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ottectrioN mémeNro TeEcHMIaueE _ R.MONNARD .. FORMULAIRE Normes da @gbloge Eurocode 3 lige Genie, Civil Algeria www.GEAlgerde.com be > Gerpe Morten Fai 1957 ISBN 228111725 Auction a 0 en tenant compte des précisions suivantes : + Loroque les charges permanentes ont un effet inverse de celui dies actions variables envisagées, leur cocfficient de pondéra- tion doit ete ramené a Punité “*Lorsque les charges permanentes comportent une part qui présente une certaine variabilité et dont I'effet est favorable par rapport celui des autres actions, cette part doit €tre affec the d'un coefficient partiel de sécurité réduit de 1,35 a 1,10 *I1n'y alien de comuler, dans une méme combinaison, que les actions variables dont les effets sont de méme sens ____s1hes charges climatiques de neige et de vent ne présentent aucune spécificité par rapport aux autres actions variables, si ce n’est des conditions particuliéres de concomitance qui peu- ‘ent éire fixes pat les codes de détermination de ces charges (eas des Régles N 84), Pour les structares de batiment, les combinaisons fondamenta- les peuvent étre remplactes par deux combinaisons simplitiees ‘avec une seule action variable: ¥oG + ¥oQ + avec toutes les actions variables :7¥6G + 0,9E YoQ IL convient également envisager des combinaisons d'état limite ultime de type accidentel : G+ Ad Wn Qs + E¥aQ (> D ‘08 Ay désigne la valeur de caleul (spécifiée) de I'action acciden- rele Dans le cas particulier des actions sismiques, il est admis de ne pas leur cumuler les actions du vent. Dans le cas particulier de la justification en situation dincendie, également de type accidentel, il convient de continuer a se réfé rer au DTU FA 82. et dusiiser les combinaisons spécifiques vil prescrit. Ce document est pour Pinstant seul reconnu off ciellement, dans V'attente de Mentérinement de la transposition fen norme expérimentale frangaise de ENV 1993-1-2. Les critéres d'états limites de service (ELS) doivent étre res~ pectés pour des combinaisons oii les coefficients partiels de sécurité sur les actions sont tous ramenés & Punité. Suivant la nnanure de ces crtéres, ois types de combinaisons peuvent &re considérés (Tableau 2-4) “onbincion| ferme ire egos 62140, 624.8 prion Tebow 74 Pour les structures de bitiment, les combinaisons rares d'état limite de service peuvent érre remplacées par deux combinai- sons simplices +avee une seule action variable : G+ Q avec toutes les actions variables : G + 0,9 EQ, Pour les états limites de service, aucun coefficient pastiel de sécurité nest & prévoir du e6té de la sistance. _l. 2.1.3 — Dispositions pratiques pour un bétiment courant ‘On présente ci-aprés les dispositions pratiques a retenir, du point de vue des codes d'actions 4 utiliser et des combinaisons actions 4 envicager, dans le cas d'un batiment courant sup posé soumis a la liste limicative d’actions suivante + charges permanentes G (sans variabilité particuliére), + charges de neige S (Palticude est supposée inférieure & 200 m), + changes de vent W, tharge exploitation unique Q (par exemple pont roulant ou charge sur plancher), + action thermique T, + seisme E. (On suppose qu’une justification par calcul de la stabilité au feu de ta structure n’est pas nécessaite. I n'est pas tenu compte des prénormes curopéennes non encore transposées au plan frangais. Cas des Ragles CM 66 et de l’Addiit 80 + Charges permanentes G déterminées par celeuls avec une densité épale & 7,85 pour Pacer. + Neige Gxée par les Régles NV 65 en valeurs normale S, et extréme 5, la carte a utiliser pour déterminer la région est toutefois celle des Réples NEA (les dispositions de roiture sont supposées permettre Penlévement de la neige par le vent). + Vent fixé par les Régles NV 65 en valeurs normale W, et cxtréme W,. + Charge d’exploitation Q fixée par le cahier des charges de Vopération ou éventuellement par la norine NE P 06-001 + Action thermique T représentant suivant les Régles CM 66 tune variation de température de 27°C, positive ou négative. + Stisme E défini par la norme NF P 06-013 (PS 92). = Combinaisons relatives aux calcul de résistance ct de stabilite 4B G+ T) 4328, 0u43 (G+) + 32 ou dB (G+ T) +32Q 4p (G+ T) + 17/12 0,55, + W) ou 4/3 (G+ T) + 17/12 CW, + Q) ou 43 (G+T) +1712 QS) 4B (G+T) +43 05,4 W,+Q G4T+Q4058,4W, G+E+0,75 QouG +B + 0,15 $44 0,65 Q Ces deux derniéres combinaisons sont formées par référence aux nouvelles Régles de construction parasismique (norme NF P 06-013), qui généralisent le systéme de type états limites, en contradiction avec les Ragles CM 66 qu'il convient donc de _ cconsidérer comme caduques-pour Ia définition des combinai sons sous séisme. Comme antérieurement, il reste admis que ‘ces combinaisons excluent les actions de vent de déformations: GFT +S, + QeuG+T +055, +W, + jentale XP P 22-311 Cas de la norme expéri + Changes permanentes G déterminées par calculs avec une densité égale a 7,85 pour Paci. « Neige fie par les Régles N 84 en valeur caractéristique S et en valeur accidentelle S,3 dans les combinaisons avec concomi- tance des actions de vent, seuls les eas IIT de distribution de la charge de neige sont a retenit + Vent W détermin€ suivant les Régles NV 65 et «rendu » carac- téristique en majorant de 20 % la valeur normale (la valeur cextréme n’a plus d'usage). + Charge dexploitarion Q fixée par le cahier des charges de Fopération ou éventuellement par la norme NF P 06-001 + Action thermique T représentant, suivant la norme, une varia tion de température de + 25°C ou de -33°C. + Seisme E défini par la norme NE P 06-013 (PS 92). 1 Combinsisons relatives aux tats limites ultimes de résistance 135G 4159+ W+Q4+08T 135G41ST+S+W4O 135G415Q+W4+S408T 135G+15W4S4+Q+08T Ges, 40659405 G+S8,+0,750 G+E +0750 G+E +0158 +0,65Q 1s Combinaisons relatives aux états limites de service 0 Combinaisons rares G45 +067 W +067 0 +053 T G4 T4067 S +067 W + 0,67Q G+Q +067 W +067 5 + 0,53T G+ W +067 S 40,67 Q + 0,53T 0 Combinaisons friquentes G 40,158 4.065 Q G +0,50T + 0,65 Q G+015Q G +0,20 W +065 ‘2 Combineison quasi-permanonte G+065Q | —_1I--2.2—tiste-récapitulative-des codes de calcul des actions sur les constructions I. 2.2.1 — Charges permanentes 0 Fascicule de documentation franpais FD P 06-004 Charges permanentes (mai 1977). 1 DPrénorme européenne ENV 1991 Densités, poids propres et charges dexploitation (votée en 1995, a paraitre) ML. 2.2.2 — Charges d’exploitation (Nore frangaise NF P 06-001 Charges 'exploitation des batiments Guin 1986). (Prénorme européenne ENV 1991-2-1 Densités, poids propres et charges exploitation (votée en 1993, a parattre) ‘a Recommandations pour le calcul et Pexécution dex chemins de roulement de ponts rowlants ~3 parties (Revue Construction Métalligue n° 3-67, n" 4-70, n° 1-73) [GPrénorme européenne ENV 1991-5 ‘Actions exercées par les engins de manutention et les machine res (votée en 1997, paraitre) DNorme expérimentale frangaise XP P 22-630 Silos en acier ~ Calcul des actions dans les cellules Ganvier 1992). oPrinorme européenne ENV 1991-4 Actions exercées dans les silos et les réservoits (votée en. 1993, 8 paraitre) DTU P 06-002 Régles NV 65467 ot Annexes. © DTU P 06-006 Régles N 84 (septembre 1996). Prénorme européenne ENV 1991-2-3 Actions de la neige (votte en 1993, & paraitre). ‘aPrénorme européonne ENV 1991-2-4 Actions du vent (votée en 1993, & paraitre) -———o Prénorme européenne ENV 1991-2-5 Actions thermiques (votée en 1997, a paraitre). N. 2.2.4 — Aetions sismiques DTU P 06-003 Regios parasismiques (éorier 1982). oNorme frangaise NF P 06-015 dite DTU Ragles PS 92 Reégles de construction parasismique applicables aux (décembre 1995). .Norme francaise NF P 06-014 dite Rigies PS-MI 89 révisées 92 Construction parasismique des maisons individuelles et bati- ‘ments assimilés (mars 1995) op Conception et dimensionnement des structures pour leur résis- tance aux séismes (vote en 1994, 4 paraitre), norme européenne ENV 1998 Ill, 1 — Charges permanentes Charges permanentes et charges d’exploitation Les charges petmanentes sont des actions fixes dans espace et pratiquement constantes dans le temps. Quand elles sont néan- ‘moins susceptibles de subir une certaine variation au cours de la vie de ouvrage, i est nécessaire d'en définir, pour les calculs de dimensionnement, deux valeurs caractéristiques, Pune supé- ricure G,.., et Fautre inferieure G, Les charges petmanentes comprennent le poids propre de la structure, les charges de gravité correspondant aux differents Alements supportés par cette structure tels que revétements, loisons, équipements fixes. Lorsque ces derniers ne sont pas conus avec précision, lors de établissement du projet, du point de vue de leur localisation et de Mintensitt des charges quis représentent, il est d'usage de les considérer comme des actions variables, en général définies sous forme d'une charge exploitation forfsitaire uniformément répartic. Sont a inclure dans les charges permanentes, les actions de pré: ‘contrainte ainsi que les déformations imposées (volontairement ‘ou non) de maniére définitive a la structure telles que les tas~ ssements de fondlations. [L’évaluation du poids propre de la structure métallique doie tre fondée sur une masse volumique de 7 850 kg/m’. Dans le cadre de traitements informatiques permettant le calcul automatique de ce poids propre, il convient de majorer cee valeur de base pour tenir compte des organes et pices d’assemblage non cexplicitement modélists. Le fascicule de documentation francais FD P 06-004 et la pré= rnorme européenne ENV 1991-2-1 fournissent les masses volu~ rmiques des mavériaux les plus utilisés dans les constructions ainsi que les charges représentées par différents types de struc- tures et de revétements, On peut également, pour les matériaux qui font couramment Pobjet d'un stockage, utilement consulter 1a norme expérimentale XP P 22-630 relative au cateul des actions dans fes celles de silos en acier (les actions calculées {partir de ces charges gravitaires ont bien entendu le starat de charges «exploitation. Une sélection de valeurs nummériques de charges permanentes indiquées par ces textes est reprise ci-aprés. —_—-eMatériaux structurels aluminium, —béron armé courant —béton non armé ~ bois + de coniféres de feuillus + durs tropicaux. = Matériaux de construction morte de ciment sable sec — terre végétale = platre ~plomb Matériaux stockés angles de talus natuel legrés) ~ciment 30 = platre 28 ~sable 34 clinker 36 ~charbon 35 bie 28 mais 28 ~orge 27 = cola 24 = tournesol 2 Composants structurels a Magonneries = agglomérés pleins = agglomérés creux ~ briques eines ~briques creuses = moellons ~ pierres de taille dam’ 7850 2700 2500 2200 600 800 1000 2500 cain? 1500 2000 1.600 2100 1500 2500 11.400 7150 8950 daNim? 1500 1225 1870 1570 1000 835 785 810 700 500 aNton™ 2150 1500 1800 1500 2300 2700 a Planchere aN? = dalle pleine en béton armé par cm dépaisseur 25 = planchers 4 bacs acier collaborants ‘montage en 15 cm d’épaisseur 300 ‘en 20 cm d’épaisseur 410 = planchers & poutrelles et entrevous montage en épaisseur 15 cm +4 ci 250 20.em + Sem 315 Elements d’enveloppe et revétements aN? 2 Couvertaree = zine (voligeage et tasseaux compris) bbacs aluminium = bacs acier = bacs acier + étanchéité auto-protégée = plaques en fibeo-ciment ~ tiles (iteaux compris) ~ ardoises (latis et voligeage compris) oBtanchsités + ~asphalte so = multicouche R oRevdtements ~carrelage oéramique par em épaisscur 20 ~dalles thermoplastiques par mm. épaisseur 2 —parquets cols 7 ~parquets sur lambourdes 28 2 — Charges d*exploita [Les charges d'exploitation sont des actions variables dans te temps et dans espace, directement liges 4 Vutilsation des ouvrages. Les charges d'exploitation propres aux bitiments industriels sont généralement définies par voie contractuelle compte tent de leur caractére trés spéecifique ; seules quelques valeurs sont codifiées En revanche, les ouvrages dont les conditions d'utilisation sont davantage banalisées tel que batiments ¢habitation ou de bburcaux, batiments hospitaliers, etc., ont leurs charges «exploitation définies par ls norme NF 06.001, Dans l'avenir, cette norme francaise sera rermplacte ppar la partie 2-1 de 'Burocode | ; celle-ci n'est pour Vinstant qu'une prénorme européenne, ENV 1991-21, transposée en France. Ill, 2.1 — Prescriptions de la norme NF P 06-001 Valeurs nominales de référence des charges d’exploitation dans les batiments (On ne fait que reprendre ci-aprés les principales valeurs spéci- fies par le texte, it Batiments habitation —logements 1,5 kNim? —baleons 3,5 KN/m? —escaliers, halls d’entrée 2,5 kN/m? ‘combles non aménageables avec plancher 1,0 KN/m’ Batiments de bureaux bureaux cloisonnés 2,5 kN/m™ bureaux paysagés 3,5 kim? culations, escaliers, halls d'entrée 2,5 kNim Batiments scolaires et universitaires ~salles de classes, laboratoices,ateiers, dortoirs, sanitaires 2,5 kN/m? —amphitheatres,salles modulables, cantines 3,5 KN/m? = salles de réunion ou polyvalentes avec sitges, bibliotheques 4.0 Nim? les sans sidges, escaliers, circulations, salles de jeux 4,0 Nim? = cuisines collectives 5,0 KN/m? Batiments hospitaliers et disp — chambres, sanitaires 1,5 EN/n? 7 ~ circulations internes 2,5 KNim* halls, circulations générales 4,0 Kin? ~ services 2,5 KN Im? calles eopérations, buanderies 3,5 kN? ~ cuisines collectives 500 Nien? 1s Batiments & usage sportif et d'éducation physique sauf prescription contraire, charge statique de 5 KN/m? Terrasses accessibles privée 1,5 N/m? ______sutres locate ~salles de restaurant, cafés, cantines de moins de 100 places 2,5 kNIm’ = hulles oi le public se déplace (gares) 40 EN? ~salles de spectacles avec public debout 6,0 kNIm?* ~salles de théétre, amphithééires, tribunes avec siéges 4,0 KN Im? sales de danses, boutiques et annexes 5,0 KNim? ~ garages et pares de stationnement de voitures legeres 2,5 kNio? —escaliers et passerelles des locaux industrieis + circulation générale 2.0 RI? + aceés aux appareils; passage une personne de front 15 kN? ‘*Garde-corps (efforts horizontaux lingiques) —locaux privés 4 Nn (avec un minimum de 1,3 RN effort tlobal réparti) en habitation collective 0,6 kin pour les batiments recevant du public 1,0 kN/an ~ pour les urbunes de stades 1,7 kNin ~ pour les installations industrielles 0,6 80,3 kNim Charges d’entretien sur les couvertures (Ces actions, de par leur nature, ne sont pas cumulables avec les actions climatiques. ~ Couvertures sur charpente : 2 charges de 1kN placées aux 1/3 et 2/3 de la portée, sans tre espacées de moins, d'un mét ~TTerrasses et toitures non accessibles recevant une étanchéité au minimum, 10 KN répartis uniformément sur 10 m*. Pour les charpences metalliques, la surface de charge peut étre prise rectangulaire avec un c6té de 3,60 m orienté paralélement la portée et un cdté perpendiculaire de 2,80 m (Fig. 3-1) Panne Pertaue Y, 220m ‘360m charge fentreten sur ttre aver étnchdi gee 34 —nCtoisons de distribution Les charges des eoisons non porteuses et de faible poids, dont le déplacement ou Fajout sont acceptés @ prion, sont incluses dans les charges Pexploiation en dsinguant “les cloisons + ts lgéres poids linkique inférieur&1,0 &N/m, es coisons + legbes«: poids lingiqu infrieur & 2,5 N/mm Néanmoins, i est permis, lorsqu'une répartion tansversale st assurée par les planchers, de considéree ees cloisons comme per- imanentes ct de les représenter alors par des charges uiformément réparis, respectivement de 0,40 KNJm et 1,0 kn’. Pour les f briments habitations avec refends wansversaux rapprochés, ces valeurs peuvent ete réduites 80,20 kN et 0,50 kNimw’ Modification des charges d’exploitation La nome prévoit des modifications de la valeur de la charge exploitation selon importance des surfaces sur lesquetles elie est envisagée. Il s'agit en fonction de la nature des locaux, d'une augmentation de la valeur de référence pour les faibles surfaces et d'une réduction pour les grandes surfaces (seuil fixe 4.15 m?) + pour les batiments & grand nombre de niveaux dont les occu: ations peuvent ére considérées coms 1e indépendantes, d'une dégression en fonction du nombre d’étages. Coefficients \, pour les valeurs représentatives des charges Ces coefficients, appliqués aux valeurs nominales définies par Ja norme, donnent accés aux valeurs de combinaison, fréquente ‘et quasi permanente des charges exploitation (Tableau 3-1). tie d ol wi[wl[w i dering le ei is cw bas | ow | SE | 7 ea pa foes een isin ets pis | Poses petaetna nbton yarn ke POH ae Tobleos 31 UL. 2.2 — Cas particulier des ponts roulants La plupart des bikiments industriels doivent étre équipés de moyens de manutention permettant la circulation de charges & Vintérieur de leur volume. Une solution classique consiste & y installer des ponts roulants directement supportés par Vossature ; celle-ci subit, de ce fait, des actions & la fois verti- cales et horizontales qui peuvent devenir déterminantes pour son dimensionnement (Fig. 3-2). [ Pont rulant Fone 32 La determination des valeurs de ces actions est particuliérement ‘complexe, s'agissant de changes mobiles génératrices de vibra- tions, de chocs, deffets dynamiques, 'usure, ete. Les paramé- ‘wes influents sont nombreux: + puissance du pont (valeur de a charge maximale a lever), ‘srigidités de Ia structure du pout ct de Possature qui le sup porte, + vitesses ot accélérations propreé aux differents mouvements, + mécanismes de levage et de mouvements horizontaux, + dispositifs de roulement et de guidage, ‘usure des pidces mobiles et du rail de roulement. Le pont-roulant-n'esten principe pas considéré comme un ‘ouvrage de batiment et Ia pratique normale veut que la res: ponsabilité de la définition de ses actions sur la structure sup- port incombe ati fournisseur de cet équipement. Celuici est néanmoins souvent désigné cardivement, en particulier pour es ouvrages modestes, de sorte que la structure doit ére dimensionnée en utilisant des régles simplifiées de calcul des actions, dont les résultats doivent ensuite &tre confirmés, une fois engin de levage complttement defini En ce qui concerne les charges verticales par galet, il agit, pour lune portée de pont ct une puissance de levage données, dant ciper sur le poids de engin, le nombre et Pespacement des galets supports, le poids et les cotes d'approche du chariot . On utilise ‘couramment a cette fin, les « Recommandations pour Ie calcul et exécution des chemins de roulement ¢ 6ablics par le CTICM ct publiges dans la revue Construction Métallique n’ 3-67. Un résumé simpliié de cette approche, limité aux ponts 4 quatre gales, est présenté dans le tableau 3-2. Les résultats de ces évaluations des charges verticales doivent étre amplifiés par un coefficient dynamique, qui dépend de la partie de structure concernée et du type de pont en cause. Sur ce dernier point, il existe plusieurs systémes de classification des pponts roulants, définis par les différents textes spécialisés, ent fonction de leurs conditions d'utilisation plus ou moins inten sives et de leur niveau usuel de chargement. Pour les quatre groupes de ponts qu'elle: envisagent, tes Recommandations déja citées préconisent les valeurs suivantes de coefficients dynamiques (Tableau 3-3) (9, coofficient pour . Grnpe | [tie por ck dsp Sari | ead hi nce oe Taiko 3 Quant aux charges horizontsles longitudinales, c'est-i-dite paralles dla voie de roulement, i est admis de les proportion- ner directement aux charges verticales exercées par les galets moteurs, par Vintermédiaire d'un coefficient de feottement pris égal 0,2. Une charge accidencelle de tampoanement du pont sur les butoirs implancés en extrémités des chemins de roule~ ‘ment peut également étre prescrite; elle doit alors étre fournie par le fabricant du pont. Les pratigures TERETE ATevaNTATION des charges horizontales transversales sont trés diverses. Un errement ts répandu et tras simplificateur consiste 4 adopter une valeur du dixiéme de la charge verticale du galet. Les « Recommandations pour le calcul et Pexécution des chemins de roulement + déja citées, tenvisogent pour leur part, sur chaque voie de roulement, un ‘couple d'actions de sens opposes dont I'intensité peut étre beau- ‘coup plus élevée et qui taduisent un effet de marche en crabe ddu pont dans son déplacement longitudinal (Figure 3-3) Morche en crabe d'un pont roulant smaxPe | «Pour te charir au milieu dels porte cht pont maxR5, oost-aven ny Ls goat tek) min = 0024. ( 8) L (0938-16) Por char dsaeemininl shoin de rolemest maxRy, = 0,0052-(N+K4 5B): 1+ 0)021-(N +) pin = 09052-84445: B)-} 0921-06) 2 i pated pone Tf pont pe Tere spls _______} est fréquent que les batiments industrels importants soient ‘équipés de plusieurs ponts roulants, circulant sur la méme voie etjou sur des voies superposées. Scul le maftre d’ouvrage est alors en mesure de définir avec précision les conditions de simultandité de fonctionnement des différents engins. Il est en principe dusage de ne pas cumuler les actions maximales de chacun des ponts, notamment paur les actions horizontales ; les Recommandations du CTICM et la norme NF P 22-615 fou issent des indications & ce sujet. Dans Pavenit, la Partie 5 de PEurocode 1, ENV 1991-5, actuel- lement en cours de rédaction, fournira des régles unifiées c'éva uation des actions des engins de levage sur leurs voies de roulement. Il, 3 — Autres actions Les ouvrages de construction métallique peuvent étre soumis & autres actions variables que celles énumérées précédemment, I peut s'agir de charges dexploitation spécifiques, partculie- rement dans le domaine industriel, ou de charges accidentelles, telles que chocs, explosions ou impact, qu'il est indispensable denvisager pour un certain nombre d'ouvrages sensibles dus point de vue de la sécurité publique. La définition de telles factions reléve des cahiers des charges particuliers des ouvrages (On peut également citer ‘les charges routitres qui sont définies par les textes officiel du ministere de 'Equipement, du Logement et des Trans- ports, «des actions de la matiére ensilée sur les parois des celles des silos en acier qui sont définies par la norme expérimentale XP P 22-630. Actions climatiques Les actions cimatiques, de par le caractére aléatoire de leur inten site, doivent désormais étre considérées comme des actions varia ble’ ordinaires. Leur valeur de hase est de type caractéristique et comespond 4 une probabiité annuelle Pateinte ou de dépasse~ ‘ment égsle & 2%. Cette défiition équivaut 4 une période de retour de 50 ans, intervalle de temps moyen séparant deux événements ‘ntensité su moins égale & a valeur caractérisique. Cependant, le systéme de pondération prescrit par les Réles CM 6 prévoit des verifications sous charges climatiques norma Jes et extrémes,telles que définies par les Régles NV 65. L'appli cation de ce demier texte doit donc ére maintenue tant que Vutilisation des Régles CM 66 restera autorisée. Pour cette rai~ son, référence est faite craprés, pour la neige comme pour le vent, d'une part a Vancieane approche et d'autre part aux now- ‘veaux textes conformes & Papproche dite ¢ aux états limites « IV. 1 = Charges de neige Carte neige TLa carte actuelementen vigueut, reproduite ci-aprés, a été mise ‘en application en 1996. Blle est fondée sur une exploitation sta~ tistique actualisée des données mecéorologiques disponibles, conduite par Météo France en 1993. Le terrtoire national y est divisé en quatre régions, numérotées de 1 & 4 et corcesponciant A.une graduetion de Vintensité des charges & prévoir (Fig. 4-1) Le découpage retenu est fondé sur les limites cantonales de carte administrative francaise établie en 1987. L'échelon dépar~ tementel, adopté lors de la rédaction des Régles N 84, n'a pu tre maintenu partout en raison de la nécessité de ménager des twansitions entre zones et de prendre en compte certaines don- nées climatologiques fortes dues au rele. Lrexistence (repérée ds laboration des Régles NV 65) de chutes ‘exceptionnelles aberrantes du point de vue statistique, a conc & preserize, pour une large moitié sud du terttoire, une vifca Complémentaire sous charges accidentelles; cette nécessite a ‘motive un tedécoupage des régions 1 et 2 en sous-zones A et B, Tes valeurs de ces charges accidentelles sont coimmunes aux dif ferents textes concernant la neige et sont indiquées au tableau 4-1, Rigles N84 ~ 4 Les Régles N 84 ont assuré tune mise a jour des Régles NV 65, limitée aux seules charges de neige. Liintroduction de la nou velle carte de 1996, s'est accompagnée pour ce texte, de quel- ‘ques modifications de détail: simplification de la régle pénalisant les faibles pentes, alignement sur I'Eurocode 1 des fongueurs @accumulation propres aux toitures dénivelées et Ce texte movdeme définit bien entendu une charge caractéristi- ‘que, a laquelle est attachée une période de retour de 50 ans et Qui ne peut donc étre formellement utilisée qu’avec des régles aux états limites, comme 'Burocode 3. Le tableau 4-2 donne les valeurs numériques des charges au sol, s,,associées aux dif- férentes régions pour les sites «altitude inférieure & 200 métres 1 2 | 3 ~ | Taleo #2 Le tableau 4-3 fournit les accroissements de la charge sit sot ides comprises entre 200 et 2.000 métres pour les ali c eccrsement| | abides inde | Gelodrge camiees Stinttes | corotingye onda Tolinos 43. Aeeroissement de la charge de ncige en fonction dcVetinde gerne ‘Au-dela de 2.000 métres, il appartient au cahier des charges de Géfinir la valeur & prendre en compte en fonction des eircons- tances locales qui ont, en général, un caractére dérerminant. It convient aussi de noter, que, dans certaines régions montagneu- ses de moyenne altitude, comme Ie Jura par exemple, les auto itis locales, sur la base de Mexpérience du passé, imposent la prise en compre de charges notoirement accrues par rapport aux minimas codifiés, Les charges de neige au sol sont systématiquement affectées par tun coefficient de forme p, prenant en. compte la configuration de Ia toiture pour son influence sur le glissement, sur les accu ‘ulations, ¢t sur les redistributions et enlévements par le vent Sur ce demier aspect, wois cas différents doivent ére envisages Schimos de sépariion suivant or rogice M84 Régles NV 65 seas Ls absen 2 daction du vene-surto-réperttion ——— +cas I redistribution provoquée par un vent nodéré, + cas Ill: redistribution et enlevement parte par un vent fre Quand cela peut condaite a des ees plus défavorables ec sous réserve que la distbution ainsi envisagée reste physiquement wraisemblabl, i convient d’udier aussi des cs IV, costs 4 partic de un queleonque des cas préeédents en réduisant de rmoitié ta chacge de nege sur tne partie de la surface delat cure (Fig 42). Les configuations de totures envisages par le réglement sont les suivantes “roitares A versants plans, simples, doubles ou multiples, + toitues en forme de voites, + obstaceslocaux sur ls toitares planes, + toinues en dénivelation, débords de titue A noter que pour une simple tire plate le coeicient px pren Ia valeur 0,8, ce qt correspond & une sensible réduction par rapport a la charge de ncige au sol On retrouve ainsi, sur ce type de oiare a ts peu prs, les nivenux de chargement ante sicurement fixes par les Régles NV 65 Les charges accidentlesasociés a ln cute mise en vigueur en 1996 down €e prises en compte sas moiiation due A Tal tude ecen eur applquant les coefficients: comespondant au cas La concomitance des actions de vent avec les charges de neige est taitée en s’appuyant sur la distinction entre les trois cas de distribution I, IT, IL, Seul ce dernier est réputé compatible avec les actions de vent pour les sites en climat de plaine, c'est-d dire dont Pattitude ne dépasse pas S00 métres. Au-deld, il est preserit de cumuler aussi avec les actions de vent, la moitié des charges de neige des cas I et [Dune maniére plus générale, les coefficients y, devant interve- ni dans ls formation des combinaisons d°état limite, sont fixés ‘comme suit par les Régles N84 y= 0,77 © pour les aliudes inférieures & 500 mésres y= 0,30 ¥, = 0,10 pour les altitudes supéricures 500 métres En construction métallique, dans le cadre de 'application de "Eurocode 3, il convient d’adopter y, = 0,67 pour tenie compte de Vutiisation dun coefficient partiel de sécurité Yq pris égal & 1,5 sur les actions variables C'accompagnement, au lieu de 1,3 dans les réglements frangais aux états limites, Le tableau 4-4 indique, par région, les valeurs normales e¢ cextrémes de charges a retenir dans le cadre de l'application conjointe des Réples CM 66 et des Régles NV 65. La valeur extréme est susceptible d'etre atteinte une fois dans-la-vie-de- Vouvrage, la valeur normale s'en déduit per application d'un coefficient riducteur denviron 3/5 (légérement variable dune région autre). Aucune notion statistique rigoureuse n'est associde a ces valeurs, établies de maniére trés empirique lors de la rédaction des Régles NV 65, sans données metéorologi- ques eéellement suffisances. ‘aioe 1 2 3 a ‘Goya amda | aanva? | asaavar | sana’ | Dann? Tebkos ~ Les valeurs indiquées s'entendent pour les sites d’altitudes inférieures 4 200 metres. Au-dela et jusqu’a 2 000 metres, des formules permetteat de calculer Vaccroissement & prévoir sur tes valeurs de base. Le tableau 4-5 en donne les résultats par inerément d’altitude de 100 metres. tite en mates | dela charg normale coda ‘Ge fa charge de age en Fonction TGtaude ~Rigles NVES Les charges 4 retenir pour les sites d'altitudes supéricures a 2.000 métres doivent étre fixées par cahier des charges spéci- fique. I! convient aussi de noter, que, dans certaines régions montagneuses de moycnne altitude, comme le Jura par exen ple, les autorités locales, sur la base de Vexpérience du passé, imposent la prise en compte de charges notoirement accrues par rapport aux minimas codifiés Les Régles NV 65 ne fournissent que trés peu d’indications sur les modifications de Ia distribution de la charge de neige provoquées par la géométrie de la coiture. + Une réduction de 2% de la charge et prévue par degré inci - raison du versant au-dela de 25° (partic Pun angle dnc rmison de 75° il n'y a done plus de charge de neige i considérer *LrAnnexe 1 des mémes Régles fournit, a tire inicatif, quel ques schémas d'accurmulation coreespondant & des. disposi tions types: bas de versant avec gouttére ou arotére sheds lanterneaus, noucs de toitures multiples vereant plans tot ures denivelées, | Les charges accientelesassociés a la carte mise en vigueur | | cen 1996 doivent étre prises en compte sans modification due & Paltinude et en leur appliquant une réduction forfsitaire de 0,8, correspondant au passage de la valeur de la charge au sol a le valeur de la charge sur une construction. i Des dispositions spécifiques pour le cumul avec les charges de vent sont incluses dans les Régles NV 65 : +a charge de neige peut étre réduite de moitié quend on ajoute a ses effets ceux des aétions de vent, sous réserve que les dis positions de la toiture n’empéchent pas Venlévernent de la j neige par le vents ‘dans le cas contraire, il est preserit de cumuler soit les charges | ‘extrémes de neige avec les actions normales de vent, soit les / charges normales de neige avec les actions extrémes du vent, | IV. 2 — Actions du vont - Régles NV 65 A ce jour, il n’existe pas encore, au plan frangais, de régles ‘modernisées relatives au vent et les Régles NV 65 restent le seul document de référence disponible. La transposition, maintenant proche, de la Partie 2-4 de PEurocade 1 