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Madame, Monsieur,

Vous trouverez dans ces quelques pages les principales lignes du programme de
l’équipe d’Ensemble à Montigny. C’est un document un peu long mais il nous a
semblé important de vous livrer un maximum d’éléments pour que vous puissiez,
en connaissance de cause, faire le bon choix les 9 et 16 mars prochains.

Par le travail des conseillers municipaux d’Ensemble à Montigny, les résultats du


questionnaire à la population lancé il y a un peu plus d’un an, les rencontres
avec les habitants, les groupes de travail… voici comment, collectivement, nous
avons abouti à ces propositions.

Au delà de l’énumération des projets que nous entendons mener dans les six
années à venir, c’est une véritable vision de notre ville qui guide nos choix.
C’est d’ailleurs la principale différence que nous avons avec le Maire sortant qui
puise souvent dans nos idées mais ne semble pas en comprendre la logique, la
cohérence ni même les finalités.

Partie prenante de l’agglomération messine, Montigny-lès-Metz ne peut plus se


contenter d’être une juxtaposition de quartiers dans lesquels on pose tantôt un
immeuble, tantôt un parking. Forts des atouts de notre ville, conscients de ses
manques, c’est ensemble que nous construirons une ville plus solidaire, plus
écologique et plus dynamique, au service de ses habitants.

Vous souhaitant bonne lecture, je vous assure de notre dévouement et de notre


volonté de construire l’avenir de notre ville avec et pour ses habitants.

Cordialement.

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SOMMAIRE

1  Une ville plus solidaire .................................................................................... 3 


1.1  Démocratie locale ................................................................................... 3 
1.2  Associations .......................................................................................... 4 
1.3  Education / écoles primaires et petite enfance................................................ 5 
1.4  Logement ............................................................................................. 6 
1.5  Action sociale et politique de la ville ............................................................ 7 
1.6  Service public de l'eau.............................................................................. 8 
1.7  Seniors ................................................................................................ 9 
1.8  Handicap ............................................................................................. 10

2. Une ville plus écologique .................................................................................. 11 


2.1  Urbanisme ........................................................................................... 11 
2.2  Environnement et développement durable .................................................... 12 
2.3  Transports et déplacements ...................................................................... 13 
2.4  Grands projets structurants : nouveaux quartiers / écoquartiers .......................... 15

3  Une ville plus dynamique ................................................................................ 16 


3.1  Sports (y compris centre nautique) ............................................................. 16 
3.2  Animation de la vie locale et manifestations .................................................. 17 
3.3  Desserte internet ................................................................................... 18 
3.4  Grands projets structurants : espace Europa Courcelles .................................... 19 
3.5  Jeunesse ............................................................................................. 20 
3.6  Commerce (et économie) ......................................................................... 20 
3.7  Sécurité publique (et stationnement) .......................................................... 21 
3.8  Culture ............................................................................................... 22 
3.9  Télévision locale ................................................................................... 24

4  Une nouvelle méthode de gestion de la ville ......................................................... 25 


4.1  Fonctionnement démocratique des instances municipales et intercommunales......... 25 
4.2  Personnel municipal ............................................................................... 26 
4.3  Fiscalité .............................................................................................. 26 

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1 UNE VILLE PLUS SOLIDAIRE
1.1 Démocratie locale
NOS PRINCIPES - NOS VALEURS
Faire participer le plus grand nombre à la prise de décision, comme à la mise en œuvre de
certains projets qui concernent la vie quotidienne des quartiers et l’environnement.

L'implication des citoyens et leur participation induit une formation.

L’ÉTAT DES LIEUX


La mise en place de réunions de quartiers par J.L. Bohl a été la plus grande mascarade du
mandat.

Comme partout, les citoyens montigniens sont de moins en moins impliqués dans la vie locale
sauf par le biais des associations.

La très faible fréquentation des séances du Conseil municipal par le public en est l’indice le plus
explicite.

Le conseil municipal des enfants fonctionne plutôt bien : c’est un lieu de formation des plus
jeunes (élection au sein des écoles).

NOS PROPOSITIONS
Réglementée par la Loi d'Orientation et d'Aménagement Durable du Territoire, la mise en place
des Comités de Quartiers n'est pas prévue pour les communes de la taille de Montigny. Pour
autant, nous nous inspirerons de l'esprit de cette loi pour impliquer les habitants dans la gestion
de certains aspects de leur quartier et de leur quotidien. C'est une initiative qui peut s'avérer
périlleuse : réduire les comités à une représentation des associations, laisser prendre des
décisions à des personnes pas ou insuffisamment formées, ne pas leur laisser prendre de
décisions... sont autant d'écueils qu'il faudra éviter. Pour ce faire, une période de 2 années de
préparation sera nécessaire avant leur mise en place. Cette période devra également servir à
trouver une formule légale qui permettra de doter les comités de quartier de budgets propres et
de compétences bien définies. Au-delà de la difficulté et du risque politique, la mise en place de
cette démocratie participative de proximité peut devenir une formidable courroie de
transmission entre les habitants et la majorité municipale : à la fois un réservoir d'idées, un
observatoire permanent des quartiers et un outil de popularisation des projets et de la politique
municipale. Ce projet aura toute sa place dans le dispositif de la politique de la ville. A ce titre,
nous solliciterons les partenaires de la politique de la ville et en premier lieu l'Etat pour aider à
la réflexion, à la mise en place et au financement.

Sur le modèle du Conseil des enfants, mise en place de conseils des jeunes (collèges voire
lycées) et des associations.

Réunion trimestrielle (et non plus annuelle) de la commission consultative des services publics :
réflexion à mener sur l’opportunité de faire évoluer sa compétence unique.

Embauche d’un animateur diplômé pour la mise en place de ces conseils et commissions (et
animation des Conseils des enfants et des jeunes).

ÉLÉMENTS COMPLÉMENTAIRES
Deux années de préparation pour une mise en place effective des Comités de quartiers courant
2010.

Conseil des jeunes : mise en place dès la rentrée de septembre 2008.

Réunion de la commission des services publics avant l’été 2008.

3
1.2 Associations
NOS PRINCIPES - NOS VALEURS
Les associations sont indépendantes de la municipalité, elles ne doivent pas être utilisées comme
des structures para municipales au risque de perdre ce qui fait leur plus value sociale : la
formation des citoyens et l’animation collective de la ville.

La municipalité doit contractualiser les aides qu'elle verse aux associations.

L’ÉTAT DES LIEUX


Les municipalités successives de Montigny-lès-Metz se sont régulièrement enorgueillies de la
centaine d’associations inscrites au répertoire de la ville, ce qui ne représente pas un nombre
très élevé si l’on compare à beaucoup d’autres communes de Moselle. A la lecture du « Guide
Pratique 2007 » de la commune où les associations sont répertoriées, on en dénombre 110 (total
identique à 2006) réparties en 4 catégories :

− Associations culturelles, familiales et sociales : 65


− Associations du 3ème âge : 7
− Associations sportives : 23
− Associations patriotiques : 15

Il semble que quelques associations répertoriées n’ont de « Montigny » que l’adresse du


Président ou du siège social. Elles sont, pour une bonne part, à dimension nationale,
départementale, ou de Metz et environs mais bénéficient souvent d’avantages (subventions et
mise à disposition de locaux). Il s’agit d’amicales, de groupements, sections, unions,… Cette
présence est peut-être le « prix à payer » de la dimension de Montigny et de son statut de 2ème
ville de l’agglomération et de 3ème ville du département mais le paradoxe est que notre
commune bénéficie finalement assez peu de leur présence en termes de notoriété.

La municipalité sortante considère les associations comme son bras armé. Elle municipalise, de
fait, beaucoup d'entre elles (CM3A, Association de Gestion des Crèches et Haltes Garderies,
Comité des fêtes…).

Lorsqu'elle ne les instrumentalise pas, elle utilise le subventionnement plus comme un système
clientéliste que comme un véritable outil de développement des associations elles-mêmes ou de
tel ou tel aspect de la commune.

NOS PROPOSITIONS
Contractualisation de l'ensemble des relations existantes entre la commune et les associations,
tant au niveau matériel, financier que de la représentativité (voir également démocratie locale).

Nous aiderons forfaitairement toutes les associations de la commune, mais nous choisirons, en
fonction de leurs projets, d'en soutenir certaines plus massivement : voir les thèmes de la vie
municipale sur lesquels nous avons des projets forts : consommation, environnement, démocratie
locale, sports,... mais également les projets d’animation des quartiers (MJC Marc Sangnier,
Association des Amis des Friches, Association Mermoz-Simminger, etc.)

