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Abdel Hakim Gafsi Philippe Gourdin Tabarka (Tunisie) In: Mélanges de l'Ecole française de Rome. Moyen-Age,

Tabarka (Tunisie)

In: Mélanges de l'Ecole française de Rome. Moyen-Age, Temps modernes T. 100, N°1. 1988. pp. 504-511.

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Hakim Gafsi Abdel, Gourdin Philippe. Tabarka (Tunisie). In: Mélanges de l'Ecole française de Rome. Moyen-Age, Temps modernes T. 100, N°1. 1988. pp. 504-511.

doi : 10.3406/mefr.1988.8619 http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/mefr_0223-5110_1988_num_100_1_8619

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CHRONIQUE

ques et de zones de pierre). Sur sa face ouest, la muraille n'a conservé, au-dessus de la semelle qui monte très légèrement vers le nord, que sa première arase de briques. Sur sa face est au contraire, elle a gardé une zone de pierres supplément aires.Un escalier d'accès à la courtine, large de 1,20 m et dont le trois premières marches sont intactes, longe en cet endroit le rempart avec lequel il fait corps (fig. 1). Il faut donc s'attendre à découvrir plus au nord les piles d'arcades ayant supporté un chemin de ronde de part et d'autre de l'entrée d'une tour, selon un dispositif maintenant bien connu à Caricin Grad6. À cet escalier viennent s'accoler les extrémités de deux murets construits en briques et mortier. Ils délimitent un égout secondaire de direction est-ouest, large de 28 cm, qui traverse de part en part l'escalier et le rempart sous une petite voûte de briques (fig. 2), et débouche sur la face ouest du rempart à hauteur de sa semell eextérieure. Plus au sud était appuyée au rempart une pièce profonde de 5,40 m, dont on a fouillé l'angle nord-est. Ses murs, qui ont déversé vers l'intérieur du bâtiment (fig. 1) étaient bâtis en pierres et briques sans mortier, ce qui dénote sans doute une construction assez tardive. Le mur nord, seul dégagé entièrement, comportait une porte qui a été bouchée après coup. À l'intérieur de la pièce, la fouille s'est arrêtée sur la couche d'écroulement du toit. À l'extérieur, dans l'angle du mur nord et du rempart, elle a atteint une couche d'occupation très riche en matériel, dont le niveau correspond aux premières marches de l'escalier d'accès à la courti nedu rempart. Ces deux sondages exploratoires confirment clairement l'intérêt de la zone située à l'ouest de la «villa urbana». Mais la fouille devra être considérablement étendue dès 1988 pour permettre une interprétation des premières structures découvertes.

2 - TABARKA (TUNISIE)

Bernard Bavant Vladimir Kondic Jean-Michel Spieser

La première campagne archéologique effectuée sur le site de l'île de Tabarka (Tunisie) a eu lieu du 7 au 27 avril 1987; le site avait été reconnu l'année précédent eau cours d'une campagne de prospection effectuée par Ph. Gourdin et J.-M. Pesez et proposé à la commission mixte franco-tunisienne de février 1987. La Mis sion archéologique de Tabarka est un programme franco-tunisien placé sous la responsabilité conjointe de l'École française de Rome et de l'Institut national d'art et d'archéologie de Tunis. La campagne de 1987 a réuni 8 chercheurs, 2 tunisiens, Moheddine Boughanmi et Abdel Hakim Gafsi, chercheurs à ΓΙΝΑΑ et 6 français, Brigitte Amat-Séguin, membre de l'École française de Rome, Patrice Beck, ingé nieur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales, Marie-Hélène de

6 On le rencontre sur l'Acropole (à l'une des tours nord et peut-être à proximité de la porte est), près de la porte sud de la Ville Haute, et près de la porte est de la Ville Basse.

TABARKA

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Floris, archéologue, Philippe Gourdin, membre de l'École française de Rome, Catherine Peoc'h, archéologue, de Jean-Marie Pesez, directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales. Elle a été dirigée par Abdel Hakim Gafsi et Philippe Gourdin7.