permettra de combler ‘cere lacune. Dans Intervalle,ilest prescrit de considérer comme charge caractéristique applicable dans le cadre des régles aux I ats limites, la pression normale des Régles NV 65 majorée par un coefficient égal 3 1,2. Le territoire national métropolitain est divisé, suivant la carte ci-aprés (Fig. 4-3), en trois régions, repérées I, II, IL, corres- pondant & une graduation de importance des pressions 4 pré- voir. Une quatriéme région a été eréée en février 1987 pour traiter les risques cycloniques auxquels se trouvent exposés cer~ tains des départements francais outre-mer: Guadeloupe, ‘Martinique, La Réunion, région océan Indien. Les territeires i ‘cToutre-mer fixent eux-mémes les valeurs qui les concernent, ‘en marge de la codification générale, © ye sno Teerpina anita ‘Sieomate “ oceans "Scans anc Veot = Carte des régions gee 43 A chacune des régions est astocie une + pression dynamique de base + qui correspond a une valeur de pointe, mesurée & 10 miétres au-dessus du sol, dans un site dégagé de type aéroport ou rase campagne, et affectant une surface limitée dont la plus grande dimension est de 0,50 m. Le tableau 4-6 indique, par région, les valeurs normales et ‘extrémes de le pression dynamique de base. Ces deux valeurs sont dans un rapport constant de 1,75. [=e [0 po" [™ [dogs nomads s0aaat ee a coaayat | Voaawnt Compre tenu du caractére tes limit des relevés disponibles lors de la réaction des Régles NV 65, il ne leur est pas attaché de véri- table signification statistique j les Régles indiquent simplement que les valeurs normales sont susceptibles dtr atteintes environ une fois paran et ls valeurs extrémes une fois dans la vie de Pouvrage. Pour les sites dont Paltude est supérieure a 1.000 métres, ke caer des charges doit fixer les valeurs de pressions a adopter. Note: la pression q em daNn’ et la vitesse V du vent en mis sont ‘ites par ta relation théorique (théorime de Bernouilli) 1163 a= pV"/ 20 avec p= 1,225 kgm’ masse volumique de Pair Les Régles prévoient deux coefficients pour prendre en compte les situations différentes des conditions conventionnelles de definition des pressions de base n coefficient de dimensions réduit la valeur de la pression en fonction de la plus grande dimension de la surface de parot int ressant élément de structure & dimensionner. Cette réduction se justifie par la variabilité dans Vespace de la vitesse du vent & tun instant donné, ce qui conduit & un effet moyen ensemble autant plus réduit que fa surface considérée est plas impor tante. L'abaque 4-1 définit le coefficient de dimensions 8, Content de réaction 5 des pressions dynemigues ‘pour les grandes soraces TI i Pls grende dimension de lnsrace on mites Arp vol ‘un coefficient de hauteur assure la représentation de tion de a pression exereée par le vent en fonction de la hauteur H aucdessus du sol H+18 ky = 255 PS Les Régles NV 65 ne comportent en revanche aucune dispo tion élaborée pour moduler les actions de vent en fonction des ccaractéristiques de Penvironsement de ta construction qui peut pourtant étre tes different de la situation de référence qu’est le site de type aéroport. Seul le site bord de mer est clairement identifie comme devant motiver une aggravation des actions de vent. Les Reples laissent au cahier des charges le soin de modi fier les pressions de base de site normal par application d'un simple coefficient dit de site, d’augmentation pour les sites exposés comme le bord de mer, de réduction pour les sites abri- tés. Les valeurs numériques prévues sont définies en fonction de la région (Tableau 4-7) [région 1 ' " W ie pag | om 00 fae” Tae Tella 47 Le cahier des charges peut prescrire des valeurs intermédiaires, ‘des coefficients de site pour prendre en compte plus précsé- ‘ment les conditions locales par rapport aux exs limites codifiés pat les cep. Lapression dynamique corigt, dans un site donné, & uae hat- teut H, seit finalement, en fonetion de Is surface intéresée y= ek Hed Le reste du réglement permet de déterminer, en fonction du type de la constriction et de ses proportions géométriques + soit un coefficient global de trainée, + soit des coefficients de pression intErieure et extricure sur les parca. Danses deus eas, on aboutitd des efforts résultants surla cons- truction, directement dans le premier cas, pat sommation des efforts résultans par paroi dans le second exs. Pour les cons- truetions souples et lancees, peut étre néeessaire d’amplifer les efforts par un coefficient (1 «amplification dynamique, casentiellement fonction de la premiére période propre de vibration de la structure Les types de construction bénéficiant de prescriptions spéci ‘ques pour la détermination des actions de vent sont les suivants + constructions prismatiques a base quadrangulaire reposant ou ron sur le So, &toiture a versants plans ou A toiture courbe, + constructions prismatiques & base polygonale réguligre ou cir~ culsice, + panneaux pleins ou toituresisolées, + constructions ajourées et constructions ei trellis. | ____s IV. 3 — ENV 1991 Parties 2-3 et 2-4 1 ne s’agit pour Vinstant que de prénormes eucopéennes, dont Ja transposition en tant que normes francaises expérimentales, est encore en cours. Ces documents ne sont donc pas encor applicables, méme A titre expérimental; ile préfigurent néan- moins le devenir des régles d'actions climatiques en France. Partie 2-3 : charges de neige Le texte européen n'apporte aucune modification fondamentale aux Régles N 84 dontil conserve largement la philosophie. Ur simplification importante est opérée par la suppression des cas 1, Il, Il et IV, at prix de coefficients } enveloppes, donc plus | pénalisants. Aucune disposition ne subsiste quant & la conco- :itance neige-vent, qui ne présente plus dans PEurocode 1, de spécifcité par rapport a la concomitance de a'importe quel autre couple d’actions variables, Partie 2-4 : actions du vent La situation en matitre de vent est radicalement differente de celle décrite pour la neige dans la mesure ot "Eurocode | apporte un bouleversement complet de approche pour le cal- cul des actions de vent La donnée météorologique de base devient tout d’abord la vitesse moyenne du vent sur 10 minutes, correspondant 4 une probabilité annuelle datteinte ou de dépassement de 2 % (période de retour 50 ans). Cette grandeur reste associée aux mémes conventions de mesure que celles adoptées par les Régles NV 65 : site de type rate campagne, hauteur au-dessus du sol gale a 10 metres, ‘Une nouvelle carte météorologique frangaise a &xé mise au point sur ces bases. En incluant les départements d'outre-mer, elle suivant le prévoit cing niveaux de la vitewe de référe tableau 4-8 et la carte ci-aprts (Fig. 4-4), 4 2 vont creo Soi 5 x Pals, aR Tobin 46 corte vet = Eurcode 1 Note: ors de sa publication officielle, cette carte devra Etre applique ‘pour toutes ls constructions ; les Rogles NV 65, qui ne pourront étre abrogées qu’a Vissue d'une période transitoire, devront nécesaire- ‘ment fire adaptées en conséquence. Les modatiis de cette adaptation ne sont pas encore établies& ce jour. Le formule classique de relation entre vitesse et pression permet de déduire des vitesses indiquées, des pressions moyennes de référence. Il s'agit de valeurs caructéristiques au sens des régles de caleul aux états-limites. Un coefficient dit d’exposition permet le passage A la pression de pointe & une hauteur quelconque % au-dessus du sol, indis pensable aux calculs de dimensionnement: Dans cette expression, les termes ket 2, désignent deux pars metres fonctions de importance des obstacles rencontrés au sol par les masses d’air, du point de vue de leur hauteur moyenne et de leur densité. On modélise ainsi l'influence de ‘ces obstacles sur le profil de la vitesse dur vent en fonction de Ja hauteur et sur la turbulence de I’écoulement, Quatre classes de rugosité sont prévues aceite fin, auxequelles sont associés différents couples de valeurs numériques des parametres cités, suivant le tableau 4.9. ‘doses de ego v bord de mec ov do gents ks © [eecomone | bontoes, ones nals, Fee [conte des rds vias [La modulation ainsi introduite des pressions de calcul 4 une hautcur donnée ext tout fait importante, ainsi qu'en témoigne Vabaque 4-2 ci-aprés donnant les différentes courbes de C,(2). introduction de classes de eugosité constitue la modification majeure du texte européen par rapport aux pratiques antéreu res, méme si ces notions sont développées depuis tres long temps par les spécialistes (voir les » Recommandations de la Convention européenne de la construction métallique pour le calcul des effets du vent sus les constructions — Revue Con suction Métallique n° 3-79). Le choix de la classe a adopter, pour un site donné, est néanmoins particuliérement difficile & ‘organiser au plan pratique et explique la fois le dtai ais 3 introduire ces notions dans un texte officiel eta mise au pont Iaborieuse et toujours en cours de mesures de transition avec les Regles NV 65. La prénorme européenne prévoit une modification supplémen- taire de la variation de la pression de pointe du vent avec la hauteur, pour prendre en compte les effets de la topographie du terrain avoisinant la construction, dans le cas de collie ou 'escarpement isolé. Ces effets doivent étre values dés lors que Ja pente du terrain dépasse 3 % Le canevas de calcul des forces exercées sur les parvis prévoit, classiquement, la multiplication des pressions de pointe par des coefficients de pression intérieure et extérieure détermings en Ceckfiient exposition on fonction dela caste de rugosts "cons sfet ca topoorophic) ele conson Ox) Hawa 2 fon ives) m-dosnas st netion du type de la construction et de ses caractéristiques géométriques. Un coefficient dynamique doit enfin modifier ces résultats pour prendre en compte Ia turbulence de écoulement de Wair et les phénoménes de résonance qu’elle est susceptible de générer compte tenu des caractéristiques vibratoires dela construction. Dans le cas des constructions courantes, faiblement élancées, la valeur de ce coefficient peut étre déterminge de maniére trés, simplifiée, & Vaide d'abaques ne faisant intervenir que leurs dimensions. La norme expérimentale XP P 22-311 (EC3-DAN) preserit les, ‘valeurs des coefficients y, a appliquer aux actions de vent, que celles-ci soient Evaluées, & ttre transitoire, & partir des valeurs, normales des Régles NV 65 majorées de 20 % ou par applica tion de la future norme eucopéenne Wo=067 — y,=0,20 jure Pour les ouvrages courants, il est d’usage de considérer, en France métropolitaine, que les variations theemiques d'origine climatique n’induisent pas d’efforts signficatifs cant que la lon queur du batiment, comptée & partic d'un point fixe de contre ventement, reste inférieure a 50 m. Les Régles CM 66 indiquent +/- 27°C pout les écarts thermi- ques subis par une charpente métallique exposée & aie libre en France métropolitsine, soit une variation de longueur de 0,3 mm par m, compre cenu d'un coefficient de dilatation de Vacier pris égal 4 11 x 10°. Une telle plage, fixée de maniére générale, suppose une tempéranure de montage voisine des tem- peratures moyennes observées en France. Dans les combinai- sons pondérées, les actions thermiques sont affectées du méme coefficient que les charges permanentes, Dans le cadre de Papplication des Eurocodes, quelques modi- fications sont a prévoir ‘le coefficient de dilatation de Pacier doit ue pris égal & 12% 10°; + les actions thermiques sont classées comme des actions varia- bles avec leurs coefficients y spécifiques ; ‘les écarts preserits par rapport 4 la température de montage sont de + 25°C et de ~ 33°C. ‘Dans certains ouvrages, les différents composants de la sructuze ‘peuvent se trouver exposés & des conditions de températures sen siblement différentes, C'est par exemple le cas lorsqu’tune partie de la structure se trouve a Vintérieur du batiment et Faure & Pextérieur; les gradients de température coreespondant doivent tre pris én compte dans analyse de la structure, Les coefficients y, & appliquer aux actions de température sont fixés comme suit par la norme expérimentale XP P 22-311 (EC3-DAN) Wo = 0.53 IV. 5 — Charges dues aux accumulations d’eau Ces charges ne font pas Fobjet, a ce jour, d'une codification spé- Giique. Hl s'agiten fait, plutbt que de charges au sens habinel, une interaction entre un phénoméne naturel—une précipitation eau suffisamment importante ~ et le comportement dune structure de toiture trop déformable pour que Peau collectée sTévacue avec un débitsuffisane vers les descentes. Des éléments de structure, en raison des contre-pentes qu’engencire leur défor- ‘mation, peuvent se trouver ainsi sours & un phénoméne itratir ‘dans lequel chaque inecément de charge d'eau entraine wn Sup plement de déformation uiméme générareur d'un nouvel accroissement de charges. Ce phénoméne est susceptible de se poursuivre jusqu’a épuisement de la capaci résistante des élé ments en question (dans les cas les plus critiques, il peut meme ne pas étze mathématiquement convergent). Plusicurs textes normatifs abordent malgré rout Ia question des risques d'accurnulation d'eau, + Le DTU 43-3 de juin 1995 (norme NF P 84-206 ~ Mise en ‘euvre des toitures en tbles d’acier nervurées avec revétement Geanchéité), propose en annexe une méthode enveloppe semi-empirique permettant de stassurer que la déformabilité des éléments de structure reste suffisamment limitée pour ‘empécher la formation de poches d'accumulation d'eau, «Les Régles RN 84 atticent Patention sur les dangers présentés par les toitures faible pente (elles prévoient une charge addi tionnelle pour les pentes nominales inféricures a 5 %, mais cela vise les risques de rétention de Peau de pluie par la neige) +L’Eurocode 3 fait de m&me et impose (Sans donner de méthode précise de calcul) une vérification spécifique de non effondrement sous charge d'eau, pour les toitures de pente rnominale inférieure & 3 %. 6 — Charges de givre Ces charges ne sont susceptibles d’affecter que certaines struct res métaliques extérieures de faible poids propre, essentillement dimensionnées par le vent et comportant un linéaire important de bares et éventuellement de cables, Les pylénes, en particulier lorsqu’ls sont haubanés, constinuent un exemple classique de ce type de structures pour lesquelles existe une pathologie directe- ment lige aux charges de givre. Les dépots de givre ont pour effet, d’une part d'accroitre la charge verticale appliqués & la structure, d'autre part d’augmen- ter les surfaces offertes au vent. Seul le réglement spécifique aux remontées mécaniques (Ins- ‘muction concernant la construction et Pexploitation des téephé- Fiques & voyageurs ~Minist?re des Transports) prescrit des valeurs chiffrées pour les charges de givre : Epaisseur de 2,5 em avec une densité de 0,5. Encore recommande-t-il de préter la pplus grande attention aux circonstances locales qui peuvent aggraver trés sensiblement cette épaisseur minimale. Pour les autres ouvrages, il appartient au cahier des charges de fixer les valeurs & prendre en compte et les conditions de com- binaison avec les actions de vent. v. Actions sismiques Les actions sismiques sont définies par la nouvelle norme NF P 06-013, pour ce qui concerne les ouvrages de la categorie dite 4 risque normal da décret du 14 mai 1991. Ces ouvrages sont les bitiments dont la protection parasismique ne vise que la sécurité de leurs occupants et celle de leur environnement iat. Le niveau de cette protection est fixt par les pouvoirs ire (décrets et arétés) publics par voie eéglement I convient de noter que dans le cas des maisons individuelles, ‘et bitiments assimilés, on dispose de réles simplifies avec la rnorme NF P 06-014 ~ Regles PS-MI 89 révisées 92 ~ rendue applicable & compter du 5 mars 1995. 1 — Zones de sismicité ‘Quatre zones de sismicité sont définies par le décret du 14 mai 1991 relatif& la prevention du risque sismique (Tableau 5-1), ones sonic & iotle 0 weyteae « lee Tebeos 51 Par référence A la carte administrative de la France du (* jan- vier 1989, ce méme décret fixe le classement des départements, et cantons. Le tableau 5-2 indique pour chaque département ‘of le risque ne peut 2ure considéré comme nul, les niveaux de sismicicé qui Paffectent. = pe} [apericoec Pe op ete x Y FJ ects — —_ x ee — x a 7 x x i — _ [= ! nd ms 2 — Classes des batiments et accélération nom Llarrété du 29 mai 1997 établit une classification des batiments, dits +4 risque normal en fonction de leur importance socio Economique (Tableau 5-3) [dome Tebiso endes dctinanane mene dpb eo Seige, ‘ero ce ke 826 wo nge ben cleo dn bre eee ee scar 6 300 oor, baie sek cst ee TELE E30 pence perce amorena oom cbc Tecbzenews econ plc de FZ calgaies, bers Seeders ec deo opis ce 28 m debs Bese ie py e300 pecan, Se ossson ¢ | Enc wsseGieoue pron oc TERE thor son non hasan due cx mens ator s wove opcononk sacus oi de dln, ees sod camry do core, desonar ars | Felgen, bates do prodcaon ens parle, do csavon ere, eter nikonoa ™ Tibor 59 [Ltaction sismique est paraméncée parla définition d'une accéléra- tion nominal a, utilize pour amplifier les ordonnées du spectre de dimensionnement normalisé: Cette acctlération nominale est fixée par amété en fonction de Ia zone de sismicité et de le classe de Vouvrage (Tableau 5-4). Tones de ‘eles de Focilraion womincle 6, a) ‘soci tn fonction dex dase €evvoges x @ «|? ie : ve 1 20 V. 3 — Spectres de dimensionnement normalisés ee eee ee eee ‘Les composantes horizontales de 'action sismique sont définies, 4 partir d'un spectre de dimensionnement normalise dont les ‘ordonnées sont notées R,,(T), variable en fonetion de la nature du sol d'assise offere par Ie site de construction “igs oo von neyerne ‘oles de aiina moyenne ‘igoiee [ease labs So hla 55 Ces catégories sont utilisées pour définir quatre types de sites (Tableau 5-6) Tale coige ca 1 ne de ae eee a fomione Gecaignn bor IO diel Jo compo | 3 [-xtercotgee boven dn 10) mes decide cages Tobi 58 A chacun de ces types de site est associé un spectre de dimen- sionnement dont la definition graphique et analytique est four- nie par Pabaque 5-1 Les spectres relatifs 8 la composante verticale du mouvement sismique sont déduits des précédents suivant les modalitts ci aprés ‘en premicr licu, modification des spectres S2 et $3, dont on | ne conserve que le plateau, en substituant & leurs parties déccoissantes celle du spectre SL | + application aux ordonnées d'un coefficient réducteur égal & 07, Les spectres ainsi définis sont établis pour un amortissement relatif de référence pris conventionnellement égal & 5 %. Pour un amortissement relatf { quelconque, les ordonnées doivent tre multipliges par le facceur (Jy Pour la construction métallique, la norme fixe & 4% ta valeur de Pamortissement relatif a retenir pour les structures boulon- nées et 4 2.% celui concernant les structures soudées. Les aba ‘ques 5-2 et 5-3 fourissent, pour les composantes horizontales, les spectres & utiliser dans ces deux eas particulier. a) Définitons analtiques dans la gana de piriodes 05-25 Sie $0 : plateau 2,5 pour T<0,38 et Ryg(T) = 12-T? Site $1 plteew2,5 pour T<0,4s et R(T) = 136-7? Sie $2: plateau 2,25 pour T<0,6s et Ry, (1) = 2,60-T° Ste $3: platens 20 pour T<09 et Ry, (7 bog 5 Specees relatifs aux compasantet hofizontales cn omar de pre anoracione kome zh Pride propre on sueaac Defirtions analstiques dans la gama de périodes 2,5 Ste S0: plateau 2,73 pour T<0,3 aR, (1) = 1225-7 Site St: plead 2,73 pour T< 04s Site S2: pleas 246 pour T<0,6 Ry (T) = 1,750 ‘SieS3: platcou 2,19 pour T-<0,9s etRps(T) = 2,038:T? Aborye 52 Spores elt ox compotantes hovizontles um) omnia de 2 pope corn se ‘ T TT TT Dion ana kis ta pine de grinds 06-25 Site 80 platens ol pour T<3s FD = Hee a Site ST pteaa "3,61 four T< Gs et R(T) = 14958 2 2309-7 Sie $2: plean 3,25 pour T aui ind a la fait apparaitre que le coefficient d'écrouissage Corres déformation rationnelle atteinte lorsque la contrainte vraie atteint sa valeur maximale. Essai de flexion par choc (essai de résilionco) Cet essai a pour objectif de mesurer énergie absorbée par une éprouverte bi-appuyée, comportant une entaille médiane en V, lots de sa rupture en flexion sous le choc d'un mouton-pendule (Fig. 6-5) Le résultat, noté KV et exprimé en joul conventionnel, commode et représentatif, de comparaison de la ductilité du comportement des aciers. Surtous, pour un acier ddonné, il permet d’étudier evolution de ce comportement avec la température. Tous les aciers de construction non allée pré sentent en effet, dans une plage particuliére de températures, lune transition assez rapide entre un niveau élevé d’énergie de rupture et un niveau és sensiblement inférieur, caractéristique du comportement fragile : 'acier & basse tempécature per sa capacité 4 se rompre en développant des déformations plasti- ques importantes et devient done cassant. s, fournit un moyen Liénergie de rupture en flexion par choc permet ainsi de carac- Uésiser la ductlité de Pacier et sa sensibilie & la rupture fragile en fonction de la température. Elle sert de référence pour défi- nr des qualités d'aciee normalisées, Essais de duroté Principe de Nett de Hexion par choc Fgues Les essais de dureté consistent & mesurer la pénétration d'un util conventionnel dans la pigce & tester sous une charge pré- déterminge. La mesure peut porter soit directement sur la pro- fondeur de pénétration soit sur la taille de empreinte Iaissée par Poutil. Trois méthodes particuligres de mesure de dureté sont normalisées et utilisées couramment, leurs résultats étant jdentfiés par un code spécifique : essas Brinell (HB), Rockwell (HRB et HRC) et Vickers (HV). Les mesures de dureté fournissent une indication interessante sur Pétat métallurgique de Vacier, en particulier pour la détec: tion de phénoméne de trempe et pour 'analyse des conséquen ‘ces métallurgiques d'une opération de soudage. LLravantage présenté par les essais de dureté est qu‘ls sont non destructfy, relativement simples dans leur mise en cuvre et ‘quils peuvent porter dizectement sur les pidees, sous réserve de ‘pouvoir procéder 4 Ia préparation de surface adéquate. Essai de pliage Cet essai permet dapprécier qualitativement le ductilité d'un acier et Paptitude au formage a froid par pliage des téles ou barres constinuées de ce matériau. Il consiste simplement 4 imposer a un échantillon, dans des conditions spécifiges, un plage jusqu’a un angle requis, le plus souvent 180°. Il est pro ‘cédé ensuite 2 un examen visuel des tranches et surtout de la face en extension dans la zone de pliage, Cer face ne doit en principe présenter ni fissure, ni gercure, ni déchirure VI. 2 — Les aciers normalisés pour la construction métallique Lraboutissement de la riormalisation européenne des aciers de ‘construction a occasionné, dans les années récentes, un complet changement du mode de désignation de ces matériaux. Pour autant, leurs catactéristiques principales n’ont pas subi d’évo- Tution majeure par rapport aux nuances et qualités antérieure- ‘ment prévues par les normes nationales de sorte qu'il est util ’établir une correspondance entre anciennes et nouvelles dési- ‘gnations. C'est ce que propose le tableau 6-1 pour les aciers ‘courants ; ceux-ci font de plus objet d'informations dérallées ) démontrer cette stable, a précisément été table pour rep Senter les effets du second ordre asi bien & Péchelon local dTune batze consiéréeisolement qu’ Féchelle de la structure tiny le cs de neuds déplagabes. En conséquence tnt qu'il y Stes 4 cohérence ente le hypathéses etennes pour évaluer les lon Amoouds déplosables — peurs de flambement ct le comportement de la structure, cette gue 8 méthedologic couvre effectivement valablement les risques liés ux effets du second ordre. Des difficult apparsissent quand soso trouve aus limites de valdté da concept de longueur de flambement, nowmmenc lorsqune osature &noeuds déplaga- bles ser stabiliser des elements comprimés qui ne hi sont ps wéritablement intéprés ou qui peésentent des conditions de Trisons hétérogenes par rapport sux autres éléments compri- VIM. 2.— Evrocode 3 L'Eurocode 3 traite de maniére beaucoup plus lourde que les Régles CM 66, la question de V'analyse des structures. Il s'agit dune part de donner au calcul plastique des structures le cadre hypotheses qui lu est indispensable et d'autre part d'instituer tune pratique de dimensionnement trés diferente de celle suvie jusqu’ici en France, caractérisée par une coupure trés marqués centre deux éapes : la premiére consacrée & analyse de la struc ‘ture proprement dite dont le but est de déterminer les solicita- tions dans les éléments en y incluant tous les effets impliquant Ja structure dans son fonctionnement ensemble ; la seconde ayant pour objectf la justification du dimensionnement vis vis des solicitations déduites de Ia premiére érape, seuls les effets de second ordre & caractére purement local restant & con sidérer @ ce stade. Sauf-exception, dans cette deuxiéme étape, les longueurs de lambement prises en compte sont celles pro. pes aux systémes & neeuds fixes, Vill, 2.1 — Classification des structures Lrorganisation des prescriptions de PEurocode 3 en matiére Panalyse de structure passe par une distinction entre ‘les ossatures souples pour lesquelles des dispositions doivent impérativement étre prises pour tenir compte des effets de second ordce, ‘les ossatures rigides qui, au contraire, peuvent valablement eure analysées par un ealeul au premier ordre Dans la mesure of la sensibilié aux effets du second ordre depend non seulement de la rigidité de Ia structure ris aussi de importance du chargement vertical qu'elle subi, le classe ment d'une ossature donnée dans lune de ces deux catégories est en principe a examiner pour chaque combinaison pondérée des actions L’Eurocode 3 fixe, comme seuil de prise en compte des effets du second ordre, Ia valeur 0,10 du rapport entre V,, ta résul- tante verticale des actions pondérées appliquées et V~ la valeur critique de le charge verticale obtenue par amplification de ce ‘chargement pondéré (ce rapport est done Pinverse du coctfi- Gient d'éloignement critique pour le chargement pondéré considéré, tel que défini précédemment), Autrement dit, une structure doit &re considérée comme souple vis-d-vis d'un cchargement donné si Vsa/Ver> Ol BCS 5.2.5:208) _Dans le cas des ossatures planes é1agées, compostes de poutres et de poteaux encastiés, ce critére est a évaluer pour chaque ‘tage (Fig. 8-10) ; il peut étre remplacé par Vinégalité Bou BC3 5.2.5.2(4) Oo Vg, et Hg, sont les résultantes verticale et horizontale des factions appliquées a la structure, évaluées au niveau supérieur de Vérage considéré, Best la déformation horizontale relative entre les niveaux supe rieur et inférieur de étage considért, hh est la hauteur de Wétage considéré. -————- Jn dos effets dy sscond ordre Poramétres por Halu ‘inbioge ropes figeo10 Une toisitme catégorie de strucmres est envissaée par Euro: code 3: les structures contreventées. Il s'agit de structures dont la stablitélatrale est assurée par un systéme de contreventement ‘qui leur est extéricur et est suffisamment rigide pour que Yon puisse considérer quil équilibre ensemble des actions horizon fales. Le réglement sipule que pour que cette condition puisse ue jugée comme satisfaite, la présence du systéme de contre ventement doit réduire d'au moins 80% les déplacementsIatérauxx de Fossature quil stabilise Fig. 8-11). (EMS MSETAS En ce qui conceme Vanalyse de structure, les ossatures contreventées peuvent étre taitées comme des structures rigides, eee, ico vaquite pour le conteventoent 2.2 — Imperfections globales des structures De maniresytématique, i convent de prendre en compte | Fete dmperecons global dan le cca des oem. I Ceve precpton tuche les sures cn nt sie tne h setose et ewentulement en tnt qu sume Ge cote tentement vig de pendie en considerion ‘des faux-aplombs des poteaux inclus dans (Fig. 8-12), + des faux-aplombs des poteaux stabilisés par ces structures Cig. 13), des défauts géométriques des éléments comprimés stabilises par ces structures (Fig, 8-14) ‘Dans tous les cas, ces imperfections se traduisent par des effets insubiite qui peuvent Ete pris en compte soit directement par une analyse au sceand ordre de la structure modelisee avec Son défaut d'ensemble soit parle biais de forces horizontals quivalemtes dans le cas ou Panalyse reste au premier ordre [Ez rele fournssent'ampiitude de ces défaus en ka modula en fonction du nombre éléments eoncemés: plus ce nombre tt éleve plus la valeur moyenne du défaut ensemble de cleul | peut eae réduite Fig. B-15 ct S16) } Les imperfections individuells des éléments de la structure ront pas déure prises en compte au stale de analyse global Une exception est toutefois faite, dans les ossatures souples, pour [es éléments fortement élancés dont la rgidité influe sur Je comportement global par le biais d’encastrements d'extré- mitt C3 5.2.42(4) Les régles fixent pour cela un seul délancement réduit, egal 8 O,SLAE/Nsal° ‘ce qui correspond 4 un éloignement d'état ertique d’élément egal a4 Na/Nse = 4 Dans les formules indiquées, Pélancement réduit ou Ia charge critique sont calculés sur la base d'une longueur de flambement prise égale 4 la longueur d’épure de Pélément, atest otomenie Forces eqiletes x 4d n= nombse de poceaueeégnaat sur woute b hauteur et supportnc au ‘moins 50 % de a compression moyenne par pote ome d'gesneuesane tus es poten ok dane 2 Imperfections globoles des ortotres Forces equines t |. t % TEESE jombre d’élémente comprimés maintenus pat le sytéme. = féche du systéme de contreventement due ax charges de stabilisation des éléments ‘comprims et aux charges extéicures + pour la stabilisation d'un ééreent sole a> L . 300 8 ww + pour la stabilisation de plusieus éléments ss gs BM * 7505 9 * EN (2 + p23) ‘500: 8 00-8, TC Imperfections glaboles pour les systimes de contreventement REAR Fyne 818 Lorsquil existe des ééments pour lesquels le seuil fixe est depassé, Vanalyse globale est obligatoirement effectuce au second ordre et la modélisation de la structure doit inclure un défaut de rectitude de ces éléments. Ce défaut est celui pris en ‘compte, d'une manire générale, pour justifier la stabilite au Alambement des pi consacrées a ce sujet faut noter que la compression N,, est un résultat de lanalyse lobale; le critére donné ne peut donc étre vérifié avec précision u’a posterior, ce qui peut conduire & reprendte Va bale si des élancements excessi(s n'ont pas été dete Vill. 2. 