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Galerie universelle des hommes qui se sont illustrés dans l'empire des lettres, depuis le siècle
Galerie universelle des hommes qui se sont illustrés dans l'empire des lettres, depuis le siècle

Galerie universelle des hommes qui se sont illustrés dans l'empire des lettres, depuis le

siècle de Léon X jusqu'à

nos [

]

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

Imbert de La Platière, Sulpice (1755?-18 ). Galerie universelle des hommes qui se sont illustrés

Imbert de La Platière, Sulpice (1755?-18

).

Imbert de La Platière, Sulpice (1755?-18 ). Galerie universelle des hommes qui se sont illustrés dans

Galerie universelle des hommes qui se sont illustrés dans l'empire des lettres, depuis le siècle de Léon X jusqu'à nos jours, des grands

ministres et hommes d'État les plus distingués. [Signé : le Cte de La Platière.] XLIV

1788.

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bALERIE.

DES

UNIV

HOMMES

QUI

DANS

L'EMPIRE

SE

SONT

ERSELLE-

ILLUSTRÉS

DES

LETTRES;

DES

GRANDS

MINISTRES;

DES

HOMMES

ET

DES

D'ÉTAT

FEMMES

LES

PLUS

DISTINGUÉS,

CÉLÈBRES,

Depuis

le commencement

du Monde jusqu'à

DÉDIÉE

Ornée

ET

de

r

leurs

PRÉSENTÉE

Portraits:

AU

nos jours ;

ROI.

No

Prix

6.

1

4 livres.

C'efi en les comparant qu'on peut mieux les connoître.

A

PARIS,

Chez L'AUTEUR, rue Meslé,

M. le Comte n°. sS.

DE LA PLATIERE,

GODEFROY, Libraire,

Quai des Augnftins,

M. DCC.

L

Avec Approbation,

X X

X V I

& Privilège

I

I,

du Roi.

en Ton Hôtel,

LE

COMTE

t ^/vzp^dJh&d•

STRVEySE.

;

GALERIE

 

t

4

U

NIVERSELLE.

 

*

 

-

,

LE

COMTE

DE

1

STRUENSÉE.

A vie

une

élévation

d'exemple

que, là,

vertus,

de

du

que

il

Comte

&

fous

n'est.

de Struensée

une

le

point

châte,

despotisme,

de talens,

rangs

qui

mettent

à

que

les

Rois

même

ne

font

dont

va

nous

on

ne

montrer

trouve

&

l'abris

jamais

nous

de

de

plus

apprendre

services,

la tyrannie,

trompés,

plus

le

jouet

des

plus

viles

pafifons,

&

moins

libres,

que

que

lorsqu

leur

ils

n'ont

volonté.

d'autres

loix

,

&

d'autres

guides

A

de

2

GALERIE

UNIVERSELLE.

Jean

Frédéric

Struensée

étoit

à

Halle

,

en

I7379

mières

de

d'Adam

Eglise

simples

Struensée,

de

cette

bourgeois,

Ville;

&

Pasteur

ce

ainsi

fut

d'une

il

dut

cette

commune

gnée.

yeux

Ses

d'un

employées

noitrances

lui

qui

procura

années

tendre

un

premières

père

à

acquérir

une

&

se

grand

éducation

passèrent

attentif

,

nombre

utiles ,

toute

son

éducation

des

îe

pre-

jour

condition

plus

fous

soi-

les

&

de

fut

furent

con-

réglée

à

d'après

succès

, promettre.

figure

ardent,

à ces

qui

ambition

un

que

plan

le

tnédité,

zèle

nature

une

paternel

avoit

grande

d'autres

elle

funestes.

Cette

La

agréable,

& beaucoup dons

heureux,

être

pouvoient

démesurée.