Rappel historique

Le site de Tabarka est double : l'île, d'une superficie d'environ 25 hectares, située à quelques centaines de mètres de la côte et actuellement reliée à elle par une digue et le village de la terre ferme. Il semble que l'antique Thabraca dont l'histoire aux périodes carthaginoise et romaine est relativement bien connue, se soit limitée au territoire de la terre fer me; c'est un port de commerce qui exporte les produits de l'arrière pays, marbre de Chemtou, bois et liège de la montagne et produits agricoles de la plaine de Jen- douba. L'histoire du site n'est pas très bien connue au Moyen Âge; au XIe siècle Al Bekri signale l'abandon de la ville antique mais il indique que l'oued El Kebir est assez profond pour servir de port; Idrissi, au XIIe siècle, décrit la région comme étant infestée de nomades et note le déclin de la citadelle. Tabarka est convoitée par les Européens dès le XIIe siècle et les Pisans l'au raient conquise en 1140 pour y exploiter le corail; aux XIVe et XVe siècles, Tabarka

est citée dans les archives de Ligurie et de Sicile; mais il est impossible de savoir s'il s'agit de l'île ou de la terre ferme. La période 1535-1741 est mieux connue et concerne uniquement l'île; au cours

des expéditions de Charles

1541 confié, ainsi que l'île, aux familles génoises Lomellini et Grimaldi qui reçoi vent le comptoir pour y exploiter le corail. Après le désengagement de l'Espagne

dans la région, l'île revient uniquement aux Lomellini. Pendant deux siècles, Tabar kaest un riche comptoir peuplé de 1.000 à 2.000 habitants originaires en majorité de Ligurie. La richesse ne vient pas seulement de la pêche du corail mais égale ment de l'exportation de produits de la plaine de Jendouba, blé, légumes, cire,

D'autre part le comptoir reçoit les esclaves chrétiens qui attendent leur

rachat. Tabarka est donc à cette époque un lieu de contacts entre Européens et Africains. Une telle richesse suscite des convoitises ; pour éviter que l'île ne soit conquise par les Français, Ali Pacha s'en empare par surprise en 1741, la détruit sauf le fort, et emmène en esclavage les 900 personnes qui s'y trouvent. Les 500 personnes qui péchaient en mer se réfugient dans le comptoir français du Bastion de France, près de la Calle et puis fondent deux nouvelles Tabarka dans deux îles, l'une près d'Alicante, en Espagne, l'autre près de la Sardaigne.

cuirs

Quint, un fort est construit à son

sommet ; il sera en

Pendant la période turque, l'île est quasi déserte; le fort est occupé par une petite garnison tandis qu'un très modeste village de corailleurs subsiste près de

7 Les membres de la Mission archéologique de Tabarka tiennent à remercier tous ceux qui leur ont permis de préparer et d'effectuer cette campagne, en particulier M. Fantar, directeur de l'INAA, Mme Riahi, directrice adjointe de ΓΙΝΑΑ, M. Chabouh directeur du Centre d'étude de la civilisation islamique de l'INAA, M. Denis Louche, conseiller culturel-adjoint à l'ambassade de France en Tunisie, qui ont efficacement assuré la préparation de la campagne et permis son bon déroulement.

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CHRONIQUE

l'ancienne porte de la ville. Après la conquête française, Tabarka devient centre de garnison ; un village se construit à l'emplacement du site antique sur la terre ferme tandis que l'île reste inhabitée à l'exception du «village des corailleurs» qui a conservé quelques bâtiments. Actuellement l'île est totalement inhabitée à l'exception des deux marins qui gardent le phare installé dans le fort génois.