3 — Recours au calcul plastique L'Burocode 3 ouvre la possibilité de recourir 4 une analyse plas tique des structures, sous réserve du respect de conditions res trictives portant sur le matériau, les sections et les assernblages. Les modalités d'une telle analyse font également Pobjet de prescriptions particulitres. Comportement du matériau Dans le cadre du caleul plastique des structures, au moins deux phases sont distinguées dans le comportement de T'acier: la premigre correspond au calcul dastique usuel et est caractérisée par le module de déformation longitudinale E liant contraintes ct déformations ; la seconde correspond 4 des déformations iréversibles de grande arnpleur encegistzées sous une contrainte ppratiquement constante, de ordre de la limite d’élasticicé Dans cet esprit, plusieurs modeles de ce comportement peuvent Gare adoptés en pratique + Comportement rigide parfaitement plastique : seule les défor- rations plastiques sont prises en compte et elles interviennent sous contrainte constante, égale a ls limite d'élasticité + Comportement élastique parfaitement plastique : les déforma- tions plastiques interviennent aprés une phase de déforma- tions Gastiques etseffectuent sous contrainte constante, égale ala limite d’élastcie ; + Comportement élastique-plastique avec écrouissage: la phase de déformations élastiques est suivie par des déforma- tions plastiques qui sont enregistrées sous contrainte faible- ment croissante, correspondant & un module résiduel égal au 1/10 000° du module d’élastcité Plastification des sections Micanisme de vine ‘plastige La canséquence premiére du comporternent plastique de Pacier est la mobilisation de la résistance plastique des sections, au- deli de la simple résistance Gastique. Les capacités plastiques correspondent a des distributions de contraintes + en blocs ¢ dans la section, égales A la limite d’élasticité (Fig. 8-17). wow re WA isiaence ses Résistance plastique Fue 817 De plus, Pétendue importante du palier de plasticité offert par Vacier permet d'envisager, pour les structures hyperstatiques, aprés Fatteinte de la capacité plastique d'une premire section et grice a un accroissement des déformations plastiques dont celle-ci est le sitge, la mobilisation de la résistance plastique d'une section supplémentaize pour équilibrer un accroissement du chargement; ce processus peut re poursuivi jusqu’a formation d'un mécanisme par plastification d'un nombre sulfisant de sections (Fig. 8-18). ‘Une simplification importante des caleuls de structures en plasti- ‘ité est apportée par le concept de rotule plastique. Les déforma- ‘dons élastiques lorsqu'elles sont prises en compte, sont établics en étendant artificiellement le comportement purement élastique de Pacier jusqu’a Ta saturation plastique de la section ly a passage brutal de la pleine rigidité élastique au comportement plastique Du méme coup, les deformations plastiques sont strctement loca lisées au droit des sections subissant des solicitations égales leur ‘capacité plastique (Fig. 8-19). E@ERIaI. | scenes Concept de rotle plastique Fare 819 Modes d’analyse plastique BC3 5.2.1.4 Deux types analyse plastique sont prévus par I'Burocode 3 + Vanalyse rigide-plastique, c'est-d-dire une analyse limite par ‘mécanisme de ruine plastique dans laquelle les déformations Elastiques des éléments sont négligées et lee déformations plas tiques concentrées au droit de ronules plastiques (Fig. 8-20); Analyte rigldeplasique Fiqve820 + Tranalyse élastique-plastique, Cest-d-dire la détermination de VPéquilibre de ta structure & P'issue une inerémentation pas a pas du chargement, permettant dinstaller progressivement des sections plastifiées dans les éléments les plus solfcités; il cst permis par le réglement @effecuer cette incrémentation ‘en appliquant un facteur de charge unique a l'ensemble des ‘composantes du chargement. ROS! ‘Lranalyse élastique-plastique est la seule a permetire la prise en compte des effets du second ordre (Fig. 8-21). Lranalyse dlastique-plastique se subdivise en analyse élasto- plastique si !'on tient compte des plastifications partielles pro- ‘gressives qui s'insallent le long des éléments dans les zones de solicitations maximales, et analyse astique-parfaitement plas~ ‘ique dans le eas de Putilisation du modele simplifié de rotule plastique. Analyse slastique plastique Faye 821 entre analyse plastique et analyse élastique Diverses conditions doivent étre respectées pour que Panalyse plastique soir envisageable, + L’acier doit avoir une limite de rupture supérieure d’au moins 20% 4 la limite d'élasticité, un allongement & rupture d'eu ‘moins 15% et une déformation plastique ultime supérieure 8 20 fois la déformation élastique ; tous les aciers usuels de cons- truction métallique satisfont ces conditions sans diffieulté BY/E,>12 A%>15% &,>20-, EC3 32225 + Les sections transversaes des éléments au doi et dans le voi nage des rorules plastiques doivent éure de Classe 1 de fagon pouvoir développes sais risque de Woilement loca, es deforma tions plistiques attenducs, tout en équibant es sollications corespondant leu eapacité plastique RGAE «Les assemblages au doit et dans le voisinage des ronulespls- tiques doivent présenter une capacité de déformation équiva- lente a celle de Télément ataché ou, & défaut, présenter une capacitérésistante supérieure d'au moins 20% par rapport celle de cet élement. + Les trongons affectés par les plasifications doivent comporter un rmainten lateral contre le déversement la fois au droit et de part ‘et d'autre de leurs sections plasifies, De plus, indépendamment de ces conditions Codifiées, Vanalyse plastique ne présente de vértable intérét pratique que dans la mesure oli la structure concemée présente un degré 'hypers- taticité important, oi les éléments affectés par les plastifications peuvent &re mis & Tabri assez facilement de tout risque de déversement et ofi les critéres d'état limite de service e¢ de 3 bilité des éléments ne sont pas déterminants par rapport aux critéves de résistance des sections. eu d’ossatures courantes réunissent ces différentes caractéris- tiques et, de ce fait, le caleul en élasticité est le plus souvent suffisent pour les optimiser, notamment quand elles sont cons tituées d'éléments en I qui, par la géométrie de leur section transversal, offrent déja en élasticité un trés bon rendement en flexion, Pour cette raison, les prescriptions réglementaires propres aux analyses plastiques ne sont pas davantage détillées dans ce qui suit, en dehors du canevas récapitulatif du paragraphe VIIL 2. 5 convient de préciser que le fai Cutiliser une analyse pure- ‘ment élastique de la structure ne fait pas obstacle, dans le cadre de Eurocode 3, a exploitation des capacités plastiques des sections, celles-ci pouvant, comme mentionné précédemment, etre adoptées, par simplification, comme sevils du comporte- ‘ment plastique eA 1 est méme possible de procéder, aprés une analyse élastique au premier ordre, & une redistribution de 15% des moments de pointe Vill. 2.4 — Prise en compte indirecte des effets du second ordre en élasticité Les effets du second ordre peuvent étre évalués, en Elasicté, aire, sous réserve que Péloignement de état critique de la structure respecte la condition sans avoir d effectuer une analyse non Vsa/ Vex Vse8 125 ou <0,25 RSS 025 ep s025 La prise en compte indirecte des effets du second ordre s'ffec- tue alors par le biais d'une amplification des + moments de déformation latérale +, On désigne sous cette appellation les moments développés dans la structure par les actions qui géné- rent une déformation latérale d'ensemble (Fig. 8-22). Une telle déformation latérale d’ensemble peut correspondre + f.une structure quelconque soumise & des actions horizentales, om Fréquemment, la part des moments sollicitants, dans une ossa- ture souumise a une combinaison pondérée d'actions, qui doit etre amplifiée au ttre du second ordre ne peut étre déterminée de maniére immésiate, Elle peut alors étre isolée en procédant a deux caleuls “Pensemble des charges composant Ia combinaison actions pondérée est appliqué 4 la structure artificiellement bloqué horizontalement & chaque niveau ; les moments ainsi obtenus se développent sans déformation latérale et ne nécessitent avcune modification ; ‘Ia structure est ensuite soumise au jeu de réactions horizonta- les fictives apparues a T'étape précédente, ce qui permet dé rétablir Ia déformation latérale normale ; les moments obcenus lors de cette deuxiéme étape sont ceux qui doivent étre ampli- fits au titre des effets du second ordre (Fig. 8-23). faa = Fe Fe oor re ate ele des moments covecblocage lotro de déformation eterole ‘chorgementincluont Fomplifiction et moments do dStormetion tetera gee 823 Le coefficient d’ amplification a appliquer s’exprime en fonction de Sloignement de Pétat critique de la structure pour la com- binaison pondérée considére 1/Q-Vss/Vea) C3 5.2.6.2.) qui peut étre remplact dans le cas dossatures planes éxagées pourtees-poteaux par le facteur 1 vd C3 5.2.6.2.) Hah Sans condition sur Péloignement état critique, les effets da second ordre peuvent aussi éteforfutairement prs en compte par tine amplification de 20% des moments de déformation Intérale. Cere proctdlure impose, au stade de a verification de Instabité des éléments comprimés, que soient prises en compte leslongueurs de flambément des systemes & nude deplacabe, contrarement aux autres méthodes qui permenent de retenir tune hypothése de nus fixes. C3. 5262.6) Vill. 2.5 — Canevas général de Vanalyse des structures [ANALYSE GLOBALE ELASTIQUE ‘ation lnaireconstante ‘sonerintedformation B03 52130) @@) Petsence d'un conteventement ‘essa an moins 80 Si <—“Uepacements horaontate ‘EERIE oN Pee Snore #352826) BEBO aX, a Yea wessxiauy Xe —_<_____| nate au Premier Ordre | Anas au Second Ordre inert pttes =f gue | deonemet te tte | “olor “Satan nn ‘Dasansres Orsaeuses soups ‘apis de nntzincit Piiabile, _nceuds tines nome fine ards deplaables rede Bes Vag-8 Pr ot leans, pr 2 pe pl ror YE om 824 NALYSE GLOBAL fecvonsplastiices £C353.3 tmaimen des rotlee BCS 82.140) PLASTIQUE | Présence dun conueventement ‘edusane ay moins 80 les 3 52530) @ @ Bes 52520) Dicoration fimitées EC3'52436) Socks fen pe a © Sues crenata = EC is 03 52530) ossamag = — Anat a Bremer Orére.— L p — ~Analse aw Second Ordre [eine Pine iil Pe Vein sions pecan cess 900) | [> imvertecons = tuts geome | uitne deta srcnure a etaraetrmel vet tices 2440 tO) 1 *ipiicacon a Waies it soliton par ~------- _- a -- j longucus de Mambement rus tes BCSISSN ' ‘ow vce bite ou longvear depure por es mide fixes i diduale des ements poten pais SRS Ba s283) (Ge dipeement dans une ein, smn int niu pony comida Nota «Pour sore deg: pwtre pte, | iid plastids oxsaturessupes EES i + Le DAN rangi ecat Panay rigid plat der scat op 4 Fone 825 i Critéres d’état limite de service Les critéres d'état limite de service revétent, en construction métallique, une importance toute particuliée = ils sont tres fré= ‘quemment déterminants par rapport a la résistance aux états limites ultimes et conditionnent alors directement le dimension- rnement des structures, Les enjeux liés @ ces crtres peuvent de plus étre partculiérement lourds en termes dexploitation du bitiment, notamment dans le domaine industriel. Dans ce contexte, !Eurocode 3 apporte une sinélioration sen- sible de la codification purement nationale, puisqu’il consacre ‘aux états limites de service un chapitre a part entire ld ot les Régles CM 66 ne fournissent que quelques indications limitées, Pout cette raison, es informations qui suivent sont essentille- ment fondées sur les prescriptions de I'Eurocode 3. ns ot bases des vérifica Les vérifications d'états limites de service consistent & s'assurer que Vétat de la structure, lorsqu’elle est soumise a certaines ‘combinaisons d'actions, respecte les limites imposées par les critéres d’explotation. Ges crtéres peuvent viser soit des défor~ mations ou des flches soit des vibrations. Dans le premier cas, sont affectés aspect de la construction, le fonctionnement des installations et la tenue éléments non structuraux comme les remplissages. Dans le second cas, on vise les risques d’endom- ‘magement de la structure et Finconfort des occupants. ‘On distingue, en principe, pour effectuer les vérifications d'état limite de service, wois types de combinaisons d’actions : + es combinaisons rares pour lesquelles une seule action varia ble est prise a sa valeur caractéristique, les autres ayant leurs, valeurs d’accompagnement 5 ‘les combinaisons fréquentes qui font intervenir une action variable a sa valeur fréquente et les autres leurs valeurs quasi permanentes 5 ‘les combinaisons quasi permianentes of toutes les actions variables sont ramenées 3 leurs valeurs quasi permanentes, Ces combinsisons d'actions ne comportent aucun coefficient paricl de sécurité et, quand dl y a liew, la résistance est prise dlivecterent a sa valeur caractristque. Ceci reféte que les vr fications en cause conesrnent Fouvrage dans ses" conditions usuelles dexploitation, Les valeurs numériques des limites de deformations, de féches et de vibrations fournies par Eurocade 3 sont des tecomman dations, réputées assure, dans les cas courant, le compote Iment satsfaisant recherché pour Pouvrage. Le matte a'ouvrage, le concepteur et Fautorté compétente peuvent tow jours adopter des valeurs différentes, en principe plus sévéres, {qui savéreraient micux adaptées aux spécifcités des differents cas paniculiersrencontés. A ce d'exemple, dans le domaine de la sensible des remplissages aux déformations structelles, fon peut imaginer des situations extrémement vases, la foi par la nature du matéiau constitutif de ces remplissages et par Jes modalités de leur mise en eure. [Les limites codiiées ne sont pas des crtées de performance i effective de louvrage réel mais des valeurs & comparce sux résultats du calcul théorique des structures. Ce deter doit i inclure le effets du second ordre, les déformations des assem- ‘tages semicrigides etles deformations plastiqueséventues, Sur ce demier point, une redistribution plastique n'est permise & état limite de service que dans la mesure obi peut ae désion- tué quicle ne se répétera pas ; une tele éventualité devrait donc rester exceptionnelle et, en réyle générale, toute plasification sera exclue a tat limite de service Enfin, il faut signaler que "Burocode 3 introduit une vérifca tion partculgre dat limite de service pour certains assembla i es boulonnés répondant 3 une conception jusqu'ci inusitée (et non codifiée) en France. Il s'agit’des assemblages précontrants de catéyorie B du chapitre 6 de PEurocode 3, pour lesquel résistance aux efforts perpendiculaies 4 Vaxe des vis est obte- ine par frottement jusqu’ausx ats limites de service et par pes sion diamétrale, comme pour les assemblages non précontraints, aux états limites ulimes. IX. 2 — Déformations des éléments fléchis FORA EUY: Les combinaisons a prévoir pour la limitation des déformations des éléments Méchis courants envisages dans les régles, sont les combinaisons rares. Dune manidre générale, une distinction est fate entre differen tes composantes de la déformation (Fig. 9-1) nent lors de sa fabrication, +5, estla contre-fléche donnée 5, est la Mache enregistrée sous les charges permanentes, +8, est la fléche provoquée par les actions variables. Les limites prescrites concement d'une part By, Somme algé- brique des trois composantes qui viennent ete identifies, e ‘qui consttue la déformation « visible « de Ilément par rapport a ls ligne de ses apps et d'autre part 3, qui constitue la com~ Potante de la déformation nuisible pour les ements de second ceuvze et qui prend en compte directement l lexbilité de Fe Ces limites, suivant Pusage courant, sont exprimées en fraction dela portée de élément concerné ; il est précisé que la longueur de référence est le double de la longueur en console pour les porte-é-faur, Le tableau 9-1 résume les valeurs fixées par les régles pour les fleches verticales des planchers et des couverures. To Ties = geal cts wigan is Tees rr [Horch en gitel brs pion poral Fores ot awes ppt de neon fogins Hoses neh Porches oppor do pscoa bods ihe ot wh Sretociea " Cie dpe Biot Teta: 91 Dans le cas des toitures & faible pente, les crtéres fixés ne sont pas suffisants en tant que tels pour prémunir les éléments struc turels contre les risques d'accumulation d'eau. Une analyse spe Gifique complémentaire est nécessaire sur ce point (voir paragraphe IX. 5) Les éléments fléchis des parois verticales des batiments ne sont pas cités dans.'Eurocode 3 pour ce qui concerne les limitations de fléches, Hest d'usage de les assimiler aux éléments supports de couverture et done de leur appliquer les mémes limites de fldches. IX, 3 — Fléches Les pouitres de chemins de roulement ne sont pas traitées dans le cadre de la partie 1.1 de "'Burocode 3 elles doivent faire objet, dans le forur, de la partie 6. Le texte en vigueur en France a ce jour, est la norme NF P 22-615 qui fixe des limites en fonction du groupe (utilisation du pont. Les fléches sont Evaluées pour la position la plus défavorable, sans application des coefficients dynamique et de pondération. Le tableau 9-2 ‘est valable pour les fléches verticales comme pour les léches horizontales. ove Gutsation | Riche adie horizontales d'ossatures BCxERZA) Le controle de la flexibiité des ossatures au tite des états limites de service est exprimé par une limitation des féches horizon~ tales en téte des poteaux, sous les combinsisons rares des actions. Liaction générant Pessentiel des déformations horizontales des ‘ossatures courantes est bien entendu fe vent et pose un pro- bléme de transition : 'Burocode 3 s'exprime en fonction d'un vent dit caractéristique que les régles climatiques en vigueur en France ne fournissent pas @ ce jour. Ila néanmoins été admis ‘que le vent normal des régles NV 65 majoré de 20 %, pouvait tenie lieu d'action caractéristique. Dans la mesure of les valeurs limites de déformations fixées par I'Eurocode 3 coincident a peu prés avec les pratiques actueles en France, la modification du vent de référence aurait donc conduit 4 une aggravation bru- tale de 20 9 de la stvérté du cxtére. A titre transitoire, le DAN frangais a done modifié les valeurs initiales de "Eurocode 3 de ‘manigre 4 maintenir, pendant la période expérimentale, un statu {quo sur les conditions des fléches sous les effets du vent Les exigences sont modulées en fonction de tis eatégories de structures (Tableau 9-3 et Fig. 9-2) ‘les structures en portiques & un seul niveau pout les batiments sans pont roulant et sans exigences particliéres du point de ‘vue de Ia limitation des fléches horizontales (enveloppe sans fragilité, absence d’élément d'équipement sensible..), i + les structures en portiques 4 un seul niveau pour les batiments présentant, au contrare, des contruintes patticuligres, ‘les structures de biiments a étages ; dans ce cas, sont définies ‘une limite globale et une limite locale pour un étage quelconque srt trincpslerent | combinant “dcr ow vee! | — ocone ecw npr ner ies wie ry wa wa sence deat 2 top wow w80 ie dr oe ven ous vent caractritique Autres structures ‘nivead unique h seas sous vent caracterssque Structures de batimont tages, he 20 ae he eae sous vont caractristque Dans le cas od la structure supporte un pont roulant, le DAN fournit des limites particuliéres, établies & parr de la norme NEP 22-615, en tenant compte de intervention du vent carac- téristique en remplacement du vent normal pris en compte jusquvici (Tableau 9-4) fiche marimate horizontal X. 4 — Vibrations Les constructions, d'une maniére générale, doivent tre prému nies contre les effets des vibrations et les amplifications dyna- miques dues aux phénoméne de résonance. A la source de tels effets, on trouve des machines installées dans les bitiments, les effets du vent sur les structures élanctes, les déplacements des occupants a Vintérieur des batiments, Seul ce dernier cas fait Pobjet, dans MBurocode 3, de prescrip ‘ons dailies dans le cas des constructions ouvertes ats public Les vérifications sont 2 effectuer sous les combinaisons fré quentes des actions. Les limitations portent sur les fréquences propres de vibration les plus basses des structures ou, par une Equivalence qui place en sécurité, sur la Méche totale (8, + 8) (Tableau 9-5). a IX. 5 — Accumulation d'eau sur les toitures OOS L’Burocode 3 ne fournit pas de méthode iratique d’évaluation des charges eau susceptibles dlaffecter tes structures de tofnures. Il attire simplement Vattention sur la nécessité dana Iyser avee précision les conditions d’évacuation de (eau de pluie ds lors que la pente nominale de toiture est inférieure a 5%, Lorsque cette pente descend en dessous de 3% il preserit realisation de calculs explicites établissant absence de risque d'effondrement des éléments de la structure sous les charges deat, X. 1 — Critere de ruine Gritere de rome Critére théorique LLiessai de traction constitue un moyen privigié de Ia earacté- risation des aciers du point de vue mécanique et c'est donc haturellement & partir de ce snémne essai que l'on cherche & éta- blir un crtére de ruine. S'agissant d'état limite ultime, ce eritére devrait étre fondé sur la rupture de Péprouvette de traction, Cestei-dire sur la contrainte limite de rupture f,. Néanmoins, ‘énéraliser & des pices de structure un tel critére de ruine con- uirait & des déformations totalement incompatibles, par leur ampleur, avee un comportement structure! réaliste et cohérent. ‘Toutes les réqles de calcul, Régles CM 66, Additif 80 er Buro- code 3, adoptent donc, en pratique, un eritére de mine qui ‘constitue en fait un critre de limitation des déformations dans les structures : la imite d’élastiité, obtenue parle biais deVessai de traction, et qui constitue précisément le seuil & partir duquel lune accélération és significative du rythme des déformations test enregistrée. Cette contrainte fait Pobjet d'une valeur mini- male garantie pour chaque nuance spécifite par les normes de produits. ‘Dans les Régles CM 66, le comportement de 'acier est suppost purement élastique et Von considére que P’éat limite théorique de résistance est atteint lorsque la contrainte maximale régoant ddans la section se trouve égale & Ia limite d’élasticité. Dans les ‘deux autres textes, Addiif 80 et Eurocode 3, sous certaines conditions portant sur Télancement géométrique des parois ‘comprimées de la section, cette méme limite constitue le seul ‘du comportement plastique duu matériau ; ce comportement fant le plus souvent suppose parfaitement plastique, seule Ia distribution de contraintes est modifiée par rapport au cas pré- ‘cédent et expression finale de fa résistance théorique reste pro- portionmelle& fa limite d’elasticité. Dans le domaine du batiment, il n’est usuellement pas néces saire, pour établir la résistance des structures courantes, de prendre en considération des" états de contraintes multiples, Néanmoins un modéle de comportement du matériau sous ces ccontraintes multiples est indispensable pour établir un eritére limite vis-a-vis des solicitations de cissillement, ce méme —modele érant également utilisable pour waiter Ies cas ts sp ifiques 0 ure prise en compte des états complexes de ccontrainces ext requize. De longue date, les régles frangaises ont é¢& fondées sur une ccourbe enveloppe des points de plus grande scission du cercle de Mohr, construite & parti des valeurs limites pour les sollci- tations simples (Fig. 10-1) + traction ou compression pure: f, + cisaillement pur : 0,65.f, eco ; ocaee Eos des Rigles C66 (eridre ao Caques) gee 101 A a fois PAdAitit 80 et Eurocode 3 retiennent, pour leur part, la combinaison générale des wois contraintes principales, dite contrainte équivalente de Von Mises, pour établir leur crittre théorique de ruine 5 Uc,~0,)? + (o2-0))'+ (0,-0,)15 8 Pout les états plans de contraintes (6, = 0), cee expression se reduit a Stor or sh Soit, en faisant intervenir les contraintes o et ¢ régnant dans lune méme facette: oraest Le tableau 10-1 résume les contraintes limites de référence uti- lisées par les régles disponibles ae ao] a coins magn Sl] 0 er cenit decbnet | vz Se | ee w/b ‘enbincion ger [re2ase se] + 3AM 0, enact Fraoeamiawricais| a seang | mow [lorah aoe oF Pe A Critére de calcul "eke 107 Dans le cadre général d'une justification de la stcurité des cons- ‘tructions suivant le format des états limites, des coefficients par- tiels de sécurité doivent étre prévus pour couvrit les incertitudes qui affectent chacun des paramétres influant sur les sollicita- tions dans les éléments de structure et sur la résistance de ces Aléments, Le tableau 10-2 synthétise les différents coefficients utilsés par les réglements modenes de construction. E ‘sources des incortiades Piéooménes motors | evens des otons * ton de ogee olin toe 6 = roe deco don dl aun cons | reer sin febraion de nope woe * Tet 102 Dans la configuration la plus simple, la abilité d'un élément de structure s"exprime par Fingal : Ye SSRI La solicitation S et la résistance R peuvent étre considétées comme des variables aléatoires. Dans un diagramme (RS), la bissectrice R = S représente ensemble des realisations solici- tation-résistance correspondant 4 la ruine de Télément, Les moyennes des valeurs possibles de la résistance et de la sollci tation, zespectiverent fet Hy, définissent un point situé a une ccertaine distance de la droite de ruine, du cfté de la sécurité. Le dimensionnement de Pélément doit étre conduit de telle agon que le point P situé sur la droite de ruine et correspondant ‘aux valeurs de calcul de la résistance et de la solicitation, res- pectivement R, = RI ty € S, = YS; ait une probabilité de realisation suffisamment faible. Les codes, en fixant les valeurs ‘numériques des coefficients partiels de sécurité, visent de cette tmaniée tin certain niveau de fablité de la structure Cette conception de la skeuritt des constructions n'est que tres partiellement appliquée par les régles frangaises de construction Fobiie dun dlimont de stractore Fagus 102 métallique, CM 66 et Additif 80. Seules les actions y sont majo- rées par des coefficients de pondération et la résistance st directement fondée sur la limite d'éasticité minimale garantie de Pacier, sans minoration. L'Burocode 3, en revanche, respecte totalement le format des tats limites, ef, en consequence, la résistance théorique des sec- ions, fondée sur cette méme limite d’élasticité, est systéma- tiquement réduite par un coefficient particl de sécurité Yyy qui prend en général la valeur 1,10. Pour les produits bénéficiant ddu droit d'usage de la marque NF, il est stipulé par le Docu ‘ment d'application national francais, que certe valeur peut étre ramenée & 1,00; cette possibilité a été validée par des énudes statistiques sur les pecformances réelles des produits liveés par Ia sidérurgie, L*Eurocode 3 introduit également, en matiére de résistance det sections, deux evolutions notables par rapport aux régles + pour les verifications de résistance en traction au droit des see- tions netes, sauf exception, la référence préconisée n’est plus la limite dAlasticié de 'acier mais sa limite de rupture, notée £,; on utilise, dans un tel cas, un coefficient partiel de sécurité different, yj dont la valeur est fixe & 1,25 ; “Torsque, du fait de Pélancement géométrique des parois com- primées de la section, la ruine intervient pat voilement focal prématuré par rapport au critére dastique habituel, un calcul Alastique de la résistance est toutefois maintenu, portant sur lune section affaible, dite efficace ; on utilise, dans tn tel cas, tun troisiéme coeflicient partiel de sécurité, note Yj., et dont la valeur est fixée a 1,10 ounce arate La quasi-totalité des sections utilisées en. construction métal aque peuvent étre considérées comme un assemblage d'un cer~ tain nombre de parois planes dont chacune est délimitée soit par une autre paroi qui Iui est orthogonale, soit par un bord bre. [Les rapports langeur sur épaisseur des parois des sections usuel- Tes, désignts ci-aprés elancements géométriques, varient dans des proportions tés importantes et, lorsque ces parois sont sol- licittes en compression, ceci a une incidence directe sur le niveau de la ruine, En effet, de maniére systématique, cette ruine intervient alors par un phénoméne d'instabiité, assimila- ble a un flambement, dans la direction normale & la paroi, des fibres longitudinales les moins bien maintenues par le ou les bbords appuyés. Ce phénomeéne reeoit Pappellation de voilement local de compression (Fig. 10-3). meee ea OS : Voilement local dune paral comprimée gw 103 Lorsque la paroi concernée est paniculiérement + compacte », Ie voilement local intervient alors que Tacier a déja subi importaites déformations plastiques aprés avoir atteint le niveau de contrainte correspondant a la limite d’élasticité. Eo revanche, lorsque la paroi présente un rapport largeur sur épais~ ‘eur particuliérement élevé, la ruine par voilement local peut ~ intervenic tés tt, avant méme que-le-nivesu apparent de contrainte dans cette paroi ait atisint la limite d’élasticite ig. 10-4) ' Infuence de teloncemet de a par sr ta coutbe conttintedtormenon cnlcompresson, Powe 10 Suivant les cas, on voit done que le voitement local peut soit n'avoir aucune incidence sur la résistance dela section soit, a contraire, ue pleinement déterminant. Lroption prise dans les Régles CM 66 consiste & exclure pure- ment et simplement le voilement local comme mode de rine ppotentiel, par le biais de limites impératives fixées & Pélance ‘ment géométrique des parois comprimées des sections. Les sec: tions transversales pour lesquelles ces limites ne sont pas respectées sortent du domaine de validité du réglement ; avant Ja parution de PEurocode 3, le traitement de telles sections ne pouvait érre abordé que par le DTU NF P 22-703. Une approche similaire est adoptée par VAdditif 80, avec un enforcement des restrictions pour permetre le dimensionne~ ‘ment fondé sur la résistance plastique des sections et non plus seulement sur leur résistance @astique (Tableau 10-3). ora en cone geo e 5 Teta 109, Dans le cadre de PBurocode 3, il a &té-choisi au contraire de traiter, dans un seul et méme texte, tous les types de sections du point de vue du degré d’incidence du voilement local de ‘compression C2 Weged INGGEATE ESTPAS en compte a travers tune classification des sections transversales, permettant d’énon cer pour chaque classe des régles de caleul adaptées en consé- quence. [Note «Les limites fxdes dans es Rigles CM 66 comme dans VAddi- tif 80 sont corrigées en fonction de la limite d’lasticté de Pacer, (quand cllecidffere de 235 MPa, valeur de référence correspondant i Pacier usuel S235. Cette correction résulte des considérations sui vuantes, La mesure de Vincidence de Pinstabileé sur la résistance est fournie par le rapport f,|0y otf, est la limite Wélastiité et ola ‘contrainte critique de voilement. Cette demire est inversemient pro portionnelle au carré de Vélancement géométrque ble. Pour qu'un dlancement b,lt, associé & wane limite d’élasticiéf,, soit équivalent du point de cue du voilement local & un élancemént b,ft, associé & tune limite d’tasticté fi faut dane que la relation suivante soit satisfite + (bi fu = (62 Loa byt, = bs/tadba7is Les élancements limites de base, tabs pour la nuance courante 15235, sont dome tous corrgés par le rapport 235/f, quand une care nance, de linite alse , est ute X. 3 — Classification des sections transversales Comme cela a été indiqué préctdemment, Ia classification des sections est une evolution introduite par lEurocode 3, destinée 4 permetire le traitement de tous les types de sections, quelle ‘que soit importance de Pélancement géométtique de leurs parois. Cette notion était inusitée jusqu'ici en France et n'a done aucun équivalent dans les Régles CM 66 ou dans PAddi- if 80. X. 3.1 — Voilement local dans une section Le voilement local a && défini, dans ce qui précede, pour une ‘paroi uniformément comprimée, considérée isolement. Pour —_ ~~ des raisons pratiques, le classification introduite par le égle- - ‘ment intéresse les sections transversales considérées globale- ‘ment. Or, dans une méme section, les parois affectées par des conurintes de compression et donc exposées att voilement focal, peuvent varie en fonetion des solicitations que la section | | subit ; de plus, les diagrammes de contraintes