Démunicipalisation de plusieurs associations et services, entre autres, l’association de gestion


des haltes-garderies et le comité des fêtes.

ÉLÉMENTS COMPLÉMENTAIRES
Contractualisation déjà réalisée pour les grosses associations : à poursuivre tout au long du
mandat.

Mise en place du nouveau système de financement des associations pour l’exercice 2009.

Démunicipalisations programmées pour courant 2009.

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1.3 Education / écoles primaires et petite enfance
NOS PRINCIPES - NOS VALEURS
Favoriser un égal accès de tous à l'éducation, en usant au besoin, du principe de discrimination
positive basé sur les revenus et/ou le quotient familial

Le travail collectif (tel que pratiqué dans les écoles ou dans les associations) est un facteur de
développement et de socialisation des enfants. Nous y attachons donc une grande importance.
Ce principe est à mettre en rapport avec les thèmes que nous présentons comme prioritaires :
citoyenneté, éducation…

L’ÉTAT DES LIEUX


Réglementairement, la commune est en charge de l'investissement et de l'entretien des
bâtiments communaux qui abritent les écoles maternelles et élémentaires. Il semble que de ce
point de vue, le bilan de J.L. Bohl soit honorable : l’entretien de l'immobilier et les
investissements (comme l'informatisation) ont été faits correctement.

Les aides aux classes transplantées sont beaucoup trop insuffisantes et ne tiennent pas compte
de la situation financière et sociale des parents.

L'éducation est également constituée par l'ensemble des dispositifs para et extra scolaires : à ce
niveau, les budgets alloués sont tout à fait insuffisants et dénotent une absence de volonté
politique flagrante : les tarifs exorbitants de l’accueil des mineurs et des cantines en sont « la
partie émergée de l'iceberg ». Il faut d’ailleurs noter le nombre très insuffisant de places de
restauration scolaire. Le nombre de places d’accueil de la petite enfance (enfants de 3 mois à 3
ans) est tout à fait médiocre : seulement trois structures pour l’ensemble de la ville.

Pour mémoire :

3 multi accueil : 1 de 25 places (les Pinsons), 1 de 30 places (les Lutins) et 1 de 35 places (les
Petits Princes).

239 assistantes maternelles au 1/01/2007 dont 15 en cessation temporaire d'activité.

Et toujours de longues listes d’attente !

NOS PROPOSITIONS
Mise en place d'une tarification proportionnée aux revenus des parents pour l'ensemble des
services de l'enfance et de la petite enfance (crèches et haltes-garderies, périscolaire,
restauration scolaire, aides aux classes transplantées…).

Favoriser l'exploitation des richesses associatives de la commune (savoir-faire du LEC, Fondation


Solange Bertrand, Clubs sportifs...) par les enseignants : cette implication des associations sera
formalisée dans le cadre de la contractualisation avec la ville.

Démunicipalisation de l'association de gestion des Crèches et Haltes-garderies pour impliquer


davantage les parents dans la gestion mais surtout dans le diagnostic des besoins afin de
développer les capacités d'accueil totalement insuffisantes au regard du nombre d'habitants et
de la modification des comportements sociaux (vie professionnelle des femmes par exemple).

Maintien de l’utilisation de la piste d’éducation routière pour les élèves des écoles élémentaires
et mise en place de sessions de sensibilisation d’éducation routière pour les adolescents (en lien
avec les associations et le Club de Prévention).

Développement de l’information et de la formation des élèves sur les problèmes de


consommation et de développement durable en s’appuyant sur les associations montigniennes.

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ÉLÉMENTS COMPLÉMENTAIRES
Elaboration de nouvelles grilles tarifaires après renégociation du contrat avec la CAF.

Démunicipalisation programmée pour le courant 2009 ; mise en chantier d’au moins une
structure d’accueil petite enfance courant 2010.

Mise en œuvre d’un catalogue des prestations associatives au profit des écoles.

1.4 Logement
NOS PRINCIPES - NOS VALEURS
La mixité sociale est non seulement une obligation morale d'équité entre les citoyens mais c'est
aussi un gage de développement harmonieux de la ville.

Cette compétence municipale devrait être transférée, plus avant, à l'intercommunalité. A défaut
des espaces de concertation sur l’agglomération devront être développés afin de coordonner voir
d'impulser des politiques cohérentes sur le territoire : Borny et Saint-Eloy (par exemple) ne sont
pas le problème unique de Metz et Woippy. En tous cas les réponses seront plus efficaces,
rapides et justes si elles sont recherchées à l'échelon de la CA2M.

L’ÉTAT DES LIEUX


En ce qui concerne le nombre de logements sociaux, notre commune respecte ses obligations. Si
la cassure entre haut et bas de la ville est aussi marquée par une certaine différence de
standing, le mandat qui s’achève a vu se développer quelques trop rares initiatives pour
implanter du logement social sur les quartiers aux alentours de l’Hôtel de Ville et du château.
Pour autant, ces initiatives ne sont pas comparables, quantitativement, avec l’habitat privé que
l’on a vu fleurir au mépris du slogan Bohliste : « Stop au béton » !

Sur l’ensemble du parc de logements sociaux, essentiellement géré par l’OPHLM, une partie des
habitations collectives sont dans un état préoccupant et ne répondent plus aux attentes des
locataires. Cependant, cet office reste un outil important pour la municipalité.

NOS PROPOSITIONS
Sur le prochain mandat, nous privilégierons la qualité des logements et de leur environnement à
l’extension du parc existant (sauf sur le projet d’écoquartier).

Le recours au droit de préemption sera très usité dès que les projets de cession incluront une
« destruction/reconstruction ». A la place, deux hypothèses seront systématiquement étudiées :
réalisations d’espaces à usages collectifs (espaces verts privilégiés) et projets d’habitats
collectifs.

Le cas des deux tours d’habitat collectif devra faire l’objet d’une étude sur une opération de
démolition/reconstruction ou à minima, une réhabilitation et une diminution du nombre
d’étages.

Voir également le thème « politique de la ville ».

Comme cela est prévu pour le patrimoine municipal, le parc OPHLM fera l’objet d’un triple audit
thermique, énergétique et phonique qui devrait permettre la création d’un plan de travaux
d’amélioration de l’habitat.

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1.5 Action sociale et politique de la ville
NOS PRINCIPES - NOS VALEURS
Face aux désengagements de l'Etat et à l'efficacité toute relative du Conseil Général de Moselle,
la commune ne peut pas suppléer toutes les carences. Néanmoins, parce que la commune est un
échelon de proximité et que toutes les énergies doivent être mobilisées pour lutter contre la
précarité et ses conséquences, la ville reste un échelon pertinent qui permet d'accompagner des
situations difficiles voire de les résoudre.

N'ayant ni les moyens ni la vocation de prendre en charge tous les aspects de la politique sociale,
la commune doit s'appuyer sur les institutions existantes mais aussi travailler avec les
nombreuses associations compétentes. Cela implique de les soutenir correctement pour les
services qu'elles rendent à la collectivité.

Les dispositifs de la politique de la ville (même si Montigny n'est pas prioritaire) doivent être
mobilisés car ils concentrent l'essentiel des moyens de l'Etat dans ce domaine.

L’ÉTAT DES LIEUX


La nouvelle génération de procédure « Politique de la Ville » a vu le jour en 2007, le CUCS
(Contrat Urbain de Cohésion Sociale) a remplacé le Contrat de Ville qui existait déjà à
Montigny-lès-Metz, malgré le peu de visibilité que la Municipalité affichait.

Rappel synthétique : le CUCS est un dispositif permettant aux municipalités possédant un


quartier reconnu « Zone Urbaine Sensible » d’être soutenue dans des actions de
développement autour de thèmes prioritaires :

− Accès à l’emploi et au développement économique,


− Lutte contre les discriminations et pour l’égalité des chances,
− Prévention de la délinquance,
− Réussite éducative…

Si l’on en reste à la surface des choses, on peut penser à une relative bonne gestion de ces
priorités à Montigny. Le CCAS gère, distribue, participe pour les plus démunis (ceux qui se
manifestent), et il n’y aurait pas de mouvements de jeunes, ni de violences manifestes.

Cependant, si on s’intéresse de plus près aux difficultés que rencontrent des familles à revenus
modestes relogées par les organismes de logement social, si on circule et questionne un peu les
habitants et les riverains des collectifs Saint-Exupéry, si on s’attache à observer l’errance de
certains jeunes au début des congés scolaires, on s’aperçoit rapidement de la modestie de la
volonté politique dans ces domaines.

