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1. Introduction sur la structure d’un réseau électrique

4

1.1 Généralités

4

1.2 Nécessité de transporter l’électricité en une tension élevée

4

1.3 Structure d’un réseau

5

1.4 Exemple de schéma simple d’un poste MT/BT classique

6

1.5 Réseau de distribution

7

 

1.5.1 Réseaux de distribution MT

7

1.5.2 Réseaux de distribution BT

7

1.6

Structure des réseaux en électrification rurale

7

1.6.1 Les réseaux de distribution monophasés avec retour par la terre

7

1.6.2 Réseaux triphasés BT

8

1.7

Les principes de la distribution

8

1.7.1 Poste public et poste privé

8

1.7.2 Craindre les chutes de tension

9

1.8

Calcul de la section des conducteurs

10

2. Caractérisation et dimensionnement technique des équipements d’un

réseau

12

2.1 Choix de la tension d'alimentation

12

2.2 Le dimensionnement d’un poste

12

2.3 Différents équipements des postes

13

 

2.3.1

Les transformateurs de puissance

13

2.3.1.1 Dimensionnement d’un transformateur

13

2.3.1.2 Pertes dans le transformateur

14

2.3.1.3 Quelques détails sur les postes MT/BT

16

a. La protection du transformateur

16

b. Les cellules MT

16

c. Tableau TUR (tableau urbain réduit)

16

d. Les câbles MT

17

 

2.3.2 Les sectionneurs

17

2.3.3 Les disjoncteurs

18

2.3.3.1

Calcul des courants nominaux

18

2.3.3.1

Calcul des courants de court-circuit

18

2.3.4

Les transformateurs d’intensité (TI) et de tension (TT),

19

2.3.4

Les jeux de barres

19

2.3.5

Eclateurs

20

2.3.6

Les parafoudres

22

2.3.7

Les réactances

23

2.3.7.1 Cas du relèvement du facteur de puissance dans un réseau MT

23

2.3.7.2 Conséquences d’un mauvais cosφ

24

2.3.7.3 Amélioration du cosφ

24

2

 

b.

Compensation automatique

25

C.

Emplacement des condensateurs

25

d.

Puissance de la batterie des condensateurs :

26

2.4

Dimensionnement des branchements BT

27

2.4.1

Conformité des installations BT de branchement

28

2.5

Protection des réseaux

29

2.5.1

La protection de distance

30

2.5.2 Exemples d’autres protections utilisées sur les réseaux à HT

30

2.6 Compensation et stabilisation

31

2.7 Compatibilité électromagnétique

31

3. Analyse de la demande dans une localité

33

3.1 Approche méthodologique

33

3.2

Hypothèses d’évolution de la demande

34

4. Exemples d’indications sur les coûts

34

5. Quelques abaques

35

Annexes

38

I. Méthodologie de conception d'un réseau électrique

38

Etape 1 : Recueil des données

38

Etape 2 : Elaboration du schéma unifilaire

38

Etape 3 : Etudes techniques et validation du schéma unifilaire

38

Etape 4 : Choix des équipements

39

Etape 5 : Choix des dispositifs de protection et de leur réglage

39

Etape 6 : choix et mise en place d'un système de contrôle commande

39

Etape 7 : Tenir compte

39

7.1. Des conditions d'environnement

39

7.2. Le classement des récepteurs

39

7.3. Perturbations générées et tolérées par les récepteurs

40

7.4. Extensions futures

40

7.5. Classement des récepteurs par importance

40

7.6. Contraintes du réseau public

40

7.7. Bilan des puissances

41

7.8. Choix de la tension d'alimentation

41

7.9. Choix des régimes de neutre des réseaux MT

41

7.10. Compensation de l'énergie réactive

41

7.11. Calcul des courants nominaux

41

7.12. Choix des transformateurs

41

7.13. Détermination des sections des conducteurs

42

7.14. Etude des circuits de terre et des prises de terre

42

7.15. Calcul des courants de court-circuit

42

7.16. Démarrage des moteurs

42

3

 

7.18.

Etude de la stabilité dynamique du réseau

43

7.17.

Simulation numérique des réseaux d’énergie

44

II.

Réalisation d’une ligne

44

2.1 Tracé d’une ligne

44

 

2.1.1. Reconnaissance du terrain

44

2.1.2 Ordre des travaux

45

2.1.3 Avant projet

45

2.1.4 Etude définitive

45

2.1.5 Dossier d’exécution

46

III. Une base de données

46

IV.

Etude de cas : électrification de Mbinda et Mayoko

47

4

1. Introduction sur la structure d’un réseau électrique

1.1 Généralités

Le but premier d’un réseau d’énergie électrique, est de pouvoir alimenter la demande des consommateurs. L’énergie électrique est produite dans les centrales électriques (parfois très éloignées) et doit être transmise aux usagers par les lignes. L’ensemble des lignes et câbles reliés entre eux par l’intermédiaire des postes (ou sous stations) constitue un réseau. Deux réseaux de tension différente peuvent être connectés entre eux au moyen des transformateurs. Certains auteurs parlent distinctement de systèmes et de réseaux ; les réseaux engloberaient l’ensemble des lignes et câbles, tandis que les systèmes électriques pouvant être :

- les centrales électriques,

- les postes de transformation,

- les centres de dispatchning ,

- Les usines consommatrices d’énergie électrique, etc.

Il convient de généraliser, pour dire que le réseau d’énergie électrique est

constitué par l’ensemble des équipements destinés à la production, au transport,

à la distribution et à l’utilisation de l’énergie électrique depuis la centrale jusqu’aux maisons de campagne les plus éloignées.

Dans beaucoup de pays, on rencontre encore une grande variété de tensions ; on trouve ce pendant trois types de réseaux :

- réseau de transport (110, 225, 400 kV et plus)

- réseau de répartition (45, 63, 90 kV)

- réseau de distribution (30 kV, 20 kV et moins)

L’organisation est hiérarchisée et structurée de la manière suivante :

THT: U 110 kV ) HT: 36 kV < U < 110 kV MT: 1kV < U 36 kV BT: U 1000 V

1.2 Nécessité de transporter l’électricité en une tension élevée

La relation I=

S

3 U
3 U

montre que l’intensité du courant est inversement

proportionnelle à la tension de la ligne, alors pour une même puissance électrique

S à transporter, les pertes sont plus faibles avec des tensions plus élevées. Ces

pertes étant égales à P = 3RI 2 pour la puissance active (effet Joule) et

5

Q=3 XI 2 pour la puissance réactive. R et X étant la résistance et la réactance d’un conducteur de phase de la ligne.

D’autre part, la relation de la section du conducteur

I

j

s =

(avec j la densité de

courant admissible dans le matériau conducteur en A/mm 2 ) explique que la section est proportionnelle à l’intensité du courant. Il est aisé de comprendre que plus la tension du réseau est élevée et davantage on a de faibles intensités de courant à transporter et par conséquent, des sections des conducteurs économiquement acceptables. ( un courant trop élevé exigerait de grosses sections de conducteur pesant, ce qui exigerait des pylônes de très grande gabarit, le coût des lignes serait exorbitant et donc financièrement inacceptables ! ).

1.3 Structure d’un réseau

De manière classique, l’ossature d’un réseau électrique se présente comme suit :

d’un rése au électrique se présente comme suit : Fig.1 : configuration d’un réseau Les contraintes

Fig.1 : configuration d’un réseau

Les contraintes du transport, de la répartition et de la distribution de l’énergie obligent la conception, la construction et l’exploitation d’une diversité de réseaux électriques selon les objectifs à atteindre. On distingue :

- le réseau radial : il assure simplement le transport ou la distribution de l’énergie ( souvent en électrification rurale)

- le réseau à dérivation : il peut assurer le transport, la répartition et ou la distribution,

- le réseau bouclé : c’est un réseau dont les charges peuvent être alimentées distinctivement par deux sources, c'est-à-dire qu’il existe la possibilité de deux arrivées A et B pour l’alimentation de la charge. On parle alors de poste en boucle ou en coupure d’artère.

