Vous êtes sur la page 1sur 16
Questions et réponses au sujet du renforcement des systèmes communautaires Novembre 2013 Introduction : Ce
Questions et réponses au sujet du renforcement des systèmes communautaires Novembre 2013 Introduction : Ce

Questions et réponses au sujet du renforcement des systèmes communautaires

Novembre 2013

Introduction :

Ce document présente un aperçu du renforcement des systèmes communautaires (RSC) dans le contexte des changements suscités par la mise en œuvre du nouveau modèle de financement du Fonds mondial. Il résume comment des interventions de RSC sont intégrées dans les orientations fournies aux pays pour l’élaboration des notes conceptuelles, centrales aux nouvelles approches de financement du Fonds mondial. Cet aperçu vise à aider la société civile et les groupes de populations clés affectés à comprendre comment positionner leurs intérêts de RSC, dans le cadre des dialogues de pays et des processus de développement de propositions.

Nous traitons principalement du RSC dans le contexte du Fonds mondial, mais décrivons aussi les mesures adoptées par celui-ci et par d’autres partenaires pour approfondir la compréhension du RSC dans d’autres organisations et processus. De plus, le document offre un survol du RSC dans le contexte de cadres d’investissement initiés par l’ONUSIDA, des efforts réalisés pour relier le RSC et le renforcement des systèmes de santé, et de plans connexes de collaboration rehaussée à l’aide d’une Équipe inter- organisationnelle de travail sur le RSC.

1. Que signifie « renforcement des systèmes communautaires » (RSC) pour le Fonds mondial, et d’où vient cette notion?

Le Fonds mondial reconnaît que des systèmes de santé et des systèmes communautaires solides sont essentiels à ce que ses investissements aient le plus grand impact possible. Il reconnait également que si les systèmes de santé sont relativement bien définis et compris, au palier des pays, ce n’est pas toujours le cas des systèmes communautaires; et que la contribution potentielle de systèmes communautaires solides à des réponses efficaces au sida, à la tuberculose et au paludisme n’est pas toujours reconnue et appuyée.

Le RSC est une approche qui favorise le développement de communautés ainsi que d’organisations, de groupes et de structures communautaires informés, aptes et coordonnés. Il implique un vaste éventail d’acteurs, comme des groupes, organisations et réseaux communautaires, qu’il aide à contribuer à titre de partenaires avec d’autres acteurs à la viabilité à long terme d’interventions de santé et d’autres domaines, au palier communautaire, y compris à un contexte habilitant et réceptif dans lequel ces contributions seront efficaces. Le RSC a pour but d’atteindre des résultats de santé améliorés en développant le rôle des populations et communautés clés affectées et des

organisations communautaires dans la conception, la mise en œuvre, la surveillance et l’évaluation des services et activités. Dans la perspective du Fonds mondial, le RSC conduit à des programmes plus efficaces de prévention, de traitement, de soins et de soutien pour les personnes affectées par le sida, la tuberculose, le paludisme et d’autres défis de santé majeurs.

Le Fonds mondial est aux premières lignes du mouvement pour un soutien plus systématique aux communautés, afin qu’elles puissent exercer leur rôle dans la réponse au sida, à la tuberculose et au paludisme. Le concept du RSC a été introduit en 2008, grâce à l’appui solide des délégations d’ONG et des communautés auprès du Conseil d’administration du Fonds mondial. Depuis la Ronde 8, les formulaires de demande pour les programmes sur le sida, la tuberculose (TB) et le paludisme comportent une sous-section où les requérants doivent décrire les activités de RSC qui y sont incluses. Des orientations spécifiques sur les activités et les indicateurs ont été développées en 2009-2010. 1

Les systèmes communautaires sont des structures et des mécanismes par lesquels des membres de la communauté, des organisations communautaires et d’autres acteurs répondent aux défis et besoins qui les touchent. Les organisations communautaires ont une capacité particulière d’identifier, de comprendre et de répondre rapidement aux besoins des personnes qui sont vulnérables en raison de facteurs sociaux et structurels, et qui sont affectées par l’accès inéquitable à la santé et à d’autres services élémentaires. Elles contribuent souvent à la prestation des services (en particulier ceux hors des établissements de santé, et d’autres services sociaux) et à faire en sorte que les systèmes de santé formels soient sensibles aux besoins des patients, et en particulier de groupes marginalisés. Dans certains cas, des acteurs communautaires doivent œuvrer en marge des systèmes de santé grand public pour protéger la santé et les droits des personnes marginalisées ou criminalisées par exemple, les migrants sans papiers, les travailleuses et travailleurs sexuels, les minorités sexuelles ou les personnes qui utilisent des drogues.

Par ailleurs, des systèmes communautaires solides jouent un rôle crucial pour faciliter la participation des communautés à la conception, à la mise en œuvre et à l’évaluation des programmes et services; au plaidoyer; à la création d’une demande pour des services de santé de bonne qualité et pour un accès équitable; à la réponse à des déterminants de la santé plus généraux comme les inégalités entre les sexes et les droits de la personne; et à la promotion d’une implication significative de la communauté dans la gouvernance, la surveillance et la reddition de comptes en matière de santé.

