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© AR, Mathieu delmestre et Ludovic Piron

6 VIE LOCALE

Cinquième Gauche

N° 32 - novembre 2013

Piron 6 VIE LOCALE Cinquième Gauche N° 32 - novembre 2013 CULTURE Ouverture du Théâtre des

CULTURE

Ouverture du Théâtre des arts de la marionnette rue Mouffetard

Le "Mouffetard", premier théâtre de la ville de Paris dédié à la marionnette, ouvre ses portes le 4 novembre dans le 5e arron- dissement, porté sur les fonds baptismaux par la Ville, la Ré- gion et le ministère de la Cul- ture. Le Théâtre de la marionnette à Paris existe depuis 1992, mais sans lieu pérenne. Après vingt ans de nomadisme, la marion- nette a donc enfin un lieu spéci- fique, permettant l'accueil de compagnies en résidence et la programmation de rendez-vous réguliers autour de la marion- nette contemporaine. Le Mouffetard va poursuivre ses collaborations avec ses parte- naires comme le Monfort théâ- tre, le Théâtre Gérard Philipe de

Saint-Denis, le Théâtre du Fil de l'eau à Pantin, etc. Mais il va aussi lancer sa pre- mière saison dans son propre lieu avec en soirée d'ouverture "Hôtel de rive" (marionnettes à fils, théâtre d'ombres, musique et vidéo), puis "Ubu" par Label Brut, un "théâtre pour comé- diens, quelques fruits et beau- coup de légumes" d'après la célèbre pièce d'Alfred Jarry.

Le Mouffetard, dirigé par Isa- belle Bertola, a fait l'objet d'un important travail de rénovation (mises aux normes, loges, bu- reaux), depuis sa fermeture en

2012.

La Ville de Paris annonce une seconde phase de travaux en 2015 pour rénover la salle. (AFP)

AGENDA LOCAL

Samedi 9 et dimanche 10 novembre 2013 : Brocante organi- sée par l’Association des commerçants du Village Mouffe- tard, avenue des Gobelins, rue de Bazeilles, rue Censier et le long du Square Saint-Médard.

Dimanche 17 novembre de 14h à 18h30 : festival du roman historique à la Mairie du 5ème.

Lundi 25 novembre 2013 à 18h : CICA à la Mairie du 5ème, Salle Paul Pierrotet. Ordre du jour : la rentrée scolaire 2013- 2014 dans le 5ème.

Jeudi 5 décembre 2013 à 18h : Conseil d’arrondissement à la Mairie du 5ème, Salle Paul Pierrotet.

RETROUVEZ-NOUS

N’hésitez pas à venir nous rencontrer et échanger avec nous lors de notre permanence qui se tient tous les jeudis (hors vacances scolai- res) de 18h00 à 19h30 dans notre local de section (328, rue Saint- Jacques - 75005 Paris)

S’inscrire sur les listes électorales à Paris, c’est facile

Pour voter aux élections municipales et européennes en 2014, il faut s’inscrire sur les listes électorales au plus tard le 31 décembre 2013

QUI DOIT S’INSCRIRE ?

Les personnes âgées d’au moins 18 ans et jouissant de leurs droits civils et politiques ; n’ayant jamais été inscrites sur les listes électorales ou s’étant installées dans le 5 e ; ou ayant dé- ménagé au sein du 5 e (pour effectuer le changement d’adresse). Les jeunes de 18 ans sont automatiquement inscrits dans la commune où ils ont été recensés – un courrier de la mairie doit les en informer. En l’absence de courrier, il convient de s’assurer auprès de la mairie (d’arrondissement) que l’inscrip- tion a bien été faite. Les citoyens de l’Union européenne peuvent voter aux élec- tions municipales et européennes. Ils doivent pour cela remplir un formulaire d’inscription adapté à chaque élection (munici- pale et européenne).

COMMENT S’INSCRIRE ?

