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Culture et Relations internationales POL-2415A

AUTOMNE 2011

UNIVERSITÉ LAVAL

POL-2415A

SCIENCE POLITIQUE

AUTOMNE 2011

CULTURE ET RELATIONS INTERNATIONALES

Responsable:

Kim Fontaine-Skronski

Courriel:

Local:

De Koninck 4435

Disponibilités:

Mardi :

15h30 à 17h00

Mercredi :

12h30 à 14h00

PRÉSENTATION

La culture prend de nombreuses formes. Souvent associée aux questions d’identité, de religion et de civilisation, plusieurs reconnaissent aujourd’hui l’apport essentiel des politiques culturelles dans le développement identitaire et économique des sociétés, ainsi que leur contribution à la cohésion sociale d’un peuple. Qui plus est, certains disent même que la culture s’est imposée au cours des dernières années au même titre que la géographie, la démographie ou l’économie comme une dimension fondamentale de l’ordre international. Chose certaine, le rapport entre culture et relations internationales attire davantage l’attention des chercheurs depuis la fin de la guerre froide. Qu’il s’agisse de phénomènes d’ordre culturel tels la montée du fondamentalisme islamique, les conflits ethniques et religieux, l’opposition à la libéralisation commerciale des produits culturels (dont notamment le cinéma) ou la remise en question de l’universalité du droit international au nom du pluralisme culturel, les enjeux culturels et la promotion d’un « dialogue des cultures » semblent désormais s’imposer comme des préoccupations politiques de premier ordre dans les relations entre États, et même peut-être davantage depuis les événements du 11 septembre 2001. La reconnaissance de la culture comme un des quatre piliers du développement aux côtés de l’économie, de l’écologie et du social en 2002 lors du Sommet mondial sur le développement durable à Johannesburg, atteste également de l’importance de repenser la place de la culture dans les rapports interétatiques. Or, les approches théoriques dominant l’étude des relations internationales ignorent souvent le facteur culturel. Chercher à rendre compte de la place de la culture dans les rapports internationaux implique donc de se familiariser avec des visions parfois divergentes et souvent controversées.

OBJECTIFS

L’objectif général de ce cours est d’initier les étudiants et les étudiantes à l’étude des rapports entre culture et relations internationales dans une perspective de débat d’idées. Il s’agira de prendre conscience de la dimension culturelle de la vie politique internationale, d’acquérir des connaissances de base sur certains problèmes actuels de politique internationale ayant des connotations culturelles, de se familiariser avec des théories, des concepts et des méthodes d’analyse utilisés dans l’étude des rapports entre culture et relations internationales, et enfin, d’éveiller un esprit critique à l’égard des manifestations de la culture sur le plan international. Ce sera aussi l’occasion de développer des compétences analytiques et méthodologiques de base en science politique.

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ORGANISATION

AUTOMNE 2011

Les rencontres hebdomadaires seront consacrées à des exposés magistraux portant sur les thèmes mentionnés au plan de cours ainsi qu’à des modules méthodologiques. En plus d’assister aux cours, vous devrez lire des textes obligatoires qui seront assignés à chaque semaine (2 articles, normalement faisant état d’un débat entre thèses divergentes). Un peu moins de la moitié des textes sont en anglais. Vous aurez deux examens : un à la mi-session portant sur la première moitié du cours et un deuxième à la fin de la session sur la deuxième moitié du cours. Tous deux seront d’une durée de 3 heures et porteront sur les exposés magistraux et les lectures obligatoires. Vous aurez droit à vos notes de cours, à un dictionnaire sans noms propres et à une grammaire, et vous devrez répondre à deux questions au choix (sur un choix d’environ six questions). Les réponses devront être structurées selon le modèle d’un essai en science politique que nous verrons en classe dans le cadre d’un module méthodologique.

