons d'éducation sous l'Emqui existaiept de la Légion-d'Honneur pire pour les orphelines on n'en laissa subsister celle de Saint-Denis. succéda d'être depuis nages 1 Dans la nouvelle C'est la Chambre . était jouée par les mêmes membre comédie persop- le remplaçait.r·ni roi jura qui.4!1. une en ramenant favorable. avec des pensions honteusement On retira aux fils des officiers modiques. des pairs qui le sénat n'existait plus. ~L_~ (1814) . où. Guizot. nombre de sénateurs. Celle-ci se placés Symbole et gage de la paix. mesure qu'à s'appliquer qu'il aux Chambres eut pour but la suppression de la proposa liberté de la presse. garantie Ce projet de loi.

Ils paraissent endroits. Il ordonna descérémonies de la mort de Louis XVI. et la douleur! du gouvernement l'épisode par des monuments. mémoration de madame Élisabeth royal. de les dépouiller dès que Tibère répondit le gouvernement · pressaient ce prince leur le silence d'élever « Il faut un autel '136 serait à la Vengeance ments pour domestiques. étrangères. aux dépouilles de la puissance régler la part de chaque de terrain. « Il semble écrivait le maire de Darnac à la Chambre. Beaucoup croyaient que le rétablisétait le retour de l'ancien des Bourbons sement régime. Ce n'était point par étendue ce partage. les raient détenteurs de biens nationaux pas. dans les guerres de la Vendée. la conduite des monu- les victoires et. la France en pays conquis. Il fit dire dal et tous les chouans C'est surtout CadouPichegru. enfin. certificat de catho- . soit aux nobles. du 21 janvier. » Les prêtres réclamaient les anciennes que leur volonté. à Vienne pour un congrès devait s'assembler Cependant. Chaque jour. de Quiberon pour les malheurs » Telle ne fut pas Il proposa d'éterniser et la journée en comexpiatoires · même des services et du jeune solennels pour Moreau. les journaux royalistes les plus arbitraires.Antoinette. d'autres et ne reconnaître lois des autorités constituées. du sort de Jézabel dites du clergé. aux mesures vait être admis aux emplois licisme. le gouvernement poussaient Selon un sans nul ne deeux.()844) nationaux affermi. morts de Marie. Des courtisans RESTAURATION. que le congrès qui ne les restituesoit aux curés. mais par France. devait opérer têtes d'hommes. que les émigrés veulent traiter en plusieurs au-dessus se mettre. dans les départements que la réaction royaliste se faisait sentir. menaçant propriétés. Louis XVII.

dont Napoléon l'avait dépouillée. Alors la Prusse. la Pologne. la Norwège à la Suède le Hanôvre à l'Angleterre. république alliée Chaque puissance comme prix de ses sacrifices la Russie. qui avait des droits à faire valoir sur le de Varsovie. Ainsi. le 1er novembre. de Metternich. en faire la demande officielle aux cours d'Autriche et d'Angleterre. la Prusse. sous la présidence de M. à la Prusse par une l'Angleterre répondit note qui rejetait la dépossession du roi de Saxe. grès s'ouvrit première force toute l'ancienne le conDès la la Prusse renouvela séance. pand-duché consentit à abandonner à la Russie cette portion de ses anciennes possessions si la Saxe polonaises qu'elle convoitait.Venise. l'autre le nord de l'Italie. gne Mais la . n'avait pas encore osé mettre la main sur sa elle s'était bornée à proie. Restaient encore en litige. par les rivalités que ce contact soulèverait entre la Prusse et demandée . parmi les voie territoires les plus considérables. Russie et l'Autriche n'avaient la décision du pas attendu l'une avait fait occuper en congrès pour se faire leur part. et l'Autriche. était réunie à la Hollande. exigeait. Tel était l'état de choses quand. la Saxe. Pologne. déclarant que l'incorporation ment la tranquillité nouveau de point l'Autriche. de Talleyrand notre plénipocorporation tentiaire à ce congrès.n J – miî le compte ilil s'élevait à trente-deux millions. la Polola Prusse. infailliblecompromettrait de l'Europe. et la Sa-la Lombardie à la Sardaigne. M. la Saxe et l'ancienne de Venise. à l'Autriche. Ce chiffre était cependant réduit et des par des cessions restitutions de territoire la Belgique déjà opérées. qui refusèrent d'y accéder. Seule. de concert avec les représentants de et de l'Autriche. tout en convoitant la Sa'xe. (1814) /inmnta a'Alsivmit X *_yi*«4. sa demande de l'inde la Saxe.*56 avnïf On an en avait On 1a RÉVOLUTION FRANÇAISE.

à prola diguer le sang de ses soldats pour assurer à ses spoliateurs tranquille qu'ils lui avaient arrajouissance des possessions » chées*. de son royaume. depuis des souverains. » Mais t. n. de Metternich 28 janvier. elle ne pouvait se résoudre à voir cette puissance turc. la de la Saxe. sous la surveillance Sommé refusa. Histoire des deux . vint mettre fin aux débats sur la question de la d'habitants Saxe. il pas signer sa honte. liance agir offensive de concert et défensive. les princes protestèrent. L'Autriche effrayés déclara des ordres Prusse pour était.Qv~nt1. allemands. Non moins opposée aux projets de la Russie sur la Poprologne. lui offrirent une rupture devenait imminente. la placé. Sur les deux millions ce que renfermait Cependant sept cent mille furent donnés royaume. 437 A. mille homêt son abais- Dans cet état de choses.(181S) 1devenait et dont le prix les troupes RESTAURATION. souverainetés.l.Q 1. bataille de Leipzig. Alexandre intéressé. longer son territoire depuis la Silésie jusqu'à l'empire Vainement sations la Prusse elle s'en tint et la Russie aux termes des compende sa déclaration. on se prépara le 3 janvier 1815. de consentir disant « qu'il au démembrement ne voulait Restaurations. Alors le roi de Saxe était à Friedrichofeld. de sacrifice.occ. 1 une note au roi de Prusse. à la lutte.ce ~n4'#n. occupaient que la cession tous A cette pour leurs sa frontière de Bocompromettait que cette incorporation hême. Vanlabelle. l'AutriDe tous côtés. un traité d'alche et la France conclurent. pour assurer devait fournir Chaque puissance d'avoir mes. la France par lequel l'exécution elles s'engageaient à du traité de Paris. le présentée par M. le royaume en litige donna eût lieu.a ainsi nnm~ 1nf. non contente sement.l. le 6 novembre. Ainsi. et. L'Angleterre. cent cinquante signé sa honte « s'obligeait à épuiser ses trésors. en possession nouvelle.

Ainsi. de Metternich. '1 (1815) le congrès. de M. des intrigues de la duchesse gaieté des bonnes d'Oldenbourg. sur les bordes. jusqu'au Frédéric-Auguste. du roi de Wurtemberg. du roi de Dahettiark. Tandis qu'ils croyaient avoit vaincu appris annoncé. « On pour renverser comme on dit. d assoupissement ne voyait rien. il se plaisait à entretenir le roi des costumes que portaient d'Autriche et le roi de Bavière.438 1. pressé den finir. de Metternich. les Bourbons n'avaient rien Après vingt-deux ni rien oublié. de Blacas. s'agitait jour ce que l'invasion seule avait produit. de « la rotonl'empereur dité colossale. bout. au coin des rues. » ans d'exil. de Talleyrand « Je vous avais bien s'approcha Itti dit-il.J' RÉVOLUTION n. que cela ne durerait pas. » C'est ainsi que la coalition fit expier à ce noble et vieux le tort d'avoir été. » de M. Un soir. Bercé tp'ar ïà politique le gouvernement seul qui se passait.. fortunes de la grosse d'Alexandre le loustic de la brigade royale. Toutes des fêtes membres ces hontes étaient débattues et signées au milieu réunissaient à Vienne les les dépêche^ les comptes-rendus d'un Aussi qui chaque jour. on s'interroge de l'île d'Elbe venait de débarquer en France Alexde M. la Prusse se mettre incontinent en possession de là partie de pouvait la Saxe qui lui avait été dévolue. celui-ci au grand t esprit révolutionnaire. déclara que. sœur de M.· 11' FRANÇAISE. oh dansait une l'exilé andre nouvelle Tout-à-coup se répand on se regarde. d'une intrigue lord Castleréagfc. ne savait rien de ce Il y avait alors deux sortes d opposants tes . étaient plutôt galante. « vu la réunion du roi de Saxe au plus cruel ennemi de l'Allemagne. du congrès et les souverains. que d'une délibération. loyal et fidèle envers son allié. » conspirait. et des amours de chez M. deTalleyrand bal.

sinon. L'entreprise' mais elle n'est pas au-dessus est grave. disait-il. y ramener sur le trône le duc roi par la voie légale. les souverains.(1815) constitutionnels RESTAURATION. Seul de tous les Bourbons « Le duc d Orléans est le seul quelque popularité. et des classes par cela seul populaires. périlleuse les dans ne m'a jamais abandonné de moi. avait dit membre de là famille qui ait des idées libérales. c'est Je partirai. . n'avaient premières C'en était pas oublié la luttes et aux assez pour des hom- glorieuse qu'il victoires premières de ce parti. étaient odieux à qui les Bourbons venus à la suite de l'invasion. de le déporter « Oui. Napoléon. je ne veux grandes occasions. moi qui dois l'en délivrer. sont incorrigés le voté de son père dans le jugement vaient lui pardonner servé de Louis part XVI les constitutionnels avait prise aux de la révolution. et le peuple étaient restés fiil savait que l'armée France et invoquaient sa présence. La fortune Je partirai. difficile. placer ce prince avait cond'Orléans. composé aux espérances le désigner Lès et du commerce. n'en espérez jamais rien ne pou» Si les royalistes et incorrigibles. 439 ne vouLes premiers et les impérialistes. le ils espéraient laient pas sortir de là charte. mençait congrès question à inquiéter de Vienne. non point seul. qu'ils étaient de vue la n'avait à l'île d'Elbe. il était en lieu de sûreté. de le confiner au Déjà on s occupait. et. pas perdu Napoléon. à l'île de Malte où à Sainte-Hélène. hâta son départ j'y suis prévenu. il avait songé au retour. C'est moi qui ai donné les Bourbons résolu. ils Alexandre quant aux autres. de la banque mes de la bourgeoisie avec la Restauration tout compromis seconds repoussaient et l'Empede l'Empire ne voulaient que le rétablissement reur c'était celui de l'armée le parti national. dès le dèles à son souvenir comSon voisinage mois de janvier. à la France.

Deux ont hommes trahi nos Après 1er mars dans chevaux-légers polonais suivaient sur trois petits bâtiflanqueurs. une heureuse la flottille entra le traversée. le souvenir de nos immortelles journées. Alors le drapeau tricolore fut arboré. et la proclamation suivante lue à chaque compagnie. ennemis sur le champ . « Ceux paront des pré- les regards? Souffrirons jamais pu en soutenir qu'ils héritent du fruit de nos glorieux travaux ? qu'ils s'emde nos honneurs de nos biens. l'Inconstant. le 26 février. Je partirai avec mon épée. je lui appargrenadiers. ans que nous avons vus pendant vingt-cinq courir l'Europe des ennemis. pas été vaincus ( Marmont et Augereau) leur bienfaiteur. pour nous susciter qui contre nous dans les rangs passé leur vie à combattre armées étrangères. cents cent grenadiers s'ouvrit et Drouot à bord de sa du brick de sa garde. « Soldats sortis de nous n'avons nos rangs leur prince. aux généraux Bertrand et.440 RÉVOLUTION FRANÇAISE. combattus admire. c'est et s'il reste parmi encore des défenseurs que nous de noavons ces mêmes de bataille. Deux cents et deux ments. cents le golfe Juan. mes Polonais mes La France est tout pour moi. mon sang. je lui sacrifierai avec joie mon repos. parent qu'ils calomnient notre qui nous même gloire? Si leur règne durait. tout serait perdu. Avec quel acharnement ils les dénaturent ils cherchent à empoisonner ce que le monde tre gloire. ma » vie! Napoléon résolution. (1815) la main sur le collet par des genpoint me laisser mettre darmes. tiens. en maudissant notre belle France tendraientils commander et enchaîner nos aigles. il s'embarqua avec chasseurs quatre corses. Napoléon se jeta dans un canot et aborda le rivage le reste de l'expédition débarqua. eux n'ont lauriers.

à Eckmülh. votre n'ont gloire les biens. votre voix. du Rhin. « Votre général appelé au trône par le vœu du peuple. vos biens et la gloire de vos enfants. à Essling. je suis ans vingt-cinq arborez de la France. de ralliement à tous les servirent cette cocarde tricolore que des j'ai entendu tous obstacles. dela. que les étrangers le récit de tant ils sont les ennemis de notre gloire puisque comd'actions héroïques qui ont illustré le peuple français. les soules rangs ennegrands . Moskowa à Lutzen. ils viennent. vous portiez dans nos grandes journées. prétendent vous que cette « Vos rangs. « Nous devons oublier que nous avons nations mais nous ne devons pas mêle de nos affaires. les les périls. vous est rendu venez le rejoinet élevé sur vos pavois à travers tous dre. que la nation a proscrites. des rebelles. s'ils veulent. 441 « Soldats arrivé dans mon exil. est leur battant contre eux pour se soustraire condamnation. l'avoir fait depuis dix-neuf ans. Qui prétendrait être été les maîtres souffrir se qu'aucune maître chez nous? Qui en aurait le pouvoir? Reprenez ces aigles que vous aviez à Tuà Eylau. de l'Ouest d'Égypte leurs sucsont flétries cicatrices leurs honorables humiliés. comme ils ils règneront et là. pas de plus vous ont imposés mis que ces princes. à Friedland à Austerlitz à Iéna à Ulm à la à Wagram. nos braves seraient des crimes cès seraient si comme le prétendent les ennemis du peuple. « Les vétérans d'Italie.(1815) RESTAURATION. à Wurtchen à Montmirail Pensezsi arrode Français aujourd'hui poignée d'où en soutenir la vue? Ils retourneront puissent gants. sont de la Grande-Armée. à Smolensk. à leur joug. « Arrachez pendant ennemis ces couleurs et qui. des armées de Sambre-et-Meuse.

alors aurez fait vous vieillesse vous et considérés respect de vos raconter dire avec orgueil « Et moi pourrez « aussi. vers sa petite colonne. Napoléon à la tète de sa petite se mit en marche. » « Honneur à ces braves soldats la gloire de la patrie et honte dans quelque rang criminels. A onze heures . contre venez 11'. à Gap. les honceux qui les ont servis « Soldats tre chef. étape! les paysans se portaient avec des aliments. et qui â délivré Paris de la a souillure et la présence de l'ennemi que la trahison y ont « empreinte. au milieu leur de l'ennemi. la limite des Basses-Alpes atteignit. ne sont que votre La victoire marchera autres intérêt au pas son honneur honneur de charge clocher en vous gloire. (181 S. verains neurs. je faisais partie de cette grande armée qui est en« trée deux fois dans les murs de Vienne.442 RÉVOLUTION FRANÇAISE. avec les couleurs vous pourrez serez les libérateurs « Dans votre tours jusqu'aux vanter de ce que vous de la patrie. affection sont pour nous. dans ceux de Ber« lin de Madrid de Moskow. Il traversa troupe Cannes Grasse. étaient légitimes les récompenses. la patrie et contre vous ranger sous Son existence que ceux et sa gloire et votre l'aigle. » concitoyens vos hauts-faits ils vous éternelle aux du soir. aux cris de vive l'Empereur! A Digne. Français les ait fait naître que la fortune qui combattirent vingtans avec cinq » l'étranger pour déchirer le sein de la pairie « Napoléon. et Je lendemain. il avait fait vingt lieues dans cette seule Sur son passage. entourés entendront avec volera de nationales de Notre-Dame. clocher droits votre ne sont les drapeaux de vone se compose que de la vôtre ses du peuple et les vôtres son intérêt.

rassemblait hommes que le gouvernement vers la code ses officiers d'ordonnance poléon envoya un mais de le faire reconnaître avec l'ordre lonne royale la menace qui lui fut faite de devant celui-ci dut se retirer de cheAlors Napoléon descendit tirer sur lui s'il insistait. on le fusillera. traître et rebelle. aucune il trouva résistance la route mais.V'j RESTAURATION.1lJJ. « Vraiment. barrée sur le d'un corps avant-garde Naà Grenoble. et nous n'en enDieu. et publia une ordonnance par laquelle il déles Chambres. sur dirigea mais le peuple torité avait fait fermer les portes de la ville. à l'Empereur. disait au croire. on refusa même d'y aurait osé débarquer! ce coquin de Bonaparte roiM. me voilà! » son empereur. voisines. déconcerta et royalistes alaron n'en parut nullement moments. il n'y eut qu'un cri parmi les deux troupes. des campagnes accourus paysans l'auA la nouvelle de son approche. dans les premiers sire. mé. salué par les acclamations il se De Vizille. Accueilli avec transport par le peuple. point ou huit il n'éprouva à Vizille d'arriver cents soldats. Grenoble. par sept de six mille veuille tuer son général.Dandré. **3 à La Mure. Il faut en remercier devenant » Mais les nouvelles plus tendrons plus parler. Après À ces mots. Son entrée dans cette ville fut un véritable à s'était répandu son débarquement de bruit le Déjà les il étourdit Paris. vers et s'avançant s'écria-t-il 5e de ligne. pour s'être clarait « Napoléon Bonaparte du Var. extraordinairement le roi se décida à convoquer pressantes. » et à main armée dans le département introduit de la force commandants « tous les gouverneurs enjoignait . « Soldats du les troupes royales s'il en est un seul parmi vous qui il le peut. les constitutionnels. val. Aux Tuileries. Napoléon entra elles se mirent en marche. et des des habitants dans Vizille. s'être réunies. tes fit voler enéclats et vint en offrir les débris triomphe.(1815) \.

Déjà le comte d'Artois l'avait prévenu dans cette ville. crie vive le roi Non. et Lyon est aux troupes impériales. « Allons. armée. (J815) nationales. parurent de l'autre côté du fleuve les troupes Soldats et ouvriers impériales. le comte d'Artois partit pour Lyon. mais les ouvriers s'y opposèrent. tous se pressaient sur son passage. et même aux simde lui courir ples citoyens. dit-il à un dragon en passant une revue. Napoléon ne s'arrêta il en partit le qu'un jour à Grenoble 8 pour se porter à marche forcée sur Lyon. aux acclamations de cent mille voix. s'élancent sur les ponts les barricades sont renversées. Ordre lui fut donné de se rendre à Marseille pour y prendre le commandement des cinq divisions militaires du Midi. lui répondit le soldat. il arriva Ney vint le rejoindre. mattres et ouvriers. contre lui l'apdes peines plication portées etc. Le duc d'Angoulême était alors à Bordeaux. Après avoir traversé successivement Chalonsur-Saône. camarade. Vainement il mit tout en œuvre pour exalter l'enthousiasme des troupes: celles-ci restèrent froides et impassibles. nntnn'tôc ^i^o ^« “» ? autorités nationales. cela ne m'est pas et si je criais quelque chose. Auxerre. le duc de Bourbon pour la Vendée. après avoir reconnu devait prononcer l'identité. de l'arrêter et de le traduire incontinent 'devant un conseil de guerre. Joigny.iU RÉVOLUTION FRANÇAISB. On dut se borner à barquelques ricades. ce serait vive possible l'Empereur! » Alors il donna l'ordre de couper les deux ponts. » En même par la loi temps. Vieillards. Après avoir séjourné trois jours dans cette ville. Napoléon poursuivit sa marche triomphale il revit les champs de sa dernière et immortelle Ce fut là surtout campagne. sardes gardes . le 20 à Fontainebleau. qui. armée. le qu'il retrouva peuple fidèle. femmes. habitants des campagnes. sus. Monsieur. enfants. Napoléon entra le 10 mars dans la seconde ville de l'Empire. civiles. Au même instant. où le maréchal Sens. Montereau.

