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I.U.F.M. Académie de Montpellier Site de Carcassonne

KOLODZIEJ Carole

Chant et chorale : apports comportementaux

Contexte du mémoire :

Disciplines concernées : musique Classe(s) concernées : TPS-PS-MS-GS ; CE1 Nom de l’établissement, de la commune : Ecoles de Bram, Fleury-d’Aude et Moux

Tuteur du mémoire : Marie-Hélène ROLLAND Assesseur : Marie-Antoinette GOUGAUD

Année universitaire : 2003-2004

Résumé

Les activités de chant et de chorale influent considérablement sur le comportement de

l’enfant. En effet, chanter permet de développer la personnalité de l’enfant et de le socialiser

en l’intégrant dans un groupe.

Mais comment mener ces activités pour agir au mieux sur ces comportements ?

Summary

Song and choir activities have a great influence on the child’s behaviour. Indeed, his

personality blossoms when he is singing, ang he is gradually socialized because he belongs to

a group.

How can we deal with those activities to have the best impact on those behaviours?

Mots-clés

Musique : discipline

Chant

Chorale

Construction de soi

Développement de la personnalité

Vivre ensemble

Se respecter

Projet

INTRODUCTION

Le chant est au cœur des activités d’éducation musicale à l’école. Son apprentissage

développe la voix, l’écoute mais fait également appel à de nombreuses compétences sur le

plan comportemental.

La chorale reprend et amplifie ce travail mais cette fois-ci au niveau de l’école.

Souvent réalisée dans le cadre d’un projet, elle constitue une pratique culturelle collective et

fait appel à des compétences supplémentaires.

J’ai voulu traiter ce sujet car il me touche particulièrement. En effet, mon expérience

personnelle du chant et les observations que j’ai menées en classe m’ont amenée à réfléchir

sur la place qu’occupe le chant à l’école mais surtout sur ce qu’il apporte au niveau de

l’individu et du groupe.

D’un point de vue personnel, j’ai pratiqué cette activité de différentes manières. J’ai en

effet chanté seule pour mon propre plaisir ou dans le cadre de mes études. J’ai également

pratiqué le chant dans une chorale où j’ai découvert que l’on pouvait chanter avec et pour les

autres. Le travail et le plaisir sont ici étroitement mêlés.

Lors des différents stages que j’ai menés dans le cadre de ma formation, j’ai réalisé

l’importance du chant pour les élèves.

J’ai tout d’abord été frappée par l’enthousiasme et la joie manifeste que leur procure

cette activité, notamment chez certains élèves en difficulté. De plus, j’ai remarqué que chanter

permettait de ramener le calme dans la classe et ainsi d’introduire plus facilement de

nouveaux apprentissages peut-être moins ludiques.

A partir de ces différents constats, j’ai donc choisi de me centrer plus particulièrement

sur ce qu’apportent le chant et la chorale au niveau comportemental. En effet, ces activités ont

une grande influence sur le développement de l’enfant, d’abord sur le plan de la personnalité

mais surtout au niveau de la socialisation c’est-à-dire de l’intégration dans un groupe.

Ces compétences sont d’autant plus fondamentales qu’elles se retrouvent non seulement dans

tous les apprentissages mais également dans la vie de tous les jours.

Mais que doit-on véritablement travailler en chant et à la chorale pour agir sur le

comportement de l’enfant ?

I. Chant et chorale : historique et textes.

1. Qu’est-ce que chanter ?

1.1. Pourquoi chante-t-on ?

« L’homme qui chante est son propre instrument » 1 . Cette citation montre bien que la

voix est l’instrument naturel et donc premier de l’homme. Tout le monde a un jour ou l’autre

chanté ; pour le plaisir, à l’école ou chez soi. Chanter est quelque chose de courant, qui fait

partie de la vie quotidienne.

Pratiquer le chant ne demande pas de connaissances particulières contrairement à

l’apprentissage d’autres instruments. Mais on remarque souvent que beaucoup de personnes

n’osent pas chanter de peur de paraître ridicule ou de « chanter faux ».

En effet, la voix est l’outil le plus intime. Elle permet de produire des sons par l’association de plusieurs éléments.

Pour chanter, la voix doit également être en harmonie avec le corps. Maîtriser sa respiration et prononcer de façon correcte sont autant d’éléments fondamentaux. C’est d’ailleurs pour cette raison que chanter exige d’adopter une bonne posture.

La première spécificité du chant est de pouvoir exprimer des idées, des sentiments, en

résumé de prolonger, en le sublimant, le pouvoir du verbe.

Chanter

signifie

également

communiquer,

partager

des

émotions.

Le

chant

est

généralement communautaire. Dans l’art choral, la musique

provient de voix humaines

1 KAELIN, Pierre, L’art choral , p.9

harmonisées. La chorale n’existe ainsi que dans la cohésion d’un groupe et la réalisation d’un

projet commun.

1.2. Pour qui chante-t-on ?

Nous ne chantons pas toujours pour les mêmes raisons. On peut tout d’abord chanter

pour soi dans le but de se distraire ou en vue d’améliorer ses performances vocales. Mais on

peut également chanter pour un public, pour se rencontrer, établir des liens. Dans ce cas,

chanter fait partie d’un projet commun qui a pour but ultime la représentation.

Dans certaines civilisations, chanter s’apparente à des rituels qui rythment les

différentes étapes de la vie. On retrouve cet aspect dans bon nombre de religions.

Chanter peut aussi être un moyen de guérison pour soigner certains troubles ; cette

scie nce se nomme la musicothérapie.

2. Les textes officiels.

2.1. L’évolution des Instructions Officielles.

Dès 1887, le décret ministériel du 18 janvier, instituant les premières Instructions

Officielles, accorde une place importante à l’éducation musicale. Le chant devait participer à

l’instauration de la République et de l’école laïque. A ce moment précis, les classes

résonnaient des marches apprises par les « hussards de la République ».

En 1908, les directives mettent en place une progression pour l’éve il corporel. En

maternelle, elles proposent des « jeux d’action avec chant », des « chants mimés », des

marches, des chants à l’unisson…

Les Instructions Officielles de 1923 énoncent les activités musicales et vocales des

élèves de cours élémentaire. La musique devient ainsi une discipline à part entière. Il

s’agissait plutôt ici d’enseignement musical.

En 1969, les Instructions Officielles développent cette

place centrale.

idée et donnent au solfège une

Les programmes du 7 juillet 1978 introduisent la notion d’éveil et réorientent les

Instructions. En effet, il n’y a plus de

solfège et de cours de chant et le principal de

l’enseignement dispensé repose sur le développement psychologique de l’enfant avec une

grande variété d’activités de chant, d’expression corporelle et d’écoute.

En 1985, le chant occupe toujours une place importante dans les programmes et

instructions pour l’école élémentaire.

Dans les Nouveaux Programmes pour l’école de 2002, le chant devient un des

instruments de l’intelligence sensible. Considéré comme un « moyen de communication » et

« d’expression de soi », le chant participe également à des apprentissages transversaux

comme

le

langage.

Au

cycle

3,

l’accent

est

mis

sur

« l’enrichissement

du

travail

d’interprétation » et la maîtrise de la polyphonie. Le chant appartient en général à un projet et

se conclut le plus souvent par une présentation à un public.

Ces programmes encouragent également la création d’une chorale au sein de l’école.

Elle s’inscrit dans le projet d’école et vise à «mettre en valeur le chant par un soin et des

exigences acceptées du fait du plaisir à s’engager dans une réalisation commune ». Elle

permet aussi d’enrichir le répertoire polyphonique.