Le dossier de recherche est constitué de deux documents. Dans un premier temps, vous devrez rédiger un plan de recherche (3 pages maximum) en vue de la rédaction d’un essai principal. Ce plan devra indiquer votre question de recherche (que vous choisirez parmi ceux qui vous seront proposés), les différents points de vue émis sur cette question, votre argument (la position que vous prenez face au débat), les facteurs qui viendront appuyer votre position, et le plan de votre recherche documentaire (quelles sources vous allez privilégier, pourquoi, et comment allez-vous les obtenir). Votre plan de recherche doit être remis en classe le 10 novembre. Ce plan de recherche vous guidera dans la rédaction de l’essai principal, celui-ci d’un maximum de 10 pages en plus d’une bibliographie, que vous remettrez au Secrétariat de science politique le 9 décembre avant 16h30. Vous aurez accès à un guide de rédaction qui vous aidera à le rédiger. Suivez-le à la lettre! Le plan de recherche ainsi que l’essai principal doivent être imprimés recto ou recto/verso, écrits avec la police Times New Roman, 12 points, double interligne. Faites attention aux marges horizontales et verticales, et à l’espacement entre vos paragraphes.

ÉVALUATION

Dossier de recherche : 40 % (Plan de recherche 10%, Essai 30%)

Examen de mi-session : 30 %

Examen final : 30 %

Critères d’évaluation :

Dossier de recherche : effort, ampleur et stratégie de recherche; cohérence et richesse de l’argumentation; structure du texte; qualité du français.

Examens : compréhension des questions, cohérence de l’argumentation, structure du texte, qualité du français.

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PLAN, HORAIRE ET LECTURES

AUTOMNE 2011

Cours

Thématique/ Lectures/Examens/Travaux

Semaine 1

Introduction : la culture dans les relations internationales

8

septembre

Aucune lecture

Semaine 2

Culture, pouvoir et équilibre des puissances

15

septembre

Texte 1: Nye, Joseph S. Jr., 2011, The Future of Power, NY: Public Affairs. Préface, Chapitre 1 et pp. 207-217 et 231-234 (réserve).

 

Texte 2 : Sindjoun, Luc, 2008, À la recherche de la puissance culturelle dans les relations internationales : essai de caractérisation du concept et d’appréhension du phénomène, Revue internationale de sociologie, 18(1) : 147-170 (réserve).

Module méthodologique 1 : la recherche documentaire (laboratoire science po)

Semaine 3

Culture, systèmes et conflits internationaux

22

septembre

Texte 3 : Huntington, Samuel P., 1994, Le choc des civilisations?, Commentaires, 72(66) : 238-252 (réserve).

 

Texte 4 : Ellis, Glynn, 2010, Gauging the Magnitude of Civilization Conflict, Conflict Management and Peace Science, 27(3): 219-238 (base de données).

Semaine 4

Occidentalisation du monde et résistances culturelles

29

septembre

Texte 5 : Badie, Bertrand, 1992, L’État importé : L’occidentalisation de l’ordre politique, Paris : Fayard, pp. 82-121 (réserve).

 

Texte 6 : Kim, Nam-Kook, 2009, European experience for East Asian integration:

ideas, national interests, and the international circumstance, Asia Europe Journal, 7(2): 295312 (base de données).

Module méthodologique 2 : les bases de données statistiques

Semaine 5

Conflits ethnopolitiques et ordre international

6

octobre

Texte 7 : Wolff, Stephan, 2006, Ethnic conflict: A Global Perspective, Oxford:

Oxford University Press, pp. 188-207 (réserve).

Texte 8 : Olzak, Susan, 2011, Does Globalization Breed Ethnic Discontent?, Journal of Conflict Resolution 55(1): 3-32 (base de données).

Module méthodologique 3 : le plan de recherche

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Semaine 6

Culture et politique étrangère

13

octobre

Texte 9 : Shaffer, Brenda, ed., 2006, The Limits of Culture : Islam and Foreign Policy, Cambridge, Mass. : MIT Press, pp. 1- 25 et 65-82 (réserve).

 

Texte 10 : Chaudhuri, Rudra, 2009, Why Culture Matters : Revisiting the Sino- Indian Border War of 1962, Journal of Strategic Studies, 32 (6) : 841-869 (base de données).

Module méthodologique 4 : la structure d’un texte

Semaine 7

Diplomatie et guerre culturelles

20

octobre

Texte 11 : Gygax, Jérôme , 2005, Diplomatie culturelle et sportive américaine :

 

persuasion et propagande durant la Guerre froide, Relations internationales, 123(3) :

87-106 (base de données).

