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MacroÈconomie 3 (ÈconomÈtrie, magistËre, MASS) Partiel de mai 2005, corrigÈ de líexercice

I. Le taux de croissance annuel moyen de la grandeur x entre 1978 et 2003 est dÈÖni par :

TCAM = x 2003

x 1978

1

25 1

On obtient les valeurs suivantes (le TCAM du prix relatif de la FBCF par rapport ‡ la con- sommation Ètant la di§Èrence entre le TCAM du prix de la FBCF et celui du prix de la consommation) :

TCAM (%)

consommation

1,82

FBCF

2,19

prix conso.

4,38

prix FBCF

3,23

prix relatif

-1,15

On observe que les taux de croissance de la consommation et de la FBCF en volume sont di§Èrents, le second Ètant sensiblement plus ÈlevÈ que le premier, et que le prix relatif diminue au cours du temps.

II.

1.

La fonction de production dans le secteur du bien de consommation est une Cobb-Douglas

‡ rendements díÈchelle constants, et rendement marginal du capital dÈcroissant. La fonction de production dans le secteur du bien díinvestissement est une fonction ‡ rendement marginal du capital constant, de type AK. La condition qui permet une croissance illimitÈe níest donc remplie que dans le secteur du bien díinvestissement. En grandeurs par tÍte, les fonctions de production síÈcrivent :

2.

c t = B (k )

i t = Ak

i

t

c

t

i

On a K t = K + K et donc en grandeurs par tÍte :

c

t

t

c

k t = k + k

t

_

i

t

LíÈquation díaccumulation du capital síÈcrit K t = I t K t ; et donc en grandeurs par tÍte :

_

k t = i t (n + )k t = Ak (n + )k t

t

i

3.

Programme des entreprises du secteur du bien de consommation (en grandeurs par tÍte) :

max c = c t w t u t k = B (k ) w t u t k

c

t

c

t

c

t

Conditions du premier ordre : ÈgalitÈs des productivitÈs marginales des facteurs et de leurs rÈmunÈrations, soit :

B (k

c

t

) 1 = u t

(1 )B (k ) = w t

c

t

Programme des entreprises du secteur du bien díinvestissement :

max i = p t i t u t k = Ap t k u t k

i

t

i

t

i

t

Condition du premier ordre :

Ap t = u t

4. On dÈduit des conditions du premier ordre portant sur le capital líÈquation suivante, par Èlimination de u t :

B (k ) 1 = Ap t

c

t

5. Soit g k le taux de croissance du capital par tÍte utilisÈ dans le secteur du bien de consom-

mation. La di§Èrentiation logarithmique de líÈquation prÈcÈdente donne :

p_ t

t = ( 1)g k

p

Donc si g k est positif, le prix relatif du bien díinvestissement par rapport au bien de consom- mation diminue (car < 1), ce qui correspond ‡ líun des faits que líon cherche ‡ reproduire.

6. Soit g c le taux de croissance de la consommation par tÍte. La di§Èrentiation logarithmique

de la fonction de production du bien de consommation donne :

g c = g k

Donc g c est infÈrieur ‡ g k (toujours car < 1), ce qui correspond au deuxiËme fait que líon cherche ‡ reproduire.

7.

Le co˚t díusage nominal du capital est u t = p t r t + p p_ t ; mais on a Ègalement u t = Ap t :

On dÈduit de ces deux relations le taux díintÈrÍt nominal :

t

r t = A + p_ t

p t

8. On a :

g c =

(r t n )

A n + p_ t

t

p

=

= (A n + ( 1)g k )

= (1 )g k

+ (A n )

2

soit une deuxiËme Èquation liant g k et g c : On dÈduit de ces deux Èquations :

g k =

g c =

(1 ) (A n )

+

+ (1 ) (A n )

9. Ces deux taux de croissance sont positifs si et seulement si :

A > n +

On suppose dans la suite cette condition vÈriÖÈe. Elle signiÖe que la productivitÈ marginale nette du capital dans le secteur du bien díinvestissement doit Ítre su¢ samment grande par rapport ‡ la somme du taux de croissance dÈmographique et du taux díactualisation, cíest-‡- dire líimpatience des agents. 10. k; k c et k i croissent ‡ tout instant au mÍme taux g k (on ne le dÈmontre pas ici mais on líadmet). LíÈquation díaccumulation du capital par tÍte donne alors :

On en dÈduit :

11.

_

k

t

k

t

= A k (n + ) , k

k

i

t

k

t

i

t

t

= g k + n +

A

k

c

t

k

t

= 1 k

k

i

t

t

= 1 g k + n +

A

i t =

c t =

Ak = A k

k

B (k ) = B k

k

t

t

k t = A g k + n +

A

c

t

t

k

t

i

i

t

c

t

k 0 e g k t = ( g k + n + )k 0 e g k t

k

e g k t

0

= B 1 g k + n +

A

p t = B (k

A

c

t

) 1 = B

A

1 g k + n +

A

1

k

1 e ( 1) g k t

0

p t i t = B

A

1 g k + n +

A

1

(g k + n + )k

e g k t

0

La consommation par tÍte c t et líinvestissement par tÍte nominal p t i t croissent au mÍme taux g k :

12. Taux díÈpargne :

s t =

=

=

=

p t i t

c t + p t i t

B 1 g k + n+

A

A

1 (g k + n + )k

e g k t

0

B

1 g k + n+

A

k

e g k t + B

0

A

A (g k + n + )

1 g k + n+

A

+ A (g k + n + )

(g k + n + )

A (1 )(g k + n + )

3

1 g k + n+

A

1 (g k + n + )k

e g k t

0

Le taux díÈpargne est donc constant, ce qui correspond au 3Ëme fait stylisÈ.

13.

@g c

(1 )) 2 (A n ) > 0

2

@ = ( +

@g k =

@

(1 )

)) 2 (A n ) T 0 , T 1

( + (1

@ (p_ t =p

t )

@

=

( + (1 )) 2 (A n )

> 0

Quand augmente, les taux de croissance de la consommation et du prix relatif de líinvestissement augmentent, tandis que le sens de variation du taux de croissance du capital dÈpend de la valeur par rapport ‡ 1 de líÈlasticitÈ de substitution intertemporelle de la consommation. Dans le cas particulier o˘ = 1; on a un rendement marginal du capital constant dans les deux secteurs, p_ t =p t = 0; g c = g k = (A n ); s = g k + n+ : La productivitÈ marginale du capital dans le secteur du bien de consommation, B; níintervient pas du tout. On retrouve le modËle AK habituel.

A

4