Dans le document d’application correspondant 2 , ces grands axes sont plus amplement

développés. Ainsi, au cycle 3, « la pratique du chant s’établit comme une colonne vertébrale

2 Ministère de l’Education Nationale, Document d’application des nouveaux programmes, Les arts à l’école primaire, Le chant dans la classe et dans l’école.

de toutes les autres activités d’éducation musicales ». Le chant a donc une place centrale et

tisse des liens avec les différentes activités que l’on peut mener en éducation musicale.

Ce document insiste sur la technique d’apprentissage d’un chant et les différentes étapes à

respecter. Ensuite, une progression vers la polyphonie est proposée aux enseignants.

La fin du document est consacrée à la chorale

d’école

qui

est

à

la

fois « lieu

d’apprentissage, d’expression et de pleine valorisation des compétences vocales des élèves ».

La chorale apparaît ainsi, à tous les niveaux, comme un prolongement des activités musicales.

2.2. Textes d’orientation 3 .

Lors de cette conférence, le ministre de l’éducation nationale a insisté sur l’urgence

d’une éducation artistique pour tous. « L’intelligence sensible » est ainsi mise en avant et il

est rappelé que Jules Ferry a assigné un rôle fondamental à l’éducation artistique à l’école.

Les

pratiques

culturelles

collectives

et

notamment

le

chant

choral

permettent

d’affirmer sa personnalité et de rencontrer les autres sur des «bases récréatives ». La chorale

est donc ici un lieu de socialisation qui permet de lutter contre la violence en étant un puissant

facteur d’intégration sociale. Elle apporte des valeurs citoyennes et réduit les inégalités.

L’état encourage ainsi « la création d’une chorale par école ».

3 Ministère de l’Education Nationale, Le plan pour les arts et la culture à l’école, L’école primaire.

II. Apports comportementaux : construction de l’individu et socialisation.

1. Le chant comme moyen de construction de l’individu.

1.1. Le chant comme moyen de valorisation et de motivation.

Le chant est un moyen de valorisation pour beaucoup d’enfants, particulièrement pour

les élèves en difficulté. En effet, chanter est avant tout un moyen d’expression et permet

d’apprendre à maîtriser sa voix et par conséquent ses émotions. On remarque souvent que

certains enfants n’osent pas participer aux échanges en classe de peur de paraître ridicule aux

yeux des aut res. La voix est pourtant un outil de communication privilégié même si elle reste

très intime. Elle est le reflet des émotions et révèle souvent les sentiments de celui qui

l’utilise. Chanter, jouer avec sa voix favorise un déblocage nécessaire car trop souvent les

élèves ont tendance à marmonner ou fredonner.

Ainsi, dans les Nouveaux Programmes pour l’école élémentaire de 2002, on apprend

que la pratique régulière du chant et de jeux vocaux

permet à l’élève de stabiliser sa voix et

de réguler sa respiration 4 . Gérer sa respiration est également fondamental et permet d’être

plus à l’aise et serein. Parler de façon saccadée ou tremblotante révèle en effet un manque de

confiance en soi et procure à l’enfant un sentiment de malaise ou de honte.

4 Ministère de l’Education Nationale, Qu’apprend-t-on à l’école élémentaire ? Les Nouveaux Programmes, p.

138.

Lors de mon premier stage en responsabilité dans un CE1 à Bram, j’ai constaté que le

chant et les activités vocales permettaient de mettre en valeur certains enfants en difficulté.

Dès le premier jour, j’ai décidé de débuter la matinée par des chants que les enfants

connaissaient afin d’établir de manière ludique un premier contact. Je leur ai demandé s’ils

connaissaient des chansons et s’ils pouvaient me les chanter. Les enfants, d’abord très

étonnés, ont été très enthousiastes et ont commencé à me chanter toutes les chansons qu’ils

avaient apprises depuis le début de l’année. Il a d’ailleurs fallu que je leur demande de se

mettre d’accord entre eux avant de commencer à chanter car beaucoup d’élèves participaient

et chantaient des choses différentes. Finalement, j’ai pu

découvrir qu’ils connaissaient de

nombreux chants et qu’ils prenaient un réel plaisir à me les faire partager. Les élèves, très

fiers de pouvoir me montrer ce qu’ils savaient, se sont sentis valorisés et ont tous participé à

cet échange.

De mon côté, j’ai également été mise en confiance par les enfants. C’était en effet

mon premier jour de classe et j’appréhendais ce premier contact. Quand j’ai vu que les enfants

étaient heureux de me faire partager leur expérience, j’ai compris que la communication

passait. Ce fut donc une expérience très positive tant pour eux que pour moi.

Lors de ce même stage, j’ai constaté un fait qui, au début, m’avait beaucoup

étonné. Sur 24 élèves, j’avais 5 élèves en très grandes difficultés scolaires et psychologiques.

Dans la plupart des matières que je leur proposais, ces élèves avaient du mal à rentrer dans

l’activité et ne manifestaient aucune motivation. J’ai été surprise de voir que ces mêmes

élèves étaient les premiers à chanter lors de la séance d’éducation musicale.

Les premières séances ont porté sur la chanson populaire et plus particulièrement sur

la chanson La famille tortue (voir annexe 1, cassette : chanson n°1). Pour la première séance,

j’ai d’abord chanté en entier la chanson devant la classe et ils l’ont ensuite apprise avec la

méthode du perroquet. Une fois les paroles sues, les enfants ont chanté sans mon aide. J’ai été

surprise de voir que des élèves demandaient à passer seuls pour chanter devant la classe et

surtout que parmi ces enfants figuraient principalement des élèves en difficulté. Ils ont pu

s’exprimer devant le reste du groupe et se sont ainsi sentis valorisés. Ils ont en effet compris

qu’ils pouvaient, eux aussi, participer à la vie de la classe et réussir à leur tour.

Après

plusieurs

séances,

certains

de

ces

enfants

en

difficulté

ont

changé

de

comportement dans d’autres disciplines et se sont mis à participer davantage.

J’ai pu vérifier ce fait lors de mon second stage en responsabilité à l’école de

Moux. J’avais comme classe des tout-petits, des petits, des moyens et des grands. C’était pour

moi la première fois que j’allais en maternelle et je n’étais pas très rassurée à cette idée. Les

premiers jours, pendant les rituels du matin, j’ai demandé aux enfants de me chanter des

chansons ou comptines qu’ils avaient apprises. Les moyens se sont empressés de me faire

découvrir ce qu’ils connaissaient et m’ont montré les partitions des chants appris. Très

motivés, ils m’ont chanté plusieurs chansons et m’ont réclamé, pendant tout le stage, de les

chanter à nouveau.

J’ai tenté d’instaurer une chorale de classe une à deux fois par semaine. Au début ce

fut assez difficile de faire comprendre aux élèves en quoi cela consistait et comment il fallait

se comporter. Petit à petit, certains se sont impliqués dans ce projet et m’ont aidé à expliquer

aux autres comment se placer, ce qu’il fallait chanter… Ils se sont sentis très engagés dans

cette chorale et m’ont demandé d’interpréter seuls certains chants pour montrer aux autres

élèves.

Comme dans mon premier stage en responsabilité, des élèves très réservés ou en

difficulté ont été les premiers à participer aux chants que je leur proposais. Ils se sont sentis

valorisés et ont prouvé qu’ils étaient eux aussi capables de communiquer.