qui régnent dans | ces patois sont eux aussi étroitement liés aux solicitations appli quées et influent directement sur le depré de sensibilité au voi- | lement local. Par ailleurs, pour des sollcitations fixées dans la section, les différentes parois exposées au voilement local pré- sentent généralement des degrés différents de sensibilté vis-a- vis de ce mode de ruine, en fonction de leur Eancement géo- meétrique ct du diagramme de contraintes qu’elles subissent. La classification instituée par le réglement $01 deux conventions isentend done ‘a classe dune section est relative 4 un type précis de solic tation appliquée a cette section ct générantdes eontraintes lon j gitudinales de compression : soit compression simple soit 5 flexion simple soit flexion composée avec une proportion &ta- blie entre flexion et compression ; ‘a classe d'une section correspond au comportement de celles des parois de cette section qui se trouve la plus défavorisée du point de vue du voilement local, pour le type de sollicitation envisage. Il faut ajouter que le classe d'une section dépend également de Ia limite étasticité de Pacier qui la constitue par Mintermédiaire du coefficient correcteur des élancements gtométriques de parois, 4235/4, , déja présent dans les Réples CM 66 et dans Addit 80. Ce coefficient est noté € dans PEurocode 3, x. 3, ipe des classes de sections L’Burocode 3 prévoit 4 classes de section correspondant a une graduation de influence du voilement local. Dans ordre cxois sant de cette influence, on distingue + la classe 1, pour les sections dont les parois comprimées sont suffisamment rigides pour qu'en aucun cas le voilement local NTapparaisse avant plastfication complete de la section et développement des grandes déformations propres au fone sionnement d'une rotule plastique au sein de cette section ; +a classe 2, pour les sections of la ruine par voilement local se rmanifeste lors du développement de deformations plastiques, aprés atteinte de la capacité plastique de la section 3 + la classé 3; POUT TE FEOAE OHTA Mune par voilement local intervient aprés le seuil de résistance élastique mais avant atteinte de Ia capacité plastique ; +a classe 4, pour les sections qui présentent une ruine préma- turée par voilement local, avant meme que la fibre la plus défa vorisée ne subisse une contrainte du niveau de te limice alasticité A titre dittustration, la figuee ci-eprés présente, dans le cas par ticulier d'une poutre en flexion, quatre courbes types de com- portement liant moment et rotation, et correspondant ux quatre classes qui viennent d’étre définies (Fig. 10-5). CCourbes types de comportement mamentrotation “Sc Fonction dela casre dot seton Fue 105 %.3.3— es pratiques d’élancement géométrique des parois Le tableau 10-4 résume, pour les cas les plus courants, les valeurs numériques fixées par PEurocode 3 comme limites entre les classes de sections. Note: Dans le cas particulier det szctions solicides en compression pure, toutes es fibres subse simaandment la mime deformation eles notions de classes 1 2 perdnt done out signification. Sule la limite entre les ‘laser 3 et 4 st alors & prendre en considéraion, pour diterminer 5 lz resitance de la section comple est mobiisable Senin s2e(1- sy) ASAGRANMIE OE X. 4 — Traitement des sec convient de préciser que la quash toratire-des profilstamines ‘marchands en aciers $235 et $355 respectent au moins Jes con- ditions fixées pour les scctions de classe 2. Dans le cas ot la sollcitation est une flexion pure, les seules exceptions sont ses profils HEAA de hauteurs 140 4 450 mm en acier $235 qui sont de classe 3 5 les profils HEAA de hauteurs 100 4 180 mm en acier $355 qui sont de classe 35 ses profils HEAA de hauteurs 200 a 360 mm en acier $355 ‘qui sont de classe 4 5 «les profils HEAA de hauteurs 400 & 600 mm en acier $355 ui sont de classe 35 ‘les profils HEA de heuteurs 1804 340 mm en acier $355 qui sont de classe 3 De plus, les sollcitations de flexion composée rencontrées pour fa plupart des constructions courantes se caractérisent per des niveatx de compression suffisamment faibles pour que la clas sification de ces profils laminés vis-a-vis de la flexion pure ne soit pas remise en cause par ces compressions. Les catalogues récents de produits sidérurgiques apportent désormais, en plus des caractéristiques géomeétriques et méca~ niques habituelles des différentes sections, toutes précisions uti- les sur leur classement. Crest dice que la nécessité d’examiner de fagon explicte la classe des sections, en pratique, touche essentiellement les pro fils reconstitués par soudure. ns de classe 4 Les sections transversales de classe 4 présentent, par définition, des elancements gtométriques de leurs parois comprimées supérieurs aun valeurs limites correspondant a la classe 3, de sorte que leur ruine incervient précocement par voilement local, ‘avant que la contrainte calculée en éasticité sur la fibre le plos défavorisée n’atteigne la limite d'lasticité Sur la base de considérations & a fois théoriques et pratiques, PEurocode 3 prévoit néanmoins un calcul de la capacité de tel- les sections qui reste fondé sur une réparttion élastique des ccontraintes et sur la limitation de la contrainte maximale par référence A la limite d’élasticté, La modification introduite par rapport au traitement des sections de classe 3 réside seulement dans le fait que la résistance n'est pas celle de Ia section physi- ‘que complete mais celle d'une section de calcul réduite, dite X. 4.1 — Contrainte critique d’sne paroi plane ideale ‘On entend par paroi plane idéale, une paroi qui répond aux mémes critéres théoriques de gtométric et de marériau que la arte comprimée idéale d’Puler : plangité parfuite, matériau homogéne, isotrope et indéfiniment élastique Le voilement local d'une telle parol, forsqu'elle est comprimée, ‘correspond & un phénoméne dinstabilité de méme nature que le lambement d'une barre et, de Ia méme maniére qui existe tun effort normal critique des bartes idéales, on peut mettre en Evidence, pour cette paroi idéale, une contrainte critique de voi- lement o,, dont Pexpression générale est rico) ot Best le module d’élasticité longitudinale de Vacier (210 000 N/mm’), V est le coefficient de Poisson de Vacier (0,3), ‘vest 'épaisseur de Ia pari, 'b est lt largeur de la paroi (perpendiculaire @ la direction des contraintes) Quant & kil s’agit un coefficient qui prend en compre “Ia distribution des contraintes longitudinales sur Ia largeur b ela paroi, + les conditions Wt. @-(h-02) of a est le paramétre unique de différenciation des courbes, dit faeteur d'imperfection. Le choix de cette forme permet en cffer + de prendce en compte un «plateau + of Pinstabilité nfinflue pas sur In résistance, jusqu’a concurrence d'un élancement réduit Egal a 0,2 5 + de faire tendre toutes les courbes vers la courbe d’Euler, cest- A-dire vers un comportement de pure instabilité élasique, dang le domaine des trés grands élancements Liexpression du coefficient de flambement est done tablie m= (0,2) et done es dita G-0.2)+747 2 Les cing courhes expérimentales de flambement sont correcte- ‘ment retrouvées en adoptant les valeurs du tableau 12-2 pour fe facteur 0. d'imperfection, [=e T= [ 5 5 a Tales 122 La figure 12-9 fournit fa eprésentation graphique-de-ees-cinq——— 1s, confrontée avec la courbe d’Euler, Le tableau 12-3 précise Maffectation des courbes aux différents types de sec~ tions, en fonction de leur axe de flamberent Les courbes de flambement font clairement apparaitre qu'entre Je domaine des élancements négligeables od état limite ultime ‘correspond a la résistance de la section droite et le domaine des ‘grands élancements oit le comportement est trés proche de ta prévision d'Buler, existe une plage importante d’élancements, ceux le plus couramment rencontrés en pratique, 00 la ruine est largement conditionnte par les imperfections, lesquelles donnent lieu & un comportement élasto-plastique . Newer ae a as 1 2| La vérification de la stabilté d'une barre soumise & compression simple peut ainsi *écrire dans VEurocode 3 Nu St Aa (Ce mntine erttre s'écrit k, NJA-G, < I dans PAdditif 80 avec k, strictement gal & Piaverse de 7 et en ne retenant que les ‘mois courbes de flambement a, b et.) Chote sventcorespondant une section ‘Type de section Urahos rtamoment | tlamboment Scions en taints : nibs 42 t eam vy 2 as mol | | domm td L nt ¢ i hibet2 ty 4e 100 mm vy |b 1 nm | La) 4 1000 ry 4 Sections en tsoudéos tate aig |W <40mm ry b yy by 440mm y ¢ mm ‘ Seatons eeuses Twrincesacnmud —[@tasteot | a temas stoe —[quqrisat |» oauy a ~ LJ | tamsesatcis | qutautsat | 6” Caisconscoudta | Diwemantregintate | qucautsot | . (caut oaessas} ‘Sontures paaas ¥] wives ry e ni eo0 be c ‘Sections en, LT sections pines ~ \ : ~ _ Q qutqutsot | Lote : 2 — Compression et flexion dans le plan de flambement De manidre trés fréquente dans les ossatures métalliques, la ‘compression des barres s’accompagne de moments de flexion dus soit 4 des couples dextrémité développés par des liaisons hyperstatiques avec d’autres barres soit & des charges transver: sales soit A une combinaison de ces deux possibilités. La prise en compte de interaction des deux sollicitations sur la stabilité des barres est done essenticlle Le cumul a effort normal de compression d'un diagramme ‘de moments de flexion quelconque le long, de la barre ne modi~ fie pas fondamentalement le principe de la justification de la stabilté puisque celle-ci est d'ores et déjd fondée sur un com- portement en flexion composée, De plus il a été montré, au i plan théorique, que effort normal eritique dune barre idéale n'est pas modifié par Pexistence de moments de flexion et que ‘ceux-ci subissent des amplifications fonction de ce méme effort normal critique et de la compression appliquée. On peut donc reprendre Péquation de stabilité de la barre simplement com- primée et y ajouter un troisiéme terme correspondant & Ia contrainte générée parle moment maximum de flexion amplifié par le coefficient k, appropié N Na Ra neeg es urement élastique, recéle néanmoins une difficulté impor~ tante: la localisation de la section la plus sollictée Te long de la barre, Dans un certain nombre de cas simples of les moments ‘maximum de premier et de second ordre se situent sans ambi: guité au milieu de la barre biarticulee, les effets maximum de | compression et ceux du moment de flexion affectent bien 1h méme section transversale, 4 miclongueur de la barre: on peut citer le cas du moment constant le long de la barre ou. tous les cas de diagrammes symétriques exclusivement dus & des charges transversales. En revanche, dans les configurations queleongues, en particulier lorsque le moment de flexion change de signe le long de la barre par Pefet de couples @extré- :ité, la solution rigoureuse du probléme passe par la recherche du maximum du cumul le long de la barre de la flexion de second ordre générée parla compression en présence du défaut de rectirude de Ia barre et du moment de flexion amplifié par existence de la compression (Fig. 12-10). Méthode de Duthell ‘Sur le plan pratique, les codes sont aménés ne fournir que ‘des réponses approchées et partielles & ce probléme. Influcnee dele forme dy diogramme de momants de 1 ord UTS Tocalistion du moment maximarn de 2° ordre figee 1240 Une simplification est rout d'abord apportée & expression des coefficients théoriques d’amplification des moments de flexion par la présence de la compression, Dutheil a montré que ces coefficients pouvaient systématiquement s‘écrire, avec une bonne approximation, sous la forme NataN to aae® oa pe Les valeurs de ot sont précisées au tableau 12-4 en regard des coefficients théoriques exacts. l faut noter que ces valeurs ne ‘concernent strictement que des cas simples ot le moment ‘conserve toujours le méme signe le long de la barre et ole ddiageamme est symétrique avec un moment maximum & mi- Dans ces mémes hypothéses, la sollicitation maximale at second ordre affecte la section & mi-longueur de la barre et la condition limite de stabilité en élasticité correspond a Fatteinte 1 20- eosy Teton 124 de la limite d’élastcité sur la fibre la plus défavorisée de cette section, sous le cumul des trois composantes de sollicitation + effort normal de compression simple appliqué 4 la barre 5 ‘le moment de flexion de second ordre gal au produit de ce méme effort normal par Ja figche latérale représentative des imperfections, amplifée par le facteur classique N./(N,.~N) 5 + le moment de flexion di aux charges extérieures appliquées 2 la barre et ampliié par le coefficient ky approprié au dia- gramme de moments régnant le long de la barre Nanvey hs Ly Neto 4 NAN WM NN We (On peut introduize dans cette équation la valeur préconisée par Dutheil pour le défaut de forme ¢, et arranger expression obtenie No pet, Myra Ht 13 Sous cette forme, le cxtére limite destabilté apparatt comme te cumul + du ratio effort normal ampliié parle coefficient ky = @0/G-1,3) +t du ratio propre su moment de flexion arplifié parle coet= ficient Ke= Groh) Les Régles CM 66 adoptent une notation en contraintes qui ‘conduit & verifier Ia stabilité de la barre par Vinéquation| ky tke oS Test important de noter que le coefficient ky intervenant dans cette expression ne correspond plus au coefficient Uiéorique ‘amplification des ioments de flexion défini initialement: par le biais de Vaménagement apporté 4 la condition limite de sta- bilite, celui-cia éeé aggravé par une partie des effers des imper- fections, le dénominateur devenant (j1-1,3) au lieu de (W-1). La formule de stabilite obtenue n'est strictement adéquate que dans les eas simples déja mentionnés of les maximums des dif- ferents effets se produisent dans la section transversale @ mi longueur de la barre, Les Régles CM 66 ne taitent pas en détail Jes autres configurations mais on peut remarquer que, dans tous Jes cas, on dispose d'une formule enveloppe en introduisant la valeur maximale dela contrainte de flexion, ce que préconisent cexplicitement les régles, et en adoptant Ia valeur la plus pénal sante de , soit 0,25 ‘correspondant au moment constant. Cette demniére valeur est notamment spécifiée pour tous les cas de moments variant linés Sion revient a la stabilité en compression simple & partic de expression trouvée pour la combinaison compression-feexion dans le plan de fambement, on obtient, en annulant te contrainte de flexion : kost, aulicu de kos f, établi précédemment. Le coefficient ky qui se eubstitue donc au coefficient k, correspond a la fléche latérale ‘définie par Dutheil pour une barre réelleintialement rectiligme soumise & tune contrainte de compression simple égale 0 =b=03, La contrainte maximale subie & mi-longueur pat la barce biar- ticulée présentant cette fléche latérale est en effet = 14 ce qui correspond bien & k,.6. Cette expression de la contrainte de compression simple amplifige par le fambement n’a 4’ rét que dans la mesure od a barre doit équilibrer d'autres sol- licitations, comme les moments de flexion, car la valeur Kk, ne reste inféricure & k que dans la mesure oit effort normal de compression reste inféricur la charge de ruine par lambement cen compression simple. ly a précisément éyalté entre les deux coefficients lorsque cette charge de rune est atteinte, Formulation de WAdditif 80 La mise au poinc de régles frangaises de calcul adaptées au com- portement plastique de Pacier a aussi €té Foccasion de modifier, par rapport aux Régles CM 66, approche de la stabilité des, bavtes comprimées et fléchies dans leur plan de flambement Le point de départ de Ia formulation adoptée dans Addit 80, sur ce sujet est relat au comportement Pune barre biarticulée ‘comprimée et soumise & un moment de flexion M, constant sur sa longueur, résultant de Pepplication de couples d'extrémité ‘gaux en intensité et de signes opposés. Fn élasticté, le calcul rigoureux de Pétat quire au second ordre permet de déter- ‘miner la contrainte maximale, qui apparatc sur la fibre la plus défavorisée de la section transversale A mi-longueur, et d’éerire la condition de stabilité sous la forme N Ne 1 1 1 ‘Compte tenu des résultats obtenus pour la stabilité en compres sion simple, on peut, en sécurité, regrouper les deux premiers termes de cette condition, en faisant apparafte le coefficient de flambement ky ‘fort normal ‘en appelant k,, le coefficient d’amplification, par war dans le de compression, du moment de flexion a mi-longs ‘cas particulier du diagramme de moment constant sur ta lon: ‘gueur de la barre. Ce coefficient, correspondant a Vamplifica- tion maximale, est choisi comme référence pour généralser le Formule obtenue, Pour les cas quelconques de charges trans- versales ou de couples extrémité, le coefficient théorique Ky ccortespondant au rapport entre le moment maximum le long de la barre A P’équilibre tenant compte de Veffort normal et le ‘moment maximum le long de la barre en absence de cet effort normal est mis sous la forme Bn deter teu ila €x6 admis, de maniée empirque, que f Eeudione'eque pouvatt eure etendue dans te domaine Shastigue, en fazantsimplementintervenr la sistance plas east enon en teu et pace de la resistance élastique. On ptt sine! a forte de stabite retenue par VAASGT 80 Ni, keM, tea Wat <1 Par rapport aux Régles CM 66, on remarquera que cet expression avest plus relative & la verification de ts résistance dune section particuliére de la barre mais correspond a une stablité de trongon, le moment pris en compte étant le moment maximum régnant le long de ce troncon. Par le biais du coet- ficient C,, le coefficient k, qui a'inclut plus aucun effet imperfection, peut ainsi devenir inférieur 4 1 et, du coup, le ‘condition de stabilité ne couvee plus auromatiquement la résis- Formule de 'Eurocode 3 Comme dans PAdditif 80, la formule de stabilité des barres comprimées et flgchies dans le plan de flambement adoptée par TEurocode 3 est constimiée du cumul linéaire de deus ratios formellement trés similaices, Pun relaif a effort normal et autre relatf & la flexion. Si le premier est effectivement iden Ligue, aux notations prés, & celui du séglement francais, le second fait intervenir un coefficient k construit de maniére ts différente, sur des bases empiriques et sans plus aucun lien direct avec le caleul théorique de stabiité. Comme dans Adai- {if 80, ce coefficient peut xe inférieur 4 Punité et Ja verification de Ia résistance en section doit obligatoirement Compléter celle ide la condition de stabilié. En comptant sur la résistance plas tie dela Seton, le rite wee Nes Mas oy PABA Walter On notera, par rapport aux formules précédentes, Vinteevention | & chaque dénominateur du coefficient partiel de sécurité %,, propre aux instabilités. Cette condition de stabilite, dont fe Format sinscrit essentelle iment dans le cadre d'une justification en plasicté, a && syst rmatisée pour Pensemble des classes de sections, en substituant simplement aux résictances plastiques, les résistances élastiques des sections completes dans le cas de la classe 3 et celles des sections efficaces dans le cas de la classe 4 XII, 3 — Déversement en flexion simple Les piéces soumises a flexion simple autour de axe d'inertie principale maximale de leur section transversale sont affectées par un phénoméne Pinstabilité, dénommé déversement, és lors que V'inertie principale minimale est sensiblement inférieure 4 Tinertie principale maximale, Cette circonstance est ren- ccontrée pour la grande majorité des profilsutlsés en construc: tion métallique. L'instabilité en cause mest rien autre que le fambement latéral de la parte de la section transversale sou mise, du fait de la flexion, 4 des contraintes de compression. ar rapport au flambement, le déversement présente néan- moins des spécificités importantes + d'une part la partie tendue du profil exerce sur la partie com- primée des effets stabilsateurs, ce qui conduit & assimiler le phénoméne & un flambement en miliew éastique ; + d’aure part, le plus souvent, la compression, tout comme le ‘moment de flexion qui la génére, n'est pas uniforme sur la longueur de la pide. : Ces particulartés rendent généralement complexe étublisse- E rent des solutions aux probldmes de déversement. On notera EB en particulier que, du fait de la distance qui sépare la partie E tendue de la partie comprimée, le flambement latéral de cette + ‘ derniéze s'accompagne inévitablement Pune torsion de la pou- & ‘re autout de son axe longitudinal : toutes les caractéristiques de la section transversale sont ainsi impliquées dans la déformée de déversement et, en particulier les inerties de torsion pure et de gauchissement (Fig. 12-11). Pama everssment dune console ‘Tout comme pour le flambement, Pérude théorique de la sta- bilté d'une piece dépourvue dimperfections et constitute d'un rmatériau idéal, parfaitement homogene et indéfiniment élasti- que, soumise & un moment de flexion constant sur sa longueut, ‘conduit une valeur critique de ce moment, pour laquelle pps rait une bifurcation d’équilibre. Dans le cas particulier d”une poutre comportant une section Constante bisymétrique, suppo- ste indéformable, et dont les extrémités sont simplement main~ Tenues en torsion, tune expression classique de ce moment critique de déversement a &t@ établie par Timoshenko sous la forme avec les notations suivantes LL longueur de la poutre, 1, inertie principale minimale du profil, Tinertie de torsion du profi, I, inertie de gauchissement du profil, E module de déformation longitudinale du matériau, G module de déformation transversale du matériau. 4 point depplcation Pasta dee gue 1212 ‘Cette expression de base doit étre modifiée pour prendre-en. compte les caractéristiques trés diverses pouvant étre ren- contrées dans la pratique et qui influent directement sur la valeur critique du moment maximum le long de la pourre + conditions de liaisons aux extrémités, notamment encastre~ ‘ment des alles du profil aurour de Paxe principal de flexion contenu par le plan de Vame + variation duu moment de flexion le long de la poutre due & des charges transversales evfou & des couples d'extrémité 5 + efferstabilisateur ou déstabitisateur du point 'application des ‘charges transversales par rapport au centre de gravité du profil, (Big. 12-12). Les Regles CM 66 fournissent différents coefficients modi fiant la contrainte critique déduite du moment critique de déversement pour teni compte de ces différents paramétres. L’Additif 80 et "Burocode 3 proposent également des expres- sions plus générales du moment critique de déversement répondant 4 ce méme besoin. L’évaluation du moment critique de déversement propre a une ‘configuration donnée ne constitue toutefois qu'une premiére Gtape, qui reléve d'ailleurs de la résistance des matériaux plus ‘que des codes de calcul de construction. En effet, comme en rmatigre de flambement, les imperfections résultant du mode <'aboration des produits en acier ont systtmatiquement pour effet d’acotlérer le processus dinstabilit? par rapport dla pré- vision purement théorique. C’est ainsi que les différents régle- ments établissent des procédures de justification de la stabilité ‘au déversement des poutes réelles & partir de Vévaluation du moment critique. XIL. 3.1 — Coefficient de déversement des Régles CM 66 La prise en compte de Peffet du déversement sur la résistance en flexion simple des poutres est assurée dans les Régles CM 66 par le biais d'un coefficient k, d'amplification des contraintes. Le formalisme du critére de stabilieé au déversement est done fdentique 4 celui adopté pour la stabilité au flambement en compression simple ke Gish La construction de ce coefficient de déversement est, en fait, ‘un peu plus complexe que celle d'un simple coefficient de fam- bement. Pout les poutres me pleine courantes, de section transversale de hauteur h en I bisymétrique,Texpression classique diforique {du moment eritique de déversement pour un diagramme de moment constant peut étre approchée en privilégiant le terme de gauchissement et en remplacant I, par 1 h/t fercy BR -%. feta Moo BE [ELG) 4GF REL h mM t Comme pour le voilement de compr Pexpérience démonere, pouc les panneaux rées, existence d's domaine posteritique powvant étre tés important: la ruine ‘effective intervient pour des niveau de contraintes sensible- ‘ment supérieurs aux valeurs critiques chéoriques. Celles- Mens) © 1 = (2Vsa/ Vina 171 BOsSEYATS! Il faut reconduire A son propos, les remarques émises précédemment + plafonnement au moment ré de Ia section, ‘modification des résistances plastiques en cas de présence d'un effort normal, SEeurite Yq. Lorsque I'effort tranchant sollicitant dépasse la valeur Vy. 54 la méthode du champ diagonal de traction assure intrinséque- ‘ment dans l'établissement dela valeur Vy, .4» interaction entre les wois composantes de solicitations parle biais des moments de résistance plastique réduits My, yy qui dépendent des soli- Citations équilbrées par les semelies et gouvernent les cotes 5, cts, Lorsque Ia section n’est soumise & aucun moment de flexion ni effort normal, ces cotes atteignent leur valeur maxi- male et la résistance au voilement de cisaillement atteint sa borne supérieure Vyy, gy (Fig. 13-11). “Dans Te-Cas des sections dont la semelle comprimée est de classe 4, le calcul de M, ., doit prendre en compte Ia largeur cfficace de cette semelle. Le DAN frangais étend cette prescrip tion au calcul de My, et Précise que le coefficient partiel de A utiliser pour ces sections est systématiquement Yh, at approprié pour la classe n elasse 4, prise en compre de la réduction de largeur de la semelle comprimée et utilisation du coefficient partiel de Po S49) Mos Wana XII, 5 — Caleul des rai Les régles assignent aux reidisseurs transversaux intermédiaires tune rigidite minimale dans la direction normale au plen de ame ie fagon 4 garantir leur efficacité vis-a-vis du voilement de cistillement. Les seuils d'inertic suivants sont fixes 21 5-d-2-(a/ay si a/dc corsa si ardz HOES) La résistance au flambement de ces mémes raidisseurs doit 8 Tement étre établie dans les hypothéses suivantes (Fig. 13-12) son tetient une section droite constiuée du raidisseur tui mime et de deux largeurs «’ame participantes de 15. €.t disposées de part et d'autre du raidisseur, sous réserv ‘qu'une tellelargeur soit effectivement présente 5 « Peffort normal de compression dans le raidisseur est pris & A effort tranchant régnant & son aplomb diminué de la p= quilibrée en cisaillement pur sur la hauteur de lime Vas Bd Ta! a + la longueur de flambement est prise égale au moins & 0,75, etil est fait usage de la courbe ¢ de fambement. | Généralités sur les assemblages et résistance des moyens d’assemblage La conception et Ie calcul des assemblages revétent, en cons- wuction métallique, une importance équivalente 4 celle du ddimensionnement des pices pour la sécurité finale de la cons- tuuction. Les ossatures ne présentent généralement pas de redondances importantes et les assemblages constituent done des points de passage obligés pour les solicitations régnant dans les differents cornpos assemblage, c'est bien le fonctionnement global de la structure aqui est remis en cause, La conception des assemblages est aussi 'étape au cours de laquelle doivent etre concrétisées, avec autant de fidélité que possible, les hypothses de liaison entre composants de la stuc- ‘ture celles qu’lles ont été adoptées au stade de analyse globale, par définition avant que les profils ne soient arrétés avec préci 1s structurels ; en cas de défuillance d'un Comme pour le dimensionnement des pices, deux corps de régles se trouvent actuellement en concurrence pour la concep: tion et le calcul des assemblages. + Les normes francaises de la série NF P 22-XXX élaborées au début des années 80 en substitution au chapitre 4 des Ragles CM 66. Ces textes fournissent des formiles de calcul de la résistance ultime des assemblages et, comme dans les Régles, CM 66, la contrainte de référence utilisée est généralement la limite d'elasticite de Vacier des constituants verifies Le chapitze 6 et ses annexes de Ia norme expérimentale XPP 22-311 tirée de PEurocode 3. Les régles propostes visent également la résistance ultime des assemblages mais la fondent généralement sur la limite de rupture des constituants vérifiés et 'affectent systématiquement d'un coefficient parti de sécurité spécifique XIV. 1 — Généralités sur les assemblages de construction métallique Considérés globalement, les assemblages sont des ensembles & & Consus de pains compen (Pe 181) sephumperoucresme Assemblages «les abouts des éléments structutels iaisonnés: la section cou rante de ces éléments doit genéralement éue aménagée pour permettre assemblage; elle peut étre céformée (par exemple aplatissement d'une section tubulaire), affaiblie par découpe focale (grugeage) ou par la réalisation de percages, complétée ou renforcée localement ; ses pidees accessoires de liaison: i sagit généralement de plats, de corniéres, de chutes de profilé utilisés comme platines, tasseaux, échantignoles, équerres attache sles organes de fixation proprement dits assurant la solidarisa- tion effective entre les composants en présence : on use, sui vant les eitconstances, des rivers, des boulons précontraints ‘ou non, des cordons de soudute, des axes, Les regles codifiées disponibles, & quelques exceptions pris, tuaitent cssentiellement du calcul des organes de fixation, sup- posant connus les efforts qui les sollicitent, en précisant égale- iment quelques dispositions constructives a respecter. I appartient donc au concepteur de procéder & une analyse rationnelle du fonctionnement de Vassemblage considéxé globa Jement pour y prévoir la circulation des efforts et conféter ainsi tune résistance adéquate 4 chacun des composants. Cente ana- Iyse est généralement délicare a mener en toute rigueur, dans la ‘mesure ot les hypothéses classiques de la résistance des maté- aux ne se trouvent plus respectées dans les zones ‘assemblage: les sections subissent des variations brusques de géométric, les organes de fixation tels que les boulons prove- Guent des introductions ponctuelles de forces sur les autres composants. ‘Onest done conduit, en pratique, a utiliser des modéles de caleu trés simplifés, en élasticité ou en plasticté, dont on peut exc assuré quis placent en sécurit par rapport a la réalité. Des important, dans cette démarche, de veiler aux rigidités relative ‘eaprésence et done & la compatibilité des déformations des dif ferents composants ; ceux-ci peuvent présenter des capacités d déformations limitées, occasionnant des concentrations contraintes et donc des modes de ruine prématurée. On peut cite {ice sujet, les liaisons soudées non uniformément raidies ou | ‘comportement des boulons de classe de qualité a faible ductilis I convient également de se préoccuper de Timpact éventucl de déformations dont les assemblages peuvent étre le siége, SUF fonctionnement général de la structure et en. particulier sur partition des sollicitations dans cette structure lorsqu’el présente une hyperstaticité élevéc. Enfin, pour des questions de compatibilit de rigidités, il n'e généralement pas permis d'utliser simultanément des moye’ ‘différents d’essemblage dans une méme attache. Une exceptic tst faite A ce principe pour lemploi des boulons précontrait possibilité de report efforts des uns aux autres du fait de leurs deformations sous charges. Le serrage des boulons doit inter- iprés réalisation des soudures, ct de cordons-We-SoudGRE-a-CORATOR quil n'y