(1)

(1) (2) MT/BT 6 Fig. 2. Exemple de schéma d’un poste sur un réseau bouclé MT/BT
(1) (2) MT/BT 6 Fig. 2. Exemple de schéma d’un poste sur un réseau bouclé MT/BT
(1) (2) MT/BT 6 Fig. 2. Exemple de schéma d’un poste sur un réseau bouclé MT/BT

(2)

(1) (2) MT/BT 6 Fig. 2. Exemple de schéma d’un poste sur un réseau bouclé MT/BT

MT/BT

6

Fig. 2. Exemple de schéma d’un poste sur un réseau bouclé

MT/BT

1.4 Exemple de schéma simple d’un poste MT/BT classique IM IM QM 400 V (1)
1.4 Exemple de schéma simple d’un poste MT/BT classique
IM
IM
QM
400 V
(1)
Y
Dyn11
Δ
20 kV
T.U.R
Arrivée MT
Départ MT

Départs BT

Fig. 3. Schéma classique d’un poste MT /BT simple

(1) : sectionneur dans le cas d’un poste public (1) : ou disjoncteur dans le cas d’un poste privé.

7

1.5 Réseau de distribution

En dessous de 63 kV, on rentre dans le domaine de la distribution. Selon les puissances absorbées par les clients, on trouve deux types de réseau de distribution :

- réseau de distribution moyenne tension (MT)

- réseau de distribution basse tension (BT)

1.5.1 Réseaux de distribution MT

(1kV < U < 36 kV) Les réseaux de distribution MT alimentent les différents postes de transformation MT/BT des villes. Le rôle d’un réseau MT dans une ville est d’assurer la mise à disposition de l’énergie aux différents postes MT/BT publics et privés de la localité. En pleine ville, le réseau MT est généralement en souterrain mais en campagne et dans les banlieues, il peut être en aérien.

1.5.2 Réseaux de distribution BT

( 400/230 volts ) Le réseau de distribution BT est le réseau final qui fournit à travers les 4 fils ( 3 phases + le neutre) , l’énergie électrique aux ménages ou aux PME. C’est le niveau de tension directement utile pour les équipements domestiques (lampes, les postes TV, les congélateurs etc.). La tension entre une phase et le neutre est de 220 volts tandis que la tension entre deux phases quelconques de 380 volts à la sortie du poste. Un arrêté publié le 25 juin 1986 en France, suite à des accords internationaux a modifié la tension nominale des réseaux de distribution BT de 380V à 400V.

1.6 Structure des réseaux en électrification rurale

L’électrification rurale vise l’alimentation des charges moyennes se trouvant non loin du réseau électrique. Cette électrification est généralement basée sur le réseau moyenne tension qu’il faut promener jusqu’à destination ou à proximité de

la charge. L’électrification rurale est réalisée avec des postes MT/BT classiques et parfois sur poteau. Il va falloir promouvoir :

- l’implantation des nouvelles lignes MT en direction des zones à desservir,

- des nouveaux postes de transformation MT/BT,

- envisager des transformateurs sur poteaux pour des consommateurs isolés.

8

Ce type de réseau existe au Cameroun. Il est économique mais exige de bonnes mises à la terre. Il va falloir veiller à l’équilibre des phases du dernier poste triphasé, au risque de créer un déséquilibre dans le réseau HT amont. Il serait souhaitable pour cela, de réaliser trois réseaux monophasés équilibrés, chacun à partir d’une phase du dernier transformateur triphasé, source des départs monophasées.

1.6.2 Réseaux triphasés BT

C’est le réseau connu, il donne la possibilité de réaliser l’équilibre des phases c'est-à-dire la répartition de la charge sur les 3 enroulements du transformateur MT/BT source d’énergie. Chaque départ est généralement réalisé en conducteurs 4 fils qui partent du tableau BT du poste pour alimenter les consommateurs qui peuvent être les ménages, les commerces ou les administrations à puissance modeste. Ce réseau permet d’alimenter les équipements monophasés et triphasés se trouvant dans les installations connectées.

1.7 Les principes de la distribution

1.7.1 Poste public et poste privé

L’objectif du réseau public, est de fournir l’énergie électrique au plus grand nombre d’abonnés, à travers les transformateurs installés dans les différents postes. Il serait cependant regrettable qu’un abonné d’un poste public puisse s’accaparer à lui seul d’une portion trop importante de la puissance du transformateur prévu au préalable pour l’alimentation de plusieurs consommateurs. Un tel abonné mérite un poste de transformation privé, pour satisfaire sa charge jugée relativement trop importante par rapport à la puissance du transformateur public prévu pour plusieurs abonnés. Principe : selon la valeur de la puissance sollicitée par le client, le distributeur de l’énergie va devoir le classer client HT, MT ou BT. Au-delà d’une certaine puissance, ce client doit disposer d’un poste privé MT ou HT selon les cas. En effet, le client de puissance exigée S va devoir solliciter au réseau, une

intensité I telle que I=

S

3 U
3 U

, les intensités admissibles des câbles vont nous

amener à cibler le niveau de tension du réseau à choisir pour l’alimentation de cet abonné. Exemple : Une installation industrielle d’une puissance de 30 MVA, alimentée par

une ligne MT 20 kV exige une intensité énorme de I=

S

3 U
3 U

= 866A.

9

Alimentée en HT 90 kV, on aurait une situation meilleure avec une intensité au rabais de I= 288 A Le choix de la tension BT, MT ou HT dépend donc de l’importance de la puissance à desservir. Le client (personne morale ou physique) sera alimenté par le réseau BT, MT ou HT selon les cas. Lorsque les solutions MT ou HT sont choisies, le client doit donc disposer d’un poste de transformation dit’’ poste privé ‘’. Le tableau statistique ci-dessous retrace la situation dans la plupart des cas :

Puissance client (S)

Réseau souhaitable de raccordement

Type de client pour le distributeur

Observations

S

< 160 kVA

Réseau BT public

Client BT

Pas de poste privé

160 < S 10MVA

Réseau MT

Client MT

Présence d’un

poste

 

privé MT/BT

S

> 10 MVA

Réseau HT

Client HT

Présence d’un

poste

privé HT

1.7.2 Craindre les chutes de tension

Expressions des chutes de tension :

U = 2.ZLI en monophasé U = 3 LZI en triphasé avec Z,= R X

en monophasé ∆ U = 3 LZI en triphasé avec Z,= R X 2 2 +
2 2 +
2
2
+

(X, R, Z : réactance, résistance, impédance de la ligne en /km et L en km ).

X et R sont les caractéristiques du câble données par le fabriquant.

Au sujet du transport de la puissance S, la relation I=

S

3 U
3 U

montre que

lorsque la tension U diminue, il s’en suit une élévation de l’intensité du courant I et donc des chutes de tension plus importantes.

Dans le souci de minimiser les chutes de tension et les pertes en ligne, le tableau ci–après donne des indications au sujet des longueurs des réseaux.:

réseau

BT

MT

HT

THT

Longueur maxi souhaitée 1 km 50 km 140 km

Longueur maxi souhaitée 1 km 50 km 140 km ∞
Longueur maxi souhaitée 1 km 50 km 140 km ∞
Longueur maxi souhaitée 1 km 50 km 140 km ∞
Longueur maxi souhaitée 1 km 50 km 140 km ∞

10

En BT, cette tolérance est de 6% si on est connecté directement au poste MT/BT et de 3% ailleurs.

1.8 Calcul de la section des conducteurs

La méthode consiste à :

- calculer le courant maximal d'emploi,

- déterminer le facteur de correction global relatif au mode de pose et aux conditions d'installation,

- déterminer la section nécessaire à l'échauffement en régime normal

- vérifier la contrainte thermique en cas de court-circuit en fonction du

dispositif de protection,

- vérifier les chutes de tension en régime normal et pendant le démarrage de

gros moteurs,

- vérifier, les longueurs maximales des canalisations en rapport avec les chutes de tension admises, La section à retenir est la section minimale vérifiant toutes ces conditions.