&

doit

donné

exécutée

avec

peut-être

seul

à Struensée

un

se

une

pénétration,

avantages

en

avoit

Tel

étoit

observation

un

précieux

ajouté

sur-tout

efpric

;

mais

d'autres

une

fit

naître

à

son

digne

la renommée

fils,

les

disoit-il

faveurs

1 hiftoirede

ftamment

une

morale

père

des sollicitudes

bien

lui

à un

apprit

de

sa prompte

ses

amis,

ne

fondées,

élévation.

pourra

lorsque

Mon

supporter

de

son

Roi.

Struensée.

Ce

Outre

de mots

peu

cela,

Struensée

renferme

avoit

toute

conI:

montré

relâchée,

un

goût

&

excessif

trop

peu

pour

les

de refpetl:

plaisirs,

pour

la

LECOMTEDE

STRUENSÉE.

3

Religion.

essor

les

sans

plus

Ordinairement,

ces

défauts

prennent

bornes

dangereux

dans

l'ivresse

du

celui

dont

pour

bonheur,

le

fort

&

fixe

tention

tomme

Quand

il se voua

générale.

Ne

fut-ce

que

par

d'Etat

doit

Struensée

s'en

eut

garantir

atteint

à celui

de Médecin.

avec

l'âgede

Il

avoit

politique,

foin.

choisir

déjà

un

le

de Doéteur,

lorsque

son

père

fut

nommé

Prévôt

un

font

l'at-

tout

état,

grads'

&

principal

fut

pas

&

sance

Pasleur

long-temps

d'Altona;

 

sans

Entr'

autres

deux

hommes

à sa

destinée

Afchberg,

&

de l'estime.

avec

différemment,

de

Ranzau

devinrent

ses

amis ;

mais

principal

compagnon

En

naire ,

1768,

&

instrument

malheureux

en

Struensée

même-temps

de

il l'accompagna,

y acquérir

personnes,

de

il

&

la réputation

fit

connois

qui

eurent

à venir;

part,

c'étoit

chacun

le Comte

ne

M.

l'un

sa

de

fut

de

Brandt.

fut

dans

chûte,

sa

perte.

nommé

&

Médecin

Tous

deux

la

fuite

le

l'autre,

 

le

ordi-

désigné

pour

accompa-

gner

il

le Roi

s'attacha

dans

son prochain tout-à-fait

au

voyage.

Roi,

ou

Dès

plutôt

ce moment

se

livra

entièrement

il

avoit

déjà

au

desir

préparé

d'obtenir

sa

faveur,

ses

bonnes

lorsqu'il

grâces;

revint

&

à

Coppenhague

avec

le Monarque.

Les cabales

naiffoienc

Aij

4

GALERIE

UNIVERSELLE.

alors,

&

les

parties

se formoient.

Le

Comte

de

Holk

étoit

gneur

par

à

une

la

tête

du

&

de

avoir

de

son

fœur

attraits

plus

les

parti ;

nombreux.

nombreux.

frivole,

goût.

coté.

avoit

Les

La

d'un

à craindre

du

Roi

de

mais

la

depuis

Ce

séduit

Sei-

Roi

ne

jeune

le

voluptueux

conformité

rien

rangé

Mathilde,

tous

son

Ministres

qui

dissipé,

croyoient

s étoient

Caroline

parée

avoit

favori

Reine

régnante,

d'Angleterre,

beauté

que

&

jeune,

l'esprit,

de

aussi

de

l'inconltance

de

son

délicats

se

voyoit

fortune

,

époux,

l'avoient

guères

sans

&

son

éloigné

suivie

penchant

que

d'elle,

de

considération

,

&

pour

cette

jeunes

sans

des

plaisirs

Princesse

Seigneurs

expérience.

peu

ne

sans

Le

favori

Holk ,

&

les

Ministres

qui

redoutoient

son

ascendant,

contribuoient,

ment

fester

du

Roi,

&

ses intentions.

le premier,,

de concert,

osoit

à cet

ouvertement

éloigne-

mani-

Les

deux

Reines

grande

mère

père

de

avoit

la Reine,

à

la

Cour.