Par conséquent, l’action communautaire en santé est un important complément aux services de santé cliniques ou en établissement, car elle aide à joindre les bonnes personnes pour un impact optimal et à aborder les déterminants de la santé plus généraux. Le soutien aux systèmes communautaires permet aussi de susciter l’appropriation des problèmes de santé; grâce à celle-ci, les communautés élaborent des solutions et contribuent de manière importante à leur mise en œuvre.

1 La version actuelle du Cadre de RSC, mise à jour en 2011, est accessible à http://www.theglobalfund.org/documents/civil_society/CivilSociety_CommunitySystemsStrengthening_ Framework_fr/.

2

2.

Comment définit-on « communauté », dans le contexte du RSC?

« Communauté » est un terme fréquemment utilisé, qui n’a pas de définition unique ou

fixe. En général, les communautés sont formées d’individus reliés les uns aux autres de manières différentes et variées. Les communautés sont diversifiées et dynamiques. Une personne peut faire partie de plusieurs communautés. Les membres d’une communauté peuvent avoir en commun une région de résidence, des expériences, des défis de santé ou autres, une situation de vie, une culture, une religion, une identité ou des valeurs.

Les populations, personnes ou communautés clés affectées sont les plus vulnérables à des maladies comme le paludisme, la tuberculose et le VIH, et les plus touchées par celles-ci. Elles sont plus souvent marginalisées et ont plus de difficulté à réaliser leurs droits à la santé. Les populations clés affectées incluent les enfants, les jeunes et les adultes touchés par des maladies spécifiques comme le VIH, la tuberculose ou le paludisme; les femmes et les filles; les hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes; les personnes transgenre; les personnes qui utilisent des drogues ou qui s’en injectent; les travailleuses et travailleurs sexuels; les personnes vivant dans la pauvreté; les enfants de la rue et les jeunes décrocheurs.

3. Comment définit-on « système communautaire »?

Les systèmes communautaires sont des structures et mécanismes dirigés et utilisés par la communauté, et par lesquels des membres de la communauté ainsi que des organisations et groupes communautaires interagissent, se coordonnent et déploient leurs réponses aux défis et besoins qui affectent leurs communautés. Plusieurs composantes des systèmes communautaires sont à petite échelle, voire informelles. D’autres sont plus vastes – elles peuvent faire l’objet d’un réseautage entre plusieurs organisations et impliquer divers sous-systèmes. Par exemple, un vaste système de soins et de soutien pourrait comporter des sous-systèmes distincts de soins complets à domicile, de soutien nutritionnel, de counselling, de plaidoyer, de soutien juridique, de référence à des services et de suivi.

4. Quels autres acteurs utilisent le concept de RSC et quelle en est leur

compréhension?

L’idée d’appuyer et de renforcer l’implication communautaire pour améliorer les résultats de santé ou de développement existe depuis longtemps. Des organisations du domaine de la santé, du développement communautaire et de l’environnement font la promotion du renforcement, de l’implication, de l’habilitation communautaires et d’autres variations sur le même thème.

Toutefois, la distinction par rapport aux approches précédentes est l’utilisation du mot

« système » et la volonté de conceptualiser le système communautaire au même titre

que l’on aborde le système de santé dans l’approche de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au renforcement des systèmes de santé (RSS). L’idée est la suivante : en cartographiant et en appuyant un système communautaire, on crée une puissante vision. La pensée axée sur les systèmes permet d’approcher le problème de manière plus systématique et stratégique que si l’on explorait uniquement la question « Qu’en est-il des communautés? »

Éventuellement, une perspective axée sur les systèmes permettra de créer une base technique et empirique plus solide, à l’appui d’investissements. La question n’est pas tant de savoir si l’on devrait financer ou non les communautés, mais plutôt de

3

déterminer comment on peut investir et les soutenir le mieux possible. L’analyse des systèmes aidera à clarifier et à établir des priorités d’intervention.

Un autre avantage du concept des systèmes est qu’il aide à démontrer comment l’action communautaire est un aspect essentiel du système plus vaste et plus complexe qui influence la santé des individus et qui inclut les services de santé, l’action communautaire, les lois et politiques et d’autres déterminants sociaux.

Une méta-analyse (à paraître) de l’Université Tulane, intitulée Selected Community System Strengthening-type interventions with health delivery services effects and health outcomes [Interventions sélectionnées de renforcement des systèmes communautaires ayant des effets sur la prestation des services de santé et les résultats de santé], fait état de 36 évaluations et études réalisées depuis 1999 pour mesurer l’impact du renforcement communautaire.

L’analyse met en relief le défi commun que rencontrent plusieurs gouvernements et agences, dans l’attribution de résultats aux activités de RSC. En juin 2012, le Fonds mondial, l’ICASO, l’Alliance internationale contre le VIH/sida, l’USAID et l’ONUSIDA ont convenu de créer une Équipe inter-organisationnelle de travail (EIOT) sur le RSC. Ce groupe composé de multiples dépositaires d’enjeux a pour but de développer une compréhension commune du RSC parmi les nombreux partenaires qui adoptent cette approche. Notamment, l’EIOT aidera à développer un cadre d’évaluation et un corpus de données pour identifier les manières les plus efficaces d’investir dans ce domaine et pour expliquer comment des interventions de RSC sont associées à de meilleurs résultats de santé. (Pour le mandat de l’EIOT sur le RSC, voir l’Annexe 1.)