Texte 12 : Gayer, Laurent, 2008, Projections internationales ou détour vers le local? Les diplomaties identitaires des sikhs (Inde) et des Mohajirs (Pakistan), Revue Internationale de Sociologie, 18 (1) :83-106 (base de données).

Semaine 8

Examen #1

27

octobre

Semaine 9

Semaine de relâche

3 novembre

Semaine 10

Remise du plan de recherche (en classe)

10

novembre

Construction européenne, identités et cultures

 

Texte 14: Duclert, Vincent, 2010, L’Europe a-t-elle besoin des intellectuels turcs?, Paris : Armand Colin, pp. 11-30 et 96-101 (réserve).

Semaine 11

Droits universels, différences culturelles et multiculturalisme

17

novembre

Texte 15 : Bauer, Joanne, 2003, « The Challenge to International Human Rights » in Constructing Human Rights in the Age of Globalization, published by M.E. Sharpe. Disponible à l’adresse suivante :

 

Texte 16 : Sturzenegger-Benoist, Odina, 2011, Harmoniser nouveaux droits amérindiens et droits de l’homme, Nuevo Mundo Mundos Nuevos, Debates, [En ligne]. Disponible à l’adresse suivante : //nuevomundo.revues.org/61245 .

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Semaines 12 et 13

Négociations internationales, mondialisation et la Convention sur la diversité culturelle

 

24

novembre

Texte 17 : Grant, Peter S. et C. Wood, 2004, Le marché des étoiles : culture populaire et mondialisation, Montréal : Boréal, pp. 461-493 (réserve).

 

Texte 18 : Hahn, Michael, 2006, A Clash of Cultures? The UNESCO Diversity Convention and International Trade Law, Journal of International Economic Law, vol. 9(3): 515-551 (base de données).

Texte 19: Gagné, Gilbert (sous la dir. de), 2005, La diversité culturelle : vers une convention internationale effective? Saint-Laurent, Québec : Fides, pp. 37-79 (réserve).

Texte 20 : Cornu, Marie, 2006, « Les potentialités de la convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles dans l’édification du droit de la culture », dans P. Lemieux (sous la dir. de.), La Diversité Culturelle :

Protection de la diversité des contenus culturels et des expressions artistiques, Québec : Les Presses de l’Université Laval, pp. 25-55 (réserve).

Semaine 14

Culture et organisations gouvernementales : la Francophonie

1

décembre

Texte 21 : Massart-Piérard, Françoise, 2007, La Francophonie, Un nouvel intervenant sur la scène internationale, Revue internationale de politique comparée, 14(1) : 69-93 (base de données).

 

Texte 22 : Abou, Selim et Pierre Catala (sous la dir. de), 2002, La francophonie aux défis de l’économie et du droit aujourd’hui, Actes du colloque international organisé par l’Université Saint-Joseph à l’occasion du IXe Sommet de la Francophonie (octobre 2001), pp. 111-124 (réserve).

Conclusion : qu’en est-il de la culture dans les relations internationales?

Aucune lecture

8

décembre

Fête de l’université – cours annulé

9

décembre

Remise de l’essai principal (au Secrétariat de science politique DKN 3449)

Semaine 15

Examen #2

 

15

décembre

LECTURES OBLIGATOIRES

Les références bibliographiques aux lectures obligatoires sont indiquées dans le tableau du plan de cours. Vous devez vous-mêmes vous les procurer. Certains articles sont disponibles sur le site

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Internet de la bibliothèque, via les bases de données bibliographiques. Les ouvrages et certaines photocopies d’articles ou de chapitres d’ouvrages sont disponibles à la Réserve de droit et de science politique qui se trouve au deuxième étage de la bibliothèque Jean-Charles Bonenfant. Comment récupérer ces lectures vous sera expliqué lors du premier cours. Les questions d’examens porteront spécifiquement sur le contenu des cours magistraux et sur les lectures obligatoires.