pour

s'être

du

épousée

devoient

Juliane,

opposée

înspiré

des soupçons

Douairières,

Roi,

&

en feconde

avoir

Sophie-Magdeleine

Juliane-Marie,

noce ,

encore

moins

que

ennemies

d'influence

,

son

aussi

sur-tout,

à son

odieux

mariage,

par

avoit

&

déplu

lui

avoit

au

Roi,

même

son excessîve

tendresse

LE

COMTE

DE

STRUENSÉE,

5

envers

le

Prince

Friedrich

,

son

fils

unique

,

frère

du

bourg

afin

Roi,

d'y

abandonner

de

avoit

père

été

feulement.

donné

résider

:

là,

ils

insensiblement

à

,

Le

ce

virent

&

château

Prince

leurs

presque

&

de

à

Friedenf

sa

mère,

partisans

les

oublier.

les

La beauté

& les

charmes

de la Reine

encore

contribué

inimitié

secrette

dont

Cependant

l'épouse

à cet

abandon

,

nous verrons

du Monarque,

régnante,

&

préparé de si terribles

dont

avoient

cette

fuites.

la

Cour

avoit

de

Ministres,

jour

en

jour

& dédaignée

diminué

même

,

par

délaissée

les favoris,

par

les

voulut,

au

retour

du

Roi,

reprendre

en

regagnant

la confiance

convaincue

Holk

se

&

avoit

pour

qu'elle

son

à

se

n'y

favori ;

feroit

résoudre

confier

de l'éloignement

le Comte

de Bernftorf,

son premier son

de

réuffiroit:

époux.

jamais,

elle

ne

pouvoit

à

aucun

des

ascendant,

Elle

tant

non

étoit

que

plus

Minifires,

pour

qu'elle

tous,

&

craignoit.

sur-tout

Cette

Princesse

que

la

n'avoit

Reine

encore

Douairière

l'influence

dans

les

feulement

de

la

part

nant.

des

Ses

parer

Ministres,

premiers

alors

affaires.

les

&

pas

aucune

raison

à

se

de craindre

de

parvînt

traits

de

furent

procurer

Elle

se proposa

le

donc

de

qu'elle

une

craignoit

favori

domi-

complaisance

perdre

6

GALERIE

UNIVERSELLE.

pleine

infatigable

plaire.

le

projet

caraétère

de

lui,

desquels,

monde,

souvent

d'attentions

à chercher

Un concours

pour

bien

le

Roi ,

une

en

tout

qui rare de circonstances

ce

application

pouvoit

favorisa

lui

de

du

qui

un

exercé

toutes

la

Reine.

Holk,

Roi,

la faveur

dont

n'avoit

aucun

des

favori

versé

dans

dans

les intrigues

ses contrariétés,

qui

ne

de voit

il jouissoit

talens

,

au

la connoissance

qu'au

auprès

moyen

du

de

la

ce frivole

Cour ,

Comte

brave

de

Holk

ouvrit

lui-même

à Struensée

( dont

les

vues

artitfement

tration

du

Roi.

Monarque;

souvent

cachées,

étoient

au-dessus

de

la

péné-

de Holk

) le chemin

qui

le mena

à la confiance

Lui-même

il

fut

Struensée

le

conduisit

souvent

chez

lui-même

cause

le

Roi

que

le

prit

avec

lui,

en

allant

voir

la

Reine.

Holk

odieux

voit

avoit

à la

ainsi

du

désagréable

prendre

une

remarqué

Reine

plaisir

que

qu'il

à la

Struensée

devenoit

l'étoit

mortifier

lui-même

souvent

,

&

par

compagnie.

tournure

bien

Mais

cela

différente,

ne

tarda

&

qui

aussi

trou-

cette

pas

à

peint

parfaitement

rience

du

discours

du

plus

d'égards

la pénétration

favori.

Elle

crut

de

la Reine,

remarquer,

Roi,

pour

un

changement

Struensée.