Napoléon A huit heures l'épée pour le défendre. Napoléon composa le duc à l'intérieur Carnot. à la lueur des flambeaux. que Buonaparte qui venaient assez fou pour venir à Paris s'y faire écharper ? » C'était le 20 mars. Il traversa eussent du peuple. de aux portes de Paris. toutes de Napoléon quitté Paris à Fontainebleau dans la nuit. A dix heures du matin. Blacas garda disait-il l'avertir. M. Nul de tous ceux qui. des déà la Chambre Louis de la nation. des représentants putés et réclama le concours était Il était trop tard! Déjà Napoléon. et porté entre mille bras au palais. n'avait osé. tiré un coup de fusil. avoir franchi deux cent trente . opposé à qui. ordonna l'organisation du royaume. Il apson ministère. pour. de Paris XVIII d'une armée commandée se rendit solennellement par le duc de Berri. au moment suprême. l'une au peuple et l'autre à l'aradressa deux proclamations. rentra lieues dans Paris. Seul jusqu'au « Vous croyez donc. la levée en masse de tous les citoyens nationales sous les murs la formation en étàt de servir. au bruit des acclamations qui s'était porté à sa il fut enlevé de sa voiture. juraient tirer de mourir pour lui. et arrêta mée. 445 n'avait le gouvernement. Ce même soir. Alors en semestous les militaires rappela sous les drapeaux de toutes les gardes tre ou en congé. prit des mesures énergiques. Il sa marche que des menaces. l'étendard avait à ceux sera de l'Horloge pour faire disparu du pavillon dans le silence et la solitude tricolore régnaient drapeau de l'arrivée A la nouvelle les parties du palais. la veille encore. étrangères pela aux affaires après et jours. une profonde sécurité. jusque-là. Arrivé aux Tuileries. du soir. rencontre. ou plutôt larévolution dernier moment.(1815) CENT-JOURS. le roi et sa cour avaient royal place au se diriger vers la frontière du Nord. en vingt sans que ses neuf cents soldats lentement la ville.

je n'ai pas conJe ne suis pas seulement. l'empereur des soldats. ce n'est que la minorité ne vous y trompez qui le veut pas. comme on l'a dit. quis. qui déjà l'avait chassé de son conseil. Constant de rédiger la nouvelle constitution. se pressant sur du haut des montagnes. parait revenu. changé. dit. me cherchant. à la justice Cambacérès. alla au-devant des vœux de la nation il rendit à la presse la liberté la plus absolue. Le peuple.il à Benjamin tout est Constant. à la marine à la police Decrès. « Aujourd'hui. Vous ne l'avez pas vue. je suis celui des des paysans. au peuple l'élection de ses muniet chargea Benjamin cipalités. j'ai administré. celle de Fouché fut généralement on se demandait blâmée comment Napoléon.**> RÉVOLUTION FRANÇAISE. contraire aux intérêts naa donné à ces intérêts tionaux. ou. Chose étrange 1 c'est alors que le salut de la nation demandait la dictature. . aux finances Gaudin. des harangues. au trésor le comte Mollien. Le goût des constitutions. Fouché. si vous l'aimez mieux. avait consenti à reprendre un homme dont l'immoralité était proverbiale. ne veut que de moi. que Napoléon se relâcha de son pouvoir. Si la nomination de Carnot fut accueillie avec joie. l'habitude d'être en défense et de chicaner l'autorité. cien sénat. cette multitude. se précipitait m'appelant. à la guerre Davoust. me saluant! De Cannes ici. ^a multitude. (1815) de Vicence. Napoléon signala son retour par des actes d'une grande il réintégra ses fonctionnaires sagesse civils. mes pas. des débats. Un gouvernement faible. véritable il esprit libéral.Cependant. disait-il. Pas un ne sortit de sa bouche « J'oublie tout ce reproche qui s'est Animé d'un passé. et pardonna à ses généraux le plus odieusement qui l'avaient abanil consentit même à recevoir donné les membres de l'anqui avait donné le signal des défections.

dent comme leur soutien.11 . Voyez ces conscrits. à la bonne heure. des Noailles. S'il y a des moyens de gouverner Je suis l'homme avec une constitution. que le retour d'un complot. frémir. Ils ont les nobles seront massacrés si bien manœuvré Mais je ne veux pas être le roi d'une Jacquerie. C'est qu'entre contre les nobles. le duc et la duchesse d'Angoulême « Maintenez de résister. je de garder Bordeaux et tous les départements voide ce courage qui fit dire à Napoléon qu'elle dix mois c'est Avec le peuple. Dans le Midi. vous Aussi. de grands desseins le sort primer pour mon plaisir. le Languedoc et la Proessayèrent vence dans me charge sins. des Mortemart il était bien dressé. de place qu'elle n'ait acceptée. depuis je la lui dois.(1815) CENT-JOURS. des Rohan. sollicitée. Je suis autre chose. Je n'ai jamais voulu l'opvolontés. des Montmorency. à moi. La fibre populaire tout . Il n'y a pas elle s'est lancée en foule dans mes antichambres. leur sauveur les yeux. les Bourbons le résultat n'avaient pas rendu les armes. J'ai il faut que je prête l'oreille à ses même à ses caprices. des Beauveau. sorti des rangs du peuple ma répond ces fils de paysans voix agit sur lui. malgré plébéiens entre nous. à la mienne. Il y a sympathie voyez le peuple revenir Ce n'est pas comme avec les priviligiés. ils ne criaient pas moins vive l'Empereur! Ils me regareux et moi il y a même nature. » Douée le devoir. Le cheval mais il n'y a jamais eu analogie. J'avais » en a décidé. 1 W le passé. du peuple. si le peuple reconnu sa souveraineté veut la liberté. convaincus de Napoléon était Cependant. La noblesse m'a servi. je ils ne m'entoune les flattais pas. mais je le sentais faisait des courbettes. J'ai eu demandée. Je n'ai qu'à faire un signe. je les traitais rudement raient pas moins. avait dit la duchesse à son mari. de la France. ou plutôt à détourner dans toutes les provinces.

Louis XVIII s'était réfugié à Gand. Repoussé replia sur La Palud. de troupes.a 1 1 iL RÉVOLUTION . dut quitter Bordeaux. comme il n'entendait pas interil constitua son gouvernement rompre son règne et voulut avoir son Moniteur. p. 1 Vaulabelle. en étaient les principaux rédacteurs. . '1 » la duchesse les casernes.A1SL n (1815} était revues. devant Romans par les troupes impériales. Il s'établit dans un hôtel particulier. les troupes impériales n'avaient pas cessé de le poursuivre. après vingt ans d'exil et de malheurs. Le 16 avril. et leur avant-garde elles se dispooccupant déjà Donzère. dans ce journal avec le plus enregistrés » grand luxe de publicité1. de Jaucourt et Beugnot. sortir du territoire que par capitulation.A¡. tous les faits qui de l'ardeur et de témoignaient l'activité des puissances alliées à envahir une seconde fois la étaient France. Arrivées à Montélimar. les actes. h.~48 ~a. MM. de Chade Lally-Tolendal.'II. Vains efforts la garde nationale et les troupes reconnurent le' gouvernement et la duchesse impérial. « Traités. Alors. « le seul homme visita de sa famille. pressa l'enrôlement taires. mémorandum. Cependant. il se Pont-Saint-Esprit. toute résistance avait cessé sur la surface de l'Empire. de encore » Moins heureux. Histoire des deux Restaurations t. et. teaubriand. « 0 Dieu il est bien s'écria-t-elle. 388. effrayé du mouvement des gardes nationales de toutes parts. Après monté la vallée du Rhône il se jusqu'à Valence. saient à l'attaquer mais déjà le duc. le duc d'Angoulème. notes diplomamarches tiques. une capitulation qui l'obligeait à poser les armes et à s'embarquer au port de Cette. avait qui le pressaient conclu. avec le général Gilly. où le comte d'Artois et le duc de Berry étaient venus le rejoindre. s'expatrier ne devait avoir revit arrêté il rétro- passa des des volon- de cette ville. tous armements. grada sur cruel. Quatre de ses ministres.

trois cent quarante-quatre sous Schwartzemmille hommes. retour sur les côtes de France. ditionnelle au traité. à fournir chacune cent cinquante mille hommes. elles conclurent publique1 veau traité par lequel elles s'engagèrent à diriger tous leurs efforts contre l'ennemi commun et tous ceux de sa faction. mars. leur trône mettre chanceler à cette secousse. et lorsque le but de la trois grandes l'une de armées furent formées Aussitôt. La véritable nature de ces évènements doit être connue vrage d'une du uu maintenant de Votre Majesté. mille hommes. elles se hâtèrent de hors les lois civiles et sociales. sous berg la seconde. puissance. Par une convention à fournir. de paix. . Voici la lettre qu'il adressa à chacun des mon dans le cours du mois dernier. bée comme un coup de foudre au milieu du congrès de comme si les puissances alliées avaient senti Vienne et. de deux cent cinquante la troisième de deux Wellington mandée par l'empereur Alexandre. appris. l'Angleterre portions millions Tandis égales. l'ouvrage de la volonté 29 Déclaration ciaiauuii V. annuel comadpar s'engagea un subside de cinq retentissait encore de cris de guerre. mon entrée à Paris et la retraite des Bourbons. Sa fierté même se plia à prendre vertures souverains « Monsieur « Vous avez mon frère. cent mille hommes. Ils sont l'ou- irrésistible io 13 niais. à ses trois alliées. et à ne poser les armes guerre que d'un commun aurait été atteint.(1815) 1_ n cknt-jouks. . que l'Europe ne cessait de témoigner de ses intentions Napoléon pacifil'initiative des ouques. sterling.n ~n 449 la nouvelle du retour de Napoléon était tomCependant. et de le li- Napoléon vrer à la vindicte un nouPuis. accord.

dû se séparer deux. assise aux confins des divers suffira États. seule pour en garder les frontières. avoir de grands combats. (1815) qui connaît ses devoirs et ses droits. « Assez des diverses succéder belle arène le premier le spectacle naître la paix. aux souverains. Sa voix appelait un libérateur. l'amour de mes peuples m'a porté jusqu'au sein de ma capitale. temps de du trône Ma utile s'associer de mon cœur d'une est de payer tant d'afhonorable Le tranquillité. « Le premier besoin fection par le maintien rétablissement des même Français. Je suis venu. « La France ce noble . » se plaît à proclamer avec franchise but de tous ses vœux. La dynastie que la force avait rendue au peuple franles Bourbons n'ont voulu çais n'était plus faite pour lui ni à ses mœurs.450 unanime RÉVOLUTION FRANÇAISE. le calme général est assuré pour longtemps et la justice. Jalouse de son indépendance. grands les vicissitudes revers à de ouverte Après est aujourd'hui à y descendre. d'autre rivalité désormais d'autre lutte que présenté il sera plus doux que celle des avantages la lutte sainte de la félicité le prinde sa politique sera le respect le plus absolu cipe invariable des autres nations. de j'en ai l'heureuse personnels Votre Majesté. au bonheur impérial était nécessaire en plus douce pensée est de le rendre à l'affermissement du repos de l'Eua illustré tour-à-tour du sort les drapeaux ont assez fait plus et je suis au monde de ne conde des Une rope. comme pour l'indépendance les sentiments confiance. la France a ni à ses sentiments. peuples. d une grande nation. grands succès. Si tels sont. l'attente qui m'avait décidé au plus grand des sacrifices. et du point où j'ai touché le rivage. avait été trompée. de gloire nations.

nom entre nous jurons des armes donnez-nous l'Empereur. aux constitutions cent six vote» mille deux Il n'y eut que quatre du peuple. n'était les uns trouvèrent pas assez qu'elle additionnel sous le nom d'acte l'était trop. allé au-devant conditions? Aussi.(~ 815) CENT-JOURS. e. Napoléon. sous le titre les collèges qui rappela des avait daté de Lyon. qu'elle avait repoussé. consacrait. judiciaire. dans tous les départements. tels étaient les liberté individuelle. pas. jours 1er juin département. et par vides des des écoles un élan spontané. Sire. négatifs. la nation la guerre à les rois vit ne voulurent bien qu'ils même n'avaient et imposer pas l'entend v. donc plus lui qui était tout le peuple se leva-t-il les cadres courir aux armes les jeunes gens l'agresseur. du champ extraordinaire d'Assemblée électoraux les fêtes eut lieu des départements. » la vôtre. Publiée qu'elle à la sanction elle fut soumise de l'Empire. Cette beaux le solennité. d'un point. de tous qu'elle sur plus inviolabiles agents responsabilité principes à la charte pouvoir. entier. la révolution. pour de ligne se remplirent. en compagnies s'organisèrent « Au on forma des fédérations. 451 Cet Dès faire appel. de ne combattre vos mains que pour sa cause et Constant avait chargé On a vu que Napoléon Benjamin reliliberté constitution de la nouvelle de la rédaction gieuse. présence des plus populaires au Champ-de-Mars électoraux de collèges chaque . régiments et A Paris de volontaires. en ne pouvait plus être le prétexte les N'en avait-il de la paix? pas accepté effet. de la en révolution. but qu'un un à la France à ses yeux. lité du Bien du liberté pouvoir de la presse. convoqué. Napoléon. gouvernement N'était-il de la guerre. à les fédérés disaient parisiens de la patrie. par un décret de Mai. lors. fût supérieure quelle d'autres libre. comme Ce n'était en 1792.

Pendant que l'Europe. des hommes de vingt à composée quarante ans. . et aux cris de vive l'Empereur! trouva la France désarmée Napoléon le traité de Paris. et la divisa en deux classes la première. notre armée un effectif de cent mille soixante-quinze armes. était destinée à la défense des frontières. les discussions du congrès. toutes les épées. Alors. tous les casques s'agitèrent. son manteau puis.«ÉVOLUTION FRANÇAIS*. la main en éveil par en armes et sur à peine présentait hommes de toutes se mit l'œuvre. I » • (1815) députations toutes les gardes peuple hérauts immense. Napoléon Jamais il n'avait déployé il travaillait plus d'activité seize jusqu'à heures par jour. je vous confie l'aigle impériale aux couleurs nationales 1 Vous jurez de la défendre au prix de votre les ennemis de la patrie 1 sang. contre vous jurez qu'elle sera toujours votre signe de ralliement! vous le jurez! » A ces mots. la ou garde nationale seconde. Aussitôt. et le peuple répondit à leurs serments par ses acclamations. prêta serment. et démantelée tenue par par le peuple. de l'acte l'acceptation sur l'Évangile. Il appela aux armes la virile de population la France. Bientôt le défilé commença. était encore le grand pied de guerre. Chaque corps passa devant au son des fanfares Napoléon. communes. d'armes des (lue namitntî/\v\n de tous les régiments nationales de l'Empire. Après une messe J a “ de l'armée et de et au milieu d'un le chef des additionnel proclama solennelle. ou garde nationale mobile. à la défense des sédentaire. Napoléon. soldats et gardes nationaux de jurèrent mourir pour la patrie. soldats des troupes de terre et de mer dit-il à la foule armée qui remplissait l'enceinte. quittant et s'avançant sur le impérial bord de l'estrade « Soldats de la garde nationale de l'Empire.

du gouvernement. disaient toute la France » « On est de retour. hommes.(1815) CENT-JOURS. à trois heures et demie du matin. Gé- de cent quinze mille Composée Drouet d'Erlon. Après avoir ouvert la session des Chambres. un conseil composé pendant mille à leur de ses frères le 12 juin. léon A Paris. on fabriqua jusqu'à trois mille fusils par les places fortes. Mémoires Grouchy. le vrai trésor la bonne volonté du peuple. et commandée Vandamme. de Russie. entrepreneur cent millions en or avait retrouvé c'était à tort. NapoOn arma et on approvisionna suffit à tout cela. comte et Milhaut. pour le 1er octobre. Bien qu'il n'en eût que deux cent dix-sept de prendre l'offenrésolut opposer. De grands préparatifs s'ouvrirent ries. des fondesur tous les points du furent faits. par les généraux rard. Joseph et Lucien et de ses ministres. » augmentées. sans que les contributions fussent avait des travaux le grand publics système les « On voit bien. son absence. Douze cent s'avançaient contre nous. mais aussi des de la nation. 453 Des forges. Napoléon et chargé sive. de bataille il partit. s'était Pajol. territoire. Lobau. Mais déjà la coalition s'était mise en mouvement Wellington D'un autre et Blücher étaient sur la Meuse et sur l'Escaut. jour. cent mille hommes. que le grand que l'Empereur croyait de son trésor des Tuileries qu'il retrouva non-seulement capitalistes fut l'affection de la masse français et hollandais sur un état militaire de huit à neuf comptait Napoléon armés et organisés. le roi de Prusse et l'empereur côté. pour le champ de Waterloo. mise en marche . la grande armée de Napoléon. Excelmans. des ateliers d'armes. l'empereur sur d'Autriche étaient de Vienne partis pour se porter mille hommes notre frontière. Reille. dans repris ouvriers. Kellermann le 14.

ceux d'entre « Que glais freux vous qu'ils vous qui ont fassent le récit de leurs été prisonniers des Anet des maux afpontons ont soufferts les Belges. Beauà Beau- le lendemain. six millions ordre insatiable douze Après avoir millions d'Italiens. Arrivé mettre à Avesnes à l'ordre « Soldats! « C'est Friedland Alors. ils savent que dévoré douze un million dévorer les obligés de prêter de la justice et des cette coalition est de Polonais. contre nous étions ces mêmes un contre Prussiens trois. du Rhin. (1815) elle campait sur les trois directions de Philippeville. les Hanovriens d'être les soldats de « Les Saxons la confédération leurs droits bras gémissent à la cause de tous des princes ennemis les peuples. de Belges. Napoléon. Marchons rencontre Eux et nous ne sommes-nous plus à Iéna. elle devra millions de Saxons. « Les insensés un moment de prospérité les aveugle. . États de deuxième de l'Allemagne. nous et aux Aujourd aujourd'hui qui décida après l'anniversaire deux Austerlitz Nous que coalisés droits fois du de Marengo de le 13. suivante fit du jour la proclamation et l'Europe. et avait son quartier mont et Maubeuge. de destin après aux comme fûmes comme crûmes nous Wagram protestations sur le trône t trop généreux serments des princes hui cependant et aux laissâmes eux entre ils en veulent à l'indépendance Ils ont commencé donc à leur les plus sacrés de la France. la plus injuste des agressions. général mont. les mêmes « Soldats d'hui rail hommes? aujourà Montmi- si arrogants un contre six.454 RÉVOLUTION FRANÇAISE.

des marches 455 sont hors de français leur ils y trouveront forcées avec à faire. le 14 au soir fort trancent à cinq cents le second avait avec le premier. venger la patrie de ses derniers Wellington quilles dans deux mille Bruxelles. Jeunes le moment officiers est aret soldats d'en et de Tous étaient ce mâle langage. le point le plus rapproPosté en avant de Philippeville. des et le à livrer la victoire mais des périls à courir les droits sera à nous de la con- l'honneur de la patrie seront reconquis « Pour tout Français qui a du coeur >i rivé de vaincre ou de périr avides de batailles. tombeau « Soldats batailles stance. comprirent de sauver l'indépendance venir aux mains. revers. Napoléon résolut de percer nemies. la en franchissant Il espérait. vait se mettre la troisième division de ce commandait Bourmont Charleroi. Blücher. cents et Blücher leurs étaient. avait son quartier-général trente-trois mille Il fallait cent hommes à Namur. et 1 humiliation du peuple en France. il monta à cheval et se porta en indiquée. A l'heure . afin d'isoler se rassembler des deux armées en- armée et de rester maître de chaque Il résolut d'afaire tomber son effort sur l'une ou sur l'autre. corps. le corps de Gérard dede Blücher. ardents. bonheur nous avons S'ils entrent CENT-JOURS. ché du quartier-général sur du matin à trois heures en marche. pour le centre quatre aux deux sur un deux jours entiers généraux même champ de bataille.(4{M g) L'oppression leur pouvoir. bord d'attaquer ne pourrait pas se le 15 que l'armée frontière prussienne le 14 il en conséquence en ligne avant le 17 présenter donna à son armée l'ordre de mouvement. cantonnements hommes avec le sien impatients nationale.

averti corps de se porter à marches forcées fut surpris. Il était pour reconnaître suivi de cinq officiers. vers le point de concentration assigné à l'armée un premier prussienne. Napoléon averti unes de ses dispositions. prendre position aux Quatre-Bras. changea quelques Au lieu de se diriger sur Charleroi. d'en chasser l'ennemi et de le rejeter au-delà de Fleurus. Napoléon ville. Napoléon Il avait. dans cette première journée. Napoléon franchit la Sambre et occupa Charleroi. avant-postes il parlementa. considérables. et tout-à-coup avec sa suite. avait donné Déjà Blücher. Le 15. Il résolut A deux heures il fit Sombref. Cette disparut désertion porta un coup funeste à notre armée. Gérard reçut ordre de passer la Sambre au Chàtelet. Pendant que son lieutenant se dirigeait vers le point de concentration à tous indiqué les corps de se porta lui-même l'armée anglaise Napoléon sur la route de Fleurus. les Prussiens Repoussés s'étaient retirés sur Gilly. Après combat où l'ennemi fut mis en fuite revint à Charleroi. de front l'ordre Dans la nuit avant de sa division comme . passé la Sambre. Napoléon ordonna à Vandamme de se porter sur ce village. Ney venait de rejoindre Il eut ordre d'aller l'Empereur. (1815J la route. en entrant dans cette entre Bry et présence. et percé leur ligne à son point de jonction. du 15 au 16. Napoléon divisa son armée en trois masses fortes chacune de quarante à quarante-cinq mille hommes il donna le commandement de l'aile gauche à Ney. à Grouchy celui de l'aile il garda sous sa droite direction le centre et la réserve. surpris deux armées ennemies. la d'apprendre de masses prussiennes sur-le-champ changement bataille.456 RÉVOLUTION FRANÇAISE. Arrivé aux de l'ennemi. de livrer faire un à ses différents sur Fleurus.

que cette et se porta deux heures à Charleroi. veille au soir. au maréchal et de pousser Ney d'attaquer tout ce qui était devant lui. A sept heures du pris soir une Napoléon dirigea sur Ligny Milhaut. en Belgique. etenlever Il hésita. qui n'étaient qu'il avait devant lui. Après où Blücher eut un cheval tué sous lui. prendre Napoléon lui expédia. l'attaque commença. et de se rabattre vigoureusement concourir à envelopper le corps de Bry pour Blücher. était en pleine sécurité. les Ligny. peler Déjà ne recevant pas de nouvelles un officier l'action. Cependant y avoir péril à laisser mille Français de Vandamme trente et de Gérard aux prises avec des forces trois fois plus nombreuses. anglais connut au milieu d'un le surprit. A huit Blücher heures. après avoir perdu mille hommes. Ligny avait et repris quatre fois par nos il pouvait les troupes. le pouvant à dos. les quarante-cinq mille hommes de Ney. pendant Ney? Il avait Avec vingt-deux mille hommes reçu les ordres de Napoléon. nos troupes forcèrent tous les passages et emportèrent A neuf heures.(1815) CKNT-JOURS. le maréchal Que faisait. avait devant lui Napoléon. chargé de lui rapensuite sur pendant ses ordres. Alors il donna ses ordres sur le point menacé en moins de à y rassembler cinquante mille hom- . la droite en avant en même temps il or- au général Gérard de se diriger sur Ligny et d'enlever ce village. 457 sur donna Fleurus. et cinquante-six tout ce pièces de canons. et sur ses derrières. Prussiens se retirèrent en désordre sur Sombref. nouvelle au galop il parvint lorsque le général C'est à Bruxelles. la gardés que par huit mille hommes. il pouvait culbuter les Quatre-Bras. Wellington. partie des cuirassiers l'infanterie de la garde et un violent combat. Napoléon était depuis douze heures son irruption bal. été de ce maréchal. près de vingt-cinq ce temps.