1.2. Le chant comme moyen d’expression.

Chanter est un moyen de s’exprimer et de communiquer. La pratique régulière du

chant facilite la maîtrise du langage, de son corps et, par conséquent, de ses émotions.

En effet, au cycle 1, « la voix et l’écoute participent à la fois des activités corporelles

et du langage ». Elles apportent à l’enfant « des moyens de communication et d’expression de

soi » 5 .

Au

cycle 2,

« le corps entre en action aussi souvent que possible pour fixer

l’acquisition de la pulsation et du tempo, parvenir à une meilleure maîtrise des gestes dans les

activités d’accompagnement et renforcer l’exactitude rythmique » 6 .

??Le chant développe la maîtrise du langage.

Le chant est une activité privilégiée pour communiquer. En effet, apprendre à chanter,

c’est non seulement apprendre à maîtriser sa voix mais également connaître les sonorités de la

langue, étendre son vocabulaire et mémoriser des énoncés.

Au cycle 1, l’enfant doit se familiariser au maximum avec les différentes formes du

langage. Le langage d’évocation est particulièrement important et fait partie des compétences

à acquérir. L’élève doit « dire ou chanter chaque année au moins une dizaine de comptines ou

de jeux de doigts et au moins une dizaine de chansons et de poésies » 7 .

Lors

de

mon

stage

à

l’école

de

Moux,

j’ai

pu

véritablement

travailler

cette

compétence. Tous les jours, pendant les rituels, les enfants chantaient au moins trois chansons

ou comptines. Au début de mon stage, j’ai surtout repris des chansons déjà apprises avec leur

5 Ministère de l’Education Nationale, Qu’apprend-on à l’école maternelle ? , Les Nouveaux Programmes, p.147.

6 Ministère de l’Education Nationale, Qu’apprend-on à l’école élémentaire ? Les Nouveaux Programmes, p.137.

7 Ministère de l’Education nationale, Qu’apprend-on à l’école maternelle ? , Les Nouveaux Programmes, p.93.

maîtresse. Par la suite, je leur ai enseigné différentes chansons à gestes comme Pinocchio

(voir annexe 2, cassette : chanson n°4) ou Petits doigts, petites mains (voir annexe 3,

cassette : chanson n°3) qui traitaient en particulier des différentes parties du corps et des

sensations que l’on peut éprouver. J’en ai profité pour réaliser un travail sur le lexique en

faisant les gestes associés à chaque action et en expliquant aux enfants de quoi il s’agissait.

J’ai aussi travaillé la familiarisation avec la langue écrite. J’ai ainsi décidé de montrer,

à chaque fois que je leur proposais une chanson, le texte comportant les paroles. Au début, je

leur ai facilité la tâche en leur donnant le texte associé à des images, puis j’ai supprimé les

images. Petit à petit, les enfants se sont familiarisés avec les textes et à la fin du stage, ils

étaient capables de me dire le titre d’une chanson juste en regardant la forme du texte.

De plus, pour faciliter l’apprentissage de certaines chansons, j’ai réalisé des affiches,

en dictée à l’adulte, des paroles de certaines chansons comme Une souris verte (annexe 4,

cassette : chanson n°5) et Pinocchio. Les élèves ont ensuite illustré certains mots de ces

chansons dans le cadre des arts plastiques. Une fois réalisées, les enfants ont collé les

vignettes sur les mots à illustrer, de façon à pouvoir soulever l’étiquette et visualiser le mot

qu’elle représente.

Pendant mon stage à l’école de Bram, lorsque les élèves ont appris La famille tortue,

j’ai beaucoup travaillé sur les sonorités de la langue. J’ai insisté en particulier sur le rythme du

texte, en faisant frapper les syllabes de certains mots comportant une ou deux syllabes

(par

exemple vu et verra). Cette séquence m’a aussi permis de développer l’écoute et la

compréhension en demandant aux élèves de reconnaître les mots qui revenaient tout au long

du texte (ici, il s’agissait du mot tortue).

La chanson Epoï et taï taï yé a amené les élèves à travailler la mémorisation

d’énoncés. Pour cela, j’ai demandé aux enfants d’associer les paroles de ce chant avec

certains gestes. Ce travail a nécessité dans un premier temps de mémoriser la chanson puis,

dans un second temps, d’associer des paroles précises à des gestes. L’exercice portait donc ici

à la fois sur le langage mais aussi sur la coordination de ce langage avec des gestes.

Le chant permet de travailler le langage, qui est un apprentissage fondamental à

l’école primaire. En effet, beaucoup d’aspects de la langue peuvent être concernés.

Chanter

est

donc

une

manière

ludique

de

travailler

le

langage

et

par conséquent de

développer chez l’élève des aptitudes de communication.

??Le chant permet de maîtriser son corps.

Dans Les Nouveaux Programmes de l’école maternelle, une des compétence à acquérir

à la fin du cycle 1 est «d’être capable de faire des propositions lors des phases de création et

d’invention, avec son corps » 8 . Au cycle 2, il s’agit véritablement « d’exprimer par des

enchaînements dansés, personnels ou collectifs, une façon de ressentir la musique » 9 .

Il apparaît clairement que la maîtrise du corps passe par la musique et notamment le chant.

Cette maîtrise est une composante essentielle de la communication et de l’expression.

Pour travailler cette compétence, j’ai mis en place à l’école de Moux un certain

nombre de jeux dansés comme la ronde.

Cette activité qui s’inscrit à la fois dans «la voix et l’écoute » et dans «agir et s’exprimer

avec son corps » développe non seulement des actions motrices mais surtout des capacités de

communication comme, par exemple, accepter de donner la main à l’autre.

J’ai donc mis en place des jeux de rondes une à deux fois par semaine.

8 Ministère de l’Education Nationale, Qu’apprend-on à l’école maternelle ? , Les Nouveaux Programmes, p.153.

9 Ministère de l’Education Nationale, Qu’apprend-on à l’école élémentaire ? Les Nouveaux Programmes, p.141.

Le premier jeu a consisté à inventer une ronde sur la chanson Pinocchio. Pour cela,

j’ai demandé ce qu’on pourrait faire sur cette chanson. Des élèves de grande section m’ont

proposé de faire une ronde avec un enfant au centre qui tiendrait le rôle de Pinocchio. Cet

élève réaliserait différents gestes que les autres devraient chanter comme, par exemple,

« Pinocchio se gratte le dos ». A chaque fois que l’enfant qui joue el rôle de Pinocchio

changerait de geste, la ronde changerait de sens. Cette idée m’a paru très intéressante et les

enfants ont tout de suite aimé. Nous avons donc réalisé ce jeu en inventant au fur et à mesure

de nouveaux gestes ne figurant pas dans la cha nson initiale.

Ce travail a été très enrichissant car il a, à la fois, développé des compétences de

communication au niveau corporel mais également linguistique. Les enfants ont été très

enthousiastes et j’ai pu observer qu’ils reprenaient ce jeu lors des récréations.

Ils ont également réalisé d’autres rondes mais beaucoup plus traditionnelles comme

Savez-vous planter les choux.

Le chant est donc un moyen d’expression privilégié qui participe à la construction de

l’individu. Il développe à la fois de nombreuses compétences communicationnelles qui

passent à la fois par le langage et par le corps.

2. Le chant comme moyen de socialisation.

2.1. Le respect des règles.

Pour chanter à plusieurs, il est nécessaire avant tout d’établir des règles de groupe.

En effet, que cela soit dans un chant collectif ou dans le cadre d’une chorale, un certain

nombre de principes doivent être mis en place. Ils permettent la cohésion du groupe et le

respect des autres.

