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La circulation des marchandises

La libération du commerce intracommunautaire des marchandises est le premier objectif . Chronologiquement car c’est le premier mis en œuvre et qualitativement car beaucoup de dispositions du traité et de politiques communes y sont consacrées (PAC, politique commerciale commune, politique des transports).

CJCE, 09/12/97, COMMISSION c/. FRANCE : "" lala librelibre circulationcirculation desdes marchandisesmarchandises constitueconstitue unun desdes principesprincipes fondamentauxfondamentaux dudu traitétraité ".".

Il faut comprendre par marchandises les produits industriels et agricoles (art. 32). La CJCE, 10/12/97, COMMISSION c/. ITALIE considère que " les marchandises sont tous les produitsproduits appréciablesappréciables enen argentargent etet susceptiblessusceptibles commecomme telstels dede formerformer l’objetl’objet dede transactionstransactions commercialescommerciales "".

La libre circulation concerne tous les produits dans la communauté :

Produits originaires des Etats membrescirculation concerne tous les produits dans la communauté : Produits originaires des Etats tiers mais en

Produits originaires des Etats tiers mais en libre pratique sur le territoire de la communauté, art. 23 § 2 . , art. 23 § 2.

Art. 24 : " sont considérés comme étant en libre pratique dans un Etat membre les produitsproduits enen provenanceprovenance desdes payspays tierstiers pourpour lesquelslesquels lesles formalitésformalités d’importationd’importation ontont étéété accompliesaccomplies etet lesles droitsdroits dede douanedouane etet taxestaxes d’effetd’effet équivalentéquivalent ontont étéété perçuesperçues par cet Etat membre ".

Art. 3 : interdiction entre les Etats membres des droits de douanes et restrictions quantitatives (contingents) à l’entrée et à la sortie des marchandises ainsi que tout autre mesure d’effet équivalent.

UD : vise à faire disparaître entre l’ensemble des Etats membres les entraves mises aux échanges commerciaux.

UD ¹ ZLE, fait tomber les barrières douanières entre les Etats membres de cette ZLE mais les Etats membres gardent leur autonomie douanière vis à vis des Etats tiers (pas de tarif commun douanier). Dans l’UD l’ensemble des Etats membres forme une entité commerciale unique avec un tarif douanier commun (TDC) qui est le même pour tous les Etats tiers à l’entrée de tous les Etats membres.

Les trois communautés ne sont pas à égalité : la CECA est une ZLE et pas une UD et Euratom vise le développement de l’énergie nucléaire et non pas la libre circulation. La CE est une UD même s’il existe la spécificité agricole.

L’UD comporte deux volets, intérieur (interdiction des droits de douanes et des restrictions quantitatives) et extérieur (TDC).

Tous les produits commercialisés par un Etat tiers sur le territoire de l’UE doivent se soumettre à des formalités administratives et acquitter des droits de douane. Le règlement du 12/12/92 institue un code des douanes communautaire :

Classification des produits en fonction d’une nomenclature douanière très complexe. douanière très complexe.

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Détermination de l’origine du produit . l’origine du produit.

Détermination de la valeur du produit . Art. 29 C. des douanes : valeur transactionnelle à payer pour valeur du produit. Art. 29 C. des douanes : valeur transactionnelle à payer pour les marchandises quand elles sont vendues pour l’exportation à destination du territoire douanier de la communauté.

Il existe plusieurs droits : ad valorem (% de la valeur du bien), droits en fonction du produit (longueur du film), droits mixtes (plusieurs paramètres).

La définition mondiales des tarifs douaniers (GATT, OMC) correspond à la définition communautaire.

Section I : L’interdiction des droits de douanes et taxes d’effet équivalent (TEE).

L’interdiction des droits de douanes et TEE s’est faite en respect d’un calendrier :

Clause de stanstill (pas de création de nouveaux droits et pas d’augmentation des droits existants) pour le stanstill (pas de création de nouveaux droits et pas d’augmentation des droits existants) pour le 01/01/58.

Suppression des droits et taxes à l’exportation pour le 31/12/61. pour le 31/12/61.

Suppression des droits et taxes à l’importation pour le 31/12/69 (dans les faits 18 mois d’avance). pour le 31/12/69 (dans les faits 18 mois d’avance).

Quand un nouvel Etat adhère on lui met en place un calendrier similaire.

Simplification des formalités administratives intracommunautaires : 01/01/88 document unique pour passer d’un Etat à l’autre. 01/01/93, suppression de ce document unique.

Il existe toujours un régime de transit communautaire pour les marchandises en provenance d’un pays tiers et à destination d’un pays tiers.

Art. 25 : interdiction des TEE.

Le territoire douanier est celui des Etats membres sans les Pays et TOM, le Groenland, les Iles Féroé et Madère. Monaco et San Marin font partie de l’UD.

§I. L’interdiction des TEE à un droit de douane.

La Commission européenne peut agir en manquement contre un Etat membre qui institue une TEE.

A. La notion de TEE.

1. Les éléments constitutifs d’une TEE.

La définition des TEE par la CJCE est de plus en plus large. La taxe doit constituer un simple obstacle aux échanges et doit être perçue à l’occasion du franchissement d’une frontière (même régionale).

1st : prohibition des taxes ayant pour conséquence les mêmes résultats discriminatoires et protecteurs des produits nationaux que des droits de douanes.

2sd : l’abolition de barrières douanières ne vise pas juste leur caractère protecteur : CJCE,

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14/12/64, COMMISSION c/. LUXEMBOURG et BELGIQUE (affaire du pain d’épices), " la TEE peut être considérée qu’elle que soit son appellation et sa technique comme un droitdroit unilatéralementunilatéralement imposéimposé, soit au moment de l’importation,l’importation, soitsoit ultérieurementultérieurement et qui frappant exclusivementexclusivement unun produitproduit importéimporté d’und’un payspays membremembre àà l’exclusionl’exclusion dudu produitproduit nationalnational similairesimilaire a pour résultat , en altérant son prix, d’avoir ainsi sur la libre circulation des produits les mêmes incidences qu’un droit de douane ".

CJCE, 01/07/69, COMMISSION c/. REPUBLIQUE ITALIENNE : la TEE est une " chargecharge pécuniairepécuniaire fut-ellefut-elle minime,minime, unilatéralementunilatéralement imposée,imposée, qu’ellequ’elle queque soitsoit sonson appellationappellation etet sasa techniquetechnique etet frappantfrappant lesles marchandisesmarchandises nationalesnationales ouou étrangèresétrangères àà raisonraison dudu faitfait dudu franchissementfranchissement d’uned’une frontière,frontière, alorsalors mêmemême qu’ellequ’elle n’exerceraitn’exercerait aucunaucun effeteffet discriminatoirediscriminatoire ouou protecteurprotecteur etet queque lele produitproduit imposéimposé nene sese trouveraittrouverait paspas enen concurrenceconcurrence avecavec uneune productionproduction nationalenationale ".".

Dans ces conditions quand une taxe touche distinctement de façon différente des produits nationaux et des produits en provenance d’autres Etats membres à l’exportation ou à l’importation elle a des effets équivalant à des droits de douane, mais même quand une mesure n’opère aucune discrimination en faveur de la production nationale elle est prohibée si elle a pour effet de constituer un obstacle aux échanges. CJCE, 10/10/73, VARIOLA.

CJCE, 22/04/99, C.R.T. FRANCE INTERANTIONAL S.A. c/. DIRECTEUR REGIONAL DES IMPÔTS DE BOURGOGNE : est une TEE une taxe mise en place par la France à la charge du fabricant, des importateurs et des livreurs des postes CB, même sans production nationale équivalente.

La taxe constitue un obstacle aux échanges et elle est perçue au franchissement d’une frontière.

Jurisprudence sur l’octroi de mer. Taxe perçue sur toutes les marchandises introduites dans les DOM, même en provenance de la France métropolitaine.

CJCE, 16/07/92 LEGROS et 09/08/94 S.A. LANCRY c/. DOUANES : " uneune taxetaxe perçueperçue àà uneune frontièrefrontière régionalerégionale porteporte atteinteatteinte àà l’unicitél’unicité dudu territoireterritoire douanierdouanier communautairecommunautaire, elle constitue une entrave au moins aussi grave à la libre circulation des marchandises qu’une taxe perçue à la frontière nationale ". CJCE, 14/11/95, SIMITZI sur le Dodécanèse.