Intérêt du site et objectif de la campagne de 1987

L'intérêt du traitement archéologique de l'île est manifeste; son occupation est bien datée, sa destruction et sa non réoccupation sont attestées. En outre, la situa tionde l'île, peuplée en majorité d'Européens en contact permanent avec le monde

africain en fait un véritable laboratoire des phénomènes d'acculturation ; la fouille

et l'étude des matériels qu'elle fera surgir, mieux que toute autre méthode, permett

rad'en connaître l'importance. La fouille devrait également permettre de vérifier l'existence éventuelle d'oc cupations antérieures au XVIe siècle correspondant aux documents des archives

italiennes, en particulier dans la zone du « village des corailleurs » proche de la port

e de la ville. Pour la campagne de 1987 notre objectif, beaucoup plus modeste, était triple :

1) commencer l'élaboration d'un plan topographique en courbes de niveaux

et d'un plan des structures apparentes; 2) ouvrir un premier sondage-test destiné à vérifier l'intérêt du site; 3) effectuer un ramassage de surface en vue d'une première étude du matér

iel.

Établissement du plan topographique en courbes de niveaux et du plan des structures apparentes

La ville du XVIe au XVIIIe siècle était principalement située sur les pentes méridionales de l'île; actuellement des arases de murs ainsi que des traces de rues couvrent la totalité de cette pente. L'église et un grand bâtiment conservent quel ques murs en élévation; ce sont les deux bâtiments indiqués RR (ruines romaines) sur la fig. 3; un quartier mieux conservé subsiste près de l'ancien «village des corailleurs ».

Il était naturellement impossible de couvrir en moins de 3 semaines la totalité

de la surface bâtie et notre choix s'est porté sur la partie occidentale de l'île, entre

l'église et le fort, qui présente l'avantage d'être déboisée. Notre première tâche fut de choisir un système de quadrillage sur le terrain (carrés de 10 mètres sur 10 mètres) pouvant servir de référence tout au long de la fouille; un axe a été tracé longitudinalement au milieu de l'église puis un autre

perpendiculairement en direction du fort (cf. fig. 3 et 4); l'église n'étant pas orient ée,nous avons été amenés, pour éviter les erreurs et faciliter nos relevés, à définir un nord archéologique différent du nord géographique (cf. fig. 4). Jusqu'à l'ouver turedu sondage (milieu de la deuxième semaine de la campagne), l'élaboration de

ce plan a occupé la totalité de l'équipe ; compte tenu du petit nombre de jours pas-

TABARKA

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Illustration non autorisée à la diffusion

Fig. 3 - Tabarka. Implantation du quadrillage d'après O.T.C. (Tunis 1978) EFR TK 1.

Illustration non autorisée à la diffusion

I

Fig. 4 - Tabarka, Topographie et structures. EFR TK 2.

TABARKA

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ses effectivement sur le site la surface couverte par ce plan, un rectangle de 110 mètres sur 60 mètres, paraît un résultat très satisfaisant (un relevé tous les mètres).

à une nef et à

Le plan de l'église (CD 49 50 51) est très lisible; c'est un édifice

déambulatoire ; une rue longe son mur nord ; deux autres bâtiments ont des carac

téristiques spécifiques : une tour à base circulaire en E 52 53 et le grand bâtiment de plus de 30 mètres de long en HGF 51 52 dont on a déjà parlé. Cette dernière construction semble postérieure aux autres bâtiments qui figurent sur ce plan; ses murs sont en moyenne un peu plus épais (environ 0,65 mètre au lieu de 0,55 mètre)

et sont mieux conservés; en J 51, son angle NO conserve encore une partie de voût

e.

Les autres constructions mises en évidence par ce plan correspondent, à l'e xception d'un puits bien conservé, à des arases de murs. Une première analyse per met d'en donner quelques caractéristiques :

- homogénéité des murs dont l'épaisseur, nous l'avons vu, est en moyenne

de 0,55 mètre;

- absence de véritable angle droit entre les murs, mais organisation général

edes bâtiments selon un système d'axes orthogonaux suivant la pente du terrain

et les courbes de niveaux;

- fréquence des pièces orthogonales d'environ 5 mètres de côté ou de 10

mètres sur 5 mètres (divisées peut-être par un refend).