LECTURES SUGGÉRÉES

Voici une liste d’autres ressources intéressantes dans le domaine d’études sur la culture et les relations internationales. Ces lectures ne sont pas obligatoires pour les cours ni pour les examens. Cependant, elles permettent d’approfondir un sujet. Par ailleurs, les lectures suggérées peuvent vous servir d’excellent point de départ pour votre essai principal.

Semaine 1

- Badie, Bertrand et M.-C. Smoots, 1999, Le retournement du monde. Sociologie de la scène internationale, 3 e édition, Paris : Presses de la Fondation nationale des sciences politiques et Dalloz.

- Cuche, Denys, 1996, La notion de culture dans les sciences sociales, Paris : La Découverte.

Semaine 2

- Nye, Joseph S. Jr., 2002, Limits of American Power, Political Science Quarterly, 117(4):

545-559.

- Harrison, Lawrence, E., 2000 (1985), Underdevelopment Is a State of Mind: The Latin American Case, Lanham, MD: Madison Books.

Semaine 3

- Huntington, Samuel P., 2004, Qui sommes-nous?: identité nationale et choc des cultures, Paris : O. Jacob.

- Lewis, Bernard, 2004 (2003), The Crisis of Islam : Holy War and Unholy Terror, New York, NY : Random House.

- Martin, Simon et Nikolai Grube, 2000, Chronicle of the Maya Kings and Queens:

Deciphering the Dynasties of the Ancient Maya, Londres: Thames and Hudson Ltd.

Semaine 4

- Roy, Olivier, 2002, L’Islam mondialisé, Paris : Éditions du Seuil.

- Barber, Benjamin, 1997, Jihad contre McWorld, Paris: Desclée de Brower, 1997.

- Nederveen Pieterse, Jan, 2004, Globalization and Culture: Global Mélange, Lanham, MD:

Rowman and Littlefield Publishers.

Semaine 5

- Cordell, Karl et Stefan Wolff, 2010, Routledge Handbook of Ethnic Conflict, New York, NY : Routledge.

- Carment, David, Patrick James et Zeynep Taydas, 2006, Who Intervenes? Ethnic Conflict and Interstate Crisis, Columbus: Ohio University Press.

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Semaine 6

- Haney, Patrick J. et Walt Vanderbush, 1999, The Role of Ethnic Interest Groups in U.S. Foreign Policy: The Case of the Cuban American National Foundation, International Studies Quarterly, 43(2): 341-361.

- Hudson, Valerie (sous la dir. de), 1997, Culture and Foreign Policy, Boulder : Lynne Rienner Publishers.

- International Journal, 2004, Numéro spécial : Canada’s Grand Strategy and Strategic Culture, 59(3).

Semaine 7

- Lennon, Alexander T. J. (sous la dir. de), 2003, The Battle for Hearts and Minds: Using Soft Power to Undermine Terrorist Networks, Cambridge, Mass.: The MIT Press.

- Relations internationales, 2003, Numéros spéciaux : Diplomatie et transferts culturels au XXe siècle, nos 115 et 116.

- Institute for Cultural Diplomacy: www.culturaldiplomacy.org/ .

Semaine 10

- Marcou, Jean et Jean-Paul Burdy, 2008, La Turquie à l’heure de l’Europe, Grenoble : Presses Universitaires de Grenoble.

- Gangloff, Sylvie, 2003-2004, La Turquie aux portes de l’Europe : constitution de réseaux et stratégie d’influence, La revue internationale et stratégique, 52 :133-151.

- Kastoryano, Riva (sous la dir. de), 2004, Quelle identité pour l’Europe? Le multiculturalisme à l’épreuve, Paris : Presses de la Fondation nationale des sciences politiques.

Semaine 11

- Cerna, Christina M., 2004, Universality of Human Rights and Cultural Diversity:

Implementation of Human Rights in Different Socio-Cultural Contexts, Human Rights Quarterly, 6(4) : 740-752.

- Gros Espiell, Héctor, 1998, Universalité des droits de l’homme et diversité culturelle, Revue international de sciences sociales, 158: 583-592.

Semaine 12

- Cowen, Tyler, 2002, Creative Destruction: How Globalization Is Changing the World’s Cultures, Princeton : Princeton University Press, pp. 1-18.