5. Pourquoi est-il important d’inclure des « composantes » de RSC dans les programmes?

Le RSC est un moyen de prioriser un financement adéquat et durable d’activités spécifiques qui appuieront l’implication communautaire dans le plaidoyer pour l’accès aux services et la reddition de comptes. Cela est accompli par des éléments comme le financement de base afin d’assurer la stabilité organisationnelle en tant que plateforme pour les activités et le réseautage, le développement de partenariats et la coordination avec d’autres agences et dépositaires d’enjeux.

On reconnaît l’importance de l’implication de la société civile et l’on tente d’en tenir compte dans plusieurs domaines de programmes. La création de comités de santé de village et de groupes de défense des patients ainsi que la tenue de dialogues communautaires lors de l’élaboration de stratégies de réduction de la pauvreté sont des exemples d’efforts pour impliquer les communautés. Toutefois, ces interventions sont souvent ponctuelles et initiées, financées et facilitées par le gouvernement ou des agences de financement. Bien que cette forme d’implication communautaire soit essentielle, le RSC tente de se concentrer sur une approche guidée par les besoins exprimés au palier communautaire, plutôt que perçus de l’extérieur.

L’approche du RSC est fondée sur l’hypothèse voulant que l’amélioration des résultats de santé requiert des interventions au-delà et à l’extérieur du secteur formel de la santé. Elle sera par conséquent cruciale à appuyer des activités qui sont en marge du secteur de la santé mais qui ont néanmoins un impact considérable sur celle-ci. Le plaidoyer pour l’accès aux services pour des groupes criminalisés, la lutte contre des pratiques discriminatoires et la promotion de la réforme du droit sont des exemples d’activités

4

dirigées par la communauté qui devraient être incluses dans des programmes de RSC. On trouve des exemples de programmes fructueux de RSC dans des documents publiés par l’ONUSIDA, 2 l’Alliance contre le VIH/sida 3 et Roll Back Malaria. 4

6. Quel est le lien (ou comment l’établir) entre le RSC et le Cadre d’investissement pour la riposte au VIH (ONUSIDA) (p. ex., éléments facilitateurs)?

L’ONUSIDA compte parmi les nombreuses organisations ayant contribué à développer le concept du RSC; il a favorisé l’inclusion et la compréhension du RSC par des documents d’orientation et par la formation. En 2011, l’ONUSIDA a développé un Cadre d’investissement stratégique (CIS) qui présente un argument convaincant quant à la nécessité d’appuyer des activités axées sur la communauté (ou « éléments facilitateurs »). Les facilitateurs sociaux et les facilitateurs des programmes sont considérés comme essentiels à une réponse efficace au VIH.

Facilitateurs sociaux :

Implication politique et plaidoyer

Lois, politiques et pratiques juridiques

Mobilisation communautaire

Réduction de la stigmatisation

Médias de masse

Réponse locale à un contexte de risque changeant

Facilitateurs des programmes :

Conception et prestation centrées sur la communauté

Communications programmatiques

Gestion et incitatifs

Approvisionnement et distribution

Recherche et innovation

Le CIS parle également de « synergies de développement », c’est-à-dire d« investissements dans d’autres secteurs [qui] peuvent avoir un effet positif sur les résultats de la lutte contre le VIH ». Il énumère quelques secteurs de développement clés qui offrent des occasions de synergie dans plusieurs contextes : protection sociale, éducation, réforme du droit, égalité des sexes, réduction de la pauvreté, violence sexuelle, systèmes de santé (y compris le traitement des infections transmissibles sexuellement et la sûreté de l’approvisionnement en sang), systèmes communautaires et pratiques d’emploi.

Pour sa part, le Cadre de RSC identifie six éléments programmatiques fondamentaux. Les six éléments fondamentaux des systèmes communautaires sont :

2 Supporting Community Based Responses to AIDS: A guidance tool for Including Community Systems Strengthening in Global Fund Proposals

http://data.unaids.org/pub/Manual/2009/20090218_jc1667_css_guidance_tool_en.pdf

3 Civil Society Success on the Ground CSS and DTF: Nine Illustrative Case Studies http://www.aidsalliance.org/includes/Publication/Civil_society_success_eng.pdf

4 Lutte contre le paludisme, RSC et réponse à l’échelle communautaire http://www.rollbackmalaria.org/toolbox/fr/tool_CommunitySystemsStrengthening.html

5

Environnement propice et sensibilisation – y compris l’implication communautaire et le plaidoyer pour l’amélioration des environnements de politiques, juridiques et de gouvernance, ainsi que les déterminants sociaux de la santé;

Réseaux, relations, partenariats et coordination communautaires permettant des activités, des services et un plaidoyer efficaces, optimisant les ressources et les impacts, et favorisant des efforts coordonnés et collaboratifs;

Renforcement des ressources et des capacités y compris des ressources humaines dotées de capacités personnelles, techniques et organisationnelles adéquates, le financement (de soutien et de base) et les ressources matérielles (infrastructures, informations et biens essentiels, y compris des technologies et produits médicaux et autres);

Activités et services communautaires accessibles à toutes les personnes qui en ont besoin, et fondés sur des données probantes et sur des évaluations communautaires des ressources et besoins;

Renforcement de l’organisation et des capacités de direction y compris la gestion, la reddition de comptes et le leadership pour les organisations et les systèmes communautaires; et

Suivi, évaluation et planification y compris les systèmes de surveillance et d’évaluation, l’évaluation de situation, le développement de données et de la recherche, la formation, la planification et la gestion des connaissances.