ait pas de | XIV. 2 — Assemblages par boulons non précontraints Les boulons normaux non précontraints, dits aussi boulons ordinaires, sont prévus pour étre mis en eeuvre avec un serrage simple, non contrdlé ; leur comportement au serrage ne fait objet d'aucune investigation particuliére lors de leur fabrica tion, Les classes de qualité disponibles pour les boulons nor~ maux sont: 4.6, 48, 56, 58, 6.6, 6.8, 88 et 10.9, Pour mémoire, ces produits font désormais Pobjet d'une normalisa- tion européenne qui couvre l'ensemble de leurs caractéristiques | géométriques et mécaniques. Les assemblages par boulons non précontraints permettent de reprendre des efforts d'orientation quelconque par rapport a axe des vis. l est d'usage denvisager séparément les efforts parallées et les efforts perpendiculaires 4 'axe des vis, qui cor- respondent des modes de fonetionnement différents et requié- rent done des vétifications propres XIV. 2. — Résistance aux efforts paralléles 4 Vaxe des Les assemblages boulonnés sollcités par des efforts parallles & axe des vis assurent la transmission directe de ces efforts par simple traction des vis. La vérifcation élémentaire de résistance consiste donc a eassurer que les contraintes atteintes dans les vis restent & ua niveau supportable, en tenant compte du fait {que Ia section de moindre eésiscanice est constiruée par la partie filet. Les différents textes normatifs disponibles expriment done la résistance en traction F,, des boulons & partir du pro- duit de Paire de la section résistante A, de la parte fletée par ‘une contrainte de référence fonction de la classe de qualité uti- lisée. ‘+ Norme NF P 22-430 Fra = AiGyea/ 1,25 ARSE avec Gyeq = min f + Norme XP P 22-311 Fung = 0.9AL/tus nea avec Yun = 1,50 On rernarquera que la norme frangaise se situe de maniére tan- sitoire entre les Régles CM 66 et Burocode 3, en ne faisant plus exclusivement référence A la limite d'éasticité dans le cri tee de ruine, la limite de rupoure devenant déterminante pour les boulons de ductilité réduite L’Eurocode 3 compléte fa limitation de la traction dans le vis du boulon par une condition visant le risque de poingonsement par Pecrou ou la téte du boulon de Pune des téles assemblées (Fig. 14-2) Fy 54S By-na = O6ttdtyfo/ Yue C3 6.5.5(4) avec 4, diamétre moyen de la t&te du bauilon ou de Pécrou (Ente cercle inscvit et cerele citconscrit) tye f, épaisseur ct fimite de rupture de la thle vice Yow = L25 Une telle condition n’a pratiquement aucune chance d'ére déterminante pour des assemblages normalement constitués ‘ainsi que le monte le tableau 14-1 qui donne, par diamétre et dans les hypothéses les plus défavorables de nuances en pré= sence (S235 pour la piéce et classe 10-9 pour le boulon), Pépaisseur minimale de la tle pour que F, .4 soit inférieur & B, Epeisseursmininales poor a6 Fw = Bw (Gees on ear $225, bole de ise 16-5 =e[e]-[ol]=l=|= Tey 141 Le fonctionnement des assemblages en extension s'accompa- fgne généralement de la mise en flexion des parois des pices ‘assembles. Les phénoménes mis en jeu pour la circulation des efforts peuvent alors &re assez complexes et occasionner de: perturbations importantes par rapport au schéma simple de ‘oulons directement salliccés en traction, En particulier, ceux-¢ peuvent se trouver soumis, par effet de lever, a la fois & de: fSurtensions et des flexions parasites dangereuses pourla tenu de Passemblage (Fig. 14-3) Compte tenu de la grande variété des configurations possibles fon ne dispose malheureusement que de trés peu de régles pré tises pour prendre en compte ces problémes. Lors de Pélabo ration des Régles CM 66, cette question a fait objet d'un recherche expérimentale, portant~sur le comportement ¢ extension des ailes de cornigres ou de T laminés sollcitées pe des boulons symétriquement disposés par rapport Pame. gles CM 66 article 4/09 fom 144 fot de levier dane un astomblog Une formule empirique en a &é déduite, visent 4 limiter en fonction de I'épaisseur de la pidce travaillanten flexion, effort théorique de traction par boulon obtenu en divisant simplement Ja sollcitation exergant sur Passemblage par le nombre de oulons. Il est utile de préciser que, pour 'établissement de cette régle, Ia limitation des déformations a un niveau juge acceptable a été généralement déterminante par rapport d la rupture proprement dite des boulons ou des pices assemblage 5 ceci explique que seules les cotes geométriques de Passemblage interviennent dans Pexpression proposée et que les caractéristiques de Vacier de la pice de liaison ou des bou- ons n'y ont aucune incidence (Fig. 14-4), Bien quielle ait € construte a partir de résultats portant sur tune gamme @épaisseurs relativement faibles, la formule des Régles CM 66 est depuis utilisée de maniére extensive, faute autre proposition codifde; elle a d'ailleurs été utérieurement reprise et généralisée par la norme NF P 22-460 traitant des, assemblages précontraints, y compris pour les T reconstitués par soudure, On peut considérer que, pour les épaisseurs cou- antes uilsées 3 pidees en extension, approche des Régles CM 66 place en sécurité du point de vue de la ruine de Passemblage et confére, a priori, une rigidité importante & celui-ci Dans le cas «utilisation de pices soudées, il est important de vétifier la résistance locale des cordons de soudure qui peuvent etre affectés de maniére excessive par une concentration des ccontraintes (Fig. 14-5). Concentration de controintes dans Fimo "dans sa soudure nur ¥ petine Fine 145 I convient de veiller également, pour tout assemblage en exten sion, d ce que les boulons soient disposés de maniére symétriqus par rapport a ls ligne d'action de Veffort appliqué de facon garantir une répartition homogene de cet effort, Un cas particulier és important dassemblage of les boulon se trouvent solicités en traction, est constitué par les encastre iments poutse-poutre et poutre-poteau par platine d’sbout. I. ‘énéralisation de Femploi de ce type de conception d’assen: blage en construction métallique a justifié la codification & méthodes de calcul spécifiques, qui sont présenties dans paragcaphe ultérieur. XIV, 2.2 — Résistance aux efforts perpendiculaires a Vaxe des vis Les assemblages bouloanés sollicités par des efforts perpen cculaires a Paxe des vis fonctionnent par pression diaméu: texercée par les vis sur les pidces assemblées et cisaillement ces vis (Fig. 14-6). Prettion damétraleexereée par un boven cesile Fee 146 La résistance individuelle en csillerent des boulons est cons- trite de maniécesimisire cele concemaat la tacton, mais avec des coefficients numériques spécifiques + Norme NEP 22-430 Fina = Aina! 54 annioenaa 7 min ort) + Norme XP P22-311 Fina = O6AdLas/ ts pour les asses 46, 5.6, 66 et 8.8 Fone = O5Afu/ Yas ESD our les clases 48, 5.8, 6.8 et 10.9 avec yg = 125 Ces valeurs s’entendent pour un plan de cissillement. Dans le ccas d'assemblage de plus de deux pidces, a résistance pour un boulon est obtenuc cn multipliant es valeurs individuellescitées par le nombre de plans de cisaillement (Fig. 14-7), ‘oulen en double csaitement Figwe 147 ‘Comme pour la résistance en traction, la norme frangaise péna- lise les classes de qualité présentant les ductlités les plus faibles en introduisant la contrainte de rupture de l'acier des boulons dans le crtére de ruine, L'Burocode 3 systématise la référence la contrainte de rupture, mais défavorise aussi spécifiquement, ne faiblement, une partie de ces classes de ducuiité rétuite Dans les deux types de formules il est possible de remplacer la section resistante de la parte fletée par celle de la tge lise, és Tors que les dispositions d’exécution sont prises pour que cette tige lisse régne sur Pépaisseur de assemblage. Cette mesure cntraine également une réduction intéressante des déformations provoquées par la plastifcation locale des pigces au contact eres les vis, Sa prise en compte au niveau du calcul doit néan vsins se faire avee la plus grande prudence compte temu des igas que présente sa mise en aeuvre comecte sur site, notam trent en terme d'approvisionnement de boulons présentant des Tongueurs de tige ise adaptées aux épaisscurs CPassemblage ~ La résistance en pression diamétrale constitue un deuxiéme " 4 ‘critére & vérifier pour les assemblages sollicités perpendiculai- Cement a Paxe des vis. Bile vise en principe la tenuc locate des pitces sous la pression exercée par la tige des boutons, dont Pacier est généralement beaucoup plus dur. L’excts de pres ‘son diamétrale est susceptible d'occasionner une ovalisation thon mattrisée des pergages et une déchirure des pitces depui libre ou vers un pervage vost tun pergage vers un bord oxstuacn | LET pe ig. 148) ! 2S dma La rsistance en pression diamétrate est able suivant des pro yee 2 races aiferencsdansla norme fengise et dansla norm curopéeane Norme NF P 22-430 La résistance & la pression diamétrale s'exprime sous for ‘Grane limitation de la pression exercte sur une surface conver Sonnelle égale au diaméue du boulon par Vépsisseur de piece, proportonnellement & ta limite q@tasticité de Pach constituant la pidce Ryde. Gf) NED Un renforcement de cette condition est prévu pout les eas exploitation normale de Youvrage exige une mastrise parti Tigre des déformations = at. Qf) x des dispositions construct gitudinales Fan Cette condition est complétée pa imposant des valeurs minimales aux pinces lor transversales ainsi qu'aux entr'axes entre boulons de mani prévenit le risque de déchirare de la piéee depuis un ere vers un bord libre ou entre pergages successifS. Dans le cas F eulier de la pince longitudinale, un des criteres & respecter tdirectement fonction de Peffort appliqué par le boulon. 2 08Vs/() meee Des valeurs maximales sont également imposées aii mémes ccotes pour garantir un contact convenable catre pigs astem- blées, indispensable pour la maitrise des risques de corrosion dans les entrees (Fig. 14-9). Toa esq dh (1 ea pa phe si pat ban nt gon Norme NFP 22-430 - Arle 5 - Dispositions constructves figee 149 Norme XP P 22-311 La formule de résistance & la pression diaméirale prend en, compte également une pression sur une surface conventionnelle égale au produit du diamétre du boulon par Pépaisseur de la pice mais en module directement la valeur limite par Vinter- ‘médiaire d'un coefficient minorateur a. établi en fonction de la pince longitudinale et de Yentraxe des boulons. F, ng = 2508 Athy, Taba vee Tyo = 125 est pris égal su minienurn des deux rapports ed, et 3 ‘sans dépasser 1 ni le rapport des limites de rupture des aciers ‘constituant les boulons et la pice fy/f, )— 1a Des valeurs minimales et maximales des pinces longitudinales cet transversaes et deentraxe des boulons sont également pres- rites par "Eurocode 3 (Fig. 14-10). Les régles de verification des assemblages boulonnés solicités perpendiculairement 4 Vaxe des vis, telles qu’elles viennent dete Enoncées, ne rendent que is grossiérement compte du fonctionnement de ces assemblages. L’épaisseur non stricte- ment négligeable des pices assemblées entralne, ipso faci, une 2154 vin 41,200) on compression samen Sin 2,209) en wacan (s226 emia, 200 ~ remeron srrme cain crooeae * eons ap ube ep ur eset Rear Nocme XP P:22:911 -Eorocode 3 louse 6.21 Pestonnement des Wous pour boulns Fw 1410 méme si cert sollcitation ne es régles de calcul. Cet sée, au point entrain dans Te cas oi les jev certaine flexion des boutons pas explicitement prise en compte pat flexion peut dre res fortement accent tune plastifcation rapide des boulons, nike pergages dans les pitees et vis des boulons sont distribu de facon défavorable sur la longueur de assemblage et néee ‘rene ainsi une adaptation importante avant que Vensemble ¢ oulons puissent apporter leur contribution a la sésistar (Fig. 14-11). ume mime fle épantion inigale de effort entre les boutons sible d’occasionner une muine pré ier lorsqu’on ulilise des 4 cites. par les flex Ce phénoméne est suscep! tuurée de Passemblage, en particu tons de petit diaméie, fortement sol ou 10.9. Des essais ont montré que la ruine pouvait intervenir pour des niveaux de sollictation notoirement inférieurs & ceux fobtenus en cumulant directement les résistances individuelles des boulons. Hl convient pour ces eas, soit de restreindre le jeu centre percage et vis, soit de procéder 4 un abattement sur la résistance globale de assemblage, soit encore de rendre domi t nante une ruine ductile par excés de pression diamétrale. Plu: sieurs mesures sont prescrtes dans cet esprit par les documents normatis parasites, et de qualité de faible ductilité comme les clases 6.8 | Lenguour de lassemblage La norme NF P 22-430 comme I"Burocode 3 impasent une minoration de la capacité des assemblages présentant une lon- gueur entre axes des boulons extrémes supérieure 3 15 fois le diamétre du percage pour la norme francaise, le diamétre du ‘boulon pour lEurocode 3. Cette limite correspond a peu prés, compte tenu des entraxes habituels, aux assemblages de plus de 5 boulons. Le coefficient de réduction s'écrit t B,,= 1 ~~ 1542004 NEP 22-8305.1.3 ; XP P2231165:10 £ sans descendre au-dessous de 0,75, valeur obtenue pour une Tongueur égale 4 65 fois le diaméuce (Fig, 14-12). UTE ad —|____ ° we ee Coufcont de reduction dela copoctt des assemblages longs Figge 1412 Cette limitation ne s'applique pas au cas od, par conception, assemblage se trouve sollicié par un effort réparti uniformé- ‘ment sur a longueur (Fig. 14-13) : assemblage éme-semelie ‘un profil flechi, assemblage d'une ime cisaillée de poutre sur tun raidisseur d'appul Correctifs 6 la norme Ragles restrictives de NF P 22-430 Le texte frangais autorise des pergages excédant de 2mm le diametre nominal des boulons, pour toute la gamme des dia~ metres utilisables, Pour les classes de qualité 4.8, 5.8, 68, 8.8 tc 10.9, qui présentent des ductilites réduites, et pour les dis- métres de boulons inférieurs 4 16 mm, il est avéré que le cumul direct des capacités individuelles de boulons ne fournit pas une Evaluation réaliste et fiable de la capacité de l'assemblage dans le eas de pereages A d + 2mm. Sauf 4 ramener le diamétre des peceages 4 d + 1 mm, il convient, dans de celles configurations, Gc limiter & 5 le nombre total de boulons disposés en file paral: lalement a la dicection de Veffort et de considérer que dans cha- que file, un des boulons reste inactif au cours de Ia mise en charge et ne doit done pas étre pris en compte dans le calcu! de Ia résistance de Passemblage. VEurocode 3 Les diamétres normaux de percages prévus par I'Burocode 2 sont plus restrictifs que ceux de la norme NF P 22-430: pou les diamétres nominaux de boulons 12 et 14 mm, le diamétn de pervage est limité ad + 1 mm, est nanmoins admis daugmenter ce diamétre & d + 2 mm a condition que la résistance en cisaillement des boulons soi supérieure a la résistance en pression diamétrale. Cette mesur: ‘cherche & conférer & assemblage le supplément de capacit d'adaptation, nécessité par Pimportance du jeu entre boulon ¢ ‘wou, par le biais de plastifications obtenues par pression dia rmeétrale, Elle est renforcée dans Ie cas des classes de qualit offrant une ductilité réduite, 4-8, 5-8, 6-8, 8-8 et 10-9 en impe Sant une réduetion supplémentaire de 15% sur la capacité a Cstillement d’un boulon, qi doit néanmoins rester supérieur la résistance en pression diamétale. ECR 6550) Indépendamment de ces mesures relatives la sauvegarc dune sécurité suffisante par rapport Ala ruine des assemblage il convient d’insister sur le fait que les assemblages par boulor ron précontraints dans des trous normaux sours & des effor de cisaillement ne fonctionnent, pour des niveaux de charg. iment significatifs, qu‘au prix d'un déplacement relatif des pi ‘ces assemiblées qui peut facilement dépasser le millimetre, 2 théoriquement compris entre 0 et 4 mm pour les assemblag ‘en simple cisaillement avec pergages usuels & d+ 2 mm. 1 ccurnul de ces jeux d’assemblages a Téchelle d'une structure pe donne® lien & des déformations d’ensemble bien supérieure: celles résultant des déformations élastiques des barres et dire {Cement préjudiciables au respect des crtéres d'etat limite de s vice. Plus gravement encore, ces mémes jeux, par Ie caracts aléatoire de leur distribution au sein de ensemble d'une struc- ture hyperstatique, peuvent remettre en cause la repartition des sollcitations entre les ements et donc comprometire la résis~ tance de Fouvrage. En restant dans le cadre dassemblages par boulons non prévontraints, des mesures graduées peuvent étre prises pour limiter Pamplitude des déformations en question + réduction du diamétre des pergages & d+ 1 mm et méme a | 4+ 0,5 mm quel que soit le diamétze nominal d des boulons, + cisallement des boulons exclusivement sur tge lisse, + utilisation de boulons calibrés, offrant une tolerance réduite sur le diamétre nominal, mis en place dans des pereages & 4+0,3 mm maximum (boulons dits « plein trou «) Ces différentes mesures représentent des surcoats de réalisation, cexigeant généralement un soin plus important dans le respect des cotes géométriques, voire des montages & blanc cn atelier de sous-ensembles de la structure pour garantir la faisablité du ‘montage. I! peut étre plus rationnel de changer de conception, assemblages etd’ utliser les moyens plus performants en terme de rigidité que sont la soudure ou les boulons précontrsints XIV, 2.3 — Résistance aux efforts combinés La résistance des boulons & une combinaison d’efforts de trac- tion et de cisaillement est table & partir d'une formule inte raction qui ne couvre pas la résistance vis-a-vis de chacune des ccomposantes considérée seule. Il est done important de vérifier, fen premier lieu, les critéres définis précédemment pour les efforts parallses et perpendiculaires & Vaxe des vis. figae 1 + Nore NE P 22-430 AP 54 236F. ss AGiee Article 63.3 +Norme XP P 22-311 Foa/FoactFa/MFimSt Clause 6.5565) On peut noter que le texte européen est sensiblement pls défa- worable que la norme frangaise, comme Tillusire le diagramme de la figure 14-14 XIV. 3 — Assemblages par boutons précontraints XIV. 3.1 — Précontrainte de calcul Dans le cadve des régles et pratiques frangaises, les boulons pré= contraints sont des produits fabriqués spécifiquement pour leur garantir une aptitude au sercage. ls doivent donc éurelivrés en tensembles complets vis-éerou-rondelle, accompagnés des consignes de sertage de leur fabricant. Ils sont en principe mis fen uvre avec introduction d'un effort de précontrainte obtenw fgénéralement par contréle du couple appliqué ou de a rotation imposée lors di serrage, Une rondelle au moins est indispen- sable sous Pélément en rotation (tte de vis ou €crou). Les cas ses de qualité disponibles sont 8.8 et 10.9. Le fonctionnement des assemblages précontraints présente des spécificités aussi bien pout les efforts paralléles a l'axe des vis que pour les efforts perpendiculaires. Leur principal intérét reside dans le fait que les charges ne transtent pratiqueent pas directement par les boulons, Ceux-ci ne connaissent done que de ués faibles variations de contaainte aprés leur mise en précontrainte et au cours de la vie de Pouvrage. En outre, les assemblages précontraints présentent une déformebilté tris sensiblement réduite par rapport aux assemblages par boulons hon précontraints. Pour cee raison, il n'est pas permis de mélanger dans un méme assemblage boulons ordinaires et bou- Tons précontraints. Quelle que soit Vorientation des efforts appliqués a Tassemn blage, ses limites de fonetionnement en tant qu’assemblege pre contraint sont directement dépendantes de la précontraint: initiale qui lui a éxé appliquée, Une difference significative de conception des assemblages pré- ccontraints existe entre les normes développées en France et les pratiques suivies par d’eutres pays européens qui ont inspiré, pour lessentie, le contenu de l'Eurocode 3. Dans le premier cas, le fonctionnement d'assemblage précon- taint est attendu jusqu’’ lécat limite ultime, ce qui justifie dimposer un niveau élevé A la précontrainte des boutons, le plus élevé compatible avec les caractéristiques mécaniques de Pacier qui les cons Dans le deuxiéme cas, la précontrainte n'est considésée que ‘comme une amélioration du fonctionnement de Vassemblage, cessentillement vis-i-vis des états limites de service, et le com- pportement attendu & état limite ultime reste finalement celui un assemblage par boulons ordinaires, ‘Llapproche frangaise des assemblages boulonnés précontraints 2 conduit a définir un produit de boulonneric de trés haute ‘qualité, de fagon & garantir d'une part sa capacité & supporter, dts Ia mise en cuvre, un effort de précontrainte qui ne se différencie pas de le résistance admise en traction et qui, pour les boulons ordinaires, serait un état limite ultime, d’autre part Ia fiabilté du processus de serrage destiné A établir cette précontrainte. A ce jour, Pharmonisation européenne des pro- duits de boulonnerie destinés aux assemblages précontraints reste encore a établir. XIV, 3.2 — Résistance aux efforts paralléles & l'axe des vis Les assembla -s précontraints sollicités par des efforts paralle- les a Faxe des vis fonctionnent essentiellement par décompres- sion des pices assemblées et non par traction directe des boulons. Ce résultat est obtent: grice au fait que les pigces assemblées présentent vis-i-vis d'une déformation transversale (dans le sens de leur épaisseur), une raideur beaucoup plus importante que celle offerte par les boulons en traction. Liopé- ration de précontrainte permet d’emmagasiner, dans Vassem- blage, une prédéformation wansversale en compression des pices & laquelle répond une traction des boulons dont Pexcé- dent d’sllongement peut éte compensé par la rotation de Vécrou. Dans le comportement ultérieur au serrage définitif de assemblage, ily a égalitéstricte entre la déformation transver sale des pidves et Pallongernent des boulons. La différence de rigidité entre les deux systémes en paralléle vis-d-vis des efforts extrieurs appliqués permet que ceux-ci soient équilibrés prio- ritairement par décompression des pigces, au prix dune faible surtension des boulons, Le systéme fonctionne suivant ce Schema jusqu’a ce que Veffort extérieur appliqué dépasse effort de précontrainte du bouton ;& partir de ce stade, la com- pression des piécess‘aninule etle décollement qui s'ensuitimpli ‘que que Pintegealite des compléments d’effort appliqués doit dire équilibrée par tension directe des boulons comme dans un assemblage non précontraint. Compte tenu du niveau élevé de ta peécontrainte initiale, la ruine suit en principe rapidement le dlécollement des pidces (Fig, 14-15). mnoment d'un essemblage précontsat solicits on action Fon Dans le cadre dela norme NF P 22-460, précontrainte de cale ‘et effort limite en traction par boulon se confondent. Fon = 086, NFPQHOT Par rapport a un boulon non précontraint, ta difference réside que dans la contrainte de réference employée qui est systématiquement la limite d'élasticté minimale garantie. Comme indiqué précedemment la formule de Marticle 4,03 des, Régles CM 66 est reprise par la norme et généralisée pour tra tec les cas de double raidissage de la plaque recevant les boutons et les cas de liaison soudée entre plaque et raidisseurs. A noter qu’en présence d'un double raidissage, le erme minorateur de Ia capacité en extension 8(5 + t des Régles CM 66 a ét (Big, 14-16), Fearene dt «ty Seeganm [Nome NE P 22-460 Arid 7.3.9 Dans 'Burocode 3, effort limite de traction d'un assemblage par boulons précontraints ne fait pas Vobjet d'une clause spé ifique. De manigre relativement ambigué, seuls les assembla ‘ges précontraints sollicités par des efforts perpendiculaires & ‘axe des vis bénéficient d'un ensemble de régles explicites. Crest ld que l'on trouve définie la précontrainte A utiliser dans les caleuls Fyica = 7h Ay FSB (On peuty voirla trace d'une prévention ancienne, et persstante dans certains pays, vis-a-vis des sollicitations en traction des, assemblages précontraints, motivée parla crainte du cumul de e la précontainte et de effortestrieur de traction dans es orga- : net de fixation et quis longtemps conduit certains codes @inter- ¥ dire parement et simplement ce mode de fonetionnement. On ie peut d’ailleurs cemarquer que 'Eurocode 3, pour les assembla- i be rvés, tout en spécifint ure resistance identique des rivets en traction et en cissllement, dans le méme temps, déconseille de les sollciter en traction Quoi quil en soit, dans le cadre de I'application francaise de PEurocode 3, on peut retenir pour les boulons précontraints, - ‘un effort résistant en traction identique a celui admis pour un boulon non précontraint Fong = 9A Ya Pableau 6.5.3 “Aucune régle prise et détilée n’est fournie par le texte euro péen concernant la prise en compte des effets de lever prove- ués par la flexion des pices <'assemblage, ce phénoméne Gant seulement signalé. On peut néanmoins trouver dans annexe J, analysée par ailleurs, dans sa partie consacrée aun ‘assemblages par platine dabout, un modéle théorique de fone: tionnement en extension des assemblages en "T XIV. 3.3 — Résistance aux efforts perpendiculaires & Vaxe des vi Les assemblages précontraints solictés par des efforts perpen dicalaires a Vaxe des vis assurent la wansmisston des charge (Pune pitce a autre grice au frottement que la pression de pré contrainte permet de développer entre les surfaces en contac (Fig. 14-17) Acemblage précentaint travalant en frotternt figre 1417, La résistance de assemblage, dans ce mode de fonction ment, s*exprime done comune une fraction de Ta précontrai ‘gui lui a &é appliquée, éroitement dépendante de V'état de s face des pidees assembiées. Il convient de noter que cette ré tance ne correspond plus véritablement & un crtére der tffective de Passemblage ; il s'agit plurdt dun seuil au-e Guquet un glissement rela des piéces pourra intervenit, | XIV = Résistonce der morons danvembloge mettant de mobiliser la résistance en cisaillement direct des bboulons et la pression diamétrale sur les pices. Les essais effec~ tués sur ce type d’assemblages ont moniré que la précontrainte initiale des boulons n’empéche pas de retrouver, aprés glisse- ment, la résistance usuelle dan assemblage non précontraint Les normes frangaises relatives aux assemblages précontraints rrenvisagent pas cette possibilité de fonctionnement en deux Grapes et considérent a priori le glissement de assemblage ‘comine seul critére de rine. L’Burocode 3, en revanche, per: met explicitement de concevoir des assemblages précontraints dont le non-glissement n'est vérifié que vis-a-vis des éats limi tes de service et qui font Vobjet, & Pétat imite ultime, de véri~ fications identiques a celles prescrites pour les assemblages non précontraints La résistance au glissement par boulon et par plan de glisse~ ment s'exprime done comme une fraction de Teffort de précontrainte + Nome NF P 22-460 (Classe 1 - Batiments) Feng = LInO8AG) AI GS: + Norme XP P 22-311 Fane = MOOTALb)/Yoe cua avec ‘hu, = L410 pour une vérification ¢° état limite ultime You = 1,20 pour une verification d'état limite de service beste coefcient de frottement propre parties en contact despises assemblers, Dans le chapitre «Fabrication » de VEurocode 3, le posite eet ouverte de doaner aux prvanes des dimension diferentes Gu diame normals habiuel. Tis types de pesgages sont peevas EGUSTOMONII: ‘rrous surdimensionnés (4 + 3 mm i'd 8 mm sunt les iam) strous cblongs court (llogés de +4 mm a d+ 10 mm Suivant les diametres) + rous oblongs longs (allongés & 2,5 €) {a résistance au glsement pour des bolons prévontraints ns- tals dans cos perages dot ete rédute en appiquant& la caleut normale Un coefficient reducteur k,l 1085 pour les {rows strdimensionags et les trous oblongs cours, & 0:7 pour ies rows oblong longs ques adopter pour le coefficient deFrote- tment telvent en principe d'une determination exptrimentale. Lanonne fanjaise NF P 22-46 codife une proctdure dessa precise dan cet object; la prénorme européenne ENV 1090 Comporte une annexe de contemasimiie. Sut le pln pratique “eat de surface des Les valeurs nun t néanmoins, des valeurs standard sont utilisées, sans investiga- traitement s'est pas disponible. Dans ls autres cas, les valeurs suivantes sont prévucs. 