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Correction

L2 - PHY231 - TD Thermodynamique

UJF - 07/08

Série 2 : Travail et chaleur

2.1 Compressions isothermes et Travail

1) Cas réversible Il faut tout d’abord calculer la pression du gaz dans l’état final :

Comme la transformation est considérée comme réversible, on a . De plus, elle est isotherme, i.e T constante :

or

Il vient :

d’où

Application numérique :

On note que

: le système reçoit du travail, ce qui est correct pour une compression.

2) Cas brutal

La compression est irréversible. Pour calculer le travail, on utilise donc la formule générale :

. Dans notre cas, on sait que :

Application numérique :

3) Il s’agit ici de deux compressions brutales successives. Le travail total est donc la somme du travail de deux compressions.

On calcule la pression dans l’état intermédiaire : On peut ensuite utiliser le résultat de la question précédente :

.

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et

Application numérique :

4) Les applications numériques nous montrent qu’on se rapproche du cas réversible quand on décompose une détente brutale en deux détentes un "peu moins brutales". La troisième dé- tente se rapproche en fait du cas quasi-statique : tous les états intermédiaires sont des états d’équilibre.

2.2 Transformations réversibles d’un Gaz Parfait

1) Pour une mole de Gaz Parfait, on : a

On procède de même pour les autres états :

et

2)

P 2

P 1

P C T 2 B D T 1 A V V V 2 1
P
C
T 2
B
D
T 1
A
V
V
V
2
1

Figure 2.1: Diagramme de Clapeyron

du cycle de transformations proposé

3) Une mole de Gaz Parfait (n=1) subit un cycle de transformations réversibles ( ). On a donc

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(a) Transformation isochore de à

On peut retenir que toute transformation isochore se fait sans échange de travail avec l’extérieur.

(b)

et donc

.

Transformation isotherme et réversible de à .

(2.1)

.

(d) Transformation isotherme de à . Par le même calcul que en

permutant et et avec et , on trouve

(c) Transformation isochore de à et donc

Application numérique :

 

Remarque : L’ensemble des quatre transformations forment un cycle car l’état initial et l’état final sont les même (état A). Pour un cycle de transformations réversibles, il est intéressant de tracer celui-ci dans un diagramme (P,V) car le travail est représenté par l’aire sous la courbe. Dans notre cas, , le travail est donc reçu par le système, le cycle est donc récepteur. On peut constater sur le diagramme de la figure précédente que le cycle est parcouru dans le sens trigonométrique.

4) Calcul de

(a) Transformation isochore de à

On utilise l’expression suivante de la chaleur :

Après intégration, on obtient :

.

. avec

.

et

.

(b) Transformation isotherme et réversible de à . On utilise à nouveau

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l’expression :

. avec

et

pour un gaz parfait.

(c) Transformation isochore de

.

à

(2.2)

(d) Transformation isotherme de à . Par le même calcul que en permutant et et avec et , on trouve

Soit une chaleur totale échangée au cours du cycle égale à :

Remarque : L’ensemble des quatres transformations forment un cycle car l’état initial et l’état final sont les mêmes (état A). Sur un cycle, la variation d’une fonction d’état est nulle.

De plus, le premier principe de la thermodynamique nous indique que . On en déduit que sur un cycle. Dans le cas du cycle étudié la quantité de chaleur échangé est bien : . Un machine thermique cyclique transforme du travail en chaleur ou l’inverse.

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2.3 Propriété des échanges de chaleur

1) On rappelle que si est une fonction d’état, la variation de f pendant une transfor- mation ne dépend que de l’état initial et de l’état final, et pas du chemin suivi pendant cette transformation. On a :

est une fonction d’état

d

est une différentielle totale exacte

d

est une différentielle totale exacte

Il suffit donc de calculer les deux dérivées secondes :

Or

, car

et

est donc une fonction d’état si et seulement si

ne dépend que de T.

n’est donc pas une différentielle totale exacte donc Q n’est pas une fonction d’état : Q dépend donc du chemin suivi.

2) Rappelons tout d’abord les expressions générales de la chaleur échangée en fonction des variables d’état :

Par ailleurs, pour un gaz parfait, on sait que : et . On en déduit donc les expressions de la chaleur pour un gaz parfait :

La seconde est bien la formulation fournie par l’énoncé. Dans le cas d’un gaz parfait, . En fonction de la transformation (isobare ou isochore), on utilisera avantageusement l’une où l’autre de ces deux expressions.

On utilise la relation de Mayer pour un gaz parfait

donne

.

Dans la suite, on utilisera

et

avec

, ce qui nous

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Calcul de

:

est une transformation à P constante, donc

est une transformation à V constant, donc

P constante, donc est une transformation à V constant, donc Calcul de : est une transformation

Calcul de :

est une transformation à V constant, donc

est une transformation à P constante, donc

Calcul de :

est une transformation à P constante, donc Calcul de : C’est le calcul le plus subtil

C’est le calcul le plus subtil : on écrit que la relation entre la pression et le volume est une relation linéaire : . En écrivant que cette droite passe en I et en F :

 

Après résolution, on trouve :

 

 

 

On a donc :

on trouve :       On a donc : On constate que la chaleur échangée

On constate que la chaleur échangée entre le système et l’extérieur dépend du chemin suivi. n’est pas une fonction d’état, mais bien une caractéristique de la transformation subie par le système.