de son l'Empereur grand-maréchal. ac- seulement Son dessein . de grâce armée avait aux Prus- serait La journée née perdue. il arriva Wellington Napoléon à quatre s'était prit son mouvement de la forêt trop tard Bruxelles. n du « Si le maréchal heure et par un effort il se vit arrêté supérieu- avait de Ney. l'attaquer. le lendemain à la droite de « qu'une il fit prévenir Grouchy. par la retraite mouvement s'était replié parallèle sur Wellington A une dès heure. ce qui il y a deux furieux par plus. en du jour. et voilà quatre disaient-ils faire Pourquoi » se dirigea là-dessous. heures ne se bat-on qu'on nous laisse sans pas? Il y a encore quelque sur cette avec la les un Napoléon lui-même position ordonné à Grouchy de poursuivre avoir garde. la soupe rien chose murmuraient à la pointe du jour. siens. pour position de Planchenoit. et opérer heure pour avec du se joindre elle. sortit à pied. du soir près Il était avant de Soignes. A onze Ils au point du jour l'attaque ses soldats étaient encore de afin ce repos d'entrer « Nous plus des Quatredans avons bivouacs. 17 ne fut pour dans la qu'une donné jourà Ney leurs fait Napoléon de renouveler heures. (1815) mes. Après avoir. dit Napoléon. de faire Obligé. occupa où Napoléon les Quatre-Bras. C'est alors 1- seulement lui était permis que Ney se décida heures. tôt endanse. Continuant heures arrêté.458 RÉVOLUTION nf_ FRANÇAISE. qu'il croyait bataille se livrerait probablement à manœuvrer armée. après Prussiens. ne 1 était deux fois Mais. le point sur Bruxelles. Alors. à Wavres. touché des forces à attaquer. de Blücher. l'ordre Bras. aux Quatre-Bras res. » grande eût la grande et qu'il « A une compagné matin. attaqué les Anglais avec toutes ses forces. il les aurait venu donner le coup notre nuit. bonne écrasés.

dans un profond était ensevelie hollandaise de l'entamer. l'houn incendie comme La forêt de Soignes apparaissait de la les fermes Braine-Laleud cette forêt. entre rizon. près du bois et heures deux il était en marche colonne d'une bruit commencer devait l'arrière-garde demie. eu lieu. n'avait mouvement rétrograde bataille qu'aucun faisait des vœux pour les succès de l'Empeque la Belgique et les Prussiens également y étaient reur. aucun ne faisaient Anglo-Hollandais un paysan lui amenèrent qui les coureurs heures. serait en marche. confirmèrent mouvement. que les Anglais haïs.JgiB) EENT-JOURS. lant position prendre leur de quitter Deux déserteurs hain.. à la se préparait lui rapportèrent que leur armée régiment. ^ était de suivre l'armée anglaise dans sa retraite. avait servi de guide au village d'Osur l'extrême gauche. à cette heure.(. que de rester s'il était lui les défilés de la forêt de Soignes. . l'ennemi Le bruit envoyés heures était cessa en retraite la pluie mais tombait et précédents. de retour des affidés que les officiers à trois en reconnaissance. avait derrière battu. sa à quitter cette illusion si position fut courte. bivouacs profond suite sommeil. Or. Belle-Alliance L'armée anglosilence le plus régnait. A quatre alde cavalerie à une brigade anglaise. et demie. toute retraite lui était impossible. des rivé fatigues qu'elle avait essuyées les jours le du château d'Hougoumont. du feu des était resplendissant et de la Haie. qui venaient belges. il dans la position qa'il occupait la guerre. rien faire de plus conne pouvait ennemi « Le général à l'esprit de «on parti et de sa nation aux intérêts traire de et même aux règles les plus simples de cette campagne. il entendit Ar- Divers par torrents. et de tàcher aussitôt de la nuit qu'elle malgré 1 obscurité la ligne des grandes Il parcourut gardes.

et ils sont à nous. tant elles étaient détrempées. que soixante-cinq mille combattants. fit ses dispositions. Napoléon Aux quatre-vingt-dix mille hommes dont se composait l'armée il n'avait à opposer anglaise. Trempés par la pluie qui n'avait pas cessé de tomber pendant toute la nuit. (1818) « Les troupes étaient bivouaquées françaises de la boue les officiers tenaient pour impossible bataille au milieu de donner dans ce jour. ils n'avaient pris ni « Nous n'en avons repos ni nourriture. « Si la masse des Prussiens. avant de se couques rayons la perte de l'armée » anglaise' Napoléon reçut de Greuchy un rapport daté de Gembloux. que déjà ses colonnes r sont en pleine retraite elles disparaissent dans la forêt. si Wellington Votre mais je viens lui annoncer Majesté. et de les séparer puissent gagner Bruxelles de Wellington. ils estimaient douze heures qu'il faudrait de beau temps Le jour commençait pour les étancher. » Rassuré de ce côté. monta à cheval. il s'exposerait il a jeté les dés. Mais déjà à cinq heures s'éclaircissait l'atmosphère il aperçut quelfaibles de ce soleil qui devait. à poindre l'Empereur rentra à son quartier-général de plein de satisfaction la grande faute que faisait le et fort inquiet général ennemi que le mauvais temps ne l'empêchât d'en profiter. pas moins quatrechances pour nous. vingt-dix » dit Napoléon à ses généraux. » Aussitôt 1 Mémoires éclairer Napoléon de Napoléon. « Sans doute répondit le maréchal était assez simple pour attendre Ney. afin qu'ils ne cher. il se porta vers la . disait ce maréchal se retire sur Wavres.*W BÉVOLUTION FRANÇAISE. » « Vous avez mal vu. et pas dix contre. je la suivrai dans cette direction. il n'est plus répliqua l'Empereur. à une perte certaine temps. l'artillerie et la cavalerie ne pourraient manœuvrer dans les terres.

A dix tout le mouvece qui parait incroyable. admirèrent à pénétrer les vues ultérieures ils discude leur général. deux généraux écrivaient. toutes les troupes étaient à leur posiétait achevé sur le champ de bale plus profond silence régnait L'armée de six V. branla aux la ligne ennemie. était magnifique. légère. se déployèrent la place et chacun confusion. occupa dans la pensée du chef jamais de si avec tant de facilité. taient le point et la manière dont devait avoir lieu l'attaque. tant de braves. sabres. il dicta « l'ordre assis par terre. Ce spectacle qui à découvrir placé de manière l'armée dut dut en être frappé. La victoire qui avaient assisté ils cherchaient ce nouvel ordre de bataille bats. était « Ces onze colonnes qu'il n'y eut aucune qui lui était désignée masses ne se remuèrent grandes heures ment tion taille. cerparaissait à tant de com- . orgueilleuse et l'ennemi. homme.(1815) CSNT-JOURS. fléchi un quart d'heure. figure et demie. différents corps d'armée onze Après avoir réde bataille que Les aides-de-camp étaient L'armée sous s'é- pleins d'impatience sur et se mit en marche qui et d'ardeur. jusqu'au lui paraître dernier double avec tant de précision. Pendant ce temps. se trouva rangée sur six lignes formant la les rangs. Il serait difficile d'expri«L'Empereur parcourut l'infanmer l'enthousiasme tous les soldats qui animait les au bout des baïonnettes terie légère avait ses schakos ou et cavalerie leurs casques cuirassiers. le portèrent les armes. l'Empereur donna ses derniers ordres. en nombre de ce qu'elle était réellement. 461 et reconnut Haie-Sainte. dragons schakos taine au bout les vieux de leurs soldats. colonnes les trom- la musique sonnaient aux champs pettes et les tambours le souvenir aux soldats retentissait des airs qui retraçaient de porter La terre paraissait de cent victoires.

Dans il fit appeler de se porter du général d'autres. au sommet des six V. des troupes en marche. » à la tête 1.irut être des troupes. de l'armée Ney qu'il anglaise confia a. quelques cette incertitude. et aperregard de Saint-Lambert. ordonna et celle le lieutenant-général avec sa division de cavalerie sa droite. un nuage çut. les hauteurs découvrait droite r~r de sa garde. que c'étaient c'étaient des colonnes en position. lut jeter un dernier sur le champ de bataille. à armées du champ de porter de bataille l. il « vouattaque.1. qu'il n'y avait que de troupes. FRANÇAISE. Le temps comme il arrive en point un détachement de Grouprobablement lunettes de i'état-major furent fixées sur était assez brumeux. sur de Rossomme. de Napoléon. si elles appartenaient au opérer maréchal les contenir si elles étaient ennemies. pour éelairer avec les troupes muniquer sur promptement qui arrivaient la réunion Saint-Lambert. Le succès de cette de Wellington. . leur traîner la destruction C'est cette au maréchal devait séparer les deux ailes attaque rendre toute retraite et enimpossible. dans la direction qui p. « I! voulait le percer en l'abordant du Mont-Saint-Juan. plus et lui légère com- délibérer. Grouchy. ce point. et à gauche Son projet était son principal effort sur le centre de la ligne anglaise.. Il dit à son major général « Maréchal que – sur Saint-Lambert voyez-vous J'y crois voir cinq à six grande mille hommes c'est » Toutes les chy. Subervic .-A. Il mit pied à terre. quec'étaient sans Domont. des arbres uns. Histoire des deux Restavralions t 11. Les uns soutenaient.4Q& BÉVOLUTIOn ~1'"6 _6'0. Mémoires » Vaulabelle. il les deux la vue s'étendait fort loin. de là. -1- (1815) et se porta. et se rens'emparer dre ainsi maître du principal débouché de la forêt de Soignes. pareille circonstance. » de le commandement Avant d'en donner le signal. par la chaussée.

au bois Déjà l'action était engagée « II se fit de part et d autre des prodiges de d'Hougoumont. et envoie son détaà Gembloux. le comte de Lobau avec dix mille hommes contre le général prussien. Napoléon détacha corps du général Bulow. dit-il au maréchal mais en fait perdre trente. commise hier de s'amuser car en sera plus décisive. d'heure en qu'un à droite par ils se portèrent de l'armée. tous les renseignements qu'on pouvait vive-voix était l'avantvers Saint-Lambert colonne que l'on apercevait arrivait avec plus de trente mille garde du général Bulow. chement » perdu. le corps de Bulow sera entièrement au envoya Napoléon Une heure venait de sonner quand maréchal Ney l'ordre d'attaquer. un officier venait volante. de chasseurs d'être fait amena noir prussien un hussard qui d'une colonne par les coureurs prisonnier était Ce hussard et donna de d'une lettre. et s'yy à trois mille toises. ce qui réduisit « Nous avions son armée ce matin à cinquante-cinq mille chances quatre-vingt-dix de Bulow nous Soult. à faire sur toute la droite de potence « Un quart après. à la droite des Anglais. qui pas qui n'avait hommes. être hors des lignes et sans confusion en bataille. contre nous faute qu'il a et si Grouchy répare l'horrible quarante. » Soult expédia à dos le et de prendre sur Saint-Lambert dre de marcher En même temps. bois et les avenues ment leur san». il était plein d'intelligence porteur La désirer. Après diverses vicissitudes qui occupèrent . l'arrivée en avons encore soixante pour nous. hommes.CENT-JOURS. le de leurs cadavres couvrirent valeur. (ISjg) 46S Ces trois mille hommes quatre pour n'eurent rapidement rangèrent l'armée. les gardes anglaises mais non sans vendre chèredu château. la victoire avec rapidité. c'était le quatriëme corps prussien l'orà Grouchy sur-le-champ donné à Ligny.

suivait tous les mouvements de limpétueux maréchal. les Ney emportait hameaux de Papelotte. la garde se portait sur le plateau pour achever la défaite des Anglais quand tout-à-coup de fortes décharges d'artillerie se font entendre sur nos derrières. puissante Blücher avait réorganisé son armée. De son côté. une résistance opposait invincible. arbre. fuyards. et rendirent granges les maîtres de cette position Français » Pendant ce temps. et. anglais. ordonna de réunir une batterie l'Empereur de huit obusiers. à les dislomais Ney leur fait quer il envoie payer cher leur audace contre eux les cuirassiers Milhaut qui en font un effroyable carnage.. revient à sa place de bataille. Mais plusieurs corps de son infanterie battent en retraite. (t8tÕ) plusieurs de braves. la nuit. Aussitôt il lance son cheval au milieu des les arrête. la position prise par les Anglais en avant de la forêt à Waterloo. Cependant Ney n'en continua pas moins de s'avancer sur le front de l'armée. le bois tout entier le château. bouches à feu vomissaient quatre-vingts la mort sur la gauche de la ligne anglaise. deSoignes. A ce bruit.464 nlneionna RÉVOLUTION 1" xasrçsiss. où s'étaient crénelés resta aux . après les avoir ramenés au combat. se lancent à fond de train sur les et parviennent batteries. de Smouhen et de la Haie-Sainte. 1 plusieurs Français. Wellington. dans Ayant appris. ainsi que la présence de Napoléon en Mémoires de Napoléon. Dans ce moment. la garde s'arrête c était Bulow et ses trente mille Prussiens dans ce moment qui opéraient leur diversion. centaines heures mais a. sur lesquels elle à cheval près d'un s'appuyait. le feu aux qui mirent et aux toits. Deux régiments de dragons à moitié ivres d'eau-de-vie. sa grande Ney faisait transporter artillerie sur le plateau du Mont-Saint-Jean. de la journée.

(1815) CENT-JOURS. une seconde fois elle est repoussée lutte. il sur le champ de bataille de Lobau à Planchenoit. Ney obéit. Une seconde fois lui-même sur la crète du qu'il attendait. il ser. 465 avant du Mont-Saint-Jean. position qu'ils doivent Dans ce moment. touA cette nouvelle. ne pouvant de Bulow. s'empare au pied de la position. sur les batteries et les franchit le talus. attaqué par les Anil dut combattre pour les repousglais dans cette position. l'intervention l'offensive. lance sa cavalerie carrés bientôt et apparaît anglais. et leur monConduits tre la formidable enlever. la confiance renaît dans les rangs ils se raffermissent des Anglais et sur toute la ligne ils reprennent Napoléon. sa cavalerie décisive. « C'est Grouchy » fusillade éclate à notre extrême droite à une attaque dispose Sainte. après la plus effroyable d'être écrasé se Bulow venait par nos troupes. tous les sabres sont levés officiers et s'agitent. il avait fait à son secours. une vive par Ney. Napoléon Il se porte sur la Haiele courage des soldats. Une des Anglais. ranime et exalte s'écrie Napoléon. gravit fois. avec Wellington attendait Toujours debout sous son arbre. dre. la joie est grande. Bulow avait Arrêté au général anDès la pointe du jour. bruit du canon de Bulow. à cause de disposer de sa réserve avait fait dire â Ney de se borner à garder la Haie-Sainte. Il est donné. glais qu'il arriverait avait ordonné à Bulow de se porter de Waterloo. dire par le comte été obligé de livrer bataille. privé du secours plateau à son tourparla cavalerieennemie. Cependant. sous le feu terrible 30 . mais. la plus vive impatience le secours Au promis par Blücher. à grands cris le signal. Arrivé au bord du plateau. il ne veut pas s'arrêter. il est contraint et chargé de descen- du plateau. mais. le jour baissait. tous jurent de vaincre. Ney. tes les épées soldats demandent troisième Y.

pour appuyer garde nos soldats toire. régiments. t-il voir tailler Dans en voyant ses rangs séclaircir. Alors. pengarde s'avançait devait achever la victoire. c'est une affreuse « n'avait On se bat corps à corps. Ce n'est plus une bataille.466 'dÉVOLUTION FRANÇAISE. tout était ébranlé. l'épie à la main. Wellington plus dit Jomini. (18SK i les pentes du plateau. qu'une NapoVainement. droite mais. Devant par le flottement concentre toutes de nos ses forces se font entendre. sur les carrés ennemis. et se forme en carrés. tête des siens. à la de cheval. achever Soudain. Wellington. Renversé il se relève. Blücher. et tente nos troupes se débandent. de troupes et les progrès un dernier s'avance effort. désordre. abîdisponible. de cavalerie. un à commander au et. toujours. franchit le talus et se précipite. Déjà nos sol- inexplicables de ses mouvements venait de notre champ se retiraient en surpris par cette attaque imprévue. en pièces tous ces braves gens la vieille me faudra» homme ce moment. enhardi Blücher. Blücher formidables. il se de lesrallier ses paro- au milieu . ces masses pour De son côté. la vicles cris Ces de sauve nous sommes trahis quipeut cris émeuvent et ébranlent nos soldats. croyant brûlaient leurs dernières cartouches. Pendant ce temps. engagés sur le plateau. et les lance en avant. fortes de six lington fit avancer deux brigades les Prussiens. milieu mêlée. « Mon Dieu s'écriait-il voyait des officiers en découverte. et l'armée léon jette ne présente plus se demande la cause de ce désordre. Alors Welsuspend sa marche. des fuyards. de Grouchy avaient d'entrer en ligne à de bataille. la bataille était ga mé si une troupe fraîche se présentait. dant que son intervention que la lenteur et l'inaction laissé libre l'extrême dats. masse confuse. » A chaque instant. A la vue de ce mouvement la vieille rétrograde. le duc regardait sa montre et engnée. il continue du feu. avec désespoir.

et ses soldats garde. pâle ses yeux. a dit Napoléon. Plusieurs officiers vaient plus même la force de marcher la mort pour ne pas tomber vivants et soldats se donnèrent Il y en eut même qui se fusilentre les mains de l'ennemi. On lui crie de se rendre il répond par un refus énergique. précipitent trois armées. avec sa fortune. coulèrent en carrés. foudroyés Wellington sont trente fois plus nombreux. se les grenadiers sant un dernier cri de Vive l'Empereur tête baissée sur les rangs ennemis. Cependant. qui mille en ligne à près de cent cinquante à deux et demi contre un. mais ses généraux bataille où il veut rester Cambronne Cependant. C'estainsique victorieuse d'une armée de cent vingt était. Un dernier carré. et pousla charge. et ordonne Alors. le feo commande et. en Napoléon. gue et à l'épuisement. « qui. On dit qu'alors. sont encore debout. par reste l'épée à la main. des larmes formée Assaillis. décidé à mourir. Journée mille portait l'armée alliée c'est-à-dire hommes. ennemie toute la nuit. glo-Hollandais. croisant la hwionnette. saie d'arrêter par un ennemi successivement Cambronne. à sept heures du soir.(181S) les ne sont CENT-JOURS. que pouvaient-ils ? sinon mourir. lèrent entre mille hommes. la vieille 467 couvre effroyable de le reconnaître. de à ce champ l'entourent et l'arrachent encore. . un tumulte point entendues et l'obscurité de la nuit empêche et immobile. eux plutôt que de se rendre. sept carrés commandé détruits. du maréchal Blücher la victoire par l'arrivée hommes renfort de troupes fraîches. Seuls contre à poursuivit succombant à la fati- n'aet sans armes. sans chaussures soldats. 1 prend la direction. et Blücher. de es- sa voix. la grande armée. la cavalerie Pendant outrance nos malheureux qui. se vit arracher avec trente occupait la moitié du champ de bataille des Anet avait repoussé le corps du général Bulow.