1. Par Internet sur le site www.mon.service-public.fr

2. Par courrier : Mairie du 5 e arrondissement – Service des Elec-

tions - 21, place du Panthéon – 75 005 PARIS

3. À la Mairie du 5 e

DOCUMENTS À PRODUIRE

- Pièce d’identité (carte d’identité, passeport…),

- 2 justificatifs de domicile,

- formulaire d’inscription complété

NOM

PRÉNOM

ADRESSE

TÉLÉPHONE

MAIL

✄ NOM PRÉNOM ADRESSE TÉLÉPHONE MAIL ❏ Je souhaite prendre contact avec les socialistes ❏

Je souhaite prendre contact avec les socialistes

Je souhaite adhérer au Parti Socialiste

Je verse

pour soutenir l’action du PS (chèque à l’ordre de l’AFPS)

Parti socialiste Paris 5 - 328, rue Saint-Jacques - 75005Paris - 01.43.26.84.66 - www.ps-paris5e.org

Cinquième Gauche Novembre 2013 ps-paris5e.org N° 32
Cinquième Gauche
Novembre 2013
ps-paris5e.org
N° 32

EDITORIAL

Anne Hidalgo pour Paris :

d é t e r m i n a t i o n rassemblement

e t

La détermination et la capacité de

rassemblement dont a fait preuve Anne Hidalgo au cours de ses

mandats d'adjointe à Bertrand D e l a n o ë s o n t a u j o u r d ' h u i reconnues au-delà des rangs socialistes. Ainsi, Ian Brossat, leader actuel des élus communistes parisiens,

a accepté la fonction de porte-

parole de notre candidate à la

Mairie de Paris. Ces tout derniers jours, c'est Jean- François Martins, seul élu MODEM au Conseil de Paris, directeur de la communication de François Bayrou lors de l'élection présidentielle de 2012, qui a annoncé son soutien à Anne Hidalgo : « Tout semble indiquer qu'il n'y aura pas de candidat

centriste au premier tour. [

] Je

me suis donc interrogé, en responsabilité et en liberté, sur le ou la candidat(e) le mieux à

même de défendre les valeurs et les idées auxquelles je crois, celles du centre. Et mon choix s'est porté sur Anne Hidalgo. [ ] A Paris, le centre ne peut pas être

l'allié des conservateurs. [

] Je ne

veux pas que Nathalie Kosciusko-

Morizet soit maire de Paris. Je sais que ce n'est pas le bon choix pour Paris. Les équipes seront semblables. Ils se sont opposés aux voies sur berges, au tramway, à la politique de

droite

parisienne s'est opposée à tous

les progrès notables réalisés depuis treize ans[ ]

Le moteur de ma décision est e s s e n t i e l l e m e n t e t q u a s i

exclusivement parisien. [

] Je dis

juste qu'à Paris, je pense que le

centre est plus proche d'Anne

]

J'étais convaincu par la réforme

des rythmes scolaires, parce qu'elle est fondée pour améliorer l'apprentissage des savoirs. [ ] Chez Anne Hidalgo j'ai constaté une absence totale de sectarisme. Sa volonté de constituer une majorité large, ouverte, a

[

]

Cette

Hidalgo

que

de

l'opposition

[

contribué à mon choix

»

ÉDUCATION

Aménagement des rythmes éducatifs

Une réforme en voie de réussir

En 2008, la semaine de 4 jours était imposée sans concertation. Pendant 5 ans, les moyens affectés à l’Education nationale, en budget et en personnel, ont diminué, la formation des enseignants a été supprimée et la réforme de la carte scolaire a accentué les inégalités. De- puis 2012, le Président de la République a fait de la jeunesse sa priorité et annoncé la créa- tion de 60 000 postes dans l’Education nationale pendant son mandat. A Paris, 57 postes ont ainsi été créés en septembre 2013, dont un RASED dans notre arrondissement, chargé d’aider les enfants en grande difficulté. Grâce à ces nouveaux moyens, la rentrée des 663

écoles parisiennes s’est bien passée, comme l’ont constaté Bertrand Delanoë et Anne Hidal- go : une première depuis septembre 2002 !