À ce jour, aucun lien n’a été établi entre les éléments facilitateurs, les synergies de développement et les éléments fondamentaux du RSC. Bien que le volet VIH/sida du nouveau modèle de financement soit guidé par le Cadre d’investissement stratégique, le Fonds mondial n’a pas adopté l’approche du CIS dans son ensemble. Les travaux en cours pour développer les modules spécifiques aux maladies, dans le nouveau modèle de financement, pourraient apporter un éclairage quant à la manière dont le RSC recoupe les éléments facilitateurs et les synergies de développement, le cas échéant. Quoi qu’il en soit, le CIS offre d’importants appuis aux éléments du RSC. Il pourrait par conséquent servir de fondement au plaidoyer pour l’inclusion du RSC dans le volet VIH/sida du nouveau modèle de financement (NMF).

La construction du RSC est dominée par une perspective axée sur la réponse mondiale au VIH et au sida – d’où l’appui solide aux interventions de RSC dans le CIS. L’action communautaire dans les réponses à la TB et au paludisme a évolué différemment. Même si la prestation de services communautaires (soit par des organisations communautaires, soit par des intervenants de santé communautaire embauchés par l’État) est répandue dans les programmes sur la tuberculose et le paludisme, les efforts de plaidoyer, de surveillance et de mobilisation sociale sont moins fréquents en particulier dans le cas du paludisme. Cela s’explique en partie par les caractéristiques sociales distinctes des maladies, mais aussi par le degré accru d’intégration des communautés dans les programmes sur la TB et le paludisme. Tout effort futur de développement du RSC devrait prêter attention aux façons dont l’action communautaire est incluse ou non dans la réponse à chaque maladie, afin que les particularités de chacune soient prises en compte et que les leçons retenues soient partagées entre toutes les réponses. Par ailleurs, un point de mire rehaussé sur le RSC pourrait contribuer à améliorer l’étendue du financement transversal en renforcement des systèmes de santé.

6

7. Pourquoi le RSC est-il important? Pourquoi ne constitue-t-il pas un domaine de programmes comme le RSS?

Comme mentionné ci-dessus, le RSC et le RSS sont tous deux essentiels à l’efficacité des programmes de réponse aux maladies. Des efforts ont été déployés afin de relier plus étroitement le RSC et le RSS, et de cerner avec plus de clarté les liens d’activités du RSC avec celles du RSS. Afin de poursuivre le développement de liens entre le renforcement des systèmes communautaires et de santé, le Fonds mondial a organisé des discussions, fin 2012, pour évaluer comment l’un et l’autre pourraient être complémentaires et contribuer à une réponse plus solide et viable. Au bout du compte, on a décidé de les garder séparés. Le RSS est un volet de financement distinct, dans le NMF (aux côtés des volets sida, tuberculose et paludisme), alors que des activités de RSC sont précisées dans le volet de chacune des maladies ainsi que dans le RSS. Les quatre volets se composent de modules. Chaque module est composé d’interventions. Le RSC apparaîtra dans chaque volet, à l’échelon des modules et/ou des interventions (voir l’Annexe 2).

La question revient souvent : « Pourquoi le RSC n’est-il pas en soi un domaine de programmes comme le RSS? » D’après le consensus actuel, le RSC fait partie intégrante de programmes réussis et viables concernant chaque maladie pour qu’on lui confère un statut distinct. Le fait de conserver le RSC comme un module et/ou une intervention pour réaliser des programmes viables est un moyen de faire en sorte qu’il ne soit pas laissé pour compte dans la planification et la mise en œuvre de programmes.

Autre distinction importante, des investissements en RSS sont promus afin d’éviter des dédoublements lorsque plus d’une maladie est l’objet de financement. Le RSC est beaucoup plus particulier au cas de chaque maladie en cause, et devrait par conséquent figurer clairement dans les volets maladies, en tant qu’intervention.

Le RSS est une notion bien comprise et bien conçue, et ce, depuis plusieurs années. Nous savons à quoi ressemble un système de santé fonctionnel, donc nous savons comment le renforcer et y investir. Il ne s’observe pas de consensus semblable à propos d’un système communautaire fonctionnel. Le développement de cette notion exige du temps, notamment pour arriver à une acceptation, ce qui met en relief le besoin de poursuivre le dialogue et la recherche dans ce domaine.

8. Que signifiait RSC lors de son introduction par le Fonds mondial? Que signifie-t-il à présent? Qu’est-ce que le RSC n’est pas?

Depuis l’introduction du RSC par le Fonds mondial, on s’est efforcé d’en raffiner et d’en clarifier la portée et l’intention. Puisque le RSC a été développé de manière collaborative, et que le Fonds mondial n’a été qu’un des auteurs du cadre de travail relatif au RSC, il semble parfois exister des définitions et compréhensions qui diffèrent, quant au concept. Dans le nouveau modèle de financement du Fonds mondial, il est prévu que toute prestation de service direct fasse partie de l’ensemble complet des services, sans égard au fait que le travail soit accompli par une ONG ou une instance du gouvernement. Les activités de RSC doivent se concentrer spécifiquement sur le sous-ensemble d’interventions qui contribuent à bâtir la capacité des communautés en ce qui touche des actions comme négocier, participer, faire du plaidoyer, un suivi, ou réseauter à propos de leurs besoins. Elles incluent également le renforcement de compétences pour fournir des services et évaluer l’efficacité de ces interventions.