Le nouvel octroi de mer a été considéré comme une imposition intérieure, non prohibée : CJCE, 19/02/98, Paul CHEVASUSSE-MARCHE.

Une TEE est une mesure qui frappe des marchandises à l’exportation comme à l’importation à l’occasion du franchissement d’une frontière et qui a un effet restrictif sur le commerce communautaire.

2. Eléments superflus.

Eléments inutiles à la qualification de TEE :

Modalité de perception (Etat ou organisme de droit public), CJCE, 18/06/75, I.G.A.V. c/. E.N.C.C. (Etat ou organisme de droit public), CJCE, 18/06/75, I.G.A.V. c/. E.N.C.C.

But pour lequel la taxe est prélevé. CJCE, 10/12/68, COMMISSION c/ ITALIE , la protection du . CJCE, 10/12/68, COMMISSION c/ ITALIE, la protection du

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patrimoine ne permet pas de taxe sur les exportations d’œuvre d’art.

Caractère unilatéral ou conventionnel, CJCE, 11/08/95 DUBOIS. , CJCE, 11/08/95 DUBOIS.

La redevance perçue pour couvrir les frais d’un contrôle sanitaire sur les importations ou les exportations d’un produit constitue en général une TEE, CJCE, 14/03/90, COMMISSION c/. ITALIE ( quand le contrôle est imposé par le droit communautaire CJCE, 14/03/90, COMMISSION c/. ITALIE ( quand le contrôle est imposé par le droit communautaire la taxe était considérée comme licite jusqu’à l’arrêt LIGUR CARNI du 15/12/93 car le contrôle est fait dans l’intérêt général de la communauté et il ne doit pas être supporté par les opérateurs économiques mais par la collectivité dans son ensemble).

A. Les conséquences se l’existence d’une TEE.

Quand une taxe a été indûment perçue elle doit être reversée par l’Etat membre : action en répétition de l’indu.

CJCE, 27/03/80 DENKAVIT-ITALIANA et 10/07/80 SOCIETE MIRECO.

1. Conditions de la répétition de l’indu.

a. Le droit applicable.

Les modalités relèvent du droit interne de chaque Etat membre, cependant ces modalités ne doivent pas porter atteinte au droit que les opérateurs tiennent du droit communautaire qui interdit les TEE.

La France a été sanctionnée pour avoir modifié une procédure interne en défaveur des opérateurs juste après que la CJCE a déclaré une taxe contraire au traité (taxe sur les grosses cylindrées).

CJCE, 27/02/80, HANS JUST : le droit national doit respecter les principes d’équivalence et d’effectivité.

b. Combien rembourser.

Le montant remboursé peut ne pas correspondre à la somme perçue. CJCE, 09/11/83 SOCIETE SAN GIORGIO et 14/01/97, SOCIETE COMATEB : il peut être inférieur si le montant de la taxe a en partie été répercuté en aval par l’opérateur (sinon enrichissement sans cause).

CJCE, 27/02/80, HANS JUST : il peut aussi être supérieur, le surplus correspondant au préjudice résultant du paiement de la taxe indue.

2. Les difficultés d’application de la répétition de l’indu.

Il y a d’abord une procédure devant la CJCE qui aboutit à la qualification de TEE. Sur combien de temps rembourser : depuis la taxe ou depuis l’arrêt ?

La CJCE a estimé que la répétition de l’indu doit couvrir toute la période depuis l’institution de la

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TEE. Elle n’est pas dupe elle estime que la prohibition des TEE dans le traité tel que son interprétation par l’Etat membre aurait du être comprise depuis le moment de sa mise en vigueur.

Toutefois il arrive qu’en vertu du principe de sécurité juridique, en raison de troubles graves qui pourraient résulter de la répétition de l’indu par l’Etat membre que la CJCE n’impose l’application de l’interdiction de la TEE à des rapports juridiques nés avant son arrêt, CJCE, 08/04/76, DEFRESNE c/. SABENA (aussi Legros et Société Comateb).

§II. Les dérogations à l’interdiction de TEE à des droits de douane.

Le droit communautaire ou des conventions internationales peuvent déroger à cette interdiction.

A. Les impositions intérieures.

L’harmonisation fiscales européennes est virtuelle. Souvent des produits ne sont pas imposés dans l’Etat d’origine de la façon dont ils le seraient dans l’Etat de destination. Donc l’Etat importateur peut lever une taxe compensatoire pour rétablir l’équilibre entre produits similaires.

Art. 90 : au nom du principe de non-discrimination et de neutralité fiscale les impositions intérieures sont autorisées.

Elles peuvent aussi concerner les produits exportés. CJCE, 10/03/51, IRISH CREAMERY : une même mesure ne peut jamais être à la fois une TEE et une imposition intérieure.

1. conditions relatives à l’imposition intérieures.

L’art. 90 pose des conditions de deux ordres :

art. 90 al 1 : l’imposition des produits des autres Etats membres ne doit pas être supérieure à celle : l’imposition des produits des autres Etats membres ne doit pas être supérieure à celle des produits nationaux.

Art. 90 al 2 : elle ne doit pas être de nature à protéger les produits nationaux. : elle ne doit pas être de nature à protéger les produits nationaux.

a. L’art. 90 al 1.

Le

produit

étranger

ne

doit

pas

globalementglobalement plus lourdement.

être

imposé

CJCE, 05/03/83, COMMISSION c/. ITALIE :

condamnation de l’Italie qui prévoyait deux taux de TVA, le plus lourd pour les eaux de vie OAC et le moins lourd pour les non OAC, sachant que l’Italie n’a pas d’OAC.

CJCE, 09/05/85, HUMBLOT : condamnation de la taxe française sur les grosses cylindrées, alors que la France

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n’en produit pas.

Le fait générateur doit être le même pour les produits nationaux et étrangers.

CJCE, 31/05/99, DENKAVIT LOIRE c/. FRANCE : la taxe doit frapper au même niveau de production.

CJCE, 17/06/98, GRÜNDIG ITALIANA : la taxe doit être perçue avec la même périodicité.

CJCE, 19/06/73, CAPOLONGO : un produit étranger est plus lourdement imposé qu’un produit national quand la recette de l’impôt bénéficie aux seuls producteurs nationaux.

b. L’art. 90 al 2.

L’impôt intérieur ne doit pas être de nature à protéger la production nationale même de façon indirecte, ceci pour " appréhender toute forme de protectionnisme indirect dans le cas de produits qui se trouvent, sans être similaires avec certaines productions du pays d’importation en relation de concurrenceconcurrence partielle,partielle, indirecteindirecte ouou potentiellepotentielle ", CJCE, 27/02/80, COMMISSION c/. DANEMARK.

Pour apprécier la concurrence potentielle la Cour se réfère au comportement du consommateur.

1. Les conditions relatives au produit imposé.

Appréciation pragmatique de la similarité des produits : "" propriétéspropriétés analoguesanalogues pourpour répondrerépondre auxaux mêmesmêmes besoinsbesoins "", CJCE, 27/02/80, COMMISSION c/. FRANCE.

Sont similaires les produits qui ne peuvent pas être différenciés par un critère objectif. CJCE, 04/03/86, JOHNNY WALKER : la GB avait institué un taux différent entre les whisky et les eaux de vie.

CJCE, 03/02/81, COMMISSION c/. FRANCE : quand il n’existe pas de produits national similaire l’imposition intérieure n’est pas forcément une TEE car l’imposition intérieure peut relever d’un régime de redevance intérieure qui appréhende de façon systématique des catégories de produits selon un critère objectif appliqué indépendamment de l’origine du produit.

A. Les redevances pour services rendus.

C’est une création prétorienne, CJCE, 16/06/66, COMMISSION c/. ALLEMAGNE : sur la délivrance d’une licence d’importation. L’administration d’un Etat membre peut imposer une charge pécuniaire à un opérateur économique à un opérateur en contrepartie d’un service qu’elle lui rend, c’est rare car il lui faut trois conditions :

Un service réellement rendu à l’opérateur service réellement rendu à l’opérateur

Un service indiv iduel service individuel

Une redevance proportionnelle redevance proportionnelle

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1. La réalité du service rendu à l’opérateur.

CJCE, 17/05/83, COMMISSION c/. BELGIQUE : il n’y a pas de service quand c’est une redevance obligatoire (taxe pour stationnement de marchandises dans des entrepôts alors que les marchandises restent dans l’entrepôt pour satisfaire aux formalités douanières).