L’examen attentif des propositions d’actions des associations ou institutions travaillant dans le
secteur sanitaire et social à Montigny est, à ce titre, édifiant. Une fois de plus, la Ville souffre
d’un complexe face à Metz, qui semble être l’étalon référence pour M. BOHL autant sur le plan
social, que sur le plan culturel.

Alors que la dynamique engagée par l’Etat pour les CUCS et les nouveaux moyens dévolus au
Conseil de Prévention de la Délinquance (création d’un Fonds Interministériel doté de moyens
non négligeables), la liste des dossiers déposés révèle une participation financière de la Ville
destinée à une gestion « normale » du social. Bref la ville ne profite pas réellement de la plus-
value que constituent les CUCS : on ne peut, évidemment, pas incriminer les associations qui,
elles, ne se font que l’écho de la volonté politique de s’engager ou non sur des projets
réellement innovants ! L’animation de telles procédures relève des élus et de leur « désir de
changement » mais encore, faut-il admettre qu’il existe des problèmes dans sa ville !

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NOS PROPOSITIONS
Création d'un Centre Social, à négocier avec les associations potentiellement porteuses de
l’équipement agrée par la CAF : MJC Marc Sangnier, Association de Gestion de la Maison de la
Famille Mermoz Simminger, Loisirs et Culture… L’obtention de l’agrément ne semble pas
fondamentalement poser de problèmes et la mise en place d’une telle structure pourrait
permettre de répondre à de très nombreuses problématiques sociales sur la commune, entre
autres : la mise en place d’actions avec des publics fragilisés comme les parents isolés, les
adolescents,… Cet outil fait aujourd’hui cruellement défaut à Montigny-lès-Metz, commune de
près de 25000 habitants qui n’en compte aucun alors que le département dénombre quelques 60
centres sociaux agréés !

Toujours en concertation avec les associations porteuses des projets de la politique de la ville :
développer l’usage de ces dispositifs.

Voir également la mise en place des Comités de quartier dans le thème « Démocratie locale ».

Voir également dans les thèmes « Logement » et « Jeunesse ».

ÉLÉMENTS COMPLÉMENTAIRES
Mise en place rapide dès le début du mandat (2008 ou 2009).

1.6 Service public de l'eau


NOS PRINCIPES - NOS VALEURS
Comme dans la grande majorité des communes françaises, Montigny laisse la gestion de l'eau à
une entreprise privée : c'est un bien vital et de première nécessité. A ce titre, l'eau revêt un
caractère stratégique et symbolique. Seule une régie municipale devrait être en mesure de gérer
ce bien que nous ne pouvons plus confier à des capitaux privés.

L’ÉTAT DES LIEUX


Fruit de l’histoire récente de la commune, l’ancienne régie a été abandonnée et l’affermage
confié à un opérateur privé. Cette situation, dénoncée par la majorité sortante (alors que
J.L.Bohl était déjà adjoint lors de la mise en place de la Déléguation de Service Public) n’a
pourtant pas connu d’évolution lors du mandat. Au-delà des problèmes de principe sur la
distribution d’un bien vital par des capitaux privés, la contractualisation avec la SAUR pose un
problème évident d’iniquité entre les cocontractants : la SAUR est tenue de traiter, de distribuer
et d’entretenir le réseau de distribution d’eau. L’investissement reste à la charge de la
collectivité mais celui-ci étant fonction de l’entretien…

NOS PROPOSITIONS
La seule évolution a priori possible (idéologiquement et juridiquement) serait la reprise de
l’affermage dans le giron public. Le problème majeur auquel nous serons confrontés est
constitué par le « verrouillage » du contrat. La horde de juristes mobilisables par le fermier vient
encore ajouter à la difficulté de s’attaquer à ce problème. Une réponse possible est de se
rapprocher de la Fondation Danielle Mitterrand qui s’est, pour une part de son activité,
spécialisée dans les problèmes liés à l’eau.

Par ailleurs, nous souhaitons étudier rapidement le problème de l’assainissement : le traitement


des eaux usées et des eaux pluviales est identique puisque le réseau de collecte n’est que très
partiellement différencié : cela induit des dépenses de fonctionnement qui peuvent
certainement être corrigées.

ÉLÉMENTS COMPLÉMENTAIRES
Ce problème doit être réglé avant la fin du mandat, à défaut, il devra servir à préparer la fin
programmée du contrat actuel prévu pour 2013.

8
1.7 Seniors
NOS PRINCIPES - NOS VALEURS
Il existe de fortes disparités dans la situation de nos aînés : pour ceux qui ont connu des
circonstances favorables, la cessation d’activité n’est pas un problème économique et ils aident
même leurs descendants. Pour d’autres, la situation s’inverse et ils doivent compter sur leur
famille pour les aider à subvenir à leurs besoins.

Face à cette situation disparate, nos valeurs sont les mêmes que pour le reste de la population : la
collectivité doit faire jouer les mécanismes de solidarité.

L’ÉTAT DES LIEUX


A Montigny, comme ailleurs, le vieillissement de la population est une réalité qui va encore
s’accroître fortement dans les 30 années à venir.

La politique de la municipalité se résume ainsi :

− Instrumentalisation du CM3A pour l’animation et l’organisation de quelques manifestations


toutes à la gloire du Maire.
− Clientélisme et démagogie avec les « colis de Noël » et les soirées à l’Opéra Théâtre de Metz.
− Création d’une maison de retraite (EHPAD) qui ne créera que peu de places puisqu’elle se fait
au détriment des Unités de vie gérée par le CM3A, et dont la gestion sera confiée à l’AMAPA :
nous en reparlerons !

Les autres établissements sont gérés par des organismes privés (Sainte Famille, Vacquinière…).
On peut constater le nombre de places totalement insuffisant pour l’heure et cela ira de mal en pis
si rien n’est entrepris.

NOS PROPOSITIONS
Nous rendrons son indépendance au CM3A et étudierons la possibilité de lui confier,
contractuellement, la coordination des actions en faveur des seniors. Nous devons
impérativement solliciter à la fois les services de l’Etat, du Conseil Général et les organismes
privés gestionnaires des équipements pour envisager la création de places supplémentaires. Les
solutions alternatives comme le maintien à domicile devront également être favorisées. Quand
bien même cela ne ferait pas partie des prérogatives de la commune, nous jugeons la situation
suffisamment inquiétante à terme pour donner à la Ville un rôle moteur.

Le CM3A se verra également confié, sous réserve bien sûr de son accord, la coordination pleine
du plan canicule et des services de proximité permettant une veille constante sur les besoins des
aînés.

ÉLÉMENTS COMPLÉMENTAIRES
Début du mandat.

9
1.8 Handicap
NOS PRINCIPES - NOS VALEURS
A Montigny comme ailleurs, la situation des personnes atteintes de handicapes dépend pour
beaucoup des moyens financiers de l’intéressé.

L’ÉTAT DES LIEUX


Même si cette politique dépend du Conseil Général, la municipalité se doit d’agir au moins sur :

− L’accessibilité aux lieux publics et aux voiries


− La sensibilisation du public et des plus jeunes.

NOS PROPOSITIONS
Aucun projet municipal (urbanisme, équipements nouveaux ou rénovés…) ne verra le jour sans
que soit pris en considération l’accessibilité aux personnes à mobilité réduite.

10
2. UNE VILLE PLUS ÉCOLOGIQUE
2.1 Urbanisme
NOS PRINCIPES - NOS VALEURS
Trop souvent ignorés, les problèmes d'urbanisme sont d'une importance capitale car ils
déterminent, (pour une part importante) les comportements sociaux des habitants : Identité des
différents quartiers et finalement de la commune et de l'agglomération, vocation des différents
espaces urbains, respect des habitants en ayant recours à des constructions « à visage humain »
ne dépassant pas trois ou quatre niveaux... Même avec des moyens faibles (tant du point de vue
financier que réglementaire), la municipalité ne peut se permettre le-laisser-faire.

L’ÉTAT DES LIEUX


Montigny est une commune à l'urbanisme relativement disparate. Les éléments forts de l'identité
urbaine sont :

− Deux pénétrantes de l'agglomération (rue de Pont-à-Mousson et rue Franiatte)


− La cassure occasionnée par les voies de chemin de fer
− Très peu de patrimoine historique
− Une réserve foncière faible (essentiellement constituée par des perspectives de départs :
ateliers SNCF, casernes militaires et terrain de l’ancienne Tour Charles Quint).

LA POLITIQUE MENÉE PAR J.L. BOHL


Etude et incitation à la colorisation des immeubles des principales artères (sans aide aux
propriétaires, même pas la gratuité de l'occupation du domaine public pour les échafaudages !)