Il peut être utile de déterminer la section économique sur la base d'un bilan économique. NB : On peut se servir des densités de courant pour un calcul rapide :

Les densités de courant admissibles en régime nominal pour le cuivre et l’aluminium sont respectivement J CU = 5A/mm 2 et J AL = 3A/mm 2 ( J Almelec = 2,28 A/mm 2 pour l’almelec-acier des lignes aériennes HT). Connaissant l’intensité du courant devant traverser le conducteur, on déduit aisément sa section :

S= I/J

Matériau

Densité du courant admissible

Résistivité à 0°C

Résistivité à 20°C

Cuivre

5A/mm 2

15,88. 10 -9 m

17,241. 10 -9 m

Aluminium

3A/mm 2

26,0. 10 -9 m

28,264. 10 -9 m

Almélec

2,28 A/mm 2

   

Sections des conducteurs – méthode de calcul se basant sur la chute de tension Considérons le cas du triphasé où U = 3 LZI avec Z l’impédance linéique d’un fil conducteur de la ligne. (Z, X, R, en /km et L en km). Pour une liaison symétrique BT , le coefficient de self-induction est sensiblement le même pour tous les conducteurs et est donné par la relation :

, le coeffi cient de self-induction est sensiblement le même pour tous les conducteurs et est

11

L

0

=

0,05

+

0,2

Ln

(

2

a

m

d

)

10 -3 H/km, il en ressort que L 0 est très faible.

avec (a m ): moyenne géométrique des distances entre les axes de conducteurs du câble et (d ) le diamètre de l’âme du conducteur. Il apparaît que pour les câbles BT, les réactances sont faibles devant les

résistances.L’expression

1 2 2 + x L r
1
2
2
+
x
L r

Z =

se simplifie et donne

L

ρ

r

Z ≈ =ρ

L

x L r Z = se simplifie et donne L ρ r Z ≈ = ρ

L S

= S

ρ : désigne la résistivité du conducteur et S sa section.

La chute de tension s’écrit alors

U=

⋅ L 3 ⋅ I ⋅ ρ S
⋅ L
3 ⋅ I ⋅ ρ
S

Alors connaissant la section, on peut déterminer la longueur maximale du

conducteur et vice versa.

Exercice d’application :

Quelle est la section du câble en cuivre qui convient, pour alimenter une machine triphasée de 10 kW placée à une distance de 30m du tableau général BT.

Résolution :

La résistivité du cuivre est connue ρ =17,241. 10 -9 m et l’intensité du courant

qui traverse le conducteur

P I = et s = 3U cosϕ
P
I =
et
s =
3U cosϕ
3 ⋅ I ⋅ ρ ⋅ L Δ U
3
I
ρ
L
Δ U

Travaillons pour chute de tension à ne pas dépasser de 6% =

6

100

400

= 24 Volts,

la tension minimale de fonctionnement de la machine est U=400-24 = 376 volts

En prenant pour intensité au démarrage, Id = 4 In

La section est

s =

 

P

ρ

L

= 4

10000 17,241

10

-9

30

 

x

U

cos

ϕ

⋅Δ

U

376 0,8

 

24

= 2,84.10 -6 m 2

Soit section minimale : 2,84 mm 2 , on prend la section normalisée immédiatement supérieure, on choisit le câble 4mm 2 .

12

Sections des conducteurs utilisées en BT ( par phase pour conducteurs en cuivre ) :

Intensité du courant en A

Section du

conducteur en

 

mm

2

 

0

à 5A

1,5 mm 2

5

à 10A

2,5 mm 2

10

à 20 A

4

mm 2

20

à 25 A

6

mm 2

25

à 32 A

10

mm 2

32

à 40 A

16

mm 2

40

à 70 A

25

mm 2

70

à 100 A

35

mm 2

100

à 125A

50

mm 2

125

à 160 A

70

mm 2

180

à 200 A

95

mm 2

200

à 250 A

120

mm 2

250

à 320 A

185

mm 2

320

à 400A

300

mm 2

400

à 500 A

2x150 mm 2

500

à 630 A

2x185 mm 2

630

à 800A

3x185 mm 2

800

à 1000A

3x240 mm 2

1000 à 1250 A

3x300 mm 2

2. Caractérisation et dimensionnement technique des équipements d’un réseau électrique.

2.1 Choix de la tension d'alimentation

Le choix de la tension d'alimentation dépend :

- de la puissance de l'installation

- des niveaux de tension disponibles à proximité du site.

- de l'existence ou non des récepteurs MT tels que moteurs, fours, etc.

2.2 Le dimensionnement d’un poste

Le dimensionnement d’un poste s’appuie sur deux paramètres essentiels :

- La nature du poste (interconnexion, distribution, etc.),

- La puissance et la complexité de la charge à alimenter.

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De la nature du poste, on peut procéder à l’étude de son schéma et à partir de la charge, on peut dimensionner les transformateurs et les autres équipements. Dans la plupart des cas, la démarche est la suivante :

- cahier de charges,

- établissement du bilan de puissance,

- calcul de la section des câbles,

- choix des disjoncteurs,

- schémas du TGBT (dans le cas d’un poste MT/BT)

- Cellules MT ou HT

- Les réactances, éventuellement les batteries de condensateurs,

- etc.

2.3 Différents équipements des postes

La composition des postes de transformation est complexe, mais les principaux équipements sont :

- les transformateurs de puissance

- les sectionneurs,

- les disjoncteurs,

- les transformateurs d’intensité (TI) et de tension (TT),

- les jeux de barres,

- les parafoudres,

- les réactances

2.3.1 Les transformateurs de puissance

Les transformateurs constituent une partie essentielle du réseau

d’approvisionnement en électricité, car ils permettent de convertir l’énergie électrique d’un niveau de tension à un autre. On trouve des transformateurs à deux et à trois enroulements.

A deux enroulements : on parle de l’enroulement primaire et de l’enroulement

secondaire.

A trois, on a : le primaire, le secondaire et le tertiaire.

2.3.1.1 Dimensionnement d’un transformateur

Un travail préalable consisterait à faire le bilan des puissances de l’ensemble de

la charge, c’est à dire de tous les récepteurs (ou départs) qui seront alimentés

par ce transformateur. La puissance du transformateur se calcule en tenant compte du cosφ moyen

14

(cosφ = 0,9) valeur pour laquelle les réseaux de distribution sont généralement calculés. On applique à la puissance installée totale, les trois coefficients suivants :

- un coefficient d’utilisation (k u ) qui traduit le fait que les récepteurs ne fonctionnent pas toujours tous, en pleine charge ;

- un coefficient de simultanéité (k s ) sur le fait que les récepteurs ne sont ou pas simultanément en fonctionnent ;

- un coefficient d’augmentation prévisible de la charge (k a ) qui tient compte d’une croissance future de la charge, de l’extension des installations, etc.

La puissance totale du transformateur S Transfo est telle que :

S Transfo

⎛ ⎜ Pinstallée

⎝ ⎜ cosϕ

.(k u ).(k s ).(k a )

(S en kVa si P en kW).

Ku = 1 pour la plupart des cas. ks = 0,4 (pour poste public avec nombre d’abonnés excédant 50) ka = 1,4 (pour une augmentation prévisible de la charge 40% dans les cinq

ans)

cosφ = 0,9 (éviter les pénalités dues à la consommation excessive du réactif). Après le calcul, on choisira le transformateur de la gamme des puissances normalisée, celui dont la puissance est immédiatement supérieure au résultat du calcul théorique.

Le coefficient K = (k u ) (k s ) (k a ) est appelé coefficient de foisonnement et

P

S= cosϕ

Selon le guide technique français de la distribution, il est admis les règles suivantes :

x K, est la puissance foisonnée de l’installation.

- la zone de fonctionnement économique du transfo est comprise entre 70 et 100% de sa puissance nominale, soit 0,7 S Sn.

- La première année, il est souhaitable que la charge de pointe ne puisse pas dépasser 0,9 Sn.