- groupement de plusieurs de ces modules autour d'une « cour » dans laquell ese trouve une citerne (par exemple en J 48 49) ;

- fréquence des citernes; un voyageur du siècle dernier en relève plus de 350 sur l'ensemble de l'île.

Au total l'ensemble de ces bâtiments dont les arases permettent de restituer les plans semblent constituer un quartier homogène.

Sondage F 49 50

En ouvrant un sondage limité dès la première campagne notre objectif était double :

- vérifier à partir de ce test l'intérêt du site, en particulier grâce aux struc tures et au mobilier mis à jour;

- connaître l'épaisseur stratigraphique du site en atteignant la roche pour

mettre en évidence les éventuels antérieurs à la phase finale de construction dont on a les arases.

Sur ce dernier point notre objectif n'a pu être atteint, à la fois par manque de temps et également parce que l'abondance du matériel trouvé et la qualité des structures découvertes (un carrelage en terre cuite et une rue empierrée) nous ont demandé des relevés très précis. Pour implanter le sondage, notre choix s'est porté sur un carré de 8 m sur 6 en

F 49 F 50 englobant les murs Ml, M2 et M3; en effet, selon toute probabilité, l'an gleformé par les murs M2 et M3 devait délimiter un intérieuir de bâtiment ; l'espa cesitué entre Ml et M3 devant correspondre à un extérieur (fig. 4).

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CHRONIQUE

Après le dégagement de l'U.S. 4 (herbe + terre noire + grosse pierres + frag

À

ments de tuiles) sur l'ensemble du sondage, les parements des murs M2 et M3 sont presque entièrement visibles et délimitent un bâtiment appelé FXX.

l'intérieur de ce bâtiment FXX, une couche de destruction (US 5 et US 11)

composée de grosses pierres et de terre argileuse claire mélangée à des fragments de tuiles, d'ardoises et de mortier, puis une autre (US 7 et US 13) peu différente de la précédente mais présentant une couleur de terre plus ocre, recouvraient le sol de la pièce (US 12) constitué d'un carrelage de terre cuite bien conservé à l'excep tionde l'angle NE de la pièce et le long de mur M2. Les carreaux d'environ 0,20 m de côté sont disposés en damier selon les diagonales probables de la pièce; le long du mur M2 une rangée de carreaux identiques subsiste en partie. Les murs du bât iment FXX sont chaînés; les pierres taillées uniquement sur la face du parement, sauf les pierres de piédroit, sont liées par de l'argile enrichie d'un peu de mortier. La présence de nombreux fragments d'ardoises dans les couches de destruction pose plusieurs types de problèmes. En effet l'ardoise n'est pas considérée par les habitants de Tabarka comme un produit local; il s'agirait donc d'un produit importé. Les nombreux fragments retrouvés ne viennent pas obligatoirement de la toiture. En effet, nous n'avons pas vraiment retrouvé une couche de destruction de la toiture, les fragments de tuiles ou d'ardoises étant trop peu nombreux et mélan gésà d'autres matériaux. Mais la pente du terrain peut aisément expliquer cette absence. En revanche, à la base du parement interne du mur M3 et dans l'angle que ce mur forme avec MIO, on retrouve de l'ardoise employée en tant que plinthe, recouvrant une épaisse couche de mortier. Des traces de mortier sur l'ensemble du parement interne du mur M3 laissent supposer que l'ardoise n'était pas seulement utilisée comme plinthe mais comme revêtement intérieur.

À son extrémité sud, le mur M3 s'interromp et laisse la place à 5 pierres plates et usées formant le seuil du bâtiment FXX (US 17).

À

l'extérieur du bâtiment FXX, deux couches de destructions recouvraient le

sol de

la rue; la première US

6, identique aux couches US 5 et US 11, la seconde

(US 8) beaucoup plus compacte formée de terre argileuse jaune clair mélangée à des pierres et à de très nombreux fragments de tuiles et à quelques fragments d'ar doises.