7

Il est important de souligner qu’il existe des raisons de s’attendre à ce que des instances gouvernementales reçoivent du financement pour des activités de RSC. Par exemple, renforcer la capacité d’une direction régionale de la santé d’impliquer des travailleurs en santé de la communauté ou des grands-mères qui s’occupent d’enfants orphelins constitue une activité légitime de renforcement de système, et donc une importante activité de RSC.

Certains tiennent pour acquis que le RSC concerne les aspects mis en œuvre par des ONG ou par la société civile, dans le cadre de projets financés par le Fonds mondial. Il serait erroné de considérer le RSC comme étant un fourre-tout pour les programmes réalisés par des ONG ou la société civile. Le RSC n’est pas conçu comme une enveloppe générale pour les programmes d’ONG ou tous les programmes concernant des populations clés. Le RSC concerne la tâche de renforcer la capacité des communautés de participer à la réponse à leurs besoins de santé et de développement. Renforcer la capacité d’une communauté ou d’une organisation communautaire de faire un plaidoyer ou de fournir des services constituerait une activité de RSC, mais la fourniture de ce service est considérée par le Fonds mondial comme faisant partie de l’ensemble complet de services liés à une intervention en matière de santé, sans égard à l’acteur qui la réalise que ce soit une ONG ou une clinique du gouvernement. Le RSC ne concerne pas que les interventions à l’intention de populations clés ou les programmes en matière de VIH. Les programmes concernant le paludisme et la tuberculose comportent des activités spécifiques de renforcement communautaire, qui sont cruciales à la réussite d’interventions visant ces maladies. L’action communautaire peut être axée sur d’autres questions de santé et sur l’amélioration du système de santé en général; donc le RSC peut s’appliquer en marge des trois maladies, à des efforts plus larges de RSS.

9. Que nécessite le RSC afin d’être réussie?

La réussite du RSC dépend d’un solide effort coordonné pour expliquer le concept et répondre aux éléments d’incompréhension. Des efforts pour raffiner le cadre de RSC afin qu’il soit adapté à des régions et des interventions visant des maladies en particulier contribueraient à mieux clarifier quels types d’interventions sont nécessaires et en quelles circonstances. Des conseils pour le RSC ont été « traduits » pour utilisation en Afrique australe, par le Southern Africa AIDS Trust (SAT); un travail a été effectué pour décrire plus clairement les interventions de RSC spécifiques à la tuberculose.

On tient souvent pour acquis que les gouvernements sont quelque peu froids, et dans certains cas opposés, au RSC mais, autre point de vue sur ce problème, nous n’avons pas encore réussi à bien expliquer l’importance du RSC. Un moyen de faire en sorte que le RSC réussisse mieux consiste à expliquer aux autorités nationales l’ordre du jour et la vision du RSC, et de clarifier comment il est stratégiquement relié au reste de la réponse aux maladies. Comme nous l’avons mentionné, un meilleur bassin de données sur les liens entre les interventions de RSC et les résultats de santé favoriserait l’adhésion au concept et la prise de meilleures décisions. Une stratégie de communication et de plaidoyer serait très utile pour accroître la soutenabilité politique du RSC en tant que domaine programmatique essentiel.

8

10.

Dans la mesure du RSC, quelles sont les considérations clés (fondées sur des

indicateurs)?

À l’heure actuelle, le Fonds mondial peut faire état des sommes d’argent versées à des activités spécifiques de RSC, mais cette information est de valeur limitée. Plusieurs types d’activités de RSC ne sont pas prises en compte, parce qu’elles ont été incluses en d’autres termes, comme « communications/plaidoyer » ou « mobilisation sociale (ACSM) » dans des programmes en matière de tuberculose. Le cadre d’évaluation en vigueur au Fonds mondial vise à utiliser des mesures de substitution afin de déterminer si la communauté a connu un renforcement. Il n’y a pas de certitude que les résultats de santé s’amélioreront simplement parce que des activités de RSC ont soutenu le développement de plans stratégiques et des structures au sein d’organisations de la société civile. L’attribution est particulièrement difficile dans le domaine du plaidoyer, voire impossible. Un des défis à relever pour aller de l’avant sera de développer un cadre d’évaluation du RSC.

11. Qui sont les récipiendaires pour des activités faisant partie du RSC?

Des résultats de santé améliorés découlent d’un éventail de politiques, de services et d’autres activités qui sont développées et réalisées par une vaste gamme d’acteurs. Ensemble, ils forment un système complexe qui inclut non seulement les gouvernements ou les systèmes de santé publique (qui englobent les établissements publics de santé, les instances de réglementation et de gouvernance, et les professionnels des soins de santé à l’emploi de l’État), mais également d’autres secteurs et acteurs au sein des communautés et du secteur privé, qui sont tous vitaux à l’amélioration des résultats de santé.

Tout acteur qui a un rôle à jouer dans l’amélioration et le renforcement du plaidoyer, de la viabilité, de l’efficacité, de la possibilité de mesurer le rôle de la communauté dans l’amélioration des résultats de santé ou de développement devrait être considéré comme étant un récipiendaire de fonds pour le RSC.