2.3.1.2 Pertes dans le transformateur

15

Le transformateur est une machine qui transforme la tension U 1 en une autre tension U 2 . Le fonctionnement de cet équipement exige une certaine consommation d’énergie c'est-à-dire les pertes dans le transformateur. L’énergie arrive avec une puissance P 1 et en ressort avec P 2 telle que P 2 < P 1 La différence P 2 - P 1 représente les pertes dans le transformateur. On distingue les pertes fer et les pertes cuivre :

- les pertes cuivre sont les pertes Joule : P cu = 3R 1 I 1 2 + 3R 2 I 2 2

- les pertes fer sont les pertes dans le circuit magnétique, c'est-à-dire les pertes dues aux courants de Foucault et au phénomène d’hystérésis. Pour chaque noyau de transformateur, un coefficient de ces pertes en W/m 3 est donné par le constructeur. Il faut quelque fois tenir compte des pertes dues au système de refroidissement pour les transformateurs de grande puissance. Les transformateurs de puissance sont désormais des équipements à haute efficacité, c'est-à-dire à haut rendement où les pertes sont faibles devant les puissances mises en jeu. Exemple : sur un transfo de puissance MT de 630 kVA, on a évalué à près de 7 kW le total des pertes en charge.

Exemple des caractéristiques électriques d’un transfo :

Pour chaque transformateur de puissance, le constructeur prend soin de donner les caractéristiques comme nous le voyons dans l’exemple ci après :

Exemple : Un transformateur 630kVA Alstom

- Puissance du transfo : 630kVA

- pertes à vide : P= 1,3 KW

- pertes dues à la charge : Pc= 7kW

- tension de court-circuit : Ucc= 4%

- courant de court-circuit : Icc= 21,5A (22,73kVA)

- courant assigné : In= 910A

- puissance réactive à compenser à vide : Qo= 11,27kVAR

- puissance réactive à compenser en pleine charge : Qc= 35,62kVAR

- puissance acoustique (niveau bruit) : 67db

- couplage : Dyn : 11

Remarque : Postes MT/BT sur poteau En réseau aérien moyenne tension, on rencontre des postes MT/BT sur poteau pour l’électrification rurale généralement pour des puissances inférieure à 250

16

kVA d’après les normes. Pour des puissances supérieures, la solution de la cabine préfabriquée à encombrement réduit peut être la meilleure.

2.3.1.3 Quelques détails sur les postes MT/BT

a. La protection du transformateur

La mise sous tension du transfo, provoque toujours une importante pointe de courant à l’enclenchement. Les fusibles solefuses sont conçus pour supporter ce fort courant d’appel.

Leur calibre est toujours supérieur à la valeur du courant nominal du transfo. Exemple :

S = 630kVA Us= 20kV (Tension de service)

S 630.000 I n = = = 18,2 A 3. Un 320.000
S 630.000
I n =
=
= 18,2 A
3. Un
320.000

côté HT on a : I= 18,2 A On choisit alors les fusibles SOLEFUSE avec percuteur Tension nominale : 24kV Tension de service : 20kV Calibre : 31,5A Les fusibles solefuses ont leur emplacement dans les cellules de protection transformateur QM ou PM. Quelques puissances normalisées des transfo MT/BT : 160, 250, 400, 630, 800, 1000, 1200 kVA.

b. Les cellules MT

L’alimentation MT des postes urbains étant souvent de type bouclé (coupure d’artère), le poste MT/BT sera équipé des organes suivants au moins :

- deux cellules d’interrupteurs (arrivée ou départ) ;

- une cellule de protection transformateur MT/BT

- un transformateur MT/BT

Les cellules peuvent être choisies dans la gamme Vercors VM6 de Merlin Gerin, ALSTOM ou autres constructeurs.

c. Tableau TUR (tableau urbain réduit)

Le tableau urbain réduit comprend essentiellement un sectionneur (ou un disjoncteur) à coupure visible et des départs BT, protégés par des fusibles généralement à couteau.

17

Le choix du tableau TUR tient compte de l’intensité débitée au secondaire du transfo.

Ex : En pleine charge, un transfo de 630kVA débite une intensité au secondaire de

630.000 I = = 909 A 3 x 400
630.000
I =
= 909 A
3
x
400

On choisit donc un tableau TUR (tableau basse tension) pouvant transiter cet

ampérage. On consulte les catalogues des exemple.

fabricants tels que Merlin Gerin par

d. Les câbles MT

Le réseau MT en câble souterrain est esthétique et discret, il présente plus de sécurité que le réseau MT aérien bien que moins coûteux. L’alimentation des postes 20 kV : MT/BT en pleine ville se fait actuellement en câble souterrain HN 33S23: 3x150 mm 2 ALU + 1x25 mm 2 Et les liaisons Transfo TUR en câble U1000R02V :150 mm 2 ou 240 mm 2 Cuivre selon la puissance du transformateur. Exemple :

400

kVA

1 x 240 mm 2 cuivre pour le neutre

 

2

x 240 mm 2 cuivre par phase

630

kVA

2 x 240 mm 2 cuivre pour le neutre

3 x 240 mm 2 cuivre par phase

2.3.2 Les sectionneurs

Ce sont des appareils simples, contrôlables à l’œil nu, qui permettent la coupure visible afin de réaliser le sectionnement en deux parties d’un réseau électrique en vue d’une mise hors service, lors d’entretien ou de réparation. Son pouvoir de coupure est nul, si bien qu’il ne doit jamais être manœuvré en charge, ni pour enclencher, ni pour déclencher (risque de soudage des contacts, de fusion ou d’explosion). Sur la base du bilan de puissance effectué, seront déterminés les courants nominaux qui transitent dans chaque disjoncteur, sectionneur, etc.

I =

S

3 xU
3
xU

A cause des arcs électriques mortels, il est strictement interdit d’ouvrir un sectionneur en charge ! le sectionneur ne possédant pas un dispositif de d’extinction de l’arc électrique.

18

2.3.3 Les disjoncteurs

Ce sont des appareils de commutation fonctionnant en régime normal aussi qu’anormal de court –circuit, leurs caractéristiques sont : Unom, Inom et Icc. Ils possèdent un pouvoir de coupure de l’arc électrique. Il n’ y a rien à comparer entre la coupure d’un courant dans une installation d’un abonné BT à celle d’une ligne THT 400 kV d’un réseau d’interconnexion par exemple. Le problème fondamental est celui de l’arc électrique qui tente de persister entre les pôles lors de la coupure du courant électrique. Le disjoncteur est dimensionné à partir de la détermination des courants nominaux et des courants de court-circuit.

2.3.3.1 Calcul des courants nominaux

Le courant nominal peut être calculé d’après la relation classique :

I =

S

3 xU
3
xU

avec S, la puissance apparente sollicitée par la charge.

2.3.3.1 Calcul des courants de court-circuit

L'installation électrique doit être protégée contre les courts-circuits. L'intensité du courant de court-circuit doit être calculée à chaque étage de l'installation pour les différentes configurations possibles du réseau; ceci afin de pouvoir déterminer les caractéristiques du matériel qui doit supporter ou qui doit couper ce courant de défaut. Il est question de choisir convenablement les appareils de coupure (disjoncteurs ou fusibles) et régler les fonctions de

protection. La valeur efficace du courant de court-circuit maximal (court-circuit triphasé symétrique) doit être connue. Elle détermine :

- le pouvoir de coupure des disjoncteurs et fusibles

- au réglage des seuils des protections à maximum de courant, etc.