D’importants moyens mis en œuvre

La principale nouveauté de cette rentrée a concerné les nouveaux rythmes scolaires. La désastreuse semaine de 4

jours fut considérée par tous –enseignants, médecins, chronobiologistes– comme une aberration. Elle ne respec- tait pas les rythmes de l’en- fant. Ils souffraient ainsi de la plus longue journée de travail

parmi les pays de l’OCDE ! Après une large concertation dans le cadre de la refonda- tion de l’école, la répartition hebdomadaire sur 4 jours et demi –soit 180 jours par an– a été rétablie. Ayant décidé de

Marie-Christine Lemardeley avec Anne Hidalgo LE 5 e QUI OSE
Marie-Christine Lemardeley avec Anne Hidalgo LE 5 e QUI OSE

Marie-Christine Lemardeley avec Anne Hidalgo LE 5 e QUI OSE

2 ÉDUCATION

Cinquième Gauche

N° 32 - novembre 2013

2 ÉDUCATION Cinquième Gauche N° 32 - novembre 2013 la mettre en œuvre dès 2013, la
la mettre en œuvre dès 2013, la Ville de Paris s’est donné les moyens de
la mettre en œuvre dès 2013,
la Ville de Paris s’est donné
les moyens de la réussir : 8
000
activités proposées gra-
tuitement pour ses 137 000
écoliers, avec 5 000 anima-
teurs déprécarisés, 1 500
ASEM plus nombreux et
mieux formés, 500 partenai-
res associatifs et un recrute-
ment accru de professeurs de
la Ville de Paris en arts plasti-
ques, musique et sport. Cette
réforme représentera un
budget annuel de 50 millions
d’euros. La réforme est plébis-
citée par la participation de
8 0 %
d e s
é l è v e s
– s o i t
110
000–
à
ces
nouveaux
Une des écoles élémentaires du 5ème arrondissement
© PS PARIS 5

rythmes.

Des ajustements nécessai- res, mais des parents et

négative de l’opposition mu- nicipale n’a pas trompé les parents, qui savent que cette

nants), ils sont 96 % à avoir constaté la disparition des situations d’insécurité dès la

Dans les écoles parisiennes, un «carnet de liaison périsco- laire» permettant par exemple

des enfants globalement satisfaits

nouvelle organisation est pro- fitable à leurs enfants, comme

deuxième semaine. En mater- nelle, 40 % des parents pen-

que l’absence d’un enfant soit communiquée à la bonne

l’a

montré

la

consultation

sent que l'organisation du

personne –enseignant ou

Comme toute réforme d’am- pleur, celle-ci nécessite un temps de mise en œuvre et des ajustements. Pourtant, décidée par JF Copé quelques

organisée par la FCPE pari- sienne, association nationale majoritaire chez les parents d’élèves.

mardi et du vendredi doit être améliorée, et 32 % pointent l’organisation des sorties de 15h et de 16h30. 69 % des parents de l’élémentaire té-

animateur d’une activité péri- scolaire– sera mis en place au retour des vacances de Tous- saint pour améliorer le dialo- gue et l’information jusqu’à

jours après la rentrée et décli-

Avec plus de 1 000 réponses,

moignent que leur enfant a eu

présent insuffisants. Du maté-

née consciencieusement par

les parents parisiens se sont

un ou plusieurs de ses choix

riel sera acheminé pour que

Nathalie Kosciusco-Morizet, la campagne de dénigrement orchestrée par l’UMP dans la perspective des municipales a

largement emparés de ce questionnaire pour faire en- tendre leur voix et celle de leurs enfants. En maternelle,

satisfaits dans la procédure d’attribution des ateliers. Et ils sont 70 % à considérer que leur enfant est plutôt satisfait

les animations enrichissent la journée de l’enfant. Les asso- ciations partenaires ont été rapidement évaluées pour ne

voulu faire croire que la ré-

l’insatisfaction

des

parents

des moments qu’il passe le

retenir que celles qui satisfont

forme

était

un

échec

en

se

était

directement

liée

au

mardi et le vendredi.

aux critères exigés. Enfin,

fondant sur la fatigue habi-

manque d’information : par-

après

la

Toussaint,

tous

les

tuelle des enfants le mois de

mi

les 34 % de parents insa-

Des solutions rapidement

parents

doivent

etre

mieux

la rentrée. Cette posture

tisfaits de l’organisation de la

mises en place

informés

de

cette

nouvelle

tourne le dos au constat una-

journée le mardi et le vendre-

organisation

du

temps

péri-

nime des députés, de gauche

di, 66 % d’entre eux déplorent

Grâce au relais des représen-

scolaire.