Ces règles peuvent être de plusieurs natures. Il peut s’agir de règles propres au chant

en groupe ou au chant choral comme partir ensemble, se tenir debout, respecter le rythme…

ou de règles plutôt du domaine du « vivre ensemble » comme respecter ses camarades, ne pas

couper la parole de l’autre…

Dans tous les cas,

elles doivent

être

établies avec

les

élèves

et

ce,

dès

le début des

apprentissages. En effet, comment s’engager dans une réalisation commune si chacun fait ce

qu’il veut ? Selon les Nouveaux Programmes de l’école, cette réalisation commune ne peut se

faire sans un «soin et des exigences acceptées du fait de s’engager dans une réalisation

commune ». 10

??Respecter les contraintes liées à l’espace.

Pour réaliser un chant à plusieurs ou une chorale, il faut d’abord trouver un lieu adapté

et respecter un certain nombre de règles de discipline. Dans le document d’application des

Nouveaux Programmes,

Le chant dans la classe et dans l’école, il est conseillé, pour la

chorale, d’avoir un lieu aménagé permettant « un échauffement corporel et vocal » avec « des

chaises et des bancs ». Cet espace doit être différent de la salle de classe habituelle : « salle de

10 Ministère de l’Education Nationale, Qu’apprend-on à l’école élémentaire ? , Les Nouveaux Programmes,

p.139.

jeux, salle polyvalente ou salle de classe dans laquelle on aura déplacé les tables » 11 . Les

élèves doivent ainsi pouvoir se lever ou s’asseoir au cours de la séance de travail.

Lorsque

j’ai

démarré

le

chant

La

famille

tortue

dans

mon

premier

stage

en

responsabilité, j’ai

exigé un certain nombre de règles concernant l’espace mais de façon peu

rigoureuse. Je n’avais en effet jamais dirigé de chant en groupe et je me suis aperçue que

laisser les enfants dans la classe pour chanter n’était pas pratique et assez ludique. De même,

les enfants restaient souvent debout, même dans les phases d’apprentissage, ce qui ne les

motivait pas vraiment.

J’ai pu observer lors de mon deuxième stage en pratique accompagnée à Fleury

d’Aude

que la chorale (comprenant des tout-petits, des petits, des moyens et des grands) se

déroulait dans un endroit différent de la classe. Les enfants étaient regroupés dans la classe de

la grande section et occupaient l’espace de manière bien définie. Ils commençaient par

s’asseoir tous au même endroit puis se levaient pour interpréter des chansons déjà apprises.

L’apprentissage d’un nouveau chant s’effectuait assis, face au maître. Pendant mon stage, j’ai

dirigé la chorale à deux reprises en reprenant cette organisation. Lors de la première séance,

j’ai appris Pinocchio aux enfants puis, à la deuxième séance, j’ai repris ce chant toujours en

ajoutant une nouvelle chanson du répertoire Quatre saisons pour chanter qui s’intitule Soleil

d’été. L’apprentissage de ces chansons s’est effectué de manière assise et la révision de

Pinocchio s’est faite debout, face à moi.

Lorsque j’ai mis en place la chorale de classe à Moux, j’ai donné différentes règles

concernant l’occupation de l’espace et la posture à adopter.

11 Ministère de l’Education Nationale, Document d’application des nouveaux programmes, Les arts à l’école primaire, Le chant dans la classe et dans l’école, p. 4.

Pour commencer, j’ai demandé aux élèves, à chaque début de séance, de s’asseoir

devant moi à un endroit déterminé. Ensuite, les élèves devaient se lever en silence et former

des lignes devant moi. Je leur ai demandé de ne pas rester trop près les uns des autres pour

que chacun ait la place de bouger comme il le souhaite. Après ce temps de préparation,

l’échauffement s’effectuait debout. Pendant ce moment, les élèves étaient libres de bouger. En

ce qui concerne l’apprentissage proprement dit du chant, il s’effectuait assis ou debout suivant

le cas. Une fois la chanson apprise, les élèves devaient rester debout pour chanter.

Ces

règles

ont

été

mises

en

place

dès

la

première

séance.

Les

élèves

n’ont

véritablement commencé à les respecter qu’à la troisième séance. En effet, ils n’avaient

jamais participé à une chorale et n’étaient pas habitués à rester en place.

??Respecter les principes d’interprétation d’un chant.

Pour arriver à une réalisation commune, les élèves doivent se soumettre à un certain

nombre de règles en rapport avec le chant appris. En effet, il est indispensable que tous les

enfants

aient

les

mêmes

repères

pour

arriver

à

interpréter

correctement

un

chant.

L’interprétation est « une phase nécessaire », qui ne doit pas être «synonyme d’artifice ».

« Elle met en jeu par discussion, un travail sur les nuances, le tempo, les attaques, les

dispositifs… » 12 .

Lors de mes différents stages, j’ai donc établi des règles propres à l’interprétation. Ce

travail a été facilité par l’utilisation de différents gestes de direction. En effet, pour réguler un

chant, des gestes ont été mis en place, inspirés des gestes de chefs de chœurs. Ils sont d’abord

12 Ministère de l’Education Nationale, Document d’application des nouveaux programmes, Les arts à l’école primaire, Le chant dans la classe et dans l’école, p.2.

utilisés pour démarrer un chant, arrêter un chant. Ensuite, il existe des signes pour varier le

tempo, les nuances…

Dans mon premier stage en responsabilité, à l’école de Bram, j’ai utilisé peu de gestes

pour diriger les différents chants. Lors de l’apprentissage de La famille tortue, j’ai seulement

utilisé mes mains pour donner le départ et arrêter le chant.

Je me suis rapidement rendu compte que j’étais obligée de parler et donc d’interrompre le

chant en cours. J’ai essayé de faire d’autres gestes mais ils étaient réalisés de façon plus ou

moins artificielle.

Lorsque j’ai assisté à la chorale de Marie-Hélène Rolland à l’école Saint Saëns

Troubadour, j’ai compris qu’il était nécessaire de passer par ces gestes pour arriver à maîtriser

les différents chants. J’ai observé qu’elle utilisait des gestes pour démarrer et arrêter le chant

mais également qu’elle marquait la pulsation avec ses mains et soutenait le chant lorsque cela

s’avérait utile.

Pendant mon deuxième stage de pratique accompagnée, à l’école maternelle de Fleury

d’Aude, j’ai remarqué que ces gestes étaient aussi utilisés, mais peut être de manière moins

fréquente. Lorsque j’ai dirigé à mon tour le chant Pinocchio, j’ai repris un certain nombre de

gestes et j’ai rajouté la note de départ ainsi que le souffle. Les enfants ont tout de suite

compris mon intention et ont respecté cette nouvelle règle sans que je n’ai eu à l’expliquer.

Quand

j’ai

créé

la

chorale

de

classe

à

Moux,

lors

de

mon

second

stage

en

responsabilité, j’ai instauré plusieurs gestes comme donner le départ, arrêter le chant, donner

la première note, donner le souffle ainsi que des gestes liés au tempo et aux nuances à

respecter. A ma première séance de chorale, j’ai commencé à chanter Pinocchio, qu’ils

connaissaient déjà grâce aux rituels, en faisant directement les gestes, sans rien leur expliquer.

Au début un peu surpris, certains enfants imitaient les mouvements que je faisais. Par la suite,

ils ont progressivement compris et

respecté ces nouvelles règles sans que je donne aucune

explication. Les élèves sont donc parvenus à démarrer le chant lorsque je leur signifiais, à

s’arrêter au bon moment… Ils ont eu plus de mal à assimiler et à respecter les gestes induisant

la vitesse et le tempo.