Le calcul des courants de court-circuit reste un exercice fastidieux,

généralement effectué avec des logiciels appropriés. Pour un calcul rapide, on peut utiliser la relation ci après :

I CC = 1,1 U / Zcc

Z CC = Zd pour le défaut triphasé Z CC = Zd+Zi pour le défaut biphasé Z CC = Zd+Zi+Zo pour le défaut monophasé ( Zd, Zi, Zo, Zn : impédance directe, inverse, homopolaire, )

avec U la tension du réseau et

Les valeurs des puissances de court-circuit sont données par le distributeur de l’énergie. Ici des ordres de grandeur :

19

Réseau

15

kV

70kV

150 kV

220 kV

400 kV

Icc

3000

5000

45

000

30

000

45

000

Scc

80

MVA

600MVA

10

GVA

10

GVA

30

GVA

On écrit Scc =

10 GVA 10 GVA 30 GVA On écrit Scc = 3 Un Icc 2.3.4 Les transformateurs

3 Un Icc

2.3.4 Les transformateurs d’intensité (TI) et de tension (TT),

Ce sont des transformateurs de petite puissance placés dans les postes et destinés à adapter les valeurs des tensions et des courants des lignes aux calibres normalisés des appareils de mesure et de protection utilisés par l’individu. N’oubliant pas que les appareils de mesures électriques n’existent pour la plupart qu’en des tensions basses, ce qui exige ces transformateurs pour mesures qui permettent les conversions des grandeurs HT en grandeurs BT moins dangereuses pour l’homme. On distingue les transformateurs de tension et d’intensité. Au sujet des TI, l’intensité I 2 au secondaire est généralement fixée à 5A et on rencontre les rapports de transformation tels que 50/5, 100/5, 200/5, etc.

2.3.4 Les jeux de barres

Les jeux de barres dans les postes à HT servent à la connexion de divers organes, à la mise en parallèle des transformateurs, des lignes ayant la même tension, etc. L’interconnexion des réseaux par exemple, se réalise au travers des jeux de barres. Le dimensionnement d’un jeu de barres est fonction des paramètres suivants :

- l’intensité du courant nominal qui le traverse

- le courant de court-circuit,

- les efforts électrodynamiques pouvant s’exercer entre les barres en cas de court-circuit ( un calcul de RDM s’impose). A ce sujet, la plupart des constructeurs réalisent des études pour leurs clients.

20

20 Fig.4. Exemple de jeux de barres dans un poste à HT 2.3.5 Eclateurs Ce sont

Fig.4. Exemple de jeux de barres dans un poste à HT

2.3.5 Eclateurs

Ce sont des dispositifs qui servent à éliminer les surtensions qui peuvent survenir sur les lignes à HT. On trouve des éclateurs au niveau des pylônes et parfois, à l’entrée des postes ou même aux bornes des transformateurs. Ils sont constitués essentiellement par deux électrodes dans l’air, l’une reliée au conducteur ou à la borne à protéger contre la surtension et l’autre reliée à la terre via une structure métallique, l’intervalle étant réglé pour l’amorçage lorsque les surtensions dépassent le niveau de protection.

21

En d’autres termes, la distance entre les électrodes est choisie de telle manière que l’air supporte l’application de la tension nominale et ne supporte pas les surtensions de niveau dangereux pour la ligne et les équipements à protéger.

dangereux pour la ligne et les équipements à protéger. Fig5. Les éclateurs Fig6. Eclateur avec dispositif

Fig5. Les éclateurs

ligne et les équipements à protéger. Fig5. Les éclateurs Fig6. Eclateur avec dispositif anti-oiseau Le réglage

Fig6. Eclateur avec dispositif anti-oiseau

Le réglage de l’intervalle d’éclatement est souvent un compromis entre protection et continuité de service.

La forme des électrodes peut être variable suivant les cas. Il peut s’agir simplement de deux tiges placées l’une en face de l’autre ou d’éclateurs à cornes tels ceux utilisés sur les réseaux 20 kV. Les éclateurs dits anti-oiseaux sont constitués de deux cornes destinés à provoquer l’amorçage de l’arc, entre les quelles est placée une tige verticale empêchant un oiseau de court-circuiter accidentellement les deux cornes. Le principal intérêt des éclateurs est leur faible coût, c’est la raison pour laquelle, ils sont très répandus sur les réseaux aériens de 15 et 20 kV. Malheureusement, ces avantages sont compensés par de nombreux inconvénients :

- Lors de l’amorçage (qui dure un peu trop t > 0,5 s), ils provoquent un court-circuit entre phase et terre qui déclenche souvent le disjoncteur

22

HT de tête et provoque une mise hors tension du réseau après chaque fonctionnement.

- Le fonctionnement de l’éclateur provoque une déformation de l’onde électrique ; ce qui peut endommager le matériel des consommateurs.

- Le temps entre le moment où la tension atteint le niveau de protection et le moment où l’éclateur amorce n’est en général pas négligeable. Le niveau d’amorçage des éclateurs est très fluctuant, il dépend fortement des conditions atmosphériques, de l’état d’ionisation de l’air, etc. Le réglage de l’écartement des électrodes varie selon la tension de la ligne. Exemple :

Tension d’exploitation

Distance

de

Tension

maximale

de la ligne (kV)

réglage De l’éclateur (cm)

d’amorçage

 

Au choc (kV)

A 50 Hz (kV)

110

50

390

170

225

90

650

330

2.3.6 Les parafoudres

Ce sont des appareils qui écoulent à la terre comme les éclateurs, une onde de courant lorsqu’une surtension (peu importe l’origine) arrive à leurs bornes, maintenant ainsi la surtension dans certaines limites. Fonctionnement : Lors d’un coup de foudre par exemple, la tension monte rapidement aux bornes du parafoudre, l’arc doit s’amorcer entre les électrodes

de celui-ci pour une tension très inférieure à la crête de l’onde. C’est la tension d’amorçage de l’appareil, elle peut atteindre 1,5 fois la tension nominale de la ligne. Après amorçage, la surtension est écoulée à la terre. Le parafoudres les plus utilisés aujourd’hui sont les parafoudres à oxyde de Zinc ( ZnO ) pour résistance non linéaire. Le choix du parafoudre est dicté par les données du réseau ci-après : tension nominale, tension maximale, tension de foudre, surtension temporaire, intensité de décharge donné par l’exploitant du réseau. Exemple : réseau 220 kV

- tension nominale Un : 220kV ( 127kV phase – terre)

- tension maxi U max : 245kV

- tension de foudre Uf : 1050kV 1 ,2/50μs

- surtension temporaire : 1s

1,79 Un :227kV

10s : 1,65 Un : 209kV ( phase - terre)

23

Le parafoudre choisi est le modèle ALSTOM PSE 192 YL (245kV), prévu pour un courant de décharge de 10kA et une énergie maximale de 4,5kJ/kV, tension assignée : 192kV.

2.3.7 Les réactances

On trouve les réactances inductives et capacitives. Les réactances inductives (les bobines) peuvent être installées dans les postes pour la compensation de l’énergie réactive de trop, générées par les lignes à haute tension et les réactances capacitives souvent pour l’amélioration du facteur de puissance.

2.3.7.1 Cas du relèvement du facteur de puissance dans un réseau MT

Pour une même puissance active, le transfert de plus de puissance réactive possède un inconvénient : il entraîne une augmentation du courant, d’où une surcharge et/ou la nécessité d’adopter des sections de conducteurs plus grandes. Cette augmentation de courant entraîne des pertes actives supplémentaires. On a des énergies consommées telles que :

P= 3 UIcosφ → Wa = P x t (kWh) Q= 3 UIsinφ → Wr
P=
3 UIcosφ → Wa = P x t (kWh)
Q=
3 UIsinφ → Wr = Q x t (kvarh)
P
P
Et cosφ =
=
3
UI
P S =
P ²
+
Q ²
1
Wr
=
or
2
Q P = Wa
1 + ⎛ ⎜ Q ⎞
P
1 1
Donc
cosφ=
=
2
2
1 + ⎜ ⎛ Q ⎞
1 + ⎛ ⎜ Wr ⎞
P
Wa

Ir

I cosφ Fig. 7: diagramme des courants
I
cosφ
Fig. 7: diagramme des courants

Ia

24

De cette expression du cosφ, il en découle que pour prétendre à un bonne valeur

proche de 1, l’idéal serait d’avoir Q très faible devant P, afin que

Q 0

P

Dans les installations industrielles, on rencontre des équipements à grande consommation du réactif à tel point que la situation du cosφ doit être maîtrisée. L’augmentation de la consommation du réactif par les récepteurs diminue donc le facteur de puissance de l’installation. Une pénalité est infligée par le distributeur d’énergie lorsque cosφ < 0,857. La plupart des distributeurs d’énergie imposent aux abonnés, un cosφ 0,9

2.3.7.2 Conséquences d’un mauvais cosφ

De la formule P= 3 UIcosφ, P on a :I = ; I est le
De la formule P=
3 UIcosφ,
P
on a :I =
; I est le courant sollicité par la charge .
3Ucosϕ

Nous voyons que le courant sollicité par la charge est d’autant plus important que le cosφ est faible comme le confirme la courbe ci-après :

(

cos φ est faible comme le confirme la courbe ci-après : ( O Fig 8: variation

O

Fig 8: variation de I en fonction du cosφ

Si le cosφ

alors I

- Des pertes par effet joule deviennent importantes

- I élevé échauffement des câbles, ce qui entraîne le surdimensionnement inutile des conducteurs (achat inutile de grosses sections de câble)

- Surdimensionnement du disjoncteur de tête ;

- Des chutes de tension plus élevées aux risques des perturbations dans le fonctionnement des équipements. les chutes de tension étant fonction de l’intensité I que sollicite par la charge.