Autrement dit, un grand nombre d’acteurs peuvent être récipiendaires et réalisateurs d’activités de RSC, mais dans tous les cas le but de ce soutien est le renforcement des systèmes communautaires.

12. Comment faire du RSC un modèle fondé sur les résultats, pour l’investissement

dans la communauté?

La prochaine étape pour le RSC est le développement d’une méthodologie d’évaluation qui va au delà des indicateurs substituts établis dans les conseils actuels du Fonds mondial, et qui intègre une analyse fondée sur les résultats.

9

Annexe 1

L’Équipe inter-organisationnelle de travail sur le renforcement des systèmes communautaires

L’Équipe inter-organisationnelle de travail sur le RSC [Inter-Organizational Task Team on RSC] a pour buts de rehausser la sensibilisation, la compréhension générale et le profil des systèmes communautaires comme élément critique de toute réponse au VIH, à la tuberculose et au paludisme, en créant des systèmes plus inclusifs, équitables et efficaces qui conduiront à des résultats de santé améliorés, en lien avec les trois maladies, et en intégrant des interventions qui promeuvent les droits humains; d’approfondir la compréhension et d’élargir l’utilisation du renforcement des systèmes communautaires par les principaux bailleurs de fonds, les agences onusiennes et bilatérales, les ministères nationaux de la Santé ainsi que d’autres instances gouvernementales et dépositaires d’enjeux, par les moyens suivants :

Soutenir le partage d’information entre partenaires impliqués dans la conception et le développement des concepts du RSC ainsi que des outils, de la formation et de la recherche en la matière;

Soutenir l’alignement du Cadre de renforcement des systèmes communautaires, à l’aide de conseils d’orientation d’agences techniques et de bailleurs de fonds;

Développer des outils et des indicateurs permettant l’analyse du rôle des systèmes communautaires dans l’amélioration de la santé au palier des pays; collecter des données fournissant la base pour planifier un soutien approprié à ces systèmes;

Favoriser l’inclusion d’interventions pour promouvoir les droits humains, l’égalité en matière de genre et d’orientation sexuelle, la santé maternelle, infantile et des nouveau-nés, la planification familiale, les droits liés à la santé génésique et la santé plus générale des communautés;

Collecter des données sur les moyens les plus efficaces de développer, de soutenir et de renforcer les systèmes communautaires;

Développer et partager des outils pour l’analyse des lacunes en RSC; et

Cartographier la disponibilité de développement de capacité et de formation en matière de RSC, en particulier pour les CCM, et évaluer les lacunes pertinentes aux besoins.

10

Annexe 2

Interventions incluses dans le Module RSC du Nouveau modèle de financement 5

(N.B. Dans l’outil Cadre modulaire, les requérants auront la possibilité de sélectionner des modules et des interventions, et de choisir parmi les activités indicatives ou ajouter de nouvelles activités.)

Intervention 1 :

Surveillance et documentation, au palier communautaire, de tous les services, activités et autres interventions concernant la maladie ainsi que le respect des droits humains

Résultat : Des organisations communautaires et autres groupes de la communauté observent, documentent et analysent les enjeux pertinents, comme éléments de base de la reddition de comptes, du plaidoyer et d’activités concernant les politiques.

Portée et description de l’ensemble (incluant les ressources humaines nécessaires) :

Des organisations communautaires établissent et mettent en œuvre des mécanismes pour surveiller de manière continue les lois et politiques de santé, le rendement et la qualité de tous les services, activités, interventions et autres facteurs pertinents à la maladie, y compris la prévention, les soins et les services de soutien, le financement des programmes, de même que les enjeux et défis dans le milieu (violations de droits humains, criminalisation et inégalités entre les genres, par exemple), qui constituent des obstacles à une réponse efficace à la maladie et à un milieu habilitant.

Activités illustratives :

Développement et planification de mécanismes communautaires de surveillance et de documentation

Conception et établissement d’outils et systèmes communautaires de surveillance et de documentation

Équipement pour la surveillance (p. ex. technologie de l’information appropriées)

Procéder à la surveillance des activités de reddition de comptes (y compris surveillance des données de base, collecte de données par les communautés et utilisation des données officielles/gouvernementales)

Regroupement, centralisation et analyse des données de surveillance; développement de recommandations et de demandes d’améliorations

Dissémination des données de surveillance et des recommandations venant de la communauté

Soutien technique et formation

Autres

Domaines possibles pour le développement d’indicateurs de résultats (N.B. Cette liste est un premier jet, qui pourrait servir de point de départ à des

- Des outils de surveillance communautaire ont été développés ou adaptés.

- Nombre de points/systèmes de surveillance communautaire en activité; ou proportions de points de prestation de services qui font l’objet d’une surveillance continue par des organismes communautaires.

- Résultats/tendances en lien avec les enjeux clés surveillés au

5 Tirées du document du Fonds mondial intitulé Community Systems Strengthening in the New Funding Model rationale and decisions 5 Oct.

11

discussions plus poussées sur les indicateurs.)

palier communautaire.

- Preuves de l’utilisation des données de surveillance communautaire, dans les programmes.

 

- Ententes de surveillance conjointe, entre la communauté et les services de santé.