La réalité est appréciée strictement, CJCE, 16/03/83, SOCIETE ITALIENNE POUR L’OLEODUC TRANSALPIN : une société qui exploite un oléoduc pour acheminer du pétrole d’Italie en Autriche et en Allemagne paie une redevance à l’administration italienne car elle tire bénéfice de l’entretien des voies navigables par les autorités italiennes.

2. Le caractère individuel de l’avantage consenti à l’opérateur économique.

L’avantage doit bénéficier individuellement à chaque opérateur, il doit être spécifique et personnalisé.

CJCE, 26/02/75, CADSKY : la CJCE exige un avantage " effectivementeffectivement etet individuellementindividuellement rendurendu "".

CJCE, 15/12/93, LIGUR CARNI : charge pécuniaire imposée à l’importateur en raison de l’imposition par le droit communautaire d’un contrôle sanitaire. Ce contrôle est réalisé dans l’intérêt général des consommateurs et non dans un intérêt individuel.

3. La proportionnalité de la redevance perçue sur l’opérateur économique.

La redevance doit être proportionnée au service et donc il est calculé en fonction de la valeur des marchandises concernées.

CJCE, 12/07/89, FORD ESPANA : l’Espagne prélevait une taxe de dédouanement sur certains véhicules mais cette taxe correspondait n’avait pas un taux correspondant à un pourcentage de la valeur du véhicule.

CJCE, 21/03/91, COMMISSION c/ ITALIE : octroi de facilité de dédouanement contre une redevance. LA redevance est acquittée individuellement par chaque opérateur mais le service est rendu globalement, simultanément à tous les opérateurs.

Les impositions intérieures sont courantes mais pas les redevances pour service rendu.

La libre circulation des marchandises est réalisée par l’abolition des droits de douanes et l’interdiction des TEE perçues par les administrations. Aussi pour les restrictions quantitatives aux échanges et les mesures d’effet équivalent.

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Section II : La suppression des restrictions quantitatives aux échanges et des mesures d’effet équivalent.

Art. 28 et 29 : suppression progressive des restrictions quantitatives aux échanges (contingents), comme pour les droits de douane. Il y a une obligation de standstillstandstill, puis une obligation de supprimer les restrictions à l’exportation et les mesures d’effet équivalent pour le 31/12/61 et supprimer les restrictions à l’importation pour le 31/12/69. Les contingents ont été supprimés.

Les Etats membres sont tentés de réintroduire des MEERQ pour protéger leur production en période de récession. Ces tentatives sont traquées par les instances communautaires. Les MEERQ ne sont pas définies dans les traités et il y a des dérogations à ces prohibitions.

§I. La signification des MEERQ.

CJCE, 1974, DASSONVILLE : les MEERQ sont " toutetoute réglementationréglementation commercialecommerciale desdes EtatsEtats membresmembres susceptiblesusceptible d’entraverd’entraver directementdirectement ouou indirectement,indirectement, actuellementactuellement ouou potentiellementpotentiellement lele commercecommerce intra-communautaireintra-communautaire "". La définition est large, c’est l’entrave aux échanges qui est traquée par la cour. Ces mesures peuvent être variées dès lors que l’on ne considère que leurs effets.

A. La grande variété de MEERQ.

La Commission a précisé la nature des mesures nationales susceptibles d’avoir des effets sur le commerce : directive du 22/12/69 :

Législation et réglementation nationaledes effets sur le commerce : directive du 22/12/69 : Pratiques administratives Recommandations de

Pratiques administrativesdu 22/12/69 : Législation et réglementation nationale Recommandations de l’administration qui sans être

Recommandations de l’administration qui sans être obligatoires incitent à l’adoption d’un comportement restrictif des échanges.et réglementation nationale Pratiques administratives La jurisprudence atteste aussi la grande variété des

La jurisprudence atteste aussi la grande variété des MEERQ.

1. Les réglementations commerciales et techniques.

Ce sont les mesures les plus facilement repérables :

Interdiction des importations. CJCE, 1984, COMMISSION c/. ITALIE , interdiction d’importer en Italie des autobus de plus . CJCE, 1984, COMMISSION c/. ITALIE, interdiction d’importer en Italie des autobus de plus de sept ans.

CJCE, 1988, COMMISSION c/. GRECE : quotas de commercialisation des produits pétroliers en Grèce. : quotas de commercialisation des produits pétroliers en Grèce.

Réglementation technique qui peut conduire à une restriction quantitative des échanges et peut être qualifiée de MEERQ. CJCE, 1982, RAU c/. SMEDT, 1984 PAUTL et 1995 MARS : réglementation de l’emballage cubique de la margarine belge, " réglementation de nature à rendre la commercialisation du produit importé plus difficile ou plus onéreuse, soit en fermant ces produits à certains circuits de distribution, soit en raison des frais supplémentaires occasionnés par l’obligation d’emballages spéciaux ".

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1. Les pratiques administratives.

Réglementation législative compatible avec l’article 28, mais son application est une MEERQ.

a. La promotion de la production nationale

CJCE, 1982, COMMISSION c/. IRLANDE : condamnation de l’Irlande qui avait fait une campagne publicitaire sur le slogan " buy Irish ! ", c’est " une volonté délibérée du gouvernement irlandais de substituer sur le marché irlandais les produits nationaux aux produits importés et de freiner ainsi les importations en provenance des autres Etats membres ".

CJCE, 1983, APPLE AND PEAR DEVELOPMENT COUNCIL c/. LEWIS : même condamnation pour la GB pour une campagne sur les fruits.

b. Les contrôles zélés.

CJCE, 1983, COMMISSION c/. FRANCE : le contrôle obligatoire des documents d’accompagnement d’importation de vins de table était conforme au droit communautaire, mais le zèle des autorités françaises pour contrôler en 1981 a entraîné le refus d’importations fondé sur des irrégularités non substantielles : l’application de la réglementation est une MEERQ.

c. La non-intervention.

CJCE, 1997, COMMISSION c/. FRANCE : à propos de la guerre de la fraise, " l’abstentionl’abstention manifestemanifeste desdes autoritésautorités françaisesfrançaises pourpour fairefaire cessercesser rapidementrapidement etet efficacementefficacement lesles actesactes dede pillagespillages etet dede vandalismevandalisme exercésexercés àà l’encontrel’encontre desdes camionscamions italiensitaliens etet espagnolsespagnols constitueconstitue uneune MEERQMEERQ ".".

1. Les autres réglementations aux effets restrictifs.

CJCE, 1980, COMMISSION c/. FRANCE et 1982 WATERKAEM : interdiction française de faire de la publicité pour les boissons alcoolisées faites à partir de céréales (cette interdiction ne concerne pas les boissons faites à partir de fruits). Il s’agit d’une MEERQ.

Avantages financiers affectant l’importation de marchandises :

CJCE, 1983, COMMISSION c/. FRANCE, tarifs préférentiels pour les journaux et périodiques français à l’exclusion des produits similaires des , tarifs préférentiels pour les journaux et périodiques français à l’exclusion des produits similaires des autres pays membres

CJCE, 1984, DUPHAR c/. PAYS-BAS : aux Pays-Bas la réglementation sur les médicaments fait que seuls certains médicaments sont remboursés : aux Pays-Bas la réglementation sur les médicaments fait que seuls certains médicaments sont remboursés et pas d’autres pour faire des économies budgétaires. C’est une MEERQ s’il y a des discriminations entre les médicaments pour déterminer les remboursements (critères de distinction non objectifs).

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A. Les effets restrictifs des mesures d’effet équivalents.

1. Les mesures d’effet équivalant à des restrictions à l’importation.

CJCE, 1974, DASSONVILLE, " entravesentraves directes/directes/ indirectes,indirectes, actuelle/actuelle/ potentiellepotentielle auau commercecommerce intracommunautaireintracommunautaire "". Les effets restrictifs correspondent à une discrimination nationale favorable aux produits nationaux. La restriction à l’importation induite par la discrimination peut résulter de plusieurs situations.

a. Conditions de commercialisation.

Une réglementation commerciale peut avoir pour effet de protéger une production nationale. La jurisprudence est pragmatique et s’attache aux conséquences concrètes.

CJCE, 1996, SCHMIT : condamnation de l’effet restrictif patent dans la réglementation française sur la décote des voitures qui rajoute un an aux voitures fabriquées en dehors de la France.

