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Méthodes de suivi d’une réaction lente.

Il s'agit des méthodes permettant de suivre l'évolution d'une transformation chimique et en particulier de déterminer x=f(t) et la vitesse volumique de la réaction.

A-Méthodes chimiques.

Exemple : Etude cinétique de la réaction chimique entre les ions peroxodisulfate et les ions iodure.

S O

2

2 a q

8(

)

2

I

a q

(

)

2

SO

-Le diiode formé est dosé par l’ion thiosulfate

2

4(

S O I

a q

2

)

2(

3( 2aq )

a q

à

)

intervalle de temps régulier

pour suivre

l’évolution de la réaction précédente.

-On en déduit l’avancement x en fonction du temps (x = f(t)) (ici

x n

formé )

I

2

Cette méthode est peu commode pour les raisons suivantes :

-Il faut stopper la réaction (avec une trempe) -Il faut effectuer des prélèvements dans le milieu réactionnel ou disposer de plusieurs échantillons. Dans tous les cas il faut travailler avec des quantités relativement importantes. -Les dosages sont effectués à des dates précises, ce qui signifie que l’on ne peut pas suivre continument l’évolution de la réaction. -Les méthodes chimiques sont destructrices.

Remarque : On a utilisé une réaction d’oxydo-réduction mais on peut aussi utiliser une réaction acido-basique pour faire une étude cinétique.

B-Méthodes physiques.

Ce sont des méthodes non destructives qui permettent de suivre l’évolution dans le temps d’une grandeur physique dont la valeur dépend de la quantité de matière d’un réactif ou d’un produit de la réaction. Les mesures se font en continu et rapidement et nécessitent des faibles quantités de matière.

I-La conductimétrie. (vue en 1 ière S)

Dans le cas des milieux réactionnels contenant des ions subissant une transformation la mesure de la conductivité (ou de la conductance) peut permettre d’accéder à la concentration des ions.

Exemple : hydrolyse du 2-chloro-2-méthylpropane,

La conductivité de la solution initiale est nulle puis elle augmente au cours du temps grâce à l’apparition des ions

H + (aq) et Cl - (aq) .

Rappels :

(

CH C Cl H O CH C OH H

3

)

3

2

(

3

)

3

(

a q

)

Cl

(

a q

)

 

1

I

G

: conductance en Siemens (S)

G

I

: intensité (A)

R U

U

: tension (V)

 

S

: conductivité (S.m -1 )

G

.

l

 

l

: distance entre les plaques (m)

 

S

2

: surface des plaques (m )

et

Aux faibles concentrations, G est proportionnel à la concentration molaire c :

Pour une cellule donnée, est proportionnelle à G, donc est proportionnelle à c :

= + . [M + ]

+

- . [X - ]

avec la conductivité molaire ionique en S.m 2 .mol -1 Attention les concentrations sont en mol.m -3 .

G = a.c

= + + -

II-Mesure de volume ou de Pression. (formation d’un gaz)

Exemple : Expérience livre p64. On étudie la transformation d’équation chimique : Zn (s) + 2H + (aq) = Zn 2+ (aq) +H 2 (g) . En mesurant au cours du temps le volume de H 2 formé on peut calculer la quantité de matière de H 2 donc l’avancement x de la réaction en fonction du temps, x = f(t).

On peut également suivre la cinétique d’une transformation chimique par mesures de pression.

(voir TP 1 ière S

et

exercice n°16 p 77 du livre).

III-La pH-métrie.

Pour les milieux réactionnels contenant des ions oxonium H + (aq) (ou H 3 O + ) subissant une transformation. La mesure du pH donne accès à la concentration des ions H 3 O + . (Cas des réactions acido-basiques).

IV-Echelle des teintes. (Vue en 1 ière S) voir livre p 65. On dispose d’une échelle des teintes préparée à partir d’une solution mère diluée plusieurs fois. En comparant la coloration du mélange réactionnel avec l’échelle des teintes on en déduit l’ordre de grandeur de la concentration (de I 2 en fonction du temps livre p 65). On suit donc l’évolution de [I 2 ] en fonction du temps (soit x = f(t)).