Il

envers

ne

lui

& l'inexpé-

à quelques

Holk,

échappa

&

pas

LE

COMTE

DE

S T R U E N S É E,

que

&

sur

celui-ci

devenoit

plus

lui,

nécessaire

ne

s'étendoit

peu

importans

affaires

de

de

l'Etat.

au

sa

Elle

de

jour

en

jour

Roi,

que

l'empire

pas

vie

feulement

privée;

mais

distingua

bientôt

de Struensée,

des manières

cavalières

plus

agréable

qu'il

prenoit

sur

les

secrets

encore

sur

la

conduite

du

Comte

7

les

de

Holk.

Le

favori

les

bornes

d'un

ne

refpeét

paroiiToit

vent

intérieurement

d'offenser

la

se renfermoit

convenable

Reine

touché

par

pas feulement

;

d'être

mais

dans

fou-

Cette

encore

obligé

sa présence.

il

conduite,

raétère,

lui.

Elle

qu'elle

interpréta

diminua

peu

à

peu

s'accoutuma

à le

à l'avantage

sa répugnance

voir,

&

lui

de

son

trouva

ca-

pour

de

&

de

la pénétration.

fixa

de

en

de

Le

du

Roi

attention:

l'esprit

goût

plus

son

point

au

estime

à

être

furent

pour

lui augmentant,

enfin,

accorda

veillance

A

les

en

plus

vinrent

en

une

pas

ne

choses

peu

ne

lui

qu'elle

une

&

bien-

temps

tardèrent

qui

remarquées.

pas apperçus,

la vérité,

ces premiers

pas

ou

peut-être

Comte

de

Mais

ils

ne

jeune

Reine

conflance.

furent

Holk

furent

Le

ne

dut

Roi

méprisés

les

qui

avoit

pas

long-temps

sa viétoire

s'ennuya

de

des

Minifires

lui-même

facilités.

sans

effets,

&

du

&

la

qu'à

la

vie

cette

qu'il

feule

cir-

menoit,

& par

conséquent,

devint

froid

&

réservé

envers

8

GALERIE

UNIVERSELLE.

Holk.

en

plus

Au

contraire

,

sa confiance

Struensée

;

cette

parut

double

gagner

de

plus

circonstance

n'échappa

puissant,

qu'elle

On

n'eût

pas

&

résolut

son

fils.

Cette

mois

de Mai

à la

résolut

exécuté

alors

Reine ;

de

ne

son

plan

de

faire

elle

pas

vit

se

combien

donner

de

contre

Holk.

inoculer

le Prince

opération

fut confiée

1770.

En même-temps,

à Struensée,

Reine

la

il

étoit

repos

,

Royal,

au

déclara

qu'il resteroit

lation

eut

répondirent

de

conférence,

un

ensuite

heureux

chargé

à son importance.

&

loueur

de son

succès ;

Il fut

éducation.

&

les

nommé

L'inocu-

récompenses

Conseiller

du

Roi

&

de

la

Reine,

avec

velle

Cour,

un traitement

de

place

&

de

lui

donnoit

renoncer

quinze

le

à la

cens

écus;

droit

d'être

pratique

de

cette

toujours

nou-

à la

la Médecine.

Struensée,

pendant

dément

les bonnes

graces

l'inoculation,

de

la Reine.

avoit

Cette

gagné

déci-

Princesse,

pleine

tendre.

auprès

garde ,

elle-même

prodiguer

fonctions

de sensibilité,

Elle

du

ne

jeune

aimoit

son

fils

permit

Prince

à personne

;

elle-même

de

de

l'amour

la

lui

&

même

épier

ses

foins.

veilla

l'instant

auprès

de

Struensée

de

son

lui,

réveil

l'afliftoit

maternelles;

ainli

il paIIà

de

longs

le plus

remplacer

servit

&

voulut

pour

dans

momens

de

lui

ses

>

a

LE

COMTE

DE

STRUENSÉE.

9

à l'entretenir.

Il

avoir

de

l'êfpric

&

des

connois-

sances

: sa conversation

étoit

infiruélive

& agréable,

&

qui

de

tout

ne

la

son

put

Reine.