??Respecter les autres membres du groupe.

Chanter à l’école est principalement une activité sociale. Même si le chant vise à

développer certaines compétences propres à l’élève, il a généralement pour but d’intégrer

l’enfant dans des activités collectives.

Le chant en groupe fait donc appel à des règles du domaine du « vivre ensemble »

et mobilise

plusieurs compétences comme au cycle 1 « jouer son rôle dans une activité en

adoptant un comportement individuel qui tient compte des apports et des contraintes de la vie

collective » et « respecter les règles de la vie commune (respect de l’autre, des règles de

politesse…) et appliquer dans son comportement vis-à-vis de ces camarades quelques

principes de vie collective ( l’écoute, l’entraide, l’initiative…) » 13 .

Au cycle 2, des compétences supplémentaires sont visées comme « avoir compris et retenu

que

les

règles

acceptées

responsable » 14 .

permettent

la

liberté

de

chacun »,

« commencer à se sentir

13 Ministère de l’Education Nationale, Qu’apprend-on à l’école maternelle ? , Les Nouveaux Programmes,

p.104.

14 Ministère de l’Education Nationale, Qu’apprend-on à l’école élémentaire ? , Les Nouveaux Programmes,

p.99.

Lors de mes différents stages, il m’a paru indispensable d’insister sur ces différents

points pour parvenir à une production qui soit véritablement collective. En effet, il est

possible de réunir ensemble tous les élèves d’une classe pour chanter, mais si des règles de

respect et de civisme ne sont pas rapidement mises en place, il n’y pas de cohésion dans le

groupe. Ce dernier ne sera plus un groupe au sens où je l’entends mais une somme d’individus

indépendants.

Pendant mon premier stage en responsabilité à Bram, j’ai réalisé que le respect des

autres était au cœur des activités collectives. Après avoir appris aux élèves La famille tortue,

j’ai décidé de leur enseigner Epoï et taï taï yé qui est un chant mobilisant à la fois la voix et

le corps.

Dans un premier temps, on a d’abord appris la chanson elle- même avant de réaliser

les gestes correspondants aux paroles. Quand j’ai décidé d’ajouter les gestes aux paroles, j’ai

constaté

que

les

élèves

ne

respectaient

pas

les

consignes

et

faisaient

les

gestes

indépendamment les uns des autres. Il n’y avait donc pas de véritable cohésion à l’intérieur du

groupe. J’ai donc mis en place plusieurs règles pour que chacun respecte le travail de l’autre.

J’ai insisté sur le respect des autres et surtout sur l’importance d’écouter ses camarades. Je

leur ai aussi expliqué qu’il était fondamental de s’entraider surtout quand on rencontre des

difficultés. Après avoir travaillé sur ces différentes notions, j’ai remarqué de réels progrès

chez certains élèves. Ceux qui avaient compris ont expliqué aux autres comment procéder.

J’ai ensuite mis en place un système ou deux élèves passaient en duo devant le reste de la

classe. Pour pouvoir arriver à être synchronisés à la fois dans le chant et dans les gestes, les

enfants se sont véritablement écoutés sans quoi ils n’auraient pas réussi à suivre. Ce système a

très bien fonctionné et beaucoup d’élèves ont voulu participer.

Lorsque j’ai mis en place la chorale à Moux, je me suis d’abord heurtée à des

problèmes liés à un manque de respect des autres. Les enfants étant très petits (entre 2 et 6

ans), il a fallu que j’instaure un minimum de règles de groupe pour mettre en place les

activités de chant. La première fois que j’ai voulu mener la chorale, j’ai quitté la classe pour

rejoindre la pièce voisine où j’avais dégagé un espace assez large. Quand les enfants sont

entrés dans la pièce, ils ont commencé à courir partout, se bousculer… En effet, ils n’étaient

pas du tout habitués à ce lieu et n’avaient pas de repères. Je leur ai donc demandé de s’asseoir

et je leur ai expliqué que l’on ne pouvait pas se comprendre s’il y avait trop de bruit. J’ai

ensuite donné quelques règles simples à respecter comme ne pas se bousculer, respecter

l’espace de chacun… Je leur ai fait comprendre que les règles étaient les mêmes en classe que

pour la chorale qui se déroulait dans un lieu différent. Au bout de plusieurs séances, beaucoup

ont compris que quelque soit le lieu, il fallait se comporter de la même façon afin de ne pas

déranger les autres.

Respecter les règles de vie communes fait donc partie intégrante des compétences à

acquérir dans les activités de chant et principalement de chorale.

2.2. L’adhésion à un projet.

??Quels projets ?

Toutes ces règles sont à mettre en relation permanente avec l’idée de projet. En effet,

ce qui motive les élèves à respecter ces règles est le sens que l’on donne à leur travail.

La chorale est ainsi l’occasio n pour les enseignants de « construire des projets

collectifs avec, éventuellement, le concours de partenaires ». Elle « reprend et amplifie dans

le cadre de l’école le travail de chaque classe » ; elle crée « des interactions entre enfants

d’âges différe nts et place chacun en situation de représentation ». 15

A l’école élémentaire, la chorale est « un dispositif inscrit dans le projet d’école » et

permet ainsi de s’engager dans une « réalisation commune ». 16

L’idée

de

projet

est

donc

ici

fondamentale

et

définit

en

partie

la

chorale.

L’aboutissement du travail réalisé durant l’année est dans la plupart des cas le concert qu’il

soit « informel » ou « tout public » 17 .

On peut en effet chanter pour diverses occasions comme les fêtes (noël, carnaval, la fête de la

musique…), des écoles voisines, un collège ou bien donner un concert plus important tel le

concert de la chorale de l’école, la participation à une rencontre de chorales d’écoles, un

concert avec la chorale du village… Les raisons de se produire sont donc nombreuses et

variées. Il est très important de fixer la date et le lieu assez tôt pour, d’une part, motiver les

élèves et, d’autre part être prêt pour le grand jour ! L’échéance stimule les élèves et donne un

vrai sens à cet apprentissage.

Lors de mon stage à l’école de Fleury d’Aude, j’ai pu observer le fonctionnement de la

chorale et recueillir un certain nombre d’informations sur ses objectifs.

Cette chorale a d’abord pour fonction la célébration des anniversaires des élèves.

Avant la création (relativement récente) de cette chorale, les anniversaires étaient fêtés lors de

rondes. La chorale se produit également lors du Téléthon et pour la fête de la musique.

Pour terminer, le but ultime de cette chorale est la représentation de fin d’année, qui

constitue pour les élèves et pour les maîtres un enjeu de taille. Les occasions de chanter

15 Ministère de l’Education Nationale, Qu’apprend-on à l’école maternelle ? , Les Nouveaux Programmes,

p.149.

16 Ministère de l’Education Nationale, Qu’apprend-on à l’école élémentaire ? , Les Nouveaux Programmes,

p.139.

17 Ministère de l’Education Nationale, Document d’application des nouveaux programmes, Les arts à l’école primaire, Le chant dans la classe et dans l’école, p.4.

ensemble et de se faire connaître sont donc nombreuses et favorisent un véritable engagement

de la part des élèves ainsi que des maîtres. Ce travail est d’autant plus intéressant qu’il est

mené avec de très jeunes enfants, ce qui est difficile et assez rare.