203 6583 0,2 pout les surfaces nes et non traitées ~03 pour les surfaces nues tratées la brosse ou au chalumeau = 0,5 pour les surfaces es trstées par grensillage ou sablage La norme NE P 22-460 et Burocode 3 prescrivent une imi- tation de pression diamétrale pour les assemblages par boutons précontraints, méme sla transmission des efforts s'effectue par frowtement, donc sans contact direct entre les vis et les pidces assemblées. Cette disposidon permet d'éablir un lien entre Tepaisseur de ces derniéres ct la tile des boulons et pa consequent Timportance de la précontrainte 5 une certine Coherence doit en effet exister entre ces deux paramésres, er particulier pour que le rapport des vigidités privilgie la com: pression des piéces par rapport a la traction des botilons. + Norme NF P 22-860 La limitation est construite comme pout les boulons ordins mais en augmentant le seul de pression Foe = dt (46) vale. + Norme XP P 22-311 ‘Aucune disposition spécifique nvest énoncte et il est fait ms simple renvoi aux prescriptions relatives aux boulons no» précontraints XIV, 3.4 — Résistance aux efforts combinés Un effort de traction concomitant 4 la solicitation perpendict aire & P'axe des vis a pour effet de réduire la pression de contat existant entre les pidces asvemblées. La résistance au glissemes Sen trouve directement affectée, étant proportionnelle & cet’ pression, + La norme NF P 22-460 stipule done simplement que le cocf- ficient de frottement doit porter sur la difference entre la pré contrainte et effort extérieur de traction par boulon Fone © O8AG—-Fy.sa) Article 8.1.2 + L'Burocode 3 procéde sue le méme principe mais ne réduit la précontrainte que de 80% de Peffort de traction appliqué pat bboulon au motif qu'une parte de cette effort est équilibrée par surtension des boulons et non par décompression des plaques Foes = MOTALs-O8F.ca)/Yan BCS 65.8.4 XIV. 4 — Assemblages rivés rs Ce mode d'assemblage a été le premier mis en euvre de imanigre généraisée par la construction métallique. II n'est cité ici que pour mémoire car, malgré ses grandes qualités techni- ues, il est aujourd'hui pratiquement abandonné au profit des assemblages boulonnés, plus simples dTexécution, Il est toute- fois encore rencontré de maniére presque systématique dans le cadre de la réhabilitation d’ouvrages anciens, Dans le principe, assemblage par rivets consiste a mettre en place dans des pergages pratiqués dans les éléments une piéce portée a haute température (950°C environ) constituée d'une partie cylindrique terminge par une partie grossidrement semi hémisphérique dite téte premiére. Lors de la pose, la suslon- ‘aueur de la partic eylindrique par rapport & l'épaisseur des pie ‘ces assemblées est formée & chaud pour constituer la deuxiéme tate du rivet et rendre assemblage définitf. Cette opération s'accompagne également un « refoulement » de métal a ints: ricur des pergages, éliminant pratiquement cout jeu entre la tige du rivet et les pidces assemblées (Fig, 14-18). Le refroidisse- ‘ment ultérieur du rivet occasionne une forte mise en compres sion de la zone assemblée due In rétractation génée du métal Cette particularité de la mise en axuvre ngcessite que Vacier ‘constituant les rivets posséde une excellente ductile pour sup- porter sans rupture le traitement qui lui est impost lors dela pose Lrabsence de jeu, Veffet de précontrainte dii au refroidissement tla ductiité de Pacier sont autant de paramétres qui expliquent, le wés bon comportement constaté en service pour les assem = blages rivés, La norme frangaise NF P 22-410 comme I'Eurocode 3 admet rent que les rivets offrent une résistance identique vis-i-vis des tfforts de traction et vis-a-vis des efforts de csaillement et fon- Gent cette résistance sur aire A du pergage dans lequel le river est install, étant admis dans les Cas courants que le rivet remplit son rou. «+ Norme NE P 22-410 (Classe 1 - Bétiments) ‘Aucune considération n'est apportée & Forientation de Peffort ‘rcelui-ci doit simplement rester inférieur a ln résistance Caleu- Ike par la formule Fra abe ‘arti 8S A, étant fondée sur un pergage a d + 1mm et dans la limite i une épaisscur totale 4 assembler au plus égale a 4(4 + 1 mm), La norme reconduit pratiquement les mémes dispositions cons tauctives que pour les assemblages par boulons ordinsires. Er fevanche, fa condition de pression diamétrale est plus favorable (3,56) wife og Fora +Norme XP P 22-311 Bien que l'Eurocode 3 déconseille de sollciter les rivets en trac tion, i admet une expression identique pour leurs résistance au cisaillement et & la traction ‘ra = O16 Asfar/ tae spans Fone aver Yous = 1525 Une formule dinteraction identique & celle des boulons no précontraints est aussi reconduite pour Tes rivets Fy su/Fe-nat Fesa/14FenaS 1 Cette formule présente une certaine incohérence avec fa pr Vention affichée vis-a-vis des efforts de traction, puisque, Po tes efforts résulzants dont Pangle avec Vaxe du rivet reste int ricur & 55 degrés, elle accorde une capacité résultante dPauta plus importante que la composante de traction est plus élevt Liépaissear totale assemblée est limitée a 6,5 fois le diame du river, pour le rivetage pneumatique. La condition de pression diamétrale et les dispositic constructives imposées aux assemblages rivés sont identiqt {celles prescrites pour les assemblages par boulons non p ‘contrainte XIV. 5 — Assemblages soudés Deux grandes familles d'assemblages soudés doivent ére Uistinguées : ceux pout lesquels les joints sont congus de sorte A reconstituer directement la continuité de la matiére, en genérat au prix d'une préparation par usinage des bords des pigces fassemblées, et ceux pour lesquels la transmission des efforts Peffectue par le biais de cordons dangle constitués de dépdts cde métal rélisés dans les diédres formés par les faces des pitces assemblées (Fig. 14-19). “inten but apeinepintraton {Types dansomblages soudés Dans tous les cas, opération de soudage doit impérativement assurer une fusion a la fois du métal déposé et du métal de base des pieces de fason garantir une parfaite continuité locale de la tenue mécanique. Ceci justfie que Ia premiére cattgorie des jaints dits en bout & pleine pénétration ne nécessite aucune véri fication de résistance par caleul. En revanche, la taille des cor dons d’angie nécesstires 4 la transmission d'un effort donné doit faire Pobjet d'un calcul de dimensionnement. — Dimensionnement des cordons d’angle Le dimensionnement des cordons dangle est fondé sur une analyse des contraintes régnant dans la section plane offrant la ‘surface de métal minimale, dont la dimension wansversale comptée de la racine @ la surface du cordon est appelée gorge. Les procédés automatiques @ Tare sous flux permettent escompter une augmentation de 20 % de la gorge nominale, plafonnée & 2 mm. Une pénétration plus importante peut &tre prise en compte s des essais ont montré qu'elle pouvait éxe obtenue de maniée, fable en fabrication. Lorsque de tels accroissements sont pri en compte dans les calculs, le controle de conformité dela géo métrie des cordons fabriqués doit re effectué de manién rigoureuse (Fig. 14-20). args dongs ae alk Peo en compte do ptaion Difinitione de la gorge des cordons dangle Les contraintes normales et les conteaintes tangertielles résu tant de la décomposition de I'ffort appliqué suivant les direc tions transversale et longitudinale du cordon, sont combinée pour donner une contrainte équivalente de type Von Mises Dans cette combinaison, on fait néanmoins abstraction de contraintes normales orientées paralllement & Paxe longitudi nal du cordon (Fig. 14-21) En aucun cas les efforts appliqués ne doivent conduire & un ouverture du joint autour d'un axe longitudinal passaat par racine du cordon. Les cordons disposts dun scul cété d'un pla en traction sont done a proscrire, Seuls les cordons uniques sui vant le contour fermé du profil peuvent éize admis pour atta cher une pigce tendue (Fig. 14-22). Décomporiion des contrintos dons le section de gorge @ Condons simple sls on traction I ig 422 La contrainte équivalente est done obtenue par expres ois 3G +I La valeur limice a laquelle cette contrainte équivalente doit re comparée différe suivant le code de calcul utilisé. Norme NF P 22-870 est fait référence & la limite d’élasticité la plus faible des métaux de base en présence, tant stipulé que celle du mérat déposé ne doit jamais lui dre inferieure, Cette valeur est divisée par un coefficient k fonction de la nuance d’acier utilisée, de sorte que le rapport fk reste pratiquement constant et proche Ge Ia limite d’elasticté de la nuance d’acier S355, la plus hau ‘couverte par la norme, foi + 3¢c eI” Sh, Article 9.3.3 = 1,00 pour fa nuance $355 k= 0,85 pour la nuance $275 k= 0,70 pour la nuance $235 Cette expression générale peut étre simplifiée pour les orients tions particuliées de I'eort par rapport Paxe longitudinal d cordon (Fig. 14-23) ‘es cordons latéraux ont leur axe longitudinal parallélea leffos applique et ne subissent done qu'une contrainte tangenitie parallée et eur résistance peut Etre vérifite par la formule kPai/Dalst, ‘les cordons frontaux ont leur axe longitudinal perpendiculais 4 Peffort appliqué et subissent donc une contrainte normale lune contrainte tangentielle dégale intensité, toutes dev contentes dans un plan normal 4 axe longitudinal. Let résistance peut étre vérifie par la formule keep i/ als cordon tense condone tetas hy “Types de cordans en fonction de Feientation do Fefort Une verification complémentaire doit ere faite, visant la se contrainte 6, o.8f, Par rapport a celle visant Ia contrainte équivalente, o€ condition ne peut étre défavorable que pour les cordons d’an, situés dans un diédre dont Pangle est obtus et intéressant « pitces de nuances inférieures a $355 (coefficient k infési 41), Plus précistment, la vérification complémentaire # —nécesir que sanleforme pares faces assembles es supe Tleurd 120" pour es pdces en acer de muance S235 et 140" fur ecle ch acer de nuance $275, Sisposionsasser pew fee- { uentes en prague Heatbien si lise d'utliber, due de foro générale ene Tope de tute les cotiguations suscpibles «ue rencon- ten veieation define pout les cordon ltéraus. Kr eoi/Eatst, Norme XP P 22-311 est fait référence cette fois & la Timite de rupture fa plus faible des métaux de base en présence, tant stipulé que celle du métal déposé ne doit jamais lui tre inférieure. Cette valeur est divisée par un coefficient Bi, dit facteur de corrélation, fonction de la be rnuance d'acier du métal de base. Un coefficient partel deaéou- Fité Yu» usuel dans I"Burocode 3 pour tous les eritéres de résis- tance, opére une deuxiéme réduction de la valeur limite. Le document d’application national francais a choisi de moduler {qalement ce coefficient en fonction de la nuance de Pacier de pase. La contrainte équivalente doit done ére limitée comme suit: foi + 3c) 6/Batoe ROSEY: Une verification complémentaire doit ére faite, visant ta contrainte 0, considérée seule SE / Toe ence daVodardebose | $235 ‘a7 ei de roger ‘Boo N/an? | A30N/emt coat de 13s 130 cofiet do contain oso | 08s 090, te 1000 Tas couritinte tx, __| 360.N/om! a tine ite Wine 288 Ne Wa Ninn onl Be dee is 1s ~ Tato 142 Le tableau 14-2 fournit, pour les nuances d’acier usuelles, les valeurs numériques'des différentes grandeurs impliquées dans ces formules. La demigre ligne indique de plus, compte tenu. des valeurs de i, Pangle limite de diédre en deca duquet 1 verification complémentae sur la contrainte 0 est automap quement couverte par la vérification portant sur la combinaiso des conteaintes normale ec tangentes. Les caleuls de vérification dont il vient tre question ne sor pas définis dans le texte méme de I'Eurocode 3 mais reporté dans 'annexe M dont Papplication n'est quoptionnelie. Dan le chapicre 6, une simple formule enveloppe est fourni consistant a calculer, sans considération pour Porientation 4 Vrefort applique, une capacité égale au produit de la sectio, totale du cordon par la contrainte limite normalement applica ble aux seules contraintes de cis: Fone = a f B lemens, BC366.53 XIV, 5.2 — Dispositions assimilées & des soudures d’angle Les préparations de bords edoptées pour les joints entre pice disposées bout-d-bout ou en T peuvent ne pas permettre } continuité de matigre dans toute l'épaisseur de la pice chan freinge et on parle alors de soudure en bout 4 pénézration pat tielle. On doit considérer quill en est ainsi dés lors que le tao deta préparation dépasse le cinquiéme de Pépaisseur ou 3 mr Le joint est alors & vérifier comme s'il ait constitué de soude ‘arm res d'angle. L'Eurocode 3 preserit de prendre en compte pot syne 2 ce calcul les gorges nominales permises par tes préparation: Siegen 2mm diminuées de 2 mm (Fig. 14-24) Soudureen bout Deux types de liaisons soudées particulitres entre plats super avintpeiate ats, jgnonées par Ia norte Frangase, sont envisages gue (424 VEurocode 3 (Fig. 14-25) Saka Soudures bouchons Soudures en etaile posta ns aR Soudores surbords tombs Figwe 1428 XIV, 5.3 — Dispositions constructives ‘obiongs pratiqués dans Pune des pices et remplies par sou ‘ure pour assurer une liaison avec une pigce sous-jacente ses soudures en entalle sont exécutées sur le méme principe mais avec une taille suffisante pour que soit simplement réalisé tin cordon periphérique sur Ia tranche dela pice entaillée a tiew d'un cemplissage ‘Dans les deux cas la liaison obtenue ne doit éte prise en compte que pout la tansmission d’efforts parallels aux faces assem- flees, Dans le cas des soudures en entaille, on rtient la capacité du cordon «angle réalisé. Dans le cas des soudiures bouchons, fa résistance est prise €gale au produit de Paire du trou A, pat fa contrainte limite applicable aux contraintes de eisaillement dans les cordons dangle Fy na = Ata’ S3Boitiue EC} 66:7 L’Burocode 3 fait aussi une catégorie particuliére des soudures lites » cur bords tombés + constituées d’un cordon déposé entre lune surface plane et une surface arrondie tangente & cette Surface ou entre deux surfaces arrondies tangentes entre elles (Fig. 14-26). [Ltabsence d'une racine bien définie pour ces cordons, comme Pest nommafementVaréte du didze constitué par deux surfaces planes, Conduit Burocode 3 & preserire, pour ces configurations la teali~ Sation @essais destructifs deatinés& définirla gorge utile de cordon {que 'on peut escompter de fagon fiable. Cette donnée dessa peut Gire ensuite retenue pour des calculs de dimensionnement ident ‘ques ceux prévus pour les cordons d'angle. GRAS Les assemblages soudés doivent répondre & des dispositions Constructives minimales qui ont pour objet de faire le lien entre une part la conception et le calcul et d'autre part les possibi- Ties technologiques de réalisation. Dans Ia mesure od il entre tune part darbitraie dans ce type de prescriptions, elles diffe rent quelque peu d'un réglement 4 autre, Des conditions restritives concernent tout d'abord Vépaisseur ides pitees et la taille des cordons dangle. La partie 1-1 de PEurocode 3 ne vise que le soudage des piéces d’épaisseur mini male éjale a 4 mm. EGR Fille preserit également, comme la norme NF P 22-470, une foge ina de 3 ORE Un cordotrde résistance dairavolr une longueur rninimale 4 - 40 mm ou 6 fois la gorge d’aprés 'Burocode 3 ; la norm NE P 22-470 est plus exigeante et porte ces valeurs 4 50 mi et 10 fois la gorge pour les aciers $235 et $275 et & 100 mm« 16 fois la gorge pour les aciers S355. Ces conditions ne repri sentent néanmoins pas de réelles contraintes en pratique. De maniére plus générale, il est également d’usage, quels qu soient les efforts appliqués, dassurer une certaine cohérenc centre Ia taille des corcons et Pépaisseur des piéces assemblée ppermettant que la réalisation pratique ne présente pas de diff cculté particuliére d'exécution. L’Eurocode 3 ne comport aucune clause de cette sorte, mais la norme NF P 22-470, ell. xablit ce type de lien en stipulant + que la gorge des cordons dangle pout ls pidces dépaisse, minimale tne doit pas dépasser (C+ 7)/2 et 15 mms cet taleut maximale est porée 4 Pépaisseur minima & souk pour les pies de mains de 7 mm épaisseur 5 + que la gorge des cordons dangle ne doit pas éte inféicure 0,5..f¢ pour le soudage de pitces épaisteur maximale «5 seuil est cepondant tres bas et la pratique usuelle et pt adopter une gorge minimale égale a Jt — 0,5 mm. La longueur utile des cordons pour les caleuls de résistance co respond 4 la longueur réelle moins les cratéres extrémité dos Ia longueur peut étre prise forfaitairement égale & 2 foisla gorg. Lorsque des dispositions particuligres sont prises pour élimine ces cratéres, aucune réduction de longueur n'est nécessaite. Le cordons doivent d'une maniére générale tre tournés surla trar che des pieces assemblées (Fig. 14-27) cordon tours Figee 1427 L’Burocode 3 n’autorise de soudure résistante par cordon angle quTentre des éléments dont les faces forament un angle ‘compris entre 60 et 120 degrés. ECY6.6.2.2(1) a3 i Une telle prescription est couramment transgressée en pratique, ‘en particulier pour les assemblages de poutres@ trellis; on peut ailleurs noter que, de maniére plus réaliste, Pannexe K de VEurocode 3 fixe a 30° Pangle limite d’accostage d’une diago- nale sur la membrure, Aucune restriction n’est énoncée sur ce sujet dans la norme francaise. Lorsque Patmosphére ambiante ne présente pas de caractére corrosif, les piéces peuvent éire assemblées par des cordons angle discontinus. Des longueurs minimales de cordons et des veleurs maximales des longueurs non soudées sont fixées par les normes (Fig. 14-28). + seat 100 mmapau 8355 7 1g pour S255 "16761 200 mm shraction 12 ae 20 eam seompresson ordons dzcontious rr} par le soudage dans les zones de métal écroui : les cordons de sou [Sa ene sue méme norme preserit une variation progressive de la se orpritie 8.2.8 tion dans le voisinage des joints soudes sur piéces subissant . contraintes de traction significatives, c’est-a-dire excédant rmoitié de la limite d'elasticité : un deélardage des totes assen blées peutéire rendu nécessaire pour assurer une augmentatic progressive de Pépaisseur (Fig. 14-29). a8 Concernant les joints en bout a pleine pénétration, la prépar tion des bords 4 souder doit offi une ouverture suffisante po permettre de rtaliser les passes de racine dans des conditio dPaccessiblit acceptables et présenter un talon suffisamme limité pour que Pinterpénétration des cordons soit assure ‘Tout en tenant compte de ces impéraifs qui touichent la sar interne du joint et a son efficacité résistante, on cherche au 4 limiter autant que possible le volume du métal dapport po ‘Pévidentes questions déconomie dans le temps de réalisati mais aussi pour limiter limportance des déformations aps soudage dues a la réactation du métal fondu lors de sa solic fication, Les normes de conception et de calcul de construction mét lique ne comportent pas de prescription dans ec domaine. L schémas de la Fig. 14-30 présentent les dispositions les pi ‘couramment adoptées. 59/\ Gan é -Burocode 3 comporte une clause consacrée au risque d’arracl ‘merit lamellaire dans les assemblages soudés. G3 636 ‘Suivant les dispositions constructives adoptées, Je bridage retrait des cordons de soudure aprés exécution est suscept Aengendrer des contraintes orientées suivant le travers co des pidces assemblées, Au-dessus de 15 mm d’éprisseur, ce ‘que devient significatif et il est recommandé de rechercher Proparaionsuavelles — Parameuees les plus meme de Ieviter: conception de Passe Tee tao blage, caractéristiques du matériau, mode opératoire de s - ee XIV. 5.4 — Assemblages par contact direct Cette disposition n'est pas strictement codifite pur les te relatifs aux assemblages puisqu’elle vise & assurer une transt sion d’effort entre deux pitces sans recourir 4 des organe Tiaison dimensionnés & cet effet, Elle est essentielement ut! pour des joints de pices exclusivement comprimées oi elle per- ‘met de limiter la taille des cordons dangle & une solidarisation de principe, sans véritable réle résistant Les deux pidces aboutées doivent présenter un état de surface soigné, obtenu par usinage, apte 4 assurer un contact pratique- ‘ment étendu 4 toute la surface de la section droite ; on considére usuellement que les deux surfaces ne doivent pas présenter de jeu supérieur & 0,5 mm, XIV. 6 — Critéres de choix des moyons d‘assemblages Dune maniére générale, le choix entre les divers moyens dis~ ponibles pour assembler les éléments dune ossature métallique ‘est le résulat de a prise en compte de critéres multiples + critéres structure : résistance, comportement, + critéres de fabrication :faisabilite, mattrise des tolérances. + crtéres propres au montage sur site :fasabilité, possibilités de réglage, + crtdzes économiques. Le recours & une solution entitrement soudée est assez excep- tionnel dens la mesure ob l'on cherche en principe soudage sur site en raison des protections contre les intempéries (vent, pluie, roid...) que cette opération nécessite. Le plus sou- vent, on fabrique dnc en atelier des composants de taille trans portable, qui sont ensuite assemblés sur chantier par des joints oulonnés. Eviter le composants peuvent eux-mémes comporter des assem- Diages : Vutilisation du soudage peut alors étre retenue sans dlifficulté particuligre, généralement en fonction de simples ct tres de productive Hestimportant de noter que, dans tous les cas, le soudage cons titue la seule technique assemblage qui permette de reconsti- tuer parfaitement le monolithisme structurel entre éléments solidarisés tel quil est escompté par les calouls. En matiére d'assemblages boulonnés, les boulons normaux non. précontraints permettent, dans le domaine du bitiment, de satifaire sans difficuké aux exigences techniques courantes. Différentes situations peuvent néanmoins étre rencontrées od. ces produits ne sont plus adaptés. En absence indications précises dans les documents normatifs, on cite ci-aprés les plus fréquentes de ces situations avec mention des solutions qui peu- vent étre prévues. On peut préciser qu'il est toujours possible ‘de retenit, a priori, des boulons & serrage conudlé, ne serait-ce | ‘que pour les garanties supéricures de qualité que ces produits apportent. XIV. 6.1 — Maitrise des déformations La précontrainte des assemblages sollictés en extension perme en réduire les déformations sous charges par deux effets: |: variation de longueur des vis est pratiquement année puisqu: {a traction dans les boulons n’augmente que trés faiblement lor dda chargement, et les pidees de liaison connaissent des défor ‘mations de flexion moins importantes du fait duu maincien plo rigide que leur procurent les boulons. CCepenciant, quel que soit le type de boulon employé, Fordre ¢ grandeur des déformations générées par les assemblages ave boulons en traction reste toujours faible de sorte que les cas 0 les boulons doivent étre précontraints se limitent & des cas par ticuliers comme les structutes trés fortement hyperstatiques o les redisiributions d'efforts que ces déformations générent ti: ‘quent malgré tout d’tre préjudiciables a la sécurité iculairement & Vaxe des vis Boulons sollictés perpendi Les déformations potentelles au sein des assemblages soum a des efforts perpendiculaires & Paxe des vis, peuvent étre ‘yées quand ils'agit de boulons courants installés dans des to" de diametres normalisés, Elles sont en tout eas d'un ordre « tgrandeur supérieur & celles intervenant dans les assemblages ¢ {es boutons travaillent en traction. Les moyens disponibles po réduize ces déformations sont sles boulons plein trou» ou calibrés cisaillés sur t (réduetion dis jeu & quelques dixciémes) + es boulons précontraints avec travail en frottement des asses blages is doivent étre employés chaque fois que le cumul des défi mations ¢'assemblages peut conduire 14 un non-respect de conditions 4’états limites de service, 5 exemple: dysfonctionnement ’un élément d'équipeme tgénération d'une accumulation d’eau en toiture, dépssser ‘des Fimites conventionnelles de fléches, dégats aux ééme dTenveloppe. +8 une distribution non maitrisée des efforts au sein 4 structure hyperstatique. XIV. 6.2 — Solicitations dynamiqu: XIV, 6.3 — Soll Les ossatures de batiment ne sont généralement sollicitées que par des actions statiques ; par convention, celles dues au vent sont normalement considérées comme telles, sauf effets parti- culiers ¢’amplification vibratoire Les structures supportant des éléments d’équipement comme des machines tournantes, des engins de manutention, des tamis vibrants.. sont en revanche exposées & des actions variant rapi dement dans le temps, susceptibles d’avoir des effets négatifs sur le comportement des assemblages par les choes et les vibra ‘ions qu’elies provoquent. Les vibrations engendrent un desserrage des écrous pouvant aller jusqu’a la chute de Pécrou et de la vis ct en tout cas pré- judiciable & Fefficacité des assemblages. Différents dispositifs de blocage des écrous sont disponibles pour prévenir ce risque. Liuilsation de boulons précontraints permet également de Véliminer et cette solution est souvent retenue en pratique compte tenu de ses autres avantages, notamment en matidre de tenue en fatigue Cas particulier des solicitations sismiques Les ossatures des batiments soumis & des actions sismiques doi- vent, d'une maniére générale, présenter des capacités de dissi- pation de énergie sismique par déformations plastiques dans leurs éléments et leurs assemblages. Les assemblages boulonnés gui contribuent ala stabilité @'ensemble dela structure, doivent, a ce titre, fe congus avee précontrainte des boulons. Dans le cas d'efforts perpendiculaires & Paxe des vis, ils ont dimension rnés pour résister en frottement vis-a-vis des sollicitations obte- ‘ues sous combinaisons sismiques. tations en fatigue Les structures nécessitant une justification de tenue en fatigue doivent faire objet d'une attention particuligre dans le choix et la conception des assemblages, ceux-ci constituant le plus souvent les points de moindre résistance. Le choix d'une précontrainte des assemblages boulonnés s'impose générale- ment dans la mesure od elle permet : + de réduire dans des proportions trés importantes Yamplitude de variation des contraintes de traction dans les boulons des assemblages en extension, + d’éliminer tout contact entre les vis et les pidces par pression iy = iamétrale et done toute vatiation de contrainte pour les bou- ons des assemblages résistant par frottement aux efforts per- pendiculaires a axe des vis. XIV. 6.4 — Structures soumises & de basses températures our les structures boulonnées exposées & des tempérarures de service basses, il convient d'utlser des boulons bénéficiant d'une garantie @énergie de rupture minimale lors de Vessai de choc en flexion. Les boulons HR offent directement cete garantie a -20°C. suivant la normalisation qui les concement et doivent done étre préférés pour ces applications. XIV. 7 — Résistances de calcul des boulons (On wouvera en Annexe 6 des tableaux de synthése donnant, par diamétre et par classe de qualité, les valeurs numériques des différentes résistances des boulons par référence aux normes ‘NE P 22-430, NE P 22-460 et XP P 22-311 XV. 1 — Assemblages d’encastrement poutre-poteau Dune maniére générale, les assemblages dencastrement poutre-poteau doivent équilibrer + la réaction d'appui de la pourre sur le powezu, + Peffort normal dans la poutre, + le moment d’encastrement de la poutre sur le poteau, Le plus souvent, cette demitre composante est de loin prépon- cate pax rapport ux deux autres qui ne sont que marginales, cet détermine 4 elle seule la constitution de Fassemblage. De tels ‘encastrements poutre-poteau composent une famille és impor- tante d'assemblages de construction métallique et dans le cas, tres fréquent, des ossatures & needs déplacables, is conditionnent directement a stabilité globale de la construction. A ce demier tite, "Eurocode 3 introduit une classification de ces assemblages, visant une prise en compte plus rigoureuse de incidence de leur ‘comportement dans analyse globale des structures Différentes solutions constructives sont envisageables pour réaliser ce type assemblages, mais deux seulement sont wtili- sées de manire significative et méritent done d’étre déuallées, Fig. 15-1) + la réalisation dune soudure directe de la poutre sur le poteau, ‘assemblage par platine dabout boulonnée. ‘Assemblages poutrepoteou Figae 151 XV. 1.1 — Classi calcul que dans I Eurocode 3, La seconde est taitée d'une part par la norme francaise NF P 22-460, d'autse part par 'annexe } de I Furocode 3 ication des assemblages poutre-poteau Innovant par rapport la pratique suivie jusqu’ici, "Eurocode introduit une classification des assemblages qui. porte a la fo: sur leur résistance et sur leur rigidité relatives par capport & poutte connectée. On distingue done + les assemblages & résistance partielle dont le moment résistan est inférieur & celui de la poutre assemble et les assemblage a résistance compléte dont Ia situation est inverse sles assemblages articulés capables d'admettre des rotation importantes sans transmettre de moments de flexion signifi catifs au poreau et les assemblages rigides capables de trans mettre les moments d'encastrement des poutres sans autorise de rotation relative appréciable entre poutre et poteau : ent ‘ces deux catégorics, se situent les assemblages semi-tigides. ‘Ces notions sont concrétisées sur des graphes donnant le domaines de comportement de chaque famille d’assemblages ¢ cconstruits sur Ia base de variables réduites obtemues en rappo! tant les caractéristiques de assemblage & celles de la pout assemblée (Fig. 15-2). On définit done — M_ Mpne Ely TyMyrrs od M est le moment repris par Vassemblage et 9 sa rotatic associée, M,. gg le moment résistant de la poutre assemblée, son inertie de flexion et L, sa portée, Dans Pétat actuel duu développement de ces notions, on ne di pose pas encore de toutes les informations nécessaires pour ce ser dt point de vue de la rigidité toutes les dispositions usuell assemblage. Seule Fanexe J propose une méthode permetia, tune évaluation chiffrée de la rigidité des assemblages pouts poteau soudés ot par platine d’about Il est attendu dans I'avet {que des méthodes de calcul étendues & d'autres types d’asser blages permerrent de tier parti, pour la stabilité plobale ¢ structures, de la rigidite jusquvici néplinée de certains assemb fge3 simples et done peu codteux. En contreparti, Fintroduct: du concept assemblage semi-tigide imposera aussi & Vave avantage de rigueur dans la prise en compte de la déformabi de certains assemblages, considéxés jusqu’ic, sans investigation i approfondie, comme des encastrements parfaits, iW “onfoncion ge tur igs ‘sssentioes cee ans iyi fps to Le souclage direct de la pontre sur Te poteau s’accompagne le plus souvent de la mise en place dans la hauteur du profil du poteau de deux raidisseurs en prolongement des semelles de la poutre. Dans un tel cas, Passemblage ne pose pratiquement pas de pro- bleme epécifique a Pexception de la résistance en cisaillement de "ime du poteau (Fig. 15-3). Celle-ci doit étre au moins égale aux efforts amenés par les semelles tendue et comprimée de Ia poutre et est dérerminée en utilisant les formules usuelles de résistance en section ; un contréle complémentaire doit ffectu vis-2-vis du risque de voilement de cissillement du pan- eau dime compris entre les deux raidisseurs Les cordons de soucures des semelles de la poutre et des rai isteurs qui les prolongent, sur la semelle du poteau, doivent tre dimensionnés pour un effort identique. Lorsque, en cevanche, on se dispense de raidir aile du poteau au droit Pune ou des deux semelles de la poutte, des phéno- énes importants de concentration de contraintes, ala fois dans Tile de la poutre et sa iaison soudée sur cele du poreau et dans ame du poteau, apparaissent et doivent faire Pobjet d'une véri~ fication partculiére (Fig. 15-4) baerter tne an tate! To | ean | Bots he netaatel ho | ication des essembloges non roids Nome XP 32-371 Clouse Sid ot Annexe Por 32 Fw 154 XV. 1.3 — Assemblages poutre-poteau par platine d/about boulonnée Cet assemblage consiste & souder en bout de Ia poutre une pla- due, dite platine d’about, de hauteur au moins égale celle du profil de la poutre et comportant généralement deux files ver- Licales de percages symésriquement disposées de part et d'autre de Pame de la poutre. L’aile du poteau destinée a recevoir la poutre présente des pergages homologues, permettant la soli- darisation des deux pices. L'assemblage offre sa meilleure effi- cacitt lorsque la platine comporte, du edté de Paile tendue, un débord raidi par un raidisseur prolongeant ame de ta poutre ct suffisamment important pour recevoir une rangée comple- menraire de boulons, Le fonctionnement de cet assemblage lorsqu'un moment de flexion lui est appliqué, conduit a identifier, de maniée globale, twois zones différentes soumises & un méme effort (Fig. 15-5) sla zone tendue de assemblage, directement affectée par les ‘actions dans les boulons et qui se subdivise en plusieurs parties : ame de la poutre, ne du poteau, la platine et Paile du poteau 5 ‘a zone comprimée de Vassemblage qui comporte d’un cOcé de Ia platine une des ales de la poutre et une partie de 'ame adjacente et de autre c6cé une certaine hauteur de Pame du poteau et Ie raidisseur éventuel disposé en vis-a-vis de Vaile comprimée de la poure ; + la zone cisailiée de ame du poteau qui fait la liaison entre zone tendue et zone comprimée. ones ertiques un azzemblage par platine about Aeparttion des efforts rai Besions Fee 158 Il-va de soi que le total des efforts de traction dans les boulons ct Teffort total de compression présent dans la zone comprimée ide Passemblage sont stzctement égaux et opposes ear ils cor respondent tout simplement& la décomposition du moment de flexion appliqué en wn couple de forces. Lame du poteau resoit, d'un cdte de Passemblage, Veffort total de traction et le fransmet par cisaillement vers V'autre cOté de 'assemblage of it devra équilibrer la compression Suivant le schéma de fonctionnement qui vient d’étre tracé, on ‘congoit que le calcul d'un assemblage d’encastrement par pl fine 'about boulonnée, doit comporter différentes étapes, quel que soit le code utilise adopter un type de diagramme de répanttion des effors dans tes boulons : ce diagramme est le plus souvent de type plasti- que, mais différentes raisons peuvent aussi conduire dans cer tains cas & adopter un diagramme élastique (Fig. 15-6) 5 + déterminer les tractions admissibles par les différentes rangées de boulons, tenant compte non seulement de la eapacité en traction de ces boulons, mais