C. cass, ch. crim., 1999 : n’est pas une MEERQ la réglementation française qui subordonne l’utilisation de la dénomination " emmenthal " au respect de certaines caractéristiques relatives à la croûte du fromage, réglementation indistinctement applicable aux produits nationaux et provenant d’autres Etats membres.

CJCE, 1988, SMANOR : l’interdiction française de commercialisation sous la dénomination " yaourt " des yaourts surgelés mais en tant que " lait fermenté surgelé ".

CJCE, 1999, U.D.L. : la société UDL voulait commercialiser des produits laitiers en tant que " fromages diététiques à l’huile végétale ". La dénomination " fromage " est réservée aux produits laitiers exclusivement dérivés du lait.

CJCE, 1997, PISTRE : discrimination potentielle de la loi Montagne pour l’appellation " produits de Montagne ".

b. Conditions de production

CJCE, 1974, VAN HAASTER : restriction des futures conditions de commercialisation par les conditions de production. Pays-Bas imposaient un permis de cultiver pour les vendeurs de bulbes de jacinthes.

c. Conditions techniques.

d. La réglementation des prix.

Le droit communautaire considère que la réglementation des prix n’est

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pas restrictive d’échange, on peut fixer une fourchette des prix.

CJCE, 1978, VAN TIGGELE : il faut un même traitement entre les produits nationaux et les produits importés.

CJCE, 1979, BUYS : "" lesles prixprix sese situentsituent àà unun niveauniveau teltel queque l’écoulementl’écoulement

desdes produitsproduits importésimportés devientdevient impossible,impossible, soitsoit plusplus difficiledifficile suesue celuicelui desdes

produitsproduits

nationauxnationaux

BELGIQUE.

"".

De

même,

CJCE,

1991,

COMMISSION

c/.

CJCE, 1977, LEFEVRE : la réglementation des prix constitue une MEERQ quand les importateurs sont obligés de revendre à perte. Ici il s’agit de la vente de la viande de bœuf au détail. CJCE, 1988, COMMISSION c/. ITALIE : de même pour les produits pharmaceutiques.

CJCE, 1985, CULLET c/. CENTRES LECLERC : une réglementation des prix est une MEERQ quand le prix imposé par l’Etat empêche tout bénéfice pour l’importateur. Ici le prix minimal des carburants fixé par le gouvernement français empêchait les importateurs de bénéficier de bénéficier des avantages concurrentiels auprès des consommateurs d’un coût de revient plus favorable.

CJCE, 1983, LABORATOIRE ROUSSEL e. a. : on peut réguler l’inflation si cela ne constitue pas une entrave (réglementation du prix des médicaments aux Pays-Bas).

CJCE, 1988, CENTRES LECLERC : licéïté de la réglementation française sur le prix des livres.

CJCE, 1985, ASSOCIATION DES DISTRIBUTEURS EDOUARD LECLERC et 1986, BOURIELLO : certains effets de la réglementation française sur les livres sont contraires à l’article 30.

e. Les contrôles phytosanitaires.

CJCE, 1979, DENKAVIT-FUTTERMITTEL : les contrôles communautaires ne sont pas des MEERQ car ils ont été institués pour harmoniser les systèmes nationaux de contrôle.

CJCE, 2000, BERNDSE-KOENEN.

Les

MEERQ.

contrôles

nationaux

sont

le

plus

souvent

considérés

comme

des

CJCE, 1975, REWE-ZENTRAL FINANCE : contrôles mis en place unilatéralement pour les Etats, ils ont un effet restrictif " en raison des délais inhérents aux opérations de contrôle et des frais de transport supplémentaires qui peuvent découler pour l’importateur ".

f. Les conditions de vente.

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Les modalités de vente sont considérées par la CJCE comme ne constituant pas des MEERQ, sauf si elles sont discriminatoires.

CJCE, 1993, KECK et MITHOUARD : si elles affectent de la même façon les produits nationaux et les produits importés ce ne sont pas des MEERQ (sur l’interdiction de la revente à perte en France).

CJCE, 1994, PUNTO CASA : validation de l’obligation de fermeture les dimanches et jours fériés car elle concerne tous les produits et tous les opérateurs.

Les conditions de commercialisation sont affectées mais de manière non discriminatoire.

1. Les mesures d’effet équivalant à des restrictions à l’exportation.

CJCE, 1979, GROENVELD et 1982, HOLDIJK : les MEERE ont " pourpour objetobjet ouou pourpour effeteffet dede restreindrerestreindre spécifiquementspécifiquement lesles courantscourants d’exportationd’exportation dede manièremanière àà assurerassurer unun avantageavantage particulierparticulier àà uneune productionproduction nationalenationale ouou auau marchémarché intérieurintérieur dede l’Etatl’Etat intéresséintéressé auau détrimentdétriment dede lala productionproduction ouou dudu commercecommerce desdes autresautres EtatsEtats membresmembres ".".

CJCE, 1992, DELHAIZE et 2000 ROYAUME DE BELGIQUE c/. ROYAUME D’ESPAGNE :

l’Espagne pose l’obligation de mise en bouteille du vin de Riora dans la région de production de ce vin pour bénéficier de l’appellation d’origine. Il s’agit d’une MEERE. En 2000 la Belgique a fait une action en constatation de manquement à ses obligations par l’Espagne, " ilil s’agits’agit doncdonc d’uned’une mesuremesure nationalenationale quiqui aa pourpour effeteffet dede restreindrerestreindre spécifiquementspécifiquement lesles courantscourants d’exportationd’exportation pourpour cece quiqui concerneconcerne lele vinvin susceptiblesusceptible dede porterporter l’appellationl’appellation d’origined’origine etet d’établird’établir ainsiainsi uneune différencedifférence dede traitementtraitement entreentre lele commercecommerce intérieurintérieur d’und’un EtatEtat membremembre etet sonson commercecommerce d’exportationd’exportation auau senssens dede l’articlel’article 2929 ".".

CJCE, 1977, COMMISSION c/. FRANCE : sur la déclaration d’exportation des pommes de terre, " constitueconstitue uneune MEEREMEERE toutetoute formalitéformalité spécialespéciale àà l’exportationl’exportation parpar lele retardretard qu’ellequ’elle entraîneentraîne etet l’effetl’effet dissuasifdissuasif qu’ellequ’elle comportecomporte àà l’égardl’égard desdes exportationsexportations "".

CJCE, 1983, INTER-HUILES, 1984, RHONES-ALPES HUILES et 1985, COMMISSION c/. FRANCE : la réglementation française sur les huiles usagées a été qualifiée de MEERE parce qu’elle obligeait les éliminateurs agréés à traiter les huiles usagées dans leurs installations à eux sans pouvoir exporter les huiles usagées vers les éliminateurs des autres Etats membres.

CJCE, 2000, F.F.A.D. et COMMUNES DE COPENHAGUES : la Cour condamne la réglementation danoise qui réserve l’exclusivité du traitement des déchets à un nombre limité d’entreprises. La Cour estime qu’ " il y a lieu qu’une réglementation telle est susceptible d’être interprétée comme comportant une interdiction implicite d’exporter. […] il y a lieu de constater qu’une réglementation communale qui empêche des intermédiaires pourtant qualifiés de participer à la collecte des déchets en vue de la revente dans d’autres Etats membres constitue une entrave aux exportations ".

CJCE, 1984, JONGENEEL KAAS : les exigences de qualité dans la production du fromage aux Pays- Bas ne distinguent pas entre la production destinée à la consommation nationale et celle destinée à l’exportation et les normes imposées défavorisent la compétitivité des fromages néerlandais pour l’exportation car les autres Etats membres ont des normes de production plus souples.

CJCE, RU c/. COMMISSION : le 27 mars 1996 la Commission a décidé un embargo sur la viande bœuf britannique, ce n’est pas une MEERE car cette mesure est dictée par la protection de la santé publique de l’Union Européenne contre l’ESB.

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De manière générale la CJCE qualifie de mesure d’effet équivalent les mesures nationales, voire les comportements nationaux, quels qu’ils soient qui instituent une discrimination favorisant la production nationale ou le marché intérieur d’un Etat membre. Réaction de tous les organes communautaires contre ceci.

§ II. Les procédés mis en place par les instances communautaires pour supprimer les mesures d’effet équivalent.