Malgré l'axe fort de sa campagne « Stop au béton ! », le nombre de constructions n'a cessé
d'augmenter (fin du programme de la ZAC du Centre, création du programme de la ZAC Devant
Blory, pas ou peu d'utilisation du droit de préemption pour éviter de nouvelles constructions,
bien au contraire,...)

Toujours dans cette logique d’occupation du moindre terrain disponible, l’équipe Bohl se lance
même dans une étude sur un projet de ZAC rue au Sugnon.

Malgré plusieurs programmes d'implantation de logements sociaux favorisant la mixité sociale, on


peut parler d’une sous utilisation de l'OPHLM, dans les quartiers.

NOS PROPOSITIONS
La transformation de la ville passera par diverses initiatives.

La première et la plus visible c'est le projet de création d'un nouveau quartier (écoquartier).

Autour de ce projet, toutes les initiatives de la commune concourront à gommer les distances
entre « haut » et « bas » de la ville : tous les projets allant dans ce sens seront privilégiés :
élargissements et/ou ajouts de ponts et/ou tunnels pour franchir la voie ferrée, développement
des passages sécurisés pour le franchissement des pénétrantes et leur réaménagement (rue de
Pont-à-Mousson, Franiatte voire Frescaty), mise à l'étude de l'aménagement (et de la
destination) du site des ateliers SNCF...

Aménagement d'une zone de loisirs (à préciser) sur le site non constructible de la Grange
Lemercier.

Blocage de toutes constructions nouvelles (ou rénovations) sans une étude préalable envisageant
la création d'espaces à usages collectifs : espaces verts, espaces de jeux, de rencontres…

11
L'ensemble des projets d'aménagement ou de réaménagement de voies et d'espaces urbains
tiendront compte de la nécessité d'un transport collectif efficace et de voies réservées (bus et
cyclistes). De même, toutes les interventions sur l’urbanisme et sur l’organisation spatiale de la
ville devront prévoir la création de sentiers et chemins piétonniers et surtout la valorisation de
ceux existants, déjà nombreux.

Aménagement du site le long de la Seille (promenade, espace de loisirs…).

Nous devons poursuivre la politique de mixité sociale : si la ville respecte, plutôt bien, son quota
de logements sociaux, chaque nouvelle implantation tiendra compte de cet impératif. Cet aspect
semble avoir été oublié dans le programme de la ZAC devant Blory, nous essayerons de corriger
l’oubli.

La commune doit également faire face à ses obligations en matière d'accueil des gens du voyage
: cette responsabilité a été dévolue à la CA2M, cela ne doit pas être une « bonne excuse » pour
ne rien faire. Certes, la réserve foncière de Montigny est trop faible pour permettre une
implantation sur son ban, mais le problème doit être tranché.

Les outils que constituent la SAMIRAM et l'OPHLM devront être préservés et évoluer pour gagner
en efficacité.

ÉLÉMENTS COMPLÉMENTAIRES
Les 6 premiers mois de mandat devront permettre d'établir des priorités ainsi qu'un plan de mise
en œuvre en fonction de différentes contraintes dont les premières sont bien sûr les délais et le
rythme de libération des espaces concernés (à voir avec l’armée et la SNCF).

2.2 Environnement et développement durable


NOS PRINCIPES - NOS VALEURS
Faire respirer la ville.

Les problèmes de pollution sont de la responsabilité de chacun, mais là où les citoyens sont
sensibilisés (voire culpabilisés) depuis des années, les pouvoirs publics comme les professionnels
qui eux peuvent agir à grande échelle ne font finalement pas grand chose.

Les problèmes d’environnement doivent être traités par principe de préservation du patrimoine
« terre » mais surtout parce qu'ils influencent directement le bien-être des habitants. De ce
point de vue, toutes les pollutions doivent être prises en compte (y compris sonores et visuelles).

L’ÉTAT DES LIEUX


Une partie de « l'image » de la politique municipale se base sur le respect de l'environnement et
l'écologie. Même si l'on peut se dire sceptique quant à la réelle efficacité des mesures, elles sont
sûrement marquantes pour les habitants : nouvelles décorations florales et « course à la fleur »,
sensibilisation aux déplacements propres (vélos) et constructions municipales aux normes HQE.

NOS PROPOSITIONS
L'usage de la nouvelle norme HQE (Haute Qualité Environnementale) ne devrait pas être
l'exception (largement mise en avant et exploitée par J.L. Bohl) mais une condition minimale à
toute nouvelle construction ou réhabilitation.

La véritable efficacité d'une collectivité locale en matière d'environnement se situe évidement


dans la politique de déplacements urbains et entre autres sur la mise en place de transports en
commun réellement efficaces (voir transports).

Audits thermiques, énergétiques et phoniques, sans concession, de tous les bâtiments relevant
de la responsabilité ou propriété de la commune et des particuliers qui le souhaitent : qualité de
l’isolation, performance des équipements de production d’eau chaude, de chauffage et de
ventilation…

12
Mise en place d’un plan pluriannuel d’amélioration des performances énergétiques du patrimoine
en recourant aux solutions les plus écologiques : isolation par l’extérieur en utilisant le maximum
de produits naturels, production d’eau chaude sanitaire et chauffage des bâtiments par
panneaux solaires et /ou géothermie (dont des puits canadiens)…

Production locale du maximum d’énergie électrique revendue à EDF/UEM en installant des


panneaux photovoltaïques partout où cela est faisable et esthétiquement compatible (le
développement durable a aussi cet aspect).

Inscription du fonctionnement de tous les services communaux dans les démarches


« développement durable » telles que la norme ISO 14001 (gestion des déchets, rejets
atmosphériques et des eaux usées…).

Amélioration des qualités environnementales de toutes les machines communales : véhicules,


machines outils des ateliers, machines d’entretien des espaces verts et voiries…

Actions de formation au développement durable à destination des élus, des personnels


communaux et des responsables d’associations qui le souhaitent, afin que ceux-ci deviennent des
« exemples à suivre ».

Promotion du développement durable auprès des citoyens et des enfants grâce à tous les
vecteurs et médias possibles : publications municipales, expositions, conférences, concours,
animations estivales, intervention dans les écoles, MTI…

Création d’une commission municipale du développement durable.

ÉLÉMENTS COMPLÉMENTAIRES
Norme HQE : toutes les nouvelles constructions dès le début du mandat (y compris pour les
programmes déjà débutés lorsque cela est possible).

Audits dès le début du mandat : prévoir un correctif budgétaire et mobiliser des compétences
internes au personnel municipal si cela est possible.

Poste de 1er Adjoint à l’écologie urbaine avec des conseillers délégués dans toutes les
commissions.

Mise en place de la norme ISO 14001 dans les services dès l’exercice 2009.

Achat de véhicules propres au fur et à mesure du remplacement du parc automobile en place.

Les formations seront mises en place avec les différents conseils (enfants, jeunes, associations et
quartiers) sous la responsabilité de la commission municipale créée dès le début du mandat et
s’appuyant sur les associations de consommateurs.

2.3 Transports et déplacements


NOS PRINCIPES - NOS VALEURS
L'usage et le développement de transports en commun efficaces sont indispensables pour la
préservation de l'environnement mais également pour permettre aux plus démunis d'accéder à la
mobilité nécessaire à la formation, à la recherche ou à la conservation d'un emploi, mais
également pour l'épanouissement au travers des relations sociales et l'accès à la culture.

Pour que des transports collectifs soient efficaces ils doivent être :

− plus rapides que l'usage de VL personnels,


− desservir correctement l'ensemble des quartiers de l'agglomération et donc de la commune
de Montigny,
− être accessibles au plus grand nombre (personnes à mobilité et/ou à budgets réduits).

13
L’ÉTAT DES LIEUX
Pour différentes raisons, le dossier des transports de l'agglomération est certainement l'échec le
plus criant de J.L. Bohl. En tant que 1er vice-président en charge de cette activité, il n'a pas su
impulser un développement positif des transports en commun et en tant que Maire de Montigny,
aucune modification notable des réseaux routiers n'a vu le jour.

La ville est régulièrement engorgée par le trafic automobile.

Les modes de déplacements alternatifs n'ont pas été exploités (création d'une seule (mauvaise)
piste cyclable).

Les déplacements par les TCRM ne permettent pas de relier facilement et rapidement les
différents quartiers de la ville (1 heure nécessaire pour relier le haut et le bas de la ville en
passant par la Place de la République).