Le sol de la rue (US 15) est constitué de pierres arrondies et usées disposées

assez régulièrement ; son pendage est assez élevé puisqu'on observe une différence de niveau de 40 centimètres entre le point le plus élevé au nord et le moins élevé au sud, distants de moins de 4 mètres; pour diminuer cette pente une marche est aménagée.

US 17 du bâtiment FXX par l'intermédiaire d'une

marche US 18 dont une pierre a été déplacée.

De la rue, on accède au seuil

Matériel

Sur l'ensemble du sondage la matériel céramique mis à jour est relativement abondant tandis que le matériel ostéologique est plutôt rare. Les fragments de fer sont nombreux; sur le carrelage lui-même, plus de 100 fragments de céramique, verre, métal ou os ont été relevés; parmi eux, une médaille pieuse; si l'on rappro checette médaille de la monnaie d'époque beylicale du début du XVIIIe siècle (identifiée par M. Khaled Ben Romdhane, numismate du musée du Bardo) trouvée

SQUILLACE

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à 15 centimètres au-dessus du sol dans l'ultime couche de destruction (US 7) on constate l'origine à la fois européenne et africaine des objets mis à jour à l'inté rieur du bâtiment FXX.

Abdel Hakim Gafsi Philippe Gourdin

3 - SQUILLACE (PROV. DE CATANZARO)

Scolaciwn

L'acquisizione allo Stato italiano del Parco archeologico della Roccelletta8 ha significato la ripresa, nel 1982, della ricerca sul sito di Scolacium, che Ermanno Arslan aveva avviato nel 1966 e portato avanti fino al 1978 per conto della Soprin tendenza archeologica della Calabria9. Ritornare a Roccelletta ha dato così modo di delineare un programma di inter vento organico e costante in un territorio per lungo tempo, purtroppo, incustodito, che ha risentito di forti devastazioni, operate, soprattutto, dalla crescita incontroll atadi insediamenti residenziali per il mare. Si è dovuto prendere atto da un lato dell'innalzarsi di una quinta di cemento lungo la riva del mare e dall'altro del progressivo avanzare della degradata perife riadi Catanzaro Lido; infine, lungo la S.S. 106, in cui tra Copanello e Caminia alla fine degli anni Sessanta fu realizzata una variante con viadotti che hanno profon damente inciso sul paesaggio, si assiste alla crescita di pesanti capannoni industrial ie di un'edilizia mai omogenea, che si incunea insidiosa verso le parti più pittore schedell'interno. Allo stato attuale si può ben affermare che non è dato poter ricostruire gli originali caratteri del territorio in cui fiori Scolacium, aggiungendo che gli stessi resti archeologici più di una volta hanno dovuto patire devastazioni selvagge con la conseguente irreparabile perdita di dati scientifici, fondamentali per la comprens ionedei molteplici fenomeni che hanno contribuito alla formazione degli insedia mentiantichi. Ciò nonostante è parso ugualmente opportuno, riprendendo le inda gini archeologiche, acquisire tutti gli elementi del territorio, da quelli antichi a quelli più moderni, atti a ricomporre, se pure alle volte in via di ipotesi, il compless omosaico dell'arco meridionale del golfo di Squillace. Uno dei problemi chiave di questa zona è certamente il passaggio dall'antico al tardo-antico, se così semplicemente si può liquidare il nesso Scolacium-Scyllaceum, per poter comprendere il quale occorre ricucire l'ultima storia della città, l'orga nizzazione e le trasformazioni del territorio e degli insediamenti fino allo sbocco nel XI-XII secolo nell'arroccato centro di Squillace, a dominio della vallata dell 'Alessi ed a distanza sicura dalla costa, divenuta infida ed insalubre.

8 L'esproprio si è compiuto nel giugno del 1982. 9 E. A. Arslan et alii, in Centro studi e documentazione sull'Italia romana. Atti, 2,

1969-1970.