A. La prévention des mesures d’effet équivalent par les exécutifs communautaires.

Le Conseil et la Commission s’emploient à prévenir les mesures d’effet équivalent par le rapprochement des législations nationales entre les Etats membres.

1. De l’harmonisation des législations nationales jusqu’à la nouvelle approche.

Art. 94 : "" lele ConseilConseil sursur propositionproposition dede lala CommissionCommission arrêtearrête àà l’unanimitél’unanimité desdes directivesdirectives enen vuevue dudu rapprochementrapprochement desdes dispositionsdispositions législatives,législatives, réglementairesréglementaires etet administrativesadministratives afinafin d’éliminerd’éliminer lesles entravesentraves techniquestechniques auxaux échangeséchanges ".".

a. L’harmonisation totale.

Les règles posées par les directives se substituent entièrement aux règles nationales existant en la matière. Dessaisissement des Etats membres dans la définition du produit (textile, cristal, cacao).

b. Harmonisation partielle.

Les dispositions communautaires ne réglementent que certains éléments du secteur. Les Etats membres conservent une partie de leurs compétences. Cette méthode sert à ménager des prérogatives de protection.

c. L’harmonisation optionnelle.

Le législateur communautaire établit une norme commune mais facultative. Les Etats membres conservent toutes leurs compétences.

d. La reconnaissance mutuelle.

A partir du moment où un Etat membre laisse entrer sur son territoire sans aucune entrave des marchandises en provenance d’autres Etats membres, il les considère, même implicitement, comme conforme à sa réglementation nationale et les accepte

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tels qu’ils sont.

Le Parlement a pris en compte ce procédé dans l’arrêt " Cassis de Dijon " de 1979 : équivalence des législations et reconnaissance mutuelle.

e. La nouvelle approche.

Inaugurée par la Commission en 1985 dans son livre blanc qui avait pour objet la réalisation du marché intérieur en 1993. Le premier obstacle est le vote à l’unanimité, volonté d’harmoniser totalement/ globalement.

Double simplification :

Moins de réglementationtotalement/ globalement. Double simplification : Une réglementation moins détaillée En 1985 il existe

Une réglementation moins détailléeDouble simplification : Moins de réglementation En 1985 il existe trois sortes d’entraves : Entraves

En 1985 il existe trois sortes d’entraves :

Entraves physiques (contrôles de l’époque) (contrôles de l’époque)

Entraves techniques: Entraves physiques (contrôles de l’époque) Barrières fiscales Une réglementation moins détaillée :

Barrières fiscalesphysiques (contrôles de l’époque) Entraves techniques Une réglementation moins détaillée : la norme commune

Une réglementation moins détaillée : la norme commune doit se limiter à des principes essentiels qui ont en vue la protection de la santé, de la sécurité des consommateurs et de l’environnement. Pour le reste on renvoie à des normes posées par des organismes de normalisation.

1. Normalisation et certification.

a. La normalisation.

Elle a été rendue nécessaire car la plupart des normes techniques ne résultent pas de dispositions législatives et réglementaires et qu’ainsi ces normes ne sont pas concernées par l’harmonisation et constitue souvent des entraves à la libre circulation.

La normalisation consiste selon l’organisation internationale de la normalisation " à établir,établir, àà l’égardl’égard desdes problèmesproblèmes réelsréels ouou potentiel,potentiel, desdes dispositionsdispositions pourpour unun usageusage communcommun etet répétérépété visantvisant àà obtenirobtenir unun degrédegré d’ordred’ordre optimaloptimal dansdans unun contextecontexte donnédonné "".

La norme constitue une spécification technique contenue dans un document écrit, approuvé par un organisme compétant. Elle n’est pas obligatoire mais incitative. Il existe trois organismes européens de normalisation :

Le Comité Européen de Normalisation, CEN , 1961, qui a une vocation générale CEN, 1961, qui a une vocation générale

Le CENELEC , 1962, compétant en matière électronique et électrique. CENELEC, 1962, compétant en matière électronique et électrique.

Leur sièges sont à Bruxelles, ils forment l’organisation commune européenne de normalisation (regroupement de tous les organismes nationaux de tous les Etats membres).

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ETSI, Institut Européen de Normalisation des Télécommunication, 1988. En dehors des deux autres. , Institut Européen de Normalisation des Télécommunication, 1988. En dehors des deux autres.

Ils élaborent trois sortes de normes :

Normes européennes intégralement applicables dans les Etats membres qui se substituent aux normes nationalesdes deux autres. Ils élaborent trois sortes de normes : Documents d’harmonisation. Les normes nationales peuvent

Documents d’harmonisation. Les normes nationales peuvent s’y substituer si elles sont équivalentesles Etats membres qui se substituent aux normes nationales Pré-normes européennes édictées dans des matières très

Pré-normes européennes édictées dans des matières très techniques ou dans l’urgence. .

On considère que si un produit est conforme aux normes européennes il est présumé conforme à toutes les normes techniques des Etats membres.

Grand succès du renvoi aux normes techniques en Europe : directive sur les jouets, les matériaux construction, appareils à gaz, réfrigérateur/ congélateur.

Le rôle du CEN et du CENELEC est très important dans l’élaboration des directives. Dans les années 1990’s de nouveaux domaines ont été concernés : informatique, environnement (OGM), biotechnologies, fibres optiques…

La Commission dans une communication de 1995 prône une large utilisation de la normalisation pour les politiques de l’UE.

a. La certification.

Elle complète la normalisation. Elle consiste à attester la conformité d’un produit aux spécifications techniques qui guident sa fabrication. Elle concerne les essais, les contrôles, les vérifications.

La certification n’est pas une homologation car elle n’implique pas l’intervention d’une autorité publique, elle est effectuée par des organismes publics ou privés accrédités par l’autorité publique pour témoigner de leurs compétences à certifier.

La certification est plus souvent un obstacle à la libre circulation des marchandises qu’un moyen de la réaliser. En général les Etats membres sont assez enclins à se plier aux normes techniques européennes mais faire confiance à un organisme indépendant est difficile. En général on fait les tests deux fois : dans le pays producteur et dans le pays de destination.

Une communication de la Commission de 1989 pose qu’il faut :

Formuler clairement des critères de compétences de ces organismescommunication de la Commission de 1989 pose qu’il faut : Codifier les procédures de certification et

Codifier les procédures de certification et notamment celles aboutissant à apposer le logo " CE ". Décision du Conseil de et notamment celles aboutissant à apposer le logo " CE ". Décision du Conseil de 1993 qui décompose l’apposition du logo à chaque étape d fabrication et non pas sur le produit entièrement fini.

Créer une structure commune de certification : OETC (Organisation Européenne pour les Essais et la Certification), 25/04/90. : OETC (Organisation Européenne pour les Essais et la Certification), 25/04/90.

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Par ailleurs normalisation et certification s’accompagnent de la reconnaissance mutuelle. Quand on n’est pas dans le domaine où l’harmonisation est nécessaire pour la santé et la sécurité, quand on n’a pas besoin de normes techniques, la règle doit être la reconnaissance mutuelle des règles des autres Etats membres : présomption d’équivalence en vertu de laquelle tout produit légalement vendu dans son pays d’origine peut être commercialisé dans les autres Etats membres. Confiance, principe de loyauté en droit communautaire. La reconnaissance mutuelle a réduit de ! les obstacles commerciaux entre Etats membres.

Directive du Conseil du 28/03/83 codifiée par une directive du 22/06/98 qui prévoit la communication réciproque des projets de règles techniques entre les organismes nationaux de normalisation, de plus tout projet de règles techniques doit être notifié à la Commission qui peut en suspendre l’entrée en vigueur pour que les organismes européens élaborent une norme européenne de normalisation qui s’y substituera. CJCE, 1996, CIA SECURITE INTERNATIONALE : directive suffisamment claire et précise pour être d’effet direct.

D’un point de vue procédural les directives d’harmonisation sont adoptées à la majorité qualifiée par le Conseil et par la procédure de codécision depuis Maastricht.

Une décision du Parlement et du Conseil le 23/12/95 a mis en place une procédure d’information mutuelle sur les mesures nationales qui dérogent à la libre circulation. En outre tout Etat membre doit notifier depuis le 01/01/97 à la Commission les mesures qui font obstacle à la LCM.

A. La répression des MEERQ par le juge communautaire.

1. CJCE, 20/02/79, REWE-ZENTRAL, dit " Cassis de Dijon ".

a. Présentation de l’arrêt.