Intervention 2 :

Plaidoyer pour assurer la reddition de comptes et l’amélioration continue des réponses à la maladie

Résultat : Les fournisseurs de services, les programmes nationaux, les responsables des politiques et les leaders locaux et nationaux ont des comptes à rendre aux organisations du secteur communautaire, quant à la prestation efficace de services, activités et autres interventions ainsi qu’à la protection et à la promotion des droits humains et de l’égalité des sexes.

Portée et description de l’ensemble (incluant les ressources humaines nécessaires) :

Les communautés et populations affectées travaillent à un consensus, au dialogue et au plaidoyer aux paliers local et national, pour obtenir des comptes à propos des réponses à la maladie, y compris en matière de services de santé, programmes spécifiques à la maladie et enjeux plus généraux comme la justice, les droits humains et le financement viable, dans une perspective de transformation sociale.

Activités illustratives :

Planification de travaux de consensus, dialogue et plaidoyer, auprès des décideurs et fournisseurs de services aux paliers local et national

Développement et dissémination de produits/outils de plaidoyer

Réalisation d’activités de plaidoyer (p. ex., réunions, campagnes, événements de plaidoyer public)

Soutien à la participation des acteurs communautaires (y compris des populations clés) au sein des instances locales et nationales de décision et de consultation

Soutien et formation d’ordre technique

Autres

Domaines possibles pour le développement d’indicateurs de résultats (N.B. Cette liste est un premier jet, qui pourrait servir de point de départ à des discussions plus poussées sur les indicateurs.)

- Changements documentés/vérifiés dans les domaines abordés dans les activités de consensus, de dialogue et de plaidoyer (p. ex., influence sur des documents de politiques ou la fourniture de programmes)

- Représentation des acteurs communautaires (y compris des populations clés) au sein des instances locales et nationales de décision et de consultation pertinentes

- Degré satisfaisant d’enquête sur les plaintes et de résolution (p. ex., en lien avec les droits humains).

 

- Registre des politiques pertinentes, développé en coordination/collaboration avec le secteur communautaire.

Intervention 3 :

Mobilisation sociale, développement de liens communautaires, collaboration et coordination

Résultat : Les communautés et populations affectées sont engagées dans les activités pour l’amélioration de leur santé et de leur milieu

Portée et description de l’ensemble

Action communautaire, établissement d’organisations communautaires et création de réseautage et de liens efficaces avec

12

(incluant les ressources humaines nécessaires) :

d’autres acteurs et mouvements plus larges, comme ceux des droits humains et de femmes. Solides relations informelles et officielles entre les communautés, acteurs communautaires et autres dépositaires d’enjeux, leur permettant de travailler de façons complémentaires et mutuellement habilitantes, optimisant l’utilisation des ressources et évitant les dédoublements et éléments de concurrence superflus.

Activités illustratives :

Activités de mobilisation communautaire/sociale (y compris évaluations participatives, réunions et identification communautaires d’enjeux, cartographie des efforts communautaires et planification)

Soutien pour l’établissement d’organisations communautaires

Développement et maintien de mécanismes de coordination et de planification conjointe, pour relier les acteurs communautaires entre eux et aux autres acteurs pertinents aux paliers local, national, régional et international

Développement et maintien de mécanismes de référence entre divers fournisseurs de services, en particulier entre les fournisseurs communautaires et ceux d’autres secteurs et au delà des frontières, lorsque pertinent

Développement et soutien d’un réseautage des groupes communautaires (sur le VIH, la tuberculose, le paludisme, la santé et les femmes), en particulier des populations clés, pour assurer que la représentation et le plaidoyer au palier national sont efficaces, et pour le partage d’expériences, le mentorat, etc.

Soutien opérationnel pour la participation de représentants communautaires aux mécanismes de coordination (y compris les coûts de transport/hébergement)

Soutien technique et formation

Autres

Domaines possibles pour le développement d’indicateurs de résultats (N.B. Cette liste est un premier jet, qui pourrait servir de point de départ à des discussions plus poussées sur les indicateurs.)

- Étendue de la mobilisation communautaire/sociale

- Rapports d’efficacité des références entre divers fournisseurs de services (p. ex., entre fournisseurs communautaires et intervenants du secteur officiel de la santé)

- Degrés de représentation et d’implication significative des communautés au sein des instances de décision, ou proportions des mécanismes pertinents de coordination dotés d’une représentation adéquate des personnes affectées par les maladies

 

- Proportion de groupes/organisations communautaires affiliés à un ou plusieurs réseaux (la définition d’« affiliés » doit être prise en considération une affiliation significative est importante)

- Surveillance des interactions entre les mouvements concentrés sur une maladie et les mouvements plus généraux (droits humains, femmes, etc.); indicateurs du soutien au travail en matière de VIH/tuberculose/paludisme et pour les populations les plus à risque, venant de ces autres mouvements

13

Intervention 4 :

Renforcement des capacités institutionnelles, planification et développement de leadership dans le secteur communautaire

Résultat : Les groupes, organisations et réseaux communautaires doivent avoir une capacité adéquate pour accomplir leurs rôles dans la fourniture de services, le plaidoyer, le leadership et l’organisation au sein du secteur communautaire

Portée et description de l’ensemble (incluant les ressources humaines nécessaires) :

Renforcement des capacités de groupes, organisations et réseaux du secteur communautaire dans divers domaines : planification, développement institutionnel et organisationnel, développement de systèmes, ressources humaines, leadership et organisation au sein du secteur communautaire. Développement de systèmes pour assurer des ressources financières stables et prévisibles pour les communautés et une gestion appropriée de ces ressources par les groupes, organisations et réseaux communautaires. Développement de systèmes pour assurer l’accès du secteur communautaire à du soutien technique, matériel et financier.