La généralisation des stationnements payants sur les principaux axes (soi-disant pour lutter
contre les véhicules tampons) n'a fait que déplacer le problème sur les axes secondaires et les
rues mitoyennes et créer une inégalité pour le stationnement résidentiel.

NOS PROPOSITIONS
La nouvelle mandature doit impérativement refonder le PDU (Plan de Déplacement Urbain).
L'urgence est criante et nos engagements vis-à-vis des électeurs doivent être fermes. C'est une
compétence de la CA2M, et l’agglomération est la bonne échelle pour être efficace et cohérent.

Aussi, nous devons nous engager sur un plan d'urgence :

− Réalisation d'un réseau cyclable sur l'ensemble de l'agglomération.

− Développement des sites propres pour les TCRM.

− Réalisation de parkings de délestage à l'entrée de l'agglomération sur toutes les pénétrantes.

− Mise en place d'une véritable desserte nocturne des TCRM permettant par exemple de
desservir les lieux de loisirs de l’agglomération.

− Modification de la politique tarifaire, entre autres pour les plus démunis (précaires et
étudiants notamment).

− Prise en compte de la création du quartier de l'amphithéâtre dans le nouveau plan de


desserte des TCRM (il semble que cela n’ait pas été totalement intégré sur les plans actuels).

− Mise à l'étude de l'utilisation de la ceinture ferroviaire de l'agglomération pour favoriser un


transport transversal entre les quartiers et circulaire sur le territoire de la CA2M (sans
passage systématique par le centre de Metz) à l'horizon 2025. Une autre option à mettre à
l’étude est l’utilisation de la réserve foncière constituée à cet effet le long de la Seille.

− Mise à l’étude d’un système de « Vélib’ » (location de bicyclettes à prix modérés et en libre
service) sur le territoire de la CA2M.

− Mise à l’étude de l’utilisation de voies navigables.

ÉLÉMENTS COMPLÉMENTAIRES
Négociations à mener avec les autres communes de l’agglomération.

14
2.4 Grands projets structurants : nouveaux quartiers /
écoquartiers
NOS PRINCIPES - NOS VALEURS
cf. 2.1. Urbanisme

L’ÉTAT DES LIEUX


Ce projet doit permettre de répondre, entre autres, au manque d’unité territoriale de la
commune (voir également urbanisme).

NOS PROPOSITIONS
Sur le site des actuelles casernes de la rue Franiatte (quartier Reymond entre autres), nous
mettrons à l’étude la création d’un nouveau quartier, d’un « écoquartier ». La commande
architecturale et la conception du fonctionnement seront :

− de préserver certains des bâtiments militaires existants qui présentent un intérêt esthétique,

− conserver des espaces sans bâtis (lieux de vie et de rencontre),

− créer des logements, mais sans surcharge, tout en respectant la notion de mixité sociale,

− en faire un lieu de vie culturelle (voir culture),

− concevoir et réaliser l’ensemble des constructions et des réhabilitations en faisant du


respect de l’environnement une préoccupation constante afin que ce nouveau quartier
devienne un pôle d’exemplarité voire d’expérimentation : Metz ayant son Technopôle,
Montigny pourrait avoir son « Ecopôle » ou « Ecoquartier ».

ÉLÉMENTS COMPLÉMENTAIRES
Tout au long du mandat et certainement du suivant, libération du site.

15
3 UNE VILLE PLUS DYNAMIQUE
3.1 Sports (y compris centre nautique)
NOS PRINCIPES - NOS VALEURS
Le sport est un facteur de développement et d'équilibre personnel : il doit être accessible au
plus grand nombre et la commune doit en favoriser la pratique de masse.

Il est également un facteur de cohésion sociale et d'identification collective : le sport de


compétition (entre autres de haut niveau) doit être favorisé dès lors qu'il est identifié comme
porteur de l'image et du dynamisme de la commune par une majorité d'habitants.

L’ÉTAT DES LIEUX


La commune est, du point de vue des pratiques sportives, totalement incluse dans
l’agglomération : les pratiquants trouvent, sur le territoire de la CA2M, des clubs permettant des
pratiques très diversifiées mais Montigny souffre d’un manque cruel d’équipements.

Equipements en fonction et en état : boulodrome, dojo, terrains de football (stade Kintzig et du


Canal), gymnase Bernanos, complexe du Tennis Club.

Salle Pougin (pas adaptée), Centre nautique (état déplorable voir ci-après), reprise du gymnase
Mermoz sur la commune de Marly (sans création de nouveaux horaires pour les pratiquants
montigniens, reprise de l’équipement sans audit préalable sur l’état de la structure).

A part le club de modélisme nautique et les bons résultats ponctuels de quelques autres clubs,
nous n’avons pas réellement d’équipes phares ni de sportifs de haut niveau sur Montigny.

Centre nautique : l’état des lieux est accablant. Non seulement les bassins extérieurs (les seuls
de l’agglomération) ne sont plus utilisables et se détériorent rapidement, mais les équipements
intérieurs sont vieillissants et donc d’un entretien très coûteux. La municipalité sortante s’est
contentée de parer au plus pressé : aucun plan d’envergure n’a été entrepris ou même
programmé.

NOS PROPOSITIONS
La priorité absolue est d’équiper la commune d’une salle omnisports : les deux sites retenus, à
priori, sont situé le long du canal et dans le futur écoquartier (casernes).

Comme pour toutes les associations, « remise à plat » des subventionnements et mise en place
d’un conventionnement systématique. Les financements seront bonifiés sur la base de différents
critères et en premier lieu celui de l’accessibilité de la pratique aux plus jeunes et aux plus
démunis.

Choix d’une ou plusieurs disciplines (dans ou hors de la commune), en complémentarité des


sports élites présents sur l’agglomération, voire sur le département, pour doter Montigny d’une
équipe de haut niveau (ou de sportifs si la discipline est individuelle). Nous procéderons, dans un
premier temps, par « appels d’offres » auprès des clubs montigniens et des moyens conséquents
seront débloqués et contractualisés par le biais de contrats d’objectifs.

Le coût des équipements nautiques, tant en fonctionnement qu’en investissement à programmer


pour le remettre totalement en service (bassins extérieurs inclus et éventuellement ajout
d’espaces et d’équipements ludiques) est très important pour la seule ville de Montigny.
L’intégration du Centre nautique au sein de la CA2M est donc un objectif ultra prioritaire. C’est
tout à fait légitime puisque cet équipement profite (et pourra d’autant plus profiter via les
bassins extérieurs) à l’ensemble des habitants de l’agglomération.

ÉLÉMENTS COMPLÉMENTAIRES
Salle omnisports : appels d’offres pour le concours d’architectes dès le début de l’exercice 2009.

16
Mise en place du nouveau système de financement des clubs sportifs pour l’exercice 2009.

Choix assez rapide d’un ou plusieurs clubs pour la mise en place des contrats d’objectifs sur
toute la durée du mandat.

Centre nautique : à négocier avec les autres communes de l’agglomération dès le début du
mandat.

3.2 Animation de la vie locale et manifestations


NOS PRINCIPES - NOS VALEURS
Comme pour les rencontres sportives et le soutien à une équipe élite, les manifestions sont un
facteur de cohésion sociale et d’identification à une collectivité. Sans vouloir verser dans
l’excès, force est de constater que de ce point de vue, Montigny souffre d’un énorme déficit.

L’ÉTAT DES LIEUX


a) La fête patronale

Quel gâchis ! A l’origine, bals, tournées des bouquets et des rubans étaient associés à la fête
foraine du mois d’août !

Il ne reste qu’une espèce de fête foraine déplacée de-ci de-là, au gré des humeurs.

b) La Corrida Pédestre

Initiée à l’origine pour faire descendre la population dans les rues afin d’encourager les sportifs ;
il s’avère malheureusement que seuls les coureurs sont dans la rue pour se faufiler entre les
voitures.

Cette corrida est normalement de la responsabilité du Comité des Fêtes mais en réalité ce sont
les services municipaux qui régissent toute l’organisation, le bénévolat est rémunéré.

c) Le marché de Noël

Longtemps en évolution, cette manifestation est en régression par la volonté unique du premier
magistrat de la ville. Dommage car c’est l’animation qui attire de nombreux visiteurs et qui
viennent de loin.

d) Le feu d’artifice du 14 juillet

Une animation qui a trouvé ses marques depuis son installation au stade Kintzig très prisée par
les Montigniens et les visiteurs des environs.

e) La Fête de la Musique

Rien de bien concret organisé à Montigny-lès-Metz depuis longtemps.