Napoléon « N'imitons aux Chambres du Bas-Empire. « On veut que j'abdique. à sauver Chambre » Sur la patrie. un nouveau les fédérés ou à qu'à abdiquer plus à Napoléon il faut Dans ce moment suprême. des Représentants la de Lafayette. si la gauche eût fait ne si ma droite son devoir! je les écrasais à Waterloo. tenterait des traîtres de la quiconque la de la peine menaça Il ne restait dissoudre. caractère. pli Singulière assuré de la France Sans la déde mes mains le triomphe eu trahison mes ennemis en ouvrant j'anéantissais la campagne je les écrasais à Ligny. de lui-même. où. ni celle du vainqueur vra à sa destruction peut-être dans La mémoire de l'un surviaugmenté s'ensevelira la mémoire de l'autre » Cependant. Y a-t-il concours -–– ae tatalités inouïes a-t-il a II dit ~:t N'y a-t-il eu que du malheur? tout ce qui tenait à l'habileté avait été accomEt pourtant. de l'indépendance fixât les yeux sur Rome après la bataille » Vainement sur Carthage après Zama qu'elle et non avait dit . abstraites au de la postérité. il fallait son triomphe « tout pouvait se réparer mais il fallait du de la fermeté de la part des génétoute des Chambres. sertion d'un traître. et le peuple. de qu'elle de la gloire. L_I~1 (i8i5) -L_L1_. proposition et se déclara en permanence. de la nation fût animée par les sentiments nationale de Cannes. entière l'honneur. pressé de tous côtés par les Barbares. raux. où j'ai vu trois fois s'échapper campagne. défaite. malgré la plus Singulière la gloire du vaincu n'a pas souffert. 18 brumaire. s'emparer le dire. en s'occupant de discussions Aidez-moi moment où le bélier brisait les portes de la ville. m'eût pas manqué. horrible catastrophe. de la dictature.468 REvam'noK FRANÇAISE. du gouvernement. t incompréhensible encore. il fut au-dessous nationale. de l'énergie. pas l'exemple se rendit la risée qui. Appuyé par la garde il ne sut vouloir ni tenter disait- .

c'était impruporter en avant. écrivit-il à la commission du gouvernement. c'est la peur. s'avançait à l'ennemi des Anglais pour se C'était plus que téméraire. Napoléon jugea d'un coup d'œil le danger du général « Dans et y vit l'occasion de prendre sa revanche. 13 juillet 1815. a En butte mitié aux factions mon pays. des plus grandes ma carrière politique. Voici la lettre qu'il d'Angleterre «Ate sse royale. « Rochefort. Cependant marches forcées Blücher s'était séparé du duc d'Otrante. ment sur le vaisseau Napoléon anglais de son propre mouvele Bellérophon. empereur ment sous la présidence provisoire. ce n'est CENT-JOORS.(181S) il. de Votre Altesse la protection du plus constant et du plus Royale comme du plus puissant. qui le conduisit passa . prussien. m'asseoir au foyer du peuple britannique je me mets sous de ses lois. ces graves circonstances. pas la liberté qui me dépose. et à l'iniqui divisent de l'Europe j'ai terminé puissances comme et je viens. » Et il se décida à abdiquer en faveur de son sous le titre de Nafils. « que les engagements pris envers les puisne étais permettaient pas d'accepter en recevant sûr. au prince régent » Et il partit point d'énergie le 3 juillet. que je réclame. » On comme le premier soldat de la patrie. » Deux jours après. encore gardant lui me rej'offre mes services comme général. le danger allait croissant. dent. des Français. 469 c'est Waterloo. réponse pour écrivit « J'en ces gens-là n'ont où il arriva Rochefort. dit Napoléon son cette répondit sances étrangères offre. qui futproclamé par les Chambres. Thémistocle. On nomma un gouvernepoléon II. « NAPOLÉON. généreux de mes ennemis.

que il a forfait se consommait à l'honneur ce serait Si cet acte de leur loyauté. du Bellérophon. désormais voudraient parler que les Anglais La foi britannique se trouvera de leurs lois et de leur liberté. par la force. et. et confiait l'amiral alliées. à la mer. répondit-on. au capitaine suite n'a Bellérophon que me tendre tri son pavillon. vint librement. qui m'était venir me a dit J'y avoir suis des venu ordres en Anme suis la produ Si du voulu et fléen vain à du capitaine de me recevoir si cela du gouvernement avec ma gleterre présenté tection de des bonne lois et de me conduire agréable.470 RÉVOLUTION FRANÇAISE. de ma personne sant. mettre assis Je sous suite. les plus sacrés en dispode mes droits la violation contre Je et de ma liberté. qui m'est hommes. Quelle et de sa confiance de son estime lui donner en Angleterre. anglais. u A Iturii du lluliérophon. sur de je fus Aussitôt du des ainsi peuple ordres ma à bord Bellérophon le gouvernement le foyer en donnant de me une recevoir embûche britannique. Keith qui vint le lui signifier leur la senprisonbri- dédirait spécialement sa garde au gouvernement tannique. dit Napoléon. » . qui fit vingt J'en à appelle ans la guerre cherpreuve ? Mais ennemi dans son infortune. Je ne suis pas à bord du Bellérophon. dans l'hospitalité perdu elle dira qu'un l'histoire au peuple cher un pouvait-il comment mité ? On nemi. (1815) Alors à Plymouth. l'instigation je suis même l'hôte de l'Angleterre. des puissances tence nier. à la face du ciel et des solennellement ici « Je proteste la violence contre faite. une main de tendre feignit quand il se fut livré de à une telle magnanià cet en- hospitalière foi bonne on l'immola « NAPOLÉON. foi pour l'Angleterre. plus éclatante asyle sourf ses lois. suis venu librement prisonnier.

Héritage glorieux que ses enfants Avec lui finit cette sauront recueillir en 1830 FIN DE L'EMPIRK. comme eût craint un nouvel effort la terre C'est et qu'il mèrent videntiel. de |on génie. Après avoir rempli le monde l'avait il passa à de la révolude sa et displanté ses aigles sur toutes les capitales. vingt-cinq fut sa tombe. depuis et mourait ans. Ainsi travers tion les politique consul. peuples pour rendre témoignage armé. si le champ de Waterloo lui survécut. chère France la grande traîtres de moins et tu serais Quelques » nation et la maîtresse du monde! encore de la scène disparut des temps modernes. le plus grand empereur. révolutionnaire génération qui. en vue et qu'en passant du cap la Hogue.(181 S) ceut-jocrs. homme qui renommée. son despotisme. servi reçu ses pouvoirs. Un rocher stérile. à son tour il subit les vicissiposé à son gré des couronnes. Mais. il la salua pour la dernière fois de ces paroles « Adieu adieu terre des braves adieu. C'est ainsi que. entre de la liberté. combattait pour sa foi nouvelle. que les peuplés s'arpar un châtiment procontribua à sa ce qui avait à son élévation . son œuvre. et lui. de l'Océan dont il avait elle plaça. vaine il fut transféré sur le Northumber- On dit que Naqui mit à la voile pour Sainte-Hélène. la révolution. Soldat. voilà tout ce qu'elle lui laissa du monde qu'il avait conquis si elle et. ses regards détacher de cette terre où il poléon ne pouvait ne laissait plus rien que sa gloire. l'intervalle au nom étouffa contre sous lui. tudes de la fortune. chute. 471 Protestation land.

.

de soie noire qu'il portait tour du cou la cravate était passé un bâton long de quarante dans laquelle en forme de corde. à dix heures Popon déclara la clef de la chambre. Le livre était ouvert. tourniformant ou cinq de circonférence. dépêché commandant vary. qui était de planton onze heures tour du Temple. en ayant quatre centimètres. et ne l'ayant du feu. « II semblait prévus pour rapporte la ainsi qu'il suit les circonstances évènements de cet évène- que fatalité rassemblât les le le de la conspiration à l'affaire imprimer du matin. de Pichegru la chambre dans pour y étant entré clefs du Temple. porteLe 16 germinal. n'avait rien entendu. plus tragique. qui a passé la nuit renfermé gendarme toussé de avait beaucoup sinon que le général rien entendu. avoir servi à souper du matin. Thibaudeau ment. ce qui avait produit de Sénèque. Le dans sa poche sept heures jusqu'à et qu'elle était restée dans l'antichamlui-même Sirot. alla préni vu ni entendu remuer. après « Le porte-clefs que la veille.PIÈCES JUSTIFICATIVES. avait demandé Pichegru un commissaire de crite la mort de Caton était cornée. quet. sur le côté droit. n'avait bre. à la Le gendarme à minuit. ayant auétait mort dans son lit. il avait emporté à Pichegru. et Sale conseiller d'État Réal. couché sul. envoyé chirurgien. Conla gendarmerie par le Premier d'élite. concierge Aussitôt un police. dont la face du cadavre porl'étranglement. • 473 PIÈCES JUSTIFICATIVES. du soir. allumer venir diverses Fauconnier autorités. La page où est déà Réal. NOTE 1 (PAGE 7). Sur la table de nuit était un volume que tait tous les signes. Pichegru tressée habituellement. à sept heures Popon. Lapointe. qui en accoururent donna tout de suite avis aux les plus caractère im- . par le grand-juge.

cassation. sur le grand vestibule d'entrée. Les partisans des conspirateurs. Pichegru. après le renversement pris sa place dans l'histoire. ral. par lequel Pichegru s'est suicidé elle ne c'est ce qu'attestent les hommes pas physiquement impossible. Les assassins ges. toutes les précautions Il ordonna à sa vie pour qu'il ne pùt attenter ceon le trouva. de procès-verbal l'examen du corps. et déclarèrent la posiqu'ils estimaient que. ne pouet que le leur avait dit être celui du général fait expédier des solPichegru par Dans le public. des gendarmes. qui l'avaient avait d'autres par fort que par eu quelques traces de violences sur son de quinze ou vingt personnes. dit le conseiller on n'en dira Qu'on Real « pas moins que. et. En 1814. la calomnie diplomatiques circula a. dans le secret. dans son cachot. de il y en a des exemples l'art les plus instruits. s'était lui-même. où à rejeter sur le Premier l'on fut si empressé Consul la mort de ce généde Napoléon. les amis de Moreau vait Premier le proclamèrent lui-même s'étrangler Consul avait à l'envi. pour les récompenser . garde. de la cour de depuis membre à la cause royale. dressèrent chirurgiens par eux commis. étranglé « fasse ce qu'on voudra. ouvrant d'excharges pédier et vigoureux il arrêté dans son lit. étranglé. que. bien des gens le crurent. sans qu'on leur ouvrît les portes. porteofficier de factionnaire à à écarter ou à mettre clefs. « Si la strangulation lui. Le fait est identique. n'ayant nous l'avons » On le pu le convaincre. soit dans toute l'Europe. pendant étranglé par un tourniquet qu'il avait fait avec un cerceau du baquet destiné à ses besoins. ils ne pouvaient D'après s'y introduire Il y avait là concierge. des Mamelouks. après l'abdication nous en avons entendu citer un en France nommé par M. dit en effet. il On ne l'aurait corps. endormir. le parti royaliste. même en Angleterre. envoya cinq dp. les bruits toujours porté à adopter les plus exagérés et les formes les plus tragiques. ne pouvaient des nues dans sa chambre. par lui rendus Un accusé pour les services à mort aux assises de Melun fut condamné présidées par ce magistrat.474 « Le trihunal criminel RÉVOLUTION FRANÇAISE. pas tomber Pichegru l'ordre établi pour la police du Temple. Gaillard. beaucoup d'autres. Sa chambre pas exposé aux regards n'éétait de tait pas isolée elle de Lozier et de Georprès de celles Bouvet. ses membres Six ou médecins. Des agents l'écrivirent à leurs cours. d'après tion où ils l'avaient trouvé et les observations qu'ils avaient faites et dont ils rendaient l'individu dont ils avaient visité le cadavre et qu'on compte. au Temple. « Que le mode de strangulation comme de Napoléon. Est-ce de leur complaisance. dats. cela ne se serait s'était y aurait débattu contre de Pichegru pas fait sans douze hommes été opérée il était violence. avec sa Ils soutenaient cravate et un qu'un homme tourniquet.

à l'échafaud. ainsi conçu remercie. revêtu l'homme exécuteurs mort. de Mauroy. Depuis dix années sa trahichez ceux qui l'avaient estimé. 475 on les aurait aussi expédiés.PIÈCES JUSTIFICATIVES. avait plus. des vengeurs aux menaces n'a cédé aux offres. pour celui qui a conquis à la mort du duc relativement du même auteur Voici les réflexions d'Enghien. se trouvait un billet à Vauborel de votre inspirer avertissement à Bonaparte. de la situade son inutilité. connu. Ses de ses services. pas qui n'avait à du pouvoir la faveur pour avoir sacrifié qui passait quitté sa patrie. que mon mon cher Vauborel. que assassins. peine de ce pouvoir. De ces honnêtes devait. qu'a régna il est enchaîné: il a été détrôné. « On avait arrêté à Ettenheim de l'armée en même de Condé temps que le duc d'Enghien. nous dévoué généraux plusieurs Dans de Thumery. dira-t-on. aux vendu de PicheL'assassinat pas présumable. plusieurs pour pu trembler des amis de Pichegru. sans utilité n'est il s'était revenu Général. qu'en sait-on révélations ? S'il ne les avait pas d'avance à son desassociés ceux qui s'étaient les avait communiquées. le gouverneil ne pouvait c'était l'as- clandestinement les charges qui pesaient des lois. sassinat de l'éclat. sur l'armée? son influence Pichegru. effacé le souvenir avaient actuelle son. leur vie. et par le pouvoir. sa conduite ? S'il confiées. « Du caractère ment tion les lois évidemment d'après le Premier « Noble fin. pourquoi ne les ont-ils jamais publiées? Y tin et qui lui ont survécu. et l'armée. comme était obéir mais cela leurs à leur tour. sous seraient-ils se pratique devenus? en Turquie? Et de la vie. lui adressé • « Je vous du général les papiers de la main du duc. Aux uns il était inil était hors des rangs. de Vaùborel. s'écria concluons qu'il s'est fait justice lui-même. Oui. la République il avait trahi proIl y de la France. pour les autres oublié. établir l'existence du crime. celle du Premier à flétrir Il n'y avait de sa mémoire plus de danger une oeuvre mériune justice. gagné payé. comme comme Consul. complices qui avaient eux d'entre ou de ces lâches et pas un ont sùrvécu. ici pourrait « les soupçons séjour . MM. tant et se tàne. que le Premier il n'en Son influence sur le peuple. et de l'armée perdu l'estime de la liberté. « Tout ce mond»-là. les plus acharnés ennemis avec Georges pour renverser sur lui étaient accablantes Un crime avait encore utile peut-être. sur et des qui puisse de Pichegru. de tout docude l'absence du Premier connu Consul. C'était considéré toire « Un gru scrit. à la vengeance échapper dont la gloire de Moreau. était ment était crime inutile. pas encore l'amour qui n'avait de les révélations Consul craignait Dira-t-on de la nation. » la Hollande! « Consul.

Munich. si particulièrement. qui les garda. du 14 janvier 1804.476 RÉVOLUTION FRANÇAISE. qu'elle pourrait « Le duc. pour n'être pas alarmés » pas sur les bords du Rhin pour faire atteste que sa également sa première « tinent. et son autodit-il. de ces dignes et loyaux défenm'éloigner « seurs de la monarchie. aux enjoint « émigrés retraités de se rendre sur les bords du Rhin. la personne des précieuse. « de la monarchie. Voici quels étaient « dans l'Ouest « l'insurrection. opération « droite du Rhin c'est un coup « cution que l'ordre de marcher. la protection doute d'être du tou- . n février 1804. « margrave de où le duc Le duc Bade. « L'Angleterre. du gouvernement ces plans c'était de Berri devait état de choses. « de Votre Altesse nous est trop de s'éloigner comme moi « dangers courir.d'Enghien n'était donc l'amour et se livrer au plaisir de la chasse. sa tyrannique influence en ce pays. M. et Walter-Scott à la frontière présence se liait avec le complot tramé anpar le cabinet glais contre la vie du Premier Consul. « Si. où l'ordre du conseil privé de S. les partisans de la royauté à de noupoussa « velles attaques contre le gouvernement consulaire. Britannique « moment. Les ministres ac« cueillirent avec trop de facilité les promesses et les plans d'individus « qui. Là où « dangers auxquels m'expose « il y a du danger. qui du régiment de son nom de Lanan. je ne saurais. là est le poste d'honneur En ce pour un Bourbon. exaleurs espéranbritannique de soulever une descente les royalistes et favoriser faire fixa son séjour sous d'Enghien au château afin sans d'Ettenheiru. « Dans encore colonel les papiers du duc saisis d'Enghien lui était adressée à l'armée à Ettenheim par le comte on trouva « Dans la lettre suivante. » les papiers du même général était l'ordre ci-dessus relaté du conseil privé. « Ces deux pièces furent d'abord au Premier portées Consul. « quoi qu'il en puisse arriver. de Condé. « rite ici est irrécusable. Monseigneur a quelque crainte du conque si l'ennemi sera de prévenir et d'occuper la rive de main qui ne demande pour son exéet cette idée m'est pénible. « nous les vues je le pense. protègent comme le seul comme des gouvernements énergiques qui sont reconnues par de grandes « puissances « par une paix juste. trop exaltés pour bien apprécier le véritable encore « gérèrent auprès « ces. C'est « tesse « verra ait le projet de rendre la tranquillité à l'Europe moyen ces bases seront nécessairement le rétablissement ce qui me fait désirer vivement que Votre Alun peu des rives du Rhin.

présence parce que la France. et non pour improbateurs et entra l'intérêt qu'on porjusque dans les d'État. a jours prêt à se mettre de l'Est. exécuter publiquement cœurs. de Bedmas ne fut-il dans sa propre de Minerve? Le marquis pas arrêté sans la de Venise. « Il aurait pu faire vait pas fait ce n'était casion aux partisans étaient tranquilles au fond des les regrets poursuivre les émigrés contre amnistiés. « Il n'avait fectaient rendraient verrait leur aux proscriptions en masse. qui tout à l'improviste au conseil rassemblé les affaires en explication de suite. Aucune ils n'étaient que filles Georges plainte pour rien ne'lui dans était la conavaient mauvais le duc et les Polignac et quelques publiques sujets.PIÈCES JUSTIFICATIVES. « Il dit que la population de badauds de Paris était un ramas qui ajouN'avaient-ils de dire les plus absurdes. à la paix comme avec Louis serait l'Angleterre XIV toujours renvoya qu'autant les Stuarts. été respecté crainte de la puissance espagnole ? Le droit des gens avait-il à Vienne peau à l'égard de Bernadotte. Il avait pour lui la volonté de la nation et une armée de avec cela il saurait faire respecter la républi- hommes. pour qu'elle ren- « Il ne consentirait les Bourbons. par quand une foule le dramenaÉtait-on à asyle dans le temple çante ? « Ilrespecterait gitimes vernement dans cinq cent mais de l'opinion qu'il faut publique quand ils seraientlésavoir C'est au goumépriser. pour ce rapport. mais chez des s'il ne l'ad'Enghien c'était pour ne point donner ocpoint par crainte. et à ceux ses écarts. et de se perdre. de ceux de Paris. « Tels sont les propres termes de Walter-Scott. fut qu'elle ressemblait beaucoup pût faire à la procédure celle taitaux entours était des oubliettes. 1 Jo 4IÏ1 ou même. mille à l'éclairer et non à la suivre qui en font partie. mais malheur individuellement Ils seraient sévèrement coupables punis. ils secrets de cette famille d'éclater il ne voulait point c'était tout ce qu'il leur demandait. taient foi aux bruits pas imaginé cachés dans l'hôtel de l'ambassadeur d'Autriche? étaient que les princes Comme s'il n'aurait osé les aller chercher dans cet ne pouvaient être poursuivis où les criminels Athènes. qu'elle du Premier Consul. et n'aurait-il pas été pendu par le sénat maison. Le seul reproche qu'on à de Vincennes. C'est sous Bourbons. sur son national arboré les jugements elle a des caprices ambassadeur hôtel fut insulté français. Ceux qui afgarde de revenir à ceux qui se de le craindre ne le croyaient pas. en Angleterre dangereuse . trouva quelques Il vint courantes. portée ce n'était point chez eux spiration trouvé des asyles. si à la tête des royalistes » « l'occasion s'en présentait. que.

y par son testament « est-il dit. de la France allât parce qu'il ne voulait s'y était refusé. bons. lorsque de son soixante assassins à Paris. que l'Angleterre put concevoir de renouer une nouvelle c'est tirer de cet évènel'espérance coalition ment des conséquences fort exagérées. romans publiés sur la surprise par lui prescrite faite dans au le qui répond par Consul et dans l'exécution ses remords. il leva les sur la séance. Du res tout à la mort rocher de du duc en a inondé la France les hommes des amendes il y a eu d'Enghien. » Et tous j'agirais aussi il l'ont prouvé pour Murat et Napoléon. entretenait. d'Enghien. la Suède les avaient Russie. tres membres de la famille à Varsovie que parce y consentait. l'empereur Alexandremontra des dispositions telles. Sainte-Hélène il est venu des pas une qui parhonora- versions contradictoi- a tout place dans l'histoire. vengeait-il « Dix ans. w à l'intérêt et à l'honneur cela ne mérite de la terre . dans les chàteaux. « Après « Voilà Premier cette allocution à tous Murat. la Prusse. capables la mémoire ans après. L'ancienne noblesse en fut sans contredit émue. contre A Tilsitt. Des débats scandaleux se sont élevés l'Europe. jugement « Prétendre une consternation que la mort du duc d'Enghien répandit à Paris. Bonaparte Ce que dans le moment même il dit dans son allopris sur son compte. « le comte d'Artois « Dans les rois une du peuple français. elles avaient donné la mede prendre à la mort du duc de plus puissants moprétexte pour Alexandre la coalition et l'armèrent la France. tifs le jetèrent qu'elles Ce ne fut qu'un dans à Erfurth. à l'étranger. aveu. du prince? cet événement a fourni entre matière à beauet étaient mais la nation la précipitation sur ses regrets. dans les provinces. semblable circonstance encore de même. arrêter et juger le due d'Enghien parce que cela était néces« saire à la sûreté. ticipèrent bles. suivant fait les Anglais. vingt coup la Restauration d'écrits.i7S RÉVOLUTION FRANÇAISE. pour Le roi de Prusse les soustraire l'engageait à faire La Le prince de renvoyés. être que vivement touchées de la fin tragique d'un prince. Bade n'avait pas hésité à livrer le duc d'Enghien. res ne pouvaient Mais sure en traitant de l'intérêt Les cours étranger y resta indifférente. Napoléon se fit par cet acte plus de mal que. On ne souffrait les auConsul que le Premier une pension aux Bour- à la dépendance du gouvernement il anglais. que ne lui en avaient que. cution au conseil d'État il l'a confirmé « J'ai fait. générale un mot de Pitt. d'accusations. avec les juges de Louis XVI. dès ce moment. pas que l'argent à ses ennemis et servît à lui faire la guerre.