La

répartition

de

comme de droite, de la mis-

manquer d'informations et de

tants du Maire de Paris dans

110

000 élèves entre 8 000

sion d’information de décem-

contacts

avec

les

équipes

les écoles et au comité de suivi

activités et 663 établissements

bre 2010 sur le caractère né-

éducatives.

En

élémentaire

de la réforme, les ajustements

prend du temps pour être in-

gatif de la semaine de 4 jours.

par

contre, seulement 22% de

nécessaires

ont

été

rapide-

dividualisée

enfant

par en-

La question des temps de

parents sont inquiets d’une

ment

opérés

par

la

Ville,

fant !

 

l’enfant ne doit pas être un

absence d’information et 66

comme l’a annoncé le Maire,

Pour améliorer la réforme,

enjeu électoral. Il faut penser à

% connaissent les ateliers de

Bertrand Delanoë, le 8 octobre

184

nouveaux postes de direc-

l’intérêt supérieur de l’enfant :

leur

enfant. Si 10% des pa-

dernier et comme Colombe

teurs de point d’accueil épau-

la réforme favorise les condi-

rents

relèvent

de

vrais

dys-

Brossel, adjointe au Maire en

leront les 385 responsables

tions d’apprentissage, la réus- site éducative et vise à réduire les inégalités. Cette attitude

fonctionnements (absence de coordination autour des sor- ties d'école, carence d'interve-

charge de la vie scolaire et de la réussite éducative l’a mis en œuvre.

déjà nommés pour que, dans chaque école de Paris, les pa- rents puissent compter sur la

Cinquième Gauche

N° 32 - novembre 2013

SANTÉ 5

sur la Cinquième Gauche N° 32 - novembre 2013 SANTÉ 5 3, rue de l’Epée de

3, rue de l’Epée de Bois : main- tien et modernisation du Centre de santé

© PS PARIS 5
© PS PARIS 5

« Le Maire de Paris réaffirme son engagement à maintenir le Cen- tre de santé de la rue de l’Epée de

Bois, à Paris 5 ème » : tel est le vœu voté sur proposition de Lyne Cohen-Solal, soutenue par la ma- jorité parisienne de gauche, au Conseil de Paris des 9-11 juillet

2013.

Cet engagement a depuis été confirmé de deux manières :

arrivée d’un nouveau directeur et de trois nouveaux médecins généralistes ;

inscription au budget parisien d’une somme de 40 000, destinée à des travaux de mo- dernisation du Centre, notam- ment de la salle de stérilisation.

Voilà qui coupe court à la cam- pagne de désinformation fréné- tique orchestrée par le Maire du 5 ème avec la droite locale, qui faisait état de la fermeture immi- nente du Centre !

Santé des étudiant-e-s : un nou- veau Centre en 2015 dans le

5 ème

Au n° 4 de la rue de Quatrefages, près de la Grande mosquée de Paris, dans des immeubles loués par la Fondation Santé des Etu- diants de France à l’Etat, vont être réalisés de très importants tra- vaux, dédiés à la santé étudiante.

Une fois restructurés, les bâti- ments de la future Maison de santé étudiante, accueilleront :

16 studios avec cabinets de toilette individuels, des salles collectives et un foyer, destinés

à des étudiants lourdement handicapés ;

un Pôle ambulatoire composé d'un Centre de Santé, d'un Centre de Planification et d'Education Familiale, d'un

Bureau

Universitaire

Etudiants-Lycéens.

d'Aide

et

Psychologique

Relais

d’un

La restructuration conservera les façades sur rue, et adoptera une

démarche de développement

durable ; le chantier se conforme- ra à des contraintes de faibles nuisances. L’ouverture est prévue à l’été

2015.