J’ai également observé à l’école de Bram, le fonctionnement d’une chorale mais

menée, cette fois-ci, par un intervenant. Le thème de cette chorale était «Les fables de La

Fontaine » et devait aboutir à un spectacle de fin d’année. J’ai pu remarquer que les enfants

étaient également motivés par cette échéance mais moins qu’à la chorale de Fleury d’Aude. Je

pense que le fait de donner des concerts réguliers est peut être encore plus motivant pour les

élèves.

??La coopération.

S’engager dans un projet demande aux enfants de coopérer entre eux. En effet, avant

d’aboutir à une réalisation commune, il est nécessaire que les élèves échangent, discutent et se

mettent d’accord sur de nombreux points. La réussite de tous passe ainsi par la réussite de

chacun.

 

Dans

les

Nouveaux

Programmes

de

l’école

élémentaire,

une

des

compétences

fondamentale pour l’élève reste « écouter les autres ». 18 Cette compétence, difficile à acquérir,

peut être mise en place par plusieurs situations et notamment par le chant en canon et la

polyphonie.

D’une assez grande difficulté technique, ils s’introduisent par des exercices de niveaux

variés. Dans le document d’application des Nouveaux Programmes de l’école primaire, on

18 Ministère de l’Education Nationale, Qu’apprend-t-on à l’école élémentaire ? , Les Nouveaux Programmes,

p.141.

apprend que, dès le cycle 2, les enfants sont capables, « suite à une approche progressive et

régulière » d’atteindre certains objectifs dans ce domaine. 19

Lors de mon stage dans le CE1 de l’école de Bram, j’ai mené un exercice à partir de la

chanson La famille Tortue.

Dès que le chant a été maîtrisé, j’ai constitué deux groupes d’élèves. Le premier

groupe devait chanter certaines paroles de la chanson pendant que le second frappait des mots

définis à l’avance. L’objectif était pour les enfants d’arriver à écouter attentivement l’autre

groupe pour pouvoir démarrer au bon moment. Au début, les élèves du premier groupe

continuaient à chanter sans se préoccuper de l’autre groupe qui devait frapper certains mots de

la chanson. Les élèves du deuxième groupe ont rapidement montré leur mécontentement à

ceux du premier groupe. Une discussion a alors eu lieu entre les enfants pour se mettre

d’accord sur qui devait faire quoi. Les deux groupes ont ainsi décidé de se mettre en face l’un

de l’autre pour mieux s’observer et s’écouter et, par conséquent, démarrer au bon moment.

Les élèves ont fini par coopérer et je me suis rendu compte que dans les séances suivantes, les

enfants communiquaient fréquemment entre eux pour effectuer des mises au point.

Pendant mon stage à Moux, lors de la chorale, les élèves ont également commencé à

coopérer entre eux mais de manière différente. Chanter ensemble a été un des buts premiers

de la chorale. Pour cela, les élèves ont effectivement suivi des règles mais ils ont surtout

appris à s’écouter les uns les autres. Je me suis alors aperçue que les grands poussaient les

plus jeunes à écouter davantage et leur servaient d’exemple de par leur comportement. Ils ont

également donné des conseils aux autres. Les petits et les moyens ont ainsi essayé de « faire

comme les grands » et se sont mis à écouter plus attentivement leurs camarades.

19 Ministère de l’Education Nationale, Document d’application des nouveaux programmes, Les arts à l’école primaire, Le chant dans la classe et dans l’école, p.3.

La coopération est donc fondamentale pour arriver à fédérer un groupe et permettre de

s’inscrire dans un projet. Elle permet, de plus, d’accéder à un référent culturel commun.

??Accéder à une culture commune.

Un des objectifs de la chorale est d’accéder à un répertoire commun de chansons. Dans

les Nouveaux Programmes, il est précisé qu’au cycle 1, l’enfant doit «avoir mémorisé un

répertoire varié de comptines et de chansons » 20 et qu’au cycle 2, il doit pouvoir « interpréter

de mémoire une dizaine de chansons simples par année, en recherchant justesse, précision et

expression ». 21 L’accès à cette culture commune favorise l’intégration de chacun et l’égalité

devant la culture. Elle permet également de sauvegarder et de transmettre un véritable

patrimoine de tradition orale comme la chanson populaire.

Dans Le plan pour les arts et la culture à l’école, il est rappelé « la nécessité et

l’urgence d’une éducation artistique et culturelle pour tous » pour parvenir à « l’intelligence

sensible ». Par une pratique telle que la chorale, l’enfant peut ainsi «rencontrer les autres sur

des

bases

récréatives

et

constructives et,

en

définitive,

apaisées ». 22 Avoir

une

culture

commune favorise alors la citoyenneté, l’intégration sociale et la lutte contre les inégalités.

3. Le chant comme moyen de régulation.

Le chant n’est pas seulement un moyen de valorisation personnelle et de socialisation,

il permet égaleme nt de gérer certains moments difficiles de la journée. En effet, ses vertus ont

20 Ministère de l’Education Nationale, Qu’apprend-on à l’école maternelle ? , Les Nouveaux Programmes,

p.153.

21 Ministère de l’Education Nationale, Qu’apprend-on à l’école maternelle ? , Les Nouveaux Programmes,

p.153.

22 Ministère de l’Education Nationale, Le plan pour les arts et la culture à l’école, L’école primaire, p.1.

toujours été reconnues et il est même utilisé à des fins médicales dans la musicothérapie. Il

permet d’attirer l’attention des élèves et de mieux

est aussi très utile pour les retours au calme.

les préparer aux apprentissages. Le chant

3.1. Le chant permet de gérer certains moments difficiles.

Dans certains moments de la journée comme l’accueil ou la fin de matinée, le chant

permet de mieux gérer la classe et de récupérer l’attention des élèves. Ces moments sont en

effet des périodes de rupture avec la famille et l’univers familier de l’élève. Il est donc

nécessaire d’instaurer de nouvelles habitudes ainsi que des rites pour intégrer les élèves dans

ce nouvel environnement qu’est l’école.

??Le chant permet un meilleur accueil des élèves.

L’accueil est un moment fondamental car il doit faire le lien entre la famille et l’école.

Chez les plus petits, ce moment est encore plus important. L’enseignant se doit ainsi

« d’accompagner

les

ruptures »

et

« d’organiser

les

continuités ».

Les

enfants

doivent

« s’engager dans une vie collective qui suppose acceptation d’autrui et coopération ». 23

Lors de mon stage à Moux, j’ai mis en place plusieurs chants au moment de l’accueil.

J’ai, pour commencer, repris certains chants de la maîtresse que je remplaçais. Les enfants ont

pu ainsi se sentir plus en confiance dans un moment où ils pourraient perdre leurs repères.

Les jours suivants, je leur ai fait découvrir de nouvelles chansons de façon progressive. En

effet, je reprenais tous les jours d’anciennes chansons et, de temps en temps, j’en introduisais

23 Ministère de l’Education Nationale, Qu’apprend-on à l’école maternelle ? , Les Nouveaux Programmes, p.59.

une nouvelle. Durant les trois semaines de stage, ils ont ainsi appris Pinocchio, Petits doigts,

petites mains, Une souris verte et Le grand cerf (voir annexe 5, cassette : chanson n°2) ainsi

que des jeux de doigts comme Les pouces ont peur du loup et Monsieur, Madame. Ces

chansons ont permis de créer un véritable lien entre les enfants et moi et donc de mieux les

intégrer à l’école. Ils m’ont ainsi demandé régulièrement d’apporter de nouvelles chansons.