Cet arrêt a été rendu à titre préjudiciel. La réglementation allemande qui n’autorise pas la commercialisation d’alcools de fruits ayant une teneur inférieure à 32 ° d’alcool est contraire à l’article 28.

D’une part en l’absence d’harmonisation communautaire tout Etat est libre de fixer sur son territoire les conditions de production et de commercialisation des marchandises, toutefois les disparités qui pourraient résulter de la réglementation

nationale sont acceptables si elles sont nécessaires pour satisfaire à des exigences impératives lesquelles tiennent à l’efficacité des contrôles fiscaux, à la protection de la santé publique, à la

des

loyauté

consommateurs.

des

transactions

commerciales

et

à

la

défense

D’autre part tout produit légalement fabriqué et commercialisé dans un Etat membre doit pouvoir l’être dans les autres Etats membres.

En l’absence d’harmonisation des législations toute marchandise légalement produite et commercialisée dans un Etat membre doit être admise dans les autres Etats membres. Reconnaissance mutuelle des produits.

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Le respect de l’article 28 par les Etats membres revient au juge national, CEJCE, 1996, GRAFFIONE.

b. Champ d’application de l’arrêt.

La réglementation communautaire dont parle l’arrêt et en l’absence de laquelle les Etats peuvent librement réglementer la production et la commercialisation consiste en directives de rapprochement (produits industriels) et en règlement du Conseil concernant les produits agricoles en organisation commune de marché.

Quand l’harmonisation est intégrale cela exclut l’application de la jurisprudence " cassis de Dijon ". D’ailleurs quand il existe une harmonisation intégrale l’adoption de mesures nationales restrictives constitue pour l’Etat membre un manquement à ses obligations communautaires, CEJCE, 1999, COMMISSION c/. ITALIE.

Les exigences impératives de l’arrêt permettent l’introduction de disparités entre les législations. La liste donnée par l’arrêt n’est pas exhaustive :

CJCE, 1986, BOURIELLO : protection de la création et le la diversité culturelle dans le domaine du livre. : protection de la création et le la diversité culturelle dans le domaine du livre.

CJCE, 1988, COMMISSION c/. DANEMARK, protection de l’environnement , protection de l’environnement

CJCE, 1997, VEREINIGTE FAMILIAPRESS ZEITUNGSVERLAGS : maintien du pluralisme de la presse. : maintien du pluralisme de la presse.

C’est surtout la loyauté commerciale et la défense du consommateur qui sont invoquées pour justifier les restrictions.

Ne sont pas des MEERQ les réglementations suivantes :

Aux Pays-Bas la commercialisation d’un produit presque identique à un produit commercialisé par un autre commerçant constitue un acte de concurrence déloyale selon la législation. Si le produit vient d’un autre Etat membre on a un obstacle à la libre circulation des marchandises. Cependant cet obstacle est nécessaire pour éviter la confusion chez les consommateurs, CJCE, 1982, INDUSTRIE DIENSTEN GROEP. CJCE, 1982, INDUSTRIE DIENSTEN GROEP.

Le double poinçonnage des objets en argent en Belgique est une entrave à la libre circulation des marchandises mais il assure au consommateur une meilleure connaissance du produit, CJCE, 1994, HOUTWIPPER. CJCE, 1994, HOUTWIPPER.

En France l’interdiction de faire du démarchage à domicile pour vendre du matériel pédagogique est un obstacle à la libre circulation des marchandises mais elle est justifiée par la protection des consommateurs, CJCE, 1989, BLUET . CJCE, 1989, BLUET.

Constitue des MEERQ les réglementations suivantes :

Aux Pays-Bas la distinction des bières brassées traditionnellement des autres bières est une MEERQ car la protection du consommateurs ne lui interdit pas de faire la connaissance d’autres bières brassées d’une autre manière dans un autre Etat membre, CJCE,1983, DE KIKVORSCH GROOTHANDEL . CJCE,1983, DE KIKVORSCH GROOTHANDEL.

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En Allemagne la loi sur la pureté de la bière interdisait l’appellation de bière à des boissons non issues de la fermentation de malt d’orge. La Cour estime que la protection du consommateur ne doit pas aboutir à cristalliser leurs habitudes, CJCE, 1987 COMMISSION c/. ALLEMAGNE . CJCE, 1987 COMMISSION c/. ALLEMAGNE.

L’interdiction de commercialiser des produits cosmétiques sous la marque " Clinique " est une MEERQ car la protection des consommateurs et la protection de la santé ne justifie pas, si on ne vend pas en pharmacie et en tant que médicament. CJCE, 1994, LABORATOIRE CLINIQUE SNC et ESTEE LAUDER COSMETIQUE . CJCE, 1994, LABORATOIRE CLINIQUE SNC et ESTEE LAUDER COSMETIQUE.

a. Les conséquences de l’arrêt.

Il y a deux conditions pour qu’une mesure ne soit pas une MEERQ :

Mesure indistinctement applicabledeux conditions pour qu’une mesure ne soit pas une MEERQ : Mesure adaptée aux nécessité de

Mesure adaptée aux nécessité de l’objectif visé. .

CJCE, 1981, COMMISSION c/. IRLANDE : la réglementation nationale litigieuse doit s’appliquer pareillement aux produits nationaux et aux produits importés. Toute discrimination empêche d’invoquer des exigences impératives.

CJCE, 1988, ALLEN AND HANDBURYS : la législation britannique sur les brevets est une MEERQ car elle ne s’applique pas de la même manière aux producteurs établis en GB et aux autres.

CJCE, 20/04/83 : en Allemagne on ne peut pas importer de la boisson à base de vin si elle ne peut pas être commercialisée telle quelle dans son pays de fabrication mais peut être exportée. En Italie le Vermouth de moins de 16° ne peut pas être commercialisé tel quel mais il peut être exporté. Il s’agit d’une MEERQ car la production allemande peut être commercialisée sans condition de minimum en Allemagne.

La mesure doit être adaptée aux nécessités de l’objectif visé, adéquation des fins aux moyens. Il faut voir si un autre moyen eut pu permettre un résultat similaire pour une contrainte moindre : l’étiquetage pour la margarine belge, les yaourts surgelés…

CJCE, 1999, VAN DER LAAN : les Pays-Bas exportent en Allemagne du " jambon moulé ", il s’agit de jambon fait à base de viande recomposé. Pour protéger le consommateur il suffit d’indiquer sur l’emballage qu’il s’agit de viande recomposé et non pas de viande normale.

Directive du Conseil de 1978 et directive de la Commission du 16/01/91 concernant l’étiquetage et la présentation des denrées alimentaires.

CJCE, 1991, DELATTRE et MONTEIL ET SAMANNI : en France la vente des médicaments est le monopole des pharmacie d’officine. Du point de vue de la protection de la santé et du consommateur cette réglementation est justifiée pour les médicaments mais pas pour les produits qui n’entraînent pas de danger pour les consommateurs.

1. CJCE, 24/11/93, KECK ET MITHOUARD.

La CJCE dans cet arrêt a procédé à une révision partielle des jurisprudences Dassonville et Rewe- Zentral. Les faits portent sur l’interdiction par l’ordonnance du 1 er décembre 1986 de la revente à perte. " contrairement à de qui a été jugé jusqu’ici n’estn’est paspas apteapte àà entraverentraver directementdirectement indirectement,indirectement, actuellementactuellement ouou potentiellement,potentiellement, lele commercecommerce entreentre lesles EtatsEtats membresmembres, au sens de la jurisprudence Dassonville,

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l’applicationl’application àà desdes produitsproduits enen provenanceprovenance d’autresd’autres EtatsEtats membresmembres dede dispositionsdispositions nationalesnationales quiqui limitentlimitent ouou interdisentinterdisent certainescertaines modalitésmodalités dede ventevente pourvupourvu qu’ellesqu’elles s’appliquents’appliquent àà toustous lesles opérateursopérateurs concernésconcernés exerçantexerçant leurleur activitéactivité sursur lele territoireterritoire nationalnational etet pourvupourvu qu’ellesqu’elles affectentaffectent dede lala mêmemême manièremanière enen droitdroit commecomme enen faitfait lala commercialisationcommercialisation desdes produitsproduits nationauxnationaux etet ceuxceux enen provenanceprovenance d’autresd’autres EtatsEtats membresmembres ".