- Bernier, Yvan, 1996, Le débat sur la place des produits culturels dans les accords commerciaux, dans Recherche: culture et communication, Actes du 64e congrès de l’ACFAS : 43-74.

Semaine 13

- Azzi, Stephen, 2005, Negotiating Cultural Space in the Global Economy: The United States, UNESCO and the Convention on Cultural Diversity, International Journal, 60(3): 765-784.

- Frau-Meigs, Divina, 2004, Le retour des États-Unis au sein de l’UNESCO, dans B. Delcourt et al., Annuaire français des relations internationales, volume 4, Bruxelles : Bruylant, pp.

860-877.

Semaine 14

- Barrat, Jacques et Claudia Moisei, 2004, Géopolitique de la Francophonie : Un nouveau souffle?, Paris : La Documentation française.

- Site de l’Organisation internationale de la Francophonie : www.francophonie.org .

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Quelques exemples de revues scientifiques spécialisées en relations internationales :

International Organization, International Studies Quarterly, International Interactions, American Political Science Review, International Security, World Politics, Journal of Conflict Resolution, Journal of Strategic Studies, Revue Internationale de Sociologie, Relations internationales.

AUTRES INFORMATIONS PERTINENTES

Politique concernant les retards :

Les travaux doivent être remis, en version papier, en classe, aux dates prévues au plan de cours. Les retards sans justification seront pénalisés en raison d’un demi-point par jour (sur 10) pour le plan de recherche et d’un point par jour (sur 30) pour l’essai principal. Les travaux en retard peuvent être remis seulement lors des heures de bureau de la responsable et de l’auxiliaire.

Politique linguistique:

Selon la Politique linguistique de l’Université Laval, les enseignants et les chercheurs doivent privilégier l’utilisation de textes en français « à qualité scientifique et pédagogique égales ». Or, la littérature scientifique qui traite des relations internationales est majoritairement en langue anglaise. Lorsque possible, les articles en français ont été privilégiés, mais malgré tout, plusieurs des lectures obligatoires et suggérées sont en langue anglaise.

Plagiat :

Il est strictement interdit de copier, en tout ou en partie, un texte ou des passages tirés de l’œuvre d’autrui sans les identifier comme des citations ou sans en indiquer la source. Plagier est une grave infraction d’ordre académique. Veuillez consulter le Règlement disciplinaire à l’intention des étudiants de l’Université Laval à l’adresse suivante pour connaître les conséquences d’une telle infraction : http://www.ulaval.ca/sg/reg/Reglements/Reglement_disciplinaire.pdf .

Échelle numérique d’équivalence pour les cours de premier cycle :

A+

90 - 100

A

85

- 89

A-

80

- 84

B+

76

- 79

B

73

- 75

B-

70

- 72

C+

66

- 69

C

63

- 65

C-

60

- 62

D+

55

- 59

D

50

- 54

E

49 et moins

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GUIDE DE RÉDACTION DE L’ESSAI PRINCIPAL 1

Économie générale

Voici la manière généralement la plus pertinente de s’adresser à votre lecteur : dites-lui ce dont vous allez lui parler ; racontez-le lui; puis dites-lui ce que vous venez de lui raconter.

Introduction

Une bonne introduction fait plus que simplement annoncer le sujet du travail; elle en résume le propos. En d’autres mots, l’introduction n’introduit pas le sujet du travail, elle introduit le travail lui-même et son objet. Ce qui peut être fait en répondant de manière succincte à, tout au plus, cinq questions :

1. À quelle(s) question(s) cherchez-vous à apporter une (des) réponse(s) ?

2. Pourquoi soulevez-vous ces questions ? Quels événements, débats ou écrits les rendent-elles pertinentes ? Définissez bien le contexte qui clarifiera vos questions et permettra au lecteur de les mettre en perspective.

3. Quelle(s) réponse(s) votre travail amène-t-il ? Résumez votre argument en quelques phrases.

4. Comment en êtes-vous arrivés à ces réponses ? Décrivez en quelques mots votre démarche ou méthode et vos sources.

5. Qu’est-ce qui vient ensuite ? Donnez le plan suivi dans le reste du travail.

Les éléments un (quelle est votre question), deux (pourquoi cette question doit être soulevée) et trois (quelle est votre réponse) sont essentiels. Ne les oubliez pas. Le quatre et le cinq sont facultatifs.