Le relais, semble-t-il, a été pris par ANIM 2000 et les animations du même type qui sont
organisées depuis sur le parking de la piscine.

f) Les braderies

Initiées par Montigny-Entreprendre qui les a ouvertes aux associations montigniennes.

g) Les activités diverses

Elles ont toutes été sabordées par la municipalité sortante : le défilé de Carnaval, le défilé de la
Saint Nicolas, la marche de la solidarité (1 100 participants lors de l’unique édition), la saint
Christophe.

Que dire également du marché des saveurs, du tremplin de ski … ou de l’animation hivernale ?

17
NOS PROPOSITIONS
a) La fête patronale

Lui rendre une nouvelle jeunesse grâce aux fêtes de quartiers où justement les associations
pourraient donner toute leur mesure et leur ingéniosité : évènementiels, musique, fête des
voisins, fêtes sportives (beach volley par exemple)…

b) La Corrida Pédestre

Une des plus anciennes courses sur route de la Moselle et qui a ses lettres de noblesse. Il
conviendrait cependant de revoir son organisation pour ramener son coût à des proportions plus
assimilables car elle engloutit la majeure partie de la subvention municipale au Comité des
Fêtes.

c) Le marché de Noël

Dans la municipalité sortante, personne ne s’est inquiété de cette régression. On aurait pu


trouver un autre lieu plus propice avec parking pour pérenniser cette animation dont Montigny-
lès-Metz était pionnière et qui assurait sa notoriété dans le Grand Est. Nous souhaitons supprimer
les droits d’entrée.

d) Le feu d’artifice du 14 juillet

Bien-sûr, à conserver en essayant d’impliquer les associations à tour de rôle pour des tenues de
stands et des animations.

e) La Fête de la Musique

Ces animations sont avant tout, destinées à un public jeune mais créent chaque année des
nuisances pas toujours bien supportées par les riverains. Nous envisagerons donc de les déplacer
vers des sites plus isolés ou prévus à cet effet (Stade Kintzig, Ecoquartier, Stade du Canal…).

f) Les braderies

Belle initiative à conserver et à compléter par une brocante (le principe et le montant de la
subvention à Montigny Entreprendre seront revus).

g) Les activités diverses

Voir l’opportunité de les remettre en place au cas par cas.

ÉLÉMENTS COMPLÉMENTAIRES
Dès que possible, en début de mandat.

3.3 Desserte internet


NOS PRINCIPES - NOS VALEURS
L'accès à Internet prend une telle importance qu'on peut le considérer comme un service public
ou du moins un service à la collectivité. A défaut de gérer elle-même un accès, doit-elle s'assurer
que l'ensemble des habitants bénéficie d'une connexion de qualité !

L’ÉTAT DES LIEUX


Bien que nous n'ayons pas d'éléments chiffrés, il semble que certains quartiers de la commune ne
bénéficient pas d'une connexion haut-débit : problèmes de dégroupage, choix des opérateurs…

NOS PROPOSITIONS
L'arrivée du réseau très haut débit, sur l'initiative du Conseil Général de la Moselle, devrait
permettre l'égalité d'accès des habitants à un service haut débit. Si tel n'est pas le cas, la
commune devra engager le plus rapidement possible des négociations dans ce sens.

18
A défaut d'une solution satisfaisante dans ce domaine, nous devrons mettre à l'étude le
développement d'une régie municipale qui pourrait :

− Utiliser la technologie de la diffusion filaire par les réseaux électriques (utilisation du réseau
existant sans investissement / déjà en service dans au moins une commune du Saulnois / voir
UEM).
− Constituer une entrée financière pour la commune.

ÉLÉMENTS COMPLÉMENTAIRES
Mise en œuvre dans les 6 premiers mois du mandat et dans seconde partie du mandat

3.4 Grands projets structurants : espace Europa Courcelles


NOS PRINCIPES - NOS VALEURS
Voir urbanisme.

L’ÉTAT DES LIEUX


Rénové à grand frais, le Château du baron de Courcelles est aujourd’hui un équipement
quasiment inutile. Le rez-de-chaussée composé de salles assez petites est loué à des entreprises
et à des particuliers. L’étage sert à la mise en place d’expositions. Cette « cohabitation des
destinations » du bâtiment est difficile d’autant que le fonctionnement n’a pas été réfléchi et
repose sur des bénévoles (pour la partie exposition). Le manque de réflexion est d’ailleurs le
problème global de l’ensemble du site « Europa Courcelles ». Rénovation du parc (sans
aménagement particulier), installation d’un restaurant dans le rez-de-chaussée de la Salle
Europa, création d’un parking (payant !) à la place de l’ancienne école maternelle…Aucune
logique ne semble réellement guider la rénovation du lieu.

Par ailleurs, on peut être sceptique quant à la qualité des travaux effectués sur le château :

− pas d’assainissement préalable du site (pourtant posé sur un ancien marécage)


− le choix d’une rénovation avec les matériaux et les techniques de l’époque
− inadaptation du bâtiment à l’accueil du public (affaissement du plancher au 1er étage).

Enfin, le château, sensé remplacer pour partie la salle Simminger, affiche des tarifs de location
très élevés et ne permet plus d’assurer l’animation du quartier.

NOS PROPOSITIONS
La municipalité future devra entreprendre la rénovation de l’espace Europa et
vraisemblablement la « rénovation de la rénovation » du château ! Cet édifice risque de coûter
cher à la collectivité dans les années à venir.

La destination du château (et celle de l’ensemble du site) doit être repensée avec, entre autres
partenaires, le monde associatif.

Parmi les vocations de l’Espace Europa Courcelles, nous conserverons ou ajouterons :

− L’animation de la vie associative et culturelle du quartier.


− L’utilisation du site pour les manifestations et commémorations officielles.
− La domiciliation de services municipaux ou de sièges associatifs.
− L’utilisation du parc pour des manifestations culturelles l’été (concerts, spectacles,
festivals de cirque,…).
− Cette liste n’est ni exhaustive ni définitive.

ÉLÉMENTS COMPLÉMENTAIRES
Concertation avec les associations et les usagers actuels du site dès le début du mandat.

19
3.5 Jeunesse
NOS PRINCIPES - NOS VALEURS
Trop souvent perçue comme un problème, la jeunesse est l'atout d'une commune. Les principaux
intervenants dans l'éducation des enfants et des jeunes sont les parents, l’école et les
intervenants extrascolaires : La ville doit les accompagner au mieux pour leur permettre
d'exercer leurs missions auprès de cette partie de la population, entre autres en construisant et
en entretenant les équipements utiles à ces missions d'éducation.

Cf. 1.2. Associations pour la partie contractuelle et politique des choix et des actions suscitées
par la ville.

Cf. 1.3 Éducation pour la partie réglementaire de la commune sur l'école.

L’ÉTAT DES LIEUX


Comme pour l’écologie ou d’autres sujets de la vie municipale, l’expression de gadget est la
première qui vient à l’esprit. Sauf sur le plan scolaire, sinon tous les autres aspects de la
politique en direction des plus jeunes sont constitués de « mesurettes » et surtout l’absence de
cohérence et de concertation entre les différents acteurs : services municipaux, associations
(MPT Marc Sangnier, LEC, clubs sportifs,…), l’annexe du club de prévention,…

NOS PROPOSITIONS
Mise en place de rencontres régulières des acteurs des politiques de jeunesse.

Responsabilisation des structures associatives de quartiers avec aide à l’embauche


d’animateurs : un à Marc Sangnier et un à Loisirs et Culture.

Cf. 1.1 Démocratie locale et mise en place d’un conseil municipal des jeunes.

Nous devons accroître le rôle et le financement de la PAIO (Permanence d’Accueil d’Information


et d’Orientation pour les moins de 25 ans) qui a été le parent pauvre du mandat Bohl. Au besoin
et si les autres partenaires sont sensibles à notre proposition, nous pourrions envisager une
fusion avec la Mission Locale de Metz et celle de Woippy (Vallées de l’Orne et de la Moselle) avec
ou sans redécoupage et transfert de compétence à la CA2M.

ÉLÉMENTS COMPLÉMENTAIRES
Mise en œuvre dès le début du mandat.

3.6 Commerce (et économie)


NOS PRINCIPES - NOS VALEURS
Etroitement liés au rayonnement et au dynamisme d'une commune, les commerces doivent
pouvoir répondre aux besoins de l'ensemble des habitants. La collectivité doit donc créer,
favoriser ou maintenir les conditions pour que les commerces assurent un service adapté (prix et
localisations) sur le territoire communal. Les commerçants sont des partenaires de
l'aménagement de l'espace public et de l'animation de la ville.