en- . que des signaux de l'amiral. L'ennemi à la nôtre. ne chassera aucun L'escadre. défaite. dont sur une ligne pas à se former nous livrer un combat d'artille- au plus habile. et nous vaisseaux combat celui doit pas hésiter ferai très-peu à l'ade sides tout du courage de chaque j'attends et des équipages.PIÈCES JOSTIFIGÀTITEB. appartient nous devons et témoigne l'inune ligne de ba- ne se bornera et à venir souvent de bataille rie. à nous traplus heureux. Les frégates doivent également prendre part à l'action. favorable. donner tention taille peut être ou pour le secours au de nous bien serrée. important pour mériter d'aller chercher l'ennemi. qui. à moins qui la détournerait que ce ne fût une division de bâtiments de guerre de joindre. et de la circonstance vaisseaux une qui portion ne serait des plus pas dans de nos Tout serait une tache déshonorante pour l'y rappeler poste. Si l'ennemi est sous le vent nous formerons chacun ennemie. notre de nos et ne Je vous ordre équipaà nous. même l'éviter formerait un événement assez Je ne me propose pour me rendre de manœuvre notre point à ma destination. pération nemi. si nous nos de fixer je veux les ren- contrions. lotons des siens pour les envelopper et les réduire. mais toujours au il cherchera à entourer notre arrière-garde. nécessaire. attaquer. capitaine et un signal à qui réunit braves de l'Empetroupes le feu ne serait pas à son capitaine heureuse de celui Si l'ennemi. et dont qu'on aurait la certitude la défaite l'attention. en conséquence. pour lui. je n'en ai elles doivent choisir le point où leur coopas besoin pour des signaux. verser et à porter sur ceux de nos vaisseaux des pequ'il aurait désunis. mais à la fois dans la ligne lui est de bataille. 479 NOTE 2 (PAGE 51). c'est bien plus de son courage et de son amour de la gloire qu'un capitaine commandant doit prendre conseil. mais. de la remorque se présente contraire. Dans ce cas. parallèle le succès avantageuse pour soutenir un vaisseau décider la défaite d'un vaisseau enfrançais trop vivement ou tout autre qui lui serait au vent l'attendre à nous sur et lui pressé. un fragment des instructions Villeneuve que l'amiral de son escadre avant de quitter le port de Toulon capitaines « La mission de l'escadre a un Voici adressa aux c'est vers ce but que nous devons but tendre sans déviation. point ges et entrainerait tres de notre arriverons elle découragerait honteuse. mal- manœuvre sur lui tous qui lui correspond border si la circonstance gnaux officiers bord reur. bâtiment de sa route.

de son adversaire. elle sera probablement la queue. plus la facilité secours cadre bord. si étendue. de conduire au combat une flotte qu'il est presque impossible vaisseaux de ligne avec de? vents variables de quarante par un temps brumeux at dans d'autres circonstances se présenter. « Si l'on découvre la flotte de l'ennemi au vent. d'y pénétrer où il pourra s'il ne peut parvenir queue (ou partout l'atteindre.braves battre. plus des en donnera et enveloppé Tous les efforts ne doit de vaisseaux assaillis Rien vaisseaux la fumée. devant Cadix. jusque sur les vaisl'attaque soient pris ou détruits. » la marine Si l'on compare ces instructions de ce dernier devait que l'attaque pas été secondé par l'impéritie à celles être de l'amiral anglais quand même on verra il n'eût irrésistible. En conséquence.480 RÉVOLUTION FRANÇAISE. gagé lui-même dans d'en le combat faire. aura en la di- le commandant après que je lui aurai absolue de sa colonne. ils ne sont pas de motifs pour se bien moins dans l'exemple. n'a peut-être doivent tendre à se porter au et à se rapprocher du vaisseau amiral. de vingt-quatre en chef voudra. secourir que la tête ne pourrait je ferai vraisemblablement signal au commandant en second vers le douzième à partir de la vaisseau. moins d'amour par une croisière et ont infiniment de la patrie. rection seaux bataille vaisseaux à deux j'y parviens chacune. A bord du Vîctory. qui nous 74 n'ont étonner dans la vue d'une esà pas cinq cents hommes de deux ans. le 10 octobre i8o5. . leurs anglaise ils sont harassés . en rangeant la flotte sur une escadre deux coet composant les plus fins voiliers. mes commencer avancée « Pensant vaisseaux former colonnes au besoin que ponts une ligne ce qui pourra touvaisseaux avec celle des Le commandant intentions. fait connaître pour et la suivre jusqu'à ce qu'ils ennemis. Ils sont habiles à la manœuvre! Dans nous le serons autant tout se réunit pour nous qu'eux. en ligne de bataille et que les deux colonnes et l'escadre avancée atteindre cette lipuissent gne. un mois donner pour que nous. qui peuvent sans une perte de temps telle qu'on laisserait l'occasion probablement échapper de manière à rendre l'affaire l'ennemi décisive j'ai résolu de d'engager du commandant tenir la flotte (à l'exception des vaisseaux en chef et du à ce que l'ordre commandant en second) dans une position de marche soit aussi de l'ordre seize lonnes de huit jours deux second. Entin la confiance des succès ère les plus glorieux et d'une nouvelle impériale.

et les vaisseaux et qu'elle aura pris. ma colonne pénétrera trois ou quatre vaisseaux en avant du centre. proporde vaisseaux de la ligne ennemie sera coupé. 16 J 46 vaisseaux. de manière à être sûre d'atteindre le vaisseau du commandant en chef de la flotte ennemie. engagés. avant secourir son arrière-garde. Je suppose ainsi que vingt vaisseaux centre). être aperçus ou parfaitement un compris. puisse et. et l'escadre avancée à deux là). si l'ennemi alors. Le but général de la flotte qu'on doit faire tous ses efforts pour capturer. en la tenant dans le permettront.PIÈCES JUSTIFICATIVES. aussi bien les tout autre. ( Escadre ) Colonne Coionne « Ligne v. s'il place son vaisseau par le travers d'un que leur co- de marche avancée du vent. s'approche je suis en second un ordre dirigera aussi serré les les cas possibles. depuis du commandant en chef ( supposé au la queue de la ligne. mais les vaisseaux doivent être d'un quart plus nombreux ennemis que les vaisseaux coupés. nemi vire vent devant. 4^1 vers le centre. 8 1 16 le vent. quelque bat naval. jusqu'à de la ligne ennemie n'auront mais il s'écoulera du pas été attaqués temps attaquer gnons. un nombre quarante. ou à secourir leurs compace qui même serait impossible. « Il faut laisser rien n'est sûr dans un comchose au hasard. les boulets par-dessus emporteront mâts et les vergues de nos vaisseaux. ou à les poursuivre Si l'avant-garde de l'ens'ils tentaient de s'échapper. de dessous et de bataille. . Ordre « Divisions de la floite anglaise. le commandant de sa colonne. mais. ennemis que ceux des vaisseaux mais j'ai l'ennemi la confiance d'obtenir la victoire. de ligne. Les capitaines doivent regarder dans le cas où point de ralliement. ennemie. la flotte la flotte britanniarrière. vire vent que dans de l'avant-garde ce cas. comme leur respective les signaux ne pourront pas ne fera pas de faute capitaine vaisseau ennemi. tionné anglais avant faire une manœuvre puissent qui les amène à pouvoir une partie de la flotte britannique. devront passer sous le vent les vaisseaux capturés de la flotte que devra ses propres sans crainte « Dans mouvements les circonstances lonne si l'ennemi britannique. doit être de réduire britannique second ou le troisième en avant le ennemis. « 40 seaux. se placer entre l'ennemi vaisseaux sur tous désemparés le résultat. serait les vingt vaisseaux ennemis britannique prête à recevoir intacts. sans se mêler avec les vaisseaux Je suppose vaisseaux que la flotte ennemie compte quarante-six qu'ils la nôtre tous les vaisseaux si elles en ont moins.

Dans entrevue ses Mémoires. la ligne ennemie. promptement que possible. partage du commandant en second soient qui prendra soin aussi peu troublés a la fois. à moins qu'il n'en soit autrement parce que la direction dant en chef. mais ils seront S'il y en a quelques la défaite complèteront vire vent douze arrière tout vaisseaux à même toujours uns qui se trouvent de douze on de seconder leurs jetés à la queue Si la flotte ennemie vaisseaux ennemis. même les bonnettes. les de la première l'arrière-garde position. que possible. avec l'empereur le duc de Rovigo Alexandre ajoate ies détails suivante sur sen que ies sentiments fait beaucoup je ferai tout ce qui de plaisir. dans formant. fan de les affaires encore que grand-duc. » NOTE 5 (PAGB89). « Nixson.482 « Les divisions qu'à sera environ une RfiVOLUTIOH FRANÇAISE. ils de la ligne. portée de dessous le vent de faire porter et fait à la colonne dehors. Quelques vaisau douzième vaisseau commençant à l'endroit où ils le devaient ne pourront seaux pas couper peut-être faire. lui dit ce prince. de la flotte ensemble seront conduites jusbritannique alors le signal de canon de la ligne ennemie. exprimés Je ne suis point disposé à •moi pour lui en donner le retour. de desde la colonne être l'objet des attaques doivent l'ennemi. lorsque En l'empereur Paul. ce à quoi il ne faut guère s'attendre. dépendra Il doit se rappeler que. compagnons. probablement de mettre toutes aussi voiles en et de la couper. n'étant « Monsieur. m'ont vous direz à votre maître . à partir de la queue. toujours ordonné par le commansous le vent. du temps de son ennemi ni celui de la France. dans sa lettre. Le reste de la flotte ennemie que demeurera les mouvements en au commandant en chef. afin d'atteindre. fait porter pour courir largue. du le vent (après de dessous absolue de la colonne que les intentions à l'amiral doit être laissée été exprimées) en chef auront commandant commandant cette colonne.

je ne me séparerai pas du roi des Romains dans un moment ( il désignait l'empereur d'Allemagne). vous devez çonvçnir qu'elles ne sont pas acceptables. la démarche l'Empereur qu'il fait eu lettre mais Majesté ce moment pourrait » « Vous avez mais il faudrait raison. conformes aux sentiments honneur à sa que les proposiqui ont dicté mais. 4Ï*5 et ne rencontraient France éprouvaient de la contrariété. où son avenir sur moi. » « Réponse « ce que Votre Majesté vient de me Sire. à entraîner. désastreuses en être une preuve. j'ai bien retenu faire l'honneur de me dire. de lui l'honneur J'aurai faire remarquer ne demande des que l'Empereur qui soit au-delà rîen et qui sont le résultat d'une révolution prétentions qu'il peut appuyer. je pourrai est plus que disposé à faire la paix. mais. France Si aujourd'hui je suis dans d'autres a adopté d'autres dont les principes. Je crois être sûr que dire. eri allié fidèle. il faut l'avouer. Je commande à de braves gens. « – Eh bien si vous les connaissez. que des entraves dans la des cabinets de l'Europe. cette situation. qui me sont connus. « L'Empereur. mais puisque ici un devoir le respect m'impose que j'observe Votre Majesté veut bien m'écouter. «t L'Empereur. ont conçu de l'Europe de l'inquiétude puissances pour leur Je suis appelé par elles pour concourir à établir un ordre de et fassûfànt pour toutes. par son prononcer les autres de l'Europe à reconnaître toutes l'ordre exemple. dans qu'ont amenée qu'il n'avait pas provoqués. Sire. Il a cru devoir faire le premier pas. et ai beauje suis intervenu. Il est dans une mauvaise mais repose situation. apje près d'elle aucun porter une constances me parIe d'événements et de cirla révolution de mon pays. » « Réponse. vouloir un État Votre fussent précédée Elle fait le plus grand la paix que de proposer modération aussi des conditions au roi des Romains que celles qui sont offertes ? Je vois que vous ne les connaissez pas. tre m'y force. des événements Si donc. et si votre maîpas encore sans remède. pour « – Site. mais j'en ai ouï parler. Vous avez été C'est pour atteindre ce but tranquillité. j'ai traversé et si elle daigne me préciser ce qu'elle vient de me faire l'honneur de me la satisfaire sur beaucoup de points. choses convenable servi par la admirablement que je suis sorti de chez moi. fortune. plupart en faisant la Russie. principatcs qui était établi c'est que la chez vous. coup contribué. «» Non.PIÈCES JUSTIFICATIVES. on ne l'Empereur peut en soupçonner la sincérité. puissances la de choses sentiments. fait le premier des ouvertures de paix. Je prends la liberté de lui faire observer que n'ai ni n'ai d'autre mission caractère. je leur commanderai de faire leur devoir. que de lui. . tions cette est-ce pour qui l'ont démarche. » « Réponse. indépendamment de tout ce que je dirais à l'appui.

« Tant pis. l'adresse il toujours en-dessous. elle nous que. Sans cela. « Je lus l'adresse » français. elle me retenait et me privait ainsi de l'occasion de remplir mon devoir. et je la changerai avec bien du plaisir aussitôt » qu'il m'en aura fourni l'occasion.) . elle ne peut être durable. a Oui. si. me remettant sa réponse finissait. Si cela doit être. à ces bagatelles mais cela point d'importance est une règle d'étiquette. déjà à plus ce n'est que pour Néanmoins. h. cela ne la jugera d'Italie. observateur. « donne ma parole Non. l'adresse ne porte pas le caractère qu'il a Je n'attache pris depuis. de Votre Majesté.*8-* RÉVOLUTION FRANÇAISE. reconduit chez vous ce soir » même. p. « Je lui répondis règle d'étiquette. si les armées doivent se mesurer. » les frais. il m'obligera d'ordonner à mes troupes de faire leur devoir. t. 176et suiv. dépens. l'Empereur à la lettre tenait que je lui avais apportée. » parce a Réponse. me dit « Voici ma réponse. satisfaction à être reconnu. du duc de Rovigo. non. la dignité . « – Cela pourra être fâcheux mais nous ne serons pas venus de si loin pour éviter l'occasion de leur donner une nouvelle preuve de notre estime. malgré le cas particulier que et le désir bientôt me rapproje fais de son talent. usant de sa puissance. pas en supporter souscrira pas. je lui » « La conversation Majesté de considérer que je ne suis persuadé que l'Empereur n'y « L'Empereur. qui ne blessent point. Nous nous ne diminuera rien de la bonne flattonsqu'elle ont emportée opinion de nous. Sire nous nous qui avons ne devons mais il ne faut point faire la guerre à ses pas suscité et commencé ia guerre. je prie Votre qu'elles comme un point venu près d'elle et combien elle me ferait de tort. (Mémoires du suffrage des Français. » « Réponse. que j'ai de pouvoir cher de lui. il commandait de la qu'il trouve rendrai compte des dernières paroles « Il me donna congé. « Ce n'est a été heureuse. « L'Empereur. » « L'Empereur.'e la partie adverse. et je suis bien et l'Empereur en chef de l'armée et heureux Majesté aussi a raison. Comme général d'un eux roi content qui portait « – Votre ces mots « Au chef du gouvernement ne peut être qu'une pas différemment. je vous que vous ne serez et que vous serez pas retenu. « C'est précisément une paix durable pour obtenir des conditions qu'il faut proposer raisonnables. mais il veut une paix durable ménager avec de bonnes garanties. » etc.

du duché de Guastalla. Estève désire dans de cette disposition. joints et aux 180.000 fr. soit du proà 1.000 150. un revenu a de treize cent mille francs pour vous seule. du 1er janvier une somme « à compter 1808. « duit des salines. « L'Empereur avait du duché de Guastalla en toute et propriété et les allocations principauté son rang soeur pût soutenir voulut lui assurer une son affection du 50 mars 18Oj. du duché porteront les revenus de cette augmentation de revenu « Vous jouirez de maintenir à même votre rang. que vous avez sur le grand-livre.. dans l'intention étant mille francs a plus d'un million cent cinquante « qu'il y fût joint « 1° Des terres du revenu de de Berg. 150. dont vous jouissez sur ma cassette fussent « donné que les 480. Mais j'ai en même temps or« ser au prince Borghèse fr. « 200.000 de Neuilly entre M.180. le iCI mars 1809. pour sa sœur. par des lettres patentes disposé.000 fr.000 fr. de « prises dans le grand-duché « 2° Des terres du revenu le duché de revenu. chargé de vous . Il ne jugea point le revenu de cette souveraineté. ce qui vous mettra ses autres revenus.000 « Ce qui fera « de revenu augmentation . de porter « Ma sœur. de « 4° Des terres du revenu « prises en Westphalie. de rente « provenant.PIÈCES JUSTIFICATIVES. 435 NOTE 4 (PAGE 77). n__ Ces nnn 800.J¡~ de n.000 fr.000 « prises dans l'Etat de l'Ost-Frise. à dater du 1er janvier la payer le revenu du grand-duché de Berg.000 « réduits « maison « J'ai fr.000 fr. Ainsi. de du revenu « 3° Des terres « prises dans le comté de Hanau. pour que sa son penchant à la libéralité. Je à 150.000 fr. qui y étaient et satisfaire suffisants jointes. de. soit des biens allodiaux aux fr. Il La lettre » suivante montre large et sa sollicitude indépendance. une ~1-1au duché 200. et de lais« 1809. en faveur de la princesse pour en jouir Pauline. pour l'année 1807. de Guastalla j'ai ordonné à 300. Paris. « de 150.000 nnn r_ 800. ce qui vous fera disponible cela vous assurera. moyen qu'au la dotation du duché de Guastalla.n_ Guastalla.

Pauline. « désire que vous voyièz dans « que je vous porte.000 300.<£86 révolution FRANÇAISE. sonnière la qui lui donnèrent pour prison ville de Brunn. Bacciocchi. en 1820. «Total. contrastait lorsque et venait avec son frère de signer celui de la La princesse Élisa avait un esprit mâle et une ame Elle était instruite et avait le goût des lettres et des arts elle énergique.i00. se montra. Elle a été la plus belle. en Corse. et ne désira jamais le pouvoir. Elle a gouverné les États de toscane avec une supériorité qui aurait pu s'exercer dans une sphère moins circonscrite. toujours aimée de son frère. Vous faire venir M. mal- dépourvue l'esprit indépendant. aimait le pouvoir et connut l'art de régner.detevenu. » à gouverner. en retour.000 &. princesse Pauline. Elle participait des princesses Pauline et Élisa.000fr. de Lucedio. ter. simple était déjà célèbre victoires par ses grandes la paix de Campo-Formio. Borghese jouira alors d'un revenu 150.000 75. te de l'affection donnera fr.000 825. la meilleure « L'ainée des sœurs de Napoléon. s'était en mariée Marianne-Ëlisa. son amie constante et dévouée. fut la Mais elle avait épousé en secondes été peu propre aux affaires. dans la bonne comme dans la mauvaise fortune. elle était Elle avait les plaisirs tout-à-fait la seconde des sœurs i. « Le prince de «de de «etde. avec M. sur le grand-livre. aux grandeurs. seule qui n'eut pas d'États noces un prince étranger. âgée de moins était la plus jeune des soeurs de qui a été reine de Naples. prien 1814 par les Autrichiens. sur les salines. et on peut ajoudes femmes de son temps. et préféra libérale. Elle soutint l'adversité et avec une résignation Elle fut retenue l'ingratitude philosophique. Son caractère 1797. Daru. de sa place. Elle eût d'ailleurs d'ambition. e Indépendamment de. Elle mourut à Trieste. sentait tout ce qu'elle valait. l'humeur de l'Empereur. qu'il peut retirer de Rome. l'Empereur. a7!000 <i!aura. en Italie. ans. capitaine. Sans être . de quarante-cinq « Caroline. Elle fut tendrement gré les légers sujets de contrariété qu'elle lui donna quelquefois. en Moravie. « Signé « La princesse Pauline. ces dispositions Une preuve qui vous NàPolSon.000 300. « Votre affectionné frère. pouvez « tous les renseignements dont vous aurez besoin.

les élecLL. tenir d'une main ferme idée de sa capacité.PIÈCES JUStn'ICAÏtVES. et d'atîtr « S. a et extérieure Texpéfience {Jour laquelle et tout récemment encore. on croirait un jour que je vous du feu roi notre (Meneval. la reine. beaucoup et une grande ambition. du roi. On attribue l'un à M. Régente. teurs archi-chancelier le landgrave de Nassau-Ûsîngén et de tfassau-Wéilles princes de Hesse-Darmstadt. Napoléon lact. elle a su. par son intrépidité cité dont auvait jolie crifiée de la reine la curiosité Caroline s'est et son emparer. aussi 487 belle que Pauline. te 3flC de Berg et dedlèvës. d'une part. le sujet de deux mots. à ses victoires. les princes de Sâitn-Sâlni le duc d'Arémbërg. par des stipulations du midi dé l'Allemagne. lui répondit ai frustrée de l'héritage f parait iib peu forte* et la vérité y est sade d'une réclamation Un" peu importuné L'Empereur* a A vous entendre. MÉ. l'Empereur aes Français. de Talleyrand. La capaet contribuer cheValereêqne. sâV'ôif. M. avait une haute de caractère. §S. Voici lés dispositions principales de ce traité roi d'Italie. quand.DÉK Aîret* Du Rhin. père. Mais l'hyperbole au bon mot. de Hohënzollel*B-Hechingen lés princes et Sâlm-ïîyïbotlrg. pendant l'armée à Hos grandes il allait étonner appelé par l'Empereur guerres. Elle complètetiienl de sa personne des talents de réunissait aux grâces naturels.) Napoléon NOTES (frÀftfi 83). rieure de LiBhtenstein assurer la paix intéCofiVetiableë voulant. . les rois de Bavière et dé Bàde. teyen. bourg. » et Marie-Louise. etc. le prinôe et HohBrtzDllefn-Sigtnaiinlé prince cTÎssembouf^et le comte de la gen. les absences et habile les rênes du gouvernement. qui une tète deCromwell sur les épaules d'une ambition ont fourni dit (Telle qu'elle portait femme. en effet. Bristein. prouvé dé gâïantiej ont ne pourrait sorte tion germanique plus Offrir aucune nommé plénipotentiaires. elle était extrêmement jolie. que la constitudepuis si longtemps. LL AA. è par êt de Wurtemberg. TraWé de tx Ccmpf.