Marie-Christine Lemardeley, le 5 e qui ose la santé Face à la maladie, nous éprouvons

Marie-Christine Lemardeley, le 5 e qui ose la santé

Marie-Christine Lemardeley, le 5 e qui ose la santé Face à la maladie, nous éprouvons notre

Face à la maladie, nous éprouvons notre vulnérabilité. Lorsque notre corps souffre, lorsqu'il se dérègle, nous nous rappelons la fragilité de notre condi- tion. Rien n’est plus important, et par conséquent, rien n’est plus injuste que les inégalités face à la maladie, mais aussi que les inégalités d’accès aux soins et à la santé. Si les premières sont le fait du destin, il nous appartient de lutter avec acharnement contre les secondes.

A l’échelle d’un arrondissement, cela passe par le maintien d’une offre acces-

sible et de proximité. C’est pourquoi je veux soutenir l’activité des centres de

santé. Je salue notamment les efforts de la Ville de Paris qui ont permis la réouverture du Centre de santé de la Mutualité, tout en regrettant que l'oph- talmologie en soit absente.

Avec le même objectif, je suivrai très attentivement les travaux de mise aux normes du Centre de santé de l'Epée de Bois. Ces travaux sont indispensa-

bles pour remettre aux normes d’hygiène un centre qui accueille essentielle- ment de jeunes enfants et leurs mères.

L'ouverture en 2015 d'un Centre de santé rue de Quatrefages, qui offrira aux étudiants des prestations qui amélioreront leurs conditions de vie au Quartier Latin, avec notamment un accueil pour étudiants en situation de handicap, va également dans le bon sens : elle souligne avec force la vocation universitaire de notre arrondissement et le fait que les étudiants y ont toute leur place, au- delà même de leurs études.

A chaque fois que cela sera nécessaire, je m'engagerai, auprès des décideurs

de notre système de santé, en faveur d'une affirmation et d'une harmonisation

de l'offre locale de soins accessibles à tous.

En tant que candidate de gauche à la Mairie du 5ème, je suis très attachée au maintien de la diversité sociale qui contribue au bien vivre de tous dans nos quartiers parisiens.

A ce titre, le renforcement d'un accès de proximité à des soins médicaux de

qualité au tarif conventionné "secteur 1" est un objectif essentiel pour nos concitoyens, en particulier pour les moins aisés.

Si les électeurs me font confiance en mars 2014, je m'engage donc à œuvrer avec la plus grande détermination à la pérennité des Centres de santé de no- tre arrondissement.

Marie-Christine Lemardeley

Cinquième Gauche

N° 32 - novembre 2013

ÉDUCATION 3

Cinquième Gauche N° 32 - novembre 2013 ÉDUCATION 3

présence d’un adulte dédié à l’animation des équipes et aux échanges avec eux. Dans les écoles maternelles, consi- gne a été donnée depuis le 8 octobre de ne plus écourter la sieste des petits pour les acti- vités périscolaires. Par ailleurs, des besoins com- plémentaires ont été identi- fiés, notamment pour le net- toyage des cours le matin. Pour répondre à ces deman- des, des renforts d’heures de ménage ont été décidés. Une évaluation du dispositif en vigueur en maternelle va en- fin être assurée par un orga- nisme indépendant, qui re- mettra ses propositions d’ici au 31 décembre.

Dans le 5 ème arrondisse- ment

Dans le 5 ème , les 18 écoles du cycle du premier degré –qui accueillait 3 300 élèves envi- ron– ont mis en œuvre les nouveaux rythmes scolaires grâce à l’importante mobilisa- tion des directeurs d’école et des animateurs et à la pré- sence d’un riche tissu associa- tif. A la Maison des Jeunes de Saint-Médard, 35 journées supplémentaires ont ainsi été proposées entraînant la créa- tion de deux emplois. Le pro-

chain CICA

25 no-

vembre devrait permettre de dresser le constat de la mise en œuvre de cette réforme. Elle est en voie de réussir car chaque préoccupation expri- mée par les parents est prise en considération par l’équipe municipale pour être corrigée, au nom de l’intérêt supérieur de l’enfant. C’est tout ce qui compte.