L’ÉTAT DES LIEUX


Coincée entre deux des pôles commerciaux de l’agglomération (centre ville de Metz et ZAC
d’Augny) et les zones commerciales de Marly, notre commune ne cesse de perdre des commerces
de proximité. Le dernier en date : le hard discounter de la rue de Pont-à-Mousson côté Moulins-
lès-Metz.

Ayant pour motif de favoriser le commerce local et son accessibilité, l’équipe sortante a créé de
nombreuses zones de stationnement payantes (ou des zones dites bleues qui préfigurent le
stationnement payant). Nous jugeons cette mesure contre productive car non seulement elle
handicape les résidents et renvoie les voitures tampons vers les rues parallèles et les rues

20
perpendiculaires des pénétrantes, mais elle a un impact tout à fait négatif sur le commerce à
l’image de la supérette du centre ville.

Pour autant l’association des commerçants de la commune ne semble pas s’émouvoir de cette
situation.

Les marchés sont quasi anecdotiques.

De manière plus générale, en matière de dynamisme économique et d’emplois, le mandat qui


s’achève est marqué par un recul important : malgré ses promesses, le Maire s’est avéré
incapable de défendre les ateliers SNCF qui semblent irrémédiablement appelés à disparaître.
Pire, le conseiller général Bohl a voté au Conseil Général des subventions à des entreprises
privées concurrentes des ateliers de Montigny !

NOS PROPOSITIONS
Il est toujours délicat pour une commune d’intervenir sur les problématiques liées au commerce
d’autant que la compétence « économie » a été transférée à la CA2M. Nous n’avons donc plus la
capacité de créer des zones commerciales attractives en jouant sur une fiscalité attractive.
Néanmoins, il nous revient de créer les conditions pour que puisse se développer le commerce
itinérant (marchés) et que nous puissions à minima conserver les magasins sédentaires. Pour y
parvenir, les outils sont peu nombreux mais existent : stationnement, aménagement de l’espace
urbain, animation de la commune,… Nous intégrerons toutes ces données dans le projet
d’écoquartier.

ÉLÉMENTS COMPLÉMENTAIRES
Début du mandat.

3.7 Sécurité publique (et stationnement)


NOS PRINCIPES - NOS VALEURS
La sécurité est un droit fondamental qui, s'il n'est pas garanti par les pouvoirs publics met en
péril les fondements même de la démocratie.

Si le maire possède une mission de police, il doit l'exercer en lien avec les services de l'Etat car
la sécurité publique est et doit rester une compétence régalienne sur l'ensemble du territoire
national. La fonction de la commune doit donc s'exercer plus sur le plan préventif et informatif
que d'un point de vue répressif et d'investigation.

L’ÉTAT DES LIEUX


La sécurité des biens et des personnes n’est pas une préoccupation trop prégnante sur
l’ensemble de la commune. Comme souvent, ce sont les quartiers plus populaires qui connaissent
une inégalité de traitement par rapport aux autres.

Le Maire, soucieux de capter les modes a essayé d’introduire la thématique de la sécurité


publique à plusieurs reprises lors de débats publics alors que les participants ne soulevaient pas
de problèmes. A contrario, on aura pu l’observer inactif et inaudible lors d’interpellations
d’habitants du quartier Saint-Exupéry : il n’a même pas été capable de s’opposer à des dérives
verbales faisant référence à la constitution de milices de quartier !

21
Ses réponses sont tout à fait insuffisantes :

Il explique ne pas avoir l’écoute des autorités préfectorales lors des Conseils Intercommunaux de
prévention de la délinquance.

Il fait valoir l’extension des horaires de rondes et l’augmentation des effectifs de la police
municipale alors que les agents municipaux se retrouvent avec des responsabilités qui frisent le
maintien de l’ordre sans en avoir ni les moyens matériels ni les prérogatives. Il est à noter la
grogne constante des agents municipaux et cela depuis des années : pressions d’élus pour plus ou
moins de répression suivant les époques et les quartiers, locaux totalement inadaptés, manque
de considération, méconnaissance des prérogatives de police municipale par les élus, manque de
cohérence dans les évolutions du régime du stationnement des véhicules sur les voies publiques…

NOS PROPOSITIONS
Mise en place d’un système d’îlotage des quartiers par les agents (2 agents référents de chaque
quartier pour permettre la continuité du service en période d’absence des agents concernés),
avec une mission claire de présence maximum, visible et identifiable par les habitants, au
service des habitants. Voir également le principe de « police de proximité » qui vient compléter
cette première définition.

Mise en place d’un Comité Communal de Prévention de la Délinquance (venant compléter le


CIPD), avec l’ensemble des acteurs montigniens, les représentants du parquet et les autorités
préfectorales.

Clarification du rôle de la police municipale, entre autres sur les rondes nocturnes.

Arrêt immédiat de la mise en stationnement payant sur la commune tant que cette politique ne
correspondra pas à un réel PDU au niveau de l’intercommunalité. Réflexion à mettre en œuvre
sur un retour au stationnement gratuit dans le parking souterrain sous la place Schaff.

ÉLÉMENTS COMPLÉMENTAIRES
Dès le début du mandat.

3.8 Culture
NOS PRINCIPES - NOS VALEURS
La culture est à la fois un objet d’affirmation de son identité, de ses origines, de ses aspirations
et un objet d’émancipation, de découverte, d’ouverture aux autres. C’est un apport d’autant
plus indispensable que notre société glisse vers la consommation et l’individualisme galopant. Le
rôle d’une municipalité est pluri forme : écoute des besoins et aspirations de la population,
accompagnement des structures existantes dans le cadre des rapports contractuels clairs,
impulsions de projets nouveaux,…

L’ÉTAT DES LIEUX


Issu professionnellement d’une structure culturelle prestigieuse, rien d’étonnant à ce que J.L.
Bohl ait mis en place une culture difficilement accessible au plus grand nombre. En tout cas, s’il
ne nous appartient pas de juger les formes culturelles promues, nous jugeons sévèrement
l’absence de moyens pour les rendre accessibles à tous.

Petit inventaire non exhaustif :

Seule manifestation à caractère réellement populaire, un concert aux accents très


« consommation de produit » est organisé chaque année devant l’espace nautique en partenariat
avec le RL.

Les arts du Cirque du LEC : pas assez soutenu et mis en valeur.

Le Festival d’humour de Marc Sangnier : belle réussite qui mériterait d’être encore plus
popularisée au sein de la commune tant elle rayonne avec succès sur le reste de l’agglomération.

22
Quelques associations d’arts plastiques…

La Fondation Solange Bertrand : structure intéressante qui réalise des expositions mais travaille
également avec les scolaires,

Nombreux concerts de musique sacrée, classique ou jazz dans les églises ou au sein du complexe
Europa.

NOS PROPOSITIONS
Soutien efficace multiforme aux associations montigniennes impliquées dans l’animation
culturelle de la cité : écoute – recensement de leurs besoins matériels et financiers –
planification concertée des dépenses lourdes d’investissement – moyens modernes importants
mis à leur disposition pour leur communication (ex : panneaux d’affichage électroniques –
panneaux d’expression libre plus nombreux et mieux implantés après concertation avec les
usagers habituels,...).

Il faut également soutenir financièrement les associations afin qu’elles participent à l’animation
urbaine de notre commune, en présentant des spectacles de rue (espace Europa, place Schaff,
Place des Vacons, Marc Sangnier, Schumann et Saint-Exupéry).

Construction, en accord avec les autres municipalités membres de la CA2M, d’un « pôle loisirs »
le long de la pénétrante sud de l’agglomération que constitue la rue du Général Franiatte au sein
du nouvel écoquartier, en mettant à profit une des nombreuses et importantes emprises
militaires qui devraient se libérer prochainement. Ce nouveau complexe devrait pouvoir
accueillir à terme :

Un espace pour grands spectacles de plein air (le long de la Seille).

Un complexe cinématographique multisalles de proximité (pour être le pendant du Kinépolis de


Saint-Julien-lès-Metz (trop éloigné), celui-ci serait appuyé par un pôle image (en partenariat
avec le musée de l’image d’Epinal, le Lycée de la communication et l’Université Paul
Verlaine,…).

Une ou des salles de spectacle modulables (comme celle de la Passerelle de Florange),


permettant des productions variées dans de véritables conditions scéniques.

Rattachement de la bibliothèque municipale à ce pôle et mise en réseau avec les médiathèques


de Metz et le futur Centre Pompidou.