- Une pénalité du distributeur d’énergie électrique ;

- Cela entraîne l’usure des câbles et parfois la coupure des canalisations électriques ;

- Echauffement et destruction de la machine (ou des machines).

25

On peut procéder à la compensation locale ou globale selon les cas. La compensation locale, c’est lorsque la machine ou partie de l’installation source de mauvais cosφ est connue avec précision. Elle consiste à fournir au récepteur qui pose problème, son énergie réactive supplémentaire sollicitée. La compensation globale c’est lorsqu’il est difficile de localiser le groupe de machines ou parties de l’installation origines du mauvais cosφ. Les méthodes les plus utilisés pour la compensation sont :

- Les moteurs synchrones fonctionnant en surexcitation ;

- Les batteries de condensateurs.

Les moteurs synchrones et les condensateurs possèdent la propriété de fournir au réseau ou à l’installation, la puissance réactive nécessaire pour relever le cosφ

a. Compensation fixe

Elle est dite fixe, parce que l’énergie réactive livrée par les batteries de condensateurs n’est pas variable, elle est constante.

b. Compensation automatique

C’est la compensation aujourd’hui sollicitée par les industriels ; l’énergie réactive livrée par les batteries de condensateurs est variable (automatiquement) au rythme de branchement et de déconnexion des machines, pour éviter les risques de la surcompensation. La compensation automatique est assurée par le régulateur varmétrique.

C. Emplacement des condensateurs

Dans le cas de la compensation globale, les batteries de condensateurs en bloc, sont installées en tête de l’ensemble de la distribution BT, généralement en parallèle sur l’ensemble de la charge.

26

Exemple branchement de la batterie des condensateurs dans poste MT/BT :

Transfo MT/BT x Tableau BT x
Transfo MT/BT
x
Tableau BT
x

Batteries condensateurs.

fig 9. Branchement de la batterie de condensateurs

d. Puissance de la batterie des condensateurs :

Soit (P) la puissance active de l’installation fonctionnant avec un mauvais cosφ, et Q= Ptgφ la puissance réactive sollicitée. Pour une même puissance active P, la charge sollicite une puissance réactive Q 2 plus élevée que prévue, ce qui diminue le facteur de puissance à la valeur de cosφ 2 . Nous voulons ramener Q 2 à une valeur plus faible Q 1 qui va procurer une amélioration du facteur de puissance de sa valeur indésirable cosφ 2 à une valeur meilleure cosφ 1 . Il faut donc installer à proximité, une source auxiliaire, productrice d’énergie réactive, afin de réduire l’énergie réactive trop élevée qui vient du réseau.

Q
Q

Q

Q

2

1

Q Q Q 2 1 fig 10. Diagramme des puissances 27 P La puissance des condensateurs

fig 10. Diagramme des puissances

27

P

La puissance des condensateurs à installer est égale à la puissance réactive supplémentaire à fournir à la charge, c’est à dire Qc = Ptg(φ 2 ) – Ptg(φ 1 )

Qc = P[tgφ 2 – tgφ 1 ]

Exemple :

Soit P = 800 kW,la puissance active de l’installation avec un mauvais cosφ 2 = 0,7 Nous voulons faire passer le cosφ de 0,7 à cosφ 1 = 0,9 alors Qc = 800|(tgφ 2 – tgφ 1 )| = 428 kVar. Une batterie de condensateurs de 428 kVAR convient donc pour améliorer le facteur de puissance de cette installation de 0,7 à 0,9.

2.4 Dimensionnement des branchements BT

Pour faire le choix entre les branchements monophasés et triphasés, la bonne section du câble de branchement, les ampérages des compteurs, disjoncteurs et sectionneurs, l’installation électrique doit faire l’objet d’un schéma indiquant notamment :

- la nature et la constitution des circuits (points d’utilisation desservis, nombre et sections des conducteurs en rapport avec les intensités transitées, nature des canalisations),

28

- les caractéristiques des dispositions assurant les fonctions de protection, de sectionnement et de commande. Il serait souhaitable à ce propos, de s’acquérir la documentation de Promotelec France( www.promotelec.fr) au sujet des installations BT. On peut se référer à la norme française NFC 15-100 article 514.5 . Le schéma d’un branchement BT doit respecter l’ordre de l’appareillage comme suit :

1) Pour les petites installations Point de raccordement au réseau BT - CCP – Disjoncteur – Tableau de répartition - différents départs. NB : CCP (coupe circuit principal qui n’est rien d’autre qu’un sectionneur à fusibles)

2) Pour les grandes installations L’ordre doit être le suivant :

Tranfo MT/BT – Compteurs - Disjoncteur général ou sectionneur – TGBT – Les armoires divisionnaires alimentant les différents départs. Le dimensionnement des disjoncteurs divisionnaires est fonction de la charge de chaque départ (mono ou triphasée) à partir du calcul des intensités du courant. La puissance globale donne l’intensité du courant principal qui permet le choix du disjoncteur et la section du câble principal.

2.4.1 Conformité des installations BT de branchement

- Quelque soit la nature de l’installation BT (mono ou triphasée), le raccordement à la source doit se réaliser en conducteurs 4 fils,

- Les câbles de branchement doivent être réglementaires et de sections appropriées,

- Dans l’installation , le branchement BT doit déboucher en premier lieu, sur un sectionneur à fusibles (C.C.P).

Les branchements BT aériens ou souterrains, doivent être réalisés en câble de section supérieure ou égale à 6 mm 2 . Le câble retylène et le préassemblé classique sont les câbles recommandés pour les branchements aériens tandis que les câbles HFG ou HGS sont exigés pour les branchements souterrains et aéro-souterrains. Les profondeurs des tranchées ( h=0,8 m en terrain ordinaire et h = 1m en traversée route) et la pose du grillage avertisseur ( h=0,3 m de la surface) doivent être respectés.

29

2.5 Protection des réseaux

La limitation des conséquences d’un défaut dans le réseau électrique, est

obtenue par l’utilisation des dispositifs de protection qui agissent soit directement, soit à la suite des informations fournies par des dispositifs de surveillance. Ils permettent, la mise hors tension pour éviter : détérioration du matériel, incendie, électrocution, etc. Il est question par exemple, de détecter le défaut et de commander l’ouverture du disjoncteur protégeant la ligne, le disjoncteur n’étant lui-même qu’un organe passif manœuvré sur l’ordre d’une impulsion électrique. Quelque soit sa technologie, un dispositif de protection comporte trois appareillages fondamentaux :

- un capteur des grandeurs électriques

- un organe de décision comportant relais, etc.

- un organe à ouverture pour la mise hors service de l’élément à protéger.

Un relais est un appareil destiné à ouvrir ou fermer un circuit lorsque certaines conditions prédéterminées sont réalisées. Les protections installées sur les lignes devront fonctionner de façon à ce que seule la ligne ou les départs en défaut soient mis hors service ; on leur demande donc les qualités suivantes :

-sensibilité

-sélectivité

-rapidité

Sensibilité La sensibilité est l’aptitude d’un instrument de mesure à pouvoir mesurer des faibles courants de défaut pouvant affecter un organe quelconque de la ligne.