" lesles mesuresmesures nationalesnationales relativesrelatives auxaux modalitésmodalités dede ventevente n’entrentn’entrent paspas dansdans lele champchamp d’interdictiond’interdiction desdes MEERQMEERQ carcar elleselles n’opèrentn’opèrent paspas dede discriminationdiscrimination entreentre produitsproduits nationauxnationaux etet produitsproduits importésimportés ".

Introduction d’une distinction entre les mesures entrant dans le champ d’application de l’article 28 et les mesures qui n’y entrent pas. Celles qui y entrent sont les règles relatives aux conditions auxquelles doivent répondre les marchandises telles que leur forme, leurs dimensions, leur poids, leur composition, leur présentation, leur étiquetage, leur conditionnement, les règles qui interdisent purement et simplement l’importation, la fabrication ou la commercialisation.

N’entrent pas dans le champ de l’article 28 les mesures relatives aux conditions dans lesquelles les marchandises peuvent être vendues, c'est-à-dire, lieu, moment, façon, détermination des personnes aptes à vendre.

Distinction entre les règles considérant le produit de façon intrinsèque, des règles qui concernent le produit de façon extrinsèque. Seules les premières sont susceptibles d’entrer dans le champ de l’interdiction des MEERQ.

CJCE, 1995, LECLERC-SIPLEC : en matière de publicité la CJCE distingue la publicité sur l’étiquetage de la publicité à la télévision, la première est intrinsèque la seconde extrinsèque.

CJCE, 1994, PUNTO CASA : la réglementation italienne interdit l’ouverture des magasins les dimanches et fêtes. Tous les opérateurs sont obligés de fermer et cela concerne tous les produits.

CJCE, 1995, BELGACOM : la réglementation belge interdit la vente avec une marge bénéficiaire très réduite, cela concerne tous les opérateurs et tous les produits.

CJCE, 2000, SCHUTZERBAND GEGEN UNLAUTEREN WETTBEWERB c/. TK- HEIMDIENST SASS Gmbh : la réglementation de la vente ambulante en Autriche impose que cette vente soit liée à l’exercice de cette activité dans un établissement fixe. Cette réglementation concerne les modalités de vente et s’applique à tous les opérateurs économiques mais elle n’affecte pas de la même manière la commercialisation des produits nationaux et ceux en provenance des autres Etats membres, elle est donc susceptible d’entraver le commerce intracommunautaire

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§ III. Les dérogations à l’interdiction des MEERQ aux échanges.

A. Les dérogations générales à l’interdiction des MEERQ aux échanges.

1. La dérogation générale à l’interdiction des MEERQ afin de sauvegarder certains intérêts fondés sur l’article 30 CE.

Certaines réglementations nationales sont des MEERQ licites. Les articles 28 et 29 ne font pas obstacle aux interdictions ou restrictions d’importations, exportations voire de transit si elles sont justifiées par la nécessité de sauvegarder certaines intérêts et qu’elles remplissent certaines conditions.

a. Le champ d’application de l’article 30.

Les intérêts au nom desquels il est permis de déroger sont limitativement énumérés :

Moralité publiqueil est permis de déroger sont limitativement énumérés : Ordre public Sécurité publique Protection de la

Ordre publicsont limitativement énumérés : Moralité publique Sécurité publique Protection de la santé et de la vie

Sécurité publiquelimitativement énumérés : Moralité publique Ordre public Protection de la santé et de la vie des

Protection de la santé et de la vie des personnes et des animaux ou préservation des végétaux: Moralité publique Ordre public Sécurité publique Protection des trésors nationaux ayant une valeur

Protection des trésors nationaux ayant une valeur artistique, historique ou archéologiquedes personnes et des animaux ou préservation des végétaux Protection de la propriété industrielle ou commerciale

Protection de la propriété industrielle ou commercialeayant une valeur artistique, historique ou archéologique Application par la CJCE : CJCE, 1986, CONEGATE :

Application par la CJCE :

CJCE, 1986, CONEGATE : interdiction d’importation de certains produits au nom de la moralité publique . L’Etat membre : interdiction d’importation de certains produits au nom de la moralité publique. L’Etat membre doit avoir pris des dispositions pour interdire la commercialisation des produits des produits sur son territoire quelle que soit leur origine. La GB ne peut pas interdire l’importation des poupées gonflables allemandes alors qu’elle en produit sur son territoire.

CJCE, 1978, THOMPSON : l’interdiction britannique de fondre ou de détruire des pièces de monnaie est justifiée car : l’interdiction britannique de fondre ou de détruire des pièces de monnaie est justifiée car la protection de l’ordre public s’étend à la protection du droit de battre monnaie qui met en cause les intérêts essentiels de l’Etat.

CJCE, 1987, COMMISSION c/. ITALIE : la réglementation italienne qui rend plus difficile l’immatriculation des véhicules importés que celle des véhicules nationaux n’est pas justifiée par l’ordre public.

CJCE, 1984, CAMPUS OIL : la réglementation irlandaise qui restreint les conditions s’importation des produits pétroliers est justifiée par : la réglementation irlandaise qui restreint les conditions s’importation des produits pétroliers est justifiée par la sécurité publique car elle poursuit un

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objectif d’approvisionnement minimum en produit pétroliers.

CJCE, 1991, RICHARD : la soumission à autorisation spéciale du transit de certaines marchandises pouvant servir à des fins stratégiques est légitime au regard des exigences de sécurité publique.

CJCE, 1991, A.P.E.S.A. : pour réglementer la composition d’un produit ou limiter la publicité de certaines marchandises . : pour réglementer la composition d’un produit ou limiter la publicité de certaines marchandises on peut s’appuyer sur la protection de la santé et de la vie des animaux et des personnes. La réglementation catalane interdit la publicité pour les boissons alcoolisées au nom de la lutte contre l’alcoolisme.

CJCE, 1993, L.V.O. : la législation française qui autorise seulement les opticiens à commercialiser les lentilles de contact est justifiée par la protection de la santé car le vendeur doit pouvoir informer spécifiquement le client.

CJCE, 1998, DITLEV BLUHME : impossibilité de détenir des abeilles sur le territoire de Laesø pour protéger la race en voie d’extinction. Protection de la vie des animaux.

Le monopole d’exploitation de leurs œuvres par les auteurs et inventeurs est une dérogation à l’interdiction des TEE. Mais parfois la libre circulation des marchandises est un principe si fondamental de l’UE que la CJCE a voulu instaurer un équilibre entre la libre circulation et les droits de propriété intellectuelle. Donc l’article 30 ne concerne pas l’existence des droits de propriété alors que leur exercice est soumis aux exigences du traité (ex : concession de brevet).en voie d’extinction . Protection de la vie des animaux. b. Les conditions d’application. Art. 30,

b. Les conditions d’application.

Art. 30, 2 ème phrase : " toutefois ces interdictions ou restrictions ne doivent constituerconstituer nini unun moyenmoyen dede discriminationdiscrimination arbitraire,arbitraire, nini uneune restrictionrestriction déguiséedéguisée dansdans lele commercecommerce entre les Etats membres ". Il y a deux conditions à respecter :

Pas de discrimination arbitraire.Etats membres " . Il y a deux conditions à respecter : Les produits importés ne

Les produits importés ne doivent pas être défavorisés par rapport aux produits nationaux.

La restriction française qui interdit la publicité pour les boissons alcoolisées est justifiée par la protection de la santé des personnes mais elle est arbitrairement discriminatoire car elle ne concerne que des produits importés similaires, non dans leur fabrication mais dans leur consommation, à des produits nationaux pour lesquels la publicité est autorisée : CJCE, 1980, COMMISSION c/. FRANCE.

La loi britannique sur les brevets vise à protéger la propriété individuelle donc elle est justifiée mais elle introduit une discrimination entre les produits fabriqués sur le territoire national et les produits importés : CJCE, 1988, ALLEN AND HANDBURYS.

Pas de discrimination déguisée dans le commerce entre les Etats membres.les produits importés : CJCE, 1988, ALLEN AND HANDBURYS . Il faut empêcher que sous couvert

Il faut empêcher que sous couvert de la protection d’un intérêt les membres cherchent en réalité à introduire des restrictions quantitatives aux échanges.

Affaire des dindes de Noël, la réglementation britannique entrée en vigueur avant Noël interdisait l’importation des dindes du continent : CJCE, 1982 et 1984, COMMISSION c/. RU et 1984, COMMISSION c/. IRLANDE.