et le comte de la Leyen le duc seront d'Aremberg séparés eux par une et le prince de Lichà perpétuité du territoire « Art. A. La diète sera présidée et. « IV. l'Empereur des Français fédération du Rhin. S. S. sous le nom d'Etats confédérés à ceux de ses titres K IH. leurs «Lesquels. « XII. Il y aura entre l'Empire et séparément. AA. Chacun des rois sera de laconprotecteur proclamé au décès de chaque prince primat. le landle titre de grand-duc. attachés le titre de duc. sont convenus des articles suivants de Wurtemberg. « Le chef de la maison de Nassau prendra la Leyen.Chacun confédérés renoncera des rois etprinces des rapports qui expriment il fera ter août prochain. du Rhin. en cette qualité. « V. A. aux terres équestres interposées aussi entre les deux à la souveraineté. Les États de LL. S. également « XXXIV. aura à délibérer sur quelque seulement l'un des deux collèges affaire. États. et qui sera divisée savoir le collège des rois et le collège des princes. lorsque par S. Hohenzollern-Sigmaringen. I. les rois de Bavière etde et unis entre confédération particugermanique. elles entre deux des États confédérés. morcellement. quant mais de manière que faire se pourra. et. seront partagées. Ils jouiront à la dignité royale. de Nassau-Usinde Clèves. le duc de Berg et LL. A. et prérogatives honneurs des droits. en toute et des princes confédérés possédera. le landgrave de Hohenzollern-Hechingen et le prince gen et de Nassau-Weilbourg. S. lUiin. notifier à la diète sa séparation d'avec archi-chancelier le duc prendra les titres et le l'em- de prince éminentissime. MM. le prince tenstein de l'empire d'Issembourg-Bristein. il en nommera «XXV. l'électeur prendront grave de Hesse-Darmstadt. Em. primat et d'altesse de Bade. les électeurs les princes de Hesse-Darmstadt. enclavées dans ses possessions. le successeur. l'électeur avec l'empire quelconques germanique. les princes de Salm-Salm et Salm-Hyrbourg. le titre de prince « VI. ni mélange de territoires.488 s'être RÉVOLUTION FRANÇAISE. à Francfort. après communiqué pleins pouvoirs respectifs. les terres équestres Quant souveraineté. archi-chancelier et de Bade. AA. . lière. LL. pire. présidera le collège des rois. seront et le comte de confédérés traités dans une en deux collèges. et le duc de Nassau le collège des princes. collectivement à ce qu'il n'en résulte ni confédérés du et les États français en vertu de laquelle une alliance. M. SS. Les intérêts communs diète dont le siège sera des États de Berg et de Clèves. SS. Em. le princeprimat. « X.

l'empereur des puissances alliées. douze autres NOTE 6 (page 141). le ministre contractantes. les duc et prince de Nassau avec les fourniront. trente mille de Wurtemberg. quatre « LL. mées françaises. tente de l'Angleterre. cinq mille hommes. que la France déclare. que les propriétés de tout Anglais. pourvu. de Berg. momais l'armement ne sera effectué biles d'une invitaqu'en conséquence tion adressée et roi à chacune par S.PIÈCES JUSTIFICATIVES. cue. M. que les bloquées! Puisque ou sujet l'Angleterre Anglais. mille hommes. armes par chacun des alliés. de Talleyrand terminait ainsi son rapport entière en état de blosont tout « Puisque a osé déclarer la France l'Angleterre à son tour. pareillement. soient confisquées tout commerce de marchandises que anglaises de guerre . huit mille hommes. « guerre continentale deviendra les hautes armeront des parties contractantes aurait que rune immédiatement commune à toutes les autres. à l'alliance et voisine étrangère pour ne pas être prises au déla demande qui en sera faite par « Le contingent des alliés devra fournir étant divisé en quatre que chacun la diète déterminera combien de quarts devront être rendus quarts. princes confédérés. 489 toute soutenir. AA. soit fait prisonnier répute trouvé ennemi dans Iles-Britanniques tout Français. SS. M. de quelque nature qu'elles soient. Dans le cas où une parties armerait. un contingent de quatre mille hommes. a Le grand-duc de Darmstadt. ou sujet de l'Angleterre. puissance à XXXV. de guerre. « XXXVII. d'après de rune d'elles à Francfort. » a Le grand-duc « Le grand-duc « Le royaume « Le royaume de Bavière. « La France Le contingent est fixé comme fournira à fournir il suit cent mille hommes hommes mille de toutes de toutes armes. pour le cas deux hommes de Bade. que occupés les pays par les ar- atPuisque l'Angleterre aux propriétés des négociants privées paisibles.

en un mot toutdemandant. Elle n'en continua avançant siège. « La Prusse s'était aveuglée sur sa puis« sance. Nous commençait « L'Empereur de son arrivée. elle avait osé combattre an héros. et il n'imagina. dit que cette reine le reçut comme M11*Duchesnois dans criant justice renversée en arrière. ne soit qu'aucun reçu ni dans et que occupés par l'armée française. soit déclaré glaises illicite. son heureuse amitié elle en était bien négliger « punie ?. ses . car la justice entre les na- de France. rigoureuses. terloqué. avait été très-belle mais elle disait-il. » n'est que fexacte réciprocité. que le qu'elle droit de guerre est un et le même sur mer que sur terre. veut interrompre navire Venant les ports et tout côninavigation des Iles ou des colonies britantoute ni dans ceux des pays de se ren- fisqué « Puisque merce niques l'Angleterre maritime. non armés et paisibles. tout navire NOTE 7 (PAGE 141). trouvé dans et que tout produit de inanufacture andes colonies les lieux occupés soit conpar les troupes françaises. Aussitôt le droit des gens que suivent que l'Angleterre universellement les peuplés aussitôt reconnaîtra policés.490 RÉVOLUTION FRANÇAlSk. souvenirs. et la forçant pas moins du ton le plus pathétique. dit– il^ d'autre moyen de se débarrasser* qu'en ramenant la chose au ton de la haute ce en lui comédie qu'il essaya un de s'y asseoir. qui tenterait dre de ces ports en Angleterre soit saisi et confisqué admettra «. que ce droit et ne peuvent ni aux propriétés ni aux Celui de conquête s'étendre privées. mesures tions niais non pas injustes. Voici quelqués les empruntons « Dès le moment faire visite. ils causaient sa ruine etc. son héritage. et que le droit dé blocus doit être resindividus treint aux places fottes réellement Votre Majesté fera cesser ces investies. se rendit chez elle pour lui l'Empereur La reine de Prusse. à perdre de sa première jeunesse. à-fait en scène c'était de la véritable Il en fut un moment intragédie. sur le séjour de la reine au Mémorial de Sainte-Hélène détails de Prusse à Tilsitt. aux s'opposer « destinées de la France. disait-elle. La gloire du grand Frédéric.. « avaient trop enÛé le cœur de la Prusse. Chimène.

(Jli'iî put. visant aussitôt. «Il ne vous a parole échappée me prouver à homme. » dit l'Empereur. 491 « etc. une très-belle rose. réprouva de mettre Heureusement. elle fut indignée la reine se préparait elle apprit à venir renouveler ses atni ne devaient altérer un lui avait à la moindre inoindre geste. il me fallut beâutoutefois. tout soit esprit. parla de la grosse les gros mots. « coup d'attention sur moi-méitie « d'engagement « gneusement « Un instant d'une et de toute observé. en sa faveur au dangereux. efforts. et la reine il eri est retirée. le roi essaya toute l'affaire « et je flis d'un et montra la conversation de l'humeur. avant parole et tout particulièrement approché à la reine. Sur « Oui. observa tout une femme et de la galanterie ne qu'après système conçu pour les destinées et que l'on à l'instant. gâta Ii délivré. la décider elle prétendait que Napoléon de parole. résolut d'en finir. vis-à-'Vis de disait-il. le traité de huit ou quinze disait-il. surtout était Magdebourg eut à se tenir le mieux regard expressif. l'Empereur. taques pleura voulut même il avait la signature du traité. de ses vœux. Ellu quand de ne plus voir l'empereur et résolut Elle ne beaucoup. dont On s'était empereurs. toujours. lâchant. et vous qui allez la recevoir. le mari implorait. étaient fort agréables à dîner. son second dîner. mais au moins lui répliqua « Mais. suppliait. le contraire. pris qu'il présenta dont la main exprima une espèce de refus apprêté se rad'abord mais. souvent à bout. galanterie. « L'Empereur eUt la reine lui. lui' disait-il si vous pouvez « m'engage ici à le lui faire tenir d'homme . je j'en Mais Alexandre avait » Le lendemain. Le diner et tout y avait le reste «La une du temps reine était il entend se passa de la sorte. ajoutait-il. elles toute sa coquetterie. la bonne oreille venu. dit-il. son mot dans L'Empereur arriva. elle ii'étàit pas sans charmes. Il manda M.PIÈCES JlUSTIFICAtlYES. Éii effet. et il le fera. la de mais qui s'était vu cessé d'être qui n'avait plus grande amabilité. plus que j'étais soipar Alexandre. s'étant Napoléon. et. signât de suite. peuple. elle en avait beaucoup toutes ses înanières. console. elle dit avec Magdebourg. de toute espèce pour demeurer exempt d'autant douteuse. prêt à témoigner à Napoléon. qu'il exigeait que l'on conclût « Ainsi la convervoulu. manqué été un témoin même Ô16 présent. leyrand dent. ce qui fut l'ait comme il l'avait « sation de la reine de Prusse. d'après Le soir qui firent d'Alexandre assaut de de se mettre à table. La reine. à table entre les deux placé à peine. Napoléon. de Talpourtant poussé et le prince Kourakin. » « Mais j'étais résolu de tenir bon. elle déploya. Alexandre fut oblige d'aller luipas accepter elle jetait les hauts cris. » Elle l'objet de ses sollicitait. Ce Contré-temps. avança pouvaient d'un grand « jours. à Votre Majesté quoi l'Empereur j'observerai que « c'est moi qui la donne. « rien promis.

les pays à la droite franche de tout péage. l'île de Nogath. de Brandebourg. Mais et vous il m'a n'avez donné à entendre. elle vint. Non. ou cercle de Kotbus à l'exception du Kotbuser-Kreys. « Est-il possible de sentiment eu le bonheur de voir espèce qu'ayant « d'aussi du siècle et de l'histoire. et à Schneidmuhl. depuis Driesen jusqu'à la Vistule. M. l'Empereur du désir sincère donner une preuve et voulant qu'il amitié et d'une nations par les liens d'une confiance à restituer à S. disait rien à lui reprocher. Elle joua quelques moments le rôle de coquette offensée. les deux consent de Napoléon. Voici « IV. disait-ene. Il y aura. et S. la moyenne l'Uker-Marck. l'Empereur des Français. « suis sûr.2 RÉVOLUTION FRANÇAISE. NapoEnfin.«u. par Wlaclau. l'Empereur roi d'Italie. la reconduisant. la navigation deNetze. Napoléon où il s'arrêtait. JO « Alexandre. « La partie du duché de Magdebourg à la droite « La Marche-Pregnitz. tous de toutes les Russies. M. à compter du jour de l'échange entre S. présent traité. lequel devra appartenir « Le duché « La haute de Poméranie. » Et il prit congé d'elle. pour elle. par la rivière Bromberg. le diner fini. gravement l'Empe« reur. M. paix et amitié parfaite de toutes les Russies. qui n'avait plus à se défendre. devant être libre et et réciproquement. S. je suis à plaindre. la Poméranie. NOTE* (PAGE 141) de ce traité quelques dispositions des ratifications du « Art. le roi de Saxe dans la Basse-Lusace. I". l'Empereur toutes a d'unir les Russies. M. et la nouvelle district Silésie de avec le comté située d'une de au Glat? bord de la de du chaussée Schneidcercle de la Netze. en suivant allant ligne les limites et le canal Bromberg. par égard pour S. M. et. située villes allié de S. à S. M. elle lui serra la main. de l'Elbe et la nouvelle Manche « Là partie du de Driezen allant muhl à la Vistule. conet territoires inaltérables. et lui dit avec une de l'escalier. M. l'empereur savoir quis et dénommés ci-après. le roi de Prusse. il ne me laisse pas la li près l'homme « berté et la satisfaction de pouvoir l'assurer qu'il m'a attachée pour la « vie! lui répondit Madame. les pays. . arrivant au milieu quand elle voulut se retirer. n'en fut que plus aimable léon. c'est un effet de ma mauvaise étoile.

sous le titre de duché de Varsovie. l'empereur et celles de S. tel qu'il était au 1" janvier 1772. et enfin le royaume l'Ermeland. de chaque session. par trois la première de commission . A l'avenir. royaume les libertés et les privilèges qui. seront. toutes les places et citadelles. et en outre la ville et la citadelle et au nord du cercle de Culm parviennent russes se troupes et de. vrir. dans tous les points où la nouvelle de la signature du présent traité sera parvenue. Stettin. jusqu'à troupes des ratifications du futur traité de l'échange définitif entre la Russie et la Porte-Ottomane. Hosel et Neiss. 1er janvier de l'an1772. avec les places de Spandau. parties contractantes pour qu'elles et commandants les feront porter sans délai par des extraordinaires. à diverses époques. l'exception pays qui sont nommés ou désignés au précédent et de ceux qui sont spécifiés en article.Valachie de Moldavie. l'article 9 ci-après. faisaient partie cien et qui ont passé depuis. Toutes les hostilités cesseront immédiatement sur terre et sur de toutes les Russies. £g3 de Nogath de Prusse. et régis par des constituprovinces qui. ché. bunat. Glatz. de Pologne. « Les hautes courriers possible « XXII. sous la domination à des prussienne. M. mais les dites provinces ne pourront être occupées par les de S. M. Les au susnommés. « Art.PIÈCES JUSTIFICATIVES. se trouvent dans l'état où les dites maintenant. citadelles. le roi de Saxe. se concilient « XXI. EXTRAIT DU SÊNATUS-CONSUME DU 19 AOUT. paix » etc. respectifs. préalable de la fin de la session qui va s'oudu tricommissions de législation qui est faite par les sections pendant la durée sous le titre législatif. M. mer. du corps Ier. entre les forces de S. et généralement châteaux et forts des pays ci-dessus teaux et forts de Grandentz. Brieg. et à compter des lois. Custrin. en assurant des peuples de ce duavec la tranquillité des États voisins. Glogau. la discussion le sera. retireront des provinces NOTE 9 (PAGE 146). aux généraux Les le plus promptement tions « V. M. Breslau. châplaces. en toute propriété et souveraineté possédés par S. Schweidnitz.

cortions de l'Empire jusqu'en au corps à l'année 1812 du calendrier entreront respondant grégorien Les membres législatif. prorogés l'an xxi. de cassatioH. Nos ministres. du corps de comte. et par ordre leur fils aîné des majorats auxquels suivant les conditions pourront instituer. les sénateurs. la révolution. membres du corps législatif. primogéniture. I". titre important. sera nommé par l'Empereur. « HI. de mâle naturelle recte et légitime. Voici ce décret. Les fils aînés des grands dignitaires de l'Empire. dignités porteront le titre auront de duc prodide ou en leur faveur un majorat de revenu. et sans as- nommés de sept membres par le corps lécomposée secret et à la majorité absolue des votx. devaient l'an xvn. Chacune délibérera de ces commissions séparément civile et criminelle.494 RÉVOLUTION FhANÇAISE. soit parmi les autres qui. 89 de l'acte des constituet dont les pouvoirs avaient été. leur père aura institué lorsque duisant grandes sérinissime. par l'article du 28 floréal an xn. des comptes. Les grands puiné. le Le les législatif. francs 200. la troisième. nos conseillers porteront. pendant de nos collèges Les présidents et procureur-général président et le procureur-général président département. éleetoraux de notre de notre de cour cour de comte ou de « IV. premier premier dignitaires à leur descendance en mâle. de commission des finances. pour seront attachés des titres déterminées ci-après. sistance elle sera intérieure. Le président au scrutin gislatif. jusqu'à l'époque où leurs fonctions « IX. d'administration la seconde. les préleur vie. sidents le titre « VIII. du tribunat NOTE 10 (page US). auraient et feront dû cesser partie de ce corps » au tribunat. aux termes de l'acte du sénat conen date du 19 fructidor an x. d'État à vie. resterjusqa'eri servateur. les archevêques. baron. itvait fait reculer « Art.000 « Ce titre et ce majorat seront transmissibles ou adoptive. des Il est pour marquer à quel point de l'Empire de droit Napoléon le Les titulaires de prince et iïattesse « II. soit parmi les membres de ta commission. . de commission « II.

présidents les évêques. à t'avenir. avec ce mot une pension « Zaragoza ».PIÈCES JUSTIFICATIVES. l'auteur de cette relation vit cette Lorsque héroïne à Sarragosse. Zaragoza. le titre de porteront. une membre relation du siège du collège de Sarragosse par Charles on lit l'épisode suivant d'Oxford. Entraînés d'une telle intrépidité. de jours après son arrivée. arrache une mèche encore allumée des mains d'un met le feu à une pièce de 26. Les citoyens. le titre distinction. « Peu pereur. Dans ghen. NOTE H (page 480). et née dans la classe du peuple. couronnement. ensuite sur ce canon elle jure solennellement attachée tant le d'y rester que durera siège. par l'exemple les Arragonais se à l'instant même dans la batterie. qui. Richard Vau- là qu'une femme déploya un héroïsme dont l'histoire offre peu La belle Augustine d'exemples. arriva près de cette batterie des provipour y apporter au moment même où tous ceux qui défendaient sions. les soldats hésitaient à recommencer le feu. précipitèrent et recommencèrent sur l'ennemi un feu épouvantable. alors s'élance au milieu des Augustine morts et des blessés. L'Emcontre le prj/iice de . un conseil privé qui avait de justes sujets de mécontentement fut convoqué. » artilleur « C'est NOTE 12 (page 183). et sautant expirant. obtiendront Les membres cette de la Légion-d'Honneur. ce poste venaient de succomber sous les coups de l'ennemi. porteront et ceux de çhevalier. elle avait un petit bouclier d'honneur brodé sur la manche de sa robe. 495 et les procureurs-généraux premiers de nos cours d'appel. les maires des trente-sept bonnes villes qui ont droit d'assister à notre leur vie. âgée de 22 ans. « XI. Elle recevait du gouvernement et la paie journalière d'un tirailleur. pendant baron.

sous-lieutenant. Par les divers moyens qu'il avait plus grande des choil avait appris sur le compte de M. las de se heurter connaissait bien la part Et vous osez dire que vous n'avez été de ce etc. à le faire oublier Comme il n'avait propas ce qu'un vieux coura appliqué aux anciens formulé en deux mots énergiques. avait consacré ce dimanche que l'Empereur aimait à voir ses ministres assidus à sa cour. son étaient opéré exécution même dans sa course dont nommés. du menacé Talleyrand que vous avez eue à la de Napoléon. de Talleyrand d'être informé. Le prince nature que. tie. il jugea . l'organisation Personne dans tout avait était pensé à former un conet prête à repréparée. et ses dénégations L'immobilité l'Empereur. ou victorieuse. Réfléchissant travail pressé. pourrait dans le conquérant seil de gouvernement. de ses traits. aucun ressentiment au pretémoigna de M. Sa colère sévérité. du duc d'Enghien « pour rien dans les affaires étant arrivé à son dernier courroux et Napoléon. il traita le prince plus maître Enfin. qui était un dimanche. qui avait été chargé à le terminer. de Talleyrand sur la révolution sa désapprobation de ces d'Enghien. degré. pendant pour éclater.496 RÉVOLUTION FRANÇAISE. névent avec contint qu'une son humeur occasion qui s'échauffait en vint à n'être la les digues se rompirent. d'Espagne tomba par son excès même. de cette scène. ce but. exalté était la colère redevenu entre Fouché et Talleyautre. pereur atteindre et où la balle d'un guérillero craintes se réaliseraient. il y avait cercle à la cour. n'attendait l'Empereur. que le prince époquesavec entendu je l'avais l'Espagne. et. conseil. un roc inébranlable. parler L'Emmoine fanatique. Bénévent. actes. Un des Le lendemain. Alexandre. il jugea qu'il devait feindre de ne pas se souvenir tisans. dominé à mesure par son inqu'il parlait. cevoir ment s'était rand. Les confidences du duc sur le procès d'Espagne. laissé emporter plus il plus il s'était par son ressentiment. lui citer les relativement exemples en Espade sa présence sur la nécessité conà prendre nécessaires pour se prémunir sur à ses projets des jésuites Mala- des précautions gne. dignation. n'en l'Empereur cependant et les propos mier. de Béde lui. «Et vous « condamnation osez. avaient du patient.qu'oubliant et avait même nier il la dignité impériale. l'impassibilité au point. chercherait verbe. eus à différentes l'Empereur. de quelque ou contre le poison tre le poignard le cas où ces était persuadé prévoyant que le prince de Bénévent. une partie des dont il rendit témoins la scène violente ses qui justifiaient de Bénévent avait Dans les entretiens membres du conseil. d'un le duc de Gaëte par l'Empereur ministres. contre quitta la paril savait qu'il était dans sa l'Empereur. étaient connus de de la part qu'il y avait prise. poing. lui disait-il. insistant grida. » Le paroxysme etc. du futur gouverneles membres le rapprochement qai n'ignorait si le cas arrivait. la durée de ci.