Sélectivité La sélectivité consiste à l’isolement de la partie qui est en défaut sans affecter les autres. En HT, elle se joue sur les temps de réglage des protections. En cas de défaut, une protection réglée à t= 0,2s va fonctionner avant celle qui est réglée à t= 1s, par exemple. Rapidité La rapidité est la qualité d’un appareil de protection à pouvoir éliminer un défaut pendant un temps très court.

30

2.5.1 La protection de distance

La protection de distance est utilisée pour protéger une ligne sur toute sa

longueur. Ce type de protection est employé en raison de son autonomie totale qui n’exige aucune liaison entre les deux extrémités de la ligne à protéger. Ce dispositif est placé dans les postes et précisément dans la salle de relayage pour assurer la protection de la ligne, en faisant des mesures d’impédance. Cette protection est caractérisée par :

- un bloc d’acquisition qui capte les paramètres tension et courant de la ligne,

- un bloc d’analyse qui analyse les paramètres captés pour le calcul de l’impédance de la ligne Z=U/I

- un bloc d’action qui agit selon les instructions qui lui sont insérées

Fonctionnement :

Ce dispositif est composé :

- d’un élément de mise en route qui localise le défaut ;

- d’un élément de mesure de réactance qui localise le stade où s’est produit le défaut ;

- d’un élément de directionnalité qui ne voit que dans un seul sens, celui de l’écoulement de l’énergie. La protection de distance ne voit que les défauts de court-circuit, surtensions et surintensités et pour les autres, on fait recours à d’autres systèmes de protection.

2.5.2 Exemples d’autres protections utilisées sur les réseaux à HT

- contre les surtensions de toute origine

On utilise des parafoudres et les éclateurs pour la protection. Les éclateurs au niveau des lignes et les parafoudres dans les postes.

- Contre les défauts de surcharge et court circuit par des relais ampèremétriques.

- au niveau des transformateurs

Au niveau des transformateurs, la protection est assurée par plusieurs procédés dont la protection par surveillance de la température de l’huile du transformateur et du dispositif DGPT (dégagement gazeux, surpression et température). Protection contre les défauts internes : Le relais Buchholz

31

Un exemple de défaut interne : un claquage dans les enroulements causé par un

éclair violant ‘’tombant’’ sur une ligne aérienne ; à cette occasion, un arc est crée et une quantité de gaz peut se développer à l’intérieur.

Un défaut interne plus grave, par exemple un court-circuit franc entre spires, un

développement de gaz très important se produit, d’où une colonne d’huile est chassée vers le haut, seul chemin d’échappement, la colonne d’huile en mouvement fera basculer le flotteur du relais.

Lorsque les gaz arrivent en quantité suffisante, le flotteur bascule , un contact s’ouvre ou se ferme et déclenche un signal.

2.6 Compensation et stabilisation

Certaines lignes à haute tension génèrent de l’énergie réactive en quantité

indésirable dans le réseau, on peut installer des bobines de compensation dans

les postes pour consommer cette énergie réactive de trop qui peut être la cause

de déstabilisation du réseau. (les surtensions par exemple)

2.7 Compatibilité électromagnétique

Suite à une publication des chercheurs russes, d’un article signalant des troubles chez les travailleurs de l’industrie électriques, des scientifiques se sont intéressés, au début des années 1970, aux dangers indirects que pouvait provoquer l’électricité.

A l’origine, ils pensaient que seul le champ électrique était en cause.

Actuellement, l’influence possible du champ d’induction magnétique est examinée en priorité.

En effet, en 1979, deux chercheurs américains, Wertheimer et Leeper, ont

bouleversé les connaissances à ce sujet. Lors d’une étude épidémiologique, il est

apparu qu’il pouvait exister un risque accru de leucémies infantiles à proximité des lignes de transport et de distribution de l’énergie électrique. Pour eux, le risque était dû plutôt au champ magnétique à 50 Hz provoqué par la circulation

du courant dans les lignes, qu’au champ électrique lui-même. A présent, des

inquiétudes sont donc émises sur les effets des champs électriques et magnétiques sur la santé de l’homme à proximité des lignes électriques. IL s’agit des courants induits par un champ d’induction magnétique variable dans

le corps humain, effets qui peuvent provoquer les effets néfastes à la santé.

Déjà, les personnes se trouvant dans les champs d’intensités élevées ( cas dans

les postes à THT) peuvent observer quelques fois des sensations sur les poils de

la main ou les cheveux de la tête, situation similaire à proximité d’un récepteur

32

de forte puissance. Par exemple, une mesure du champ électrique produit au sol par une ligne 400kV avait donné la valeur de 7kV/m.

Il est aussi établi que le fonctionnement des réseaux électriques et leur appareillage peut influencer les équipements environnementaux tels que les canalisations de fluide, les circuits de télécommunication et électroniques, les récepteurs de radio et de télévision etc., la réduction des ces perturbations s’impose. Les principaux générateurs de champ d’induction magnétiques sont toutes les installations véhiculant ou utilisant l’énergie électrique lorsqu’ils sont parcourus par un courant électrique- les réseaux de transport et de distribution de l’énergie électrique, aussi bien aériens que souterrains, et les charges domestiques ou industrielles qui nous entourent. Au regard de ces effets électromagnétiques, il se développe de nos jours la théorie de la compatibilité électromagnétique d’un équipement ou d’un système. En effet, on désigne ainsi, l’aptitude qu’a un équipement ou un système à fonctionner dans son environnement électromagnétique de façon satisfaisante sans produire lui même trop de perturbations intolérables pour tout ce qui se trouve dans cet environnement.

Résultats de mesures : Mise sous tension d’une travée 400 kV au poste de CHESNOY – EDF. Manœuvre de sectionneur d’aiguillage :

Endroit

Champ électrique E

Champ magnétique H

Sectionneur

E= 52 kV/m

H= 10A/m

Salle de calculs

45 V/m

0,2A/m

Camion

470

V/m

1,6 A/m

Bâtiment de relayage

1,1 kV/m

8A/m

Transfo

470

V/m

1,6 A/m

Lors de ces essais, le champ rayonné à la fermeture d’un disjoncteur a atteint 850 V/m. Les fréquences sont comprises entre 500 kHz et 100 MHz. Ces séries de mesures furent effectuées à l’aide d’antennes de champs électriques et magnétiques THOMSON. Les conducteurs aériens qui alimentent certains trains électriques sont portés à 25kV ce qui donne parfois naissance à des champs électriques de l’ordre de 1kV/m aux pieds des trains.

Conclusion : devant ces faits, on doit avoir de la connaissance afin de concevoir au mieux, l’implantation des ouvrages et lignes à haute tension, soit de prévoir à

33

une distance convenable des habitations ou de la présence humaine, d’éventuels matériels électriques puissants.

3. Analyse de la demande dans une localité

3.1 Approche méthodologique

A petite ou grande échelle, la demande en énergie électrique est fonction de la

consommation globale des différents récepteurs. L’estimation de la charge résulte des bilans de puissance individuels puis collectifs, établis sur la base des puissances électriques unitaires des différents équipements. Les puissances usuelles et quelques indications de référence sont ici regroupées dans le tableau :

Récepteur

Puissance

Facteur de

indicative en

puissance

Watt

réglette de 0,60m

18 ou

20

0,6 à 0,7

1

réglette de 1,20m Lampe à douille B22 ou E27

36 ou 40 40 à 100

0,6 à 0,7

Climatiseur 1,5 CV avec 1CV = 736W

1104

0,8

chauffe-eau

600

0,8

Fer à repasser

600

Cuisinière

1000

1

TV

100

0,8

Ordinateur de bureau

400

0,8

Congélateur 300 litres

150

0,8

Congélateur 600 litres

300

0,8

A partir de ces données indicatives, on peut aisément réaliser des bilans de

puissance pour l’estimation de la charge des abonnés et après, de toute une localité. Pour les installations industrielles, le bilan des puissances doit prendre en compte les puissances de toutes les unités de production (les puissances des

machines doivent être fournies, etc.). D’après le bilan énergétique élaboré par une ONG locale en 2006, le taux d’accès à l’électricité au Congo est de 45% en zone urbaine et de 5% en zone rurale et que la charge électrique moyenne des ménages est de 1,0 kW en zone urbaine et 500 W en milieu rural. Au sujet de nouvelles agglomérations, la charge totale d’un quartier peut s’estimer de la formule suivante :

P = n. ε. P 0

34

avec :

n : nombre total de ménages évalués dans le quartier ε : taux d’accès à l’électricité de la population urbaine (ici 45%)

P 0 : la puissance statistique moyenne estimée pour chaque ménage en ville

( A Brazzaville P 0 =1 kW), cette donnée change selon les pays !