Activités illustratives :

Évaluation des besoins en matière de ressources humaines, systèmes, équipements, développement organisationnel et institutionnel, leadership, etc.

Provision de ressources pour le soutien institutionnel, y compris de nature juridique, en matière d’immatriculation, etc.

Planification, gestion et élaboration de politiques, éclairées par des preuves, pour les systèmes communautaires. Développement de systèmes pour planifier l’action communautaire.

Développement et mise en œuvre de systèmes et de politiques pour le recrutement, la supervision, la motivation et le soutien des travailleurs et bénévoles au palier communautaire.

Renforcement de capacité en matière de leadership, de gestion de projet, et gestion, supervision et motivation des bénévoles.

Développement professionnel omis à d’autres endroits, pour les travailleurs/bénévoles de la communauté, p. ex. en matière d’éthique professionnelle, de droits humains et d’atténuation des stigmates.

Formation dans des domaines techniques particuliers, comme la protection des enfants, la protection sociale, l’intégration des considérations de genre, le travail auprès de communautés criminalisées ou marginalisées, la fourniture de services intégrés pour la tuberculose et le VIH, la résistance aux médicaments, les enquêtes communautaires comme l’autopsie verbale des raisons des décès.

Programmes de mentorat pour les acteurs du secteur communautaire (incluant les leaders et les bénévoles).

Développement de systèmes pour une distribution rationnelle, transparente et efficace de financement aux organismes du secteur communautaire, dans le cadre de la réponse nationale et, si nécessaire pour des thèmes négligés, en marge de ce cadre.

Renforcement de capacité, pour les groupes, organisations et réseaux communautaires, en ce qui touche l’investissement stratégique des ressources, la planification et la gestion financières, la mobilisation de ressources et la planification de la viabilité.

Développement, gestion, et standardisation lorsque possible, des schèmes de rémunération des travailleurs de proximité et des bénévoles, ou prestation d’autres incitatifs et soutien à la création de revenus.

14

 

Approvisionnement infrastructurel et en équipements, autres éléments matériels et ressources nécessaires aux groupes, organisations et réseaux communautaires, et appropriés à leurs besoins et rôles dans la réponse.

Soutien pour les coûts opérationnels continus des organisations qui encourent des frais courants en lien avec des rôles dans la réponse nationale.

Développement et dissémination de normes de pratiques exemplaires en matière de fourniture de services par le secteur communautaire; mise en œuvre de protocoles, normes de supervision et gestion.

Développement de plans de reddition de comptes et de gouvernance, pour les leaders des groupes, organisations et réseaux.

Développement de systèmes de surveillance et évaluation, et d’autres modes de collecte de données, d’actions dirigées par la communauté, de partage d’information et d’intégration de cette information dans les systèmes nationaux de surveillance.

Adaptation des outils d’évaluation du secteur de la santé, pour assurer qu’ils englobent les systèmes communautaires et le RSC.

Établissement/soutien de centres de soutien communautaire offrant une gamme de services (p. ex., information, dépistage et counselling, références, soutien entre pairs, travail de proximité auprès des principales personnes et communautés affectées, et soutien juridique).

Identification et soutien du développement de services du secteur communautaire qui sont cruciaux mais mal soutenus, comme en matière de droits humains et d’aide juridique, et lien aux services concernant les genres et l’assistance sociale.

Planification pour la fourniture de services dirigés par le secteur communautaire, y compris la surveillance, la supervision, le contrôle de qualité, et les liens et références à d’autres services.

Retraites pour le personnel et les bénévoles

Soutien technique

Autres

Domaines possibles pour le développement d’indicateurs de résultats (N.B. Cette liste est un premier jet, qui pourrait servir de point de départ à des discussions plus poussées sur les indicateurs.)

- Proportion d’acteurs communautaires et institutions qui atteignent les normes établies et/ou sont reconnus, dans divers domaines de la capacité de gestion technique et financière ainsi que de la gouvernance

- Acteurs communautaires satisfaisant les normes de qualité du travail de plaidoyer, de communication et de fourniture de services (et amélioration de la capacité du palier organisationnel, p. ex., pourcentage d’organisations démontrant des progrès)

- Gestion efficace du financement, par les organisations communautaires

 

- Mesures/paramètres de la formation et de la rétention d’employés/bénévoles

- Proportion d’employés/bénévoles communautaires déclarant détenir les compétences adéquates pour réaliser leurs activités

- Proportion des budgets des réponses nationales mises en œuvre par le secteur communautaire

- Proportion du financement des réponses communautaires

15

provenant de sources domestiques (y compris le gouvernement)

- Mesures de la conformité aux normes de qualité ainsi que de la satisfaction des usagers à l’égard de la fourniture de services communautaires

- Mesures de la satisfaction des usagers

- Degré de reconnaissance des organisations communautaires par les membres des communautés

- Existence d’information solide et à jour, sur les lacunes actuelles au sein de la réponse du secteur communautaire

16