et fut libre de se retirer.' de Talleydans le troisième volume de ses souvenirs historiques: le récit de ce qui se passa dans la séance du conseil 32 « J'ai privii .PIÈCES JUSTIFICATIVES. sacrifier qu'il pouvait rendit de bonne heure fin. La glace ainsi rompue. heure de ce devoir. était hésitait qui à répondre. du prince gauche de Bénévent.· n"n une aux A à 1'r. Il tourna la tête en passant devant le prince. qui. ne savait pas conserver de rancune. sans être dése encore sur le concerté. rand. étaient désarmé privées. et s'y montra aussi assidu qu'au temps de sa faveur. questionné. par une telle persévérance. qui. de Talleyrand. laquelle et parlant aux personnes qui debout sur le premier Arrivé au voisin de plan. l'Empereur de se retirer et de retourner après l'avoir salué à son travail. après fit rétrograder le ministre dans qui se promena le salon en attendant précédent. il répondit pour lui et obligea l'Empereur à 1. lui. fit le tour de la salle. saiTalleyrand sit toutes les occasions d'attirer l'attention de l'Empereur. dans certaines était aussi sévère occasions. ayant à sa main sa tail puisait largement.1~1~ l'accomplissement avec l'intention Tuileries. ou ébranlé dans sa conviction par tant d'assurance. qu'il l'embarras de se trouver seul avec la scène dont il avait été témoin. donné v- de se placer auprès pour avoir la faculté miliation dans à qui nous avons emprunté ces détails sur M.'écouter. en dépit du caractère attribué à ses compatriotes. traverser à la hâte la salle du Trône. continua de venir aux entrées. mais qui était assez coupable. Quel fut son étonnement le prince de Bénévent d'apercevoir seul auprès de la cheminée 1 Un sentiment de pudeur à l'égard d'un homme si oublieux de l'huavait subie la veille. pour qu'il dût l'éloigner à jamais de la gestion des affaires. plaça de l'Empéreur. L'Empeselon son habitude. Il se de la porte par laquelle devait arriver. mais la curiosité le retint. ne songea pas à interdire sa cour à un homme contre lequel il n'avait pas assez de preuves pour le mettre en jugement. suivant. l'Empereur échangea quelques paroles avec lui. et voyant passage que son voisin. Le ministre arriva aux Tuileries avant tout le monde et pendant achevait qu'on il voulut d'allumer. l'Empereur. De la place où il s'était prince il salua le premier mis. parce que le sentiment de sa puissance et son ame supérieure à toutes les petites le rendaient passions Le prince de Bénévent indulgent. en public qu'il était constamment et indulgent dans ses relations patient batière. Meneval. pour aller occuper la place la plus favorable à la fugue qu'il méditait. était resté cloué à la place qu'il avait qui le preoccupée mier auprès de la cheminée. ajoute. » M. Le dimanche M. L'Empereur. selon lui. et s'arrêta devant son voisin de droite. reur. que la salle du trône se remplit et qu'il pût la traverser en évitant le tête-à-téte du de Bénévent. 4Q.

quelques desquels Il est relatif aux conférences dont je donne plus bas la substance. cirdans diverses nécessaire lui en rendait l'emploi de Bénévent prince didans les conférences de ce ministre il jugea que l'habileté constances lui être utià ses vues politiques. ii)8 niqueurs. dans le prince de Bénévent surtout employa neste. de la conduite qu'il avait tenue avec complaisance d'un secret. de Talleyrand parlait la Restauration. sur l'empire venait l'Empereur desseins. en le faisant dire que celle qu'il commit. si je devance leurs. pourraient son initiation plomatiques. et de Russie à Erde France lieu entre les deux Empereurs qui eurent fit en perà la campagne que Napoléon en 1808. Dans les Me. dès cette indiscrétion. Si cette imprudence il n'avait par pas permis. du des services habitude Une longue tous deux au lieu de l'entrevue. on peut et à la charge de grand-chambellan. l'entrevue d'Erfurth eut été convenue entre les deux souve- ne fût plus de Bénévent le prince quoique Napoléon. on me pardonnera initié à ces confidences. « A Erfurth.J'r. des affaires d'Espagne. matin au lever. Il l'entretenait Quand de ses de M. L'Empereur à Erfurth. ottoman. de Bénévent bien avait informé avec de la nature le czar chez des madame entretiens la prin- de la Tour assistaient que le prince dans ses Mémoires.RÉVOLUTION FRANÇAISE. .. s'est chargé de Bénévent mais aussi dans ses causeries chaque le retenait. l'Empereur Alexandre. et qu'il eût été remplacé ministre. gnité de vice-grand-électeur lui devint fuvenir à Erfurth. de Talleyrand les reproches il adressa l'étendue de la ne connaissait point à cette époque mérités. comme à l'histoire cet important appartient à présent.• s'était rendu dont le prince coupable trahison dont quelques Mémoires passages M. de Talleyrand s'était ses vues retiré. J'ignore avec l'empereur conndentielles ses communications si l'empereur nocturnes cesse a été Napoléon que M. M.o: ~· a~ à l'issue de séance à son retour d'Espagne laquelle que tint l'Empereur et les plus les plus violents à M. antérieurement furth. de Talleyrand. C'est ce ces entretiens? tous les soirs. a Lorsque rains. Quels étaient presque non-seulement de faire connaître. D'ailne sont donc pas la violation révélations qui suivent auquel le public sera le temps marqué par lui-même. Déjà. tout le monde de les souverains du spectacle auquel à l'issue et Taxis. de Champagny. et auquel homme. en Espagne. personnage et des chrodes annalistes il est tombé dans le domaine homme public. ~u_. d'un à l'égard nuisible. sonne Depuis Les à cette époque. avait des torts envers lui. rieux. A Erfurth. intimes. et à la rédaction ont été communiqués. que ses secrétaires un chapitre cuil se trouve uns même ont coopéré. l'empereur les emmena par M. lui a été quelquefois les. moires qu'a laissés ont copiés.qui à la diextérieures des relations de réunir le ministère de justes raisons.

de Metternich. d'observer ce qui se passerait à Erfurth et de prendre connaissance de ce qui tramer contre pourrait s'y l'Autriche. des concessions mesurées grase proposait de lui faire. roulent toujours sans mission enveces comprendra sur des points ne sont peuvent que et s'ils portunité prétés « Le prince de Bénévent ne se contentait de la confiance pas d'abuser de Napoléon en ce qui concernait la Russie. n'ayant pu obtenir pour son souverain une invitation de venir à Erfurth était resté à Paris. de l'administration.J__ n__ la conduite qu'il ges qu'il duellement qu'il devait furth sister tier. un motif dont je parlerai tout-à-l'heurer. L'encreur Alexandre à Erparlait Paris. effets. le baron de Vincent. qui.n-1I'II tenir "l"II" envers )' entretiens du soir. Le prince de Talleyrand avoua de livrer ces confidences pas scrupule au czar. et dont je n'aie aucune du prix dont preuve avis. lorsavec l'oppoint traités être faussement inter- au prince il lui dit .dans ses voulait f71~54 f. a dû payer Alexl'empereur de Bénéque dans et la circonspection et produire de fâcheux nécessaires. il rendait à l'Autriche un autre service. que le de Bénévent prince avait déjà présenté à Paris et à Varsovie dans des circonstances à peu près analogues.Plt£ES JUSTIFICATIVES. recevoir Il préparait insinuations de son aux dé l'empereur qui lui seraient ardent désir du conseil ce prince aux communications qu'il et l'avertissait du but caché des Napoléon. quoique de si précieux voici andre. quel point l'expression de ce vœu de Russie en parler avec une apparente du prince de Bénévent ont dû modérer timité avec Napoléon. d'Autriohe L'empereur y d& un pécha d'une lettre dont l'objet était de féliciter envoyé porteur l'empereur Napoléon à l'occasion de sa présence en Allemagne. espérait qu'il ne se faisait des avantal'empereur Alexandre. cette que cet on velléité Mais les révélations son pas ind'augmenter ex-ministre n'ait facilement délicats ainsi de visiter à la science séances sous un tel maître. J'ignore jusqu'à était sincère. eut ordre de voir le prince de Bénévent et de recevoir ses confidences. où ses fonctions d'ambassadeur le retenaient. M. Il est difficile cependant de croire qu'elles fussent entièrement désintéressées l'Autriche par de sa part. fut désigné Il pour cette mission. M. Quant à la donnée récompense en quoi elle consista des audiences il faisait l'usage que Napoléon vient qu'on accordait de voir. du bonheur qu'il aurait d'asd'État et de s'iniprésidé par Napoléon. 499 11. « Dans une vent. et de le rassarer sur ses dispositions mais en réalité avec la mission amicales. j'ai entendu l'empereur conviction. Le cabinet autrichien ne pouvait se passer de la présence d'un représentant à Erfurth. Ce ministre donnait à ses relations avec l'empereur de Russie et avec le ministre autrichien. faites. En admettant nimé sortes qu'ils les confidences de confidences sont abordés de l'Empereur. tirer de son alliance.

héritières pour ses aiL'Empereur garde les riches mon à laquelle a pour Majesté sujette une famille de Dorothée La main de la princesse serait de m'allier. ses causeries familières serait sœur avec l'empereur d'un divorce. l'aîné de mes neveux malheur de perdre jeune homme marier m'en reste un que je voudrais avantageusement je dois y renoncer. infidèles de ces comptables qui se posaient didu gouvernement en victimes déchu. un service Il se persuada signalé à la France. Ce motif le voici sa conduite. son itle. en le privant à l'impuissance le réduire chez manocturnes du prince de Bénévent rendez-vous « Les fréquents finit par être informé. Votre Majesté est dans de si heureuses puisque une de lui demander elle me permettra trimoniales. l'empereur de ce qui se passa à Erfurth développements. de l'éventualité venu ce prince étant Alexandre. à l'ambassade de France de Périgord. dont Napoléon rapprodame de la Tour et Taxis. aux cheveux saisissant l'occasion. 1 Le comte dre le temps Louis de se de reposer. la raison de connaître on doit désirer Russie et le diplomate autrichien. de lui promettre s'empressa chez la de s'arrêter à Pétersbourg. Puis. . la chose comme et qu'il pouvait à la duchesse. Il venait envoyé de en mourir courrier à Berlin à Pétersbourg d'une fluxion en de était parti «an» victime prea de poitrwe. sur-le-champ comprit Il s'en de cette confidence. de Talleyrand avec d'amples lui-même. vernement de la Restauration sant. lui-même à Napoléon devant le goude régiments. qu'ils avaient voulu affamer pour leur justification. Effrayé des danqu'il allègue pour justifier eut de Bénévent le prince de Napoléon. Il d'espérance mais. alors attaché de le faire agréer à Erfurth. en retournant avec lui Edmond qu'il emmènerait en Russie. où l'empereur et de la nécessité d'une des grandes-duchesses proposée par ce le parti qu'il pourfélicita avec l'empeil lui dit: maeu le été indirectement de se remarier". » L'empereur au de son désir d'être agréable protesté dit son intervention. avait à parler Napoléon de Russie. de Courlande. de prince qu'il avait étant duchesse qui. Votre des-de-camp. désir dispositions J'ai faveur. de entre lui. l'intention. regarder a Après ce récit. avait accom- comblerait qui avait Bénévent. fait par M. rait tirer pour lui-même reur Alexandre. de Bénévent la main Le prince prince. les vœux souvent de mon neveu Edmond.500 RÉVOLUTION FRANÇAISE. en France. d'Alexandre. Périgord. qu'il se chargerait pagné le duc de Vicence faite. et l'usurpateur. pour le contraindre la modération. qu'il rendrait à celle ressemble Une telle apologie et à l'Europe. du nerf de la guerre. de la puissance gereux progrès de son . plus grand Courlande Alexandre. « Sire.essor et à arrêter de chercher la pensée l'impétuosité patriotique à de ses projets l'exécution à entraver aventureux.

malgré moi. jeté dans » la fidélité de son ministre. sur elle-même « Mon cher Bourrienne. Quels regards. sur l'ottomane Elle s'assit pas de poursuivre. quel a sinistres dans « et il me fallait répudiée que la mort ai-je vécu jusqu'au jour fatal où il m'avoua C'était le longtemps je lisais sur sa physionomie et qu'il y avait de choses air il avait ce jour-là. Pour moi. qui. 501 chés contre d'autres avaient indices. reprenant Il m'a délaissée. et lui. me fit signe de m'asseoir la cheminée. « temps où. j'ai subi tout mon malheur. un peu d'empire enfin. je vis bien que le temps était à l'orage. Joséphine mon ami dans ses Mémoires le récit d'une en- à la Malmaison: me tendit la main. et cherchant à cacher qui tombaient « Joséphine entre mains. son regard Nous dînâmes étouffer de mes larmes. « me dit-elle. dans quelle incertireprit-elle. « mes yeux. « Eh bien t mots dont fonde. son esprit de violents soupçons NOTE 13 (PAGE 214).errer sur ses lèvres » En prononçant ces derniers mots. de ses yeux. qu'aux n'appartiennent « Dans quelle contenance. « J'ai joué jusqu'au « tout souffert et je me suis résignée. « yeux mon ami. J'ai bout mon rôle de femme dans ce monde. lui permirent de tense le souvenir » Elle les prononça avec m'attendrit encore aujourd'hui. debout devant la cheminée. ensemble comme à l'ordinaire. abandonnée. avait pris une auprès d'elle. s'échappaient il ne ce triste dîner. Bourrienne trevue qu'il fait eut en ces termes. avec Joséphine. . de mes Joséphine femmes. pénétré. laissa. n'étant plus sa femme. « tomber sur une femme « tude plus cruelle « enfin ce que depuis « 30 novembre. Je ne dis pas un mot pendant à un de ses serviteurs « rompit le silence quel temps que pour demander et l'orage « il faisait. un de ces sourires douloureux qui de n'être et dont il est impossible pas les derniers j'ai passé à tous les j'étais obligée de le paraître laissent que ceux que les courtisans Dans quel vague. et ne me que ces une émotion proet ses larmes ne dit placée à gauche et je vois Horaussi lès pleurs « Quand j'entrai.PIÈCES JUSTIFICATIVES. qu'elle tenait pressée sa voix et longtemps ses larmes les deux siennes entrecoupèrent puis.

« Je ne puis pas en dire davantage. était arrivée. mortel. à toi seule que j'ai dû les seuls instants de bonheur que j'ai « goûtés en ce inonde. ma destinée est plus forte que ma volonté. mais enfin je voyais bien que mon « heure « versel. je crus ma raison « à jamais perdue sans connaissance. mais le coup n'en est pas moins Il s'approcha un moment tremblant. Bour« rienne. Je crois fixées. arrangement pour parce que la nation eût passé par cette transaction sans secousse ni déchirement. il aurait pris quelque assurer son héritage au vice-roi. Votre ami Corvisart vous pourra « dire mieux que moi ce qui se passa alors. il avait Je lisais dans l'altération quel regard de ses traits le a combat qui se passait dans son ame. car quand je repris mes sens « il était près de moi avec ma pauvre fille. me « regarda sans rien dire. son principe et sans de destruction si les deux enfants cependant que. je vous comprends. eus-je la force de répondre. et que rien n'eût été dérangé de l'ordre qu'il avait établi. très-bien ayant ses devoirs envers et il se serait lui-même l'Empereur un prince l'étendue de imposé .502 RÉVOLUTION FRANÇAISE. connaissant laborieux. intéressantes sur le divorce n'avait point semblaient de Rovigo. de Napoléon avec l'Impératrice et il n'aurait du duc quelques Joséphine. me prit et moi j'éprouvais un frisson uni- « ne tarda NOTEU (page 218). je crois que je proférai des cris. poursuivit Joséphine. et quand je revins je demeurai à « moi je me trouvai dans ma chambre. en pu avait particu- « L'Empereur dont les destinées pensée vers d'enfants: déjà dans quelque avec son eux. de graves porté deux. Quel air. eut pris son café que Bonaparte il « congédia tout le monde. Le vice-roi était une ame élevée. Aussitôt pas à éclater. Nous larités dans les Mémoires trouvons. qui aurait institution même. « Mes affections les plus chères doivent se taire devant les intérêts de la la main je m'y « attendais. et je demeurai seule avec lui. » K France. ces papuis enfin laissa échapper « roles funestes tu sais si je fai aimée! a Joséphine! ma bonne Joséphine K C'est à toi. » – N'en dites pas plus. de moi. sans tomber chose d'imparfait. Joséphine. tourner sa faire inconvénients. Il était la posa sur son cœur. je ne sais ce « qui se passa en moi. de l'Impératrice avaient été seuls dans sa famille.

Là. dans cette le cas où son eût aussi pu lui que eût été menacé par un évènement système d'une ruine servir et se préserver d'appui un moyen de mettre fin à cette suite elle quelconque. parce qu'il qui dinait tous pressa souffrait le moment de l'état dans de la dissolution réglé tout ce qui manière grande sans doute du mariage. téresser un État puissant à l'ordre plusieurs sans oser larmes dant ont fois à cette lui parler communication il craignait pour trouvé le chemin une il en dit l'arrivée qu'il voulait faire à l'Impératrice. il reconnaiséviter. fit. Or. parmi lesquelles et M. en sanglotant. elle les suites de sa sensibilité de son cœur. parce part il que d'une tant pas à l'idée de fixer son héritage tombé dans les et que par là il serait avait des parents plus proches. 805 de consolider l'obligation rait été remis. prévu la dissolution des personnes un jour fixe. et généreuse. « Ce qui m'a donné tout le système du gouvernement qui lui au- vu l'Empec'est que j'ai toujours opinion. et l'Imdans cette fit à haute voix l'Empereur était de rompre son mariage pératrice. un désagrément pourencore éprouvé sur lui. quelques il avait du vice-roi. en conséquence. à son projet les toujours il crut avoir rencontré le plus sûr occasion favorable Cepenavant de mais il de mandé quitter Fontainebleau. une compagne dont pénible qu'il était sensible pour elle. « Tels furent à rompre un lien auquel les motifs qui le déterminèrent il était attaché c'était moins pour lui que pour »»depuis tant d'années Il pensa de choses établi en France. était l'Impératrice elle-même. tel Joséphine dans le temps où il s'était marié. Mais ensuite discordes qu'il voulait principalement assez puissante de se donner une alliance sait la nécessité pour que. Il n'y avait enpersonnes qui étaient les témoins tre lui et l'impératrice aucun autre lien qu'un acte civil. et il disait qu'il n'avait pas reur content de sa soumission quelquefois Il ne s'arrêta de la part du vice-roi. auquel qui parla à sa mère et la porta à ce grand sacrirecondans cette occasion en bon fils et en homme en lui évitant l'éloignement L'Empereur qu'il établit des explications était un sacrifice ayant d'une douaussi naissant loureuses à son bienfaiteur. ne s'expliqua pas avant venir fice ce fut lui-même il se conduisit et dévoué avec mots à l'Impératrice. . la même déclaration. l'archi-chancelier circonstance.PIÈCES JUSTIFICATIVES. il y eut le soir chez l'Empereur une réunion dont étaient l'office était nécessaire M. de son côté. lequel de les jours et passait le reste de la soirée en présence de sa descente du trône. totale. les lois que cela était d'usage à avaient de ces sortes de contrats. Il espérait de guerres dont ce serait sortir il voulait à tout prix. était relatif au sort de l'Impératrice. la déclaration de l'intention dans laquelle il avec Joséphine qui était présente. Régnault de Saint-Jean-d'Angely.