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2.4 Refroidissement par compression et détente

0) On s’intéresse à l’évolution de la température d’un gaz parfait pendant l’évolution entre 3

. Les températures et pression dans ces trois états sont : ; ; . La transformation entre et est isotherme donc . La transformation entre et est adiabatique réversible. Pour tracer la courbe entre A et B, on utilise le fait que la transformation est isotherme. Dans le diagramme , il s’agit d’une hyperbole ( ). La transformation BC étant adiabatique réversible pour un gaz parfait, on peut utiliser la relation de Laplace : , on a donc , avec . La pente de l’adiabatique est donc plus grande que celle de l’isotherme. On peut s’en convaincre en calculant les dérivées :

états

(isotherme)

(adiabatique)

La pente de l’adiabatique est donc

fois plus grande que celle de l’isotherme.

P 1

P 0

P B A C V
P
B
A
C
V

1) Pour calculer , on utilise la relation de Laplace pour la transformation BC (adiabatique, réversible et gaz parfait) :

d’où

Application numérique :

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2) On recommence ces deux opérations à partir de l’état C jusqu’à l’état Le même raisonnement conduit à

Application numérique :

.

3) Par récurrence, on reconnait une suite géométrique dont l’expression générale est :

On constate que quand 4) Très rapidement, on atteint des températures très faibles. On est alors limité par les change- ments d’états du gaz. Pour information, les températures d’ébullition de l’azote et l’oxygène valent et . est donc limité physiquement car le système change brutalement de comportement après quelques cycles. A priori, le modèle du gaz parfait n’est plus valable pour les liquides et la loi de Laplace ne peut donc plus être appliquée.

2.5 Cycle de transformations réversibles d’un Gaz Parfait

0) Attention : il y a une erreur dans l’énoncé. la valeur (et l’unité) de

sont

est un coefficient thermique molaire (relatif à une mole). Il représente la quantité de chaleur

.

échangée lors de la variation de température de 1 mole à volume constant.

est un coefficient thermique massique (par unité de masse).

On a :

 

est la masse molaire.

On peut calculer dans le cas qui nous intéresse la valeur de

que l’on retrouve

1) Le nombre de moles d’hélium de gaz est Toutes les transformations sont réversibles.

avec

: il s’agit d’un gaz monoatomique.

. On voit

, soit

.

Transformation AB : isotherme

Calcul de

:

La transformation AB est isotherme :

Donc avec

constante :

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P isotherme A P A adiabatique D B P B C V V A
P
isotherme
A
P A
adiabatique
D
B
P B
C
V
V
A

Figure 2.2: diagramme

du cycle de transformations

Calcul de On peut calculer

On peut également utiliser la première loi de Joule :

:

en utilisant :

, car la transformation est réversible.

Première loi de Joule : l’énergie interne d’un gaz parfait ne dépend que de T

Pour une transformation isotherme, T=Cste, on a donc :

D’après le premier principe :

.

, on a donc ici :

Application numérique : Remarques : Le système reçoit de la chaleur à T constante (attention à la différence entre chaleur et température).

Transformation BC : isobare

Calcul de

:

La transformation BC est isobare : à

constante.

On a donc :

Calcul de

:

La pression est constante et la transformation est réversible,

.

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Application numérique :

Transformation CD : adiabatique

et

Calcul de

:

car la transformation est adiabatique.

Calcul de

:

Le gaz étant parfait, on peut utiliser la loi de Joule :

Par ailleurs, le premier principe nous indique : On a donc :

.

.

il reste à calculer

Calcul de

:

.

La transformation CD est adiabatique et réversible pour un gaz parfait, donc on peut utiliser

la loi de Laplace

. On a donc :

De plus la transformation BC est isobare, on a donc :

d’où :

Application numérique :

Transformation DA : isochore

Calcul de

:

et donc

La transformation est à volume constant :

Calcul de

:

Pour une transformation isochore, i.e. à volume constant, le travail

.

Application numérique :

et

2) Au cours du cycle,

donc fourni à l’extérieur, il s’agit d’un cycle moteur.

. Le travail est

. La quantité de

chaleur totale échangée est l’opposé du travail. Ceci est une conséquence du premier principe

3) Au cours d’un cycle,

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de la thermodynamique :

l’état final sont les même sur un cycle.

sur un cycle car l’état initial et

On somme alors toutes les chaleurs reçues (les valeurs positives)

Et toutes les chaleurs restituées (les valeurs négatives)

4) Le travail que le "moteur thermique" est capable de fournir est , alors que la chaleur qu’il a reçue (énergie couteuse dans le cas d’un moteur) est . Le rendement d’un tel

moteur est alors

.

Exercice hors séance de TD

2.6 Transformation irréversible

Etat initial :

Etat final :

Attention, on ne peut appliquer la loi de Laplace car la transformation n’est pas réversible.

1) Le gaz est parfait, donc

(2.3)

Calculons : on applique le premier principe à cette transformation adiabatique.

Or,

pour un gaz parfait. Donc,

Des équations 2.3 et 2.4, on déduit

(2.4)

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puis,

2) La pression est une grandeur positive. aussi. On en déduit

Application numérique :