du lundi

Marie-Christine Lemardeley, le 5 e qui ose l’École La loi de refondation de l’école traduit

Marie-Christine Lemardeley, le 5 e qui ose l’École

Marie-Christine Lemardeley, le 5 e qui ose l’École La loi de refondation de l’école traduit la

La loi de refondation de l’école traduit la volonté historique de la Gauche de faire de l’éducation le vecteur privilégié de l’égalité et de l’émancipation. Au sein de cette loi, l’un des volets concerne l’aménagement des rythmes éducatifs.

Redisons-le avec force : la réforme les rythmes scolaires était nécessaire. Il y avait d’ailleurs consensus là-dessus. La journée scolaire des petits Français était la plus longue et le nombre de jours travaillés le plus faible. Par conséquent la charge quotidienne de travail supportée par les enfants était l'une des plus élevées du monde.

La Ville de Paris, soutenue par le Recteur de Paris, a donc souhaité ne pas perdre de temps, et mettre en œuvre la réforme dès la rentrée 2013, en se donnant les moyens de la réussite.

La Ville a procédé aux améliorations nécessaires dès qu’elles ont été identifiées.

Je voudrais rendre hommage à l'implication de tous les acteurs de cette réforme ambitieuse et dire à quel point nos enfants, tous nos enfants, méritent de se voir offrir des temps de créativité avec des manières différentes d'apprendre.

Grâce au renforcement des activités périscolaires, tous les enfants, quels que soient les revenus de leurs parents, ont la chance de découvrir les arts, de faire du sport, d’avoir des activités ludiques et récréatives de qualité. Ainsi, tous les petits parisiens bénéficient des espaces d’imaginaire et de sociabilité indispensables à leur épanouissement et favorables aux apprentissages.

Toute réforme d'ampleur demande un minimum de temps pour être complètement ecace. Des ajustements sont probablement encore utiles. Je suis et je resterai à l'écoute des parents, des enfants et des intervenants scolaires et péri-scolaires pour permettre à ce beau projet éducatif d’apporter le meilleur aux enfants du 5 e .

Marie-Christine Lemardeley

Petit glossaire de la réforme des rythmes éducatifs

ARE

rythmes éducatifs

:

Aménagement

des

CLAS : Contrat local d’accom- pagnement scolaire

ESPE : École supérieure du professorat et de l’éducation

ASEM : Agent spécialisé des

DASCO : Direction des aaires

REV

:

Responsable

Éducatif

écoles maternelles

solaires

Ville

ATSEM : Agent territorial spé-

DASEN : direction académique

RASED

:

Réseaux

d’aides

cialisé des écoles maternelles

des services de l’Éducation

spécialisées

aux

élèves

en

Nationale

diculté

 

CEL : Contrat éducatif local

4 SANTÉ

Cinquième Gauche

N° 32 - novembre 2013

4 SANTÉ Cinquième Gauche N° 32 - novembre 2013 CENTRES DE SANTÉ Pour l’accès de tous

CENTRES DE SANTÉ

Pour l’accès de tous aux soins en secteur 1

La Mairie de Paris mène une action déterminée pour l’accès de tous les habitants du 5ème arrondissement aux soins de secteur 1. Réouverture du centre de santé du Square de la Mutualité, modernisation de celui de l’Épée de Bois, ouverture d’une nouvelle maison de santé pour les étudiants rue de Quatrefages à l’horizon 2015 : au- tant de dossiers qui montrent l’engagement de l’Hôtel de Ville en faveur de la santé de proximité dans notre ar- rondissement.

Centre de santé du Square de la Mutualité

Victoire, enfin !

Le Centre de santé du Square de la Mutualité, ex-Centre Saint-Vic- tor, a été inauguré le 1 er octobre ; les premiers rendez-vous ont été honorés le 14. Les socialistes du 5 ème , qui se sont très vigoureusement inves- tis dans la lutte pour cette réou- verture sur de nouvelles bases, ne peuvent que s’en féliciter.