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Détournement de pouvoir la CJCE applique le principe de proportionnalité. N’existe-t-il pas d’autre moyen de parvenir au même objectif de protection pour le biais d’un autre moyen moins restrictif pour les échanges ? L’objectif allégué n’est-il pas déjà atteint ? La réglementation belge n’acceptait de délivrer l’autorisation de commercialiser des pesticides et des produits phytopharmaceutiques qu’à des personnes établies en Belgique, ceci au nom de la protection de la santé. La Cour a estimé que cet objectif pouvait être atteint par des mesures d’organisation appropriées, CJCE, 1983, COMMISSION c/. BELGIQUE.

Un contrôle sanitaire à l’importation ne se justifie pas si un contrôle identique a été effectué dans le pays exportateur, CJCE, 1979, DENKAVIT.

Le contrôle dans le pays exportateur n’est pas suffisant s’il se limite à parer aux risques du transport, CJCE, 1981, UNITED FOODS.

Le contrôle technique des véhicules en provenance des autres Etats membres ne doit pas s’ajouter au contrôle dans le pays exportateur, CJCE, 1986, SCHLOH et CJCE, 1987, GOFETTE.

a. La combinaison entre l’art. 30 et la jurisprudence " Cassis de Dijon ".

L’art. 30 et la jurisprudence " Cassis de Dijon " permettent d’admettre des MEERQ. Il y a une similarité entre les intérêts protégés par ces deux règles, cependant la liste de l’article 30 est limitative (règle de droit communautaire originel donc interprétation stricte) tandis que l’arrêt REWE- ZENTRAL n’introduit pas de limitation aux exceptions possibles.

Les conditions posées à l’article 30 sont suffisamment strictes pour assurer la libre circulation des marchandises.

Le champ d’application de ces deux exceptions n’est pas le même donc la redondance de protection de la santé n’est pas inutile.

Cassis de Dijon : qualification de MEERQ

Art. 30 : mesure qualifiée de MEERQ pour déroger à leur interdiction.

La Cour raisonne par étapes :

Est-ce une modalité de vente ? jurisprudence Keck et Mithouard jurisprudence Keck et Mithouard

Est-ce une MEE ? recherche si la réglementation en cause correspond à des exigences impératives d’intérêt général au ? recherche si la réglementation en cause correspond à des exigences impératives d’intérêt général au sens de l’arrêt " Cassis de Dijon "

général au sens de l’arrêt " Cassis de Dijon " Correspondance aux exigences de la jurisprudence,

Correspondance aux exigences de la jurisprudence, ce n’est pas une MEERQ

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Marchandises 23/08/12 04:07 Pas de correspondance à une exigence impérative, c’est une MEERQ, elle doit être

Pas de correspondance à une exigence impérative, c’est une MEERQ, elle doit être prohibée. La Cour se demande alors si la mesure déroge à l’interdiction au sens de l’article 30, elle s’assure qu’elle sauvegarde un des intérêts protégés par l’art. 30 et qu’elle n’introduit ni une discrimination arbitraire, ni une restriction déguisée. Dans ce cas elle constitue certainement une MEERQ mais elle est autorisée par le droit communautaire.

1. La dérogation à l’interdiction des MEE sur le fondement de l’article 100 A CE (95 nouveau).

Cet article a été introduit par l’AUE de 1986 et maintenu par le Traité sur l’Union en 1992. Il permet au Conseil d’adopter des directives d’harmonisation à la majorité qualifiée et depuis 1992 selon la procédure de codécision.

Les art. 95 § 4 et 95 § 5 autorisent les Etats membres à déroger à l’interdiction des MEERQ.

L’article 95 § 4.les Etats membres à déroger à l’interdiction des MEERQ. Il permet à un Etat membre de

Il permet à un Etat membre de maintenir des dispositions plus rigoureuses pour la libre circulation dans marchandises par rapport aux mesures qui ont fait l’objet d’une harmonisation, quand ces dispositions plus dures sont justifiées, soit par une des exigences importantes de l’article 30, soit par la protection de l’environnement et du milieu de travail.

L’Etat membre doit notifier ces dispositions à la commission et il doit indiquer les raisons qui justifient ces mesures.

La Commission doit confirmer et elle peut saisir la Cour si un Etat a abusé de cette procédure, CJCE, 1994, FRANCE c/. COMMISSION.

La Commission a refusé une dérogation au Danemark car les mesures danoises de limitation de l’utilisation de sulfite, de nitrite et de nitrate ne sont strictement pas nécessaire à la protection de la santé des personnes.

L’article 95 § 5.pas nécessaire à la protection de la santé des personnes. Il autorise tout Etat membre à

Il autorise tout Etat membre à introduire, après harmonisation " desdes dispositionsdispositions nationalesnationales baséesbasées sursur desdes preuvespreuves scientifiquesscientifiques nouvellesnouvelles relativesrelatives àà lala protectionprotection dede l’environnementl’environnement ouou dudu milieumilieu dede travailtravail enen raisonraison d’und’un problèmeproblème spécifiquespécifique dede cetcet EtatEtat membremembre quiqui surgitsurgit aprèsaprès l’adoptionl’adoption dede lala mesuremesure d’harmonisationd’harmonisation "".

L’Etat doit notifier les dispositions à la Commission et il doit justifier. La Commission peut estimer que l’Etat a outrepassé. Concernant les classifications, l’emballage, l’étiquetage de substances dangereuses il ne s’agissait pas d’un problème spécifique à l’Allemagne eu regard de la protection du milieu de travail.

L’interdiction des MEERQ est liée aux problèmes d’harmonisation. Plus l’harmonisation est grande et moins les Etats pourront se retrancher derrière leur législation.

A. Les dérogations particulières et temporaires à l’interdiction des MEE.

Il s’agit de clauses de sauvegarde, elles se rapportent à la politique économique et monétaire. Art.

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103 A, " le Conseil peut décider des mesures appropriées à la situation économique notamment si de gravesgraves difficultésdifficultés surviennentsurviennent dansdans l’approvisionnementl’approvisionnement dede certainscertains produitsproduits ".

Art. 109 H (119 nouveau), " enen cascas dede difficultédifficulté ouou dede menacemenace gravegrave dede difficultédifficulté dansdans lala balancebalance desdes paiementspaiements d’und’un EtatEtat membre " la Commission recommande l’adoption de certaines mesures et le conseil peut décider d’accorder à l’Etat en question le concours mutuel (mesures exceptionnelle pour aider l’Etat). Si ces mesures échouent l’Etat en difficulté peut être autorisé par la Commission " àà prendreprendre lesles mesuresmesures dede sauvegardesauvegarde nécessairesnécessaires dontdont elleelle définitdéfinit lesles conditionsconditions etet lesles modalitésmodalités "", ces mesures étant révocables.

Art. 109 I (120 nouveau), " enen cascas dede crisecrise soudainesoudaine dansdans lala balancebalance desdes paiementspaiements l’Etatl’Etat membremembre peutpeut prendreprendre àà titretitre conservatoireconservatoire lesles mesuresmesures dede sauvegardesauvegarde nécessairesnécessaires "". Ces mesures doivent être strictement proportionnées à leur but et ne pas trop perturber le fonctionnement du marché commun, elles sont révocables.

Art. 115 (134 nouveau), "LaLa CommissionCommission peutpeut autoriserautoriser desdes mesuresmesures dede protectionprotection nécessairesnécessaires pourpour lutterlutter contrecontre lesles détournementsdétournements dede traficstrafics ".". En cas d’urgence les Etats membres demandent à la Commission l’autorisation de prendre eux-mêmes ces mesures. Par priorité doivent être choisies les mesures qui apportent le moins de perturbation au fonctionnement du marché commun.

Par l’interdiction des TEE et des MEE on a aboutit réellement à l’effectivité de la libre circulation des marchandises. Aujourd'hui les marchandises circulent librement en Europe : but premier de la communauté européenne.

Cependant cela reste un domaine où les Etats membres cherchent à détourner l’application du droit communautaire. Ce sont surtout des affaires très pointues : dénomination, étiquetage, AOC.

Les grands principes de la libre circulation des marchandises sont désormais acquis, les problèmes sont assez périphériques et ce sont dans problèmes de droit dérivé, le comportement des Etats membres doit tout de même être contrôlé car les tentations protectionnistes demeurent