Lors de mon stage à l’école de Bram, j’ai décidé d’accueillir les élèves en musique

pour mieux les préparer à la journée de classe. Le matin, pendant qu’ils s’installaient à leur

table et qu’ils rangeaient leur casier, je leur passais un morceau de musique. J’ai choisi des

musiques plutôt douces pour pouvoir faire un retour au calme après cette phase d’installation

qui est en général assez bruyante. Les enfants, intrigués par la musique, se calmaient et

attendaient que tout le monde ait terminé. Une fois les élèves assis et calmes, je pouvais

démarrer mes activités. Ce moment a été important car il a permis d’accueillir les élèves dans

une atmosphère calme et détendue.

Je pense ainsi qu’il est bénéfique d’accueillir les enfants en musique quel que soit le

niveau et pas seulement en maternelle. Mettre les élèves en condition pour les apprentissages

est en effet quelque chose de fondamental car il s’agit toujours d’une rupture majeure dans

leur journée.

??Le chant permet de faciliter l’attente des élèves.

Pour les plus jeunes, l’attente des parents à midi est souvent une épreuve difficile. A

l’école maternelle, les enfants partent les uns après les autres. Ceux qui restent ont en général

très peur d’avoir été oubliés. J’ai donc décidé de faire chanter les enfants dans ces moments-

là. La plupart du temps, ils décidaient eux- mêmes quelles chansons ils allaient interpréter,

mais il est arrivé que je me mette à chanter et, petit à petit, les enfants me suivaient.

J’ai remarqué que, pour beaucoup d’enfants, le fait d’être actif, et surtout de chanter,

diminuait leur angoisse et apaisait des situations parfois difficiles à vivre pour eux.

De même, dans le CE1 de l’école de Bram, j’ai utilisé ce moyen, ma is plutôt en fin de

journée. Une fois les devoirs écrits, on chantait les chansons apprises en cours jusqu’à l’heure

de

la

sortie.

Ce

moment

a

favorisé

une

habituellement, est assez agité.

attente

plus

sereine

dans

un

moment

qui,

3.2. Le chant favorise le retour au calme.

A certains moments de la journée, on remarque parfois que les enfants s’énervent ou

deviennent bruyants. Ce phénomène est dû au fait qu’apprendre demande beaucoup d’énergie

et d’efforts, ce qui amène à des moments de flottement nécessaires aux enfants pour pouvoir

se relaxer. Le problème est qu’il est en général très difficile de récupérer le groupe lorsqu’il se

dissipe trop. Pour remédier à ça, il m’a paru intéressant d’effectuer des retours au calme par le

chant. Comme au moment de l’accueil ou lors de l’attente des parents, chanter permet aux

enfants de se détendre et de rompre avec des apprentissages difficiles. J’ai donc mis en place,

lors de mes différents stages, des moments de chant pour évacuer l’énervement ou l’excitation

dus à la surcharge de travail.

Le chant et la chorale sont des activités fondamentales dans l’activité de l’enfant. En

effet, chanter influe considérablement sur le comportement de l’enfant tant au niveau de sa

personnalité qu’au niveau de la socialisation. C’est donc un excellent moyen pour réguler les

différentes activités de la classe et mieux entrer dans les apprentissages.

III. Les apports comportementaux dans les

autres disciplines.

La musique n’est pas la seule discipline à développer de nombreux comportements. En

effet, d’autres enseignements favorisent la construction et la socialisation de l’enfant.

Un des premiers objectifs de l’école est de «permettre à chaque enfant une première

expérience scolaire réussie » 24 . Pour que cette expérience soit bénéfique, il faut tout d’abord

que l’enfant apprenne à vivre en communauté avec d’autres enfants, mais aussi avec de

nouveaux adultes. Cette étape est fondamentale et nécessite de s’engager dans la vie

collective, ce qui suppose « acceptation d’autrui et coopération » 25 .

A l’école maternelle, cinq grands domaines d’activités permettent de structurer les

apprentissages. Ils ont pour but de former la personnalité de l’enfant et de lui permettre de

« conquérir son autonomie au sein d’une communauté qui n’est plus celle de sa famille » 26 .

Au cycle 2, les enseignements sont encore organisés en grands domaines d’activités en

relation directe avec l’école maternelle auxquels s’ajoutent les mathématiques et la langue

étrangère ou régionale. L’éducation artistique et l’éducation physique et sportive, « se

constituent à part entière en bénéficiant de la maturation accrue des élèves » 27 .

24 Ministère de l’Education Nationale, Qu’apprend-on à l’école maternelle ? , Les Nouveaux Programmes, p.56.

25 Ministère de l’Education Nationale, Qu’apprend-on à l’école maternelle ? , Les Nouveaux Programmes, p.59.

26 Ministère de l’Education Nationale, Qu’apprend-on à l’école maternelle ? , Les Nouveaux Programmes, p.61.

27 Ministère de l’Education Nationale, Qu’apprend-on à l’école élémentaire ? , Les nouveaux programmes, p.60.

Chacun de ces domaines génère des comportements à la fois au niveau de l’individu

mais également au niveau du groupe.

??Le langage au coeur des apprentissages (cycle 1) ; la maîtrise du langage et de la langue française (cycle 2).

Au cycle 1, le langage permet de «comprendre la parole de l’autre », de «se faire comprendre », de «se construire et de se protéger » 28 . Par la parole, l’enfant devient capable de communiquer et peut alors accéder à une culture commune. Au cycle 2, les multiples situations de communication «structurent la vie de la classe

et celle de l’école ». Aucun élève ne doit être écarté des échanges et chacun doit apprendre à

écouter « tant les adultes que ses camarades » 29 .

Le langage est, par conséquent, un domaine transversal qui est primordial dans

l’acquisition de nouveaux comportements de communication.

??Langues étrangères ou régionales.

Au cycle 2, l’apprentissage

d’une

nouvelle

langue

développe

l’acquisition

d’un

nouveau mode d’expression et, par

conséquent

de

communication.

Elle

génère

des

comportements de respect par rapport aux autres cultures et facilite les échanges.

??Vivre ensemble.

Ce domaine, commun à différentes disciplines, est très important au niveau de la construction de l’individu et de la socialisation. Au cycle 1, l’enfant, avant d’être scolarisé, est « le sujet privilégié d’attentions

centrées sur sa personne ». Il doit « affronter un monde nouveau » et « apprendre à vivre avec

28 Ministère de l’Education Nationale, Qu’apprend-on à l’école maternelle ? , Les Nouveaux Programmes, p.63.

29 Ministère de l’Education nationale, Qu’apprend-on à l’école élémentaire ? , Les Nouveaux Programmes, p.67.

des enfants qui ont autant de difficultés que lui à trouver des repères leur permettant de

comprendre la comportement des adultes ». 30 Pour cela, l’élève doit apprendre à échanger,

coopérer tout en construisant sa place au sein de la collectivité.

Au cycle 2, l’élève doit «continuer à construire sa personnalité au sein de la communauté

solaire » c’est-à-dire se construire comme sujet et comprendre sa place au sein du groupe.

??Agir et s’exprimer avec son corps (cycle 1) ; éducation physique et sportive (cycle 2).

Au niveau individuel, les activités à visées expressives permettent aux enfants de communiquer par un autre moyen que le langage oral. Ils peuvent ainsi « exprimer corporellement des personnages, des images, des états, des sentiments » et « s’exprimer de façon libre » 31 . Sur le plan collectif, l’enfant apprend à « partager avec ses camarades des moments de

jeux collectifs, de jeux dansés et chantés » 32 . Il doit, pour cela, élaborer des stratégies de

groupe et communiquer ses impressions et ses émotions aux autres enfants.