être

manquer

La

avoit

de

quelque

faire

consolation

chose

impression

&

le

de féduifint,

sur

plaisir

le

cœur

qu'elle

y

trouva

lui

les entretiens

firent

bientôt

devinrent

en

une

un

besoin.

De

à

jour

autre,

il s'établit

plus intéreIrans,

Struensée

de

desirs.

&

con-

du

des

confiance

Reine,

réciproque.

courut

Roi ;

Le

la

avec

pour

gré

de

résulta

s'emparer

leurs

l'esprit

ils réussirent

premier

au

effet

du changement

qui

dispositions

Holk.

A

ce

du

fut

Monarque, les Minifires

coups,

la disgrace

prirent

du

favori

l'allarme,

ils voulurent

la

de

Reine

Russie

 

éloigner

rendit

leur

qui

haÏJToit

Struensée

intrigue

;

fins

personnellement

mais

le

crédit

de

effet.

Le

Mînistre

Struensée,

qui

craignoit

se soustraire

avec

raison

à la dépendance

qu'il

de

ne

sa Cour,

le

Roi

portât ne réussit

à

pas

mieux.

raIe,

par

Dans

peu

la plupart des

personnes

de temps,

des principales dévouées

de Struensée.

M.

de

Brandt

la révolution

places

au

parti

succéda

devint

géné.

furent

de

la

occupées

Reine

&

au

Comte

de

Holk,

place

dans

les

de Direéteur

bonnes

du

graces

fpeétacle

du

Roi,

&

& des

Menus

B

dans

la

plaisirs.

10

Le

Comte

confidéréde

rouloient

Hauch

guerre.,

La

GALERIE

UNIVERSELLE.

principal

sur lequel,

reçut

de

de Bernftorf,

Ministre

depuis

du

chéri,

long-temps, Le Général

&

de

fut

di-

Roi.

les

la Nation,

ses destinées,

sa

sa démission.

Président

&

les

;

perdit

place

Collége de Ranzau.

étrangères,

ne

Corps

au

& eut

le Comte

affaires

pour

successeur,

les

Marine,

Finances,

subirent

les

nommé

 

pour

plomatiqee

Ce

fut

un

intrigues

rière

mêmes

ce

révolutions

personne

par

pour

La

le

dernier

ordre

à

de

en

département;

eut

moyen

de s'adresser

Struensée,

de

loin

la

Ruffie.

cet

secret,

étoient

Reine

des

Le

&

écrit

prévenir

du Ministre

Reine

Douai-

dans

contemploit

orage elle tâchoit

effrayant; de combler

son mécontentement

d'amitié

ceux

Cependant,

jouissoient,

qu'ils

lesquels

sissons

fortunés

sans

tion

de

alloient

toute

avoient

les

de

les

funestes

victimes.

& son

fortuné

Conseiller

fruits

de

la supériorité

calme

&

l'union

dans

embellis

par

ils couloient

plus

moyens

dont

délicieuses.

de la

les

vues

les

des

di/po-

jours

Mais,

continua-

étendues

la

ne

Reine

&

le pouvoir,

lui,

de

tant

qui

la jeune

leur

obtenue.

côté,

ils vivoient,

plus

dans

étoient

agréables,

les jouissances

de

s'affurer

état,

Struensée,

s'emparer,

royale

les

oublier

des

cet

jusqu'à

entre

l'autorité

sentoit

LE

COMTE

DE

STRUENSÉE.

II

que

cette

sonne

du

suffirent

sequence,

parce

que

de

ceux

giner

tout

temps

frivole

Bientôt

travailleroit

autorité

ne

Roi.

Ainsi

feroit

pas réunie

dans

la feule

per-

les paillons la Constitution

du Ministre

ambitieux

 

de l'Etat.

En

con-

de

toute

société,

toujours

l'ouvrage

fut

chargé

d'ima-

palier

au

Roi

fort

Ce

genre

de

goût

à

captiver

le

Roi.

obtinrent

 

qu'il

ne

 

qu'il

leur

ordon-

po<