V-Spectrophotométrie.

La spectrophotométrie est utilisée lorsque l'une des espèces mises en jeu (réactif ou produit) est colorée.(voir TP).

1-La lumière Blanche. Spectre de la lumière blanche voir livre p 66 La lumière blanche (émise par le soleil,…) contient toutes les radiations du domaine du visible dont les couleurs s’étendent du violet (V = 400 nm) au rouge (R = 800 nm).

2-Couleur des solutions. Des couleurs sont complémentaires si leur superposition donne du blanc.

Exemple

: Bleu et jaune sont complémentaires.

Expérience au bureau (fig 8 p 66) : La solution de permanganate de potassium absorbe le vert, la couleur complémentaire du vert est le magenta (bleu-rouge) qui est la couleur de la solution de permanganate de potassium.

Autre exemple : (fig 9 p 66) : La solution de diiode absorbe le bleu donc la solution est de couleur jaune.

Remarque : Cette absorption est plus ou moins grande si la solution est plus ou moins foncée (concentrée). Ce degré d’absorption est appelé l’absorbance de la solution.

d’absorption est appelé l’absorbance de la solution . 3-Le spectrophotomètre. - Description de l’ appareil :

3-Le spectrophotomètre. -Description de l’appareil : Le spectrophotomètre comporte :

-Une source lumineuse blanche. -Un système dispersif (prisme ou réseau) et sélectif de la lumière : le monochromateur. -un porte cuve pour mettre la solution colorée à étudier. -un détecteur pour mesurer l’intensité lumineuse transmise. -Grandeur donnée par l’appareil :

Par comparaison du flux lumineux incident et du flux lumineux transmis (voir fig 11 p 67) capté par le détecteur le spectrophotomètre calcul l’absorbance A de la solution contenue dans la cuve.

4-Loi de Beer-Lambert.

-Influence de la longueur d’onde : (Animation spectro.exe et fig 13 p 67), pour

la

une

longueur d’onde.

solution de

concentration

donnée,

l’absorbance

varie

en fonction de

-Influence de la longueur de la solution :(fig 14 p 68), la bande d’absorption est d’autant plus foncé que l’épaisseur de solution traversée est importante. L’absorbance A est proportionnelle à l’épaisseur l de la solution.

A est proportionnelle à l ’épaisseur l de la solution. -Influence de la concentration : (voir

-Influence de la concentration : (voir TP et fig 15 p 68) L’absorbance A est proportionnelle à la concentration molaire de la solution.

D’où la Loi de Beer-Lambert :

A

: absorbance de la solution (sans unité)

l

: longueur traversée par la lumière (cm)

: concentration molaire (mol.L -1 )

 

A = .l.c

 

c

: coefficient d’extinction molaire (L.mol -1 .cm -1 )

 
molaire (L.mol - 1 .cm - 1 )   VI- Titrage à l’aide d’un spectrophotomètre. (voir

VI-Titrage à l’aide d’un spectrophotomètre. (voir TP)

-Réglage do zéro (le blanc) pour éviter l’influence du solvant (l’eau). -Recherche du maximum d’absorption A max . max est la longueur d’onde choisi. -Faire une courbe d’étalonnage (avec une solution mère diluée plusieurs fois). -Recherche de l’absorbance de la solution à titrer A S puis à l’aide de la courbe d’étalonnage on en déduit c S Remarque : il faut que la réaction chimique fasse intervenir une seule espèce colorée.

VII-Application au suivi d’une transformation lente.

-Recherche du maximum d’absorption A max (soit max ) du réactif ou du produit dont on veut suivre l’évolution -On place le milieu réactionnel dans le spectrophotomètre et on relève A au cours du temps (fig 19 p70) -On utilise la droite d'étalonnage A=f(c) pour déterminer la concentration au cours du temps, -On déduit x=f(t) en tenant compte du tableau d'avancement, -On trace x=f(t). L'ordinateur réalise tous les calculs nécessaires et donne x=f(t) à partir des mesures d'absorbance.