Tout le monde la regretta pour l'Empereur. une fois à ce chacun la seet fort « L'Empereur. en fit l'application et déclara le mariage dissous. Fouché. la loi. son séjour à la Malmaison. des arrangements convenus à l'avance. Elle Joséphine. à s'occuper des auToute sa journée se dépensait peu d'elle. mais qu'elle savait n'a mériter son intérêt. « Pendant château regardait maine.604 RÉVOLUTION FRANÇAISE. temps demandé presque pas eu un jour de sa vie où elle n'ait quelque grâce elle ne connaissait pour quelqu'un que souvent pas. où il avait été s'établir. faisait ce qu'il à être seul à Trianon. Sa prévenance envers aimée. quitta par la cour: Tuileries. l'Impératrice prit congé de l'Empedans son appartement qui était au rez-de-chaussée. qui le servait. parce que jamais personne tout le monde fut la même. ses ennemis il n'y a même en ont été protégés. de son côté. le grand chemin ne fut qu'une la mauvaise procession. qu'elle faisait porter à domicile. dans ses dépenses et dans dont les lui impoli que de ne pas en revenir Elle comblé. en disant des de qui était encore tout plein du souvenir avec beaucoup descendit du rang suprême de la perte des honétait dédommagée qu'elle d'avoir obéi à la volonté de l'Empereur. Elle la consolation mais ne la quittèrent pointé on l'avait toujours ne fut si bonne. pour aller s'établir l'Empereur alla le même jour à Trianon il ne voulait seul dans cet impas rester mense château l'impératrice de résignation. « Le prince archi-chancelier lecture de l'article de ayant fait donner au cas présent. étant impératrice. entourée d'une peuplade d'enfants par ses bontés. été auparaqu'elle l'avait elle donnait avec profusion et avec tant de bonne grâce vant qu'on aules coeurs rait elle cru être sans nui à personne dans le jamais de sa puissance. D'après et descendit une fois remplies. « Les formalités reur. malgré comme un devoir de s'y présenter au moins de Paris saison. qui avait voulu en quell'instrument de son divorce un an plus tôt •. parce savait tout ce qu'on qu'elle ne lui disait jamais que du bien de presque Elle fut même utile à M. accepter on ne pouvait entrer chez et dotées La méchanceté un peu de prodigalité faut-il l'en blâmer ? reprochait On n'a pas mis le même soin à compter les éducations qu'elle payait pour des enfants de parents on n'a point parlé des aumônes indigents. De son côté matin. Ce FeMgn fut elle qui sollicita l'Empereur de le remettre eu pouvait pour s'accoutumer il envoyait souvent savoir fonctions après la conjuration <ie . années été avaient elle a établi elle mariées était ses dernières mères un grand nombre de familles. elle partit le lendemain à la Malmaison. que sorte se rendre tres. neurs.

d'épouser de Russie ou une princesse autrichienne.PIÈCES JUSTIFICATIVES. de raisons de fixer promptement « Il y avait beaucoup pour désirer car chacun avait pris comme si tous les esprits. son conseil consulter H fut dans cette grande occasion. de voix fuprincesse Beaucoup de la Russie et l'Empereur en ayant rent en faveur demandé les mode remarquer était la crainte que le principal qu'une autrichienne ne fût accessible à quelque ressentiment princesse particusuite de la mort du roi et de la reine de lier par sa grande-tante. présentant « L'Empereur aimait à connaitre la Rustel qu'il était. autrichienne. mais alléguant d'autres projets étrangers peut-être et l'Autriche transactions politiques. pératrice. eut occasion . privé. de bonne grâce. A Paris. et le sujet aise de se Il voulut celibre pour autre chose. pations « A l'occasion de cet évènement. je crois il y aurait été le plus souvent lui-même. au nombre desquels était de la question y fut posé sie ne disant pas non. le roi en bals gaiement recommanda L'Empereur traction aux qui y resta et autres divertissements ce temps-là. et la les opinions de tout le monde. Le roi de Naples. de disbeaucoup Il avait pris un au service de l'Im- princes qui étaient soin de ce qui concernait la particulier d'honneur de laquelle il avait fait attacher que l'on procurât venus lui faire visite. part à cet évènement été sa propre affaire. France. tous les princes étaient retournés chez eux. les ministres. voir était devenu l'anecdote il était du jour aussi bien De son côté. aux Tuileries. Fouclié « L'état M. l'archi-chancelier. tels que quelques désirant l'alliance de suite. cela avait de l'Empereur que le mariage de toutes les conversations. en faisaient partie. SOS de l'Impératrice à la Malmaison. assemblé qui y fut un des plus énergiM. Ce fut le dernier. des motifs de retard qui couvraient à cet évènement. on aime tant à causer de tout. pendant. qui intéressait quelques tifs. M. L'hiver se de ce genre. il avait appelé membres de sa famille ils vinrent lui tenir compagnie des nouvelles et la reine celui passa des de Bavière souverains arrivèrent de aussi à Paris dans l'Allemagne masqués lui-même que sans à Paris ses occu- quelques à Trianon. reine de Bavière'. il dece qui vaudrait manda d'abord mieux une pour la France. ques opposants chi-trésorier. l'arà l'alliance M. c'est-à-dire. de Talleyrand. considération qu'une Or ce n'était secondaire. afin d'avoir l'esprit marié. des dames du palais A la fin de janvier. » il ne restait à Paris que quelques membres de la famille de l'Empereur.

pour réclamer. la présentait l'Autriche était faite pour lui inspirer laquelle de beaucoup confiance. d'autres. et même de l'approcher que quelqu'un. signé en même temps que la demande en forme de l'archiduchesse pour qu'il eu occasion. l'intervention de cette puissance en faveur d'autres intérêts qui devenaient étrangers à la France. « Cette que décision soir une fois si rapidement. donné ne fût plus depuis. la main de S. madame ment. qui avait les facilités de très-près. cependant observer pu du rite grec n'aurait que l'exercice pas plus troublé l'Église les et les Juifs. f madame l'archiduchesse Marieagir autrement. c'est-à-dire la classe marchande. prise. R. n'avait nui aux de pas projets l'Autriche. que protestants « Le peuple. et l'Empepersonnes qui penchaient. elles . par cette raison. « Comme ceci est purement une arwilote. «Les premières douleurs se firent sentir la veille au soir. dans un autre temps. avec parce que son âge lui convenait mieux. Lorsque l'Empereur se fut prononcé. on en mena l'exécution de mariage de l'Empereur fut dressé. russe nous aurait que l'influence dominés de la même manière à s'établir qu'elle cherchait On aurait partout. qui n'avait pas toutà-fait perdu confiance dans les augures. disait que les alliances avec l'Autriche avaient été fatales toujours à la France. tout le monde trouva qu'il avait pris le meilleur parti les uns disaient russe aurait qu'une princesse amené un schisme dans la religion. quelque fondée qu'elle soit. pour la Russie. dont la fatalité a superstitieuses voulu qu'une partie se réalisât. que on écrivit l'on y avait en Russie formé. que l'Empereur serait et mille autres prédictions malheureux. Marie-Louise. A. J'ai de me convaincre de petits intérêts pinion que beaucoup avaient personnels concouru à faire changer aussi prompUment les résolutions de l'Empereur.906 RÉVOLUTION FRANÇAISE. de l'expliquer je n'ai pas jugé convenable davantage. et que la manière Louise. (Mémoires du duc de Rovigo. A. reur n'ayant de motifs raisonnables pas vu qu'on lui assignât pour en se décida pour S. Conséquemsuite au projet de l'o- le même le contrat par lui et envoyé à Vienne.) NOTE f5 (PAGE 255). 1 iy.

médecin. les efforts Enfin. son passa descendit à la chez hors du l'Empereur s'élança de xhambre. et. sa maison de » t. annonça lui-même la naissance de son fils à toute était encore ému du spectacle douloureux de l'accouchement et disait qu'il aurait ratrice. sa L'Empereur. et annonça. serait l'accouchement très-vives. ne pouvait venir à il fallait avant tout qu'on sauvât la mère.) l'Impé- il Napoléon et Marie-Louise. d'annonce. les principaux les lorsque du matin. L'Empereur passé de la nuit la voyant il remonta auprès ct'elle dans endormie son appartement. tout troublé. les plus mais la plait Les de terreur. frappée dans une bien. que dans ayant la délivrance lieu vingt-quatre avait renvoyé heures. S07 elles cessèrent et l'imsupportables jusqu'au jour alors. i. Une heure après. jour rassuré sur l'état de son fils. fonctionnaires de l'Etat. était dans une l'enfant les préliminaires tudes. douleurs criait inquiétude. . sollicitude sur en c'était un fils. Dulorsque à l'Empereur de vives inquiébain. par les mots les plus L'Impératrice était augmentaient allait la sacrifier. de l'accouchement lui donnaient sécurité. de la cour. douleurs se firent pensé que ce dernier les avaient sentir apparence fit évanouir ses inanimé. avait le commencement pératrice put s'endormir. sa joie. après douloureux. se présenM. Il s'approcha de son lit en dissimulant sa et femme. suivi de l'accoucheur. tout le monde.PIÈCES JUSTIFICATIVES. qui mais le docteur parce parfaite faisaient Dubois que présager ne tarda que pas furent s'apercevoir qu'il tait de côté. L'Empereur bois ouvrit brusquement que très-difficile. la porte. Sans lui répondre. de Luçay et de Montesquiou étaient seules restées avec le les dames et les femmes de chambre. préféré assister (MENEVAL. il contemquand Les mère. qui devaient être témoins de l'accouchement. à une bataille. et dames grands dignitaires. l'Empereur mesdames de Montebello. et l'encouragea d'intensité. avec reporté vive anxiété enfant un faible membres officiers premières M. et successivement arrivèrent le prince de toute la cour et les principaux Neufchâtel. l'Impératrice fut à éveillée par des serait douleurs prochain. été mandés au palais mais vers cinq heures pourrait n'avoir inquiétudes. L'archi-chancelier accourut en toute hâte. hâte une robe l'Impératrice. il ne donnait avait une cri cet aucun enfant signe toute cet si désiré vint au de vie. était qu'on L'Empereur extrême et disait que si l'enfant agitation. FIN DES NOTES DU CINQUIÈME VOLUME. et se mit au bain. dans l'effusion de L'Empereur. Dubois que poussa de la famille impériale. embrassa tendrement rassurants.

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– Napoléon Institution de l'école Polytechnique. d'Austerlltz. l'Empereur du corps législatif. – Levée de quatre-vingt la guerre 1 nationales. dignité spiration Nouvelle -Voyage des votes Distribution Napoléon sujet dans de Pichegru. – le plan de la campagne de la Ravlère. d'Angleterre. but. etc. Réponse Fox et du de parti la nouvelle pour l'opposition est accueillie en la en paix. Le des sénat anciennes formes. terre. Invasion – Napoléon vient dénonmille hommes.l'Angleterre. elle des armées autrichiennes. flottille. consulte Rétablissement organique. des aigles offre la paix au Légion-d'Honneur. contre l'Autriche. La République changée Nouvelle Brienne. -Plan de son Retour de Napoléon expédition Traité d'aldes flottes Mouvements françaises. Actes serment. – Ouverture Débats à ce de lord Mulgrave. France. décennaux. Moreau. et la Russie. – Coopération de l'Autriche et de la Suède.prête de Louis XVIII. Napoléon de l'amiral elles font échouer d'AngleFautes l'expédition Villeneuve.– Adhésiondesdépartements. Réorganisation .Il s'arrête à roi d'Italie.– Manif es talion de l'Europe. . Protestation et de Russie. Son Milan. à l'exception de celles Toutes les cours reconnaissent la nouvelle de Napoléon. Napoléon départ pour le champ de bataille de Male à Turin. en Belgique. – Création Son couronnement rengo. Il-visite avec Sa dernière entrevue pape – à Milan. CHAPITRE PREMIER. de l'ordre de la Couronne-de-Fer. Voeux de de à Aix-la-Chapelle. Le prince le parlement Ils sont repoussés anglais. de Suède. du gouvernement Organisation Proclamation du sénatus- Impérial. de la Georges. Marche ecr Armements de ses forces et son plan de campagne. Troisième l'Autriche. contre l'Angleterre coalition. DéputaEugène à Paris. du clergé. 509 TABLE DES MATIERES CONTENUES DANS LE CINQUIÈME VOLUME. d'Angleterre de la conJugement de l'Empereur.- – Comment par la majorité. à Notre-Dame.L'Empereur des gardes part pour l'armée lui Inspire – Colère au sénat de Napoléon.-Son Sacre au au roi séjour et couronnement Champ-de-Mars. de clémence camp des de prix Boulogne. de Lucques. de la Rassemblement se rend au camp de Boulogne. Réunion tion liance du sénat entre maritime de Gènes à la France. en royaume.TABLE UHB JJVÏIÈKKS. son vice-roi d'Italie. italienne constitution de la Hollande. Recensement – Inauguration organisation de Napoléon populaires.

Son Louis – Batailles de part Prusse. Passage à Munich. française gereau d'Italie Savary dans avec auprès et de Diensteln. déclare que la dynastie Napoléon de Naples a cessé de rédu prince avec la fille do roi de Bavière. Arrivée des Russes en d'Amstetten Lambach.– des coalition.MO TABLE DBS MATlftRBS. du 20 juillet entre la France et la Russie. – il de Napgléon prince Prusse. gner. Joseph de Pitt. et Réponse d'Auerstaedt. successeur du Rhin. la paix fédératif: de Presbourg. Moravie. – L'armée prend l'offensive. d'Albeck et d'Elchingen. de l'armée de armées Mission le Vorarlberg. se rapproche de la Napoléon Prusse. – RéorImpériale.-Paroles du de ^Napoléon. de France. Au-Jonction russes. – Ruse d'Alexandre assurer sa retraite– Mission du comte pour de Haiigwilz. roi Saalfleld. Décrets impériaux 40 russe Aleiandre. – Silence de la presse Création de l'Université Négociations Dispositions des gréde l'église de et de la tribone. sépulture de la Banque réformes. Mariage Eugène et JoNapoléon à Munich. Napoléon félicite et récompense son armée. grands Rétablissement Le Panthéon rendu au culte Restauration catholique. Ils font leur publique entrée solennelle dans Paris. publics. -Le sénat décerne à Napoléon – Mort Bonaparte. Attitude de Napoléon. Amé- travaux ministère. Quatrième solutions téméraires de la Prusse. – Mort de Fox. Signal Traité CHAPITRE de Prusse. du Plan – Mort roi de Prise de IV. Campagne Napoléon. Proclamation – Combats d'Ulm. Vérone. d'Austerlitz. 68 prussiennes. d'Autriche L'empereur demande la paix. de – – Napoléon marche sur à Potsdam. – Portrait CHAPITRE m. navales bataille de Napoléon Opérations Pmsse adhère à la coalition.– Saint-Denis ganisatton liorations. Marche du Rhin Les Français – Passage de Wei tlngen. flefs de l'Empire. – Opérations de la Brenta. Passage entre dans Vienne. pour la paix générale. CHAPITRE n. Ouverture législaroi de de Naples. ['ultimatum deux la victoires. Armistice. protecteur. – Confédération en est proclamé Napoléon Sa suprématie sur le continent. colonne enlever grand entrée Rosbach. d'Iéna pour son armée. de la Piave Combat de HolUbrunn. calendrier de l'Europe après tif. de l'Adige.– Système Hollande. de l'Iun. Son entrevue avec Napoléon. – de de de de t'armée et du Tagliamento. Louis Situation du corps Bonaparte. et le Napoléon Bataille d'Austerlitz. Il visite séjour à l'envoyé contre du duc la noblesse. Joie séphine a leur retour. prince Dolgorouki. Ses ressentiments II pardonne . Puissances. le tombeau Frédéric.– RéRupture négociations. L'armée – Sey dans le Tyrol. Napoléon de Brunswick. de Pitt au impériale. – Reddition Trafalgar. d'Erfurth. des deux de ce prince.– gorien. – Le roi – Combats d'Italie Prise de en Bavière. Campagne tum du et à ces de de Prusse. Ultimagçhhritz Napoléon Suites il de fait du – Son à Berthier. roi le titre de Grand.de la Saie Occupation et de la Hesse par les années des hostilités. Combats de de Berlin.-Combat la grande armée. – Traité de Presbourg. armée sur le Rhin. de l'empereur Castel-Franco. – Fox.– du Duchés. de Jonction de la grande et du Danube. solennelle Réponse à Berlin.

continental. mation sitt. Capitulation de Baylen. ronne à son père. – Napoléon" de l'Empereur à son armée. de Attitude défense. s'enfuit Retraite de Labeck. veut intervenir L'Angleterre – Sommation – Préparatifs et prise au sultan. Siège Mouvements de Guttstadt. Alarmes en France sur à son armée reprendre Suite des différends elle envoie une de flotte fam- visite Napoléon de la campagne.de Napoléon Perplexité après les instructions à MuraL Il part pour Baronne et rappelle Scènes scandaleuses.- et de Pulstuck. Affaires d'Espagne VII. quartiers de la Porte les de Napoléon. Sa vie pendant ses jours de repos. Insurrection nationale de la Péninsule. à Tilsitt. Honneurs Puissance rendus et à la grandeur garde Les de l'Empire. tion Première expédition de Portugal. abdication de Charles d'Aranjuez. royale restitue d'Espala cou- en dispose en faveur fait proclamer de Napoléon. précipitée – Blucber du met électorale Les avec roi de bas Prusse. français. la PoloIII depar Russes.– Il fait d'hiver. impériale. Paix de Til«8 CHAPITRE Tî. avec la Russie. Traité de projets espagnole. – Insurrection à Madrid. IV. Entrevue sur Batailles et de d'Heilsberg – Armistice. Silésie. Napoléon entrée à Varsovie. qni de Ferdinand événements la famille Ferdinand révolu– Entrée Ses d'Aranjflez. pour relever la marine Ses sur la Péninsule française. Retour de de la liberté de la presse.– tes armes. avènement de Murât à Madrid. mande l'alliance la Russie. seph à Madrid. de paix à Paris.– Blocus de la Hesse prussienne. Napoléon part pour Paris. de la Vatachle Rôle de – Bataille d'Eylau. Campagne Son Combats Pologne. Proclamale Niémen. formidables de Dantzig.Occupation sultan Le lui déclare la guerre. au prtnce de Haïfeldt– à Prentzlow.– Le rot de FréNa90 de Charlot- occupation de la monarchie à Eœnigsberg. de Nasielsk de n'ose proclamer l'indépendance la Narew et se porte au-devant Les Russes Le et la Russie.- gne prussienne. de bataille le champ Confiance de la Moldavie Napoléon Reprise dans ces évène– Retraite des d'Eylau. gne. tout le continent se déclare contre Efforts de Napoléon que l'Angleterre. négociations. en retraite. Russes. Conquête Prusse tembourg. le conseil de Joseph par la junte Oastllle et la municipalité de Madrid. CHAPITRE V. – passe de Czarnovo. Prespar les Anglais. JoBataille de Médina de Rio-Seco. Abolition Tilsitt. l'avenir ses de la Porte avec Rupture de la France. des hostilités sur la Vistule. Négociations et du Français la Prusse. Constitution espagnole. – Bombar-Don-quichottisme dement de Copenhague Effet qu'il produit en Europe. ments. de Spanden et de Lomitten. Fontainebleau. Arrivée l'armistice. de ratiner son armée. Armistice sur des la Vistule. énergique – La flotte de l'armée anglaise russe.TABLE DES MATIÈRES. Celui-ci son frère roi des Espagnes de gouvernement. Prisé Magdebourg. Junte de Bayonne. Suites de la Napoléon tribunat. – Suites . civil. Nouvelle noblesse. devant bassadeur bat Combats Friedland. de l'armée -Rupture refuse Il réveille – Le temple de la Gloire. Dardanelles. substitutions du Suppression dans le Code armé du roi de Suéde. Prise de Kœnisberg. sultan de cette des évacuent Sélim nation. Hanovre en russe Hobenlohe 9f| capitule de Capitulation par les Frtnçate. déric-Guillaume poléon à Posen.

de Napoléon Mariage de l'Oidembourg. de Paris. Armede de Prusse. 143 Départ de Napoléon CHAPITRE VII. – Bataille Bataille Prise du de cette Passage dans Français en Allemagne. d'Allemagne. Second Situation des États Marche des passage du romains du Danube. Poravec Joséphine. Napoléon Marie-Louise. Divorce de de la Hollande. Prise d'attaque. Son mauvais Napoléon à Paris. d'Abensberg ville. et baptême la Russie. – Armée Ferrol.Traité de Vienne. Bataille du continent. pitulation de Torrès-Vedras. Ratisbonne. Cinquième Passage coalition. de Wagram. Tortose. se réfugie à Vlttorta. de l'Andalousie Campagnes Conquête Victor devant Cadix. avec Rupture de la France rapprochement la France entre . d'assassinat de l'Empereur Soumission Seconde cette Corogne Danube.. Son Traité avec et de décadence. etc.Réveil Napoléon avec le roi du du de Insurrection de la coalition. d'Almaraz Madrid. – Insurrection – Réorganisation de l'armée d'Itatie et de l'armée de Dalmatle avecl'arJonction d'Essling. poléon devant Vienne. de l'Empire. succès. Retraite du Portugal. de Suède. extérieure et intérieure du roi de Rome.– de Vimeiro. de l'Inn Dispositions par les l'armée. autrichiennes. de SaBataille – Sympdu sysla Russie. û'Oporto. Soumission d'Uclès. des avec Lefebvre.– Expédition l'Autriche à faire la paix. et d'Eckmûhl. expédition de Fuente-di-Onor.M* TAJBLB DES MATIÈRES. Siège de la caprisonniers Masséna devant les de Wellington. d'Ebersberg. d'Espinosa de Napoléon à la grande des Anglais. de Madrid. et corps Espagne. Retraite II détermine jeune Alle182 de du expédition ville. lignes Prise gonte.-Situation Naissance Détresse et prise de Tarragone.– de Cintra. de Soult. à l'Empire.- Triomphe de l'Angleterre. de 1809 en Campagne elle anglo-espagnole: Anglo-Portugais Espagne. marche Bataille sur des Anglais Wellington. Mouvements produit de l'armée. Réunion – Mort de l'tle de Lobau.tômes tème de Prise Retraite de Lérida. Napoléon Invasion et M.– Siège et de Tudela. – Campagne Batailles Mouvements de Wagram. Action brillante de six cents Troisième – Bataille de Portugal. tions mée tice Suède. en Belgique. par un CHAPITRE VIII. de cet événement. Sarra- et d'Alexandre armée en Ouverture Proclamation Passage députation. continental. la Prusse. des espagnoles régies l'Empire. Retour de Talaveyra. sur de la Reddition sur Madrld. – Bernadotte prince – Création de Nouvelles travaux sur tous les points fondations. de l' – Traité Joseph – Convention de à Erfurth. Réunion à avec villes de la anséatiques. Prise – Prise et prise pour Entrevue Marche de Burgos. ArmisRévolution de Tyrol. de Capitulation Retraite Lannes. Autriche. funestes Bataille ments Napoléon la grande Batailles Paroles Retraite gosse. Position de Davoust et de Masséna. de Znalm. grands de 1810 et de 1811 en Espagne. et d'Oporto. l'Empire que taires royal du de Vienne. de Napoléon. Provinces Valais indépendants. effet qu'elle en Europe. – Disposidu Tjrol. armées de l'Autriche. de la Bavière. de Baylen. par des gouvernements républimili- de la paix Conséquences trait de cette princesse. de Hetternich. législatif. Somo-Slerra. de l'armée Jonction – Napoléon Départ frande Nablessé de Napoléon pour çaise en Allemagne.- du grand-duché de Francfort.– Tentative mand. Victoires Rentrée de Joseph dans de la Catalogne. par Soult. de Valence.

Négociations Bataille de Salamanque. le des Français sur la rePa350 du il soutient pour sa ligne d'opérations. de PoBataille Napoléon – Revue sur le champ de bataille de Valoutina. secrète Congrès ~• à la coalition. – Napoléon Ultimatum des puissances. tuation veaux Prusse du – Concordat Napoléon de Fontainebleau. et – prussienne. Metternlch du 33 Rhin. Napoléon Français Bataille marche Incendie Passage cette ville. Traité d'alliance – Dissolution – Mouvement -Louise de Bessières. de Russie. en Portugal. – Wellington – Soult marche sur cette et en chasse capitale les Anglais. Retraite maréchal Départ Ney.des face deux de la et de Mohilow. de de de la session. – Bataille à de la Moskowa. Douleur de la France à la nouvelle du désastre de Moskow. Sa SiNouentre la traite législatif.-En- ville.– Dresde. entre à française le rétablissement du à Wilna. .– de l'armée des à Wilna.dans de sur Wllna. Campagne Retraite Les de confie la régence Napoléon de 1813. séjour La guerre