??Découvrir le monde ; mathématiques (cycle 2).

A l’école maternelle, les activités proposées en découverte du monde permettent à

l’enfant de « mieux connaître les besoins de son corps et de structurer ses actions dans

l’univers qui est le sien » 33 . Ces activités sont la plupart du temps collectives et favorisent l’échange et la coopération.

A l’école élémentaire, elles sont l’occasion, pour les élèves de confronter leurs idées

dans des discussions collectives.

30 Ministère de l’Education Nationale, Qu’apprend-on à l’école maternelle ? , Les Nouveaux Programmes, p.64.

31 Ministère de l’Education Nationale, Qu’apprend-on à l’école élémentaire ? , Les Nouveaux Programmes,

p.148.

32 Ministère de l’Education Nationale, Qu’apprend-on à l’école maternelle ? , Les Nouveau Programmes, p.65.

33 Ministère de l’Education Nationale, Qu’apprend- on à l’école maternelle ? , Les Nouveaux Programmes, p.65.

Les mathématiques développent chez l’élève des capacités à raisonner et à expliquer

aussi bien dans des moments de travail individuel qu’en petits groupes. L’échange et la

confrontation sont des comportements au cœur de cet apprentissage.

??La sensibilité, l’imagination, la création (cycle 1) ; l’éducation artistique (cycle 2).

Ce domaine, qui concerne en même temps la musique et les arts visuels, développe chez l’enfant l’expression à travers le corps, le regard et le geste. Il favorise la construction de l’enfant mais aussi sa socialisation par la communication et l’échange autour des différentes démarches et réalisations.

Les apports comportementaux se réalisent dans tous les apprentissages. En effet,

l’enfant construit sa personnalité par l’expérience quotidienne et se socialise au contact de ses

pairs. Ces compétences sont fondamentales pour intégrer l’enfant à l’univers de l’école et le

faire accéder aux différents apprentissages.

Conclusion

Le chant et la chorale sont des activités très riches en apports comportementaux.

En effet, chanter favorise tout d’abord la construction de l’enfant et le développement

de sa personnalité. Le chant en groupe et la chorale permettent de le valoriser et de le motiver

en lui offrant un nouveau moyen de communiquer avec ses pairs.

Chanter est également facteur de socialisation. En effet, les activités de chant et, plus

particulièrement la chorale, sont généralement inscrites dans le cadre d’un projet. Elles

demandent par conséquent aux élèves un travail collectif qui ne peut être réalisé qu’en

respectant un certain nombre de règles, concernant à la fois la discipline et le respect des

autres. Ce travail abouti généralement à un concert en public, très motivant pour les élèves.

Par ailleurs, le chant est un excellent moyen de régulation. Il permet de gérer les

moments difficiles comme l’accueil des élèves, l’attente des parents et favorise le retour au

calme.

Chanter seul ou en groupe développe ainsi de nombreux comportements tant sur le

plan individuel que sur le plan collectif. Cette activité amène les enfants à construire leur

personnalité tout en apprenant à vivre ensemble.

Pour agir au mieux sur ces comportements, j’ai mis en place des activités particulières

que

j’ai

exposées

précédemment.

A mon avis, certaines d’entre elles pourraient être

améliorées et mises en place sur la durée afin de tester leur efficacité. Je pense notamment à la

chorale qui demande beaucoup de temps avant d’aboutir à un résultat satisfaisant.

De même, l’apport de ces activités sur le comportement des élèves ne peut être évalué

qu’à très long terme. Elle nécessite en effet un travail assidu et une connaissance approfondie

de chaque enfant.

.

Bibliographie

Ouvrages généraux :

KAELIN, Pierre, L’art choral, Paris, Editions Berger-Levrault, 1974. – 303 p.- ISBN 2-7013-

0740-6

PARMENTIER-BERNAGE, B., A pleine voix, Paris, Editions Magnard, 1997.- 175 p.- ISBN

221071972-0

Documents officiels :

Ministère de l’Education Nationale, Qu’apprend-on à l’école maternelle ? Les Nouveaux

Programmes, CNDP, XO Editions, 2002.-159 p.- ISBN 2-240-00-801-6

Ministère de l’Education Nationale,

Qu’apprend-on à l’école élémentaire ? Les Nouveaux

Programmes, CNDP, XO Editions, 2002.- 287 p.- ISBN 2-240-00-802-4

Ministère de l’Education Nationa le, Le plan pour les arts et la culture à l’école, L’école

primaire, Textes d’orientation, Conférence de presse du ministre de l’Education Nationale, le

20 juin 2000

Ministère de l’Education Nationale, Document d’application des nouveaux programmes, Les

arts à l’école primaire, Le chant dans la classe et dans l’école, 2002

Discographie

Cassette :

1. La famille tortue, A tire d’aile, Editions Enfance et Musique, n° 18.

2. Le grand cerf, La Compil des petits minous, CD 1, n° 10.

3. Petits doigts, petites mains, Répertoire Musical de Bourgogne, Académie de Dijon, CD 1,

n° 5.

4. Pinocchio, Répertoire Vocal de L’Académie de Besançon, CD 1, n° 17.

5. Une souris verte, La Compil des petits minous, CD 1, n° 11.

ANNEXES

Annexe 1 : La famille tortue

p.I

Annexe 2 : Pinocchio………………………………………………

p.II

Annexe 3 : Petits doigts, petites mains………………………………p.III

Annexe 4 : Une souris verte…………………………………………p.IV

Annexe 5 : Le grand cerf………………………………………….…p.V

ANNEXE 1

La famille Tortue

Jamais on a vu Jamais on ne verra La famille tortue courir après les rats Le papa tortue et la maman tortue Et les enfants tortue Iront toujours au pas !

On rechante en remplaçant " vu " et " verra " par un tapement de mains. On rechante en ajoutant un claquement de langue à la place du mot " tortue ". On rechante en ajoutant un bzzz à la place de rats et en mimant leur fuite. On rechante en ajoutant un tapement de pied à la place du mot " pas ".

ANNEXE 2

ANNEXE 2

ANNEXE 3

ANNEXE 3

ANNEXE 4

ANNEXE 4

ANNEXE 5

ANNEXE 5

Mention et opinion motivée du jury

SOMMAIRE

Introduction……………………………………………………………………………

p.1

I. Chant et chorale : historique et textes………………………………………….p.3

1. Qu’est-ce que chanter ?

p.3

1.1. Pourquoi chante-t-on ?

p.3

1.2. Pour qui chante-t-on ?

p.4

2. Les textes officiels……………………………………………………………….p.4

2.1. L’évolution des Instructions Officielles……………………….p.4

2.2. Textes d’orientation……………………………………………….p.6

II. Apports comportementaux : construction de l’individu et

socialisation………………………………………………………………… …… …

p.7

1. Le chant comme moyen de construction de l’individu…………

p.7

1.1. Le chant comme moyen de valorisation et de motivation

p.7

1.2. Le chant comme moyen d’expression…………………………p.10

2. Le chant comme moyen de socialisation…………………………….p.13

p.13

…………p.20

2.1. Le respect des règles…………………………………….………

2.2. L’adhésion à un projet………………………….……

3. Le chant comme moyen de régulation…………

………………….p.24

p.25

3.2. Le chant favorise le retour au calme……………………………p.27

3.1. Le chant permet de gérer certains moments difficiles……

III. Les apports comportementaux dans les autres disciplines…………….p.28

Conclusion……………………………………………………………………

Bibliographie

Discographie

Annexes

…….

p.32