aussi des flexions qui affectent ta pletine et Paile dus poteau sous Paction de ces tractions 5 ssascurer que la zone comprimée de Ia poutre présente une ‘Capacitésuflisante pour équilbrer la somme des tractions dans les boutons 5 + opérer une verification similaire pour ce qui conceme Ia capa citt en cisaillement de Mime du poteau dans In hauteur de Fassemblage 5 + établir le moment résistant de assemblage comme la somms ides produits des tactions admises dans chaque rangée dt bboulons par la distance de ces rangées a la zone comprimée Les deux textes normatife en présence pour traiter ce typ: assemblage suivent bien ce canevas mais avec des divergence rnombreuse et importantes, Norme NEP 22 460 - Article 9 (Fig. 15-7) test supposé pour les assemblages par platine dabout tratt article 9, comme pour ensemble du texte, que les boulor font mis en quvre avec serrage contolé et done avec une prt ‘contrainte égale & leur eapacité de calcul en traction, Le domaine de validité de Varticle 9 comporte par ailleurs € certain nombre de restrictions ‘es profils sont des 1 ou des Hi symétriques, exclusiveme lamings pour les poteaux + Veffort normal éventuel dans la poutre doit rester fable, s« 15% de la capacité de celle-i et 15% de la préconirainte tot de Vassemblage 5 —+ Inhauteur totale dela poutre est limitée 4 600 mm en Pabsence ide boulons extérieurs et & 1 000 mm si ceux-ci sont prévus + Ia platine ne comporte pes de raidisseurs intermédiaites. En revanche, le débord de cette platine comportant le rang de bboulons extérieurs peut éteraidli par un voile profongeant ame de le poutre: cette disposition permet ailleurs de donner sa meilleure efficacité a Passemblage- Les régles usuelles des assemblages en extension sont appli- quées 4 chaque rang de boulons pour leur attribuer un effort capable fonction de épaisseur de la platine et de celle de Pail du poteau Cet eifort capable doit per alleurs étrelimité d'une part 4 la résistance en traction des boulons (égale & leur effort de précontrainte) dautre part ala résistance locale en traction dde Pmme de la poutre et de celle du poreau. Le moment résiscant de Passemblage s’obtient en cumulant les produits du bras de levier de chaque rang, compté par référence 4 intrados de la semelle comprimée de la poutre, par Teffort capable correspondant. En cohérence avec ce schéma de calcul, il convient d’assurer une part la résistance de la zone comprimée, d’autre part celle de la zone cisaillée de 'ame du poteau, vis-i-vis d'efforts soli- tants égaux @ la somme des tractions dans les boutons. Norme XP P 22 311 - Annexe J annexe J de PBusocede 3 subi, depuis 1a parution de la rnorme expérimentale frangaise, plusicurs remaniements. Le ccaractére réellement opérationnel de la version actucllement disponible et publie est danc sujet & caution. Dans le cadre duu DAN de la norme expérimentale XP P 22-311, il est ailleurs admis que fa norme NF P 22-460 constitue une régle d'appli- cation équivalente a Pannexé J, qui peut donc lui étre substituée. Pour cette raison, seules les grandes lignes de la méthode pro- posée par Vannexe J sont évoquées dans ce paragraphe, dans Vattente d'une stabilisation définitive du texte A inverse de la norme frangaise, Pannexe J de lEurocode 3, nie comporte aucune indication concernant la précontrainte de bboulons, maintenant la méme ambiguité sur ce sujet que dans le chapitre 6, La méthode proposée est également limitée aux profils en I ou cen H, aussi bien laminés que reconstitués soudés. Aucune res- triction n'est imposée 4 la hauteur des assemblages. En revan— che, la méthode ne permet pas de traiter les assemblages avec ye boutons extérieurs lorsque le débord de la platine est raidi dans le prolongement de lime de la poutre: ceci constitue une Jacune importante dans la mesure oi cette conception permet en principe le meilleur ¢ rendement + de Passemblage, Moment sistent suivant NEP 22-460 La méthode dePBurocode 3 se singularse essentiellement par le mode d'évaluation de la capacité en traction des différents q rangs de boulons. Il est fait usage, dans ce but, un modéle théorique de trongon en T constitué d'un plat en traction ame- ‘nant Veffort et d'un plat orthogonal recevant les deux files de Doulons, lesquelles le sollicicent en flexion. La ruine feit inter venir d'une part plastfication en traction des boulons, d’autre part quatre charniéres plastiques linéaires dans le plat en flexion, situées le long de chaque file de boulons et le long de chaque ligne d’encastrement sur le plat en traction. On consi dére par ailleurs que, par effet de levier, un effort linéaire de contact peut se développer le long de chaque rive du plat en. flexion (Fig. 15-8) pasos Modéle théorique dua tronon en T Sur ces bases, trois modes de ruine potentiels peuvent ére iden- tifies et, par Ia verification de Péquilibre statique, il est aise d'ascocier & chacun deux un effort global de traction résistant Fig. 15-9). 1La capacité en traction d'un trongon en T dépend done *de la longueur ly du trongon, de Pépaisseur et de la limite d’élasticité du plat en flexion, ‘de la distance m d'une file de boulons @ la section dencastre ‘ment le plus proche, : ‘de la distance n d'une file de boulons & la rive la plus proche, + de Ia somme des capacités en traction des boulons. de Vassemblage réel au droit du rang considéré et associe & cha= -— ccun d’eux une longueur ly (Fig. 15-10), Ohno © tants 1250 © fan28m Longuedrsefficacesoffetables & un rong de boutons ‘on fontion des Sspositons goomliquer gue 15:10, De cette maniére, est Cablie une correspondance entre les dis~ positions réelles adoptées dans Passemblage et des longueurs efficaces de trongons en T Equivalents qui permettent ensuite d'affecter & chaque rang une capacitt en traction correspondant aux modes de ruine les plus défavorables. Le reste de la procédure est sensiblement similaire a celle déja décrite pour la norme NF P 22-460, Les capacités des zones tendue (Ames de la poutre et duu poteau), cisallée (ame du ppoteaui) et comprimée (semelle de la poutre et ame du poteau) sont évaluées ef a valeur fa plus faible est comparée a a somme des tractions dans lee boulons, Celle-ci doit ue ajustée si elle cexoéde la résistance de Ia zone la plus fable et le moment ré tant de calcul de Passemblage est ensuite obtenu en cumulant les produits des sésistances efficaces en traction des rangs de boulons par leurs bras de levier par rapport au centre de gravite de la zone comprimée XV. 2 — Assemblages de profils creux (On envisage ici les assemblages propres aux systémes trellis plans a usage de poutzes ou de poteaux, of les tubes sont accos- tis et soudés Pun sur Mautre avec une découpe correspondant leur angle d'incidence vtrlinison soudée s'effectue en principe par cordon d’angle. Les deux types majeurs de configurations rencontrées dans ce ccadre sont les assemblages en N et les assemblages en K: une (des deux barres de trellis est tendue, Pauire comprimée et les composantes perpendiculaires & la membrure de ces deux efforts sont égales et opposées et correspondent a leiforttran- ‘Chant dans [élément en tells (Fig. 15-11). La fonction essen. ticle de assemblage est @assurer la transmission de cet effort tranchant d'une barre de treilis 4 Pantre, via la membrure, étant supposé que la charge éventuellement appliquée au noeud reste faible par rapport & cet effort. -assembiage en k Assemblage en wt Assemblages de tubes dans los systees treils Figee 1511 Les deux barres de teil peuvent, suivant les cas, €re espace: ‘ou se recouveir, Ce demier cas entraine une fabrication plt cotteuse mais peut permertre d’atteindce la pleine efficacité « Passemblage, cest-d-dire assurer que Ia rine correspond rrepuisement de capacité de la barre de tril la plus sollicité En cas despacement, la distance entre les parois des barres « treilis doit te suffisante pour éviter Ie chevauchement des ec ‘dons de soudure, soit en principe un minimum de 10 ram. 1 fonction de la taille des profils en présence et de leurs ane dincidence, la recherche dun recouvrement ou d'un espac tment francs peut conduire & consentir une excentricté entre point dépuce des barres de trellis et 'axe longitudinal de membrure (Fig. 15-12). Lorsque lespacement ene les deux barres de treilis est ‘qu’aucune interaction nexiste plus dans le comportement ‘vec eapacment ec entereten, .———— Assemblages cevecexcontiis fgne 1532 ey Teurs assemblages respectifs sur la membrure, ceux-ci sont ana Isés séparément comme des assemblages en Y ou en T. De maniéte moins fréquente, on peut également rencontrer des assemblages en X, constitués de deux barres de trellis en pro- Jongement l'une de autre de part et d’autre d’une membrure (Fig. 15-13). Les modes de ruine des assemblages entre tubes sont liés aux concentrations de contraintes qui apparaissent dans les profils ct leurs soudures et au comportement des parois des membru- res sous les charges localisées amenées par les barres de trellis. On peut ainsi dstinguer sles ruines par poingoanement de Ia membrure autour de la Tisison soudée avec une barre de wells sles ruines par exoés de déformation plastique ou instabilité du profil d'une memabrure en tube circulaire . + les ruines par excés de déformation plastique de la paroi rece vant les barres de tells pour une membrure en tube carré ou rectangulaire + tes maines qui affectent soit les parois latéralés des membrures fen tube caré ou rectangulaire soit ame des membrures en. profil | ow H.: plastfication locale & Yaplomb de la soudure une barre de treilis,cisaillement entre les deux barres de trellis, voilement local Conigerefons ‘es ruines qui affectent les bates de tells: plastification par ovecanssesebere —_insuffisance de largeur efficace de Is lsison soudée ou voile eis ‘ment local en compression. Higwe 1513 Les efforts normaux ulimes de calcul des barres de treilis en tube, compte tenu des dispositions assemblages adoptées & leurs extrémités, peuvent &tre évaluées , + soit en utilisant la série des normes frangaises NF P 22-250, ee 251, 252, 255 et 258, + soit par référence a annexe KK de la norme expérimentale es XP P 22-311 Ces deux familles de documents sont construits sur les mémes ss principes : det formules semi-empiriques, validées par des dPessais réalisés le plus souvent a Péchelon européen, permet= tent d'effectuer une verification par ealeul des différents modes de ruine possibles. Une part des essais exploités est d’ailleurs commune aux normes frangsises et & Vannexe KK de I'Buro- code 3. Une constquence du mode é’élaboration de ces docu- ments est que les formules qu’ils comportent ne sont applicables que dans un domaine de validité précis, correspon. dant & celui couvert par les essis. Il est donc essentil, des la ‘conception de structures comportant des joints soudés de tubes, de se préoccuper du respect de ces domaines de validté, sous peine d°étre confronté& de réelles difficultés dans Ia justification de la résistance des dispositions adoptées. XV. 2.1 — Normes frangaises Ces textes se limitent strictement au cas des assemblages de sys times triangulés. Les éléments sont done supposts essentielle- ment soumis a des efforts nocmaux : néanmoins, les formules de résistance permettent de tenir compte des moments secon- dares qui appataissent inévitablement en raison de la rigidité des liaizons soudées entre éléments et sous Teffer des déforma- tions d’ensemble du systéme trellis, des excentricités d’épure éventuelles aux neeuds d'assemblage et des charges transversa- les éventuellement appliquées entre ces nezuds. Les planches ci-aprés (Fig, 15-14, 15-15 et 15-16) résument les dispositions traitées par les normes, avec, dans chaque cas, leurs domaines de validité et les schémmas de ruine examinés. XV. 2.2 — Norme XP P 22 311 - Annexe KK annexe KK, traduite et intégrée dans la norme expérimentale francaise irée de TEurocode 3, correspond 3 un lution de la version initiale de la prénorme européenne, dési- gnée annexe K. Depuis, dans le cadre européen, le texte a encore subi plusieurs remaniements. Pour cee raison, le détai du texte actuellement disponible n'est pas repris ici. Le DAN frangais autorise ailleurs explicitement Papplication des nor- ‘mes NF P 22-250 a 258 en tant que régles d'application alter~ natives & annexe KK, obéissant aux mémes_principes fondamentaux et procurant un niveau de sécurité équivalent. On peut néanmoins préciser que le texte européen présente des ‘extensions significatives du domaine trait par rapport aux nor~ mes frangaises antézieures. Alinsi, il aborde le cas des nude comportant deux plans de trellis, rencontré par exemple pout les pourres uiangulées spatiales, ainsi que la résistance de neeuds sollicités en flexion, aad 8 anbtPe 2090, ‘se vone Norme ME P 22-255 : ‘ossemblages soudés do profil eux rods ov rectangles sur protie de type ent we 1515 ngulaires ; i : | rE ; Nore NF 22-258 Assombloges sud XV. 3 — Pieds de poteaux Les pieds de poteaux comportent un certain nombre de dispo. sitions constructives dont objet est de concrétiser les condi tions de liaison prévues pour la structure avee ses supports, qu S'agisse directement de fondations ou d'une sous-seructure en béton. Pratiquement dans tous les cas, ces conditions de lisison impli | quent au minimum la transmission d'un effort vertical et celle un effort horizontal. Lieffort vertical peut étre, suivant let 1 combinaisons de charges, descendant ou ascendant. A ces deux composantes peuvent s'ajouter des moments @’encestrement de Alexion et de torsion, Les pieds de poteaux sont en effet concus pour réaliser soit une liaison articue soit une liaison patfaitement encastrée. Dans erat actuel de la pratique, on nenvisage pas, au niveats des dispositions propres 4 la partie métallique, de solution intermé- diaire entre ces deux hypothéses extrémes ; en revanche, i est impératif de tenir compte dans les calculs de la structure métal- lique, le plus souvent par le biais de liaisons élastiques, de ta déformabilté souvent non négligeable des fondations ott de la structure dappu Les dispositions constructives adoptées pour les articulations doivent permetue sans entrave importante, les rotations atten ‘dues daprés Panalyse globale de la structure. A Piinverse, celles qui doivent étre retenues pour les encastre- ments doivent présenter la plus grande rigidité possible et re ccapables d’équilibrer les moments dencastrement mis en évi- dence par analyse globale de la structure, sans déformation appreciable. Les composants qui interviennent dans la constitution dun pied de poteau sont généralement les suivants + une platine soudée en bout du poteau, dont le r6le essentiel est de répartir, sur une surface suffisante, la pression sur le bbéton engendrée par la compression du poteau 5 + des tiges d'anceage scelées dans le béton dans le but dempe cher tout décollement de la platine de la surface de son sup- port sous effet Pun effort de soulbvement dans le poteau ou de moments dencastrement de Ia charpente sur ses apps; + une ou des béches d’ancrage, soudées sous la platine, qui assu~ rent, par épaulement, la transmission au béton des effort tran- chants et, le eas échéant, cele du moment d'encastrement en XV. 3.1 — Lo plat ‘ria buon gee 1517 ‘mi +daurres éléments, moins systématiques, comme des raids: seus de platine utilisés essentiellement pour les encastrements ‘ou un grain d'appui nécessaire pour permettre les rotations les plus importantes, Ces diffézeats composants seront abordés successivement diy point de vue de leur conception et de leur dimensionnement, sachant qu'il n’existe aucun texte normatf qui lear soit consa- ceré. Il faut souligner que les configurations possibles pour les pieds de poteaux sont particulizrement nombreuses et vaciées ainsi que les verifications de résistance qu’elles peuvent néces sites. On ne fait ici qu'aborder les principes des dispositions les plus courantes, particuligrement adaptées pour les poteaux constitués de profits I ou H. Le premier role de la platine est ePassurer une répatition suffi- sante sur le béton de la compression amenée par le poteau. On. considére le plus souvent que la pression sous la platine est uni forme. En réalité, une concentration de pression esta attendre dang une zone limitée, homothétique de Fimpact du profil duu ppoteau ; mais, par ailleurs, le béton peut admenze sans dificulté des pressions locales trés sensiblement plus élevées que sa resis: tance de calcul en compression simple. Pour de trés nombreuses ‘constructions en acier, la compression smenée par les poteaux, reste tr Timitée de sorte que la pression exeroée sur le béton ne ecessite pas une verification explicte. Dans le cas conraire, annexe L de I’Eurocode 3 fournit une méthode devaluation de Traire efficace en compression sur Je béton et de ls contrainte limite que Von peut y admettre : pour des dispositions usuclles, con peut conpter sur tne diffusion de Ia compression sur Pépais- seur de Ia platine suivant un angle @environ 60° & partir | vx | ox | oe | oe Tobi 15:2: Comirs& es ales oy dams ona $235 aces pats d's dame do wow foc 3= Le tableau 15-2, établi pour les comniéres usuelles alles gales au dixitme, en acier S235, supposées attichées avec au moins 3 boulons de diaméte approprié A leurs dimensions et espacés de 3 fois le diamétre de percage, montre que la résistance obte- nue est de Vordre de 60% de la résistance plastique de calcul de la section brute. T convient de signaler que jusqu’a ce jour, les régles frangaises ne comportaient aucune prescription particuliére pour cc type assemblage, pourtant massivement utilisé dans le passé, of Jes structures en trellis étaient largement majoritares, La régle préconisée par I'Eurocode 3 implique done urie réduction trés, importante de la capacité des profils en cause, par rapport aux ‘errements antérieurs. Il est vraisemblable que ceme rigle se trouve exagérément pénalisante car aucune pathologie n’a mis, en évidence dans les pratiques précédentes une lacune aussi rave PPB nce He 8 Composants d’ossature Les ouvrages de construction métallique sont des ossatures constituées de assemblage de différents composants éléme res. Chacun de ces composants, dans le role qui hui est imparti, subit une sollcitation principale, qui en détermine ia conception et le dimensionnement, Dans les paragraphes qui suivent, on dresse, en fonction de ce eritére de sollciation prin- cipale, Pinventaire de ces composants élémentaires et des solu- tions constructives couramment adoptées pour chacun. Dune maniére générale, pour chaque type d’élément, on recherche les solutions techniques qui satisfont les critéres de résistance et daptitude a Temploi et offrent en méme temps la smeilleure économie du projet. Le jugement sur ce dernier point est souvent complexe a porter car il doit intégrer de nombreux paramétres. Le poids est Findice quantitatif le plus utilisé pour ‘comparer un type de section par rapport 4 un aucte (poids au ‘métze linéaire d’élément), une conception de structure par rap port & une autre (poids global au métre carré couvert) Test vrai que les principaux coits entrant dans la composition du prix de revient dune ossature métallique sont, sinoa pro- portionnels, au moins directement liés eu poids d'acier mis en ‘euvre : achat de la matiére premigre bien entendu, mais aussi coats de manutention, de transport, de levage sur site... Le poids est néanmoins un critére insuffisant pour évaluer Viatéeét une solution : par exemple, le nombre heures dateliet pour Ja fabrication dune tonne de charpente peut varier dans un xap- port de 1 a 4 suivant le type d’élément & produire. Ainsi, une surconsomimtion d'acier peut étre préferable si elle permet une plus grande simplicité de fabrication. En régle générale, on constate bien que la plus grande Iégerete passe par des colts plus élevés de fabrication et de mise en euvre etle constructeur doit regulitrement rechercher, en fone tion des caractéristiques de ses moyens de production et des conditions économiques da moment, optimum entre ces deux postes de dépenses. XVI. 1 — Eléments tendus Les éléments exclusivement tendus des ossatures métalliques ‘constituent les pices les plus simples, du point de vue du com- portement et des conditions de calcul. On. peut usuellement postuler une réparstion uniforme des contraintes dans la sec~ tion droite et, au moins pour ce qui concerne la partie courante, 41 est possible d'exploiter pleinement les capacités de Pacier, faucun phénoméne secondaice ne venant perturber le modéle théorique de comportement. Pour ce qui concerne la résistance, Vraize de la section d’acier constitue donc le seul critére déter- ‘minant dans le choix du profil 4 adopter. Les extrémités des barres tendues posent néanmoins des : difficultés particuigxes occasionnées par les dispositions diassemblage, dés lors qu'il s'agit d’atteches boulonnées :aflsi- blissement de la section résistante par la présence des pergages, cexcentricité entre le centre de gravité des attaches et celui de la section courante.. Des verifications complémentaires essenticl- les doivent donc étre effectuées pour garantir la résistance de ces assemblages. Les pidces tendues les plus courantes se rencontrent dans les Aléments en tells qu'il s'agisse de membrutes et diagonales de poutres ou des triangulations assurant un contreventement ver tical dossauure Fig. 16-1). terres fendues dons les éléments on eis Pour les barres de treills etles barres de triangulation, on utilise Ie plus souvent des comiézes simples ou jumelées et des profil creux circulaires, carrés ou rectangulaies. Sous réserve qu'il n ait pas inversion de sens de Veffort & prévoir, on peut égale ‘ment utiliser des fers plas, des ronds ou des carrés pleins don Pavantage est de présenter un encombrement minimam. J notes que les attaches d'éxtrémités de ces deux derniers type de sections peuvent @tre moins commodes & réaliser que pow les autres profi. Dune manigre générale, il faut prendre gacde, pour les section qui présentent les plus faibles inerties de flexion, aux effets poids propre qui sont susceptibles dengendrer une déform: “ic poutres wells tion verticale ase importante pour remertre en cause leur effi ceacité. Une limiwtion de Péancement des pitces tendues est également & observer pour les éléments qui se trouvent exposés Ades risques de mise en vibration par des machines ou, en exté- rieur, par le vent. Cette mesure permet aussi d’éviter que ces Aléments ne présentent une sensibilité excessive aux chocs acci- dentels quis peuvent subir lors duu montage de la structure ot ultérieurement en cours ¢’exploitation de ouvrage: Les éléments tends Jes plus fortement sollicités, en particulier les membrures de poutres tells, peuvent etre constitués soit par des profils laminés tels des U jumelés ou des H, soit par des profils reconstitués soudés en H ou en caisson (Fig. 16-2). Certaines structures comportent d'autres éléments tendus que ceux enwisagés jusquici, dont le re est dimposer des charges de gravité un cheminement par des niveaux situés au-dessus de leur point application :is'agit alors de suspentes, Celles-ci per= ‘mettent, par exemple dans un bitiment a étages, erie dla pleine utilisation des performances de Tacier qu'eles autorisent, de réduire au strict minimum Vencombrement des points porteurs ‘au moins dans une partie des niveaux et, le plus souvent, de libé- rer totalement la surface dun étage, par exemple pour la ralisa- tion de la transparence d'un rez-de-chaussée (Fig. 16-3) Usiisation de suipentes dant un btiment& Stages ‘A une échelle plus modeste, des suspentes sont ers fréquem ment utilisées pour empécher la flexion latérale éléments dTossatures de bardage ou de couverture comme les panes et les isses ; on parle alors de liernes. Des tirants sont également employés pour reprendre des pous. sées en pied de structures en arc ou en pied de portiques, sou- Jageant d’autant les fondations (Fig, 16-4). Dans la mesure ol, de telles piéces participent alors & une structure hyperstatique etof elles présentent une longueur trés importante, leur rigid effort normal doit slors étre intégrée dans Vanalyse globale de Ja structure et trés souvent la limitation de leur déformabiliee conditionne la section plus que la résistance proprement dite Une meilleure efficacité des tirants peut ére obtenue en pré- vovant leur mise en tension contrblée au cours d'une phase de montage “equilibrage des structures en consoles, comme les auvents de tribunes de stade, constiuent un autre exemple trés courant utilisation de trans. Pour toutes ces applications, Putilisation de ronds pleins est ppratiquement systématique. Les attaches peuvent seffectuer dliectement par filetage des extrémités ou par lintermédiaire de chapes et d'axes d'articulation (Fig. 16-5) ‘On doit citer en dernier liew les cébles qui constituent une famille particuligre d’sléments tendus dont le comportement est tout & fait spécifique. Un domaine duiilisation privilegié est celui des ponts ec des passerelles od ils servent de suspentes et de haubanage. Cette technique est étendue 4 des bitiments industciels importants dont Vossature principale est rejette a Pextérieur de lenveloppe (Fig. 16-6). L'utilisation de efbles est également de plus en plus retenue pour constituer les éléments tendus d'ossanures légéres supports de couvertures métallo-tex- tiles, de parois viteées en fagades ou en toiture Teiture suspendve por des cables Fowe 166 Pour des batiments a caractére plus exceptionnel, il est possible de concevoir des systémes de toiture dont Vossature est exclt~ sivement composée de clbles disposts en césille. Lorsque la couverture est de faible poids propre, les actions de vent peu- vent donner licw a une résultante ascendante et il est alors essen. tiel que la surface générée par les cfbles présente une double courbure pour s'opposer efficacement aux souléverments comme aux charges de gravité La partcularité essenticlle des edbles est quils ne présentent aucune rigidité en flexion : ds lors quils doivent reprendre des, charges transversaes, leur éuilbre ne peut éte obtenu que par effet du second ordre, cest-i-dire par Vintermédiaice dune courbure de leur ligne moyenne, ce qui implique un calcul en {grandes déformations de leur état ’equilfore. Neanmoins, dans les cas ob ces charges wansversales resent faible par rapport & i ta porte franchie t sous réserve dimposer au montage une ten. ' sion initial sulfisante, on considére en genéral que le fonction rnement est €guivalent a celui un trant ordinaire. Dans tous des eas, i faut tenir compte que les cables ne sont pas des piéces, i monolithiques mais des ements composts partir de fi Tun déplacement latéral raduisant la mise en flexion des bar res. Cela conduit, en pratique pour-les portiques courants & uy seul niveau, 4 des longueurs de flambement supérieures & I hauteur des poteaux dans le cas dun portique parfaitemen ricastré en pied et supéricures au double de cet hauteur pour un portique articulé en pied (Hig. 18-21) Flambement d'un poteau de portique Fe 1621 Des méthodes simplifies, fournies par les régles de calcul, per~ ‘mettent, dans les situations courantes, de déterminer les valeurs de longueurs de flambement & retenir en fonction de la rigidité des poteaux et de celle des traverses. Dans le cas des portiques cconstitués de deux poteaux identiques ct dune traverse, on peut utiliser les formules et les abaques ci-aprés (Fig. 18-22). Une difficulté importante apparatt pour étendre cette approche au cas assez fréquent de poteaux en profils reconstitués soudés présentant des caractéristiques mécaniques variables sur leur hauteur. En fait, c'est la notion méme de longueur de flambe- ‘ment qui perd toute signification précise dans cette situation, En revanche, la charge critique du poteau peut toujours étre définie son peutla déterminer par différentes méthodes, en par- ticulier par un calcul informatique fondé sur une modétisation de la variation des caractéristiques. ‘Llexploitation de la longueur de flambement (ou de la charge critique) dans le systéme & noeuds déplacables est différente sui- vant le réglement utilisé Dans le cadre des Régles CM 66, c'est une utilisation directe qui consisted en déduive un Gloignement d'état critique jt dont kL BR ‘eagueurs de lombemeat des poteoux de petiques simples découlent les coefficients d’amplification des contraintes de compression et des contraintes de flexion. Pour lBurocode 3, le systéme @ neeuds déplacables est pris en cconsidération «en amont ¢ de la vérification de Ia stabilté des poteatrs, sous la forme d'une prise en compte des effets duu second ordre, Cette prise en compte peut etre directe sous forme d'une analyse de structure effectute en grands déplace- ments en intégrant une imperfection globale ; Ia longueur de flambement ou Ia charge critique dans le systéme & aceuds déplagables n'a alors aucune utilisation pratique. Les effets dx second ordre peuvent aussi étre représentés forfaitairement par tune amplification des moments de déformation latérale, la valeur du coeflicient de majoration étant fonction de Isloigne- ment critique pour le mode de flambementd nceuds déplacables du portique ; on exploite alors bien la charge critique du sys- “Teme HEUTE deplagables. Compre tenu de cette procédure, i est ensuite permis de trater la stabilité du poteau en considérant les sollicitations amplifiges par les effets du second ordre dans Ja structure et en admettant, 4 ce stade de verification, que les cextrémités du poteau n’ont plus de possibile de déplacement relat c'est-a-dire constituent des noruds fixes. Le risque de déversement des poteaux est également & prendre ‘en considération dans analyse de la seabilté. 