3.2 Hypothèses d’évolution de la demande

Une fois un bilan de puissance réalisé, on doit regarder les paramètres liés à une éventuelle augmentation future de la charge. Avec l’électrification, il y a souvent prolifération de nouvelles activités lucratives, l’inévitable augmentation du nombre des récepteurs chez les consommateurs. L’expérience a démontré que dans la plupart de cas, la demande est sans cesse croissante à court, moyen et long terme car les quartiers sont appelés à s’agrandir et donc à se peupler davantage, La vitesse de cette augmentation de la charge varie d’un pays à l’autre, selon les indices de coût de la vie et de pouvoir d’achat relatifs à chaque Etat. Au Congo, on peut prétendre à 20 % d’augmentation de la charge chaque cinq ans dans les quartiers publics des grandes villes et, à 5% en zone rurale.

4. Exemples d’indications sur les coûts

Equipements THT 220 kV

Puissance

Coût unitaire moyen en FCFA

Transformateur

2,5 MVA

35

000 000

Disjoncteur

2,5 MVA

20

000 000

Transformateur

10

MVA

120

000 000

Disjoncteur

10

MVA

52

000 000

Jeu de barres

2,5 MVA

30

000 000

Chaîne d’isolateurs

 

100

000

Ensemble Poste THT

 

Des milliards

Equipements MT 20 kV

Puissance

Coût unitaire moyen en FCFA

Transformateur

630 kVA

15

000 000

Cellule IM

 

6

000 000

Cellule QM

 

8

000 000

Câble MT souterrain

 

30

000 F le mètre

Ensemble Poste de transformation MT/BT

 

60

000 000

35

5. Quelques abaques

n°1 : Abaque pour le choix d'un câble basse tension 220 volts avec un cosφ de 1, conducteurs en cuivre. Les longueurs sont exprimées en mètres, avec une chute de tension compatible de 3%.

Puissance

Intensité

Section en mm²

en KW en A 1,5 2,5 4 6 10 16 25 35 50 70 95
en KW
en A
1,5 2,5
4
6
10
16
25
35
50
70
95 120 150 185
240
0,5
2,3
100 165 265 395
1
4,6
50
84 135 200 335 530
1,5
6,8
33
57
90 130 225 355 565
2
9
25
43
68 100 170 265 430 595
2,5
11,5
20
34
54
80 135 210 340 470 630
3
13,5
17
29
45
66 110 180 285 395 520
3,5
16
14
24
39
56
96 155 245 335 450
4
18
21
34
49
84 135 210 295 395 580
4,5
20
19
30
44
75 120 190 260 350 515
5
23
27
39
68 105 170 235 315 460 630
6
27
23
32
56
90 140 195 260 385 530
7
32
28
48
76 120 170 225 330 460 570
8
36
42
67 105 145 195 290 400 500 620
9
41
38
60
94 130 175 255 355 440 550
10
45
34
54
84 120 155 230 320 400 495 615
12
55
45
70
98 130 190 265 330 410 510
14
64
38
60
84 110 165 230 285 350 435 560
16
73
53
74
99 145 200 250 305 380 500
18
82
47
65
88 125 175 220 270 340 440
20
91
59
79 115 160 200 245 310 400
25
114
64
98
130 150 195 245 315
30
136
77
105 135 165 205 265
35
159
Limite d'échauffement
90
115 140 175 225
40
182
80
100 125 155 200
45
205
89 110 135
175
50
227
98 120
160
60
273
100 140
70
318
115

36

n°2 : Abaque pour le choix d'un câble basse tension 380 volts triphasé avec un cosφ de 0,8 conducteurs en cuivre. Les longueurs sont exprimées en mètres, avec une chute de tension compatible de 5%.

Puissance Intensité Section en mm² en KW en A 1,5 2,5 4 6 10 16
Puissance
Intensité
Section en mm²
en KW
en A
1,5
2,5
4
6
10
16
25
35
50
70
95
120 150 185 240
2,5
5
190 325 510 745
3
6
160
270
420
620
3,5
7
135
230
365
540
895
4
8
120
200
320
470
785
4,5
9
105
180
285
420
700
5
10
96
165
255
375
630
970
6
12
79
135
210
315
525
810
7
14
68
115
180
270
455
700
8
16
60
105
160
240
400
610
940
9
18
51
92
145
215
355
550
850
10
19
84
130
190
320
500
780
12
23
69
110
160
265
415
640
880
14
27
94
140
230
355
550
750
16
31
81
120
200
315
485
655
860
18
35
110
180
280
430
580
770
20
38
98
160
255
390
520
690
25
48
130
205
315
420
555
760
30
57
170
260
355
465
640
840
35
67
145
225
300
400
550
730
40
76
195
260
350
480
640
745
45
86
175
235
310
430
565
670
770
50
95
160
215 285 385 510 600 695
60
114
180
235 320 420 500 580 680
70
133
Limite d'échauffement
200
275
365
430
495
580
80
152
240 315 375 430 510 600
90
171
215
280
355
385
445
535
100
150
250
300
350
405
480
120
228
250
290
340
400
140
266
250
290
345
160
304
255
300
180
342
265

37

n°3 : Tableau des caractéristiques des conducteurs câblés HT

(Alliage d’aluminium, AMS, en fonction de la section)

Section nominale en mm 2

Section théorique en mm 2

Masse par

Résistance

Réactance

Intensité du

km de

linéique en

linéique en

courant

conducteur

/km à

/km à

admissible en

   

en kg/km

20°C

20°C

(A)

35

34,36

94

0,967

0,420

180

55

54,55

149

0,609

0,414

240

95

93,27

257

0,358

0,410

340

117

116,99

322

0,286

0,410

385

148

149,07

407

0,226

0,410

450

153

152,81

421

0,218

0,410

460

182

181,62

501

0,184

0,410

510

198

197,96

546

0,169

0,410

535

210

210,28

579

0,159

0,410

560

228

227,83

627

0,147

0,410

585

248

247,77

682

0,135

0,403

620

265

265,04

731

0,127

0,403

645

288

288,35

795

0,116

0,402

680

298

297,57

819

0,112

0,400

695

313

312,64

859

0,107

0,397

715

318

318,38

878

0,105

0,396

720

366

366,23

1009

0,0913

0,396

790

446

445,68

1230

0,0752

0,395

895

475

475,38

1312

0,0705

0,395

925

570

570,24

1573

0,0588

0,394

1035

621

620,90

1713

0,0540

0,393

1095

709

709,77

1964

0,0474

0,392

1185

851

850,69

2356

0,0395

0,391

1330

926

926,27

2562

0,0636

0,390

1410

Almélec : Connu sous l’appellation commerciale d’ASTER, c’est un alliage d’Aluminium avec près de 0,5 % de magnésium et de silicium. L’almélec est utilisé pour les lignes aériennes.

n°4 : Caractéristiques de quelques lignes du réseau belge

U

S

R

X

Y/2

Smax

c

Imax

J

[kV]

[mm2]

[Ω/km]

[10 -6

[MVA]

[10 6 m/s]

[A]

[A/mm 2 ]

[Ω/km]

S/km]

70

93

0,359

0,410

1,48

31

285,2

255,7

2,749

70

228

0,146

0,410

1,48

53

285,2

437,1

1,917

150

228

0,125

0,424

1,47

180

281,4

692,8

2,325

150

475

0,074

0,385

1,38

245

304,8

943,0

1,985

38

150

926

0,042

0,390

1,42

370

298,5