Les introductions de ce type sont beaucoup plus difficiles à rédiger que le simple «sujet amené ». Mais elles sont aussi beaucoup plus efficaces car elles permettent au lecteur de bien saisir votre

1 Version mise à jour du document « Comment rédiger votre essai principal » préparé par Louis Bélanger pour le cours Culture et relations internationales, automne 2006. Le document original avait été librement adapté de l’ouvrage de Stephen Van Evera, Guide to Methods for Students of Political Sicence, Ithaca, NY : Cornell University Press, 1997 :

123-128. L’ouvrage de Jarol B. Manheim et al., Empirical Political Analysis : Research Methods in Political Science, 6 e ed., New York, NY : Pearson Education, Inc., 2006: 366-371, avait également été mis à contribution.

argumentation et elles le préparent à vous lire avec attention. En plus, elles vous aident, vous, à détecter les éventuelles lacunes ou contradictions de votre travail. Si la rédaction de l’introduction met au jour pareilles faiblesses, vous n’avez qu’une solution : repenser et réorganiser votre essai.

Conclusion

Les auteurs récapitulent souvent leur argumentation en détail dans la conclusion. Cependant, une bonne introduction rend pareille conclusion redondante. Il est donc préférable de récapituler rapidement et d’utiliser la conclusion pour explorer les implications de votre démonstration et des réponses que vous avez trouvées. Quelles suggestions de politiques peuvent être tirées de votre analyse? Quelles thèses ou opinions remet-elle en question et quelles sont celles qu’elle corrobore? Quelles sont les perspectives qu’elle ouvre pour de futures recherches?

Vous l’aurez compris, la conclusion n’est surtout pas l’endroit pour dévoiler l’idée ou le raisonnement génial qui apporte la réponse à la question soulevée, ni pour évoquer des faits qui auraient jusque-là été ignorés. Un travail de recherche n’est pas une nouvelle : il n’y a pas de place ici pour le suspense et votre lecteur n’éprouvera vraiment aucun plaisir à avoir été savamment berné.

Argumentation

En ce qui concerne l’argumentation, voici cinq recommandations que vous devriez garder en tête :

1. Utilisez des données empiriques —des faits, des chiffres, l’histoire— pour appuyer votre argument. Des arguments purement spéculatifs sont parfois inévitables, mais on est incroyablement plus persuasif lorsqu’on peut s’appuyer sur des faits.

2. Faites en sorte d’établir clairement le ou les éléments d’argumentation que vos données viennent soutenir. Ne croyez surtout pas que les faits parlent d’eux-mêmes et encore moins que votre lecteur sera en mesure de les faire parler à votre place.

Résumé des deux premiers points : donnez des faits pour appuyer votre argumentation et identifiez clairement les arguments que les faits que vous évoquez soutiennent.

3. Argumentez contre vous-même. Après avoir défendu votre argument, faites explicitement état des questions ou des objections qu’un lecteur sceptique pourrait légitimement soulever et traitez-les brièvement. Cela démontre au lecteur que vous êtes consciencieux et que vous savez réfléchir puisque vous tenez compte des objections éventuelles ainsi que des interprétations concurrentes. Bien entendu, il peut arriver que le sceptique en vous soulève une objection valable. Vous devez alors humblement le reconnaître! Ne vous inquiétez pas, les théories infaillibles sont plutôt rares et personne ne vous demande de trouver la réponse définitive à la question que vous posez.

4. Votre travail devrait proposer un seul argument ou seulement quelques arguments

2
2

interreliés. Évitez d’encombrer votre travail d’arguments superflus et tenez-vous en à l’essentiel. Si vous avez développé un argument qui se révèle inutile à la relecture, laissez-le tomber. Vous trouverez peut-être cela déchirant, surtout si vous avez beaucoup travaillé dessus, mais des arguments non pertinents affaiblissent votre démonstration.

5. Si vous utilisez des tableaux ou des graphiques pour présenter vos données ou pour soutenir votre argument, il est de votre responsabilité d’en expliquer la signification au lecteur. Encore une fois, ce n’est pas à lui d’interpréter les données. Il en va aussi des tableaux et des graphiques comme du texte; ce qui ne contribue pas directement à la démonstration ne devrait pas s’y trouver.