Près de 5 ans entre la première manifestation contre la ferme- ture provisoire annoncée mais que l’on craignait définitive, le 2 décembre 2008 (avec des socia- listes aux côtés du personnel et d’habitants), et la réouverture après travaux !

Les choses avaient déjà com- mencé dans la douleur fin 2008, et ont empiré jusqu’en début 2011 :

mobilisation des socialistes de l’arrondissement, et d’au- tres forces de gauche, aux côtés des habitants ;

plusieurs vœux de la majorité de gauche au Conseil de Pa- ris ;

des interpellations au gou- vernement Sarkozy, qui n’a- chait qu’une vision compta- ble, et une prédilection pour le privé, en matière de santé ;

les rappels vigoureux de Ber- trand Delanoë au respect du PLU (plan local d’urbanisme) et du permis de construire, lesquels imposaient le main- tien d’un Centre de santé dans les locaux partagés avec le futur Centre de congrès de JL Events ;

les atermoiements et l’inca- pacité des mutuelles alors en charge de la gestion, FMP

© PS PARIS 5
© PS PARIS 5

Marie-Christine Lemardeley et des militants socialistes du 5ème lors de l’inau-

guration du centre de santé

puis UTMIF, et finalement la défaillance de cette dernière.

2011 a vu l’entrée en scène de la MATMUT, bien connue des automobilistes, mais beaucoup

moins des patients des Centres de santé. Et tandis que les tra- vaux du Palais des Congrès avançaient bon train, ceux du Centre de santé restaient au

point mort. Les militants PS du 5 ème se sont à nouveau fâchés, annonçant que l’exploitation du Centre de congrès ne pourrait se dérouler dans la sérénité, à côté du chan- tier à vau-l’eau du Centre de santé. Bertrand Delanoë tonnait, lors

de son compte-rendu de man- dat de 2011 dans le 5 ème : « la MATMUT nous balade ! », avant

de réussir enfin à amener cette dernière à signer des engage- ments précis. Toutefois, lors du compte-rendu de mandat de novembre 2012, le Maire de Paris devait à nou- veau élever la voix, menaçant cette fois-ci d’intenter un procès, si le Centre de santé n’ouvrait pas dans les mois suivants. Finalement, c’est donc en oc- tobre 2013 que les habitants ont retrouvé leur Centre de santé, sur une surface réduite, mai considérablement moder- nisé, et avec une amplitude horaire notablement accrue.

Vigilance maintenue

Tous les nuages se sont-ils éva- nouis pour autant ?

Lors de l’inauguration, les res- ponsables du nouveau Centre de santé de la Mutualité et de la MATMUT n’ont pas caché que, pour eux, la gestion de ce Cen- tre relevait d’un pari. En eet, les dicultés économi- ques de nombre de ces structu- res en France dans la période récente ne sont pas un secret.

Plusieurs facteurs laissent cependant espérer une conso- lidation de notre laborieux acquis :

les dirigeants du nouveau Centre ont associé à leur ore en Secteur 1, dont l’équi- libre financier est souvent précaire, une ore hors Sec- teur 1, notamment en soins dentaires, à des prix cher- chant à marier accessibilité financière pour les usagers (avec des prix inférieurs aux cabinets libéraux), et rentabi- lité pour le Centre ;

les responsables de la Mai- rie de Paris ont armé clai- rement leur engagement envers la formule des Centres de santé ;

la Ministre de la santé, Ma- risol Touraine, à la diérence de ses prédécesseurs de droite depuis dix ans, a ho- noré de sa présence le con- grès des Centre de santé, le 3 octobre dernier, et a armé à ses auditeurs : "Vous serez pleinement engagés pour conduire sur le terrain la stratégie nationale de santé, et pour cela, votre rôle doit être conforté"

On entrevoit donc des clartés à l’horizon du Centre de santé de la Mutualité. Des clartés, mais les nuages ne sont pas pour autant tous écar- tés. Nous resterons vigilants.