1 est important que la tte des poteaux soit efficacement maintenue vis-2-vis du déversements'agissant de la section la plus sensible. Ea régle générale, les codes de calcul ne font pratiquement que super poser le phénoméne de déversement, tel qu'il apparatt en flexion simple, au traitement de la stabilité au flambement, sans véritable interaction entce les deux phénoménes dinstabilice Dans le cas de poteaux en profilsreconstimés soudés, il est fre ‘quent que les ames ne soient pas pleinement efficaces vis-i-vis des contraintes longitudinales de compression en raison de apparition prémarurée du voilement local. Les formules de verification employées doivent alors tenir compte de cet affai- biissement (sections de classe 4 de IEurocode 3) Les assemblages renconteés dans les portiques entrent dans phi= sicurs catégories (Fig, 18-23) Assemblages de poriquet gee 1829 ‘les joints élissés avec boulons précontraints ou boulons ajus és sont és peu utlisés, en raison de leur caructire souvrageux + et délicat de réalisation ; ils peuvent néanmoins 2tre employés pour Passermblaze sur site des traverses sur des, rmoignons soudés en attente sur les poteaux ; + les joints soudiés sone bien entendu systématiques pour les pro- fils reconstités soudés, notamment 4 chaque changement d'épaisseur d'une semelle j il convient d'y respecter les régles de progressivité de la variation de section prévue par les nor ‘mes en cas de contraintes de traction importantes ; ‘les assemblages par platine about avec boulons présontraints ‘ou non sont pratiquement systématiques pour les encase ‘ments poteaux-traverses et les joints de continuité des waverses, Concemnant ce demier cas, une véritable effcacité n'est obtemue ‘que si 'on peut disposer un rang extérieue de boulons dans un debord raid de la platine Une alternative souvent retenue, est de disposer gous ls traverse ‘un renfort constinié d'une Ame découpée en ¢ faseau » et une semelle supplémentaire. Ce jarret permet de donner & Vassem- | blage tne hausteur plus importante que celle du profil courant de la traverse (le plus souvent cette hauteur est presque doublée) et constitue aussi un renfort dinertie et de résistance appréciable, précisément dans une zone de moments maximum. En méme temps que assemblage voit sa résistance fortement accrue, la éformabilit du portique est sensiblement aténuge et le profil courant de traverse bénéficie d'un abattement de son moment de dimensionnement, @autant plus important que la longueur des jarrets est plus grande (Fig, 18-24) Encesirement poutrepoleay avec jrret soude Dans tous les cas, il faut veiller & assurer ta résistance de assemblage vis-a-vis des deux sens possibles du moment dTencastrement, suivant Porientation des actions résultantes sur le portique. ‘Le raccordement dé Valle da jarret avec la semelle inférieure de la traverse correspond a un changement de direction plus ou ‘moins prononeé, qui donne lieu une poussée + au vide» qui, en Vabsence de raidisseur, solliete en flexion transversale kt semelle inférieure (Fig. 18-25). Flexion tronsversale au droit du chongemeat de direction Fons Fine 1825 Une és grande majorité dossatures métalliques courantes sont articulées en pied, ce choix étant en général arrété a priori, dans le souci d'eviter des interactions fortes entre les lots gros ceuvre etstructure métallique. La liaison avec les fondations s'effectue alors suivant les dispositions les plus simples Fig, 18-26) Pd de potas oreaé + une platine d'about est soudés en pied du poteau et répartit Ja charge de compression sur le bécon j en sous-face de cette platine est soudée une béche constinuée d'une chute de profil laminé et destinée & transmetire effort twanchant par butée suc le béton ; ; + deus tiges d'ancrage sont disposées suivant Vaxe de grande inertie du poteau pour transmetze, par adhérence, les efforts j de soulévement au béton 5 | “la béche et les tiges d'ancrage trouvent place lors du montage, dans une réservation ménagée au coulage de la fondation et equipée d'une clé d'ancrage permettant un maintien provi soire du pied de poteau dans Varcente du scellement définitif. + Dans le cas peu fetquent ot des encastrements des pieds de ) +P FY poteaux sont prévus, Paménagement minimum c¢ Aalion- TT) cra platine de fagon & pouvoir implanter des tiges dancrage 4 A Vextérieur du profil. En général, il est aussi nécessaire de pré- voir un dispositif de raidissage de certe platine de facon a ea asourer la résistance et surtout & en limiter la déformabilite XVII, 4 — Contreventement longitudinal Le contreventement longitudinal a pour rOle de reprendre ‘ensemble des charges horizontales longitudinales, amenées par les différents composants de la structure dans le plan de Is toi- ture et aux niveaux des chemins de roulement et des planchers intermédiaires éventuels, et de les transmette aux fondations parle biais de systémes verticaux de stabilié Tl faut comptabi liser dans ces charges les effets d'instabilté hors plan des élé ments comprimés etfou fléchis des structures transversales. Sauf dans les cas oi existent des contraintes particuiéres exploitation imposant le respect de pabarits de passage contraignants, on retient généralement pour constituer le contreventement longitudinal des sous-ensembles trianguls, aussi bien horizontalement que verticalement. I s'agit donc le plus souvent + dune poutre au vent triangulée installée dans le plan des ver- sants de toicure, + de poutres triangulées de méme nature installées dans le plan des planchers intermédliaires ; frégjuemment, ces planchers comportent une dalle en béton armé ou un platelage aptes A remplir directement cette fonction de poutre horizontale, + de palées Verticales tiangulées instalées dans chaque file de poteaux. Suivant Fimplantatioa choisie pour ces différents sous-ensem- bles sur la longueur du batiment, il peut étre nécessaire de com- pléter le dispositf par des éléments longitudinaux assucant, en ‘compression ou en traction, Ie lien entre les poutes ct les pales. Poutre au vent suivant versants Pour les bitiments simples, on constitue en fait cette poutre & partir d’éléments d’ossature préexistants: les semelles supéricw res des traverses de deux portiques adjacents, ou, le cas échéant, les membrures supérieures de deux fermes en trellis adizcentes, constituent les deux membrures de la poutre au vent ; tout ou partie des pannes de la travée sélectionnée jouent le role de ‘montants de wiangulation, Il ne manque que les diagonales de ‘wiangulation qui sont donc les seuls éléments & ajouter. Lorsque la portée des pannes est sensiblement plus importante que le pas de triangulation a obtenir, on doit consentir a implanter ‘dans la travée sélectionnée une membeure spécifique de la pou- ‘re au vent de facon a conserver aux panneaux de triangulation tune géométie efficace. Les efforts a rependre par les poutres au vent sont bien entendu les actions de vent sur les pignons et éventuellement des efforts de dilatation thermique si des bridages sont provo- qués par la conception du contreventement longitudinal. Dans le-cas d’ouvrage exposé au risque sismique, des efforts supplé- ‘mentaires sont & prévoir, mais ne se cumulent pas aux actions du vent. L’Burocode 3 comporte des régles de détetmination des efforts & prévoir dans les systémes de coritreventement au titre de la stabilisation au flambement ou au déversement de composants multiples tansversaux comme les traverses des portiques; les valeurs obtenues sont normalement 4 cumuler faux effets des autres actions concomitantes mais, en pratique, celles sont généralement suffisamment faibles pour ére négti- bes. Pour les diagonales de triangulation, il faut prendre garde a limiter leur longueur libre du point de vue de la flexion sous poids propre. Leur déformation sous cette flexion peut leur enlever toute efficacité pratique. Pour y remédier, il est néces- saire de prévoir des dispositifs intermédiaires de supportage. La détermination des sollcitarions dans les éléments des pou- ‘ues au vent est immédiate s’agissant de systémes tells élémen- ‘aires, Un effet indirect de leur fonctionnement est a signaler dans le ‘eas oli la pente des versants est un tant soit peu prononcée : la brisure au faltage génére une composente verticale dont le sens ‘depend de''effort dans la membrure concernée, et qui constitue Palées tune sollcitation complémentaire pour la ferme ou ke waverse de portique (Fig. 18-28), Pouestes au viele ‘duos & la brnure des membrorer Enfin, la présence de jeux «assemblage dans les poutres au vent de grande portée peut avoir plusieurs inconvénients, D’une par, Ia déformation de la poutre dans son ensemble en est trés sensiblement accrue, particuligrement si le nombre de pan- rneaux de triangulation est élevé: Mefficacité dix mainsien latéral 4'elémonts sujts& instabilité peut devenir insuffisante ainsi que la protection de la couverture vis-a-vis defforts parasites qui la sollicitent du fait de sa rigidté de diaphragme. D'autre part, si plusieurs travées de poutre au vent sont prévues pour fonction- ner en continuit, la répartition des efforts peut étre gravement perturbée par les glissements d'assemblages. Des mesures doi- vent done souvent éire prises pour réduire ou éliminer les jeux assemblages duns les poutres au vent toléances réduites sur les diamétres de pergages, claaillement sur dige lisse, boulons précontraints ravaillant au frottement, soudure Les palées sont des systémes de contreventement vertical implantés dans les différentes files de poteaux et procurant un appui horizontal aux poutres au vent installées dans les itfé~ rents niveaux du batiment. Les réactions dappui peuvent leur frre directement appliquées par les poutres ou leur étre trans rises par des sabliéres fonctionnant en compression ou en trac- ton suivant le sens des efforts. ‘Aux charges reprises pat les poutres au vent, peuvent s'ajouter les actions horizontales longitudinales exercées par les ponts roulants sur leurs chemins de roulement. Pour les batiments qui y sont expasés, les efforts horizontaux origine sismique peu- vent érre beaucoup plus pénalisants que dans ta direction trans~ versale, en particulier dans leur comparaison avec les efforts de vent et surtout dans le cas de présence de planchers lourds, dans a mesure of toute Ia masse duu batiment est normalement reprise sur un nombre restreint de palées Les palées en croix de Saint-André sont les plus communes f, le déversement n'est pas a craindre coefficient de flambement correspondant a la contrainte criti- ‘que ct a la Himite d'Gasticité réduite (€, ~ 6, ats [[o5 +065 feay ky = 05+ 0,65, ke coefficient de déversement ky — : 14-1) 12 Cas des trongons soumis & des moments d'extrémités contrainte critique de déversement pour un wongon soumis a un ‘moment constant (B= 1 et C= 1) contrainte de non-déversement et coeff G.-(D=1) 13 te 2 05065-82284 [oseo65 sic,,> fle déversement n’est pas a craindre coefficient de déversement ‘cortespondant au diggramme ‘de moment constant te rapport y des moments ce a extremités donne AT wy -0,152--W) cocficient de déversement pour un diagramme ‘de moment variant ky Tinéairement 6, = Mis! contrainte de flexion simple wr ‘La stabilité est assurée si: ky-0¢ wf chen SE cer Wate 5 wu Yu avec ey, et Gy, décalages dans les directions respectives z et du centre de gravité de la section efficace sous compression seule par rapport au centre de gravité de la section complete. Annexe 6 — Tableaux de synthése sur les résistances - de calcul des boulons Norme NF P 22 430 : Résistances de calcul des boulons (diamétres ot épaissours on mm, sections en mm’, efforts en daN) [= TEE EE Ste ~ - Résistonces ou ciscillement par plan de cisailement foe bebe be be fe pete fe Te Norme NF P 22-460 : Résistances au glissement - (diamétres en mm, efforts en daN) ‘ura pammam | ane | su | vom | on | raaee [sau [wom [em | vor fu [se [ea | 20m | 2am avo | sve | seen Norme XP 22-311 : Résistances de calcul des boulons , i (diamétres et épaisseurs en mm, section en mm’, efforts en daN) MM wn [ee [ee [oe [se | oe 0 [ee [vs ieea | <0 | = 0 ‘00 1000 LE= EEE ~ Réitonces 0 cilemont por plon de chalenent rrer 5 %O, 50,68 0 86:Fany = O6Alg/1 25 48,58 8 e109 Fey = OSAda/125 [se pps |? 7 fe pe | | 2 Annexe 7 — Comportement des Position d’équilibre Un cable, ancré en deux points et soumis @ une charge répartic Ps prend & Péquilibre une position déformée dite en chainette 10 F(0(@)-9) of x est Fabscisse horizontale compte a partir du point bas et T Ia composante horizontale de Ia tension, En pratique, la courbe déformée est assimilable a une parabole, ‘pour les fables valeurs de fléche rapportées a la portée. La lon- gueur développée s du cable a état d’équilbre peut ainsi s'écrire en fonction de la fléche fet de la portée L. (9) Par ailleurs, Péquilbre statique du cable permet d'établir une relation entre la fléche f et T la composante horizontale de la =e Te ot La longueur développée peut done s'erire set (re (24 T?, Cette méme fongucur peut aussi série & partir de Tallonge- sment du cible sous la tension T, en appelant sy la longucut 8 Wide du eible sans tension, E, et A le module déasticitélon- giudinale eta secon du cable soso (gtk) eons ‘= Rigidité en fonction de Ia tension de pose (On applique la deraitre relation au cas de équilibre du cite ‘sous une tension initale de pose T, ee 24-Ts EA §| Si Ton écarte lee ancrages de AL suivant la corde, la tension devient T. On a soee(tera) guétaataion fen écrivant Péquilibre du cible wea (108 24 suivant une parabole Les termes fonctions de la tension et de Vélastcité étant tous petits devant 1, une expression approchée de Ia longueur est sncrages ea aL 24 Lorsquie la tension est importante, le premier terme de Pexpres- sion est négligeable et le comportement est_pratiquement lingaire, Lorsqu'au contraire la tension est faible, cest le deuxiéme terme qui est négligeable et la tclation allongement- tension suit une loi parabolique. Pour un cible donné, i existe done tine tension au-dessus de laquelle il est possible de cconsidérer le comportement du cible comme pratiquement Glastique. senéralement, pour des variations faibles de tension autour eur moyenne TT, on peut retenir un comportement Accumulation eos 56, 1465 ‘Acier(atiriou) 67 ‘Aciere opotnbles Ba Teams 71 Stereos 70 — Srenpdalae 85 rookie 78 —Srasionce adobe ov towers cou 83 —Seaage asl 79 Acer (rtres de cha des) 89 Actions 21 ‘Adions (codes de cole! des] 28 Actions climatiques 43 Actions slamiques 59 ‘Aditon (aliments) 73 ‘Aires de csailement 180 Alioge (élément) 73 ‘Alongemont la ruptre 75 Ames ajourtes, obéoloices 104 Amos do poutes TP Chores Wonsvrsles 195 ote ot won ont 178 —feolment 6 235, Amplication des moments 135, 213 ‘Amplification dynamique 39, 51, $5, 145 Analyse a Gage 115 dosiqueplst que 139 —plssque 130, on promi oe 115 —tigidopesigne 133. second ere 116, 231 ee sets TS Appel PP riod 310, 985 ea 313 Sin 252, 976,998 Apps (condtions 1 361 ‘bolt 372 e354 ‘Arrochementlmellive 83, 282 ‘Aticdaion 288, 310 ‘Asomblage do cones 315 ‘Assemblages 251, 287 Roms 255, 264,271,314, 389 Teed 208 Testa 268 Tieeat test 273, 207,200,297 Assemblages de profs cous 297 Index ‘Ascomblagesrgides, omigides 288 Anoches exconties 315 Bocs adler 105 Barre ite 197 Bache d'ancroge 209, 386 Biturcotion d'équilbve 117, 198 Boulon “howe rsstonce 8) 111 Sion TT ren pecan normal 110, 253 ‘plen wou » 284 —precomoie 8 srg commie 111,264 aon Boulonsage 108 Boulos (aracrisiques des) 108 Boulons (sistance des) 253 Biocon 360, 366, 975, 380 Brotele 364 (Cables 108, 322 Cosson 343, 396 CColeul des sructre voir analyse Calmage des ociers 71 Coquot ert de) 150 Carbone 72 Corbone equivalent 72 Cade de Mohr 150, 241 Champ diagonal 239 Chorgementcique 116 Chorgels) atiques 43 atu Eee 117,197 —espataion 33 Cfpamranestn 3 —Nranwerals 195 Charger d'eau 56, 146 CChemins de roulement 144, 394 Ciscilement 149, 178, 189, 191, 195, 256, "263, 269, 272, 394 Cizailement de bloc 315 Ciaease 374 Classification ween ocho 21 es cxambloges 288 Tes scone 155 Fda snes 124 Coelicent ~~ fodaptionplosque 183 Tbe dteromene 221,223, 224 a detaion annem 1 = Soignoment rq 124 6 hota! 269, 909 4s fomomert mene 4 poi da ser 23, 151 os pondcaion 22 CColaboration des poroie 361 Combinaions goons 22 Se contains 149,190 Comportement postertique 165, 237 Composition chimique 72, B0, 82, 84 Comprasson 177, 197, 213, 228 ‘Compression (clmentscomprinés] 229 ‘Compression vorable 329 ‘Concentration de conkainles 174, 256, 290,311 Conditions 'oppuis 361 ‘Cogtact divect 282 Containie rtigue de dered 222 —etique de volment de cisilement 236 —Srique do vollomen cal 161 mere 165,202 Ties 150 — de nondivesenent 222 Conwefliche 142 Contrventoment 326, 359 Contreventement (systime de} 125, 129 Cordons de soudure angle penn xia 276 —inanioeneent 273, Saecntis 281 Cornizosfassemblage de} 176, 315 Coubuce inode des bares 203 Citi de vine 22, 149° Croix de Saint Aadké 352, 389 Défout de recthude 130, 202 Déformation 141, 284, 238, 943 Déxonydation 70 Diversoment 219, 333, Diagramane Fecarbone 69 Diophrogme 362, 393 Dispositions coneructives wT essenbloge bosons 258 —osenbloge sud 279 Divergence déquiibre 118, 200 Domaine postriique 162, 237 Dctiié fconction de} 76, 90, 175 Dorel 77 Duthal (méthode de] 206, 214 Eo (chorgoe del 56, 146 fehrntignoles 368 Fessoge 252, 266, 383 fesovissage 71, 76 Etlervescent ace] 70 Fle de levee 254 Ele pied de biche 255, lets do second ordre 116, 135 fort normel 173, 192, 197, 247 fon ranchow 178, 191, 195 Fors combings 263, ~resitonce des bons 270 restos det 256, 271 tessonce der econ 190, 195 otis dex ne de pons 267 bits dos bres 227,251, rons 5 Fancoment do bare 204 Elancemont de parc: 154, 157 Elncomoat rédut we fonbemat 205 4s woe! do datlemert 237 [4s vee de comprenon YL Emponnon 369 Encastement du pied de poleay 313 Encadrement pourepoteay 252, 287, 384 Enpille 279 Ent 373 Espocement de thes 298 Ex0i ae dacs 77 —inkcniins 74 — iatgrphiues 74 a pone 78 as ction 74 a rope e enon par chee 78 Eto limite de service (rites 141 Ero ite wine free ) 149 fvage 98 Fler (chorgecrique d} 117, 197 Exconkicié 176, 17, 178, 299, 315 Extonzion (assemblages en} 254 Fouxaplombs des poteaux 126 Ferme 369) Fibilté 151 Fietage 109 Hlomboment 116, 197, 213, 227, 324, 942, ‘345, 368, 372, 375, 380 Flombemont (courbes evroptennes de) 209 Flambement avec mainion élosique 331 Flonbament d'enrarble 122 Flombement sous compression viable 329 Flachos admissibls 14? Flexion simple 182, 331 Fomoge 71 Frotemant 268, 209 Govuchissement 190 Gime (charges del 57 Giiserent [essence ou) 268 Gissement longitudinal 187, 327 Gorge de soudute 273 ous 252, 976 Grain doppui 312 Gaugeage 252, 314 Imperfection facour 4] 210 Imperfections des borres 201 Impeefetions dos porcs 238 Imporfecins global des srctures 126 puts 73, lnconfor 146 Inonydable facies) 85 lostabiités des bores 197 Inteaetion ie sonce dew bovlons 263,270, —asttanoe de sons 190 Tobia Morac 227 Sab vere 247 erations 119 Sovrot 385 Jou 262 Jeet mde contin 252, 366 Teed 273, 202 ominage 71 wo chood 7 sted 98 — norman 71 ~thomoméconiqe 71 Lominés marchands (roils) 99, annexe 3 targeur effcace do parol 164 Uieres 322, 364 Limitation des déformotions 142, 284 Limite d'Slasicite 75, 81, 82, 87, annoxe | Limite de ruptre 75, 80, 87, annexe 1 lisse 390 ong pon 389 onguodr dassembloge imation do) 261 longueuc de dversement 334 Longuewr de fambement 325, 331, 342, 346, 372, 975, 380 ongueur eficace d'un Wogan an T 297 Morque NF 111, 152 Mécanisme de ruin plosique 131 ‘Mombrue 299, 939, 369 Méalluegic 67 Méthode postxitique 237 Mode de fembemont 120 ‘Module d'élastcit longivdinale annexe 1 ‘Module d élastcit ronsversole annexe 1 Module deertio lose 184 Tate eicace 184 ~ sigue 183 Mola fercle de) 150, 247 Moment errtqus da déversere 220 de dilermotion lat 195 fechssot 182,267,331 —condsites 176, 242 —ttanion 188, 394 Moulage 98 Nappes tidimensicnnelles 356 Neige charges de) 43 Naved cfassembloge 356 Noouds déplacables, fixes 123, 346, 952, 354, 380 Nuonce (d'acied 78, 89 ‘Oblong frou) 269 Ordee (second) 116 Osa erento 2A Crile 124 Steeple 124 COssatres (conception des) 351 COssatres poutes poleoux 347 Poles 388 Pande fer 389 Panne 363 Ponneou ecient 236 esis 24 Parc iciloment local dene) 153 Parci dale 161 Paro lle 165 Pénaion we soudre 274,278 , Pereages fot des) 173, 183, 262 Pergoges (valeurs des) 262 Pergoges (surdimensionnés, oblongs) 269 Pidcas composées 327 Pied de potoav 304, 385, Pignon 391 Pinces 258, 259 Plancher 392, Plaque d'onerage 308 Paosification des socions 131, 156, 182, 332 Paine d'cbovt 252, 287, 291, 384 Patino de pod de poteau 305, 386 Poids propre 31, annexe 1 Poingonnoment 254, 299 Ponéxation (coafciont de) 22 Pott roulon 37, 144, 146, 394 Podiques 144, 353, 377 Poskrique 162, 165,237, 240 Poteau 345, 380, Poteau bofonnete 998 Poustbe « a vide » 985, 380 Poute 331 we bine ojurte 337 Ta Sime pine 836, Sen etl 339, 344, 369 Poutre au vert 358, 387 Prssion diantrale 256, 258, 270, 272, 310, 366 Prssion su lo béton 305, 310, 386 Pro ewan 297 Terme fod 102,996 jomels, composts 926 laminé 8 coud 9, 356 reams sud 106,338, 343,349 Proflage 98 Qualls acter 78, 90 Raldissours 178, 235, 250, 267, 289, 291, 305, 312, 385, 395, 397 Recourrement de tubes 298 Recuit 70 Redistibuion de moments 135 Référonil technique 15 Répartion efforts ent boutons 260 Resitioncelessi dl 76 Résisonce (rites de] 22 Résistance des boulons 263 Résistance des sections 149, 173 Résstancos des rivets 271 Rérononce 146 Revenu 70 Rote plastique 131 Reine (ities de) 22 Ropure fragile 90, 175, 286 Sobliére 358 SaintVenant (orion) 188 Seelement des figes d'ancrage 308 Section lostiction 155 —sicce 160 Sate 173, 185 —tbsitonce 149,173 Soldarisation de profs 926 Solves 393 Solicitations combiades 190 Sommior 308, 313 Soudabilte 72 Soudage 112 Soudves (sistance des] 273 Soudures bouchons, en entaile 279 Stilts d'ensomblo 116, 258 Stabilité dos boroe formals ints 227, Sc second ote 231 Skicion 76, 83, ‘Suche: voir onsture ‘Stuctre tidimeasionnelle 356 Suspentes 321 Systimes tiangulés 352 Température (variations de) 56 Tiges d'ancrage 307 Tirants 322 Tales 102 Teation 188 Traction 173 Trocion(boulons on) 253, 265, Trocion (éléments tendus) 319 Teenage de ciscitament 187 Teitement thermique 69 Travorzes de lazon 327 Travorsas de portqies 379) Tidhlage 98, Tells pour) 299° “wilson profs croux 343, 372 Trelis on profi croux lassembloge des) 297 Teele posriique 241 Tempe 70 Tridimensionalle(suctce) 356 Troncon an T éuivolent 295 Trongons courts 177, 187, 210, 225 Tubes (cssambloge de) 297, Vent charges de) 48, 52 Vibrations 146 Voilemen de cisoilement 217 Voilement local 153, 155, 177, 184, 306, 325 Von Korman 164, 237, Von Mises frtre de) 150 abledermatitres Sommaire. 7 Introduction o ° Notations ..... . n 1 — Le référentiel technique 1s 11 tes ragles et normes notionales 13 1.2 — Les normes européennes we 1.3 —Textes complémentaires 20 11 — Genérolités sur les actions 2 1.1 Classification des oxtions ~ 2 1.2 —Combinaisons d’actions 2 1.2.1 — Cities da résistance et combinoisons d actions 2 1,22 — ste récopiilatve des codes de calcul des octions| sur los constuetions 8 — Charges permanentes et charges d’exploitation a 1 — charges permanentes 2 1.2 — Charges d'exploitation 2 I 2.1 Pesripions deo norme NFP 08001 au Mi, 22 — Cor parieshierdes pont relons y 3 — Autres octions ai IV — Actions climatiques “ 1V.1 — charges de neige “ V.2— Actions du vent ~ Ragles NV 65 “ IV, 9 ENV 1991 Portis 2-3 et 2-4 2 WV. Variations de température 5 IV.5— charges dues aux accomblations 200 nam IV. 6 — Charges de givre - 7 ions sismiques 39 V1 — Zones de sismicité # V.2.— Classos des batiments ot accélération nominate a \V.3— Spectres de dimensionnoment normalisés ot Vibe matérion adier cnn or VL 1 — Générolités sur le matériau acior tt ser esscis de caracterisation 7 Wi. 11 — Roppels svecncts de métallrgie 7 Wi. 1:2 — Composton chimique des aciors 7 | VW. 13 — Exot mitalogrophiques 74 i Vi 14 = Easels méconiques 74 i Vi 2—Les aciers normalisés pour la construction métallique 78 VL 2.1 — es acies d'usoge ganial de la norme EN 10025, 79 VL 22— Les aciers de la norme EN 10113 a1 Vi 23— les ecers de consrution & coractériiques cde délormation omélioctes dans le sons Perpendiclaie a la surface du produit | Rrorme EN 10164 3 i Vu 24~ Les acier avtopatinbies de Ia norme EN 10135) 84 Vi 25 — Lee aciers inoxydables 85 Vi 2.6 — Cities de chove das ecia en constuction métlique 89 VII — Les principaux produits en acier pour la construction métallique ....... 7 VIL | tes modes de fabrication des produits ‘de construction on acier 7 Vil 2—Principaux produits utilisés comme éléments ‘de structure 99 Vi. 9—Les moyons drassemblage on construction métallique 108 Wil 3.1 — Le boulonnoge ' vs 108 Vi. 32 — le soudage 2 Vi. 33 — Autres moyens dessonblage n3 VIL 4” — Principles données numdiguos pour los calcul a VIS —Sélectionrécopitlatve da normes de produits ‘pour fa consuction mételique 4 Vill — Analyse des structures ...... ns Vil. 1 — Ragles CM 66 ns VIL 1.1 — Analyse dlostique ov premier ordee ns VL 1.2 — Elfots do socond exe ot chargeman! ertique ue Vil 1.3 — Proscipions des Ragles CM 68 123 ‘Wi. 2 — Eurocode 3 124 Vil, 2.1 — Classification des swveues ea Vi 22— Imperfections globoles dos sruchres sn. 126 Vi 2.3 — Reeours a0 calcu plaque 130 Vil. 2.4 — Prise on compte indrecte dev ofits du second ‘ordra en ost sn 135 : vu, 2.5 — Canevar géndral do Vanclyse das stucures 139 IX — Critéres d’état limite de service sevnanens VAY 1%. 1 — Définitions at bases des vérifications vai 1% 2— Déformations des éléments Mchis o 142 3 —Fléches horizontales dessatures === 1X 4 — Vibrations os 1 5 — Accumulation d'eau sur les titres X — Générallités sur la résistance des sections X.1—Citre de ruine 2 —tnfoence dy vitoment fel surf résstance X.3— Classification des sections transversales X.3.1 —Vellement local dans une section X32 Déiniton de principe des classes de sections X 3.3 — Limes proiques d'loncement géométique dos poses X 4— Traitement des rections de dase 4 X 4.1 —Contrainte critique dune pare plane él X 42 —Explotaion théorique du domaine posterique es parois planes X42 —Tratomon! pratique des porois planes récles K 4.4.— Remarques complémentoices sr le toitement der sections de classe 4 XI — Formules de résistance des sections XL — Effort normal M11. — Traction M112 — Compression X. 2 — Effort tranchant 1X3 —Flexion simple M4 —Torsion 2X. 5 —Sollitations combinées XL 6 — Effots des charges transversales sur les Genes de profils Xil — Instabilités des barres Xi. 1 — Flambement on compression simple MM, 1-1 — Charges etiques Euler HI. 1.2 — Comportement des bores ellos 19.2 — Compression o flexion dans le pm fombement se M8, 3 — Daversement en flexion simple reson Xi. 2.1 Coaficon de dévernment des Rgles OM 65 XL 3.2 — Cooffcont de dversement de Addi 60 KIL 3.3 — Coolcont de déversement de YEurocode 3 XI. 3:4 —Trongons prémonis cone fut requ de deversement Mi, 4— Formules générales de stobilté mise 4s 146 4s, us 159 155 155, 155 17 159 161 162 165 70 173 73 va Ww ve v2 188 190 195 ra 9 197 201 213 219 22 2 24 ns a 4 . Xi, 4.1 — Crit dos Ragles CM 66 2 ML 2 — Cried Pad 00 20 i Mt 43 — Crtbres do fEwrocode 3 20 i Md Toblogue de coulis el conevos de syihése 280 i 1.5 Cale dicect do stabilise au second ordre 2 MW i Xilt — Voilement de cisaillement des ames i de poutres 235 Hi 18, 1 — Contrainte critique de isiloment 236 } 1. 2— Méthode postaitque simple 237 i Xl, 3 — Méthede du champ diagonal de traction 239 | Xil 4 —teteradion avec fe moment de flexion | Glitter norwal nar 1 — Caled dos roissours 250 XIV — Général s sur les assemblages et résistance des moyens d/assemblage ..... 251 : MV. 1 —Généralités sur les assemblages e ide construction métallique 251 | Mv. 2 — Assemblages par boulons non précontraints 253 XV.2.1 — Résistonce aux efforts porlitles 8 fox dot Vis vin 253 | XN. 2.2 — Résisonco aux effors perpendicularee 8 Foxe des vis oe 256 | XW. 2.3 — Resistance aux olfars combinés 263 i AV. 3 — Assemblages por boulons pricontraints - 264 \ HIV. 3.1 — Précontvointe de coal 264 SIV, 8.2 — Resistance aux efforts paradles & Vaxe dos vis nu. 265 3V, 3 Ratsones out oles pependilaes 3 Fowe des vis 268 YN, 3.4—Résisonee aux ofiocs Combinés 270 i XN, A — Assemblages rivés a XV, 5 — Assemblages soudés 73 i HV. 5.1 —Dimensiongoment des cordons ‘angle 273 ry XW. 5.2 — Dispositions arsimilées & des souduros &ongle 278 Xv, 5.3 — Dispositions constucves 279 XW. 5:4 — Assemblages por contact direct 282 e i KV, 6—Critéves de choix das moyens d'assemblages 283 f ql XV. 6.1 — Maize des déformations sw 284 | KV, 62 — Sollctoions dynomiques S285 q XY, 63 — Solicitations en fatigue ol 28s XV, 64 — Shucures soumizes 6 de basses lempitures coc 286 i XW. 7 — Résistances de calcul des bovlens ea esenineneninnnns 206 XV — Assemblages courants de construction métallique i. 287 XV. 1 — Assemblages d'encastrement poutre-poteay on 287 : I a “© croure wonmTeur, 1997 XV. 1.1 —Closification det assemblages poutreptent XV. 1.2— Assemblages soudés poulepoteau WV. 1.3 — Assemblages poue poteou por patio about bovlonnee AV. 2 — Assemblages de profile roux WV. 2.1 — Nowmes fangaizes HV. 22 — Nome XP P22 311 Anwene KK XV, 3 — Peds de poteaux 2 3.1 — Le plating WV. 3.2 — lee tiger d'ncoges WV, 33 — le béche doncrogo WV. 3.4 — Verification de Faricviation XV. 3.5 — Realization dos encastements 1V.4— Assemblages boulonnés particulers XVI — Composants d’ossature YM. 1 — Eléments tondus 11.2 — Eléments en compression simple XV 3 —Poutres XM 3.1 Pes a pores mines formés oid XML. 3.2 — Profs ea Iaminés & chavd M1, 3.3 — Profle en I reconstves soudés 3M. 3.4 — Poutes planes en teilis 3M. 3.5 — Profs reconstitss soudés en caisson 3M. 3.6 — Poutres en bel spatiles XW, 4— Poteaux comprioés of flchis XVII — Conception générale des ossatures .. 1 1 — Principes fondamentoux XVI. 2 — Systémes construcifs XV, 2.1 — Syatimes wiangulés Xvi, 22 — Portiques Wl, 23 — Ares Xl 24 — Nappies tdimansionncis 2, 4 — Elément complémental Xl, 5 — Chabx des conditions de liisen aux oppuis JM, 6—Colleborotion des porsis fa stability ‘des batiments - XVII — Eléments types des ossatures courantes. Xv 1 — Ponnes Xt, 2 —Empannons et fermes treilis VIL. 3 — Portiques transwersaux Nill, 4 — Contreventement longitudinal ae 289 291 27 300 304 305 307 310 313 au 319 a9 23 3a) 36 36 338 330 a3 Baa us 351 351 352 ase 353 354 356 358 359 361 361 363 363 Bd 386 2, § — Ossotures de pans de for Dl, 6 — Planchee Xl, 7 — Chemins de roulement Annexes Annexe | —Voloues de caleul des propristés de Vacier Annexe 2-—Caractiristiques mécaniques de quelques produits siderurgiques courants - Annexe 3 — Sélection récapitulative de normes de produits pour la construction métallique Annexe 4 — Coefficients de flambement [Annexe 5 —Canevas de synthase sur la stabilité des barres ‘Suivant los Ragles CM 6% Svivant FAddiNf 60 aux Ragles CM 68 Soivant FEvocode 3 Anne 6 —Tableaux de synthase sur les résistances de calcul des boulons Norme NF P 22 430 : Résistonces de calcul das boulons [Norme NF P 22-460: Résistances ov glissement ‘Norme XP 222311 : Réssionce de calcul des boulons ‘Annexe 7—- Comportement des cfbles Index 389 392 394 399 399 400 408 413 a2 422 a7 432 40 440 441 442 Aus Imprimesie Héisey - Evreux - N° 77630 ‘Dépic Iéal septembre 1997 Oe ne ee cables aujourd'hui en Fronce : Ragles CM66 et Additf 80, normes frangaises d’assem- bloges, et Eurocode 3. Dans ce dernier cos, il ‘agit toujours des solutions préconisées par lo norme expérimentale francaise XP P 22-311 qui, par adaptation nationale, peu- ‘vent différer quelque peu de celles du texte origincl européen, mais sont-sevles effec poe ces On trouvera done réunies dans ce mémento toutes les données de départ nécessoires & la conception et au calcul des ouvrages en acier : évaluation des actions et des charges, ragles de combinoison, caracléristiques des aciers et des produits giques. Mois sont aussi précisés les modalités du colcul des structures et les vérifica- tions d’étot limite de service, de méme que tous les critéres de résistance et de stabilité retest ere CA ee ee ee Re ed assemblages. Des annexes fournissent enfin les voleurs numériques les plus uiles & la protique courante du calcul des structures métalliques : caroctérstiques de coleul des aciers, coractéristiques mécaniques des profilés courants, caractéristiques et capacités, des boulons, coefficients de flambement. Des canevas.de synthase pour la justification Pare se ears? Trés complet, ce formulaire contient non seulement les données de base & connate Cee eee cs ee a acme naa ‘aciers, des profs et des produits de boulonnerie), mais encore les crtéres de résiston- ce et de stablité (fondements esentels des critéres codifiés, formules des différents nnn eee ea ee) Troitont des principes fondamentaux d organisation, des familes de composants de struc: ture, des éléments types et dispositions constructives des ossatures courantes, ce nouveau peed et ee ent eee ets ee eee ke ee ea ee eee EE ee ae ae Revec cof non On et te et See Nene conlérences ¢ l'Ecole nationale des Ponls et Chaussées (ENPC). I! est membre de le renee eae cae eee resale Oe ere [ater eee ee te A ed Te ee eee Fondations / contreventement ~ Le projet én zone sismique Pee eee Pree Son ete mun i 9 Ma2281 2.281.11172.5