6. Ce qui vient d’être dit à propos de l’usage des tableaux et des graphiques vaut pour les citations. Vous devez nécessairement introduire une citation et en expliquer la contribution à votre argumentation. Les citations doivent être le plus court possible et ne pas contenir d’éléments superflus.

7. Utilisez systématiquement les notes de bas de page pour indiquer la source de chacune de vos données, de chaque énoncé de faits. L’identification de vos sources est un élément intégral de votre argumentation. L’autorité d’un expert, la fiabilité d’une donnée, la renommée d’une publication, permettent au lecteur de juger de la validité de votre argument comme du sérieux de votre recherche.

Structure

1. Il n’y a pas de nombre idéal de parties dans un travail et il n’y a pas de plan magique qui s’appliquerait à n’importe quel sujet. Votre travail doit être structuré en fonction de la démonstration que vous voulez faire et le plan du travail devrait refléter les étapes logiques de cette démonstration. Un bon plan permet au lecteur de bien saisir la structure de votre argumentation.

2. Votre travail doit quand même être divisé en parties et en sous-parties. Attribuez à chacune un titre vivant et significatif qui en communique le message principal.

3. Pour chacune des parties/sous-parties, vous pouvez utiliser la structure suivante, du moins à l’étape du premier jet :

a. votre argument;

b. les preuves à l’appui;

c. les limites de votre argument et les contre-arguments qu’il serait possible de lui opposer.

4. Commencez chaque partie avec plusieurs phrases résumant l’argument qui y est défendu. Vous pouvez biffer ces résumés de votre version finale s’ils s’avèrent redondants par

3
3

rapport à votre introduction. Écrire de tels résumés vous permettra de ne pas dévier de la structure que vous voulez donner à votre argumentation et d’en déceler les faiblesses possibles. Vous trouverez bien souvent qu’il est plus facile de rédiger un résumé après avoir écrit la partie en question.

5. De la même manière, commencez chaque paragraphe par une phrase présentant l’argument du paragraphe. Cette phrase peut être la seconde phrase du paragraphe, mais ne devrait normalement pas apparaître plus loin que cela. Les phrases qui suivent, conformément à la structure présentée en (3), doivent fournir les éléments nécessaires pour expliquer et étoffer l’argument présenté à la première phrase. Les réserves, possibles contre-arguments et leur réfutation devraient suivre par la suite. Votre lecteur devrait être en mesure de saisir l’essentiel de votre argumentation en lisant seulement les premières lignes de chaque paragraphe.

Rédaction

1. Écrivez des phrases courtes et affirmatives. Évitez la voie passive.

2. Suivez un plan. Les plans sont garants de la cohérence et de la lisibilité.

3. Utilisez une terminologie précise et clarifiez au maximum la logique de votre raisonnement. Vous n’impressionnerez personne avec des envolées littéraires et des réflexions alambiquées.

4. Ne confondez pas opinion (la vôtre ou celle d’un auteur) et observation.

5. Rédigez à un niveau approprié pour un lecteur qui serait comme vous un étudiant au baccalauréat. C’est-à-dire un lecteur intelligent et informé, mais qui n’a pas de connaissances approfondies sur le sujet traité. Vos travaux seront évidemment lus par des professeurs qui ont de bonnes chances d’en connaître davantage, mais ils veulent évaluer votre compétence à communiquer vos idées à un public qui ignore tout de votre sujet.

Contrôle

Demandez à une ou deux personnes de lire votre travail avant de le remettre. Rendez-leur la pareille. Deux têtes valent mieux qu’une et savoir donner et recevoir des commentaires constructifs constituent des compétences très importantes.

Présentation technique

Une présentation médiocre suggère un esprit médiocre. Prenez soin de rendre un travail impeccable et sans faute de français. Utilisez le correcteur automatique de votre logiciel de traitement de texte. Assurez-vous de l’homogénéité et de la conformité du système de citation et de l’appareil de référence bibliographique. Évitez à tout prix les références incomplètes.

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