Des locaux de rangement de matériel, de nombreuses salles de répétitions (musique, théâtre,…)


et des outils techniques permettant aux différents groupes musicaux, dont ceux de musique
amplifiée, de pratiquer dans un respect total du voisinage.

Des artistes en résidence.

Cette structure, de proximité, sera un vivier culturel (type Kulturfabrik d’Esch sur Alzette), un
lieu qui, par sa programmation des activités et des spectacles, sera intergénérationnelle. Pour
favoriser cela, cet équipement comprendra un espace central (type bar associatif) ouvert au
public le plus largement possible pour créer un véritable « Espace Public ».

Contribution efficace de la mise en place au sein de la CA2M d’un dispositif « pass culture » à
tarifs attractifs pour tous les publics, afin de pouvoir profiter simplement des différentes «
productions culturelles » existantes au sein de la communauté. Ainsi que d’offrir un parcours
culturel (réfléchi et didactique) en ciblant les prestations artistiques dans l’année, ce pass sera
différent en fonction de l’âge et des goûts de chacun.

La mise en place de ce dispositif sera menée de pair avec un accroissement significatif des
moyens de transports collectifs « de soirée».

Réflexions sans à priori, sur l’évolution souhaitable du complexe Europa Courcelles afin de le
mettre au service d’une véritable animation culturelle riche et variée de cette partie de

23
l’agglomération. Ce lieu doit redevenir un lieu de vie, de rencontre autour d’animations (thé
dansant, spectacle de cirque…).

Prendre acte de l’existence exceptionnelle d’une véritable école du cirque montignienne et


l’aider, par tous les moyens possibles, à accroître ses activités et son rayonnement. A ce titre
l’implantation actuelle du chapiteau à proximité du centre balnéaire devra faire l’objet de
réflexions avec les responsables afin d’en arrêter les évolutions souhaitables. Nous devrons
décentraliser sur les quartiers des spectacles pendant le festival du cirque, afin d’être au plus
proche de la population Montignienne.

ÉLÉMENTS COMPLÉMENTAIRES
Mise en œuvre de ce projet dense sur l’ensemble du mandat.

3.9 Télévision locale


L’ÉTAT DES LIEUX
MTI est aujourd'hui une succession de panneaux d'informations pratiques. Cette sous-utilisation
du canal attribué à la ville est le résultat d'un choix financier.

NOS PROPOSITIONS
Notre choix est différent : nous sommes prêts à réaliser l'investissement nécessaire afin de
diffuser autre chose que des images figées !

Nous devrons également prévoir les budgets de fonctionnement pour permettre l'utilisation de ce
média comme un vecteur informatif et éducatif au service de la formation des citoyens et des
futurs citoyens (écoles et associations). De plus, ce canal devra servir à la retransmission des
Conseils municipaux et d’organe d’expression pour les Comités de quartier et les Conseils
municipaux d’enfants et des jeunes.

ÉLÉMENTS COMPLÉMENTAIRES
Mise en œuvre dès le début du mandat : inscription au BP 2009, même si ce projet, comme
d'autres, a vocation à intégrer le projet de nouveau quartier.

24
4 UNE NOUVELLE MÉTHODE DE GESTION DE LA VILLE
4.1 Fonctionnement démocratique des instances municipales et
intercommunales (inclus sivt)
NOS PRINCIPES - NOS VALEURS
Notre conception de la gestion d’une collectivité (qu’elle soit municipale ou intercommunale)
est d’investir un maximum d’élus, y compris les élus d’opposition.

Voir égalité démocratie locale.

L’ÉTAT DES LIEUX


Le mandat qui s’achève laisse l’image d’un homme seul aux commandes : l’exercice
démocratique au quotidien n’est pas chose aisée mais J.L. Bohl ne s’est pas trop embarrassé de
ces considérations puisqu’il a dirigé la commune sans trop impliquer ses colistiers. Les
commissions comme le Conseil Municipal n’ont été que de simples chambres d’enregistrement de
décisions déjà prises. Au contraire de ce qu’il a pu affirmer, nous avons souvent été une
opposition de propositions constructives mais nous n’avons jamais été entendus.

Nous n’avons pas non plus réussi à nous faire entendre à la CA2M puisque aucun siège n’a été
octroyé à l’opposition : moyennant quoi, J.L. Bohl se permet encore de donner des leçons de
démocratie.

Le SIVT (Syndicat Intercommunal à Vocation Touristique) est une instance inutile qui ne sert qu’à
faire la promotion du Maire / Conseiller Général auprès des autres Maires. Cette instance fait
double emploi avec le syndicat d’initiative localisé à Metz, la CA2M, le Comité départemental du
Tourisme et les services de la Région. Même JM Rausch a cessé la collaboration !

NOS PROPOSITIONS
Dissolution du SIVT et intégration de la salariée et des missions au syndicat d’initiative de Metz.
En cas de refus, intégration à la Ville de Montigny-lès-Metz.

Octroi des sièges de conseillers communautaires à la proportionnelle de la représentativité de


chaque liste au Conseil Municipal.

Nous souhaitons faire vivre le Conseil municipal avec de vrais débats qui seront diffusés et/ou
rediffusés par MTI et où les décisions purement administratives et techniques n’occuperont pas
l’essentiel des travaux. Le protocole pourrait être le suivant : le bureau municipal fixe les ordres
du jour des projets à soumettre au débat du Conseil, puis les dossiers sont travaillés en
commissions pour revenir in fine au Conseil.

ÉLÉMENTS COMPLÉMENTAIRES
Début du mandat.

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4.2 Personnel municipal
NOS PRINCIPES - NOS VALEURS
Souvent considérées comme des entreprises, les collectivités locales comme la Ville de Montigny-
lès-Metz bénéficient en effet de nombreux collaborateurs. Parce qu’il s’agit d’agents du service
public, la gestion du personnel que nous privilégions est celle de la responsabilisation : nous
devons valoriser la notion de service à la collectivité. En plus de la considération, créer les
meilleures conditions de travail est aussi un facteur d’épanouissement des personnels et donc un
gage d’efficacité.

L’ÉTAT DES LIEUX


Il semble que la gestion du personnel sous l’ère Bohl ne soit pas bien comprise par les principaux
intéressés, même si certains personnels s’en accommodent.

NOS PROPOSITIONS
Aussi souvent que cela sera possible et économiquement viable, nous mettrons fin aux contrats
de sous-traitance pour privilégier des embauches directes par la collectivité et la création (ou
recréation) de services municipaux propres.

ÉLÉMENTS COMPLÉMENTAIRES
Pas de délégation d’adjoint sur la gestion du personnel.

4.3 Fiscalité
NOS PRINCIPES - NOS VALEURS
L'impôt est un outil important sur au moins deux aspects : il dote la commune d'une partie de ses
ressources pour lui permettre de fonctionner et d'investir, mais il permet aussi d'intervenir
directement sur la richesse des ménages de la commune. C'est un outil de redistribution et
d'équité. Nous ne sommes pas pour ou contre la baisse ou l'augmentation des impôts locaux a
priori.

L’ÉTAT DES LIEUX


Comme souvent, le Maire a opéré des augmentations significatives de la fiscalité en début de
mandat. Notre principale critique à l’endroit de ces augmentations est :

L’iniquité de cet impôt qui touche indifféremment les ménages aisés et les autres.

L’absence de contreparties concrètes pour nos concitoyens.

Augmentations constatées pendant le mandat (hors évolutions des bases) :

− Taxe d’habitation 2002 : + 5,28 %


− Taxe d’habitation 2003 : + 1,67 %
− Taxe d’habitation 2004 : + 1,32 %
− Taxe d’habitation 2005 : + 5 %

NOS PROPOSITIONS
Face à la faiblesse du pouvoir d'achat des ménages, une hausse de la TH sans contrepartie n'est
pas envisageable.

La taxe sur le foncier bâti semble être la seule marge de manœuvre raisonnable de la
municipalité mais il convient de l'utiliser avec prudence pour ne pas pénaliser les ménages
propriétaires dont les ressources ne se trouvent plus en phase avec la valeur de leur bien du fait
de l'augmentation des coûts de l'immobilier de ces dernières années.

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Enfin, avec un endettement presque raisonnable, la commune pourra recourir légitimement à
l’emprunt lorsqu’il s’agira de financer l’investissement.

La situation qui se profile pour les finances locales n’est pas enthousiasmante : le
désengagement de l’Etat va s’accélérer et des baisses sans précédent des dotations (DGF) sont à
prévoir ! Quid du projet Sarkozy sur l’encadrement des recours à l’emprunt pour les communes…
Les marges de manœuvres vont se rétrécir comme peau de chagrin.

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